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06.06.2026 à 08:44

FRANCE24
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Il a donné son nom au plus célèbre tournoi de tennis français. Et pourtant, Roland Garros, aviateur de son état, n'a rien à voir avec la petite balle jaune. Alors, comment s'est-il retrouvé associé à ce sport ? Portrait d'un homme qui n'avait pas les pieds sur terre (battue).
Il a donné son nom au plus célèbre tournoi de tennis français. Et pourtant, Roland Garros, aviateur de son état, n'a rien à voir avec la petite balle jaune. Alors, comment s'est-il retrouvé associé à ce sport ? Portrait d'un homme qui n'avait pas les pieds sur terre (battue).

06.06.2026 à 08:15

FRANCE24
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Avec plus de 1.100 minutes au compteur, le joueur de 25 ans arrivé à Paris durant l'été a passé plus de temps sur les terrains qu'à n'importe quelle saison de sa carrière, malgré une blessure à un mollet qui l'a écarté des terrains près de trois mois fin 2025. Titularisé 13 fois premier centre, "Villish" a même vu le staff des soldats roses utiliser ses 114 kg pour 1,87 m comme flanker contre Bayonne, lors de la 25e journée, avec un essai à la clef. Et il va récidiver samedi soir à La Rochelle, pour la dernière journée de la saison régulière. "Chez les Springboks aussi des centres jouent troisième ligne, ce n'est pas nouveau, on ne l'a pas inventé", a commenté Rory Kockott après la victoire 38-21 contre les Basques. "Aujourd’hui, dans le rugby moderne, le rôle individuel d'un 3e ligne et d'un centre, que ce soit offensivement ou défensivement, est très similaire", a insisté l'ancien demi-de-mêlée. Et Joe Marchant, ex-international anglais et partenaire de Vili à Paris, de rappeler jeudi qu'un certain Leicester Fainga'anuku, centre et ailier all-black, vient lui aussi d'enchaîner cinq titularisations comme flanker avec sa province des Crusaders. "Dans le rugby moderne, on cherche des joueurs polyvalents", insiste Perry Freshwater, entraîneur des avants parisiens. Une certitude, les Soldats roses, qui peuvent encore arracher la 2e place à Montpellier, seront au minimum barragistes cette saison. Et Vili pourrait donc bientôt vivre son premier match de phase finale de Top 14. Fini "les petites excuses" Comme son club actuel, 12e la saison passé après les demi-finales la saison précédente, sa trajectoire est loin d'être linéaire: après avoir percé à Clermont, au point de participer à la tournée d'été 2021 en Australie puis à celle au Japon en 2022, mais sans décrocher aucune sélection, il fait une saison pleine à l'UBB en 2022-2023 (22 matches) avant d'être progressivement mis à l'écart. Et il ne parvient pas à se relancer avec le promu Vannes la saison dernière. Le transfert au Stade français sonne alors comme une dernière chance pour jouer au plus haut niveau et effacer cette réputation de fêtard du début de sa carrière. "Si j'attendais une année de plus, je pense que j'aurais tout perdu", a assuré dans un entretien avec l'AFP le joueur formé et né à Brive, au sein d'une famille d'origine wallisienne et néo-calédonienne. "En venant ici, je me suis remis un peu les compteurs à zéro. (...) J'ai beaucoup bossé sur moi, sur la confiance que j'avais perdue", décrit-il, soulignant l'apport du préparateur mental du club. Au Stade français il retrouve aussi Morgan Parra, entraîneur de l'attaque des Soldats roses, qu'il avait côtoyé à Clermont en tant que joueur, qui s'est donné comme mission de s'assurer qu'il ne retombe pas dans ses travers. "Je ne me cache plus derrière des petites excuses, ce que je faisais avant. Maintenant, je préfère être honnête. (...) Je sais reconnaître toutes les erreurs que j'ai pu faire quand j'étais plus jeune". Ses performances ont fait de lui un titulaire régulier au poste de 12, malgré une concurrence intense avec notamment Noah Nene, qui a connu sa première sélection avec le XV de France pendant le Tournoi. De quoi inspirer Vili, avec le Championnat des nations en ligne de mire cet été pour les Bleus: "J'y pense, oui. Parce que là, j'ai repris confiance en moi. Et le compétiteur en moi veut retoucher ce qui se fait de mieux. Après, je n'ai pas envie de me mettre la tête dessus. C'est quand tu forces trop les choses qu'au final, elles n'arrivent jamais", assure-t-il à l'AFP.
Texte intégral (631 mots)
Avec plus de 1.100 minutes au compteur, le joueur de 25 ans arrivé à Paris durant l'été a passé plus de temps sur les terrains qu'à n'importe quelle saison de sa carrière, malgré une blessure à un mollet qui l'a écarté des terrains près de trois mois fin 2025. Titularisé 13 fois premier centre, "Villish" a même vu le staff des soldats roses utiliser ses 114 kg pour 1,87 m comme flanker contre Bayonne, lors de la 25e journée, avec un essai à la clef. Et il va récidiver samedi soir à La Rochelle, pour la dernière journée de la saison régulière. "Chez les Springboks aussi des centres jouent troisième ligne, ce n'est pas nouveau, on ne l'a pas inventé", a commenté Rory Kockott après la victoire 38-21 contre les Basques. "Aujourd’hui, dans le rugby moderne, le rôle individuel d'un 3e ligne et d'un centre, que ce soit offensivement ou défensivement, est très similaire", a insisté l'ancien demi-de-mêlée. Et Joe Marchant, ex-international anglais et partenaire de Vili à Paris, de rappeler jeudi qu'un certain Leicester Fainga'anuku, centre et ailier all-black, vient lui aussi d'enchaîner cinq titularisations comme flanker avec sa province des Crusaders. "Dans le rugby moderne, on cherche des joueurs polyvalents", insiste Perry Freshwater, entraîneur des avants parisiens. Une certitude, les Soldats roses, qui peuvent encore arracher la 2e place à Montpellier, seront au minimum barragistes cette saison. Et Vili pourrait donc bientôt vivre son premier match de phase finale de Top 14. Fini "les petites excuses" Comme son club actuel, 12e la saison passé après les demi-finales la saison précédente, sa trajectoire est loin d'être linéaire: après avoir percé à Clermont, au point de participer à la tournée d'été 2021 en Australie puis à celle au Japon en 2022, mais sans décrocher aucune sélection, il fait une saison pleine à l'UBB en 2022-2023 (22 matches) avant d'être progressivement mis à l'écart. Et il ne parvient pas à se relancer avec le promu Vannes la saison dernière. Le transfert au Stade français sonne alors comme une dernière chance pour jouer au plus haut niveau et effacer cette réputation de fêtard du début de sa carrière. "Si j'attendais une année de plus, je pense que j'aurais tout perdu", a assuré dans un entretien avec l'AFP le joueur formé et né à Brive, au sein d'une famille d'origine wallisienne et néo-calédonienne. "En venant ici, je me suis remis un peu les compteurs à zéro. (...) J'ai beaucoup bossé sur moi, sur la confiance que j'avais perdue", décrit-il, soulignant l'apport du préparateur mental du club. Au Stade français il retrouve aussi Morgan Parra, entraîneur de l'attaque des Soldats roses, qu'il avait côtoyé à Clermont en tant que joueur, qui s'est donné comme mission de s'assurer qu'il ne retombe pas dans ses travers. "Je ne me cache plus derrière des petites excuses, ce que je faisais avant. Maintenant, je préfère être honnête. (...) Je sais reconnaître toutes les erreurs que j'ai pu faire quand j'étais plus jeune". Ses performances ont fait de lui un titulaire régulier au poste de 12, malgré une concurrence intense avec notamment Noah Nene, qui a connu sa première sélection avec le XV de France pendant le Tournoi. De quoi inspirer Vili, avec le Championnat des nations en ligne de mire cet été pour les Bleus: "J'y pense, oui. Parce que là, j'ai repris confiance en moi. Et le compétiteur en moi veut retoucher ce qui se fait de mieux. Après, je n'ai pas envie de me mettre la tête dessus. C'est quand tu forces trop les choses qu'au final, elles n'arrivent jamais", assure-t-il à l'AFP.

06.06.2026 à 08:05

FRANCE24
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Sans nation du Top 15 mondial en raison du statut de tête de série du pays hôte, cette poule s'annonce très ouverte avec quatre sélections qui peuvent espérer poursuivre l'aventure après les trois premiers matches. Meilleure des quatre nations au classement Fifa, les États-Unis (16e) rêvent d'une grande épopée à domicile. Pour ce faire, la Team USA du sélectionneur Mauricio Pochettino pourra compter sur un effectif garni de plusieurs joueurs évoluant dans les grands championnats européens, à l'image du milieu de terrain Tyler Adams (Bournemouth) ou des attaquants Folarin Balogun (Monaco) et Christian Pulisic (Milan AC). Pour ce qui ne sera que la troisième Coupe du monde de son histoire, la Turquie visera également les sommets dans ce groupe D. Quart de finaliste du dernier Euro, la sélection emmenée par l'Italien Vincenzo Montella va disputer sa première phase finale depuis 2002. Mais avec leur quatuor Arda Güler/Kenan Yildiz/Hakan Calhanoglu/Orkun Kokcu au milieu de terrain, les Turcs peuvent raisonnablement ambitionner une qualification directe en seizièmes de finale. Derrière les États-Unis et la Turquie, l'Australie a un effectif moins impressionnant. Mais les Socceroos ont atteint les huitièmes de finale lors de la Coupe du monde au Qatar en terminant deuxièmes d'un groupe relevé où figurait la France, le Danemark et la Tunisie. De retour dans une Coupe du monde pour la première fois depuis 2010 et un quart de finale perdu face à l'Espagne, le Paraguay a brillé lors des qualifications de la zone Conmebol et peut espérer créer la surprise. Pour ce faire, les Sud-américains pourront compter sur la forme de leur milieu offensif Julio Enciso, étincelant avec Strasbourg depuis le début de l'année 2026. Le premier de ce groupe affrontera un des meilleurs troisièmes, tandis que le deuxième croisera le deuxième du groupe G, composé de la Belgique, de l'Égypte, de l'Iran et de la Nouvelle-Zélande.
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Sans nation du Top 15 mondial en raison du statut de tête de série du pays hôte, cette poule s'annonce très ouverte avec quatre sélections qui peuvent espérer poursuivre l'aventure après les trois premiers matches. Meilleure des quatre nations au classement Fifa, les États-Unis (16e) rêvent d'une grande épopée à domicile. Pour ce faire, la Team USA du sélectionneur Mauricio Pochettino pourra compter sur un effectif garni de plusieurs joueurs évoluant dans les grands championnats européens, à l'image du milieu de terrain Tyler Adams (Bournemouth) ou des attaquants Folarin Balogun (Monaco) et Christian Pulisic (Milan AC). Pour ce qui ne sera que la troisième Coupe du monde de son histoire, la Turquie visera également les sommets dans ce groupe D. Quart de finaliste du dernier Euro, la sélection emmenée par l'Italien Vincenzo Montella va disputer sa première phase finale depuis 2002. Mais avec leur quatuor Arda Güler/Kenan Yildiz/Hakan Calhanoglu/Orkun Kokcu au milieu de terrain, les Turcs peuvent raisonnablement ambitionner une qualification directe en seizièmes de finale. Derrière les États-Unis et la Turquie, l'Australie a un effectif moins impressionnant. Mais les Socceroos ont atteint les huitièmes de finale lors de la Coupe du monde au Qatar en terminant deuxièmes d'un groupe relevé où figurait la France, le Danemark et la Tunisie. De retour dans une Coupe du monde pour la première fois depuis 2010 et un quart de finale perdu face à l'Espagne, le Paraguay a brillé lors des qualifications de la zone Conmebol et peut espérer créer la surprise. Pour ce faire, les Sud-américains pourront compter sur la forme de leur milieu offensif Julio Enciso, étincelant avec Strasbourg depuis le début de l'année 2026. Le premier de ce groupe affrontera un des meilleurs troisièmes, tandis que le deuxième croisera le deuxième du groupe G, composé de la Belgique, de l'Égypte, de l'Iran et de la Nouvelle-Zélande.

06.06.2026 à 08:03

FRANCE24
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Candidate naturelle au titre suprême à chaque édition, la prestigieuse sélection auriverde va débarquer à la Coupe du monde sans beaucoup de certitudes. Depuis sa sortie en quarts de finale en 2022 au Qatar face à la Croatie (1-1 a.p., 4 t.a.b à 2), elle a singulièrement perdu de son lustre et la perspective d'un sixième titre mondial semble assez lointaine. En quatre ans, et après le départ de Tite à l'issue du tournoi, la seleçao a ainsi vu se succéder trois techniciens à sa tête (Fernando Diniz, Dorival, Carlo Ancelotti) sans pouvoir véritablement soigner ses maux. Eliminé en quarts de finale de la Copa America en 2024, 5e seulement des qualifications de la zone Amsud, l'équipe aux cinq étoiles souffre d'un manque criant d'individualités sortant du lot. Un comble pour un pays qui a toujours voué un culte à la créativité et à l'art du dribble. Aussi, le Brésil a-t-il accueilli avec soulagement la convocation de l'artiste Neymar, dernier représentant d'une espèce en voie de disparition. Victime de nombreuses blessures, l'attaquant de Santos est cependant loin d'être assuré d'une place dans le onze de départ, mais Ancelotti a cédé à la pression populaire en l'incorporant dans sa liste. Même diminué physiquement à 34 ans, Neymar est l'un des rares joueurs brésiliens actuels à pouvoir sortir un geste venu d'ailleurs, avec les deux attaquants titulaires Vinicius et Raphinha, et c'est sans doute ce qui a fini par convaincre Ancelotti. L'entraîneur italien, qui a tout gagné en clubs, va connaître son premier Mondial en tant que sélectionneur et sa tâche semble ardue, même si son avenir n'est pas en danger puisque la Fédération a prolongé son contrat le 14 mai jusqu'en 2030. Dans ce groupe C, le Maroc, première nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde en 2022, devrait constituer la principale menace pour le Brésil. Après le séisme provoqué par la décision de la Confédération africaine de donner la victoire en finale de la CAN-2025 aux Marocains, contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport, les Lions de l'Atlas auront l'ambition de faire oublier les polémiques sur le terrain avec un nouveau sélectionneur, Mohamed Ouahbi, l'entraîneur des champions du monde U20 en 2025, qui a remplacé Walid Regragui. Pour l'Ecosse, qui retrouve le Mondial pour la première fois depuis 1998, une troisième place et un billet pour les 16es de finale seraient déjà une réussite. Haïti, pays ravagé par les calamités naturelles, la pauvreté, les gangs et le chaos politique, a de son côté assuré l'essentiel avec ce ticket pour la Coupe du monde, cinquante-deux ans après son unique apparition en 1974. kn/nip/ig
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Candidate naturelle au titre suprême à chaque édition, la prestigieuse sélection auriverde va débarquer à la Coupe du monde sans beaucoup de certitudes. Depuis sa sortie en quarts de finale en 2022 au Qatar face à la Croatie (1-1 a.p., 4 t.a.b à 2), elle a singulièrement perdu de son lustre et la perspective d'un sixième titre mondial semble assez lointaine. En quatre ans, et après le départ de Tite à l'issue du tournoi, la seleçao a ainsi vu se succéder trois techniciens à sa tête (Fernando Diniz, Dorival, Carlo Ancelotti) sans pouvoir véritablement soigner ses maux. Eliminé en quarts de finale de la Copa America en 2024, 5e seulement des qualifications de la zone Amsud, l'équipe aux cinq étoiles souffre d'un manque criant d'individualités sortant du lot. Un comble pour un pays qui a toujours voué un culte à la créativité et à l'art du dribble. Aussi, le Brésil a-t-il accueilli avec soulagement la convocation de l'artiste Neymar, dernier représentant d'une espèce en voie de disparition. Victime de nombreuses blessures, l'attaquant de Santos est cependant loin d'être assuré d'une place dans le onze de départ, mais Ancelotti a cédé à la pression populaire en l'incorporant dans sa liste. Même diminué physiquement à 34 ans, Neymar est l'un des rares joueurs brésiliens actuels à pouvoir sortir un geste venu d'ailleurs, avec les deux attaquants titulaires Vinicius et Raphinha, et c'est sans doute ce qui a fini par convaincre Ancelotti. L'entraîneur italien, qui a tout gagné en clubs, va connaître son premier Mondial en tant que sélectionneur et sa tâche semble ardue, même si son avenir n'est pas en danger puisque la Fédération a prolongé son contrat le 14 mai jusqu'en 2030. Dans ce groupe C, le Maroc, première nation africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde en 2022, devrait constituer la principale menace pour le Brésil. Après le séisme provoqué par la décision de la Confédération africaine de donner la victoire en finale de la CAN-2025 aux Marocains, contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport, les Lions de l'Atlas auront l'ambition de faire oublier les polémiques sur le terrain avec un nouveau sélectionneur, Mohamed Ouahbi, l'entraîneur des champions du monde U20 en 2025, qui a remplacé Walid Regragui. Pour l'Ecosse, qui retrouve le Mondial pour la première fois depuis 1998, une troisième place et un billet pour les 16es de finale seraient déjà une réussite. Haïti, pays ravagé par les calamités naturelles, la pauvreté, les gangs et le chaos politique, a de son côté assuré l'essentiel avec ce ticket pour la Coupe du monde, cinquante-deux ans après son unique apparition en 1974. kn/nip/ig

06.06.2026 à 07:47

FRANCE 24
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Les Spurs et Victor Wembanyama ont échoué d'un rien, vendredi à domicile, à transformer une folle remontée en victoire, finalement battus par les Knicks (105-104). La franchise new-yorkaise mène désormais 2 à 0 en finale NBA, avant de recevoir deux fois lors des deux prochains matches.
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Les Spurs et Victor Wembanyama ont échoué d'un rien, vendredi à domicile, à transformer une folle remontée en victoire, finalement battus par les Knicks (105-104). La franchise new-yorkaise mène désormais 2 à 0 en finale NBA, avant de recevoir deux fois lors des deux prochains matches.

06.06.2026 à 07:23

FRANCE24
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Voilà San Antonio en bien mauvaise posture, de celles qui cèdent inévitablement sous le poids des statistiques gravées dans le marbre. Tout du moins jusqu'ici, puisque jamais une équipe ayant perdu ses deux premiers matches sur son parquet n'est ensuite parvenue à renverser la situation. Wembanyama, qui répète à l'envi vouloir écrire l'histoire avec ses Spurs, deuxième équipe la plus jeune à disputer une finale NBA, va être servi avec ce défi immense. Il a tout fait cependant pour s'éviter cette situation qui consiste de son propre aveu à "creuser notre propre trou". A la peine lors de la défaite au match N.1, Wembanyama a en effet montré un bien meilleur visage, avec 29 points (11/21 aux tirs) inscrits dont 22 en seconde période (9 rebonds, 4 contres, 2 interceptions). Mais il a raté le panier de la victoire. "J'ai encore manqué de clairvoyance et c'est là tout le problème. Je dois avoir plus de sang-froid, mieux contrôler le match", a commenté, visage fermé, le Français, qui, sur la possession précédente, s'était précipité en donnant une passe dans le mauvais tempo à Stephon Castle, le ballon heurtant le dos de son coéquipier. "J'ai raté mon coup" "C'est ce qu'il y a de plus frustrant, de tout gâcher après tout ce travail accompli. J'ai gâché cette passe, j'ai raté mon coup (...) On devait gagner ce match, on tenait la victoire", a-t-il ajouté. A ce moment-là, les Knicks étaient tout tremblotants, eux qui venaient de dilapider 14 unités d'avance à six minutes du terme, en encaissant un 14-0 comme on se voit infliger un K.O. Mais à un peu plus de neuf secondes du buzzer, Jalen Brunson a réussi le lancer-franc qu'il fallait pour en redonner une avance suffisante au bonheur de New York. Ses 20 points ajoutés aux 20 de Mikal Bridges et aux 21 de Karl-Anthony Towns ont été déterminants pour les Knicks. En n'inscrivant que 70% des lancers francs tentés et en concédant dix rebonds offensifs à leurs adversaires, les Texans se sont mis en difficulté permanente, qui aurait rendu une égalisation miraculeuse au regard du scénario du match. D'autant que la défense new-yorkaise a été d'une intensité et d'une dévotion à décourager les plus grands. Même ceux mesurant 2,24 m comme Wembanyama, muselé en première période avant son probant mais vain réveil. "Ca fait un bail que +Wemby+ ne s'est pas fait botter les fesses de la sorte. Towns est tout simplement en train de le massacrer", constatait quelque peu stupéfait Charles Barkley au micro d'ESPN, à la mi-temps, tout en arguant que le jeune âge du pivot français (22 ans) ne pouvait pas tout expliquer. "Quel match fantastique" Il avait raison, mais c'était sans compter sur la réaction d'orgueil de l'intéressé dans un second acte où il s'est fait violence et a sonné la révolte, aidé par De'Aaron Fox enfin redevenu efficace (20 pts, 8/12) quoi qu'encore un peu trop intermittent. Wembanyama "est un grand joueur, de ces joueurs comme on n'en voit qu'un par génération. j'ai juste utilisé ma taille, mon expérience pour lui rendre la partie difficile", a commenté à chaud "KAT", l'intérieur de 30 ans des Knicks. Il fut une époque, pas si lointaine, où son équipe aurait craqué face à ce scénario renversant qui a mis en fusion le Frost Bank Center. Mais ces New-Yorkais version 2026 semblent faits d'un autre bois et animés par la foi de chercheurs d'or, plus rassasiés depuis 53 ans et leur deuxième sacre de champions. "Quel match fantastique. Ça a été un va-et-vient constant tout au long du match. On aurait pu baisser les bras à plusieurs reprises. Mais nos gars ont continué à se battre", a apprécié leur coach Mike Brown. Voilà son équipe plus que jamais en position de force pour aller décrocher le troisième titre de la franchise. Le match N.3 aura lieu lundi, dans un Madison Square Garden qui s'annonce volcanique comme jamais.
Texte intégral (673 mots)
Voilà San Antonio en bien mauvaise posture, de celles qui cèdent inévitablement sous le poids des statistiques gravées dans le marbre. Tout du moins jusqu'ici, puisque jamais une équipe ayant perdu ses deux premiers matches sur son parquet n'est ensuite parvenue à renverser la situation. Wembanyama, qui répète à l'envi vouloir écrire l'histoire avec ses Spurs, deuxième équipe la plus jeune à disputer une finale NBA, va être servi avec ce défi immense. Il a tout fait cependant pour s'éviter cette situation qui consiste de son propre aveu à "creuser notre propre trou". A la peine lors de la défaite au match N.1, Wembanyama a en effet montré un bien meilleur visage, avec 29 points (11/21 aux tirs) inscrits dont 22 en seconde période (9 rebonds, 4 contres, 2 interceptions). Mais il a raté le panier de la victoire. "J'ai encore manqué de clairvoyance et c'est là tout le problème. Je dois avoir plus de sang-froid, mieux contrôler le match", a commenté, visage fermé, le Français, qui, sur la possession précédente, s'était précipité en donnant une passe dans le mauvais tempo à Stephon Castle, le ballon heurtant le dos de son coéquipier. "J'ai raté mon coup" "C'est ce qu'il y a de plus frustrant, de tout gâcher après tout ce travail accompli. J'ai gâché cette passe, j'ai raté mon coup (...) On devait gagner ce match, on tenait la victoire", a-t-il ajouté. A ce moment-là, les Knicks étaient tout tremblotants, eux qui venaient de dilapider 14 unités d'avance à six minutes du terme, en encaissant un 14-0 comme on se voit infliger un K.O. Mais à un peu plus de neuf secondes du buzzer, Jalen Brunson a réussi le lancer-franc qu'il fallait pour en redonner une avance suffisante au bonheur de New York. Ses 20 points ajoutés aux 20 de Mikal Bridges et aux 21 de Karl-Anthony Towns ont été déterminants pour les Knicks. En n'inscrivant que 70% des lancers francs tentés et en concédant dix rebonds offensifs à leurs adversaires, les Texans se sont mis en difficulté permanente, qui aurait rendu une égalisation miraculeuse au regard du scénario du match. D'autant que la défense new-yorkaise a été d'une intensité et d'une dévotion à décourager les plus grands. Même ceux mesurant 2,24 m comme Wembanyama, muselé en première période avant son probant mais vain réveil. "Ca fait un bail que +Wemby+ ne s'est pas fait botter les fesses de la sorte. Towns est tout simplement en train de le massacrer", constatait quelque peu stupéfait Charles Barkley au micro d'ESPN, à la mi-temps, tout en arguant que le jeune âge du pivot français (22 ans) ne pouvait pas tout expliquer. "Quel match fantastique" Il avait raison, mais c'était sans compter sur la réaction d'orgueil de l'intéressé dans un second acte où il s'est fait violence et a sonné la révolte, aidé par De'Aaron Fox enfin redevenu efficace (20 pts, 8/12) quoi qu'encore un peu trop intermittent. Wembanyama "est un grand joueur, de ces joueurs comme on n'en voit qu'un par génération. j'ai juste utilisé ma taille, mon expérience pour lui rendre la partie difficile", a commenté à chaud "KAT", l'intérieur de 30 ans des Knicks. Il fut une époque, pas si lointaine, où son équipe aurait craqué face à ce scénario renversant qui a mis en fusion le Frost Bank Center. Mais ces New-Yorkais version 2026 semblent faits d'un autre bois et animés par la foi de chercheurs d'or, plus rassasiés depuis 53 ans et leur deuxième sacre de champions. "Quel match fantastique. Ça a été un va-et-vient constant tout au long du match. On aurait pu baisser les bras à plusieurs reprises. Mais nos gars ont continué à se battre", a apprécié leur coach Mike Brown. Voilà son équipe plus que jamais en position de force pour aller décrocher le troisième titre de la franchise. Le match N.3 aura lieu lundi, dans un Madison Square Garden qui s'annonce volcanique comme jamais.

06.06.2026 à 07:05

FRANCE24
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Cette affiche aussi inattendue qu'imprévisible boucle une quinzaine riche en surprises, mise sens dessus dessous par la canicule qui a accablé la porte d'Auteuil durant les premiers tours. Si la température a baissé en deuxième semaine, les bourrasques qui ont balayé le Central ont emporté la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et l'Ukrainienne Marta Kostyuk (15e), invaincue sur terre battue en 2026 jusqu'à sa défaite jeudi en demi-finale à Paris. Dans des styles différents, tout en puissance pour Andreeva et davantage dans la variété pour la gauchère Chwalinska, les deux finalistes ont fait étalage d'incontestables qualités physiques, mentales et tennistiques pour déjouer les attentes et se hisser en finale. La Polonaise de 24 ans, pour sa première apparition dans le tableau final de Roland-Garros, a réalisé un parcours jamais vu dans l'histoire du tournoi parisien dans l'ère Open débutée en 1968. Inconnue il y a trois semaines, elle a survécu aux trois tours de qualifications avant d'enchaîner six victoires dans le tableau final. "Elle est fatiguée, c'est normal, mais elle se bat", l'a complimentée son entraîneur, Jaroslav Machowsky. Une telle réussite était inenvisageable pour Chwalinska elle-même, pas certaine de savoir financer quelques nuits d'hôtels supplémentaires à Paris après sa victoire au troisième tour. "Dans une bulle" "Je suis dans une bulle. Je ne sais pas ce qu'il se passe", a-t-elle répété jeudi, après sa demi-finale remportée en 2h10 contre la Russe Diana Shnaider (23e), qui lui a valu les félicitations du Premier ministre polonais Donald Tusk. "Après le tournoi, j'aurai le temps de digérer, d'expirer, d'inspirer", a lancé celle qui a failli renoncer au tennis durant une dépression entre 2019 et 2021. Depuis le début de l'ère Open, seule Emma Raducanu a réussi l'exploit de se hisser en finale en étant issue des qualifications, en 2021 à l'US Open. La Britannique s'était même imposée face à la Canadienne Leylah Fernandez, dans une finale opposant deux adolescentes de 18 ans. Andreeva est presque aussi jeune, mais présente des garanties bien plus solides. A 19 ans, la Sibérienne est plutôt du genre prodige habituée à brûler les étapes et programmée pour atteindre les sommets. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d'Indian Wells pour s'installer durablement dans le top 10. Mais elle a aussi connu son lot de déceptions: l'an dernier porte d'Auteuil, elle avait complètement perdu pied en quarts de finale, sur un court Philippe-Chatrier entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l'époque). "Montrer du courage" "Je grandis, je gagne un peu en maturité à chaque match que je joue, un peu plus d'expérience", a-t-elle expliqué. Gagner un tournoi majeur, dit-elle, "c'est l'objectif numéro un de ma vie, la chose la plus importante, et mon plus grand rêve". Contre Kostyuk, la joueuse entraînée par Conchita Martinez (finaliste à Paris en 2000) ne s'est ainsi laissée décontenancer ni par la fermeture du toit à 6-1, 4-1, ni par le débreak de l'Ukrainienne qui lui a permis de revenir à 4-3. De Chwalinska, qu'elle n'a encore jamais affrontée, elle dit: "Je ne sais pas vraiment comment elle joue." Mais Shnaider, sa partenaire en double, lui a conseillé en priorité de garder son service, et de "montrer du courage en montant au filet", a-t-elle relaté. Le jeu de Chwalinska, a-t-elle poursuivi, "correspond très bien à la terre battue. Son classement est sans importance". La révélation du tournoi grimpera au moins jusqu'à la 21e place mondiale après Roland-Garros, mais un sacre pourrait l'immortaliser dans le palmarès d'un tournoi qui n'a sacré qu'une seule Polonaise, la quadruple lauréate et N.3 mondiale Iga Swiatek. Un épilogue de moins en moins invraisemblable, au terme d'une quinzaine qui a défié la logique.
Texte intégral (661 mots)
Cette affiche aussi inattendue qu'imprévisible boucle une quinzaine riche en surprises, mise sens dessus dessous par la canicule qui a accablé la porte d'Auteuil durant les premiers tours. Si la température a baissé en deuxième semaine, les bourrasques qui ont balayé le Central ont emporté la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et l'Ukrainienne Marta Kostyuk (15e), invaincue sur terre battue en 2026 jusqu'à sa défaite jeudi en demi-finale à Paris. Dans des styles différents, tout en puissance pour Andreeva et davantage dans la variété pour la gauchère Chwalinska, les deux finalistes ont fait étalage d'incontestables qualités physiques, mentales et tennistiques pour déjouer les attentes et se hisser en finale. La Polonaise de 24 ans, pour sa première apparition dans le tableau final de Roland-Garros, a réalisé un parcours jamais vu dans l'histoire du tournoi parisien dans l'ère Open débutée en 1968. Inconnue il y a trois semaines, elle a survécu aux trois tours de qualifications avant d'enchaîner six victoires dans le tableau final. "Elle est fatiguée, c'est normal, mais elle se bat", l'a complimentée son entraîneur, Jaroslav Machowsky. Une telle réussite était inenvisageable pour Chwalinska elle-même, pas certaine de savoir financer quelques nuits d'hôtels supplémentaires à Paris après sa victoire au troisième tour. "Dans une bulle" "Je suis dans une bulle. Je ne sais pas ce qu'il se passe", a-t-elle répété jeudi, après sa demi-finale remportée en 2h10 contre la Russe Diana Shnaider (23e), qui lui a valu les félicitations du Premier ministre polonais Donald Tusk. "Après le tournoi, j'aurai le temps de digérer, d'expirer, d'inspirer", a lancé celle qui a failli renoncer au tennis durant une dépression entre 2019 et 2021. Depuis le début de l'ère Open, seule Emma Raducanu a réussi l'exploit de se hisser en finale en étant issue des qualifications, en 2021 à l'US Open. La Britannique s'était même imposée face à la Canadienne Leylah Fernandez, dans une finale opposant deux adolescentes de 18 ans. Andreeva est presque aussi jeune, mais présente des garanties bien plus solides. A 19 ans, la Sibérienne est plutôt du genre prodige habituée à brûler les étapes et programmée pour atteindre les sommets. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2024, elle a remporté en 2025 les WTA 1000 de Dubaï et d'Indian Wells pour s'installer durablement dans le top 10. Mais elle a aussi connu son lot de déceptions: l'an dernier porte d'Auteuil, elle avait complètement perdu pied en quarts de finale, sur un court Philippe-Chatrier entièrement acquis à la cause de son adversaire, la demi-finaliste surprise Loïs Boisson (361e à l'époque). "Montrer du courage" "Je grandis, je gagne un peu en maturité à chaque match que je joue, un peu plus d'expérience", a-t-elle expliqué. Gagner un tournoi majeur, dit-elle, "c'est l'objectif numéro un de ma vie, la chose la plus importante, et mon plus grand rêve". Contre Kostyuk, la joueuse entraînée par Conchita Martinez (finaliste à Paris en 2000) ne s'est ainsi laissée décontenancer ni par la fermeture du toit à 6-1, 4-1, ni par le débreak de l'Ukrainienne qui lui a permis de revenir à 4-3. De Chwalinska, qu'elle n'a encore jamais affrontée, elle dit: "Je ne sais pas vraiment comment elle joue." Mais Shnaider, sa partenaire en double, lui a conseillé en priorité de garder son service, et de "montrer du courage en montant au filet", a-t-elle relaté. Le jeu de Chwalinska, a-t-elle poursuivi, "correspond très bien à la terre battue. Son classement est sans importance". La révélation du tournoi grimpera au moins jusqu'à la 21e place mondiale après Roland-Garros, mais un sacre pourrait l'immortaliser dans le palmarès d'un tournoi qui n'a sacré qu'une seule Polonaise, la quadruple lauréate et N.3 mondiale Iga Swiatek. Un épilogue de moins en moins invraisemblable, au terme d'une quinzaine qui a défié la logique.

06.06.2026 à 06:53

Jean-Luc MOUNIER
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L'Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l'armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n'avait pas atteint sa cible. Suivez notre direct.
Texte intégral (661 mots)
L'Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l'armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n'avait pas atteint sa cible. Suivez notre direct.

06.06.2026 à 04:49

FRANCE24
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L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026. L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas, de même que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche. L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom. Koweït et Bahreïn attaqués Selon les Gardiens de la Révolution cités par la télévision d'Etat iranienne Irib, deux tours de communication ont été touchées à Sirik et à Qeshm, île déjà frappée mardi par l'armée américaine. En riposte, les Gardiens ont dit avoir tiré des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Des journalistes de l'AFP dans ces deux pays ont dit avoir entendu des explosions, notamment près de l'aéroport de Koweït, où une attaque attribuée à l'Iran avait fait un mort et une soixantaine de blessés mercredi. "Nous avons été réveillés par des explosions assourdissantes. Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer", a témoigné Reem, une Egyptienne habitant au Koweït, auprès de l'AFP. Le Centcom a dit avoir intercepté "plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran vers le détroit d'Ormuz et ses voisins du Golfe". Selon lui, six missiles ont été détruits et un a raté sa cible. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé samedi matin, via Irib, que quatre pétroliers avaient tenté de franchir le détroit "illégalement", mais que l'un avait été "ciblé et stoppé" et que les autres avaient rebroussé chemin. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé dans une interview à la chaîne américaine CNN que "les négociations sont dans l'impasse" pour mettre fin de la guerre. Il a appelé le président américain Donald Trump à "sortir de cette impasse" en débloquant les 24 milliards de dollars de fonds iraniens à l'étranger gelés à cause des sanctions américaines. "S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance (...) que les Etats-Unis doivent réussir pour que la voie s'ouvre", a-t-il dit. "C'est notre argent à nous, pas celui des Etats-Unis". Sommation à l'Iran Au Liban, Israël continue de bombarder le sud du pays, avec cinq nouveaux morts recensés vendredi par le ministère de la Santé. Les dirigeants libanais ont sommé vendredi l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec d'une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. "Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun à l'adresse de l'Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "D'après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président", a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Le Hezbollah a entraîné début mars le Liban dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'attaque israélo-américaine. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début du conflit, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban. burx-roc/jnd
Texte intégral (986 mots)
L'ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, et le département d'Etat ont annoncé vendredi que les joueurs iraniens et le "personnel d'encadrement nécessaire" avaient obtenu leurs visas pour les Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches du premier tour du Mondial-2026. L'agence iranienne Fars a toutefois indiqué que "plus d'une dizaine de membres du personnel de soutien" sportif et médical de la sélection s'étaient vu refuser leurs visas, de même que le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le déclenchement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, où elle doit arriver dimanche. L'Iran disputera son premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande. Quelques heures après avoir confirmé qu'ils accueilleraient les footballeurs iraniens, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles frappes contre l'Iran, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril. L'armée américaine a "abattu quatre drones (...) lancés en direction du détroit d'Ormuz", qui "représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). "Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l'île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques," a ajouté le Centcom. Koweït et Bahreïn attaqués Selon les Gardiens de la Révolution cités par la télévision d'Etat iranienne Irib, deux tours de communication ont été touchées à Sirik et à Qeshm, île déjà frappée mardi par l'armée américaine. En riposte, les Gardiens ont dit avoir tiré des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn. Des journalistes de l'AFP dans ces deux pays ont dit avoir entendu des explosions, notamment près de l'aéroport de Koweït, où une attaque attribuée à l'Iran avait fait un mort et une soixantaine de blessés mercredi. "Nous avons été réveillés par des explosions assourdissantes. Les déflagrations étaient extrêmement bruyantes. Mes enfants étaient terrifiés, et je n'arrivais pas à les calmer", a témoigné Reem, une Egyptienne habitant au Koweït, auprès de l'AFP. Le Centcom a dit avoir intercepté "plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran vers le détroit d'Ormuz et ses voisins du Golfe". Selon lui, six missiles ont été détruits et un a raté sa cible. Depuis le cessez-le-feu du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé samedi matin, via Irib, que quatre pétroliers avaient tenté de franchir le détroit "illégalement", mais que l'un avait été "ciblé et stoppé" et que les autres avaient rebroussé chemin. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a affirmé dans une interview à la chaîne américaine CNN que "les négociations sont dans l'impasse" pour mettre fin de la guerre. Il a appelé le président américain Donald Trump à "sortir de cette impasse" en débloquant les 24 milliards de dollars de fonds iraniens à l'étranger gelés à cause des sanctions américaines. "S'il souhaite parvenir à un accord avec l'Iran, ces 24 milliards de dollars constituent un test de confiance (...) que les Etats-Unis doivent réussir pour que la voie s'ouvre", a-t-il dit. "C'est notre argent à nous, pas celui des Etats-Unis". Sommation à l'Iran Au Liban, Israël continue de bombarder le sud du pays, avec cinq nouveaux morts recensés vendredi par le ministère de la Santé. Les dirigeants libanais ont sommé vendredi l'Iran de cesser d'interférer dans les affaires de leur pays, face à l'échec d'une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. "Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le président libanais Joseph Aoun à l'adresse de l'Iran. Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme "moyen de pression" dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "D'après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c'est l'Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement. Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président", a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi. Le Hezbollah a entraîné début mars le Liban dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'attaque israélo-américaine. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début du conflit, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban. burx-roc/jnd

06.06.2026 à 04:03

FRANCE 24
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Le pape Léon XIV arrive en Espagne, samedi, pour une visite de sept jours. Le souverain pontife mettra l'accent sur les questions migratoires et sociales et rencontrera notamment le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
Texte intégral (986 mots)
Le pape Léon XIV arrive en Espagne, samedi, pour une visite de sept jours. Le souverain pontife mettra l'accent sur les questions migratoires et sociales et rencontrera notamment le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

06.06.2026 à 00:15

FRANCE24
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Au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, Roberto Sanchez a adopté un ton résolument modéré lorsqu'il a été interrogé sur le président américain, cherchant à rassurer les électeurs indécis et les marchés après des années de turbulences politiques. "Le bon voisinage, des relations respectueuses entre les nations et le renforcement de nos liens politiques, culturels et commerciaux doivent toujours être une priorité", a-t-il déclaré à l'AFP. Les relations entre le Pérou et les Etats-Unis "ne peuvent pas faire exception". Lors d'une conférence de presse avec les médias étrangers peu auparavant, il a souligné que si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Pérou, les relations et les échanges avec les Etats-Unis demeurent "historiques". Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est intervenu dans plusieurs élections en Amérique latine pour soutenir des candidats conservateurs, avec des résultats mitigés. Il ne s'est toutefois pas encore exprimé sur la présidentielle péruvienne. Ces derniers jours, Roberto Sanchez a multiplié les appels au consensus et à la stabilité, prenant ses distances avec les projets de changement radical qui inquiètent une partie de l'électorat conservateur. "Quiconque veut gagner et être à la hauteur de cette responsabilité doit garder les pieds sur terre, faire preuve de bon sens et appeler au consensus politique", a-t-il dit. Il a également insisté sur la continuité de la politique économique, citant le respect de l'indépendance de la banque centrale et le maintien des règles macroéconomiques en vigueur depuis longtemps, tout en réaffirmant son attachement à l'ouverture économique. "Un but reste un but" Roberto Sanchez a également mis en avant les opportunités d'investissement pour les entreprises américaines. S'il a défendu le port de Chancay, au nord de Lima, développé avec des capitaux chinois et critiqué de longue date par certains responsables américains pour ses implications stratégiques, il a souligné qu'il accueillerait également favorablement les investissements américains. A ce titre, il a mis en avant le projet du terminal portuaire de Corio, dans la région d'Arequipa, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux américains. Selon Roberto Sanchez, l'activité commerciale générée par le port de Chancay a contribué à hauteur de 1,5% du PIB dès sa première année d'exploitation. Il estime que le projet de Corio pourrait être cinq fois plus vaste. Défendant le projet chinois, il a estimé que, comme dans le sport, "un but reste un but", suggérant que l'origine des investissements importe moins que leurs bénéfices pour le pays. "Le commerce et l'activité portuaire sont essentiels au développement du pays et nous n'avons pas l'intention d'y faire obstacle", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "le respect de notre souveraineté" et pour des retombées économiques bénéficiant à la population. A deux jours du scrutin, les sondages donnent Roberto Sanchez, qui se présente comme la voix des électeurs pauvres et des zones rurales, et Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au coude-à-coude, tandis que la criminalité et l'insécurité demeurent les principales préoccupations des électeurs.
Texte intégral (541 mots)
Au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, Roberto Sanchez a adopté un ton résolument modéré lorsqu'il a été interrogé sur le président américain, cherchant à rassurer les électeurs indécis et les marchés après des années de turbulences politiques. "Le bon voisinage, des relations respectueuses entre les nations et le renforcement de nos liens politiques, culturels et commerciaux doivent toujours être une priorité", a-t-il déclaré à l'AFP. Les relations entre le Pérou et les Etats-Unis "ne peuvent pas faire exception". Lors d'une conférence de presse avec les médias étrangers peu auparavant, il a souligné que si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Pérou, les relations et les échanges avec les Etats-Unis demeurent "historiques". Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est intervenu dans plusieurs élections en Amérique latine pour soutenir des candidats conservateurs, avec des résultats mitigés. Il ne s'est toutefois pas encore exprimé sur la présidentielle péruvienne. Ces derniers jours, Roberto Sanchez a multiplié les appels au consensus et à la stabilité, prenant ses distances avec les projets de changement radical qui inquiètent une partie de l'électorat conservateur. "Quiconque veut gagner et être à la hauteur de cette responsabilité doit garder les pieds sur terre, faire preuve de bon sens et appeler au consensus politique", a-t-il dit. Il a également insisté sur la continuité de la politique économique, citant le respect de l'indépendance de la banque centrale et le maintien des règles macroéconomiques en vigueur depuis longtemps, tout en réaffirmant son attachement à l'ouverture économique. "Un but reste un but" Roberto Sanchez a également mis en avant les opportunités d'investissement pour les entreprises américaines. S'il a défendu le port de Chancay, au nord de Lima, développé avec des capitaux chinois et critiqué de longue date par certains responsables américains pour ses implications stratégiques, il a souligné qu'il accueillerait également favorablement les investissements américains. A ce titre, il a mis en avant le projet du terminal portuaire de Corio, dans la région d'Arequipa, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux américains. Selon Roberto Sanchez, l'activité commerciale générée par le port de Chancay a contribué à hauteur de 1,5% du PIB dès sa première année d'exploitation. Il estime que le projet de Corio pourrait être cinq fois plus vaste. Défendant le projet chinois, il a estimé que, comme dans le sport, "un but reste un but", suggérant que l'origine des investissements importe moins que leurs bénéfices pour le pays. "Le commerce et l'activité portuaire sont essentiels au développement du pays et nous n'avons pas l'intention d'y faire obstacle", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "le respect de notre souveraineté" et pour des retombées économiques bénéficiant à la population. A deux jours du scrutin, les sondages donnent Roberto Sanchez, qui se présente comme la voix des électeurs pauvres et des zones rurales, et Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au coude-à-coude, tandis que la criminalité et l'insécurité demeurent les principales préoccupations des électeurs.

05.06.2026 à 23:41

FRANCE24
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"L'AFP exige des réponses précises et circonstanciées sur ce que vous admettez être une +erreur+", écrit son directeur de l'information, Phil Chetwynd, dans une lettre adressée vendredi à l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite. Dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée jeudi soir sur France Télévisions, le diplomate reconnaît que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters, qui selon lui "n'ont pas été ciblés parce qu'ils étaient journalistes" mais parce que "les soldats sur place pensaient que c'étaient des terroristes". "Ces déclarations constituent, à nos yeux, la première reconnaissance publique par un représentant officiel israélien que les deux tirs ayant visé un groupe de journalistes clairement identifiés ont été effectués par les forces israéliennes", souligne Phil Chetwynd. Une enquête indépendante menée par l'AFP a conclu que deux tirs d’obus de char israéliens de 120 mm provenaient de la zone de Jordeikh dans le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Ces conclusions ont été corroborées par d’autres investigations internationales, notamment celles de Reuters, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de Human Rights Watch, d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. "Pourquoi la position que vous avez exprimée publiquement n'a-t-elle jamais été communiquée directement à l'AFP en réponse à ses demandes formelles?", s'interroge dans son courrier le directeur de l'information de l'agence. Réagissant à l'affirmation de l'ambassadeur selon laquelle Israël aurait découvert des gilets portant la mention "PRESS" dans des tunnels du Hamas et du Hezbollah, pour justifier l'erreur de tir, Phil Chetwynd estime que "cet argument n'exonère en rien l'armée israélienne", qui "a frappé un groupe de sept journalistes clairement identifiés après une surveillance aérienne prolongée de la zone". Enfin, en dépit de la reconnaissance publique d'une "erreur", "l'armée israélienne n'a à ce jour procédé à aucune reconnaissance formelle de sa responsabilité auprès de l'AFP, de Dylan Collins, ni de Christina Assi", déplore M. Chetwynd, demandant "ce qu'Israël entend faire pour apporter justice et réparation aux journalistes victimes des tirs". "L'explication donnée par l'ambassadeur d'Israël en France ne répond pas à la question centrale posée par ce qui s'apparente à un crime de guerre: pourquoi les forces israéliennes ont-elle frappé à répétition un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels", a de son côté réagi vendredi la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Sara Qudah, demandant que soient rendues publiques "toutes les preuves démontrant que les soldats israéliens ont incorrectement identifié les journalistes".
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"L'AFP exige des réponses précises et circonstanciées sur ce que vous admettez être une +erreur+", écrit son directeur de l'information, Phil Chetwynd, dans une lettre adressée vendredi à l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite. Dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée jeudi soir sur France Télévisions, le diplomate reconnaît que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters, qui selon lui "n'ont pas été ciblés parce qu'ils étaient journalistes" mais parce que "les soldats sur place pensaient que c'étaient des terroristes". "Ces déclarations constituent, à nos yeux, la première reconnaissance publique par un représentant officiel israélien que les deux tirs ayant visé un groupe de journalistes clairement identifiés ont été effectués par les forces israéliennes", souligne Phil Chetwynd. Une enquête indépendante menée par l'AFP a conclu que deux tirs d’obus de char israéliens de 120 mm provenaient de la zone de Jordeikh dans le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Ces conclusions ont été corroborées par d’autres investigations internationales, notamment celles de Reuters, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de Human Rights Watch, d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. "Pourquoi la position que vous avez exprimée publiquement n'a-t-elle jamais été communiquée directement à l'AFP en réponse à ses demandes formelles?", s'interroge dans son courrier le directeur de l'information de l'agence. Réagissant à l'affirmation de l'ambassadeur selon laquelle Israël aurait découvert des gilets portant la mention "PRESS" dans des tunnels du Hamas et du Hezbollah, pour justifier l'erreur de tir, Phil Chetwynd estime que "cet argument n'exonère en rien l'armée israélienne", qui "a frappé un groupe de sept journalistes clairement identifiés après une surveillance aérienne prolongée de la zone". Enfin, en dépit de la reconnaissance publique d'une "erreur", "l'armée israélienne n'a à ce jour procédé à aucune reconnaissance formelle de sa responsabilité auprès de l'AFP, de Dylan Collins, ni de Christina Assi", déplore M. Chetwynd, demandant "ce qu'Israël entend faire pour apporter justice et réparation aux journalistes victimes des tirs". "L'explication donnée par l'ambassadeur d'Israël en France ne répond pas à la question centrale posée par ce qui s'apparente à un crime de guerre: pourquoi les forces israéliennes ont-elle frappé à répétition un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels", a de son côté réagi vendredi la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Sara Qudah, demandant que soient rendues publiques "toutes les preuves démontrant que les soldats israéliens ont incorrectement identifié les journalistes".

05.06.2026 à 23:31

FRANCE24
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"Au regard de l'avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", est-il indiqué dans un communiqué commun, alors que le délai devait expirer vendredi pour ces discussions, après une offre à 20,35 milliards d'euros. Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché. En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois.
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"Au regard de l'avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", est-il indiqué dans un communiqué commun, alors que le délai devait expirer vendredi pour ces discussions, après une offre à 20,35 milliards d'euros. Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché. En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois.

05.06.2026 à 23:29

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Les spécialistes lui prédisent déjà une puissance colossale. Le phénomène climatique El Niño, qui est censé se déclencher cet été, est de plus en plus redouté. Il pourrait causer cyclones, sécheresses et chaleurs intenses. Si bien que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme cette semaine. Elle met en garde contre les conséquences climatiques, environnementales mais aussi économiques et sociales. On en parle avec la climatologue Françoise Vimeux. 
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Les spécialistes lui prédisent déjà une puissance colossale. Le phénomène climatique El Niño, qui est censé se déclencher cet été, est de plus en plus redouté. Il pourrait causer cyclones, sécheresses et chaleurs intenses. Si bien que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme cette semaine. Elle met en garde contre les conséquences climatiques, environnementales mais aussi économiques et sociales. On en parle avec la climatologue Françoise Vimeux. 

05.06.2026 à 22:51

FRANCE24
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Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.
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Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.
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