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29.06.2026 à 10:48

Timotée Allouch-Chantepie
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Grande nouveauté de cette Coupe du monde en Amérique du Nord : les pauses fraîcheur obligatoires à chaque match. Cette nouvelle règle, que nombreux estiment financièrement motivée, transforme déjà la pratique du football, pour le bonheur de certains et le malheur des autres.
Grande nouveauté de cette Coupe du monde en Amérique du Nord : les pauses fraîcheur obligatoires à chaque match. Cette nouvelle règle, que nombreux estiment financièrement motivée, transforme déjà la pratique du football, pour le bonheur de certains et le malheur des autres.

29.06.2026 à 10:45

FRANCE24
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Le montant total de ce projet, 1.800 millions de milliards de wons, est l'équivalent des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) nominal en 2025 de la Corée du Sud, 13e économie mondiale. "La vitesse est la seule voie de survie. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l'intelligence artificielle plus rapidement que n'importe quel autre pays", a justifié le président Lee Jae Myung à Séoul lors d'une présentation de cette collaboration public-privé. Un premier projet, d'un montant de 800.000 milliards de wons (455 milliards d'euros) sur une durée non précisée, comprendra quatre usines de semi-conducteurs, dont deux construites par le géant Samsung Electronics et les deux autres par son concurrent SK hynix, et d'autres infrastructures, a déclaré le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan lors du même événement. Un autre projet, d'un montant total de 1.000 millions de milliards de wons (568 milliards d'euros), vise à construire d'ici 2035 de nouveaux centres de données dédiés à l'IA d'une puissance totale de 10 gigawatts (GW), ce qui portera la capacité totale du pays à 18,4 GW, a annoncé le ministre des Sciences, Bae Kyung-hoon. Il s'agit du troisième méga-investissement dans l'IA annoncé en Corée du Sud en moins d'un an, et de loin le plus gigantesque. Il dépasse les 450.000 milliards de wons promis par Samsung et les 125.000 milliards de wons annoncés par Hyundai Motor fin 2025. "Grâce à cela, nous conserverons une position de leader écrasante sur le marché et un avantage technologique décisif dans le secteur des semi-conducteurs de mémoire", a affirmé M. Kim. Ces investissements s'accompagneront d'une stratégie visant à "prendre les devants" sur les marchés des semi-conducteurs à plus forte croissance, a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Parmi ces marchés, le ministère a cité les semi-conducteurs d'IA en périphérie (c'est-à-dire fonctionnant directement dans un appareil ou dans un capteur, sans passer par l'internet ou le cloud), les mémoires de nouvelle génération, plus rapides et économes en énergie, ou encore les semi-conducteurs destinés à la défense. Les usines seront construites dans la région du Honam, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, relativement peu développée. "Les délais d'obtention des permis et de construction seront considérablement réduits afin d'augmenter rapidement les capacités de production", a assuré le ministre. Deuxième pôle industriel coréen Le choix de cette région vise à "établir une deuxième base de production" de semi-conducteurs en Corée du Sud après la région métropolitaine de Séoul, a expliqué le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Selon les analystes, le Honam présente l'avantage de disposer d'abondantes ressources en électricité renouvelable, ce qui permettrait aux entreprises impliquées dans ce plan de tenir leurs engagements en matière d'énergie verte. Mais ces analystes avertissent aussi que le pari de construire ces usines loin des bassins industriels de Séoul et du sud-est, qui se sont développés dans les années 1960 et 1970 au début du "miracle" économique sud-coréen, ne sera pas facile à tenir. La région choisie "ne dispose actuellement d'aucun écosystème de semi-conducteurs", a déclaré à l'AFP Lee Jong-hwan, professeur d'ingénierie des semi-conducteurs à l'université Sangmyung. "Le plus grand défi, c'est que la plupart des travailleurs qualifiés et des fournisseurs restent concentrés dans la région métropolitaine de Séoul", a-t-il noté. Cette annonce intervient alors que la Corée du Sud débat de la manière dont les profits colossaux générés par le boom mondial des semi-conducteurs engendré par le développement de l'IA devraient être redistribués plus largement dans la société. Kim Yong-beom, le secrétaire principal à la politique du président sud-coréen, a pour la première fois évoqué en mai l'idée d'un "dividende national", affirmant que la Corée du Sud était en train de devenir une "économie de monopole technologique" centrée sur les profits des semi-conducteurs. Il a proposé d'utiliser les recettes fiscales excédentaires liées à l'IA pour financer le soutien aux start-up destinées aux jeunes, des programmes de revenu de base pour les communautés rurales et de pêcheurs, ainsi qu'une aide aux artistes. "A l'ère de l'IA, les profits excédentaires sont structurellement voués à se concentrer entre les mains de quelques-uns", a déclaré Kim Jung-nam, professeur à l'Institut supérieur coréen des sciences et technologies, lors d'un récent forum. "Le pays qui concevra avec minutie la manière de répartir la richesse générée par l'IA sera celui qui fixera les normes mondiales en matière d'IA", a-t-il prédit.
Texte intégral (802 mots)
Le montant total de ce projet, 1.800 millions de milliards de wons, est l'équivalent des deux tiers du produit intérieur brut (PIB) nominal en 2025 de la Corée du Sud, 13e économie mondiale. "La vitesse est la seule voie de survie. Nous devons sécuriser les éléments fondamentaux de l'intelligence artificielle plus rapidement que n'importe quel autre pays", a justifié le président Lee Jae Myung à Séoul lors d'une présentation de cette collaboration public-privé. Un premier projet, d'un montant de 800.000 milliards de wons (455 milliards d'euros) sur une durée non précisée, comprendra quatre usines de semi-conducteurs, dont deux construites par le géant Samsung Electronics et les deux autres par son concurrent SK hynix, et d'autres infrastructures, a déclaré le ministre de l'Industrie, Kim Jung-kwan lors du même événement. Un autre projet, d'un montant total de 1.000 millions de milliards de wons (568 milliards d'euros), vise à construire d'ici 2035 de nouveaux centres de données dédiés à l'IA d'une puissance totale de 10 gigawatts (GW), ce qui portera la capacité totale du pays à 18,4 GW, a annoncé le ministre des Sciences, Bae Kyung-hoon. Il s'agit du troisième méga-investissement dans l'IA annoncé en Corée du Sud en moins d'un an, et de loin le plus gigantesque. Il dépasse les 450.000 milliards de wons promis par Samsung et les 125.000 milliards de wons annoncés par Hyundai Motor fin 2025. "Grâce à cela, nous conserverons une position de leader écrasante sur le marché et un avantage technologique décisif dans le secteur des semi-conducteurs de mémoire", a affirmé M. Kim. Ces investissements s'accompagneront d'une stratégie visant à "prendre les devants" sur les marchés des semi-conducteurs à plus forte croissance, a précisé le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Parmi ces marchés, le ministère a cité les semi-conducteurs d'IA en périphérie (c'est-à-dire fonctionnant directement dans un appareil ou dans un capteur, sans passer par l'internet ou le cloud), les mémoires de nouvelle génération, plus rapides et économes en énergie, ou encore les semi-conducteurs destinés à la défense. Les usines seront construites dans la région du Honam, dans le sud-ouest de la Corée du Sud, relativement peu développée. "Les délais d'obtention des permis et de construction seront considérablement réduits afin d'augmenter rapidement les capacités de production", a assuré le ministre. Deuxième pôle industriel coréen Le choix de cette région vise à "établir une deuxième base de production" de semi-conducteurs en Corée du Sud après la région métropolitaine de Séoul, a expliqué le ministère de l'Industrie dans un communiqué. Selon les analystes, le Honam présente l'avantage de disposer d'abondantes ressources en électricité renouvelable, ce qui permettrait aux entreprises impliquées dans ce plan de tenir leurs engagements en matière d'énergie verte. Mais ces analystes avertissent aussi que le pari de construire ces usines loin des bassins industriels de Séoul et du sud-est, qui se sont développés dans les années 1960 et 1970 au début du "miracle" économique sud-coréen, ne sera pas facile à tenir. La région choisie "ne dispose actuellement d'aucun écosystème de semi-conducteurs", a déclaré à l'AFP Lee Jong-hwan, professeur d'ingénierie des semi-conducteurs à l'université Sangmyung. "Le plus grand défi, c'est que la plupart des travailleurs qualifiés et des fournisseurs restent concentrés dans la région métropolitaine de Séoul", a-t-il noté. Cette annonce intervient alors que la Corée du Sud débat de la manière dont les profits colossaux générés par le boom mondial des semi-conducteurs engendré par le développement de l'IA devraient être redistribués plus largement dans la société. Kim Yong-beom, le secrétaire principal à la politique du président sud-coréen, a pour la première fois évoqué en mai l'idée d'un "dividende national", affirmant que la Corée du Sud était en train de devenir une "économie de monopole technologique" centrée sur les profits des semi-conducteurs. Il a proposé d'utiliser les recettes fiscales excédentaires liées à l'IA pour financer le soutien aux start-up destinées aux jeunes, des programmes de revenu de base pour les communautés rurales et de pêcheurs, ainsi qu'une aide aux artistes. "A l'ère de l'IA, les profits excédentaires sont structurellement voués à se concentrer entre les mains de quelques-uns", a déclaré Kim Jung-nam, professeur à l'Institut supérieur coréen des sciences et technologies, lors d'un récent forum. "Le pays qui concevra avec minutie la manière de répartir la richesse générée par l'IA sera celui qui fixera les normes mondiales en matière d'IA", a-t-il prédit.

29.06.2026 à 10:28

Christophe DANSETTE
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Alors que Wimbledon s'ouvre ce lundi, le tournoi est marqué par une fronde des meilleurs joueurs mondiaux. Derrière ce conflit sur les primes se cache un modèle économique unique, qui fait du Grand Chelem londonien le plus riche de la planète… tout en gardant une certaine sobriété.
Texte intégral (802 mots)
Alors que Wimbledon s'ouvre ce lundi, le tournoi est marqué par une fronde des meilleurs joueurs mondiaux. Derrière ce conflit sur les primes se cache un modèle économique unique, qui fait du Grand Chelem londonien le plus riche de la planète… tout en gardant une certaine sobriété.

29.06.2026 à 09:59

FRANCE24
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Le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, a indiqué que "trois cibles situées dans les provinces de Paktia, Paktika et Kunar ont été détruites lors de frappes de précision" dans la nuit de dimanche à lundi, faisant référence à trois provinces de l'est de l'Afghanistan et précisant que ces frappes avaient tué 25 combattants. Il a précisé que l'offensive comprenait également des opérations terrestres dans les régions frontalières et visait le Jamaat-ul-Ahrar, une faction plus radicale, tantôt affiliée tantôt dissidente, des talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), dont les attaques se sont multipliées ces dernières années au Pakistan. M. Tarar a indiqué que ces opérations faisaient suite à une attaque menée samedi soir contre un camp de la force paramilitaire des Rangers pakistanais à Karachi (sud), ainsi qu'à de récents incidents dans les provinces frontalières. Dans un communiqué publié dimanche, les Forces armées pakistanaises ont déclaré que le groupe Jamaat-ul-Ahrar était responsable de cette attaque "lâche" contre un camp des Rangers dans la capitale du Sindh. Le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat, a indiqué que "les attaques menées hier soir ont entraîné le martyre de 36 civils, dont des femmes et des enfants, tandis que 163 autres personnes ont été blessées". "Alors que les habitants s'étaient rassemblés pour mener des opérations de sauvetage, la zone a été bombardée une deuxième fois", a-t-il précisé. Le Pakistan a mené une série de frappes contre l'Afghanistan ces derniers mois, la dernière remontant à début juin. Relations envenimées Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan, ce que les autorités afghanes démentent. Les affrontements sporadiques se sont transformés en guerre ouverte fin février, le Pakistan menant des bombardements aériens y compris sur Kaboul. Au moins 372 civils afghans avaient été tués dans ces violences entre le 1er janvier et le 31 mars, selon un rapport de l'ONU publié mi-mai. Un trêve de quelques jours a été observée en mars lors de la fête de l'Aïd el-Fitr, mais les attaques se sont poursuivies depuis. Selon des responsables afghans, des frappes pakistanaises ont tué 13 personnes en juin. Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont envenimées depuis que les autorités talibanes ont pris le pouvoir pour la deuxième fois, en 2021. Islamabad a déclaré à plusieurs reprises que ses frappes en Afghanistan visaient ces combattants et qu'il ne prenait pas délibérément pour cible des civils. Les efforts de médiation menés par plusieurs pays, dont la Chine, n'ont pas permis de parvenir à une solution durable entre les deux pays voisins, et la frontière est en grande partie fermée depuis la recrudescence des violences en octobre, gelant de facto les échanges commerciaux. burs-ash/rsc/ceg/vgu/pcl
Texte intégral (503 mots)
Le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, a indiqué que "trois cibles situées dans les provinces de Paktia, Paktika et Kunar ont été détruites lors de frappes de précision" dans la nuit de dimanche à lundi, faisant référence à trois provinces de l'est de l'Afghanistan et précisant que ces frappes avaient tué 25 combattants. Il a précisé que l'offensive comprenait également des opérations terrestres dans les régions frontalières et visait le Jamaat-ul-Ahrar, une faction plus radicale, tantôt affiliée tantôt dissidente, des talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), dont les attaques se sont multipliées ces dernières années au Pakistan. M. Tarar a indiqué que ces opérations faisaient suite à une attaque menée samedi soir contre un camp de la force paramilitaire des Rangers pakistanais à Karachi (sud), ainsi qu'à de récents incidents dans les provinces frontalières. Dans un communiqué publié dimanche, les Forces armées pakistanaises ont déclaré que le groupe Jamaat-ul-Ahrar était responsable de cette attaque "lâche" contre un camp des Rangers dans la capitale du Sindh. Le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat, a indiqué que "les attaques menées hier soir ont entraîné le martyre de 36 civils, dont des femmes et des enfants, tandis que 163 autres personnes ont été blessées". "Alors que les habitants s'étaient rassemblés pour mener des opérations de sauvetage, la zone a été bombardée une deuxième fois", a-t-il précisé. Le Pakistan a mené une série de frappes contre l'Afghanistan ces derniers mois, la dernière remontant à début juin. Relations envenimées Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan, ce que les autorités afghanes démentent. Les affrontements sporadiques se sont transformés en guerre ouverte fin février, le Pakistan menant des bombardements aériens y compris sur Kaboul. Au moins 372 civils afghans avaient été tués dans ces violences entre le 1er janvier et le 31 mars, selon un rapport de l'ONU publié mi-mai. Un trêve de quelques jours a été observée en mars lors de la fête de l'Aïd el-Fitr, mais les attaques se sont poursuivies depuis. Selon des responsables afghans, des frappes pakistanaises ont tué 13 personnes en juin. Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont envenimées depuis que les autorités talibanes ont pris le pouvoir pour la deuxième fois, en 2021. Islamabad a déclaré à plusieurs reprises que ses frappes en Afghanistan visaient ces combattants et qu'il ne prenait pas délibérément pour cible des civils. Les efforts de médiation menés par plusieurs pays, dont la Chine, n'ont pas permis de parvenir à une solution durable entre les deux pays voisins, et la frontière est en grande partie fermée depuis la recrudescence des violences en octobre, gelant de facto les échanges commerciaux. burs-ash/rsc/ceg/vgu/pcl

29.06.2026 à 09:55

FRANCE24
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Vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,09% à 8.377,21 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait reculé de 0,55% à 3.834,87 points. Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont échangé des frappes ces derniers jours en s'accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz au coeur des tensions. Avant d'annoncer, dimanche, un accord pour cesser les hostilités. "Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP un responsable américain. Les marchés pétroliers ont peu réagi à ces évènements, ce qui aide les Bourses à tempérer leur inquiétudes. Avec le départ de certains navires bloqués dans le détroit d'Ormuz ces derniers jours, à la faveur de l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, "certains marchés se sont retrouvés en situation d'excès d'offre" justifie Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Cela "permet aux investisseurs, dans ces conditions, de réagir de manière modéré", explique-t-elle. Autre point d'attention des marchés: le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi, 20H00 par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, y est attendu. Son "discours sera particulièrement suivi, chaque mot, chaque mimique sera scrutée pour avoir des indices concernant la suite de la politique monétaire de la Fed", sur fond de hausse de l'inflation aux Etats-Unis, ajoute Ipek Ozkardeskaya. Dans ce contexte, le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans atteignait 3,63%, au même niveau que la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 2,85%, stable également. Soitec signe avec une fonderie chinoise Le spécialiste français des semi-conducteurs Soitec a annoncé lundi un partenariat avec la fonderie chinoise ZeSemi, pour "permettre la production à haut volume" de composants électroniques de puissance afin d'"alimenter les centres de données d'IA", notamment. Son titre prenait 8,79% à 124,40 euros. Ipsen acquiert Kartos Therapeutics Le troisième laboratoire pharmaceutique français, Ipsen (+1,54% à 164,90 euros), a annoncé lundi l'acquisition de la société de biotechnologie américaine Kartos Therapeutics, moyennant un paiement initial de 450 millions de dollars, afin de renforcer son portefeuille en oncologie.
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Vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,09% à 8.377,21 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait reculé de 0,55% à 3.834,87 points. Malgré le protocole d'accord signé le 17 juin, les Etats-Unis et l'Iran ont échangé des frappes ces derniers jours en s'accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle du stratégique détroit d'Ormuz au coeur des tensions. Avant d'annoncer, dimanche, un accord pour cesser les hostilités. "Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP un responsable américain. Les marchés pétroliers ont peu réagi à ces évènements, ce qui aide les Bourses à tempérer leur inquiétudes. Avec le départ de certains navires bloqués dans le détroit d'Ormuz ces derniers jours, à la faveur de l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, "certains marchés se sont retrouvés en situation d'excès d'offre" justifie Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Cela "permet aux investisseurs, dans ces conditions, de réagir de manière modéré", explique-t-elle. Autre point d'attention des marchés: le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi, 20H00 par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal. Le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, y est attendu. Son "discours sera particulièrement suivi, chaque mot, chaque mimique sera scrutée pour avoir des indices concernant la suite de la politique monétaire de la Fed", sur fond de hausse de l'inflation aux Etats-Unis, ajoute Ipek Ozkardeskaya. Dans ce contexte, le taux d'intérêt de la dette française à échéance dix ans atteignait 3,63%, au même niveau que la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 2,85%, stable également. Soitec signe avec une fonderie chinoise Le spécialiste français des semi-conducteurs Soitec a annoncé lundi un partenariat avec la fonderie chinoise ZeSemi, pour "permettre la production à haut volume" de composants électroniques de puissance afin d'"alimenter les centres de données d'IA", notamment. Son titre prenait 8,79% à 124,40 euros. Ipsen acquiert Kartos Therapeutics Le troisième laboratoire pharmaceutique français, Ipsen (+1,54% à 164,90 euros), a annoncé lundi l'acquisition de la société de biotechnologie américaine Kartos Therapeutics, moyennant un paiement initial de 450 millions de dollars, afin de renforcer son portefeuille en oncologie.

29.06.2026 à 09:25

FRANCE24
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D'une durée d'un ou deux mois, le nouveau congé peut être pris par chaque parent, simultanément ou en alternance, après les congés maternité (16 semaines, dont 10 post-accouchement) et paternité (quatre semaines). Sont éligibles: les parents d'un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026. Annoncé en janvier 2024 par le président de la République, Emmanuel Macron, en vue d'un "réarmement démographique", le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité, en déclin marqué en France depuis plusieurs années. Pour Angela, 30 ans, le timing est "magnifique": son congé maternité se termine fin juin, alors elle enchaîne avec deux mois de congé de naissance. "Mon fils est si petit, l'idée de le confier à deux mois et demi me donnait la nausée", confie-t-elle à l'AFP. Cette coiffeuse de Rennes se réjouit de pouvoir "être là pour les premiers areuh, la première dent", malgré la perte de salaire. Son mari, inquiet pour leurs finances, ne prendra qu'un mois de congé de naissance. Car le nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70% du salaire net le premier mois, 60% le second. Organisation complexe "Ce n'est pas énorme, mais c'est mieux que le congé parental", indemnisé autour de 450 euros mensuels, commente auprès de l'AFP Célia, 26 ans, qui a accueilli son deuxième enfant en février. Son médecin lui a accordé un congé pathologique post-naissance ainsi qu'un arrêt maladie pour éviter de travailler un mois avant de prendre le congé de naissance, dont l'entrée en vigueur effective a été prévue au 1er juillet. "C'était compliqué et stressant de s'organiser", confie cette caissière qui vit en Occitanie. De même, Marie-Anne, 37 ans, infirmière dans un hôpital en Bretagne, a l'impression que les premiers à bénéficier du nouveau droit "essuient les plâtres", avec un décret précisant les règles publié tardivement (le 31 mai). Pour elle, cela a été synonyme d'incertitude, de stress et de multiples échanges avec sa direction. Au final, après son congé maternité, elle a posé "des récups et des congés" pour bénéficier début juillet du congé de naissance: "une chance" pour "récupérer physiquement et mentalement" de l'arrivée de son bébé et pour le voir grandir. Marie, cadre dans la logistique de 30 ans, n'a pas pu en profiter, alors qu'elle était éligible: son congé maternité terminant bien avant juillet, elle a pris un congé parental à temps plein. Elle souhaite le continuer à temps partiel lors de son retour au travail en septembre, or il n'est pas possible de le scinder pour prendre le congé de naissance. "C'est frustrant pour moi, mais c'est super pour les futurs parents", conçoit-elle. Plus d'égalité Le gouvernement a prévu des "mesures transitoires spécifiques" pour faciliter l'organisation des parents d'enfants nés en début d'année. Il leur a notamment accordé un délai plus long pour pouvoir démarrer le congé. En outre, il les autorise "exceptionnellement" à cumuler leur indemnité de congé avec le complément du libre choix du mode de garde (CMG), aide financière versée aux familles qui emploient une assistante maternelle. Rémy, 42 ans, et sa compagne vont maintenir le contrat avec leur nounou, qui garde leur second fils depuis mars. Mais pour ce consultant francilien, prendre un mois de congé de naissance était une "décision évidente": "Je ne voulais pas rater ce moment, j'ai envie de profiter de mes garçons", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Plutôt que de prendre le deuxième mois proposé, il enchaînera en août avec trois semaines de congés, ce qui évitera une perte de salaire. Avec cette mesure, le gouvernement souhaite faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale et "renforcer l'implication des deux parents dans l'accueil de l'enfant". Mais les associations féministes se disent "déçues" de cette réforme "minimaliste", qui ne favorisera pas, selon elles, l'égalité entre les sexes. "Vu le montant de l'indemnisation, dans les couples, ce sera la personne au plus faible revenu qui prendra le congé, donc la femme", pointe notamment auprès de l'AFP Nahilé de Nous Toutes.
Texte intégral (720 mots)
D'une durée d'un ou deux mois, le nouveau congé peut être pris par chaque parent, simultanément ou en alternance, après les congés maternité (16 semaines, dont 10 post-accouchement) et paternité (quatre semaines). Sont éligibles: les parents d'un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026. Annoncé en janvier 2024 par le président de la République, Emmanuel Macron, en vue d'un "réarmement démographique", le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité, en déclin marqué en France depuis plusieurs années. Pour Angela, 30 ans, le timing est "magnifique": son congé maternité se termine fin juin, alors elle enchaîne avec deux mois de congé de naissance. "Mon fils est si petit, l'idée de le confier à deux mois et demi me donnait la nausée", confie-t-elle à l'AFP. Cette coiffeuse de Rennes se réjouit de pouvoir "être là pour les premiers areuh, la première dent", malgré la perte de salaire. Son mari, inquiet pour leurs finances, ne prendra qu'un mois de congé de naissance. Car le nouveau droit est rémunéré à hauteur de 70% du salaire net le premier mois, 60% le second. Organisation complexe "Ce n'est pas énorme, mais c'est mieux que le congé parental", indemnisé autour de 450 euros mensuels, commente auprès de l'AFP Célia, 26 ans, qui a accueilli son deuxième enfant en février. Son médecin lui a accordé un congé pathologique post-naissance ainsi qu'un arrêt maladie pour éviter de travailler un mois avant de prendre le congé de naissance, dont l'entrée en vigueur effective a été prévue au 1er juillet. "C'était compliqué et stressant de s'organiser", confie cette caissière qui vit en Occitanie. De même, Marie-Anne, 37 ans, infirmière dans un hôpital en Bretagne, a l'impression que les premiers à bénéficier du nouveau droit "essuient les plâtres", avec un décret précisant les règles publié tardivement (le 31 mai). Pour elle, cela a été synonyme d'incertitude, de stress et de multiples échanges avec sa direction. Au final, après son congé maternité, elle a posé "des récups et des congés" pour bénéficier début juillet du congé de naissance: "une chance" pour "récupérer physiquement et mentalement" de l'arrivée de son bébé et pour le voir grandir. Marie, cadre dans la logistique de 30 ans, n'a pas pu en profiter, alors qu'elle était éligible: son congé maternité terminant bien avant juillet, elle a pris un congé parental à temps plein. Elle souhaite le continuer à temps partiel lors de son retour au travail en septembre, or il n'est pas possible de le scinder pour prendre le congé de naissance. "C'est frustrant pour moi, mais c'est super pour les futurs parents", conçoit-elle. Plus d'égalité Le gouvernement a prévu des "mesures transitoires spécifiques" pour faciliter l'organisation des parents d'enfants nés en début d'année. Il leur a notamment accordé un délai plus long pour pouvoir démarrer le congé. En outre, il les autorise "exceptionnellement" à cumuler leur indemnité de congé avec le complément du libre choix du mode de garde (CMG), aide financière versée aux familles qui emploient une assistante maternelle. Rémy, 42 ans, et sa compagne vont maintenir le contrat avec leur nounou, qui garde leur second fils depuis mars. Mais pour ce consultant francilien, prendre un mois de congé de naissance était une "décision évidente": "Je ne voulais pas rater ce moment, j'ai envie de profiter de mes garçons", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Plutôt que de prendre le deuxième mois proposé, il enchaînera en août avec trois semaines de congés, ce qui évitera une perte de salaire. Avec cette mesure, le gouvernement souhaite faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale et "renforcer l'implication des deux parents dans l'accueil de l'enfant". Mais les associations féministes se disent "déçues" de cette réforme "minimaliste", qui ne favorisera pas, selon elles, l'égalité entre les sexes. "Vu le montant de l'indemnisation, dans les couples, ce sera la personne au plus faible revenu qui prendra le congé, donc la femme", pointe notamment auprès de l'AFP Nahilé de Nous Toutes.

29.06.2026 à 09:06

L'Equipe TV
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Le Canada a décroché une qualification historique pour les 8es de finale de la Coupe du monde en battant l'Afrique du Sud (1-0) à Los Angeles. Le capitaine Stephen Eustaquio a inscrit l'unique but de la rencontre dans le temps additionnel. Les Canucks affronteront le 4 juillet à Houston le vainqueur du match qui opposera lundi les Pays-Bas au Maroc.
Texte intégral (720 mots)
Le Canada a décroché une qualification historique pour les 8es de finale de la Coupe du monde en battant l'Afrique du Sud (1-0) à Los Angeles. Le capitaine Stephen Eustaquio a inscrit l'unique but de la rencontre dans le temps additionnel. Les Canucks affronteront le 4 juillet à Houston le vainqueur du match qui opposera lundi les Pays-Bas au Maroc.

29.06.2026 à 08:39

FRANCE24
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"Un an que Christophe Gleizes est injustement détenu", a déclaré lundi dans un communiqué Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, collaborateur des médias So Foot et Society. Le Mondial de foot "se joue avec une chaise vide à son nom dans la tribune de presse, son accréditation officielle rappelle que sa place est dans les stades, parmi les journalistes qui couvrent l'événement, et non dans une cellule", a ajouté M. Bruttin. A la veille de l'ouverture du Mondial, Gianni Infantino, le président de la Fifa, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait dit espérer qu'il obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi (11 juin-19 juillet). Son frère a été lui rendre visite dimanche à la prison de Kolea, ont expliqué ses parents, Sylvie et Francis Godard lundi sur RTL. "Les conditions pénitentiaires sont très bonnes", a dit sa mère. "Au point de vue santé, il va bien mais l'enfermement commence vraiment à lui peser : il est coupé du monde, de l'actualité", a-t-elle ajouté. Christophe Gleizes, 37 ans, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) et placé sous contrôle judiciaire. Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle. La justice algérienne a également rejeté en mai un recours déposé par le parquet, clôturant la procédure judiciaire. "Nous saluons les récentes évolutions judiciaires en Algérie", ont écrit ses parents dans le communiqué, appelant à ce que "ces avancées" "débouchent rapidement sur une grâce présidentielle". "Nous continuons d'attendre, avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous", ajoutent-ils, évoquant la grand-mère du journaliste, âgée de 102 ans, qui "a dans une vidéo réitéré, en ce triste anniversaire, son appel à revoir son petit-fils".
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"Un an que Christophe Gleizes est injustement détenu", a déclaré lundi dans un communiqué Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, collaborateur des médias So Foot et Society. Le Mondial de foot "se joue avec une chaise vide à son nom dans la tribune de presse, son accréditation officielle rappelle que sa place est dans les stades, parmi les journalistes qui couvrent l'événement, et non dans une cellule", a ajouté M. Bruttin. A la veille de l'ouverture du Mondial, Gianni Infantino, le président de la Fifa, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait dit espérer qu'il obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi (11 juin-19 juillet). Son frère a été lui rendre visite dimanche à la prison de Kolea, ont expliqué ses parents, Sylvie et Francis Godard lundi sur RTL. "Les conditions pénitentiaires sont très bonnes", a dit sa mère. "Au point de vue santé, il va bien mais l'enfermement commence vraiment à lui peser : il est coupé du monde, de l'actualité", a-t-elle ajouté. Christophe Gleizes, 37 ans, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) et placé sous contrôle judiciaire. Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle. La justice algérienne a également rejeté en mai un recours déposé par le parquet, clôturant la procédure judiciaire. "Nous saluons les récentes évolutions judiciaires en Algérie", ont écrit ses parents dans le communiqué, appelant à ce que "ces avancées" "débouchent rapidement sur une grâce présidentielle". "Nous continuons d'attendre, avec espoir et dignité, le retour de Christophe parmi nous", ajoutent-ils, évoquant la grand-mère du journaliste, âgée de 102 ans, qui "a dans une vidéo réitéré, en ce triste anniversaire, son appel à revoir son petit-fils".

29.06.2026 à 08:35

FRANCE24
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"L'enjeu est considérable, et très largement sous-estimé", écrivent les auteurs du rapport, selon qui "la préservation du puits de carbone est aussi importante que la réduction des émissions". Les puits de carbone, qui absorbent et stockent le carbone de l'atmosphère, doivent permettre de compenser les émissions de CO2 incompressibles que les efforts de sobriété et les progrès technologiques n'auront pas permis d'éliminer à l'horizon 2050. Parmi ces puits de carbone, les forêts sont le "premier contributeur", explique Canopée. Mais selon le Citepa, l'organisme de référence chargé du suivi des émissions, la quantité de carbone absorbée par les forêts françaises a baissé de plus de moitié depuis le début des années 2000. Une chute qui s'explique par trois facteurs: la hausse de la mortalité des arbres, leur croissance plus lente et l'augmentation des "prélèvements" (coupes), explique Canopée. Or, pour les auteurs du rapport, "la chute du puits de carbone forestier" est "pour une part significative, le résultat de choix politiques identifiables et réversibles". Avec la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), l'exécutif "va précipiter la chute du puits de carbone", alerte Canopée. Ce document, régulièrement amendé par le gouvernement, vise à permettre à la France d'atteindre en 2050 un équilibre entre émissions de carbone et absorption du carbone de l'atmosphère, définition de la neutralité carbone. L'ONG reproche à la dernière version de la SNBC, soumise à consultation publique, de prévoir "une augmentation de la récolte en forêt" de plus de 13% d'ici à 2030, qui va "dégrader le puits de carbone" de 11 millions de tonnes équivalent CO2 par an, selon ses calculs. Cette augmentation des prélèvements est nourrie par la demande en bois pour des usages énergétiques, mais aussi par l'utilisation du bois comme d'une ressource censée participer à la baisse des émissions. Ce faisant, le gouvernement "sacrifie" les puits de carbone au profit de la baisse des émissions, ce qui constitue un jeu à somme nulle, déplore Canopée, mentionnant notamment les biocarburants à base de bois pour l'aviation. L'association appelle à diminuer les prélèvements en bois et à "geler le développement des projets industriels augmentant la pression" sur les forêts.
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"L'enjeu est considérable, et très largement sous-estimé", écrivent les auteurs du rapport, selon qui "la préservation du puits de carbone est aussi importante que la réduction des émissions". Les puits de carbone, qui absorbent et stockent le carbone de l'atmosphère, doivent permettre de compenser les émissions de CO2 incompressibles que les efforts de sobriété et les progrès technologiques n'auront pas permis d'éliminer à l'horizon 2050. Parmi ces puits de carbone, les forêts sont le "premier contributeur", explique Canopée. Mais selon le Citepa, l'organisme de référence chargé du suivi des émissions, la quantité de carbone absorbée par les forêts françaises a baissé de plus de moitié depuis le début des années 2000. Une chute qui s'explique par trois facteurs: la hausse de la mortalité des arbres, leur croissance plus lente et l'augmentation des "prélèvements" (coupes), explique Canopée. Or, pour les auteurs du rapport, "la chute du puits de carbone forestier" est "pour une part significative, le résultat de choix politiques identifiables et réversibles". Avec la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), l'exécutif "va précipiter la chute du puits de carbone", alerte Canopée. Ce document, régulièrement amendé par le gouvernement, vise à permettre à la France d'atteindre en 2050 un équilibre entre émissions de carbone et absorption du carbone de l'atmosphère, définition de la neutralité carbone. L'ONG reproche à la dernière version de la SNBC, soumise à consultation publique, de prévoir "une augmentation de la récolte en forêt" de plus de 13% d'ici à 2030, qui va "dégrader le puits de carbone" de 11 millions de tonnes équivalent CO2 par an, selon ses calculs. Cette augmentation des prélèvements est nourrie par la demande en bois pour des usages énergétiques, mais aussi par l'utilisation du bois comme d'une ressource censée participer à la baisse des émissions. Ce faisant, le gouvernement "sacrifie" les puits de carbone au profit de la baisse des émissions, ce qui constitue un jeu à somme nulle, déplore Canopée, mentionnant notamment les biocarburants à base de bois pour l'aviation. L'association appelle à diminuer les prélèvements en bois et à "geler le développement des projets industriels augmentant la pression" sur les forêts.

29.06.2026 à 08:25

FRANCE 24
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Alors que la pression politique s'est accentuée ce week-end sur le gouvernement, accusé d'"incompétence" et d'"inaction" face à la canicule, l'exécutif, qui se défend de toute impréparation, convoque lundi une cellule interministérielle de crise. Une nouvelle vague de chaleur se profile courant juillet, prévient Météo-France.
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Alors que la pression politique s'est accentuée ce week-end sur le gouvernement, accusé d'"incompétence" et d'"inaction" face à la canicule, l'exécutif, qui se défend de toute impréparation, convoque lundi une cellule interministérielle de crise. Une nouvelle vague de chaleur se profile courant juillet, prévient Météo-France.

29.06.2026 à 08:17

FRANCE24
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Une répression dont Nelly Ngabima, alias Princesse de Souba sur Tiktok où elle dénombre environ 250.000 abonnés, a été l'une des premières à faire les frais. La militante, qui ne mâche pas ses mots envers l'élite gabonaise, a expliqué à l'AFP avoir reçu des menaces de l'entourage du président, si bien que la France lui a accordé le statut de réfugié en 2024. Une proche collaboratrice de M. Oligui Nguema a notamment menacé son père dans un message vocal que l'AFP a pu consulter. "M. Oligui ne veut pas entendre parler les activistes ni les opposants. Il ne veut pas en avoir", estime-t-elle. En novembre 2025, plusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux ont été suspendus après la diffusion d'une vidéo sur la famille Bongo, dont Sylvia et Noureddin Bongo qui allèguent avoir été torturé par les hommes du nouveau président. Quelques jours plus tard, la page Facebook du parti de l'ancien Premier ministre et principal opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze disparaissait à son tour, avant d'être rétablie fin mai, six mois plus tard. "Revirement répressif" En août 2023, le coup d'Etat par lequel M.Oligui Nguema avait mis fin à plus de 55 ans de dynastie Bongo avait provoqué des scènes de liesse dans les rues de Libreville, la capitale. De nombreux Gabonais, las de la gabegie de leurs élites, voulaient croire en un changement dans ce pays d'Afrique centrale de près de 2 millions d'habitants, riche en hydrocarbures et en minerais, mais dont la majorité de la population demeure pauvre. Dans un discours quelques jours plus tard, le général Oligui Nguema, à la tête d'une transition militaire, promettait des institutions "plus démocratiques". Fort d'une grande popularité, il a remporté l'élection présidentielle d'avril 2025 avec près de 95% des voix. Et la presse a indéniablement gagné en liberté ces dernières années, le Gabon progressant entre 2020 et 2025 de la 121ème place à la 41ème place au classement de la liberté de la presse de l'ONG Reporters sans frontières (RSF). Mais cette ouverture a été de courte durée, au vu des derniers développements: arrestations de journalistes et de syndicalistes, menaces sur des influenceurs, suspension des réseaux sociaux... "Pendant la transition, le président Oligui préparait une élection: il fallait donc se montrer sous son meilleur jour", observe Jean-Valentin Leyama, ancien député d'opposition sous Omar Bongo puis pendant la transition, interrogé par l’AFP. "Une fois qu'il a été élu, on a tous été étonnés de ce revirement répressif", poursuit-il. Dernier fait en date: l'emprisonnement de M.Bilie-By-Nze mi-avril, dans une affaire liée à une dette contractée en 2008 dans le cadre d'une fonction officielle. Pour son avocat, Thierry Nguia, "cette histoire n'est qu'un prétexte pour enfermer un opposant politique et obtenir son inéligibilité" en vue de la présidentielle de 2032. "Que chaque Gabonais comprenne que ce qui arrive à M. Bilie-By-Nze peut nous arriver à tous", estime de son côté Théophile Makita Niembo, vice-président d'Ensemble pour le Gabon, le parti de M. Bilie-By-Nze. Dans un entretien télévisé début juin, M. Oligui Nguema a néanmoins rejeté toute intervention de l'exécutif dans ce dossier et défendu l'indépendance de la justice. Contradiction Rares sont ceux qui s'aventurent désormais à exprimer leur opinion publiquement. Dans une vidéo virale devenue un symbole de ce climat répressif, un homme à qui l'on demande son opinion sur une grève d'enseignants refuse de répondre, affirmant craindre des représailles. Certains estiment aujourd'hui que la parole était plus libre sous l'ère Bongo. "Il n'y a plus de liberté d'expression", estime un journaliste interrogé par l'AFP sous couvert d'anonymat. Trois journalistes, figures de la presse indépendante en ligne, ont été tour à tour arrêtés et détenus pendant plusieurs jours en août, octobre et janvier, après avoir publié des contenus défavorables au pouvoir. "Quand les journalistes décrivent les choses telles qu'elles sont, ils courent le risque d'être arrêtés à tout moment", poursuit le journaliste. Sollicitée par l'AFP, la présidence gabonaise n'a pas donné suite. En pleine grève des enseignants fin janvier - que le gouvernement cherchait à étouffer - deux syndicalistes sont arrêtés et détenus pendant une semaine après être apparus dans des vidéos largement relayées sur TikTok. Un mois plus tard, les autorités suspendaient les réseaux sociaux - Facebook, Whatsapp, Instagram et TikTok - dans le pays, au motif qu'ils seraient susceptibles d'"engendrer des conflits sociaux" et de "déstabiliser les institutions". La suspension, toujours en vigueur plus de quatre mois plus tard, est largement contournée via l'usage de VPN. Le gouvernement a ensuite adopté une réforme visant à interdire l'anonymat en ligne, obligeant tout Gabonais à être clairement identifiable sur les réseaux sociaux. Pour Jean-Valentin Leyama, "le président Oligui n'aime pas la contradiction". Selon lui, le pouvoir gabonais cherche à travers ces mesures et ces arrestations à "neutraliser les voix critiques". Un climat répressif qui illustre le fossé entre les promesses de la transition et la pratique du pouvoir de M. Oligui Nguema, à six ans de la prochaine élection présidentielle.
Texte intégral (882 mots)
Une répression dont Nelly Ngabima, alias Princesse de Souba sur Tiktok où elle dénombre environ 250.000 abonnés, a été l'une des premières à faire les frais. La militante, qui ne mâche pas ses mots envers l'élite gabonaise, a expliqué à l'AFP avoir reçu des menaces de l'entourage du président, si bien que la France lui a accordé le statut de réfugié en 2024. Une proche collaboratrice de M. Oligui Nguema a notamment menacé son père dans un message vocal que l'AFP a pu consulter. "M. Oligui ne veut pas entendre parler les activistes ni les opposants. Il ne veut pas en avoir", estime-t-elle. En novembre 2025, plusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux ont été suspendus après la diffusion d'une vidéo sur la famille Bongo, dont Sylvia et Noureddin Bongo qui allèguent avoir été torturé par les hommes du nouveau président. Quelques jours plus tard, la page Facebook du parti de l'ancien Premier ministre et principal opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze disparaissait à son tour, avant d'être rétablie fin mai, six mois plus tard. "Revirement répressif" En août 2023, le coup d'Etat par lequel M.Oligui Nguema avait mis fin à plus de 55 ans de dynastie Bongo avait provoqué des scènes de liesse dans les rues de Libreville, la capitale. De nombreux Gabonais, las de la gabegie de leurs élites, voulaient croire en un changement dans ce pays d'Afrique centrale de près de 2 millions d'habitants, riche en hydrocarbures et en minerais, mais dont la majorité de la population demeure pauvre. Dans un discours quelques jours plus tard, le général Oligui Nguema, à la tête d'une transition militaire, promettait des institutions "plus démocratiques". Fort d'une grande popularité, il a remporté l'élection présidentielle d'avril 2025 avec près de 95% des voix. Et la presse a indéniablement gagné en liberté ces dernières années, le Gabon progressant entre 2020 et 2025 de la 121ème place à la 41ème place au classement de la liberté de la presse de l'ONG Reporters sans frontières (RSF). Mais cette ouverture a été de courte durée, au vu des derniers développements: arrestations de journalistes et de syndicalistes, menaces sur des influenceurs, suspension des réseaux sociaux... "Pendant la transition, le président Oligui préparait une élection: il fallait donc se montrer sous son meilleur jour", observe Jean-Valentin Leyama, ancien député d'opposition sous Omar Bongo puis pendant la transition, interrogé par l’AFP. "Une fois qu'il a été élu, on a tous été étonnés de ce revirement répressif", poursuit-il. Dernier fait en date: l'emprisonnement de M.Bilie-By-Nze mi-avril, dans une affaire liée à une dette contractée en 2008 dans le cadre d'une fonction officielle. Pour son avocat, Thierry Nguia, "cette histoire n'est qu'un prétexte pour enfermer un opposant politique et obtenir son inéligibilité" en vue de la présidentielle de 2032. "Que chaque Gabonais comprenne que ce qui arrive à M. Bilie-By-Nze peut nous arriver à tous", estime de son côté Théophile Makita Niembo, vice-président d'Ensemble pour le Gabon, le parti de M. Bilie-By-Nze. Dans un entretien télévisé début juin, M. Oligui Nguema a néanmoins rejeté toute intervention de l'exécutif dans ce dossier et défendu l'indépendance de la justice. Contradiction Rares sont ceux qui s'aventurent désormais à exprimer leur opinion publiquement. Dans une vidéo virale devenue un symbole de ce climat répressif, un homme à qui l'on demande son opinion sur une grève d'enseignants refuse de répondre, affirmant craindre des représailles. Certains estiment aujourd'hui que la parole était plus libre sous l'ère Bongo. "Il n'y a plus de liberté d'expression", estime un journaliste interrogé par l'AFP sous couvert d'anonymat. Trois journalistes, figures de la presse indépendante en ligne, ont été tour à tour arrêtés et détenus pendant plusieurs jours en août, octobre et janvier, après avoir publié des contenus défavorables au pouvoir. "Quand les journalistes décrivent les choses telles qu'elles sont, ils courent le risque d'être arrêtés à tout moment", poursuit le journaliste. Sollicitée par l'AFP, la présidence gabonaise n'a pas donné suite. En pleine grève des enseignants fin janvier - que le gouvernement cherchait à étouffer - deux syndicalistes sont arrêtés et détenus pendant une semaine après être apparus dans des vidéos largement relayées sur TikTok. Un mois plus tard, les autorités suspendaient les réseaux sociaux - Facebook, Whatsapp, Instagram et TikTok - dans le pays, au motif qu'ils seraient susceptibles d'"engendrer des conflits sociaux" et de "déstabiliser les institutions". La suspension, toujours en vigueur plus de quatre mois plus tard, est largement contournée via l'usage de VPN. Le gouvernement a ensuite adopté une réforme visant à interdire l'anonymat en ligne, obligeant tout Gabonais à être clairement identifiable sur les réseaux sociaux. Pour Jean-Valentin Leyama, "le président Oligui n'aime pas la contradiction". Selon lui, le pouvoir gabonais cherche à travers ces mesures et ces arrestations à "neutraliser les voix critiques". Un climat répressif qui illustre le fossé entre les promesses de la transition et la pratique du pouvoir de M. Oligui Nguema, à six ans de la prochaine élection présidentielle.

29.06.2026 à 08:11

FRANCE24
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L'animal, parmi les plus grandes victimes du trafic illégal, été dépouillé de ses écailles et est ainsi présenté par un compte thaïlandais commercialisant des "délices sauvages de saison". Cette publication fait partie des dizaines examinées par l'AFP qui illustrent ce que les défenseurs de l'environnement qualifient de trafic illégal effréné d'espèces sauvages sur les réseaux sociaux, en particulier ceux de Meta, la société mère de Facebook, Instagram, ou encore WhatsApp. Un rapport publié lundi par plusieurs ONG telles que la Fondation Freeland, Education for Nature Vietnam et l'International Wildlife Trust accuse Meta d'héberger le "plus grand marché unique connu de commerce illégal d'espèces sauvages", et d'encourager ce trafic en partageant les revenus publicitaires avec les utilisateurs via des modèles d'abonnement. Ce rapport fait suite à une récente étude menée par l'Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (GI-TOC) et publiée en avril. Meta a refusé de répondre aux questions de l'AFP, renvoyant à ses règles restreignant la vente d'espèces menacées. L'étude de la GI-TOC a recensé plus de 20.000 annonces proposant plus de 260.000 produits issus d'espèces sauvages sur les réseaux sociaux entre avril 2024 et mars 2026. Près des trois quarts de ces annonces se trouvaient sur Facebook, et beaucoup sont restées en ligne même après avoir été signalées, selon Russell Gray, scientifique des données et écologiste, coauteur du rapport de la GI-TOC. "Même les comptes et les groupes non masqués que nous avons signalés publiquement dans le rapport sont toujours en ligne et actifs", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ahurissant" "Les comptes qui violent ouvertement la loi devraient être fermés, et des enquêtes devraient être ouvertes sur les activités criminelles qui se cachent derrière", estime Tom Taylor, directeur des opérations de la Wildlife Friends Foundation Thailand, qui assure n'avoir "jamais constaté la moindre mesure prise" après un signalement. Pour l'enquêteur indépendant Daniel Stiles, autre coauteur du rapport, la "monétisation des contenus encouragée par Facebook et Instagram incite en réalité les gens à commettre des actes illégaux". "Plus leurs comptes génèrent d'interactions et d'engagement, plus ils peuvent gagner d'argent", précise-t-il. Meta ne rend pas publique la liste des comptes inscrits à ses programmes de monétisation de contenu. Cependant, ceux qui sont inscrits à son programme d'abonnement sont publiquement identifiables. Parmi eux, un compte vraisemblablement basé au Laos prétend montrer le braconnage d'animaux sauvages, y compris de pangolins. "Comment Meta peut permettre cela ? C'est tout simplement ahurissant", s'insurge Daniel Stiles. "Belles paroles" Hors de la galaxie Meta, d'autres réseaux sociaux comme TikTok et Snapchat sont eux aussi de plus en plus utilisés par les trafiquants d'animaux. L'AFP a examiné diverses annonces: chimpanzés proposés comme animaux de compagnie, corne de rhinocéros pour la médecine traditionnelle, ou encore pangolins destinés à la consommation. En raison du fonctionnement des algorithmes, les utilisateurs qui consultent des comptes liés au trafic d'animaux sauvages se voient proposer toujours plus de contenus similaires. Après avoir parcouru seulement une poignée de comptes publics faisant la publicité de ce commerce illégal, le fil d'actualité Facebook d'un journaliste de l'AFP a commencé à afficher régulièrement des publications vendant des animaux ou parties d'animaux menacés. Meta fait partie des 11 entreprises technologiques qui ont annoncé dernièrement vouloir travailler à l'élimination du trafic d'espèces sauvages sur leurs plateformes. Or l'entreprise est membre depuis 2018 de la Coalition pour mettre fin au trafic d'espèces sauvages en ligne, et le problème n'a cessé de s'aggraver, relève Steve Galster, fondateur de Freeland. Pour lui, il ne s'agit que de "belles paroles". "Tant que Meta ne sera pas contrainte de débarrasser ses plateformes du commerce illégal d'espèces sauvages et de prouver qu'elle n'en tire aucun profit, le commerce d'animaux sauvages en ligne ne fera qu'empirer", prévient-il.
Texte intégral (675 mots)
L'animal, parmi les plus grandes victimes du trafic illégal, été dépouillé de ses écailles et est ainsi présenté par un compte thaïlandais commercialisant des "délices sauvages de saison". Cette publication fait partie des dizaines examinées par l'AFP qui illustrent ce que les défenseurs de l'environnement qualifient de trafic illégal effréné d'espèces sauvages sur les réseaux sociaux, en particulier ceux de Meta, la société mère de Facebook, Instagram, ou encore WhatsApp. Un rapport publié lundi par plusieurs ONG telles que la Fondation Freeland, Education for Nature Vietnam et l'International Wildlife Trust accuse Meta d'héberger le "plus grand marché unique connu de commerce illégal d'espèces sauvages", et d'encourager ce trafic en partageant les revenus publicitaires avec les utilisateurs via des modèles d'abonnement. Ce rapport fait suite à une récente étude menée par l'Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (GI-TOC) et publiée en avril. Meta a refusé de répondre aux questions de l'AFP, renvoyant à ses règles restreignant la vente d'espèces menacées. L'étude de la GI-TOC a recensé plus de 20.000 annonces proposant plus de 260.000 produits issus d'espèces sauvages sur les réseaux sociaux entre avril 2024 et mars 2026. Près des trois quarts de ces annonces se trouvaient sur Facebook, et beaucoup sont restées en ligne même après avoir été signalées, selon Russell Gray, scientifique des données et écologiste, coauteur du rapport de la GI-TOC. "Même les comptes et les groupes non masqués que nous avons signalés publiquement dans le rapport sont toujours en ligne et actifs", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ahurissant" "Les comptes qui violent ouvertement la loi devraient être fermés, et des enquêtes devraient être ouvertes sur les activités criminelles qui se cachent derrière", estime Tom Taylor, directeur des opérations de la Wildlife Friends Foundation Thailand, qui assure n'avoir "jamais constaté la moindre mesure prise" après un signalement. Pour l'enquêteur indépendant Daniel Stiles, autre coauteur du rapport, la "monétisation des contenus encouragée par Facebook et Instagram incite en réalité les gens à commettre des actes illégaux". "Plus leurs comptes génèrent d'interactions et d'engagement, plus ils peuvent gagner d'argent", précise-t-il. Meta ne rend pas publique la liste des comptes inscrits à ses programmes de monétisation de contenu. Cependant, ceux qui sont inscrits à son programme d'abonnement sont publiquement identifiables. Parmi eux, un compte vraisemblablement basé au Laos prétend montrer le braconnage d'animaux sauvages, y compris de pangolins. "Comment Meta peut permettre cela ? C'est tout simplement ahurissant", s'insurge Daniel Stiles. "Belles paroles" Hors de la galaxie Meta, d'autres réseaux sociaux comme TikTok et Snapchat sont eux aussi de plus en plus utilisés par les trafiquants d'animaux. L'AFP a examiné diverses annonces: chimpanzés proposés comme animaux de compagnie, corne de rhinocéros pour la médecine traditionnelle, ou encore pangolins destinés à la consommation. En raison du fonctionnement des algorithmes, les utilisateurs qui consultent des comptes liés au trafic d'animaux sauvages se voient proposer toujours plus de contenus similaires. Après avoir parcouru seulement une poignée de comptes publics faisant la publicité de ce commerce illégal, le fil d'actualité Facebook d'un journaliste de l'AFP a commencé à afficher régulièrement des publications vendant des animaux ou parties d'animaux menacés. Meta fait partie des 11 entreprises technologiques qui ont annoncé dernièrement vouloir travailler à l'élimination du trafic d'espèces sauvages sur leurs plateformes. Or l'entreprise est membre depuis 2018 de la Coalition pour mettre fin au trafic d'espèces sauvages en ligne, et le problème n'a cessé de s'aggraver, relève Steve Galster, fondateur de Freeland. Pour lui, il ne s'agit que de "belles paroles". "Tant que Meta ne sera pas contrainte de débarrasser ses plateformes du commerce illégal d'espèces sauvages et de prouver qu'elle n'en tire aucun profit, le commerce d'animaux sauvages en ligne ne fera qu'empirer", prévient-il.

29.06.2026 à 08:09

FRANCE24
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"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable. El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays. Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent. Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service. Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP. "Pouvoir et argent" L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher. Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide". D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid. El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest. Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale. El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique. " La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair. Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante. De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné. Trop fatigués Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires. Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère. " Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans. Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées. " Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat. A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme. "Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP. Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes. Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair. "Boucliers humains" Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir". Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu. Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute. Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires. Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués. Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".
Texte intégral (838 mots)
"Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable", dit à l'AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. "Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d'eau" potable. El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). La ville d'un demi-million d'habitants accueille environ 100.000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays. Ces dernières semaines, elle a fait face à des attaques des FSR, les plus intenses jusqu'à présent. Après avoir brisé un siège prolongé en février de l'année dernière, l'armée a peiné à empêcher les paramilitaires de réimposer un blocus par le biais de frappes répétées de drones contre la ville, ses infrastructures et la principale route de sortie. De récentes attaques ont frappé la principale centrale électrique et les dépôts de carburant, plongeant des quartiers dans l'obscurité et mettant les pompes à eau hors service. Les habitants doivent aujourd'hui s'en remettre à des camions-citernes, des puits et quelques points de distribution d'eau, ont-ils expliqué à l'AFP. "Pouvoir et argent" L'ONU a alerté sur un renforcement de la présence des FSR autour de la ville avant un possible assaut terrestre, ce qui fait craindre une répétition des atrocités observées à El-Facher. Cette ville du Darfour est tombée aux mains des paramilitaires en octobre dernier, lors d'une attaque présentant selon l'ONU les caractéristiques d'un "génocide". D'après Nohad Eltayeb, de l'ONG basée aux Etats-Unis ACLED, des mouvements de troupes ont été observés au cours du mois passé à environ 60 kilomètres au nord, au sud et à l'ouest d'El-Obeid. El-Obeid se trouve à un carrefour stratégique reliant des régions du centre et de l'est du Soudan contrôlées par l'armée, dont Khartoum, au Darfour sous contrôle des FSR à l'ouest. Selon des analystes, sa prise consoliderait le contrôle des FSR sur l'ouest du Soudan et pourrait ouvrir la voie à une avancée vers la capitale. El-Obeid abrite une division d'infanterie, une base aérienne, un oléoduc stratégique et un important marché de gomme arabique. " La contrôler, c'est une question de pouvoir, de territoire et d'argent ", affirme l'analyste Kholood Khair. Les combats et les restrictions ont pratiquement coupé tout accès à la ville, rendant de plus en plus difficile toute couverture indépendante. De rares images obtenues par l'AFP dans le camp d'Al-Rahmaniyah montrent des femmes épuisées avançant sous un soleil accablant, des jerricans sur la tête après des heures passées à attendre de l'eau à un puits éloigné. Trop fatigués Dans le camp, près de 200 familles s'entassent dans des abris précaires. Des enfants traînent dans l'étroite zone d'ombre projetée par les huttes . Certains sont trop fatigués pour jouer, d'autres suivent silencieusement leur mère. " Nous n'avons rien. Ni eau, ni nourriture, ni matelas ", lâche Waseela Mohamed, une grand-mère de 70 ans. Les livraisons d'aide qui avaient réussi à atteindre le camp il y a plusieurs semaines se sont raréfiées. " Les organisations humanitaires font ce qu'elles peuvent, mais les besoins sont bien plus importants ", explique un bénévole qui a requis l'anonymat. A l'intérieur d'El-Obeid, les drones bourdonnent presque en permanence, raconte Adam Hussein - un pseudonyme. "Nous ne savons pas ce qui se passe vraiment. Tout est en crise. Les civils et les infrastructures sont constamment pris pour cible ", a-t-il confié à l'AFP. Au moment où il parlait, un drone s'est écrasé tout près, sans faire de victimes. Alors que le prix de l'eau a doublé, que celui de la nourriture a augmenté jusqu'à 300 % et que les tarifs des transports ont aussi grimpé en flèche, de nombreux habitants sont désormais, de fait, "encerclés ", selon Kholood Khair. "Boucliers humains" Mohamed Refaat, de l'Organisation internationale pour les migrations, a averti que la ville se rapprochait d'un siège total, les civils pouvant bientôt "ne plus être capables de partir ni de revenir". Sans aide immédiate, les conditions pourraient "en quelques semaines" ressembler à celles observées à El-Facher, où les civils ont survécu en se nourrissant d'aliments pour animaux pendant 18  mois de siège, a-t-il prévenu. Selon l'ONU, plus de 6. 000 personnes ont été tuées durant les trois premiers jours de sa chute. Une source gouvernementale a indiqué à l'AFP que l'armée avait tenté de ralentir l'avancée des paramilitaires. Une source proche des FSR a elle accusé l'armée d'utiliser des civils comme " boucliers humains ", estimant qu'ils devraient être évacués. Bien que la composition démographique de la ville diffère de celle d'El-Facher, où les violences ont suivi des lignes ethniques, Noha Eltayeb prévient que les civils "pourraient néanmoins être confrontés à des pillages, des violences sexuelles et des attaques contre ceux accusés de soutenir l'armée".

29.06.2026 à 08:02

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 29 juin, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. L’alerte rouge canicule levée pour l’ensemble des départements français, alors que le bilan humain s’annonce très lourd. Le coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Et une première au Japon.
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A la Une de la presse, ce lundi 29 juin, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. L’alerte rouge canicule levée pour l’ensemble des départements français, alors que le bilan humain s’annonce très lourd. Le coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Et une première au Japon.

29.06.2026 à 08:01

FRANCE24
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Le dirigeant s'est engagé à lutter contre la corruption et la mauvaise gestion qui minent l'Irak depuis des décennies. Convié mi-juillet à la Maison Blanche, il cherche à attirer les investisseurs après des années de conflits qui ont dévasté ses infrastructures. Les forces de sécurité irakiennes se sont déployées tôt dimanche matin à Bagdad, y compris dans la zone verte, enclave sécurisée du centre de la capitale, pour procéder aux arrestations. Des correspondants de l'AFP ont constaté le déploiement d'un important dispositif aux entrées du secteur. Et des vidéos diffusées sur des chaînes Telegram montraient des véhicules blindés pénétrant dans un complexe. Au total, 47 suspects ont été "arrêtés pour des faits de corruption", dont des membres du Parlement et d'autres responsables, dont au moins un issu du ministère du Pétrole, a précisé l'INA. La zone verte abrite plusieurs missions diplomatiques, dont l'ambassade américaine, ainsi que des institutions internationales et des bureaux gouvernementaux. De nombreux hauts responsables et des personnalités politiques y résident également. "Le début" Cette opération, qui se poursuit à Bagdad et dans d'autres provinces, "s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite du Premier ministre à Washington" et vise à démontrer sa détermination à combattre la corruption, explique un diplomate à l'AFP. Selon l'agence INA, les suspects ont été interpellés sur la base d'aveux livrés par Adnan al-Joumaïli, ministre adjoint du Pétrole chargé du raffinage, arrêté le mois dernier. Démonstration de cette nouvelle politique, la justice irakienne a récemment saisi plus de 85 millions de dollars (environ 74 millions d'euros), dans l'affaire de corruption impliquant le ministre. Les perquisitions font aussi partie, selon un responsable sécuritaire irakien, "d'une campagne plus large contre le financement des factions et la contrebande de dollars et de pétrole iranien", en référence aux groupes armés soutenus par Téhéran. Les Etats-Unis font pression depuis des mois sur Bagdad pour que soient désarmées ces factions, qu'ils ont désignées comme "organisations terroristes". Cet élément a joué un rôle clé, a ajouté la même source, assurant que cette vague d'arrestations "n'était que le début". Elle a coïncidé avec la venue à Bagdad du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui a promis de renforcer la coopération de Téhéran avec le nouveau gouvernement irakien. L'Irak a longtemps été un terrain d'affrontement par procuration entre les Etats-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis. Entré en fonction mi-mai, Ali al-Zaidi a promis de faire en sorte que l'Etat ait le monopole des armes. Les factions sont intervenues en soutien à Téhéran après l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février contre l'Iran, et ont ciblé des installations américaines en Irak, menant notamment une embuscade contre des diplomates américains à Bagdad. Elles ont également visé des cibles dans les pays du Golfe. La visite du dirigeant irakien à Washington constituera son premier voyage officiel à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir. Le pays a un besoin urgent de relancer son économie, notamment après avoir subi d'importantes pertes de revenus dues à l'arrêt des exportations de pétrole pendant la guerre au Moyen-Orient.
Texte intégral (571 mots)
Le dirigeant s'est engagé à lutter contre la corruption et la mauvaise gestion qui minent l'Irak depuis des décennies. Convié mi-juillet à la Maison Blanche, il cherche à attirer les investisseurs après des années de conflits qui ont dévasté ses infrastructures. Les forces de sécurité irakiennes se sont déployées tôt dimanche matin à Bagdad, y compris dans la zone verte, enclave sécurisée du centre de la capitale, pour procéder aux arrestations. Des correspondants de l'AFP ont constaté le déploiement d'un important dispositif aux entrées du secteur. Et des vidéos diffusées sur des chaînes Telegram montraient des véhicules blindés pénétrant dans un complexe. Au total, 47 suspects ont été "arrêtés pour des faits de corruption", dont des membres du Parlement et d'autres responsables, dont au moins un issu du ministère du Pétrole, a précisé l'INA. La zone verte abrite plusieurs missions diplomatiques, dont l'ambassade américaine, ainsi que des institutions internationales et des bureaux gouvernementaux. De nombreux hauts responsables et des personnalités politiques y résident également. "Le début" Cette opération, qui se poursuit à Bagdad et dans d'autres provinces, "s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite du Premier ministre à Washington" et vise à démontrer sa détermination à combattre la corruption, explique un diplomate à l'AFP. Selon l'agence INA, les suspects ont été interpellés sur la base d'aveux livrés par Adnan al-Joumaïli, ministre adjoint du Pétrole chargé du raffinage, arrêté le mois dernier. Démonstration de cette nouvelle politique, la justice irakienne a récemment saisi plus de 85 millions de dollars (environ 74 millions d'euros), dans l'affaire de corruption impliquant le ministre. Les perquisitions font aussi partie, selon un responsable sécuritaire irakien, "d'une campagne plus large contre le financement des factions et la contrebande de dollars et de pétrole iranien", en référence aux groupes armés soutenus par Téhéran. Les Etats-Unis font pression depuis des mois sur Bagdad pour que soient désarmées ces factions, qu'ils ont désignées comme "organisations terroristes". Cet élément a joué un rôle clé, a ajouté la même source, assurant que cette vague d'arrestations "n'était que le début". Elle a coïncidé avec la venue à Bagdad du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui a promis de renforcer la coopération de Téhéran avec le nouveau gouvernement irakien. L'Irak a longtemps été un terrain d'affrontement par procuration entre les Etats-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis. Entré en fonction mi-mai, Ali al-Zaidi a promis de faire en sorte que l'Etat ait le monopole des armes. Les factions sont intervenues en soutien à Téhéran après l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février contre l'Iran, et ont ciblé des installations américaines en Irak, menant notamment une embuscade contre des diplomates américains à Bagdad. Elles ont également visé des cibles dans les pays du Golfe. La visite du dirigeant irakien à Washington constituera son premier voyage officiel à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir. Le pays a un besoin urgent de relancer son économie, notamment après avoir subi d'importantes pertes de revenus dues à l'arrêt des exportations de pétrole pendant la guerre au Moyen-Orient.
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