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12.02.2026 à 00:53

Droits de douane sur le Canada : des élus républicains s'opposent à Donald Trump

FRANCE 24
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Une résolution abrogeant les droits de douane américains sur le Canada a été approuvée mercredi à la Chambre des représentants grâce au vote de plusieurs élus républicains ouvertement opposés à la politique protectionniste de Donald Trump. Ce dernier, qui pourra toujours mettre son veto au texte, les a menacés de représailles.
Une résolution abrogeant les droits de douane américains sur le Canada a été approuvée mercredi à la Chambre des représentants grâce au vote de plusieurs élus républicains ouvertement opposés à la politique protectionniste de Donald Trump. Ce dernier, qui pourra toujours mettre son veto au texte, les a menacés de représailles.

12.02.2026 à 00:45

Dans la troisième ville d'Argentine, la police toutes sirènes hurlantes pour ses salaires

FRANCE24
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La rébellion, qui a pris fin à l'annonce de ces mesures, avait donné lieu dans la nuit de lundi à des scènes musclées entre policiers et collègues manifestants. Elle intervient dans une ville où la sécurité est un thème ultra-sensible: Rosario, grand port agro-exportateur, est aussi foyer de narcotrafic, avec le plus fort taux d'homicide du pays. Tout mercredi, dans une odeur de caoutchouc brûlé, une vingtaine de voitures de police et autant de motos sont restées alignées, à l'arrêt, devant le siège de la police provinciale, sirènes branchées en un "sirenazo" incessant, générant un fond sonore assourdissant, a constaté l'AFP. Une centaine de policiers étaient adossés aux voitures, bras croisés, ou sirotant un maté (infusion), tandis qu'à distance des proches portaient banderoles et pancartes : "Sans des salaires dignes, pas de santé mentale!", ou ""Nos vies comptent, nos familles comptent". Beaucoup s'épanchaient sur la souffrance d'un policier dans l'Argentine de 2026. Nestor, ex-policier de 68 ans, évoquait à l'AFP son petit-fils, jeune policier suicidé en 2025. Un geste selon lui "poussé par ce système corrompu, tant de pressions personnelles, institutionnelles (...) des supérieurs qui n'écoutent pas. Le salaire ne suffit pas, il faut faire des heures supplémentaires pour subvenir à sa famille". Dans le rassemblement, une croix portait les noms d'une vingtaine de policiers suicidés. Et selon les manifestants c'est encore un suicide, la semaine dernière, celui d'Oscar Valdez, sous-officier de 32 ans, qui a mis le feu aux poudres. La tension est restée palpable mercredi, tandis que le chef de la police provinciale, Luis Maldonado, se voyait pris à partie, bousculé et insulté par les policiers en débrayage, aux cris de "Démissionne" !. Après des négociations jusque tard dans la nuit de mardi, puis de nouveau mercredi, les policiers ont finalement levé leur mouvement en soirée, après avoir obtenu des augmentations salariales, a constaté l'AFP. "La demande a été entendue, et je veux être clair : aucun policier de la province, ni aucun agent pénitentiaire, ne percevra un salaire inférieur à 1.350.000 pesos" (785 euros), a annoncé en conférence de presse le gouverneur provincial, Maximiliano Pullaro. Le salaire, et le psychique Dans les minutes qui ont suivi, les voitures et motos qui faisaient le siège de la direction de la police ont quitté les lieux, entre applaudissements et accolades entre policiers. "On est plus que content ! C’est émouvant parce qu'on a lutté pour ça, les gars vont retourner au travail et la ville sera protégée. C’est ce qu'on espérait", a lancé à l'AFP l'officier retraité German Carballo. Depuis mardi, des policiers, ex-policiers, leurs proches, évoquent des salaires de misère, tel German Acuña, qui dit gagner 1 million de pesos (près de 600 euros) par mois, après 11 ans de service. D'autres encore confient, sous anonymat, devoir payer de leur poche pour internet dans leur bureau, voire pour des balles. Plus tôt mercredi les autorités avaient aussi annoncé la réintégration de 20 policiers, qui avaient été suspendus, arme de service retirée, dans la foulée de la manifestation tendue de lundi. Mardi l'avocat Gabriel Sarla, un ex-policier de Santa Fe, rappelait qu'outre le salaire, la revendication portait aussi sur "un suivi psychologique global, et les mutations de personnes qui vivent jusqu'à 600km du lieu de travail". "La santé mentale, c'est une des choses clef", insistait Nestor à l'AFP. Avec 6,75 homicides pour 100.000 habitants, selon la sécurité provinciale, Rosario (1,3 million d'habitants), à 300 km de Buenos Aires, est bien au-dessus des statistiques nationales (2,5 dans la capitale par exemple). Des chiffres cependant en nette amélioration depuis deux ans, après des taux avoisinant les 20 pour 100.000 lors de la décennie passée.
Texte intégral (628 mots)
La rébellion, qui a pris fin à l'annonce de ces mesures, avait donné lieu dans la nuit de lundi à des scènes musclées entre policiers et collègues manifestants. Elle intervient dans une ville où la sécurité est un thème ultra-sensible: Rosario, grand port agro-exportateur, est aussi foyer de narcotrafic, avec le plus fort taux d'homicide du pays. Tout mercredi, dans une odeur de caoutchouc brûlé, une vingtaine de voitures de police et autant de motos sont restées alignées, à l'arrêt, devant le siège de la police provinciale, sirènes branchées en un "sirenazo" incessant, générant un fond sonore assourdissant, a constaté l'AFP. Une centaine de policiers étaient adossés aux voitures, bras croisés, ou sirotant un maté (infusion), tandis qu'à distance des proches portaient banderoles et pancartes : "Sans des salaires dignes, pas de santé mentale!", ou ""Nos vies comptent, nos familles comptent". Beaucoup s'épanchaient sur la souffrance d'un policier dans l'Argentine de 2026. Nestor, ex-policier de 68 ans, évoquait à l'AFP son petit-fils, jeune policier suicidé en 2025. Un geste selon lui "poussé par ce système corrompu, tant de pressions personnelles, institutionnelles (...) des supérieurs qui n'écoutent pas. Le salaire ne suffit pas, il faut faire des heures supplémentaires pour subvenir à sa famille". Dans le rassemblement, une croix portait les noms d'une vingtaine de policiers suicidés. Et selon les manifestants c'est encore un suicide, la semaine dernière, celui d'Oscar Valdez, sous-officier de 32 ans, qui a mis le feu aux poudres. La tension est restée palpable mercredi, tandis que le chef de la police provinciale, Luis Maldonado, se voyait pris à partie, bousculé et insulté par les policiers en débrayage, aux cris de "Démissionne" !. Après des négociations jusque tard dans la nuit de mardi, puis de nouveau mercredi, les policiers ont finalement levé leur mouvement en soirée, après avoir obtenu des augmentations salariales, a constaté l'AFP. "La demande a été entendue, et je veux être clair : aucun policier de la province, ni aucun agent pénitentiaire, ne percevra un salaire inférieur à 1.350.000 pesos" (785 euros), a annoncé en conférence de presse le gouverneur provincial, Maximiliano Pullaro. Le salaire, et le psychique Dans les minutes qui ont suivi, les voitures et motos qui faisaient le siège de la direction de la police ont quitté les lieux, entre applaudissements et accolades entre policiers. "On est plus que content ! C’est émouvant parce qu'on a lutté pour ça, les gars vont retourner au travail et la ville sera protégée. C’est ce qu'on espérait", a lancé à l'AFP l'officier retraité German Carballo. Depuis mardi, des policiers, ex-policiers, leurs proches, évoquent des salaires de misère, tel German Acuña, qui dit gagner 1 million de pesos (près de 600 euros) par mois, après 11 ans de service. D'autres encore confient, sous anonymat, devoir payer de leur poche pour internet dans leur bureau, voire pour des balles. Plus tôt mercredi les autorités avaient aussi annoncé la réintégration de 20 policiers, qui avaient été suspendus, arme de service retirée, dans la foulée de la manifestation tendue de lundi. Mardi l'avocat Gabriel Sarla, un ex-policier de Santa Fe, rappelait qu'outre le salaire, la revendication portait aussi sur "un suivi psychologique global, et les mutations de personnes qui vivent jusqu'à 600km du lieu de travail". "La santé mentale, c'est une des choses clef", insistait Nestor à l'AFP. Avec 6,75 homicides pour 100.000 habitants, selon la sécurité provinciale, Rosario (1,3 million d'habitants), à 300 km de Buenos Aires, est bien au-dessus des statistiques nationales (2,5 dans la capitale par exemple). Des chiffres cependant en nette amélioration depuis deux ans, après des taux avoisinant les 20 pour 100.000 lors de la décennie passée.

12.02.2026 à 00:38

Albin Kurti est réélu Premier ministre du Kosovo après un an de paralysie politique

FRANCE 24
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Après une année de paralysie politique au Kosovo, le Parlement a élu mercredi soir le gouvernement présenté par le Premier ministre sortant Albin Kurti. Son programme est axé sur l'économie et l'augmentation des investissements dans la défense. S'il dénonce les "attaques et menaces incessantes de la part de la Serbie", qui n'a jamais reconnu l'indépendance proclamée en 2008 par le Kosovo, Albin Kurti promet malgré tout de "poursuivre la normalisation des relations" avec Belgrade.
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Après une année de paralysie politique au Kosovo, le Parlement a élu mercredi soir le gouvernement présenté par le Premier ministre sortant Albin Kurti. Son programme est axé sur l'économie et l'augmentation des investissements dans la défense. S'il dénonce les "attaques et menaces incessantes de la part de la Serbie", qui n'a jamais reconnu l'indépendance proclamée en 2008 par le Kosovo, Albin Kurti promet malgré tout de "poursuivre la normalisation des relations" avec Belgrade.

12.02.2026 à 00:34

Crans-Montana : trop de questions sans réponse...

Cécile GALLUCCIO
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Plus d’un mois après l’incendie du bar le Constellation en Suisse, son copropriétaire français, Jacques Moretti, a été auditionné par la justice du canton du Valais ce mercredi, entouré de plusieurs dizaines d’avocats de victimes. Jeudi, ce sera le tour de sa femme, Jessica. Le couple doit notamment répondre à cette question : pourquoi la porte de service, qui donnait vers l'extérieur et qui aurait pu sauver des vies, était-elle fermée à clé ?
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Plus d’un mois après l’incendie du bar le Constellation en Suisse, son copropriétaire français, Jacques Moretti, a été auditionné par la justice du canton du Valais ce mercredi, entouré de plusieurs dizaines d’avocats de victimes. Jeudi, ce sera le tour de sa femme, Jessica. Le couple doit notamment répondre à cette question : pourquoi la porte de service, qui donnait vers l'extérieur et qui aurait pu sauver des vies, était-elle fermée à clé ?

12.02.2026 à 00:01

James Van Der Beek, héros de la série "Dawson", est mort à l'âge de 48 ans

FRANCE 24
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James Van Der Beek, figure emblématique de la télévision au tournant du XXIe siècle avec son personnage de la série Dawson, est mort mercredi à l'âge de 48 ans. L'acteur américain était atteint d'un cancer colorectal.
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James Van Der Beek, figure emblématique de la télévision au tournant du XXIe siècle avec son personnage de la série Dawson, est mort mercredi à l'âge de 48 ans. L'acteur américain était atteint d'un cancer colorectal.

11.02.2026 à 23:43

Cyclone à Madagascar: plus de 30 morts, la deuxième ville du pays "détruite à 75%"

Célia CARACENA
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Madagascar de nouveau frappé par un cyclone. Le passage de Gezani sur la Grand Ile mardi soir a fait au moins 31 morts. La deuxième ville du pays, Toamasina - également appelée Tamatave - a été balayée par des rafales de 250 km/h.  Selon les autorités près de 75 % de la ville a été détruite. La correspondance d'Aurelie Kouman.
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Madagascar de nouveau frappé par un cyclone. Le passage de Gezani sur la Grand Ile mardi soir a fait au moins 31 morts. La deuxième ville du pays, Toamasina - également appelée Tamatave - a été balayée par des rafales de 250 km/h.  Selon les autorités près de 75 % de la ville a été détruite. La correspondance d'Aurelie Kouman.

11.02.2026 à 23:39

Argentine: coktails Molotov contre balles en caoutchouc, heurts en Argentine autour de la réforme du travail

FRANCE24
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Quelques dizaines d'individus, beaucoup cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement. Tandis que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait même pas atteint les abords du bâtiment. Une journaliste de l'AFP a constaté au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, selon des estimations de médias, dont l'AFP. Le Sénat débattait de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat de Javier Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés, qu'il espère boucler avant le 1er mars. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, avaient appelé à manifester contre une loi synonyme de précarisation, selon eux. Violence "préméditée" Sur fond de détonations, des cartouches de gaz et balles en caoutchouc, les accrochages, surtout à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a aussi usé des canons à eau avant de déployer des voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. Aussi la place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers heurts, a constaté l'AFP. Tandis que dans des rues voisines fumaient plusieurs feux de poubelles. La réforme du travail contestée comporte diverses mesures de flexibilisation: elle facilite les licenciements, réduit les plafonds d'indemnités, limite le droit de grève en élargissant les services "essentiels", autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la CGT. En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. Des chants hostiles à la CGT, jugée timorée par certains syndicats, ont d'ailleurs été entendus, parallèlement aux slogans visant le gouvernement, et appelant à une grève générale. "Ils commencent à réprimer! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a lancé à l'AFP un manifestant, Ernesto Pasarin, en s'écartant des accrochages. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants." "Les violents qui ont attaqué nos forces seront identifiés", a promis sur X la ministre de la Sécurité Alejandra Monteoliva. "Il s'agit de dizaines de membres de groupes de gauche qui ont agi de manière organisée, avec violence préméditée et des armes artisanales pour (...) semer le chaos. Ils vont le payer." Pour une "Argentine moderne" Le gouvernement soutient que les changements à la loi du travail, couplés à la réduction de charges sociales pour l'employeur, vont inciter à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels, un boulet de l'économie argentine. Lors du débat, le sénateur pro-Milei Joaquin Benegas Lynch a défendu une réforme "synonyme de progrès". Il a appelé à rompre avec "un schéma étatiste, corporatiste et de prébendes qui a fait fuir les investissements, détruit des emplois et appauvri des millions d'Argentins" et transformer le pays en "une Argentine moderne, libre et prospère". Opposition et syndicats contestent l'argument selon lequel la réforme créera de nouveaux emplois. Et pointent du doigt que l'économie montre des signes durables de stagnation même si l'inflation a été contenue, d'autant que la consommation et de l'activité industrielle sont en baisse. Avant la manifestation, le président de l'association de PME Industriales Pymes Argentina, estimait que "le véritable problème, c'est la destruction d'entreprises due à l'ouverture sans discernement des importations" et évoquait 18.000 fermetures d'entreprises en deux ans. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois formels, entre privé et public, selon le secrétariat du Travail.
Texte intégral (710 mots)
Quelques dizaines d'individus, beaucoup cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement. Tandis que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait même pas atteint les abords du bâtiment. Une journaliste de l'AFP a constaté au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, selon des estimations de médias, dont l'AFP. Le Sénat débattait de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat de Javier Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés, qu'il espère boucler avant le 1er mars. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, avaient appelé à manifester contre une loi synonyme de précarisation, selon eux. Violence "préméditée" Sur fond de détonations, des cartouches de gaz et balles en caoutchouc, les accrochages, surtout à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a aussi usé des canons à eau avant de déployer des voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. Aussi la place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers heurts, a constaté l'AFP. Tandis que dans des rues voisines fumaient plusieurs feux de poubelles. La réforme du travail contestée comporte diverses mesures de flexibilisation: elle facilite les licenciements, réduit les plafonds d'indemnités, limite le droit de grève en élargissant les services "essentiels", autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la CGT. En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. Des chants hostiles à la CGT, jugée timorée par certains syndicats, ont d'ailleurs été entendus, parallèlement aux slogans visant le gouvernement, et appelant à une grève générale. "Ils commencent à réprimer! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a lancé à l'AFP un manifestant, Ernesto Pasarin, en s'écartant des accrochages. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants." "Les violents qui ont attaqué nos forces seront identifiés", a promis sur X la ministre de la Sécurité Alejandra Monteoliva. "Il s'agit de dizaines de membres de groupes de gauche qui ont agi de manière organisée, avec violence préméditée et des armes artisanales pour (...) semer le chaos. Ils vont le payer." Pour une "Argentine moderne" Le gouvernement soutient que les changements à la loi du travail, couplés à la réduction de charges sociales pour l'employeur, vont inciter à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels, un boulet de l'économie argentine. Lors du débat, le sénateur pro-Milei Joaquin Benegas Lynch a défendu une réforme "synonyme de progrès". Il a appelé à rompre avec "un schéma étatiste, corporatiste et de prébendes qui a fait fuir les investissements, détruit des emplois et appauvri des millions d'Argentins" et transformer le pays en "une Argentine moderne, libre et prospère". Opposition et syndicats contestent l'argument selon lequel la réforme créera de nouveaux emplois. Et pointent du doigt que l'économie montre des signes durables de stagnation même si l'inflation a été contenue, d'autant que la consommation et de l'activité industrielle sont en baisse. Avant la manifestation, le président de l'association de PME Industriales Pymes Argentina, estimait que "le véritable problème, c'est la destruction d'entreprises due à l'ouverture sans discernement des importations" et évoquait 18.000 fermetures d'entreprises en deux ans. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois formels, entre privé et public, selon le secrétariat du Travail.

11.02.2026 à 23:29

Angleterre: Manchester City met la pression, Liverpool se reprend

FRANCE24
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Le champion sortant Liverpool s'est lui remis de sa défaite frustrante contre City (2-1), dimanche, en allant s'imposer à Sunderland (1-0), ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire cette saison en Premier League. Un corner de Mohamed Salah repris d'une tête puissante par le capitaine Virgil van Dijk (61e) a suffi au bonheur des Reds, en petite forme ces dernières semaines. Liverpool (6e, 42 pts) rattrape une partie de son retard sur Manchester United (4e, 45 pts) et Chelsea (5e, 44 pts), ses principaux concurrents pour les places qualificatives en Ligue des champions, tous deux contraints à des matches nuls mercredi. Haaland marque enfin La lutte pour le titre s'annonce elle aussi serrée et disputée jusqu'au bout. Manchester City (2e, 53 pts) est revenu à trois longueurs d'Arsenal (1er, 56 pts), en déplacement jeudi (21h00) à Brentford, et reste suivi de près par Aston Villa (3e, 50 pts), vainqueur 1-0 sur le tard de Brighton. A l'Etihad stadium, Manchester City a réalisé la performance complète que Pep Guardiola espérait, avec des buts à la pelle et une défense imperméable, ce qui n'a pas toujours été le cas ces derniers temps. Fulham était l'adversaire parfait, certes: les Cottagers ont perdu mercredi pour la vingtième fois consécutive contre les Sky Blues. Antoine Semenyo, arrivé cet hiver de Bournemouth, a parfait son intégration avec un but, à l'affût d'un dégagement adverse manqué (24e, 1-0), puis une passe décisive pour Nico O'Reilly (30e, 2-0). Erling Haaland s'est invité à la fête d'un tir croisé à ras de terre depuis l'entrée de la surface (39e, 3-0), mettant au passage fin à une inhabituelle disette: depuis un doublé contre West Ham avant Noël, il n'avait marqué que sur penalty (deux fois) en championnat. City n'a pas marqué après la mi-temps, mais il n'a pas non plus été rattrapé par les démons réguliers qui l'agitent en seconde période. Burnley renverse tout Le dernier membre du podium, Aston Villa, n'a vu ses efforts payés qu'en toute fin de match contre Brighton (1-0), avec un corner propulsé dans ses propres filets par un adversaire. Ce succès étriqué peut s'avérer grandissime dans la lutte pour les places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions, sachant que la menace Manchester United s'était récemment rapprochée de près. Ce match pauvre en buts a été marqué par un petit bout d'histoire. Le vétéran de Brighton, James Milner (40 ans) a égalé le record de matches disputés en Premier League (653), jusqu'ici détenu uniquement par Gareth Barry, ancien milieu d'Aston Villa, Manchester City et Everton. En bas de tableau, le premier non relégable Nottingham Forest (17e, 27 pts) n'a pas mieux fait qu'un match nul contre la lanterne rouge Wolverhampton (20e, 9 pts). Il reste donc sous la menace directe de West Ham (18e, 24 pts). L'avant-dernier Burnley (19e, 18 pts) a lui tout renversé contre Crystal Palace pour maintenir son petit espoir de maintien. L'équipe de Scott Parker a marqué trois fois coup sur coup avant la mi-temps (40e, 44e, 45e+2) pour répondre à un doublé de Jorgen Strand Larsen.
Texte intégral (526 mots)
Le champion sortant Liverpool s'est lui remis de sa défaite frustrante contre City (2-1), dimanche, en allant s'imposer à Sunderland (1-0), ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire cette saison en Premier League. Un corner de Mohamed Salah repris d'une tête puissante par le capitaine Virgil van Dijk (61e) a suffi au bonheur des Reds, en petite forme ces dernières semaines. Liverpool (6e, 42 pts) rattrape une partie de son retard sur Manchester United (4e, 45 pts) et Chelsea (5e, 44 pts), ses principaux concurrents pour les places qualificatives en Ligue des champions, tous deux contraints à des matches nuls mercredi. Haaland marque enfin La lutte pour le titre s'annonce elle aussi serrée et disputée jusqu'au bout. Manchester City (2e, 53 pts) est revenu à trois longueurs d'Arsenal (1er, 56 pts), en déplacement jeudi (21h00) à Brentford, et reste suivi de près par Aston Villa (3e, 50 pts), vainqueur 1-0 sur le tard de Brighton. A l'Etihad stadium, Manchester City a réalisé la performance complète que Pep Guardiola espérait, avec des buts à la pelle et une défense imperméable, ce qui n'a pas toujours été le cas ces derniers temps. Fulham était l'adversaire parfait, certes: les Cottagers ont perdu mercredi pour la vingtième fois consécutive contre les Sky Blues. Antoine Semenyo, arrivé cet hiver de Bournemouth, a parfait son intégration avec un but, à l'affût d'un dégagement adverse manqué (24e, 1-0), puis une passe décisive pour Nico O'Reilly (30e, 2-0). Erling Haaland s'est invité à la fête d'un tir croisé à ras de terre depuis l'entrée de la surface (39e, 3-0), mettant au passage fin à une inhabituelle disette: depuis un doublé contre West Ham avant Noël, il n'avait marqué que sur penalty (deux fois) en championnat. City n'a pas marqué après la mi-temps, mais il n'a pas non plus été rattrapé par les démons réguliers qui l'agitent en seconde période. Burnley renverse tout Le dernier membre du podium, Aston Villa, n'a vu ses efforts payés qu'en toute fin de match contre Brighton (1-0), avec un corner propulsé dans ses propres filets par un adversaire. Ce succès étriqué peut s'avérer grandissime dans la lutte pour les places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions, sachant que la menace Manchester United s'était récemment rapprochée de près. Ce match pauvre en buts a été marqué par un petit bout d'histoire. Le vétéran de Brighton, James Milner (40 ans) a égalé le record de matches disputés en Premier League (653), jusqu'ici détenu uniquement par Gareth Barry, ancien milieu d'Aston Villa, Manchester City et Everton. En bas de tableau, le premier non relégable Nottingham Forest (17e, 27 pts) n'a pas mieux fait qu'un match nul contre la lanterne rouge Wolverhampton (20e, 9 pts). Il reste donc sous la menace directe de West Ham (18e, 24 pts). L'avant-dernier Burnley (19e, 18 pts) a lui tout renversé contre Crystal Palace pour maintenir son petit espoir de maintien. L'équipe de Scott Parker a marqué trois fois coup sur coup avant la mi-temps (40e, 44e, 45e+2) pour répondre à un doublé de Jorgen Strand Larsen.

11.02.2026 à 22:56

JO 2026 : Guillaume Cizeron ‌et Laurence Fournier Beaudry remportent l'or en danse sur glace

FRANCE 24
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Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont été sacrés mercredi champions olympiques de danse sur glace, un exploit alors qu'il patinent ensemble depuis à peine plus d'un an. Ils offrent ainsi une septième médaille à la France aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, la troisième en or.
Texte intégral (526 mots)
Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry ont été sacrés mercredi champions olympiques de danse sur glace, un exploit alors qu'il patinent ensemble depuis à peine plus d'un an. Ils offrent ainsi une septième médaille à la France aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, la troisième en or.

11.02.2026 à 22:45

Un incendie ravage un camp de déplacés au Soudan, un mort et des blessés

FRANCE24
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Un conflit dévastateur oppose depuis avril 2023 l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L'incendie "catastrophique" s'est déclaré lundi au camp d'al-Omda, près de la ville de Tawila, dans l'Etat du Darfour-Nord, selon Abou Bakr Haroun, vice-président du comité qui gère le camp. Il a indiqué qu'un enfant de trois ans avait péri dans l'incendie qui a fait également 13 blessés, détruit quelque 500 logements de fortune et tué de nombreux animaux. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré mardi que l'incendie avait déplacé 514 familles vers Tawila, où se trouvent déjà des centaines de milliers de déplacés. Omar Abdallah Ahmed, un habitant du camp, a évoqué auprès de l'AFP un "besoin urgent de chaussures et de couvertures". "J'ai perdu tout mon argent dans l'incendie. Nous avons tout perdu. Nous n'avons rien pu emporter de nos abris. Ils ont été entièrement détruits par le feu", a-t-il déclaré. Des photos prises par l'AFP montrent des tas de cendres là où se tenaient autrefois les tentes des personnes déplacées. Les quelques abris qui n'ont pas été détruits par l'incendie sont couverts d'une couche de suie. Des organisations humanitaires ont fourni de l'eau potable et de la nourriture, mais M. Haroun a déclaré que cela ne couvrait qu'une toute petite partie des besoins, ajoutant que seules deux des cuisines collectives du camp fonctionnaient. "Nous avons besoin de tentes (...) Il n'y a pas de couvertures et il fait très froid la nuit", a-t-il ajouté. Tawila accueille actuellement des centaines de milliers de déplacés venant d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, dont les paramilitaires s'étaient emparés en octobre après un long siège.
Lire plus (300 mots)
Un conflit dévastateur oppose depuis avril 2023 l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). L'incendie "catastrophique" s'est déclaré lundi au camp d'al-Omda, près de la ville de Tawila, dans l'Etat du Darfour-Nord, selon Abou Bakr Haroun, vice-président du comité qui gère le camp. Il a indiqué qu'un enfant de trois ans avait péri dans l'incendie qui a fait également 13 blessés, détruit quelque 500 logements de fortune et tué de nombreux animaux. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré mardi que l'incendie avait déplacé 514 familles vers Tawila, où se trouvent déjà des centaines de milliers de déplacés. Omar Abdallah Ahmed, un habitant du camp, a évoqué auprès de l'AFP un "besoin urgent de chaussures et de couvertures". "J'ai perdu tout mon argent dans l'incendie. Nous avons tout perdu. Nous n'avons rien pu emporter de nos abris. Ils ont été entièrement détruits par le feu", a-t-il déclaré. Des photos prises par l'AFP montrent des tas de cendres là où se tenaient autrefois les tentes des personnes déplacées. Les quelques abris qui n'ont pas été détruits par l'incendie sont couverts d'une couche de suie. Des organisations humanitaires ont fourni de l'eau potable et de la nourriture, mais M. Haroun a déclaré que cela ne couvrait qu'une toute petite partie des besoins, ajoutant que seules deux des cuisines collectives du camp fonctionnaient. "Nous avons besoin de tentes (...) Il n'y a pas de couvertures et il fait très froid la nuit", a-t-il ajouté. Tawila accueille actuellement des centaines de milliers de déplacés venant d'El-Facher, capitale du Darfour-Nord, dont les paramilitaires s'étaient emparés en octobre après un long siège.

11.02.2026 à 22:40

JO de Milan-Cortina 2026 : la délégation ukrainienne tenue "le plus loin possible" des autres ?

Maya YATAGHENE
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Le sport n’est pas à l’abri de la désinformation … On l’avait vu pour les JO d’été à Paris en 2024, cette fois-ci ce sont les Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina qui sont touchés - et tout particulièrement les athlètes ukrainiens. Une série de rumeurs vise à les présenter comme agressifs, ou sur le point de fuir leur pays. Les supporters sont quant à eux accusés d'essayer d'arnaquer les visiteurs cherchant à réserver une chambre sur place. En réalité, ces intox sont propagées par des réseaux de désinformation pro-russes selon la technique connue sous le nom de "matryoshka".
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Le sport n’est pas à l’abri de la désinformation … On l’avait vu pour les JO d’été à Paris en 2024, cette fois-ci ce sont les Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina qui sont touchés - et tout particulièrement les athlètes ukrainiens. Une série de rumeurs vise à les présenter comme agressifs, ou sur le point de fuir leur pays. Les supporters sont quant à eux accusés d'essayer d'arnaquer les visiteurs cherchant à réserver une chambre sur place. En réalité, ces intox sont propagées par des réseaux de désinformation pro-russes selon la technique connue sous le nom de "matryoshka".

11.02.2026 à 22:16

Fusillade de masse au Canada : la police précise le profil de la suspecte

FRANCE 24
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La police a indiqué, mercredi, que la suspecte de la fusillade de Tumbler Ridge, qui a fait huit morts et une vingtaine de blessés dans l'ouest du Canada, est une femme transgenre de 18 ans, habitante de cette petite ville. Elle a aussi ouvert le feu sur les forces de l'ordre et a abattu sa mère et son demi-frère, ont précisé les autorités. Son mobile demeure inconnu dans l'immédiat.
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La police a indiqué, mercredi, que la suspecte de la fusillade de Tumbler Ridge, qui a fait huit morts et une vingtaine de blessés dans l'ouest du Canada, est une femme transgenre de 18 ans, habitante de cette petite ville. Elle a aussi ouvert le feu sur les forces de l'ordre et a abattu sa mère et son demi-frère, ont précisé les autorités. Son mobile demeure inconnu dans l'immédiat.

11.02.2026 à 22:11

Wall Street en demi-teinte après l'emploi américain

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 0,13%, l'indice Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (-0,00%). Le mois dernier, le marché du travail aux États-Unis a fait mieux qu'anticipé par les analystes, avec 130.000 créations d'emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%, selon le rapport officiel publié mercredi. Pour Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, il s'agit d'une "surprise positive sur tous les fronts". "Ces chiffres solides ont vraiment apaisé certaines des craintes" des investisseurs sur l'état de l'économie américaine, assure-t-il auprès de l'AFP. Les principaux indices américains ont donc évolué en hausse pendant la première partie de séance, avant de se retourner. Ce rapport "donne des arguments aux faucons de la Fed (les responsables favorables à une politique monétaire restrictive, ndlr) pour maintenir une approche patiente en matière de baisse des taux", estime M. Kourkafas. Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché se montre plus circonspect sur l'hypothèse d'accueillir une première baisse de taux de l'année dès juin. "Il faudrait une surprise à la baisse de l'inflation vendredi" pour redonner de l'espoir au marché, prévient Angelo Kourkafas. "Les efforts de la Fed devraient prochainement se concentrer sur le volet inflation de son mandat, en particulier si l'indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi ne montre pas d'amélioration", abonde Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,17% vers 21H20 GMT contre 4,14% à la clôture mardi. L'échéance à deux ans, plus sensible à la conjoncture, se tendait à 3,51% contre 3,45%. En parallèle, les résultats trimestriels ont continué d'animer le marché. Le géant américain du jouet Mattel a dévissé de près de 25% à 15,80 dollars l'action après avoir présenté la veille des prévisions pour l'année en cours qui ont pris le marché à revers. Pour prendre plus largement le virage du numérique, le fabricant des poupées Barbie et des petites voitures Hot Wheels compte dépenser 150 millions de dollars en investissements et campagnes de communication, et prévoit un bénéfice net par action largement sous les attentes. Le constructeur automobile Ford a pris 2,06% à 13,85 dollars malgré une lourde perte au quatrième trimestre liée à un changement de stratégie dans l'électrique (-11,1 milliards de dollars), faisant plonger dans le rouge son résultat pour l'ensemble de l'exercice (-8,2 milliards). La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft a plongé (-16,97% à 13,99 dollars), plombée par des performances financières jugées décevantes, notamment en termes de chiffre d'affaires. Robinhood, la plateforme d'échange de cryptomonnaies, a chuté de 8,91% à 77,97 dollars après avoir réalisé un dernier trimestre 2025 moins bon qu'attendu.
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Le Dow Jones a perdu 0,13%, l'indice Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (-0,00%). Le mois dernier, le marché du travail aux États-Unis a fait mieux qu'anticipé par les analystes, avec 130.000 créations d'emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%, selon le rapport officiel publié mercredi. Pour Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, il s'agit d'une "surprise positive sur tous les fronts". "Ces chiffres solides ont vraiment apaisé certaines des craintes" des investisseurs sur l'état de l'économie américaine, assure-t-il auprès de l'AFP. Les principaux indices américains ont donc évolué en hausse pendant la première partie de séance, avant de se retourner. Ce rapport "donne des arguments aux faucons de la Fed (les responsables favorables à une politique monétaire restrictive, ndlr) pour maintenir une approche patiente en matière de baisse des taux", estime M. Kourkafas. Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché se montre plus circonspect sur l'hypothèse d'accueillir une première baisse de taux de l'année dès juin. "Il faudrait une surprise à la baisse de l'inflation vendredi" pour redonner de l'espoir au marché, prévient Angelo Kourkafas. "Les efforts de la Fed devraient prochainement se concentrer sur le volet inflation de son mandat, en particulier si l'indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi ne montre pas d'amélioration", abonde Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,17% vers 21H20 GMT contre 4,14% à la clôture mardi. L'échéance à deux ans, plus sensible à la conjoncture, se tendait à 3,51% contre 3,45%. En parallèle, les résultats trimestriels ont continué d'animer le marché. Le géant américain du jouet Mattel a dévissé de près de 25% à 15,80 dollars l'action après avoir présenté la veille des prévisions pour l'année en cours qui ont pris le marché à revers. Pour prendre plus largement le virage du numérique, le fabricant des poupées Barbie et des petites voitures Hot Wheels compte dépenser 150 millions de dollars en investissements et campagnes de communication, et prévoit un bénéfice net par action largement sous les attentes. Le constructeur automobile Ford a pris 2,06% à 13,85 dollars malgré une lourde perte au quatrième trimestre liée à un changement de stratégie dans l'électrique (-11,1 milliards de dollars), faisant plonger dans le rouge son résultat pour l'ensemble de l'exercice (-8,2 milliards). La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft a plongé (-16,97% à 13,99 dollars), plombée par des performances financières jugées décevantes, notamment en termes de chiffre d'affaires. Robinhood, la plateforme d'échange de cryptomonnaies, a chuté de 8,91% à 77,97 dollars après avoir réalisé un dernier trimestre 2025 moins bon qu'attendu.

11.02.2026 à 21:19

Argentine: heurts entre manifestants et police pendant un débat au Sénat sur la réforme du travail

FRANCE24
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Quelques dizaines de manifestants, la plupart cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement, alors que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait pas encore atteint les abords du bâtiment. Plusieurs feux de poubelles ont aussi été allumés. Une journaliste de l'AFP a vu au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Des médias ont fait état d'au moins trois interpellations. Le Sénat débat de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat du président Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, ont appelé à manifester contre une loi de précarisation, selon eux. Les accrochages, à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a également usé des canons à eux, et déployé des duos de voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. La place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait du coup paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers accrochages. La réforme du travail contestée, pour laquelle le gouvernement estime disposer des soutiens nécessaires en vue d'une approbation au Sénat, comporte diverses mesures de flexibilisation. Elle facilite les licenciements et réduit les plafonds d'indemnités, limite la portée du droit de grève et autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la Confédération générale du travail (CGT), premier syndicat argentin, qui a appelé à une large mobilisation. "Nos droits" En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre-gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. "Ils commencent à réprimer ! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a déclaré un manifestant, Ernesto Pasarin, à l'AFP. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants". Le gouvernement soutient que ces changements à la loi du travail, couplés à la réduction des charges sociales pour l'employeur, constituent des incitations à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels de l'économie. Opposition et syndicats contestent vivement la mesure, estimant qu'elle ne créera pas de nouveaux emplois, l'économie montrant des signes durables de stagnation en parallèle à l'inflation contenue, avec une baisse de la consommation et de l'activité industrielle. Depuis l'arrivée au pouvoir de Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois, entre privé et public, selon les registres du Secrétariat du Travail, impactant principalement le bâtiment, l'industrie, et les économies provinciales.
Texte intégral (513 mots)
Quelques dizaines de manifestants, la plupart cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement, alors que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait pas encore atteint les abords du bâtiment. Plusieurs feux de poubelles ont aussi été allumés. Une journaliste de l'AFP a vu au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Des médias ont fait état d'au moins trois interpellations. Le Sénat débat de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat du président Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, ont appelé à manifester contre une loi de précarisation, selon eux. Les accrochages, à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a également usé des canons à eux, et déployé des duos de voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. La place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait du coup paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers accrochages. La réforme du travail contestée, pour laquelle le gouvernement estime disposer des soutiens nécessaires en vue d'une approbation au Sénat, comporte diverses mesures de flexibilisation. Elle facilite les licenciements et réduit les plafonds d'indemnités, limite la portée du droit de grève et autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la Confédération générale du travail (CGT), premier syndicat argentin, qui a appelé à une large mobilisation. "Nos droits" En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre-gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. "Ils commencent à réprimer ! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a déclaré un manifestant, Ernesto Pasarin, à l'AFP. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants". Le gouvernement soutient que ces changements à la loi du travail, couplés à la réduction des charges sociales pour l'employeur, constituent des incitations à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels de l'économie. Opposition et syndicats contestent vivement la mesure, estimant qu'elle ne créera pas de nouveaux emplois, l'économie montrant des signes durables de stagnation en parallèle à l'inflation contenue, avec une baisse de la consommation et de l'activité industrielle. Depuis l'arrivée au pouvoir de Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois, entre privé et public, selon les registres du Secrétariat du Travail, impactant principalement le bâtiment, l'industrie, et les économies provinciales.

11.02.2026 à 21:09

WTA 1000 de Doha: Swiatek et Rybakina en quarts, après quelques ratés

FRANCE24
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Swiatek s'est sortie du piège tendu par l'Australienne Daria Kasatkina (61e), face à qui elle a livré un match très irrégulier. Après la perte du premier set 7-5, la tête de série N.1 du tournoi a remporté les deux suivants 6-1, 6-1. Ce score flatteur ne reflète cependant pas la physionomie de la partie, l'Australienne, ex-8e mondiale, lui ayant tenu souvent tête dans l'échange. Swiatek affrontera en quart la Grecque Maria Sakkari, ex-3e mondiale aujourd'hui 52e. La Polonaise demeure sous la menace de Rybakina, qui pourrait la doubler au classement WTA en cas d'élimination prématurée et d'un très bon parcours de sa rivale au Qatar. La Kazakhstanaise, récente lauréate de l'Open d'Australie, a mis du temps avant de rentrer dans le match contre Zheng Qinwen (26e). Trop passive, léthargique même parfois, commettant des fautes directes inhabituelles, la Khazakstanaise a perdu le premier set 6-4. Encore bousculée sur son premier jeu de service au deuxième set, Rybakina est alors sortie de sa torpeur. S'impliquant davantage, frappant plus fort, bataillant plus, elle a pris l'ascendant sur Zheng. Kalinskaya surprend Svitolina La Chinoise, encore N.4 mondiale en juin dernier, qui ne disputait à Doha que son deuxième tournoi depuis Wimbledon après une opération au coude, a perdu ce deuxième set 6-2. Malgré une vive réaction dans le dernier où, menée 5-2, elle a recollé à 5-5, Rybakina a eu le dernier mot. Elle défiera en quart la jeune Canadienne Victoria Mboko, 19 ans (13e), qui a éliminé Mirra Andreeva (7e) 6-3, 3-6, 7-6 (7/5). Tombeuse de Mboko en janvier en finale à Adelaide, la Russe s'est procurée une balle de match à 5-4 dans le dernier set mais l'a gaspillée par une double faute. La Canadienne est de retour en quarts de finale d'un WTA 1000 pour la première fois depuis son sacre surprise à Montréal, qui l'avait révélée à l'été 2025. Finaliste sortante à Doha, la Lettonne Jelena Ostapenko (24e mondiale) s'est également qualifiée pour les quarts, où elle affrontera l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (57e). Le dernier quart à l'affiche jeudi opposera la Tchèque Karolina Muchova (19e) à Anna Kalinskaya (27e). La Russe a battu dans le dernier huitième mercredi 6-4, 6-3 l'Ukrainienne Elena Svitolina (9e), qui n'a pas serré la main de son adversaire à la fin de la rencontre, pour exprimer son opposition à l'invasion de son pays par la Russie.
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Swiatek s'est sortie du piège tendu par l'Australienne Daria Kasatkina (61e), face à qui elle a livré un match très irrégulier. Après la perte du premier set 7-5, la tête de série N.1 du tournoi a remporté les deux suivants 6-1, 6-1. Ce score flatteur ne reflète cependant pas la physionomie de la partie, l'Australienne, ex-8e mondiale, lui ayant tenu souvent tête dans l'échange. Swiatek affrontera en quart la Grecque Maria Sakkari, ex-3e mondiale aujourd'hui 52e. La Polonaise demeure sous la menace de Rybakina, qui pourrait la doubler au classement WTA en cas d'élimination prématurée et d'un très bon parcours de sa rivale au Qatar. La Kazakhstanaise, récente lauréate de l'Open d'Australie, a mis du temps avant de rentrer dans le match contre Zheng Qinwen (26e). Trop passive, léthargique même parfois, commettant des fautes directes inhabituelles, la Khazakstanaise a perdu le premier set 6-4. Encore bousculée sur son premier jeu de service au deuxième set, Rybakina est alors sortie de sa torpeur. S'impliquant davantage, frappant plus fort, bataillant plus, elle a pris l'ascendant sur Zheng. Kalinskaya surprend Svitolina La Chinoise, encore N.4 mondiale en juin dernier, qui ne disputait à Doha que son deuxième tournoi depuis Wimbledon après une opération au coude, a perdu ce deuxième set 6-2. Malgré une vive réaction dans le dernier où, menée 5-2, elle a recollé à 5-5, Rybakina a eu le dernier mot. Elle défiera en quart la jeune Canadienne Victoria Mboko, 19 ans (13e), qui a éliminé Mirra Andreeva (7e) 6-3, 3-6, 7-6 (7/5). Tombeuse de Mboko en janvier en finale à Adelaide, la Russe s'est procurée une balle de match à 5-4 dans le dernier set mais l'a gaspillée par une double faute. La Canadienne est de retour en quarts de finale d'un WTA 1000 pour la première fois depuis son sacre surprise à Montréal, qui l'avait révélée à l'été 2025. Finaliste sortante à Doha, la Lettonne Jelena Ostapenko (24e mondiale) s'est également qualifiée pour les quarts, où elle affrontera l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (57e). Le dernier quart à l'affiche jeudi opposera la Tchèque Karolina Muchova (19e) à Anna Kalinskaya (27e). La Russe a battu dans le dernier huitième mercredi 6-4, 6-3 l'Ukrainienne Elena Svitolina (9e), qui n'a pas serré la main de son adversaire à la fin de la rencontre, pour exprimer son opposition à l'invasion de son pays par la Russie.
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