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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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16.07.2026 à 18:55

FRANCE24
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Pour le maillot jaune, il y a Tadej Pogacar, inaccessible leader du classement général qui se dirige sur une autoroute vers un cinquième sacre. Pour le maillot vert, on a Mads Pedersen, qui engrange le maximum de points aux sprints intermédiaires pour mener la tête de ce classement aux points, parfois faussement appelé "de meilleur sprinteur". Car le meilleur sprinteur sur ce Tour ce n'est pas lui, mais le Belge Tim Merlier, incontestable empereur des arrivées massives avec trois victoires en cinq occasions. Jeudi en bords de Saône, le coureur de Soudal Quick-Step a encore surgi au bon moment pour devancer Olav Kooij, auteur de son quatrième podium déjà, et Jasper Philipsen qui n'a une nouvelle fois pas réussi à concrétiser le travail de son équipe Alpecin. Le voilà déjà à six victoires sur la Grande Boucle, 75 au total dans sa carrière. Pour immortaliser l'instant, le Belge de 33 ans a demandé à Tadej Pogacar de signer le maillot de son fils Jules et de faire une photo ensemble. "Il est encore jeune, mais peut‑être qu'il s'en souviendra plus tard. Que ma famille soit là m'a donné une motivation supplémentaire. Celle-ci est spéciale", a expliqué Merlier, en couple avec Cameron Vandenbroucke, la fille de Frank Vandenbroucke, l'enfant terrible du cyclisme belge, décédé en 2009 à l'âge de 34 ans. La guérilla de Lidl-Trek Les minutes précédentes ont été moins mignonnes. Alors que les sprints avaient été épargnés de toute chute jusque-là, l'emballage final a été marqué par un violent crash dans les derniers mètres impliquant notamment le Français Dorian Godon et le Colombien Fernando Gaviria, victime d'une fracture de la clavicule. Auparavant, les 25 derniers kilomètres avaient déjà été très animés avec plusieurs attaques de la part notamment d'un Quinn Simmons hyperactif avec ses coéquipiers de Lidl-Trek qui avaient décidé de mettre le bazar. "On voulait tenter un truc, c'était cool à regarder non?", s'en est amusé leur directeur sportif Kim Andersen. Ces tentatives de guérilla ont donné énormément de travail aux équipes de sprinteurs, notamment dans la côte de Montagny-lès-Buxy où Simmons, alias Captain America, a roulé comme un bœuf, tout en prenant le temps de taper dans la main de son père posté en bord de route. La nouvelle charge du "Sanglier" Le reste de l'après-midi a permis une nouvelle fois de voir à l'avant le Français Baptiste Veistroffer. D'abord seul, puis à quatre lorsque Mattéo Vercher, Damiano Caruso et Ewen Costiou l'ont rejoint. A deux Bretons ensuite avec Costiou. Et enfin à nouveau seul après que Costiou a lâché à son tour la roue du "Sanglier de Fouesnant", finalement repris à 33 km de l'arrivée après sa troisième fugue dans ce Tour de France. Mais les équipes de sprinteurs n'allaient pas laisser filer la dernière occasion de s'illustrer avant au plus tôt mercredi prochain. Car dès vendredi la pente s'élève avec l'ascension du Ballon d'Alsace avant deux étapes de montagnes samedi dans les Vosges et dimanche dans les Alpes. "A partir de demain, ce sera surtout une question de survie pour moi", a commenté Merlier. Le Belge ne croit "plus" au maillot vert qu'il n'a jamais vraiment chassé et pense qu'il n'y aura plus de sprint massif d'ici la fin. Mais il a dit qu'il voulait quand même voir Paris. Pour y célébrer son titre officieux de meilleur sprinteur du Tour.

16.07.2026 à 18:51

FRANCE24
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Toronto affiche la pire qualité de l'air parmi toutes les grandes villes du monde, devançant New Delhi et Kinshasa, selon la société suisse IQAir.
Texte intégral (595 mots)
Toronto affiche la pire qualité de l'air parmi toutes les grandes villes du monde, devançant New Delhi et Kinshasa, selon la société suisse IQAir.

16.07.2026 à 18:41

FRANCE24
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Fidèle à sa discrétion légendaire, l'ancien N.10 s'est muré dans le silence ces dernières semaines et s'est bien gardé de faire des commentaires sur son avenir ou sur le parcours des Bleus durant la Coupe du monde. S'il a effectué plusieurs apparitions publiques en tribunes au cours du Mondial, c'était notamment pour encourager son fils Luca, gardien de l'Algérie, éliminée en 16e de finale par la Suisse. L'ex-meneur de jeu et capitaine attend sagement son heure même si sa nomination ne devrait pas intervenir la semaine prochaine, selon une source proche du dossier. Si ses services travaillent activement à la venue de Zidane, selon une source proche des négociations, la Fédération française de football (FFF) s'en tient officiellement à son timing: pas d'annonce avant le terme du tournoi et le retour de Deschamps, pour ne pas phagocyter les adieux du technicien après 14 années glorieuses passées à la tête de la sélection. "Il ne faut pas précipiter les choses", a indiqué le président de la FFF Philippe Diallo à L'Equipe dimanche, à deux jours de l'élimination des Tricolores en demi-finales face à l'Espagne (2-0) mardi à Arlington, près de Dallas. Alors que la signature de Zidane est un secret de polichinelle, le patron de l'instance a toujours veillé à protéger les Bleus et leur sélectionneur actuel pour ne pas perturber la préparation du grand rendez-vous nord-américain. Mais il avait tout de même créé quelques remous en vendant la mèche en mars dans les colonnes du Figaro. "Oui, je connais son nom", avait-il ainsi répondu à une question sur l'identité du successeur de Deschamps, révélant avoir reçu "moins de cinq" candidatures, "toutes françaises". "Il n'y a pas énormément de profils qui peuvent prétendre à diriger l'une des plus grandes sélections du monde. Il faut un profil qui coche beaucoup de cases et qui puisse faire aussi l'objet d’une adhésion des Français, puisque, cette équipe de France de football, c'est l'équipe des Français", avait-il ajouté. "Légitime" Ses propos ont eu le don d'agacer Deschamps, en pleine tournée américaine avec les Bleus. "J'ai pour habitude de ne pas commenter les déclarations du président. Je ne vais pas perdre d'énergie avec ça. Ce qui se passera après ne me concerne pas", avait-il lâché. Le portait-robot esquissé par Philipe Diallo correspond à celui de Zidane, le plus grand joueur de l'histoire du football hexagonal et l'une des personnalités préférées des Français, devenu un entraîneur à succès sur le banc du Real Madrid où il a signé un incroyable triplé en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). Le champion du monde (1998) et d'Europe (2000), âgé de 54 ans et sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengue (2019-2021), n'a jamais caché son ambition de guider un jour les Bleus à l'instar de ses deux illustres anciens coéquipiers en équipe nationale, Laurent Blanc (2010-2012) et Deschamps (2012-2026). "Je me sens légitime en équipe de France, où j'ai joué et passé pratiquement douze, treize ou quatorze ans comme joueur. Bien sûr, c'est un rêve, j'ai hâte", avait-il déclaré en mai 2025 en marge d'un événement organisé par son sponsor personnel, l'équipementier Adidas. "J'en ai envie, bien sûr. Je le serai, je l'espère, un jour", avait-il également affirmé en 2022 dans un entretien à L'Equipe. Selon plusieurs médias, Zidane travaille déjà aux contours de son staff. La question de ses émoluments ne devrait pas non plus poser trop de soucis à la FFF. L'accord trouvé le 8 juillet entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) sur une réforme de la gouvernance du sport professionnel prévoit un plafonnement à 450.000 euros brut annuels de la rémunération des dirigeants des fédérations et de leurs salariés. Une disposition qui aurait pu constituer un énorme frein à la nomination de Zidane mais la CMP a introduit une procédure de dérogation permettant, avec l'accord du ministère des Sports, d'aller au-delà pour certains postes-clés, comme celui de sélectionneur de l'équipe de France.
Texte intégral (708 mots)
Fidèle à sa discrétion légendaire, l'ancien N.10 s'est muré dans le silence ces dernières semaines et s'est bien gardé de faire des commentaires sur son avenir ou sur le parcours des Bleus durant la Coupe du monde. S'il a effectué plusieurs apparitions publiques en tribunes au cours du Mondial, c'était notamment pour encourager son fils Luca, gardien de l'Algérie, éliminée en 16e de finale par la Suisse. L'ex-meneur de jeu et capitaine attend sagement son heure même si sa nomination ne devrait pas intervenir la semaine prochaine, selon une source proche du dossier. Si ses services travaillent activement à la venue de Zidane, selon une source proche des négociations, la Fédération française de football (FFF) s'en tient officiellement à son timing: pas d'annonce avant le terme du tournoi et le retour de Deschamps, pour ne pas phagocyter les adieux du technicien après 14 années glorieuses passées à la tête de la sélection. "Il ne faut pas précipiter les choses", a indiqué le président de la FFF Philippe Diallo à L'Equipe dimanche, à deux jours de l'élimination des Tricolores en demi-finales face à l'Espagne (2-0) mardi à Arlington, près de Dallas. Alors que la signature de Zidane est un secret de polichinelle, le patron de l'instance a toujours veillé à protéger les Bleus et leur sélectionneur actuel pour ne pas perturber la préparation du grand rendez-vous nord-américain. Mais il avait tout de même créé quelques remous en vendant la mèche en mars dans les colonnes du Figaro. "Oui, je connais son nom", avait-il ainsi répondu à une question sur l'identité du successeur de Deschamps, révélant avoir reçu "moins de cinq" candidatures, "toutes françaises". "Il n'y a pas énormément de profils qui peuvent prétendre à diriger l'une des plus grandes sélections du monde. Il faut un profil qui coche beaucoup de cases et qui puisse faire aussi l'objet d’une adhésion des Français, puisque, cette équipe de France de football, c'est l'équipe des Français", avait-il ajouté. "Légitime" Ses propos ont eu le don d'agacer Deschamps, en pleine tournée américaine avec les Bleus. "J'ai pour habitude de ne pas commenter les déclarations du président. Je ne vais pas perdre d'énergie avec ça. Ce qui se passera après ne me concerne pas", avait-il lâché. Le portait-robot esquissé par Philipe Diallo correspond à celui de Zidane, le plus grand joueur de l'histoire du football hexagonal et l'une des personnalités préférées des Français, devenu un entraîneur à succès sur le banc du Real Madrid où il a signé un incroyable triplé en Ligue des champions (2016, 2017, 2018). Le champion du monde (1998) et d'Europe (2000), âgé de 54 ans et sans poste depuis son deuxième passage chez les Merengue (2019-2021), n'a jamais caché son ambition de guider un jour les Bleus à l'instar de ses deux illustres anciens coéquipiers en équipe nationale, Laurent Blanc (2010-2012) et Deschamps (2012-2026). "Je me sens légitime en équipe de France, où j'ai joué et passé pratiquement douze, treize ou quatorze ans comme joueur. Bien sûr, c'est un rêve, j'ai hâte", avait-il déclaré en mai 2025 en marge d'un événement organisé par son sponsor personnel, l'équipementier Adidas. "J'en ai envie, bien sûr. Je le serai, je l'espère, un jour", avait-il également affirmé en 2022 dans un entretien à L'Equipe. Selon plusieurs médias, Zidane travaille déjà aux contours de son staff. La question de ses émoluments ne devrait pas non plus poser trop de soucis à la FFF. L'accord trouvé le 8 juillet entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) sur une réforme de la gouvernance du sport professionnel prévoit un plafonnement à 450.000 euros brut annuels de la rémunération des dirigeants des fédérations et de leurs salariés. Une disposition qui aurait pu constituer un énorme frein à la nomination de Zidane mais la CMP a introduit une procédure de dérogation permettant, avec l'accord du ministère des Sports, d'aller au-delà pour certains postes-clés, comme celui de sélectionneur de l'équipe de France.

16.07.2026 à 18:26

Les Observateurs
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Des internautes affirment que Marine Tondelier, cheffe du parti les Écologistes, aurait tenté de faire passer une photo de son domicile pour celle d’un train surchauffé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le cliché a pourtant bien été pris dans un TER.
Texte intégral (708 mots)
Des internautes affirment que Marine Tondelier, cheffe du parti les Écologistes, aurait tenté de faire passer une photo de son domicile pour celle d’un train surchauffé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le cliché a pourtant bien été pris dans un TER.

16.07.2026 à 18:17

FRANCE24
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Le CAC 40 a cédé 0,05% à 8.377,86 points, un recul de 4,57 points. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises avait gagné 0,19% pour terminer à 8.382,43 points. "Les tensions au Moyen-Orient ne faiblissent pas. Les investisseurs suivent de très près la stratégie que les États-Unis vont adopter dans la région et jugent critiques les répercussions potentielles sur l’économie mondiale", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Les États-Unis et l'Iran ont de nouveau échangé des frappes, le conflit au Moyen-Orient ne montrant jeudi aucun signe d'accalmie après plus d'une semaine de bombardements. L'Iran, qui a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz le week-end dernier, a promis que cette voie maritime resterait fermée jusqu'à la fin des "agressions" américaines. Les semi-conducteurs en recul "On assiste à un mouvement significatif de +derisking+ (vente des actifs les plus risqués ndlr) qui touche le secteur des semi-conducteurs et toute la chaîne d'approvisionnement de l'IA", explique à l'AFP Isabelle de Gavoty, responsable de gestion actions Europe chez AllianzGI. Après avoir nettement reculé en Asie, faisant chuter les Bourses de Séoul (-6,37%) et de Tokyo (-2,79%), les valeurs phares du secteur des composants électroniques ont cédé du terrain sur les autres places financières. A Paris, Soitec a cédé 7,64% à 90,18 euros et STMicroelectronics 4,84% à 56,03 euros. Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année. Mais les investisseurs doutent de plus en plus de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises qui en bénéficient, comme les semi-conducteurs. Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-2,03% à 137,70 euros) et Schneider Electric (-2,15% à 264,35 euros), ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper. Début de la saison des résultats, Publicis salué Autre point d'attention des marchés: la saison des résultats qui débute. En Europe, "on s'attend à des publications globalement positives, qui pourraient permettre aux indices du continent de rattraper leur retard sur les Etats-Unis", explique Isabelle de Gavoty. Le géant français de la communication Publicis a grimpé de 3,07% à 91,38 euros. Il a légèrement relevé jeudi ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026. Sodexo signe avec Meta Le groupe de restauration collective et de services Sodexo (+2,18% à 53,85 euros) a annoncé jeudi avoir été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Meta à travers le monde.
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Le CAC 40 a cédé 0,05% à 8.377,86 points, un recul de 4,57 points. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises avait gagné 0,19% pour terminer à 8.382,43 points. "Les tensions au Moyen-Orient ne faiblissent pas. Les investisseurs suivent de très près la stratégie que les États-Unis vont adopter dans la région et jugent critiques les répercussions potentielles sur l’économie mondiale", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Les États-Unis et l'Iran ont de nouveau échangé des frappes, le conflit au Moyen-Orient ne montrant jeudi aucun signe d'accalmie après plus d'une semaine de bombardements. L'Iran, qui a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz le week-end dernier, a promis que cette voie maritime resterait fermée jusqu'à la fin des "agressions" américaines. Les semi-conducteurs en recul "On assiste à un mouvement significatif de +derisking+ (vente des actifs les plus risqués ndlr) qui touche le secteur des semi-conducteurs et toute la chaîne d'approvisionnement de l'IA", explique à l'AFP Isabelle de Gavoty, responsable de gestion actions Europe chez AllianzGI. Après avoir nettement reculé en Asie, faisant chuter les Bourses de Séoul (-6,37%) et de Tokyo (-2,79%), les valeurs phares du secteur des composants électroniques ont cédé du terrain sur les autres places financières. A Paris, Soitec a cédé 7,64% à 90,18 euros et STMicroelectronics 4,84% à 56,03 euros. Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année. Mais les investisseurs doutent de plus en plus de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises qui en bénéficient, comme les semi-conducteurs. Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-2,03% à 137,70 euros) et Schneider Electric (-2,15% à 264,35 euros), ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper. Début de la saison des résultats, Publicis salué Autre point d'attention des marchés: la saison des résultats qui débute. En Europe, "on s'attend à des publications globalement positives, qui pourraient permettre aux indices du continent de rattraper leur retard sur les Etats-Unis", explique Isabelle de Gavoty. Le géant français de la communication Publicis a grimpé de 3,07% à 91,38 euros. Il a légèrement relevé jeudi ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026. Sodexo signe avec Meta Le groupe de restauration collective et de services Sodexo (+2,18% à 53,85 euros) a annoncé jeudi avoir été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Meta à travers le monde.

16.07.2026 à 18:13

FRANCE24
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Elon Musk s'est invité mercredi dans la campagne présidentielle en écrivant sur son propre réseau social X que la candidate du RN à la présidentielle "est le dernier espoir de la France". "Cela ne nous lie pas à Elon Musk et ça nous permet en tous les cas d'identifier le fait que oui, Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France", a déclaré M. Chenu sur France 2. "Qu'un milliardaire américain donne son avis, on est très loin de l'ingérence. Ou alors plus personne ne pourra rien dire", a-t-il ajouté bien que le tout-puissant patron de X dispose d'une influence décuplée par ses algorithmes. "Quand Monsieur Obama, président des États-Unis, soutenait Emmanuel Macron, on pouvait éventuellement parler d'ingérence", a-t-il ajouté. "Il y a des soutiens qui seront peut-être beaucoup plus embarrassants pour nos adversaires que celui d'Elon Musk aujourd'hui", a-t-il pronostiqué, sans donner de nom.
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Elon Musk s'est invité mercredi dans la campagne présidentielle en écrivant sur son propre réseau social X que la candidate du RN à la présidentielle "est le dernier espoir de la France". "Cela ne nous lie pas à Elon Musk et ça nous permet en tous les cas d'identifier le fait que oui, Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France", a déclaré M. Chenu sur France 2. "Qu'un milliardaire américain donne son avis, on est très loin de l'ingérence. Ou alors plus personne ne pourra rien dire", a-t-il ajouté bien que le tout-puissant patron de X dispose d'une influence décuplée par ses algorithmes. "Quand Monsieur Obama, président des États-Unis, soutenait Emmanuel Macron, on pouvait éventuellement parler d'ingérence", a-t-il ajouté. "Il y a des soutiens qui seront peut-être beaucoup plus embarrassants pour nos adversaires que celui d'Elon Musk aujourd'hui", a-t-il pronostiqué, sans donner de nom.

16.07.2026 à 18:12

FRANCE24
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En Algérie, onze corps dont certains calcinés, ont été retrouvés dans un orphelinat près de la banlieue d'Alger. Le bâtiment a été ravagé par les flammes. Plusieurs enfants sont parmi les victimes.
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En Algérie, onze corps dont certains calcinés, ont été retrouvés dans un orphelinat près de la banlieue d'Alger. Le bâtiment a été ravagé par les flammes. Plusieurs enfants sont parmi les victimes.

16.07.2026 à 18:09

FRANCE24
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Après des images de Toronto plongée mercredi dans une atmosphère d'un jaune apocalyptique, ce sont désormais les Etats du Minnesota, du Wisconsin, du Michigan et de l'Illinois, frontaliers du Canada, qui sont particulièrement affectés, et New York devrait suivre dans l'après-midi. Selon les données collectées par la société IQAir, Toronto était toujours jeudi matin la deuxième métropole la plus polluée au monde, derrière Détroit, après avoir été la plus polluée une grande partie de la veille. Minneapolis et Chicago figurent également au sommet de ce classement. L'air de la région de New York va atteindre un seuil qualifié de "dangereux pour la santé" en raison des particules fines issues des incendies, alertent les autorités, qui encouragent les habitants à passer le plus de temps possible à l'intérieur. "Cela pourrait constituer le pire événement de fumée à New York depuis 2023, et la situation va être étroitement surveillée", a souligné la municipalité. Des masques sont distribués dans les bibliothèques et les gares. En 2023, le ciel de la ville avait pris une teinte orange qui avait marqué les habitants, et l'indice de qualité de l'air avait atteint le niveau dangereux de 465. Une valeur déjà dépassée jeudi à Détroit, autour des 600, selon l'outil de suivi de l'Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), après avoir grimpé encore plus haut pendant la nuit. Des localités évacuées au Canada Ces mauvaises conditions devraient se prolonger jusqu'à vendredi au moins, préviennent les autorités de l'Etat américain du Michigan, situé au sud de l'Ontario. Dans le nord-ouest de cette province canadienne, les autorités décomptent plus de 130 incendies actifs non maîtrisés, dont 63 hors de contrôle. Les surfaces touchées sont immenses - un seul a déjà touché près de 300.000 hectares - et commencent à frapper des zones habitées. Les autorités de l'Ontario ont ainsi formellement demandé jeudi de l'aide supplémentaire au gouvernement fédéral canadien, notamment en matière de moyens aériens pour les évacuations de localités reculées. "Plus de 150 équipes de pompiers travaillent en permanence pour protéger les habitants des incendies" a précisé jeudi le Premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, sur le réseau social X. Si aucun bilan des dommages n'a jusqu'alors été communiqué, deux nouvelles localités ont été évacuées mercredi soir dans la province, s'ajoutant à la dizaine d'évacuations déjà ordonnées. Selon les dernières statistiques officielles canadiennes, la saison des feux de forêt a été jusqu'ici beaucoup moins dramatique dans le pays qu'en 2023, année record, et 2025. Mais sur ce territoire immense, 1,9 million d'hectares ont déjà brûlé cette année, soit une superficie s'approchant de celle de la Slovénie.
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Après des images de Toronto plongée mercredi dans une atmosphère d'un jaune apocalyptique, ce sont désormais les Etats du Minnesota, du Wisconsin, du Michigan et de l'Illinois, frontaliers du Canada, qui sont particulièrement affectés, et New York devrait suivre dans l'après-midi. Selon les données collectées par la société IQAir, Toronto était toujours jeudi matin la deuxième métropole la plus polluée au monde, derrière Détroit, après avoir été la plus polluée une grande partie de la veille. Minneapolis et Chicago figurent également au sommet de ce classement. L'air de la région de New York va atteindre un seuil qualifié de "dangereux pour la santé" en raison des particules fines issues des incendies, alertent les autorités, qui encouragent les habitants à passer le plus de temps possible à l'intérieur. "Cela pourrait constituer le pire événement de fumée à New York depuis 2023, et la situation va être étroitement surveillée", a souligné la municipalité. Des masques sont distribués dans les bibliothèques et les gares. En 2023, le ciel de la ville avait pris une teinte orange qui avait marqué les habitants, et l'indice de qualité de l'air avait atteint le niveau dangereux de 465. Une valeur déjà dépassée jeudi à Détroit, autour des 600, selon l'outil de suivi de l'Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), après avoir grimpé encore plus haut pendant la nuit. Des localités évacuées au Canada Ces mauvaises conditions devraient se prolonger jusqu'à vendredi au moins, préviennent les autorités de l'Etat américain du Michigan, situé au sud de l'Ontario. Dans le nord-ouest de cette province canadienne, les autorités décomptent plus de 130 incendies actifs non maîtrisés, dont 63 hors de contrôle. Les surfaces touchées sont immenses - un seul a déjà touché près de 300.000 hectares - et commencent à frapper des zones habitées. Les autorités de l'Ontario ont ainsi formellement demandé jeudi de l'aide supplémentaire au gouvernement fédéral canadien, notamment en matière de moyens aériens pour les évacuations de localités reculées. "Plus de 150 équipes de pompiers travaillent en permanence pour protéger les habitants des incendies" a précisé jeudi le Premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, sur le réseau social X. Si aucun bilan des dommages n'a jusqu'alors été communiqué, deux nouvelles localités ont été évacuées mercredi soir dans la province, s'ajoutant à la dizaine d'évacuations déjà ordonnées. Selon les dernières statistiques officielles canadiennes, la saison des feux de forêt a été jusqu'ici beaucoup moins dramatique dans le pays qu'en 2023, année record, et 2025. Mais sur ce territoire immense, 1,9 million d'hectares ont déjà brûlé cette année, soit une superficie s'approchant de celle de la Slovénie.

16.07.2026 à 18:09

FRANCE24
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"Nous devons dire aux gens la vérité, nous devons dire que la politique avec laquelle Poutine dirige le pays, c'est une politique qui mène vers le chaos et peut-être, que Dieu nous en préserve, vers une catastrophe", a dit M. Nadejdine, au cours d'un entretien mercredi à Dolgoproudny, dans la banlieue de Moscou, où il habite. Cet homme de 63 ans à la courte barbe et aux traits tirés, qui veut être candidat à la Douma, la chambre basse du Parlement, aux élections en septembre, doit comparaître vendredi devant le tribunal de Dolgoproudny, pour "démonstration de symboles extrémistes". Pour cette infraction administrative, il encourt au maximum 15 jours de détention. Mais il n'est pas exclu que les autorités russes déclenchent ultérieurement contre lui des poursuites plus graves. "Dire la vérité" Avec calme, il explique à l'AFP avoir réfléchi ces derniers jours à la possibilité de quitter son pays si la menace d'un emprisonnement se confirmait, tout en assurant ne pas vouloir "partir" et se sentir "attaché à sa patrie". La possibilité d'une fuite pourrait cependant s'être déjà refermée. Il a en effet annoncé jeudi sur Telegram que, dans la nuit, il s'était vu notifier par les autorités "une interdiction de partir à l'étranger" qu'il examine avec ses avocats. Boris Nadejdine fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le chef de l'Etat et l'offensive en Ukraine, sans être pour l'heure privé de liberté ou en exil. Fin 2023, cet ancien député à la Douma (2000-2003) avait été le seul opposant à la guerre à se présenter contre Vladimir Poutine à la présidentielle de mars 2024 mais les autorités électorales avaient rejeté sa candidature, prétextant des irrégularités dans sa collecte de signatures. "Il faut faire tout ce qui est en votre pouvoir. Si vous êtes un homme politique, comme moi, il faut dire la vérité et tenter de se faire élire, pour que les gens vous soutiennent. Si vous êtes un homme ordinaire, vous pouvez venir aux élections et ne pas voter pour Russie unie", le parti pro-Kremlin, a-t-il dit à l'AFP. "Du délire" "J’agis toujours exclusivement dans le champ légal. Jusqu’au bout. Ces efforts doivent être orientés vers un changement de pouvoir en Russie par des moyens pacifiques", a poursuivi M. Nadejdine. La semaine dernière, il a été placé sur la liste des "agents de l'étranger", un statut impliquant de nombreuses contraintes sous peine d'amendes ou d'emprisonnement. Du fait de ce nouveau statut et de sa possible condamnation judiciaire à venir, sa candidature aux législatives, pour laquelle il rassemblait des signatures, est désormais fortement compromise. Selon lui, ces poursuites sont liées à une hausse de sa popularité après le lancement de sa campagne électorale car il représente "une triste perspective" pour le Kremlin, celle de "l'apparition" d'un député d'opposition à la Douma. "Aujourd'hui, absolument tous les députés sont pour Poutine et pour la guerre", martèle-t-il. Depuis l'attaque massive contre l'Ukraine, le pouvoir russe a fortement accru la répression, emprisonnant des centaines de critiques de ce conflit. La quasi-totalité des opposants sont désormais emprisonnés, morts ou vivent en exil à l'étranger. Pour Boris Nadejdine, les accusations de "démonstration de symboles extrémistes" le visant sont "ridicules" et ubuesques. Il explique qu'elles reposent uniquement sur le fait que sur sa chaîne Telegram, en 2023, il avait publié l'annonce d'une émission d'une autre opposante, dans laquelle, "à la 48e minute, vous remarquerez l'apparition fugitive d’une photo de Navalny". L'opposant Alexeï Navalny, déclaré "extrémiste" par le pouvoir russe, est mort en prison en 2024 et ses proches affirment qu'il a été empoisonné sur ordre de Vladimir Poutine. Depuis, les autorités accusent toujours régulièrement des individus de promouvoir "l'extrémisme" pour avoir partagé ses propos ou même ses photos. "C'est comme si j'étais invité chez une jeune femme qui a dans son appartement un portrait de Navalny et on me dit : comme tu as visité un appartement où il y a un portrait de Navalny, tu es extrémiste", raille Boris Nadejdine. "Nos tribunaux considèrent que les photos de Navalny sont des symboles d'une organisation extrémiste. C'est du délire", conclut-il.
Texte intégral (718 mots)
"Nous devons dire aux gens la vérité, nous devons dire que la politique avec laquelle Poutine dirige le pays, c'est une politique qui mène vers le chaos et peut-être, que Dieu nous en préserve, vers une catastrophe", a dit M. Nadejdine, au cours d'un entretien mercredi à Dolgoproudny, dans la banlieue de Moscou, où il habite. Cet homme de 63 ans à la courte barbe et aux traits tirés, qui veut être candidat à la Douma, la chambre basse du Parlement, aux élections en septembre, doit comparaître vendredi devant le tribunal de Dolgoproudny, pour "démonstration de symboles extrémistes". Pour cette infraction administrative, il encourt au maximum 15 jours de détention. Mais il n'est pas exclu que les autorités russes déclenchent ultérieurement contre lui des poursuites plus graves. "Dire la vérité" Avec calme, il explique à l'AFP avoir réfléchi ces derniers jours à la possibilité de quitter son pays si la menace d'un emprisonnement se confirmait, tout en assurant ne pas vouloir "partir" et se sentir "attaché à sa patrie". La possibilité d'une fuite pourrait cependant s'être déjà refermée. Il a en effet annoncé jeudi sur Telegram que, dans la nuit, il s'était vu notifier par les autorités "une interdiction de partir à l'étranger" qu'il examine avec ses avocats. Boris Nadejdine fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le chef de l'Etat et l'offensive en Ukraine, sans être pour l'heure privé de liberté ou en exil. Fin 2023, cet ancien député à la Douma (2000-2003) avait été le seul opposant à la guerre à se présenter contre Vladimir Poutine à la présidentielle de mars 2024 mais les autorités électorales avaient rejeté sa candidature, prétextant des irrégularités dans sa collecte de signatures. "Il faut faire tout ce qui est en votre pouvoir. Si vous êtes un homme politique, comme moi, il faut dire la vérité et tenter de se faire élire, pour que les gens vous soutiennent. Si vous êtes un homme ordinaire, vous pouvez venir aux élections et ne pas voter pour Russie unie", le parti pro-Kremlin, a-t-il dit à l'AFP. "Du délire" "J’agis toujours exclusivement dans le champ légal. Jusqu’au bout. Ces efforts doivent être orientés vers un changement de pouvoir en Russie par des moyens pacifiques", a poursuivi M. Nadejdine. La semaine dernière, il a été placé sur la liste des "agents de l'étranger", un statut impliquant de nombreuses contraintes sous peine d'amendes ou d'emprisonnement. Du fait de ce nouveau statut et de sa possible condamnation judiciaire à venir, sa candidature aux législatives, pour laquelle il rassemblait des signatures, est désormais fortement compromise. Selon lui, ces poursuites sont liées à une hausse de sa popularité après le lancement de sa campagne électorale car il représente "une triste perspective" pour le Kremlin, celle de "l'apparition" d'un député d'opposition à la Douma. "Aujourd'hui, absolument tous les députés sont pour Poutine et pour la guerre", martèle-t-il. Depuis l'attaque massive contre l'Ukraine, le pouvoir russe a fortement accru la répression, emprisonnant des centaines de critiques de ce conflit. La quasi-totalité des opposants sont désormais emprisonnés, morts ou vivent en exil à l'étranger. Pour Boris Nadejdine, les accusations de "démonstration de symboles extrémistes" le visant sont "ridicules" et ubuesques. Il explique qu'elles reposent uniquement sur le fait que sur sa chaîne Telegram, en 2023, il avait publié l'annonce d'une émission d'une autre opposante, dans laquelle, "à la 48e minute, vous remarquerez l'apparition fugitive d’une photo de Navalny". L'opposant Alexeï Navalny, déclaré "extrémiste" par le pouvoir russe, est mort en prison en 2024 et ses proches affirment qu'il a été empoisonné sur ordre de Vladimir Poutine. Depuis, les autorités accusent toujours régulièrement des individus de promouvoir "l'extrémisme" pour avoir partagé ses propos ou même ses photos. "C'est comme si j'étais invité chez une jeune femme qui a dans son appartement un portrait de Navalny et on me dit : comme tu as visité un appartement où il y a un portrait de Navalny, tu es extrémiste", raille Boris Nadejdine. "Nos tribunaux considèrent que les photos de Navalny sont des symboles d'une organisation extrémiste. C'est du délire", conclut-il.

16.07.2026 à 17:49

FRANCE24
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La démence est la septième cause de mortalité et l'une des principales causes d'invalidité et de dépendance chez les personnes âgées dans le monde. Provoquée par des maladies du cerveau, elle affecte la mémoire, la pensée et la capacité à mener une vie normale. "Bien qu'il n'existe aucun remède contre la démence, jusqu'à 45 % des risques correspondent à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation d'alcool, l'isolement social, la sédentarité, la pollution atmosphérique et les maladies non transmissibles, dont l'hypertension artérielle et le diabète", a souligné l'OMS dans de nouvelles recommandations publiées mercredi. Plus de 57 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, d'après l'OMS. La maladie d'Alzheimer est la forme la plus courante de démence et constituerait 60 à 70 % des cas. "Derrière ces chiffres se trouvent des personnes, des familles et des communautés confrontées à des défis majeurs qui affectent non seulement leur santé mais aussi leur dignité, leur autonomie et leur bien-être", note Devora Kestel, la directrice du département des maladies non transmissibles et de la santé mentale de l’OMS. "Cela nous concerne tous", écrit-elle dans l’avant-propos des recommandations actualisées de l’OMS, qui expliquent comment les professionnels de santé et les décideurs politiques peuvent contribuer à empêcher ou à retarder l'apparition de la démence. L'agence des Nations unies chargée de la santé, qui avait rendu publiques ses premières recommandations sur la démence en 2019, précise que les données scientifiques se sont considérablement enrichies depuis lors. Ces recommandations visent à favoriser un dépistage et une prise en charge précoces afin de réduire le fardeau de la démence au cours des prochaines décennies, explique-t-elle. Bien qu'elle soit plus fréquente après 65 ans, cette pathologie n'est pas une conséquence inévitable du vieillissement, insiste l'OMS. - La prévention est la plus efficace - "Nous en savons aujourd’hui plus qu'auparavant sur les facteurs de risque de la démence et ces recommandations sont une traduction de ces connaissances en actions concrètes", commente le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les pays disposent désormais de recommandations claires, fondées sur des données scientifiques, qu'ils peuvent mettre en œuvre immédiatement pour protéger la santé cognitive de la population", déclare-t-il. En l'absence de remède contre la démence, la prévention reste la stratégie la plus efficace pour réduire le nombre des cas. L'OMS suggère notamment la stimulation et l'entraînement mental pour les adultes présentant des troubles cognitifs légers. Et elle juge qu'une meilleure attention portée à des pathologies telles que l'hypertension, le diabète et le cholestérol élevé pourrait également aider à réduire le risque de démence. Investir pour réduire ce risque serait rentable, relève l'OMS, car cette pathologie coûte 1.300 milliards de dollars par an à l'économie mondiale, dont environ la moitié correspond à des soins non rémunérés prodigués par la famille et les proches. "Comprendre les facteurs de risque et prendre des mesures pour éviter la démence peut améliorer la santé et la qualité de vie, en aidant les personnes à vivre plus longtemps, en meilleure santé et de manière plus autonome", selon les recommandations.
Texte intégral (586 mots)
La démence est la septième cause de mortalité et l'une des principales causes d'invalidité et de dépendance chez les personnes âgées dans le monde. Provoquée par des maladies du cerveau, elle affecte la mémoire, la pensée et la capacité à mener une vie normale. "Bien qu'il n'existe aucun remède contre la démence, jusqu'à 45 % des risques correspondent à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation d'alcool, l'isolement social, la sédentarité, la pollution atmosphérique et les maladies non transmissibles, dont l'hypertension artérielle et le diabète", a souligné l'OMS dans de nouvelles recommandations publiées mercredi. Plus de 57 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde et près de 10 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, d'après l'OMS. La maladie d'Alzheimer est la forme la plus courante de démence et constituerait 60 à 70 % des cas. "Derrière ces chiffres se trouvent des personnes, des familles et des communautés confrontées à des défis majeurs qui affectent non seulement leur santé mais aussi leur dignité, leur autonomie et leur bien-être", note Devora Kestel, la directrice du département des maladies non transmissibles et de la santé mentale de l’OMS. "Cela nous concerne tous", écrit-elle dans l’avant-propos des recommandations actualisées de l’OMS, qui expliquent comment les professionnels de santé et les décideurs politiques peuvent contribuer à empêcher ou à retarder l'apparition de la démence. L'agence des Nations unies chargée de la santé, qui avait rendu publiques ses premières recommandations sur la démence en 2019, précise que les données scientifiques se sont considérablement enrichies depuis lors. Ces recommandations visent à favoriser un dépistage et une prise en charge précoces afin de réduire le fardeau de la démence au cours des prochaines décennies, explique-t-elle. Bien qu'elle soit plus fréquente après 65 ans, cette pathologie n'est pas une conséquence inévitable du vieillissement, insiste l'OMS. - La prévention est la plus efficace - "Nous en savons aujourd’hui plus qu'auparavant sur les facteurs de risque de la démence et ces recommandations sont une traduction de ces connaissances en actions concrètes", commente le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les pays disposent désormais de recommandations claires, fondées sur des données scientifiques, qu'ils peuvent mettre en œuvre immédiatement pour protéger la santé cognitive de la population", déclare-t-il. En l'absence de remède contre la démence, la prévention reste la stratégie la plus efficace pour réduire le nombre des cas. L'OMS suggère notamment la stimulation et l'entraînement mental pour les adultes présentant des troubles cognitifs légers. Et elle juge qu'une meilleure attention portée à des pathologies telles que l'hypertension, le diabète et le cholestérol élevé pourrait également aider à réduire le risque de démence. Investir pour réduire ce risque serait rentable, relève l'OMS, car cette pathologie coûte 1.300 milliards de dollars par an à l'économie mondiale, dont environ la moitié correspond à des soins non rémunérés prodigués par la famille et les proches. "Comprendre les facteurs de risque et prendre des mesures pour éviter la démence peut améliorer la santé et la qualité de vie, en aidant les personnes à vivre plus longtemps, en meilleure santé et de manière plus autonome", selon les recommandations.

16.07.2026 à 17:41

FRANCE 24
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Le Belge Tim Merlier a remporté sa troisième victoire dans cette 113e édition du Tour de France en s'imposant au sprint lors de la douzième étape, jeudi à Chalon-sur-Saône. Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel.
Texte intégral (586 mots)
Le Belge Tim Merlier a remporté sa troisième victoire dans cette 113e édition du Tour de France en s'imposant au sprint lors de la douzième étape, jeudi à Chalon-sur-Saône. Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel.

16.07.2026 à 17:41

FRANCE24
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Autrefois bastion de "guerriers d'entreprise" dévoués à leur travail, le Japon s'est peu à peu orienté vers un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée, avec une attention accrue à la santé mentale. Mais certains jeunes salariés de la quatrième économie mondiale cherchent à retrouver ce zèle d'antan, déçus par une culture professionnelle moderne jugée trop "douce" et freinant leur progression. Global Partners, société de conseil et de développement des entreprises, en est l'illustration: ses chants matinaux frénétiques et les remontrances de l'encadrement ont fait d'elle une sensation en ligne, attirant des recrues désireuses de s'endurcir. "Kotaro, tu es le meilleur commercial", proclame un des nombreux Post-it de motivation sur l'ordinateur de Kotaro Kawabata, 26 ans. Contrairement à beaucoup de salariés démarrant leur journée sans entrain, "ici, c'est un +boom+ dès le départ. Tout le monde se dit: +Allez, au boulot!+. J'adore ça", dit-il à l'AFP. Chaque matin, les employés forment un cercle, scandant à pleins poumons des mantras comme "augmentons les ventes!". Une personne est choisie au hasard pour galvaniser le groupe, une épreuve de caractère. "Je peux vraiment progresser ici. Ils sont stricts et se mettent même en colère pour m'aider à me développer", ajoute-t-il. "Une forme d'amour" Asuka Obri Okabe, 28 ans, voit elle aussi ces remontrances comme "une forme d'amour". "Ce qui est effrayant, c'est un environnement où personne ne me corrige et où je continue dans la mauvaise direction", explique-t-elle. Selon une enquête de la firme Recruit Works Institute, 64% des cadres intermédiaires japonais ne réprimandent leurs subordonnés que "quelques fois ou moins" par an. L'époque où discipline stricte et homogénéité masculine dominaient est révolue, souligne le chercheur Shoto Furuya. Le vieillissement du pays impose désormais de s'appuyer sur des profils variés, dont certains ne placent pas le travail au centre de leur vie. Le suicide en 2015 d'une employée surmenée de 24 ans chez le géant de la publicité Dentsu a aussi accéléré la lutte contre le "karoshi" (mort par excès de travail) et favorisé des environnements moins éprouvants. "Mais un cadre détendu ne convient pas à tout le monde", note M. Furuya, certains jeunes ambitieux quittant leur emploi par frustration et aspirant à une atmosphère plus combative. Chez Global Partners, le slogan "zoss", version abrégée et virile de "otsukaresama-desu" (merci pour votre travail) est omniprésent. L'entreprise diffuse des vidéos de ses réunions énergiques et de ses remontrances, suscitant sur les réseaux des critiques évoquant un environnement "sectaire" mais aussi "sadique". Le fondateur Koji Yamamoto, 54 ans, dénonce pour sa part l'adoption de valeurs occidentales qu'il juge excessivement permissives depuis les années 2000. Le politiquement correct et la "cancel culture" auraient, selon lui, "anéanti la force mentale" à l'origine du succès d'après-guerre. Désengagement Les salariés seraient désormais "trop effrayés pour dire +fais de ton mieux+ ou même se serrer la main", de peur d'accusations de harcèlement. D'où la devise interne: "Se retenir est un mal." "Si vous ne dites rien pour ne pas faire de vagues, vous finissez par vous désengager silencieusement", explique M. Yamamoto. Une enquête de la plateforme de recrutement Mynavi indique que la moitié des Japonais de 20 à 30 ans se disent mentalement détachés de leur travail. Yuna Nagano, 19 ans, partage ce constat: sa génération "manque d'enthousiasme et se contente du minimum". "Mais ici, nous ne travaillons pas seulement pour le salaire, donc notre productivité est bien plus élevée. Cet état d'esprit profite à l'économie", dit-elle. Bien qu'admirateur de l'ère japonaise Showa (1926-1989), M. Yamamoto reconnaît que certains aspects comme le surmenage et le mépris de la santé mentale ne doivent pas revenir. L'entreprise présente ainsi un visage moderne: employés majoritairement jeunes, internationaux, parité hommes-femmes, tenue libre et usage relativement élevé des congés payés. A certains égards, "la société est meilleure aujourd'hui", reconnaît-il. "C'est pourquoi nous devrions revenir à 90% à l'ère Showa, et conserver 10% du présent."
Texte intégral (689 mots)
Autrefois bastion de "guerriers d'entreprise" dévoués à leur travail, le Japon s'est peu à peu orienté vers un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée, avec une attention accrue à la santé mentale. Mais certains jeunes salariés de la quatrième économie mondiale cherchent à retrouver ce zèle d'antan, déçus par une culture professionnelle moderne jugée trop "douce" et freinant leur progression. Global Partners, société de conseil et de développement des entreprises, en est l'illustration: ses chants matinaux frénétiques et les remontrances de l'encadrement ont fait d'elle une sensation en ligne, attirant des recrues désireuses de s'endurcir. "Kotaro, tu es le meilleur commercial", proclame un des nombreux Post-it de motivation sur l'ordinateur de Kotaro Kawabata, 26 ans. Contrairement à beaucoup de salariés démarrant leur journée sans entrain, "ici, c'est un +boom+ dès le départ. Tout le monde se dit: +Allez, au boulot!+. J'adore ça", dit-il à l'AFP. Chaque matin, les employés forment un cercle, scandant à pleins poumons des mantras comme "augmentons les ventes!". Une personne est choisie au hasard pour galvaniser le groupe, une épreuve de caractère. "Je peux vraiment progresser ici. Ils sont stricts et se mettent même en colère pour m'aider à me développer", ajoute-t-il. "Une forme d'amour" Asuka Obri Okabe, 28 ans, voit elle aussi ces remontrances comme "une forme d'amour". "Ce qui est effrayant, c'est un environnement où personne ne me corrige et où je continue dans la mauvaise direction", explique-t-elle. Selon une enquête de la firme Recruit Works Institute, 64% des cadres intermédiaires japonais ne réprimandent leurs subordonnés que "quelques fois ou moins" par an. L'époque où discipline stricte et homogénéité masculine dominaient est révolue, souligne le chercheur Shoto Furuya. Le vieillissement du pays impose désormais de s'appuyer sur des profils variés, dont certains ne placent pas le travail au centre de leur vie. Le suicide en 2015 d'une employée surmenée de 24 ans chez le géant de la publicité Dentsu a aussi accéléré la lutte contre le "karoshi" (mort par excès de travail) et favorisé des environnements moins éprouvants. "Mais un cadre détendu ne convient pas à tout le monde", note M. Furuya, certains jeunes ambitieux quittant leur emploi par frustration et aspirant à une atmosphère plus combative. Chez Global Partners, le slogan "zoss", version abrégée et virile de "otsukaresama-desu" (merci pour votre travail) est omniprésent. L'entreprise diffuse des vidéos de ses réunions énergiques et de ses remontrances, suscitant sur les réseaux des critiques évoquant un environnement "sectaire" mais aussi "sadique". Le fondateur Koji Yamamoto, 54 ans, dénonce pour sa part l'adoption de valeurs occidentales qu'il juge excessivement permissives depuis les années 2000. Le politiquement correct et la "cancel culture" auraient, selon lui, "anéanti la force mentale" à l'origine du succès d'après-guerre. Désengagement Les salariés seraient désormais "trop effrayés pour dire +fais de ton mieux+ ou même se serrer la main", de peur d'accusations de harcèlement. D'où la devise interne: "Se retenir est un mal." "Si vous ne dites rien pour ne pas faire de vagues, vous finissez par vous désengager silencieusement", explique M. Yamamoto. Une enquête de la plateforme de recrutement Mynavi indique que la moitié des Japonais de 20 à 30 ans se disent mentalement détachés de leur travail. Yuna Nagano, 19 ans, partage ce constat: sa génération "manque d'enthousiasme et se contente du minimum". "Mais ici, nous ne travaillons pas seulement pour le salaire, donc notre productivité est bien plus élevée. Cet état d'esprit profite à l'économie", dit-elle. Bien qu'admirateur de l'ère japonaise Showa (1926-1989), M. Yamamoto reconnaît que certains aspects comme le surmenage et le mépris de la santé mentale ne doivent pas revenir. L'entreprise présente ainsi un visage moderne: employés majoritairement jeunes, internationaux, parité hommes-femmes, tenue libre et usage relativement élevé des congés payés. A certains égards, "la société est meilleure aujourd'hui", reconnaît-il. "C'est pourquoi nous devrions revenir à 90% à l'ère Showa, et conserver 10% du présent."

16.07.2026 à 17:25

FRANCE24
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Les vicissitudes de la "Finca Burgambilia", la ferme biologique de l'agriculteur située à Caimito, à l'ouest de La Havane, et baptisée du nom des arbustes, les bougainvilliers, qui en ornent l'entrée, reflètent celles des relations entre Cuba et les Etats-Unis ces dernières décennies. Cet agriculteur de 52 ans repense avec nostalgie à ce qu'il appelle les "années Obama", il y a dix ans, lorsque une détente diplomatique historique entre La Havane et Washington avait contribué à déclencher un afflux de touristes et d'argent. Tandis que les visiteurs américains descendaient en masse des navires de croisière dans la capitale cubaine, les restaurateurs étaient allés jusqu'à sa ferme pour se procurer toute une gamme de légumes, dont de la roquette, quasiment inconnue sur l'île. Les revenus générés par les demandes des restaurants ont servi de vache à lait à cette exploitation de huit hectares, permettant à Alexander Quesada d'investir dans de nouveaux projets, comme la production de miel biologique. "Nous vendions un kilo de roquette et avec ça nous subventionnions peut‑être 100 kilos de laitue, ce qui nous permettait de maintenir un équilibre et de continuer à nous développer", explique ce père de deux enfants. Mais depuis que Donald Trump a imposé fin janvier à Cuba un blocus sur le carburant, étouffant un secteur touristique déjà fragilisé, il peine à rester à flot. Cette mesure a aggravé la crise énergétique, privant de courant foyers et entreprises pendant des dizaines d'heures d'affilée. Le tracteur rouge qu'il a reçu du gouvernement mexicain en récompense de ses rendements élevés demeure dans la remise. Et des bœufs travaillent désormais les champs. La roquette a disparu, remplacée par des légumes-racines bon marché, comme le manioc et la patate douce, que les gens peuvent acheter mais sur lesquels Alexander Quesada ne fait quasiment aucun bénéfice. "Nous sommes à l'arrêt et plutôt en déclin", reconnaît-il. "Notre terre" La province d'Artemisa où se trouve la ferme est le grenier à blé de La Havane. Ce paysage verdoyant était couvert de cannes à sucre jusqu'aux années 1990 et l'effondrement du bloc soviétique, le principal acheteur du sucre cubain. A mesure que les revenus du sucre ont disparu, le gouvernement a voulu mettre fin à la monoculture en distribuant des terres à de petits agriculteurs et à de petits éleveurs de bétail. Aujourd'hui, les paysans réduisent leur production ou cessent complètement de semer faute d'engrais subventionnés, de semences, de carburant et d'électricité pour leurs pompes d'irrigation. La "Période spéciale", la crise des années 1990, "a été difficile mais rien de comparable à aujourd'hui", se lamente Raul Castillo Rodriguez, un ouvrier agricole de 52 ans, à Burgambilia. Sur un marché de fruits et légumes de La Havane, José Joaquin, 29 ans, dont la famille travaille la terre au sud de la capitale depuis trois générations, accuse les autorités de briser toute initiative. "Pour obtenir un lopin de terre, on se heurte à des obstacles au niveau de la municipalité, de la province, de l'Etat et même du ministère de l'Agriculture", se plaint ce paysan venu vendre sa production. Cuba importe presque toute la nourriture que sa population consomme. Mais comme l'Etat n'a plus assez de devises pour acheter à l'étranger des biens et les revendre à des prix fortement subventionnés, la malnutrition se fait sentir. Mis sous pression, le gouvernement a dévoilé en juin un vaste programme de réformes libérales, promettant un virage radical par rapport aux décennies d'économie centralisée. En matière agricole, la terre restera propriété de l'Etat mais les agriculteurs auront le droit de cultiver des surfaces beaucoup plus étendues, seront autorisés à créer des entreprises, à importer et exporter directement et les contrôles des prix seront levés. Comme la plupart des Cubains, les agriculteurs ont accueilli ces réformes favorablement sans toutefois espérer la moindre réelle amélioration tant que l'embargo américain et les sanctions seront en place. José Joaquin s'inquiètent cependant des risques d'inégalités entre ceux qui cultivent la terre et de potentiels investisseurs privés qui récolteraient les bénéfices de la transition. "Nous, citoyens ordinaires, pauvres, (...) nous n'avons pas les moyens d'importer un conteneur d’engrais", dit-il. "Désormais, n'importe qui peut venir, l'importer et devenir le roi de la terre, de notre terre".
Texte intégral (743 mots)
Les vicissitudes de la "Finca Burgambilia", la ferme biologique de l'agriculteur située à Caimito, à l'ouest de La Havane, et baptisée du nom des arbustes, les bougainvilliers, qui en ornent l'entrée, reflètent celles des relations entre Cuba et les Etats-Unis ces dernières décennies. Cet agriculteur de 52 ans repense avec nostalgie à ce qu'il appelle les "années Obama", il y a dix ans, lorsque une détente diplomatique historique entre La Havane et Washington avait contribué à déclencher un afflux de touristes et d'argent. Tandis que les visiteurs américains descendaient en masse des navires de croisière dans la capitale cubaine, les restaurateurs étaient allés jusqu'à sa ferme pour se procurer toute une gamme de légumes, dont de la roquette, quasiment inconnue sur l'île. Les revenus générés par les demandes des restaurants ont servi de vache à lait à cette exploitation de huit hectares, permettant à Alexander Quesada d'investir dans de nouveaux projets, comme la production de miel biologique. "Nous vendions un kilo de roquette et avec ça nous subventionnions peut‑être 100 kilos de laitue, ce qui nous permettait de maintenir un équilibre et de continuer à nous développer", explique ce père de deux enfants. Mais depuis que Donald Trump a imposé fin janvier à Cuba un blocus sur le carburant, étouffant un secteur touristique déjà fragilisé, il peine à rester à flot. Cette mesure a aggravé la crise énergétique, privant de courant foyers et entreprises pendant des dizaines d'heures d'affilée. Le tracteur rouge qu'il a reçu du gouvernement mexicain en récompense de ses rendements élevés demeure dans la remise. Et des bœufs travaillent désormais les champs. La roquette a disparu, remplacée par des légumes-racines bon marché, comme le manioc et la patate douce, que les gens peuvent acheter mais sur lesquels Alexander Quesada ne fait quasiment aucun bénéfice. "Nous sommes à l'arrêt et plutôt en déclin", reconnaît-il. "Notre terre" La province d'Artemisa où se trouve la ferme est le grenier à blé de La Havane. Ce paysage verdoyant était couvert de cannes à sucre jusqu'aux années 1990 et l'effondrement du bloc soviétique, le principal acheteur du sucre cubain. A mesure que les revenus du sucre ont disparu, le gouvernement a voulu mettre fin à la monoculture en distribuant des terres à de petits agriculteurs et à de petits éleveurs de bétail. Aujourd'hui, les paysans réduisent leur production ou cessent complètement de semer faute d'engrais subventionnés, de semences, de carburant et d'électricité pour leurs pompes d'irrigation. La "Période spéciale", la crise des années 1990, "a été difficile mais rien de comparable à aujourd'hui", se lamente Raul Castillo Rodriguez, un ouvrier agricole de 52 ans, à Burgambilia. Sur un marché de fruits et légumes de La Havane, José Joaquin, 29 ans, dont la famille travaille la terre au sud de la capitale depuis trois générations, accuse les autorités de briser toute initiative. "Pour obtenir un lopin de terre, on se heurte à des obstacles au niveau de la municipalité, de la province, de l'Etat et même du ministère de l'Agriculture", se plaint ce paysan venu vendre sa production. Cuba importe presque toute la nourriture que sa population consomme. Mais comme l'Etat n'a plus assez de devises pour acheter à l'étranger des biens et les revendre à des prix fortement subventionnés, la malnutrition se fait sentir. Mis sous pression, le gouvernement a dévoilé en juin un vaste programme de réformes libérales, promettant un virage radical par rapport aux décennies d'économie centralisée. En matière agricole, la terre restera propriété de l'Etat mais les agriculteurs auront le droit de cultiver des surfaces beaucoup plus étendues, seront autorisés à créer des entreprises, à importer et exporter directement et les contrôles des prix seront levés. Comme la plupart des Cubains, les agriculteurs ont accueilli ces réformes favorablement sans toutefois espérer la moindre réelle amélioration tant que l'embargo américain et les sanctions seront en place. José Joaquin s'inquiètent cependant des risques d'inégalités entre ceux qui cultivent la terre et de potentiels investisseurs privés qui récolteraient les bénéfices de la transition. "Nous, citoyens ordinaires, pauvres, (...) nous n'avons pas les moyens d'importer un conteneur d’engrais", dit-il. "Désormais, n'importe qui peut venir, l'importer et devenir le roi de la terre, de notre terre".

16.07.2026 à 17:25

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Après quatre ans de procès et 283 audiences au tribunal de Gênes en Italie, le tribunal de Gênes a reconnu coupables et a condamné jeudi à de la prison ferme 32 accusés pour leur rôle dans l'effondrement du pont Morandi en 2018. Rappel des faits avec Laura Cambaud.
Texte intégral (743 mots)
Après quatre ans de procès et 283 audiences au tribunal de Gênes en Italie, le tribunal de Gênes a reconnu coupables et a condamné jeudi à de la prison ferme 32 accusés pour leur rôle dans l'effondrement du pont Morandi en 2018. Rappel des faits avec Laura Cambaud.

16.07.2026 à 17:23

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Le président Donald Trump va s'adresser solennellement aux Américains dans un discours focalisé sur les vulnérabilités qui, selon lui, affectent le système électoral des Etats-Unis. Analyse avec Matthieu Mabin, correspondant à Washington pour France 24.
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Le président Donald Trump va s'adresser solennellement aux Américains dans un discours focalisé sur les vulnérabilités qui, selon lui, affectent le système électoral des Etats-Unis. Analyse avec Matthieu Mabin, correspondant à Washington pour France 24.
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