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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

13.06.2026 à 00:17

FRANCE 24
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Les États membres de l'Union européenne ont décidé vendredi d'ouvrir à partir de lundi le premier des six "clusters" de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Le président ukrainien a salué "un soutien politique et moral significatif pour notre État et notre peuple".
Les États membres de l'Union européenne ont décidé vendredi d'ouvrir à partir de lundi le premier des six "clusters" de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Le président ukrainien a salué "un soutien politique et moral significatif pour notre État et notre peuple".

12.06.2026 à 23:34

Fatimata WANE
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En RD Congo, l’opposition poursuit sa mobilisation contre le projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir. Elle accuse Félix Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat qui expire en 2028. L’opposition a appelé ses militants a tenir un sit-in à Kinshasa… Mobilisation dispersée par les forces de l’ordre.
En RD Congo, l’opposition poursuit sa mobilisation contre le projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir. Elle accuse Félix Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat qui expire en 2028. L’opposition a appelé ses militants a tenir un sit-in à Kinshasa… Mobilisation dispersée par les forces de l’ordre.

12.06.2026 à 23:07

FRANCE 24
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Le Canada, pays co-organisateur du Mondial 2026 avec le Mexique et les États-Unis, a arraché le nul 1-1 face à la Bosnie-Herzégovine vendredi à Toronto, pour le premier des 13 matches qui se dérouleront sur son sol.
Le Canada, pays co-organisateur du Mondial 2026 avec le Mexique et les États-Unis, a arraché le nul 1-1 face à la Bosnie-Herzégovine vendredi à Toronto, pour le premier des 13 matches qui se dérouleront sur son sol.

12.06.2026 à 23:02

FRANCE24
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La tension monte en République démocratique du Congo. Plusieurs opposants ont été blessés à Kinshasa lors d'une manifestation contre le projet de réforme constitutionnelle porté par la majorité présidentielle. L'opposition accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir ouvrir la voie à un troisième mandat malgré les dispositions actuelles de la Constitution. Patrick Mbamu, secrétaire exécutif de l'ECiDé France, le parti de Martin Fayulu, est l'invité du Journal de l'Afrique. Il revient sur les violences qui ont émaillé le rassemblement, les accusations visant les forces de l'ordre et les craintes de l'opposition face à ce projet de réforme.
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La tension monte en République démocratique du Congo. Plusieurs opposants ont été blessés à Kinshasa lors d'une manifestation contre le projet de réforme constitutionnelle porté par la majorité présidentielle. L'opposition accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir ouvrir la voie à un troisième mandat malgré les dispositions actuelles de la Constitution. Patrick Mbamu, secrétaire exécutif de l'ECiDé France, le parti de Martin Fayulu, est l'invité du Journal de l'Afrique. Il revient sur les violences qui ont émaillé le rassemblement, les accusations visant les forces de l'ordre et les craintes de l'opposition face à ce projet de réforme.

12.06.2026 à 22:51

FRANCE24
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Retour sur cinq moments forts de son histoire: - 2008: le mythe fondateur Six ans après sa création et de multiples échecs techniques, SpaceX réussit enfin à lancer en orbite sa première fusée, Falcon 1, en septembre 2008 depuis un archipel isolé du Pacifique. "J'avais raté les trois premiers lancements, ils avaient échoué. Heureusement le quatrième, dans lequel on avait mis tout l'argent qui nous restait, a marché, sinon on aurait mis la clé sous la porte", racontera des années plus tard Elon Musk. - 2012: cap sur l'ISS Après cette réussite, la start-up grossit et parvient à développer des lanceurs plus puissants, dont Falcon 9, sa fusée phare qui est aujourd'hui la plus utilisée au monde. Elle met également au point le vaisseau Dragon, dont une version cargo s'amarre en 2012 à la Station spatiale internationale (ISS), une première pour une société privée. Ce succès ouvre la voie huit ans plus tard au premier transport d'astronautes confié à SpaceX et ce malgré les doutes et même une enquête diligentée par la Nasa sur sa culture d'entreprise après qu'Elon Musk soit apparu buvant du whisky et fumant du cannabis dans un podcast. La société bat ainsi le pion au géant Boeing et s'impose dans les années suivantes comme le taxi américain vers l'ISS. - 2018: une Tesla dans l'espace Entre-temps, SpaceX est parvenue en 2015, après maintes tentatives ratées, à faire réatterrir le premier étage de sa fusée Falcon 9, le propulseur, ouvrant par là l'ère des fusées partiellement réutilisables. Suit la création de Falcon Heavy, un lanceur bien plus puissant auquel Elon Musk décide d'accoler deux boosters de Falcon 9. Pour marquer son premier vol test, le fantasque entrepreneur décide d'installer à son bord une voiture de son entreprise Tesla. L'image de ce bolide rouge, au volant duquel est installé un mannequin baptisé Starman, en référence à David Bowie, flottant avec la Terre en arrière-plan fait le tour du monde. La même année, Elon Musk annonce qu'il enverra le milliardaire japonais Yusaku Maezawa et des artistes autour de la Lune vers 2023 - une promesse qui ne se concrétisera pas. - 2020-2023: débuts explosifs de Starbase Le multimilliardaire donne en réalité la priorité au développement de sa mégafusée Starship, pensée pour pouvoir rejoindre la Lune ou Mars. Pour mener à bien ce projet, il achète des terres au Texas et crée ce qui deviendra la Starbase. Là, il lance de premiers prototypes qui échouent en boules de feu spectaculaires. Des "désassemblages rapides non programmés" selon l'euphémisme favori de l'entrepreneur, qui présente ces explosions comme des tests d'apprentissage accéléré. - 2024: rattrapage spectaculaire de Super Heavy En octobre 2024, SpaceX réussit à récupérer le premier étage de Starship, nommé Super Heavy, grâce à une manoeuvre spectaculaire et jamais réalisée. Après avoir propulsé le vaisseau, l'immense engin s'en détache et entame sa redescente jusqu'à revenir sur son pas de tir, en ralentissant à l'aide de rétrofusées. Juste avant de toucher le sol, de gigantesques bras mécaniques installés sur la tour de lancement, surnommés "les baguettes", se referment sur lui et l'immobilisent. Cette prouesse impressionnante ne constitue pourtant qu'un début, SpaceX souhaitant faire de cette fusée un appareil totalement réutilisable. Son développement se poursuit aujourd'hui et devra encore relever de nombreux défis techniques.
Texte intégral (591 mots)
Retour sur cinq moments forts de son histoire: - 2008: le mythe fondateur Six ans après sa création et de multiples échecs techniques, SpaceX réussit enfin à lancer en orbite sa première fusée, Falcon 1, en septembre 2008 depuis un archipel isolé du Pacifique. "J'avais raté les trois premiers lancements, ils avaient échoué. Heureusement le quatrième, dans lequel on avait mis tout l'argent qui nous restait, a marché, sinon on aurait mis la clé sous la porte", racontera des années plus tard Elon Musk. - 2012: cap sur l'ISS Après cette réussite, la start-up grossit et parvient à développer des lanceurs plus puissants, dont Falcon 9, sa fusée phare qui est aujourd'hui la plus utilisée au monde. Elle met également au point le vaisseau Dragon, dont une version cargo s'amarre en 2012 à la Station spatiale internationale (ISS), une première pour une société privée. Ce succès ouvre la voie huit ans plus tard au premier transport d'astronautes confié à SpaceX et ce malgré les doutes et même une enquête diligentée par la Nasa sur sa culture d'entreprise après qu'Elon Musk soit apparu buvant du whisky et fumant du cannabis dans un podcast. La société bat ainsi le pion au géant Boeing et s'impose dans les années suivantes comme le taxi américain vers l'ISS. - 2018: une Tesla dans l'espace Entre-temps, SpaceX est parvenue en 2015, après maintes tentatives ratées, à faire réatterrir le premier étage de sa fusée Falcon 9, le propulseur, ouvrant par là l'ère des fusées partiellement réutilisables. Suit la création de Falcon Heavy, un lanceur bien plus puissant auquel Elon Musk décide d'accoler deux boosters de Falcon 9. Pour marquer son premier vol test, le fantasque entrepreneur décide d'installer à son bord une voiture de son entreprise Tesla. L'image de ce bolide rouge, au volant duquel est installé un mannequin baptisé Starman, en référence à David Bowie, flottant avec la Terre en arrière-plan fait le tour du monde. La même année, Elon Musk annonce qu'il enverra le milliardaire japonais Yusaku Maezawa et des artistes autour de la Lune vers 2023 - une promesse qui ne se concrétisera pas. - 2020-2023: débuts explosifs de Starbase Le multimilliardaire donne en réalité la priorité au développement de sa mégafusée Starship, pensée pour pouvoir rejoindre la Lune ou Mars. Pour mener à bien ce projet, il achète des terres au Texas et crée ce qui deviendra la Starbase. Là, il lance de premiers prototypes qui échouent en boules de feu spectaculaires. Des "désassemblages rapides non programmés" selon l'euphémisme favori de l'entrepreneur, qui présente ces explosions comme des tests d'apprentissage accéléré. - 2024: rattrapage spectaculaire de Super Heavy En octobre 2024, SpaceX réussit à récupérer le premier étage de Starship, nommé Super Heavy, grâce à une manoeuvre spectaculaire et jamais réalisée. Après avoir propulsé le vaisseau, l'immense engin s'en détache et entame sa redescente jusqu'à revenir sur son pas de tir, en ralentissant à l'aide de rétrofusées. Juste avant de toucher le sol, de gigantesques bras mécaniques installés sur la tour de lancement, surnommés "les baguettes", se referment sur lui et l'immobilisent. Cette prouesse impressionnante ne constitue pourtant qu'un début, SpaceX souhaitant faire de cette fusée un appareil totalement réutilisable. Son développement se poursuit aujourd'hui et devra encore relever de nombreux défis techniques.

12.06.2026 à 22:17

FRANCE24
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Q: A 30 ans pour votre première Coupe du monde, comment abordez-vous cette entrée en lice lundi contre le Cap Vert ? R: "J'ai vraiment hâte, je suis très serein. J'ai pas mal d'expérience et j'aborde tout ça avec beaucoup d'enthousiasme et de tranquillité, en me disant que tout va bien se passer". Q: L'Espagne reste sur 30 matches sans défaite mais n'a plus gagné un match en élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre au Mondial-2010... R: "Ce sont des statistiques et ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d'arriver le mieux préparés possible. L'équipe a beaucoup de confiance et a énormément d'enthousiasme à l'idée de faire un grand tournoi. Nous avons un très gros potentiel". Q: Où situez-vous la Roja par rapport aux autres grandes nations ? R: "Je la vois parmi les favorites, je vois qu'il y a plusieurs sélections qui sont candidates pour gagner la Coupe du monde et je considère l'Espagne comme l'une d'entre elles (...). La France est aussi une sélection candidate au titre. Le Portugal aussi, l'Angleterre, l'Allemagne également. Et ensuite, le Brésil et l'Argentine seront toujours là pour se battre. Mais l'Espagne peut battre ces équipes, elle l'a déjà fait récemment". Q: Avec cette chaleur et une saison longue, comment garder de la fraîcheur physique ? R: "La fatigue est la même pour tout le monde. Mais le fait de profiter d'être ici, de savoir qu'on peut marquer l'histoire de notre pays font que la fatigue se ressent moins qu'en temps normal". Q: La compétition va être longue, comment occupez-vous votre temps libre à Chattanooga ? R: "J'ai recommencé à jouer à la +Play+. Quand on a un moment, on nous laisse sortir jouer au golf. Cela permet de rendre ce mois loin de nos familles (ndlr: il est père d'une fille de 4 ans) plus agréable (...). De l'extérieur, tout paraît très beau, mais c'est un peu compliqué d'être loin, ce sont des sacrifices qu'il faut faire". Q: Vous êtes latéral, mais avec des statistiques d'attaquants (14 buts avec Leverkusen): comment vous décririez-vous comme joueur ? R: "Je suis un latéral qui apporte beaucoup offensivement. Cela fait penser au public que je ne sais pas défendre, alors que j'ai défendu toute ma carrière. Je suis dans un niveau de forme très élevé depuis plusieurs années et c'est ce qui m'a permis d'être ici aujourd'hui. Aujourd'hui, tous les latéraux attaquent". Q: Parlez-nous de votre frappe, votre point fort ? R: "La distance où je suis le meilleur, c'est autour de 25 mètres. A cette distance, je ne sais pas s'il y a quelqu'un qui frappe mieux, peut-être Messi car c'est Messi. Mais si tu l'éloignes un peu plus, il y a des joueurs qui frappent très bien, Julián Álvarez ou John Stones. Mais oui, je me considère comme un spécialiste". Q: Cela a été compliqué pour vous d'arriver en sélection, pensez-vous que vous avez été sous-coté ? R: "Je suis moins sous les projecteurs dans le football espagnol. Les gens en Espagne me connaissent peut-être moins parce que j'ai joué hors d'Espagne et donc ils m'ont perdu un peu de vue et ne me valorisent pas autant que je le mérite. Mais j'ai une très belle carrière, j'ai gagné beaucoup de titres. Cela fait trois ans que je viens en sélection et je suis à la Coupe du monde, mon rêve depuis tout petit. Je suis au meilleur moment de ma carrière". Q: Vous aimeriez revenir jouer en club en Espagne ? R: "Je ne le cache pas, je pense qu'un retour en Espagne est mon objectif pour le futur". Q: Comment vivez-vous la concurrence avec votre concurrent, Marc Cucurella, latéral gauche N.1 ? R: "C'est une très saine relation. Dès le premier jour, on s'est très bien entendu. C'est avec lui que je parle le plus, et aussi avec Alex Baena. Ce qui se passe sur le terrain c'est le choix du coach. Nous, on se soutient, on s'entend très bien. A 30 ans, j'ai la maturité nécessaire pour savoir que l'important c'est l'équipe avant l'individualité. On veut le meilleur l'un pour l'autre". m-ali/jde
Texte intégral (734 mots)
Q: A 30 ans pour votre première Coupe du monde, comment abordez-vous cette entrée en lice lundi contre le Cap Vert ? R: "J'ai vraiment hâte, je suis très serein. J'ai pas mal d'expérience et j'aborde tout ça avec beaucoup d'enthousiasme et de tranquillité, en me disant que tout va bien se passer". Q: L'Espagne reste sur 30 matches sans défaite mais n'a plus gagné un match en élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre au Mondial-2010... R: "Ce sont des statistiques et ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d'arriver le mieux préparés possible. L'équipe a beaucoup de confiance et a énormément d'enthousiasme à l'idée de faire un grand tournoi. Nous avons un très gros potentiel". Q: Où situez-vous la Roja par rapport aux autres grandes nations ? R: "Je la vois parmi les favorites, je vois qu'il y a plusieurs sélections qui sont candidates pour gagner la Coupe du monde et je considère l'Espagne comme l'une d'entre elles (...). La France est aussi une sélection candidate au titre. Le Portugal aussi, l'Angleterre, l'Allemagne également. Et ensuite, le Brésil et l'Argentine seront toujours là pour se battre. Mais l'Espagne peut battre ces équipes, elle l'a déjà fait récemment". Q: Avec cette chaleur et une saison longue, comment garder de la fraîcheur physique ? R: "La fatigue est la même pour tout le monde. Mais le fait de profiter d'être ici, de savoir qu'on peut marquer l'histoire de notre pays font que la fatigue se ressent moins qu'en temps normal". Q: La compétition va être longue, comment occupez-vous votre temps libre à Chattanooga ? R: "J'ai recommencé à jouer à la +Play+. Quand on a un moment, on nous laisse sortir jouer au golf. Cela permet de rendre ce mois loin de nos familles (ndlr: il est père d'une fille de 4 ans) plus agréable (...). De l'extérieur, tout paraît très beau, mais c'est un peu compliqué d'être loin, ce sont des sacrifices qu'il faut faire". Q: Vous êtes latéral, mais avec des statistiques d'attaquants (14 buts avec Leverkusen): comment vous décririez-vous comme joueur ? R: "Je suis un latéral qui apporte beaucoup offensivement. Cela fait penser au public que je ne sais pas défendre, alors que j'ai défendu toute ma carrière. Je suis dans un niveau de forme très élevé depuis plusieurs années et c'est ce qui m'a permis d'être ici aujourd'hui. Aujourd'hui, tous les latéraux attaquent". Q: Parlez-nous de votre frappe, votre point fort ? R: "La distance où je suis le meilleur, c'est autour de 25 mètres. A cette distance, je ne sais pas s'il y a quelqu'un qui frappe mieux, peut-être Messi car c'est Messi. Mais si tu l'éloignes un peu plus, il y a des joueurs qui frappent très bien, Julián Álvarez ou John Stones. Mais oui, je me considère comme un spécialiste". Q: Cela a été compliqué pour vous d'arriver en sélection, pensez-vous que vous avez été sous-coté ? R: "Je suis moins sous les projecteurs dans le football espagnol. Les gens en Espagne me connaissent peut-être moins parce que j'ai joué hors d'Espagne et donc ils m'ont perdu un peu de vue et ne me valorisent pas autant que je le mérite. Mais j'ai une très belle carrière, j'ai gagné beaucoup de titres. Cela fait trois ans que je viens en sélection et je suis à la Coupe du monde, mon rêve depuis tout petit. Je suis au meilleur moment de ma carrière". Q: Vous aimeriez revenir jouer en club en Espagne ? R: "Je ne le cache pas, je pense qu'un retour en Espagne est mon objectif pour le futur". Q: Comment vivez-vous la concurrence avec votre concurrent, Marc Cucurella, latéral gauche N.1 ? R: "C'est une très saine relation. Dès le premier jour, on s'est très bien entendu. C'est avec lui que je parle le plus, et aussi avec Alex Baena. Ce qui se passe sur le terrain c'est le choix du coach. Nous, on se soutient, on s'entend très bien. A 30 ans, j'ai la maturité nécessaire pour savoir que l'important c'est l'équipe avant l'individualité. On veut le meilleur l'un pour l'autre". m-ali/jde

12.06.2026 à 21:17

FRANCE24
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Le stade Azteca avait vibré jeudi avec la Colombienne Shakira et le Nigérian Burna Boy, les spectateurs de Toronto ont eu droit à leur propre cérémonie avant le coup d'envoi du premier match sur le sol canadien entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine, qui a été donné à 15h02 heure locale (19h02 GMT). A la veille du match, le sélectionneur des "Canucks" Jesse Marsch avait lancé un appel solennel. "C'est le moment", avait-il dit. Vendredi, son message adressé à ses joueurs a été tout aussi bien compris par les supporters canadiens, vêtus du maillot rouge, qui ont afflué dès le matin, dans le centre-ville de Toronto. C'est une ferveur inédite qui s'empare de la plus grande ville canadienne, où le hockey et le baseball sont habituellement rois. Ainsi Dakota Boal, originaire de la capitale fédérale, Ottawa, qui constate qu'enfant, il était "toujours le seul à jouer au foot" mais observe que les choses changent. "Ces dernières années, retrace-t-il, depuis que nous nous sommes qualifiés pour le Mondial (du Qatar en 2022), on a l'impression que ça a explosé." – Propulser le foot - Cette popularité grandissante, Erin Clement en atteste elle aussi, convaincue que le Mondial pourrait encore davantage propulser le foot au Canada. Enseignante et entraîneuse de foot à Guelph, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Toronto, elle confie à l'AFP que ses trois filles jouent au foot et que chaque tournoi organisé affiche complet. "Chez les jeunes, c'est extrêmement populaire", ajoute-t-elle avant d'entrer dans le stade de Toronto avec sa soeur et une amie. A l'intérieur de l'enceinte la première partie de la cérémonie, d'une vingtaine de minutes, a débuté avec des tableaux mêlant des danseurs représentant l'histoire du Canada, dont ses peuples autochtones. Alanis Morissette et Michael Bublé La chanteuse italo-canadienne Alessia Cara a ensuite lancé, entourée de marionnettes géantes représentant des animaux emblématiques du Canada (baleine, élan) un show musical où se sont succédé différents artistes. Parmi eux s'est produit le rappeur français Vegedream, dont le tube "Ramenez la coupe à la maison" avait rythmé l'édition 2018, en accompagnant le sacre de l'Equipe de France en Russie. Dans un stade pas encore plein à 1h30 du coup d'envoi de la rencontre, Vegedream a chanté "Siir Siir", nouvel hymne réalisé avec la chanteuse canado-marocaine Nora Fatehi et le DJ et producteur Sanjoy. Après l'échauffement des équipes, la cérémonie s'est poursuivie avec le crooner canadien Michael Bublé, qui accompagné de choristes, a interprété "Bring it on home to me", standard de la soul écrit en 1962 par Sam Cooke. Le violoniste Aleksandar Gajic a ensuite interprété l'hymne bosnien, avant que la star mondiale Alanis Morissette ne chante celui du pays co-organisateur, dans un stade où l'ambiance a monté d'un cran avant de laisser place au sport.
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Le stade Azteca avait vibré jeudi avec la Colombienne Shakira et le Nigérian Burna Boy, les spectateurs de Toronto ont eu droit à leur propre cérémonie avant le coup d'envoi du premier match sur le sol canadien entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine, qui a été donné à 15h02 heure locale (19h02 GMT). A la veille du match, le sélectionneur des "Canucks" Jesse Marsch avait lancé un appel solennel. "C'est le moment", avait-il dit. Vendredi, son message adressé à ses joueurs a été tout aussi bien compris par les supporters canadiens, vêtus du maillot rouge, qui ont afflué dès le matin, dans le centre-ville de Toronto. C'est une ferveur inédite qui s'empare de la plus grande ville canadienne, où le hockey et le baseball sont habituellement rois. Ainsi Dakota Boal, originaire de la capitale fédérale, Ottawa, qui constate qu'enfant, il était "toujours le seul à jouer au foot" mais observe que les choses changent. "Ces dernières années, retrace-t-il, depuis que nous nous sommes qualifiés pour le Mondial (du Qatar en 2022), on a l'impression que ça a explosé." – Propulser le foot - Cette popularité grandissante, Erin Clement en atteste elle aussi, convaincue que le Mondial pourrait encore davantage propulser le foot au Canada. Enseignante et entraîneuse de foot à Guelph, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Toronto, elle confie à l'AFP que ses trois filles jouent au foot et que chaque tournoi organisé affiche complet. "Chez les jeunes, c'est extrêmement populaire", ajoute-t-elle avant d'entrer dans le stade de Toronto avec sa soeur et une amie. A l'intérieur de l'enceinte la première partie de la cérémonie, d'une vingtaine de minutes, a débuté avec des tableaux mêlant des danseurs représentant l'histoire du Canada, dont ses peuples autochtones. Alanis Morissette et Michael Bublé La chanteuse italo-canadienne Alessia Cara a ensuite lancé, entourée de marionnettes géantes représentant des animaux emblématiques du Canada (baleine, élan) un show musical où se sont succédé différents artistes. Parmi eux s'est produit le rappeur français Vegedream, dont le tube "Ramenez la coupe à la maison" avait rythmé l'édition 2018, en accompagnant le sacre de l'Equipe de France en Russie. Dans un stade pas encore plein à 1h30 du coup d'envoi de la rencontre, Vegedream a chanté "Siir Siir", nouvel hymne réalisé avec la chanteuse canado-marocaine Nora Fatehi et le DJ et producteur Sanjoy. Après l'échauffement des équipes, la cérémonie s'est poursuivie avec le crooner canadien Michael Bublé, qui accompagné de choristes, a interprété "Bring it on home to me", standard de la soul écrit en 1962 par Sam Cooke. Le violoniste Aleksandar Gajic a ensuite interprété l'hymne bosnien, avant que la star mondiale Alanis Morissette ne chante celui du pays co-organisateur, dans un stade où l'ambiance a monté d'un cran avant de laisser place au sport.

12.06.2026 à 20:45

FRANCE24
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Depuis presque deux semaines, les manifestations se succèdent dans la capitale albanaise, contre un projet de complexe touristique de luxe, lié à la fille du président américain Donald Trump, Ivanka, et à son mari Jared Kushner. Les manifestations catalysent désormais la colère d'une partie de la population contre la situation du pays et son Premier ministre, au pouvoir depuis 13 ans. "Le problème n'est pas qu'ils essaient de construire un complexe touristique, le problème c'est le manque de transparence et de responsabilité envers la population", explique dans le cortège Kaltrina Hyka, militante pour l'ONG Eco Albania. 'Pas à vendre' Edi Rama, reconnaissable à ses deux mètres et son sens de la communication, fait face à l'un des défis les plus sérieux de sa carrière, et les "Rama démission" se mêlent chaque soir aux slogans criant que "l'Albanie n'est pas à vendre" sous les fenêtres de son bureau. "L'Albanie n'a jamais été à vendre", a-t-il répondu devant ses partisans, à l'occasion du 35e anniversaire de la création du parti socialiste, dont il est président. A quelques centaines de mètres à peine des manifestants, il a répété ce qu'il affirme depuis des jours - qu'il s'agit d'une "guerre politique et idéologique qui ne concerne pas l'Albanie". "Toute cette peur exprimée en langues étrangères en soutien à la manifestation est la projection d'une guerre politique et idéologique qui n'est pas la nôtre", a-t-il martelé. Le Premier ministre affirmait déjà la semaine dernière qu'il "n'y a rien à craindre, puisqu'il n'y a pas de projet", accusant la désinformation d'être derrière les manifestations. Ivanka Trump a cependant récemment affirmé dans un podcast "nous avons cinq miles [8km, ndlr] de front de mer directement en face de l'île, cette magnifique péninsule avec un lagon d'un côté, l'océan de l'autre, de magnifiques plages de sable blanc". Corruption ? Au-dessus de ces projets plane la crainte, pour les manifestants, d'un nouveau scandale de corruption dans un pays qui en souffre déjà. Plusieurs responsables du gouvernement d'Edi Rama, le chef du principal parti d'opposition et ancien premier ministre Sali Berisha, l'ancien maire de Tirana ... sont visés dans différentes affaires de corruption. Parmi les demandes des manifestants - outre l'abandon du projet de Zvernec - on trouve une enquête indépendante sur l'attribution des terrains, une véritable protection des aires protégées, l'abrogation de la loi sur les investissements stratégiques, et la démission du Premier ministre ainsi que des responsables impliqués dans l'approbation des constructions. "Le déclencheur, ça a été le projet dans la réserve naturelle de Zvernec, mais en réalité, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles nous manifestons ici aujourd'hui", explique à l'AFP Fadel Dia. "Depuis 36 ans, nous sommes dirigés par des gouvernements corrompus, les uns après les autres. Aucun de ces gouvernements n'a fait quoi que ce soit pour le peuple albanais. Ils n'ont fait que s'enrichir et nous dépouiller. Nous n'avons pas de système de santé, nous n'avons pas... enfin, une des plus grandes parties de Tirana n'a même pas d'école publique..." ajoute le jeune homme de 26 ans qui travaille dans l'informatique. Ce qui ne l'empêche pas de vouloir rester en Albanie - un pays qui a vu des centaines de milliers de jeunes le quitter ces dernières années. "Toute ma vie, on m'a dit de ne pas vivre ici, que ça n'en valait pas la peine, qu'on ne pouvait pas se construire un avenir ici. Mais en réalité, l'Albanie est un pays formidable : nous avons beaucoup de ressources naturelles, de beauté, les gens sont extraordinaires, et la seule chose qui ne va pas dans notre pays, c'est le gouvernement. Et c'est ça que nous voulons changer, parce que je veux vivre dans mon pays et pas ailleurs".
Texte intégral (659 mots)
Depuis presque deux semaines, les manifestations se succèdent dans la capitale albanaise, contre un projet de complexe touristique de luxe, lié à la fille du président américain Donald Trump, Ivanka, et à son mari Jared Kushner. Les manifestations catalysent désormais la colère d'une partie de la population contre la situation du pays et son Premier ministre, au pouvoir depuis 13 ans. "Le problème n'est pas qu'ils essaient de construire un complexe touristique, le problème c'est le manque de transparence et de responsabilité envers la population", explique dans le cortège Kaltrina Hyka, militante pour l'ONG Eco Albania. 'Pas à vendre' Edi Rama, reconnaissable à ses deux mètres et son sens de la communication, fait face à l'un des défis les plus sérieux de sa carrière, et les "Rama démission" se mêlent chaque soir aux slogans criant que "l'Albanie n'est pas à vendre" sous les fenêtres de son bureau. "L'Albanie n'a jamais été à vendre", a-t-il répondu devant ses partisans, à l'occasion du 35e anniversaire de la création du parti socialiste, dont il est président. A quelques centaines de mètres à peine des manifestants, il a répété ce qu'il affirme depuis des jours - qu'il s'agit d'une "guerre politique et idéologique qui ne concerne pas l'Albanie". "Toute cette peur exprimée en langues étrangères en soutien à la manifestation est la projection d'une guerre politique et idéologique qui n'est pas la nôtre", a-t-il martelé. Le Premier ministre affirmait déjà la semaine dernière qu'il "n'y a rien à craindre, puisqu'il n'y a pas de projet", accusant la désinformation d'être derrière les manifestations. Ivanka Trump a cependant récemment affirmé dans un podcast "nous avons cinq miles [8km, ndlr] de front de mer directement en face de l'île, cette magnifique péninsule avec un lagon d'un côté, l'océan de l'autre, de magnifiques plages de sable blanc". Corruption ? Au-dessus de ces projets plane la crainte, pour les manifestants, d'un nouveau scandale de corruption dans un pays qui en souffre déjà. Plusieurs responsables du gouvernement d'Edi Rama, le chef du principal parti d'opposition et ancien premier ministre Sali Berisha, l'ancien maire de Tirana ... sont visés dans différentes affaires de corruption. Parmi les demandes des manifestants - outre l'abandon du projet de Zvernec - on trouve une enquête indépendante sur l'attribution des terrains, une véritable protection des aires protégées, l'abrogation de la loi sur les investissements stratégiques, et la démission du Premier ministre ainsi que des responsables impliqués dans l'approbation des constructions. "Le déclencheur, ça a été le projet dans la réserve naturelle de Zvernec, mais en réalité, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles nous manifestons ici aujourd'hui", explique à l'AFP Fadel Dia. "Depuis 36 ans, nous sommes dirigés par des gouvernements corrompus, les uns après les autres. Aucun de ces gouvernements n'a fait quoi que ce soit pour le peuple albanais. Ils n'ont fait que s'enrichir et nous dépouiller. Nous n'avons pas de système de santé, nous n'avons pas... enfin, une des plus grandes parties de Tirana n'a même pas d'école publique..." ajoute le jeune homme de 26 ans qui travaille dans l'informatique. Ce qui ne l'empêche pas de vouloir rester en Albanie - un pays qui a vu des centaines de milliers de jeunes le quitter ces dernières années. "Toute ma vie, on m'a dit de ne pas vivre ici, que ça n'en valait pas la peine, qu'on ne pouvait pas se construire un avenir ici. Mais en réalité, l'Albanie est un pays formidable : nous avons beaucoup de ressources naturelles, de beauté, les gens sont extraordinaires, et la seule chose qui ne va pas dans notre pays, c'est le gouvernement. Et c'est ça que nous voulons changer, parce que je veux vivre dans mon pays et pas ailleurs".

12.06.2026 à 20:39

FRANCE24
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C'est dans cette ville du Val-de-Marne, où les rivalités politiques font rage, qu'ont pris racine les agissements de la cellule criminelle Athanor: la genèse de cette dérive totale a plongé vendredi la cour et ses acteurs dans une introspection collective. Au mitan des années 2010, deux frères d'une loge maçonnique des Hauts-de-Seine esquissent l'idée d'un contrat d'intimidation, voire d'élimination, visant Sylvain Berrios, aujourd'hui député et alors entré en dissidence contre Henri Plagnol, maire de Saint-Maur-des-Fossés de 2008 à 2014. Un autre élu est lui roué de coups dans son jardin par deux individus cagoulés, qui le photographie le visage ensanglanté, gisant au sol. Tous les ingrédients de ce qui va suivre sont déjà réunis, fait remarquer la cour à plusieurs reprises aux accusés. Elle doit juger, jusqu'au 17 juillet, 26 crimes et 86 délits, dont le meurtre d'un pilote automobile amateur et deux tentatives d'assassinat. Dans cette affaire, Frédéric Vaglio veut venger sa compagne, directrice de cabinet du maire de Saint-Maur, visée notamment par une plainte pour fausses factures, et s'en épanche auprès de son frère de loge, l'ancien agent de la DCRI Daniel Beaulieu, qui l'aide au nom de "l'amitié maçonnique". "Je me suis perdu" Le contrat "allant de la chaise roulante au cercueil" évoqué entre les deux hommes est minimisé devant la cour: "J'en pouvais plus, mais pas de là à l'éliminer. C'était une discussion du type: +si mon voisin pouvait être mort, je serais plus tranquille+", jure Frédéric Vaglio. Il reconnaît néanmoins avoir mis "ce jour-là le doigt dans un engrenage". "Beaucoup de choses se sont cristallisées à ce moment-là et vont expliquer la suite", admet-il, sans parvenir à justifier sa bascule dans la criminalité, lui qui n'avait jamais été condamné. L'idée, "comme d'habitude", est "de faire comme dans les services (de renseignement, NDLR), avec des agents en activité, habitués", relate M. Vaglio, citant son frère de loge Daniel Beaulieu. Et "avec ses équipes à lui", qu'il affirme ne pas connaître. C'est la première d'une longue liste de missions confiées à Sébastien Leroy, le futur bras armé d'Athanor, qui, manipulé par Daniel Beaulieu, pense agir pour le compte de l’État. Il "fallait choquer Berrios", se remémore l'ancien espion, en fauteuil roulant depuis sa tentative de suicide en détention. L'élu remporte la mairie en 2014 face à Henri Plagnol, évinçant du même coup la compagne de Frédéric Vaglio. "Vous vous êtes dit quoi ?", s'impatiente la présidente, Caroline Viguier, "que vous alliez créer une cellule menant des actions violentes jusqu'à ce que mort s'en suive ?" "Je me suis perdu", reconnaît Daniel Beaulieu, qui admet n'avoir raconté "que des mensonges" à l'exécutant des missions, Sébastien Leroy, persuadé d'effectuer des missions "hors cadre" de la DGSI et non des contrats privés. Sébastien Leroy "sait qu'il a gâché la vie de plusieurs personnes (...), est-ce que vous ne pensez pas avoir gâché la sienne ?", l'interroge Me Antoine Ory, l'un de ses avocats. "J'ai perdu M. Leroy dedans. Pardon", admet Daniel Beaulieu. L'ancien agent de sécurité de 36 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, accuse de son côté son ancien ami Dylan Bilheude d'avoir agressé à ses côtés l'un des deux élus, ce que ce dernier dément "depuis cinq ans et demi". Également mis en cause pour avoir tiré une balle en plein cœur d'un pilote automobile dans un parking de Levallois-Perret, le Breton de 33 ans clame son innocence à la barre depuis le début du procès. Des photos de vidéosurveillance prises près du domicile de l'élu tabassé montrent Sébastien Leroy accompagné d'un complice, dont le visage pixelisé ne permet pas de l'identifier. "Ça fait deux mois que je vous vois dans la salle, M. Bilheude, je vous reconnais sur cette photo", a déclaré l'avocate générale Annabelle Philippe. "C'est de la folie", lui répond l'accusé, "c'est votre ressenti" et "vous vous trompez". Vingt-deux personnes sont jugées jusqu'au 17 juillet.
Texte intégral (690 mots)
C'est dans cette ville du Val-de-Marne, où les rivalités politiques font rage, qu'ont pris racine les agissements de la cellule criminelle Athanor: la genèse de cette dérive totale a plongé vendredi la cour et ses acteurs dans une introspection collective. Au mitan des années 2010, deux frères d'une loge maçonnique des Hauts-de-Seine esquissent l'idée d'un contrat d'intimidation, voire d'élimination, visant Sylvain Berrios, aujourd'hui député et alors entré en dissidence contre Henri Plagnol, maire de Saint-Maur-des-Fossés de 2008 à 2014. Un autre élu est lui roué de coups dans son jardin par deux individus cagoulés, qui le photographie le visage ensanglanté, gisant au sol. Tous les ingrédients de ce qui va suivre sont déjà réunis, fait remarquer la cour à plusieurs reprises aux accusés. Elle doit juger, jusqu'au 17 juillet, 26 crimes et 86 délits, dont le meurtre d'un pilote automobile amateur et deux tentatives d'assassinat. Dans cette affaire, Frédéric Vaglio veut venger sa compagne, directrice de cabinet du maire de Saint-Maur, visée notamment par une plainte pour fausses factures, et s'en épanche auprès de son frère de loge, l'ancien agent de la DCRI Daniel Beaulieu, qui l'aide au nom de "l'amitié maçonnique". "Je me suis perdu" Le contrat "allant de la chaise roulante au cercueil" évoqué entre les deux hommes est minimisé devant la cour: "J'en pouvais plus, mais pas de là à l'éliminer. C'était une discussion du type: +si mon voisin pouvait être mort, je serais plus tranquille+", jure Frédéric Vaglio. Il reconnaît néanmoins avoir mis "ce jour-là le doigt dans un engrenage". "Beaucoup de choses se sont cristallisées à ce moment-là et vont expliquer la suite", admet-il, sans parvenir à justifier sa bascule dans la criminalité, lui qui n'avait jamais été condamné. L'idée, "comme d'habitude", est "de faire comme dans les services (de renseignement, NDLR), avec des agents en activité, habitués", relate M. Vaglio, citant son frère de loge Daniel Beaulieu. Et "avec ses équipes à lui", qu'il affirme ne pas connaître. C'est la première d'une longue liste de missions confiées à Sébastien Leroy, le futur bras armé d'Athanor, qui, manipulé par Daniel Beaulieu, pense agir pour le compte de l’État. Il "fallait choquer Berrios", se remémore l'ancien espion, en fauteuil roulant depuis sa tentative de suicide en détention. L'élu remporte la mairie en 2014 face à Henri Plagnol, évinçant du même coup la compagne de Frédéric Vaglio. "Vous vous êtes dit quoi ?", s'impatiente la présidente, Caroline Viguier, "que vous alliez créer une cellule menant des actions violentes jusqu'à ce que mort s'en suive ?" "Je me suis perdu", reconnaît Daniel Beaulieu, qui admet n'avoir raconté "que des mensonges" à l'exécutant des missions, Sébastien Leroy, persuadé d'effectuer des missions "hors cadre" de la DGSI et non des contrats privés. Sébastien Leroy "sait qu'il a gâché la vie de plusieurs personnes (...), est-ce que vous ne pensez pas avoir gâché la sienne ?", l'interroge Me Antoine Ory, l'un de ses avocats. "J'ai perdu M. Leroy dedans. Pardon", admet Daniel Beaulieu. L'ancien agent de sécurité de 36 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, accuse de son côté son ancien ami Dylan Bilheude d'avoir agressé à ses côtés l'un des deux élus, ce que ce dernier dément "depuis cinq ans et demi". Également mis en cause pour avoir tiré une balle en plein cœur d'un pilote automobile dans un parking de Levallois-Perret, le Breton de 33 ans clame son innocence à la barre depuis le début du procès. Des photos de vidéosurveillance prises près du domicile de l'élu tabassé montrent Sébastien Leroy accompagné d'un complice, dont le visage pixelisé ne permet pas de l'identifier. "Ça fait deux mois que je vous vois dans la salle, M. Bilheude, je vous reconnais sur cette photo", a déclaré l'avocate générale Annabelle Philippe. "C'est de la folie", lui répond l'accusé, "c'est votre ressenti" et "vous vous trompez". Vingt-deux personnes sont jugées jusqu'au 17 juillet.

12.06.2026 à 20:23

FRANCE24
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Née à Paris en 1933, Arlette Testyler, dont le père est mort à Auschwitz, est arrêtée avec sa mère Malka et sa sœur Madeleine le 16 juillet 1942, puis conduite au Vélodrome d'Hiver avant d'être internée au camp de transit de Beaune-la-Rolande, dont elles parviennent à s'évader, rappelle la Fondation. Sa sœur et elle sont ensuite cachées, jusqu’à la Libération, par une famille de Vendôme (Loir-et-Cher), Jeanne et Jean Philippeau, reconnus Justes parmi les Nations en 2025. "Je veux appeler l'Histoire pour repousser l'ombre froide de l'oubli et de l'ignorance", avait déclaré Arlette Testyler, au moment de cette reconnaissance à titre posthume. "Désormais, la mémoire est une ligne de résistance", car "la vague remonte, en particulier en Europe", avait-elle alors ajouté. Présidente de l’Union des déportés d’Auschwitz depuis fin 2024, Arlette Testyler intervenait dans les établissements scolaires, les lieux de mémoire et les cérémonies commémoratives. "Après son mari Charles et avec elle s'éteint une voix essentielle de notre mémoire collective, celle d’une enfant du Vel d'Hiv devenue, tout au long de sa vie, une passeuse infatigable de vérité, de courage et d'humanité", a réagi Ariel Goldman, président du Fonds social juif unifié (FSJU). Arlette Testyler "a consacré son existence à raconter l’indicible, à dire l'injustice subie par les siens, et à transmettre aux jeunes générations l'exigence du souvenir", a-t-il ajouté.
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Née à Paris en 1933, Arlette Testyler, dont le père est mort à Auschwitz, est arrêtée avec sa mère Malka et sa sœur Madeleine le 16 juillet 1942, puis conduite au Vélodrome d'Hiver avant d'être internée au camp de transit de Beaune-la-Rolande, dont elles parviennent à s'évader, rappelle la Fondation. Sa sœur et elle sont ensuite cachées, jusqu’à la Libération, par une famille de Vendôme (Loir-et-Cher), Jeanne et Jean Philippeau, reconnus Justes parmi les Nations en 2025. "Je veux appeler l'Histoire pour repousser l'ombre froide de l'oubli et de l'ignorance", avait déclaré Arlette Testyler, au moment de cette reconnaissance à titre posthume. "Désormais, la mémoire est une ligne de résistance", car "la vague remonte, en particulier en Europe", avait-elle alors ajouté. Présidente de l’Union des déportés d’Auschwitz depuis fin 2024, Arlette Testyler intervenait dans les établissements scolaires, les lieux de mémoire et les cérémonies commémoratives. "Après son mari Charles et avec elle s'éteint une voix essentielle de notre mémoire collective, celle d’une enfant du Vel d'Hiv devenue, tout au long de sa vie, une passeuse infatigable de vérité, de courage et d'humanité", a réagi Ariel Goldman, président du Fonds social juif unifié (FSJU). Arlette Testyler "a consacré son existence à raconter l’indicible, à dire l'injustice subie par les siens, et à transmettre aux jeunes générations l'exigence du souvenir", a-t-il ajouté.

12.06.2026 à 20:21

FRANCE24
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"On s'est octroyé le luxe de réfléchir un peu. Je crois qu'on a encore des choses à vivre sur la glace en compétition, donc on se relance dans un nouveau challenge", a expliqué Guillaume Cizeron aux côtés de sa partenaire lors d'une visio avec l'AFP et L'Equipe. Fin mars, Cizeron et Fournier Beaudry avaient clôturé leur première saison ensemble avec un titre mondial, atteignant tous leurs objectifs en un temps record. Les deux patineurs avaient alors laissé planer un doute quant à la suite qu'ils souhaitaient donner à leur carrière. Mais après réflexion, ils ont donc estimé avoir encore des choses à explorer en compétition. "On voulait vraiment réfléchir à la raison qui nous ferait continuer, et on avait la curiosité de poursuivre ce qu'on avait commencé", a expliqué Laurence Fournier Beaudry. "On a touché à quelque chose, mais on n'a pas eu le temps de le développer à 100%." "Se sentir avancer" "En cherchant une raison de continuer, on a fini par se poser la question de pourquoi arrêter", a poursuivi Cizeron. "Et vu qu'il n'y avait pas vraiment de bonne raison d'arrêter maintenant, on continue." Porté par une ambition artistique toujours plus poussée, le duo a donc décidé de poursuivre l'aventure et commence déjà à imaginer les programmes qu'ils présenteront l'année prochaine. "Il y a des journées où on a des bonnes idées, d'autres journées où on se perd...", a développé la patineuse de 33 ans. "On y va un peu au jour le jour, on se laisse un peu emporter par ce dont on a envie, ce qu'on découvre, ce qu'on crée. Mais on en est vraiment encore au tout début." La saison dernière, les deux amis avaient déjà placé la barre haut avec deux programmes particulièrement ambitieux: un voguing exigeant pour la danse rythmique et une plongée intime dans un univers poétique pour la danse libre qui avait donné lieu à plusieurs moments de grâce. Et c'est désormais le plaisir de créer et de toucher le public qui les anime. "Plus on avance, plus il y a une exigence qui est haute par rapport à ce qu'on a envie de délivrer", a développé Cizeron. "Et c'est ça qui est le plus difficile, c'est qu'il faut vraiment aller chercher l'approche et les mouvements qui font en sorte qu'on se sent avancer vers quelque chose qu'on n'a pas encore fait." "Année après année" "Cela prend des heures, ça prend de la recherche chorégraphique, mais on y vient... Là, on vient à peine de décider qu'on continuait, donc on commence à un peu débattre lucidement d'idées, de directions, de programmes. C'est toute une gestation." Le Clermontois avait déjà remporté cinq titres mondiaux et une couronne olympique aux JO de Pékin avec sa précédente partenaire, Gabriella Papadakis. Mais le duo avait fini par se séparer dans la douleur fin 2024, Papadakis accusant Cizeron d'avoir exercé sur elle une forme d'emprise psychologique au cours de leur carrière commune. A la surprise générale, Cizeron avait annoncé quelques semaines plus tard reprendre la compétition avec la Canadienne naturalisée française Laurence Fournier Beaudry, avec les JO-2026 dans le viseur. Ils voient désormais plus loin et envisagent "évidemment" les prochains Jeux olympiques, qui auront lieu dans les Alpes françaises dans quatre ans. "On avance année après année mais le fait que les Jeux soient en France, c'est certain que ça nous inspire et ça nous titille. Le timing est quand même sympa", a déclaré en souriant le patineur de 31 ans.
Texte intégral (625 mots)
"On s'est octroyé le luxe de réfléchir un peu. Je crois qu'on a encore des choses à vivre sur la glace en compétition, donc on se relance dans un nouveau challenge", a expliqué Guillaume Cizeron aux côtés de sa partenaire lors d'une visio avec l'AFP et L'Equipe. Fin mars, Cizeron et Fournier Beaudry avaient clôturé leur première saison ensemble avec un titre mondial, atteignant tous leurs objectifs en un temps record. Les deux patineurs avaient alors laissé planer un doute quant à la suite qu'ils souhaitaient donner à leur carrière. Mais après réflexion, ils ont donc estimé avoir encore des choses à explorer en compétition. "On voulait vraiment réfléchir à la raison qui nous ferait continuer, et on avait la curiosité de poursuivre ce qu'on avait commencé", a expliqué Laurence Fournier Beaudry. "On a touché à quelque chose, mais on n'a pas eu le temps de le développer à 100%." "Se sentir avancer" "En cherchant une raison de continuer, on a fini par se poser la question de pourquoi arrêter", a poursuivi Cizeron. "Et vu qu'il n'y avait pas vraiment de bonne raison d'arrêter maintenant, on continue." Porté par une ambition artistique toujours plus poussée, le duo a donc décidé de poursuivre l'aventure et commence déjà à imaginer les programmes qu'ils présenteront l'année prochaine. "Il y a des journées où on a des bonnes idées, d'autres journées où on se perd...", a développé la patineuse de 33 ans. "On y va un peu au jour le jour, on se laisse un peu emporter par ce dont on a envie, ce qu'on découvre, ce qu'on crée. Mais on en est vraiment encore au tout début." La saison dernière, les deux amis avaient déjà placé la barre haut avec deux programmes particulièrement ambitieux: un voguing exigeant pour la danse rythmique et une plongée intime dans un univers poétique pour la danse libre qui avait donné lieu à plusieurs moments de grâce. Et c'est désormais le plaisir de créer et de toucher le public qui les anime. "Plus on avance, plus il y a une exigence qui est haute par rapport à ce qu'on a envie de délivrer", a développé Cizeron. "Et c'est ça qui est le plus difficile, c'est qu'il faut vraiment aller chercher l'approche et les mouvements qui font en sorte qu'on se sent avancer vers quelque chose qu'on n'a pas encore fait." "Année après année" "Cela prend des heures, ça prend de la recherche chorégraphique, mais on y vient... Là, on vient à peine de décider qu'on continuait, donc on commence à un peu débattre lucidement d'idées, de directions, de programmes. C'est toute une gestation." Le Clermontois avait déjà remporté cinq titres mondiaux et une couronne olympique aux JO de Pékin avec sa précédente partenaire, Gabriella Papadakis. Mais le duo avait fini par se séparer dans la douleur fin 2024, Papadakis accusant Cizeron d'avoir exercé sur elle une forme d'emprise psychologique au cours de leur carrière commune. A la surprise générale, Cizeron avait annoncé quelques semaines plus tard reprendre la compétition avec la Canadienne naturalisée française Laurence Fournier Beaudry, avec les JO-2026 dans le viseur. Ils voient désormais plus loin et envisagent "évidemment" les prochains Jeux olympiques, qui auront lieu dans les Alpes françaises dans quatre ans. "On avance année après année mais le fait que les Jeux soient en France, c'est certain que ça nous inspire et ça nous titille. Le timing est quand même sympa", a déclaré en souriant le patineur de 31 ans.

12.06.2026 à 20:17

FRANCE24
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L'avocat général avait requis 12 ans ferme. La cour criminelle du Rhône "souhaite marquer la gravité des faits, qui ont commis un préjudice très important" à la victime, a déclaré sa présidente, Dominique Thevenet, les "traits de perversité" de l'accusé l'ayant fortement "inquiétée". L'homme de 39 ans a été déclaré coupable de l'entièreté des faits qui lui étaient reprochés, une décision motivée par "la répétition", la "durée", et la "violence verbale" dont il a fait preuve envers elle, dans les vidéos qu'il a filmées à son insu. Outre un suivi socio-judiciaire et une injonction de soin, l'ex-garde du corps s'est vu retirer l'entièreté de l'autorité parentale sur le fils qu'il a eu avec sa compagne. L'accusé, musculature saillante dans une chemise blanche, n'a esquissé aucune réaction. Sur le banc de la partie civile, la victime pleure dans les bras de son père, avant de sourire quelques minutes plus tard. "C'est définitivement une page qui se tourne pour une femme qui a pleuré pour la première fois", a confié à l'AFP son avocate, Me Julia Studient, évoquant une peine "à la hauteur du dossier". Cette peine est "nécessaire pour cette atteinte physique et psychique à celle qui partageait sa vie, +chosifiée+ en simple accessoire sexuel, livrée aux fantasmes pervers", d'un "pervers sexuel" au "comportement machiavélique", avait lancé plus tôt l'avocat général, Michel Guedes. Neuf versions La cour a également souhaité souligner le "courage" et la "dignité" de cette commerçante de 40 ans, à laquelle elle souhaite de pouvoir "revivre des moments heureux, dans la suite de (son) existence", peut-être "avec un homme". La plaignante a été "déshumanisée, traitée comme un objet", comme un "jouet", a fustigé de son côté devant la cour criminelle du Rhône son avocate, Me Julia Studient. Au cœur de l'affaire, des vidéos, insoutenables, projetées à l'audience, où l'accusé, propos dégradants à l'appui, viole et agresse sexuellement sa compagne et mère de son fils, inerte. L'accusé "mérite une nouvelle chance, tout le monde le mérite", avait pour sa part plaidé son avocat, Me Gabriel Versini-Bullara. Et de solliciter une peine "en deçà des 12 ans" requis. En début d’après-midi, l’accusé avait avoué avoir "à deux reprises, administré des cachets à sa compagne", un revirement par rapport à la veille où il avait fermement nié l’avoir "jamais droguée". Car "aujourd’hui, je dis la vérité", répond-il à Me Studient, qui lui demande "comment" le "croire" alors qu'il a livré neuf versions différentes depuis le début de l’affaire. "Gourou" Les faits s'étendent de 2015 au 13 juin 2023, jour de l'interpellation de l'accusé au domicile conjugal. Dans son téléphone sont notamment retrouvées des conversations en ligne au cours desquelles il partageait des images volées de sa compagne, et mère de son fils, dénudée. Une diffusion qui prive la victime de "son droit à l'oubli", a regretté Me Studient. Mais l'enquête qui le vise remonte à l'arrestation, en septembre 2020, de Dominique Pelicot, condamné en 2024 à 20 ans de prison pour avoir violé et livré sa femme Gisèle à des dizaines d'inconnus. Dans une conversation en ligne retrouvée après son interpellation, Dominique Pelicot offre ses conseils à l'accusé, se plaçant, comme le dit l'avocat général, "en gourou averti à ce nouvel adepte". "Je vous suis à la lettre", lui avait répondu son interlocuteur, qui est allé jusqu'à proposer à Dominique Pelicot de venir à Lyon, afin de passer lui-même à l'acte. Mais celui-ci n'a jamais fait le voyage, comme le démontrera l'enquête, et comme l'assure avec force l'accusé, preuve supplémentaire selon lui que ses déviances sexuelles ne sont que "virtuelles". "Je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait", a aussi répété l'accusé, d'une voix chevrotante. "Je vous demande pardon, à Véro (prénom d'emprunt), à mes enfants, à sa famille. J'avais tout, j'ai tout détruit."
Texte intégral (675 mots)
L'avocat général avait requis 12 ans ferme. La cour criminelle du Rhône "souhaite marquer la gravité des faits, qui ont commis un préjudice très important" à la victime, a déclaré sa présidente, Dominique Thevenet, les "traits de perversité" de l'accusé l'ayant fortement "inquiétée". L'homme de 39 ans a été déclaré coupable de l'entièreté des faits qui lui étaient reprochés, une décision motivée par "la répétition", la "durée", et la "violence verbale" dont il a fait preuve envers elle, dans les vidéos qu'il a filmées à son insu. Outre un suivi socio-judiciaire et une injonction de soin, l'ex-garde du corps s'est vu retirer l'entièreté de l'autorité parentale sur le fils qu'il a eu avec sa compagne. L'accusé, musculature saillante dans une chemise blanche, n'a esquissé aucune réaction. Sur le banc de la partie civile, la victime pleure dans les bras de son père, avant de sourire quelques minutes plus tard. "C'est définitivement une page qui se tourne pour une femme qui a pleuré pour la première fois", a confié à l'AFP son avocate, Me Julia Studient, évoquant une peine "à la hauteur du dossier". Cette peine est "nécessaire pour cette atteinte physique et psychique à celle qui partageait sa vie, +chosifiée+ en simple accessoire sexuel, livrée aux fantasmes pervers", d'un "pervers sexuel" au "comportement machiavélique", avait lancé plus tôt l'avocat général, Michel Guedes. Neuf versions La cour a également souhaité souligner le "courage" et la "dignité" de cette commerçante de 40 ans, à laquelle elle souhaite de pouvoir "revivre des moments heureux, dans la suite de (son) existence", peut-être "avec un homme". La plaignante a été "déshumanisée, traitée comme un objet", comme un "jouet", a fustigé de son côté devant la cour criminelle du Rhône son avocate, Me Julia Studient. Au cœur de l'affaire, des vidéos, insoutenables, projetées à l'audience, où l'accusé, propos dégradants à l'appui, viole et agresse sexuellement sa compagne et mère de son fils, inerte. L'accusé "mérite une nouvelle chance, tout le monde le mérite", avait pour sa part plaidé son avocat, Me Gabriel Versini-Bullara. Et de solliciter une peine "en deçà des 12 ans" requis. En début d’après-midi, l’accusé avait avoué avoir "à deux reprises, administré des cachets à sa compagne", un revirement par rapport à la veille où il avait fermement nié l’avoir "jamais droguée". Car "aujourd’hui, je dis la vérité", répond-il à Me Studient, qui lui demande "comment" le "croire" alors qu'il a livré neuf versions différentes depuis le début de l’affaire. "Gourou" Les faits s'étendent de 2015 au 13 juin 2023, jour de l'interpellation de l'accusé au domicile conjugal. Dans son téléphone sont notamment retrouvées des conversations en ligne au cours desquelles il partageait des images volées de sa compagne, et mère de son fils, dénudée. Une diffusion qui prive la victime de "son droit à l'oubli", a regretté Me Studient. Mais l'enquête qui le vise remonte à l'arrestation, en septembre 2020, de Dominique Pelicot, condamné en 2024 à 20 ans de prison pour avoir violé et livré sa femme Gisèle à des dizaines d'inconnus. Dans une conversation en ligne retrouvée après son interpellation, Dominique Pelicot offre ses conseils à l'accusé, se plaçant, comme le dit l'avocat général, "en gourou averti à ce nouvel adepte". "Je vous suis à la lettre", lui avait répondu son interlocuteur, qui est allé jusqu'à proposer à Dominique Pelicot de venir à Lyon, afin de passer lui-même à l'acte. Mais celui-ci n'a jamais fait le voyage, comme le démontrera l'enquête, et comme l'assure avec force l'accusé, preuve supplémentaire selon lui que ses déviances sexuelles ne sont que "virtuelles". "Je ne me reconnais pas dans ce que j'ai fait", a aussi répété l'accusé, d'une voix chevrotante. "Je vous demande pardon, à Véro (prénom d'emprunt), à mes enfants, à sa famille. J'avais tout, j'ai tout détruit."

12.06.2026 à 20:12

Achren VERDIAN
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Les États-Unis et l’Iran affichent leur optimisme et assurent n’avoir jamais été aussi proches d’un accord. En France, l’affaire Lyhanna, cette fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, provoque une vive émotion et une colère grandissante contre les dysfonctionnements de la justice. Enfin, l’événement sportif le plus suivi de la planète s'est ouvert hier dans un contexte géopolitique tendu...  
Texte intégral (675 mots)
Les États-Unis et l’Iran affichent leur optimisme et assurent n’avoir jamais été aussi proches d’un accord. En France, l’affaire Lyhanna, cette fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, provoque une vive émotion et une colère grandissante contre les dysfonctionnements de la justice. Enfin, l’événement sportif le plus suivi de la planète s'est ouvert hier dans un contexte géopolitique tendu...  

12.06.2026 à 19:30

Juliette FIEVET
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Rendez-vous avec la star de la chanson Amel Bent. En vingt ans de carrière, Amel a écoulé plus d’un million d’albums et récolté de nombreux trophées. Avec sa capacité à fédérer tant le monde de la variété que celui de la musique urbaine, elle a su s’imposer comme l’une des figures principales de la pop française. Retour sur son enfance à La Courneuve, ainsi que son lien avec Charles Aznavour et le monde du rap. Dans cet épisode, LaCrim offre la vidéo surprise.
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Rendez-vous avec la star de la chanson Amel Bent. En vingt ans de carrière, Amel a écoulé plus d’un million d’albums et récolté de nombreux trophées. Avec sa capacité à fédérer tant le monde de la variété que celui de la musique urbaine, elle a su s’imposer comme l’une des figures principales de la pop française. Retour sur son enfance à La Courneuve, ainsi que son lien avec Charles Aznavour et le monde du rap. Dans cet épisode, LaCrim offre la vidéo surprise.

12.06.2026 à 19:25

FRANCE24
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La médaille de Pelé, tout jeune adolescent surdoué, fait partie d’un catalogue de 450 objets liés à la Coupe du monde mis en vente par les spécialistes des souvenirs sportifs BUDDS, qui visent au total quelque 2 millions de livres sterling (2,32 M EUR). Un maillot du Brésil porté par Pelé lors de la finale de 1958 est estimé à plus de 6 millions de dollars dans le cadre d’une vente aux enchères distincte chez Sotheby’s à New York, qui se déroulera du 29 juin au 16 juillet, soit trois jours avant la finale de la Coupe du monde qui a débuté ce jeudi. Dans cette finale mémorable de 1958, Pelé, 17 ans, a marqué un doublé lors de la large victoire 5-2 contre la Suède, pays hôte. Soit la première des cinq couronnes mondiales du Brésil, dont trois avec "O Rei", un record. Pelé, de son vrai nom Edson Arantes do Nascimento, est décédé en décembre 2022 à l’âge de 82 ans après avoir été diagnostiqué d’un cancer du côlon. Parmi les autres lots de la vente aux enchères britannique figure le maillot porté par le gardien de but anglais Gordon Banks auteur d'un arrêt exceptionnel face à Pelé lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique. Ce qui a fait dire à Pelé: "J’ai marqué un but, mais Banks l’a arrêté". Les passionnés pourront également enchérir sur la médaille d'or d'une autre vedette du foot anglais Alan Ball, sacré champion du monde en 1966. Une vente aux enchères en ligne se déroule du 1er au 21 juin, avec des maillots des nations participant à la Coupe du monde 2026, avant une vente en présentiel le 25 juin dans les salles des enchères de BUDDS à Wellingborough, dans le centre de l’Angleterre.
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La médaille de Pelé, tout jeune adolescent surdoué, fait partie d’un catalogue de 450 objets liés à la Coupe du monde mis en vente par les spécialistes des souvenirs sportifs BUDDS, qui visent au total quelque 2 millions de livres sterling (2,32 M EUR). Un maillot du Brésil porté par Pelé lors de la finale de 1958 est estimé à plus de 6 millions de dollars dans le cadre d’une vente aux enchères distincte chez Sotheby’s à New York, qui se déroulera du 29 juin au 16 juillet, soit trois jours avant la finale de la Coupe du monde qui a débuté ce jeudi. Dans cette finale mémorable de 1958, Pelé, 17 ans, a marqué un doublé lors de la large victoire 5-2 contre la Suède, pays hôte. Soit la première des cinq couronnes mondiales du Brésil, dont trois avec "O Rei", un record. Pelé, de son vrai nom Edson Arantes do Nascimento, est décédé en décembre 2022 à l’âge de 82 ans après avoir été diagnostiqué d’un cancer du côlon. Parmi les autres lots de la vente aux enchères britannique figure le maillot porté par le gardien de but anglais Gordon Banks auteur d'un arrêt exceptionnel face à Pelé lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique. Ce qui a fait dire à Pelé: "J’ai marqué un but, mais Banks l’a arrêté". Les passionnés pourront également enchérir sur la médaille d'or d'une autre vedette du foot anglais Alan Ball, sacré champion du monde en 1966. Une vente aux enchères en ligne se déroule du 1er au 21 juin, avec des maillots des nations participant à la Coupe du monde 2026, avant une vente en présentiel le 25 juin dans les salles des enchères de BUDDS à Wellingborough, dans le centre de l’Angleterre.
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