Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

03.03.2026 à 05:31

Guerre au Moyen-Orient: l'ambassade américaine à Ryad attaquée, le Liban à nouveau bombardé

FRANCE24
img
Déjà visée par des missiles iraniens dans les premiers jours du conflit, l'Arabie saoudite a annoncé mardi avoir intercepté huit drones près de Ryad et de la ville voisine d'Al-Kharj. Un habitant de la capitale a raconté à l'AFP avoir "entendu une détonation et senti la maison trembler". Deux drones ont touché l'ambassade américaine à Ryad, "provoquant un incendie limité et des dégâts matériels mineurs", selon le ministère saoudien de la Défense. L'ambassade a exhorté ses ressortissants dans la capitale et d'autres villes à se confiner. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: "vous le découvrirez bientôt". Alors que le conflit déclenché samedi par Les Etats-Unis et Israël compromet les approvisionnements pétroliers de la planète et fait plonger les Bourses, M. Trump a évoqué "quatre à cinq semaines" d'opérations militaires, tout en affirmant que les Etats-Unis pouvaient "aller bien au-delà". Le président américain a également averti qu'il n'hésiterait pas à envoyer des troupes au sol "si nécessaire". Son allié israélien, Benjamin Netanyahu, a lui évoqué une "action rapide et décisive". "Vous n'allez pas avoir une guerre sans fin", a-t-il assuré lundi soir à la chaîne américaine Fox News. Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre samedi, a annoncé lundi le Pentagone. TV iranienne attaquée Israël a de son côté étendu ses opérations au Liban, y menant des frappes meurtrières et massives, en riposte à une attaque lundi du mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran. Dans un communiqué mardi matin, l'armé israélienne a dit frapper "les centres de commandement et les entrepôts d'armes du Hezbollah à Beyrouth". Comme la veille, l'armée israélienne a exhorté mardi matin les habitants de dizaines de localités à travers le Liban à évacuer en prévision de bombardements. La chaîne de télévision libanaise Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a dit que ses locaux dans la banlieue sud de Beyrouth avaient été bombardés dans la nuit. En Iran, l'armée israélienne a affirmé dans la nuit de lundi à mardi avoir "frappé et démantelé" le siège de la radio-télévision publique iranienne (IRIB) dans le nord de Téhéran, mais celle-ci a dit poursuivre ses émissions. De puissantes explosions ont retenti dans plusieurs quartiers de la capitale iranienne, selon des journalistes de l'AFP. "Intouchables d'ici quelques mois" Dans son interview à Fox News, M. Netanyahu a justifié l'opération en cours par la nécessité de frapper le programme nucléaire iranien avant qu'il ne devienne "intouchable". Après la guerre de douze jours et les frappes israélo-américaines en juin 2025, les Iraniens "ont commencé construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leurs programmes d'arme atomique intouchables d'ici quelques mois. Si aucune action n'avait été entreprise maintenant, aucune action n'aurait pu l'être dans le futur", a assuré M. Netanyahu. "Et alors ils auraient pu viser l'Amérique. Leur faire du chantage", a-t-il ajouté. Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a lui déclaré que les Etats-Unis "aimeraient" voir le peuple iranien renverser son gouvernement, mais que cela n'était pas "l'objectif" de la guerre. "M. Rubio a admis ce que nous savions tous: les Etats-Unis sont entrés dans une guerre choisie par et au nom d'Israël. Il n'y a jamais eu de soi-disant +menace+ iranienne", lui a répondu sur X son homologue iranien, Abbas Araghchi. L'Iran a continué pour sa part à lancer des missiles et drones en direction d'Israël, qui a prolongé la fermeture des écoles, des bureaux et l'interdiction des rassemblements jusqu'à samedi. Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises à Jérusalem. Selon les Gardiens de la Révolution, l'Iran a visé "60 cibles stratégiques et 500 cibles militaires" américaines et israéliennes depuis samedi, dont les bureaux de M. Netanyahu. Au Qatar, l'armée a intercepté deux missiles balistiques tôt mardi, a annoncé le ministère de la Défense. Inquiétude des marchés L'organisation non-gouvernementale Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a affirmé dans la nuit de lundi à mardi que les raids israéliens et américains avaient fait 101 morts, dont 85 civils, au cours des 24 heures précédentes dans 13 provinces de l'Iran. Les autorités iraniennes n'ont pour leur part fourni aucun bilan. Face à l'extension d'un conflit protéiforme, l'inquiétude a gagné les marchés financiers, faisant grimper les cours des hydrocarbures et du dollar. La Bourse de Tokyo perdait plus de 2% mardi matin et celle de Séoul plus de 5%, après un jour férié. Les Gardiens de la révolution - armée idéologique de la République islamique - ont revendiqué lundi l'attaque d'un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis, dans le détroit d'Ormuz, qui sépare l'Iran de la Péninsule arabique. Un général iranien a menacé lundi de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. "Les tarifs de transport maritime pour les grands navires ont pratiquement doublé du jour au lendemain", a relevé Chris Weston, du courtier Pepperstone, prédisant que le baril de pétrole se maintiendra "durablement au-dessus de 80 dollars" si la guerre se poursuit. "Les producteurs du Golfe disposent certes de capacités de stockage, d'oléoducs et navires-citernes, mais ces ressources ne sont pas illimitées", a-t-il prévenu. burs-roc/phs

03.03.2026 à 05:30

Explosions à Kaboul, les combats entre Afghanistan et Pakistan continuent à la frontière

FRANCE 24
img
Des explosions et des coups de feu ont retenti mardi à Kaboul, alors que les combats entre le Pakistan et l'Afghanistan continuent à la frontière entre les deux pays. Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan.
Texte intégral (950 mots)
Des explosions et des coups de feu ont retenti mardi à Kaboul, alors que les combats entre le Pakistan et l'Afghanistan continuent à la frontière entre les deux pays. Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan.

03.03.2026 à 05:13

Mode féminine: Dior et Saint Laurent ouvrent le bal des défilés à Paris

FRANCE24
img
Il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", a assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), qui pilote cet événement débuté lundi, deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran. Les organisateurs restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", a-t-il ajouté. Dior, avec un show prévu à 14h30 (13h30 GMT) autour du bassin de l'Octogone, dans le jardin des Tuileries, doit donc lancer pour de bon cette semaine de la mode féminine, dédiée à l'automne-hiver 2026. Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH. "Codes" "C'est le seul aujourd'hui" qui réussisse à faire cela, tout en supervisant sa propre marque JW Anderson et une collaboration avec Uniqlo, a fait valoir auprès de l'AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France. "Dior, c'est une maison très codée, comme Chanel: il y a une +grammaire+ Dior et je trouve qu'il la respecte tout en la +twistant+ avec talent", a-t-il poursuivi. Après une première collection homme saluée en juin et une première ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, Jonathan Anderson avait présenté en janvier à Paris un deuxième vestiaire masculin plus extravagant. Puis, pour son premier défilé haute couture, le créateur nord-irlandais de 41 ans avait livré fin janvier une ligne aristo-punk très florale, fidèle à son esprit subversif, en hommage à l'amour de Christian Dior pour la nature. L'invitation du défilé de mardi consiste d'ailleurs en deux chaises de jardin vertes format miniature, typiques de celles que l'on trouve par exemple aux Tuileries. Pour Jeanne le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie-Claire, le show de Jonathan Anderson est clairement un événement car "son défilé de prêt-à-porter s'est révélé très différent de la haute couture et même de l'homme". "Héritage" L'autre moment fort de la journée aura lieu à 20h00 (19h00 GMT), là aussi en extérieur, autour de la Fontaine du Trocadéro, avec le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016. Nul doute que pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, aura à cœur de marquer les esprits. "Il s'inscrit dans une continuité assez remarquable. Ca m'impressionne, je dois dire, car il était assez critiqué à ses débuts", a souligné Jeanne Le Bault. "En fait, il a su réinterpréter tout l'héritage Saint Laurent, en gardant les mêmes codes à chaque saison - l'accent sur les épaules, les volumes, les coupes structurées - mais en injectant des couleurs fortes, une identité visuelle très remarquée", a-t-elle détaillé, évoquant des "lignes très nettes, des palettes réduites, sans fioriture, pour un discours très clair". Sans oublier que les premiers rangs font figure de spectacle à eux seuls. La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford. En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.
Texte intégral (627 mots)
Il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", a assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), qui pilote cet événement débuté lundi, deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran. Les organisateurs restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", a-t-il ajouté. Dior, avec un show prévu à 14h30 (13h30 GMT) autour du bassin de l'Octogone, dans le jardin des Tuileries, doit donc lancer pour de bon cette semaine de la mode féminine, dédiée à l'automne-hiver 2026. Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH. "Codes" "C'est le seul aujourd'hui" qui réussisse à faire cela, tout en supervisant sa propre marque JW Anderson et une collaboration avec Uniqlo, a fait valoir auprès de l'AFP Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France. "Dior, c'est une maison très codée, comme Chanel: il y a une +grammaire+ Dior et je trouve qu'il la respecte tout en la +twistant+ avec talent", a-t-il poursuivi. Après une première collection homme saluée en juin et une première ligne femme accueillie en octobre de façon plus mesurée, Jonathan Anderson avait présenté en janvier à Paris un deuxième vestiaire masculin plus extravagant. Puis, pour son premier défilé haute couture, le créateur nord-irlandais de 41 ans avait livré fin janvier une ligne aristo-punk très florale, fidèle à son esprit subversif, en hommage à l'amour de Christian Dior pour la nature. L'invitation du défilé de mardi consiste d'ailleurs en deux chaises de jardin vertes format miniature, typiques de celles que l'on trouve par exemple aux Tuileries. Pour Jeanne le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie-Claire, le show de Jonathan Anderson est clairement un événement car "son défilé de prêt-à-porter s'est révélé très différent de la haute couture et même de l'homme". "Héritage" L'autre moment fort de la journée aura lieu à 20h00 (19h00 GMT), là aussi en extérieur, autour de la Fontaine du Trocadéro, avec le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016. Nul doute que pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, aura à cœur de marquer les esprits. "Il s'inscrit dans une continuité assez remarquable. Ca m'impressionne, je dois dire, car il était assez critiqué à ses débuts", a souligné Jeanne Le Bault. "En fait, il a su réinterpréter tout l'héritage Saint Laurent, en gardant les mêmes codes à chaque saison - l'accent sur les épaules, les volumes, les coupes structurées - mais en injectant des couleurs fortes, une identité visuelle très remarquée", a-t-elle détaillé, évoquant des "lignes très nettes, des palettes réduites, sans fioriture, pour un discours très clair". Sans oublier que les premiers rangs font figure de spectacle à eux seuls. La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford. En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.

03.03.2026 à 05:01

Pologne: l'heure du verdict pour des médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter

FRANCE24
img
La patiente, Izabela, 30 ans, était décédée en septembre 2021 à l'hôpital de Pszczyna (sud), où elle avait été admise pour de graves complications liées à sa grossesse. Les praticiens avaient toutefois refusé de pratiquer l'avortement. Ce drame s'est produit moins d'un an après la décision du Tribunal constitutionnel — soutenu par le gouvernement nationaliste de l'époque — d'interdire les avortements en cas de malformation grave du foetus, supprimant de fait l'un des derniers motifs légaux d'IVG dans le pays. La loi polonaise autorise théoriquement l'avortement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère. Mais les ONG et les défenseurs des droits affirment que la réglementation est devenue si restrictive que de nombreux médecins renoncent à intervenir par crainte de poursuites. Au premier semestre 2025, seuls 411 avortements légaux ont été recensés par la Caisse nationale de santé (NFZ). Selon Mara Clarke, cofondatrice d'Avortement sans Frontières, son organisation aide pourtant "plus de 130 femmes par jour en Pologne à avorter en sécurité", via l’envoi de pilules ou l'organisation de déplacements à l’étranger. Ces dernières années, plusieurs femmes enceintes sont mortes dans des hôpitaux polonais après le refus de médecins de pratiquer une IVG malgré des complications médicales graves. La mort d'Izabela avait provoqué une vague de protestations massives. Sa famille affirme que les médecins avaient attendu que le fœtus meure spontanément avant d'agir, de peur d'enfreindre la loi. L'hôpital assure que les décisions avaient été prises dans l’intérêt de la patiente et du foetus. - "Pas une de plus"- Avant la décision du Tribunal constitutionnel, 98% des avortements légaux pratiqués en Pologne concernaient des malformations du fœtus. Le durcissement de la loi avait déclenché les plus grandes manifestations depuis la chute du communisme. Le décès d'Izabela avait relancé la mobilisation, cette fois sous le slogan "Pas une de plus". En 2023, les procureurs ont inculpé les trois médecins pour avoir mis en danger la vie de la jeune femme. En première instance, en 2025, deux d'entre eux ont été condamnés à 15 et 18 mois de prison, le troisième a écopé une peine d'un an avec sursis. Les peines étaient assorties d'interdictions d'exercer. L'accusation comme la défense ont fait appel du verdict. Les deux parties se sont refusées à tout commentaire avant la nouvelle audience qui se tient à huit clos. Une révision du dossier par la NFZ a mis en évidence de nombreuses irrégularités dans la prise en charge de la patiente. Le médiateur des droits des patients a conclu que ses droits avaient été violés et recommandé l’élaboration de procédures spécifiques pour les cas de choc septique ou de menace grave pour la santé des femmes. La coalition centriste au pouvoir avait promis en 2023 d'assouplir la loi sur l'avortement, mais des divergences internes bloquent toute réforme. Et le président nationaliste Karol Nawrocki, soutenu par le parti conservateur PiS, pourrait également opposer son veto à toute tentative parlementaire. "Izabela n'a pas été la première ni la dernière femme à mourir faute d'un avortement sûr", affirme Mara Clarke. "J'espère que ces médecins seront tenus pour responsables, car le sang d'Izabela est sur leurs mains".
Texte intégral (564 mots)
La patiente, Izabela, 30 ans, était décédée en septembre 2021 à l'hôpital de Pszczyna (sud), où elle avait été admise pour de graves complications liées à sa grossesse. Les praticiens avaient toutefois refusé de pratiquer l'avortement. Ce drame s'est produit moins d'un an après la décision du Tribunal constitutionnel — soutenu par le gouvernement nationaliste de l'époque — d'interdire les avortements en cas de malformation grave du foetus, supprimant de fait l'un des derniers motifs légaux d'IVG dans le pays. La loi polonaise autorise théoriquement l'avortement en cas de viol, d'inceste ou de danger pour la vie de la mère. Mais les ONG et les défenseurs des droits affirment que la réglementation est devenue si restrictive que de nombreux médecins renoncent à intervenir par crainte de poursuites. Au premier semestre 2025, seuls 411 avortements légaux ont été recensés par la Caisse nationale de santé (NFZ). Selon Mara Clarke, cofondatrice d'Avortement sans Frontières, son organisation aide pourtant "plus de 130 femmes par jour en Pologne à avorter en sécurité", via l’envoi de pilules ou l'organisation de déplacements à l’étranger. Ces dernières années, plusieurs femmes enceintes sont mortes dans des hôpitaux polonais après le refus de médecins de pratiquer une IVG malgré des complications médicales graves. La mort d'Izabela avait provoqué une vague de protestations massives. Sa famille affirme que les médecins avaient attendu que le fœtus meure spontanément avant d'agir, de peur d'enfreindre la loi. L'hôpital assure que les décisions avaient été prises dans l’intérêt de la patiente et du foetus. - "Pas une de plus"- Avant la décision du Tribunal constitutionnel, 98% des avortements légaux pratiqués en Pologne concernaient des malformations du fœtus. Le durcissement de la loi avait déclenché les plus grandes manifestations depuis la chute du communisme. Le décès d'Izabela avait relancé la mobilisation, cette fois sous le slogan "Pas une de plus". En 2023, les procureurs ont inculpé les trois médecins pour avoir mis en danger la vie de la jeune femme. En première instance, en 2025, deux d'entre eux ont été condamnés à 15 et 18 mois de prison, le troisième a écopé une peine d'un an avec sursis. Les peines étaient assorties d'interdictions d'exercer. L'accusation comme la défense ont fait appel du verdict. Les deux parties se sont refusées à tout commentaire avant la nouvelle audience qui se tient à huit clos. Une révision du dossier par la NFZ a mis en évidence de nombreuses irrégularités dans la prise en charge de la patiente. Le médiateur des droits des patients a conclu que ses droits avaient été violés et recommandé l’élaboration de procédures spécifiques pour les cas de choc septique ou de menace grave pour la santé des femmes. La coalition centriste au pouvoir avait promis en 2023 d'assouplir la loi sur l'avortement, mais des divergences internes bloquent toute réforme. Et le président nationaliste Karol Nawrocki, soutenu par le parti conservateur PiS, pourrait également opposer son veto à toute tentative parlementaire. "Izabela n'a pas été la première ni la dernière femme à mourir faute d'un avortement sûr", affirme Mara Clarke. "J'espère que ces médecins seront tenus pour responsables, car le sang d'Izabela est sur leurs mains".

03.03.2026 à 04:53

En direct : l'ambassade américaine à Riyad visée, les Américains appelés à quitter le Moyen-Orient

FRANCE 24
img
Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa quatrième journée, l'ambassade américaine à Riyad, en Arabie saoudite, a été visée dans la nuit de lundi à mardi par deux drones. Les États-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de partir immédiatement de plus d'une dizaine de pays de la région. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que l'offensive israélo-américaine contre l'Iran ne se transformerait pas en "guerre sans fin". Suivez notre direct.
Lire plus (82 mots)
Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa quatrième journée, l'ambassade américaine à Riyad, en Arabie saoudite, a été visée dans la nuit de lundi à mardi par deux drones. Les États-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de partir immédiatement de plus d'une dizaine de pays de la région. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que l'offensive israélo-américaine contre l'Iran ne se transformerait pas en "guerre sans fin". Suivez notre direct.

03.03.2026 à 04:49

Trump reçoit Merz, son premier invité depuis le début de la guerre en Iran

FRANCE24
img
Prévue de longue date, cette rencontre à la Maison Blanche devait au départ se concentrer sur les droits de douane et la guerre en Ukraine. L'exercice s'annonçait déjà compliqué du fait des tensions entre les Européens et le président américain imprévisible. Il l'est devenu encore plus avec le déclenchement de l'offensive américano-israélienne. Dimanche, Friedrich Merz a déclaré que l'Allemagne ne donnerait pas de "leçons" sur la légalité de cette opération. Dans un communiqué publié avec le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, il s'est dit prêt à des "actions défensives nécessaires et proportionnées" pour détruire les capacités militaires de Téhéran, face aux ripostes iraniennes dans toute la région. Berlin a toutefois souligné qu'il s'agissait uniquement d'assurer la "protection" des soldats de la Bundeswehr dans la région. Le premier rendez-vous de Friedrich Merz dans le Bureau ovale avec le président américain en juin 2025 s'était bien passé, et la relation entre le conservateur à l'allure austère et le milliardaire à la nature éruptive est réputée cordiale. Il reste à voir comment le président américain réagira, s'il choisit de le faire, à l'annonce inédite d'"un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau" de la France et de l'Allemagne afin de "renforcer leur coopération en matière de dissuasion." Berlin se repose jusqu'ici essentiellement sur la protection militaire américaine au travers de l'Otan. "Cette coopération franco-allemande viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion nucléaire de l'Otan et les accords de partage nucléaire de l'Otan, auxquels l'Allemagne contribue et continuera de contribuer", ont pris soin de préciser les deux capitales dans leur communiqué commun. Sur le commerce, le chancelier allemand compte exposer mardi une "position européenne commune". La première économie européenne, très dépendante de ses exportations, attend des "éclaircissements" sur la politique protectionniste américaine, après l'invalidation par la Cour suprême il y a près de dix jours d'une bonne partie des taxes douanières ordonnées par Trump.
Lire plus (369 mots)
Prévue de longue date, cette rencontre à la Maison Blanche devait au départ se concentrer sur les droits de douane et la guerre en Ukraine. L'exercice s'annonçait déjà compliqué du fait des tensions entre les Européens et le président américain imprévisible. Il l'est devenu encore plus avec le déclenchement de l'offensive américano-israélienne. Dimanche, Friedrich Merz a déclaré que l'Allemagne ne donnerait pas de "leçons" sur la légalité de cette opération. Dans un communiqué publié avec le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, il s'est dit prêt à des "actions défensives nécessaires et proportionnées" pour détruire les capacités militaires de Téhéran, face aux ripostes iraniennes dans toute la région. Berlin a toutefois souligné qu'il s'agissait uniquement d'assurer la "protection" des soldats de la Bundeswehr dans la région. Le premier rendez-vous de Friedrich Merz dans le Bureau ovale avec le président américain en juin 2025 s'était bien passé, et la relation entre le conservateur à l'allure austère et le milliardaire à la nature éruptive est réputée cordiale. Il reste à voir comment le président américain réagira, s'il choisit de le faire, à l'annonce inédite d'"un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau" de la France et de l'Allemagne afin de "renforcer leur coopération en matière de dissuasion." Berlin se repose jusqu'ici essentiellement sur la protection militaire américaine au travers de l'Otan. "Cette coopération franco-allemande viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion nucléaire de l'Otan et les accords de partage nucléaire de l'Otan, auxquels l'Allemagne contribue et continuera de contribuer", ont pris soin de préciser les deux capitales dans leur communiqué commun. Sur le commerce, le chancelier allemand compte exposer mardi une "position européenne commune". La première économie européenne, très dépendante de ses exportations, attend des "éclaircissements" sur la politique protectionniste américaine, après l'invalidation par la Cour suprême il y a près de dix jours d'une bonne partie des taxes douanières ordonnées par Trump.

03.03.2026 à 01:15

Plusieurs "symboles du pouvoir iranien" frappés

FRANCE24
img
L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.
Lire plus (369 mots)
L'ancien bâtiment du parlement iranien, non loin du palais présidentiel et dans le secteur du bâtiment du guide suprême iranien, a été visé par les frappes israéliennes, rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. "Les symboles du pouvoir sont une nouvelle fois visés." L'armée israélienne a appelé à évacuer le secteur de la prison d'Evine à Téhéran.

03.03.2026 à 00:19

Téhéran désertée, la sécurité renforcée pour éviter une relance du mouvement de contestation

FRANCE24
img
"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."
Lire plus (88 mots)
"Les rues de Téhéran sont vides, la population est terrée chez elle (...) Le contrôle sécuritaire a été renforcé" : autant de faits qui attestent que "le pouvoir iranien ne permettra pas une tentative de relance du mouvement de contestation en Iran", rapporte le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il estime que tout le monde se rend compte que "le conflit va durer". "L'économie est paralysée, ce qui aura des conséquences sur les classes les plus pauvres."

03.03.2026 à 00:12

Mossad - CIA : les coulisses de la mort d'Ali Khamenei

Cécile GALLUCCIO
img
Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.
Lire plus (88 mots)
Au troisième jour du déclenchement de la guerre en Iran par les Américains et les Israéliens, on en sait un peu plus sur la façon dont elle a été préparée. C'est notamment leurs capacités de renseignement conjointes qui ont permis de décapiter le régime iranien.

02.03.2026 à 23:55

Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements

FRANCE24
img
Le point sur les derniers développements: - L'ambassade américaine à Ryad touchée D'autres explosions ont ensuite été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins dans la capitale saoudienne. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: "vous le découvrirez bientôt". - Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth L'armée israélienne a dit mardi continuer de frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth. Israël dit riposter à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'"acte défensif" après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la guerre à Gaza. - Israël frappe la télévision publique à Téhéran - Menace contre des navires Marchés inquiets Les Bourses asiatiques poursuivent leurs pertes, celle de Séoul s'effondrant d'environ 5%. - Pertes américaines - Netanyahu justifie l'attaque sur l'Iran Les programmes nucléaire et de missiles balistiques de l'Iran auraient été "intouchables" d'ici quelques mois si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas attaqué l'Iran, a assuré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la chaîne américaine Fox News. - "Longue guerre" - Site nucléaire iranien L'agence des Nations Unies pour l'énergie nucléaire (AIEA) avait indiqué plus tôt qu'il n'y avait "pas d'indication" que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis samedi. burs/roc/jnd
Lire plus (240 mots)
Le point sur les derniers développements: - L'ambassade américaine à Ryad touchée D'autres explosions ont ensuite été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins dans la capitale saoudienne. Interrogé sur une éventuelle riposte à cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré: "vous le découvrirez bientôt". - Israël frappe le Hezbollah à Beyrouth L'armée israélienne a dit mardi continuer de frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth. Israël dit riposter à une attaque du Hezbollah, qualifiée par ce dernier d'"acte défensif" après plus d'un an de frappes israéliennes liées à la guerre à Gaza. - Israël frappe la télévision publique à Téhéran - Menace contre des navires Marchés inquiets Les Bourses asiatiques poursuivent leurs pertes, celle de Séoul s'effondrant d'environ 5%. - Pertes américaines - Netanyahu justifie l'attaque sur l'Iran Les programmes nucléaire et de missiles balistiques de l'Iran auraient été "intouchables" d'ici quelques mois si Israël et les Etats-Unis n'avaient pas attaqué l'Iran, a assuré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la chaîne américaine Fox News. - "Longue guerre" - Site nucléaire iranien L'agence des Nations Unies pour l'énergie nucléaire (AIEA) avait indiqué plus tôt qu'il n'y avait "pas d'indication" que des installations nucléaires iraniennes aient été touchées depuis samedi. burs/roc/jnd

02.03.2026 à 23:52

Une partie du mouvement MAGA préoccupée par la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
img
Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol". 
Lire plus (240 mots)
Le président "marche sur une ligne de crête assez étroite politiquement", estime le correspondant de France 24 à Washington Matthieu Mabin, expliquant : "une partie du mouvement MAGA est instinctivement hostile aux guerres longues au Moyen-Orient". La base MAGA, qui reste fidèle à Donald Trump, reste préoccupée par le coup humain et financier de la guerre, et impose une condition : "pas de troupe américaine au sol". 

02.03.2026 à 23:43

Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé

FRANCE24
img
Les sifflets ont fait leur retour dans les travées de la mythique enceinte madrilène, lundi soir, après une nouvelle performance soporifique des Merengues. Et même l'hymne du club, diffusé après chaque rencontre, n'a pas pu les faire taire. Sans le génie de Mbappé, son buteur providentiel, laissé au repos pour soigner - pour de bon - sa blessure au genou gauche, le géant espagnol (2e, 60 points) s'est cassé les dents sur la défense rugueuse de son modeste voisin (11e, 32 points), souvent à la limite dans l'engagement. Et il s'est fait surprendre en fin de première période par une reprise de volée soudaine de l'attaquant uruguayen Martin Satriano, prêté par l'Olympique Lyonnais (38e, 1-0). Cela faisait six ans, depuis février 2020, que le Real, désormais à quatre longueurs du Barça à douze journées de la fin du championnat, n'avait plus perdu deux matches de suite en Liga. Pas d'opération pour Mbappé Pour autant, l'entraîneur merengue Alvaro Arbeloa, qui vient de connaître ses deux premières défaites en l'espace de deux semaines, veut croire que ce retard n'est pas encore impossible à rattraper. "Adieu au titre ? Non, il nous reste 36 points à prendre, et notre objectif c'est de se battre pour obtenir ces 36 points. Personne ici ne va jeter l'éponge. Quatre points c'est une distance que nous pensons pouvoir combler", a-t-il déclaré en conférence de presse. L'ex-latéral droit a également refusé de lier cette défaite aux absences de deux de ses stars, Kylian Mbappé et Jude Bellingham. "Nous sommes le Real Madrid, et je ne vais pas me servir des absences de Jude et de Kylian comme excuse. Nous avons assez de qualité dans cet effectif pour gagner ce genre de matchs", a-t-il affirmé. Ce quatrième revers de la saison en Liga, le dixième toutes compétitions confondues, vient pourtant souligner la dépendance extrême de la Maison Blanche aux exploits de sa superstar Kylian Mbappé, auteur cette saison de 38 buts en 33 rencontres sous le maillot madrilène. En son absence, ni le Brésilien Vinicius Junior, qui aurait peut-être pu faire mieux face au gardien David Soria (13e), ni le jeune Turc Arda Güler (24e), ou même l'Argentin Franco Mastantuono (90e), ensuite expulsé (90e+5), n'ont pu faire la différence. Les Merengues sont restés impuissants face au bloc compact des joueurs de Getafe, qui ont réalisé le coup parfait grâce au coup de canon de Satriano. Et le plus dur commence peut-être pour le Real, qui va devoir rebondir dès vendredi à Vigo avant de défier Manchester City mercredi en huitième de finale de la Ligue des champions, probablement sans Mbappé. Interrogé par l'AFP, son entourage n'a pas précisé la durée d'indisponibilité du joueur, tout comme le géant espagnol, qui a cependant déclaré que les examens complémentaires effectués par le capitaine des Bleus à Paris avaient confirmé son diagnostic initial, le 31 décembre dernier: une entorse au genou gauche. "À ce stade, il n'est pas question d'une intervention chirurgicale", indique l'entourage du capitaine des Bleus, à deux mois et demi du coup d'envoi de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada).
Texte intégral (552 mots)
Les sifflets ont fait leur retour dans les travées de la mythique enceinte madrilène, lundi soir, après une nouvelle performance soporifique des Merengues. Et même l'hymne du club, diffusé après chaque rencontre, n'a pas pu les faire taire. Sans le génie de Mbappé, son buteur providentiel, laissé au repos pour soigner - pour de bon - sa blessure au genou gauche, le géant espagnol (2e, 60 points) s'est cassé les dents sur la défense rugueuse de son modeste voisin (11e, 32 points), souvent à la limite dans l'engagement. Et il s'est fait surprendre en fin de première période par une reprise de volée soudaine de l'attaquant uruguayen Martin Satriano, prêté par l'Olympique Lyonnais (38e, 1-0). Cela faisait six ans, depuis février 2020, que le Real, désormais à quatre longueurs du Barça à douze journées de la fin du championnat, n'avait plus perdu deux matches de suite en Liga. Pas d'opération pour Mbappé Pour autant, l'entraîneur merengue Alvaro Arbeloa, qui vient de connaître ses deux premières défaites en l'espace de deux semaines, veut croire que ce retard n'est pas encore impossible à rattraper. "Adieu au titre ? Non, il nous reste 36 points à prendre, et notre objectif c'est de se battre pour obtenir ces 36 points. Personne ici ne va jeter l'éponge. Quatre points c'est une distance que nous pensons pouvoir combler", a-t-il déclaré en conférence de presse. L'ex-latéral droit a également refusé de lier cette défaite aux absences de deux de ses stars, Kylian Mbappé et Jude Bellingham. "Nous sommes le Real Madrid, et je ne vais pas me servir des absences de Jude et de Kylian comme excuse. Nous avons assez de qualité dans cet effectif pour gagner ce genre de matchs", a-t-il affirmé. Ce quatrième revers de la saison en Liga, le dixième toutes compétitions confondues, vient pourtant souligner la dépendance extrême de la Maison Blanche aux exploits de sa superstar Kylian Mbappé, auteur cette saison de 38 buts en 33 rencontres sous le maillot madrilène. En son absence, ni le Brésilien Vinicius Junior, qui aurait peut-être pu faire mieux face au gardien David Soria (13e), ni le jeune Turc Arda Güler (24e), ou même l'Argentin Franco Mastantuono (90e), ensuite expulsé (90e+5), n'ont pu faire la différence. Les Merengues sont restés impuissants face au bloc compact des joueurs de Getafe, qui ont réalisé le coup parfait grâce au coup de canon de Satriano. Et le plus dur commence peut-être pour le Real, qui va devoir rebondir dès vendredi à Vigo avant de défier Manchester City mercredi en huitième de finale de la Ligue des champions, probablement sans Mbappé. Interrogé par l'AFP, son entourage n'a pas précisé la durée d'indisponibilité du joueur, tout comme le géant espagnol, qui a cependant déclaré que les examens complémentaires effectués par le capitaine des Bleus à Paris avaient confirmé son diagnostic initial, le 31 décembre dernier: une entorse au genou gauche. "À ce stade, il n'est pas question d'une intervention chirurgicale", indique l'entourage du capitaine des Bleus, à deux mois et demi du coup d'envoi de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada).

02.03.2026 à 23:27

La Cour suprême américaine sceptique face à l'interdiction du port d'armes aux consommateurs de drogue

FRANCE24
img
Bien que l'administration Trump se pose en garante du Deuxième amendement de la Constitution garantissant le droit au port d'arme, c'est elle qui demande aux neuf juges de la Cour majoritairement conservatrice de confirmer cette loi, invalidée par une cour d'appel fédérale. La cour d'appel avait donné raison à un consommateur de marijuana du Texas (sud) inculpé de détention illégale d'un pistolet en vertu de cette loi. Il s'agit d'ailleurs de la loi sur la base de laquelle Hunter Biden, le fils du prédécesseur démocrate de Donald Trump, Joe Biden, a été condamné en juin 2024 pour détention illégale d'arme à feu. Hunter Biden a été reconnu coupable d'avoir menti en remplissant des formulaires pour l'acquisition d'une arme en 2018, dans lesquels il niait son addiction à la drogue. Joe Biden l'avait ensuite gracié en décembre 2024. "Le Deuxième amendement n'interdit pas au gouvernement de désarmer temporairement les usagers habituels de marijuana tant qu'ils persistent à en consommer fréquemment", a affirmé lundi la représentante du gouvernement, Sarah Harris. "Cette restriction ciblée s'inscrit aisément dans la tradition historique de désarmement de catégories de personnes présentant un danger particulier de mauvaise utilisation des armes", a-t-elle assuré, assimilant cette loi à des régulations passées visant le désarmement des "ivrognes". Elle faisait ainsi référence aux exigences énoncées par la Cour suprême qui a proclamé en juin 2022 le droit des citoyens à porter une arme hors de chez eux, expliquant qu'elle n'autoriserait désormais que des exceptions "raisonnables" au Deuxième amendement, notamment dans les "lieux sensibles". A charge pour les tribunaux de déterminer la conformité de ces restrictions avec des précédents dans "l'histoire et les traditions des Etats-Unis" entre la fin du XVIIIe siècle et celle du XIXe. Cette décision ayant créé de nombreuses difficultés d'interprétation et d'application par les juridictions inférieures, la Cour a paru en juin 2024 vouloir la clarifier. Elle a ainsi avalisé le désarmement des personnes représentant "une menace crédible pour la sécurité physique d'autrui", dans une décision au sujet d'un auteur de violence conjugale. "Pères fondateurs" des Etats-Unis Mais pendant les débats lundi, plusieurs juges ont mis en doute la transposition de lois anciennes sur les ivrognes au cas des consommateurs de marijuana ou d'autres drogues au XXIe siècle. "John Adams buvait une chope de cidre au petit-déjeuner tous les jours et James Madison avait la réputation de boire une pinte de whisky par jour", a lancé le magistrat conservateur Neil Gorsuch à la représentante du gouvernement, en référence à deux des "pères fondateurs" des Etats-Unis au XVIIIe siècle. "Cela fait-il d'eux des ivrognes qui devraient être désarmés à vie ?". Quant au plaignant dans ce dossier, "tout ce que nous savons c'est qu'il consomme de la marijuana. Nous ne savons pas en quelle quantité ni de quelle puissance", a-t-il ajouté ensuite, considérant ces caractéristiques comme insuffisantes pour le classer dans la catégorie des individus auxquels la possession d'armes devrait être interdite. Le gouvernement ne peut pas décider d'une telle interdiction "simplement en disant que quelqu'un consomme une quantité inconnue de marijuana à un moment de la journée inconnu, quelques fois par semaine", lui a répondu Erin Murphy, l'avocate du plaignant. Complication supplémentaire, près des trois-quarts des Américains vivent dans un Etat où la marijuana est légale, et le gouvernement fédéral l'a récemment reclassée dans une catégorie de drogue moins dangereuse, ont relevé plusieurs juges. Ils se sont également interrogés sur les conséquences pour certains médicaments, notamment utilisés comme somnifères ou stimulants. La décision de la Cour est attendue d'ici le terme de sa session annuelle, fin juin.
Texte intégral (650 mots)
Bien que l'administration Trump se pose en garante du Deuxième amendement de la Constitution garantissant le droit au port d'arme, c'est elle qui demande aux neuf juges de la Cour majoritairement conservatrice de confirmer cette loi, invalidée par une cour d'appel fédérale. La cour d'appel avait donné raison à un consommateur de marijuana du Texas (sud) inculpé de détention illégale d'un pistolet en vertu de cette loi. Il s'agit d'ailleurs de la loi sur la base de laquelle Hunter Biden, le fils du prédécesseur démocrate de Donald Trump, Joe Biden, a été condamné en juin 2024 pour détention illégale d'arme à feu. Hunter Biden a été reconnu coupable d'avoir menti en remplissant des formulaires pour l'acquisition d'une arme en 2018, dans lesquels il niait son addiction à la drogue. Joe Biden l'avait ensuite gracié en décembre 2024. "Le Deuxième amendement n'interdit pas au gouvernement de désarmer temporairement les usagers habituels de marijuana tant qu'ils persistent à en consommer fréquemment", a affirmé lundi la représentante du gouvernement, Sarah Harris. "Cette restriction ciblée s'inscrit aisément dans la tradition historique de désarmement de catégories de personnes présentant un danger particulier de mauvaise utilisation des armes", a-t-elle assuré, assimilant cette loi à des régulations passées visant le désarmement des "ivrognes". Elle faisait ainsi référence aux exigences énoncées par la Cour suprême qui a proclamé en juin 2022 le droit des citoyens à porter une arme hors de chez eux, expliquant qu'elle n'autoriserait désormais que des exceptions "raisonnables" au Deuxième amendement, notamment dans les "lieux sensibles". A charge pour les tribunaux de déterminer la conformité de ces restrictions avec des précédents dans "l'histoire et les traditions des Etats-Unis" entre la fin du XVIIIe siècle et celle du XIXe. Cette décision ayant créé de nombreuses difficultés d'interprétation et d'application par les juridictions inférieures, la Cour a paru en juin 2024 vouloir la clarifier. Elle a ainsi avalisé le désarmement des personnes représentant "une menace crédible pour la sécurité physique d'autrui", dans une décision au sujet d'un auteur de violence conjugale. "Pères fondateurs" des Etats-Unis Mais pendant les débats lundi, plusieurs juges ont mis en doute la transposition de lois anciennes sur les ivrognes au cas des consommateurs de marijuana ou d'autres drogues au XXIe siècle. "John Adams buvait une chope de cidre au petit-déjeuner tous les jours et James Madison avait la réputation de boire une pinte de whisky par jour", a lancé le magistrat conservateur Neil Gorsuch à la représentante du gouvernement, en référence à deux des "pères fondateurs" des Etats-Unis au XVIIIe siècle. "Cela fait-il d'eux des ivrognes qui devraient être désarmés à vie ?". Quant au plaignant dans ce dossier, "tout ce que nous savons c'est qu'il consomme de la marijuana. Nous ne savons pas en quelle quantité ni de quelle puissance", a-t-il ajouté ensuite, considérant ces caractéristiques comme insuffisantes pour le classer dans la catégorie des individus auxquels la possession d'armes devrait être interdite. Le gouvernement ne peut pas décider d'une telle interdiction "simplement en disant que quelqu'un consomme une quantité inconnue de marijuana à un moment de la journée inconnu, quelques fois par semaine", lui a répondu Erin Murphy, l'avocate du plaignant. Complication supplémentaire, près des trois-quarts des Américains vivent dans un Etat où la marijuana est légale, et le gouvernement fédéral l'a récemment reclassée dans une catégorie de drogue moins dangereuse, ont relevé plusieurs juges. Ils se sont également interrogés sur les conséquences pour certains médicaments, notamment utilisés comme somnifères ou stimulants. La décision de la Cour est attendue d'ici le terme de sa session annuelle, fin juin.

02.03.2026 à 23:25

Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée

FRANCE24
img
La loi dite de "modernisation du travail" --de "précarisation", rétorquent les syndicats-- facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, autorise l'extension de la journée de travail à 12 heures, limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés, entre autre points clivants. Son adoption au Parlement a représenté une victoire politique majeure pour le dirigeant libertarien dans son élan de dérégulation, succès dont il s'est félicité dimanche dans son discours annuel sur l'Etat de la nation, lançant sa deuxième moitié de mandat. L'Association professionnelle des avocats de l'Etat estime que cette loi "porte atteinte au travailleur" et est anticonstitutionnelle, a déclaré lundi sur les réseaux sociaux son secrétaire adjoint, Roberto Alvarez, annonçant l'action en justice. La plainte a été déposée alors que la principale centrale syndicale du pays, la Confédération générale du travail (CGT), a mobilisé lundi dans plusieurs villes du pays pour protester contre la réforme, affirmant dans un communiqué que la nouvelle loi viole "clairement des principes constitutionnels". La CGT a elle aussi annoncé son intention de saisir la justice l'inconstitutionnalité du texte. Selon la CGT "ce n'est pas en réduisant les droits des travailleuses et des travailleurs ni en ramenant le cadre légal à des époques proches de la servitude ou de l'esclavage que l'on améliore" l'emploi, comme le prétend le gouvernement. Lundi également, une grève d'enseignants pour réclamer des augmentations de salaire et dénoncer la réforme a perturbé la rentrée scolaire après l'été austral. Les Argentins se sont montrés très partagés quant au bien-fondé de la réforme du travail. Selon un récent sondage, 48,6% l'approuvent, 45,2% y sont opposés.
Lire plus (313 mots)
La loi dite de "modernisation du travail" --de "précarisation", rétorquent les syndicats-- facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, autorise l'extension de la journée de travail à 12 heures, limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés, entre autre points clivants. Son adoption au Parlement a représenté une victoire politique majeure pour le dirigeant libertarien dans son élan de dérégulation, succès dont il s'est félicité dimanche dans son discours annuel sur l'Etat de la nation, lançant sa deuxième moitié de mandat. L'Association professionnelle des avocats de l'Etat estime que cette loi "porte atteinte au travailleur" et est anticonstitutionnelle, a déclaré lundi sur les réseaux sociaux son secrétaire adjoint, Roberto Alvarez, annonçant l'action en justice. La plainte a été déposée alors que la principale centrale syndicale du pays, la Confédération générale du travail (CGT), a mobilisé lundi dans plusieurs villes du pays pour protester contre la réforme, affirmant dans un communiqué que la nouvelle loi viole "clairement des principes constitutionnels". La CGT a elle aussi annoncé son intention de saisir la justice l'inconstitutionnalité du texte. Selon la CGT "ce n'est pas en réduisant les droits des travailleuses et des travailleurs ni en ramenant le cadre légal à des époques proches de la servitude ou de l'esclavage que l'on améliore" l'emploi, comme le prétend le gouvernement. Lundi également, une grève d'enseignants pour réclamer des augmentations de salaire et dénoncer la réforme a perturbé la rentrée scolaire après l'été austral. Les Argentins se sont montrés très partagés quant au bien-fondé de la réforme du travail. Selon un récent sondage, 48,6% l'approuvent, 45,2% y sont opposés.

02.03.2026 à 23:19

Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre

FRANCE24
img
Tous les rassemblements publics sont interdits en Israël, sur ordre des autorités, mais au niveau moins quatre du parking du Dizengoff Center, un grand centre commercial du centre de Tel-Aviv, des centaines de jeunes se sont réunis costumés, comme le veut la tradition. Pourim célèbre le courage et la ruse d'Esther, héroïne juive qui sauva son peuple d'un plan pour l'exterminer il y a 2.500 ans, dans la Perse antique, selon le texte biblique du Livre d'Esther. Cette année, cette grande fête joyeuse du calendrier juif a un goût tout particulier, trois jours après le début de la guerre déclenchée par l'attaque conjointe américano-israélienne sur l'Iran. Maxim Green, 28 ans, raconte qu'il a entendu parler de cette célébration souterraine sur le groupe WhatsApp de sa synagogue. "C'est vraiment fou que cette guerre arrive en ce moment. Parce qu'il y a vraiment des parallèles avec l'histoire de Pourim. Vous avez un régime malfaisant, qui veut renverser le peuple juif", dit-il. Des cow-boys, un Peter Pan, un Pikachu et une hôtesse de l'air portant une pancarte sur laquelle on peut lire "Tel Aviv-Téhéran, statut: embarquement" sont rassemblés autour d'un rabbin lisant le rouleau ("méguila" en hébreu) biblique correspondant au Livre d'Esther. Ethan Cohen, un technicien de 26 ans qui a passé une partie de sa journée à travailler comme bénévole pour nettoyer les débris au point d'impact d'un missile iranien, explique à l'AFP qu'il est venu pour écouter la méguila d'Esther avant de faire la fête. "Je voulais célébrer Pourim, c'est une fête qui a beaucoup de sens, surtout compte-tenu de ce qui se passe actuellement dans le monde". Comme les autres années, les fidèles agitent des crécelles à chaque fois que le nom du méchant de l'histoire, Haman, est prononcé, avant de boire et de danser sur de la musique pop. Le parking souterrain, qui sert d'abri durant les alertes aux missiles, s'est vidé de ses voitures et de nombreuses places de stationnement sont à présent occupées par des tentes. "Ne rien attendre" Certains, comme Anna Shilanski, choisissent de passer leurs nuits sous terre, pour éviter d'avoir à se précipiter en bas quand les sirènes d'alerte retentissent au milieu de la nuit. Cette femme de 32 ans, qui depuis deux ans consacrait du temps à aider les familles des otages retenus dans la bande de Gaza, a installé un coin pour prendre le thé avec ceux qui restent dans l'abri, à côté de la tente de camping verte qu'elle partage avec sa mère, son demi-frère et la mère de celui-ci. Un peu surprise, elle accueille avec plaisir la foule descendue dans le parking. "Je suis vraiment heureuse que les gens aient un endroit" pour se réunir, confie-t-elle. "A un certain moment, tout le monde va aller dormir, et avant ça, on va prendre une tasse de thé", dit-elle, en expliquant que "quand les gens sont stressés, ils aiment donner à manger aux autres". Lorsqu'on lui demande combien de temps elle pense que la guerre durera, elle répond qu'elle "prend les choses comme elles viennent, sans rien attendre dans l'immédiat". D'autres abris souterrains accueillent des rassemblements de Pourim, comme le niveau -3 du centre Dizengoff. Mais certains rabbins ont préféré proposer des lectures de la méguila sur des vidéos en ligne, afin de concilier les ordres de l'armée avec les exigences religieuses. Anat Shamir, une retraitée de 70 ans qui dort de l'autre côté du parking, raconte qu'elle s'est habituée à rester sous terre. Pour cette fervente partisane du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump, l'action d'Israël contre l'Iran justifie cet inconfort. "Nous devons le faire. Sinon, ils nous tuent", dit-elle depuis son matelas, soigneusement aligné sur les lignes peintes de la place de parking.
Texte intégral (668 mots)
Tous les rassemblements publics sont interdits en Israël, sur ordre des autorités, mais au niveau moins quatre du parking du Dizengoff Center, un grand centre commercial du centre de Tel-Aviv, des centaines de jeunes se sont réunis costumés, comme le veut la tradition. Pourim célèbre le courage et la ruse d'Esther, héroïne juive qui sauva son peuple d'un plan pour l'exterminer il y a 2.500 ans, dans la Perse antique, selon le texte biblique du Livre d'Esther. Cette année, cette grande fête joyeuse du calendrier juif a un goût tout particulier, trois jours après le début de la guerre déclenchée par l'attaque conjointe américano-israélienne sur l'Iran. Maxim Green, 28 ans, raconte qu'il a entendu parler de cette célébration souterraine sur le groupe WhatsApp de sa synagogue. "C'est vraiment fou que cette guerre arrive en ce moment. Parce qu'il y a vraiment des parallèles avec l'histoire de Pourim. Vous avez un régime malfaisant, qui veut renverser le peuple juif", dit-il. Des cow-boys, un Peter Pan, un Pikachu et une hôtesse de l'air portant une pancarte sur laquelle on peut lire "Tel Aviv-Téhéran, statut: embarquement" sont rassemblés autour d'un rabbin lisant le rouleau ("méguila" en hébreu) biblique correspondant au Livre d'Esther. Ethan Cohen, un technicien de 26 ans qui a passé une partie de sa journée à travailler comme bénévole pour nettoyer les débris au point d'impact d'un missile iranien, explique à l'AFP qu'il est venu pour écouter la méguila d'Esther avant de faire la fête. "Je voulais célébrer Pourim, c'est une fête qui a beaucoup de sens, surtout compte-tenu de ce qui se passe actuellement dans le monde". Comme les autres années, les fidèles agitent des crécelles à chaque fois que le nom du méchant de l'histoire, Haman, est prononcé, avant de boire et de danser sur de la musique pop. Le parking souterrain, qui sert d'abri durant les alertes aux missiles, s'est vidé de ses voitures et de nombreuses places de stationnement sont à présent occupées par des tentes. "Ne rien attendre" Certains, comme Anna Shilanski, choisissent de passer leurs nuits sous terre, pour éviter d'avoir à se précipiter en bas quand les sirènes d'alerte retentissent au milieu de la nuit. Cette femme de 32 ans, qui depuis deux ans consacrait du temps à aider les familles des otages retenus dans la bande de Gaza, a installé un coin pour prendre le thé avec ceux qui restent dans l'abri, à côté de la tente de camping verte qu'elle partage avec sa mère, son demi-frère et la mère de celui-ci. Un peu surprise, elle accueille avec plaisir la foule descendue dans le parking. "Je suis vraiment heureuse que les gens aient un endroit" pour se réunir, confie-t-elle. "A un certain moment, tout le monde va aller dormir, et avant ça, on va prendre une tasse de thé", dit-elle, en expliquant que "quand les gens sont stressés, ils aiment donner à manger aux autres". Lorsqu'on lui demande combien de temps elle pense que la guerre durera, elle répond qu'elle "prend les choses comme elles viennent, sans rien attendre dans l'immédiat". D'autres abris souterrains accueillent des rassemblements de Pourim, comme le niveau -3 du centre Dizengoff. Mais certains rabbins ont préféré proposer des lectures de la méguila sur des vidéos en ligne, afin de concilier les ordres de l'armée avec les exigences religieuses. Anat Shamir, une retraitée de 70 ans qui dort de l'autre côté du parking, raconte qu'elle s'est habituée à rester sous terre. Pour cette fervente partisane du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du président américain Donald Trump, l'action d'Israël contre l'Iran justifie cet inconfort. "Nous devons le faire. Sinon, ils nous tuent", dit-elle depuis son matelas, soigneusement aligné sur les lignes peintes de la place de parking.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞