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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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21.02.2026 à 04:53

Emmanuel Macron inaugure un Salon de l'agriculture sans vaches et sans syndicats contestataires

FRANCE24
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Les intentions de la Coordination rurale (CR), adepte des actions coup de poing, inquiètent et le chef de l'Etat devrait être accompagné de 250 policiers en civil, un dispositif particulièrement important, selon une source policière. Le deuxième syndicat agricole est resté ambigu sur ses intentions, appelant vendredi à une mobilisation "massive" de ses adhérents aux bonnets jaunes. Son président Bertrand Venteau a dit ne pas souhaiter être présent au petit-déjeuner en compagnie du président de la République, habituellement suivi de l'inauguration officielle puis d'une déambulation dans les travées du parc des expositions. "Je lui déconseille d'essayer de venir nous voir, l'accueil risque d'être rude", a dit à l'AFP François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale. La CR et la Confédération paysanne auront chacun un stand mais affirment ne pas vouloir faire du salon une "vitrine" qui cacherait les difficultés rencontrées sur le terrain par les agriculteurs, dénonçant comme à leur habitude la "cogestion" entre l'alliance syndicale FNSEA-JA et le gouvernement sur les politiques agricoles. FNSEA et Jeunes Agriculteurs, qui ont vu leur hégémonie chahutée par l'ascension de la CR aux dernières élections professionnelles, ont eux accepté le rendez-vous matinal avec Emmanuel Macron même s'ils ont renoncé à obtenir de lui une "vision" pour l'agriculture, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle. Ils espèrent toutefois que le chef de l'Etat pèsera d'ici-là dans les négociations sur le budget de la politique agricole commune post-2027, après avoir obtenu environ 9 milliards d'euros par an pour l'agriculture française sur la précédente PAC (2023-2027). Trois années de crise En amont de la présidentielle mais surtout des élections municipales de mars, les personnalités politiques se succéderont malgré tout jusqu'au dimanche 1er mars parmi les centaines de stands. Depuis dix ans, le nombre d'agriculteurs n'a cessé de baisser en France et les crises se sont accumulées. En octobre 2017, le président fraîchement élu avait tenu un grand discous à Rungis, "plus grand marché de produits frais au monde". Il avait alors prôné la "montée en gamme" de l'agriculture, un modèle qui s'est depuis heurté à l'inflation qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie mais aussi aux conséquences économiques des aléas geopolitiques et climatiques. Trois hivers de suite, les agriculteurs ont sorti les tracteurs des hangars pour aller manifester dans les villes ou bloquer des autoroutes. En 2024 pour demander du revenu, de la considération et un avenir; en 2025 pour demander la concrétisation des promesses, repoussées par l'instabilité gouvernementale. En 2026, c'est la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest qui a fait déborder le vase, s'ajoutant aux inquiétudes sur l'accord de libre-échange UE-Mercosur, une balance commerciale agroalimentaire au bord du déficit et des aléas climatiques toujours plus intenses... Pas de bras, pas de vaches Le gouvernement met en avant la "réussite" de sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, puisque aucun nouveau foyer ne s'est déclaré depuis le 2 janvier et des restrictions ont été levées dans le Sud-Ouest vendredi. Mais les éleveurs n'ont pas pour autant revisé leur décision de ne pas amener de bovins au salon et la CR et la Confédération paysanne continuent de contester la politique d'abattage total des troupeaux infectés. Les tempêtes et les crues qui ont submergé de nombreuses cultures ces derniers jours ont assombri encore plus les esprits des agriculteurs, dont beaucoup n'ont pas la tête à la fête. Plusieurs organismes peinent à mobiliser des bénévoles pour tenir les stands au salon Porte de Versailles, alors que les organisateurs ont tout fait pour tenter de maintenir la convivialité et l'esprit familial du rendez-vous sans ses habituelles stars bovines. Quelque 3.500 chevaux, ânes, brebis, porcs, chiens et chats ont commencé à affluer vendredi sur le site, qui présentera aussi saucissons, rhum antillais et choucroute traditionnelle entre autres produits du terroir.

21.02.2026 à 04:47

Marche pour Quentin Deranque sous très haute sécurité à Lyon

FRANCE24
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Cet étudiant de 23 ans a succombé à un déluge de coups assénés le 12 février alors qu'il était au sol, victime d'un "homicide suite à des affrontements entre groupes d'ultradroite et d'ultragauche", selon l'arrêté de la préfecture du Rhône autorisant la marche. "Un lynchage absolument abominable" consécutif à "une rixe entre deux groupes", a abondé vendredi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui anticipe la présence de "2.000 à 3.000" participants. Le ministre et la préfecture, à qui le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet avait demandé d'interdire ce défilé, ont expliqué avoir pesé le risque de "violences" et de "trouble à l'ordre public" à l'aune de la nécessaire "liberté d'expression". Ils ont finalement donné leur feu vert à la marche intitulée "Lyon demande justice pour Quentin tué par les antifas", sur un parcours de 1,4 kilomètre qui se terminera sur les lieux de l'agression. L'appel à défiler est abondamment relayé sur les réseaux sociaux par des groupuscules d'ultradroite: les "nationaux-révolutionnaires" Allobroges Bourgoin, dont Quentin Deranque a été membre, les identitaires d'Héritage Lyon et du collectif féministe Némésis, les "nationaux-identitaires" d'Audace Lyon et les nationalistes monarchistes et anti-républicains de l'Action Française. Ces deux derniers postent des vidéos de leurs militants collant nuitamment les affiches appelant à la marche. Dans certains quartiers du parcours, les mouvements de l'ultragauche ont aussi collé des tracts appelant à "tenir tête aux racistes" ou conseillant aux "personnes racisées", "particulièrement visées" par les "néo-nazis" de rester chez elles. Drones Il existe à Lyon "un antagonisme récurrent et violent entre la mouvance d'ultragauche et la mouvance d'ultradroite" et "cette marche peut être un catalyseur (...) d'affrontements (...) entre groupuscules" des deux camps, lit-on dans l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation en dehors du périmètre autorisé. Un autre arrêté autorise la police à filmer le cortège avec des drones pour suivre les éventuels échauffourées ou mouvements de foule. Beauvau a également dépêché en renfort à Lyon "plusieurs compagnies républicaines de sécurité, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux" d'autres départements. Qui aideront aussi à "sécuriser les gares" et "patrouiller dans les transports en commun". La préfecture mentionne aussi auprès de l'AFP des appels à rejoindre la marche ou des manifestations concomitantes par des groupes d'ultradroite et d'ultragauche d'autres pays d'Europe. Jeudi et vendredi, six hommes soupçonnés d'avoir frappé Quentin Deranque ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un assistant du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, pour "complicité". Ils sont membres ou liés à la Jeune Garde Antifasciste, fondée en 2018 notamment par Arnault et dissoute par le gouvernement en juin pour des violences récurrentes. -"Capitale des fascistes"- LFI refuse de demander à son député de quitter son groupe à l'Assemblée nationale, voire de démissionner comme l'exigent droite et extrême droite. Et les Insoumis réclamaient l'interdiction de la marche, "véritable démonstration fasciste", selon leur coordinateur Manuel Bompard. Le patron du Parti socialiste Olivier Faure craint qu'elle ne transforme Lyon en "capitale des fascistes" et se solde par une "revanche" préfigurant "une forme de guerre civile organisée par les ultras". Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lui, a recommandé à ses troupes de ne pas y participer. Il ne faut pas risquer d'"associer" le RN à "certains organisateurs indéniablement liés à l'ultradroite et que nous refusons de côtoyer", a-t-il dit vendredi. "A mon âge, je ne vais pas faire le fanfaron, si je dois aller quelque part, j'éviterai" les endroits où ils défilent, assure Jean Echeverria, 87 ans et depuis 50 ans dans le 7ème arrondissement. "Parce qu'ils vont encore se taper dessus, on n'en finira jamais, entre l'extrême de ceci, l'extrême de cela, c'est éternel", lâche-t-il, fataliste. Non loin de là, les fenêtre d’appartements au rez-de-chaussée des immeubles proches du lieu de l'agression, ont été barricadées avec des planches.

21.02.2026 à 02:17

Une tombe "de haut rang" vieille de plus de mille ans découverte au Panama

FRANCE24
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La découverte a eu lieu à El Caño, dans le district de Natá, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de la capitale Panama, où des scientifiques et des archéologues ont déjà découvert d'autres vestiges de cultures préhispaniques. Les restes osseux sont entourés d'objets en or et de poteries ornées de motifs traditionnels, ce qui indique qu'il s'agirait de personnes de "haut rang", a exposé à l'AFP l'archéologue Julia Mayo, précisant que la tombe avait été construite "entre 800 et 1000 après J.-C.". "L'individu avec l'or est celui qui avait le statut social le plus élevé du groupe", a-t-elle ajouté. Le corps de cet occupant principal était orné de "deux bracelets, deux pectoraux et deux boucles d'oreilles, les bijoux pectoraux comportant des représentations de chauves-souris et de crocodiles", a décrit Mme Mayo. Le site archéologique d'El Caño est lié aux sociétés qui ont habité les provinces centrales du Panama entre le VIIIe et le XIe siècle. "C'est là qu'ils ont enterré leurs morts pendant 200 ans", a déclaré la chercheuse. Mme Mayo a indiqué que neuf autres tombes "similaires" à celle annoncée vendredi ont déjà été fouillées sur le site. Cette découverte est "d'une grande importance pour l'archéologie panaméenne et l'étude des sociétés préhispaniques de l'isthme centraméricain", a souligné le ministère de la Culture dans un communiqué. Selon les experts, ces fouilles démontrent que pour ces sociétés, la mort ne représentait pas une fin, mais une transition vers une autre phase où le statut social restait important. La découverte permettra d'apporter de nouvelles informations sur l'organisation sociale, le pouvoir politique, les réseaux d'échange ou encore les pratiques rituelles, a complété le ministère.

20.02.2026 à 23:59

JO: Canada-USA, la finale rêvée aura bien lieu en hockey

FRANCE24
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Ce sera, dimanche à partir de 14h10, le tout dernier titre décerné dans ces JO de Milan Cortina. Et il aurait été difficile de trouver mieux comme bouquet final que cette finale entre voisins nord-américains. En temps normal déjà, un Canada-USA constitue un sommet, tellement la rivalité, qui remonte avant même les premiers Jeux d'hiver en 1924, est féroce entre les deux nations. Cette fois, le contexte est exacerbé encore par les tensions politiques entre les deux pays après les attaques verbales de Donald Trump visant le Canada ces derniers mois. L'hiver dernier, un match à Montréal entre les deux équipes avait été particulièrement chaud avec les supporteurs canadiens huant l'hymne national américain et trois bagarres sur la glace en... neuf secondes de jeu. Mais la finale promet aussi des étincelles au niveau du jeu puisqu'on verra à l'oeuvre plusieurs des plus grandes stars du hockey, grâce au retour des joueurs de la puissante NHL, après douze ans d'absence aux JO. "Les joueurs de NHL n'ont plus participé aux JO depuis 2014. À l'époque, certains de mes joueurs portaient encore des couches, a commenté l'entraîneur canadien Jon Cooper. Ils n'ont encore jamais connu ça, on ressent tellement de fierté. Les JO, c'est unique." "Le job n'est pas terminé" Douze ans, c'est aussi le dernier titre olympique du Canada. En 2014, le pays du hockey avait défendu sa couronne à Sotchi, quatre ans après avoir battu les USA à Vancouver en finale (3-2) grâce à un but en prolongation de Sidney Crosby, la légende, qui est toujours là mais incertain pour dimanche car blessé. En fait, c'est le Canada tout entier qui a failli rater son rendez-vous dominical, tellement il a été poussé dans ses retranchements vendredi par une Finlande décomplexée, championne olympique en 2022, sans joueurs de NHL donc. Menés 2-0, les Canadiens ont assiégé la cage des Finlandais pour renverser la vapeur et s'imposer grâce à un but de Nathan MacKinnon, le MVP de la NHL en 2024, à 35 secondes de la fin, validé par les arbitres alors que les Nordiques réclamaient un hors-jeu. Une victoire méritée au final pour l'équipe à la feuille d'érable, vu sa domination (39 tentatives cadrées à 17). Mais il n'aura pas échappé aux Américains, faciles pour leur part face aux Slovaques, que le Canada avait déjà souffert le martyre en quarts de finale face à la République tchèque, battue seulement (4-3) après prolongation. "Ça fait deux matches complètement dingues pour arriver en finale. Je suis très reconnaissant d'arriver à ce stade. Mais le job n'est pas terminé", a commenté Connor McDavid, considéré comme le meilleur joueur du monde et qui tient la boutique en l'absence de Sidney Crosby dont on ne sait pas encore s'il sera rétabli à temps pour dimanche. En comparaison, les Américains, champions olympiques en 1960 et 1980, ont déroulé en surclassant des Slovaques complètement à côté de leurs patins. Ces derniers devront vite se remobiliser avant le match pour la médaille de bronze qui aura lieu dès samedi, à 20h40.

20.02.2026 à 23:43

L’acétamipride ne figurera pas dans le projet de loi d’urgence agricole, assure la ministre

FRANCE24
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Le 11 février, le gouvernement avait entretenu le flou sur son soutien ou non à la nouvelle proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb visant à réintroduire un pesticide interdit en France, disant vouloir attendre l'avis du Conseil d’État sur le texte. La réintroduction de l'acétamipride figurait déjà dans une première loi Duplomb, adoptée par le Parlement début juillet, mais avait été finalement censuré par le Conseil constitutionnel, "faute d'encadrement suffisant". Le 2 février, le sénateur a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide de la famille des néonicotinoïdes, nocif pour la biodiversité et aux effets encore flous sur la santé, en prenant en compte les remarques du Conseil constitutionnel. La loi d'urgence agricole "vise d’abord à accélérer l’adoption des projets hydrauliques car il n’y a pas de production agricole sans eau" et "l’idée est d’apporter des réponses opérationnelles aux agriculteurs le plus rapidement possible", a déclaré Mme Genevard. "Il faut revenir à la raison en termes de normes, pour laisser les agriculteurs et les industriels produire" a-t-elle estimé. Interrogée sur l'ouverture du Salon de l'agriculture dans une ambiance tendue, la ministre a jugé que le salon "ne doit pas être le terrain de la confrontation syndicale. (...) Les agriculteurs ne doivent pas se tromper de cible. C’est leur moment, il ne doit pas être gâché". Concernant la la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), Mme Genevard pense que l'éradication "est en bonne voie (...) À condition que les éleveurs n’amènent plus des bêtes d’une zone infectée, il n’y a pas de raison que la maladie reparte de façon incontrôlée car les bêtes sont protégées pour un an", a-t-elle expliqué.

20.02.2026 à 23:30

Violences politiques en France : le grand basculement ?

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Après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque peut-on encore parler de radicalisation marginale ou bien est-ce le symptôme d’un malaise démocratique plus profond ? L'analyse d'Antoine Marie, chercheur en psychologie politique. 
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Après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque peut-on encore parler de radicalisation marginale ou bien est-ce le symptôme d’un malaise démocratique plus profond ? L'analyse d'Antoine Marie, chercheur en psychologie politique. 

20.02.2026 à 23:27

Match Benfica-Real : le poison du racisme

FRANCE 24
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Le choc entre Benfica et le Real Madrid dépasse le cadre sportif. Une nouvelle polémique liée à des faits à caractère raciste visant Vinícius Júnior ravive les interrogations sur l’efficacité des dispositifs disciplinaires en Europe. La prise de position publique de Kylian Mbappé, appelant à des sanctions fortes, a marqué les esprits et accentué la pression sur l’UEFA. Éléments de réponse.
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Le choc entre Benfica et le Real Madrid dépasse le cadre sportif. Une nouvelle polémique liée à des faits à caractère raciste visant Vinícius Júnior ravive les interrogations sur l’efficacité des dispositifs disciplinaires en Europe. La prise de position publique de Kylian Mbappé, appelant à des sanctions fortes, a marqué les esprits et accentué la pression sur l’UEFA. Éléments de réponse.

20.02.2026 à 23:26

Vaste campagne d'expulsions de l'administration Trump : arrivée de 8 africains expulsés à Yaoundé

Fatimata WANE
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Le Cameroun où 8 immigrés africains sont arrivés expulsés des Etats-Unis. Après le Ghana, l'Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud. Le Cameroun s'ajoute ainsi à la liste des pays africains qui acceptent d'accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés par l'administration Trump.
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Le Cameroun où 8 immigrés africains sont arrivés expulsés des Etats-Unis. Après le Ghana, l'Eswatini, le Rwanda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud. Le Cameroun s'ajoute ainsi à la liste des pays africains qui acceptent d'accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés par l'administration Trump.

20.02.2026 à 23:11

Antiterrorisme: deux mineurs mis en examen, un péril jeune qui se confirme

FRANCE24
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Ces deux mineurs ont été interpellés mardi dans le Nord et mis en examen vendredi à Paris, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat). Le duo est poursuivi pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes". Conformément aux réquisition du Pnat, le meneur présumé a été placé en détention provisoire tandis que l'autre, le suiveur supposé, a été placé sous contrôle judiciaire. Le Pnat a par ailleurs ouvert vendredi une information judiciaire, ce qui permet à un juge d'instruction d'enquêter, ce qu'avait révélé un peu plus tôt dans la journée le journal Le Parisien. C'est le leader présumé du binôme qui a reconnu avoir projeté "une action violente", avec des cibles qui auraient pu être "un centre commercial ou une salle de concert". Le second mineur, le suiveur supposé, "informé" des "projets" de son comparse, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", expose le Pnat. Le leader présumé est décrit par le parquet antiterroriste comme "nourrissant une forme de fascination pour la propagande et les figures jihadistes". Il aurait ainsi envisagé de "dérober" une "arme à feu" et a "également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", précise encore le Pnat. "Rajeunissement" Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Pnat début février 2026, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans" et "désormais beaucoup de mineurs", établissait pour l'AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. "Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d'échec scolaire ou de relative distance par rapport à l'école", poursuivait le patron du Pnat. Et de décrire l'engrenage: "TikTok ou Telegram ont des algorithmes qui les conduisent assez rapidement, dès lors qu'ils recherchent des contenus liés souvent à l'ultraviolence, vers des contenus de nature jihadiste, et qui parviennent à les convaincre que leur mal-être est dû à la société et donc la réponse est de l'attaquer". Ce que "prônent les organisations terroristes, c'est le passage à l'acte en tout lieu, par tout moyen, sans qu'il soit nécessaire de rechercher à avoir des contacts avec elles", pointait-il encore. "Tension élevée" Dans son discours de rentrée, fin janvier 2026, Olivier Christen mentionnait 22 mineurs mis en examen en 2025 pour une infraction terroriste suivie par le Pnat, "pour représenter désormais le tiers des procédures ouvertes en 2025 et 20% des personnes mises en examen au cours de cette année". L'évolution de la nature des procédures initiées par le Pnat, soulignait-il, est marquée par des "actions violentes ou projets d'action violente visant le territoire français", élaborés "par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes". Mais ces mis en cause s'inspirent "de l'abondante propagande jihadiste" diffusée "sur les différents réseaux sociaux et s'autoaffilient aux projets mortifères de celles-ci". Dans la continuité de l'année 2024, l'activité en 2025 du Pnat est, plus généralement, demeurée "marquée par la prédominance de la menace terroriste jihadiste, qui représente 87% des procédures suivies". Avec "une inscription durable dans une phase de tension élevée" et un "nombre d'enquêtes ouvertes toujours nettement supérieur à celui des années 2021 à 2023, au plus haut depuis les cinq dernières années", concluait le patron du Pnat.
Texte intégral (627 mots)
Ces deux mineurs ont été interpellés mardi dans le Nord et mis en examen vendredi à Paris, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat). Le duo est poursuivi pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes". Conformément aux réquisition du Pnat, le meneur présumé a été placé en détention provisoire tandis que l'autre, le suiveur supposé, a été placé sous contrôle judiciaire. Le Pnat a par ailleurs ouvert vendredi une information judiciaire, ce qui permet à un juge d'instruction d'enquêter, ce qu'avait révélé un peu plus tôt dans la journée le journal Le Parisien. C'est le leader présumé du binôme qui a reconnu avoir projeté "une action violente", avec des cibles qui auraient pu être "un centre commercial ou une salle de concert". Le second mineur, le suiveur supposé, "informé" des "projets" de son comparse, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", expose le Pnat. Le leader présumé est décrit par le parquet antiterroriste comme "nourrissant une forme de fascination pour la propagande et les figures jihadistes". Il aurait ainsi envisagé de "dérober" une "arme à feu" et a "également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", précise encore le Pnat. "Rajeunissement" Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Pnat début février 2026, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans" et "désormais beaucoup de mineurs", établissait pour l'AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. "Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d'échec scolaire ou de relative distance par rapport à l'école", poursuivait le patron du Pnat. Et de décrire l'engrenage: "TikTok ou Telegram ont des algorithmes qui les conduisent assez rapidement, dès lors qu'ils recherchent des contenus liés souvent à l'ultraviolence, vers des contenus de nature jihadiste, et qui parviennent à les convaincre que leur mal-être est dû à la société et donc la réponse est de l'attaquer". Ce que "prônent les organisations terroristes, c'est le passage à l'acte en tout lieu, par tout moyen, sans qu'il soit nécessaire de rechercher à avoir des contacts avec elles", pointait-il encore. "Tension élevée" Dans son discours de rentrée, fin janvier 2026, Olivier Christen mentionnait 22 mineurs mis en examen en 2025 pour une infraction terroriste suivie par le Pnat, "pour représenter désormais le tiers des procédures ouvertes en 2025 et 20% des personnes mises en examen au cours de cette année". L'évolution de la nature des procédures initiées par le Pnat, soulignait-il, est marquée par des "actions violentes ou projets d'action violente visant le territoire français", élaborés "par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes". Mais ces mis en cause s'inspirent "de l'abondante propagande jihadiste" diffusée "sur les différents réseaux sociaux et s'autoaffilient aux projets mortifères de celles-ci". Dans la continuité de l'année 2024, l'activité en 2025 du Pnat est, plus généralement, demeurée "marquée par la prédominance de la menace terroriste jihadiste, qui représente 87% des procédures suivies". Avec "une inscription durable dans une phase de tension élevée" et un "nombre d'enquêtes ouvertes toujours nettement supérieur à celui des années 2021 à 2023, au plus haut depuis les cinq dernières années", concluait le patron du Pnat.

20.02.2026 à 23:05

Paris: la tour Montparnasse et Sciences Po évacués vendredi soir après une alerte à la bombe

FRANCE24
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Vers 18H00 vendredi, un signalement a été effectué concernant un éventuel engin explosif sur plusieurs lieux de la capitale, dont la tour Montparnasse et Sciences Po, a indiqué la source policière confirmant une information de BFMTV. Par mesure de sécurité, certains établissements ont souhaité l’évacuation et une levée de doute, selon cette source, qui souligne que l'opération à Sciences Po a permis de lever tout doute. L'opération engagée à la tour Montparnasse se poursuivait toujours peu avant 21H00. La tour Montparnasse, un édifice de bureaux de 210 mètres de haut situé dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de Paris, doit faire l'objet de vastes travaux et sera fermée au public le 31 mars. L'Institut d'études politiques de Paris est quant à lui installé dans le 7e arrondissement, au centre-ouest de la capitale.
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Vers 18H00 vendredi, un signalement a été effectué concernant un éventuel engin explosif sur plusieurs lieux de la capitale, dont la tour Montparnasse et Sciences Po, a indiqué la source policière confirmant une information de BFMTV. Par mesure de sécurité, certains établissements ont souhaité l’évacuation et une levée de doute, selon cette source, qui souligne que l'opération à Sciences Po a permis de lever tout doute. L'opération engagée à la tour Montparnasse se poursuivait toujours peu avant 21H00. La tour Montparnasse, un édifice de bureaux de 210 mètres de haut situé dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de Paris, doit faire l'objet de vastes travaux et sera fermée au public le 31 mars. L'Institut d'études politiques de Paris est quant à lui installé dans le 7e arrondissement, au centre-ouest de la capitale.

20.02.2026 à 23:01

Aide à mourir: les députés adoptent plusieurs articles clés

FRANCE24
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Les députés, qui étudient le texte en deuxième lecture après son rejet au Sénat, ont approuvé dans la matinée celui instaurant les critères d'éligibilité, par 55 voix contre 31. Dans la version actuelle le texte prévoit cinq conditions cumulatives pour le patient, qui doit être : - majeur - français ou résidant en France - atteint d'une "affection grave et incurable" qui "engage le pronostic vital" en phase avancée ou terminale - "apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée" - "présenter une souffrance physique ou psychologique" étant "soit réfractaire aux traitements, soit insupportable" Ce dernier critère est le seul à avoir été modifié, le texte prévoyant initialement que la souffrance physique ou psychologique devait être "constante". Mais des amendements socialiste et insoumis sont venus supprimer cette notion, avec le soutien du gouvernement. "Une douleur de toute façon oscille au long d'une même journée", a argumenté la ministre de la Santé Stéphanie Rist. L'autre point de friction est la question de la souffrance psychologique, des députés ayant tenté de faire préciser qu'elle ne pouvait à elle "seule" permettre "de bénéficier de l'aide à mourir". Leurs amendements ont été repoussés mais le gouvernement a demandé une nouvelle délibération, qui devrait se tenir mardi. Quelques changements adoptés Dans la foulée, les députés ont adopté un autre article qui encadre la façon de formuler une demande. Le patient devrait la faire auprès d'un médecin qui n'est pas son parent, allié, conjoint, concubin, compagnon pacsé, ou ayant droit. Le médecin doit notamment vérifier si la personne fait l'objet d'une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle...) en se référant à un registre. Problème : le registre en question ne sera pas au point comme espéré le 31 décembre 2026. Stéphanie Rist a fait adopter un amendement prévoyant qu'il soit "décalé" au plus tard, le "31 décembre 2028". D'ici là le médecin "pourra demander des éléments complémentaires pour voir si la personne est protégée ou pas", a ajouté la ministre. Les députés ont ensuite adopté, à 55 voix contre 33, un article encadrant la procédure collégiale d'instruction des demandes d'aide à mourir. Le médecin devra organiser une réunion pour vérifier que la personne est éligible, à laquelle participeront a minima un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans le traitement, et lui-même. Le médecin peut également convier d'autres professionnels de santé. Un amendement du député socialiste Dominique Potier a été adopté pour que soit aussi présent, lors de cette réunion, un proche aidant, "lorsque la personne en a désigné un et qu'elle souhaite son association à la procédure". Les députés ont adopté un amendement du gouvernement précisant que le médecin peut aussi "recueillir l'avis" d'un médecin spécialiste des personnes protégées (par exemple sous tutelle). Enfin, les députés ont adopté à main levée un amendement inscrivant, comme ils l'avaient fait à un précédent article, le libre choix de l'auto-administration de la substance létale, ou de l'administration par un médecin ou un infirmier. Jusqu'ici, le suicide assisté était la règle dans le texte, et l'euthanasie l'exception, seulement lorsque la personne "n'est physiquement pas en mesure" de se l'administrer elle-même. Comme précédemment, une deuxième délibération a été demandée sur cet amendement, qui aura lieu à la fin de l'examen, juste avant le vote solennel sur l'ensemble du texte, prévu mardi.
Texte intégral (616 mots)
Les députés, qui étudient le texte en deuxième lecture après son rejet au Sénat, ont approuvé dans la matinée celui instaurant les critères d'éligibilité, par 55 voix contre 31. Dans la version actuelle le texte prévoit cinq conditions cumulatives pour le patient, qui doit être : - majeur - français ou résidant en France - atteint d'une "affection grave et incurable" qui "engage le pronostic vital" en phase avancée ou terminale - "apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée" - "présenter une souffrance physique ou psychologique" étant "soit réfractaire aux traitements, soit insupportable" Ce dernier critère est le seul à avoir été modifié, le texte prévoyant initialement que la souffrance physique ou psychologique devait être "constante". Mais des amendements socialiste et insoumis sont venus supprimer cette notion, avec le soutien du gouvernement. "Une douleur de toute façon oscille au long d'une même journée", a argumenté la ministre de la Santé Stéphanie Rist. L'autre point de friction est la question de la souffrance psychologique, des députés ayant tenté de faire préciser qu'elle ne pouvait à elle "seule" permettre "de bénéficier de l'aide à mourir". Leurs amendements ont été repoussés mais le gouvernement a demandé une nouvelle délibération, qui devrait se tenir mardi. Quelques changements adoptés Dans la foulée, les députés ont adopté un autre article qui encadre la façon de formuler une demande. Le patient devrait la faire auprès d'un médecin qui n'est pas son parent, allié, conjoint, concubin, compagnon pacsé, ou ayant droit. Le médecin doit notamment vérifier si la personne fait l'objet d'une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle...) en se référant à un registre. Problème : le registre en question ne sera pas au point comme espéré le 31 décembre 2026. Stéphanie Rist a fait adopter un amendement prévoyant qu'il soit "décalé" au plus tard, le "31 décembre 2028". D'ici là le médecin "pourra demander des éléments complémentaires pour voir si la personne est protégée ou pas", a ajouté la ministre. Les députés ont ensuite adopté, à 55 voix contre 33, un article encadrant la procédure collégiale d'instruction des demandes d'aide à mourir. Le médecin devra organiser une réunion pour vérifier que la personne est éligible, à laquelle participeront a minima un spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans le traitement, et lui-même. Le médecin peut également convier d'autres professionnels de santé. Un amendement du député socialiste Dominique Potier a été adopté pour que soit aussi présent, lors de cette réunion, un proche aidant, "lorsque la personne en a désigné un et qu'elle souhaite son association à la procédure". Les députés ont adopté un amendement du gouvernement précisant que le médecin peut aussi "recueillir l'avis" d'un médecin spécialiste des personnes protégées (par exemple sous tutelle). Enfin, les députés ont adopté à main levée un amendement inscrivant, comme ils l'avaient fait à un précédent article, le libre choix de l'auto-administration de la substance létale, ou de l'administration par un médecin ou un infirmier. Jusqu'ici, le suicide assisté était la règle dans le texte, et l'euthanasie l'exception, seulement lorsque la personne "n'est physiquement pas en mesure" de se l'administrer elle-même. Comme précédemment, une deuxième délibération a été demandée sur cet amendement, qui aura lieu à la fin de l'examen, juste avant le vote solennel sur l'ensemble du texte, prévu mardi.

20.02.2026 à 22:55

Ligue 1: Brest et Ajorque gâchent la première de Beye avec l'OM

FRANCE24
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Coincé à 40 points, Marseille ne reprend donc pas de terrain sur le podium qui est à 5 longueurs et va espérer que Lille, à Angers, et Rennes, à Auxerre, ne réduisent pas dimanche leur retard, actuellement de 6 unités. Brest, 11e avec 30 points, a confirmé sa bonne forme face aux "gros", puisque 16 de ces points ont été gagnés contre les équipes de la première moitié du classement, le plus fort total de toutes les équipes figurant dans la seconde moitié. Moins de deux semaines après avoir été écarté à Rennes, et sans ses adjoints, encore bloqués par une procédure de licenciement engagée par le club breton, Beye avait opté pour un 4-3-3 assez classique au coup d'envoi. En l'absence de Leonardo Balerdi, suspendu, il avait constitué une charnière avec Nayef Aguerd et Benjamin Pavard qui a souffert mille maux en première période face à un Ajorque des grands soirs. Le Réunionnais a ouvert le score en devançant le défenseur marocain au premier poteau, après un centre dévié et qui avait rebondi avant d'arriver jusqu'à lui (1-0, 10e). Sur son deuxième but, consécutif à un coup-franc mal dégagé, tout avait été parfait: le centre brossé et tendu de Hugo Magnetti, sa prise de position préférentielle devant Pavard et surtout la déviation parfaite de la tête qui a bénéficié de la complicité du poteau rentrant (2-0, 29e). Un penalty repoussé Ce score de 2-0 à la pause semblait même presque pas si cher payé pour des Phocéens qui ont encaissé deux buts ou plus pour la 9e fois en 12 rencontres disputées en 2026. Habile de la tête, Ajorque a eu le pied gauche bien moins inspiré sur deux face-à-face avec Geronimo Rulli, croisant trop sa frappe (15e), avant de trouver le haut de la transversale (41e). Quatre minutes plus tôt, Junior Diaz, totalement oublié au marquage au deuxième poteau sur un long coup-franc de Romain Del Castillo, avait trop décroisé sa tête (37e). Mais offensivement non plus, Marseille n'a pas montré grand chose de très rassurant pour ses ambitions. Amine Gouri, sur un centre-tir de Mason Greenwood (25e), puis comme Quinten Timber, deux minutes plus tard pour reprendre une louche de Gouiri, avaient été les seules vagues menaces sur le but de Brestois bien regroupés et agressifs. Passés en 4-4-2 après l'entrée de Pierre-Emerick Aubameyang à la pause, les Phocéens n'ont été que marginalement plus dangereux sur une frappe lointaine de Timber, repoussée d'une manchette par Grégoire Coudert (59e), ou une tête en feuille morte de Gouiri de peu à côté (62e). La première de Beye avec l'OM a même pris des allures de bizutage quand il a vu Coudert repousser le pénalty obtenu et tiré par Greenwood (82e) puis la tête de Hamed Junior Traoré, rentré en jeu peu avant, dans le temps additionnel. Autant dire que le stage à Marbella que l'OM envisage pour la semaine prochaine avant le choc contre Lyon prend déjà des allures de stage commando de la dernière chance pour Beye et ses hommes.
Texte intégral (539 mots)
Coincé à 40 points, Marseille ne reprend donc pas de terrain sur le podium qui est à 5 longueurs et va espérer que Lille, à Angers, et Rennes, à Auxerre, ne réduisent pas dimanche leur retard, actuellement de 6 unités. Brest, 11e avec 30 points, a confirmé sa bonne forme face aux "gros", puisque 16 de ces points ont été gagnés contre les équipes de la première moitié du classement, le plus fort total de toutes les équipes figurant dans la seconde moitié. Moins de deux semaines après avoir été écarté à Rennes, et sans ses adjoints, encore bloqués par une procédure de licenciement engagée par le club breton, Beye avait opté pour un 4-3-3 assez classique au coup d'envoi. En l'absence de Leonardo Balerdi, suspendu, il avait constitué une charnière avec Nayef Aguerd et Benjamin Pavard qui a souffert mille maux en première période face à un Ajorque des grands soirs. Le Réunionnais a ouvert le score en devançant le défenseur marocain au premier poteau, après un centre dévié et qui avait rebondi avant d'arriver jusqu'à lui (1-0, 10e). Sur son deuxième but, consécutif à un coup-franc mal dégagé, tout avait été parfait: le centre brossé et tendu de Hugo Magnetti, sa prise de position préférentielle devant Pavard et surtout la déviation parfaite de la tête qui a bénéficié de la complicité du poteau rentrant (2-0, 29e). Un penalty repoussé Ce score de 2-0 à la pause semblait même presque pas si cher payé pour des Phocéens qui ont encaissé deux buts ou plus pour la 9e fois en 12 rencontres disputées en 2026. Habile de la tête, Ajorque a eu le pied gauche bien moins inspiré sur deux face-à-face avec Geronimo Rulli, croisant trop sa frappe (15e), avant de trouver le haut de la transversale (41e). Quatre minutes plus tôt, Junior Diaz, totalement oublié au marquage au deuxième poteau sur un long coup-franc de Romain Del Castillo, avait trop décroisé sa tête (37e). Mais offensivement non plus, Marseille n'a pas montré grand chose de très rassurant pour ses ambitions. Amine Gouri, sur un centre-tir de Mason Greenwood (25e), puis comme Quinten Timber, deux minutes plus tard pour reprendre une louche de Gouiri, avaient été les seules vagues menaces sur le but de Brestois bien regroupés et agressifs. Passés en 4-4-2 après l'entrée de Pierre-Emerick Aubameyang à la pause, les Phocéens n'ont été que marginalement plus dangereux sur une frappe lointaine de Timber, repoussée d'une manchette par Grégoire Coudert (59e), ou une tête en feuille morte de Gouiri de peu à côté (62e). La première de Beye avec l'OM a même pris des allures de bizutage quand il a vu Coudert repousser le pénalty obtenu et tiré par Greenwood (82e) puis la tête de Hamed Junior Traoré, rentré en jeu peu avant, dans le temps additionnel. Autant dire que le stage à Marbella que l'OM envisage pour la semaine prochaine avant le choc contre Lyon prend déjà des allures de stage commando de la dernière chance pour Beye et ses hommes.

20.02.2026 à 22:53

Campagne de haine contre Samuel Paty: la défense d'un accusé salue un témoignage de Nuñez

FRANCE24
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À une partie civile qui lui demande si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au Prophète ou à l'islam" pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", l'actuel ministre de l'Intérieur écrit: "Non, cela ne l'expose pas nécessairement à un danger grave pour sa sécurité". Mes Vincent Brengarth et Colomba Grossi, deux avocats du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, avaient sollicité le témoignage de l'ancien coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, qui a répondu par écrit à leurs questions ainsi qu'à celles d'une partie civile. Ce témoignage est "un fait majeur" pour la défense, a commenté Me Brengarth auprès de l'AFP. Il a été à l'inverse accueilli avec consternation par plusieurs avocats des parties civiles. Un lien "causal" entre, d'une part, la campagne de haine orchestrée par Abdelhakim Sefrioui et un père d'élève, Brahim Chnina, et, de l'autre, l'assassinat du professeur le 16 octobre 2020, avait été déterminant dans la décision de la cour d'assises de les condamner en première instance à 15 et 13 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. La première cour d'assises avait considéré qu'ils avaient lancé une "véritable fatwa numérique" et "préparé les conditions" du crime "en livrant l'identité" de l'enseignant. Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, et Brahim Chnina, 54 ans, ne connaissaient pas l'islamiste tchétchène de 18 ans qui avait assassiné l'enseignant. Après avoir découvert cette controverse sur les réseaux sociaux, Abdoullakh Anzorov avait décapité l'enseignant pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression dans son collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Contexte Dans une réaction transmise à l'AFP après la lecture de son témoignage, le ministre de l'Intérieur a toutefois assuré qu'il n'y avait "aucun doute dans son esprit, comme il l'a toujours exprimé dans ses fonctions précédentes et dans ses déclarations publiques à ce sujet: la désignation a conduit de manière irréfutable le terroriste à choisir sa cible, ce qui atteste de manière certaine du lien de causalité". Il a tenu "à préciser qu'il ne se (démarquait) en aucune façon de l'accusation". Autre point abordé dans le témoignage de Laurent Nuñez lu par la présidente, le contexte de l'époque. Quelques semaines avant l'attaque s'était ouvert le procès des attentats de janvier 2015 et Charlie Hebdo avait republié ses caricatures du Prophète. Al-Qaïda avait de nouveau menacé la France et une attaque jihadiste venait d'être commise devant les anciens locaux de l'hebdomadaire. Comme l'avait relevé la première cour d'assises, ce contexte ne rendait-il pas "particulièrement dangereuse" une désignation d'une personne ayant porté atteinte au Prophète? demande la partie civile. "La menace était à cette période particulièrement élevée mais elle l'est en permanence depuis ces quinze dernières années", répond Laurent Nuñez. "Ce qui a créé le danger, ce n'est pas le contexte ou le ciblage public", "effectué par l'usage de canaux de communication qui étaient fermés et donc inconnus des services spécialisés", écrit encore Laurent Nuñez dans une défense apparente du travail policier. Selon Me Brengarth, "les autorités ne peuvent reprocher à notre client ce qu'elles n'ont pas été en capacité d'anticiper et ce alors qu'elles connaissaient l'existence" de la campagne numérique. "Nous attendons de la cour qu'elle en tire toutes les conséquences", a ajouté l'avocat. Depuis le début du procès, la défense d'Abdelhakim Sefrioui avance sur deux jambes. Le premier axe, porté par l'avocat Francis Vuillemin, vise à démontrer que Sefrioui était sincèrement convaincu que le cours de Samuel Paty stigmatisait les élèves musulmans et que sa mobilisation était celle d'un militant de bonne foi. Plus strictement juridique, le deuxième axe est porté par les autres avocats du prédicateur: peut-on être pénalement coupable d'association de malfaiteurs terroriste sans avoir conscience d'un projet d'attentat, sans avoir donc participé à des actes préparatoires et sans avoir le moindre lien avec son auteur ? Deux proches d'Anzorov sont rejugés aux côtés d'Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina. Ils avaient été condamnés en première instance à seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat. Le verdict est attendu le 28 février.
Texte intégral (740 mots)
À une partie civile qui lui demande si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au Prophète ou à l'islam" pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", l'actuel ministre de l'Intérieur écrit: "Non, cela ne l'expose pas nécessairement à un danger grave pour sa sécurité". Mes Vincent Brengarth et Colomba Grossi, deux avocats du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, avaient sollicité le témoignage de l'ancien coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, qui a répondu par écrit à leurs questions ainsi qu'à celles d'une partie civile. Ce témoignage est "un fait majeur" pour la défense, a commenté Me Brengarth auprès de l'AFP. Il a été à l'inverse accueilli avec consternation par plusieurs avocats des parties civiles. Un lien "causal" entre, d'une part, la campagne de haine orchestrée par Abdelhakim Sefrioui et un père d'élève, Brahim Chnina, et, de l'autre, l'assassinat du professeur le 16 octobre 2020, avait été déterminant dans la décision de la cour d'assises de les condamner en première instance à 15 et 13 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. La première cour d'assises avait considéré qu'ils avaient lancé une "véritable fatwa numérique" et "préparé les conditions" du crime "en livrant l'identité" de l'enseignant. Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, et Brahim Chnina, 54 ans, ne connaissaient pas l'islamiste tchétchène de 18 ans qui avait assassiné l'enseignant. Après avoir découvert cette controverse sur les réseaux sociaux, Abdoullakh Anzorov avait décapité l'enseignant pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression dans son collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Contexte Dans une réaction transmise à l'AFP après la lecture de son témoignage, le ministre de l'Intérieur a toutefois assuré qu'il n'y avait "aucun doute dans son esprit, comme il l'a toujours exprimé dans ses fonctions précédentes et dans ses déclarations publiques à ce sujet: la désignation a conduit de manière irréfutable le terroriste à choisir sa cible, ce qui atteste de manière certaine du lien de causalité". Il a tenu "à préciser qu'il ne se (démarquait) en aucune façon de l'accusation". Autre point abordé dans le témoignage de Laurent Nuñez lu par la présidente, le contexte de l'époque. Quelques semaines avant l'attaque s'était ouvert le procès des attentats de janvier 2015 et Charlie Hebdo avait republié ses caricatures du Prophète. Al-Qaïda avait de nouveau menacé la France et une attaque jihadiste venait d'être commise devant les anciens locaux de l'hebdomadaire. Comme l'avait relevé la première cour d'assises, ce contexte ne rendait-il pas "particulièrement dangereuse" une désignation d'une personne ayant porté atteinte au Prophète? demande la partie civile. "La menace était à cette période particulièrement élevée mais elle l'est en permanence depuis ces quinze dernières années", répond Laurent Nuñez. "Ce qui a créé le danger, ce n'est pas le contexte ou le ciblage public", "effectué par l'usage de canaux de communication qui étaient fermés et donc inconnus des services spécialisés", écrit encore Laurent Nuñez dans une défense apparente du travail policier. Selon Me Brengarth, "les autorités ne peuvent reprocher à notre client ce qu'elles n'ont pas été en capacité d'anticiper et ce alors qu'elles connaissaient l'existence" de la campagne numérique. "Nous attendons de la cour qu'elle en tire toutes les conséquences", a ajouté l'avocat. Depuis le début du procès, la défense d'Abdelhakim Sefrioui avance sur deux jambes. Le premier axe, porté par l'avocat Francis Vuillemin, vise à démontrer que Sefrioui était sincèrement convaincu que le cours de Samuel Paty stigmatisait les élèves musulmans et que sa mobilisation était celle d'un militant de bonne foi. Plus strictement juridique, le deuxième axe est porté par les autres avocats du prédicateur: peut-on être pénalement coupable d'association de malfaiteurs terroriste sans avoir conscience d'un projet d'attentat, sans avoir donc participé à des actes préparatoires et sans avoir le moindre lien avec son auteur ? Deux proches d'Anzorov sont rejugés aux côtés d'Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina. Ils avaient été condamnés en première instance à seize ans de réclusion pour complicité d'assassinat. Le verdict est attendu le 28 février.

20.02.2026 à 22:51

Des moustiques aux drones russes: la mue d'un fleuron australien de la défense

FRANCE24
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De l'Ukraine à la mer Rouge, en passant par la lutte contre les cartels en Amérique latine, les appareils sans pilote sont devenus indissociables des conflits modernes, entre collecte d'informations, brouillages et assauts dits "suicide". A des milliers de kilomètres de là, dans la ville australienne de Sydney, l'entreprise de défense DroneShield surfe sur la vague. Fondée sur l'idée d'un laser antimoustiques qui n'a pas percé, elle a aujourd'hui des cibles bien plus grosses dans son viseur. "Toute guerre future aura ces choses auxquelles on s'attend comme les chars, l'artillerie et les missiles, mais aussi les drones, et avec cela, vous avez besoin de systèmes antidrones", résume à l'AFP son PDG, Oleg Vornik. A une heure en voiture du QG de sa société, des techniciens font une démonstration du produit. "Ok, je suis perdu" Un drone volette au-dessus des arbres. Le tireur sort son "DroneGun", vernis noir, démesuré. Il vise, presse la détente, et voilà l'appareil au sol, désorienté par un flux d'ondes radios. Ici, tout a l'air simple. Mais en Ukraine, la réalité serait bien différente, tempère Oleg Vornik. Sur le champ de bataille, voir un drone signifie souvent qu'il est déjà trop tard, et que "vous allez probablement mourir". La technologie de DroneShield permet à son utilisateur de scanner la zone à la recherche d'éventuels engins ennemis. Si un appareil est repéré, deux choix s'offrent à lui. "Vous attendez que le drone s'en aille et trouvez autre chose sur laquelle vous concentrer", dit M. Vornik. "Ou alors, vous dégainez un fusil à drone". Une fois touché, "le drone dit: +Ok, je suis perdu. Je ne sais pas où je suis donc je vais juste m'écraser ou atterrir+", détaille-t-il. Effet de mode ? L'entreprise, qui a vu son titre gonfler de plus de 300% au cours de l'année dernière, est à présent la plus valorisée du pays dans le secteur de la défense, avec 2,78 milliards de dollars australiens (1,66 milliard d'euros). Cette envolée suscite néanmoins des questions. Est-ce le début d'un succès à long terme, ou une "action mème", dopée artificiellement par sa viralité sur les réseaux sociaux et vouée à rechuter ? Il faut dire que le design du DroneGun a de quoi faire le buzz... En 2025, alors que le titre de DroneShield battait son record, Oleg Vornik a cédé des parts pour 50 millions de dollars, alimentant les inquiétudes. Le PDG assure à l'AFP qu'il en avait simplement besoin pour régler des taxes et voulait se mettre à l'abri financièrement. Il reconnaît néanmoins que l'action DroneShield suit le modèle "haut risque, haut rendement". Expliquant que les zones de guerre en Ukraine ne pèsent que 5% du chiffre d'affaires de sa société, il voit de plus en plus d'utilité civile aux systèmes antidrones. Par exemple pour la sécurité des aéroports, nombreux en Europe à avoir été perturbés par des drones l'année passée. Ou la surveillance des prisons au Royaume-Uni, théâtres de contrebande entre détenus et extérieurs par petits appareils volants. "C'est la nature de la guerre" Les drones sont "devenus une partie intégrante de la manière dont on fait la guerre", confirme à l'AFP Steven Feldstein, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, organisation basée à Washington. "Ils font des choses qui sont beaucoup plus chères et difficiles à reproduire avec des munitions traditionnelles", souligne-t-il. Le véritable défi pour les entreprises comme DroneShield est de s'adapter à ce "moment de perturbation" dans les façons de se battre, estime l'expert. "Mais c'est aussi vrai pour tous les types d'armes, que ce soient des chars, des systèmes antichars ou bien des aéronefs supersoniques et des chasseurs furtifs", affirme Steven Feldstein. "C'est la nature de la guerre", conclut l'expert.
Texte intégral (650 mots)
De l'Ukraine à la mer Rouge, en passant par la lutte contre les cartels en Amérique latine, les appareils sans pilote sont devenus indissociables des conflits modernes, entre collecte d'informations, brouillages et assauts dits "suicide". A des milliers de kilomètres de là, dans la ville australienne de Sydney, l'entreprise de défense DroneShield surfe sur la vague. Fondée sur l'idée d'un laser antimoustiques qui n'a pas percé, elle a aujourd'hui des cibles bien plus grosses dans son viseur. "Toute guerre future aura ces choses auxquelles on s'attend comme les chars, l'artillerie et les missiles, mais aussi les drones, et avec cela, vous avez besoin de systèmes antidrones", résume à l'AFP son PDG, Oleg Vornik. A une heure en voiture du QG de sa société, des techniciens font une démonstration du produit. "Ok, je suis perdu" Un drone volette au-dessus des arbres. Le tireur sort son "DroneGun", vernis noir, démesuré. Il vise, presse la détente, et voilà l'appareil au sol, désorienté par un flux d'ondes radios. Ici, tout a l'air simple. Mais en Ukraine, la réalité serait bien différente, tempère Oleg Vornik. Sur le champ de bataille, voir un drone signifie souvent qu'il est déjà trop tard, et que "vous allez probablement mourir". La technologie de DroneShield permet à son utilisateur de scanner la zone à la recherche d'éventuels engins ennemis. Si un appareil est repéré, deux choix s'offrent à lui. "Vous attendez que le drone s'en aille et trouvez autre chose sur laquelle vous concentrer", dit M. Vornik. "Ou alors, vous dégainez un fusil à drone". Une fois touché, "le drone dit: +Ok, je suis perdu. Je ne sais pas où je suis donc je vais juste m'écraser ou atterrir+", détaille-t-il. Effet de mode ? L'entreprise, qui a vu son titre gonfler de plus de 300% au cours de l'année dernière, est à présent la plus valorisée du pays dans le secteur de la défense, avec 2,78 milliards de dollars australiens (1,66 milliard d'euros). Cette envolée suscite néanmoins des questions. Est-ce le début d'un succès à long terme, ou une "action mème", dopée artificiellement par sa viralité sur les réseaux sociaux et vouée à rechuter ? Il faut dire que le design du DroneGun a de quoi faire le buzz... En 2025, alors que le titre de DroneShield battait son record, Oleg Vornik a cédé des parts pour 50 millions de dollars, alimentant les inquiétudes. Le PDG assure à l'AFP qu'il en avait simplement besoin pour régler des taxes et voulait se mettre à l'abri financièrement. Il reconnaît néanmoins que l'action DroneShield suit le modèle "haut risque, haut rendement". Expliquant que les zones de guerre en Ukraine ne pèsent que 5% du chiffre d'affaires de sa société, il voit de plus en plus d'utilité civile aux systèmes antidrones. Par exemple pour la sécurité des aéroports, nombreux en Europe à avoir été perturbés par des drones l'année passée. Ou la surveillance des prisons au Royaume-Uni, théâtres de contrebande entre détenus et extérieurs par petits appareils volants. "C'est la nature de la guerre" Les drones sont "devenus une partie intégrante de la manière dont on fait la guerre", confirme à l'AFP Steven Feldstein, de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, organisation basée à Washington. "Ils font des choses qui sont beaucoup plus chères et difficiles à reproduire avec des munitions traditionnelles", souligne-t-il. Le véritable défi pour les entreprises comme DroneShield est de s'adapter à ce "moment de perturbation" dans les façons de se battre, estime l'expert. "Mais c'est aussi vrai pour tous les types d'armes, que ce soient des chars, des systèmes antichars ou bien des aéronefs supersoniques et des chasseurs furtifs", affirme Steven Feldstein. "C'est la nature de la guerre", conclut l'expert.

20.02.2026 à 22:29

Berlinale: "Soumsoum", ode animiste et féministe dans le Sahara tchadien

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Figure historique du cinéma de son pays, Haroun, qui se définit comme un "conteur" qui "essaie de donner une représentation juste de cette partie du monde", a déjà été distingué à Venise en 1999 pour "Bye Bye Africa" et en 2006 pour "Daratt", et en 2010 à Cannes pour "Un homme qui crie". "Soumsoum, la nuit des astres", une coproduction franco-tchadienne, renvoie dos à dos domination religieuse et masculine. "Je crois que je suis pas normale." Kellou, 17 ans, incarnée par Maïmouna Miawama, se sent démunie face à ses visions quand elle rencontre Aya, une femme accusée par les hommes d'apporter le malheur dans le village. Incarnée par Achouackh Abakar Souleymane, la marginale va l'initier aux secrets d'une tradition animiste, entre culte des forces de la nature et des ancêtres, qui n'a pas totalement disparu avec l'implantation progressive de l'islam. Aujourd'hui encore au Tchad, "il y a toujours des gens qui font ce syncrétisme" entre islam et animisme, "mais c'est mal vu. Et les hommes, dans le film, en fait, ils ont honte un peu de ce passé-là et ils ne veulent pas qu'on le leur rappelle", estime le réalisateur. A l'inverse, les deux femmes "assument en quelque sorte leur passé" et "sont en cela conservatrices d'une sorte de mémoire" qui ne renie pas pour autant "les religions révélées", en l'occurrence l'islam, ajoute cette figure historique du cinéma tchadien. Carnaval libertin Aya explique avoir été conçue lors d'un carnaval où hommes et femmes, masqués, se rencontrent librement. Cette tradition, qui existait dans une autre région du Tchad, le Guéra, selon Haroun, a "disparu" parce qu'"on a commencé à poser un regard moral" avec l'islamisation et la christianisation, estime-t-il. Situé au centre du Sahara et du Sahel, l'immense Tchad est divisé entre un nord musulman et un sud chrétien. Désormais minoritaire, l'animisme a vu certaines de ses pratiques intégrées dans les deux religions monothéistes. Pour Haroun, "ce qu'on voit aujourd'hui en Afrique, c'est cette guerre entre des gens parce qu'ils ont tout simplement adopté une religion qui est venue d'ailleurs. Et ils estiment qu'ils n'ont plus de lien (entre eux) parce que les uns croient en telle religion, et les autres en telle autre." Le film se distingue par des paysages grandioses. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2016, l'Ennedi est un plateau de grès érodé par l'eau et le vent, qui y ont créé des falaises et des rochers spectaculaires. Les populations locales "entretiennent un lien avec ces montagnes-là, comme si elles étaient des êtres vivants qui faisaient partie de leur vie", souligne Haroun. Le tournage, qui a duré un mois et demi en 2025, a été "une expérience assez bouleversante", car les acteurs ou techniciens tchadiens "ne connaissent pas cette région". Le massif recèle sur ses parois un autre trésor: l'un des plus grands ensembles de peintures rupestres du Sahara, qui datent selon l'Unesco du 4e millénaire avant notre ère. "Les gens qui ont fait ça savaient que c'était éternel, que ça n'allait pas disparaître", s'émerveille Haroun, qui a intégré l'une des peintures à une scène finale. La sortie du film en France est prévue pour le 22 avril.
Texte intégral (550 mots)
Figure historique du cinéma de son pays, Haroun, qui se définit comme un "conteur" qui "essaie de donner une représentation juste de cette partie du monde", a déjà été distingué à Venise en 1999 pour "Bye Bye Africa" et en 2006 pour "Daratt", et en 2010 à Cannes pour "Un homme qui crie". "Soumsoum, la nuit des astres", une coproduction franco-tchadienne, renvoie dos à dos domination religieuse et masculine. "Je crois que je suis pas normale." Kellou, 17 ans, incarnée par Maïmouna Miawama, se sent démunie face à ses visions quand elle rencontre Aya, une femme accusée par les hommes d'apporter le malheur dans le village. Incarnée par Achouackh Abakar Souleymane, la marginale va l'initier aux secrets d'une tradition animiste, entre culte des forces de la nature et des ancêtres, qui n'a pas totalement disparu avec l'implantation progressive de l'islam. Aujourd'hui encore au Tchad, "il y a toujours des gens qui font ce syncrétisme" entre islam et animisme, "mais c'est mal vu. Et les hommes, dans le film, en fait, ils ont honte un peu de ce passé-là et ils ne veulent pas qu'on le leur rappelle", estime le réalisateur. A l'inverse, les deux femmes "assument en quelque sorte leur passé" et "sont en cela conservatrices d'une sorte de mémoire" qui ne renie pas pour autant "les religions révélées", en l'occurrence l'islam, ajoute cette figure historique du cinéma tchadien. Carnaval libertin Aya explique avoir été conçue lors d'un carnaval où hommes et femmes, masqués, se rencontrent librement. Cette tradition, qui existait dans une autre région du Tchad, le Guéra, selon Haroun, a "disparu" parce qu'"on a commencé à poser un regard moral" avec l'islamisation et la christianisation, estime-t-il. Situé au centre du Sahara et du Sahel, l'immense Tchad est divisé entre un nord musulman et un sud chrétien. Désormais minoritaire, l'animisme a vu certaines de ses pratiques intégrées dans les deux religions monothéistes. Pour Haroun, "ce qu'on voit aujourd'hui en Afrique, c'est cette guerre entre des gens parce qu'ils ont tout simplement adopté une religion qui est venue d'ailleurs. Et ils estiment qu'ils n'ont plus de lien (entre eux) parce que les uns croient en telle religion, et les autres en telle autre." Le film se distingue par des paysages grandioses. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2016, l'Ennedi est un plateau de grès érodé par l'eau et le vent, qui y ont créé des falaises et des rochers spectaculaires. Les populations locales "entretiennent un lien avec ces montagnes-là, comme si elles étaient des êtres vivants qui faisaient partie de leur vie", souligne Haroun. Le tournage, qui a duré un mois et demi en 2025, a été "une expérience assez bouleversante", car les acteurs ou techniciens tchadiens "ne connaissent pas cette région". Le massif recèle sur ses parois un autre trésor: l'un des plus grands ensembles de peintures rupestres du Sahara, qui datent selon l'Unesco du 4e millénaire avant notre ère. "Les gens qui ont fait ça savaient que c'était éternel, que ça n'allait pas disparaître", s'émerveille Haroun, qui a intégré l'une des peintures à une scène finale. La sortie du film en France est prévue pour le 22 avril.
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