Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

07.01.2026 à 07:12

Hommage national pour Brigitte Bardot : pourquoi sa famille a dit non

Bahar MAKOOI
img
Brigitte Bardot sera inhumée ce mercredi à Saint-Tropez, sans funérailles nationales. L'Élysée avait proposé un hommage officiel, mais la famille a opposé une fin de non-recevoir. Proche du Rassemblement national, la star était ouvertement critique envers Emmanuel Macron, qui ne sera pas présent à ses funérailles. Marine Le Pen, elle, sera là.
Brigitte Bardot sera inhumée ce mercredi à Saint-Tropez, sans funérailles nationales. L'Élysée avait proposé un hommage officiel, mais la famille a opposé une fin de non-recevoir. Proche du Rassemblement national, la star était ouvertement critique envers Emmanuel Macron, qui ne sera pas présent à ses funérailles. Marine Le Pen, elle, sera là.

07.01.2026 à 07:12

Pelouse verte, soufflerie et drainage : comment les stades marocains défient la pluie à la CAN

Louis CHAHUNEAU
img
Depuis le début de la CAN 2025, la pluie s'abat, parfois violemment, sur les pelouses des stades marocains. Le pays hôte de la CAN avait prévu le coup en investissement dans un tout nouveau système de pelouse installé dans son stade principal à Rabat.
Depuis le début de la CAN 2025, la pluie s'abat, parfois violemment, sur les pelouses des stades marocains. Le pays hôte de la CAN avait prévu le coup en investissement dans un tout nouveau système de pelouse installé dans son stade principal à Rabat.

07.01.2026 à 07:10

CAN 2025 : Adil Boulbina envoie l'Algérie en quart de finale

L'Equipe TV
img
L'Algérie a battu la RD Congo grâce à un but superbe d'Adil Boulbina à la dernière minute de la prolongation.
L'Algérie a battu la RD Congo grâce à un but superbe d'Adil Boulbina à la dernière minute de la prolongation.

07.01.2026 à 06:53

Au Yémen, le dirigeant séparatiste du Sud chassé du pouvoir pour "haute trahison"

FRANCE 24
img
Le chef des séparatistes du sud du Yémen, Aidarous al-Zoubaidi, a été chassé du Conseil présidentiel pour "haute trahison", tandis que la coalition menée par l'Arabie saoudite a annoncé, mercredi, avoir mené des "frappes préventives limitées" contre les rebelles.
Le chef des séparatistes du sud du Yémen, Aidarous al-Zoubaidi, a été chassé du Conseil présidentiel pour "haute trahison", tandis que la coalition menée par l'Arabie saoudite a annoncé, mercredi, avoir mené des "frappes préventives limitées" contre les rebelles.

07.01.2026 à 05:33

Un agent de la CIA condamné pour espionnage au profit de l'URSS meurt en prison

FRANCE24
img
Analyste dans le contre-espionnage pour la CIA, les services secrets des Etats-Unis, pendant 31 ans, il avait été condamné en 1994 à la prison à vie pour avoir vendu pour plus de 2,5 millions de dollars de renseignements à Moscou. Selon le ministère de la Justice, sa trahison aurait compromis un grand nombre d'opérations secrètes et coûté la vie à une dizaine d'agents doubles travaillant pour les Américains. Avec sa femme Rosario, il avait transmis des informations à l'Union soviétique à partir de 1985. Le train de vie luxueux du couple, qui roulait en Jaguar, disposait de comptes bancaires en Suisse et dépensait environ 50.000 dollars par an par cartes de crédit, avait fini par éveiller les soupçons, et Ames avait été démasqué en 1994. S'appuyant sur de fausses informations fournies par Aldrich Ames, des responsables de la CIA avaient à plusieurs reprises induit en erreur les présidents américains Ronald Reagan et George H. W. Bush ainsi que d'autres hauts responsables au sujet des capacités militaires soviétiques et d'autres renseignements stratégiques. Les poursuites contre M. Ames avaient attisé les tensions entre Washington et Moscou, alors même que la politique de libéralisation baptisée "perestroïka" (restructuration) de l'ex-président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev cédait la place à la "glasnost" (transparence), ou ouverture à l'Occident, sous Boris Eltsine, premier dirigeant de la Russie post-soviétique. Le directeur de la CIA de l'époque, James Woolsey, avait démissionné en raison du scandale, après avoir refusé de licencier ou de rétrograder ses collaborateurs au siège de l'agence. Son successeur, John Deutsch, avait ensuite supervisé une refonte de la CIA, qui avait abouti à des arrestations et inculpations. Le président américain d'alors, Bill Clinton, avait qualifié l'affaire Ames de "très grave" et suggéré qu'elle pourrait nuire aux relations avec Moscou. Le Kremlin avait minimisé l'incident, un diplomate russe allant jusqu'à qualifier les Américains d'"extrêmement émotionnels". La Maison Blanche avait finalement expulsé un diplomate russe de haut rang, Aleksander Lysenko, accusé d'être impliqué dans l'affaire Ames.
Lire plus (348 mots)
Analyste dans le contre-espionnage pour la CIA, les services secrets des Etats-Unis, pendant 31 ans, il avait été condamné en 1994 à la prison à vie pour avoir vendu pour plus de 2,5 millions de dollars de renseignements à Moscou. Selon le ministère de la Justice, sa trahison aurait compromis un grand nombre d'opérations secrètes et coûté la vie à une dizaine d'agents doubles travaillant pour les Américains. Avec sa femme Rosario, il avait transmis des informations à l'Union soviétique à partir de 1985. Le train de vie luxueux du couple, qui roulait en Jaguar, disposait de comptes bancaires en Suisse et dépensait environ 50.000 dollars par an par cartes de crédit, avait fini par éveiller les soupçons, et Ames avait été démasqué en 1994. S'appuyant sur de fausses informations fournies par Aldrich Ames, des responsables de la CIA avaient à plusieurs reprises induit en erreur les présidents américains Ronald Reagan et George H. W. Bush ainsi que d'autres hauts responsables au sujet des capacités militaires soviétiques et d'autres renseignements stratégiques. Les poursuites contre M. Ames avaient attisé les tensions entre Washington et Moscou, alors même que la politique de libéralisation baptisée "perestroïka" (restructuration) de l'ex-président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev cédait la place à la "glasnost" (transparence), ou ouverture à l'Occident, sous Boris Eltsine, premier dirigeant de la Russie post-soviétique. Le directeur de la CIA de l'époque, James Woolsey, avait démissionné en raison du scandale, après avoir refusé de licencier ou de rétrograder ses collaborateurs au siège de l'agence. Son successeur, John Deutsch, avait ensuite supervisé une refonte de la CIA, qui avait abouti à des arrestations et inculpations. Le président américain d'alors, Bill Clinton, avait qualifié l'affaire Ames de "très grave" et suggéré qu'elle pourrait nuire aux relations avec Moscou. Le Kremlin avait minimisé l'incident, un diplomate russe allant jusqu'à qualifier les Américains d'"extrêmement émotionnels". La Maison Blanche avait finalement expulsé un diplomate russe de haut rang, Aleksander Lysenko, accusé d'être impliqué dans l'affaire Ames.

07.01.2026 à 05:31

Ruptures conventionnelles: nouveau départ pour la négociation, en présence du Medef

FRANCE24
img
Organisations syndicales et patronales ont rendez-vous en début d'après-midi au siège de l'Unédic. Toutes devraient cette fois être présentes, après une première réunion le 3 décembre marquée par l'absence de l'organisation des artisans et commerçants U2P, mais surtout du Medef, première organisation patronale, accusé par certains participants de "bouder" en raison de divergences budgétaires avec le gouvernement. Au menu du jour: définir le calendrier des négociations, mais aussi son périmètre, car la question des contrats courts peut dépasser le cadre de l'assurance chômage. Le gouvernement avait initialement fixé fin janvier comme échéance pour conclure cette négociation, jugeant "souhaitable" qu'elle permette de "générer une économie d'au moins 400 millions par an". "Si cette négociation ne devait pas aboutir dans ces délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités", avertissait fin novembre Jean-Pierre Farandou. Début janvier, le ministère du Travail a toutefois laissé entendre que ce calendrier pourrait être assoupli. Le régime de l'assurance chômage est piloté par l'Unédic, un organisme paritaire, mais depuis 2018 le gouvernement adresse aux partenaires sociaux une "lettre de cadrage" fixant des objectifs à la négociation et, faute accord, l'État fixe les règles par décret. Ces dernières années, les règles d'indemnisation de l'assurance chômage ont été durcies à plusieurs reprises. "Terra incognita" Les syndicats désirent négocier sur les contrats courts, une négociation décidée au printemps dernier, se fondant sur le constat des limites du système du bonus-malus. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ce système créé en 2019 entraîne une modulation, limitée à certains secteurs, de la cotisation patronale à l'assurance chômage en fonction du nombre de fins de contrats de travail dans une entreprise. Il est critiqué à la fois par le patronat et les syndicats. En mars, une évaluation de l'Unédic montrait qu'il ne jouait qu'un "rôle limité" dans le recours aux contrats courts. C'est en revanche le gouvernement qui a mis les ruptures conventionnelles à l'agenda, dénonçant ces derniers mois les "abus" auquel le dispositif — qui permet à un salarié et un employeur de rompre un CDI à l'amiable et au salarié de toucher des allocations chômage — donnerait lieu. "La rupture conventionnelle n'avait jamais était évoquée par les organisations patronales et syndicales", souligne Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, "mais le gouvernement nous demande d'étudier les dépenses, nous les étudierons". D'après l'Unédic, en 2024, les dépenses d'allocations chômage liées à ces ruptures ont atteint 9,4 milliards d'euros, soit 26% du total. Parmi les pistes d'économies possibles, imposer un délai de carence avant de toucher des allocations chômage non seulement aux salariés qui ont touché des indemnités supérieures au minimum légal lors de leur rupture conventionnelle, comme c'est le cas aujourd'hui, mais à tous ceux qui en ont conclu une. Face aux 400 millions d'économies demandés par gouvernement pour cette négociation, le patronat a surenchéri en disant souhaiter monter à un milliard. "On est en terra incognita, personne ne sait sur quoi ça peut déboucher", s'agace Jean-François Foucard, négociateur du syndicat des cadres CFE-CGC. Le secrétaire confédéral de la CGT Denis Gravouil estime que le Medef va "essayer de chercher des économies pour que, par ricochet, sur le PLF (budget de l’État), les aides aux entreprises soient moins touchées". Côté patronal, le Medef a indiqué, par la voix de son négociateur Hubert Mongon, ne pas souhaiter s'exprimer avant la réunion.
Texte intégral (624 mots)
Organisations syndicales et patronales ont rendez-vous en début d'après-midi au siège de l'Unédic. Toutes devraient cette fois être présentes, après une première réunion le 3 décembre marquée par l'absence de l'organisation des artisans et commerçants U2P, mais surtout du Medef, première organisation patronale, accusé par certains participants de "bouder" en raison de divergences budgétaires avec le gouvernement. Au menu du jour: définir le calendrier des négociations, mais aussi son périmètre, car la question des contrats courts peut dépasser le cadre de l'assurance chômage. Le gouvernement avait initialement fixé fin janvier comme échéance pour conclure cette négociation, jugeant "souhaitable" qu'elle permette de "générer une économie d'au moins 400 millions par an". "Si cette négociation ne devait pas aboutir dans ces délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités", avertissait fin novembre Jean-Pierre Farandou. Début janvier, le ministère du Travail a toutefois laissé entendre que ce calendrier pourrait être assoupli. Le régime de l'assurance chômage est piloté par l'Unédic, un organisme paritaire, mais depuis 2018 le gouvernement adresse aux partenaires sociaux une "lettre de cadrage" fixant des objectifs à la négociation et, faute accord, l'État fixe les règles par décret. Ces dernières années, les règles d'indemnisation de l'assurance chômage ont été durcies à plusieurs reprises. "Terra incognita" Les syndicats désirent négocier sur les contrats courts, une négociation décidée au printemps dernier, se fondant sur le constat des limites du système du bonus-malus. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, ce système créé en 2019 entraîne une modulation, limitée à certains secteurs, de la cotisation patronale à l'assurance chômage en fonction du nombre de fins de contrats de travail dans une entreprise. Il est critiqué à la fois par le patronat et les syndicats. En mars, une évaluation de l'Unédic montrait qu'il ne jouait qu'un "rôle limité" dans le recours aux contrats courts. C'est en revanche le gouvernement qui a mis les ruptures conventionnelles à l'agenda, dénonçant ces derniers mois les "abus" auquel le dispositif — qui permet à un salarié et un employeur de rompre un CDI à l'amiable et au salarié de toucher des allocations chômage — donnerait lieu. "La rupture conventionnelle n'avait jamais était évoquée par les organisations patronales et syndicales", souligne Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, "mais le gouvernement nous demande d'étudier les dépenses, nous les étudierons". D'après l'Unédic, en 2024, les dépenses d'allocations chômage liées à ces ruptures ont atteint 9,4 milliards d'euros, soit 26% du total. Parmi les pistes d'économies possibles, imposer un délai de carence avant de toucher des allocations chômage non seulement aux salariés qui ont touché des indemnités supérieures au minimum légal lors de leur rupture conventionnelle, comme c'est le cas aujourd'hui, mais à tous ceux qui en ont conclu une. Face aux 400 millions d'économies demandés par gouvernement pour cette négociation, le patronat a surenchéri en disant souhaiter monter à un milliard. "On est en terra incognita, personne ne sait sur quoi ça peut déboucher", s'agace Jean-François Foucard, négociateur du syndicat des cadres CFE-CGC. Le secrétaire confédéral de la CGT Denis Gravouil estime que le Medef va "essayer de chercher des économies pour que, par ricochet, sur le PLF (budget de l’État), les aides aux entreprises soient moins touchées". Côté patronal, le Medef a indiqué, par la voix de son négociateur Hubert Mongon, ne pas souhaiter s'exprimer avant la réunion.

07.01.2026 à 05:01

Mercosur: avant de signer, l'UE tente une dernière fois de rassurer les agriculteurs

FRANCE24
img
Les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept sont attendus dans l'après-midi pour répondre aux "préoccupations" du monde agricole, sur fond de mobilisation en France. Dès mardi, Ursula von der Leyen a annoncé un geste pour désamorcer la tension. La présidente de la Commission européenne propose une rallonge budgétaire dans la future politique agricole commune (la PAC) de l'Union, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028. Cette concession a lieu alors que Bruxelles pourrait signer le 12 janvier l'accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, auquel de nombreux agriculteurs de l'UE sont farouchement opposés. La perspective de ce traité avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay est un "chiffon rouge" qui pourrait entraîner des "mobilisations plus importantes" encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA. En France, la contestation agricole est repartie de plus belle, entre convois vers Paris et rassemblements locaux. Les paysans dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays du Mercosur et la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins. En Europe, des "inquiétudes subsistent" au sujet de l'accord avec le Mercosur, la "réciprocité des normes de production et les contrôles des importations", et au-delà de cet accord, concernant "l'avenir du financement de la PAC" et le "coût des engrais", convient la Commission. Mais l'exécutif européen n'en démord pas. Après un report de décembre à janvier, sous la pression de la France et de l'Italie, Bruxelles entend parapher le plus tôt possible ce traité de libre-échange avec l'Amérique latine, négocié depuis plus de 25 ans. Avant cette signature, Ursula von der Leyen a besoin de l'aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d'un vote attendu dès ce vendredi à Bruxelles. Pression sur les pesticides Et l'horizon semble se dégager pour la présidente de la Commission car l'Italie, sauf surprise, semble désormais à bord. En décembre, tout en demandant un report, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni avait assuré qu'elle soutiendrait l'accord in fine. Rome vient d'ailleurs de saluer la rallonge annoncée pour la politique agricole commune comme une "avancée significative". Sans alliés supplémentaires, la France, la Pologne et la Hongrie ne seront pas en mesure de bloquer l'accord avec le Mercosur, que plébiscitent l'Allemagne et l'Espagne. Face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis, la Commission européenne juge indispensable de diversifier les partenariats commerciaux. De plus, elle estime avoir apporté les garanties nécessaires aux agriculteurs de l'UE. Bruxelles souligne que les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille.... — seront limités, et accompagnés de mesures de "sauvegarde" pour les produits agricoles les plus sensibles. L'exécutif promet d'intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, des pays comme la France espèrent toutefois encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d'un vote du Parlement européen mi-décembre. Ils attendent par ailleurs un geste pour limiter le coût des engrais, en révisant le mécanisme de taxe carbone aux frontières de l'UE. Autre sujet inflammable, les pesticides. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents du Mercosur d'utiliser des substances interdites en Europe Paris a fait monter la pression sur Bruxelles en annonçant un arrêté pour suspendre les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons...) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l'UE. La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et souligne avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés. L'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées. Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où des sources internes s'attendent à un scrutin serré.
Texte intégral (734 mots)
Les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept sont attendus dans l'après-midi pour répondre aux "préoccupations" du monde agricole, sur fond de mobilisation en France. Dès mardi, Ursula von der Leyen a annoncé un geste pour désamorcer la tension. La présidente de la Commission européenne propose une rallonge budgétaire dans la future politique agricole commune (la PAC) de l'Union, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d'euros dès 2028. Cette concession a lieu alors que Bruxelles pourrait signer le 12 janvier l'accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, auquel de nombreux agriculteurs de l'UE sont farouchement opposés. La perspective de ce traité avec l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay est un "chiffon rouge" qui pourrait entraîner des "mobilisations plus importantes" encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA. En France, la contestation agricole est repartie de plus belle, entre convois vers Paris et rassemblements locaux. Les paysans dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays du Mercosur et la gestion gouvernementale de l'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins. En Europe, des "inquiétudes subsistent" au sujet de l'accord avec le Mercosur, la "réciprocité des normes de production et les contrôles des importations", et au-delà de cet accord, concernant "l'avenir du financement de la PAC" et le "coût des engrais", convient la Commission. Mais l'exécutif européen n'en démord pas. Après un report de décembre à janvier, sous la pression de la France et de l'Italie, Bruxelles entend parapher le plus tôt possible ce traité de libre-échange avec l'Amérique latine, négocié depuis plus de 25 ans. Avant cette signature, Ursula von der Leyen a besoin de l'aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d'un vote attendu dès ce vendredi à Bruxelles. Pression sur les pesticides Et l'horizon semble se dégager pour la présidente de la Commission car l'Italie, sauf surprise, semble désormais à bord. En décembre, tout en demandant un report, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni avait assuré qu'elle soutiendrait l'accord in fine. Rome vient d'ailleurs de saluer la rallonge annoncée pour la politique agricole commune comme une "avancée significative". Sans alliés supplémentaires, la France, la Pologne et la Hongrie ne seront pas en mesure de bloquer l'accord avec le Mercosur, que plébiscitent l'Allemagne et l'Espagne. Face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis, la Commission européenne juge indispensable de diversifier les partenariats commerciaux. De plus, elle estime avoir apporté les garanties nécessaires aux agriculteurs de l'UE. Bruxelles souligne que les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille.... — seront limités, et accompagnés de mesures de "sauvegarde" pour les produits agricoles les plus sensibles. L'exécutif promet d'intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, des pays comme la France espèrent toutefois encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d'un vote du Parlement européen mi-décembre. Ils attendent par ailleurs un geste pour limiter le coût des engrais, en révisant le mécanisme de taxe carbone aux frontières de l'UE. Autre sujet inflammable, les pesticides. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents du Mercosur d'utiliser des substances interdites en Europe Paris a fait monter la pression sur Bruxelles en annonçant un arrêté pour suspendre les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons...) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l'UE. La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et souligne avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés. L'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées. Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où des sources internes s'attendent à un scrutin serré.

07.01.2026 à 04:51

Venezuela en direct : sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'opération américaine

FRANCE 24
img
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a décrété mardi sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi. Suivez notre direct.
Texte intégral (734 mots)
La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a décrété mardi sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi. Suivez notre direct.

07.01.2026 à 04:45

Le lancement des soldes refroidi par la météo hivernale

FRANCE24
img
Le froid arrive-t-il trop tard, ou les soldes trop tôt? Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu'au 3 février pour limiter la casse. Même s'ils ne se font pas d'illusion: les soldes ne font plus recette. "Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu'il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping", relève pour l'AFP Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes. Météo-France a placé 38 départements d'une large partie nord-ouest en vigilance orange neige-verglas mercredi. Des conditions qui perturbent fortement les transports et qui devraient être défavorables aux commerçants. Des commerces qui sortent d'un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes qui ont freiné les achats de vêtements de saison. En raison également du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël, les enseignes du Panel Retail Int. pour l'Alliance du commerce enregistrent en décembre une baisse de leur chiffre d'affaires en magasin de 4,5% par rapport à décembre 2024. Consommateurs déjà "gavés" "On a donc des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d'autant plus qu'il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu'elle n'a commencée", souligne Yohann Petiot. Les soldes "ne représentent plus l'événement commercial d'il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte", mais ça reste tout de même un "événement important inscrit dans le calendrier des Français". Pour les indépendants en revanche, "les soldes ont perdu leur force et leur signification" depuis des années, résume auprès de l'AFP Pierre Talamon, président de la fédération française de l'habillement. Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà "gavés par le Black Friday et par des ventes privées". Ajoutez à cela "les petits prix des plateformes" en ligne et vous avez "beaucoup de commerçants pris dans un étau", regrette-t-il. Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d'affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l'Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes "peuvent être un levier de croissance" mais il faut les "reconnecter à la réalité des saisons" et leur "redonner du sens en les positionnant en fin de saison", selon M. Talamon. Le déstockage, une des raisons d'être des soldes, ne peut être fait en pleine saison comme c'est le cas aujourd'hui, selon la FNH, qui souligne d'ailleurs qu'à la fin des soldes début février il sera difficile de passer directement à la collection été. L'Alliance du commerce est, à l'inverse, favorable au "statu quo" du calendrier car "d'une année sur l'autre, ça peut être totalement variable" au niveau de la météo. Selon un sondage de l'application de shopping Joko, 64% des Français comptent participer aux soldes, autant en ligne qu'en boutique. Mais 67% ne les attendent pas spécifiquement et restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire.
Texte intégral (579 mots)
Le froid arrive-t-il trop tard, ou les soldes trop tôt? Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu'au 3 février pour limiter la casse. Même s'ils ne se font pas d'illusion: les soldes ne font plus recette. "Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu'il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping", relève pour l'AFP Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes. Météo-France a placé 38 départements d'une large partie nord-ouest en vigilance orange neige-verglas mercredi. Des conditions qui perturbent fortement les transports et qui devraient être défavorables aux commerçants. Des commerces qui sortent d'un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes qui ont freiné les achats de vêtements de saison. En raison également du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël, les enseignes du Panel Retail Int. pour l'Alliance du commerce enregistrent en décembre une baisse de leur chiffre d'affaires en magasin de 4,5% par rapport à décembre 2024. Consommateurs déjà "gavés" "On a donc des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d'autant plus qu'il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu'elle n'a commencée", souligne Yohann Petiot. Les soldes "ne représentent plus l'événement commercial d'il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte", mais ça reste tout de même un "événement important inscrit dans le calendrier des Français". Pour les indépendants en revanche, "les soldes ont perdu leur force et leur signification" depuis des années, résume auprès de l'AFP Pierre Talamon, président de la fédération française de l'habillement. Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà "gavés par le Black Friday et par des ventes privées". Ajoutez à cela "les petits prix des plateformes" en ligne et vous avez "beaucoup de commerçants pris dans un étau", regrette-t-il. Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d'affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l'Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes "peuvent être un levier de croissance" mais il faut les "reconnecter à la réalité des saisons" et leur "redonner du sens en les positionnant en fin de saison", selon M. Talamon. Le déstockage, une des raisons d'être des soldes, ne peut être fait en pleine saison comme c'est le cas aujourd'hui, selon la FNH, qui souligne d'ailleurs qu'à la fin des soldes début février il sera difficile de passer directement à la collection été. L'Alliance du commerce est, à l'inverse, favorable au "statu quo" du calendrier car "d'une année sur l'autre, ça peut être totalement variable" au niveau de la météo. Selon un sondage de l'application de shopping Joko, 64% des Français comptent participer aux soldes, autant en ligne qu'en boutique. Mais 67% ne les attendent pas spécifiquement et restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire.

07.01.2026 à 04:39

Aide à mourir: le débat sur la fin de vie reprend enfin, au Sénat

FRANCE24
img
Erigée par Emmanuel Macron comme priorité du second quinquennat sur le volet sociétal, la loi sur la fin de vie verra-t-elle le jour avant 2027? C'est en tout cas l'objectif du président de la République et du gouvernement. "Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m'étais engagé devant vous en 2022", a assuré le chef de l'Etat lors de ses vœux aux Français. L'agenda s'annonce chargé pour tenir le cap car deux lectures sont nécessaires dans chacune des deux chambres du Parlement - l'Assemblée nationale et le Sénat - pour faire aboutir cette réforme... Et les deux Assemblées risquent d'avoir du mal à converger sur le fond. Les soubresauts politiques récents - dissolution, censure du gouvernement Barnier, chute de François Bayrou, étirement des débats budgétaires - ont déjà causé plusieurs reports de l'examen de ce texte par le Sénat, qui l'attend depuis mai 2025, date de son adoption par l'Assemblée nationale en première lecture. La chambre haute en débattra dans l'hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l'Assemblée nationale devrait s'en saisir à nouveau dès février. Modifications en vue La commission des Affaires sociales du Sénat, chargée du travail préliminaire sur ce texte, se réunit, elle, dès mercredi à 08H30 et devrait déjà procéder à de nombreuses modifications, sous l'impulsion des rapporteurs issus de la droite sénatoriale, majoritaire dans l'hémicycle aux côtés de ses alliés centristes. Dans le détail, le débat sur la fin de vie prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d'une aide à mourir. C'est autour de ce texte que les débats s'annoncent les plus complexes, surtout dans un Sénat qui penche à droite, une chambre jugée bien plus conservatrice que l'Assemblée nationale, particulièrement sur les sujets sociétaux. "Il ne faut rien exclure sur le vote du Sénat", avance prudemment Hervé Marseille, chef du groupe centriste, qui s'attend au moins à des "modifications substantielles". Le texte voté par les députés crée un "droit à l'aide à mourir" consistant à "autoriser et à accompagner" un malade qui le souhaite à s'administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s'il n'est "pas en mesure physiquement d'y procéder". Soit une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l'euthanasie, sans pour autant que ces mots ne figurent explicitement dans le texte. "Il y a eu, à l'Assemblée, une position assez équilibrée qu'il me paraît souhaitable de maintenir", a pour sa part affirmé la ministre de la Santé Stéphanie Rist dans un entretien à La République du Centre ces derniers jours. "Assistance médicale à mourir" Sans vouloir "préempter" les débats, la ministre a pressenti ce qui se dessine à la chambre haute, où de nombreux amendements ont été déposés pour restreindre nettement la portée du texte. Les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat proposent ainsi de remplacer le "droit à l'aide à mourir" par une "assistance médicale à mourir" beaucoup plus encadrée, réservée aux patients dont le "pronostic vital" est engagé à "court terme". Soit un périmètre bien moins large que "l'affection grave et incurable (...) en phase avancée", retenue à l'Assemblée nationale. Cette rédaction "autoriserait une pratique particulièrement extensive de l'aide à mourir et exposerait directement la responsabilité des professionnels de santé", s'inquiètent les deux sénateurs LR dans leurs amendements. Principal artisan du texte à l'Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni a fait part auprès de l'AFP de son agréable surprise de voir les rapporteurs du Sénat "accepter le principe d'une assistance à mourir": "Ce n'est pas un tir de barrage comme certains pouvaient le craindre", a-t-il souligné, regrettant néanmoins une proposition sénatoriale qui rendrait le dispositif "quasiment ineffectif".
Texte intégral (697 mots)
Erigée par Emmanuel Macron comme priorité du second quinquennat sur le volet sociétal, la loi sur la fin de vie verra-t-elle le jour avant 2027? C'est en tout cas l'objectif du président de la République et du gouvernement. "Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m'étais engagé devant vous en 2022", a assuré le chef de l'Etat lors de ses vœux aux Français. L'agenda s'annonce chargé pour tenir le cap car deux lectures sont nécessaires dans chacune des deux chambres du Parlement - l'Assemblée nationale et le Sénat - pour faire aboutir cette réforme... Et les deux Assemblées risquent d'avoir du mal à converger sur le fond. Les soubresauts politiques récents - dissolution, censure du gouvernement Barnier, chute de François Bayrou, étirement des débats budgétaires - ont déjà causé plusieurs reports de l'examen de ce texte par le Sénat, qui l'attend depuis mai 2025, date de son adoption par l'Assemblée nationale en première lecture. La chambre haute en débattra dans l'hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l'Assemblée nationale devrait s'en saisir à nouveau dès février. Modifications en vue La commission des Affaires sociales du Sénat, chargée du travail préliminaire sur ce texte, se réunit, elle, dès mercredi à 08H30 et devrait déjà procéder à de nombreuses modifications, sous l'impulsion des rapporteurs issus de la droite sénatoriale, majoritaire dans l'hémicycle aux côtés de ses alliés centristes. Dans le détail, le débat sur la fin de vie prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d'une aide à mourir. C'est autour de ce texte que les débats s'annoncent les plus complexes, surtout dans un Sénat qui penche à droite, une chambre jugée bien plus conservatrice que l'Assemblée nationale, particulièrement sur les sujets sociétaux. "Il ne faut rien exclure sur le vote du Sénat", avance prudemment Hervé Marseille, chef du groupe centriste, qui s'attend au moins à des "modifications substantielles". Le texte voté par les députés crée un "droit à l'aide à mourir" consistant à "autoriser et à accompagner" un malade qui le souhaite à s'administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s'il n'est "pas en mesure physiquement d'y procéder". Soit une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l'euthanasie, sans pour autant que ces mots ne figurent explicitement dans le texte. "Il y a eu, à l'Assemblée, une position assez équilibrée qu'il me paraît souhaitable de maintenir", a pour sa part affirmé la ministre de la Santé Stéphanie Rist dans un entretien à La République du Centre ces derniers jours. "Assistance médicale à mourir" Sans vouloir "préempter" les débats, la ministre a pressenti ce qui se dessine à la chambre haute, où de nombreux amendements ont été déposés pour restreindre nettement la portée du texte. Les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat proposent ainsi de remplacer le "droit à l'aide à mourir" par une "assistance médicale à mourir" beaucoup plus encadrée, réservée aux patients dont le "pronostic vital" est engagé à "court terme". Soit un périmètre bien moins large que "l'affection grave et incurable (...) en phase avancée", retenue à l'Assemblée nationale. Cette rédaction "autoriserait une pratique particulièrement extensive de l'aide à mourir et exposerait directement la responsabilité des professionnels de santé", s'inquiètent les deux sénateurs LR dans leurs amendements. Principal artisan du texte à l'Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni a fait part auprès de l'AFP de son agréable surprise de voir les rapporteurs du Sénat "accepter le principe d'une assistance à mourir": "Ce n'est pas un tir de barrage comme certains pouvaient le craindre", a-t-il souligné, regrettant néanmoins une proposition sénatoriale qui rendrait le dispositif "quasiment ineffectif".

07.01.2026 à 04:25

Saint-Trop' dit adieu à BB

FRANCE24
img
"C'était un amour platonique évidemment, mais c'était de l'amour que je ressentais, une admiration sur ce parcours de vie assez extraordinaire. C'était important et j'ai fait 1.200 kilomètres pour ça," explique à l'AFPTV Sébastien Ulens, 35 ans, venu spécialement de Bruxelles où il dirige une salle de sport. La messe pour BB, décédée le 28 décembre à 91 ans, débute à 11H00 dans ce petit port méditerranéen qu'elle a propulsé, à son grand dam, au premier rang de la jet-set internationale. La cérémonie est réservée aux invités de la famille et de la Fondation Brigitte Bardot, acheminés par navette maritime pour accéder à une vaste zone interdite au public. Aucune liste d'invités n'a filtré, le défenseur des baleines Paul Watson a été aperçu venant de Paris. Le fils de la star, Nicolas Charrier, délaissé par celle qui disait ne pas avoir d'instinct maternel, viendra-t-il de Norvège où il vit? Côté politiques, la personnalité de l'ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes, divise. Le gouvernement sera représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont chacun annoncé leur venue à titre "amical". - Fleurs simples et "sans chichi"- Dans la petite église Notre-Dame de l'Assomption au clocher emblématique et aux murs peints de couleurs chaudes, des chaises blanches ont été rajoutées et des bouquets de fleurs simples et champêtres ornent les bancs. Des couronnes ont déjà été déposées selon un photographe de l'AFP: un cœur de la part de Mireille Mathieu ou une gerbe avec du mimosa de la part de Michel Drucker et sa femme. La fondation a annoncé une cérémonie "sans chichi", à l'image de BB, retirée du cinéma en pleine gloire en 1973 pour une vie "de fermière" au service des animaux. La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre mais les chaînes de télé, présentes en masse, devront se débrouiller sans signal. Tous les hôtels affichent complet et la mairie redoute une saturation des accès. Après l'église, la procession passera à proximité des différents lieux de diffusion et "le public est invité à accompagner le convoi par un hommage respectueux", selon la mairie, avant l'inhumation strictement privée au cimetière marin, face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s'est éteinte. Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celles d'Eddie Barclay, figure du Saint-Trop' jet-set ou de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec "Et Dieu... créa la femme". Anti-drones Pour tenter de garantir l'intimité du dernier voyage de celle qui a tant été traquée par les paparazzis, la mairie a prohibé toute prise d'images à des fins journalistiques dans le cimetière et le préfet pris un arrêté anti-avions et drones. Vers 14H00, "un moment de partage, d'amitié et d'hommage public" est organisé par la mairie sur un pan de colline verdoyant situé entre le village et le cimetière. Si elle a grandement participé à la renommée internationale du "si joli petit village de pêcheurs" dans les années 1950, BB a entretenu des relations parfois tendues avec Saint-Tropez, fustigeant l'explosion du luxe et du tourisme de masse qui en ont fait "une ville de milliardaires", écrivait-elle dans son "BBcédaire" paru en septembre. "Brigitte Bardot c'était la figure mythique du village", estime Clélie Leveugle, Tropézienne de 48 ans. "Les gens ont peur que le village soit un petit peu débordé (mais) tout le monde est prêt à recevoir à bras ouverts, tous les gens, tous les fans pour lui rendre hommage". Ensuite, le bourg sera rendu à son silence hivernal, commerces de luxe fermés, comme la plupart des bars et restaurants. Une arrière saison qu'avait chantée BB dans "La madrague", "sur la plage abandonnée".
Texte intégral (712 mots)
"C'était un amour platonique évidemment, mais c'était de l'amour que je ressentais, une admiration sur ce parcours de vie assez extraordinaire. C'était important et j'ai fait 1.200 kilomètres pour ça," explique à l'AFPTV Sébastien Ulens, 35 ans, venu spécialement de Bruxelles où il dirige une salle de sport. La messe pour BB, décédée le 28 décembre à 91 ans, débute à 11H00 dans ce petit port méditerranéen qu'elle a propulsé, à son grand dam, au premier rang de la jet-set internationale. La cérémonie est réservée aux invités de la famille et de la Fondation Brigitte Bardot, acheminés par navette maritime pour accéder à une vaste zone interdite au public. Aucune liste d'invités n'a filtré, le défenseur des baleines Paul Watson a été aperçu venant de Paris. Le fils de la star, Nicolas Charrier, délaissé par celle qui disait ne pas avoir d'instinct maternel, viendra-t-il de Norvège où il vit? Côté politiques, la personnalité de l'ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes, divise. Le gouvernement sera représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes. Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont chacun annoncé leur venue à titre "amical". - Fleurs simples et "sans chichi"- Dans la petite église Notre-Dame de l'Assomption au clocher emblématique et aux murs peints de couleurs chaudes, des chaises blanches ont été rajoutées et des bouquets de fleurs simples et champêtres ornent les bancs. Des couronnes ont déjà été déposées selon un photographe de l'AFP: un cœur de la part de Mireille Mathieu ou une gerbe avec du mimosa de la part de Michel Drucker et sa femme. La fondation a annoncé une cérémonie "sans chichi", à l'image de BB, retirée du cinéma en pleine gloire en 1973 pour une vie "de fermière" au service des animaux. La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre mais les chaînes de télé, présentes en masse, devront se débrouiller sans signal. Tous les hôtels affichent complet et la mairie redoute une saturation des accès. Après l'église, la procession passera à proximité des différents lieux de diffusion et "le public est invité à accompagner le convoi par un hommage respectueux", selon la mairie, avant l'inhumation strictement privée au cimetière marin, face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s'est éteinte. Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celles d'Eddie Barclay, figure du Saint-Trop' jet-set ou de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec "Et Dieu... créa la femme". Anti-drones Pour tenter de garantir l'intimité du dernier voyage de celle qui a tant été traquée par les paparazzis, la mairie a prohibé toute prise d'images à des fins journalistiques dans le cimetière et le préfet pris un arrêté anti-avions et drones. Vers 14H00, "un moment de partage, d'amitié et d'hommage public" est organisé par la mairie sur un pan de colline verdoyant situé entre le village et le cimetière. Si elle a grandement participé à la renommée internationale du "si joli petit village de pêcheurs" dans les années 1950, BB a entretenu des relations parfois tendues avec Saint-Tropez, fustigeant l'explosion du luxe et du tourisme de masse qui en ont fait "une ville de milliardaires", écrivait-elle dans son "BBcédaire" paru en septembre. "Brigitte Bardot c'était la figure mythique du village", estime Clélie Leveugle, Tropézienne de 48 ans. "Les gens ont peur que le village soit un petit peu débordé (mais) tout le monde est prêt à recevoir à bras ouverts, tous les gens, tous les fans pour lui rendre hommage". Ensuite, le bourg sera rendu à son silence hivernal, commerces de luxe fermés, comme la plupart des bars et restaurants. Une arrière saison qu'avait chantée BB dans "La madrague", "sur la plage abandonnée".

07.01.2026 à 04:13

La France confrontée à un nouvel épisode intense de neige et verglas

FRANCE 24
img
D'importantes perturbations sur les routes et dans les transports aériens sont attendues, mercredi, dans l'ouest et le nord de la France en raison de fortes chutes de neige. Trente-huit départements ont été placés en vigilance orange par Météo-France. Les autorités appellent à la plus grande prudence et conseillent d'éviter les déplacements en Île-de-France.
Texte intégral (712 mots)
D'importantes perturbations sur les routes et dans les transports aériens sont attendues, mercredi, dans l'ouest et le nord de la France en raison de fortes chutes de neige. Trente-huit départements ont été placés en vigilance orange par Météo-France. Les autorités appellent à la plus grande prudence et conseillent d'éviter les déplacements en Île-de-France.

07.01.2026 à 01:29

L'Algérie et la Côte d'Ivoire se qualifient pour les quarts de finale

Benoit PERROCHAIS
img
L'Algérie et la Côte d'Ivoire sont les deux dernières nations à avoir validé leurs places en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations. 
Texte intégral (712 mots)
L'Algérie et la Côte d'Ivoire sont les deux dernières nations à avoir validé leurs places en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations. 

07.01.2026 à 01:04

CAN 2025 : les Congolais "frustrés" après l'élimination face à l'Algérie

FRANCE24
img
Éliminée par l’Algérie après les prolongations en huitièmes de finale de la CAN 2025, la RDC a vu son parcours s’arrêter au terme d’un match disputé. À l’issue de la rencontre, la frustration était palpable chez les joueurs congolais.
Texte intégral (712 mots)
Éliminée par l’Algérie après les prolongations en huitièmes de finale de la CAN 2025, la RDC a vu son parcours s’arrêter au terme d’un match disputé. À l’issue de la rencontre, la frustration était palpable chez les joueurs congolais.

07.01.2026 à 00:49

Syrie : à Alep, nouveaux affrontements meurtriers entre forces kurdes et gouvernementales

FRANCE 24
img
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accusé mardi des groupes pro-gouvernement d'avoir tué quatre civils dans deux quartiers d'Alep à majorité kurde. De son côté, le gouvernement syrien a accusé les FDS tué un soldat et quatre civils. Dimanche, de nouvelles discussions sur l'intégration des forces kurdes au pouvoir central n'ont pas permis d'avancées significatives.
Texte intégral (712 mots)
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont accusé mardi des groupes pro-gouvernement d'avoir tué quatre civils dans deux quartiers d'Alep à majorité kurde. De son côté, le gouvernement syrien a accusé les FDS tué un soldat et quatre civils. Dimanche, de nouvelles discussions sur l'intégration des forces kurdes au pouvoir central n'ont pas permis d'avancées significatives.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Internet actu ✝
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞