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12.03.2026 à 17:39

Guerre au Moyen-Orient : quand l'intelligence artificielle permet de réécrire l'histoire

FRANCE24
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Dans la guerre au Moyen-Orient, l'intelligence artificielle est déployée pour produire des deepfakes sophistiqués, réécrivant l'histoire en diffusant de fausses vidéos. Des contenus viraux, propagés sur les réseaux sociaux, en arme numérique de propagande. Récit de Marc Paupe
Dans la guerre au Moyen-Orient, l'intelligence artificielle est déployée pour produire des deepfakes sophistiqués, réécrivant l'histoire en diffusant de fausses vidéos. Des contenus viraux, propagés sur les réseaux sociaux, en arme numérique de propagande. Récit de Marc Paupe

12.03.2026 à 17:39

Cambodge: l'armée thaïlandaise fait visiter un centre d'arnaques en ligne

FRANCE24
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Ces employés étaient contraints d'y travailler, selon l'armée thaïlandaise, avant qu'elle ne s'en empare. Jeudi, l'AFP¨a participé à une visite du site cambodgien d'O'Smach, dont l'armée a pris le contrôle au cours des affrontements frontaliers de 2025, et que Bangkok présente comme une base utilisée à la fois par l'armée cambodgienne et des réseaux criminels transnationaux d'arnaque en ligne. La Thaïlande a alors annoncé que ses forces avaient lancé une attaque contre plusieurs casinos situés de l'autre côté de la frontière, affirmant qu'ils servaient aux forces cambodgiennes d'entrepôts d'armes et de positions de tir. Au moins deux ont été identifiés par des observateurs comme des centres d'escroquerie en ligne. "C'est une coïncidence: l'attaque de ces établissements a été décidée parce qu'ils servaient de bases militaires aux forces cambodgiennes", a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense Surasant Kongsiri au cours de la visite. Lorsque les forces thaïlandaises ont progressé, dans le but de neutraliser la menace des forces cambogiennes, elles "ont découvert que les installations derrière les casinos étaient en réalité des centres d'escroquerie", a-t-il ajouté. Depuis la fragile trêve conclue fin décembre, l'armée thaïlandaise maintient sa présence dans la région, en dépit des appels du Cambodge à son retrait de la zone d'O'Smach et d'autres zones frontalières. Le ministre cambodgien de l'Information Neth Pheaktra a accusé la Thaïlande d'avoir tenté de justifier "l'annexion de facto" de parties du territoire cambodgien "sous le prétexte d'opérations anti-fraudes". "De tels agissements constituent un grave détournement du discours invoquant l'application de la loi pour justifier une intrusion militaire", a-t-il déclaré dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Fuite de milliers d'employés de centres d'arnaques Les vestiges et décombres subsistant dans le complexe d'O'Smach plus de deux mois après les combats témoignent de la fuite en catastrophe de milliers de personnes. Les journalistes ont été conduits dans les bureaux et les dortoirs aux lits superposés où ont été abandonnés les outils de travail des escrocs: faux bureaux de faux policiers, transcriptions d'appels frauduleux et liasses de papier avec les numéros de téléphone de victimes d'escroqueries du monde entier. L'armée thaïlandaise a affirmé qu'environ 20.000 personnes soupçonnées d'avoir travaillé dans ces centres d'escroquerie se sont enfuies avant les frappes de missiles. O'Smach et d'autres casinos ciblés par les forces thaïlandaises lors des affrontements de décembre abritaient potentiellement des milliers de travailleurs forcés, obligés de commettre des arnaques en ligne, avait indiqué en décembre un analyste à l'AFP. Les lieux visités jeudi, logements pour employés vietnamiens et indonésiens, et bureaux pour les chefs chinois, selon l'armée thaïlandaise, se situaient en face du complexe hôtelier et casino d'O'Smach, propriété du sénateur et homme d'affaires cambodgien Ly Yong Phat. Ce dernier a été sanctionné par Washington en 2024 pour l'implication présumée de sa société "dans de graves violations des droits humains liées au traitement de travailleurs soumis au travail forcé dans des centres d'escroquerie en ligne", selon les autorités américaines. En novembre, la Thaïlande a émis un mandat d'arrêt contre le magnat pour son implication présumée dans des crimes d'ampleur internationale. Prapas Sornchaidee, de l'Armée de l'air thaïlandaise, a déclaré que le Cambodge, qui s'est engagé à éliminer les activités fauduleuses avant mai, devrait solliciter l'aide internationale pour les combattre. "Si le Cambodge reconnaissait l'existence de ces activités frauduleuses, son incapacité à les contrôler, et se coordonnait avec la Thaïlande et d'autres pays pour résoudre le problème, ce serait beaucoup mieux", a-t-il dit. L'Asie du Sud-Est est devenue un épicentre des arnaques en ligne, un secteur qui rapporte des milliards de dollars, et qui emploie des centaines de milliers de travailleurs, certains victimes de trafic d'êtres humains, d'autres consentants. Ces employés piègent des internautes du monde entier par le biais de fausses relations romanesques ou d'investissements dans les cryptomonnaies.
Texte intégral (706 mots)
Ces employés étaient contraints d'y travailler, selon l'armée thaïlandaise, avant qu'elle ne s'en empare. Jeudi, l'AFP¨a participé à une visite du site cambodgien d'O'Smach, dont l'armée a pris le contrôle au cours des affrontements frontaliers de 2025, et que Bangkok présente comme une base utilisée à la fois par l'armée cambodgienne et des réseaux criminels transnationaux d'arnaque en ligne. La Thaïlande a alors annoncé que ses forces avaient lancé une attaque contre plusieurs casinos situés de l'autre côté de la frontière, affirmant qu'ils servaient aux forces cambodgiennes d'entrepôts d'armes et de positions de tir. Au moins deux ont été identifiés par des observateurs comme des centres d'escroquerie en ligne. "C'est une coïncidence: l'attaque de ces établissements a été décidée parce qu'ils servaient de bases militaires aux forces cambodgiennes", a déclaré aux journalistes le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense Surasant Kongsiri au cours de la visite. Lorsque les forces thaïlandaises ont progressé, dans le but de neutraliser la menace des forces cambogiennes, elles "ont découvert que les installations derrière les casinos étaient en réalité des centres d'escroquerie", a-t-il ajouté. Depuis la fragile trêve conclue fin décembre, l'armée thaïlandaise maintient sa présence dans la région, en dépit des appels du Cambodge à son retrait de la zone d'O'Smach et d'autres zones frontalières. Le ministre cambodgien de l'Information Neth Pheaktra a accusé la Thaïlande d'avoir tenté de justifier "l'annexion de facto" de parties du territoire cambodgien "sous le prétexte d'opérations anti-fraudes". "De tels agissements constituent un grave détournement du discours invoquant l'application de la loi pour justifier une intrusion militaire", a-t-il déclaré dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Fuite de milliers d'employés de centres d'arnaques Les vestiges et décombres subsistant dans le complexe d'O'Smach plus de deux mois après les combats témoignent de la fuite en catastrophe de milliers de personnes. Les journalistes ont été conduits dans les bureaux et les dortoirs aux lits superposés où ont été abandonnés les outils de travail des escrocs: faux bureaux de faux policiers, transcriptions d'appels frauduleux et liasses de papier avec les numéros de téléphone de victimes d'escroqueries du monde entier. L'armée thaïlandaise a affirmé qu'environ 20.000 personnes soupçonnées d'avoir travaillé dans ces centres d'escroquerie se sont enfuies avant les frappes de missiles. O'Smach et d'autres casinos ciblés par les forces thaïlandaises lors des affrontements de décembre abritaient potentiellement des milliers de travailleurs forcés, obligés de commettre des arnaques en ligne, avait indiqué en décembre un analyste à l'AFP. Les lieux visités jeudi, logements pour employés vietnamiens et indonésiens, et bureaux pour les chefs chinois, selon l'armée thaïlandaise, se situaient en face du complexe hôtelier et casino d'O'Smach, propriété du sénateur et homme d'affaires cambodgien Ly Yong Phat. Ce dernier a été sanctionné par Washington en 2024 pour l'implication présumée de sa société "dans de graves violations des droits humains liées au traitement de travailleurs soumis au travail forcé dans des centres d'escroquerie en ligne", selon les autorités américaines. En novembre, la Thaïlande a émis un mandat d'arrêt contre le magnat pour son implication présumée dans des crimes d'ampleur internationale. Prapas Sornchaidee, de l'Armée de l'air thaïlandaise, a déclaré que le Cambodge, qui s'est engagé à éliminer les activités fauduleuses avant mai, devrait solliciter l'aide internationale pour les combattre. "Si le Cambodge reconnaissait l'existence de ces activités frauduleuses, son incapacité à les contrôler, et se coordonnait avec la Thaïlande et d'autres pays pour résoudre le problème, ce serait beaucoup mieux", a-t-il dit. L'Asie du Sud-Est est devenue un épicentre des arnaques en ligne, un secteur qui rapporte des milliards de dollars, et qui emploie des centaines de milliers de travailleurs, certains victimes de trafic d'êtres humains, d'autres consentants. Ces employés piègent des internautes du monde entier par le biais de fausses relations romanesques ou d'investissements dans les cryptomonnaies.

12.03.2026 à 17:38

Guerre au Moyen-Orient : Trump dit que les États-Unis doivent "finir le boulot" en Iran

FRANCE24
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Donad Trump, qui multiplie les déclarations contradictoires sur la possible durée du conflit au Moyen-Orient, dit que les Etats-Unis devaient "finir le boulot" en Iran. On fait le point avec Matthieu Mabin, correspondant France 24 depuis Washington et Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24
Texte intégral (706 mots)
Donad Trump, qui multiplie les déclarations contradictoires sur la possible durée du conflit au Moyen-Orient, dit que les Etats-Unis devaient "finir le boulot" en Iran. On fait le point avec Matthieu Mabin, correspondant France 24 depuis Washington et Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24

12.03.2026 à 17:31

Le prix Pritzker de l'architecture décerné au Chilien Smiljan Radic Clarke

FRANCE24
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"Son travail paraît souvent austère ou élémentaire, mais cette impression dissimule une ingénierie et une construction précises", salue dans un communiqué à propos de l'architecte de 60 ans la fondation basée à Chicago qui décerne le prix. Qualifié en 2014 par le New York Times de "rock star parmi les architectes", le Chilien est davantage connu dans les cercles intellectuels et artistiques qu'au sein du grand public. "C'est un immense honneur. Et peut-être, très prochainement, un léger casse-tête, car cela signifiera probablement une exposition médiatique bien plus importante que je ne le souhaiterais", a réagi Smiljan Radic Clarke auprès de la radio américaine NPR. Parmi ses œuvres marquantes, le Pavillon de la Serpentine Gallery à Londres est probablement la plus connue : une coque translucide en fibre de verre suspendue sur des pierres brutes monumentales, qui joue avec la lumière et le rapport entre abri et nature. La House for the Poem of the Right Angle (au Chili), conçue avec la sculptrice Marcela Correa, est considérée comme son chef-d'œuvre intime : une structure en béton noir aux formes à la fois angulaires et sinueuses, inspirée d'une peinture de Le Corbusier, tournée vers la contemplation et la lumière zénithale. Oeuvre "temporaire et instable" "Radic refuse tout langage architectural reproductible, chaque projet est abordé comme une enquête singulière ancrée dans des principes fondamentaux", salue le prix Pritzker. "Ses bâtiments paraissent temporaires, instables ou délibérément inachevés - comme sur le point de disparaître - et pourtant ils offrent un abri structuré, optimiste et discrètement joyeux", poursuit l'institution. Avant le Pavillon Serpentine, la plupart de ses projets ont été réalisés au Chili, où il est né au sein d'une famille marquée par la migration - ses grands-parents paternels venaient de Croatie et sa lignée maternelle du Royaume-Uni. Etudiant, il a raconté avoir frôlé l'exclusion du programme d'architecture de l'Université pontificale catholique du Chili - une expérience décrite comme humiliante mais formatrice, qui a lui permis de voyager et d'étudier l'histoire. Il a complété sa formation au sein du prestigieux Institut universitaire d'architecture de Venise (IUAV), avant de fonder son agence à Santiago en 1995, qu'il a toujours maintenue volontairement à petite échelle. L'annonce du lauréat survient cette année dans un contexte particulier pour la fondation Pritzker, après la révélation d'échanges de courriels entre son directeur Thomas Pritzker et le criminel sexuel Jeffrey Epstein, bien après la condamnation de ce dernier en 2008 pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Le milliardaire a démissionné de son poste de président exécutif de la société Hyatt Hotels Corporation, déclarant qu'il avait "fait preuve d'un terrible manque de jugement en maintenant des contacts avec" le financier new-yorkais, mort en prison en 2019.
Lire plus (490 mots)
"Son travail paraît souvent austère ou élémentaire, mais cette impression dissimule une ingénierie et une construction précises", salue dans un communiqué à propos de l'architecte de 60 ans la fondation basée à Chicago qui décerne le prix. Qualifié en 2014 par le New York Times de "rock star parmi les architectes", le Chilien est davantage connu dans les cercles intellectuels et artistiques qu'au sein du grand public. "C'est un immense honneur. Et peut-être, très prochainement, un léger casse-tête, car cela signifiera probablement une exposition médiatique bien plus importante que je ne le souhaiterais", a réagi Smiljan Radic Clarke auprès de la radio américaine NPR. Parmi ses œuvres marquantes, le Pavillon de la Serpentine Gallery à Londres est probablement la plus connue : une coque translucide en fibre de verre suspendue sur des pierres brutes monumentales, qui joue avec la lumière et le rapport entre abri et nature. La House for the Poem of the Right Angle (au Chili), conçue avec la sculptrice Marcela Correa, est considérée comme son chef-d'œuvre intime : une structure en béton noir aux formes à la fois angulaires et sinueuses, inspirée d'une peinture de Le Corbusier, tournée vers la contemplation et la lumière zénithale. Oeuvre "temporaire et instable" "Radic refuse tout langage architectural reproductible, chaque projet est abordé comme une enquête singulière ancrée dans des principes fondamentaux", salue le prix Pritzker. "Ses bâtiments paraissent temporaires, instables ou délibérément inachevés - comme sur le point de disparaître - et pourtant ils offrent un abri structuré, optimiste et discrètement joyeux", poursuit l'institution. Avant le Pavillon Serpentine, la plupart de ses projets ont été réalisés au Chili, où il est né au sein d'une famille marquée par la migration - ses grands-parents paternels venaient de Croatie et sa lignée maternelle du Royaume-Uni. Etudiant, il a raconté avoir frôlé l'exclusion du programme d'architecture de l'Université pontificale catholique du Chili - une expérience décrite comme humiliante mais formatrice, qui a lui permis de voyager et d'étudier l'histoire. Il a complété sa formation au sein du prestigieux Institut universitaire d'architecture de Venise (IUAV), avant de fonder son agence à Santiago en 1995, qu'il a toujours maintenue volontairement à petite échelle. L'annonce du lauréat survient cette année dans un contexte particulier pour la fondation Pritzker, après la révélation d'échanges de courriels entre son directeur Thomas Pritzker et le criminel sexuel Jeffrey Epstein, bien après la condamnation de ce dernier en 2008 pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Le milliardaire a démissionné de son poste de président exécutif de la société Hyatt Hotels Corporation, déclarant qu'il avait "fait preuve d'un terrible manque de jugement en maintenant des contacts avec" le financier new-yorkais, mort en prison en 2019.

12.03.2026 à 17:25

La hausse du gazole "est en train de nous tuer": les pêcheurs appellent à l'aide

FRANCE24
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Le marin, par ailleurs patron de l'Union française des pêcheurs artisans (UFPA), a vu le prix du carburant s'envoler en l'espace de 10 jours, après le déclenchement de la guerre en Iran: il est passé de 60 centimes le litre à près de 90 centimes, raconte-t-il à l'AFP. Cette flambée des prix a des conséquences concrètes : le marin a choisi d'aller moins loin que d'habitude pour économiser du carburant. Non loin de là, le directeur d'exploitation de l'Armement de la pêche artisanale de Keroman (Apak), Jerôme Nicol, broie du noir. Si le gazole atteint la barre symbolique d'un euro le litre, les cinq chalutiers de l'Apak resteront à quai car il ne sera plus rentable de les envoyer en mer. "Pour des bateaux consommant plus d'une tonne de carburant par jour, c'est plusieurs centaines d’euros en plus", justifie-t-il. "La situation est très inquiétante. On a dépassé le seuil de rentabilité: on travaille à perte", abonde Christophe Collin, directeur de l'Armement bigouden, qui compte neuf chalutiers hauturiers et 80 marins au Guilvinec (Finistère). Les pêcheurs ne sont pas en mesure de répercuter la hausse de leurs charges sur les prix de vente des poissons, fixés aux enchères, à la criée. "Mesures d'urgence" "C'est en train de nous tuer", s'alarme Stéphane Pochic, à la tête d'un armement de six chalutiers côtiers à Loctudy, "ça nous plombe complètement, ça nous met à plat". Pour maintenir à flot la filière, les pêcheurs rencontrés par l'AFP réclament des aides financières, de l'État ou de l'Union européenne. Le comité national des pêches a réclamé lundi "des mesures d'urgence" face à une hausse des prix "tout simplement impossible à absorber" par les armements de pêche. "Cette hausse brutale intervient dans un secteur dont l'équilibre économique reste extrêmement fragile à la suite des chocs du Brexit, du Covid et de la guerre Russie-Ukraine", souligne le comité national dans un communiqué. En mars 2022, quelques semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pêcheurs français avaient obtenu de l'Etat une aide exceptionnelle équivalente à 35 centimes par litre de gazole. M. Le Quintrec propose aujourd'hui un plafonnement des prix du gazole autour de 60 centimes le litre, et appelle à d'autres mesures, comme une hausse des taxes sur les poissons importés, pour donner un coup de pouce à la compétitivité de la pêche française. De son côté, le président (divers droite) du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, a écrit à la ministre de la Mer Catherine Chabaud pour lui demander de "rétablir sans délai un mécanisme d'aide au carburant destiné aux pêcheurs professionnels, afin d'éviter un arrêt progressif de la flotte et une fragilisation durable de la filière". "Nous surveillons la situation de près", a indiqué mercredi le ministère de la Mer. Mme Chabaud s'est rendue dans la matinée dans les bureaux du comité national des pêches "pour échanger avec les représentants des professionnels". Une réunion est également organisée à Bercy vendredi matin, avec Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie.
Texte intégral (541 mots)
Le marin, par ailleurs patron de l'Union française des pêcheurs artisans (UFPA), a vu le prix du carburant s'envoler en l'espace de 10 jours, après le déclenchement de la guerre en Iran: il est passé de 60 centimes le litre à près de 90 centimes, raconte-t-il à l'AFP. Cette flambée des prix a des conséquences concrètes : le marin a choisi d'aller moins loin que d'habitude pour économiser du carburant. Non loin de là, le directeur d'exploitation de l'Armement de la pêche artisanale de Keroman (Apak), Jerôme Nicol, broie du noir. Si le gazole atteint la barre symbolique d'un euro le litre, les cinq chalutiers de l'Apak resteront à quai car il ne sera plus rentable de les envoyer en mer. "Pour des bateaux consommant plus d'une tonne de carburant par jour, c'est plusieurs centaines d’euros en plus", justifie-t-il. "La situation est très inquiétante. On a dépassé le seuil de rentabilité: on travaille à perte", abonde Christophe Collin, directeur de l'Armement bigouden, qui compte neuf chalutiers hauturiers et 80 marins au Guilvinec (Finistère). Les pêcheurs ne sont pas en mesure de répercuter la hausse de leurs charges sur les prix de vente des poissons, fixés aux enchères, à la criée. "Mesures d'urgence" "C'est en train de nous tuer", s'alarme Stéphane Pochic, à la tête d'un armement de six chalutiers côtiers à Loctudy, "ça nous plombe complètement, ça nous met à plat". Pour maintenir à flot la filière, les pêcheurs rencontrés par l'AFP réclament des aides financières, de l'État ou de l'Union européenne. Le comité national des pêches a réclamé lundi "des mesures d'urgence" face à une hausse des prix "tout simplement impossible à absorber" par les armements de pêche. "Cette hausse brutale intervient dans un secteur dont l'équilibre économique reste extrêmement fragile à la suite des chocs du Brexit, du Covid et de la guerre Russie-Ukraine", souligne le comité national dans un communiqué. En mars 2022, quelques semaines après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pêcheurs français avaient obtenu de l'Etat une aide exceptionnelle équivalente à 35 centimes par litre de gazole. M. Le Quintrec propose aujourd'hui un plafonnement des prix du gazole autour de 60 centimes le litre, et appelle à d'autres mesures, comme une hausse des taxes sur les poissons importés, pour donner un coup de pouce à la compétitivité de la pêche française. De son côté, le président (divers droite) du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, a écrit à la ministre de la Mer Catherine Chabaud pour lui demander de "rétablir sans délai un mécanisme d'aide au carburant destiné aux pêcheurs professionnels, afin d'éviter un arrêt progressif de la flotte et une fragilisation durable de la filière". "Nous surveillons la situation de près", a indiqué mercredi le ministère de la Mer. Mme Chabaud s'est rendue dans la matinée dans les bureaux du comité national des pêches "pour échanger avec les représentants des professionnels". Une réunion est également organisée à Bercy vendredi matin, avec Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie.

12.03.2026 à 17:17

Mandat d'arrêt délivré à l'encontre d'Ilyas Kherbouch, évadé samedi et de nouveau condamné jeudi en appel

FRANCE24
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"Je crois que je ne suis pas la seule personne dans cette salle pour qui c'est une première...", a déclaré son avocate, Me May Sarah Vogehult, qui le défend mais dont le client est "en état d'évasion". "Il a un casier épouvantable et pourtant, on avait pris du temps avec lui, car je considérais que c'était important, mais malgré cela, il a décidé de s'évader", a regretté la présidente de la cour d'appel de Paris, qui a délivré un mandat d'arrêt à son encontre. Ilyas Kherbouch a été condamé à six ans d'emprisonnement ferme, comme en première instance, pour complicité de tentative de vol aggravée par trois circonstances, pour un homejacking le 7 février 2024 à Paris. La cour d'appel a également délivré un mandat d'arrêt. M. Kherbouch se voit aussi condamné à payer, en réparation du préjudice matériel, 529 euros aux parties civiles, ainsi que 6.000 euros et de 4.000 euros en réparation du préjudice moral de deux parties civiles, des sommes à régler solidairement avec quatre autres mis en cause. Il a toutefois été relaxé "au bénéfice du doute" sur des infractions satellite. "Mes clients sont satisfaits de cette reconnaissance de culpabilité et de leur statut de victime", a commenté auprès de l'AFP l'avocate des parties civiles, Amandine Sbidian. Ilyas Kherbouch, 20 ans, est en cavale depuis samedi, où de faux policiers sont venus l'extraire de la maison d'arrêt de Villepinte. Deux personnes ont été mis en examen dans ce dossier mercredi soir, les enquêteurs cherchant encore les autres membres de l'équipe. Le jeune homme est en détention depuis ses 14 ans. Au total, il a été libre "un mois et demi" depuis son adolescence, selon son avocate.
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"Je crois que je ne suis pas la seule personne dans cette salle pour qui c'est une première...", a déclaré son avocate, Me May Sarah Vogehult, qui le défend mais dont le client est "en état d'évasion". "Il a un casier épouvantable et pourtant, on avait pris du temps avec lui, car je considérais que c'était important, mais malgré cela, il a décidé de s'évader", a regretté la présidente de la cour d'appel de Paris, qui a délivré un mandat d'arrêt à son encontre. Ilyas Kherbouch a été condamé à six ans d'emprisonnement ferme, comme en première instance, pour complicité de tentative de vol aggravée par trois circonstances, pour un homejacking le 7 février 2024 à Paris. La cour d'appel a également délivré un mandat d'arrêt. M. Kherbouch se voit aussi condamné à payer, en réparation du préjudice matériel, 529 euros aux parties civiles, ainsi que 6.000 euros et de 4.000 euros en réparation du préjudice moral de deux parties civiles, des sommes à régler solidairement avec quatre autres mis en cause. Il a toutefois été relaxé "au bénéfice du doute" sur des infractions satellite. "Mes clients sont satisfaits de cette reconnaissance de culpabilité et de leur statut de victime", a commenté auprès de l'AFP l'avocate des parties civiles, Amandine Sbidian. Ilyas Kherbouch, 20 ans, est en cavale depuis samedi, où de faux policiers sont venus l'extraire de la maison d'arrêt de Villepinte. Deux personnes ont été mis en examen dans ce dossier mercredi soir, les enquêteurs cherchant encore les autres membres de l'équipe. Le jeune homme est en détention depuis ses 14 ans. Au total, il a été libre "un mois et demi" depuis son adolescence, selon son avocate.

12.03.2026 à 16:49

En Iran, stocks d'eau, ruée sur les économies et bonbons pour rassurer les enfants

FRANCE24
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Pour des raisons de sécurité, l'AFP ne divulgue pas d'informations sur leur identité. "Mon garçon n'a aucune notion de la guerre" - Homme de 37 ans à Boukan (nord-ouest): "Les lieux emblématiques de la ville, tels que la place principale et l'avenue centrale, ont été endommagés par des frappes de missiles. Le seul cinéma de la ville est désormais en ruines. De nombreux commerces ont également été touchés. J'ai un petit garçon de six ans qui n'a aucune notion de la guerre. Tout ce qu'il nous demande, ce sont des vêtements neufs, des bonbons et des gâteaux traditionnels pour Norouz (le Nouvel An, célébré le 21 mars). Depuis le début de la guerre, nous lui avons fait croire qu'il s'agissait d'un jeu, d'une sorte de 'Coupe du monde de lancement de missiles' entre l'Iran, les États-Unis et d'autres pays. À chaque fois, il nous répond que, dans cette compétition, il soutient l'Iran". "A 18H, tout s'arrête" - Femme de 30 ans à Kermanshah (est): "Les banques et les administrations ne sont ouvertes qu'environ deux jours par semaine. 90% des entreprises sont fermées. Après 18 heures, tout s'arrête. Les gens essaient désespérément de retirer leurs économies des banques, car la confiance en celles-ci a disparu. Le pain est désormais rationné. La population est extrêmement tendue et révoltée. Un produit qui pourrait sembler anodin est devenu introuvable: le ruban adhésif. Car nous l'apposons sur les vitres pour éviter qu'elles n'explosent sous l'effet des déflagrations. La nuit, les forces armées du régime crient "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand") jusque tard dans la nuit dans les quartiers résidentiels, pour tenter d'intimider la population. Un autre gros problème est l'afflux massif d'habitants de Téhéran vers d'autres villes, dont la nôtre. Cela rend l'accès aux biens et aux services encore plus difficile. Presque chaque famille ici héberge au moins une famille venue de Téhéran". "On se protège dans les parcs" - Homme dans le nord: "L'état psychologique des gens est très mauvais parce qu'ils ne pensaient pas qu'il y aurait une guerre. Beaucoup sont terrifiés. Ils tentent de se rassurer mutuellement en disant que seuls les sites militaires sont visés et que la population n'est pas touchée. C'est ainsi qu'ils essaient de se remonter le moral. Mais en réalité, des gens ordinaires sont eux aussi pris pour cible. Il y a de petits parcs dans chaque quartier, et nous nous y rassemblons pour nous protéger. Comme les secousses sont très fortes, il est plus sûr d'être dans un parc que dans une maison. Nous avons tout ce qu'il faut de prêt au cas où nous devrions fuir. Nous avons tout rassemblé dans un coin d'une pièce. Nous avons stocké dix barils d'eau, un peu de carburant et de la nourriture comme du riz et des produits de base. Les gens essaient d'acheter des chocolats et des snacks à leurs enfants. Ils essaient de les rassurer, mais les enfants savent et comprennent tout. Ils parlent des bombes. Même quand les adultes leur mentent au sujet des explosions, ça ne marche pas". Les employeurs "ne payaient plus" - Ouvrier afghan de 24 ans à Téhéran rentré dans son pays: "J'ai vu une bombe tomber sur une base militaire. Elle a détruit la base et brisé les vitres de l'usine. Mais l'électricité et le gaz fonctionnaient, les banques étaient ouvertes. Internet ne marchait pas, mais les lignes fixes fonctionnaient. Le marché ouvrait pendant une heure ou deux, les gens achetaient ce dont ils avaient besoin et repartaient rapidement. Tous les Afghans partaient, même ceux à qui il restait quatre ou cinq mois de validité sur leur passeport, parce qu'il n'y avait plus de travail. Ils (les employeurs iraniens) ne payaient plus". - Travailleur afghan de 48 ans à Téhéran rentré dans son pays: "L'entreprise pour laquelle je travaillais comptait environ 60 employés iraniens et afghans, mais même pas 10 d'entre eux venaient travailler. Les Iraniens n'ont pas été confrontés à la guerre comme les Afghans. C'est pour ça qu'ils devenaient très nerveux dès qu'ils voyaient un missile ou un avion de chasse. Pour nous, c'était moins difficile car on a l'habitude".
Texte intégral (735 mots)
Pour des raisons de sécurité, l'AFP ne divulgue pas d'informations sur leur identité. "Mon garçon n'a aucune notion de la guerre" - Homme de 37 ans à Boukan (nord-ouest): "Les lieux emblématiques de la ville, tels que la place principale et l'avenue centrale, ont été endommagés par des frappes de missiles. Le seul cinéma de la ville est désormais en ruines. De nombreux commerces ont également été touchés. J'ai un petit garçon de six ans qui n'a aucune notion de la guerre. Tout ce qu'il nous demande, ce sont des vêtements neufs, des bonbons et des gâteaux traditionnels pour Norouz (le Nouvel An, célébré le 21 mars). Depuis le début de la guerre, nous lui avons fait croire qu'il s'agissait d'un jeu, d'une sorte de 'Coupe du monde de lancement de missiles' entre l'Iran, les États-Unis et d'autres pays. À chaque fois, il nous répond que, dans cette compétition, il soutient l'Iran". "A 18H, tout s'arrête" - Femme de 30 ans à Kermanshah (est): "Les banques et les administrations ne sont ouvertes qu'environ deux jours par semaine. 90% des entreprises sont fermées. Après 18 heures, tout s'arrête. Les gens essaient désespérément de retirer leurs économies des banques, car la confiance en celles-ci a disparu. Le pain est désormais rationné. La population est extrêmement tendue et révoltée. Un produit qui pourrait sembler anodin est devenu introuvable: le ruban adhésif. Car nous l'apposons sur les vitres pour éviter qu'elles n'explosent sous l'effet des déflagrations. La nuit, les forces armées du régime crient "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand") jusque tard dans la nuit dans les quartiers résidentiels, pour tenter d'intimider la population. Un autre gros problème est l'afflux massif d'habitants de Téhéran vers d'autres villes, dont la nôtre. Cela rend l'accès aux biens et aux services encore plus difficile. Presque chaque famille ici héberge au moins une famille venue de Téhéran". "On se protège dans les parcs" - Homme dans le nord: "L'état psychologique des gens est très mauvais parce qu'ils ne pensaient pas qu'il y aurait une guerre. Beaucoup sont terrifiés. Ils tentent de se rassurer mutuellement en disant que seuls les sites militaires sont visés et que la population n'est pas touchée. C'est ainsi qu'ils essaient de se remonter le moral. Mais en réalité, des gens ordinaires sont eux aussi pris pour cible. Il y a de petits parcs dans chaque quartier, et nous nous y rassemblons pour nous protéger. Comme les secousses sont très fortes, il est plus sûr d'être dans un parc que dans une maison. Nous avons tout ce qu'il faut de prêt au cas où nous devrions fuir. Nous avons tout rassemblé dans un coin d'une pièce. Nous avons stocké dix barils d'eau, un peu de carburant et de la nourriture comme du riz et des produits de base. Les gens essaient d'acheter des chocolats et des snacks à leurs enfants. Ils essaient de les rassurer, mais les enfants savent et comprennent tout. Ils parlent des bombes. Même quand les adultes leur mentent au sujet des explosions, ça ne marche pas". Les employeurs "ne payaient plus" - Ouvrier afghan de 24 ans à Téhéran rentré dans son pays: "J'ai vu une bombe tomber sur une base militaire. Elle a détruit la base et brisé les vitres de l'usine. Mais l'électricité et le gaz fonctionnaient, les banques étaient ouvertes. Internet ne marchait pas, mais les lignes fixes fonctionnaient. Le marché ouvrait pendant une heure ou deux, les gens achetaient ce dont ils avaient besoin et repartaient rapidement. Tous les Afghans partaient, même ceux à qui il restait quatre ou cinq mois de validité sur leur passeport, parce qu'il n'y avait plus de travail. Ils (les employeurs iraniens) ne payaient plus". - Travailleur afghan de 48 ans à Téhéran rentré dans son pays: "L'entreprise pour laquelle je travaillais comptait environ 60 employés iraniens et afghans, mais même pas 10 d'entre eux venaient travailler. Les Iraniens n'ont pas été confrontés à la guerre comme les Afghans. C'est pour ça qu'ils devenaient très nerveux dès qu'ils voyaient un missile ou un avion de chasse. Pour nous, c'était moins difficile car on a l'habitude".

12.03.2026 à 16:47

Cybercriminalité: un vaste réseau de proxies qui infectaient les particuliers démantelé

FRANCE24
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Cette action, "contre le service de proxy cybercriminel socksescort.com et la solution de paiement Bitsidy.com", a été menée mercredi par les justices française, américaine et néerlandaise, avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, a précisé la procureure Laure Beccuau dans un communiqué. L'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie ont été associées. "L'opération a mis hors ligne l'infrastructure du groupe: 34 noms de domaines et 24 serveurs ont été saisis dans 7 pays, 1 million de modems infectés ont ainsi été déconnectés du réseau criminel. 40.000 euros ont été saisis en France et 3 millions d'euros ont été gelés par les Etats-Unis, en cryptomonnaie", a-t-elle ajouté. "Socksescort.com proposait un service de proxy payant: il offrait à ses clients la location d'adresses IP résidentielles fixes leur permettant de dissimuler leurs adresses IP réelles afin de s'affranchir du blocage lié aux géolocalisations de certains services en ligne. La société socksescort promettait que ses adresses IP avaient une bande passante illimitée, qu'elles étaient constamment mises à jour et qu'elles n'étaient placées sur aucune liste noire", a résumé le parquet. Début mars, la société affirmait proposer plus de 35.000 proxies dans une centaine de pays. Mais "l'enquête a permis d'établir que le service s'adossait en réalité sur un million de modems dans le monde infectés par le malware (logiciel malveillant, ndlr) AVRecon. Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçait sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l'insu de leurs légitimes propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com", a-t-il poursuivi. "L'enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme avait perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com." Une enquête avait été ouverte en France dès juin 2024 et confiée à l'Office français anti-cybercriminalité (Ofac), après un renseignement américain sur le fait qu'une partie des serveurs incriminés s'y trouvaient. Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a ensuite été ouverte mi-février dernier.
Lire plus (385 mots)
Cette action, "contre le service de proxy cybercriminel socksescort.com et la solution de paiement Bitsidy.com", a été menée mercredi par les justices française, américaine et néerlandaise, avec le soutien d'Europol et d'Eurojust, a précisé la procureure Laure Beccuau dans un communiqué. L'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie ont été associées. "L'opération a mis hors ligne l'infrastructure du groupe: 34 noms de domaines et 24 serveurs ont été saisis dans 7 pays, 1 million de modems infectés ont ainsi été déconnectés du réseau criminel. 40.000 euros ont été saisis en France et 3 millions d'euros ont été gelés par les Etats-Unis, en cryptomonnaie", a-t-elle ajouté. "Socksescort.com proposait un service de proxy payant: il offrait à ses clients la location d'adresses IP résidentielles fixes leur permettant de dissimuler leurs adresses IP réelles afin de s'affranchir du blocage lié aux géolocalisations de certains services en ligne. La société socksescort promettait que ses adresses IP avaient une bande passante illimitée, qu'elles étaient constamment mises à jour et qu'elles n'étaient placées sur aucune liste noire", a résumé le parquet. Début mars, la société affirmait proposer plus de 35.000 proxies dans une centaine de pays. Mais "l'enquête a permis d'établir que le service s'adossait en réalité sur un million de modems dans le monde infectés par le malware (logiciel malveillant, ndlr) AVRecon. Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçait sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l'insu de leurs légitimes propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com", a-t-il poursuivi. "L'enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme avait perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com." Une enquête avait été ouverte en France dès juin 2024 et confiée à l'Office français anti-cybercriminalité (Ofac), après un renseignement américain sur le fait qu'une partie des serveurs incriminés s'y trouvaient. Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a ensuite été ouverte mi-février dernier.

12.03.2026 à 16:46

Dubaï : des résidences et des établissements financiers ciblées par des frappes

FRANCE24
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Des débris de drone sont tombés près du quartier financier de Dubaï, au lendemain des menaces de l'armée iranienne qui a dit vouloir frapper des cibles économiques liées aux Etats-Unis et à Israël au Moyen-Orient. Reportage France 2
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Des débris de drone sont tombés près du quartier financier de Dubaï, au lendemain des menaces de l'armée iranienne qui a dit vouloir frapper des cibles économiques liées aux Etats-Unis et à Israël au Moyen-Orient. Reportage France 2

12.03.2026 à 16:44

Afrique du Sud : l'armée déployée pour lutter contre le crime organisé

FRANCE24
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L'armée sud-africaine a commencé à se déployer dans des quartiers de Johannesburg gangrénés par la violence, pour aider la police dans sa lutte contre la criminalité organisée qualifiée par le président Cyril Ramaphosa de menace pour la démocratie en Afrique du Sud. Récit de Laurent Berstecher
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L'armée sud-africaine a commencé à se déployer dans des quartiers de Johannesburg gangrénés par la violence, pour aider la police dans sa lutte contre la criminalité organisée qualifiée par le président Cyril Ramaphosa de menace pour la démocratie en Afrique du Sud. Récit de Laurent Berstecher

12.03.2026 à 16:42

Chine : Pékin joue de son soft power et souhaite exporter son savoir-faire et ses traditions

FRANCE24
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La culture chinoise en plein boom à l'international : la Chine mise sur son soft power culturel pour redorer son image. Pékin invite des influenceurs étrangers à visiter le pays à ses frais, afin de diffuser une image positive et maîtrisée, tout en limitant l’accès indépendant des journalistes. Reportage de Jan Camenzind Broomby avec Yena Lee
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La culture chinoise en plein boom à l'international : la Chine mise sur son soft power culturel pour redorer son image. Pékin invite des influenceurs étrangers à visiter le pays à ses frais, afin de diffuser une image positive et maîtrisée, tout en limitant l’accès indépendant des journalistes. Reportage de Jan Camenzind Broomby avec Yena Lee

12.03.2026 à 16:41

Liban : soixante tonnes d'aide envoyée à Beyrouth par Paris qui va "tripler son aide humanitaire"

FRANCE24
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La France a annoncé le triplement de son aide humanitaire au Liban, avec l'envoi imminent de 60 tonnes de matériel d'urgence vers Beyrouth et le sud du pays. Reportage France 2
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La France a annoncé le triplement de son aide humanitaire au Liban, avec l'envoi imminent de 60 tonnes de matériel d'urgence vers Beyrouth et le sud du pays. Reportage France 2

12.03.2026 à 16:28

Moyen-Orient : "La France n'est pas partie à cette guerre", assure Catherine Vautrin

FRANCE24
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La guerre qui oppose l'Iran aux États-Unis et Israël se poursuit, et embrase le Moyen-Orient. Quel est le positionnement de la France dans cette guerre ? L'envoi de troupes françaises dans le détroit d'Ormuz est-il prévu ? Le journaliste France 24 Marc Perelman a posé la question à Catherine Vautrin, ministre française des Armées. Retrouvez l'entretien en intégralité sur le site de France 24.
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La guerre qui oppose l'Iran aux États-Unis et Israël se poursuit, et embrase le Moyen-Orient. Quel est le positionnement de la France dans cette guerre ? L'envoi de troupes françaises dans le détroit d'Ormuz est-il prévu ? Le journaliste France 24 Marc Perelman a posé la question à Catherine Vautrin, ministre française des Armées. Retrouvez l'entretien en intégralité sur le site de France 24.

12.03.2026 à 16:13

Forte mobilisation à Bruxelles contre les réformes du gouvernement belge

FRANCE24
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La police de la capitale belge avait dénombré 80.000 manifestants déjà le 14 octobre, au pic de la mobilisation syndicale engagée depuis début 2025, à l'entrée en fonctions du nouveau gouvernement. "C'est le signe d'une détermination très forte mais aussi de l'angoisse générée par la situation géopolitique. Elle montre que les fins de mois vont devenir vraiment très difficiles avec l'augmentation d'une série de produits de base; essence, diesel, produits de chauffage", a déclaré à l'AFP Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC). Dans le cortège, de nombreuses pancartes avec le chiffre 67 barré s'en prenaient à la suppression des possibilités de départ en retraite anticipé et à l'alignement public/privé sur l'âge de 67 ans à l'horizon 2030. "Planifier ma vie, pas ma survie" Cette réforme des pensions doit s'accompagner d'un système de bonus-malus tout juste dévoilé par le gouvernement et qui est jugé par les syndicats très défavorable aux carrières hachées et donc aux femmes. "A 25 ans je veux planifier ma vie, pas ma survie", pouvait-on lire sur la pancarte d'une jeune femme, croisée par l'AFP dans le cortège. Interpellé à la Chambre par l'opposition de gauche qui lui reprochait un "coup de force antisocial", le Premier ministre a réaffirmé que ses réformes étaient indispensables pour assainir les finances publiques. "Maintenir le cap, c'est notre devoir. Ne pas le faire, ce serait une preuve d'égoïsme envers nos enfants et petits enfants", a martelé Bart De Wever. Verte, rouge, bleue: la marée humaine reflétait les couleurs des trois syndicats ayant appelé ensemble à cette manifestation doublée d'une journée de grève, à savoir la CSC, la FGTB (socialiste) et la CGSLB (libéral). Des dizaines d'associations s'étaient également jointes au défilé, comme la branche belge d'ATD Quart Monde, inquiète des conséquences de la réforme du chômage. "Augmentation de la pauvreté" "On craint une énorme augmentation de la pauvreté plutôt qu'un retour à l'emploi. Les formations proposées sont souvent très réduites", a dit à l'AFP Baptiste Boulbes, un bénévole de cette organisation. La manifestation s'est principalement déroulée sans heurts, la police faisant état d'une cinquantaine d'interpellations. Le Parlement belge a voté l'été dernier la limitation à deux ans des allocations chômage, une réforme phare du gouvernement De Wever accusée par les syndicats de précariser des milliers de Belges, particulièrement dans la région de Bruxelles et en Wallonie (sud), où le taux de chômage est deux fois plus élevé qu'en Flandre (nord). Transports publics, administrations, collecte des déchets: la grève a entraîné des perturbations dans de nombreux secteurs. Faute d'agents de sécurité et de manutentionnaires en nombre suffisant, les deux principaux aéroports belges, Bruxelles-Zaventem et Charleroi, ont annulé à l'avance tous les départs qui étaient initialement prévus jeudi.
Texte intégral (507 mots)
La police de la capitale belge avait dénombré 80.000 manifestants déjà le 14 octobre, au pic de la mobilisation syndicale engagée depuis début 2025, à l'entrée en fonctions du nouveau gouvernement. "C'est le signe d'une détermination très forte mais aussi de l'angoisse générée par la situation géopolitique. Elle montre que les fins de mois vont devenir vraiment très difficiles avec l'augmentation d'une série de produits de base; essence, diesel, produits de chauffage", a déclaré à l'AFP Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC). Dans le cortège, de nombreuses pancartes avec le chiffre 67 barré s'en prenaient à la suppression des possibilités de départ en retraite anticipé et à l'alignement public/privé sur l'âge de 67 ans à l'horizon 2030. "Planifier ma vie, pas ma survie" Cette réforme des pensions doit s'accompagner d'un système de bonus-malus tout juste dévoilé par le gouvernement et qui est jugé par les syndicats très défavorable aux carrières hachées et donc aux femmes. "A 25 ans je veux planifier ma vie, pas ma survie", pouvait-on lire sur la pancarte d'une jeune femme, croisée par l'AFP dans le cortège. Interpellé à la Chambre par l'opposition de gauche qui lui reprochait un "coup de force antisocial", le Premier ministre a réaffirmé que ses réformes étaient indispensables pour assainir les finances publiques. "Maintenir le cap, c'est notre devoir. Ne pas le faire, ce serait une preuve d'égoïsme envers nos enfants et petits enfants", a martelé Bart De Wever. Verte, rouge, bleue: la marée humaine reflétait les couleurs des trois syndicats ayant appelé ensemble à cette manifestation doublée d'une journée de grève, à savoir la CSC, la FGTB (socialiste) et la CGSLB (libéral). Des dizaines d'associations s'étaient également jointes au défilé, comme la branche belge d'ATD Quart Monde, inquiète des conséquences de la réforme du chômage. "Augmentation de la pauvreté" "On craint une énorme augmentation de la pauvreté plutôt qu'un retour à l'emploi. Les formations proposées sont souvent très réduites", a dit à l'AFP Baptiste Boulbes, un bénévole de cette organisation. La manifestation s'est principalement déroulée sans heurts, la police faisant état d'une cinquantaine d'interpellations. Le Parlement belge a voté l'été dernier la limitation à deux ans des allocations chômage, une réforme phare du gouvernement De Wever accusée par les syndicats de précariser des milliers de Belges, particulièrement dans la région de Bruxelles et en Wallonie (sud), où le taux de chômage est deux fois plus élevé qu'en Flandre (nord). Transports publics, administrations, collecte des déchets: la grève a entraîné des perturbations dans de nombreux secteurs. Faute d'agents de sécurité et de manutentionnaires en nombre suffisant, les deux principaux aéroports belges, Bruxelles-Zaventem et Charleroi, ont annulé à l'avance tous les départs qui étaient initialement prévus jeudi.

12.03.2026 à 16:11

Duel entre "Sinners" et "Une bataille après l'autre", lors d'Oscars imprévisibles

FRANCE24
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"Tant que l'enveloppe finale du meilleur film n'aura pas été ouverte, nous ne saurons pas qui va gagner", résume auprès de l'AFP Clayton Davis, chroniqueur du magazine Variety. "Sinners" et "Une bataille après l'autre" ont chacun "une énorme opportunité de battre plusieurs records aux Oscars", rappelle-t-il. "Sinners" est déjà le film le plus nommé de l'histoire: il concourt dans 16 catégories, et a une chance de battre le record de statuettes (11), détenu conjointement par "Ben-Hur", "Titanic" et le troisième volet du "Seigneur des Anneaux". A la fois film d'époque, conte de vampires et comédie musicale, ce long-métrage rythmé par le blues aborde le vague à l'âme des personnes noires dans l'Amérique ségrégationniste des années 1930. Son créateur Ryan Coogler, déjà connu pour "Black Panther", pourrait devenir le premier Afro-Américain à remporter l'Oscar du meilleur réalisateur. "L'amour pour Coogler est indéniable", parmi les nombreux votants sondés par M. Davis. Mais le favori reste "Une bataille après l'autre". Ce thriller loufoque, où Leonardo DiCaprio incarne un ex-révolutionnaire gauchiste maladroit forcé de secourir sa fille des griffes d'un suprémaciste blanc, est plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures politiques d'une Amérique irréconciliable, où tout se résout par les armes. Maintes fois nommé, jamais récompensé, Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood", "Magnolia", "Licorice Pizza") a l'expérience de son côté pour enfin rafler l'Oscar du meilleur réalisateur. Chez les acteurs, la seule garantie semble être l'Oscar de la meilleure actrice pour Jessie Buckley, magistrale dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. "C'est le rouleau compresseur de la saison", constate M. Davis, en rappelant qu'elle a raflé tous les prix depuis janvier. Chalamet en chute libre Les autres courses sont à couteaux tirés. Timothée Chalamet semblait destiné au prix du meilleur acteur, grâce à son incarnation d'un joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". Mais le Franco-Américain est en chute libre ces dernières semaines, notamment à cause de déclarations polémiques sur l'opéra et le ballet, qu'il considère comme des "trucs" dont "plus personne n'a rien à faire". Une aubaine pour la star de "Sinners" Michael B. Jordan, qui vient de remporter l'Actor Award pour son double rôle de jumeaux mafieux épris de liberté. "Il est vraiment à deux pas de la ligne d'arrivée", juge M. Davis, sans pour autant exclure DiCaprio de la course. Les Oscars pour les meilleurs seconds rôles sont également disputés. Chez les hommes, Sean Penn pourrait décrocher un troisième Oscar d'interprétation pour son rôle de militaire caricatural et torturé par son racisme dans "Une bataille après l'autre". Mais il est concurrencé par la coqueluche du cinéma d'auteur Stellan Skarsgard ("Valeur Sentimentale"), et le vétéran américain Delroy Lindo ("Sinners"). Chez les femmes, Wunmi Mosaku, magnétique en guérisseuse vaudou dans "Sinners", pourrait l'emporter. Mais Amy Madigan ("Evanouis") et Teyana Taylor ("Une bataille après l'autre") ont également leurs chances. Quant à la catégorie meilleur film international, c'est "la plus difficile à prédire cette année", juge M. Davis. Les deux favoris sont "Valeur Sentimentale", récit du Dano-Norvégien Joachim Trier sur l'amour imparfait entre un père réalisateur et ses filles, et "L'Agent Secret", du Brésilien Kleber Mendonça Filho, chronique de l'atmosphère poisseuse sous la dictature auriverde des années 70. Ils semblent mieux positionnés que la Palme d'or cannoise, "Un simple accident", du dissident iranien Jafar Panahi, choisi pour représenter la France aux Oscars. Pour l'Oscar du meilleur film d'animation, les productions françaises "Arco" et "Amélie et la métaphysique des tubes" semblent également devoir s'incliner face au favori, "KPop Demon Hunters". "Golden", le tube de ce phénomène Netflix, fait partie des numéros musicaux qui rythmeront la cérémonie, présentée par l'humoriste Conan O'Brien.
Texte intégral (679 mots)
"Tant que l'enveloppe finale du meilleur film n'aura pas été ouverte, nous ne saurons pas qui va gagner", résume auprès de l'AFP Clayton Davis, chroniqueur du magazine Variety. "Sinners" et "Une bataille après l'autre" ont chacun "une énorme opportunité de battre plusieurs records aux Oscars", rappelle-t-il. "Sinners" est déjà le film le plus nommé de l'histoire: il concourt dans 16 catégories, et a une chance de battre le record de statuettes (11), détenu conjointement par "Ben-Hur", "Titanic" et le troisième volet du "Seigneur des Anneaux". A la fois film d'époque, conte de vampires et comédie musicale, ce long-métrage rythmé par le blues aborde le vague à l'âme des personnes noires dans l'Amérique ségrégationniste des années 1930. Son créateur Ryan Coogler, déjà connu pour "Black Panther", pourrait devenir le premier Afro-Américain à remporter l'Oscar du meilleur réalisateur. "L'amour pour Coogler est indéniable", parmi les nombreux votants sondés par M. Davis. Mais le favori reste "Une bataille après l'autre". Ce thriller loufoque, où Leonardo DiCaprio incarne un ex-révolutionnaire gauchiste maladroit forcé de secourir sa fille des griffes d'un suprémaciste blanc, est plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures politiques d'une Amérique irréconciliable, où tout se résout par les armes. Maintes fois nommé, jamais récompensé, Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood", "Magnolia", "Licorice Pizza") a l'expérience de son côté pour enfin rafler l'Oscar du meilleur réalisateur. Chez les acteurs, la seule garantie semble être l'Oscar de la meilleure actrice pour Jessie Buckley, magistrale dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. "C'est le rouleau compresseur de la saison", constate M. Davis, en rappelant qu'elle a raflé tous les prix depuis janvier. Chalamet en chute libre Les autres courses sont à couteaux tirés. Timothée Chalamet semblait destiné au prix du meilleur acteur, grâce à son incarnation d'un joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". Mais le Franco-Américain est en chute libre ces dernières semaines, notamment à cause de déclarations polémiques sur l'opéra et le ballet, qu'il considère comme des "trucs" dont "plus personne n'a rien à faire". Une aubaine pour la star de "Sinners" Michael B. Jordan, qui vient de remporter l'Actor Award pour son double rôle de jumeaux mafieux épris de liberté. "Il est vraiment à deux pas de la ligne d'arrivée", juge M. Davis, sans pour autant exclure DiCaprio de la course. Les Oscars pour les meilleurs seconds rôles sont également disputés. Chez les hommes, Sean Penn pourrait décrocher un troisième Oscar d'interprétation pour son rôle de militaire caricatural et torturé par son racisme dans "Une bataille après l'autre". Mais il est concurrencé par la coqueluche du cinéma d'auteur Stellan Skarsgard ("Valeur Sentimentale"), et le vétéran américain Delroy Lindo ("Sinners"). Chez les femmes, Wunmi Mosaku, magnétique en guérisseuse vaudou dans "Sinners", pourrait l'emporter. Mais Amy Madigan ("Evanouis") et Teyana Taylor ("Une bataille après l'autre") ont également leurs chances. Quant à la catégorie meilleur film international, c'est "la plus difficile à prédire cette année", juge M. Davis. Les deux favoris sont "Valeur Sentimentale", récit du Dano-Norvégien Joachim Trier sur l'amour imparfait entre un père réalisateur et ses filles, et "L'Agent Secret", du Brésilien Kleber Mendonça Filho, chronique de l'atmosphère poisseuse sous la dictature auriverde des années 70. Ils semblent mieux positionnés que la Palme d'or cannoise, "Un simple accident", du dissident iranien Jafar Panahi, choisi pour représenter la France aux Oscars. Pour l'Oscar du meilleur film d'animation, les productions françaises "Arco" et "Amélie et la métaphysique des tubes" semblent également devoir s'incliner face au favori, "KPop Demon Hunters". "Golden", le tube de ce phénomène Netflix, fait partie des numéros musicaux qui rythmeront la cérémonie, présentée par l'humoriste Conan O'Brien.
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