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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

04.05.2026 à 18:28

Otan : Donald Trump veut couper dans les dépenses militaires en Europe

FRANCE24
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Les Européens, inquiets des décisions de Donald Trump, réagissent à ses annonces de réduction des effectifs américains en Europe et à sa volonté de revoir à la baisse les dépenses de défense dans le cadre de l’Otan. Selon le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, malgré ces tensions et les critiques sur la stratégie américaine, les États-Unis et l’Europe restent alliés, même si leur relation est mise à l’épreuve.

04.05.2026 à 18:27

La perspective d'un procès s'éloigne pour Aurore Bergé dans l'affaire des crèches privées

FRANCE24
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Figure macroniste, la ministre de 39 ans a été mise en cause à l'origine par le livre-enquête "Les Ogres" (Flammarion) de Victor Castanet, paru en septembre 2024, sur les dérives de certains groupes privés de crèches. Le journaliste, prix Albert-Londres pour son ouvrage précédent sur les maisons de retraite et le groupe Orpea, évoquait un "pacte de non-agression" qui aurait été conclu entre Aurore Bergé, titulaire à l'époque du portefeuille de la Famille, et la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC), Elsa Hervy. Dans un courriel révélé par M. Castanet, la ministre dit à sa directrice de cabinet en août 2023 à propos de Mme Hervy: "C'est surtout une copine :) Elle sera très aidante avec moi". Auditionnée le 30 avril 2024 sous serment par la commission d'enquête parlementaire sur le modèle économique des crèches, la ministre avait affirmé n'avoir aucun "lien personnel, intime ou amical, ni d'accointances" avec Elsa Hervy. Des députés de La France insoumise et du groupe Écologiste et social la soupçonnaient d'avoir passé sous silence des relations avec les lobbys. Après un signalement du bureau de l'Assemblée nationale, une information judiciaire a été ouverte, début 2025, devant la Cour de justice de la République (CJR), l'instance qui juge les membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Les gendarmes de la section de recherches de Paris et trois magistrats de la CJR ont alors cherché à déterminer si Mme Bergé et la lobbyiste, Elsa Hervy, avaient une relation particulière, qui aurait pu être sciemment cachée par la ministre. Cette dernière a été entendue deux fois, en juin et octobre 2025, et avait été placée sous le statut de témoin assisté. "Ça n'existera jamais" "Cette information judiciaire ouverte est clôturée", a confirmé lundi à l'AFP le parquet général près la Cour de cassation, après une information de Ouest-France. "Aucune mise en examen n’est intervenue dans cette procédure", a-t-il précisé. Le ministère public doit désormais prendre ses réquisitions sur le sort à donner à la procédure. Il peut notamment demander un non-lieu, ou de nouvelles investigations, mais ne peut pas requérir de procès contre un témoin assisté, comme Mme Bergé. Ce statut est en effet réservé aux personnes mises en cause dans une enquête pénale ou sur lesquelles pèsent des indices qui rendent vraisemblable leur participation à la commission d'une infraction, mais qui ne sont pas mises en examen, car les indices ne sont pas suffisants. "La décision appartient aujourd’hui aux magistrats de la CJR et à eux seuls", a réagi l'avocate de la ministre à l'Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, ex-présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale, Me Jade Dousselin, interrogée par l'AFP, tout en précisant qu'il ne lui appartenait "pas de communiquer sur ce sujet" et qu'elle ne savait pas qui avait rendu publique cette information. "La ministre rappelle qu'elle a toujours démenti catégoriquement les accusations qui étaient portées à son encontre et qu'elle a déposé plainte en diffamation", a-t-elle poursuivi. La FFEC et Elsa Hervy ont elles aussi porté plainte en diffamation à l'encontre de Victor Castanet. Fin 2025, Me Albane Lancrenon, conseil de la FFEC et d'Elsa Hervy, avait souligné auprès de l'AFP que "cette dernière n'a jamais entretenu de relation personnelle, intime ou amicale avec Aurore Bergé et que leurs échanges sont toujours restés strictement professionnels". "Il est sain pour les ministres d'écouter aussi les acteurs de terrain. Il nous est arrivé d'échanger directement, comme la ministre l'a fait avec d'autres acteurs, mais je n'ai passé aucun pacte. Ça n'existera jamais", avait précédemment déclaré sa cliente.

04.05.2026 à 18:26

Liban : une "trêve" meurtrière

FRANCE24
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Malgré un cessez-le-feu prolongé entre Israël et le Hezbollah, de nombreux combats ont été rapporté, avec la mort de dizaines de combattants du Hezbollah, comme l'explique le correspondant de France 24 à Beyrouth Serge Berberi. Les négociations se poursuivent entre les deux parties mais patinent, et le président libanais Joseph Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël devait précéder toute rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

04.05.2026 à 18:25

Mexique : une mère exhume les os de son fils, sept ans après sa disparition

Chloé LAUVERGNIER
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Ceci Flores a retrouvé les restes de son fils lors d’une fouille dans le nord du Mexique, fin mars. Il avait disparu en 2019. Elle est bien connue dans son pays, pour son rôle au sein d’un collectif de mères qui recherchent leurs proches disparus, notamment victimes des cartels. Ces collectifs, nombreux, entendent pallier le manque d’action des autorités.
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Ceci Flores a retrouvé les restes de son fils lors d’une fouille dans le nord du Mexique, fin mars. Il avait disparu en 2019. Elle est bien connue dans son pays, pour son rôle au sein d’un collectif de mères qui recherchent leurs proches disparus, notamment victimes des cartels. Ces collectifs, nombreux, entendent pallier le manque d’action des autorités.

04.05.2026 à 18:25

Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes

FRANCE24
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Les cours du pétrole ont accéléré leur hausse après une attaque de drone sur un site pétrolier émirati et le démenti de l'Iran sur le passage de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, enjeu crucial pour le marché des hydrocarbures. Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent, référence européenne, grimpait de 5,23% à 113,83 dollars et celui du West Texas Intermediate, référence américaine, de 3,16% à 105,16 dollars. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier émirati de Fujaïrah, ont annoncé les autorités lundi, après plusieurs alertes du gouvernement. Peu après, le ministre de la Défense des Emirats a fait état d'attaques de drones et missiles iraniens. En parallèle, les Gardiens de la Révolution iraniens ont démenti lundi que des navires marchands aient franchi le détroit d'Ormuz, contrairement à ce qu'avait affirmé plus tôt le commandement américain pour la région (Centcom). Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique, avait annoncé plus tôt le Centcom. Depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février, l'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Washington a répliqué avec un blocus des ports iraniens. Entre annonces et démentis des deux camps, "le flux d'informations demeure opaque", souligne Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. "Les nouvelles en provenance du Proche-Orient provoquent nervosité et volatilité", estime-t-il. Plus tôt lundi, l'agence de presse iranienne Fars avait affirmé que l'Iran avait tiré deux missiles contre une frégate de l'armée américaine qui s'approchait du détroit, provoquant une première accélération des cours du brut. En face, l'armée américaine a démenti qu'un de ses navires ait été frappé. Les Bourses mondiales contrastées Sur les marchés d'actions, les investisseurs ont "le dos au mur et doivent évaluer s'ils doivent accorder davantage de poids aux données des entreprises ou aux données macroéconomiques pour leurs décisions d'investissements", note M. Lipkow. En Europe, la Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,71%, Francfort a reculé de 1,24% et Milan a cédé 1,59%. La place de Londres était fermée en raison d'un jour férié au Royaume-Uni. A Wall Street, après une ouverture sur la retenue, les principaux indices s'inscrivaient finalement en baisse vers 15H45 GMT: le Dow Jones cédait 0,82%, le Nasdaq perdait 0,33% et le S&P 500 0,37%. Les marchés américains résistent mieux que l'Europe en raison de leur forte exposition au secteur de la technologie et de l'intelligence artificielle, souligne Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K. Les résultats d'entreprises sont dans l'ensemble de "très bonne facture notamment sur l'IA", souligne-t-il également, mais "en Europe, on en a peu". Ainsi, "tout ce qui touche de près ou de loin à l'IA est en forte hausse" sur le Vieux continent. A Paris par exemple, Soitec s'est ainsi distingué, s'envolant de 20,91%, STMicroelectronics a gagné 2,15% et Capgemini 3,01%. Les résultats supérieurs aux prévisions d'Apple, Google, Microsoft et Samsung en fin de semaine dernière ont en effet réveillé l'intérêt pour le secteur, qui fait l'objet de doutes réguliers sur la rentabilité des investissements l'IA depuis plusieurs mois. Les marchés asiatiques ont quant à eux fait preuve d'un enthousiasme à toute épreuve lundi avec un nouveau record du Kospi, l'indice vedette de la Bourse de Séoul, grâce à l'appétit des investisseurs pour l'IA et le secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques. "Les marchés asiatiques sont complétement dopés à l'IA", rappelle Grégoire Kounowski.
Texte intégral (639 mots)
Les cours du pétrole ont accéléré leur hausse après une attaque de drone sur un site pétrolier émirati et le démenti de l'Iran sur le passage de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, enjeu crucial pour le marché des hydrocarbures. Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent, référence européenne, grimpait de 5,23% à 113,83 dollars et celui du West Texas Intermediate, référence américaine, de 3,16% à 105,16 dollars. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier émirati de Fujaïrah, ont annoncé les autorités lundi, après plusieurs alertes du gouvernement. Peu après, le ministre de la Défense des Emirats a fait état d'attaques de drones et missiles iraniens. En parallèle, les Gardiens de la Révolution iraniens ont démenti lundi que des navires marchands aient franchi le détroit d'Ormuz, contrairement à ce qu'avait affirmé plus tôt le commandement américain pour la région (Centcom). Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique, avait annoncé plus tôt le Centcom. Depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février, l'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Washington a répliqué avec un blocus des ports iraniens. Entre annonces et démentis des deux camps, "le flux d'informations demeure opaque", souligne Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. "Les nouvelles en provenance du Proche-Orient provoquent nervosité et volatilité", estime-t-il. Plus tôt lundi, l'agence de presse iranienne Fars avait affirmé que l'Iran avait tiré deux missiles contre une frégate de l'armée américaine qui s'approchait du détroit, provoquant une première accélération des cours du brut. En face, l'armée américaine a démenti qu'un de ses navires ait été frappé. Les Bourses mondiales contrastées Sur les marchés d'actions, les investisseurs ont "le dos au mur et doivent évaluer s'ils doivent accorder davantage de poids aux données des entreprises ou aux données macroéconomiques pour leurs décisions d'investissements", note M. Lipkow. En Europe, la Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,71%, Francfort a reculé de 1,24% et Milan a cédé 1,59%. La place de Londres était fermée en raison d'un jour férié au Royaume-Uni. A Wall Street, après une ouverture sur la retenue, les principaux indices s'inscrivaient finalement en baisse vers 15H45 GMT: le Dow Jones cédait 0,82%, le Nasdaq perdait 0,33% et le S&P 500 0,37%. Les marchés américains résistent mieux que l'Europe en raison de leur forte exposition au secteur de la technologie et de l'intelligence artificielle, souligne Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K. Les résultats d'entreprises sont dans l'ensemble de "très bonne facture notamment sur l'IA", souligne-t-il également, mais "en Europe, on en a peu". Ainsi, "tout ce qui touche de près ou de loin à l'IA est en forte hausse" sur le Vieux continent. A Paris par exemple, Soitec s'est ainsi distingué, s'envolant de 20,91%, STMicroelectronics a gagné 2,15% et Capgemini 3,01%. Les résultats supérieurs aux prévisions d'Apple, Google, Microsoft et Samsung en fin de semaine dernière ont en effet réveillé l'intérêt pour le secteur, qui fait l'objet de doutes réguliers sur la rentabilité des investissements l'IA depuis plusieurs mois. Les marchés asiatiques ont quant à eux fait preuve d'un enthousiasme à toute épreuve lundi avec un nouveau record du Kospi, l'indice vedette de la Bourse de Séoul, grâce à l'appétit des investisseurs pour l'IA et le secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques. "Les marchés asiatiques sont complétement dopés à l'IA", rappelle Grégoire Kounowski.

04.05.2026 à 18:23

Foyer d’hantavirus lors d'une croisière : 3 morts, 1 hospitalisé à Johannesburg

FRANCE24
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Un navire de croisière transportant un possible foyer d’hantavirus a fait trois morts à bord et un passager a été hospitalisé à Johannesburg, tandis que les autorités sanitaires évoquent un faible risque de propagation et que le bateau, en route vers le Cap-Vert, n’a pas été autorisé à accoster à Praia. Les précisions de Caroline Dumay.
Texte intégral (639 mots)
Un navire de croisière transportant un possible foyer d’hantavirus a fait trois morts à bord et un passager a été hospitalisé à Johannesburg, tandis que les autorités sanitaires évoquent un faible risque de propagation et que le bateau, en route vers le Cap-Vert, n’a pas été autorisé à accoster à Praia. Les précisions de Caroline Dumay.

04.05.2026 à 18:22

Un journaliste français tué lors d'une frappe de l'armée malienne ? C'est une photo d'un mannequin

Les Observateurs
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Des internautes burkinabè et maliens prétendent qu'un journaliste français, qui se serait rendu illégalement au Mali, aurait trouvé la mort lors d'une frappe de l'armée malienne. Le portrait du supposé journaliste partagé par ces internautes est en fait celui d'un mannequin de mode.
Texte intégral (639 mots)
Des internautes burkinabè et maliens prétendent qu'un journaliste français, qui se serait rendu illégalement au Mali, aurait trouvé la mort lors d'une frappe de l'armée malienne. Le portrait du supposé journaliste partagé par ces internautes est en fait celui d'un mannequin de mode.

04.05.2026 à 18:21

La Cour suprême américaine rétablit temporairement l'envoi postal de la pilule abortive

FRANCE24
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Par son arrêt historique de juin 2022 annulant la garantie fédérale du droit à l'avortement, la Cour suprême majoritairement conservatrice a redonné aux Etats toute latitude pour légiférer dans ce domaine. Depuis, une vingtaine ont interdit l'IVG, qu'elle soit réalisée par voie médicamenteuse ou chirurgicale, ou l'ont strictement encadrée. La décision prise le 1er mai par une cour d'appel ultraconservatrice, qui s'applique à l'ensemble des Etats-Unis, restreignait encore davantage l'accès à l'avortement, plus d'un quart des IVG y étant réalisées par télémédecine, selon les statistiques d'organisations spécialisées. Le laboratoire Danco, fabricant de la mifépristone, a saisi en urgence la Cour suprême, faisant valoir que cette décision provoquait "une confusion immédiate et un bouleversement brutal pour les fabricants, les distributeurs, les fournisseurs, les pharmacies et les patients à travers le pays". La Cour suprême, dans une brève décision non motivée, fait droit à cette demande, suspendant jusqu'au 11 mai la décision de la cour d'appel. Précédent de 2024 Cette cour d'appel avait donné satisfaction à une demande de la Louisiane, qui a adopté l'une des législations les plus restrictives du pays en matière d'avortement. Cet Etat républicain conteste la levée par l'Agence américaine des médicaments (FDA) en 2023 de l'obligation pour les patientes d'obtenir en personne la mifépristone, invoquant des risques potentiels pourtant écartés par le consensus scientifique. La cour d'appel contredit ainsi la décision rendue en avril par un tribunal de première instance qui avait mis en pause cette affaire, fixant notamment un délai de six mois à la FDA pour lui rendre compte des conclusions de son analyse de la sûreté de ce produit. Le ministre de la Santé de Donald Trump, Robert Kennedy Jr, a engagé en 2025 une réévaluation de la sûreté de la mifépristone, qui n'a pas encore abouti. Un recours similaire avait été rejeté en juin 2024 par la Cour suprême, pour des raisons procédurales, la Cour considérant que les plaignants - des associations de médecins ou des praticiens hostiles à l'IVG qui ne prescrivent ni n'utilisent cette pilule - ne pouvaient se prévaloir d'un "intérêt à agir", condition pour engager une action en justice. La Cour suprême avait ainsi annulé la décision de cette même cour d'appel ultraconservatrice, qui avait rétabli en 2023 plusieurs des restrictions d'accès à la mifépristone levées par la FDA depuis 2016. La décision d'appel, si elle avait été confirmée, aurait ramené la limite de dix semaines de grossesse à sept, interdit l'envoi des comprimés par voie postale et rendu de nouveau obligatoire la prescription exclusivement par un médecin. Le président républicain Donald Trump se targue d'avoir, par ses nominations de trois juges conservateurs à la Cour suprême, permis le revirement de jurisprudence de 2022.
Lire plus (492 mots)
Par son arrêt historique de juin 2022 annulant la garantie fédérale du droit à l'avortement, la Cour suprême majoritairement conservatrice a redonné aux Etats toute latitude pour légiférer dans ce domaine. Depuis, une vingtaine ont interdit l'IVG, qu'elle soit réalisée par voie médicamenteuse ou chirurgicale, ou l'ont strictement encadrée. La décision prise le 1er mai par une cour d'appel ultraconservatrice, qui s'applique à l'ensemble des Etats-Unis, restreignait encore davantage l'accès à l'avortement, plus d'un quart des IVG y étant réalisées par télémédecine, selon les statistiques d'organisations spécialisées. Le laboratoire Danco, fabricant de la mifépristone, a saisi en urgence la Cour suprême, faisant valoir que cette décision provoquait "une confusion immédiate et un bouleversement brutal pour les fabricants, les distributeurs, les fournisseurs, les pharmacies et les patients à travers le pays". La Cour suprême, dans une brève décision non motivée, fait droit à cette demande, suspendant jusqu'au 11 mai la décision de la cour d'appel. Précédent de 2024 Cette cour d'appel avait donné satisfaction à une demande de la Louisiane, qui a adopté l'une des législations les plus restrictives du pays en matière d'avortement. Cet Etat républicain conteste la levée par l'Agence américaine des médicaments (FDA) en 2023 de l'obligation pour les patientes d'obtenir en personne la mifépristone, invoquant des risques potentiels pourtant écartés par le consensus scientifique. La cour d'appel contredit ainsi la décision rendue en avril par un tribunal de première instance qui avait mis en pause cette affaire, fixant notamment un délai de six mois à la FDA pour lui rendre compte des conclusions de son analyse de la sûreté de ce produit. Le ministre de la Santé de Donald Trump, Robert Kennedy Jr, a engagé en 2025 une réévaluation de la sûreté de la mifépristone, qui n'a pas encore abouti. Un recours similaire avait été rejeté en juin 2024 par la Cour suprême, pour des raisons procédurales, la Cour considérant que les plaignants - des associations de médecins ou des praticiens hostiles à l'IVG qui ne prescrivent ni n'utilisent cette pilule - ne pouvaient se prévaloir d'un "intérêt à agir", condition pour engager une action en justice. La Cour suprême avait ainsi annulé la décision de cette même cour d'appel ultraconservatrice, qui avait rétabli en 2023 plusieurs des restrictions d'accès à la mifépristone levées par la FDA depuis 2016. La décision d'appel, si elle avait été confirmée, aurait ramené la limite de dix semaines de grossesse à sept, interdit l'envoi des comprimés par voie postale et rendu de nouveau obligatoire la prescription exclusivement par un médecin. Le président républicain Donald Trump se targue d'avoir, par ses nominations de trois juges conservateurs à la Cour suprême, permis le revirement de jurisprudence de 2022.

04.05.2026 à 18:17

Des attaques russes font neuf morts dans deux villes en Ukraine

FRANCE24
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Merefa, située près de Kharkiv, deuxième ville du pays, a subi une frappe vers 09H35 locales, a indiqué le parquet régional. Un journaliste de l'AFP a vu des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Igor Kolodyajny, 41 ans, a perdu sa femme dans l'attaque. Il a dit à l'AFP être sorti de chez lui 10 minutes avant son épouse. Lorsqu'il a entendu l'explosion, il a "rapidement sauté dans sa voiture" et roulé vers elle en tentant en vain de la joindre par téléphone. "Je m'approche et je vois que je n'ai plus de femme", a-t-il confié à l'AFP la voix tremblante. Plus de 30 blessés L'attaque sur Merefa a tué quatre hommes âgés de 50 à 68 ans et trois femmes, âgées de 74, 41 et 52 ans, selon le dernier bilan fourni par le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov. Plus de 30 personnes ont été blessées dont un garçon de deux ans, selon des sources officielles concordantes. Selon des informations préliminaires, l'attaque a été menée à l'aide d'un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. Il y a eu "une explosion très violente, qui a arraché des fenêtres", a témoigné auprès de l'AFP Oleksandr Bolotny, un retraité de 72 ans. Merefa compte une vingtaine de milliers d'habitants et se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Kharkiv. Plus tard dans la journée, une attaque de drone russe a tué un couple, une femme de 62 ans et un homme de 51 ans, dans la ville de Vilniansk (région de Zaporijjia, sud), a indiqué le gouverneur régional. La frappe a touché un marché et une église. Quatre personnes ont été blessées, dont le fils du couple tué, selon la même source. L'Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l'invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l'armée russe au début de la guerre en 2022, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La région de Zaporijjia est également partiellement occupée par la Russie. L'invasion russe de l'Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés.
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Merefa, située près de Kharkiv, deuxième ville du pays, a subi une frappe vers 09H35 locales, a indiqué le parquet régional. Un journaliste de l'AFP a vu des corps étendus dans la rue, recouverts de couvertures et de draps blancs ainsi que des magasins et maisons éventrés et des voitures endommagées. Une femme, dont un proche a été tué dans une voiture, caressait son corps à travers la vitre du véhicule, tête baissée. Igor Kolodyajny, 41 ans, a perdu sa femme dans l'attaque. Il a dit à l'AFP être sorti de chez lui 10 minutes avant son épouse. Lorsqu'il a entendu l'explosion, il a "rapidement sauté dans sa voiture" et roulé vers elle en tentant en vain de la joindre par téléphone. "Je m'approche et je vois que je n'ai plus de femme", a-t-il confié à l'AFP la voix tremblante. Plus de 30 blessés L'attaque sur Merefa a tué quatre hommes âgés de 50 à 68 ans et trois femmes, âgées de 74, 41 et 52 ans, selon le dernier bilan fourni par le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov. Plus de 30 personnes ont été blessées dont un garçon de deux ans, selon des sources officielles concordantes. Selon des informations préliminaires, l'attaque a été menée à l'aide d'un missile balistique de type Iskander, a précisé le parquet régional. Il y a eu "une explosion très violente, qui a arraché des fenêtres", a témoigné auprès de l'AFP Oleksandr Bolotny, un retraité de 72 ans. Merefa compte une vingtaine de milliers d'habitants et se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Kharkiv. Plus tard dans la journée, une attaque de drone russe a tué un couple, une femme de 62 ans et un homme de 51 ans, dans la ville de Vilniansk (région de Zaporijjia, sud), a indiqué le gouverneur régional. La frappe a touché un marché et une église. Quatre personnes ont été blessées, dont le fils du couple tué, selon la même source. L'Ukraine se bat depuis plus de quatre ans contre l'invasion russe à grande échelle et la région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des attaques russes. Une partie importante de ce territoire avait été occupée par l'armée russe au début de la guerre en 2022, puis largement reprise par les forces ukrainiennes. La région de Zaporijjia est également partiellement occupée par la Russie. L'invasion russe de l'Ukraine, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés.

04.05.2026 à 18:15

Qu'est-ce que le hantavirus, le virus responsable d'un possible cluster sur un navire de croisière ?

Pauline ROUQUETTE
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D’ordinaire transmis par les rongeurs et peu contagieux entre humains, un hantavirus est aujourd’hui suspecté d’être à l’origine d’un foyer mortel à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, placé sous haute surveillance sanitaire au large du Cap-Vert.
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D’ordinaire transmis par les rongeurs et peu contagieux entre humains, un hantavirus est aujourd’hui suspecté d’être à l’origine d’un foyer mortel à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, placé sous haute surveillance sanitaire au large du Cap-Vert.

04.05.2026 à 18:13

Amy Winehouse, Adele, Olivia Dean: la Brit School, pépinière de stars

FRANCE24
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L'année 2026 a particulièrement bien commencé, avec le sacre d'Olivia Dean et Lola Young aux Grammys, à Los Angeles. La première a été nommée révélation de l'année et la seconde décorée pour son tube "Messy". Les deux anciennes élèves ont aussi triomphé aux Brit Awards, les récompenses britanniques de la musique. "Nous ne nous attribuerons jamais le mérite de leur succès. Ce que nous faisons, c'est créer le meilleur environnement possible pour que les élèves développent leurs compétences", poursuit-il. Environ 1.500 élèves, âgés de 14 à 19 ans, étudient à la Brit School, où ils passent l'équivalent du brevet et du bac. Des adolescents visiblement heureux de venir à l'école, saluant sourire aux lèvres leurs profs et le directeur. Dans les couloirs des élèves poussent la chansonnette, avec un talent évident. D'autres travaillent dans le silence d'un studio d'enregistrement. On ouvre une porte et on découvre un groupe en pleine répétition de la comédie musicale "Six". Luke Crown, au clavier, et Naomi Simon, micro en main, répètent pour un concert en mai. "J'ai choisi la Brit School car il n'y a nulle part ailleurs où l'on puisse étudier la musique avec une telle intensité, à un tel niveau, et en en faisant le cœur de ses études", dit Luke, 18 ans. Il fait près de trois heures de transport par jour, mais "ça le mérite largement". Diversité culturelle Naomi, 19 ans, a déjà eu une "opportunité exceptionnelle" grâce à l'école: elle a participé à la chorale qui a accompagné Raye sur des titres de son nouvel album. Mais tout ça n'aurait pas été possible si l'école avait été payante. "Ma famille n'a pas beaucoup d'argent, alors pour moi, être dans un endroit où le prix n'est pas un sujet est incroyable", s'enthousiasme-t-elle. L'école est financée à 80% par l'Etat. Le reste du budget vient de mécènes, d'entreprises notamment, explique le directeur Stuart Worden. "Pourquoi seuls ceux qui ont les moyens de s'offrir une caméra devraient-ils faire des films ? (...) Pourquoi seuls ceux qui ont les moyens de payer des chaussons de danse devraient-ils être danser ? Tout le monde devrait pouvoir s'exprimer à travers l'art", lance Stuart Worden, figure historique de la Brit School, où il travaille depuis 32 ans. L'école a ouvert au début des années 90, dans le quartier de Croydon, dans le sud de Londres, connu pour sa diversité culturelle. "Soyez sympas" Bien sûr, tous les élèves ne deviendront pas des stars. A l'accueil de l'école, un mur est couvert de photos d'anciens, avec des parcours très variés. L'un est devenu coordinateur de cascade dans le cinéma, un autre, technicien lumière à l'Eurovision etc. Chris McInnes a récemment organisé une rencontre avec d'anciens élèves, sortis il y a 10 ans de l'école. "Tous travaillent" dans la musique, dit-il. "Ils ont parlé de la manière dont (l'école) les a aidés. C'est une grande fierté pour moi." Adele, Raye, Olivia Dean ne manquent jamais l'occasion d'expliquer ce que la Brit School leur a apporté. Raye continue de tester ses chansons sur Stuart Worden. Quand la pandémie de Covid a cloitré tout le monde chez soi en 2020, Tom Holland a donné "des cours de théâtre en ligne depuis sa chambre, car il souhaitait rendre la pareille", raconte le directeur. Un conseil que Chris McInnes donne à ses élèves: "Soyez sympas avec les autres. (...) Il y a plein de gens talentueux. Alors si vous n'êtes pas fiables, pas empathiques, personne ne voudra travailler avec vous". Ses élèves doivent aussi "sortir de leur zone de confort". A la Brit School, ils ne pourront pas passer deux ans à écrire des chansons de R&B ou jouer du heavy metal, même si c'est leur passion. Les profs savent-ils rapidement qui aura du succès au sein d'une promo ? "C'est arrivé", dit modestement Stuart Worden. Il se souvient encore d'Adele, à 16-17 ans, sur scène pour le spectacle de fin d'étude. "Tout le monde est sorti en disant: +Ce que nous venons de voir, c'était vraiment quelque chose+", raconte Chris McInnes. La suite leur a donné raison.
Texte intégral (717 mots)
L'année 2026 a particulièrement bien commencé, avec le sacre d'Olivia Dean et Lola Young aux Grammys, à Los Angeles. La première a été nommée révélation de l'année et la seconde décorée pour son tube "Messy". Les deux anciennes élèves ont aussi triomphé aux Brit Awards, les récompenses britanniques de la musique. "Nous ne nous attribuerons jamais le mérite de leur succès. Ce que nous faisons, c'est créer le meilleur environnement possible pour que les élèves développent leurs compétences", poursuit-il. Environ 1.500 élèves, âgés de 14 à 19 ans, étudient à la Brit School, où ils passent l'équivalent du brevet et du bac. Des adolescents visiblement heureux de venir à l'école, saluant sourire aux lèvres leurs profs et le directeur. Dans les couloirs des élèves poussent la chansonnette, avec un talent évident. D'autres travaillent dans le silence d'un studio d'enregistrement. On ouvre une porte et on découvre un groupe en pleine répétition de la comédie musicale "Six". Luke Crown, au clavier, et Naomi Simon, micro en main, répètent pour un concert en mai. "J'ai choisi la Brit School car il n'y a nulle part ailleurs où l'on puisse étudier la musique avec une telle intensité, à un tel niveau, et en en faisant le cœur de ses études", dit Luke, 18 ans. Il fait près de trois heures de transport par jour, mais "ça le mérite largement". Diversité culturelle Naomi, 19 ans, a déjà eu une "opportunité exceptionnelle" grâce à l'école: elle a participé à la chorale qui a accompagné Raye sur des titres de son nouvel album. Mais tout ça n'aurait pas été possible si l'école avait été payante. "Ma famille n'a pas beaucoup d'argent, alors pour moi, être dans un endroit où le prix n'est pas un sujet est incroyable", s'enthousiasme-t-elle. L'école est financée à 80% par l'Etat. Le reste du budget vient de mécènes, d'entreprises notamment, explique le directeur Stuart Worden. "Pourquoi seuls ceux qui ont les moyens de s'offrir une caméra devraient-ils faire des films ? (...) Pourquoi seuls ceux qui ont les moyens de payer des chaussons de danse devraient-ils être danser ? Tout le monde devrait pouvoir s'exprimer à travers l'art", lance Stuart Worden, figure historique de la Brit School, où il travaille depuis 32 ans. L'école a ouvert au début des années 90, dans le quartier de Croydon, dans le sud de Londres, connu pour sa diversité culturelle. "Soyez sympas" Bien sûr, tous les élèves ne deviendront pas des stars. A l'accueil de l'école, un mur est couvert de photos d'anciens, avec des parcours très variés. L'un est devenu coordinateur de cascade dans le cinéma, un autre, technicien lumière à l'Eurovision etc. Chris McInnes a récemment organisé une rencontre avec d'anciens élèves, sortis il y a 10 ans de l'école. "Tous travaillent" dans la musique, dit-il. "Ils ont parlé de la manière dont (l'école) les a aidés. C'est une grande fierté pour moi." Adele, Raye, Olivia Dean ne manquent jamais l'occasion d'expliquer ce que la Brit School leur a apporté. Raye continue de tester ses chansons sur Stuart Worden. Quand la pandémie de Covid a cloitré tout le monde chez soi en 2020, Tom Holland a donné "des cours de théâtre en ligne depuis sa chambre, car il souhaitait rendre la pareille", raconte le directeur. Un conseil que Chris McInnes donne à ses élèves: "Soyez sympas avec les autres. (...) Il y a plein de gens talentueux. Alors si vous n'êtes pas fiables, pas empathiques, personne ne voudra travailler avec vous". Ses élèves doivent aussi "sortir de leur zone de confort". A la Brit School, ils ne pourront pas passer deux ans à écrire des chansons de R&B ou jouer du heavy metal, même si c'est leur passion. Les profs savent-ils rapidement qui aura du succès au sein d'une promo ? "C'est arrivé", dit modestement Stuart Worden. Il se souvient encore d'Adele, à 16-17 ans, sur scène pour le spectacle de fin d'étude. "Tout le monde est sorti en disant: +Ce que nous venons de voir, c'était vraiment quelque chose+", raconte Chris McInnes. La suite leur a donné raison.

04.05.2026 à 17:59

Intelligence artificielle : les réponses des chatbots polluées par la désinformation prorusse

Aurélia ABDELBOST
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Les chatbots basés sur l'intelligence artificielle, de plus en plus utilisés pour s'informer, sont vulnérables aux campagnes de désinformation. Des experts ont constaté que des intox prorusses, notamment, peuvent s'infiltrer dans les réponses des agents conversationnels.
Texte intégral (717 mots)
Les chatbots basés sur l'intelligence artificielle, de plus en plus utilisés pour s'informer, sont vulnérables aux campagnes de désinformation. Des experts ont constaté que des intox prorusses, notamment, peuvent s'infiltrer dans les réponses des agents conversationnels.

04.05.2026 à 17:49

Donald Trump menace de retirer des troupes d’Allemagne, un risque d'affaiblissement pour l'Europe ?

Sébastian SEIBT
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Le président Donald Trump a menacé de rapatrier 5 000 militaires américains stationnés en Allemagne en réponse aux critiques de Berlin contre la guerre au Moyen-Orient. Si le nombre annoncé peut sembler faible, il dénote d’une volonté de Washington de remettre en cause la sécurité européenne, ce qui pourrait affaiblir la capacité américaine à mener des opérations militaires hors de son territoire.
Texte intégral (717 mots)
Le président Donald Trump a menacé de rapatrier 5 000 militaires américains stationnés en Allemagne en réponse aux critiques de Berlin contre la guerre au Moyen-Orient. Si le nombre annoncé peut sembler faible, il dénote d’une volonté de Washington de remettre en cause la sécurité européenne, ce qui pourrait affaiblir la capacité américaine à mener des opérations militaires hors de son territoire.

04.05.2026 à 17:47

Les Bourses européennes terminent dans le rouge

FRANCE24
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La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,71%, Francfort a reculé de 1,24% et Milan a cédé 1,59%. La place de Londres était fermée en raison d'un jour férié au Royaume-Uni.
Texte intégral (717 mots)
La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,71%, Francfort a reculé de 1,24% et Milan a cédé 1,59%. La place de Londres était fermée en raison d'un jour férié au Royaume-Uni.

04.05.2026 à 17:45

Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère

FRANCE24
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Si cette découverte était confirmée, ce corps rocheux d'environ 500 kilomètres de diamètre deviendrait seulement le second objet au-delà de Neptune, la huitième et dernière planète du Système solaire, à posséder une atmosphère. Pour le moment, le seul connu était Pluton. Classée comme planète après sa découverte par un astronome américain en 1930, Pluton a été rétrogradée au rang de planète naine par l'Union astronomique internationale en 2006, en partie parce que les scientifiques ont observé beaucoup d'objets similaires dans cette lointaine région appelée ceinture de Kuiper. Sous la présidence de Donald Trump, la Nasa a évoqué l'idée de redonner à Pluton son statut de planète. Toutefois, la découverte d'une autre atmosphère à proximité pourrait enlever un argument aux partisans de sa réintégration. Le corps glacé en question, qui porte le nom de (612533) 2002 XV93, est situé à 40 fois la distance Soleil-Terre, soit à environ 6 milliards de kilomètres de notre astre. Ces objet sombres ne peuvent être observés que lorsqu'ils passent devant une étoile lointaine. Lors d'un de ces passages, en janvier 2024, des chercheurs japonais épaulés par un astronome amateur ont constaté que la lumière de l'étoile ne réapparaissait pas immédiatement, suggérant qu'une fine atmosphère filtrait une partie du rayonnement. D'après leurs estimations publiées dans Nature Astronomy, (612533) 2002 XV93 aurait une atmosphère cinq à dix millions de fois plus ténue que celle de la Terre. "C'est important car, jusqu'à présent, Pluton était le seul objet transneptunien pour lequel la présence d'une atmosphère avait été confirmée", a expliqué à l'AFP le principal auteur de l'étude, Ko Arimatsu de l'Observatoire d'astronomie du Japon. On pensait jusqu'ici que des mondes aussi petits ne pouvaient pas héberger une atmosphère. "Cette découverte remet en question l'idée généralement admise selon laquelle les petits mondes glacés du Système solaire externe sont pour la plupart inactifs et immuables", poursuit-il. Volcans de glace ou comète ? Les chercheurs ne sont pas sûrs de ce qui a pu créer cette atmosphère, bien trop fine pour permettre l'émergence de la vie. Mais ils suggèrent qu'elle pourrait provenir de gaz expulsés depuis l'intérieur du monde par des volcans de glace en éruption. Elle pourrait également être issue de l'impact d'une comète à sa surface, auquel cas elle disparaîtrait progressivement. Jose-Luis Ortiz, un astronome espagnol spécialiste des planètes naines au-delà de Neptune qui n'a pas participé à l'étude, a jugé ces résultats intéressants mais a appelé à les prendre avec prudence. "Je doute toujours qu'il y ait une atmosphère. Nous avons besoin de davantage de données", a-t-il déclaré à l'AFP. Selon lui, une autre explication pourrait être la présence d'un anneau autour du corps glacé. Ko Arimatsu a reconnu qu'il ne pouvait exclure "des alternatives exotiques" à la présence d'une atmosphère. Mais, "un anneau presque vu par la tranche ne semble pas compatible avec les principales caractéristiques de nos observations ", estime-t-il. Les astronomes appellent à de nouvelles observations - notamment grâce au télescope spatial James Webb - pour en apprendre plus sur ce monde étrange. La semaine dernière, l'administrateur de la Nasa Jared Isaacman a suggéré que l'agence spatiale américaine pourrait réintégrer Pluton - la seule à avoir été découverte aux États-Unis - dans la famille des planètes du Système solaire. Des déclarations faites tout en soutenant la proposition de l'administration Trump de réduire de moitié le budget scientifique de la Nasa, ce qui a provoqué la colère de certains scientifiques. "C'est ahurissant de vouloir +rendre à Pluton sa grandeur de planète+ tout en décimant les carrières de ceux d'entre nous qui l'étudient", s'est insurgée la planétologue Adeene Denton sur le réseau BlueSky.
Texte intégral (666 mots)
Si cette découverte était confirmée, ce corps rocheux d'environ 500 kilomètres de diamètre deviendrait seulement le second objet au-delà de Neptune, la huitième et dernière planète du Système solaire, à posséder une atmosphère. Pour le moment, le seul connu était Pluton. Classée comme planète après sa découverte par un astronome américain en 1930, Pluton a été rétrogradée au rang de planète naine par l'Union astronomique internationale en 2006, en partie parce que les scientifiques ont observé beaucoup d'objets similaires dans cette lointaine région appelée ceinture de Kuiper. Sous la présidence de Donald Trump, la Nasa a évoqué l'idée de redonner à Pluton son statut de planète. Toutefois, la découverte d'une autre atmosphère à proximité pourrait enlever un argument aux partisans de sa réintégration. Le corps glacé en question, qui porte le nom de (612533) 2002 XV93, est situé à 40 fois la distance Soleil-Terre, soit à environ 6 milliards de kilomètres de notre astre. Ces objet sombres ne peuvent être observés que lorsqu'ils passent devant une étoile lointaine. Lors d'un de ces passages, en janvier 2024, des chercheurs japonais épaulés par un astronome amateur ont constaté que la lumière de l'étoile ne réapparaissait pas immédiatement, suggérant qu'une fine atmosphère filtrait une partie du rayonnement. D'après leurs estimations publiées dans Nature Astronomy, (612533) 2002 XV93 aurait une atmosphère cinq à dix millions de fois plus ténue que celle de la Terre. "C'est important car, jusqu'à présent, Pluton était le seul objet transneptunien pour lequel la présence d'une atmosphère avait été confirmée", a expliqué à l'AFP le principal auteur de l'étude, Ko Arimatsu de l'Observatoire d'astronomie du Japon. On pensait jusqu'ici que des mondes aussi petits ne pouvaient pas héberger une atmosphère. "Cette découverte remet en question l'idée généralement admise selon laquelle les petits mondes glacés du Système solaire externe sont pour la plupart inactifs et immuables", poursuit-il. Volcans de glace ou comète ? Les chercheurs ne sont pas sûrs de ce qui a pu créer cette atmosphère, bien trop fine pour permettre l'émergence de la vie. Mais ils suggèrent qu'elle pourrait provenir de gaz expulsés depuis l'intérieur du monde par des volcans de glace en éruption. Elle pourrait également être issue de l'impact d'une comète à sa surface, auquel cas elle disparaîtrait progressivement. Jose-Luis Ortiz, un astronome espagnol spécialiste des planètes naines au-delà de Neptune qui n'a pas participé à l'étude, a jugé ces résultats intéressants mais a appelé à les prendre avec prudence. "Je doute toujours qu'il y ait une atmosphère. Nous avons besoin de davantage de données", a-t-il déclaré à l'AFP. Selon lui, une autre explication pourrait être la présence d'un anneau autour du corps glacé. Ko Arimatsu a reconnu qu'il ne pouvait exclure "des alternatives exotiques" à la présence d'une atmosphère. Mais, "un anneau presque vu par la tranche ne semble pas compatible avec les principales caractéristiques de nos observations ", estime-t-il. Les astronomes appellent à de nouvelles observations - notamment grâce au télescope spatial James Webb - pour en apprendre plus sur ce monde étrange. La semaine dernière, l'administrateur de la Nasa Jared Isaacman a suggéré que l'agence spatiale américaine pourrait réintégrer Pluton - la seule à avoir été découverte aux États-Unis - dans la famille des planètes du Système solaire. Des déclarations faites tout en soutenant la proposition de l'administration Trump de réduire de moitié le budget scientifique de la Nasa, ce qui a provoqué la colère de certains scientifiques. "C'est ahurissant de vouloir +rendre à Pluton sa grandeur de planète+ tout en décimant les carrières de ceux d'entre nous qui l'étudient", s'est insurgée la planétologue Adeene Denton sur le réseau BlueSky.
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