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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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30.06.2026 à 00:31

FRANCE24
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Mme Fujimori, 51 ans, est créditée de 50,13% des voix, contre 49,86% à son rival de gauche Roberto Sanchez, selon les résultats définitifs publiés sur le site internet de l'Office national des processus électoraux (ONPE). Sa victoire marque le retour du fujimorisme au pouvoir, plus de deux décennies après la fin de règne de son père Alberto Fujimori (1990-2000), qui a gouverné le pays d'une main de fer avant de tomber en disgrâce, condamné pour corruption et crimes contre l'humanité. Ce second tour est l'un des scrutins les plus serrés de l'histoire récente en Amérique latine, l'écart final entre les deux rivaux étant de 50.000 voix sur plus de 18 millions de votants. Le camp Fujimori attendait l'officialisation de la victoire, la candidate de Fuerza Popular ayant depuis la semaine dernière une avance que son rival ne pouvait plus combler. Mais Roberto Sanchez, 57 ans, héritier politique de l'ex-chef de l'Etat Pedro Castillo, a laissé entendre qu'il ne reconnaîtrait pas le résultat et réclame l'annulation des votes des Péruviens à l'étranger, dénonçant des irrégularités. Il a pris la tête samedi, pour le second week-end consécutif, d'une marche de centaines de sympathisants à Lima dénonçant "une grave atteinte au processus électoral". "Nous allons saisir des instances internationales pour que la volonté du peuple soit reconnue", a-t-il lancé à la foule depuis un balcon avant le début de la mobilisation. "Fragmenté" Cette élection était censée mettre fin à la forte instabilité politique dans le pays andin, où huit présidents se sont succédé depuis 2016, sur fond de crises institutionnelles à répétition. La passation de pouvoir avec le président par intérim, José Maria Balcazar, est prévue le 28 juillet pour un mandat de cinq ans. "Chaque jour plus près d'un chemin d'ordre et d'espoir pour tous les Péruviens", a publié Mme Fujimori sur X. "Attendons avec beaucoup d'humilité, de prudence et de responsabilité la proclamation du JNE", le Jury national électoral qui la désignera présidente élue, a-t-elle ajouté. Mme Fujimori a reconnu hériter d'un pays "fragmenté" par une campagne polarisée et le faible écart sorti des urnes au second tour. "Nous savons que le pays est divisé. Nous avons la grande responsabilité d'écouter les deux camps. Les portes du dialogue sont ouvertes" pour Roberto Sanchez et l'ensemble des forces politiques du pays, a-t-elle assuré.

30.06.2026 à 00:07

FRANCE24
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En mettant en valeur le célèbre monument offert par la France il y a 140 ans, "nous avons voulu faire quelque chose de marquant" pour célébrer "une amitié toujours très solide et profonde" entre les deux pays, a détaillé auprès de l'AFP Cédrik Fouriscot. Cet événement, décrit par le consulat comme une "création artistique monumentale imaginée par un artiste français" dont le nom est pour le moment tenu secret, sera enregistré en amont et diffusé le 3 juillet au soir par ABC en ouverture de sa programmation spéciale pour les 250 ans. Inaugurée en 1886 dans la baie de New York, la statue de la Liberté, conçue par le sculpteur Auguste Bartholdi, est l'un des plus célèbres monuments des Etats-Unis, qui accueille environ 4 millions de visiteurs chaque année. L'événement, entièrement financé par du mécénat privé, a été pensé pour mettre en lumière "l'excellence de la France à travers sa technologie et ses artistes", a ajouté Cédrik Fouriscot. Il a nécessité l'autorisation spéciale du Service des parcs nationaux, qui gère le monument, au terme d'une négociation qui a duré plusieurs mois. Dans le cadre des célébrations des 250 ans, la France a également dépêché la Patrouille de France aux Etats-Unis pour une mission exceptionnelle qui a démarré en juin et s'achèvera le 5 juillet.

30.06.2026 à 00:05

FRANCE 24
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Créditée de 50,13 % des voix au second tour de la présidentielle au Pérou, la candidate de droite Keiko Fujimori a été officiellement déclarée vainqueure, lundi. Son élection marque le retour du fujimorisme au pouvoir.
Lire plus (244 mots)
Créditée de 50,13 % des voix au second tour de la présidentielle au Pérou, la candidate de droite Keiko Fujimori a été officiellement déclarée vainqueure, lundi. Son élection marque le retour du fujimorisme au pouvoir.

30.06.2026 à 00:03

FRANCE24
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"C'est extraordinaire. C'est un moment très spécial et très attendu", confie, très émue, à l'AFP Maria, la mère de l'abbé argentin Pelayo Muskett Bunge, qui vient d'être ordonné. À peine ordonnés, les cinq nouveaux prêtres – deux Argentins, un Belge, un Espagnol et un Français – imposent les mains sur la tête de leurs proches pour leur donner leur première bénédiction sacerdotale. Autour d'eux, des milliers de fidèles se pressent, après avoir assisté sous une chaleur écrasante à la cérémonie, pendant quatre heures, dans un champ au pied des montagnes, à proximité du séminaire de la Fraternité dans le canton alpin du Valais. "On a chaque année les ordinations sacerdotales" mais cette fois elles prennent une dimension particulière avec la "perspective des sacrements épiscopaux" mercredi, explique Alexandre Maret, un fidèle suisse âgé de 41 ans ayant connu l'évêque français Marcel Lefebvre (1905-1991), qui a fondé en 1970 cette communauté. "Ce qu'il nous expliquait à l'époque est toujours d'actualité : le combat doctrinal n'a quasiment pas changé", ajoute-t-il. Cette communauté regroupe des fidèles attachés à une interprétation stricte de la tradition doctrinale et liturgique et qui condamne l'oecuménisme. Elle avait reçu un important écho médiatique en 1988, après avoir illicitement ordonné quatre évêques, entraînant une excommunication immédiate. La mesure fut levée en 2009 mais, presque quarante ans après les premières consécrations épiscopales, les "Lefebvristes" s'apprêtent à réitérer cet acte de dissidence. La Fraternité, qui compte aujourd'hui plus de 750 prêtres et plus de 260 séminaristes, dans environ 80 pays, entend en effet consacrer quatre nouveaux évêques (deux Français, un Américain et un Suisse), faisant valoir qu'elle ne dispose plus que de deux évêques alors que ce sont eux qui ont la charge d'ordonner les nouveaux prêtres. "Historique" "C'est un événement historique très important. C'est un moment décisif. Sans le travail des évêques, des prêtres, des frères et des soeurs de la congrégation, nous serions dans une situation bien plus difficile", relève Samuel Putz, un fidèle américain de 26 ans, qui habite dans la même ville au Kansas dont est originaire un des quatre abbés qui doivent être consacrés évêques. A Ecône, environ 150 prêtres ont participé à la cérémonie célébrée dans un faste liturgique dominé par le pourpre et l'or. La messe, en latin à l'exception de l'homélie, alternait longs silences et chants. Dans l'assemblée, les femmes portaient une mantille, un chapeau ou un fichu pour se protéger du soleil. Avant de recevoir l'ordination sacerdotale, les cinq futurs prêtres et les trois aspirants diacres se sont allongés face contre terre, portant leur aube de dentelle, tandis que résonnait en latin la litanie des saints. Pour le Vatican, consacrer un évêque sans l'accord du pape est un acte d'insubordination direct, qui entraîne une excommunication automatique des évêques (consacrés et consacrants) et caractérise un "acte schismatique". "On continue de perpétuer la foi et on considère que l'Eglise ne le fait plus comme Jésus l'avait institué. C'est pour ça, sûrement" que la Fraternité "dérange le Vatican", affirme Marie Desclos, une jeune fidèle française, arrivée de Toulouse pour assister au diaconat de son cousin. Si le Vatican "accepte que les évêques en Chine soient choisis par le gouvernement chinois, pourquoi ne pouvons-nous pas faire de même ?" déplore Isabel Masuda, une fidèle argentine de 65 ans en provenance de Buenos Aires. "On aime le pape" Cette ordination est une "joie" pour les fidèles mais l'opposition du Vatican "est douloureuse parce qu'on se considère vraiment comme membre de l'Eglise à part entière. On aime l'Eglise, on aime le Pape", lance M. Maret. Le jeune Américain du Kansas est du même avis : "Voir un tel rejet de la part du Saint-Père, ça fait mal. C'est très triste, c'est vraiment dévastateur". Rejetant en bloc les évolutions de l'Eglise depuis le Concile Vatican II, dans les années 1960, la Fraternité, qui compte environ 600.000 fidèles, défend un modèle de société traditionnellement patriarcale et un idéal d'Etat théocratique. Bien qu'influente dans certains milieux conservateurs, elle demeure minoritaire au sein de l'Eglise catholique et ses quelque 1,3 milliard de fidèles. "Actuellement, on a vraiment l'impression qu'on ne s'entend plus. Ce que nous disons n'est plus compris à Rome. (Mais) nous ne faisons rien d'autre que de dire ce qu'a dit l'Eglise pendant des siècles", a martelé lundi Mgr Bernard Fellay, un des deux derniers évêques de la Fraternité, devant les fidèles.
Texte intégral (806 mots)
"C'est extraordinaire. C'est un moment très spécial et très attendu", confie, très émue, à l'AFP Maria, la mère de l'abbé argentin Pelayo Muskett Bunge, qui vient d'être ordonné. À peine ordonnés, les cinq nouveaux prêtres – deux Argentins, un Belge, un Espagnol et un Français – imposent les mains sur la tête de leurs proches pour leur donner leur première bénédiction sacerdotale. Autour d'eux, des milliers de fidèles se pressent, après avoir assisté sous une chaleur écrasante à la cérémonie, pendant quatre heures, dans un champ au pied des montagnes, à proximité du séminaire de la Fraternité dans le canton alpin du Valais. "On a chaque année les ordinations sacerdotales" mais cette fois elles prennent une dimension particulière avec la "perspective des sacrements épiscopaux" mercredi, explique Alexandre Maret, un fidèle suisse âgé de 41 ans ayant connu l'évêque français Marcel Lefebvre (1905-1991), qui a fondé en 1970 cette communauté. "Ce qu'il nous expliquait à l'époque est toujours d'actualité : le combat doctrinal n'a quasiment pas changé", ajoute-t-il. Cette communauté regroupe des fidèles attachés à une interprétation stricte de la tradition doctrinale et liturgique et qui condamne l'oecuménisme. Elle avait reçu un important écho médiatique en 1988, après avoir illicitement ordonné quatre évêques, entraînant une excommunication immédiate. La mesure fut levée en 2009 mais, presque quarante ans après les premières consécrations épiscopales, les "Lefebvristes" s'apprêtent à réitérer cet acte de dissidence. La Fraternité, qui compte aujourd'hui plus de 750 prêtres et plus de 260 séminaristes, dans environ 80 pays, entend en effet consacrer quatre nouveaux évêques (deux Français, un Américain et un Suisse), faisant valoir qu'elle ne dispose plus que de deux évêques alors que ce sont eux qui ont la charge d'ordonner les nouveaux prêtres. "Historique" "C'est un événement historique très important. C'est un moment décisif. Sans le travail des évêques, des prêtres, des frères et des soeurs de la congrégation, nous serions dans une situation bien plus difficile", relève Samuel Putz, un fidèle américain de 26 ans, qui habite dans la même ville au Kansas dont est originaire un des quatre abbés qui doivent être consacrés évêques. A Ecône, environ 150 prêtres ont participé à la cérémonie célébrée dans un faste liturgique dominé par le pourpre et l'or. La messe, en latin à l'exception de l'homélie, alternait longs silences et chants. Dans l'assemblée, les femmes portaient une mantille, un chapeau ou un fichu pour se protéger du soleil. Avant de recevoir l'ordination sacerdotale, les cinq futurs prêtres et les trois aspirants diacres se sont allongés face contre terre, portant leur aube de dentelle, tandis que résonnait en latin la litanie des saints. Pour le Vatican, consacrer un évêque sans l'accord du pape est un acte d'insubordination direct, qui entraîne une excommunication automatique des évêques (consacrés et consacrants) et caractérise un "acte schismatique". "On continue de perpétuer la foi et on considère que l'Eglise ne le fait plus comme Jésus l'avait institué. C'est pour ça, sûrement" que la Fraternité "dérange le Vatican", affirme Marie Desclos, une jeune fidèle française, arrivée de Toulouse pour assister au diaconat de son cousin. Si le Vatican "accepte que les évêques en Chine soient choisis par le gouvernement chinois, pourquoi ne pouvons-nous pas faire de même ?" déplore Isabel Masuda, une fidèle argentine de 65 ans en provenance de Buenos Aires. "On aime le pape" Cette ordination est une "joie" pour les fidèles mais l'opposition du Vatican "est douloureuse parce qu'on se considère vraiment comme membre de l'Eglise à part entière. On aime l'Eglise, on aime le Pape", lance M. Maret. Le jeune Américain du Kansas est du même avis : "Voir un tel rejet de la part du Saint-Père, ça fait mal. C'est très triste, c'est vraiment dévastateur". Rejetant en bloc les évolutions de l'Eglise depuis le Concile Vatican II, dans les années 1960, la Fraternité, qui compte environ 600.000 fidèles, défend un modèle de société traditionnellement patriarcale et un idéal d'Etat théocratique. Bien qu'influente dans certains milieux conservateurs, elle demeure minoritaire au sein de l'Eglise catholique et ses quelque 1,3 milliard de fidèles. "Actuellement, on a vraiment l'impression qu'on ne s'entend plus. Ce que nous disons n'est plus compris à Rome. (Mais) nous ne faisons rien d'autre que de dire ce qu'a dit l'Eglise pendant des siècles", a martelé lundi Mgr Bernard Fellay, un des deux derniers évêques de la Fraternité, devant les fidèles.

29.06.2026 à 23:55

FRANCE24
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La N.1 mondiale Aryna Sabalenka n'a elle pas tremblé pour son premier match sur le gazon anglais. Sinner sue sang et eau Sans Carlos Alcaraz (2e), blessé au poignet droit, le N.1 mondial Jannik Sinner est le grand favori de Wimbledon. L'Italien de 24 ans voulait chasser les doutes d'entrée après sa sortie dès le deuxième tour à Paris, alors qu'il menait deux sets à rien. Lundi après-midi, l'opération "confiance" a démarré poussivement contre le Serbe Miomir Kecmanovic (50e), vaincu 4-6, 6-3, 6-7 (6/8), 6-2, 6-3 au terme d'un match émaillé de plusieurs chutes de Sinner, qui a fini le pied droit en sang. "C'est normal sur gazon", a tenté de dédramatiser le vainqueur. "Lors des premiers matches, quand le gazon est encore frais, on glisse toujours un peu plus (...) Tout va bien", a assuré le patron du circuit, interrogé sur l'état de son pied. "J'étais très nerveux, je suis content d'avoir trouvé un moyen de m'en sortir aujourd'hui", a soufflé Sinner, qui affrontera au deuxième tour le Portugais Nuno Borges (48e). En fin de soirée, le septuple vainqueur de Wimbledon Novak Djokovic a lui aussi peiné contre le Chinois Wu Yibing (102e). Vainqueur 6-4, 5-7, 6-4, 6-4, le Serbe de 39 ans peut continuer à rêver d'un 25e titre record en Grand Chelem. Mais il devra pour cela s'extirper d'un deuxième tour piégeux mercredi contre l'ex-troisième mondial Stefanos Tsitsipas (87e). "Je me sens à la fois content et très frais", a souri Novak Djokovic. "J'aurais sans doute dû perdre le quatrième set, il a eu beaucoup de balles de break. Je ne l'avais jamais affronté et il m'a surpris par la qualité de chacune de ses frappes", a ajouté le Serbe, entré sur le court vêtu d'un élégant blazer blanc. La relève du circuit, incarnée par Rafael Jodar (26e) et Joao Fonseca (27e), a elle validé en trois sets son billet pour le deuxième tour, comme l'ex-N.1 mondial Daniil Medvedev (8e) et le Canadien Félix Auger-Aliassime (4e). Sabalenka solide, Chwalinska battue Battue 6-0 au troisième set à Roland-Garros puis à Berlin, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka devait rasseoir son autorité sur le circuit. Elle a commencé à le faire lundi en balayant 6-2, 6-3 la Serbe Teodora Kostovic (184e). La transition entre la terre battue et le gazon a été "très courte", a rappelé la Bélarusse. "Je ne pourrais pas être plus heureuse de ma prestation, avec une victoire en deux sets", s'est-elle félicitée. Eliminées dès le premier tour de Wimbledon en 2025, les Américaines Jessica Pegula (4e) et Coco Gauff (7e) se sont rachetées en gagnant en deux sets lundi. La récente lauréate de Roland-Garros Mirra Andreeva (5e) a bien enchaîné en battant 7-5, 6-4 la Polonaise Magda Linette (59e). Sa victime en finale à Paris, Maja Chwalinska, a en revanche été battue 2-6, 7-5, 6-2 contre la Thaïlandaise Manachaya Sawangkaew (164e). "Je suis forcément très déçue", a commenté la Polonaise, blessée à la cheville droite. "J’étais à un point de gagner le match." Une fronde qui fait pschitt Tôt dans la matinée, la fronde financière des stars du circuit s'était soudainement tue, puisque la vingtaine de joueurs mobilisés, dont les N.1 mondiaux Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, ont renoncé à écourter leurs obligations médiatiques durant la première semaine de Wimbledon. "Après des réunions constructives entre les représentants des joueurs et la gouvernance du All England Tennis Club", qui organise Wimbledon, "les joueurs confirment qu'ils reprendront normalement leurs obligations médiatiques dès le lundi 29 juin", ont-ils annoncé. Les joueurs impliqués avaient pourtant indiqué la semaine précédente qu'ils limiteraient la durée de leurs interventions médiatiques à 15 minutes durant la première semaine de Wimbledon pour tenter, entre autres, d'obtenir une plus grande part des revenus dégagés par les quatre tournois du Grand Chelem.
Texte intégral (671 mots)
La N.1 mondiale Aryna Sabalenka n'a elle pas tremblé pour son premier match sur le gazon anglais. Sinner sue sang et eau Sans Carlos Alcaraz (2e), blessé au poignet droit, le N.1 mondial Jannik Sinner est le grand favori de Wimbledon. L'Italien de 24 ans voulait chasser les doutes d'entrée après sa sortie dès le deuxième tour à Paris, alors qu'il menait deux sets à rien. Lundi après-midi, l'opération "confiance" a démarré poussivement contre le Serbe Miomir Kecmanovic (50e), vaincu 4-6, 6-3, 6-7 (6/8), 6-2, 6-3 au terme d'un match émaillé de plusieurs chutes de Sinner, qui a fini le pied droit en sang. "C'est normal sur gazon", a tenté de dédramatiser le vainqueur. "Lors des premiers matches, quand le gazon est encore frais, on glisse toujours un peu plus (...) Tout va bien", a assuré le patron du circuit, interrogé sur l'état de son pied. "J'étais très nerveux, je suis content d'avoir trouvé un moyen de m'en sortir aujourd'hui", a soufflé Sinner, qui affrontera au deuxième tour le Portugais Nuno Borges (48e). En fin de soirée, le septuple vainqueur de Wimbledon Novak Djokovic a lui aussi peiné contre le Chinois Wu Yibing (102e). Vainqueur 6-4, 5-7, 6-4, 6-4, le Serbe de 39 ans peut continuer à rêver d'un 25e titre record en Grand Chelem. Mais il devra pour cela s'extirper d'un deuxième tour piégeux mercredi contre l'ex-troisième mondial Stefanos Tsitsipas (87e). "Je me sens à la fois content et très frais", a souri Novak Djokovic. "J'aurais sans doute dû perdre le quatrième set, il a eu beaucoup de balles de break. Je ne l'avais jamais affronté et il m'a surpris par la qualité de chacune de ses frappes", a ajouté le Serbe, entré sur le court vêtu d'un élégant blazer blanc. La relève du circuit, incarnée par Rafael Jodar (26e) et Joao Fonseca (27e), a elle validé en trois sets son billet pour le deuxième tour, comme l'ex-N.1 mondial Daniil Medvedev (8e) et le Canadien Félix Auger-Aliassime (4e). Sabalenka solide, Chwalinska battue Battue 6-0 au troisième set à Roland-Garros puis à Berlin, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka devait rasseoir son autorité sur le circuit. Elle a commencé à le faire lundi en balayant 6-2, 6-3 la Serbe Teodora Kostovic (184e). La transition entre la terre battue et le gazon a été "très courte", a rappelé la Bélarusse. "Je ne pourrais pas être plus heureuse de ma prestation, avec une victoire en deux sets", s'est-elle félicitée. Eliminées dès le premier tour de Wimbledon en 2025, les Américaines Jessica Pegula (4e) et Coco Gauff (7e) se sont rachetées en gagnant en deux sets lundi. La récente lauréate de Roland-Garros Mirra Andreeva (5e) a bien enchaîné en battant 7-5, 6-4 la Polonaise Magda Linette (59e). Sa victime en finale à Paris, Maja Chwalinska, a en revanche été battue 2-6, 7-5, 6-2 contre la Thaïlandaise Manachaya Sawangkaew (164e). "Je suis forcément très déçue", a commenté la Polonaise, blessée à la cheville droite. "J’étais à un point de gagner le match." Une fronde qui fait pschitt Tôt dans la matinée, la fronde financière des stars du circuit s'était soudainement tue, puisque la vingtaine de joueurs mobilisés, dont les N.1 mondiaux Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, ont renoncé à écourter leurs obligations médiatiques durant la première semaine de Wimbledon. "Après des réunions constructives entre les représentants des joueurs et la gouvernance du All England Tennis Club", qui organise Wimbledon, "les joueurs confirment qu'ils reprendront normalement leurs obligations médiatiques dès le lundi 29 juin", ont-ils annoncé. Les joueurs impliqués avaient pourtant indiqué la semaine précédente qu'ils limiteraient la durée de leurs interventions médiatiques à 15 minutes durant la première semaine de Wimbledon pour tenter, entre autres, d'obtenir une plus grande part des revenus dégagés par les quatre tournois du Grand Chelem.

29.06.2026 à 23:49

FRANCE24
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Vénéré comme lieu de sépulture d'Abraham et d'autres figures bibliques à la fois par les juifs, les musulmans et les chrétiens, le sanctuaire, dans la vieille ville, est depuis longtemps au centre des tensions à Hébron. Connu des musulmans sous le nom de mosquée d'Ibrahim (Abraham en arabe, NDLR), il est situé dans une zone fortement contrôlée par Iraël, où quelque 200 familles de colons israéliens vivent aux côtés d'environ 40.000 Palestiniens, deux communautés régies par des règles différentes en matière de sécurité et de circulation. Invoquant la nécessité d'assurer la sécurité des colons, les autorités israéliennes y ont installé des barrières et des barrages, et des forces y patrouillent dans les rues, où les Palestiniens non résidents ne peuvent pas circuler librement. Le ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, a franchi un nouveau pas en annonçant mi-juin vouloir retirer l'administration du sanctuaire, y compris en matière de construction, aux Palestiniens et le transférer à Israël. "C'est un peu comme rendre visite à nos parents ici", déclare à l'AFP Nitzan, un employé de 36 ans des parcs nationaux israéliens, qui refuse de donner son nom complet. "C'est un lieu que toute l'humanité devrait visiter pour dire merci à Dieu", ajoute cet habitant de la colonie voisine de Kiryat Arba. Le militant palestinien de défense des droits humains, Issa Amro, riverain des quartiers des colons, décrit une toute autre réalité: "nous avons l'impression de vivre dans une prison géante: les checkpoints restreignent les déplacements, personne de l'extérieur ne peut venir chez nous", déplore-t-il. Au fil des années, de nombreux commerces palestiniens ont fermé. Les ruelles de la vieille ville, jadis animées, sont désormais quasi-désertes. M. Amro montre à l'AFP une vidéo d'hommes jetant des pierres sur ses fenêtres, des Israéliens souhaitant le chasser de chez lui, dit-il. Il raconte être souvent harcelé tant par des colons que des soldats israéliens. - Voisins "difficiles" - Mentionnée dès les années 1990 dans les accords d'Oslo signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, Hébron est devenue en 1997 la seule ville de Cisjordanie incluant une zone sous contrôle militaire israélien, dite H2, celle du caveau des Patriarches. Le site, l'un des plus révérés du judaïsme, est également divisé en deux parties, avec des entrées séparées. "Avant, le moindre petit chantier ici nécessitait l'approbation du Premier ministre", "mais petit à petit, la procédure est devenue plus simple", se réjouit auprès de l'AFP Aaron Maruani. Cet adjoint au maire de la colonie de Kiryat Arba, âgé de 35 ans, se rend au Caveau depuis son enfance pour prier chaque samedi. Nitzan ne croit pas pour sa part à une coexistence possible avec les Palestiniens. "Il est difficile de vivre avec ces voisins. Les Palestiniens ne veulent pas de nous ici", déclare-t-il. Comme nombre d'Israéliens, il invoque les profondes racines historiques de la présence juive à Hébron. La communauté juive séculaire en a été évacuée par les autorités coloniales britanniques après les violences antijuives de 1929, au cours desquelles des Arabes ont tué près de 70 juifs. Quelques familles revenues ont à nouveau été expulsées lors du soulèvement palestinien de 1936, et empêchées de revenir. Avant une nouvelle effusion de sang en 1994, quand le colon israélo-américain Baruch Goldstein a tué 29 musulmans palestiniens en prière sur le site du sanctuaire. - "Chinatown en Israël" - Sans compter Jérusalem-Est, annexée par Israël, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, qu'Israël occupe depuis 1967, parmi quelque trois millions de Palestiniens. Ces colonies sont illégales au regard du droit international. A Hébron, certains représentants des colons disent vouloir que la ville soit placée sous contrôle israélien total. Pour l'un d'entre eux, Yishai Fleischer, un des porte-parole de la communauté juive de la ville, cela ne signifierait pas que les Palestiniens "ne pourraient pas avoir leur propre maire arabe et leur propre culture arabe". "Mais ce serait comme un Chinatown au sein d'Israël dans son ensemble". Les Palestiniens interrogés par l'AFP redoutent eux une expulsion pure et simple. Directeur de la mosquée d'Ibrahim, Moatz Abou Snena estime que la décision du ministre Smotrich s'inscrit dans une tendance plus large, celle d'une "prise de contrôle progressive de la mosquée, d'une judaïsation accrue du lieu et de l'effacement de son caractère islamique et religieux". Pour Issa Amro, la question dépasse celle du sanctuaire: "nous vivons dans notre propre ville sous la loi militaire, tandis que les Israéliens vivent sous la loi civile", affirme-t-il, dénonçant un "apartheid".
Texte intégral (822 mots)
Vénéré comme lieu de sépulture d'Abraham et d'autres figures bibliques à la fois par les juifs, les musulmans et les chrétiens, le sanctuaire, dans la vieille ville, est depuis longtemps au centre des tensions à Hébron. Connu des musulmans sous le nom de mosquée d'Ibrahim (Abraham en arabe, NDLR), il est situé dans une zone fortement contrôlée par Iraël, où quelque 200 familles de colons israéliens vivent aux côtés d'environ 40.000 Palestiniens, deux communautés régies par des règles différentes en matière de sécurité et de circulation. Invoquant la nécessité d'assurer la sécurité des colons, les autorités israéliennes y ont installé des barrières et des barrages, et des forces y patrouillent dans les rues, où les Palestiniens non résidents ne peuvent pas circuler librement. Le ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, a franchi un nouveau pas en annonçant mi-juin vouloir retirer l'administration du sanctuaire, y compris en matière de construction, aux Palestiniens et le transférer à Israël. "C'est un peu comme rendre visite à nos parents ici", déclare à l'AFP Nitzan, un employé de 36 ans des parcs nationaux israéliens, qui refuse de donner son nom complet. "C'est un lieu que toute l'humanité devrait visiter pour dire merci à Dieu", ajoute cet habitant de la colonie voisine de Kiryat Arba. Le militant palestinien de défense des droits humains, Issa Amro, riverain des quartiers des colons, décrit une toute autre réalité: "nous avons l'impression de vivre dans une prison géante: les checkpoints restreignent les déplacements, personne de l'extérieur ne peut venir chez nous", déplore-t-il. Au fil des années, de nombreux commerces palestiniens ont fermé. Les ruelles de la vieille ville, jadis animées, sont désormais quasi-désertes. M. Amro montre à l'AFP une vidéo d'hommes jetant des pierres sur ses fenêtres, des Israéliens souhaitant le chasser de chez lui, dit-il. Il raconte être souvent harcelé tant par des colons que des soldats israéliens. - Voisins "difficiles" - Mentionnée dès les années 1990 dans les accords d'Oslo signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, Hébron est devenue en 1997 la seule ville de Cisjordanie incluant une zone sous contrôle militaire israélien, dite H2, celle du caveau des Patriarches. Le site, l'un des plus révérés du judaïsme, est également divisé en deux parties, avec des entrées séparées. "Avant, le moindre petit chantier ici nécessitait l'approbation du Premier ministre", "mais petit à petit, la procédure est devenue plus simple", se réjouit auprès de l'AFP Aaron Maruani. Cet adjoint au maire de la colonie de Kiryat Arba, âgé de 35 ans, se rend au Caveau depuis son enfance pour prier chaque samedi. Nitzan ne croit pas pour sa part à une coexistence possible avec les Palestiniens. "Il est difficile de vivre avec ces voisins. Les Palestiniens ne veulent pas de nous ici", déclare-t-il. Comme nombre d'Israéliens, il invoque les profondes racines historiques de la présence juive à Hébron. La communauté juive séculaire en a été évacuée par les autorités coloniales britanniques après les violences antijuives de 1929, au cours desquelles des Arabes ont tué près de 70 juifs. Quelques familles revenues ont à nouveau été expulsées lors du soulèvement palestinien de 1936, et empêchées de revenir. Avant une nouvelle effusion de sang en 1994, quand le colon israélo-américain Baruch Goldstein a tué 29 musulmans palestiniens en prière sur le site du sanctuaire. - "Chinatown en Israël" - Sans compter Jérusalem-Est, annexée par Israël, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, qu'Israël occupe depuis 1967, parmi quelque trois millions de Palestiniens. Ces colonies sont illégales au regard du droit international. A Hébron, certains représentants des colons disent vouloir que la ville soit placée sous contrôle israélien total. Pour l'un d'entre eux, Yishai Fleischer, un des porte-parole de la communauté juive de la ville, cela ne signifierait pas que les Palestiniens "ne pourraient pas avoir leur propre maire arabe et leur propre culture arabe". "Mais ce serait comme un Chinatown au sein d'Israël dans son ensemble". Les Palestiniens interrogés par l'AFP redoutent eux une expulsion pure et simple. Directeur de la mosquée d'Ibrahim, Moatz Abou Snena estime que la décision du ministre Smotrich s'inscrit dans une tendance plus large, celle d'une "prise de contrôle progressive de la mosquée, d'une judaïsation accrue du lieu et de l'effacement de son caractère islamique et religieux". Pour Issa Amro, la question dépasse celle du sanctuaire: "nous vivons dans notre propre ville sous la loi militaire, tandis que les Israéliens vivent sous la loi civile", affirme-t-il, dénonçant un "apartheid".

29.06.2026 à 23:47

Laure MANENT
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Séoul lance un plan à 10 ans, mêlant investissements publics et privés, pour "survivre dans la guerre à l'IA", selon les propos du président sud-coréen Lee Jae-myung. Pour cela, le pays va développer de nouvelles usines de semi-conducteurs avancés, des centres de données et le développement de solutions d'IA physique, les trois piliers d'un "grand bond en avant" selon l'expression du chef de l'Etat, pour que la Corée du sud conserve son rang face aux États-Unis, à la Chine et à Taïwan, l'autre géant des semi-conducteurs. Le secteur connaît une croissance à deux chiffres : +47% de croissance sur un an avec des projections à 2 596 milliards de dollars pour 2026 selon le cabinet Gartner. Mais au-delà des intérêts économiques et financiers, l'IA est aussi un enjeu de souveraineté, car l'intelligence artificielle est partout, des voitures à l'éducation en passant par la santé et la défense.
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Séoul lance un plan à 10 ans, mêlant investissements publics et privés, pour "survivre dans la guerre à l'IA", selon les propos du président sud-coréen Lee Jae-myung. Pour cela, le pays va développer de nouvelles usines de semi-conducteurs avancés, des centres de données et le développement de solutions d'IA physique, les trois piliers d'un "grand bond en avant" selon l'expression du chef de l'Etat, pour que la Corée du sud conserve son rang face aux États-Unis, à la Chine et à Taïwan, l'autre géant des semi-conducteurs. Le secteur connaît une croissance à deux chiffres : +47% de croissance sur un an avec des projections à 2 596 milliards de dollars pour 2026 selon le cabinet Gartner. Mais au-delà des intérêts économiques et financiers, l'IA est aussi un enjeu de souveraineté, car l'intelligence artificielle est partout, des voitures à l'éducation en passant par la santé et la défense.

29.06.2026 à 23:36

Anthony SAINT-LÉGER
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Le double séisme qui a dévasté jeudi le Venezuela a provoqué sur les réseaux sociaux une recrudescence d’images non liées à l’événement. Info ou Intox décortique plusieurs vidéos trompeuses.
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Le double séisme qui a dévasté jeudi le Venezuela a provoqué sur les réseaux sociaux une recrudescence d’images non liées à l’événement. Info ou Intox décortique plusieurs vidéos trompeuses.

29.06.2026 à 23:31

FRANCE24
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Dans son exposé des motifs, la députée Renaissance regrette que les conditions politiques ne permettent une refonte majeure des règles, notamment celles qui relèvent de la Constitution ou de la loi. Mais elle estime que des "changements importants" sont possibles pour commencer à répondre aux "maux dont souffre le Parlement". Après des mois de tractations avec les groupes politiques, la titulaire du Perchoir a déposé une synthèse des propositions suscitant l'unanimité, ou à défaut un consensus suffisant, pour envisager une approbation en commission et dans l'hémicycle. La résolution laisse de côté certaines pistes un temps envisagées pour réformer le système des pétitions ou l'échelle de sanctions contre les députés. Elle entend en revanche permettre à la conférence des présidents de groupes parlementaires de circonscrire les débats budgétaires, en étendant le recours au temps de parole contraint pour les différentes formations. Une procédure qui nécessiterait un certain consensus des groupes, mais permettrait d'achever les débats quel que soit le nombre d'amendements. Autre changement, le Bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive, composée de députés, ne serait plus élu dans des séances à rallonge dans l'hémicycle. Il serait nommé à la proportionnelle entre les groupes, en fonction de leurs poids. La composition de cette instance avait été au coeur d'une polémique après la dissolution, lorsque le Rassemblement national, pourtant premier groupe en nombre, avait été laissé à la porte de l'instance par des votes de la gauche et du centre. Mme Braun-Pivet escompte aussi sanctuariser des innovations de sa présidence, comme des séances dédiées aux lois "transpartisanes", invoquant "21" textes promulgués via ce biais depuis 2022. Elle propose aussi d'interroger au moins une fois par an dans l'hémicycle le degré d'application par le gouvernement des lois votées. Elle suggère également de permettre au déontologue, en cas de "manquement grave et délibéré d'un député aux règles", de saisir la présidence, qui porterait l'affaire devant le Bureau. En cas d'adoption, le règlement ainsi amendé entrerait en vigueur après les prochaines législatives, ou "au plus tard le 1er octobre 2027", s'il n'y avait pas de dissolution d'ici-là.
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Dans son exposé des motifs, la députée Renaissance regrette que les conditions politiques ne permettent une refonte majeure des règles, notamment celles qui relèvent de la Constitution ou de la loi. Mais elle estime que des "changements importants" sont possibles pour commencer à répondre aux "maux dont souffre le Parlement". Après des mois de tractations avec les groupes politiques, la titulaire du Perchoir a déposé une synthèse des propositions suscitant l'unanimité, ou à défaut un consensus suffisant, pour envisager une approbation en commission et dans l'hémicycle. La résolution laisse de côté certaines pistes un temps envisagées pour réformer le système des pétitions ou l'échelle de sanctions contre les députés. Elle entend en revanche permettre à la conférence des présidents de groupes parlementaires de circonscrire les débats budgétaires, en étendant le recours au temps de parole contraint pour les différentes formations. Une procédure qui nécessiterait un certain consensus des groupes, mais permettrait d'achever les débats quel que soit le nombre d'amendements. Autre changement, le Bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive, composée de députés, ne serait plus élu dans des séances à rallonge dans l'hémicycle. Il serait nommé à la proportionnelle entre les groupes, en fonction de leurs poids. La composition de cette instance avait été au coeur d'une polémique après la dissolution, lorsque le Rassemblement national, pourtant premier groupe en nombre, avait été laissé à la porte de l'instance par des votes de la gauche et du centre. Mme Braun-Pivet escompte aussi sanctuariser des innovations de sa présidence, comme des séances dédiées aux lois "transpartisanes", invoquant "21" textes promulgués via ce biais depuis 2022. Elle propose aussi d'interroger au moins une fois par an dans l'hémicycle le degré d'application par le gouvernement des lois votées. Elle suggère également de permettre au déontologue, en cas de "manquement grave et délibéré d'un député aux règles", de saisir la présidence, qui porterait l'affaire devant le Bureau. En cas d'adoption, le règlement ainsi amendé entrerait en vigueur après les prochaines législatives, ou "au plus tard le 1er octobre 2027", s'il n'y avait pas de dissolution d'ici-là.

29.06.2026 à 23:18

FRANCE 24
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Au moins trois personnes ont été blessées lundi, dont deux grièvement, à Monaco après une explosion. Selon les autorités, un suspect a déposé un sac dans le hall d'un immeuble résidentiel avant de fuir. Le ministre d'État a précisé qu'il s'agit "vraisemblablement d'un attentat".
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Au moins trois personnes ont été blessées lundi, dont deux grièvement, à Monaco après une explosion. Selon les autorités, un suspect a déposé un sac dans le hall d'un immeuble résidentiel avant de fuir. Le ministre d'État a précisé qu'il s'agit "vraisemblablement d'un attentat".

29.06.2026 à 23:11

FRANCE24
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Formé à Varsovie, passé par Dortmund, le buteur polonais, âgé de 37 ans, est l'un des attaquants les plus prolifiques de sa génération. Troisième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions (109 buts) derrière Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, il a joué à la pointe de l'attaque du Bayern Munich pendant huit saisons (2014-2022) avant de rejoindre le FC Barcelone (2022-2026). "Le buteur prolifique arrive en Major League Soccer (MLS) avec l'une des carrières les plus illustres de ce sport, ayant inscrit plus de 700 buts en sélection nationale ou dans des clubs européens de premier plan", souligne le Chicago Fire dans un communiqué. Absent du Mondial - la Pologne a été battue par la Suède en barrages qualificatifs -, il rejoint un championnat où plusieurs grands noms du football évoluent déjà, à commencer par Lionel Messi (Inter Miami) ou Hugo Lloris (Los Angeles FC) et va y retrouver une vieille connaissance des pelouses espagnoles, le Français Antoine Griezmann, qui va jouer pour Orlando (Floride). Machine à buts Surnommé LewanGOALski, véritable machine à buts, l'international polonais (167 sélections, 89 buts) a terminé à huit reprises en tête du classement des meilleurs buteurs, que ce soit en Bundesliga allemande ou en Liga espagnole. En Bavière, il a notamment remporté une Ligue des champions (2020), huit championnats d'Allemagne et une Coupe du monde des clubs (2020), inscrivant 344 buts en 374 matches toutes compétitions confondues. Lors des quatre saisons suivantes, dans un Barça où il devait tenter de compenser le départ de Messi dans un contexte financier difficile pour le club catalan, il a marqué 119 buts en 191 rencontres toutes compétitions confondues et remporté trois Liga (2023, 2025 et 2026) et la Coupe du Roi en 2025. "Après quatre années riches en défis et en efforts, il est temps pour moi de passer à autre chose", avait-il expliqué mi-mai sur Instagram dans un message annonçant qu'il ne prolongerait pas son séjour au Barça. Le club de Chicago, qui n'est jamais allé au-delà du premier tour des play-offs de la MLS depuis 2010, est actuellement troisième de la conférence Est du championnat, qui marque une pause le temps du Mondial. "Nous nous sommes donné pour mission de bâtir un club de classe mondiale qui inspire la grandeur, unisse Chicago et remporte des titres. Robert incarne ces valeurs et représente les standards que cette ville mérite: un champion et un compétiteur", a commenté l'entraîneur du Fire et directeur du football, Gregg Berhalter, ex-sélectionneur de l'équipe des Etats-Unis.
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Formé à Varsovie, passé par Dortmund, le buteur polonais, âgé de 37 ans, est l'un des attaquants les plus prolifiques de sa génération. Troisième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions (109 buts) derrière Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, il a joué à la pointe de l'attaque du Bayern Munich pendant huit saisons (2014-2022) avant de rejoindre le FC Barcelone (2022-2026). "Le buteur prolifique arrive en Major League Soccer (MLS) avec l'une des carrières les plus illustres de ce sport, ayant inscrit plus de 700 buts en sélection nationale ou dans des clubs européens de premier plan", souligne le Chicago Fire dans un communiqué. Absent du Mondial - la Pologne a été battue par la Suède en barrages qualificatifs -, il rejoint un championnat où plusieurs grands noms du football évoluent déjà, à commencer par Lionel Messi (Inter Miami) ou Hugo Lloris (Los Angeles FC) et va y retrouver une vieille connaissance des pelouses espagnoles, le Français Antoine Griezmann, qui va jouer pour Orlando (Floride). Machine à buts Surnommé LewanGOALski, véritable machine à buts, l'international polonais (167 sélections, 89 buts) a terminé à huit reprises en tête du classement des meilleurs buteurs, que ce soit en Bundesliga allemande ou en Liga espagnole. En Bavière, il a notamment remporté une Ligue des champions (2020), huit championnats d'Allemagne et une Coupe du monde des clubs (2020), inscrivant 344 buts en 374 matches toutes compétitions confondues. Lors des quatre saisons suivantes, dans un Barça où il devait tenter de compenser le départ de Messi dans un contexte financier difficile pour le club catalan, il a marqué 119 buts en 191 rencontres toutes compétitions confondues et remporté trois Liga (2023, 2025 et 2026) et la Coupe du Roi en 2025. "Après quatre années riches en défis et en efforts, il est temps pour moi de passer à autre chose", avait-il expliqué mi-mai sur Instagram dans un message annonçant qu'il ne prolongerait pas son séjour au Barça. Le club de Chicago, qui n'est jamais allé au-delà du premier tour des play-offs de la MLS depuis 2010, est actuellement troisième de la conférence Est du championnat, qui marque une pause le temps du Mondial. "Nous nous sommes donné pour mission de bâtir un club de classe mondiale qui inspire la grandeur, unisse Chicago et remporte des titres. Robert incarne ces valeurs et représente les standards que cette ville mérite: un champion et un compétiteur", a commenté l'entraîneur du Fire et directeur du football, Gregg Berhalter, ex-sélectionneur de l'équipe des Etats-Unis.

29.06.2026 à 23:07

FRANCE24
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Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés une nouvelle fois à Paris, place Vendôme devant le ministère de la Justice, et d'autres rassemblements étaient prévus devant plusieurs tribunaux dans le pays. A Paris, une minute de silence a été observée autour de 20H00. Les manifestants ont aussi scandé des slogans comme “Darmanin, démission!”, “Etat criminel, institution criminelle !”,“Loi intégrale !”. “Je viens tous les lundis et je continuerai”, a affirmé au micro une fille de 11 ans. “Je suis là pour soutenir les femmes et les enfants et dire au gouvernement qu’il doit nous protéger”, a-t-elle poursuivi. Depuis la mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées partout en France pour demander une loi intégrale, assortie de moyens financiers conséquents. "Cette mobilisation a conduit le Premier ministre (Sébastien Lecornu) à annoncer l'examen d'un texte à l'automne", se félicite le collectif, qui assure rester mobilisé "tout au long du parcours du texte". La coalition féministe et enfantiste maintient son appel à une "grande marche citoyenne contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants dans le pays" samedi à Paris comme dans plusieurs villes de France. “On mène le combat comme une campagne électorale”, a indiqué place Vendôme Floriane Volt, directrice d'affaires publiques de la Fondation des femmes. “La campagne présidentielle, elle commence là. On l’a déjà vu avec le scandale des violences sexistes et sexuelles dans le périscolaire devenues un enjeu aux municipales”, a-t-elle dit. "On assiste à un vrai mouvement de colère et de demande dans toutes les strates de la société", a déclaré de son côté Aude Doumenge, responsable de plaidoyer de Face à l’inceste.
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Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés une nouvelle fois à Paris, place Vendôme devant le ministère de la Justice, et d'autres rassemblements étaient prévus devant plusieurs tribunaux dans le pays. A Paris, une minute de silence a été observée autour de 20H00. Les manifestants ont aussi scandé des slogans comme “Darmanin, démission!”, “Etat criminel, institution criminelle !”,“Loi intégrale !”. “Je viens tous les lundis et je continuerai”, a affirmé au micro une fille de 11 ans. “Je suis là pour soutenir les femmes et les enfants et dire au gouvernement qu’il doit nous protéger”, a-t-elle poursuivi. Depuis la mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers le 4 juin, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées partout en France pour demander une loi intégrale, assortie de moyens financiers conséquents. "Cette mobilisation a conduit le Premier ministre (Sébastien Lecornu) à annoncer l'examen d'un texte à l'automne", se félicite le collectif, qui assure rester mobilisé "tout au long du parcours du texte". La coalition féministe et enfantiste maintient son appel à une "grande marche citoyenne contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants dans le pays" samedi à Paris comme dans plusieurs villes de France. “On mène le combat comme une campagne électorale”, a indiqué place Vendôme Floriane Volt, directrice d'affaires publiques de la Fondation des femmes. “La campagne présidentielle, elle commence là. On l’a déjà vu avec le scandale des violences sexistes et sexuelles dans le périscolaire devenues un enjeu aux municipales”, a-t-elle dit. "On assiste à un vrai mouvement de colère et de demande dans toutes les strates de la société", a déclaré de son côté Aude Doumenge, responsable de plaidoyer de Face à l’inceste.

29.06.2026 à 22:35

Meriem AMELLAL
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Au Senegal, c'est dans un climat tendu que l’Assemblée nationale a adopté ce lundi un texte révisant la Constitution. La session a été marquée par des échanges houleux entre députés et des échauffourées entre manifestants et policiers aux abords du parlement. La proposition de loi qui a été adopté vise à redéfinir les pouvoirs du chef de l'Etat, du Parlement et du Premier ministre.
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Au Senegal, c'est dans un climat tendu que l’Assemblée nationale a adopté ce lundi un texte révisant la Constitution. La session a été marquée par des échanges houleux entre députés et des échauffourées entre manifestants et policiers aux abords du parlement. La proposition de loi qui a été adopté vise à redéfinir les pouvoirs du chef de l'Etat, du Parlement et du Premier ministre.

29.06.2026 à 22:23

FRANCE24
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Donald Trump, qui s'est rendu célèbre par sa formule devenue culte "You're fired" ("Vous êtes virés !") dans une émission de téléréalité, ne fait aucun mystère de sa volonté d'étendre au maximum ses prérogatives et de placer ses fidèles à tous les niveaux. Depuis son retour à la Maison Blanche l'an dernier, il a limogé à tour de bras et tenté de révoquer une haute responsable de la Réserve fédérale, une première dans l'histoire de l'institution monétaire plus que centenaire. Nombre de ces affaires ont fini devant la justice américaine et in fine devant la Cour suprême, dont Donald Trump a cimenté la majorité conservatrice pendant son premier mandat. Dans un arrêt rendu par six magistrats sur neuf, la Cour a remis en cause une jurisprudence vieille de plus de 90 ans (1935) qui empêchait à un chef d'Etat d'écarter un responsable d'une agence indépendante sans raison motivée. Elle s'est penchée en l'occurrence sur le cas d'une commissaire de la Federal Trade Commission (FTC), l'Autorité américaine de la concurrence, Rebecca Slaughter. La Cour suprême a censuré un jugement bloquant le licenciement de cette démocrate, estimant que le président pouvait limoger "des subordonnés" exerçant des fonctions relatives au pouvoir exécutif. Donald Trump a rapidement salué une "grande victoire" dans un message sur sa plateforme Truth Social. Il s'agit d'une "décision historique et sans précédent", "l'une des plus importantes jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels", a insisté le milliardaire républicain. Les trois juges progressistes ont exprimé leur désaccord. La magistrate Sonia Sotomayor a ainsi dénoncé un raisonnement "bancal" de la part de la majorité conservatrice, ne pouvant qu'aboutir au "chaos", selon elle. Pour le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, la Cour suprême a donné "carte blanche" à Donald Trump "pour transformer les agences fédérales indépendantes en clubs privés réservés à ses partenaires de golf et à ses acolytes". "Prétexte fallacieux" En parallèle, la Cour a fixé une borne au pouvoir présidentiel dans le dossier impliquant la gouverneure de la Fed Lisa Cook. Cette fois, cinq juges, dont Brett Kavanaugh nommé par Donald Trump et qui a fait basculer la majorité, ont considéré que le président ne pouvait la limoger "à sa guise", sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Donald Trump a minimisé la portée de cette décision dans un autre message sur Truth Social, y voyant une question "strictement procédurale". Il a assuré qu'il prendrait une "action appropriée", sans en préciser la nature, "pour s'assurer que quelqu'un qui a commis des infractions ne puisse pas prendre des décisions cruciales". Le dossier Cook était vu comme un test des digues tenant le pouvoir exécutif à l'écart de la politique monétaire de la première économie mondiale. Donald Trump, avide de taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a mené publiquement une campagne de pression contre la Réserve fédérale. Il a tenté de faire partir l'ex-président Jerome Powell avant la fin de son mandat et estimé avoir un "motif valable" pour révoquer Mme Cook d'un simple message sur Truth Social. Il a accusé la sexagénaire d'avoir été malhonnête lors de demandes de prêts immobiliers personnels en présentant, dans un court laps de temps, deux logements distincts comme des résidences principales. Lisa Cook a immédiatement porté l'affaire devant la justice pour rester en place, sa défense suggérant une simple erreur administrative. Dans son arrêt, la Cour suprême considère que si le président a bien le pouvoir de révoquer un responsable monétaire pour un "motif valable", "cela ne veut pas dire qu'il peut en décider pour n'importe quel motif, ou aucun motif". "Il s'agissait d'une tentative visant à me destituer sous un prétexte fallacieux", a cinglé Mme Cook dans un communiqué. "Parce que j'avais refusé de céder aux pressions politiques et que j'avais continué à fixer les taux d'intérêt en me basant uniquement sur ce qui servait au mieux les intérêts du peuple américain", a poursuivi l'économiste, seule femme noire à avoir intégré le cercle des gouverneurs de l'institution monétaire.
Texte intégral (739 mots)
Donald Trump, qui s'est rendu célèbre par sa formule devenue culte "You're fired" ("Vous êtes virés !") dans une émission de téléréalité, ne fait aucun mystère de sa volonté d'étendre au maximum ses prérogatives et de placer ses fidèles à tous les niveaux. Depuis son retour à la Maison Blanche l'an dernier, il a limogé à tour de bras et tenté de révoquer une haute responsable de la Réserve fédérale, une première dans l'histoire de l'institution monétaire plus que centenaire. Nombre de ces affaires ont fini devant la justice américaine et in fine devant la Cour suprême, dont Donald Trump a cimenté la majorité conservatrice pendant son premier mandat. Dans un arrêt rendu par six magistrats sur neuf, la Cour a remis en cause une jurisprudence vieille de plus de 90 ans (1935) qui empêchait à un chef d'Etat d'écarter un responsable d'une agence indépendante sans raison motivée. Elle s'est penchée en l'occurrence sur le cas d'une commissaire de la Federal Trade Commission (FTC), l'Autorité américaine de la concurrence, Rebecca Slaughter. La Cour suprême a censuré un jugement bloquant le licenciement de cette démocrate, estimant que le président pouvait limoger "des subordonnés" exerçant des fonctions relatives au pouvoir exécutif. Donald Trump a rapidement salué une "grande victoire" dans un message sur sa plateforme Truth Social. Il s'agit d'une "décision historique et sans précédent", "l'une des plus importantes jamais rendues concernant les pouvoirs présidentiels", a insisté le milliardaire républicain. Les trois juges progressistes ont exprimé leur désaccord. La magistrate Sonia Sotomayor a ainsi dénoncé un raisonnement "bancal" de la part de la majorité conservatrice, ne pouvant qu'aboutir au "chaos", selon elle. Pour le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, la Cour suprême a donné "carte blanche" à Donald Trump "pour transformer les agences fédérales indépendantes en clubs privés réservés à ses partenaires de golf et à ses acolytes". "Prétexte fallacieux" En parallèle, la Cour a fixé une borne au pouvoir présidentiel dans le dossier impliquant la gouverneure de la Fed Lisa Cook. Cette fois, cinq juges, dont Brett Kavanaugh nommé par Donald Trump et qui a fait basculer la majorité, ont considéré que le président ne pouvait la limoger "à sa guise", sans qu'elle ait l'occasion de se défendre. Donald Trump a minimisé la portée de cette décision dans un autre message sur Truth Social, y voyant une question "strictement procédurale". Il a assuré qu'il prendrait une "action appropriée", sans en préciser la nature, "pour s'assurer que quelqu'un qui a commis des infractions ne puisse pas prendre des décisions cruciales". Le dossier Cook était vu comme un test des digues tenant le pouvoir exécutif à l'écart de la politique monétaire de la première économie mondiale. Donald Trump, avide de taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie, a mené publiquement une campagne de pression contre la Réserve fédérale. Il a tenté de faire partir l'ex-président Jerome Powell avant la fin de son mandat et estimé avoir un "motif valable" pour révoquer Mme Cook d'un simple message sur Truth Social. Il a accusé la sexagénaire d'avoir été malhonnête lors de demandes de prêts immobiliers personnels en présentant, dans un court laps de temps, deux logements distincts comme des résidences principales. Lisa Cook a immédiatement porté l'affaire devant la justice pour rester en place, sa défense suggérant une simple erreur administrative. Dans son arrêt, la Cour suprême considère que si le président a bien le pouvoir de révoquer un responsable monétaire pour un "motif valable", "cela ne veut pas dire qu'il peut en décider pour n'importe quel motif, ou aucun motif". "Il s'agissait d'une tentative visant à me destituer sous un prétexte fallacieux", a cinglé Mme Cook dans un communiqué. "Parce que j'avais refusé de céder aux pressions politiques et que j'avais continué à fixer les taux d'intérêt en me basant uniquement sur ce qui servait au mieux les intérêts du peuple américain", a poursuivi l'économiste, seule femme noire à avoir intégré le cercle des gouverneurs de l'institution monétaire.

29.06.2026 à 22:09

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 0,59%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique a avancé de 2,07% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 1,17%. "Aujourd'hui, tout a tourné autour des Sept Magnifiques (surnom donné aux poids lourds américains du secteur technologique, ndlr), qui sont en train de rebondir, et c'est ce qui a tiré le marché à la hausse", assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones. Alphabet, la maison mère de Google, a été à la pointe de ce groupe avec une progression de 4,96% de son titre, soit près de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière gagnés. Le groupe réalisait sa première séance au sein de l'indice historique Dow Jones, en remplacement du câblo-opérateur Verizon, consacrant encore un peu plus le poids du secteur technologique dans l'économie américaine. Angelo Kourkafas relève aussi la bonne performance des valeurs liées aux semi-conducteurs. Marvell a terminé en hausse de 4,12%, AMD de 3,43%, tandis que Western Digital a bondi de plus de 11%. Première capitalisation mondiale, Nvidia a pris 1,27%. Les puces et autres composants électroniques sont indispensables pour construire les centres de données où sont entraînés les modèles d'intelligence artificielle (IA), moteurs de la croissance du marché ces dernières années. Le dynamisme d'une large partie du secteur explique d'ailleurs la reprise entamée par la bourse new-yorkaise depuis fin mars. "Nous sommes à quelques jours de la fin du trimestre, et le marché est en passe d'enregistrer sa plus forte hausse trimestrielle depuis 2020 (...) malgré les incertitudes géopolitiques", souligne Angelo Kourkafas. Les investisseurs ne se sont pas affolés du regain de tensions observé au Moyen-Orient ce week-end, durant lequel Washington et Téhéran ont repris temporairement leurs hostilités. Le président américain Donald Trump a assuré lundi qu'il y aurait bien une rencontre mardi au Qatar entre délégations américaine et iranienne. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à échéance dix ans restait stable vers 20H25 GMT, à 4,37% comme vendredi à la clôture. Wall Street attend une multitude d'indicateurs sur le marché du travail cette semaine, dont le rapport officiel sur l'emploi qui sera publié jeudi. Cela pourra donner de nouveaux indices quant à la trajectoire monétaire poursuivie par la banque centrale américaine (Fed), en pleine accélération de l'inflation. L'institution a été temporairement mise à l'abri du pouvoir exécutif de Donald Trump lundi par la Cour suprême américaine, qui a jugé que le chef d'Etat ne pouvait limoger une des gouverneures - Lisa Cook - sans qu'elle n'ait l'occasion de se défendre. Ce verdict "renforce probablement la confiance dans l'indépendance de la Fed", ce qui est bien accueilli par les marchés, note Angelo Kourkafas. Au tableau des valeurs, le câblo-opérateur Comcast (+4,53% à 24,22 dollars) a profité de l'annonce de sa scission future en deux nouvelles entités, dont l'une sera dédiée à ses activités médias, comprenant le britannique Sky et la filiale NBCUniversal. Le géant de l'aérospatial SpaceX a été recherché (+7,15% à 164,19 dollars) après l'annonce de son intégration à l'indice Nasdaq 100 le 7 juillet, soit un peu moins d'un mois après son introduction en Bourse. Le Nasdaq a changé ses règles en mai pour permettre à de très grosses capitalisations comme la société d'Elon Musk, susceptible de peser fort sur l'indice, de l'intégrer en 15 séances au lieu de trois mois.
Texte intégral (582 mots)
Le Dow Jones a gagné 0,59%, l'indice Nasdaq à forte coloration technologique a avancé de 2,07% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 1,17%. "Aujourd'hui, tout a tourné autour des Sept Magnifiques (surnom donné aux poids lourds américains du secteur technologique, ndlr), qui sont en train de rebondir, et c'est ce qui a tiré le marché à la hausse", assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, du cabinet d'investissement Edward Jones. Alphabet, la maison mère de Google, a été à la pointe de ce groupe avec une progression de 4,96% de son titre, soit près de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière gagnés. Le groupe réalisait sa première séance au sein de l'indice historique Dow Jones, en remplacement du câblo-opérateur Verizon, consacrant encore un peu plus le poids du secteur technologique dans l'économie américaine. Angelo Kourkafas relève aussi la bonne performance des valeurs liées aux semi-conducteurs. Marvell a terminé en hausse de 4,12%, AMD de 3,43%, tandis que Western Digital a bondi de plus de 11%. Première capitalisation mondiale, Nvidia a pris 1,27%. Les puces et autres composants électroniques sont indispensables pour construire les centres de données où sont entraînés les modèles d'intelligence artificielle (IA), moteurs de la croissance du marché ces dernières années. Le dynamisme d'une large partie du secteur explique d'ailleurs la reprise entamée par la bourse new-yorkaise depuis fin mars. "Nous sommes à quelques jours de la fin du trimestre, et le marché est en passe d'enregistrer sa plus forte hausse trimestrielle depuis 2020 (...) malgré les incertitudes géopolitiques", souligne Angelo Kourkafas. Les investisseurs ne se sont pas affolés du regain de tensions observé au Moyen-Orient ce week-end, durant lequel Washington et Téhéran ont repris temporairement leurs hostilités. Le président américain Donald Trump a assuré lundi qu'il y aurait bien une rencontre mardi au Qatar entre délégations américaine et iranienne. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt américain à échéance dix ans restait stable vers 20H25 GMT, à 4,37% comme vendredi à la clôture. Wall Street attend une multitude d'indicateurs sur le marché du travail cette semaine, dont le rapport officiel sur l'emploi qui sera publié jeudi. Cela pourra donner de nouveaux indices quant à la trajectoire monétaire poursuivie par la banque centrale américaine (Fed), en pleine accélération de l'inflation. L'institution a été temporairement mise à l'abri du pouvoir exécutif de Donald Trump lundi par la Cour suprême américaine, qui a jugé que le chef d'Etat ne pouvait limoger une des gouverneures - Lisa Cook - sans qu'elle n'ait l'occasion de se défendre. Ce verdict "renforce probablement la confiance dans l'indépendance de la Fed", ce qui est bien accueilli par les marchés, note Angelo Kourkafas. Au tableau des valeurs, le câblo-opérateur Comcast (+4,53% à 24,22 dollars) a profité de l'annonce de sa scission future en deux nouvelles entités, dont l'une sera dédiée à ses activités médias, comprenant le britannique Sky et la filiale NBCUniversal. Le géant de l'aérospatial SpaceX a été recherché (+7,15% à 164,19 dollars) après l'annonce de son intégration à l'indice Nasdaq 100 le 7 juillet, soit un peu moins d'un mois après son introduction en Bourse. Le Nasdaq a changé ses règles en mai pour permettre à de très grosses capitalisations comme la société d'Elon Musk, susceptible de peser fort sur l'indice, de l'intégrer en 15 séances au lieu de trois mois.
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