Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

17.06.2026 à 05:58

FRANCE24
img
Le Sénégal, fait partie de ces quelques pays qualifiés pour la Coupe du monde dont les supporters n'ont pas pu venir les encourager. Ils n'ont pas obtenu de visa de tourisme en raison des restrictions migratoires strictes imposées par les États-Unis, co-organisateurs du tournoi. Après le match perdu contre la France, le capitaine du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a répondu aux journalistes sur le sujet. 
Le Sénégal, fait partie de ces quelques pays qualifiés pour la Coupe du monde dont les supporters n'ont pas pu venir les encourager. Ils n'ont pas obtenu de visa de tourisme en raison des restrictions migratoires strictes imposées par les États-Unis, co-organisateurs du tournoi. Après le match perdu contre la France, le capitaine du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a répondu aux journalistes sur le sujet. 

17.06.2026 à 05:35

FRANCE24
img
Le parquet accuse cet homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, d'avoir été "personnellement impliqué dans le meurtre de Tutsis", dont environ 800.000 ont été assassinés en l'espace de trois mois. Il est accusé d'avoir perpétré des pillages et des destructions massives contre des Tutsis à Mbazi, dans le sud du Rwanda. "Au cours de ces actes de violence, les maisons de Tutsis ont été incendiées et détruites, et leurs biens pillés", a déclaré le parquet. Peu après, environ 3.000 Tutsis qui avaient fui vers un stade de Mbazi ont été tués. Le suspect est inculpé d'incitation et de complicité de génocide, ainsi que de crimes de guerre pour les pillages. Mandat d’arrêt international Plus de 800.000 personnes selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, ont été tuées au printemps 1994 dans des massacres orchestrés par des extrémistes hutu après la mort du président Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion. D'après les autorités néerlandaises, le suspect est recherché depuis longtemps par le parquet rwandais, qui a émis un mandat d’arrêt international à son encontre en 2014. Cependant cet homme a acquis la nationalité néerlandaise et ne peut être extradé vers le Rwanda. Il réside aux Pays-Bas depuis 1998. Les enquêteurs néerlandais se penchent sur son cas depuis 2020 et ont interrogé des dizaines de témoins, y compris au Rwanda. Le procès devant le tribunal de district de La Haye devrait durer jusqu’au 29 juin, le verdict étant attendu le 28 août. Des tribunaux de pays européens ont jugé et condamné plusieurs dizaines de personnes impliquées dans le génocide au Rwanda en vertu du principe de compétence universelle, qui leur permet de juger les crimes les plus graves, même s’ils ont été commis à l'étranger.
Lire plus (316 mots)
Le parquet accuse cet homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, d'avoir été "personnellement impliqué dans le meurtre de Tutsis", dont environ 800.000 ont été assassinés en l'espace de trois mois. Il est accusé d'avoir perpétré des pillages et des destructions massives contre des Tutsis à Mbazi, dans le sud du Rwanda. "Au cours de ces actes de violence, les maisons de Tutsis ont été incendiées et détruites, et leurs biens pillés", a déclaré le parquet. Peu après, environ 3.000 Tutsis qui avaient fui vers un stade de Mbazi ont été tués. Le suspect est inculpé d'incitation et de complicité de génocide, ainsi que de crimes de guerre pour les pillages. Mandat d’arrêt international Plus de 800.000 personnes selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, ont été tuées au printemps 1994 dans des massacres orchestrés par des extrémistes hutu après la mort du président Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion. D'après les autorités néerlandaises, le suspect est recherché depuis longtemps par le parquet rwandais, qui a émis un mandat d’arrêt international à son encontre en 2014. Cependant cet homme a acquis la nationalité néerlandaise et ne peut être extradé vers le Rwanda. Il réside aux Pays-Bas depuis 1998. Les enquêteurs néerlandais se penchent sur son cas depuis 2020 et ont interrogé des dizaines de témoins, y compris au Rwanda. Le procès devant le tribunal de district de La Haye devrait durer jusqu’au 29 juin, le verdict étant attendu le 28 août. Des tribunaux de pays européens ont jugé et condamné plusieurs dizaines de personnes impliquées dans le génocide au Rwanda en vertu du principe de compétence universelle, qui leur permet de juger les crimes les plus graves, même s’ils ont été commis à l'étranger.

17.06.2026 à 05:23

FRANCE24
img
L'accord doit être signé à Varsovie par le ministre polonais de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, et son homologue allemand Boris Pistorius, à l'occasion du 35e anniversaire du traité de bon voisinage de 1991. Les accords bilatéraux de défense se multiplient en Europe depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022 et surtout dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de l'engagement militaire américain. Etat membre de l'Union européenne et de l'Otan frontalier de l'Ukraine, de la Russie (exclave de Kaliningrad) et du Bélarus allié de Moscou, Varsovie a récemment signé deux importants traités avec les deux seules puissances nucléaires du continent: la France le 9 mai 2025, et le Royaume‑Uni le 27 mai 2026. Selon le ministère polonais de la Défense, l'accord avec le voisin allemand met à jour un accord-cadre signé en 2011 et couvre principalement la mobilité militaire, le développement d'infrastructures logistiques, la coopération en mer Baltique, la cybersécurité et l'espace. Il ne comporte toutefois aucune clause supplémentaire de garanties mutuelles, celles-ci restant limitées aux engagements existants de l'Otan (article 5) et de l'UE. Accord limité En présentant un texte plus contraignant, le gouvernement pro-européen de Donald Tusk se serait heurté à l'opposition nationale-conservatrice du parti Droit et Justice (PiS) et aurait risqué la censure du président nationaliste Karol Nawrocki. "Nous connaissons tous l'obsession du PiS et du président pour tout ce qui touche à l'Allemagne, donc bien sûr qu'il opposerait son veto", a récemment déclaré le ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski. Le traité signé avec Londres n'a d'ailleurs toujours pas été ratifié par le chef de l'État. L'accord prévoit une intensification de la coordination entre Varsovie et Berlin, y compris dans le cadre de l'Otan. Dès juillet, des soldats allemands doivent aider la Pologne à renforcer sa frontière avec Kaliningrad dans le cadre du projet "Bouclier de l'Est". En mer, cette coopération est tout aussi cruciale pour protéger les infrastructures sous-marines essentielles et surveiller la "flotte fantôme" russe, souligne Piotr Szymanski, du Centre d'études orientales, auprès de l'AFP. La Pologne participe par ailleurs à plusieurs formats régionaux incluant l'Allemagne, dont le Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne), récemment élargi au format "Weimar+" avec l'Ukraine et le Royaume-Uni. Renforcement du flanc est En vue du prochain sommet de l'Otan à Ankara, en juillet, les Européens entendent afficher une position unie, la question centrale étant l'avenir de la présence américaine sur le continent. Une réduction des capacités américaines impliquerait un rôle accru pour la Pologne et l'Allemagne, rappelle le vice-ministre polonais de la Défense, Pawel Zalewski. Selon M. Szymanski, les capacités de commandement sur le flanc oriental seront renforcées avec le transfert du "Command Task Force Baltic" à Gdynia, port stratégique de la Baltique déjà considéré comme une porte d'entrée logistique de l'Otan. Parallèlement, des discussions se poursuivent au sein du gouvernement polonais sur des préparatifs à une éventuelle présence accrue de troupes américaines en Pologne, ce qui déplacerait encore davantage le centre de gravité militaire de l'Otan vers l'est.
Texte intégral (533 mots)
L'accord doit être signé à Varsovie par le ministre polonais de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, et son homologue allemand Boris Pistorius, à l'occasion du 35e anniversaire du traité de bon voisinage de 1991. Les accords bilatéraux de défense se multiplient en Europe depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022 et surtout dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de l'engagement militaire américain. Etat membre de l'Union européenne et de l'Otan frontalier de l'Ukraine, de la Russie (exclave de Kaliningrad) et du Bélarus allié de Moscou, Varsovie a récemment signé deux importants traités avec les deux seules puissances nucléaires du continent: la France le 9 mai 2025, et le Royaume‑Uni le 27 mai 2026. Selon le ministère polonais de la Défense, l'accord avec le voisin allemand met à jour un accord-cadre signé en 2011 et couvre principalement la mobilité militaire, le développement d'infrastructures logistiques, la coopération en mer Baltique, la cybersécurité et l'espace. Il ne comporte toutefois aucune clause supplémentaire de garanties mutuelles, celles-ci restant limitées aux engagements existants de l'Otan (article 5) et de l'UE. Accord limité En présentant un texte plus contraignant, le gouvernement pro-européen de Donald Tusk se serait heurté à l'opposition nationale-conservatrice du parti Droit et Justice (PiS) et aurait risqué la censure du président nationaliste Karol Nawrocki. "Nous connaissons tous l'obsession du PiS et du président pour tout ce qui touche à l'Allemagne, donc bien sûr qu'il opposerait son veto", a récemment déclaré le ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski. Le traité signé avec Londres n'a d'ailleurs toujours pas été ratifié par le chef de l'État. L'accord prévoit une intensification de la coordination entre Varsovie et Berlin, y compris dans le cadre de l'Otan. Dès juillet, des soldats allemands doivent aider la Pologne à renforcer sa frontière avec Kaliningrad dans le cadre du projet "Bouclier de l'Est". En mer, cette coopération est tout aussi cruciale pour protéger les infrastructures sous-marines essentielles et surveiller la "flotte fantôme" russe, souligne Piotr Szymanski, du Centre d'études orientales, auprès de l'AFP. La Pologne participe par ailleurs à plusieurs formats régionaux incluant l'Allemagne, dont le Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne), récemment élargi au format "Weimar+" avec l'Ukraine et le Royaume-Uni. Renforcement du flanc est En vue du prochain sommet de l'Otan à Ankara, en juillet, les Européens entendent afficher une position unie, la question centrale étant l'avenir de la présence américaine sur le continent. Une réduction des capacités américaines impliquerait un rôle accru pour la Pologne et l'Allemagne, rappelle le vice-ministre polonais de la Défense, Pawel Zalewski. Selon M. Szymanski, les capacités de commandement sur le flanc oriental seront renforcées avec le transfert du "Command Task Force Baltic" à Gdynia, port stratégique de la Baltique déjà considéré comme une porte d'entrée logistique de l'Otan. Parallèlement, des discussions se poursuivent au sein du gouvernement polonais sur des préparatifs à une éventuelle présence accrue de troupes américaines en Pologne, ce qui déplacerait encore davantage le centre de gravité militaire de l'Otan vers l'est.

17.06.2026 à 05:17

FRANCE24
img
Cette affaire, qui touche une figure très respectée de la gauche en Espagne, est un énième dossier embarrassant pour le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, dont plusieurs autres proches sont empêtrés dans des affaires judiciaires. José Luis Rodríguez Zapatero est convoqué à 07H00 GMT à l'Audience nationale à Madrid pour s'expliquer face au juge José Luis Calama, qui accuse l'ancien chef du gouvernement de 2004 à 2011 d'être le "chef présumé d'une structure stable et hiérarchisée" dont l'objectif aurait été de percevoir des pots-de-vin. Cette enquête s'inscrit dans le cadre de l'affaire dite "Plus Ultra", qui examine si l'ancien dirigeant socialiste a favorisé, en échange d'argent, le sauvetage public à hauteur de 53 millions d'euros de cette petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid-19. "Phare moral de Pedro Sánchez" "Ce qui est en jeu, c'est essentiellement la réputation de celui qui est devenu (...) le phare moral de Pedro Sánchez et de l'actuel Parti socialiste" (PSOE), résume pour l'AFP Astrid Barrio, professeure de sciences politiques à l'université de Valence. Dans son unique prise de parole publique depuis le déclenchement de l'affaire, M. Zapatero a clamé son innocence, assurant avoir "toujours" agi "dans le respect absolu de la légalité". Parmi les éléments marquants de cette enquête figure aussi la découverte, lors d'une perquisition, de nombreuses bijoux et montres de luxe dans un coffre-fort de son bureau, que son entourage a attribués à des héritages familiaux. Mais la justice l'accuse à présent dans ce volet de ne pas avoir pu "justifier" de la provenance de ces biens - dont la valeur a été estimée par les enquêteurs à 1,3 million d'euros - et l'a inculpé en fin de semaine dernière pour fraude fiscale et contrebande présumée. L'affaire a ébranlé le gouvernement de Pedro Sánchez, l'opposition appelant de nouveau à des élections anticipées, ce que le Premier ministre a refusé en assurant que la législature irait à son terme, prévu l'an prochain. Le chef du gouvernement, dont la femme, le frère et l'ancien bras droit en politique sont aussi mis en cause dans des affaires judiciaires distinctes, a affiché son soutien à son prédécesseur de gauche. Mais, en parallèle, la pression s'est encore accentuée ces derniers jours sur l'exécutif avec des révélations embarrassantes sur une présumée officine au sein du PSOE en charge, selon les enquêteurs, d'interférer dans les multiples investigations visant les proches de Pedro Sánchez. Le chef de gouvernement assure de son côté n'avoir "jamais eu connaissance" d'une telle cellule, ni "donné son aval" à une telle initiative. Cascade d'affaires Sous pression depuis des mois face à ces multiples fronts judiciaires, sans majorité au Parlement, et avec une popularité en berne, le chef de gouvernement, auteur d'une autobiographie intitulée "Manuel de résistance" et doté d'un flair politique incontestable, pourrait pourtant presque paraître insubmersible. Mais pour Astrid Barrio, "deux éléments très graves" pourraient forcer Pedro Sánchez à démissionner et avancer les élections: "S'il était lui-même inculpé car il y aurait beaucoup de preuves qu'il ait permis ou encouragé ce type d'actions", ou si le PSOE, qu'il dirige depuis 2017, était directement mis en cause pour "financement illégal". Dans ce contexte inflammable, l'épouse du chef du gouvernement, Begoña Gómez, attend dans les tout prochains jours la décision du juge l'ayant entendu lundi dans le cadre d'une enquête à tiroirs, notamment pour corruption et trafic d'influence. Elle pourrait être renvoyée devant un tribunal. Une autre décision de justice doit tomber prochainement, le verdict concernant une figure-clé de l'ascension au pouvoir de Pedro Sánchez, son ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, jugé en avril dans une autre affaire de corruption.
Texte intégral (642 mots)
Cette affaire, qui touche une figure très respectée de la gauche en Espagne, est un énième dossier embarrassant pour le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, dont plusieurs autres proches sont empêtrés dans des affaires judiciaires. José Luis Rodríguez Zapatero est convoqué à 07H00 GMT à l'Audience nationale à Madrid pour s'expliquer face au juge José Luis Calama, qui accuse l'ancien chef du gouvernement de 2004 à 2011 d'être le "chef présumé d'une structure stable et hiérarchisée" dont l'objectif aurait été de percevoir des pots-de-vin. Cette enquête s'inscrit dans le cadre de l'affaire dite "Plus Ultra", qui examine si l'ancien dirigeant socialiste a favorisé, en échange d'argent, le sauvetage public à hauteur de 53 millions d'euros de cette petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid-19. "Phare moral de Pedro Sánchez" "Ce qui est en jeu, c'est essentiellement la réputation de celui qui est devenu (...) le phare moral de Pedro Sánchez et de l'actuel Parti socialiste" (PSOE), résume pour l'AFP Astrid Barrio, professeure de sciences politiques à l'université de Valence. Dans son unique prise de parole publique depuis le déclenchement de l'affaire, M. Zapatero a clamé son innocence, assurant avoir "toujours" agi "dans le respect absolu de la légalité". Parmi les éléments marquants de cette enquête figure aussi la découverte, lors d'une perquisition, de nombreuses bijoux et montres de luxe dans un coffre-fort de son bureau, que son entourage a attribués à des héritages familiaux. Mais la justice l'accuse à présent dans ce volet de ne pas avoir pu "justifier" de la provenance de ces biens - dont la valeur a été estimée par les enquêteurs à 1,3 million d'euros - et l'a inculpé en fin de semaine dernière pour fraude fiscale et contrebande présumée. L'affaire a ébranlé le gouvernement de Pedro Sánchez, l'opposition appelant de nouveau à des élections anticipées, ce que le Premier ministre a refusé en assurant que la législature irait à son terme, prévu l'an prochain. Le chef du gouvernement, dont la femme, le frère et l'ancien bras droit en politique sont aussi mis en cause dans des affaires judiciaires distinctes, a affiché son soutien à son prédécesseur de gauche. Mais, en parallèle, la pression s'est encore accentuée ces derniers jours sur l'exécutif avec des révélations embarrassantes sur une présumée officine au sein du PSOE en charge, selon les enquêteurs, d'interférer dans les multiples investigations visant les proches de Pedro Sánchez. Le chef de gouvernement assure de son côté n'avoir "jamais eu connaissance" d'une telle cellule, ni "donné son aval" à une telle initiative. Cascade d'affaires Sous pression depuis des mois face à ces multiples fronts judiciaires, sans majorité au Parlement, et avec une popularité en berne, le chef de gouvernement, auteur d'une autobiographie intitulée "Manuel de résistance" et doté d'un flair politique incontestable, pourrait pourtant presque paraître insubmersible. Mais pour Astrid Barrio, "deux éléments très graves" pourraient forcer Pedro Sánchez à démissionner et avancer les élections: "S'il était lui-même inculpé car il y aurait beaucoup de preuves qu'il ait permis ou encouragé ce type d'actions", ou si le PSOE, qu'il dirige depuis 2017, était directement mis en cause pour "financement illégal". Dans ce contexte inflammable, l'épouse du chef du gouvernement, Begoña Gómez, attend dans les tout prochains jours la décision du juge l'ayant entendu lundi dans le cadre d'une enquête à tiroirs, notamment pour corruption et trafic d'influence. Elle pourrait être renvoyée devant un tribunal. Une autre décision de justice doit tomber prochainement, le verdict concernant une figure-clé de l'ascension au pouvoir de Pedro Sánchez, son ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, jugé en avril dans une autre affaire de corruption.

17.06.2026 à 05:08

FRANCE 24
img
La France qui éteint le Sénégal, l'Argentine qui étrille l'Algérie et une pluie de records Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.
Texte intégral (642 mots)
La France qui éteint le Sénégal, l'Argentine qui étrille l'Algérie et une pluie de records Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.

17.06.2026 à 05:05

FRANCE24
img
M. Warsh prendra la parole à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion de politique monétaire à huis clos. La Réserve fédérale (Fed) devrait annoncer un statu quo, le quatrième de suite. Ses taux directeurs sont compris entre 3,50% et 3,75% depuis décembre. Les banquiers centraux américains actualiseront également leurs prévisions concernant la première économie mondiale, qui semble robuste mais voit les prix monter en flèche sous l'impact du choc énergétique déclenché par la guerre au Moyen-Orient. Une fois digérés ces éléments, qu'ils ont largement anticipés, les investisseurs porteront leur attention sur Kevin Warsh lui-même. Ce quinquagénaire, qui été l'un des gouverneur de la Fed pendant la crise financière de 2008, arrive à la présidence de la banque centrale avec un bagage atypique et une crédibilité à défendre. Pour être désigné, il a dû convaincre le président Donald Trump qu'il était l'homme de la situation. Or, le chef de l'Etat semble faire peu de cas de l'indépendance de l'institution. Partisan des taux bas pour stimuler l'activité, il a notamment tenté d'évincer Jerome Powell qui a dirigé la Fed pendant huit ans et s'est attiré le respect des marchés et de ses pairs en résistant aux pressions présidentielles. "Plus politique" Kevin Warsh, lui, ne loue guère le bilan de son prédécesseur. Il trouve que la Fed communique trop et qu'elle occupe une place disproportionnée dans l'économie via le volume d'actifs qu'elle détient. En terme de politique monétaire stricto sensu, les investisseurs ne savent pas dans quel camp le placer. Ils essaient "de comprendre s'il est un faucon ou une colombe, ou pire, un faucon déguisé en colombe", résume à l'AFP Steve Sosnick, analyste pour Interactive Brokers. Cet observateur utilise le jargon des banques centrales: les "faucons" sont focalisés sur la lutte contre l'inflation et plus enclins à relever les taux, et les "colombes" davantage promptes à soutenir la croissance via des taux bas. Kevin Warsh a longtemps été considéré comme un "faucon", avant de se montrer plus souple pendant sa campagne pour le poste à la Fed. "Trop tôt" pour souffler "Cela me fait penser qu'il est une figure plus politique par rapport à ceux qui ont présidé la Fed avant lui, (...) que ses vues pourraient changer en fonction de l'environnement politique", remarque Pao-Lin Tien, qui enseigne l'économie à l'université George Washington, dans la capitale américaine. Le mandat de M. Warsh à la tête de la Fed court jusqu'en mai 2030. Donald Trump aura entretemps dû céder sa place à la Maison Blanche. Pao-Lin Tien s'étonne que le président américain fasse "le contraire de ce dont il a besoin pour s'assurer que les taux d'intérêt baissent". Le milliardaire républicain met la pression sur la banque centrale au risque qu'elle se rebiffe (douze personnes en tout votent sur les taux américains). Il a aussi démarré la guerre contre l'Iran qui a propulsé l'inflation au plus haut depuis trois ans. Dans ces conditions, même s'il le voulait, Kevin Warsh serait bien en peine de convaincre ses collègues qu'il est temps d'assouplir la politique monétaire. La donne pourrait changer si la détente entre Washington et Téhéran se confirme. L'espoir d'un déblocage prochain du détroit d'Ormuz fait déjà refluer les cours du pétrole. "Mais il est probablement trop tôt pour dire" si cela peut améliorer la trajectoire de l'inflation aux Etats-Unis, reprend Pao-Lin Tien. "Tant que le détroit (d'Ormuz) n'est pas officiellement rouvert," poursuit l'économiste auprès de l'AFP, "je n'oserai pas dire que le pire est derrière nous."
Texte intégral (639 mots)
M. Warsh prendra la parole à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion de politique monétaire à huis clos. La Réserve fédérale (Fed) devrait annoncer un statu quo, le quatrième de suite. Ses taux directeurs sont compris entre 3,50% et 3,75% depuis décembre. Les banquiers centraux américains actualiseront également leurs prévisions concernant la première économie mondiale, qui semble robuste mais voit les prix monter en flèche sous l'impact du choc énergétique déclenché par la guerre au Moyen-Orient. Une fois digérés ces éléments, qu'ils ont largement anticipés, les investisseurs porteront leur attention sur Kevin Warsh lui-même. Ce quinquagénaire, qui été l'un des gouverneur de la Fed pendant la crise financière de 2008, arrive à la présidence de la banque centrale avec un bagage atypique et une crédibilité à défendre. Pour être désigné, il a dû convaincre le président Donald Trump qu'il était l'homme de la situation. Or, le chef de l'Etat semble faire peu de cas de l'indépendance de l'institution. Partisan des taux bas pour stimuler l'activité, il a notamment tenté d'évincer Jerome Powell qui a dirigé la Fed pendant huit ans et s'est attiré le respect des marchés et de ses pairs en résistant aux pressions présidentielles. "Plus politique" Kevin Warsh, lui, ne loue guère le bilan de son prédécesseur. Il trouve que la Fed communique trop et qu'elle occupe une place disproportionnée dans l'économie via le volume d'actifs qu'elle détient. En terme de politique monétaire stricto sensu, les investisseurs ne savent pas dans quel camp le placer. Ils essaient "de comprendre s'il est un faucon ou une colombe, ou pire, un faucon déguisé en colombe", résume à l'AFP Steve Sosnick, analyste pour Interactive Brokers. Cet observateur utilise le jargon des banques centrales: les "faucons" sont focalisés sur la lutte contre l'inflation et plus enclins à relever les taux, et les "colombes" davantage promptes à soutenir la croissance via des taux bas. Kevin Warsh a longtemps été considéré comme un "faucon", avant de se montrer plus souple pendant sa campagne pour le poste à la Fed. "Trop tôt" pour souffler "Cela me fait penser qu'il est une figure plus politique par rapport à ceux qui ont présidé la Fed avant lui, (...) que ses vues pourraient changer en fonction de l'environnement politique", remarque Pao-Lin Tien, qui enseigne l'économie à l'université George Washington, dans la capitale américaine. Le mandat de M. Warsh à la tête de la Fed court jusqu'en mai 2030. Donald Trump aura entretemps dû céder sa place à la Maison Blanche. Pao-Lin Tien s'étonne que le président américain fasse "le contraire de ce dont il a besoin pour s'assurer que les taux d'intérêt baissent". Le milliardaire républicain met la pression sur la banque centrale au risque qu'elle se rebiffe (douze personnes en tout votent sur les taux américains). Il a aussi démarré la guerre contre l'Iran qui a propulsé l'inflation au plus haut depuis trois ans. Dans ces conditions, même s'il le voulait, Kevin Warsh serait bien en peine de convaincre ses collègues qu'il est temps d'assouplir la politique monétaire. La donne pourrait changer si la détente entre Washington et Téhéran se confirme. L'espoir d'un déblocage prochain du détroit d'Ormuz fait déjà refluer les cours du pétrole. "Mais il est probablement trop tôt pour dire" si cela peut améliorer la trajectoire de l'inflation aux Etats-Unis, reprend Pao-Lin Tien. "Tant que le détroit (d'Ormuz) n'est pas officiellement rouvert," poursuit l'économiste auprès de l'AFP, "je n'oserai pas dire que le pire est derrière nous."

17.06.2026 à 05:03

FRANCE24
img
Les Bleus, finalistes de la dernière Coupe du Monde, ont idéalement lancé leur quête d'une troisième étoile mardi en battant le Sénégal (3-1). Les envoyés spéciaux de France 24 étaient à la sortie du match, au MetLife Stadium, pour prendre les réactions des supporters des deux pays.
Texte intégral (639 mots)
Les Bleus, finalistes de la dernière Coupe du Monde, ont idéalement lancé leur quête d'une troisième étoile mardi en battant le Sénégal (3-1). Les envoyés spéciaux de France 24 étaient à la sortie du match, au MetLife Stadium, pour prendre les réactions des supporters des deux pays.

17.06.2026 à 04:59

FRANCE24
img
Texte intégral (639 mots)

17.06.2026 à 04:58

Romain HOUEIX
img
L'Argentine a nettement dominé l'Algérie (3-0) lors de son premier match dans la compétition. Pour inaugurer son sixième Mondial, Lionel Messi a marqué un triplé, égalant le record de Miroslav Klose de nombre de buts inscrits en Coupe du monde.
Texte intégral (639 mots)
L'Argentine a nettement dominé l'Algérie (3-0) lors de son premier match dans la compétition. Pour inaugurer son sixième Mondial, Lionel Messi a marqué un triplé, égalant le record de Miroslav Klose de nombre de buts inscrits en Coupe du monde.

17.06.2026 à 04:41

FRANCE24
img
Après son adoption au Sénat mardi, l'Assemblée doit se prononcer lors d'un ultime vote sur cette proposition de loi, soutenue par le gouvernement et portée par la députée Marie-Noëlle Battistel (Parti socialiste). Elle est très attendue: l'hydroélectricité représentait en 2025 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l'éolien et le solaire. Notre bouquet énergétique "figure parmi les plus décarbonés d'Europe" et l'hydroélectricité y "est pour beaucoup", a souligné mardi au Sénat la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon. Or, le texte doit permettre de "tourner la page de quinze années d'impasse", avec une "perspective de plusieurs milliards d'euros d'investissements dans les vallées françaises", a-t-elle ajouté. Ces investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques, liées à deux procédures de la Commission européenne contre la France. La première date de 2015 et porte sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité. La seconde, de 2019, porte sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues. Les barrages sont en effet actuellement exploités sous un régime de concession (plus de 340): les ouvrages appartiennent à l'État et l'exploitation est confiée à un exploitant. Les deux principaux concessionnaires sont EDF et la Compagnie nationale du Rhône. Les contrats les plus anciens arrivant à échéance, les concessions auraient dû être remises en concurrence, mais la France le refuse. "Aucun des groupes à l'Assemblée ne le souhaite, les syndicats ne le veulent pas, les exploitants non plus, les citoyens non plus", a martelé auprès de l'AFP Mme Battistel. De longues discussions ont donc été engagées avec la Commission européenne pour chercher un compromis. Un accord de principe a finalement été trouvé avec Bruxelles, qui acceptera d'abandonner les contentieux à condition que le régime juridique français des barrages soit réformé. C'est tout l'objet du texte. "Point d'équilibre" La proposition de loi, très technique, prévoit de passer d'un régime de concession à celui d'"autorisation". L'État, qui conservera la propriété des ouvrages, devra racheter les concessions et indemniser les exploitants. Charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, pour 70 ans. Mais une mesure divise: une ouverture du marché de l'hydroélectricité, pensée comme une compensation au maintien en place des exploitants historiques, notamment EDF, pour rendre l'accord compatible avec les exigences européennes de concurrence. Le texte prévoit qu'au moins 40% des capacités hydroélectriques du pays soient mises aux enchères à des entreprises autres qu'EDF. "Je m'en serais volontiers passé", concède Mme Battistel. "Mais c'est évidemment le point d'équilibre", qui permettra de lever le litige sur la position dominante d'EDF, a-t-elle expliqué, en jugeant cette solution "acceptable". Le prix de mise aux enchères devra tenir compte des coûts de production, afin de ne pas retrouver "les défauts de l'Arenh nucléaire", a-t-elle ajouté, en référence à un mécanisme qui imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé. Un argument qui n'a pas convaincu le Rassemblement national, qui s'abstiendra. "Ils ont beau dire que ce n'est pas le cas, c'est un quasi Arenh" , a déclaré à l'AFP le député RN Maxime Amblard. Tout en saluant un texte qui "va pouvoir débloquer les investissements", il a fustigé une "privatisation d'une certaine capacité hydroélectrique" pour "satisfaire un dogme concurrentiel qui n'a pas lieu d'être". Les insoumis eux, voteront contre un texte qui "ne permet pas, en réalité, d'empêcher la privatisation des barrages hydroélectriques", a lancé mardi la députée LFI Aurélie Trouvé. Au Sénat, l'Ecologiste Yannick Jadot a émis plusieurs craintes, notamment qu'EDF doive "céder des volumes trop importants à des périodes incompatibles avec la gestion des débits". Mais il a convenu du "besoin impératif de débloquer la situation actuelle", et soutenu le texte. A l'Assemblée, le groupe écologiste s'était abstenu en première lecture.
Texte intégral (692 mots)
Après son adoption au Sénat mardi, l'Assemblée doit se prononcer lors d'un ultime vote sur cette proposition de loi, soutenue par le gouvernement et portée par la députée Marie-Noëlle Battistel (Parti socialiste). Elle est très attendue: l'hydroélectricité représentait en 2025 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, et la première renouvelable, avant l'éolien et le solaire. Notre bouquet énergétique "figure parmi les plus décarbonés d'Europe" et l'hydroélectricité y "est pour beaucoup", a souligné mardi au Sénat la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon. Or, le texte doit permettre de "tourner la page de quinze années d'impasse", avec une "perspective de plusieurs milliards d'euros d'investissements dans les vallées françaises", a-t-elle ajouté. Ces investissements, indispensables pour ces ouvrages parfois vieillissants, sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques, liées à deux procédures de la Commission européenne contre la France. La première date de 2015 et porte sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité. La seconde, de 2019, porte sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues. Les barrages sont en effet actuellement exploités sous un régime de concession (plus de 340): les ouvrages appartiennent à l'État et l'exploitation est confiée à un exploitant. Les deux principaux concessionnaires sont EDF et la Compagnie nationale du Rhône. Les contrats les plus anciens arrivant à échéance, les concessions auraient dû être remises en concurrence, mais la France le refuse. "Aucun des groupes à l'Assemblée ne le souhaite, les syndicats ne le veulent pas, les exploitants non plus, les citoyens non plus", a martelé auprès de l'AFP Mme Battistel. De longues discussions ont donc été engagées avec la Commission européenne pour chercher un compromis. Un accord de principe a finalement été trouvé avec Bruxelles, qui acceptera d'abandonner les contentieux à condition que le régime juridique français des barrages soit réformé. C'est tout l'objet du texte. "Point d'équilibre" La proposition de loi, très technique, prévoit de passer d'un régime de concession à celui d'"autorisation". L'État, qui conservera la propriété des ouvrages, devra racheter les concessions et indemniser les exploitants. Charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, pour 70 ans. Mais une mesure divise: une ouverture du marché de l'hydroélectricité, pensée comme une compensation au maintien en place des exploitants historiques, notamment EDF, pour rendre l'accord compatible avec les exigences européennes de concurrence. Le texte prévoit qu'au moins 40% des capacités hydroélectriques du pays soient mises aux enchères à des entreprises autres qu'EDF. "Je m'en serais volontiers passé", concède Mme Battistel. "Mais c'est évidemment le point d'équilibre", qui permettra de lever le litige sur la position dominante d'EDF, a-t-elle expliqué, en jugeant cette solution "acceptable". Le prix de mise aux enchères devra tenir compte des coûts de production, afin de ne pas retrouver "les défauts de l'Arenh nucléaire", a-t-elle ajouté, en référence à un mécanisme qui imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé. Un argument qui n'a pas convaincu le Rassemblement national, qui s'abstiendra. "Ils ont beau dire que ce n'est pas le cas, c'est un quasi Arenh" , a déclaré à l'AFP le député RN Maxime Amblard. Tout en saluant un texte qui "va pouvoir débloquer les investissements", il a fustigé une "privatisation d'une certaine capacité hydroélectrique" pour "satisfaire un dogme concurrentiel qui n'a pas lieu d'être". Les insoumis eux, voteront contre un texte qui "ne permet pas, en réalité, d'empêcher la privatisation des barrages hydroélectriques", a lancé mardi la députée LFI Aurélie Trouvé. Au Sénat, l'Ecologiste Yannick Jadot a émis plusieurs craintes, notamment qu'EDF doive "céder des volumes trop importants à des périodes incompatibles avec la gestion des débits". Mais il a convenu du "besoin impératif de débloquer la situation actuelle", et soutenu le texte. A l'Assemblée, le groupe écologiste s'était abstenu en première lecture.

17.06.2026 à 04:35

Natalia RUIZ GIRALDO
img
Après leur défaite contre la France pour leur entrée en lice au Mondial 2026, mardi, les Sénégalais ont mis en avant leur bon début de match "contre une très belle équipe". Les Lions de la Teranga se projettent désormais vers la prochaine rencontre, contre la Norvège le 22 juin. France 24 a recueilli leurs impressions.
Texte intégral (692 mots)
Après leur défaite contre la France pour leur entrée en lice au Mondial 2026, mardi, les Sénégalais ont mis en avant leur bon début de match "contre une très belle équipe". Les Lions de la Teranga se projettent désormais vers la prochaine rencontre, contre la Norvège le 22 juin. France 24 a recueilli leurs impressions.

17.06.2026 à 04:27

FRANCE24
img
Le vote sur cette nouvelle génération d'OGM aura lieu à la mi-journée à Strasbourg, avec un ultime bras de fer sur la question des brevets. Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten... Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération. Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas "transgéniques". Le débat sur ces biotechnologies est tendu en Europe, et divise le monde agricole. Cette technique "d'édition" génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'UE, à l'exception du maïs Monsanto 810, cultivé sur de petites surfaces en Espagne et au Portugal. Au Parlement, la rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui "permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites". Le texte est soutenu par des exploitants aux Antilles, pour lutter contre un champignon qui ravage les bananeraies: la cercosporiose noire. Plus largement, l'autorisation des NGT est réclamée par la puissante organisation agricole Copa-Cogeca, comme par les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux Etats-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours. Mais des agriculteurs bio s'y opposent, ainsi que des représentants de petites exploitations. Pas d'étiquetage dans les étals Devant le Parlement européen, la Confédération paysanne, troisième syndicat français, a organisé mardi un rassemblement d'une soixantaine d'agriculteurs contre la loi. Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne (centre) et porte-parole de la Confédération paysanne, voit dans les NGT un "risque majeur" de "privatisation" du vivant et "d'homogénéisation des cultures", soutenus par le "lobby ultra puissant de l'agro-industrie". Son syndicat appelle les eurodéputés à rejeter le texte ou à adopter a minima des mesures sur la traçabilité des semences et contre la concentration des brevets chez les plus grands semenciers. Le socialiste français Christophe Clergeau va tenter de modifier la loi sur ce volet mercredi. "A travers les brevets, il y a un risque de concentration du marché entre quelques grands groupes internationaux et que dans les années qui viennent, ce soit tout le tissu des petits producteurs européens de semences qui disparaisse progressivement", estime-t-il. Hormis sur les brevets, il n'y a guère de suspense quant à l'issue du vote. Les NGT sont largement soutenues dans l'hémicycle, de la droite au centre, qui estime avoir obtenu des garanties sur les techniques autorisées. Le compromis scellé avec les Etats membres assouplit les règles actuelles pour une partie des NGT, dites de catégorie 1 qui, sous réserve d'un nombre limité de mutations, seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles. Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée. L'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT. Plus prudente, l'agence sanitaire française, l'Anses, avait quant à elle préconisé dans un avis de 2024 une évaluation "au cas par cas" des "risques sanitaires et environnementaux" avant toute mise sur le marché. Entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment de l'absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu. Car selon le texte, la présence de NGT de catégorie 1 devra figurer sur les sacs de semences achetés par les agriculteurs, mais pas dans l'étiquetage sur les étals.
Texte intégral (672 mots)
Le vote sur cette nouvelle génération d'OGM aura lieu à la mi-journée à Strasbourg, avec un ultime bras de fer sur la question des brevets. Variétés moins gourmandes en eau ou en pesticides, blé pauvre en gluten... Ces NGT permettent de modifier le génome d'une plante mais sans introduire d'ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération. Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés mais ne sont pas "transgéniques". Le débat sur ces biotechnologies est tendu en Europe, et divise le monde agricole. Cette technique "d'édition" génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'UE, à l'exception du maïs Monsanto 810, cultivé sur de petites surfaces en Espagne et au Portugal. Au Parlement, la rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui "permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique et d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites". Le texte est soutenu par des exploitants aux Antilles, pour lutter contre un champignon qui ravage les bananeraies: la cercosporiose noire. Plus largement, l'autorisation des NGT est réclamée par la puissante organisation agricole Copa-Cogeca, comme par les grands semenciers, au nom de la compétitivité européenne face aux Etats-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours. Mais des agriculteurs bio s'y opposent, ainsi que des représentants de petites exploitations. Pas d'étiquetage dans les étals Devant le Parlement européen, la Confédération paysanne, troisième syndicat français, a organisé mardi un rassemblement d'une soixantaine d'agriculteurs contre la loi. Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne (centre) et porte-parole de la Confédération paysanne, voit dans les NGT un "risque majeur" de "privatisation" du vivant et "d'homogénéisation des cultures", soutenus par le "lobby ultra puissant de l'agro-industrie". Son syndicat appelle les eurodéputés à rejeter le texte ou à adopter a minima des mesures sur la traçabilité des semences et contre la concentration des brevets chez les plus grands semenciers. Le socialiste français Christophe Clergeau va tenter de modifier la loi sur ce volet mercredi. "A travers les brevets, il y a un risque de concentration du marché entre quelques grands groupes internationaux et que dans les années qui viennent, ce soit tout le tissu des petits producteurs européens de semences qui disparaisse progressivement", estime-t-il. Hormis sur les brevets, il n'y a guère de suspense quant à l'issue du vote. Les NGT sont largement soutenues dans l'hémicycle, de la droite au centre, qui estime avoir obtenu des garanties sur les techniques autorisées. Le compromis scellé avec les Etats membres assouplit les règles actuelles pour une partie des NGT, dites de catégorie 1 qui, sous réserve d'un nombre limité de mutations, seront considérées comme équivalentes aux variétés conventionnelles. Les NGT résistantes aux herbicides ou produisant des insecticides ne seront pas autorisées sur le marché, au nom de la durabilité. Et dans l'agriculture biologique, aucune NGT ne sera autorisée. L'autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) s'était montrée favorable à l'approche de Bruxelles visant à autoriser une partie des NGT. Plus prudente, l'agence sanitaire française, l'Anses, avait quant à elle préconisé dans un avis de 2024 une évaluation "au cas par cas" des "risques sanitaires et environnementaux" avant toute mise sur le marché. Entre la phase de test des nouvelles variétés et leur commercialisation, il faudra plusieurs années avant que des aliments produits avec des NGT arrivent dans les assiettes des Européens. Mais des organisations environnementales comme Pollinis s'alarment de l'absence d'étiquetage sur les produits finaux, le moment venu. Car selon le texte, la présence de NGT de catégorie 1 devra figurer sur les sacs de semences achetés par les agriculteurs, mais pas dans l'étiquetage sur les étals.

17.06.2026 à 04:25

FRANCE24
img
La loi prévoit une batterie de mesures pour accélérer les expulsions et limiter les recours quand une demande de protection est refusée. Elle permet aux Etats membres qui le souhaitent d'installer des centres en dehors de l'Europe pour y renvoyer les exilés déboutés. Cette perspective très attendue par plusieurs pays, dont la Grèce, qui espère disposer d'une telle structure - souvent décrite comme un "hub de retour" - dès 2027. Ce nouveau durcissement de la politique migratoire de l'UE a fait l'objet il y a deux semaines d'un accord entre les Vingt-Sept et les eurodéputés. Il doit néanmoins encore franchir l'étape de la validation par un vote en séance plénière au Parlement, prévu à la mi-journée à Strasbourg. Aujourd'hui dans l'Union européenne, environ 20% des décisions d'expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains. Ceux-ci ont fait valoir que la création de centres de retour hors de l'UE (au terme d'accords avec les pays tiers) comportait de graves risques de violation des droits. D'autant que les négociateurs du texte "ont fait retirer l'obligation de mettre sur pied un mécanisme de surveillance des droits fondamentaux dans ces centres", a rappelé l'élue écologiste Melissa Camara. "La maîtrise de leurs frontières" Amnesty International a dénoncé une "extension des mesures punitives et restrictives" risquant de "plonger davantage de personnes dans des situations précaires". "C'est la fin de plusieurs décennies d'impuissance face à l'immigration illégale", a au contraire salué l'eurodéputé français François-Xavier Bellamy (PPE, droite), lors d'un débat au Parlement à la veille du vote. Tablant sur un "large soutien" de l'hémicycle lors de ce vote final, cet élu conservateur s'est dit "fier" de "rendre aux citoyens européens la maîtrise de leurs frontières". Son propos fait écho à ce qu'a exprimé le commissaire européen en charge de l'immigration, Magnus Brunner. Garantir davantage de retours effectifs "c'est ce qu'attendent les citoyens et c'est ce que nous leur offrons", a dit le responsable autrichien. Au centre de l'échiquier, le groupe Renew est divisé sur la question des hubs. Certains élus souhaitent exclure les familles avec enfants de la possibilité de renvoi vers des pays tiers lointains. A l'extrême droite, les Patriotes pour l'Europe se sont félicités de constater à quel point leurs idées pesaient désormais dans le débat. "Notre groupe a été l'aiguillon idéologique de cette négociation", a déclaré Jordan Bardella, chef du Rassemblement national. Ce texte visant à augmenter et faciliter les retours avait été réclamé par une majorité de pays membres quelques mois seulement après l'adoption du Pacte sur la migration et l'asile, une grande réforme - entrée en vigueur vendredi dernier - prévoyant déjà des contrôles de sécurité renforcés. Mardi les partisans dans l'UE d'une ligne dure sur la migration ont marqué un nouveau point. Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires européennes des 27 ont approuvé un texte demandant que le futur budget pluriannuel de l'UE contribue à des "solutions innovantes" sur les retours d'illégaux, une allusion aux "hubs", qui pourraient à terme être soutenus par des fonds européens.
Texte intégral (611 mots)
La loi prévoit une batterie de mesures pour accélérer les expulsions et limiter les recours quand une demande de protection est refusée. Elle permet aux Etats membres qui le souhaitent d'installer des centres en dehors de l'Europe pour y renvoyer les exilés déboutés. Cette perspective très attendue par plusieurs pays, dont la Grèce, qui espère disposer d'une telle structure - souvent décrite comme un "hub de retour" - dès 2027. Ce nouveau durcissement de la politique migratoire de l'UE a fait l'objet il y a deux semaines d'un accord entre les Vingt-Sept et les eurodéputés. Il doit néanmoins encore franchir l'étape de la validation par un vote en séance plénière au Parlement, prévu à la mi-journée à Strasbourg. Aujourd'hui dans l'Union européenne, environ 20% des décisions d'expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains. Ceux-ci ont fait valoir que la création de centres de retour hors de l'UE (au terme d'accords avec les pays tiers) comportait de graves risques de violation des droits. D'autant que les négociateurs du texte "ont fait retirer l'obligation de mettre sur pied un mécanisme de surveillance des droits fondamentaux dans ces centres", a rappelé l'élue écologiste Melissa Camara. "La maîtrise de leurs frontières" Amnesty International a dénoncé une "extension des mesures punitives et restrictives" risquant de "plonger davantage de personnes dans des situations précaires". "C'est la fin de plusieurs décennies d'impuissance face à l'immigration illégale", a au contraire salué l'eurodéputé français François-Xavier Bellamy (PPE, droite), lors d'un débat au Parlement à la veille du vote. Tablant sur un "large soutien" de l'hémicycle lors de ce vote final, cet élu conservateur s'est dit "fier" de "rendre aux citoyens européens la maîtrise de leurs frontières". Son propos fait écho à ce qu'a exprimé le commissaire européen en charge de l'immigration, Magnus Brunner. Garantir davantage de retours effectifs "c'est ce qu'attendent les citoyens et c'est ce que nous leur offrons", a dit le responsable autrichien. Au centre de l'échiquier, le groupe Renew est divisé sur la question des hubs. Certains élus souhaitent exclure les familles avec enfants de la possibilité de renvoi vers des pays tiers lointains. A l'extrême droite, les Patriotes pour l'Europe se sont félicités de constater à quel point leurs idées pesaient désormais dans le débat. "Notre groupe a été l'aiguillon idéologique de cette négociation", a déclaré Jordan Bardella, chef du Rassemblement national. Ce texte visant à augmenter et faciliter les retours avait été réclamé par une majorité de pays membres quelques mois seulement après l'adoption du Pacte sur la migration et l'asile, une grande réforme - entrée en vigueur vendredi dernier - prévoyant déjà des contrôles de sécurité renforcés. Mardi les partisans dans l'UE d'une ligne dure sur la migration ont marqué un nouveau point. Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires européennes des 27 ont approuvé un texte demandant que le futur budget pluriannuel de l'UE contribue à des "solutions innovantes" sur les retours d'illégaux, une allusion aux "hubs", qui pourraient à terme être soutenus par des fonds européens.

17.06.2026 à 04:21

FRANCE24
img
"Un épisode caniculaire se met progressivement en place cette semaine sur le pays" et "déjà mercredi, la chaleur va s'intensifier", indique Christelle Robert, prévisionniste à Météo-France. La majorité des régions françaises doit mercredi être concernée par des températures comprises entre 30°C et 35°C, avec des pointes à 36°C-37°C possibles dans le Sud-Ouest, Centre-Ouest et le Centre-Est. Seules la Bretagne et les zones côtières de la Manche sont pour l'instant épargnées. Dimanche, pour la fête de la musique à l'occasion du solstice d'été, plusieurs régions pourraient connaître "des pointes à 40°C", prévient Christelle Robert. Fin mai, le pays avait été frappé par des températures inédites pour le mois, mais l'épisode ne rentrait pas dans les critères précis des météorologues pour le qualifier de "vague". Le phénomène concerne aussi les voisins de la France. Au Royaume-Uni, l'office météorologique a prévenu que les températures allaient grimper au cours de la semaine, pouvant approcher les 30°C dans le sud-est de l'Angleterre vendredi. En Espagne, le thermomètre devrait tutoyer 40°C lundi, d'après les prévisions de Météo France. "Malheureux ventilateur" En France, la canicule va toucher les épreuves du baccalauréat. Mercredi et jeudi sont les jours d'épreuves de spécialités en terminale. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a souhaité dimanche que plus "aucun examen" ne se déroule les après-midis. "On est dans l'impréparation la plus totale", dénonce François Tessier, professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Vierzon (Cher) et président du Snalc Orléans-Tours. "Les personnels de direction essayent de trouver les salles les plus à l'ombre, dans les bâtiments qui le permettent", mais sinon "on n'a rien ", regrette-t-il, excepté " quelques bouteilles d'eau" et " éventuellement un malheureux ventilateur par salle ". L'enseignant s'inquiète particulièrement pour les jours à venir : "Qu'est-ce qui va se passer lundi, où l'on nous annonce 40 °C (pour le grand oral)? Je suis bien incapable de vous le dire". Les fortes chaleurs peuvent aussi ralentir l'activité économique, par exemple la production d'électricité. EDF envisage ainsi des baisses de production dans deux de ses centrales nucléaires de la région Auvergne/Rhône-Alpes, au Bugey (Ain) et à Saint-Alban (Isère), pour limiter le réchauffement du Rhône. "Phase critique" Dans la nature, les oiseaux ou les petits mammifères peinent à réguler leur température quand la chaleur devient étouffante. Et le printemps, "moment de l'élevage des jeunes", représente "une phase critique", souligne Grégoire Loïs, ornithologue au Museum national d'histoire naturelle. "Un événement d'extrême thermique en septembre n'a pas le même impact qu'au mois de mai ou juin", remarque le scientifique. Critiqué par l'opposition pour son "impréparation" lors du précédent épisode de chaleur, le gouvernement entend montrer sa mobilisation. Plusieurs ministres se sont déplacés au centre de crise sanitaire du ministère de la Santé mardi après-midi. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, doit présenter mercredi un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100. Ce genre d'épisodes est appelé à se multiplier à l'avenir. Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, rappelle que le pays est confronté à "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique".
Texte intégral (597 mots)
"Un épisode caniculaire se met progressivement en place cette semaine sur le pays" et "déjà mercredi, la chaleur va s'intensifier", indique Christelle Robert, prévisionniste à Météo-France. La majorité des régions françaises doit mercredi être concernée par des températures comprises entre 30°C et 35°C, avec des pointes à 36°C-37°C possibles dans le Sud-Ouest, Centre-Ouest et le Centre-Est. Seules la Bretagne et les zones côtières de la Manche sont pour l'instant épargnées. Dimanche, pour la fête de la musique à l'occasion du solstice d'été, plusieurs régions pourraient connaître "des pointes à 40°C", prévient Christelle Robert. Fin mai, le pays avait été frappé par des températures inédites pour le mois, mais l'épisode ne rentrait pas dans les critères précis des météorologues pour le qualifier de "vague". Le phénomène concerne aussi les voisins de la France. Au Royaume-Uni, l'office météorologique a prévenu que les températures allaient grimper au cours de la semaine, pouvant approcher les 30°C dans le sud-est de l'Angleterre vendredi. En Espagne, le thermomètre devrait tutoyer 40°C lundi, d'après les prévisions de Météo France. "Malheureux ventilateur" En France, la canicule va toucher les épreuves du baccalauréat. Mercredi et jeudi sont les jours d'épreuves de spécialités en terminale. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a souhaité dimanche que plus "aucun examen" ne se déroule les après-midis. "On est dans l'impréparation la plus totale", dénonce François Tessier, professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Vierzon (Cher) et président du Snalc Orléans-Tours. "Les personnels de direction essayent de trouver les salles les plus à l'ombre, dans les bâtiments qui le permettent", mais sinon "on n'a rien ", regrette-t-il, excepté " quelques bouteilles d'eau" et " éventuellement un malheureux ventilateur par salle ". L'enseignant s'inquiète particulièrement pour les jours à venir : "Qu'est-ce qui va se passer lundi, où l'on nous annonce 40 °C (pour le grand oral)? Je suis bien incapable de vous le dire". Les fortes chaleurs peuvent aussi ralentir l'activité économique, par exemple la production d'électricité. EDF envisage ainsi des baisses de production dans deux de ses centrales nucléaires de la région Auvergne/Rhône-Alpes, au Bugey (Ain) et à Saint-Alban (Isère), pour limiter le réchauffement du Rhône. "Phase critique" Dans la nature, les oiseaux ou les petits mammifères peinent à réguler leur température quand la chaleur devient étouffante. Et le printemps, "moment de l'élevage des jeunes", représente "une phase critique", souligne Grégoire Loïs, ornithologue au Museum national d'histoire naturelle. "Un événement d'extrême thermique en septembre n'a pas le même impact qu'au mois de mai ou juin", remarque le scientifique. Critiqué par l'opposition pour son "impréparation" lors du précédent épisode de chaleur, le gouvernement entend montrer sa mobilisation. Plusieurs ministres se sont déplacés au centre de crise sanitaire du ministère de la Santé mardi après-midi. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, doit présenter mercredi un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100. Ce genre d'épisodes est appelé à se multiplier à l'avenir. Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France, rappelle que le pays est confronté à "des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, de plus en plus nombreuses et de plus en plus intenses aussi, signe manifeste du changement climatique".

17.06.2026 à 04:21

FRANCE24
img
Plus important événement européen du secteur, régulièrement fréquenté par les grands noms de la tech, il doit notamment accueillir pour sa première journée le milliardaire américain Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et de l'entreprise spatiale Blue Origin. D'autres figures du secteur sont également attendues jusqu'à samedi dans les allées du Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, où quelque 15.000 start-up exposeront leurs produits et services, comme celle du chercheur français spécialisé en IA Yann LeCun, qui a lancé en début d'année une nouvelle société. Les discussions devraient beaucoup tourner autour de la souveraineté technologique et des dépendances numériques de l'Europe, l'un des thèmes du salon cette année. Le sujet, récemment alimenté par la suspension des deux modèles d'IA les plus puissants du poids lourd Anthropic, Fable 5 et Mythos 5, a déjà été évoqué mardi par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. Ce dernier, qui a souligné la volonté du gouvernement français de poursuivre sa "stratégie de souveraineté technologique", a annoncé que le programme France 2030 consacrerait 655 millions d'euros supplémentaires au développement de l'IA. Dans un souci d'indépendance vis-à-vis des technologies américaines, il a également révélé que la DGSI (renseignement intérieur français) devrait abandonner les services de l'entreprise américaine Palantir pour se tourner vers sa concurrente française ChapsVision. La souveraineté comme mot d'ordre Le salon, dont l'Allemagne est cette année le pays invité avec une délégation de 200 start-up, entend faire de cette présence le symbole d'une coopération européenne renforcée. "A une époque de fragmentation mondiale et technologique croissante, ce coup de projecteur souligne l'ambition de l'Europe (...) d'affirmer sa souveraineté et de prendre la tête de l'innovation", ont souligné les organisateurs. Le sujet devrait être aussi incarné mercredi par l'intervention du directeur général du géant néerlandais ASML, Christophe Fouquet. Son groupe, qui produit et vend des machines de pointe pour la fabrication de puces électroniques, occupe une place cruciale dans la chaîne de valeur mondiale et est récemment devenu la plus importante valorisation boursière en Europe. Côté politique, le président français Emmanuel Macron est annoncé jeudi, en compagnie du Premier ministre indien Narendra Modi. Fourmilière où se croisent fondateurs, investisseurs, représentants sectoriels et délégations, l'événement devrait apporter comme chaque année son lot d'annonces de la part des entreprises et des administrations présentes. "Il devrait y avoir des annonces de partenariats, peut-être des levées de fonds, c'est assez classique", a anticipé auprès de l'AFP Jean-Christophe Liaubet, associé au sein du cabinet EY. Pour célébrer cette dixième édition, VivaTech a par ailleurs décidé de pousser les murs: le salon passe de 50.000 à 70.000 mètres carrés et espère dépasser l'affluence record de l'édition précédente, qui avait attiré 180.000 visiteurs. Après un parcours d'exposition organisé dimanche sur les Champs-Elysées, une première depuis la création du salon, VivaTech programme mercredi plusieurs démonstrations de robots sur l'une de ses scènes. Les robots humanoïdes des entreprises chinoises Unitree et Agibot promettent d'émerveiller les spectateurs avec des prouesses en matière de déplacement, tandis que les start-up européennes de robotique comme Genesis, Botiful ou Pal Robotics présenteront elles aussi leurs dernières nouveautés.
Texte intégral (589 mots)
Plus important événement européen du secteur, régulièrement fréquenté par les grands noms de la tech, il doit notamment accueillir pour sa première journée le milliardaire américain Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et de l'entreprise spatiale Blue Origin. D'autres figures du secteur sont également attendues jusqu'à samedi dans les allées du Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, où quelque 15.000 start-up exposeront leurs produits et services, comme celle du chercheur français spécialisé en IA Yann LeCun, qui a lancé en début d'année une nouvelle société. Les discussions devraient beaucoup tourner autour de la souveraineté technologique et des dépendances numériques de l'Europe, l'un des thèmes du salon cette année. Le sujet, récemment alimenté par la suspension des deux modèles d'IA les plus puissants du poids lourd Anthropic, Fable 5 et Mythos 5, a déjà été évoqué mardi par le Premier ministre français, Sébastien Lecornu. Ce dernier, qui a souligné la volonté du gouvernement français de poursuivre sa "stratégie de souveraineté technologique", a annoncé que le programme France 2030 consacrerait 655 millions d'euros supplémentaires au développement de l'IA. Dans un souci d'indépendance vis-à-vis des technologies américaines, il a également révélé que la DGSI (renseignement intérieur français) devrait abandonner les services de l'entreprise américaine Palantir pour se tourner vers sa concurrente française ChapsVision. La souveraineté comme mot d'ordre Le salon, dont l'Allemagne est cette année le pays invité avec une délégation de 200 start-up, entend faire de cette présence le symbole d'une coopération européenne renforcée. "A une époque de fragmentation mondiale et technologique croissante, ce coup de projecteur souligne l'ambition de l'Europe (...) d'affirmer sa souveraineté et de prendre la tête de l'innovation", ont souligné les organisateurs. Le sujet devrait être aussi incarné mercredi par l'intervention du directeur général du géant néerlandais ASML, Christophe Fouquet. Son groupe, qui produit et vend des machines de pointe pour la fabrication de puces électroniques, occupe une place cruciale dans la chaîne de valeur mondiale et est récemment devenu la plus importante valorisation boursière en Europe. Côté politique, le président français Emmanuel Macron est annoncé jeudi, en compagnie du Premier ministre indien Narendra Modi. Fourmilière où se croisent fondateurs, investisseurs, représentants sectoriels et délégations, l'événement devrait apporter comme chaque année son lot d'annonces de la part des entreprises et des administrations présentes. "Il devrait y avoir des annonces de partenariats, peut-être des levées de fonds, c'est assez classique", a anticipé auprès de l'AFP Jean-Christophe Liaubet, associé au sein du cabinet EY. Pour célébrer cette dixième édition, VivaTech a par ailleurs décidé de pousser les murs: le salon passe de 50.000 à 70.000 mètres carrés et espère dépasser l'affluence record de l'édition précédente, qui avait attiré 180.000 visiteurs. Après un parcours d'exposition organisé dimanche sur les Champs-Elysées, une première depuis la création du salon, VivaTech programme mercredi plusieurs démonstrations de robots sur l'une de ses scènes. Les robots humanoïdes des entreprises chinoises Unitree et Agibot promettent d'émerveiller les spectateurs avec des prouesses en matière de déplacement, tandis que les start-up européennes de robotique comme Genesis, Botiful ou Pal Robotics présenteront elles aussi leurs dernières nouveautés.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞