Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

30.04.2026 à 19:51

Masters 1000 de Madrid: la surprise Blockx élimine le tenant du titre Ruud

FRANCE24
img
Ruud, N.15 mondial, est le troisième joueur du Top 20 à tomber sous les coups du natif d'Anvers dans la capitale espagnole. Après avoir sorti l'Argentin Francisco Cerundolo (20e), Blockx avait battu en 8e de finale son premier "Top 10", le Canadien Félix Auger-Aliassime (5e). Actuellement 69e mondial, il est assuré d'entrer dans le Top 40, moins de deux mois après avoir fait son entrée dans les 100 premiers joueurs mondiaux en mars. Il affrontera vendredi dans le dernier carré le vainqueur du match entre Flavio Cobolli (13e) et Alexander Zverev (3e), programmé dans la soirée. L'autre demi-finale opposera le numéro un mondial italien Jannik Sinner au Français Arthur Fils. "Je ne sais pas quoi dire, je suis juste content, a lâché Blockx au micro de l'organisateur. Quand j'ai gagné mon premier match ici j'étais déjà super content, mais la demi-finale, je n'en avais même pas rêvé. Les conditions me conviennent bien ici, c'est de la terre, c'est un peu lent et ça me permet de bien me placer pour jouer mes coups". "J’ai trouvé ce match déprimant, parce qu’il n’avait vraiment pas de faiblesses", a reconnu Ruud après sa défaite, "j'avais fait le maximum pour analyser son jeu, j'ai revu plusieurs de ses matches et de ses meilleurs coups pour évaluer son meilleur niveau (...) mais au final, quand vous êtes sur le court, vous pouvez avoir analysé tout ce que vous voulez, vous devez réussir les coups que vous tentez". Les deux sets ont été assez différents. Ruud, 27 ans, a mis longtemps à entrer dans la partie. Le triple finaliste en Grand Chelem a notamment multiplié les fautes en coup droit en début de partie (23 dans la première manche, dont 11 non forcées). La deuxième manche a été plus disputée. La partie a basculé à 3-3 dans cette manche, lorsque le grand Belge (1,93 m) a converti une troisième balle de break pour prendre une avance définitive. Il s'est d'abord procuré deux balles de matches à 5-3 sur le service de Ruud, mais le Norvégien a réussi à les sauver toutes les deux. Au service, l'ex-N.1 mondial junior n'a pas tremblé. Menant 40-0, il a plié le match à sa deuxième tentative. Finaliste l'an dernier des finales Next Gen réunissant les meilleurs jeunes de moins de 22 ans, Blockx a fait ses débuts dans un tournoi du Grand Chelem cette année en Australie.

30.04.2026 à 19:33

TotalEnergies: la gauche pousse pour une taxation, le gouvernement temporise

FRANCE24
img
TotalEnergies a annoncé mercredi de juteux bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d'euros), une hausse de 51% sur un an. La compagnie pétrolière française a gratifié ses actionnaires d'un dividende en hausse de 5,9% par rapport aux autres trimestres. L'ensemble de la gauche s'est indignée à l'annonce de ces résultats exceptionnels alors que déjà en 2022, lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, TotalEnergies avait enregistré des profits record. Le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de surprofits (ou superprofits), visant les entreprises réalisant "plus de 750 millions (d'euros) de chiffre d'affaires", a indiqué jeudi son premier secrétaire, Olivier Faure, sur RTL. Alors que TotalEnergies assure réaliser la majorité de ces bénéfices hors de France, la taxe doit porter sur les résultats mondiaux, a-t-il précisé sur franceinfo. "Il y a une forme d'indécence" à "gagner de l'argent parce que la guerre existe et parce qu'il y a des gens qui aujourd'hui en souffrent", a commenté M. Faure. La veille déjà, la gauche avait dénoncé une entreprise qui "profite de la guerre", selon les propos de la députée LFI Clémence Guetté. "Tout pour les actionnaires", avait fustigé de son côté l'ex-Insoumis François Ruffin. La députée écologiste Eva Sas a également déposé une proposition de loi pour taxer les superprofits des entreprises pétro-gazières réalisés en période de crise. Mais sur cette question fiscale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé jeudi qu'il s'agissait d'"un sujet pour l'année prochaine", à discuter lors des débats budgétaires. "Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça par un claquement de doigts en milieu d'année", a-t-il dit. "Outil de souveraineté" Le Rassemblement national défend également une taxation de ces bénéfices exceptionnels. Même si mercredi, ses deux dirigeants n'ont pas semblé d'accord sur son urgence. Mais au même moment, interrogé sur BFMTV, Jordan Bardella a semblé moins allant. "Il ne faut rien s'interdire", a-t-il dit, tout en observant que ce n'était pas "la priorité", dans "un pays qui a 46% de prélèvements obligatoires". Il a salué "le geste de blocage des prix" de TotalEnergies sur les tarifs à la pompe de l'essence et du diesel. Depuis février 2023, le géant pétrogazier plafonne le prix de l'essence dans ses stations, un dispositif qu'il a annoncé prolonger jeudi "tant que la crise au Moyen-Orient durera". "Ca va dans le bon sens", a jugé Sébastien Lecornu. "Est-ce que c'est suffisant? Je ne peux pas vous répondre. Je ne sais pas combien de temps la crise va durer", a-t-il ajouté lors d'un point presse. Mercredi, il avait appelé TotalEnergies à "redistribuer d'une manière ou d'une autre" ses éventuels profits "exceptionnels". Face à la flambée des carburants, le gouvernement a annoncé des aides directes à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", comme les infirmières, et aussi un soutien à différents secteurs (agriculture, pêche, BTP, taxis, etc.). Le coût de ces aides (180 millions d'euros) est en grande partie couvert par les recettes fiscales supplémentaires liées à l'augmentation des prix (170 millions). Mais dans l'immédiat, tenu par un contexte budgétaire contraint, Sébastien Lecornu n'envisage pas de taxation spécifique sur les entreprises pétrolières. Il s'est borné à affirmer qu'il n'avait pas d'"objection de principe" à une taxation européenne. Jeudi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a estimé sur TF1 qu'avoir un pétrolier national, comme TotalEnergies, était aussi "un outil de souveraineté". "Personne ne doit faire de profits indus sur le dos de la crise", a-t-elle insisté. lum-nal-hrc-la/sde/swi

30.04.2026 à 19:29

La Bourse de Paris termine sur une note haussière avant la pause du 1er-Mai

FRANCE24
img
En baisse depuis lundi, l'indice du CAC 40 a repris 42,71 points (+0,53%) à 8.114 points. Mecredi, le CAC 40 avait terminé en baisse de 0,39%, soit une perte de 31,96 points, pour atteindre 8.072,13 points. Les investisseurs ont repris goût aux risques en fin de séance, au moment de la baisse du prix du pétrole. Peu avant 19H00, le baril de Brent de mer du Nord reculait presque aussi fortement qu'il était monté (-3,35% à 114,08 dollars). Plus tôt dans la journée, le Brent, référence en Europe, avait dépassé les 126 dollars le baril, un sommet depuis début 2022 lorsque l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe avait provoqué une flambée des cours. Le CAC 40 naviguait alors en territoire négatif. "Les craintes d'une escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran ont alimenté la hausse initiale avant que le marché ne se calme", a commenté Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB. La Bourse a préféré voir le verre à moitié plein après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a maintenu son taux de dépôt inchangé à 2%. Les investisseurs semblent avoir fait la sourde oreille à la mise en garde de la présidente de la BCE Christine Lagarde, assurant que "les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse s'étaient "intensifiés". "Sauf forte baisse des prix de l'énergie ou net ralentissement des indicateurs d'activité, une hausse des taux de 25 points de base en juin semble probable", commentent les analystes de Capital Economics. Coté valeurs, Le groupe énergétique Engie a pris la tête du palmarès des meilleures progressions jeudi (+4,93% à 28,07 euros le titre). Insensible aux effets de conjoncture, STlicroelectronics (semi-conducteurs) a poursuivi sur sa lancée (+2,90% à 46,02%). Mauvaise journée en revanche pour les fleurons du secteur bancaire: BNP Paribas a reculé de 1,41% à 89,23 euros, malgré l'annonce d'un bénéfice net record au premier trimestre. Le Crédit Agricole, qui a publié jeudi des bénéfices en hausse, mais légèrement inférieurs aux attentes, a également souffert (-3,66% à 16,60 euros). Le constructeur automobile Stellantis a enregistré la plus mauvaise performance de la journée (-6,40%, à 6,22 euros). Renault a également reculé (-0,33% à 29,77 euros).

30.04.2026 à 19:25

Le roi Charles se rend dans un cimetière militaire américain au dernier jour de sa visite d'Etat

FRANCE24
img
"C'est un roi formidable -- le plus formidable des rois, à mon avis", l'a salué Donald Trump, au moment de la cérémonie d'au revoir officielle à la Maison Blanche. "Des gens formidables. Nous avons besoin de plus de gens comme eux dans notre pays", a lancé le président américain quelques minutes plus tard, quand le couple royal s'éloignait en voiture, après des poignées de main et quelques mots échangés. Au cours de cette visite d'Etat de quatre jours, Donald Trump a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le souverain britannique et la reine Camilla avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon, survol de la Maison Blanche par des avions de combat et dîner de gala. Le président républicain fait régulièrement des allusions à l'idée de devenir roi lui-même. Il a encore écrit mardi sur son réseau Truth Social qu'il avait "toujours voulu vivre à Buckingham" Palace, et la Maison Blanche a publié sur son compte X une photo de Charles et de lui avec le commentaire "DEUX ROIS" accompagné d'une petite couronne. Après avoir salué Donald Trump jeudi, le roi Charles et la reine Camilla se sont rendus au cimetière militaire d'Arlington, en banlieue de Washington, où ils ont déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu et se sont recueillis au son d'un clairon. Ils ont ensuite visité la salle d'exposition voisine présentant des pièces et des objets militaires. Comme Elizabeth II Le couple doit enfin participer à une fête de quartier pour marquer le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance par laquelle des colonies britanniques sont devenues en 1776 les Etats-Unis d'Amérique et rencontrer des Amérindiens avant de s'envoler vers l'archipel des Bermudes, territoire britannique dans l'océan Atlantique. Le temps fort de cette visite d'Etat a été le discours mardi de Charles III devant le Congrès américain. Un moment rare : il est seulement le deuxième souverain britannique à s'y être exprimé après Elizabeth II, sa mère, en 1991. Le discours du roi a été chaleureusement reçu, même s'il a abordé des sujets sensibles pour les soutiens républicains de Donald Trump, en appelant à faire preuve d'une "détermination sans faille" pour la défense de l'Ukraine ou encore en évoquant l'équilibre des pouvoirs et le changement climatique. Au moment où la relation entre Londres et Washington connaît des turbulences, autour de la guerre en Iran en particulier, il a exhorté les deux pays à défendre leurs valeurs communes et à résister aux appels à se replier "toujours davantage sur eux-mêmes". Le couple royal s'est rendu mercredi à New York, où il s'est recueilli au mémorial du 11-Septembre et a rencontré le nouveau maire de la ville, Zohran Mamdani. Charles III, fervent défenseur de la cause environnementale, a également visité une ferme urbaine dans le quartier historiquement défavorisé de Harlem, pendant que Camilla se rendait à la bibliothèque municipale de New York pour célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson. Le dispositif de sécurité autour de cette visite d'Etat était particulièrement serré après qu'un homme armé a tenté samedi à Washington de forcer l'entrée d'un gala auquel assistaient le président américain et son épouse.

30.04.2026 à 19:23

Décréter la sortie des énergies fossiles n'est "pas réaliste", dit le président de la COP31 à l'AFP

FRANCE24
img
"Tous les pays sans exception dépendent des énergies fossiles. Se contenter de leur demander d'en sortir n'est donc pas réaliste", a déclaré M. Kurum jeudi à Paris, en marge d'une conférence à l'Agence internationale de l'énergie consacrée à la transition énergétique. La COP30 à Belem a échoué en novembre à inscrire une phrase sur les énergies fossiles dans le texte final, approuvé par près de 200 pays sous l'égide de l'ONU, face à l'opposition de grands pays producteurs. En maigre compensation, la présidence brésilienne de la conférence a lancé l'idée d'une "feuille de route" volontaire pour une sortie progressive du charbon, du pétrole et du gaz. La Turquie tentera-t-elle de faire revenir dans le texte final une mention des énergies fossiles? "L'important n'est pas d'ajouter quelques mots dans un texte", rétorque M. Kurum, via un interprète, semblant vouloir ménager les intérêts des pro et des anti-énergies fossiles. Un président de COP n'a pas d'autre pouvoir que celui de gérer les négociations entre l'ensemble des pays. "Nous mettrons cette décision en œuvre", dit toutefois Murat Kurum au sujet de l'initiative brésilienne sur la "feuille de route", sans se montrer plus explicite. Le camp des partisans de la sortie des énergies fossiles a cette semaine été rasséréné par la première conférence sur la sortie des énergies fossiles à Santa Marta en Colombie, à laquelle ont participé une cinquantaine de pays. L'objectif d'une sortie progressive des énergies fossiles a été adopté universellement à la COP de Dubaï en 2023 mais se trouve dans l'impasse politique depuis, sur fond de reculs environnementaux à travers la planète. Sincérité et promesses tenues Sur les thèmes qui pourraient faire de la COP31 une réussite, Murat Kurum, ancien candidat à la mairie d'Istanbul et proche du président Recep Tayyip Erdogan, répond attendre "de la sincérité" des délégués. "Nous voulons des promesses tenues à la COP31", dit-il, ajoutant rechercher "une COP axée sur les résultats et la mise en œuvre", à l'instar des Brésiliens en 2025. M. Kurum ajoute que "nous ne ferons aucun progrès si nous prenons la crise comme excuse", tout en ayant reconnu quelques heures plus tôt au cours d'un discours que "le monde est aujourd'hui confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire" en raison de la guerre au Moyen-Orient. "Bien sûr, les feuilles de route et les plans d'action sont très importants. Mais l'essentiel est de parvenir à diversifier les sources d'énergies propres et renouvelables. Si l'on ne veut plus jamais revivre une telle crise", dit-il encore. Quant à l'absence des Etats-Unis aux négociations climatiques internationales depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le responsable confie que des entreprises américaines "nous ont contactés pour nous faire savoir qu'elles souhaitaient jouer un rôle actif lors de la COP31". "Si telle est l'attente du public, alors, en fin de compte, d'une manière ou d'une autre, les gouvernements devront s'y conformer", ajoute Murat Kurum dont le pays va partager l'organisation de la COP31 avec l'Australie, qui dirige les négociations, un arrangement inédit dans l'histoire des COP. Malgré cette répartition des tâches, la Turquie n'entend pas s'occuper seulement de logistique. "La Turquie jouera un rôle partout, où que ce soit", insiste fermement M. Kurum, notant qu'"en fin de compte, ce sera la présidence de la COP31 qui prendra les décisions".

30.04.2026 à 19:17

Prisons: 88.145 détenus en France au 1er avril, un nouveau record

FRANCE24
img
Cela représente sur un an une augmentation de plus de 5.000 détenus (+6,3%) pour une augmentation de moins d'un millier du nombre de places disponibles dans les centres pénitentiaires français (+1,6%). Particulièrement alarmante dans les maisons d'arrêt, où sont détenus les courtes peines ou les personnes en attente de jugement et donc présumées innocentes (171,1%), le taux de suroccupation globale atteint 139,1%. La France figure parmi les très mauvais élèves d'Europe en matière de densité carcérale, seules la Slovénie et Chypre faisant pire avec des populations de prisonniers bien inférieures. Fin janvier, le Conseil de l'Europe avait dénoncé l'état des prisons françaises, alertant dans un rapport sur le risque d'une évolution vers un "entrepôt humain". Surpopulation, insalubrité et violences y sont particulièrement pointées du doigt. Symptôme spectaculaire de cette crise et de cette dégradation continue, les matelas qui doivent être posés au sol des cellules faute de places dans les lits: il y en avait 7.540 au 1er avril, soit une hausse spectaculaire de près de 60% en un an (4.752). Deux détenus sont incarcérés pour une seule place (taux égal ou excédant 200%) dans trente établissements sur les 190 que compte le territoire. Un chiffre là encore en augmentation. La crise est particulièrement aiguë dans les régions parisienne (+162,9%) et toulousaine (+156,3%), ainsi qu'en outre-mer (+148,1%). Surveillants comme directeurs de prison alertent depuis des mois sur un système pénitentiaire au bord de l'explosion. Environ 22% des établissements ont été touchés par un mouvement de grève fin avril, selon le ministère de la Justice, quand l'Ufap-Unsa a revendiqué une centaine de prisons mobilisées. Un projet de loi en préparation a pour objectif de s'attaquer à la surpopulation carcérale et prévoit notamment de mettre un terme à la pratique des matelas posés au sol dans les cellules. Aucun calendrier sur son dépôt, son examen et son adoption n'a été rendu public. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a exprimé son hostilité à tout dispositif de régulation carcérale, dispositif qui prévoit, comme c'est le cas en Allemagne, qu'au-delà d'un certain seuil, une entrée en détention doit s'accompagner d'une sortie. Le ministère de la Justice compte ouvrir 3.000 places supplémentaires dans des prisons modulaires, dont la moitié dès 2027, alors que moins d'un tiers des 15.000 places de prison additionnelles prévues dans un plan national lancé en 2018 ont été livrées. Gérald Darmanin s'est félicité fin avril d'une hausse des expulsions de détenus étrangers, dans le cadre de libérations conditionnelles ou d'accords bilatéraux. Mais cela ne concerne qu'un nombre limité de prisonniers et ne saurait résoudre le problème, relèvent syndicats de surveillants et de directeurs de prison.

30.04.2026 à 19:17

WTA 1000 de Madrid: tout en maîtrise, Andreeva file en finale

FRANCE24
img
Elle affrontera en finale la gagnante du match opposant dans la soirée l'Ukrainienne Marta Kostyuk (23e) à l'Autrichienne Anastasia Potapova (56e). Très solide au service (elle a remporté 100% des points derrière ses premières balles au premier set, plus de 80% sur l'ensemble du match), la Russe s'est contentée d'un break dans le premier set pour virer en tête. Dans la deuxième manche, la Russe de 19 ans a rapidement pris les devants en faisant le break à 3-2 avant de perdre une première balle de match puis sa mise en jeu à 5-5. Dans un tie-break disputé, Andreeva, qui été menée 4 points à zéro, a sauvé trois balles de set à 6 points à 4 puis 7 points à 6 avant de faire craquer Baptiste sur sa quatrième balle de match. A 19 ans, elle disputera samedi sa troisième finale dans un tournoi WTA 1000. Elle a remporté les deux premières, la saison dernière à Indian Wells et à Dubaï. "Je suis super contente d'avoir remporté la victoire, mais encore plus d'avoir sur garder mon calme après avoir manqué ma balle de match", a déclaré la jeune joueuse, la meilleure du circuit cette saison sur terre battue avec douze victoires. Hailey Baptiste, 24 ans, avait signé la plus grosse surprise du tournoi en éliminant en quart de finale la tenante du titre et numéro 1 mondiale, Aryna Sabalenka après avoir disposé aux tours précédents de Jasmini Paolini (9e) et Belinda Bencic (12e).

30.04.2026 à 19:10

Profits exceptionnels de TotalEnergies : Sébastien Lecornu met la pression sur l'entreprise

Roselyne FEBVRE
img
Au Moyen Orient, la guerre s’installe et fait craindre une pénurie de carburants. TotalEnergies annonce des bénéfices records, dopés par la flambée des prix du pétrole. Sébastien Lecornu n’exclut pas une taxation des superprofits, comme la gauche le presse de le faire. La gauche dont les appétits s’aiguisent et les candidats se bousculent pour la présidentielle de 2027 avec le risque de la division qui plane.
Lire plus (245 mots)
Au Moyen Orient, la guerre s’installe et fait craindre une pénurie de carburants. TotalEnergies annonce des bénéfices records, dopés par la flambée des prix du pétrole. Sébastien Lecornu n’exclut pas une taxation des superprofits, comme la gauche le presse de le faire. La gauche dont les appétits s’aiguisent et les candidats se bousculent pour la présidentielle de 2027 avec le risque de la division qui plane.

30.04.2026 à 19:09

Emmanuel Macron salue la démontrsation de force des Européens après l'exercice militaire Orion

FRANCE 24
img
Emmanuel Macron s'est félicité jeudi du "succès" du vaste exercice militaire Orion, auquel il a assisté dans l'est de la France pour sa conclusion, et qui constitue, selon lui, "un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires".
Lire plus (245 mots)
Emmanuel Macron s'est félicité jeudi du "succès" du vaste exercice militaire Orion, auquel il a assisté dans l'est de la France pour sa conclusion, et qui constitue, selon lui, "un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires".

30.04.2026 à 19:09

Décès du peintre allemand Georg Baselitz, connu pour ses tableaux à l'envers

FRANCE24
img
La gallerie Ropac, avec qui il a longtemps travaillé, a confirmé sa mort à l'AFP, publiant la nécrologie partagée par sa famille. Georg Baselitz, qui a "profondément influencé ses contemporains et les artistes après lui, est mort paisiblement", résume la nécrologie. Cet artiste contemporain majeur, né dans l'Allemagne nazie de parents instituteurs et qui a grandi sous le régime totalitaire d'Allemagne de l'Est, laisse une œuvre s'étalant sur six décennies, se jouant de toutes les techniques sur très grands formats. Hans-Georg Bruno Kern, né en 1938 à Deutschbaselitz, non loin de Dresde en Saxe (est), avait adopté en 1961 le pseudonyme de Georg Baselitz en référence à sa ville natale. Il quitte l'Allemagne de l'est en 1957, après avoir été rejeté par l'Académie des beaux-arts de Dresde et de celle de Berlin-est. Il subit une "pression politique", rappelle la nécrologie, et craint d'être contraint de travailler à la mine. "Névrose allemande" Sa première exposition à Berlin-Ouest, en 1963, est qualifiée de "pornographie" par la presse. Deux de ses tableaux furent confisqués, l'exposition fermée et il est condamné à une amende. Son succès est reconnu deux ans plus tard à Florence, où il expose son groupe des "Héros". Ses oeuvres, qui font écho aux traumatismes de l'histoire allemande, de son groupe des Héros à ses peintures au doigt, en passant par les tableaux-fractures et les tableaux russes, sont aujourd'hui présentes dans les collections publiques parmi les plus prestigieuses. "Tous les peintres allemands nourrissent une névrose vis-à-vis du passé allemand. C'est-à-dire la guerre, et surtout l'après-guerre, la RDA. Tout cela m'a plongé dans une profonde dépression et sous une pression immense. Mes tableaux sont, en quelque sorte, des batailles", confiait-il au Spiegel en 2013. Il affirme également à l'hebdomadaire son opinion selon laquelle les femmes "ne peignent pas aussi bien" que les hommes. "C'est un fait. Bien sûr, il y a des exceptions. Agnes Martin, ou, dans l'histoire, Paula Modersohn-Becker. (...) Mais même elle n'est ni Picasso, ni Modigliani, ni Gauguin", dit-il. "Choquer" le public Baselitz a non seulement peint, mais aussi dessiné, gravé, sculpté. C'est en 1969 qu’il débute son travail sur le renversement du motif, dont le premier tableau sera "Der Wald auf dem Kopf" (La Forêt sur la tête). Tous les sujets de son répertoire personnel sont alors tournés à l'envers (personnages, arbres, maisons, etc.) pour affirmer la primauté du regard sur le sujet. Son travail emprunte aussi bien à l’expressionnisme allemand qu’à la peinture américaine (Jackson Pollock, Willem de Kooning) et au Pop art. "Comme tout artiste, je veux créer quelque chose d'inconnu pour l'autre. Il sera choqué par ce qu'il verra. Et une fois le choc passé, il percevra peut-être quelque chose… ou peut-être pas. C'est le but de tout artiste", a-t-il déclaré au quotidien Süddeutsche Zeitung lors d'une interview en janvier dernier. Sa femme, Elke Kretzschmar, rencontrée peu après son installation à Berlin-Ouest et avec qui il s'était marié en 1962, devient aussi un sujet majeur de son art à partir des années 1970. A Paris, sa carrière avait connu un double couronnement ces dernières années avec son élection à l'Académie des Beaux-Arts en 2019, puis une grande exposition rétrospective en 2021 au Centre Pompidou, un des principaux musées européens d'art moderne et contemporain. L'accadémie des Beaux-Arts de Paris a accueilli la nouvelle de sa mort avec tristesse. L'un de ses membres, le compositeur et chef d'orchestre Laurent Petitgirard, a salué "l'une des oeuvres et consciences artistiques majeures du monde contemporain".
Texte intégral (609 mots)
La gallerie Ropac, avec qui il a longtemps travaillé, a confirmé sa mort à l'AFP, publiant la nécrologie partagée par sa famille. Georg Baselitz, qui a "profondément influencé ses contemporains et les artistes après lui, est mort paisiblement", résume la nécrologie. Cet artiste contemporain majeur, né dans l'Allemagne nazie de parents instituteurs et qui a grandi sous le régime totalitaire d'Allemagne de l'Est, laisse une œuvre s'étalant sur six décennies, se jouant de toutes les techniques sur très grands formats. Hans-Georg Bruno Kern, né en 1938 à Deutschbaselitz, non loin de Dresde en Saxe (est), avait adopté en 1961 le pseudonyme de Georg Baselitz en référence à sa ville natale. Il quitte l'Allemagne de l'est en 1957, après avoir été rejeté par l'Académie des beaux-arts de Dresde et de celle de Berlin-est. Il subit une "pression politique", rappelle la nécrologie, et craint d'être contraint de travailler à la mine. "Névrose allemande" Sa première exposition à Berlin-Ouest, en 1963, est qualifiée de "pornographie" par la presse. Deux de ses tableaux furent confisqués, l'exposition fermée et il est condamné à une amende. Son succès est reconnu deux ans plus tard à Florence, où il expose son groupe des "Héros". Ses oeuvres, qui font écho aux traumatismes de l'histoire allemande, de son groupe des Héros à ses peintures au doigt, en passant par les tableaux-fractures et les tableaux russes, sont aujourd'hui présentes dans les collections publiques parmi les plus prestigieuses. "Tous les peintres allemands nourrissent une névrose vis-à-vis du passé allemand. C'est-à-dire la guerre, et surtout l'après-guerre, la RDA. Tout cela m'a plongé dans une profonde dépression et sous une pression immense. Mes tableaux sont, en quelque sorte, des batailles", confiait-il au Spiegel en 2013. Il affirme également à l'hebdomadaire son opinion selon laquelle les femmes "ne peignent pas aussi bien" que les hommes. "C'est un fait. Bien sûr, il y a des exceptions. Agnes Martin, ou, dans l'histoire, Paula Modersohn-Becker. (...) Mais même elle n'est ni Picasso, ni Modigliani, ni Gauguin", dit-il. "Choquer" le public Baselitz a non seulement peint, mais aussi dessiné, gravé, sculpté. C'est en 1969 qu’il débute son travail sur le renversement du motif, dont le premier tableau sera "Der Wald auf dem Kopf" (La Forêt sur la tête). Tous les sujets de son répertoire personnel sont alors tournés à l'envers (personnages, arbres, maisons, etc.) pour affirmer la primauté du regard sur le sujet. Son travail emprunte aussi bien à l’expressionnisme allemand qu’à la peinture américaine (Jackson Pollock, Willem de Kooning) et au Pop art. "Comme tout artiste, je veux créer quelque chose d'inconnu pour l'autre. Il sera choqué par ce qu'il verra. Et une fois le choc passé, il percevra peut-être quelque chose… ou peut-être pas. C'est le but de tout artiste", a-t-il déclaré au quotidien Süddeutsche Zeitung lors d'une interview en janvier dernier. Sa femme, Elke Kretzschmar, rencontrée peu après son installation à Berlin-Ouest et avec qui il s'était marié en 1962, devient aussi un sujet majeur de son art à partir des années 1970. A Paris, sa carrière avait connu un double couronnement ces dernières années avec son élection à l'Académie des Beaux-Arts en 2019, puis une grande exposition rétrospective en 2021 au Centre Pompidou, un des principaux musées européens d'art moderne et contemporain. L'accadémie des Beaux-Arts de Paris a accueilli la nouvelle de sa mort avec tristesse. L'un de ses membres, le compositeur et chef d'orchestre Laurent Petitgirard, a salué "l'une des oeuvres et consciences artistiques majeures du monde contemporain".

30.04.2026 à 19:03

La presse libre, œil de la démocratie ?

FRANCE24
img
La liberté de la presse dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans, alerte le dernier rapport de Reporters Sans Frontières (RSF). Un recul historique, auquel s'ajoute l'observation de la dégradation générale de la situation aux États-Unis, où la presse est visée par des attaques systématiques de Donald Trump. Les explications avec Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans Frontières.
Texte intégral (609 mots)
La liberté de la presse dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans, alerte le dernier rapport de Reporters Sans Frontières (RSF). Un recul historique, auquel s'ajoute l'observation de la dégradation générale de la situation aux États-Unis, où la presse est visée par des attaques systématiques de Donald Trump. Les explications avec Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans Frontières.

30.04.2026 à 18:47

Macron loue le "signal clair" envoyé par les Européens après un exercice militaire majeur

FRANCE24
img
Cet exercice, auquel ont participé plusieurs pays européens, avait été lancé en février pour entraîner l'armée française et l'Otan aux nouvelles guerres de haute intensité. "C'est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d'armes européens", a-t-il ajouté. Durant la journée, le président s'est notamment rendu dans le poste de commandement de division, chargé de diriger l'action de l'ensemble des unités lancées à la reconquête du terrain, face à un ennemi fictif. Il a également assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers entrés en service ces dernières années, puis à des tirs de mitrailleuses de l'infanterie depuis une tranchée. Il s'est aussi fait présenter les matériels les plus récents de l'armée de Terre, permis par les budgets prévus par les lois de programmation militaire de ces dernières années. "Ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (...) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres", a déclaré Emmanuel Macron. "Et c'est pourquoi cet exercice est si important, et vous pouvez être fiers d'y avoir contribué." Il contribue à faire de la France "une puissance reconnue par ses alliés, redoutée par ses ennemis", a-t-il martelé. L'exercice s'est déroulé en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition. Environ 12.500 militaires étaient engagés dans cette dernière phase avec 1.800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg.
Lire plus (297 mots)
Cet exercice, auquel ont participé plusieurs pays européens, avait été lancé en février pour entraîner l'armée française et l'Otan aux nouvelles guerres de haute intensité. "C'est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d'armes européens", a-t-il ajouté. Durant la journée, le président s'est notamment rendu dans le poste de commandement de division, chargé de diriger l'action de l'ensemble des unités lancées à la reconquête du terrain, face à un ennemi fictif. Il a également assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers entrés en service ces dernières années, puis à des tirs de mitrailleuses de l'infanterie depuis une tranchée. Il s'est aussi fait présenter les matériels les plus récents de l'armée de Terre, permis par les budgets prévus par les lois de programmation militaire de ces dernières années. "Ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (...) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres", a déclaré Emmanuel Macron. "Et c'est pourquoi cet exercice est si important, et vous pouvez être fiers d'y avoir contribué." Il contribue à faire de la France "une puissance reconnue par ses alliés, redoutée par ses ennemis", a-t-il martelé. L'exercice s'est déroulé en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition. Environ 12.500 militaires étaient engagés dans cette dernière phase avec 1.800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y ont participé: Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg.

30.04.2026 à 18:36

La déforestation des forêts tropicales ralentit mais ne stoppe pas

Audrey RACINE
img
La déforestation a baissé en 2025 par rapport à 2024 dans les forêts primaires tropicales mais ce n'est pas suffisant. 137 pays s'étaient engagés en 2021 à stopper toute déforestation en 2030. La déforestation coupe des arbres mais fragilise aussi l'équilibre de cet écosystème. Les forêts qui sont le théâtre de coupes vont ensuite se dégrader et être plus sensibles à la sécheresse, aux feux, etc. La perte de ces forêts a de graves conséquences à la fois pour le climat et pour la biodiversité. 
Lire plus (92 mots)
La déforestation a baissé en 2025 par rapport à 2024 dans les forêts primaires tropicales mais ce n'est pas suffisant. 137 pays s'étaient engagés en 2021 à stopper toute déforestation en 2030. La déforestation coupe des arbres mais fragilise aussi l'équilibre de cet écosystème. Les forêts qui sont le théâtre de coupes vont ensuite se dégrader et être plus sensibles à la sécheresse, aux feux, etc. La perte de ces forêts a de graves conséquences à la fois pour le climat et pour la biodiversité. 

30.04.2026 à 18:31

Thomas Buberl, l'homme qui a transformé Axa

FRANCE24
img
L'assemblée générale du géant de l'assurance a voté jeudi le renouvellement pour quatre années supplémentaires du mandat d'administrateur du directeur général. Depuis son arrivée à la tête du groupe en 2016, l'homme d'affaires, né en Allemagne, entreprend de remodeler le profil de l'entreprise. D'un assureur "très focalisé sur l'assurance vie et sur le risque financier", Axa se recentre sur la santé, les produits d'épargne peu consommateurs de capital, la prévoyance et l'assurance d'entreprises en dommages, explique-t-il à l'AFP. Il resserre dans le même temps l'empreinte géographique du groupe à une quinzaine de pays parmi la soixantaine où il était présent, se positionnant là où "la croissance se trouve". "Quand j'ai commencé, je pense qu'on était à moins de 2% de croissance. Aujourd'hui, on est à plus 6%", note le dirigeant de 53 ans. Pourtant, à ses débuts à la tête de l'assureur, jeune, allemand et inconnu de la place économique parisienne, il n'avait "aucun atout pour réussir", se rappelle M. Buberl pour qui "trouver son point de différenciation, sa particularité n'est pas facile", explique-t-il. Silhouette longiligne et tiré à quatre épingles, l'homme a rapidement gravi les échelons au sein de l'assureur, avant d'être choisi, de manière inattendue, comme nouveau patron en 2016. Il avait commencé sa carrière comme consultant au Boston Consulting Group. Une période formatrice, qui lui laisse le temps de choisir dans quelle carrière il veut se lancer. Il constate que l'assurance, malgré une image poussiéreuse et administrative, est un métier "très noble", dans lequel vous "aide(z) les gens qui sont en difficulté", mais pas reconnu à sa juste valeur, regrette-t-il dans un français parfait. Il rejoint en 2005 Winterthur assurances, groupe qui sera acquis l'année suivante par Axa. M. Buberl intègre ensuite Zurich Insurance en 2008 comme directeur général pour la Suisse. C'est en 2012 qu'il revient au sein d'Axa, devenant directeur général de sa filiale allemande et membre du Comité exécutif du groupe, ce qui lui permettra d'assister aux décisions stratégiques, et d'apprendre. Henri de Castries, à qui il succède, raconte l'avoir "repéré" quand Axa a racheté Winterthur en 2006, "il était très jeune, mais il sortait déjà du lot". Intégration Thomas Buberl a "non seulement bien dirigé le groupe, mais il a fait des efforts assez remarquables d'intégration dans la société française", insiste M. de Castries. Le dirigeant européen, qui possède les nationalités allemande, suisse et française, estime qu'"être ouvert"; avoir connu "plusieurs cultures", l'a aidé à "trouver sa place". Ayant collaboré avec lui au bureau du collectif des entreprises pour une économie plus inclusive, la directrice générale d'Engie, Catherine MacGregor, salue le fait que le dirigeant d'une multinationale se soit impliqué dans cette initiative franco-française. "C'est quelqu'un de très réfléchi, de très concentré", indique-t-elle. Ils partagent ainsi la conviction "du rôle très vertueux que peut avoir et que doit avoir l'entreprise sur des sujets de société, mais qui lui sont propres", selon Mme MacGregor. Ces dix années à la tête d'Axa lui permettent aussi d'asseoir son style de management. "Ce qu'il faut arriver à faire comme dirigeant c'est d'aligner les gens pour poursuivre un but, mais aussi de donner suffisamment de pouvoir et de délégation pour qu'ils puissent exercer leur métier (...) Il faut s'assurer que les gens suivent leur chemin, mais qu'ils décident comme vous décidez", explique-t-il. M. Buberl, officier de réserve de la Marine nationale, explique avoir "copié-collé pas mal de l'armée chez Axa": "le principe de délégation, le principe d'alignement des valeurs, (...) c'est très proche", estime l'assureur. Les partenaires sociaux n'ont pas souhaité répondre aux sollicitations de l'AFP. Un salarié, qui a gardé l'anonymat, estime lui qu'Axa est une bonne entreprise au niveau social, mais qu'il existe certaines rigidités dans le dialogue social, notamment en ce qui concerne le télétravail, que la direction a souhaité ramener à deux jours au lieu de trois.
Texte intégral (689 mots)
L'assemblée générale du géant de l'assurance a voté jeudi le renouvellement pour quatre années supplémentaires du mandat d'administrateur du directeur général. Depuis son arrivée à la tête du groupe en 2016, l'homme d'affaires, né en Allemagne, entreprend de remodeler le profil de l'entreprise. D'un assureur "très focalisé sur l'assurance vie et sur le risque financier", Axa se recentre sur la santé, les produits d'épargne peu consommateurs de capital, la prévoyance et l'assurance d'entreprises en dommages, explique-t-il à l'AFP. Il resserre dans le même temps l'empreinte géographique du groupe à une quinzaine de pays parmi la soixantaine où il était présent, se positionnant là où "la croissance se trouve". "Quand j'ai commencé, je pense qu'on était à moins de 2% de croissance. Aujourd'hui, on est à plus 6%", note le dirigeant de 53 ans. Pourtant, à ses débuts à la tête de l'assureur, jeune, allemand et inconnu de la place économique parisienne, il n'avait "aucun atout pour réussir", se rappelle M. Buberl pour qui "trouver son point de différenciation, sa particularité n'est pas facile", explique-t-il. Silhouette longiligne et tiré à quatre épingles, l'homme a rapidement gravi les échelons au sein de l'assureur, avant d'être choisi, de manière inattendue, comme nouveau patron en 2016. Il avait commencé sa carrière comme consultant au Boston Consulting Group. Une période formatrice, qui lui laisse le temps de choisir dans quelle carrière il veut se lancer. Il constate que l'assurance, malgré une image poussiéreuse et administrative, est un métier "très noble", dans lequel vous "aide(z) les gens qui sont en difficulté", mais pas reconnu à sa juste valeur, regrette-t-il dans un français parfait. Il rejoint en 2005 Winterthur assurances, groupe qui sera acquis l'année suivante par Axa. M. Buberl intègre ensuite Zurich Insurance en 2008 comme directeur général pour la Suisse. C'est en 2012 qu'il revient au sein d'Axa, devenant directeur général de sa filiale allemande et membre du Comité exécutif du groupe, ce qui lui permettra d'assister aux décisions stratégiques, et d'apprendre. Henri de Castries, à qui il succède, raconte l'avoir "repéré" quand Axa a racheté Winterthur en 2006, "il était très jeune, mais il sortait déjà du lot". Intégration Thomas Buberl a "non seulement bien dirigé le groupe, mais il a fait des efforts assez remarquables d'intégration dans la société française", insiste M. de Castries. Le dirigeant européen, qui possède les nationalités allemande, suisse et française, estime qu'"être ouvert"; avoir connu "plusieurs cultures", l'a aidé à "trouver sa place". Ayant collaboré avec lui au bureau du collectif des entreprises pour une économie plus inclusive, la directrice générale d'Engie, Catherine MacGregor, salue le fait que le dirigeant d'une multinationale se soit impliqué dans cette initiative franco-française. "C'est quelqu'un de très réfléchi, de très concentré", indique-t-elle. Ils partagent ainsi la conviction "du rôle très vertueux que peut avoir et que doit avoir l'entreprise sur des sujets de société, mais qui lui sont propres", selon Mme MacGregor. Ces dix années à la tête d'Axa lui permettent aussi d'asseoir son style de management. "Ce qu'il faut arriver à faire comme dirigeant c'est d'aligner les gens pour poursuivre un but, mais aussi de donner suffisamment de pouvoir et de délégation pour qu'ils puissent exercer leur métier (...) Il faut s'assurer que les gens suivent leur chemin, mais qu'ils décident comme vous décidez", explique-t-il. M. Buberl, officier de réserve de la Marine nationale, explique avoir "copié-collé pas mal de l'armée chez Axa": "le principe de délégation, le principe d'alignement des valeurs, (...) c'est très proche", estime l'assureur. Les partenaires sociaux n'ont pas souhaité répondre aux sollicitations de l'AFP. Un salarié, qui a gardé l'anonymat, estime lui qu'Axa est une bonne entreprise au niveau social, mais qu'il existe certaines rigidités dans le dialogue social, notamment en ce qui concerne le télétravail, que la direction a souhaité ramener à deux jours au lieu de trois.

30.04.2026 à 18:21

À Gaza, les camps de déplacés infestés par les rats

FRANCE24
img
À Gaza, les rats et les parasites envahissent les tentes des Palestiniens déplacés. Ils mordent les doigts et les orteils des enfants pendant leur sommeil, rongent les quelques biens précieux qui leur restent et propagent des maladies.
Texte intégral (689 mots)
À Gaza, les rats et les parasites envahissent les tentes des Palestiniens déplacés. Ils mordent les doigts et les orteils des enfants pendant leur sommeil, rongent les quelques biens précieux qui leur restent et propagent des maladies.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞