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23.05.2026 à 23:11

Clarisse FORTUNÉ
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Au Sénégal, la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est scellée. Une séparation qui plonge le Sénégal dans une nouvelle phase d’incertitude politique. Cette fracture au sommet de l’État intervient dans un contexte déjà fragile au plan politique et économique, faisant craindre des répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays. À Dakar les réactions sont contrastées.
Au Sénégal, la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est scellée. Une séparation qui plonge le Sénégal dans une nouvelle phase d’incertitude politique. Cette fracture au sommet de l’État intervient dans un contexte déjà fragile au plan politique et économique, faisant craindre des répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays. À Dakar les réactions sont contrastées.

23.05.2026 à 23:11

FRANCE24
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Sacrés champions d'Allemagne le 19 avril après déjà un succès contre Stuttgart (4-2) à l'Allianz Arena, les coéquipiers de Joshua Kimmich, capitaine d'un soir en l'absence de Manuel Neuer, réalisent le 14e doublé "Pokal/Bundesliga" de l'histoire du club munichois. Le Bayern disputait sa première finale de Coupe d'Allemagne depuis son 20e sacre en 2020. Entre ces deux sacres, les Munichois avaient enchaîné les contre-performances, avec des éliminations prématurées face à des équipes de divisions inférieures (Kiel en 2020/21, Sarrebruck, modeste pensionnaire de 3e division en 2023/24) Samedi, il a fait la différence en seconde période pour inscrire pour la 21e fois son nom au palmarès de la compétition, et a pu une nouvelle fois compter sur son attaquant Harry Kane. Sur un coup franc obtenu par Michael Olise, Kimmich a joué court sur l'international français, dont le centre parfait a été repris par Harry Kane, tout seul à six mètres du but (1-0, 55e). A l'entame des dix dernières minutes, après avoir trouvé la barre transversale d'Alexander Nübel, Kane, servi par Luis Diaz dans la surface, s'est joué de Chema, et a trompé Nübel pour offrir une fin de match plus tranquille aux Munichois (2-0, 80e). 61 buts pour Kane Et dans le temps additionnel, le Bayern a obtenu un penalty sur un centre d'Olise dévié de la main par Angelo Stiller, et converti par l'inévitable Kane (3-0, 90e+2). Grâce à ce triplé, Kane, 32 ans, finit la saison 2025/26 avec 61 buts au compteur sous les couleurs du Bayern (36 en championnat, 14 en Ligue des champions, 10 en Coupe et 1 en Supercoupe Franz-Beckenbauer). "Je suis tellement heureux, tellement fier de l'équipe, a réagi Kane après la rencontre. Ça a été une saison difficile. Beaucoup d'efforts y ont été consacrés et nous voulions terminer avec une prestation comme celle d'aujourd'hui. Gagner 3-0 et jouer comme nous l'avons fait, c'est à l'honneur de tout le monde. Je suis ravi pour les supporters. Cela faisait bien trop longtemps que nous n'avions pas soulevé cette coupe. Ma première." Avant lui, seulement six joueurs en Europe avaient atteint ce total au cours d'un exercice, Lionel Messi détenant le record (73 réalisations avec le FC Barcelone lors de la saison 2011/12). Le capitaine et meilleur buteur de l'histoire de la sélection anglaise (78 buts en 112 capes) a permis aux Munichois de se sortir du piège souabe. 46 victoires En première période, les hommes de Sebastian Hoeness ont imposé un pressing très haut aux Munichois qui ont éprouvé toutes les difficultés du monde dans la construction du jeu. Les occasions les plus franches ont été à mettre à l'actif de Stuttgart, tenant du titre, durant les 45 premières minutes, Maximilian Mittelstädt se montrant le plus dangereux en trouvant le petit filet extérieur de Jonas Urbig (9e), puis en obligeant le gardien allemand à la parade sur un frappe placée (17e). Epuisés physiquement par la débauche d'énergie en première période dans la chaleur berlinoise, les coéquipiers de Deniz Undav ont baissé d'intensité en seconde période, offrant les espaces aux Munichois qui en ont profité. Le Bayern termine sa saison avec 46 victoires au compteur toutes compétitions confondues, égalant la meilleure marque du club lors de la saison 2012/13 quand il était allé chercher la Ligue des champions à Londres. Cette année, les Munichois se sont arrêtés aux portes de la finale de la C1, battus par le Paris SG en demies.
Texte intégral (593 mots)
Sacrés champions d'Allemagne le 19 avril après déjà un succès contre Stuttgart (4-2) à l'Allianz Arena, les coéquipiers de Joshua Kimmich, capitaine d'un soir en l'absence de Manuel Neuer, réalisent le 14e doublé "Pokal/Bundesliga" de l'histoire du club munichois. Le Bayern disputait sa première finale de Coupe d'Allemagne depuis son 20e sacre en 2020. Entre ces deux sacres, les Munichois avaient enchaîné les contre-performances, avec des éliminations prématurées face à des équipes de divisions inférieures (Kiel en 2020/21, Sarrebruck, modeste pensionnaire de 3e division en 2023/24) Samedi, il a fait la différence en seconde période pour inscrire pour la 21e fois son nom au palmarès de la compétition, et a pu une nouvelle fois compter sur son attaquant Harry Kane. Sur un coup franc obtenu par Michael Olise, Kimmich a joué court sur l'international français, dont le centre parfait a été repris par Harry Kane, tout seul à six mètres du but (1-0, 55e). A l'entame des dix dernières minutes, après avoir trouvé la barre transversale d'Alexander Nübel, Kane, servi par Luis Diaz dans la surface, s'est joué de Chema, et a trompé Nübel pour offrir une fin de match plus tranquille aux Munichois (2-0, 80e). 61 buts pour Kane Et dans le temps additionnel, le Bayern a obtenu un penalty sur un centre d'Olise dévié de la main par Angelo Stiller, et converti par l'inévitable Kane (3-0, 90e+2). Grâce à ce triplé, Kane, 32 ans, finit la saison 2025/26 avec 61 buts au compteur sous les couleurs du Bayern (36 en championnat, 14 en Ligue des champions, 10 en Coupe et 1 en Supercoupe Franz-Beckenbauer). "Je suis tellement heureux, tellement fier de l'équipe, a réagi Kane après la rencontre. Ça a été une saison difficile. Beaucoup d'efforts y ont été consacrés et nous voulions terminer avec une prestation comme celle d'aujourd'hui. Gagner 3-0 et jouer comme nous l'avons fait, c'est à l'honneur de tout le monde. Je suis ravi pour les supporters. Cela faisait bien trop longtemps que nous n'avions pas soulevé cette coupe. Ma première." Avant lui, seulement six joueurs en Europe avaient atteint ce total au cours d'un exercice, Lionel Messi détenant le record (73 réalisations avec le FC Barcelone lors de la saison 2011/12). Le capitaine et meilleur buteur de l'histoire de la sélection anglaise (78 buts en 112 capes) a permis aux Munichois de se sortir du piège souabe. 46 victoires En première période, les hommes de Sebastian Hoeness ont imposé un pressing très haut aux Munichois qui ont éprouvé toutes les difficultés du monde dans la construction du jeu. Les occasions les plus franches ont été à mettre à l'actif de Stuttgart, tenant du titre, durant les 45 premières minutes, Maximilian Mittelstädt se montrant le plus dangereux en trouvant le petit filet extérieur de Jonas Urbig (9e), puis en obligeant le gardien allemand à la parade sur un frappe placée (17e). Epuisés physiquement par la débauche d'énergie en première période dans la chaleur berlinoise, les coéquipiers de Deniz Undav ont baissé d'intensité en seconde période, offrant les espaces aux Munichois qui en ont profité. Le Bayern termine sa saison avec 46 victoires au compteur toutes compétitions confondues, égalant la meilleure marque du club lors de la saison 2012/13 quand il était allé chercher la Ligue des champions à Londres. Cette année, les Munichois se sont arrêtés aux portes de la finale de la C1, battus par le Paris SG en demies.

23.05.2026 à 22:47

FRANCE 24
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Le Roumain Cristian Mungiu a décroché samedi sa deuxième Palme d'or pour "Fjord", portrait d'une société progressiste aux dérives autoritaires. Un palmarès marqué par le politique, du réquisitoire anti-guerre d'Andrei Zviaguintsev, vainqueur du Grand prix avec "Fatherland" à la polémique Bolloré qui a hanté la Croisette.
Texte intégral (593 mots)
Le Roumain Cristian Mungiu a décroché samedi sa deuxième Palme d'or pour "Fjord", portrait d'une société progressiste aux dérives autoritaires. Un palmarès marqué par le politique, du réquisitoire anti-guerre d'Andrei Zviaguintsev, vainqueur du Grand prix avec "Fatherland" à la polémique Bolloré qui a hanté la Croisette.

23.05.2026 à 22:09

FRANCE24
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Ce film est "un message pour la tolérance, pour l'inclusion, pour l'empathie. Ce sont des termes magnifiques que nous aimons tous, mais il faut les appliquer plus souvent", a-t-il déclaré en recevant la Palme d'or. Inspiré de faits réels, "Fjord" résonne avec l'histoire personnelle de Cristian Mungiu, devenu samedi le dixième réalisateur à cumuler deux Palmes d'or aux côtés de Francis Ford Coppola, Ken Loach ou Michael Haneke. Né en 1968 à Iasi (nord-est de la Roumanie), le cinéaste de 58 ans a grandi sous le joug du dictateur roumain Nicolae Ceausescu qui a régné d'une main de fer sur le pays au nom d'un communisme vantant l'émancipation mais opprimant les peuples. "J'ai grandi sous un régime qui savait mieux que nous, les citoyens, ce dont on avait besoin", a-t-il déclaré à l'AFP pendant la quinzaine cannoise. "Nous avons cru que ça s'était arrêté avec la chute du communisme et aujourd'hui on découvre que ça peut arriver, même avec les meilleures intentions, dans les sociétés démocratiques", ajoutait-il. C'est en plongeant dans cette période sombre de son pays que Cristian Mungiu avait connu la consécration à Cannes. Palme d'or en 2007, son deuxième long-métrage "Quatre mois, trois semaines et deux jours", livrait le récit glaçant d'un avortement clandestin sous le joug de Nicolae Ceausescu. Vingt ans après, Cristian Mungiu n'a rien perdu de sa détermination à gratter là où ça fait mal. "Le cinéma doit rester polémique", a-t-il dit à l'AFP. "Je trouve que, dans le cinéma, nous avons commencé un peu à perdre la liberté de vraiment exprimer ce qu'on pense. Il y a trop de films polis qui te confirment que l'idéologie du jour est la bonne et ce n'est pas ce que le cinéma devrait faire". Certificat de qualité Encore récemment, dans "R.M.N" (2022), Mungiu avait disséqué les angles morts de la tolérance en faisant le récit de la révolte d'un village de Transylvanie contre l'embauche de deux Sri-Lankais par la boulangerie locale, une histoire là aussi inspirée d'un fait réel. "À travers de petits évènements, dans de petits villages, j'essaie de parler de la nature humaine (...) qui ne change pas comme ça... Il suffit de 24 heures pour identifier un ennemi (...) et libérer des instincts animaux qui sont en nous. Des gens qui sont voisins sont capables, demain, de violer, torturer et tuer", avait-il expliqué alors. Dans ses jeunes années, le polyglotte Cristian Mungiu avait étudié la littérature anglaise et américaine avant de se former à la réalisation cinématographique à l'école du film de Bucarest. Pendant ses études de cinéma, il travaille comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment "Capitaine Conan" de Bertrand Tavernier ou encore "Train de vie" de Radu Mihaileanu. Son diplôme en poche, il réalise plusieurs courts-métrages. Son premier long-métrage, "Occident", est remarqué en 2002 à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du festival de Cannes. Le festival n'aura de cesse d'occuper une place à part dans son parcours, en tant que cinéaste et membre des différents jurys. Dans un pays où le cinéma souffre d'une pénurie chronique de fonds et d'un désintérêt des spectateurs, une récompense sur la Croisette est "une légitimation", un "certificat de qualité.
Texte intégral (580 mots)
Ce film est "un message pour la tolérance, pour l'inclusion, pour l'empathie. Ce sont des termes magnifiques que nous aimons tous, mais il faut les appliquer plus souvent", a-t-il déclaré en recevant la Palme d'or. Inspiré de faits réels, "Fjord" résonne avec l'histoire personnelle de Cristian Mungiu, devenu samedi le dixième réalisateur à cumuler deux Palmes d'or aux côtés de Francis Ford Coppola, Ken Loach ou Michael Haneke. Né en 1968 à Iasi (nord-est de la Roumanie), le cinéaste de 58 ans a grandi sous le joug du dictateur roumain Nicolae Ceausescu qui a régné d'une main de fer sur le pays au nom d'un communisme vantant l'émancipation mais opprimant les peuples. "J'ai grandi sous un régime qui savait mieux que nous, les citoyens, ce dont on avait besoin", a-t-il déclaré à l'AFP pendant la quinzaine cannoise. "Nous avons cru que ça s'était arrêté avec la chute du communisme et aujourd'hui on découvre que ça peut arriver, même avec les meilleures intentions, dans les sociétés démocratiques", ajoutait-il. C'est en plongeant dans cette période sombre de son pays que Cristian Mungiu avait connu la consécration à Cannes. Palme d'or en 2007, son deuxième long-métrage "Quatre mois, trois semaines et deux jours", livrait le récit glaçant d'un avortement clandestin sous le joug de Nicolae Ceausescu. Vingt ans après, Cristian Mungiu n'a rien perdu de sa détermination à gratter là où ça fait mal. "Le cinéma doit rester polémique", a-t-il dit à l'AFP. "Je trouve que, dans le cinéma, nous avons commencé un peu à perdre la liberté de vraiment exprimer ce qu'on pense. Il y a trop de films polis qui te confirment que l'idéologie du jour est la bonne et ce n'est pas ce que le cinéma devrait faire". Certificat de qualité Encore récemment, dans "R.M.N" (2022), Mungiu avait disséqué les angles morts de la tolérance en faisant le récit de la révolte d'un village de Transylvanie contre l'embauche de deux Sri-Lankais par la boulangerie locale, une histoire là aussi inspirée d'un fait réel. "À travers de petits évènements, dans de petits villages, j'essaie de parler de la nature humaine (...) qui ne change pas comme ça... Il suffit de 24 heures pour identifier un ennemi (...) et libérer des instincts animaux qui sont en nous. Des gens qui sont voisins sont capables, demain, de violer, torturer et tuer", avait-il expliqué alors. Dans ses jeunes années, le polyglotte Cristian Mungiu avait étudié la littérature anglaise et américaine avant de se former à la réalisation cinématographique à l'école du film de Bucarest. Pendant ses études de cinéma, il travaille comme assistant réalisateur sur des productions étrangères tournées en Roumanie, notamment "Capitaine Conan" de Bertrand Tavernier ou encore "Train de vie" de Radu Mihaileanu. Son diplôme en poche, il réalise plusieurs courts-métrages. Son premier long-métrage, "Occident", est remarqué en 2002 à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du festival de Cannes. Le festival n'aura de cesse d'occuper une place à part dans son parcours, en tant que cinéaste et membre des différents jurys. Dans un pays où le cinéma souffre d'une pénurie chronique de fonds et d'un désintérêt des spectateurs, une récompense sur la Croisette est "une légitimation", un "certificat de qualité.

23.05.2026 à 22:05

FRANCE24
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En 18 mois, les manifestations n'ont jamais vraiment cessé en Serbie, avec des pics – 300.000 personnes le 15 mars 2025 - et des reflux. Les étudiants qui ont rapidement pris la tête du mouvement espèrent que la manifestation de samedi relancera le mouvement, et poussera le président Aleksandar Vucic (SNS, droite nationaliste) à convoquer des élections anticipées. Le dernier grand rassemblement avait eu lieu le 1er novembre 2025 à Novi Sad, quand environ 100.000 personnes s'étaient réunies pour marquer le premier anniversaire de l'effondrement de l'auvent en béton de la gare, tout juste rénové. La tragédie a fait 16 morts, et les manifestants y voient le résultat d'une corruption qu'ils jugent endémique. Samedi, après la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté autour d'un parc où des soutiens du gouvernement se rassemblent depuis des mois. Des hommes masqués ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un journaliste de l'AFP, et des dizaines de véhicules de gendarmerie ont repoussé les manifestants loin des immeubles de la présidence et du Parlement. "Tout ceux qui, à la fin de la manifestation, ont attaqué les policiers qui assuraient la sécurité du rassemblement seront identifiés et jugés", a commenté dans un communiqué le bureau du procureur général. Aleksandar Vucic a, sur Instagram, évoqué des images "mauvaises pour la Serbie". "Rien ne va changer, l'Etat fonctionne et continuera à faire son travail selon la Constitution et les loi, et sera en mesure de préserver l'ordre et la paix", a ajouté le président, en partance pour un voyage d'Etat en Chine. 'Les étudiants gagnent' Sous le slogan "les étudiants gagnent", qui a fleuri sur tous les murs de la capitale serbe ces derniers jours, les étudiants avaient appelé à se rassembler de 18h00 (16H00 GMT) à 20h00 sur la place Slavija, dans le centre-ville, lieu des plus grandes manifestations de ces 18 derniers mois. Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel ont constaté les journalistes de l'AFP sur place et grâce à des images aériennes. "Nous estimons qu'environ 34.300 citoyens sont présents à ce rassemblement", a déclaré en conférence de presse le directeur de la police, Dragan Vasiljevic. Aucun décompte indépendant n'était disponible dans la soirée – Arhiv javnih skupova, un groupe indépendant spécialisé depuis plusieurs années dans le comptage de manifestations, a annoncé dès le début de la manifestation sur X qu'il ne fournirait pas d'estimation avant dimanche, estimant toutefois que "les images indiquent que le rassemblement à Slavija sera l'un des plus importants". "Le propos de la manifestation d'aujourd'hui consiste simplement à nous compter", expliquait, au milieu de la foule, Vuk Vucin, 22 ans, étudiant en philologie. "Nous n'avons pas connu un rassemblement aussi important depuis très longtemps. Cela se déroulera dans le calme et avec dignité". Andjela, 24 ans, étudiante en architecture, estimait aussi que "le but de la manifestation aujourd'hui est de nous rassembler tous ensemble, à nouveau, et de montrer à tout le monde que nous sommes encore là, que nous nous battons, que nous travaillons, et que nous n'arrêterons pas". Pour Ivan Milosavljevic, venu de l'est de la Serbie, la foule démontre que "les gens n'ont pas abandonné, n'ont pas perdu leur force. La force de cette manifestation, c'est le nombre". "Nous allons continuer jusqu'à ce que ce régime tombe", assurait-il dans la foule. Comme samedi, plusieurs manifestations ont été marquées ces derniers mois par des heurts et au moins plusieurs dizaines de manifestants ont affirmé avoir été attaqués par des hommes proches du pouvoir. Vendredi, le Conseil de l'Europe - dont la Serbie, 6,6 millions d'habitants, est membre - a dit sa préoccupation face à la "réponse violente" des autorités lors des manifestations, évoquant "de multiples informations [qui] font état d'un usage excessif de la force par la police, d'arrestations de manifestants pacifiques et de traitements dégradants en garde à vue".
Texte intégral (682 mots)
En 18 mois, les manifestations n'ont jamais vraiment cessé en Serbie, avec des pics – 300.000 personnes le 15 mars 2025 - et des reflux. Les étudiants qui ont rapidement pris la tête du mouvement espèrent que la manifestation de samedi relancera le mouvement, et poussera le président Aleksandar Vucic (SNS, droite nationaliste) à convoquer des élections anticipées. Le dernier grand rassemblement avait eu lieu le 1er novembre 2025 à Novi Sad, quand environ 100.000 personnes s'étaient réunies pour marquer le premier anniversaire de l'effondrement de l'auvent en béton de la gare, tout juste rénové. La tragédie a fait 16 morts, et les manifestants y voient le résultat d'une corruption qu'ils jugent endémique. Samedi, après la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté autour d'un parc où des soutiens du gouvernement se rassemblent depuis des mois. Des hommes masqués ont jeté des pierres, des bouteilles, des pétards sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un journaliste de l'AFP, et des dizaines de véhicules de gendarmerie ont repoussé les manifestants loin des immeubles de la présidence et du Parlement. "Tout ceux qui, à la fin de la manifestation, ont attaqué les policiers qui assuraient la sécurité du rassemblement seront identifiés et jugés", a commenté dans un communiqué le bureau du procureur général. Aleksandar Vucic a, sur Instagram, évoqué des images "mauvaises pour la Serbie". "Rien ne va changer, l'Etat fonctionne et continuera à faire son travail selon la Constitution et les loi, et sera en mesure de préserver l'ordre et la paix", a ajouté le président, en partance pour un voyage d'Etat en Chine. 'Les étudiants gagnent' Sous le slogan "les étudiants gagnent", qui a fleuri sur tous les murs de la capitale serbe ces derniers jours, les étudiants avaient appelé à se rassembler de 18h00 (16H00 GMT) à 20h00 sur la place Slavija, dans le centre-ville, lieu des plus grandes manifestations de ces 18 derniers mois. Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel ont constaté les journalistes de l'AFP sur place et grâce à des images aériennes. "Nous estimons qu'environ 34.300 citoyens sont présents à ce rassemblement", a déclaré en conférence de presse le directeur de la police, Dragan Vasiljevic. Aucun décompte indépendant n'était disponible dans la soirée – Arhiv javnih skupova, un groupe indépendant spécialisé depuis plusieurs années dans le comptage de manifestations, a annoncé dès le début de la manifestation sur X qu'il ne fournirait pas d'estimation avant dimanche, estimant toutefois que "les images indiquent que le rassemblement à Slavija sera l'un des plus importants". "Le propos de la manifestation d'aujourd'hui consiste simplement à nous compter", expliquait, au milieu de la foule, Vuk Vucin, 22 ans, étudiant en philologie. "Nous n'avons pas connu un rassemblement aussi important depuis très longtemps. Cela se déroulera dans le calme et avec dignité". Andjela, 24 ans, étudiante en architecture, estimait aussi que "le but de la manifestation aujourd'hui est de nous rassembler tous ensemble, à nouveau, et de montrer à tout le monde que nous sommes encore là, que nous nous battons, que nous travaillons, et que nous n'arrêterons pas". Pour Ivan Milosavljevic, venu de l'est de la Serbie, la foule démontre que "les gens n'ont pas abandonné, n'ont pas perdu leur force. La force de cette manifestation, c'est le nombre". "Nous allons continuer jusqu'à ce que ce régime tombe", assurait-il dans la foule. Comme samedi, plusieurs manifestations ont été marquées ces derniers mois par des heurts et au moins plusieurs dizaines de manifestants ont affirmé avoir été attaqués par des hommes proches du pouvoir. Vendredi, le Conseil de l'Europe - dont la Serbie, 6,6 millions d'habitants, est membre - a dit sa préoccupation face à la "réponse violente" des autorités lors des manifestations, évoquant "de multiples informations [qui] font état d'un usage excessif de la force par la police, d'arrestations de manifestants pacifiques et de traitements dégradants en garde à vue".

23.05.2026 à 21:56

Achren VERDIAN
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L'épidémie d'Ebola ne cesse de prendre de l'ampleur: déjà 177 morts selon l'OMS et 750 cas probables. C'est la 17ème flambée du virus en RDC, principal pays concerné. Alors qu'aucun vaccin ou traitement contre la souche Bundibugyo du virus n'existe, le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas est cruciale. Grand entretien avec l'épidémiologiste Jean Kaseya, directeur général de l'Africa CDC, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies.  
Lire plus (86 mots)
L'épidémie d'Ebola ne cesse de prendre de l'ampleur: déjà 177 morts selon l'OMS et 750 cas probables. C'est la 17ème flambée du virus en RDC, principal pays concerné. Alors qu'aucun vaccin ou traitement contre la souche Bundibugyo du virus n'existe, le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas est cruciale. Grand entretien avec l'épidémiologiste Jean Kaseya, directeur général de l'Africa CDC, le centre africain de contrôle et de prévention des maladies.  

23.05.2026 à 21:41

FRANCE24
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Avec ce prix, le jury cannois a distingué le lien invisible et indéfectible tissé entre les deux femmes dans le film de Ryūsuke Hamaguchi, autour d'une maison de retraite qui accueille des patients atteints de sénilité. "Ryūsuke nous a fait vivre une aventure, pas une aventure, c'est trop petit ce mot, une expérience de vie qui restera gravée à jamais", a déclaré l'actrice belge en recevant son prix. Virginie Efira incarne une directrice cherchant à humaniser son établissement qui croise la route d'une metteuse en scène nippone atteinte d'un cancer incurable, campée par Tao Okamoto. Devenue incontournable dans le cinéma français, Virginie Efira a appris le japonais pour le rôle et élargit une nouvelle fois sa palette de comédienne, elle qui était également à l'affiche d'un autre film en lice pour la Palme d'or, "Histoires parallèles" d'Asghar Farhadi. Nonne lesbienne hallucinée du XVIIe siècle pour Paul Verhoeven ("Benedetta") ou belle-mère en quête de repères pour Rebecca Zlotowski dans "Les Enfants des autres", Virginie Efira peut aussi briller dans le registre tragi-comique devant la caméra de Justine Triet, qui lui a offert deux premiers rôles ("Sybil" et "Victoria"). En 2023, la comédienne avait décroché un César pour son rôle dans "Revoir Paris" où elle incarnait une Parisienne incapable de surmonter le traumatisme des attentats du 13-Novembre. L'ascension semble vertigineuse pour celle qui avait débuté à la télévision belge, puis française dans les années 2000, quand M6 lui avait confié plusieurs émissions dont "Nouvelle Star". Interrogée en 2023 par l'AFP, elle confiait s'être longtemps cachée derrière "un sourire" pour masquer "un manque de confiance en soi". "Rêve" A ses côtés, la Japonaise Tao Okamoto tient, elle, son premier grand rôle au cinéma avec "Soudain". Cette mannequin francophone de 41 ans avait auparavant fait des apparitions dans des films d'action à grand budget comme "Wolverine : Le Combat de l'immortel" (2013); "Batman v Superman: L'aube de la justice" (2016) ou la série japonaise "The Silent Service". "Etre à Cannes était mon rêve le plus grand", a-t-elle récemment déclaré, ajoutant avoir été marquée par le tournage de "Soudain", qui a eu lieu dans un véritable établissement pour personnes âgées. "C'était touchant et émouvant", dit celle qui tournait pour la première fois en français. Avant ces deux comédiennes, le festival de Cannes a déjà plusieurs fois décerné des prix collectifs à des actrices. En 2006, le jury avait distingué le casting féminin de "Volver" de Pedro Almodovar qui comptait notamment Lola Dueñas, Yohana Cobo et Penélope Cruz. Quelques années plus tard, en 2013, la Palme d'or remise à "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche avait également récompensé ses deux premiers rôles, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Enfin, en 2024, un prix d’interprétation collectif a récompensé les quatre actrices d'"Emilia Perez", Adriana Paz, Zoe Saldana, Karla Sofia Gascon et Selena Gomez.
Texte intégral (513 mots)
Avec ce prix, le jury cannois a distingué le lien invisible et indéfectible tissé entre les deux femmes dans le film de Ryūsuke Hamaguchi, autour d'une maison de retraite qui accueille des patients atteints de sénilité. "Ryūsuke nous a fait vivre une aventure, pas une aventure, c'est trop petit ce mot, une expérience de vie qui restera gravée à jamais", a déclaré l'actrice belge en recevant son prix. Virginie Efira incarne une directrice cherchant à humaniser son établissement qui croise la route d'une metteuse en scène nippone atteinte d'un cancer incurable, campée par Tao Okamoto. Devenue incontournable dans le cinéma français, Virginie Efira a appris le japonais pour le rôle et élargit une nouvelle fois sa palette de comédienne, elle qui était également à l'affiche d'un autre film en lice pour la Palme d'or, "Histoires parallèles" d'Asghar Farhadi. Nonne lesbienne hallucinée du XVIIe siècle pour Paul Verhoeven ("Benedetta") ou belle-mère en quête de repères pour Rebecca Zlotowski dans "Les Enfants des autres", Virginie Efira peut aussi briller dans le registre tragi-comique devant la caméra de Justine Triet, qui lui a offert deux premiers rôles ("Sybil" et "Victoria"). En 2023, la comédienne avait décroché un César pour son rôle dans "Revoir Paris" où elle incarnait une Parisienne incapable de surmonter le traumatisme des attentats du 13-Novembre. L'ascension semble vertigineuse pour celle qui avait débuté à la télévision belge, puis française dans les années 2000, quand M6 lui avait confié plusieurs émissions dont "Nouvelle Star". Interrogée en 2023 par l'AFP, elle confiait s'être longtemps cachée derrière "un sourire" pour masquer "un manque de confiance en soi". "Rêve" A ses côtés, la Japonaise Tao Okamoto tient, elle, son premier grand rôle au cinéma avec "Soudain". Cette mannequin francophone de 41 ans avait auparavant fait des apparitions dans des films d'action à grand budget comme "Wolverine : Le Combat de l'immortel" (2013); "Batman v Superman: L'aube de la justice" (2016) ou la série japonaise "The Silent Service". "Etre à Cannes était mon rêve le plus grand", a-t-elle récemment déclaré, ajoutant avoir été marquée par le tournage de "Soudain", qui a eu lieu dans un véritable établissement pour personnes âgées. "C'était touchant et émouvant", dit celle qui tournait pour la première fois en français. Avant ces deux comédiennes, le festival de Cannes a déjà plusieurs fois décerné des prix collectifs à des actrices. En 2006, le jury avait distingué le casting féminin de "Volver" de Pedro Almodovar qui comptait notamment Lola Dueñas, Yohana Cobo et Penélope Cruz. Quelques années plus tard, en 2013, la Palme d'or remise à "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche avait également récompensé ses deux premiers rôles, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Enfin, en 2024, un prix d’interprétation collectif a récompensé les quatre actrices d'"Emilia Perez", Adriana Paz, Zoe Saldana, Karla Sofia Gascon et Selena Gomez.

23.05.2026 à 21:39

FRANCE24
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Texte intégral (513 mots)

23.05.2026 à 21:38

FRANCE24
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Le film de Cristian Mungiu remporte la récompense suprême du 79e Festival de Cannes. Un thriller moral avec Renate Reinsve et Sebastian Stan sur fond de soupçon de maltraitance et de choc des cultures.
Texte intégral (513 mots)
Le film de Cristian Mungiu remporte la récompense suprême du 79e Festival de Cannes. Un thriller moral avec Renate Reinsve et Sebastian Stan sur fond de soupçon de maltraitance et de choc des cultures.

23.05.2026 à 21:35

FRANCE24
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C'est "quelque chose d'inédit", affirme Augusto Perez, ingénieur de 70 ans, qui faisait partie des dizaines de riverains et curieux qui ont regardé et filmé, samedi, l'atterrissage dans l'enceinte de l'ambassade de deux aéronefs militaires Bell Boeing MV-22B Osprey. Le bruit de leurs hélices a retenti dans les environs du quartier aisé de l'est de Caracas où se trouve la représentation diplomatique américaine. Dans un des hélicoptères se trouvait le général Francis Donovan, chef du commandement militaire américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Southcom) qui marquait samedi sa deuxième visite officielle dans le pays. "Il a participé à des entretiens bilatéraux avec de hauts dirigeants du gouvernement intérimaire, s'est réuni avec la direction et le personnel de l'ambassade des États-Unis, et a observé le déroulement d'un exercice de réponse militaire mené par la force conjointe", a indiqué le Southcom sur son compte X. L'attaque du 3 janvier comprenait notamment des survols d'avions et d'hélicoptères américains avec des bombardements de nombreux points de la capitale et de villes environnantes. L'opération avait semé la panique à Caracas et dans les environs, et fait près d'une centaine de morts, dont des civils. Cette fois, les habitants, loin d'être effrayés, regardaient avec curiosité. "Je veux voir comment ils atterrissent", raconte M. Perez, depuis un belvédère où s'étaient massés résidents et journalistes. Vers 10h30 locales (14h30 GMT), les deux aéronefs militaires se sont approchés de la représentation diplomatique des États-Unis, a constaté une équipe de l'AFP. Leur atterrissage sur le parking de l'ambassade a soulevé poussière et feuilles. "En 56 ans, c'est la première fois que je vois ça", commente Franco Di Prada, un habitant du quartier. Selon l'ambassade américaine, il s'agit d'un "exercice militaire". "Garantir la capacité de réponse rapide de l'armée est un élément clé de la préparation de la mission, tant ici au Venezuela que dans le monde entier", écrit l'ambassade sur les réseaux sociaux. Le Venezuela avait annoncé jeudi qu'il avait autorisé l'exercice, déclenchant des critiques au sein d'une partie des militants pro-pouvoir, qui restent hostiles aux Etats-Unis. Une poignée de militants ont ainsi manifesté samedi dans l'ouest de Caracas avec le slogan "Non à l'exercice yankee" écrit sur un drapeau du Venezuela. Rita Gonzalez, interprète de 28 ans, rejette "l'ingérence militaire" des États-Unis, disant toutefois comprendre l'autorisation accordée par les autorités. "Malheureusement, notre gouvernement a un pistolet sur la tempe, il ne faut pas oublier qu'ils ont enlevé notre président", souligne-t-elle. Tous ceux qui se sont réunis sont "mécontents face à l'action militaire de l'ambassade des États-Unis ici au Venezuela", dit Inés Vivas, professeure d'université de 69 ans. "Nous sommes en état de guerre depuis le moment où ils nous ont bombardés", a-t-elle ajouté. Caracas et Washington ont rétabli en mars leurs relations diplomatiques, après plus de sept ans de rupture sous la présidence de Maduro. La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui a succédé à Maduro dont elle était la vice-présidente, gouverne sous une forte pression de Washington. Elle a notamment fait adopter des lois sur les hydrocarbures et sur le code minier ouvrant les secteurs aux capitaux étrangers. Aujourd'hui décédé, le président Hugo Chávez (1999-2013) -- d'inspiration socialiste et très critique de "l'empire américain" -- avait mis fin à la coopération et aux échanges militaires avec les États-Unis, réorientant ses alliances vers la Russie, Cuba et l'Iran.
Texte intégral (611 mots)
C'est "quelque chose d'inédit", affirme Augusto Perez, ingénieur de 70 ans, qui faisait partie des dizaines de riverains et curieux qui ont regardé et filmé, samedi, l'atterrissage dans l'enceinte de l'ambassade de deux aéronefs militaires Bell Boeing MV-22B Osprey. Le bruit de leurs hélices a retenti dans les environs du quartier aisé de l'est de Caracas où se trouve la représentation diplomatique américaine. Dans un des hélicoptères se trouvait le général Francis Donovan, chef du commandement militaire américain pour l'Amérique latine et les Caraïbes (Southcom) qui marquait samedi sa deuxième visite officielle dans le pays. "Il a participé à des entretiens bilatéraux avec de hauts dirigeants du gouvernement intérimaire, s'est réuni avec la direction et le personnel de l'ambassade des États-Unis, et a observé le déroulement d'un exercice de réponse militaire mené par la force conjointe", a indiqué le Southcom sur son compte X. L'attaque du 3 janvier comprenait notamment des survols d'avions et d'hélicoptères américains avec des bombardements de nombreux points de la capitale et de villes environnantes. L'opération avait semé la panique à Caracas et dans les environs, et fait près d'une centaine de morts, dont des civils. Cette fois, les habitants, loin d'être effrayés, regardaient avec curiosité. "Je veux voir comment ils atterrissent", raconte M. Perez, depuis un belvédère où s'étaient massés résidents et journalistes. Vers 10h30 locales (14h30 GMT), les deux aéronefs militaires se sont approchés de la représentation diplomatique des États-Unis, a constaté une équipe de l'AFP. Leur atterrissage sur le parking de l'ambassade a soulevé poussière et feuilles. "En 56 ans, c'est la première fois que je vois ça", commente Franco Di Prada, un habitant du quartier. Selon l'ambassade américaine, il s'agit d'un "exercice militaire". "Garantir la capacité de réponse rapide de l'armée est un élément clé de la préparation de la mission, tant ici au Venezuela que dans le monde entier", écrit l'ambassade sur les réseaux sociaux. Le Venezuela avait annoncé jeudi qu'il avait autorisé l'exercice, déclenchant des critiques au sein d'une partie des militants pro-pouvoir, qui restent hostiles aux Etats-Unis. Une poignée de militants ont ainsi manifesté samedi dans l'ouest de Caracas avec le slogan "Non à l'exercice yankee" écrit sur un drapeau du Venezuela. Rita Gonzalez, interprète de 28 ans, rejette "l'ingérence militaire" des États-Unis, disant toutefois comprendre l'autorisation accordée par les autorités. "Malheureusement, notre gouvernement a un pistolet sur la tempe, il ne faut pas oublier qu'ils ont enlevé notre président", souligne-t-elle. Tous ceux qui se sont réunis sont "mécontents face à l'action militaire de l'ambassade des États-Unis ici au Venezuela", dit Inés Vivas, professeure d'université de 69 ans. "Nous sommes en état de guerre depuis le moment où ils nous ont bombardés", a-t-elle ajouté. Caracas et Washington ont rétabli en mars leurs relations diplomatiques, après plus de sept ans de rupture sous la présidence de Maduro. La présidente par intérim Delcy Rodríguez, qui a succédé à Maduro dont elle était la vice-présidente, gouverne sous une forte pression de Washington. Elle a notamment fait adopter des lois sur les hydrocarbures et sur le code minier ouvrant les secteurs aux capitaux étrangers. Aujourd'hui décédé, le président Hugo Chávez (1999-2013) -- d'inspiration socialiste et très critique de "l'empire américain" -- avait mis fin à la coopération et aux échanges militaires avec les États-Unis, réorientant ses alliances vers la Russie, Cuba et l'Iran.

23.05.2026 à 21:31

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"C'est totalement fou", avait-il déclaré jeudi à l'AFP avant la projection à Cannes de ce film sur une passion cachée entre deux jeunes soldats, dans le chaos des champs de bataille belges de la Grande Guerre. Emmanuel Macchia n'avait jamais fait de théâtre ou joué dans un film et sa vie a été "intrinsèquement changée" par le tournage. "C'était vraiment un autre monde, une découverte. J'ai essayé de reprendre mes études en architecture mais c'était impossible", dit-il. "J'espère vraiment que ce film va permettre à des jeunes hommes, des jeunes filles, des jeunes personnes vraiment à pouvoir s'aimer eux-mêmes", a-t-il déclaré en recevant son prix à Cannes. Magnétique Sa présence magnétique à l'affiche de "Coward", troisième film du Belge Lukas Dhont, tient au hasard qui lui a fait croiser la route du réalisateur et de son directeur de casting, qui arpentaient les abords de son école d'architecture, en quête de leur premier rôle. "Ca m'a fait rire de les voir tous les deux dans cet endroit perdu. Ils m'ont vu sourire et ils sont venus me parler du film", se souvient-il. Trois mois ont ensuite été nécessaires pour entrer dans la peau de Pierre, jeune appelé que le fracas de la guerre et l'attirance pour Francis (Valentin Campagne) poussent à intégrer ces groupes de soldats qui étaient chargés de distraire les troupes en montant de petits cabarets près du front. "On a eu deux jours de service militaire, des cours d'histoire, de danse, de chant, des entraînements avec des chevaux militaires", rembobine Emmanuel Macchia, qui savait peu de choses sur la guerre de 14-18 et encore moins sur ces soldats qui se travestissaient et chantaient pour distraire les troupes. A ses côtés, Valentin Campagne, 22 ans, a lui déjà joué dans quelques films et avait déjà connu la compétition cannoise en 2025 avec "Dosssier 137" de Dominik Moll. Dans "Coward", il interprète un meneur de revues qui tente de faire oublier les horreurs de la guerre et tombe amoureux d'un autre soldat. "J'ai juste envie de passer ce message que c'est possible d'être maladroit, de ne pas comprendre les autres. Je tiens à rappeler l'importance de danser, de vivre, d'aimer", a-t-il déclaré samedi soir en recevant ce prix.
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"C'est totalement fou", avait-il déclaré jeudi à l'AFP avant la projection à Cannes de ce film sur une passion cachée entre deux jeunes soldats, dans le chaos des champs de bataille belges de la Grande Guerre. Emmanuel Macchia n'avait jamais fait de théâtre ou joué dans un film et sa vie a été "intrinsèquement changée" par le tournage. "C'était vraiment un autre monde, une découverte. J'ai essayé de reprendre mes études en architecture mais c'était impossible", dit-il. "J'espère vraiment que ce film va permettre à des jeunes hommes, des jeunes filles, des jeunes personnes vraiment à pouvoir s'aimer eux-mêmes", a-t-il déclaré en recevant son prix à Cannes. Magnétique Sa présence magnétique à l'affiche de "Coward", troisième film du Belge Lukas Dhont, tient au hasard qui lui a fait croiser la route du réalisateur et de son directeur de casting, qui arpentaient les abords de son école d'architecture, en quête de leur premier rôle. "Ca m'a fait rire de les voir tous les deux dans cet endroit perdu. Ils m'ont vu sourire et ils sont venus me parler du film", se souvient-il. Trois mois ont ensuite été nécessaires pour entrer dans la peau de Pierre, jeune appelé que le fracas de la guerre et l'attirance pour Francis (Valentin Campagne) poussent à intégrer ces groupes de soldats qui étaient chargés de distraire les troupes en montant de petits cabarets près du front. "On a eu deux jours de service militaire, des cours d'histoire, de danse, de chant, des entraînements avec des chevaux militaires", rembobine Emmanuel Macchia, qui savait peu de choses sur la guerre de 14-18 et encore moins sur ces soldats qui se travestissaient et chantaient pour distraire les troupes. A ses côtés, Valentin Campagne, 22 ans, a lui déjà joué dans quelques films et avait déjà connu la compétition cannoise en 2025 avec "Dosssier 137" de Dominik Moll. Dans "Coward", il interprète un meneur de revues qui tente de faire oublier les horreurs de la guerre et tombe amoureux d'un autre soldat. "J'ai juste envie de passer ce message que c'est possible d'être maladroit, de ne pas comprendre les autres. Je tiens à rappeler l'importance de danser, de vivre, d'aimer", a-t-il déclaré samedi soir en recevant ce prix.

23.05.2026 à 21:23

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"J’ai la conviction que nous pouvons redevenir la première puissance européenne à la condition de réussir sur (ces) quatre sujets que j’appelle nos chantiers capitaux", explique l'ancien Premier ministre. Sur l’Éducation, "j'engagerai la rentrée scolaire 2027 avec des décrets sur l'élévation du niveau, la restauration de l'autorité de l'enseignant et le bien-être à l'école", explique M. Attal, qui mentionne "le brevet obligatoire pour passer au lycée" qu'il avait souhaité instaurer lors de son passage à l’Éducation, mais aussi "l'intégration de l'IA à tous les programmes scolaires, dès le collège" et la baisse du nombre d’élèves par classe "que nous pourrons financer par la baisse démographique qui permettra de dégager des marges sans diminuer les moyens de l’école". "Depuis trente ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15%. C'est l'inverse de ce que font toutes les grandes puissances", a insisté M. Attal samedi soir sur TF1. "Le risque, c'est la fracture générationnelle, avec des jeunes, des Français qui travaillent, qui se disent que finalement, leur pays les a lâchés", a ajouté M. Attal. Deuxième "chantier": "les salaires, terme que je refuse de laisser à la gauche. Il faut aller +droit au brut+ et ainsi réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net" via "des économies sur les dépenses sociales" et "une réforme de l’assurance-chômage", a développé M. Attal au Parisien. Il y réaffirme par ailleurs sa volonté d'introduire une "préférence travail pour l’immigration". Quant à l'IA, il entend mettre en place "un plan visant à former vingt millions de salariés en cinq ans". Interrogé sur l'instauration de la gestation pour autrui (GPA), à laquelle il est favorable, M. Attal répond qu'il ne faut "pas occulter" le "débat", en invoquant "la liberté de vote" qui prévaut "dans tous les partis" sur les "sujets bioéthiques". Le patron de Renaissance "croi(t) toujours au dépassement politique": "Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche mais pour relancer l’avenir du pays". Et "je veux redonner de l’espoir et ne pas tomber dans le déclinisme, ni dans le sang et les larmes. Mon ambition est de renouer avec la promesse d'élévation pour chaque Français". Au sein du bloc central, "il y aura une forme de compétition apaisée avec Édouard Philippe mais les Français ne nous pardonnerait pas une guerre entre nous et un second tour entre le RN et LFI", assure-t-il.
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"J’ai la conviction que nous pouvons redevenir la première puissance européenne à la condition de réussir sur (ces) quatre sujets que j’appelle nos chantiers capitaux", explique l'ancien Premier ministre. Sur l’Éducation, "j'engagerai la rentrée scolaire 2027 avec des décrets sur l'élévation du niveau, la restauration de l'autorité de l'enseignant et le bien-être à l'école", explique M. Attal, qui mentionne "le brevet obligatoire pour passer au lycée" qu'il avait souhaité instaurer lors de son passage à l’Éducation, mais aussi "l'intégration de l'IA à tous les programmes scolaires, dès le collège" et la baisse du nombre d’élèves par classe "que nous pourrons financer par la baisse démographique qui permettra de dégager des marges sans diminuer les moyens de l’école". "Depuis trente ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15%. C'est l'inverse de ce que font toutes les grandes puissances", a insisté M. Attal samedi soir sur TF1. "Le risque, c'est la fracture générationnelle, avec des jeunes, des Français qui travaillent, qui se disent que finalement, leur pays les a lâchés", a ajouté M. Attal. Deuxième "chantier": "les salaires, terme que je refuse de laisser à la gauche. Il faut aller +droit au brut+ et ainsi réduire l’écart entre le salaire brut et le salaire net" via "des économies sur les dépenses sociales" et "une réforme de l’assurance-chômage", a développé M. Attal au Parisien. Il y réaffirme par ailleurs sa volonté d'introduire une "préférence travail pour l’immigration". Quant à l'IA, il entend mettre en place "un plan visant à former vingt millions de salariés en cinq ans". Interrogé sur l'instauration de la gestation pour autrui (GPA), à laquelle il est favorable, M. Attal répond qu'il ne faut "pas occulter" le "débat", en invoquant "la liberté de vote" qui prévaut "dans tous les partis" sur les "sujets bioéthiques". Le patron de Renaissance "croi(t) toujours au dépassement politique": "Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche mais pour relancer l’avenir du pays". Et "je veux redonner de l’espoir et ne pas tomber dans le déclinisme, ni dans le sang et les larmes. Mon ambition est de renouer avec la promesse d'élévation pour chaque Français". Au sein du bloc central, "il y aura une forme de compétition apaisée avec Édouard Philippe mais les Français ne nous pardonnerait pas une guerre entre nous et un second tour entre le RN et LFI", assure-t-il.

23.05.2026 à 20:27

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Le FC Barcelone a remporté samedi à Oslo sa quatrième Ligue des champions féminine en dominant l'OL (4-0), avec un doublé d'Ewa Pajor et un autre de Salma Paralluelo en fin de match. Les Fenottes, muselées, n'ont jamais existé. 
Lire plus (449 mots)
Le FC Barcelone a remporté samedi à Oslo sa quatrième Ligue des champions féminine en dominant l'OL (4-0), avec un doublé d'Ewa Pajor et un autre de Salma Paralluelo en fin de match. Les Fenottes, muselées, n'ont jamais existé. 

23.05.2026 à 20:13

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23.05.2026 à 19:43

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