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12.06.2026 à 19:03

Caroline DE CAMARET
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Cette semaine, nous recevons Edi Rama, Premier ministre albanais. Il commente les manifestations qui secouent son pays contre la construction d'un complexe hôtelier de luxe lié à la famille Trump.
Cette semaine, nous recevons Edi Rama, Premier ministre albanais. Il commente les manifestations qui secouent son pays contre la construction d'un complexe hôtelier de luxe lié à la famille Trump.

12.06.2026 à 18:59

FRANCE24
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Au cours de l'enquête, quatorze jeunes hommes dont certains étaient mineurs au moment des faits ont été mis en examen pour "homicide volontaire et tentative d'homicides volontaires en bande organisée". Tous nient avoir porté le coup mortel. Selon des sources proches du dossier, qui confirmaient vendredi une information de plusieurs médias, le parquet a demandé que onze d'entre eux soient renvoyés collectivement devant une juridiction pour homicide et tentative d'homicide sur deux victimes blessées lors du bal. Il abandonne en revanche la circonstance de "bande organisée", qui désigne "tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions". Le parquet avait fait savoir jeudi qu'il avait transmis ses réquisitions définitives aux juges chargés de l'enquête. Il n'a pas souhaité en dire plus à ce stade mais devrait communiquer quand toutes les parties auront reçu ce document de 290 pages. Les différentes parties prenantes -- défense, parties civiles -- ont la possibilité de faire d'ultimes observations. Il reviendra ensuite aux juges d'instruction de rédiger une ordonnance de mise en accusation, attendue au cours de l'été, en suivant ou non ces réquisitions. "Même responsabilité" Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, des jeunes venus pour certains des quartiers populaires de Romans-sur-Isère s'étaient affrontés avec un groupe de jeunes de Crépol à l'issue du "bal de l'hiver" du village. Dans un contexte confus, les premiers avaient sorti des couteaux et blessé grièvement quatre personnes parmi lesquelles Thomas Perotto, un lycéen de 16 ans et amateur de rugby, décédé lors de son transport à l'hôpital. Une reconstitution virtuelle, qui s'était tenue du 22 septembre au 1er octobre, n'avait pas permis de mettre en lumière le ou les auteurs des coups portés. Dans un entretien sur Ici Drôme Ardèche début juin, le procureur Laurent de Caigny avait évoqué "des stratégies de confiscation de la parole entre les différents mis en examen", qui rend "très difficile de pouvoir présenter (...) un récit linéaire de cette terrible nuit". Le parquet retient "la notion juridique de scène unique de violence et de co-action" pour demander le renvoi collectif de 11 personnes, explique à l'AFP Me Denis Dreyfus, avocat du comité d'organisation de la soirée et d'une quarantaine de parties civiles. "C'est-à-dire que tous ceux qui ont participé à l'action endossent le même risque, la même responsabilité, les mêmes conséquences potentielles au niveau des sanctions pénales", dans ce dossier où l'avocat avait précédemment constaté une "loi du silence". "C'est tout à fait rassurant, satisfaisant sur le plan juridique", a observé Me Dreyfus. "C'est très important pour la communauté de victimes". Dans ce dossier, 57 personnes se sont constituées parties civiles, précisait jeudi M. de Caigny. La mort de l'adolescent avait suscité des flots de commentaires politiques. La droite et l'extrême droite avaient dénoncé une insécurité croissante dans les campagnes venue, selon elles, des banlieues sensibles. Quelques jours après le meurtre, des militants d'ultradroite avaient organisé une manifestation aux allures d'expédition punitive dans le quartier de la Monnaie à Romans, d'où sont originaires une partie des personnes mises en examen.
Texte intégral (563 mots)
Au cours de l'enquête, quatorze jeunes hommes dont certains étaient mineurs au moment des faits ont été mis en examen pour "homicide volontaire et tentative d'homicides volontaires en bande organisée". Tous nient avoir porté le coup mortel. Selon des sources proches du dossier, qui confirmaient vendredi une information de plusieurs médias, le parquet a demandé que onze d'entre eux soient renvoyés collectivement devant une juridiction pour homicide et tentative d'homicide sur deux victimes blessées lors du bal. Il abandonne en revanche la circonstance de "bande organisée", qui désigne "tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions". Le parquet avait fait savoir jeudi qu'il avait transmis ses réquisitions définitives aux juges chargés de l'enquête. Il n'a pas souhaité en dire plus à ce stade mais devrait communiquer quand toutes les parties auront reçu ce document de 290 pages. Les différentes parties prenantes -- défense, parties civiles -- ont la possibilité de faire d'ultimes observations. Il reviendra ensuite aux juges d'instruction de rédiger une ordonnance de mise en accusation, attendue au cours de l'été, en suivant ou non ces réquisitions. "Même responsabilité" Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, des jeunes venus pour certains des quartiers populaires de Romans-sur-Isère s'étaient affrontés avec un groupe de jeunes de Crépol à l'issue du "bal de l'hiver" du village. Dans un contexte confus, les premiers avaient sorti des couteaux et blessé grièvement quatre personnes parmi lesquelles Thomas Perotto, un lycéen de 16 ans et amateur de rugby, décédé lors de son transport à l'hôpital. Une reconstitution virtuelle, qui s'était tenue du 22 septembre au 1er octobre, n'avait pas permis de mettre en lumière le ou les auteurs des coups portés. Dans un entretien sur Ici Drôme Ardèche début juin, le procureur Laurent de Caigny avait évoqué "des stratégies de confiscation de la parole entre les différents mis en examen", qui rend "très difficile de pouvoir présenter (...) un récit linéaire de cette terrible nuit". Le parquet retient "la notion juridique de scène unique de violence et de co-action" pour demander le renvoi collectif de 11 personnes, explique à l'AFP Me Denis Dreyfus, avocat du comité d'organisation de la soirée et d'une quarantaine de parties civiles. "C'est-à-dire que tous ceux qui ont participé à l'action endossent le même risque, la même responsabilité, les mêmes conséquences potentielles au niveau des sanctions pénales", dans ce dossier où l'avocat avait précédemment constaté une "loi du silence". "C'est tout à fait rassurant, satisfaisant sur le plan juridique", a observé Me Dreyfus. "C'est très important pour la communauté de victimes". Dans ce dossier, 57 personnes se sont constituées parties civiles, précisait jeudi M. de Caigny. La mort de l'adolescent avait suscité des flots de commentaires politiques. La droite et l'extrême droite avaient dénoncé une insécurité croissante dans les campagnes venue, selon elles, des banlieues sensibles. Quelques jours après le meurtre, des militants d'ultradroite avaient organisé une manifestation aux allures d'expédition punitive dans le quartier de la Monnaie à Romans, d'où sont originaires une partie des personnes mises en examen.

12.06.2026 à 18:43

Barbara GABEL
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Après avoir affirmé la veille qu'un accord avec l'Iran pourrait être signé dans les prochains jours pour mettre fin à la guerre, Donald Trump a changé de ton vendredi, accusant Téhéran de mentir. Une séquence qui résume à elle seule les profondes incertitudes entourant les négociations et leurs chances d'aboutir après plus de quatre mois de conflit. Décryptage.
Texte intégral (563 mots)
Après avoir affirmé la veille qu'un accord avec l'Iran pourrait être signé dans les prochains jours pour mettre fin à la guerre, Donald Trump a changé de ton vendredi, accusant Téhéran de mentir. Une séquence qui résume à elle seule les profondes incertitudes entourant les négociations et leurs chances d'aboutir après plus de quatre mois de conflit. Décryptage.

12.06.2026 à 18:41

FRANCE24
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Le patrimoine de l'homme le plus riche du monde a fait un bond grâce à la cotation des actions du groupe aérospatial, qui valorisait, vers 16H25 GMT, autour de 2.130 milliards SpaceX, dont Elon Musk contrôle environ 42% du capital. Selon Forbes, Elon Musk est désormais à la tête de 1.100 milliards de dollars. Constituée quasi intégralement de ses actions dans SpaceX et dans le groupe Tesla, spécialiste des véhicules électriques et du stockage d'énergie, elle est très volatile. Elle était de près de 835 milliards début juin. L'entrepreneur en série a quasiment triplé sa fortune depuis fin 2024 (400 milliards à l'époque). "Ma +valeur nette+ est presque entièrement due aux actions détenues dans Tesla et dans SpaceX", soulignait-il mi-février, relevant avoir "moins de 0,1% de cela en liquidités". SpaceX a absorbé en février la start-up d'intelligence artificielle xAI, qui avait elle-même englouti un an plus tôt le réseau social X (ex-Twitter). L'homme d'affaires d'origine sud-africaine est également actionnaire de la société de percement de tunnels The Boring Company et de Neuralink, spécialiste des implants cérébraux, dont les valorisations sont minimes en comparaison. La seconde personne la plus riche au monde, le cofondateur de Google Larry Page, était créditée de 298 milliards vendredi par Forbes. Concentration de richesse "Il y a une tendance incroyable et continuelle de centralisation et de concentration de richesse (...) et, au sommet, la concentration s'accélère", déclarait récemment à l'AFP William Robinson, professeur de sociologie à l'Université de Californie-Santa Barbara. "Dans le même temps, 5 milliards de personnes vivent sous le seuil de pauvreté", provoquant une "extrême inégalité" servant de terreau à des crises et des guerres civiles, avait-il ajouté, faisant le parallèle avec la montée du fascisme et du nazisme il y a un siècle. "Mille milliards de dollars dans les mains d'un seul homme, c'est incompatible non seulement avec une économie juste mais aussi avec une démocratie saine", a commenté Nabil Ahmed, de l'ONG Oxfam aux Etats-Unis. C'est presque la somme des richesses produites sur une année par un pays comme la Suisse ou la Pologne (1.040 milliards de dollars de PIB en 2025, selon les chiffres du Fonds monétaire international). Ou encore trois fois la valeur actuelle des réserves d'or de la Banque de France. Elon Musk n'est pas le seul à voir sa fortune gonfler soudainement grâce à la mise en Bourse de SpaceX. D'après la plateforme d'investissement Hill.com, plus de 4.400 anciens et actuels employés de SpaceX devraient accéder au statut de millionnaires dès que les titres seront échangés sur les marchés.
Lire plus (453 mots)
Le patrimoine de l'homme le plus riche du monde a fait un bond grâce à la cotation des actions du groupe aérospatial, qui valorisait, vers 16H25 GMT, autour de 2.130 milliards SpaceX, dont Elon Musk contrôle environ 42% du capital. Selon Forbes, Elon Musk est désormais à la tête de 1.100 milliards de dollars. Constituée quasi intégralement de ses actions dans SpaceX et dans le groupe Tesla, spécialiste des véhicules électriques et du stockage d'énergie, elle est très volatile. Elle était de près de 835 milliards début juin. L'entrepreneur en série a quasiment triplé sa fortune depuis fin 2024 (400 milliards à l'époque). "Ma +valeur nette+ est presque entièrement due aux actions détenues dans Tesla et dans SpaceX", soulignait-il mi-février, relevant avoir "moins de 0,1% de cela en liquidités". SpaceX a absorbé en février la start-up d'intelligence artificielle xAI, qui avait elle-même englouti un an plus tôt le réseau social X (ex-Twitter). L'homme d'affaires d'origine sud-africaine est également actionnaire de la société de percement de tunnels The Boring Company et de Neuralink, spécialiste des implants cérébraux, dont les valorisations sont minimes en comparaison. La seconde personne la plus riche au monde, le cofondateur de Google Larry Page, était créditée de 298 milliards vendredi par Forbes. Concentration de richesse "Il y a une tendance incroyable et continuelle de centralisation et de concentration de richesse (...) et, au sommet, la concentration s'accélère", déclarait récemment à l'AFP William Robinson, professeur de sociologie à l'Université de Californie-Santa Barbara. "Dans le même temps, 5 milliards de personnes vivent sous le seuil de pauvreté", provoquant une "extrême inégalité" servant de terreau à des crises et des guerres civiles, avait-il ajouté, faisant le parallèle avec la montée du fascisme et du nazisme il y a un siècle. "Mille milliards de dollars dans les mains d'un seul homme, c'est incompatible non seulement avec une économie juste mais aussi avec une démocratie saine", a commenté Nabil Ahmed, de l'ONG Oxfam aux Etats-Unis. C'est presque la somme des richesses produites sur une année par un pays comme la Suisse ou la Pologne (1.040 milliards de dollars de PIB en 2025, selon les chiffres du Fonds monétaire international). Ou encore trois fois la valeur actuelle des réserves d'or de la Banque de France. Elon Musk n'est pas le seul à voir sa fortune gonfler soudainement grâce à la mise en Bourse de SpaceX. D'après la plateforme d'investissement Hill.com, plus de 4.400 anciens et actuels employés de SpaceX devraient accéder au statut de millionnaires dès que les titres seront échangés sur les marchés.

12.06.2026 à 18:31

FRANCE24
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À moins de deux jours de son premier match contre le Brésil, le Maroc se prépare dans son camp de base à Basking Ridge, dans le New Jersey. La sélection a dû essuyer plusieurs coups durs avec les forfaits de deux joueurs clés mais ses supporters restent optimistes. Crédit musique : George Van Dyk.
Lire plus (453 mots)
À moins de deux jours de son premier match contre le Brésil, le Maroc se prépare dans son camp de base à Basking Ridge, dans le New Jersey. La sélection a dû essuyer plusieurs coups durs avec les forfaits de deux joueurs clés mais ses supporters restent optimistes. Crédit musique : George Van Dyk.

12.06.2026 à 18:25

FRANCE24
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Bernadette et Jacques Chirac s'étaient mariés dans la chapelle Sainte-Clotilde toute proche, où s'étaient également tenues les obsèques de la fille aînée du couple, Laurence, en 2016. Sur le parvis, une petite foule rassemblée autour des barrières a pu suivre, grâce à des enceintes, la messe durant laquelle son petit-fils unique, Martin Rey-Chirac, 30 ans, a pris la parole pour saluer "l'énergie inépuisable" de sa grand-mère. "La mission qui l’habitait n’a jamais varié : se tenir auprès des plus fragiles, rendre l’hôpital plus humain pour les enfants et la vieillesse moins solitaire pour nos aînés", a-t-il souligné. Pendant des décennies, Jacques et Bernadette "auront offert une pièce de théâtre des plus sophistiquées et des plus irrésistibles où l’humour, les rebondissements et les jeux de rôle ont toujours su répondre aux adversités et aux épreuves", a-t-il ajouté. A la sortie de la cérémonie, Brigitte Macron a confié l'avoir vue pour la dernière fois le 1er mai. Pour elle, "l'important, c'était de tenir dans toutes les circonstances", a-t-elle relevé, mettant en avant sa "force" et sa "rigueur". Étaient également présents, l'ex-président Nicolas Sarkozy avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, la chanteuse et comédienne Line Renaud, amie très proche de la famille Chirac, ainsi que Muriel Robin, Michèle Laroque... "Merci à Line qui a permis à Bernie de vivre ses derniers jours dans un petit paradis d'amour, de fleurs et de chant des oiseaux", dans sa maison de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a salué Claude Chirac dans l'église. L'ex-président socialiste François Hollande, élu de Corrèze comme Bernadette Chirac, avait également fait le déplacement avec à ses côtés Julie Gayet. Tout comme le président du Sénat Gérard Larcher et les anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edouard Philippe. "Femme d'action" Parmi les anonymes venus lui rendre hommage, Laurence dit garder le souvenir d'une "personne intelligente, brillante", avec une "forte personnalité" et un "sens politique extrêmement aigu". Jeannine, retraitée de la Documentation française qui affirme l'avoir connue, parle d'une femme "tellement souriante", "en admiration à l'égard de Jacques Chirac, qui finalement aimait beaucoup sa femme, malgré tout ce qu'on lui prête". Romain, âgé d'une vingtaine d'années, explique avoir tenu à dire au revoir à "une première dame exceptionnelle", "une femme d'action, une femme de caractère". A l'issue de la cérémonie, l'ancienne première dame a été inhumée dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse à Paris, auprès de son époux, décédé en 2019, et de sa fille aînée Laurence. Décédée vendredi dernier à l'âge de 93 ans, Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, a été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015. C'est dans ce territoire qu'un hommage lui sera également rendu dimanche, d'abord avec une cérémonie religieuse à 10H00 dans la ville de Corrèze puis un "moment amical et de souvenir" à 14H00 au domaine de Sédières, ouvert à "tous les Corréziens si chers à son cœur", a précisé Claude Chirac.
Texte intégral (568 mots)
Bernadette et Jacques Chirac s'étaient mariés dans la chapelle Sainte-Clotilde toute proche, où s'étaient également tenues les obsèques de la fille aînée du couple, Laurence, en 2016. Sur le parvis, une petite foule rassemblée autour des barrières a pu suivre, grâce à des enceintes, la messe durant laquelle son petit-fils unique, Martin Rey-Chirac, 30 ans, a pris la parole pour saluer "l'énergie inépuisable" de sa grand-mère. "La mission qui l’habitait n’a jamais varié : se tenir auprès des plus fragiles, rendre l’hôpital plus humain pour les enfants et la vieillesse moins solitaire pour nos aînés", a-t-il souligné. Pendant des décennies, Jacques et Bernadette "auront offert une pièce de théâtre des plus sophistiquées et des plus irrésistibles où l’humour, les rebondissements et les jeux de rôle ont toujours su répondre aux adversités et aux épreuves", a-t-il ajouté. A la sortie de la cérémonie, Brigitte Macron a confié l'avoir vue pour la dernière fois le 1er mai. Pour elle, "l'important, c'était de tenir dans toutes les circonstances", a-t-elle relevé, mettant en avant sa "force" et sa "rigueur". Étaient également présents, l'ex-président Nicolas Sarkozy avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, la chanteuse et comédienne Line Renaud, amie très proche de la famille Chirac, ainsi que Muriel Robin, Michèle Laroque... "Merci à Line qui a permis à Bernie de vivre ses derniers jours dans un petit paradis d'amour, de fleurs et de chant des oiseaux", dans sa maison de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a salué Claude Chirac dans l'église. L'ex-président socialiste François Hollande, élu de Corrèze comme Bernadette Chirac, avait également fait le déplacement avec à ses côtés Julie Gayet. Tout comme le président du Sénat Gérard Larcher et les anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edouard Philippe. "Femme d'action" Parmi les anonymes venus lui rendre hommage, Laurence dit garder le souvenir d'une "personne intelligente, brillante", avec une "forte personnalité" et un "sens politique extrêmement aigu". Jeannine, retraitée de la Documentation française qui affirme l'avoir connue, parle d'une femme "tellement souriante", "en admiration à l'égard de Jacques Chirac, qui finalement aimait beaucoup sa femme, malgré tout ce qu'on lui prête". Romain, âgé d'une vingtaine d'années, explique avoir tenu à dire au revoir à "une première dame exceptionnelle", "une femme d'action, une femme de caractère". A l'issue de la cérémonie, l'ancienne première dame a été inhumée dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse à Paris, auprès de son époux, décédé en 2019, et de sa fille aînée Laurence. Décédée vendredi dernier à l'âge de 93 ans, Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, a été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015. C'est dans ce territoire qu'un hommage lui sera également rendu dimanche, d'abord avec une cérémonie religieuse à 10H00 dans la ville de Corrèze puis un "moment amical et de souvenir" à 14H00 au domaine de Sédières, ouvert à "tous les Corréziens si chers à son cœur", a précisé Claude Chirac.

12.06.2026 à 18:25

FRANCE24
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Cette figure de la lutte contre les violences faites aux enfants, autrice des "Chatouilles", appelle à manifester tous les lundis soir devant les tribunaux partout en France pour demander la mise en place d'une loi intégrale contre les violences. R: Bien sûr ! Je n'ai pas peur, je sais pourquoi je fais ça, pourquoi on doit faire ça tous ensemble. On ne peut pas tolérer que nos enfants soient violés, tués par des pédocriminels récidivistes. On ne peut pas tolérer que le service judiciaire ne soit pas en mesure de rendre justice et qu'on le pointe ensuite du doigt. Le problème est principalement budgétaire et surtout tous ces effectifs qui manquent... C'est vraiment un problème d'État et de volonté politique. Tout le service public a été trahi par M. Macron depuis qu'il est président. Lyhanna est l'injustice et la victime de trop dans ce système hyper maltraitant et qui manque considérablement de moyens. C'est un symbole de l'abandon du service public. J'appelle tous les travailleurs du service public à nous rejoindre. La justice, la police, l'Éducation nationale, la santé et la culture. Tout le monde doit être présent. R: Cette loi cadre intégrale parle beaucoup de prévention. Le problème est culturel. Il faut qu'on se confronte à la culture de l'inceste, à la culture du viol et à la domination masculine. Tant qu'on ne travaillera pas sur l'égalité des genres, les viols perdureront. Cette loi permettrait aussi d'avoir une justice effective, en prévoyant des moyens pour avoir beaucoup plus d'effectifs dans la police, la justice, plus de tribunaux spéciaux, plus d'accompagnement des victimes. R: C'est leur devoir de prendre la mesure de leur responsabilité et du désastre qui s'est opéré. Je les invite vraiment à gagner en humilité rapidement et à souscrire aux propositions des associations qui travaillent depuis des années sur le sujet. Tant qu'on ne changera pas de paradigme, les enfants mourront. Ils seront tués par des pédocriminels récidivistes. Le gouvernement sait proposer des mesures qui ne coûtent rien et qui permettront de dire +vous voyez on s'implique+. Par exemple, qu'il y ait des peines plus longues, ça n'arrange rien puisque de toute façon les agresseurs ne sont pas condamnés. On ne se laissera pas avoir par des mesurettes démagogiques présentées sur le coup de l'émotion. R: C'est un virage qu'il ne faut pas louper. Bien sûr, j'ai peur que la mobilisation s'essouffle. Il va y avoir le G7, la coupe du monde de foot, on sait que le gouvernement va tout faire pour que ça s'essouffle... Mais les gens ont pris conscience de la défaillance étatique. Ils ont pris conscience que d'autres enfants sont morts avant Lyhanna et d'autres mourront après pour les mêmes raisons. Et ça, c'est quand même assez nouveau. Les gens se disent +mais il y a vraiment un problème et on nous fait croire qu'il y a un dysfonctionnement+. R: Déjà, leur accorder une place respectueuse au sein de la famille et de la société. On peut expliquer aux gens clairement qu'il est interdit de frapper son enfant. Que c'est complètement contre-productif, un enfant humilié, frappé, c'est potentiellement une cible pour un pédocriminel. Il faut parler, expliquer. Expliquer à un enfant l'importance des parties intimes, ce qu'est un crime de pédocriminalité et d'inceste. Les enfants ne sont pas traumatisés par la prévention. Ils sont traumatisés par les agressions. R: On revient de loin. Je pense que le mouvement #MeToo a été déterminant dans le regard porté sur les violences sexuelles. On a beaucoup parlé des femmes, assez peu des enfants, alors que tout est lié. Là, enfin on parle des enfants. J'ai quand même l'impression que les gens s'intéressent plus au sujet, on en parle beaucoup plus. Il y a un engagement de la société civile. Après, il faudrait aussi une vraie volonté politique.
Texte intégral (679 mots)
Cette figure de la lutte contre les violences faites aux enfants, autrice des "Chatouilles", appelle à manifester tous les lundis soir devant les tribunaux partout en France pour demander la mise en place d'une loi intégrale contre les violences. R: Bien sûr ! Je n'ai pas peur, je sais pourquoi je fais ça, pourquoi on doit faire ça tous ensemble. On ne peut pas tolérer que nos enfants soient violés, tués par des pédocriminels récidivistes. On ne peut pas tolérer que le service judiciaire ne soit pas en mesure de rendre justice et qu'on le pointe ensuite du doigt. Le problème est principalement budgétaire et surtout tous ces effectifs qui manquent... C'est vraiment un problème d'État et de volonté politique. Tout le service public a été trahi par M. Macron depuis qu'il est président. Lyhanna est l'injustice et la victime de trop dans ce système hyper maltraitant et qui manque considérablement de moyens. C'est un symbole de l'abandon du service public. J'appelle tous les travailleurs du service public à nous rejoindre. La justice, la police, l'Éducation nationale, la santé et la culture. Tout le monde doit être présent. R: Cette loi cadre intégrale parle beaucoup de prévention. Le problème est culturel. Il faut qu'on se confronte à la culture de l'inceste, à la culture du viol et à la domination masculine. Tant qu'on ne travaillera pas sur l'égalité des genres, les viols perdureront. Cette loi permettrait aussi d'avoir une justice effective, en prévoyant des moyens pour avoir beaucoup plus d'effectifs dans la police, la justice, plus de tribunaux spéciaux, plus d'accompagnement des victimes. R: C'est leur devoir de prendre la mesure de leur responsabilité et du désastre qui s'est opéré. Je les invite vraiment à gagner en humilité rapidement et à souscrire aux propositions des associations qui travaillent depuis des années sur le sujet. Tant qu'on ne changera pas de paradigme, les enfants mourront. Ils seront tués par des pédocriminels récidivistes. Le gouvernement sait proposer des mesures qui ne coûtent rien et qui permettront de dire +vous voyez on s'implique+. Par exemple, qu'il y ait des peines plus longues, ça n'arrange rien puisque de toute façon les agresseurs ne sont pas condamnés. On ne se laissera pas avoir par des mesurettes démagogiques présentées sur le coup de l'émotion. R: C'est un virage qu'il ne faut pas louper. Bien sûr, j'ai peur que la mobilisation s'essouffle. Il va y avoir le G7, la coupe du monde de foot, on sait que le gouvernement va tout faire pour que ça s'essouffle... Mais les gens ont pris conscience de la défaillance étatique. Ils ont pris conscience que d'autres enfants sont morts avant Lyhanna et d'autres mourront après pour les mêmes raisons. Et ça, c'est quand même assez nouveau. Les gens se disent +mais il y a vraiment un problème et on nous fait croire qu'il y a un dysfonctionnement+. R: Déjà, leur accorder une place respectueuse au sein de la famille et de la société. On peut expliquer aux gens clairement qu'il est interdit de frapper son enfant. Que c'est complètement contre-productif, un enfant humilié, frappé, c'est potentiellement une cible pour un pédocriminel. Il faut parler, expliquer. Expliquer à un enfant l'importance des parties intimes, ce qu'est un crime de pédocriminalité et d'inceste. Les enfants ne sont pas traumatisés par la prévention. Ils sont traumatisés par les agressions. R: On revient de loin. Je pense que le mouvement #MeToo a été déterminant dans le regard porté sur les violences sexuelles. On a beaucoup parlé des femmes, assez peu des enfants, alors que tout est lié. Là, enfin on parle des enfants. J'ai quand même l'impression que les gens s'intéressent plus au sujet, on en parle beaucoup plus. Il y a un engagement de la société civile. Après, il faudrait aussi une vraie volonté politique.

12.06.2026 à 18:21

FRANCE24
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"Affronter le pire: perdre un enfant". Sous un soleil de plomb, le maire de la ville souligne, dans ce cimetière très surveillé par les gendarmes, l'"absolue dignité" face à l'épreuve des parents de la fillette de 11 ans. Avant l'inhumation dans "la plus stricte intimité", des colombes et des ballons blancs et rouges lâchés ont été suivis du regard par des personnes, souvent très émues, venues assister à cette cérémonie. Une chanson composée pour Lyhanna a également résonné, rappelant que "ceux qui sont aimés ne disparaissent jamais" et "demeurent dans les coeurs". Nombre de participants à la cérémonie ont ensuite écrit quelques lignes d'hommage sur l'un des deux livres d'or posés sur des tables à l'entrée du cimetière, devant deux grandes reproductions de la photo de Lyhanna, souriante et lunettes de soleil sur la tête, désormais connue dans la France entière. "Ecouter les enfants" "Excusez-moi de dire ça, mais bon, ça ne devrait pas exister des gens comme ça (...) Il faut écouter les enfants", ajoute-t-elle. Une autre habitante, Martine Serrano, se mettait "à la place des parents": "c'est horrible, c'est horrible à supporter. Et puis j'espère qu'ils arriveront à surmonter tout ça. Je leur donne tout mon soutien". Quelques centaines de mètres plus loin, devant le collège Hubert-Reeves, où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai montant dans la voiture du principal suspect, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches sont posés au pied d'un arbre, où une pancarte rend "hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes". Sandy Lannes, 45 ans, "maman, grand-maman et tatie", "vient tous les soirs rallumer les bougies pour Lyhanna", explique-t-elle devant ce cèdre du Liban. Ne pas oublier "C'est important de rallumer ces bougies. J'espère que ça ne tombera pas dans l'oubli avec la Coupe du monde", ajoute cette mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, "dont quatre filles", tient-elle à préciser. "Ca serait bien que la loi intégrale soit votée", insiste-t-elle, faisant référence à une proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles portée par une coalition transpartisane de députés dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d'euros. Alors qu'au balcon de la mairie de Fleurance, les drapeaux sont en berne, l'association des maires de France dans le Gers a appelé les citoyens à se rassembler devant certaines mairies du département pour "être en communion avec la famille aujourd'hui, au même moment et sans troubler l'intimité familiale". Dans l'enquête sur la mort de la collégienne, le suspect est Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.
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"Affronter le pire: perdre un enfant". Sous un soleil de plomb, le maire de la ville souligne, dans ce cimetière très surveillé par les gendarmes, l'"absolue dignité" face à l'épreuve des parents de la fillette de 11 ans. Avant l'inhumation dans "la plus stricte intimité", des colombes et des ballons blancs et rouges lâchés ont été suivis du regard par des personnes, souvent très émues, venues assister à cette cérémonie. Une chanson composée pour Lyhanna a également résonné, rappelant que "ceux qui sont aimés ne disparaissent jamais" et "demeurent dans les coeurs". Nombre de participants à la cérémonie ont ensuite écrit quelques lignes d'hommage sur l'un des deux livres d'or posés sur des tables à l'entrée du cimetière, devant deux grandes reproductions de la photo de Lyhanna, souriante et lunettes de soleil sur la tête, désormais connue dans la France entière. "Ecouter les enfants" "Excusez-moi de dire ça, mais bon, ça ne devrait pas exister des gens comme ça (...) Il faut écouter les enfants", ajoute-t-elle. Une autre habitante, Martine Serrano, se mettait "à la place des parents": "c'est horrible, c'est horrible à supporter. Et puis j'espère qu'ils arriveront à surmonter tout ça. Je leur donne tout mon soutien". Quelques centaines de mètres plus loin, devant le collège Hubert-Reeves, où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai montant dans la voiture du principal suspect, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches sont posés au pied d'un arbre, où une pancarte rend "hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes". Sandy Lannes, 45 ans, "maman, grand-maman et tatie", "vient tous les soirs rallumer les bougies pour Lyhanna", explique-t-elle devant ce cèdre du Liban. Ne pas oublier "C'est important de rallumer ces bougies. J'espère que ça ne tombera pas dans l'oubli avec la Coupe du monde", ajoute cette mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, "dont quatre filles", tient-elle à préciser. "Ca serait bien que la loi intégrale soit votée", insiste-t-elle, faisant référence à une proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles portée par une coalition transpartisane de députés dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d'euros. Alors qu'au balcon de la mairie de Fleurance, les drapeaux sont en berne, l'association des maires de France dans le Gers a appelé les citoyens à se rassembler devant certaines mairies du département pour "être en communion avec la famille aujourd'hui, au même moment et sans troubler l'intimité familiale". Dans l'enquête sur la mort de la collégienne, le suspect est Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.

12.06.2026 à 18:13

David RICH
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Le Nigeria, le Ghana et le Malawi ont rapatrié ces derniers jours plusieurs centaines de ressortissants depuis l’Afrique du Sud, craignant pour leur sécurité après de violentes manifestations contre les immigrés. Un climat de peur entretenu par des groupes xénophobes qui exigent le départ des étrangers illégaux d'ici la fin du mois de juin. 
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Le Nigeria, le Ghana et le Malawi ont rapatrié ces derniers jours plusieurs centaines de ressortissants depuis l’Afrique du Sud, craignant pour leur sécurité après de violentes manifestations contre les immigrés. Un climat de peur entretenu par des groupes xénophobes qui exigent le départ des étrangers illégaux d'ici la fin du mois de juin. 

12.06.2026 à 18:12

Sébastian SEIBT
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Le colonel Ramil Faskhoutdinov est devenu vendredi "héros de la Russie" à l’occasion de la fête nationale russe. Un honneur pour ce commandant accusé à de multiples reprises de brutalité extrême contre ses hommes et qui représente la figure du "zeroer", terme jargonneux désignant un chef militaire qui s’arroge un droit de vie et de mort sur les soldats qu’il commande.
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Le colonel Ramil Faskhoutdinov est devenu vendredi "héros de la Russie" à l’occasion de la fête nationale russe. Un honneur pour ce commandant accusé à de multiples reprises de brutalité extrême contre ses hommes et qui représente la figure du "zeroer", terme jargonneux désignant un chef militaire qui s’arroge un droit de vie et de mort sur les soldats qu’il commande.

12.06.2026 à 18:10

Raphael KAHANE
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Quelle marge de manœuvre pour Nikol Pachinian après la victoire de son parti, Contrat civil, aux dernières législatives en Arménie ? Si la victoire consacre l'orientation impulsée par le Premier ministre depuis 2018, elle est vue par certains comme un défi à Moscou qui conserve quelques leviers de pression. Nikol Pachinian, qui s'est rapproché des Occidentaux, a cherché à régler le conflit avec l'Azerbaïdjan et à préserver ses liens avec la Russie tout en s'émancipant de Moscou. Les élections législatives auxquelles on vient d'assister sont-elles le prélude à une nouvelle défection d'une ex-république soviétique ? Pour en parler, notre invitée : la journaliste Faustine Vincent, qui revient de Erevan et qui couvre l'Arménie pour le journal Le Monde.
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Quelle marge de manœuvre pour Nikol Pachinian après la victoire de son parti, Contrat civil, aux dernières législatives en Arménie ? Si la victoire consacre l'orientation impulsée par le Premier ministre depuis 2018, elle est vue par certains comme un défi à Moscou qui conserve quelques leviers de pression. Nikol Pachinian, qui s'est rapproché des Occidentaux, a cherché à régler le conflit avec l'Azerbaïdjan et à préserver ses liens avec la Russie tout en s'émancipant de Moscou. Les élections législatives auxquelles on vient d'assister sont-elles le prélude à une nouvelle défection d'une ex-république soviétique ? Pour en parler, notre invitée : la journaliste Faustine Vincent, qui revient de Erevan et qui couvre l'Arménie pour le journal Le Monde.

12.06.2026 à 18:09

FRANCE24
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Pour le procureur, les prévenus ont procédé à "un véritable vol de trésor", "un vol massif, organisé, planifié, exécuté avec minutie, cynisme". Les six prévenus sont jugés depuis mardi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit et, pour certains, pour vol d'un bien culturel exposé. Trois hommes comparaissent détenus. Parmi eux, deux hommes ont déjà été condamnés et incarcérés à l'étranger, mais ont été remis à la France de façon temporaire pour qu'ils y soient jugés: Mikheïl Z., 50 ans, qui s'est vu infliger en Lituanie une peine de trois ans et quatre mois de prison pour le vol en bande organisée de publications du XIXe siècle; et Beqa T., 49 ans, condamné à trois ans et six mois d'emprisonnement en Estonie. Une femme comparaît libre et deux hommes sont absents: ils ont été arrêtés en Géorgie - un pays qui n'extrade pas ses ressortissants -, où ils ont été condamnés pour ces faits à cinq ans d'emprisonnement. "Organisation criminelle" La peine la plus lourde a été requise contre Mikheïl Z., considéré comme étant "au coeur de cette organisation criminelle", avec un rôle de "donneur d'ordre" et de "voleur". Une interdiction définitive du territoire français a aussi été demandée à son encontre. Contre Beqa T., le procureur a requis six ans d'emprisonnement. La peine la plus légère, de trois ans dont deux avec sursis probatoire, a été requise contre la femme qui comparaissait libre. En France, les vols s'étaient déroulés courant 2023, à la bibliothèque Diderot de l'Ecole normale supérieure à Lyon, à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) à Paris. Selon l'accusation, deux équipes distinctes, mais dont les protagonistes avaient des liens familiaux ou amicaux, agissaient: une équipe de "jeunes", qui a commis des vols de façon relativement traditionnelle, et un groupe dont les membres sont "plus anciens, plus expérimentés", et qui a adopté un mode opératoire inédit. Ils se rendaient dans les bibliothèques pour consulter des ouvrages rares et précieux. Sur place, ils les photographiaient et prenaient leurs mesures, puis revenaient plus tard pour les substituer par des fac-similés avec une couverture de très bonne facture, trompant ainsi le personnel des établissements. A la BnF, ce sont six éditions de Pouchkine, mais aussi deux de Mikhaïl Lermontov et une d'Evgueni Baratynski qui ont été dérobées en 2023, au nez et à la barbe des employés de l'institution. Me Bernard Grelon, avocat de l'agent judiciaire de l'Etat, a estimé jeudi lors de sa plaidoirie que le préjudice atteignait 770.000 euros. Reliques nationales Alexandre Pouchkine est le "fondateur de la littérature russe moderne", a observé le procureur, ajoutant: "les œuvres originales de Pouchkine, ce sont des reliques nationales" en Russie. "Posséder un ouvrage de Pouchkine en Russie, c'est posséder un fragment de l'identité nationale", a-t-il encore souligné. Le magistrat a relevé la "structure internationale de ce dossier", avec des prévenus visés par diverses procédures dans plusieurs pays européens. Le préjudice additionné de tous les pays atteint environ "2,6 millions d'euros". Face à ce phénomène, qui a aussi touché la Pologne, l'Allemagne, la Suisse ou encore la République tchèque entre 2022 et 2024, une équipe commune d'enquête a été mise en place, sous l'égide d'Europol et Eurojust, qui a permis l'arrestation de plusieurs protagonistes en avril 2024. "Est-ce qu'il s'agit juste de voleurs organisés qui ont essayé d'accumuler le maximum d'argent", sachant la valeur des ouvrages, ou une "opération qui peut relever d'une ingérence étrangère ?", s'est interrogé le représentant du ministère public. "Cette question n'apparait pas résolue à la lecture de ce dossier", a-t-il admis. Le jugement devrait être rendu après les plaidoiries des avocats de la défense.
Texte intégral (667 mots)
Pour le procureur, les prévenus ont procédé à "un véritable vol de trésor", "un vol massif, organisé, planifié, exécuté avec minutie, cynisme". Les six prévenus sont jugés depuis mardi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit et, pour certains, pour vol d'un bien culturel exposé. Trois hommes comparaissent détenus. Parmi eux, deux hommes ont déjà été condamnés et incarcérés à l'étranger, mais ont été remis à la France de façon temporaire pour qu'ils y soient jugés: Mikheïl Z., 50 ans, qui s'est vu infliger en Lituanie une peine de trois ans et quatre mois de prison pour le vol en bande organisée de publications du XIXe siècle; et Beqa T., 49 ans, condamné à trois ans et six mois d'emprisonnement en Estonie. Une femme comparaît libre et deux hommes sont absents: ils ont été arrêtés en Géorgie - un pays qui n'extrade pas ses ressortissants -, où ils ont été condamnés pour ces faits à cinq ans d'emprisonnement. "Organisation criminelle" La peine la plus lourde a été requise contre Mikheïl Z., considéré comme étant "au coeur de cette organisation criminelle", avec un rôle de "donneur d'ordre" et de "voleur". Une interdiction définitive du territoire français a aussi été demandée à son encontre. Contre Beqa T., le procureur a requis six ans d'emprisonnement. La peine la plus légère, de trois ans dont deux avec sursis probatoire, a été requise contre la femme qui comparaissait libre. En France, les vols s'étaient déroulés courant 2023, à la bibliothèque Diderot de l'Ecole normale supérieure à Lyon, à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) à Paris. Selon l'accusation, deux équipes distinctes, mais dont les protagonistes avaient des liens familiaux ou amicaux, agissaient: une équipe de "jeunes", qui a commis des vols de façon relativement traditionnelle, et un groupe dont les membres sont "plus anciens, plus expérimentés", et qui a adopté un mode opératoire inédit. Ils se rendaient dans les bibliothèques pour consulter des ouvrages rares et précieux. Sur place, ils les photographiaient et prenaient leurs mesures, puis revenaient plus tard pour les substituer par des fac-similés avec une couverture de très bonne facture, trompant ainsi le personnel des établissements. A la BnF, ce sont six éditions de Pouchkine, mais aussi deux de Mikhaïl Lermontov et une d'Evgueni Baratynski qui ont été dérobées en 2023, au nez et à la barbe des employés de l'institution. Me Bernard Grelon, avocat de l'agent judiciaire de l'Etat, a estimé jeudi lors de sa plaidoirie que le préjudice atteignait 770.000 euros. Reliques nationales Alexandre Pouchkine est le "fondateur de la littérature russe moderne", a observé le procureur, ajoutant: "les œuvres originales de Pouchkine, ce sont des reliques nationales" en Russie. "Posséder un ouvrage de Pouchkine en Russie, c'est posséder un fragment de l'identité nationale", a-t-il encore souligné. Le magistrat a relevé la "structure internationale de ce dossier", avec des prévenus visés par diverses procédures dans plusieurs pays européens. Le préjudice additionné de tous les pays atteint environ "2,6 millions d'euros". Face à ce phénomène, qui a aussi touché la Pologne, l'Allemagne, la Suisse ou encore la République tchèque entre 2022 et 2024, une équipe commune d'enquête a été mise en place, sous l'égide d'Europol et Eurojust, qui a permis l'arrestation de plusieurs protagonistes en avril 2024. "Est-ce qu'il s'agit juste de voleurs organisés qui ont essayé d'accumuler le maximum d'argent", sachant la valeur des ouvrages, ou une "opération qui peut relever d'une ingérence étrangère ?", s'est interrogé le représentant du ministère public. "Cette question n'apparait pas résolue à la lecture de ce dossier", a-t-il admis. Le jugement devrait être rendu après les plaidoiries des avocats de la défense.

12.06.2026 à 18:03

FRANCE24
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"J'ai pris le temps d'analyser et de comprendre ce qu'était le club, ce qu'il représente pour les gens de la ville. Il y a une histoire qui est incroyable, il y a un public qui est exceptionnel et un stade assez mythique. Donc je suis vraiment très, très fier et très content de pouvoir faire partie de l'histoire de la ville", a déclaré dans une vidéo mise en ligne sur le site du club le nouvel entraîneur de l'AJA. Agé de 33 ans seulement, Still, qui n'a jamais été joueur professionnel, succède à Christophe Pélissier, démis de ses fonctions à un an de la fin de son contrat malgré le maintien obtenu par l'AJA. Longtemps coincée dans la zone de relégation, l'équipe icaunaise s'en est extirpée lors de l'avant-dernière journée de la saison passée en battant Nice (2-1), avant de préserver sa 15e place en s'imposant à Lille (2-0) lors de la 34e et dernière journée. Still, qui prendra ses fonctions dès le début de la préparation estivale, dispose d'une année supplémentaire en option. "Je n'ai pas envie de regarder les autres jouer, je n'ai pas envie d'attendre sur le bord de nos 16 mètres et voir les adversaires jouer, on va aller embêter les équipes, on va aller presser", a-t-il ajouté. Jeune entraîneur encore, le technicien a opté très tôt pour une carrière de coach, débutant en Belgique à Lierse (2e div.) et au Beerschot (2e puis 1ère div.) avant d'arriver en France à Reims. Il y a été dans un premier temps adjoint de l'Espagnol Oscar Garcia (2021) avant de lui succéder comme entraîneur principal en octobre 2022 jusqu'en 2024. A 30 ans, il devient alors le plus jeune entraîneur parmi les cinq plus grands championnats européens. Il mène Reims à la 11e place de la Ligue 1 la première année, puis à la 9e l'année suivante, attirant l'intérêt du RC Lens. Le club artésien, qui cherche un successeur à Franck Haise, le recrute pour trois ans en juin 2024. Mais il rompt son contrat dès la fin de sa première saison, conclue par une 8e place en championnat, et rejoint en Angleterre sa compagne Emma Saunders, présentatrice de Sky Sports gravement malade et souffrant d'une encéphalite infectieuse après s'être remise d'un cancer. "Je pense que tout le monde est bien conscient de ce qui s'est passé dans ma vie", explique-t-il alors. Quelques jours après son retour en Angleterre, Still s'était engagé pour trois ans avec Southampton, tout juste relégué en Championship (2e division anglaise) mais a été limogé début novembre à l'issue de la 13e journée pour insuffisance de résultats. Climat tendu à Auxerre Will Still arrive à Auxerre dans un climat tendu sur fond de défiance entre une partie des supporters et la direction du club, propriété du milliardaire chinois James Zhou. Tout au long de la saison, les ultras ont apporté un soutien massif à Pélissier (60 ans) et contesté le directeur sportif du club, David Wantier, qu'ils ont appelé plusieurs fois à la démission en remettant en cause notamment son recrutement. L'annonce de l'éviction de Christophe Pélissier a suscité plusieurs manifestations de supporters, en ville, aux abords du stade Abbé-Deschamps mais aussi sur les réseaux sociaux. Dans une lettre aux supporters, James Zhou a évoqué "une période de transition, dans un univers du football professionnel en pleine mutation et très concurrentiel", demandant "compréhension et patience face au défi de croissance et de développement" qui se présente au club. "Notre projet est désormais de faire franchir un palier supplémentaire à l’AJA", a-t-il affirmé justifiant ainsi sa décision "de modifier le management de l'équipe professionnelle". A charge donc désormais pour Will Still d'accompagner l'élan attendu par James Zhou en se rappelant qu'Auxerre s'était classé 10e en 2025, un an après son retour en élite, et 9e des matches retours en 2026 malgré sa 15e place finale.
Texte intégral (696 mots)
"J'ai pris le temps d'analyser et de comprendre ce qu'était le club, ce qu'il représente pour les gens de la ville. Il y a une histoire qui est incroyable, il y a un public qui est exceptionnel et un stade assez mythique. Donc je suis vraiment très, très fier et très content de pouvoir faire partie de l'histoire de la ville", a déclaré dans une vidéo mise en ligne sur le site du club le nouvel entraîneur de l'AJA. Agé de 33 ans seulement, Still, qui n'a jamais été joueur professionnel, succède à Christophe Pélissier, démis de ses fonctions à un an de la fin de son contrat malgré le maintien obtenu par l'AJA. Longtemps coincée dans la zone de relégation, l'équipe icaunaise s'en est extirpée lors de l'avant-dernière journée de la saison passée en battant Nice (2-1), avant de préserver sa 15e place en s'imposant à Lille (2-0) lors de la 34e et dernière journée. Still, qui prendra ses fonctions dès le début de la préparation estivale, dispose d'une année supplémentaire en option. "Je n'ai pas envie de regarder les autres jouer, je n'ai pas envie d'attendre sur le bord de nos 16 mètres et voir les adversaires jouer, on va aller embêter les équipes, on va aller presser", a-t-il ajouté. Jeune entraîneur encore, le technicien a opté très tôt pour une carrière de coach, débutant en Belgique à Lierse (2e div.) et au Beerschot (2e puis 1ère div.) avant d'arriver en France à Reims. Il y a été dans un premier temps adjoint de l'Espagnol Oscar Garcia (2021) avant de lui succéder comme entraîneur principal en octobre 2022 jusqu'en 2024. A 30 ans, il devient alors le plus jeune entraîneur parmi les cinq plus grands championnats européens. Il mène Reims à la 11e place de la Ligue 1 la première année, puis à la 9e l'année suivante, attirant l'intérêt du RC Lens. Le club artésien, qui cherche un successeur à Franck Haise, le recrute pour trois ans en juin 2024. Mais il rompt son contrat dès la fin de sa première saison, conclue par une 8e place en championnat, et rejoint en Angleterre sa compagne Emma Saunders, présentatrice de Sky Sports gravement malade et souffrant d'une encéphalite infectieuse après s'être remise d'un cancer. "Je pense que tout le monde est bien conscient de ce qui s'est passé dans ma vie", explique-t-il alors. Quelques jours après son retour en Angleterre, Still s'était engagé pour trois ans avec Southampton, tout juste relégué en Championship (2e division anglaise) mais a été limogé début novembre à l'issue de la 13e journée pour insuffisance de résultats. Climat tendu à Auxerre Will Still arrive à Auxerre dans un climat tendu sur fond de défiance entre une partie des supporters et la direction du club, propriété du milliardaire chinois James Zhou. Tout au long de la saison, les ultras ont apporté un soutien massif à Pélissier (60 ans) et contesté le directeur sportif du club, David Wantier, qu'ils ont appelé plusieurs fois à la démission en remettant en cause notamment son recrutement. L'annonce de l'éviction de Christophe Pélissier a suscité plusieurs manifestations de supporters, en ville, aux abords du stade Abbé-Deschamps mais aussi sur les réseaux sociaux. Dans une lettre aux supporters, James Zhou a évoqué "une période de transition, dans un univers du football professionnel en pleine mutation et très concurrentiel", demandant "compréhension et patience face au défi de croissance et de développement" qui se présente au club. "Notre projet est désormais de faire franchir un palier supplémentaire à l’AJA", a-t-il affirmé justifiant ainsi sa décision "de modifier le management de l'équipe professionnelle". A charge donc désormais pour Will Still d'accompagner l'élan attendu par James Zhou en se rappelant qu'Auxerre s'était classé 10e en 2025, un an après son retour en élite, et 9e des matches retours en 2026 malgré sa 15e place finale.

12.06.2026 à 18:00

Caroline DE CAMARET
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La politique migratoire de l'Union européenne (UE) mise en œuvre en ce mois de juin se durcit. Après des années de débats, le Pacte asile et migration va s'appliquer. Cet ensemble législatif est censé instaurer une solidarité entre les Vingt-Sept pour répartir les demandeurs d'asile et aussi accélérer l'examen des dossiers en prévoyant un filtrage aux frontières extérieures de l'Union européenne dans des zones de transit.
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La politique migratoire de l'Union européenne (UE) mise en œuvre en ce mois de juin se durcit. Après des années de débats, le Pacte asile et migration va s'appliquer. Cet ensemble législatif est censé instaurer une solidarité entre les Vingt-Sept pour répartir les demandeurs d'asile et aussi accélérer l'examen des dossiers en prévoyant un filtrage aux frontières extérieures de l'Union européenne dans des zones de transit.

12.06.2026 à 17:59

FRANCE24
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"La sanction me paraît nécessaire pour cette atteinte physique et psychique à celle qui partageait sa vie, 'choséifiée' en simple accessoire sexuel, livrée aux fantasmes pervers", a estimé l’avocat général Michel Guedes, devant la cour criminelle du Rhône. Rendant "hommage" au "courage" de la plaignante, il a également réclamé des peines complémentaires de dix ans de suivi socio-judiciaire et de privation de droits civiques, à l'encontre de ce "prédateur sexuel" au "comportement machiavélique". La victime, une commerçante de 40 ans, a été "déshumanisée, traitée comme un objet", comme un "jouet", avait insisté plus tôt son avocate, Me Julia Studient. En début d’après-midi, l’accusé de 39 ans, ex-garde du corps, avait avoué avoir "à deux reprises, administré des cachets à sa compagne" en vue de la violer, un revirement par rapport à la veille où il avait fermement nié l’avoir "jamais droguée". "Aujourd'hui, je dis la vérité", a-t-il répondu à Me Studient, qui lui demandait comment le croire alors qu’il a livré neuf versions différentes depuis le début de l'affaire. Les faits s'étendent de 2015 au 13 juin 2023, jour de l'interpellation de l'accusé au domicile conjugal. Dans son téléphone sont notamment retrouvées des conversations en ligne au cours desquelles il partageait des images volées de sa compagne, et mère de son fils, dénudée. Mais l'enquête qui le vise remonte à l'arrestation, en septembre 2020, de Dominique Pelicot, condamné en 2024 à 20 ans de prison pour avoir violé et livré sa femme Gisèle à des dizaines d'inconnus. Dans son téléphone, des échanges avec l'accusé qui, désireux de bénéficier de son "expérience", lui propose de se déplacer à Lyon pour passer lui-même à l'acte. Mais la rencontre n'aura jamais lieu, selon l'enquête. "Je ne me reconnais pas", a répété vendredi l’accusé, évoquant, entre autres scènes insoutenables diffusées devant la cour, des vidéos où on le voit violer sa conjointe, inerte. "Je vous demande pardon, à Véro (prénom d'emprunt), à mes enfants, à sa famille. J’avais tout, j’ai tout détruit".
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"La sanction me paraît nécessaire pour cette atteinte physique et psychique à celle qui partageait sa vie, 'choséifiée' en simple accessoire sexuel, livrée aux fantasmes pervers", a estimé l’avocat général Michel Guedes, devant la cour criminelle du Rhône. Rendant "hommage" au "courage" de la plaignante, il a également réclamé des peines complémentaires de dix ans de suivi socio-judiciaire et de privation de droits civiques, à l'encontre de ce "prédateur sexuel" au "comportement machiavélique". La victime, une commerçante de 40 ans, a été "déshumanisée, traitée comme un objet", comme un "jouet", avait insisté plus tôt son avocate, Me Julia Studient. En début d’après-midi, l’accusé de 39 ans, ex-garde du corps, avait avoué avoir "à deux reprises, administré des cachets à sa compagne" en vue de la violer, un revirement par rapport à la veille où il avait fermement nié l’avoir "jamais droguée". "Aujourd'hui, je dis la vérité", a-t-il répondu à Me Studient, qui lui demandait comment le croire alors qu’il a livré neuf versions différentes depuis le début de l'affaire. Les faits s'étendent de 2015 au 13 juin 2023, jour de l'interpellation de l'accusé au domicile conjugal. Dans son téléphone sont notamment retrouvées des conversations en ligne au cours desquelles il partageait des images volées de sa compagne, et mère de son fils, dénudée. Mais l'enquête qui le vise remonte à l'arrestation, en septembre 2020, de Dominique Pelicot, condamné en 2024 à 20 ans de prison pour avoir violé et livré sa femme Gisèle à des dizaines d'inconnus. Dans son téléphone, des échanges avec l'accusé qui, désireux de bénéficier de son "expérience", lui propose de se déplacer à Lyon pour passer lui-même à l'acte. Mais la rencontre n'aura jamais lieu, selon l'enquête. "Je ne me reconnais pas", a répété vendredi l’accusé, évoquant, entre autres scènes insoutenables diffusées devant la cour, des vidéos où on le voit violer sa conjointe, inerte. "Je vous demande pardon, à Véro (prénom d'emprunt), à mes enfants, à sa famille. J’avais tout, j’ai tout détruit".
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