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24.04.2026 à 22:52

Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé à Islamabad pour des négociations avec les États-Unis

FRANCE 24
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Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, est arrivé vendredi à Islamabad, au Pakistan, avant une deuxième session de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères va échanger avec des hauts dirigeants pakistanais, mais il ne devrait pas rencontrer directement les émissaires américains.
Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, est arrivé vendredi à Islamabad, au Pakistan, avant une deuxième session de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères va échanger avec des hauts dirigeants pakistanais, mais il ne devrait pas rencontrer directement les émissaires américains.

24.04.2026 à 22:41

Wall Street en forme, portée par Intel et la perspective de négociations sur le Moyen-Orient

FRANCE24
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Le Nasdaq (+1,63% à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80% à 7.165,08 points) ont tous deux atteint un nouveau sommet. Seul le Dow Jones (-0,16%) a été un peu à la traîne. "Les actions sont pour la plupart en hausse (...), portées par l'espoir d'un deuxième cycle de négociations, les perspectives de paix et les performances du secteur technologique", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Téhéran et Washington ont chacun annoncé vendredi l'envoi de négociateurs à Islamabad, la capitale pakistanaise attendant depuis plusieurs jours une reprise des discussions entre les deux belligérants. Même si Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve entre les deux pays belligérants, le conflit est loin d'être terminé, notamment parce que le détroit d'Ormuz reste bloqué. Toute perspective d'avancée est donc accueillie favorablement par les investisseurs, bien que l'issue de ces nouveaux pourparlers reste très incertaine. Pour Angelo Kourkafas, "on peut discuter de l'évolution du climat de confiance, qui peut changer très brusquement, mais ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché". A ce titre, la séance de vendredi a constitué un exemple frappant. Ascension spectaculaire d'Intel Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64% à 82,57 dollars) a été catapulté après avoir fait état de bonnes performances trimestrielles, interprétées comme un nouveau signe de redressement de celui qui fut pendant longtemps le premier fabricant mondial de processeurs. Sur un an l'ascension est spectaculaire: le prix du titre a été multiplié par près de quatre. Ces résultats, jugés "exceptionnels" par Jose Torres, d'Interactive Brokers, "prolongent la remontée historique du secteur des semi-conducteurs et renforcent la conviction que la révolution de l'intelligence artificielle a encore un long chemin à parcourir", assure l'analyste. Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14%, Nvidia a gagné plus de 4% et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11%. Ailleurs à la cote, le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble (P&G) a lui aussi profité de ses performances trimestrielles. Une plus-value de cession a contribué à compenser la hausse des prix des matières premières et des droits de douane et lui a permis de faire mieux qu'attendu. Son action a gagné 2,46% à 148,18 dollars. En revanche, le groupe américain Western Union, spécialiste des transferts d'argent à l'international, a déçu les attentes, et perdu 4,61% à 8,90 dollars. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se détendait à 4,31% contre 4,32% à la clôture la veille. Les investisseurs se tournent désormais vers une semaine qui promet d'être chargée en événements, avec encore de nombreux résultats d'entreprises et une nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Cela pourrait être la dernière de Jerome Powell. Les poursuites judiciaires contre le patron de la Réserve fédérale ont été abandonnées vendredi, ouvrant la voie à la confirmation du candidat pour le succéder, Kevin Warsh.
Texte intégral (528 mots)
Le Nasdaq (+1,63% à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80% à 7.165,08 points) ont tous deux atteint un nouveau sommet. Seul le Dow Jones (-0,16%) a été un peu à la traîne. "Les actions sont pour la plupart en hausse (...), portées par l'espoir d'un deuxième cycle de négociations, les perspectives de paix et les performances du secteur technologique", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Téhéran et Washington ont chacun annoncé vendredi l'envoi de négociateurs à Islamabad, la capitale pakistanaise attendant depuis plusieurs jours une reprise des discussions entre les deux belligérants. Même si Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve entre les deux pays belligérants, le conflit est loin d'être terminé, notamment parce que le détroit d'Ormuz reste bloqué. Toute perspective d'avancée est donc accueillie favorablement par les investisseurs, bien que l'issue de ces nouveaux pourparlers reste très incertaine. Pour Angelo Kourkafas, "on peut discuter de l'évolution du climat de confiance, qui peut changer très brusquement, mais ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché". A ce titre, la séance de vendredi a constitué un exemple frappant. Ascension spectaculaire d'Intel Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64% à 82,57 dollars) a été catapulté après avoir fait état de bonnes performances trimestrielles, interprétées comme un nouveau signe de redressement de celui qui fut pendant longtemps le premier fabricant mondial de processeurs. Sur un an l'ascension est spectaculaire: le prix du titre a été multiplié par près de quatre. Ces résultats, jugés "exceptionnels" par Jose Torres, d'Interactive Brokers, "prolongent la remontée historique du secteur des semi-conducteurs et renforcent la conviction que la révolution de l'intelligence artificielle a encore un long chemin à parcourir", assure l'analyste. Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14%, Nvidia a gagné plus de 4% et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11%. Ailleurs à la cote, le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble (P&G) a lui aussi profité de ses performances trimestrielles. Une plus-value de cession a contribué à compenser la hausse des prix des matières premières et des droits de douane et lui a permis de faire mieux qu'attendu. Son action a gagné 2,46% à 148,18 dollars. En revanche, le groupe américain Western Union, spécialiste des transferts d'argent à l'international, a déçu les attentes, et perdu 4,61% à 8,90 dollars. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se détendait à 4,31% contre 4,32% à la clôture la veille. Les investisseurs se tournent désormais vers une semaine qui promet d'être chargée en événements, avec encore de nombreux résultats d'entreprises et une nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Cela pourrait être la dernière de Jerome Powell. Les poursuites judiciaires contre le patron de la Réserve fédérale ont été abandonnées vendredi, ouvrant la voie à la confirmation du candidat pour le succéder, Kevin Warsh.

24.04.2026 à 22:34

Manifestations post-électorales en Tanzanie : 518 morts selon un bilan officiel du gouvernement

Kalidou SY
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La Tanzanie a enfin dévoilé le rapport tant attendu sur les violences post-électorales survenues après la présidentielle d’octobre dernier. Selon la commission d’enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques, un chiffre bien en deçà de celui dénombré par certaines ONG.
Texte intégral (528 mots)
La Tanzanie a enfin dévoilé le rapport tant attendu sur les violences post-électorales survenues après la présidentielle d’octobre dernier. Selon la commission d’enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques, un chiffre bien en deçà de celui dénombré par certaines ONG.

24.04.2026 à 22:19

Attentat près de la tour Eiffel en 2023: procès requis contre l'assaillant

FRANCE24
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Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué vendredi, confirmant une information de Ouest-France. Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale". Le ministère public requiert également son procès pour "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale": lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. Suivi psychiatrique En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza". Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient vite été remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête. La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites. Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche. Cet attentat avait mis le gouvernement sous pression, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard - dans ce dossier d'Arras, les investigations sont terminées et un réquisitoire doit être bientôt rendu.
Texte intégral (570 mots)
Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué vendredi, confirmant une information de Ouest-France. Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale". Le ministère public requiert également son procès pour "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale": lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. Suivi psychiatrique En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza". Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient vite été remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête. La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites. Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche. Cet attentat avait mis le gouvernement sous pression, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard - dans ce dossier d'Arras, les investigations sont terminées et un réquisitoire doit être bientôt rendu.

24.04.2026 à 22:01

15 ans de réclusion pour l'élève coupable d'avoir tué l'enseignante Agnès Lassalle

FRANCE24
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Après quatre jours de procès à huis clos à Pau et trois heures de délibéré, la cour a jugé l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, coupable de l'assassinat de sa professeure d'espagnol. Elle a prononcé une peine légèrement inférieure à celle requise par l'avocate générale, qui avait demandé 16 ans de réclusion. Si elle a bien retenu une "altération" de son discernement, susceptible de réduire la durée de la peine, la cour a estimé que cette peine de 15 années de réclusion était adaptée au regard notamment de la "gravité incontestable" des faits, commis sur une enseignante "dévouée et investie" en plein cours et devant les autres élèves. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève alors âgé de 16 ans s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac. "Sidération" La cour a mis en avant le préjudice particulièrement important pour les proches et la communauté éducative, avec une "sidération" encore présente trois ans après. Elle a aussi évoqué une "prise de conscience modérée" de l'accusé, sans "véritable réflexion sur son passage à l'acte", disant craindre "un risque de récidive prégnant" avec une dangerosité encore importante. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, comprenant notamment une injonction de soins. Le discernement et la santé psychiatrique de l'adolescent ont été au coeur des débats tenus à huis clos pendant quatre jours, au gré d'auditions d'experts pyschiatres aux conclusions différentes. Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "apaisé" par le verdict. Il a aussi eu un mot pour les parents de l'accusé, dont la mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la décision, soutenu par son ancien compagnon. "On est tous parents et ça va être très dur pour eux aussi", a déclaré Stéphane Voirin. "La justice est passée" "La justice est passée", a réagi de son côté Me Thierry Sagardoytho, avocat du jeune homme, le décrivant comme conscient "des efforts et des soins" à poursuivre "qui lui permettront d'envisager un retour dans la société". Annonçant que son client ne ferait pas appel, l'avocat a dit espérer que ce procès serve de "leçon", permettant de porter une "attention particulière" à la prise en charge des adolescents souffrants de troubles psychiatriques, qui passent "en-dessous des radars". Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, l'accusé avait expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", avait commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme. La mort de l'enseignante avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.
Texte intégral (638 mots)
Après quatre jours de procès à huis clos à Pau et trois heures de délibéré, la cour a jugé l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, coupable de l'assassinat de sa professeure d'espagnol. Elle a prononcé une peine légèrement inférieure à celle requise par l'avocate générale, qui avait demandé 16 ans de réclusion. Si elle a bien retenu une "altération" de son discernement, susceptible de réduire la durée de la peine, la cour a estimé que cette peine de 15 années de réclusion était adaptée au regard notamment de la "gravité incontestable" des faits, commis sur une enseignante "dévouée et investie" en plein cours et devant les autres élèves. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève alors âgé de 16 ans s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac. "Sidération" La cour a mis en avant le préjudice particulièrement important pour les proches et la communauté éducative, avec une "sidération" encore présente trois ans après. Elle a aussi évoqué une "prise de conscience modérée" de l'accusé, sans "véritable réflexion sur son passage à l'acte", disant craindre "un risque de récidive prégnant" avec une dangerosité encore importante. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, comprenant notamment une injonction de soins. Le discernement et la santé psychiatrique de l'adolescent ont été au coeur des débats tenus à huis clos pendant quatre jours, au gré d'auditions d'experts pyschiatres aux conclusions différentes. Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "apaisé" par le verdict. Il a aussi eu un mot pour les parents de l'accusé, dont la mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la décision, soutenu par son ancien compagnon. "On est tous parents et ça va être très dur pour eux aussi", a déclaré Stéphane Voirin. "La justice est passée" "La justice est passée", a réagi de son côté Me Thierry Sagardoytho, avocat du jeune homme, le décrivant comme conscient "des efforts et des soins" à poursuivre "qui lui permettront d'envisager un retour dans la société". Annonçant que son client ne ferait pas appel, l'avocat a dit espérer que ce procès serve de "leçon", permettant de porter une "attention particulière" à la prise en charge des adolescents souffrants de troubles psychiatriques, qui passent "en-dessous des radars". Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, l'accusé avait expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", avait commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme. La mort de l'enseignante avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.

24.04.2026 à 21:57

L'Arcom épingle France TV et Radio France pour des "allégations" sur le maire de New York et le 7-Octobre

FRANCE24
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Les propos litigieux avaient été tenus dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 9 novembre 2025 sur franceinfo TV et France Inter, pendant laquelle Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu. La journaliste avait accusé l'édile démocrate d'avoir appelé à "mondialiser l'Intifada", de "botter en touche" sur la condamnation du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l'agence onusienne Unrwa qui serait "accusée de collusion avec le Hamas". Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de "désinformer" le public. Saisie, l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que M. Mamdani "s'était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d'une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas". Dans sa décision d'avril publiée vendredi, l'autorité a également rappelé que l'Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de "collusion généralisée" avec le Hamas. L'Arcom a également critiqué les éditeurs -- Radio France et France Télévisions -- pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos de la journaliste. "Si les propos ont été contredits par l'invité durant la séquence, ils n'ont été précisés et corrigés par l'éditeur qu'à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l'émission, sur le site internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l'antenne", écrit l'instance. Or, selon l'Arcom, "les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d'une part être immédiatement complétées voire corrigées par l'éditeur et, d'autre part, faire l'objet par la suite d'une réaction à l'antenne plus marquée". Cette séquence caractérise donc un "manquement" aux obligations "d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information", estime l'Arcom dans sa décision. Les mises en demeure de l'Arcom constituent le dernier stade avant des sanctions, qui peuvent notamment être pécuniaires.
Lire plus (359 mots)
Les propos litigieux avaient été tenus dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 9 novembre 2025 sur franceinfo TV et France Inter, pendant laquelle Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu. La journaliste avait accusé l'édile démocrate d'avoir appelé à "mondialiser l'Intifada", de "botter en touche" sur la condamnation du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l'agence onusienne Unrwa qui serait "accusée de collusion avec le Hamas". Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de "désinformer" le public. Saisie, l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que M. Mamdani "s'était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d'une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas". Dans sa décision d'avril publiée vendredi, l'autorité a également rappelé que l'Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de "collusion généralisée" avec le Hamas. L'Arcom a également critiqué les éditeurs -- Radio France et France Télévisions -- pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos de la journaliste. "Si les propos ont été contredits par l'invité durant la séquence, ils n'ont été précisés et corrigés par l'éditeur qu'à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l'émission, sur le site internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l'antenne", écrit l'instance. Or, selon l'Arcom, "les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d'une part être immédiatement complétées voire corrigées par l'éditeur et, d'autre part, faire l'objet par la suite d'une réaction à l'antenne plus marquée". Cette séquence caractérise donc un "manquement" aux obligations "d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information", estime l'Arcom dans sa décision. Les mises en demeure de l'Arcom constituent le dernier stade avant des sanctions, qui peuvent notamment être pécuniaires.

24.04.2026 à 21:54

La tentative d'assassinat de Donald Trump, une mise en scène ?

Jules BOITEAU
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C'est une théorie qui connait un grand essor aux États-Unis : la tentative d'assassinat dont a été victime Donald Trump pendant la dernière campagne américaine aurait, en réalité, été mise en scène ? Alors que les doutes émergeaient à l'origine du camp démocrate, ce sont des figures originelles du mouvement MAGA qui les expriment et les diffusent. Donald Trump voit-il se retourner contre lui le "monstre conspirationniste" qu'il a créé ? Info Intox avec Jules BOITEAU. 
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C'est une théorie qui connait un grand essor aux États-Unis : la tentative d'assassinat dont a été victime Donald Trump pendant la dernière campagne américaine aurait, en réalité, été mise en scène ? Alors que les doutes émergeaient à l'origine du camp démocrate, ce sont des figures originelles du mouvement MAGA qui les expriment et les diffusent. Donald Trump voit-il se retourner contre lui le "monstre conspirationniste" qu'il a créé ? Info Intox avec Jules BOITEAU. 

24.04.2026 à 21:51

Tunisie: rassemblement de soutien au chroniqueur emprisonné Mourad Zeghidi

FRANCE24
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Le procès en appel de M. Zeghidi, ex-commentateur sportif sur Canal +, ainsi que de son confrère Borhen Bsaies, pour des accusations de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale" doit reprendre mardi prochain. En première instance en janvier, ils ont été condamnés à trois ans et demi de prison. "Liberté pour la presse tunisienne", "des innocents sont en prison", scandaient les manifestants, qui brandissaient des pancartes "Free independent press". "Le journalisme est en danger", a lancé Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes tunisiens SNJT. Il a évoqué notamment un risque de dissolution d'une association éditant le site d'information Inkyfada lors d'une audience judiciaire le 11 mai. "C'est un média qui dérange c'est pour ça que les autorités veulent le fermer", a-t-il dit à l'AFP. Hamma Hammami, figure de la gauche, a estimé que "l'objectif est clair: tuer la vie politique et civique en Tunisie pour instaurer un régime autoritaire". "Le fascisme envahit le pays et dévore tout sur son passage: politiciens, syndicalistes, journalistes, militants de droits de l'homme", a ajouté cet ancien prisonnier politique sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali. MM. Zeghidi et Bsaies avaient été placés en détention en mai 2024 pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et télévision et sur les réseaux sociaux. Condamnés à un an de prison en vertu d'un décret-loi présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations", mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû être libérés en janvier 2025 mais sont restés emprisonnés après le déclenchement des poursuites pour "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale", des malversations contestées par leurs avocats qui évoquent uniquement des déclarations fiscales incomplètes. Des ONG nationales et internationales dénoncent régulièrement une "régression" des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force du président Saied en juillet 2021 par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs.
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Le procès en appel de M. Zeghidi, ex-commentateur sportif sur Canal +, ainsi que de son confrère Borhen Bsaies, pour des accusations de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale" doit reprendre mardi prochain. En première instance en janvier, ils ont été condamnés à trois ans et demi de prison. "Liberté pour la presse tunisienne", "des innocents sont en prison", scandaient les manifestants, qui brandissaient des pancartes "Free independent press". "Le journalisme est en danger", a lancé Zied Dabbar, président du syndicat des journalistes tunisiens SNJT. Il a évoqué notamment un risque de dissolution d'une association éditant le site d'information Inkyfada lors d'une audience judiciaire le 11 mai. "C'est un média qui dérange c'est pour ça que les autorités veulent le fermer", a-t-il dit à l'AFP. Hamma Hammami, figure de la gauche, a estimé que "l'objectif est clair: tuer la vie politique et civique en Tunisie pour instaurer un régime autoritaire". "Le fascisme envahit le pays et dévore tout sur son passage: politiciens, syndicalistes, journalistes, militants de droits de l'homme", a ajouté cet ancien prisonnier politique sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali. MM. Zeghidi et Bsaies avaient été placés en détention en mai 2024 pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et télévision et sur les réseaux sociaux. Condamnés à un an de prison en vertu d'un décret-loi présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations", mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû être libérés en janvier 2025 mais sont restés emprisonnés après le déclenchement des poursuites pour "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale", des malversations contestées par leurs avocats qui évoquent uniquement des déclarations fiscales incomplètes. Des ONG nationales et internationales dénoncent régulièrement une "régression" des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force du président Saied en juillet 2021 par lequel il s'est octroyé les pleins pouvoirs.

24.04.2026 à 21:45

La méthode Kompany au Bayern Munich, Mondial 2026 et Lamine Yamal blessé

Annie GASNIER
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Le Bayern Munich est déjà champion et peut encore tout gagner cette saison. Sous la férule de Vincent Kompany, le club bavarois a retrouvé autorité et cohérence depuis son arrivée l’an dernier. Le technicien belge, peu attendu à ce niveau, impose sa méthode et ses choix. Kompany, l’éclosion d’un grand entraîneur ?
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Le Bayern Munich est déjà champion et peut encore tout gagner cette saison. Sous la férule de Vincent Kompany, le club bavarois a retrouvé autorité et cohérence depuis son arrivée l’an dernier. Le technicien belge, peu attendu à ce niveau, impose sa méthode et ses choix. Kompany, l’éclosion d’un grand entraîneur ?

24.04.2026 à 21:13

Le prince Harry dit qu'il fera "toujours partie de la famille royale" britannique

FRANCE24
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Harry est arrivé à Kiev jeudi pour un déplacement surprise, quelques jours avant que son père, le roi Charles III, n'entame une visite d'Etat aux Etats-Unis à l'invitation du président Donald Trump. Fils cadet du roi, Harry a en 2020 renoncé à ses fonctions royales et déménagé aux Etats-Unis avec son épouse Meghan. Il a publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multiplie les attaques contre la famille royale et étale leurs querelles devant le monde entier. Le prince, duc de Sussex, a déclaré à ITV News qu'il ne se considérait pas comme "un membre non actif de la famille royale". "Je ferai toujours partie de la famille royale et je suis ici (en Ukraine, ndlr) pour travailler, faire précisément ce pour quoi je suis je suis né, et j'aime le faire", a-t-il déclaré. L'expression "membre actif de la famille royale" est utilisée pour désigner ses membres les plus en vue qui représentent la monarchie britannique au cours de cérémonies ou visites officielles. Et, de fait, Harry et Meghan ont perdu en s'installant aux Etats-Unis la protection systématique prévue pour ces membres actifs, payée par le contribuable britannique. Le prince Harry a interpellé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour qu'il mette fin à plus de quatre ans de guerre en Ukraine, tout en appelant les Etats-Unis à jouer un rôle crucial dans les négociations. "C'est un moment pour la gouvernance américaine — un moment pour l'Amérique de montrer qu'elle peut honorer ses obligations découlant des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique", a-t-il déclaré, dans une allocution au Forum sur la sécurité à Kiev. Réagissant à ces propos, le président américain Donald Trump l'a rabroué. "Le prince Harry? Comment va-t-il? Comment va sa femme? Veuillez lui transmette mes hommages." "Je sais une chose, le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni, ça c'est sûr. Je pense que je parle davantage pour le Royaume-Uni que le prince Harry. Mais j'apprécie beaucoup ses conseils", a-t-il lancé à des journalistes.
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Harry est arrivé à Kiev jeudi pour un déplacement surprise, quelques jours avant que son père, le roi Charles III, n'entame une visite d'Etat aux Etats-Unis à l'invitation du président Donald Trump. Fils cadet du roi, Harry a en 2020 renoncé à ses fonctions royales et déménagé aux Etats-Unis avec son épouse Meghan. Il a publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multiplie les attaques contre la famille royale et étale leurs querelles devant le monde entier. Le prince, duc de Sussex, a déclaré à ITV News qu'il ne se considérait pas comme "un membre non actif de la famille royale". "Je ferai toujours partie de la famille royale et je suis ici (en Ukraine, ndlr) pour travailler, faire précisément ce pour quoi je suis je suis né, et j'aime le faire", a-t-il déclaré. L'expression "membre actif de la famille royale" est utilisée pour désigner ses membres les plus en vue qui représentent la monarchie britannique au cours de cérémonies ou visites officielles. Et, de fait, Harry et Meghan ont perdu en s'installant aux Etats-Unis la protection systématique prévue pour ces membres actifs, payée par le contribuable britannique. Le prince Harry a interpellé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour qu'il mette fin à plus de quatre ans de guerre en Ukraine, tout en appelant les Etats-Unis à jouer un rôle crucial dans les négociations. "C'est un moment pour la gouvernance américaine — un moment pour l'Amérique de montrer qu'elle peut honorer ses obligations découlant des traités internationaux, non par charité, mais en raison de son rôle durable dans la sécurité mondiale et la stabilité stratégique", a-t-il déclaré, dans une allocution au Forum sur la sécurité à Kiev. Réagissant à ces propos, le président américain Donald Trump l'a rabroué. "Le prince Harry? Comment va-t-il? Comment va sa femme? Veuillez lui transmette mes hommages." "Je sais une chose, le prince Harry ne parle pas au nom du Royaume-Uni, ça c'est sûr. Je pense que je parle davantage pour le Royaume-Uni que le prince Harry. Mais j'apprécie beaucoup ses conseils", a-t-il lancé à des journalistes.

24.04.2026 à 21:11

"Pas touche minouche!": quand le consentement s'invite dans le périscolaire parisien

FRANCE24
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"Pas touche minouche, tu dois la respecter!", ajoute, en agitant Oursinette et Cantor, Lucie Langlais Vignon, autrice de ce spectacle d'une grosse demi-heure. A l'issue de la représentation organisée dans le cadre du centre de loisirs, plusieurs enfants fredonnent le refrain entêtant en enfilant leur blouson. L'organisation de ce spectacle n'a rien d'anodin à l'heure où le périscolaire parisien est éclaboussé par des révélations en cascade sur des cas de violences sexuelles commises sur des enfants. Dans la capitale, 31 agents ont été suspendus depuis début 2026 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d'euros, qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et un investissement "massif" dans la formation. Pour Lucie Langlais Vignon, l'une des clefs repose également sur la sensibilisation au consentement dès le plus jeune âge. "Le savoir, c'est le pouvoir", estime auprès de l'AFP cette actrice, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. "Un enfant qui connaît ses droits est moins vulnérable qu’un enfant non informé." Dans son spectacle, qu'elle joue depuis fin 2023, elle décrit plusieurs situations où ses peluches déploient ce qu'elle appelle leur "super-pouvoir de dire non". Et invite ensuite son jeune public à se l'approprier. L'oncle du lionceau peut-il lui demander de garder un secret qui le rend triste? "Interdit!", répondent les enfants en chœur. À quel adulte bienveillant peux-tu demander de l'aide? "Maman", gazouille un enfant. "Papa", "Grand-Mère", "ma tata", répondent d'autres. Un petit garçon suggère son chien. "Les messages passent" Depuis une vingtaine d'année, de nombreuses associations oeuvrent à sensibiliser aux questions du respect du corps et la lutte contre les violences sexuelles au sein des établissements scolaires. Mais bien qu'obligatoires, les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) peinent encore à être appliquées pleinement. En décembre 2025, l'Etat a ainsi été condamné pour avoir tardé, jusqu'en février 2025, à organiser ces séances, qui se heurtent à une partie de la droite et des milieux conservateurs. Auditionnés au Sénat début avril, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie ont déploré de leur côté des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en oeuvre. En attendant une généralisation, Lucie Langlais Vignon voit déjà les effets à son échelle de ses spectacles. Elle cite notamment le cas d'une amie qui lui a envoyé un message l'an dernier après avoir emmené son fils de trois ans chez un nouveau médecin. "La docteure a soulevé son slip pour vérifier s’il avait aussi des boutons sur ses parties intimes, sans lui demander la permission comme le fait notre pédiatre habituellement. (Il) lui a lancé +eh ! pas touche minouche c’est mon intimité+ !!! J’étais trop fière de lui", lui a écrit cette amie, Audrey Guerrouani, 46 ans. Même satisfecit du côté de David Belliard, maire écologiste du 11e, un arrondissement particulièrement touché par les accusations de violences sexuelles de ces derniers mois. "J'ai eu des parents hier encore qui me parlaient de ce spectacle en me disant que ça avait été très positif", dit-il à l'AFP. "Il y a toujours un petit moment un peu rigolo quand on parle de zézette, quand on parle de fesses, de parties intimes, mais les messages passent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise), trois enfants par classe sont victimes d’inceste chaque année en France et 5 millions et demi de Français ont vécu des violences sexuelles dans leur enfance. Au total chaque année, ce sont près de 160.000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles.
Texte intégral (635 mots)
"Pas touche minouche, tu dois la respecter!", ajoute, en agitant Oursinette et Cantor, Lucie Langlais Vignon, autrice de ce spectacle d'une grosse demi-heure. A l'issue de la représentation organisée dans le cadre du centre de loisirs, plusieurs enfants fredonnent le refrain entêtant en enfilant leur blouson. L'organisation de ce spectacle n'a rien d'anodin à l'heure où le périscolaire parisien est éclaboussé par des révélations en cascade sur des cas de violences sexuelles commises sur des enfants. Dans la capitale, 31 agents ont été suspendus depuis début 2026 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles. Face au scandale, le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé un plan de 20 millions d'euros, qui prévoit notamment une simplification de la chaîne de signalement et un investissement "massif" dans la formation. Pour Lucie Langlais Vignon, l'une des clefs repose également sur la sensibilisation au consentement dès le plus jeune âge. "Le savoir, c'est le pouvoir", estime auprès de l'AFP cette actrice, mère de deux enfants de 4 et 7 ans. "Un enfant qui connaît ses droits est moins vulnérable qu’un enfant non informé." Dans son spectacle, qu'elle joue depuis fin 2023, elle décrit plusieurs situations où ses peluches déploient ce qu'elle appelle leur "super-pouvoir de dire non". Et invite ensuite son jeune public à se l'approprier. L'oncle du lionceau peut-il lui demander de garder un secret qui le rend triste? "Interdit!", répondent les enfants en chœur. À quel adulte bienveillant peux-tu demander de l'aide? "Maman", gazouille un enfant. "Papa", "Grand-Mère", "ma tata", répondent d'autres. Un petit garçon suggère son chien. "Les messages passent" Depuis une vingtaine d'année, de nombreuses associations oeuvrent à sensibiliser aux questions du respect du corps et la lutte contre les violences sexuelles au sein des établissements scolaires. Mais bien qu'obligatoires, les séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) peinent encore à être appliquées pleinement. En décembre 2025, l'Etat a ainsi été condamné pour avoir tardé, jusqu'en février 2025, à organiser ces séances, qui se heurtent à une partie de la droite et des milieux conservateurs. Auditionnés au Sénat début avril, Sidaction, le Planning familial et SOS Homophobie ont déploré de leur côté des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en oeuvre. En attendant une généralisation, Lucie Langlais Vignon voit déjà les effets à son échelle de ses spectacles. Elle cite notamment le cas d'une amie qui lui a envoyé un message l'an dernier après avoir emmené son fils de trois ans chez un nouveau médecin. "La docteure a soulevé son slip pour vérifier s’il avait aussi des boutons sur ses parties intimes, sans lui demander la permission comme le fait notre pédiatre habituellement. (Il) lui a lancé +eh ! pas touche minouche c’est mon intimité+ !!! J’étais trop fière de lui", lui a écrit cette amie, Audrey Guerrouani, 46 ans. Même satisfecit du côté de David Belliard, maire écologiste du 11e, un arrondissement particulièrement touché par les accusations de violences sexuelles de ces derniers mois. "J'ai eu des parents hier encore qui me parlaient de ce spectacle en me disant que ça avait été très positif", dit-il à l'AFP. "Il y a toujours un petit moment un peu rigolo quand on parle de zézette, quand on parle de fesses, de parties intimes, mais les messages passent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles (Ciivise), trois enfants par classe sont victimes d’inceste chaque année en France et 5 millions et demi de Français ont vécu des violences sexuelles dans leur enfance. Au total chaque année, ce sont près de 160.000 enfants qui sont victimes de violences sexuelles.

24.04.2026 à 21:03

Après des semaines coupés du monde par la guerre, des Afghans reçoivent une aide d'urgence

FRANCE24
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Dans une vallée de la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, aux confins orientaux de l'Afghanistan, un long convoi chargé de nourriture, de matériel médical et d'eau potable est arrivé, après des heures sur une route de terre, au village de Kamdesh, dans la province du Nouristan. "Depuis deux mois, en raison de l'insécurité et des accès réduits, près de 136.000 personnes, soit 17.000 familles, dans les régions de Kamdesh et de Barg-e-Matal (est), ont fait face à des pénuries de nourriture et de soins", a souligné l'antenne du CICR en Afghanistan. "Quand la route était fermée, nous ne pouvions plus trouver ni farine, ni huile, ni sucre dans les magasins", raconte Osama Nuristani, agriculteur de 22 ans à Kamdesh. Province isolée En raison du risque de bombardements depuis le Pakistan, il a quitté sa maison dans le village pour vivre dans la cabane où il s'installe dans la montagne l'été, quand les animaux pâturent en altitude. Il a tenu grâce au lait de vaches et à du maïs récolté durant l'été. Soulagé, il vient de récupérer de la farine, des pois, du sel et de l'huile apportés par le PAM. Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'abriter sur son sol des combattants du mouvement des talibans pakistanais auteurs d'attaques meurtrières sur son sol, ce que le gouvernement taliban afghan dément. Les affrontements armés se sont intensifiés à partir du 26 février, notamment dans les zones frontalières comme au Nouristan, entraînant une fermeture quasi totale de la seule route d'accès praticable en hiver et au printemps vers cette province isolée. "Les véhicules qui tentaient de passer sur la route risquaient d'être pris dans des échanges de tirs, rendant ce corridor inutilisable pour les civils et les humanitaires", avait souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) début avril, en faisant état de la mort d'une collaboratrice d'une ONG et de son fils dont la voiture fut touchée par des tirs. "Les gens ordinaires souffrent" Si les incidents armés entre les deux pays voisins se poursuivent, des notables locaux des deux côtés de la ligne Durand, qui sert de frontière contestée entre Afghanistan et Pakistan, se sont entendus pour un cessez-le-feu ouvrant la voie à ce convoi humanitaire vers le Nouristan, selon des résidents et des responsables locaux contactés par l'AFP dans les deux pays. Des deux côtés de la ligne Durand vivent des communautés parlant la même langue et partageant la même culture. "Si cette route est ouverte, nous serons heureux car elle nous relie à (la province de Kunar) et nous pouvons nous déplacer. L'autre route est difficile pour nous car en raison de la neige, elle ne peut ouvrir que deux mois par an", souligne Mohammad Naeem, un aîné d'une tribu locale. Le CICR a également apporté des équipements médicaux pour pallier les pénuries dans les centres de santé de ces deux régions du Nouristan. "Quand il y a une guerre, les gens ordinaires souffrent", confie Ejaz Ahmad, un agriculteur de 34 ans rencontré à Kamdesh, "nous demandons aux deux parties d'accorder une vraie attention aux civils pendant les combats". Plusieurs centaines de civils ont été blessés depuis la résurgence de cette guerre, selon l'ONU. strs-ba-iw/pcl
Texte intégral (584 mots)
Dans une vallée de la chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch, aux confins orientaux de l'Afghanistan, un long convoi chargé de nourriture, de matériel médical et d'eau potable est arrivé, après des heures sur une route de terre, au village de Kamdesh, dans la province du Nouristan. "Depuis deux mois, en raison de l'insécurité et des accès réduits, près de 136.000 personnes, soit 17.000 familles, dans les régions de Kamdesh et de Barg-e-Matal (est), ont fait face à des pénuries de nourriture et de soins", a souligné l'antenne du CICR en Afghanistan. "Quand la route était fermée, nous ne pouvions plus trouver ni farine, ni huile, ni sucre dans les magasins", raconte Osama Nuristani, agriculteur de 22 ans à Kamdesh. Province isolée En raison du risque de bombardements depuis le Pakistan, il a quitté sa maison dans le village pour vivre dans la cabane où il s'installe dans la montagne l'été, quand les animaux pâturent en altitude. Il a tenu grâce au lait de vaches et à du maïs récolté durant l'été. Soulagé, il vient de récupérer de la farine, des pois, du sel et de l'huile apportés par le PAM. Le Pakistan et l'Afghanistan sont en conflit depuis des mois, Islamabad accusant son voisin d'abriter sur son sol des combattants du mouvement des talibans pakistanais auteurs d'attaques meurtrières sur son sol, ce que le gouvernement taliban afghan dément. Les affrontements armés se sont intensifiés à partir du 26 février, notamment dans les zones frontalières comme au Nouristan, entraînant une fermeture quasi totale de la seule route d'accès praticable en hiver et au printemps vers cette province isolée. "Les véhicules qui tentaient de passer sur la route risquaient d'être pris dans des échanges de tirs, rendant ce corridor inutilisable pour les civils et les humanitaires", avait souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) début avril, en faisant état de la mort d'une collaboratrice d'une ONG et de son fils dont la voiture fut touchée par des tirs. "Les gens ordinaires souffrent" Si les incidents armés entre les deux pays voisins se poursuivent, des notables locaux des deux côtés de la ligne Durand, qui sert de frontière contestée entre Afghanistan et Pakistan, se sont entendus pour un cessez-le-feu ouvrant la voie à ce convoi humanitaire vers le Nouristan, selon des résidents et des responsables locaux contactés par l'AFP dans les deux pays. Des deux côtés de la ligne Durand vivent des communautés parlant la même langue et partageant la même culture. "Si cette route est ouverte, nous serons heureux car elle nous relie à (la province de Kunar) et nous pouvons nous déplacer. L'autre route est difficile pour nous car en raison de la neige, elle ne peut ouvrir que deux mois par an", souligne Mohammad Naeem, un aîné d'une tribu locale. Le CICR a également apporté des équipements médicaux pour pallier les pénuries dans les centres de santé de ces deux régions du Nouristan. "Quand il y a une guerre, les gens ordinaires souffrent", confie Ejaz Ahmad, un agriculteur de 34 ans rencontré à Kamdesh, "nous demandons aux deux parties d'accorder une vraie attention aux civils pendant les combats". Plusieurs centaines de civils ont été blessés depuis la résurgence de cette guerre, selon l'ONU. strs-ba-iw/pcl

24.04.2026 à 20:49

Le contrôleur des prisons dénonce des "dysfonctionnements majeurs" à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police

FRANCE24
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Les "dysfonctionnements majeurs" constatés par cette autorité indépendante lors d'une visite de l'I3P début mars portent atteinte "à la dignité des patients, en partie maintenus arbitrairement dans un lieu de privation de liberté exempt du contrôle des autorités compétentes". L'infirmerie, structure unique en France, est rattachée à la préfecture de police et dépend donc du ministère de l'Intérieur et non de celui de la Santé. Ce statut juridique particulier "a pour conséquence de la soustraire aux contrôles et obligations qui s'imposent aux établissements de santé habilités à accueillir des patients placés en soins psychiatriques sans consentement", déplore le CGLPL. "Aucune autorité sanitaire ou juridictionnelle n'exerce de contrôle régulier sur son fonctionnement", regrette le contrôleur, comme il l'avait fait dès sa première visite de l'établissement, en 2009. "Une convention liant la préfecture de police et l'AP-HP en matière d'organisation médicale rappelle l'obligation des deux structures de veiller à l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'accueil, la prise en charge et l'orientation hospitalière des personnes malades accueillies, ainsi que des conditions d'exercice de leurs droits", estime de son côté la préfecture de police dans une réponse transmise à l'AFP. Avant de rappeler l'existence d'un comité de coordination "chargé de veiller au respect, au sein de l'institution, des déontologies professionnelles et des pratiques médicales" et qui peut être saisi pour avis des questions d'organisation médicale. Pourtant, assure le CGLPL, les patients maintenus en soins sans consentement "sont arbitrairement privés de liberté", les certificats médicaux et les voies de recours prévues par la loi n'étant, par exemple, jamais notifiés au patient durant son placement à l'infirmerie. "L'accès à un recours effectif est ainsi totalement entravé", est-il pointé dans ces recommandations alors qu'"aucun accès à un avocat commis d'office n'est possible". "La personne admise est informée de ses droits tout au long de son séjour" et ce, "dès son arrivée", rétorque la PP. "Les personnes admises à l'infirmerie psychiatrique peuvent recevoir la visite de leur avocat" et "le personnel soignant de l'infirmerie psychiatrique facilite activement cette mise en relation". L'établissement dispose de 14 places pour un accueil effectif de 12 personnes mais "les conditions d'accueil et d'hébergement sont indignes", accuse le CGLPL, avec des procédures appliquées "de manière systématique, sans considération de l'âge, du sexe ou de la morphologie des personnes et quelle que soit la durée de leur placement", des patients privés de sous-vêtements, de téléphone, de douche ou de toilettes... "Les conditions d'accueil et d'hébergement doivent garantir le respect de la dignité des patients et leur intimité", rappelle le CGLPL, qui affirme que les surveillants policiers sont présents lors des soins, ce qui "porte gravement atteinte au secret médical" et "compromet l'établissement d'une alliance thérapeutique". Faux, rétorque la PP: "Les surveillants ne participent pas aux entretiens médicaux et restent en retrait", leur présence permettant "d'instaurer un climat de sécurité". Enfin, déplore le contrôleur, la mise à l'isolement est "systématique" et les mesures de contention sont illégales, avec des dispositifs visant "à maintenir les patients attachés dans des conditions particulièrement humiliantes et attentatoires à leur dignité". Certaines méthodes s'apparentent "à des techniques de restriction des mouvements utilisées pour des animaux". Les différentes visites du CGLPL "ont toutes donné lieu à des améliorations significatives", a encore assuré la PP, qui explique le prochain contrôle aura lien en juin 2026 "à l'initiative du médecin-chef de l'infirmerie psychiatrique". L'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, fondée en 1872, reçoit des personnes amenées par les services de police, le plus souvent dans un contexte de garde à vue ou en raison d'un trouble avéré à l'ordre public, pour évaluer la nécessité d'une hospitalisation en psychiatrie. En 2025, 1.456 personnes y ont été admises.
Texte intégral (672 mots)
Les "dysfonctionnements majeurs" constatés par cette autorité indépendante lors d'une visite de l'I3P début mars portent atteinte "à la dignité des patients, en partie maintenus arbitrairement dans un lieu de privation de liberté exempt du contrôle des autorités compétentes". L'infirmerie, structure unique en France, est rattachée à la préfecture de police et dépend donc du ministère de l'Intérieur et non de celui de la Santé. Ce statut juridique particulier "a pour conséquence de la soustraire aux contrôles et obligations qui s'imposent aux établissements de santé habilités à accueillir des patients placés en soins psychiatriques sans consentement", déplore le CGLPL. "Aucune autorité sanitaire ou juridictionnelle n'exerce de contrôle régulier sur son fonctionnement", regrette le contrôleur, comme il l'avait fait dès sa première visite de l'établissement, en 2009. "Une convention liant la préfecture de police et l'AP-HP en matière d'organisation médicale rappelle l'obligation des deux structures de veiller à l'application des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'accueil, la prise en charge et l'orientation hospitalière des personnes malades accueillies, ainsi que des conditions d'exercice de leurs droits", estime de son côté la préfecture de police dans une réponse transmise à l'AFP. Avant de rappeler l'existence d'un comité de coordination "chargé de veiller au respect, au sein de l'institution, des déontologies professionnelles et des pratiques médicales" et qui peut être saisi pour avis des questions d'organisation médicale. Pourtant, assure le CGLPL, les patients maintenus en soins sans consentement "sont arbitrairement privés de liberté", les certificats médicaux et les voies de recours prévues par la loi n'étant, par exemple, jamais notifiés au patient durant son placement à l'infirmerie. "L'accès à un recours effectif est ainsi totalement entravé", est-il pointé dans ces recommandations alors qu'"aucun accès à un avocat commis d'office n'est possible". "La personne admise est informée de ses droits tout au long de son séjour" et ce, "dès son arrivée", rétorque la PP. "Les personnes admises à l'infirmerie psychiatrique peuvent recevoir la visite de leur avocat" et "le personnel soignant de l'infirmerie psychiatrique facilite activement cette mise en relation". L'établissement dispose de 14 places pour un accueil effectif de 12 personnes mais "les conditions d'accueil et d'hébergement sont indignes", accuse le CGLPL, avec des procédures appliquées "de manière systématique, sans considération de l'âge, du sexe ou de la morphologie des personnes et quelle que soit la durée de leur placement", des patients privés de sous-vêtements, de téléphone, de douche ou de toilettes... "Les conditions d'accueil et d'hébergement doivent garantir le respect de la dignité des patients et leur intimité", rappelle le CGLPL, qui affirme que les surveillants policiers sont présents lors des soins, ce qui "porte gravement atteinte au secret médical" et "compromet l'établissement d'une alliance thérapeutique". Faux, rétorque la PP: "Les surveillants ne participent pas aux entretiens médicaux et restent en retrait", leur présence permettant "d'instaurer un climat de sécurité". Enfin, déplore le contrôleur, la mise à l'isolement est "systématique" et les mesures de contention sont illégales, avec des dispositifs visant "à maintenir les patients attachés dans des conditions particulièrement humiliantes et attentatoires à leur dignité". Certaines méthodes s'apparentent "à des techniques de restriction des mouvements utilisées pour des animaux". Les différentes visites du CGLPL "ont toutes donné lieu à des améliorations significatives", a encore assuré la PP, qui explique le prochain contrôle aura lien en juin 2026 "à l'initiative du médecin-chef de l'infirmerie psychiatrique". L'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, fondée en 1872, reçoit des personnes amenées par les services de police, le plus souvent dans un contexte de garde à vue ou en raison d'un trouble avéré à l'ordre public, pour évaluer la nécessité d'une hospitalisation en psychiatrie. En 2025, 1.456 personnes y ont été admises.

24.04.2026 à 20:33

Fusions de chaînes, stricte neutralité: Charles Alloncle propose une cure d'austérité pour l'audiovisuel public

FRANCE24
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Outre ces mesures d'économies, qui viseraient à dégager plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'Etat à l'audiovisuel public, l'élu du parti d'Eric Ciotti propose de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis "conforme" de l'Arcom, le régulateur, a appris vendredi l'AFP de sources proches de la commission. Le rapport et ses préconisations doivent être soumis au vote des 30 députés membres de la commission d'enquête lundi, après plus de quatre mois de travaux sous haute tension. Un vote favorable est nécessaire pour que le rapport soit rendu public une semaine plus tard. Un vote négatif est rarissime, mais les tensions qui ont émaillé les travaux et les premières réactions des parlementaires aux conclusions écrites de Charles Alloncle, consultées à huis clos jeudi et vendredi par ses collègues, rendent tout pronostic délicat. Alloncle dénonce les "fuites" La députée PS Ayda Hadizadeh a annoncé vendredi au site Les Jours qu'elle voterait contre. "Ce rapport est mensonger, c'est un tissu de mensonges, d'approximations et de diffamations", a-t-elle dit. Mme Hadizadeh a aussi indiqué à l'AFP qu'elle ne s'opposait pas à la publication des préconisations mais seulement au rapport. Plusieurs députés ont indiqué ces derniers jours ne pas souhaiter "censurer" les travaux. Mais l'un d'eux, qui a souhaité garder l'anonymat, s'interroge après l'avoir lu: "Est-ce qu'on peut laisser l'Assemblée cautionner qu'un rapport soit fondé sur des méthodes de calomnie et d'insinuations ?". Contacté par l'AFP, le député ciottiste a déploré de son côté que "des fuites (soient) organisées par des députés, alors que c'est totalement interdit", plusieurs médias ayant dévoilé ses préconisations vendredi, dont "La Correspondance de la presse" en premier. Se refusant à confirmer ou infirmer les mesures, il a estimé "légitime qu'il y ait une réflexion sur l'optimisation" des chaînes de France Télévisions, en ajoutant qu'"il s'agit de préconisations et pas d'injonctions". Selon ses propositions, le milliard d'euros d'économies dégagées serait affecté à "l'entretien du patrimoine" de l'Etat et au désendettement du pays. Parmi près de 80 mesures figurent la suppression de France TV Slash et de la chaîne France 4, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 5 et France 2 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues dans une seule entité. Côté radio, Charles Alloncle suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. "Retour à l'ORTF" "Ce qu'il propose, c'est un retour à l'ORTF, ce n'est pas autre chose. Il règle la question de l'impartialité par la mise au pas de l'audiovisuel sous la tutelle du gouvernement", a taclé un député du bloc central. La commission d'enquête avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée dans un restaurant avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri des accusations de partialité en faveur de la gauche. Un volet des mesures concerne "l'impartialité et la neutralité" des salariés de l'audiovisuel public. Il leur serait demandé des engagements en ce sens, dans leur expression publique, même en dehors de leurs fonctions. Les figures de premier plan devraient se soumettre à un "devoir de réserve renforcé". Enfin, Charles Alloncle propose de mettre fin au "système des animateurs-producteurs", selon un député qui a eu accès aux propositions. La remise du rapport constitue l'épilogue de plus de quatre mois de travaux sous haute tension, les auditions ayant été marquées par de nombreux incidents entre Charles Alloncle et ses collègues, ou avec les personnes auditionnées, de Nagui à l'entrepreneur Xavier Niel. Le rapporteur a concentré les critiques pour ses méthodes qualifiées d'"inquisitoriales", mais il s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public.
Texte intégral (721 mots)
Outre ces mesures d'économies, qui viseraient à dégager plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'Etat à l'audiovisuel public, l'élu du parti d'Eric Ciotti propose de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis "conforme" de l'Arcom, le régulateur, a appris vendredi l'AFP de sources proches de la commission. Le rapport et ses préconisations doivent être soumis au vote des 30 députés membres de la commission d'enquête lundi, après plus de quatre mois de travaux sous haute tension. Un vote favorable est nécessaire pour que le rapport soit rendu public une semaine plus tard. Un vote négatif est rarissime, mais les tensions qui ont émaillé les travaux et les premières réactions des parlementaires aux conclusions écrites de Charles Alloncle, consultées à huis clos jeudi et vendredi par ses collègues, rendent tout pronostic délicat. Alloncle dénonce les "fuites" La députée PS Ayda Hadizadeh a annoncé vendredi au site Les Jours qu'elle voterait contre. "Ce rapport est mensonger, c'est un tissu de mensonges, d'approximations et de diffamations", a-t-elle dit. Mme Hadizadeh a aussi indiqué à l'AFP qu'elle ne s'opposait pas à la publication des préconisations mais seulement au rapport. Plusieurs députés ont indiqué ces derniers jours ne pas souhaiter "censurer" les travaux. Mais l'un d'eux, qui a souhaité garder l'anonymat, s'interroge après l'avoir lu: "Est-ce qu'on peut laisser l'Assemblée cautionner qu'un rapport soit fondé sur des méthodes de calomnie et d'insinuations ?". Contacté par l'AFP, le député ciottiste a déploré de son côté que "des fuites (soient) organisées par des députés, alors que c'est totalement interdit", plusieurs médias ayant dévoilé ses préconisations vendredi, dont "La Correspondance de la presse" en premier. Se refusant à confirmer ou infirmer les mesures, il a estimé "légitime qu'il y ait une réflexion sur l'optimisation" des chaînes de France Télévisions, en ajoutant qu'"il s'agit de préconisations et pas d'injonctions". Selon ses propositions, le milliard d'euros d'économies dégagées serait affecté à "l'entretien du patrimoine" de l'Etat et au désendettement du pays. Parmi près de 80 mesures figurent la suppression de France TV Slash et de la chaîne France 4, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 5 et France 2 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues dans une seule entité. Côté radio, Charles Alloncle suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. "Retour à l'ORTF" "Ce qu'il propose, c'est un retour à l'ORTF, ce n'est pas autre chose. Il règle la question de l'impartialité par la mise au pas de l'audiovisuel sous la tutelle du gouvernement", a taclé un député du bloc central. La commission d'enquête avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée dans un restaurant avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri des accusations de partialité en faveur de la gauche. Un volet des mesures concerne "l'impartialité et la neutralité" des salariés de l'audiovisuel public. Il leur serait demandé des engagements en ce sens, dans leur expression publique, même en dehors de leurs fonctions. Les figures de premier plan devraient se soumettre à un "devoir de réserve renforcé". Enfin, Charles Alloncle propose de mettre fin au "système des animateurs-producteurs", selon un député qui a eu accès aux propositions. La remise du rapport constitue l'épilogue de plus de quatre mois de travaux sous haute tension, les auditions ayant été marquées par de nombreux incidents entre Charles Alloncle et ses collègues, ou avec les personnes auditionnées, de Nagui à l'entrepreneur Xavier Niel. Le rapporteur a concentré les critiques pour ses méthodes qualifiées d'"inquisitoriales", mais il s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public.

24.04.2026 à 20:29

La porte-parole de Trump annonce son départ imminent en congé maternité

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"Ceci sera certainement mon dernier point presse avant un bon moment", a dit cette fidèle d'entre les fidèles du président Donald Trump, lors d'un échange avec les journalistes à la Maison Blanche. "Comme vous le voyez, je vais avoir un bébé d'une minute à l'autre. Je sais que vous serez entre de très bonnes mains avec mon équipe ici à la Maison Blanche et je sais que vous avez tous le numéro personnel du président", a-t-elle plaisanté, les mains posées sur son ventre arrondi. L'exécutif américain n'a pas désigné de remplaçant ou de remplaçante attitrée, et selon la presse, ce sont des hauts responsables tels que le vice-président JD Vance qui pourraient tenir à sa place des conférences de presse occasionnelles à la Maison Blanche. La Maison Blanche n'a pas non plus communiqué sur la durée du congé que prendra la porte-parole, déjà mère d'un garçon né en juillet 2024. Karoline Leavitt, aujourd'hui âgée de 28 ans, est la plus jeune personne jamais nommée au poste de "Press Secretary" de la Maison Blanche. A l'été 2024, elle avait repris son travail au sein de l'équipe de campagne de Donald Trump seulement quelques jours après la naissance de son premier enfant, un retour précipité par la tentative d'assassinat dont a été victime le candidat républicain le 13 juillet 2024. Elle est mariée à Nicholas Riccio, un promoteur immobilier. Cette native du New Hampshire (nord-est), visage de l'offensive anti-médias du président républicain, est spécialiste dans l'art de transformer les questions difficiles en diatribes contre la presse ou l'opposition démocrate. Son aplomb et ses louanges de l'action présidentielle n'ont pas empêché la cote de confiance de Donald Trump de s'enfoncer ces derniers mois.
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"Ceci sera certainement mon dernier point presse avant un bon moment", a dit cette fidèle d'entre les fidèles du président Donald Trump, lors d'un échange avec les journalistes à la Maison Blanche. "Comme vous le voyez, je vais avoir un bébé d'une minute à l'autre. Je sais que vous serez entre de très bonnes mains avec mon équipe ici à la Maison Blanche et je sais que vous avez tous le numéro personnel du président", a-t-elle plaisanté, les mains posées sur son ventre arrondi. L'exécutif américain n'a pas désigné de remplaçant ou de remplaçante attitrée, et selon la presse, ce sont des hauts responsables tels que le vice-président JD Vance qui pourraient tenir à sa place des conférences de presse occasionnelles à la Maison Blanche. La Maison Blanche n'a pas non plus communiqué sur la durée du congé que prendra la porte-parole, déjà mère d'un garçon né en juillet 2024. Karoline Leavitt, aujourd'hui âgée de 28 ans, est la plus jeune personne jamais nommée au poste de "Press Secretary" de la Maison Blanche. A l'été 2024, elle avait repris son travail au sein de l'équipe de campagne de Donald Trump seulement quelques jours après la naissance de son premier enfant, un retour précipité par la tentative d'assassinat dont a été victime le candidat républicain le 13 juillet 2024. Elle est mariée à Nicholas Riccio, un promoteur immobilier. Cette native du New Hampshire (nord-est), visage de l'offensive anti-médias du président républicain, est spécialiste dans l'art de transformer les questions difficiles en diatribes contre la presse ou l'opposition démocrate. Son aplomb et ses louanges de l'action présidentielle n'ont pas empêché la cote de confiance de Donald Trump de s'enfoncer ces derniers mois.
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