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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

20.02.2026 à 12:01

Dermatose bovine: la quasi-totalité des zones réglementées levées, annonce Genevard

FRANCE24
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"Le temps et le protocole choisi nous ont donné raison, puisque depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse, et que aujourd'hui même (…), nous levons toutes les zones réglementées, à l'exception d'un tout petit morceau des Pyrénées-Orientales, qui dépend d'un cas en Espagne", a déclaré la ministre sur France Inter. "Ça veut dire qu'on reprend une vie normale, qu'on peut à nouveau commercer, qu'on peut à nouveau bouger ces animaux", a-t-elle dit. Une vaste zone du Sud-Ouest, qui était en "zone réglementée", passe donc en "zone vaccinale", avec la levée des principales restrictions sur les mouvements d'animaux. Toutefois, les exportations restent soumises à des déclarations et un accord bilatéral entre pays. Vendredi matin, plusieurs préfectures du sud-ouest (Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées ou Ariège) ont communiqué sur ce basculement, rendu possible par "l'évolution favorable de la situation sanitaire". Le passage en zone vaccinale implique que "les bovins valablement vaccinés depuis au moins 28 jours peuvent circuler librement" dans la zone "sans laissez-passer sanitaire", détaille par exemple la préfecture de l'Ariège, département dans lequel l'abattage, début décembre, d'un troupeau aux Bordes-sur-Arize avait été le point de départ de plusieurs semaines d'expression de la colère agricole. A ce jour, au niveau national, plus de 3.500 bovins ont été abattus sur un cheptel de près de 16 millions de têtes. Le gouvernement a privilégié un protocole sanitaire s'appuyant sur l'abattage total d'un foyer dès l'apparition d'un cas, pour éviter la propagation de la maladie, transmise par des moucherons piqueurs, ainsi que sur la vaccination. Près de deux millions de bêtes ont été vaccinées en tout depuis l'apparition de la maladie en France en juin. La vaccination sera reconduite dans certaines zones en 2026. Cette stratégie, soutenue par l'alliance majoritaire FNSEA-JA, est contestée par les deux autres grands syndicats agricoles, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, qui demandent son assouplissement. Pour la première fois depuis la création du Salon de l'agriculture en 1964, les bovins seront absents, les organismes de sélection des races ayant décidé "par précaution et par solidarité" avec les éleveurs touchés par la dermatose, de ne pas présenter leurs animaux. A la veille de l'ouverture du salon, Annie Genevard a redit qu'elle respectait cette décision. "Il n'y aura pas de boycott du Salon de l'agriculture, le fait qu'il n'y ait pas de bovins résulte plutôt d'une prudence sanitaire que d'une décision politique", a-t-elle ajouté.

20.02.2026 à 11:57

Le rêve brisé du peuple kurde ?

Pauline GODART
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Les Kurdes se retrouvent face à un paradoxe : indispensables quand l'Occident a besoin d'alliés dans la région, abandonnés lorsque vient l’heure des choix politiques. L'accord signé fin janvier entre la Syrie et les Kurdes syriens a mis un coup d'arrêt au rêve d'un grand Kurdistan. La perte d’autonomie du Rojava a ravivé un sentiment d’insécurité. Reportage de Pauline Godart, Amar Al-Hameedawi et Dida Faridoon.
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Les Kurdes se retrouvent face à un paradoxe : indispensables quand l'Occident a besoin d'alliés dans la région, abandonnés lorsque vient l’heure des choix politiques. L'accord signé fin janvier entre la Syrie et les Kurdes syriens a mis un coup d'arrêt au rêve d'un grand Kurdistan. La perte d’autonomie du Rojava a ravivé un sentiment d’insécurité. Reportage de Pauline Godart, Amar Al-Hameedawi et Dida Faridoon.

20.02.2026 à 11:57

Une IA sera-t-elle candidate aux élections législatives de Colombie ?

FRANCE24
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Alors que le monde de l’intelligence artificielle (IA) se réunit à New Delhi, une IA fait parler d'elle en Colombie... elle est candidate aux prochaines élections législatives. Explications avec Margot Loizillon.
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Alors que le monde de l’intelligence artificielle (IA) se réunit à New Delhi, une IA fait parler d'elle en Colombie... elle est candidate aux prochaines élections législatives. Explications avec Margot Loizillon.

20.02.2026 à 11:53

Pourquoi Ramsès II est-il aussi célèbre ?

FRANCE24
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Si on vous dit « pharaon », vous penserez sûrement « Ramsès II ». Mais comment ce roi d'Égypte est-il devenu célèbre au point que son nom arrive jusqu'à nous ?
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Si on vous dit « pharaon », vous penserez sûrement « Ramsès II ». Mais comment ce roi d'Égypte est-il devenu célèbre au point que son nom arrive jusqu'à nous ?

20.02.2026 à 11:46

Quelle est l'origine de la coupe à la garçonne ?

FRANCE24
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Pendant longtemps, les cheveux courts chez les femmes étaient associés à la pauvreté, la maladie ou la punition. Mais les choses bougèrent dans les années 20 avec l'avènement de la fameuse coupe à la garçonne, devenue symbole de l'émancipation féminine.
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Pendant longtemps, les cheveux courts chez les femmes étaient associés à la pauvreté, la maladie ou la punition. Mais les choses bougèrent dans les années 20 avec l'avènement de la fameuse coupe à la garçonne, devenue symbole de l'émancipation féminine.

20.02.2026 à 11:33

Accord ou force : Trump se donne "dix jours" pour prendre une décision sur l'Iran

FRANCE24
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Donald Trump a indiqué jeudi se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. "Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours", a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son "Conseil de paix", qui tenait sa première réunion. Récit de David Gilberg.
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Donald Trump a indiqué jeudi se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. "Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours", a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son "Conseil de paix", qui tenait sa première réunion. Récit de David Gilberg.

20.02.2026 à 11:27

L'excision, une souffrance à vie qui pourrait redevenir légale en Gambie

FRANCE24
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Les mutilations génitales féminines (MGF) - qui incluent l'ablation partielle ou totale du clitoris, ou plus largement des organes génitaux externes - font l'objet d'un débat sensible en Gambie, où cette pratique reste ancrée dans la société. Malgré l'interdiction en vigueur, la Gambie fait partie des dix pays au monde où le taux de MGF est le plus élevé: 73% des jeunes filles et femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi cette pratique en 2020, selon l'Unicef. En 2025, les morts de deux nourrissons récemment excisés avaient provoqué l'indignation dans le pays. La question des MGF est au centre d'une affaire devant la Cour suprême qui examine une plainte visant à revenir sur leur interdiction dans ce pays à majorité musulmane. La Gambie deviendrait l'un des seuls pays au monde à prendre cette décision. En 2024, le Parlement avait rejeté une proposition de loi présentée par le député Almameh Gibba, qui entendait dépénaliser la pratique, arguant du respect de la tradition. En avril 2025, le député et des associations religieuses ont alors déposé une plainte devant la Cour suprême. L'examen par la Cour, qui a démarré en décembre, a été interrompu, mais devrait reprendre bientôt. "Cris" C'est à l'âge de six ans que Fatou, 30 ans, a été excisée. Elle s'est retrouvée dans un lieu inconnu en compagnie de "plusieurs vieilles femmes", celles que l'on appelle les "coupeuses". Les yeux bandés, elle n'a pas tout de suite compris ce qu'il se passait, mais pouvait "entendre les cris des autres filles" prises au piège dans le même lieu, explique-t-elle à l'AFP depuis sa maison, dans la ville de Brikima, à 40 km de la capitale Banjul. Aujourd'hui encore, elle "a très mal à chaque fois" qu'elle a ses règles. "Et quand j'ai des relations intimes avec mon mari, à un moment donné, j'ai l'impression qu'on déverse de l'eau brûlante sur moi...". Les victimes de MGF sont pour la plupart des fillettes ou préadolescentes. Outre la douleur, le traumatisme et les conséquences sur la sexualité future des femmes, ces mutilations peuvent provoquer la mort, des infections, saignements et plus tard stérilité et complications lors de l'accouchement ou après. Malgré l'interdiction en vigueur depuis 2015, moins d'une dizaine de cas ont été poursuivis devant la justice et les premières condamnations ont été prononcées seulement en 2023. Membre du Conseil islamique suprême de Gambie qui encadre les questions islamiques, l'imam Kalipha Dampha soutient pour sa part la dépénalisation. "L'excision fait partie de nos croyances religieuses. L'interdire, cela revient à entraver notre liberté religieuse", a-t-il déclaré à un journaliste de l'AFP venu le rencontrer au siège du Conseil à Kanifing, à l'ouest de Banjul. "Tout dans l'islam est basé sur la pureté" et cela inclut selon lui "la circoncision, que ce soit pour les hommes ou les femmes". De son côté, Oumie Jagne, coordinatrice de programme à l'ONG gambienne "Think Young Women", réplique que les "MGF ne sont pas une exigence, ni un impératif religieux". Selon elle, l'une des raisons de la persistance de cette pratique douloureuse est qu'elle est vue comme un rite de passage pour être acceptée dans la communauté. Refuser de s'y soumettre peut entraîner des difficultés d'intégration, un isolement social, des pressions. Même si l'interdiction des MGF est peu appliquée en Gambie, la loi "a permis de créer un précédent clair que cette pratique n'est pas acceptable", estime-t-elle. - "Traumatisme" - Jaha Dukureh a enduré nombre de traumatismes à cause de l'excision. Devenue ambassadrice régionale d'ONU Femmes pour l'Afrique, elle a fondé l'ONG "Safe Hands for Girls" venant en aide aux victimes de MGF en Afrique et travaille désormais dans le secteur de la tech aux Etats-Unis. Alors qu'elle n'était qu'une enfant dans les années 1990, elle a vu mourir sa soeur qui n'avait qu'une semaine. Le nourrisson s'est vidé de son sang après avoir subi une excision. Puis Jaha Dukureh a été mariée à l'âge de 15 ans, à un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Issue de la communauté soninké - qui pratique cette mutilation en raison de valeurs centrées sur la virginité - elle a subi une "infibulation", un rétrécissement de l'orifice vaginal par recouvrement, en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture. Au moment du mariage, les femmes sont "réouvertes sans anesthésie", puis on dit à leurs maris d'avoir un rapport le jour même, pour "ne pas que cela se referme", déplore Mme Dukureh. Mariama Fatajo, 28 ans, a elle aussi été victime d'excision. La jeune femme dit avoir tellement souffert lors de l'accouchement de ses deux enfants qu'elle a décidé de ne pas en avoir d'autres, témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Elle a très peur d'une dépénalisation. "Ce sera choquant pour nous, les survivantes, mais aussi pour les petites filles que nous essayons de protéger", craint-elle. "Parce les MGF peuvent être un traumatisme dont on souffre toute une vie".
Texte intégral (858 mots)
Les mutilations génitales féminines (MGF) - qui incluent l'ablation partielle ou totale du clitoris, ou plus largement des organes génitaux externes - font l'objet d'un débat sensible en Gambie, où cette pratique reste ancrée dans la société. Malgré l'interdiction en vigueur, la Gambie fait partie des dix pays au monde où le taux de MGF est le plus élevé: 73% des jeunes filles et femmes âgées de 15 à 49 ans avaient subi cette pratique en 2020, selon l'Unicef. En 2025, les morts de deux nourrissons récemment excisés avaient provoqué l'indignation dans le pays. La question des MGF est au centre d'une affaire devant la Cour suprême qui examine une plainte visant à revenir sur leur interdiction dans ce pays à majorité musulmane. La Gambie deviendrait l'un des seuls pays au monde à prendre cette décision. En 2024, le Parlement avait rejeté une proposition de loi présentée par le député Almameh Gibba, qui entendait dépénaliser la pratique, arguant du respect de la tradition. En avril 2025, le député et des associations religieuses ont alors déposé une plainte devant la Cour suprême. L'examen par la Cour, qui a démarré en décembre, a été interrompu, mais devrait reprendre bientôt. "Cris" C'est à l'âge de six ans que Fatou, 30 ans, a été excisée. Elle s'est retrouvée dans un lieu inconnu en compagnie de "plusieurs vieilles femmes", celles que l'on appelle les "coupeuses". Les yeux bandés, elle n'a pas tout de suite compris ce qu'il se passait, mais pouvait "entendre les cris des autres filles" prises au piège dans le même lieu, explique-t-elle à l'AFP depuis sa maison, dans la ville de Brikima, à 40 km de la capitale Banjul. Aujourd'hui encore, elle "a très mal à chaque fois" qu'elle a ses règles. "Et quand j'ai des relations intimes avec mon mari, à un moment donné, j'ai l'impression qu'on déverse de l'eau brûlante sur moi...". Les victimes de MGF sont pour la plupart des fillettes ou préadolescentes. Outre la douleur, le traumatisme et les conséquences sur la sexualité future des femmes, ces mutilations peuvent provoquer la mort, des infections, saignements et plus tard stérilité et complications lors de l'accouchement ou après. Malgré l'interdiction en vigueur depuis 2015, moins d'une dizaine de cas ont été poursuivis devant la justice et les premières condamnations ont été prononcées seulement en 2023. Membre du Conseil islamique suprême de Gambie qui encadre les questions islamiques, l'imam Kalipha Dampha soutient pour sa part la dépénalisation. "L'excision fait partie de nos croyances religieuses. L'interdire, cela revient à entraver notre liberté religieuse", a-t-il déclaré à un journaliste de l'AFP venu le rencontrer au siège du Conseil à Kanifing, à l'ouest de Banjul. "Tout dans l'islam est basé sur la pureté" et cela inclut selon lui "la circoncision, que ce soit pour les hommes ou les femmes". De son côté, Oumie Jagne, coordinatrice de programme à l'ONG gambienne "Think Young Women", réplique que les "MGF ne sont pas une exigence, ni un impératif religieux". Selon elle, l'une des raisons de la persistance de cette pratique douloureuse est qu'elle est vue comme un rite de passage pour être acceptée dans la communauté. Refuser de s'y soumettre peut entraîner des difficultés d'intégration, un isolement social, des pressions. Même si l'interdiction des MGF est peu appliquée en Gambie, la loi "a permis de créer un précédent clair que cette pratique n'est pas acceptable", estime-t-elle. - "Traumatisme" - Jaha Dukureh a enduré nombre de traumatismes à cause de l'excision. Devenue ambassadrice régionale d'ONU Femmes pour l'Afrique, elle a fondé l'ONG "Safe Hands for Girls" venant en aide aux victimes de MGF en Afrique et travaille désormais dans le secteur de la tech aux Etats-Unis. Alors qu'elle n'était qu'une enfant dans les années 1990, elle a vu mourir sa soeur qui n'avait qu'une semaine. Le nourrisson s'est vidé de son sang après avoir subi une excision. Puis Jaha Dukureh a été mariée à l'âge de 15 ans, à un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Issue de la communauté soninké - qui pratique cette mutilation en raison de valeurs centrées sur la virginité - elle a subi une "infibulation", un rétrécissement de l'orifice vaginal par recouvrement, en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture. Au moment du mariage, les femmes sont "réouvertes sans anesthésie", puis on dit à leurs maris d'avoir un rapport le jour même, pour "ne pas que cela se referme", déplore Mme Dukureh. Mariama Fatajo, 28 ans, a elle aussi été victime d'excision. La jeune femme dit avoir tellement souffert lors de l'accouchement de ses deux enfants qu'elle a décidé de ne pas en avoir d'autres, témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Elle a très peur d'une dépénalisation. "Ce sera choquant pour nous, les survivantes, mais aussi pour les petites filles que nous essayons de protéger", craint-elle. "Parce les MGF peuvent être un traumatisme dont on souffre toute une vie".

20.02.2026 à 11:25

L'ex-prince Andrew, accusé d'avoir fourni des documents confidentiels à Epstein, est relâché

FRANCE24
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L'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue jeudi, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein, du jamais vu dans l'histoire moderne de la monarchie britannique. Le prince déchu a finalement été relâché en soirée "en attendant la suite de l'enquête", a indiqué dans un communiqué la police de Windsor.
Texte intégral (858 mots)
L'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue jeudi, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein, du jamais vu dans l'histoire moderne de la monarchie britannique. Le prince déchu a finalement été relâché en soirée "en attendant la suite de l'enquête", a indiqué dans un communiqué la police de Windsor.

20.02.2026 à 11:25

JO: derrière les médailles des fondeurs, un semi-remorque qui carbure

FRANCE24
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Dans un espace lumineux d'une soixantaine de mètres carrés qui sent le neuf, ces travailleurs de l'ombre veillent au fartage, une mission essentielle pour la réussite des Bleus, facilitée par l'acquisition d'un semi-remorque aménagé spécialement pour leurs besoins et opérationnel depuis décembre 2024. Sur leurs bureaux de bois clair, ils appliquent, préparent et optimisent les couches de cires spéciales (ou fart) sous les skis pour en améliorer la glisse ou l'accroche selon les conditions de neige et de température. Dans l'atelier aménagé dans le semi-remorque, les membres de cette première équipe - huit personnes au total - ont chacun "une mission spécifique", indique Guillaume de Nardin, responsable de l'atelier. Trois à quatre personnes oeuvrent au fartage des skis de style classique, les "glisseurs", eux, sont astreints aux produits de glisse et les "structureurs" passent les skis aux rouleaux pour la finition. - "cristaux de neige" - Dans un camion plus petit situé à côté, une seconde équipe de trois personnes passe les équipements sur une "structureuse", machine sophistiquée dédiée à la première finition. Elle sert à "changer la texture des semelles de skis pour les adapter aux différentes conditions de piste", dit Jean Hérody, chargé de cette étape. "Sur une saison, on rencontre des tailles de cristaux de neige et des hygrométries très différentes. Et pour chaque piste, on doit trouver la friction optimale pour générer les conditions de glisse maximales", développe-t-il. Troisième pièce du puzzle, une tente sert de lieu de stockage supplémentaire pour les skis, tous étiquetés du nom du fondeur à qui ils sont destinés. Au plus fort de leur activité, les techniciens "sortent 10 à 15 skis par athlètes". Quinze fondeurs français - huit hommes, sept femmes - étaient rassemblés dans le Val di Fiemme au début des Jeux. Mais la vraie révolution, c'est l'imposante remorque bleue avec son atelier de fartage, qui fait de l'oeil au massif camion de la Norvège de Johannes Klaebo, garé non loin de là. Ce poids lourd a coûté "près d'un million d'euros" aménagement intérieur inclus, indique Olivier Michaud, directeur des équipes de France de ski de fond. Une acquisition permise grâce à un partenariat entre la Fédération française (FFS), la région Auvergne Rhône Alpes et l'Agence nationale du sport (ANS). Cet outil de travail "majeur" fait "complètement partie de la performance", insiste le dirigeant des Bleus en répondant à nos questions depuis la salle de réunion attenante à l'atelier. "C'est là que l'on débriefe entre membres du staff et avec les athlètes. C'est aussi là qu'on pleure quand ça gagne et quand ça perd", souligne Olivier Michaud, une machine à café et une plaque de cuisson derrière lui. 750 paires de ski Dans ce semi-remorque dont le tracteur est, lui, loué, "la surface de travail est deux fois plus grande que dans l'ancien camion", qui avait duré une dizaine d'années, précise Guillaume de Nardin en poursuivant la visite guidée. "L'espace permet de stocker plus de skis au lieu de les avoir toujours à l'extérieur dans des housses", ajoute-t-il. Doté de deux grands tiroirs latéraux, le poids lourd peut ainsi contenir jusqu'à 750 paires de skis. Sur une saison complète, avec les étapes de Coupe du monde organisée de novembre à mars en Norvège, Suède, Italie, Finlande, Suisse... "c'est énormément de fatigue en moins sur le travail quotidien", fait remarquer Guillaume de Nardin. Car les horaires de ces travailleurs de l'ombre sont déjà très élastiques: pendant les Jeux, ils peuvent usiner dans l'atelier "de 8h du matin à 22h", souligne Olivier Michaud. Les techniciens passent aussi beaucoup de temps sur les pistes à tester eux-mêmes les skis et... sur la route! Après les Jeux, la Coupe du monde reprend dès le 28 février à Falun, en Suède, suivi de quatre autres étapes en trois semaines, dont les finales à Lake Placid, aux Etats-Unis du 20 au 22 mars. Cela méritait bien de trouver le bon "truck".
Texte intégral (697 mots)
Dans un espace lumineux d'une soixantaine de mètres carrés qui sent le neuf, ces travailleurs de l'ombre veillent au fartage, une mission essentielle pour la réussite des Bleus, facilitée par l'acquisition d'un semi-remorque aménagé spécialement pour leurs besoins et opérationnel depuis décembre 2024. Sur leurs bureaux de bois clair, ils appliquent, préparent et optimisent les couches de cires spéciales (ou fart) sous les skis pour en améliorer la glisse ou l'accroche selon les conditions de neige et de température. Dans l'atelier aménagé dans le semi-remorque, les membres de cette première équipe - huit personnes au total - ont chacun "une mission spécifique", indique Guillaume de Nardin, responsable de l'atelier. Trois à quatre personnes oeuvrent au fartage des skis de style classique, les "glisseurs", eux, sont astreints aux produits de glisse et les "structureurs" passent les skis aux rouleaux pour la finition. - "cristaux de neige" - Dans un camion plus petit situé à côté, une seconde équipe de trois personnes passe les équipements sur une "structureuse", machine sophistiquée dédiée à la première finition. Elle sert à "changer la texture des semelles de skis pour les adapter aux différentes conditions de piste", dit Jean Hérody, chargé de cette étape. "Sur une saison, on rencontre des tailles de cristaux de neige et des hygrométries très différentes. Et pour chaque piste, on doit trouver la friction optimale pour générer les conditions de glisse maximales", développe-t-il. Troisième pièce du puzzle, une tente sert de lieu de stockage supplémentaire pour les skis, tous étiquetés du nom du fondeur à qui ils sont destinés. Au plus fort de leur activité, les techniciens "sortent 10 à 15 skis par athlètes". Quinze fondeurs français - huit hommes, sept femmes - étaient rassemblés dans le Val di Fiemme au début des Jeux. Mais la vraie révolution, c'est l'imposante remorque bleue avec son atelier de fartage, qui fait de l'oeil au massif camion de la Norvège de Johannes Klaebo, garé non loin de là. Ce poids lourd a coûté "près d'un million d'euros" aménagement intérieur inclus, indique Olivier Michaud, directeur des équipes de France de ski de fond. Une acquisition permise grâce à un partenariat entre la Fédération française (FFS), la région Auvergne Rhône Alpes et l'Agence nationale du sport (ANS). Cet outil de travail "majeur" fait "complètement partie de la performance", insiste le dirigeant des Bleus en répondant à nos questions depuis la salle de réunion attenante à l'atelier. "C'est là que l'on débriefe entre membres du staff et avec les athlètes. C'est aussi là qu'on pleure quand ça gagne et quand ça perd", souligne Olivier Michaud, une machine à café et une plaque de cuisson derrière lui. 750 paires de ski Dans ce semi-remorque dont le tracteur est, lui, loué, "la surface de travail est deux fois plus grande que dans l'ancien camion", qui avait duré une dizaine d'années, précise Guillaume de Nardin en poursuivant la visite guidée. "L'espace permet de stocker plus de skis au lieu de les avoir toujours à l'extérieur dans des housses", ajoute-t-il. Doté de deux grands tiroirs latéraux, le poids lourd peut ainsi contenir jusqu'à 750 paires de skis. Sur une saison complète, avec les étapes de Coupe du monde organisée de novembre à mars en Norvège, Suède, Italie, Finlande, Suisse... "c'est énormément de fatigue en moins sur le travail quotidien", fait remarquer Guillaume de Nardin. Car les horaires de ces travailleurs de l'ombre sont déjà très élastiques: pendant les Jeux, ils peuvent usiner dans l'atelier "de 8h du matin à 22h", souligne Olivier Michaud. Les techniciens passent aussi beaucoup de temps sur les pistes à tester eux-mêmes les skis et... sur la route! Après les Jeux, la Coupe du monde reprend dès le 28 février à Falun, en Suède, suivi de quatre autres étapes en trois semaines, dont les finales à Lake Placid, aux Etats-Unis du 20 au 22 mars. Cela méritait bien de trouver le bon "truck".

20.02.2026 à 11:23

L'ultimatum de Donald Trump à l'Iran : "dix jours" pour trouver un accord

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump a dit jeudi se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire: les Etats-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie. Analyse d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.
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Le président américain Donald Trump a dit jeudi se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Mais les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire: les Etats-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie. Analyse d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.

20.02.2026 à 11:23

L'ex-prince Andrew relâché de garde à vue, l'enquête sur ses liens à Epstein se poursuit

FRANCE24
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L'ex-prince Andrew, arrêté jeudi matin suite à des allégations de "faute dans l'exercice de fonctions officielles", a été "relâché" dans la soirée dans l'attente des suites de l'enquête, a annoncé la police régionale de Windsor, qui avait annoncé son interpellation dans la matinée. Précisions de Bénédicte Paviot, correspondante de France 24 à Londres.
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L'ex-prince Andrew, arrêté jeudi matin suite à des allégations de "faute dans l'exercice de fonctions officielles", a été "relâché" dans la soirée dans l'attente des suites de l'enquête, a annoncé la police régionale de Windsor, qui avait annoncé son interpellation dans la matinée. Précisions de Bénédicte Paviot, correspondante de France 24 à Londres.

20.02.2026 à 11:13

Face à la baisse des prix de l'électricité, EDF entame une année 2026 chargée en défis

FRANCE24
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A quelques semaines du 80e anniversaire de sa naissance, EDF a annoncé un bénéfice net pour 2025 en recul de 26,3% à 8,4 milliards d'euros, affecté par la baisse des prix de l'électricité sur les marchés, partiellement compensée par la hausse de la production nucléaire. Son chiffre d'affaires a lui reculé de 4,5% à 113,3 milliards. Mais fort de l'amélioration de ses flux de trésorerie, le groupe continue de réduire son endettement, ramené à 51,5 milliards d'euros, en baisse de 2,9 milliards d'euros. Le groupe versera un dividende d'1 milliard d'euros à son unique actionnaire, l'Etat. Le PDG Bernard Fontana s'est félicité dans un communiqué de "résultats opérationnels et financiers solides", qui traduisent "les actions engagées pour augmenter durablement notre performance opérationnelle", notamment avec la poursuite de la "remontada" de la production nucléaire (373 TWh). Le dirigeant a notamment souligné les effets positifs du programme d'optimisation des arrêts pour maintenance dans ses 19 centrales nucléaires. Maîtriser leurs durées, qui ont pu déraper par le passé, est "l'un des premiers facteurs de performance du parc nucléaire", a-t-il déclaré lors d'un point presse téléphonique. En 2025, 23 réacteurs sur 40 qui étaient arrêtés ont redémarré avant la date prévue, contre 17 sur 41 en 2024. En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF. Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur de compétitivité, et de poursuivre la hausse de la production nucléaire. En parallèle, EDF et l'Etat se sont entendus sur les modalités de financement du programme de réacteurs nucléaires EPR2. Sous réserve du feu vert de Bruxelles, EDF pourrait annoncer fin 2026 sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France. Sa publication, la semaine dernière par le gouvernement, a mis fin au moins pour un temps aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, la nouvelle confirme la priorité à l'atome, tout en préservant l'éolien et solaire. "Sélectifs" Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent. Alors que le coût du projet des six EPR2 a été réévalué à 72,8 milliards d'euros, hors coût de la dette, EDF veut faire oublier les déboires de son chantier fleuve de l'EPR de Flamanville. Mais vendredi encore, l'entreprise a annoncé un "ajustement" du planning et du coût de son projet au Royaume-Uni de deux réacteurs à Hinkley Point C, désormais estimé à 35 milliards de livres. Le premier doit démarrer en 2030, dans la fourchette annoncée précédemment qui tablait sur 2029, voire 2031. Bien que réduite, sa dette abyssale continue de peser, à l'heure où le groupe doit engager jusqu'à 460 milliards d'investissements d'ici 2040, selon la Cour des comptes. Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Le dirigeant à la réputation de "cost-killer" vise un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation et les processus, ce qui inquiète les salariés. Parallèlement, le groupe mise sur des investissements "sélectifs" à l'international pour retrouver des marges de manœuvre. Car EDF va devoir composer, non seulement avec des prix en baisse sur les marchés, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité. Fort de sa production décarbonée à 95%, EDF doit conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), les entreprises et les grands industriels et bientôt avec les centres de données, très gourmands en électricité.
Texte intégral (700 mots)
A quelques semaines du 80e anniversaire de sa naissance, EDF a annoncé un bénéfice net pour 2025 en recul de 26,3% à 8,4 milliards d'euros, affecté par la baisse des prix de l'électricité sur les marchés, partiellement compensée par la hausse de la production nucléaire. Son chiffre d'affaires a lui reculé de 4,5% à 113,3 milliards. Mais fort de l'amélioration de ses flux de trésorerie, le groupe continue de réduire son endettement, ramené à 51,5 milliards d'euros, en baisse de 2,9 milliards d'euros. Le groupe versera un dividende d'1 milliard d'euros à son unique actionnaire, l'Etat. Le PDG Bernard Fontana s'est félicité dans un communiqué de "résultats opérationnels et financiers solides", qui traduisent "les actions engagées pour augmenter durablement notre performance opérationnelle", notamment avec la poursuite de la "remontada" de la production nucléaire (373 TWh). Le dirigeant a notamment souligné les effets positifs du programme d'optimisation des arrêts pour maintenance dans ses 19 centrales nucléaires. Maîtriser leurs durées, qui ont pu déraper par le passé, est "l'un des premiers facteurs de performance du parc nucléaire", a-t-il déclaré lors d'un point presse téléphonique. En 2025, 23 réacteurs sur 40 qui étaient arrêtés ont redémarré avant la date prévue, contre 17 sur 41 en 2024. En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF. Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur de compétitivité, et de poursuivre la hausse de la production nucléaire. En parallèle, EDF et l'Etat se sont entendus sur les modalités de financement du programme de réacteurs nucléaires EPR2. Sous réserve du feu vert de Bruxelles, EDF pourrait annoncer fin 2026 sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France. Sa publication, la semaine dernière par le gouvernement, a mis fin au moins pour un temps aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, la nouvelle confirme la priorité à l'atome, tout en préservant l'éolien et solaire. "Sélectifs" Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent. Alors que le coût du projet des six EPR2 a été réévalué à 72,8 milliards d'euros, hors coût de la dette, EDF veut faire oublier les déboires de son chantier fleuve de l'EPR de Flamanville. Mais vendredi encore, l'entreprise a annoncé un "ajustement" du planning et du coût de son projet au Royaume-Uni de deux réacteurs à Hinkley Point C, désormais estimé à 35 milliards de livres. Le premier doit démarrer en 2030, dans la fourchette annoncée précédemment qui tablait sur 2029, voire 2031. Bien que réduite, sa dette abyssale continue de peser, à l'heure où le groupe doit engager jusqu'à 460 milliards d'investissements d'ici 2040, selon la Cour des comptes. Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Le dirigeant à la réputation de "cost-killer" vise un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation et les processus, ce qui inquiète les salariés. Parallèlement, le groupe mise sur des investissements "sélectifs" à l'international pour retrouver des marges de manœuvre. Car EDF va devoir composer, non seulement avec des prix en baisse sur les marchés, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité. Fort de sa production décarbonée à 95%, EDF doit conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), les entreprises et les grands industriels et bientôt avec les centres de données, très gourmands en électricité.

20.02.2026 à 11:07

Villepin dénonce la "diabolisation" de LFI, la France a son "moment Charlie Kirk"

FRANCE24
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"C'est pour la France le +moment Charlie Kirk (...) C’est un moment qui vise à la délégitimation d'une partie du spectre politique et à la victimisation de l’extrême droite triomphante", écrit Dominique de Villepin dans un long post sur X en assurant ne pas parler au nom d'un camp mais "d'une certaine idée de la République". Suite à l'assassinat du militant d'extrême droite Charlie Kirk par un homme se revendiquant de l'antifascisme, Donald Trump et ses partisans avaient tenté d'en rendre responsable l'opposition démocrate pour la disqualifier. "L'enjeu, c'est celui d'une prise de pouvoir sur les esprits (...). Nous approchons d'un point de non-retour. Quelque chose commence à nous échapper", alerte l'ancien Premier ministre, probable candidat à la présidentielle. Certes, Dominique de Villepin appelle LFI "à récuser toute complaisance pour la violence", critique la "radicalité" de sa "rhétorique" qui "finit par devenir une mécanique qui échappe à ceux qui prétendent la conduire" et "fait le jeu du RN". Mais, selon lui, "la faute politique majeure" du centre-gauche comme de la droite est "de renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger" alors que "les groupuscules violents d'extrême droite sont beaucoup plus nombreux" et que le RN est donné large favori pour 2027. Il rejette "la fausse idée" de "la symétrie des violences", n'hésitant pas à faire moult comparaisons historiques. "Les communistes des années 30 n'étaient pas des enfants de chœur, mais les renvoyer dos à dos avec les nervis fascistes, avec près d’un siècle de recul, nous semblerait fautif", souligne-t-il. "La diabolisation de LFI, par des amalgames qu'elle a rendus elle-même possibles (...), n'a qu'un sens: légitimer une prise de pouvoir identitaire et justifier les ralliements de plus en plus nombreux", écrit-il. "A force de concentrer les coups sur LFI, par tactique, par confort, par calcul, on crée un corridor de respectabilité pour le RN (...), le privilège d'être la réponse au désordre qu'il prospère à entretenir", insiste-t-il. Or, selon lui la normalisation de l'extrême droite est une autre "fausse idée". "Les choses n'ont pas tant changé. Au lendemain d'une manifestation d'hommage à Quentin Deranque à Paris, les manifestants ont laissé sur les murs une traînée de croix gammées(...). Ne nous laissons pas égarer par des façades repeintes", juge-t-il.
Lire plus (406 mots)
"C'est pour la France le +moment Charlie Kirk (...) C’est un moment qui vise à la délégitimation d'une partie du spectre politique et à la victimisation de l’extrême droite triomphante", écrit Dominique de Villepin dans un long post sur X en assurant ne pas parler au nom d'un camp mais "d'une certaine idée de la République". Suite à l'assassinat du militant d'extrême droite Charlie Kirk par un homme se revendiquant de l'antifascisme, Donald Trump et ses partisans avaient tenté d'en rendre responsable l'opposition démocrate pour la disqualifier. "L'enjeu, c'est celui d'une prise de pouvoir sur les esprits (...). Nous approchons d'un point de non-retour. Quelque chose commence à nous échapper", alerte l'ancien Premier ministre, probable candidat à la présidentielle. Certes, Dominique de Villepin appelle LFI "à récuser toute complaisance pour la violence", critique la "radicalité" de sa "rhétorique" qui "finit par devenir une mécanique qui échappe à ceux qui prétendent la conduire" et "fait le jeu du RN". Mais, selon lui, "la faute politique majeure" du centre-gauche comme de la droite est "de renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger" alors que "les groupuscules violents d'extrême droite sont beaucoup plus nombreux" et que le RN est donné large favori pour 2027. Il rejette "la fausse idée" de "la symétrie des violences", n'hésitant pas à faire moult comparaisons historiques. "Les communistes des années 30 n'étaient pas des enfants de chœur, mais les renvoyer dos à dos avec les nervis fascistes, avec près d’un siècle de recul, nous semblerait fautif", souligne-t-il. "La diabolisation de LFI, par des amalgames qu'elle a rendus elle-même possibles (...), n'a qu'un sens: légitimer une prise de pouvoir identitaire et justifier les ralliements de plus en plus nombreux", écrit-il. "A force de concentrer les coups sur LFI, par tactique, par confort, par calcul, on crée un corridor de respectabilité pour le RN (...), le privilège d'être la réponse au désordre qu'il prospère à entretenir", insiste-t-il. Or, selon lui la normalisation de l'extrême droite est une autre "fausse idée". "Les choses n'ont pas tant changé. Au lendemain d'une manifestation d'hommage à Quentin Deranque à Paris, les manifestants ont laissé sur les murs une traînée de croix gammées(...). Ne nous laissons pas égarer par des façades repeintes", juge-t-il.

20.02.2026 à 10:59

Pour les Kurdes syriens, la fin d'un rêve d'autonomie?

FRANCE24
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Mais le sort de son unité féminine est aujourd'hui incertain, après un accord avec Damas mettant fin de facto à l'autonomie des Kurdes syriens. "Nous avons fait beaucoup de sacrifices, le sang de milliers de martyrs a été versé, dont beaucoup de mes proches compagnons", raconte la porte-parole des Unités de protection de la femme (YPJ), une longue tresse brune tombant sur son treillis. Les YPJ font partie des forces kurdes qui ont vaincu, avec le soutien de Washington, le groupe Etat Islamique (EI) en Syrie, mais s'estiment aujourd'hui lâchées par les Etats-Unis au profit du nouveau président islamiste Ahmad al-Chareh. Sous la pression militaire de Damas, un accord a été annoncé le 30 janvier qui impose aux Kurdes d'intégrer leurs forces militaires et leurs institutions civiles au sein de l'Etat. Dans ce cadre, "le sort des combattantes kurdes semble être l'un des plus grands problèmes", estime Mutlu Civiroglu, un analyste basé à Washington spécialisé dans le dossier kurde. "Les Kurdes n'accepteront pas la dissolution des YPJ", ajoute-t-il, expliquant que "dans leur système politique, les femmes ont un statut élevé", chaque poste de responsabilité étant doté d'une direction bicéphale, formée d'un homme et d'une femme. "Notre combat va se poursuivre (..) Nous allons intensifier notre lutte avec ce gouvernement qui n'accepte pas les femmes", assure Roksan Mohammad, 37 ans. - "Absorption" ou "adhésion" - Les Kurdes doivent remettre à l'Etat les champs pétroliers, principale source de financement de l'administration autonome, les postes-frontières et l'aéroport de leur zone et intégrer leurs forces au sein de quatre brigades. Mais les deux parties divergent sur l'interprétation de l'accord, en particulier, selon M. Civiroglu, sur la question de l'autonomie. "L'administration de Chareh comprend l'intégration comme une absorption, alors que les Kurdes la voient comme l'adhésion à un nouvel Etat tout en conservant leur propre identité et leurs priorités", décrypte-t-il. Pour beaucoup, l'accord signe le glas de l'autonomie des Kurdes, qui avaient au cours de la guerre civile (2011-2024) pris le contrôle d'une vaste zone riche en pétrole du nord et du nord-est de la Syrie. "Nous vivions de façon quasiment indépendante du reste de la Syrie (..) mais ce n'est plus le cas", regrette Hussein al-Issa, 50 ans, dans son bureau du département de l'éducation de l'administration kurde. "Associé à la perte de territoires au cours du mois dernier, l'accord du 30 janvier semble annoncer la fin des ambitions kurdes d'établir un système fédéral ou décentralisé en Syrie", estime Winthrop Rodgers, analyste à Chatham House. Dans le face-à-face entre l'armée syrienne et les forces kurdes, "la décision de l'administration Trump de ne pas intervenir a été un facteur décisif, aux côtés des défections des Arabes et des tribus" qui étaient intégrés aux Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes)", explique-t-il. "Pas une balle" Les Kurdes cachent mal leur amertume face au revirement de leur puissant parrain, qui avait établi des bases de la coalition antijihadiste dans les zones sous leur contrôle. "Nous ne tirerons pas une balle contre Damas pour vous", a lancé l'émissaire spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, au chef des FDS Mazloum Abdi, selon une source proche des participants à un rendez-vous des deux hommes au Kurdistan d'Irak en janvier. "L'abandon américain a été un véritable coup dur pour le peuple kurde", déplore Hussein al-Issa. "Les Américains ont leurs intérêts, et leurs intérêts avec nous se sont terminés quand on a fini de combattre l'EI", résume-t-il, soulignant que la Turquie, alliée de Washington et de Damas, a également "fait pression" pour mettre fin à l'autonomie kurde. M. Barrack avait estimé le 20 janvier que "la mission initiale" des FDS, en tant que principale force anti-EI, avait largement pris fin, Damas ayant rejoint la coalition antijihadiste. Défections Les Etats-Unis soutiennent désormais Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 et est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du pays morcelé par la guerre. Face aux tergiversations dans l'application d'un accord initial avec les Kurdes, signé en mars 2025, il est passé à l'offensive militaire en janvier. Mais il a évité de nouveaux épisodes de violences avec la minorité kurde, après les massacres d'alaouites et des combats avec les druzes qui ont terni les premiers mois de son pouvoir. "Les autorités se sont coordonnées avec les clans arabes des régions sous contrôle des FDS plusieurs mois avant l'offensive", pour obtenir leur ralliement et ainsi "se déployer dans ces zones sans effusion de sang", déclare une source proche du pouvoir à l'AFP. Les Arabes formaient environ la moitié des effectifs des FDS, estimés au total à quelque 100.000 combattants. La défection soudaine des tribus arabes a forcé les troupes kurdes à se retirer sans combattre des provinces à majorité arabe de Raqa et Deir Ezzor et à se replier vers le coeur de la zone kurde. "Pas de droits" Pour damer le pion aux dirigeants kurdes, M. Chareh a annoncé, en plein conflit le 16 janvier, reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue est désormais officielle, une première depuis l'indépendance de la Syrie en 1946. Hussein al-Issa, qui enseigne la langue kurde, craint pourtant de perdre les acquis de l'autonomie. "Nous avons très peur pour nos enfants qui étudient en kurde, depuis la maternelle, jusqu'à l’université. Que vont-ils devenir?". Cette minorité, estimée à quelque deux millions de personnes sur une population syrienne de 20 millions, se dit victime d'une discrimination historique, notamment sous le règne des Assad. "Nous vivions alors dans un système politique où il n'y avait ni culture, ni langue, ni droits politiques et sociaux (..) nous étions privés de tout cela", se souvient Roksan Mohammad.
Texte intégral (988 mots)
Mais le sort de son unité féminine est aujourd'hui incertain, après un accord avec Damas mettant fin de facto à l'autonomie des Kurdes syriens. "Nous avons fait beaucoup de sacrifices, le sang de milliers de martyrs a été versé, dont beaucoup de mes proches compagnons", raconte la porte-parole des Unités de protection de la femme (YPJ), une longue tresse brune tombant sur son treillis. Les YPJ font partie des forces kurdes qui ont vaincu, avec le soutien de Washington, le groupe Etat Islamique (EI) en Syrie, mais s'estiment aujourd'hui lâchées par les Etats-Unis au profit du nouveau président islamiste Ahmad al-Chareh. Sous la pression militaire de Damas, un accord a été annoncé le 30 janvier qui impose aux Kurdes d'intégrer leurs forces militaires et leurs institutions civiles au sein de l'Etat. Dans ce cadre, "le sort des combattantes kurdes semble être l'un des plus grands problèmes", estime Mutlu Civiroglu, un analyste basé à Washington spécialisé dans le dossier kurde. "Les Kurdes n'accepteront pas la dissolution des YPJ", ajoute-t-il, expliquant que "dans leur système politique, les femmes ont un statut élevé", chaque poste de responsabilité étant doté d'une direction bicéphale, formée d'un homme et d'une femme. "Notre combat va se poursuivre (..) Nous allons intensifier notre lutte avec ce gouvernement qui n'accepte pas les femmes", assure Roksan Mohammad, 37 ans. - "Absorption" ou "adhésion" - Les Kurdes doivent remettre à l'Etat les champs pétroliers, principale source de financement de l'administration autonome, les postes-frontières et l'aéroport de leur zone et intégrer leurs forces au sein de quatre brigades. Mais les deux parties divergent sur l'interprétation de l'accord, en particulier, selon M. Civiroglu, sur la question de l'autonomie. "L'administration de Chareh comprend l'intégration comme une absorption, alors que les Kurdes la voient comme l'adhésion à un nouvel Etat tout en conservant leur propre identité et leurs priorités", décrypte-t-il. Pour beaucoup, l'accord signe le glas de l'autonomie des Kurdes, qui avaient au cours de la guerre civile (2011-2024) pris le contrôle d'une vaste zone riche en pétrole du nord et du nord-est de la Syrie. "Nous vivions de façon quasiment indépendante du reste de la Syrie (..) mais ce n'est plus le cas", regrette Hussein al-Issa, 50 ans, dans son bureau du département de l'éducation de l'administration kurde. "Associé à la perte de territoires au cours du mois dernier, l'accord du 30 janvier semble annoncer la fin des ambitions kurdes d'établir un système fédéral ou décentralisé en Syrie", estime Winthrop Rodgers, analyste à Chatham House. Dans le face-à-face entre l'armée syrienne et les forces kurdes, "la décision de l'administration Trump de ne pas intervenir a été un facteur décisif, aux côtés des défections des Arabes et des tribus" qui étaient intégrés aux Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes)", explique-t-il. "Pas une balle" Les Kurdes cachent mal leur amertume face au revirement de leur puissant parrain, qui avait établi des bases de la coalition antijihadiste dans les zones sous leur contrôle. "Nous ne tirerons pas une balle contre Damas pour vous", a lancé l'émissaire spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, au chef des FDS Mazloum Abdi, selon une source proche des participants à un rendez-vous des deux hommes au Kurdistan d'Irak en janvier. "L'abandon américain a été un véritable coup dur pour le peuple kurde", déplore Hussein al-Issa. "Les Américains ont leurs intérêts, et leurs intérêts avec nous se sont terminés quand on a fini de combattre l'EI", résume-t-il, soulignant que la Turquie, alliée de Washington et de Damas, a également "fait pression" pour mettre fin à l'autonomie kurde. M. Barrack avait estimé le 20 janvier que "la mission initiale" des FDS, en tant que principale force anti-EI, avait largement pris fin, Damas ayant rejoint la coalition antijihadiste. Défections Les Etats-Unis soutiennent désormais Ahmad al-Chareh, qui a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 et est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du pays morcelé par la guerre. Face aux tergiversations dans l'application d'un accord initial avec les Kurdes, signé en mars 2025, il est passé à l'offensive militaire en janvier. Mais il a évité de nouveaux épisodes de violences avec la minorité kurde, après les massacres d'alaouites et des combats avec les druzes qui ont terni les premiers mois de son pouvoir. "Les autorités se sont coordonnées avec les clans arabes des régions sous contrôle des FDS plusieurs mois avant l'offensive", pour obtenir leur ralliement et ainsi "se déployer dans ces zones sans effusion de sang", déclare une source proche du pouvoir à l'AFP. Les Arabes formaient environ la moitié des effectifs des FDS, estimés au total à quelque 100.000 combattants. La défection soudaine des tribus arabes a forcé les troupes kurdes à se retirer sans combattre des provinces à majorité arabe de Raqa et Deir Ezzor et à se replier vers le coeur de la zone kurde. "Pas de droits" Pour damer le pion aux dirigeants kurdes, M. Chareh a annoncé, en plein conflit le 16 janvier, reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue est désormais officielle, une première depuis l'indépendance de la Syrie en 1946. Hussein al-Issa, qui enseigne la langue kurde, craint pourtant de perdre les acquis de l'autonomie. "Nous avons très peur pour nos enfants qui étudient en kurde, depuis la maternelle, jusqu'à l’université. Que vont-ils devenir?". Cette minorité, estimée à quelque deux millions de personnes sur une population syrienne de 20 millions, se dit victime d'une discrimination historique, notamment sous le règne des Assad. "Nous vivions alors dans un système politique où il n'y avait ni culture, ni langue, ni droits politiques et sociaux (..) nous étions privés de tout cela", se souvient Roksan Mohammad.

20.02.2026 à 10:53

Arrestation d'Andrew : "un taxi pour Andy"

Antoine FENAUX
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À la Une de la presse ce vendredi : une disgrâce, ses conséquences et une lassitude. La veille, l'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein
Texte intégral (988 mots)
À la Une de la presse ce vendredi : une disgrâce, ses conséquences et une lassitude. La veille, l'ex-prince Andrew a été arrêté et placé des heures durant en garde à vue, à la suite d'allégations de "manquement dans l'exercice de fonctions officielles" liées à l'affaire Epstein
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