Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

30.06.2026 à 04:56

FRANCE24
img
Le président français et le sultan d'Oman ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" dans le détroit d'Ormuz et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes". Pour les responsables iraniens, il n'est pas question que d'autres pays interviennent pour le déminage ou le contrôle du détroit d'Ormuz. En négociations avec Oman, Téhéran "veut garder le contrôle" de cette zone stratégique, rappelle Siavosh Ghazi, correspondant pour France 24 à Téhéran.

30.06.2026 à 04:51

FRANCE24
img
Les ministres de la Justice Gérald Darmanin, des Familles Stéphanie Rist et de l'Education Edouard Geffray sont auditionnés mardi par cette instance créée pour débattre de ce texte, comprenant de nombreux députés de la Délégation des droits de l'enfant. Présenté en conseil des ministres fin mai, ce texte initialement centré sur le secteur de la protection de l'enfance, elle-même plongée dans une grave crise, avait été élargi une première fois après le scandale né de la révélation de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris. Après l'émotion suscitée par l'affaire Lyhanna, du nom de la collégienne de 11 ans retrouvée morte dans le Gers début juin, et les dysfonctionnements judiciaires mis au jour concernant le suspect principal, le gouvernement a annoncé que de nouvelles mesures seraient ajoutées au projet de loi par une lettre rectificative. Celles-ci doivent être présentées mercredi en conseil des ministres. La commission spéciale doit examiner cette semaine les dix articles du texte initial, avant de se pencher la semaine prochaine sur les ajouts promis par le gouvernement, a indiqué sa présidente, la députée MoDem Perrine Goulet. Parmi les mesures phares initiales, figure un article qui vise à étendre et renforcer le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels et bénévoles au contact d'enfants, dans tous les domaines (protection de l'enfance, éducation, santé etc.). Un autre prévoit de créer une "ordonnance de sûreté de l'enfant" visant à protéger dans l'urgence un mineur qui dénonce des faits de maltraitance ou d'inceste commis par un parent, en suspendant notamment les droits de visite et d'hébergement du parent soupçonné. Cette disposition était notamment demandée par la Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste). La question de l'imprescriptibilité Parmi les mesures attendues dans un second temps pourraient figurer l'obligation de réaliser les actes d'enquête dans un délai maximal de trois mois pour les crimes sur enfants ou l'allongement des peines pour les violeurs en série sur mineur. "Qu'une personne viole une victime ou 300 comme le chirurgien Joël Le Scouarnec, la peine maximale encourue, 20 ans, est la même", souligne Mme Goulet. "Nous souhaitons que le fait qu'un même auteur fasse plusieurs victime soit considéré comme une circonstance aggravante et que la peine soit plus lourde, par exemple 30 ans". Le garde des Sceaux Gérald Darmanin s'est déclaré favorable à l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs, une mesure qui pourrait aussi figurer dans les derniers ajouts. Cette revendication portée par des associations de victimes suscite toutefois des réserves chez les magistrats, qui estiment que la justice n'a pas les moyens d'enquêter sur des affaires anciennes, pour lesquelles il peut être plus difficile de recueillir des preuves. Après l'émotion suscitée par l'affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a par ailleurs annoncé la semaine dernière qu'une proposition de "loi intégrale" contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants serait examinée au parlement à l'automne. La députée Perrine Goulet estime que toutes les dispositions dans ce texte concernant les mineurs pourraient être rattachées au projet de loi sur la protection des enfants, comme par exemple le parcours de soins des mineurs ou la sécurisation du "parent protecteur" en cas de violences intrafamiliales ou d'inceste. La coalition d'associations féministes et de défense des enfants, qui défend l'examen de la proposition de loi intégrale contre les violences, préférerait, elle, que ces mesures restent dans ce texte et que le projet de loi examiné à partir de mardi se concentre sur le secteur de la protection de l'enfance. Par ailleurs, l'Assemblée examine mardi en deuxième lecture une proposition de loi de la députée socialiste Ayda Hadizadeh. Elle prévoit, en ligne avec la loi intégrale, le droit de chaque enfant placé ou protégé à bénéficier d'un avocat.

30.06.2026 à 04:49

FRANCE24
img
Une explosion a retenti, lundi soir, à Monaco, faisant trois blessés - dont un oligarque ukrainien. "Ce qui est désormais crucial, c'est la traque du suspect, de l'individu qui a laissé le sac avant de fuir", rapporte Aude Kersulec, journaliste de France 24 à Monaco. Vraisemblablement, il devrait se trouver en France, d'où une "collaboration renforcée" entre les deux pays pour le retrouver. 
Texte intégral (682 mots)
Une explosion a retenti, lundi soir, à Monaco, faisant trois blessés - dont un oligarque ukrainien. "Ce qui est désormais crucial, c'est la traque du suspect, de l'individu qui a laissé le sac avant de fuir", rapporte Aude Kersulec, journaliste de France 24 à Monaco. Vraisemblablement, il devrait se trouver en France, d'où une "collaboration renforcée" entre les deux pays pour le retrouver. 

30.06.2026 à 04:40

FRANCE 24
img
L'Iran a annoncé l'envoi d'une délégation au Qatar mardi pour des rencontres techniques sans négociations directes avec le camp adverse. De son côté, Washington a fait savoir que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place "cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau". Suivez notre direct. 
Texte intégral (682 mots)
L'Iran a annoncé l'envoi d'une délégation au Qatar mardi pour des rencontres techniques sans négociations directes avec le camp adverse. De son côté, Washington a fait savoir que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place "cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau". Suivez notre direct. 

30.06.2026 à 04:31

FRANCE24
img
Chez les socialistes, qui n'ont toujours pas choisi leur candidat et sont plus divisés que jamais, un conseil national, sorte de parlement du parti, est convoqué dans la soirée. Son objet: débattre de "la situation politique et la stratégie du PS pour la présidentielle" et trancher la question qui sera soumise au vote des militants le 9 juillet concernant le processus de désignation du candidat PS. Deux visions s'affrontent. D'un côté les partisans, à l'instar d'Olivier Faure, d'une primaire avec les Écologistes pour désigner un candidat unique de la gauche hors LFI ; de l'autre, tous ses opposants internes, dont le premier d'entre eux le chef des députés Boris Vallaud, qui défendent l'idée d'un consensus pour choisir "le candidat le mieux placé". Pour certains, ce pourrait être le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, arrivé en tête de la gauche aux européennes sur une liste PS-Place publique, et crédité autour de 13% des intentions de vote. L'eurodéputé, pas encore officiellement candidat, refuse de participer à une primaire, comptant sur les sondages pour s'imposer comme le vote utile à gauche. Mais d'autres n'excluent pas la candidature de l'ancien président François Hollande. Pour tenter de faire converger tout le monde, Olivier Faure avait proposé une première désignation, au sein de l'espace socialiste et social-démocrate, d'un candidat qui participerait ensuite à une primaire élargie avec les Écologistes et le reste de la gauche non-mélenchoniste. Face au refus de ses opposants, il propose toujours une première sélection entre PS et Place publique, mais la participation à la deuxième primaire serait au bon vouloir du vainqueur. Une proposition qui pourrait satisfaire ses opposants. "Mardi on va converger sur une seule proposition, une primaire des sympathisants de la social-démocratie", pense l'eurodéputé François Kalfon. Une telle proposition laisserait entrevoir la candidature probable de M. Faure, pour défendre jusqu'au bout la ligne de la primaire. Mais un membre de la direction est plus pessimiste sur les conclusions du Conseil national, et n'exclut pas au final, qu'il y a ait deux questions, formulées par chaque camp. D'autant que toutes les divergences ne sont pas réglées, notamment sur le corps électoral, que la direction souhaite le plus large possible, au delà des seuls militants PS et Place publique. 2 ou 20 euros Elle propose une contribution au vote de 2 euros, alors que ses opposants la souhaitent plus élevée, autour de 20 euros, voire plus, par "crainte d'une infiltration des insoumis". "Il faut que ce soit engageant", plaide M. Kalfon. "Les soutiens de Raphaël Glucksmann veulent tout faire pour lui éviter le moindre affrontement", remarque un proche d'Olivier Faure. Reste qu'un processus qui laisserait au vainqueur le choix de participer ensuite à une primaire ne convient pas à Marine Tondelier. "On ne va pas attendre le 30 septembre pour savoir s'il y aura une primaire", tempête la patronne des Écologistes, déjà candidate à ce processus de départage. Elle a donc lancé une consultation de ses propres militants, du 1er au 6 juillet, pour acter en cas d'échec de primaire, que la campagne des Écologiste se poursuivra. Autour de sa candidature. De quoi faire bondir ses opposants internes, qui réclament de pouvoir discuter de toutes les alternatives possibles, y compris celle de ne pas avoir de candidat autonome et de se ranger derrière une autre personnalité de gauche. Certains sont plus enclins, comme le sénateur Yannick Jadot, à choisir Raphaël Glucksmann. D'autres plaident pour rejoindre le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, qui leur a déjà tendu la main. Ces opposants ont obtenu la tenue, mardi également, d'un Conseil fédéral extraordinaire, où ils espèrent pouvoir reformuler ce qui sera proposé aux militants. Mais Marine Tondelier souligne qu'ils n'y sont pas majoritaires. Ils ont cependant obtenu une première victoire jeudi, quand le conseil statutaire du parti, saisi sur la régularité de la consultation, a estimé qu'elle ne pouvait être qu'une "enquête d'opinion interne", sans valeur décisionnelle.
Texte intégral (681 mots)
Chez les socialistes, qui n'ont toujours pas choisi leur candidat et sont plus divisés que jamais, un conseil national, sorte de parlement du parti, est convoqué dans la soirée. Son objet: débattre de "la situation politique et la stratégie du PS pour la présidentielle" et trancher la question qui sera soumise au vote des militants le 9 juillet concernant le processus de désignation du candidat PS. Deux visions s'affrontent. D'un côté les partisans, à l'instar d'Olivier Faure, d'une primaire avec les Écologistes pour désigner un candidat unique de la gauche hors LFI ; de l'autre, tous ses opposants internes, dont le premier d'entre eux le chef des députés Boris Vallaud, qui défendent l'idée d'un consensus pour choisir "le candidat le mieux placé". Pour certains, ce pourrait être le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, arrivé en tête de la gauche aux européennes sur une liste PS-Place publique, et crédité autour de 13% des intentions de vote. L'eurodéputé, pas encore officiellement candidat, refuse de participer à une primaire, comptant sur les sondages pour s'imposer comme le vote utile à gauche. Mais d'autres n'excluent pas la candidature de l'ancien président François Hollande. Pour tenter de faire converger tout le monde, Olivier Faure avait proposé une première désignation, au sein de l'espace socialiste et social-démocrate, d'un candidat qui participerait ensuite à une primaire élargie avec les Écologistes et le reste de la gauche non-mélenchoniste. Face au refus de ses opposants, il propose toujours une première sélection entre PS et Place publique, mais la participation à la deuxième primaire serait au bon vouloir du vainqueur. Une proposition qui pourrait satisfaire ses opposants. "Mardi on va converger sur une seule proposition, une primaire des sympathisants de la social-démocratie", pense l'eurodéputé François Kalfon. Une telle proposition laisserait entrevoir la candidature probable de M. Faure, pour défendre jusqu'au bout la ligne de la primaire. Mais un membre de la direction est plus pessimiste sur les conclusions du Conseil national, et n'exclut pas au final, qu'il y a ait deux questions, formulées par chaque camp. D'autant que toutes les divergences ne sont pas réglées, notamment sur le corps électoral, que la direction souhaite le plus large possible, au delà des seuls militants PS et Place publique. 2 ou 20 euros Elle propose une contribution au vote de 2 euros, alors que ses opposants la souhaitent plus élevée, autour de 20 euros, voire plus, par "crainte d'une infiltration des insoumis". "Il faut que ce soit engageant", plaide M. Kalfon. "Les soutiens de Raphaël Glucksmann veulent tout faire pour lui éviter le moindre affrontement", remarque un proche d'Olivier Faure. Reste qu'un processus qui laisserait au vainqueur le choix de participer ensuite à une primaire ne convient pas à Marine Tondelier. "On ne va pas attendre le 30 septembre pour savoir s'il y aura une primaire", tempête la patronne des Écologistes, déjà candidate à ce processus de départage. Elle a donc lancé une consultation de ses propres militants, du 1er au 6 juillet, pour acter en cas d'échec de primaire, que la campagne des Écologiste se poursuivra. Autour de sa candidature. De quoi faire bondir ses opposants internes, qui réclament de pouvoir discuter de toutes les alternatives possibles, y compris celle de ne pas avoir de candidat autonome et de se ranger derrière une autre personnalité de gauche. Certains sont plus enclins, comme le sénateur Yannick Jadot, à choisir Raphaël Glucksmann. D'autres plaident pour rejoindre le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, qui leur a déjà tendu la main. Ces opposants ont obtenu la tenue, mardi également, d'un Conseil fédéral extraordinaire, où ils espèrent pouvoir reformuler ce qui sera proposé aux militants. Mais Marine Tondelier souligne qu'ils n'y sont pas majoritaires. Ils ont cependant obtenu une première victoire jeudi, quand le conseil statutaire du parti, saisi sur la régularité de la consultation, a estimé qu'elle ne pouvait être qu'une "enquête d'opinion interne", sans valeur décisionnelle.

30.06.2026 à 03:27

FRANCE24
img
Le garde des Sceaux fait face depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans dans le Gers le 4 juin aux appels à la démission d'une partie de la classe politique, et à la fronde des magistrats, qui lui reprochent de les avoir mis en cause après ce meurtre qui a bouleversé le pays. Gérald Darmanin a "perdu la confiance" des magistrats pour les avoir "jetés en pâture à la colère, légitime mais toujours mauvaise conseillère", a estimé vendredi l'Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 60% de la profession. Lundi, juges et avocats se sont mobilisés lors d'une journée "justice morte" contre le manque de moyens de l'institution, dans l'incapacité de faire face aux nombreuses plaintes dont elle est saisie. Les avocats ont aussi protesté une nouvelle fois contre le projet de loi. Si le ministre a renoncé au plaider-coupable, le reste du texte est "tout aussi inquiétant", juge le Syndicat des avocats de France dans un communiqué. "Abandon de la cour d’assises, éloignement du jury populaire, extension du fichage génétique, recul des droits fondamentaux, tel est le projet aberrant du garde des Sceaux", assène-t-il. 6.000 affaires en souffrance Présenté en conseil des ministres en mars, le "projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes" a pour objectif de désengorger les tribunaux, alors que, selon le ministère, "près de 6.000 affaires criminelles attendent d’être jugées", avec des délais pouvant aller "de six à huit ans". Pour ce faire, sa principale mesure consistait en l'instauration d'une nouvelle procédure, la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR). En cas de reconnaissance par l'accusé de sa culpabilité, et d'accord de la victime, une peine négociée aurait été proposée, et homologuée par un juge lors d'une audience publique sans témoins, ni experts, d'environ une demi-journée. Le projet de loi prévoyait que la peine prononcée ne puisse dans ce cas dépasser les deux tiers de la peine maximale prévue par la loi. S'il a passé sans encombre l'étape du Sénat à la mi-avril, le projet a suscité une vive contestation des avocats et des associations féministes et de lutte contre les violences sexuelles, les crimes qui auraient été concernés par ce "plaider-coupable" criminels étant en très grande majorité les viols. Dans un geste d'apaisement, Gérald Darmanin a dans un premier temps réduit considérablement le périmètre de la mesure, en excluant d'y recourir pour les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises. Mais cela n'a pas suffi à convaincre les députés: ils ont rejeté le 10 juin en commission le projet de loi, l'ensemble de la gauche votant contre, tandis que le RN s'abstenait. M. Darmanin a dans la foulée annoncé le retrait de la disposition "faute de consensus". Le RN, qui était opposé à cette mesure, pourrait dès lors voter pour le projet, ce qui sécuriserait le scrutin. La gauche continuera elle de se battre pied à pied contre le texte, avec des amendements de suppression à quasiment tous les articles. Elle entend ferrailler contre l'extension des compétences des cours criminelles départementales aux crimes commis en récidive; contre le recours accru à la généalogie génétique en matière pénale; contre le raccourcissement des délais pour dénoncer des nullités dans la procédure; ou encore contre l'anonymisation des acteurs judiciaires dans les décisions diffusées en données ouvertes. Les débats sont prévus jusqu'à vendredi.
Texte intégral (611 mots)
Le garde des Sceaux fait face depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans dans le Gers le 4 juin aux appels à la démission d'une partie de la classe politique, et à la fronde des magistrats, qui lui reprochent de les avoir mis en cause après ce meurtre qui a bouleversé le pays. Gérald Darmanin a "perdu la confiance" des magistrats pour les avoir "jetés en pâture à la colère, légitime mais toujours mauvaise conseillère", a estimé vendredi l'Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 60% de la profession. Lundi, juges et avocats se sont mobilisés lors d'une journée "justice morte" contre le manque de moyens de l'institution, dans l'incapacité de faire face aux nombreuses plaintes dont elle est saisie. Les avocats ont aussi protesté une nouvelle fois contre le projet de loi. Si le ministre a renoncé au plaider-coupable, le reste du texte est "tout aussi inquiétant", juge le Syndicat des avocats de France dans un communiqué. "Abandon de la cour d’assises, éloignement du jury populaire, extension du fichage génétique, recul des droits fondamentaux, tel est le projet aberrant du garde des Sceaux", assène-t-il. 6.000 affaires en souffrance Présenté en conseil des ministres en mars, le "projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes" a pour objectif de désengorger les tribunaux, alors que, selon le ministère, "près de 6.000 affaires criminelles attendent d’être jugées", avec des délais pouvant aller "de six à huit ans". Pour ce faire, sa principale mesure consistait en l'instauration d'une nouvelle procédure, la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR). En cas de reconnaissance par l'accusé de sa culpabilité, et d'accord de la victime, une peine négociée aurait été proposée, et homologuée par un juge lors d'une audience publique sans témoins, ni experts, d'environ une demi-journée. Le projet de loi prévoyait que la peine prononcée ne puisse dans ce cas dépasser les deux tiers de la peine maximale prévue par la loi. S'il a passé sans encombre l'étape du Sénat à la mi-avril, le projet a suscité une vive contestation des avocats et des associations féministes et de lutte contre les violences sexuelles, les crimes qui auraient été concernés par ce "plaider-coupable" criminels étant en très grande majorité les viols. Dans un geste d'apaisement, Gérald Darmanin a dans un premier temps réduit considérablement le périmètre de la mesure, en excluant d'y recourir pour les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises. Mais cela n'a pas suffi à convaincre les députés: ils ont rejeté le 10 juin en commission le projet de loi, l'ensemble de la gauche votant contre, tandis que le RN s'abstenait. M. Darmanin a dans la foulée annoncé le retrait de la disposition "faute de consensus". Le RN, qui était opposé à cette mesure, pourrait dès lors voter pour le projet, ce qui sécuriserait le scrutin. La gauche continuera elle de se battre pied à pied contre le texte, avec des amendements de suppression à quasiment tous les articles. Elle entend ferrailler contre l'extension des compétences des cours criminelles départementales aux crimes commis en récidive; contre le recours accru à la généalogie génétique en matière pénale; contre le raccourcissement des délais pour dénoncer des nullités dans la procédure; ou encore contre l'anonymisation des acteurs judiciaires dans les décisions diffusées en données ouvertes. Les débats sont prévus jusqu'à vendredi.

30.06.2026 à 03:13

FRANCE 24
img
Des groupes de citoyens ont lancé en Afrique du Sud un ultimatum exigeant que les étrangers sans papiers quittent le territoire avant le 30 juin, une initiative non validée par le gouvernement. Le National Joint Operational and Intelligence Structure estime, lundi, que "plus de 25 000 ressortissants étrangers ont été rapatriés" pour leur sécurité. 
Texte intégral (611 mots)
Des groupes de citoyens ont lancé en Afrique du Sud un ultimatum exigeant que les étrangers sans papiers quittent le territoire avant le 30 juin, une initiative non validée par le gouvernement. Le National Joint Operational and Intelligence Structure estime, lundi, que "plus de 25 000 ressortissants étrangers ont été rapatriés" pour leur sécurité. 

30.06.2026 à 02:53

FRANCE24
img
Depuis plusieurs semaines, le pays vit au rythme d'un compte à rebours malsain à mesure que s'approche le 30 juin, ultimatum fixé en dehors de tout cadre légal par des groupes citoyens très structurés pour intimer aux étrangers sans papiers l'ordre de quitter le pays. Ces troupes organisent mardi une journée d'action nationale, avec de nombreux rassemblements, faisant craindre aux autorités des débordements. Largement médiatisées, leurs précédentes actions, de taille souvent modeste et emmenées par des hommes brandissant bâtons et boucliers traditionnels zoulous, ont instauré un climat de peur au sein des migrants, illégaux ou non. Dans plusieurs grandes villes du pays - Durban en tête, le Cap, Johannesburg - des ressortissants étrangers se sont regroupés dans des camps de déplacés improvisés ou devant leur consulat dans l'espoir de quitter le pays, laissant derrière eux leurs biens et parfois un conjoint sud-africain. D'ores et déjà, plus de 25.000 Malawites, Zimbabwéens et Mozambicains ont regagné leur pays, par leurs propres moyens ou à bord de bus affrétés par leur pays ou l'Afrique du Sud, selon des chiffres officiels. "Je suis déçue de ce que nos frères et sœurs sud-africains nous font subir. Même les enfants nous narguent et nous demandent quand nous allons rentrer chez nous", témoigne Katiija Rajab, Malawite de 36 ans qui, après après avoir travaillé trois ans comme employée de maison près de Durban (est), a décidé de jeter l'éponge et de rentrer. Expulsés et licenciés Le Ghana et le Nigeria avaient auparavant organisé des vols pour rapatrier plusieurs centaines de leurs ressortissants, non sans au passage égratigner Pretoria pour la gestion de cette crise qui a écorné l'image de l'Afrique du Sud dans plusieurs pays du continent. Les organisations antimigrants, comme "March and March", assurent être opposées à toute forme de violence. Elles accusent les clandestins, sans statistiques à l'appui, de "voler" les emplois des Sud-Africains, dans un pays où le taux de chômage culmine à plus de 32%. Elles leur reprochent également d'encombrer le système de santé et de contribuer à la criminalité galopante du pays et ses 60 homicides quotidiens. Quelque 3 millions d'étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays, selon l'agence de statistiques. Le mouvement actuel a débouché sur des violences sporadiques qui ont fait quatre morts, deux Mozambicains, un Ethiopien et un Malawite, et quelques scènes de pillages de magasins tenus par des étrangers. Il s'est surtout traduit par de nombreuses menaces et intimidations dans les quartiers paupérisés des grandes villes. Les témoignages recueillis par l'AFP auprès de candidats au départ convergent: leurs employeurs les ont renvoyés, de crainte d'être verbalisés, et leurs propriétaires, mis sous pression par des sympathisants du mouvement, les ont expulsés. Surenchère électorale Le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, a multiplié ces derniers jours les prises de parole pour annoncer un important déploiement de forces de l'ordre et mettre en garde les fauteurs de troubles. Le président Cyril Ramaphosa et les autorités locales se sont rapprochés des royautés traditionnelles et des instances religieuses pour amplifier leur appel au calme. L'Afrique du Sud a déjà connu plusieurs vagues de violences xénophobes au cours des deux dernières décennies et le mouvement actuel s'inscrit dans le contexte électoral des municipales du 4 novembre. "Des partis politiques font de la surenchère (...) Ils paradent en se présentant comme étant anti-immigrés", explique à l'AFP le politologue Sandile Swana, citant entre autres les partis MK de l'ex-président Jacob Zuma et Action SA. Plusieurs points chauds ont été identifiés dans le pays, notamment à Johannesburg et à Durban dans la province du KwaZulu-Natal, théâtre en juillet 2021 de violences meurtrières (plus de 330 morts) en réaction à l'incarcération de Jacob Zuma pour outrage à la justice. "Quelles que soient nos inquiétudes concernant l'immigration illégale (...), nous ne laisserons pas cette province partir une seconde fois en fumée, que ce soit du fait de la criminalité ou de la xénophobie", a averti dimanche le dirigeant du KwaZulu-Natal, Thami Ntuli.
Texte intégral (712 mots)
Depuis plusieurs semaines, le pays vit au rythme d'un compte à rebours malsain à mesure que s'approche le 30 juin, ultimatum fixé en dehors de tout cadre légal par des groupes citoyens très structurés pour intimer aux étrangers sans papiers l'ordre de quitter le pays. Ces troupes organisent mardi une journée d'action nationale, avec de nombreux rassemblements, faisant craindre aux autorités des débordements. Largement médiatisées, leurs précédentes actions, de taille souvent modeste et emmenées par des hommes brandissant bâtons et boucliers traditionnels zoulous, ont instauré un climat de peur au sein des migrants, illégaux ou non. Dans plusieurs grandes villes du pays - Durban en tête, le Cap, Johannesburg - des ressortissants étrangers se sont regroupés dans des camps de déplacés improvisés ou devant leur consulat dans l'espoir de quitter le pays, laissant derrière eux leurs biens et parfois un conjoint sud-africain. D'ores et déjà, plus de 25.000 Malawites, Zimbabwéens et Mozambicains ont regagné leur pays, par leurs propres moyens ou à bord de bus affrétés par leur pays ou l'Afrique du Sud, selon des chiffres officiels. "Je suis déçue de ce que nos frères et sœurs sud-africains nous font subir. Même les enfants nous narguent et nous demandent quand nous allons rentrer chez nous", témoigne Katiija Rajab, Malawite de 36 ans qui, après après avoir travaillé trois ans comme employée de maison près de Durban (est), a décidé de jeter l'éponge et de rentrer. Expulsés et licenciés Le Ghana et le Nigeria avaient auparavant organisé des vols pour rapatrier plusieurs centaines de leurs ressortissants, non sans au passage égratigner Pretoria pour la gestion de cette crise qui a écorné l'image de l'Afrique du Sud dans plusieurs pays du continent. Les organisations antimigrants, comme "March and March", assurent être opposées à toute forme de violence. Elles accusent les clandestins, sans statistiques à l'appui, de "voler" les emplois des Sud-Africains, dans un pays où le taux de chômage culmine à plus de 32%. Elles leur reprochent également d'encombrer le système de santé et de contribuer à la criminalité galopante du pays et ses 60 homicides quotidiens. Quelque 3 millions d'étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays, selon l'agence de statistiques. Le mouvement actuel a débouché sur des violences sporadiques qui ont fait quatre morts, deux Mozambicains, un Ethiopien et un Malawite, et quelques scènes de pillages de magasins tenus par des étrangers. Il s'est surtout traduit par de nombreuses menaces et intimidations dans les quartiers paupérisés des grandes villes. Les témoignages recueillis par l'AFP auprès de candidats au départ convergent: leurs employeurs les ont renvoyés, de crainte d'être verbalisés, et leurs propriétaires, mis sous pression par des sympathisants du mouvement, les ont expulsés. Surenchère électorale Le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, a multiplié ces derniers jours les prises de parole pour annoncer un important déploiement de forces de l'ordre et mettre en garde les fauteurs de troubles. Le président Cyril Ramaphosa et les autorités locales se sont rapprochés des royautés traditionnelles et des instances religieuses pour amplifier leur appel au calme. L'Afrique du Sud a déjà connu plusieurs vagues de violences xénophobes au cours des deux dernières décennies et le mouvement actuel s'inscrit dans le contexte électoral des municipales du 4 novembre. "Des partis politiques font de la surenchère (...) Ils paradent en se présentant comme étant anti-immigrés", explique à l'AFP le politologue Sandile Swana, citant entre autres les partis MK de l'ex-président Jacob Zuma et Action SA. Plusieurs points chauds ont été identifiés dans le pays, notamment à Johannesburg et à Durban dans la province du KwaZulu-Natal, théâtre en juillet 2021 de violences meurtrières (plus de 330 morts) en réaction à l'incarcération de Jacob Zuma pour outrage à la justice. "Quelles que soient nos inquiétudes concernant l'immigration illégale (...), nous ne laisserons pas cette province partir une seconde fois en fumée, que ce soit du fait de la criminalité ou de la xénophobie", a averti dimanche le dirigeant du KwaZulu-Natal, Thami Ntuli.

30.06.2026 à 02:49

FRANCE24
img
Deux critiques du régime se retrouvent à nouveau devant la justice. Le procès pour trahison d'un opposant au président Yoweri Museveni, Kizza Besigye, reprend à Kampala. Il est emprisonné en Ouganda après avoir été enlevé au Kenya en 2024 et accusé d'avoir comploté "pour renverser par les armes le gouvernement" ougandais. Au même moment, l'avocat de M. Besigye, Erias Lukwago, qui a déposé plainte pour cet enlèvement contre le chef de l'armée - et d'autres gradés - comparaît lui, pour une audience de procédure, devant une autre cour qui l'a récemment inculpé de "non-dénonciation de trahison", l'accusant d'avoir été au courant du complot reproché à son client. Muhoozi Kainerugaba s'est vanté sur X d'avoir fait "capturer" Me Lukwago, le 15 juin, par des militaires et de l'avoir gardé "dans des sous-sols", se réjouissant à l'avance des "souffrances" qu'il allait lui infliger. Ce jour-là, M. Lukwago devait justement remettre au chef de l'armée la plainte le visant. Hasard du calendrier, cette plainte sera également examinée mardi. Il a également visé des groupes de défense des droits de l'Homme, dont l'un Agora est convoqué mardi par la police. Ce weekend, Muhoozi Kainerugaba s'est félicité d'avoir fait fermer des journaux, radios et chaîne de télévision ougandais d'un groupe de presse indépendant, dont les bureaux étaient bouclés par des militaires. - "Ambivalence" "En Ouganda, je ne crois PAS à la liberté de la presse !" a écrit Muhoozi Kainerugaba, aucun de ces médias "ne rouvriront sans ma permission", a-t-il ajouté, assurant que ces fermetures avaient reçu l'aval de son père. Dans cette avalanche quotidienne de tweets devenus sa marque de fabrique - souvent incendiaires, parfois lunaires, alternant menaces physiques contre des opposants, obsession pour la chanteuse Beyonce et autocélébration - "Muhoozi", 52 ans, a plusieurs fois affirmé qu'il succéderait à son père, Yoweri Museveni, 81 ans et au pouvoir depuis 40 ans. Si en 2022, M. Museveni avait sommé son fils de cesser de tweeter sur les affaires du pays après qu'il eut menacé d'envahir le Kenya voisin, son silence ces dernières semaines laisse penser aux analystes que le général Kainerugaba n'a désormais plus de garde-fou. On a longtemps considéré ses menaces "comme des blagues", explique Gerald Walulya, professeur de journalisme à l'Université de Makerere à Kampala, "mais pour la première fois, on le voit capable de montrer du pouvoir sans aucune forme de modération de la part de son père". "Le plus dérangeant c'est le silence de Museveni face aux actions" potentiellement dommageables de son fils, mais aussi "l'ambivalence du fils, qui apparaît comme agissant de son propre chef tout en affirmant travailler sous les ordres de son père", note Yusuf Serunkuma, chercheur ougandais en sciences politiques. Cela fait longtemps que les observateurs estiment que M. Museveni, sans jamais le reconnaître, prépare son fils, diplômé de l'école britannique d'officiers de Sandhurst, à lui succéder. Il l'a nommé à la tête de l'armée en 2024, deux ans après l'avoir promu au plus haut grade. - "cultiver la peur" "Ougandais, m'aimez-vous? Voteriez-vous pour moi?", demandait en juin dans un de ses tweets celui qui a désormais son propre parti politique, la Ligue patriotique d'Ouganda (PLU) et qui avait un temps affirmé qu'il se présenterait à la présidentielle de début 2026. Avant de renoncer et de laisser son père remporter un 7e mandat. "Depuis la dernière élection (...) ce n'est pas le vainqueur qui exerce le pouvoir, alors que le fils" prend toutes sortes de décision, estime Gerald Walulya. Que Museveni "soit silencieux est surprenant, ce qui peut être interprété comme un signe d'approbation". Malgré ses 1,3 million d'abonnés sur X, la popularité réelle de Muhoozi en Ouganda, pays où la liberté d'expression est toute relative, est inconnue et M. Walulya craint que l'espace de liberté des Ougandais se rétrécisse encore plus sous la direction du chef de l'armée. D'autant que le principal opposant ougandais, le populaire ex-chanteur Bobi Wine a quitté le pays après la présidentielle de janvier, Muhoozi l'ayant menacé de mort. "Je ne sais pas si montrer de la force et cultiver la peur fait partie d'une stratégie de Muhoozi ou si cela lui vient naturellement car c'est la seule chose qu'il connaît en tant que soldat", s'interroge Yusuf Serunkuma. Qui estime qu'il devrait plutôt s'inspirer de son père qui a su créer une proximité avec les Ougandais et les partenaires étrangers.
Texte intégral (769 mots)
Deux critiques du régime se retrouvent à nouveau devant la justice. Le procès pour trahison d'un opposant au président Yoweri Museveni, Kizza Besigye, reprend à Kampala. Il est emprisonné en Ouganda après avoir été enlevé au Kenya en 2024 et accusé d'avoir comploté "pour renverser par les armes le gouvernement" ougandais. Au même moment, l'avocat de M. Besigye, Erias Lukwago, qui a déposé plainte pour cet enlèvement contre le chef de l'armée - et d'autres gradés - comparaît lui, pour une audience de procédure, devant une autre cour qui l'a récemment inculpé de "non-dénonciation de trahison", l'accusant d'avoir été au courant du complot reproché à son client. Muhoozi Kainerugaba s'est vanté sur X d'avoir fait "capturer" Me Lukwago, le 15 juin, par des militaires et de l'avoir gardé "dans des sous-sols", se réjouissant à l'avance des "souffrances" qu'il allait lui infliger. Ce jour-là, M. Lukwago devait justement remettre au chef de l'armée la plainte le visant. Hasard du calendrier, cette plainte sera également examinée mardi. Il a également visé des groupes de défense des droits de l'Homme, dont l'un Agora est convoqué mardi par la police. Ce weekend, Muhoozi Kainerugaba s'est félicité d'avoir fait fermer des journaux, radios et chaîne de télévision ougandais d'un groupe de presse indépendant, dont les bureaux étaient bouclés par des militaires. - "Ambivalence" "En Ouganda, je ne crois PAS à la liberté de la presse !" a écrit Muhoozi Kainerugaba, aucun de ces médias "ne rouvriront sans ma permission", a-t-il ajouté, assurant que ces fermetures avaient reçu l'aval de son père. Dans cette avalanche quotidienne de tweets devenus sa marque de fabrique - souvent incendiaires, parfois lunaires, alternant menaces physiques contre des opposants, obsession pour la chanteuse Beyonce et autocélébration - "Muhoozi", 52 ans, a plusieurs fois affirmé qu'il succéderait à son père, Yoweri Museveni, 81 ans et au pouvoir depuis 40 ans. Si en 2022, M. Museveni avait sommé son fils de cesser de tweeter sur les affaires du pays après qu'il eut menacé d'envahir le Kenya voisin, son silence ces dernières semaines laisse penser aux analystes que le général Kainerugaba n'a désormais plus de garde-fou. On a longtemps considéré ses menaces "comme des blagues", explique Gerald Walulya, professeur de journalisme à l'Université de Makerere à Kampala, "mais pour la première fois, on le voit capable de montrer du pouvoir sans aucune forme de modération de la part de son père". "Le plus dérangeant c'est le silence de Museveni face aux actions" potentiellement dommageables de son fils, mais aussi "l'ambivalence du fils, qui apparaît comme agissant de son propre chef tout en affirmant travailler sous les ordres de son père", note Yusuf Serunkuma, chercheur ougandais en sciences politiques. Cela fait longtemps que les observateurs estiment que M. Museveni, sans jamais le reconnaître, prépare son fils, diplômé de l'école britannique d'officiers de Sandhurst, à lui succéder. Il l'a nommé à la tête de l'armée en 2024, deux ans après l'avoir promu au plus haut grade. - "cultiver la peur" "Ougandais, m'aimez-vous? Voteriez-vous pour moi?", demandait en juin dans un de ses tweets celui qui a désormais son propre parti politique, la Ligue patriotique d'Ouganda (PLU) et qui avait un temps affirmé qu'il se présenterait à la présidentielle de début 2026. Avant de renoncer et de laisser son père remporter un 7e mandat. "Depuis la dernière élection (...) ce n'est pas le vainqueur qui exerce le pouvoir, alors que le fils" prend toutes sortes de décision, estime Gerald Walulya. Que Museveni "soit silencieux est surprenant, ce qui peut être interprété comme un signe d'approbation". Malgré ses 1,3 million d'abonnés sur X, la popularité réelle de Muhoozi en Ouganda, pays où la liberté d'expression est toute relative, est inconnue et M. Walulya craint que l'espace de liberté des Ougandais se rétrécisse encore plus sous la direction du chef de l'armée. D'autant que le principal opposant ougandais, le populaire ex-chanteur Bobi Wine a quitté le pays après la présidentielle de janvier, Muhoozi l'ayant menacé de mort. "Je ne sais pas si montrer de la force et cultiver la peur fait partie d'une stratégie de Muhoozi ou si cela lui vient naturellement car c'est la seule chose qu'il connaît en tant que soldat", s'interroge Yusuf Serunkuma. Qui estime qu'il devrait plutôt s'inspirer de son père qui a su créer une proximité avec les Ougandais et les partenaires étrangers.

30.06.2026 à 02:47

FRANCE24
img
Les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer -- ou non -- à ces demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable dans le pays. Cette procédure doit bénéficier à "près d'un demi-million de personnes", en grande majorité des migrants latino-américains déjà installés sur le sol espagnol, avait chiffré l'exécutif en lançant la procédure. "C'est une grande opportunité", applaudit auprès de l'AFP Juana Hernandez, une Cubaine de 59 ans vivant à Madrid. Arrivée depuis deux ans et demi en Espagne, elle raconte avoir payé "autour de 200 euros" un avocat qui s'est chargé de faire les démarches administratives pour elle, "pour être plus sûre", tout en recevant l'aide d'une association d'aide aux migrants. Cette titulaire d'un diplôme d'anglais, en formation pour travailler à l'aéroport de Madrid-Barajas, explique avoir été "un peu inquiète" au début de la procédure, avant de recevoir il y a quelques jours, pour son plus grand plaisir, "la notification de recevabilité" de son dossier. Il y a quelques jours, quelque 360.000 demandes avaient déjà été jugées "recevables" pour un total de 900.000 dossiers déposés, pas encore tous traités, avait indiqué une source gouvernementale à l'AFP. Attente et espoirs Comme Juana Hernandez, toutes les personnes intéressées pour être régularisées devaient justifier d'au moins cinq mois de présence en Espagne au 1er janvier et également prouver qu'elles n'avaient pas de casier judiciaire. La procédure pouvait être réalisée en ligne ou bien directement dans les centres administratifs dédiés. Dans la région de Cantabrie (nord), Mohamed (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille), un Marocain de 23 ans présent illégalement en Espagne depuis "à peu près quatre ans", décrit un parcours administratif "relativement facile". En recherche d'emploi, il souhaite être régularisé "pour pouvoir travailler légalement, cotiser", et ainsi éviter que des employeurs peu scrupuleux, dit-il, "profitent" de lui comme d'autres personnes en situation irrégulière, "en payant des salaires très faibles, sans aucun droit, voire en ne payant pas du tout dans certains cas...". Vivant avec une compagne espagnole, il n'a toujours pas reçu de réponse de l'administration, mais assure "garder confiance". "Les mêmes droits" En pleine tourmente liée à des scandales de corruption et de trafic d'influence touchant son entourage proche et le parti socialiste, Pedro Sánchez a fait de ce plan extraordinaire l'étendard de sa politique d'ouverture, à rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe. "Celles et ceux qui vivent déjà dans notre pays et qui contribuent au développement économique de notre pays méritent d'avoir les mêmes droits que n'importe quel autre citoyen", a-t-il soutenu à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles le 19 juin, après un échange tendu à huis clos sur le sujet avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, selon des médias. Face à la presse, le dirigeant socialiste avait aussi évoqué "les besoins en main d'œuvre" dans certains secteurs de l'activité, comme le BTP, une approche pragmatique saluée notamment par le patron de la principale organisation patronale espagnole (CEOE), avec l'objectif de soutenir l'une des économies les plus dynamiques d'Europe. Vent debout, l'opposition de droite et, surtout, d'extrême droite a pour sa part dénoncé respectivement une politique "insensée" et "une invasion migratoire", au moment où la question de l'immigration polarise de plus en plus le débat public en Espagne, un pays longtemps terre d'émigration au XXe siècle. En l'absence de majorité parlementaire, l'exécutif a pu lancer son vaste plan en adoptant un "décret royal", une réglementation prévue dans la Constitution espagnole qui doit ensuite être publiée au Journal officiel, sans devoir passer par un vote des députés. Ce texte faisait suite à une initiative populaire signée par plus de 600.000 personnes et soutenue par quelque 900 associations, qui exigeait la régularisation exceptionnelle de tous les immigrés en situation irrégulière en Espagne. En Espagne, l'une des principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, près de 37.000 migrants irréguliers sont entrés en 2025, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6%), d'après le ministère de l'Intérieur.
Texte intégral (726 mots)
Les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer -- ou non -- à ces demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable dans le pays. Cette procédure doit bénéficier à "près d'un demi-million de personnes", en grande majorité des migrants latino-américains déjà installés sur le sol espagnol, avait chiffré l'exécutif en lançant la procédure. "C'est une grande opportunité", applaudit auprès de l'AFP Juana Hernandez, une Cubaine de 59 ans vivant à Madrid. Arrivée depuis deux ans et demi en Espagne, elle raconte avoir payé "autour de 200 euros" un avocat qui s'est chargé de faire les démarches administratives pour elle, "pour être plus sûre", tout en recevant l'aide d'une association d'aide aux migrants. Cette titulaire d'un diplôme d'anglais, en formation pour travailler à l'aéroport de Madrid-Barajas, explique avoir été "un peu inquiète" au début de la procédure, avant de recevoir il y a quelques jours, pour son plus grand plaisir, "la notification de recevabilité" de son dossier. Il y a quelques jours, quelque 360.000 demandes avaient déjà été jugées "recevables" pour un total de 900.000 dossiers déposés, pas encore tous traités, avait indiqué une source gouvernementale à l'AFP. Attente et espoirs Comme Juana Hernandez, toutes les personnes intéressées pour être régularisées devaient justifier d'au moins cinq mois de présence en Espagne au 1er janvier et également prouver qu'elles n'avaient pas de casier judiciaire. La procédure pouvait être réalisée en ligne ou bien directement dans les centres administratifs dédiés. Dans la région de Cantabrie (nord), Mohamed (qui n'a pas souhaité donner son nom de famille), un Marocain de 23 ans présent illégalement en Espagne depuis "à peu près quatre ans", décrit un parcours administratif "relativement facile". En recherche d'emploi, il souhaite être régularisé "pour pouvoir travailler légalement, cotiser", et ainsi éviter que des employeurs peu scrupuleux, dit-il, "profitent" de lui comme d'autres personnes en situation irrégulière, "en payant des salaires très faibles, sans aucun droit, voire en ne payant pas du tout dans certains cas...". Vivant avec une compagne espagnole, il n'a toujours pas reçu de réponse de l'administration, mais assure "garder confiance". "Les mêmes droits" En pleine tourmente liée à des scandales de corruption et de trafic d'influence touchant son entourage proche et le parti socialiste, Pedro Sánchez a fait de ce plan extraordinaire l'étendard de sa politique d'ouverture, à rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe. "Celles et ceux qui vivent déjà dans notre pays et qui contribuent au développement économique de notre pays méritent d'avoir les mêmes droits que n'importe quel autre citoyen", a-t-il soutenu à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles le 19 juin, après un échange tendu à huis clos sur le sujet avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, selon des médias. Face à la presse, le dirigeant socialiste avait aussi évoqué "les besoins en main d'œuvre" dans certains secteurs de l'activité, comme le BTP, une approche pragmatique saluée notamment par le patron de la principale organisation patronale espagnole (CEOE), avec l'objectif de soutenir l'une des économies les plus dynamiques d'Europe. Vent debout, l'opposition de droite et, surtout, d'extrême droite a pour sa part dénoncé respectivement une politique "insensée" et "une invasion migratoire", au moment où la question de l'immigration polarise de plus en plus le débat public en Espagne, un pays longtemps terre d'émigration au XXe siècle. En l'absence de majorité parlementaire, l'exécutif a pu lancer son vaste plan en adoptant un "décret royal", une réglementation prévue dans la Constitution espagnole qui doit ensuite être publiée au Journal officiel, sans devoir passer par un vote des députés. Ce texte faisait suite à une initiative populaire signée par plus de 600.000 personnes et soutenue par quelque 900 associations, qui exigeait la régularisation exceptionnelle de tous les immigrés en situation irrégulière en Espagne. En Espagne, l'une des principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, près de 37.000 migrants irréguliers sont entrés en 2025, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6%), d'après le ministère de l'Intérieur.

30.06.2026 à 02:29

FRANCE24
img
Au moins 1.719 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire, et des dizaines de milliers sont toujours portées disparues après les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 du 24 juin. Les proches se couvrent régulièrement le nez alors que des employés du funérarium nettoient à la hâte les chambres de combustion, pour remettre l'urne funéraire aux familles. Ce cimetière public, qui ferme habituellement à 16H00, ne fermera ses portes lundi "qu'après l'arrivée du dernier corps", assure une employée, disant avoir travaillé jusqu'à minuit au cours du weekend. "Et ce n'est que le début", anticipe, auprès de l'AFP, Freddy Rey, un autre fonctionnaire du cimetière. De 60 à 70 services funéraires sont dispensés par jour, affirment des employés qui se reposent avant d'aller creuser de nouvelles fosses au fond du cimetière. "On nous a demandé de préparer entre 100 et 200 tombes", précise l'un d'eux. "Une personne spéciale" Aux abords du crématorium résonne un "Maman, je t'aime !" lancé par une adolescente en pleurs. Sa famille est éplorée par la mort d'Emir Pérez, aux côtés de son épouse et deux de leurs enfants à La Guaira. "Il nous a tous appris quelque chose, Emir était une personne spéciale", déclare en sanglotant l'un de ses frères dans un discours improvisé, étouffé par le bruit d'un camion qui apporte du matériel pour les ouvriers du cimetière. Sa sœur Dary explique avoir voulu enterrer Emir. Mais "nous n'avons pas trouvé de tombe car tous les cimetières sont saturés, ils ont aménagé des niches pour inhumer", explique-t-elle. Sergio Vergara, 42 ans, oncle d'Emir Perez, raconte la douleur et l'impossibilité d'imaginer de nouveaux lendemains. Expulsé de son immeuble à Caracas déclaré en péril, il vit dans le traumatisme et l'angoisse. "Je n'arrive pas à dormir sous un toit, j'ai la peur panique de mourir écrasé", confie-t-il. Il raconte avoir retrouvé son neveu enseveli dans le complexe de La Guaira où la famille habitait. "Je l'ai sorti de là, avec toute sa famille, déjà la décomposition était très avancée", dit-il à l'AFP. "C'était horrible de le sortir lui, ses enfants"... Après des jours d'insomnies à dégager des blocs de pierre à mains nues pour dégager les corps, Sergio Vergaga et sa famille laissent éclater leur douleur face à la pierre tombale familiale. "Seulement en photo" Les deux cheminées des fours de crémation relâchent de nouvelles colonnes de fumée. À l'extérieur, les familles patientent les 90 minutes nécessaires pour la réduction en cendres. Keila Fernandez a décidé de faire incinérer sa sœur en raison de l'état du corps, cinq jours après le séisme. "Ils ne nous ont même pas laissé la voir, on l'a vue seulement en photo", dit-elle. Les familles endeuillés évoquent entre elles les scènes dramatiques vécues lors de la recherche de leurs proches. Et leur sentiment d'abandon par les autorités. "Tant de pétrole dans ce pays et même pas une excavatrice" pour dégager les décombres, souffle-t-on d'une famille à une autre. "Il n'y avait pas un seule manifestation sans que l'armée sorte les blindés. Pourquoi ils ne les ont pas sortis pour dégager les décombres ?"
Texte intégral (562 mots)
Au moins 1.719 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire, et des dizaines de milliers sont toujours portées disparues après les secousses de magnitude 7,2 et 7,5 du 24 juin. Les proches se couvrent régulièrement le nez alors que des employés du funérarium nettoient à la hâte les chambres de combustion, pour remettre l'urne funéraire aux familles. Ce cimetière public, qui ferme habituellement à 16H00, ne fermera ses portes lundi "qu'après l'arrivée du dernier corps", assure une employée, disant avoir travaillé jusqu'à minuit au cours du weekend. "Et ce n'est que le début", anticipe, auprès de l'AFP, Freddy Rey, un autre fonctionnaire du cimetière. De 60 à 70 services funéraires sont dispensés par jour, affirment des employés qui se reposent avant d'aller creuser de nouvelles fosses au fond du cimetière. "On nous a demandé de préparer entre 100 et 200 tombes", précise l'un d'eux. "Une personne spéciale" Aux abords du crématorium résonne un "Maman, je t'aime !" lancé par une adolescente en pleurs. Sa famille est éplorée par la mort d'Emir Pérez, aux côtés de son épouse et deux de leurs enfants à La Guaira. "Il nous a tous appris quelque chose, Emir était une personne spéciale", déclare en sanglotant l'un de ses frères dans un discours improvisé, étouffé par le bruit d'un camion qui apporte du matériel pour les ouvriers du cimetière. Sa sœur Dary explique avoir voulu enterrer Emir. Mais "nous n'avons pas trouvé de tombe car tous les cimetières sont saturés, ils ont aménagé des niches pour inhumer", explique-t-elle. Sergio Vergara, 42 ans, oncle d'Emir Perez, raconte la douleur et l'impossibilité d'imaginer de nouveaux lendemains. Expulsé de son immeuble à Caracas déclaré en péril, il vit dans le traumatisme et l'angoisse. "Je n'arrive pas à dormir sous un toit, j'ai la peur panique de mourir écrasé", confie-t-il. Il raconte avoir retrouvé son neveu enseveli dans le complexe de La Guaira où la famille habitait. "Je l'ai sorti de là, avec toute sa famille, déjà la décomposition était très avancée", dit-il à l'AFP. "C'était horrible de le sortir lui, ses enfants"... Après des jours d'insomnies à dégager des blocs de pierre à mains nues pour dégager les corps, Sergio Vergaga et sa famille laissent éclater leur douleur face à la pierre tombale familiale. "Seulement en photo" Les deux cheminées des fours de crémation relâchent de nouvelles colonnes de fumée. À l'extérieur, les familles patientent les 90 minutes nécessaires pour la réduction en cendres. Keila Fernandez a décidé de faire incinérer sa sœur en raison de l'état du corps, cinq jours après le séisme. "Ils ne nous ont même pas laissé la voir, on l'a vue seulement en photo", dit-elle. Les familles endeuillés évoquent entre elles les scènes dramatiques vécues lors de la recherche de leurs proches. Et leur sentiment d'abandon par les autorités. "Tant de pétrole dans ce pays et même pas une excavatrice" pour dégager les décombres, souffle-t-on d'une famille à une autre. "Il n'y avait pas un seule manifestation sans que l'armée sorte les blindés. Pourquoi ils ne les ont pas sortis pour dégager les décombres ?"

30.06.2026 à 02:09

FRANCE24
img
La Mannschaft, incapable de sortir des poules lors des éditions 2018 et 2022, est une nouvelle fois prématurément éliminée d'une Coupe du monde et on voit mal comment Julian Nagelsmann, son jeune sélectionneur de 38 ans, va pouvoir garder son poste après cette nouvelle déroute. Ses joueurs pourtant pensaient avoir fait le plus dur en finissant par trouver la faille dans la défense paraguayenne, sur leur 22e centre de la partie, lorsque Florian Wirtz, franchement pas à son aise, a trouvé Kai Havertz, pas vraiment plus adroit. L'attaquant d'Arsenal, au point de penalty, a dévié légèrement le ballon de l'arrière du crâne pour le placer dans le petit filet d'Orlando Gill, le gardien paraguayen (1-1, 54e). Mais comme lors de cette séance de tirs au but où trois de ses tireurs se sont loupés (Havertz, Woltemade, Tah), l'Allemagne a été incapable de gagner un match qu'elle n'aurait pas du perdre. Tout le contraire du Paraguay, de son gardien héros et de son dernier tireur José Canale, qui, après deux balles de match manquées par ses partenaires, a qualifié son pays à la surprise générale en huitièmes de finale d'un Mondial où ils pourraient retrouver la France... comme en 1998, lorsque les Bleus avaient remporté leur première étoile. "Évidemment, on avait analysé chaque joueur et chaque détail concernant les tireurs de penalty. Dieu merci, j'ai pu arrêter deux penalties (face à Havertz et Woltemade, NDLR). Nous avons éliminé un champion. C'est dédié à tous les Paraguayens", s'est réjoui Gill. Hold-up parfait Le hold-up était d'ailleurs déjà presque parfait avant l'égalisation d'Havertz. En toute fin d'une première période archi-dominée par la Mannschaft, la stupeur a gagné le Gillette Stadium, lorsque, sur l'une des seules incursions paraguayennes dans le camp adverse, le Strasbourgeois Julio Enciso a ouvert le score d'une tête rageuse (1-0, 42e). Personne n'aurait pu prédire un tel scénario au vu du niveau affiché par l'Albirroja en phase de groupe, notamment lors du match d'ouverture face aux États-Unis perdu 4 à 1. Même contre l'Allemagne chancelante, percluse de doutes après un premier tour sans saveur. Pour remédier à cela, Nagelsmann a tenté un pari en laissant sur le banc l'une de ses stars offensives Jamal Musiala, hors de forme après une saison perturbée par des blessures. Il a lancé d'entrée Deniz Undav, son "supersub" et le meilleur buteur allemand avec trois buts inscrits en sortie de banc. Dès la 6e minute, l'attaquant de Stuttgart, servi par Kai Havertz dans la surface, s'est trouvé en excellente position, mais n'est pas parvenu à cadrer sa frappe (0-0). Remplacée à l'heure de jeu par Musiala, la sensation Undav a fait long feu, annonçant la suite pour la Mannschaft. Solidarité paraguayenne Avec près de 80% de possession de balle en première période, l'Allemagne a campé dans la moitié de terrain paraguayenne, pour ne pas dire dans la surface sud-américaine, sans parvenir toutefois à cadrer une seule frappe. Le mérite en revient à la solidarité paraguayenne, acceptant en bloc d'attendre les assauts allemands sans jamais être pris à défaut, le but d'Havertz excepté. Bien défendre ne permet pourtant pas forcément de bien attaquer et il était écrit qu'une fois l'Allemagne revenue au score, le Paraguay allait attendre la séance de tirs au but, quand bien même celle-ci n'interviendrait qu'après les prolongations. Si Jonathan Tah après un corner a bien cru contrecarrer ce plan, son but de la tête a été annulé par la VAR après une faute de Waldemar Anton sur Gill (102e). Les Sud-Américains ont contenu une Allemagne qui aura centré 49 fois, frappé 19 fois mais cadré que 5 fois. Et s'en sont remis à leur gardien. Un pari gagnant qui plonge les Allemands dans un océan de perplexité. Une fois encore. Les Bleus sont prévenus.
Texte intégral (661 mots)
La Mannschaft, incapable de sortir des poules lors des éditions 2018 et 2022, est une nouvelle fois prématurément éliminée d'une Coupe du monde et on voit mal comment Julian Nagelsmann, son jeune sélectionneur de 38 ans, va pouvoir garder son poste après cette nouvelle déroute. Ses joueurs pourtant pensaient avoir fait le plus dur en finissant par trouver la faille dans la défense paraguayenne, sur leur 22e centre de la partie, lorsque Florian Wirtz, franchement pas à son aise, a trouvé Kai Havertz, pas vraiment plus adroit. L'attaquant d'Arsenal, au point de penalty, a dévié légèrement le ballon de l'arrière du crâne pour le placer dans le petit filet d'Orlando Gill, le gardien paraguayen (1-1, 54e). Mais comme lors de cette séance de tirs au but où trois de ses tireurs se sont loupés (Havertz, Woltemade, Tah), l'Allemagne a été incapable de gagner un match qu'elle n'aurait pas du perdre. Tout le contraire du Paraguay, de son gardien héros et de son dernier tireur José Canale, qui, après deux balles de match manquées par ses partenaires, a qualifié son pays à la surprise générale en huitièmes de finale d'un Mondial où ils pourraient retrouver la France... comme en 1998, lorsque les Bleus avaient remporté leur première étoile. "Évidemment, on avait analysé chaque joueur et chaque détail concernant les tireurs de penalty. Dieu merci, j'ai pu arrêter deux penalties (face à Havertz et Woltemade, NDLR). Nous avons éliminé un champion. C'est dédié à tous les Paraguayens", s'est réjoui Gill. Hold-up parfait Le hold-up était d'ailleurs déjà presque parfait avant l'égalisation d'Havertz. En toute fin d'une première période archi-dominée par la Mannschaft, la stupeur a gagné le Gillette Stadium, lorsque, sur l'une des seules incursions paraguayennes dans le camp adverse, le Strasbourgeois Julio Enciso a ouvert le score d'une tête rageuse (1-0, 42e). Personne n'aurait pu prédire un tel scénario au vu du niveau affiché par l'Albirroja en phase de groupe, notamment lors du match d'ouverture face aux États-Unis perdu 4 à 1. Même contre l'Allemagne chancelante, percluse de doutes après un premier tour sans saveur. Pour remédier à cela, Nagelsmann a tenté un pari en laissant sur le banc l'une de ses stars offensives Jamal Musiala, hors de forme après une saison perturbée par des blessures. Il a lancé d'entrée Deniz Undav, son "supersub" et le meilleur buteur allemand avec trois buts inscrits en sortie de banc. Dès la 6e minute, l'attaquant de Stuttgart, servi par Kai Havertz dans la surface, s'est trouvé en excellente position, mais n'est pas parvenu à cadrer sa frappe (0-0). Remplacée à l'heure de jeu par Musiala, la sensation Undav a fait long feu, annonçant la suite pour la Mannschaft. Solidarité paraguayenne Avec près de 80% de possession de balle en première période, l'Allemagne a campé dans la moitié de terrain paraguayenne, pour ne pas dire dans la surface sud-américaine, sans parvenir toutefois à cadrer une seule frappe. Le mérite en revient à la solidarité paraguayenne, acceptant en bloc d'attendre les assauts allemands sans jamais être pris à défaut, le but d'Havertz excepté. Bien défendre ne permet pourtant pas forcément de bien attaquer et il était écrit qu'une fois l'Allemagne revenue au score, le Paraguay allait attendre la séance de tirs au but, quand bien même celle-ci n'interviendrait qu'après les prolongations. Si Jonathan Tah après un corner a bien cru contrecarrer ce plan, son but de la tête a été annulé par la VAR après une faute de Waldemar Anton sur Gill (102e). Les Sud-Américains ont contenu une Allemagne qui aura centré 49 fois, frappé 19 fois mais cadré que 5 fois. Et s'en sont remis à leur gardien. Un pari gagnant qui plonge les Allemands dans un océan de perplexité. Une fois encore. Les Bleus sont prévenus.

30.06.2026 à 02:00

RFI
img
Les Pays-Bas affrontent le Maroc à Monterrey en seizièmes de finale de la Coupe du monde. Qui des Oranje ou des Lions de l'Atlas remportera ce match décisif ? Suivez le duel en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.
Texte intégral (661 mots)
Les Pays-Bas affrontent le Maroc à Monterrey en seizièmes de finale de la Coupe du monde. Qui des Oranje ou des Lions de l'Atlas remportera ce match décisif ? Suivez le duel en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.

30.06.2026 à 01:29

FRANCE24
img
Texte intégral (661 mots)

30.06.2026 à 01:28

Jean-Luc MOUNIER
img
L'Allemagne a affronté le Paraguay, lundi, à Boston en 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Et c'est l'Albirroja qui a obtenu son ticket pour le tour suivant en dominant la Mannschaft à l'issue des tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).
Texte intégral (661 mots)
L'Allemagne a affronté le Paraguay, lundi, à Boston en 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Et c'est l'Albirroja qui a obtenu son ticket pour le tour suivant en dominant la Mannschaft à l'issue des tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞