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11.05.2026 à 06:46

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 11 mai, une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du parti travailliste aux élections locales. Le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet «Africa Summit», organisé conjointement avec la France. Des nouvelles de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi. La survie à Cuba asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Du foot. Et une invention fantastique.
A la Une de la presse, ce lundi 11 mai, une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du parti travailliste aux élections locales. Le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet «Africa Summit», organisé conjointement avec la France. Des nouvelles de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi. La survie à Cuba asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Du foot. Et une invention fantastique.

11.05.2026 à 06:18

FRANCE24
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Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, "a été libérée il y a quelques jours en raison de ces problèmes cardiaques" et transférée dimanche dans un grand hôpital à Téhéran, explique le correspondant de France 24, Siavosh Ghazi. Il rappelle qu'on ne connaît pas son état de santé exact.
Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, "a été libérée il y a quelques jours en raison de ces problèmes cardiaques" et transférée dimanche dans un grand hôpital à Téhéran, explique le correspondant de France 24, Siavosh Ghazi. Il rappelle qu'on ne connaît pas son état de santé exact.

11.05.2026 à 04:38

FRANCE 24
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé, dimanche, que la guerre en Iran n'est "pas finie". Il anticipe que la fin de Téhéran signifierait la chute, "comme un échafaudage", des supplétifs de l'Iran au Yémen, à Gaza et au Liban. De leur côté, les ministres britannique et français de la Défense co-présideront mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Suivez la situation en direct.
Lire plus (92 mots)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé, dimanche, que la guerre en Iran n'est "pas finie". Il anticipe que la fin de Téhéran signifierait la chute, "comme un échafaudage", des supplétifs de l'Iran au Yémen, à Gaza et au Liban. De leur côté, les ministres britannique et français de la Défense co-présideront mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Suivez la situation en direct.

11.05.2026 à 04:15

FRANCE24
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Très populaire au Maroc et dans le monde arabe, M. Lamjarred, 41 ans, comparaîtra libre. Le procès doit s'ouvrir à 9H00 et le verdict est attendu vendredi. La victime va demander que les débats se tiennent à huis clos, ce qui est de droit pour les affaires de viol, a déclaré à l'AFP son avocat, Dominique Lardans, en dénonçant une "très longue attente, trop longue attente". Prévu en décembre 2025, plus de sept ans après les faits, le procès avait été reporté parce que la présidente de la cour était souffrante. En août 2018, la victime travaillait comme barmaid à Saint-Tropez quand elle a croisé Saad Lamjarred dans une discothèque. Selon son témoignage aux enquêteurs, elle ne le connaissait pas, l'a trouvé mignon et a accepté d'aller boire un verre au bar de son hôtel. Toujours selon son récit, il l'a en fait conduite directement à sa chambre, a essayé de l'embrasser puis l'a plaquée sur le lit, déshabillée et violée en la tenant par les poignets sans qu'elle ne parvienne à réagir, tétanisée. Lui a assuré que le rapport était consenti, que la jeune femme avait d'ailleurs elle-même retiré son pantalon. Mais, une amie appelée au secours juste après a témoigné l'avoir retrouvée choquée, le maquillage dégoulinant, les lèvres enflées, le regard vide. Affaires similaires ailleurs Les analyses réalisées quelques heures plus tard évaluent leur taux d'alcool à ce moment-là entre 1,2 et 1,4 g/L pour elle et entre 1,6 et 1,8 g/L pour lui. La mise sur écoute du téléphone de la victime a révélé un réel mal-être et la peur que l'affaire soit médiatisée. Mais aussi un appel, pendant la garde à vue du chanteur, d'un homme proposant 200.000 euros pour un arrangement à l'amiable. Si elle n'y a pas donné suite, son amie en revanche a écrit à un avocat de M. Lamjarred pour proposer un accord, mais a réaffirmé ensuite aux enquêteurs n'avoir jamais menti sur l'état dans lequel elle avait trouvé la jeune femme. Même si le parquet n'était pas opposé à un non-lieu, la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (sud) a confirmé en 2021 le renvoi devant les assises, rappelant en particulier que le fait de pénétrer dans la chambre d'un homme ne valait pas automatiquement consentement. Le chanteur a déjà été mis en cause dans des affaires similaires en 2015 au Maroc et en 2010 aux Etats-Unis, où une procédure pour viol et agression sexuelle a été classée après un arrangement financier avec la victime. En France, il a été condamné en 2023 à six ans de prison par la cour d'assises de Paris. Une jeune femme, Laura P., rencontrée dans une boîte de nuit parisienne, l'avait accusé en 2016 de l'avoir violée et frappée dans une chambre d'hôtel, ce qu'il a toujours contesté. Dans cette affaire, le procès en appel était prévu en juin 2025 à Créteil mais il a été renvoyé en raison des poursuites lancées contre Laura P. et cinq autres personnes, soupçonnés d'avoir essayé de monnayer son silence. A l'issue d'un procès fin mars, cinq personnes - dont la mère de la jeune femme, une avocate et une influenceuse - ont été condamnées pour avoir réclamé trois millions d'euros au chanteur pour que Laura P. retire sa plainte et ne vienne pas témoigner devant les assises à Créteil. La jeune femme a pour sa part été relaxée.
Texte intégral (612 mots)
Très populaire au Maroc et dans le monde arabe, M. Lamjarred, 41 ans, comparaîtra libre. Le procès doit s'ouvrir à 9H00 et le verdict est attendu vendredi. La victime va demander que les débats se tiennent à huis clos, ce qui est de droit pour les affaires de viol, a déclaré à l'AFP son avocat, Dominique Lardans, en dénonçant une "très longue attente, trop longue attente". Prévu en décembre 2025, plus de sept ans après les faits, le procès avait été reporté parce que la présidente de la cour était souffrante. En août 2018, la victime travaillait comme barmaid à Saint-Tropez quand elle a croisé Saad Lamjarred dans une discothèque. Selon son témoignage aux enquêteurs, elle ne le connaissait pas, l'a trouvé mignon et a accepté d'aller boire un verre au bar de son hôtel. Toujours selon son récit, il l'a en fait conduite directement à sa chambre, a essayé de l'embrasser puis l'a plaquée sur le lit, déshabillée et violée en la tenant par les poignets sans qu'elle ne parvienne à réagir, tétanisée. Lui a assuré que le rapport était consenti, que la jeune femme avait d'ailleurs elle-même retiré son pantalon. Mais, une amie appelée au secours juste après a témoigné l'avoir retrouvée choquée, le maquillage dégoulinant, les lèvres enflées, le regard vide. Affaires similaires ailleurs Les analyses réalisées quelques heures plus tard évaluent leur taux d'alcool à ce moment-là entre 1,2 et 1,4 g/L pour elle et entre 1,6 et 1,8 g/L pour lui. La mise sur écoute du téléphone de la victime a révélé un réel mal-être et la peur que l'affaire soit médiatisée. Mais aussi un appel, pendant la garde à vue du chanteur, d'un homme proposant 200.000 euros pour un arrangement à l'amiable. Si elle n'y a pas donné suite, son amie en revanche a écrit à un avocat de M. Lamjarred pour proposer un accord, mais a réaffirmé ensuite aux enquêteurs n'avoir jamais menti sur l'état dans lequel elle avait trouvé la jeune femme. Même si le parquet n'était pas opposé à un non-lieu, la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (sud) a confirmé en 2021 le renvoi devant les assises, rappelant en particulier que le fait de pénétrer dans la chambre d'un homme ne valait pas automatiquement consentement. Le chanteur a déjà été mis en cause dans des affaires similaires en 2015 au Maroc et en 2010 aux Etats-Unis, où une procédure pour viol et agression sexuelle a été classée après un arrangement financier avec la victime. En France, il a été condamné en 2023 à six ans de prison par la cour d'assises de Paris. Une jeune femme, Laura P., rencontrée dans une boîte de nuit parisienne, l'avait accusé en 2016 de l'avoir violée et frappée dans une chambre d'hôtel, ce qu'il a toujours contesté. Dans cette affaire, le procès en appel était prévu en juin 2025 à Créteil mais il a été renvoyé en raison des poursuites lancées contre Laura P. et cinq autres personnes, soupçonnés d'avoir essayé de monnayer son silence. A l'issue d'un procès fin mars, cinq personnes - dont la mère de la jeune femme, une avocate et une influenceuse - ont été condamnées pour avoir réclamé trois millions d'euros au chanteur pour que Laura P. retire sa plainte et ne vienne pas témoigner devant les assises à Créteil. La jeune femme a pour sa part été relaxée.

11.05.2026 à 04:11

FRANCE24
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Pendant deux jours et demi, les trois avocats généraux, Damien Brunet, Rodolphe Juy-Birmann et Sophie Meynard, dérouleront la démonstration de l'accusation, avant de requérir mercredi des peines pour chacun des dix prévenus rejugés depuis le 16 mars dans ce dossier politico-financier explosif. En première instance, le ministère public avait réclamé que l'ex-président de la République, aujourd'hui âgé de 71 ans, soit reconnu coupable de corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Il avait requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison à son encontre, ainsi que 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Le prévenu le plus célèbre de France avait finalement été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, mais avec un mandat de dépôt assorti d'une exécution provisoire, ce qui lui avait valu de passer 20 jours derrière les barreaux avant d'être libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. Lors de ce nouveau round judiciaire, celui qui est devenu le premier ex-président de la République (2007-2012) à être incarcéré dans l'Histoire de la République joue sa liberté et son honneur. Reste à voir si l'accusation, qui s'est montrée moins incisive durant les débats qu'au premier procès, demandera de nouveau de le condamner pour tous les chefs d'accusation pour lesquels il comparaît ou si elle infléchira sa ligne. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est accusé d'avoir, avec ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant, noué un "pacte de corruption" avec le régime de Mouammar Kadhafi: des fonds occultes pour financer sa campagne, en utilisant les comptes du défunt intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l'examen de la situation pénale du dignitaire Abdallah Senoussi, réclamé par la justice française après sa condamnation par défaut à la perpétuité pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Depuis le début de sa mise en cause dans ce dossier, M. Sarkozy, qui a été condamné définitivement dans deux autres affaires, clame son innocence. Aussi bien en première instance qu'en appel, il n'a eu de cesse de dire, sur tous les tons, que "pas un centime" d'argent libyen n'avait été retrouvé dans sa campagne électorale. Défense lézardée Mais alors qu'au premier procès la défense des prévenus avait présenté un front uni, celle-ci s'est lézardée en appel. La raison? À la barre, M. Sarkozy a à plusieurs reprises mis en cause la probité de Claude Guéant, empêché d'assister au procès en raison de sérieux problèmes de santé. Piqué au vif, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui âgé de 81 ans et condamné en première instance à six ans d'emprisonnement, a riposté par procuration en adressant à la cour d'appel deux courriers. Il y contredit l'ancien chef de l'Etat et évoque en particulier une scène lors d'un dîner à Tripoli en juillet 2007: Nicolas Sarkozy l'aurait fait venir pour que Mouammar Kadhafi lui répète "la préoccupation qu'il venait de lui exprimer concernant Senoussi". "Claude, voyez cela", aurait intimé le président. Une anecdote inédite qui fragilise la défense de ce dernier, même si Claude Guéant a affirmé que rien n'avait été effectivement entrepris pour gracier ou amnistier Abdallah Senoussi. A quelques jours de la clôture des débats, l'ex-chef de l'État a abattu ses dernières cartes pour tenter de pilonner l'accusation. Après avoir exploité une clé USB remise par l'ancienne épouse de Ziad Takieddine, les avocats de Nicolas Sarkozy ont produit des éléments comptables qui attestent selon eux d'un système de rétrocommissions entre l'intermédiaire franco-libanais et la famille Senoussi. "La voilà, la solution de l'énigme!", a lancé l'ex-président devant la cour. Pas de quoi convaincre les parties civiles. Lors de leurs plaidoiries, les avocats des proches des victimes de l'attentat du DC-10 et d'associations anticorruption ont tour à tour décoché leurs flèches, appelant à "laver la pourriture" de la corruption laissée par les prévenus, fustigeant une "défense de voyous", l'indécence de la mise en scène de son incarcération par Nicolas Sarkozy, ainsi que son livre sur ses 20 jours à la prison de la Santé.
Texte intégral (752 mots)
Pendant deux jours et demi, les trois avocats généraux, Damien Brunet, Rodolphe Juy-Birmann et Sophie Meynard, dérouleront la démonstration de l'accusation, avant de requérir mercredi des peines pour chacun des dix prévenus rejugés depuis le 16 mars dans ce dossier politico-financier explosif. En première instance, le ministère public avait réclamé que l'ex-président de la République, aujourd'hui âgé de 71 ans, soit reconnu coupable de corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Il avait requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison à son encontre, ainsi que 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Le prévenu le plus célèbre de France avait finalement été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, mais avec un mandat de dépôt assorti d'une exécution provisoire, ce qui lui avait valu de passer 20 jours derrière les barreaux avant d'être libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel. Lors de ce nouveau round judiciaire, celui qui est devenu le premier ex-président de la République (2007-2012) à être incarcéré dans l'Histoire de la République joue sa liberté et son honneur. Reste à voir si l'accusation, qui s'est montrée moins incisive durant les débats qu'au premier procès, demandera de nouveau de le condamner pour tous les chefs d'accusation pour lesquels il comparaît ou si elle infléchira sa ligne. Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy est accusé d'avoir, avec ses collaborateurs Brice Hortefeux et Claude Guéant, noué un "pacte de corruption" avec le régime de Mouammar Kadhafi: des fonds occultes pour financer sa campagne, en utilisant les comptes du défunt intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l'examen de la situation pénale du dignitaire Abdallah Senoussi, réclamé par la justice française après sa condamnation par défaut à la perpétuité pour avoir commandité l'attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts en 1989, dont 54 Français. Depuis le début de sa mise en cause dans ce dossier, M. Sarkozy, qui a été condamné définitivement dans deux autres affaires, clame son innocence. Aussi bien en première instance qu'en appel, il n'a eu de cesse de dire, sur tous les tons, que "pas un centime" d'argent libyen n'avait été retrouvé dans sa campagne électorale. Défense lézardée Mais alors qu'au premier procès la défense des prévenus avait présenté un front uni, celle-ci s'est lézardée en appel. La raison? À la barre, M. Sarkozy a à plusieurs reprises mis en cause la probité de Claude Guéant, empêché d'assister au procès en raison de sérieux problèmes de santé. Piqué au vif, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui âgé de 81 ans et condamné en première instance à six ans d'emprisonnement, a riposté par procuration en adressant à la cour d'appel deux courriers. Il y contredit l'ancien chef de l'Etat et évoque en particulier une scène lors d'un dîner à Tripoli en juillet 2007: Nicolas Sarkozy l'aurait fait venir pour que Mouammar Kadhafi lui répète "la préoccupation qu'il venait de lui exprimer concernant Senoussi". "Claude, voyez cela", aurait intimé le président. Une anecdote inédite qui fragilise la défense de ce dernier, même si Claude Guéant a affirmé que rien n'avait été effectivement entrepris pour gracier ou amnistier Abdallah Senoussi. A quelques jours de la clôture des débats, l'ex-chef de l'État a abattu ses dernières cartes pour tenter de pilonner l'accusation. Après avoir exploité une clé USB remise par l'ancienne épouse de Ziad Takieddine, les avocats de Nicolas Sarkozy ont produit des éléments comptables qui attestent selon eux d'un système de rétrocommissions entre l'intermédiaire franco-libanais et la famille Senoussi. "La voilà, la solution de l'énigme!", a lancé l'ex-président devant la cour. Pas de quoi convaincre les parties civiles. Lors de leurs plaidoiries, les avocats des proches des victimes de l'attentat du DC-10 et d'associations anticorruption ont tour à tour décoché leurs flèches, appelant à "laver la pourriture" de la corruption laissée par les prévenus, fustigeant une "défense de voyous", l'indécence de la mise en scène de son incarcération par Nicolas Sarkozy, ainsi que son livre sur ses 20 jours à la prison de la Santé.

11.05.2026 à 04:09

FRANCE24
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Dimanche, les équipes du Palais des festivals de la station française ont hissé sur le fronton du bâtiment l'immense affiche officielle de l'événement représentant Thelma et Louise, les héroïnes du road movie féministe de Ridley Scott, incarnées par Geena Davis et Susan Sarandon. Un choix critiqué par le collectif féministe 50/50, qui milite pour plus d'inclusion dans le cinéma, considérant ce visuel comme du "feminism washing" vu la faible proportion de réalisatrices sélectionnées (cinq en compétition pour 22 films). Le jury, présidé par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, doit arriver lundi dans la journée. La star américaine Demi Moore sera l'une des jurés les plus scrutées, pour son retour sur la Croisette après la sensation "The Substance", projeté en compétition en 2024 et qui l'a remise sur le devant de la scène. Créativité La productrice et cinéaste chinoise Chloé Zhao, étoile montante du 7e Art depuis "Nomadland", fait également partie du jury, qui remettra ses prix, dont la Palme d'or, le samedi 23 mai. Près de 40.000 festivaliers accrédités et des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus tout au long de la quinzaine, alors que l'événement représente 20% du chiffre d'affaires annuel des hôteliers cannois et génère plus de 200 millions d'euros de retombées économiques, selon les estimations de la mairie. La cérémonie d'ouverture, animée par l'actrice française Eye Haïdara, doit avoir lieu mardi soir, avec son habituel cortège de stars. Le réalisateur néo-zélandais de la trilogie du "Seigneur des Anneaux", Peter Jackson, en sera l'invité de marque, pour recevoir une Palme d'or d'honneur célébrant l'ensemble de sa carrière. Le long-métrage du Français Pierre Salvadori "La Vénus électrique", une ode à l'illusion dans le Paris forain des années 1920, avec Pio Marmaï et Anaïs Demoustier, sera ensuite projeté en ouverture. La course à la Palme d'or débutera mercredi et verra se confronter notamment Pedro Almodovar, James Gray ou Asghar Farhadi, qui graviront les marches du Palais des festivals pour présenter leur dernier film. "Le cinéma est dans un état de productivité, de créativité, tout à fait formidable", avait tenu à souligner le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, lors de la présentation de la sélection en avril. Tempête Javier Bardem, Scarlett Johansson, Léa Seydoux ou encore Cate Blanchett comptent parmi les stars attendues pour donner une touche de glamour à l'événement, qui sera en revanche privé de blockbuster américain. Ni "Disclosure Day" de Steven Speilberg, ni "The Odyssey" de Christopher Nolan, n'ont souhaité faire étape sur la Croisette. Idem pour le nouveau film de la saga Star Wars "The Mandalorian and Grogu", avec Pedro Pascal et Sigourney Weaver, qui sort pourtant pendant la quinzaine cannoise. "En dehors du cinéma des studios, un cinéma indépendant, un cinéma ailleurs qu'à Los Angeles, continue d'exister", a insisté Thierry Frémaux. Dans une interview au magazine américain Variety, le patron du festival a aussi rappelé que "l'industrie traverse une énorme tempête. Avant, il y avait deux blockbusters par mois. Maintenant, il y en a moins". "Ce que nous avons connu est devenu fragile", a-t-il observé, blâmant le Covid et la fermeture des cinémas, ainsi que la concurrence du petit écran et des plateformes.
Texte intégral (590 mots)
Dimanche, les équipes du Palais des festivals de la station française ont hissé sur le fronton du bâtiment l'immense affiche officielle de l'événement représentant Thelma et Louise, les héroïnes du road movie féministe de Ridley Scott, incarnées par Geena Davis et Susan Sarandon. Un choix critiqué par le collectif féministe 50/50, qui milite pour plus d'inclusion dans le cinéma, considérant ce visuel comme du "feminism washing" vu la faible proportion de réalisatrices sélectionnées (cinq en compétition pour 22 films). Le jury, présidé par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook, doit arriver lundi dans la journée. La star américaine Demi Moore sera l'une des jurés les plus scrutées, pour son retour sur la Croisette après la sensation "The Substance", projeté en compétition en 2024 et qui l'a remise sur le devant de la scène. Créativité La productrice et cinéaste chinoise Chloé Zhao, étoile montante du 7e Art depuis "Nomadland", fait également partie du jury, qui remettra ses prix, dont la Palme d'or, le samedi 23 mai. Près de 40.000 festivaliers accrédités et des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus tout au long de la quinzaine, alors que l'événement représente 20% du chiffre d'affaires annuel des hôteliers cannois et génère plus de 200 millions d'euros de retombées économiques, selon les estimations de la mairie. La cérémonie d'ouverture, animée par l'actrice française Eye Haïdara, doit avoir lieu mardi soir, avec son habituel cortège de stars. Le réalisateur néo-zélandais de la trilogie du "Seigneur des Anneaux", Peter Jackson, en sera l'invité de marque, pour recevoir une Palme d'or d'honneur célébrant l'ensemble de sa carrière. Le long-métrage du Français Pierre Salvadori "La Vénus électrique", une ode à l'illusion dans le Paris forain des années 1920, avec Pio Marmaï et Anaïs Demoustier, sera ensuite projeté en ouverture. La course à la Palme d'or débutera mercredi et verra se confronter notamment Pedro Almodovar, James Gray ou Asghar Farhadi, qui graviront les marches du Palais des festivals pour présenter leur dernier film. "Le cinéma est dans un état de productivité, de créativité, tout à fait formidable", avait tenu à souligner le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, lors de la présentation de la sélection en avril. Tempête Javier Bardem, Scarlett Johansson, Léa Seydoux ou encore Cate Blanchett comptent parmi les stars attendues pour donner une touche de glamour à l'événement, qui sera en revanche privé de blockbuster américain. Ni "Disclosure Day" de Steven Speilberg, ni "The Odyssey" de Christopher Nolan, n'ont souhaité faire étape sur la Croisette. Idem pour le nouveau film de la saga Star Wars "The Mandalorian and Grogu", avec Pedro Pascal et Sigourney Weaver, qui sort pourtant pendant la quinzaine cannoise. "En dehors du cinéma des studios, un cinéma indépendant, un cinéma ailleurs qu'à Los Angeles, continue d'exister", a insisté Thierry Frémaux. Dans une interview au magazine américain Variety, le patron du festival a aussi rappelé que "l'industrie traverse une énorme tempête. Avant, il y avait deux blockbusters par mois. Maintenant, il y en a moins". "Ce que nous avons connu est devenu fragile", a-t-il observé, blâmant le Covid et la fermeture des cinémas, ainsi que la concurrence du petit écran et des plateformes.

11.05.2026 à 04:03

FRANCE24
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En près de deux ans, ce n'est pas la première fois que le dirigeant travailliste doit surmonter une crise, mais il est peut-être cette fois au pied du mur, tant le mécontentement monte dans la population et dans son camp, qui lui impute la responsabilité de la défaite. Le chef du gouvernement doit prononcer un discours lundi, dans lequel il entend affirmer que "pour relever les défis auxquels (le) pays est confronté, les changements progressifs ne suffiront pas", selon des extraits communiqués par Downing Street. Dimanche, il a réitéré dans un entretien à l'hebdomadaire The Observer sa détermination à rester à son poste pour faire "le travail pour lequel (il a) été élu en juillet 2024". Le Premier ministre entame une semaine cruciale, avec mercredi le discours du roi au Parlement, durant lequel Charles III va détailler les projets du gouvernement pour la nouvelle session parlementaire. Lundi, Keir Starmer évoquera ses priorités, notamment le rapprochement avec l'Union européenne pour que le Royaume-Uni soit "plus fort économiquement, commercialement ou encore en matière de défense". Fronde Lors des élections locales, le Labour a perdu du terrain face au parti d'extrême droite Reform UK de Nigel Farage jusque dans ses bastions du nord populaire de l'Angleterre et du pays de Galles. Et les Verts, plus à gauche, lui ont pris des voix à Londres. Le Premier ministre doit calmer la fronde au sein du Labour, où de plus en plus de députés appellent à son départ Ce week-end, l'ancienne ministre et députée Catherine West a annoncé que si le gouvernement ne s'entendait pas pour remplacer Keir Starmer par l'un de ses ministres, elle tenterait de déclencher une élection interne pour lui trouver un successeur. La mission est quasi impossible: selon les règles du parti travailliste, elle doit obtenir le soutien de 81 députés (20% du groupe parlementaire). Mais elle confirme les réflexions et manœuvres de certains députés pour trouver rapidement une alternative au Premier ministre. Une trentaine de parlementaires ont appelé à son départ à court ou moyen terme ces derniers jours selon un décompte du site LabourList. "Nous avons vraiment pris une claque de la part des électeurs. Je ne pense toutefois pas qu'une élection interne pour changer de direction (...) soit la bonne réponse", a affirmé dimanche Bridget Phillipson, alliée du Premier ministre. "Etre à la hauteur" Depuis son arrivée à Downing Street en juillet 2024, Keir Starmer n'a pas vraiment convaincu, avec des mesures jugées antisociales, le durcissement de la politique migratoire qui ont déçu l'électorat travailliste, ou encore du fait de son incapacité à relancer l'économie, dont il avait fait sa priorité. Il a aussi enchaîné les polémiques, avec plusieurs départs contraints de ministres et le scandale de l'affaire Peter Mandelson, l'ex-ambassadeur britannique à Washington, ami du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, qui lui a déjà valu des appels à la démission. Ses résultats sur la scène internationale face à Donald Trump sur l'Iran ou au sujet de l'Ukraine sont globalement salués, mais n'ont pas suffi à compenser. Toutefois, l'absence de successeur évident pourrait l'aider à se maintenir à Downing Street dans l'immédiat. Dans ce contexte difficile pour le Labour, les prétendants évoqués pour lui succéder ne se précipitent pas pour le défier, que ce soit l'ancienne vice-Première ministre Angela Rayner ou le ministre de la Santé Wes Streeting. Autre prétendant, le maire du Grand Manchester Andy Burnham, personnalité travailliste la plus populaire selon les sondages, ne peut actuellement pas se présenter faute de siège au Parlement. Aucun n'a appelé publiquement au départ de Keir Starmer. "Le Premier ministre doit maintenant se montrer à la hauteur de la situation et définir le changement dont notre pays a besoin", a prévenu Angela Rayner sur X dimanche soir, dans sa première réaction depuis le scrutin. "C'est peut-être notre dernière chance", insiste la députée.
Texte intégral (677 mots)
En près de deux ans, ce n'est pas la première fois que le dirigeant travailliste doit surmonter une crise, mais il est peut-être cette fois au pied du mur, tant le mécontentement monte dans la population et dans son camp, qui lui impute la responsabilité de la défaite. Le chef du gouvernement doit prononcer un discours lundi, dans lequel il entend affirmer que "pour relever les défis auxquels (le) pays est confronté, les changements progressifs ne suffiront pas", selon des extraits communiqués par Downing Street. Dimanche, il a réitéré dans un entretien à l'hebdomadaire The Observer sa détermination à rester à son poste pour faire "le travail pour lequel (il a) été élu en juillet 2024". Le Premier ministre entame une semaine cruciale, avec mercredi le discours du roi au Parlement, durant lequel Charles III va détailler les projets du gouvernement pour la nouvelle session parlementaire. Lundi, Keir Starmer évoquera ses priorités, notamment le rapprochement avec l'Union européenne pour que le Royaume-Uni soit "plus fort économiquement, commercialement ou encore en matière de défense". Fronde Lors des élections locales, le Labour a perdu du terrain face au parti d'extrême droite Reform UK de Nigel Farage jusque dans ses bastions du nord populaire de l'Angleterre et du pays de Galles. Et les Verts, plus à gauche, lui ont pris des voix à Londres. Le Premier ministre doit calmer la fronde au sein du Labour, où de plus en plus de députés appellent à son départ Ce week-end, l'ancienne ministre et députée Catherine West a annoncé que si le gouvernement ne s'entendait pas pour remplacer Keir Starmer par l'un de ses ministres, elle tenterait de déclencher une élection interne pour lui trouver un successeur. La mission est quasi impossible: selon les règles du parti travailliste, elle doit obtenir le soutien de 81 députés (20% du groupe parlementaire). Mais elle confirme les réflexions et manœuvres de certains députés pour trouver rapidement une alternative au Premier ministre. Une trentaine de parlementaires ont appelé à son départ à court ou moyen terme ces derniers jours selon un décompte du site LabourList. "Nous avons vraiment pris une claque de la part des électeurs. Je ne pense toutefois pas qu'une élection interne pour changer de direction (...) soit la bonne réponse", a affirmé dimanche Bridget Phillipson, alliée du Premier ministre. "Etre à la hauteur" Depuis son arrivée à Downing Street en juillet 2024, Keir Starmer n'a pas vraiment convaincu, avec des mesures jugées antisociales, le durcissement de la politique migratoire qui ont déçu l'électorat travailliste, ou encore du fait de son incapacité à relancer l'économie, dont il avait fait sa priorité. Il a aussi enchaîné les polémiques, avec plusieurs départs contraints de ministres et le scandale de l'affaire Peter Mandelson, l'ex-ambassadeur britannique à Washington, ami du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, qui lui a déjà valu des appels à la démission. Ses résultats sur la scène internationale face à Donald Trump sur l'Iran ou au sujet de l'Ukraine sont globalement salués, mais n'ont pas suffi à compenser. Toutefois, l'absence de successeur évident pourrait l'aider à se maintenir à Downing Street dans l'immédiat. Dans ce contexte difficile pour le Labour, les prétendants évoqués pour lui succéder ne se précipitent pas pour le défier, que ce soit l'ancienne vice-Première ministre Angela Rayner ou le ministre de la Santé Wes Streeting. Autre prétendant, le maire du Grand Manchester Andy Burnham, personnalité travailliste la plus populaire selon les sondages, ne peut actuellement pas se présenter faute de siège au Parlement. Aucun n'a appelé publiquement au départ de Keir Starmer. "Le Premier ministre doit maintenant se montrer à la hauteur de la situation et définir le changement dont notre pays a besoin", a prévenu Angela Rayner sur X dimanche soir, dans sa première réaction depuis le scrutin. "C'est peut-être notre dernière chance", insiste la députée.

11.05.2026 à 04:01

FRANCE24
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Démarrée il y a plus de trois ans via une convention citoyenne demandée par Emmanuel Macron, la réflexion autour de la fin de vie arrive progressivement au bout d'un très long cycle au Parlement. Après deux lectures à l'Assemblée nationale et une au Sénat, la chambre haute est saisie une nouvelle fois de la proposition de loi du député Olivier Falorni, créant un droit à l'aide à mourir, une procédure encadrée, accessible à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Les débats se poursuivront mardi et mercredi, avec près de 700 amendements, un nombre très élevé qui fait craindre aux défenseurs du projet un temps trop réduit pour arriver au terme de l'examen d'ici mercredi. Le groupe écologiste a d'ailleurs accusé la droite de faire de "l'obstruction" pour tenter de "saboter" la réforme, dans un communiqué dimanche. Le gouvernement espère toujours permettre son adoption définitive avant la suspension estivale des travaux parlementaires - probablement mi-juillet - mais les désaccords entre députés et sénateurs semblent insurmontables. Ce qui pourrait pousser l'exécutif à donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Débats chaotiques ? Ce contexte pose la question de l'intérêt réel de ces débats au Sénat, où la majorité de droite et du centre est opposée à la rédaction prônée par les députés. En première lecture déjà, l'examen par les sénateurs avait tourné au chaos: dénaturé par l'adoption de nombreux amendements contradictoires, le texte avait finalement été rejeté. Bis repetita cette semaine ? Entre une gauche qui refuse majoritairement tout retour en arrière par rapport au texte de l'Assemblée, et une partie de la droite qui s'oppose radicalement à toute forme d'aide à mourir, même très restreinte, la possibilité d'un nouveau rejet est sérieuse. "Le risque, c'est qu'il devienne demain plus facile de demander la mort que d'obtenir un soin", avait déjà martelé le président des Républicains Bruno Retailleau lors des débats en janvier. A droite, certains défendent une autre voie plus constructive: le vote d'un texte alternatif drastiquement resserré, pour circonscrire la procédure d'aide à mourir aux malades en toute fin de vie. C'est la vision du président du Sénat Gérard Larcher et des rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat. Ces derniers sont parvenus à convaincre la commission des Affaires sociales du Sénat de transformer le droit à l'aide à mourir en une "assistance médicale à mourir" réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé "à court terme", soit potentiellement de quelques jours seulement. Cette version, critiquée par la gauche et l'auteur du texte Olivier Falorni, est bien plus restreinte que celle des députés, qui concernerait les patients en "phase avancée" ou "terminale", ce qui convient au gouvernement. "Un rôle à jouer" "Le Sénat se doit de porter une voix sur ce texte et enrichir le débat", insiste Christine Bonfanti-Dossat. Son pari: proposer "une alternative" susceptible de faire réfléchir l'autre chambre du Parlement. La droite sénatoriale a notamment noté avec intérêt que l'écart de voix s'était réduit entre les deux votes du texte à l'Assemblée: 106 voix d'avance la première fois, 73 seulement neuf mois plus tard, pour une proposition de loi pourtant quasiment inchangé. D'où l'importance, selon un sénateur en première ligne sur le dossier, de "faire en sorte de ne pas arriver les mains vides en commission mixte paritaire (CMP)", cette conciliation entre députés et sénateurs qui pourrait être convoquée après le vote du Sénat. "Le Sénat a-t-il un rôle à jouer sur les questions de société ? C'est la question qui nous est posée. Malheureusement, les positions semblent figées. Laisser l'Assemblée nationale seule, cela me dérange vraiment", regrette le centriste Olivier Henno, qui espère voir la chambre haute faire un pas vers le Palais Bourbon. Beaucoup plus consensuel, un autre texte pour renforcer les soins palliatifs est examiné en parallèle, avec de grandes chances d'être adopté définitivement au Parlement, car les sénateurs se sont accordés pour l'approuver sans modification.
Texte intégral (720 mots)
Démarrée il y a plus de trois ans via une convention citoyenne demandée par Emmanuel Macron, la réflexion autour de la fin de vie arrive progressivement au bout d'un très long cycle au Parlement. Après deux lectures à l'Assemblée nationale et une au Sénat, la chambre haute est saisie une nouvelle fois de la proposition de loi du député Olivier Falorni, créant un droit à l'aide à mourir, une procédure encadrée, accessible à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. Les débats se poursuivront mardi et mercredi, avec près de 700 amendements, un nombre très élevé qui fait craindre aux défenseurs du projet un temps trop réduit pour arriver au terme de l'examen d'ici mercredi. Le groupe écologiste a d'ailleurs accusé la droite de faire de "l'obstruction" pour tenter de "saboter" la réforme, dans un communiqué dimanche. Le gouvernement espère toujours permettre son adoption définitive avant la suspension estivale des travaux parlementaires - probablement mi-juillet - mais les désaccords entre députés et sénateurs semblent insurmontables. Ce qui pourrait pousser l'exécutif à donner le dernier mot à l'Assemblée nationale. Débats chaotiques ? Ce contexte pose la question de l'intérêt réel de ces débats au Sénat, où la majorité de droite et du centre est opposée à la rédaction prônée par les députés. En première lecture déjà, l'examen par les sénateurs avait tourné au chaos: dénaturé par l'adoption de nombreux amendements contradictoires, le texte avait finalement été rejeté. Bis repetita cette semaine ? Entre une gauche qui refuse majoritairement tout retour en arrière par rapport au texte de l'Assemblée, et une partie de la droite qui s'oppose radicalement à toute forme d'aide à mourir, même très restreinte, la possibilité d'un nouveau rejet est sérieuse. "Le risque, c'est qu'il devienne demain plus facile de demander la mort que d'obtenir un soin", avait déjà martelé le président des Républicains Bruno Retailleau lors des débats en janvier. A droite, certains défendent une autre voie plus constructive: le vote d'un texte alternatif drastiquement resserré, pour circonscrire la procédure d'aide à mourir aux malades en toute fin de vie. C'est la vision du président du Sénat Gérard Larcher et des rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat. Ces derniers sont parvenus à convaincre la commission des Affaires sociales du Sénat de transformer le droit à l'aide à mourir en une "assistance médicale à mourir" réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé "à court terme", soit potentiellement de quelques jours seulement. Cette version, critiquée par la gauche et l'auteur du texte Olivier Falorni, est bien plus restreinte que celle des députés, qui concernerait les patients en "phase avancée" ou "terminale", ce qui convient au gouvernement. "Un rôle à jouer" "Le Sénat se doit de porter une voix sur ce texte et enrichir le débat", insiste Christine Bonfanti-Dossat. Son pari: proposer "une alternative" susceptible de faire réfléchir l'autre chambre du Parlement. La droite sénatoriale a notamment noté avec intérêt que l'écart de voix s'était réduit entre les deux votes du texte à l'Assemblée: 106 voix d'avance la première fois, 73 seulement neuf mois plus tard, pour une proposition de loi pourtant quasiment inchangé. D'où l'importance, selon un sénateur en première ligne sur le dossier, de "faire en sorte de ne pas arriver les mains vides en commission mixte paritaire (CMP)", cette conciliation entre députés et sénateurs qui pourrait être convoquée après le vote du Sénat. "Le Sénat a-t-il un rôle à jouer sur les questions de société ? C'est la question qui nous est posée. Malheureusement, les positions semblent figées. Laisser l'Assemblée nationale seule, cela me dérange vraiment", regrette le centriste Olivier Henno, qui espère voir la chambre haute faire un pas vers le Palais Bourbon. Beaucoup plus consensuel, un autre texte pour renforcer les soins palliatifs est examiné en parallèle, avec de grandes chances d'être adopté définitivement au Parlement, car les sénateurs se sont accordés pour l'approuver sans modification.

11.05.2026 à 03:57

FRANCE24
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Le projet de loi, présenté mi-octobre en conseil des ministres, doit faire entrer 1,5 milliard d'euros dans les caisses de l'Etat, selon le Premier ministre. Il a été voté sans encombre à l'Assemblée la semaine dernière, avec le soutien de la coalition gouvernementale et de l'extrême droite. "La solidarité exige l'équité: les règles doivent être les mêmes pour tous", avait salué le Premier ministre. Le vote au Sénat, dominé par la droite, ne devrait pas non plus poser de difficulté. De quoi réjouir le Premier ministre, qui a vu ces dernières semaines certains textes soutenus par le gouvernement s'échouer à l'Assemblée - comme celui transposant l'accord des partenaires sociaux sur les ruptures conventionnelles - ou être freinés par les tentatives d'obstruction de la gauche. La loi de programmation militaire, qui devait être votée en première lecture mardi à l'Assemblée, devra ainsi attendre encore un peu, les députés n'étant pas parvenu à achever son examen jeudi. Et l'inquiétude pointe déjà quant aux chances de parvenir à étudier dans le temps imparti le projet de loi agricole, qui doit arriver en séance à l'Assemblée mardi 19 mai. 14 milliards d'euros de fraude sociale Le texte soumis au vote des sénateurs est issu des travaux d'une commission mixte paritaire qui avait réuni fin avril sept députés et sept sénateurs. "Le texte donne aux administrations publiques et aux collectivités locales les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre la fraude", s'étaient félicités dans un communiqué les trois rapporteurs du texte, le député Patrick Hetzel (Les Républicains - LR) et les sénateurs Frédérique Puissat (LR) et Olivier Henno (UDI, centre). Passé au fil des discussions parlementaires de 27 articles à plus d'une centaine, il doit permettre de mieux détecter les fraudes, renforcer les sanctions et donner davantage de moyens de recouvrement aux organismes publics. A l'Assemblée, la gauche a unanimement rejeté le texte gouvernemental, fustigeant un "acharnement" contre les plus précaires et des mesures insuffisantes pour lutter contre la fraude fiscale - un reproche également formulé par le Rassemblement national. La fraude sociale représenterait 14 milliards d'euros, dont plus de deux milliards détectés, selon les derniers chiffres du Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFPS), contre "80 à 100" milliards d'euros pour la fraude fiscale, selon des estimations fréquemment avancées à gauche. Le projet de loi prévoit notamment un meilleur partage des informations entre les différentes administrations et organismes, et une possibilité accrue pour certains agents d'accéder aux données bancaires des bénéficiaires de prestations. Ce sera par exemple le cas de certains agents départementaux, pour lutter contre la fraude au RSA (Revenu de solidarité active). De quoi faire craindre à l'opposition la multiplication des fuites de données, dont celle de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a donné encore récemment un spectaculaire exemple. Côté renforcement des sanctions, un article particulièrement controversé prévoit la suspension à titre conservatoire des allocations chômage à un bénéficiaire lorsque France Travail a des "indices sérieux de manœuvres frauduleuses". La députée socialiste Sandrine Runel a annoncé que son groupe déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel sur ce point, comme sur la limitation du renouvellement des arrêts de travail via la télémédecine. Au titre des mesures les plus consensuelles, le texte prévoit de mieux réguler le secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC) comme celui de la formation, ou d'obliger les entreprises assurant du transport de patients à équiper leurs véhicules de dispositifs de géolocalisation.
Texte intégral (624 mots)
Le projet de loi, présenté mi-octobre en conseil des ministres, doit faire entrer 1,5 milliard d'euros dans les caisses de l'Etat, selon le Premier ministre. Il a été voté sans encombre à l'Assemblée la semaine dernière, avec le soutien de la coalition gouvernementale et de l'extrême droite. "La solidarité exige l'équité: les règles doivent être les mêmes pour tous", avait salué le Premier ministre. Le vote au Sénat, dominé par la droite, ne devrait pas non plus poser de difficulté. De quoi réjouir le Premier ministre, qui a vu ces dernières semaines certains textes soutenus par le gouvernement s'échouer à l'Assemblée - comme celui transposant l'accord des partenaires sociaux sur les ruptures conventionnelles - ou être freinés par les tentatives d'obstruction de la gauche. La loi de programmation militaire, qui devait être votée en première lecture mardi à l'Assemblée, devra ainsi attendre encore un peu, les députés n'étant pas parvenu à achever son examen jeudi. Et l'inquiétude pointe déjà quant aux chances de parvenir à étudier dans le temps imparti le projet de loi agricole, qui doit arriver en séance à l'Assemblée mardi 19 mai. 14 milliards d'euros de fraude sociale Le texte soumis au vote des sénateurs est issu des travaux d'une commission mixte paritaire qui avait réuni fin avril sept députés et sept sénateurs. "Le texte donne aux administrations publiques et aux collectivités locales les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre la fraude", s'étaient félicités dans un communiqué les trois rapporteurs du texte, le député Patrick Hetzel (Les Républicains - LR) et les sénateurs Frédérique Puissat (LR) et Olivier Henno (UDI, centre). Passé au fil des discussions parlementaires de 27 articles à plus d'une centaine, il doit permettre de mieux détecter les fraudes, renforcer les sanctions et donner davantage de moyens de recouvrement aux organismes publics. A l'Assemblée, la gauche a unanimement rejeté le texte gouvernemental, fustigeant un "acharnement" contre les plus précaires et des mesures insuffisantes pour lutter contre la fraude fiscale - un reproche également formulé par le Rassemblement national. La fraude sociale représenterait 14 milliards d'euros, dont plus de deux milliards détectés, selon les derniers chiffres du Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFPS), contre "80 à 100" milliards d'euros pour la fraude fiscale, selon des estimations fréquemment avancées à gauche. Le projet de loi prévoit notamment un meilleur partage des informations entre les différentes administrations et organismes, et une possibilité accrue pour certains agents d'accéder aux données bancaires des bénéficiaires de prestations. Ce sera par exemple le cas de certains agents départementaux, pour lutter contre la fraude au RSA (Revenu de solidarité active). De quoi faire craindre à l'opposition la multiplication des fuites de données, dont celle de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a donné encore récemment un spectaculaire exemple. Côté renforcement des sanctions, un article particulièrement controversé prévoit la suspension à titre conservatoire des allocations chômage à un bénéficiaire lorsque France Travail a des "indices sérieux de manœuvres frauduleuses". La députée socialiste Sandrine Runel a annoncé que son groupe déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel sur ce point, comme sur la limitation du renouvellement des arrêts de travail via la télémédecine. Au titre des mesures les plus consensuelles, le texte prévoit de mieux réguler le secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC) comme celui de la formation, ou d'obliger les entreprises assurant du transport de patients à équiper leurs véhicules de dispositifs de géolocalisation.

11.05.2026 à 03:18

FRANCE 24
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L'ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, qui purgeait depuis septembre une peine d'un an pour corruption, est sorti de prison lundi. Il devra porter un bracelet électronique pendant sa période de probation de quatre mois.
Texte intégral (624 mots)
L'ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, qui purgeait depuis septembre une peine d'un an pour corruption, est sorti de prison lundi. Il devra porter un bracelet électronique pendant sa période de probation de quatre mois.

11.05.2026 à 01:31

FRANCE24
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"Je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas — C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!", a écrit en lettres capitales le président américain dimanche soir dans un bref message sur son réseau Truth Social. Avant même l'ouverture des marchés asiatiques, les prix du pétrole ont pris l'ascenseur, le baril de Brent gagnant 3,29% à 104,62 dollars lundi vers 02h20 GMT, alors que s'éloignait la perspective d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de l'or noir consommé dans le monde et que l'Iran bloque depuis le début des hostilités le 28 février. Après plus d'un mois de trêve entre les deux belligérants, les espoirs de règlement du conflit sont nébuleux, aucune des parties n'ayant dévoilé publiquement ses propositions. Après des jours d'attente, l'Iran a annoncé dimanche avoir répondu au plan américain, mais sans donner de détails. La télévision publique iranienne s'est bornée à rapporter que la réponse de Téhéran, transmise via le médiateur pakistanais, était "axée sur la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime". Réouverture du détroit D'après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz, et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine. Selon le quotidien américain, Téhéran serait également prêt à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un "pays tiers". Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique via l'enrichissement de l'uranium, ce qu'il dément, défendant son droit au nucléaire civil. "Il reste encore des matières nucléaires – de l'uranium enrichi – qui doivent être retirées d'Iran" et "des sites d'enrichissement à démanteler", a affirmé plus tôt dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS. Il a aussi dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, "comme un échafaudage" selon lui, des supplétifs de l'Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah). "Est-ce possible? Oui. Est-ce certain? Non", a-t-il dit. "L'Iran continue à soutenir ces supplétifs, qui cherchent à produire des missiles balistiques. Nous les avons beaucoup réduits mais ils sont toujours là et il reste du travail à faire", a observé le chef du gouvernement israélien. La guerre, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, "a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie", a-t-il averti. Drones dans le Golfe Dans le Golfe, de nouvelles attaques ont été signalées dimanche. Au Qatar, un vraquier en provenance d'Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, avant de poursuivre son trajet, selon le ministère de la Défense. L'agence de presse iranienne Fars a affirmé qu'il "battait pavillon américain et appartenait aux Etats-Unis", sans dire explicitement que l'Iran l'avait visé. D'autres pays ont été ciblés par des drones: le Koweït n'en a pas précisé la provenance, mais Abou Dhabi a directement accusé Téhéran. Dès le déclenchement de la guerre par Israël et les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient fait l'objet de frappes iraniennes. Ces attaques interviennent deux jours après que l'armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman, voie d'accès au détroit d'Ormuz. "Notre retenue est terminée", a averti Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien. "Toute attaque contre nos navires déclenchera une riposte iranienne forte et décisive contre les navires et les bases" des Etats-Unis. "Nous ne courberons jamais la tête devant l'ennemi, et s'il est question de dialogue ou de négociation, cela ne signifie ni capitulation, ni recul", a de son côté écrit sur X le président Massoud Pezeshkian. Le Royaume-Uni et la France s'activent de leur côté pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit, après un règlement du conflit. Les ministres de la Défense des deux pays coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec une quarantaine de leurs homologues de pays prêts à contribuer à une telle mission, a annoncé Londres. Téhéran a averti que tout déploiement déclencherait une "réponse décisive et immédiate" de l'armée iranienne, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires pour se prépositionner dans la région. burs-bar/roc/vgu
Texte intégral (828 mots)
"Je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l'Iran. Je ne l'aime pas — C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!", a écrit en lettres capitales le président américain dimanche soir dans un bref message sur son réseau Truth Social. Avant même l'ouverture des marchés asiatiques, les prix du pétrole ont pris l'ascenseur, le baril de Brent gagnant 3,29% à 104,62 dollars lundi vers 02h20 GMT, alors que s'éloignait la perspective d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième de l'or noir consommé dans le monde et que l'Iran bloque depuis le début des hostilités le 28 février. Après plus d'un mois de trêve entre les deux belligérants, les espoirs de règlement du conflit sont nébuleux, aucune des parties n'ayant dévoilé publiquement ses propositions. Après des jours d'attente, l'Iran a annoncé dimanche avoir répondu au plan américain, mais sans donner de détails. La télévision publique iranienne s'est bornée à rapporter que la réponse de Téhéran, transmise via le médiateur pakistanais, était "axée sur la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime". Réouverture du détroit D'après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz, et une levée simultanée du blocus des ports iraniens par la marine américaine. Selon le quotidien américain, Téhéran serait également prêt à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à envoyer le reste dans un "pays tiers". Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique via l'enrichissement de l'uranium, ce qu'il dément, défendant son droit au nucléaire civil. "Il reste encore des matières nucléaires – de l'uranium enrichi – qui doivent être retirées d'Iran" et "des sites d'enrichissement à démanteler", a affirmé plus tôt dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS. Il a aussi dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, "comme un échafaudage" selon lui, des supplétifs de l'Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah). "Est-ce possible? Oui. Est-ce certain? Non", a-t-il dit. "L'Iran continue à soutenir ces supplétifs, qui cherchent à produire des missiles balistiques. Nous les avons beaucoup réduits mais ils sont toujours là et il reste du travail à faire", a observé le chef du gouvernement israélien. La guerre, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, "a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie", a-t-il averti. Drones dans le Golfe Dans le Golfe, de nouvelles attaques ont été signalées dimanche. Au Qatar, un vraquier en provenance d'Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, avant de poursuivre son trajet, selon le ministère de la Défense. L'agence de presse iranienne Fars a affirmé qu'il "battait pavillon américain et appartenait aux Etats-Unis", sans dire explicitement que l'Iran l'avait visé. D'autres pays ont été ciblés par des drones: le Koweït n'en a pas précisé la provenance, mais Abou Dhabi a directement accusé Téhéran. Dès le déclenchement de la guerre par Israël et les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient fait l'objet de frappes iraniennes. Ces attaques interviennent deux jours après que l'armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman, voie d'accès au détroit d'Ormuz. "Notre retenue est terminée", a averti Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien. "Toute attaque contre nos navires déclenchera une riposte iranienne forte et décisive contre les navires et les bases" des Etats-Unis. "Nous ne courberons jamais la tête devant l'ennemi, et s'il est question de dialogue ou de négociation, cela ne signifie ni capitulation, ni recul", a de son côté écrit sur X le président Massoud Pezeshkian. Le Royaume-Uni et la France s'activent de leur côté pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit, après un règlement du conflit. Les ministres de la Défense des deux pays coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec une quarantaine de leurs homologues de pays prêts à contribuer à une telle mission, a annoncé Londres. Téhéran a averti que tout déploiement déclencherait une "réponse décisive et immédiate" de l'armée iranienne, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires pour se prépositionner dans la région. burs-bar/roc/vgu

11.05.2026 à 00:53

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche la réponse apportée par l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant "totalement inacceptable", sur son réseau Truth Social. Selon la télévision publique iranienne, la réponse de Téhéran est centrée sur "la fin de la guerre et la sécurité maritime".
Texte intégral (828 mots)
Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche la réponse apportée par l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant "totalement inacceptable", sur son réseau Truth Social. Selon la télévision publique iranienne, la réponse de Téhéran est centrée sur "la fin de la guerre et la sécurité maritime".

11.05.2026 à 00:38

FRANCE24
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L'Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine. Selon les médias iraniens, elle se concentre sur deux points : une déclaration de fin d'hostilité contre l'Iran, mais aussi au Liban ; ainsi qu'un contrôle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. "Mais pas question de négocier sur le point nucléaire", rappelle le correspondant pour France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. En réaction, Donald Trump s'est insurgé contre cette réponse. 
Texte intégral (828 mots)
L'Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine. Selon les médias iraniens, elle se concentre sur deux points : une déclaration de fin d'hostilité contre l'Iran, mais aussi au Liban ; ainsi qu'un contrôle du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz. "Mais pas question de négocier sur le point nucléaire", rappelle le correspondant pour France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. En réaction, Donald Trump s'est insurgé contre cette réponse. 

11.05.2026 à 00:19

FRANCE24
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Le milliardaire de 76 ans, qui a fait fortune dans les télécommunications, a passé huit mois derrière les barreaux, après avoir été condamné à un an d'emprisonnement pour corruption. Il devra porter un bracelet électronique pendant sa période de probation de quatre mois. A sa sortie lundi matin, Thaksin a serré dans ses bras plusieurs de ses proches qui l'attendaient devant la prison, tout comme des centaines de ses partisans vêtus de rouge, la couleur habituelle du soutien à l'ex-Premier ministre, criant pour certains "Nous aimons Thaksin", a constaté l'AFP. Thaksin "va peut-être rester à l'écart pendant quelques mois mais il n'arrêtera pas la politique", a prédit Janthana Chaidej, une cuisinière de 70 ans, qui a posé un congé pour l'occasion. "J'ai hiberné pendant huit mois", a plus tard déclaré Thaksin à des journalistes depuis une voiture, à l'extérieur de son domicile de Bangkok, se disant soulagé d'être sorti de prison. Pao Nakao, un soutien de l'ex-chef du gouvernement, a fait part de sa joie à l'AFP. "Je sais qu'il ne nous quittera pas", a dit à l'AFP cet agriculteur de 76 ans. Soutenue par les populations rurales, elle a longtemps été l'ennemie jurée de l'élite favorable à l'armée et au pouvoir royal, qui considérait son populisme comme une menace pour l'ordre social traditionnel. Thaksin Shinawatra a été Premier ministre de 2001 à 2006, avant d'être renversé par un coup d'Etat militaire et de partir en exil pendant une quinzaine d'années. Sa sœur cadette, Yingluck, a été Première ministre de 2011 à 2014 avant d'être également évincée par l'armée, et sa fille, Paetongtarn, a été destituée en août 2025 après seulement un an à ce poste. Le Pheu Thai a enregistré en février le pire résultat électoral de son histoire lors des législatives, tombant à la troisième place et soulevant des interrogations sur l'avenir de la dynastie politique de Thaksin. Son inclusion dans la coalition gouvernementale du Premier ministre conservateur Anutin Charnvirakul laisse toutefois ouverte la possibilité d'un retour au premier plan la formation populiste. La libération de Thaksin "renforcera le Pheu Thai à court terme car les gens auront le sentiment que son patron est de retour", analyse Wanwichit Boonprong, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Rangsit. – Traitement de faveur – L'administration pénitentiaire avait annoncé fin avril la libération conditionnelle de l'ancien Premier ministre, justifiant cette mesure de clémence par son âge avancé et le fait qu'il lui restait moins d'un an de détention à effectuer. A son retour d'exil en 2023, Thaksin avait été condamné à huit ans d'emprisonnement pour corruption et abus de pouvoir, une peine réduite à un an par une grâce royale. Mais au lieu d'être incarcéré, l'influent milliardaire avait été transféré dans une chambre privée d'hôpital et avait bénéficié d'un programme de libération anticipée pour les prisonniers âgés. Son transfèrement médical, qui coïncidait avec la formation d'un nouveau gouvernement dominé par son parti Pheu Thai, avait nourri les soupçons d'un traitement de faveur. Une enquête avait été ouverte et la Cour suprême avait jugé en septembre dernier que Thaksin ne souffrait pas d'une affection critique et qu'il n'avait pas correctement purgé sa peine de prison. Désormais libéré, le septuagénaire restera-t-il à l'écart de la politique ou reviendra-t-il sur le devant de la scène? "Si Thaksin ne se met pas en retrait (...) et montre qu'il peut encore téléguider le Pheu Thai, ça ne sera pas bon pour le parti" à long terme, estime l'analyste Wanwichit Boonprong. Le neveu de Thaksin, Yodchanan Wongsawat, a conduit le Pheu Thai lors des dernières élections et occupe aujourd'hui un poste ministériel dans le gouvernement de coalition.
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Le milliardaire de 76 ans, qui a fait fortune dans les télécommunications, a passé huit mois derrière les barreaux, après avoir été condamné à un an d'emprisonnement pour corruption. Il devra porter un bracelet électronique pendant sa période de probation de quatre mois. A sa sortie lundi matin, Thaksin a serré dans ses bras plusieurs de ses proches qui l'attendaient devant la prison, tout comme des centaines de ses partisans vêtus de rouge, la couleur habituelle du soutien à l'ex-Premier ministre, criant pour certains "Nous aimons Thaksin", a constaté l'AFP. Thaksin "va peut-être rester à l'écart pendant quelques mois mais il n'arrêtera pas la politique", a prédit Janthana Chaidej, une cuisinière de 70 ans, qui a posé un congé pour l'occasion. "J'ai hiberné pendant huit mois", a plus tard déclaré Thaksin à des journalistes depuis une voiture, à l'extérieur de son domicile de Bangkok, se disant soulagé d'être sorti de prison. Pao Nakao, un soutien de l'ex-chef du gouvernement, a fait part de sa joie à l'AFP. "Je sais qu'il ne nous quittera pas", a dit à l'AFP cet agriculteur de 76 ans. Soutenue par les populations rurales, elle a longtemps été l'ennemie jurée de l'élite favorable à l'armée et au pouvoir royal, qui considérait son populisme comme une menace pour l'ordre social traditionnel. Thaksin Shinawatra a été Premier ministre de 2001 à 2006, avant d'être renversé par un coup d'Etat militaire et de partir en exil pendant une quinzaine d'années. Sa sœur cadette, Yingluck, a été Première ministre de 2011 à 2014 avant d'être également évincée par l'armée, et sa fille, Paetongtarn, a été destituée en août 2025 après seulement un an à ce poste. Le Pheu Thai a enregistré en février le pire résultat électoral de son histoire lors des législatives, tombant à la troisième place et soulevant des interrogations sur l'avenir de la dynastie politique de Thaksin. Son inclusion dans la coalition gouvernementale du Premier ministre conservateur Anutin Charnvirakul laisse toutefois ouverte la possibilité d'un retour au premier plan la formation populiste. La libération de Thaksin "renforcera le Pheu Thai à court terme car les gens auront le sentiment que son patron est de retour", analyse Wanwichit Boonprong, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Rangsit. – Traitement de faveur – L'administration pénitentiaire avait annoncé fin avril la libération conditionnelle de l'ancien Premier ministre, justifiant cette mesure de clémence par son âge avancé et le fait qu'il lui restait moins d'un an de détention à effectuer. A son retour d'exil en 2023, Thaksin avait été condamné à huit ans d'emprisonnement pour corruption et abus de pouvoir, une peine réduite à un an par une grâce royale. Mais au lieu d'être incarcéré, l'influent milliardaire avait été transféré dans une chambre privée d'hôpital et avait bénéficié d'un programme de libération anticipée pour les prisonniers âgés. Son transfèrement médical, qui coïncidait avec la formation d'un nouveau gouvernement dominé par son parti Pheu Thai, avait nourri les soupçons d'un traitement de faveur. Une enquête avait été ouverte et la Cour suprême avait jugé en septembre dernier que Thaksin ne souffrait pas d'une affection critique et qu'il n'avait pas correctement purgé sa peine de prison. Désormais libéré, le septuagénaire restera-t-il à l'écart de la politique ou reviendra-t-il sur le devant de la scène? "Si Thaksin ne se met pas en retrait (...) et montre qu'il peut encore téléguider le Pheu Thai, ça ne sera pas bon pour le parti" à long terme, estime l'analyste Wanwichit Boonprong. Le neveu de Thaksin, Yodchanan Wongsawat, a conduit le Pheu Thai lors des dernières élections et occupe aujourd'hui un poste ministériel dans le gouvernement de coalition.

11.05.2026 à 00:05

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"Nous devons faire passer le collectif avant l'individuel, avoir une vision très claire. C'est pour moi le point de départ. Nous avons laissé filer beaucoup de points dans des matches que nous ne pouvions pas perdre, on ne peut pas se le permettre", a déclaré Arbeloa en conférence de presse. "Nous comprenons la frustration et la déception que les supporters doivent ressentir face à cette saison. La seule chose que nous pouvons faire, c'est travailler et nous tourner vers l'avenir, tirer les leçons de toutes nos erreurs de cette année. Le Real Madrid revient toujours: nous sommes tombés de nombreuses fois et nous nous sommes relevés tout autant de fois", a-t-il poursuivi. Interrogé sur le besoin d'une "reconstruction" au Real cet été, Arbeloa a rétorqué: "Nous avons un excellent effectif, dont nous pouvons tirer un meilleur parti. Ces derniers mois n’ont pas été faciles, avec de nombreuses absences de joueurs importants. Le club cherchera toujours à s’améliorer, mais nous disposons d’un effectif composé de très bons joueurs que n’importe quelle équipe européenne s’arracherait", a-t-il estimé. Au sujet de l'absence de Kylian Mbappé, l'entraîneur madrilène a expliqué qu'il aurait "aimé" que l'attaquant français soit "remis à 100%" de sa blessure aux ischio-jambiers et qu'il ait pu "jouer dès le coup d'envoi". "Il reste deux semaines, selon comment évoluent ses douleurs, nous verrons s'il peut rejouer ou non", a-t-il ajouté au sujet du capitaine de l'équipe de France, qui a regardé le match depuis Madrid en apportant un message de soutien à ses coéquipiers sur Instagram, alors qu'ils étaient déjà menés 2-0.
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"Nous devons faire passer le collectif avant l'individuel, avoir une vision très claire. C'est pour moi le point de départ. Nous avons laissé filer beaucoup de points dans des matches que nous ne pouvions pas perdre, on ne peut pas se le permettre", a déclaré Arbeloa en conférence de presse. "Nous comprenons la frustration et la déception que les supporters doivent ressentir face à cette saison. La seule chose que nous pouvons faire, c'est travailler et nous tourner vers l'avenir, tirer les leçons de toutes nos erreurs de cette année. Le Real Madrid revient toujours: nous sommes tombés de nombreuses fois et nous nous sommes relevés tout autant de fois", a-t-il poursuivi. Interrogé sur le besoin d'une "reconstruction" au Real cet été, Arbeloa a rétorqué: "Nous avons un excellent effectif, dont nous pouvons tirer un meilleur parti. Ces derniers mois n’ont pas été faciles, avec de nombreuses absences de joueurs importants. Le club cherchera toujours à s’améliorer, mais nous disposons d’un effectif composé de très bons joueurs que n’importe quelle équipe européenne s’arracherait", a-t-il estimé. Au sujet de l'absence de Kylian Mbappé, l'entraîneur madrilène a expliqué qu'il aurait "aimé" que l'attaquant français soit "remis à 100%" de sa blessure aux ischio-jambiers et qu'il ait pu "jouer dès le coup d'envoi". "Il reste deux semaines, selon comment évoluent ses douleurs, nous verrons s'il peut rejouer ou non", a-t-il ajouté au sujet du capitaine de l'équipe de France, qui a regardé le match depuis Madrid en apportant un message de soutien à ses coéquipiers sur Instagram, alors qu'ils étaient déjà menés 2-0.
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