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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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11.04.2026 à 00:17

Ismaïl Omar Guelleh, président de Djibouti pas prêt à "passer la main"

FRANCE24
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Le chef de l'Etat n'était opposé qu'à un seul candidat, Mohamed Farah Samatar, chef d'un petit parti sans envergure politique. Président d'un des pays les moins peuplés du continent (environ un million d'habitants), celui qui est surnommé IOG a su exploiter sa position géographique stratégique, aux confins de l'Afrique et de la péninsule arabique, qui l'ont rendu incontournable et influent sur la scène internationale. "Non, non et non, trois fois!": en 2022 le chef de l'Etat assurait aussi qu'il ne toucherait pas à la Constitution fixant à 75 ans l'âge limite pour briguer la présidence. En novembre, la loi fondamentale a pourtant finalement été modifiée pour lui ouvrir la voie à un nouveau mandat. IOG est né en 1947 à Dire-Dawa, en Ethiopie voisine, où son père était cheminot. Il rentre à 13 ans dans son pays, alors Côte française des Somalis, et arrête ses études quelques années plus tard. Sa carrière débute dans la police, dont il sera évincé pour avoir milité en faveur de l'indépendance, raconte sa biographie officielle. En 1977, Hassan Gouled Aptidon, premier président de Djibouti tout juste indépendant, le nomme au poste stratégique de chef de cabinet, qu'il occupera plus de 20 ans. IOG cumule cette fonction avec celle de chef des services de sécurité et de renseignements, poste hautement sensible dans un pays fragilisé par les dissensions entre Issa et Afar, les deux grandes communautés, qui déboucheront sur plusieurs années de conflit armé. "Contrôle absolu" Ismaïl Omar Guelleh, qui arbore barbe poivre et sel, légère calvitie et embonpoint, est comme son mentor un Issa, un clan somali. Les Afar s'estiment marginalisés. En 1999, Hassan Gouled Aptidon se retire. Son dauphin désigné prend sa suite, élu puis réélu à chaque scrutin avec plus de 75% des suffrages. En 2010, au terme de son deuxième mandat, un Parlement acquis à sa cause avait déjà supprimé de la Constitution la limite de deux mandats. En 2021, dernière élection en date, il s'arroge plus de 97% des voix. Ses mandats ont été marqués par un exercice autoritaire du pouvoir, mais aussi par un important développement économique autour d'infrastructures portuaires. "Il avait pris la décision de ne pas se représenter (cette année) et cela a été très difficile de le convaincre d'y retourner", affirme à l'AFP Dileita Mohamed Dileita, président de l'Assemblée nationale qui fut son Premier ministre pendant 12 ans. "Mais avec la situation au Moyen-Orient et la guerre qui est à notre porte de l'autre côté de la mer Rouge, il nous faut la stabilité". Professeure à l'Université catholique de Lille (nord de la France), Sonia le Gouriellec voit là "un prétexte" avancé "pour présenter une candidature +obligée+ par les évènements". Pour cette spécialiste de la Corne de l'Afrique, surtout, "aucun successeur ne semble émerger pour lui succéder" et "les noms qui ont circulé ont rapidement été écartés". Polyglotte "Il y a une absence totale de préparation" de l'après-IOG, confirme, sous le couvert de l'anonymat, un chercheur djiboutien, spécialiste de la vie politique du pays, qui crédite le chef de l'Etat d'un "bon travail en matière de politique étrangère". Car ce polyglotte - qui parle italien, français, anglais, somali, arabe et amharique - a misé sur la position stratégique de Djibouti, ancré sur le détroit de Bab-el-Mandeb qui contrôle l'accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden, pour y accueillir des bases militaires française, américaine, japonaise, chinoise et italienne. IOG a également parié sur le développement des infrastructures maritimes et logistiques et attire des capitaux étrangers. Le chef de l'Etat fait valoir cette influence: un de ses fidèles, Mahamoud Ali Youssouf, qui fut durant 20 ans son ministre des Affaires étrangères, a été élu en février 2025 à la tête de la Commission de l'Union africaine. Ce désormais sixième mandat sera-t-il le dernier d'IOG? Des chercheurs et diplomates s'inquiètent de l'état de santé du président qui se déplace avec difficulté et de l'influence grandissante de son épouse, Kadra Mahamoud Haïd, figure-clé du régime, issue comme son mari du sous-clan des Mamassan. Pour Sonia le Gouriellec, avant de passer la main, IOG devra trouver "un successeur clairement accepté par les différents sous-clans, surtout par les Mamassan" pour parer à "une instabilité interne que le régime cherche à tout prix à éviter".

11.04.2026 à 00:05

Présidentielle: Faure estime avoir la "légitimité" pour rassembler la gauche non-mélenchoniste

FRANCE24
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Tout en concédant que la primaire est un outil "discutable" et disant donc être "ouvert à toute autre possibilité", il a martelé la nécessité de "rassembler autour d'un bloc commun l'ensemble de la gauche démocratique et écologiste", dans une interview à Libération. Ce candidat devra avoir été choisi "à l'automne", a-t-il jugé. Interrogé pour savoir s'il compte être candidat "à un processus unitaire, quel qu'il soit", Olivier Faure a répondu en avoir "la légitimité". "Mais je ne place pas la question de ma personne avant l'objectif de parvenir à un candidat commun. Si quelqu'un fait l'unanimité, je me rangerai derrière lui", a-t-il ajouté. Il a par ailleurs estimé que la primaire, également défendue par la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, ainsi que les députés Clémentine Autain et François Ruffin, "pourrait réunir tous les candidats qui réunissent 500 parrainages de maires", laissant donc la possibilité de voir apparaître plusieurs candidats socialistes. "Pour moi, la primaire n'est pas là pour trancher entre des partis politiques mais entre des personnalités qui ont pour fonction d'incarner un projet commun", a-t-il expliqué. Et d'avertir: "si nous avons cinq, six ou sept candidats de gauche au premier tour, aucun d’entre eux ne sera au second". Il a de nouveau appelé le chef de Place publique, Raphaël Glucksmann, à participer à un processus unitaire. "Si nous ne voulons pas que la honte s'abatte sur nous jusqu'à la fin des temps, nous devons nous rassembler", a-t-il ajouté.

10.04.2026 à 23:57

Mythos, l'IA trop dangereuse selon son créateur Anthropic, accusé de coup médiatique

FRANCE24
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Une réunion vendredi à Washington entre le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell et des dirigeants de grandes banques américaines pour évaluer les implications de Mythos sur la sécurité a confirmé que l'annonce le 7 avril de son report a dépassé le cercle des initiés de l'IA. "C'est un événement charnière dans l'histoire de la cybersécurité", a réagi Shlomo Kramer, vétéran israélien du domaine, prédisant un "tsunami de failles zero-day", c'est-à-dire des vulnérabilités inconnues de leurs concepteurs, impossibles à corriger avant d'être exploitées par les pirates. Le sujet a été largement commenté cette semaine à HumanX, une grande conférence autour de l'IA au coeur de San Francisco. "Je crois que nous verrons en 2026 une attaque catastrophique intégrant des capacités d'IA autonomes", y a déclaré Wendy Whitmore, vice-présidente de Palo Alto Networks, un acteur phare de la cybersécurité américaine. Son entreprise fait partie avec Google, Nvidia, Apple et Microsoft, entre autres, du consortium Glasswing annoncé mardi par Anthropic, chargé de tester Mythos et combler les failles avant sa publication. Mythos "a trouvé une faille qui dormait depuis 27 ans" dans un système informatique fondamentale (BSD), socle d'objets grand public comme l'iPhone ou la Playstation, a raconté Adam Meyers, vice-président de CrowdStrike, également membre de Glasswing. "De nombreux experts avaient scruté ce code pendant des décennies sans la trouver. C'est un signal d'alarme pour toute l'industrie", a-t-il commenté. "Les hôpitaux sont probablement parmi les organisations les moins équipées pour faire face au déluge qui arrive. Ce sont les patients, les voyageurs cloués au sol, les automobilistes en manque de carburant qui vont souffrir", a abondé Kara Sprague, PDG de HackerOne, spécialiste de la détection de failles informatiques. A l'avenir, "nous allons superviser des agents IA qui feront la défense, pendant que les attaquants superviseront leurs agents pour attaquer", a décrit Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité de Facebook. "En deux minutes, l'agent attaquant aura traversé tout mon réseau, récupéré mes clés d'accès et téléchargé toutes mes données. C'est terminé", a décrit cet expert. Non sans soulever la question de l'opportunisme d'Antropic. "J'adore le style marketing d'Anthropic", a-t-il ironisé. Son patron "Dario Amodei donne des interviews sur la fin du monde, et ensuite ils présentent ces produits si incroyablement dangereux avec d'adorables petits dessins: c'est comme si le Projet Manhattan avait annoncé la bombe atomique dans une bande dessinée Calvin et Hobbes." Le président du conseil d'administration d'OpenAI, rival à couteaux tirés d'Anthropic, n'a pas pu échapper à la question lorsqu'il s'est présenté mardi sur la scène d'HumanX. "Conceptuellement, sur la base de ce que vous venez de me dire, je pense que c'est une très bonne idée", a concédé à chaud Bret Taylor en réaction à l'annonce du consortium Glasswing quelques instants auparavant. Sans surprise, la critique la plus virulente est venue de l'administration Trump, en guerre ouverte avec Anthropic, jugée trop progressiste et menacée de perdre tous ses contrats publics américains, dont le Pentagone. "Il est difficile d'ignorer qu'Anthropic a un historique de tactiques alarmistes", a écrit sur X David Sacks, le conseiller IA numéro 1 de Donald Trump, avant de lister quelques exemples: la description en mai 2025 de comportements préoccupants de Claude, capable de menacer un ingénieur fictif de révéler sa liaison extraconjugale pour ne pas être débranché, ou encore la prédiction de Dario Amodei estimant à 25% la probabilité que le développement de l'IA mène à une "catastrophe existentielle". Les annonces d'Anthropic s'inscrivent aussi dans un calendrier: les marchés attendent avec impatience l'entrée en bourse envisagée de la start-up, valorisée 380 milliards de dollars à ce jour, ainsi que celle d'OpenAI et de SpaceX. Les trois entreprises technologiques, entourées par les investisseurs comme des poules aux oeufs d'or, sont sous pression pour démontrer leur futur rentabilité, encore loin d'être acquise vu les coûts pharaoniques de la ruée vers l'IA.

10.04.2026 à 23:47

Ligue 1: un président et trois points pour l'OM

FRANCE24
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Il n'y a pas d'effet Stéphane Richard, pas encore, mais alors que la matinée avait été consacrée à la présentation de celui qui prendra ses fonctions le 2 juillet, une contre-performance dans la soirée aurait vraiment fait mauvais genre. Devant la presse et aux côtés du propriétaire Frank McCourt, l'ancien PDG d'Orange a répété ce que tout le monde sait à Marseille: la qualification pour la Ligue des champions est primordiale pour un club qui perd beaucoup d'argent et la lutte sera serrée jusqu'à la dernière journée. Mais comme l'OM reste fragile, rien n'a été simple vendredi soir, même contre la lanterne rouge du championnat. Après avoir énormément gâché, les hommes de Habib Beye ont tout de même inscrit dans le temps additionnel le but du 3-1, via Hamed Traoré (90+2), et le Vélodrome a pu souffler. L'affaire est excellente car un peu plus tôt, Monaco, rival direct, avait sombré sur la pelouse du Paris FC. En attendant les autres matchs du week-end, l'OM reprend donc la 3e place à Lille (4e) et trois points de marge sur l'équipe de la Principauté (5e). banderoles et logo Après deux défaites consécutives, ce rebond était presque obligatoire et il est intervenu devant des supporters qui n'ont pas lâché leurs joueurs et n'ont chahuté que la direction du club, via des banderoles par lesquelles ils ont dit tout le mal qu'ils pensent du nouveau logo présenté cette semaine. Fort de ce soutien, l'OM est très vite passé en tête, sur un but de Pierre-Emerick Aubameyang (1-0, 13e) au bout d'un contre bien mené par Amine Gouiri et Mason Greenwood, mais qui devait surtout beaucoup à la faiblesse messine. Mais l'écart à la pause n'avait pas évolué alors qu'il aurait dû être bien plus large, tant les Marseillais ont eu des occasions, qu'ils ont régulièrement gâchées. Avant même d'ouvrir le score, Aubameyang aurait ainsi dû faire mieux sur un invraisemblable cadeau de Sadibou Sané (8e). Puis Gouiri (21e) et Greenwood (30e et 39e) ont été dangereux, chaque ballon perdu par des Messins maladroits étant alors une munition pour l'OM. A la 32e minute, un deuxième but a été refusé à Aubameyang pour un hors-jeu de trois fois rien, puis le "petit" Paixao (1,68 m) a même failli marquer de la tête (40e). pas à l'abri L'OM gaspillait, donc, et juste avant le repos, les joueurs de Beye ont failli en être punis quand Gauthier Hein a touché le poteau d'une jolie frappe du gauche (44e). Dès le début de la deuxième période, Paixao a enfin donné deux buts de marge à Marseille sur une passe de rêve de Greenwood (2-0, 48e). Mais Metz est revenu immédiatement par Giorgi Tsitaishvili, buteur au milieu d'une défense à la passivité coupable (2-1, 49e). Les occasions marseillaises se sont alors enchaînées avec deux arrêts de Pape Sy coup sur coup devant Greenwood (59e) et Leonardo Balerdi (60e), puis des frappes au-dessus de Quinten Timber (69e), Gouiri (82e) ou Hamed Traoré (84e). Marseille dominait, évidemment, mais sans se mettre à l'abri et on se disait alors qu'il y avait pour cet OM incapable de conclure un piège dans lequel tomber, au moins autant qu'une occasion à saisir. Mais Metz n'a jamais été vraiment dangereux et Traoré a donc conclu la soirée après un bon travail de Gouiri. Ces trois points font du bien, mais pour Beye, ses joueurs, Stéphane Richard et les autres, il y a encore beaucoup à faire.

10.04.2026 à 23:47

Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern

FRANCE24
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Le Real (2e, 70 points) donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart qui serait quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes. Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0). Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar, pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1). Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin. Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e minute, en vain, et a terminé la rencontre avec le haut de l'arcade droite en sang. "Pour moi c'est un pénalty clair, ici ou sur la Lune. Cela fait une situation de plus. Personne ne comprend quand intervient la VAR et quand elle n'intervient pas. Cela commence à faire beaucoup avec les arbitres", a pesté l'entraîneur madrilène Alvaro Arbeloa. "Ce n'était pas notre match le plus brillant, mais c'était un match que nous aurions dû gagner. On ne peut pas gagner sans donner 200%, nous ne sommes pas une équipe qui peut gagner ses matches en étant même à 90%, ou du moins pas toujours", a-t-il concédé.

10.04.2026 à 23:31

Espagne: le Real Madrid accroché par Gérone et Lemar avant le retour contre le Bayern

FRANCE24
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Le Real (2e, 70 points), donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes. Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0). Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1). Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin. Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e minute, en vain.

10.04.2026 à 23:15

Cancer de l'ovaire: deux traitements enregistrent de bons résultats face à une forme résistante

FRANCE24
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Ces deux médicaments sont le Keytruda du laboratoire Merck (appelé MSD en dehors des Etats-Unis), un anticancéreux déjà au coeur du portefeuille de traitements du géant américain, et le Lifyorli de Corcept, également basé aux Etats-Unis. Deux études, indépendantes l'une de l'autre, ont évalué l'efficacité de ces médicaments face à des formes difficiles à traiter du cancer de l'ovaire. Celui-ci reste l'un des plus meurtriers des cancers féminins. Selon des chiffres de la Société américaine du cancer, environ la moitié des femmes décèdent dans les cinq ans suivant le diagnostic, souvent réalisé alors que le cancer est déjà métastasé. L'une des difficultés à traiter ce cancer vient du fait qu'il devient souvent résistant au principal traitement en vigueur, la chimiothérapie au platine. Les études ont donc évalué si le Keytruda, d'un côté, et le Lifyorli, de l'autre, amélioraient la situation des patientes qui continuaient par ailleurs à suivre le traitement habituel. Les deux études ont donné des résultats semblables, même s'ils ne peuvent être directement comparés en raison de méthodologies différentes. Les patientes ayant reçu Keytruda ou Lifyorli en plus de leur traitement habituel ont, en moyenne, vu leur survie augmenter d'environ quatre mois. Ces deux médicaments ont, en tout état de cause, déjà été approuvés en début d'année par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) dans le traitement du cancer de l'ovaire résistant à la chimiothérapie au platine.

10.04.2026 à 22:59

Russie : un journaliste du média indépendant Novaïa Gazeta placé en détention

FRANCE24
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"D'après les enquêteurs, M. Roldouguine et d'autres individus non identifiés ont illégalement collecté et diffusé des informations informatiques contenant des données personnelles", est-il écrit dans un communiqué du tribunal Tverskoï sur Telegram. Ce journaliste d'investigation a enquêté sur la corruption au sein des plus hautes sphères du pouvoir en Russie, notamment sur l'ancien président Dmitri Medvedev et le puissant dirigeant de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov. Dans une vidéo diffusée par le tribunal, on le voit à l'audience les yeux baissés et l'air abattu. Oleg Roldouguine a clamé son innocence et affirmé que sa détention jusqu'au 10 mai n'était pas nécessaire car il n'avait aucune intention de fuir son pays, selon Novaïa Gazeta, une figure de proue de la presse indépendante russe. Son avocate Marina Andreïeva, citée par ce média, a dénoncé une enquête dénuée d'"éléments factuels". Les médias indépendants russes ont vu leur liberté de plus en plus réduite après le déclenchement de la vaste offensive russe contre l'Ukraine en février 2022 et l'introduction de la censure militaire. Fondé en 1993, le journal Novaïa Gazeta s'est souvent retrouvé dans le viseur des autorités en raison de ses enquêtes sur les violations des droits humains et la corruption et plusieurs de ses journalistes ont été assassinés. Edité auparavant plusieurs fois par semaine, Novaïa Gazeta a perdu sa licence et cessé de paraître tel quel après le début de la guerre. Il continue d'exister sous d'autres formats, notamment sur internet. Dmitri Mouratov, alors son rédacteur en chef, a reçu le prix Nobel de la paix en 2021 en récompense de ses "efforts dans la protection de la liberté d'expression" à la tête du journal.

10.04.2026 à 22:39

Report du "grand oral" de Nicolas Barré pour diriger Libération, sur fond d'opposition

FRANCE24
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En lieu et place de ce rendez-vous, c'est Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération, qui viendra lui-même expliquer les raisons de son choix pour remplacer Dov Alfon, patron respecté du journal sur le départ, a-t-il annoncé après une rencontre avec la Société des journalistes et du personnel de Libération (SJPL). "Nous sommes convenus que j'allais exposer les raisons de ma proposition à la rédaction lundi et qu'on repoussait par conséquent la rencontre entre Nicolas Barré et la rédaction", a indiqué M. Olivennes dans une déclaration à l'AFP. Vendredi, la rédaction avait "exprimé son incompréhension face au choix de Nicolas Barré" lors d'une assemblée générale, a indiqué de son côté la SJPL, précisant que l'échange qui a suivi avec M. Olivennes a été "constructif". "Personne ne veut de crise", a ajouté Denis Olivennes, par ailleurs président du conseil de surveillance de CMI France, la branche française du groupe du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. Le nom de Nicolas Barré a été proposé dès mercredi, peu après l'annonce surprise du départ du journaliste franco-israélien Dov Alfon de son poste de directeur, occupé depuis 2020. D'après plusieurs sources au sein de Libé, de nombreux journalistes s'opposent à ce remplacement. Nicolas Barré a dirigé la rédaction du Figaro dans les années 2000, puis pendant plus de dix ans celle des Echos, le quotidien économique dont l'actionnaire est le groupe de luxe LVMH du milliardaire Bernard Arnault. Il en avait été écarté en 2023, avant un passage à la tête de Politico. "Son parcours ne plaide pas pour une greffe réussie", a indiqué sous couvert d'anonymat un journaliste de Libé, quotidien né dans le sillage de Mai 68 et ancré à gauche. La rédaction peut exercer un droit de véto sur la nomination du directeur, dans une limite de trois fois. Mais "le journal tourne, et on veut éviter une crise" à un an de la présidentielle, a plaidé un autre journaliste. Malgré son redressement sous la direction de Dov Alfon, Libération n'échappe pas aux difficultés de la presse. Selon le média L'Informé, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l'a renfloué à quatre reprises depuis 2022, la dernière fois en décembre à hauteur de 17 millions d'euros et pour un total de 59 millions.

10.04.2026 à 22:33

Le poids de la Chine fait pencher la balance, et ce n'est pas de l'économie

FRANCE24
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Avec son indice de masse corporelle de 30, M. Shu est considéré comme obèse, au regard des critères nationaux et de ceux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Boeuf ou pas boeuf, je voulais perdre du poids pour ma santé", dit-il, "cette opportunité est arrivée à point nommé, alors je me suis inscrit". La règle est simple: pour chaque demi-kilo perdu, il recevra l'équivalent en viande de boeuf désossée, ou un kilo et demi de viande avec l'os. C'est l'une des initiatives qui fleurissent avec le soutien des autorités pour endiguer la progression du surpoids et de l'obésité. La surcharge pondérale, avec ses corollaires - maladies chroniques, augmentation des dépenses de santé - est une préoccupation grandissante en Chine. Plus d'un tiers des adultes chinois (37,5%) était en surpoids en 2022, et 8,3% étaient atteints d'obésité, selon l'OMS. La Chine reste loin des Etats-Unis (72,4% des adultes en surpoids, 42% obèses, selon l'OMS). Cependant, les progrès du phénomène sont assez rapides pour causer l'inquiétude. Le nombre de personnes considérées comme obèses a triplé entre 2004 et 2018, selon des données du Centre de contrôle et de prévention des maladies. Si la tendance persiste, la proportion d'adultes en surpoids ou obèses pourrait atteindre 70,5% d'ici à 2030, prédit la Commission nationale de la santé (sur la base de critères plus rigoureux que ceux de l'OMS). Des centaines de millions Lors de la semaine "Perdez du gras..." en mars, les volontaires sont en permanence une dizaine à l'étage qui accueille les femmes comme à celui qui reçoit les hommes. Ils se font peser, mesurer et prendre leur tour de taille. Le personnel en blouse blanche enregistre les données à la main sur un formulaire qu'il remet aux participants, frappé d'un tampon les encourageant à poursuivre leurs efforts. Des opérations similaires ont vu le jour dans tout le pays. Elles sont largement relayées sur les réseaux sociaux. La chaîne de supermarchés Yonghui par exemple incite ses clients à enregistrer leur déperdition pondérale sur 10 jours en se pesant en magasin. Pour chaque kilo et demi perdu, ils peuvent repartir avec un demi-kilo de boeuf, d'écrevisses ou de kiwis. Deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,4 milliard d'habitants, la Chine est celui qui compte le plus grand nombre d'adultes trop gros: 402 millions de personnes, selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet en 2025. Des groupes de soutien En 1982, seuls 7% des Chinois avaient des kilos en trop, rapportait un livre sorti en 2010 et intitulé "Fat China: How Expanding Waistlines Are Changing A Nation" ("La Chine trop grosse: ou comment l'évolution des tours de taille transforme un pays"). Au centre communautaire de Wuxi, le personnel propose aux participants de rejoindre un groupe dédié sur l'application de messagerie instantanée WeChat. Pendant plusieurs mois, les membres du groupe se prodigueront conseils et encouragements pour maigrir. Puis, en janvier 2027, les volontaires passeront à nouveau au pèse-personne. Ceux qui auront alors perdu beaucoup de poids pourront choisir des morceaux délicats, comme de la queue de boeuf. La quantité totale de viande est plafonnée à 10 kilos. Zheng Haihua, 44 ans, dit s'être inscrite pour se pousser à "bouger plus et manger moins". "Le plus dur pour moi, c'est de contrôler mon appétit, car quand je vois de la nourriture délicieuse, j'ai du mal à résister", confie-t-elle en riant. Wu Changyan, médecin local, la comprend: "La pression de la vie quotidienne et le confort moderne nous incitent à manger plus et trop". Li Sheyu, professeur clinicien à l'hôpital de Chine occidentale de l'université du Sichuan, ne croit pas que de telles initiatives "changent fondamentalement la donne". Il ne voit en elles qu'une variation d'incitations classiques à faire attention à sa ligne. "Mais c'est un bon moyen de diffuser dans le grand public des idées sur la perte de poids".

10.04.2026 à 22:25

L'interdiction du plastique dans les cantines scolaires en question, le gouvernement entend la "sécuriser juridiquement"

FRANCE24
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"Personne ne devrait se réjouir de pouvoir continuer à utiliser du plastique dans les cantines", a réagi vendredi sur X le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Jeudi, le syndicat de plasturgistes Plastalliance avait revendiqué avoir rendu caduque l'interdiction du plastique dans les cantines scolaires, en attaquant devant le Conseil d'Etat le décret d'application de la mesure, un texte dont le gouvernement avait reconnu la "fragilité juridique" au printemps 2025. "Avec l'annulation des définitions des contenants, c'est l'ensemble de l'interdiction qui s'effondre", avait déclaré Plastalliance dans un communiqué. "Les collectivités, petites et grandes, retrouvent aujourd'hui la liberté totale de choisir le matériau qu'elles jugent le plus pertinent", ajoutaient-ils. "Flou" sur le champ d'application Le syndicat "prête à la décision du Conseil d'Etat une portée très excessive et laisse croire que l'interdiction du plastique dans les cantines scolaires est remise en cause, ce qui est faux", a de son côté martelé l'association environnementale No Plastic In My Sea vendredi. La décision du Conseil d'Etat "ne remet pas en cause" cette interdiction qui demeure "pleinement applicable", a déclaré à l'AFP vendredi après-midi le ministère de la transition écologique. Il appelle cependant à l'adoption d'une proposition de loi déposée en 2025 "pour que le flou autour du champ d'application de ces interdictions ne persiste pas davantage". Grégoire Ensel, vice-président de l'association de parents d'élèves FCPE, a pour sa part appelé "à ce que la loi protège sans délai nos enfants de ces ustensiles", dont "les risques pour (leur) santé (...) sont documentés scientifiquement". Promulguée en 2018, la loi Egalim avait fixé au 1er janvier 2025 l'interdiction "de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe ou de service en matière plastique" dans les cantines scolaires et universitaires, ainsi que dans les établissements d'accueil des enfants de moins de 6 ans. L'interdiction avait été étendue par la loi antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) aux services de pédiatrie, d'obstétrique et de maternité, également à partir de janvier 2025. Pour les plus petites collectivités (moins de 2.000 habitants), un délai était laissé jusqu'au 1er janvier 2028. "Sécuriser" la loi Mais le décret de mise en œuvre de la loi, daté du 28 janvier 2025 était "allé plus loin que la loi", en englobant dans l'interdiction la vaisselle et les couverts, alors qu'"un décret ne peut aller plus loin que la loi", avait expliqué sur RMC Agnès Pannier-Runacher. Pour résoudre le problème, elle avait indiqué qu'une proposition de loi allait être déposée pour "adapter la loi au décret". Une proposition de loi des députées EPR Graziella Melchior et Véronique Riotton visant à "garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance", a bien été enregistrée à la présidence de l'Assemblée le 24 mars 2025, mais sans suite à ce jour. Vendredi, le ministre délégué Mathieu Lefèvre a assuré que "le gouvernement soutient pleinement" le texte. "Nous appelons le gouvernement à sécuriser définitivement la loi et à mettre au plus vite à l'agenda la proposition de loi transpartisane déposée en mars 2025 et signée par près de 200 députés, dont la Ministre actuelle de la santé, Stéphanie Rist et le Ministre actuel délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre", a réagi la déléguée générale de No Plastic In My Sea, Muriel Papin, dans un communiqué.

10.04.2026 à 22:13

Artemis II: comment les parachutes d'Orion doivent assurer un retour en douceur

FRANCE24
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Depuis le Centre spatial Johnson de Houston, Jared Daum, responsable du système de parachutes Orion, explique à l'AFP comment va se dérouler le retour sur Terre vendredi soir des quatre astronautes, au dixième et dernier jour de la mission Artemis II. Question: Comment le vaisseau spatial décélère t-il et quel rôle joue le parachute ? Réponse: "Le vaisseau spatial utilise la résistance de son bouclier thermique pour décélérer, passant d'une vitesse de rentrée dans l'atmosphère de 32.000 à 40.000 km/h à environ 560 km/h à une altitude de 7.300 mètres. Le bouclier thermique seul nous permet d'atteindre cette vitesse, mais il atteint une limite en raison de la masse du véhicule. À ce stade, nous avons donc besoin des parachutes. Le système réduit la vitesse du vaisseau de 560km/h à environ 27km/h, permettant à l'équipage un amerrissage en douceur dans l'océan Pacifique." Q: Comment fonctionne le système de parachute ? R: "Nous procédons à l'aide de quatre types de parachutes, et nous en déployons onze au total. Après le déploiement d'un premier parachute entièrement en Kevlar, qui permet de soulever la trappe où se situe le reste de l'équipement, nous déployons deux parachutes de freinage. Ils mesurent chacun 7 mètres de diamètre et ont pour rôle de stabiliser et de ralentir le véhicule, pour atteindre 240km/h. À ce moment-là, nous sectionnons les suspensions et déployons trois parachutes pilotes qui mesurent environ 2,7 mètres de diamètre et dont la fonction est de soulever les trois parachutes principaux qui pèsent chacun 136 kg pour une surface de 1.022 m². Fabriqués en nylon, ils sont suffisamment résistants pour permettre à la capsule de décélérer pour atteindre environ 27km/h. Lorsque l'équipage amerrit, les parachutes se dégonflent instantanément. Nous les verrons tomber dans l'océan, sectionnés par un dispositif pyrotechnique, pour ne pas qu'ils se transforment en voile ou en ancre." Q: Et si ca se passe mal ? R: "Avec ces parachutes, on n'a qu'une seule chance. C'est pourquoi nous avons intégré une redondance à chacun des quatre types de parachutes [si l'un tombe en panne, d'autres du même type prennent le relais], permettant ainsi aux astronautes d'atterrir en toute sécurité."

10.04.2026 à 22:11

Wall Street temporise avant des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis

FRANCE24
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Le Dow Jones a cédé 0,56%, l'indice Nasdaq a gagné 0,35% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,12%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine ont avancé de plus de 3%. "Les marchés évoluent dans un climat de prudence à l’approche des pourparlers de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran prévus ce week-end à Islamabad", souligne Elias Haddad, de Brown Brothers Harriman (BBH). Alors que des doutes ont émergé dans la journée sur la tenue, ou non, de ces discussions, le Premier ministre pakistanais a assuré que des représentants des deux pays se rendraient à Islamabad "où des négociations se tiendront pour instaurer la paix". Le Pakistan avait invité les délégations à se retrouver vendredi, mais l'arrivée du vice-président américain JD Vance n'est prévue que samedi matin. La délégation iranienne est de son côté arrivée vendredi soir, selon la télévision d'Etat, qui précise que les pourparlers ne débuteront que si Washington accepte "les conditions préalables de l'Iran". Téhéran avait auparavant dit exiger une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute discussion. Signe de l'espoir des investisseurs sur cette rencontre, les cours du pétrole ont à nouveau reculé vendredi. Sur la semaine, ils ont même chuté d'environ 13%. Pour les investisseurs, "la question centrale est de savoir si le pic des craintes liées à la sécurité maritime est désormais derrière nous", assure Elias Haddad. La navigation reste largement entravée dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le pétrole, quasi bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre, alors que sa réouverture était une condition du cessez-le-feu. "Même si cette trêve tient et débouche sur une cessation plus durable des hostilités, nous prévoyons que les prix du pétrole ne baisseront que progressivement", prévient Nancy Vanden Houten, d'Oxford Economics. Vendredi, Wall Street s'est aussi montrée peu surprise des derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis. L'indice CPI a progressé de 3,3% sur un an en mars, contre 2,4% le mois précédent, en raison de la flambée des prix de l'énergie. Mais ce bond était attendu. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain se tendait par rapport à la veille en clôture, à 4,32% vers 20H20 GMT contre 4,28%. Côté entreprises, le groupe d'analyse de données Palantir a terminé en recul de 1,90% à 128,06 dollars. En forte baisse dans les premiers échanges, il a profité d'un message de soutien du président américain Donald Trump, publié sur son réseau Truth Social. Le taïwanais TSMC (+1,40% à 370,60 dollars), premier sous-traitant mondial de semi-conducteurs, a été porté par ses résultats trimestriels records, notamment un bond de 35% de son chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de 2026. L'éditeur de logiciels ServiceNow (-7,58% à 83,00 dollars) a chuté après une dégradation de sa recommandation par UBS. Le groupe bancaire suisse estime que ServiceNow n'est plus si bien positionné pour résister aux turbulences de l'arrivée de l'intelligence artificielle (IA). Depuis le début de l'année, le secteur a été largement chahuté par les craintes de voir l'IA mettre à mal son modèle économique. Les grands noms du logiciel ont perdu en quelques mois 30% à 50% de leur capitalisation boursière.

10.04.2026 à 21:17

Ligue 1: fin de série brutale pour Monaco, battu par un Paris FC de gala

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Le PFC a fait un grand pas vers le maintien en se hissant provisoirement à la 12e place avec 35 points, tandis que Monaco reste à 49 points et pourrait être lâché par Marseille, qui joue contre Metz lors du deuxième match de vendredi (21h05). C'était football champagne vendredi à Jean-Bouin. Le PFC d'Antoine Kombouaré a ravi ses fans dans des proportions qu'ils n'attendaient sans doute plus cette saison, pensée par la famille Arnault propriétaire pour être une transition humble après la Ligue 2. Leur équipe menait 3-0 après 21 minutes de jeu, prenant de court un Monaco qui avait l'habitude qu'on lui cède le terrain au gré de ses sept derniers matches, tous remportés. Dès la 4e minute, Jonathan Ikoné a coupé aux six mètres un centre tendu de Moses Simon. L'ancien joueur du PSG s'est ensuite offert un doublé en concluant une nouvelle action de classe du PFC (21e). Entre-temps Ciro Immobile avait inscrit un joli but d'une frappe en pleine lucarne, son deuxième sous ses nouvelles couleurs. Les trois buts venaient à chaque fois conclure un jeu de passe dynamique et ambitieux qu'on avait peu vu chez ces Parisiens-là cette saison. Les supporters pouvaient se frotter les yeux en se croyant dans l'enceinte voisine du Parc des Princes. Et encore, Maxime Lopez a buté sur le portier monégasque Lukas Hradecky, auteur d'un arrêt extraordinaire à bout portant d'une jambe tendue, après encore un mouvement splendide des locaux (14e). Pogba applaudi Condamné à rattraper très vite un retard, Monaco s'est livré mais a eu le plus grand mal à gérer la profondeur, offrant plusieurs occasions au PFC d'enfoncer le clou. Côté attaque, les Rouge et Blanc ont longtemps semblé capables de marquer plusieurs buts, mais ont été trop imprécis. Folarin Balogun, homme en forme s'il en est, a finalement inscrit son septième but en autant de matches, en trompant Kevin Trapp d'un tirs à ras de terre à l'issue d'une course échevelée (36e). Mais lui et ses partenaires avaient dû s'essayer à tirer de nombreuses fois avant cela. Le vent commençait à tourner et Antoine Kombouaré semble l'avoir bien senti, puisque son équipe est revenue de la pause positionnée plus haut pour moins subir. Et malgré la rentrée très applaudie par tout le stade de Paul Pogba, qui n'avait plus joué en compétition depuis décembre, et celle de Maghnes Akliouche, c'est bien le PFC qui a marqué le cinquième but de la rencontre, via un autre entrant. Luca Koleosho, tout près de marquer deux minutes plus tôt, a expédié sa frappe sous la barre transversale pour faire se lever le public (71e). Ses partenaires ont secoué la tête devant ce but somptueux, incrédules, résumant aussi, probablement, leur sentiment du soir. Le Paris FC n'a toujours pas perdu sous les ordres d'Antoine Kombouaré.

10.04.2026 à 21:13

Record de distance, "coucher de Terre" et météorites : ce qu'il faut retenir de la mission Artémis II

FRANCE 24
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Après une dizaine de jours passés dans l'espace pour faire le tour de la Lune et s'être aventurés à plus de 406 000 km de notre planète, les quatre astronautes de la mission Artémis II font leur retour sur Terre vendredi soir. Tour d'horizon des moments forts vécus par l'équipage.
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Après une dizaine de jours passés dans l'espace pour faire le tour de la Lune et s'être aventurés à plus de 406 000 km de notre planète, les quatre astronautes de la mission Artémis II font leur retour sur Terre vendredi soir. Tour d'horizon des moments forts vécus par l'équipage.
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