L'an passé, CMA CGM a divisé son bénéfice net par deux, à 2,4 milliards de dollars, en raison notamment d'une baisse des prix du transport l'an passé, mais a limité l'érosion de son chiffre d'affaires à 2%, à 54,4 milliards de dollars, selon un communiqué publié vendredi.
Le PDG Rodolphe Saadé a qualifié le résultat 2025 de "solide" dans "un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques majeures".
La priorité du groupe cette année sera de "s'adapter pour garantir un service fiable et performant" à ses clients "dans un contexte de forte instabilité, notamment au Moyen-Orient", a-t-il dit dans le communiqué.
Il prévoit que le transport maritime de conteneurs sur le globe, fortement perturbé au Moyen-Orient, devrait enregistrer "une croissance modérée", c'est-à-dire moins rapide qu'en 2025.
CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises en conteneurs - derrière l'italo-suisse MSC et le danois Maersk - exploite plus de 700 porte-conteneurs sur les océans du globe.
"Les évolutions au Moyen-Orient notamment en mer Rouge, constitueront des facteurs déterminants pour l'équilibre du marché et l'évolution des taux de fret" en 2026, a-t-il prévenu.
14 porte-conteneurs bloqués dans le Golfe
Sur la grande route commerciale entre l'Asie et l'Europe, le passage des bateaux de commerce par la mer Rouge et le Canal de Suez est de nouveau rendu impossible par crainte d'attaques des Houthis, alliés de l'Iran, ce qui rallonge les itinéraires.
Les bateaux doivent franchir le cap de Bonne Espérance au sud de l'Afrique avant de remonter vers l'Europe. Ceci renchérit les coûts (carburant, temps..), alors que les taux de fret, favorables aux armateurs, remontent.
Trois navires du groupe ont dus être déroutés cette semaine pour éviter le passage de Bab el-Mandeb, point névralgique à l'entrée de la mer Rouge.
En plus, depuis samedi, CMA CGM, comme les autres grands armateurs mondiaux, subit aussi le quasi-blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, dans le Golfe arabo-persique.
Cette artère est stratégique surtout pour le passage du pétrole et du gaz vers l'Asie. Elle est néanmoins aussi importante pour les porte-conteneurs de marchandises comme ceux de CMA CGM, qui se rendent dans le grand port de Dubaï, plaque tournante régionale du commerce maritime dans le Moyen-Orient.
Gregos, San Antonio, Everglade, Saigon ou Galapagos, au total, 14 porte-conteneurs exploités par CMA CGM sont actuellement bloqués dans le Golfe arabo-persique et sept autres (Nevada, Heng HUi 5, Don Pascuale, Vitoria, Zanzibar, Pikex Westerly et APL Cairo) ne parviennent pas à y entrer, a indiqué le groupe sur son site internet.
"Tensions géopolitiques"
L'année écoulée a été surtout marquée par "la poursuite des tensions géopolitiques et par des évolutions en matière de droits de douane", qui ont "accru l'incertitude" et "influencé la réorganisation des flux du commerce mondial", a noté le transporteur, basé à Marseille.
Sur son pôle maritime, sa première activité, CMA CGM a augmenté de 2,8% le volume de marchandises qu'il a transportées, à 24,24 millions de conteneurs EVP (pour "Equivalent Vingt Pieds") le conteneur standard, référence de la profession.
Soit une croissance inférieure à celle enregistrée au niveau mondial par l'ensemble des armements dont les volumes transportés ont globalement augmenté de 4,5% l'an passé, à 192,6 millions d'EVP, selon Container Trade statistics.
De plus pour ces cargaisons, le chiffre d'affaires obtenu par la division maritime du groupe s'est érodé de 6,1% à 34,28 milliards, et la marge brute d'exploitation de 7,8 points.
CMA CGM a néanmoins bénéficié d'un quasi-doublement du chiffre d'affaires de ses activités non directement maritimes, notamment celle de gestion de terminaux, boostée par le rachat du terminal de Santos au Brésil, le plus grand terminal à conteneurs d'Amérique du Sud.
Dans les médias, qui représentent une fraction infime de son chiffre d'affaires, le groupe a finalisé l'an passé l'acquisition de Brut et en octobre celle de Chérie 25, offrant désormais "une offre s'adressant à tous les publics et couvrant l'ensemble des canaux": presse régionale, nationale, télévision, radio, et plateformes digitales".
Texte intégral (690 mots)
L'an passé, CMA CGM a divisé son bénéfice net par deux, à 2,4 milliards de dollars, en raison notamment d'une baisse des prix du transport l'an passé, mais a limité l'érosion de son chiffre d'affaires à 2%, à 54,4 milliards de dollars, selon un communiqué publié vendredi.
Le PDG Rodolphe Saadé a qualifié le résultat 2025 de "solide" dans "un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques majeures".
La priorité du groupe cette année sera de "s'adapter pour garantir un service fiable et performant" à ses clients "dans un contexte de forte instabilité, notamment au Moyen-Orient", a-t-il dit dans le communiqué.
Il prévoit que le transport maritime de conteneurs sur le globe, fortement perturbé au Moyen-Orient, devrait enregistrer "une croissance modérée", c'est-à-dire moins rapide qu'en 2025.
CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises en conteneurs - derrière l'italo-suisse MSC et le danois Maersk - exploite plus de 700 porte-conteneurs sur les océans du globe.
"Les évolutions au Moyen-Orient notamment en mer Rouge, constitueront des facteurs déterminants pour l'équilibre du marché et l'évolution des taux de fret" en 2026, a-t-il prévenu.
14 porte-conteneurs bloqués dans le Golfe
Sur la grande route commerciale entre l'Asie et l'Europe, le passage des bateaux de commerce par la mer Rouge et le Canal de Suez est de nouveau rendu impossible par crainte d'attaques des Houthis, alliés de l'Iran, ce qui rallonge les itinéraires.
Les bateaux doivent franchir le cap de Bonne Espérance au sud de l'Afrique avant de remonter vers l'Europe. Ceci renchérit les coûts (carburant, temps..), alors que les taux de fret, favorables aux armateurs, remontent.
Trois navires du groupe ont dus être déroutés cette semaine pour éviter le passage de Bab el-Mandeb, point névralgique à l'entrée de la mer Rouge.
En plus, depuis samedi, CMA CGM, comme les autres grands armateurs mondiaux, subit aussi le quasi-blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, dans le Golfe arabo-persique.
Cette artère est stratégique surtout pour le passage du pétrole et du gaz vers l'Asie. Elle est néanmoins aussi importante pour les porte-conteneurs de marchandises comme ceux de CMA CGM, qui se rendent dans le grand port de Dubaï, plaque tournante régionale du commerce maritime dans le Moyen-Orient.
Gregos, San Antonio, Everglade, Saigon ou Galapagos, au total, 14 porte-conteneurs exploités par CMA CGM sont actuellement bloqués dans le Golfe arabo-persique et sept autres (Nevada, Heng HUi 5, Don Pascuale, Vitoria, Zanzibar, Pikex Westerly et APL Cairo) ne parviennent pas à y entrer, a indiqué le groupe sur son site internet.
"Tensions géopolitiques"
L'année écoulée a été surtout marquée par "la poursuite des tensions géopolitiques et par des évolutions en matière de droits de douane", qui ont "accru l'incertitude" et "influencé la réorganisation des flux du commerce mondial", a noté le transporteur, basé à Marseille.
Sur son pôle maritime, sa première activité, CMA CGM a augmenté de 2,8% le volume de marchandises qu'il a transportées, à 24,24 millions de conteneurs EVP (pour "Equivalent Vingt Pieds") le conteneur standard, référence de la profession.
Soit une croissance inférieure à celle enregistrée au niveau mondial par l'ensemble des armements dont les volumes transportés ont globalement augmenté de 4,5% l'an passé, à 192,6 millions d'EVP, selon Container Trade statistics.
De plus pour ces cargaisons, le chiffre d'affaires obtenu par la division maritime du groupe s'est érodé de 6,1% à 34,28 milliards, et la marge brute d'exploitation de 7,8 points.
CMA CGM a néanmoins bénéficié d'un quasi-doublement du chiffre d'affaires de ses activités non directement maritimes, notamment celle de gestion de terminaux, boostée par le rachat du terminal de Santos au Brésil, le plus grand terminal à conteneurs d'Amérique du Sud.
Dans les médias, qui représentent une fraction infime de son chiffre d'affaires, le groupe a finalisé l'an passé l'acquisition de Brut et en octobre celle de Chérie 25, offrant désormais "une offre s'adressant à tous les publics et couvrant l'ensemble des canaux": presse régionale, nationale, télévision, radio, et plateformes digitales".