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25.02.2026 à 05:17

Merz arrive en Chine, entre dépendance commerciale et méfiance de Berlin

FRANCE24
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Il s'agit de la première visite du chancelier en Chine depuis sa prise de fonctions en 2025. Accompagné d'une importante délégation de chefs d'entreprise, l'avion de M. Merz est arrivé peu après 11H00 locales (3H00 GMT), selon un journaliste de l'AFP. Le chancelier doit s'entretenir et dîner dans la soirée avec le président chinois Xi Jinping, lors de ce déplacement de moins de deux jours centré sur l'économie et la sécurité. Auparavant, il doit être salué avec les honneurs militaires dans le décor monumental du Palais du peuple par le Premier ministre chinois Li Qiang avant des entretiens. Sa visite intervient à un moment où le président américain Donald Trump bouscule l'ordre établi, à coups de droits de douane et de remise en question des anciennes alliances. Simultanément, l'industrie qui a fait la réputation de la place allemande est soumise à la pression de la concurrence chinoise en Chine, en Europe même, et ailleurs dans le monde. M. Merz a appelé mardi, juste avant de quitter Berlin, à une relation commerciale fondée sur "une concurrence loyale". M. Merz est le dernier dirigeant étranger en date à effectuer le déplacement de Pékin. Les trois derniers mois ont vu se succéder dans la capitale chinoise les dirigeants britannique, finlandais, canadien, sud-coréen, irlandais ou français. Devant eux, le président Xi a invariablement présenté son pays comme un partenaire fiable et constant et un champion du multilatéralisme et du libre-échange avec lequel leur pays a tout intérêt à traiter, dans une relation "gagnant-gagnant" inspirée par le "respect mutuel". La Chine a elle-même livré en 2025 une âpre bataille commerciale et diplomatique aux Etats-Unis sous Donald Trump. M. Trump est annoncé en Chine fin mars. M. Merz s'était rendu mi-janvier en Inde, grand rival de la Chine en Asie. Friedrich Merz a emmené avec lui en Chine les patrons de Volkswagen, BMW et Mercedes, qui subissent une compétition de plus en plus forte sur le marché chinois, alors que les constructeurs chinois, en particulier ceux de voitures électriques, tentent une percée massive en Europe. Partenariat "équilibré" M. Merz assistera jeudi à la présentation de véhicules autonomes par le constructeur Mercedes. Il se rendra ensuite à Hangzhou, pôle technologique, pour visiter le groupe de robotique Unitree et l'énergéticien Siemens Energy. Les Européens regardent de plus en plus la Chine avec méfiance. L'année dernière, Pékin a interdit l'exportation de puces électroniques vers l'Europe après un différend avec le gouvernement néerlandais concernant le fabricant de semi-conducteurs Nexperia. Une situation qui a mis sous pression l'industrie automobile allemande, menacée d'arrêts de production et de chômage partiel. "Nous voulons un partenariat avec la Chine qui soit équilibré, fiable, réglementé et équitable. C'est ce que nous proposons. C'est également ce que nous attendons de la part de la Chine", a insisté mardi M. Merz. Il y a quelques années, l'UE s'était mise d'accord sur une stratégie dite de "de-risking", ou réduction des risques vis-à-vis de la Chine. Mais la dépendance n'a guère diminué. Cela vaut particulièrement pour les terres rares, sans lesquelles de nombreux domaines technologiques ne pourraient plus fonctionner, et sur lesquelles la Chine occupe une position dominante. "La Chine exploite systématiquement les dépendances des autres", avait fustigé M. Merz, lors de la conférence sur la sécurité à Munich mi-février. Pour la première économie européenne, très dépendante de ses exportations, et dont l'industrie a écoulé pendant des années sa production sur l'immense marché chinois, la situation s'est considérablement détériorée ces dernières années. L'an passé, le déficit commercial de l'Allemagne avec la Chine a augmenté de plus de 22 milliards d'euros pour atteindre environ 89 milliards d'euros. La situation est similaire pour le reste de l'Europe. L'Allemagne dispose cependant encore de moyens de pression, estime auprès de l'AFP Michael Laha, expert de la Société allemande de politique étrangère (DGAP). Il cite les fabricants de machine-outils, qui restent de "très importants" fournisseurs, "les Chinois n'étant pas encore si avancés dans ce domaine".

25.02.2026 à 04:36

Donald Trump accueille l’équipe masculine de hockey des États-Unis

FRANCE24
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Il a ajouté qu’il prévoit de remettre la Médaille présidentielle de la Liberté au gardien de but de l’équipe, Connor Hellebuyck. Cette distinction est la plus haute récompense civile qu’un président puisse décerner.
Texte intégral (720 mots)
Il a ajouté qu’il prévoit de remettre la Médaille présidentielle de la Liberté au gardien de but de l’équipe, Connor Hellebuyck. Cette distinction est la plus haute récompense civile qu’un président puisse décerner.

25.02.2026 à 04:01

Jour J pour un accord entre syndicats et patronat sur les règles des ruptures conventionnelles

FRANCE24
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Il reste aux partenaires sociaux une journée - et peut-être une partie de la nuit de mercredi à jeudi - pour montrer que le paritarisme fonctionne encore et éviter que le gouvernement reprenne la main sur ce dossier. Durée maximale d'indemnisation réduite, dégressivité des allocations chômage... Des discussions du jour peuvent émerger des conditions d'indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d'un commun accord avec leur employeur, aujourd'hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d'allocations chômage atteignant 9,4 milliards d'euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des "abus". Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d'emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées et ouvrent des droits pour plus longtemps, selon l'Unédic. La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l'assurance chômage plus large avec un objectif d'économies dix fois plus élevé demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, donnant pour mission aux partenaires sociaux d'économiser au moins 400 millions d'euros par an. La négociation a d'abord été marquée par la politique de la chaise vide du Medef, puis, après un nouveau départ en sa présence, par la volonté affichée par les trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) de porter les économies à au moins un milliard et de négocier sur l'assurance chômage bien au-delà des seules ruptures conventionnelles. Demande irrecevable pour les syndicats, qui dénoncent le grignotage des droits des demandeurs d'emploi depuis 2017. - "Voie de passage" - En début de semaine, la possibilité d'un accord commençait toutefois à se dessiner. Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer "raisonnable" et plusieurs d'entre eux se sont dits optimistes sur la possibilité d'un accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a évoqué une "voie de passage". "Depuis toujours on nous dit que c'est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l'assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu'on était capable de trouver des accords", a commenté son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un "malus" pour ceux qui y ont beaucoup recours, est moins accommodante. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d'accord prévoyant de réduire à 15 mois la durée d'indemnisation maximale pour les chômeurs de moins 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle. Après un accord à l'amiable, la grande majorité des demandeurs d'emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d'indemnisation. La CFDT a proposé la semaine dernière qu'une dégressivité ne soit appliquée qu'"en cas d'absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel", à l'issue d'un accompagnement renforcé. "La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien", s'agace le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. La CFTC expliquait, elle, la semaine dernière, souhaiter éviter la création d'un "régime dans le régime". Les organisations patronales veulent aussi durcir les conditions d'accès des intermittents du spectacle à l'assurance chômage, ce qui leur vaudra un comité d'accueil de la CGT Spectacle devant le siège de l'Unédic dès 9 heures mercredi matin, en présence de Sophie Binet. De l'issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d'avancer dans l'autre négociation en cours, sur les contrats courts.
Texte intégral (656 mots)
Il reste aux partenaires sociaux une journée - et peut-être une partie de la nuit de mercredi à jeudi - pour montrer que le paritarisme fonctionne encore et éviter que le gouvernement reprenne la main sur ce dossier. Durée maximale d'indemnisation réduite, dégressivité des allocations chômage... Des discussions du jour peuvent émerger des conditions d'indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d'un commun accord avec leur employeur, aujourd'hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d'allocations chômage atteignant 9,4 milliards d'euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des "abus". Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d'emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées et ouvrent des droits pour plus longtemps, selon l'Unédic. La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l'assurance chômage plus large avec un objectif d'économies dix fois plus élevé demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, donnant pour mission aux partenaires sociaux d'économiser au moins 400 millions d'euros par an. La négociation a d'abord été marquée par la politique de la chaise vide du Medef, puis, après un nouveau départ en sa présence, par la volonté affichée par les trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) de porter les économies à au moins un milliard et de négocier sur l'assurance chômage bien au-delà des seules ruptures conventionnelles. Demande irrecevable pour les syndicats, qui dénoncent le grignotage des droits des demandeurs d'emploi depuis 2017. - "Voie de passage" - En début de semaine, la possibilité d'un accord commençait toutefois à se dessiner. Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer "raisonnable" et plusieurs d'entre eux se sont dits optimistes sur la possibilité d'un accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a évoqué une "voie de passage". "Depuis toujours on nous dit que c'est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l'assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu'on était capable de trouver des accords", a commenté son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un "malus" pour ceux qui y ont beaucoup recours, est moins accommodante. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d'accord prévoyant de réduire à 15 mois la durée d'indemnisation maximale pour les chômeurs de moins 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle. Après un accord à l'amiable, la grande majorité des demandeurs d'emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d'indemnisation. La CFDT a proposé la semaine dernière qu'une dégressivité ne soit appliquée qu'"en cas d'absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel", à l'issue d'un accompagnement renforcé. "La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien", s'agace le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. La CFTC expliquait, elle, la semaine dernière, souhaiter éviter la création d'un "régime dans le régime". Les organisations patronales veulent aussi durcir les conditions d'accès des intermittents du spectacle à l'assurance chômage, ce qui leur vaudra un comité d'accueil de la CGT Spectacle devant le siège de l'Unédic dès 9 heures mercredi matin, en présence de Sophie Binet. De l'issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d'avancer dans l'autre négociation en cours, sur les contrats courts.

25.02.2026 à 03:59

L'Assemblée s'empare du projet de loi contre la fraude fiscale et sociale

FRANCE24
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Les débats pour cette première lecture devraient se tenir à partir de 21H30 et jusqu'à vendredi, avec à la clé plus de 1.000 amendements à examiner, sur une grosse centaine d'articles. La France insoumise a déposé une motion de rejet qui sera examinée à l'entame des débats, et le gouvernement devrait appeler certains articles en priorité. Nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d'informations amélioré dans les administrations... le projet de loi entend "accélérer le passage de la suspicion à la détection, de la détection à la sanction et de la sanction au recouvrement", avait résumé la ministre de la Santé Stéphanie Rist en novembre. Le gouvernement espère qu'il fasse entrer dans les caisses plus de deux milliards d'euros, une manne bienvenue à l'heure où le déficit public peine à se résorber. Sur le volet social à lui seul, la fraude représenterait un manque à gagner annuel de 13 milliards d'euros, selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale. Or seuls 2,9 milliards ont pu être détectés en 2024, avec un taux de recouvrement effectif très faible. Le projet de loi, touffu, propose notamment d'étendre les informations fiscales et patrimoniales auxquels pourront avoir accès différents organismes sociaux ; de rendre obligatoires la géolocalisation des transporteurs sanitaires et des taxis conventionnés ; et de mieux réguler le secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Il prévoit aussi de créer une procédure de "flagrance sociale" permettant une saisie à titre conservatoire des actifs d'une entreprise suspectée de travail au noir ; ou encore de suspendre le versement des allocations chômage lorsque France Travail a des "indices sérieux de manœuvres frauduleuses". Données des compagnies aériennes Une mesure similaire concernant les prestations sociales a été supprimée en commission à l'initiative de la gauche et du groupe centriste Liot. Egalement supprimée en commission, cette fois-ci à la demande du rapporteur Patrick Hetzel (LR), une disposition particulièrement polémique introduite au Sénat, donnant à France Travail l'accès aux données du fichier des compagnies aériennes et aéroportuaires pour mieux détecter les fraudes. Des députés LR tenteront néanmoins de la rétablir dans l'hémicycle. Face à la grogne des médecins libéraux, le gouvernement a comme il s'y était engagé déposé un amendement pour supprimer le caractère obligatoire de la "mise sous objectif" par l'Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent. Un autre amendement gouvernemental doit permettre aux préfets de prononcer la fermeture administrative temporaire d'un établissement ayant recouru sciemment, directement ou indirectement, au service d'une personne exerçant un travail dissimulé. Lors des débats en commission, le député LFI Louis Boyard a fustigé une "politique de classe" et un acharnement sur "un petit pourcentage de personnes qui vivent avec 800 à 1.000 euros (...) tandis que les gros fraudeurs échappent aux sanctions". Un point de vue que ne devrait pas manquer de conforter la publication la semaine dernière d'une note de Bercy montrant que plus de 13.000 foyers fortunés ne payent aucun impôt sur la fortune. Un vote solennel sur le texte est prévu le 31 mars, après la coupure parlementaire liée aux élections municipales.
Texte intégral (550 mots)
Les débats pour cette première lecture devraient se tenir à partir de 21H30 et jusqu'à vendredi, avec à la clé plus de 1.000 amendements à examiner, sur une grosse centaine d'articles. La France insoumise a déposé une motion de rejet qui sera examinée à l'entame des débats, et le gouvernement devrait appeler certains articles en priorité. Nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d'informations amélioré dans les administrations... le projet de loi entend "accélérer le passage de la suspicion à la détection, de la détection à la sanction et de la sanction au recouvrement", avait résumé la ministre de la Santé Stéphanie Rist en novembre. Le gouvernement espère qu'il fasse entrer dans les caisses plus de deux milliards d'euros, une manne bienvenue à l'heure où le déficit public peine à se résorber. Sur le volet social à lui seul, la fraude représenterait un manque à gagner annuel de 13 milliards d'euros, selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale. Or seuls 2,9 milliards ont pu être détectés en 2024, avec un taux de recouvrement effectif très faible. Le projet de loi, touffu, propose notamment d'étendre les informations fiscales et patrimoniales auxquels pourront avoir accès différents organismes sociaux ; de rendre obligatoires la géolocalisation des transporteurs sanitaires et des taxis conventionnés ; et de mieux réguler le secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Il prévoit aussi de créer une procédure de "flagrance sociale" permettant une saisie à titre conservatoire des actifs d'une entreprise suspectée de travail au noir ; ou encore de suspendre le versement des allocations chômage lorsque France Travail a des "indices sérieux de manœuvres frauduleuses". Données des compagnies aériennes Une mesure similaire concernant les prestations sociales a été supprimée en commission à l'initiative de la gauche et du groupe centriste Liot. Egalement supprimée en commission, cette fois-ci à la demande du rapporteur Patrick Hetzel (LR), une disposition particulièrement polémique introduite au Sénat, donnant à France Travail l'accès aux données du fichier des compagnies aériennes et aéroportuaires pour mieux détecter les fraudes. Des députés LR tenteront néanmoins de la rétablir dans l'hémicycle. Face à la grogne des médecins libéraux, le gouvernement a comme il s'y était engagé déposé un amendement pour supprimer le caractère obligatoire de la "mise sous objectif" par l'Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent. Un autre amendement gouvernemental doit permettre aux préfets de prononcer la fermeture administrative temporaire d'un établissement ayant recouru sciemment, directement ou indirectement, au service d'une personne exerçant un travail dissimulé. Lors des débats en commission, le député LFI Louis Boyard a fustigé une "politique de classe" et un acharnement sur "un petit pourcentage de personnes qui vivent avec 800 à 1.000 euros (...) tandis que les gros fraudeurs échappent aux sanctions". Un point de vue que ne devrait pas manquer de conforter la publication la semaine dernière d'une note de Bercy montrant que plus de 13.000 foyers fortunés ne payent aucun impôt sur la fortune. Un vote solennel sur le texte est prévu le 31 mars, après la coupure parlementaire liée aux élections municipales.

25.02.2026 à 03:57

Energie: le gouvernement va affronter deux motions de censure

FRANCE24
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"Par respect du Parlement", le Premier ministre a fait de l'examen de ces deux motions un préalable au remaniement gouvernemental, qui pourrait intervenir mercredi dans la foulée ou jeudi, et acter le départ de la ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris. Aucune des deux motions ne devrait atteindre le nombre de voix nécessaire pour renverser le gouvernement (289), la gauche ne votant jamais les motions de l'extrême droite, et le PS ayant annoncé qu'il ne voterait pas celle de LFI. Le gouvernement a dévoilé par décret le 12 février sa nouvelle stratégie énergétique, après trois ans d'intenses débats et d'innombrables reports. Mettant l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) a aussi acté un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire. Le RN critique dans sa motion le choix du gouvernement de passer par décret, y voyant un "acte illibéral contre le Parlement". Il estime que le gouvernement aurait dû passer par la loi, en vertu du code de l'énergie, et pointe un "choix irrationnel" des énergies intermittentes dicté par la Commission européenne. Sur le fond, il fustige "une politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques". La motion LFI regrette elle aussi un "passage en force" du gouvernement. Mais sur le fond elle déplore à l'inverse du RN une "relance massive du nucléaire", et un "coup de frein sans précédent sur le développement des énergies renouvelables", "seules à pouvoir se substituer aux énergies fossiles à court terme et à nous permettre de répondre à l'urgence climatique". Le PS a annoncé mardi qu'il ne la voterait pas. Notamment, parce qu'une censure aurait pour conséquence "de mettre un nouvel arrêt aux investisseurs et promoteurs des énergies renouvelables en France", qui "n'en peuvent plus de ce stop and go et ont besoin d'un cap", a expliqué un des porte-parole du groupe, Romain Eskenazi. Du côté des communistes, une majorité de leurs députés ne devrait pas voter la motion insoumise, selon le président du groupe Stéphane Peu, rappelant les divergences sur les questions énergétiques entre LFI et son groupe, pro-nucléaire. A l'inverse, les Ecologistes ont annoncé leur intention de voter pour, précisant que "le contenu du texte" leur convient.
Lire plus (431 mots)
"Par respect du Parlement", le Premier ministre a fait de l'examen de ces deux motions un préalable au remaniement gouvernemental, qui pourrait intervenir mercredi dans la foulée ou jeudi, et acter le départ de la ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris. Aucune des deux motions ne devrait atteindre le nombre de voix nécessaire pour renverser le gouvernement (289), la gauche ne votant jamais les motions de l'extrême droite, et le PS ayant annoncé qu'il ne voterait pas celle de LFI. Le gouvernement a dévoilé par décret le 12 février sa nouvelle stratégie énergétique, après trois ans d'intenses débats et d'innombrables reports. Mettant l'accent sur la relance de la consommation d'une électricité décarbonée, notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles coûteuses à importer, la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) a aussi acté un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire. Le RN critique dans sa motion le choix du gouvernement de passer par décret, y voyant un "acte illibéral contre le Parlement". Il estime que le gouvernement aurait dû passer par la loi, en vertu du code de l'énergie, et pointe un "choix irrationnel" des énergies intermittentes dicté par la Commission européenne. Sur le fond, il fustige "une politique décroissante qui accélère les énergies intermittentes, ment sur le nucléaire et fait peser un risque majeur sur les finances publiques". La motion LFI regrette elle aussi un "passage en force" du gouvernement. Mais sur le fond elle déplore à l'inverse du RN une "relance massive du nucléaire", et un "coup de frein sans précédent sur le développement des énergies renouvelables", "seules à pouvoir se substituer aux énergies fossiles à court terme et à nous permettre de répondre à l'urgence climatique". Le PS a annoncé mardi qu'il ne la voterait pas. Notamment, parce qu'une censure aurait pour conséquence "de mettre un nouvel arrêt aux investisseurs et promoteurs des énergies renouvelables en France", qui "n'en peuvent plus de ce stop and go et ont besoin d'un cap", a expliqué un des porte-parole du groupe, Romain Eskenazi. Du côté des communistes, une majorité de leurs députés ne devrait pas voter la motion insoumise, selon le président du groupe Stéphane Peu, rappelant les divergences sur les questions énergétiques entre LFI et son groupe, pro-nucléaire. A l'inverse, les Ecologistes ont annoncé leur intention de voter pour, précisant que "le contenu du texte" leur convient.

25.02.2026 à 03:55

L'Assemblée se prononce à nouveau sur la loi créant une aide à mourir

FRANCE24
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Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte sera finalement plus important que prévu à cause de certains changements adoptés durant son examen. Ils feront l'objet d'un nouveau vote mercredi avant celui sur l'ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus. Les scrutins, prévus à partir de 15H00, devaient initialement se tenir mardi mais ont dû être repoussés d'une journée pour terminer l'examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d'une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat. Les députés adopteront d'abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de "maisons d'accompagnement", intermédiaires entre le domicile et l'hôpital. Le "droit opposable" à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, face aux risques de contentieux qu'il entraînerait, selon ses contempteurs. Les députés enchaîneront ensuite avec le texte sur l'aide à mourir, adopté une première fois en mai à l'Assemblée par 305 voix contre 199. La gauche y était alors plutôt favorable et la droite plutôt opposée, même si le sujet transcende les lignes partisanes. Les députés n'auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe mardi, sur un sujet jugé plus intime que politique. Et avant le vote solennel, ils devront trancher deux points précis du texte. Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d'administration de la substance létale qu'un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie. Initialement, selon le texte, le malade devait s'administrer lui-même le produit, sauf s'il n'était "physiquement pas en mesure" de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s'en chargerait. Mais plusieurs amendements ont été adoptés lors des discussions, parfois sur un fil, pour que l'administration par un soignant ne soit plus l'exception, mais puisse être librement choisie. Une manière de respecter "l'ultime liberté de la personne", qui pourrait ainsi accorder son "attention aux personnes qui l'entourent" plutôt qu'à ce geste, a fait valoir auprès de l'AFP la socialiste Océane Godard. Une "ligne rouge", estime au contraire Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l'auto-administration est une façon de vérifier la "volonté libre et éclairée (du patient) jusqu'au bout". Si ce changement était confirmé, il mettrait "en péril le vote du texte", selon la députée, qui pourrait alors s'abstenir bien qu'elle soit favorable à la réforme. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l'hémicycle qu'il ne pourrait alors plus "voter pour". Calendrier serré L'auteur de la proposition de loi, Olivier Falorni (groupe MoDem), modère toutefois les inquiétudes: il trouverait "très surprenant" qu'elle soit rejetée pour cette raison. Tout en défendant malgré tout le statu quo, au nom de l'"équilibre" trouvé en première lecture, bien que personnellement favorable au libre choix du mode d'administration. Les députés devront également à nouveau voter sur l'ajout, souhaité par le gouvernement, d'une précision indiquant qu'une "souffrance psychologique seule" ne peut permettre de bénéficier de l'aide à mourir. "Superfétatoire", estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d'accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l'AFP. Mis à part ces points encore en suspens, le texte n'a que peu évolué. Les députés ont validé les critères d'éligibilité, la procédure collégiale d'instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants. Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d'aide à mourir par ceux de suicide assisté et d'euthanasie, ou encore de supprimer le délit d'entrave prévu. Un délit d'incitation a été ajouté. Le parcours législatif du texte est encore loin d'être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l'avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l'Assemblée. Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, une nouvelle lecture dans les deux chambres, puis une lecture définitive à l'Assemblée. Les défenseurs de la loi souhaitent qu'elle soit promulguée à l'été. Un calendrier très serré aux yeux de certains députés.
Texte intégral (750 mots)
Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte sera finalement plus important que prévu à cause de certains changements adoptés durant son examen. Ils feront l'objet d'un nouveau vote mercredi avant celui sur l'ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus. Les scrutins, prévus à partir de 15H00, devaient initialement se tenir mardi mais ont dû être repoussés d'une journée pour terminer l'examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d'une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat. Les députés adopteront d'abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de "maisons d'accompagnement", intermédiaires entre le domicile et l'hôpital. Le "droit opposable" à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, face aux risques de contentieux qu'il entraînerait, selon ses contempteurs. Les députés enchaîneront ensuite avec le texte sur l'aide à mourir, adopté une première fois en mai à l'Assemblée par 305 voix contre 199. La gauche y était alors plutôt favorable et la droite plutôt opposée, même si le sujet transcende les lignes partisanes. Les députés n'auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe mardi, sur un sujet jugé plus intime que politique. Et avant le vote solennel, ils devront trancher deux points précis du texte. Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d'administration de la substance létale qu'un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie. Initialement, selon le texte, le malade devait s'administrer lui-même le produit, sauf s'il n'était "physiquement pas en mesure" de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s'en chargerait. Mais plusieurs amendements ont été adoptés lors des discussions, parfois sur un fil, pour que l'administration par un soignant ne soit plus l'exception, mais puisse être librement choisie. Une manière de respecter "l'ultime liberté de la personne", qui pourrait ainsi accorder son "attention aux personnes qui l'entourent" plutôt qu'à ce geste, a fait valoir auprès de l'AFP la socialiste Océane Godard. Une "ligne rouge", estime au contraire Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l'auto-administration est une façon de vérifier la "volonté libre et éclairée (du patient) jusqu'au bout". Si ce changement était confirmé, il mettrait "en péril le vote du texte", selon la députée, qui pourrait alors s'abstenir bien qu'elle soit favorable à la réforme. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l'hémicycle qu'il ne pourrait alors plus "voter pour". Calendrier serré L'auteur de la proposition de loi, Olivier Falorni (groupe MoDem), modère toutefois les inquiétudes: il trouverait "très surprenant" qu'elle soit rejetée pour cette raison. Tout en défendant malgré tout le statu quo, au nom de l'"équilibre" trouvé en première lecture, bien que personnellement favorable au libre choix du mode d'administration. Les députés devront également à nouveau voter sur l'ajout, souhaité par le gouvernement, d'une précision indiquant qu'une "souffrance psychologique seule" ne peut permettre de bénéficier de l'aide à mourir. "Superfétatoire", estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d'accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l'AFP. Mis à part ces points encore en suspens, le texte n'a que peu évolué. Les députés ont validé les critères d'éligibilité, la procédure collégiale d'instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants. Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d'aide à mourir par ceux de suicide assisté et d'euthanasie, ou encore de supprimer le délit d'entrave prévu. Un délit d'incitation a été ajouté. Le parcours législatif du texte est encore loin d'être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l'avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l'Assemblée. Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, une nouvelle lecture dans les deux chambres, puis une lecture définitive à l'Assemblée. Les défenseurs de la loi souhaitent qu'elle soit promulguée à l'été. Un calendrier très serré aux yeux de certains députés.

25.02.2026 à 03:11

États-Unis : suivez le "discours sur l'état de l'Union" de Donald Trump en direct

FRANCE24
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Texte intégral (750 mots)

25.02.2026 à 01:25

Un permis d'entrée au Royaume-Uni désormais obligatoire pour les visiteurs de 85 pays

FRANCE 24
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Une autorisation de voyage électronique (ETA), lancée en 2023, a été élargie et s'impose dès ce mercredi aux ressortissants de 85 pays, qui veulent se rendre au Royaume-Uni pour un séjour de moins de six mois ou ne disposent pas de titre de séjour.
Texte intégral (750 mots)
Une autorisation de voyage électronique (ETA), lancée en 2023, a été élargie et s'impose dès ce mercredi aux ressortissants de 85 pays, qui veulent se rendre au Royaume-Uni pour un séjour de moins de six mois ou ne disposent pas de titre de séjour.

25.02.2026 à 01:17

Argentine: pour la deuxième année de Milei, l'économie rebondit de 4,4% en 2025

FRANCE24
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L'estimation mensuelle d'activité économique (Emae) publiée mardi par l'Institut national de la statistique (Indec), qui préfigure habituellement la statistique officielle du PIB, fait état d'un regain de l'activité en décembre, tiré surtout par le secteur agraire, pour clore 2025 à 4,4% de croissance cumulée. Ce chiffre est sensiblement inférieur aux prévisions initiales du gouvernement, qui tablait sur 5%, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait 4,5%. Après un très sévère ralentissement de l'activité depuis le milieu d'année 2025, jusqu'à un mois de novembre en repli (-0,1%), l'économie de l'Argentine s'est reprise en décembre (+3,5%). "Ce chiffre ne va pas plaire aux prophètes du chaos", a claironné Javier Milei sur son compte X, "l'Argentine avance". Le regain de décembre est dû, selon l'Indec, à un secteur agraire particulièrement performant, avec notamment une récolte de blé parmi les plus rentables des dernières années. Le secteur minier et les services financiers ont aussi enregistré une croissance marquée. Mais le rebond en 2025 de la troisième économie d'Amérique latine traduit aussi une très forte hétérogénéité selon les secteurs, relève l'institut, avec deux sinistrés en particulier: l'industrie et le commerce, qui enregistrent sur l'année des reculs de 3,9% et 1,3% respectivement. - Réforme du travail contestée- L'économiste "anarcho-capitaliste" Milei, comme il se décrit, a enregistré depuis son accession au pouvoir en décembre 2023 un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée en deux ans de plus de 150% à 32%. Et deux années d'excédent des comptes publics, en 2024 puis 2025, sans précédent en 14 ans. Mais cette réussite s'est faite au prix d'une drastique austérité budgétaire, anémiant une consommation qui a tardé à redémarrer tout au long de 2025. Elle s'est aussi accompagnée d'une ouverture poussée aux importations, exposant une industrie argentine vulnérable. Autant de facteurs, ajoutés aux suppressions sèches de postes dans la fonction publique, qui ont contribué à la perte de près de 300.000 emplois formels en deux ans, entre secteurs privé et public, selon des données de syndicats et du registre du travail. Pour l'économiste Pablo Tigani, traditionnellement critique de l'exécutif, l'indice de croissance de l'économie est en partie "un mirage" car il masque "un taux de change soutenu artificiellement, une chute de la consommation, un investissement direct étranger en recul pour la première fois depuis 23 ans (...) Tout cela va mal finir", a-t-il estimé pour l'AFP. Pour l'année 2026, comme pour 2027, le FMI dans son dernier rapport actualisé de janvier sur l'économie mondiale, table pour l'Argentine sur une croissance de 4%. Le gouvernement, lui, mise sur 5% de croissance en 2026 dans son budget adopté en décembre, le premier approuvé par le Parlement depuis le début de la présidence Milei. Auparavant, un Parlement hostile avait frustré l'adoption de budgets d'austérité de l'exécutif, le forçant a reconduire le budget 2023. Très largement remis à flot à l'automne, en pleines turbulences financières, par l'aide du Trésor américain de son allié Donald Trump, venant après une nouvelle aide du FMI en avril, Javier Milei est sorti revigoré des législatives de mi-mandat fin octobre. Une présence parlementaire renforcée, quoique toujours pas majoritaire, lui permet une plus grande latitude dans ses réformes dérégulatrices. Dans son viseur pour sa deuxième moitié de mandat: une réforme fiscale et du système de protection sociale. Dimanche, il doit prononcer son discours annuel au Parlement. Et d'ici là, escompte voir adoptée, dès la fin de la semaine, son autre projet-clef: la réforme du travail, dans le sens d'une flexibilité accrue. Un projet marqué ces dernières semaines par des manifestations de rue émaillées de violences, en marge des débats dans l'hémicycle.
Texte intégral (653 mots)
L'estimation mensuelle d'activité économique (Emae) publiée mardi par l'Institut national de la statistique (Indec), qui préfigure habituellement la statistique officielle du PIB, fait état d'un regain de l'activité en décembre, tiré surtout par le secteur agraire, pour clore 2025 à 4,4% de croissance cumulée. Ce chiffre est sensiblement inférieur aux prévisions initiales du gouvernement, qui tablait sur 5%, tandis que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait 4,5%. Après un très sévère ralentissement de l'activité depuis le milieu d'année 2025, jusqu'à un mois de novembre en repli (-0,1%), l'économie de l'Argentine s'est reprise en décembre (+3,5%). "Ce chiffre ne va pas plaire aux prophètes du chaos", a claironné Javier Milei sur son compte X, "l'Argentine avance". Le regain de décembre est dû, selon l'Indec, à un secteur agraire particulièrement performant, avec notamment une récolte de blé parmi les plus rentables des dernières années. Le secteur minier et les services financiers ont aussi enregistré une croissance marquée. Mais le rebond en 2025 de la troisième économie d'Amérique latine traduit aussi une très forte hétérogénéité selon les secteurs, relève l'institut, avec deux sinistrés en particulier: l'industrie et le commerce, qui enregistrent sur l'année des reculs de 3,9% et 1,3% respectivement. - Réforme du travail contestée- L'économiste "anarcho-capitaliste" Milei, comme il se décrit, a enregistré depuis son accession au pouvoir en décembre 2023 un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée en deux ans de plus de 150% à 32%. Et deux années d'excédent des comptes publics, en 2024 puis 2025, sans précédent en 14 ans. Mais cette réussite s'est faite au prix d'une drastique austérité budgétaire, anémiant une consommation qui a tardé à redémarrer tout au long de 2025. Elle s'est aussi accompagnée d'une ouverture poussée aux importations, exposant une industrie argentine vulnérable. Autant de facteurs, ajoutés aux suppressions sèches de postes dans la fonction publique, qui ont contribué à la perte de près de 300.000 emplois formels en deux ans, entre secteurs privé et public, selon des données de syndicats et du registre du travail. Pour l'économiste Pablo Tigani, traditionnellement critique de l'exécutif, l'indice de croissance de l'économie est en partie "un mirage" car il masque "un taux de change soutenu artificiellement, une chute de la consommation, un investissement direct étranger en recul pour la première fois depuis 23 ans (...) Tout cela va mal finir", a-t-il estimé pour l'AFP. Pour l'année 2026, comme pour 2027, le FMI dans son dernier rapport actualisé de janvier sur l'économie mondiale, table pour l'Argentine sur une croissance de 4%. Le gouvernement, lui, mise sur 5% de croissance en 2026 dans son budget adopté en décembre, le premier approuvé par le Parlement depuis le début de la présidence Milei. Auparavant, un Parlement hostile avait frustré l'adoption de budgets d'austérité de l'exécutif, le forçant a reconduire le budget 2023. Très largement remis à flot à l'automne, en pleines turbulences financières, par l'aide du Trésor américain de son allié Donald Trump, venant après une nouvelle aide du FMI en avril, Javier Milei est sorti revigoré des législatives de mi-mandat fin octobre. Une présence parlementaire renforcée, quoique toujours pas majoritaire, lui permet une plus grande latitude dans ses réformes dérégulatrices. Dans son viseur pour sa deuxième moitié de mandat: une réforme fiscale et du système de protection sociale. Dimanche, il doit prononcer son discours annuel au Parlement. Et d'ici là, escompte voir adoptée, dès la fin de la semaine, son autre projet-clef: la réforme du travail, dans le sens d'une flexibilité accrue. Un projet marqué ces dernières semaines par des manifestations de rue émaillées de violences, en marge des débats dans l'hémicycle.

25.02.2026 à 01:10

Un discours sur l'état de l'Union dans "un contexte plutôt avantageux"

FRANCE24
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Pour ce discours sur l'état de l'union, Donald Trump arrive dans "un contexte domestique plutôt avantageux, le domaine qui compte aux États-Unis, (...) avec une croissance dynamique et un chômage bas", rappelle le correspondant de France 24 à Washington, Matthieu Mabin, ce qui "nourrit un récit présidentiel flatteur". Mais l'environnement stratégique est tout à fait "incertain" avec l'impasse en Ukraine, un Moyen-Orient instable et une relation avec Pékin tendue. 
Texte intégral (653 mots)
Pour ce discours sur l'état de l'union, Donald Trump arrive dans "un contexte domestique plutôt avantageux, le domaine qui compte aux États-Unis, (...) avec une croissance dynamique et un chômage bas", rappelle le correspondant de France 24 à Washington, Matthieu Mabin, ce qui "nourrit un récit présidentiel flatteur". Mais l'environnement stratégique est tout à fait "incertain" avec l'impasse en Ukraine, un Moyen-Orient instable et une relation avec Pékin tendue. 

25.02.2026 à 00:47

Mondial-2026: le patron de la Fifa serein malgré les violences au Mexique

FRANCE24
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Des dizaines de morts, des véhicules incendiés, des commerces fermés, des routes bloquées et un climat de terreur ont paralysé une grande partie du pays latino-américain dimanche, après la mort de Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), lors d'une opération militaire. Mais le patron de la Fédération internationale de football s'est voulu rassurant à moins de quatre mois du début du Mondial, que le Mexique co-organise avec les Etats-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet. Interrogé par l'AFP à Barranquilla, dans le nord de la Colombie à l'occasion d'un événement de la fédération nationale de football, Gianni Infantino s'est dit "très tranquille" et a assuré que "tout va très bien, tout sera fantastique". "Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente (Claudia Sheinbaum)", a-t-il ajouté, affirmant être "en contact régulier" avec les autorités locales et suivre "la situation". Il s'agit de ses premières déclarations après les violences qui ont éclaté dimanche dans une grande partie du Mexique, dont Guadalajara (ouest) qui doit accueillir quatre rencontres du Mondial-2026. Lors de l'opération militaire pour la capture du baron de la drogue et les représailles émanant du cartel qui ont suivi, 25 membres de la garde nationale, ainsi qu'un agent de sécurité, un fonctionnaire du parquet et une civile ont été tués, ainsi que 46 membres présumés de l'organisation criminelle. Quelque 10.000 soldats ont été déployés pour rétablir l'ordre. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a écarté mardi tout risque pour les supporters de foot se rendant à Guadalajara, assurant que "toutes les garanties" de sécurité seraient réunies. En plus des quatre rencontres du Mondial, dont un match Uruguay-Espagne en phase de poule, Guadalajara accueillera en mars, conjointement avec Monterrey (nord-est), les barrages qui désigneront les deux dernières des 48 sélections qualifiées. A Mexico et Monterrey, les deux autres villes mexicaines hôtes de la Coupe du monde, aucun incident violent n'a été signalé. La fédération portugaise de football a remis en question la participation de son équipe à un match amical en mars à Mexico, en raison de "la situation délicate" que traverse le pays, selon un communiqué. Mais Javier Aguirre, le sélectionneur de l'équipe mexicaine, s'est dit confiant. "Tout se passe comme prévu" concernant la bonne tenue du match, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Deux matchs de foot avaient été suspendus dimanche dans le Jalisco et l'Etat de Querétaro, situé dans le centre du Mexique. Retour à la normale Nemesio Oseguera, alias El Mencho, 59 ans, était le narcotrafiquant le plus recherché par le gouvernement des Etats-Unis, qui offrait pour sa capture une récompense de 15 millions de dollars. Sa mort a déclenché une flambée de violence dans 20 des 32 Etats du pays, notamment dans des villes de l'Etat de Jalisco telles que Puerto Vallarta, une station balnéaire très fréquentée de la côte pacifique, prisée des Canadiens et Américains. "On a l'impression de se trouver dans une zone de guerre", a témoigné auprès de l'AFP Javier Pérez, un habitant de 41 ans, en parcourant le parking d'un supermarché où gisaient des voitures calcinées. Mme Sheinbaum a assuré mardi que la situation revenait "peu à peu à la normale" et que les aéroports de Puerto Vallarta et Guadalajara fonctionnaient sans difficulté, après l'annulation de plusieurs vols. Honda à l'arrêt Le gouvernement de l'Etat de Jalisco a, de son côté, fait savoir que les activités économiques avaient repris mardi, et les écoles doivent rouvrir mercredi. Honda a néanmoins suspendu lundi ses activités à Guadalajara pour une durée non précisée. Une porte-parole du constructeur automobile japonais, interrogée mardi par l'AFP, a évoqué une "mesure de précaution". Le Mexique abrite les usines de nombreux constructeurs automobiles comme Ford, General Motors, BMW et Audi, un secteur qui représente 3,6% du PIB du pays.
Texte intégral (684 mots)
Des dizaines de morts, des véhicules incendiés, des commerces fermés, des routes bloquées et un climat de terreur ont paralysé une grande partie du pays latino-américain dimanche, après la mort de Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", chef du puissant cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), lors d'une opération militaire. Mais le patron de la Fédération internationale de football s'est voulu rassurant à moins de quatre mois du début du Mondial, que le Mexique co-organise avec les Etats-Unis et le Canada du 11 juin au 19 juillet. Interrogé par l'AFP à Barranquilla, dans le nord de la Colombie à l'occasion d'un événement de la fédération nationale de football, Gianni Infantino s'est dit "très tranquille" et a assuré que "tout va très bien, tout sera fantastique". "Nous avons pleinement confiance en le Mexique et en sa présidente (Claudia Sheinbaum)", a-t-il ajouté, affirmant être "en contact régulier" avec les autorités locales et suivre "la situation". Il s'agit de ses premières déclarations après les violences qui ont éclaté dimanche dans une grande partie du Mexique, dont Guadalajara (ouest) qui doit accueillir quatre rencontres du Mondial-2026. Lors de l'opération militaire pour la capture du baron de la drogue et les représailles émanant du cartel qui ont suivi, 25 membres de la garde nationale, ainsi qu'un agent de sécurité, un fonctionnaire du parquet et une civile ont été tués, ainsi que 46 membres présumés de l'organisation criminelle. Quelque 10.000 soldats ont été déployés pour rétablir l'ordre. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a écarté mardi tout risque pour les supporters de foot se rendant à Guadalajara, assurant que "toutes les garanties" de sécurité seraient réunies. En plus des quatre rencontres du Mondial, dont un match Uruguay-Espagne en phase de poule, Guadalajara accueillera en mars, conjointement avec Monterrey (nord-est), les barrages qui désigneront les deux dernières des 48 sélections qualifiées. A Mexico et Monterrey, les deux autres villes mexicaines hôtes de la Coupe du monde, aucun incident violent n'a été signalé. La fédération portugaise de football a remis en question la participation de son équipe à un match amical en mars à Mexico, en raison de "la situation délicate" que traverse le pays, selon un communiqué. Mais Javier Aguirre, le sélectionneur de l'équipe mexicaine, s'est dit confiant. "Tout se passe comme prévu" concernant la bonne tenue du match, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Deux matchs de foot avaient été suspendus dimanche dans le Jalisco et l'Etat de Querétaro, situé dans le centre du Mexique. Retour à la normale Nemesio Oseguera, alias El Mencho, 59 ans, était le narcotrafiquant le plus recherché par le gouvernement des Etats-Unis, qui offrait pour sa capture une récompense de 15 millions de dollars. Sa mort a déclenché une flambée de violence dans 20 des 32 Etats du pays, notamment dans des villes de l'Etat de Jalisco telles que Puerto Vallarta, une station balnéaire très fréquentée de la côte pacifique, prisée des Canadiens et Américains. "On a l'impression de se trouver dans une zone de guerre", a témoigné auprès de l'AFP Javier Pérez, un habitant de 41 ans, en parcourant le parking d'un supermarché où gisaient des voitures calcinées. Mme Sheinbaum a assuré mardi que la situation revenait "peu à peu à la normale" et que les aéroports de Puerto Vallarta et Guadalajara fonctionnaient sans difficulté, après l'annulation de plusieurs vols. Honda à l'arrêt Le gouvernement de l'Etat de Jalisco a, de son côté, fait savoir que les activités économiques avaient repris mardi, et les écoles doivent rouvrir mercredi. Honda a néanmoins suspendu lundi ses activités à Guadalajara pour une durée non précisée. Une porte-parole du constructeur automobile japonais, interrogée mardi par l'AFP, a évoqué une "mesure de précaution". Le Mexique abrite les usines de nombreux constructeurs automobiles comme Ford, General Motors, BMW et Audi, un secteur qui représente 3,6% du PIB du pays.

25.02.2026 à 00:38

Discours sur l'état de l'Union en direct : Trump vante le "retour de l'âge d'or de l'Amérique"

FRANCE 24
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Bousculé par la Cour suprême, malmené dans les sondages, Donald Trump tente de convaincre les Américains que "l'âge d'or" promis lors de son investiture est de retour lors de son "discours sur l'état de l'Union", mardi. Devant le Congrès à Washington, il vante "un redressement historique" et un "pays plus sûr" grâce à sa politique anti-immigration. Suivez son allocution en direct.
Texte intégral (684 mots)
Bousculé par la Cour suprême, malmené dans les sondages, Donald Trump tente de convaincre les Américains que "l'âge d'or" promis lors de son investiture est de retour lors de son "discours sur l'état de l'Union", mardi. Devant le Congrès à Washington, il vante "un redressement historique" et un "pays plus sûr" grâce à sa politique anti-immigration. Suivez son allocution en direct.

25.02.2026 à 00:30

Ukraine : un bilan deux fois plus meurtrier pour la Russie

Cécile GALLUCCIO
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Cela fait 4 ans jour pour jour que la guerre à grand échelle en Ukraine a commencé. C’était au petit matin et, selon le président russe, elle devait durer initialement, 3 jours. Sauf qu'elle s’éternise… L’occasion de dresser un triste bilan humain extrêmement difficile à établir.
Texte intégral (684 mots)
Cela fait 4 ans jour pour jour que la guerre à grand échelle en Ukraine a commencé. C’était au petit matin et, selon le président russe, elle devait durer initialement, 3 jours. Sauf qu'elle s’éternise… L’occasion de dresser un triste bilan humain extrêmement difficile à établir.

24.02.2026 à 23:27

Ligue des champions : Bodo Glimt renverse l'Inter, l'Atlético domine Bruges

FRANCE 24
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Les Norvégiens de Bodo Glimt ont réussi l'exploit d'éliminer mardi l'Inter Milan (2-1), finaliste 2023 et 2025, en barrages de la Ligue des champions. En battant Bruges (4-1), l'Atlético Madrid s'est également qualifié en huitièmes de finale, tout comme Newcastle pour la première fois de son histoire.
Texte intégral (684 mots)
Les Norvégiens de Bodo Glimt ont réussi l'exploit d'éliminer mardi l'Inter Milan (2-1), finaliste 2023 et 2025, en barrages de la Ligue des champions. En battant Bruges (4-1), l'Atlético Madrid s'est également qualifié en huitièmes de finale, tout comme Newcastle pour la première fois de son histoire.

24.02.2026 à 23:17

4 ans de guerre en Ukraine : la désinformation russe se renouvelle, et s'intensifie

Maya YATAGHENE
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Depuis quatre ans, une partie des combats entre la Russie et l'Ukraine se passe sur Internet. Et cette année, la guerre informationnelle s'est encore intensifiée. Au point que nos confrères de NewsGuard viennent d’attribuer une sorte de « prix du désinformateur de l’année 2025 » à un russe : Yevgeny Shevchenko. Automatisation de faux sites, amélioration des deepfakes, diffusion sur les chatbots d'IA conversationnelles ... Info/Intox revient sur les nouvelles stratégies de désinformation utilisées par les réseaux liés au Kremlin.
Lire plus (90 mots)
Depuis quatre ans, une partie des combats entre la Russie et l'Ukraine se passe sur Internet. Et cette année, la guerre informationnelle s'est encore intensifiée. Au point que nos confrères de NewsGuard viennent d’attribuer une sorte de « prix du désinformateur de l’année 2025 » à un russe : Yevgeny Shevchenko. Automatisation de faux sites, amélioration des deepfakes, diffusion sur les chatbots d'IA conversationnelles ... Info/Intox revient sur les nouvelles stratégies de désinformation utilisées par les réseaux liés au Kremlin.
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