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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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26.02.2026 à 21:47

Pluies torrentielles au Brésil: la recherche de disparus se poursuit, le bilan grimpe à 55 morts

FRANCE24
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Des trombes d'eau d'une ampleur inédite lundi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée dans l'Etat du Minas Gerais. Les victimes ont perdu la vie dans des inondations, effondrements de bâtiments, coulées de boue et autres glissements de terrain. Et plus de 5.000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles précipitations ont inondé les rues et provoqué de nouveaux glissements de terrain. Selon les prévisions météorologiques, elles devraient durer jusqu'au week-end. "Tout le monde est paniqué, amis et parents demandent comment nous allons, on dirait un film d'horreur", a ajouté en larmes ce résident du Parc Burnier, l'un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, avec 12 morts et 8 disparus. Dans le quartier de Três Moinhos, trois maisons évacuées par leurs habitants ont été ensevelies à l'aube par de nouveaux glissements de terrain, a constaté l'AFP. Plusieurs habitants qui avaient dû abandonner leur logement sont venus jeudi récupérer à la hâte, pieds dans la boue, meubles, appareils électroménagers, matelas ou même animaux de compagnie qu'ils avaient laissés derrière eux. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Juiz de Fora a enregistré, entre dimanche et mardi, 229,9 mm de pluie. Sur le mois, le cumul atteint mardi était de 579 mm, un volume 240% supérieur à la moyenne de février, selon l'Institut national de météorologie. "Tous ces phénomènes météorologiques ont toujours existé, mais aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, l'atmosphère dispose de plus d'énergie", ce qui les rend plus extrêmes, a déclaré à l'AFP Carlos Nobre, météorologue brésilien de renom. "Dans ce cas, il s'agissait de pluies associées à un système de front froid qui passait, et l'océan Atlantique était très chaud. Cela a provoqué une forte évaporation de l'eau et entraîné la formation de cumulonimbus, qui ont provoqué ces pluies torrentielles", a-t-il ajouté. Ce drame s'ajoute à d'autres catastrophes dues aux intempéries au Brésil ces dernières années, des évènements que les scientifiques ont liés dans plusieurs cas aux effets du réchauffement climatique. En 2024, des inondations inédites ont ainsi frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts ainsi que deux millions de sinistrés, dans l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du Brésil.

26.02.2026 à 21:47

Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e

FRANCE24
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À l'échelle du Losc en 2026, c'est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d'année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d'écart qu'il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière. La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade. Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve. En huitième de finale, un défi d'une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi. Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent. Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d'entrée. André et Giroud, précieux vétérans Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l'espace à leurs coéquipiers. Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l'équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e). Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt. La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d'une baisse de régime lilloise, mais n'ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l'origine. Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l'encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo. À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d'envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André. Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts. Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.

26.02.2026 à 21:37

Iran-États-Unis : la dernière chance ?

Stéphanie ANTOINE
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Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 
Texte intégral (537 mots)
Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 

26.02.2026 à 21:29

A Bruxelles, sa ville, Angèle dévoile un nouveau titre devant une foule survoltée

FRANCE24
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Artiste parmi les plus écoutées dans l'espace francophone, Angèle s'est aussi fait remarquer aux Etats-Unis, trouvant sa place en 2023 dans la programmation du très branché festival californien de Coachella. Le titre, "What You Want", qui est le le prémice d'un nouvel album en préparation, doit sortir vendredi sur toutes les plateformes musicales. L'artiste de 30 ans a réservé au public bruxellois la primeur de la découverte du clip, qui a été projeté jeudi soir sur la façade de l'Opéra de La Monnaie en plein coeur de la capitale belge, devant une place noire de monde. "Merci à la ville de Bruxelles et à La Monnaie de me laisser faire cet événement totalement improbable (...) cela fait longtemps que je ne vous ai pas vus", a lancé la chanteuse, émue, sous les acclamations de la foule. Le clip, tourné de nuit dans les rues du centre-ville de Marseille, dans le sud-est de la France, est une ode à la sensualité, à la danse et à l'amour entre personnes de même sexe. Il a été réalisé par (La) Horde, collectif d'artistes à la tête du ballet national de Marseille. Fredonnant "Neverender" de Justice derrière un synthé, s'affichant avec un tee-shirt au nom du groupe français: Angèle avait distillé depuis début février sur Instagram plusieurs indices sur sa collaboration du moment. Justice, duo formé par les quadragénaires Gaspard Augé et Xavier de Rosnay, s'est imposé depuis 20 ans comme un des success stories de l'électro. Il a remporté trois Grammys Awards aux Etats-Unis dont le dernier en 2025 pour ce single "Neverender" en collaboration avec Kevin Parker (Tame Impala). "Queer et contemporaine" La star de la pop aux 3,9 millions de followers sur Instagram est aussi depuis plusieurs années une des égéries de la maison de luxe Chanel. Côté musique, elle doit une bonne part de sa notoriété au titre "Balance ton quoi", tube féministe faisant référence au mouvement "Balance ton porc", né en même temps que #MeToo. Il est sorti en 2018 sur son premier album "Brol". Le succès ne s'est pas démenti avec "Nonante-Cinq" (référence à 1995 son année de naissance), le deuxième album sorti en décembre 2021 qui contenait "Bruxelles je t'aime" et "Démons", un duo avec le rappeur Damso. Ce nouveau titre What You Want revendique de fusionner les univers pop et électro, dans la continuité de sa performance à la cérémonie de clôture des JO de Paris en 2024. Il marque "l'émergence d'une nouvelle voie pour l'électro, plus pop, jeune, féminine, queer et contemporaine", selon les agents d'Angèle.
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Artiste parmi les plus écoutées dans l'espace francophone, Angèle s'est aussi fait remarquer aux Etats-Unis, trouvant sa place en 2023 dans la programmation du très branché festival californien de Coachella. Le titre, "What You Want", qui est le le prémice d'un nouvel album en préparation, doit sortir vendredi sur toutes les plateformes musicales. L'artiste de 30 ans a réservé au public bruxellois la primeur de la découverte du clip, qui a été projeté jeudi soir sur la façade de l'Opéra de La Monnaie en plein coeur de la capitale belge, devant une place noire de monde. "Merci à la ville de Bruxelles et à La Monnaie de me laisser faire cet événement totalement improbable (...) cela fait longtemps que je ne vous ai pas vus", a lancé la chanteuse, émue, sous les acclamations de la foule. Le clip, tourné de nuit dans les rues du centre-ville de Marseille, dans le sud-est de la France, est une ode à la sensualité, à la danse et à l'amour entre personnes de même sexe. Il a été réalisé par (La) Horde, collectif d'artistes à la tête du ballet national de Marseille. Fredonnant "Neverender" de Justice derrière un synthé, s'affichant avec un tee-shirt au nom du groupe français: Angèle avait distillé depuis début février sur Instagram plusieurs indices sur sa collaboration du moment. Justice, duo formé par les quadragénaires Gaspard Augé et Xavier de Rosnay, s'est imposé depuis 20 ans comme un des success stories de l'électro. Il a remporté trois Grammys Awards aux Etats-Unis dont le dernier en 2025 pour ce single "Neverender" en collaboration avec Kevin Parker (Tame Impala). "Queer et contemporaine" La star de la pop aux 3,9 millions de followers sur Instagram est aussi depuis plusieurs années une des égéries de la maison de luxe Chanel. Côté musique, elle doit une bonne part de sa notoriété au titre "Balance ton quoi", tube féministe faisant référence au mouvement "Balance ton porc", né en même temps que #MeToo. Il est sorti en 2018 sur son premier album "Brol". Le succès ne s'est pas démenti avec "Nonante-Cinq" (référence à 1995 son année de naissance), le deuxième album sorti en décembre 2021 qui contenait "Bruxelles je t'aime" et "Démons", un duo avec le rappeur Damso. Ce nouveau titre What You Want revendique de fusionner les univers pop et électro, dans la continuité de sa performance à la cérémonie de clôture des JO de Paris en 2024. Il marque "l'émergence d'une nouvelle voie pour l'électro, plus pop, jeune, féminine, queer et contemporaine", selon les agents d'Angèle.

26.02.2026 à 21:17

Après le déluge, le chien Paquito et d'autres animaux de compagnie sauvés au Brésil

FRANCE24
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Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux de compagnie sont souvent restés dans les maisons menacées par de nouvelles coulées de boue. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Les précipitations ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée de l'Etat du Minas Gerais (sud-est). Au moins 55 personnes ont péri dans des inondations et glissements de terrain, et 13 personnes sont encore portées disparues. Alferina Maria, femme au foyer de 45 ans, n'avait pas pu prendre Paquito avec elle au moment d'évacuer Três Moinhos, quartier pauvre de Juiz de Fora atteint par deux coulées de boue en trois jours. "Ils nous ont dit de prendre juste nos papiers d'identité pour être hors de danger au plus vite, mais j'étais inquiète pour Paquito. Il appartenait à ma mère, qui est décédée (avant les intempéries), et il était resté à la maison", raconte-t-elle. Chiens, chats et perruches Gina Lourenço de Souza, une autre habitante du quartier, descend une ruelle en pente raide rendue glissante à cause de la boue, les bras chargées de deux cages remplies d'oiseaux. "Quand le terrain a cédé, je n'ai emporté que ma petite chatte et deux perruches. Aujourd'hui j'ai pu aller chercher mes bébés", les autres oiseaux, dit cette femme de ménage de 46 ans, le souffle court et les larmes aux yeux. "Ma mère, ma fille, mon mari et moi, nous sommes en sécurité, mais ma famille, c'est aussi des êtres à poils et à plumes", lâche-t-elle. La vétérinaire Marina Souza a fort à faire à Três Moinhos, où elle a sauvé une quinzaine de chiens en quelques heures jeudi. Son sauvetage le plus marquant? Celui du petit chien Benny, dans un autre quartier sinistré de Juiz de Fora. "Il appartenait à un petit garçon de 11 ans porté disparu après une coulée de boue. On a sauvé le chien, mais on a appris que les pompiers avaient trouvé le corps du petit garçon", raconte-t-elle avec émotion. Le sort des animaux de compagnie est un sujet particulièrement important au Brésil, où chiens et chats sont largement plus nombreux que la population de moins de 14 ans dans un pays où la natalité est en baisse.
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Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux de compagnie sont souvent restés dans les maisons menacées par de nouvelles coulées de boue. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Les précipitations ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée de l'Etat du Minas Gerais (sud-est). Au moins 55 personnes ont péri dans des inondations et glissements de terrain, et 13 personnes sont encore portées disparues. Alferina Maria, femme au foyer de 45 ans, n'avait pas pu prendre Paquito avec elle au moment d'évacuer Três Moinhos, quartier pauvre de Juiz de Fora atteint par deux coulées de boue en trois jours. "Ils nous ont dit de prendre juste nos papiers d'identité pour être hors de danger au plus vite, mais j'étais inquiète pour Paquito. Il appartenait à ma mère, qui est décédée (avant les intempéries), et il était resté à la maison", raconte-t-elle. Chiens, chats et perruches Gina Lourenço de Souza, une autre habitante du quartier, descend une ruelle en pente raide rendue glissante à cause de la boue, les bras chargées de deux cages remplies d'oiseaux. "Quand le terrain a cédé, je n'ai emporté que ma petite chatte et deux perruches. Aujourd'hui j'ai pu aller chercher mes bébés", les autres oiseaux, dit cette femme de ménage de 46 ans, le souffle court et les larmes aux yeux. "Ma mère, ma fille, mon mari et moi, nous sommes en sécurité, mais ma famille, c'est aussi des êtres à poils et à plumes", lâche-t-elle. La vétérinaire Marina Souza a fort à faire à Três Moinhos, où elle a sauvé une quinzaine de chiens en quelques heures jeudi. Son sauvetage le plus marquant? Celui du petit chien Benny, dans un autre quartier sinistré de Juiz de Fora. "Il appartenait à un petit garçon de 11 ans porté disparu après une coulée de boue. On a sauvé le chien, mais on a appris que les pompiers avaient trouvé le corps du petit garçon", raconte-t-elle avec émotion. Le sort des animaux de compagnie est un sujet particulièrement important au Brésil, où chiens et chats sont largement plus nombreux que la population de moins de 14 ans dans un pays où la natalité est en baisse.

26.02.2026 à 20:22

Epstein : les Clinton, témoignage clé ?

Florent RODO
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L'ancienne secrétaire d'État et ex-candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a commencé à témoigner à huis clos ce jeudi devant une commission du Congrès américain enquêtant sur Jeffrey Epstein. Lors de son audition, elle a demandé à ce que Donald Trump témoigne « sous serment ». Demain, vendredi, ce sera au tour de son époux, Bill Clinton, de s'expliquer sur ses liens avec le pédocriminel.
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L'ancienne secrétaire d'État et ex-candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a commencé à témoigner à huis clos ce jeudi devant une commission du Congrès américain enquêtant sur Jeffrey Epstein. Lors de son audition, elle a demandé à ce que Donald Trump témoigne « sous serment ». Demain, vendredi, ce sera au tour de son époux, Bill Clinton, de s'expliquer sur ses liens avec le pédocriminel.

26.02.2026 à 20:17

Uruguay et Argentine, premiers à ratifier l'accord UE-Mercosur

FRANCE24
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Les députés uruguayens ont largement voté la ratification avec 91 voix pour et deux contre, après une approbation à l'unanimité au Sénat mercredi. Deux heures plus tard, les sénateurs argentins ont approuvé l'accord commercial à une très large majorité, 69 voix pour et trois contre, faisant de l'Argentine le deuxième pays du bloc sud-américain à donner son aval au traité signé le 17 janvier à Asuncion. Au Brésil, les députés ont approuvé mercredi l'accord à une large majorité. Il reste au Sénat à en débattre, à une date non encore fixée. Enfin au Paraguay, l'accord devrait être soumis au Parlement dans les jours suivant la réouverture de la session parlementaire, le 1er mars. Cet accord de libre-échange conclu au bout de 25 ans de négociations crée une des plus grandes zones de libre-échange au monde, pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains. Pour ses détracteurs, cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il va relancer une économie européenne en difficulté face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis. "Signal" pour l'Europe Le président argentin, Javier Milei, a célébré cette adoption sur son compte X avec le message "Ouverture = prospérité". Elle "représente une opportunité de promouvoir le développement économique, d'élargir l'accès aux marchés, de créer des conditions favorables à l'investissement et de renforcer la compétitivité", a-t-il ajouté peu après dans un communiqué. Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, a salué jeudi une étape "historique" et "un signal" pour l'Europe. L'accord "ne fait plus partie d'un débat, il fait désormais partie d'une construction", a-t-il ajouté, avertissant que sa mise en oeuvre "ne sera sans doute pas facile". Face à l'opposition de nombreux agriculteurs dans plusieurs pays, le Parlement européen a voté le 21 janvier la saisine de la Cour de justice de l'UE, un revers pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, principale artisane de ce traité qui supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux. La CJUE devra maintenant vérifier si l'accord est conforme aux traités européens ou s'il doit être retoqué. Cette saisine suspend le processus de ratification pendant un an et demi, mais la Commission européenne a le droit dans l'intervalle d'appliquer provisoirement cet accord. L'Allemagne soutient ardemment sa mise en oeuvre rapide, tout comme l'Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Le Parlement européen a, depuis la signature, adopté des clauses de sauvegarde, des mesures de protection des agriculteurs pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre. Opportunités L'empressement du bloc Mercosur à ratifier l'accord vise à ne pas fournir "d'excuses côté européen pour repousser l'accord ou ne pas l'appliquer", relève l'expert argentin en relations internationales Fabian Calle auprès de l'AFP. Javier Milei a appelé l'Europe à une adoption "avec la même rapidité". L'analyste international Marcelo Elizondo, qui parle d'économies du bloc sud-américain "très fermées", estime que "pour le Mercosur, c'est une revitalisation (...) avec une économie très compatible comme celle de l'Union européenne". Outre l'accord avec l'UE via le Mercosur, l'Argentine de Javier Milei, favorable à une ouverture maximale de l'économie, a annoncé début février un accord de commerce et d'investissement avec les Etats-Unis, avec pour axe majeur la réduction de barrières douanières réciproques. "Le signal général du gouvernement Milei est : ouverture sur le monde, concurrence, accès au marché américain, accès au marché européen", explique M. Calle. Patricia Bullrich, cheffe du groupe pro-Milei au Sénat, a vanté jeudi les opportunités "concrètes, mesurables, immédiates" qu'offre l'accord. Grâce à lui, les exportations argentines "vont augmenter de 76% en cinq ans" selon les prévisions du gouvernement, a-t-elle affirmé, énumérant une liste de produits qui seront à l'avenir "taxés zéro" vers l'Europe, comme la viande, le vin, les calamars et les agrumes.
Texte intégral (749 mots)
Les députés uruguayens ont largement voté la ratification avec 91 voix pour et deux contre, après une approbation à l'unanimité au Sénat mercredi. Deux heures plus tard, les sénateurs argentins ont approuvé l'accord commercial à une très large majorité, 69 voix pour et trois contre, faisant de l'Argentine le deuxième pays du bloc sud-américain à donner son aval au traité signé le 17 janvier à Asuncion. Au Brésil, les députés ont approuvé mercredi l'accord à une large majorité. Il reste au Sénat à en débattre, à une date non encore fixée. Enfin au Paraguay, l'accord devrait être soumis au Parlement dans les jours suivant la réouverture de la session parlementaire, le 1er mars. Cet accord de libre-échange conclu au bout de 25 ans de négociations crée une des plus grandes zones de libre-échange au monde, pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains. Pour ses détracteurs, cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il va relancer une économie européenne en difficulté face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis. "Signal" pour l'Europe Le président argentin, Javier Milei, a célébré cette adoption sur son compte X avec le message "Ouverture = prospérité". Elle "représente une opportunité de promouvoir le développement économique, d'élargir l'accès aux marchés, de créer des conditions favorables à l'investissement et de renforcer la compétitivité", a-t-il ajouté peu après dans un communiqué. Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, a salué jeudi une étape "historique" et "un signal" pour l'Europe. L'accord "ne fait plus partie d'un débat, il fait désormais partie d'une construction", a-t-il ajouté, avertissant que sa mise en oeuvre "ne sera sans doute pas facile". Face à l'opposition de nombreux agriculteurs dans plusieurs pays, le Parlement européen a voté le 21 janvier la saisine de la Cour de justice de l'UE, un revers pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, principale artisane de ce traité qui supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux. La CJUE devra maintenant vérifier si l'accord est conforme aux traités européens ou s'il doit être retoqué. Cette saisine suspend le processus de ratification pendant un an et demi, mais la Commission européenne a le droit dans l'intervalle d'appliquer provisoirement cet accord. L'Allemagne soutient ardemment sa mise en oeuvre rapide, tout comme l'Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Le Parlement européen a, depuis la signature, adopté des clauses de sauvegarde, des mesures de protection des agriculteurs pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre. Opportunités L'empressement du bloc Mercosur à ratifier l'accord vise à ne pas fournir "d'excuses côté européen pour repousser l'accord ou ne pas l'appliquer", relève l'expert argentin en relations internationales Fabian Calle auprès de l'AFP. Javier Milei a appelé l'Europe à une adoption "avec la même rapidité". L'analyste international Marcelo Elizondo, qui parle d'économies du bloc sud-américain "très fermées", estime que "pour le Mercosur, c'est une revitalisation (...) avec une économie très compatible comme celle de l'Union européenne". Outre l'accord avec l'UE via le Mercosur, l'Argentine de Javier Milei, favorable à une ouverture maximale de l'économie, a annoncé début février un accord de commerce et d'investissement avec les Etats-Unis, avec pour axe majeur la réduction de barrières douanières réciproques. "Le signal général du gouvernement Milei est : ouverture sur le monde, concurrence, accès au marché américain, accès au marché européen", explique M. Calle. Patricia Bullrich, cheffe du groupe pro-Milei au Sénat, a vanté jeudi les opportunités "concrètes, mesurables, immédiates" qu'offre l'accord. Grâce à lui, les exportations argentines "vont augmenter de 76% en cinq ans" selon les prévisions du gouvernement, a-t-elle affirmé, énumérant une liste de produits qui seront à l'avenir "taxés zéro" vers l'Europe, comme la viande, le vin, les calamars et les agrumes.

26.02.2026 à 19:58

Représailles de l'Afghanistan contre des postes militaires du Pakistan, Islamabad dit riposter

FRANCE 24
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Le Pakistan a annoncé jeudi avoir riposté de manière "immédiate" et "énergique" à l'attaque de plusieurs de ses installations militaires frontalières par l'Afghanistan, qui a revendiqué avoir tué ou fait prisonniers des soldats pakistanais, en représailles aux ​récentes frappes aériennes ‌menées par Islamabad.
Texte intégral (749 mots)
Le Pakistan a annoncé jeudi avoir riposté de manière "immédiate" et "énergique" à l'attaque de plusieurs de ses installations militaires frontalières par l'Afghanistan, qui a revendiqué avoir tué ou fait prisonniers des soldats pakistanais, en représailles aux ​récentes frappes aériennes ‌menées par Islamabad.

26.02.2026 à 19:39

Sa famille demande justice pour Samuel Paty, mort "pour la liberté d'expression"

FRANCE24
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Quatre hommes comparaissent en appel depuis fin janvier devant la cour d'assises spéciales de Paris pour leur rôle dans ce crime, commis le 16 octobre 2020 par un islamiste radical tchétchène de 18 ans, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Deux proches de l'assassin répondent de complicité d'assassinat, passible de la perpétuité. Mais les avocats de la famille Paty ont réservé leurs flèches les plus acérées à un parent d'élève, Brahim Chnina, aujourd'hui âgé de 54 ans, et surtout à un militant islamiste aguerri, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans: chefs d'orchestre de la cabale en ligne ciblant le professeur jusqu'à sa mort atroce, ils avaient été condamnés en première instance à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Certes, ils ne connaissaient pas l'assassin. Mais c'est sur les réseaux sociaux que, quelques jours avant le crime, Abdoullakh Anzorov, avait découvert l'identité du professeur, qu'il avait décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression avant d'être abattu par la police qu'il menaçait. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui affirment aujourd'hui que la question du blasphème n'est pas ce qui avait déclenché leur campagne, même si plusieurs témoignages, leurs messages et leurs vidéos suggèrent clairement l'inverse. Le premier invoque le sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille a menti en affirmant que Samuel Paty avait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures lors d'un cours auquel elle n'assistait pas; Abdelhakim Sefrioui n'aurait lui été animé que par son combat contre la discrimination et sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans. Ils veulent "faire croire qu'un homme est mort sur un malentendu", s'indigne Me Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de sa soeur Gaëlle. "Il faut qu'ils cessent de nous dire que le blasphème n'était pas leur préoccupation première", poursuit-elle, dénonçant les "arguties" d'une défense "prête à s'essuyer les pieds sur un professeur décapité qui a servi les valeurs de la République". - "Justice et protection"- Calme et implacable, l'émotion contenue dans la voix, elle poursuit: alors que la controverse s'apaisait au sein du collège, cette cabale est une "bombe" qui "ne pouvait qu'exploser" et dont s'est emparé un "enragé". Intervenant pour le fils et l'ex-compagne du professeur dans le silence de la salle Voltaire, Francis Szpiner décrit cette "condamnation à mort", cette "fatwa numérique" validée par Abdelhakim Sefrioui du haut de l'autorité religieuse qu'il s'octroie: "Celui qui blasphème doit mourir". "Elle est où la discrimination" dans les motivations de Sefrioui ?, interroge Thibault de Montbrial. Pour l'autre soeur, Mickaëlle, il convoque à la barre les souvenirs familiaux livrés à huis clos par la fille de cet "islamiste radical", compagnon de route du Hamas palestinien, ses "obsessions antisémites" ou encore cette sentence à propos de Salman Rushdie, lui aussi condamné à mort pour blasphème: "Cette fatwa, elle est normale, il mérite de mourir". Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui "sont les voix qui ont désigné à Anzorov" Samuel Paty, tué pour "la République française", pour "la laïcité", pour "la liberté d'expression", tranche Me de Montbrial qui déplore l'"extraordinaire dureté" de l'audience. Emaillées d'incidents de procédure et de contentieux juridiques soulevés par la défense, les cinq semaines de débats ont effectivement été une épreuve pour les proches, qui ont dû "répondre aux insultes" pour défendre la mémoire du "fils, du frère", du professeur bienveillant et compétent, énumère Me Le Roy. En exprimant des regrets, "Brahim Chnina a fait du chemin", concède-t-elle. Mais Abdelhakim Sefrioui n'a pas eu "un mot d'empathie". Il "est encore plus dangereux qu'il y a cinq ans, car il n'a tiré aucune conséquence ni de ses actes, ni de la mort de Samuel Paty, qu'il continue de malmener". A l'audience, "il a poursuivi sa croisade". Face à ce "danger public", elle réclame "justice". Mais aussi "protection". Le parquet général prend ses réquisitions vendredi avant les plaidoiries de la défense. Le verdict est prévu lundi.
Texte intégral (713 mots)
Quatre hommes comparaissent en appel depuis fin janvier devant la cour d'assises spéciales de Paris pour leur rôle dans ce crime, commis le 16 octobre 2020 par un islamiste radical tchétchène de 18 ans, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Deux proches de l'assassin répondent de complicité d'assassinat, passible de la perpétuité. Mais les avocats de la famille Paty ont réservé leurs flèches les plus acérées à un parent d'élève, Brahim Chnina, aujourd'hui âgé de 54 ans, et surtout à un militant islamiste aguerri, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans: chefs d'orchestre de la cabale en ligne ciblant le professeur jusqu'à sa mort atroce, ils avaient été condamnés en première instance à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Certes, ils ne connaissaient pas l'assassin. Mais c'est sur les réseaux sociaux que, quelques jours avant le crime, Abdoullakh Anzorov, avait découvert l'identité du professeur, qu'il avait décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression avant d'être abattu par la police qu'il menaçait. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui affirment aujourd'hui que la question du blasphème n'est pas ce qui avait déclenché leur campagne, même si plusieurs témoignages, leurs messages et leurs vidéos suggèrent clairement l'inverse. Le premier invoque le sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille a menti en affirmant que Samuel Paty avait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures lors d'un cours auquel elle n'assistait pas; Abdelhakim Sefrioui n'aurait lui été animé que par son combat contre la discrimination et sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans. Ils veulent "faire croire qu'un homme est mort sur un malentendu", s'indigne Me Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de sa soeur Gaëlle. "Il faut qu'ils cessent de nous dire que le blasphème n'était pas leur préoccupation première", poursuit-elle, dénonçant les "arguties" d'une défense "prête à s'essuyer les pieds sur un professeur décapité qui a servi les valeurs de la République". - "Justice et protection"- Calme et implacable, l'émotion contenue dans la voix, elle poursuit: alors que la controverse s'apaisait au sein du collège, cette cabale est une "bombe" qui "ne pouvait qu'exploser" et dont s'est emparé un "enragé". Intervenant pour le fils et l'ex-compagne du professeur dans le silence de la salle Voltaire, Francis Szpiner décrit cette "condamnation à mort", cette "fatwa numérique" validée par Abdelhakim Sefrioui du haut de l'autorité religieuse qu'il s'octroie: "Celui qui blasphème doit mourir". "Elle est où la discrimination" dans les motivations de Sefrioui ?, interroge Thibault de Montbrial. Pour l'autre soeur, Mickaëlle, il convoque à la barre les souvenirs familiaux livrés à huis clos par la fille de cet "islamiste radical", compagnon de route du Hamas palestinien, ses "obsessions antisémites" ou encore cette sentence à propos de Salman Rushdie, lui aussi condamné à mort pour blasphème: "Cette fatwa, elle est normale, il mérite de mourir". Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui "sont les voix qui ont désigné à Anzorov" Samuel Paty, tué pour "la République française", pour "la laïcité", pour "la liberté d'expression", tranche Me de Montbrial qui déplore l'"extraordinaire dureté" de l'audience. Emaillées d'incidents de procédure et de contentieux juridiques soulevés par la défense, les cinq semaines de débats ont effectivement été une épreuve pour les proches, qui ont dû "répondre aux insultes" pour défendre la mémoire du "fils, du frère", du professeur bienveillant et compétent, énumère Me Le Roy. En exprimant des regrets, "Brahim Chnina a fait du chemin", concède-t-elle. Mais Abdelhakim Sefrioui n'a pas eu "un mot d'empathie". Il "est encore plus dangereux qu'il y a cinq ans, car il n'a tiré aucune conséquence ni de ses actes, ni de la mort de Samuel Paty, qu'il continue de malmener". A l'audience, "il a poursuivi sa croisade". Face à ce "danger public", elle réclame "justice". Mais aussi "protection". Le parquet général prend ses réquisitions vendredi avant les plaidoiries de la défense. Le verdict est prévu lundi.

26.02.2026 à 19:29

Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

FRANCE24
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Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d'Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d'adresses. Outre cette nomination attendue, l'ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire. Le chef de l'Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l'Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage", ont réagi Les Républicains sur X, annonçant une "procédure de sanction" contre l'intéressé, alors que cinq ministres LR du gouvernement - dont Annie Genevard à l'Agriculture, Philippe Tabarot aux Transports et Vincent Jeanbrun au Logement - sont déjà suspendus par leur parti. Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel. Ce dernier n'a pour l'instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu'il occupait auparavant. Selon une source au sein de l'exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales. La députée Laure Miller, pressentie, s'est désistée à la dernière minute, son suppléant n'étant selon elle pas en mesure de la remplacer pour raisons de santé. La vacance de son siège aurait provoqué une législative partielle. Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat. Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée. Camille Galliard-Minier, élue de l'Isère, est avocate de formation et l'ancienne suppléante d'Olivier Véran qu'elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé. Le gouvernement compte désormais 36 membres.
Texte intégral (557 mots)
Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d'Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d'adresses. Outre cette nomination attendue, l'ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d'être défaite aux législatives post-dissolution de l'Assemblée nationale. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire. Le chef de l'Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l'Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage", ont réagi Les Républicains sur X, annonçant une "procédure de sanction" contre l'intéressé, alors que cinq ministres LR du gouvernement - dont Annie Genevard à l'Agriculture, Philippe Tabarot aux Transports et Vincent Jeanbrun au Logement - sont déjà suspendus par leur parti. Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d'Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel. Ce dernier n'a pour l'instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu'il occupait auparavant. Selon une source au sein de l'exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales. La députée Laure Miller, pressentie, s'est désistée à la dernière minute, son suppléant n'étant selon elle pas en mesure de la remplacer pour raisons de santé. La vacance de son siège aurait provoqué une législative partielle. Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat. Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée. Camille Galliard-Minier, élue de l'Isère, est avocate de formation et l'ancienne suppléante d'Olivier Véran qu'elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé. Le gouvernement compte désormais 36 membres.

26.02.2026 à 19:14

Une solution diplomatique avec l'Iran ? "J'en doute", dit l'ambassadeur israélien en France

Marc PERELMAN
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Dans un entretien accordé à FRANCE 24, l'ambassadeur d'Israël en France Joshua Zarka doute d'une solution diplomatique avec l'Iran sur le dossier nucléaire. Il écarte tout risque d'annexion en Cisjordanie, malgré les mesures récentes du gouvernement israélien. Sur Gaza, il estime que "toutes les capacités militaires" du Hamas ont été détruites.
Texte intégral (557 mots)
Dans un entretien accordé à FRANCE 24, l'ambassadeur d'Israël en France Joshua Zarka doute d'une solution diplomatique avec l'Iran sur le dossier nucléaire. Il écarte tout risque d'annexion en Cisjordanie, malgré les mesures récentes du gouvernement israélien. Sur Gaza, il estime que "toutes les capacités militaires" du Hamas ont été détruites.

26.02.2026 à 18:59

Sophie Adenot, dans l'espace "comme un poisson dans l'eau"

FRANCE24
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Depuis mi-février, au sein de la station spatiale internationale (ISS), elle est la première Française dans l'espace depuis Claudie Haigneré, il y a 25 ans. Le contact a été établi jeudi depuis le siège parisien de l'Agence spatiale européenne (ESA), presque comme une simple réunion à distance entre collaborateurs, via l'application Teams et le centre spatial de Houston, au Texas. Sauf que la principale interlocutrice se trouvait à 400 km au-dessus des autres participants. Lorsque débutent les échanges avec les médias - traduits en anglais afin que la Nasa soit au fait des discussions - l'astronaute se trouve au sud du Japon. Vingt minutes plus tard, au moment de conclure, elle a presque rejoint l'Ouest des Etats-Unis, 10.000 kilomètres plus loin, à la vitesse de 28.000 km/h. "C'est encore mieux que ce j'ai pu espérer, la vue de la Terre est absolument magnifique", confie l'astronaute de 43 ans, revenue dans le bon sens - tête en haut - pour discuter, les cheveux blonds flottant constamment au-dessus d'elle. - Sport, logistique, science - "C'est la grande forme, autant physique que morale. J'ai eu la belle surprise de n'avoir aucun des symptômes qu'on peut craindre quand on arrive dans l'espace, un peu comme le mal des transports. Dès la première seconde, je me suis sentie comme un poisson dans l'eau". Lorsqu'elle a pu passer quelques instants dans la Coupole, le module d'observation de la station qui offre une vue à 360° de notre planète, Sophie Adenot dit s'être sentie "euphorique, comme si toutes les cellules de mon corps avaient ressenti cette joie et ce bonheur". "La Terre est si belle de là-haut, on se sent +unité+, dans toute l'humanité et ça donne le moral", lance-t-elle. Bien sûr, son quotidien est extrêmement chargé, avec des journées qui démarrent à 05h30 - généralement par du sport qu'elle doit pratiquer quotidiennement au moins 2h30 pour conserver sa masse musculaire - pour se terminer vers 19h30. Entre les deux, "un peu de science, un peu de maintenance, un peu de logistique". Ingénieure de formation et ancienne pilote d'essai, la 84e femme à aller dans l'espace avoue n'avoir pas encore eu le temps d'ouvrir complètement ses valises. Elle a d'ailleurs mis "une semaine à retrouver (son) shampoing". La Française a déjà pu commencer à travailler pour le Centre d'aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales de Toulouse (CADMOS), "sur une expérience de kinésiologie, pour optimiser les mouvements que l'on fait dans l'espace". - Un "bazar" - Occupée en permanence depuis 25 ans, l'ISS constitue un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l'un des derniers espaces de coopération internationale entre Occidentaux et Russes. "Aujourd'hui, dans quelques heures, il y aura le désamarrage du vaisseau cargo de SpaceX qui va ramener sur Terre toute la science des six derniers mois. La semaine dernière, on a été très occupés par le fait de préparer ça", raconte-t-elle. D'ici octobre, et son retour prévu, Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences scientifiques. Malgré sa minutieuse préparation pendant des années, elle reconnaît avoir été surprise au premier abord par certaines choses dans la station. "On a l'impression que c'est un bazar vu de loin, comme vous pouvez le voir dans le module Columbus dans lequel je suis", explique-t-elle, geste à l'appui. "Mais les logisticiens tiennent un système d'inventaire qui fait que tout est à sa place". Elle s'était préparée aussi à quelques mauvaises odeurs, "certains de mes collègues m'avaient dit que parfois ça ne sent pas très bon. Moi je dirais que c'est une odeur de carlingue métallique". Les bruits aussi, l'ont beaucoup amusée, comme ceux que produisent les mousquetons qui s'entrechoquent. Sa première sortie extra-véhiculaire est prévue en mars: "on croise les doigts".
Texte intégral (654 mots)
Depuis mi-février, au sein de la station spatiale internationale (ISS), elle est la première Française dans l'espace depuis Claudie Haigneré, il y a 25 ans. Le contact a été établi jeudi depuis le siège parisien de l'Agence spatiale européenne (ESA), presque comme une simple réunion à distance entre collaborateurs, via l'application Teams et le centre spatial de Houston, au Texas. Sauf que la principale interlocutrice se trouvait à 400 km au-dessus des autres participants. Lorsque débutent les échanges avec les médias - traduits en anglais afin que la Nasa soit au fait des discussions - l'astronaute se trouve au sud du Japon. Vingt minutes plus tard, au moment de conclure, elle a presque rejoint l'Ouest des Etats-Unis, 10.000 kilomètres plus loin, à la vitesse de 28.000 km/h. "C'est encore mieux que ce j'ai pu espérer, la vue de la Terre est absolument magnifique", confie l'astronaute de 43 ans, revenue dans le bon sens - tête en haut - pour discuter, les cheveux blonds flottant constamment au-dessus d'elle. - Sport, logistique, science - "C'est la grande forme, autant physique que morale. J'ai eu la belle surprise de n'avoir aucun des symptômes qu'on peut craindre quand on arrive dans l'espace, un peu comme le mal des transports. Dès la première seconde, je me suis sentie comme un poisson dans l'eau". Lorsqu'elle a pu passer quelques instants dans la Coupole, le module d'observation de la station qui offre une vue à 360° de notre planète, Sophie Adenot dit s'être sentie "euphorique, comme si toutes les cellules de mon corps avaient ressenti cette joie et ce bonheur". "La Terre est si belle de là-haut, on se sent +unité+, dans toute l'humanité et ça donne le moral", lance-t-elle. Bien sûr, son quotidien est extrêmement chargé, avec des journées qui démarrent à 05h30 - généralement par du sport qu'elle doit pratiquer quotidiennement au moins 2h30 pour conserver sa masse musculaire - pour se terminer vers 19h30. Entre les deux, "un peu de science, un peu de maintenance, un peu de logistique". Ingénieure de formation et ancienne pilote d'essai, la 84e femme à aller dans l'espace avoue n'avoir pas encore eu le temps d'ouvrir complètement ses valises. Elle a d'ailleurs mis "une semaine à retrouver (son) shampoing". La Française a déjà pu commencer à travailler pour le Centre d'aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales de Toulouse (CADMOS), "sur une expérience de kinésiologie, pour optimiser les mouvements que l'on fait dans l'espace". - Un "bazar" - Occupée en permanence depuis 25 ans, l'ISS constitue un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l'un des derniers espaces de coopération internationale entre Occidentaux et Russes. "Aujourd'hui, dans quelques heures, il y aura le désamarrage du vaisseau cargo de SpaceX qui va ramener sur Terre toute la science des six derniers mois. La semaine dernière, on a été très occupés par le fait de préparer ça", raconte-t-elle. D'ici octobre, et son retour prévu, Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences scientifiques. Malgré sa minutieuse préparation pendant des années, elle reconnaît avoir été surprise au premier abord par certaines choses dans la station. "On a l'impression que c'est un bazar vu de loin, comme vous pouvez le voir dans le module Columbus dans lequel je suis", explique-t-elle, geste à l'appui. "Mais les logisticiens tiennent un système d'inventaire qui fait que tout est à sa place". Elle s'était préparée aussi à quelques mauvaises odeurs, "certains de mes collègues m'avaient dit que parfois ça ne sent pas très bon. Moi je dirais que c'est une odeur de carlingue métallique". Les bruits aussi, l'ont beaucoup amusée, comme ceux que produisent les mousquetons qui s'entrechoquent. Sa première sortie extra-véhiculaire est prévue en mars: "on croise les doigts".

26.02.2026 à 18:55

La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025, qui servent à régénérer le réseau ferré

FRANCE24
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Sur fond d'ouverture à la concurrence, le chiffre d'affaires du groupe SNCF, dont l'ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s'est stabilisé à 43 milliards d'euros (-0,3%). "On a amélioré la rentabilité du groupe et on a investi massivement dans le système ferroviaire tout en préservant notre structure financière", a résumé le directeur financier Laurent Trevisani. "Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe", a-t-il ajouté. "Qu'il y ait un ou mille passagers à bord, un TGV a les mêmes coûts de fonctionnement, raison pour laquelle les TGV deviennent des machines à cash maintenant qu'ils sont bien remplis par l'envie de train persistante chez les voyageurs, alors qu'ils en perdaient durant le Covid", remarque Patricia Pérennes, experte ferroviaire au cabinet Trans-Missions. Mais le PDG Jean Castex a lancé deux avertissements lors de la conférence de presse de présentation des résultats. D'abord il a demandé "les mêmes règles" pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d'aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables. Aléas climatiques Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l'entretien des infrastructures, en particulier les tempêtes et crues de fin 2025 et début 2026. "Si on a autant d'événements climatiques que depuis deux mois" durant toute l'année, la SNCF "aura du mal à atteindre ses objectifs", a-t-il prévenu. L'entreprise ferroviaire s'est néanmoins félicitée de la reprise du trafic dans la vallée de la Maurienne au printemps 2025, marquant la réouverture du tunnel vers l'Italie après 18 mois de travaux. La fréquentation d'Eurostar, les TGV européens vers la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas, a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu'en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d'exploitation. Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de "travaux majeurs sur le réseau ferré", notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). SNCF Réseau, la filiale chargée de l'entretien des 28.000 kilomètres de voies ferrées, qui se rémunère sur les péages versés par les exploitants, a vu son chiffre d'affaires progresser de 4,8% à 8,4 milliards d'euros et sa rentabilité a fait un bond de 30,5%. "Chaque euro réinvesti" Depuis sa réforme en 2020, la SNCF "réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire", a souligné M. Trevisani. Au total, l'an dernier, 11 milliards d'euros ont été investis dans le ferroviaire en France pour réparer des voies dégradées ou acheter des trains neufs. Sur ce "niveau record", 52% (5,7 milliards d'euros) ont été financés par la seule SNCF, "autre record historique" selon M. Trevisani, le reste venant surtout de l'État et des collectivités. Pour les années à venir, la SNCF compte sur la loi cadre sur le financement des transports qui doit être discutée en avril au Sénat pour améliorer le financement des travaux. L'an passé, la dette du groupe a reculé à 24,3 milliards d'euros contre 24,7 un an auparavant. L'arrivée de la concurrence s'est aussi matérialisée sur les lignes régionales, même si la SNCF a remporté quatre des cinq appels d'offres pour lesquels elle avait été candidate. Jeudi soir, la fédération CGT des cheminots, premier syndicat du groupe, a jugé "impératif de sortir du dogme de la concurrence, de la seule logique de profit" en demandant dans un communiqué de "revenir à une entreprise unique, publique et intégrée: la SNCF". Ombre au tableau, les deux filiales de transport de marchandises, Geodis et Rail Logistics Europe, bousculées par les "vents contraires" qui soufflent sur les échanges mondiaux (droits de douane, tensions géopolitiques...) ont vu leurs ventes baisser, tout en maintenant leur rentabilité. Enfin, quatre mois après le départ de Marie-Ange Debon pour La Poste, la filiale de transport urbain Keolis s'est trouvée un nouveau patron : Frédéric Van Heems, venu de Veolia.
Texte intégral (715 mots)
Sur fond d'ouverture à la concurrence, le chiffre d'affaires du groupe SNCF, dont l'ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s'est stabilisé à 43 milliards d'euros (-0,3%). "On a amélioré la rentabilité du groupe et on a investi massivement dans le système ferroviaire tout en préservant notre structure financière", a résumé le directeur financier Laurent Trevisani. "Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe", a-t-il ajouté. "Qu'il y ait un ou mille passagers à bord, un TGV a les mêmes coûts de fonctionnement, raison pour laquelle les TGV deviennent des machines à cash maintenant qu'ils sont bien remplis par l'envie de train persistante chez les voyageurs, alors qu'ils en perdaient durant le Covid", remarque Patricia Pérennes, experte ferroviaire au cabinet Trans-Missions. Mais le PDG Jean Castex a lancé deux avertissements lors de la conférence de presse de présentation des résultats. D'abord il a demandé "les mêmes règles" pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d'aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables. Aléas climatiques Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l'entretien des infrastructures, en particulier les tempêtes et crues de fin 2025 et début 2026. "Si on a autant d'événements climatiques que depuis deux mois" durant toute l'année, la SNCF "aura du mal à atteindre ses objectifs", a-t-il prévenu. L'entreprise ferroviaire s'est néanmoins félicitée de la reprise du trafic dans la vallée de la Maurienne au printemps 2025, marquant la réouverture du tunnel vers l'Italie après 18 mois de travaux. La fréquentation d'Eurostar, les TGV européens vers la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas, a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu'en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d'exploitation. Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de "travaux majeurs sur le réseau ferré", notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). SNCF Réseau, la filiale chargée de l'entretien des 28.000 kilomètres de voies ferrées, qui se rémunère sur les péages versés par les exploitants, a vu son chiffre d'affaires progresser de 4,8% à 8,4 milliards d'euros et sa rentabilité a fait un bond de 30,5%. "Chaque euro réinvesti" Depuis sa réforme en 2020, la SNCF "réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire", a souligné M. Trevisani. Au total, l'an dernier, 11 milliards d'euros ont été investis dans le ferroviaire en France pour réparer des voies dégradées ou acheter des trains neufs. Sur ce "niveau record", 52% (5,7 milliards d'euros) ont été financés par la seule SNCF, "autre record historique" selon M. Trevisani, le reste venant surtout de l'État et des collectivités. Pour les années à venir, la SNCF compte sur la loi cadre sur le financement des transports qui doit être discutée en avril au Sénat pour améliorer le financement des travaux. L'an passé, la dette du groupe a reculé à 24,3 milliards d'euros contre 24,7 un an auparavant. L'arrivée de la concurrence s'est aussi matérialisée sur les lignes régionales, même si la SNCF a remporté quatre des cinq appels d'offres pour lesquels elle avait été candidate. Jeudi soir, la fédération CGT des cheminots, premier syndicat du groupe, a jugé "impératif de sortir du dogme de la concurrence, de la seule logique de profit" en demandant dans un communiqué de "revenir à une entreprise unique, publique et intégrée: la SNCF". Ombre au tableau, les deux filiales de transport de marchandises, Geodis et Rail Logistics Europe, bousculées par les "vents contraires" qui soufflent sur les échanges mondiaux (droits de douane, tensions géopolitiques...) ont vu leurs ventes baisser, tout en maintenant leur rentabilité. Enfin, quatre mois après le départ de Marie-Ange Debon pour La Poste, la filiale de transport urbain Keolis s'est trouvée un nouveau patron : Frédéric Van Heems, venu de Veolia.

26.02.2026 à 18:49

La rupture entre LFI et la presse ?

Roselyne FEBVRE
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La France insoumise dénonce le traitement médiatique de la mort du militant de l’extrême droite radicale Quentin Deranque. Jean-Luc Mélenchon a choisi d'organiser une conférence de presse accessible à une seule poignée de "médias numériques alternatifs" triés sur le volet. La candidate LFI à la mairie de Paris Sophia Chikirou a appelé "à virer les fascistes des médias", lors d'une réunion de campagne. 
Texte intégral (715 mots)
La France insoumise dénonce le traitement médiatique de la mort du militant de l’extrême droite radicale Quentin Deranque. Jean-Luc Mélenchon a choisi d'organiser une conférence de presse accessible à une seule poignée de "médias numériques alternatifs" triés sur le volet. La candidate LFI à la mairie de Paris Sophia Chikirou a appelé "à virer les fascistes des médias", lors d'une réunion de campagne. 

26.02.2026 à 18:45

Bourse de Paris: nouveau record pour le CAC 40 après une série de résultats

FRANCE24
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Le CAC 40 a pris 0,72% à 8.620,93 points, en hausse de 61,86 points. La veille, l'indice vedette parisien avait terminé en progression de 0,47%. Il a atteint jeudi un nouveau record en séance à 8.642,23 points, franchissant pour la première fois les 8.600 points, et dépassant également son record en clôture. Les investisseurs ont accueilli ce jeudi une "batterie de résultats qui sont extrêmement positifs, au-dessus des attentes", relève Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France, interrogé par l'AFP. Plus généralement, l'indice parisien profite d'un environnement favorable en Europe pour les sociétés, notamment d'"une reprise cyclique qui commence à se sentir dans la zone euro, avec de meilleurs carnets de commandes", explique à l'AFP Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNPP AM. Le géant Bouygues (+2,33% à 52,72 euros), présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a dégagé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6%, pour des ventes stables à 56,9 milliards d'euros (+0,2%). Schneider Electric (+3% à 272,90 euros) a maintenu le cap en 2026 après un "record" pour son chiffre d'affaires annuel en 2025, grâce aux centres de données et en dépit des effets de change, a annoncé le groupe français jeudi. Le groupe Getlink (+1,23% à 18,14 euros), qui gère Eurotunnel, a indiqué qu'il prévoyait une augmentation de 10 millions de passagers grande vitesse empruntant le tunnel sous la Manche d'ici 2035, ce qui lui permet d'envisager le versement d'un dividende "d'un euro par action". Le géant de l'assurance Axa (+1,62% à 40,86 euros) a lui réalisé un chiffre d'affaires et dégagé un bénéfice records en 2025, en ligne avec les attentes des analystes, portés par l'ensemble de ses activités, et par la cession du gestionnaire d'actifs Axa IM. Les investisseurs européens n'ont pas été perturbés par les inquiétudes des marchés concernant l'intelligence artificielle, après les résultats du géant des puces électroniques Nvidia, première capitalisation mondiale, qui a déçu les investisseurs. Depuis plusieurs semaines, les marchés s'inquiètent en effet des valorisations élevées et de la rentabilité future des dépenses colossales d'investissement des géants de la tech dans le développement de l'IA. L'action du groupe énergétique français Engie a grimpé de 7,23% à 29,53 euros, au lendemain de l'annonce de l'acquisition de UK Power Networks (UKPN), distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, et de la présentation de résultats 2025 en baisse, mais au-dessus des attentes.
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Le CAC 40 a pris 0,72% à 8.620,93 points, en hausse de 61,86 points. La veille, l'indice vedette parisien avait terminé en progression de 0,47%. Il a atteint jeudi un nouveau record en séance à 8.642,23 points, franchissant pour la première fois les 8.600 points, et dépassant également son record en clôture. Les investisseurs ont accueilli ce jeudi une "batterie de résultats qui sont extrêmement positifs, au-dessus des attentes", relève Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France, interrogé par l'AFP. Plus généralement, l'indice parisien profite d'un environnement favorable en Europe pour les sociétés, notamment d'"une reprise cyclique qui commence à se sentir dans la zone euro, avec de meilleurs carnets de commandes", explique à l'AFP Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNPP AM. Le géant Bouygues (+2,33% à 52,72 euros), présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a dégagé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d'euros, en hausse de 7,6%, pour des ventes stables à 56,9 milliards d'euros (+0,2%). Schneider Electric (+3% à 272,90 euros) a maintenu le cap en 2026 après un "record" pour son chiffre d'affaires annuel en 2025, grâce aux centres de données et en dépit des effets de change, a annoncé le groupe français jeudi. Le groupe Getlink (+1,23% à 18,14 euros), qui gère Eurotunnel, a indiqué qu'il prévoyait une augmentation de 10 millions de passagers grande vitesse empruntant le tunnel sous la Manche d'ici 2035, ce qui lui permet d'envisager le versement d'un dividende "d'un euro par action". Le géant de l'assurance Axa (+1,62% à 40,86 euros) a lui réalisé un chiffre d'affaires et dégagé un bénéfice records en 2025, en ligne avec les attentes des analystes, portés par l'ensemble de ses activités, et par la cession du gestionnaire d'actifs Axa IM. Les investisseurs européens n'ont pas été perturbés par les inquiétudes des marchés concernant l'intelligence artificielle, après les résultats du géant des puces électroniques Nvidia, première capitalisation mondiale, qui a déçu les investisseurs. Depuis plusieurs semaines, les marchés s'inquiètent en effet des valorisations élevées et de la rentabilité future des dépenses colossales d'investissement des géants de la tech dans le développement de l'IA. L'action du groupe énergétique français Engie a grimpé de 7,23% à 29,53 euros, au lendemain de l'annonce de l'acquisition de UK Power Networks (UKPN), distributeur d'électricité de référence au Royaume-Uni, et de la présentation de résultats 2025 en baisse, mais au-dessus des attentes.
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