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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

16.05.2026 à 23:35

FRANCE24
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Le stade AT&T, qui sera renommé Stade de Dallas pour la compétition, est l'antre de l'équipe de NFL des Cowboys à Arlington. C'est la plus grande enceinte du Mondial avec 94.000 places et celle qui sera la plus utilisée avec neuf matches. Comme dans d'autres stades de NFL, il a fallu remplacer le gazon synthétique par de la pelouse naturelle, installée sur un lit de terreau de 60 cm par rouleau d'1,20 m sur 15. C'est une variété d'herbe originaire du Kentucky qui a poussé dans une ferme du Colorado. Le directeur général du stade, Tod Martin, se dit confiant que la nouvelle pelouse sera impeccable pour le premier match entre les Pays-Bas et le Japon le 14 juin. Pour la faire pousser, un système d'irrigation en sous-sol a été installé, et pour stimuler la photosynthèse alors que le toit du stade climatisé sera fermé pour protéger joueurs et spectateurs de la chaleur intense, une lumière violette est diffusée par 18 longs bras métalliques munis d'ampoules et reliés à la structure du stade. Ce système "fournit toute la lumière pour que le gazon pousse et se développe de manière optimale. Ces structures seront relevées les jours de match pour qu'il n'y ait pas de problèmes de visibilité", a expliqué à l'AFP M. Martin jeudi lors d'une visite de presse. Le responsable a visité les stades de Wembley et de Tottenham à Londres qui disposent de systèmes similaires. "On est allés spécialement à Wembley et Tottenham et on a parlé avec (les responsables anglais), c'était vraiment un truc à voir", a-t-il lancé. A Wembley, les bras sont montés sur des roulettes, alors qu'à Tottenham, ils sont levés par un système hydraulique depuis le bord du terrain. A Dallas, les bras sont arrimés au toit. C'est un "pas en avant très innovant", s'est félicité Ewen Hodge, responsable des infrastructures des pelouses à la Fifa.

16.05.2026 à 23:07

FRANCE24
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Bordeaux-Bègles, une semaine avant la finale de la Champions Cup, a souffert mais obtenu une victoire contre Perpignan pour rester dans le rythme du Top 6, que vise également le Racing 92, vainqueur de Toulon. La qualification est toujours l'objectif de La Rochelle, qui recevra le leader Toulousain dimanche. . Pau toujours invaincu au Hameau Dernière équipe invaincue à domicile cette saison en Top 14, Pau a conservé sa dynamique en s'imposant en ouverture de la journée sur le fil contre Clermont (24-19), concurrent direct aux premières places de l'élite mais qui tombe avec ce résultat à la sixième place (67 points). L'ASM a pourtant su faire déjouer les Palois comme rarement cette saison au Hameau, mais le point de bonus défensif rapporté du Béarn ne les comblera pas, alors qu'ils avaient obtenu miraculeusement une touche à cinq mètres de la ligne de Pau juste après la sirène. La balle de match a été gâchée par un lancer pas droit. Les Clermontois sont les seuls à avoir perdu parmi les sept premières équipes du classement: ils ont glissé à la sixième place (67 points), avec seulement deux unités d'avance sur le Racing 92, leur prochain adversaire en championnat. Les Racingmen ont battu Toulon dans la soirée (43-28) mais savent qu'il leur faudra un exploit en Auvergne pour venir contrebalancer leur défaite à domicile face à La Rochelle de la semaine passée. . Le MHR sur sa lancée Les Palois ne sont pas restés longtemps deuxièmes puisque Montpellier leur a répondu avec une victoire à Castres (36-33) pour reprendre un point d'avance (74 points). Le MHR, à six jours de la finale de Challenge Cup contre l'Ulster, a continué sur son excellente dynamique avec une onzième victoire sur ses douze derniers matches, toutes compétitions confondues. Ils ont attaqué pied au plancher et, si Castres est revenu au score à la pause, ils ont accéléré au retour des vestiaires puis résisté au retour castrais pour s'imposer. Lors de la prochaine journée, les Montpelliérains recevront Pau dans une rencontre aux faux airs de quart de finale avec la deuxième place en jeu. A moins que la place de dauphin ne soit arrachée par une troisième équipe, le Stade français. Les Parisiens ont un calendrier favorable en fin de saison et l'ont parfaitement exploité en prenant les cinq points contre le promu déjà relégué, Montauban (73-25). Ils comptent 73 points, tout comme Pau. Les Soldats roses n'ont jamais douté et ont soigné leur statistique avec 11 essais, dont un triplé pour l'ailier Samuel Ezeala et un doublé pour le centre Noah Nene. . L'UBB encore à réaction Une semaine avant d'affronter le Leinster à Bilbao, l'UBB n'avait pas le luxe de laisser des points en route en Top 14, étant sixième avant le début de la journée. Mais comme à Bayonne la semaine passée où ils ont remonté un handicap de près de 20 points avant de s'imposer 40-38, les finalistes des deux dernières éditions du Top 14 se sont mis en difficulté, menés chez eux 12-24 par Perpignan à la pause. De quoi pousser l'entraîneur Yannick Bru à faire nombre de changements à la pause avec l'entrée de cinq internationaux bleus (Barlot, Gazzotti, Lucu, Moefana et Bielle-Biarrey). La physionomie du match a changé avec un essai de "LBB" dès la 42e avant que l'UBB ne reprenne l'avantage dès là 47e (26-24). Mais l'Usap, futur barragiste, a joué crânement sa chance, passant par deux fois devant (26-29, 49e, 31-32, 65e), même l'UBB s'est finalement détaché (37-32). Mais les Girondins (5es, 68 points) n'ont pas pris le bonus offensif, ce qui pourra compter au terme de la saison. Dans le seul match sans enjeu de la journée, Lyon a pris le dessus sur Bayonne (42-35).

16.05.2026 à 23:07

Fatimata WANE
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Le Nigeria confirme ce samedi la mort d'un chef du groupe État islamique lors de la deuxième opération en cinq mois lancée avec les forces américaines. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est toujours en proie à des violences jihadistes, ces derniers mois les attaques meurtrières et des enlèvements de masse s'y sont multipliés.
Texte intégral (644 mots)
Le Nigeria confirme ce samedi la mort d'un chef du groupe État islamique lors de la deuxième opération en cinq mois lancée avec les forces américaines. Ce pays d'Afrique de l'Ouest est toujours en proie à des violences jihadistes, ces derniers mois les attaques meurtrières et des enlèvements de masse s'y sont multipliés.

16.05.2026 à 22:57

FRANCE 24
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Alors que la participation de l'équipe iranienne a de nouveau été remise en question, la FIFA déclare avoir eu une réunion constructive et positive sur la participation de l'Iran à la Coupe du monde qui ​doit se ‌dérouler cet été aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique du ⁠11 juin au 19juillet.
Texte intégral (644 mots)
Alors que la participation de l'équipe iranienne a de nouveau été remise en question, la FIFA déclare avoir eu une réunion constructive et positive sur la participation de l'Iran à la Coupe du monde qui ​doit se ‌dérouler cet été aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique du ⁠11 juin au 19juillet.

16.05.2026 à 22:20

FRANCE24
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À un an de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la politique migratoire américaine inquiète de nombreux supporters africains. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, plusieurs pays africains sont soumis à des restrictions de visas pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars de caution pour entrer sur le territoire américain. Même certains dirigeants de fédérations africaines et journalistes accrédités rencontrent des difficultés pour obtenir leur visa. Dans ce focus du Journal de l’Afrique, Fatimata Wane reçoit le journaliste et expert international du sport Sylvère-Henry Cissé pour analyser les conséquences de cette politique sur le football africain, les supporters et l’image de la FIFA.
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À un an de la Coupe du Monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la politique migratoire américaine inquiète de nombreux supporters africains. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, plusieurs pays africains sont soumis à des restrictions de visas pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars de caution pour entrer sur le territoire américain. Même certains dirigeants de fédérations africaines et journalistes accrédités rencontrent des difficultés pour obtenir leur visa. Dans ce focus du Journal de l’Afrique, Fatimata Wane reçoit le journaliste et expert international du sport Sylvère-Henry Cissé pour analyser les conséquences de cette politique sur le football africain, les supporters et l’image de la FIFA.

16.05.2026 à 22:13

Achren VERDIAN
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Alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran patinent, Donald Trump menace régulièrement de frapper Téhéran avec force. Donald Trump est déterminé à neutraliser la menace que représente selon lui le programme nucléaire iranien, lui qui a déchiré l'accord de 2015 qui avait pourtant placé ce programme sous contrôle. L'un des négociateurs clés de cet accord de 2015, Robert Malley, ancien envoyé spécial américain pour l'Iran sous Joe Biden, était l'invité d'Au Cœur de l'Info.
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Alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran patinent, Donald Trump menace régulièrement de frapper Téhéran avec force. Donald Trump est déterminé à neutraliser la menace que représente selon lui le programme nucléaire iranien, lui qui a déchiré l'accord de 2015 qui avait pourtant placé ce programme sous contrôle. L'un des négociateurs clés de cet accord de 2015, Robert Malley, ancien envoyé spécial américain pour l'Iran sous Joe Biden, était l'invité d'Au Cœur de l'Info.

16.05.2026 à 21:51

FRANCE 24
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La 70e édition de l'Eurovision, dont la finale a débuté samedi soir à Vienne en Autriche, est marquée par l'absence de cinq pays, dont l'Espagne, l'Irlande et les Pays-Bas, qui dénoncent la participation d'Israël. Le duo finlandais est archi-favori pour le titre.
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La 70e édition de l'Eurovision, dont la finale a débuté samedi soir à Vienne en Autriche, est marquée par l'absence de cinq pays, dont l'Espagne, l'Irlande et les Pays-Bas, qui dénoncent la participation d'Israël. Le duo finlandais est archi-favori pour le titre.

16.05.2026 à 21:23

FRANCE24
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Déjà sacrée sur la terre battue romaine en 2017 et 2018, Svitolina y a de nouveau triomphé en battant en finale l'Américaine Coco Gauff (4e) 6-4, 6-7 (3/7), 6-2 au terme de 2 h 49 minutes de jeu. L'Ukrainienne a pourtant débuté sa sixième finale dans un WTA 1000 en perdant d'entrée son service. Menée 4-2, elle a renversé la vapeur avec plus d'agressivité quand Gauff a perdu pied au service. Svitolina a enchaîné quatre jeux pour empocher la première manche en soixante minutes sur une double-faute de son adversaire qui, de colère, s'est frappé la tête avec le tamis de sa raquette. Dans le seconde manche, Gauff, 22 ans, a été la première à faire la différence pour mener 6-5 et a servi pour le set, mais s'est fait debreaker. L'Américaine a ensuite fait cavalier seul dans le jeu décisif pour égaliser à une manche partout. Dans la manche finale, Svitolina s'est vite détachée et a décroché son vingtième titre à sa troisième balle de match. Ce sacre, le cinquième en WTA 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem, a une saveur particulière pour celle qui partage la vie du Français Gaël Monfils: il est le plus important de sa "deuxième" carrière, celle débutée après la naissance de leur fille en octobre 2022. Si elle avait remporté depuis son retour sur le circuit trois titres (des WTA 250 à Strasbourg en 2023, Rouen en 2025 et Auckland cette année), aucun n'avait le prestige de Rome, ni son plateau qui a obligé Svitolina à se débarrasser de la Kazakhstanaise Elena Rybakina en quarts de finale, de la Polonaise Iga Swiatek en demi-finales et de Gauff en finale, respectivement N.2, N.3 et N.4 mondiales. Grâce à ce succès, elle abordera Roland-Garros (24 mai-7 juin) au 7e rang mondial, avec l'espoir de faire exploser son plafond de verre des quarts de finales (2015, 2017, 2020, 2023, 2025) dans le rendez-vous parisien. Tenante du titre à Roland-Garros, Gauff est toujours en quête d'un résultat de référence en 2026. Elle a certes disputé deux finales (Miami et Rome) depuis janvier, mais elle reste en quête de son premier titre de l'année et a échoué pour la deuxième année consécutive en finale à Rome , pénalisée par sa fragilité au service (7 double-fautes, 63% de premières balles).
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Déjà sacrée sur la terre battue romaine en 2017 et 2018, Svitolina y a de nouveau triomphé en battant en finale l'Américaine Coco Gauff (4e) 6-4, 6-7 (3/7), 6-2 au terme de 2 h 49 minutes de jeu. L'Ukrainienne a pourtant débuté sa sixième finale dans un WTA 1000 en perdant d'entrée son service. Menée 4-2, elle a renversé la vapeur avec plus d'agressivité quand Gauff a perdu pied au service. Svitolina a enchaîné quatre jeux pour empocher la première manche en soixante minutes sur une double-faute de son adversaire qui, de colère, s'est frappé la tête avec le tamis de sa raquette. Dans le seconde manche, Gauff, 22 ans, a été la première à faire la différence pour mener 6-5 et a servi pour le set, mais s'est fait debreaker. L'Américaine a ensuite fait cavalier seul dans le jeu décisif pour égaliser à une manche partout. Dans la manche finale, Svitolina s'est vite détachée et a décroché son vingtième titre à sa troisième balle de match. Ce sacre, le cinquième en WTA 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem, a une saveur particulière pour celle qui partage la vie du Français Gaël Monfils: il est le plus important de sa "deuxième" carrière, celle débutée après la naissance de leur fille en octobre 2022. Si elle avait remporté depuis son retour sur le circuit trois titres (des WTA 250 à Strasbourg en 2023, Rouen en 2025 et Auckland cette année), aucun n'avait le prestige de Rome, ni son plateau qui a obligé Svitolina à se débarrasser de la Kazakhstanaise Elena Rybakina en quarts de finale, de la Polonaise Iga Swiatek en demi-finales et de Gauff en finale, respectivement N.2, N.3 et N.4 mondiales. Grâce à ce succès, elle abordera Roland-Garros (24 mai-7 juin) au 7e rang mondial, avec l'espoir de faire exploser son plafond de verre des quarts de finales (2015, 2017, 2020, 2023, 2025) dans le rendez-vous parisien. Tenante du titre à Roland-Garros, Gauff est toujours en quête d'un résultat de référence en 2026. Elle a certes disputé deux finales (Miami et Rome) depuis janvier, mais elle reste en quête de son premier titre de l'année et a échoué pour la deuxième année consécutive en finale à Rome , pénalisée par sa fragilité au service (7 double-fautes, 63% de premières balles).

16.05.2026 à 19:45

FRANCE24
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La vente de montres "Royal Pop" issues de la collaboration entre les deux groupes suisses a attiré les foules. De longues queues de plusieurs centaines de personnes se sont formées dans la nuit dans de nombreuses villes, et des tensions ont émergé, la sécurité des magasins se trouvant débordée. La montre Royal Pop - vendue 400 euros environ selon le modèle - s'inspire à la fois de la montre Pop de Swatch et de la Royal Oak d'Audemars Piguet, qui peut, elle, atteindre des dizaines de milliers d'euros. En région parisienne, quelque 300 personnes venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées par la police à l'aide de gaz lacrymogène samedi. Un rideau métallique et deux portiques de sécurité ont été endommagés, et des policiers et agents de sécurité ont été pris à partie, selon une source policière. La vente a été annulée sans communication de date de report de l'opération, "le dispositif de sécurité ayant été sous-évalué par les organisateurs", selon la même source. Swatch, joint par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire. Sur son compte Instagram, Swatch France indiquait simplement qu'en raison de "considérations de sécurité publique", ses magasins de Parly 2, Lyon, Deauville, Rennes, Lille, Saint-Tropez et Montpellier resteraient fermés aujourd'hui. A Lille, "au moins quatre" personnes ont indiqué aux équipes municipales qu’elles allaient porter plainte, disant avoir reçu "des coups de poing dans la file d'attente", a assuré à l'AFP Maroin Al Dandachi, adjoint au maire en charge du Vieux-Lille. "Sécurité" La ville de Lille a annoncé un dépôt de plainte contre Swatch pour "entrave à la circulation sur la voie publique". L'opération a également mal tourné à Milan, en Italie, où une bagarre a éclaté devant un magasin Swatch à l’ouverture samedi, selon des images diffusées par les médias, avec aussi des tensions devant une autre boutique milanaise de la marque suisse quand les vendeurs ont annoncé que le stock était épuisé. Des mouvements de foule ont aussi été observés en Thaïlande, et aux Etats-Unis, entre autres. A l'extérieur du magasin Swatch de Times Square à New York, à l'ouverture à 10h00 locales, "ça se bousculait dans tous les sens" pour pouvoir entrer un par un, "c’était comme un pogo", a raconté à l'AFP John McIntosh, New-Yorkais de 44 ans qui avait rejoint la file d'attente de plusieurs centaines de personnes dès mercredi. Son objectif, comme la grande majorité de ceux qui ont patienté: acheter des montres (entre 400 et 420 dollars) pour les revendre immédiatement avec une marge conséquente. Mais les places dans la file d’attente n’ont pas été respectées. "Ceux qui trichent et qui poussent le plus fort passent devant et raflent la mise", résume John McIntosh. Face à la foire d’empoigne, lui a renoncé. Au Royaume-Uni aussi, le groupe suisse a décidé de fermer pour la journée ses boutiques de Londres, Liverpool, Manchester, Birmingham, Sheffield, Glasgow et Cardiff. Sur son compte X, Swatch se faisait samedi étriller par les clients, lui reprochant d'avoir extrêmement mal géré l'opération. "Informer le public sur les stocks de chaque magasin réduirait considérablement le chaos", interpellait ainsi l'un des internautes: "Si les gens savaient que vous n’en aviez que 20 en boutique, vous n'auriez pas des foules". "Nous faisons de notre mieux pour répondre à la demande, et nous espérons que toute personne qui est fan de cette collaboration pourra bientôt mettre la main sur l'une de ces montres. Nous vous recommandons de vérifier régulièrement auprès de votre magasin sélectionné le plus proche", a répondu Swatch sur X. La rareté est devenu depuis quelques années un argument marketing particulièrement efficace, aussi bien les marques de luxe que chez des enseignes comme Lidl. Ainsi, des baskets aux couleurs de ces supermarchés à bas prix se sont écoulées à toute vitesse, revendues à prix d'or sur internet. Des ventes de baskets Nike hors séries s'étaient aussi accompagnées de violences il y a trois ans.
Texte intégral (695 mots)
La vente de montres "Royal Pop" issues de la collaboration entre les deux groupes suisses a attiré les foules. De longues queues de plusieurs centaines de personnes se sont formées dans la nuit dans de nombreuses villes, et des tensions ont émergé, la sécurité des magasins se trouvant débordée. La montre Royal Pop - vendue 400 euros environ selon le modèle - s'inspire à la fois de la montre Pop de Swatch et de la Royal Oak d'Audemars Piguet, qui peut, elle, atteindre des dizaines de milliers d'euros. En région parisienne, quelque 300 personnes venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées par la police à l'aide de gaz lacrymogène samedi. Un rideau métallique et deux portiques de sécurité ont été endommagés, et des policiers et agents de sécurité ont été pris à partie, selon une source policière. La vente a été annulée sans communication de date de report de l'opération, "le dispositif de sécurité ayant été sous-évalué par les organisateurs", selon la même source. Swatch, joint par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire. Sur son compte Instagram, Swatch France indiquait simplement qu'en raison de "considérations de sécurité publique", ses magasins de Parly 2, Lyon, Deauville, Rennes, Lille, Saint-Tropez et Montpellier resteraient fermés aujourd'hui. A Lille, "au moins quatre" personnes ont indiqué aux équipes municipales qu’elles allaient porter plainte, disant avoir reçu "des coups de poing dans la file d'attente", a assuré à l'AFP Maroin Al Dandachi, adjoint au maire en charge du Vieux-Lille. "Sécurité" La ville de Lille a annoncé un dépôt de plainte contre Swatch pour "entrave à la circulation sur la voie publique". L'opération a également mal tourné à Milan, en Italie, où une bagarre a éclaté devant un magasin Swatch à l’ouverture samedi, selon des images diffusées par les médias, avec aussi des tensions devant une autre boutique milanaise de la marque suisse quand les vendeurs ont annoncé que le stock était épuisé. Des mouvements de foule ont aussi été observés en Thaïlande, et aux Etats-Unis, entre autres. A l'extérieur du magasin Swatch de Times Square à New York, à l'ouverture à 10h00 locales, "ça se bousculait dans tous les sens" pour pouvoir entrer un par un, "c’était comme un pogo", a raconté à l'AFP John McIntosh, New-Yorkais de 44 ans qui avait rejoint la file d'attente de plusieurs centaines de personnes dès mercredi. Son objectif, comme la grande majorité de ceux qui ont patienté: acheter des montres (entre 400 et 420 dollars) pour les revendre immédiatement avec une marge conséquente. Mais les places dans la file d’attente n’ont pas été respectées. "Ceux qui trichent et qui poussent le plus fort passent devant et raflent la mise", résume John McIntosh. Face à la foire d’empoigne, lui a renoncé. Au Royaume-Uni aussi, le groupe suisse a décidé de fermer pour la journée ses boutiques de Londres, Liverpool, Manchester, Birmingham, Sheffield, Glasgow et Cardiff. Sur son compte X, Swatch se faisait samedi étriller par les clients, lui reprochant d'avoir extrêmement mal géré l'opération. "Informer le public sur les stocks de chaque magasin réduirait considérablement le chaos", interpellait ainsi l'un des internautes: "Si les gens savaient que vous n’en aviez que 20 en boutique, vous n'auriez pas des foules". "Nous faisons de notre mieux pour répondre à la demande, et nous espérons que toute personne qui est fan de cette collaboration pourra bientôt mettre la main sur l'une de ces montres. Nous vous recommandons de vérifier régulièrement auprès de votre magasin sélectionné le plus proche", a répondu Swatch sur X. La rareté est devenu depuis quelques années un argument marketing particulièrement efficace, aussi bien les marques de luxe que chez des enseignes comme Lidl. Ainsi, des baskets aux couleurs de ces supermarchés à bas prix se sont écoulées à toute vitesse, revendues à prix d'or sur internet. Des ventes de baskets Nike hors séries s'étaient aussi accompagnées de violences il y a trois ans.

16.05.2026 à 19:31

FRANCE24
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"Il nous faut une véritable compétition (au sein du Parti travailliste, ndlr) avec les meilleurs candidats en lice, et je me présenterai", a déclaré Wes Streeting, qui avait démissionné jeudi de son poste de ministre de la Santé. Celui qui passe pour un communicant efficace a eu des mots cruels pour l'actuel Premier ministre dans sa lettre de démission, l'accusant de n'avoir ni "vision" ni "direction" et de sacrifier ses collaborateurs pour ses propres erreurs. Wes Streeting n'a toutefois pas déclenché formellement cette course à la succession de Keir Starmer à la tête du Labour et donc à Downing Street. Cette étape nécessiterait qu'il ait rassemblé 81 députés prêts à le soutenir. Or, plusieurs médias indiquent qu'il peinerait à les recueillir. Lui, assure avoir "du soutien au sein du groupe parlementaire" mais explique vouloir attendre que tous les autres candidats potentiels soient en mesure de concourir, notamment l'actuel maire du Grand Manchester, Andy Burnham. S'il s'est fait connaître auprès du grand public en intervenant régulièrement dans les médias pour défendre l'action du gouvernement, Wes Streeting, tenant d'un Labour réformiste dans le sillon de Tony Blair, est peu populaire au sein d'un parti où l'aile gauche pèse lourd. Depuis son entrée au gouvernement en juillet 2024, sa tâche principale a été, selon ses propres termes, de "réparer" le National Health Service, le service public de santé miné par des années de coupes budgétaires, à l'origine de listes d'attente interminables et de grèves à répétition chez les médecins. Dès l'automne dernier, les rumeurs sur ses manoeuvres pour renverser Starmer faisaient la Une des médias. Rumeurs que Streeting avait balayées comme "catégoriquement inexactes", accusant les alliés de Starmer de l'attaquer en "traîtres". Origines modestes Mais les ambitions de cet homme de 43 ans au visage poupin, député d'une circonscription à la périphérie nord-est de Londres, ne faisaient pas de doute. Parmi ses réussites, Streeting cite des délais d'attente désormais réduits pour les soins du NHS. Même si certains proches du Labour parmi lesquels un ex-conseiller interrogé par l'AFP estiment qu'il aurait dû réformer plus en profondeur ce vénérable service public. Dans sa biographie, Streeting met aussi en avant ses origines modestes: sa mère et son père, respectivement âgés de 17 et 18 ans à sa naissance, n'avaient pas de berceau pour lui, et il a grandi dans un HLM de l'Est de Londres. Détail original: ses grands-parents maternels étaient des criminels ayant fait de la prison, et connaissaient des membres d'un gang mafieux qui défraya la chronique dans les années 1950-60, les Krays. Sa biographie souligne aussi qu'il fut le premier de sa famille à aller à l'université, à Cambridge, où il fut président du syndicat étudiant. A cette époque, ce chrétien pratiquant (anglican) révèle son homosexualité. "Ma foi a rendu difficile l'acceptation de ma sexualité", confiait-il a posteriori à des magazines chrétiens. Il vit depuis 2013 en couple avec un autre membre du Labour, Joe Dancey. Mandelson pour mentor A côté d'un Keir Starmer aux prestations souvent rigides, le quadragénaire paraît très à l'aise. Lors du congrès du Labour de septembre 2022, il a gagné en notoriété en chantant sur scène un tube de Robbie Williams, "Angels" avec le refrain modifié, "I'm loving Starmer instead". Mais il pourrait être desservi par ses liens avec l'ancienne figure du Labour, Peter Mandelson, désormais infréquentable, qui l'a guidé dans ses débuts en politique en l'accompagnant dans sa première campagne législative, victorieuse, en 2015. En outre, sa cote de popularité est faible par rapport à celle d'autres personnalités politiques britanniques. Selon l'institut YouGov, il n'arrive qu'à la 52e place avec seulement 12% d'opinions favorables, contre 19% pour Keir Starmer. Mais l'impopularité ne lui fait pas peur. "C'est tellement extraordinaire d'être en position de faire et de changer des choses", disait-il dans un récent podcast. "Quand les choses sont dures, les sondages mauvais, on doit se souvenir qu'on s'est engagé pour ça, et ça ne me gêne pas, loin de là, je l'accepte et le savoure", a-t-il ajouté.
Texte intégral (712 mots)
"Il nous faut une véritable compétition (au sein du Parti travailliste, ndlr) avec les meilleurs candidats en lice, et je me présenterai", a déclaré Wes Streeting, qui avait démissionné jeudi de son poste de ministre de la Santé. Celui qui passe pour un communicant efficace a eu des mots cruels pour l'actuel Premier ministre dans sa lettre de démission, l'accusant de n'avoir ni "vision" ni "direction" et de sacrifier ses collaborateurs pour ses propres erreurs. Wes Streeting n'a toutefois pas déclenché formellement cette course à la succession de Keir Starmer à la tête du Labour et donc à Downing Street. Cette étape nécessiterait qu'il ait rassemblé 81 députés prêts à le soutenir. Or, plusieurs médias indiquent qu'il peinerait à les recueillir. Lui, assure avoir "du soutien au sein du groupe parlementaire" mais explique vouloir attendre que tous les autres candidats potentiels soient en mesure de concourir, notamment l'actuel maire du Grand Manchester, Andy Burnham. S'il s'est fait connaître auprès du grand public en intervenant régulièrement dans les médias pour défendre l'action du gouvernement, Wes Streeting, tenant d'un Labour réformiste dans le sillon de Tony Blair, est peu populaire au sein d'un parti où l'aile gauche pèse lourd. Depuis son entrée au gouvernement en juillet 2024, sa tâche principale a été, selon ses propres termes, de "réparer" le National Health Service, le service public de santé miné par des années de coupes budgétaires, à l'origine de listes d'attente interminables et de grèves à répétition chez les médecins. Dès l'automne dernier, les rumeurs sur ses manoeuvres pour renverser Starmer faisaient la Une des médias. Rumeurs que Streeting avait balayées comme "catégoriquement inexactes", accusant les alliés de Starmer de l'attaquer en "traîtres". Origines modestes Mais les ambitions de cet homme de 43 ans au visage poupin, député d'une circonscription à la périphérie nord-est de Londres, ne faisaient pas de doute. Parmi ses réussites, Streeting cite des délais d'attente désormais réduits pour les soins du NHS. Même si certains proches du Labour parmi lesquels un ex-conseiller interrogé par l'AFP estiment qu'il aurait dû réformer plus en profondeur ce vénérable service public. Dans sa biographie, Streeting met aussi en avant ses origines modestes: sa mère et son père, respectivement âgés de 17 et 18 ans à sa naissance, n'avaient pas de berceau pour lui, et il a grandi dans un HLM de l'Est de Londres. Détail original: ses grands-parents maternels étaient des criminels ayant fait de la prison, et connaissaient des membres d'un gang mafieux qui défraya la chronique dans les années 1950-60, les Krays. Sa biographie souligne aussi qu'il fut le premier de sa famille à aller à l'université, à Cambridge, où il fut président du syndicat étudiant. A cette époque, ce chrétien pratiquant (anglican) révèle son homosexualité. "Ma foi a rendu difficile l'acceptation de ma sexualité", confiait-il a posteriori à des magazines chrétiens. Il vit depuis 2013 en couple avec un autre membre du Labour, Joe Dancey. Mandelson pour mentor A côté d'un Keir Starmer aux prestations souvent rigides, le quadragénaire paraît très à l'aise. Lors du congrès du Labour de septembre 2022, il a gagné en notoriété en chantant sur scène un tube de Robbie Williams, "Angels" avec le refrain modifié, "I'm loving Starmer instead". Mais il pourrait être desservi par ses liens avec l'ancienne figure du Labour, Peter Mandelson, désormais infréquentable, qui l'a guidé dans ses débuts en politique en l'accompagnant dans sa première campagne législative, victorieuse, en 2015. En outre, sa cote de popularité est faible par rapport à celle d'autres personnalités politiques britanniques. Selon l'institut YouGov, il n'arrive qu'à la 52e place avec seulement 12% d'opinions favorables, contre 19% pour Keir Starmer. Mais l'impopularité ne lui fait pas peur. "C'est tellement extraordinaire d'être en position de faire et de changer des choses", disait-il dans un récent podcast. "Quand les choses sont dures, les sondages mauvais, on doit se souvenir qu'on s'est engagé pour ça, et ça ne me gêne pas, loin de là, je l'accepte et le savoure", a-t-il ajouté.

16.05.2026 à 19:09

FRANCE24
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"Je pense toujours aux Français en train de manifester et j'adore ça", a déclaré la star de "Larry Flint" et "Tueurs nés" lors d'une table ronde avec des journalistes. "Nous, nous laissons notre gouvernement faire ce qu'il veut alors que les Français disent: +il n'y a pas moyen!+". "C'est rafraîchissant et on devrait être beaucoup plus comme cela et manifester comme eux", a poursuivi l'acteur de 64 ans qui interprète dans "Full Phil", projeté samedi à Cannes, un père en quête de réconciliation avec sa fille (Kristen Stewart) dans un Paris assiégé par des manifestants. Woody Harrelson pointe notamment du doigt l'impact écologique de la politique américaine. "Parmi tout ce qui se passe et qui n’est pas bon, je pense que c’est quelque chose de très difficile à réparer", détaille-t-il. "On peut corriger les inégalités, on peut espérer arranger ces choses-là, mais on ne peut pas recréer des forêts primaires". "Moi je sais bien que je vis dans une bulle, mais au moins je suis conscient qu'on est dans une sacrée mauvaise passe", ajoute le comédien qui tournait pour la première fois avec le Français Quentin Dupieux, qui présente deux longs-métrages hors compétition cette année à Cannes. "Ma productrice n'arrêtait pas de me dire qu'il fallait que je regarde ses films et a fini par me mettre +Yannick+ et là je me suis dit: +ah ouais, waouh, je vois ce que tu veux dire+", raconte le comédien, qui affirme également rêver tourner avec Jacques Audiard.
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"Je pense toujours aux Français en train de manifester et j'adore ça", a déclaré la star de "Larry Flint" et "Tueurs nés" lors d'une table ronde avec des journalistes. "Nous, nous laissons notre gouvernement faire ce qu'il veut alors que les Français disent: +il n'y a pas moyen!+". "C'est rafraîchissant et on devrait être beaucoup plus comme cela et manifester comme eux", a poursuivi l'acteur de 64 ans qui interprète dans "Full Phil", projeté samedi à Cannes, un père en quête de réconciliation avec sa fille (Kristen Stewart) dans un Paris assiégé par des manifestants. Woody Harrelson pointe notamment du doigt l'impact écologique de la politique américaine. "Parmi tout ce qui se passe et qui n’est pas bon, je pense que c’est quelque chose de très difficile à réparer", détaille-t-il. "On peut corriger les inégalités, on peut espérer arranger ces choses-là, mais on ne peut pas recréer des forêts primaires". "Moi je sais bien que je vis dans une bulle, mais au moins je suis conscient qu'on est dans une sacrée mauvaise passe", ajoute le comédien qui tournait pour la première fois avec le Français Quentin Dupieux, qui présente deux longs-métrages hors compétition cette année à Cannes. "Ma productrice n'arrêtait pas de me dire qu'il fallait que je regarde ses films et a fini par me mettre +Yannick+ et là je me suis dit: +ah ouais, waouh, je vois ce que tu veux dire+", raconte le comédien, qui affirme également rêver tourner avec Jacques Audiard.

16.05.2026 à 19:07

FRANCE24
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Le réalisateur américain James Gray revient en compétition au Festival de Cannes avec "Paper Tiger", un thriller familial porté par Scarlett Johansson et Adam Driver. Également au programme de cette chronique cannoise présentée par Louise Dupont, retour sur "L’Être aimé" de Rodrigo Sorogoyen avec Javier Bardem et focus sur "Viendra la révolution", documentaire engagé de la réalisatrice iranienne Pegah Ahangarani sur quarante ans de répression et de résistance en Iran.
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Le réalisateur américain James Gray revient en compétition au Festival de Cannes avec "Paper Tiger", un thriller familial porté par Scarlett Johansson et Adam Driver. Également au programme de cette chronique cannoise présentée par Louise Dupont, retour sur "L’Être aimé" de Rodrigo Sorogoyen avec Javier Bardem et focus sur "Viendra la révolution", documentaire engagé de la réalisatrice iranienne Pegah Ahangarani sur quarante ans de répression et de résistance en Iran.

16.05.2026 à 19:05

FRANCE24
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La société ASML, qui fabrique des machines de lithographie de pointe pour l'industrie des semi-conducteurs, une technologie essentielle pour la fabrication des puces électroniques, a déclaré qu'elle "permettrait la mise en place et le développement" de l'usine de Dholera dans l'Etat du Gujarat, Etat dans l'ouest de l'Inde dont est originaire M. Modi. La firme néerlandaise déploiera dans l'usine indienne ses machines de lithographie très perfectionnées qui servent à graver les microprocesseurs, permettant leur fabrication en série rapide. Cet accord intervient alors que les Pays-Bas et l'Inde s'apprêtent à conclure un accord de partenariat économique dans la foulée de l'accord de libre-échange entre l'Inde et l'Union européenne. ASML, la plus importante entreprise de technologie européenne en termes de capitalisation boursière, a déclaré voir de "nombreuses opportunités intéressantes" dans le secteur des semi-conducteurs en Inde. "Nous sommes déterminés à établir des partenariats à long terme dans la région", a déclaré le directeur général d'ASML, Christophe Fouquet, dans un communiqué. L'usine de Tata Electronics, avec un investissement prévu de 11 milliards de dollars, fabriquera des puces électroniques pour le secteur de l'Intelligence artificielle, l'industrie automobile et d'autres secteurs économiques. "Les progrès de l'Inde dans le domaine des semi-conducteurs offrent d'immenses possibilités aux jeunes de notre pays", a déclaré M. Modi. "C'est un secteur dans lequel nous continuerons d'investir fortement à l'avenir", a-t-il ajouté. New Delhi considère l'Union européenne comme une source importante de technologies et d'investissements indispensables pour donner un élan rapide à ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois. L'UE considère pour sa part l'Inde comme un important marché appelé à croître à l'avenir. - "Immenses possibilités" - Le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a déclaré à des journaliste que les entreprises néerlandaises "(pouvaient) aider considérablement l'Inde à investir massivement dans les années à venir et à créer de nouveaux emplois pour les Indiens". "Cela offre aux entreprises néerlandaises d'immenses opportunités pour investir en Inde, et aussi pour attirer les talents indiens aux Pays-Bas", a-t-il souligné. Le voyage de M. Modi aux Pays-Bas était son deuxième depuis 2017. Les deux pays cherchent à dynamiser leurs échanges commerciaux qui s'élevaient à 27,8 milliards de dollars en 2025. Samedi, il s'est adressé à une importante foule d'Indiens expatriés aux Pays-Bas et a rendu visite au roi Willem Alexander. Il doit également admirer des plaques en cuivre gravées multiséculaires de l'époque de la dynastie des Chola, restituées à l'Inde par l'université de Leyde. Aux Emirats arabes unis où il s'est rendu vendredi, M. Modi a appelé à un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr", une voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février. Comme nombre d'autres pays, l'Inde est confrontée aux conséquences économiques de ce conflit. Dimanche, Narendra Modi sera en Suède pour s'adresser à un forum de dirigeants d'entreprises européennes au côté de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avant de se rendre en Norvège le lendemain pour un sommet entre l'Inde et les pays nordiques. La dernière étape de son voyage sera l'Italie, le 19 mai, où M. Modi rencontrera la Première ministre, Giorgia Meloni, avec laquelle il entretient une relation étroite.
Texte intégral (568 mots)
La société ASML, qui fabrique des machines de lithographie de pointe pour l'industrie des semi-conducteurs, une technologie essentielle pour la fabrication des puces électroniques, a déclaré qu'elle "permettrait la mise en place et le développement" de l'usine de Dholera dans l'Etat du Gujarat, Etat dans l'ouest de l'Inde dont est originaire M. Modi. La firme néerlandaise déploiera dans l'usine indienne ses machines de lithographie très perfectionnées qui servent à graver les microprocesseurs, permettant leur fabrication en série rapide. Cet accord intervient alors que les Pays-Bas et l'Inde s'apprêtent à conclure un accord de partenariat économique dans la foulée de l'accord de libre-échange entre l'Inde et l'Union européenne. ASML, la plus importante entreprise de technologie européenne en termes de capitalisation boursière, a déclaré voir de "nombreuses opportunités intéressantes" dans le secteur des semi-conducteurs en Inde. "Nous sommes déterminés à établir des partenariats à long terme dans la région", a déclaré le directeur général d'ASML, Christophe Fouquet, dans un communiqué. L'usine de Tata Electronics, avec un investissement prévu de 11 milliards de dollars, fabriquera des puces électroniques pour le secteur de l'Intelligence artificielle, l'industrie automobile et d'autres secteurs économiques. "Les progrès de l'Inde dans le domaine des semi-conducteurs offrent d'immenses possibilités aux jeunes de notre pays", a déclaré M. Modi. "C'est un secteur dans lequel nous continuerons d'investir fortement à l'avenir", a-t-il ajouté. New Delhi considère l'Union européenne comme une source importante de technologies et d'investissements indispensables pour donner un élan rapide à ses infrastructures et créer des millions de nouveaux emplois. L'UE considère pour sa part l'Inde comme un important marché appelé à croître à l'avenir. - "Immenses possibilités" - Le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a déclaré à des journaliste que les entreprises néerlandaises "(pouvaient) aider considérablement l'Inde à investir massivement dans les années à venir et à créer de nouveaux emplois pour les Indiens". "Cela offre aux entreprises néerlandaises d'immenses opportunités pour investir en Inde, et aussi pour attirer les talents indiens aux Pays-Bas", a-t-il souligné. Le voyage de M. Modi aux Pays-Bas était son deuxième depuis 2017. Les deux pays cherchent à dynamiser leurs échanges commerciaux qui s'élevaient à 27,8 milliards de dollars en 2025. Samedi, il s'est adressé à une importante foule d'Indiens expatriés aux Pays-Bas et a rendu visite au roi Willem Alexander. Il doit également admirer des plaques en cuivre gravées multiséculaires de l'époque de la dynastie des Chola, restituées à l'Inde par l'université de Leyde. Aux Emirats arabes unis où il s'est rendu vendredi, M. Modi a appelé à un détroit d'Ormuz "ouvert et sûr", une voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février. Comme nombre d'autres pays, l'Inde est confrontée aux conséquences économiques de ce conflit. Dimanche, Narendra Modi sera en Suède pour s'adresser à un forum de dirigeants d'entreprises européennes au côté de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avant de se rendre en Norvège le lendemain pour un sommet entre l'Inde et les pays nordiques. La dernière étape de son voyage sera l'Italie, le 19 mai, où M. Modi rencontrera la Première ministre, Giorgia Meloni, avec laquelle il entretient une relation étroite.

16.05.2026 à 18:41

FRANCE24
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"Mon but, c'est de danser vraiment toute la soirée !", déclare à l'AFP l'étudiante en psychologie, arrivée avec des amis à la mi-journée depuis Mons (Belgique) pour s'assurer d'obtenir un bon placement debout. Pari réussi, puisque pendant près de deux heures, le chanteur britannique, vêtu d'un pantalon noir, d'une chemise bleue et d'une cravate à fleurs, a entonné ses nouveaux morceaux et ses plus grands tubes en gambadant sur les contours d'une scène écran, creusée par quatre fosses dans lesquelles ses fans ont dansé et chanté à tue-tête. "Il commence a faire nuit, nous sommes samedi... Qui va sortir ce soir ?", a-t-il lancé au stade, qui ressemblait pour l'occasion à l'intérieur d'une boule à facettes, le public s'étant appliqué à s'habiller sur un thème disco, avec sequins et paillettes. Harry Styles, 32 ans, se produira 10 soirs dans la capitale néerlandaise dans le cadre de sa tournée de type résidence intitulée "Together, together", qui s'installera dans 7 villes pour un total de 67 concerts du 16 mai au 13 décembre. Un nombre record de 12 concerts aura notamment lieu au stade de Wembley (90.000 places) à Londres en juin, et 30 dates au Madison Square Garden de New York sont prévues à partir de fin août. Repéré à 16 ans dans l'émission X-Factor, qui avait permis la création du "boys band" One Direction en 2010, Harry Styles a fait son grand retour le 6 mars avec la sortie de son nouvel opus "Kiss All The Time. Disco, Occasionally", quatre ans après "Harry's House", auréolé du prix de meilleur album de l'année aux Grammy Awards. Orienté vers un son plus électronique, expérimental et résolument dansant, le dernier album représente une nouvelle évolution dans la carrière de l'artiste. "Chaque album représente un nouveau chapitre dans sa vie, quelque chose de différent qu'il veut faire", a expliqué à l'AFP Jessica Denovan, 21, venue de Manchester (Royaume-Uni) pour assister aux deux premiers concerts à Amsterdam. "Je ne sais pas à quoi m'attendre. (...) Je suis tellement impatiente !", s'est enthousiasmée la jeune employée dans une école maternelle, fan du chanteur depuis ses débuts dans One Direction. Améliorer le spectacle Dans une rare interview accordée à l'animateur néo-zélandais Zane Lowe, connu pour ses entretiens avec les musiciens les plus en vue, Harry Styles avait déclaré vouloir effectuer une tournée de type résidence pour améliorer le spectacle. "Je pense qu'on peut créer quelque chose qui n'a pas besoin de se déplacer tous les soirs", avait-il affirmé. "Je crois qu'il y a là quelque chose qui me permet de rester ancré dans ma vie pendant que je fais ça, et qui me permet donc, je pense, de mieux prendre soin de moi, ce qui, à mon avis, me rend plus efficace dans ce que je fais", avait-il ajouté. Pour Tom Fusaz, jardinier belge de 22 ans, portant le sweatshirt bleu de la nouvelle tournée, cette évolution est la bienvenue. "C'est un risque qu'il prend, mais j'ai hâte de voir ce que ça donne en live", avait-il dit à l'AFP, impatient de rentrer dans le stade.
Texte intégral (525 mots)
"Mon but, c'est de danser vraiment toute la soirée !", déclare à l'AFP l'étudiante en psychologie, arrivée avec des amis à la mi-journée depuis Mons (Belgique) pour s'assurer d'obtenir un bon placement debout. Pari réussi, puisque pendant près de deux heures, le chanteur britannique, vêtu d'un pantalon noir, d'une chemise bleue et d'une cravate à fleurs, a entonné ses nouveaux morceaux et ses plus grands tubes en gambadant sur les contours d'une scène écran, creusée par quatre fosses dans lesquelles ses fans ont dansé et chanté à tue-tête. "Il commence a faire nuit, nous sommes samedi... Qui va sortir ce soir ?", a-t-il lancé au stade, qui ressemblait pour l'occasion à l'intérieur d'une boule à facettes, le public s'étant appliqué à s'habiller sur un thème disco, avec sequins et paillettes. Harry Styles, 32 ans, se produira 10 soirs dans la capitale néerlandaise dans le cadre de sa tournée de type résidence intitulée "Together, together", qui s'installera dans 7 villes pour un total de 67 concerts du 16 mai au 13 décembre. Un nombre record de 12 concerts aura notamment lieu au stade de Wembley (90.000 places) à Londres en juin, et 30 dates au Madison Square Garden de New York sont prévues à partir de fin août. Repéré à 16 ans dans l'émission X-Factor, qui avait permis la création du "boys band" One Direction en 2010, Harry Styles a fait son grand retour le 6 mars avec la sortie de son nouvel opus "Kiss All The Time. Disco, Occasionally", quatre ans après "Harry's House", auréolé du prix de meilleur album de l'année aux Grammy Awards. Orienté vers un son plus électronique, expérimental et résolument dansant, le dernier album représente une nouvelle évolution dans la carrière de l'artiste. "Chaque album représente un nouveau chapitre dans sa vie, quelque chose de différent qu'il veut faire", a expliqué à l'AFP Jessica Denovan, 21, venue de Manchester (Royaume-Uni) pour assister aux deux premiers concerts à Amsterdam. "Je ne sais pas à quoi m'attendre. (...) Je suis tellement impatiente !", s'est enthousiasmée la jeune employée dans une école maternelle, fan du chanteur depuis ses débuts dans One Direction. Améliorer le spectacle Dans une rare interview accordée à l'animateur néo-zélandais Zane Lowe, connu pour ses entretiens avec les musiciens les plus en vue, Harry Styles avait déclaré vouloir effectuer une tournée de type résidence pour améliorer le spectacle. "Je pense qu'on peut créer quelque chose qui n'a pas besoin de se déplacer tous les soirs", avait-il affirmé. "Je crois qu'il y a là quelque chose qui me permet de rester ancré dans ma vie pendant que je fais ça, et qui me permet donc, je pense, de mieux prendre soin de moi, ce qui, à mon avis, me rend plus efficace dans ce que je fais", avait-il ajouté. Pour Tom Fusaz, jardinier belge de 22 ans, portant le sweatshirt bleu de la nouvelle tournée, cette évolution est la bienvenue. "C'est un risque qu'il prend, mais j'ai hâte de voir ce que ça donne en live", avait-il dit à l'AFP, impatient de rentrer dans le stade.

16.05.2026 à 18:31

FRANCE24
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L'AFP a obtenu un accès exceptionnel au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI), où des accusés, comme l'ancien président des Philippines Rodrigo Duterte, attendent leur procès pour crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. Le quartier pénitentiaire de la CPI fait partie de la prison de Scheveningen, imposant bâtiment situé à deux pas de la Cour, non loin d'une plage où les Néerlandais aiment aller se dégourdir les jambes. En guise d'exercice en plein air, les détenus disposent de leur côté d'une heure d'exercice par jour sur un court de tennis décrépit. Outre les personnes détenues sous l'autorité de la CPI, la prison de Scheveningen accueille également l'Unité de détention des Nations unies dans une autre aile, où est incarcéré l'ancien chef militaire serbe bosnien condamné pour génocide, Ratko Mladic. Le centre de détention de la CPI compte actuellement sept hommes, dont Khaled Mohamed Ali El Hishri, un responsable pénitentiaire libyen. Le centre a encore de la place: 32 cellules sont prêtes à recevoir toute personne visée par un mandat d'arrêt de la CPI, comme le président russe Vladimir Poutine ou le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les cellules comprennent des toilettes et un lavabo, un mince matelas en plastique posé sur un lit simple et une fenêtre donnant sur la cour. Trois petites cabines de douche sont à la disposition des détenus dans une salle de bain qui sert également de buanderie. Les prisonniers font leur lessive eux-mêmes. 25 euros par semaine Les détenus se côtoient dans la salle commune, où l'on trouve des jeux, des livres, un aquarium rempli de poissons tropicaux et un coin cuisine. Lors de la visite de l'AFP, une feuille de score abandonnée sur la table indiquait "Ali 3, Mar 3" témoignant peut-être d'une partie de dominos entre deux criminels de guerre présumés, tandis qu'une casserole contenant des restes de curry était posée sur une plaque de cuisson. Les détenus sont autorisés à préparer leurs propres repas, en plus de leur petit-déjeuner à la carte et de leurs deux repas chauds quotidiens. Les gens se plaignent de la nourriture, comme dans tous les centres de détention, a déclaré le directeur de la prison, Marc Dubuisson, qui interprète cela comme "une bonne chose" car "cela veut dire qu'ils ne se plaignent pas de problèmes plus graves", comme de mauvais traitements. Néanmoins, la nourriture est un "sujet central" et les responsables du centre s'efforcent de tenir compte des goûts de chacun en leur demandant ce qu'ils aimeraient manger, a expliqué le directeur. De plus, ils disposent chacun de 25 euros par semaine pour acheter des articles d'une liste préétablie, comprenant notamment de la nourriture et des produits de toilette spécifiques. Ils peuvent également faire des travaux ou du nettoyage pour gagner quelques euros supplémentaires. Des tensions occasionnelles Les détenus "sont libres de faire ce qu’ils veulent" dans le respect de règles internes strictes, a poursuivi M. Dubuisson. Ils sont toutefois confinés de 20H30 à environ 7H00 du matin, ainsi que de midi à 13H00 et de 17H00 à 18H00. En dehors de ces horaires, un programme d'activités est proposé. L'établissement dispose d'une salle de sport bien équipée et d'un gymnase couvert, et un coach sportif est présent tous les jours. Les détenus peuvent s'inscrire à des cours de yoga, de langues ou d'art. Une bibliothèque de livres et de DVD est à leur disposition, en plus d'un ordinateur sécurisé, non connecté à Internet, pour préparer leur dossier. Le centre comprend une aile médicale, avec trois médecins disponibles. Les visites familiales ont lieu dans une pièce séparée. Les visites conjugales sont également possibles dans une autre cellule dotée d'un lit escamotable juste assez grand pour deux personnes. M. Dubuisson a indiqué que les détenus étaient généralement assez sociables. "Il y a parfois des tensions, comme dans tous les centres de détention, mais jamais au point de nous obliger à appeler la police", a-t-il déclaré.
Texte intégral (707 mots)
L'AFP a obtenu un accès exceptionnel au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI), où des accusés, comme l'ancien président des Philippines Rodrigo Duterte, attendent leur procès pour crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. Le quartier pénitentiaire de la CPI fait partie de la prison de Scheveningen, imposant bâtiment situé à deux pas de la Cour, non loin d'une plage où les Néerlandais aiment aller se dégourdir les jambes. En guise d'exercice en plein air, les détenus disposent de leur côté d'une heure d'exercice par jour sur un court de tennis décrépit. Outre les personnes détenues sous l'autorité de la CPI, la prison de Scheveningen accueille également l'Unité de détention des Nations unies dans une autre aile, où est incarcéré l'ancien chef militaire serbe bosnien condamné pour génocide, Ratko Mladic. Le centre de détention de la CPI compte actuellement sept hommes, dont Khaled Mohamed Ali El Hishri, un responsable pénitentiaire libyen. Le centre a encore de la place: 32 cellules sont prêtes à recevoir toute personne visée par un mandat d'arrêt de la CPI, comme le président russe Vladimir Poutine ou le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les cellules comprennent des toilettes et un lavabo, un mince matelas en plastique posé sur un lit simple et une fenêtre donnant sur la cour. Trois petites cabines de douche sont à la disposition des détenus dans une salle de bain qui sert également de buanderie. Les prisonniers font leur lessive eux-mêmes. 25 euros par semaine Les détenus se côtoient dans la salle commune, où l'on trouve des jeux, des livres, un aquarium rempli de poissons tropicaux et un coin cuisine. Lors de la visite de l'AFP, une feuille de score abandonnée sur la table indiquait "Ali 3, Mar 3" témoignant peut-être d'une partie de dominos entre deux criminels de guerre présumés, tandis qu'une casserole contenant des restes de curry était posée sur une plaque de cuisson. Les détenus sont autorisés à préparer leurs propres repas, en plus de leur petit-déjeuner à la carte et de leurs deux repas chauds quotidiens. Les gens se plaignent de la nourriture, comme dans tous les centres de détention, a déclaré le directeur de la prison, Marc Dubuisson, qui interprète cela comme "une bonne chose" car "cela veut dire qu'ils ne se plaignent pas de problèmes plus graves", comme de mauvais traitements. Néanmoins, la nourriture est un "sujet central" et les responsables du centre s'efforcent de tenir compte des goûts de chacun en leur demandant ce qu'ils aimeraient manger, a expliqué le directeur. De plus, ils disposent chacun de 25 euros par semaine pour acheter des articles d'une liste préétablie, comprenant notamment de la nourriture et des produits de toilette spécifiques. Ils peuvent également faire des travaux ou du nettoyage pour gagner quelques euros supplémentaires. Des tensions occasionnelles Les détenus "sont libres de faire ce qu’ils veulent" dans le respect de règles internes strictes, a poursuivi M. Dubuisson. Ils sont toutefois confinés de 20H30 à environ 7H00 du matin, ainsi que de midi à 13H00 et de 17H00 à 18H00. En dehors de ces horaires, un programme d'activités est proposé. L'établissement dispose d'une salle de sport bien équipée et d'un gymnase couvert, et un coach sportif est présent tous les jours. Les détenus peuvent s'inscrire à des cours de yoga, de langues ou d'art. Une bibliothèque de livres et de DVD est à leur disposition, en plus d'un ordinateur sécurisé, non connecté à Internet, pour préparer leur dossier. Le centre comprend une aile médicale, avec trois médecins disponibles. Les visites familiales ont lieu dans une pièce séparée. Les visites conjugales sont également possibles dans une autre cellule dotée d'un lit escamotable juste assez grand pour deux personnes. M. Dubuisson a indiqué que les détenus étaient généralement assez sociables. "Il y a parfois des tensions, comme dans tous les centres de détention, mais jamais au point de nous obliger à appeler la police", a-t-il déclaré.
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