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07.08.2026 à 03:13

FRANCE 24
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Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à Meta de financer un fonds de 567 millions de dollars destiné à réparer les dommages causés aux mineurs par ses réseaux sociaux, une première aux États-Unis. Le juge a assorti sa décision d'une série de mesures inédites, comme une limite de 90 heures par mois d'utilisation cumulée de Facebook et Instagram pour les moins de 18 ans.
Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à Meta de financer un fonds de 567 millions de dollars destiné à réparer les dommages causés aux mineurs par ses réseaux sociaux, une première aux États-Unis. Le juge a assorti sa décision d'une série de mesures inédites, comme une limite de 90 heures par mois d'utilisation cumulée de Facebook et Instagram pour les moins de 18 ans.

07.08.2026 à 02:37

FRANCE24
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En fin de manifestation, à la tombée de la nuit, ces accrochages, principalement à distance, ont mis aux prises sur la place du Parlement des groupes de plusieurs dizaines de personnes aux policiers. Visés par des jets de pierre et projectiles divers, ils ont fait usage de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et canon à eau. Au moins deux membres des forces de l'ordre et un manifestant ont été blessés selon des médias argentins et des images de l'AFP, et dix personnes interpellées, d'après certains médias, un bilan qui n'a pas été confirmé officiellement dans un premier temps. Selon le syndicat de presse de Buenos Aires, Sipreba, une photographe a été blessée à la tête. Après plus de deux heures d'accrochages sporadiques, de face à face à distance, la place du Parlement a été dégagée vers 20H00 (23H GMT) par la police, bien qu'une poignée de manifestants y demeure, sans heurts. Avant cette fin tendue, la manifestation avait rassemblé sans incident dans l'après-midi, face à un imposant dispositif policier, quelques milliers de manifestants sous le vent et la pluie. A l'appel notamment de partis de gauche, mouvements sociaux, syndicats, les manifestants étaient réunis sous le slogan "La patrie n'est pas à vendre" - sur des banderoles, ou déclamé en chants, a constaté l'AFP. Au même moment, le Sénat entamait l'examen d'un projet de loi contesté. Ce texte baptisé "Inviolabilité de la propriété privée" prévoit, entre autres, de faciliter les procédures d'expulsion en cas d'impayés, et rend plus difficile l'expropriation par l'Etat d'un bien privé. Il vise aussi à assouplir le changement d'usage de certains sols ruraux, dont ceux jadis incendiés. Terres pour étrangers Le gouvernement de l'ultralibéral Javier Milei entend par ce texte consolider la propriété privée, et offrir un cadre juridique propice aux investisseurs. Mais l'essentiel, le plus polémique, a été retiré du texte : l'exécutif prévoyait d'élever, de 15% à 25%, le seuil de terres pouvant être acquises par une personne physique ou juridique étrangère, une norme datant de 2011. L'opposition et des mouvements de défense de l'environnement étaient braqués contre le projet, dénonçant à l'instar de la centrale syndicale CTA un risque de "colonisation, de fragmentation, de fracture et de balkanisation de la patrie". Le parti de Javier Milei, guère en position de force au Sénat (20 sénateurs sur 72) n'était nullement certain d'avoir les voix nécessaires, même avec des alliés. Il a donc dû faire marche arrière, et a retiré le chapitre sur l'achat de terres par les étrangers. Selon un rapport fin 2025 de l'Observatoire des Terres, collectif de chercheurs du Conicet (équivalent argentin du CNRS français) et de l'Université de Buenos Aires, près de 5% du territoire argentin - soit une superficie à peu près égale à l'Angleterre - est propriété étrangère. Mais dans certains districts, ce pourcentage dépasse déjà les 15% prévus par la loi, soulignent-ils. En particulier "des territoires dotés de ressources hydriques, minières ou d'avantages logistiques" comme des ports. Dans la manifestation jeudi, Carlos Miño, 67 ans, restait hostile au projet, malgré la marche arrière de l'exécutif : "Presque tout le projet va dans le même sens. C'est livrer, d'une manière ou d'une autre, nos biens, ce qui nous appartient", a-t-il dit à l'AFP. Après le Sénat, ou le débat devrait durer jusque tard dans la nuit de jeudi, le texte devra encore passer à la Chambre des députés.
Texte intégral (599 mots)
En fin de manifestation, à la tombée de la nuit, ces accrochages, principalement à distance, ont mis aux prises sur la place du Parlement des groupes de plusieurs dizaines de personnes aux policiers. Visés par des jets de pierre et projectiles divers, ils ont fait usage de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et canon à eau. Au moins deux membres des forces de l'ordre et un manifestant ont été blessés selon des médias argentins et des images de l'AFP, et dix personnes interpellées, d'après certains médias, un bilan qui n'a pas été confirmé officiellement dans un premier temps. Selon le syndicat de presse de Buenos Aires, Sipreba, une photographe a été blessée à la tête. Après plus de deux heures d'accrochages sporadiques, de face à face à distance, la place du Parlement a été dégagée vers 20H00 (23H GMT) par la police, bien qu'une poignée de manifestants y demeure, sans heurts. Avant cette fin tendue, la manifestation avait rassemblé sans incident dans l'après-midi, face à un imposant dispositif policier, quelques milliers de manifestants sous le vent et la pluie. A l'appel notamment de partis de gauche, mouvements sociaux, syndicats, les manifestants étaient réunis sous le slogan "La patrie n'est pas à vendre" - sur des banderoles, ou déclamé en chants, a constaté l'AFP. Au même moment, le Sénat entamait l'examen d'un projet de loi contesté. Ce texte baptisé "Inviolabilité de la propriété privée" prévoit, entre autres, de faciliter les procédures d'expulsion en cas d'impayés, et rend plus difficile l'expropriation par l'Etat d'un bien privé. Il vise aussi à assouplir le changement d'usage de certains sols ruraux, dont ceux jadis incendiés. Terres pour étrangers Le gouvernement de l'ultralibéral Javier Milei entend par ce texte consolider la propriété privée, et offrir un cadre juridique propice aux investisseurs. Mais l'essentiel, le plus polémique, a été retiré du texte : l'exécutif prévoyait d'élever, de 15% à 25%, le seuil de terres pouvant être acquises par une personne physique ou juridique étrangère, une norme datant de 2011. L'opposition et des mouvements de défense de l'environnement étaient braqués contre le projet, dénonçant à l'instar de la centrale syndicale CTA un risque de "colonisation, de fragmentation, de fracture et de balkanisation de la patrie". Le parti de Javier Milei, guère en position de force au Sénat (20 sénateurs sur 72) n'était nullement certain d'avoir les voix nécessaires, même avec des alliés. Il a donc dû faire marche arrière, et a retiré le chapitre sur l'achat de terres par les étrangers. Selon un rapport fin 2025 de l'Observatoire des Terres, collectif de chercheurs du Conicet (équivalent argentin du CNRS français) et de l'Université de Buenos Aires, près de 5% du territoire argentin - soit une superficie à peu près égale à l'Angleterre - est propriété étrangère. Mais dans certains districts, ce pourcentage dépasse déjà les 15% prévus par la loi, soulignent-ils. En particulier "des territoires dotés de ressources hydriques, minières ou d'avantages logistiques" comme des ports. Dans la manifestation jeudi, Carlos Miño, 67 ans, restait hostile au projet, malgré la marche arrière de l'exécutif : "Presque tout le projet va dans le même sens. C'est livrer, d'une manière ou d'une autre, nos biens, ce qui nous appartient", a-t-il dit à l'AFP. Après le Sénat, ou le débat devrait durer jusque tard dans la nuit de jeudi, le texte devra encore passer à la Chambre des députés.

07.08.2026 à 01:19

FRANCE 24
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Le pouvoir et l'opposition vénézuéliens ont entamé jeudi à Caracas un dialogue supervisé par Washington, sept mois après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine. Sans Maria Corina Machado, toujours en exil, les discussions doivent porter sur la réponse au séisme du 24 juin et une possible transition démocratique.
Texte intégral (599 mots)
Le pouvoir et l'opposition vénézuéliens ont entamé jeudi à Caracas un dialogue supervisé par Washington, sept mois après la capture de Nicolas Maduro par l'armée américaine. Sans Maria Corina Machado, toujours en exil, les discussions doivent porter sur la réponse au séisme du 24 juin et une possible transition démocratique.

07.08.2026 à 00:47

FRANCE24
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Elu le 21 juin, à 48 ans, ce représentant de la droite dure, qui détient la nationalité américaine et est un allié du président américain Donald Trump, prêtera serment à Cali (sud-ouest), troisième ville du pays. Un lieu inhabituel alors que les présidents colombiens sont traditionnellement investis dans la capitale, Bogota. Abelardo de la Espriella a, lui, choisi une ville marquée récemment par des attentats revendiqués par des guérillas, près de territoires contrôlés par des groupes armés à l'origine de la pire vague de violence qu'ait connu le pays sud-américain depuis une décennie. Lors de la cérémonie prévue à 15H00 locales (20H00 GMT), il prendra la succession du premier président de gauche de l'histoire, Gustavo Petro, pour un mandat de quatre ans sur la promesse d'une "nouvelle ère". Celui qui aime se faire appeler "El Tigre" a promis de mettre fin aux pourparlers de paix par lesquels le président sortant a tenté, sans succès, de négocier le désarmement de toutes les organisations impliquées dans le narcotrafic, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Protection renforcée Cali a pour l'occasion été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11.000 militaires et la mise en place d'un système antidrones pour protéger les invités, principalement des dirigeants de la droite latino-américaine. Une dizaine de chefs d'Etat, des délégués de la Maison Blanche emmenés par le procureur général des Etats-Unis, et plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont celui d'Israël, assisteront à l'événement. Gustavo Petro a renoncé à y participer. Son camp a appelé à des manifestations dans les principales villes du pays, après avoir perdu les élections en juin avec une marge historiquement faible. Mercredi, le gouvernement sortant a mis en garde contre de possibles "actes terroristes" le jour de l'investiture. "A en juger par les annonces qu'il (de la Espriella) a faites, il va gouverner d'une main ferme, j'espère qu'il n'y aura pas une nouvelle vague de violence", dit à l'AFP Oscar Obando, travailleur du secteur informel âgé de 67 ans. Novice en politique, de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours tenus derrière une vitre blindée, ponctués d'un salut militaire en hommage aux forces de l'ordre. "Dommages collatéraux" Son arrivée au pouvoir fait pencher encore davantage à droite l'Amérique latine, engagée dans la guerre antidrogue menée par Donald Trump. Le président américain a apporté son soutien à l'homme d'affaires et lui a assuré que la Colombie entretiendra des relations avec Washington "comme jamais auparavant", une promesse d'embellie après les tensions sous le mandat de Gustavo Petro. Bogota et Washington ont entretenu une étroite collaboration militaire au début des années 2000, qui a renforcé l'offensive armée contre des guérillas comme les Farc, laquelle a fini par signer un accord de paix en 2016. De la Espriella a promis d'intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité. Mais il hérite de forces armées confrontées à une "capacité limitée" en nombre d'hommes et à un "manque d'équipement", relève Renata Segura, d'International Crisis Group. L'experte s'inquiète d'éventuels "dommages collatéraux" touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés "très enracinés dans les communautés". La Colombie recense environ 25.000 personnes en armes dans des organisations illégales, selon un rapport de la Fondation Idées pour la Paix basé sur des chiffres officiels de 2025. Les soutiens du nouveau président attendent beaucoup de lui. "Nous avons besoin d'un changement total, pour la Colombie je pense que ce sera une bonne chose", estime German Angulo, un entrepreneur de 63 ans à Cali.
Texte intégral (679 mots)
Elu le 21 juin, à 48 ans, ce représentant de la droite dure, qui détient la nationalité américaine et est un allié du président américain Donald Trump, prêtera serment à Cali (sud-ouest), troisième ville du pays. Un lieu inhabituel alors que les présidents colombiens sont traditionnellement investis dans la capitale, Bogota. Abelardo de la Espriella a, lui, choisi une ville marquée récemment par des attentats revendiqués par des guérillas, près de territoires contrôlés par des groupes armés à l'origine de la pire vague de violence qu'ait connu le pays sud-américain depuis une décennie. Lors de la cérémonie prévue à 15H00 locales (20H00 GMT), il prendra la succession du premier président de gauche de l'histoire, Gustavo Petro, pour un mandat de quatre ans sur la promesse d'une "nouvelle ère". Celui qui aime se faire appeler "El Tigre" a promis de mettre fin aux pourparlers de paix par lesquels le président sortant a tenté, sans succès, de négocier le désarmement de toutes les organisations impliquées dans le narcotrafic, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Protection renforcée Cali a pour l'occasion été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11.000 militaires et la mise en place d'un système antidrones pour protéger les invités, principalement des dirigeants de la droite latino-américaine. Une dizaine de chefs d'Etat, des délégués de la Maison Blanche emmenés par le procureur général des Etats-Unis, et plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont celui d'Israël, assisteront à l'événement. Gustavo Petro a renoncé à y participer. Son camp a appelé à des manifestations dans les principales villes du pays, après avoir perdu les élections en juin avec une marge historiquement faible. Mercredi, le gouvernement sortant a mis en garde contre de possibles "actes terroristes" le jour de l'investiture. "A en juger par les annonces qu'il (de la Espriella) a faites, il va gouverner d'une main ferme, j'espère qu'il n'y aura pas une nouvelle vague de violence", dit à l'AFP Oscar Obando, travailleur du secteur informel âgé de 67 ans. Novice en politique, de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours tenus derrière une vitre blindée, ponctués d'un salut militaire en hommage aux forces de l'ordre. "Dommages collatéraux" Son arrivée au pouvoir fait pencher encore davantage à droite l'Amérique latine, engagée dans la guerre antidrogue menée par Donald Trump. Le président américain a apporté son soutien à l'homme d'affaires et lui a assuré que la Colombie entretiendra des relations avec Washington "comme jamais auparavant", une promesse d'embellie après les tensions sous le mandat de Gustavo Petro. Bogota et Washington ont entretenu une étroite collaboration militaire au début des années 2000, qui a renforcé l'offensive armée contre des guérillas comme les Farc, laquelle a fini par signer un accord de paix en 2016. De la Espriella a promis d'intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité. Mais il hérite de forces armées confrontées à une "capacité limitée" en nombre d'hommes et à un "manque d'équipement", relève Renata Segura, d'International Crisis Group. L'experte s'inquiète d'éventuels "dommages collatéraux" touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés "très enracinés dans les communautés". La Colombie recense environ 25.000 personnes en armes dans des organisations illégales, selon un rapport de la Fondation Idées pour la Paix basé sur des chiffres officiels de 2025. Les soutiens du nouveau président attendent beaucoup de lui. "Nous avons besoin d'un changement total, pour la Colombie je pense que ce sera une bonne chose", estime German Angulo, un entrepreneur de 63 ans à Cali.

06.08.2026 à 23:51

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret censé empêcher des étrangères d'accoucher aux États-Unis pour offrir la nationalité américaine à leur enfant. Une nouvelle offensive contre le droit du sol, un mois après un revers devant la Cour suprême.
Texte intégral (679 mots)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi un décret censé empêcher des étrangères d'accoucher aux États-Unis pour offrir la nationalité américaine à leur enfant. Une nouvelle offensive contre le droit du sol, un mois après un revers devant la Cour suprême.

06.08.2026 à 22:21

Sérine BEY
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"Il faut intensifier la riposte contre Ebola" selon le patron de l'Organisation mondiale de la santé. Il est en visite depuis mercredi en République démocratique du Congo. Depuis le 15 mai, plus de 3 900 cas ont été enregistrés dans le pays, parmi lesquels 1 801 décès. Ce jeudi, un cas suspect a été signalé sur un bateau en direction de Kinshasa. L'homme est décédé avec des symptômes correspondant à ceux du virus Ebola.
Texte intégral (679 mots)
"Il faut intensifier la riposte contre Ebola" selon le patron de l'Organisation mondiale de la santé. Il est en visite depuis mercredi en République démocratique du Congo. Depuis le 15 mai, plus de 3 900 cas ont été enregistrés dans le pays, parmi lesquels 1 801 décès. Ce jeudi, un cas suspect a été signalé sur un bateau en direction de Kinshasa. L'homme est décédé avec des symptômes correspondant à ceux du virus Ebola.

06.08.2026 à 22:09

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 0,85%, l'indice Nasdaq a cédé 0,06% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,18%. "Les investisseurs s'interrogent sur le bien-fondé du puissant rebond observé en début de semaine, qui avait été alimenté par la perception d'avancées dans les négociations géopolitiques", juge Jose Torres, analyste d'Interactive Brokers. Deux des principaux indices de la place américaine, le Dow Jones et le S&P 500, ont en effet atteint de nouveaux records en clôture ces derniers jours grâce à des cours de l'énergie en baisse. Les investisseurs pariaient sur la conclusion d'un accord au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran qui pourrait ouvrir la voie à une accélération des exportations d'hydrocarbures du Golfe. Ils "commencent à perdre patience", selon M. Torres. L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains. Cette entente "reste vague et ne répond pas aux exigences américaines", assure Jose Torres. Plusieurs médias ont évoqué la mise en place d'un droit de passage pour les navires, un élément rejeté par les Etats-Unis. Donald Trump avait promis que le détroit d'Ormuz rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort". La tension a grimpé sur le marché pétrolier jeudi, faisant progresser les cours du brut d'environ 3%. Le coût de la dette souveraine américaine, qui réplique depuis le début du conflit les évolutions sur les prix de l'énergie, montait en conséquence. Vers 20H25 GMT, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se situait à 4,67% contre 4,61% à la clôture la veille. Des coûts d'emprunts élevés sont de nature à diminuer la croissance de l'activité des entreprises ou de leurs marges. La saison des résultats continue d'ailleurs de battre son plein. Le marché s'est montré particulièrement sévère jeudi. Malgré un trimestre au-delà des attentes, le spécialiste des puces mémoires SanDisk a chuté de 6,81% et son concurrent Western Digital de 13,03%. Leurs prévisions ont été jugées trop modestes. La plateforme américaine de design collaboratif Figma a dégringolé de 14,76% pour la même raison. A près de 24 dollars, son titre s'échange sous son prix d'introduction en Bourse il y a un an (33 dollars) et bien en deçà de son plus haut, lorsqu'il avait dépassé 142 dollars. Wall Street attend désormais la publication vendredi des chiffres officiels de l'emploi pour le mois de juillet. Ils viendront donner un nouvel éclairage sur l'état de santé du marché du travail aux Etats-Unis et sur la trajectoire monétaire que la banque centrale du pays (Fed) pourrait poursuivre. Les demandes hebdomadaires initiales d'allocation chômage sont ressorties proches de leur niveau de la semaine passée jeudi et n'ont pas surpris le marché.
Lire plus (493 mots)
Le Dow Jones a perdu 0,85%, l'indice Nasdaq a cédé 0,06% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,18%. "Les investisseurs s'interrogent sur le bien-fondé du puissant rebond observé en début de semaine, qui avait été alimenté par la perception d'avancées dans les négociations géopolitiques", juge Jose Torres, analyste d'Interactive Brokers. Deux des principaux indices de la place américaine, le Dow Jones et le S&P 500, ont en effet atteint de nouveaux records en clôture ces derniers jours grâce à des cours de l'énergie en baisse. Les investisseurs pariaient sur la conclusion d'un accord au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l'Iran qui pourrait ouvrir la voie à une accélération des exportations d'hydrocarbures du Golfe. Ils "commencent à perdre patience", selon M. Torres. L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains. Cette entente "reste vague et ne répond pas aux exigences américaines", assure Jose Torres. Plusieurs médias ont évoqué la mise en place d'un droit de passage pour les navires, un élément rejeté par les Etats-Unis. Donald Trump avait promis que le détroit d'Ormuz rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort". La tension a grimpé sur le marché pétrolier jeudi, faisant progresser les cours du brut d'environ 3%. Le coût de la dette souveraine américaine, qui réplique depuis le début du conflit les évolutions sur les prix de l'énergie, montait en conséquence. Vers 20H25 GMT, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans se situait à 4,67% contre 4,61% à la clôture la veille. Des coûts d'emprunts élevés sont de nature à diminuer la croissance de l'activité des entreprises ou de leurs marges. La saison des résultats continue d'ailleurs de battre son plein. Le marché s'est montré particulièrement sévère jeudi. Malgré un trimestre au-delà des attentes, le spécialiste des puces mémoires SanDisk a chuté de 6,81% et son concurrent Western Digital de 13,03%. Leurs prévisions ont été jugées trop modestes. La plateforme américaine de design collaboratif Figma a dégringolé de 14,76% pour la même raison. A près de 24 dollars, son titre s'échange sous son prix d'introduction en Bourse il y a un an (33 dollars) et bien en deçà de son plus haut, lorsqu'il avait dépassé 142 dollars. Wall Street attend désormais la publication vendredi des chiffres officiels de l'emploi pour le mois de juillet. Ils viendront donner un nouvel éclairage sur l'état de santé du marché du travail aux Etats-Unis et sur la trajectoire monétaire que la banque centrale du pays (Fed) pourrait poursuivre. Les demandes hebdomadaires initiales d'allocation chômage sont ressorties proches de leur niveau de la semaine passée jeudi et n'ont pas surpris le marché.

06.08.2026 à 21:55

FRANCE 24
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Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont revendiqué jeudi des attaques contre les forces gouvernementales qui ont fait au moins 58 morts. Une réponse, selon eux, au récent renforcement des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Par ailleurs, des attaques des Houthis ont blessé 11 civils jeudi soir dans le sud de l'Arabie saoudite.
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Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont revendiqué jeudi des attaques contre les forces gouvernementales qui ont fait au moins 58 morts. Une réponse, selon eux, au récent renforcement des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Par ailleurs, des attaques des Houthis ont blessé 11 civils jeudi soir dans le sud de l'Arabie saoudite.

06.08.2026 à 21:42

FRANCE 24
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Après l’interpellation en juillet en Algérie de Mehdi Laribi, alias "Tic", l’un des fondateurs de la DZ Mafia, les autorités algériennes ont procédé à une autre arrestation, début août, d’un trafiquant marseillais, selon une information de RTL confirmée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. L'homme interpellé, Rachid Djeha, est considéré par les autorités comme l’un des parrains du réseau de narcotrafic de la Castellane à Marseille.
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Après l’interpellation en juillet en Algérie de Mehdi Laribi, alias "Tic", l’un des fondateurs de la DZ Mafia, les autorités algériennes ont procédé à une autre arrestation, début août, d’un trafiquant marseillais, selon une information de RTL confirmée par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. L'homme interpellé, Rachid Djeha, est considéré par les autorités comme l’un des parrains du réseau de narcotrafic de la Castellane à Marseille.

06.08.2026 à 21:19

FRANCE 24
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Deux personnes ont perdu la vie jeudi à Jaramana, dans la banlieue sud-est de Damas, après l'explosion d'une bombe dans un minibus de transport public. La capitale syrienne a été le théâtre de plusieurs attentats meurtriers ces derniers mois.
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Deux personnes ont perdu la vie jeudi à Jaramana, dans la banlieue sud-est de Damas, après l'explosion d'une bombe dans un minibus de transport public. La capitale syrienne a été le théâtre de plusieurs attentats meurtriers ces derniers mois.

06.08.2026 à 20:43

FRANCE24
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Le tout récent pont Danjiang, qui enjambe l'embouchure du fleuve Tamsui, était le théâtre des opérations de cet exercice nocturne, au deuxième jour de manoeuvres militaires annuelles appelées "Han Kuang". La Chine revendique Taïwan comme partie intégrante de son territoire et a menacé de recourir à la force pour prendre le contrôle de cette île de 23 millions d'habitants, qui lui échappe depuis 1949. Si Pékin lançait une invasion, les experts militaires estiment que ses troupes pourraient débarquer sur les deux rives du Tamsui, puis traverser le pont Danjiang pour joindre leurs forces. "Une fois que l'APL (Armée populaire de libération chinoise, ndlr) contrôle le pont Danjiang et les deux côtés de l'estuaire du fleuve, ses troupes peuvent avancer en même temps sur les deux berges", a expliqué à l'AFP Chieh Chung, expert de la politique de défense de Taïwan à l'université de Tamkang. "L'objectif est simplement d'empêcher les forces de l'APL de prendre le contrôle de ce secteur sur le fleuve parce si elles avaient la main sur cette zone, les deux pôles de débarquement seraient reliés, formant une seule entité", a-t-il précisé. Pour parer à une telle éventualité, l'armée taïwanaise s'est entraînée à bloquer le pont lors de cet exercice de plusieurs heures, qui doit s'achever vendredi matin. Soldats du génie à la manoeuvre Sous un éclairage bleuté, des dizaines de combattants du génie, assistés de grues et de camions, ont disposé des barrières en béton et en acier, ainsi que des barbelés le long du pont Danjiang, qui fait près d'un kilomètre de long. Leur but est de ralentir l'avancée de troupes ennemies et de les canaliser vers des zones où les militaires taïwanais ont plus de force de frappe. Ils ont aussi déployé des filets dans l'eau, des plate-formes flottantes et des barils susceptibles d'être remplis d'explosifs en cas de guerre, pour empêcher l'accès du fleuve à des embarcations chinoises. Des curieux, tentant d'apercevoir les manoeuvres, se massaient aux abords, dans l'air humide de la soirée. "Si nous devons un jour affronter une attaque ennemie, cet exercice nous aura aidés à tester la manière de défendre (le pont), à identifier d'éventuelles faiblesses et ce qu'il faut améliorer. (...) C'est très important pour la défense de notre pays", a commenté Hsu Lien-te, 75 ans, fonctionnaire à la retraite. Kay Li, 37 ans, infirmière en gériatrie, a estimé qu'il s'agissait d'"un exercice nécessaire". "Nous pourrions finir par nous retrouver en guerre", a-t-elle estimé. L'exercice s'est déroulé quelques heures après la visite du président Lai Ching-te au port de Taïpei, non loin de là, où il a assisté au chargement de missiles et de mines à bord de navires. Mercredi soir, il avait été lui-même soumis à une simulation d'évacuation, escorté par un convoi de véhicules blindés depuis le palais présidentiel jusqu'à un centre de commandement sécurisé. Dans le cadre de ces manoeuvres Han Kuang, qui s'achèveront le 14 août, des systèmes de missiles sol-air taïwanais et américains ont été déployés à Taïpei. L'un des volets essentiels de l'exercice cette année consiste à décentraliser le commandement, afin de permettre aux officiers sur le terrain de prendre des décisions opérationnelles sans attendre d'ordres supérieurs.
Texte intégral (584 mots)
Le tout récent pont Danjiang, qui enjambe l'embouchure du fleuve Tamsui, était le théâtre des opérations de cet exercice nocturne, au deuxième jour de manoeuvres militaires annuelles appelées "Han Kuang". La Chine revendique Taïwan comme partie intégrante de son territoire et a menacé de recourir à la force pour prendre le contrôle de cette île de 23 millions d'habitants, qui lui échappe depuis 1949. Si Pékin lançait une invasion, les experts militaires estiment que ses troupes pourraient débarquer sur les deux rives du Tamsui, puis traverser le pont Danjiang pour joindre leurs forces. "Une fois que l'APL (Armée populaire de libération chinoise, ndlr) contrôle le pont Danjiang et les deux côtés de l'estuaire du fleuve, ses troupes peuvent avancer en même temps sur les deux berges", a expliqué à l'AFP Chieh Chung, expert de la politique de défense de Taïwan à l'université de Tamkang. "L'objectif est simplement d'empêcher les forces de l'APL de prendre le contrôle de ce secteur sur le fleuve parce si elles avaient la main sur cette zone, les deux pôles de débarquement seraient reliés, formant une seule entité", a-t-il précisé. Pour parer à une telle éventualité, l'armée taïwanaise s'est entraînée à bloquer le pont lors de cet exercice de plusieurs heures, qui doit s'achever vendredi matin. Soldats du génie à la manoeuvre Sous un éclairage bleuté, des dizaines de combattants du génie, assistés de grues et de camions, ont disposé des barrières en béton et en acier, ainsi que des barbelés le long du pont Danjiang, qui fait près d'un kilomètre de long. Leur but est de ralentir l'avancée de troupes ennemies et de les canaliser vers des zones où les militaires taïwanais ont plus de force de frappe. Ils ont aussi déployé des filets dans l'eau, des plate-formes flottantes et des barils susceptibles d'être remplis d'explosifs en cas de guerre, pour empêcher l'accès du fleuve à des embarcations chinoises. Des curieux, tentant d'apercevoir les manoeuvres, se massaient aux abords, dans l'air humide de la soirée. "Si nous devons un jour affronter une attaque ennemie, cet exercice nous aura aidés à tester la manière de défendre (le pont), à identifier d'éventuelles faiblesses et ce qu'il faut améliorer. (...) C'est très important pour la défense de notre pays", a commenté Hsu Lien-te, 75 ans, fonctionnaire à la retraite. Kay Li, 37 ans, infirmière en gériatrie, a estimé qu'il s'agissait d'"un exercice nécessaire". "Nous pourrions finir par nous retrouver en guerre", a-t-elle estimé. L'exercice s'est déroulé quelques heures après la visite du président Lai Ching-te au port de Taïpei, non loin de là, où il a assisté au chargement de missiles et de mines à bord de navires. Mercredi soir, il avait été lui-même soumis à une simulation d'évacuation, escorté par un convoi de véhicules blindés depuis le palais présidentiel jusqu'à un centre de commandement sécurisé. Dans le cadre de ces manoeuvres Han Kuang, qui s'achèveront le 14 août, des systèmes de missiles sol-air taïwanais et américains ont été déployés à Taïpei. L'un des volets essentiels de l'exercice cette année consiste à décentraliser le commandement, afin de permettre aux officiers sur le terrain de prendre des décisions opérationnelles sans attendre d'ordres supérieurs.

06.08.2026 à 20:19

FRANCE24
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À Lagos, au Nigeria, un artiste revisite l'art du portrait en utilisant de l'argile comme peinture. Une approche singulière qui mêle savoir-faire traditionnel, innovation et création artistique.
Texte intégral (584 mots)
À Lagos, au Nigeria, un artiste revisite l'art du portrait en utilisant de l'argile comme peinture. Une approche singulière qui mêle savoir-faire traditionnel, innovation et création artistique.

06.08.2026 à 20:05

FRANCE24
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Ils font partie des 72.000 migrants entrés illégalement en quelques jours fin juillet à Ceuta, un chiffre record en si peu de temps; ils sont 70.000 à être rentrés au Maroc, selon le ministère de l'Intérieur à Madrid. Les autorités espagnoles peinent à prendre en charge les enfants restés sur ce territoire, qui ne peuvent être expulsés. Certains ont été battus et agressés pendant leur errance dans les rues de Ceuta, raconte Jose Miguel Morales, à la tête de l'association d'aide "Sur Acoge" ("le Sud accueille") qui vient en aide aux migrants et a son siège dans le sud de l'Espagne. "Chaque jour qui passe sans solution ni hébergement sûr signifie que ces enfants, surtout les filles, sont exposés à toutes sortes de maltraitances", a-t-il déclaré à la télévision publique espagnole. "On parle vraiment d'enfants, 10 ans, voire moins, pour certains. La plupart n'ont même pas 14 ans", a-t-il souligné. L'association Save the Children a appelé à des efforts urgents pour localiser et enregistrer tous les mineurs, avertissant que les filles faisaient en particulier l'objet de "risques accrus de violences, de trafics et d'exploitation". Le Maroc s'est engagé "à œuvrer à l'identification des mineurs non accompagnés en vue de leur retour à la patrie" et à travailler "avec ses partenaires espagnols et européens" dans ce but, a déclaré jeudi soir sous couvert d'anonymat une source à l'agence officielle marocaine MAP. Néanmoins, ces partenaires doivent de leur côté "faire un exercice en interne pour pouvoir transcender les obstacles que leurs législations et leurs pouvoirs administratif et judiciaire dressent devant cette opération", a-t-elle insisté. Dormir dans les rues Selon l'administration de Ceuta, sur les 2.000 personnes qui sont restées, plus de 1.000 sont des mineurs non-accompagnés. Des journalistes de l'AFP ont vu de nombreux enfants souffrir du manque d'accès à la nourriture, à l'eau, à des abris et à des sanitaires, quelques jours après l'arrivée massive de migrants du Maroc voisin. Des groupes de jeunes migrants, la plupart originaires d'Afrique subsaharienne, ont trouvé refuge sur des plages ou dans des zones boisées de Ceuta. Un petit nombre d'entre eux jouaient avec un ballon de football près d'un camion de la police, d'autres priaient à même le sable. Des jeunes dormaient en se protégeant le visage du soleil à l'aide de sacs en plastique ou de tee-shirts, certains un sac à dos en guise d'oreiller. Des chaussures, des bouteilles d'eau et de petits paquetages d'affaires posés à côté d'eux attestaient d'un manque d'hébergement pérenne, les centres d'accueil de l'enclave étant saturés, notamment le centre d'accueil pour migrants, fermé par les autorités. Centres saturés Selon les autorités locales, environ 1.100 enfants ont besoin d'une prise en charge dans la ville, qui ne compte que 90 places d'accueil pour les mineurs. "Nos capacités sont complètement dépassées", a déclaré jeudi Alejandro Ramirez, le vice-président de Ceuta, à la chaîne de télévision privée La Sexta, qualifiant la situation d'"insoutenable". Les autorités travaillent d'"arrache-pied pour mettre en place des structures d'urgence" dans des écoles et des entrepôts afin d'héberger les enfants, a-t-il ajouté. Ils ne peuvent compter que sur des associations et des habitants du quartier pour se nourrir. Luna Blanca, une ONG de Ceuta qui fournit nourriture et aide sociale aux personnes vulnérables, a dit avoir distribué entre 3.500 et 4.000 repas par jour depuis le début de la crise. "Les trois premiers jours ont été extrêmement difficiles : pas de nourriture, pas d'eau, rien. La situation a commencé à s'améliorer un peu hier", a raconté à l'AFPTV Reda Saed, un Egyptien arrivé dans cette enclave. "Réaliser nos rêves" Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a annoncé mardi avoir approuvé le déblocage de 25 millions d'euros pour venir en aide à ces enfants. Conformément à la législation espagnole, le reste des régions doit contribuer à l'accueil de mineurs en provenance de zones en situation de tension. Mais cette loi se heurte dans les faits aux réticences de plusieurs régions administrées par le PP (Parti populaire, droite) et Vox (extrême droite). Les responsables de Vox en Andalousie et en Estrémadure (ouest) ont ainsi averti sur X qu'ils s'opposeraient au transfert d'enfants migrants de Ceuta vers ces régions. A Ceuta, de nombreux migrants ont confié à l'AFP être venus pour échapper à la pauvreté. Des experts expliquent qu'ils ont franchi la frontière après des rumeurs sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle était ouverte. "Nous voulons rejoindre l'Europe et réaliser nos rêves et ceux de nos familles", a raconté à l'AFPTV Ahmad, originaire du Yémen. Au moins 78 personnes sont mortes, principalement par noyade, selon un dernier bilan de la préfecture de Ceuta. Les autorités à Rabat ont signalé que 11 personnes avaient perdu la vie sur le versant marocain de la frontière.
Texte intégral (826 mots)
Ils font partie des 72.000 migrants entrés illégalement en quelques jours fin juillet à Ceuta, un chiffre record en si peu de temps; ils sont 70.000 à être rentrés au Maroc, selon le ministère de l'Intérieur à Madrid. Les autorités espagnoles peinent à prendre en charge les enfants restés sur ce territoire, qui ne peuvent être expulsés. Certains ont été battus et agressés pendant leur errance dans les rues de Ceuta, raconte Jose Miguel Morales, à la tête de l'association d'aide "Sur Acoge" ("le Sud accueille") qui vient en aide aux migrants et a son siège dans le sud de l'Espagne. "Chaque jour qui passe sans solution ni hébergement sûr signifie que ces enfants, surtout les filles, sont exposés à toutes sortes de maltraitances", a-t-il déclaré à la télévision publique espagnole. "On parle vraiment d'enfants, 10 ans, voire moins, pour certains. La plupart n'ont même pas 14 ans", a-t-il souligné. L'association Save the Children a appelé à des efforts urgents pour localiser et enregistrer tous les mineurs, avertissant que les filles faisaient en particulier l'objet de "risques accrus de violences, de trafics et d'exploitation". Le Maroc s'est engagé "à œuvrer à l'identification des mineurs non accompagnés en vue de leur retour à la patrie" et à travailler "avec ses partenaires espagnols et européens" dans ce but, a déclaré jeudi soir sous couvert d'anonymat une source à l'agence officielle marocaine MAP. Néanmoins, ces partenaires doivent de leur côté "faire un exercice en interne pour pouvoir transcender les obstacles que leurs législations et leurs pouvoirs administratif et judiciaire dressent devant cette opération", a-t-elle insisté. Dormir dans les rues Selon l'administration de Ceuta, sur les 2.000 personnes qui sont restées, plus de 1.000 sont des mineurs non-accompagnés. Des journalistes de l'AFP ont vu de nombreux enfants souffrir du manque d'accès à la nourriture, à l'eau, à des abris et à des sanitaires, quelques jours après l'arrivée massive de migrants du Maroc voisin. Des groupes de jeunes migrants, la plupart originaires d'Afrique subsaharienne, ont trouvé refuge sur des plages ou dans des zones boisées de Ceuta. Un petit nombre d'entre eux jouaient avec un ballon de football près d'un camion de la police, d'autres priaient à même le sable. Des jeunes dormaient en se protégeant le visage du soleil à l'aide de sacs en plastique ou de tee-shirts, certains un sac à dos en guise d'oreiller. Des chaussures, des bouteilles d'eau et de petits paquetages d'affaires posés à côté d'eux attestaient d'un manque d'hébergement pérenne, les centres d'accueil de l'enclave étant saturés, notamment le centre d'accueil pour migrants, fermé par les autorités. Centres saturés Selon les autorités locales, environ 1.100 enfants ont besoin d'une prise en charge dans la ville, qui ne compte que 90 places d'accueil pour les mineurs. "Nos capacités sont complètement dépassées", a déclaré jeudi Alejandro Ramirez, le vice-président de Ceuta, à la chaîne de télévision privée La Sexta, qualifiant la situation d'"insoutenable". Les autorités travaillent d'"arrache-pied pour mettre en place des structures d'urgence" dans des écoles et des entrepôts afin d'héberger les enfants, a-t-il ajouté. Ils ne peuvent compter que sur des associations et des habitants du quartier pour se nourrir. Luna Blanca, une ONG de Ceuta qui fournit nourriture et aide sociale aux personnes vulnérables, a dit avoir distribué entre 3.500 et 4.000 repas par jour depuis le début de la crise. "Les trois premiers jours ont été extrêmement difficiles : pas de nourriture, pas d'eau, rien. La situation a commencé à s'améliorer un peu hier", a raconté à l'AFPTV Reda Saed, un Egyptien arrivé dans cette enclave. "Réaliser nos rêves" Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a annoncé mardi avoir approuvé le déblocage de 25 millions d'euros pour venir en aide à ces enfants. Conformément à la législation espagnole, le reste des régions doit contribuer à l'accueil de mineurs en provenance de zones en situation de tension. Mais cette loi se heurte dans les faits aux réticences de plusieurs régions administrées par le PP (Parti populaire, droite) et Vox (extrême droite). Les responsables de Vox en Andalousie et en Estrémadure (ouest) ont ainsi averti sur X qu'ils s'opposeraient au transfert d'enfants migrants de Ceuta vers ces régions. A Ceuta, de nombreux migrants ont confié à l'AFP être venus pour échapper à la pauvreté. Des experts expliquent qu'ils ont franchi la frontière après des rumeurs sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle était ouverte. "Nous voulons rejoindre l'Europe et réaliser nos rêves et ceux de nos familles", a raconté à l'AFPTV Ahmad, originaire du Yémen. Au moins 78 personnes sont mortes, principalement par noyade, selon un dernier bilan de la préfecture de Ceuta. Les autorités à Rabat ont signalé que 11 personnes avaient perdu la vie sur le versant marocain de la frontière.

06.08.2026 à 20:05

Laure MANENT
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Téhéran et Mascate seraient tombés d'accord pour un itinéraire de transit des bateaux dans le détroit d'Ormuz mais Téhéran prévient : la "déclaration conjointe" sera finalisée sous réserve que « des parties tierces ne viennent pas entraver le processus ». Comprenez : que Washington ne vienne pas mettre son grain de sel. L'Iran et Oman sont riverains du détroit d'Ormuz, où circule habituellement un cinquième du gaz et pétrole mondial. Depuis le début de la guerre contre l'Iran, Téhéran bloque le passage des navires, entraînant une forte hausse du prix du pétrole. Mais l'augmentation du coût du carburant, y compris aux Etats-Unis, pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la popularité de Donald Trump, qui n'a jamais été aussi basse.
Lire plus (142 mots)
Téhéran et Mascate seraient tombés d'accord pour un itinéraire de transit des bateaux dans le détroit d'Ormuz mais Téhéran prévient : la "déclaration conjointe" sera finalisée sous réserve que « des parties tierces ne viennent pas entraver le processus ». Comprenez : que Washington ne vienne pas mettre son grain de sel. L'Iran et Oman sont riverains du détroit d'Ormuz, où circule habituellement un cinquième du gaz et pétrole mondial. Depuis le début de la guerre contre l'Iran, Téhéran bloque le passage des navires, entraînant une forte hausse du prix du pétrole. Mais l'augmentation du coût du carburant, y compris aux Etats-Unis, pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la popularité de Donald Trump, qui n'a jamais été aussi basse.

06.08.2026 à 19:33

FRANCE24
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Présent à la Coupe du monde avec les Bleus pour une entrée en jeu, le joueur de 24 ans, qui portera le numéro 11, constitue la première recrue majeure du club double champion d'Europe, qui a également recruté le tout jeune gardien italien Alessandro Longoni. Le natif de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), cité dans le communiqué du club, a partagé son "immense fierté" de signer au PSG. "Ayant grandi en île-de-France, rejoindre un club aussi prestigieux représente énormément pour moi et pour ma famille", a-t-il souligné. Selon L'Equipe et Le Parisien, Paris a déboursé 50 millions, bonus compris, pour s'offrir les services du joueur. Avec son arrivée, l'équipe de Luis Enrique se renforce offensivement, après les départs du Portugais Gonçalo Ramos à l'AC Milan et du Sud-Coréen Lee Kang-in à l'Atlético Madrid, alors que l'incertitude plane au-dessus de Bradley Barcola. Akliouche était devenu un taulier à Monaco. Avec 3.425 minutes disputées en 43 matches, il a été le joueur le plus utilisé de l'effectif par Adi Hütter puis son successeur Sébastien Pocognoli, malgré quelques relâchements. "Maghnès a des hauts et des bas, c'est assez perturbant dans l'analyse, reconnaissait l'entraîneur belge avant la double confrontation contre le PSG en Ligue des champions en février. Parfois, on se dit: +Quel joueur !+. À d'autres moments: +Il peut faire plus+." Selon lui, la "saison frustrante" de l'international découlait alors d'un manque de domination collective: Akliouche travaillait plus défensivement, une tâche qu'il ne rechigne jamais à faire. À Paris, il continuera de la faire au sein d'une formation dominante. "Il va me falloir être plus régulier et élever mon niveau: être tueur devant le but pour aider l'équipe, en marquant, en passant, assurait-il il y a un an. Je sais que je peux être plus efficace." Pour sa dernière saison à Monaco, il a inscrit sept buts et offert onze passes décisives, toutes compétitions confondues, dans la lignée de la saison précédente: sept buts, douze passes décisives en 43 matches. Mais comme il le disait dans une interview à l'AFP le 13 mars dernier: "La pression te pousse à élever ton niveau d'exigence, tant que tu sais la gérer. Je me la mets. Mais ça ne me dérange pas qu'on me pousse, qu'on soit plus dur avec moi. On attend beaucoup de moi. Je veux progresser pour pouvoir répondre aux exigences."
Lire plus (405 mots)
Présent à la Coupe du monde avec les Bleus pour une entrée en jeu, le joueur de 24 ans, qui portera le numéro 11, constitue la première recrue majeure du club double champion d'Europe, qui a également recruté le tout jeune gardien italien Alessandro Longoni. Le natif de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), cité dans le communiqué du club, a partagé son "immense fierté" de signer au PSG. "Ayant grandi en île-de-France, rejoindre un club aussi prestigieux représente énormément pour moi et pour ma famille", a-t-il souligné. Selon L'Equipe et Le Parisien, Paris a déboursé 50 millions, bonus compris, pour s'offrir les services du joueur. Avec son arrivée, l'équipe de Luis Enrique se renforce offensivement, après les départs du Portugais Gonçalo Ramos à l'AC Milan et du Sud-Coréen Lee Kang-in à l'Atlético Madrid, alors que l'incertitude plane au-dessus de Bradley Barcola. Akliouche était devenu un taulier à Monaco. Avec 3.425 minutes disputées en 43 matches, il a été le joueur le plus utilisé de l'effectif par Adi Hütter puis son successeur Sébastien Pocognoli, malgré quelques relâchements. "Maghnès a des hauts et des bas, c'est assez perturbant dans l'analyse, reconnaissait l'entraîneur belge avant la double confrontation contre le PSG en Ligue des champions en février. Parfois, on se dit: +Quel joueur !+. À d'autres moments: +Il peut faire plus+." Selon lui, la "saison frustrante" de l'international découlait alors d'un manque de domination collective: Akliouche travaillait plus défensivement, une tâche qu'il ne rechigne jamais à faire. À Paris, il continuera de la faire au sein d'une formation dominante. "Il va me falloir être plus régulier et élever mon niveau: être tueur devant le but pour aider l'équipe, en marquant, en passant, assurait-il il y a un an. Je sais que je peux être plus efficace." Pour sa dernière saison à Monaco, il a inscrit sept buts et offert onze passes décisives, toutes compétitions confondues, dans la lignée de la saison précédente: sept buts, douze passes décisives en 43 matches. Mais comme il le disait dans une interview à l'AFP le 13 mars dernier: "La pression te pousse à élever ton niveau d'exigence, tant que tu sais la gérer. Je me la mets. Mais ça ne me dérange pas qu'on me pousse, qu'on soit plus dur avec moi. On attend beaucoup de moi. Je veux progresser pour pouvoir répondre aux exigences."
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