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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

06.06.2026 à 00:15

FRANCE24
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Au coude-à-coude dans les sondages avec sa rivale conservatrice Keiko Fujimori, Roberto Sanchez a adopté un ton résolument modéré lorsqu'il a été interrogé sur le président américain, cherchant à rassurer les électeurs indécis et les marchés après des années de turbulences politiques. "Le bon voisinage, des relations respectueuses entre les nations et le renforcement de nos liens politiques, culturels et commerciaux doivent toujours être une priorité", a-t-il déclaré à l'AFP. Les relations entre le Pérou et les Etats-Unis "ne peuvent pas faire exception". Lors d'une conférence de presse avec les médias étrangers peu auparavant, il a souligné que si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial du Pérou, les relations et les échanges avec les Etats-Unis demeurent "historiques". Depuis le début de son second mandat, Donald Trump est intervenu dans plusieurs élections en Amérique latine pour soutenir des candidats conservateurs, avec des résultats mitigés. Il ne s'est toutefois pas encore exprimé sur la présidentielle péruvienne. Ces derniers jours, Roberto Sanchez a multiplié les appels au consensus et à la stabilité, prenant ses distances avec les projets de changement radical qui inquiètent une partie de l'électorat conservateur. "Quiconque veut gagner et être à la hauteur de cette responsabilité doit garder les pieds sur terre, faire preuve de bon sens et appeler au consensus politique", a-t-il dit. Il a également insisté sur la continuité de la politique économique, citant le respect de l'indépendance de la banque centrale et le maintien des règles macroéconomiques en vigueur depuis longtemps, tout en réaffirmant son attachement à l'ouverture économique. "Un but reste un but" Roberto Sanchez a également mis en avant les opportunités d'investissement pour les entreprises américaines. S'il a défendu le port de Chancay, au nord de Lima, développé avec des capitaux chinois et critiqué de longue date par certains responsables américains pour ses implications stratégiques, il a souligné qu'il accueillerait également favorablement les investissements américains. A ce titre, il a mis en avant le projet du terminal portuaire de Corio, dans la région d'Arequipa, dans le sud du pays, qui pourrait attirer des capitaux américains. Selon Roberto Sanchez, l'activité commerciale générée par le port de Chancay a contribué à hauteur de 1,5% du PIB dès sa première année d'exploitation. Il estime que le projet de Corio pourrait être cinq fois plus vaste. Défendant le projet chinois, il a estimé que, comme dans le sport, "un but reste un but", suggérant que l'origine des investissements importe moins que leurs bénéfices pour le pays. "Le commerce et l'activité portuaire sont essentiels au développement du pays et nous n'avons pas l'intention d'y faire obstacle", a-t-il ajouté, plaidant toutefois pour "le respect de notre souveraineté" et pour des retombées économiques bénéficiant à la population. A deux jours du scrutin, les sondages donnent Roberto Sanchez, qui se présente comme la voix des électeurs pauvres et des zones rurales, et Keiko Fujimori, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, au coude-à-coude, tandis que la criminalité et l'insécurité demeurent les principales préoccupations des électeurs.

05.06.2026 à 23:41

FRANCE24
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"L'AFP exige des réponses précises et circonstanciées sur ce que vous admettez être une +erreur+", écrit son directeur de l'information, Phil Chetwynd, dans une lettre adressée vendredi à l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka. Le 13 octobre 2023, une frappe a tué le vidéaste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, et blessé six autres reporters, dont deux de l'AFP, Dylan Collins et Christina Assi, amputée de la jambe droite. Dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée jeudi soir sur France Télévisions, le diplomate reconnaît que l'armée israélienne a commis une "erreur" en frappant ces reporters, qui selon lui "n'ont pas été ciblés parce qu'ils étaient journalistes" mais parce que "les soldats sur place pensaient que c'étaient des terroristes". "Ces déclarations constituent, à nos yeux, la première reconnaissance publique par un représentant officiel israélien que les deux tirs ayant visé un groupe de journalistes clairement identifiés ont été effectués par les forces israéliennes", souligne Phil Chetwynd. Une enquête indépendante menée par l'AFP a conclu que deux tirs d’obus de char israéliens de 120 mm provenaient de la zone de Jordeikh dans le nord d'Israël, frontalier du sud du Liban. Ces conclusions ont été corroborées par d’autres investigations internationales, notamment celles de Reuters, du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), de Human Rights Watch, d’Amnesty International et de Reporters sans frontières. "Pourquoi la position que vous avez exprimée publiquement n'a-t-elle jamais été communiquée directement à l'AFP en réponse à ses demandes formelles?", s'interroge dans son courrier le directeur de l'information de l'agence. Réagissant à l'affirmation de l'ambassadeur selon laquelle Israël aurait découvert des gilets portant la mention "PRESS" dans des tunnels du Hamas et du Hezbollah, pour justifier l'erreur de tir, Phil Chetwynd estime que "cet argument n'exonère en rien l'armée israélienne", qui "a frappé un groupe de sept journalistes clairement identifiés après une surveillance aérienne prolongée de la zone". Enfin, en dépit de la reconnaissance publique d'une "erreur", "l'armée israélienne n'a à ce jour procédé à aucune reconnaissance formelle de sa responsabilité auprès de l'AFP, de Dylan Collins, ni de Christina Assi", déplore M. Chetwynd, demandant "ce qu'Israël entend faire pour apporter justice et réparation aux journalistes victimes des tirs". "L'explication donnée par l'ambassadeur d'Israël en France ne répond pas à la question centrale posée par ce qui s'apparente à un crime de guerre: pourquoi les forces israéliennes ont-elle frappé à répétition un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels", a de son côté réagi vendredi la directrice régionale du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Sara Qudah, demandant que soient rendues publiques "toutes les preuves démontrant que les soldats israéliens ont incorrectement identifié les journalistes".

05.06.2026 à 23:31

FRANCE24
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"Au regard de l'avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords", est-il indiqué dans un communiqué commun, alors que le délai devait expirer vendredi pour ces discussions, après une offre à 20,35 milliards d'euros. Les trois acheteurs potentiels avaient annoncé mi-avril être tombés d'accord sur ce prix de vente avec l'opérateur au carré rouge, mais de nombreux détails du contrat restaient à finaliser. La période de négociations exclusives avait alors été ouverte jusqu'au 15 mai, avant d'être une première fois repoussée jusqu'au 5 juin. D'après plusieurs sources proches du dossier, l'un des points sensibles des négociations concerne les contours de la clause dite d'"earn out", qui définit un complément de prix en fonction de certains paramètres liés à l'entreprise rachetée. L'hypothèse d'un abandon des discussions apparaît très improbable, après des mois d'échanges entre les quatre groupes. La réunion de trois concurrents au sein d'un même consortium d'acheteurs, puis la poursuite des discussions avec le groupe du milliardaire Patrick Drahi, après le refus d'une première offre de rachat à hauteur de 17 milliards d'euros, augurent d'une possible reconfiguration du marché. En cas de rachat de SFR, partagé entre les acheteurs, le secteur reviendrait alors à trois opérateurs, une situation jamais vue depuis l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. Ses 19,4 millions de clients mobiles et 6,1 millions de clients fixes seront répartis à terme vers Free, Bouygues ou Orange. Si les quatre acteurs parviennent à un accord, l'opération restera encore soumise au contrôle des autorités de concurrence. La compétence de Bruxelles ou de Paris devra alors être tranchée, avant que ne s'ouvre une phase d'évaluation du dossier qui devrait prendre environ 18 mois. Sur un marché à trois opérateurs, les observateurs du secteur s'attendent à une hausse des prix, qui devrait être relativement modérée, selon de nombreux spécialistes. En parallèle, les salariés de SFR, mais également ceux des autres opérateurs, ont émis des craintes au sujet de leurs emplois.

05.06.2026 à 23:29

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Les spécialistes lui prédisent déjà une puissance colossale. Le phénomène climatique El Niño, qui est censé se déclencher cet été, est de plus en plus redouté. Il pourrait causer cyclones, sécheresses et chaleurs intenses. Si bien que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme cette semaine. Elle met en garde contre les conséquences climatiques, environnementales mais aussi économiques et sociales. On en parle avec la climatologue Françoise Vimeux. 

05.06.2026 à 22:51

FRANCE24
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Au pouvoir depuis six mois, le dirigeant de centre droit s'apprête à décréter l'état d'exception afin de pouvoir recourir davantage à la force militaire pour lever les barrages routiers maintenus depuis des semaines par des paysans et des ouvriers dans plusieurs régions du pays andin. Dans l'attente d'une autorisation du Parlement lui permettant de décréter cette mesure, la police, appuyée par l'armée, a dégagé des débris qui bloquaient un axe stratégique au sud de La Paz, a constaté l'AFP. Avant sa réouverture, des centaines de personnes avaient dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les communautés agricoles de Lipari et de Rio Abajo et s'approvisionner en légumes et autres produits alimentaires. Rodrigo Paz s'est rendu sur place après l'opération menée sur le terrain par son ministre de la Défense, nommé cette semaine, Ernesto Justiniano. Devant la presse, il a réitéré son appel "au dialogue" plutôt qu'à "la confrontation". Les villes de La Paz et d'El Alto, ainsi que dans une moindre mesure celles de Cochabamba (centre), Oruro (ouest) et Potosi (sud-ouest), manquent de nourriture, de médicaments et de carburant en raison des barrages routiers - près d'une centaine - à travers tout le pays. Le président a de nouveau accusé l'ancien chef de l'Etat de gauche Evo Morales (2006-2019) d'être à l'origine des manifestations et de financer celles-ci avec de "l'argent illicite" provenant du narcotrafic dans le Chapare, son bastion politique et fief des cultivateurs de coca dans le centre du pays. "Il utilise le peuple comme un marchepied pour se défendre de ses problèmes judiciaires", a déclaré Rodrigo Paz en référence au mandat d'arrêt visant Evo Morales dans une affaire présumée de traite de mineure, accusation que l'ancien président rejette. Jeudi, les Etats-Unis ont renouvelé leur soutien au gouvernement de M. Paz. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré sur X que les Etats-Unis suivaient de près la situation. "La Bolivie ne doit pas permettre que l'ancien statu quo de domination narco-terroriste dans la région se réinstalle", a-t-il affirmé. Evo Morales, critique virulent de Washington, a répliqué vendredi sur le même réseau social en estimant que les Etats-Unis "recourent une nouvelle fois au discours du +narco-terrorisme+ pour stigmatiser la contestation sociale et discréditer les revendications légitimes" des mouvements sociaux. Paysans, ouvriers, mineurs, transporteurs et enseignants font pression sur le gouvernement depuis plus d'un mois afin d'obtenir une issue à la pire crise économique du pays depuis quarante ans. Ils réclament désormais sa démission.

05.06.2026 à 22:49

FRANCE24
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Le Nasdaq, qui rassemble de nombreuses valeurs de la tech, a chuté de 4,18%. Il s'agit de sa pire journée depuis avril 2025 et le choc des droits de douane de Donald Trump. L'indice élargi S&P 500 a perdu 2,65%, mettant fin à une série de neuf semaines consécutives de hausse, et le Dow Jones a reculé de 1,35%. La vague de ventes a été "particulièrement intense en termes d'ampleur, notamment en ce qui concerne les semi-conducteurs", commente auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com. Le géant Nvidia, première capitalisation boursière mondiale, a reculé de 6,20%. Sa valorisation est repassée sous le seuil symbolique de 5.000 milliards de dollars, une première en un mois. Intel a chuté de 11,28%, AMD de 10,86%, Micron a dévissé de 13,25%, Qualcomm de 10,98%. Pour Patrick O'Hare, le rebond des indices boursiers amorcé depuis le creux de mars "a peut-être atteint ses limites pour le moment". "Quand on regarde simplement l'ampleur des gains observés, c'était extraordinaire (...) je ne pense donc pas que quiconque devrait être surpris" par ce recul, ajoute l'analyste. En un peu plus de deux mois, le Nasdaq avait grimpé de pratiquement 30%. La dynamique baissière s'est accentuée vendredi à mesure que la journée avançait du fait du déclenchement automatique d'ordres de vente à partir de certains seuils, explique M. O'Hare. De quoi expliquer le large mouvement, qui ne traduit pas d'inquiétude prononcée à l'égard de l'engouement autour de l'IA, selon lui. Le marché se prépare d'ailleurs à l'introduction en Bourse la semaine prochaine de SpaceX - société aérospatiale qui intègre aussi le laboratoire d'intelligence artificielle xAI -, qui promet d'être la plus importante de l'histoire. Les investisseurs se sont aussi montrés crispés par les chiffres meilleurs qu'attendu du marché du travail américain. Ils sont venus confirmer que la banque centrale américaine (Fed) peut se concentrer sur la gestion de l'inflation. En conséquence, les investisseurs s'attendent à ce que la Réserve fédérale relève ses taux d'intérêt en fin d'année pour calmer les prix, selon l'outil de veille CME FedWatch. Des taux plus hauts sont généralement mal reçus sur le marché boursier car ils sont de nature à tempérer la croissance des bénéfices des entreprises. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain a bondi à 4,53% contre 4,47% à la clôture la veille. Son équivalent à deux ans, plus sensible à la politique monétaire, est passé de 4,04% à 4,14%. Au tableau des valeurs, la société d'informatique Quantinuum a perdu 6,82% à 56,26 dollars pour son deuxième jour de cotation. Le prix de son introduction en Bourse avait été fixé à 60 dollars. Le cours de l'action Meta (-5,51% à 593 dollars) a été pénalisé par des informations de presse selon lesquelles la société envisagerait de réaliser une nouvelle émission d'actions afin de lever des dizaines de milliards de dollars pour financer ses initiatives dans le domaine de l'IA. L'équipementier sportif Lululemon Athletica a chuté de 8,56% à 114,23 dollars après avoir abaissé ses prévisions annuelles et déçu les attentes pour le trimestre qui vient de s'écouler.

05.06.2026 à 22:27

Fatimata WANE
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En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.
Texte intégral (535 mots)
En Tunisie, la diffusion sur les réseaux sociaux d'une femme migrante tunisienne subsaharienne, dénudée de force devant sa famille et menacée de viol collectif par des Tunisiens a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. La vidéo n'a pas été encore authentifiée ou commentée par les autorités mais un journaliste tunisien a réussi à localiser l'un des agresseurs.

05.06.2026 à 22:17

FRANCE24
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"Nous avons vu des personnes tenter d'interférer dans notre démocratie et chercher à attiser les divisions dans nos rues", a déclaré un porte-parole du 10 Downing Street dans un communiqué. JD Vance a dénoncé vendredi sur X le "meurtre tragique et inacceptable" d'Henry Nowak, qui selon lui serait encore en vie "si les dernières générations d'élites européennes avaient tenu bon face aux politiques de haine de soi et d'invasion massive de migrants, dont beaucoup méprisent l'Occident". "La famille Nowak est en deuil après l'horrible meurtre d'Henry. Elle a déclaré ne pas vouloir que sa mort soit utilisée pour créer davantage de division, de haine ou de tensions. Nous devons respecter ses souhaits", ont poursuivi les services de M. Starmer. "Notre politique doit rassembler les gens, même dans les circonstances les plus terribles. C'est ce que nous sommes en tant que pays", ont-ils ajouté. Jeudi, M. Starmer avait aussi accusé le milliardaire Elon Musk d'"essayer de susciter la division" au Royaume-Uni. M. Musk, farouche critique de M. Starmer, a publié au sujet de ce drame de nombreux messages sur X, réseau social dont il est propriétaire. Il a insulté la police britannique et s'est dit prêt à financer une action en justice contre elle. Henry Nowak, étudiant de 18 ans, a été tué par Vickrum Digwa, jeune homme sikh de 23 ans, qui a été condamné lundi pour ce meurtre à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans. Ce dernier avait menti aux policiers au moment des faits en déclarant avoir été victime d'une agression raciste et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups. Les agents l'ont cru et ont menotté Henry Nowak alors même qu'il était en train de succomber à ses blessures. Cette intervention policière fait l'objet d'une enquête de la police des polices britannique (IOPC), dont le rapport doit être publié dans les trois mois. Des personnalités d'extrême droite ont prétendu que ce meurtre prouvait que les forces de police britanniques traitaient différemment les Blancs et les minorités ethniques – une allégation que le gouvernement travailliste de M. Starmer et les chefs de la police ont nié catégoriquement. Au contraire, selon les statistiques gouvernementales, les personnes noires en Angleterre et au Pays de Galles ont plus de deux fois plus de chances d'être arrêtées que les personnes blanches.
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"Nous avons vu des personnes tenter d'interférer dans notre démocratie et chercher à attiser les divisions dans nos rues", a déclaré un porte-parole du 10 Downing Street dans un communiqué. JD Vance a dénoncé vendredi sur X le "meurtre tragique et inacceptable" d'Henry Nowak, qui selon lui serait encore en vie "si les dernières générations d'élites européennes avaient tenu bon face aux politiques de haine de soi et d'invasion massive de migrants, dont beaucoup méprisent l'Occident". "La famille Nowak est en deuil après l'horrible meurtre d'Henry. Elle a déclaré ne pas vouloir que sa mort soit utilisée pour créer davantage de division, de haine ou de tensions. Nous devons respecter ses souhaits", ont poursuivi les services de M. Starmer. "Notre politique doit rassembler les gens, même dans les circonstances les plus terribles. C'est ce que nous sommes en tant que pays", ont-ils ajouté. Jeudi, M. Starmer avait aussi accusé le milliardaire Elon Musk d'"essayer de susciter la division" au Royaume-Uni. M. Musk, farouche critique de M. Starmer, a publié au sujet de ce drame de nombreux messages sur X, réseau social dont il est propriétaire. Il a insulté la police britannique et s'est dit prêt à financer une action en justice contre elle. Henry Nowak, étudiant de 18 ans, a été tué par Vickrum Digwa, jeune homme sikh de 23 ans, qui a été condamné lundi pour ce meurtre à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans. Ce dernier avait menti aux policiers au moment des faits en déclarant avoir été victime d'une agression raciste et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups. Les agents l'ont cru et ont menotté Henry Nowak alors même qu'il était en train de succomber à ses blessures. Cette intervention policière fait l'objet d'une enquête de la police des polices britannique (IOPC), dont le rapport doit être publié dans les trois mois. Des personnalités d'extrême droite ont prétendu que ce meurtre prouvait que les forces de police britanniques traitaient différemment les Blancs et les minorités ethniques – une allégation que le gouvernement travailliste de M. Starmer et les chefs de la police ont nié catégoriquement. Au contraire, selon les statistiques gouvernementales, les personnes noires en Angleterre et au Pays de Galles ont plus de deux fois plus de chances d'être arrêtées que les personnes blanches.

05.06.2026 à 22:17

FRANCE24
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Selon l'accord, rendu public à une semaine de l'entrée en Bourse de SpaceX, Google paiera 920 millions de dollars par mois pour louer environ 110.000 processeurs graphiques (GPU) du fabricant Nvidia. Le contrat porte sur la période d'octobre 2026 à juin 2029, mais le document précise que "l'accord peut être résilié par les parties avec un préavis de 90 jours" à partir de 2027. "Il s'agit d'un accord de court terme, conclu au bon moment, destiné à nous garantir une capacité d'appoint pour répondre à une demande en forte hausse pour notre plateforme d'agents, Gemini Enterprise", a réagi un porte-parole de Google joint par l'AFP. Google, dont la filiale Google Cloud est un des leaders mondiaux des infrastructures informatiques en ligne, derrière AWS et Microsoft Azure, reconnaît faire face à "une demande supérieure à nos propres prévisions". Le groupe de Mountain View a annoncé mi-mai une refonte majeure de sa célèbre barre de recherche, en cours de transformation vers un assistant d'intelligence artificielle (IA) quasi-autonome, Gemini Spark, encore réservé à ses clients haut de gamme américains. L'ensemble de l'industrie tech américaine est confrontée à un goulot d'étranglement, faute de centres de données opérationnels en quantité suffisante et compte-tenu d'une explosion des coûts de la puissance de calcul. Le 6 mai, Anthropic, autre fleuron américain de la course à l'IA en difficulté pour répondre à la demande, avait signé un mégacontrat surprise avec SpaceX pour lui louer l'un de ses principaux centres de données, Colossus, installé à Memphis (Tennessee). Pour SpaceX, dont l'entrée en Bourse est attendue le 12 juin, il s'agit du deuxième contrat de mise à dispositions de serveurs et de processeurs signé par le groupe spatial d'Elon Musk en un mois. Il vient renforcer la crédibilité des comptes du conglomérat envers les investisseurs, alors que le groupe est très fortement déficitaire (4,3 milliards de pertes au 1er trimestre). Le contrat avec Anthropic rapportera 1,25 milliard par mois à SpaceX à partir de juillet. L'introduction en Bourse de SpaceX, attendue le 12 juin, s'annonce comme la plus importante de l'histoire: l'entreprise vise une levée d'environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation d'environ 1.750 milliards de dollars. SpaceX, surtout connu pour ses fusées et son réseau de satellites Starlink, a absorbé en février la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, xAI, créatrice du robot conversationnel Grok, et en exploite désormais les centres de données.
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Selon l'accord, rendu public à une semaine de l'entrée en Bourse de SpaceX, Google paiera 920 millions de dollars par mois pour louer environ 110.000 processeurs graphiques (GPU) du fabricant Nvidia. Le contrat porte sur la période d'octobre 2026 à juin 2029, mais le document précise que "l'accord peut être résilié par les parties avec un préavis de 90 jours" à partir de 2027. "Il s'agit d'un accord de court terme, conclu au bon moment, destiné à nous garantir une capacité d'appoint pour répondre à une demande en forte hausse pour notre plateforme d'agents, Gemini Enterprise", a réagi un porte-parole de Google joint par l'AFP. Google, dont la filiale Google Cloud est un des leaders mondiaux des infrastructures informatiques en ligne, derrière AWS et Microsoft Azure, reconnaît faire face à "une demande supérieure à nos propres prévisions". Le groupe de Mountain View a annoncé mi-mai une refonte majeure de sa célèbre barre de recherche, en cours de transformation vers un assistant d'intelligence artificielle (IA) quasi-autonome, Gemini Spark, encore réservé à ses clients haut de gamme américains. L'ensemble de l'industrie tech américaine est confrontée à un goulot d'étranglement, faute de centres de données opérationnels en quantité suffisante et compte-tenu d'une explosion des coûts de la puissance de calcul. Le 6 mai, Anthropic, autre fleuron américain de la course à l'IA en difficulté pour répondre à la demande, avait signé un mégacontrat surprise avec SpaceX pour lui louer l'un de ses principaux centres de données, Colossus, installé à Memphis (Tennessee). Pour SpaceX, dont l'entrée en Bourse est attendue le 12 juin, il s'agit du deuxième contrat de mise à dispositions de serveurs et de processeurs signé par le groupe spatial d'Elon Musk en un mois. Il vient renforcer la crédibilité des comptes du conglomérat envers les investisseurs, alors que le groupe est très fortement déficitaire (4,3 milliards de pertes au 1er trimestre). Le contrat avec Anthropic rapportera 1,25 milliard par mois à SpaceX à partir de juillet. L'introduction en Bourse de SpaceX, attendue le 12 juin, s'annonce comme la plus importante de l'histoire: l'entreprise vise une levée d'environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation d'environ 1.750 milliards de dollars. SpaceX, surtout connu pour ses fusées et son réseau de satellites Starlink, a absorbé en février la société d'intelligence artificielle d'Elon Musk, xAI, créatrice du robot conversationnel Grok, et en exploite désormais les centres de données.

05.06.2026 à 22:15

FRANCE24
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Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira revient pour sa 27e édition. Depuis près de trois décennies, cet événement est devenu l'un des plus importants rendez-vous culturels du continent africain. Entre transmission d'un patrimoine inscrit à l'UNESCO, dialogue des cultures et création artistique, le festival accueille chaque année des artistes venus du monde entier. Fatimata Wane reçoit Neila Tazi, entrepreneuse culturelle et productrice du Festival Gnaoua, pour évoquer les enjeux de cette nouvelle édition, l'héritage africain de la culture gnaoua et la place des industries culturelles dans le développement du continent.
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Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira revient pour sa 27e édition. Depuis près de trois décennies, cet événement est devenu l'un des plus importants rendez-vous culturels du continent africain. Entre transmission d'un patrimoine inscrit à l'UNESCO, dialogue des cultures et création artistique, le festival accueille chaque année des artistes venus du monde entier. Fatimata Wane reçoit Neila Tazi, entrepreneuse culturelle et productrice du Festival Gnaoua, pour évoquer les enjeux de cette nouvelle édition, l'héritage africain de la culture gnaoua et la place des industries culturelles dans le développement du continent.

05.06.2026 à 21:57

Achren VERDIAN
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Assiste-t-on à un tournant dans la guerre en Ukraine? Kiev multiplie les frappes en profondeur dans le territoire russe, dans un contexte où la Russie est déjà en difficulté sur la ligne de front, et où le pouvoir de Vladimir Poutine est fragilisé à bien des égards. Vincent Jauvert, grand reporter, ancien chef du service étranger au "Nouvel Obs", et auteur de "Kremlin confidentiel" (éditions Albin Michel), était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.  
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Assiste-t-on à un tournant dans la guerre en Ukraine? Kiev multiplie les frappes en profondeur dans le territoire russe, dans un contexte où la Russie est déjà en difficulté sur la ligne de front, et où le pouvoir de Vladimir Poutine est fragilisé à bien des égards. Vincent Jauvert, grand reporter, ancien chef du service étranger au "Nouvel Obs", et auteur de "Kremlin confidentiel" (éditions Albin Michel), était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.  

05.06.2026 à 21:41

FRANCE24
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Contraints de rester à bord du bateau en vertu du droit maritime, qui exige que tout navire possède un équipage suffisant pour faire face à une éventuelle urgence, les marins disent "manquer de mots" pour décrire leur calvaire. "Chaque jour qui passe, nous perdons espoir et voyons notre santé physique et psychologique empirer", a affirmé l'un d'eux à l'AFP par l'intermédiaire d'un tiers ayant demandé à ne pas être identifié. Bloqués en mer de Marmara depuis août, les membres d'équipage du Azra C, qui ne perçoivent plus de salaires depuis plusieurs mois, disent être à court de "solutions". D'autant que les propriétaires présumés du navire, un cargo battant pavillon mongolien, ont été arrêtés en janvier dans le cadre d'une enquête sur un réseau international de trafic de drogues, plongeant le Azra C et son équipage dans l'incertitude. Le représentant en Turquie de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), Selahattin Polat, a exigé le débarquement "au plus tôt" de l'équipage, en soulignant que "le navire se trouve sur une route de navigation (...), ce qui représente un grave danger pour la sécurité maritime". Coke en stock "Mais l'armateur est en détention et il est impossible de communiquer avec lui", explique M. Polat, pour qui cette affaire met en lumière le problème croissant des abandons de navires. Pour aggraver la situation, des agents maritimes locaux ont cessé d'approvisionner l'équipage, faute d'être payés. "Le navire est complètement abandonné et il y a une pénurie de carburant et de vivres à bord", affirme à l'AFP M. Polat, également porte-parole de l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes (DAD-DER). Le Azra C avait jeté l'ancre en août au large d'Istanbul pour des réparations et le temps que ses présumés propriétaires règlent des formalités avec les autorités maritimes locales, a indiqué à l'AFP une source au sein du secteur. Mais les deux armateurs disparaissent, avant de réapparaître mi-janvier dans une liste de douze personnes arrêtées par la police turque pour des soupçons de trafic de drogues et blanchiment d'argent, selon l'agence de presse Anadolu. La justice turque a lié ces interpellations à la saisie une semaine auparavant par la police espagnole de 10 tonnes de cocaïne à bord du navire United S au large des îles Canaries. Selon le quotidien turc Hürriyet, le Azra C devait initialement transporter la cargaison, mais le projet avait été abandonné après une panne. Vague d'abandons Selon les chiffres de l'ITF, 2025 a été la pire année jamais enregistrée en termes d'abandons de navires, avec 6.223 marins -- dont plus de 1.000 Indiens -- bloqués sur 410 navires. La Turquie a été le pays ayant enregistré le plus grand nombre d'abandons, avec 61 cas l'an passé. 15 navires battant pavillon étranger sont actuellement considérés comme abandonnés en mer de Marmara, selon l'ITF. Selon l'ITF, les autorités portuaires d'Istanbul affirment surveiller de près la situation, ainsi que le consulat indien d'Istanbul, qui dit chercher à rapatrier les marins. L'ITF et l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes indiquent avoir fourni de l'eau potable et des produits de premières nécessités aux marins bloqués. Selon M. Polat, deux options subsistent: confier le navire à un administrateur judiciaire ou remplacer son équipage, des procédures qui "prennent du temps". Bien que reconnaissant de l'aide apportée par l'ITF et le consulat indien, l'un des marins a déclaré à l'AFP qu'il avait "peu d'espoir que quelqu'un vienne nous secourir". "Si quelqu'un venait à ma rencontre (...), je suis sûr que je me mettrais à pleurer", a-t-il confié.
Texte intégral (621 mots)
Contraints de rester à bord du bateau en vertu du droit maritime, qui exige que tout navire possède un équipage suffisant pour faire face à une éventuelle urgence, les marins disent "manquer de mots" pour décrire leur calvaire. "Chaque jour qui passe, nous perdons espoir et voyons notre santé physique et psychologique empirer", a affirmé l'un d'eux à l'AFP par l'intermédiaire d'un tiers ayant demandé à ne pas être identifié. Bloqués en mer de Marmara depuis août, les membres d'équipage du Azra C, qui ne perçoivent plus de salaires depuis plusieurs mois, disent être à court de "solutions". D'autant que les propriétaires présumés du navire, un cargo battant pavillon mongolien, ont été arrêtés en janvier dans le cadre d'une enquête sur un réseau international de trafic de drogues, plongeant le Azra C et son équipage dans l'incertitude. Le représentant en Turquie de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), Selahattin Polat, a exigé le débarquement "au plus tôt" de l'équipage, en soulignant que "le navire se trouve sur une route de navigation (...), ce qui représente un grave danger pour la sécurité maritime". Coke en stock "Mais l'armateur est en détention et il est impossible de communiquer avec lui", explique M. Polat, pour qui cette affaire met en lumière le problème croissant des abandons de navires. Pour aggraver la situation, des agents maritimes locaux ont cessé d'approvisionner l'équipage, faute d'être payés. "Le navire est complètement abandonné et il y a une pénurie de carburant et de vivres à bord", affirme à l'AFP M. Polat, également porte-parole de l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes (DAD-DER). Le Azra C avait jeté l'ancre en août au large d'Istanbul pour des réparations et le temps que ses présumés propriétaires règlent des formalités avec les autorités maritimes locales, a indiqué à l'AFP une source au sein du secteur. Mais les deux armateurs disparaissent, avant de réapparaître mi-janvier dans une liste de douze personnes arrêtées par la police turque pour des soupçons de trafic de drogues et blanchiment d'argent, selon l'agence de presse Anadolu. La justice turque a lié ces interpellations à la saisie une semaine auparavant par la police espagnole de 10 tonnes de cocaïne à bord du navire United S au large des îles Canaries. Selon le quotidien turc Hürriyet, le Azra C devait initialement transporter la cargaison, mais le projet avait été abandonné après une panne. Vague d'abandons Selon les chiffres de l'ITF, 2025 a été la pire année jamais enregistrée en termes d'abandons de navires, avec 6.223 marins -- dont plus de 1.000 Indiens -- bloqués sur 410 navires. La Turquie a été le pays ayant enregistré le plus grand nombre d'abandons, avec 61 cas l'an passé. 15 navires battant pavillon étranger sont actuellement considérés comme abandonnés en mer de Marmara, selon l'ITF. Selon l'ITF, les autorités portuaires d'Istanbul affirment surveiller de près la situation, ainsi que le consulat indien d'Istanbul, qui dit chercher à rapatrier les marins. L'ITF et l'Association turque de solidarité des ouvriers maritimes indiquent avoir fourni de l'eau potable et des produits de premières nécessités aux marins bloqués. Selon M. Polat, deux options subsistent: confier le navire à un administrateur judiciaire ou remplacer son équipage, des procédures qui "prennent du temps". Bien que reconnaissant de l'aide apportée par l'ITF et le consulat indien, l'un des marins a déclaré à l'AFP qu'il avait "peu d'espoir que quelqu'un vienne nous secourir". "Si quelqu'un venait à ma rencontre (...), je suis sûr que je me mettrais à pleurer", a-t-il confié.

05.06.2026 à 21:34

Achren VERDIAN
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L'armée israélienne poursuit ses opérations au Liban malgré un nouveau cessez-le-feu conclu cette semaine. Volodymyr Zelensky propose des négociations à Vladimir Poutine après des frappes ukrainiennes sur Saint-Pétersbourg et alors que l'armée russe est en difficulté sur la ligne de front. Et fin de campagne pour les législatives en Arménie, marquée notamment par une ingérence russe et une désinformation massive, alors que le Premier Ministre Pashinyan souhaite se tourner vers l'Occident.
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L'armée israélienne poursuit ses opérations au Liban malgré un nouveau cessez-le-feu conclu cette semaine. Volodymyr Zelensky propose des négociations à Vladimir Poutine après des frappes ukrainiennes sur Saint-Pétersbourg et alors que l'armée russe est en difficulté sur la ligne de front. Et fin de campagne pour les législatives en Arménie, marquée notamment par une ingérence russe et une désinformation massive, alors que le Premier Ministre Pashinyan souhaite se tourner vers l'Occident.

05.06.2026 à 21:33

FRANCE24
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L'Iran a dit vendredi avoir tiré des "missiles d'avertissement" contre deux navires américains en mer d'Oman, après déjà des escarmouches dans le Golfe cette semaine fragilisant le cessez-le-feu, mais Washington a démenti.
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L'Iran a dit vendredi avoir tiré des "missiles d'avertissement" contre deux navires américains en mer d'Oman, après déjà des escarmouches dans le Golfe cette semaine fragilisant le cessez-le-feu, mais Washington a démenti.

05.06.2026 à 21:17

FRANCE24
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A la demande d'Emmanuel Macron, le gouvernement a lancé fin mai une concertation en vue de mettre en place une consigne sur les bouteilles en plastique. Le système consisterait à installer des bacs dans les supermarchés pour récupérer les bouteilles usagées, moyennant "quelques centimes pour les consommateurs" selon le gouvernement, "vingt centimes" pour les associations d'élus. Les règles européennes imposent un objectif de collecte à hauteur de 90% des bouteilles plastiques d'ici 2029 mais également de sortir du plastique à usage unique d'ici 2040. "Nous sommes en colère et frustrés parce que c'est la troisième fois que le gouvernement ressort la fausse consigne pour faire avancer les objectifs de recyclage, mais il y a cette fois une volonté de nous faire avancer au pas de charge", a regretté Jean-François Vigier, vice-président de l'Association des maires de France, lors d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des associations d'élus, France Nature Environnement et des industriels du recyclage. Selon eux, le dispositif porté par le gouvernement ne répond en rien à l'enjeu de réduction pérenne de la bouteille plastique et sert même "à légitimer le plastique à usage unique en se targuant d’un recyclage qui est en réalité peu efficace". "Un exemple typique de stratégie de greenwashing", accusent les élus. Avec seulement 26% d'emballages plastiques recyclés, la France compte parmi les mauvais élèves de l'Union européenne, et verse une pénalité d'1,5 milliard d'euros par an. Des arguments "en trompe-l'oeil" selon les opposants à la consigne, puisque la bouteille plastique est déjà "l'un des déchets plastiques les mieux recyclés", et ne représente "qu'environ 10% des emballages plastiques". A contrario, les emballages plastiques non-recyclables sont eux "toujours commercialisés". -"Démantèlement"- Selon leurs calculs, la consigne ne réduirait la facture que de 4 à 6%, à 1,4 milliard d'euros. Elle ne permettra pas davantage de réemploi, les bouteilles plastiques ne pouvant être réemployées pour des raisons sanitaires, mais seulement recyclées jusqu'à deux à trois fois, moyennant l'injection d'une part de matière plastique neuve. Quant aux bouteilles non-recyclables, elles atterrissent dans un incinérateur ou un centre d'enfouissement. "La véritable consigne est celle pour le réemploi, et en particulier des bouteilles en verre, ces dernières pouvant être lavées et réutilisées (quasi) à l'infini", insistent élus et associations écologistes. Si la loi Agec de 2020 impose de diviser par deux le nombre de bouteilles plastiques d'ici 2030, le nombre de bouteilles vendues en France stagne toujours et les ventes d'eaux embouteillées ont même progressé de 3,3% en 2025. "L'urgence environnementale, c'est la réduction de la production de bouteilles en plastique à la source", plaide Axèle Gibert, de France Nature Environnement, rappelant qu'on consomme chaque heure en France "plus d'un million de bouteilles en plastique". Le réemploi n'étant pas obligatoire, les producteurs n'ont aujourd'hui "aucun intérêt économique à avancer", selon l'experte, qui pointe aussi l'impact du plastique sur la santé. "Une étude récente a montré qu'on retrouvait des micro-plastiques dans le placenta des femmes enceintes", rappelle-t-elle. A ces arguments s'ajoute celui du coût pour les collectivités et in fine pour les consommateurs. "On prend la bouteille du bac jaune et on la donne aux industriels", résume Jean-François Vigier, qui dénonce un "démantèlement du service public". La consigne priverait les collectivités d'une manne financière alors qu'elles ont beaucoup investi récemment dans la modernisation de leurs centres de tri. Les élus pointent aussi un risque d'inégalités territoriales, dans la mesure où tous les consommateurs, notamment en zone rurale, n'auront pas accès aux points de collecte alors que le prix de la bouteille, lui, "augmentera mécaniquement". "Les industriels empocheront une double rente: la consigne non récupérée et la matière recyclée", alertent-ils. Les associations d'élus proposent un "plan plastique" en 14 mesures, dont la généralisation du tri unique dans les entreprises et l'espace public, et l'arrêt de la commercialisation des emballages non-recyclables.
Texte intégral (685 mots)
A la demande d'Emmanuel Macron, le gouvernement a lancé fin mai une concertation en vue de mettre en place une consigne sur les bouteilles en plastique. Le système consisterait à installer des bacs dans les supermarchés pour récupérer les bouteilles usagées, moyennant "quelques centimes pour les consommateurs" selon le gouvernement, "vingt centimes" pour les associations d'élus. Les règles européennes imposent un objectif de collecte à hauteur de 90% des bouteilles plastiques d'ici 2029 mais également de sortir du plastique à usage unique d'ici 2040. "Nous sommes en colère et frustrés parce que c'est la troisième fois que le gouvernement ressort la fausse consigne pour faire avancer les objectifs de recyclage, mais il y a cette fois une volonté de nous faire avancer au pas de charge", a regretté Jean-François Vigier, vice-président de l'Association des maires de France, lors d'une conférence de presse réunissant l'ensemble des associations d'élus, France Nature Environnement et des industriels du recyclage. Selon eux, le dispositif porté par le gouvernement ne répond en rien à l'enjeu de réduction pérenne de la bouteille plastique et sert même "à légitimer le plastique à usage unique en se targuant d’un recyclage qui est en réalité peu efficace". "Un exemple typique de stratégie de greenwashing", accusent les élus. Avec seulement 26% d'emballages plastiques recyclés, la France compte parmi les mauvais élèves de l'Union européenne, et verse une pénalité d'1,5 milliard d'euros par an. Des arguments "en trompe-l'oeil" selon les opposants à la consigne, puisque la bouteille plastique est déjà "l'un des déchets plastiques les mieux recyclés", et ne représente "qu'environ 10% des emballages plastiques". A contrario, les emballages plastiques non-recyclables sont eux "toujours commercialisés". -"Démantèlement"- Selon leurs calculs, la consigne ne réduirait la facture que de 4 à 6%, à 1,4 milliard d'euros. Elle ne permettra pas davantage de réemploi, les bouteilles plastiques ne pouvant être réemployées pour des raisons sanitaires, mais seulement recyclées jusqu'à deux à trois fois, moyennant l'injection d'une part de matière plastique neuve. Quant aux bouteilles non-recyclables, elles atterrissent dans un incinérateur ou un centre d'enfouissement. "La véritable consigne est celle pour le réemploi, et en particulier des bouteilles en verre, ces dernières pouvant être lavées et réutilisées (quasi) à l'infini", insistent élus et associations écologistes. Si la loi Agec de 2020 impose de diviser par deux le nombre de bouteilles plastiques d'ici 2030, le nombre de bouteilles vendues en France stagne toujours et les ventes d'eaux embouteillées ont même progressé de 3,3% en 2025. "L'urgence environnementale, c'est la réduction de la production de bouteilles en plastique à la source", plaide Axèle Gibert, de France Nature Environnement, rappelant qu'on consomme chaque heure en France "plus d'un million de bouteilles en plastique". Le réemploi n'étant pas obligatoire, les producteurs n'ont aujourd'hui "aucun intérêt économique à avancer", selon l'experte, qui pointe aussi l'impact du plastique sur la santé. "Une étude récente a montré qu'on retrouvait des micro-plastiques dans le placenta des femmes enceintes", rappelle-t-elle. A ces arguments s'ajoute celui du coût pour les collectivités et in fine pour les consommateurs. "On prend la bouteille du bac jaune et on la donne aux industriels", résume Jean-François Vigier, qui dénonce un "démantèlement du service public". La consigne priverait les collectivités d'une manne financière alors qu'elles ont beaucoup investi récemment dans la modernisation de leurs centres de tri. Les élus pointent aussi un risque d'inégalités territoriales, dans la mesure où tous les consommateurs, notamment en zone rurale, n'auront pas accès aux points de collecte alors que le prix de la bouteille, lui, "augmentera mécaniquement". "Les industriels empocheront une double rente: la consigne non récupérée et la matière recyclée", alertent-ils. Les associations d'élus proposent un "plan plastique" en 14 mesures, dont la généralisation du tri unique dans les entreprises et l'espace public, et l'arrêt de la commercialisation des emballages non-recyclables.
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