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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

26.06.2026 à 10:52

Victoria DAVID
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En Espagne, la régularisation exceptionnelle d’un demi-million de sans-papiers se poursuit. À contre-courant de ses voisins européens, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez mise sur l’immigration, indispensable à son économie florissante. Pourtant, cette mesure est loin de faire l’unanimité, fustigée notamment par l’extrême droite espagnole. Reportage de Victoria David et Maude Petit-Jové. 
En Espagne, la régularisation exceptionnelle d’un demi-million de sans-papiers se poursuit. À contre-courant de ses voisins européens, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez mise sur l’immigration, indispensable à son économie florissante. Pourtant, cette mesure est loin de faire l’unanimité, fustigée notamment par l’extrême droite espagnole. Reportage de Victoria David et Maude Petit-Jové. 

26.06.2026 à 10:51

Julien CHEHIDA
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A la Une du 26 juin, le jour d'après le double séisme qui a frappé le Venezuela, la France et la canicule qui n'en finit plus et le dernier match de poules des Bleus à la Coupe du monde de football.
A la Une du 26 juin, le jour d'après le double séisme qui a frappé le Venezuela, la France et la canicule qui n'en finit plus et le dernier match de poules des Bleus à la Coupe du monde de football.

26.06.2026 à 10:45

FRANCE24
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Cette assemblée à huis clos appelée "consistoire", destinée à échanger sur le rôle de l'Eglise dans le monde, s'est ouverte vendredi matin par une messe présidée par le pape américain à la basilique Saint-Pierre de Rome, et se clôturera samedi après-midi. Dans son homélie, Léon XIV a de nouveau martelé son message anti-guerre, regrettant que "les tensions internationales et les conflits continuent de blesser gravement la famille humaine". "La guerre n’est jamais digne de l’homme, et elle n’est jamais bénie par Dieu, car le Créateur nous a dotés d’intelligence et de volonté pour résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes, peut-être dotées d’armes hypertechnologiques", a déclaré Léon XIV. C'est la deuxième fois que le pape convoque l'ensemble des 241 membres du collège des cardinaux, électeurs et non électeurs, basés à Rome ou répartis sur les cinq continents, depuis son élection en mai 2025. Cette méthode, qui se dessine comme un instrument central de Léon XIV, s'inscrit dans sa volonté affichée de promouvoir une gouvernance plus collégiale de l'Eglise. Alternant prières, travail en groupes et assemblées plénières, les cardinaux sont invités à échanger lors de quatre sessions thématiques jusqu'à samedi après-midi, notamment sur la réponse de l'Eglise aux fractures sociales, économiques et politiques, selon un programme diffusé par le Vatican. "Il y aura un vrai partage entre nous, on voit bien que le pape Léon veut qu’on forme un collège, qu’on se connaisse (...). Plus nous aurons ces rencontres, plus nous serons unis", a confié à l'AFP le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger. En multipliant ce type de rencontres, dont la première s'est tenue en janvier, Léon XIV entend renforcer le rôle du collège cardinalice comme instance de conseil et de délibération, alors que l'Eglise est confrontée à une diversité croissante de défis selon les régions du monde.
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Cette assemblée à huis clos appelée "consistoire", destinée à échanger sur le rôle de l'Eglise dans le monde, s'est ouverte vendredi matin par une messe présidée par le pape américain à la basilique Saint-Pierre de Rome, et se clôturera samedi après-midi. Dans son homélie, Léon XIV a de nouveau martelé son message anti-guerre, regrettant que "les tensions internationales et les conflits continuent de blesser gravement la famille humaine". "La guerre n’est jamais digne de l’homme, et elle n’est jamais bénie par Dieu, car le Créateur nous a dotés d’intelligence et de volonté pour résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes, peut-être dotées d’armes hypertechnologiques", a déclaré Léon XIV. C'est la deuxième fois que le pape convoque l'ensemble des 241 membres du collège des cardinaux, électeurs et non électeurs, basés à Rome ou répartis sur les cinq continents, depuis son élection en mai 2025. Cette méthode, qui se dessine comme un instrument central de Léon XIV, s'inscrit dans sa volonté affichée de promouvoir une gouvernance plus collégiale de l'Eglise. Alternant prières, travail en groupes et assemblées plénières, les cardinaux sont invités à échanger lors de quatre sessions thématiques jusqu'à samedi après-midi, notamment sur la réponse de l'Eglise aux fractures sociales, économiques et politiques, selon un programme diffusé par le Vatican. "Il y aura un vrai partage entre nous, on voit bien que le pape Léon veut qu’on forme un collège, qu’on se connaisse (...). Plus nous aurons ces rencontres, plus nous serons unis", a confié à l'AFP le cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger. En multipliant ce type de rencontres, dont la première s'est tenue en janvier, Léon XIV entend renforcer le rôle du collège cardinalice comme instance de conseil et de délibération, alors que l'Eglise est confrontée à une diversité croissante de défis selon les régions du monde.

26.06.2026 à 10:37

FRANCE24
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Selon le verdict diffusé en direct, l'épouse de l'ancien président destitué Yoon Suk Yeol a été reconnue coupable d'avoir accepté des "métaux précieux de grande valeur" en échange de faveurs dans le cadre de nominations à des postes. Le tribunal a déclaré qu’elle "avait accepté sans hésitation des objets de valeur qu’un citoyen lambda aurait du mal à se procurer ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie". Kim Keon Hee purge déjà une peine de quatre ans pour manipulation boursière et corruption, alourdie en avril dernier après une condamnation à 20 mois de prison en première instance en janvier. Pour cette seconde affaire de corruption, l'ex-Première dame a été mise en examen en décembre pour des chefs d’accusation supplémentaires, notamment l’acceptation de bijoux d’une valeur totale de 103 millions de wons (près de 59.000 euros). Parmi ceux-ci figuraient un collier Van Cleef & Arpels, une broche Tiffany & Co. et des boucles d’oreilles Graff, offerts par un magnat du bâtiment en 2022. En échange, elle a été accusée d’avoir proposé d’obtenir un poste pour le gendre de ce dernier. Mme Kim aurait également accepté une figurine de tortue en or d’une valeur de 2,65 millions de wons (plus de 1.500 euros) de la part d’un homme politique, ainsi qu’une montre Vacheron Constantin d’une valeur de 39 millions de wons (plus de 22.200 euros) offerte par un entrepreneur spécialisé dans les "chiens robots". Lors de la dernière audience de son procès, le 15 mai, le parquet avait requis une peine de sept ans et six mois de prison à l'encontre de Kim Keon Hee pour "trafic d'influence et de faveurs". Elle a été accusée d’avoir accepté à plusieurs reprises de l’argent et des objets de valeur en tirant parti de son statut d’épouse de l’ancien président Yoon Suk Yeol, emprisonné lui pour insurrection après sa désastreuse tentative d'imposer la loi martiale fin 2024. Kim Keon Hee s'est fait connaître pour son combat en faveur de l'interdiction de la viande de chien en Corée du Sud. Sa précédente condamnation pour corruption était survenue après qu'elle a accepté deux sacs à main Chanel et un collier Graff de la part de l'Eglise de l'Unification, aussi connue sous le nom de secte Moon.
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Selon le verdict diffusé en direct, l'épouse de l'ancien président destitué Yoon Suk Yeol a été reconnue coupable d'avoir accepté des "métaux précieux de grande valeur" en échange de faveurs dans le cadre de nominations à des postes. Le tribunal a déclaré qu’elle "avait accepté sans hésitation des objets de valeur qu’un citoyen lambda aurait du mal à se procurer ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie". Kim Keon Hee purge déjà une peine de quatre ans pour manipulation boursière et corruption, alourdie en avril dernier après une condamnation à 20 mois de prison en première instance en janvier. Pour cette seconde affaire de corruption, l'ex-Première dame a été mise en examen en décembre pour des chefs d’accusation supplémentaires, notamment l’acceptation de bijoux d’une valeur totale de 103 millions de wons (près de 59.000 euros). Parmi ceux-ci figuraient un collier Van Cleef & Arpels, une broche Tiffany & Co. et des boucles d’oreilles Graff, offerts par un magnat du bâtiment en 2022. En échange, elle a été accusée d’avoir proposé d’obtenir un poste pour le gendre de ce dernier. Mme Kim aurait également accepté une figurine de tortue en or d’une valeur de 2,65 millions de wons (plus de 1.500 euros) de la part d’un homme politique, ainsi qu’une montre Vacheron Constantin d’une valeur de 39 millions de wons (plus de 22.200 euros) offerte par un entrepreneur spécialisé dans les "chiens robots". Lors de la dernière audience de son procès, le 15 mai, le parquet avait requis une peine de sept ans et six mois de prison à l'encontre de Kim Keon Hee pour "trafic d'influence et de faveurs". Elle a été accusée d’avoir accepté à plusieurs reprises de l’argent et des objets de valeur en tirant parti de son statut d’épouse de l’ancien président Yoon Suk Yeol, emprisonné lui pour insurrection après sa désastreuse tentative d'imposer la loi martiale fin 2024. Kim Keon Hee s'est fait connaître pour son combat en faveur de l'interdiction de la viande de chien en Corée du Sud. Sa précédente condamnation pour corruption était survenue après qu'elle a accepté deux sacs à main Chanel et un collier Graff de la part de l'Eglise de l'Unification, aussi connue sous le nom de secte Moon.

26.06.2026 à 10:29

Elie SAIKALI
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Le bilan des morts par noyade en France depuis le début de l'épisode de canicule s'élève à 55 et le gouvernement craint qu'il ne s'alourdisse encore, a déclaré vendredi la ministre des Sports Marina Ferrari. À Paris, la Marche des fiertés prévue samedi a été reportée, ont annoncé ses organisateurs. Suivez notre direct.
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Le bilan des morts par noyade en France depuis le début de l'épisode de canicule s'élève à 55 et le gouvernement craint qu'il ne s'alourdisse encore, a déclaré vendredi la ministre des Sports Marina Ferrari. À Paris, la Marche des fiertés prévue samedi a été reportée, ont annoncé ses organisateurs. Suivez notre direct.

26.06.2026 à 10:29

FRANCE24
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Vers 9H50 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,41%, à 8.396,79 points, un recul de 34,82 points. La veille, l'indice vedette parisien avait pris 0,55%. "Les investisseurs continuent de s'interroger sur la capacité du secteur technologique à prolonger son impressionnant +rallye+ (mouvement de hausse des cours, ndlr) de ces derniers mois", relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank. Le bond de la tech et des semi-conducteurs, moteur des marchés depuis le début de l'année en raison des investissements massifs des géants américains dans l'IA, est plus en plus questionné par les investisseurs. Ils s'inquiètent des gigantesques valorisations du secteur et de la rentabilité future de ces dépenses massives. L'annonce d'Apple jeudi d'un relèvement des prix d'une grande partie de ses produits, invoquant justement l'envolée du coût des puces mémoire provoquée par l'essor de l'IA, a remis une pièce dans la machine, provoquant un recul de 6% du géant américain. D'autant qu'en parallèle, Microsoft a aussi annoncé qu'il allait augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons qu'Apple. Les investisseurs "craignent que ces hausses des prix ne réduisent la demande et ne parviennent pas à compenser la pression sur les bénéfices", réduisant les marges de manœuvre de ces groupes, et donc leurs investissements dans l'IA, estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Les entreprises liées au secteur des semi-conducteurs et composants électroniques, qui sont les premières à bénéficier des investissements dans l'intelligence artificielle, reculent partout. A Paris, STMicroelectronics perdait 2,44% à 63,45 euros et Soitec 3,30% à 108,55 euros. Les marchés gardent aussi à l'œil l'évolution des prix du pétrole, en lien avec la situation au Moyen-Orient. Les cours reprennent vendredi leur trajectoire descendante, après avoir augmenté d'environ 2% jeudi soir, suite à l'annonce qu'un cargo avait été endommagé par un projectile inconnu au large des côtes d'Oman. Vers 9H50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reculait de 2,38% à 73,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) perdait 2,41%, à 70,19 dollars. Le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française reculait aussi, à 3,61%, contre 3,63% la veille en clôture. Scor doit indemniser Covéa L'arbitrage entre l'assureur mutualiste Covéa (marques MMA, MAAF GMF et PartnerRe) et le réassureur Scor, écho de la tentative de rachat avortée du second par le premier en 2018, a abouti jeudi en allouant une indemnisation à Covéa, qui correspond à un abandon de créance. Le réassureur Scor a annoncé jeudi soir que la justice lui enjoignait "d'indemniser" Covéa, assureur qui avait tenté de le racheter en 2018, "à hauteur de 488,3 millions de dollars" (429,3 millions d'euros). Cela aura un impact comptable d'environ 50 millions d'euros sur son résultat net du deuxième trimestre, car le groupe avait déjà provisionné une grande partie de cette somme. Son titre grappillait 0,31% à 31,92 euros.
Texte intégral (506 mots)
Vers 9H50 (heure de Paris), le CAC 40 cédait 0,41%, à 8.396,79 points, un recul de 34,82 points. La veille, l'indice vedette parisien avait pris 0,55%. "Les investisseurs continuent de s'interroger sur la capacité du secteur technologique à prolonger son impressionnant +rallye+ (mouvement de hausse des cours, ndlr) de ces derniers mois", relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank. Le bond de la tech et des semi-conducteurs, moteur des marchés depuis le début de l'année en raison des investissements massifs des géants américains dans l'IA, est plus en plus questionné par les investisseurs. Ils s'inquiètent des gigantesques valorisations du secteur et de la rentabilité future de ces dépenses massives. L'annonce d'Apple jeudi d'un relèvement des prix d'une grande partie de ses produits, invoquant justement l'envolée du coût des puces mémoire provoquée par l'essor de l'IA, a remis une pièce dans la machine, provoquant un recul de 6% du géant américain. D'autant qu'en parallèle, Microsoft a aussi annoncé qu'il allait augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons qu'Apple. Les investisseurs "craignent que ces hausses des prix ne réduisent la demande et ne parviennent pas à compenser la pression sur les bénéfices", réduisant les marges de manœuvre de ces groupes, et donc leurs investissements dans l'IA, estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Les entreprises liées au secteur des semi-conducteurs et composants électroniques, qui sont les premières à bénéficier des investissements dans l'intelligence artificielle, reculent partout. A Paris, STMicroelectronics perdait 2,44% à 63,45 euros et Soitec 3,30% à 108,55 euros. Les marchés gardent aussi à l'œil l'évolution des prix du pétrole, en lien avec la situation au Moyen-Orient. Les cours reprennent vendredi leur trajectoire descendante, après avoir augmenté d'environ 2% jeudi soir, suite à l'annonce qu'un cargo avait été endommagé par un projectile inconnu au large des côtes d'Oman. Vers 9H50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reculait de 2,38% à 73,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) perdait 2,41%, à 70,19 dollars. Le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française reculait aussi, à 3,61%, contre 3,63% la veille en clôture. Scor doit indemniser Covéa L'arbitrage entre l'assureur mutualiste Covéa (marques MMA, MAAF GMF et PartnerRe) et le réassureur Scor, écho de la tentative de rachat avortée du second par le premier en 2018, a abouti jeudi en allouant une indemnisation à Covéa, qui correspond à un abandon de créance. Le réassureur Scor a annoncé jeudi soir que la justice lui enjoignait "d'indemniser" Covéa, assureur qui avait tenté de le racheter en 2018, "à hauteur de 488,3 millions de dollars" (429,3 millions d'euros). Cela aura un impact comptable d'environ 50 millions d'euros sur son résultat net du deuxième trimestre, car le groupe avait déjà provisionné une grande partie de cette somme. Son titre grappillait 0,31% à 31,92 euros.

26.06.2026 à 10:27

FRANCE24
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"Hier (jeudi) au soir nous étions à 55 (noyades) mais nous craignons que la situation n'évolue défavorablement", a déclaré Mme Ferrari sur franceinfo tv. Selon la ministre, "65% de ces noyades ont lieu sur des points de baignade non surveillés ou non autorisés". Avec 61 départements en vigilance rouge vendredi, la canicule reflue légèrement après le pic de l'épisode atteint la veille. Durant l'été 2025, 409 personnes sont mortes par noyade en France, en hausse de 16% par rapport à 2024, selon Santé publique France. Parmi les victimes figuraient 57 enfants et adolescents.
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"Hier (jeudi) au soir nous étions à 55 (noyades) mais nous craignons que la situation n'évolue défavorablement", a déclaré Mme Ferrari sur franceinfo tv. Selon la ministre, "65% de ces noyades ont lieu sur des points de baignade non surveillés ou non autorisés". Avec 61 départements en vigilance rouge vendredi, la canicule reflue légèrement après le pic de l'épisode atteint la veille. Durant l'été 2025, 409 personnes sont mortes par noyade en France, en hausse de 16% par rapport à 2024, selon Santé publique France. Parmi les victimes figuraient 57 enfants et adolescents.

26.06.2026 à 10:27

FRANCE24
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La canicule sévit en plaine et voir son troupeau maintenu à la ferme sous 40°C est un crève-cœur pour Mathieu Meylan, éleveur à Meinier, commune suisse enclavée entre Genève, le Léman et la frontière française. Le pâturage en altitude est le mode d'élevage le plus écologique et le plus économique, rappelle cet agriculteur bio. Il y a un an, le premier cas français de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) était recensé en Savoie, après de premiers cas détectés en Italie, une première en Europe de l'Ouest. Non transmissible aux humains, la maladie est dévastatrice pour les troupeaux, abattus préventivement dès le premier animal malade. Pour protéger ses 1,5 million de têtes, la Suisse a interdit cette année la traditionnelle montée estivale de certains de ses bovins en alpage français, face au risque de retour de la maladie, attisée par la chaleur qui favorise mouches et taons, principaux vecteurs du virus. L'année dernière, les 6.000 bovins suisses (260 fermes) qui pâturent chaque année de mai à octobre en France avaient été bloqués de l'autre côté de la frontière jusqu'au début de l'hiver à cause des restrictions de mouvements liées à la maladie. Tradition pluricentenaire Sur ses vingt vaches laitières, Mathieu Meylan en a donc envoyé cet été dix en pension à plus de deux heures de route, en Suisse valaisanne. Impossible d'en prendre soin comme il le voudrait et d'en récupérer le lait. L'éleveur de 39 ans fait ses comptes: pour les pertes de production laitière, liées aux vaches absentes et à la chaleur, "la fourchette est de 10.000 à 20.000 francs suisses (10.800-21.000 euros). Mais les coûts indirects sont difficiles à calculer, on s'approchera des 50.000". Installation de brumisateurs, fourrage supplémentaire, entretien des pâturages français qu'il continue de louer, non-amortissement de la fromagerie mobile achetée pour l'alpage... s'ajoutent aux engrais et carburant en hausse à cause de la guerre au Moyen-Orient. L'éleveur a réussi à accueillir 30 vaches françaises sur ses pâturages en alpage français pour assurer "un peu d'entretien". "On va faucher (les prés) là où on peut (...) parce qu'on a aussi le risque de feux vu que la végétation d'altitude va très vite jaunir", faute d'être mangée par les vaches. Il peine à comprendre la décision du gouvernement suisse, dont il espère une aide financière: aucun cas de dermatose n'a été recensé dans la région depuis la fin de l'été 2025, et toute la zone de surveillance, y compris en Suisse, a été revaccinée préventivement à partir du printemps. Ni le Covid, ni la Seconde Guerre mondiale n'avaient suspendu la tradition du "pacage franco-suisse", réglementé depuis le XVIIIe siècle. Mais dès 1745, Berne interdisait temporairement les passages transfrontaliers et imposait aux seigneurs locaux "attention et prévoyance" à l'approche des chaleurs face aux dangers de la "déplorable maladie de bétail", selon un article de J. Schluep, de l'Association Suisse pour l'histoire de la médecine vétérinaire. "Peur" Yannik Melly, éleveur au pied du Jura suisse, a vu ses parents envoyer leurs vaches en France chaque été. En plaine, il est propriétaire d'un champ à cheval sur les deux pays. "Quand on fait des allers-retours en tracteur, on oublie la frontière", sourit-il. Mais "la dermatose fait peur à tout le monde", et face au risque de perdre, avec l'abattage, le travail "de plusieurs générations", il se conforme à cette mesure. Une partie des vaches est restée dans son bâtiment d'hiver, équipé de brumisateurs, et le reste est en pension. L'éleveur français qui lui loue habituellement ses terres l'a autorisé à faucher les prés pour les nourrir, mais il devra payer une taxe à l'importation pour descendre le foin en Suisse. A quelques kilomètres de là, à Bellecombe, en France, Léon Gros regarde les pâturages vides où il accueille habituellement 20 vaches suisses aux côtés de ses laitières spécialisées dans le comté. Il est aussi normalement berger pour une quarantaine d'autres, avec leurs veaux, sur l'exploitation voisine. Cette année, le manque à gagner sera de 3.000 à 4.000 euros. Mais il a espoir pour 2027: les vaches suisses frontalières "n'ont pas beaucoup de plans B", surtout avec la multiplication des vagues de chaleur écrasantes en plaine, où les mouches assaillent les bêtes.
Texte intégral (746 mots)
La canicule sévit en plaine et voir son troupeau maintenu à la ferme sous 40°C est un crève-cœur pour Mathieu Meylan, éleveur à Meinier, commune suisse enclavée entre Genève, le Léman et la frontière française. Le pâturage en altitude est le mode d'élevage le plus écologique et le plus économique, rappelle cet agriculteur bio. Il y a un an, le premier cas français de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) était recensé en Savoie, après de premiers cas détectés en Italie, une première en Europe de l'Ouest. Non transmissible aux humains, la maladie est dévastatrice pour les troupeaux, abattus préventivement dès le premier animal malade. Pour protéger ses 1,5 million de têtes, la Suisse a interdit cette année la traditionnelle montée estivale de certains de ses bovins en alpage français, face au risque de retour de la maladie, attisée par la chaleur qui favorise mouches et taons, principaux vecteurs du virus. L'année dernière, les 6.000 bovins suisses (260 fermes) qui pâturent chaque année de mai à octobre en France avaient été bloqués de l'autre côté de la frontière jusqu'au début de l'hiver à cause des restrictions de mouvements liées à la maladie. Tradition pluricentenaire Sur ses vingt vaches laitières, Mathieu Meylan en a donc envoyé cet été dix en pension à plus de deux heures de route, en Suisse valaisanne. Impossible d'en prendre soin comme il le voudrait et d'en récupérer le lait. L'éleveur de 39 ans fait ses comptes: pour les pertes de production laitière, liées aux vaches absentes et à la chaleur, "la fourchette est de 10.000 à 20.000 francs suisses (10.800-21.000 euros). Mais les coûts indirects sont difficiles à calculer, on s'approchera des 50.000". Installation de brumisateurs, fourrage supplémentaire, entretien des pâturages français qu'il continue de louer, non-amortissement de la fromagerie mobile achetée pour l'alpage... s'ajoutent aux engrais et carburant en hausse à cause de la guerre au Moyen-Orient. L'éleveur a réussi à accueillir 30 vaches françaises sur ses pâturages en alpage français pour assurer "un peu d'entretien". "On va faucher (les prés) là où on peut (...) parce qu'on a aussi le risque de feux vu que la végétation d'altitude va très vite jaunir", faute d'être mangée par les vaches. Il peine à comprendre la décision du gouvernement suisse, dont il espère une aide financière: aucun cas de dermatose n'a été recensé dans la région depuis la fin de l'été 2025, et toute la zone de surveillance, y compris en Suisse, a été revaccinée préventivement à partir du printemps. Ni le Covid, ni la Seconde Guerre mondiale n'avaient suspendu la tradition du "pacage franco-suisse", réglementé depuis le XVIIIe siècle. Mais dès 1745, Berne interdisait temporairement les passages transfrontaliers et imposait aux seigneurs locaux "attention et prévoyance" à l'approche des chaleurs face aux dangers de la "déplorable maladie de bétail", selon un article de J. Schluep, de l'Association Suisse pour l'histoire de la médecine vétérinaire. "Peur" Yannik Melly, éleveur au pied du Jura suisse, a vu ses parents envoyer leurs vaches en France chaque été. En plaine, il est propriétaire d'un champ à cheval sur les deux pays. "Quand on fait des allers-retours en tracteur, on oublie la frontière", sourit-il. Mais "la dermatose fait peur à tout le monde", et face au risque de perdre, avec l'abattage, le travail "de plusieurs générations", il se conforme à cette mesure. Une partie des vaches est restée dans son bâtiment d'hiver, équipé de brumisateurs, et le reste est en pension. L'éleveur français qui lui loue habituellement ses terres l'a autorisé à faucher les prés pour les nourrir, mais il devra payer une taxe à l'importation pour descendre le foin en Suisse. A quelques kilomètres de là, à Bellecombe, en France, Léon Gros regarde les pâturages vides où il accueille habituellement 20 vaches suisses aux côtés de ses laitières spécialisées dans le comté. Il est aussi normalement berger pour une quarantaine d'autres, avec leurs veaux, sur l'exploitation voisine. Cette année, le manque à gagner sera de 3.000 à 4.000 euros. Mais il a espoir pour 2027: les vaches suisses frontalières "n'ont pas beaucoup de plans B", surtout avec la multiplication des vagues de chaleur écrasantes en plaine, où les mouches assaillent les bêtes.

26.06.2026 à 10:26

FRANCE 24
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La militante tunisienne des droits humains Sihem Bensedrine, figure de l’opposition et ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité, a annoncé vendredi à l’AFP avoir été condamnée à 25 ans de prison dans des affaires liées à la justice transitionnelle, qui visait à enquêter sur les exactions commises sous Bourguiba et Ben Ali. 
Texte intégral (746 mots)
La militante tunisienne des droits humains Sihem Bensedrine, figure de l’opposition et ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité, a annoncé vendredi à l’AFP avoir été condamnée à 25 ans de prison dans des affaires liées à la justice transitionnelle, qui visait à enquêter sur les exactions commises sous Bourguiba et Ben Ali. 

26.06.2026 à 10:18

FRANCE 24
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Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission, deux ans après son arrivée au pouvoir. Miné par son impopularité et un scandale persistant autour de l'affaire Epstein, le travailliste paye aussi les pots cassés du Brexit, ce que souligne le dessinateur Michel Kichka.
Texte intégral (746 mots)
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission, deux ans après son arrivée au pouvoir. Miné par son impopularité et un scandale persistant autour de l'affaire Epstein, le travailliste paye aussi les pots cassés du Brexit, ce que souligne le dessinateur Michel Kichka.

26.06.2026 à 10:13

FRANCE24
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Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient aujourd'hui de ce statut unique, qui leur permet de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne. Ils vivent principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque. Ce statut, lancé pour la première fois en mars 2022, doit être reconduit chaque année -- ce que Bruxelles propose de faire pour la cinquième fois, puisque la guerre est toujours en cours. "A mesure que la guerre se poursuit, notre soutien doit lui aussi se poursuivre", a plaidé le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner. Reste que des pays de l'Union européenne commencent à montrer des signes d'impatience face à ce conflit sans issue évidente. L'an dernier, Bruxelles avait ainsi engagé une réflexion sur l'avenir de ce statut, encourageant les Etats membres à pérenniser le statut de ceux restant en Europe et préparer de premiers retours vers l'Ukraine. La proposition dévoilée vendredi va un peu plus loin. Ce statut unique sera bientôt refusé aux hommes en âge de combattre, déposant leur toute première demande. S'agit-il de discrimination à leur égard? Certainement pas, a défendu le commissaire Magnus Brunner. "C'est quelque chose que les Ukrainiens nous ont demandé de faire", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
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Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient aujourd'hui de ce statut unique, qui leur permet de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne. Ils vivent principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque. Ce statut, lancé pour la première fois en mars 2022, doit être reconduit chaque année -- ce que Bruxelles propose de faire pour la cinquième fois, puisque la guerre est toujours en cours. "A mesure que la guerre se poursuit, notre soutien doit lui aussi se poursuivre", a plaidé le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner. Reste que des pays de l'Union européenne commencent à montrer des signes d'impatience face à ce conflit sans issue évidente. L'an dernier, Bruxelles avait ainsi engagé une réflexion sur l'avenir de ce statut, encourageant les Etats membres à pérenniser le statut de ceux restant en Europe et préparer de premiers retours vers l'Ukraine. La proposition dévoilée vendredi va un peu plus loin. Ce statut unique sera bientôt refusé aux hommes en âge de combattre, déposant leur toute première demande. S'agit-il de discrimination à leur égard? Certainement pas, a défendu le commissaire Magnus Brunner. "C'est quelque chose que les Ukrainiens nous ont demandé de faire", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

26.06.2026 à 09:59

FRANCE24
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En Europe, dans les premiers échanges, vers 07H30 GMT, Paris perdait 0,28%, Londres 0,37%, Francfort 0,57% et Milan 0,76%. En Asie, Tokyo a perdu 4,15%, Taipei 3,66%. Séoul, très marquée par le secteur des semi-conducteurs, a perdu 5,81%, après avoir chuté de plus de 8%, entraînant même une suspension des échanges d'une vingtaine de minutes. "Les investisseurs continuent de s'interroger sur la capacité du secteur technologique à prolonger son impressionnant +rallye+ (mouvement de hausse des cours ndlr) de ces derniers mois", relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank. La veille, Apple a perdu plus de 6% à Wall Street, entraînant le recul des groupes technologiques, après avoir relevé les prix d'une partie de ses produits, invoquant l'envolée du coût des puces mémoire provoquée par l'essor de l'intelligence artificielle (IA). En parallèle, le groupe Microsoft a aussi annoncé qu'il allait augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons qu'Apple. Les acteurs du marché "craignent que ces hausse des prix ne réduise la demande et ne parvienne pas à compenser la pression sur les bénéfices" , estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Ces annonces ont coupé court jeudi au fugace rebond du secteur, après les résultats stratosphériques du géant des puces mémoire Micron. A cela s'ajoute une information publiée par le journal américain New York Times qui a rapporté qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, envisageait de repousser son introduction en Bourse jusqu'en 2027. Les investisseurs s'inquiétaient déjà de plus en plus des gigantesques valorisations du secteur et de la rentabilité future des dépenses massives dans l'IA, que les géants de la tech financent par l'endettement de manière croissante. Résultat, les entreprises liées au secteur des composants électroniques, les premières à bénéficier des investissements de ces groupes dans l'IA, reculent partout. En Corée, Samsung Electronics a cédé 5,30% et SK hynix 8,36%. A Taiwan, TSMC a perdu 2,09%. En Europe, STMicroelectronics cédait 1,91% à 63,81 euros, Infineon perdait 3,29% à 79,31 euros à Francfort. ASML reculait de 0,25%. Le pétrole repart à la baisse Autre point d'attention des marchés: l'évolution des prix du pétrole, en lien avec la situation au Moyen-Orient. Les cours reprennent vendredi leur trajectoire descendante, après avoir augmenté de 2% environ jeudi soir, à la suite de l'annonce qu'un cargo avait été endommagé par un projectile inconnu au large des côtes d'Oman. Vers 07H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reculait de 2,09% à 73,69 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) perdait 2,17%, à 70,36 dollars. Cette attaque avait poussé l'Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz, qui doit permettre de faire sortir quelque 11.000 marins bloqués dans le Golfe. L'autorité maritime iranienne responsable du détroit avait averti après l'attaque que "tout passage en dehors du cadre défini" par l'Iran "ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d'assurance". Côté obligataire, le rendement à échéance dix ans de l'Allemagne, référence en Europe, reculait légèrement à 2,84%, contre 2,86% la veille en clôture. Le dollar était stable face à la monnaie unique européenne (+0,06%) à 1,1377 dollar pour un euro. Zalando dans le viseur du régulateur allemand Le géant du commerce en ligne Zalando reculait de 5,00% à 25,27 euros à Francfort, après que la Bafin, le régulateur allemand, a annoncé "ouvrir une enquête" car "des informations relatives à une transaction" liée à "l'acquisition d'About You, auraient été omises" dans ses comptes. Zalando avait annoncé le rachat de son rival national About You, en décembre 2024, pour 1,1 milliard d'euros environ.
Texte intégral (636 mots)
En Europe, dans les premiers échanges, vers 07H30 GMT, Paris perdait 0,28%, Londres 0,37%, Francfort 0,57% et Milan 0,76%. En Asie, Tokyo a perdu 4,15%, Taipei 3,66%. Séoul, très marquée par le secteur des semi-conducteurs, a perdu 5,81%, après avoir chuté de plus de 8%, entraînant même une suspension des échanges d'une vingtaine de minutes. "Les investisseurs continuent de s'interroger sur la capacité du secteur technologique à prolonger son impressionnant +rallye+ (mouvement de hausse des cours ndlr) de ces derniers mois", relève John Plassard, de Cité Gestion Private Bank. La veille, Apple a perdu plus de 6% à Wall Street, entraînant le recul des groupes technologiques, après avoir relevé les prix d'une partie de ses produits, invoquant l'envolée du coût des puces mémoire provoquée par l'essor de l'intelligence artificielle (IA). En parallèle, le groupe Microsoft a aussi annoncé qu'il allait augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons qu'Apple. Les acteurs du marché "craignent que ces hausse des prix ne réduise la demande et ne parvienne pas à compenser la pression sur les bénéfices" , estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank. Ces annonces ont coupé court jeudi au fugace rebond du secteur, après les résultats stratosphériques du géant des puces mémoire Micron. A cela s'ajoute une information publiée par le journal américain New York Times qui a rapporté qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, envisageait de repousser son introduction en Bourse jusqu'en 2027. Les investisseurs s'inquiétaient déjà de plus en plus des gigantesques valorisations du secteur et de la rentabilité future des dépenses massives dans l'IA, que les géants de la tech financent par l'endettement de manière croissante. Résultat, les entreprises liées au secteur des composants électroniques, les premières à bénéficier des investissements de ces groupes dans l'IA, reculent partout. En Corée, Samsung Electronics a cédé 5,30% et SK hynix 8,36%. A Taiwan, TSMC a perdu 2,09%. En Europe, STMicroelectronics cédait 1,91% à 63,81 euros, Infineon perdait 3,29% à 79,31 euros à Francfort. ASML reculait de 0,25%. Le pétrole repart à la baisse Autre point d'attention des marchés: l'évolution des prix du pétrole, en lien avec la situation au Moyen-Orient. Les cours reprennent vendredi leur trajectoire descendante, après avoir augmenté de 2% environ jeudi soir, à la suite de l'annonce qu'un cargo avait été endommagé par un projectile inconnu au large des côtes d'Oman. Vers 07H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reculait de 2,09% à 73,69 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) perdait 2,17%, à 70,36 dollars. Cette attaque avait poussé l'Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz, qui doit permettre de faire sortir quelque 11.000 marins bloqués dans le Golfe. L'autorité maritime iranienne responsable du détroit avait averti après l'attaque que "tout passage en dehors du cadre défini" par l'Iran "ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d'assurance". Côté obligataire, le rendement à échéance dix ans de l'Allemagne, référence en Europe, reculait légèrement à 2,84%, contre 2,86% la veille en clôture. Le dollar était stable face à la monnaie unique européenne (+0,06%) à 1,1377 dollar pour un euro. Zalando dans le viseur du régulateur allemand Le géant du commerce en ligne Zalando reculait de 5,00% à 25,27 euros à Francfort, après que la Bafin, le régulateur allemand, a annoncé "ouvrir une enquête" car "des informations relatives à une transaction" liée à "l'acquisition d'About You, auraient été omises" dans ses comptes. Zalando avait annoncé le rachat de son rival national About You, en décembre 2024, pour 1,1 milliard d'euros environ.

26.06.2026 à 09:45

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Le 13 octobre 2023, à la sortie de la cité scolaire Gambetta-Carnot à Arras, Mohammed Mogouchkov a tué son ancien professeur et fait trois blessés. Le parquet national antiterroriste a requis mardi un procès contre lui, son cadet et son cousin. La juge d'instruction doit trancher, des réflexions juridiques subsistant sur les charges imputables à ses proches. Peu de doutes toutefois sur le renvoi de Mohammed Mogouchkov: il avait prêté allégeance à l'organisation Etat islamique et n'a eu de cesse, au cours de l'enquête, de revendiquer un acte planifié seul. "Qu'un auteur de faits terroristes de cette gravité-là soit vivant, c'est rare. Qu'il soit vivant et qu'il parle, c'est encore plus rare. Qu'il ait un discours à ce point structuré, je n'ai jamais vu ça", affirme à l'AFP Me Malka, qui s'est signalé dans plusieurs plaidoiries d'affaires liées à la liberté d'expression, dont celle de l'attaque terroriste ayant visé l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Le conseil espère que Mohammed Mogouchkov "se livrera à une véritable autocritique" pendant son procès, qu'il manifestera "des remords". "Le kif de l'école" Car derrière un "discours jihadiste habituel, mêlant une espèce de charabia religieux et un Coran mal étudié", Mohammed Mogouchkov détonne par une "espèce de réflexion" sur le "chemin de fanatisation", considère Me Malka. D'après des interrogatoires dont l'AFP a eu connaissance, le suspect a affirmé, fin 2023 devant la juge, s'en être pris à son ex-professeur pour les valeurs républicaines qu'il incarnait comme professeur de français. "C'est l'une des matières où on transmet la passion, l'amour, l'attachement du système en général de la République, de la démocratie, des droits de l'Homme", énumère l'assaillant. En janvier 2026, il a aussi déclaré avoir agi à Arras, de taille moyenne, pour que "n'importe quelle ville" se sente "menacée" dans le pays. Pourtant, le jeune homme, originaire de la république russe à majorité musulmane d'Ingouchie, se souvient avoir "eu le kif de l'école, d'être intégré" en France après son arrivée en 2008. Il parle d'une "insertion par la langue" à l'école, "le plaisir de pouvoir lever la main et savoir la réponse". Au collège, il aime "la fiction Marvel, les copains, la mixité"... "mais quand j'y repense maintenant, je le vois différemment", dit-il. En grandissant, il a envie "de cracher sa haine" contre une République et "des lois qui empêchent notre culte" musulman. Il raconte avoir été marqué par l'expulsion de son père, fiché S, en 2018. Puis par l'interpellation de son frère soupçonné d'être impliqué, en 2019, dans un projet d'attentat aux abords de l'Elysée - son aîné sera condamné. "Haine" Dès lors, "le terrorisme, le judiciaire, le GIGN" deviennent un "thème normal pour ma famille", dit-il. "Ça m'a intéressé, ça m'a radicalisé". Au sujet du Coran, il loue un "pouvoir" de "répétition" qui finirait par mettre les récalcitrants "d'accord" sur ce qui est "vrai". "Les mauvaises langues diraient que c'est de la propagande ou du bourrage de crâne", lâche-t-il. Pour Me Malka, la société "a failli à donner à Mohammed Mogouchkov un sens qui soit autre chose qu'une lecture fanatisée du Coran", même si "Dominique Bernard a tenté de le faire". Aujourd'hui, sa surprenante "analyse de la fanatisation" est "écrasée par une haine de la civilisation occidentale et par une culture patriarcale massive", pense Me Malka. Ce dossier représente "une sorte d'épure de confrontation de systèmes de valeurs" entre l'école et "l'obscurité", avance l'avocat. "On espère que Mohammed Mogouchkov continuera de parler au procès, parce qu'il pourrait se fermer". "Mon client a choisi de s'exprimer sur les faits depuis le début et entend continuer à le faire dans le cadre du procès", a réagi auprès de l'AFP son avocat, Verlaine Etame Sone. Face au regard porté par Me Malka, la défense veut "rappeler qu'une lecture partielle du dossier ne permet pas, à elle seule, d'apprécier la personnalité complète d'une personne mise en cause".
Texte intégral (690 mots)
Le 13 octobre 2023, à la sortie de la cité scolaire Gambetta-Carnot à Arras, Mohammed Mogouchkov a tué son ancien professeur et fait trois blessés. Le parquet national antiterroriste a requis mardi un procès contre lui, son cadet et son cousin. La juge d'instruction doit trancher, des réflexions juridiques subsistant sur les charges imputables à ses proches. Peu de doutes toutefois sur le renvoi de Mohammed Mogouchkov: il avait prêté allégeance à l'organisation Etat islamique et n'a eu de cesse, au cours de l'enquête, de revendiquer un acte planifié seul. "Qu'un auteur de faits terroristes de cette gravité-là soit vivant, c'est rare. Qu'il soit vivant et qu'il parle, c'est encore plus rare. Qu'il ait un discours à ce point structuré, je n'ai jamais vu ça", affirme à l'AFP Me Malka, qui s'est signalé dans plusieurs plaidoiries d'affaires liées à la liberté d'expression, dont celle de l'attaque terroriste ayant visé l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Le conseil espère que Mohammed Mogouchkov "se livrera à une véritable autocritique" pendant son procès, qu'il manifestera "des remords". "Le kif de l'école" Car derrière un "discours jihadiste habituel, mêlant une espèce de charabia religieux et un Coran mal étudié", Mohammed Mogouchkov détonne par une "espèce de réflexion" sur le "chemin de fanatisation", considère Me Malka. D'après des interrogatoires dont l'AFP a eu connaissance, le suspect a affirmé, fin 2023 devant la juge, s'en être pris à son ex-professeur pour les valeurs républicaines qu'il incarnait comme professeur de français. "C'est l'une des matières où on transmet la passion, l'amour, l'attachement du système en général de la République, de la démocratie, des droits de l'Homme", énumère l'assaillant. En janvier 2026, il a aussi déclaré avoir agi à Arras, de taille moyenne, pour que "n'importe quelle ville" se sente "menacée" dans le pays. Pourtant, le jeune homme, originaire de la république russe à majorité musulmane d'Ingouchie, se souvient avoir "eu le kif de l'école, d'être intégré" en France après son arrivée en 2008. Il parle d'une "insertion par la langue" à l'école, "le plaisir de pouvoir lever la main et savoir la réponse". Au collège, il aime "la fiction Marvel, les copains, la mixité"... "mais quand j'y repense maintenant, je le vois différemment", dit-il. En grandissant, il a envie "de cracher sa haine" contre une République et "des lois qui empêchent notre culte" musulman. Il raconte avoir été marqué par l'expulsion de son père, fiché S, en 2018. Puis par l'interpellation de son frère soupçonné d'être impliqué, en 2019, dans un projet d'attentat aux abords de l'Elysée - son aîné sera condamné. "Haine" Dès lors, "le terrorisme, le judiciaire, le GIGN" deviennent un "thème normal pour ma famille", dit-il. "Ça m'a intéressé, ça m'a radicalisé". Au sujet du Coran, il loue un "pouvoir" de "répétition" qui finirait par mettre les récalcitrants "d'accord" sur ce qui est "vrai". "Les mauvaises langues diraient que c'est de la propagande ou du bourrage de crâne", lâche-t-il. Pour Me Malka, la société "a failli à donner à Mohammed Mogouchkov un sens qui soit autre chose qu'une lecture fanatisée du Coran", même si "Dominique Bernard a tenté de le faire". Aujourd'hui, sa surprenante "analyse de la fanatisation" est "écrasée par une haine de la civilisation occidentale et par une culture patriarcale massive", pense Me Malka. Ce dossier représente "une sorte d'épure de confrontation de systèmes de valeurs" entre l'école et "l'obscurité", avance l'avocat. "On espère que Mohammed Mogouchkov continuera de parler au procès, parce qu'il pourrait se fermer". "Mon client a choisi de s'exprimer sur les faits depuis le début et entend continuer à le faire dans le cadre du procès", a réagi auprès de l'AFP son avocat, Verlaine Etame Sone. Face au regard porté par Me Malka, la défense veut "rappeler qu'une lecture partielle du dossier ne permet pas, à elle seule, d'apprécier la personnalité complète d'une personne mise en cause".

26.06.2026 à 09:35

FRANCE24
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Dans le salon d'une maison qui domine Mati, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d'Athènes, le regard bute sur le visage lumineux de Tania Gazeridou dans un cadre photo posé sur la cheminée. C'était "le grand amour de ma vie", confie son époux, Yiorgos Kaïris, longue barbe poivre-et-sel. Elle est morte asphyxiée dans le violent incendie qui a ravagé le 23 juillet 2018, en seulement quelques heures, la station balnéaire en bordure de la mer Egée. Centre quatre personnes sont mortes, selon le bilan officiel. Les flammes, attisées par un vent violent, ont dévalé la colline, enjambé la route qui mène à Athènes et tout englouti sur leur passage: végétation, arbres, voitures, pavillons. Une succession de dysfonctionnements et de manquements a conduit au désastre, notamment un déploiement tardif des pompiers et une absence de coordination des secours. Quatre anciens responsables ont été condamnés l'an dernier à des peines de prison ferme. Evacuation systématique Ce drame, qui hante toujours la Grèce, a conduit les autorités à engager une politique d'évacuation systématique face aux feux. Frappée par le réchauffement climatique, la Grèce est chaque été meurtrie par des incendies dévastateurs malgré une augmentation des moyens humains et des équipements. L'an dernier, plus de 47.500 hectares sont partis en fumée, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS). L'été précédent, les flammes étaient parvenues aux portes d'Athènes. Tania Gazeridou est morte dans sa cuisine alors que Giorgos Kaïris était parti chercher de l'aide. "Une chose me hante: je lui avais donné ma parole que je remonterais la chercher mais je n’y suis pas parvenu", lâche-t-il, le regard embué. "Le feu ne s'est jamais éteint pour nous. Nous vivons (...) avec les séquelles physiques et psychologiques", renchérit Kalli Anagnostou, une victime brûlée à 45%. Son débardeur noir laisse voir ses bras striés de cicatrices des brûlures. "On n’a plus vraiment la maîtrise de sa peau ni de son propre corps", poursuit cette femme dont le fils alors âgé de seulement cinq ans et demi a lui aussi été brulé à 45%. "Il y a des jours où je ne peux pas me lever normalement, où je ne peux pas marcher. Il y a aussi des séquelles neurologiques et un risque important de cancer de la peau", énumère-t-elle. Allumer un briquet Et le traumatisme. "Pendant des années, mon fils ne voulait pas allumer de bougies sur son gâteau d'anniversaire", poursuit-elle. "Dès qu'il voyait quelqu'un allumer un briquet, il se mettait à crier". Kalli Anagnostou et Yiorgos Kaïris accusent l'Etat grec d'avoir failli ce jour-là. Alors qu'ils cherchaient désespérément à échapper aux flammes, "nous regardions autour de nous (...) en cherchant des personnes pour nous aider", assure Mme Anagnostou. "Et il n'y avait personne". "S’il avait été traité avec le sérieux qu’il exigeait, (cet incendie) n’aurait jamais menacé qui que ce soit et aucune vie n’aurait été perdue", ajoute-t-elle. Depuis, les autorités grecques ont mis en place un système d’alerte qui envoie des messages d’urgence et des ordres d'évacuation sur les téléphones portables. "Pour moi, ce système existe surtout pour transférer les responsabilités: +Nous vous avons averti donc si vous restez, c'est votre choix+", commente Yiorgos Kaïris, amer. La Grèce a également investi 667 millions d'euros sur la période 2022-2026 dans la prévention. Plus d'une centaine de drones sont déployés cet été, ainsi que quatre satellites thermiques capables de détecter des départs de feu et de suivre leur progression, selon le gouvernement. Quelque 18.000 pompiers professionnels et volontaires sont mobilisés, en hausse de 15% par rapport à 2022. Les pompiers "ont modifié leur approche et mettent désormais l’accent sur la détection très précoce des départs de feu", analyse Theodore Giannaros, chercheur principal à l’Observatoire national d’Athènes. "Lorsqu’un feu est maîtrisé dans les 15 à 20 premières minutes suivant son déclenchement, les chances de l’éteindre avant qu’il ne prenne de l’ampleur augmentent considérablement", explique-t-il. Pour autant, la Grèce doit encore progresser en matière de "gestion intégrée des incendies", selon lui, avec notamment des mesures préventives comme "le brûlage dirigé"afin de réduire la quantité de combustible disponible durant l’été. A Mati, les maisons détruites ont été reconstruites. La végétation a repris ses droits. "Je ne me sens pas 'vivante' au sens normal du terme. Et je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui ont perdu la vie", conclut Kalli Anagnostou.
Texte intégral (804 mots)
Dans le salon d'une maison qui domine Mati, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d'Athènes, le regard bute sur le visage lumineux de Tania Gazeridou dans un cadre photo posé sur la cheminée. C'était "le grand amour de ma vie", confie son époux, Yiorgos Kaïris, longue barbe poivre-et-sel. Elle est morte asphyxiée dans le violent incendie qui a ravagé le 23 juillet 2018, en seulement quelques heures, la station balnéaire en bordure de la mer Egée. Centre quatre personnes sont mortes, selon le bilan officiel. Les flammes, attisées par un vent violent, ont dévalé la colline, enjambé la route qui mène à Athènes et tout englouti sur leur passage: végétation, arbres, voitures, pavillons. Une succession de dysfonctionnements et de manquements a conduit au désastre, notamment un déploiement tardif des pompiers et une absence de coordination des secours. Quatre anciens responsables ont été condamnés l'an dernier à des peines de prison ferme. Evacuation systématique Ce drame, qui hante toujours la Grèce, a conduit les autorités à engager une politique d'évacuation systématique face aux feux. Frappée par le réchauffement climatique, la Grèce est chaque été meurtrie par des incendies dévastateurs malgré une augmentation des moyens humains et des équipements. L'an dernier, plus de 47.500 hectares sont partis en fumée, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS). L'été précédent, les flammes étaient parvenues aux portes d'Athènes. Tania Gazeridou est morte dans sa cuisine alors que Giorgos Kaïris était parti chercher de l'aide. "Une chose me hante: je lui avais donné ma parole que je remonterais la chercher mais je n’y suis pas parvenu", lâche-t-il, le regard embué. "Le feu ne s'est jamais éteint pour nous. Nous vivons (...) avec les séquelles physiques et psychologiques", renchérit Kalli Anagnostou, une victime brûlée à 45%. Son débardeur noir laisse voir ses bras striés de cicatrices des brûlures. "On n’a plus vraiment la maîtrise de sa peau ni de son propre corps", poursuit cette femme dont le fils alors âgé de seulement cinq ans et demi a lui aussi été brulé à 45%. "Il y a des jours où je ne peux pas me lever normalement, où je ne peux pas marcher. Il y a aussi des séquelles neurologiques et un risque important de cancer de la peau", énumère-t-elle. Allumer un briquet Et le traumatisme. "Pendant des années, mon fils ne voulait pas allumer de bougies sur son gâteau d'anniversaire", poursuit-elle. "Dès qu'il voyait quelqu'un allumer un briquet, il se mettait à crier". Kalli Anagnostou et Yiorgos Kaïris accusent l'Etat grec d'avoir failli ce jour-là. Alors qu'ils cherchaient désespérément à échapper aux flammes, "nous regardions autour de nous (...) en cherchant des personnes pour nous aider", assure Mme Anagnostou. "Et il n'y avait personne". "S’il avait été traité avec le sérieux qu’il exigeait, (cet incendie) n’aurait jamais menacé qui que ce soit et aucune vie n’aurait été perdue", ajoute-t-elle. Depuis, les autorités grecques ont mis en place un système d’alerte qui envoie des messages d’urgence et des ordres d'évacuation sur les téléphones portables. "Pour moi, ce système existe surtout pour transférer les responsabilités: +Nous vous avons averti donc si vous restez, c'est votre choix+", commente Yiorgos Kaïris, amer. La Grèce a également investi 667 millions d'euros sur la période 2022-2026 dans la prévention. Plus d'une centaine de drones sont déployés cet été, ainsi que quatre satellites thermiques capables de détecter des départs de feu et de suivre leur progression, selon le gouvernement. Quelque 18.000 pompiers professionnels et volontaires sont mobilisés, en hausse de 15% par rapport à 2022. Les pompiers "ont modifié leur approche et mettent désormais l’accent sur la détection très précoce des départs de feu", analyse Theodore Giannaros, chercheur principal à l’Observatoire national d’Athènes. "Lorsqu’un feu est maîtrisé dans les 15 à 20 premières minutes suivant son déclenchement, les chances de l’éteindre avant qu’il ne prenne de l’ampleur augmentent considérablement", explique-t-il. Pour autant, la Grèce doit encore progresser en matière de "gestion intégrée des incendies", selon lui, avec notamment des mesures préventives comme "le brûlage dirigé"afin de réduire la quantité de combustible disponible durant l’été. A Mati, les maisons détruites ont été reconstruites. La végétation a repris ses droits. "Je ne me sens pas 'vivante' au sens normal du terme. Et je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui ont perdu la vie", conclut Kalli Anagnostou.

26.06.2026 à 09:31

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"Je n'ai pas besoin de me dire +dans un mois, je dois être en forme+", affirme dans un entretien à l'AFP l'octuple champion du monde de 28 ans, tête d'affiche du meeting de Paris dimanche. "Je n'ai pas à me préoccuper d'un pic de forme, je peux en profiter et aller le plus vite possible à chaque fois que je suis au départ", insiste-t-il. Arrivé à Paris en milieu de semaine, l'Américain a pu tâter jeudi la piste bleue du stade Charléty où il est attendu sur 100 m. Avec ses partenaires d'entraînement Jordan Anthony (champion du monde du 60 m en salle) et Jereem Richards (vice-champion du monde du 400 m), ils ont effectué quelques gammes et accélérations sous l'oeil de leur coach Lance Brauman avant d'écourter la séance en raison de la canicule. Rentré au frais à l'hôtel, Lyles est revenu sur son excellent début de saison, marqué par ses victoires à Rome (9.88 sur 100 m, 3e meilleur chrono de l'année) et à Ostrava (Tchéquie) où il a amélioré la meilleure performance de tous les temps sur 150 m (14.67), une distance hybride peu courue mais où la confrontation avec le jeune sprinteur australien Gout Gout était très attendue. "Jamais je n'aurais pu faire ça sur une saison normale. J'aurais dû privilégier des meetings avec beaucoup plus de concurrence, qui tombent bien par rapport à la préparation vers des Mondiaux ou des JO", souligne Lyles. "Profiter hors de l'athlétisme" Mais cette année, le sprinteur qui a déjà passé 10 saisons sur le circuit professionnel, profite des seuls rendez-vous qui lui font plaisir. Après Paris dimanche, il ne remettra plus de dossard avant fin juillet et les championnats des Etats-Unis. "C'est plaisant d'avoir cette liberté, d'aller profiter un peu hors de l'athlétisme", souligne l'athlète de Floride qui cultive hors des pistes de multiples centres d'intérêt, de la mode aux mangas en passant par le rap. En juillet, il ira d'ailleurs à un grand rassemblement de culture geek et mangas aux Etats-Unis, avant d'assister à une des demi-finales de la Coupe du monde de foot. Son été se terminera en septembre, là encore avec une nouvelle expérience, celle des championnats Ultimate à Budapest. La Fédération internationale, qui a imaginé cette nouvelle compétition pour booster ses audiences en perte de vitesse, a confirmé jeudi la présence du sprinteur américain amené à jouer un rôle dans l'organisation de l'évènement en imaginant des shows pour l'entrée des athlètes et les remises de médailles. Pour Lyles, qui répète depuis des années que l'athlétisme doit se moderniser, "c'est un point de départ pour faire évoluer ce sport vers une nouvelle ère mêlant sport et divertissement." "L'avantage, c'est qu'on peut tester de nouvelles choses sans qu'il y ait d'enjeux pour nos palmarès mondiaux ou olympiques", ajoute-t-il. - "Encore 10 ans !" Lyles le sait, la parenthèse qu'il vit cet été prendra fin dès l'année prochaine avec les Mondiaux à Pékin où il visera un cinquième titre de suite sur 200 m pour dépasser Usain Bolt, avant les JO chez lui aux Etats-Unis en 2028. "On n'a pas tous la chance de vivre des Jeux olympiques dans son pays au moment où on est au top. Rien que ça, c'est une bénédiction", souligne le sprinteur showman. La finale du 100 m où il remettra son titre en jeu est prévue le 16 juillet 2028, à la veille de ses 31 ans. De quoi imaginer une fin de carrière en apothéose? "J'ai beaucoup d'amis qui ont indiqué qu'ils comptaient prendre leur retraite après Los Angeles. Moi pas du tout", balaye-t-il. "Ce n'est pas quelque chose que je planifie, ça dépendra de mes performances et aussi de ma vie hors de la piste avec Junelle (Lyles, la sprinteuse jamaïcaine qu'il a épousée au printemps). Mais si ça ne dépendait que de moi, j'adorerais courir encore 10 ans !"
Texte intégral (671 mots)
"Je n'ai pas besoin de me dire +dans un mois, je dois être en forme+", affirme dans un entretien à l'AFP l'octuple champion du monde de 28 ans, tête d'affiche du meeting de Paris dimanche. "Je n'ai pas à me préoccuper d'un pic de forme, je peux en profiter et aller le plus vite possible à chaque fois que je suis au départ", insiste-t-il. Arrivé à Paris en milieu de semaine, l'Américain a pu tâter jeudi la piste bleue du stade Charléty où il est attendu sur 100 m. Avec ses partenaires d'entraînement Jordan Anthony (champion du monde du 60 m en salle) et Jereem Richards (vice-champion du monde du 400 m), ils ont effectué quelques gammes et accélérations sous l'oeil de leur coach Lance Brauman avant d'écourter la séance en raison de la canicule. Rentré au frais à l'hôtel, Lyles est revenu sur son excellent début de saison, marqué par ses victoires à Rome (9.88 sur 100 m, 3e meilleur chrono de l'année) et à Ostrava (Tchéquie) où il a amélioré la meilleure performance de tous les temps sur 150 m (14.67), une distance hybride peu courue mais où la confrontation avec le jeune sprinteur australien Gout Gout était très attendue. "Jamais je n'aurais pu faire ça sur une saison normale. J'aurais dû privilégier des meetings avec beaucoup plus de concurrence, qui tombent bien par rapport à la préparation vers des Mondiaux ou des JO", souligne Lyles. "Profiter hors de l'athlétisme" Mais cette année, le sprinteur qui a déjà passé 10 saisons sur le circuit professionnel, profite des seuls rendez-vous qui lui font plaisir. Après Paris dimanche, il ne remettra plus de dossard avant fin juillet et les championnats des Etats-Unis. "C'est plaisant d'avoir cette liberté, d'aller profiter un peu hors de l'athlétisme", souligne l'athlète de Floride qui cultive hors des pistes de multiples centres d'intérêt, de la mode aux mangas en passant par le rap. En juillet, il ira d'ailleurs à un grand rassemblement de culture geek et mangas aux Etats-Unis, avant d'assister à une des demi-finales de la Coupe du monde de foot. Son été se terminera en septembre, là encore avec une nouvelle expérience, celle des championnats Ultimate à Budapest. La Fédération internationale, qui a imaginé cette nouvelle compétition pour booster ses audiences en perte de vitesse, a confirmé jeudi la présence du sprinteur américain amené à jouer un rôle dans l'organisation de l'évènement en imaginant des shows pour l'entrée des athlètes et les remises de médailles. Pour Lyles, qui répète depuis des années que l'athlétisme doit se moderniser, "c'est un point de départ pour faire évoluer ce sport vers une nouvelle ère mêlant sport et divertissement." "L'avantage, c'est qu'on peut tester de nouvelles choses sans qu'il y ait d'enjeux pour nos palmarès mondiaux ou olympiques", ajoute-t-il. - "Encore 10 ans !" Lyles le sait, la parenthèse qu'il vit cet été prendra fin dès l'année prochaine avec les Mondiaux à Pékin où il visera un cinquième titre de suite sur 200 m pour dépasser Usain Bolt, avant les JO chez lui aux Etats-Unis en 2028. "On n'a pas tous la chance de vivre des Jeux olympiques dans son pays au moment où on est au top. Rien que ça, c'est une bénédiction", souligne le sprinteur showman. La finale du 100 m où il remettra son titre en jeu est prévue le 16 juillet 2028, à la veille de ses 31 ans. De quoi imaginer une fin de carrière en apothéose? "J'ai beaucoup d'amis qui ont indiqué qu'ils comptaient prendre leur retraite après Los Angeles. Moi pas du tout", balaye-t-il. "Ce n'est pas quelque chose que je planifie, ça dépendra de mes performances et aussi de ma vie hors de la piste avec Junelle (Lyles, la sprinteuse jamaïcaine qu'il a épousée au printemps). Mais si ça ne dépendait que de moi, j'adorerais courir encore 10 ans !"
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