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12.06.2026 à 11:54

FRANCE24
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12.06.2026 à 11:52

FRANCE 24
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L'artiste britannique David Hockney est décédé jeudi à l'âge de 88 ans chez lui à Londres, a annoncé vendredi son agente.
L'artiste britannique David Hockney est décédé jeudi à l'âge de 88 ans chez lui à Londres, a annoncé vendredi son agente.

12.06.2026 à 11:45

FRANCE24
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"C'est la première fois qu'on observe des hydrates de CO2 dans le fond de l'océan", a déclaré à l'AFP Cécile Cathalot, chercheuse en géochimie des milieux marins à l’Ifremer et autrice principale d'une étude publiée vendredi. Ces monticules ressemblent à de "gros bonhommes de neige agglutinés", dont certains mesurant "plus d'un mètre de haut", a décrit la chercheuse. Ils se forment à partir du CO2 d'origine magmatique, qui s'échappe du plancher océanique sous forme liquide et se retrouve piégé sous l'effet de la pression et du froid (une eau à 4°C), à plus de 1.200 mètres de profondeur, dans la zone volcanique du "Fer à cheval", à 10 km à l'est de Mayotte. La découverte, réalisée dès 2021 par une équipe internationale de chercheurs, fait l'objet d'une publication vendredi dans la revue scientifique Nature Geosciences. Pour les auteurs de cette étude, la découverte peut permettre "d'étudier les voies de séquestration du CO2 par la formation d'hydrates de gaz", dans le cadre notamment des pistes de géoingénierie visant à limiter le changement climatique. "Pour bien comprendre la stabilité à long terme de ces hydrates en milieu naturel, il est essentiel de mener des recherches plus approfondies sur les paramètres physico-chimiques qui influencent la cinétique de leur formation et de leur dissolution", soulignent-ils. Une nouvelle campagne menée en août 2025 a permis de revisiter ce site, qui semble stable depuis 2021. Les chercheurs ont également remarqué une mortalité accrue de coraux autour des sources d'émissions de CO2, sans doute sous l'effet de l'acidification de l'eau due à l'excès de gaz carbonique. Sorte de laboratoire naturel, cette zone offre "la possibilité d'étudier les processus naturels, la réponse des écosystèmes et les effets à long terme de l'exposition à un excès de CO2 dans l'environnement sous-marin", écrivent-ils.
Lire plus (309 mots)
"C'est la première fois qu'on observe des hydrates de CO2 dans le fond de l'océan", a déclaré à l'AFP Cécile Cathalot, chercheuse en géochimie des milieux marins à l’Ifremer et autrice principale d'une étude publiée vendredi. Ces monticules ressemblent à de "gros bonhommes de neige agglutinés", dont certains mesurant "plus d'un mètre de haut", a décrit la chercheuse. Ils se forment à partir du CO2 d'origine magmatique, qui s'échappe du plancher océanique sous forme liquide et se retrouve piégé sous l'effet de la pression et du froid (une eau à 4°C), à plus de 1.200 mètres de profondeur, dans la zone volcanique du "Fer à cheval", à 10 km à l'est de Mayotte. La découverte, réalisée dès 2021 par une équipe internationale de chercheurs, fait l'objet d'une publication vendredi dans la revue scientifique Nature Geosciences. Pour les auteurs de cette étude, la découverte peut permettre "d'étudier les voies de séquestration du CO2 par la formation d'hydrates de gaz", dans le cadre notamment des pistes de géoingénierie visant à limiter le changement climatique. "Pour bien comprendre la stabilité à long terme de ces hydrates en milieu naturel, il est essentiel de mener des recherches plus approfondies sur les paramètres physico-chimiques qui influencent la cinétique de leur formation et de leur dissolution", soulignent-ils. Une nouvelle campagne menée en août 2025 a permis de revisiter ce site, qui semble stable depuis 2021. Les chercheurs ont également remarqué une mortalité accrue de coraux autour des sources d'émissions de CO2, sans doute sous l'effet de l'acidification de l'eau due à l'excès de gaz carbonique. Sorte de laboratoire naturel, cette zone offre "la possibilité d'étudier les processus naturels, la réponse des écosystèmes et les effets à long terme de l'exposition à un excès de CO2 dans l'environnement sous-marin", écrivent-ils.

12.06.2026 à 11:31

FRANCE24
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Le vote sur ce projet porté par l'Union démocratique du centre (UDC, droite radicale) qui vise à plafonner la population du pays s'annonce serré avec un léger avantage au "non" dans les sondages. - Marlène Perroud, agricultrice de 34 ans (POUR) Cette cofondatrice du groupe Révolte agricole Suisse gère une exploitation à Dompierre, dans le canton de Fribourg, à cheval entre la Suisse francophone et alémanique. Selon elle, l'accroissement de la population menace les terres agricoles. "Je suis pour cette initiative, parce que je pense que de préserver les terres agricoles, c'est la chose la plus importante dans un pays. On dit : pas de pays sans paysan". "On ne peut pas accueillir des gens sans bétonner. Il n'y a pas de miracle. Les gens ont chacun besoin d'un appartement. Et puis après, automatiquement, il y a besoin aussi de routes et de toutes les infrastructures qui vont avec. Du coup, automatiquement, on perd énormément de surface. On voit que les villes explosent". "J'ai un collègue qui est actuellement au tribunal fédéral parce qu'il s'est fait exproprier par la commune pour construire plusieurs routes sur ses champs. Il y a une forte pression sur les terres agricoles. On a perdu beaucoup de terres et les prix de la terre explosent". "S'il n'y a plus d'agriculture en Suisse, qu'est-ce qu'on va manger ? Du boeuf aux hormones, de l'huile de palme qui vient de la forêt amazonienne qui a été déforestée ?" - Jaysen Lambercy, apprenti de 20 ans (CONTRE) Originaire de Lignerolle, dans le canton francophone de Vaud, cet apprenti électricien réfute les arguments de l'UDC sur l'emploi et le logement. "J'ai quand même du mal avec certains arguments de l'UDC qui sont par exemple les bouchons, les transports publics. Rajouter un train ce n'est pas impossible et j'imagine qu'il y a des solutions pour les bouchons autres que de limiter l'immigration". "Je vais voter contre parce que je trouve que tous les arguments qui sont pour ne correspondent pas du tout à ma situation et à celle de mon entourage. Il n'y a personne qui ne trouve pas d'emploi et il n'y a personne qui ne trouve pas de logement". "J'ai pas du tout l'impression que quelqu'un qui immigre ou un frontalier va voler mon travail parce qu'on est tout le temps en sous-effectif". L'initiative "me paraît incohérente". - Heinz Baumgartner, chef d'entreprise de 63 ans (POUR) Le président de Schweiter Technologies, un fabricant de matérieux composites basée dans le canton alémanique de Zoug, qui jouxte celui de Zurich, voit d'un mauvais oeil la politique d'immigration suisse, pas assez sélective à son goût. "La Suisse a besoin d'immigration. Mais il y en a trop, en trop peu de temps, et ce sont souvent les mauvaises personnes". "Les conséquences négatives de l'immigration effrénée - infrastructures surchargées, loyers en hausse, embouteillages, etc. - l'emportent sur les avantages". "Ce qui est décisif pour un pays, c'est l'évolution de la prospérité par habitant, et non son niveau absolu. Or par habitant, on note une stagnation." "L'objectif doit donc être: la qualité plutôt que la quantité". - Martin von Moos, hôtelier de 62 ans (CONTRE) Le directeur général de deux hôtels quatre étoiles à Rüschlikon et Thalwil, communes bordant le lac de Zurich, se dit inquiet car son secteur manque de personnel. "Il y a de moins en moins de jeunes qui veulent travailler dans notre branche", explique-t-il, alors même que "la démographie joue contre nous" avec le vieillissement de la population. "Depuis les débuts du tourisme en Suisse, il y a toujours eu des employés venus de toute l'Europe, des Italiens, des Portugais, des Allemands, des Autrichiens, cela a toujours été comme ça". Dans l'hôtel qu'il gère à Rüschlikon, "la moitié du personnel est étranger", une proportion comparable au reste du secteur en Suisse, que ce soit "au restaurant, en cuisine, au spa, à tous les étages". "Le chef est Suisse, mais en cuisine une partie du personnel est italien". "L'hôtel doit assurer des prestations de qualité pour lesquelles nous besoin de personnel qualifié". "Cela m'inquiète".
Texte intégral (708 mots)
Le vote sur ce projet porté par l'Union démocratique du centre (UDC, droite radicale) qui vise à plafonner la population du pays s'annonce serré avec un léger avantage au "non" dans les sondages. - Marlène Perroud, agricultrice de 34 ans (POUR) Cette cofondatrice du groupe Révolte agricole Suisse gère une exploitation à Dompierre, dans le canton de Fribourg, à cheval entre la Suisse francophone et alémanique. Selon elle, l'accroissement de la population menace les terres agricoles. "Je suis pour cette initiative, parce que je pense que de préserver les terres agricoles, c'est la chose la plus importante dans un pays. On dit : pas de pays sans paysan". "On ne peut pas accueillir des gens sans bétonner. Il n'y a pas de miracle. Les gens ont chacun besoin d'un appartement. Et puis après, automatiquement, il y a besoin aussi de routes et de toutes les infrastructures qui vont avec. Du coup, automatiquement, on perd énormément de surface. On voit que les villes explosent". "J'ai un collègue qui est actuellement au tribunal fédéral parce qu'il s'est fait exproprier par la commune pour construire plusieurs routes sur ses champs. Il y a une forte pression sur les terres agricoles. On a perdu beaucoup de terres et les prix de la terre explosent". "S'il n'y a plus d'agriculture en Suisse, qu'est-ce qu'on va manger ? Du boeuf aux hormones, de l'huile de palme qui vient de la forêt amazonienne qui a été déforestée ?" - Jaysen Lambercy, apprenti de 20 ans (CONTRE) Originaire de Lignerolle, dans le canton francophone de Vaud, cet apprenti électricien réfute les arguments de l'UDC sur l'emploi et le logement. "J'ai quand même du mal avec certains arguments de l'UDC qui sont par exemple les bouchons, les transports publics. Rajouter un train ce n'est pas impossible et j'imagine qu'il y a des solutions pour les bouchons autres que de limiter l'immigration". "Je vais voter contre parce que je trouve que tous les arguments qui sont pour ne correspondent pas du tout à ma situation et à celle de mon entourage. Il n'y a personne qui ne trouve pas d'emploi et il n'y a personne qui ne trouve pas de logement". "J'ai pas du tout l'impression que quelqu'un qui immigre ou un frontalier va voler mon travail parce qu'on est tout le temps en sous-effectif". L'initiative "me paraît incohérente". - Heinz Baumgartner, chef d'entreprise de 63 ans (POUR) Le président de Schweiter Technologies, un fabricant de matérieux composites basée dans le canton alémanique de Zoug, qui jouxte celui de Zurich, voit d'un mauvais oeil la politique d'immigration suisse, pas assez sélective à son goût. "La Suisse a besoin d'immigration. Mais il y en a trop, en trop peu de temps, et ce sont souvent les mauvaises personnes". "Les conséquences négatives de l'immigration effrénée - infrastructures surchargées, loyers en hausse, embouteillages, etc. - l'emportent sur les avantages". "Ce qui est décisif pour un pays, c'est l'évolution de la prospérité par habitant, et non son niveau absolu. Or par habitant, on note une stagnation." "L'objectif doit donc être: la qualité plutôt que la quantité". - Martin von Moos, hôtelier de 62 ans (CONTRE) Le directeur général de deux hôtels quatre étoiles à Rüschlikon et Thalwil, communes bordant le lac de Zurich, se dit inquiet car son secteur manque de personnel. "Il y a de moins en moins de jeunes qui veulent travailler dans notre branche", explique-t-il, alors même que "la démographie joue contre nous" avec le vieillissement de la population. "Depuis les débuts du tourisme en Suisse, il y a toujours eu des employés venus de toute l'Europe, des Italiens, des Portugais, des Allemands, des Autrichiens, cela a toujours été comme ça". Dans l'hôtel qu'il gère à Rüschlikon, "la moitié du personnel est étranger", une proportion comparable au reste du secteur en Suisse, que ce soit "au restaurant, en cuisine, au spa, à tous les étages". "Le chef est Suisse, mais en cuisine une partie du personnel est italien". "L'hôtel doit assurer des prestations de qualité pour lesquelles nous besoin de personnel qualifié". "Cela m'inquiète".

12.06.2026 à 11:25

FRANCE 24
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Un an après l'adoption de ​la Déclaration de New ‌York, résolution non contraignante de l'ONU traçant une feuille de route vers un État palestinien, des représentants de la société civile ⁠israélienne et palestinienne ​se réunissent vendredi en France pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États.
Texte intégral (708 mots)
Un an après l'adoption de ​la Déclaration de New ‌York, résolution non contraignante de l'ONU traçant une feuille de route vers un État palestinien, des représentants de la société civile ⁠israélienne et palestinienne ​se réunissent vendredi en France pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États.

12.06.2026 à 11:24

Timotée Allouch-Chantepie
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Longtemps ridiculisé et marginalisé outre-Atlantique, le football arrive enfin au premier plan de la scène sportive aux États-Unis avec la Coupe du monde. Sa perception a changé dans le pays grâce à un mouvement de transformation qui concerne toute la société, de la sphère politique à Hollywood. 
Texte intégral (708 mots)
Longtemps ridiculisé et marginalisé outre-Atlantique, le football arrive enfin au premier plan de la scène sportive aux États-Unis avec la Coupe du monde. Sa perception a changé dans le pays grâce à un mouvement de transformation qui concerne toute la société, de la sphère politique à Hollywood. 

12.06.2026 à 11:21

FRANCE24
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Dans la grisaille matinale de Plouharnel (Morbihan), Pierre Le Gourlay s'affaire devant un coffre ouvert, vérifiant relais et câblages le long des rails. Cet agent du service électrique veille au bon fonctionnement des passages à niveau que le train va recommencer à emprunter. Samedi, comme chaque été, le Tire-Bouchon va reprendre du service, ramenant avec lui des milliers de voyageurs à travers la campagne morbihannaise jusqu'à l'étroit cordon de terre qui fend les eaux pour atteindre Quiberon. Le TER saisonnier, actif depuis 1985, doit son nom au rôle qu'il joue : désengorger l'unique route de la presqu'île dont la fréquentation peut être multipliée par dix à la belle saison. "Il est d'une utilité évidente", défend auprès de l'AFP Michaël Quernez, vice-président de la région Bretagne chargé des transports. Long de près de 27 km, il relie Auray à Quiberon dans le Morbihan en quarante-cinq minutes, contre près de deux heures en voiture lors des pics de circulation estivaux. En 2025, plus de 170.000 voyageurs ont emprunté le Tire-Bouchon. Au plus fort de la saison, la ligne assure dix allers‑retours quotidiens. "Véritable enjeu" Arbres taillés, sable balayé, rails décalaminés pour éliminer l'oxydation... Depuis mars, une vingtaine d'agents SNCF comme Pierre Le Gourlay s'affairent à remettre en état la ligne fermée les trois quarts de l'année, une saisonnalité que les habitants aimeraient voir disparaître. " Le projet idéal serait une ouverture à l'année, pour faciliter les déplacements des salariés et réduire le trafic routier", explique à l'AFP Claude Le Martelot, co-secrétaire général de l'Union locale CGT d'Auray. "Beaucoup de personnes travaillent à Quiberon sans pouvoir s'y loger, faute d'offres. Dans un territoire très touristique comme ici, cela devient un véritable enjeu". " C'est aussi un enjeu pour les scolaires : ceux qui vivent sur la presqu'île vont soit vers Carnac, soit vers Auray. Il y a quelques bus et aucun train à l'année", abonde Stéphanie Grevet, membre du collectif d'usagers TER Bretagne Sud. Face à ces demandes, la région met en avant un arbitrage entre besoins et coûts. " Mettre plus de trains entraîne des coûts d'exploitation conséquents (...) les études que nous avons conduites ont conclu qu'il n'y avait pas aujourd'hui une demande suffisante ", répond‑elle. Elle n'est cependant pas en mesure de fournir une estimation de coût pour un fonctionnement à l'année, soulignant auprès de l'AFP que le montant dépendrait du niveau de service envisagé. - Moderniser le réseau - Le cas du Tire-Bouchon illustre un enjeu national : celui du maintien des lignes dites de "desserte fine", des liaisons voyageurs pouvant aussi accueillir du fret, coûteuses mais jugées essentielles pour les territoires. Ces lignes, dont 70% voient passer moins de 20 trains par jour, totalisent quelque 7.500 des 28.000 km du réseau ferré exploité. Par comparaison, les lignes à grande vitesse représentent 2.700 kilomètres. L'an dernier, le gouvernement a annoncé un projet de loi pour moderniser le réseau, portant l'effort annuel de l'État à 4,5  milliards d'euros, contre 3  milliards jusqu'à présent, dans le cadre du contrat de performance conclu avec SNCF Réseau à partir de 2028. L'axe Auray-Quiberon, qui fonctionnera pour la première fois cette année au biocarburant à la place du diesel - permettant une réduction de 60% d'émissions de gaz à effet de serre - va être entièrement refait, avec des voies neuves à l'horizon 2027 pour faire face notamment à l'élévation du niveau de la mer. Près de dix mois de travaux débuteront après l'été, pour 55 millions d'euros, dont un quart sera financé par l'État, le reste revenant aux collectivités et à la SNCF. Interrogé sur le choix de rénover cette ligne plutôt qu'une autre – comme l'axe Morlaix‑Roscoff, fermé depuis huit ans après un glissement de terrain –, M. Quernez estime là encore que la fréquentation est un critère déterminant dans les arbitrages régionaux. Selon la presse locale, la réhabilitation de cette ligne pourrait atteindre près de 80 millions d'euros.
Texte intégral (683 mots)
Dans la grisaille matinale de Plouharnel (Morbihan), Pierre Le Gourlay s'affaire devant un coffre ouvert, vérifiant relais et câblages le long des rails. Cet agent du service électrique veille au bon fonctionnement des passages à niveau que le train va recommencer à emprunter. Samedi, comme chaque été, le Tire-Bouchon va reprendre du service, ramenant avec lui des milliers de voyageurs à travers la campagne morbihannaise jusqu'à l'étroit cordon de terre qui fend les eaux pour atteindre Quiberon. Le TER saisonnier, actif depuis 1985, doit son nom au rôle qu'il joue : désengorger l'unique route de la presqu'île dont la fréquentation peut être multipliée par dix à la belle saison. "Il est d'une utilité évidente", défend auprès de l'AFP Michaël Quernez, vice-président de la région Bretagne chargé des transports. Long de près de 27 km, il relie Auray à Quiberon dans le Morbihan en quarante-cinq minutes, contre près de deux heures en voiture lors des pics de circulation estivaux. En 2025, plus de 170.000 voyageurs ont emprunté le Tire-Bouchon. Au plus fort de la saison, la ligne assure dix allers‑retours quotidiens. "Véritable enjeu" Arbres taillés, sable balayé, rails décalaminés pour éliminer l'oxydation... Depuis mars, une vingtaine d'agents SNCF comme Pierre Le Gourlay s'affairent à remettre en état la ligne fermée les trois quarts de l'année, une saisonnalité que les habitants aimeraient voir disparaître. " Le projet idéal serait une ouverture à l'année, pour faciliter les déplacements des salariés et réduire le trafic routier", explique à l'AFP Claude Le Martelot, co-secrétaire général de l'Union locale CGT d'Auray. "Beaucoup de personnes travaillent à Quiberon sans pouvoir s'y loger, faute d'offres. Dans un territoire très touristique comme ici, cela devient un véritable enjeu". " C'est aussi un enjeu pour les scolaires : ceux qui vivent sur la presqu'île vont soit vers Carnac, soit vers Auray. Il y a quelques bus et aucun train à l'année", abonde Stéphanie Grevet, membre du collectif d'usagers TER Bretagne Sud. Face à ces demandes, la région met en avant un arbitrage entre besoins et coûts. " Mettre plus de trains entraîne des coûts d'exploitation conséquents (...) les études que nous avons conduites ont conclu qu'il n'y avait pas aujourd'hui une demande suffisante ", répond‑elle. Elle n'est cependant pas en mesure de fournir une estimation de coût pour un fonctionnement à l'année, soulignant auprès de l'AFP que le montant dépendrait du niveau de service envisagé. - Moderniser le réseau - Le cas du Tire-Bouchon illustre un enjeu national : celui du maintien des lignes dites de "desserte fine", des liaisons voyageurs pouvant aussi accueillir du fret, coûteuses mais jugées essentielles pour les territoires. Ces lignes, dont 70% voient passer moins de 20 trains par jour, totalisent quelque 7.500 des 28.000 km du réseau ferré exploité. Par comparaison, les lignes à grande vitesse représentent 2.700 kilomètres. L'an dernier, le gouvernement a annoncé un projet de loi pour moderniser le réseau, portant l'effort annuel de l'État à 4,5  milliards d'euros, contre 3  milliards jusqu'à présent, dans le cadre du contrat de performance conclu avec SNCF Réseau à partir de 2028. L'axe Auray-Quiberon, qui fonctionnera pour la première fois cette année au biocarburant à la place du diesel - permettant une réduction de 60% d'émissions de gaz à effet de serre - va être entièrement refait, avec des voies neuves à l'horizon 2027 pour faire face notamment à l'élévation du niveau de la mer. Près de dix mois de travaux débuteront après l'été, pour 55 millions d'euros, dont un quart sera financé par l'État, le reste revenant aux collectivités et à la SNCF. Interrogé sur le choix de rénover cette ligne plutôt qu'une autre – comme l'axe Morlaix‑Roscoff, fermé depuis huit ans après un glissement de terrain –, M. Quernez estime là encore que la fréquentation est un critère déterminant dans les arbitrages régionaux. Selon la presse locale, la réhabilitation de cette ligne pourrait atteindre près de 80 millions d'euros.

12.06.2026 à 11:19

FRANCE 24
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Texte intégral (683 mots)

12.06.2026 à 11:15

FRANCE24
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Recep Tayyip Erdogan a comparé jeudi Benyamin Netanyahou à Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l’histoire". Le Premier ministre israélien a riposté en traitant le président turc de "dictateur antisémite".
Texte intégral (683 mots)
Recep Tayyip Erdogan a comparé jeudi Benyamin Netanyahou à Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l’histoire". Le Premier ministre israélien a riposté en traitant le président turc de "dictateur antisémite".

12.06.2026 à 11:15

FRANCE 24
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Les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, seront organisées vendredi à 14 h 30 dans le cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée, alors que des hommages s'organisent dans d'autres communes du département.
Texte intégral (683 mots)
Les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, seront organisées vendredi à 14 h 30 dans le cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée, alors que des hommages s'organisent dans d'autres communes du département.

12.06.2026 à 11:13

FRANCE24
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"Je pense que ça s'est bien passé, c'était des choses qu'on a déjà vues et revues, j'étais bien préparé", a commenté auprès de l'AFP Youssouf, âgé de 17 ans, élève du lycée Gabriel Fauré dans le XIIIe arrondissement de Paris, qui n'a pas suivi la spécialité maths pendant l'année. Les élèves avaient deux heures pour répondre, sans calculatrice, à un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Avec trois sujets distincts selon les parcours: spécialité mathématiques, enseignement scientifique sans spécialité ou tronc commun technologique. Au lycée Périer à Marseille, Eléa Lano, qui a choisi les spécialités cinéma, SES et Anglais considère que l’interdiction de la calculatrice est une "bonne mesure, parce qu'il y en a trop qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication". "Attester" du niveau Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans cette discipline à la fin de l'année prochaine. "C'est la première fois qu'on va pouvoir attester par un examen national du niveau en mathématiques de tous les élèves de première générale et technologique de France", a réaffirmé devant la presse le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui a lancé l'épreuve au lycée Gabriel Fauré. "Ce qui d'ailleurs apparaîtra dans Parcoursup pour les années suivantes et ce qui permet aussi de valoriser les mathématiques" comme cela est "fait pour le français depuis maintenant des décennies", a-t-il poursuivi. Cette épreuve est issue du "choc des savoirs" de l'ancien ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, dans la foulée des résultats décevants de l'étude internationale Pisa. Elle pointait une baisse "historique" du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, "la plus importante observée" depuis la première étude en 2000. Pour le gouvernement, cette nouvelle épreuve, de coefficient 2, contribue à "revaloriser" la place au lycée des mathématiques, discipline ayant disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023 avec la réforme Blanquer. Lundi pour les terminales Dans le Sud-Ouest, les défenseurs de la langue basque ont déclaré avoir obtenu le droit pour les lycéens bascophones de passer cette épreuve dans leur langue régionale dès vendredi, alors que le ministre de l'Éducation nationale n'en a annoncé la possibilité qu'à partir de 2028. Les élèves qui rédigeraient en basque seront-ils sanctionnés ? "On verra, mais je ne suis pas là pour encourager des pratiques qui ne sont pas conformes au cadre (...) Je ne souhaite pas qu'ils composent en basque", a déclaré Edouard Geffray vendredi, interrogé par l'AFP. Selon lui, "les élèves n'ont pas besoin aujourd'hui de composer en langue basque, encore moins l'épreuve de mathématiques qui est à 90% numérique, et non pas littéraire". A partir de 2028, les élèves auront la possibilité de passer une épreuve de spécialité dans une langue régionale pour les lycéens ayant suivi cette discipline dans la langue en question. Les texte d'application doivent être publiés dans l'été. Les épreuves anticipées de maths et de français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60% de la note finale du baccalauréat. Le contrôle continu sur deux ans compte pour 40%. Pour les terminales, les épreuves écrites débutent lundi avec la philosophie.
Texte intégral (605 mots)
"Je pense que ça s'est bien passé, c'était des choses qu'on a déjà vues et revues, j'étais bien préparé", a commenté auprès de l'AFP Youssouf, âgé de 17 ans, élève du lycée Gabriel Fauré dans le XIIIe arrondissement de Paris, qui n'a pas suivi la spécialité maths pendant l'année. Les élèves avaient deux heures pour répondre, sans calculatrice, à un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Avec trois sujets distincts selon les parcours: spécialité mathématiques, enseignement scientifique sans spécialité ou tronc commun technologique. Au lycée Périer à Marseille, Eléa Lano, qui a choisi les spécialités cinéma, SES et Anglais considère que l’interdiction de la calculatrice est une "bonne mesure, parce qu'il y en a trop qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication". "Attester" du niveau Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans cette discipline à la fin de l'année prochaine. "C'est la première fois qu'on va pouvoir attester par un examen national du niveau en mathématiques de tous les élèves de première générale et technologique de France", a réaffirmé devant la presse le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui a lancé l'épreuve au lycée Gabriel Fauré. "Ce qui d'ailleurs apparaîtra dans Parcoursup pour les années suivantes et ce qui permet aussi de valoriser les mathématiques" comme cela est "fait pour le français depuis maintenant des décennies", a-t-il poursuivi. Cette épreuve est issue du "choc des savoirs" de l'ancien ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, dans la foulée des résultats décevants de l'étude internationale Pisa. Elle pointait une baisse "historique" du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, "la plus importante observée" depuis la première étude en 2000. Pour le gouvernement, cette nouvelle épreuve, de coefficient 2, contribue à "revaloriser" la place au lycée des mathématiques, discipline ayant disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023 avec la réforme Blanquer. Lundi pour les terminales Dans le Sud-Ouest, les défenseurs de la langue basque ont déclaré avoir obtenu le droit pour les lycéens bascophones de passer cette épreuve dans leur langue régionale dès vendredi, alors que le ministre de l'Éducation nationale n'en a annoncé la possibilité qu'à partir de 2028. Les élèves qui rédigeraient en basque seront-ils sanctionnés ? "On verra, mais je ne suis pas là pour encourager des pratiques qui ne sont pas conformes au cadre (...) Je ne souhaite pas qu'ils composent en basque", a déclaré Edouard Geffray vendredi, interrogé par l'AFP. Selon lui, "les élèves n'ont pas besoin aujourd'hui de composer en langue basque, encore moins l'épreuve de mathématiques qui est à 90% numérique, et non pas littéraire". A partir de 2028, les élèves auront la possibilité de passer une épreuve de spécialité dans une langue régionale pour les lycéens ayant suivi cette discipline dans la langue en question. Les texte d'application doivent être publiés dans l'été. Les épreuves anticipées de maths et de français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60% de la note finale du baccalauréat. Le contrôle continu sur deux ans compte pour 40%. Pour les terminales, les épreuves écrites débutent lundi avec la philosophie.

12.06.2026 à 11:12

FRANCE24
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La France réunit à Paris des représentants israéliens, palestiniens et des responsables de plusieurs dizaines de pays pour défendre la solution à deux États. L'objectif est de maintenir une perspective politique pour le conflit israélo-palestinien malgré l'escalade régionale. Les précisions d'Anne Corpet, chroniqueuse chez France 24.
Texte intégral (605 mots)
La France réunit à Paris des représentants israéliens, palestiniens et des responsables de plusieurs dizaines de pays pour défendre la solution à deux États. L'objectif est de maintenir une perspective politique pour le conflit israélo-palestinien malgré l'escalade régionale. Les précisions d'Anne Corpet, chroniqueuse chez France 24.

12.06.2026 à 11:09

FRANCE24
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Le Mexique a lancé la Coupe du monde 2026 par une victoire 2-0 face à l’Afrique du Sud dans un stade Aztèque plein à craquer. Sous les regards du monde entier tournés vers le pays hôte, Julián Quiñones a inscrit le premier but du tournoi avant que Raúl Jiménez ne scelle le succès d’El Tri. Une soirée de fête pour les Mexicains, marquée aussi par trois expulsions, dont deux côté sud-africain.
Lire plus (84 mots)
Le Mexique a lancé la Coupe du monde 2026 par une victoire 2-0 face à l’Afrique du Sud dans un stade Aztèque plein à craquer. Sous les regards du monde entier tournés vers le pays hôte, Julián Quiñones a inscrit le premier but du tournoi avant que Raúl Jiménez ne scelle le succès d’El Tri. Une soirée de fête pour les Mexicains, marquée aussi par trois expulsions, dont deux côté sud-africain.

12.06.2026 à 11:07

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Le Pacte européen sur la migration et l’asile entre en application ce 12 juin 2026 dans l’ensemble de l’Union européenne. Il instaure notamment un filtrage renforcé aux frontières extérieures, des procédures d’asile accélérées pour certains demandeurs et un mécanisme de solidarité obligeant les États membres à accueillir des migrants ou à contribuer financièrement. Les précisions de Pierre Bénazet depuis Bruxelles.
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Le Pacte européen sur la migration et l’asile entre en application ce 12 juin 2026 dans l’ensemble de l’Union européenne. Il instaure notamment un filtrage renforcé aux frontières extérieures, des procédures d’asile accélérées pour certains demandeurs et un mécanisme de solidarité obligeant les États membres à accueillir des migrants ou à contribuer financièrement. Les précisions de Pierre Bénazet depuis Bruxelles.

12.06.2026 à 11:00

David GORMEZANO
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Aziz Abu Sarah est palestinien. Maoz Inon est Israélien. Leurs deux familles ont été endeuillées par la guerre sans fin entre leurs deux peuples. Avec leur livre intitulé "La paix est notre avenir" et publié en mai, ils entendent embarquer l'opinion publique internationale dans leur projet pour arrêter la folie guerrière et trouver le chemin de la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. France 24 les a rencontrés au cours d'un entretien long format.
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Aziz Abu Sarah est palestinien. Maoz Inon est Israélien. Leurs deux familles ont été endeuillées par la guerre sans fin entre leurs deux peuples. Avec leur livre intitulé "La paix est notre avenir" et publié en mai, ils entendent embarquer l'opinion publique internationale dans leur projet pour arrêter la folie guerrière et trouver le chemin de la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. France 24 les a rencontrés au cours d'un entretien long format.
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