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19.03.2026 à 23:58

Ligue Europa : Lille prend la porte face à Aston Villa, Lyon éliminé par le Celta

FRANCE 24
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Lille a été battu 2-0 jeudi par Aston Villa, ce qui met fin à son rêve européen avant les quarts de finale de Ligue Europa. De son côté, Lyon a aussi été éliminé dès les huitièmesde finale en perdant 2-0 face au Celta Vigo.
Lille a été battu 2-0 jeudi par Aston Villa, ce qui met fin à son rêve européen avant les quarts de finale de Ligue Europa. De son côté, Lyon a aussi été éliminé dès les huitièmesde finale en perdant 2-0 face au Celta Vigo.

19.03.2026 à 23:47

A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark

FRANCE24
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Ni vraiment urbaine, ni totalement rurale, cette ville proprette de 64.000 habitants - la huitième du pays - est au croisement des grands axes routiers et ferroviaires qui relient le Jutland, la partie continentale du Danemark, aux îles de l'est, où se trouve Copenhague. Une multitude d'affiches électorales habillent les rues clairsemées du centre-ville, où beaucoup de boutiques ferment sans être remplacées. "Il y a énormément de magasins vides", déplore Per Hansen, fleuriste de 54 ans. "Les gens n'osent pas se lancer, parce que ça coûte cher, et beaucoup de banques hésitent aussi à accorder des prêts". Cet entrepreneur, installé depuis 2001, aimerait un coup de pouce du prochain gouvernement pour revitaliser le commerce local, menacé d'un côté par la vente en ligne et les centres commerciaux et de l'autre par la hausse des prix. "Les prix augmentent, et parfois les consommateurs ne comprennent pas que le prix des fleurs grimpe", dit-il. "La guerre au Moyen-Orient en ce moment fait aussi grimper le prix du pétrole et du carburant, donc ça coûte plus cher au camion hollandais d'amener les fleurs au Danemark". "Malgré tout, ça va" Wahida Abdul Mutaleb, une Afghane de 42 ans, reconnaît avoir du mal à joindre les deux bouts. "Nous devons économiser pour vivre", confie-t-elle. "Malgré tout, ça va…", assure cette mère de quatre enfants entre 13 et 20 ans, qui met un point d'honneur à s'investir dans la vie de la commune où la famille est arrivée il y 12 ans. A ses débuts, elle a fréquenté la Maison des Bénévoles, une association qui dépend du Conseil danois pour les Réfugiés, où elle a reçu de l'aide pour apprendre le danois et naviguer dans la société du petit pays scandinave. Elle y est elle-même bénévole aujourd'hui. Musulmane, la quadragénaire assure n'avoir "jamais vécu de mauvaises expériences". "Quand j'ai commencé à l’école de langue et que j'ai essayé d'apprendre un peu de danois, j'ai toujours reçu des sourires, beaucoup de patience". En "politique nationale, certains partis ont des positions très dures vis-à-vis des réfugiés et des immigrés. Ces mêmes partis siègent ici, dans la salle du conseil municipal, et je n'ai jamais entendu aucun d'entre eux parler de réfugiés depuis huit, neuf ans que j'y siège", confirme le maire de la ville, le libéral Jakob Ville. "Je pense que cela tient au fait que, lorsqu'il s'agit du Parlement, on s'adresse aux émotions". Pragmatisme Pour lui, les habitants de Kolding sont pragmatiques. "Ce qui est important, c'est que, quand mon père et ma mère iront en maison de retraite, ils puissent recevoir les services dont ils ont besoin. Et peu m'importe à mon père et à ma mère que ce soit quelqu'un qui parle danois", souligne l'élu local. A l'échelle nationale, les partis ne cessent pourtant la surenchère : les sociaux-démocrates veulent faciliter retours et expulsions tandis que le parti du Peuple danois (extrême droite) pousse pour la "remigration". Les sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen, au pouvoir depuis 2019, sont en tête des sondages avec 21,5% des intentions de vote, en net recul par rapport à 2022. Pour Margit Vestbjerg, qui préside la Maison des Bénévoles, certains groupes, principalement des Syriens, "se sentent plus en insécurité". "C'est lié au fait que l'on remet en question leur droit de rester ici (...). Il est constamment question de séjour temporaire. Et il y a aussi de plus en plus de responsables politiques qui parlent ouvertement de les renvoyer chez eux", explique-t-elle. Social-démocrate depuis toujours, Michael Jensen, ouvrier chez Alfa-Laval en semi-retraite, juge que la politique d'intégration danoise est un échec. "Elle ne s'est certainement pas améliorée. Elle a même clairement empiré" bougonne-t-il. Pour le maire, la source des appréhensions de ses administrés est à chercher ailleurs, dans la situation géopolitique, entre la guerre en Ukraine et l'appétence de Donald Trump pour le Groenland, territoire autonome danois. "Il y a une forme d’angoisse dans notre société en ce moment", dit-il. "Lors de la campagne pour les élections municipales en novembre, beaucoup de personnes qui ont commencé à demander : +où se trouvent nos abris ? Où pourrions-nous aller ?+ Je n’avais jamais entendu cette question auparavant".
Texte intégral (737 mots)
Ni vraiment urbaine, ni totalement rurale, cette ville proprette de 64.000 habitants - la huitième du pays - est au croisement des grands axes routiers et ferroviaires qui relient le Jutland, la partie continentale du Danemark, aux îles de l'est, où se trouve Copenhague. Une multitude d'affiches électorales habillent les rues clairsemées du centre-ville, où beaucoup de boutiques ferment sans être remplacées. "Il y a énormément de magasins vides", déplore Per Hansen, fleuriste de 54 ans. "Les gens n'osent pas se lancer, parce que ça coûte cher, et beaucoup de banques hésitent aussi à accorder des prêts". Cet entrepreneur, installé depuis 2001, aimerait un coup de pouce du prochain gouvernement pour revitaliser le commerce local, menacé d'un côté par la vente en ligne et les centres commerciaux et de l'autre par la hausse des prix. "Les prix augmentent, et parfois les consommateurs ne comprennent pas que le prix des fleurs grimpe", dit-il. "La guerre au Moyen-Orient en ce moment fait aussi grimper le prix du pétrole et du carburant, donc ça coûte plus cher au camion hollandais d'amener les fleurs au Danemark". "Malgré tout, ça va" Wahida Abdul Mutaleb, une Afghane de 42 ans, reconnaît avoir du mal à joindre les deux bouts. "Nous devons économiser pour vivre", confie-t-elle. "Malgré tout, ça va…", assure cette mère de quatre enfants entre 13 et 20 ans, qui met un point d'honneur à s'investir dans la vie de la commune où la famille est arrivée il y 12 ans. A ses débuts, elle a fréquenté la Maison des Bénévoles, une association qui dépend du Conseil danois pour les Réfugiés, où elle a reçu de l'aide pour apprendre le danois et naviguer dans la société du petit pays scandinave. Elle y est elle-même bénévole aujourd'hui. Musulmane, la quadragénaire assure n'avoir "jamais vécu de mauvaises expériences". "Quand j'ai commencé à l’école de langue et que j'ai essayé d'apprendre un peu de danois, j'ai toujours reçu des sourires, beaucoup de patience". En "politique nationale, certains partis ont des positions très dures vis-à-vis des réfugiés et des immigrés. Ces mêmes partis siègent ici, dans la salle du conseil municipal, et je n'ai jamais entendu aucun d'entre eux parler de réfugiés depuis huit, neuf ans que j'y siège", confirme le maire de la ville, le libéral Jakob Ville. "Je pense que cela tient au fait que, lorsqu'il s'agit du Parlement, on s'adresse aux émotions". Pragmatisme Pour lui, les habitants de Kolding sont pragmatiques. "Ce qui est important, c'est que, quand mon père et ma mère iront en maison de retraite, ils puissent recevoir les services dont ils ont besoin. Et peu m'importe à mon père et à ma mère que ce soit quelqu'un qui parle danois", souligne l'élu local. A l'échelle nationale, les partis ne cessent pourtant la surenchère : les sociaux-démocrates veulent faciliter retours et expulsions tandis que le parti du Peuple danois (extrême droite) pousse pour la "remigration". Les sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen, au pouvoir depuis 2019, sont en tête des sondages avec 21,5% des intentions de vote, en net recul par rapport à 2022. Pour Margit Vestbjerg, qui préside la Maison des Bénévoles, certains groupes, principalement des Syriens, "se sentent plus en insécurité". "C'est lié au fait que l'on remet en question leur droit de rester ici (...). Il est constamment question de séjour temporaire. Et il y a aussi de plus en plus de responsables politiques qui parlent ouvertement de les renvoyer chez eux", explique-t-elle. Social-démocrate depuis toujours, Michael Jensen, ouvrier chez Alfa-Laval en semi-retraite, juge que la politique d'intégration danoise est un échec. "Elle ne s'est certainement pas améliorée. Elle a même clairement empiré" bougonne-t-il. Pour le maire, la source des appréhensions de ses administrés est à chercher ailleurs, dans la situation géopolitique, entre la guerre en Ukraine et l'appétence de Donald Trump pour le Groenland, territoire autonome danois. "Il y a une forme d’angoisse dans notre société en ce moment", dit-il. "Lors de la campagne pour les élections municipales en novembre, beaucoup de personnes qui ont commencé à demander : +où se trouvent nos abris ? Où pourrions-nous aller ?+ Je n’avais jamais entendu cette question auparavant".

19.03.2026 à 23:29

Italie : Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans

FRANCE24
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Ce sénateur et ami de l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qu'il avait contribué à porter au pouvoir, avait réussi à faire de son petit parti régional un acteur majeur de la vie politique italienne, avant d'être rattrapé par des problèmes de santé et un scandale de corruption. "Bossi, avec sa passion politique, a marqué une étape importante dans l'histoire de l'Italie et apporté une contribution fondamentale" à la construction de la droite italienne, a déclaré la Première ministre d'extrême droite Giorgia Meloni sur X sa "contribution fondamentale". Le président Sergio Mattarella l'a de son côté décrit comme "un leader passionné et un démocrate sincère". Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, aujourd'hui à la tête du parti Forza Italia fondé par Silvio Berlusconi, l'a décrit sur X comme "une personnalité clé dans les changements apportés à l'Italie". Umberto Bossi est mort à Varese, dans le nord du pays, après avoir été admis en soins intensifs à l'hôpital, selon les médias. Connu pour ses saillies provocantes, il avait fondé le parti sécessionniste de la Ligue du Nord dans les années 1980 et avait passé l'essentiel de sa carrière à se battre contre la "Rome corrompue". Sa carrière politique a été longue, et il a exercé des mandats durant près de trente ans dans l'un ou l'autre des chambres du Parlement italien. A ses débuts, la Ligue du Nord appelait le nord prospère du pays à faire sécession du sud, plus pauvre. Devenu un proche allié de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi a obtenu une participation de son parti à chacun de ses gouvernements. Victime d'un AVC en 2004 qui l'avait un temps écarté de la politique, il était revenu sur le devant de la scène, ciblant notamment les migrants, un des thèmes de prédilection de sa formation. Des accusations de corruption l'avaient forcé à démissionner de la tête du parti en 2012, et il avait été condamné cinq ans plus tard à deux ans de prison, un verdict par la suite annulé. Matteo Salvini, actuel vice-Premier ministre, a pris la tête du parti en 2013, en changeant le nom pour ne garder que La Ligue, afin de gagner des voix dans l'ensemble de l'Italie. Il a assuré sur X que La Ligue "continuerait sur le chemin tracé (par Umberto Bossi) : celui de la liberté". Le parti fait aujourd'hui partie de la coalition de droite radicale au pouvoir en Italie.
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Ce sénateur et ami de l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qu'il avait contribué à porter au pouvoir, avait réussi à faire de son petit parti régional un acteur majeur de la vie politique italienne, avant d'être rattrapé par des problèmes de santé et un scandale de corruption. "Bossi, avec sa passion politique, a marqué une étape importante dans l'histoire de l'Italie et apporté une contribution fondamentale" à la construction de la droite italienne, a déclaré la Première ministre d'extrême droite Giorgia Meloni sur X sa "contribution fondamentale". Le président Sergio Mattarella l'a de son côté décrit comme "un leader passionné et un démocrate sincère". Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, aujourd'hui à la tête du parti Forza Italia fondé par Silvio Berlusconi, l'a décrit sur X comme "une personnalité clé dans les changements apportés à l'Italie". Umberto Bossi est mort à Varese, dans le nord du pays, après avoir été admis en soins intensifs à l'hôpital, selon les médias. Connu pour ses saillies provocantes, il avait fondé le parti sécessionniste de la Ligue du Nord dans les années 1980 et avait passé l'essentiel de sa carrière à se battre contre la "Rome corrompue". Sa carrière politique a été longue, et il a exercé des mandats durant près de trente ans dans l'un ou l'autre des chambres du Parlement italien. A ses débuts, la Ligue du Nord appelait le nord prospère du pays à faire sécession du sud, plus pauvre. Devenu un proche allié de Silvio Berlusconi, Umberto Bossi a obtenu une participation de son parti à chacun de ses gouvernements. Victime d'un AVC en 2004 qui l'avait un temps écarté de la politique, il était revenu sur le devant de la scène, ciblant notamment les migrants, un des thèmes de prédilection de sa formation. Des accusations de corruption l'avaient forcé à démissionner de la tête du parti en 2012, et il avait été condamné cinq ans plus tard à deux ans de prison, un verdict par la suite annulé. Matteo Salvini, actuel vice-Premier ministre, a pris la tête du parti en 2013, en changeant le nom pour ne garder que La Ligue, afin de gagner des voix dans l'ensemble de l'Italie. Il a assuré sur X que La Ligue "continuerait sur le chemin tracé (par Umberto Bossi) : celui de la liberté". Le parti fait aujourd'hui partie de la coalition de droite radicale au pouvoir en Italie.

19.03.2026 à 23:09

A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques

FRANCE24
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Dans les balles de déchets plastiques stockées dans le grand hangar, on reconnait des logos bien connus des consommateurs français. Plats préparés tex-mex, sodas rouges ou bleus, emballages de biscuits apéritifs... Les détritus ont été agglomérés en gros paquets de plus de 420 kilos par le spécialiste des déchets, Paprec, avant d'être livrés sur le site de TotalEnergies. "Plateforme zéro pétrole" Ces rebuts de la société de consommation ne seront pas incinérés ou enfouis, comme les trois quarts de leurs homologues plastiques en France, mais doivent servir un noble dessein, expose le groupe: boucler la boucle de la production de plastique, en se substituant à leur matière première, le naphta. Ce dernier est très largement issu du raffinage de pétrole, qui fut pendant des décennies l'activité de la gigantesque raffinerie de Grandpuits, dont sont sortis depuis 1967 de l'essence et du diesel pour les voitures et camions, du kérosène pour les avions, du fioul ou encore du gaz et du naphta. Une fuite dans le pipeline l'approvisionnant en brut depuis Le Havre a décidé en 2020 le géant des hydrocarbures à convertir l'impressionnante emprise industrielle en "plateforme zero pétrole". Les ambitions ont depuis été revues à la baisse avec une partie des activités initialement prévues "gelées". Il a toutefois annoncé jeudi le lancement de ce qu'il présente comme la "première usine en France de recyclage chimique des plastiques", utilisant la technologie du britannique Plastic Energy. Ce dernier revendiquait en août avoir produit de l'huile de pyrolyse de plastique enregistrée sous la marque "Tacoil", dans une usine sous joint-venture avec le géant saoudien de la chimie Sabic, basée à Geleen aux Pays-Bas. Côté Grandpuits, le premier camion citerne rempli de Tacoil, huile de couleur sombre et inflammable, a quitté le site début mars pour rallier Anvers (Belgique) et la plateforme de raffinage-pétrochimie que TotalEnergies y opère, se félicite le directeur du site français, Guillaume Alliot. Cet hydrocarbure permet de fabriquer des plastiques recyclés "de qualité identique aux plastiques vierges", se réjouit dans un communiqué le géant français, approvisionné en déchets plastiques par Paprec et par l'éco-organisme Citeo. Les ambitions restent modestes: le site peut gérer jusque 15.000 tonnes de déchets par an, soit moins de 0,3% des 5,5 millions de tonnes d'emballages ménagers mis sur le marché français en 2024, selon Citeo. Et produira en l'état des capacités actuelles de quoi remplir au mieux un camion par jour d'huile de pyrolyse, là aussi une goutte d'eau. "Mythe" du recyclage Le modèle économique du recyclage chimique du plastique "est encore à construire" et il "faudra des années avant que l'activité soit significative en termes de volumes" produits, reconnaissait début février auprès de l'AFP Jean-Yves Daclin, directeur général France de Plastics Europe, organisation de la plasturgie. Le procédé est énergivore et coûteux, et la demande pour l'heure faible. Autrice d'un livre sur un secteur qui n'a jamais autant produit - production mondiale de 430,9 millions de tonnes de plastique vierge en 2024 -, "Plastic Inc.", Beth Gardiner relève que l'huile de pyrolyse doit "être mélangée avec une grande quantité de naphta vierge" provenant du pétrole pour fabriquer de nouveau du plastique. "L'industrie essaie vraiment de convaincre que le recyclage chimique est la solution miracle" à la prolifération de déchets plastiques, mais "les preuves manquent", poursuit la journaliste. L'ONG Zero Waste reproche aussi au procédé d'entretenir le "mythe" d'un recyclage à l'infini du plastique, alors que ce matériau se dégrade tout au long de sa vie. Cela fait toutefois partie des options retenues par les autorités pour lutter contre la pollution générée par les emballages plastiques, et les 27 Etats de l'Union européenne ont approuvé début février l'intégration du recyclage chimique dans la part de contenu recyclé obligatoire dans les bouteilles en plastique.
Texte intégral (685 mots)
Dans les balles de déchets plastiques stockées dans le grand hangar, on reconnait des logos bien connus des consommateurs français. Plats préparés tex-mex, sodas rouges ou bleus, emballages de biscuits apéritifs... Les détritus ont été agglomérés en gros paquets de plus de 420 kilos par le spécialiste des déchets, Paprec, avant d'être livrés sur le site de TotalEnergies. "Plateforme zéro pétrole" Ces rebuts de la société de consommation ne seront pas incinérés ou enfouis, comme les trois quarts de leurs homologues plastiques en France, mais doivent servir un noble dessein, expose le groupe: boucler la boucle de la production de plastique, en se substituant à leur matière première, le naphta. Ce dernier est très largement issu du raffinage de pétrole, qui fut pendant des décennies l'activité de la gigantesque raffinerie de Grandpuits, dont sont sortis depuis 1967 de l'essence et du diesel pour les voitures et camions, du kérosène pour les avions, du fioul ou encore du gaz et du naphta. Une fuite dans le pipeline l'approvisionnant en brut depuis Le Havre a décidé en 2020 le géant des hydrocarbures à convertir l'impressionnante emprise industrielle en "plateforme zero pétrole". Les ambitions ont depuis été revues à la baisse avec une partie des activités initialement prévues "gelées". Il a toutefois annoncé jeudi le lancement de ce qu'il présente comme la "première usine en France de recyclage chimique des plastiques", utilisant la technologie du britannique Plastic Energy. Ce dernier revendiquait en août avoir produit de l'huile de pyrolyse de plastique enregistrée sous la marque "Tacoil", dans une usine sous joint-venture avec le géant saoudien de la chimie Sabic, basée à Geleen aux Pays-Bas. Côté Grandpuits, le premier camion citerne rempli de Tacoil, huile de couleur sombre et inflammable, a quitté le site début mars pour rallier Anvers (Belgique) et la plateforme de raffinage-pétrochimie que TotalEnergies y opère, se félicite le directeur du site français, Guillaume Alliot. Cet hydrocarbure permet de fabriquer des plastiques recyclés "de qualité identique aux plastiques vierges", se réjouit dans un communiqué le géant français, approvisionné en déchets plastiques par Paprec et par l'éco-organisme Citeo. Les ambitions restent modestes: le site peut gérer jusque 15.000 tonnes de déchets par an, soit moins de 0,3% des 5,5 millions de tonnes d'emballages ménagers mis sur le marché français en 2024, selon Citeo. Et produira en l'état des capacités actuelles de quoi remplir au mieux un camion par jour d'huile de pyrolyse, là aussi une goutte d'eau. "Mythe" du recyclage Le modèle économique du recyclage chimique du plastique "est encore à construire" et il "faudra des années avant que l'activité soit significative en termes de volumes" produits, reconnaissait début février auprès de l'AFP Jean-Yves Daclin, directeur général France de Plastics Europe, organisation de la plasturgie. Le procédé est énergivore et coûteux, et la demande pour l'heure faible. Autrice d'un livre sur un secteur qui n'a jamais autant produit - production mondiale de 430,9 millions de tonnes de plastique vierge en 2024 -, "Plastic Inc.", Beth Gardiner relève que l'huile de pyrolyse doit "être mélangée avec une grande quantité de naphta vierge" provenant du pétrole pour fabriquer de nouveau du plastique. "L'industrie essaie vraiment de convaincre que le recyclage chimique est la solution miracle" à la prolifération de déchets plastiques, mais "les preuves manquent", poursuit la journaliste. L'ONG Zero Waste reproche aussi au procédé d'entretenir le "mythe" d'un recyclage à l'infini du plastique, alors que ce matériau se dégrade tout au long de sa vie. Cela fait toutefois partie des options retenues par les autorités pour lutter contre la pollution générée par les emballages plastiques, et les 27 Etats de l'Union européenne ont approuvé début février l'intégration du recyclage chimique dans la part de contenu recyclé obligatoire dans les bouteilles en plastique.

19.03.2026 à 23:09

Ligue Europa: Lille prend la porte face à Aston Villa, encore

FRANCE24
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Le revers 1-0 du huitième aller avait mis l'équipe de Bruno Genesio au pied du mur, mais elle n'a vraiment démarré son match qu'après la mi-temps et subi les buts tant redoutés en seconde période. Le Losc subit de nouveau la loi d'Aston Villa, l'actuel quatrième de Premier League, comme en 2024 en Ligue Conférence en quarts de finale. Le gardien Emiliano Martinez, le plus grand des "Villans" il y a deux ans, auteur d'une séance de tirs au but fatale au club français, a récidivé avec un dégagement à l'origine de l'ouverture du score (54e). Le deuxième but est venu du très riche banc des remplaçants avec Ollie Watkins à la passe et Leon Bailey à la finition (86e), ce qui a montré aussi l'écart existant entre les deux adversaires du soir. Unai Emery dispose de munitions très affûtées et il a pour lui l'expérience des grandes soirées, lui le quadruple vainqueur de la Ligue Europa, avec Séville (2014, 2015 et 2016) et Villarreal (2021). McGinn présent, André absent Bruno Genesio avait lui opté pour une formation résolument défensive au coup d'envoi, avec trois arrières centraux (Ngoy, Alexsandro et Mbemba) et deux éléments offensifs seulement (Correia et Giroud). L'idée semblait claire: ne pas prendre de but, d'abord. La copie rendue à la mi-temps était proche du néant pour des Dogues sans mordant, ni grande ambition, incapables de la moindre projection vers l'avant. Seul Ayyoub Bouaddi a fait passer un frisson sur Villa Park et au-dessus d'Emiliano Martinez, avec une tête non cadrée (21e). De l'autre côté, Alexsandro a dû s'employer devant Jadon Sancho (18e, 34e), Chancel Mbemba a dégagé un centre de John McGinn (19e) et Berke Ozer est sorti de sa cage pour capter un chaud ballon (22e). Le gardien turc a sauvé les siens sur une belle envolée verticale pour sortir une tête d'Amadou Onana sur corner (42e), mais il s'est retrouvé démuni, sans défense, sur l'ouverture du score de John McGinn (54e, 1-0). Le but est parti de l'ennemi intime des supporters lillois, Emi Martinez, qui a capté un coup franc et relancer aussi rapidement que superbement en direction de Sancho, lequel s'est joué de Felix Correia avant de servir son capitaine, buteur de sang froid du pied gauche. L'importance de "Super John McGinn", arrivé en 2018 quand le club était en Championship (2e div.), a rappelé cruellement l'absence de son miroir au Losc, Benjamin André, forfait sur blessure. Porteur du brassard, Olivier Giroud a touché plus de ballons lors de la seconde période, bien plus animée, et il en a même envoyé un dans les filets, sur une belle volée du gauche, mais il était hors jeu (61e). L'ex-N.9 des Bleus, à 39 ans, a peut-être disputé son dernier match en coupe d'Europe. "J'aurais aimé qu'on marque sur un de nos temps forts. Ça me fait ch... de prendre un but sur le dégagement de leur gardien", a commenté l'attaquant sur Canal+. "Je pense qu'on a tout donné. Maintenant, j'aurais aimé qu'on marque pour les faire douter. (...) C'est frustrant mais on peut être fiers de nous". Lille "a beaucoup de qualités mais doit encore beaucoup apprendre", a relevé Bruno Genesio. "On a vu la différence entre une équipe qui joue le haut de tableau en Premier League, qui a de l'expérience, et une équipe qui a beaucoup de qualités mais qui doit apprendre beaucoup encore."
Texte intégral (597 mots)
Le revers 1-0 du huitième aller avait mis l'équipe de Bruno Genesio au pied du mur, mais elle n'a vraiment démarré son match qu'après la mi-temps et subi les buts tant redoutés en seconde période. Le Losc subit de nouveau la loi d'Aston Villa, l'actuel quatrième de Premier League, comme en 2024 en Ligue Conférence en quarts de finale. Le gardien Emiliano Martinez, le plus grand des "Villans" il y a deux ans, auteur d'une séance de tirs au but fatale au club français, a récidivé avec un dégagement à l'origine de l'ouverture du score (54e). Le deuxième but est venu du très riche banc des remplaçants avec Ollie Watkins à la passe et Leon Bailey à la finition (86e), ce qui a montré aussi l'écart existant entre les deux adversaires du soir. Unai Emery dispose de munitions très affûtées et il a pour lui l'expérience des grandes soirées, lui le quadruple vainqueur de la Ligue Europa, avec Séville (2014, 2015 et 2016) et Villarreal (2021). McGinn présent, André absent Bruno Genesio avait lui opté pour une formation résolument défensive au coup d'envoi, avec trois arrières centraux (Ngoy, Alexsandro et Mbemba) et deux éléments offensifs seulement (Correia et Giroud). L'idée semblait claire: ne pas prendre de but, d'abord. La copie rendue à la mi-temps était proche du néant pour des Dogues sans mordant, ni grande ambition, incapables de la moindre projection vers l'avant. Seul Ayyoub Bouaddi a fait passer un frisson sur Villa Park et au-dessus d'Emiliano Martinez, avec une tête non cadrée (21e). De l'autre côté, Alexsandro a dû s'employer devant Jadon Sancho (18e, 34e), Chancel Mbemba a dégagé un centre de John McGinn (19e) et Berke Ozer est sorti de sa cage pour capter un chaud ballon (22e). Le gardien turc a sauvé les siens sur une belle envolée verticale pour sortir une tête d'Amadou Onana sur corner (42e), mais il s'est retrouvé démuni, sans défense, sur l'ouverture du score de John McGinn (54e, 1-0). Le but est parti de l'ennemi intime des supporters lillois, Emi Martinez, qui a capté un coup franc et relancer aussi rapidement que superbement en direction de Sancho, lequel s'est joué de Felix Correia avant de servir son capitaine, buteur de sang froid du pied gauche. L'importance de "Super John McGinn", arrivé en 2018 quand le club était en Championship (2e div.), a rappelé cruellement l'absence de son miroir au Losc, Benjamin André, forfait sur blessure. Porteur du brassard, Olivier Giroud a touché plus de ballons lors de la seconde période, bien plus animée, et il en a même envoyé un dans les filets, sur une belle volée du gauche, mais il était hors jeu (61e). L'ex-N.9 des Bleus, à 39 ans, a peut-être disputé son dernier match en coupe d'Europe. "J'aurais aimé qu'on marque sur un de nos temps forts. Ça me fait ch... de prendre un but sur le dégagement de leur gardien", a commenté l'attaquant sur Canal+. "Je pense qu'on a tout donné. Maintenant, j'aurais aimé qu'on marque pour les faire douter. (...) C'est frustrant mais on peut être fiers de nous". Lille "a beaucoup de qualités mais doit encore beaucoup apprendre", a relevé Bruno Genesio. "On a vu la différence entre une équipe qui joue le haut de tableau en Premier League, qui a de l'expérience, et une équipe qui a beaucoup de qualités mais qui doit apprendre beaucoup encore."

19.03.2026 à 22:37

Après sa visite au Liban, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot attendu en Israël

FRANCE 24
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Le chef de la diplomatie française est attendu vendredi en Israël, quelques heures après sa visite à Beyrouth, où il a effectué une visite pour "témoigner du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", selon les mots du Quai d'Orsay. Jean-Noël Barrot a annoncé le doublement de l'aide humanitaire française au Liban, la portant à 17 millions d'euros.
Texte intégral (597 mots)
Le chef de la diplomatie française est attendu vendredi en Israël, quelques heures après sa visite à Beyrouth, où il a effectué une visite pour "témoigner du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", selon les mots du Quai d'Orsay. Jean-Noël Barrot a annoncé le doublement de l'aide humanitaire française au Liban, la portant à 17 millions d'euros.

19.03.2026 à 22:34

CAN: la colère ne retombe pas au Sénégal qui annonce saisir le TAS

Célia CARACENA
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La colère n’est toujours pas retombée au Sénégal 48 heures après la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football retirant le titre de la CAN 2025 au Sénégal au détriment du Maroc. Ce jeudi devant la presse la fédération sénégalaise de football a affirmé engager le combat devant le Tribunal arbitral du sport, plus haute juridiction sportive basée à Lausanne.
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La colère n’est toujours pas retombée au Sénégal 48 heures après la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football retirant le titre de la CAN 2025 au Sénégal au détriment du Maroc. Ce jeudi devant la presse la fédération sénégalaise de football a affirmé engager le combat devant le Tribunal arbitral du sport, plus haute juridiction sportive basée à Lausanne.

19.03.2026 à 22:19

Prêt à l'Ukraine : l'échec de l'Europe ?

Stéphanie ANTOINE
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Les dirigeants européens se sont retrouvés à Bruxelles jeudi pour une énième passe d'armes avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Mais ils ne sont pas parvenus à le faire fléchir au sujet du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine destiné à financer sa guerre contre la Russie. Les explications avec Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po Paris et à l'INALCO.
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Les dirigeants européens se sont retrouvés à Bruxelles jeudi pour une énième passe d'armes avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Mais ils ne sont pas parvenus à le faire fléchir au sujet du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine destiné à financer sa guerre contre la Russie. Les explications avec Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po Paris et à l'INALCO.

19.03.2026 à 22:17

Entre angoisse et espoir, les Iraniens célèbrent leur Nouvel an

FRANCE24
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Fête la plus populaire de l'année, Norouz est toujours très attendue par les Iraniens, qui se rassemblent à l'heure de l'équinoxe - à 18H16 (14H46 GMT) - en famille ou avec des amis autour d'une table joliment garnie. Mais cette année, l'atmosphère est moins festive. En particulier à Téhéran, dont les habitants sont soumis à rude épreuve depuis le début des frappes américano-israéliennes le 28 février. "Honnêtement, je ne ressens pas vraiment l'ambiance de Norouz cette année", témoigne Amir, un habitant de 36 ans joint par l'AFP depuis Paris, sous couvert d'anonymat comme les autres personnes interrogées par l'AFP. "Les gens que je connais ne prévoient rien de spécial". Hoda, une habitante de Saveh (ouest), se rendra dans la capitale pour se réunir en famille et espère "qu'il n'y aura pas de bombardements" en ce premier jour de la nouvelle année. "Nous ne savons pas ce qui va se passer, mais la vie continue", ajoute, fataliste, cette femme de 44 ans. Ces derniers jours, la capitale iranienne a presque retrouvé un visage normal, entre embouteillages et boutiques ouvertes, a constaté l'AFP. Sur certaines artères toutefois, des forces de sécurité lourdement armées et des véhicules blindés sont visibles. "Le coeur lourd" La tradition de Norouz est aussi extrêmement respectée par les millions d'Iraniens vivants à l'étranger. Comme à Los Angeles, surnommée "Téhérangeles" en raison de son immense communauté, évaluée à 500.000 personnes. Sasha, un kinésithérapeute de 44 ans qui y vit depuis de nombreuses années, prévoit d'accueillir vendredi entre 30 et 40 personnes, à qui il servira du "sabzi polo ba mahi", un plat typique de riz aux herbes, servi avec du poisson. Mais "j'ai le cœur lourd pour tous mes compatriotes en ce moment", témoigne-t-il. "Des milliers de personnes ont été massacrées il y a deux mois par le régime", durant le vaste mouvement de contestation de janvier, et "mon pays est maintenant bombardé de tous les côtés". Signe de l'ambiance sombre, plusieurs festivités liées à Norouz ont été annulées à Los Angeles et dans les environs. Installé au Royaume-Uni depuis 2003, Ali Nasiri, 48 ans, reconnaît que la plupart des Iraniens "n'ont pas vraiment le cœur à faire la fête". Mais ils tiennent à "perpétuer la tradition", confie-t-il depuis le "Petit Téhéran", une artère animée d'un quartier du nord de Londres. Contacts impossibles Shahabi, propriétaire de deux boulangeries dans le même quartier, a été très occupé ces deux dernières semaines. Malgré la guerre, "nous devons célébrer Norouz. Nous le faisons depuis des milliers d'années. Nous devons garder l'espoir d'un avenir meilleur". Exilée à Paris, où elle est vendeuse, Mahnaz confie ressentir "des sentiments pleins de contradictions" pour ce Norouz: "à la fois une profonde douleur pour ce qui arrive à l'Iran et, en même temps, l'espoir que cette année pourrait être celle de la liberté". En attendant, elle craint de ne pas être en mesure de souhaiter la bonne année à ses proches restés au pays en raison du blocage presque total des communications par les autorités iraniennes. "Les autres années, nous étions en contact par téléphone, WhatsApp, etc... ce qui permettait de réduire la distance. Mais cette année, rien de tout cela n'est possible", se désole la jeune femme, qui fêtera Norouz avec quelques connaissances. Zeinab, professeur de langue à Paris, fera le minimum avec son mari et ses enfants. "Cette année, je me sens partagée entre l'espoir et le désespoir", confie cette quadragénaire, qui avait accueilli avec joie le lancement de la guerre, en espérant qu'elle provoquerait la chute de la République islamique. "Mais maintenant je suis un peu déçue" alors que le conflit entrera samedi dans sa quatrième semaine.
Texte intégral (661 mots)
Fête la plus populaire de l'année, Norouz est toujours très attendue par les Iraniens, qui se rassemblent à l'heure de l'équinoxe - à 18H16 (14H46 GMT) - en famille ou avec des amis autour d'une table joliment garnie. Mais cette année, l'atmosphère est moins festive. En particulier à Téhéran, dont les habitants sont soumis à rude épreuve depuis le début des frappes américano-israéliennes le 28 février. "Honnêtement, je ne ressens pas vraiment l'ambiance de Norouz cette année", témoigne Amir, un habitant de 36 ans joint par l'AFP depuis Paris, sous couvert d'anonymat comme les autres personnes interrogées par l'AFP. "Les gens que je connais ne prévoient rien de spécial". Hoda, une habitante de Saveh (ouest), se rendra dans la capitale pour se réunir en famille et espère "qu'il n'y aura pas de bombardements" en ce premier jour de la nouvelle année. "Nous ne savons pas ce qui va se passer, mais la vie continue", ajoute, fataliste, cette femme de 44 ans. Ces derniers jours, la capitale iranienne a presque retrouvé un visage normal, entre embouteillages et boutiques ouvertes, a constaté l'AFP. Sur certaines artères toutefois, des forces de sécurité lourdement armées et des véhicules blindés sont visibles. "Le coeur lourd" La tradition de Norouz est aussi extrêmement respectée par les millions d'Iraniens vivants à l'étranger. Comme à Los Angeles, surnommée "Téhérangeles" en raison de son immense communauté, évaluée à 500.000 personnes. Sasha, un kinésithérapeute de 44 ans qui y vit depuis de nombreuses années, prévoit d'accueillir vendredi entre 30 et 40 personnes, à qui il servira du "sabzi polo ba mahi", un plat typique de riz aux herbes, servi avec du poisson. Mais "j'ai le cœur lourd pour tous mes compatriotes en ce moment", témoigne-t-il. "Des milliers de personnes ont été massacrées il y a deux mois par le régime", durant le vaste mouvement de contestation de janvier, et "mon pays est maintenant bombardé de tous les côtés". Signe de l'ambiance sombre, plusieurs festivités liées à Norouz ont été annulées à Los Angeles et dans les environs. Installé au Royaume-Uni depuis 2003, Ali Nasiri, 48 ans, reconnaît que la plupart des Iraniens "n'ont pas vraiment le cœur à faire la fête". Mais ils tiennent à "perpétuer la tradition", confie-t-il depuis le "Petit Téhéran", une artère animée d'un quartier du nord de Londres. Contacts impossibles Shahabi, propriétaire de deux boulangeries dans le même quartier, a été très occupé ces deux dernières semaines. Malgré la guerre, "nous devons célébrer Norouz. Nous le faisons depuis des milliers d'années. Nous devons garder l'espoir d'un avenir meilleur". Exilée à Paris, où elle est vendeuse, Mahnaz confie ressentir "des sentiments pleins de contradictions" pour ce Norouz: "à la fois une profonde douleur pour ce qui arrive à l'Iran et, en même temps, l'espoir que cette année pourrait être celle de la liberté". En attendant, elle craint de ne pas être en mesure de souhaiter la bonne année à ses proches restés au pays en raison du blocage presque total des communications par les autorités iraniennes. "Les autres années, nous étions en contact par téléphone, WhatsApp, etc... ce qui permettait de réduire la distance. Mais cette année, rien de tout cela n'est possible", se désole la jeune femme, qui fêtera Norouz avec quelques connaissances. Zeinab, professeur de langue à Paris, fera le minimum avec son mari et ses enfants. "Cette année, je me sens partagée entre l'espoir et le désespoir", confie cette quadragénaire, qui avait accueilli avec joie le lancement de la guerre, en espérant qu'elle provoquerait la chute de la République islamique. "Mais maintenant je suis un peu déçue" alors que le conflit entrera samedi dans sa quatrième semaine.

19.03.2026 à 22:13

Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 0,44% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux reculé de 0,28%. "Le conflit avec l'Iran s'est intensifié (...), les attaques contre des installations énergétiques stratégiques faisant grimper le prix du brut et ravivant les inquiétudes géopolitiques sur l'ensemble des marchés", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Les regards se sont notamment tournés vers le plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde au Qatar. Ciblé par des vagues de frappes successives, il a subi des "dégâts considérables", selon la société publique QatarEnergy. D'autres infrastructures clés au Moyen-Orient ont aussi été la cible d'attaques. Les répercussions seront "majeures" pour "les approvisionnements énergétiques mondiaux", a prévenu jeudi le Premier ministre du Qatar. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "ce sont les prix de l'énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions", commente Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP. Une hausse des cours du pétrole résulte généralement en un recul des indices boursiers. Les déclarations de Benjamin Netanyahu en fin de séance jeudi ont toutefois "contribué à donner un coup de pouce au marché" américain, selon Patrick O'Hare, de Briefing.com. L'analyste y voit "une sorte de réaction instinctive des investisseurs". La guerre avec l'Iran "finira plus tôt que les gens ne le pensent", a affirmé le Premier ministre israélien, assurant voir des "fissures" au sein du pouvoir iranien "et sur le terrain". Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a connu d'importantes variations jeudi. Il s'est tendu jusqu'à 4,32% face aux risques inflationnistes, mais a ensuite plongé jusqu'à 4,24% après la mise à jour d'une licence américaine sur le pétrole russe. Les investisseurs y ont initialement vu une plus large ouverture laissée à la Russie, bien que l'actualisation porte en réalité sur les livraisons à Cuba et en Corée du Nord, dont Washington a réaffirmé l'interdiction. Vers 20H25 GMT, le rendement évoluait autour de 4,25% contre 4,28% la veille en clôture. Côté entreprises, le géant des puces Micron (-3,78% à 444,27 dollars) a terminé dans le rouge, malgré des résultats supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre dont un bénéfice net par action d'environ 12 dollars, contre 9,15 escompté. La révision à la hausse de ses prévisions d'investissements pour l'exercice 2026 ont crispé les investisseurs. La plateforme américaine de design collaboratif Figma (-4,12% à 24,22 dollars) a une nouvelle fois reculé. Plus tôt dans la semaine, Google a présenté un outil d'intelligence artificielle à même de concurrencer les solutions de l'entreprise. Cette sanction boursière fait écho à celles endurées par la plupart des spécialistes du logiciel ces derniers mois, Wall Street estimant que le développement de l'IA représente une menace à leur modèle financier.
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Le Dow Jones a perdu 0,44% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux reculé de 0,28%. "Le conflit avec l'Iran s'est intensifié (...), les attaques contre des installations énergétiques stratégiques faisant grimper le prix du brut et ravivant les inquiétudes géopolitiques sur l'ensemble des marchés", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Les regards se sont notamment tournés vers le plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde au Qatar. Ciblé par des vagues de frappes successives, il a subi des "dégâts considérables", selon la société publique QatarEnergy. D'autres infrastructures clés au Moyen-Orient ont aussi été la cible d'attaques. Les répercussions seront "majeures" pour "les approvisionnements énergétiques mondiaux", a prévenu jeudi le Premier ministre du Qatar. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, "ce sont les prix de l'énergie qui sont la seule boussole des marchés financiers et des actions", commente Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP. Une hausse des cours du pétrole résulte généralement en un recul des indices boursiers. Les déclarations de Benjamin Netanyahu en fin de séance jeudi ont toutefois "contribué à donner un coup de pouce au marché" américain, selon Patrick O'Hare, de Briefing.com. L'analyste y voit "une sorte de réaction instinctive des investisseurs". La guerre avec l'Iran "finira plus tôt que les gens ne le pensent", a affirmé le Premier ministre israélien, assurant voir des "fissures" au sein du pouvoir iranien "et sur le terrain". Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a connu d'importantes variations jeudi. Il s'est tendu jusqu'à 4,32% face aux risques inflationnistes, mais a ensuite plongé jusqu'à 4,24% après la mise à jour d'une licence américaine sur le pétrole russe. Les investisseurs y ont initialement vu une plus large ouverture laissée à la Russie, bien que l'actualisation porte en réalité sur les livraisons à Cuba et en Corée du Nord, dont Washington a réaffirmé l'interdiction. Vers 20H25 GMT, le rendement évoluait autour de 4,25% contre 4,28% la veille en clôture. Côté entreprises, le géant des puces Micron (-3,78% à 444,27 dollars) a terminé dans le rouge, malgré des résultats supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre dont un bénéfice net par action d'environ 12 dollars, contre 9,15 escompté. La révision à la hausse de ses prévisions d'investissements pour l'exercice 2026 ont crispé les investisseurs. La plateforme américaine de design collaboratif Figma (-4,12% à 24,22 dollars) a une nouvelle fois reculé. Plus tôt dans la semaine, Google a présenté un outil d'intelligence artificielle à même de concurrencer les solutions de l'entreprise. Cette sanction boursière fait écho à celles endurées par la plupart des spécialistes du logiciel ces derniers mois, Wall Street estimant que le développement de l'IA représente une menace à leur modèle financier.

19.03.2026 à 21:53

Ligue Europa : à dix puis neuf, Lyon éliminé par le Celta

FRANCE24
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A l'aller, le 12 mars, les deux formations s'étaient séparées sur un score de parité (1-1). Lyon s'est rapidement retrouvé en infériorité numérique après l'exclusion du Sénégalais Moussa Niakhaté pour un geste mal maîtrisé sur Javi Rueda mais, dès la 2e minute, Nicolas Tagliafico aurait pu lui aussi recevoir un carton rouge, également pour une action maladroite sur ce même Rueda, sans que la vidéo-assistance n'intervienne. L'Argentin a fini par être exclu au bout du temps additionnel après un deuxième avertissement (90+6). Maigre consolation pour l'Olympique lyonnais après cette désillusion : cette élimination prématurée après avoir terminé premier de la phase de ligue, va alléger le calendrier de la fin de saison avec uniquement le championnat à jouer et une nouvelle qualification européenne à préserver, l'ambition initiale. En deux semaines, l'OL a été éliminé de la Ligue Europa et de la coupe de France, par Lens (2-2, 5-4 t.a.b.), face à qui Niakhaté avait manqué son tir au but. Ces dernières 48 heures ont d'ailleurs été difficiles pour le Sénégalais avec la perte du titre de champion d'Afrique sur tapis vert prononcée par la CAF, mardi. Les Rhodaniens, qui avaient enchaîné une série de treize victoires consécutives toutes compétitions confondues, restent maintenant sur sept matches sans succès. Le choc face à Monaco, dimanche (15H00) en Ligue 1, est évidemment très attendu pour espérer se relancer et rester dans la lutte pour le podium. Pour cela, Lyon va pouvoir compter sur les retours de Pavel Sulc et Afonso Moreira, ses fers de lance offensifs, qui ont fait leur rentrée à la 67e minute quand l'OL était mené 1-0. Le Belge Malick Fofana, absent depuis fin octobre, a aussi fait son retour à la 81e minute. Ils amèneront la profondeur qui a manqué ces dernières semaines à l'équipe de Paulo Fonseca, bien que leur apport durant la dernière demi-heure de jeu face au Celta a été limité pour des Lyonnais en infériorité et menés. Greif a retardé l'échéance Car les Galiciens ont pris l'avantage à l'heure de jeu avec un but inscrit par Rueda servi par Hugo Alvarez après un débordement sur l'aile gauche (61). Auparavant, le gardien de l'OL, Dominik Greif, a plusieurs fois retardé l'échéance sur des tentatives de Pablo Duran (26), Williot Swedberg (29) et Fer Lopez (37) alors qu'une reprise de la tête de Rueda est passée juste au-dessus peu avant la mi-temps (45+2). En seconde période, le Slovaque a encore été déterminant deux fois devant Sergio Carreira (48, 56). Sur l'ensemble de la rencontre, l'Olympique lyonnais a été assez inoffensif en ne se créant qu'une seule occasion. Alors que les deux formations étaient encore à égalité numérique, sur un centre du Brésilien Endrick, l'Ukrainien Roman Yaremchuk n'a pu avoir la vivacité nécessaire pour reprendre le ballon et marquer (13). Avant l'exclusion de Niakhaté, l'OL avait éprouvé des difficultés à se défaire du pressing du Celta. En supériorité, la formation espagnole n'a toutefois pas paru très à son aise malgré sa domination, récompensée logiquement par l'ouverture du score. Mais face à la pression exercée par les Lyonnais, les Galiciens ont toujours fait planer la menace d'une contre-attaque, leur style de jeu préférentiel. Et c'est sur ce type de situation que Ferran Jutgla a achevé les espoirs lyonnais avec le but du 2-0 (90+2).
Texte intégral (586 mots)
A l'aller, le 12 mars, les deux formations s'étaient séparées sur un score de parité (1-1). Lyon s'est rapidement retrouvé en infériorité numérique après l'exclusion du Sénégalais Moussa Niakhaté pour un geste mal maîtrisé sur Javi Rueda mais, dès la 2e minute, Nicolas Tagliafico aurait pu lui aussi recevoir un carton rouge, également pour une action maladroite sur ce même Rueda, sans que la vidéo-assistance n'intervienne. L'Argentin a fini par être exclu au bout du temps additionnel après un deuxième avertissement (90+6). Maigre consolation pour l'Olympique lyonnais après cette désillusion : cette élimination prématurée après avoir terminé premier de la phase de ligue, va alléger le calendrier de la fin de saison avec uniquement le championnat à jouer et une nouvelle qualification européenne à préserver, l'ambition initiale. En deux semaines, l'OL a été éliminé de la Ligue Europa et de la coupe de France, par Lens (2-2, 5-4 t.a.b.), face à qui Niakhaté avait manqué son tir au but. Ces dernières 48 heures ont d'ailleurs été difficiles pour le Sénégalais avec la perte du titre de champion d'Afrique sur tapis vert prononcée par la CAF, mardi. Les Rhodaniens, qui avaient enchaîné une série de treize victoires consécutives toutes compétitions confondues, restent maintenant sur sept matches sans succès. Le choc face à Monaco, dimanche (15H00) en Ligue 1, est évidemment très attendu pour espérer se relancer et rester dans la lutte pour le podium. Pour cela, Lyon va pouvoir compter sur les retours de Pavel Sulc et Afonso Moreira, ses fers de lance offensifs, qui ont fait leur rentrée à la 67e minute quand l'OL était mené 1-0. Le Belge Malick Fofana, absent depuis fin octobre, a aussi fait son retour à la 81e minute. Ils amèneront la profondeur qui a manqué ces dernières semaines à l'équipe de Paulo Fonseca, bien que leur apport durant la dernière demi-heure de jeu face au Celta a été limité pour des Lyonnais en infériorité et menés. Greif a retardé l'échéance Car les Galiciens ont pris l'avantage à l'heure de jeu avec un but inscrit par Rueda servi par Hugo Alvarez après un débordement sur l'aile gauche (61). Auparavant, le gardien de l'OL, Dominik Greif, a plusieurs fois retardé l'échéance sur des tentatives de Pablo Duran (26), Williot Swedberg (29) et Fer Lopez (37) alors qu'une reprise de la tête de Rueda est passée juste au-dessus peu avant la mi-temps (45+2). En seconde période, le Slovaque a encore été déterminant deux fois devant Sergio Carreira (48, 56). Sur l'ensemble de la rencontre, l'Olympique lyonnais a été assez inoffensif en ne se créant qu'une seule occasion. Alors que les deux formations étaient encore à égalité numérique, sur un centre du Brésilien Endrick, l'Ukrainien Roman Yaremchuk n'a pu avoir la vivacité nécessaire pour reprendre le ballon et marquer (13). Avant l'exclusion de Niakhaté, l'OL avait éprouvé des difficultés à se défaire du pressing du Celta. En supériorité, la formation espagnole n'a toutefois pas paru très à son aise malgré sa domination, récompensée logiquement par l'ouverture du score. Mais face à la pression exercée par les Lyonnais, les Galiciens ont toujours fait planer la menace d'une contre-attaque, leur style de jeu préférentiel. Et c'est sur ce type de situation que Ferran Jutgla a achevé les espoirs lyonnais avec le but du 2-0 (90+2).

19.03.2026 à 21:49

Le bébé macaque Punch s'adapte avec courage et attire les foules dans son zoo au Japon

FRANCE24
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Punch a été abandonné par sa mère peu après sa naissance. Des images du petit animal malmené par ses congénères et s'accrochant désespérément aux gardiens du zoo et à sa peluche ont été largement partagées sur les plateformes comme X, émouvant les internautes à travers le monde. La situation de Punch a commencé à s'améliorer en février: les gardiens du zoo d'Ichikawa, près de Tokyo, ont fait savoir qu'il s'intégrait progressivement à un groupe de singes. Toute une communauté d'internautes dévoués a commencé à publier des nouvelles du bébé singe sous le hashtag #HangInTherePunch ("Accroche-toi, Punch"), et le macaque draine désormais les foules au zoo qui l'abrite, y compris des touristes étrangers. Si Punch, "petit poucet" dans son groupe de singes, touche autant de monde, "c'est dû au fait que les gens peuvent s'y identifier", indique à l'AFP Jon Frigillana, touriste américain de 30 ans. "Il traverse beaucoup d'épreuves, mais à constater comment il surmonte l'adversité (...) c'est beau de voir une telle force", commente M. Frigillana, pour qui "c'est réconfortant de voir" Punch alors que les guerres dominent l'actualité. Eliete Ikeda est venue au zoo avec sa peluche pour son 53e anniversaire, jugeant que le caractère "kawaii" (mignon) de Punch était "un cadeau". Règles de sociabilité Entre 2.000 et 3.000 personnes visitent quotidiennement le zoo, environ 10 fois plus que la fréquentation habituelle en hiver, a indiqué à l'AFP Takashi Yasunaga, un responsable du zoo. Un chauffeur de taxi local, qui n'a pas souhaité livrer son nom, explique à l'AFP qu'"environ la moitié" des piétons qu'il croise en se rendant au zoo semblent désormais être non japonais, un spectacle "sans précédent" dans ce quartier. "Certains touristes étrangers montent dans le taxi et disent simplement +Punch+, avec un grand sourire, pour indiquer leur destination", s'amuse-t-il. Pour autant, des vidéos se concentrant sur quelques moments difficiles de ses interactions avec d'autres singes ont exposé le zoo à des critiques sur les conditions de vie en enclos. "Les zoos ne sont pas des sanctuaires (...) Tant que les établissements continueront de traiter les êtres sensibles comme des attractions, des animaux comme Punch continueront de souffrir en captivité", s'était notamment indignée l'association PETA ("Pour une éthique dans le traitement des animaux"). Pour autant, dans la société strictement hiérarchisée des macaques japonais, il n'est pas rare que les individus dominants "disciplinent et réprimandent" les nouveaux venus, des comportements "fondamentalement différents de la maltraitance dans la société humaine", réagit M. Yasunaga. "Nous observons avec patience et attention pendant que Punch s'intègre au groupe et apprend les règles régissant la société des singes", a-t-il ajouté. Lors d'une récente visite de l'AFP, Punch a été aperçu jouant seul avec des chaînes et des arbres dans son enclos, s'approchant parfois des autres... avant de finir ignoré et de s'en retourner vers sa peluche. "Nous espérons qu'il finira par abandonner son jouet et grandir jusqu'à ce qu'on ne puisse plus le distinguer des autres", déclare M. Yasunaga. "Une telle évolution pourrait attrister certains visiteurs, mais notre objectif ultime est qu’il devienne un membre à part entière du groupe".
Texte intégral (542 mots)
Punch a été abandonné par sa mère peu après sa naissance. Des images du petit animal malmené par ses congénères et s'accrochant désespérément aux gardiens du zoo et à sa peluche ont été largement partagées sur les plateformes comme X, émouvant les internautes à travers le monde. La situation de Punch a commencé à s'améliorer en février: les gardiens du zoo d'Ichikawa, près de Tokyo, ont fait savoir qu'il s'intégrait progressivement à un groupe de singes. Toute une communauté d'internautes dévoués a commencé à publier des nouvelles du bébé singe sous le hashtag #HangInTherePunch ("Accroche-toi, Punch"), et le macaque draine désormais les foules au zoo qui l'abrite, y compris des touristes étrangers. Si Punch, "petit poucet" dans son groupe de singes, touche autant de monde, "c'est dû au fait que les gens peuvent s'y identifier", indique à l'AFP Jon Frigillana, touriste américain de 30 ans. "Il traverse beaucoup d'épreuves, mais à constater comment il surmonte l'adversité (...) c'est beau de voir une telle force", commente M. Frigillana, pour qui "c'est réconfortant de voir" Punch alors que les guerres dominent l'actualité. Eliete Ikeda est venue au zoo avec sa peluche pour son 53e anniversaire, jugeant que le caractère "kawaii" (mignon) de Punch était "un cadeau". Règles de sociabilité Entre 2.000 et 3.000 personnes visitent quotidiennement le zoo, environ 10 fois plus que la fréquentation habituelle en hiver, a indiqué à l'AFP Takashi Yasunaga, un responsable du zoo. Un chauffeur de taxi local, qui n'a pas souhaité livrer son nom, explique à l'AFP qu'"environ la moitié" des piétons qu'il croise en se rendant au zoo semblent désormais être non japonais, un spectacle "sans précédent" dans ce quartier. "Certains touristes étrangers montent dans le taxi et disent simplement +Punch+, avec un grand sourire, pour indiquer leur destination", s'amuse-t-il. Pour autant, des vidéos se concentrant sur quelques moments difficiles de ses interactions avec d'autres singes ont exposé le zoo à des critiques sur les conditions de vie en enclos. "Les zoos ne sont pas des sanctuaires (...) Tant que les établissements continueront de traiter les êtres sensibles comme des attractions, des animaux comme Punch continueront de souffrir en captivité", s'était notamment indignée l'association PETA ("Pour une éthique dans le traitement des animaux"). Pour autant, dans la société strictement hiérarchisée des macaques japonais, il n'est pas rare que les individus dominants "disciplinent et réprimandent" les nouveaux venus, des comportements "fondamentalement différents de la maltraitance dans la société humaine", réagit M. Yasunaga. "Nous observons avec patience et attention pendant que Punch s'intègre au groupe et apprend les règles régissant la société des singes", a-t-il ajouté. Lors d'une récente visite de l'AFP, Punch a été aperçu jouant seul avec des chaînes et des arbres dans son enclos, s'approchant parfois des autres... avant de finir ignoré et de s'en retourner vers sa peluche. "Nous espérons qu'il finira par abandonner son jouet et grandir jusqu'à ce qu'on ne puisse plus le distinguer des autres", déclare M. Yasunaga. "Une telle évolution pourrait attrister certains visiteurs, mais notre objectif ultime est qu’il devienne un membre à part entière du groupe".

19.03.2026 à 21:33

Postuler à la mairie et à l'Elysée: absurde d'"y voir une contradiction" pour Philippe

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"J'aime ma ville et j'aime mon pays. Je veux rester maire du Havre. Entre 2020 et 2026, je suis resté maire du Havre. On m'a proposé un certain nombre de postes. Intéressants. Passionnants, prestigieux. Je les ai tous déclinés. Pour une raison simple, c'était que je voulais être maire du Havre et que je m'étais engagé", a déclaré le maire sortant du Havre et président du parti Horizons. "La seule raison pour laquelle je pourrais cesser d'être maire du Havre, c'est si, en 2027, et ça ne me paraît pas être exactement une hypothèse facile, je devenais président. (...) J'ose à peine le dire tellement je sais que la tâche est difficile", a ajouté Édouard Philippe. "Si c'était le cas, je ne crois pas que ce serait mauvais pour Le Havre", a-t-il ajouté. Candidat déclaré à l'élection présidentielle, maire du Havre depuis 2010, avec une parenthèse lors de son passage à Matignon (2017-2020), l'ancien Premier ministre est arrivé largement en tête (43,76%) dimanche au premier tour face à la gauche unie hors LFI derrière le député communiste Jean-Paul Lecoq (33,25%) et celui de l'UDR et du RN, Franck Keller (15,30%). Selon un sondage de l'institut Cluster 17 publié par Politico jeudi, M. Philippe serait en bonne position pour être réélu, avec 47% d'intentions de vote, devant M. Lecoq (39%) et M. Keller (14%). Rendant hommage à ses colistiers et à ses équipes, il a notamment évoqué Jean-Baptiste Gastinne, maire de la cité portuaire de 2019 à 2020, l'ancienne ministre et députée Agnès Firmin Le Bodo et l'ancienne ministre et sénatrice Agnès Canayer. Autant de personnalités qui pourraient prétendre à le remplacer à l'hôtel de ville s'il accédait à l'Elysée.
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"J'aime ma ville et j'aime mon pays. Je veux rester maire du Havre. Entre 2020 et 2026, je suis resté maire du Havre. On m'a proposé un certain nombre de postes. Intéressants. Passionnants, prestigieux. Je les ai tous déclinés. Pour une raison simple, c'était que je voulais être maire du Havre et que je m'étais engagé", a déclaré le maire sortant du Havre et président du parti Horizons. "La seule raison pour laquelle je pourrais cesser d'être maire du Havre, c'est si, en 2027, et ça ne me paraît pas être exactement une hypothèse facile, je devenais président. (...) J'ose à peine le dire tellement je sais que la tâche est difficile", a ajouté Édouard Philippe. "Si c'était le cas, je ne crois pas que ce serait mauvais pour Le Havre", a-t-il ajouté. Candidat déclaré à l'élection présidentielle, maire du Havre depuis 2010, avec une parenthèse lors de son passage à Matignon (2017-2020), l'ancien Premier ministre est arrivé largement en tête (43,76%) dimanche au premier tour face à la gauche unie hors LFI derrière le député communiste Jean-Paul Lecoq (33,25%) et celui de l'UDR et du RN, Franck Keller (15,30%). Selon un sondage de l'institut Cluster 17 publié par Politico jeudi, M. Philippe serait en bonne position pour être réélu, avec 47% d'intentions de vote, devant M. Lecoq (39%) et M. Keller (14%). Rendant hommage à ses colistiers et à ses équipes, il a notamment évoqué Jean-Baptiste Gastinne, maire de la cité portuaire de 2019 à 2020, l'ancienne ministre et députée Agnès Firmin Le Bodo et l'ancienne ministre et sénatrice Agnès Canayer. Autant de personnalités qui pourraient prétendre à le remplacer à l'hôtel de ville s'il accédait à l'Elysée.

19.03.2026 à 21:31

À Strasbourg, face à Trautmann, la maire écologiste sortante dit incarner la "vraie" gauche

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"Nous sommes le rassemblement de la gauche. La gauche, la vraie", a déclaré Jeanne Barseghian devant une salle remplie de centaines de partisans scandant "Unité!". "La gauche s'unit lorsque le péril est imminent et à Strasbourg il l'est", a affirmé la maire sortante. Catherine Trautmann "a décidé de tourner le dos à cette histoire commune de la gauche". Elle "s'est ralliée officiellement à ce camp de ni de droite ni de gauche qui, on le sait bien, n'est jamais de gauche". Arrivée en troisième position à l'issue du premier tour, avec 19,7% des voix, Mme Barseghian a été largement distancée par Catherine Trautmann (25,9%) et par le candidat Les Républicains Jean-Philippe Vetter (24,2%). Pour tenter de conserver son poste, l'écologiste s'est alliée avec l'Insoumis Florian Kobryn (12%). De son côté, Catherine Trautmann, qui tente de redevenir maire de Strasbourg après l'avoir été à deux reprises (1989-1997, 2000-2001), s'est rapprochée du centriste Pierre Jakubowicz (5,1% des voix). Une alliance qui n'a pas été du goût des états-majors nationaux de leurs partis respectifs: pour le chef du PS Olivier Faure, Mme Trautmann s'est ainsi placée "en dehors du parti", tandis que le parti Horizons, qui avait donné son investiture à Pierre Jakubowicz, a annoncé soutenir finalement M. Vetter. Le second tour voit donc s'affronter trois listes. Pour Florian Kobryn, la liste Les Ecologistes-LFI forme un "front de gauche sans compromissions" face à la liste de Jean-Philipe Vetter qui incarne "la droite la plus dure, la droite complice de l'extrême droite et qui finira par voter pour elle en 2027" et face à "la droite macroniste étonnamment menée par Catherine Trautmann". Mme Trautmann "s'est tellement droitisée qu'elle a été lâchée par le parti socialiste" et sur sa liste "se côtoient les opportunistes, les apôtres du renoncement, l'islamophobie, et désormais les macronistes les plus fanatiques", a-t-il fustigé. "On ne m'a pas retiré mon investiture" socialiste, a tenu à préciser Mme Trautmann lors d'un débat jeudi sur BFM Alsace, défendant sa "liberté" et sa candidature "qui va au-delà des partis".
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"Nous sommes le rassemblement de la gauche. La gauche, la vraie", a déclaré Jeanne Barseghian devant une salle remplie de centaines de partisans scandant "Unité!". "La gauche s'unit lorsque le péril est imminent et à Strasbourg il l'est", a affirmé la maire sortante. Catherine Trautmann "a décidé de tourner le dos à cette histoire commune de la gauche". Elle "s'est ralliée officiellement à ce camp de ni de droite ni de gauche qui, on le sait bien, n'est jamais de gauche". Arrivée en troisième position à l'issue du premier tour, avec 19,7% des voix, Mme Barseghian a été largement distancée par Catherine Trautmann (25,9%) et par le candidat Les Républicains Jean-Philippe Vetter (24,2%). Pour tenter de conserver son poste, l'écologiste s'est alliée avec l'Insoumis Florian Kobryn (12%). De son côté, Catherine Trautmann, qui tente de redevenir maire de Strasbourg après l'avoir été à deux reprises (1989-1997, 2000-2001), s'est rapprochée du centriste Pierre Jakubowicz (5,1% des voix). Une alliance qui n'a pas été du goût des états-majors nationaux de leurs partis respectifs: pour le chef du PS Olivier Faure, Mme Trautmann s'est ainsi placée "en dehors du parti", tandis que le parti Horizons, qui avait donné son investiture à Pierre Jakubowicz, a annoncé soutenir finalement M. Vetter. Le second tour voit donc s'affronter trois listes. Pour Florian Kobryn, la liste Les Ecologistes-LFI forme un "front de gauche sans compromissions" face à la liste de Jean-Philipe Vetter qui incarne "la droite la plus dure, la droite complice de l'extrême droite et qui finira par voter pour elle en 2027" et face à "la droite macroniste étonnamment menée par Catherine Trautmann". Mme Trautmann "s'est tellement droitisée qu'elle a été lâchée par le parti socialiste" et sur sa liste "se côtoient les opportunistes, les apôtres du renoncement, l'islamophobie, et désormais les macronistes les plus fanatiques", a-t-il fustigé. "On ne m'a pas retiré mon investiture" socialiste, a tenu à préciser Mme Trautmann lors d'un débat jeudi sur BFM Alsace, défendant sa "liberté" et sa candidature "qui va au-delà des partis".

19.03.2026 à 21:27

L'acteur Chuck Norris hospitalisé à Hawaï

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Le journal ne précise pas les circonstances de ce malaise, si ce n'est qu'il s'est produit "au cours des dernières 24 heures sur l'île de Kauai". Contactée par l'AFP, son équipe a refusé de commenter. TMZ précise que l'acteur reste malgré tout "de bonne humeur". Chuck Norris, star des arts martiaux qui s'est fait une place à Hollywood en jouant dans des films d'action dans les années 1980, a fêté ses 86 ans la semaine dernière et a marqué l'occasion par des publications sur les réseaux sociaux. "Je ne vieillis pas. Je passe au niveau supérieur", a-t-il écrit en légende d'une vidéo Instagram, où on le voit boxer avec un partenaire. "Rien de tel qu'un peu d'action par une journée ensoleillée pour se sentir jeune", a ajouté l'acteur, ceinture noire dans plusieurs disciplines.
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Le journal ne précise pas les circonstances de ce malaise, si ce n'est qu'il s'est produit "au cours des dernières 24 heures sur l'île de Kauai". Contactée par l'AFP, son équipe a refusé de commenter. TMZ précise que l'acteur reste malgré tout "de bonne humeur". Chuck Norris, star des arts martiaux qui s'est fait une place à Hollywood en jouant dans des films d'action dans les années 1980, a fêté ses 86 ans la semaine dernière et a marqué l'occasion par des publications sur les réseaux sociaux. "Je ne vieillis pas. Je passe au niveau supérieur", a-t-il écrit en légende d'une vidéo Instagram, où on le voit boxer avec un partenaire. "Rien de tel qu'un peu d'action par une journée ensoleillée pour se sentir jeune", a ajouté l'acteur, ceinture noire dans plusieurs disciplines.
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