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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.01.2026 à 00:31

"Le combat n'est pas terminé": à Washington, des milliers de militants défilent contre l'avortement

FRANCE24
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Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.

23.01.2026 à 23:59

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

FRANCE24
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Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

23.01.2026 à 23:49

HRW alerte sur les conditions des civils suite au retrait du M23 d'Uvira

Fatimata WANE
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Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
Texte intégral (716 mots)
Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…

23.01.2026 à 23:44

Défaite des Kurdes en Syrie : la menace jihadiste ravivée ?

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Que vont devenir les prisons que les Kurdes contrôlaient et où sont détenus des milliers de jihadistes ? On en parle avec Adel Bakawan, directeur de l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.   
Texte intégral (716 mots)
Que vont devenir les prisons que les Kurdes contrôlaient et où sont détenus des milliers de jihadistes ? On en parle avec Adel Bakawan, directeur de l'Institut Européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.   

23.01.2026 à 23:15

Minnesota: importantes manifestations à Minneapolis, les autorités américaines sur la défensive

FRANCE24
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Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du nord des Etats-Unis, appelant à "abolir ICE" et à "laisser nos voisins tranquilles". Un rassemblement s'est ensuite tenu sur le terrain de l'équipe locale de NBA. "Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (...) le fascisme l'emportera", a expliqué à l'AFP un manifestant souhaitant rester anonyme. La police de l'immigration est "brutale" et "ne respecte pas la loi", a déploré un autre, se présentant sous le prénom Aron. D'autres manifestations ont eu lieu autour d'un bâtiment utilisé par ICE et à l'aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d'où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Selon les médias locaux, une centaine de membres du clergé, qui participaient à ce rassemblement, ont été arrêtés. Répondant au mot d'ordre "Pas de travail. Pas d'école. Pas de shopping", des commerces et restaurants sont restés fermés. Versions opposées Dans les esprits, Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par un agent d'ICE le 7 janvier, et Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi. Une photo, devenue virale, montre le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Deux versions s'opposent concernant sa prise en charge par la police de l'immigration. Le vice-président JD Vance, en visite à Minneapolis jeudi, a affirmé qu'il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d'Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite. "Nous ne visions pas l'enfant", a insisté l'un des dirigeants d'ICE, Marcos Charles, vendredi. Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a accusé les autorités d'avoir utilisé le garçon comme "appât", en le faisant frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s'y trouvaient. M. Charles dit que ses hommes ont "fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille" mais que celle-ci a refusé de lui ouvrir. Mme Stenvik assure qu'"un autre adulte (...) a supplié les agents de le laisser s'occuper du jeune enfant", sans succès. Les agents d'ICE l'ont "emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s'assurer qu'il ne manquait de rien", a ajouté M. Charles, précisant que le garçonnet et son père, Adrian Conejo Arias, avaient été réunis dans un "centre familial en attendant l'issue de leur procédure d'immigration". M. Conejo Arias se trouve dans un centre de rétention au Texas, selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans. Leur avocat, Marc Prokosch, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, a "fait ce qu'on lui avait demandé de faire (...) à chaque étape du processus d'immigration". "Mauvais traitements" Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit "sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens" envers les migrants, pressant Washington de "cesser les pratiques qui déchirent les familles". Cet incident aggrave une situation tendue par la mort de Renee Good. Les élus démocrates locaux et les manifestants contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui l'a tuée aurait agi en état de légitime défense. Ce dernier n'a pas été suspendu. La ministre de la Sécurité Intérieure Kristi Noem a indiqué cette semaine que "plus de 10.000 étrangers en situation irrégulière" et accusés de crimes avaient été arrêtés dans le Minnesota, dont 3.000 au cours des six dernières semaines. Parmi eux, au moins quatre enfants du même réseau scolaire que Liam Conejo Ramos. Des mineurs sont régulièrement confrontés aux services fédéraux de l'immigration, sous des gouvernements républicains comme démocrates. Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des "sanctuaires" limitant la coopération des forces de l'ordre locales avec ICE, a attaqué en justice l'opération en cours. Une audience est prévue lundi.
Texte intégral (692 mots)
Des milliers de personnes ont défilé dans le centre de Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat du nord des Etats-Unis, appelant à "abolir ICE" et à "laisser nos voisins tranquilles". Un rassemblement s'est ensuite tenu sur le terrain de l'équipe locale de NBA. "Je suis ici parce que, si nous ne nous battons pas, (...) le fascisme l'emportera", a expliqué à l'AFP un manifestant souhaitant rester anonyme. La police de l'immigration est "brutale" et "ne respecte pas la loi", a déploré un autre, se présentant sous le prénom Aron. D'autres manifestations ont eu lieu autour d'un bâtiment utilisé par ICE et à l'aéroport international de Minneapolis-Saint-Paul, d'où partent les migrants envoyés vers les centres de rétention. Selon les médias locaux, une centaine de membres du clergé, qui participaient à ce rassemblement, ont été arrêtés. Répondant au mot d'ordre "Pas de travail. Pas d'école. Pas de shopping", des commerces et restaurants sont restés fermés. Versions opposées Dans les esprits, Renee Good, Américaine de 37 ans tuée par un agent d'ICE le 7 janvier, et Liam Conejo Ramos, 5 ans, détenu depuis mardi. Une photo, devenue virale, montre le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Deux versions s'opposent concernant sa prise en charge par la police de l'immigration. Le vice-président JD Vance, en visite à Minneapolis jeudi, a affirmé qu'il avait été récupéré devant son domicile après que son père, originaire d'Equateur et présenté comme clandestin, eut pris la fuite. "Nous ne visions pas l'enfant", a insisté l'un des dirigeants d'ICE, Marcos Charles, vendredi. Zena Stenvik, responsable du réseau scolaire local, a accusé les autorités d'avoir utilisé le garçon comme "appât", en le faisant frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s'y trouvaient. M. Charles dit que ses hommes ont "fait tout leur possible pour le réunir avec sa famille" mais que celle-ci a refusé de lui ouvrir. Mme Stenvik assure qu'"un autre adulte (...) a supplié les agents de le laisser s'occuper du jeune enfant", sans succès. Les agents d'ICE l'ont "emmené manger dans un restaurant et ont passé des heures à s'assurer qu'il ne manquait de rien", a ajouté M. Charles, précisant que le garçonnet et son père, Adrian Conejo Arias, avaient été réunis dans un "centre familial en attendant l'issue de leur procédure d'immigration". M. Conejo Arias se trouve dans un centre de rétention au Texas, selon une base de données fédérale ne répertoriant pas les moins de 18 ans. Leur avocat, Marc Prokosch, a assuré que la famille, qui compte aussi la mère et un frère aîné, a "fait ce qu'on lui avait demandé de faire (...) à chaque étape du processus d'immigration". "Mauvais traitements" Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU s'est dit "sidéré par les mauvais traitements désormais quotidiens" envers les migrants, pressant Washington de "cesser les pratiques qui déchirent les familles". Cet incident aggrave une situation tendue par la mort de Renee Good. Les élus démocrates locaux et les manifestants contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui l'a tuée aurait agi en état de légitime défense. Ce dernier n'a pas été suspendu. La ministre de la Sécurité Intérieure Kristi Noem a indiqué cette semaine que "plus de 10.000 étrangers en situation irrégulière" et accusés de crimes avaient été arrêtés dans le Minnesota, dont 3.000 au cours des six dernières semaines. Parmi eux, au moins quatre enfants du même réseau scolaire que Liam Conejo Ramos. Des mineurs sont régulièrement confrontés aux services fédéraux de l'immigration, sous des gouvernements républicains comme démocrates. Le Minnesota, dont de nombreuses zones sont des "sanctuaires" limitant la coopération des forces de l'ordre locales avec ICE, a attaqué en justice l'opération en cours. Une audience est prévue lundi.

23.01.2026 à 23:09

Musique: Bianca Costa, Marcia, Myra...nouvelle déferlante féminine en 2026

FRANCE24
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Pop, rap, électro, bossa nova: le vivier féminin francophone fourmille de nouvelles têtes prêtes à défendre leurs projets, comme le font déjà Camille Yembe, Oklou ou encore Solann. L'AFP a rencontré trois de ces artistes. . Bianca Costa: "On est plus puissantes qu'on ne le croit" C'est parce qu'elle est souvent qualifiée de "gringa" ("étrangère") dans son pays d'origine, le Brésil, que Bianca Costa a nommé ainsi son premier album. L'artiste, qui a émigré au Portugal avant d'atterrir en banlieue parisienne à 10 ans, a su "faire la paix" avec ce sentiment d'être "Partout et nulle part", titre de son premier morceau en français. Quand cette fonceuse commence à émerger, notamment via ses reprises "Bossa Trap", elle fait face à une industrie "dans la recherche de la nouvelle Angèle ou la nouvelle Louane", retrace-t-elle. Depuis elle a réussi à imposer son côté multi-styles, sans être cantonnée à une étiquette. Dans cette nouvelle génération, "on est à l'affût de chaque petite meuf qui arrive, on va la suivre, lui donner de la force", explique-t-elle. "Il y a un nouveau souffle: on se rend compte qu'on est plus puissantes qu'on ne le croit." Bianca Costa rêve de voir les duos féminins se multiplier: "tant que les femmes ne vont pas s'unir, on ne va pas ouvrir plus d'espace. On a quand même des talents, une diversité de fou." . Marcia: "C'est une très belle génération" Marcia, petite-fille de Jacques Higelin et fille d'Arthur H, le reconnaît: "mon principal et premier privilège venu avec mon nom de famille, c'est que je n'ai eu à convaincre personne pour dire que je pouvais avoir une carrière" musicale. Pour le reste, l'artiste trentenaire a mené sa propre quête, s'orientant vers une activité "dans le social", avant d'être rattrapée par la musique. Le 20 février paraîtra "Mlog", un EP façon journal intime (ou blog) en musique, composé de neuf titres qui oscillent entre sujets personnels et paroles cash, avec un brin de dérision, comme ce titre sans filtre sur les règles et leurs effets secondaires. "Les injonctions du style il faut être toute polie, toute lisse, toute douce, c'est quelque chose qui est heureusement en voie d'extinction", tranche la chanteuse. Marcia voit dans cette scène française en ébullition un retour de la prise de risques. "On a envie d'être surpris et en plus il y a ce +girl power+ qui est vraiment chouette, venu avec tout ce travail qu'on fait" autour de propositions singulières, signe d'une "très belle génération", salue-t-elle. . Myra: "Il faut qu'on se serre plus les coudes" Dans son premier album aux notes ensoleillées, Myra mêle sa voix chaude à une large palette musicale, entre groove R'n'B, rythmes latino et sonorités grecques, clin d'œil à ses racines paternelles. Disponible le 30 janvier, "Yapi" évoque ces maisons inachevées qui pullulent en Grèce. Mais ce terme populaire s'applique aussi au fait "d'être en chantier", explique l'artiste de 28 ans, elle-même "en construction". Actrice dans les séries "Plus belle la vie" et "HPI", elle a choisi de s'engager davantage dans la musique. "Je voulais vraiment être à l'initiative des projets que je défends", confie-t-elle. L'un des points-clés dans la carrière d'une femme dans la musique réside selon elle dans l'entourage. Or "pour s'entourer de manière saine, quand t'es une fille de 20 ans à peine, il faut écrémer plus de la moitié de la population", déplore Myra. Dix ans après ses débuts, elle explique travailler avec de nombreuses femmes, en coulisses. Mais "ça ne sert à rien de faire des équipes 100% féminines pour dire qu'on n'est qu'entre nanas", nuance-t-elle. L'important est "qu'il faut qu'on se serre plus les coudes, qu'on soit plus présentes les unes pour les autres."
Texte intégral (653 mots)
Pop, rap, électro, bossa nova: le vivier féminin francophone fourmille de nouvelles têtes prêtes à défendre leurs projets, comme le font déjà Camille Yembe, Oklou ou encore Solann. L'AFP a rencontré trois de ces artistes. . Bianca Costa: "On est plus puissantes qu'on ne le croit" C'est parce qu'elle est souvent qualifiée de "gringa" ("étrangère") dans son pays d'origine, le Brésil, que Bianca Costa a nommé ainsi son premier album. L'artiste, qui a émigré au Portugal avant d'atterrir en banlieue parisienne à 10 ans, a su "faire la paix" avec ce sentiment d'être "Partout et nulle part", titre de son premier morceau en français. Quand cette fonceuse commence à émerger, notamment via ses reprises "Bossa Trap", elle fait face à une industrie "dans la recherche de la nouvelle Angèle ou la nouvelle Louane", retrace-t-elle. Depuis elle a réussi à imposer son côté multi-styles, sans être cantonnée à une étiquette. Dans cette nouvelle génération, "on est à l'affût de chaque petite meuf qui arrive, on va la suivre, lui donner de la force", explique-t-elle. "Il y a un nouveau souffle: on se rend compte qu'on est plus puissantes qu'on ne le croit." Bianca Costa rêve de voir les duos féminins se multiplier: "tant que les femmes ne vont pas s'unir, on ne va pas ouvrir plus d'espace. On a quand même des talents, une diversité de fou." . Marcia: "C'est une très belle génération" Marcia, petite-fille de Jacques Higelin et fille d'Arthur H, le reconnaît: "mon principal et premier privilège venu avec mon nom de famille, c'est que je n'ai eu à convaincre personne pour dire que je pouvais avoir une carrière" musicale. Pour le reste, l'artiste trentenaire a mené sa propre quête, s'orientant vers une activité "dans le social", avant d'être rattrapée par la musique. Le 20 février paraîtra "Mlog", un EP façon journal intime (ou blog) en musique, composé de neuf titres qui oscillent entre sujets personnels et paroles cash, avec un brin de dérision, comme ce titre sans filtre sur les règles et leurs effets secondaires. "Les injonctions du style il faut être toute polie, toute lisse, toute douce, c'est quelque chose qui est heureusement en voie d'extinction", tranche la chanteuse. Marcia voit dans cette scène française en ébullition un retour de la prise de risques. "On a envie d'être surpris et en plus il y a ce +girl power+ qui est vraiment chouette, venu avec tout ce travail qu'on fait" autour de propositions singulières, signe d'une "très belle génération", salue-t-elle. . Myra: "Il faut qu'on se serre plus les coudes" Dans son premier album aux notes ensoleillées, Myra mêle sa voix chaude à une large palette musicale, entre groove R'n'B, rythmes latino et sonorités grecques, clin d'œil à ses racines paternelles. Disponible le 30 janvier, "Yapi" évoque ces maisons inachevées qui pullulent en Grèce. Mais ce terme populaire s'applique aussi au fait "d'être en chantier", explique l'artiste de 28 ans, elle-même "en construction". Actrice dans les séries "Plus belle la vie" et "HPI", elle a choisi de s'engager davantage dans la musique. "Je voulais vraiment être à l'initiative des projets que je défends", confie-t-elle. L'un des points-clés dans la carrière d'une femme dans la musique réside selon elle dans l'entourage. Or "pour s'entourer de manière saine, quand t'es une fille de 20 ans à peine, il faut écrémer plus de la moitié de la population", déplore Myra. Dix ans après ses débuts, elle explique travailler avec de nombreuses femmes, en coulisses. Mais "ça ne sert à rien de faire des équipes 100% féminines pour dire qu'on n'est qu'entre nanas", nuance-t-elle. L'important est "qu'il faut qu'on se serre plus les coudes, qu'on soit plus présentes les unes pour les autres."

23.01.2026 à 22:57

A Paris, la mode façon comédie musicale de Willy Chavarria

FRANCE24
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Pour ce nouveau vestiaire hivernal mixte, mélange de culture mexicano-américaine et de streetwear, le styliste a opté pour une mise en scène cinématographique, avec un décor représentant des rues des Etats-Unis du milieu du siècle dernier. Une Cadillac et une cabine téléphonique trônent notamment au milieu de l'immense salle. Le show a commencé par une performance musicale de la Chilienne Mon Laferte. De nombreux autres artistes se sont ensuite produits, comme le Portoricain Lunay, l'Italien Mahmood ou le groupe latino Santos Bravos. Parmi eux, les mannequins parmi lesquels Romeo Beckham et Farida Khelfa ont déambulé dans des vestes aux larges épaulettes et des pantalons amples ceinturés à la taille, inspirés des pachucos. Ces Mexicains nés aux Etats-Unis revendiquaient dans les années 1940 leurs origines à travers des vêtements très élégants et des chapeaux à large bord. Côté femmes, les manteaux sont très structurés, les robes près du corps, les jupes crayons et les pantalons cigarette, dans une esthétique à la fois affirmée et sensuelle. Le vestiaire urbain occupe également une place importante, avec des blousons en cuir, des bombers surdimensionnés, des pantalons larges ou des ensembles monochromes. La palette chromatique mêle des tons sombres (noir, marine, brun) à des éclats plus vibrants comme le rouge, le bleu électrique ou le rose profond. Un défilé spectaculaire sur la forme, mais plus sage sur le fond que ses deux précédents shows parisiens. Ouvertement militant, défenseur des migrants et pour les droits des personnes LGBT+, le créateur né en 1967 avait fait beaucoup parler en juin en mettant en scène plusieurs hommes tatoués, vêtus de blanc, agenouillés, dans une image qui rappelait les prisons au Salvador. Pour ses débuts dans la capitale, en janvier dernier, il avait fait résonner le discours pro-LGBT+ de l'évêque Mariann Budde lors de l'investiture du président américain Donald Trump. Ce nouveau défilé, baptisé "Eterno", est tourné vers la coexistence et la fraternité. "Nous sommes ensemble dans cette histoire. Tous. Et sans amour, sans les uns et les autres, nous sommes foutus. Alors, s'il vous plaît, soyez bons avec vos frères et sœurs", pouvait-on lire dans le livret distribué aux invités.
Lire plus (393 mots)
Pour ce nouveau vestiaire hivernal mixte, mélange de culture mexicano-américaine et de streetwear, le styliste a opté pour une mise en scène cinématographique, avec un décor représentant des rues des Etats-Unis du milieu du siècle dernier. Une Cadillac et une cabine téléphonique trônent notamment au milieu de l'immense salle. Le show a commencé par une performance musicale de la Chilienne Mon Laferte. De nombreux autres artistes se sont ensuite produits, comme le Portoricain Lunay, l'Italien Mahmood ou le groupe latino Santos Bravos. Parmi eux, les mannequins parmi lesquels Romeo Beckham et Farida Khelfa ont déambulé dans des vestes aux larges épaulettes et des pantalons amples ceinturés à la taille, inspirés des pachucos. Ces Mexicains nés aux Etats-Unis revendiquaient dans les années 1940 leurs origines à travers des vêtements très élégants et des chapeaux à large bord. Côté femmes, les manteaux sont très structurés, les robes près du corps, les jupes crayons et les pantalons cigarette, dans une esthétique à la fois affirmée et sensuelle. Le vestiaire urbain occupe également une place importante, avec des blousons en cuir, des bombers surdimensionnés, des pantalons larges ou des ensembles monochromes. La palette chromatique mêle des tons sombres (noir, marine, brun) à des éclats plus vibrants comme le rouge, le bleu électrique ou le rose profond. Un défilé spectaculaire sur la forme, mais plus sage sur le fond que ses deux précédents shows parisiens. Ouvertement militant, défenseur des migrants et pour les droits des personnes LGBT+, le créateur né en 1967 avait fait beaucoup parler en juin en mettant en scène plusieurs hommes tatoués, vêtus de blanc, agenouillés, dans une image qui rappelait les prisons au Salvador. Pour ses débuts dans la capitale, en janvier dernier, il avait fait résonner le discours pro-LGBT+ de l'évêque Mariann Budde lors de l'investiture du président américain Donald Trump. Ce nouveau défilé, baptisé "Eterno", est tourné vers la coexistence et la fraternité. "Nous sommes ensemble dans cette histoire. Tous. Et sans amour, sans les uns et les autres, nous sommes foutus. Alors, s'il vous plaît, soyez bons avec vos frères et sœurs", pouvait-on lire dans le livret distribué aux invités.

23.01.2026 à 22:45

JoeyStarr au tribunal face à son ex-manager: une histoire d'argent et d'amitié brisée

FRANCE24
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Pour celui qui a formé avec Kool Shen un des groupes majeurs du hip-hop des années 1990, Suprême NTM, la chose est entendue: Sébastien Farran, qui fut également le dernier manager de Johnny Hallyday, l'a escroqué au milieu des années 2010, en profitant de son "aversion pour les chiffres" et de la "confiance absolue" qu'il lui accordait. Les deux hommes se sont rencontrés un peu avant le premier album de Suprême NTM qui allait faire du jeune graffeur et danseur de Seine-Saint-Denis une immense star dans les années 1990. Rapidement, "il a pris les rênes de tout ça. C'est lui qui a géré le business", "monsieur s'occupait de tout", dit JoeyStarr. "Monsieur", donc, et plus "Terror Seb", le surnom de Sébastien Farran durant cette ère bénie de la scène hip-hop française, traversée côte à côte, créant ensemble le label B.O.S.S. Ce "Monsieur", c'est l'acte de décès de ce que le président du tribunal, Guillaume Daïeff, décrit comme "26 ans de compagnonnage" clos en 2014. Les quinquagénaires qui se font désormais face sont, selon le procureur, les représentants d'"un monde ancien", celui des rappeurs vieille formule qui exprimaient "un désintérêt complet pour l'aspect financier" de leur travail. Quitte à en laisser la maîtrise à d'autres en s'accommodant d'une rigueur gestionnaire catastrophique. Que des signatures aient été falsifiées au bas de deux contrats pour un événement et une campagne publicitaire, ou que des chèques aient été émis depuis le compte de l'artiste vers celui de sa société, Sébastien Farran ne le nie pas: "On signait absolument tout pour M. Morville, il ne signait rien". Mais JoeyStarr était au courant de tout, affirme-t-il. - "Je me faisais fumer" - Sa société, Lickshot, s'occupait du quotidien de l'artiste qui avait "des besoins importants", selon Sébastien Farran: courses, pensions alimentaires, loyers, y compris quand une tournée de reformation de Suprême NTM est annulée en raison des déboires judiciaires de l'artiste et que la situation financière devient compliquée. "Je ne l'ai pas lâché", dit-il. Selon l'avocat de Sébastien Farran, Thomas Klotz, les relevés bancaires montrent que les flux financiers s'équilibrent. Comment peut-il y avoir escroquerie s'il n'y a pas préjudice, demande-t-il. Sur les chèques signés à sa place, JoeyStarr concède qu'il était "parfois" au courant. "J'étais payé de la main à la main, je ne savais pas forcément à quoi ça correspondait", poursuit-il. Mais au final, assure Joey Starr, "je me faisais fumer", "il s'est carrément servi et comme je n'étais pas regardant..." "S'il avait des besoins financiers, je me chargeais de les couvrir. C'est comme ça qu'on fonctionnait", réplique Farran. Sans contrat. "J'ai passé 25 ans de ma vie avec lui, j'ai tout fait pour lui", dit l'ex-manager. "Y compris m'enfumer correctement", riposte JoeyStarr, dont la défense ne chiffre pas la somme qu'il estime lui avoir été volée. Depuis la séparation, "je n'ai plus de contrôle fiscal", "je vis mieux", dit JoeyStarr. "Peut-être que vous vous êtes un peu assagi", tente Guillaume Daïeff qui se tourne vers Sébastien Farran: quand il a commencé à s'occuper de Johnny Hallyday, n'aurait-il pas négligé son ami? "Nos relations ont commencé à se tendre", répond le prévenu. Selon le procureur, dans cette histoire "humainement sensible", le tribunal doit se concentrer sur la "simplicité juridique" de l'escroquerie et de la complicité de faux qui justifient que le tribunal condamne Sébastien Farran à 80.000 euros d'amende dont 25.000 avec sursis. Réponse le 23 février.
Texte intégral (619 mots)
Pour celui qui a formé avec Kool Shen un des groupes majeurs du hip-hop des années 1990, Suprême NTM, la chose est entendue: Sébastien Farran, qui fut également le dernier manager de Johnny Hallyday, l'a escroqué au milieu des années 2010, en profitant de son "aversion pour les chiffres" et de la "confiance absolue" qu'il lui accordait. Les deux hommes se sont rencontrés un peu avant le premier album de Suprême NTM qui allait faire du jeune graffeur et danseur de Seine-Saint-Denis une immense star dans les années 1990. Rapidement, "il a pris les rênes de tout ça. C'est lui qui a géré le business", "monsieur s'occupait de tout", dit JoeyStarr. "Monsieur", donc, et plus "Terror Seb", le surnom de Sébastien Farran durant cette ère bénie de la scène hip-hop française, traversée côte à côte, créant ensemble le label B.O.S.S. Ce "Monsieur", c'est l'acte de décès de ce que le président du tribunal, Guillaume Daïeff, décrit comme "26 ans de compagnonnage" clos en 2014. Les quinquagénaires qui se font désormais face sont, selon le procureur, les représentants d'"un monde ancien", celui des rappeurs vieille formule qui exprimaient "un désintérêt complet pour l'aspect financier" de leur travail. Quitte à en laisser la maîtrise à d'autres en s'accommodant d'une rigueur gestionnaire catastrophique. Que des signatures aient été falsifiées au bas de deux contrats pour un événement et une campagne publicitaire, ou que des chèques aient été émis depuis le compte de l'artiste vers celui de sa société, Sébastien Farran ne le nie pas: "On signait absolument tout pour M. Morville, il ne signait rien". Mais JoeyStarr était au courant de tout, affirme-t-il. - "Je me faisais fumer" - Sa société, Lickshot, s'occupait du quotidien de l'artiste qui avait "des besoins importants", selon Sébastien Farran: courses, pensions alimentaires, loyers, y compris quand une tournée de reformation de Suprême NTM est annulée en raison des déboires judiciaires de l'artiste et que la situation financière devient compliquée. "Je ne l'ai pas lâché", dit-il. Selon l'avocat de Sébastien Farran, Thomas Klotz, les relevés bancaires montrent que les flux financiers s'équilibrent. Comment peut-il y avoir escroquerie s'il n'y a pas préjudice, demande-t-il. Sur les chèques signés à sa place, JoeyStarr concède qu'il était "parfois" au courant. "J'étais payé de la main à la main, je ne savais pas forcément à quoi ça correspondait", poursuit-il. Mais au final, assure Joey Starr, "je me faisais fumer", "il s'est carrément servi et comme je n'étais pas regardant..." "S'il avait des besoins financiers, je me chargeais de les couvrir. C'est comme ça qu'on fonctionnait", réplique Farran. Sans contrat. "J'ai passé 25 ans de ma vie avec lui, j'ai tout fait pour lui", dit l'ex-manager. "Y compris m'enfumer correctement", riposte JoeyStarr, dont la défense ne chiffre pas la somme qu'il estime lui avoir été volée. Depuis la séparation, "je n'ai plus de contrôle fiscal", "je vis mieux", dit JoeyStarr. "Peut-être que vous vous êtes un peu assagi", tente Guillaume Daïeff qui se tourne vers Sébastien Farran: quand il a commencé à s'occuper de Johnny Hallyday, n'aurait-il pas négligé son ami? "Nos relations ont commencé à se tendre", répond le prévenu. Selon le procureur, dans cette histoire "humainement sensible", le tribunal doit se concentrer sur la "simplicité juridique" de l'escroquerie et de la complicité de faux qui justifient que le tribunal condamne Sébastien Farran à 80.000 euros d'amende dont 25.000 avec sursis. Réponse le 23 février.

23.01.2026 à 22:43

ICE: Quand la Maison blanche manipule les images avec l’IA

Marc PAUPE
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La Maison blanche est accusée d’avoir modifié la photo de l’arrestation d’une avocate, figure de proue de la lutte contre ICE la police anti-immigration dans le but de la faire paraitre en détresse. C’est vrai. Cette manipulation fait entrer la communication de la Maison Blanche dans une nouvelle dimension.
Texte intégral (619 mots)
La Maison blanche est accusée d’avoir modifié la photo de l’arrestation d’une avocate, figure de proue de la lutte contre ICE la police anti-immigration dans le but de la faire paraitre en détresse. C’est vrai. Cette manipulation fait entrer la communication de la Maison Blanche dans une nouvelle dimension.

23.01.2026 à 22:39

Ligue 1: le PSG s'en sort difficilement à Auxerre

FRANCE24
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Paris n'impressionne plus vraiment même en championnat mais a tout de même repris provisoirement la tête de la Ligue 1, avant le choc entre Lens et l'OM samedi soir. Coincée entre deux matches de Ligue des champions, cette rencontre avait essentiellement pour but de chasser les quelques doutes qui entourent l'équipe de Luis Enrique depuis le début de l'année 2026. Surtout avant d'affronter Newcastle mercredi lors de la dernière journée de la phase de ligue pour accrocher le top 8 et ne pas jouer les deux matches de barrages. Les doutes d'abord autour du gardien Lucas Chevalier, qui n'a pas été décisif mardi à Lisbonne, encaissant deux buts sur quatre tirs cadrés. Vendredi au stade l'Abbé-Deschamps (17.254 spectateurs), l'ancien Lillois a été peu inquiété et n'a pas eu à s'employer, les Auxerrois n'ayant cadré aucune frappe. La défense bis (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illya Zabarnyi) alignée par l'Espagnol a plutôt rassuré, réussissant à gérer les quelques occasions auxerroises. Cette rencontre était aussi le bon moment pour éloigner les crispations concernant l'attaque du PSG, moins efficace ces dernières semaines hormis lors du succès vendredi dernier contre Lille (3-0). Toujours avec une possession impressionnante (environ 70%), les Parisiens - face au bloc bas de la défense de l'AJA - ont de nouveau manqué des occasions qu'ils ne rataient pas au printemps dernier. le PSG "manque un peu de confiance" Après plus de quinze frappes et 80 minutes, le PSG a ouvert le score sur une belle inspiration d'Ousmane Dembélé qui a lancé en profondeur Bradley Barcola, lequel a eu enfin le bon geste pour tromper Donovan Leon (1-0, 80e). Avant cela, l'attaquant français a beaucoup fait de différences sans réussir son dernier geste (2e, 51, 63e), tout comme Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), pas assez dangereux. Sans Fabian Ruiz, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, Joao Neves, Lee Kang-in et Matvey Safonov, les joueurs de Luis Enrique ont une nouvelle fois dominé sans être vraiment dangereux hormis sur une action en fin de match, rappelant l'automne 2025. L'entrée à l'heure de jeu de Désiré Doué et d'Ousmane Dembélé a fait un peu de bien à l'attaque du PSG, qui n'a donc toujours pas été rassurante même face à l'AJA, relégable. Désiré Doué a confirmé qu'il ne traversait pas sa meilleure période en ratant une occasion trop facile pour son niveau (76e). "On est dans un très bon moment", a pourtant insisté jeudi Luis Enrique à la veille du déplacement dans l'Yonne, rappelant que "cette saison est particulière". Au fil des conférence de presse, l'entraîneur espagnol veut chasser les doutes en répétant à l'envi que son équipe se porte bien même elle enchaîne les matches sans impressionner. D'ailleurs, Luis Enrique a changé de discours vendredi soir à Auxerre: "Je crois que c'est très clair, c'est un moment particulier. On met la pression à Lens c'est l'essentiel, c'est difficile, il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions, cela a été compliqué", a admis l'Espagnol. L'inquiétude a-t-elle gagné les rangs du staff parisien ces dernières semaines ? "Bien sûr, comme coach quand tu vois que tu perds des ballons que normalement tu ne perds pas ... Si on avait perdu, la confiance aurait encore diminué", a-t-il reconnu.
Texte intégral (564 mots)
Paris n'impressionne plus vraiment même en championnat mais a tout de même repris provisoirement la tête de la Ligue 1, avant le choc entre Lens et l'OM samedi soir. Coincée entre deux matches de Ligue des champions, cette rencontre avait essentiellement pour but de chasser les quelques doutes qui entourent l'équipe de Luis Enrique depuis le début de l'année 2026. Surtout avant d'affronter Newcastle mercredi lors de la dernière journée de la phase de ligue pour accrocher le top 8 et ne pas jouer les deux matches de barrages. Les doutes d'abord autour du gardien Lucas Chevalier, qui n'a pas été décisif mardi à Lisbonne, encaissant deux buts sur quatre tirs cadrés. Vendredi au stade l'Abbé-Deschamps (17.254 spectateurs), l'ancien Lillois a été peu inquiété et n'a pas eu à s'employer, les Auxerrois n'ayant cadré aucune frappe. La défense bis (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illya Zabarnyi) alignée par l'Espagnol a plutôt rassuré, réussissant à gérer les quelques occasions auxerroises. Cette rencontre était aussi le bon moment pour éloigner les crispations concernant l'attaque du PSG, moins efficace ces dernières semaines hormis lors du succès vendredi dernier contre Lille (3-0). Toujours avec une possession impressionnante (environ 70%), les Parisiens - face au bloc bas de la défense de l'AJA - ont de nouveau manqué des occasions qu'ils ne rataient pas au printemps dernier. le PSG "manque un peu de confiance" Après plus de quinze frappes et 80 minutes, le PSG a ouvert le score sur une belle inspiration d'Ousmane Dembélé qui a lancé en profondeur Bradley Barcola, lequel a eu enfin le bon geste pour tromper Donovan Leon (1-0, 80e). Avant cela, l'attaquant français a beaucoup fait de différences sans réussir son dernier geste (2e, 51, 63e), tout comme Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), pas assez dangereux. Sans Fabian Ruiz, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, Joao Neves, Lee Kang-in et Matvey Safonov, les joueurs de Luis Enrique ont une nouvelle fois dominé sans être vraiment dangereux hormis sur une action en fin de match, rappelant l'automne 2025. L'entrée à l'heure de jeu de Désiré Doué et d'Ousmane Dembélé a fait un peu de bien à l'attaque du PSG, qui n'a donc toujours pas été rassurante même face à l'AJA, relégable. Désiré Doué a confirmé qu'il ne traversait pas sa meilleure période en ratant une occasion trop facile pour son niveau (76e). "On est dans un très bon moment", a pourtant insisté jeudi Luis Enrique à la veille du déplacement dans l'Yonne, rappelant que "cette saison est particulière". Au fil des conférence de presse, l'entraîneur espagnol veut chasser les doutes en répétant à l'envi que son équipe se porte bien même elle enchaîne les matches sans impressionner. D'ailleurs, Luis Enrique a changé de discours vendredi soir à Auxerre: "Je crois que c'est très clair, c'est un moment particulier. On met la pression à Lens c'est l'essentiel, c'est difficile, il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions, cela a été compliqué", a admis l'Espagnol. L'inquiétude a-t-elle gagné les rangs du staff parisien ces dernières semaines ? "Bien sûr, comme coach quand tu vois que tu perds des ballons que normalement tu ne perds pas ... Si on avait perdu, la confiance aurait encore diminué", a-t-il reconnu.

23.01.2026 à 22:37

Furcy, né libre : Abd al Malik raconte l’histoire de l’esclave devenu symbole de justice

FRANCE24
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Né esclave sur l’île Bourbon (La Réunion), Furcy Madeleine s’est battu pendant 27 ans pour faire reconnaître sa liberté. Son combat historique est porté aujourd’hui au cinéma par Abd al Malik, dans un film poignant, Furcy, né libre, inspiré du livre de Mohammed Aïssaoui. Avec son complice Mattéo Falkone, il prolonge cette œuvre par un album, Furcy Héritage. Entre mémoire, musique et révolte, une conversation essentielle sur la dignité, la République, et la justice.
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Né esclave sur l’île Bourbon (La Réunion), Furcy Madeleine s’est battu pendant 27 ans pour faire reconnaître sa liberté. Son combat historique est porté aujourd’hui au cinéma par Abd al Malik, dans un film poignant, Furcy, né libre, inspiré du livre de Mohammed Aïssaoui. Avec son complice Mattéo Falkone, il prolonge cette œuvre par un album, Furcy Héritage. Entre mémoire, musique et révolte, une conversation essentielle sur la dignité, la République, et la justice.

23.01.2026 à 22:37

Robbie Williams dépasse les Beatles au nombre d'albums classés numéro 1 au Royaume-Uni

FRANCE24
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"He's the one!", a salué l'Official Charts Company, en référence à une célèbre chanson ("She's the One") de l'ex-leader du boysband Take That. Depuis le succès de son premier album solo "Life Thru A Lens", sorti en 1997, Robbie Williams a placé 16 albums en tête des ventes et vendu environ 20 millions d'albums au Royaume-Uni. Le dernier en date, "Britpop", est sorti le 16 janvier dernier, et Robbie Williams l'a décrit comme "l'album qu'(il) avait voulu écrire et sortir après avoir quitté Take That en 1995". Il s'agit du premier album studio dévoilé depuis 2019 par le chanteur aux mélodies accrocheuses, alternant hymnes pop-rock énergiques et ballades romantiques. "Félicitations Robbie!", a commenté Martin Talbot, directeur général d'Official Charts. "Même le jeune homme de 16 ans, sûr de lui et originaire de Stoke-on-Trent, n'aurait jamais cru cela possible lorsqu'il a rejoint Take That en 1990. Et pourtant, le voilà au sommet du monde, l'artiste ayant vendu le plus d'albums au Royaume-Uni de tous les temps!", a-t-il ajouté. Outre les Beatles (15 albums numéro 1), Robbie Williams devance les Rolling Stones (14), Taylor Swift (14) et Elvis Presley (13) dans ce classement. Parmi les seize disques qu'il a placés en tête des charts, trois sont des compilations, et l'un "Better Man", sorti en 2025, est la bande originale du film éponyme inspiré de la vie du chanteur qui y était incarné par un chimpanzé. Un seul de ses album studio n'a pas atteint la place de numéro 1: "Reality Killed The Video Star", sorti en 2009, qui avait atteint la 2e place. En 35 ans de carrière, Robbie Williams a vendu plus de 80 millions d'albums au total dans le monde.
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"He's the one!", a salué l'Official Charts Company, en référence à une célèbre chanson ("She's the One") de l'ex-leader du boysband Take That. Depuis le succès de son premier album solo "Life Thru A Lens", sorti en 1997, Robbie Williams a placé 16 albums en tête des ventes et vendu environ 20 millions d'albums au Royaume-Uni. Le dernier en date, "Britpop", est sorti le 16 janvier dernier, et Robbie Williams l'a décrit comme "l'album qu'(il) avait voulu écrire et sortir après avoir quitté Take That en 1995". Il s'agit du premier album studio dévoilé depuis 2019 par le chanteur aux mélodies accrocheuses, alternant hymnes pop-rock énergiques et ballades romantiques. "Félicitations Robbie!", a commenté Martin Talbot, directeur général d'Official Charts. "Même le jeune homme de 16 ans, sûr de lui et originaire de Stoke-on-Trent, n'aurait jamais cru cela possible lorsqu'il a rejoint Take That en 1990. Et pourtant, le voilà au sommet du monde, l'artiste ayant vendu le plus d'albums au Royaume-Uni de tous les temps!", a-t-il ajouté. Outre les Beatles (15 albums numéro 1), Robbie Williams devance les Rolling Stones (14), Taylor Swift (14) et Elvis Presley (13) dans ce classement. Parmi les seize disques qu'il a placés en tête des charts, trois sont des compilations, et l'un "Better Man", sorti en 2025, est la bande originale du film éponyme inspiré de la vie du chanteur qui y était incarné par un chimpanzé. Un seul de ses album studio n'a pas atteint la place de numéro 1: "Reality Killed The Video Star", sorti en 2009, qui avait atteint la 2e place. En 35 ans de carrière, Robbie Williams a vendu plus de 80 millions d'albums au total dans le monde.

23.01.2026 à 22:35

Pollution "extrême" à Sarajevo, l'état d'alerte déclaré

FRANCE24
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Les pics de pollution sont fréquents dans la capitale bosnienne, 400.000 habitants et entourée de montagnes, notamment lors des période d'inversion thermique, lorsqu'une couche d'air chaud se forme au-dessus d'une couche d'air froid, agissant comme un couvercle. Les chauffages individuels au bois et au charbon sont la source la plus importante de ces émissions, ainsi que le parc automobile. Jeudi, l'indice de la qualité d'air était donc de 462 en fin de matinée, dans la catégorie "dangereux". Les concentrations journalières de particules fines ont été jeudi les plus importantes depuis le début de l'hiver, et risquent de se maintenir à ce niveau vendredi aussi, explique à l'AFP Enis Krecinic, expert chargé de l'environnement à l'Institut météorologique de Sarajevo. "Dans notre classement aussi, qui connaît six catégories de qualité d'air, l'indice est le pire possible, c'est-à-dire dans la catégorie 6", celle de l'air "extrêmement pollué", ajoute l'expert. "Sur la plupart des stations de mesure à Sarajevo, les concentrations journalières moyennes de MP10 (particules fines de diamètre inférieur ou égal à 10 micromètres, ndlr) ont été supérieures à 200 µg/m3. Précisément, entre 230 à 270 µg/m3. Il s'agit de records de la saison", dit encore M. Krecinic, précisant que le seuil toléré est de 50 µg/m3. Selon une étude publiée en décembre 2025 par l'Agence européenne pour l'environnement, avec 199 décès prématurés en Bosnie sur 100.000 habitants en 2023 à cause des particules fines, la Bosnie est parmi les pires élèves du continent.
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Les pics de pollution sont fréquents dans la capitale bosnienne, 400.000 habitants et entourée de montagnes, notamment lors des période d'inversion thermique, lorsqu'une couche d'air chaud se forme au-dessus d'une couche d'air froid, agissant comme un couvercle. Les chauffages individuels au bois et au charbon sont la source la plus importante de ces émissions, ainsi que le parc automobile. Jeudi, l'indice de la qualité d'air était donc de 462 en fin de matinée, dans la catégorie "dangereux". Les concentrations journalières de particules fines ont été jeudi les plus importantes depuis le début de l'hiver, et risquent de se maintenir à ce niveau vendredi aussi, explique à l'AFP Enis Krecinic, expert chargé de l'environnement à l'Institut météorologique de Sarajevo. "Dans notre classement aussi, qui connaît six catégories de qualité d'air, l'indice est le pire possible, c'est-à-dire dans la catégorie 6", celle de l'air "extrêmement pollué", ajoute l'expert. "Sur la plupart des stations de mesure à Sarajevo, les concentrations journalières moyennes de MP10 (particules fines de diamètre inférieur ou égal à 10 micromètres, ndlr) ont été supérieures à 200 µg/m3. Précisément, entre 230 à 270 µg/m3. Il s'agit de records de la saison", dit encore M. Krecinic, précisant que le seuil toléré est de 50 µg/m3. Selon une étude publiée en décembre 2025 par l'Agence européenne pour l'environnement, avec 199 décès prématurés en Bosnie sur 100.000 habitants en 2023 à cause des particules fines, la Bosnie est parmi les pires élèves du continent.

23.01.2026 à 22:29

TikTok aux Etats-Unis passe sous contrôle américain : les enjeux du montage

FRANCE24
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Quel impact pour les utilisateurs ? On ignore encore si les 200 millions d'utilisateurs aux États-Unis remarqueront un changement. Les utilisateurs n'ont pas eu besoin de télécharger une nouvelle application, bien qu'ils aient été invités à accepter de nouvelles conditions d'utilisation sur leur localisation et l'usage de leurs données. Au cœur du conflit originel se trouve le puissant algorithme de TikTok, dont les législateurs américains craignaient qu'il ne soit utilisé comme une arme de collecte de données ou de propagande par le gouvernement chinois. Les nouveaux propriétaires ont promis de "réentraîner" la formule secrète qui fait tourner l'application, mais l'impact sur l'expérience utilisateur reste inconnu. TikTok assure que les utilisateurs américains vivront toujours une "expérience TikTok mondiale", ce qui signifie que les créateurs américains pourront toujours être découverts à l'international et que les entreprises pourront opérer partout dans le monde. Cependant, cet algorithme spécifique aux États-Unis soulève des interrogations. "Des questions subsistent sur la manière dont cette nouvelle entité interagira avec les autres versions de TikTok dans le monde", explique Jennifer Huddleston, de l'Institut CATO à Washington. Elle s'interroge également sur "l'ampleur de l'influence que le gouvernement américain pourrait exercer sur l'algorithme et sur les préoccupations relatives à la liberté d'expression que l'arrangement pourrait susciter". Un des principaux investisseurs de la nouvelle entité est le multimilliardaire Larry Ellison, un proche du président Donald Trump, qui finance également la récente prise de contrôle de Paramount par son fils David et l'offre de rachat de Warner Bros. Ce qui donnerait à la famille un pouvoir sans précédent sur les médias américains. Les influenceurs surveillent la situation de près, car leur popularité et leurs revenus dépendent des mystérieux rouages de l'algorithme. Certains ont déjà migré vers d'autres plateformes, frustrés ou anxieux face aux turbulences politiques. Quel impact pour TikTok ? Avant l'entrée en fonction de Donald Trump, le sort de TikTok aux États-Unis semblait pourtant scellé dans le marbre d'une loi du Congrès. L'application avait même été brièvement désactivée dans le pays, son plus grand marché, après avoir épuisé les recours judiciaires. Jusqu'à ce que Donald Trump finisse par lui venir en aide. "TikTok reste incroyablement populaire aux États-Unis, mais fait face à une concurrence plus forte que jamais, particulièrement de la part d'Instagram", souligne Minda Smiley, analyste chez Emarketer. L'algorithme qui a enflammé le monde il y a cinq ans n'est plus unique. Instagram Reels et YouTube Shorts proposent désormais des expériences similaires de défilement infini de vidéos courtes, captant l'attention et attirant les annonceurs à une échelle comparable. Selon Emarketer, bien que les utilisateurs américains restent plus longtemps en moyenne sur TikTok que sur d'autres réseaux, ce temps diminue chaque année, signe que l'application peine à les retenir. Quel impact pour la sécurité nationale ? La cession a peut-être satisfait l'administration Trump, reste à voir si elle satisfera les élus qui ont voté la loi l'exigeant, prévient Andrew Selepak, professeur de médias à l'Université de Floride. "L'accord TikTok n'a amélioré la confidentialité d'absolument personne et n'a rien fait pour renforcer la sécurité nationale", dénonce Kate Ruane, du Center for Democracy & Technology à Washington. La maison mère chinoise ByteDance détient désormais un peu moins de 20 % de la coentreprise américaine, nommée "TikTok USDS Joint Venture LLC", le reste étant réparti entre plusieurs sociétés majoritairement américaines. Le nouveau montage prévoit que des fonctions clés comme le commerce en ligne et le marketing aux Etats-Unis resteront sous le contrôle seul de ByteDance, ce qui pourrait s'avérer problématique. "Je ne vois pas comment vous pouvez faire du commerce en ligne sans collecter des données des utilisateurs américains", s'interroge Andrew Selepak. John Moolenaar, le président républicain de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, a promis d'exercer une surveillance étroite, signalant de potentielles difficultés à venir. Pour Carl Tobias, de la faculté de droit de l'Université de Richmond, "il semble que Donald Trump ait simplement mis de côté tout ce que le Congrès visait en matière de sécurité nationale".
Texte intégral (722 mots)
Quel impact pour les utilisateurs ? On ignore encore si les 200 millions d'utilisateurs aux États-Unis remarqueront un changement. Les utilisateurs n'ont pas eu besoin de télécharger une nouvelle application, bien qu'ils aient été invités à accepter de nouvelles conditions d'utilisation sur leur localisation et l'usage de leurs données. Au cœur du conflit originel se trouve le puissant algorithme de TikTok, dont les législateurs américains craignaient qu'il ne soit utilisé comme une arme de collecte de données ou de propagande par le gouvernement chinois. Les nouveaux propriétaires ont promis de "réentraîner" la formule secrète qui fait tourner l'application, mais l'impact sur l'expérience utilisateur reste inconnu. TikTok assure que les utilisateurs américains vivront toujours une "expérience TikTok mondiale", ce qui signifie que les créateurs américains pourront toujours être découverts à l'international et que les entreprises pourront opérer partout dans le monde. Cependant, cet algorithme spécifique aux États-Unis soulève des interrogations. "Des questions subsistent sur la manière dont cette nouvelle entité interagira avec les autres versions de TikTok dans le monde", explique Jennifer Huddleston, de l'Institut CATO à Washington. Elle s'interroge également sur "l'ampleur de l'influence que le gouvernement américain pourrait exercer sur l'algorithme et sur les préoccupations relatives à la liberté d'expression que l'arrangement pourrait susciter". Un des principaux investisseurs de la nouvelle entité est le multimilliardaire Larry Ellison, un proche du président Donald Trump, qui finance également la récente prise de contrôle de Paramount par son fils David et l'offre de rachat de Warner Bros. Ce qui donnerait à la famille un pouvoir sans précédent sur les médias américains. Les influenceurs surveillent la situation de près, car leur popularité et leurs revenus dépendent des mystérieux rouages de l'algorithme. Certains ont déjà migré vers d'autres plateformes, frustrés ou anxieux face aux turbulences politiques. Quel impact pour TikTok ? Avant l'entrée en fonction de Donald Trump, le sort de TikTok aux États-Unis semblait pourtant scellé dans le marbre d'une loi du Congrès. L'application avait même été brièvement désactivée dans le pays, son plus grand marché, après avoir épuisé les recours judiciaires. Jusqu'à ce que Donald Trump finisse par lui venir en aide. "TikTok reste incroyablement populaire aux États-Unis, mais fait face à une concurrence plus forte que jamais, particulièrement de la part d'Instagram", souligne Minda Smiley, analyste chez Emarketer. L'algorithme qui a enflammé le monde il y a cinq ans n'est plus unique. Instagram Reels et YouTube Shorts proposent désormais des expériences similaires de défilement infini de vidéos courtes, captant l'attention et attirant les annonceurs à une échelle comparable. Selon Emarketer, bien que les utilisateurs américains restent plus longtemps en moyenne sur TikTok que sur d'autres réseaux, ce temps diminue chaque année, signe que l'application peine à les retenir. Quel impact pour la sécurité nationale ? La cession a peut-être satisfait l'administration Trump, reste à voir si elle satisfera les élus qui ont voté la loi l'exigeant, prévient Andrew Selepak, professeur de médias à l'Université de Floride. "L'accord TikTok n'a amélioré la confidentialité d'absolument personne et n'a rien fait pour renforcer la sécurité nationale", dénonce Kate Ruane, du Center for Democracy & Technology à Washington. La maison mère chinoise ByteDance détient désormais un peu moins de 20 % de la coentreprise américaine, nommée "TikTok USDS Joint Venture LLC", le reste étant réparti entre plusieurs sociétés majoritairement américaines. Le nouveau montage prévoit que des fonctions clés comme le commerce en ligne et le marketing aux Etats-Unis resteront sous le contrôle seul de ByteDance, ce qui pourrait s'avérer problématique. "Je ne vois pas comment vous pouvez faire du commerce en ligne sans collecter des données des utilisateurs américains", s'interroge Andrew Selepak. John Moolenaar, le président républicain de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, a promis d'exercer une surveillance étroite, signalant de potentielles difficultés à venir. Pour Carl Tobias, de la faculté de droit de l'Université de Richmond, "il semble que Donald Trump ait simplement mis de côté tout ce que le Congrès visait en matière de sécurité nationale".

23.01.2026 à 21:47

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dénonce la répression "sans précédent" en Iran

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Les 47 membres de cet organisme se sont alarmés dans une résolution de "l'ampleur sans précédent de la violente répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité" dans ce pays. Par 25 voix pour, sept contre et 15 abstentions, le Conseil a décidé de prolonger et d'élargir le mandat des enquêteurs indépendants chargés de recueillir des preuves afin d'établir les responsabilités dans les violations des droits humains en Iran. "Un climat de peur et d'impunité systématique est intolérable", a déclaré à cette occasion l'ambassadeur d'Islande, Einar Gunnarsson. Les victimes, "les morts et les survivants, méritent la vérité et la justice", a-t-il poursuivi. Pour ce faire, les membres du Conseil ont prolongé d'un an le mandat du rapporteur spécial sur l'Iran. Ils ont en outre reconduit pour deux ans une mission d'enquête distincte, mise en place en novembre 2022 à la suite de la répression en Iran d'une vague de manifestations déclenchée par la mort en détention de la jeune Iranienne Mahsa Amini. La résolution l'habilite à examiner "les allégations de graves violations des droits de l'homme, récentes et en cours, ainsi que les crimes commis en lien avec les manifestations". Son vote est intervenu à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme, convoquée à la demande du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Islande, de la Moldavie et de la Macédoine du Nord mais vivement critiquée par l'Iran. -"Munitions réelles"- Dans son discours d'ouverture devant le Conseil, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé les autorités iraniennes à "reconsidérer leur position, à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées". "J'exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement par les autorités iraniennes. Et j'appelle à un moratoire complet sur la peine de mort", a poursuivi le responsable onusien. Il a raconté comment les forces de sécurité avaient tiré avec des "munitions réelles" sur les manifestants, déplorant la mort de "milliers" de personnes, dont des enfants. Mercredi, les autorités iraniennes ont donné un premier bilan de 3.117 morts, affirmant toutefois que la grande majorité (2.427) sont des "martyrs", soit des membres des forces de sécurité ou des passants et non des "émeutiers" comme sont qualifiés les manifestants. Human Rights Activists News Agency (HRANA), une organisation ayant son siège aux Etats-Unis, parle quant à elle de 5.002 morts, principalement des manifestants, et d'au moins 26.852 arrestations. De son côté, l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui siège en Norvège, a confirmé que 3.428 manifestants avaient péri mais craint un bilan final de 25.000 morts. Selon M. Türk, "les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de +terroristes+, d'+ennemis de l'État+ et d'+agents étrangers+". "Rien de tout cela ne saurait justifier le recours à un usage excessif, inutile et disproportionné de la force, ni réduire l'obligation du gouvernement de garantir le respect des procédures légales et la transparence des enquêtes", a-t-il ajouté. Les manifestations ont désormais largement cessé mais si "les massacres dans les rues iraniennes ont peut-être diminué (...) la brutalité, quant à elle, persiste", a averti M. Türk. "Je suis profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes concernant la possibilité d'exécuter les personnes détenues dans le cadre des manifestations", a-t-il encore dit.
Texte intégral (600 mots)
Les 47 membres de cet organisme se sont alarmés dans une résolution de "l'ampleur sans précédent de la violente répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité" dans ce pays. Par 25 voix pour, sept contre et 15 abstentions, le Conseil a décidé de prolonger et d'élargir le mandat des enquêteurs indépendants chargés de recueillir des preuves afin d'établir les responsabilités dans les violations des droits humains en Iran. "Un climat de peur et d'impunité systématique est intolérable", a déclaré à cette occasion l'ambassadeur d'Islande, Einar Gunnarsson. Les victimes, "les morts et les survivants, méritent la vérité et la justice", a-t-il poursuivi. Pour ce faire, les membres du Conseil ont prolongé d'un an le mandat du rapporteur spécial sur l'Iran. Ils ont en outre reconduit pour deux ans une mission d'enquête distincte, mise en place en novembre 2022 à la suite de la répression en Iran d'une vague de manifestations déclenchée par la mort en détention de la jeune Iranienne Mahsa Amini. La résolution l'habilite à examiner "les allégations de graves violations des droits de l'homme, récentes et en cours, ainsi que les crimes commis en lien avec les manifestations". Son vote est intervenu à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme, convoquée à la demande du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Islande, de la Moldavie et de la Macédoine du Nord mais vivement critiquée par l'Iran. -"Munitions réelles"- Dans son discours d'ouverture devant le Conseil, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé les autorités iraniennes à "reconsidérer leur position, à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées". "J'exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement par les autorités iraniennes. Et j'appelle à un moratoire complet sur la peine de mort", a poursuivi le responsable onusien. Il a raconté comment les forces de sécurité avaient tiré avec des "munitions réelles" sur les manifestants, déplorant la mort de "milliers" de personnes, dont des enfants. Mercredi, les autorités iraniennes ont donné un premier bilan de 3.117 morts, affirmant toutefois que la grande majorité (2.427) sont des "martyrs", soit des membres des forces de sécurité ou des passants et non des "émeutiers" comme sont qualifiés les manifestants. Human Rights Activists News Agency (HRANA), une organisation ayant son siège aux Etats-Unis, parle quant à elle de 5.002 morts, principalement des manifestants, et d'au moins 26.852 arrestations. De son côté, l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui siège en Norvège, a confirmé que 3.428 manifestants avaient péri mais craint un bilan final de 25.000 morts. Selon M. Türk, "les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de +terroristes+, d'+ennemis de l'État+ et d'+agents étrangers+". "Rien de tout cela ne saurait justifier le recours à un usage excessif, inutile et disproportionné de la force, ni réduire l'obligation du gouvernement de garantir le respect des procédures légales et la transparence des enquêtes", a-t-il ajouté. Les manifestations ont désormais largement cessé mais si "les massacres dans les rues iraniennes ont peut-être diminué (...) la brutalité, quant à elle, persiste", a averti M. Türk. "Je suis profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes concernant la possibilité d'exécuter les personnes détenues dans le cadre des manifestations", a-t-il encore dit.
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