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05.06.2026 à 06:07

FRANCE24
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Les deux candidats tenaient leur dernier rassemblement de campagne à Lima, dans un contexte de hausse de la criminalité et d'instabilité politique chronique. Tous deux présentent cette élection comme un tournant pour un pays qui a vu se succéder huit présidents en une décennie. Les sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec encore près d'un électeur sur cinq indécis à quelques jours du vote. "Nous représentons le progrès, eux le recul", a ajouté la fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, appelant les électeurs indécis à "choisir, au-delà de nos différences". Agitant drapeaux et banderoles, ses partisans scandaient "Keiko présidente !" tandis que les haut-parleurs diffusaient une chanson répétant : "Voici la Chinoise ! La voilà qui arrive en force", reprenant le surnom sous lequel elle est connue au Pérou, hérité de son père d'origine japonaise. "Nous ne pouvons pas les laisser gagner avec le communisme et le terrorisme", affirme dans la foule Mérida Delgado Pérez, 65 ans, exprimant sa crainte qu'une victoire de la gauche n'entraîne le Pérou sur la voie empruntée selon elle par le Venezuela ou Cuba. "La sécurité s'est fortement dégradée au Pérou et nous espérons que la personne qui prendra le pouvoir pourra améliorer la situation", explique Jeanette Cordon, une infirmière de 32 ans, qui votera pour Keiko Fujimori. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt, selon les données officielles. "La fin du chaos" Les partisans de Keiko Fujimori saluent le rôle joué par son père dans la défaite des guérillas des années 1980 et 1990, et dans la stabilisation de l'économie, tandis que ses détracteurs rappellent sa condamnation pour corruption et violations des droits humains. Roberto Sanchez, 57 ans, allié de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, se présente comme le candidat du changement pour les régions pauvres et rurales et accuse les élites et le Parlement d'être responsables d'années d'instabilité. "Le 7 juin, le peuple se lèvera pour réclamer la démocratie, les droits humains, la justice sociale et la paix sociale", a lancé le candidat de gauche, sous les feux d'artifice et au son de la musique andine. "Ce sera la fin du chaos, la fin de Madame K, la fin des assassinats, de la corruption et de l'impunité. A bas la dame mafieuse, à bas le fujimorisme!" a-t-il poursuivi, coiffé du chapeau paysan offert par Pedro Castillo, devenu l'un des symboles de sa campagne. L'ancien instituteur devenu président a été emprisonné après sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022. Roberto Sanchez a promis, s'il accède à la présidence, de gracier son mentor. "Dire que le communisme arrive est un slogan de la droite", estime Victor Huapaya, un avocat de 34 ans, coiffé lui aussi d'un chapeau paysan. Près de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche dans ce pays où le vote est obligatoire.

05.06.2026 à 05:11

FRANCE 24
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La Chambre américaine des représentants a approuvé jeudi une résolution prévoyant une aide à l'Ukraine et de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, un nouveau revers pour le président Donald Trump. Le président Vladimir Poutine doit prendre la parole vendredi à Saint-Pétersbourg lors d'un important forum d'investissements rassemblant responsables russes et étrangers. Suivez notre direct sur la guerre en Ukraine.
Texte intégral (514 mots)
La Chambre américaine des représentants a approuvé jeudi une résolution prévoyant une aide à l'Ukraine et de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, un nouveau revers pour le président Donald Trump. Le président Vladimir Poutine doit prendre la parole vendredi à Saint-Pétersbourg lors d'un important forum d'investissements rassemblant responsables russes et étrangers. Suivez notre direct sur la guerre en Ukraine.

05.06.2026 à 04:59

FRANCE24
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Le créateur des modèles Claude évoque notamment le risque d'une "perte de contrôle" pour expliquer sa proposition, qui prend à contre-pied la course aux performances engagées entre les géants du secteur à coups d'investissements faramineux, en dépit des questions éthiques, sociales et environnementales. "Nous pensons qu'il serait bon pour le monde d'avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l'IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l'alignement de suivre le rythme des progrès de la technologie", plaide l'entreprise, dans un texte publié par son centre de réflexion, l'Anthropic Institute. L'entreprise, en compétition acharnée avec OpenAI, Google ou encore le Chinois DeepSeek, plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. Faute de tel mécanisme, "les entreprises et les gouvernements devront prendre des décisions de sécurité difficiles, sous la pression de la concurrence et des enjeux géopolitiques", écrit-elle. "Pédale de frein" Anthropic cite le précédent du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il souligne que ce cadre a mis des décennies à s'établir, mais que le temps est plus pressant pour l'IA, jugée "bien plus facile à dissimuler que des silos de missiles". Interrogé sur la BBC, Jack Clark, cofondateur de l'entreprise avec Dario et Daniela Amodei, a de son côté dressé le parallèle avec le boom pétrolier du début du XXe siècle, accompagné selon lui de règles apportant "la confiance" de la population et évitant de devoir "se préoccuper de la personnalité des dirigeants de ces entreprises." "En ce moment, c'est comme si le secteur de l'IA avait une pédale d'accélérateur mais pas de pédale de frein", a-t-il averti. Cette proposition intervient en pleine frénésie financière autour de cette révolution technologique, marquée par la récente annonce par SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui comprend notamment le laboratoire d'intelligence artificielle xAI, de son projet d'introduction en Bourse qui s'annonce comme la plus grande de l'Histoire. Anthropic, dont la valorisation a quasi triplé en trois mois, a également posé début juin le premier jalon en vue d'une entrée en Bourse. "Auto-amélioration" Son idée de pause devrait se heurter à de fortes résistances aux Etats-Unis, où nombre de responsables et dirigeants de la tech refusent tout ralentissement qui offrirait à la Chine un avantage décisif. Donald Trump a toutefois affirmé avoir évoqué la possibilité d'une coopération avec la Chine sur la sûreté de l'IA, lors d'une récente visite à Pékin. Le président américain, après avoir tergiversé, a par ailleurs signé cette semaine un décret très attendu sur la régulation du secteur, qui permet un contrôle gouvernemental des modèles les plus avancés, au nom de la cybersécurité, mais uniquement "sur la base du volontariat". Anthropic, fondé par des dissidents d'OpenAI, s'est construit une image de laboratoire mettant l'éthique et la sécurité au centre. Mais le laboratoire fait l'objet de critiques de l'industrie et de responsables de la Maison Blanche, qui l'accusent d'exagérer les risques, voire de mener une stratégie de "marketing de la peur". Depuis deux mois, Anthropic restreint la diffusion de Mythos, son modèle le plus avancé, afin d'établir des correctifs de cybersécurité avant de le rendre public. Anthropic a annoncé la sortie de modèles aux performances équivalentes "dans les prochaines semaines" et des systèmes comparables sont attendus chez ses concurrents. L'entreprise justifie sa proposition en dévoilant des données internes illustrant la possibilité d'atteindre un jour l'"auto-amélioration récursive", c'est-à-dire le point où des systèmes d'IA deviendront capables d'entraîner leurs successeurs, avec un rôle humain réduit. "Rien ne garantit qu'une telle bascule soit à l'horizon", relativise l'entreprise, mais "si les tendances actuelles se poursuivent", cela deviendrait "plausible". L'entreprise y voit autant un bond pour la médecine, la technologie et l'économie qu'un risque de "perte de contrôle".
Texte intégral (703 mots)
Le créateur des modèles Claude évoque notamment le risque d'une "perte de contrôle" pour expliquer sa proposition, qui prend à contre-pied la course aux performances engagées entre les géants du secteur à coups d'investissements faramineux, en dépit des questions éthiques, sociales et environnementales. "Nous pensons qu'il serait bon pour le monde d'avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l'IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l'alignement de suivre le rythme des progrès de la technologie", plaide l'entreprise, dans un texte publié par son centre de réflexion, l'Anthropic Institute. L'entreprise, en compétition acharnée avec OpenAI, Google ou encore le Chinois DeepSeek, plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. Faute de tel mécanisme, "les entreprises et les gouvernements devront prendre des décisions de sécurité difficiles, sous la pression de la concurrence et des enjeux géopolitiques", écrit-elle. "Pédale de frein" Anthropic cite le précédent du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Il souligne que ce cadre a mis des décennies à s'établir, mais que le temps est plus pressant pour l'IA, jugée "bien plus facile à dissimuler que des silos de missiles". Interrogé sur la BBC, Jack Clark, cofondateur de l'entreprise avec Dario et Daniela Amodei, a de son côté dressé le parallèle avec le boom pétrolier du début du XXe siècle, accompagné selon lui de règles apportant "la confiance" de la population et évitant de devoir "se préoccuper de la personnalité des dirigeants de ces entreprises." "En ce moment, c'est comme si le secteur de l'IA avait une pédale d'accélérateur mais pas de pédale de frein", a-t-il averti. Cette proposition intervient en pleine frénésie financière autour de cette révolution technologique, marquée par la récente annonce par SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui comprend notamment le laboratoire d'intelligence artificielle xAI, de son projet d'introduction en Bourse qui s'annonce comme la plus grande de l'Histoire. Anthropic, dont la valorisation a quasi triplé en trois mois, a également posé début juin le premier jalon en vue d'une entrée en Bourse. "Auto-amélioration" Son idée de pause devrait se heurter à de fortes résistances aux Etats-Unis, où nombre de responsables et dirigeants de la tech refusent tout ralentissement qui offrirait à la Chine un avantage décisif. Donald Trump a toutefois affirmé avoir évoqué la possibilité d'une coopération avec la Chine sur la sûreté de l'IA, lors d'une récente visite à Pékin. Le président américain, après avoir tergiversé, a par ailleurs signé cette semaine un décret très attendu sur la régulation du secteur, qui permet un contrôle gouvernemental des modèles les plus avancés, au nom de la cybersécurité, mais uniquement "sur la base du volontariat". Anthropic, fondé par des dissidents d'OpenAI, s'est construit une image de laboratoire mettant l'éthique et la sécurité au centre. Mais le laboratoire fait l'objet de critiques de l'industrie et de responsables de la Maison Blanche, qui l'accusent d'exagérer les risques, voire de mener une stratégie de "marketing de la peur". Depuis deux mois, Anthropic restreint la diffusion de Mythos, son modèle le plus avancé, afin d'établir des correctifs de cybersécurité avant de le rendre public. Anthropic a annoncé la sortie de modèles aux performances équivalentes "dans les prochaines semaines" et des systèmes comparables sont attendus chez ses concurrents. L'entreprise justifie sa proposition en dévoilant des données internes illustrant la possibilité d'atteindre un jour l'"auto-amélioration récursive", c'est-à-dire le point où des systèmes d'IA deviendront capables d'entraîner leurs successeurs, avec un rôle humain réduit. "Rien ne garantit qu'une telle bascule soit à l'horizon", relativise l'entreprise, mais "si les tendances actuelles se poursuivent", cela deviendrait "plausible". L'entreprise y voit autant un bond pour la médecine, la technologie et l'économie qu'un risque de "perte de contrôle".

05.06.2026 à 04:27

FRANCE24
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Après trois semaines de débats devant le tribunal correctionnel de Marseille, le ministère public a réclamé la peine la plus sévère - 16 ans de prison - contre Bingui, 35 ans, extradé par le Maroc en janvier et que le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait alors qualifié d'"un des plus gros narcotrafiquants du pays". Jugé pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive légale, il encourt 20 ans de prison. La décision de justice est prévue à 16h00. Outre "Fé", alias "Le Chat", les peines les plus lourdes ont été réclamées contre Mohamed Hussein Saleh, qualifié de "bras droit" (12 ans de prison), et Zine Eddine Belkai, "grand gérant" des points de vente du réseau, en fuite (10 ans). Le procureur a demandé que ces peines soient assorties d'une période de sûreté des deux tiers, et réclamé des amendes allant jusqu'à 500.000 euros pour Félix Bingui. "Si on les écoute, personne n'a rien fait, n'a rien vu", mais "la réalité, ce sont des quantités astronomiques de drogues proposées à la population marseillaise, des sommes astronomiques qui génèrent des profits colossaux par des circuits organisés", a lancé dans son réquisitoire le représentant du ministère public, soulignant que "les enquêteurs ont travaillé des mois pour atteindre les chefs de réseau". "Le but de la procédure n'était pas la manifestation de la vérité, mais de faire tomber M. Bingui", a rétorqué Me Philippe Ohayon, qui dans sa plaidoirie a dénoncé "un réquisitoire politique, prononcé au nom d'une politique pénale", et "une inversion des valeurs" avec une peine requise équivalente à celle d'un violeur multirécidiviste ou d'un meurtrier. Paris sportifs et poker Très concentré tout au long des débats, Bingui, qui compte 13 inscriptions à son casier, a nié toute implication dans le trafic qu'on lui reproche, affirmant être installé depuis 2021 à l'étranger, d'abord en Espagne, puis aux Emirats et enfin au Maroc. Son train de vie dispendieux entre vols en classe affaires et séjours en hôtels de luxe, il le justifie essentiellement par son "don" pour les paris sportifs, et sa réussite au poker ou à la "barboute" (dés). Une source de revenus "évoquée de manière récurrente dans le dossier", ironisera la présidente du tribunal. D'autres prévenus - convoyeurs, ravitailleurs ou conditionneurs - ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, tout en minimisant leur rôle dans le réseau et surtout en refusant d'en identifier les chefs. Pendant deux ans, d'août 2021 à juin 2023, les enquêteurs ont surveillé, écouté, suivi les prévenus, mis en cause pour la gestion de plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle et considéré à l'époque comme l'un des plus juteux de Marseille. Les trafics de cette cité, qui généraient des dizaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires quotidien, seront début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre le gang des Yoda et la future DZ Mafia, qui prendra le dessus au bout de plusieurs mois et au prix de dizaines de morts et de blessés à Marseille. alc/smk/cbn/alh
Texte intégral (565 mots)
Après trois semaines de débats devant le tribunal correctionnel de Marseille, le ministère public a réclamé la peine la plus sévère - 16 ans de prison - contre Bingui, 35 ans, extradé par le Maroc en janvier et que le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait alors qualifié d'"un des plus gros narcotrafiquants du pays". Jugé pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive légale, il encourt 20 ans de prison. La décision de justice est prévue à 16h00. Outre "Fé", alias "Le Chat", les peines les plus lourdes ont été réclamées contre Mohamed Hussein Saleh, qualifié de "bras droit" (12 ans de prison), et Zine Eddine Belkai, "grand gérant" des points de vente du réseau, en fuite (10 ans). Le procureur a demandé que ces peines soient assorties d'une période de sûreté des deux tiers, et réclamé des amendes allant jusqu'à 500.000 euros pour Félix Bingui. "Si on les écoute, personne n'a rien fait, n'a rien vu", mais "la réalité, ce sont des quantités astronomiques de drogues proposées à la population marseillaise, des sommes astronomiques qui génèrent des profits colossaux par des circuits organisés", a lancé dans son réquisitoire le représentant du ministère public, soulignant que "les enquêteurs ont travaillé des mois pour atteindre les chefs de réseau". "Le but de la procédure n'était pas la manifestation de la vérité, mais de faire tomber M. Bingui", a rétorqué Me Philippe Ohayon, qui dans sa plaidoirie a dénoncé "un réquisitoire politique, prononcé au nom d'une politique pénale", et "une inversion des valeurs" avec une peine requise équivalente à celle d'un violeur multirécidiviste ou d'un meurtrier. Paris sportifs et poker Très concentré tout au long des débats, Bingui, qui compte 13 inscriptions à son casier, a nié toute implication dans le trafic qu'on lui reproche, affirmant être installé depuis 2021 à l'étranger, d'abord en Espagne, puis aux Emirats et enfin au Maroc. Son train de vie dispendieux entre vols en classe affaires et séjours en hôtels de luxe, il le justifie essentiellement par son "don" pour les paris sportifs, et sa réussite au poker ou à la "barboute" (dés). Une source de revenus "évoquée de manière récurrente dans le dossier", ironisera la présidente du tribunal. D'autres prévenus - convoyeurs, ravitailleurs ou conditionneurs - ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, tout en minimisant leur rôle dans le réseau et surtout en refusant d'en identifier les chefs. Pendant deux ans, d'août 2021 à juin 2023, les enquêteurs ont surveillé, écouté, suivi les prévenus, mis en cause pour la gestion de plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle et considéré à l'époque comme l'un des plus juteux de Marseille. Les trafics de cette cité, qui généraient des dizaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires quotidien, seront début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre le gang des Yoda et la future DZ Mafia, qui prendra le dessus au bout de plusieurs mois et au prix de dizaines de morts et de blessés à Marseille. alc/smk/cbn/alh

05.06.2026 à 04:15

FRANCE24
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Mercredi, à l'ouverture de l'événement dans l'ancienne Leningrad soviétique, ville natale de M. Poutine, des drones ukrainiens avaient frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les invités arrivant au forum ont été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan. A la veille de son discours, point d'orgue de la rencontre annuelle, Vladimir Poutine a été interpellé par Volodymyr Zelensky qui a réitéré sa proposition de cessez-le-feu "complet" et lui a proposé une rencontre en tête-à-tête. "Vos ressources diminuent considérablement. Vous n'aurez pas assez d'argent ni de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l'avez fait ces 26 dernières années", a averti le président ukrainien dans une lettre ouverte. Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d'emprunt prohibitifs et des pénuries de main-d'oeuvre, qui placent son économie dans une situation délicate. Alors que la situation sur le front est proche de l'impasse, l'Ukraine multiplie les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministère russe a encore indiqué avoir abattu 123 drones ukrainiens, y compris au dessus de la région de Moscou mais pas dans celle de Saint-Pétersbourg où se déroule le forum. De leur côté, les autorités ukrainiennes ont fait état de bombardements russes, tuant trois personnes au total jeudi soir et vendredi au petit matin dans les régions de Zaporijjia et Dnipropetrovsk (est) ainsi que celle de Kherson (sud). "Lente dégradation" Vladimir Poutine a jusqu'à présent minimisé les difficultés de l'économie russe, préférant insister sur sa résilience face aux sanctions occidentales. Interrogé par l'AFP au sujet des difficultés économiques de la Russie, le dirigeant russe a cité l'auteur américain Mark Twain jeudi, lors d'une rencontre avec des responsables d'agences de presse internationales. "Les rumeurs sur ma mort sont grandement exagérées", a lancé M. Poutine, rejetant l'idée que la Russie soit au bord d'une crise majeure. Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles — la première baisse trimestrielle en trois ans. Et l'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 — soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année. "L'économie russe entre dans une phase de stagnation, marquée par des taux d'intérêt élevés et une forte pression inflationniste", relève jeudi Alexandre Koliandre, économiste russe basé à Londres. Pour autant, la Russie ne risque selon lui pas un retour à la crise chaotique des années 1990. "Il s'agit simplement d'une lente dégradation de tous les secteurs", explique-t-il à l'AFP. Ancien "Davos russe" La Russie est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 15% du PIB fin 2025) et dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse considérable depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) était autrefois surnommé le "Davos russe" et les investisseurs occidentaux s'y pressaient pour conclure des accords et côtoyer l'élite russe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, il est devenu une illustration de la nouvelle place de la Russie dans le monde. Les invités viennent désormais de Chine et d'Arabie saoudite et les Américains et Européens se font plus rares. Cette année, des personnalités telles que l'ancien acteur hollywoodien Steven Seagal, devenu partisan de Poutine, la figure complotiste américaine Candace Owens ou des députés du parti d'extrême droite allemand AfD ont été conviés. Coupures d'internet Les Russes sont, eux, de plus en plus nombreux à souffrir de la hausse du coût de la vie. Des petites et moyennes entreprises interrogées par l'AFP ont affirmé qu'elles risquaient de fermer. "Les gens ont moins d'enfants, se serrent la ceinture, et les coûts augmentent", explique Svetlana, propriétaire d'une marque de vêtements à Khabarovsk, une ville de l'Extrême-Orient russe. Les coupures d'internet — imposées officiellement pour contrer les frappes de drones ukrainiens — font que son terminal de paiement par carte est souvent hors service. Vera, 42 ans, propriétaire d'un salon de beauté dans la région de Moscou, a vu le prix de ses fournitures "doubler" cette année. Mais après avoir survécu à une "quasi-faillite" en 2022, elle est convaincue que "ces difficultés ne sont que des désagréments".
Texte intégral (827 mots)
Mercredi, à l'ouverture de l'événement dans l'ancienne Leningrad soviétique, ville natale de M. Poutine, des drones ukrainiens avaient frappé une installation pétrolière et un site militaire à proximité. Les invités arrivant au forum ont été accueillis avec un panache de fumée noire en arrière-plan. A la veille de son discours, point d'orgue de la rencontre annuelle, Vladimir Poutine a été interpellé par Volodymyr Zelensky qui a réitéré sa proposition de cessez-le-feu "complet" et lui a proposé une rencontre en tête-à-tête. "Vos ressources diminuent considérablement. Vous n'aurez pas assez d'argent ni de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l'avez fait ces 26 dernières années", a averti le président ukrainien dans une lettre ouverte. Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l'Ukraine, la Russie fait face à de multiples sanctions occidentales, une inflation élevée, des coûts d'emprunt prohibitifs et des pénuries de main-d'oeuvre, qui placent son économie dans une situation délicate. Alors que la situation sur le front est proche de l'impasse, l'Ukraine multiplie les frappes sur les dépôts, raffineries de pétrole et oléoducs russes pour priver Moscou de l'une de ses principales sources de revenus. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministère russe a encore indiqué avoir abattu 123 drones ukrainiens, y compris au dessus de la région de Moscou mais pas dans celle de Saint-Pétersbourg où se déroule le forum. De leur côté, les autorités ukrainiennes ont fait état de bombardements russes, tuant trois personnes au total jeudi soir et vendredi au petit matin dans les régions de Zaporijjia et Dnipropetrovsk (est) ainsi que celle de Kherson (sud). "Lente dégradation" Vladimir Poutine a jusqu'à présent minimisé les difficultés de l'économie russe, préférant insister sur sa résilience face aux sanctions occidentales. Interrogé par l'AFP au sujet des difficultés économiques de la Russie, le dirigeant russe a cité l'auteur américain Mark Twain jeudi, lors d'une rencontre avec des responsables d'agences de presse internationales. "Les rumeurs sur ma mort sont grandement exagérées", a lancé M. Poutine, rejetant l'idée que la Russie soit au bord d'une crise majeure. Le PIB russe s'est contracté de 0,2% au cours des trois premiers mois de l'année, selon les statistiques officielles — la première baisse trimestrielle en trois ans. Et l'Etat a affiché un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026 — soit l'équivalent de 2,5% du PIB annuel et plus que ce qui était prévu pour l'ensemble de l'année. "L'économie russe entre dans une phase de stagnation, marquée par des taux d'intérêt élevés et une forte pression inflationniste", relève jeudi Alexandre Koliandre, économiste russe basé à Londres. Pour autant, la Russie ne risque selon lui pas un retour à la crise chaotique des années 1990. "Il s'agit simplement d'une lente dégradation de tous les secteurs", explique-t-il à l'AFP. Ancien "Davos russe" La Russie est l'un des pays développés les moins endettés au monde (environ 15% du PIB fin 2025) et dispose d'un fonds souverain d'environ 156 milliards d'euros. Ses exportations d'hydrocarbures connaissent une hausse considérable depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a bouleversé les marchés énergétiques. Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) était autrefois surnommé le "Davos russe" et les investisseurs occidentaux s'y pressaient pour conclure des accords et côtoyer l'élite russe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, il est devenu une illustration de la nouvelle place de la Russie dans le monde. Les invités viennent désormais de Chine et d'Arabie saoudite et les Américains et Européens se font plus rares. Cette année, des personnalités telles que l'ancien acteur hollywoodien Steven Seagal, devenu partisan de Poutine, la figure complotiste américaine Candace Owens ou des députés du parti d'extrême droite allemand AfD ont été conviés. Coupures d'internet Les Russes sont, eux, de plus en plus nombreux à souffrir de la hausse du coût de la vie. Des petites et moyennes entreprises interrogées par l'AFP ont affirmé qu'elles risquaient de fermer. "Les gens ont moins d'enfants, se serrent la ceinture, et les coûts augmentent", explique Svetlana, propriétaire d'une marque de vêtements à Khabarovsk, une ville de l'Extrême-Orient russe. Les coupures d'internet — imposées officiellement pour contrer les frappes de drones ukrainiens — font que son terminal de paiement par carte est souvent hors service. Vera, 42 ans, propriétaire d'un salon de beauté dans la région de Moscou, a vu le prix de ses fournitures "doubler" cette année. Mais après avoir survécu à une "quasi-faillite" en 2022, elle est convaincue que "ces difficultés ne sont que des désagréments".

05.06.2026 à 04:14

FRANCE 24
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Et si, pour laisse le temps à l'humanité de s'adapter, on mettait le développement de l'intelligence artificielle en pause ? C'est l'idée proposée par Anthropic, qui plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. 
Texte intégral (827 mots)
Et si, pour laisse le temps à l'humanité de s'adapter, on mettait le développement de l'intelligence artificielle en pause ? C'est l'idée proposée par Anthropic, qui plaide pour la création d'un système de coordination mondiale afin qu'aucun rival n'en profite pour prendre les devants. 

05.06.2026 à 02:48

FRANCE 24
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Alors que cinq artistes ont se sont déprogrammés d'un concert prévu le 24 juin à Washington pour célébrer les 250 ans des États-Unis, Donald Trump a annoncé jeudi qu'il tiendrait à la place un meeting politique.
Texte intégral (827 mots)
Alors que cinq artistes ont se sont déprogrammés d'un concert prévu le 24 juin à Washington pour célébrer les 250 ans des États-Unis, Donald Trump a annoncé jeudi qu'il tiendrait à la place un meeting politique.

05.06.2026 à 02:29

FRANCE24
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Mardi, Donald Trump a annoncé apporter son soutien "total et complet" à Abelardo de la Espriella, représentant de la droite dure et admirateur du président américain, pour le second tour de l'élection présidentielle en Colombie, prévu le 21 juin. "Vos alliés en Colombie sont issus de la gouvernance narco-paramilitaire, ce sont des génocidaires et des narcotrafiquants", a estimé Gustavo Petro dans un entretien avec l'AFP au siège de la présidence à Bogota. La gauche colombienne accuse régulièrement les groupes paramilitaires d'implication dans le narcotrafic et d'avoir commis un "génocide" à l'encontre des mouvements de gauche au plus fort du conflit qui a secoué le pays dans les années 1980 et 1990. "Je regrette que des personnalités et des gouvernements qui précisément prétendent lutter contre le narcotrafic contribuent à porter au pouvoir politique le crime en Colombie", a ajouté M. Petro, accusant M. de la Espriella de représenter le "fascisme mafieux". Abelardo de la Espriella, homme d'affaires millionnaire, avocat de profession, a notamment défendu devant les tribunaux des paramilitaires accusés de narcotrafic, dans ce pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Novice en politique et surnommé "El Tigre", il a salué le soutien du milliardaire américain, promettant d'établir des relations "comme jamais auparavant" avec les Etats-Unis, pays qui "joue un rôle déterminant dans la lutte contre la criminalité et le narcoterrorisme". "Ingérence" Admirateur de Donald Trump et des présidents salvadorien Nayib Bukele et argentin Javier Milei, l'homme d'affaires promet la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles, reprenant une rhétorique de "main de fer" qui a récemment valu plusieurs victoires à la droite en Amérique latine. C'est à cette même droite que Donald Trump multiplie les signes de soutien sur le continent sud-américain. "En tant que président, Abelardo réussirait de façon exceptionnelle à faire croître l'économie, créer des emplois, promouvoir le commerce, stopper l'immigration illégale, réprimer le crime et la drogue, et restaurer l'ORDRE", a écrit mardi le milliardaire républicain sur son réseau social. Ivan Cepeda, le candidat de gauche au second tour, proche de M. Petro, avait dénoncé mercredi une "velléité d'ingérence" de Washington, dénonçant "un risque grave pour la souveraineté et l'intégrité du peuple et de la nation colombiens". Les relations entre MM. Petro et Trump ont été houleuses depuis le retour du magnat républicain à la Maison Blanche. Trump a qualifié son homologue de "chef du narcotrafic", Petro rétorquant que c'est la droite en Colombie qui "a toujours été liée au narcotrafic", dans le pays premier producteur au monde de cocaïne. Devenu en 2022 le premier président de gauche du pays, M. Petro ne peut pas briguer de second mandat aux termes de la Constitution.
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Mardi, Donald Trump a annoncé apporter son soutien "total et complet" à Abelardo de la Espriella, représentant de la droite dure et admirateur du président américain, pour le second tour de l'élection présidentielle en Colombie, prévu le 21 juin. "Vos alliés en Colombie sont issus de la gouvernance narco-paramilitaire, ce sont des génocidaires et des narcotrafiquants", a estimé Gustavo Petro dans un entretien avec l'AFP au siège de la présidence à Bogota. La gauche colombienne accuse régulièrement les groupes paramilitaires d'implication dans le narcotrafic et d'avoir commis un "génocide" à l'encontre des mouvements de gauche au plus fort du conflit qui a secoué le pays dans les années 1980 et 1990. "Je regrette que des personnalités et des gouvernements qui précisément prétendent lutter contre le narcotrafic contribuent à porter au pouvoir politique le crime en Colombie", a ajouté M. Petro, accusant M. de la Espriella de représenter le "fascisme mafieux". Abelardo de la Espriella, homme d'affaires millionnaire, avocat de profession, a notamment défendu devant les tribunaux des paramilitaires accusés de narcotrafic, dans ce pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. Novice en politique et surnommé "El Tigre", il a salué le soutien du milliardaire américain, promettant d'établir des relations "comme jamais auparavant" avec les Etats-Unis, pays qui "joue un rôle déterminant dans la lutte contre la criminalité et le narcoterrorisme". "Ingérence" Admirateur de Donald Trump et des présidents salvadorien Nayib Bukele et argentin Javier Milei, l'homme d'affaires promet la mort ou la prison pour les membres des organisations criminelles, reprenant une rhétorique de "main de fer" qui a récemment valu plusieurs victoires à la droite en Amérique latine. C'est à cette même droite que Donald Trump multiplie les signes de soutien sur le continent sud-américain. "En tant que président, Abelardo réussirait de façon exceptionnelle à faire croître l'économie, créer des emplois, promouvoir le commerce, stopper l'immigration illégale, réprimer le crime et la drogue, et restaurer l'ORDRE", a écrit mardi le milliardaire républicain sur son réseau social. Ivan Cepeda, le candidat de gauche au second tour, proche de M. Petro, avait dénoncé mercredi une "velléité d'ingérence" de Washington, dénonçant "un risque grave pour la souveraineté et l'intégrité du peuple et de la nation colombiens". Les relations entre MM. Petro et Trump ont été houleuses depuis le retour du magnat républicain à la Maison Blanche. Trump a qualifié son homologue de "chef du narcotrafic", Petro rétorquant que c'est la droite en Colombie qui "a toujours été liée au narcotrafic", dans le pays premier producteur au monde de cocaïne. Devenu en 2022 le premier président de gauche du pays, M. Petro ne peut pas briguer de second mandat aux termes de la Constitution.

05.06.2026 à 01:41

FRANCE24
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Keiko Fujimori, héritière d'une dynastie politique, et le candidat de gauche Roberto Sanchez tiennent des rassemblements à Lima avant le scrutin de dimanche. Leurs partisans, agitant drapeaux et banderoles, défendent chacun la vision politique de leur candidat. "Nous ne pouvons pas les laisser gagner avec le communisme et le terrorisme", affirme Mérida Delgado Pérez, 65 ans, partisane de Keiko Fujimori, exprimant sa crainte qu'une victoire de la gauche n'entraîne le Pérou sur la voie empruntée selon elle par le Venezuela ou Cuba. Les derniers sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec encore près d'un électeur sur cinq indécis à quelques jours du vote. Keiko Fujimori, 51 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, promet une politique de fermeté face à l'insécurité, tandis que Roberto Sanchez, 57 ans, allié de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, se présente comme le candidat du changement au service des régions pauvres et rurales. "La sécurité s'est fortement dégradée au Pérou et nous espérons que la personne qui prendra le pouvoir pourra améliorer la situation", explique à l'AFP Jeanette Cordon, infirmière de 32 ans, qui votera Keiko Fujimori. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt, selon les données officielles. Les partisans de Keiko Fujimori saluent le rôle joué par son père dans la défaite des guérillas qui ont ensanglanté le pays dans les années 1980 et 1990, et la stabilisation de l'économie, tandis que ses détracteurs rappellent sa condamnation pour corruption et violations des droits humains. Roberto Sanchez s'est quant à lui présenté comme la voix des électeurs pauvres et ruraux, promettant un "changement radical" et accusant les élites ainsi que le Parlement d'être responsables d'années d'instabilité. "Keiko représente la continuité d'une dictature héritée de son père. En revanche, Roberto Sanchez va redonner une voix aux habitants de la Sierra (des Andes, ndlr) qui ont été totalement oubliés", dit Cristina Sotomayor, 63 ans. "J'ai vécu l'époque de son père, qui a été marquée par une corruption totale", ajoute cette administratrice dans une entreprise frigorifique. Près de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche.
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Keiko Fujimori, héritière d'une dynastie politique, et le candidat de gauche Roberto Sanchez tiennent des rassemblements à Lima avant le scrutin de dimanche. Leurs partisans, agitant drapeaux et banderoles, défendent chacun la vision politique de leur candidat. "Nous ne pouvons pas les laisser gagner avec le communisme et le terrorisme", affirme Mérida Delgado Pérez, 65 ans, partisane de Keiko Fujimori, exprimant sa crainte qu'une victoire de la gauche n'entraîne le Pérou sur la voie empruntée selon elle par le Venezuela ou Cuba. Les derniers sondages donnent les deux candidats au coude-à-coude, avec encore près d'un électeur sur cinq indécis à quelques jours du vote. Keiko Fujimori, 51 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori, promet une politique de fermeté face à l'insécurité, tandis que Roberto Sanchez, 57 ans, allié de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, se présente comme le candidat du changement au service des régions pauvres et rurales. "La sécurité s'est fortement dégradée au Pérou et nous espérons que la personne qui prendra le pouvoir pourra améliorer la situation", explique à l'AFP Jeanette Cordon, infirmière de 32 ans, qui votera Keiko Fujimori. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt, selon les données officielles. Les partisans de Keiko Fujimori saluent le rôle joué par son père dans la défaite des guérillas qui ont ensanglanté le pays dans les années 1980 et 1990, et la stabilisation de l'économie, tandis que ses détracteurs rappellent sa condamnation pour corruption et violations des droits humains. Roberto Sanchez s'est quant à lui présenté comme la voix des électeurs pauvres et ruraux, promettant un "changement radical" et accusant les élites ainsi que le Parlement d'être responsables d'années d'instabilité. "Keiko représente la continuité d'une dictature héritée de son père. En revanche, Roberto Sanchez va redonner une voix aux habitants de la Sierra (des Andes, ndlr) qui ont été totalement oubliés", dit Cristina Sotomayor, 63 ans. "J'ai vécu l'époque de son père, qui a été marquée par une corruption totale", ajoute cette administratrice dans une entreprise frigorifique. Près de 27 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

05.06.2026 à 00:51

FRANCE24
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Sa fermeture serait un signal fort, mais les proches des détenus, qui se sont rassemblés mercredi devant cette prison de Caracas, dénoncent l'opacité de la procédure et déplorent que leurs proches soient envoyés dans des établissements éloignés, dans des conditions qui compliquent les visites. L'Hélicoïde, joyau architectural transformé en prison politique, restait en activité bien que la présidente par intérim Delcy Rodriguez en avait ordonné la fermeture près d'un mois après son arrivée au pouvoir, après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine en janvier. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mardi que "la prison infâme, l'Hélicoïde, a été fermée" alors que des détenus y étaient encore incarcérés. Des transferts se sont produits mercredi, prenant de court les familles. Aucune autorité ne leur a indiqué où les détenus étaient emmenés. L'activiste Andreina Baduel, fille d'un célèbre général décédé en prison et soeur d'un détenu politique incarcéré à la prison de Rodeo 1 (40 km de Caracas), a affirmé à l'AFP que l'Hélicoïde est "totalement vide, il n'y reste ni des détenus (de droit commun) ni des prisonniers politiques". "Ce sont des sources internes, et ce sont aussi les familles qui, grâce à leur réseau de solidarité, d'informateurs et de soutien, ont informé à ce sujet. Les prisonniers politiques eux-mêmes l'ont également confirmé", a-t-elle ajouté. L'AFP n'a pu confirmer cette affirmation de source officielle ni auprès d'ONG de défense des prisonniers. "Plus personne" Les abords de la prison étaient calmes jeudi. L'un des agents chargés de la surveillance des lieux a indiqué à une journaliste de l'AFP qu'il "ne restait plus personne" à l'intérieur. Pour l'ancien député Renzo Prieto, qui a passé "quatre ans et 23 jours" dans la prison, "la seule solution à considérer ce n'est simplement pas la fermeture de l'Hélicoïde et d'autres centres de torture, c'est que l'Etat change sa politique, qu'il mette fin à sa politique répressive. Sinon, ce n'est que du show". "Nous exigeons des autorités qu'elles informent immédiatement sur le lieu où se trouvent toutes les personnes transférées", a indiqué jeudi l'ONG Observatoire vénézuélien des prisons (OVP) sur son compte officiel X. Mercredi, des dizaines de proches s'étaient regroupés autour de la prison. "Où ont lieu les transferts et pour quelle raison sont-ils effectués ?", avait dénoncé Jean Carlos Cariel, frère du prisonnier politique Ricardo Cariel. Après des heures d'angoisse, ce sont les prisonniers eux-mêmes, à leur arrivée sur leurs nouveaux lieux de détention, qui ont appelé leurs proches. La fermeture annoncée de l'Hélicoïde s'opère dans le sillage de libérations de prisonniers et une loi d'amnistie promulguée par Mme Rodriguez sous la pression de Washington. Selon les chiffres officiels, depuis janvier, 1.280 prisonniers politiques ont été libérés, dont 395 dans le cadre de l'amnistie. Foro Penal recense en revanche un peu plus de 800 libérations, à peine un quart d'entre elles au titre de l'amnistie. L'ONG comptabilise 404 prisonniers politiques toujours derrière les barreaux. Fin février, Mme Rodriguez avait demandé que la prison soit convertie en "centre social, sportif, culturel et commercial". Les défenseurs des droits humains réclament eux un "centre de mémoire". "Ceux qui dirigent actuellement le pays ne le feront pas, car ce serait exposer toute l'horreur qu'ils ont perpétrée", avait déclaré en février à l'AFP le célèbre défenseur des droits humains Marino Alvarado.
Texte intégral (618 mots)
Sa fermeture serait un signal fort, mais les proches des détenus, qui se sont rassemblés mercredi devant cette prison de Caracas, dénoncent l'opacité de la procédure et déplorent que leurs proches soient envoyés dans des établissements éloignés, dans des conditions qui compliquent les visites. L'Hélicoïde, joyau architectural transformé en prison politique, restait en activité bien que la présidente par intérim Delcy Rodriguez en avait ordonné la fermeture près d'un mois après son arrivée au pouvoir, après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine en janvier. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré mardi que "la prison infâme, l'Hélicoïde, a été fermée" alors que des détenus y étaient encore incarcérés. Des transferts se sont produits mercredi, prenant de court les familles. Aucune autorité ne leur a indiqué où les détenus étaient emmenés. L'activiste Andreina Baduel, fille d'un célèbre général décédé en prison et soeur d'un détenu politique incarcéré à la prison de Rodeo 1 (40 km de Caracas), a affirmé à l'AFP que l'Hélicoïde est "totalement vide, il n'y reste ni des détenus (de droit commun) ni des prisonniers politiques". "Ce sont des sources internes, et ce sont aussi les familles qui, grâce à leur réseau de solidarité, d'informateurs et de soutien, ont informé à ce sujet. Les prisonniers politiques eux-mêmes l'ont également confirmé", a-t-elle ajouté. L'AFP n'a pu confirmer cette affirmation de source officielle ni auprès d'ONG de défense des prisonniers. "Plus personne" Les abords de la prison étaient calmes jeudi. L'un des agents chargés de la surveillance des lieux a indiqué à une journaliste de l'AFP qu'il "ne restait plus personne" à l'intérieur. Pour l'ancien député Renzo Prieto, qui a passé "quatre ans et 23 jours" dans la prison, "la seule solution à considérer ce n'est simplement pas la fermeture de l'Hélicoïde et d'autres centres de torture, c'est que l'Etat change sa politique, qu'il mette fin à sa politique répressive. Sinon, ce n'est que du show". "Nous exigeons des autorités qu'elles informent immédiatement sur le lieu où se trouvent toutes les personnes transférées", a indiqué jeudi l'ONG Observatoire vénézuélien des prisons (OVP) sur son compte officiel X. Mercredi, des dizaines de proches s'étaient regroupés autour de la prison. "Où ont lieu les transferts et pour quelle raison sont-ils effectués ?", avait dénoncé Jean Carlos Cariel, frère du prisonnier politique Ricardo Cariel. Après des heures d'angoisse, ce sont les prisonniers eux-mêmes, à leur arrivée sur leurs nouveaux lieux de détention, qui ont appelé leurs proches. La fermeture annoncée de l'Hélicoïde s'opère dans le sillage de libérations de prisonniers et une loi d'amnistie promulguée par Mme Rodriguez sous la pression de Washington. Selon les chiffres officiels, depuis janvier, 1.280 prisonniers politiques ont été libérés, dont 395 dans le cadre de l'amnistie. Foro Penal recense en revanche un peu plus de 800 libérations, à peine un quart d'entre elles au titre de l'amnistie. L'ONG comptabilise 404 prisonniers politiques toujours derrière les barreaux. Fin février, Mme Rodriguez avait demandé que la prison soit convertie en "centre social, sportif, culturel et commercial". Les défenseurs des droits humains réclament eux un "centre de mémoire". "Ceux qui dirigent actuellement le pays ne le feront pas, car ce serait exposer toute l'horreur qu'ils ont perpétrée", avait déclaré en février à l'AFP le célèbre défenseur des droits humains Marino Alvarado.

05.06.2026 à 00:25

FRANCE24
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"Nous avons confirmé la présence de la lucilie bouchère du Nouveau Monde chez un veau âgé de trois semaines" et "pris des mesures immédiates pour endiguer et éradiquer le foyer" de contamination, a déclaré jeudi la ministre américaine de l'Agriculture Brooke Rollins lors d'une conférence de presse. Pour l'instant, "aucun autre cas" n'a été détecté, a-t-elle ajouté. Si le risque pour les humains reste "faible" selon les autorités sanitaires, la détection de ce cas, confirmé mercredi soir par des analyses, inquiète vivement les éleveurs, notamment du secteur bovin. La lucilie bouchère est une sorte de mouche dont la larve se nourrit de la chair d'animaux, créant des lésions graves et potentiellement mortelles. Elle peut affecter le bétail, mais aussi la faune sauvage, les animaux domestiques et l'homme. Les Etats-Unis avaient réussi à l'éradiquer en 1966 puis étaient parvenus à éliminer une résurgence dans le sud de la Floride en 2017. Mais le parasite est resté présent en Amérique du Sud et a progressé vers le nord ces dernières années, inquiétant les autorités américaines. - Largage de mouches- Ces dernières ont toutefois appelé la population et les éleveurs à garder leur calme. "Ces mouches ne s'attaquent pas à la viande, aux fruits, aux légumes ni à d'autres aliments", a expliqué à la presse Lewis Dinges, vétérinaire en chef du Texas. Et leurs ravages peuvent être prévenus et soignés grâce à une surveillance étroite et des traitements, a-t-il expliqué. "Il ne s'agit pas d'une maladie infectieuse, et ces mouches doivent pondre leurs oeufs dans, sur ou près d'une blessure pour qu'un animal soit infesté", a-t-il détaillé, enjoignant les propriétaires à surveiller de près l'apparition de lésions chez leurs animaux. Au-delà de cette surveillance, les autorités ont annoncé une série de mesures, parmi lesquelles la création d'une zone de quarantaine de 20 kilomètres autour de la ferme où le cas a été détecté, mais aussi le largage de millions de mouches stériles. C'est grâce à cette technique développée dans les années 1950 que les Etats-Unis ont réussi à se défaire de ce parasite par le passé. Partant du principe que les femelles ne se reproduisent en principe qu'une fois, les scientifiques stérilisent en laboratoire des mouches mâles, élevées en masse, puis les relâchent dans les airs ou au sol, ce qui limite la reproduction de l'espèce dans la zone. Les autorités américaines poursuivent encore cette pratique et vont l'intensifier pour faire face à cette nouvelle résurgence. Des millions de mouches stériles supplémentaires ont ainsi été larguées sur la zone cette semaine, et des millions d'autres, au stade de chrysalide, sont déployées au sol. "Pas de panique" "Il ne faut pas que cette détection sème la panique, mais elle doit servir à souligner l'importance de la sensibilisation" à cette menace, estime Jennifer Bloodgood, vétérinaire. "Une détection précoce, une notification rapide et une collaboration transfrontalière sont essentielles pour empêcher ce parasite de se réimplanter aux États-Unis", poursuit l'experte. Le gouvernement américain collabore sur le sujet avec le Mexique, et avait suspendu l'an passé à plusieurs reprises l'importation du bétail en provenance de son voisin du sud en raison de la prolifération de la lucilie bouchère sur son territoire. Après l'annonce du cas américain, les prix des jeunes bovins à la Bourse de Chicago ont augmenté jeudi, le marché redoutant un repli des animaux disponibles. Selon le ministère de l'Agriculture, le coût d'une résurgence du parasite pourrait coûter 1,8 milliard de dollars rien qu'à l'échelle du Texas.
Texte intégral (634 mots)
"Nous avons confirmé la présence de la lucilie bouchère du Nouveau Monde chez un veau âgé de trois semaines" et "pris des mesures immédiates pour endiguer et éradiquer le foyer" de contamination, a déclaré jeudi la ministre américaine de l'Agriculture Brooke Rollins lors d'une conférence de presse. Pour l'instant, "aucun autre cas" n'a été détecté, a-t-elle ajouté. Si le risque pour les humains reste "faible" selon les autorités sanitaires, la détection de ce cas, confirmé mercredi soir par des analyses, inquiète vivement les éleveurs, notamment du secteur bovin. La lucilie bouchère est une sorte de mouche dont la larve se nourrit de la chair d'animaux, créant des lésions graves et potentiellement mortelles. Elle peut affecter le bétail, mais aussi la faune sauvage, les animaux domestiques et l'homme. Les Etats-Unis avaient réussi à l'éradiquer en 1966 puis étaient parvenus à éliminer une résurgence dans le sud de la Floride en 2017. Mais le parasite est resté présent en Amérique du Sud et a progressé vers le nord ces dernières années, inquiétant les autorités américaines. - Largage de mouches- Ces dernières ont toutefois appelé la population et les éleveurs à garder leur calme. "Ces mouches ne s'attaquent pas à la viande, aux fruits, aux légumes ni à d'autres aliments", a expliqué à la presse Lewis Dinges, vétérinaire en chef du Texas. Et leurs ravages peuvent être prévenus et soignés grâce à une surveillance étroite et des traitements, a-t-il expliqué. "Il ne s'agit pas d'une maladie infectieuse, et ces mouches doivent pondre leurs oeufs dans, sur ou près d'une blessure pour qu'un animal soit infesté", a-t-il détaillé, enjoignant les propriétaires à surveiller de près l'apparition de lésions chez leurs animaux. Au-delà de cette surveillance, les autorités ont annoncé une série de mesures, parmi lesquelles la création d'une zone de quarantaine de 20 kilomètres autour de la ferme où le cas a été détecté, mais aussi le largage de millions de mouches stériles. C'est grâce à cette technique développée dans les années 1950 que les Etats-Unis ont réussi à se défaire de ce parasite par le passé. Partant du principe que les femelles ne se reproduisent en principe qu'une fois, les scientifiques stérilisent en laboratoire des mouches mâles, élevées en masse, puis les relâchent dans les airs ou au sol, ce qui limite la reproduction de l'espèce dans la zone. Les autorités américaines poursuivent encore cette pratique et vont l'intensifier pour faire face à cette nouvelle résurgence. Des millions de mouches stériles supplémentaires ont ainsi été larguées sur la zone cette semaine, et des millions d'autres, au stade de chrysalide, sont déployées au sol. "Pas de panique" "Il ne faut pas que cette détection sème la panique, mais elle doit servir à souligner l'importance de la sensibilisation" à cette menace, estime Jennifer Bloodgood, vétérinaire. "Une détection précoce, une notification rapide et une collaboration transfrontalière sont essentielles pour empêcher ce parasite de se réimplanter aux États-Unis", poursuit l'experte. Le gouvernement américain collabore sur le sujet avec le Mexique, et avait suspendu l'an passé à plusieurs reprises l'importation du bétail en provenance de son voisin du sud en raison de la prolifération de la lucilie bouchère sur son territoire. Après l'annonce du cas américain, les prix des jeunes bovins à la Bourse de Chicago ont augmenté jeudi, le marché redoutant un repli des animaux disponibles. Selon le ministère de l'Agriculture, le coût d'une résurgence du parasite pourrait coûter 1,8 milliard de dollars rien qu'à l'échelle du Texas.

05.06.2026 à 00:16

Cécile GALLUCCIO
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En France, sans doute un dénouement tragique dans l'affaire de la disparition de la petite Lyhanna dans le Gers. Le corps d'un enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette a été retrouvé ce jeudi. Le principal suspect, Jérôme Barrella, avait déjà fait l'objet de signalements. Y a-t-il eu des défaillances de la justice ? En tous cas, le gouvernement a ouvert une enquête administrative. Un nouvel exemple d’une justice jugée trop lente, trop procédurière et qui manque d'effectifs.
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En France, sans doute un dénouement tragique dans l'affaire de la disparition de la petite Lyhanna dans le Gers. Le corps d'un enfant qui portait les mêmes vêtements que la fillette a été retrouvé ce jeudi. Le principal suspect, Jérôme Barrella, avait déjà fait l'objet de signalements. Y a-t-il eu des défaillances de la justice ? En tous cas, le gouvernement a ouvert une enquête administrative. Un nouvel exemple d’une justice jugée trop lente, trop procédurière et qui manque d'effectifs.

05.06.2026 à 00:13

FRANCE24
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"Je ne nous voyais pas trop beaux et je ne vais pas nous voir trop laids mais si on avait besoin d'une piqûre de rappel, on l'a eue", a déclaré le technicien français en conférence de presse. "On a bien maîtrisé notre première période, la deuxième a été plus difficile pour nous. On aura quelque chose qui ressemble à ça le 16 juin face au Sénégal (premier match des Bleus à la Coupe du monde, ndlr). C'était un match de préparation et le fait d'avoir fait 10 changements n'a pas non plus aidé. Mais c'était important pour moi de faire participer tout le monde ce soir. Je ne suis pas agacé et je n'aurais pas été euphorique si on avait gagné", a-t-il ajouté. "Les joueurs étaient impliqués et la défaite ne fait jamais plaisir mais les adversaires, quand ils jouent contre l'équipe de France, et les équipes africaines encore plus, ont un maximum de motivation", a-t-il également affirmé. Seul motif de satisfaction pour les Bleus, la prestation de Rayan Cherki, auteur de l'ouverture du score pour la France, son deuxième but en six sélections. "Rayan a beaucoup de qualités et il a eu une bonne complicité avec les autres attaquants. Quand tout le monde sera disponible, ça fera beaucoup de joueurs" pour effectuer des choix en attaque, a noté Deschamps. Le sélectionneur ivoirien Emerse Faé a lui savouré un succès de "prestige, bon pour le moral" dans l'optique de la Coupe du monde. "On est contents de cette victoire, on continue notre préparation et à monter en puissance. Mais on en va pas s'enflammer", a-t-il expliqué.
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"Je ne nous voyais pas trop beaux et je ne vais pas nous voir trop laids mais si on avait besoin d'une piqûre de rappel, on l'a eue", a déclaré le technicien français en conférence de presse. "On a bien maîtrisé notre première période, la deuxième a été plus difficile pour nous. On aura quelque chose qui ressemble à ça le 16 juin face au Sénégal (premier match des Bleus à la Coupe du monde, ndlr). C'était un match de préparation et le fait d'avoir fait 10 changements n'a pas non plus aidé. Mais c'était important pour moi de faire participer tout le monde ce soir. Je ne suis pas agacé et je n'aurais pas été euphorique si on avait gagné", a-t-il ajouté. "Les joueurs étaient impliqués et la défaite ne fait jamais plaisir mais les adversaires, quand ils jouent contre l'équipe de France, et les équipes africaines encore plus, ont un maximum de motivation", a-t-il également affirmé. Seul motif de satisfaction pour les Bleus, la prestation de Rayan Cherki, auteur de l'ouverture du score pour la France, son deuxième but en six sélections. "Rayan a beaucoup de qualités et il a eu une bonne complicité avec les autres attaquants. Quand tout le monde sera disponible, ça fera beaucoup de joueurs" pour effectuer des choix en attaque, a noté Deschamps. Le sélectionneur ivoirien Emerse Faé a lui savouré un succès de "prestige, bon pour le moral" dans l'optique de la Coupe du monde. "On est contents de cette victoire, on continue notre préparation et à monter en puissance. Mais on en va pas s'enflammer", a-t-il expliqué.

04.06.2026 à 23:59

FRANCE24
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Lors d'une conférence de presse, le président américain a souligné que les Etats dans lesquels se trouvent ces sites, 14 centrales et 42 mines existantes, avaient tous majoritairement voté pour lui lors du dernier scrutin présidentiel. "Notre action va permettre à ces infrastructures d'investir et de se moderniser", a expliqué Donald Trump, "ce qui prolongera leur durée de vie de plusieurs décennies, renforcera la fiabilité de notre réseau électrique et, le plus important, maintiendra les tarifs de l'électricité très bas." L'enveloppe débloquée servira aussi à la construction d'un terminal maritime à Oakland (Californie), destiné notamment à l'exportation du charbon, a dit le président américain. La production de charbon aux Etats-Unis a été divisée par deux entre 2005, un pic, et 2020. Elle a atteint un point bas en 2024, avant de rebondir l'an dernier, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Sur les quatre premiers mois de 2026, elle a même légèrement accéléré. Selon un rapport de l'observatoire Global Energy Monitor, les Etats-Unis sont la seule grande économie à avoir sensiblement augmenté leur consommation de charbon en 2025. Jusqu'ici, la décélération du charbon aux Etats-Unis était d'abord liée à une perte de compétitivité par rapport à d'autres pays, notamment la Chine, mais aussi à des préoccupations environnementales. Le charbon est l'un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète, et son abandon progressif est considéré comme essentiel pour lutter contre le changement climatique. Lors de la conférence de presse, Donald Trump a évoqué le "magnifique charbon propre". Environ 9% de l'énergie consommée aux Etats-Unis en 2025 provenait du charbon, selon l'EIA, soit autant que les énergies renouvelables. "Favoriser les pollueurs" Le président a précisé que les deux nouvelles centrales seraient situées en Virginie occidentale et en Alaska, construites "avec une technologie toute nouvelle, très propre". La dernière mise en service d'une centrale à charbon aux Etats-Unis remonte à 2013. Il s'agit du Sandy Creek Energy Center à McLennan, au Texas. Une étude menée par six universités a estimé que les émissions de centrales à charbon ont provoqué la mort de 460.000 personnes sur la période comprise entre 1999 et 2000. "Le précédent gouvernement de (Joe) Biden était allé si loin pour soutenir des sources d'électricité massivement subventionnées, intermittentes et tributaires de la météo que notre réseau électrique était à risque", a dit le ministre chargé de la gestion des terres fédérales, Doug Burgum, lors du point de presse à la Maison Blanche. "Vous avez compris à quel point le charbon était essentiel. C'est la colonne vertébrale de l'énergie américaine fiable, abordable et sûre", a ajouté le ministre. "Consacrer 700 millions de dollars à une source d'énergie sale et inefficace favorise les pollueurs au détriment des Américains, alors que l'on traverse une crise énergétique provoquée par Trump", a réagi, sur X, la coalition parlementaire SEEC, qui comprend une centaine d'élus démocrates de la Chambre des représentants favorables aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement. La guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage obligé pour 20% du pétrole et du gaz mondial, faisant grimper de plus de 50% le prix de l'or noir. Une étude publiée en 2025 par la banque Lazard a calculé que le coût de l'électricité produite par des sources d'énergie renouvelables était compétitif par rapport à celui des énergies fossiles, dont le charbon, même sans subventions publiques. Depuis sa prise de fonctions, Donald Trump a donné la priorité aux énergies fossiles dans la politique énergétique américaine au détriment des énergies renouvelables, en particulier l'éolien. Il a suspendu l'attribution de nouveaux permis pour des champs éoliens et obtenu de plusieurs énergéticiens l'abandon de projets majeurs et tenté de bloquer, en vain, ceux qui étaient en voie de réalisation.
Texte intégral (676 mots)
Lors d'une conférence de presse, le président américain a souligné que les Etats dans lesquels se trouvent ces sites, 14 centrales et 42 mines existantes, avaient tous majoritairement voté pour lui lors du dernier scrutin présidentiel. "Notre action va permettre à ces infrastructures d'investir et de se moderniser", a expliqué Donald Trump, "ce qui prolongera leur durée de vie de plusieurs décennies, renforcera la fiabilité de notre réseau électrique et, le plus important, maintiendra les tarifs de l'électricité très bas." L'enveloppe débloquée servira aussi à la construction d'un terminal maritime à Oakland (Californie), destiné notamment à l'exportation du charbon, a dit le président américain. La production de charbon aux Etats-Unis a été divisée par deux entre 2005, un pic, et 2020. Elle a atteint un point bas en 2024, avant de rebondir l'an dernier, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Sur les quatre premiers mois de 2026, elle a même légèrement accéléré. Selon un rapport de l'observatoire Global Energy Monitor, les Etats-Unis sont la seule grande économie à avoir sensiblement augmenté leur consommation de charbon en 2025. Jusqu'ici, la décélération du charbon aux Etats-Unis était d'abord liée à une perte de compétitivité par rapport à d'autres pays, notamment la Chine, mais aussi à des préoccupations environnementales. Le charbon est l'un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent la planète, et son abandon progressif est considéré comme essentiel pour lutter contre le changement climatique. Lors de la conférence de presse, Donald Trump a évoqué le "magnifique charbon propre". Environ 9% de l'énergie consommée aux Etats-Unis en 2025 provenait du charbon, selon l'EIA, soit autant que les énergies renouvelables. "Favoriser les pollueurs" Le président a précisé que les deux nouvelles centrales seraient situées en Virginie occidentale et en Alaska, construites "avec une technologie toute nouvelle, très propre". La dernière mise en service d'une centrale à charbon aux Etats-Unis remonte à 2013. Il s'agit du Sandy Creek Energy Center à McLennan, au Texas. Une étude menée par six universités a estimé que les émissions de centrales à charbon ont provoqué la mort de 460.000 personnes sur la période comprise entre 1999 et 2000. "Le précédent gouvernement de (Joe) Biden était allé si loin pour soutenir des sources d'électricité massivement subventionnées, intermittentes et tributaires de la météo que notre réseau électrique était à risque", a dit le ministre chargé de la gestion des terres fédérales, Doug Burgum, lors du point de presse à la Maison Blanche. "Vous avez compris à quel point le charbon était essentiel. C'est la colonne vertébrale de l'énergie américaine fiable, abordable et sûre", a ajouté le ministre. "Consacrer 700 millions de dollars à une source d'énergie sale et inefficace favorise les pollueurs au détriment des Américains, alors que l'on traverse une crise énergétique provoquée par Trump", a réagi, sur X, la coalition parlementaire SEEC, qui comprend une centaine d'élus démocrates de la Chambre des représentants favorables aux énergies renouvelables et à la protection de l'environnement. La guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage obligé pour 20% du pétrole et du gaz mondial, faisant grimper de plus de 50% le prix de l'or noir. Une étude publiée en 2025 par la banque Lazard a calculé que le coût de l'électricité produite par des sources d'énergie renouvelables était compétitif par rapport à celui des énergies fossiles, dont le charbon, même sans subventions publiques. Depuis sa prise de fonctions, Donald Trump a donné la priorité aux énergies fossiles dans la politique énergétique américaine au détriment des énergies renouvelables, en particulier l'éolien. Il a suspendu l'attribution de nouveaux permis pour des champs éoliens et obtenu de plusieurs énergéticiens l'abandon de projets majeurs et tenté de bloquer, en vain, ceux qui étaient en voie de réalisation.

04.06.2026 à 23:53

FRANCE24
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"L’individu qui est entré sur l’aire de jeu pendant le match 1 des finales a été arrêté et sera banni à vie de toutes les salles NBA", a indiqué ce porte-parole. L’incident a brièvement interrompu la rencontre au milieu du quatrième quart-temps lors de la victoire des New York Knicks sur le parquet de San Antonio mercredi (105-95). Le fan a couru sur le parquet en brandissant un téléphone portable, s’arrêtant devant un Wembanyama interloqué et le pivot des Knicks Mitchell Robinson, avant que des agents de sécurité ne le repoussent puis ne l’évacuent du terrain. Selon le bureau du shérif du comté de Bexar, cité par le San Antonio Express-News, le chasseur de selfie est mineur et a été arrêté pour avoir intentionnellement perturbé un rassemblement légal. Wembanyama, qui est resté très calme pendant l'incident, a confié n'avoir "jamais vécu une telle situation". "Je ne savais pas comment réagir. Ça m’a vraiment surpris, presque autant qu'une fois où une chauve-souris avait traversé le terrain", a ajouté la star française, en référence à un épisode survenu dans la même salle pendant sa première saison chez les Spurs.
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"L’individu qui est entré sur l’aire de jeu pendant le match 1 des finales a été arrêté et sera banni à vie de toutes les salles NBA", a indiqué ce porte-parole. L’incident a brièvement interrompu la rencontre au milieu du quatrième quart-temps lors de la victoire des New York Knicks sur le parquet de San Antonio mercredi (105-95). Le fan a couru sur le parquet en brandissant un téléphone portable, s’arrêtant devant un Wembanyama interloqué et le pivot des Knicks Mitchell Robinson, avant que des agents de sécurité ne le repoussent puis ne l’évacuent du terrain. Selon le bureau du shérif du comté de Bexar, cité par le San Antonio Express-News, le chasseur de selfie est mineur et a été arrêté pour avoir intentionnellement perturbé un rassemblement légal. Wembanyama, qui est resté très calme pendant l'incident, a confié n'avoir "jamais vécu une telle situation". "Je ne savais pas comment réagir. Ça m’a vraiment surpris, presque autant qu'une fois où une chauve-souris avait traversé le terrain", a ajouté la star française, en référence à un épisode survenu dans la même salle pendant sa première saison chez les Spurs.
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