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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

03.08.2026 à 13:09

FRANCE24
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Le chef de la police locale, Kevin Hall, a chiffré à environ 60.000 personnes le nombre d'évacués en urgence durant le week-end. "Des centaines de maisons et de bâtiments ont été détruits. Nous sommes encore en train d'évaluer la possibilité que des vies aient été perdues", a déclaré la maire de Spokane, Lisa Brown, lors d'une conférence de presse dimanche soir. Des images de l'AFP montrent des maisons réduites en cendres, des véhicules calcinés et des paysages noircis après les feux. "Simplement conduire en regardant les maisons, c'est l'une des choses les plus déchirantes que j'ai vues de ma vie", a confié à l'AFP Geoff Beadles, un habitant de Spokane qui a dû quitter dans l'urgence son foyer avec sa fiancée et leurs deux chiens. Le shérif local John Nowels a indiqué qu'aucune victime n'avait été recensée pour le moment, mais que cela pourrait évoluer "en raison de l'étendue" de la catastrophe. Etat d'urgence Aucun des incendies n'est contenu à ce stade, selon les pompiers. Une météo plus favorable est attendue lundi avec des vents faiblissant mais les craintes sont entretenues par des prévisions de nouvelle hausse des températures dans le courant de la semaine. La fumée s’accumulant au-dessus de Spokane devrait rendre la qualité de l’air "très malsaine" lundi, a prévenu l’agence régionale de protection de l’air. Bob Ferguson, gouverneur de l'Etat de Washington dans lequel se trouve Spokane, a déclaré l’état d’urgence. Il a dit s'être entretenu de la catastrophe avec des responsables fédéraux et le président Donald Trump qui a, selon lui, compris "à quel point la situation est grave". L’Etat subit sa quatrième année consécutive de sécheresse, a souligné le gouverneur qui a pointé les conditions propices aux feux destructeurs créées par le réchauffement climatique. Le directeur du Département des ressources naturelles de l’Etat de Washington, David Upthegrove, a averti que l’incendie de Spokane n’était "qu’un parmi 15 grands feux qui ravagent actuellement l’Etat de Washington". "Cette année est déjà l'une des années les plus chargées en matière d'incendies de forêt jamais enregistrées, et nous ne faisons que commencer le mois d'août", s'est-il alarmé, évoquant un été "hors norme" dans le nord-ouest du Pacifique. Les trois incendies actifs à Spokane et ses environs ont ravagé un total d'environ 2.180 hectares, selon CNN. Le plus important, baptisé Old Trails Fire, a franchi la rivière Spokane samedi après-midi, avant de pénétrer dans la ville d'environ 230.000 personnes. Des vidéos tournées samedi par des habitants montraient déjà des maisons englouties par les flammes ou réduites en cendres, alors que des incendies attisés par le vent progressaient de manière incontrôlable dans des conditions de chaleur intense et de sécheresse extrême. Des files de voitures s'étiraient sur les routes alors que les habitants fuyaient leur domicile pour se mettre à l'abri. Les autorités ont émis une alerte d'évacuation maximale, intitulée "Go Now" (Partez maintenant), pour de vastes secteurs du nord de Spokane où vivent plusieurs milliers de personnes. "Il y avait probablement des centaines et des centaines de voitures", a témoigné auprès de l'AFP Tena Risley, prise dans un embouteillage alors qu'elle tentait de fuir. Elle a raconté que les flammes avaient bloqué plusieurs routes à l'extérieur de la ville. La Garde nationale de l'Etat de Washington a indiqué sur X qu'elle procédait à une "mobilisation rapide" de ses unités afin de prêter main-forte aux secours. Ce corps de réserve affirme aussi que ses forces aériennes ont déversé environ 3.497.000 litres d'eau en 137 heures pour tenter d'éteindre ces feux.

03.08.2026 à 12:38

Myriam MASCARELLO
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Vous avez déjà entendu parler de la Casa dei Pesci, la "maison des poissons", en Italie ? Au départ, il y a le combat solitaire de Paolo Fanciulli, un artisan pêcheur révolté par la destruction des océans. Au fil des années, il a fédéré autour de lui des artistes comme Emily Young ou Maurizio Cattelan. Ensemble, ils ont bâti un musée sous-marin qui défend concrètement le vivant. Un barrage contre la surpêche et la bataille d’une vie.

03.08.2026 à 12:37

FRANCE24
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Le président américain avait menacé il y a quelques jours de "frapper fort" la République islamique, avant de faire une nouvelle fois volte-face et d'annoncer une suspension de ses plans de bombardements massifs. "Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel. "Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, en précisant que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail. Ce scénario s'est répété à plusieurs reprises ces dernières semaines, alors que le dirigeant américain cherche une issue à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, qui a fait flamber les cours du pétrole et ébranlé l'économie mondiale. Recul du pétrole La réponse de l'Iran est arrivée lundi lors du point presse hebdomadaire de la diplomatie iranienne. "Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", a affirmé Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. La veille déjà, ce porte-parole avait parlé d'un accord proche avec Oman pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures, de nouveau verrouillée depuis que le protocole d'accord américano-iranien a volé en éclat début juillet. L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Le sultanat omanais, qui avait déclenché la colère de Téhéran en juin en ouvrant une route alternative dans le détroit, n'a pas fait de déclaration pour l'instant. "Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", avait assuré dimanche Esmaïl Baghaï. Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de plus de 5% pour s'échanger autour de 82 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet. En attendant, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. "Nouveau mensonge" M. Trump avait conditionné la suspension annoncée des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur le détroit, et avait évoqué des progrès diplomatiques. Les hostilités, déclenchées fin février par une offensive américano-israélienne sur Téhéran, ont globalement cessé en avril avant de reprendre début juillet. Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end. CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois. M. Trump a dit avoir renoncé à cette nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord". "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran", a-t-il déclaré. Il a affirmé que la requête provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même - ce que Téhéran a également démenti, évoquant un "nouveau mensonge" du président américain. D'après l'agence de presse officielle saoudienne, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane, allié clef de Washington dans la région, a appelé M. Trump à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions". La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé qu'ils imposaient un blocus aux ports saoudiens. Depuis, ils ont revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. burx-mdh/anb/er

03.08.2026 à 12:34

FRANCE24
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Après le Venezuela et l'Iran, Cuba est-elle la prochaine cible dans le viseur de Donald Trump ?Alors que l'île traverse sa pire crise depuis des décennies, Washington durcit le ton et multiplie les sanctions.Est-ce une simple posture politique, ou une véritable stratégie de la part du président américain ? Jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller ?Dans cette vidéo, on décrypte les enjeux géopolitiques et les scénarios possibles autour de l’île communiste pour comprendre ce qui se joue à seulement 145 km des côtes américaines.

03.08.2026 à 12:02

FRANCE24
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Face aux mégafeux qui ravagent la Gironde et le Var, quelles sont les stratégies déployées pour les éteindre ? Reportage de M.Martel, Y.Relat, V.Chatelier (France 2).
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Face aux mégafeux qui ravagent la Gironde et le Var, quelles sont les stratégies déployées pour les éteindre ? Reportage de M.Martel, Y.Relat, V.Chatelier (France 2).

03.08.2026 à 11:59

FRANCE24
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La tragédie de Ceuta prend un tournant diplomatique : alors que le Maroc officialise un bilan de 11 morts, l'Espagne en recense 72. Pourquoi cette disparité ? Analyse de Bruno Daroux, chroniqueur international France 24.
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La tragédie de Ceuta prend un tournant diplomatique : alors que le Maroc officialise un bilan de 11 morts, l'Espagne en recense 72. Pourquoi cette disparité ? Analyse de Bruno Daroux, chroniqueur international France 24.

03.08.2026 à 11:55

FRANCE24
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Xenia Fedorova, assignée depuis mercredi à résidence, n'a exposé "aucun besoin de sortir du territoire parisien", "sollicité aucune autorisation auprès du préfet de police" et s'est limitée "à indiquer, sans aucune précision, que l'obligation de pointage lui cause une gêne", a indiqué le tribunal dans un communiqué. En conséquence, "le juge des référés a estimé que la condition d'extrême urgence ne pouvait être retenue". Accusée d'être "un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes" pour "déstabiliser l'ordre public" en France, la chroniqueuse, qui intervient principalement sur CNews, Europe 1 et dans l'hebdomadaire le JDNews, a fait l'objet la semaine dernière d'arrêtés d'expulsion et de gel de ses avoirs. "Pour obtenir la suspension de l'exécution de ces décisions, Xenia Fedorova, qui avait le choix entre la procédure du référé suspension, subordonnée à la démonstration d'une urgence, et celle du référé liberté, subordonnée à la démonstration d'une extrême urgence justifiant des mesures dans les quarante-huit heures, a décidé d'introduire cette dernière action", relèvent les magistrats. Or, cette procédure "ne pouvait pas se limiter à invoquer des présomptions qui ne s'appliquent pas à sa situation, mais devait faire état des graves incidences personnelles résultant pour elle des décisions contestées, ce qu'elle ne (fait) pas dans sa requête", poursuivent-ils. L'avocat de la chroniqueuse, Emmanuel Piwnica, a fait part auprès de l'AFP de son "très grand regret", affirmant "poursuivre pour contester les décisions". "Agente d'influence" La place grandissante de Xenia Fedorova dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré avait fait naître des craintes de manipulation du débat public, notamment lors de la campagne pour l'élection présidentielle en 2027. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait notamment pointé "de nombreux propos qu'elle a pu tenir et qui systématiquement reprennent la propagande du Kremlin sur l'engagement de la France, sur ce qui se passe en Ukraine, sur les raisons, les motivations de l'agression russe en Ukraine" pour justifier son arrêté d'expulsion. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait par ailleurs décrit la citoyenne russe comme une "agente d'influence". Le gel de ses avoirs vise ainsi à prévenir la commission de "nouveaux actes d'ingérence", avait encore expliqué le ministère de l'Économie et des Finances, en empêchant la mise à disposition ou l'utilisation "de fonds ou ressources économiques au profit de cette personne et des personnes morales ou de toutes autres entités qu'elle contrôle, détient ou qui agissent sciemment pour son compte". "Mon comportement (...) consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l'exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste", s'était défendue sur X l'ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France, dont l'antenne a été interdite dans l'Union européenne depuis mars 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les actuels employeurs de la mise en cause, Canal+ et Lagardère, avaient pour leur part dénoncé ce qu'ils considéraient constituer "une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression". La décision du gouvernement a provoqué des dissensions à l'extrême droite: si le député RN Thomas Ménagé a estimé qu'"elle ne devait pas rester sur le sol français", l'eurodéputé lepéniste Thierry Mariani a au contraire déploré une décision gouvernementale "qui va peut-être enfin réussir à faire taire l'une des rares voix dissonantes dans la presse française qui ne répétait pas le récit officiel autorisé sur le conflit en Ukraine". Xenia Fedorova, 45 ans, a déjà été interdite de territoire en Allemagne, où elle a vécu. Le tribunal administratif a rappelé que le rejet de son recours "ne fait obstacle ni à ce que Mme Fedorova saisisse à nouveau le juge des référés libertés en explicitant les circonstances particulières de sa situation (...), ni à ce qu'elle saisisse le juge des référés suspension".
Texte intégral (710 mots)
Xenia Fedorova, assignée depuis mercredi à résidence, n'a exposé "aucun besoin de sortir du territoire parisien", "sollicité aucune autorisation auprès du préfet de police" et s'est limitée "à indiquer, sans aucune précision, que l'obligation de pointage lui cause une gêne", a indiqué le tribunal dans un communiqué. En conséquence, "le juge des référés a estimé que la condition d'extrême urgence ne pouvait être retenue". Accusée d'être "un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes" pour "déstabiliser l'ordre public" en France, la chroniqueuse, qui intervient principalement sur CNews, Europe 1 et dans l'hebdomadaire le JDNews, a fait l'objet la semaine dernière d'arrêtés d'expulsion et de gel de ses avoirs. "Pour obtenir la suspension de l'exécution de ces décisions, Xenia Fedorova, qui avait le choix entre la procédure du référé suspension, subordonnée à la démonstration d'une urgence, et celle du référé liberté, subordonnée à la démonstration d'une extrême urgence justifiant des mesures dans les quarante-huit heures, a décidé d'introduire cette dernière action", relèvent les magistrats. Or, cette procédure "ne pouvait pas se limiter à invoquer des présomptions qui ne s'appliquent pas à sa situation, mais devait faire état des graves incidences personnelles résultant pour elle des décisions contestées, ce qu'elle ne (fait) pas dans sa requête", poursuivent-ils. L'avocat de la chroniqueuse, Emmanuel Piwnica, a fait part auprès de l'AFP de son "très grand regret", affirmant "poursuivre pour contester les décisions". "Agente d'influence" La place grandissante de Xenia Fedorova dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré avait fait naître des craintes de manipulation du débat public, notamment lors de la campagne pour l'élection présidentielle en 2027. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait notamment pointé "de nombreux propos qu'elle a pu tenir et qui systématiquement reprennent la propagande du Kremlin sur l'engagement de la France, sur ce qui se passe en Ukraine, sur les raisons, les motivations de l'agression russe en Ukraine" pour justifier son arrêté d'expulsion. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait par ailleurs décrit la citoyenne russe comme une "agente d'influence". Le gel de ses avoirs vise ainsi à prévenir la commission de "nouveaux actes d'ingérence", avait encore expliqué le ministère de l'Économie et des Finances, en empêchant la mise à disposition ou l'utilisation "de fonds ou ressources économiques au profit de cette personne et des personnes morales ou de toutes autres entités qu'elle contrôle, détient ou qui agissent sciemment pour son compte". "Mon comportement (...) consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l'exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste", s'était défendue sur X l'ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France, dont l'antenne a été interdite dans l'Union européenne depuis mars 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les actuels employeurs de la mise en cause, Canal+ et Lagardère, avaient pour leur part dénoncé ce qu'ils considéraient constituer "une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression". La décision du gouvernement a provoqué des dissensions à l'extrême droite: si le député RN Thomas Ménagé a estimé qu'"elle ne devait pas rester sur le sol français", l'eurodéputé lepéniste Thierry Mariani a au contraire déploré une décision gouvernementale "qui va peut-être enfin réussir à faire taire l'une des rares voix dissonantes dans la presse française qui ne répétait pas le récit officiel autorisé sur le conflit en Ukraine". Xenia Fedorova, 45 ans, a déjà été interdite de territoire en Allemagne, où elle a vécu. Le tribunal administratif a rappelé que le rejet de son recours "ne fait obstacle ni à ce que Mme Fedorova saisisse à nouveau le juge des référés libertés en explicitant les circonstances particulières de sa situation (...), ni à ce qu'elle saisisse le juge des référés suspension".

03.08.2026 à 11:52

FRANCE24
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En France, les feux sont désormais globalement maîtrisés. Dans le Var cependant, les habitants et sinistrés restent méfiants face au risque de reprise des flammes. Reportage de R.Radenac et A.Metais (France 2).
Texte intégral (710 mots)
En France, les feux sont désormais globalement maîtrisés. Dans le Var cependant, les habitants et sinistrés restent méfiants face au risque de reprise des flammes. Reportage de R.Radenac et A.Metais (France 2).

03.08.2026 à 11:48

FRANCE24
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En une semaine, plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé en Grèce. Le pays traverse ses "jours les plus difficiles" a martelé le porte-parole des pompiers. Récit de Matthieu Bellini (France 2).
Texte intégral (710 mots)
En une semaine, plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé en Grèce. Le pays traverse ses "jours les plus difficiles" a martelé le porte-parole des pompiers. Récit de Matthieu Bellini (France 2).

03.08.2026 à 11:47

FRANCE24
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Cette démarche est le fruit "de discussions de bonne foi" avec des parlementaires et des membres de la commission judiciaire du Sénat, a écrit M. Blanche sur le réseau social X. L'arrêté diffusé sur son compte stipule qu'un fonds dit d'"anti-instrumentalisation" de la justice de près d'1,8 milliard de dollars, visant à compenser financièrement des alliés de Donald Trump poursuivis sous l'administration Biden, "est annulé". "L'arrêté ministériel en date du 18 mai 2026 instituant le Fonds anti-instrumentalisation est annulé et n'aura ni force ni effet", indique le nouveau texte. "Le présent arrêté établit, au-delà de tout doute, qu'il n'existe aucun fonds", ajoute le document, signé par M. Blanche. Todd Blanche a simultanément posté sur X un second document, non signé, qui clarifie les conditions d'un accord contesté d'immunité fiscale du président républicain et de ses proches dans le sens exigé par les sénateurs récalcitrants. Le document, émanant du ministère, spécifie que cet accord "s'applique, selon ses termes, uniquement de façon rétroactive" et concerne seulement "les parties nommées dans la procédure judiciaire" qui l'a précédé. L'accord avait été passé par Donald Trump avec l'administration fiscale en mai, à la suite d'une plainte déposée par le président et ses fils Eric et Donald Jr. Il a été annulé par une juge fédérale mais le gouvernement ne semble pas vouloir y renoncer. Ministre de la Justice par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril, Todd Blanche a été nommé pour occuper le poste de manière permanente par Donald Trump. Mais sa confirmation par le Sénat, comme l'exige la Constitution, a subi un contretemps en raison des exigences de deux élus républicains, John Cornyn et Thom Tillis, dont les votes sont mathématiquement indispensables. Ces derniers demandaient des garanties écrites sur l'abandon définitif par le gouvernement Trump du fonds "anti-instrumentalisation". Ils exigeaient aussi des restrictions sur les personnes concernées par l'immunité fiscale et que celle-ci soit uniquement rétroactive. Devant l'impasse, le président américain avait envisagé jeudi de renvoyer la nomination de Todd Blanche après les élections législatives de mi-mandat de novembre. Ni la Maison Blanche ni le sénateur Tillis n'ont immédiatement réagi à l'annonce de Todd Blanche. Une porte-parole de John Cornyn, Natalie Yezbick, a confirmé en revanche "un accord avec le ministère", dans un communiqué cité par plusieurs médias américains dont Politico et le New York Times. Sans les garanties exigées, John Cornyn et Thom Tillis ont menacé de voter contre la nomination de Todd Blanche, ce qui l'enterrerait de facto. Le vote devant la commission judiciaire, prévu initialement jeudi dernier, a été reporté à mardi. Donald Trump a laissé entendre que les objections des deux sénateurs républicains étaient dues au fait qu'il leur avait retiré son soutien pour les élections législatives de mi-mandat en novembre prochain. Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord qui s'est opposé à plusieurs reprises à Donald Trump, avait annoncé l'an dernier prendre sa retraite à l'issue de son mandat en janvier prochain. John Cornyn, élu du Texas, a lui perdu la primaire pour l'investiture républicaine après le soutien apporté par Donald Trump à son opposant, Ken Paxton.
Texte intégral (559 mots)
Cette démarche est le fruit "de discussions de bonne foi" avec des parlementaires et des membres de la commission judiciaire du Sénat, a écrit M. Blanche sur le réseau social X. L'arrêté diffusé sur son compte stipule qu'un fonds dit d'"anti-instrumentalisation" de la justice de près d'1,8 milliard de dollars, visant à compenser financièrement des alliés de Donald Trump poursuivis sous l'administration Biden, "est annulé". "L'arrêté ministériel en date du 18 mai 2026 instituant le Fonds anti-instrumentalisation est annulé et n'aura ni force ni effet", indique le nouveau texte. "Le présent arrêté établit, au-delà de tout doute, qu'il n'existe aucun fonds", ajoute le document, signé par M. Blanche. Todd Blanche a simultanément posté sur X un second document, non signé, qui clarifie les conditions d'un accord contesté d'immunité fiscale du président républicain et de ses proches dans le sens exigé par les sénateurs récalcitrants. Le document, émanant du ministère, spécifie que cet accord "s'applique, selon ses termes, uniquement de façon rétroactive" et concerne seulement "les parties nommées dans la procédure judiciaire" qui l'a précédé. L'accord avait été passé par Donald Trump avec l'administration fiscale en mai, à la suite d'une plainte déposée par le président et ses fils Eric et Donald Jr. Il a été annulé par une juge fédérale mais le gouvernement ne semble pas vouloir y renoncer. Ministre de la Justice par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril, Todd Blanche a été nommé pour occuper le poste de manière permanente par Donald Trump. Mais sa confirmation par le Sénat, comme l'exige la Constitution, a subi un contretemps en raison des exigences de deux élus républicains, John Cornyn et Thom Tillis, dont les votes sont mathématiquement indispensables. Ces derniers demandaient des garanties écrites sur l'abandon définitif par le gouvernement Trump du fonds "anti-instrumentalisation". Ils exigeaient aussi des restrictions sur les personnes concernées par l'immunité fiscale et que celle-ci soit uniquement rétroactive. Devant l'impasse, le président américain avait envisagé jeudi de renvoyer la nomination de Todd Blanche après les élections législatives de mi-mandat de novembre. Ni la Maison Blanche ni le sénateur Tillis n'ont immédiatement réagi à l'annonce de Todd Blanche. Une porte-parole de John Cornyn, Natalie Yezbick, a confirmé en revanche "un accord avec le ministère", dans un communiqué cité par plusieurs médias américains dont Politico et le New York Times. Sans les garanties exigées, John Cornyn et Thom Tillis ont menacé de voter contre la nomination de Todd Blanche, ce qui l'enterrerait de facto. Le vote devant la commission judiciaire, prévu initialement jeudi dernier, a été reporté à mardi. Donald Trump a laissé entendre que les objections des deux sénateurs républicains étaient dues au fait qu'il leur avait retiré son soutien pour les élections législatives de mi-mandat en novembre prochain. Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord qui s'est opposé à plusieurs reprises à Donald Trump, avait annoncé l'an dernier prendre sa retraite à l'issue de son mandat en janvier prochain. John Cornyn, élu du Texas, a lui perdu la primaire pour l'investiture républicaine après le soutien apporté par Donald Trump à son opposant, Ken Paxton.

03.08.2026 à 11:44

FRANCE 24
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Sur décision du roi Mohammed VI, le Maroc a donné le nom du président américain Donald Trump à une autoroute reliant le sud du pays au territoire disputé du Sahara occidental, revendiqué par les indépendantistes sahraouis, a annoncé l'agence officielle marocaine MAP samedi.
Texte intégral (559 mots)
Sur décision du roi Mohammed VI, le Maroc a donné le nom du président américain Donald Trump à une autoroute reliant le sud du pays au territoire disputé du Sahara occidental, revendiqué par les indépendantistes sahraouis, a annoncé l'agence officielle marocaine MAP samedi.

03.08.2026 à 11:33

FRANCE24
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Dans ce village, le plus touché par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP. Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis. Un petit véhicule 4x4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares. Depuis vendredi, 75 obus ont été récupérés en surface et "il en reste davantage", selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui souhaite ne pas donner son nom. Un autre champ à proximité pourrait être concerné, selon l'officier. Les lotissements Plein Soleil et Le Ferron, bouclés le temps du déminage, ne sont pour l'heure pas concernés par l'autorisation donnée dimanche aux habitants du Porge de regagner leur domicile, selon la préfecture. "Danger de mort absolu, présence d'obus", pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre. Pendant l'incendie, des déflagrations ont retenti, d'abord été confondues avec l'explosion de bonbonnes de gaz, mais il pourrait s'agir de ces obus, selon le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33. "La priorité est le retour des habitants, donc il s'agit d'abord de ramasser les obus en surface. On verra les obus sous terre plus tard", a expliqué le commandant Philippe. "Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi", a-t-il ajouté. Les obus seront stockés puis détruits sur un terrain militaire. Ces munitions, à la fois allemandes et françaises, sont essentiellement des obus de mortiers, avec également quelques obus à tête explosive pour chars. "Il ne s'agit pas d'un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu'ils ont été un peu abandonnés", a précisé le commandant Thomas Mimiague.
Lire plus (330 mots)
Dans ce village, le plus touché par les destructions d'habitations en Gironde avec plus de 180 maisons brûlées, quatre obus d'environ 30 centimètres de long, rouillés et couverts de terre, gisaient au sol lundi matin au milieu d'une parcelle carbonisée, a constaté l'AFP. Sur une clôture, un éclat d'obus a creusé un trou noirci de la taille d'une balle de tennis. Un petit véhicule 4x4 de reconnaissance parcourait lundi matin cette surface calcinée de cinq hectares. Depuis vendredi, 75 obus ont été récupérés en surface et "il en reste davantage", selon le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux, qui souhaite ne pas donner son nom. Un autre champ à proximité pourrait être concerné, selon l'officier. Les lotissements Plein Soleil et Le Ferron, bouclés le temps du déminage, ne sont pour l'heure pas concernés par l'autorisation donnée dimanche aux habitants du Porge de regagner leur domicile, selon la préfecture. "Danger de mort absolu, présence d'obus", pouvait-on lire sur des pancartes aux abords du périmètre. Pendant l'incendie, des déflagrations ont retenti, d'abord été confondues avec l'explosion de bonbonnes de gaz, mais il pourrait s'agir de ces obus, selon le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33. "La priorité est le retour des habitants, donc il s'agit d'abord de ramasser les obus en surface. On verra les obus sous terre plus tard", a expliqué le commandant Philippe. "Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi", a-t-il ajouté. Les obus seront stockés puis détruits sur un terrain militaire. Ces munitions, à la fois allemandes et françaises, sont essentiellement des obus de mortiers, avec également quelques obus à tête explosive pour chars. "Il ne s'agit pas d'un lieu de stockage officiel, on ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu'ils ont été un peu abandonnés", a précisé le commandant Thomas Mimiague.

03.08.2026 à 11:27

FRANCE24
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Le constat ne date pas d'hier : avec l'arrêt de la production des Canadair en 2015 et la livraison en 2028 au plus tôt des modèles fabriqués par le nouveau propriétaire des droits, De Havilland Canada, la flotte française de bombardiers d'eau est vieillissante. Maintenance et réparations obligent, il est rare que la France puisse compter en même temps sur ses 12 Canadair et 8 Dash, y compris contre le mégafeu de Gironde. C'est ce constat qui a conduit les fondateurs de Kepplair Evolution et Positive Aviation, deux start-up installées à Blagnac, près de Toulouse, à se lancer dans la conception d'un nouveau bombardier d'eau. Contrairement à une autre société française, Hynaero, basée à Istres (Bouches-du-Rhône), qui repart de zéro pour concevoir un hydravion similaire au Canadair, la frégate F-100, les deux entreprises toulousaines veulent transformer un avion existant, l'ATR 72, construit par l'alliance ATR (Airbus et l'Italien Leonardo). "Urgent" Pour Eric Delesalle, directeur des essais en vol chez ATR pendant 20 ans et conseiller de Kepplair Evolution, il est "urgent" et "crucial" de développer une nouvelle génération d'appareils. "Aujourd'hui, on achète à prix d'or des avions dépassés", regrette-t-il. Un nouveau Canadair, "c'est sympa sur le papier mais inabordable, ça coûte plusieurs milliards" de développement, abonde Laurent Schmitt, président de Positive Aviation. Transformer un ATR présente plusieurs avantages, assurent M. Schmitt et son concurrent David Joubert, le patron de Kepplair Evolution : elle permet de sauter la longue et coûteuse phase de conception d'un nouvel avion et de bénéficier de la popularité de l'ATR 72 dans le monde, donc notamment d'une grande disponibilité des pièces détachées. Tous deux estiment à 1.200 le nombre d'ATR 72 au total. "Un peu plus de 1.000" sont actuellement "en opération", précise ATR à l'AFP. La France n'est pas le seul pays à avoir besoin de davantage de moyens aériens pour lutter contre les incendies, souvent d'origine humaine mais dont le dérèglement climatique favorise fortement l'apparition (températures, sécheresse). Kepplair Evolution et Positive Aviation estiment les besoins mondiaux à 400 bombardiers d'eau lors des dix prochaines années. "Evidemment, pour un grand avionneur comme Airbus, Boeing ou Dassault, c'est ce qu'on appelle un marché de niche. Mais c'est quelque chose d'important", juge Laurent Schmitt, qui estime qu'en matière de lutte anti-incendie, "l'aéronautique n'est pas au rendez-vous de ses devoirs". Les deux start-up ambitionnent d'être présentes à l'édition 2027 du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, près de Paris, mais n'ont pas encore atteint le stade du prototype. "Boîte à outils" Si la démarche est semblable, les deux hommes ont un positionnement aux antipodes. Laurent Schmitt, ancien ingénieur d'Airbus, revendique de chercher à "remplacer" le Canadair quand David Joubert veut ajouter un nouvel avion à la "boîte à outils géante" de la lutte anti-incendie. Les deux projets diffèrent d'ailleurs sur un point clé : si le Kepplair 72 devra se poser pour être ravitaillé en eau ou en retardant --4 minutes de remplissage pour 10 minutes au sol au total, assure David Joubert--, le FF72 de Positive Aviation pourra se remplir en survolant un plan d'eau une douzaine de secondes, selon Laurent Schmitt. Pour y parvenir, les équipes de Positive Aviation doivent équiper leur appareil d'un système d'écopage et de deux flotteurs géants (18 m de long pour 2 m de hauteur), fixés à la carlingue à l'aide de 8.000 rivets, qui lui permettront de se poser sur l'eau en cas de panne. Pour le reste, les deux appareils accueilleront de grands réservoirs, d'une capacité de 7.500 tonnes d'eau pour le Kepplair 72 et de 8.000 pour le FF72 (contre 6.000 pour le Canadair), et des trappes permettant de larguer cette eau d'un seul coup pour exercer un effet de souffle sur les flammes. Positive Aviation revendique une commande ferme de 10 FF72 de la part de l'entreprise américaine Briger Aerospace, tandis que Kepplair Evolution assure avoir reçu des lettres d'intention pour 18 appareils, ainsi que de la part de la Direction générale de la sécurité civile en 2024.
Texte intégral (687 mots)
Le constat ne date pas d'hier : avec l'arrêt de la production des Canadair en 2015 et la livraison en 2028 au plus tôt des modèles fabriqués par le nouveau propriétaire des droits, De Havilland Canada, la flotte française de bombardiers d'eau est vieillissante. Maintenance et réparations obligent, il est rare que la France puisse compter en même temps sur ses 12 Canadair et 8 Dash, y compris contre le mégafeu de Gironde. C'est ce constat qui a conduit les fondateurs de Kepplair Evolution et Positive Aviation, deux start-up installées à Blagnac, près de Toulouse, à se lancer dans la conception d'un nouveau bombardier d'eau. Contrairement à une autre société française, Hynaero, basée à Istres (Bouches-du-Rhône), qui repart de zéro pour concevoir un hydravion similaire au Canadair, la frégate F-100, les deux entreprises toulousaines veulent transformer un avion existant, l'ATR 72, construit par l'alliance ATR (Airbus et l'Italien Leonardo). "Urgent" Pour Eric Delesalle, directeur des essais en vol chez ATR pendant 20 ans et conseiller de Kepplair Evolution, il est "urgent" et "crucial" de développer une nouvelle génération d'appareils. "Aujourd'hui, on achète à prix d'or des avions dépassés", regrette-t-il. Un nouveau Canadair, "c'est sympa sur le papier mais inabordable, ça coûte plusieurs milliards" de développement, abonde Laurent Schmitt, président de Positive Aviation. Transformer un ATR présente plusieurs avantages, assurent M. Schmitt et son concurrent David Joubert, le patron de Kepplair Evolution : elle permet de sauter la longue et coûteuse phase de conception d'un nouvel avion et de bénéficier de la popularité de l'ATR 72 dans le monde, donc notamment d'une grande disponibilité des pièces détachées. Tous deux estiment à 1.200 le nombre d'ATR 72 au total. "Un peu plus de 1.000" sont actuellement "en opération", précise ATR à l'AFP. La France n'est pas le seul pays à avoir besoin de davantage de moyens aériens pour lutter contre les incendies, souvent d'origine humaine mais dont le dérèglement climatique favorise fortement l'apparition (températures, sécheresse). Kepplair Evolution et Positive Aviation estiment les besoins mondiaux à 400 bombardiers d'eau lors des dix prochaines années. "Evidemment, pour un grand avionneur comme Airbus, Boeing ou Dassault, c'est ce qu'on appelle un marché de niche. Mais c'est quelque chose d'important", juge Laurent Schmitt, qui estime qu'en matière de lutte anti-incendie, "l'aéronautique n'est pas au rendez-vous de ses devoirs". Les deux start-up ambitionnent d'être présentes à l'édition 2027 du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, près de Paris, mais n'ont pas encore atteint le stade du prototype. "Boîte à outils" Si la démarche est semblable, les deux hommes ont un positionnement aux antipodes. Laurent Schmitt, ancien ingénieur d'Airbus, revendique de chercher à "remplacer" le Canadair quand David Joubert veut ajouter un nouvel avion à la "boîte à outils géante" de la lutte anti-incendie. Les deux projets diffèrent d'ailleurs sur un point clé : si le Kepplair 72 devra se poser pour être ravitaillé en eau ou en retardant --4 minutes de remplissage pour 10 minutes au sol au total, assure David Joubert--, le FF72 de Positive Aviation pourra se remplir en survolant un plan d'eau une douzaine de secondes, selon Laurent Schmitt. Pour y parvenir, les équipes de Positive Aviation doivent équiper leur appareil d'un système d'écopage et de deux flotteurs géants (18 m de long pour 2 m de hauteur), fixés à la carlingue à l'aide de 8.000 rivets, qui lui permettront de se poser sur l'eau en cas de panne. Pour le reste, les deux appareils accueilleront de grands réservoirs, d'une capacité de 7.500 tonnes d'eau pour le Kepplair 72 et de 8.000 pour le FF72 (contre 6.000 pour le Canadair), et des trappes permettant de larguer cette eau d'un seul coup pour exercer un effet de souffle sur les flammes. Positive Aviation revendique une commande ferme de 10 FF72 de la part de l'entreprise américaine Briger Aerospace, tandis que Kepplair Evolution assure avoir reçu des lettres d'intention pour 18 appareils, ainsi que de la part de la Direction générale de la sécurité civile en 2024.

03.08.2026 à 11:26

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Sur une plage de Casuzze, en Sicile, des vacanciers ont découvert des sacs contenant d’importantes liasses de billets, échoués après l’intervention des garde-côtes auprès d’un bateau en difficulté. Le montant retrouvé est estimé à près de 700 000 euros, selon les autorités italiennes, qui ont ouvert une enquête sur l’origine de cette somme. (France 2)
Texte intégral (687 mots)
Sur une plage de Casuzze, en Sicile, des vacanciers ont découvert des sacs contenant d’importantes liasses de billets, échoués après l’intervention des garde-côtes auprès d’un bateau en difficulté. Le montant retrouvé est estimé à près de 700 000 euros, selon les autorités italiennes, qui ont ouvert une enquête sur l’origine de cette somme. (France 2)

03.08.2026 à 11:23

FRANCE24
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Gianni Infantino fait face à une contestation grandissante au sein de la Fifa. Après la fronde de l’UEFA et du Concacaf contre son projet d’ouverture du capital lié au Mondial, la pression s’est accentuée sur le président de l’instance, accusé par ces organisations de mauvaise gouvernance et de manque de transparence. Récit de Julien Dubois.
Texte intégral (687 mots)
Gianni Infantino fait face à une contestation grandissante au sein de la Fifa. Après la fronde de l’UEFA et du Concacaf contre son projet d’ouverture du capital lié au Mondial, la pression s’est accentuée sur le président de l’instance, accusé par ces organisations de mauvaise gouvernance et de manque de transparence. Récit de Julien Dubois.
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