Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

07.02.2026 à 08:41

Le réseau énergétique de l'Ukraine de nouveau visé par une importante attaque russe

FRANCE 24
img
Une importante attaque russe contre le réseau énergétique de l'Ukraine a provoqué des coupures de courant, samedi matin dans une grande partie du pays, a annoncé la compagnie ukrainienne d'électricité. La Russie mène depuis des mois une campagne de frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant la pire crise de ce secteur depuis le début de l'invasion en 2022.
Une importante attaque russe contre le réseau énergétique de l'Ukraine a provoqué des coupures de courant, samedi matin dans une grande partie du pays, a annoncé la compagnie ukrainienne d'électricité. La Russie mène depuis des mois une campagne de frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant la pire crise de ce secteur depuis le début de l'invasion en 2022.

07.02.2026 à 08:29

"Des débris tombaient du toit": des témoins racontent l'attentat contre une mosquée d'Islamabad

FRANCE24
img
Muhammad Kazim, 52 ans, était arrivé un peu après 13H00 locales (08H00 GMT) à la mosquée Imam Bargah Qasr-e-Khadijatul Kubra, en périphérie de la capitale pakistanaise Islamabad, pour la grande prière du vendredi, jour de week-end dans ce pays majoritairement musulman. "Pendant la première (prière) du namaz, nous avons entendu des coups de feu", raconte-t-il. "Alors que nous étions encore inclinés, une explosion a retenti", poursuit cet homme qui a survécu, mais dont un des amis a été blessé dans l'attentat. "Des débris tombaient du toit, les fenêtres ont volé en éclat. Quand j'ai pu sortir, il y avait des corps partout (...). Beaucoup de gens ont perdu la vie", poursuit-il. Au moins 31 personnes ont été tuées dans l'attentat et 169 blessées, selon la municipalité d'Islamabad. Muhammad Kazim raconte comment les fidèles sains et sauf ont commencé à porter secours. "Les gens ont commencé à aider comme ils pouvaient, portant deux à trois personnes dans le coffre de leur voiture" vers les hôpitaux, alors que les "ambulances ne sont arrivées que 20 à 25 minutes plus tard", selon lui. Lui a accompagné son ami à l'hôpital de l'Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS), où de nombreux blessés ont afflué. Jusque tard dans la nuit, les équipes médicales ont traité les dizaines de patients arrivés en urgence. "Constamment menacées" Imran Mahmood, un autre fidèle musulman présent à la mosquée a, lui, pu voir le kamikaze. L'attentat a été revendiqué dans la nuit de vendredi à samedi par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui de la Syrie au Pakistan en passant par l'Irak, a pris pour cible à de nombreuses reprises les musulmans chiites. "Un volontaire assurant la sécurité de la mosquée a tiré sur l'assaillant quand ce dernier tentait d'avancer vers l'intérieur, et l'a touché par derrière à la cuisse", raconte-t-il. L'assaillant "est tombé mais il s'est relevé. Un homme qui l'accompagnait a alors fait feu sur nos volontaires" pour la sécurité, témoigne-t-il auprès de l'AFP. L'homme portant la bombe "s'est jeté contre le portail et a fait détoner ses explosifs", ajoute Imran Mahmood. L'attaque est la plus meurtrière commise à Islamabad depuis 2008, lorsque 60 personnes avaient été tuées dans un attentat-suicide au camion piégé contre le luxueux hôtel Marriott. Muhammad Kazim a appelé les autorités à mieux protéger sa communauté dans ce pays où les musulmans sunnites sont majoritaires: "Les mosquées chiites sont constamment menacées, et le gouvernement devrait prendre ce problème au sérieux".
Lire plus (432 mots)
Muhammad Kazim, 52 ans, était arrivé un peu après 13H00 locales (08H00 GMT) à la mosquée Imam Bargah Qasr-e-Khadijatul Kubra, en périphérie de la capitale pakistanaise Islamabad, pour la grande prière du vendredi, jour de week-end dans ce pays majoritairement musulman. "Pendant la première (prière) du namaz, nous avons entendu des coups de feu", raconte-t-il. "Alors que nous étions encore inclinés, une explosion a retenti", poursuit cet homme qui a survécu, mais dont un des amis a été blessé dans l'attentat. "Des débris tombaient du toit, les fenêtres ont volé en éclat. Quand j'ai pu sortir, il y avait des corps partout (...). Beaucoup de gens ont perdu la vie", poursuit-il. Au moins 31 personnes ont été tuées dans l'attentat et 169 blessées, selon la municipalité d'Islamabad. Muhammad Kazim raconte comment les fidèles sains et sauf ont commencé à porter secours. "Les gens ont commencé à aider comme ils pouvaient, portant deux à trois personnes dans le coffre de leur voiture" vers les hôpitaux, alors que les "ambulances ne sont arrivées que 20 à 25 minutes plus tard", selon lui. Lui a accompagné son ami à l'hôpital de l'Institut pakistanais des sciences médicales (PIMS), où de nombreux blessés ont afflué. Jusque tard dans la nuit, les équipes médicales ont traité les dizaines de patients arrivés en urgence. "Constamment menacées" Imran Mahmood, un autre fidèle musulman présent à la mosquée a, lui, pu voir le kamikaze. L'attentat a été revendiqué dans la nuit de vendredi à samedi par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui de la Syrie au Pakistan en passant par l'Irak, a pris pour cible à de nombreuses reprises les musulmans chiites. "Un volontaire assurant la sécurité de la mosquée a tiré sur l'assaillant quand ce dernier tentait d'avancer vers l'intérieur, et l'a touché par derrière à la cuisse", raconte-t-il. L'assaillant "est tombé mais il s'est relevé. Un homme qui l'accompagnait a alors fait feu sur nos volontaires" pour la sécurité, témoigne-t-il auprès de l'AFP. L'homme portant la bombe "s'est jeté contre le portail et a fait détoner ses explosifs", ajoute Imran Mahmood. L'attaque est la plus meurtrière commise à Islamabad depuis 2008, lorsque 60 personnes avaient été tuées dans un attentat-suicide au camion piégé contre le luxueux hôtel Marriott. Muhammad Kazim a appelé les autorités à mieux protéger sa communauté dans ce pays où les musulmans sunnites sont majoritaires: "Les mosquées chiites sont constamment menacées, et le gouvernement devrait prendre ce problème au sérieux".

07.02.2026 à 07:56

Pakistan : le groupe État islamique revendique l'attentat dans une mosquée chiite d'Islamabad

FRANCE 24
img
L'organisation État islamique a revendiqué la responsabilité d'un attentat-suicide lors de la prière du vendredi dans une mosquée chiite d'Islamabad qui a fait au moins 31 morts, a rapporté vendredi le SITE Intelligence Group.
Lire plus (432 mots)
L'organisation État islamique a revendiqué la responsabilité d'un attentat-suicide lors de la prière du vendredi dans une mosquée chiite d'Islamabad qui a fait au moins 31 morts, a rapporté vendredi le SITE Intelligence Group.

07.02.2026 à 07:06

Iran en direct : Trump salue de "très bonnes" discussions avec Téhéran, mais annonce de nouvelles sanctions

FRANCE 24
img
Le président américain Donald Trump a salué vendredi les "très bonnes" discussions en cours avec l'Iran, à l'issue d'une session de pourparlers à Oman, affirmant que les négociations allaient se poursuivre "en début de semaine prochaine". Dans le même temps, ce dernier a signé un décret faisant planer à partir de samedi la menace de droits de douane supplémentaires aux pays qui continuent commercer avec l'Iran. Suivez notre direct.
Lire plus (432 mots)
Le président américain Donald Trump a salué vendredi les "très bonnes" discussions en cours avec l'Iran, à l'issue d'une session de pourparlers à Oman, affirmant que les négociations allaient se poursuivre "en début de semaine prochaine". Dans le même temps, ce dernier a signé un décret faisant planer à partir de samedi la menace de droits de douane supplémentaires aux pays qui continuent commercer avec l'Iran. Suivez notre direct.

07.02.2026 à 07:00

Affaire Epstein : qui sont les personnalités africaines citées dans ce dossier tentaculaire ?

Jean-Luc MOUNIER
img
Une semaine après la publication de plus de trois millions de nouveaux documents concernant Jeffrey Epstein, plusieurs personnalités du continent africain sont citées. France 24 démêle le vrai du faux pour trois d’entre elles : Karim Wade, Robert Mugabe et Jacob Zuma.
Lire plus (432 mots)
Une semaine après la publication de plus de trois millions de nouveaux documents concernant Jeffrey Epstein, plusieurs personnalités du continent africain sont citées. France 24 démêle le vrai du faux pour trois d’entre elles : Karim Wade, Robert Mugabe et Jacob Zuma.

07.02.2026 à 05:03

A la frontière avec la Thaïlande, des Cambodgiens de retour "à la case départ"

FRANCE24
img
"Il est strictement interdit aux citoyens cambodgiens de pénétrer dans cette zone", met en garde un message sur un conteneur vert délavé, derrière des barbelés où les forces thaïlandaises ont établi "leur" nouvelle frontière avec le Cambodge. L'armée de Bangkok a conquis plusieurs secteurs disputés lors d'affrontements meurtriers avec le pays voisin l'an dernier, nouvel épisode d'un différend territorial hérité de l'époque coloniale française. Et depuis le cessez-le-feu de décembre, les soldats thaïlandais consolident leurs nouvelles positions, aux détriments des Cambodgiens qui vivaient là. "Les Thaïlandais nous ont renvoyés à la case départ. Nous n'avons plus d'espoir", s'est lamentée cette semaine auprès de l'AFP Kim Ren, qui habitait Chouk Chey quand le village se trouvait encore du côté cambodgien. Côté thaïlandais, où l'on se dit à Ban Nong Chan, les hommes en uniforme montent la garde devant une excavatrice nettoyant des débris, sous les yeux de médias invités par l'armée. Kim Ren fait partie des 1.200 familles de son village et de Prey Chan -- autre commune contestée -- qui ont trouvé refuge dans un temple plus au sud, selon les autorités locales. Des tentes bleues offertes par la Chine sont agglutinées près de la pagode, où les déplacés se débrouillent comme ils peuvent avec les rares biens qu'ils ont pu sauver. Son terrain, 30.000 dollars de réserves de nourriture, sa maison de 50.000 dollars, "maintenant, les voleurs thaïlandais ont tout pris", fulmine Kim Ren, qui s'était installée en 1993 après avoir acheté un lopin de terre pour 40 dollars. "Des gens vivent toujours ici" Lors d'éruptions de violences en juillet et décembre derniers, le conflit a fait des dizaines de morts et un million de déplacés de chaque côté de la séparation longue de 800 kilomètres. Phnom Penh affirme que les forces thaïlandaises se sont emparées de zones frontalières et exige leur retrait, tandis que Bangkok certifie n'avoir fait que récupérer des secteurs de son territoire qui étaient occupés par la partie cambodgienne depuis des années. A Klong Paeng, autre village présenté durant le voyage de presse organisé par l'armée de Bangkok, ce sont aussi des drapeaux thaïlandais qui flottent au vent. Selon le porte-parole Winthai Suvaree, les soldats ont "récupéré" quelque 64 hectares dans cette localité en décembre. L'opération a "nécessité une action prudente car des gens vivent toujours ici", a-t-il ajouté. Pongsri Rapan, agricultrice de 60 ans côté thaïlandais, confie avoir perdu toutes ses affaires à l'exception de sa garde-robes quand sa maison a été détruite par des bombardements. "Je ne suis pas effrayée car l'armée n'est pas loin", assure-t-elle cependant. Elle raconte avoir "beaucoup de bons amis cambodgiens", et se dit "désolée" que les armées de leurs deux pays "se battent". Les agriculteurs thaïlandais devraient pouvoir jouir des terres récemment conquises une fois leur distribution finalisée, a précisé à l'AFP un responsable militaire. "Tout volé" Au refuge côté cambodgien, Sok Chork explique qu'il s'était installé à Prey Chan en 1980, quand les lieux étaient encore infestés de mines et sous-développés. La Thaïlande avait accueilli de nombreux réfugiés de guerre cambodgiens à la frontière après la chute du régime génocidaire des Khmers rouges l'année précédente, certaines familles posant alors leurs valise pour longtemps. "Quand c'était de la forêt, ce n'était pas à eux. Mais après que les Cambodgiens eurent construit des maisons en béton, ils ont dit que c'était leur terre", s'agace Sok Chork. Les Thaïlandais "nous ont tout volé", dénonce-t-il, déclarant, comme Kim Ren, que son logement a été rasé par un bulldozer. Le village de Prey Chan a été le théâtre de tensions en septembre quand des centaines de Cambodgiens ont tenté d'arracher les barbelés installés par les forces thaïlandaises, qui ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. De l'autre côté de la barricade, où on appelle l'endroit Ban Ya Nong Kaew, là encore ce sont les couleurs de la Thaïlande qui dominent. Anupong Kannongha, habitant thaïlandais, rapporte que sa maison a été quasiment détruite par des bombardements. Ne subsistent que son toit carbonisé et sa structure en ciment. Le Cambodge "nous a fait ça", lâche-t-il. "Cela me blesse vraiment".
Texte intégral (772 mots)
"Il est strictement interdit aux citoyens cambodgiens de pénétrer dans cette zone", met en garde un message sur un conteneur vert délavé, derrière des barbelés où les forces thaïlandaises ont établi "leur" nouvelle frontière avec le Cambodge. L'armée de Bangkok a conquis plusieurs secteurs disputés lors d'affrontements meurtriers avec le pays voisin l'an dernier, nouvel épisode d'un différend territorial hérité de l'époque coloniale française. Et depuis le cessez-le-feu de décembre, les soldats thaïlandais consolident leurs nouvelles positions, aux détriments des Cambodgiens qui vivaient là. "Les Thaïlandais nous ont renvoyés à la case départ. Nous n'avons plus d'espoir", s'est lamentée cette semaine auprès de l'AFP Kim Ren, qui habitait Chouk Chey quand le village se trouvait encore du côté cambodgien. Côté thaïlandais, où l'on se dit à Ban Nong Chan, les hommes en uniforme montent la garde devant une excavatrice nettoyant des débris, sous les yeux de médias invités par l'armée. Kim Ren fait partie des 1.200 familles de son village et de Prey Chan -- autre commune contestée -- qui ont trouvé refuge dans un temple plus au sud, selon les autorités locales. Des tentes bleues offertes par la Chine sont agglutinées près de la pagode, où les déplacés se débrouillent comme ils peuvent avec les rares biens qu'ils ont pu sauver. Son terrain, 30.000 dollars de réserves de nourriture, sa maison de 50.000 dollars, "maintenant, les voleurs thaïlandais ont tout pris", fulmine Kim Ren, qui s'était installée en 1993 après avoir acheté un lopin de terre pour 40 dollars. "Des gens vivent toujours ici" Lors d'éruptions de violences en juillet et décembre derniers, le conflit a fait des dizaines de morts et un million de déplacés de chaque côté de la séparation longue de 800 kilomètres. Phnom Penh affirme que les forces thaïlandaises se sont emparées de zones frontalières et exige leur retrait, tandis que Bangkok certifie n'avoir fait que récupérer des secteurs de son territoire qui étaient occupés par la partie cambodgienne depuis des années. A Klong Paeng, autre village présenté durant le voyage de presse organisé par l'armée de Bangkok, ce sont aussi des drapeaux thaïlandais qui flottent au vent. Selon le porte-parole Winthai Suvaree, les soldats ont "récupéré" quelque 64 hectares dans cette localité en décembre. L'opération a "nécessité une action prudente car des gens vivent toujours ici", a-t-il ajouté. Pongsri Rapan, agricultrice de 60 ans côté thaïlandais, confie avoir perdu toutes ses affaires à l'exception de sa garde-robes quand sa maison a été détruite par des bombardements. "Je ne suis pas effrayée car l'armée n'est pas loin", assure-t-elle cependant. Elle raconte avoir "beaucoup de bons amis cambodgiens", et se dit "désolée" que les armées de leurs deux pays "se battent". Les agriculteurs thaïlandais devraient pouvoir jouir des terres récemment conquises une fois leur distribution finalisée, a précisé à l'AFP un responsable militaire. "Tout volé" Au refuge côté cambodgien, Sok Chork explique qu'il s'était installé à Prey Chan en 1980, quand les lieux étaient encore infestés de mines et sous-développés. La Thaïlande avait accueilli de nombreux réfugiés de guerre cambodgiens à la frontière après la chute du régime génocidaire des Khmers rouges l'année précédente, certaines familles posant alors leurs valise pour longtemps. "Quand c'était de la forêt, ce n'était pas à eux. Mais après que les Cambodgiens eurent construit des maisons en béton, ils ont dit que c'était leur terre", s'agace Sok Chork. Les Thaïlandais "nous ont tout volé", dénonce-t-il, déclarant, comme Kim Ren, que son logement a été rasé par un bulldozer. Le village de Prey Chan a été le théâtre de tensions en septembre quand des centaines de Cambodgiens ont tenté d'arracher les barbelés installés par les forces thaïlandaises, qui ont tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. De l'autre côté de la barricade, où on appelle l'endroit Ban Ya Nong Kaew, là encore ce sont les couleurs de la Thaïlande qui dominent. Anupong Kannongha, habitant thaïlandais, rapporte que sa maison a été quasiment détruite par des bombardements. Ne subsistent que son toit carbonisé et sa structure en ciment. Le Cambodge "nous a fait ça", lâche-t-il. "Cela me blesse vraiment".

07.02.2026 à 05:03

"Don Colossus": une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier

FRANCE24
img
Cette oeuvre monumentale en bronze, recouverte de feuilles d'or, a été conçue pour s'élever sur deux étages une fois installée sur un socle de 2.720 kg. Mais la statue à 360.000 dollars, qui représente le républicain le poing levé, après la tentative d'assassinat dont il a été victime en juillet 2024, attend depuis plus d'un an d'être érigée. Son sculpteur, Alan Cottrill, n'a toujours pas été payé par les entrepreneurs en cryptomonnaies qui lui ont passé commande. "Je serais un idiot de l'installer sans que le paiement ait été effectué, et je ne suis pas un idiot", affirme cet artiste américain de 73 ans, qui affirme qu'on lui doit encore environ 92.000 dollars. Conçue au départ pour promouvoir un "memecoin" - un actif virtuel qui n'a aucune valeur intrinsèque mais qui capitalise sur un moment culturel pour faire monter son prix grâce à la spéculation et à la création d'une communauté -, l'oeuvre est devenue un symbole de l'instabilité de ces jetons particulièrement volatiles. Mis en vente alors que Donald Trump remportait l'élection présidentielle, en novembre 2024, $PATRIOT a d'abord suscité un fort engouement chez les trumpistes. Mais son élan a été rapidement interrompu par le lancement par le président américain, lui-même féru de cryptomonnaie, de son propre actif virtuel. Ce dernier, baptisé $TRUMP, a été lancé quelques jours avant l'investiture de janvier 2025, et le dévoilement prévu de "Don Colossus". La valeur de $PATRIOT, qui continue d'être échangée aujourd'hui, s'est effondrée de plus de 95% par rapport à son pic. Les liens étroits de Donald Trump avec le secteur des cryptomonnaies ont suscité des accusations de conflits d'intérêts majeurs. L'agence spécialisée Bloomberg estime que la fortune de la famille Trump a augmenté de 1,4 milliard de dollars l'an dernier grâce aux seuls actifs numériques. "Ecrasant" Dans son atelier de Zanesville, dans l'Ohio, Alan Cottrill parle de son travail avec fierté. Il a réalisé au moins 17 présidents américains, ainsi qu'une statue de l'inventeur Thomas Edison, exposée au Capitole de Washington, le siège du Congrès américain. Il était donc enthousiasmé par l'ampleur du projet Trump: "Quand ils ont parlé de 15 pieds (environ 4,6 mètres) de haut, on commençait à arriver au niveau de mon ego", plaisante-t-il. Il lui a fallu un mois pour réaliser la figure grandeur nature, puis trois autres pour la mettre à l'échelle, la couler en bronze et permettre à son équipe de polir et lustrer minutieusement la surface. "C'est simplement écrasant. C'est gigantesque", dit-il. L'artiste dit avoir conservé le "cou de dindon" du dirigeant républicain de 79 ans, mais les commanditaires ont été affolés et ont demandé une version plus flatteuse, moins réaliste. Le plus grand défi, selon lui, aura été de réaliser la célèbre coiffure de Trump. "On ne peut pas sculpter et couler quelque chose qui est... Vaporeux", lâche-t-il après une hésitation. Plus d'un an après qu'elle a été terminée, la statue semble enfin avoir trouvé un lieu d'accueil: le complexe de golf Trump National Doral, à Miami, où Alan Cottrill s'est rendu le mois dernier pour installer le socle. La date d'inauguration reste toutefois incertaine. Interrogé sur son expérience avec le monde des cryptomonnaies après autant de péripéties, l'artiste se montre catégorique: "La réponse courte, c'est que je ne recommencerai pas."
Texte intégral (582 mots)
Cette oeuvre monumentale en bronze, recouverte de feuilles d'or, a été conçue pour s'élever sur deux étages une fois installée sur un socle de 2.720 kg. Mais la statue à 360.000 dollars, qui représente le républicain le poing levé, après la tentative d'assassinat dont il a été victime en juillet 2024, attend depuis plus d'un an d'être érigée. Son sculpteur, Alan Cottrill, n'a toujours pas été payé par les entrepreneurs en cryptomonnaies qui lui ont passé commande. "Je serais un idiot de l'installer sans que le paiement ait été effectué, et je ne suis pas un idiot", affirme cet artiste américain de 73 ans, qui affirme qu'on lui doit encore environ 92.000 dollars. Conçue au départ pour promouvoir un "memecoin" - un actif virtuel qui n'a aucune valeur intrinsèque mais qui capitalise sur un moment culturel pour faire monter son prix grâce à la spéculation et à la création d'une communauté -, l'oeuvre est devenue un symbole de l'instabilité de ces jetons particulièrement volatiles. Mis en vente alors que Donald Trump remportait l'élection présidentielle, en novembre 2024, $PATRIOT a d'abord suscité un fort engouement chez les trumpistes. Mais son élan a été rapidement interrompu par le lancement par le président américain, lui-même féru de cryptomonnaie, de son propre actif virtuel. Ce dernier, baptisé $TRUMP, a été lancé quelques jours avant l'investiture de janvier 2025, et le dévoilement prévu de "Don Colossus". La valeur de $PATRIOT, qui continue d'être échangée aujourd'hui, s'est effondrée de plus de 95% par rapport à son pic. Les liens étroits de Donald Trump avec le secteur des cryptomonnaies ont suscité des accusations de conflits d'intérêts majeurs. L'agence spécialisée Bloomberg estime que la fortune de la famille Trump a augmenté de 1,4 milliard de dollars l'an dernier grâce aux seuls actifs numériques. "Ecrasant" Dans son atelier de Zanesville, dans l'Ohio, Alan Cottrill parle de son travail avec fierté. Il a réalisé au moins 17 présidents américains, ainsi qu'une statue de l'inventeur Thomas Edison, exposée au Capitole de Washington, le siège du Congrès américain. Il était donc enthousiasmé par l'ampleur du projet Trump: "Quand ils ont parlé de 15 pieds (environ 4,6 mètres) de haut, on commençait à arriver au niveau de mon ego", plaisante-t-il. Il lui a fallu un mois pour réaliser la figure grandeur nature, puis trois autres pour la mettre à l'échelle, la couler en bronze et permettre à son équipe de polir et lustrer minutieusement la surface. "C'est simplement écrasant. C'est gigantesque", dit-il. L'artiste dit avoir conservé le "cou de dindon" du dirigeant républicain de 79 ans, mais les commanditaires ont été affolés et ont demandé une version plus flatteuse, moins réaliste. Le plus grand défi, selon lui, aura été de réaliser la célèbre coiffure de Trump. "On ne peut pas sculpter et couler quelque chose qui est... Vaporeux", lâche-t-il après une hésitation. Plus d'un an après qu'elle a été terminée, la statue semble enfin avoir trouvé un lieu d'accueil: le complexe de golf Trump National Doral, à Miami, où Alan Cottrill s'est rendu le mois dernier pour installer le socle. La date d'inauguration reste toutefois incertaine. Interrogé sur son expérience avec le monde des cryptomonnaies après autant de péripéties, l'artiste se montre catégorique: "La réponse courte, c'est que je ne recommencerai pas."

07.02.2026 à 04:25

Cuba adopte la semaine de quatre jours pour faire face à la crise énergétique

FRANCE24
img
Ces pressions "nous poussent à appliquer un ensemble de décisions, en premier lieu pour assurer la vie de notre pays, les services de base, sans renoncer au développement", a déclaré le vice-Premier ministre Oscar Pérez-Oliva Fraga, à la télévision d'Etat. "Le carburant sera destiné à la protection des services essentiels pour la population et aux activités économiques indispensables", a résumé le vice-Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres, dont ceux du Travail de l'Education et des Transports. Parmi les mesures annoncées figurent la réduction à quatre jours de la semaine de travail dans les administrations et les entreprises d'Etat, le télétravail, des restrictions à la vente de carburant, une réduction des services de bus et de trains, ainsi que la fermeture temporaire de certains établissements touristiques. En matière d'éducation, les journées de cours seront plus courtes et les universités fonctionneront sous forme semi-présentielle. "A mon travail, ils ont renvoyé tout le monde chez eux pendant un mois", a expliqué sous couvert d'anonymat à l'AFP un employé de banque qui, selon les mesures annoncées vendredi, recevra pendant au moins un mois la totalité de son salaire. Cette batterie de mesures doit permettre d'économiser du carburant pour favoriser "la production de nourriture et la production d'électricité" et permettre "la sauvegarde des activités fondamentales qui génèrent des devises", a précisé M. Pérez-Oliva Fraga. Ce dernier a toutefois assuré que les investissements dans les énergies renouvelables seraient maintenus et que le pays allait poursuivre ses efforts pour augmenter la production de pétrole national, qui représente 30% de sa consommation. En 2025, 49 parcs photovoltaïques ont été installés à travers le pays, faisant passer la production d'énergie solaire de 3% il y a deux ans à 10% actuellement. "Temps difficiles" La veille, lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision, le président Miguel Diaz-Canel avait annoncé des "temps difficiles" pour les 9,6 millions de Cubains. Il avait expliqué que le gouvernement avait pris "comme référence" les directives prises par l'ancien dirigeant Fidel Castro durant les années de la "période spéciale", la grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal allié de Cuba. De nombreux Cubains ont encore en mémoire ces années marquées par des coupures de courant d'une quinzaine d'heures par jour, par les pénuries de nourriture, les usines à l'arrêt, les rues désertes ou seulement parcourues par des bicyclettes. L'économie de l'île, sous embargo américain depuis 1962, avait commencé à se redresser à partir de 1997, portée par le développement du tourisme et l'investissement étranger. A partir de 2000, le pays avait pu compter sur un accord de coopération signé avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l'envoi de médecins, de professeurs et autres professionnels. Or ces livraisons se sont totalement taries à la suite de la capture du président Nicolas Maduro début janvier par les forces américaines, et Donald Trump a fait monter la pression sur l'île communiste, enferrée depuis six ans dans une sévère crise économique. Le président américain a signé un décret indiquant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Il a par ailleurs assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. Pour justifier sa politique, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Le gouvernement cubain accuse Washington, qui n'a pas caché sa volonté de voir un changement de régime à La Havane, de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île.
Texte intégral (648 mots)
Ces pressions "nous poussent à appliquer un ensemble de décisions, en premier lieu pour assurer la vie de notre pays, les services de base, sans renoncer au développement", a déclaré le vice-Premier ministre Oscar Pérez-Oliva Fraga, à la télévision d'Etat. "Le carburant sera destiné à la protection des services essentiels pour la population et aux activités économiques indispensables", a résumé le vice-Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres, dont ceux du Travail de l'Education et des Transports. Parmi les mesures annoncées figurent la réduction à quatre jours de la semaine de travail dans les administrations et les entreprises d'Etat, le télétravail, des restrictions à la vente de carburant, une réduction des services de bus et de trains, ainsi que la fermeture temporaire de certains établissements touristiques. En matière d'éducation, les journées de cours seront plus courtes et les universités fonctionneront sous forme semi-présentielle. "A mon travail, ils ont renvoyé tout le monde chez eux pendant un mois", a expliqué sous couvert d'anonymat à l'AFP un employé de banque qui, selon les mesures annoncées vendredi, recevra pendant au moins un mois la totalité de son salaire. Cette batterie de mesures doit permettre d'économiser du carburant pour favoriser "la production de nourriture et la production d'électricité" et permettre "la sauvegarde des activités fondamentales qui génèrent des devises", a précisé M. Pérez-Oliva Fraga. Ce dernier a toutefois assuré que les investissements dans les énergies renouvelables seraient maintenus et que le pays allait poursuivre ses efforts pour augmenter la production de pétrole national, qui représente 30% de sa consommation. En 2025, 49 parcs photovoltaïques ont été installés à travers le pays, faisant passer la production d'énergie solaire de 3% il y a deux ans à 10% actuellement. "Temps difficiles" La veille, lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision, le président Miguel Diaz-Canel avait annoncé des "temps difficiles" pour les 9,6 millions de Cubains. Il avait expliqué que le gouvernement avait pris "comme référence" les directives prises par l'ancien dirigeant Fidel Castro durant les années de la "période spéciale", la grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal allié de Cuba. De nombreux Cubains ont encore en mémoire ces années marquées par des coupures de courant d'une quinzaine d'heures par jour, par les pénuries de nourriture, les usines à l'arrêt, les rues désertes ou seulement parcourues par des bicyclettes. L'économie de l'île, sous embargo américain depuis 1962, avait commencé à se redresser à partir de 1997, portée par le développement du tourisme et l'investissement étranger. A partir de 2000, le pays avait pu compter sur un accord de coopération signé avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l'envoi de médecins, de professeurs et autres professionnels. Or ces livraisons se sont totalement taries à la suite de la capture du président Nicolas Maduro début janvier par les forces américaines, et Donald Trump a fait monter la pression sur l'île communiste, enferrée depuis six ans dans une sévère crise économique. Le président américain a signé un décret indiquant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Il a par ailleurs assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. Pour justifier sa politique, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Le gouvernement cubain accuse Washington, qui n'a pas caché sa volonté de voir un changement de régime à La Havane, de vouloir "asphyxier" l'économie de l'île.

06.02.2026 à 23:53

Mutilations génitales contre les femmes, le Tchad se mobilise

Fatimata WANE
img
Chaque 6 février, la communauté internationale se mobilise contre les mutilations génitales féminines. Au Tchad, cette pratique reste une réalité préoccupante, malgré des progrès officiellement reconnus. Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance rappelle que les mutilations génitales féminines « ne sont ni une tradition, ni une fatalité », mais « une grave violation des droits humains et une atteinte intolérable à la dignité humaine ».
Texte intégral (648 mots)
Chaque 6 février, la communauté internationale se mobilise contre les mutilations génitales féminines. Au Tchad, cette pratique reste une réalité préoccupante, malgré des progrès officiellement reconnus. Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance rappelle que les mutilations génitales féminines « ne sont ni une tradition, ni une fatalité », mais « une grave violation des droits humains et une atteinte intolérable à la dignité humaine ».

06.02.2026 à 23:15

Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée

FRANCE24
img
Le Dow Jones a grimpé de 2,47% à 50.115,67 points, un niveau jamais vu auparavant. L'indice Nasdaq à forte coloration technologique a pris 2,18% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,97%. "On peut parler d'un retour en force: les actions terminent une semaine volatile sur une note positive", note Adam Turnquist, de LPL Financial. Sur la semaine, le Dow Jones est parvenu à afficher une nette progression (+2,50%) tandis que le Nasdaq et le S&P 500 sont en repli, mais ont limité leurs pertes. Et la nervosité des investisseurs a fortement diminué à en croire la chute du Vix, l'indice de volatilité. Plus tôt dans la semaine, la place américaine a été secouée par un large mouvement de désertion visant en particulier les sociétés technologiques. Aux craintes sur le modèle économique de l'intelligence artificielle (IA), secteur qui a attiré des centaines de milliards de dollars d'investissements, se sont ajoutées les inquiétudes sur la pérennité des acteurs des logiciels, justement concurrencés par l'IA. "Le contexte général à Wall Street est d'estimer que la vente est allée trop loin", juge Jose Torres, d'Interactive Brokers. En quelques jours, certaines actions avaient effacé plusieurs mois de progression. Vendredi, le secteur des semi-conducteurs figure parmi les grands gagnants: Nvidia, première capitalisation mondiale, a bondi de 7,92%, soit un gain de plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. Broadcom a gagné 7,08%, AMD 8,28%, et Intel a avancé de 4,87%. D'autres valeurs, au poids moins important, ont connu des progressions encore plus marquées à l'instar du spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave, qui a bondi de plus de 20%. Pour les spécialistes, la dynamique haussière a aussi été renforcée par la légère amélioration de la confiance des consommateurs en février, selon l'indice de l'université du Michigan. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain grimpait à 4,20% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture jeudi. Ailleurs à la cote, le géant de la distribution et de l'informatique en ligne Amazon (-5,55% à 210,32 dollars) a été sévèrement sanctionné, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Les investisseurs s'inquiètent des 200 milliards de dollars que le groupe entend dépenser cette année pour se maintenir dans la course à l'IA. Les analystes anticipaient un total d'investissement de l'ordre de 150 milliards. Alphabet, maison mère de Google, et Microsoft ont eux aussi été sanctionnés après des annonces similaires quelques jours plus tôt. La plateforme d'univers virtuel Roblox a bondi de 9,66% à 66,42 dollar, grâce à des prévisions nettement supérieures aux attentes pour l'année 2026. Le réseau social Reddit (-7,43% à 139,83 dollars) a lui été boudé malgré des performances financières supérieures aux attentes lors du dernier trimestre. Reddit a aussi partagé des prévisions optimistes pour l'année en cours et annoncé un programme de rachat d'actions d'un montant d'un milliard de dollars.
Lire plus (493 mots)
Le Dow Jones a grimpé de 2,47% à 50.115,67 points, un niveau jamais vu auparavant. L'indice Nasdaq à forte coloration technologique a pris 2,18% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 1,97%. "On peut parler d'un retour en force: les actions terminent une semaine volatile sur une note positive", note Adam Turnquist, de LPL Financial. Sur la semaine, le Dow Jones est parvenu à afficher une nette progression (+2,50%) tandis que le Nasdaq et le S&P 500 sont en repli, mais ont limité leurs pertes. Et la nervosité des investisseurs a fortement diminué à en croire la chute du Vix, l'indice de volatilité. Plus tôt dans la semaine, la place américaine a été secouée par un large mouvement de désertion visant en particulier les sociétés technologiques. Aux craintes sur le modèle économique de l'intelligence artificielle (IA), secteur qui a attiré des centaines de milliards de dollars d'investissements, se sont ajoutées les inquiétudes sur la pérennité des acteurs des logiciels, justement concurrencés par l'IA. "Le contexte général à Wall Street est d'estimer que la vente est allée trop loin", juge Jose Torres, d'Interactive Brokers. En quelques jours, certaines actions avaient effacé plusieurs mois de progression. Vendredi, le secteur des semi-conducteurs figure parmi les grands gagnants: Nvidia, première capitalisation mondiale, a bondi de 7,92%, soit un gain de plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. Broadcom a gagné 7,08%, AMD 8,28%, et Intel a avancé de 4,87%. D'autres valeurs, au poids moins important, ont connu des progressions encore plus marquées à l'instar du spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave, qui a bondi de plus de 20%. Pour les spécialistes, la dynamique haussière a aussi été renforcée par la légère amélioration de la confiance des consommateurs en février, selon l'indice de l'université du Michigan. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain grimpait à 4,20% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture jeudi. Ailleurs à la cote, le géant de la distribution et de l'informatique en ligne Amazon (-5,55% à 210,32 dollars) a été sévèrement sanctionné, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Les investisseurs s'inquiètent des 200 milliards de dollars que le groupe entend dépenser cette année pour se maintenir dans la course à l'IA. Les analystes anticipaient un total d'investissement de l'ordre de 150 milliards. Alphabet, maison mère de Google, et Microsoft ont eux aussi été sanctionnés après des annonces similaires quelques jours plus tôt. La plateforme d'univers virtuel Roblox a bondi de 9,66% à 66,42 dollar, grâce à des prévisions nettement supérieures aux attentes pour l'année 2026. Le réseau social Reddit (-7,43% à 139,83 dollars) a lui été boudé malgré des performances financières supérieures aux attentes lors du dernier trimestre. Reddit a aussi partagé des prévisions optimistes pour l'année en cours et annoncé un programme de rachat d'actions d'un montant d'un milliard de dollars.

06.02.2026 à 23:14

Haïti, le pouvoir aux gangs?

img
Ce samedi le mandat du Conseil présidentiel de transition sera officiellement terminé. Un mandat de 22 mois qui était censé ramener un minimum de stabilité politique dans le pays mais qui s’achève dans le chaos. On en parle avec le journaliste haïtien Jean Samuel Mentor. 
Lire plus (493 mots)
Ce samedi le mandat du Conseil présidentiel de transition sera officiellement terminé. Un mandat de 22 mois qui était censé ramener un minimum de stabilité politique dans le pays mais qui s’achève dans le chaos. On en parle avec le journaliste haïtien Jean Samuel Mentor. 

06.02.2026 à 23:11

En images : l'Italie lance ses JO 2026 avec une cérémonie en simultané sur quatre sites

FRANCE24
img
Lire plus (493 mots)

06.02.2026 à 23:08

Ferre Gola à l’Accor Arena : “Le Padre” de la rumba congolaise en concert à Paris le 04 avril 2026

FRANCE24
img
cône de la rumba congolaise, Ferre Gola est l'invité du Journal de l’Afrique sur France 24. De ses débuts avec Wenge Musica à son ascension en solo, le Padre se confie à Fatimata Wane à l’occasion de son grand concert prévu le 4 avril 2026 à l’Accor Arena. Un retour très attendu, après une date annulée en 2025. L’artiste évoque son parcours, ses influences et sa vision de la musique congolaise d’aujourd’hui.
Lire plus (493 mots)
cône de la rumba congolaise, Ferre Gola est l'invité du Journal de l’Afrique sur France 24. De ses débuts avec Wenge Musica à son ascension en solo, le Padre se confie à Fatimata Wane à l’occasion de son grand concert prévu le 4 avril 2026 à l’Accor Arena. Un retour très attendu, après une date annulée en 2025. L’artiste évoque son parcours, ses influences et sa vision de la musique congolaise d’aujourd’hui.

06.02.2026 à 23:07

En images : l'Italie lance ses JO 2026 avec une cérémonie sur quatre sites

FRANCE 24
img
La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina s'est déroulé, vendredi, soir au stade San Siro de Milan et, pour la première fois, en simultané dans ⁠trois autres sites pour lancer deux semaines de compétition lors desquelles la France visera un top cinq au tableau des médailles.
Lire plus (493 mots)
La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina s'est déroulé, vendredi, soir au stade San Siro de Milan et, pour la première fois, en simultané dans ⁠trois autres sites pour lancer deux semaines de compétition lors desquelles la France visera un top cinq au tableau des médailles.

06.02.2026 à 22:51

Le Liban et la Syrie signent un accord sur le transfert de prisonniers syriens

FRANCE24
img
Gouvernée pendant des dizaines d'années par le clan Assad, la Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes après la chute du président Bachar al-Assad. Le Liban a longtemps souffert de l'hégémonie du clan Assad auquel sont imputés de multiples assassinats. Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri et le ministre syrien de la Justice Mazhar al-Wais ont annoncé avoir signé l'accord, au cours d'une conférence de presse à Beyrouth. "Nous annonçons aujourd'hui une étape importante sur la voie de la justice", a affirmé le ministre syrien, exprimant l'espoir que l'accord contribue à "l'amélioration des relations bilatérales dans la période à venir". M. Mitri a déclaré à l'AFP que les deux pays œuvraient à "résoudre toutes les questions qui affectent les relations bilatérales", dont le règlement du sort des autres prisonniers. Quelque 2.250 Syriens, soit un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays, selon une source judiciaire, et Damas avait réclamé que le Liban lui remette plus de 300 prisonniers. Le ministre libanais a indiqué que le gouvernement libanais allait décider vendredi de dissoudre le Haut Conseil libano-syrien, datant de l'époque de l'ingérence du clan Assad sur le Liban. Il a ajouté que son pays allait également revoir des "accords injustes conclus à l'époque de la tutelle syrienne" et que les deux pays allaient délimiter le tracé de leurs "frontières terrestres et maritimes". Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué sur X "une étape historique" vers la résolution des différends entre les deux pays et "un point de départ pour des relations stratégiques solides". La question des prisonniers est l'un des problèmes les plus épineux entre les deux pays. Selon les autorités libanaises, l'accord signé vendredi concerne des détenus syriens condamnés au Liban et ayant passé dix années ou plus en prison et qui doivent purger le reste de leur peine en Syrie. Des centaines de prisonniers syriens, accusés de "terrorisme" ou d'attaques contre les forces libanaises, ont été traduits devant des tribunaux militaires libanais. D'autres sont emprisonnés pour appartenance à des groupes armés ou jihadistes qui ont combattu le pouvoir d'Assad pendant la guerre civile (2011-2024), et sont en attente de jugement. Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, Mohammed al-Ahmed, a déclaré à la télévision d'Etat syrienne que l'accord concernait "tous les crimes sauf le viol et le meurtre". "Les personnes transférées dans les prisons syriennes ont le droit de demander un nouveau procès", a-t-il ajouté, précisant que les prisonniers seraient transférés après l'achèvement des "formalités consulaires".
Lire plus (468 mots)
Gouvernée pendant des dizaines d'années par le clan Assad, la Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes après la chute du président Bachar al-Assad. Le Liban a longtemps souffert de l'hégémonie du clan Assad auquel sont imputés de multiples assassinats. Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri et le ministre syrien de la Justice Mazhar al-Wais ont annoncé avoir signé l'accord, au cours d'une conférence de presse à Beyrouth. "Nous annonçons aujourd'hui une étape importante sur la voie de la justice", a affirmé le ministre syrien, exprimant l'espoir que l'accord contribue à "l'amélioration des relations bilatérales dans la période à venir". M. Mitri a déclaré à l'AFP que les deux pays œuvraient à "résoudre toutes les questions qui affectent les relations bilatérales", dont le règlement du sort des autres prisonniers. Quelque 2.250 Syriens, soit un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays, selon une source judiciaire, et Damas avait réclamé que le Liban lui remette plus de 300 prisonniers. Le ministre libanais a indiqué que le gouvernement libanais allait décider vendredi de dissoudre le Haut Conseil libano-syrien, datant de l'époque de l'ingérence du clan Assad sur le Liban. Il a ajouté que son pays allait également revoir des "accords injustes conclus à l'époque de la tutelle syrienne" et que les deux pays allaient délimiter le tracé de leurs "frontières terrestres et maritimes". Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué sur X "une étape historique" vers la résolution des différends entre les deux pays et "un point de départ pour des relations stratégiques solides". La question des prisonniers est l'un des problèmes les plus épineux entre les deux pays. Selon les autorités libanaises, l'accord signé vendredi concerne des détenus syriens condamnés au Liban et ayant passé dix années ou plus en prison et qui doivent purger le reste de leur peine en Syrie. Des centaines de prisonniers syriens, accusés de "terrorisme" ou d'attaques contre les forces libanaises, ont été traduits devant des tribunaux militaires libanais. D'autres sont emprisonnés pour appartenance à des groupes armés ou jihadistes qui ont combattu le pouvoir d'Assad pendant la guerre civile (2011-2024), et sont en attente de jugement. Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, Mohammed al-Ahmed, a déclaré à la télévision d'Etat syrienne que l'accord concernait "tous les crimes sauf le viol et le meurtre". "Les personnes transférées dans les prisons syriennes ont le droit de demander un nouveau procès", a-t-il ajouté, précisant que les prisonniers seraient transférés après l'achèvement des "formalités consulaires".
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞