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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

13.01.2026 à 08:51

Corée du Sud: l'heure des réquisitions pour l'ex-président Yoon après son coup de force de 2024

FRANCE24
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L'audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté dans la matinée et doit permettre à l'ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré. Le crime d'insurrection, le plus grave pour lequel Yoon Suk Yeol est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997. Dans la soirée du 3 décembre 2024, l'ancien président conservateur avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler. Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret. Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l'ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain. Plusieurs procès M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s'était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile. Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique. Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l'opposition bloquait le budget. Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat". Remis en liberté en mars en raison d'un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu'il ne détruise des preuves. S'il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d'insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d'Etat en 1979. Yoon fait l'objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué. Dans l'un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi. Dans une autre procédure, l'ex-président est accusé par le parquet d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l'espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait jutifié l'imposition de la loi martiale.

13.01.2026 à 08:37

Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l'Enfance française a saisi la commissaire européenne

FRANCE24
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"J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l'audiovisuel) et (la plateforme de signalement des contenus illégaux sur internet) Pharos, parce qu’il y a des contenus à faire retirer immédiatement. Surtout, j’ai saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sous le coup du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) et du règlement sur les marchés numériques (DMA), aussi bien dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles", a-t-elle déclaré dans une interview publiée mardi. Et d'insister auprès du quotidien: "Ça tombe sous le coup de la loi! On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu: c’est hors la loi". Un mouvement d'indignation internationale grandit autour de l'assistant IA du réseau social X qui permet de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos. L'Indonésie et la Malaisie ont suspendu l'accès à Grok ce week-end, et Londres a durci le ton lundi contre le réseau social d'Elon Musk, avec l'ouverture d'une enquête sur les images à caractère sexuel issues de Grok. Sous le feu des critiques, Grok a désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d'images pour les utilisateurs non payants. "Un premier pas", a jugé le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique, mais une décision "insuffisante et hypocrite", selon la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff. "Ce ne doit être possible pour personne, en payant ou non", a lancé la Haute commissaire à l'Enfance dans Le Parisien. La régulation des géants de la tech est l'objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l'Europe, tout particulièrement l'Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines. Bruxelles, qui a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire à la suite du scandale Grok, avait infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d'euros au réseau, malgré les menaces récurrentes du président étasunien.

13.01.2026 à 08:33

Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

FRANCE24
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Les deux dirigeants se sont serrés la main devant les caméras avant un entretien dans l'ex-capitale impériale de Nara près de Kyoto (ouest), région natale de la dirigeante nationaliste, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. Les relations entre la Chine et le Japon enregistre un coup de froid depuis que Mme Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, considérée comme partie intégrante de la Chine par Pékin. La semaine dernière, Pékin a annoncé des contrôles renforcés sur l'exportation vers le Japon de biens à double usage, civil et militaire, au risque d'affecter l'approvisionnement du Japon en terres rares. "Dans cette situation de plus en plus complexe, au sein d'un ordre international en rapide évolution, nous devons continuer à progresser vers un avenir meilleur (...) la coopération entre nos deux pays est plus importante que jamais, et primordiale", a déclaré Lee Jae Myung au début de la rencontre. Partisant de ne pas se mêler du différend entre Pékin et Tokyo, M. Lee est au Japon pour deux jours. Mme Takaichi, elle, a déclaré à M. Lee que, "tout en faisant progresser leurs relations bilatérales, les deux pays devaient coopérer pour assurer la stabilité régionale et remplir leurs rôles respectifs". Selon la présidence sud-coréenne, les deux pays sont déjà convenus de renforcer leur coopération sur la sécurité économique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur les "questions régionales et mondiales". Avant sa visite au Japon, M. Lee s'est rendu il y a une semaine en Chine où il a rencontré son homologue Xi Jinping et mis en scène leur entente dans des selfies largement partagés en ligne. Restrictions chinoises Sa visite au Japon peu de temps après sert à "montrer que Séoul ne favorise pas un camp plutôt qu'un autre", analyse Benoît Hardy-Chartrand, expert de géopolitique au campus de l'Université Temple à Tokyo. En public, Mme Takaichi et M. Lee devraient prôner une "diplomatie de navette" faite de rencontres fréquentes, selon l'expert. "A huis-clos, les dirigeants discuteront certainement de la crise actuelle entre le Japon et la Chine, car les mesures de rétorsion de Pékin, y compris les contrôles à l'exportation, auront également un impact sur la Corée", dit-il. Les chaînes d'approvisionnement des trois pays sont imbriquées, notamment dans l'industrie électronique. La rencontre au sommet intervient aussi après d'importantes manoeuvres militaires chinoises autour de Taïwan et des tirs de missiles balistiques par la Corée du Nord, dont Pékin est proche, en mer du Japon. Dans un entretien avec le diffuseur public nippon NHK diffusé lundi, M. Lee avait déclaré qu'il n'avait pas à "intervenir ou s'impliquer" dans la dispute sino-japonaise. Contrairement à son prédécesseur, tenant d'une ligne dure avec la Corée du Nord, il défend l'apaisement avec Pyongyang, alors que Tokyo s'inquiète des menaces nord-coréennes pour la sécurité régionale. Tokyo et Séoul pourraient également évoquer les relations avec leur allié américain. L'imprévisibilité du président Donald Trump "a remis en question de vieilles certitudes et souligné l'importance de renforcer leurs liens", selon M. Hardy-Chartrand. "Sanae Takaichi se méfiera de la stratégie de la Chine, conçue pour creuser des divisions entre la République de Corée et le Japon, et elle voudra réaffirmer le terrain d'entente partagé entre Séoul et Tokyo", note auprès de l'AFP Yee Kuang Heng, professeur en sécurité internationale à l'Université de Tokyo. Les relations entre les deux voisins ont longtemps été minées par les questions liées à l'occupation brutale de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945. L'ancien président conservateur sud-coréen Yoon Suk Yeol avait travaillé à un réchauffement diplomatique avec Tokyo. Son successeur, Lee Jae Myung, compare pour sa part la relation entre les deux pays à celle de "voisins partageant un jardin". Sa visite au Japon est la deuxième depuis août lorsqu'il avait rencontré le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba.

13.01.2026 à 08:11

Les réseaux sociaux nuisent gravement à la santé des ados, alerte l'Anses

FRANCE24
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S'ils ne sont pas la cause unique de la dégradation de la santé mentale des ados, les effets négatifs des réseaux sociaux, tout récemment proscrits pour les moins de 16 ans en Australie, sont "nombreux" et "documentés", affirme l'Anses dans un avis publié mardi, fruit de cinq ans de travaux d'un comité d'experts pluridisciplinaire. Comme l'avait préconisé en septembre la commission d'enquête parlementaire sur TikTok, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans fait actuellement l'objet de deux textes de loi: l'un initié par le président Emmanuel Macron, l'autre par le groupe Renaissance de Gabriel Attal et d'autres au Sénat. L'Anses préconise d'"agir à la source" pour que les mineurs n'accèdent qu'à des "réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé". Cela implique que les plateformes modifient algorithmes de personnalisation de contenu, techniques d'interfaces persuasives et paramétrages par défaut, souligne l'agence, dont les travaux éclairent les décisions publiques. "Cette étude donne des arguments scientifiques au débat sur les réseaux sociaux des dernières années: elle est basée sur 1.000 études qui ont été décortiquées" et documentent "les effets sur la santé", a affirmé Olivia Roth-Delgado, coordinatrice de l'expertise, lors d'une conférence de presse. L'enjeu est de créer un cadre de gouvernance "à la hauteur des enjeux", a martelé Olivier Merckel, chef de l'unité Evaluation des risques liés aux agents physiques, soulignant qu'instaurer "des mesures réglementaires et des actions de contrôle robustes" pour protéger la santé des mineurs "incombe aux plateformes". Celles-ci doivent déployer "des systèmes fiables de vérification de l'âge et de recueil du consentement parental" afin de respecter la réglementation européenne sur les services numériques (DSA) et le règlement général sur la protection des données (RGPD). Ce dernier prévoit une inscription possible à partir de 13 ans, avec une validation parentale entre 13 et 15 ans. "Les filles plus impactées" Pour l'agence sanitaire, les "systèmes de captation de l'attention" des plateformes "exploitent des vulnérabilités propres" aux adolescents (tendance à prendre des risques, à la comparaison sociale, importance du jugement des pairs) alors qu'ils n'ont pas les "capacités de régulation émotionnelle et comportementale" des adultes. Les réseaux sociaux consultés via un smartphone, sur lequel la moitié des 12-17 ans passent deux à cinq heures par jour, sont une "caisse de résonance inédite" qui renforce les stéréotypes, met en avant des comportements à risque et favorise le cyberharcèlement. Ceci découle d'un modèle économique "maximisant le temps d'utilisation" à des fins lucratives et de "stratégies de captation de l'attention" (défilement infini des contenus, contenus ultra personnalisés...) incitant les adolescents à rester sur les réseaux sociaux au détriment de leur sommeil. Cela induit somnolence, irritabilité, tristesse et "favorise des symptômes dépressifs", rappelle l'Anses. En outre, les contenus véhiculent des "idéaux normatifs" inatteignables, intériorisés par les filles, via des images retouchées, pouvant "engendrer une dévalorisation de soi", "terrain fertile" pour les symptômes dépressifs et les troubles alimentaires. Les algorithmes de personnalisation des contenus exposent certains mineurs à des publications incitant au suicide, à l'automutilation ou à des comportements à risques (défis dangereux, consommation de drogues, alcool, tabac, cannabis...) et aux cyberviolences (insultes, rumeurs, exclusion, chantage, images intimes diffusées sans consentement), amplifiées par l'anonymat et la facilité de diffusion des menaces. Plus utilisatrices des réseaux sociaux que les garçons, davantage objets de "pression sociale liée aux stéréotypes de genre" et plus cyberharcelées, les filles sont "plus impactées", constate l'Anses, à l'instar des personnes LGBTQI et des jeunes ayant déjà des troubles psychiatriques. Pour l'agence, les contenus délétères pour la santé (violents, pornographiques, haineux, harcèlement, conduites à risques, jeux d'argent, régimes alimentaires extrêmes...) doivent être interdits. Il y a urgence, alors que l'IA redouble le danger: "Perte de pensée critique, génération de stéréotypes ou contenus dangereux...".

13.01.2026 à 08:01

Assassinat d'Alain Orsoni: "Ce qu'on tolère devient ce qui nous définit"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mardi 13 janvier, l’assassinat, hier, en Corse, du nationaliste Alain Orsoni. L’ex-président de l’AC Ajaccio était soupçonné d’être un «chef de clan» lié à la criminalité corse, dont le rôle est questionné, par ailleurs, dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana, en Suisse, qui a fait 40 morts. Les condamnations, hier, dans le procès anti-mafia «Hydra», en Italie. La nouvelle ambassade  chinoise à Londres. Et une appli pour ne pas mourir dans l’ignorance générale.

13.01.2026 à 07:57

Ouverture du procès en appel du RN, Le Pen joue son avenir présidentiel

FRANCE24
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L'audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès doit se tenir théoriquement jusqu'au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l'été. La triple candidate malheureuse à l'Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche à date de concourir à la présidentielle - ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Les juges de première instance l'ont reconnue coupable d'avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg. Pour l'accusation - qui sera représentée devant la cour d'appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet - et le Parlement européen, partie civile, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants. Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursé par une partie des prévenus - ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen. Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l'eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus. Bardella "meilleur président" "J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence", a rappelé Marine Le Pen lundi en marge des vœux à la presse de Jordan Bardella, estimant qu'il n'y avait qu'"un seul axe de défense: dire la vérité, c'est la stratégie qui est la mienne, comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue". Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d'une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, la patronne du groupe RN à l'Assemblée pourrait davantage insister sur sa "non-intentionnalité" de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu'une dénégation en bloc, parfois perçue comme une "défense de rupture", telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches. Si Marine Le Pen n'a pas abandonné l'espoir d'être relaxée, une déclaration de culpabilité n'obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu'une éventuelle peine d'inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne. Elle a quoi qu'il en soit indiqué que la seule décision de la cour d'appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation - bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l'échéance présidentielle. Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l'opinion, l'idée d'une candidature de substitution de Jordan Bardella à l'Elysée s'étant peu à peu imposée comme la plus probable. Dans une étude Verian pour Le Monde et L'Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d'extrême droite, c'est le président du RN qui a "le plus de chances de remporter la présidentielle", contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait "un meilleur président de la République" que sa mentor pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire. Qu'importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu'il était "sûr et certain" qu'elle brigue à nouveau l'Elysée "si elle peut être candidate". Tout en reconnaissant que, à défaut, "Jordan Bardella peut gagner à (sa) place".

13.01.2026 à 07:45

La SNCF conclut mardi ses négociations annuelles sur les salaires

FRANCE24
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"Dans le cadre du mouvement social national du mardi 13 janvier, les circulations seront normales sur TGV et Intercités et quasi normales sur les trains régionaux avec des perturbations limitées à quelques lignes en Occitanie et en Ile-de-France", a indiqué la SNCF dans un communiqué diffusé dimanche. Ce mouvement social intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui s'achèvent mardi. Les deux syndicats qui appellent à la grève, CGT et Sud-Rail, comptent ainsi soutenir leurs revendications. Malgré le versement d'une prime anticipée en décembre par la direction, la CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, et Sud-Rail, troisième organisation, estiment que le compte n'y est pas. Dans un tract publié jeudi, la CGT réclame une hausse des salaires et des pensions de 12% ainsi que la mise en place d'un treizième mois pour tous les cheminots et d'une grille unique des salaires quel que soit leur statut. Elle dénonce également les recrutements insuffisants et la dégradation des conditions de travail en appelant à la mobilisation. Lundi soir, le syndicat estimait que la mobilisation de mardi pourrait se situer autour de 15% voire un peu plus. Pour Sud-Rail, "l'évolution du métier, marquée par l'augmentation constante des missions et une polyvalence imposée, doit obliger la direction à revaloriser immédiatement les salaires" de 400 euros pour tous les salariés et à augmenter les primes. "L'entreprise ferroviaire SNCF est la plus rentable d'Europe en ce moment: quand est-ce que le pouvoir d'achat des cheminots va monter s'il se contente de stagner quand tout va bien?", s'est interrogé Fabien Villedieu, secrétaire-fédéral de Sud-Rail auprès de l'AFP. Garder les salariés Les résultats financiers 2025 de la SNCF seront connus à la fin février. Au premier semestre, elle a multiplié par six son bénéfice net, à 950 millions d'euros, portée notamment par la hausse du trafic sur les rails et l'engouement des voyageurs pour le train depuis le Covid. La direction n'a pas divulgué la proposition de hausse salariale qui sera faite mardi aux syndicats lors d'une table ronde. Mais elle fait valoir que les cheminots ont bénéficié en moyenne d'une hausse de rémunération des personnels présents de 16,4% sur les quatre dernières années, pour une inflation cumulée de 8,1% sur la période. Et 100% d'entre eux ont eu plus de 10%, précise la direction qui compte porter son attention sur les bas salaires, dont "aucun n'est inférieur au Smic + 10%", c'est-à-dire 1.594 euros net actuellement. Depuis son arrivée à la tête de la SNCF début novembre, l'ancien premier ministre Jean Castex a reçu toutes les organisations syndicales afin d'échanger sur la façon dont le groupe compte accompagner la transition, voire la mutation, à laquelle il est confronté dans les prochaines années, avec l'ouverture à la concurrence sur ses rails. Charge de travail, santé mentale, formation, égalité hommes-femmes, la SNCF a lancé des ateliers et des travaux sur plusieurs sujets pour tenter de maintenir son attractivité et fidéliser ses salariés. Certains - à la maintenance par exemple- pourraient être tentés de partir chez des constructeurs comme Alstom ou Airbus à Toulouse. Les cheminots employés pour faire rouler les trains - conducteurs, chefs de bord ou contrôleurs - pourraient être tentés par les sociétés de transport concurrentes qui arrivent sur les rails français comme Trenitalia. Car depuis une réforme en 2020, la SNCF ne recrute plus de personnel "au statut" garantissant un emploi à vie. Les cheminots statutaires représentent encore deux-tiers des personnels, alors que le tiers restant sont des contractuels en contrat à durée indéterminée (CDI). Ils devraient représenter 50% des effectifs d'ici la fin de la décennie, selon les projections de la direction qui estime qu'elle doit "repenser complètement sa politique d'attractivité" pour garder ses salariés.

13.01.2026 à 07:37

A l'Assemblée, le retour périlleux du budget... en attendant le 49.3 ?

FRANCE24
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Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d'être censuré, et qui joue sa crédibilité. "Rien n'est exclu", a répété mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur TF1 à propos du recours au 49.3 ou même aux ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l'aval du Parlement. "Mais personne ne pourra faire l'économie du compromis, quelle que soit la procédure législative que vous utilisez, vous devez vous mettre d'accord sur le fond du budget", a-t-elle insisté. La loi spéciale, votée dans l'urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l'Etat et des administrations, mais ne permet que de pallier temporairement l'absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence budgétaire à rallonge, le gouvernement veut aller vite, il assure même qu'il y aura un budget "fin janvier". Son objectif: ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025. En fin d'après-midi mardi, les députés entameront donc une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre. Les députés, qui avaient rejeté à la quasi-unanimité le texte en première lecture, repartiront de la version du Sénat et commenceront par examiner en priorité les articles relatifs aux collectivités. Les économies à demander aux collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, "font partie des quelques points bloquants", selon Mme Bregeon. Autre point bloquant, les mesures fiscales, au cœur des tensions entre la droite et les socialistes. Celles-ci seront de facto débattues plus tard, comme la surtaxe sur les bénéfices des entreprises que les socialistes veulent porter à huit milliards d'euros. "A J-1 de l'examen, nous sommes encore loin d'un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions", soulignait lundi à l'AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l'issue d'une réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des "convergences". Fébrilité L'exécutif continue d'afficher sa volonté d'aboutir à un accord pour faire voter le budget, alors même qu'un tel scénario semble impossible, les écologistes et les communistes ayant martelé leur opposition. Ainsi le recours à l'article 49.3 de la Constitution semble quasi inéluctable pour doter la France d'un budget. Plusieurs responsables, à l'image de l'ancien président socialiste François Hollande ou de l'ex‑Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d'abréger les débats en recourant rapidement à cet outil qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une motion de censure. Pour Sébastien Lecornu, c'est en effet prendre le risque d'être renversé. Mais aussi de se dédire puisqu'il s'était engagé à ne pas utiliser ce 49.3 en échange de la clémence des socialistes. "Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l'image qu'il renvoie", affirme à l'AFP une ministre. Signe de fébrilité ? L'exécutif a agité vendredi la menace d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu'il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars. Sebastien Lecornu a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l'accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi. Faire trainer L'inquiétude est autre sur le budget. Le rejet du texte la semaine dernière en commission a encore renforcé les interrogations. Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? L'exécutif semble, pour l'heure, privilégier la première option. Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du "climat" ambiant, alors que la colère agricole persiste et que de nouveaux tracteurs sont attendus mardi matin à Paris. Sébastien Lecornu "veut traîner le plus longtemps possible", confie à l'AFP l'un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un "échec" pour lui, et "s'il l'utilise, c'est qu'il est allé jusqu'au bout ". Un jeu délicat s’est instauré entre Sébastien Lecornu et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a de nouveau refusé dimanche d’appeler explicitement à son utilisation. Pour les socialistes, la question centrale demeure la version du texte que l'exécutif mettra sur la table, pour appuyer ou non sur le bouton censure.

13.01.2026 à 07:19

"Environ 350 tracteurs" portent à nouveau la colère agricole au cœur de Paris

FRANCE 24
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Dès l'aube, des dizaines de tracteurs sont entrés dans Paris mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, pour exiger des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. "Environ 350 tracteurs" ont été "recensés" pour la mobilisation dans la capitale, a indiqué la préfecture de police de Paris.
Texte intégral (755 mots)
Dès l'aube, des dizaines de tracteurs sont entrés dans Paris mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, pour exiger des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. "Environ 350 tracteurs" ont été "recensés" pour la mobilisation dans la capitale, a indiqué la préfecture de police de Paris.

13.01.2026 à 07:17

Le procès en appel du RN s'ouvre à Paris : Marine Le Pen joue son avenir présidentiel

FRANCE24
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Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s'ouvre mardi à Paris jusqu'au 11 février, avant une décision attendue à l'été. La cheffe de file de l'extrême droite française, condamnée en première instance à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue sa survie politique.
Texte intégral (755 mots)
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s'ouvre mardi à Paris jusqu'au 11 février, avant une décision attendue à l'été. La cheffe de file de l'extrême droite française, condamnée en première instance à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue sa survie politique.

13.01.2026 à 07:00

Une demi-finale Égypte - Sénégal, au bon souvenir de l'électrique année 2022

Stéphanie TROUILLARD
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La demi-finale qui opposera mercredi le Sénégal à l'Égypte a des airs de déjà vu. La rivalité entre les deux sélections est ancienne, mais leur antagonisme a culminé en 2022 avec une finale de la CAN remportée par le Sénégal, puis une élimination des Pharaons par cette même équipe lors des éliminatoires du Mondial.
Texte intégral (755 mots)
La demi-finale qui opposera mercredi le Sénégal à l'Égypte a des airs de déjà vu. La rivalité entre les deux sélections est ancienne, mais leur antagonisme a culminé en 2022 avec une finale de la CAN remportée par le Sénégal, puis une élimination des Pharaons par cette même équipe lors des éliminatoires du Mondial.

13.01.2026 à 06:51

Trump maintient la pression sur l'Iran : l'option militaire toujours sur la table, selon Washington

FRANCE24
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Donald Trump a dit examiner des "options très fortes", y compris militaires, face à la répression violente menée par Téhéran à l'encontre des manifestants. En juin dernier, il avait ordonné de puissants bombardements contre les principaux sites nucléaires iraniens en appui d'une campagne militaire menée par Israël, dont l'Iran est l'ennemi juré dans la région, lors de leur Guerre de 12 jours. 
Texte intégral (755 mots)
Donald Trump a dit examiner des "options très fortes", y compris militaires, face à la répression violente menée par Téhéran à l'encontre des manifestants. En juin dernier, il avait ordonné de puissants bombardements contre les principaux sites nucléaires iraniens en appui d'une campagne militaire menée par Israël, dont l'Iran est l'ennemi juré dans la région, lors de leur Guerre de 12 jours. 

13.01.2026 à 05:50

Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes du FLNKS déclinent l’invitation à l’Élysée

FRANCE 24
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Alors qu'Emmanuel Macron avait convié les élus calédoniens le 16 janvier à Paris pour "poursuivre le dialogue" sur l'avenir institutionnel de l'archipel et "apporter des clarifications sur l'accord" de Bougival, le Front de libération nationale kanak et socialiste a annoncé mardi qu'il ne serait pas présent.
Texte intégral (755 mots)
Alors qu'Emmanuel Macron avait convié les élus calédoniens le 16 janvier à Paris pour "poursuivre le dialogue" sur l'avenir institutionnel de l'archipel et "apporter des clarifications sur l'accord" de Bougival, le Front de libération nationale kanak et socialiste a annoncé mardi qu'il ne serait pas présent.

13.01.2026 à 05:13

Le procès en appel du RN s'ouvre à Paris, Marine Le Pen joue son avenir présidentiel

FRANCE 24
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Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s'ouvre mardi à Paris jusqu'au 11 février, avant une décision attendue à l'été. La cheffe de file de l'extrême droite française, condamnée en première instance à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue sa survie politique.
Texte intégral (755 mots)
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s'ouvre mardi à Paris jusqu'au 11 février, avant une décision attendue à l'été. La cheffe de file de l'extrême droite française, condamnée en première instance à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, joue sa survie politique.

13.01.2026 à 04:45

En direct : Trump annonce des taxes douanières de 25 % contre tout pays commerçant avec l'Iran

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25 % par les États-Unis, au moment où, selon une ONG, le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts. En réponse à Donald Trump, la Chine a déclaré qu'elle défendrait "résolument" ses intérêts. Suivez notre direct.
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Le président américain Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25 % par les États-Unis, au moment où, selon une ONG, le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts. En réponse à Donald Trump, la Chine a déclaré qu'elle défendrait "résolument" ses intérêts. Suivez notre direct.
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