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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

14.02.2026 à 14:03

Des milliers de manifestants à Strasbourg pour la libération du chef kurde Öcalan

FRANCE24
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Le cortège est parti vers midi sous un ciel gris et pluvieux, aux cris de "libérez Öcalan!". Des manifestants étaient venus d'Allemagne, de Suisse, du Luxembourg ou encore de Belgique. "On demande que M. Öcalan soit libéré pour qu'il prenne sa place à la table des négociations par rapport à la question kurde parce que c'est le leader du peuple kurde et ça fait 27 ans qu'il est en prison", a déclaré à l'AFP Hélène Erin, porte-parole du Centre démocratique du peuple kurde à Strasbourg. "On demande aussi un statut pour le Rojava", administration autonome kurde autoproclamée dans le nord-est de la Syrie, théâtre d'une offensive de l'armée syrienne soutenue par le gouvernement turc. "Cette attaque a provoqué chez les Kurdes cette réflexion que ce n'est pas seulement le Rojava auquel on s'attaque. On s'attaque à tout ce qui est l'identité, l'existence des Kurdes", a déclaré à l'AFP Berivan Firat, porte-parole du conseil démocratique kurde en France (CDK-F). Cette mobilisation se tient chaque année à Strasbourg en février pour marquer la date d'arrestation d'Abdullah Öcalan, "Apo" pour ses partisans, le 15 février 1999, par les services secrets turcs au Kenya.

14.02.2026 à 13:52

Emmanuel Macron, "le président de la Ve République qui s’implique le plus dans les nominations"

Romain BRUNET
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La polémique sur la future prise de fonction de la ministre du Budget Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes a mis en lumière le pouvoir de nomination du président de la République. Pour le journaliste Michaël Moreau, auteur d'un livre-enquête sur le sujet, Emmanuel Macron est "le président de la Ve République qui s'implique le plus" dans les castings aux postes clés de l'État.

14.02.2026 à 13:23

A Aubagne, la "tristesse" des salariés d'Alinea, menacée de liquidation

FRANCE24
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Les quelque 250 salariés du site, employés du magasin Alinea et du siège social, étaient appelés à débrayer pendant deux heures à l’appel de l’intersyndicale. Un appel relayé dans plusieurs enseignes à travers le pays. Dans un message adressé jeudi aux salariés, la direction de l'enseigne avait annoncé le retrait du principal candidat à la reprise, le groupe roumain SDC Holding, douchant ainsi les espoirs de sauvetage. "C'est la marque qui s'éteint avec le retrait de cette offre", a expliqué samedi à l'AFPTV Margaux Palvini représentante FO à Aubagne, précisant que les autres offres ne concernent que "les murs des magasins". "On nous a annoncé jeudi que le repreneur ne reprenait rien, qu'il retirait son offre, on a tous été envahis de tristesse", déclare Gilda Rodriguez, 58 ans, employée chez Alinea depuis 26 ans. "Ensuite, on s'est dit qu'il fallait se battre pour de bon, pour les 1.200 employés qui vont sûrement perdre leur emploi, pour avoir les droits qu'amène un PSE correct et digne", ajoute-t-elle. "A 59 ans et demi, en ayant des difficultés de santé, à quatre ans de la retraite, on vous dit +ben voilà, merci, au revoir+. Je le vis mal", confie Pierre Jacquot, salarié depuis 14 ans chez Alinea. "Aujourd'hui, on demande une indemnité en rapport avec les efforts que l'on a fournis, à tout ce qu'on a apporté à cette enseigne et à la famille Mulliez. Ce qu'on attend aussi, c'est des reclassements dans l'ensemble du groupe", dit-il. L'enseigne de mobilier de la galaxie Mulliez (Auchan, Decathlon, Leroy Merlin...) emploie encore quelque 1.200 salariés dans 36 magasins. Seulement 240 emplois pourraient être sauvés dans le cadre des offres restantes, estime Mme Palvini. Le 5 mars, le tribunal des affaires économiques de Marseille va recevoir les offres définitives des candidats à la reprise et devrait rendre une décision dans un délai de deux semaines. Il avait placé le 20 novembre l'enseigne en redressement judiciaire alors qu'elle présentait, pour l'exercice 2024, 47 millions d'euros de pertes pour 162 millions d'euros de chiffre d'affaires. Fondée en 1988 à Avignon, Alinea avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2020 en pleine pandémie de Covid-19.

14.02.2026 à 13:11

Les Européens tâtonnent sur le futur de leur parapluie nucléaire

FRANCE24
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"J'ai entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne", a déclaré vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité (MSC) le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce débat monte en puissance parmi les dirigeants et spécialistes européens du nucléaire à mesure que la double incertitude augmente. Les Européens sont pris entre deux feux: d'abord l'agressivité de la Russie, qui mène en Ukraine une guerre protégée par l'ombre portée de son arsenal nucléaire. De nombreux responsables européens se disent convaincus que Moscou tentera ensuite de s'attaquer d'une manière ou d'une autre à d'autres territoires européens. Et d'autre part, les Européens s'interrogent sur la solidité du soutien américain sur le long terme, alors que les Etats-Unis les ont mis sous pression pour qu'ils dépensent plus pour leur défense et que l'administration Trump semble privilégier une approche transactionnelle des relations internationales. "Attention au déficit de dissuasion", mettent un garde dans un rapport publié pour la MSC 11 experts de plusieurs pays, évaluant "les options nucléaires de l'Europe". Cadre Otan Ils ont cinq scénarios et "aucun n'est le bon", préviennent-ils. "Il n’existe pas de solution miracle en matière de dissuasion, pas de moyen peu coûteux ou sans risque". "Les Européens ne peuvent plus déléguer leur réflexion sur la dissuasion nucléaire aux États-Unis. L'époque de la complaisance stratégique est terminée pour l'Europe. Aussi dur que ce soit, le nouvel environnement sécuritaire exige des décideurs européens qu'ils abordent de front et sans délai le rôle des armes nucléaires dans la défense du continent et qu'ils investissent les ressources nécessaires", mettent-t-ils en garde. Les cinq options sont: continuer de miser sur la dissuasion américaine, renforcer le rôle des armes nucléaires britanniques et françaises dans une dissuasion européenne, développer en commun une dissuasion européenne, multiplier les dissuasions nationales européennes, et développer une dissuasion européenne strictement conventionnelle. La voie du statu quo est forte sur un continent qui s'est complaisamment abrité pendant des décennies sous l'aile protectrice de son allié américain, et où seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, disposent d'un arsenal atomique, sans commune mesure avec celui de Washington. "Nous avons déjà la dissuasion nucléaire dans le cadre de l'Otan, ce que nous avons maintenant est solide", dit à l'AFP le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans les couloirs de la MSC. Paris et Londres ont déjà entamé un "renforcement de leur coopération nucléaire", a rappelé devant le MSC le Premier ministre britannique Keir Starmer. L'option de la montée en puissance de ces deux pays est prudemment louée, et n'est pas envisagée comme extérieure au cadre otanien. "Pour nous, l'Otan est un cadre qui fonctionne, qui a une planification, des capacités, des doctrines", ajoute M. Tsahkna. La ligne est la même pour M. Merz: une dissuasion européenne ne se conçoit que dans le cadre de l'Otan. "Nous ne laisserons pas apparaître en Europe des zones de sécurité différentes", a-t-il dit. Discours de Macron Les écarts de capacité entre les Etats-Unis et l'arsenal franco-britannique sont tels que personne n'envisage que les Européens puissent assumer à court terme leur dissuasion. "Si vous parlez de compenser la dissuasion nucléaire américaine, ce n'est pas réaliste à ce stade", a déclaré récemment à l'AFP le ministre finlandais de la Défense Antti Häkkänen. Quoi qu'il en soit, "ce débat est en train de sortir du cercle des experts pour entrer dans la sphère politique", explique la chercheuse française Héloïse Fayet, de l'Ifri, qui a participé à la rédaction du rapport du MSC. "C'est très positif, mais maintenant, il faut des actes". C'est dans ce panorama qu'Emmanuel Macron doit prononcer fin février un important discours sur la doctrine française. A Munich, il a expliqué envisager d'"articuler" la "doctrine nationale, qui est garantie et contrôlée par la Constitution, avec des coopérations spéciales, des exercices communs, et des intérêts de sécurité communs avec certains pays-clés". "Ce discours a généré des attentes énormes en Europe" prévient Mme Fayet. "Le président Macron prononcera un discours important", abonde l'américaine Rose Gottemoeller, ancienne secrétaire générale adjointe de l'Otan et négociatrice en chef du traité de désarmement New Start en 2010. "Il apportera des éclaircissements sur la façon dont le président français envisage les choses", parce que, rappelle-t-elle, "ce sont les plus hauts dirigeants, le Premier ministre au Royaume-Uni, le président des États-Unis (et le président français, ndlr) — qui, au final, sont responsables des décisions nucléaires".

14.02.2026 à 12:59

Agression à Lyon: Coquerel (LFI) met en avant un "contexte lyonnais"

FRANCE24
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Cet étudiant, prénommé Quentin, se trouve entre la vie et la mort, après "des échauffourées et une rixe entre des militants d'extrême droite et d'extrême gauche", selon une source proche de l'enquête. Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l'IEP de Lyon contre une conférence de Rima Hassan jeudi soir. Il aurait été "lynché" par un groupe "en surnombre", selon l'avocat de la famille. Interrogé sur franceinfo tv, M. Coquerel a de nouveau affirmé que LFI condamnait "toute violence politique". Il a indiqué que les militants chargés de la sécurité de Rima Hassan "n'étaient impliqués en rien dans ce qui s'est passé" et appelé à ce que "toute la lumière soit faite" sur l'évènement. Il a aussi mis en avant un "contexte lyonnais" avec "depuis de nombreuses années (des) ratonnades, actions de l'extrême droite, sans que ça fasse beaucoup de unes de l'actualité", et sans que la police n'"intervienne" nécessairement. Il a aussi pointé le fait que les meetings LFI soient régulièrement "perturbés" par des "groupuscules d'extrême droite", "sans que la police ne fasse rien". L'agression de Quentin a suscité de multiples condamnations politiques, la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen appelant notamment à ce que les "milices d'extrême gauche" soient considérées comme des "groupes terroristes". "L'extrême gauche tue", a de son côté affirmé la députée européenne Reconquêtes Sarah Knafo. Les formations d'extrême droite, "notamment Mme Knafo, qui appartient à Reconquête, qui est proche de ces groupes identitaires, feraient mieux d'abord (...) de balayer (devant) leur porte par rapport à toutes ces actions, parce qu'encore une fois et alors là de manière systématique, la violence aujourd'hui d'extrême droite, de l'ultra droite identitaire, raciste, elle est documentée, prouvée et malheureusement peu de choses sont faites", a-t-il dit. Et quant à Mme Le Pen "elle serait mieux inspirée si elle regardait du côté de son camp, de ce qui se passe à Lyon depuis des années", a-t-il jugé. "Il y a (...) une terreur qui est installée à Lyon. Et je pense que (Marine Le Pen) serait plus légitime si elle avait condamné ce genre d'événement ou si, par exemple, elle condamnait quand nous, nous sommes dans nos meetings, agressés, ce qu'elle ne fait pas évidemment", a-t-il dit.

14.02.2026 à 12:55

Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique

FRANCE24
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Dans un message sur X jeudi, il a appelé les Iraniens de l'intérieur "les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits", pour poursuivre le vaste mouvement de contestation écrasé début janvier dans le sang. Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran sont aussi prévus samedi à Munich, où M. Pahlavi s'exprimait en marge de la Conférence sur la sécurité, mais aussi à Toronto et Los Angeles. Donald Trump, qui oscille entre appels à une issue négociée et menaces militaires, a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran. "Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver", a-t-il répondu à des journalistes l'interrogeant sur un éventuel "changement de régime". "Enterrer le régime" "Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le", a lancé M. Pahlavi lors d'une conférence de presse, après que Donald Trump a confirmé l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain, le Gerald Ford, pour rejoindre l'USS Abraham Lincoln dans la région. "Il est temps d'en finir avec la République islamique. C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer", a ajouté M. Pahlavi, qui ne fait pas l'unanimité au sein d'une opposition iranienne divisée. Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts. Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un règlement diplomatique portant notamment sur le programme nucléaire iranien. Nouveaux pourparlers mardi à Genève? Après une reprise des discussions le 6 février à Oman, une deuxième session de négociations est prévue mardi à Genève, a affirmé le site américain Axios, citant un responsable américain et trois sources au fait des pourparlers. Aucune date n'a jusque-là été avancée officiellement par les deux parties, dont les positions restent éloignées. L'Iran, accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique, ce qu'il dément, ne veut discuter que de son programme nucléaire. Washington, appuyé par Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés dans la région. Les Etats-Unis avaient bombardé en juin des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de 12 jours déclenchée par Israël. Le Canada a de son côté annoncé samedi de nouvelles sanctions contre sept Iraniens "liés" à des organes étatiques "responsables d'intimidation, de violence et de répression transnationale" contre opposants et défenseurs des droits humains. Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7.008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression de la contestation, et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis. Parmi elles, des centaines de personnes encourent la peine capitale, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR). Les autorités iraniennes reconnaissent plus de 3.000 morts, affirmant qu'il s'agit en grande majorité de membres des forces de sécurité ou passants tués par des "terroristes" manipulés par Israël et les Etats-Unis.

14.02.2026 à 12:41

A Berlin, l'inventivité des cinéastes pour raconter le monde là où filmer est impossible

FRANCE24
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Projeté en ouverture du festival de cinéma de Berlin jeudi, "No Good Men" de la réalisatrice Shahrbanoo Sadat est l'une des rares oeuvres issues du cinéma afghan. "Pendant très, très longtemps, les histoires afghanes ont été racontées par des cinéastes étrangers et il y a donc toujours eu une sorte de déformation", a expliqué Mme Sadat, dont c'est le troisième long métrage. La cinéaste, réfugiée à Hambourg depuis la prise de Kaboul par les talibans en 2021, n'a jamais pu tourner dans son pays, même avant la chute de la république. Pour "No Good Men", une comédie romantique sur une camérawoman qui noue une relation avec un reporter vedette en pleine offensive des talibans, elle a envisagé le Tadjikistan (ou elle a déjà travaillé), la Jordanie ou encore la Grèce pour recréer les rues de la capitale afghane. Tout est tombé à l'eau à cause de problèmes d'assurance ou de financements. "Tous les réalisateurs, dont moi, nous nous précipitons au Moyen-Orient pour n'importe quelle histoire sur l'Afghanistan. Mais c'est un film de fiction, pas un documentaire, donc j'ai le droit de créer", a confié Mme Sadat lors d'une rencontre avec l'AFP. Témoigner Le film a finalement été tourné dans le nord de l'Allemagne, avec des réfugiés afghans. Pour la scène finale de l'évacuation des civils depuis l'aéroport, la réalisatrice a opté pour une prison abandonnée à Berlin et attendu un ciel bleu dégagé pour rappeler sa ville d'origine. La réalisatrice libanaise Danielle Arbid a été confrontée au même problème. Alors qu'elle s'apprête à tourner "Only Rebels Win" avec Hiam Abbass à Beyrouth en septembre 2024, l'armée israélienne démarre une campagne de bombardements qui durera deux mois. "La production m'a dit +est-ce qu'on peut le faire à Marseille ou à Montreuil ?+ j'ai dit +non, en studio+", se remémore la réalisatrice auprès de l'AFP. Le film, qui raconte une histoire d'amour entre une dame âgée chrétienne palestinienne et un immigré sud-soudanais musulman, 40 ans plus jeune, a donc été tourné dans un studio à Saint-Denis, près de Paris, "avec 600.000 euros et deux murs", s'amuse Danielle Arbid. Elle a sollicité une équipe au Liban pour qu'ils tournent des plans fixes de rues à Beyrouth qui ont ensuite été rétro-projetés sur des écrans derrière les acteurs. Montrer les rues de la capitale libanaise alors qu'elle était durement bombardée "partait pour moi d'une colère, d'une volonté militante" pour témoigner de la résilience de Beyrouth. Choix artistique Pour le réalisateur allemand Ilker Çatak, qui présente "Yellow Letters" en compétition officielle, la logique a été différente. Son film, qui raconte le destin d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudain interdits de travailler en raison de leurs opinions politiques, a été entièrement tourné en Allemagne. Berlin incarne Ankara et Hambourg supplante Istanbul. La production l'assure, un tournage en Turquie aurait parfaitement été possible malgré la sensibilité du sujet, mais l'Allemagne a été choisie pour montrer la fragilité universelle des libertés. "Nous pensons que tout va très bien (en Allemagne) et que nous sommes en sécurité mais rien n'est sûr", déclare le réalisateur né dans ce pays de parents turcs. "La démocratie et la liberté d'expression doivent être défendues tous les jours", plaide le réalisateur. "Ca peut nous être enlevé n'importe quand en Allemagne, mais aussi en Occident. L'Occident n'est en aucun cas meilleur que les autres régions du monde".

14.02.2026 à 12:39

JO: Mathis Desloges, l'émergence d'un champion en puissance

FRANCE24
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"C'est l'éclosion d'un futur champion". Les mots viennent de l'ancien chef de file du biathlon français Martin Fourcade, présent vendredi dans le Val di Fiemme pour assister au nouvel exploit de Desloges, deuxième du 10 km individuel. Le sextuple champion olympique a été séduit par "la maîtrise" de l'Isérois de 23 ans déjà médaillé d'argent derrière Klaebo lors de la première épreuve masculine. "Autant on peut miser sur la surprise sur le skiathlon mais aujourd'hui (vendredi), il remet le couvert. On voit qu'il avait son plan et qu'il n'en dévie pas et c'est peut-être ça qui me bluffe le plus chez lui", a dit l'ex-biathlète. Son plan, Desloges s'y est astreint avec rigueur et un certain goût pour le stakhanovisme. "Je ne me suis jamais entraîné aussi bien que ça. Je n'ai jamais poussé les curseurs autant pour tout, que ce soit l'entraînement, la récupération, l'alimentation, le sommeil. Tous ces facteurs-là, je les ai poussés au max", expliquait le fondeur français à l'AFP en janvier avant les JO. Avant l'hiver, le néophyte des Jeux avait enchaîné les sorties en rollerski dans le Vercors, les exercices de musculation et des séances de course à pied. Habitué à s'infliger des volumes entre 20 et 35 heures d'entraînement hebdomadaires, l'ancien étudiant en Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), a donc aussi passé en revue la nutrition. "Riz chaque matin" "Le sommeil et la nourriture sont deux piliers essentiels. Je mange du riz chaque matin de compétition !", avait d'ailleurs indiqué le policier réserviste sur le site internet de la Police nationale. Desloges puise aussi dans les autres sports pour parfaire sa préparation. "Je m'inspire de l'athlétisme, ça peut être le triathlon ou tous les sports qui vont avoir un lien physiologique avec le ski de fond, donc tous ceux d'endurance", détaillait-il à l'AFP en janvier. La récupération est aussi soignée chez le champion du monde U23 (20 km mass start en 2024) qui a fait un choix fort en renonçant au Tour de ski, prestigieuse étape de Coupe du monde, pour recharger les batteries avant les JO. Bien lui en a pris puisqu'il s'est fait un nom dans le Trentin-Haut-Adige en décrochant deux médailles individuelles, performance inédite pour un fondeur français aux JO. "C'est un monstre, il est à son prime aux Jeux. Il est stratosphérique! Et c'est trop bien... On ne va pas se plaindre d'avoir un gars comme ça dans l'équipe", a réagi son coéquipier Hugo Lapalus après le 10 km individuel vendredi. "Franchement, je n'ai pas de mots, c'est tellement fou. Il y a encore quelques années, faire une médaille en individuel, c'était le rêve ultime et, là, il en claque deux en deux courses. Il n'y a pas de débat, il est peut être l'un des plus grands fondeurs français", a ajouté le 8e et deuxième meilleur tricolore de la course. "Attitude ambitieuse" Les Bleus ont globalement tiré leur épingle du jeu lors de l'individuel puisque Victor Lovera et Jules Lapierre ont aussi terminé dans le top 20 (respectivement 10e et 16e). Cette équipe française "n'a jamais été aussi forte", a insisté Desloges soucieux de mettre en avant le collectif et de se tourner vers le relais (dimanche), épreuve fétiche des Bleus, en bronze lors des trois précédentes éditions olympiques. En l'absence de l'équipe russe, titrée à Pékin, la France peut prétendre à l'argent mais Desloges, lui, veut bousculer les Norvégiens et viser "la plus belle médaille". "Son attitude n'est aucunement arrogante, elle est ambitieuse. Et elle témoigne de la volonté de ce garçon qui dégage quelque chose de très sympathique, qui est sérieux, humble. Il nous embarque dans son aventure et c'est génial!", conclut Fourcade.

14.02.2026 à 12:35

Face à une rumeur "dégueulasse", Estrosi dément être malade, certificat médical à l'appui

FRANCE24
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"Certains font courir la rumeur que je serais malade, atteint par la maladie de Parkinson. Depuis trois semaines, il ne se passe pas un jour sans qu’un journaliste ne pose la question à mon attachée de presse. Avant-hier c’est dans un salon de coiffure que la mère de mes grands enfants - mais mon épouse l’est également régulièrement - a été questionnée", s'est-il indigné dans une déclaration à la presse. Christian Estrosi, qui brigue un quatrième mandat à la mairie de Nice, a remis aux journalistes le courrier d’un neurologue indiquant qu’après examen, n'existe à ce jour "aucun argument anamnestique ni clinique objectif en faveur d’une maladie de Parkinson idiopathique ni de tout autre trouble neurologique". Le maire de Nice a également évoqué des rumeurs courant sur une prétendue séparation avec son épouse et sur "des sommes mirobolantes" que le couple Estrosi aurait touchées, "un pur fantasme" selon lui, dénonçant des "méthodes de barbouzes ignobles" en visant, sans jamais le nommer, son adversaire à la maire de Nice Éric Ciotti (UDR). "Je ne laisserai rien passer, ces méthodes sont ignobles pour la famille et tout d’abord pour ma fille de 8 ans à qui nous avons dû expliquer que non, son papa n’était pas malade, et que nous devons désormais consoler tous les soirs", a-t-il ajouté. Cette séquence intervient alors que la bagarre entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, jadis compagnons de route, s’est durcie ces dernières semaines, avec des attaques contre chaque nouveau colistier présenté par l'un des deux candidats, des signalements judiciaires ou encore la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos embarrassantes. Vendredi soir, le parquet de Nice a confirmé à l'AFP l'ouverture, à la suite d'un signalement, d'une enquête préliminaire pour "favoritisme" et "corruption" à propos d’une commande de masques chirurgicaux passée par la ville lors de l’épidémie de Covid en 2020, confirmant des informations du Figaro et du Canard Enchaîné. La ville, par la voix de son conseil, indique que la Métropole Nice Côte d’Azur a effectivement commandé en avril 2020 différents équipements sanitaires pour un montant de 1,1 million d’euros, mais affirme n’avoir "aucun lien contractuel" avec la société mise en cause dans le signalement à la justice. En janvier, c'est le signalement d'un "lanceur d'alerte anonyme" qui avait valu à Eric Ciotti d'être entendu dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de fichages illégaux.

14.02.2026 à 12:26

A Munich, les Etats-Unis veulent "restaurer" l'ordre mondial

FRANCE24
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte".
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a appelé les Européens samedi, devant la Conférence de Munich sur la sécurité, à se ranger derrière la vision de Donald Trump sur l'ordre mondial, tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe "forte".

14.02.2026 à 12:25

JO-2026: Perrine Laffont échoue au pied du podium en bosses parallèles

FRANCE24
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Sous d’abondantes chutes de neige, la skieuse de 27 ans a été battue par l'Américaine Elizabeth Lemley et termine quatrième. Favorite, l'Australienne Jakara Anthony a remporté la médaille d'or en s'imposant lors de la grande finale face à l'Américaine Jaelin Kauff. L'Ariégoise a été plus rapide pour dévaler la piste que sa rivale américaine, championne olympique en simple mercredi, mais selon les juges, son ski était moins propre dans les bosses. Pourtant en forme en début de journée, la Française était sortie de piste à mi-parcours lors de la première demi-finale. À plusieurs reprises, les organisateurs ont été obligés de mettre des épines de sapin sur la piste pour augmenter la visibilité sur les bosses. Les autres françaises engagées, Camille Cabrol et Marie Duaux, ont été éliminées avant les quarts de finale.Pour la première fois dans l'histoire des JO d'hiver, l'équipe de France de ski de bosses avait une deuxième occasion de médaille avec les bosses parallèle. Cette compétition, intégrée aux Mondiaux de ski acrobatique depuis 1999, consiste en une opposition des skieurs sous la forme d'un duel. Perrine Laffont est triple championne du monde en la matière (2017, 2019, 2023). Mais la championne olympique de Pyeongchang avait déjà vécu des "montagnes russes" d'émotions pour se frayer un chemin vers le podium mercredi. Elle était en manque de repères à son arrivée aux Jeux, en raison d'une contusion osseuse au genou droit qui lui a fait manquer la quasi-totalité des épreuves de Coupe du monde cet hiver.
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Sous d’abondantes chutes de neige, la skieuse de 27 ans a été battue par l'Américaine Elizabeth Lemley et termine quatrième. Favorite, l'Australienne Jakara Anthony a remporté la médaille d'or en s'imposant lors de la grande finale face à l'Américaine Jaelin Kauff. L'Ariégoise a été plus rapide pour dévaler la piste que sa rivale américaine, championne olympique en simple mercredi, mais selon les juges, son ski était moins propre dans les bosses. Pourtant en forme en début de journée, la Française était sortie de piste à mi-parcours lors de la première demi-finale. À plusieurs reprises, les organisateurs ont été obligés de mettre des épines de sapin sur la piste pour augmenter la visibilité sur les bosses. Les autres françaises engagées, Camille Cabrol et Marie Duaux, ont été éliminées avant les quarts de finale.Pour la première fois dans l'histoire des JO d'hiver, l'équipe de France de ski de bosses avait une deuxième occasion de médaille avec les bosses parallèle. Cette compétition, intégrée aux Mondiaux de ski acrobatique depuis 1999, consiste en une opposition des skieurs sous la forme d'un duel. Perrine Laffont est triple championne du monde en la matière (2017, 2019, 2023). Mais la championne olympique de Pyeongchang avait déjà vécu des "montagnes russes" d'émotions pour se frayer un chemin vers le podium mercredi. Elle était en manque de repères à son arrivée aux Jeux, en raison d'une contusion osseuse au genou droit qui lui a fait manquer la quasi-totalité des épreuves de Coupe du monde cet hiver.

14.02.2026 à 12:24

Sophie Adenot en route pour l'ISS, une première pour une Française depuis 25 ans

FRANCE24
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L'astronaute Sophie Adenot doit intégrer samedi, avec deux Américains et un Russe, la Station spatiale internationale pour une mission d'environ huit mois qui marque le retour d'une Française dans l'espace après 25 ans d'absence.
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L'astronaute Sophie Adenot doit intégrer samedi, avec deux Américains et un Russe, la Station spatiale internationale pour une mission d'environ huit mois qui marque le retour d'une Française dans l'espace après 25 ans d'absence.

14.02.2026 à 12:22

Les dangers en montagne : 25 personnes décédées depuis le début de la saison

FRANCE24
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En France, 25 personnes sont décédées depuis le début de la saison hivernale dans des avalanches.
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En France, 25 personnes sont décédées depuis le début de la saison hivernale dans des avalanches.

14.02.2026 à 12:11

HPV, Covid, sexisme à l'hôpital : les combats de l’infectiologue Karine Lacombe

Judith GRIMALDI
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Cette semaine, dans le podcast Avec Judith, l’invitée est Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Elle y partage son parcours inspirant, ses défis professionnels et son engagement constant en faveur de la santé publique. L’infectiologue revient notamment sur la vaccination contre le papillomavirus, sur son rôle de première ligne durant la pandémie de Covid-19 et sur les obstacles liés au sexisme qu’elle a rencontrés au cours de sa carrière. À travers son témoignage, Karine Lacombe souligne l’importance de la prévention et appelle à une plus grande reconnaissance des contributions des femmes dans le domaine médical.
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Cette semaine, dans le podcast Avec Judith, l’invitée est Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Elle y partage son parcours inspirant, ses défis professionnels et son engagement constant en faveur de la santé publique. L’infectiologue revient notamment sur la vaccination contre le papillomavirus, sur son rôle de première ligne durant la pandémie de Covid-19 et sur les obstacles liés au sexisme qu’elle a rencontrés au cours de sa carrière. À travers son témoignage, Karine Lacombe souligne l’importance de la prévention et appelle à une plus grande reconnaissance des contributions des femmes dans le domaine médical.

14.02.2026 à 12:09

Bangladesh: le futur Premier ministre dédie sa victoire aux victimes de l'insurrection de 2024

FRANCE24
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"Je dédie ma victoire au peuple du Bangladesh (...) et à ceux qui se sont sacrifiés pour lui", a-t-il déclaré lors de sa première prise de parole publique depuis le scrutin. "A partir d'aujourd'hui nous sommes libres". La commission électorale a annoncé vendredi que le BNP avait remporté 212 des 300 sièges à pourvoir au Parlement, contre 77 seulement pour la coalition dirigée par les islamistes du Jamaat-e-Islami. Après avoir dénoncé de nombreuses "irrégularités" ou "manipulations" et exigé une correction des résultats, le chef des islamistes a fait volte-face pour finalement concéder sa défaite samedi. "Nous reconnaissons les résultats, et nous respectons l'Etat de droit", a écrit Shafiqur Rahman dans un message diffusé au petit jour sur les réseaux sociaux. Lors de sa première conférence de presse quelques heures plus tard, son adversaire victorieux a exhorté le pays à rester uni. "Nos chemins et nos opinions peuvent différer. Mais dans l'intérêt de la nation nous devons rester unis", a souligné Tarique Rahman. "Economie fragile" Agé de 60 ans, il est l'héritier d'une longue dynastie politique, fils de l'ancien président du pays Ziaur Rahman, assassiné en 1981, et de Khaleda Zia, qui a été trois fois Première ministre depuis 1991. Rentré en décembre de dix-sept ans d'exil au Royaume-Uni, Tarique Rahman a pris la succession de sa mère à la tête du BNP à sa mort quelques jours plus tard. Le futur chef du gouvernement a indiqué samedi que sa tâche pour redresser le pays serait difficile. Forte inflation, chômage en hausse, investissements en berne, l'économie du Bangladesh patauge dans les difficultés. Sa production de textile, la deuxième au monde, continue à souffrir de la crise. "Nous débutons notre chemin dans une situation où l'économie est fragile car elle a été abandonnée par un régime autoritaire, où notre constitution et nos institutions sont affaiblies et où la sécurité publique n'existe plus", a-t-il énuméré. Interrogé sur le sort de Sheikh Hasina, en exil en Inde et condamnée à la peine de mort pour avoir ordonné la répression des émeutes de 2024, Tarique Rahman a répondu qu'il "dépend(ait) de la procédure judiciaire". Dans son message, le chef des islamistes a fait savoir qu'il serait un opposant déterminé mais "constructif". "Nous serons une opposition vigilante, respectueuse des principes et pacifique et tiendrons le gouvernement responsable de ses actes, tout en contribuant de façon constructive au progrès national", a-t-il assuré. "Espoirs" Le chef du gouvernement provisoire, Muhammad Yunus, a félicité à son tour samedi le gagnant du scrutin. "A l'heure où M. Rahman s'apprête à diriger le gouvernement, sa sagesse, ses valeurs démocratiques et son approche respectueuse du peuple l'aideront à mener le pays vers la stabilité, l'inclusivité et le développement", a déclaré le prix Nobel de la paix. Dans les rues de la capitale Dacca, le retour du BNP au pouvoir a été accueilli avec calme et sérénité. "J'espère que Tarique Rahman va pouvoir tenir ses promesses et satisfaire les aspirations du peuple", a déclaré à l'AFP Khurshid Alam, un commerçant de 39 ans. La commission électorale et les observateurs de l'Union européenne (UE) ont définitivement écarté les accusations de fraudes et d'irrégularités massives. "C'était de loin le meilleur scrutin" de ces dernières années, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la commission, Md Anwarul Islam Sarkar. Et le chef de la mission européenne, Ivars Ijabs, a salué un scrutin "crédible" et "géré de façon compétente". La plupart des grandes capitales étrangères ont salué la victoire du BNP, notamment Washington, Pékin et New Delhi, dont les relations avec Dacca se sont nettement tendues depuis 2024.
Texte intégral (642 mots)
"Je dédie ma victoire au peuple du Bangladesh (...) et à ceux qui se sont sacrifiés pour lui", a-t-il déclaré lors de sa première prise de parole publique depuis le scrutin. "A partir d'aujourd'hui nous sommes libres". La commission électorale a annoncé vendredi que le BNP avait remporté 212 des 300 sièges à pourvoir au Parlement, contre 77 seulement pour la coalition dirigée par les islamistes du Jamaat-e-Islami. Après avoir dénoncé de nombreuses "irrégularités" ou "manipulations" et exigé une correction des résultats, le chef des islamistes a fait volte-face pour finalement concéder sa défaite samedi. "Nous reconnaissons les résultats, et nous respectons l'Etat de droit", a écrit Shafiqur Rahman dans un message diffusé au petit jour sur les réseaux sociaux. Lors de sa première conférence de presse quelques heures plus tard, son adversaire victorieux a exhorté le pays à rester uni. "Nos chemins et nos opinions peuvent différer. Mais dans l'intérêt de la nation nous devons rester unis", a souligné Tarique Rahman. "Economie fragile" Agé de 60 ans, il est l'héritier d'une longue dynastie politique, fils de l'ancien président du pays Ziaur Rahman, assassiné en 1981, et de Khaleda Zia, qui a été trois fois Première ministre depuis 1991. Rentré en décembre de dix-sept ans d'exil au Royaume-Uni, Tarique Rahman a pris la succession de sa mère à la tête du BNP à sa mort quelques jours plus tard. Le futur chef du gouvernement a indiqué samedi que sa tâche pour redresser le pays serait difficile. Forte inflation, chômage en hausse, investissements en berne, l'économie du Bangladesh patauge dans les difficultés. Sa production de textile, la deuxième au monde, continue à souffrir de la crise. "Nous débutons notre chemin dans une situation où l'économie est fragile car elle a été abandonnée par un régime autoritaire, où notre constitution et nos institutions sont affaiblies et où la sécurité publique n'existe plus", a-t-il énuméré. Interrogé sur le sort de Sheikh Hasina, en exil en Inde et condamnée à la peine de mort pour avoir ordonné la répression des émeutes de 2024, Tarique Rahman a répondu qu'il "dépend(ait) de la procédure judiciaire". Dans son message, le chef des islamistes a fait savoir qu'il serait un opposant déterminé mais "constructif". "Nous serons une opposition vigilante, respectueuse des principes et pacifique et tiendrons le gouvernement responsable de ses actes, tout en contribuant de façon constructive au progrès national", a-t-il assuré. "Espoirs" Le chef du gouvernement provisoire, Muhammad Yunus, a félicité à son tour samedi le gagnant du scrutin. "A l'heure où M. Rahman s'apprête à diriger le gouvernement, sa sagesse, ses valeurs démocratiques et son approche respectueuse du peuple l'aideront à mener le pays vers la stabilité, l'inclusivité et le développement", a déclaré le prix Nobel de la paix. Dans les rues de la capitale Dacca, le retour du BNP au pouvoir a été accueilli avec calme et sérénité. "J'espère que Tarique Rahman va pouvoir tenir ses promesses et satisfaire les aspirations du peuple", a déclaré à l'AFP Khurshid Alam, un commerçant de 39 ans. La commission électorale et les observateurs de l'Union européenne (UE) ont définitivement écarté les accusations de fraudes et d'irrégularités massives. "C'était de loin le meilleur scrutin" de ces dernières années, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la commission, Md Anwarul Islam Sarkar. Et le chef de la mission européenne, Ivars Ijabs, a salué un scrutin "crédible" et "géré de façon compétente". La plupart des grandes capitales étrangères ont salué la victoire du BNP, notamment Washington, Pékin et New Delhi, dont les relations avec Dacca se sont nettement tendues depuis 2024.
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