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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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28.01.2026 à 18:35

Cinéma: "Nouvelle Vague", le pari à hauts risques d'un couple de producteurs

FRANCE24
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"C'était totalement risqué puisqu'il manquait la moitié du budget et qu'on a dû mettre de notre poche", raconte à l'AFP Michèle Halberstadt, qui dirige avec son mari Laurent Pétin la société de production française Arp. "Quand on met de sa poche de tels montants, c'est un pari où on se dit: ça passe ou ça casse", ajoute-t-elle. Le projet du réalisateur américain Richard Linklater de reconstituer le tournage d'"A bout de Souffle", le chef d'œuvre de Jean-Luc Godard, n'avait alors pas convaincu France Télévisions. Mais, pour Michèle Halberstadt, il était essentiel que le film voie le jour. "Linklater avait exactement la bonne dose d'insolence, d'humour, de tendresse et d'admiration. On s'est dit que si on voulait rendre hommage à Godard, il n'y avait pas de meilleure manière de le faire", raconte la productrice, alors prête à mettre en jeu la survie de sa société fondée en 1991 et dédiée au cinéma d'auteur. "On s'est dit: si on saute, on saute, ce n'est pas grave, on a fait plein de trucs déjà. Mais il faut être prêt à prendre ce risque, sinon il ne faut pas y aller", raconte Michèle Halberstadt. "Validation" La sélection du film en compétition au dernier festival de Cannes sera leur salut. Dans la foulée de sa projection sur la Croisette, "Nouvelle Vague" est acheté dans plusieurs pays, permettant de couvrir les frais engagés par les producteurs. L'annonce mercredi des nominations aux César, auxquels "Nouvelle Vague" va concourir dans dix catégories, sonne comme une nouvelle consécration, malgré le relatif échec du film en salles (près de 133.000 entrées). "Au moins, la profession a compris, analyse Michèle Halberstadt. Elle a compris ce qu'on a fait et pourquoi on l'a fait. On a le sentiment que c'est le métier qui nous dit : +on a vu le film, on l'a aimé+". "On a vraiment pris ça comme une validation", dit la productrice qui se réjouit que les nominations couvrent un très large spectre des métiers du cinéma: réalisation, interprétation, photo, montage, décors, costumes... "Cela récompense le travail d'équipe qui a permis de recréer le Paris de 1959 (année de tournage d'+A bout de souffle+, NDLR) et que l'illusion fonctionne", poursuit Michèle Halberstadt, qui entretient un lien particulier avec Godard: elle a joué dans un de ses films, en a distribué un autre et a réalisé le dernier entretien du cinéaste en 2021 pour France Culture. L'ancienne journaliste espère à présent que ce coup de projecteur sur "Nouvelle vague" permette de vaincre la "frilosité" du public. "Malheureusement, c'est un film que tout le monde aime et que personne ne va voir", souligne-t-elle. Selon elle, cette désaffection tient à un malentendu. "On n'a pas réussi à faire comprendre au public que ce n'est pas un film sur Godard ou sur la Nouvelle Vague. C'est l'histoire du tournage d'un premier film et vous n'avez pas besoin tout savoir sur le cinéma pour le voir", dit-elle, persuadée que "+Nouvelle Vague+ restera dans l'histoire du cinéma".

28.01.2026 à 18:33

"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza

FRANCE24
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Des milliers de personnes ont rendu hommage au policier Ran Gvili au petit stade de Meitar, sa ville natale, dans le sud d'Israël. "Tu es la fierté de toute une nation", a renchéri son autre fils, Omri Gvili. Shira Gvili, la soeur du défunt, en larmes, a fait entendre au micro la voix de son frère le matin du 7-Octobre au téléphone lui disant de ne pas s'inquiéter, provoquant les sanglots de la foule. Présent au côté de la famille, le président israélien Isaac Herzog a demandé pardon, au nom de l'Etat, "de ne pas avoir été là pour lui". Sur l'estrade, le portrait de Ran Gvili, mort à 24 ans, s'affiche en grand, avec l'inscription "Parti le premier, dernier à revenir". Cette formule lancée par la famille est devenue un leitmotiv national. Elle fait allusion au départ précipité du jeune homme, alors en arrêt maladie, au matin du 7-octobre, pour se porter avec son arme de service au devant des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas infiltrés en Israël. Il sera tué ce jour-là dans des combats et son corps emmené dans la bande de Gaza. "C'est terminé" "On aurait voulu qu'il revienne d'une autre façon", dit à l'AFP Reout Gavrieli, 44 ans. "Mais je suis quand même heureuse (...) qu'il trouve enfin le repos et qu'on referme ce chapitre". Connu pour son rôle dans la série à succès Fauda, l'artiste Idan Amedi a chanté son titre "Nigmar" ("C'est terminé", en hébreu) à la fin de la cérémonie. Les restes du dernier otage ont ensuite été inhumés dans l'inimité, en présence de plusieurs anciens captifs du Hamas à Gaza. Sa dépouille avait été rapatriée lundi en Israël, au lendemain de fouilles de l'armée israélienne dans un cimetière du nord de la bande de Gaza. Le Hamas avait dit avoir donné des informations sur l'emplacement du corps, en gage de bonne volonté et de son "engagement" en faveur du cessez-le-feu, en cours depuis le 10 octobre dernier. Ran Gvili était le dernier otage dont le Hamas devait rendre la dépouille dans le cadre de cette trêve. Mercredi matin, son cercueil a quitté la base militaire de Shoura, dans le centre d'Israël, salué par une rangée de policiers, avant de prendre la direction de Meitar. Le long de la route, des centaines d'Israéliens lui ont rendu hommage. Lors de l'attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité. "Nous y arriverons" Dans son éloge funèbre à Meitar, M. Netanyahu a salué la mémoire d'un "héros d'Israël". "Nous sommes déterminés à mener nos missions à leur terme: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza, et nous y arriverons. Que nos ennemis sachent que quiconque lève la main sur Israël paiera un prix exorbitant", a-t-il insisté. Alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza, vivant largement sous tente dans un territoire dévasté et livré aux intempéries de l'hiver. Les funérailles de Ran Gvili pourraient permettre l'avancée du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre. Le Hamas est prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible, a déclaré mercredi un porte-parole du mouvement islamiste palestinien à l'AFP, en insistant pour une réouverture totale du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte - crucial pour le passage de l'aide humanitaire - "sans entraves israéliennes". Une dizaine de pays dont la France, le Canada et le Royaume-Uni ont exhorté mercredi Israël à laisser entrer "sans entrave" l'aide humanitaire à Gaza.

28.01.2026 à 18:31

Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just

FRANCE24
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À la barre, l'avocat retraité de 75 ans, costume sombre et cravate rouge, se présente comme prenant ses fonctions de trésorier bénévole en 2009 en étant animé du seul souci, par un méticuleux jeu d'économies et de recettes, de maintenir financièrement à flot le FN, laminé dans les urnes en 2007. C'est dans ce contexte, explique-t-il, qu'il dresse un tableau où se trouvent réparties entre les catégories "Europe", "Siège" et "Equipe Marine", des salariés théoriquement rattachés au Parlement européen. "Je fais ce tableau car je vois notamment au Paquebot (le siège d'alors du parti à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, NDLR) un certain nombre de personnes qui ne sont pas salariées du RN, je fais ce tableau pour savoir ce qu'ils font, où se trouve leur bureau et par qui ils sont payés", se justifie-t-il. "C'est curieux cette mention +payés autrement+", tique la présidente Michèle Agi. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que Wallerand de Saint-Just était parfaitement informé des "transferts de charges" entre le FN et le Parlement européen, qu'il a "incité" et dont il a "assuré le suivi". Il l'a condamné en conséquence à trois ans de prison, dont deux avec sursis. Il est reproché à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres le paiement entre 2004 et 2016 de salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen. Sur les 25 condamnés en première instance l'année dernière, seule la moitié a fait appel. "Marine sait tout cela" Après un début d'interrogatoire ronronnant, la difficulté monte d'un cran pour Wallerand de Saint-Just lorsque la cour commence à aborder les cas individuels. Bien vite, il se trouve acculé sur le contrat de Charles Hourcade. Employé par le FN, ce graphiste a subitement basculé pendant six mois sur un contrat d'assistant parlementaire, de septembre 2014 à février 2015, avant de redevenir officiellement graphiste salarié du parti. Condamné à six mois avec sursis en première instance pour ces faits, l'intéressé n'a pas fait appel. "Je ne peux pas imaginer que (l'eurodéputée) Marie-Christine Boutonnet ne va pas lui donner du travail. Pour moi, c'est inimaginable. Quand je lui parle, pour moi, son travail va changer", assure à la barre, embarrassé, M. de Saint-Just. "Ce n'est pas la même chose que de travailler comme assistant parlementaire que comme graphiste", lui objecte la présidente. Son inconfort empire quand est abordé un courriel que lui adresse en juin 2014 l'eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser au sujet de l'embauche d'assistants parlementaires, un élément accablant de l'accusation au cours de l'instruction et du premier procès. Dans ce message, M. Schaffhauser s'inquiète auprès du trésorier: "Ce que Marine nous demande équivaut qu'on signe pour des emplois fictifs". "Je crois bien que Marine sait tout cela", lui répond M. de Saint-Just. "Ça me paraît tellement en dehors de la réalité que je me borne à l'envoyer sur les roses", jure Wallerand de Saint-Just, affirmant mordicus aux juges ne pas "imaginer un instant que (Marine Le Pen) puisse commettre une infraction". Cette journée marque la fin de la séquence des interrogatoires des prévenus dans ce procès à hauts enjeux politiques, dans lequel Marine Le Pen joue sa candidature à la présidentielle de 2027. À la reprise lundi après-midi, la cour examinera la personnalité des prévenus avant d'entendre mardi les très attendues réquisitions du parquet général.

28.01.2026 à 18:19

La grippe circule encore activement, mais l'épidémie semble fléchir

FRANCE24
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La semaine du 19 au 25 janvier, le recours aux soins pour grippe/syndrome grippal a diminué dans toutes les classes d'âge en médecine de ville comme à l'hôpital, alors qu'il avait précédemment continué de progresser chez les moins de 15 ans après la rentrée des vacances de Noël, selon le bilan hebdomadaire de l'agence sanitaire. Le taux de positivité pour grippe a, pour sa part, augmenté en médecine de ville et diminué légèrement tout en restant à des niveaux modérés en laboratoires d'analyses (30%) et à l'hôpital (15%), montrant "le maintien d'une circulation très active des virus grippaux dans la population". Quant aux décès liés à la grippe, leur proportion parmi les décès faisant l'objet d'un certificat électronique a diminué pour la deuxième semaine consécutive (5,3% sur plus de 8.000, contre 6,5%), tout en demeurant "à un niveau élevé", selon l'agence sanitaire. Dans leurs nouvelles prévisions sur la dynamique de l’épidémie en France hexagonale, l’Institut Pasteur et Santé publique France anticipent de nouveau une diminution du recours aux soins les prochaines semaines. "Un rebond reste encore possible (par exemple en cas de circulation tardive de virus influenza de type B), mais il est peu probable à ce stade et serait vraisemblablement de faible impact", selon leur évaluation. La saison dernière avait été marquée par l'une des épidémies les plus sévères depuis 2009, avec quelque 17.600 décès attribués à la grippe contre environ 10.000 en moyenne. Ce bilan avait été lié en partie à de faibles taux de vaccination. Face à une circulation toujours "importante" des virus grippaux dans le pays et à un taux de vaccination encore insuffisant des personnes âgées, le ministère de la Santé a annoncé mardi la prolongation d'un mois de la prolongation de la campagne de vaccination contre la grippe, jusqu'à fin février. La couverture vaccinale contre la grippe atteignait 46,3% fin décembre parmi l'ensemble des personnes ciblées (femmes enceintes, personnes atteintes d'obésité, d'une maladie chronique, immunodéprimées), et 53,3% chez les 65 ans et plus, des niveaux "insuffisants au regard de l'intensité de l’épidémie observée", a pointé le gouvernement. Parmi les adultes, ceux âgés de 65 ans et plus sont bien plus souvent atteints de formes graves de l'épidémie: ils représentent plus de la moitié des personnes admises en réanimation ayant la grippe -dont près des trois quarts n'étaient pas vaccinées.

28.01.2026 à 18:09

Rappels de lait infantile: le recours d'une association contre l'Etat rejeté

FRANCE24
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"Au vu des déclarations publiques de la ministre de la santé du 23 janvier 2026, affirmant que +l'ensemble des laits infantiles concernés par la contamination à la céréulide ont été retirés de la circulation+ et que +la situation est maîtrisée+, les éléments de la requête ne révèlent (...) aucune carence caractérisée de l'Etat", relève le juge des référés dans son ordonnance consultée mercredi par l'AFP. Le juge administratif estime par ailleurs que les demandes de l'association de "mesures de communication publique, de diligence d'enquête, de surveillance microbiologique renforcée (...) ne sont pas au nombre des mesures d'urgence" que peut prendre le juge des référés. En conséquence, "la requête de l'Association pour la santé des enfants est rejetée". L'association a dénoncé mercredi "une décision sans instruction véritable, fondée uniquement sur des promesses gouvernementales" et envisage de faire appel devant le Conseil d'Etat. Plusieurs industriels, dont les leaders du secteur Nestlé et Danone, ainsi que Lactalis, ont procédé à des rappels de laits infantiles dans plus d'une soixantaine de pays au total, dont la France, depuis décembre en raison d'un risque de contamination à la céréulide. Cette toxine est produite par des bactéries et viendrait, selon les autorités, d'un fournisseur d'ingrédient chinois. Dans sa requête, l'association demandait notamment à l'Etat d'ordonner sous 24 heures le rappel de l'ensemble des laits infantiles contenant l'huile riche en acide arachidonique (ARA) produite par l'industriel chinois Cabio Biotech, mis en cause par plusieurs producteurs de laits infantiles. Son président Quentin Guillemain avait notamment critiqué auprès de l'AFP le délai d'un mois "pour commencer à retirer les produits". L'association continue de demander des informations transparentes, avec un site dédié et une enquête pénale sur l'ensemble de l'affaire et pas seulement sur les cas de deux nourrissons, à Bordeaux et Angers, décédés après avoir consommé du lait Nestlé qui avait fait l'objet de rappels - sans lien établi à ce stade selon les autorités. Le gouvernement a été interrogé à deux reprises mercredi devant l'Assemblée puis au Sénat: le député Boris Tavernier (Ecologistes) a déploré la réponse du gouvernement qui a, selon lui, "laissé les industriels gérer la crise" et n'a pas appliqué "le principe de précaution". La sénatrice LR et ancienne pédiatre Florence Lassarade, pour sa part, a été moins véhémente tout en s'interrogeant sur "la temporalité" des rappels. La ministre de l'Agriculture et de l'agroalimentaire Annie Genevard s'est défendue en affirmant que les procédures avaient été "très très bien respectées": "le rôle de l'Etat est d'être à chaque étape pour vérifier que les choses sont faites correctement. Et c'est ce que nous avons fait". "L'obligation de sécurité incombe aux industriels (...) la procédure s'est enclenchée le jour même où l'autocontrôle fait par Nestlé a révélé effectivement la présence d'une toxine", a-t-elle ajouté. Une fois que l'origine de la contamination a été "trouvée", "l'alerte a été faite sur l'ensemble des industriels" qui ont effectué des rappels au fil des analyses, a encore déclaré la ministre. L'autorité sanitaire européenne (Efsa) a par ailleurs indiqué mercredi avoir été saisie par la Commission européenne pour établir une norme sur la céréulide dans les produits pour enfants. Elle rendra son avis le 2 février.

28.01.2026 à 18:01

Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions

FRANCE24
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Ni la France ni l'UE n'ont "mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom", le géant nucléaire public russe, déplore l'ONG, dans cette nouvelle analyse parue mercredi. "Le gouvernement français et l'Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l'impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d'une centrale nucléaire étrangère par la force (Zaporijjia, en Ukraine)", a déclaré Pauline Boyer, chargée de campagne pour Greenpeace France. L'Union européenne voudrait devenir totalement indépendante de l'énergie russe, pour priver Moscou d'une manne qui finance la guerre en Ukraine. Les Européens ont déjà adopté une interdiction du gaz russe à l'automne 2027. Mais le calendrier demeure incertain pour le pétrole russe, encore utilisé en Hongrie et en Slovaquie, et pour l'atome civil. Le sujet est l'objet de tractations délicates avec certains pays, en particulier la France, qui ne veut pas affaiblir sa filière nucléaire. La France n'importe certes pas d'uranium naturel de Russie, mais les registres des Douanes analysés par Greenpeace montrent qu'elle importe encore des quantités importantes d'uranium enrichi en Russie et d'uranium naturel provenant du Kazakhstan et d'Ouzbékistan et transitant par ce pays. "Certains États membres dépendent toujours du combustible russe, et nous devons nous assurer que nous disposons de sources alternatives. Dès que ce sera le cas, bien sûr en étroite concertation avec les États membres concernés, je présenterai la proposition", a déclaré mercredi le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen. Après son extraction des mines, l'uranium naturel doit être converti puis enrichi pour être transformé en combustible pour les centrales nucléaires. La France dispose d'une usine d'enrichissement, au Tricastin (Drôme), gérée par Orano, le géant français du cycle du combustible, qui est en train d'agrandir ses capacités. Mais elle fait aussi appel à d'autres pays, dont les Pays-Bas et la Russie, poids-lourd mondial de l'enrichissement. "Diversification" Depuis 2022, la part de l'uranium enrichi russe dans le total des importations françaises pour ces matières a chuté. Elle représentait alors 67% et cette part a régressé régulièrement mais atteignait encore 18% entre janvier et septembre 2025, "sous forme d'uranium naturel enrichi ou d'uranium de retraitement (uranium recyclé, NDLR) ré-enrichi (URE)", selon l'étude de Greenpeace. Outre cet uranium enrichi, à fin septembre 2025, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, deux ex-républiques soviétiques, ont fourni la moitié (49,9%) de l'uranium naturel importé en France. Or selon Greenpeace, "une grande partie" de ces importations "transite toujours par le territoire russe entre les mains de Rosatom avant d'être livrée aux ports de Dunkerque ou de Rotterdam et acheminée notamment vers les usines Orano", spécialiste du cycle de l'uranium. Contacté par l'AFP, le groupe français précise que sa quote-part de production "provenant du Kazakhstan est destinée pour l’essentiel à des clients chinois" et dit ne pas être l'unique fournisseur de la France. EDF assure "maximise(r) la diversification de ses sources géographiques et de ses fournisseurs", en matières nucléaires: "nous ne sommes dépendants d'aucun site, d'aucune société et d'aucun pays", selon une porte-parole à l'AFP. Mais EDF reste lié à un contrat conclu en 2018, avec la filiale de Rosatom, Tenex, pour le recyclage de l'uranium issu du retraitement (URT) des combustibles usés du groupe français. Cet uranium recyclé est actuellement utilisé dans une seule centrale française, à Cruas, après avoir été converti puis ré-enrichi. Selon EDF, "depuis 2024, l'enrichissement est réalisé en partie en Europe aux Pays-Bas et en Russie", et la conversion en Russie, qui dispose de la seule usine au monde capable d'effectuer cette opération. Alors quelle alternative? EDF évoque des "discussions avec plusieurs fournisseurs" pour développer une usine de conversion d'URT "en Europe de l'Ouest. Selon le ministère de l'Economie, le gouvernement discute "activement" avec "ses partenaires et la Commission européenne" sur l'accroissement de capacités de conversion et enrichissement en Europe et dans l'OCDE.

28.01.2026 à 18:00

Ligue des champions en direct : le PSG, l'OM et le Monaco en 16es de finale ? Suivez le multiplex

Romain HOUEIX
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Avec 18 matches programmés en même temps, la soirée finale de la phase de groupe de la Ligue des champions s'annonce folle. Chez les Français, le PSG doit défendre son top 8 tandis que l'OM et Monaco restent en danger. Chez les cadors, les chocs entre le Real Madrid et le Benfica ainsi qu'entre Chelsea et Naples seront à regarder de près. Suivez notre direct.
Texte intégral (685 mots)
Avec 18 matches programmés en même temps, la soirée finale de la phase de groupe de la Ligue des champions s'annonce folle. Chez les Français, le PSG doit défendre son top 8 tandis que l'OM et Monaco restent en danger. Chez les cadors, les chocs entre le Real Madrid et le Benfica ainsi qu'entre Chelsea et Naples seront à regarder de près. Suivez notre direct.

28.01.2026 à 17:57

Au Venezuela, l'espoir d'un renouveau de l'industrie pétrolière sous l'impulsion des Etats-Unis

FRANCE24
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Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim après l'enlèvement du chef de l'Etat vénézuélien le 3 janvier au cours d'une spectaculaire opération américaine, a rapidement signé des accords sur le pétrole avec Donald Trump, les Etats-Unis ne cachant pas leur intérêt pour l'"or noir" du Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves de la planète. Puerto Cabello, dans l'Etat de Carabobo (nord), au bord de la mer des Caraïbes, abrite El Palito, l'une des raffineries les plus importantes du Venezuela. Ronald Herrera, qui y a longtemps travaillé, se montre optimiste. "Nous avons des attentes très positives. Comme on vit à côté de la raffinerie, on espère qu'il y aura plus d'emplois", dit-il à l'AFP. A 70 ans, il vend désormais café et cigarettes aux voyageurs qui font halte sur un axe routier reliant plusieurs Etats du centre du Venezuela. Avec cinq de ses sept enfants vivant à l'étranger - l'ONU évalue à environ huit millions le nombre des Vénézuéliens ayant fui leur pays depuis 2014 -, Ronald Herrera voit d'un bon œil le virage pris par la présidente par intérim concernant la politique pétrolière, après des années de désinvestissement, de corruption et de sanctions américaines. Le Venezuela prévoit une augmentation de 55% de ses investissements pétroliers pour 2026, grâce à une ouverture accrue au secteur privé rendue possible par la réforme de la loi sur les hydrocarbures en cours d'adoption par l'Assemblée nationale. - "Comme avant" - A l'intersection où Ronald Herrera vend ses produits, un hôtel délabré porte le panneau "à vendre". Avec quatre étages et 147 chambres, c'est le bâtiment le plus haut d'El Palito, le nom donné à la localité qui entoure la raffinerie. Jonathan Guarire, un employé de l'hôtel âgé de 35 ans, pense qu'un renouveau de l'industrie pétrolière attirera des acheteurs et permettra à l'établissement de retrouver un niveau d'activité actuellement évanoui. Avant, "des entreprises arrivaient, du tourisme, c'était toujours complet (...), j'ai l'espoir que ça redevienne comme avant", dit-il. Près de là, une enfilade de commerces colorés proposent nourriture, alcool et toilettes aux touristes qui fréquentent une plage prisée des surfeurs. La station balnéaire voisine de la raffinerie se remet d'une marée noire survenue il y a deux ans. D'énormes réservoirs blancs jouxtent le port dans lequel des pétroliers viennent déposer du brut ensuite transformé en essence et en diesel destinés au marché vénézuélien. Ces lieux de stockage du carburant servent de support à des slogans chavistes. "Patrie, socialisme ou mort", clame l'un d'eux, faisant référence à une formule popularisée par l'ancien président socialiste Hugo Chavez (1999-2013), aujourd'hui défunt, et dont Nicolas Maduro avait pris la suite. Sur une plage, des pêcheurs rentrent à l'aube avec leurs prises. Sergio Espina, un marin retraité, les attend pour acheter du poisson qu'il revendra ensuite. La situation "est un peu difficile", reconnaît-il. "J'ai soixante et quelques années. J'espère que tout cela va s'améliorer pour de bon, on va voir ce qu'il se passe", raconte-t-il. Gilberto Herrera, un employé de 67 ans du secteur public et pêcheur occasionnel, se plaint de son salaire de misère, moins d'un dollar par mois. Il attribue la crise économique aux sanctions imposées depuis 2019 par les États-Unis, qui "nous ont fait beaucoup de mal".
Texte intégral (584 mots)
Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim après l'enlèvement du chef de l'Etat vénézuélien le 3 janvier au cours d'une spectaculaire opération américaine, a rapidement signé des accords sur le pétrole avec Donald Trump, les Etats-Unis ne cachant pas leur intérêt pour l'"or noir" du Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves de la planète. Puerto Cabello, dans l'Etat de Carabobo (nord), au bord de la mer des Caraïbes, abrite El Palito, l'une des raffineries les plus importantes du Venezuela. Ronald Herrera, qui y a longtemps travaillé, se montre optimiste. "Nous avons des attentes très positives. Comme on vit à côté de la raffinerie, on espère qu'il y aura plus d'emplois", dit-il à l'AFP. A 70 ans, il vend désormais café et cigarettes aux voyageurs qui font halte sur un axe routier reliant plusieurs Etats du centre du Venezuela. Avec cinq de ses sept enfants vivant à l'étranger - l'ONU évalue à environ huit millions le nombre des Vénézuéliens ayant fui leur pays depuis 2014 -, Ronald Herrera voit d'un bon œil le virage pris par la présidente par intérim concernant la politique pétrolière, après des années de désinvestissement, de corruption et de sanctions américaines. Le Venezuela prévoit une augmentation de 55% de ses investissements pétroliers pour 2026, grâce à une ouverture accrue au secteur privé rendue possible par la réforme de la loi sur les hydrocarbures en cours d'adoption par l'Assemblée nationale. - "Comme avant" - A l'intersection où Ronald Herrera vend ses produits, un hôtel délabré porte le panneau "à vendre". Avec quatre étages et 147 chambres, c'est le bâtiment le plus haut d'El Palito, le nom donné à la localité qui entoure la raffinerie. Jonathan Guarire, un employé de l'hôtel âgé de 35 ans, pense qu'un renouveau de l'industrie pétrolière attirera des acheteurs et permettra à l'établissement de retrouver un niveau d'activité actuellement évanoui. Avant, "des entreprises arrivaient, du tourisme, c'était toujours complet (...), j'ai l'espoir que ça redevienne comme avant", dit-il. Près de là, une enfilade de commerces colorés proposent nourriture, alcool et toilettes aux touristes qui fréquentent une plage prisée des surfeurs. La station balnéaire voisine de la raffinerie se remet d'une marée noire survenue il y a deux ans. D'énormes réservoirs blancs jouxtent le port dans lequel des pétroliers viennent déposer du brut ensuite transformé en essence et en diesel destinés au marché vénézuélien. Ces lieux de stockage du carburant servent de support à des slogans chavistes. "Patrie, socialisme ou mort", clame l'un d'eux, faisant référence à une formule popularisée par l'ancien président socialiste Hugo Chavez (1999-2013), aujourd'hui défunt, et dont Nicolas Maduro avait pris la suite. Sur une plage, des pêcheurs rentrent à l'aube avec leurs prises. Sergio Espina, un marin retraité, les attend pour acheter du poisson qu'il revendra ensuite. La situation "est un peu difficile", reconnaît-il. "J'ai soixante et quelques années. J'espère que tout cela va s'améliorer pour de bon, on va voir ce qu'il se passe", raconte-t-il. Gilberto Herrera, un employé de 67 ans du secteur public et pêcheur occasionnel, se plaint de son salaire de misère, moins d'un dollar par mois. Il attribue la crise économique aux sanctions imposées depuis 2019 par les États-Unis, qui "nous ont fait beaucoup de mal".

28.01.2026 à 17:56

Dirigeants danois et groenlandais à Paris : Macron appelle au "réveil stratégique" de l'Europe

FRANCE24
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À la suite de plusieurs semaines d'escalade, le président américain Donald Trump a reculé la semaine dernière sur le Groenland. Il avait menacé de s'emparer de ce territoire, y compris par la force, et d'augmenter les droits de douane pour les pays européens, s'y opposant. Il visait notamment ceux qui ont participé mi-janvier à une mission militaire de reconnaissance sur le territoire autonome danois.
Texte intégral (584 mots)
À la suite de plusieurs semaines d'escalade, le président américain Donald Trump a reculé la semaine dernière sur le Groenland. Il avait menacé de s'emparer de ce territoire, y compris par la force, et d'augmenter les droits de douane pour les pays européens, s'y opposant. Il visait notamment ceux qui ont participé mi-janvier à une mission militaire de reconnaissance sur le territoire autonome danois.

28.01.2026 à 17:49

Les Bourses européennes clôturent en repli

FRANCE24
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La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,06%, Londres a reculé de 0,52% et Francfort a cédé 0,29%.
Texte intégral (584 mots)
La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,06%, Londres a reculé de 0,52% et Francfort a cédé 0,29%.

28.01.2026 à 17:41

La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal

FRANCE24
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Parmi les premières victimes figure une personne tuée à Vila Franca de Xira, dans la banlieue de Lisbonne, lorsque sa voiture a été percutée par un arbre arraché. Une autre personne est morte à Monte Real, dans le district de Leiria (centre), en raison de la chute d'une "structure métallique", a indiqué la protection civile dans un premier temps. Un nouveau bilan établi par l'Autorité nationale de la protection civile (ANPEC) a ensuite fait état de deux nouvelles victimes dans la commune de Leiria (centre): une personne retrouvée en arrêt cardiaque dans un chantier de construction, tandis qu'une autre a été découverte coincée sous les décombres d'un logement. Le passage de la tempête Kristin a été marqué par de fortes averses et des rafales de vent ayant atteint jusqu'à 150 km/h et causé de nombreux dégâts surtout dans la région de Lisbonne et le centre du pays. "En raison de l'ampleur du phénomène, il faudra un certain temps avant de pouvoir déterminer les dommages définitifs", a-t-elle précisé. Le gouvernement portugais a dans un communiqué décrit cette tempête comme "un évènement climatique extrême, qui a provoqué des dégâts significatifs sur plusieurs parties du territoire". Jusqu'à 850.000 foyers ou institutions ont été privés de courant aux premières heures de mercredi, mais ce chiffre s'est réduit au fil de la journée. De nombreux axes routiers ont été coupés, ou partiellement obstrués, dont la principale autoroute reliant Lisbonne au nord du pays, et la circulation ferroviaire était également perturbée par endroits. Plusieurs communes ont décidé de fermer les écoles mercredi, et à Figueira da Foz, sur la côte du centre du Portugal, le vent a renversé la roue géante d'une fête foraine. Le Portugal a été frappé ces derniers jours par des tempêtes successives, qui avaient déjà fait un mort ce week-end, lorsqu'un homme a été emporté par les flots en essayant de traverser une rivière avec son véhicule. Malgré une amélioration de la météo, les autorités maintiennent leur vigilance, avec des alertes à la pluie dans le nord, avec un impact accru en raison de la "saturation des sols", a prévenu la protection civile.
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Parmi les premières victimes figure une personne tuée à Vila Franca de Xira, dans la banlieue de Lisbonne, lorsque sa voiture a été percutée par un arbre arraché. Une autre personne est morte à Monte Real, dans le district de Leiria (centre), en raison de la chute d'une "structure métallique", a indiqué la protection civile dans un premier temps. Un nouveau bilan établi par l'Autorité nationale de la protection civile (ANPEC) a ensuite fait état de deux nouvelles victimes dans la commune de Leiria (centre): une personne retrouvée en arrêt cardiaque dans un chantier de construction, tandis qu'une autre a été découverte coincée sous les décombres d'un logement. Le passage de la tempête Kristin a été marqué par de fortes averses et des rafales de vent ayant atteint jusqu'à 150 km/h et causé de nombreux dégâts surtout dans la région de Lisbonne et le centre du pays. "En raison de l'ampleur du phénomène, il faudra un certain temps avant de pouvoir déterminer les dommages définitifs", a-t-elle précisé. Le gouvernement portugais a dans un communiqué décrit cette tempête comme "un évènement climatique extrême, qui a provoqué des dégâts significatifs sur plusieurs parties du territoire". Jusqu'à 850.000 foyers ou institutions ont été privés de courant aux premières heures de mercredi, mais ce chiffre s'est réduit au fil de la journée. De nombreux axes routiers ont été coupés, ou partiellement obstrués, dont la principale autoroute reliant Lisbonne au nord du pays, et la circulation ferroviaire était également perturbée par endroits. Plusieurs communes ont décidé de fermer les écoles mercredi, et à Figueira da Foz, sur la côte du centre du Portugal, le vent a renversé la roue géante d'une fête foraine. Le Portugal a été frappé ces derniers jours par des tempêtes successives, qui avaient déjà fait un mort ce week-end, lorsqu'un homme a été emporté par les flots en essayant de traverser une rivière avec son véhicule. Malgré une amélioration de la météo, les autorités maintiennent leur vigilance, avec des alertes à la pluie dans le nord, avec un impact accru en raison de la "saturation des sols", a prévenu la protection civile.

28.01.2026 à 17:41

Le gouvernement va s'opposer à la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer

FRANCE24
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"Il y a une décision du gouvernement qui est d'émettre un avis négatif sur cette PPL", a affirmé mercredi la ministre à des journalistes, dont l'AFP. "La France a été porteuse de positions extrêmement fortes sur cette question, elle est à la tête de la coalition Beyond Oil and Gas. C'est sur des choses comme ça que j'ai pu accepter d'être ministre", a poursuivi Monique Barbut qui avait récemment fait planer l'hypothèse d'un départ en cas de soutien gouvernemental à cette proposition de loi. "Soutenir cette PPL ça rendrait la position de la France intenable à l'international", a-t-elle encore dit mercredi. A l'initiative du groupe macroniste (RDPI), constitué de nombreux sénateurs ultramarins, une proposition de loi visant "à lever, dans les territoires d'Outre-mer, l'interdiction de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures" arrive au Sénat jeudi. Interrogé par l'AFP, le groupe RDPI du Sénat a indiqué qu'il "pren(ait) acte de la position du Gouvernement". Texte maintenu au Sénat "Le texte est bien évidemment maintenu, appuyé par notre ADN ultramarin et notre soutien entier au sénateur Patient et aux Guyanais. Nous souhaitons que le Sénat ait l'opportunité de s'affirmer sur le sujet", a-t-il ajouté. C'est le ministre de l'Economie Roland Lescure qui défendra la position du gouvernement, a précisé Bercy, qui était lui aussi défavorable à ce texte. La question du développement des outre-mer par les hydrocarbures n'est pas nouvelle: l'an dernier, le ministre des Outre-mer Manuel Valls avait dit vouloir "ouvrir le débat" sur l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures en France, suscitant l'opposition de ses collègues de l'Environnement, Agnès Pannier-Runacher, et de l'Energie, Marc Ferracci. Ces tentatives se sont produites alors que la loi Hulot de 2017 interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Un permis d'exploration de Total (devenu TotalEnergies en 2021) au large de la Guyane avait expiré le 1er juin 2019 sans résultat probant, fermant alors la porte à une éventuelle industrie pétrolière locale. Le projet de relance des hydrocarbures a fait l'objet d'un désaccord interne au gouvernement, la ministre des outre-mer Naïma Moutchou s'étant montrée favorable au nom du développement économique de la région, face à l'opposition de Monique Barbut. Plusieurs ONG environnementales avaient fait part aux sénateurs de leur opposition à la proposition de loi, y voyant "une promesse trompeuse et irresponsable". Dégâts aux écosystèmes "Je ne vois pas en quoi ça règle aujourd'hui la question du développement de la Guyane", a poursuivi mercredi Monique Barbut, qui a ajouté: "en revanche je vois très bien les dégâts qui vont être causés aux écosystèmes. (...) Le reste c'est de l'hypothèse. Et donc c'est un peu cher payé". Localement la question a de quoi agiter les esprits, car le pétrole brésilien fait des envieux en Guyane, à l'image des deux rives de l'Oyapock, entre la Guyane et le Brésil, où la compagnie pétrolière publique Petrobras fore au large. Côté français, à Saint-Georges de l'Oyapock, un seul petit hôtel et deux épiceries composent l'essentiel des commerces de la commune de 4.000 habitants. Côté brésilien à Oiapoque, 30.000 personnes vivent dans une ville devenue un pôle d'attraction pour tout l'Etat de l'Amapa, au niveau de l'embouchure de l'Amazone, profitant des fruits de l'exploitation du pétrole. Des pays voisins comme le Suriname et le Guyana exploitent aussi des champs de pétrole.
Texte intégral (588 mots)
"Il y a une décision du gouvernement qui est d'émettre un avis négatif sur cette PPL", a affirmé mercredi la ministre à des journalistes, dont l'AFP. "La France a été porteuse de positions extrêmement fortes sur cette question, elle est à la tête de la coalition Beyond Oil and Gas. C'est sur des choses comme ça que j'ai pu accepter d'être ministre", a poursuivi Monique Barbut qui avait récemment fait planer l'hypothèse d'un départ en cas de soutien gouvernemental à cette proposition de loi. "Soutenir cette PPL ça rendrait la position de la France intenable à l'international", a-t-elle encore dit mercredi. A l'initiative du groupe macroniste (RDPI), constitué de nombreux sénateurs ultramarins, une proposition de loi visant "à lever, dans les territoires d'Outre-mer, l'interdiction de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures" arrive au Sénat jeudi. Interrogé par l'AFP, le groupe RDPI du Sénat a indiqué qu'il "pren(ait) acte de la position du Gouvernement". Texte maintenu au Sénat "Le texte est bien évidemment maintenu, appuyé par notre ADN ultramarin et notre soutien entier au sénateur Patient et aux Guyanais. Nous souhaitons que le Sénat ait l'opportunité de s'affirmer sur le sujet", a-t-il ajouté. C'est le ministre de l'Economie Roland Lescure qui défendra la position du gouvernement, a précisé Bercy, qui était lui aussi défavorable à ce texte. La question du développement des outre-mer par les hydrocarbures n'est pas nouvelle: l'an dernier, le ministre des Outre-mer Manuel Valls avait dit vouloir "ouvrir le débat" sur l'interdiction de l'exploitation des hydrocarbures en France, suscitant l'opposition de ses collègues de l'Environnement, Agnès Pannier-Runacher, et de l'Energie, Marc Ferracci. Ces tentatives se sont produites alors que la loi Hulot de 2017 interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Un permis d'exploration de Total (devenu TotalEnergies en 2021) au large de la Guyane avait expiré le 1er juin 2019 sans résultat probant, fermant alors la porte à une éventuelle industrie pétrolière locale. Le projet de relance des hydrocarbures a fait l'objet d'un désaccord interne au gouvernement, la ministre des outre-mer Naïma Moutchou s'étant montrée favorable au nom du développement économique de la région, face à l'opposition de Monique Barbut. Plusieurs ONG environnementales avaient fait part aux sénateurs de leur opposition à la proposition de loi, y voyant "une promesse trompeuse et irresponsable". Dégâts aux écosystèmes "Je ne vois pas en quoi ça règle aujourd'hui la question du développement de la Guyane", a poursuivi mercredi Monique Barbut, qui a ajouté: "en revanche je vois très bien les dégâts qui vont être causés aux écosystèmes. (...) Le reste c'est de l'hypothèse. Et donc c'est un peu cher payé". Localement la question a de quoi agiter les esprits, car le pétrole brésilien fait des envieux en Guyane, à l'image des deux rives de l'Oyapock, entre la Guyane et le Brésil, où la compagnie pétrolière publique Petrobras fore au large. Côté français, à Saint-Georges de l'Oyapock, un seul petit hôtel et deux épiceries composent l'essentiel des commerces de la commune de 4.000 habitants. Côté brésilien à Oiapoque, 30.000 personnes vivent dans une ville devenue un pôle d'attraction pour tout l'Etat de l'Amapa, au niveau de l'embouchure de l'Amazone, profitant des fruits de l'exploitation du pétrole. Des pays voisins comme le Suriname et le Guyana exploitent aussi des champs de pétrole.

28.01.2026 à 17:35

Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites d'infos de refuser l'IA de Google

FRANCE24
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La fonctionnalité "Aperçus IA" de Google ("AI Overviews") génère, en tête des résultats de recherche, des résumés par intelligence artificielle qui répondent directement aux requêtes des utilisateurs. Pour produire ces synthèses, l'IA du géant californien puise dans les contenus des sites web, notamment ceux des médias, qui l'accusent de piller leur travail sans rémunération. Les éditeurs (presse, sites spécialisés, blogs...) reprochent surtout à ces résumés de capter l'attention des internautes au détriment du clic vers leurs articles, asséchant ainsi leur trafic et leurs revenus publicitaires. Selon la proposition publiée mercredi par l'autorité britannique, la CMA, les éditeurs au Royaume-Uni "pourront refuser que leurs contenus soient utilisés pour alimenter des fonctionnalités d'IA" comme "Aperçus IA" ou "pour entraîner des modèles d'IA en dehors de la recherche Google". Le groupe américain "devra également prendre des mesures concrètes pour garantir que le contenu des éditeurs soit correctement attribué dans les résultats d'IA", est-il ajouté. "Pouvoir de négociation" Cette proposition, soumise à consultation jusqu'au 25 février, fait suite à la désignation en octobre dernier de Google comme "société stratégique sur le marché" de la recherche en ligne, en raison de la domination de son moteur de recherche, ce qui l'assujettit à des règles plus strictes. Selon la CMA, 90% des recherches sont effectuées via Google au Royaume-Uni et plus de 200.000 entreprises britanniques y font de la publicité. Ces mesures donneront aux éditeurs au Royaume-Uni "un pouvoir de négociation accru et soutiendront la viabilité à long terme d'une information fiable en ligne", insiste Will Hayter, directeur des marchés numériques à la CMA, dans un billet de blog. "Elles aideront également les personnes à vérifier les sources dans les résultats générés par l'IA et à renforcer la confiance dans ce qu'elles voient", ajoute-t-il. La CMA reconnaît "que Google est en mesure d'extraire des données précieuses sans contrepartie", a réagi Owen Meredith, directeur général de la News Media Association, l'organisation professionnelle qui représente les éditeurs de presse britanniques. "La concession de licences pour nos contenus (...) pourrait débloquer une croissance économique significative", ajoute-t-elle, regrettant cependant que "sans obligation claire pour Google de négocier, les éditeurs continueront de se heurter à des obstacles considérables". "Expérience déroutante" Le responsable des produits du géant américain, Ron Eden, a souligné dans un communiqué que l'entreprise offrait déjà aux éditeurs "une gamme de contrôles (...) pour gérer la façon dont leur contenu apparaît dans la recherche". "Tout nouveau contrôle doit éviter de perturber la recherche d'une manière qui conduirait à une expérience fragmentée ou déroutante pour les utilisateurs", a-t-il ajouté. Parmi ses autres propositions pour mieux encadrer le moteur de recherche de Google, la CMA suggère l'affichage d'un écran pour faciliter le changement du service de recherche par défaut des utilisateurs et des règles garantissant un classement équitable des résultats, que l'entreprise devra pouvoir démontrer. La régulation britannique permettant de désigner des "sociétés stratégiques sur le marché" s'inspire du Règlement européen sur les marchés numériques ("Digital Markets Act", DMA), que doivent respecter dans l'UE une poignée de géants des technologies dont Apple, Google et Meta, et qui entend mettre un terme à leurs abus de position dominante. En janvier 2025, le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer avait dévoilé un plan visant à attirer les acteurs de l'IA sur son sol, en leur promettant un cadre réglementaire clément, là où l'Union européenne a par exemple opté pour davantage de contrôle --suscitant des tensions avec Donald Trump. Google emploie, selon son site internet, plus de 7.000 personnes au Royaume-Uni.
Texte intégral (650 mots)
La fonctionnalité "Aperçus IA" de Google ("AI Overviews") génère, en tête des résultats de recherche, des résumés par intelligence artificielle qui répondent directement aux requêtes des utilisateurs. Pour produire ces synthèses, l'IA du géant californien puise dans les contenus des sites web, notamment ceux des médias, qui l'accusent de piller leur travail sans rémunération. Les éditeurs (presse, sites spécialisés, blogs...) reprochent surtout à ces résumés de capter l'attention des internautes au détriment du clic vers leurs articles, asséchant ainsi leur trafic et leurs revenus publicitaires. Selon la proposition publiée mercredi par l'autorité britannique, la CMA, les éditeurs au Royaume-Uni "pourront refuser que leurs contenus soient utilisés pour alimenter des fonctionnalités d'IA" comme "Aperçus IA" ou "pour entraîner des modèles d'IA en dehors de la recherche Google". Le groupe américain "devra également prendre des mesures concrètes pour garantir que le contenu des éditeurs soit correctement attribué dans les résultats d'IA", est-il ajouté. "Pouvoir de négociation" Cette proposition, soumise à consultation jusqu'au 25 février, fait suite à la désignation en octobre dernier de Google comme "société stratégique sur le marché" de la recherche en ligne, en raison de la domination de son moteur de recherche, ce qui l'assujettit à des règles plus strictes. Selon la CMA, 90% des recherches sont effectuées via Google au Royaume-Uni et plus de 200.000 entreprises britanniques y font de la publicité. Ces mesures donneront aux éditeurs au Royaume-Uni "un pouvoir de négociation accru et soutiendront la viabilité à long terme d'une information fiable en ligne", insiste Will Hayter, directeur des marchés numériques à la CMA, dans un billet de blog. "Elles aideront également les personnes à vérifier les sources dans les résultats générés par l'IA et à renforcer la confiance dans ce qu'elles voient", ajoute-t-il. La CMA reconnaît "que Google est en mesure d'extraire des données précieuses sans contrepartie", a réagi Owen Meredith, directeur général de la News Media Association, l'organisation professionnelle qui représente les éditeurs de presse britanniques. "La concession de licences pour nos contenus (...) pourrait débloquer une croissance économique significative", ajoute-t-elle, regrettant cependant que "sans obligation claire pour Google de négocier, les éditeurs continueront de se heurter à des obstacles considérables". "Expérience déroutante" Le responsable des produits du géant américain, Ron Eden, a souligné dans un communiqué que l'entreprise offrait déjà aux éditeurs "une gamme de contrôles (...) pour gérer la façon dont leur contenu apparaît dans la recherche". "Tout nouveau contrôle doit éviter de perturber la recherche d'une manière qui conduirait à une expérience fragmentée ou déroutante pour les utilisateurs", a-t-il ajouté. Parmi ses autres propositions pour mieux encadrer le moteur de recherche de Google, la CMA suggère l'affichage d'un écran pour faciliter le changement du service de recherche par défaut des utilisateurs et des règles garantissant un classement équitable des résultats, que l'entreprise devra pouvoir démontrer. La régulation britannique permettant de désigner des "sociétés stratégiques sur le marché" s'inspire du Règlement européen sur les marchés numériques ("Digital Markets Act", DMA), que doivent respecter dans l'UE une poignée de géants des technologies dont Apple, Google et Meta, et qui entend mettre un terme à leurs abus de position dominante. En janvier 2025, le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer avait dévoilé un plan visant à attirer les acteurs de l'IA sur son sol, en leur promettant un cadre réglementaire clément, là où l'Union européenne a par exemple opté pour davantage de contrôle --suscitant des tensions avec Donald Trump. Google emploie, selon son site internet, plus de 7.000 personnes au Royaume-Uni.

28.01.2026 à 17:33

Cancer du sein: les "nombreuses lacunes" de prise en charge sous la loupe de la Cour des comptes

FRANCE24
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Le plus fréquent et le plus meurtrier des cancers pour les Françaises (environ 61.000 nouveaux cas et quelque 12.000 morts chaque année) constitue "un enjeu majeur de santé publique", souligne ce rapport présenté à la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui l'avait sollicité. Sa prise en charge représente aussi "un coût important". Pour la Sécurité sociale: près de 4,7 milliards d'euros de dépenses en 2023, soit plus de 65% qu'en 2015, sous l'effet notamment des dépenses de médicaments. Pour les patientes: "Un reste à charge significatif", de 1.549 euros en moyenne, poussant "les plus démunies" à des renoncements de soins, comme des reconstructions mammaires, pointe la Cour dans son évaluation sur 2015-2025. Malgré tout, "de nombreuses lacunes demeurent", constatent les magistrats financiers, après nombre d'auditions, visites d'une dizaine de centres de cancérologie, analyse d'un sondage en ligne auprès de femmes touchées et de multiples données. "Hétérogénéité des pratiques de dépistage et de suivi, inégalités territoriales et sociales d’accès aux soins, coûts élevés pour certaines prises en charge telles que la reconstruction mammaire, intégration insuffisante des soins de support", diagnostique leur rapport. Les inégalités territoriales sont particulièrement aigües Outremer et en zone rurale, ont pointé des élus. Pourtant "le plus efficace" pour la prévention, le dépistage organisé, proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans et intégralement pris en charge, affiche un recours "insuffisant" et "en recul", remarque la Cour des comptes. Il est aussi "concurrencé" par un dépistage individuel, marqué par "des lacunes" (absence de seconde lecture) et "coûteux", pour cause de dépassements d'honoraires, qui conditionnent parfois des rendez-vous accélérés. "Des centres ne veulent pas rentrer dans le dépistage organisé, car le dépistage individuel est plus rémunérateur", a exposé le président de la 6e chambre de la Cour des comptes, Bernard Lejeune, longuement auditionné à l'Assemblée, soulignant qu'"à un moment donné, il y a un problème de santé publique". "Inégalités inacceptables" Face à des "inégalités de traitement inacceptables", la Cour suggère d’interdire les dépassements d’honoraires pour les mammographies et échographies associées au dépistage organisé et d'obliger tous les centres équipés à prendre en charge les patientes venant pour une mammographie de dépistage organisé. Elle invite aussi à réfléchir au "ciblage" du dépistage organisé, peut-être en le démarrant plus tôt et en le modulant selon le niveau de risque. Certains pays européens ont abaissé l'âge à 40-45 ans. Et la France doit recourir davantage au numérique et à l'intelligence artificielle, encadrés, considère l'institution. "Certains pays couplent l'intelligence artificielle et la partie humaine, essentielle", a précisé Bernard Lejeune. Pour le cancer du sein, le parcours de soins souffre aussi de "lacunes", entraînant "une inégalité de la qualité et de la sécurité des prises en charge", selon le rapport. La Cour appelle à relever à 150 le seuil minimal de séjours pour autoriser un établissement de santé à une prise en charge chirurgicale, afin de réaliser les opérations dans un centre expert à haut volume d'activité. Les patientes pourraient faire près de chez elles d’autres étapes, comme les chimiothérapies et radiothérapies, qui nécessitent des déplacements réguliers. L'après-cancer apparaît aussi problématique: "Des séquelles lourdes et variées persistent pour une large proportion de femmes traitées". "Si plusieurs dispositifs constituent des avancées, leur déploiement demeure inachevé, marqué par une mise en œuvre hétérogène", résume le rapport. Il y a un an, le Parlement, unanime, a voté une loi d'initiative communiste prévoyant certaines prises en charge intégrales (renouvellement des prothèses mammaires, sous-vêtements adaptés...). "Il n'y a toujours pas de texte d'application", ont déploré plusieurs députés de la commission des Affaires sociales. La Cour des comptes se joint désormais aux appels à sa mise en oeuvre. Ses magistrats préconisent aussi de faciliter l'accès aux soins de support, particulièrement l'activité physique adaptée, et de rendre obligatoire dès 2027 l'élaboration d'un programme personnalisé d'après-cancer en établissements de santé.
Texte intégral (726 mots)
Le plus fréquent et le plus meurtrier des cancers pour les Françaises (environ 61.000 nouveaux cas et quelque 12.000 morts chaque année) constitue "un enjeu majeur de santé publique", souligne ce rapport présenté à la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui l'avait sollicité. Sa prise en charge représente aussi "un coût important". Pour la Sécurité sociale: près de 4,7 milliards d'euros de dépenses en 2023, soit plus de 65% qu'en 2015, sous l'effet notamment des dépenses de médicaments. Pour les patientes: "Un reste à charge significatif", de 1.549 euros en moyenne, poussant "les plus démunies" à des renoncements de soins, comme des reconstructions mammaires, pointe la Cour dans son évaluation sur 2015-2025. Malgré tout, "de nombreuses lacunes demeurent", constatent les magistrats financiers, après nombre d'auditions, visites d'une dizaine de centres de cancérologie, analyse d'un sondage en ligne auprès de femmes touchées et de multiples données. "Hétérogénéité des pratiques de dépistage et de suivi, inégalités territoriales et sociales d’accès aux soins, coûts élevés pour certaines prises en charge telles que la reconstruction mammaire, intégration insuffisante des soins de support", diagnostique leur rapport. Les inégalités territoriales sont particulièrement aigües Outremer et en zone rurale, ont pointé des élus. Pourtant "le plus efficace" pour la prévention, le dépistage organisé, proposé tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans et intégralement pris en charge, affiche un recours "insuffisant" et "en recul", remarque la Cour des comptes. Il est aussi "concurrencé" par un dépistage individuel, marqué par "des lacunes" (absence de seconde lecture) et "coûteux", pour cause de dépassements d'honoraires, qui conditionnent parfois des rendez-vous accélérés. "Des centres ne veulent pas rentrer dans le dépistage organisé, car le dépistage individuel est plus rémunérateur", a exposé le président de la 6e chambre de la Cour des comptes, Bernard Lejeune, longuement auditionné à l'Assemblée, soulignant qu'"à un moment donné, il y a un problème de santé publique". "Inégalités inacceptables" Face à des "inégalités de traitement inacceptables", la Cour suggère d’interdire les dépassements d’honoraires pour les mammographies et échographies associées au dépistage organisé et d'obliger tous les centres équipés à prendre en charge les patientes venant pour une mammographie de dépistage organisé. Elle invite aussi à réfléchir au "ciblage" du dépistage organisé, peut-être en le démarrant plus tôt et en le modulant selon le niveau de risque. Certains pays européens ont abaissé l'âge à 40-45 ans. Et la France doit recourir davantage au numérique et à l'intelligence artificielle, encadrés, considère l'institution. "Certains pays couplent l'intelligence artificielle et la partie humaine, essentielle", a précisé Bernard Lejeune. Pour le cancer du sein, le parcours de soins souffre aussi de "lacunes", entraînant "une inégalité de la qualité et de la sécurité des prises en charge", selon le rapport. La Cour appelle à relever à 150 le seuil minimal de séjours pour autoriser un établissement de santé à une prise en charge chirurgicale, afin de réaliser les opérations dans un centre expert à haut volume d'activité. Les patientes pourraient faire près de chez elles d’autres étapes, comme les chimiothérapies et radiothérapies, qui nécessitent des déplacements réguliers. L'après-cancer apparaît aussi problématique: "Des séquelles lourdes et variées persistent pour une large proportion de femmes traitées". "Si plusieurs dispositifs constituent des avancées, leur déploiement demeure inachevé, marqué par une mise en œuvre hétérogène", résume le rapport. Il y a un an, le Parlement, unanime, a voté une loi d'initiative communiste prévoyant certaines prises en charge intégrales (renouvellement des prothèses mammaires, sous-vêtements adaptés...). "Il n'y a toujours pas de texte d'application", ont déploré plusieurs députés de la commission des Affaires sociales. La Cour des comptes se joint désormais aux appels à sa mise en oeuvre. Ses magistrats préconisent aussi de faciliter l'accès aux soins de support, particulièrement l'activité physique adaptée, et de rendre obligatoire dès 2027 l'élaboration d'un programme personnalisé d'après-cancer en établissements de santé.

28.01.2026 à 17:22

À Gaza, le Hamas se dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance"

FRANCE 24
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Le Hamas s'est dit prêt mercredi à un "transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines", au Comité national pour l'administration du territoire palestinien, "tout en œuvrant ensuite à la réussite de son travail".
Texte intégral (726 mots)
Le Hamas s'est dit prêt mercredi à un "transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza, dans tous les domaines", au Comité national pour l'administration du territoire palestinien, "tout en œuvrant ensuite à la réussite de son travail".
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