Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

11.05.2026 à 13:41

FRANCE24
img
"Cette décision envoie un signal politique clair de l'engagement de l'UE à renouer le dialogue avec la Syrie et à soutenir sa reprise économique", a indiqué lundi la Commission européenne. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent rencontrer lundi après-midi leur homologue syrien Assaad al-Chaibani pour entamer un "dialogue politique" à haut niveau, un an et demi après la chute de Bachar al-Assad. A son arrivée à Bruxelles, le chef de la diplomatie syrienne les a appelés à se montrer ambitieux. "Ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est une volonté politique, une disposition à passer de la prudence à une participation pleine et entière à la reconstruction de la Syrie", a-t-il déclaré. L'idée est de favoriser la reconstruction dans ce pays ravagé par plus de 13 ans de guerre civile, où la situation sur le terrain reste "effroyable", selon un responsable de l'UE. Quelque 13 millions de Syriens, soit près de la moitié de la population, ont besoin d'une aide alimentaire, a-t-il précisé. En janvier, l'UE a promis une aide financière de 620 millions d'euros pour la période 2026-2027. "Réformes clés" "Notre objectif au sein de l'UE est de vous soutenir", a assuré de son côté la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Suica. L'Europe fera "tout son possible" pour aider à la reconstruction de la Syrie, avait promis début janvier la présidente de la Commission Ursula von der Leyen après avoir rencontré le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh à Damas. Les Européens avaient décidé en 2011 de suspendre leur coopération avec la Syrie, en raison de la répression et des atteintes aux droits humains sous Bachar al-Assad. Avant cette interruption, les échanges entre la Syrie et l'UE atteignaient quelque 7 milliards d'euros. En 2023, les importations de l'UE en provenance de la Syrie étaient retombées à 103 millions d'euros et les exportations à 265 millions d'euros. Bruxelles veut aussi aller plus loin et entamer des négociations en vue de conclure un accord d'association, plus ambitieux, comme elle en a déjà conclu avec d'autres pays de la région comme l'Egypte, Israël ou le Liban. Mais le succès de ces discussions dépendra de la mise en ouvre de "réformes clés" par le gouvernement de transition, a averti Mme Suica. Il faudra notamment "faire en sorte que tous les Syriens participent aux décisions concernant l'avenir du pays, deuxièmement, garantir une gestion transparente des finances publiques", et enfin "afficher un engagement solide en faveur de l'Etat de droit et de la justice" dans cette période de transition, a-t-elle souligné. "Digne" retour Ce retour à la stabilité en Syrie intéresse aussi en particulier certains Etats membres de l'UE, qui accueillent des centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre dans leur pays. La grande majorité, environ un million d'entre eux, ont trouvé refuge en Allemagne, où le chancelier Friedrich Merz prône désormais un durcissement de la politique migratoire face à l'essor de l'extrême droite. Début avril, recevant le président syrien à Berlin, il avait exprimé le souhait que 80% de ces réfugiés rentrent chez eux dans les trois prochaines années. Il avait ensuite corrigé le tir, faisant savoir que c'était le souhait du président Chareh lui-même. Au Danemark, les autorités ne cachent pas non plus leur volonté d'encourager le retour des Syriens dans leur pays. Encore faut-il que les conditions soient réunies. "Si c'est sûr, si c'est volontaire et si c'est digne, ils peuvent rentrer chez eux", a souligné la commissaire européenne, sans préciser si c'était le cas aujourd'hui en Syrie. Sur ce point, "je ne peux pas parler au nom du gouvernement syrien", a-t-elle ajouté. Et il n'est pas question de contraindre ces retours, souligne un autre responsable de l'UE. "Si les Syriens considèrent que les conditions sont là pour rentrer, ils peuvent rentrer" chez eux, a prudemment déclaré pour sa part le ministre syrien des Affaires étrangères.

11.05.2026 à 13:31

FRANCE24
img
"Perdre mon papa et mes deux sœurs en moins d'un mois…". Mailen ne finit pas sa phrase, sa voix se brise. "Personne n'était préparé à voir en quelques jours une table familiale se retrouver vide", dit-elle à l'AFP. Lit-elle, en réalité. Car Mailen, 33 ans, avait préparé un texte, pressentant qu'il lui serait douloureux de revisiter ces souvenirs. L'hantavirus, dont un foyer à bord d'un navire de croisière a alarmé le monde, a eu dans ce village de 1.300 âmes un antécédent meurtrier. Sans écho global. Son père, Aldo Valle, était tombé malade après une fête d'anniversaire au village en novembre 2018, avec une centaine de convives. "La personne qui avait le virus était à la même table que lui. A cette table, il y a eu plusieurs contaminations et des personnes sont mortes", raconte Mailen. "Si on avait été pris en charge dès le début, ça aurait pu tout changer", médite-t-elle. "On savait très peu" Mais à l'époque, "on savait très peu de choses sur la maladie. La transmission d'humain à humain a été découverte pour la première fois en 1996" à El Bolson, village à 40 km d'Epuyen, où un foyer avait alors fait plusieurs morts, rappelle à l'AFP Jorge Díaz, épidémiologiste du ministère de la Santé de la province de Chubut, qui participa à la réponse sanitaire à Epuyen. L'hantavirus est endémique en Argentine -jusqu'à une centaine de cas par an- mais la souche "Andes" est surtout présente dans des provinces patagoniennes de Chubut (Epuyen), Neuquen, Rio Negro. Absente en revanche de la Terre de Feu, d'où appareilla le Hondius. Mailen rembobine 2018. La veillée funèbre de son père, qui fut un deuxième foyer de propagation. Quelques jours plus tard, ses sœurs tombaient malades. La mort de l'une "a été une question d'heures". L'autre "on a dû l'emmener au cimetière sans pouvoir la veiller". Une centaine de personnes furent placées en isolement obligatoire, dans un scenario qui préfigurait, un an avant, les rigueurs de la pandémie de Covid. Ici, c'est "le hanta" La quarantaine "obligeait les contacts d'une personne positive à s'isoler 45 jours", explique Jorge Díaz. Cette approche d'"isolement sélectif" a marqué un tournant dans la réponse épidémiologique. Désormais, "chaque fois que survient un cas d'hantavirus (Andes), l'isolement est prescrit ou recommandé". Dans la "comarca andina", ce corridor de villages dans un paysage andin de lacs et forêts, les gens ont appris à vivre avec "le hanta", comme on l'appelle ici. On aère garages et hangars, on passe à l'eau de Javel pour se protéger du "raton colilargo", le rat à longue queue vecteur de la souche Andes. Mais à l'époque, le ressenti était celui d'une crainte du voisin, et aussi de rejet, dans ce que des médias appelèrent "le village de la peur". "On se sentait très stigmatisés", se souvient Mailen. On raconte que dans les villages alentour, les commerces ne laissaient pas entrer les gens d'Epuyen. Isabel Díaz, 53 ans, se rappelle que son père Victor, qui était à l'anniversaire, et montra les premiers symptômes d'hantavirus, avait été désigné comme "patient zéro". Et qu'"on le regardait de travers". Le feu, le vrai fléau "Mais ce n'est pas de sa faute si on tombe malade ! Ou si on est d'Epuyen, ou si on est +cas zéro+. Ou +la fille de+. Personne ne cherche à tomber malade, encore moins à contaminer, encore moins à perdre sa mère", souffle Isabel, gagnée par les larmes. Sa mère, tombée malade en janvier 2019, fut la "patiente N°6" parmi les 11 morts (pour 34 cas). Victor se souvient des symptômes, des douleurs dans le corps, du goût amer dans la bouche. "Ça a commencé par une faiblesse. Je n'avais pas envie de manger. Et puis une sorte de tache violette est apparue. Le jour même, j'ai perdu connaissance". Si le temps n'a pas effacé le souvenir de l'hantavirus, Epuyen a la tête à d'autres fléaux. Depuis deux étés, des incendies de plus en plus voraces ont ravagé de vastes pans de forêt dans la zone, attaquant les 15 hectares de Victor. "C'est une épreuve après l'autre, après l'autre !" arrive-t-il à rire, tronçonneuse en main, après avoir débité 12 arbres calcinés. A 74 ans, après avoir survécu à l'hantavirus, au Covid, aux feux, il se sent immortel.

11.05.2026 à 13:17

FRANCE24
img
Des funérailles ont dégénéré à Jénine. La famille de Hussein Asasa, un Palestinien de 80 ans, a été forcée d’exhumer son corps après son enterrement. Tous les permis nécessaires avaient pourtant été obtenus auprès de l’armée israélienne, présente sur place. Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme parle d’une violence "effroyable" qui n’épargne "ni les morts, ni les vivants". 
Texte intégral (747 mots)
Des funérailles ont dégénéré à Jénine. La famille de Hussein Asasa, un Palestinien de 80 ans, a été forcée d’exhumer son corps après son enterrement. Tous les permis nécessaires avaient pourtant été obtenus auprès de l’armée israélienne, présente sur place. Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme parle d’une violence "effroyable" qui n’épargne "ni les morts, ni les vivants". 

11.05.2026 à 13:09

FRANCE24
img
Réfutant être à l'origine d'une nouvelle crise interne en annonçant vendredi le départ de son courant de la direction du parti, Boris Vallaud a justifié son choix lundi par "le sentiment d'un collectif défaillant" et d'"une direction qui ne donne pas de direction" alors que, par exemple, La France insoumise est déjà en ordre de bataille. "Tout le monde est en campagne, mais pas nous", a-t-il fustigé sur France Inter. Olivier Faure, réélu l'année dernière pour un quatrième mandat à la tête du PS, a "la responsabilité de mettre ce parti en ordre de bataille", a ajouté M. Vallaud, sans réclamer cependant le départ du premier secrétaire, désormais minoritaire. Une démission de toute façon exclue par l'intéressé qui a appelé, quelques minutes plus tard sur franceinfo, le PS à "avancer d'un même pas", martelant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible". Au cœur des tensions depuis maintenant plusieurs semaines: la stratégie d'Olivier Faure de jouer la montre sur la désignation du candidat et sa tentation d'accepter la participation du PS à une primaire de la gauche non-mélenchoniste. Un processus défendu par les Écologistes et les anciens Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, mais catégoriquement rejeté par Raphaël Glucksmann, François Hollande et Boris Vallaud. Ce serait une "grande entreprise de désunion de la gauche où nous allons ouvrir des blessures qui ne cicatriseront pas ensuite", estime M. Vallaud, qui propose plutôt "un rendez-vous de la gauche plurielle", allusion à la coalition de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, pour tenter de s'accorder sur "un contrat de législature, un contrat de gouvernement et un candidat commun". "On est parfaitement capable de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde", "une forme de consensus organisé après ce travail collectif", a plaidé le député des Landes. Poker menteur Cette initiative a laissé sceptique Olivier Faure. "Convoquer une nouvelle gauche plurielle, c'est exactement ce que, semaine après semaine, je tente de bâtir", a-t-il souligné. "Je veux un processus qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a-t-il insisté. "Mais les partenaires disent: +Attendez, on veut bien une coalition, à une condition, c'est qu'on ait la règle de départage qui permet d'arriver à un candidat. C'est un peu trop facile de dire: +On va faire entrer tout le monde dans l'entonnoir, et puis à la fin, on vous dira qui est le candidat+", a-t-il estimé. Partisan d'une primaire, à laquelle il pourrait candidater, le premier secrétaire refuse d'enterrer l'idée comme l'a fait dimanche sur France 3 François Hollande. L'ex-chef de l'Etat a jugé "qu'il n’y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste". "Les Français disent à 85% qu'ils veulent une primaire de la gauche et des écologistes", a rappelé Olivier Faure. Pour autant, il a continué à ménager la chèvre et le chou en affirmant ne pas être "un fanatique de quelque processus que ce soit". "La réalité, c'est que si je la proposais (la primaire) et que Raphaël Glucksmann, François Hollande, etc., n'y venaient pas, nous serions dans une situation où nous n'aurions pas trouvé une façon d'avancer", a-t-il admis. Dans ce jeu de poker menteur, la stratégie de l'ancien président pour revenir au centre du jeu semble au moins réconcilier MM. Faure et Vallaud - qui y sont farouchement opposés. "Il considère que les socialistes doivent se rassembler avec Raphaël Glucksmann exclusivement dans un moment où aucun parti à gauche n'est en mesure de se qualifier tout seul", a regretté Olivier Faure. Avec François Hollande, "nous avons un désaccord majeur. Je veux l'union de la gauche de Glucksmann à Ruffin. Lui, il ne la souhaite pas", a renchéri Boris Vallaud.
Texte intégral (656 mots)
Réfutant être à l'origine d'une nouvelle crise interne en annonçant vendredi le départ de son courant de la direction du parti, Boris Vallaud a justifié son choix lundi par "le sentiment d'un collectif défaillant" et d'"une direction qui ne donne pas de direction" alors que, par exemple, La France insoumise est déjà en ordre de bataille. "Tout le monde est en campagne, mais pas nous", a-t-il fustigé sur France Inter. Olivier Faure, réélu l'année dernière pour un quatrième mandat à la tête du PS, a "la responsabilité de mettre ce parti en ordre de bataille", a ajouté M. Vallaud, sans réclamer cependant le départ du premier secrétaire, désormais minoritaire. Une démission de toute façon exclue par l'intéressé qui a appelé, quelques minutes plus tard sur franceinfo, le PS à "avancer d'un même pas", martelant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible". Au cœur des tensions depuis maintenant plusieurs semaines: la stratégie d'Olivier Faure de jouer la montre sur la désignation du candidat et sa tentation d'accepter la participation du PS à une primaire de la gauche non-mélenchoniste. Un processus défendu par les Écologistes et les anciens Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, mais catégoriquement rejeté par Raphaël Glucksmann, François Hollande et Boris Vallaud. Ce serait une "grande entreprise de désunion de la gauche où nous allons ouvrir des blessures qui ne cicatriseront pas ensuite", estime M. Vallaud, qui propose plutôt "un rendez-vous de la gauche plurielle", allusion à la coalition de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, pour tenter de s'accorder sur "un contrat de législature, un contrat de gouvernement et un candidat commun". "On est parfaitement capable de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde", "une forme de consensus organisé après ce travail collectif", a plaidé le député des Landes. Poker menteur Cette initiative a laissé sceptique Olivier Faure. "Convoquer une nouvelle gauche plurielle, c'est exactement ce que, semaine après semaine, je tente de bâtir", a-t-il souligné. "Je veux un processus qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a-t-il insisté. "Mais les partenaires disent: +Attendez, on veut bien une coalition, à une condition, c'est qu'on ait la règle de départage qui permet d'arriver à un candidat. C'est un peu trop facile de dire: +On va faire entrer tout le monde dans l'entonnoir, et puis à la fin, on vous dira qui est le candidat+", a-t-il estimé. Partisan d'une primaire, à laquelle il pourrait candidater, le premier secrétaire refuse d'enterrer l'idée comme l'a fait dimanche sur France 3 François Hollande. L'ex-chef de l'Etat a jugé "qu'il n’y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste". "Les Français disent à 85% qu'ils veulent une primaire de la gauche et des écologistes", a rappelé Olivier Faure. Pour autant, il a continué à ménager la chèvre et le chou en affirmant ne pas être "un fanatique de quelque processus que ce soit". "La réalité, c'est que si je la proposais (la primaire) et que Raphaël Glucksmann, François Hollande, etc., n'y venaient pas, nous serions dans une situation où nous n'aurions pas trouvé une façon d'avancer", a-t-il admis. Dans ce jeu de poker menteur, la stratégie de l'ancien président pour revenir au centre du jeu semble au moins réconcilier MM. Faure et Vallaud - qui y sont farouchement opposés. "Il considère que les socialistes doivent se rassembler avec Raphaël Glucksmann exclusivement dans un moment où aucun parti à gauche n'est en mesure de se qualifier tout seul", a regretté Olivier Faure. Avec François Hollande, "nous avons un désaccord majeur. Je veux l'union de la gauche de Glucksmann à Ruffin. Lui, il ne la souhaite pas", a renchéri Boris Vallaud.

11.05.2026 à 12:55

FRANCE24
img
La Coupe du monde 2026 s’annonce historique pour le football africain, avec un record de dix nations qualifiées. Mais les nouvelles restrictions de visas aux États-Unis suscitent de vives inquiétudes dans plusieurs fédérations ouest-africaines. Correspondance de M'Ma Camara en Côte d'Ivoire, pour France 24.
Texte intégral (656 mots)
La Coupe du monde 2026 s’annonce historique pour le football africain, avec un record de dix nations qualifiées. Mais les nouvelles restrictions de visas aux États-Unis suscitent de vives inquiétudes dans plusieurs fédérations ouest-africaines. Correspondance de M'Ma Camara en Côte d'Ivoire, pour France 24.

11.05.2026 à 12:53

FRANCE24
img
"En tant qu'auteurs publiés sur la liste internationale des Éditions Grasset, nous exprimons notre vive inquiétude quant à l'avenir de cette maison, à son intégrité éditoriale, et aux équipes qui la font vivre", indiquent ces auteurs dans ce texte, dont l'AFP a pris connaissance. "Nous refusons que notre travail soit utilisé au service de fins politiques que nous ne partageons pas. L'extrême droite agit au-delà des frontières; elle doit être combattue au-delà des frontières. Dans ces conditions, nous ne soumettrons pas nos prochaines œuvres aux Éditions Grasset", ajoutent-ils. Ce texte, qui doit être publié dans plusieurs médias à l'étranger, est notamment signé par les écrivains Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024, Ali Smith, Jón Kalman Stefánsson, Colm Tóibín ou Sandro Veronesi. Ces écrivains prennent la même décision que quelque 200 auteurs français qui ont annoncé à la mi-avril leur refus de publier de nouveaux livres chez Grasset pour dénoncer le "licenciement" d'Olivier Nora, dont ils tiennent pour responsable Vincent Bolloré, l'homme d'affaires qui a dans son giron Hachette, maison mère de Grasset. "Le renvoi d'Olivier Nora pour ses choix éditoriaux laisse entendre qu'aucun éditeur chez Grasset, ni au sein de Hachette, n'est désormais à l'abri, que les éditeurs peuvent être congédiés à tout moment sans continuité ni protection, et que les conditions de l'indépendance éditoriale ont été fondamentalement compromises", estiment les auteurs étrangers. "Ce fut un honneur d'être traduits en français et publiés par une équipe aussi dévouée et de si haut niveau", soulignent-ils. Vincent Bolloré a dénoncé, dans une tribune publiée par le JDD le 19 avril, le "vacarme" d'une "petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous", et assuré que Grasset "continuera" en dépit du départ de nombreux écrivains. La maison d'édition doit publier le 2 juin le nouveau livre de Boualem Sansal, "La légende", sur sa détention en Algérie. La mobilisation des auteurs mécontents doit se poursuivre mercredi lors d'une réunion à huis clos dans un théâtre parisien, où ils discuteront des prochaines actions à mener, notamment pour protéger leurs droits, avec des responsables du monde de l'édition et des avocats.
Lire plus (378 mots)
"En tant qu'auteurs publiés sur la liste internationale des Éditions Grasset, nous exprimons notre vive inquiétude quant à l'avenir de cette maison, à son intégrité éditoriale, et aux équipes qui la font vivre", indiquent ces auteurs dans ce texte, dont l'AFP a pris connaissance. "Nous refusons que notre travail soit utilisé au service de fins politiques que nous ne partageons pas. L'extrême droite agit au-delà des frontières; elle doit être combattue au-delà des frontières. Dans ces conditions, nous ne soumettrons pas nos prochaines œuvres aux Éditions Grasset", ajoutent-ils. Ce texte, qui doit être publié dans plusieurs médias à l'étranger, est notamment signé par les écrivains Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024, Ali Smith, Jón Kalman Stefánsson, Colm Tóibín ou Sandro Veronesi. Ces écrivains prennent la même décision que quelque 200 auteurs français qui ont annoncé à la mi-avril leur refus de publier de nouveaux livres chez Grasset pour dénoncer le "licenciement" d'Olivier Nora, dont ils tiennent pour responsable Vincent Bolloré, l'homme d'affaires qui a dans son giron Hachette, maison mère de Grasset. "Le renvoi d'Olivier Nora pour ses choix éditoriaux laisse entendre qu'aucun éditeur chez Grasset, ni au sein de Hachette, n'est désormais à l'abri, que les éditeurs peuvent être congédiés à tout moment sans continuité ni protection, et que les conditions de l'indépendance éditoriale ont été fondamentalement compromises", estiment les auteurs étrangers. "Ce fut un honneur d'être traduits en français et publiés par une équipe aussi dévouée et de si haut niveau", soulignent-ils. Vincent Bolloré a dénoncé, dans une tribune publiée par le JDD le 19 avril, le "vacarme" d'une "petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous", et assuré que Grasset "continuera" en dépit du départ de nombreux écrivains. La maison d'édition doit publier le 2 juin le nouveau livre de Boualem Sansal, "La légende", sur sa détention en Algérie. La mobilisation des auteurs mécontents doit se poursuivre mercredi lors d'une réunion à huis clos dans un théâtre parisien, où ils discuteront des prochaines actions à mener, notamment pour protéger leurs droits, avec des responsables du monde de l'édition et des avocats.

11.05.2026 à 12:52

FRANCE24
img
Deux passagers rapatriés du MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire à l'hantavirus, ont été testés positifs, alors que les ultimes évacuations du navire doivent se poursuivre lundi après-midi depuis l'archipel espagnol des Canaries dans l'océan Atlantique. Explications de Maude Petit-Jové, envoyée spéciale France 24 à Tenerife.
Lire plus (378 mots)
Deux passagers rapatriés du MV Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire à l'hantavirus, ont été testés positifs, alors que les ultimes évacuations du navire doivent se poursuivre lundi après-midi depuis l'archipel espagnol des Canaries dans l'océan Atlantique. Explications de Maude Petit-Jové, envoyée spéciale France 24 à Tenerife.

11.05.2026 à 12:48

FRANCE24
img
Au Sénégal la coalition présidentielle Diomaye Président du chef de l'État Bassirou Diomaye Faye organisait ce samedi 9 mai son premier grand meeting. Un rassemblement à Mbour, non loin de son fief pour faire le bilan de ses deux ans au pouvoir mais aussi pour tester de popularité alors que la crise politique avec son Premier ministre Ousmane Sonko se précise de plus en plus. Correspondance d'Elimane Ndao pour France 24.
Lire plus (378 mots)
Au Sénégal la coalition présidentielle Diomaye Président du chef de l'État Bassirou Diomaye Faye organisait ce samedi 9 mai son premier grand meeting. Un rassemblement à Mbour, non loin de son fief pour faire le bilan de ses deux ans au pouvoir mais aussi pour tester de popularité alors que la crise politique avec son Premier ministre Ousmane Sonko se précise de plus en plus. Correspondance d'Elimane Ndao pour France 24.

11.05.2026 à 12:40

FRANCE24
img
Le musée d’Orsay à Paris inaugure une salle dédiée aux œuvres spoliées par les nazis : « À qui appartiennent ces œuvres ? ». Une vingtaine de tableaux et sculptures récupérés en Allemagne après‑guerre, principalement des biens appartenant à des familles juives, y sont exposés pour perpétuer la mémoire des spoliations et espérer les restituer un jour à leurs descendants. François Blanchetière, conservateur du patrimoine au Musée d'Orsay, est l'invité de France 24.
Lire plus (83 mots)
Le musée d’Orsay à Paris inaugure une salle dédiée aux œuvres spoliées par les nazis : « À qui appartiennent ces œuvres ? ». Une vingtaine de tableaux et sculptures récupérés en Allemagne après‑guerre, principalement des biens appartenant à des familles juives, y sont exposés pour perpétuer la mémoire des spoliations et espérer les restituer un jour à leurs descendants. François Blanchetière, conservateur du patrimoine au Musée d'Orsay, est l'invité de France 24.

11.05.2026 à 12:33

FRANCE24
img
La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi. Elle avait déjà été annoncée par la Maison Blanche après un report de ce déplacement initialement programmé fin mars. Le milliardaire républicain avait invoqué la guerre avec l'Iran pour justifier cet ajournement. Il s'agira de la première visite d'un président américain en Chine depuis celle effectuée par Donald Trump en 2017. Joe Biden n'avait pas fait le voyage pendant ses quatre années de mandat. Avant même le sommet Xi-Trump, des négociateurs commerciaux des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent ainsi se rencontrer à Séoul. MM. Xi et Trump avaient conclu une trêve temporaire en octobre et pourraient en étendre les termes lors de la visite. "Pied d'égalité" Au-delà du commerce, la crise au Moyen-Orient, avec ses retombées globales et son contrecoup pour la Chine, devrait prendre une place significative dans les discussions. "La Chine entend travailler avec les Etats-Unis sur un pied d'égalité, dans un esprit de respect et de souci de l'intérêt mutuel, afin de développer la coopération, de gérer les différends et d'apporter plus de stabilité et de certitude dans un monde instable et interdépendant", a déclaré lundi devant la presse un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun. Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz. La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l'Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d'analyse Kpler. Fortement tributaire du commerce international, la Chine commence à éprouver les effets de la guerre, même si elle semble mieux armée que ses voisins pour y faire face. Les experts estiment que M. Xi aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre. Ils relèvent que la Chine retire de la crise un certain nombre de bienfaits dans sa rivalité avec les Etats-Unis, dont celui de se présenter au reste du monde comme un partenaire fiable, respectueux du droit international et, suivant une expression en vogue dans le discours officiel, "du bon côté de l'Histoire". Les mêmes analystes nuancent cependant: la Chine, avec sa forte dépendance aux échanges internationaux, n'a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure longtemps. Nouvelles sanctions américaines Pékin a mesuré ses critiques contre les Etats-Unis et son soutien à l'Iran depuis le début de la guerre fin février. Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises Guo Jiakun s'est contenté lundi de répondre que Pékin continuerait à jouer un rôle "positif" dans les efforts de sortie de crise. Le département d'Etat américain avait annoncé vendredi sanctionner trois entreprises basées en Chine et coupables selon lui d'avoir fourni des images satellite employées par l'Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis. La Chine est contre les "sanctions unilatérales illégales", a répondu Guo Jiakun. "Le plus urgent, c'est d'éviter que le conflit ne reprenne, pas de l'instrumentaliser pour calomnier d'autres pays", a-t-il affirmé. Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l'armement de l'Iran. Les analystes doutent que Pékin cède à la "pression" américaine sur l'Iran. La Chine devrait chercher durant le sommet des acquis concrets, même s'ils sont minimes, par exemple sur les droits de douanes, selon les experts.
Texte intégral (668 mots)
La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi. Elle avait déjà été annoncée par la Maison Blanche après un report de ce déplacement initialement programmé fin mars. Le milliardaire républicain avait invoqué la guerre avec l'Iran pour justifier cet ajournement. Il s'agira de la première visite d'un président américain en Chine depuis celle effectuée par Donald Trump en 2017. Joe Biden n'avait pas fait le voyage pendant ses quatre années de mandat. Avant même le sommet Xi-Trump, des négociateurs commerciaux des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent ainsi se rencontrer à Séoul. MM. Xi et Trump avaient conclu une trêve temporaire en octobre et pourraient en étendre les termes lors de la visite. "Pied d'égalité" Au-delà du commerce, la crise au Moyen-Orient, avec ses retombées globales et son contrecoup pour la Chine, devrait prendre une place significative dans les discussions. "La Chine entend travailler avec les Etats-Unis sur un pied d'égalité, dans un esprit de respect et de souci de l'intérêt mutuel, afin de développer la coopération, de gérer les différends et d'apporter plus de stabilité et de certitude dans un monde instable et interdépendant", a déclaré lundi devant la presse un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun. Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d'Ormuz. La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l'Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d'analyse Kpler. Fortement tributaire du commerce international, la Chine commence à éprouver les effets de la guerre, même si elle semble mieux armée que ses voisins pour y faire face. Les experts estiment que M. Xi aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre. Ils relèvent que la Chine retire de la crise un certain nombre de bienfaits dans sa rivalité avec les Etats-Unis, dont celui de se présenter au reste du monde comme un partenaire fiable, respectueux du droit international et, suivant une expression en vogue dans le discours officiel, "du bon côté de l'Histoire". Les mêmes analystes nuancent cependant: la Chine, avec sa forte dépendance aux échanges internationaux, n'a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure longtemps. Nouvelles sanctions américaines Pékin a mesuré ses critiques contre les Etats-Unis et son soutien à l'Iran depuis le début de la guerre fin février. Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises Guo Jiakun s'est contenté lundi de répondre que Pékin continuerait à jouer un rôle "positif" dans les efforts de sortie de crise. Le département d'Etat américain avait annoncé vendredi sanctionner trois entreprises basées en Chine et coupables selon lui d'avoir fourni des images satellite employées par l'Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis. La Chine est contre les "sanctions unilatérales illégales", a répondu Guo Jiakun. "Le plus urgent, c'est d'éviter que le conflit ne reprenne, pas de l'instrumentaliser pour calomnier d'autres pays", a-t-il affirmé. Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l'armement de l'Iran. Les analystes doutent que Pékin cède à la "pression" américaine sur l'Iran. La Chine devrait chercher durant le sommet des acquis concrets, même s'ils sont minimes, par exemple sur les droits de douanes, selon les experts.

11.05.2026 à 12:23

FRANCE24
img
L'Espagne s'est défendu de tout laxisme dans ces opérations, assurant avoir pris "toutes les mesures" nécessaires pour éviter une éventuelle propagation de ce virus connu mais rare. Parmi les 94 croisiéristes et membres d'équipage de 19 nationalités déjà évacués dimanche, un Américain et une Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Un deuxième passager américain présente des "symptômes légers", a également annoncé lundi le ministère américain de la Santé. Le gouvernement a toutefois appelé à ne pas céder à "la panique". "Chez un patient qui développe de la fièvre, il ne serait pas surprenant de voir apparaître quelques cas parmi les contacts proches", a relevé pour sa part le ministère espagnol de la Santé dans un communiqué. La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir lundi soir pour les Pays-Bas, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) martèle que la situation n'est pas comparable à 2020. A ce stade, trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées après une infection à l'hantavirus. Ravitaillement, puis évacuations Au port de Granadilla, sur l'île de Tenerife, le bateau de croisière a été ravitaillé en carburant lundi matin. "J'espère que nous pourrons terminer même avant l'heure prévue", a affirmé pour sa part le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, sur la radio RNE. Le Hondius, battant pavillon néerlandais, quittera ensuite les Canaries avec à son bord toujours environ 30 membres d'équipage. Transportant notamment le corps d'une Allemande morte de l'infection, il reprendra sa route vers les Pays-Bas théoriquement vers 18h00 GMT, d'après les autorités espagnoles. Dimanche, les occupants ont tour à tour quitté le navire, sous étroite surveillance, vêtus de combinaisons de protection individuelle jetables et de masques FPP2, avant de prendre place à bord d'un zodiac pour regagner la terre ferme, où un car de l'armée espagnole les attendait pour les emmener jusqu'à l'aéroport de Tenerife-Sud. Des vols de rapatriement ont déjà eu lieu vers les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l'Irlande, le Canada, la Turquie et les États-Unis. Au total, plus d'une centaine de personnes de 23 nationalités doivent être évacuées en moins de 48 heures, en plus des trois personnes déjà débarquées il y a quelques jours au Cap-Vert. "Soins adaptés" aux États-Unis Considérés comme des "contacts à haut risque" par l'OMS, ils feront tous l'objet d'une surveillance pendant plusieurs semaines, l'organisation basée à Genève "recommandant (une quarantaine) de 42 jours". Ainsi, les 14 Espagnols évacués ont déjà été mis à l'isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers qui partiront lundi pour l'Australie seront, eux, placés en quarantaine au moins trois semaines, selon le gouvernement à Canberra. En Allemagne, quatre rapatriés, tous asymptomatiques, devront s'isoler à domicile pendant 45 jours. Ces croisiéristes s'ajoutent à une femme, arrivée mercredi à Düsseldorf et testée négative à la clinique locale. Aux États-Unis, "chaque personne fera l'objet d'une évaluation clinique et bénéficiera de soins et d'un accompagnement adaptés à son état", a détaillé lundi le ministère de la Santé, après qu'un haut responsable eut affirmé que les passagers américains évacués ne seront pas nécessairement placés en quarantaine. Interrogé sur cette différence par rapport aux autres pays concernés, le patron de l'OMS avait estimé dimanche soir que cela "(pouvait) présenter des risques". La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.
Texte intégral (674 mots)
L'Espagne s'est défendu de tout laxisme dans ces opérations, assurant avoir pris "toutes les mesures" nécessaires pour éviter une éventuelle propagation de ce virus connu mais rare. Parmi les 94 croisiéristes et membres d'équipage de 19 nationalités déjà évacués dimanche, un Américain et une Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Un deuxième passager américain présente des "symptômes légers", a également annoncé lundi le ministère américain de la Santé. Le gouvernement a toutefois appelé à ne pas céder à "la panique". "Chez un patient qui développe de la fièvre, il ne serait pas surprenant de voir apparaître quelques cas parmi les contacts proches", a relevé pour sa part le ministère espagnol de la Santé dans un communiqué. La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir lundi soir pour les Pays-Bas, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) martèle que la situation n'est pas comparable à 2020. A ce stade, trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées après une infection à l'hantavirus. Ravitaillement, puis évacuations Au port de Granadilla, sur l'île de Tenerife, le bateau de croisière a été ravitaillé en carburant lundi matin. "J'espère que nous pourrons terminer même avant l'heure prévue", a affirmé pour sa part le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, sur la radio RNE. Le Hondius, battant pavillon néerlandais, quittera ensuite les Canaries avec à son bord toujours environ 30 membres d'équipage. Transportant notamment le corps d'une Allemande morte de l'infection, il reprendra sa route vers les Pays-Bas théoriquement vers 18h00 GMT, d'après les autorités espagnoles. Dimanche, les occupants ont tour à tour quitté le navire, sous étroite surveillance, vêtus de combinaisons de protection individuelle jetables et de masques FPP2, avant de prendre place à bord d'un zodiac pour regagner la terre ferme, où un car de l'armée espagnole les attendait pour les emmener jusqu'à l'aéroport de Tenerife-Sud. Des vols de rapatriement ont déjà eu lieu vers les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l'Irlande, le Canada, la Turquie et les États-Unis. Au total, plus d'une centaine de personnes de 23 nationalités doivent être évacuées en moins de 48 heures, en plus des trois personnes déjà débarquées il y a quelques jours au Cap-Vert. "Soins adaptés" aux États-Unis Considérés comme des "contacts à haut risque" par l'OMS, ils feront tous l'objet d'une surveillance pendant plusieurs semaines, l'organisation basée à Genève "recommandant (une quarantaine) de 42 jours". Ainsi, les 14 Espagnols évacués ont déjà été mis à l'isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers qui partiront lundi pour l'Australie seront, eux, placés en quarantaine au moins trois semaines, selon le gouvernement à Canberra. En Allemagne, quatre rapatriés, tous asymptomatiques, devront s'isoler à domicile pendant 45 jours. Ces croisiéristes s'ajoutent à une femme, arrivée mercredi à Düsseldorf et testée négative à la clinique locale. Aux États-Unis, "chaque personne fera l'objet d'une évaluation clinique et bénéficiera de soins et d'un accompagnement adaptés à son état", a détaillé lundi le ministère de la Santé, après qu'un haut responsable eut affirmé que les passagers américains évacués ne seront pas nécessairement placés en quarantaine. Interrogé sur cette différence par rapport aux autres pays concernés, le patron de l'OMS avait estimé dimanche soir que cela "(pouvait) présenter des risques". La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.

11.05.2026 à 12:23

FRANCE24
img
"Vers 7H30, il y a eu plusieurs départs de feu" dans un immeuble de sept étages situé dans le quartier populaire du Prainet, a déclaré le préfet délégué à la sécurité Antoine Guérin qui s'est rendu sur place. Le sinistre, qui a mobilisé plus de 80 sapeurs-pompiers et une trentaine d'engins, a rapidement été éteint. En fin de matinée, les pompiers restaient mobilisés pour sécuriser le bâtiment. Des policiers, en nombre important, verrouillaient les accès au site, selon des journalistes de l'AFP. Aucune information sur l'identité des personnes décédées n'a à ce stade été communiquée. L'une d'elle s'est défenestrée en se jetant du septième étage, selon deux sources proches du dossier. Quatorze personnes exposées à des fumées de l'incendie ont été transportées à l'hôpital en urgence relative, et une quarantaine de résidents de l'immeuble ont été évacués vers un gymnase municipal, selon la préfecture. Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place et le bailleur a commencé à reloger les habitants, a déclaré la présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli. "Guerres de territoire" Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée a été ouverte par le parquet de Lyon, et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police judiciaire. "Pour l'heure, aucune hypothèse n'est écartée, notamment la piste criminelle", a écrit le procureur de Lyon, Thierry Dran, dans un communiqué laconique. Il prévoit une conférence de presse mardi. "L'hypothèse de violences entre trafiquants de drogues est à l'étude", a précisé à l'AFP une source policière. "Il y a eu des guerres de territoire sur Lyon ces derniers jours (...) des rivalités entre des bandes de narcotrafiquants", notamment à Décines-Charpieu, a rappelé le préfet délégué à la sécurité. Plusieurs départs de feu d'origine volontaire ont eu lieu depuis fin avril, rue Sully où s'est produit l'incendie lundi matin, et des tirs d'armes à feu ont également été recensés à proximité. Le 24 avril, une femme qui rentrait chez elle avec ses deux enfants a été atteinte au mollet par une balle perdue dans des tirs qui visaient cinq voitures stationnées dans la rue. "N'importe quoi" Après ces tirs, la maire LR de Décines-Charpieu, Laurence Fautra, avait interpellé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, et réclamé une "présence régalienne ferme et efficace". "Décines-Charpieu doit être purgée de ses narcotrafiquants", avait-elle écrit sur Facebook. Martine, 65 ans, habite rue Sully depuis une trentaine d'années. "Y a toujours eu du trafic de drogue, c'est comme ça la cité, mais là depuis fin avril, c'est parti en cacahuète", souligne-t-elle auprès de l'AFP. "Avant, les trafiquants cramaient des voitures", poursuit-elle. Maintenant, "ils mettent en danger tout un immeuble, c'est n'importe quoi". Des patrouilles militaires Sentinelle ont été déployées pour garantir le périmètre de sécurité, a écrit sur X la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. En décembre 2022, un incendie avait fait dix morts, dont quatre enfants, dans un immeuble de Vaulx-en-Velin, également dans la banlieue est de Lyon. Les flammes étaient parties du rez-de-chaussée, avant de se propager au reste du bâtiment. L'enquête a montré que le feu était parti d'un canapé installé dans un point de deal en bas de l'immeuble mais sans identifier les responsables.
Texte intégral (594 mots)
"Vers 7H30, il y a eu plusieurs départs de feu" dans un immeuble de sept étages situé dans le quartier populaire du Prainet, a déclaré le préfet délégué à la sécurité Antoine Guérin qui s'est rendu sur place. Le sinistre, qui a mobilisé plus de 80 sapeurs-pompiers et une trentaine d'engins, a rapidement été éteint. En fin de matinée, les pompiers restaient mobilisés pour sécuriser le bâtiment. Des policiers, en nombre important, verrouillaient les accès au site, selon des journalistes de l'AFP. Aucune information sur l'identité des personnes décédées n'a à ce stade été communiquée. L'une d'elle s'est défenestrée en se jetant du septième étage, selon deux sources proches du dossier. Quatorze personnes exposées à des fumées de l'incendie ont été transportées à l'hôpital en urgence relative, et une quarantaine de résidents de l'immeuble ont été évacués vers un gymnase municipal, selon la préfecture. Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place et le bailleur a commencé à reloger les habitants, a déclaré la présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli. "Guerres de territoire" Une enquête pour homicide volontaire en bande organisée a été ouverte par le parquet de Lyon, et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police judiciaire. "Pour l'heure, aucune hypothèse n'est écartée, notamment la piste criminelle", a écrit le procureur de Lyon, Thierry Dran, dans un communiqué laconique. Il prévoit une conférence de presse mardi. "L'hypothèse de violences entre trafiquants de drogues est à l'étude", a précisé à l'AFP une source policière. "Il y a eu des guerres de territoire sur Lyon ces derniers jours (...) des rivalités entre des bandes de narcotrafiquants", notamment à Décines-Charpieu, a rappelé le préfet délégué à la sécurité. Plusieurs départs de feu d'origine volontaire ont eu lieu depuis fin avril, rue Sully où s'est produit l'incendie lundi matin, et des tirs d'armes à feu ont également été recensés à proximité. Le 24 avril, une femme qui rentrait chez elle avec ses deux enfants a été atteinte au mollet par une balle perdue dans des tirs qui visaient cinq voitures stationnées dans la rue. "N'importe quoi" Après ces tirs, la maire LR de Décines-Charpieu, Laurence Fautra, avait interpellé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, et réclamé une "présence régalienne ferme et efficace". "Décines-Charpieu doit être purgée de ses narcotrafiquants", avait-elle écrit sur Facebook. Martine, 65 ans, habite rue Sully depuis une trentaine d'années. "Y a toujours eu du trafic de drogue, c'est comme ça la cité, mais là depuis fin avril, c'est parti en cacahuète", souligne-t-elle auprès de l'AFP. "Avant, les trafiquants cramaient des voitures", poursuit-elle. Maintenant, "ils mettent en danger tout un immeuble, c'est n'importe quoi". Des patrouilles militaires Sentinelle ont été déployées pour garantir le périmètre de sécurité, a écrit sur X la préfète du Rhône, Fabienne Buccio. En décembre 2022, un incendie avait fait dix morts, dont quatre enfants, dans un immeuble de Vaulx-en-Velin, également dans la banlieue est de Lyon. Les flammes étaient parties du rez-de-chaussée, avant de se propager au reste du bâtiment. L'enquête a montré que le feu était parti d'un canapé installé dans un point de deal en bas de l'immeuble mais sans identifier les responsables.

11.05.2026 à 12:23

FRANCE24
img
"Nous avons négocié avec le propriétaire actuel mais aucune vente commerciale n'a pu aboutir", a souligné M. Starmer lors d'un discours à Londres. "Un projet de loi sera présenté cette semaine pour donner au gouvernement le pouvoir (...) de prendre la pleine propriété nationale de British Steel", a-t-il ajouté. Jingye avait annoncé l'an dernier son intention de fermer les deux hauts fourneaux de Scunthorpe (nord de l'Angleterre), derniers fours au charbon opérationnels dans le pays, faute de rentabilité, avec 2.700 emplois en jeu. Après des négociations infructueuses avec l'entreprise, le gouvernement britannique avait fait voter au Parlement une législation d'urgence forçant British Steel à poursuivre son activité, sous peine de sanctions, un épisode qui avait provoqué des tensions avec la Chine. "British Steel pourrait revenir dans le giron de l’État pour la première fois depuis sa privatisation en 1988", a indiqué le gouvernement dans un communiqué diffusé peu après l'annonce du Premier ministre, précisant que cette nationalisation reste "soumise à des critères d'intérêt public". L'objectif est de "renforcer la sécurité nationale tout en apportant de la stabilité aux travailleurs de Scunthorpe, ainsi qu’aux fournisseurs et clients de British Steel", a précisé le ministère des Entreprises et du Commerce dans ce communiqué. Londres a lancé en mars sa "Stratégie pour l'acier", avec notamment des droits de douane à 50% et une réduction des quotas d'importations, dans l'optique de protéger son industrie sidérurgique, jugée vitale pour ses infrastructures nationales et sa défense. L'objectif de l'exécutif est de porter à 50% la part britannique dans l'acier utilisé au Royaume-Uni, contre 30% actuellement. Ce plan s'accompagne d'une politique de soutien au secteur, avec jusqu'à 2,5 milliards de livres de financement "pour des investissements" jusqu'en 2029. Le gouvernement avait déjà alloué 500 millions de livres pour soutenir la construction d'un nouveau four électrique sur le site de Tata Steel à Port Talbot (Pays de Galles). La production d'acier au Royaume-Uni est très faible (4 millions de tonnes en 2024) mais près de 40.000 emplois sont dépendants du secteur.
Lire plus (348 mots)
"Nous avons négocié avec le propriétaire actuel mais aucune vente commerciale n'a pu aboutir", a souligné M. Starmer lors d'un discours à Londres. "Un projet de loi sera présenté cette semaine pour donner au gouvernement le pouvoir (...) de prendre la pleine propriété nationale de British Steel", a-t-il ajouté. Jingye avait annoncé l'an dernier son intention de fermer les deux hauts fourneaux de Scunthorpe (nord de l'Angleterre), derniers fours au charbon opérationnels dans le pays, faute de rentabilité, avec 2.700 emplois en jeu. Après des négociations infructueuses avec l'entreprise, le gouvernement britannique avait fait voter au Parlement une législation d'urgence forçant British Steel à poursuivre son activité, sous peine de sanctions, un épisode qui avait provoqué des tensions avec la Chine. "British Steel pourrait revenir dans le giron de l’État pour la première fois depuis sa privatisation en 1988", a indiqué le gouvernement dans un communiqué diffusé peu après l'annonce du Premier ministre, précisant que cette nationalisation reste "soumise à des critères d'intérêt public". L'objectif est de "renforcer la sécurité nationale tout en apportant de la stabilité aux travailleurs de Scunthorpe, ainsi qu’aux fournisseurs et clients de British Steel", a précisé le ministère des Entreprises et du Commerce dans ce communiqué. Londres a lancé en mars sa "Stratégie pour l'acier", avec notamment des droits de douane à 50% et une réduction des quotas d'importations, dans l'optique de protéger son industrie sidérurgique, jugée vitale pour ses infrastructures nationales et sa défense. L'objectif de l'exécutif est de porter à 50% la part britannique dans l'acier utilisé au Royaume-Uni, contre 30% actuellement. Ce plan s'accompagne d'une politique de soutien au secteur, avec jusqu'à 2,5 milliards de livres de financement "pour des investissements" jusqu'en 2029. Le gouvernement avait déjà alloué 500 millions de livres pour soutenir la construction d'un nouveau four électrique sur le site de Tata Steel à Port Talbot (Pays de Galles). La production d'acier au Royaume-Uni est très faible (4 millions de tonnes en 2024) mais près de 40.000 emplois sont dépendants du secteur.

11.05.2026 à 12:09

FRANCE 24
img
Affaibli par des élections locales catastrophiques pour le Labour marquées par une percée de l'extrême droite, le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis lundi de "mettre le Royaume-Uni au cœur de l'Europe".
Lire plus (348 mots)
Affaibli par des élections locales catastrophiques pour le Labour marquées par une percée de l'extrême droite, le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis lundi de "mettre le Royaume-Uni au cœur de l'Europe".

11.05.2026 à 12:02

FRANCE24
img
Les festivités entourant le Concours Eurovision de la Chanson jusqu'à la finale du 16 mai ont commencé dimanche 10 mai à Vienne avec des milliers de fans du monde entier, malgré un appel au boycott lancé en raison de la présence d'Israël. Récit d'Alice Brogat.
Lire plus (348 mots)
Les festivités entourant le Concours Eurovision de la Chanson jusqu'à la finale du 16 mai ont commencé dimanche 10 mai à Vienne avec des milliers de fans du monde entier, malgré un appel au boycott lancé en raison de la présence d'Israël. Récit d'Alice Brogat.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞