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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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13.01.2026 à 15:21

Protection de l'enfance: la vérification des antécédents a écarté 3.000 profils dangereux

FRANCE24
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"On a déjà écarté 2.980 personnes au sein de la Protection de l'enfance et de l'accueil du jeune enfant. Les contrôles se poursuivent, nous vérifions tout le stock des professionnels et bénévoles", a-t-elle dit à l'AFP, sans préciser quelle proportion de ces gens étaient en poste ou en phase de candidature. Plus de 650.000 attestations ont été délivrées, a-t-elle dit. L'attestation d'honorabilité est un document qui certifie qu'une personne n'a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d'inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais) l'empêchant d'exercer auprès de mineurs. Ce dispositif a été généralisé début octobre pour tous les professionnels et bénévoles de la Protection de l'enfance (personnels des foyers, assistants familiaux) et de l'accueil du jeune enfant (personnels des crèches et assistants maternels). Ils doivent remettre ce document à leur employeur lors de l'embauche, puis régulièrement. "Il ne faut pas être naïf: ces gens-là vont aller où? Dans les hôpitaux, auprès des personnes handicapées, ils vont aller dans des zones où le contrôle n'existe pas ou est moins efficace", avertit la Haute-Commissaire à l'enfance. "Nous les évinçons d'un secteur, ce n'est pas pour qu'ils se rediffusent ailleurs", assure-t-elle. Le dispositif a été étendu en décembre aux demandeurs à l'agrément à l'adoption et le sera "au cours du premier semestre" aux instituts médicaux éducatifs (IME, qui accueillent des enfants handicapés), ajoute-t-elle. Un employeur a le droit de licencier un salarié travaillant au contact d'enfants et qui aurait interdiction de le faire, souligne Mme El Haïry. Cette vérification ne concerne pas les vacataires ou intérimaires dans les écoles maternelles ou primaires. La question des violences sexuelles en milieu périscolaire a surgi ces derniers mois à Paris avec le dépôt d'une série de plaintes visant des animateurs d'écoles de la capitale. Parmi les motifs d'inscription au Fijais, figure la détention d'images pédocriminelles alors que la proportion de passage à l'acte chez leurs détenteurs est importante. La Cnape, fédération de 180 associations gestionnaires de services de Protection de l'enfance, s'est dite "très satisfaite" de l'instauration de cette attestation. "C'est simple et a permis d'écarter des personnes en emploi depuis longtemps parfois", a indiqué à l'AFP Pierre-Alain Sarthou, son directeur général. "Pour l'employeur, c'est rassurant et beaucoup moins bureaucratique qu'avant: il devait envoyer les noms des candidats à l'embauche à la préfecture et recevait des réponses parfois plusieurs mois après. Aujourd'hui les salariés potentiels présentent une attestation d'honorabilité, dont le QR Code peut être vérifié en quelques minutes", explique-t-il. Pour la Cnape, il est urgent d'élargir cette plateforme au secteur du handicap et notamment à ceux qui transportent les enfants, les amènent à l'école ou aux consultations médicales.

13.01.2026 à 15:20

🔴 En Iran, le bilan de la répression s'élève au moins à 2 000 morts. Suivez notre direct

FRANCE24
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13.01.2026 à 15:13

Davos: Donald Trump sera présent avec une importante délégation (organisateurs)

FRANCE24
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"Nous sommes heureux d'accueillir à nouveau le président Trump", qui sera "accompagné de la plus grande délégation américaine" ayant jamais fait le déplacement à Davos, a déclaré le patron du WEF, Borge Brende, lors d'une conférence de presse. En 2025, à peine investi pour la deuxième fois à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump était intervenu en visioconférence lors de cette réunion qui réunit élites politiques et économiques chaque année dans la station de ski suisse. Il y avait pour la dernière fois assisté en personne en 2020, lors de son premier mandat. Deuxième économie mondiale, la Chine sera également présente en force avec une délégation emmenée par le vice-Premier ministre, a précisé Borge Brende. Sont également attendus au forum, qui se tient du lundi 19 janvier au vendredi 23 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, six des sept chefs d'Etat ou de gouvernement du G7, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ou la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Créé en 1971, le WEF réunit chaque année des centaines de participants, mêlant notamment patrons d'entreprises et dirigeants politiques, dans une station de ski transformée en centre de conférence international l'espace d'une semaine. Le thème du forum sera cette année "l'esprit de dialogue" et verra la participation à ce jour de 64 chefs d'Etats et de gouvernement et 850 dirigeants d'entreprises, selon les organisateurs.
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"Nous sommes heureux d'accueillir à nouveau le président Trump", qui sera "accompagné de la plus grande délégation américaine" ayant jamais fait le déplacement à Davos, a déclaré le patron du WEF, Borge Brende, lors d'une conférence de presse. En 2025, à peine investi pour la deuxième fois à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump était intervenu en visioconférence lors de cette réunion qui réunit élites politiques et économiques chaque année dans la station de ski suisse. Il y avait pour la dernière fois assisté en personne en 2020, lors de son premier mandat. Deuxième économie mondiale, la Chine sera également présente en force avec une délégation emmenée par le vice-Premier ministre, a précisé Borge Brende. Sont également attendus au forum, qui se tient du lundi 19 janvier au vendredi 23 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, six des sept chefs d'Etat ou de gouvernement du G7, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ou la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Créé en 1971, le WEF réunit chaque année des centaines de participants, mêlant notamment patrons d'entreprises et dirigeants politiques, dans une station de ski transformée en centre de conférence international l'espace d'une semaine. Le thème du forum sera cette année "l'esprit de dialogue" et verra la participation à ce jour de 64 chefs d'Etats et de gouvernement et 850 dirigeants d'entreprises, selon les organisateurs.

13.01.2026 à 14:57

Grippe, intempéries, grève: l'hôpital public "tient bon", affirme la FHF

FRANCE24
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La FHF a recensé 28 "plans blancs" (dispositif de crise, ndlr) dans les hôpitaux publics la semaine dernière, sur un échantillon qui n'est pas complet mais regroupe néanmoins une bonne partie des 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT) français, qui regroupent les CHU et les plus gros centres hospitaliers, a-t-elle indiqué. La FHF a également recensé 108 "établissements en tension" la semaine dernière, selon ses chiffres. Au total, 49% des établissements ont connu une hausse d'activité de leurs services d'urgence la semaine dernière, a-t-elle indiqué. "Le bilan que nous faisons, c'est que nous sommes sur une situation gérable, l'hôpital public tient bon", a indiqué Vincent Ollivier, responsable adjoint de l'offre à la FHF, lors de la traditionnelle conférence de presse de début d'année de l'institution. "Mais la situation reste fragile en matière de saturation des lits, notamment en médecine pour les personnes âgées", a-t-il dit. "Il y a une faible disponibilité en lits d'aval" des urgences, avec "une difficulté à organiser les sorties vers les Ehpad ou les établissements de soins médicaux et réadaptation, a-t-il ajouté. Pour les responsables de la FHF, la grève des médecins libéraux la semaine dernière, n'est que le troisième facteur de surcharge des hôpitaux publics, derrière les épidémies (grippe et bronchiolite) et les intempéries. De toute façon, grève des médecins libéraux ou pas, "la permanence des soins repose très largement sur l'hôpital public qui assure 85% des prises en charges la nuit et le week-end, en période épidémique comme hors période de tension", a indiqué Arnaud Robinet, le président de la FHF. "Certains épisodes climatiques, sanitaires, sociaux, peuvent accentuer ponctuellement la pression, mais ils ne font que révéler une réalité structurelle: l'hôpital public est en première ligne en permanence", a-t-il dit. Les médecins libéraux, mécontents de "choix politiques qui les piétinent", sont appelés à la grève depuis le 5 janvier et jusqu'au 15 par leurs syndicats et organisations représentatives. Le point d'orgue de la grève est attendu en ce début de semaine, avec la fermeture prévue de nombreux blocs opératoires dans les cliniques privées. Selon le syndicat Samu Urgences de France, les appels au Samu étaient en hausse de 30 à 50% en début de semaine dernière. Certains urgentistes ont fait état d'une activité de leurs services "jamais vue" depuis le Covid.
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La FHF a recensé 28 "plans blancs" (dispositif de crise, ndlr) dans les hôpitaux publics la semaine dernière, sur un échantillon qui n'est pas complet mais regroupe néanmoins une bonne partie des 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT) français, qui regroupent les CHU et les plus gros centres hospitaliers, a-t-elle indiqué. La FHF a également recensé 108 "établissements en tension" la semaine dernière, selon ses chiffres. Au total, 49% des établissements ont connu une hausse d'activité de leurs services d'urgence la semaine dernière, a-t-elle indiqué. "Le bilan que nous faisons, c'est que nous sommes sur une situation gérable, l'hôpital public tient bon", a indiqué Vincent Ollivier, responsable adjoint de l'offre à la FHF, lors de la traditionnelle conférence de presse de début d'année de l'institution. "Mais la situation reste fragile en matière de saturation des lits, notamment en médecine pour les personnes âgées", a-t-il dit. "Il y a une faible disponibilité en lits d'aval" des urgences, avec "une difficulté à organiser les sorties vers les Ehpad ou les établissements de soins médicaux et réadaptation, a-t-il ajouté. Pour les responsables de la FHF, la grève des médecins libéraux la semaine dernière, n'est que le troisième facteur de surcharge des hôpitaux publics, derrière les épidémies (grippe et bronchiolite) et les intempéries. De toute façon, grève des médecins libéraux ou pas, "la permanence des soins repose très largement sur l'hôpital public qui assure 85% des prises en charges la nuit et le week-end, en période épidémique comme hors période de tension", a indiqué Arnaud Robinet, le président de la FHF. "Certains épisodes climatiques, sanitaires, sociaux, peuvent accentuer ponctuellement la pression, mais ils ne font que révéler une réalité structurelle: l'hôpital public est en première ligne en permanence", a-t-il dit. Les médecins libéraux, mécontents de "choix politiques qui les piétinent", sont appelés à la grève depuis le 5 janvier et jusqu'au 15 par leurs syndicats et organisations représentatives. Le point d'orgue de la grève est attendu en ce début de semaine, avec la fermeture prévue de nombreux blocs opératoires dans les cliniques privées. Selon le syndicat Samu Urgences de France, les appels au Samu étaient en hausse de 30 à 50% en début de semaine dernière. Certains urgentistes ont fait état d'une activité de leurs services "jamais vue" depuis le Covid.

13.01.2026 à 14:53

Foot: à la limite depuis quelques temps, le PSG a craqué

FRANCE24
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Cette défaite face au voisin du Paris FC (1-0) et cette élimination si tôt dans la compétition - une première depuis douze ans - matérialise une période moins faste pour les champions d'Europe, qui sont sur un fil ces derniers temps. Déjà la semaine dernière lors du Trophée des champions, les Parisiens avaient arraché au bout du temps additionnel (90e+5) la séance de tirs au but et la victoire face à l'OM (2-2, tab 4-1), surtout grâce à leur force mentale. Au cours du match, les coéquipiers de Marquinhos avaient souvent été gênés par les Marseillais, contre qui ils s'étaient déjà inclinés en début de saison en Ligue 1 (1-0 fin septembre lors de la 5e journée). Face au Paris FC il y a huit jours en championnat (2-1), ils n'ont également jamais réussi à se mettre totalement hors de danger. Cela a été le cas aussi à Metz avant la trêve hivernale (3-2) et en Ligue des champions contre l'Athletic Bilbao (0-0) trois jours plus tôt. Cette série de matches poussifs montre bien que le PSG a atteint une limite physique mais aussi dans ses idées et dans l'aspect créatif de son jeu. L'équipe paraît plus brouillonne et moins flamboyante. Malgré quelques jolis mouvements offensifs surtout en première période lundi et une nette domination, ils n'impressionnent pas comme au printemps 2025. Les Parisiens ont plus de mal à maintenir l'intensité tout au long d'un match, le contre-pressing est moins efficace et le jeu sans ballon moins bon, sachant que tout cela peut être expliqué par le manque de coupure estivale, et l'absence de préparation après la Coupe du monde des clubs. Manque d'efficacité Lundi soir, l'autre fait marquant a été le manque criant d'efficacité avec au moins six grosses occasions et pas moins de 25 tirs (4 pour le PFC), rappelant les souvenirs de l'automne 2024, quand Paris dominait mais ne gagnait pas. A plusieurs reprises, les attaquants ont fait le choix individuel, là où l'année dernière la passe et le collectif étaient préférés. "C'est un match très complet. On s'est créé beaucoup d'occasions, on a bien fait le boulot, on a dominé (...), c'est injuste", a réagi après le match Luis Enrique, qui a perdu pour la première fois un trophée national avec le PSG (3 Trophées des champions, 2 Ligues 1 et 2 Coupes de France). Cette défaite est-elle un avertissement pour le reste de la saison à venir ? "Si tu regardes le résultat, peut-être. Mais de ce que j'ai vu pendant tout le match, on a été très supérieur. Tu dois savoir perdre", a répété le technicien, qui a défendu ses joueurs. Gêné par les blessures de joueurs cadres en première partie de saison, l'effectif est désormais quasiment au complet depuis le début de l'année 2026, hormis l'absence d'Achraf Hakimi (à la CAN), l'un des éléments majeurs du groupe. L'excuse de l'effectif amoindri n'est donc plus d'actualité car désormais quasiment tous les joueurs importants du sacre européen de 2025 sont aptes. Si Paris ne veut pas tomber de très haut au printemps 2026, il doit rapidement retrouver cette force collective qui lui fait cruellement défaut actuellement.
Texte intégral (562 mots)
Cette défaite face au voisin du Paris FC (1-0) et cette élimination si tôt dans la compétition - une première depuis douze ans - matérialise une période moins faste pour les champions d'Europe, qui sont sur un fil ces derniers temps. Déjà la semaine dernière lors du Trophée des champions, les Parisiens avaient arraché au bout du temps additionnel (90e+5) la séance de tirs au but et la victoire face à l'OM (2-2, tab 4-1), surtout grâce à leur force mentale. Au cours du match, les coéquipiers de Marquinhos avaient souvent été gênés par les Marseillais, contre qui ils s'étaient déjà inclinés en début de saison en Ligue 1 (1-0 fin septembre lors de la 5e journée). Face au Paris FC il y a huit jours en championnat (2-1), ils n'ont également jamais réussi à se mettre totalement hors de danger. Cela a été le cas aussi à Metz avant la trêve hivernale (3-2) et en Ligue des champions contre l'Athletic Bilbao (0-0) trois jours plus tôt. Cette série de matches poussifs montre bien que le PSG a atteint une limite physique mais aussi dans ses idées et dans l'aspect créatif de son jeu. L'équipe paraît plus brouillonne et moins flamboyante. Malgré quelques jolis mouvements offensifs surtout en première période lundi et une nette domination, ils n'impressionnent pas comme au printemps 2025. Les Parisiens ont plus de mal à maintenir l'intensité tout au long d'un match, le contre-pressing est moins efficace et le jeu sans ballon moins bon, sachant que tout cela peut être expliqué par le manque de coupure estivale, et l'absence de préparation après la Coupe du monde des clubs. Manque d'efficacité Lundi soir, l'autre fait marquant a été le manque criant d'efficacité avec au moins six grosses occasions et pas moins de 25 tirs (4 pour le PFC), rappelant les souvenirs de l'automne 2024, quand Paris dominait mais ne gagnait pas. A plusieurs reprises, les attaquants ont fait le choix individuel, là où l'année dernière la passe et le collectif étaient préférés. "C'est un match très complet. On s'est créé beaucoup d'occasions, on a bien fait le boulot, on a dominé (...), c'est injuste", a réagi après le match Luis Enrique, qui a perdu pour la première fois un trophée national avec le PSG (3 Trophées des champions, 2 Ligues 1 et 2 Coupes de France). Cette défaite est-elle un avertissement pour le reste de la saison à venir ? "Si tu regardes le résultat, peut-être. Mais de ce que j'ai vu pendant tout le match, on a été très supérieur. Tu dois savoir perdre", a répété le technicien, qui a défendu ses joueurs. Gêné par les blessures de joueurs cadres en première partie de saison, l'effectif est désormais quasiment au complet depuis le début de l'année 2026, hormis l'absence d'Achraf Hakimi (à la CAN), l'un des éléments majeurs du groupe. L'excuse de l'effectif amoindri n'est donc plus d'actualité car désormais quasiment tous les joueurs importants du sacre européen de 2025 sont aptes. Si Paris ne veut pas tomber de très haut au printemps 2026, il doit rapidement retrouver cette force collective qui lui fait cruellement défaut actuellement.

13.01.2026 à 14:47

Le Salon parisien de l'agriculture bousculé par l'absence inédite de vaches à cause de la dermatose

FRANCE 24
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Pour la première fois de son histoire, le Salon de l'agriculture, qui se tient fin février à Paris, sera privé de la présence, même symbolique, des vaches, les éleveurs refusant d'amener leurs bêtes par "crainte" et par "solidarité" avec ceux touchés par la dermatose nodulaire.
Texte intégral (562 mots)
Pour la première fois de son histoire, le Salon de l'agriculture, qui se tient fin février à Paris, sera privé de la présence, même symbolique, des vaches, les éleveurs refusant d'amener leurs bêtes par "crainte" et par "solidarité" avec ceux touchés par la dermatose nodulaire.

13.01.2026 à 14:17

Groenland: rencontre à haut risque mercredi à la Maison Blanche pour les représentants danois et groenlandais

FRANCE24
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Donald Trump a encore accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu'il s'emparerait "d'une manière ou d'une autre" du territoire autonome danois, qui répète de son côté ne pas être à vendre. La cheffe de la diplomatie groenlandaise Vivian Motzfeldt avait sollicité la semaine passée une réunion avec son homologue américain Marco Rubio. "Le vice‑président américain JD Vance a souhaité participer également à cette réunion et en sera l'hôte. Elle se tiendra donc à la Maison Blanche" en présence de M. Rubio, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen. Au printemps, alors que le président Trump avait déjà émis le souhait de prendre le contrôle de l'île, JD Vance avait annoncé une visite, non sollicitée, au Groenland. Face à la levée de boucliers, il l'avait circonscrite à la base aérienne américaine de Pituffik dans le nord-ouest du territoire. Lors de cette visite de quelques heures, il avait fustigé l'engagement danois au Groenland et sur la sécurité arctique, qualifiant le royaume scandinave de "mauvais allié", provoquant l'ire de Copenhague. Fervent héraut du trans-atlantisme, le Danemark a notamment envoyé des troupes auprès des américains en Irak et en Afghanistan. "Les États-Unis devraient au contraire remercier le Danemark, qui au fil des ans a été un allié très loyal", a rappelé dimanche le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, dont le pays est le plus récent membre de l'Otan. Dissiper les "malentendus" Pour Nuuk et Copenhague, cette réunion doit permettre de dissiper des "malentendus", que ce soit sur la défense, la présence chinoise et militaire mais aussi la relation entre les deux entités, membres comme les îles Féroé de la communauté du royaume du Danemark. "Pour un auditeur américain non informé, les pourparlers en cours entre le Danemark et le Groenland ont pu donner l'impression qu'une sécession du Groenland vis-à-vis du Danemark était imminente, et je peux comprendre que, dans une telle situation, il aurait semblé préférable aux Américains de s'emparer de ce lieu stratégique", a expliqué à l'AFP Mikaela Engell, spécialiste du territoire arctique et ancienne représentante du Danemark sur place. "Ces discussions durent depuis des années et des années, et cela n'a jamais signifié que le Groenland était sur le point de claquer la porte", a-t-elle dit. Face aux critiques américaines sur son engagement militaire, très insuffisant face à la Russie et à la Chine selon Washington, le gouvernement danois a récemment rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d'euro) pour renforcer sa présence militaire en Arctique. Pour le chef de la diplomate danoise, la réunion de mercredi doit permettre de "déplacer toute cette discussion (sur le Groenland), qui ne s'est pas détendue (...), dans une salle de réunion, où l'on peut se regarder dans les yeux et parler des sujets en question". Réunion avec l'Otan Il se rend à Washington avec Mme Motzfeldt qui participera ensuite à une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte lundi, annoncée par le ministre danois de la Défense, pour discuter de la sécurité de l'Arctique.. Danemark et Groenland misent sur l'Alliance atlantique pour assurer la défense de l'immense île arctique. "Nous avançons sur la question d'une présence plus permanente et plus importante au Groenland de la part des forces armées danoises, mais aussi d'autres pays", a dit à la presse le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen. En 2025, plusieurs pays de l'Otan, dont la France et l'Allemagne, avaient participé à des exercices au Groenland. France et Allemagne ont, avec l'Italie, la Grande-Bretagne et la Pologne et l'Espagne, exprimé leur soutien au Groenland et au Danemark. Après une rencontre avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio lundi, le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a affirmé qu'une annexion par la force du Groenland par les Etats-Unis ne lui semblait pas "sérieusement envisagée".
Texte intégral (693 mots)
Donald Trump a encore accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu'il s'emparerait "d'une manière ou d'une autre" du territoire autonome danois, qui répète de son côté ne pas être à vendre. La cheffe de la diplomatie groenlandaise Vivian Motzfeldt avait sollicité la semaine passée une réunion avec son homologue américain Marco Rubio. "Le vice‑président américain JD Vance a souhaité participer également à cette réunion et en sera l'hôte. Elle se tiendra donc à la Maison Blanche" en présence de M. Rubio, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen. Au printemps, alors que le président Trump avait déjà émis le souhait de prendre le contrôle de l'île, JD Vance avait annoncé une visite, non sollicitée, au Groenland. Face à la levée de boucliers, il l'avait circonscrite à la base aérienne américaine de Pituffik dans le nord-ouest du territoire. Lors de cette visite de quelques heures, il avait fustigé l'engagement danois au Groenland et sur la sécurité arctique, qualifiant le royaume scandinave de "mauvais allié", provoquant l'ire de Copenhague. Fervent héraut du trans-atlantisme, le Danemark a notamment envoyé des troupes auprès des américains en Irak et en Afghanistan. "Les États-Unis devraient au contraire remercier le Danemark, qui au fil des ans a été un allié très loyal", a rappelé dimanche le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, dont le pays est le plus récent membre de l'Otan. Dissiper les "malentendus" Pour Nuuk et Copenhague, cette réunion doit permettre de dissiper des "malentendus", que ce soit sur la défense, la présence chinoise et militaire mais aussi la relation entre les deux entités, membres comme les îles Féroé de la communauté du royaume du Danemark. "Pour un auditeur américain non informé, les pourparlers en cours entre le Danemark et le Groenland ont pu donner l'impression qu'une sécession du Groenland vis-à-vis du Danemark était imminente, et je peux comprendre que, dans une telle situation, il aurait semblé préférable aux Américains de s'emparer de ce lieu stratégique", a expliqué à l'AFP Mikaela Engell, spécialiste du territoire arctique et ancienne représentante du Danemark sur place. "Ces discussions durent depuis des années et des années, et cela n'a jamais signifié que le Groenland était sur le point de claquer la porte", a-t-elle dit. Face aux critiques américaines sur son engagement militaire, très insuffisant face à la Russie et à la Chine selon Washington, le gouvernement danois a récemment rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d'euro) pour renforcer sa présence militaire en Arctique. Pour le chef de la diplomate danoise, la réunion de mercredi doit permettre de "déplacer toute cette discussion (sur le Groenland), qui ne s'est pas détendue (...), dans une salle de réunion, où l'on peut se regarder dans les yeux et parler des sujets en question". Réunion avec l'Otan Il se rend à Washington avec Mme Motzfeldt qui participera ensuite à une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte lundi, annoncée par le ministre danois de la Défense, pour discuter de la sécurité de l'Arctique.. Danemark et Groenland misent sur l'Alliance atlantique pour assurer la défense de l'immense île arctique. "Nous avançons sur la question d'une présence plus permanente et plus importante au Groenland de la part des forces armées danoises, mais aussi d'autres pays", a dit à la presse le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen. En 2025, plusieurs pays de l'Otan, dont la France et l'Allemagne, avaient participé à des exercices au Groenland. France et Allemagne ont, avec l'Italie, la Grande-Bretagne et la Pologne et l'Espagne, exprimé leur soutien au Groenland et au Danemark. Après une rencontre avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio lundi, le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a affirmé qu'une annexion par la force du Groenland par les Etats-Unis ne lui semblait pas "sérieusement envisagée".

13.01.2026 à 14:11

Les Hongrois appelés à voter le 12 avril pour des élections où Orban est donné en difficulté

FRANCE24
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A la tête du pays depuis près de 16 ans, M. Orban est à la traîne dans les sondages indépendants depuis des mois sur fond de stagnation économique, de mécontentement croissant vis-à-vis des services publics et de scandales liés à la protection de l'enfance. Son parti Fidesz est devancé par la formation Tisza de Peter Magyar, un ex-membre du sérail devenu virulent critique de M. Orban, qui en l'espace d'un an et demi a réussi à fédérer le vote de l'opposition. "Depuis le printemps dernier, les enquêtes indépendantes montrent une avance stable à deux chiffres pour Tisza, autour de 50%, tandis que Fidesz tourne autour de 35%", a déclaré à l'AFP Szabolcs Pek, analyste au sein du groupe de réflexion hongrois Iranytu Institute, qui invite toutefois à la prudence car "il reste quelque 90 jours" avant le scrutin. Lors des quatre dernières législatives, la coalition au pouvoir Fidesz-KDNP avait remporté une "supermajorité" des deux tiers, permettant à Viktor Orban de faire adopter des lois et des changements constitutionnels qui renforcent son contrôle sur le pays d'Europe centrale de 9,5 millions d'habitants. "(...) J'ai fixé la date des élections législatives de 2026. Le scrutin se tiendra le dimanche 12 avril 2026", a annoncé mardi le président hongrois Tamas Sulyok sur Facebook, officialisant enfin une date qui circulait depuis un moment. La campagne est cependant lancée depuis des mois déjà, M. Magyar parcourant le pays de long et en large tandis que M. Orban s'est rendu à Washington et Moscou et a multiplié les promesses. Iles Tisza Proche allié des présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine, ainsi que de la Chine, M. Orban, qui entretient en revanche de relations tumultueuses avec Bruxelles qu'il accuse d'encourager la guerre en Ukraine, se présente comme un "choix sûr" dans un monde instable. Il a également récemment introduit une série de mesures sociales. M. Magyar s'est lui engagé à sévir contre la "corruption généralisée" et à débloquer les milliards d'euros de fonds gelés par l'UE a en raison des atteintes à l'État de droit. Champion de ce qu'il qualifie la démocratie "illibérale", M. Orban, 62 ans, a reçu le soutien de dirigeants étrangers de droite et d'extrême droite, dont l'Italienne Giorgia Meloni et l'Israélien Benjamin Netanyahu, qui ont envoyé des messages diffusés lors du congrès de son parti samedi. Avocat de formation et ancien diplomate à Bruxelles, M. Magyar, 44 ans, a longtemps gravité dans l'orbite de Viktor Orban. Il a fait irruption sur le devant de la scène politique hongroise début 2024, dénonçant la corruption et le clientélisme du gouvernement dans le sillage d'un scandale lié à la grâce présidentielle accordée au complice d'un pédocriminel condamné. Malgré des campagnes de dénigrement, sa popularité n'a cessé de progresser depuis, aidé par le travail de terrain de petites structures implantées un peu partout dans le pays, baptisées les "îles Tisza". Affichant des positions anti-immigration encore plus strictes que M. Orban, il a esquissé une politique étrangère pro-occidentale, affirmant qu'il s'efforcerait de faire de la Hongrie un allié fiable de l'OTAN et de l'UE, et exprimant des critiques envers la Chine et la Russie. Selon des sondages récents, hormis le Fidezs et Tisza, le parti d'extrême droite Notre Patrie a des chances d'entrer au Parlement, tandis que toutes des autres formations, dont la Coalition démocratique de gauche sont en dessous du seuil nécessaire de 5% de svotes.
Texte intégral (596 mots)
A la tête du pays depuis près de 16 ans, M. Orban est à la traîne dans les sondages indépendants depuis des mois sur fond de stagnation économique, de mécontentement croissant vis-à-vis des services publics et de scandales liés à la protection de l'enfance. Son parti Fidesz est devancé par la formation Tisza de Peter Magyar, un ex-membre du sérail devenu virulent critique de M. Orban, qui en l'espace d'un an et demi a réussi à fédérer le vote de l'opposition. "Depuis le printemps dernier, les enquêtes indépendantes montrent une avance stable à deux chiffres pour Tisza, autour de 50%, tandis que Fidesz tourne autour de 35%", a déclaré à l'AFP Szabolcs Pek, analyste au sein du groupe de réflexion hongrois Iranytu Institute, qui invite toutefois à la prudence car "il reste quelque 90 jours" avant le scrutin. Lors des quatre dernières législatives, la coalition au pouvoir Fidesz-KDNP avait remporté une "supermajorité" des deux tiers, permettant à Viktor Orban de faire adopter des lois et des changements constitutionnels qui renforcent son contrôle sur le pays d'Europe centrale de 9,5 millions d'habitants. "(...) J'ai fixé la date des élections législatives de 2026. Le scrutin se tiendra le dimanche 12 avril 2026", a annoncé mardi le président hongrois Tamas Sulyok sur Facebook, officialisant enfin une date qui circulait depuis un moment. La campagne est cependant lancée depuis des mois déjà, M. Magyar parcourant le pays de long et en large tandis que M. Orban s'est rendu à Washington et Moscou et a multiplié les promesses. Iles Tisza Proche allié des présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine, ainsi que de la Chine, M. Orban, qui entretient en revanche de relations tumultueuses avec Bruxelles qu'il accuse d'encourager la guerre en Ukraine, se présente comme un "choix sûr" dans un monde instable. Il a également récemment introduit une série de mesures sociales. M. Magyar s'est lui engagé à sévir contre la "corruption généralisée" et à débloquer les milliards d'euros de fonds gelés par l'UE a en raison des atteintes à l'État de droit. Champion de ce qu'il qualifie la démocratie "illibérale", M. Orban, 62 ans, a reçu le soutien de dirigeants étrangers de droite et d'extrême droite, dont l'Italienne Giorgia Meloni et l'Israélien Benjamin Netanyahu, qui ont envoyé des messages diffusés lors du congrès de son parti samedi. Avocat de formation et ancien diplomate à Bruxelles, M. Magyar, 44 ans, a longtemps gravité dans l'orbite de Viktor Orban. Il a fait irruption sur le devant de la scène politique hongroise début 2024, dénonçant la corruption et le clientélisme du gouvernement dans le sillage d'un scandale lié à la grâce présidentielle accordée au complice d'un pédocriminel condamné. Malgré des campagnes de dénigrement, sa popularité n'a cessé de progresser depuis, aidé par le travail de terrain de petites structures implantées un peu partout dans le pays, baptisées les "îles Tisza". Affichant des positions anti-immigration encore plus strictes que M. Orban, il a esquissé une politique étrangère pro-occidentale, affirmant qu'il s'efforcerait de faire de la Hongrie un allié fiable de l'OTAN et de l'UE, et exprimant des critiques envers la Chine et la Russie. Selon des sondages récents, hormis le Fidezs et Tisza, le parti d'extrême droite Notre Patrie a des chances d'entrer au Parlement, tandis que toutes des autres formations, dont la Coalition démocratique de gauche sont en dessous du seuil nécessaire de 5% de svotes.

13.01.2026 à 14:03

Alzheimer, Parkinson, cancer... l'IA annonce l'ère de l'auto-dépistage

FRANCE24
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"La médecine préventive ne marche pas aujourd'hui parce que vous ne voulez pas aller chez le médecin tout le temps pour des tests", lance Ramses Alcaide, patron de la start-up Neurable. "Mais si vous saviez quand vous avez besoin d'y aller?". Bagues, bracelets ou montres connectées, qui pullulaient au récent salon technologique CES de Las Vegas, peuvent déjà surveiller le rythme cardiaque, la pression artérielle ou le taux de glucose, avec une acuité variable. Ils répondent à une forte demande du grand public, illustrée par une étude publiée il y a quelques jours par OpenAI, montrant que plus de 200 millions d'internautes consultent ChatGPT chaque semaine sur des sujets de santé. Le groupe dirigé par Sam Altman a même lancé mercredi ChatGPT Health, nourri du dossier médical d'un utilisateur, avec son consentement, et des données recueillies par diverses applications d'objets connectés. En s'appuyant sur la technologie de l'électroencéphalogramme (EEG), Neurable, basée à Boston, a mis au point un casque audio qui enregistre et décrypte l'activité cérébrale. Le modèle actuellement en vente permet d'identifier un ralentissement du cerveau et de suggérer une pause. Neurable travaille aussi à un casque pour optimiser les performances des "gamers". Au-delà, la start-up développe une fonctionnalité comparant les données à l'historique de l'utilisateur qui pourra déceler une déviation, signe possible d'une pathologie, décrit Ramses Alcaide, dont la société se concentre sur le logiciel en partenariat avec des fabricants d'équipements. "Une Apple Watch peut identifier Parkinson, mais seulement quand vous commencez à avoir des tremblements", souligne Ramses Alcaide. Avec l'EEG, "vous pouvez voir des choses avant la manifestation de symptômes physiques". Il ne s'agit pas de diagnostic mais d'alerte, qui peut aussi avertir d'une dépression ou d'un début de maladie d'Alzheimer, entre autres. Détection avant symptômes Certains émettent des réserves quant aux capacités des appareils EEG personnels. "Je ne pense pas qu'ils soient suffisamment fiables pour découvrir des signes" de ces pathologies, considère Anna Wexler, professeure à l'université de Pennsylvanie, qui étudie notamment les produits de détection grand public, même si elle reconnaît que "l'IA a élargi les possibilités de ces appareils". Neurable collabore notamment avec l'armée ukrainienne pour évaluer la santé mentale de soldats de retour du front, ainsi que des prisonniers de guerre, et déceler un possible trouble de stress post-traumatique (TSPT). La jeune entreprise française NAOX a développé, elle, des écouteurs EEG reliés à un petit boîtier, axés sur l'épilepsie. Mieux que les crises, qui sont en général "très rares", l'appareil reconnaît les pointes, ou "spikes", des décharges électriques brèves et anormales dans le cerveau, "beaucoup plus difficiles à voir" et caractéristiques d'un état épileptique, selon Marc Vaillaud, médecin de formation et responsable de l'innovation chez NAOX. Contrairement au casque de Neurable, les écouteurs NAOX, qui ont reçu le feu vert de l'Agence américaine du médicament (FDA), se portent plutôt la nuit, pour recueillir plusieurs heures de données à chaque fois. La start-up travaille avec les hôpitaux parisiens Rothschild et Lariboisière pour comprendre les liens entre ces "spikes" et Alzheimer, déjà évoqués dans des publications. NAOX suit aussi la qualité du sommeil. Beaucoup de bracelets connectés en circulation jouent déjà sur ce terrain, "mais ce n'est pas le poignet qui dort, c'est le cerveau", fait valoir Marc Vaillaud, ajoutant que leurs données "ne sont qu'indirectes". Les progrès de l'IA et de la technologie en général ont ouvert la voie à la miniaturisation des appareils de détection, loin du lourd matériel des cabinets médicaux ou des hôpitaux, à des prix de plus en plus attractifs. IriHealth s'apprête, elle, à mettre en vente, pour une cinquantaine de dollars, une petite extension pour smartphone, destinée à prendre en photo l'iris de son propriétaire. Elle s'appuie sur l'iridologie, une technique généralement considérée comme non fiable scientifiquement. Mais les fondateurs d'IriHealth sont convaincus de son efficacité pour percevoir une anomalie dans le côlon, et bientôt les poumons ou le foie. Tommy Phan, un porte-parole d'IriHealth, évoque un taux de fiabilité de 81% sur des patients déjà diagnostiqués pour un cancer du côlon lors de tests effectués par la compagnie.
Texte intégral (747 mots)
"La médecine préventive ne marche pas aujourd'hui parce que vous ne voulez pas aller chez le médecin tout le temps pour des tests", lance Ramses Alcaide, patron de la start-up Neurable. "Mais si vous saviez quand vous avez besoin d'y aller?". Bagues, bracelets ou montres connectées, qui pullulaient au récent salon technologique CES de Las Vegas, peuvent déjà surveiller le rythme cardiaque, la pression artérielle ou le taux de glucose, avec une acuité variable. Ils répondent à une forte demande du grand public, illustrée par une étude publiée il y a quelques jours par OpenAI, montrant que plus de 200 millions d'internautes consultent ChatGPT chaque semaine sur des sujets de santé. Le groupe dirigé par Sam Altman a même lancé mercredi ChatGPT Health, nourri du dossier médical d'un utilisateur, avec son consentement, et des données recueillies par diverses applications d'objets connectés. En s'appuyant sur la technologie de l'électroencéphalogramme (EEG), Neurable, basée à Boston, a mis au point un casque audio qui enregistre et décrypte l'activité cérébrale. Le modèle actuellement en vente permet d'identifier un ralentissement du cerveau et de suggérer une pause. Neurable travaille aussi à un casque pour optimiser les performances des "gamers". Au-delà, la start-up développe une fonctionnalité comparant les données à l'historique de l'utilisateur qui pourra déceler une déviation, signe possible d'une pathologie, décrit Ramses Alcaide, dont la société se concentre sur le logiciel en partenariat avec des fabricants d'équipements. "Une Apple Watch peut identifier Parkinson, mais seulement quand vous commencez à avoir des tremblements", souligne Ramses Alcaide. Avec l'EEG, "vous pouvez voir des choses avant la manifestation de symptômes physiques". Il ne s'agit pas de diagnostic mais d'alerte, qui peut aussi avertir d'une dépression ou d'un début de maladie d'Alzheimer, entre autres. Détection avant symptômes Certains émettent des réserves quant aux capacités des appareils EEG personnels. "Je ne pense pas qu'ils soient suffisamment fiables pour découvrir des signes" de ces pathologies, considère Anna Wexler, professeure à l'université de Pennsylvanie, qui étudie notamment les produits de détection grand public, même si elle reconnaît que "l'IA a élargi les possibilités de ces appareils". Neurable collabore notamment avec l'armée ukrainienne pour évaluer la santé mentale de soldats de retour du front, ainsi que des prisonniers de guerre, et déceler un possible trouble de stress post-traumatique (TSPT). La jeune entreprise française NAOX a développé, elle, des écouteurs EEG reliés à un petit boîtier, axés sur l'épilepsie. Mieux que les crises, qui sont en général "très rares", l'appareil reconnaît les pointes, ou "spikes", des décharges électriques brèves et anormales dans le cerveau, "beaucoup plus difficiles à voir" et caractéristiques d'un état épileptique, selon Marc Vaillaud, médecin de formation et responsable de l'innovation chez NAOX. Contrairement au casque de Neurable, les écouteurs NAOX, qui ont reçu le feu vert de l'Agence américaine du médicament (FDA), se portent plutôt la nuit, pour recueillir plusieurs heures de données à chaque fois. La start-up travaille avec les hôpitaux parisiens Rothschild et Lariboisière pour comprendre les liens entre ces "spikes" et Alzheimer, déjà évoqués dans des publications. NAOX suit aussi la qualité du sommeil. Beaucoup de bracelets connectés en circulation jouent déjà sur ce terrain, "mais ce n'est pas le poignet qui dort, c'est le cerveau", fait valoir Marc Vaillaud, ajoutant que leurs données "ne sont qu'indirectes". Les progrès de l'IA et de la technologie en général ont ouvert la voie à la miniaturisation des appareils de détection, loin du lourd matériel des cabinets médicaux ou des hôpitaux, à des prix de plus en plus attractifs. IriHealth s'apprête, elle, à mettre en vente, pour une cinquantaine de dollars, une petite extension pour smartphone, destinée à prendre en photo l'iris de son propriétaire. Elle s'appuie sur l'iridologie, une technique généralement considérée comme non fiable scientifiquement. Mais les fondateurs d'IriHealth sont convaincus de son efficacité pour percevoir une anomalie dans le côlon, et bientôt les poumons ou le foie. Tommy Phan, un porte-parole d'IriHealth, évoque un taux de fiabilité de 81% sur des patients déjà diagnostiqués pour un cancer du côlon lors de tests effectués par la compagnie.

13.01.2026 à 13:53

LFI veut saisir l'Arcom et la justice après des propos de Pascal Praud sur les agriculteurs "blancs"

FRANCE24
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Pour sa part, M. Praud a assuré que la séquence avait été "sortie de son contexte pour (lui) faire dire l'exact contraire de ce (qu'il a) exprimé à l'antenne". La polémique est partie du post d'un utilisateur du réseau social X, qui s'indignait d'une séquence de l'émission de M. Praud, "L'Heure des Pros", mardi matin. Dans cette séquence, l'animateur commente des images de tensions entre policiers et agriculteurs sur l'autoroute A64. "Manifestement les policiers font leur travail et les gens en face sont blancs. Non mais c'est important de le dire, parce que c'est pas facile pour les policiers, ils sont obligés de s'interposer en plus avec des gens de qui ils partagent parfois les convictions ou (...) les origines", dit à l'antenne le présentateur star de la chaîne d'info de la galaxie Bolloré, CNews. "En France, n'en déplaise à Pascal Praud, la police n'a pas à agir en fonction de la couleur de peau. Ces propos sont des propos racistes inacceptables. Nous saisissons l'Arcom (le régulateur de l'audiovisuel, ndlr) et le procureur de la République", a écrit sur X Manuel Bompard. Une indignation partagée par le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a écrit sur le même réseau social: "Il y a une extrême droite totalement décomplexée qui ne masque plus rien du fond de sa pensée, s'il est possible d'appeler ça une pensée… l'ARCOM doit se saisir." Toujours sur X, M. Praud s'est défendu en déplorant que "certains (veuillent) instrumentaliser" cette séquence "sortie de son contexte". "Quelques secondes avant de diffuser ces images, nous rapportions les propos d'Assa Traoré (militante de la lutte contre les violences policières après la mort de son frère Adama en 2016, ndlr) qui jeudi dans un débat organisé à l'Assemblée nationale accusait la police de racisme systémique", a développé l'animateur. "J'ai souligné avec ce face à face entre agriculteurs et forces de l'ordre qu'il n'en était rien. Les policiers font leur travail quelle que soit la couleur de peau des uns et des autres", a-t-il argumenté.
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Pour sa part, M. Praud a assuré que la séquence avait été "sortie de son contexte pour (lui) faire dire l'exact contraire de ce (qu'il a) exprimé à l'antenne". La polémique est partie du post d'un utilisateur du réseau social X, qui s'indignait d'une séquence de l'émission de M. Praud, "L'Heure des Pros", mardi matin. Dans cette séquence, l'animateur commente des images de tensions entre policiers et agriculteurs sur l'autoroute A64. "Manifestement les policiers font leur travail et les gens en face sont blancs. Non mais c'est important de le dire, parce que c'est pas facile pour les policiers, ils sont obligés de s'interposer en plus avec des gens de qui ils partagent parfois les convictions ou (...) les origines", dit à l'antenne le présentateur star de la chaîne d'info de la galaxie Bolloré, CNews. "En France, n'en déplaise à Pascal Praud, la police n'a pas à agir en fonction de la couleur de peau. Ces propos sont des propos racistes inacceptables. Nous saisissons l'Arcom (le régulateur de l'audiovisuel, ndlr) et le procureur de la République", a écrit sur X Manuel Bompard. Une indignation partagée par le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a écrit sur le même réseau social: "Il y a une extrême droite totalement décomplexée qui ne masque plus rien du fond de sa pensée, s'il est possible d'appeler ça une pensée… l'ARCOM doit se saisir." Toujours sur X, M. Praud s'est défendu en déplorant que "certains (veuillent) instrumentaliser" cette séquence "sortie de son contexte". "Quelques secondes avant de diffuser ces images, nous rapportions les propos d'Assa Traoré (militante de la lutte contre les violences policières après la mort de son frère Adama en 2016, ndlr) qui jeudi dans un débat organisé à l'Assemblée nationale accusait la police de racisme systémique", a développé l'animateur. "J'ai souligné avec ce face à face entre agriculteurs et forces de l'ordre qu'il n'en était rien. Les policiers font leur travail quelle que soit la couleur de peau des uns et des autres", a-t-il argumenté.

13.01.2026 à 13:43

Près de Toulouse, les agriculteurs commencent à lever le barrage emblématique de l'A64

FRANCE24
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Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, "on va lever le barrage", ont déclaré à l'AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des "Ultras de l'A64", qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre, à hauteur de la sortie 27 à Carbonne. Les manifestants vont partir "entre aujourd'hui et demain (entre mardi et mercredi), le temps de tout ranger", a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le "nettoyer". "On va sortir dignement, mais le combat n'est pas fini", a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des "Ultras de l'A64", à l'origine aussi du mouvement agricole de l'hiver 2024. Avec 33 jours d'occupation, ce barrage, constitué d'un mur de paille et de dizaines de tracteurs à même l'autoroute Toulouse-Bayonne, était l'un des plus anciens de la colère agricole actuelle, ses occupants se relayant nuit et jour pacifiquement, y compris les soirs de Noël et du nouvel-an. Il est aussi emblématique: c'est à Carbonne en effet qu'avait démarré en janvier 2024 la grogne des agriculteurs qui avait fait tache d'huile dans toute la France. "Insoutenable" Pour le préfet Pierre-André Durand, cette occupation, "compte tenu de sa durée, était insoutenable". "On est usés par le temps passé, on part sous la force, on a l'impression d'être pris pour des cons", a confié, amer, Frédéric Magneris, éleveur, avant de monter dans son tracteur. Avant l'aube, mardi, les dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00, maintenant les médias à l'écart du barrage, a constaté un journaliste de l'AFP, tandis qu'un photographe et un JRI de l'AFP ont été évacués d'un pont surplombant le barrage puis d'une rue permettant de visualiser le rassemblement. "On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces", a encore déclaré M. Bayle, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes après la bousculade. "On ne veut pas d'affrontement avec les gendarmes, mais on résiste", a-t-il dit. Il a promis que les agriculteurs occitans ne "vont pas baisser les yeux et vont continuer à se révolter", tant qu'ils n'obtiendront pas satisfaction. Mi-décembre, l'abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège), en raison d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avait provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions. L'accroissement du coût des engrais ou encore l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé sont d'autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où des tracteurs sont entrés mardi matin.
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Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, "on va lever le barrage", ont déclaré à l'AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des "Ultras de l'A64", qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre, à hauteur de la sortie 27 à Carbonne. Les manifestants vont partir "entre aujourd'hui et demain (entre mardi et mercredi), le temps de tout ranger", a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le "nettoyer". "On va sortir dignement, mais le combat n'est pas fini", a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des "Ultras de l'A64", à l'origine aussi du mouvement agricole de l'hiver 2024. Avec 33 jours d'occupation, ce barrage, constitué d'un mur de paille et de dizaines de tracteurs à même l'autoroute Toulouse-Bayonne, était l'un des plus anciens de la colère agricole actuelle, ses occupants se relayant nuit et jour pacifiquement, y compris les soirs de Noël et du nouvel-an. Il est aussi emblématique: c'est à Carbonne en effet qu'avait démarré en janvier 2024 la grogne des agriculteurs qui avait fait tache d'huile dans toute la France. "Insoutenable" Pour le préfet Pierre-André Durand, cette occupation, "compte tenu de sa durée, était insoutenable". "On est usés par le temps passé, on part sous la force, on a l'impression d'être pris pour des cons", a confié, amer, Frédéric Magneris, éleveur, avant de monter dans son tracteur. Avant l'aube, mardi, les dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00, maintenant les médias à l'écart du barrage, a constaté un journaliste de l'AFP, tandis qu'un photographe et un JRI de l'AFP ont été évacués d'un pont surplombant le barrage puis d'une rue permettant de visualiser le rassemblement. "On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces", a encore déclaré M. Bayle, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes après la bousculade. "On ne veut pas d'affrontement avec les gendarmes, mais on résiste", a-t-il dit. Il a promis que les agriculteurs occitans ne "vont pas baisser les yeux et vont continuer à se révolter", tant qu'ils n'obtiendront pas satisfaction. Mi-décembre, l'abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège), en raison d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avait provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions. L'accroissement du coût des engrais ou encore l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé sont d'autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où des tracteurs sont entrés mardi matin.

13.01.2026 à 13:27

Face à la répression, Trump annonce des sanctions contre les partenaires de l'Iran

FRANCE24
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Le pays, en proie à l'un des plus vastes mouvements de contestation depuis la proclamation de la République islamique en 1979, restait privé d'internet mardi pour le sixième jour consécutif. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher à masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont en revanche été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran. Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d'autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989. Après des menaces répétées d'intervention militaire en soutien aux manifestants, Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. La Chine défendra "résolument" ses intérêts, a répondu Pékin. La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option". "Tueries à grande échelle" L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d'environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre. Cette organisation a également évoqué des rapports non confirmés allant jusqu'à 6.000 morts, soulignant que la coupure de l'internet rendait "extrêmement difficiles" les vérifications. "Les autorités iraniennes ont intensifié de manière significative leur répression meurtrière depuis le 8 janvier, avec des rapports crédibles faisant état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", a également affirmé l'ONG Human Rights Watch. Les médias officiels iraniens ont déclaré de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité avaient été tués. Les autorités ont décrété dimanche trois jours de deuil national et organisé lundi des rassemblements massifs en soutien au pouvoir, tentant de reprendre le contrôle de la rue. Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des "émeutiers" pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences. Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison "d'opérations terroristes" dont "les ordres venaient de l'étranger". "Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts", a-t-il ajouté. "Derniers jours" Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le pouvoir en Iran vivait ses "derniers jours et semaines". Mais ces manifestations "représentent sans doute le défi le plus sérieux" pour le pouvoir "depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites", relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po. Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n'est apparue pour le moment. Le fils de l'ancien chah d'Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté les forces de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple". Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir qui "tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu'il est prêt à négocier" et estimé que "la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime". Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d'or du festival de Cannes, a souligné mardi sur France Inter que la répression frappait un peuple "sans défense", qui "a besoin que la communauté internationale l'aide et le soutienne".
Texte intégral (738 mots)
Le pays, en proie à l'un des plus vastes mouvements de contestation depuis la proclamation de la République islamique en 1979, restait privé d'internet mardi pour le sixième jour consécutif. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher à masquer la répression qui a fait selon eux des centaines, voire des milliers de morts. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont en revanche été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran. Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d'autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989. Après des menaces répétées d'intervention militaire en soutien aux manifestants, Donald Trump a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. La Chine défendra "résolument" ses intérêts, a répondu Pékin. La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option". "Tueries à grande échelle" L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d'environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre. Cette organisation a également évoqué des rapports non confirmés allant jusqu'à 6.000 morts, soulignant que la coupure de l'internet rendait "extrêmement difficiles" les vérifications. "Les autorités iraniennes ont intensifié de manière significative leur répression meurtrière depuis le 8 janvier, avec des rapports crédibles faisant état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", a également affirmé l'ONG Human Rights Watch. Les médias officiels iraniens ont déclaré de leur côté que des dizaines de membres des forces de sécurité avaient été tués. Les autorités ont décrété dimanche trois jours de deuil national et organisé lundi des rassemblements massifs en soutien au pouvoir, tentant de reprendre le contrôle de la rue. Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des "émeutiers" pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences. Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison "d'opérations terroristes" dont "les ordres venaient de l'étranger". "Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts", a-t-il ajouté. "Derniers jours" Le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé que le pouvoir en Iran vivait ses "derniers jours et semaines". Mais ces manifestations "représentent sans doute le défi le plus sérieux" pour le pouvoir "depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites", relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po. Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n'est apparue pour le moment. Le fils de l'ancien chah d'Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté les forces de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple". Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir qui "tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu'il est prêt à négocier" et estimé que "la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime". Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d'or du festival de Cannes, a souligné mardi sur France Inter que la répression frappait un peuple "sans défense", qui "a besoin que la communauté internationale l'aide et le soutienne".

13.01.2026 à 13:23

Sports de glace: Philippe Candeloro candidat à la présidence de la Fédération française

FRANCE24
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"(Je tiens) cette petite conférence pour annoncer officiellement ma candidature à la présidence de la Fédération française des sports de glace (dont l'élection) se tiendra les 27 et 28 juin prochains", a déclaré l'ancien patineur de 53 ans. "Il y a une ambition particulière parce qu'il y a les Jeux olympiques en France en 2030", a-t-il poursuivi. "Donc, c'est un enjeu majeur pour cette fédération de, non pas faire une révolution, mais plutôt trouver une évolution. Ça sera un mon mot d'ordre pour aller à l'attaque de cette fédération." Personnalité charismatique du patinage des années 1990, dont il s'est efforcé de briser les codes, Candeloro jouit encore d'une immense popularité, tant pour son palmarès que pour sa personnalité. "Je pense que je serai un président un peu atypique. Parce que je suis toujours en activité, que je suis populaire, connu, reconnu, avec un franc-parler, avec un langage qui pourra peut-être ne pas plaire à tout le monde", a-t-il reconnu. Le double médaillé mondial (1994, 1995) et olympique (1994, 1998) compte sur sa popularité pour développer les moyens financiers de l'instance fédérale. "Ma campagne va beaucoup porter sur l'aspect financier et commercial de cette fédération", qu'il a qualifiée d'"un peu dormante aujourd'hui". Concernant les autres disciplines affiliées à la FFSG (bobsleigh, luge, skeleton, curling, short-track), Candeloro a indiqué qu'il souhaitait leur donner à terme plus d'"autonomie". "J'espère être le président qui permettra à toutes ces disciplines qui ne sont pas exploitées aujourd'hui, de trouver leur autonomie". Outre Candeloro, trois autres candidats comptent se présenter à l'élection, l'ancien président du club de Grenoble Gérard Balthazard, l'ex-patineur Maxime Combes et la présidente sortante Gwenaëlle Noury.
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"(Je tiens) cette petite conférence pour annoncer officiellement ma candidature à la présidence de la Fédération française des sports de glace (dont l'élection) se tiendra les 27 et 28 juin prochains", a déclaré l'ancien patineur de 53 ans. "Il y a une ambition particulière parce qu'il y a les Jeux olympiques en France en 2030", a-t-il poursuivi. "Donc, c'est un enjeu majeur pour cette fédération de, non pas faire une révolution, mais plutôt trouver une évolution. Ça sera un mon mot d'ordre pour aller à l'attaque de cette fédération." Personnalité charismatique du patinage des années 1990, dont il s'est efforcé de briser les codes, Candeloro jouit encore d'une immense popularité, tant pour son palmarès que pour sa personnalité. "Je pense que je serai un président un peu atypique. Parce que je suis toujours en activité, que je suis populaire, connu, reconnu, avec un franc-parler, avec un langage qui pourra peut-être ne pas plaire à tout le monde", a-t-il reconnu. Le double médaillé mondial (1994, 1995) et olympique (1994, 1998) compte sur sa popularité pour développer les moyens financiers de l'instance fédérale. "Ma campagne va beaucoup porter sur l'aspect financier et commercial de cette fédération", qu'il a qualifiée d'"un peu dormante aujourd'hui". Concernant les autres disciplines affiliées à la FFSG (bobsleigh, luge, skeleton, curling, short-track), Candeloro a indiqué qu'il souhaitait leur donner à terme plus d'"autonomie". "J'espère être le président qui permettra à toutes ces disciplines qui ne sont pas exploitées aujourd'hui, de trouver leur autonomie". Outre Candeloro, trois autres candidats comptent se présenter à l'élection, l'ancien président du club de Grenoble Gérard Balthazard, l'ex-patineur Maxime Combes et la présidente sortante Gwenaëlle Noury.

13.01.2026 à 13:17

"T'es mort?": l'appli chinoise pour personnes seules qui fait le buzz

FRANCE24
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Les Chinois se mariaient autrefois en moyenne au début de la vingtaine, et les personnes âgées vivaient souvent jusqu'à leur décès avec leurs enfants, même quand ces derniers avaient convolé. Mais le mariage est en nette perte de vitesse et beaucoup d'adultes jugent désormais inenvisageable d'habiter avec leurs parents, des mutations sociales qui ont conduit à un isolement croissant, notamment dans les grandes villes. Un terreau idéal pour "Si le me" ("T'es mort?" ou "Vous êtes mort?"), une application conçue par Moonscape Technologies, qui la présente comme "un outil de sécurité conçu pour les personnes vivant seules" et voulant se rassurer. Avec son icône en forme de fantôme, elle invite l'utilisateur à renseigner son nom et l'adresse e-mail d'une personne à contacter en cas d'urgence. "Si vous ne vous êtes pas signalé pendant deux jours, le système enverra le jour suivant un courriel en votre nom" à ce contact, explique l'application. "Glauque" "T'es mort?" s'est hissée dimanche en tête du classement des applications payantes sur la boutique App Store d'Apple en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao). Certains jeunes, pourtant coeur de cible du produit, doutent toutefois de son utilité. Agée de 27 ans, Yaya Song, qui travaille dans l'informatique et vit seule à Pékin, dit à l'AFP avoir été intriguée. Mais elle juge le prix excessif pour le service rendu. "Si c'était gratuit, je la téléchargerais pour essayer. Même à un yuan (0,12 euro), ce serait acceptable, histoire de tester! Mais huit yuans (0,98 euro), ça fait un peu cher", estime-t-elle. De toute façon, les employeurs, bien avant la famille ou les amis, sont souvent les premiers à remarquer un éventuel problème, par exemple si leur salarié ne vient pas au bureau, souligne Yaya Song. Elle trouve aussi que le nom de l'application est "un peu trop violent". Un avis partagé par Huang Zixuan, une étudiante de 20 ans. "Si je voulais que mes grands-parents téléchargent cette appli (pour leur sécurité), je n'arriverais pas à leur dire son nom" car ce dernier est trop "glauque" et perçu comme de mauvais augure en Chine, confie-t-elle. Autre nom? D'autres estiment que l'application peut être utile. "J'imagine que, quand on approche la quarantaine, on commence tous à s'inquiéter un peu de ce qui se passera après notre mort", affirme à l'AFP Sasa Wang, une employée de bureau de 36 ans. En 2024, les personnes vivant seules représentaient un cinquième des foyers chinois, contre 15% dix ans plus tôt, selon des statistiques officielles. Samedi, Hu Xijin, ex-rédacteur en chef du journal officiel Global Times et figure médiatique, a salué sur le réseau social Weibo le potentiel de cette application en matière d'aide aux personnes isolées. "En même temps, je suggère de la rebaptiser "Huozheme" ("T'es en vie?"), ce qui serait un peu plus réconfortant pour les seniors qui l'utilisent", souligne-t-il. Fondée par trois jeunes entrepreneurs, l'entreprise a répondu sur Weibo qu'elle allait "examiner et envisager sérieusement" un changement de nom. Mais plusieurs internautes ont exhorté les développeurs à le conserver. "C'est bien d'affronter la question de la mort", affirme le commentaire ayant recueilli le plus de mentions "J'aime".
Texte intégral (546 mots)
Les Chinois se mariaient autrefois en moyenne au début de la vingtaine, et les personnes âgées vivaient souvent jusqu'à leur décès avec leurs enfants, même quand ces derniers avaient convolé. Mais le mariage est en nette perte de vitesse et beaucoup d'adultes jugent désormais inenvisageable d'habiter avec leurs parents, des mutations sociales qui ont conduit à un isolement croissant, notamment dans les grandes villes. Un terreau idéal pour "Si le me" ("T'es mort?" ou "Vous êtes mort?"), une application conçue par Moonscape Technologies, qui la présente comme "un outil de sécurité conçu pour les personnes vivant seules" et voulant se rassurer. Avec son icône en forme de fantôme, elle invite l'utilisateur à renseigner son nom et l'adresse e-mail d'une personne à contacter en cas d'urgence. "Si vous ne vous êtes pas signalé pendant deux jours, le système enverra le jour suivant un courriel en votre nom" à ce contact, explique l'application. "Glauque" "T'es mort?" s'est hissée dimanche en tête du classement des applications payantes sur la boutique App Store d'Apple en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao). Certains jeunes, pourtant coeur de cible du produit, doutent toutefois de son utilité. Agée de 27 ans, Yaya Song, qui travaille dans l'informatique et vit seule à Pékin, dit à l'AFP avoir été intriguée. Mais elle juge le prix excessif pour le service rendu. "Si c'était gratuit, je la téléchargerais pour essayer. Même à un yuan (0,12 euro), ce serait acceptable, histoire de tester! Mais huit yuans (0,98 euro), ça fait un peu cher", estime-t-elle. De toute façon, les employeurs, bien avant la famille ou les amis, sont souvent les premiers à remarquer un éventuel problème, par exemple si leur salarié ne vient pas au bureau, souligne Yaya Song. Elle trouve aussi que le nom de l'application est "un peu trop violent". Un avis partagé par Huang Zixuan, une étudiante de 20 ans. "Si je voulais que mes grands-parents téléchargent cette appli (pour leur sécurité), je n'arriverais pas à leur dire son nom" car ce dernier est trop "glauque" et perçu comme de mauvais augure en Chine, confie-t-elle. Autre nom? D'autres estiment que l'application peut être utile. "J'imagine que, quand on approche la quarantaine, on commence tous à s'inquiéter un peu de ce qui se passera après notre mort", affirme à l'AFP Sasa Wang, une employée de bureau de 36 ans. En 2024, les personnes vivant seules représentaient un cinquième des foyers chinois, contre 15% dix ans plus tôt, selon des statistiques officielles. Samedi, Hu Xijin, ex-rédacteur en chef du journal officiel Global Times et figure médiatique, a salué sur le réseau social Weibo le potentiel de cette application en matière d'aide aux personnes isolées. "En même temps, je suggère de la rebaptiser "Huozheme" ("T'es en vie?"), ce qui serait un peu plus réconfortant pour les seniors qui l'utilisent", souligne-t-il. Fondée par trois jeunes entrepreneurs, l'entreprise a répondu sur Weibo qu'elle allait "examiner et envisager sérieusement" un changement de nom. Mais plusieurs internautes ont exhorté les développeurs à le conserver. "C'est bien d'affronter la question de la mort", affirme le commentaire ayant recueilli le plus de mentions "J'aime".

13.01.2026 à 13:13

CAN 2027 : les affiches du tour préliminaire dévoilées

Cassandre TOUSSAINT
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Le tirage au sort du tour préliminaire des éliminatoires de la CAN 2027 s'est déroulé mardi à Rabat, où se déroule actuellement la Coupe d'Afrique. Les 12 moins bonnes sélections africaines au classement Fifa vont s'affronter pour avoir une chance de participer à la prochaine édition coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Découvrez les affiches de ce tour préliminaire.
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Le tirage au sort du tour préliminaire des éliminatoires de la CAN 2027 s'est déroulé mardi à Rabat, où se déroule actuellement la Coupe d'Afrique. Les 12 moins bonnes sélections africaines au classement Fifa vont s'affronter pour avoir une chance de participer à la prochaine édition coorganisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Découvrez les affiches de ce tour préliminaire.
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