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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.01.2026 à 09:01

A 90 ans, Marek Halter sort un roman et croit toujours en la paix

FRANCE24
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L'écrivain à succès célébrera son 90e anniversaire mardi dans l'appartement du Marais, à Paris, où il réside depuis six décennies. "C'est un cap, pas une fin", précise-t-il dans un entretien à l'AFP, présentant ses nombreux projets en cours, dont celui de publier prochainement un 40e livre, qu'il a déjà écrit. En attendant, il défend avec "fierté" son 39e, qu'il compare à "une parabole". "Le Juif" (Fayard), c'est "l'histoire d'un homme qui n'était pas juif", relate-t-il. Sauf que, enfant, il a été circoncis pour raisons médicales. "A l'école, ses petits camarades lui disent: +tu es circoncis? Tu es juif+. Il dit: +non je ne suis pas juif, je suis catholique+. Au début, c'est donc une rigolade mais ça lui colle à la peau. Et ça devient sérieux". Le héros, Jean-David Dupuis, devient ainsi un "juif malgré lui, par le regard des autres", et découvre ce qu'implique cette "étiquette, collée à lui sans qu'il puisse l'arracher". Soucieux de raconter une histoire ancrée dans le réel, Marek Halter mêle à cette "quête d'identité" une affaire d'espionnage sur fond de conflit au Moyen-Orient. Parler "à tout le monde" Il aborde la question de "la banalité" de l'antisémitisme qui revient en force lorsque "la situation sociale ou politique se détériore". "La tentation est alors de faire des Juifs des boucs émissaires", souligne l'auteur. Lutter contre le racisme et l'antisémitisme est l'un des grands combats de Marek Halter, né en Pologne et naturalisé français en 1980. Il a participé à la création de SOS Racisme en 1991 et a raconté l'histoire des Juifs, notamment avec "La Mémoire d'Abraham", "Le Fils d'Abraham" et une trilogie consacrée aux femmes de la Bible ("Sarah", "Tsippora" et "Lilah"), traduite dans de nombreuses langues. "Je suis un homme qui parle à tout le monde", affirme l'écrivain, en indiquant avoir récemment été reçu à l'Elysée en compagnie de Hassen Chalghoumi, imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) et partisan du dialogue interreligieux. En parallèle, Marek Halter cherche à continuer à militer inlassablement pour un règlement négocié du conflit entre Israël et ses voisins arabes et palestiniens. "Il faut discuter avec son ennemi, c'est un principe. Et rester optimiste malgré tout", réaffirme-t-il dans son appartement dont les murs affichent le mot "paix" en 54 langues.

24.01.2026 à 08:50

Air France suspend ses vols vers Dubaï "en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient"

FRANCE 24
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Les tensions entre l'Iran et les États-Unis commencent à peser sur le trafic aérien international. Air France a annoncé vendredi la suspension temporaire de sa desserte de Dubaï, une décision également suivie par KLM pour plusieurs liaisons vers le Moyen-Orient. Donald Trump a déclaré jeudi qu'une "armada" américaine se dirigeait vers ⁠l'Iran, mais qu'il espérait ne pas avoir à l'utiliser.
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Les tensions entre l'Iran et les États-Unis commencent à peser sur le trafic aérien international. Air France a annoncé vendredi la suspension temporaire de sa desserte de Dubaï, une décision également suivie par KLM pour plusieurs liaisons vers le Moyen-Orient. Donald Trump a déclaré jeudi qu'une "armada" américaine se dirigeait vers ⁠l'Iran, mais qu'il espérait ne pas avoir à l'utiliser.

24.01.2026 à 08:47

Sous l'effet de l'Ukraine, la France passe aux drones de combat

FRANCE24
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Qu'est-ce qu'un drone militaire ? Engin sans pilote, le drone "apporte une corde supplémentaire à l'arc des militaires avec le gros avantage de ne pas mettre en danger les vies humaines et d'être moins cher par rapport aux moyens traditionnels", souligne Florian Aknin, expert de l'aérospatiale et de défense au sein du cabinet de conseil international Roland Berger. L'engin est relativement simple. "Vous pouvez acheter une imprimante 3D, trouver des plans en libre accès et avoir un drone en 24 heures", schématise Hadrien Canter, cofondateur et directeur général d'Alta Ares, start-up française née en Ukraine. C'est la "charge utile" qui donne au drone ses yeux, oreilles, cerveau ou bras armé et en définit la mission: capteurs (optiques, radar, de guidage et navigation) pour surveillance et reconnaissance, explosifs pour frapper en profondeur ou détruire les drones ennemis parfois par collision ou encore des équipements de la guerre électronique destinés à brouiller le signal GPS ou les communications adverses. Quel est leur rôle en Ukraine ? Les frappes russes qui ont privé ces derniers jours plus d'un million d'habitants de Kiev de courant et de chauffage reposent largement sur des volumes massifs de drones iraniens Shahed produits en masse et à bas coût en Russie. La Russie en produit 1.000 par jour et les lance par milliers, souvent avec des missiles balistiques, saturant les défenses ukrainiennes. Les abattre avec des missiles coûte des millions, d’où le recours ukrainien à des drones intercepteurs bon marché. "Les Ukrainiens ont besoin d'environ 20.000 drones par mois, c'est énorme", souligne Hadrien Canter. Le premier forum franco-ukrainien sur la production conjointe des drones organisé en novembre 2025 en présence des présidents Macron et Zelensky avait pour but "d'aider les Ukrainiens à passer à cette échelle-là", ajoute-t-il. Sa société implantée en Ukraine équipe des drones ukrainiens d'un logiciel qui augmente le taux d'interception de 30 à 65% et vise 85% comme pour le missile américain Patriot. Autre usage: les frappes en profondeur pour toucher des bases aériennes, infrastructures de défense, raffineries ou dépôts pétroliers en Russie. Quelles synergies pour la filière française? Chez le groupe français EOS Technologie, le drone Rodeur, dont quelques unités ont été livrées à l’Ukraine, peut parcourir jusqu’à 500 km et rester cinq heures dans les airs. Ce modèle, capable à la fois de missions de renseignement et d'attaques " kamikaze ", pourrait être utilisé en Europe davantage dans la logique de "bouclier", dans celle de "glaive" en Ukraine, explique à l'AFP Jean-Marc Zuliani, président d'EOS Technologie. "Les Ukrainiens ont acquis une expérience unique au monde", souligne le responsable pour qui ils ont actuellement "plus besoin de technologies" que d'appareils. Pour les industriels occidentaux, c'est l'occasion de tester les machines sur le terrain, ajoute-t-il. Le Portugais devenu paneuropéen Tekever, qui a ouvert un bureau à Toulouse en 2024, fournit depuis le début du conflit en Ukraine des drones de reconnaissance et de renseignement. "On ramène cette expérience sur le théâtre européen avec l'ambition de devenir un acteur majeur à l'échelle européenne", déclare à l'AFP Nadia Maaref, directrice générale de Tekever France. Pourquoi l'industrie automobile est-elle associée ? Initiée il y a plusieurs mois par la Direction générale de l’armement, la démarche se concrétise cette semaine : Renault a annoncé un partenariat avec Turgis Gaillard pour une filière française de drones militaires. "On nous demande une production de masse" et "des industriels automobiles peuvent faire de la très grande série dans des délais beaucoup plus courts", confie Jean-Marc Zuliani. Il dit avoir signé un partenariat "avec un grand acteur de l'industrie automobile", dont il ne révèle pas le nom, "capable d'en produire 10.000, 100.000, 1 million d'ici 2030" pour "répondre aux besoins pour la France". Que deviendra cette filière en cas de cessez-le-feu en Ukraine ? L'augmentation des tensions géopolitiques ne se résume pas à l'Ukraine. "Cessez-le-feu ou pas, elles vont continuer d'augmenter", déclare Florian Aknin, pour qui la "capacité de monter en cadence" tout comme les stocks participera à la "dissuasion conventionnelle".
Texte intégral (692 mots)
Qu'est-ce qu'un drone militaire ? Engin sans pilote, le drone "apporte une corde supplémentaire à l'arc des militaires avec le gros avantage de ne pas mettre en danger les vies humaines et d'être moins cher par rapport aux moyens traditionnels", souligne Florian Aknin, expert de l'aérospatiale et de défense au sein du cabinet de conseil international Roland Berger. L'engin est relativement simple. "Vous pouvez acheter une imprimante 3D, trouver des plans en libre accès et avoir un drone en 24 heures", schématise Hadrien Canter, cofondateur et directeur général d'Alta Ares, start-up française née en Ukraine. C'est la "charge utile" qui donne au drone ses yeux, oreilles, cerveau ou bras armé et en définit la mission: capteurs (optiques, radar, de guidage et navigation) pour surveillance et reconnaissance, explosifs pour frapper en profondeur ou détruire les drones ennemis parfois par collision ou encore des équipements de la guerre électronique destinés à brouiller le signal GPS ou les communications adverses. Quel est leur rôle en Ukraine ? Les frappes russes qui ont privé ces derniers jours plus d'un million d'habitants de Kiev de courant et de chauffage reposent largement sur des volumes massifs de drones iraniens Shahed produits en masse et à bas coût en Russie. La Russie en produit 1.000 par jour et les lance par milliers, souvent avec des missiles balistiques, saturant les défenses ukrainiennes. Les abattre avec des missiles coûte des millions, d’où le recours ukrainien à des drones intercepteurs bon marché. "Les Ukrainiens ont besoin d'environ 20.000 drones par mois, c'est énorme", souligne Hadrien Canter. Le premier forum franco-ukrainien sur la production conjointe des drones organisé en novembre 2025 en présence des présidents Macron et Zelensky avait pour but "d'aider les Ukrainiens à passer à cette échelle-là", ajoute-t-il. Sa société implantée en Ukraine équipe des drones ukrainiens d'un logiciel qui augmente le taux d'interception de 30 à 65% et vise 85% comme pour le missile américain Patriot. Autre usage: les frappes en profondeur pour toucher des bases aériennes, infrastructures de défense, raffineries ou dépôts pétroliers en Russie. Quelles synergies pour la filière française? Chez le groupe français EOS Technologie, le drone Rodeur, dont quelques unités ont été livrées à l’Ukraine, peut parcourir jusqu’à 500 km et rester cinq heures dans les airs. Ce modèle, capable à la fois de missions de renseignement et d'attaques " kamikaze ", pourrait être utilisé en Europe davantage dans la logique de "bouclier", dans celle de "glaive" en Ukraine, explique à l'AFP Jean-Marc Zuliani, président d'EOS Technologie. "Les Ukrainiens ont acquis une expérience unique au monde", souligne le responsable pour qui ils ont actuellement "plus besoin de technologies" que d'appareils. Pour les industriels occidentaux, c'est l'occasion de tester les machines sur le terrain, ajoute-t-il. Le Portugais devenu paneuropéen Tekever, qui a ouvert un bureau à Toulouse en 2024, fournit depuis le début du conflit en Ukraine des drones de reconnaissance et de renseignement. "On ramène cette expérience sur le théâtre européen avec l'ambition de devenir un acteur majeur à l'échelle européenne", déclare à l'AFP Nadia Maaref, directrice générale de Tekever France. Pourquoi l'industrie automobile est-elle associée ? Initiée il y a plusieurs mois par la Direction générale de l’armement, la démarche se concrétise cette semaine : Renault a annoncé un partenariat avec Turgis Gaillard pour une filière française de drones militaires. "On nous demande une production de masse" et "des industriels automobiles peuvent faire de la très grande série dans des délais beaucoup plus courts", confie Jean-Marc Zuliani. Il dit avoir signé un partenariat "avec un grand acteur de l'industrie automobile", dont il ne révèle pas le nom, "capable d'en produire 10.000, 100.000, 1 million d'ici 2030" pour "répondre aux besoins pour la France". Que deviendra cette filière en cas de cessez-le-feu en Ukraine ? L'augmentation des tensions géopolitiques ne se résume pas à l'Ukraine. "Cessez-le-feu ou pas, elles vont continuer d'augmenter", déclare Florian Aknin, pour qui la "capacité de monter en cadence" tout comme les stocks participera à la "dissuasion conventionnelle".

24.01.2026 à 07:13

Ukraine en direct : reprises des discussions à Abou Dhabi, Kharkiv et Kiev visées par des frappes russes

Marc DAOU
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Des négociateurs russes, ukrainiens et américains reprennent samedi leurs discussions à Abou Dhabi, pour la première fois sous ce format, alors que la Russie poursuit ses bombardements qui ont fait au moins un mort et 27 blessés à Kiev et Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, selon les autorités locales. Suivez notre direct.
Texte intégral (692 mots)
Des négociateurs russes, ukrainiens et américains reprennent samedi leurs discussions à Abou Dhabi, pour la première fois sous ce format, alors que la Russie poursuit ses bombardements qui ont fait au moins un mort et 27 blessés à Kiev et Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, selon les autorités locales. Suivez notre direct.

24.01.2026 à 06:48

"Je ne peux plus regarder les images" : un Franco-Iranien raconte la répression en Iran

Bahar MAKOOI
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Rentré à Paris il y a une semaine, Sina, franco-iranien, témoigne. Coupé de ses proches restés à Téhéran, il redoute de reconnaître un visage familier parmi les morts et les arrestations qui se multiplient. Il témoigne des manifestations, de la répression et du choc à son retour.
Texte intégral (692 mots)
Rentré à Paris il y a une semaine, Sina, franco-iranien, témoigne. Coupé de ses proches restés à Téhéran, il redoute de reconnaître un visage familier parmi les morts et les arrestations qui se multiplient. Il témoigne des manifestations, de la répression et du choc à son retour.

24.01.2026 à 06:41

Australie: un enfant de 12 ans meurt des suites d'une attaque de requin

FRANCE24
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Nico Antic avait été grièvement blessé dimanche dernier par un requin-bouledogue alors qu'il sautait d'un rocher pour nager avec des amis dans une crique de la plus grande ville australienne. Cette attaque est la troisième meurtrière à Sydney depuis septembre. Elle avait été suivie de trois autres, non létales, dans les 48 heures suivantes dans l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, poussant les secouristes à appeler la population à éviter les plages. "Nous sommes bouleversés d'annoncer que notre fils, Nico, est décédé", ont déclaré ses parents Lorena et Juan dans un communiqué. "Nico était un jeune garçon heureux, sociable et sportif, qui faisait preuve d'une grande bonté et d'une grande générosité. Il débordait toujours de vie, et c'est ainsi que nous nous souviendrons de lui", ont-ils ajouté. Des eaux de plus en plus fréquentées et la hausse des températures océaniques, qui semblent influer sur les schémas migratoires des requins, pourraient contribuer à une augmentation des attaques, malgré la surpêche qui fait diminuer la population de certaines espèces, d'après des scientifiques. La région côtière est en outre touchée ces derniers jours par des précipitations qui ont rendu ses eaux troubles. Or, cela constitue un espace idéal pour les requins-bouledogues, selon l'organisation de sauveteurs en mer Surf Life Saving New South Wales. Mardi, un surfeur a été mordu par un requin en mer et blessé légèrement, a indiqué Surf Life Saving New South Wales. Soit la quatrième attaque de requin en l'espace de deux jours en Nouvelle-Galles du Sud. Drones et filets Lors de l'une d'elles, à Manly en périphérie de Sydney, un requin s'en est pris aux jambes d'un surfeur, depuis dans un état critique. Quelques heures plus tôt, déjà, un enfant de 11 ans était ressorti indemne de l'attaque d'un requin qui avait mordu sa planche de surf, un peu plus au nord. Des dizaines de plages de la banlieue nord de Sydney sont fermées jusqu'à nouvel ordre, tandis que la surveillance des autres, à l'aide notamment de drones, a été renforcée. "La qualité de l'eau est si mauvaise que cela favorise l'activité du requin-bouledogue", avait déclaré Surf Life Saving New South Wales mardi au média public ABC. "Allez simplement à la piscine municipale, parce qu'à ce stade, nous considérons que les plages ne sont pas sûres". Plus de 1.280 incidents impliquant des requins en Australie ont été recensés depuis le début des statistiques en 1791, dont plus de 250 ont entraîné la mort des personnes mordues, selon une base de données détaillant les interactions entre humains et requins. En septembre, un grand requin blanc avait tué un surfeur sur une plage très fréquentée du nord de Sydney. Deux mois plus tard, un requin-bouledogue avait tué une femme qui nageait au large d'une plage isolée au nord de cette même ville. Outre le déploiement de drones, les autorités mettent en place chaque été des filets antirequins au large des côtes de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland pour éviter les attaques. Des données officielles montrent cependant que ces filets capturent des tortues, des dauphins, des poissons ou des raies en voie de disparition.
Texte intégral (560 mots)
Nico Antic avait été grièvement blessé dimanche dernier par un requin-bouledogue alors qu'il sautait d'un rocher pour nager avec des amis dans une crique de la plus grande ville australienne. Cette attaque est la troisième meurtrière à Sydney depuis septembre. Elle avait été suivie de trois autres, non létales, dans les 48 heures suivantes dans l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, poussant les secouristes à appeler la population à éviter les plages. "Nous sommes bouleversés d'annoncer que notre fils, Nico, est décédé", ont déclaré ses parents Lorena et Juan dans un communiqué. "Nico était un jeune garçon heureux, sociable et sportif, qui faisait preuve d'une grande bonté et d'une grande générosité. Il débordait toujours de vie, et c'est ainsi que nous nous souviendrons de lui", ont-ils ajouté. Des eaux de plus en plus fréquentées et la hausse des températures océaniques, qui semblent influer sur les schémas migratoires des requins, pourraient contribuer à une augmentation des attaques, malgré la surpêche qui fait diminuer la population de certaines espèces, d'après des scientifiques. La région côtière est en outre touchée ces derniers jours par des précipitations qui ont rendu ses eaux troubles. Or, cela constitue un espace idéal pour les requins-bouledogues, selon l'organisation de sauveteurs en mer Surf Life Saving New South Wales. Mardi, un surfeur a été mordu par un requin en mer et blessé légèrement, a indiqué Surf Life Saving New South Wales. Soit la quatrième attaque de requin en l'espace de deux jours en Nouvelle-Galles du Sud. Drones et filets Lors de l'une d'elles, à Manly en périphérie de Sydney, un requin s'en est pris aux jambes d'un surfeur, depuis dans un état critique. Quelques heures plus tôt, déjà, un enfant de 11 ans était ressorti indemne de l'attaque d'un requin qui avait mordu sa planche de surf, un peu plus au nord. Des dizaines de plages de la banlieue nord de Sydney sont fermées jusqu'à nouvel ordre, tandis que la surveillance des autres, à l'aide notamment de drones, a été renforcée. "La qualité de l'eau est si mauvaise que cela favorise l'activité du requin-bouledogue", avait déclaré Surf Life Saving New South Wales mardi au média public ABC. "Allez simplement à la piscine municipale, parce qu'à ce stade, nous considérons que les plages ne sont pas sûres". Plus de 1.280 incidents impliquant des requins en Australie ont été recensés depuis le début des statistiques en 1791, dont plus de 250 ont entraîné la mort des personnes mordues, selon une base de données détaillant les interactions entre humains et requins. En septembre, un grand requin blanc avait tué un surfeur sur une plage très fréquentée du nord de Sydney. Deux mois plus tard, un requin-bouledogue avait tué une femme qui nageait au large d'une plage isolée au nord de cette même ville. Outre le déploiement de drones, les autorités mettent en place chaque été des filets antirequins au large des côtes de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland pour éviter les attaques. Des données officielles montrent cependant que ces filets capturent des tortues, des dauphins, des poissons ou des raies en voie de disparition.

24.01.2026 à 04:53

Sécurité intérieure et soutien "plus limité" aux alliés : le Pentagone dévoile sa nouvelle stratégie

FRANCE 24
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L'armée américaine va privilégier la sécurité intérieure et la maîtrise de la Chine, tout en apportant un soutien "plus limité" à ses alliés d'Europe et d'ailleurs, a indiqué vendredi le Pentagone dans sa nouvelle stratégie de défense, révélée une semaine de crise inédite entre Washington et ses alliés de l'Otan sur la question du Groenland.
Texte intégral (560 mots)
L'armée américaine va privilégier la sécurité intérieure et la maîtrise de la Chine, tout en apportant un soutien "plus limité" à ses alliés d'Europe et d'ailleurs, a indiqué vendredi le Pentagone dans sa nouvelle stratégie de défense, révélée une semaine de crise inédite entre Washington et ses alliés de l'Otan sur la question du Groenland.

24.01.2026 à 04:43

Nouvelle-Zélande: fin des recherches de survivants après un glissement de terrain

FRANCE24
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Les équipes sur place cherchent désormais à retrouver les corps, a expliqué le commissaire de police Tim Anderson, précisant que des restes humains avaient été découverts sous les amas de terre et de débris. Six personnes, un Suédois et cinq Néo-Zélandais, dont deux adolescents de 15 ans, restent introuvables selon la police, et les localiser tous pourrait prendre plusieurs jours. Le désastre s'est produit jeudi sur un camping de Mount Maunganui, destination touristique prisée dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Le glissement, provoqué par des fortes pluies, a emporté et enseveli camping-cars comme cabines de douche sur le site. "La police a confirmé qu'il y avait des victimes au camping et le fait que personne n'aurait pu survivre", a regretté le Premier ministre Christopher Luxon, promettant un soutien aux familles. Des questions émergent sur les raisons pour lesquelles le site n'a pas été évacué alors que des glissements sur le camping et dans des zones voisines avaient été signalés plus tôt jeudi. Deux personnes sont mortes dans une catastrophe similaire dans la ville portuaire voisine de Tauranga le même jour.
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Les équipes sur place cherchent désormais à retrouver les corps, a expliqué le commissaire de police Tim Anderson, précisant que des restes humains avaient été découverts sous les amas de terre et de débris. Six personnes, un Suédois et cinq Néo-Zélandais, dont deux adolescents de 15 ans, restent introuvables selon la police, et les localiser tous pourrait prendre plusieurs jours. Le désastre s'est produit jeudi sur un camping de Mount Maunganui, destination touristique prisée dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Le glissement, provoqué par des fortes pluies, a emporté et enseveli camping-cars comme cabines de douche sur le site. "La police a confirmé qu'il y avait des victimes au camping et le fait que personne n'aurait pu survivre", a regretté le Premier ministre Christopher Luxon, promettant un soutien aux familles. Des questions émergent sur les raisons pour lesquelles le site n'a pas été évacué alors que des glissements sur le camping et dans des zones voisines avaient été signalés plus tôt jeudi. Deux personnes sont mortes dans une catastrophe similaire dans la ville portuaire voisine de Tauranga le même jour.

24.01.2026 à 04:21

Mode masculine: à Paris, les adieux de Véronique Nichanian chez Hermès

FRANCE24
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Organisé au Palais Brongniart, dans le centre de Paris, à 20H00 (19H00 GMT), ce 76e et dernier défilé ne sera pas "rétrospectif, mais plein de clins d'œil", a assuré la créatrice de 71 ans à Madame Figaro début janvier. "Ça va être un grand moment marquant", assure à l'AFP Marie Ottavi, journaliste mode à Libération. "C'est une femme qui a toujours apporté de la modernité dans ses collections. Son départ après tant d'années, ça raconte cette longévité, ce rapport au temps long de la maison Hermès", ajoute-t-elle. "Il est l'heure de passer le témoin", annonçait en octobre Véronique Nichanian. Assurant avoir encore "des idées", elle expliquait vouloir se consacrer plus de temps, notamment pour "réaliser un rêve de longue date": passer plusieurs mois au Japon. Rupture La Britannique d'origine jamaïcaine Grace Wales Bonner a été nommée quelques jours plus tard pour lui succéder. Prix LVMH jeune créateur 2016, la trentenaire s'est construit une belle réputation dans la mode masculine avec sa marque éponyme, une griffe ancrée dans son identité afro-caribéenne tout autant que dans la tradition vestimentaire britannique. Elle présentera sa première collection en janvier 2027. Celle de juin sera préparée par les studios de création interne. "C'est une jeune femme de talent, elle semble déterminée. Il fallait sûrement une rupture après 37 ans, et c'est ce qu'elle va exprimer. C'est bien, c'est juste, et cela me ravit", a assuré Véronique Nichanian à Madame Figaro. Un choix audacieux également salué par la presse. "Grace Wales Bonner est très moderne, engagée... Hermès a su choisir une personne qui va apporter non seulement de la qualité, mais aussi de l'image et un propos", estime Marie Ottavi. Les collections femme Hermès restent dirigées par Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne depuis 2014. "Réinvention permanente" Rare femme créatrice dans l'univers de la mode masculine, Véronique Nichanian affirme y avoir trouvé "un formidable terrain d'expression". Tout juste diplômée de l'Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (ESCP), elle y fait ses premiers pas auprès du styliste italien basé à Paris Nino Cerruti. Après 10 ans passés auprès de celui qu'elle qualifie de "père spirituel", elle rejoint Hermès en 1988. "Gérez ça comme votre petite entreprise. Vous avez carte blanche", lui dit alors Jean-Louis Dumas, président du groupe de 1978 à 2006. Au fil des décennies, elle a bâti "un style contemporain, dans une réinvention permanente du vêtement et de ses usages et à travers une recherche constante sur les matières, les savoir-faire et la couleur", lui a rendu hommage la griffe dans le communiqué annonçant son départ. Ce changement prend place dans un vaste mercato des directeurs artistiques, chez Chanel, Dior ou Gucci, alors que le marché du luxe fait face à des défis économiques et commerciaux. Hermès, elle, ne connaît pas la crise. La maison dont la publication des résultats annuels est attendue le 12 février, a vu son chiffre d'affaires croître de 6,3% sur les neuf premiers mois de 2025, à 11,9 milliards d'euros. L'an dernier, le groupe de luxe a investi plus d'un milliard d'euros, avec notamment l'ouverture d'une 25e maroquinerie en France, en Charente. Hermès prévoit d'en ouvrir trois autres dans le pays au cours des trois prochaines années. Dans ce contexte, le directeur général Finances, Eric du Halgouët, a confirmé en octobre que le projet de se lancer dans la haute couture était "bien en cours de préparation", mais pas "avant 2027 au plus tôt".
Texte intégral (622 mots)
Organisé au Palais Brongniart, dans le centre de Paris, à 20H00 (19H00 GMT), ce 76e et dernier défilé ne sera pas "rétrospectif, mais plein de clins d'œil", a assuré la créatrice de 71 ans à Madame Figaro début janvier. "Ça va être un grand moment marquant", assure à l'AFP Marie Ottavi, journaliste mode à Libération. "C'est une femme qui a toujours apporté de la modernité dans ses collections. Son départ après tant d'années, ça raconte cette longévité, ce rapport au temps long de la maison Hermès", ajoute-t-elle. "Il est l'heure de passer le témoin", annonçait en octobre Véronique Nichanian. Assurant avoir encore "des idées", elle expliquait vouloir se consacrer plus de temps, notamment pour "réaliser un rêve de longue date": passer plusieurs mois au Japon. Rupture La Britannique d'origine jamaïcaine Grace Wales Bonner a été nommée quelques jours plus tard pour lui succéder. Prix LVMH jeune créateur 2016, la trentenaire s'est construit une belle réputation dans la mode masculine avec sa marque éponyme, une griffe ancrée dans son identité afro-caribéenne tout autant que dans la tradition vestimentaire britannique. Elle présentera sa première collection en janvier 2027. Celle de juin sera préparée par les studios de création interne. "C'est une jeune femme de talent, elle semble déterminée. Il fallait sûrement une rupture après 37 ans, et c'est ce qu'elle va exprimer. C'est bien, c'est juste, et cela me ravit", a assuré Véronique Nichanian à Madame Figaro. Un choix audacieux également salué par la presse. "Grace Wales Bonner est très moderne, engagée... Hermès a su choisir une personne qui va apporter non seulement de la qualité, mais aussi de l'image et un propos", estime Marie Ottavi. Les collections femme Hermès restent dirigées par Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne depuis 2014. "Réinvention permanente" Rare femme créatrice dans l'univers de la mode masculine, Véronique Nichanian affirme y avoir trouvé "un formidable terrain d'expression". Tout juste diplômée de l'Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (ESCP), elle y fait ses premiers pas auprès du styliste italien basé à Paris Nino Cerruti. Après 10 ans passés auprès de celui qu'elle qualifie de "père spirituel", elle rejoint Hermès en 1988. "Gérez ça comme votre petite entreprise. Vous avez carte blanche", lui dit alors Jean-Louis Dumas, président du groupe de 1978 à 2006. Au fil des décennies, elle a bâti "un style contemporain, dans une réinvention permanente du vêtement et de ses usages et à travers une recherche constante sur les matières, les savoir-faire et la couleur", lui a rendu hommage la griffe dans le communiqué annonçant son départ. Ce changement prend place dans un vaste mercato des directeurs artistiques, chez Chanel, Dior ou Gucci, alors que le marché du luxe fait face à des défis économiques et commerciaux. Hermès, elle, ne connaît pas la crise. La maison dont la publication des résultats annuels est attendue le 12 février, a vu son chiffre d'affaires croître de 6,3% sur les neuf premiers mois de 2025, à 11,9 milliards d'euros. L'an dernier, le groupe de luxe a investi plus d'un milliard d'euros, avec notamment l'ouverture d'une 25e maroquinerie en France, en Charente. Hermès prévoit d'en ouvrir trois autres dans le pays au cours des trois prochaines années. Dans ce contexte, le directeur général Finances, Eric du Halgouët, a confirmé en octobre que le projet de se lancer dans la haute couture était "bien en cours de préparation", mais pas "avant 2027 au plus tôt".

24.01.2026 à 04:19

A Tours, la gauche unitaire en route pour la primaire, le PS en observateur

FRANCE24
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Après leur serment fait en juillet à Bagneux (Hauts-de-Seine) d'avoir un "candidat commun" pour 2027, le patron du PS Olivier Faure, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L'Après) et François Ruffin (Debout!) notamment, réunis autour de l'égérie de la Gauche en 2024 Lucie Castets, font un pas de plus pour rendre inéluctable cette primaire, qui doit selon eux leur permettre d'accéder au second tour de la présidentielle. Dans leur agenda, la date du 11 octobre 2026 se profile, même si le mode de scrutin n'a pas encore été tranché. Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance, doivent aussi acter les modalités pour pouvoir se présenter à la primaire. Mais les embuches sont nombreuses. Tout d'abord, les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser toute participation à ce processus, persuadés de pouvoir s'imposer en incarnant le vote utile. Le PCF n'est pas de l'aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont persuadés qu'il rentrera tôt ou tard dans le dispositif. Quant au PS, son premier secrétaire Olivier Faure, favorable à la primaire, n'a pas les coudées franches pour s'engager pleinement dans le processus. Ce n'est qu'au terme d'un vote des adhérents socialistes, après les municipales, que le parti à la rose pourra, ou non, s'impliquer dans l'aventure unitaire. Car en interne, les opposants au chef socialiste, et notamment le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol qui a échoué de peu à prendre le parti en juin 2025, ont exprimé leur désaccord lors d'un bureau national. "Olivier Faure va aller à Tours mais le mandat qu'il a reçu, ce n'est pas de cautionner les annonces qui pourraient y être faites. Il pourra simplement dire que les socialistes prendront leur décision le moment venu", a expliqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner sur Radio J. "Mais quel est le chemin politique que proposent les autres pour éviter l'éparpillement de la gauche?", interroge le secrétaire général du PS Pierre Jouvet. "Mémoire de poisson rouge" Certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus. Pour M. Hollande, "la preuve que la primaire n'a pas de sens, c'est bien ce qui se passe à l'Assemblée, où Ecologistes, Autain et Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue". Et, en l'absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, avoue ne pas être "emballé" non plus par cette primaire "de bric et de broc", selon les mots d'un proche du chef des députés socialistes. Les mêmes réclament par ailleurs que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l'ambition de Boris Vallaud. "Il sera OK pour la primaire de la gauche s'il gagne celle du PS", ironise un pro-primaire. Pour la maire de Nantes, Johanna Rolland, "on va gagner aux municipales là où on mène des listes de rassemblement. Pourquoi il faudrait bazarder cette stratégie à la présidentielle?". Marine Tondelier, qui "suit les turpitudes du PS", note que ceux qui ont adhéré au parti après le Nouveau Front populaire, "sont ceux qui ont aimé ce qu'Olivier Faure a fait" et devraient choisir la primaire. "On peut espérer que les militants socialistes n'ont pas la mémoire d'un poisson rouge et se souviennent du score d'Anne Hidalgo à la dernière présidentielle", commente aussi Clémentine Autain.
Texte intégral (659 mots)
Après leur serment fait en juillet à Bagneux (Hauts-de-Seine) d'avoir un "candidat commun" pour 2027, le patron du PS Olivier Faure, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L'Après) et François Ruffin (Debout!) notamment, réunis autour de l'égérie de la Gauche en 2024 Lucie Castets, font un pas de plus pour rendre inéluctable cette primaire, qui doit selon eux leur permettre d'accéder au second tour de la présidentielle. Dans leur agenda, la date du 11 octobre 2026 se profile, même si le mode de scrutin n'a pas encore été tranché. Les membres du Front Populaire 2027, nom de leur alliance, doivent aussi acter les modalités pour pouvoir se présenter à la primaire. Mais les embuches sont nombreuses. Tout d'abord, les deux candidats de gauche les mieux placés dans les sondages, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon et le dirigeant de Place publique Raphaël Glucksmann, sur deux lignes antagonistes, continuent de refuser toute participation à ce processus, persuadés de pouvoir s'imposer en incarnant le vote utile. Le PCF n'est pas de l'aventure non plus, même si PS et Ecologistes sont persuadés qu'il rentrera tôt ou tard dans le dispositif. Quant au PS, son premier secrétaire Olivier Faure, favorable à la primaire, n'a pas les coudées franches pour s'engager pleinement dans le processus. Ce n'est qu'au terme d'un vote des adhérents socialistes, après les municipales, que le parti à la rose pourra, ou non, s'impliquer dans l'aventure unitaire. Car en interne, les opposants au chef socialiste, et notamment le camp du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol qui a échoué de peu à prendre le parti en juin 2025, ont exprimé leur désaccord lors d'un bureau national. "Olivier Faure va aller à Tours mais le mandat qu'il a reçu, ce n'est pas de cautionner les annonces qui pourraient y être faites. Il pourra simplement dire que les socialistes prendront leur décision le moment venu", a expliqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner sur Radio J. "Mais quel est le chemin politique que proposent les autres pour éviter l'éparpillement de la gauche?", interroge le secrétaire général du PS Pierre Jouvet. "Mémoire de poisson rouge" Certains, dont François Hollande, penchent pour une fédération de la gauche réformiste allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, qui désignerait un candidat au consensus. Pour M. Hollande, "la preuve que la primaire n'a pas de sens, c'est bien ce qui se passe à l'Assemblée, où Ecologistes, Autain et Ruffin ont voté pour la censure de LFI et contre le budget au risque de faire sauter le gouvernement quand les socialistes cherchaient une issue". Et, en l'absence de Raphaël Glucksmann dans le dispositif, le camp de Boris Vallaud, charnière pour faire ou défaire une majorité au PS, avoue ne pas être "emballé" non plus par cette primaire "de bric et de broc", selon les mots d'un proche du chef des députés socialistes. Les mêmes réclament par ailleurs que le PS désigne en amont son propre candidat, sans faire mystère de l'ambition de Boris Vallaud. "Il sera OK pour la primaire de la gauche s'il gagne celle du PS", ironise un pro-primaire. Pour la maire de Nantes, Johanna Rolland, "on va gagner aux municipales là où on mène des listes de rassemblement. Pourquoi il faudrait bazarder cette stratégie à la présidentielle?". Marine Tondelier, qui "suit les turpitudes du PS", note que ceux qui ont adhéré au parti après le Nouveau Front populaire, "sont ceux qui ont aimé ce qu'Olivier Faure a fait" et devraient choisir la primaire. "On peut espérer que les militants socialistes n'ont pas la mémoire d'un poisson rouge et se souviennent du score d'Anne Hidalgo à la dernière présidentielle", commente aussi Clémentine Autain.

24.01.2026 à 04:17

Ukrainiens, Russes et Américains reprennent leurs discussions inédites à Abou Dhabi

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Annonçant des pourparlers difficiles, le Kremlin a répété en préambule exiger de Kiev un retrait de ses forces de ces territoires industriels et miniers de l'est de l'Ukraine aujourd'hui en grande partie contrôlés par la Russie. Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les premiers entretiens de vendredi ont porté "sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre menée par la Russie et sur la suite logique du processus de négociation visant à progresser vers une paix digne et durable". Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022 Côté russe, la délégation est menée par le général Igor Kostioukov, qui dirige le renseignement militaire (GRU). Washington est notamment représenté par les émissaires spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. "Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions", a déclaré à l'issue des premières discussions vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, disant attendre le résultat de celles de samedi et assurant être tenu informé "presque heure par heure". "Il est nécessaire que non seulement l'Ukraine souhaite mettre fin à cette guerre et atteindre une sécurité totale, mais qu'une volonté similaire apparaisse aussi en Russie", a-t-il ajouté. "Quitter le Donbass" Ces pourparlers s'inscrivent dans un contexte difficile pour l'Ukraine, dont le réseau énergétique a été sévèrement mis à mal par une série de frappes russes, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur par des températures glaciales, notamment à Kiev. L'attaque a fait quatre blessés supplémentaires en périphérie de Kiev et la ville de Kharkiv a été visée de son côté par 25 drones russes, faisant 19 blessés. Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental. "Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s'en retirer", a averti vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Sans règlement de la question territoriale (...), il est inutile d'espérer la conclusion d'un accord de long terme", a-t-il ajouté. Cette réunion à Abou Dhabi s'est tenue au lendemain de deux rencontres à un plus haut niveau : l'une à Davos entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, et l'autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. Sans les Européens Des négociations directes entre Russes et Ukrainiens avaient déjà eu lieu lors de la première année du conflit, en 2022, et à plusieurs reprises au cours de l'année 2025 à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats. Les nouvelles discussions de cette semaine se tiennent loin de l'Europe et sans participation des pays de l'UE, qui craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n'a pour sa part eu de cesse de critiquer l'ingérence des Européens dans les négociations. A Davos vendredi, M. Zelensky avait tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. En marge du Forum économique mondial, il s'était brièvement entretenu avec M. Trump, assurant avoir obtenu du dirigeant américain un accord sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, qui doit désormais être finalisé par les deux dirigeants et les Parlements des deux pays.
Texte intégral (641 mots)
Annonçant des pourparlers difficiles, le Kremlin a répété en préambule exiger de Kiev un retrait de ses forces de ces territoires industriels et miniers de l'est de l'Ukraine aujourd'hui en grande partie contrôlés par la Russie. Selon le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov, les premiers entretiens de vendredi ont porté "sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre menée par la Russie et sur la suite logique du processus de négociation visant à progresser vers une paix digne et durable". Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de la guerre, qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2022 Côté russe, la délégation est menée par le général Igor Kostioukov, qui dirige le renseignement militaire (GRU). Washington est notamment représenté par les émissaires spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. "Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions", a déclaré à l'issue des premières discussions vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, disant attendre le résultat de celles de samedi et assurant être tenu informé "presque heure par heure". "Il est nécessaire que non seulement l'Ukraine souhaite mettre fin à cette guerre et atteindre une sécurité totale, mais qu'une volonté similaire apparaisse aussi en Russie", a-t-il ajouté. "Quitter le Donbass" Ces pourparlers s'inscrivent dans un contexte difficile pour l'Ukraine, dont le réseau énergétique a été sévèrement mis à mal par une série de frappes russes, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur par des températures glaciales, notamment à Kiev. L'attaque a fait quatre blessés supplémentaires en périphérie de Kiev et la ville de Kharkiv a été visée de son côté par 25 drones russes, faisant 19 blessés. Sur le front, les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé, Kiev dépendant en grande partie du soutien financier et militaire occidental. "Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s'en retirer", a averti vendredi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. "Sans règlement de la question territoriale (...), il est inutile d'espérer la conclusion d'un accord de long terme", a-t-il ajouté. Cette réunion à Abou Dhabi s'est tenue au lendemain de deux rencontres à un plus haut niveau : l'une à Davos entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, et l'autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner. Sans les Européens Des négociations directes entre Russes et Ukrainiens avaient déjà eu lieu lors de la première année du conflit, en 2022, et à plusieurs reprises au cours de l'année 2025 à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats. Les nouvelles discussions de cette semaine se tiennent loin de l'Europe et sans participation des pays de l'UE, qui craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. La Russie n'a pour sa part eu de cesse de critiquer l'ingérence des Européens dans les négociations. A Davos vendredi, M. Zelensky avait tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. En marge du Forum économique mondial, il s'était brièvement entretenu avec M. Trump, assurant avoir obtenu du dirigeant américain un accord sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, qui doit désormais être finalisé par les deux dirigeants et les Parlements des deux pays.

24.01.2026 à 01:27

Venezuela: le pouvoir annonce plus de libérations de prisonniers politiques, les familles s'impatientent

FRANCE24
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La controverse autour du nombre libérations de détenus politiques, jamais mentionnés en tant que tels par le pouvoir, monte depuis plusieurs jours. Caracas, qui avait annoncé le 8 janvier la libération prochaine de détenus politiques sous la pression américaine, assure que 626 personnes ont été libérées, comptabilisant des libérations du mois de décembre, avant l'intervention américaine. L'ONG de défense des détenus Foro Penal recense quant à elle seulement 155 libérations de prisonniers politiques depuis le 8 janvier, sur un total de quelque 800 détenus. Elle comptabilise également 114 libérations en décembre, ce qui ferait un total de 269, loin du chiffre évoqué par le pouvoir. "Ca suffit, les mensonges. Ça suffit de mentir au peuple vénézuélien (...) à travers les réseaux sociaux, des algorithmes qui cherchent à semer le mensonge, la violence, la haine et la mort", a lancé vendredi à la télévision publique Mme Rodriguez, assurant qu'elle allait appeler lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk. "Je lui demanderai, par l'intermédiaire de son bureau, de vérifier les listes des personnes libérées au Venezuela", a-t-elle dit. Cette déclaration détonne alors que les relations entre le pouvoir vénézuélien et cette institution sont conflictuelles depuis des années. L'ONU a dénoncé des violations des droits humains dans le pays, accusations rejetées par le pouvoir qui a souvent critiqué le Haut-Commissariat. Vendredi matin, une trentaine de proches ont manifesté devant la prison de l'Hélicoïde, un centre de torture géré par les services de renseignements selon des défenseurs des droits de l'homme. Des dizaines d'autres familles campent près d'autres centres de détention dans l'attente de libérations. Adriana Abreu, 30 ans, arbore un T-shirt à l'effigie de son mari Guillermo Lopez, chef de campagne du parti de l'opposante Maria Corina Machado dans l'Etat de Trujillo (ouest), incarcéré depuis deux ans. Voix qui tremble, quelques larmes... Cette mère d'un garçon de 4 ans explique devoir faire 16 heures de bus pour rejoindre Caracas. "Epuisement" "C'est un épuisement physique, mental (...) On parle de chiffres comme s'ils n'étaient qu'un nombre de plus. Ce sont des vies, ce sont des milliers de familles", raconte-t-elle. "Notre exigence est qu'ils (les dirigeants) tiennent leur promesse de libération, pas seulement d'un nombre important, mais de tous! Parce que tous sont innocents", ajoute-t-elle. Diego Casanova, membre de l'ONG Comité pour la libération des prisonniers politiques, dénonce un processus "extrêmement lent, opaque, truffé d'arbitraire et d'irrégularités". "Pour nous, (c'est) une nouvelle forme de violence d'Etat à l'égard des victimes", dit-il, en demandant "la libération de tous les prisonniers politiques et un démantèlement de l'appareil répressif". L'ONG Justice Rencontre Pardon a annoncé vendredi le décès de Yarelis Salas, mère du prisonnier politique Kevin Orozco, qui attendait dans l'angoisse une libération qui n'est jamais venue. Un des plus prisonniers les plus connus, Rafael Tudares Bracho, gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais de nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués. Par ailleurs, à l'appel du pouvoir, des milliers de partisans du président déchu Nicolas Maduro ont manifesté en faveur de sa libération vendredi, date anniversaire de la chute de la dictature militaire en 1958. "Nous les voulons de retour", pouvait-on lire sur une immense banderole déployée dans le centre de Caracas. Marlene Blanco, comptable de 65 ans, juge "illégale" et "injuste" la capture de Maduro et de son épouse. "Le pétrole est à nous. Et il doit être payé comme il se doit", ajoute-t-elle à propos de la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Le puissant ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello a dit vouloir "ramener le président Maduro et Cilia", la Première dame, pendant le rassemblement, tout en assurant soutenir la présidente par intérim.
Texte intégral (696 mots)
La controverse autour du nombre libérations de détenus politiques, jamais mentionnés en tant que tels par le pouvoir, monte depuis plusieurs jours. Caracas, qui avait annoncé le 8 janvier la libération prochaine de détenus politiques sous la pression américaine, assure que 626 personnes ont été libérées, comptabilisant des libérations du mois de décembre, avant l'intervention américaine. L'ONG de défense des détenus Foro Penal recense quant à elle seulement 155 libérations de prisonniers politiques depuis le 8 janvier, sur un total de quelque 800 détenus. Elle comptabilise également 114 libérations en décembre, ce qui ferait un total de 269, loin du chiffre évoqué par le pouvoir. "Ca suffit, les mensonges. Ça suffit de mentir au peuple vénézuélien (...) à travers les réseaux sociaux, des algorithmes qui cherchent à semer le mensonge, la violence, la haine et la mort", a lancé vendredi à la télévision publique Mme Rodriguez, assurant qu'elle allait appeler lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk. "Je lui demanderai, par l'intermédiaire de son bureau, de vérifier les listes des personnes libérées au Venezuela", a-t-elle dit. Cette déclaration détonne alors que les relations entre le pouvoir vénézuélien et cette institution sont conflictuelles depuis des années. L'ONU a dénoncé des violations des droits humains dans le pays, accusations rejetées par le pouvoir qui a souvent critiqué le Haut-Commissariat. Vendredi matin, une trentaine de proches ont manifesté devant la prison de l'Hélicoïde, un centre de torture géré par les services de renseignements selon des défenseurs des droits de l'homme. Des dizaines d'autres familles campent près d'autres centres de détention dans l'attente de libérations. Adriana Abreu, 30 ans, arbore un T-shirt à l'effigie de son mari Guillermo Lopez, chef de campagne du parti de l'opposante Maria Corina Machado dans l'Etat de Trujillo (ouest), incarcéré depuis deux ans. Voix qui tremble, quelques larmes... Cette mère d'un garçon de 4 ans explique devoir faire 16 heures de bus pour rejoindre Caracas. "Epuisement" "C'est un épuisement physique, mental (...) On parle de chiffres comme s'ils n'étaient qu'un nombre de plus. Ce sont des vies, ce sont des milliers de familles", raconte-t-elle. "Notre exigence est qu'ils (les dirigeants) tiennent leur promesse de libération, pas seulement d'un nombre important, mais de tous! Parce que tous sont innocents", ajoute-t-elle. Diego Casanova, membre de l'ONG Comité pour la libération des prisonniers politiques, dénonce un processus "extrêmement lent, opaque, truffé d'arbitraire et d'irrégularités". "Pour nous, (c'est) une nouvelle forme de violence d'Etat à l'égard des victimes", dit-il, en demandant "la libération de tous les prisonniers politiques et un démantèlement de l'appareil répressif". L'ONG Justice Rencontre Pardon a annoncé vendredi le décès de Yarelis Salas, mère du prisonnier politique Kevin Orozco, qui attendait dans l'angoisse une libération qui n'est jamais venue. Un des plus prisonniers les plus connus, Rafael Tudares Bracho, gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais de nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués. Par ailleurs, à l'appel du pouvoir, des milliers de partisans du président déchu Nicolas Maduro ont manifesté en faveur de sa libération vendredi, date anniversaire de la chute de la dictature militaire en 1958. "Nous les voulons de retour", pouvait-on lire sur une immense banderole déployée dans le centre de Caracas. Marlene Blanco, comptable de 65 ans, juge "illégale" et "injuste" la capture de Maduro et de son épouse. "Le pétrole est à nous. Et il doit être payé comme il se doit", ajoute-t-elle à propos de la volonté de Donald Trump de mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Le puissant ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello a dit vouloir "ramener le président Maduro et Cilia", la Première dame, pendant le rassemblement, tout en assurant soutenir la présidente par intérim.

24.01.2026 à 00:31

"Le combat n'est pas terminé": à Washington, des milliers de militants défilent contre l'avortement

FRANCE24
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Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.
Lire plus (440 mots)
Dans le rassemblement sur le Mall, au coeur de Washington, la foule est souvent très jeune. "La vie est un cadeau", clame le slogan de la 53e édition. "Prends ma main, pas ma vie", disent des lettres de couleurs. "Un être humain est un être humain. Aussi petit soit-il", revendique une pancarte. "Mariez-vous et ayez des enfants, vous ne le regretterez pas", incitent d'autres, avec la silhouette dessinée de Charlie Kirk, le militant ultraconservateur tué par balle en plein meeting sur un campus universitaire de l'ouest du pays il y a quelques mois. L'annulation de la garantie fédérale de l'IVG décidée par la Cour suprême en 2022 "était un excellent début mais les choses semblent ralentir au niveau national", considère auprès de l'AFP Connor Daggett, étudiant en droit âgé de 31 ans. "Il faut encore sensibiliser davantage au fait que le combat n'est pas terminé, poursuit-il. Il ne le sera pas tant que tout enfant dans le ventre (de sa mère) ne sera pas protégé." "Interdiction nationale" "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", revendique Jessie Daggett, sa femme. Elle-même devenue mère après "une grossesse imprévue", cette scientifique de 29 ans estime que "c'est une situation effrayante, mais les femmes méritent mieux que de se voir dire qu'elles peuvent interrompre cette grossesse et que ça résoudra le problème, parce que ce n'est pas le cas". "L'objectif ultime, c'est d'éliminer l'avortement, de le rendre illégal et inconcevable", fixe Lauren VanderWulp, venue spécialement du nord du pays. "J'espère qu'ils (l'administration Trump) le feront, je ne sais pas. Je ne suis pas très politisée mais j'espère qu'ils vont faire quelque chose pour sauver les bébés et aider les femmes", dit la jeune étudiante. Venu en personne s'adresser à la foule, comme il y a un an juste après l'investiture de Donald Trump, le vice-président JD Vance a assuré "entendre" et "comprendre" la "crainte (...) que nous n'allons pas assez vite, que nos politiques n'ont pas su répondre à l'appel à la vie que représente cette marche". "Dans ce gouvernement, vous avez un allié à la Maison Blanche", a-t-il voulu les rassurer. JD Vance a profité de son discours pour annoncer que Washington ne verserait plus d'aide étrangère aux programmes favorisant la promotion de la diversité et de l'égalité de genre, en plus de l'avortement, provoquant la colère des ONG. Depuis que l'IVG n'est plus une garantie au niveau fédéral, une vingtaine d'Etats sur cinquante ont interdit ou très fortement restreint l'accès à l'avortement.

23.01.2026 à 23:59

Le Pakistan combat des légions de faux médecins

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Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.
Texte intégral (716 mots)
Des dizaines de patients viennent chaque jour dans ce petit bâtiment en bord de route situé dans la province du Sindh (sud), où quelques chaises sont disposées autour de tables en bois servant à allonger les patients. "Ces patients ont foi en moi. Ils croient que je peux bien les soigner", déclare Abdul Waheed, 48 ans, qui a ouvert l'établissement il y a quelques mois en périphérie d'Hyderabad. "J’ai passé énormément de temps dans ce domaine. J’ai travaillé avec plusieurs médecins. Grâce à Dieu, j’ai la confiance nécessaire pour diagnostiquer un patient et traiter sa maladie", affirme M. Waheed à l’AFP. Ni enseigne, ni numéro d'immatriculation, et aucune autorisation légale pour exercer: M. Waheed, qui a suivi une formation d'infirmier pendant quatre ans et est titulaire d'un diplôme en homéopathie, affiche pourtant son assurance. Après avoir examiné deux enfants, il insiste: les patients viennent à lui de leur plein gré et ont confiance en ses compétences. "Personne ne m'a encore posé de questions. Si quelqu'un vient, je verrai ce qu'il faut faire", explique-t-il. Ce genre de cliniques non agréées est souvent le premier, et parfois le seul, centre de soins pour les communautés pauvres. - Crise de santé publique - Selon Abdul Ghafoor Shoro, secrétaire général de l'Association médicale du Pakistan, il y a "plus de 600.000 faux médecins" dans le pays. Un chiffre confirmé par la Commission des soins de santé du Sindh (SHCC), sur la base d'estimations du Conseil médical et dentaire du Pakistan. M. Shoro explique que les praticiens illégaux apprennent quelques notions de base en travaillant avec des médecins, puis ouvrent leurs propres cliniques. "Les médecins non qualifiés ne connaissent pas les effets secondaires et les dosages précis des médicaments", prévient-il. "Les instruments qu'ils utilisent ne sont pas stérilisés. Ils les lavent simplement et continuent de les utiliser. Ils réutilisent des seringues, ce qui augmente le risque de propagation de l'hépatite et du sida". Alors que des journalistes de l'AFP visitaient Tando Said Khan, un autre médecin non qualifié a immédiatement fermé boutique et disparu. Un villageois, Ali Ahmed, raconte qu'il existe beaucoup de lieux de ce genre dans la région. "Aucun d'entre eux n'a de médecins qualifiés. Les gens ne sont pas instruits et ne savent pas reconnaître un médecin qualifié", déplore le trentenaire. Lois et moyens insuffisants Selon des experts médicaux, ces pratiques non contrôlées ont un impact direct sur le système de santé pakistanais, déjà sous tension, car les hôpitaux spécialisés sont débordés de patients dont l'état s'est aggravé après un traitement inapproprié. Khalid Bukhari, directeur de l'hôpital civil de Karachi, indique que son établissement reçoit régulièrement de tels cas. "Ils (les faux médecins) posent de mauvais diagnostics et maltraitent les patients. Notre hôpital est surchargé. La plupart des cas que nous recevons sont ceux de personnes qu'ils ont esquintées", fustige M. Bukhari. "Ces gens jouent avec les vies de citoyens démunis." Les autorités de régulation reconnaissent leur échec. "Il est difficile d'éradiquer ces pratiques. Si nous fermons 25 boutiques, 25 autres ouvrent dès le lendemain", reconnaît Ahson Qavi Siddiqi, directeur de la SHCC. La SHCC a récemment posé des scellés sur un bungalow à Karachi qui fonctionnait comme un hôpital, avec des unités de soins intensifs. "La loi est insuffisante. Nous portons plainte, mais les accusés sont libérés sous caution dès le lendemain, car il s'agit d'une infraction susceptible de caution", décrit M. Siddiqi à l'AFP. "Ces personnes (les faux médecins) ont une grande influence dans leur région. Bien souvent, nos équipes sont prises en otage. On nous attaque. Je n'ai pas les moyens d'intervenir fermement", ajoute-t-il. Recourir à un faux médecin peut aussi ruiner des familles, qui se retrouvent avec d'énormes factures en cas de problème. "Beaucoup de gens meurent ou deviennent handicapés, et leurs familles souffrent pour le reste de leurs jours", selon le directeur de la SHCC.

23.01.2026 à 23:49

HRW alerte sur les conditions des civils suite au retrait du M23 d'Uvira

Fatimata WANE
img
Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
Texte intégral (716 mots)
Les civils d’Uvira sont exposés à de graves risques d’abus… C’est l’alerte lancé dans le nouveau rapport de l’ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l’AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l’accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…
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