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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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23.03.2026 à 11:23

Lionel Jospin est mort laissant orpheline la "gauche plurielle"

FRANCE24
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M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout, il avait été ministre de l'Education de François Mitterrand entre 1998 et 1992 et premier secrétaire du Parti socialiste de 1981 à 1988, puis de 1995 à 1997. Décrivant sa "tristesse", Jean-Luc Mélenchon, à qui Lionel Jospin avait mis le pied à l'étrier en le nommant ministre entre 2000 et 2002, a rendu hommage à "un modèle d'exigence et de travail". "Il restera l'homme des 35 heures, de l'alliance rouge rose vert, du refus de toucher à l'âge de départ à la retraite. Et une présence intellectuelle dans un univers qui partait à la dérive", a encore déclaré le leader insoumis. Alors que l'échiquier politique est plus polarisé que jamais et que les gauches semblent être devenues "irréconciliables", Lionel Jospin reste celui qui a permis à une "gauche plurielle", réunissant socialistes, écologistes et communistes, de gouverner et de multiplier des réformes emblématiques. Celui qui se définissait lui-même comme un "austère qui se marre" a mené ce rassemblement à la victoire surprise des élections législatives de 1997, convoquées par le président Jacques Chirac après une dissolution censée au contraire conforter son pouvoir. Porté par une conjoncture économique favorable, il avait alors mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile: le Pacs. Il avait aussi tenu bon sur le principe selon lequel aucun ministre ne pouvait rester au gouvernement s'il était mis en examen, une jurisprudence qui a ensuite fait long feu. "Véritable homme de gauche" Mais il n'avait pas réussi à transformer l'essai. Et coup de tonnerre le 21 avril 2002: c'est Jean-Marie Le Pen qui s'était qualifié au second tour de la présidentielle, en duel contre Jacques Chirac. Le soir même, Lionel Jospin avait annoncé son retrait de la vie politique dans une séquence restée gravée dans les esprits. "C'était un homme d'Etat et je n'en vois pas beaucoup aujourd'hui, à droite comme à gauche, c'était un véritable homme de gauche, c'est-à-dire d'une gauche qui bien sûr a des valeurs", a souligné Martine Aubry qui était la numéro 2 du gouvernement entre 1997 et 2002. Exprimant son "immense affection" et son "admiration" pour l'homme, l'ancienne maire de Lille a loué sa "puissance de pensée". L'ancien président François Hollande, très proche de Lionel Jospin et qui était premier secrétaire du PS pendant son séjour à Matignon, a salué un "homme engagé" qui avait fait preuve de sa "conception élevée de l'action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité". "Monstre sacré de la gauche" pour Marine Tondelier (Ecologistes), "dernière apparition d'un homme de gauche au pouvoir prenant des mesures radicales comme les 35 heures", pour Manuel Bompard (LFI): bien au-delà du PS, les personnalités de gauche saluent un homme qui a porté une génération de responsables politiques. "Lionel Jospin est celui qui nous a accompagnés pendant toutes ces années, qui a été celui qui a permis à une génération de gouverner, à une autre génération, la mienne, de se former", a déclaré son lointain successeur à la tête du PS Olivier Faure, vantant "une référence". "Intégrité" Les leçons de son échec en 2002 ont été largement analysées: dispersion de la gauche, campagne ratée, montée de l'extrême droite. Et Lionel Jospin est resté silencieux pendant une dizaine d'années. Pendant le quinquennat de François Hollande, il avait présidé une commission sur la moralisation de la politique puis siégeait au Conseil constitutionnel en 2014. Il était ensuite intervenu ponctuellement dans la vie publique, en particulier pour dénoncer les alliances du Parti socialiste avec La France insoumise. Même à droite et au centre, la figure morale de Lionel Jospin a été saluée. Le président Emmanuel Macron a vanté un "grand destin français", rendant hommage à la "rigueur", au "courage" et à l'"idéal de progrès" de l'ancien Premier ministre. "Il emmène avec lui une part de la gauche laïque, attachée à l'universalisme républicain", a également réagi sur X le président du Sénat Gérard Larcher (LR), quand son homologue à l'Assemblée Yaël Braun-Pivet vantait un homme "respecté au-delà de sa famille politique pour son intégrité et son sens de l'Etat". Reconnaissant "un adversaire politique", Marine Le Pen a également rendu hommage à "un homme de gauche intègre".

23.03.2026 à 11:21

Municipales 2026 : quelles villes ont changé de majorité, qui domine et quel bilan en tirer ?

FRANCE24
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La participation au second tour des élections municipales dimanche a été de 57,38% (hors Polynésie française), restant, comme au premier tour, la plus faible de la Vème République, exception faite du scrutin de 2020 en pleine pandémie de Covid, selon l'analyse par l'AFP des données complètes du ministère de l'Intérieur.
Texte intégral (773 mots)
La participation au second tour des élections municipales dimanche a été de 57,38% (hors Polynésie française), restant, comme au premier tour, la plus faible de la Vème République, exception faite du scrutin de 2020 en pleine pandémie de Covid, selon l'analyse par l'AFP des données complètes du ministère de l'Intérieur.

23.03.2026 à 11:20

France : l'ex-premier ministre Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans

FRANCE24
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L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP.
Texte intégral (773 mots)
L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé dimanche à l'âge de 88 ans, a annoncé lundi sa famille à l'AFP.

23.03.2026 à 10:57

Le gros globe de Jeanmonnot, Giroud décisif, Pogacar époustouflant : les infos sport du week-end

Stéphanie TROUILLARD
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Le biathlon français a récupéré à Oslo les derniers globes de cristal au terme d'une saison intense, épuisante, mais triomphale. Olivier Giroud a marqué le but de la victoire de Lille à Marseille (2-1), mettant fin à la série de trois victoires consécutives de l'OM, troisième de Ligue 1. Tadej Pogacar ⁠a encore ​enrichi sonpalmarès samedi en battant le ​Britannique Tom Pidcock d'une demi-roue pour remporter pour la première fois la classique Milan-San Remo, ​longue ‌de 298 kilomètres.
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Le biathlon français a récupéré à Oslo les derniers globes de cristal au terme d'une saison intense, épuisante, mais triomphale. Olivier Giroud a marqué le but de la victoire de Lille à Marseille (2-1), mettant fin à la série de trois victoires consécutives de l'OM, troisième de Ligue 1. Tadej Pogacar ⁠a encore ​enrichi sonpalmarès samedi en battant le ​Britannique Tom Pidcock d'une demi-roue pour remporter pour la première fois la classique Milan-San Remo, ​longue ‌de 298 kilomètres.

23.03.2026 à 10:55

Attaque à Londres contre un service d'ambulance de la communauté juive

FRANCE24
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Le Premier ministre Keir Starmer a dénoncé une attaque "antisémite profondément choquante". "Mes pensées vont à la communauté juive qui apprend ce matin cette terrible nouvelle. L'antisémitisme n'a pas sa place dans notre société", a-t-il réagi sur le réseau social X. Les quatre ambulances de l'association Jewish Community Ambulance, un service médical d'urgence de la communauté juive connu sous le nom de Hatzalah, ont été incendiées dans le quartier de Golders Green, au nord de la capitale. Dans un communiqué, la police indique avoir été alertée par les pompiers vers 01h45 du matin (GMT et locale), en raison d'un incendie dans ce quartier. "L'attaque est traitée comme un crime de haine antisémite", a indiqué la Metropolitan police dans un communiqué. "Nous examinons des images de vidéosurveillance et avons connaissance de vidéos circulant en ligne. A ce stade préliminaire, nous pensons rechercher trois suspects", a précisé la responsable de l'enquête, Sarah Jackson, citée dans le communiqué. Les pompiers londoniens ont eux indiqué avoir mobilisé six véhicules et une quarantaine de personnes sur place, avant de parvenir à éteindre l'incendie vers 03H00 du matin. Des explosions dans les moteurs des ambulances ont brisé les fenêtres d'un immeuble voisin, ont-ils ajouté dans un communiqué. Des images diffusées par les médias britanniques montrent trois véhicules calcinés sur un parking, et un quatrième endommagé. "Particulièrement ignoble" Le grand rabbin Ephraim Mirvis a également condamné sur X "une attaque particulièrement ignoble", contre un service de bénévoles "dont le seule mission est de protéger des vies, juives ou non". "À l'heure où les communautés juives du monde entier sont confrontées à une recrudescence de ces attaques violentes, nous ferons face à cette situation avec une détermination commune et nous nous unirons contre la haine et l'intimidation", a-t-il ajouté. Shomrim North West London, une association caritative juive et un groupe bénévole de prévention opérant dans le nord-ouest de Londres, a condamné l'incendie, le qualifiant d'"acte ciblé et profondément préoccupant affectant un service d'urgence vital au service de la communauté juive locale". "S'attaquer à ces ambulances, c'est s'attaquer à la sécurité, au bien-être et à la résilience de notre communauté… L'antisémitisme et la haine n'ont pas leur place dans notre société", a écrit le groupe sur Facebook. Le ministre britannique de la Santé Wes Streeting a lui dénoncé sur X une "attaque odieuse". "Nous devons nous unir contre la haine antisémite", a-t-il ajouté. Ces dernières années, le Royaume-Uni a enregistré un bond des actes antisémites, selon les relevés de plusieurs associations et du gouvernement. Selon le Community Security Trust, il y a eu 3.700 actes antisémites au Royaume-Uni en 2025, en hausse de 4% sur un an et le deuxième total annuel le plus élevé jamais enregistré par cette organisation chargée d'assurer la protection des lieux de la communauté juive.
Texte intégral (507 mots)
Le Premier ministre Keir Starmer a dénoncé une attaque "antisémite profondément choquante". "Mes pensées vont à la communauté juive qui apprend ce matin cette terrible nouvelle. L'antisémitisme n'a pas sa place dans notre société", a-t-il réagi sur le réseau social X. Les quatre ambulances de l'association Jewish Community Ambulance, un service médical d'urgence de la communauté juive connu sous le nom de Hatzalah, ont été incendiées dans le quartier de Golders Green, au nord de la capitale. Dans un communiqué, la police indique avoir été alertée par les pompiers vers 01h45 du matin (GMT et locale), en raison d'un incendie dans ce quartier. "L'attaque est traitée comme un crime de haine antisémite", a indiqué la Metropolitan police dans un communiqué. "Nous examinons des images de vidéosurveillance et avons connaissance de vidéos circulant en ligne. A ce stade préliminaire, nous pensons rechercher trois suspects", a précisé la responsable de l'enquête, Sarah Jackson, citée dans le communiqué. Les pompiers londoniens ont eux indiqué avoir mobilisé six véhicules et une quarantaine de personnes sur place, avant de parvenir à éteindre l'incendie vers 03H00 du matin. Des explosions dans les moteurs des ambulances ont brisé les fenêtres d'un immeuble voisin, ont-ils ajouté dans un communiqué. Des images diffusées par les médias britanniques montrent trois véhicules calcinés sur un parking, et un quatrième endommagé. "Particulièrement ignoble" Le grand rabbin Ephraim Mirvis a également condamné sur X "une attaque particulièrement ignoble", contre un service de bénévoles "dont le seule mission est de protéger des vies, juives ou non". "À l'heure où les communautés juives du monde entier sont confrontées à une recrudescence de ces attaques violentes, nous ferons face à cette situation avec une détermination commune et nous nous unirons contre la haine et l'intimidation", a-t-il ajouté. Shomrim North West London, une association caritative juive et un groupe bénévole de prévention opérant dans le nord-ouest de Londres, a condamné l'incendie, le qualifiant d'"acte ciblé et profondément préoccupant affectant un service d'urgence vital au service de la communauté juive locale". "S'attaquer à ces ambulances, c'est s'attaquer à la sécurité, au bien-être et à la résilience de notre communauté… L'antisémitisme et la haine n'ont pas leur place dans notre société", a écrit le groupe sur Facebook. Le ministre britannique de la Santé Wes Streeting a lui dénoncé sur X une "attaque odieuse". "Nous devons nous unir contre la haine antisémite", a-t-il ajouté. Ces dernières années, le Royaume-Uni a enregistré un bond des actes antisémites, selon les relevés de plusieurs associations et du gouvernement. Selon le Community Security Trust, il y a eu 3.700 actes antisémites au Royaume-Uni en 2025, en hausse de 4% sur un an et le deuxième total annuel le plus élevé jamais enregistré par cette organisation chargée d'assurer la protection des lieux de la communauté juive.

23.03.2026 à 10:49

NBA: Wembanyama élu MVP dès cette année? Les raisons d'y croire

FRANCE24
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Face au sortant Shai Gilgeous-Alexander (Thunder), au triple lauréat Nikola Jokic (Nuggets) ou au scoreur fou Luka Doncic (Lakers), Wembanyama veut devenir à 22 ans le plus jeune MVP de l'histoire, et le premier Français couronné meilleur joueur de la ligue nord-américaine. L'ambitieux "Wemby" pense pouvoir convaincre le panel de cent membres des médias de voter pour lui, plutôt que pour les autres monstres de la balle orange qui peuplent le championnat: "il y a beaucoup d'arguments pour moi, mais je préfère laisser le jeu parler pour l'instant", a-t-il dit la semaine passée en conférence de presse. Blessé mi-novembre, Wembanyama ne doit pas manquer plus de deux matches d'ici le 12 avril s'il veut rester éligible à une récompense individuelle. Il serait bien inspiré de continuer à marquer les esprits, comme avec son tir victorieux à une seconde du buzzer contre Phoenix jeudi. "Je pense qu'il est dans le Top 3 voire Top 2 actuel, avec Shai Gilgeous-Alexander", estime son compatriote Nicolas Batum auprès de l'AFP. "Si on doit voter pour lui, c'est parce que tous les soirs il est potentiellement le meilleur défenseur et le meilleur attaquant sur le terrain, très peu de joueurs peuvent y prétendre", argue le vétéran français des Los Angeles Clippers. Dominateur "sans forcer" Wembanyama utilise à merveille sa conjonction unique de taille (2,24 m) et de mobilité pour s'imposer meilleur contreur de la NBA (trois par match en moyenne) et dissuader les attaques adverses proches du panier. "SGA", Jokic et Doncic, trois formidables attaquants, ne font pas partie des meilleurs défenseurs du monde. "Les attaques du cercle se sont grandement diversifiées ces dernières années, et malgré tout Wembanyama parvient à s'adapter pour bloquer un grand nombre de tirs", souligne pour Sports Illustrated l'ancien Laker Derek Fisher. "Il est dominant sans forcément avoir besoin de marquer 60 points, sans avoir besoin de forcer les choses", ajoute au crédit du Français le quintuple champion NBA. Point "faible" identifié, Wembanyama ne marque "que" 24,3 points par match, très loin de Luka Doncic (33,4 pts) ou Gilgeous-Alexander (31,6 pts). Le scoring pur importe seulement "si on ne connaît pas le fond du jeu", balaie Batum. "Il y a des matches où il met 12 points mais reste quand même le meilleur joueur, juste parce que défensivement c'est un monstre", ajoute son ancien capitaine chez les Bleus vice-champions olympiques à Paris en 2024. Rattraper le Thunder Et des statistiques plus avancées plaident en faveur du Français. D'après une analyse du Dreamcast Show, le ratio défensif des Spurs (points encaissés toutes les 100 possessions adverses) gonfle de 105,4 à 117,4 points avec ou sans "Wemby" sur le terrain, soit 12 points d'écart. En cumulant les ratios défensif et offensif, l'écart pour cent possessions avec ou sans lui monte à 15,4 points, le deuxième plus grand en NBA derrière Nikola Jokic, symbole de leur impact individuel sur le collectif. Son ratio net individuel (+16,4 points que l'équipe adverse toutes les 100 possessions) est de loin le meilleur en NBA. Wembanyama bénéficie aussi dans la course au MVP de l'excellente saison de ses Spurs, déjà qualifiés pour les play-offs grâce au deuxième meilleur bilan de la ligue (53v-18d) derrière le Thunder d'Oklahoma City (56v-15d), champion en titre. Elu meilleur joueur du mois de février pour la conférence Ouest, "l'alien" est apparu un temps à la deuxième place derrière Shai Gilgeous-Alexander de "l'échelle MVP", un indicateur subjectif mis à jour par des observateurs pour la NBA, avant d'être relégué à la 3e place la semaine passée par Luka Doncic, flamboyant depuis le 6 mars (9 succès de suite, 40 points de moyenne). Il reste onze matches à "Wemby", dont un déplacement à Miami lundi soir, pour convaincre les votants, qui seraient sensibles à une première place arrachée à l'Ouest: "s'ils rattrapent Oklahoma City, ce sera dur de ne pas voter pour lui", estime le reporter vedette de Sports Illustrated Chris Mannix.
Texte intégral (673 mots)
Face au sortant Shai Gilgeous-Alexander (Thunder), au triple lauréat Nikola Jokic (Nuggets) ou au scoreur fou Luka Doncic (Lakers), Wembanyama veut devenir à 22 ans le plus jeune MVP de l'histoire, et le premier Français couronné meilleur joueur de la ligue nord-américaine. L'ambitieux "Wemby" pense pouvoir convaincre le panel de cent membres des médias de voter pour lui, plutôt que pour les autres monstres de la balle orange qui peuplent le championnat: "il y a beaucoup d'arguments pour moi, mais je préfère laisser le jeu parler pour l'instant", a-t-il dit la semaine passée en conférence de presse. Blessé mi-novembre, Wembanyama ne doit pas manquer plus de deux matches d'ici le 12 avril s'il veut rester éligible à une récompense individuelle. Il serait bien inspiré de continuer à marquer les esprits, comme avec son tir victorieux à une seconde du buzzer contre Phoenix jeudi. "Je pense qu'il est dans le Top 3 voire Top 2 actuel, avec Shai Gilgeous-Alexander", estime son compatriote Nicolas Batum auprès de l'AFP. "Si on doit voter pour lui, c'est parce que tous les soirs il est potentiellement le meilleur défenseur et le meilleur attaquant sur le terrain, très peu de joueurs peuvent y prétendre", argue le vétéran français des Los Angeles Clippers. Dominateur "sans forcer" Wembanyama utilise à merveille sa conjonction unique de taille (2,24 m) et de mobilité pour s'imposer meilleur contreur de la NBA (trois par match en moyenne) et dissuader les attaques adverses proches du panier. "SGA", Jokic et Doncic, trois formidables attaquants, ne font pas partie des meilleurs défenseurs du monde. "Les attaques du cercle se sont grandement diversifiées ces dernières années, et malgré tout Wembanyama parvient à s'adapter pour bloquer un grand nombre de tirs", souligne pour Sports Illustrated l'ancien Laker Derek Fisher. "Il est dominant sans forcément avoir besoin de marquer 60 points, sans avoir besoin de forcer les choses", ajoute au crédit du Français le quintuple champion NBA. Point "faible" identifié, Wembanyama ne marque "que" 24,3 points par match, très loin de Luka Doncic (33,4 pts) ou Gilgeous-Alexander (31,6 pts). Le scoring pur importe seulement "si on ne connaît pas le fond du jeu", balaie Batum. "Il y a des matches où il met 12 points mais reste quand même le meilleur joueur, juste parce que défensivement c'est un monstre", ajoute son ancien capitaine chez les Bleus vice-champions olympiques à Paris en 2024. Rattraper le Thunder Et des statistiques plus avancées plaident en faveur du Français. D'après une analyse du Dreamcast Show, le ratio défensif des Spurs (points encaissés toutes les 100 possessions adverses) gonfle de 105,4 à 117,4 points avec ou sans "Wemby" sur le terrain, soit 12 points d'écart. En cumulant les ratios défensif et offensif, l'écart pour cent possessions avec ou sans lui monte à 15,4 points, le deuxième plus grand en NBA derrière Nikola Jokic, symbole de leur impact individuel sur le collectif. Son ratio net individuel (+16,4 points que l'équipe adverse toutes les 100 possessions) est de loin le meilleur en NBA. Wembanyama bénéficie aussi dans la course au MVP de l'excellente saison de ses Spurs, déjà qualifiés pour les play-offs grâce au deuxième meilleur bilan de la ligue (53v-18d) derrière le Thunder d'Oklahoma City (56v-15d), champion en titre. Elu meilleur joueur du mois de février pour la conférence Ouest, "l'alien" est apparu un temps à la deuxième place derrière Shai Gilgeous-Alexander de "l'échelle MVP", un indicateur subjectif mis à jour par des observateurs pour la NBA, avant d'être relégué à la 3e place la semaine passée par Luka Doncic, flamboyant depuis le 6 mars (9 succès de suite, 40 points de moyenne). Il reste onze matches à "Wemby", dont un déplacement à Miami lundi soir, pour convaincre les votants, qui seraient sensibles à une première place arrachée à l'Ouest: "s'ils rattrapent Oklahoma City, ce sera dur de ne pas voter pour lui", estime le reporter vedette de Sports Illustrated Chris Mannix.

23.03.2026 à 10:45

Le pétrolier de la flotte fantôme russe, intercepté par la France, arrivé à Marseille

FRANCE24
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Le bâtiment de 250 mètres de long, en provenance de Mourmansk (Russie) et suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, avait été intercepté vendredi par la marine française au sud des Baléares, puis dérouté vers Marseille-Fos, port qui dispose d'un important terminal pétrolier. "Il sera mis au mouillage et maintenu à disposition du procureur de la République de Marseille" dans le cadre d'une enquête préliminaire, ont précisé la préfecture des Bouches-du-Rhône et la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué commun. Le Deyna était escorté par un bâtiment de la marine nationale, qui s'est ensuite éloigné, le laissant sous la surveillance d'une vedette de la gendarmerie, a constaté le photographe de l'AFP sur place. Des zones d'exclusion aérienne et maritime ont été mises en place autour du point de mouillage du pétrolier, a précisé la préfecture maritime. D'après les photos rendues publiques par l'armée, des militaires français avaient été héliportés vendredi sur le Deyna, soupçonné de naviguer sous un faux pavillon du Mozambique, pour en prendre le contrôle. La Marine nationale a alors procédé à une opération de contrôle visant à vérifier la régularité du pavillon du pétrolier, qui a conduit à procéder à un signalement au procureur de la République, avait précisé vendredi la préfecture maritime de Toulon dans un premier communiqué. La marine française a agi en coopération avec des alliés, dont le Royaume-Uni "qui a participé au suivi du bâtiment", avait-on ajouté. Il s'agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe, qui permet à Moscou de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine, intercepté par la France. Paris ne "laissera pas faire" ce financement illégal de l'effort de guerre russe, avait insisté vendredi le président Emmanuel Macron. Fin janvier, le pétrolier Grinch avait été intercepté et immobilisé près d'un mois dans les environs du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos. Le navire avait pu repartir après paiement, dans le cadre d'une procédure de plaider coupable, d'une amende de "plusieurs millions d'euros" selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. En septembre, un premier pétrolier de la flotte fantôme russe, le Boracay, avait été arraisonné par la Marine nationale au large de la Bretagne alors qu'il naviguait sans pavillon, puis avait hissé un faux pavillon du Bénin. Les commandos marine français avaient pris le contrôle du pétrolier et l'avaient détourné vers le port de Saint-Nazaire. Le parquet de Brest a requis le 23 février un an de prison, avec mandat de dépôt, et 150.000 euros d'amende à l'encontre du commandant chinois, Chen Zhangjie, 39 ans, qui a repris la mer, relevant la "particulière mauvaise volonté du capitaine" lors de son contrôle par les autorités française. La décision a été mise en délibéré au 30 mars. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l'objet de sanctions de l'Union européenne.
Texte intégral (537 mots)
Le bâtiment de 250 mètres de long, en provenance de Mourmansk (Russie) et suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe, avait été intercepté vendredi par la marine française au sud des Baléares, puis dérouté vers Marseille-Fos, port qui dispose d'un important terminal pétrolier. "Il sera mis au mouillage et maintenu à disposition du procureur de la République de Marseille" dans le cadre d'une enquête préliminaire, ont précisé la préfecture des Bouches-du-Rhône et la préfecture maritime de la Méditerranée dans un communiqué commun. Le Deyna était escorté par un bâtiment de la marine nationale, qui s'est ensuite éloigné, le laissant sous la surveillance d'une vedette de la gendarmerie, a constaté le photographe de l'AFP sur place. Des zones d'exclusion aérienne et maritime ont été mises en place autour du point de mouillage du pétrolier, a précisé la préfecture maritime. D'après les photos rendues publiques par l'armée, des militaires français avaient été héliportés vendredi sur le Deyna, soupçonné de naviguer sous un faux pavillon du Mozambique, pour en prendre le contrôle. La Marine nationale a alors procédé à une opération de contrôle visant à vérifier la régularité du pavillon du pétrolier, qui a conduit à procéder à un signalement au procureur de la République, avait précisé vendredi la préfecture maritime de Toulon dans un premier communiqué. La marine française a agi en coopération avec des alliés, dont le Royaume-Uni "qui a participé au suivi du bâtiment", avait-on ajouté. Il s'agit du troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme russe, qui permet à Moscou de contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine, intercepté par la France. Paris ne "laissera pas faire" ce financement illégal de l'effort de guerre russe, avait insisté vendredi le président Emmanuel Macron. Fin janvier, le pétrolier Grinch avait été intercepté et immobilisé près d'un mois dans les environs du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos. Le navire avait pu repartir après paiement, dans le cadre d'une procédure de plaider coupable, d'une amende de "plusieurs millions d'euros" selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. En septembre, un premier pétrolier de la flotte fantôme russe, le Boracay, avait été arraisonné par la Marine nationale au large de la Bretagne alors qu'il naviguait sans pavillon, puis avait hissé un faux pavillon du Bénin. Les commandos marine français avaient pris le contrôle du pétrolier et l'avaient détourné vers le port de Saint-Nazaire. Le parquet de Brest a requis le 23 février un an de prison, avec mandat de dépôt, et 150.000 euros d'amende à l'encontre du commandant chinois, Chen Zhangjie, 39 ans, qui a repris la mer, relevant la "particulière mauvaise volonté du capitaine" lors de son contrôle par les autorités française. La décision a été mise en délibéré au 30 mars. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme font l'objet de sanctions de l'Union européenne.

23.03.2026 à 10:23

Russie: Max, l'application "tout-en-un" préférée des autorités

FRANCE24
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"Toute donnée qui transite par cette application-là, vous pouvez la considérer aux mains de son propriétaire, et donc ici, aux mains de l'État russe", estime auprès de l'AFP le chercheur Baptiste Robert, directeur général de la société française spécialisée en cybersécurité Predicta Lab. L'application lancée en 2025 par le géant des réseaux sociaux russe VK est conçue comme un couteau-suisse numérique pas obligatoire, mais pas non plus optionnel. Elle répond à un besoin de "sécurité" et de "souveraineté technologique", justifie le président Vladimir Poutine. "C'est le point culminant des politiques de création d'un internet souverain", souligne à l'AFP Mariëlle Wijermars, professeure associée en gouvernance de l'internet à l'université de Maastricht. "La Russie veut restructurer l'internet (russe) pour mieux contrôler ce qui est publié et partagé", notamment en faisant "migrer tous les Russes vers des plateformes plus contrôlées par l'Etat", estime-t-elle. Messages, carte d'identité Max, pré-installée depuis septembre sur les téléphones et tablettes vendus en Russie, offre un design familier, proche de celui de Telegram, avec conversations entre utilisateurs, chaînes et autocollants mignons. Surtout, elle ne souffre pas d'interruption lors des suspensions de plus en plus fréquentes des réseaux de données mobiles par les autorités. Au contraire, les très populaires WhatsApp et Telegram sont bloquées par les autorités et ne fonctionnent plus qu'avec un VPN, dont faire la publicité est interdit en Russie et qu'il faut éteindre et rallumer constamment car il interfère avec d'autres applications. Un temps limitée aux détenteurs d'une carte SIM russe ou bélarusse, l'application est désormais accessible en anglais et aux opérateurs de 40 pays, dont les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, Cuba et le Pakistan, mais ni l'Ukraine ni les pays de l'UE. "On peut y envoyer des messages, des photos et des vidéos. De quoi a-t-on besoin de plus?", demande Iékaterina, une professeure de danse de 35 ans. Aucun des Russes interrogés n'a souhaité donner son nom de famille. Irina, médecin de 45 ans, est "obligée" d'utiliser Max "pour les activités scolaires" de ses enfants, et "pour accéder au site Gossouslougui". C'est via ce portail officiel que ses patients peuvent prendre rendez-vous et accéder à une abondance d'autres services institutionnels. Max revendiquait 100 millions d'utilisateurs début mars, ainsi qu'une interconnexion croissante avec les services publics essentiels. "On nous surveille déjà" "Plus de 2,6 millions de citoyens" y ont déjà créé leur carte d'identité numérique, selon le député du parti au pouvoir Sergueï Boïarski en février, notamment "pour confirmer leur âge lors de l'achat de produits réservés aux plus de 18 ans". Après une loi sur "l'internet souverain" adoptée en 2019, l'agence russe de surveillance des télécommunications Roskomnadzor et les services de sécurité bénéficient de capacités technologiques et légales croissantes pour surveiller et bloquer sites et applications jugés dangereux. Max, au contraire de WhatsApp et Telegram, ne chiffre pas les données de bout-en-bout et les conserve exclusivement sur des serveurs en Russie, selon les conditions d'utilisation consultées par l'AFP. Varvara, interprète de 35 ans, n'y voit pas de problème car elle n'est "pas un agent de l'étranger", un label utilisé par les autorités russes pour réprimer leurs détracteurs. "On nous surveille déjà de partout", renchérit Alexandra, une scientifique de 32 ans qui se refuse à télécharger Max uniquement "par esprit de contradiction" contre sa promotion omniprésente. Dmitri Zakhartchenko, fondateur de l'agence russe d'analyses GRFN, parle d'une "modération" qui garantit une "meilleure sécurité" des utilisateurs. Les autorités accusent au contraire Telegram d'être utilisé pour des escroqueries et pour organiser des actes terroristes. Alternatives M. Zakhartchenko reproche surtout à Max sa promotion "agressive", qui "relève plutôt des pancartes soviétiques que de l'économie de marché". Irina, elle, affirme qu'elle va "acheter une autre carte SIM pour télécharger MAX sur un autre téléphone pour protéger [ses] correspondances". Même Varvara, finalement, a supprimé Max, lui préférant IMO, une autre application moins connue, américaine et chiffrée. "La résistance est toujours possible", estime la chercheuse Mariëlle Wijermars, mais l'utilisation d'une multitude d'applications différentes mène à une "fragmentation de la société", "dispersée" à l'intérieur du pays et "détachée" du reste du monde. Natacha, femme au foyer de 48 ans, se sert "très peu" de Max, mais estime que "tôt ou tard, il n'y aura plus d'alternative".
Texte intégral (789 mots)
"Toute donnée qui transite par cette application-là, vous pouvez la considérer aux mains de son propriétaire, et donc ici, aux mains de l'État russe", estime auprès de l'AFP le chercheur Baptiste Robert, directeur général de la société française spécialisée en cybersécurité Predicta Lab. L'application lancée en 2025 par le géant des réseaux sociaux russe VK est conçue comme un couteau-suisse numérique pas obligatoire, mais pas non plus optionnel. Elle répond à un besoin de "sécurité" et de "souveraineté technologique", justifie le président Vladimir Poutine. "C'est le point culminant des politiques de création d'un internet souverain", souligne à l'AFP Mariëlle Wijermars, professeure associée en gouvernance de l'internet à l'université de Maastricht. "La Russie veut restructurer l'internet (russe) pour mieux contrôler ce qui est publié et partagé", notamment en faisant "migrer tous les Russes vers des plateformes plus contrôlées par l'Etat", estime-t-elle. Messages, carte d'identité Max, pré-installée depuis septembre sur les téléphones et tablettes vendus en Russie, offre un design familier, proche de celui de Telegram, avec conversations entre utilisateurs, chaînes et autocollants mignons. Surtout, elle ne souffre pas d'interruption lors des suspensions de plus en plus fréquentes des réseaux de données mobiles par les autorités. Au contraire, les très populaires WhatsApp et Telegram sont bloquées par les autorités et ne fonctionnent plus qu'avec un VPN, dont faire la publicité est interdit en Russie et qu'il faut éteindre et rallumer constamment car il interfère avec d'autres applications. Un temps limitée aux détenteurs d'une carte SIM russe ou bélarusse, l'application est désormais accessible en anglais et aux opérateurs de 40 pays, dont les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, Cuba et le Pakistan, mais ni l'Ukraine ni les pays de l'UE. "On peut y envoyer des messages, des photos et des vidéos. De quoi a-t-on besoin de plus?", demande Iékaterina, une professeure de danse de 35 ans. Aucun des Russes interrogés n'a souhaité donner son nom de famille. Irina, médecin de 45 ans, est "obligée" d'utiliser Max "pour les activités scolaires" de ses enfants, et "pour accéder au site Gossouslougui". C'est via ce portail officiel que ses patients peuvent prendre rendez-vous et accéder à une abondance d'autres services institutionnels. Max revendiquait 100 millions d'utilisateurs début mars, ainsi qu'une interconnexion croissante avec les services publics essentiels. "On nous surveille déjà" "Plus de 2,6 millions de citoyens" y ont déjà créé leur carte d'identité numérique, selon le député du parti au pouvoir Sergueï Boïarski en février, notamment "pour confirmer leur âge lors de l'achat de produits réservés aux plus de 18 ans". Après une loi sur "l'internet souverain" adoptée en 2019, l'agence russe de surveillance des télécommunications Roskomnadzor et les services de sécurité bénéficient de capacités technologiques et légales croissantes pour surveiller et bloquer sites et applications jugés dangereux. Max, au contraire de WhatsApp et Telegram, ne chiffre pas les données de bout-en-bout et les conserve exclusivement sur des serveurs en Russie, selon les conditions d'utilisation consultées par l'AFP. Varvara, interprète de 35 ans, n'y voit pas de problème car elle n'est "pas un agent de l'étranger", un label utilisé par les autorités russes pour réprimer leurs détracteurs. "On nous surveille déjà de partout", renchérit Alexandra, une scientifique de 32 ans qui se refuse à télécharger Max uniquement "par esprit de contradiction" contre sa promotion omniprésente. Dmitri Zakhartchenko, fondateur de l'agence russe d'analyses GRFN, parle d'une "modération" qui garantit une "meilleure sécurité" des utilisateurs. Les autorités accusent au contraire Telegram d'être utilisé pour des escroqueries et pour organiser des actes terroristes. Alternatives M. Zakhartchenko reproche surtout à Max sa promotion "agressive", qui "relève plutôt des pancartes soviétiques que de l'économie de marché". Irina, elle, affirme qu'elle va "acheter une autre carte SIM pour télécharger MAX sur un autre téléphone pour protéger [ses] correspondances". Même Varvara, finalement, a supprimé Max, lui préférant IMO, une autre application moins connue, américaine et chiffrée. "La résistance est toujours possible", estime la chercheuse Mariëlle Wijermars, mais l'utilisation d'une multitude d'applications différentes mène à une "fragmentation de la société", "dispersée" à l'intérieur du pays et "détachée" du reste du monde. Natacha, femme au foyer de 48 ans, se sert "très peu" de Max, mais estime que "tôt ou tard, il n'y aura plus d'alternative".

23.03.2026 à 10:09

La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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Vers 9H30, le CAC 40 perdait 1,44% à 7.556,44 points, en recul de 109,18 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà perdu 1,82%. Depuis début mars, il perd près de 12%. "Le conflit entre dans une nouvelle phase d'escalade et les marchés commencent enfin à prendre conscience de la gravité de ses répercussions potentielles à long terme sur le marché de l'énergie", selon Neil Wilson, analyste de Saxo Markets. Les prix du pétrole poursuivent leur hausse. Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, prenait 1,68% à 99,88 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 1,66% à 114,05 dollars. Ils flambent depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial du pétrole. "La situation s'est encore aggravée avec l'ultimatum de Trump exigeant de l'Iran l'ouverture du détroit d’Ormuz", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes, a en effet prévenu le président américain Donald Trump samedi soir. Le gouvernement iranien a assuré lundi qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace. Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l'ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël. -Le taux français à 1à ans au plus haut depuis 2009 - "La remontée du pétrole ravive les craintes inflationnistes", explique Antoine Andreani, responsable marchés pour XTB. Cela provoque une hausse des taux d'intérêt des dettes souveraines partout en Europe depuis le début du conflit. Le rendement de la dette française à échéance dix ans a ainsi bondi lundi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Vers 9H50 il restait à un haut niveau, à 3,78%, contre 3,75% vendredi. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Le taux d'intérêt de la dette allemande, référence en Europe, a dépassé le seuil des 3%. Lundi, il atteignait 3,06%, niveau comparable à 2011. Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, avec des hausses potentielles des taux directeurs pour combattre cette inflation, ce qui a un impact direct sur le coût de la dette des Etats.
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Vers 9H30, le CAC 40 perdait 1,44% à 7.556,44 points, en recul de 109,18 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà perdu 1,82%. Depuis début mars, il perd près de 12%. "Le conflit entre dans une nouvelle phase d'escalade et les marchés commencent enfin à prendre conscience de la gravité de ses répercussions potentielles à long terme sur le marché de l'énergie", selon Neil Wilson, analyste de Saxo Markets. Les prix du pétrole poursuivent leur hausse. Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, prenait 1,68% à 99,88 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 1,66% à 114,05 dollars. Ils flambent depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial du pétrole. "La situation s'est encore aggravée avec l'ultimatum de Trump exigeant de l'Iran l'ouverture du détroit d’Ormuz", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes, a en effet prévenu le président américain Donald Trump samedi soir. Le gouvernement iranien a assuré lundi qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace. Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l'ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël. -Le taux français à 1à ans au plus haut depuis 2009 - "La remontée du pétrole ravive les craintes inflationnistes", explique Antoine Andreani, responsable marchés pour XTB. Cela provoque une hausse des taux d'intérêt des dettes souveraines partout en Europe depuis le début du conflit. Le rendement de la dette française à échéance dix ans a ainsi bondi lundi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Vers 9H50 il restait à un haut niveau, à 3,78%, contre 3,75% vendredi. Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%. Le taux d'intérêt de la dette allemande, référence en Europe, a dépassé le seuil des 3%. Lundi, il atteignait 3,06%, niveau comparable à 2011. Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, avec des hausses potentielles des taux directeurs pour combattre cette inflation, ce qui a un impact direct sur le coût de la dette des Etats.

23.03.2026 à 10:06

Municipales : l'ancienne gloire du rugby Serge Blanco réussit sa relance en gagnant Biarritz

FRANCE 24
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La légende du rugby français Serge Blanco signe une brillante entrée en politique avec une victoire aux municipales de Biarritz, sa ville de cœur. L'ancien arrière du XV de France a effectué toute sa carrière dans le club de cette ville basque. À l'image du ballon ovale, il a multiplié les rebonds après avoir quitté les terrains, pas toujours couronnés de succès.
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La légende du rugby français Serge Blanco signe une brillante entrée en politique avec une victoire aux municipales de Biarritz, sa ville de cœur. L'ancien arrière du XV de France a effectué toute sa carrière dans le club de cette ville basque. À l'image du ballon ovale, il a multiplié les rebonds après avoir quitté les terrains, pas toujours couronnés de succès.

23.03.2026 à 09:41

Décès de Lionel Jospin à l'âge de 88 ans

FRANCE24
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M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès aux élections présidentielles de 1995 et 2002. Figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout, il avait créé le principe de la "gauche plurielle", réunissant dans ses gouvernements des ministres socialistes mais aussi écologistes et communistes. Porté par une conjoncture économique favorable, il avait alors mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile: le Pacs. La surprise avait été totale lorsqu'en 2002, il n'était pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, laissant Jean-Marie Le Pen en duel avec Jacques Chirac. Dispersion de la gauche, campagne ratée, montée de l'extrême droite, Lionel Jospin s'était alors retiré de la vie politique, n'intervenant plus pendant des années dans le débat public. Pendant le quinquennat de François Hollande, il avait présidé une commission sur la moralisation de la politique puis était au Conseil constitutionnel en 2014. Le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui fut ministre de M. Jospin de 2000 à 2002, a rendu hommage à "un modèle d'exigence et de travail" et salué la mémoire d'une "présence intellectuelle dans un univers qui partait à la dérive", dans un message publié sur X.
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M. Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse", sans divulguer de détails. Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, M. Jospin s'était aussi présenté sans succès aux élections présidentielles de 1995 et 2002. Figure reconnue et rassembleuse de la gauche jusqu'au bout, il avait créé le principe de la "gauche plurielle", réunissant dans ses gouvernements des ministres socialistes mais aussi écologistes et communistes. Porté par une conjoncture économique favorable, il avait alors mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile: le Pacs. La surprise avait été totale lorsqu'en 2002, il n'était pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, laissant Jean-Marie Le Pen en duel avec Jacques Chirac. Dispersion de la gauche, campagne ratée, montée de l'extrême droite, Lionel Jospin s'était alors retiré de la vie politique, n'intervenant plus pendant des années dans le débat public. Pendant le quinquennat de François Hollande, il avait présidé une commission sur la moralisation de la politique puis était au Conseil constitutionnel en 2014. Le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui fut ministre de M. Jospin de 2000 à 2002, a rendu hommage à "un modèle d'exigence et de travail" et salué la mémoire d'une "présence intellectuelle dans un univers qui partait à la dérive", dans un message publié sur X.

23.03.2026 à 09:41

UE : Ursula von der Leyen en Australie en vue d'un accord commercial

FRANCE24
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"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l'UE et l'Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d'euros d'ici à 2030", a affirmé la cheffe de l'exécutif européen, dans une tribune publiée dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France. Ursula von der Leyen insiste notamment sur le rôle stratégique de l'Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques notamment. La dirigeante de l'UE ne s'étend pas en revanche sur les produits agricoles, comme la viande de boeuf, l'agneau et le sucre, pourtant au coeur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d'accord. Elle fait ce voyage accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, accréditant la possibilité de la signature d'un accord de libre-échange. Après avoir atterri à Sydney, la présidente de la Commission européenne doit se rendre à Canberra pour rencontrer le Premier ministre Anthony Albanese et s'adresser au parlement. L'Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l'Australie et sa deuxième source d'investissements étrangers. Les deux parties doivent notamment trouver un terrain d'entente sur l'amélioration de l'accès au marché européen pour l'agneau et le bœuf australiens, un point de désaccord majeur. L'Australie a déjà déclaré être prête à supprimer une taxe sur les voitures de luxe européennes en échange d'un meilleur accès au marché agricole européen. "Monnaie d'échange" La Chine est le premier débouché des exportations australiennes et les États-Unis constituent sa principale source d'investissement. Mais Canberra redouble d'efforts pour se diversifier à l'export depuis qu'un différend avec Pékin en 2020 a bloqué ses exportations pendant plusieurs années. Le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a affirmé la semaine dernière à Sky News Australia qu'un accord avec l'UE permettrait à l'Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d'euros) en termes d'échanges commerciaux. "Ils pourraient devenir notre deuxième partenaire commercial si nous parvenions à aller au bout, et il ne nous reste plus qu'à franchir ces derniers obstacles", a-t-il assuré. Ces dernières semaines, les négociations butaient encore sur les quotas détaxés de boeuf australien importé. L'UE ne voulait pas aller au-delà de 30.000 tonnes quand l'Australie réclamait 40.000 tonnes par an. Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre l'accord commercial signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur. Le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie. Pour le boeuf, la viande ovine et le sucre, "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées", a mis en garde ce lobby agricole dans un communiqué. "L'agriculture ne peut pas, une fois de plus, être traitée comme une monnaie d'échange pour avantager d'autres secteurs", a souligné son président Massimiliano Giansanti. Bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis, l'Union européenne mène une politique de diversification de ses partenariats commerciaux. Après le Mercosur, Ursula von der Leyen a aussi scellé un accord commercial avec l'Inde fin janvier. Dans les discussions, la présidente de l'UE devrait également aborder la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole. En Australie, largement dépendante des importations de carburant, les prix à la pompe ont doublé en moyenne.
Texte intégral (616 mots)
"Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l'UE et l'Australie et pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d'euros d'ici à 2030", a affirmé la cheffe de l'exécutif européen, dans une tribune publiée dans plusieurs journaux européens, dont Ouest-France. Ursula von der Leyen insiste notamment sur le rôle stratégique de l'Australie dans les matières premières critiques, en particulier le lithium, essentiel pour fabriquer des batteries de véhicules électriques notamment. La dirigeante de l'UE ne s'étend pas en revanche sur les produits agricoles, comme la viande de boeuf, l'agneau et le sucre, pourtant au coeur du bras de fer entre Bruxelles et Canberra autour de ce projet d'accord. Elle fait ce voyage accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, accréditant la possibilité de la signature d'un accord de libre-échange. Après avoir atterri à Sydney, la présidente de la Commission européenne doit se rendre à Canberra pour rencontrer le Premier ministre Anthony Albanese et s'adresser au parlement. L'Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l'Australie et sa deuxième source d'investissements étrangers. Les deux parties doivent notamment trouver un terrain d'entente sur l'amélioration de l'accès au marché européen pour l'agneau et le bœuf australiens, un point de désaccord majeur. L'Australie a déjà déclaré être prête à supprimer une taxe sur les voitures de luxe européennes en échange d'un meilleur accès au marché agricole européen. "Monnaie d'échange" La Chine est le premier débouché des exportations australiennes et les États-Unis constituent sa principale source d'investissement. Mais Canberra redouble d'efforts pour se diversifier à l'export depuis qu'un différend avec Pékin en 2020 a bloqué ses exportations pendant plusieurs années. Le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a affirmé la semaine dernière à Sky News Australia qu'un accord avec l'UE permettrait à l'Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d'euros) en termes d'échanges commerciaux. "Ils pourraient devenir notre deuxième partenaire commercial si nous parvenions à aller au bout, et il ne nous reste plus qu'à franchir ces derniers obstacles", a-t-il assuré. Ces dernières semaines, les négociations butaient encore sur les quotas détaxés de boeuf australien importé. L'UE ne voulait pas aller au-delà de 30.000 tonnes quand l'Australie réclamait 40.000 tonnes par an. Bruxelles espère éviter une nouvelle levée de boucliers des agriculteurs, déjà en colère contre l'accord commercial signé mi-janvier avec les pays latino-américains du Mercosur. Le Copa-Cogeca, qui rassemble les principaux syndicats agricoles européens, a haussé le ton à propos des négociations avec l'Australie. Pour le boeuf, la viande ovine et le sucre, "accorder des concessions disproportionnées risque de nuire aux agriculteurs européens, de fausser les marchés et d'affaiblir l'engagement de longue date de l'UE en faveur de normes de production élevées", a mis en garde ce lobby agricole dans un communiqué. "L'agriculture ne peut pas, une fois de plus, être traitée comme une monnaie d'échange pour avantager d'autres secteurs", a souligné son président Massimiliano Giansanti. Bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux Etats-Unis, l'Union européenne mène une politique de diversification de ses partenariats commerciaux. Après le Mercosur, Ursula von der Leyen a aussi scellé un accord commercial avec l'Inde fin janvier. Dans les discussions, la présidente de l'UE devrait également aborder la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole. En Australie, largement dépendante des importations de carburant, les prix à la pompe ont doublé en moyenne.

23.03.2026 à 09:33

Lionel Jospin, le destin fracassé du héraut de la gauche plurielle

FRANCE24
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"J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique". La phrase, prononcée au soir du 21 avril 2002, qui vit pour la première fois l'extrême droite accéder au second tour, restera dans les annales de la politique française. Cinq ans auparavant, Lionel Jospin était entré à Matignon à la tête d'une majorité de gauche plurielle alliant socialistes, communistes et écologistes, vainqueure surprenante d'élections législatives provoquées par une non moins surprenante dissolution de l'Assemblée nationale par le président Jacques Chirac. Porté par un environnement économique très favorable, il "cohabite" donc avec le président gaulliste et met en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle (CMU) et un contrat d'union civile - le PACS - pour tous les couples, lointain précurseur du mariage homosexuel. Entouré d'une équipe ministérielle solide, il parvient à faire baisser le chômage. Et lorsqu'il se présente à l'élection de 2002, cet ancien basketteur universitaire de bon niveau, grand, raide, lunettes à montures d'acier et cheveux frisés blanchis par le temps, porte les immenses espoirs d'une gauche qui, après François Mitterrand, rêve d'un retour à l'Élysée. Comme la plupart des élites politiques du pays, Lionel Jospin, né dans une famille protestante en 1937 à Meudon près de Paris, avait fait ses armes sur les bancs de la prestigieuse École normale d'administration (ENA), entrant au ministère des Affaires étrangères en 1965. Parallèlement, l'ancien scout avait été à l'école d'un militantisme particulièrement austère, le groupuscule trotskiste de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), au grand dam de sa première épouse qui ne supportait pas ce compagnonnage avec les "trop tristes". Des décennies plus tard, alors qu'il était Premier ministre (1997-2002), des rumeurs affirmeront que Lionel Jospin a prolongé cet engagement semi-clandestin jusque dans les années 1980 alors même qu'il exerçait déjà des responsabilités au Parti socialiste. Lui s'en est toujours défendu. "L'austère qui se marre" En toute lumière cette fois-ci, Lionel Jospin s'était mis dans le sillage de François Mitterrand dès 1971 et la reconstitution du Parti socialiste, transformé en machine de guerre pour conquérir le pouvoir dans un régime mis en place par le général de Gaulle en 1958. A la victoire de Mitterrand en 1981, Lionel Jospin, élu député de Paris, se voit confier la direction du Parti socialiste jusqu'en 1988, ce qui lui vaut une grande proximité avec le chef de l'État. A la réélection du président socialiste en 1988, le diplomate de formation, qui a aussi enseigné à l'université, accède au rang de ministre d'État en charge de l'Éducation nationale. Après avoir perdu son siège de député aux législatives de 1993, il aurait tenté de quitter la vie politique en sollicitant en vain une ambassade à la droite. Mais en 1995, remarié avec la philosophe Sylviane Agacinski, c'est un homme neuf qui se présente à la présidentielle, à la faveur du retrait de l'ex-président de la Commission européenne Jacques Delors. Arrivé en tête au premier tour, il est battu par Jacques Chirac mais installe dans le paysage politique sa stature de présidentiable. La stupeur n'en est que plus grande lorsque, sept ans plus tard, il doit céder à Jean-Marie Le Pen la place qui lui semblait promise dans le duel de second tour contre le président sortant, candidat à sa réélection après cinq ans de cohabitation avec les socialistes. Outre l'émergence de l'extrême droite comme force politique majeure en France, de nombreuses raisons seront invoquées pour expliquer cette déroute. Hésitant à reconnaître son appartenance au parti socialiste, à la tête duquel il avait installé François Hollande dès 1997, Lionel Jospin fut mal à l'aise dans une campagne dominée par le thème de l'insécurité. En témoigne une gaffe restée mémorable: à quelques semaines du premier tour, dans l'avion qui le ramène d'un voyage à la Réunion, il lâche à propos de son adversaire qu'il est "usé, fatigué, vieilli". "Délit de sale gueule", réplique le chef de l'État au milieu d'une controverse. Autre facteur largement analysé depuis: huit candidats de gauche et d'extrême gauche se présentaient à ce premier tour et finalement, moins de 200.000 voix le séparaient de Jean-Marie Le Pen. De nombreuses personnalités de gauche, aujourd'hui aux manettes, datent leur engagement de cette époque. Et des figures comme Jean-Luc Mélenchon continuent de rendre hommage à celui qui a permis la dernière véritable union de la gauche de gouvernement. Après une cure de silence et une velléité - fugace - de se représenter en 2007 contre Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin s'engage dans la campagne de François Hollande cinq ans plus tard. Il intervient notamment au dernier meeting de celui à qui il aura mis le pied à l'étrier et qui, lui, devient président de la République. Ce quinquennat socialiste est l'occasion pour Lionel Jospin de présider une commission sur la moralisation de la politique d'où sortira notamment la décision de limiter drastiquement le cumul des mandats. Il entre également au Conseil constitutionnel en 2014. "L'austère qui se marre", comme il se qualifia un jour lui-même, continuait depuis son départ du Palais Royal à intervenir régulièrement dans la vie politique française, défendant la candidature de Raphaël Glucksmann aux Européennes de 2019 ou celle d'Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022. Opposé à la ligne d'Olivier Faure, son successeur à la tête du PS depuis 2017, il l'a rejoint néanmoins ces derniers mois dans ses appels à éviter de censurer les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu, au nom de la stabilité.
Texte intégral (981 mots)
"J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique". La phrase, prononcée au soir du 21 avril 2002, qui vit pour la première fois l'extrême droite accéder au second tour, restera dans les annales de la politique française. Cinq ans auparavant, Lionel Jospin était entré à Matignon à la tête d'une majorité de gauche plurielle alliant socialistes, communistes et écologistes, vainqueure surprenante d'élections législatives provoquées par une non moins surprenante dissolution de l'Assemblée nationale par le président Jacques Chirac. Porté par un environnement économique très favorable, il "cohabite" donc avec le président gaulliste et met en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle (CMU) et un contrat d'union civile - le PACS - pour tous les couples, lointain précurseur du mariage homosexuel. Entouré d'une équipe ministérielle solide, il parvient à faire baisser le chômage. Et lorsqu'il se présente à l'élection de 2002, cet ancien basketteur universitaire de bon niveau, grand, raide, lunettes à montures d'acier et cheveux frisés blanchis par le temps, porte les immenses espoirs d'une gauche qui, après François Mitterrand, rêve d'un retour à l'Élysée. Comme la plupart des élites politiques du pays, Lionel Jospin, né dans une famille protestante en 1937 à Meudon près de Paris, avait fait ses armes sur les bancs de la prestigieuse École normale d'administration (ENA), entrant au ministère des Affaires étrangères en 1965. Parallèlement, l'ancien scout avait été à l'école d'un militantisme particulièrement austère, le groupuscule trotskiste de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), au grand dam de sa première épouse qui ne supportait pas ce compagnonnage avec les "trop tristes". Des décennies plus tard, alors qu'il était Premier ministre (1997-2002), des rumeurs affirmeront que Lionel Jospin a prolongé cet engagement semi-clandestin jusque dans les années 1980 alors même qu'il exerçait déjà des responsabilités au Parti socialiste. Lui s'en est toujours défendu. "L'austère qui se marre" En toute lumière cette fois-ci, Lionel Jospin s'était mis dans le sillage de François Mitterrand dès 1971 et la reconstitution du Parti socialiste, transformé en machine de guerre pour conquérir le pouvoir dans un régime mis en place par le général de Gaulle en 1958. A la victoire de Mitterrand en 1981, Lionel Jospin, élu député de Paris, se voit confier la direction du Parti socialiste jusqu'en 1988, ce qui lui vaut une grande proximité avec le chef de l'État. A la réélection du président socialiste en 1988, le diplomate de formation, qui a aussi enseigné à l'université, accède au rang de ministre d'État en charge de l'Éducation nationale. Après avoir perdu son siège de député aux législatives de 1993, il aurait tenté de quitter la vie politique en sollicitant en vain une ambassade à la droite. Mais en 1995, remarié avec la philosophe Sylviane Agacinski, c'est un homme neuf qui se présente à la présidentielle, à la faveur du retrait de l'ex-président de la Commission européenne Jacques Delors. Arrivé en tête au premier tour, il est battu par Jacques Chirac mais installe dans le paysage politique sa stature de présidentiable. La stupeur n'en est que plus grande lorsque, sept ans plus tard, il doit céder à Jean-Marie Le Pen la place qui lui semblait promise dans le duel de second tour contre le président sortant, candidat à sa réélection après cinq ans de cohabitation avec les socialistes. Outre l'émergence de l'extrême droite comme force politique majeure en France, de nombreuses raisons seront invoquées pour expliquer cette déroute. Hésitant à reconnaître son appartenance au parti socialiste, à la tête duquel il avait installé François Hollande dès 1997, Lionel Jospin fut mal à l'aise dans une campagne dominée par le thème de l'insécurité. En témoigne une gaffe restée mémorable: à quelques semaines du premier tour, dans l'avion qui le ramène d'un voyage à la Réunion, il lâche à propos de son adversaire qu'il est "usé, fatigué, vieilli". "Délit de sale gueule", réplique le chef de l'État au milieu d'une controverse. Autre facteur largement analysé depuis: huit candidats de gauche et d'extrême gauche se présentaient à ce premier tour et finalement, moins de 200.000 voix le séparaient de Jean-Marie Le Pen. De nombreuses personnalités de gauche, aujourd'hui aux manettes, datent leur engagement de cette époque. Et des figures comme Jean-Luc Mélenchon continuent de rendre hommage à celui qui a permis la dernière véritable union de la gauche de gouvernement. Après une cure de silence et une velléité - fugace - de se représenter en 2007 contre Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin s'engage dans la campagne de François Hollande cinq ans plus tard. Il intervient notamment au dernier meeting de celui à qui il aura mis le pied à l'étrier et qui, lui, devient président de la République. Ce quinquennat socialiste est l'occasion pour Lionel Jospin de présider une commission sur la moralisation de la politique d'où sortira notamment la décision de limiter drastiquement le cumul des mandats. Il entre également au Conseil constitutionnel en 2014. "L'austère qui se marre", comme il se qualifia un jour lui-même, continuait depuis son départ du Palais Royal à intervenir régulièrement dans la vie politique française, défendant la candidature de Raphaël Glucksmann aux Européennes de 2019 ou celle d'Anne Hidalgo à la présidentielle de 2022. Opposé à la ligne d'Olivier Faure, son successeur à la tête du PS depuis 2017, il l'a rejoint néanmoins ces derniers mois dans ses appels à éviter de censurer les gouvernements de François Bayrou et Sébastien Lecornu, au nom de la stabilité.

23.03.2026 à 09:13

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin est mort à l'âge de 88 ans

FRANCE 24
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Lionel Jospin est décédé à l'âge de 88 ans, ont annoncé, lundi, sa famille et plusieurs membres du Parti socialiste. L'ancien Premier ministre socialiste, sous la présidence de Jacques Chirac, avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse".
Texte intégral (981 mots)
Lionel Jospin est décédé à l'âge de 88 ans, ont annoncé, lundi, sa famille et plusieurs membres du Parti socialiste. L'ancien Premier ministre socialiste, sous la présidence de Jacques Chirac, avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse".

23.03.2026 à 08:59

L'aéroport de New York LaGuardia fermé après une collision mortelle sur une piste

FRANCE24
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Le pilote et le copilote de l'appareil d'Air Canada sont décédés dans l'accident, a dit Kathryn Garcia, directrice générale de l'Autorité aéroportuaire qui gère l'aéroport au cours d'une conférence de presse. "Malheureusement, le décès des deux pilotes est confirmé", a-t-elle dit. Au total, "41 personnes, dont des passagers, des membres d'équipage et des pompiers, ont été transportées à l'hôpital", a ajouté Me Garcia en précisant que "certains sont grièvement blessés". Selon l'Autorité aéroportuaire, 32 personnes ont pu quitter l'hôpital et neuf personnes restaient hospitalisés lundi matin dont les deux personnes qui se trouvaient dans le véhicule de pompiers. Ces deux personnes sont dans "un état stable" et leur vie n'est pas en danger, a dit Mme Garcia. "Ils ont pu parler et nous informons leur famille", a-t-elle dit. L'accident s'est produit dimanche vers 23H40 (lundi 03H40 GMT). L'avion, un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d'Air Canada est entré en collision avec un véhicule de secours et de lutte contre les incendies de Port Authority qui intervenait sur un autre incident. L'agence de sécurité américaine dans les transports (NTSB) a annoncé avoir immédiatement déployé une équipe pour enquêter sur l’accident. Selon la compagnie Jazz Aviation, l'avion s'était posé à New York après avoir décollé de Montréal avec à bord 72 passagers et 4 membres d'équipage. "Urgence" Des images de l'AFP montrent un avion siglé Air Canada Express, de nuit, sur une piste d'atterrissage, dont le cockpit et la partie avant sont gravement endommagés. De nombreux engins de secours sont également sur place, d'après ces photos. L'Autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait annoncé un peu avant le fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte". Le site internet de suivi des vols FlightRadar24 a indiqué que l'avion était entré en collision avec le véhicule de secours lors de son atterrissage. Il "roulait sur la piste lorsqu'il a percuté" le véhicule qui traversait sa trajectoire, selon FlightRadar24. Les services des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnel d'urgence" à proximité de ce grand hub de transport situé dans l'arrondissement du Queens, et qui dessert presque uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada. "Empruntez des itinéraires alternatifs", ont-ils recommandé sur X. Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site web de l'aéroport. LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X. Les passagers devaient également patienter plus longtemps pour passer les contrôles de sécurité en raison de "répercussions sur les effectifs" causées par l'expiration d'un financement fédéral, avait précisé l'aéroport la semaine dernière.
Texte intégral (521 mots)
Le pilote et le copilote de l'appareil d'Air Canada sont décédés dans l'accident, a dit Kathryn Garcia, directrice générale de l'Autorité aéroportuaire qui gère l'aéroport au cours d'une conférence de presse. "Malheureusement, le décès des deux pilotes est confirmé", a-t-elle dit. Au total, "41 personnes, dont des passagers, des membres d'équipage et des pompiers, ont été transportées à l'hôpital", a ajouté Me Garcia en précisant que "certains sont grièvement blessés". Selon l'Autorité aéroportuaire, 32 personnes ont pu quitter l'hôpital et neuf personnes restaient hospitalisés lundi matin dont les deux personnes qui se trouvaient dans le véhicule de pompiers. Ces deux personnes sont dans "un état stable" et leur vie n'est pas en danger, a dit Mme Garcia. "Ils ont pu parler et nous informons leur famille", a-t-elle dit. L'accident s'est produit dimanche vers 23H40 (lundi 03H40 GMT). L'avion, un CRJ-900 de la compagnie Jazz Aviation opérant pour le compte d'Air Canada est entré en collision avec un véhicule de secours et de lutte contre les incendies de Port Authority qui intervenait sur un autre incident. L'agence de sécurité américaine dans les transports (NTSB) a annoncé avoir immédiatement déployé une équipe pour enquêter sur l’accident. Selon la compagnie Jazz Aviation, l'avion s'était posé à New York après avoir décollé de Montréal avec à bord 72 passagers et 4 membres d'équipage. "Urgence" Des images de l'AFP montrent un avion siglé Air Canada Express, de nuit, sur une piste d'atterrissage, dont le cockpit et la partie avant sont gravement endommagés. De nombreux engins de secours sont également sur place, d'après ces photos. L'Autorité de l'aviation civile américaine (FAA) avait annoncé un peu avant le fermeture de l'aéroport en raison d'une "urgence". Elle a précisé que la probabilité que cette mesure soit prolongée était "forte". Le site internet de suivi des vols FlightRadar24 a indiqué que l'avion était entré en collision avec le véhicule de secours lors de son atterrissage. Il "roulait sur la piste lorsqu'il a percuté" le véhicule qui traversait sa trajectoire, selon FlightRadar24. Les services des urgences de New York ont prévenu la population de "s'attendre à des annulations, des fermetures de routes, des ralentissements de circulation et la présence de personnel d'urgence" à proximité de ce grand hub de transport situé dans l'arrondissement du Queens, et qui dessert presque uniquement des destinations aux Etats-Unis et au Canada. "Empruntez des itinéraires alternatifs", ont-ils recommandé sur X. Tous les vols au départ de LaGuardia ont été retardés ou annulés lundi matin, selon le site web de l'aéroport. LaGuardia connaissait déjà des perturbations de vols en raison des mauvaises conditions météorologiques, avait indiqué l'aéroport dimanche sur X. Les passagers devaient également patienter plus longtemps pour passer les contrôles de sécurité en raison de "répercussions sur les effectifs" causées par l'expiration d'un financement fédéral, avait précisé l'aéroport la semaine dernière.
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