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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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04.08.2026 à 03:03

FRANCE24
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Au-delà du trimestre écoulé, clos fin juin, l'entreprise valorisée quelque 1.500 milliards de dollars doit démontrer que les promesses vendues aux investisseurs -- dominer l'intelligence artificielle (IA), envoyer des centres de données en orbite, coloniser Mars -- vont se transformer en revenus. Une déception dépasserait Wall Street: entrée dans l'indice boursier phare Nasdaq 100 en juillet, l'action SpaceX compose désormais l'épargne-retraite de millions d'Américains. Pour l'heure, personne n'attend de bénéfice. Les analystes prévoient en moyenne 1,9 milliard de dollars de perte pour 6,8 milliards de chiffre d'affaires. Mais ils s'attendent à une perte divisée par plus de deux en un trimestre, et à ce que le groupe passe dans le vert dès le trimestre en cours. Grâce notamment au mégacontrat conclu avec le champion de l'IA Anthropic, qui lui verse depuis juillet 1,25 milliard de dollars par mois pour utiliser le centre de données géant de SpaceX, Colossus, à Memphis. Les résultats diront surtout où en est la mutation d'un groupe qui n'est plus seulement une entreprise de fusées. Les lancements, cœur historique de SpaceX, ne pèsent plus qu'un cinquième de ses revenus, et perdent de l'argent. Starlink, l'internet par satellite, fournit plus de la moitié du chiffre d'affaires et reste la seule activité rentable. - Fusion avec Tesla?- Mais la branche IA - qui regroupe le réseau social X, le robot conversationnel Grok et la location de centres de données - devrait devenir dès le trimestre en cours la première source de revenus du groupe. Car outre Anthropic, Google s'apprête à payer cet automne 920 millions de dollars par mois à SpaceX pour utiliser sa puissance de calcul, et la start-up Reflection AI a conclu un accord similaire. SpaceX loue ainsi ses machines à ses propres concurrents, son modèle d'IA Grok peinant à s'imposer commercialement face au ChatGPT d'OpenAI ou au Claude d'Anthropic. Ces contrats sont toutefois résiliables avec un simple préavis de trois mois. Google lui-même décrit le sien comme une "capacité d'appoint" de court terme. "L'IA est le moteur de la croissance, mais elle repose sur des contrats qui expirent d'ici fin 2029", pointe le courtier Phillip Securities, rare à conseiller de vendre le titre. Autre point scruté: les dépenses. Pour chaque dollar encaissé, SpaceX en investit près de deux, dans ses centres de données comme dans Starship, sa mégafusée encore en essais et sur lequel repose une large part de l'édifice. Le groupe devrait continuer de dépenser des dizaines de milliards de dollars de liquidités pendant au moins trois ans, selon les observateurs. La nervosité pourrait aussi croître jeudi, quand une première vague d'actionnaires historiques sera autorisée à vendre: le nombre d'actions en circulation, très restreint (moins de 5%), va alors plus que doubler. "Les résultats trimestriels ne devraient pas compter", estime la société d'analyse financière Bernstein: c'est la prise de parole d'Elon Musk, qui garde le contrôle absolu du groupe, qui fera bouger le titre, en fonction de ses déclarations sur ses dépenses d'investissement, sur le rachat à 60 milliards de dollars de la start-up Cursor, voire sur une hypothétique fusion avec son constructeur automobile Tesla.

04.08.2026 à 00:59

FRANCE24
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Ministre de la Justice par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril, Todd Blanche a été nommé pour occuper le poste de manière permanente par Donald Trump. Mais sa confirmation par le Sénat, comme l'exige la Constitution, a subi un contretemps en raison des exigences de deux élus républicains, John Cornyn et Thom Tillis, dont les votes sont indispensables. Ces derniers demandaient des garanties écrites sur l'abandon définitif par le gouvernement Trump d'un fonds "anti-instrumentalisation" visant à compenser financièrement des alliés de Donald Trump poursuivis sous l'administration Biden. Ils exigeaient aussi des restrictions sur les personnes concernées par l'immunité fiscale pour la famille Trump et que celle-ci soit uniquement rétroactive. Face au blocage, qui avait poussé le président américain à envisager de renvoyer sa nomination après les élections législatives de mi-mandat de novembre, Todd Blanche a publié ce week-end un arrêté répondant aux exigences majeures des deux sénateurs. Cette démarche est le fruit "de discussions de bonne foi" avec des parlementaires et des membres de la commission judiciaire du Sénat, a écrit M. Blanche sur le réseau social X. L'arrêté diffusé sur son compte stipule que le fonds "anti-instrumentalisation" de la justice de près d'1,8 milliard de dollars, est "annulé". Il a également publié un second document qui clarifie les conditions d'un accord contesté d'immunité fiscale du président républicain et de ses proches dans le sens exigé par les sénateurs récalcitrants. Le document, émanant du ministère, spécifie que cet accord "s'applique, selon ses termes, uniquement de façon rétroactive" et concerne seulement "les parties nommées dans la procédure judiciaire" qui l'a précédé. L'accord avait été passé par Donald Trump avec l'administration fiscale (IRS) en mai, à la suite d'une plainte déposée par le président et ses fils Eric et Donald Jr. Il a été bloqué par une juge fédérale, mais le gouvernement ne semble pas vouloir y renoncer. John Cornyn et Thom Tillis ont salué dans un communiqué les décisions du ministre par intérim affirmant "avoir hâte de voter prochainement pour faire avancer sa nomination au sein de la commission judiciaire du Sénat". Un vote au sein de la commission, où les républicains détiennent une faible majorité, est prévu mardi et le Sénat devrait se prononcer avant la fin de semaine. Critiques Pour les démocrates, Todd Blanche est l'une des figures de proue de la campagne de représailles engagée par l'administration Trump contre les adversaires du président. "Les républicains au Sénat croient une nouvelle fois l'avocat personnel de Trump sur parole", a dénoncé le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, ajoutant que "le soi-disant +accord+ ne fait rien, rien pour arrêter le traitement de faveur (de l'IRS) qui a permis à Trump et à sa famille d'échapper à plusieurs dizaines de millions de dollars d'impôts". Todd Blanche s'est aussi attiré les critiques de victimes de Jeffrey Epstein, qui l'accusent de manque de transparence et d'incompétence dans sa gestion de la publication du dossier d'enquête sur le criminel sexuel. Donald Trump a laissé entendre que les objections des deux sénateurs républicains étaient dues au fait qu'il leur avait retiré son soutien pour les élections législatives de mi-mandat. Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord qui s'est opposé à plusieurs reprises à Donald Trump, avait annoncé l'an dernier prendre sa retraite à l'issue de son mandat en janvier prochain. John Cornyn, élu du Texas, a lui perdu la primaire pour l'investiture républicaine après le soutien apporté par Donald Trump à son opposant, Ken Paxton. bur-bpi-mjw-eml-sia/ph

04.08.2026 à 00:47

FRANCE24
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L'arrivée en force de dizaines de milliers de personnes dans cette enclave espagnole d'Afrique du Nord a mis en lumière les fragilités de la coopération européenne sur les questions migratoires. Depuis la diffusion d'images de migrants franchissant illégalement la frontière hispano-marocaine à pied ou à la nage, deux camps s'opposent. D'un côté l'Espagne. De l'autre, les Etats de l'UE partisans d'une ligne migratoire très ferme, comme l'Italie ou le Danemark. Dès les premières photos et vidéos de migrants gagnant Ceuta par tous les moyens - des images qui ont fait le tour du monde - ces pays sont montés au créneau, déplorant qu'une "immigration incontrôlée" constitue "une menace pour l'Europe". Ils ont dans la foulée exigé d'exclure l'Espagne de l'espace Schengen, la zone de libre circulation en Europe. Une demande politiquement explosive, juridiquement impossible au regard du droit européen, et qui a suscité l'ire de Madrid, d'autant que la ville autonome de Ceuta n'appartient pas par dérogation à cet espace. Des lettres de tous les côtés Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, a répliqué par une lettre adressée aux chefs des institutions européennes. Dans cette missive, le leader espagnol critique vertement l'attitude "égoïste" de ces pays de l'UE, et réclame une réunion d'urgence à 27. Quelques heures plus tard, contre-missive de 22 pays, emmenés par l'Italie, le Danemark, l'Allemagne ou la Hongrie, appelant eux aussi à une visioconférence d'urgence. Mais avec un objectif bien différent: continuer à défendre leur ligne de fermeté sur l'immigration. La France ne s'est pas associée à cette initiative, estimant qu'elle revenait à instrumentaliser la situation dans l'enclave espagnole. Tout en soulignant que l'immense majorité des migrants ayant franchi la frontière avaient déjà été reconduits au Maroc. L'appel entre ministres de l'Intérieur, prévu mardi à 10H00 (08H00 GMT), sera-t-il donc un moment de clarification? De confrontation? Lors d'une réunion entre ambassadeurs lundi l'Espagne a, selon une source diplomatique, déjà "exprimé sa frustration sur le manque de solidarité" venant de certains pays de l'UE. Plusieurs Etats membres se sont interrogés en retour sur le signal envoyé par Madrid, estimant que certaines mesures adoptées récemment par l'Espagne avaient pu donner l'impression que "les portes étaient ouvertes". La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est en tout cas réjouie que l'échange de mardi puisse avoir lieu, plaidant pour une "réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières". Parmi les pistes évoquées: "une surveillance accrue" et un recours plus poussé à "des barrières physiques". Au cours des derniers mois, Bruxelles a déjà nettement durci ses règles en matière d'immigration, autorisant notamment ses Etats membres à envoyer des déboutés d'asile dans des centres en dehors des frontières de l'UE, les fameux "hubs de retour".

04.08.2026 à 00:25

FRANCE24
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D'un côté, Abdul El-Sayed, un docteur issu de l'aile progressiste du Parti démocrate, et de l'autre Haley Stevens, actuelle députée soutenue par l'establishment du parti. Le vainqueur dans cet Etat de plus de 10 millions d'habitants affrontera en novembre le républicain Mike Rogers pour un siège de sénateur laissé libre par le démocrate Gary Peters. L'élection sera particulièrement scrutée: les démocrates espèrent reprendre la majorité au Sénat, mais pour cela doivent assurément conserver leur siège dans le Michigan, Etat gagné par Donald Trump en 2024. La primaire démocrate elle-même attire de nombreux regards. Une victoire mardi d'Abdul El-Sayed, favori des sondages, viendrait en point d'orgue du mouvement progressiste qui a déjà affiché plusieurs victoires dans des primaires récentes à New York et dans le Colorado. Et une victoire en novembre de ce médecin de 41 ans servirait à montrer que l'aile gauche du parti peut gagner au-delà de sièges déjà acquis aux démocrates. Mobilisation Soutenu par plusieurs figures progressistes comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, Abdul El-Sayed se présente comme prêt à se battre pour les classes populaires face à Donald Trump, les grands patrons, mais aussi les responsables actuels du Parti démocrate, et le mouvement pro-Israël aux Etats-Unis. Ses alliés affirment que la mobilisation de la base progressiste autour de sa candidature peut permettre de réussir sans le soutien du réseau traditionnel de grands donateurs du parti. Une dynamique comme la sienne "n'arrive pas par accident", assure Joseph Geevarghese, directeur exécutif de l'organisation progressiste Our Revolution, qui affirme avoir déjà contacté 300.000 électeurs dans le Michigan en soutien à Abdul El-Sayed. En face, Haley Stevens, députée depuis 2019 des alentours de Détroit, a centré sa campagne autour de la réindustrialisation et de sa capacité à rassembler divers horizons face aux républicains. Cette ancienne conseillère du président Barack Obama sur les questions automobiles est soutenue par plusieurs chefs démocrates comme Chuck Schumer et la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer. Elle compte également sur le soutien de populations qu'elle dit sous-représentées dans les sondages, comme les électeurs afro-américains, les seniors, et ceux sans diplôme du supérieur. Entre les deux candidats, peu de points d'accord et particulièrement sur la question d'Israël. Haley Stevens est en faveur d'un soutien continu à cet allié des Etats-Unis et rejette les accusations de génocide à Gaza. "Bassesses" Abdul El-Sayed a lui appelé à la fin de l'aide américaine à Israël et s'est attaqué à l'influence de l'organisation Aipac, qui finance des candidats démocrates et républicains pro-Israël. Il a également dit s'opposer à l'existence d'Israël comme un Etat uniquement réservé aux juifs. Dans un Etat du Michigan qui compte une large diaspora arabe et où l'Aipac a déjà déboursé des millions de dollars dans la campagne, cette question du soutien à Israël promet d'être décisive pour la primaire. La campagne a déjà vu les deux démocrates échanger des attaques de plus en plus personnelles, Abdul El-Sayed qualifiant son opposante de "candidate la moins compétente" des Etats-Unis, tandis que Haley Stevens l'accuse d'utiliser les juifs américains comme boucs émissaires de ses problèmes. Debbie Dingell, députée démocrate du Michigan, a averti que la "brutalité" et les "bassesses" de cette campagne pourraient compliquer le rassemblement de leurs partisans pour novembre. Chaque camp affirme être le mieux placé pour battre le républicain Mike Rogers. Haley Stevens souligne que le Michigan a l'habitude d'élire des candidats démocrates pragmatiques, tandis qu'Abdul El-Sayed soutient qu'un candidat bénéficiant de l'enthousiasme de la base aura plus de chances de mobiliser les électorats jeunes et des classes populaires.

04.08.2026 à 00:19

FRANCE 24
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Après des années d'attente, l'avionneur américain Boeing a décroché lundi le feu vert de l'Agence fédérale de l'aviation pour son 737 MAX 7, qui devrait entrer en service en 2027. Cette avancée ne suffit pas à éteindre l'impatience des compagnies aériennes, toujours dans l'attente de la certification du 737 MAX 10.
Texte intégral (639 mots)
Après des années d'attente, l'avionneur américain Boeing a décroché lundi le feu vert de l'Agence fédérale de l'aviation pour son 737 MAX 7, qui devrait entrer en service en 2027. Cette avancée ne suffit pas à éteindre l'impatience des compagnies aériennes, toujours dans l'attente de la certification du 737 MAX 10.

03.08.2026 à 23:33

FRANCE 24
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Vingt-cinq États américains, majoritairement démocrates, ont attaqué en justice lundi la nouvelle série de surtaxes douanières voulues par Donald Trump et entrées en vigueur fin juillet. Les plaignants estiment que l'administration républicaine a détourné une loi de 1974 pour rétablir des droits de douane déjà censurés par la Cour suprême.
Texte intégral (639 mots)
Vingt-cinq États américains, majoritairement démocrates, ont attaqué en justice lundi la nouvelle série de surtaxes douanières voulues par Donald Trump et entrées en vigueur fin juillet. Les plaignants estiment que l'administration républicaine a détourné une loi de 1974 pour rétablir des droits de douane déjà censurés par la Cour suprême.

03.08.2026 à 22:47

FRANCE24
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Le Dow Jones (+1,32%) a décroché un nouveau sommet en clôture, son premier depuis début juillet, à 53.178,41 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est envolé de 2,13% et le S&P 500 s'est octroyé 1,48%. "La chute des cours du pétrole donne un vrai coup de pouce aux actions", commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord - référence internationale - a perdu lundi 4,73% sous l'effet de l'annonce par Donald Trump d'une reprise des pourparlers avec l'Iran. Cette information a été démentie par Téhéran, qui a indiqué ne pas négocier avec les Etats-Unis, mais discuter avec Oman "pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", goulet d'étranglement essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Malgré cela, les marchés veulent croire à une issue diplomatique entre Washington et Téhéran, qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, selon les analystes. Une perspective qui dissipe une partie des craintes inflationnistes, d'où l'enthousiasme de Wall Street. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans reculait nettement, à 4,69% vers 20H20 GMT contre 4,73% à la clôture vendredi. Le coût de la dette reste toutefois bien plus élevé qu'avant les premières frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran fin février. En parallèle, la place américaine "est portée par un regain de dynamisme des valeurs technologiques", souligne Angelo Kourkafas. Selon lui, "les résultats d'entreprises publiés la semaine dernière" par certains géants du secteur "ont contribué à confirmer que le développement de l'IA (intelligence artificielle, ndlr) reste viable, pour le moment." Amazon (+4,58% à 284,02 dollars) a d'ailleurs dépassé pour la première fois lundi le seuil symbolique des 3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, surfant toujours sur l'enthousiasme suscité par ses performances financières. Le groupe a montré que ses investissements pour développer l'IA n'entamaient pas sa marge, dans un contexte d'inquiétudes grandissantes liées aux dépenses massives nécessaires au développement de cette technologie. Dans son sillage, Nvidia a gagné 2,93%, Microsoft a progressé de 4,93%, Alphabet (Google) de 4,88% et Meta de 6,02%. Les investisseurs attendent désormais les résultats du géant de l'espace SpaceX, joyau d'Elon Musk, mardi après la clôture. Il s'agira de sa première publication de ce type depuis son entrée remarquée à Wall Street en juin. Le titre a depuis perdu plus de 15%, repassant sous son prix d'introduction de 135 dollars. Au tableau des valeurs, l'avionneur Boeing (+8% à 233,44 dollars) a été recherché, profitant de la certification attendue de son 737 MAX 7 après sept ans de retard. Le monocouloir devrait pouvoir entrer en service en 2027. ExxonMobil (-0,24% à 155,06 dollars) et Chevron (-1,87% à 193,15 dollars) ont terminé dans le rouge, pâtissant à la fois du repli des prix du brut et de commentaires négatifs de Donald Trump, qui a accusé les entreprises pétrolières de "faire trop d'argent" en profitant de la situation au Moyen-Orient. Il leur a réclamé de baisser les prix.
Texte intégral (529 mots)
Le Dow Jones (+1,32%) a décroché un nouveau sommet en clôture, son premier depuis début juillet, à 53.178,41 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est envolé de 2,13% et le S&P 500 s'est octroyé 1,48%. "La chute des cours du pétrole donne un vrai coup de pouce aux actions", commente auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord - référence internationale - a perdu lundi 4,73% sous l'effet de l'annonce par Donald Trump d'une reprise des pourparlers avec l'Iran. Cette information a été démentie par Téhéran, qui a indiqué ne pas négocier avec les Etats-Unis, mais discuter avec Oman "pour sécuriser un passage dans le détroit d'Ormuz", goulet d'étranglement essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Malgré cela, les marchés veulent croire à une issue diplomatique entre Washington et Téhéran, qui ouvrirait la voie à une reprise des flux pétroliers au Moyen-Orient, selon les analystes. Une perspective qui dissipe une partie des craintes inflationnistes, d'où l'enthousiasme de Wall Street. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans reculait nettement, à 4,69% vers 20H20 GMT contre 4,73% à la clôture vendredi. Le coût de la dette reste toutefois bien plus élevé qu'avant les premières frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran fin février. En parallèle, la place américaine "est portée par un regain de dynamisme des valeurs technologiques", souligne Angelo Kourkafas. Selon lui, "les résultats d'entreprises publiés la semaine dernière" par certains géants du secteur "ont contribué à confirmer que le développement de l'IA (intelligence artificielle, ndlr) reste viable, pour le moment." Amazon (+4,58% à 284,02 dollars) a d'ailleurs dépassé pour la première fois lundi le seuil symbolique des 3.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, surfant toujours sur l'enthousiasme suscité par ses performances financières. Le groupe a montré que ses investissements pour développer l'IA n'entamaient pas sa marge, dans un contexte d'inquiétudes grandissantes liées aux dépenses massives nécessaires au développement de cette technologie. Dans son sillage, Nvidia a gagné 2,93%, Microsoft a progressé de 4,93%, Alphabet (Google) de 4,88% et Meta de 6,02%. Les investisseurs attendent désormais les résultats du géant de l'espace SpaceX, joyau d'Elon Musk, mardi après la clôture. Il s'agira de sa première publication de ce type depuis son entrée remarquée à Wall Street en juin. Le titre a depuis perdu plus de 15%, repassant sous son prix d'introduction de 135 dollars. Au tableau des valeurs, l'avionneur Boeing (+8% à 233,44 dollars) a été recherché, profitant de la certification attendue de son 737 MAX 7 après sept ans de retard. Le monocouloir devrait pouvoir entrer en service en 2027. ExxonMobil (-0,24% à 155,06 dollars) et Chevron (-1,87% à 193,15 dollars) ont terminé dans le rouge, pâtissant à la fois du repli des prix du brut et de commentaires négatifs de Donald Trump, qui a accusé les entreprises pétrolières de "faire trop d'argent" en profitant de la situation au Moyen-Orient. Il leur a réclamé de baisser les prix.

03.08.2026 à 22:21

FRANCE24
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Avec 360 millions de dollars de recettes, l'homme-araignée incarné par Tom Holland se montre ainsi plus fort qu'Iron Man, Thor, Captain America et consorts, détenteurs du précédent record - "Endgame" avait récolté 357 millions lors de son week-end d'ouverture en 2019. "Alors, je suppose que le cinéma n'est pas mort, finalement ?", a réagi Tom Rothman, le président de Sony Pictures - studio qui a co-produit le film avec Marvel -, auprès du magazine Variety. "+Spider-Man+ rassemble les gens au-delà des cultures et des générations. Les gens peuvent bien cracher sur l'exploitation en salles autant qu'ils veulent, mais ça, c'est une chose que seuls les films - et les salles de cinéma - peuvent faire", a-t-il ajouté. Au box-office mondial, le film réalise le deuxième meilleur démarrage de tous les temps, avec 932 millions de dollars, derrière "Endgame" qui avait engrangé 1,2 milliard dès ses débuts. Sa performance est d'autant plus remarquable que le long-métrage est en concurrence avec "L'Odyssée", le blockbuster de Christopher Nolan qui avait la priorité ce week-end pour les diffusions en IMAX. Ce nouveau "Spider-Man" suit Tom Holland dans la peau d'un Peter Parker isolé après avoir effacé son identité de la mémoire du monde entier, et confronté à une étrange mutation physique et à de nouvelles menaces. Le film, qui met également en vedette Zendaya, Mark Ruffalo, Florence Pugh et Sadie Sink, est globalement jugé réussi, avec une note de 90% de la part des critiques et 98% d'approbation de la part des spectateurs sur le site spécialisé Rotten Tomatoes.
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Avec 360 millions de dollars de recettes, l'homme-araignée incarné par Tom Holland se montre ainsi plus fort qu'Iron Man, Thor, Captain America et consorts, détenteurs du précédent record - "Endgame" avait récolté 357 millions lors de son week-end d'ouverture en 2019. "Alors, je suppose que le cinéma n'est pas mort, finalement ?", a réagi Tom Rothman, le président de Sony Pictures - studio qui a co-produit le film avec Marvel -, auprès du magazine Variety. "+Spider-Man+ rassemble les gens au-delà des cultures et des générations. Les gens peuvent bien cracher sur l'exploitation en salles autant qu'ils veulent, mais ça, c'est une chose que seuls les films - et les salles de cinéma - peuvent faire", a-t-il ajouté. Au box-office mondial, le film réalise le deuxième meilleur démarrage de tous les temps, avec 932 millions de dollars, derrière "Endgame" qui avait engrangé 1,2 milliard dès ses débuts. Sa performance est d'autant plus remarquable que le long-métrage est en concurrence avec "L'Odyssée", le blockbuster de Christopher Nolan qui avait la priorité ce week-end pour les diffusions en IMAX. Ce nouveau "Spider-Man" suit Tom Holland dans la peau d'un Peter Parker isolé après avoir effacé son identité de la mémoire du monde entier, et confronté à une étrange mutation physique et à de nouvelles menaces. Le film, qui met également en vedette Zendaya, Mark Ruffalo, Florence Pugh et Sadie Sink, est globalement jugé réussi, avec une note de 90% de la part des critiques et 98% d'approbation de la part des spectateurs sur le site spécialisé Rotten Tomatoes.

03.08.2026 à 22:15

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Le Dow Jones (+1,32%) a décroché un nouveau sommet en clôture, son premier depuis début juillet, à 53.178,41 points. L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est envolé de 2,13% et le S&P 500 s'est octroyé 1,48%.
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03.08.2026 à 22:13

FRANCE 24
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L'été caniculaire et sec, qui bat tous les records, a continué de frapper l'Europe lundi. Pendant que les incendies faisant rage depuis quatre toujours près d'Athènes, en Grèce, menacent toujours, les pompiers français, eux, s'efforçaient de maîtriser l'incendie dans le Var. De leur côté, l'Angleterre et le Pays de Galles ont annoncé avoir connu le mois de juillet le plus sec jamais enregistré. France 24 fait le point sur la situation.
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L'été caniculaire et sec, qui bat tous les records, a continué de frapper l'Europe lundi. Pendant que les incendies faisant rage depuis quatre toujours près d'Athènes, en Grèce, menacent toujours, les pompiers français, eux, s'efforçaient de maîtriser l'incendie dans le Var. De leur côté, l'Angleterre et le Pays de Galles ont annoncé avoir connu le mois de juillet le plus sec jamais enregistré. France 24 fait le point sur la situation.

03.08.2026 à 20:41

FRANCE24
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Après les trois États de l'Alliance des États du Sahel, le Tchad a lui aussi engagé son retrait de la Cour pénale internationale. Si les trajectoires diffèrent, ces décisions traduisent une volonté affichée de reprendre la main sur les choix diplomatiques et judiciaires. 
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Après les trois États de l'Alliance des États du Sahel, le Tchad a lui aussi engagé son retrait de la Cour pénale internationale. Si les trajectoires diffèrent, ces décisions traduisent une volonté affichée de reprendre la main sur les choix diplomatiques et judiciaires. 

03.08.2026 à 19:57

Les Observateurs
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Des internautes de différents pays ont relayé une fausse vidéo du média français Blast : la journaliste Léa Salamé y est accusée de corruption pour le compte de son compagnon Raphaël Glucksmann, candidat possible à la présidentielle française. Il s’agit d’une intox reprenant des modes opératoires de désinformation utilisés par la Russie mais dont la portée a été assez limitée pour le public français.
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Des internautes de différents pays ont relayé une fausse vidéo du média français Blast : la journaliste Léa Salamé y est accusée de corruption pour le compte de son compagnon Raphaël Glucksmann, candidat possible à la présidentielle française. Il s’agit d’une intox reprenant des modes opératoires de désinformation utilisés par la Russie mais dont la portée a été assez limitée pour le public français.

03.08.2026 à 19:27

FRANCE24
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Le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris a atteint un nouveau plus haut en séance à 8.642,32 points, effaçant de quelques centièmes de point son dernier plus haut historique qui datait de fin février avant l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient. L'indice vedette a terminé la séance en hausse de 1,22% à 8.613,82 points, à quelques points de son record en clôture. "La détente des prix de l'énergie est le catalyseur du jour", confirme Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché à IG France interrogé par l'AFP. "C'est l'élément qui a boosté les marchés d'actions car cela enlève les pressions sur les coûts des entreprises ainsi que sur les taux souverains étant donné le moindre risque inflationniste", explique-t-il. Les prix du brut chutent de plus de 5%, les investisseurs misant sur une détente au Moyen-Orient après l'annonce, samedi soir, par Donald Trump de son renoncement à de nouvelles frappes contre l'Iran. "Ce ne sont pas uniquement les nouveaux espoirs de négociations qui expliquent la baisse des cours", estime Bjarne Schieldrop, analyste en chef des matières premières de SEB. "Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d'Ormuz", souligne-t-il. L'analyste met toutefois en garde contre un excès d'optimisme "mal placé". Donald Trump a annoncé lundi une reprise du dialogue avec l'Iran, une affirmation rapidement démentie par Téhéran, qui a assuré qu'aucune négociation n'était en cours dans un conflit qui dure désormais depuis cinq mois. Autre élément porteur: la saison des résultats d'entreprises en Europe a été "bonne, voire très bonne" avec "en moyenne une progression de 20% des bénéfices des entreprises", a constaté Alexandre Baradez. Les valeurs liées à intelligence artificielle ont baissé lundi, profitant par vases communicants aux secteurs délaissés de la tech comme les logiciels. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a ainsi perdu 0,89% à 45,27 euros. Les éditeurs de logiciels français, eux, se sont démarqués: Capgemini a gagné 4,59% à 107,20 euros et Dassault Systèmes 3,49% à 20,75 euros. "Le mouvement sur les logiciels s'est mis en route la semaine dernière" après les résultats de Microsoft, constate M. Baradez.
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Le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris a atteint un nouveau plus haut en séance à 8.642,32 points, effaçant de quelques centièmes de point son dernier plus haut historique qui datait de fin février avant l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient. L'indice vedette a terminé la séance en hausse de 1,22% à 8.613,82 points, à quelques points de son record en clôture. "La détente des prix de l'énergie est le catalyseur du jour", confirme Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché à IG France interrogé par l'AFP. "C'est l'élément qui a boosté les marchés d'actions car cela enlève les pressions sur les coûts des entreprises ainsi que sur les taux souverains étant donné le moindre risque inflationniste", explique-t-il. Les prix du brut chutent de plus de 5%, les investisseurs misant sur une détente au Moyen-Orient après l'annonce, samedi soir, par Donald Trump de son renoncement à de nouvelles frappes contre l'Iran. "Ce ne sont pas uniquement les nouveaux espoirs de négociations qui expliquent la baisse des cours", estime Bjarne Schieldrop, analyste en chef des matières premières de SEB. "Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d'Ormuz", souligne-t-il. L'analyste met toutefois en garde contre un excès d'optimisme "mal placé". Donald Trump a annoncé lundi une reprise du dialogue avec l'Iran, une affirmation rapidement démentie par Téhéran, qui a assuré qu'aucune négociation n'était en cours dans un conflit qui dure désormais depuis cinq mois. Autre élément porteur: la saison des résultats d'entreprises en Europe a été "bonne, voire très bonne" avec "en moyenne une progression de 20% des bénéfices des entreprises", a constaté Alexandre Baradez. Les valeurs liées à intelligence artificielle ont baissé lundi, profitant par vases communicants aux secteurs délaissés de la tech comme les logiciels. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a ainsi perdu 0,89% à 45,27 euros. Les éditeurs de logiciels français, eux, se sont démarqués: Capgemini a gagné 4,59% à 107,20 euros et Dassault Systèmes 3,49% à 20,75 euros. "Le mouvement sur les logiciels s'est mis en route la semaine dernière" après les résultats de Microsoft, constate M. Baradez.

03.08.2026 à 18:49

FRANCE24
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La base nautique Foil in Paris propose aux amateurs de glisse de "voler" sur la Seine, grâce à l'eFoil, une planche de surf électrique.
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La base nautique Foil in Paris propose aux amateurs de glisse de "voler" sur la Seine, grâce à l'eFoil, une planche de surf électrique.

03.08.2026 à 18:45

FRANCE24
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Plongée dans une profonde crise économique depuis cinq ans, Cuba subit régulièrement des coupures de courant totales ou partielles en raison de l'infrastructure obsolète et de la pénurie de carburant, laquelle s'est aggravée depuis janvier et le blocus pétrolier imposé par les Etats-Unis. La compagnie d'électricité publique UNE a détaillé lundi à la télévision l'origine de la déconnexion totale du système électrique national, qui a plongé le pays dans l'obscurité, y compris la capitale La Havane. L'UNE a évoqué "une oscillation de fréquence" dans la nuit de dimanche à lundi ayant mis hors service une centrale thermoélectrique dans l'est du pays et conduit à un effondrement de l'ensemble du système. Il s'agit de la sixième coupure à l'échelle nationale depuis le début de l'année, dont trois en juillet et en moins de dix jours, et de la 11e de cette ampleur depuis fin 2024. Samedi soir, déjà, l'ouest de Cuba avait été frappé par une panne d'électricité généralisée. Le courant avait été rétabli dimanche. Lundi midi, près de 28% de La Havane disposait à nouveau de l'électricité. Dans l'après-midi, l'UNE a précisé que "les phénomènes météorologiques actuels ont causé des perturbations sur le réseau, affectant directement les unités de production qui étaient en service". "Nous continuons à travailler d'arrache-pied pour remédier à cette situation et rétablir le système dans les meilleurs délais", a-t-elle tenu à rassurer sur son compte Facebook. Les Cubains ne cachent pas leur lassitude et leur impuissance face aux coupures qui, ces dernières semaines, ont dépassé les 30 heures consécutives dans la capitale. Dans l'intérieur du pays, elles peuvent se prolonger plusieurs jours. "Depuis vendredi, je n'ai eu qu'une heure et demie d'électricité, il n'y a pas d'eau, il n'y a rien, ce que vivent les Cubains, ce n'est pas une vie", a déploré auprès de l'AFP Mayra Rodriguez, une comptable de 43 ans. Avec ses deux jeunes enfants, elle dort sur le balcon de son appartement pour mieux supporter la chaleur des nuits d'été. "Insoutenable" Les habitants des zones les plus touchées ont laissé éclater leur colère en mettant le feu à des ordures ou en frappant sur des casseroles. Carlos Dueñas, un mécanicien de 62 ans, dit se sentir épuisé par une situation devenue "insoutenable". "Personne ne dit quand la situation pourrait s'améliorer. En attendant, nous devons tenir bon, tout le monde n'a pas les moyens d'acheter des panneaux" solaires, a-t-il expliqué. La Havane accuse Washington d'être responsable de cette crise énergétique, quand les Etats-Unis l'attribuent à une mauvaise gestion économique. Les sept centrales thermoélectriques qui constituent la colonne vertébrale du réseau national cubain, sont vieilles de plus de 40 ans et connaissent fréquemment des pannes. Les coupures de courant se sont aggravées depuis janvier, lorsque Washington a imposé à l'île un blocus pétrolier qui complique l'approvisionnement en carburant de ces centrales et des générateurs de secours. Les relations entre les Etats-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture par Washington du président vénézuélien Nicolas Maduro, allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en "prendre le contrôle". En plus du blocus pétrolier, l'administration Trump a renforcé les sanctions contre les entreprises publiques cubaines, ce qui a conduit de nombreuses sociétés étrangères à suspendre leurs activités dans le pays, réduisant ainsi l'entrée de devises. Fin juin, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a estimé qu'il n'y avait "aucun progrès" dans les discussions avec Washington. Entretemps, La Havane a lancé, en juin, un vaste programme de réformes en faveur de l'économie de marché pour tenter de mettre fin à la crise.
Texte intégral (692 mots)
Plongée dans une profonde crise économique depuis cinq ans, Cuba subit régulièrement des coupures de courant totales ou partielles en raison de l'infrastructure obsolète et de la pénurie de carburant, laquelle s'est aggravée depuis janvier et le blocus pétrolier imposé par les Etats-Unis. La compagnie d'électricité publique UNE a détaillé lundi à la télévision l'origine de la déconnexion totale du système électrique national, qui a plongé le pays dans l'obscurité, y compris la capitale La Havane. L'UNE a évoqué "une oscillation de fréquence" dans la nuit de dimanche à lundi ayant mis hors service une centrale thermoélectrique dans l'est du pays et conduit à un effondrement de l'ensemble du système. Il s'agit de la sixième coupure à l'échelle nationale depuis le début de l'année, dont trois en juillet et en moins de dix jours, et de la 11e de cette ampleur depuis fin 2024. Samedi soir, déjà, l'ouest de Cuba avait été frappé par une panne d'électricité généralisée. Le courant avait été rétabli dimanche. Lundi midi, près de 28% de La Havane disposait à nouveau de l'électricité. Dans l'après-midi, l'UNE a précisé que "les phénomènes météorologiques actuels ont causé des perturbations sur le réseau, affectant directement les unités de production qui étaient en service". "Nous continuons à travailler d'arrache-pied pour remédier à cette situation et rétablir le système dans les meilleurs délais", a-t-elle tenu à rassurer sur son compte Facebook. Les Cubains ne cachent pas leur lassitude et leur impuissance face aux coupures qui, ces dernières semaines, ont dépassé les 30 heures consécutives dans la capitale. Dans l'intérieur du pays, elles peuvent se prolonger plusieurs jours. "Depuis vendredi, je n'ai eu qu'une heure et demie d'électricité, il n'y a pas d'eau, il n'y a rien, ce que vivent les Cubains, ce n'est pas une vie", a déploré auprès de l'AFP Mayra Rodriguez, une comptable de 43 ans. Avec ses deux jeunes enfants, elle dort sur le balcon de son appartement pour mieux supporter la chaleur des nuits d'été. "Insoutenable" Les habitants des zones les plus touchées ont laissé éclater leur colère en mettant le feu à des ordures ou en frappant sur des casseroles. Carlos Dueñas, un mécanicien de 62 ans, dit se sentir épuisé par une situation devenue "insoutenable". "Personne ne dit quand la situation pourrait s'améliorer. En attendant, nous devons tenir bon, tout le monde n'a pas les moyens d'acheter des panneaux" solaires, a-t-il expliqué. La Havane accuse Washington d'être responsable de cette crise énergétique, quand les Etats-Unis l'attribuent à une mauvaise gestion économique. Les sept centrales thermoélectriques qui constituent la colonne vertébrale du réseau national cubain, sont vieilles de plus de 40 ans et connaissent fréquemment des pannes. Les coupures de courant se sont aggravées depuis janvier, lorsque Washington a imposé à l'île un blocus pétrolier qui complique l'approvisionnement en carburant de ces centrales et des générateurs de secours. Les relations entre les Etats-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture par Washington du président vénézuélien Nicolas Maduro, allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en "prendre le contrôle". En plus du blocus pétrolier, l'administration Trump a renforcé les sanctions contre les entreprises publiques cubaines, ce qui a conduit de nombreuses sociétés étrangères à suspendre leurs activités dans le pays, réduisant ainsi l'entrée de devises. Fin juin, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a estimé qu'il n'y avait "aucun progrès" dans les discussions avec Washington. Entretemps, La Havane a lancé, en juin, un vaste programme de réformes en faveur de l'économie de marché pour tenter de mettre fin à la crise.
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