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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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17.08.2026 à 03:19

FRANCE24
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Cette rencontre survient alors que Washington tente d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur la mise en oeuvre de ce plan initié par Donald Trump. Le Hamas a donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine, censée lancer la deuxième étape du plan, prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement "véritable" du Hamas. Des sources ayant requis l'anonymat ont fait état d'une rencontre dimanche entre M. Kushner et des membres de la direction du Hamas. Insistant sur le désarmement du Hamas, l'émissaire américain y a appelé à des mesures "vérifiables" et a fait savoir que "Gaza ne pourra plus jamais être une source de terreur pour Israël", a déclaré une de ces sources. Il a aussi insisté sur l'absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, ont-elles ajouté. "Etablir un calendrier" Le mouvement islamiste, qui gouverne Gaza depuis 2007, a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe créé par le "Conseil de Paix" composé de technocrates palestiniens et chargé d'assurer la transition dans le territoire palestinien. A l'issue de la réunion avec M. Kushner, le Hamas a dit avoir appelé "les médiateurs et le Conseil de Paix à assumer leurs responsabilités et à contraindre l'occupation (Israël, ndlr) (...) à approuver la feuille de route" américaine et "commencer à établir un calendrier pour sa mise en œuvre". Jared Kushner avait auparavant rencontré des responsables des pays médiateurs (Egypte, Qatar et Turquie) ainsi que Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza du "Conseil de Paix", un organe créé par Donald Trump pour mettre en œuvre le plan de paix, selon Al-Qahera News, un média proche de l'Etat égyptien. Il s'est aussi entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, alors que le chef du Hamas, Khalil al-Hayya, avait rencontré de son côté le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad. Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu'ils classent parmi les organisations terroristes et qui a mené l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël, déclenchant la guerre de Gaza. Mais afin de mettre fin à ce conflit dévastateur, l'administration Trump s'est montrée plus ouverte à des contacts directs. Le "Conseil de Paix" avait indiqué vendredi que M. Kushner devait, outre l'Egypte, se rendre la semaine prochaine en Israël avec Nikolaï Mladenov. "Nous allons écouter les préoccupations soulevées", a indiqué une source au sein de cette instance. Dans un communiqué commun, huit pays musulmans, dont l'Egypte, le Qatar et la Turquie, ont condamné le rejet israélien de la dernière feuille de route, estimant qu'il compromettait "les efforts collectifs visant à parvenir à une paix juste et durable". Mort et blessés à Gaza Le Hamas et Israël s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu d'octobre 2025 dans le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre. Sur le terrain, plusieurs personnes ont été blessées dimanche après des frappes israéliennes sur une maison près de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, a rapporté Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas. L'armée israélienne a déclaré qu'elle répondait à une menace émanant du Jihad islamique. D'autres personnes ont été blessées après des tirs israéliens sur des tentes abritant des personnes déplacées près de Khan Younès, dans le sud, où le corps d'un enfant a été retrouvé après qu'il eut été tué samedi par des tirs israéliens, selon la même source. Au moins 1.262 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Dans le même temps, Israël y a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués.

17.08.2026 à 03:10

FRANCE 24
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Au moins 140 personnes sont toujours portées disparues en Colombie après le séisme survenu le 10 août. Les recherches se poursuivent, le bruit des pelleteuses résonne dans les zones les plus touchées, mais les chances de survie sont désormais faibles.
Texte intégral (715 mots)
Au moins 140 personnes sont toujours portées disparues en Colombie après le séisme survenu le 10 août. Les recherches se poursuivent, le bruit des pelleteuses résonne dans les zones les plus touchées, mais les chances de survie sont désormais faibles.

17.08.2026 à 02:39

FRANCE24
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Lorsque les gangs régnaient en maîtres, sortir réaliser des graffitis était source d'angoisse, confie à l'AFP Isaac Sosa. Cet artiste de 31 ans est le fondateur du festival Pigmen Trip, qui apporte depuis huit ans de la couleur dans différentes localités du pays d'Amérique centrale. Les gangs ont perdu de leur pouvoir en raison de l'offensive lancée en 2022 par le président Nayib Bukele : celui-ci a instauré un régime d'exception destiné à lutter contre eux, mais décrié par des défenseurs des droits humains. "Avec ce changement, cette renaissance que nous vivons en tant que pays (...) l'ambiance est maintenant différente, plus sereine, plus joyeuse et avec une plus grande liberté d'expression", raconte Isaac Sosa. "Quelques années plus tard, nous avons repris les murs aux gangs", se félicite le graffeur, ému aux larmes, qui considère son art comme un "outil magique (...) de transformation sociale". "Vent nouveau" Plus de 200 fresques ont été réalisées depuis la création du festival, auquel ont participé des artistes non seulement du Salvador mais aussi de Colombie, du Mexique, du Brésil, du Pérou et d'Argentine. Darwin Flores, graffeur de 36 ans, se souvient qu'avant l'offensive contre les gangs, lui et ses pairs ne pouvaient se permettre "le luxe" de peindre dans les "zones sensibles" sans prendre de précautions. "Il fallait savoir exactement où on allait se trouver, avec qui on allait réaliser la fresque", raconte-t-il dans ce village aux rues pavées et aux toits recouverts de tuiles d'argile. Il assure qu'il lui est aujourd'hui possible de se rendre dans n'importe quel quartier, y compris à La Campanera, comme il l'a fait récemment, une zone de l'agglomération de San Salvador en proie des années durant aux violences des bandes criminelles. "Ce n'était pas si facile de peindre. Mais aujourd'hui tout est très différent", abonde Cristian Juárez, 29 ans. Devant son oeuvre, qui représente le visage d'une enfant portant une coiffe avec des plumes, il déplore que de nombreux artistes aient été victimes des gangs et soient portés disparus : "à ce jour, nous n'avons donc toujours aucune nouvelle d'eux". A ses côtés, Cristian Lara, un commerçant de 50 ans, remercie les organisateurs du festival d'avoir "béni" sa maison avec une fresque, alors que souffle selon lui un "vent nouveau de changement" au Salvador. "Cet art était un art secret et caché, il ne pouvait ni se développer ni se faire connaître" lorsque les gangs exerçaient leur domination.
Lire plus (429 mots)
Lorsque les gangs régnaient en maîtres, sortir réaliser des graffitis était source d'angoisse, confie à l'AFP Isaac Sosa. Cet artiste de 31 ans est le fondateur du festival Pigmen Trip, qui apporte depuis huit ans de la couleur dans différentes localités du pays d'Amérique centrale. Les gangs ont perdu de leur pouvoir en raison de l'offensive lancée en 2022 par le président Nayib Bukele : celui-ci a instauré un régime d'exception destiné à lutter contre eux, mais décrié par des défenseurs des droits humains. "Avec ce changement, cette renaissance que nous vivons en tant que pays (...) l'ambiance est maintenant différente, plus sereine, plus joyeuse et avec une plus grande liberté d'expression", raconte Isaac Sosa. "Quelques années plus tard, nous avons repris les murs aux gangs", se félicite le graffeur, ému aux larmes, qui considère son art comme un "outil magique (...) de transformation sociale". "Vent nouveau" Plus de 200 fresques ont été réalisées depuis la création du festival, auquel ont participé des artistes non seulement du Salvador mais aussi de Colombie, du Mexique, du Brésil, du Pérou et d'Argentine. Darwin Flores, graffeur de 36 ans, se souvient qu'avant l'offensive contre les gangs, lui et ses pairs ne pouvaient se permettre "le luxe" de peindre dans les "zones sensibles" sans prendre de précautions. "Il fallait savoir exactement où on allait se trouver, avec qui on allait réaliser la fresque", raconte-t-il dans ce village aux rues pavées et aux toits recouverts de tuiles d'argile. Il assure qu'il lui est aujourd'hui possible de se rendre dans n'importe quel quartier, y compris à La Campanera, comme il l'a fait récemment, une zone de l'agglomération de San Salvador en proie des années durant aux violences des bandes criminelles. "Ce n'était pas si facile de peindre. Mais aujourd'hui tout est très différent", abonde Cristian Juárez, 29 ans. Devant son oeuvre, qui représente le visage d'une enfant portant une coiffe avec des plumes, il déplore que de nombreux artistes aient été victimes des gangs et soient portés disparus : "à ce jour, nous n'avons donc toujours aucune nouvelle d'eux". A ses côtés, Cristian Lara, un commerçant de 50 ans, remercie les organisateurs du festival d'avoir "béni" sa maison avec une fresque, alors que souffle selon lui un "vent nouveau de changement" au Salvador. "Cet art était un art secret et caché, il ne pouvait ni se développer ni se faire connaître" lorsque les gangs exerçaient leur domination.

17.08.2026 à 00:54

FRANCE 24
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Le président américain a déclaré, dimanche via son réseau Truth Social, avoir demandé de réduire de manière significative les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud devant débuter lundi. Des exercices "coûteux" qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers Pyongyang, selon Donald Trump.
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Le président américain a déclaré, dimanche via son réseau Truth Social, avoir demandé de réduire de manière significative les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud devant débuter lundi. Des exercices "coûteux" qui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers Pyongyang, selon Donald Trump.

17.08.2026 à 00:39

FRANCE24
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Avec 42.000 hectares parcourus, cet incendie fixé le 1er août est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Avançant à une vitesse folle, les flammes se sont approchées à 15 km de la métropole bordelaise et ont provoqué l'évacuation de plus de 220.000 résidents et touristes. Ce mégafeu est emblématique d'un été terrible : près de 100.000 hectares de forêt ont déjà brûlé en France en 2026, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), un record en 20 ans de mesures satellitaires. Un incendie a encore parcouru 1.700 hectares depuis jeudi à une centaine de km de Bordeaux, au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne desséché par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique. Lundi, Sébastien Lecornu doit rencontrer des membres d'un collectif d'habitants et des pompiers dont les représentants syndicaux, au plan national, ont appelé à une mobilisation fin septembre. Il participera ensuite pendant trois heures à une table ronde avec les "élus locaux et les acteurs de la reconstruction" à Mérignac, près de Bordeaux. "Moyens" Six ministres l'accompagneront - Serge Papin (Economie et tourisme), Mathieu Lefèvre (Environnement et reforestation), Vincent Jeanbrun (Logement), Françoise Gatel (Collectivités), Annie Genevard (Agriculture et forêt) ainsi que Laurent Nuñez (Intérieur, sécurité civile) -, ainsi que les cinq membres de la "mission reconstruction" pilotée par l'Etat. Cette dernière est dirigée par Anne Coret, préfète et inspectrice générale de l'Administration, et Antoine Grézaud inspecteur général à l'Environnement et au Développement Durable. Matignon assure que "la reconstruction sera accélérée, sans transiger sur la prévention et l'adaptation aux risques futurs", que la "priorité" sera "donnée aux sinistrés" suivis individuellement "pour le relogement puis la reconstruction", et que la "reconstruction de la forêt s'inscrira dans le temps long". "On sait comment gérer notre forêt, on connaît nos besoins. Plutôt que d'organiser des commissions parlementaires ou d'envoyer des inspecteurs généraux, il faut d'abord nous aider à faire", pestait récemment Bruno Lafon, président de la DFCI (Défense des forêts contre l'incendie) Aquitaine. Cette association de propriétaires forestiers a érigé plus de 120 km de pare-feu en abattant en urgence des milliers de pins fin juillet. Ce maire de Biganos (Gironde), commune évacuée en juillet entre le massif forestier et le bassin d'Arcachon urbanisé, réclame surtout "des facilitations de réglementation" et des "moyens" pour que les propriétaires acceptent de créer "bien en amont" dans leurs parcelles ces "zones d'appui" aux pompiers. - "Ecouter" les locaux - "Il vaut mieux perdre 2.000 hectares en prévention, que 40.000 dans un incendie. Je le répète depuis 30 ans", dit celui qui avait interpellé Emmanuel Macron à ce sujet fin juillet à Bordeaux. "+Faites-nous un plan Marshall+", implorait la semaine dernière le maire du Porge Martial Zaninetti. Dans cette commune littorale de 3.500 habitants, les commerçants ont rédigé une lettre de doléances pour obtenir des exonérations de charges de l'Etat et des indemnisations de perte d'exploitation par les assurances. Un décret instituant une aide temporaire et exceptionnelle en faveur des entreprises de moins de 250 salariés affectées en Gironde, dans les Landes (feu de Biscarrosse fin juillet, 3.700 hectares) et dans le Var (Gros Bessillon fin juillet-début août, 6.300 hectares) est entré en vigueur samedi. Matignon rappelle également la prise en charge par l'Etat et les partenaires sociaux du chômage partiel pour les entreprises contraintes à fermer en raison des évacuations. La mairie de Saumos a, elle, exhorté Emmanuel Macron à "écouter" les locaux "avant de décider". Le chef de l'Etat, qui doit recevoir lundi à Brégançon des maires de communes du Var affectées par le feu du Gros Bessillon, avait opposé aux critiques sur la gestion des incendies le fait d'avoir "quasiment doublé le budget de la sécurité civile" en dix ans, lors de sa visite à Bordeaux fin juillet.
Texte intégral (676 mots)
Avec 42.000 hectares parcourus, cet incendie fixé le 1er août est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Avançant à une vitesse folle, les flammes se sont approchées à 15 km de la métropole bordelaise et ont provoqué l'évacuation de plus de 220.000 résidents et touristes. Ce mégafeu est emblématique d'un été terrible : près de 100.000 hectares de forêt ont déjà brûlé en France en 2026, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), un record en 20 ans de mesures satellitaires. Un incendie a encore parcouru 1.700 hectares depuis jeudi à une centaine de km de Bordeaux, au cœur de l'immense massif des Landes de Gascogne desséché par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique. Lundi, Sébastien Lecornu doit rencontrer des membres d'un collectif d'habitants et des pompiers dont les représentants syndicaux, au plan national, ont appelé à une mobilisation fin septembre. Il participera ensuite pendant trois heures à une table ronde avec les "élus locaux et les acteurs de la reconstruction" à Mérignac, près de Bordeaux. "Moyens" Six ministres l'accompagneront - Serge Papin (Economie et tourisme), Mathieu Lefèvre (Environnement et reforestation), Vincent Jeanbrun (Logement), Françoise Gatel (Collectivités), Annie Genevard (Agriculture et forêt) ainsi que Laurent Nuñez (Intérieur, sécurité civile) -, ainsi que les cinq membres de la "mission reconstruction" pilotée par l'Etat. Cette dernière est dirigée par Anne Coret, préfète et inspectrice générale de l'Administration, et Antoine Grézaud inspecteur général à l'Environnement et au Développement Durable. Matignon assure que "la reconstruction sera accélérée, sans transiger sur la prévention et l'adaptation aux risques futurs", que la "priorité" sera "donnée aux sinistrés" suivis individuellement "pour le relogement puis la reconstruction", et que la "reconstruction de la forêt s'inscrira dans le temps long". "On sait comment gérer notre forêt, on connaît nos besoins. Plutôt que d'organiser des commissions parlementaires ou d'envoyer des inspecteurs généraux, il faut d'abord nous aider à faire", pestait récemment Bruno Lafon, président de la DFCI (Défense des forêts contre l'incendie) Aquitaine. Cette association de propriétaires forestiers a érigé plus de 120 km de pare-feu en abattant en urgence des milliers de pins fin juillet. Ce maire de Biganos (Gironde), commune évacuée en juillet entre le massif forestier et le bassin d'Arcachon urbanisé, réclame surtout "des facilitations de réglementation" et des "moyens" pour que les propriétaires acceptent de créer "bien en amont" dans leurs parcelles ces "zones d'appui" aux pompiers. - "Ecouter" les locaux - "Il vaut mieux perdre 2.000 hectares en prévention, que 40.000 dans un incendie. Je le répète depuis 30 ans", dit celui qui avait interpellé Emmanuel Macron à ce sujet fin juillet à Bordeaux. "+Faites-nous un plan Marshall+", implorait la semaine dernière le maire du Porge Martial Zaninetti. Dans cette commune littorale de 3.500 habitants, les commerçants ont rédigé une lettre de doléances pour obtenir des exonérations de charges de l'Etat et des indemnisations de perte d'exploitation par les assurances. Un décret instituant une aide temporaire et exceptionnelle en faveur des entreprises de moins de 250 salariés affectées en Gironde, dans les Landes (feu de Biscarrosse fin juillet, 3.700 hectares) et dans le Var (Gros Bessillon fin juillet-début août, 6.300 hectares) est entré en vigueur samedi. Matignon rappelle également la prise en charge par l'Etat et les partenaires sociaux du chômage partiel pour les entreprises contraintes à fermer en raison des évacuations. La mairie de Saumos a, elle, exhorté Emmanuel Macron à "écouter" les locaux "avant de décider". Le chef de l'Etat, qui doit recevoir lundi à Brégançon des maires de communes du Var affectées par le feu du Gros Bessillon, avait opposé aux critiques sur la gestion des incendies le fait d'avoir "quasiment doublé le budget de la sécurité civile" en dix ans, lors de sa visite à Bordeaux fin juillet.

17.08.2026 à 00:23

FRANCE24
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L'édition de cette année, prévue sur 11 jours, doit notamment prendre en compte l'expérience acquise par les troupes nord-coréennes aux côtés de l'armée russe sur le front ukrainien. L'annonce de M. Trump, réalisée sur sa plateforme Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en 2025. Donald Trump dénonce dans son message des exercices "coûteux" et qui selon lui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Un pays qui, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne. Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels devaient initialement mobiliser 18.000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes stationnés dans le pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a affirmé lundi que ces manoeuvres avaient commencé "comme prévu". Aguerrissement Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces exercices sont conçus pour renforcer la défense contre la Corée du Nord, pays doté de l'arme nucléaire et qui multiplie les essais de missiles. Les manoeuvres devaient être placées cette année sous le signe de l'aguerrissement dont les effectifs de Pyongyang ont bénéficié sur le front ukrainien, dans le cadre d'un rapprochement stratégique avec Moscou. "Ils en ont tiré des enseignements et les ont rapportés en Corée du Nord", avait souligné le 10 août le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement combiné des forces américaines et sud-coréennes. "Cela modifie les capacités de la RPDC, et notre entraînement prend en compte cette menace", avait ajouté l'officier, en utilisant l'acronyme désignant la République populaire démocratique de Corée. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30.000 et 50.000 soldats supplémentaires pour appuyer les forces russes, sans préciser l'origine de ces chiffres ni de potentiel calendrier. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong Un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie, dans une lettre envoyée au président Vladimir Poutine. "Non merci!" Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran pour justifier une réduction de voilure américaine. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s'ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et ils ont dit +Non merci!+", a écrit le président américain. Le président sud-coréen Lee Jae Myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne". Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae Myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées. "Kim Jong Un et moi" La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong Un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire. "Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong Un et moi, nous nous entendons TRES BIEN!" Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul, et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion et a tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. "Notre principe constant, pour garantir la sécurité, est de répondre à un nouveau niveau de menace par un nouveau niveau de dissuasion", avait déclaré jeudi un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué.
Texte intégral (767 mots)
L'édition de cette année, prévue sur 11 jours, doit notamment prendre en compte l'expérience acquise par les troupes nord-coréennes aux côtés de l'armée russe sur le front ukrainien. L'annonce de M. Trump, réalisée sur sa plateforme Truth Social, vient s'inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en 2025. Donald Trump dénonce dans son message des exercices "coûteux" et qui selon lui "envoient un signal totalement inapproprié et hostile" envers la Corée du Nord. Un pays qui, "depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux", a-t-il ajouté à la troisième personne. Baptisés "Ulchi Freedom Shield", ces exercices annuels devaient initialement mobiliser 18.000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes stationnés dans le pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a affirmé lundi que ces manoeuvres avaient commencé "comme prévu". Aguerrissement Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces exercices sont conçus pour renforcer la défense contre la Corée du Nord, pays doté de l'arme nucléaire et qui multiplie les essais de missiles. Les manoeuvres devaient être placées cette année sous le signe de l'aguerrissement dont les effectifs de Pyongyang ont bénéficié sur le front ukrainien, dans le cadre d'un rapprochement stratégique avec Moscou. "Ils en ont tiré des enseignements et les ont rapportés en Corée du Nord", avait souligné le 10 août le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement combiné des forces américaines et sud-coréennes. "Cela modifie les capacités de la RPDC, et notre entraînement prend en compte cette menace", avait ajouté l'officier, en utilisant l'acronyme désignant la République populaire démocratique de Corée. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30.000 et 50.000 soldats supplémentaires pour appuyer les forces russes, sans préciser l'origine de ces chiffres ni de potentiel calendrier. Dimanche, les médias d'Etat nord-coréens ont souligné que Kim Jong Un s'était dit "fier" de sa relation avec la Russie, dans une lettre envoyée au président Vladimir Poutine. "Non merci!" Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l'Iran pour justifier une réduction de voilure américaine. "Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s'ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et ils ont dit +Non merci!+", a écrit le président américain. Le président sud-coréen Lee Jae Myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de "la question nord-coréenne". Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae Myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées. "Kim Jong Un et moi" La veille de son annonce, Donald Trump avait publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong Un lors de leur rencontre historique en 2019, pendant le premier mandat du milliardaire. "Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions", avait-il écrit comme légende, ajoutant: "Kim Jong Un et moi, nous nous entendons TRES BIEN!" Pyongyang avait dénoncé jeudi les exercices militaires conjoints à venir entre Washington et Séoul, et prévenu d'une possible riposte par des mesures "de dissuasion" renforcées. La Corée du Nord voit dans ces exercices une répétition en vue d'une invasion et a tiré mercredi un missile balistique au-dessus de la mer du Japon en signe de protestation. "Notre principe constant, pour garantir la sécurité, est de répondre à un nouveau niveau de menace par un nouveau niveau de dissuasion", avait déclaré jeudi un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué.

17.08.2026 à 00:15

FRANCE24
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Kpatcha, 28 ans, a décroché sa première médaille internationale grâce à un bond à 6,98 m (vent: 2,5m/s) au deuxième essai et termine un concours d'une densité exceptionnelle derrière l'Italienne Larissa Iapichino (7,00 m) et la Britannique Jazmin Sawyers prend (6,99 m). "C'était un concours vraiment dur, très serré, le niveau est très fort, je suis contente d'avoir tiré mon épingle du jeu", a réagi Kpatcha après le concours. "Il fallait vraiment rester dans la maîtrise de ce que je sais faire et ne pas partir dans l'émotionnel", a-t-elle ajouté, ne semblant pas encore tout à fait réaliser son exploit. Quatrième des Mondiaux-2025 à Tokyo, une place frustrante mais "nécessaire" selon elle, Hilary Kpatcha savait qu'elle arrivait à Birmingham avec "plus d'armes" que la saison dernière. Désormais bien installée dans le circuit Ligue de Diamant où elle côtoie régulièrement ses adversaires européennes, elle a aussi trouvé de la régularité et de la maîtrise cet été, sautant à deux reprises (ce dimanche et fin juillet) à 6,98 m, soit sa deuxième meilleure performance derrière son record personnel (7,02 m en 2024). "Les 7 m l'année dernière, j'ai l'impression que je ne sais pas trop comme je les ai faits. J'ai la sensation d'être beaucoup plus en maîtrise de ce que je fais", avait dit avant la compétition Kpatcha. Il s'agit donc d'une première médaille internationale pour Hilary Kpatcha, qui avait traversé le désert après des JO-2024 décevants (11e avec 6,56 m), passant de longs mois sans s'entraîner avant de s'installer à l'Insep. Thiery à la perche Quelques minutes plus tôt, le Martiniquais Baptiste Thiery s'était assuré lui aussi une première médaille internationale en franchissant 5,85 m à la perche derrière les intouchables suédois Armand Duplantis (6,15 m sans tenter le record du monde) et grec Emmanouil Karalis (6,00 m). Le perchiste de 25 ans arrivait à Birmingham après un super début d'été (record à 5,93 m en juin) mais un mois de juillet plus compliqué avec une chute sur la tête à Monaco et une 4e place seulement aux championnats de France à Albi. "Les dernières semaines n'ont pas été faciles, notamment avec la chute à Monaco. J'ai dû vraiment me remobiliser", a réagi Thiery après sa médaille. "Même entre les qualifications et la finale, et j'ai vraiment +switché+, je suis très content des sauts que j'ai faits", a-t-il apprécié. "Mais l'objectif est plus grand que d'être médaille de bronze au championnat d'Europe, il va encore falloir élever le niveau de jeu pour jouer avec les mecs devant", a-t-il conclu. 19e au tableau des médailles Avec une 10e et une 11e médaille pour la délégation française (3 argent, 8 bronze), la France termine à la 19e place au tableau des médailles et sans aucun titre, un constat inquiétant à deux ans des JO de Los Angeles. On est loin du bilan du dernier Euro à Rome en 2024 (16 médaille dont 4 en or) quand les Français avait montré un visage radieux juste avant des JO à domicile plus décevants (une médaille d'argent seulement). "Ce n'est ni un grand soleil radieux, ni une éclipse totale", a estimé avec un sens de la formule maîtrisé le DTN de l'équipe de France, Frank Bignet. "Il y a deux lectures. Au tableau des médailles c'est difficile car sans or on rétrograde sévèrement", a-t-il admis. "Mais il a du positif, il y a d'autres chiffres qui nous sont plus favorables", a-t-il ajouté, soulignant ainsi la quatrième place de la France à la "placing table" qui comptabilise le top-8 européen. Le bilan est toutefois similaire à celui de Munich en 2022 (9 médailles dont aucune en or) et montre que les Bleus de l'athlé peinent toujours à exister sur la scène internationale, et ce depuis plusieurs années. Avant ces deux éditions, il faut remonter à 1982 pour trouver une campagne européenne aussi maigre.
Texte intégral (675 mots)
Kpatcha, 28 ans, a décroché sa première médaille internationale grâce à un bond à 6,98 m (vent: 2,5m/s) au deuxième essai et termine un concours d'une densité exceptionnelle derrière l'Italienne Larissa Iapichino (7,00 m) et la Britannique Jazmin Sawyers prend (6,99 m). "C'était un concours vraiment dur, très serré, le niveau est très fort, je suis contente d'avoir tiré mon épingle du jeu", a réagi Kpatcha après le concours. "Il fallait vraiment rester dans la maîtrise de ce que je sais faire et ne pas partir dans l'émotionnel", a-t-elle ajouté, ne semblant pas encore tout à fait réaliser son exploit. Quatrième des Mondiaux-2025 à Tokyo, une place frustrante mais "nécessaire" selon elle, Hilary Kpatcha savait qu'elle arrivait à Birmingham avec "plus d'armes" que la saison dernière. Désormais bien installée dans le circuit Ligue de Diamant où elle côtoie régulièrement ses adversaires européennes, elle a aussi trouvé de la régularité et de la maîtrise cet été, sautant à deux reprises (ce dimanche et fin juillet) à 6,98 m, soit sa deuxième meilleure performance derrière son record personnel (7,02 m en 2024). "Les 7 m l'année dernière, j'ai l'impression que je ne sais pas trop comme je les ai faits. J'ai la sensation d'être beaucoup plus en maîtrise de ce que je fais", avait dit avant la compétition Kpatcha. Il s'agit donc d'une première médaille internationale pour Hilary Kpatcha, qui avait traversé le désert après des JO-2024 décevants (11e avec 6,56 m), passant de longs mois sans s'entraîner avant de s'installer à l'Insep. Thiery à la perche Quelques minutes plus tôt, le Martiniquais Baptiste Thiery s'était assuré lui aussi une première médaille internationale en franchissant 5,85 m à la perche derrière les intouchables suédois Armand Duplantis (6,15 m sans tenter le record du monde) et grec Emmanouil Karalis (6,00 m). Le perchiste de 25 ans arrivait à Birmingham après un super début d'été (record à 5,93 m en juin) mais un mois de juillet plus compliqué avec une chute sur la tête à Monaco et une 4e place seulement aux championnats de France à Albi. "Les dernières semaines n'ont pas été faciles, notamment avec la chute à Monaco. J'ai dû vraiment me remobiliser", a réagi Thiery après sa médaille. "Même entre les qualifications et la finale, et j'ai vraiment +switché+, je suis très content des sauts que j'ai faits", a-t-il apprécié. "Mais l'objectif est plus grand que d'être médaille de bronze au championnat d'Europe, il va encore falloir élever le niveau de jeu pour jouer avec les mecs devant", a-t-il conclu. 19e au tableau des médailles Avec une 10e et une 11e médaille pour la délégation française (3 argent, 8 bronze), la France termine à la 19e place au tableau des médailles et sans aucun titre, un constat inquiétant à deux ans des JO de Los Angeles. On est loin du bilan du dernier Euro à Rome en 2024 (16 médaille dont 4 en or) quand les Français avait montré un visage radieux juste avant des JO à domicile plus décevants (une médaille d'argent seulement). "Ce n'est ni un grand soleil radieux, ni une éclipse totale", a estimé avec un sens de la formule maîtrisé le DTN de l'équipe de France, Frank Bignet. "Il y a deux lectures. Au tableau des médailles c'est difficile car sans or on rétrograde sévèrement", a-t-il admis. "Mais il a du positif, il y a d'autres chiffres qui nous sont plus favorables", a-t-il ajouté, soulignant ainsi la quatrième place de la France à la "placing table" qui comptabilise le top-8 européen. Le bilan est toutefois similaire à celui de Munich en 2022 (9 médailles dont aucune en or) et montre que les Bleus de l'athlé peinent toujours à exister sur la scène internationale, et ce depuis plusieurs années. Avant ces deux éditions, il faut remonter à 1982 pour trouver une campagne européenne aussi maigre.

17.08.2026 à 00:15

FRANCE24
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Nimbé de mystère, le crime compte parmi les "cold cases" les plus célèbres des Etats-Unis. L'audience ne révélera probablement pas qui a tiré dans la nuit du 7 septembre 1996 sur Tupac, en visite dans la Cité du vice pour assister à un combat de boxe de Mike Tyson. Mais l'accusation espère démontrer que Duane "Keffe D" Davis, ancien membre des South Side Compton Crips, un gang d'un quartier sensible de Los Angeles, a commandité le meurtre et fourni l'arme du crime. Agé de 63 ans, il plaide non coupable et risque la perpétuité incompressible. Après une semaine passée à sélectionner les jurés, le tribunal de Las Vegas va entrer dans le vif du sujet. Avec une question cardinale: l'ancien gros dur à la langue bien pendue a-t-il fanfaronné assez pour s'incriminer lui-même, ou bien est-il un affabulateur qui a cherché à profiter de cette affaire ? Déclarations embarrassantes Dès 2008, Duane Davis a admis devant les enquêteurs qu'il se trouvait dans la Cadillac blanche d'où les coups de feu ont été tirés, qu'il s'était procuré un pistolet et que les passagers étaient à la recherche de Tupac, après un affront commis par le rappeur quelques heures plus tôt. Mais l'ex-trafiquant de drogue s'est confié dans le cadre d'un accord prévoyant une immunité partielle, qui empêchait d'utiliser ses déclarations contre lui. Avec les années, les passagers de la fameuse Cadillac - jamais retrouvée, tout comme l'arme du crime - sont morts. Duane Davis a alors commencé à s'épancher dans les médias sur son rôle précis. En 2019, il a publié des mémoires, où il raconte qu'il se trouvait sur le siège passager du véhicule, et a fait passer le pistolet aux passagers de la banquette arrière, sans révéler l'identité du tireur. Un livre devenu la confidence de trop, qui a conduit à son arrestation en septembre 2023. Dans leurs déclarations liminaires, les procureurs vont probablement arguer que l'accusé est le meilleur témoin dans cette affaire, et que ses déclarations embarrassantes méritent de l'envoyer derrière les barreaux. En face, la défense tentera de le faire passer pour un escroc inoffensif, qui aurait laissé le co-auteur de ses mémoires enjoliver sa vie pour des raisons commerciales, et aurait été à Los Angeles le soir du crime. "Je suis innocent. Je n'ai jamais tué personne", a insisté Duane Davis en mars 2025, dans un entretien à ABC News depuis sa prison. "Ils n'ont aucune preuve contre moi. Ils ne peuvent même pas me placer à Las Vegas." Rivalités féroces Les trois prochaines semaines d'audience vont également replonger les jurés dans les rivalités féroces entre les scènes rap des côtes Ouest et Est des Etats-Unis. Avec ses tubes "California Love" et "All Eyez on Me", déclamés sur des mélodies mêlant sonorités groove et grosses basses, "2Pac" incarnait le mauvais garçon un brin poétique de la "West Coast". Condamné pour agression sexuelle, il avait été sorti de prison par Marion "Suge" Knight, capo du rap de Los Angeles, qui avait payé sa caution et l'avait fait signer sur son label Death Row Records. Cette maison de disques était l'ennemie jurée du label new-yorkais Bad Boy Records, fondé par Sean "P. Diddy" Combs, et où officiait le rappeur "The Notorious B.I.G." - tué six mois après la mort de Tupac Shakur. Selon l'accusation, Death Row Records était protégé par Mob Piru, un gang de Los Angeles dont Suge était membre; tandis que Bad Boy Records engageait l'organisation rivale des South Side Compton Crips, à laquelle appartenait Duane Davis, pour veiller sur ses rappeurs lorsqu'ils se rendaient sur la côte Ouest. Ces tensions ont viré au drame, après le combat de Mike Tyson à Las Vegas au casino MGM Grand. Suge et Tupac y ont agressé le neveu de Duane Davis, Orlando "Baby Lane" Anderson, car il avait précédemment arraché un médaillon du cou d'un des employés de Death Row. Duane Davis se serait alors organisé pour laver l'affront fait aux Crips, selon l'accusation.
Texte intégral (707 mots)
Nimbé de mystère, le crime compte parmi les "cold cases" les plus célèbres des Etats-Unis. L'audience ne révélera probablement pas qui a tiré dans la nuit du 7 septembre 1996 sur Tupac, en visite dans la Cité du vice pour assister à un combat de boxe de Mike Tyson. Mais l'accusation espère démontrer que Duane "Keffe D" Davis, ancien membre des South Side Compton Crips, un gang d'un quartier sensible de Los Angeles, a commandité le meurtre et fourni l'arme du crime. Agé de 63 ans, il plaide non coupable et risque la perpétuité incompressible. Après une semaine passée à sélectionner les jurés, le tribunal de Las Vegas va entrer dans le vif du sujet. Avec une question cardinale: l'ancien gros dur à la langue bien pendue a-t-il fanfaronné assez pour s'incriminer lui-même, ou bien est-il un affabulateur qui a cherché à profiter de cette affaire ? Déclarations embarrassantes Dès 2008, Duane Davis a admis devant les enquêteurs qu'il se trouvait dans la Cadillac blanche d'où les coups de feu ont été tirés, qu'il s'était procuré un pistolet et que les passagers étaient à la recherche de Tupac, après un affront commis par le rappeur quelques heures plus tôt. Mais l'ex-trafiquant de drogue s'est confié dans le cadre d'un accord prévoyant une immunité partielle, qui empêchait d'utiliser ses déclarations contre lui. Avec les années, les passagers de la fameuse Cadillac - jamais retrouvée, tout comme l'arme du crime - sont morts. Duane Davis a alors commencé à s'épancher dans les médias sur son rôle précis. En 2019, il a publié des mémoires, où il raconte qu'il se trouvait sur le siège passager du véhicule, et a fait passer le pistolet aux passagers de la banquette arrière, sans révéler l'identité du tireur. Un livre devenu la confidence de trop, qui a conduit à son arrestation en septembre 2023. Dans leurs déclarations liminaires, les procureurs vont probablement arguer que l'accusé est le meilleur témoin dans cette affaire, et que ses déclarations embarrassantes méritent de l'envoyer derrière les barreaux. En face, la défense tentera de le faire passer pour un escroc inoffensif, qui aurait laissé le co-auteur de ses mémoires enjoliver sa vie pour des raisons commerciales, et aurait été à Los Angeles le soir du crime. "Je suis innocent. Je n'ai jamais tué personne", a insisté Duane Davis en mars 2025, dans un entretien à ABC News depuis sa prison. "Ils n'ont aucune preuve contre moi. Ils ne peuvent même pas me placer à Las Vegas." Rivalités féroces Les trois prochaines semaines d'audience vont également replonger les jurés dans les rivalités féroces entre les scènes rap des côtes Ouest et Est des Etats-Unis. Avec ses tubes "California Love" et "All Eyez on Me", déclamés sur des mélodies mêlant sonorités groove et grosses basses, "2Pac" incarnait le mauvais garçon un brin poétique de la "West Coast". Condamné pour agression sexuelle, il avait été sorti de prison par Marion "Suge" Knight, capo du rap de Los Angeles, qui avait payé sa caution et l'avait fait signer sur son label Death Row Records. Cette maison de disques était l'ennemie jurée du label new-yorkais Bad Boy Records, fondé par Sean "P. Diddy" Combs, et où officiait le rappeur "The Notorious B.I.G." - tué six mois après la mort de Tupac Shakur. Selon l'accusation, Death Row Records était protégé par Mob Piru, un gang de Los Angeles dont Suge était membre; tandis que Bad Boy Records engageait l'organisation rivale des South Side Compton Crips, à laquelle appartenait Duane Davis, pour veiller sur ses rappeurs lorsqu'ils se rendaient sur la côte Ouest. Ces tensions ont viré au drame, après le combat de Mike Tyson à Las Vegas au casino MGM Grand. Suge et Tupac y ont agressé le neveu de Duane Davis, Orlando "Baby Lane" Anderson, car il avait précédemment arraché un médaillon du cou d'un des employés de Death Row. Duane Davis se serait alors organisé pour laver l'affront fait aux Crips, selon l'accusation.

16.08.2026 à 23:25

Kalidou SY
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Se dirige t-on vers un apaisement du climat politique au Tchad ? Une question légitime après la grâce accordée vendredi à 9 opposants par le président Déby. Le ministre de la communication tchadien Gassim Chérif est notre invité.
Texte intégral (707 mots)
Se dirige t-on vers un apaisement du climat politique au Tchad ? Une question légitime après la grâce accordée vendredi à 9 opposants par le président Déby. Le ministre de la communication tchadien Gassim Chérif est notre invité.

16.08.2026 à 23:15

FRANCE24
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Quatre jours après avoir accueilli la Supercoupe d'Europe, acquise à Salzbourg face à Aston Villa (2-1), l'armoire à trophée du PSG restera cette fois fermée, alors que le club de la capitale était favori de ce premier match disputé sur la scène nationale cette saison. Mais il a connu sa première fausse note dans ce duel entre les deux meilleures équipes de la saison dernière, battu par l'intensité et le cœur des Lensois, qui ont remporté le Trophée des champions pour la première fois, soutenus par un stade Bollaert de gala. En dépit de nombreux départs - Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin, Malang Sarr, Mamadou Sangaré, Adrien Thomasson - les Sang et Or n'ont pas perdu les fondements de leur jeu: le dépassement de soi, la ténacité et la débauche d'énergie. Trop pour le Paris Saint-Germain, dont plusieurs cadres comme Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Fabian Ruiz ou encore Achraf Hakimi, entre autres, viennent de rentrer de vacances, un mois après avoir disputé la Coupe du monde. Ce déficit physique s'est davantage vu à Bollaert qu'à Salzbourg, où les Parisiens, bien que bousculés par les Villans, ont joué avec la confiance d'un double champion d'Europe et une efficacité redoutable. Paris maladroit C'est justement dans ce domaine que Paris a failli dimanche soir, manquant les occasions qui lui auraient permis d'égaliser lors d'une deuxième période qu'il a dominée, en supériorité numérique pour sa plus grande partie. Car ce match, parti à toute vitesse entre deux équipes qui se sont parfois livrées sans crainte, a complètement changé en sept minutes. D'abord quand Florian Thauvin a ouvert le score de façon un peu chanceuse en reprenant à bout portant un tir de Matthieu Udol manqué (32e). Puis quand Kyllian Antonio, en retard dans son duel, a été coupable d'un tacle dangereux sur Maghnes Akliouche, recevant un carton rouge direct (39e). Le match s'est alors franchement déséquilibré dans le jeu, Lens assumant une position plus défensive pour préserver son avantage en jouant bas et en pressant moins les Parisiens, ce qu'il faisait très bien jusqu'à présent. Les phases de possession lensoises se sont raréfiées, aussi. Mais étonnamment, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas su profiter de ce nouveau scénario. Désiré Doué a trouvé la barre transversale d'une frappe dans un angle fermé dans le temps additionnel de la première période, puis les Parisiens ont été moins dangereux et précis en deuxième (Vitinha, 50e; Nuno Mendes, 61e; Ousmane Dembélé, 74e, 84e). Revanche lensoise Ce sont Mendes (62e) et Dembélé (81e), entrés à l'heure de jeu, qui ont eu les deux meilleures occasions parisiennes d'égaliser, mais le premier a vu Robin Risser, auteur d'un match solide et serein, s'interposer, quand le second a complètement manqué sa reprise de volée, à quelques mètres des cages lensoises. Les Parisiens ont définitivement laissé passer leur chance quand le latéral gauche portugais a été exclu pour un coup de coude sur Michal Skoras (87e), ce qui a d'ailleurs rendu ce match plus tendu, Andrija Bulatovic et Achraf Hakimi recevant deux cartons jaunes quelques minutes plus tard. Dans les tribunes aussi, il régnait un air de revanche pour le club du bassin minier, frustré par le report de ce qui pouvait être le match du titre la saison dernière entre les deux formations, à la demande du PSG, qui souhaitait du repos supplémentaire pour sa joute européenne face à Liverpool. Le match avait alors perdu de son intérêt, de sa saveur, aussi. Lens a eu sa revanche et débute idéalement son nouveau cycle avec Dino Toppmöller sur son banc. Pour Paris, cette première déception intervient alors que l'équipe, pas tout à fait formée (arrivées de Ferran Torres et Mika Godts samedi, départs attendus), est encore en rodage à l'aube d'une saison où elle visera un objectif bien plus haut: le triplé européen.
Texte intégral (689 mots)
Quatre jours après avoir accueilli la Supercoupe d'Europe, acquise à Salzbourg face à Aston Villa (2-1), l'armoire à trophée du PSG restera cette fois fermée, alors que le club de la capitale était favori de ce premier match disputé sur la scène nationale cette saison. Mais il a connu sa première fausse note dans ce duel entre les deux meilleures équipes de la saison dernière, battu par l'intensité et le cœur des Lensois, qui ont remporté le Trophée des champions pour la première fois, soutenus par un stade Bollaert de gala. En dépit de nombreux départs - Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin, Malang Sarr, Mamadou Sangaré, Adrien Thomasson - les Sang et Or n'ont pas perdu les fondements de leur jeu: le dépassement de soi, la ténacité et la débauche d'énergie. Trop pour le Paris Saint-Germain, dont plusieurs cadres comme Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Fabian Ruiz ou encore Achraf Hakimi, entre autres, viennent de rentrer de vacances, un mois après avoir disputé la Coupe du monde. Ce déficit physique s'est davantage vu à Bollaert qu'à Salzbourg, où les Parisiens, bien que bousculés par les Villans, ont joué avec la confiance d'un double champion d'Europe et une efficacité redoutable. Paris maladroit C'est justement dans ce domaine que Paris a failli dimanche soir, manquant les occasions qui lui auraient permis d'égaliser lors d'une deuxième période qu'il a dominée, en supériorité numérique pour sa plus grande partie. Car ce match, parti à toute vitesse entre deux équipes qui se sont parfois livrées sans crainte, a complètement changé en sept minutes. D'abord quand Florian Thauvin a ouvert le score de façon un peu chanceuse en reprenant à bout portant un tir de Matthieu Udol manqué (32e). Puis quand Kyllian Antonio, en retard dans son duel, a été coupable d'un tacle dangereux sur Maghnes Akliouche, recevant un carton rouge direct (39e). Le match s'est alors franchement déséquilibré dans le jeu, Lens assumant une position plus défensive pour préserver son avantage en jouant bas et en pressant moins les Parisiens, ce qu'il faisait très bien jusqu'à présent. Les phases de possession lensoises se sont raréfiées, aussi. Mais étonnamment, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas su profiter de ce nouveau scénario. Désiré Doué a trouvé la barre transversale d'une frappe dans un angle fermé dans le temps additionnel de la première période, puis les Parisiens ont été moins dangereux et précis en deuxième (Vitinha, 50e; Nuno Mendes, 61e; Ousmane Dembélé, 74e, 84e). Revanche lensoise Ce sont Mendes (62e) et Dembélé (81e), entrés à l'heure de jeu, qui ont eu les deux meilleures occasions parisiennes d'égaliser, mais le premier a vu Robin Risser, auteur d'un match solide et serein, s'interposer, quand le second a complètement manqué sa reprise de volée, à quelques mètres des cages lensoises. Les Parisiens ont définitivement laissé passer leur chance quand le latéral gauche portugais a été exclu pour un coup de coude sur Michal Skoras (87e), ce qui a d'ailleurs rendu ce match plus tendu, Andrija Bulatovic et Achraf Hakimi recevant deux cartons jaunes quelques minutes plus tard. Dans les tribunes aussi, il régnait un air de revanche pour le club du bassin minier, frustré par le report de ce qui pouvait être le match du titre la saison dernière entre les deux formations, à la demande du PSG, qui souhaitait du repos supplémentaire pour sa joute européenne face à Liverpool. Le match avait alors perdu de son intérêt, de sa saveur, aussi. Lens a eu sa revanche et débute idéalement son nouveau cycle avec Dino Toppmöller sur son banc. Pour Paris, cette première déception intervient alors que l'équipe, pas tout à fait formée (arrivées de Ferran Torres et Mika Godts samedi, départs attendus), est encore en rodage à l'aube d'une saison où elle visera un objectif bien plus haut: le triplé européen.

16.08.2026 à 23:10

FRANCE 24
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Le Racing ⁠Club de ​Lens, pourtant réduit à dix, s'est offert dimanche son premier Trophée des champions en battant le Paris Saint-Germain (1 à 0). Vainqueurs ‌de la Coupe de France, les hommes ⁠de Dino Toppmöller ont ouvert le score à la ‌32e minute par l'intermédiaire de leur capitaine.
Texte intégral (689 mots)
Le Racing ⁠Club de ​Lens, pourtant réduit à dix, s'est offert dimanche son premier Trophée des champions en battant le Paris Saint-Germain (1 à 0). Vainqueurs ‌de la Coupe de France, les hommes ⁠de Dino Toppmöller ont ouvert le score à la ‌32e minute par l'intermédiaire de leur capitaine.

16.08.2026 à 23:09

FRANCE 24
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Double champion olympique, Armand Duplantis a remporté son quatrième titre consécutif de champion d’Europe dimanche soir à Birmingham. Le perchiste suédois a assuré le titre en étant le seul à franchir 6,15 m, devançant le Grec Emmanouil Karalis (6,00 m) et le Français Baptiste Thiery (5,85 m).
Texte intégral (689 mots)
Double champion olympique, Armand Duplantis a remporté son quatrième titre consécutif de champion d’Europe dimanche soir à Birmingham. Le perchiste suédois a assuré le titre en étant le seul à franchir 6,15 m, devançant le Grec Emmanouil Karalis (6,00 m) et le Français Baptiste Thiery (5,85 m).

16.08.2026 à 23:02

FRANCE24
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Texte intégral (689 mots)

16.08.2026 à 23:00

FRANCE 24
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Les Camerounaises ont gagné dimanche la finale de la Coupe d'Afrique des Nations féminine, à Rabat, au Maroc, en renversant le Malawi (3-0). Bien que plusieurs fois placées, les Lionnes indomptables camerounaises n'ont jamais été sacrées.
Texte intégral (689 mots)
Les Camerounaises ont gagné dimanche la finale de la Coupe d'Afrique des Nations féminine, à Rabat, au Maroc, en renversant le Malawi (3-0). Bien que plusieurs fois placées, les Lionnes indomptables camerounaises n'ont jamais été sacrées.

16.08.2026 à 22:47

FRANCE24
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L'incendie s'est déclaré samedi à la mi-journée sur les hauteurs verdoyantes de la zone d'Atsitsa, au coeur d'une pinède, et a pris une grande ampleur dans toute cette partie nord-ouest de l'île à la faveur de vents violents. "Les équipes au sol des pompiers ont mené une lutte acharnée toute la nuit" contre les flammes, et ont reçu des renforts du continent en hommes et véhicules arrivés dans la nuit par bateau, selon la télévision ERT. Alors que les médias nationaux évoquaient dans la matinée une "course contre la montre", plus aucune flamme n'était visible dans le secteur, mais de nombreuses fumerolles et des souches d'arbres carbonisés terminant de se consumer étaient toujours visibles le long de la route goudronnée traversant ce secteur. Vent favorable Les hélicoptères bombardier d'eau multipliaient les allées et venues sur la zone, se ravitaillant dans la Méditerranée toute proche, dans une baie paradisiaque aux eaux transparentes, avant d'aller larguer leur cargaison liquide sur les reprises de feu signalées par des panaches de fumées dans la montagne. "Cette fois le vent nous est favorable, le feu se dirige désormais vers la mer et est en voie d'extinction par les hélicos", a expliqué sur place à l'AFP un employé des eaux et forêts, s'exprimant sous couvert d'anonymat. Il a estimé à près de 1.300 hectares la superficie de forêt détruite. Une centaine de pompiers participent aux opérations, appuyés par 11 avions et cinq hélicoptères, et une vingtaine de véhicules au sol, avec le soutien d'engins de travaux publics, ont indiqué les pompiers sur X. Sur le terrain, des pompiers sont stationnés notamment dans les parties de la pinède encore épargnées, prêts à intervenir immédiatement au premier signe de feu. Sur la plage toute proche d'Agios Fokas, les habitations n'ont pas été brûlées, tout comme les plantations voisines d'oliviers dans la vallée. Des pompiers exténués par leur combat de la nuit ont remplacé sous les parasols les touristes, évacués précipitamment la veille. Interrogé sur les médias nationaux, le maire de Skyros, Kyriakos Antonopoulos, a fait état d'un incendie "partiellement maîtrisé", et d'une "forte suspicion d'incendie criminel", principalement en raison du point de départ du feu. A 110 km au nord-est d'Athènes, Skyros est une île montagneuse en mer Égée, appartenant à l'archipel des Sporades, d'environ 209 km2. Elle compte en temps normal environ 3.000 habitants et elle attire, comme toutes les îles grecques, de nombreux touristes en été. Calme et touristes tranquilles La situation était parfaitement calme dans la capitale locale éponyme, au nord-est de l’île, où sont concentrés restaurants, touristes et infrastructures, a-t-on constaté. Les touristes en claquettes et lunettes de soleil déambulent dans les ruelles de la petite localité aux maisons blanches immaculées accrochées sur un piton rocheux, héritage de l’époque où les pirates terrorisaient ces îles. "Non, nous n’avons pas peur du feu. Mais c’est un désastre écologique, si on compare à la taille de l’île", a déploré une habitante. Cette même partie de l'île, très boisée, avait déjà été touchée par une incendie en 2008 et 2014. La vie sur l'île a été de fait peu impactée, la fumée grisâtre de l'incendie prenant directement la direction de la mer. En raison des forts vents et de la chaleur estivale, la Grèce était en alerte maximale pour les incendies en ce weekend estival du 15/16 août, où îles et plages sont bondées de touristes, nationaux et étrangers. Deux incendies se sont déclarés quasi-simultanément dimanche, sur l'île de Salamine, près d'Athènes, entraînant la mort de deux personnes et provoquant l'évacuation de centaines d'autres, a-t-on appris auprès des pompiers. Trente-six incendies se sont déclarés au cours des dernières 24 heures dans le pays, selon les pompiers. Début août, au nord-ouest de la capitale grecque, un incendie avait détruit plus de 11.000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles près d'une station balnéaire. En raison de rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h, qui empêchaient l'intervention des bombardiers d'eau, ce feu n'avait été circonscrit qu'au bout de cinq jours.
Texte intégral (740 mots)
L'incendie s'est déclaré samedi à la mi-journée sur les hauteurs verdoyantes de la zone d'Atsitsa, au coeur d'une pinède, et a pris une grande ampleur dans toute cette partie nord-ouest de l'île à la faveur de vents violents. "Les équipes au sol des pompiers ont mené une lutte acharnée toute la nuit" contre les flammes, et ont reçu des renforts du continent en hommes et véhicules arrivés dans la nuit par bateau, selon la télévision ERT. Alors que les médias nationaux évoquaient dans la matinée une "course contre la montre", plus aucune flamme n'était visible dans le secteur, mais de nombreuses fumerolles et des souches d'arbres carbonisés terminant de se consumer étaient toujours visibles le long de la route goudronnée traversant ce secteur. Vent favorable Les hélicoptères bombardier d'eau multipliaient les allées et venues sur la zone, se ravitaillant dans la Méditerranée toute proche, dans une baie paradisiaque aux eaux transparentes, avant d'aller larguer leur cargaison liquide sur les reprises de feu signalées par des panaches de fumées dans la montagne. "Cette fois le vent nous est favorable, le feu se dirige désormais vers la mer et est en voie d'extinction par les hélicos", a expliqué sur place à l'AFP un employé des eaux et forêts, s'exprimant sous couvert d'anonymat. Il a estimé à près de 1.300 hectares la superficie de forêt détruite. Une centaine de pompiers participent aux opérations, appuyés par 11 avions et cinq hélicoptères, et une vingtaine de véhicules au sol, avec le soutien d'engins de travaux publics, ont indiqué les pompiers sur X. Sur le terrain, des pompiers sont stationnés notamment dans les parties de la pinède encore épargnées, prêts à intervenir immédiatement au premier signe de feu. Sur la plage toute proche d'Agios Fokas, les habitations n'ont pas été brûlées, tout comme les plantations voisines d'oliviers dans la vallée. Des pompiers exténués par leur combat de la nuit ont remplacé sous les parasols les touristes, évacués précipitamment la veille. Interrogé sur les médias nationaux, le maire de Skyros, Kyriakos Antonopoulos, a fait état d'un incendie "partiellement maîtrisé", et d'une "forte suspicion d'incendie criminel", principalement en raison du point de départ du feu. A 110 km au nord-est d'Athènes, Skyros est une île montagneuse en mer Égée, appartenant à l'archipel des Sporades, d'environ 209 km2. Elle compte en temps normal environ 3.000 habitants et elle attire, comme toutes les îles grecques, de nombreux touristes en été. Calme et touristes tranquilles La situation était parfaitement calme dans la capitale locale éponyme, au nord-est de l’île, où sont concentrés restaurants, touristes et infrastructures, a-t-on constaté. Les touristes en claquettes et lunettes de soleil déambulent dans les ruelles de la petite localité aux maisons blanches immaculées accrochées sur un piton rocheux, héritage de l’époque où les pirates terrorisaient ces îles. "Non, nous n’avons pas peur du feu. Mais c’est un désastre écologique, si on compare à la taille de l’île", a déploré une habitante. Cette même partie de l'île, très boisée, avait déjà été touchée par une incendie en 2008 et 2014. La vie sur l'île a été de fait peu impactée, la fumée grisâtre de l'incendie prenant directement la direction de la mer. En raison des forts vents et de la chaleur estivale, la Grèce était en alerte maximale pour les incendies en ce weekend estival du 15/16 août, où îles et plages sont bondées de touristes, nationaux et étrangers. Deux incendies se sont déclarés quasi-simultanément dimanche, sur l'île de Salamine, près d'Athènes, entraînant la mort de deux personnes et provoquant l'évacuation de centaines d'autres, a-t-on appris auprès des pompiers. Trente-six incendies se sont déclarés au cours des dernières 24 heures dans le pays, selon les pompiers. Début août, au nord-ouest de la capitale grecque, un incendie avait détruit plus de 11.000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles près d'une station balnéaire. En raison de rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h, qui empêchaient l'intervention des bombardiers d'eau, ce feu n'avait été circonscrit qu'au bout de cinq jours.
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