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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.04.2026 à 11:54

Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu en Iran rassure les marchés

FRANCE24
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Chute du pétrole, très fort rebond des Bourses, détente sur les taux d'intérêt: les marchés enclenchent un cercle vertueux mercredi à l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran en l'échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
Chute du pétrole, très fort rebond des Bourses, détente sur les taux d'intérêt: les marchés enclenchent un cercle vertueux mercredi à l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran en l'échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz.

08.04.2026 à 11:54

Comment le Pakistan a joué un rôle d'intermédiaire dans la trêve entre l'Iran et les États-Unis

FRANCE 24
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À la fois proche de Téhéran et de Washington, le Pakistan a été un intermédiaire crucial pour sécuriser le cessez-le-feu négocié entre l'Iran et les États-Unis. Entendant poursuivre son rôle de tiers de confiance dans le conflit, le Premier ministre pakistanais a déclaré qu'il accueillerait des délégations américaines et iraniennes à Islamabad à partir du 10 avril.
À la fois proche de Téhéran et de Washington, le Pakistan a été un intermédiaire crucial pour sécuriser le cessez-le-feu négocié entre l'Iran et les États-Unis. Entendant poursuivre son rôle de tiers de confiance dans le conflit, le Premier ministre pakistanais a déclaré qu'il accueillerait des délégations américaines et iraniennes à Islamabad à partir du 10 avril.

08.04.2026 à 11:52

Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France

FRANCE24
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Cécile Kohler et Jacques Paris sont arrivés mercredi matin en France après près de quatre ans de calvaire en Iran où ils ont été condamnés et emprisonnés pour espionnage.
Cécile Kohler et Jacques Paris sont arrivés mercredi matin en France après près de quatre ans de calvaire en Iran où ils ont été condamnés et emprisonnés pour espionnage.

08.04.2026 à 11:49

Boxe : retour sur le ring pour Imane Khelif, rencontre exclusive

FRANCE24
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Cible d’une violente vague de haine ces derniers mois, Imane Khelif s’apprête à faire son retour sur le ring le 23 avril à Paris pour ses débuts chez les professionnelles. La boxeuse se confie sur cette séquence difficile et ses nouvelles ambitions.
Cible d’une violente vague de haine ces derniers mois, Imane Khelif s’apprête à faire son retour sur le ring le 23 avril à Paris pour ses débuts chez les professionnelles. La boxeuse se confie sur cette séquence difficile et ses nouvelles ambitions.

08.04.2026 à 11:49

Une ONG met en demeure l'État d'arrêter la "destruction massive" des renards

FRANCE24
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"Chaque année, plus de 600.000 renards sont tués en France dans un silence quasi total, sans justification scientifique solide ni encadrement cohérent", dénonce l'association dans un communiqué. Une pétition inter-associative demandant de "stopper le massacre injustifié des renards", qui a déjà recueilli plus de 58.000 signatures, doit aussi être examinée à l'Assemblée nationale. Classé comme espèce susceptible d'occasionner des dégats (ESOD) dans 88 départements, le renard roux peut à ce titre être chassé et tué toute l'année, par tir ou piégage, sans quota ni suivi officiel des populations, pour éviter des dégâts pénalisant notamment certaines activités agricoles. "Cette situation, unique en Europe, repose sur un cadre réglementaire dépassé, influencé par des intérêts cynégétiques (qui se rapportent à la chasse, NDLR), et non par l’intérêt général": plusieurs études et rapports "démontrent que ces pratiques sont inefficaces, voire contre-productives, notamment sur le plan sanitaire", dénonce l'Aspas. En mars, une étude scientifique du Muséum national d'histoire naturelle avait montré que l'élimination massive des espèces jugées nuisibles était "inefficace" et "couteuse". En mai 2025, le Conseil d’État avait ordonné que le renard ne soit plus classé comme ESOD dans trois départements, au regard de son rôle de régulateur des populations de campagnols, et que l'espèce ne puisse plus être tuée par déterrage dans 11 départements, jugeant que l'utilité de cette méthode n'était pas démontrée. L'Aspas demande "à l’État d’agir pour d'obtenir un changement réel et durable des pratiques", notamment en retirant le renard roux de la prochaine liste ESOD, attendue avant l'été. L'ONG demande également "l’arrêt des pratiques les plus cruelles, la fin des destructions systématiques et la mise en place de solutions fondées sur la prévention" jugeant que "le renard doit être considéré comme un allié, non comme une cible". "Cette démarche constitue une première étape. En l’absence de réponse ou en cas de refus, l’association saisira la justice administrative pour faire reconnaître les manquements fautifs de l’État et l’obliger à agir", conclut l'association.
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"Chaque année, plus de 600.000 renards sont tués en France dans un silence quasi total, sans justification scientifique solide ni encadrement cohérent", dénonce l'association dans un communiqué. Une pétition inter-associative demandant de "stopper le massacre injustifié des renards", qui a déjà recueilli plus de 58.000 signatures, doit aussi être examinée à l'Assemblée nationale. Classé comme espèce susceptible d'occasionner des dégats (ESOD) dans 88 départements, le renard roux peut à ce titre être chassé et tué toute l'année, par tir ou piégage, sans quota ni suivi officiel des populations, pour éviter des dégâts pénalisant notamment certaines activités agricoles. "Cette situation, unique en Europe, repose sur un cadre réglementaire dépassé, influencé par des intérêts cynégétiques (qui se rapportent à la chasse, NDLR), et non par l’intérêt général": plusieurs études et rapports "démontrent que ces pratiques sont inefficaces, voire contre-productives, notamment sur le plan sanitaire", dénonce l'Aspas. En mars, une étude scientifique du Muséum national d'histoire naturelle avait montré que l'élimination massive des espèces jugées nuisibles était "inefficace" et "couteuse". En mai 2025, le Conseil d’État avait ordonné que le renard ne soit plus classé comme ESOD dans trois départements, au regard de son rôle de régulateur des populations de campagnols, et que l'espèce ne puisse plus être tuée par déterrage dans 11 départements, jugeant que l'utilité de cette méthode n'était pas démontrée. L'Aspas demande "à l’État d’agir pour d'obtenir un changement réel et durable des pratiques", notamment en retirant le renard roux de la prochaine liste ESOD, attendue avant l'été. L'ONG demande également "l’arrêt des pratiques les plus cruelles, la fin des destructions systématiques et la mise en place de solutions fondées sur la prévention" jugeant que "le renard doit être considéré comme un allié, non comme une cible". "Cette démarche constitue une première étape. En l’absence de réponse ou en cas de refus, l’association saisira la justice administrative pour faire reconnaître les manquements fautifs de l’État et l’obliger à agir", conclut l'association.

08.04.2026 à 11:35

Iran : les bassidjis jouent la politique de la terreur pour dissuader toute manifestation

Les Observateurs
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Depuis le début de la guerre, les hommes du Bassidj, une branche armée des Gardiens de la révolution iraniens, s'affichent dans les rues iraniennes avec des armes lourdes, en tenue de combat, en exhibant des photos du nouveau guide suprême. Le message est clair : dissuader les Iraniens opposés au régime de descendre dans les rues manifester. Notre Observateur a cru la chute du régime possible et témoigne aujourd'hui de sa désillusion
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Depuis le début de la guerre, les hommes du Bassidj, une branche armée des Gardiens de la révolution iraniens, s'affichent dans les rues iraniennes avec des armes lourdes, en tenue de combat, en exhibant des photos du nouveau guide suprême. Le message est clair : dissuader les Iraniens opposés au régime de descendre dans les rues manifester. Notre Observateur a cru la chute du régime possible et témoigne aujourd'hui de sa désillusion

08.04.2026 à 11:28

Les jeunes Grecs de moins de 15 ans seront interdits de réseaux sociaux à partir de 2027

FRANCE 24
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Après l'Australie et l'Indonésie, et alors que la France, l'Espagne ou le Danemark réfléchissent à une mesure similaire, la Grèce va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. La législation sera votée cet été et l'interdiction entrera en vigueur le 1er janvier 2027, selon le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.
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Après l'Australie et l'Indonésie, et alors que la France, l'Espagne ou le Danemark réfléchissent à une mesure similaire, la Grèce va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. La législation sera votée cet été et l'interdiction entrera en vigueur le 1er janvier 2027, selon le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

08.04.2026 à 11:27

La Grèce va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans

FRANCE24
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"Nous avons décidé d'aller de l'avant avec une mesure difficile mais nécessaire: interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans", a-t-il expliqué en précisant que la législation sera votée cet été et l'interdiction mise en vigueur au 1er janvier 2027. La Grèce fait partie des "premiers pays du monde à adopter une telle mesure", s'est félicité le Premier ministre qui a aussi assuré qu'il faisait pression sur l'Union Européenne pour qu'elle suive cette initiative. Dans une lettre adressée à la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen, M. Mitsotakis soutient ainsi que "l’action nationale à elle seule ne suffira pas", transmise à la presse. "Un cadre européen unifié doit être en place d’ici la fin de l’année 2026 afin de compléter et de renforcer les initiatives nationales prises pour la protection des mineurs", ajoute-t-il. Le Premier ministre grec propose notamment d'établir une "majorité numérique" européenne à 15 ans, et d'interdir l’accès, à l’échelle de l’Union, aux plateformes de réseaux sociaux pour les utilisateurs en dessous de ce seuil. Il voudrait aussi exiger des plateformes de procéder à une revérification semestrielle de l’âge. L'Australie a été le premier pays à légiférer sur la question et à voter un texte entré en vigueur fin 2025 obligeant les plateformes à s'assurer que les utilisateurs ont au moins 16 ans et à supprimer les comptes d'utilisateurs trop jeunes. Facebook, Instagram, X, Threads, Snapchat, TikTok, ou encore Twitch et son concurrent australien Kick, se sont conformés à la nouvelle législation, sous peine d'amendes pouvant atteindre 28 millions d'euros. Pour protéger les adolescents des algorithmes addictifs des réseaux sociaux, la France s'engage également dans cette voie, tout comme le Danemark ou l'Espagne. Le Premier ministre grec a choisi pour faire cette annonce un réseau social plébiscité des jeunes utilisateurs et s'est adressé directement à la jeunesse: "Je sais que certains d'entre vous vont être fâchés (...) Notre but n'est pas de vous éloigner de la technologie mais de lutter contre l'addiction de certaines applications qui nuit à votre innocence et à votre liberté", a-t-il souligné. "La science est claire quand un enfant est devant les écrans pendant des heures, son cerveau ne se repose pas", a-t-il aussi ajouté. Aux parents, M. Mitsotakis a aussi assuré que cette mesure "n'est qu'un outil qui ne remplacera jamais leur présence".
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"Nous avons décidé d'aller de l'avant avec une mesure difficile mais nécessaire: interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans", a-t-il expliqué en précisant que la législation sera votée cet été et l'interdiction mise en vigueur au 1er janvier 2027. La Grèce fait partie des "premiers pays du monde à adopter une telle mesure", s'est félicité le Premier ministre qui a aussi assuré qu'il faisait pression sur l'Union Européenne pour qu'elle suive cette initiative. Dans une lettre adressée à la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen, M. Mitsotakis soutient ainsi que "l’action nationale à elle seule ne suffira pas", transmise à la presse. "Un cadre européen unifié doit être en place d’ici la fin de l’année 2026 afin de compléter et de renforcer les initiatives nationales prises pour la protection des mineurs", ajoute-t-il. Le Premier ministre grec propose notamment d'établir une "majorité numérique" européenne à 15 ans, et d'interdir l’accès, à l’échelle de l’Union, aux plateformes de réseaux sociaux pour les utilisateurs en dessous de ce seuil. Il voudrait aussi exiger des plateformes de procéder à une revérification semestrielle de l’âge. L'Australie a été le premier pays à légiférer sur la question et à voter un texte entré en vigueur fin 2025 obligeant les plateformes à s'assurer que les utilisateurs ont au moins 16 ans et à supprimer les comptes d'utilisateurs trop jeunes. Facebook, Instagram, X, Threads, Snapchat, TikTok, ou encore Twitch et son concurrent australien Kick, se sont conformés à la nouvelle législation, sous peine d'amendes pouvant atteindre 28 millions d'euros. Pour protéger les adolescents des algorithmes addictifs des réseaux sociaux, la France s'engage également dans cette voie, tout comme le Danemark ou l'Espagne. Le Premier ministre grec a choisi pour faire cette annonce un réseau social plébiscité des jeunes utilisateurs et s'est adressé directement à la jeunesse: "Je sais que certains d'entre vous vont être fâchés (...) Notre but n'est pas de vous éloigner de la technologie mais de lutter contre l'addiction de certaines applications qui nuit à votre innocence et à votre liberté", a-t-il souligné. "La science est claire quand un enfant est devant les écrans pendant des heures, son cerveau ne se repose pas", a-t-il aussi ajouté. Aux parents, M. Mitsotakis a aussi assuré que cette mesure "n'est qu'un outil qui ne remplacera jamais leur présence".

08.04.2026 à 11:25

Dans un collège de Bordeaux, 1.700 heures de cours non assurées et des élèves "à bout"

FRANCE24
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"On n'a pas eu de cours d'anglais pendant trois mois. Histoire-géo, pendant un mois. Français, pareil. Avec quelques rares remplacements ponctuels, un jour par-ci, un jour par-là", témoigne Gabin (prénom modifié, NDLR), 14 ans, en classe de 4e au collège Aliénor d'Aquitaine. Mobilisé depuis novembre, le collectif de parents "On veut des profs" n'a cessé d'alerter le rectorat, qui reconnaît lui-même une situation "anormale". Ces 1.700 heures représentent 13% du temps d'enseignement non assuré et jusqu'à 20% du temps scolaire passé en permanence pour certains élèves, selon un décompte du collectif. Ces chiffres dépassent la moyenne nationale équivalente à 9% en 2023-2024 - 10,3 millions d'heures perdues dans les collèges publics -, selon un rapport de la Cour des comptes, réalisé après une saisine de la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui dénonce un "préjudice direct" pour les enfants. Comment le collège bordelais en est-il arrivé là ? "Un concours de circonstances", répond l'académie de Gironde, sans plus de précisions. Certaine sources interrogées évoquent un "problème de management au niveau de la direction" mais pour David Pijoan, professeur de mathématiques dans l'établissement et responsable Snes-Fsu en Gironde, "le rectorat et les services académiques ont manqué à leurs obligations". Problème "chronique" "Il y a eu des absences longues, pas du tout remplacées au début, puis très mal remplacées" par des contractuels et des vacataires "travaillant dans des conditions précaires", souligne ce responsable syndical, qui pointe un problème "chronique" de remplaçants "dû à des choix opérés au niveau national ces dernières années". Durant l'année scolaire, le rectorat a réussi à "pallier quelques problèmes, mais les chiffres prouvent que ça n'a pas du tout arrangé la chose", juge Jean-Raoul Evrard, membre du collectif et père d'un garçon en 6e. "Très inquiet" pour la rentrée 2026, le collectif a manifesté fin mars devant les services départementaux de l'Éducation nationale, déplorant des promesses "reposant sur des moyens provisoires et non sécurisés". "Une enveloppe horaire ne vaut que si les ressources humaines existent réellement", souligne-t-il dans une lettre ouverte au recteur et au ministre de l'Éducation, réclamant "un financement exceptionnel des remplacements dès la première heure" d'absence. Marc Baudemoulin, représentant de la FCPE pour le collège, craint que des parents se tournent vers le privé, en l'absence de "garantie réelle d'avoir plus de moyens pour la rentrée 2026". "Incompréhensible" Mettant en avant une "chute démographique comme jamais notre pays n'en a connue", le ministère a annoncé 4.000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré - 40 et 28 respectivement en Gironde. Les syndicats d'enseignants contestent cette logique et appellent au maintien des effectifs pour avoir des classes moins chargées et moins d'heures de cours non remplacées. "Avec toutes ces absences, on passe souvent plus de temps en permanence qu'en classe. Plus de la moitié de la classe ne fait plus ses devoirs, on est tous démotivés et en même temps hyper stressés pour la 3e", ajoute Gabin. "Malgré tout cela, on apprend que le nombre d'heures allouées à l'établissement à la rentrée va baisser de sept. C'est assez incompréhensible. Sans rajouter des moyens, le minimum du minimum aurait été de ne pas nous en enlever", abonde M. Pijoan. Interrogée par l'AFP, la DSDEN répond avoir pris des "mesures immédiates", notamment la mise en place d'un "coupe-file" pour traiter les demandes de remplacements du collège, dont la direction a changé. Et selon l'administration, la rentrée 2026 est "sécurisée". "Si vous me demandez si cela veut dire que la situation est en train de s'améliorer et va continuer à s'améliorer, la réponse est oui", a déclaré à l'AFP le directeur académique pour la Gironde, François-Xavier Pestel, lors d'une conférence de presse. Mais n'y aura-t-il plus d'heure de cours de perdue ? "Je ne peux pas vous répondre."
Texte intégral (704 mots)
"On n'a pas eu de cours d'anglais pendant trois mois. Histoire-géo, pendant un mois. Français, pareil. Avec quelques rares remplacements ponctuels, un jour par-ci, un jour par-là", témoigne Gabin (prénom modifié, NDLR), 14 ans, en classe de 4e au collège Aliénor d'Aquitaine. Mobilisé depuis novembre, le collectif de parents "On veut des profs" n'a cessé d'alerter le rectorat, qui reconnaît lui-même une situation "anormale". Ces 1.700 heures représentent 13% du temps d'enseignement non assuré et jusqu'à 20% du temps scolaire passé en permanence pour certains élèves, selon un décompte du collectif. Ces chiffres dépassent la moyenne nationale équivalente à 9% en 2023-2024 - 10,3 millions d'heures perdues dans les collèges publics -, selon un rapport de la Cour des comptes, réalisé après une saisine de la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui dénonce un "préjudice direct" pour les enfants. Comment le collège bordelais en est-il arrivé là ? "Un concours de circonstances", répond l'académie de Gironde, sans plus de précisions. Certaine sources interrogées évoquent un "problème de management au niveau de la direction" mais pour David Pijoan, professeur de mathématiques dans l'établissement et responsable Snes-Fsu en Gironde, "le rectorat et les services académiques ont manqué à leurs obligations". Problème "chronique" "Il y a eu des absences longues, pas du tout remplacées au début, puis très mal remplacées" par des contractuels et des vacataires "travaillant dans des conditions précaires", souligne ce responsable syndical, qui pointe un problème "chronique" de remplaçants "dû à des choix opérés au niveau national ces dernières années". Durant l'année scolaire, le rectorat a réussi à "pallier quelques problèmes, mais les chiffres prouvent que ça n'a pas du tout arrangé la chose", juge Jean-Raoul Evrard, membre du collectif et père d'un garçon en 6e. "Très inquiet" pour la rentrée 2026, le collectif a manifesté fin mars devant les services départementaux de l'Éducation nationale, déplorant des promesses "reposant sur des moyens provisoires et non sécurisés". "Une enveloppe horaire ne vaut que si les ressources humaines existent réellement", souligne-t-il dans une lettre ouverte au recteur et au ministre de l'Éducation, réclamant "un financement exceptionnel des remplacements dès la première heure" d'absence. Marc Baudemoulin, représentant de la FCPE pour le collège, craint que des parents se tournent vers le privé, en l'absence de "garantie réelle d'avoir plus de moyens pour la rentrée 2026". "Incompréhensible" Mettant en avant une "chute démographique comme jamais notre pays n'en a connue", le ministère a annoncé 4.000 suppressions de postes d'enseignants, public et privé confondus, pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré - 40 et 28 respectivement en Gironde. Les syndicats d'enseignants contestent cette logique et appellent au maintien des effectifs pour avoir des classes moins chargées et moins d'heures de cours non remplacées. "Avec toutes ces absences, on passe souvent plus de temps en permanence qu'en classe. Plus de la moitié de la classe ne fait plus ses devoirs, on est tous démotivés et en même temps hyper stressés pour la 3e", ajoute Gabin. "Malgré tout cela, on apprend que le nombre d'heures allouées à l'établissement à la rentrée va baisser de sept. C'est assez incompréhensible. Sans rajouter des moyens, le minimum du minimum aurait été de ne pas nous en enlever", abonde M. Pijoan. Interrogée par l'AFP, la DSDEN répond avoir pris des "mesures immédiates", notamment la mise en place d'un "coupe-file" pour traiter les demandes de remplacements du collège, dont la direction a changé. Et selon l'administration, la rentrée 2026 est "sécurisée". "Si vous me demandez si cela veut dire que la situation est en train de s'améliorer et va continuer à s'améliorer, la réponse est oui", a déclaré à l'AFP le directeur académique pour la Gironde, François-Xavier Pestel, lors d'une conférence de presse. Mais n'y aura-t-il plus d'heure de cours de perdue ? "Je ne peux pas vous répondre."

08.04.2026 à 11:23

Le pape salue la trêve en Iran comme un "signe de vif espoir"

FRANCE24
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"À la suite de ces dernières heures de grande tension pour le Moyen-Orient et pour le monde entier, j’accueille avec satisfaction, et comme un signe de vif espoir, l’annonce d’une trêve immédiate de deux semaines", a déclaré le pape américain à l'issue de son audience générale hebdomadaire place Saint-Pierre. "J’exhorte à accompagner ce moment de délicat travail diplomatique par la prière, en espérant que la disposition au dialogue puisse devenir l’instrument permettant de résoudre les autres situations de conflit dans le monde", a ajouté Léon XIV. Ce n'est "qu'en revenant à la table des négociations que l'on pourra mettre fin à la guerre", a-t-il insisté. L'annonce du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est survenue une heure avant l'expiration d'un ultimatum du président américain Donald Trump, qui menaçait d'éradiquer "une civilisation entière", si Téhéran n'ouvrait pas le détroit d'Ormuz. Mardi soir, Léon XIV avait jugé "vraiment inacceptable" la menace du président américain "contre tout le peuple iranien". "Il y a certainement des questions de droit international, mais bien plus que cela, c’est une question morale", a-t-il déclaré à des journalistes.
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"À la suite de ces dernières heures de grande tension pour le Moyen-Orient et pour le monde entier, j’accueille avec satisfaction, et comme un signe de vif espoir, l’annonce d’une trêve immédiate de deux semaines", a déclaré le pape américain à l'issue de son audience générale hebdomadaire place Saint-Pierre. "J’exhorte à accompagner ce moment de délicat travail diplomatique par la prière, en espérant que la disposition au dialogue puisse devenir l’instrument permettant de résoudre les autres situations de conflit dans le monde", a ajouté Léon XIV. Ce n'est "qu'en revenant à la table des négociations que l'on pourra mettre fin à la guerre", a-t-il insisté. L'annonce du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est survenue une heure avant l'expiration d'un ultimatum du président américain Donald Trump, qui menaçait d'éradiquer "une civilisation entière", si Téhéran n'ouvrait pas le détroit d'Ormuz. Mardi soir, Léon XIV avait jugé "vraiment inacceptable" la menace du président américain "contre tout le peuple iranien". "Il y a certainement des questions de droit international, mais bien plus que cela, c’est une question morale", a-t-il déclaré à des journalistes.

08.04.2026 à 11:11

Elsa Faucillon (PCF) : "Trump avance dans un calcul froid, il est prêt à tout"

Roselyne FEBVRE
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Les ex-otages français en Iran Cécile Kohler et Jacques Paris sont libérés au moment où Donald Trump menace d'éradiquer une "civilisation entière". La députée PCF Elsa Faucillon réagit à cette actualité et évoque en compagnie de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière la crise du prix des carburants en France ainsi que la récente mobilisation contre le racisme à Saint-Denis.
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Les ex-otages français en Iran Cécile Kohler et Jacques Paris sont libérés au moment où Donald Trump menace d'éradiquer une "civilisation entière". La députée PCF Elsa Faucillon réagit à cette actualité et évoque en compagnie de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière la crise du prix des carburants en France ainsi que la récente mobilisation contre le racisme à Saint-Denis.

08.04.2026 à 11:11

Trève au Moyen-Orient: la Bourse de Paris respire

FRANCE24
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A 10H45, le CAC 40 prenait 308,47 points à 8.217 points (+3,90%), malgré le recul de l'action TotalEnergies (-6,56%), plombée par la baisse de la chute des cours du pétrole. Le rebond touchait pratiquement toutes les valeurs à part Engie et Total. Deux titres progressaient de plus de 10% (Safran +10,57%, ArcelorMittal +11,44%). Les banques enregistraient de bons résultats (Société Générale +9,32% et BNP Paribas +7,20%). Hors CAC40, le titre de l'action AirFrance/KLM gagnait 13,80% à 10,11 euros avec les perspectives de la baisse des prix de l'énergie. Les prix à la pompe "doivent baisser, le gouvernement y veillera", a prévenu le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X mercredi matin. Les prix des carburants pourraient baisser de "5 à 10 centimes" le litre "très rapidement", estime mercredi auprès de l'AFP le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Référence du brut en Europe, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 94,74 euros le baril contre 109,27 la veille (-13,30%) pour des livraisons en juin. Le prix du gaz baissait également de 17,06% à 44,16 euros pour le contrat à terme du TTF néerlandais. Beaucoup d'analystes insistaient sur la fragilité du cessez-le-feu entre les Etats-Unis, son allié Israël et l'Iran. "En réalité, les marchés ne pricent (ndr: n'anticipent) pas la paix… mais une fenêtre de négociation. Et c'est bien là tout l'enjeu : dans deux semaines, soit cette fenêtre débouche sur un accord durable, soit elle ne fera que repousser et amplifier le choc énergétique que tout le monde redoute", souligne John Plassard de Cité Gestion. L'étau des taux se desserre La trève a déjà permis une brutale détente sur les taux d'emprunt des Etats, un indicateur clé pour des pays comme la France préoccupés par "le poids de la dette" (5,1% du PIB en 2025). Le taux d'emprunt à dix ans de la dette française est retombé à 3,54% contre 3,77% la veille, de même que le "Bund" (l'équivalent allemand) est repassé en dessous du seuil des 3%, à 2,92%. L'annonce de la trève dissipe provisoirement le risque de réactions en chaînes qui menait à un relèvement des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne (BCE): pénurie et envolée durable des prix du carburant, inflation, resserement monétaire. "Avant le cessez-le-feu, les marchés anticipaient en moyenne deux hausses de taux de la BCE cette année, avec 60% de probabilités pour une hausse de taux dès ce mois-ci. Les probabilités pour une hausse de taux de la BCE en avril sont retombées à 20% ce matin", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
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A 10H45, le CAC 40 prenait 308,47 points à 8.217 points (+3,90%), malgré le recul de l'action TotalEnergies (-6,56%), plombée par la baisse de la chute des cours du pétrole. Le rebond touchait pratiquement toutes les valeurs à part Engie et Total. Deux titres progressaient de plus de 10% (Safran +10,57%, ArcelorMittal +11,44%). Les banques enregistraient de bons résultats (Société Générale +9,32% et BNP Paribas +7,20%). Hors CAC40, le titre de l'action AirFrance/KLM gagnait 13,80% à 10,11 euros avec les perspectives de la baisse des prix de l'énergie. Les prix à la pompe "doivent baisser, le gouvernement y veillera", a prévenu le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X mercredi matin. Les prix des carburants pourraient baisser de "5 à 10 centimes" le litre "très rapidement", estime mercredi auprès de l'AFP le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Référence du brut en Europe, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 94,74 euros le baril contre 109,27 la veille (-13,30%) pour des livraisons en juin. Le prix du gaz baissait également de 17,06% à 44,16 euros pour le contrat à terme du TTF néerlandais. Beaucoup d'analystes insistaient sur la fragilité du cessez-le-feu entre les Etats-Unis, son allié Israël et l'Iran. "En réalité, les marchés ne pricent (ndr: n'anticipent) pas la paix… mais une fenêtre de négociation. Et c'est bien là tout l'enjeu : dans deux semaines, soit cette fenêtre débouche sur un accord durable, soit elle ne fera que repousser et amplifier le choc énergétique que tout le monde redoute", souligne John Plassard de Cité Gestion. L'étau des taux se desserre La trève a déjà permis une brutale détente sur les taux d'emprunt des Etats, un indicateur clé pour des pays comme la France préoccupés par "le poids de la dette" (5,1% du PIB en 2025). Le taux d'emprunt à dix ans de la dette française est retombé à 3,54% contre 3,77% la veille, de même que le "Bund" (l'équivalent allemand) est repassé en dessous du seuil des 3%, à 2,92%. L'annonce de la trève dissipe provisoirement le risque de réactions en chaînes qui menait à un relèvement des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne (BCE): pénurie et envolée durable des prix du carburant, inflation, resserement monétaire. "Avant le cessez-le-feu, les marchés anticipaient en moyenne deux hausses de taux de la BCE cette année, avec 60% de probabilités pour une hausse de taux dès ce mois-ci. Les probabilités pour une hausse de taux de la BCE en avril sont retombées à 20% ce matin", explique Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.

08.04.2026 à 11:09

Kirghizstan: avant la présidentielle, le pouvoir aux mains d'un seul homme

FRANCE24
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Entre la révolution de l'automne 2020 et février 2026, Sadyr Japarov et Kamtchybek Tachiev formaient un duo atypique dans les cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques, où le pouvoir est concentré entre les mains d'un seul homme ou d'une famille. "Le renvoi de Tachiev est un évènement majeur (...) Il s'agit sans aucun doute de l'un des tournants les plus cruciaux de la présidence Japarov", estime auprès de l'AFP Emil Djouraïev, professeur à l'académie de l'OSCE à Bichkek. Le coup de grâce est arrivé mi-mars pour M. Tachiev. Celui qui se présentait comme héraut de la lutte anti-corruption a été accusé par l'administration fiscale d'avoir détourné avec ses proches 41 millions d'euros dans le secteur pétrolier, sans être pour l'heure inculpé. Rien ne laissait présager la rupture du tandem Japarov-Tachiev. Cette solidité avait même été mise en scène dans une chanson cumulant 1,2 million de vues sur Youtube, vantant ces "deux amis aimant leur patrie et travaillant admirablement". "Logique post-soviétique" En écartant son ex-allié pour "prévenir les divisions dans la société", M. Japarov n'a plus aucun rival avant la présidentielle prévue en janvier l'an prochain. "L'espace d'opposition autour de Japarov est désormais minimal, après les purges de ces dernières années et la concentration des pouvoirs entre les mains du président", estime à l'AFP Daniil Kislov, rédacteur en chef de Fergana, l'un des rares médias indépendants d'Asie centrale. Durant cinq ans, les rôles étaient définis: à M. Japarov l'économie et la politique étrangère, à Tachiev les arrestations d'opposants et journalistes critiques. De quoi mettre à mal la réputation d'"îlot de démocratie" qu’avait le Kirghizstan en Asie centrale. Avec six présidents depuis l'indépendance en 1991 et trois révolutions, le pays tranchait avec ses voisins ayant connu au mieux trois dirigeants différents en 35 ans. "La région tolère encore mal toute configuration stable à deux centres de pouvoir. Aux moments critiques, la logique post-soviétique classique prévaut: la monopolisation du pouvoir par une seule personne et la dissolution de tout duumvirat", relève le journaliste Kislov. "Japarov démontre à l'élite et aux acteurs extérieurs que le Kirghizstan ne compte plus qu'un seul centre de décision", selon M. Kislov. La Russie et la Chine, principales alliées du Kirghizstan, sont restés silencieuses. "Moscou et Pékin accordent traditionnellement plus d'importance à la prévisibilité et à la contrôlabilité au Kirghizstan qu'à la démocratie", note M. Kislov. "Pour la Russie et la Chine, l'enjeu principal est que Bichkek ait empêché une scission au sein du bloc sécuritaire et une revanche populaire, en ne revenant pas au cycle de révolutions typique des années 2000 et 2010", souligne M. Kislov. Cette rupture ne devrait pas bouleverser les relations avec les Etats centrasiatiques, car "le président Japarov est perçu comme le représentant le plus légitime et important du Kirghizstan", selon Emil Djouraïev. Equilibre nord-sud Au niveau national, Kamtchybek Tachiev a entraîné dans sa chute d’autres responsables politiques. "Le départ de certains députés est probablement lié au fait que la plupart des membres de l'équipe Tachiev sont actuellement écartés des agences gouvernementales", glisse à l'AFP Dastan Bekechev, rare député indépendant. M. Tachiev jouait un rôle "explosif et potentiellement déstabilisateur", selon le politologue Djouraïev, pour qui "la quasi-totalité des institutions de pouvoir restantes au Kirghizstan est devenue dysfonctionnelle à cause de ses agissements". M. Japarov a promis d'"éradiquer la maladie" des appartenances régionales en politique, un objectif ambitieux. Car dans un pays séparé par d'immenses montagnes, leur alliance résolvait le délicat équilibre du pouvoir entre élites du nord (Japarov), région plus laïque, et du sud (Tachiev), plus traditionnel. Voulant minimiser sa décision, M. Japarov s'est déjà projeté vers l'avenir. "Si un ami me quitte, j'en ai toujours plus de sept millions", a lancé le dirigeant en référence à la population kirghize. Mais il s'est déjà dit certain de remporter la présidentielle avec 90% des voix. Un score qui l'inscrirait dans la lignée des dirigeants centrasiatiques réélus lors de scrutins joués d'avance.
Texte intégral (717 mots)
Entre la révolution de l'automne 2020 et février 2026, Sadyr Japarov et Kamtchybek Tachiev formaient un duo atypique dans les cinq ex-républiques soviétiques centrasiatiques, où le pouvoir est concentré entre les mains d'un seul homme ou d'une famille. "Le renvoi de Tachiev est un évènement majeur (...) Il s'agit sans aucun doute de l'un des tournants les plus cruciaux de la présidence Japarov", estime auprès de l'AFP Emil Djouraïev, professeur à l'académie de l'OSCE à Bichkek. Le coup de grâce est arrivé mi-mars pour M. Tachiev. Celui qui se présentait comme héraut de la lutte anti-corruption a été accusé par l'administration fiscale d'avoir détourné avec ses proches 41 millions d'euros dans le secteur pétrolier, sans être pour l'heure inculpé. Rien ne laissait présager la rupture du tandem Japarov-Tachiev. Cette solidité avait même été mise en scène dans une chanson cumulant 1,2 million de vues sur Youtube, vantant ces "deux amis aimant leur patrie et travaillant admirablement". "Logique post-soviétique" En écartant son ex-allié pour "prévenir les divisions dans la société", M. Japarov n'a plus aucun rival avant la présidentielle prévue en janvier l'an prochain. "L'espace d'opposition autour de Japarov est désormais minimal, après les purges de ces dernières années et la concentration des pouvoirs entre les mains du président", estime à l'AFP Daniil Kislov, rédacteur en chef de Fergana, l'un des rares médias indépendants d'Asie centrale. Durant cinq ans, les rôles étaient définis: à M. Japarov l'économie et la politique étrangère, à Tachiev les arrestations d'opposants et journalistes critiques. De quoi mettre à mal la réputation d'"îlot de démocratie" qu’avait le Kirghizstan en Asie centrale. Avec six présidents depuis l'indépendance en 1991 et trois révolutions, le pays tranchait avec ses voisins ayant connu au mieux trois dirigeants différents en 35 ans. "La région tolère encore mal toute configuration stable à deux centres de pouvoir. Aux moments critiques, la logique post-soviétique classique prévaut: la monopolisation du pouvoir par une seule personne et la dissolution de tout duumvirat", relève le journaliste Kislov. "Japarov démontre à l'élite et aux acteurs extérieurs que le Kirghizstan ne compte plus qu'un seul centre de décision", selon M. Kislov. La Russie et la Chine, principales alliées du Kirghizstan, sont restés silencieuses. "Moscou et Pékin accordent traditionnellement plus d'importance à la prévisibilité et à la contrôlabilité au Kirghizstan qu'à la démocratie", note M. Kislov. "Pour la Russie et la Chine, l'enjeu principal est que Bichkek ait empêché une scission au sein du bloc sécuritaire et une revanche populaire, en ne revenant pas au cycle de révolutions typique des années 2000 et 2010", souligne M. Kislov. Cette rupture ne devrait pas bouleverser les relations avec les Etats centrasiatiques, car "le président Japarov est perçu comme le représentant le plus légitime et important du Kirghizstan", selon Emil Djouraïev. Equilibre nord-sud Au niveau national, Kamtchybek Tachiev a entraîné dans sa chute d’autres responsables politiques. "Le départ de certains députés est probablement lié au fait que la plupart des membres de l'équipe Tachiev sont actuellement écartés des agences gouvernementales", glisse à l'AFP Dastan Bekechev, rare député indépendant. M. Tachiev jouait un rôle "explosif et potentiellement déstabilisateur", selon le politologue Djouraïev, pour qui "la quasi-totalité des institutions de pouvoir restantes au Kirghizstan est devenue dysfonctionnelle à cause de ses agissements". M. Japarov a promis d'"éradiquer la maladie" des appartenances régionales en politique, un objectif ambitieux. Car dans un pays séparé par d'immenses montagnes, leur alliance résolvait le délicat équilibre du pouvoir entre élites du nord (Japarov), région plus laïque, et du sud (Tachiev), plus traditionnel. Voulant minimiser sa décision, M. Japarov s'est déjà projeté vers l'avenir. "Si un ami me quitte, j'en ai toujours plus de sept millions", a lancé le dirigeant en référence à la population kirghize. Mais il s'est déjà dit certain de remporter la présidentielle avec 90% des voix. Un score qui l'inscrirait dans la lignée des dirigeants centrasiatiques réélus lors de scrutins joués d'avance.

08.04.2026 à 11:02

La pétition contre la controversée loi Yadan passe le seuil des 500 000 signatures

FRANCE 24
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La pétition contre la proposition de loi de la députée Caroline Yadan a dépassé mardi les 500 000 signatures, ouvrant la voie à un débat sur le texte au Parlement. La proposition de loi a pour objectif de lutter contre les "formes renouvelées" d'antisémitisme mais est accusée de faire un "amalgame" avec la critique d'Israël.
Texte intégral (717 mots)
La pétition contre la proposition de loi de la députée Caroline Yadan a dépassé mardi les 500 000 signatures, ouvrant la voie à un débat sur le texte au Parlement. La proposition de loi a pour objectif de lutter contre les "formes renouvelées" d'antisémitisme mais est accusée de faire un "amalgame" avec la critique d'Israël.

08.04.2026 à 10:51

Proche de Belmondo, promoteur de Bruce Lee: la collection cinéma de René Chateau aux enchères

FRANCE24
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Dans les années 80, le logo à la panthère noire de "René Chateau Vidéo" ornait les cassettes VHS des succès de "Bebel" ("Peur sur la ville", "Flic ou voyou"...) et du maître du kung-fu ("Le jeu de la mort", "Opération Dragon"...), diffusant à grande échelle un cinéma testostéroné et populaire. À la disparition de René Chateau à l'âge de 84 ans, le streaming avait supplanté de longue date les VHS mais sa mort a mis au jour la fibre collectionneuse de cet homme d'affaires secret, issu d'un milieu modeste et tombé dans le cinéma à l'adolescence, alors qu'il était apprenti carreleur. Affiches de collection, livres annotés, cassettes vidéo... À partir de jeudi, la maison d'enchères Millon va progressivement mettre en vente les milliers de vestiges cinématographiques des années 30 à 60 archivés par René Chateau dans les cinq étages de l'hôtel particulier qu'il occupait à Paris. "Il n'y avait pas un centimètre qui n'était pas consacré au cinéma", se souvient pour l'AFP Christophe Goeury, expert de la vente qui a participé à vider les lieux. "Il disait qu'il avait la plus grande collection au monde en lien avec le cinéma français et il n'exagérait pas." Série B Les premiers objets mis aux enchères jeudi témoignent du grand éclectisme de ce cinéphile passionné de films de séries B comme de grands classiques hollywoodiens et français. Dans la salle des ventes, on trouvera aussi bien un visuel à l'effigie de Bruce Lee, provenant des salles de cinéma que René Chateau avait ouvertes à Paris dans les années 70, que les affiches originales de "Quai des Brumes" avec Jean Gabin, "Casablanca" avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, ou "Lolita" de Stanley Kubrick. Les prix de mise en vente démarrent à 30 euros et s'échelonnent jusqu'à 6.000 euros pour une affiche de "M Le Maudit" de Fritz Lang, destinée aux distributeurs français de l'époque et, de ce fait, vierge de toute inscription. "Il était en avance sur son temps parce qu'il a eu très tôt l'intuition que les films populaires, de série B, feraient partie de la pop culture et seraient considérés comme de vraies oeuvres, un peu comme la +Blaxpoitation+", popularisée dans les années 90 par Quentin Tarantino, analyse Christophe Goeury. "La culture cinématographique d'aujourd'hui, c'est le cinéma de divertissement d'hier", avait coutume de dire René Chateau, qui avait aussi réédité en VHS quelque 700 films des années datant d'avant la télévision et la Nouvelle Vague. Dans ce premier pan mis aux enchères, on trouvera en revanche très peu d'objets en lien direct avec Jean-Paul Belmondo, dont il fut l'inséparable bras droit pendant près vingt ans avant une brutale rupture au mitan des années 80 pour des raisons jamais dévoilées. En 2013, sur France Culture, René Chateau s'était souvenu de la "baffe" reçue après avoir vu Belmondo dans "À bout de souffle" à la fin des années 50. "Il a un sens du spectacle, il est extraordinaire", disait-il. L'amertume était davantage palpable en 1985, après la décision de Belmondo de se séparer de son associé. "Je ne reproche pas à Jean-Paul d'être narcissique et mégalomane, défauts indispensables pour être un bon acteur", avait-il dit.
Texte intégral (561 mots)
Dans les années 80, le logo à la panthère noire de "René Chateau Vidéo" ornait les cassettes VHS des succès de "Bebel" ("Peur sur la ville", "Flic ou voyou"...) et du maître du kung-fu ("Le jeu de la mort", "Opération Dragon"...), diffusant à grande échelle un cinéma testostéroné et populaire. À la disparition de René Chateau à l'âge de 84 ans, le streaming avait supplanté de longue date les VHS mais sa mort a mis au jour la fibre collectionneuse de cet homme d'affaires secret, issu d'un milieu modeste et tombé dans le cinéma à l'adolescence, alors qu'il était apprenti carreleur. Affiches de collection, livres annotés, cassettes vidéo... À partir de jeudi, la maison d'enchères Millon va progressivement mettre en vente les milliers de vestiges cinématographiques des années 30 à 60 archivés par René Chateau dans les cinq étages de l'hôtel particulier qu'il occupait à Paris. "Il n'y avait pas un centimètre qui n'était pas consacré au cinéma", se souvient pour l'AFP Christophe Goeury, expert de la vente qui a participé à vider les lieux. "Il disait qu'il avait la plus grande collection au monde en lien avec le cinéma français et il n'exagérait pas." Série B Les premiers objets mis aux enchères jeudi témoignent du grand éclectisme de ce cinéphile passionné de films de séries B comme de grands classiques hollywoodiens et français. Dans la salle des ventes, on trouvera aussi bien un visuel à l'effigie de Bruce Lee, provenant des salles de cinéma que René Chateau avait ouvertes à Paris dans les années 70, que les affiches originales de "Quai des Brumes" avec Jean Gabin, "Casablanca" avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, ou "Lolita" de Stanley Kubrick. Les prix de mise en vente démarrent à 30 euros et s'échelonnent jusqu'à 6.000 euros pour une affiche de "M Le Maudit" de Fritz Lang, destinée aux distributeurs français de l'époque et, de ce fait, vierge de toute inscription. "Il était en avance sur son temps parce qu'il a eu très tôt l'intuition que les films populaires, de série B, feraient partie de la pop culture et seraient considérés comme de vraies oeuvres, un peu comme la +Blaxpoitation+", popularisée dans les années 90 par Quentin Tarantino, analyse Christophe Goeury. "La culture cinématographique d'aujourd'hui, c'est le cinéma de divertissement d'hier", avait coutume de dire René Chateau, qui avait aussi réédité en VHS quelque 700 films des années datant d'avant la télévision et la Nouvelle Vague. Dans ce premier pan mis aux enchères, on trouvera en revanche très peu d'objets en lien direct avec Jean-Paul Belmondo, dont il fut l'inséparable bras droit pendant près vingt ans avant une brutale rupture au mitan des années 80 pour des raisons jamais dévoilées. En 2013, sur France Culture, René Chateau s'était souvenu de la "baffe" reçue après avoir vu Belmondo dans "À bout de souffle" à la fin des années 50. "Il a un sens du spectacle, il est extraordinaire", disait-il. L'amertume était davantage palpable en 1985, après la décision de Belmondo de se séparer de son associé. "Je ne reproche pas à Jean-Paul d'être narcissique et mégalomane, défauts indispensables pour être un bon acteur", avait-il dit.
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