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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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18.03.2026 à 04:13

La guerre ravive l'inflation et la perspective d'un gel des taux prolongé aux Etats-Unis

FRANCE24
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"Wait and see." Ces mots risquent de ponctuer la conférence de presse du président de la Fed, Jerome Powell, à partir de 18H30 GMT. En effet, la banque centrale choisit généralement d'"attendre de voir" avant de bouger ses taux quand elle ne sait pas où va l'économie. Or, en frappant l'Iran le 28 février, le tandem Israël-Etats-Unis a plongé le monde dans l'inconnu. La riposte iranienne paralyse le détroit d'Ormuz et fait flamber les cours de l'énergie. Face à cette nouvelle donne, la Banque centrale australienne a relevé mardi son taux d'intérêt en invoquant "la forte hausse des prix des carburants". La Fed n'en est pas là. Elle ne devrait pas changer de politique monétaire mercredi - ses taux directeurs sont depuis décembre entre 3,50% et 3,75%. En revanche, les investisseurs s'attendent à ce que le conflit fasse durer ce statu quo sur les taux. "Il semble que la Fed sera sur pause pendant un long moment", observe auprès de l'AFP Gregory Daco, économiste chez EY. Le conflit "va conduire davantage de responsables à adopter une posture de +faucon+", estime-t-il en utilisant l'attribut accolé aux banquiers centraux d'abord soucieux de lutter contre l'inflation. "Crédibilité" Celle-ci n'a pas retrouvé le niveau souhaité par la Fed (2%) depuis cinq ans. Les prix progressaient encore de 2,8% en janvier. Néanmoins, la loi américaine ne charge pas seulement la banque centrale de maîtriser l'inflation. La Fed doit aussi conserver une situation de plein-emploi - ses taux ne doivent pas décourager les entreprises d'investir et d'embaucher. En cas de stagflation (mix de rebond d'inflation et de croissance anémique), c'est un exercice d'équilibriste. Douze personnes votent sur les taux d'intérêt américains, le plus souvent des économistes de formation. Ces responsables n'ont pas pris une décision à l'unanimité depuis des mois. Avec la guerre au Moyen-Orient, "l'écartèlement de la Fed risque d'empirer", pronostique Gregory Daco. Les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran avaient voté en faveur d'une baisse des taux lors de la précédente réunion, en janvier. Ils pourraient faire de même cette fois-ci. Ils ont des arguments: les embauches sont atones, voire supplantées par des destructions d'emplois. Toutefois, remarquent les analystes de la banque ING, "une banque centrale doit défendre sa crédibilité en matière d'inflation, et c'est difficile de justifier des baisses de taux quand l'inflation est au-dessus de l'objectif et s'en éloigne". Les investisseurs vont scruter les prévisions économiques des responsables de la Fed, qui seront actualisées pour la première fois depuis décembre. A quels niveaux seront la croissance, l'inflation, le chômage en fin d'année? Et les taux d'intérêt? Jusque-là, la médiane de ces prévisions penchait vers une seule détente (un abaissement des taux d'un quart de point) en 2026. Si cette perspective disparait, cela implique que le camp des "faucons" a gonflé.

18.03.2026 à 04:09

Darmanin présente son projet de loi sur la justice criminelle mercredi au Conseil des ministres

FRANCE24
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Le texte doit être examiné d'abord par le Sénat à la mi-avril, puis à l'Assemblée nationale en juin pour un vote définitif espéré pour la mi-juillet. Le "procédure de jugement des crimes reconnus", c'est-à-dire de "plaider-coupable", doit notamment permettre d'accélérer le traitement des procédures, alors que la Chancellerie compte 6.000 dossiers criminels en attente de procès, un nombre en constante augmentation. Déjà existante en matière de délit, la procédure de plaider-coupable pour les crimes sera plus formelle. Elle ne concernera que les affaires avec un seul auteur et nécessitera que les faits soient intégralement reconnus, que le parquet soit d'accord et que la victime ne s'y oppose pas. La décision d'y recourir n'interviendrait qu'en fin d'instruction. Selon les estimations de la Chancellerie, elle pourrait concerner 10 à 15% des dossiers criminels. L'objectif est de ramener le temps entre la fin de l'instruction et la tenue du procès à environ six mois... contre en moyenne quatre ans actuellement. Le plaider-coupable criminel suscite l'opposition d'une partie des professionnels. Le barreau de Paris, qui regroupe 35.000 avocats, soit près de la moitié des avocats français, "s'oppose" à la mise en œuvre de cette procédure, "estimant qu'elle porterait une atteinte grave au droit à un procès équitable ainsi qu'aux droits des victimes". Le temps de l'audience doit également être réduit à environ une demi-journée, notamment en ce que ni témoins, ni experts ne viendraient déposer à la barre. Le projet de loi prévoit en outre une réforme des cours criminelles, mises en place depuis 2019 et généralisées quatre ans plus tard, et qui jugent les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion, très généralement des viols. Parmi les cinq magistrats qui composent la cour, deux pourraient ne pas être professionnels: juges honoraires, avocats honoraires ou citoyens formés et qualifiés, sur le modèle de ceux des tribunaux pour enfants. L'appel se ferait devant une autre cour criminelle, et non plus devant la cour d'assises comme aujourd'hui. Le texte du garde des Sceaux comporte enfin un volet sur l'autorisation de recourir à la généalogie génétique, en permettant de consulter des bases de données privées dans les enquêtes sur les crimes les plus graves. Gérald Darmanin s'était personnellement déplacé la semaine dernière devant le Conseil d'Etat pour défendre son projet, son entourage assurant qu'aucune difficulté constitutionnelle n'a été relevée par les hauts magistrats.

18.03.2026 à 04:07

Avec EU Inc, Bruxelles déroule le tapis rouge aux entrepreneurs

FRANCE24
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"L'objectif est simple: faciliter la création d'entreprises, leur développement et attirer les investissements à travers l'Europe", a expliqué à l'AFP le commissaire européen Michael McGrath, qui présentera ce projet mercredi. Selon des précisions déjà rendues publiques, ce nouveau statut optionnel devra permettre aux entrepreneurs de monter leur société via une procédure entièrement en ligne, en 48 heures maximum et avec des formalités réduites au strict minimum. Parmi les points cruciaux, "EU Inc" n'imposera pas d'exigences en matière de capital et les frais éventuels seront limités à 100 euros. Ce "28e régime" proposé par la Commission européenne doit venir compléter les statuts juridiques en place dans les 27 Etats membres, comme les sociétés à responsabilité limitée (SARL) en France ou les GmbH, leur équivalent allemand. Fuite des licornes Selon une version de travail du règlement européen créant ce statut, "EU Inc" devrait laisser une grande liberté aux fondateurs de sociétés notamment dans le choix de la structure de gouvernance et d'organisation d'actionnariat, dans l'idée de favoriser les futurs tours de table de financement, voire les éventuels projets de cotation en Bourse. L'UE veut ainsi mettre en œuvre une recommandation phare des économistes italiens Enrico Letta et Mario Draghi, qui avaient tous deux identifiés des freins multiples à la naissance des start-up ou jeunes pousses en Europe et surtout à leur croissance. Car si l'économie européenne compte officiellement plus de 33 millions de sociétés, 99% sont des petites ou des micro-entreprises, inférieures à 49 employés. Près d'un tiers des "licornes" européennes, ces entreprises non cotées valorisées à plus d'un milliard de dollars, finissent par quitter le continent pour se financer plus facilement, souvent en déménageant aux Etats-Unis. De plus, les valorisations boursières des entreprises européennes font pâle figure: seule la néerlandaise ASML dépasse les 500 milliards de dollars, quand plus d'une dizaine aux Etats-Unis pèsent plus de 1.000 milliards. Méfiance des syndicats Pour l'économiste Reinhilde Veugelers, du centre de réflexion Bruegel, ces propositions peuvent jouer un rôle clé pour dynamiser la croissance en Europe. Le but est "d'améliorer la capacité d'innovation, qui est le facteur principal de la compétitivité", souligne-t-elle. "Nous avons deux problèmes en Europe, les entreprises ont du mal à se financer pour se développer et quand elles y parviennent, c'est souvent en s'installant à l'étranger" ou en lançant leur cotation aux Etats-Unis, souligne l'eurodéputé français Pascal Canfin (Renew, centre), citant les exemples de Spotify ou Klarna, toutes deux cotées outre-Atlantique. La Commission veut notamment y remédier en offrant un "régime harmonisé de stock-options", salue-t-il. Ce type de rémunération est très prisé par les entreprises du secteur technologique, mais son fonctionnement varie fortement dans les différents Etats membres, ce qui peut compliquer les recrutements. Cependant "le 28e régime ne va pas résoudre tous les problèmes auxquels les entreprises font face sur le marché intérieur, comme les prix élevés de l'énergie et l'accumulation des réglementations européennes et nationales, prévient Pedro Oliveira, directeur des affaires juridiques de l'organisation patronale BusinessEurope. Les défenseurs des droits des travailleurs redoutent de leur côté un contournement du droit du travail et des règles fiscales. La fédération des syndicats européens ETUC craint particulièrement de voir les stock options se généraliser au détriment des salaires, alors qu'elles n'offrent pas les mêmes droits et protections aux employés.

18.03.2026 à 04:05

Faste royal au premier jour de la visite d'Etat du président nigérian au Royaume-Uni

FRANCE24
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Le chef d'Etat du Nigeria, ancienne colonie britannique et membre du Commonwealth, s'est rendu plusieurs fois au Royaume-Uni depuis le début de son mandat en 2023. Mais jamais au titre d'une visite d'Etat, événement protocolaire accompagné d'un faste particulier. Bola Tinubu et son épouse Oluremi Tinubu sont arrivés mardi après-midi à Londres, au lendemain d'explosions coordonnées imputées à des attentats-suicides qui ont fait au moins 23 morts et plus d'une centaine de blessés lundi soir à Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria. Le couple présidentiel doit rencontrer mercredi le prince héritier William et son épouse, la princesse Kate, avant de se rendre au château de Windsor - non loin de Londres -, où une audience est prévue avec Charles III. Point d'orgue, un banquet d'Etat dans la soirée. Après la pompe royale, s'ouvrira jeudi une séquence plus politique, avec un entretien avec le Premier ministre travailliste Keir Starmer. Une rencontre avec des membres de la diaspora nigériane au Royaume-Uni est également prévue, selon le programme officiel. Insurrection jihadiste Le Royaume-Uni et le Nigeria sont des partenaires majeurs dans le commerce, l'aide au développement et la défense. Ils ont conclu en novembre 2024 un partenariat stratégique pour renforcer leur coopération économique, migratoire et sécuritaire. Ce pays d'Afrique est confronté depuis 2009 à une insurrection jihadiste. Le président américain Donald Trump a dénoncé un prétendu "génocide" contre les chrétiens au Nigeria, accusant les autorités nigérianes de laisser faire. Ces accusations ont été rejetées par le gouvernement nigérian et les analystes, qui insistent sur le fait que les victimes des violences sont de toutes confessions. La Première dame nigériane, pasteure chrétienne, doit prêcher jeudi au palais de Lambeth, siège de l'Eglise anglicane d'Angleterre. Elle doit rencontrer des représentants de cette Eglise, alors qu'un mouvement anglican conservateur réuni récemment à Abuja conteste l'autorité de Sarah Mullally, première femme nommée archevêque de Canterbury. Elle est à ce titre la plus haute responsable religieuse de l'Eglise d'Angleterre et cheffe spirituelle de la communion anglicane. Le programme officiel ne prévoit pas de rencontre avec l'opposition conservatrice comme c'est l'usage. La cheffe des conservateurs, Kemi Badenoch, d'origine nigériane, a à plusieurs reprises critiqué publiquement le pays où elle a grandi, notamment sur les questions de corruption et de violence. M. Tinubu avait été reçu par le roi Charles III en septembre 2024. Charles s'est quant à lui rendu à quatre reprises au Nigeria en tant que prince de Galles.

18.03.2026 à 04:03

Climat: décision sur la responsabilité de TotalEnergies, poursuivi par un agriculteur belge

FRANCE24
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Un tel procès est inédit en Belgique, où les autorités publiques ont déjà été poursuivies pour leur inaction face au dérèglement climatique, mais jamais une multinationale du pétrole. Dans ce "Farmer Case", l'appellation retenue par les plaignants pour lui donner un retentissement international, l'agriculteur Hugues Falys, qui est aussi porte-parole du syndicat Fugea, est soutenu par trois ONG, dont Greenpeace. Ensemble ils ont assigné TotalEnergies devant un tribunal belge car le groupe français est le premier affineur et distributeur de produits pétroliers en Belgique. Aux yeux des plaignants, la firme peut théoriquement être tenue responsable du réchauffement en Belgique, à cause des émissions polluantes liées à la combustion de ses produits et de leurs effets. Ce que TotalEnergies conteste vigoureusement, dénonçant "une instrumentalisation de la justice". Après un dépôt de plainte en 2024, le litige a été débattu lors de plusieurs audiences entre novembre et janvier devant le tribunal de l'entreprise de Tournai (ouest), qui doit prononcer son jugement mercredi à 14H00 (13H00 GMT). "Les juges ont tout dans les mains pour prendre la bonne décision", a déclaré Hugues Falys, joint par l'AFP avant le jugement. "Mais ça ne sera pas juste blanc ou noir, étant donné le nombre de choses différentes à trancher." TotalEnergies, sollicité par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaires avant la décision. Concrètement, Hugues Falys réclame d'être dédommagé à hauteur de 130.000 euros pour une série de quatre épisodes météorologiques extrêmes, survenus entre 2016 et 2020, dans son exploitation de la province belge du Hainaut. Un précédent aux Pays-Bas Il invoque notamment plusieurs séquences de sécheresse ayant fortement diminué sa production de fourrages, réduisant de fait les revenus de son activité d'éleveur bovin. L'agriculteur réclame par ailleurs que TotalEnergies se voit enjoindre de réduire son empreinte carbone, en accélérant sa transition vers les énergies propres, et d'abandonner tout nouveau projet de prospection pétrogazière à l'échelle mondiale. Les objectifs du procès sont "la réparation et la transformation", a expliqué la Ligue des droits humains, autre ONG belge associée à la plainte avec l'organisation FIAN qui défend l'accès pour tous à une alimentation de qualité. En face, les avocats de TotalEnergies ont fustigé dans leurs plaidoiries une "action coup de poing" d'ONG tentant d'imposer leur vision, et pour lesquelles M. Falys ne serait qu'un faire-valoir. En outre, la multinationale a estimé qu'il n'était "pas légitime" de dénoncer tout le fonctionnement du système énergétique mondial depuis plus de 100 ans en attaquant une "seule entreprise, qui ne pèse qu'un peu moins de 2% du secteur pétrolier et gazier". Certes les énergies fossiles polluent, mais ce sont les politiques publiques qui orientent les choix des consommateurs en matière d'énergie, ont plaidé les avocats du groupe français, jugeant "un peu facile" d'imputer aux producteurs la responsabilité du réchauffement. "TotalEnergies ne vend ni tracteurs, ni voitures, ni chaudières", avait lancé en décembre un de ces conseils, Me Françoise Labrousse. En 2021, la justice des Pays-Bas avait rendu un jugement historique en enjoignant au groupe anglo-néerlandais Shell de réduire ses émissions nettes de CO2, estimant qu'elles contribuaient au réchauffement climatique et à ses conséquences désastreuses. Mais ce jugement a été annulé trois ans plus tard, quand une cour d'appel a considéré qu'une ONG et des citoyens ne pouvaient pas formuler de telles exigences. La procédure, connue sous le nom "le peuple contre Shell", est désormais pendante devant la Cour suprême des Pays-Bas.

18.03.2026 à 04:03

Macron près de Nantes pour dévoiler le nom du futur porte-avions géant

FRANCE24
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Le chef de l'Etat est attendu vers 15H00 sur le site du constructeur Naval Group où seront fabriquées les deux chaufferies nucléaires du bâtiment. Il remplacera en 2038 le Charles de Gaulle, sur lequel Emmanuel Macron s'est récemment rendu alors qu'il naviguait en Méditerranée orientale face aux risques d'extension de la guerre au Moyen-orient. Le chef de l'État a donné le feu vert à la construction de ce porte-avions de nouvelle génération en décembre, concrétisant un projet en gestation depuis 2018. Ce déplacement devrait être l'occasion de dévoiler le nom du navire, dont la coque sera façonnée à Saint-Nazaire à partir de 2031. Le "Richelieu" ? "François Mitterrand" ? Le "Marie Marvingt", pionnière de l'aviation ? Ou encore le "Simone Veil", figure politique française ? Les paris vont bon train sur internet, en attendant le verdict présidentiel. Donner le nom d'une femme à un tel bâtiment serait en tout cas une première. Ce nouveau fleuron, qui représentera 10 milliards d'euros d'investissements sur une vingtaine d'années, est d'ores et déjà paré de tous les superlatifs. "Ce sera le plus gros navire militaire construit en France, avec 77.000 tonnes contre 42.000 pour le Charles de Gaulle", relève l'Elysée. Seuls deux pays au monde disposent de porte-avions nucléaires, les Etats-Unis (11 bâtiments) et la France. La Chine et l'Inde en ont à propulsion classique et les autres (Royaume-uni, Italie..) sont équipés de porte-aéronefs à décollage vertical. De quoi faire du navire un symbole de la puissance militaire française, à l'heure où Emmanuel Macron met un accent particulier sur l'effort de défense, à l'image de son récent discours sur la dissuasion nucléaire qui marque l'augmentation de l'arsenal français et une coopération avec huit pays européens. Ce futur bâtiment "sera capable à la fois de catapulter et de récupérer des avions. Actuellement, sur la plupart des porte-avions, vous catapultez et vous reconfigurez ensuite le pont pour récupérer, ce qui limite en termes de capacité opérationnelle", souligne la présidence. "Plan B" Avec trois rails de catapulte, au lieu de deux actuellement, il maximisera aussi la capacité d'envol des 40 aéronefs embarqués. Un gros bémol toutefois: la technologie électromagnétique des futures catapultes relèvera de l'américain General Atomics, source de vulnérabilité potentielle dans un monde aux rapports de forces de plus en plus exacerbés. "Le choix a été fait, et c'est un choix économique de travailler avec les États-Unis, qui est parfaitement cohérent, mais il existe bien évidemment d'autres plans, un plan B, si jamais on avait des contraintes particulières", assure toutefois un conseiller présidentiel. Le bâtiment devra aussi être "évolutif" pour pouvoir accueillir tous les types d'avions qui seront déployés pendant sa durée de vie, mais aussi des drones, le nouveau défi militaire révélé par les guerres en Ukraine et au Moyen-orient. Un enjeu énorme. "On ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier", souligne le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon. "Demain, le porte-avions ne sera pas qu'un porte-avions (..) Nous aurons besoin de drones qui vont pénétrer les défenses adverses, que ce soit des drones de combat ou des munitions téléopérées, de drones ravitailleurs, de drones de surveillance...", renchérit le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Nicolas Vaujour. Vecteur de projection de puissance, les porte-avions représentent aussi des coûts astronomiques, en période de restriction budgétaire. "Sur un programme de près de 20 ans, nous sommes précautionneux", concède l'Elysée tout en maintenant l'estimation de 10 milliards d'euros. La question d'un deuxième porte-avions continue aussi de se poser, alors qu'un seul bâtiment n'est disponible que 65% du temps. "A ce stade, non", répond-on toutefois à l'Elysée.

18.03.2026 à 03:55

CAN: après les incidents de la finale, le Sénégal déchu de son titre qui échoit au Maroc

FRANCE24
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Dans un communiqué transmis mardi, l'instance, saisie par la Fédération marocaine, a annoncé avoir décidé de "déclarer l'équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale", pourtant remportée 1-0 (après prolongation) par les Lions de la Teranga, "le résultat étant homologué sur le score de 3-0" en faveur du Maroc. La fédération sénégalaise a dénoncé "une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain", et indiqué qu'elle engagerait, "une procédure d'appel devant le Tribunal arbitral du sport" à Lausanne, en Suisse, "dans les plus brefs délais". Les réseaux sociaux se sont emballés de toutes parts et, dans le flot de réactions incandescentes, le défenseur du Sénégal Moussa Niakhaté, qui évolue à l'Olympique lyonnais, a diffusé sur Instagram une photo de lui soulevant la coupe d'Afrique et portant une médaille, avec ce commentaire: "venez les chercher ! ils sont fous eux !" Aussitôt imité par des coéquipiers de sa sélection postant le même type d'images. Le 18 janvier, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale disputée à Rabat, en protestation contre une décision de l'arbitre qui, peu après un but refusé au Sénégal, avait accordé un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période. Au bout de 15 longues minutes de confusion précédant finalement un retour sur le terrain des joueurs sénégalais et dans un chaos qui gagna alors les tribunes avec des supporteurs sénégalais lançant des projectiles et tentant d'envahir le terrain, l'ailier marocain Brahim Diaz avait manqué le penalty de la discorde. Un précédent Sur quoi, durant la prolongation, c'est le Sénégal qui s'était imposé grâce à un but de Pape Gueye. Le jury d'appel de la CAF justifie sa décision en application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), selon lequel si une équipe "refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match", "elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours". Dans un communiqué, la fédération marocaine de football, prenant "acte de la décision" en faveur des Lions de l'Atlas, a indiqué que "sa démarche (n'avait) jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes engagées dans cette compétition, mais uniquement de demander l'application du règlement de la compétition". Et une source proche de la Fédération marocaine a rappelé à l'AFP qu'un précédent existait dans le cadre d'une autre compétition africaine. En 2019, l'Espérance Sportive de Tunis avait en effet été déclarée lauréate de la Ligue des Champions de la CAF, trois mois après que les joueurs du Wydad Casablanca eurent quitté la pelouse durant la finale, pour protester contre une panne de la VAR. Fin janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), sans remettre donc en cause le résultat finale de ce match, avait néanmoins infligé une série de sanctions disciplinaires, dont des amendes s'élevant à plusieurs centaines de milliers d'euros, aux fédérations des deux pays pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play. Le procès en appel de 18 supporters sénégalais, emprisonnés depuis la finale et condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison pour "hooliganisme", qui devait se dérouler lundi, a été reporté au 30 mars.

18.03.2026 à 02:25

Au moins six morts dans des frappes israéliennes dans le centre de Beyrouth

FRANCE24
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Selon des médias libanais, une frappe a visé sans avertissement un appartement situé dans le quartier central de Zoukak el-Blat, où l'armée israélienne avait déjà attaqué la semaine dernière une succursale de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au groupe chiite pro-iranien Hezbollah. Toujours selon des médias locaux, une autre frappe a touché le quartier central de Basta, autre zone densément peuplée qu'Israël avait déjà bombardé lors de la guerre qui l'avait opposé au Hezbollah en 2024. Un correspondant de l'AFP a entendu le bruit de plusieurs explosions dans la nuit. Le ministère libanais de la Santé a fait état d'au moins six morts et 24 blessés. "Des restes humains ont aussi été retrouvés sur les lieux et leur identité sera déterminée après des tests ADN", a-t-il écrit dans un communiqué. Dans un message sur les réseaux sociaux, l'armée israélienne a ensuite prévenu qu'elle allait attaquer de façon imminente un local du Hezbollah dans le quartier de Bachoura, également dans le centre de Beyrouth, et ordonné aux habitants vivant dans un rayon de 300 mètres autour de ce bâtiment d'évacuer. Panique à Tyr Mardi soir, l'armée israélienne a par ailleurs annoncé qu'elle allait "agir avec force" contre le Hezbollah à Tyr. Cet appel, au milieu de la nuit, a semé la panique dans ce port du sud du Liban inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Des habitants ont commencé à fuir la ville et ses environs dans la précipitation au milieu d'un trafic intense, a affirmé à l'AFP Bilal Kashmar, coordinateur médias de l'unité de gestion des catastrophes du district de Tyr. Mercredi, Israël a lancé un avertissement similaire aux habitants du village d'Aaqbiyeh, dans le sud du Liban, les enjoignant de s'éloigner d'un bâtiment présenté comme étant "utilisé par le groupe terroriste Hezbollah". De nombreuses familles sont restées dans la région, y compris dans plusieurs camps de réfugiés palestiniens, malgré les précédentes consignes israéliennes d'évacuation de vastes portions de territoires du sud du Liban, a affirmé M. Kashmar. Environ 11.000 personnes déplacées d'autres parties du sud du pays se sont aussi réfugiées à Tyr et dans les zones alentours menacées, a-t-il ajouté, depuis le début le 2 mars de la guerre entre Israël et le Hezbollah, déclenchée par des tirs du mouvement chiite sur le sol israélien. Trois soldats libanais tués Mardi soir, l'armée israélienne a annoncé avoir effectué d'autres frappes contre le Hezbollah au Liban. "Au cours de la dernière heure, l'armée de l'air a frappé des lanceurs (de roquettes ou de missiles, NDLR) et des terroristes du Hezbollah à travers le Liban, dans le cadre des efforts visant à perturber et à contrecarrer les tirs en direction" d'Israël, a écrit l'armée dans un communiqué. L'armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir "détecté une intensification des préparatifs" du Hezbollah "en vue de tirer des salves de roquettes en direction de l'Etat d'Israël dans les prochaines heures". Selon la même source, ces "frappes rapides (et) coordonnées" sont survenues avant que le Hezbollah ne procède à des tirs. Trois soldats de l'armée libanaise, restée à l'écart de la guerre, ont été tués mardi par des frappes israéliennes et quatre autres ont été blessés dans le sud du pays, selon une source militaire. Condamnant ces attaques, le président libanais, Joseph Aoun, a estimé qu'elles allaient à l'encontre des efforts du pays pour que l'armée, chargée par les autorités de désarmer le Hezbollah, "étende l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire".

18.03.2026 à 02:05

Irak: attaques contre l'ambassade américaine à Bagdad

FRANCE24
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D'abord, mardi soir, dans un restaurant de Bagdad où les clients sont restés impassibles malgré de fortes déflagrations, un témoin a dit à l'AFP avoir vu des explosions dans le ciel provoquées par les tirs de la défense antiaérienne de l'ambassade des Etats-Unis interceptant des projectiles. Une autre témoin a vu depuis son balcon un incendie aux abords de la représentation diplomatique, un responsable de sécurité faisant également état d'un feu, provoqué par un drone. "L'ambassade a été la cible d'une attaque de drone et de roquette", a précisé ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat. Puis, mercredi matin, un journaliste de l'AFP a entendu une nouvelle explosion. "Un drone a directement touché" l'ambassade, a dit à l'AFP une source sécuritaire, sans préciser s'il y avait ou non des dégâts. Un deuxième responsable de la sécurité a précisé que le drone était tombé "près de la barrière de sécurité de l'ambassade". Ces derniers jours, plusieurs attaques similaires ont visé la représentation diplomatique, dans un secteur ultra-sécurisé du centre de la capitale irakienne. Drone près de l'aéroport A l'aéroport international de Bagdad, un drone visant un centre diplomatique et logistique américain a également été abattu mardi soir d'après un autre responsable de sécurité. Avec la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix. Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions armées sont visées par des frappes imputées à Washington ou Israël. Un de ces groupes, les Brigades du Hezbollah, a fustigé mardi "la présence américaine" en Irak, réclamant une nouvelle fois le départ de tous les soldats étrangers du pays. "La présence américaine malveillante est à l'origine de l'instabilité en Irak, et il n'y aura pas de sécurité tant que le dernier soldat étranger n'aura pas quitté le territoire irakien", a indiqué le nouveau "responsable sécuritaire" des Brigades du Hezbollah - Kataeb Hezbollah - Abou Moujahid Al-Assaf, dans un communiqué. Classées "groupe terroriste" par Washington, les Brigades du Hezbollah sont le fer de lance de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes contre des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient. Lundi soir déjà et mardi avant l'aube, des attaques ont visé à deux reprises la représentation diplomatique américaine, tandis qu'un drone est tombé sur un hôtel de luxe prisé des diplomates étrangers.

18.03.2026 à 01:59

Guerre au Moyen-Orient en direct : Israël frappe le centre de Beyrouth

FRANCE 24
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Deux frappes israéliennes dans un quartier du centre de Beyrouth ont fait au moins six morts et 24 blessés mercredi à l'aube, selon un bilan provisoire. Les États-Unis ont annoncé mardi soir avoir ciblé avec des bombes parmi les plus puissantes de leur arsenal des sites iraniens de missiles près du stratégique détroit d'Ormuz, au moment où Téhéran prépare les funérailles d'Ali Larijani, son puissant chef de la sécurité. Suivez notre direct.

18.03.2026 à 00:34

Finale de la CAN 2025 : le Sénégal va faire appel devant le Tribunal arbitral du sport

Romain HOUEIX
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Un vainqueur sur le terrain, un autre sur tapis vert. En déclarant le Sénégal forfait pour abandon temporaire de pelouse, mardi, le jury d'appel de la CAF a de fait sacré le Maroc. La Fédération sénégalaise a dénoncé mercredi une décision "inique" et indiqué qu'elle allait faire appel devant le Tribunal arbitral du sport.
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Un vainqueur sur le terrain, un autre sur tapis vert. En déclarant le Sénégal forfait pour abandon temporaire de pelouse, mardi, le jury d'appel de la CAF a de fait sacré le Maroc. La Fédération sénégalaise a dénoncé mercredi une décision "inique" et indiqué qu'elle allait faire appel devant le Tribunal arbitral du sport.

18.03.2026 à 00:31

La décapitation du régime iranien se poursuit

Cécile GALLUCCIO
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Israël poursuit sa politique de décapitation du régime des Mollahs. Ce mardi, l'état hébreu dit avoir abattu deux des principaux dirigeants du pays pendant la nuit. Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et Gholamreza Soleimani, le chef des Bassidjis. Téhéran a confirmé dans la soirée.
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Israël poursuit sa politique de décapitation du régime des Mollahs. Ce mardi, l'état hébreu dit avoir abattu deux des principaux dirigeants du pays pendant la nuit. Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et Gholamreza Soleimani, le chef des Bassidjis. Téhéran a confirmé dans la soirée.

18.03.2026 à 00:00

Finale de la CAN 2025 : Claude Le Roy fustige une décision "abracadabrantesque" et "stupide"

FRANCE24
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Le Maroc ⁠a été ​déclaré mardi vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations par la Confédération africaine ​de football (CAF), deux mois après une finale rocambolesque remportée en prolongation par le Sénégal (1-0) qui avait quitté la pelouse pendant environ quinze minutes pour protester contre une ​décision ‌arbitrale. La légende du football africain, Claude Le Roy, fustige une décision "grand guignolesque".
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Le Maroc ⁠a été ​déclaré mardi vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations par la Confédération africaine ​de football (CAF), deux mois après une finale rocambolesque remportée en prolongation par le Sénégal (1-0) qui avait quitté la pelouse pendant environ quinze minutes pour protester contre une ​décision ‌arbitrale. La légende du football africain, Claude Le Roy, fustige une décision "grand guignolesque".

17.03.2026 à 23:45

Au Sénégal, "incompréhension" et "sarcasme" face à la décision de la CAF

FRANCE24
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"Le jury d’appel de la Confédération africaine de ⁠football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), ‌de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale ⁠CAN, le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération royale marocaine de Football (FRMF)", a déclaré ​la CAF dans un communiqué. Élimane Dao, correspondant de France 24, raconte l'ambiance dans le pays des Lions de la Teranga.
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"Le jury d’appel de la Confédération africaine de ⁠football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), ‌de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale ⁠CAN, le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération royale marocaine de Football (FRMF)", a déclaré ​la CAF dans un communiqué. Élimane Dao, correspondant de France 24, raconte l'ambiance dans le pays des Lions de la Teranga.

17.03.2026 à 23:45

CAN 2025 : "La finale Maroc - Sénégal se jouera devant le Tribunal arbitral du sport"

FRANCE24
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Le jury d'appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a retiré le titre gagné par le Sénégal lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) le 18 janvier dernier et déclaré le Maroc vainqueur, a annoncé mardi soir l'instance. L'instance a décidé "de déclarer l'équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale", remporté 1-0 par les Sénégalais, "le résultat étant homologué sur le score de 3-0" en faveur du Marocé. L'analyse de Karim Baldé, spécialiste du footbal africain.
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Le jury d'appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a retiré le titre gagné par le Sénégal lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) le 18 janvier dernier et déclaré le Maroc vainqueur, a annoncé mardi soir l'instance. L'instance a décidé "de déclarer l'équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale", remporté 1-0 par les Sénégalais, "le résultat étant homologué sur le score de 3-0" en faveur du Marocé. L'analyse de Karim Baldé, spécialiste du footbal africain.
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