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13.06.2026 à 18:29

FRANCE24
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Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le centre de Belfast pour dénoncer les émeutes anti-immigrés qui s'y sont déroulées après une violente attaque au couteau pour laquelle un Soudanais a été inculpé.
Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le centre de Belfast pour dénoncer les émeutes anti-immigrés qui s'y sont déroulées après une violente attaque au couteau pour laquelle un Soudanais a été inculpé.

13.06.2026 à 18:16

FRANCE24
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Les supporters de l'équipe du Brésil, qui affronte le Maroc samedi soir au MetLife Stadium dans le New Jersey, ont mis l'ambiance à Times Square. En plein New York, la vague jaune et verte a donné le ton à la veille de l'entrée en lice de la Seleção, emmenée par son sélectionneur Carlo Ancelotti.
Les supporters de l'équipe du Brésil, qui affronte le Maroc samedi soir au MetLife Stadium dans le New Jersey, ont mis l'ambiance à Times Square. En plein New York, la vague jaune et verte a donné le ton à la veille de l'entrée en lice de la Seleção, emmenée par son sélectionneur Carlo Ancelotti.

13.06.2026 à 18:09

FRANCE24
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Laquelle dépendra en bonne partie des discussions sur un accord de paix avec l'Iran, qui s'accélèrent. "Il n'est pas possible de +gérer Trump+ comme pendant son premier mandat", explique à l'AFP Liana Fix, chercheuse associée au Council on Foreign Relations, avant ce sommet qui rassemblera la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Tous ces pays ont subi les foudres commerciales ou les intimidations diplomatiques de Donald Trump. A l'exception de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, que le président américain apprécie beaucoup, les dirigeants attendus au bord du lac Léman ont tous été la cible d'attaques, de critiques ou de moqueries du milliardaire républicain. "Se préparer au pire" Ni l'impopularité croissante aux Etats-Unis de Donald Trump, qui pourrait lui coûter le contrôle du Congrès en novembre, ni l'annulation par la Cour suprême de ses droits de douane tous azimuts ne devraient le radoucir. Les Européens en particulier ont appris à "espérer le meilleur tout en se préparant au pire", résume Liana Fix. "Je ne crois pas que nous verrons un président affaibli. Je pense qu'il va y aller et faire ce qu'il fait toujours, à savoir essayer de passer en force sur des sujets très compliqués", analyse pour l'AFP Jackson Janes, expert au German Marshall Fund of the United States. Donald Trump "dit qu'il n'aime pas ces réunions multilatérales" mais "il ne supporte pas que des dirigeants du monde entier se rassemblent sans lui", a pour sa part souligné Victor Cha, expert au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS), pendant une conférence de presse. Versailles Le président français Emmanuel Macron l'a même convaincu de s'attarder mercredi après le sommet pour un dîner à Versailles, qui devrait combler le goût du milliardaire pour les décors fastueux. Ce dîner est une manière de célébrer le 250ème anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis dans un "haut lieu de l'amitié franco-américaine où fut signé en 1783 le traité consacrant" cette indépendance, selon la présidence française. La France s'est déjà efforcée de mettre le président américain dans les meilleures dispositions, en changeant les dates du sommet pour qu'il ne coïncide pas avec un tournoi de MMA organisé dimanche à la Maison Blanche, le jour du 80e anniversaire de Donald Trump. Plusieurs analystes soulignent qu'au-delà des sautes d'humeur imprévisibles du président américain, les sujets de discussion proposés par Paris s'alignent avec certains de ses centres d'intérêts. Ormuz et Ukraine Un haut responsable américain a jugé "très intelligent" et "pertinent" de la part de la France de mettre les déséquilibres commerciaux à l'ordre du jour du sommet. Le président américain, qui a violemment reproché aux alliés des Etats-Unis de ne pas lui avoir prêté main forte face à l'Iran, devrait profiter de son passage en France pour évoquer une participation de certains d'entre eux, France et Royaume-Uni notamment, à des opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz. Il verra aussi à Evian les dirigeants qatari, emirati et égyptien. Si la donne n'a pas été bouleversée depuis l'an dernier en ce qui concerne les relations entre le dirigeant républicain et les dirigeants des pays traditionnellement alliés aux Etats-Unis, le rapport de forces s'est quelque peu modifié concernant l'Ukraine. "En 2025 les Européens étaient résignés à s'incliner face à Trump" pour tenter de préserver le soutien américain à Kiev, mais "nous sommes aujourd'hui dans une dynamique différente, où l'Ukraine est moins dépendante des Etats-Unis", a indiqué Max Bergmann, expert au CSIS, pendant un échange avec des journalistes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui sait sans doute mieux que quiconque qu'une rencontre avec Donald Trump peut facilement dégénérer, participera mardi à une réunion de travail avec les dirigeants du G7, en présence du président américain. Un haut responsable américain n'a pas exclu que les deux dirigeants aient un rapide tête-à-tête en marge de cette réunion, mais précisé qu'aucun entretien bilatéral formel n'était prévu.
Texte intégral (718 mots)
Laquelle dépendra en bonne partie des discussions sur un accord de paix avec l'Iran, qui s'accélèrent. "Il n'est pas possible de +gérer Trump+ comme pendant son premier mandat", explique à l'AFP Liana Fix, chercheuse associée au Council on Foreign Relations, avant ce sommet qui rassemblera la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Tous ces pays ont subi les foudres commerciales ou les intimidations diplomatiques de Donald Trump. A l'exception de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, que le président américain apprécie beaucoup, les dirigeants attendus au bord du lac Léman ont tous été la cible d'attaques, de critiques ou de moqueries du milliardaire républicain. "Se préparer au pire" Ni l'impopularité croissante aux Etats-Unis de Donald Trump, qui pourrait lui coûter le contrôle du Congrès en novembre, ni l'annulation par la Cour suprême de ses droits de douane tous azimuts ne devraient le radoucir. Les Européens en particulier ont appris à "espérer le meilleur tout en se préparant au pire", résume Liana Fix. "Je ne crois pas que nous verrons un président affaibli. Je pense qu'il va y aller et faire ce qu'il fait toujours, à savoir essayer de passer en force sur des sujets très compliqués", analyse pour l'AFP Jackson Janes, expert au German Marshall Fund of the United States. Donald Trump "dit qu'il n'aime pas ces réunions multilatérales" mais "il ne supporte pas que des dirigeants du monde entier se rassemblent sans lui", a pour sa part souligné Victor Cha, expert au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS), pendant une conférence de presse. Versailles Le président français Emmanuel Macron l'a même convaincu de s'attarder mercredi après le sommet pour un dîner à Versailles, qui devrait combler le goût du milliardaire pour les décors fastueux. Ce dîner est une manière de célébrer le 250ème anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis dans un "haut lieu de l'amitié franco-américaine où fut signé en 1783 le traité consacrant" cette indépendance, selon la présidence française. La France s'est déjà efforcée de mettre le président américain dans les meilleures dispositions, en changeant les dates du sommet pour qu'il ne coïncide pas avec un tournoi de MMA organisé dimanche à la Maison Blanche, le jour du 80e anniversaire de Donald Trump. Plusieurs analystes soulignent qu'au-delà des sautes d'humeur imprévisibles du président américain, les sujets de discussion proposés par Paris s'alignent avec certains de ses centres d'intérêts. Ormuz et Ukraine Un haut responsable américain a jugé "très intelligent" et "pertinent" de la part de la France de mettre les déséquilibres commerciaux à l'ordre du jour du sommet. Le président américain, qui a violemment reproché aux alliés des Etats-Unis de ne pas lui avoir prêté main forte face à l'Iran, devrait profiter de son passage en France pour évoquer une participation de certains d'entre eux, France et Royaume-Uni notamment, à des opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz. Il verra aussi à Evian les dirigeants qatari, emirati et égyptien. Si la donne n'a pas été bouleversée depuis l'an dernier en ce qui concerne les relations entre le dirigeant républicain et les dirigeants des pays traditionnellement alliés aux Etats-Unis, le rapport de forces s'est quelque peu modifié concernant l'Ukraine. "En 2025 les Européens étaient résignés à s'incliner face à Trump" pour tenter de préserver le soutien américain à Kiev, mais "nous sommes aujourd'hui dans une dynamique différente, où l'Ukraine est moins dépendante des Etats-Unis", a indiqué Max Bergmann, expert au CSIS, pendant un échange avec des journalistes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui sait sans doute mieux que quiconque qu'une rencontre avec Donald Trump peut facilement dégénérer, participera mardi à une réunion de travail avec les dirigeants du G7, en présence du président américain. Un haut responsable américain n'a pas exclu que les deux dirigeants aient un rapide tête-à-tête en marge de cette réunion, mais précisé qu'aucun entretien bilatéral formel n'était prévu.

13.06.2026 à 17:39

FRANCE24
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Quel spectacle ! Après avoir collectionné les victoires et les honneurs depuis le début de l'année, le jeune prodige français a montré samedi une autre facette de son talent, la ténacité, lorsqu'il a été confronté à des vents contraires puissants dans l'ex-Dauphiné. Il a su faire face avec une force tranquille impressionnante pour ses 19 ans, mais aussi grâce au vrai sang-froid de son équipe Decathlon CMA-CGM qui a mobilisé l'ensemble de son effectif pour permettre à leur leader de combler un retard de quatre minutes sur le peloton. Seixas a chuté après 32 km de course, à un moment où il n'y avait pas encore d'images TV disponibles, à une vitesse qu'il a estimée lui-même à 70 km/h, dans une descente. "Une erreur de ma part, je n'ai aucune excuse, a-t-il expliqué. Dans un virage je suis arrivé trop vite, j'avais pris l'habitude de doubler certains coureurs en descente pour reprendre des positions sans forcer. C'est une stratégie qui n'est pas forcément sans risque. Aujourd'hui je l'ai payé." "Je les aime tous!" Parti à la faute, il a fait "un vol plané sur le goudron". "Je me suis retrouvé à glisser sur les mains et tout le corps. Et après je me suis arrêté dans le fossé. Pendant un moment je n'ai pas cru que j'allais repartir, j'étais vraiment défoncé", a ajouté le Lyonnais en descendant du podium, les deux coudes et les deux genoux entourés de bandages. Son équipe a tout de suite missionné Stefan Bisseger et Dan Hoole, deux gros rouleurs, pour l'attendre. Le trio a compté jusqu'à quatre minutes de retard avant de commencer à renverser la vapeur. Seixas a ensuite pu compter sur l'aide d'Aurélien Paret-Peintre dans les lacets du Grand Colombier, à mi-parcours, pour se rapprocher, encouragé par un public en feu. Puis celle d'un nouveau coéquipier, Nicolas Prodhomme, qui s'était lui aussi laissé décrocher. Enfin, Léo Bisiaux, dernier membre de la formation Decathlon CMA-CGM à reculer à ses côtés, lui a permis, au prix d'un énorme effort, de revenir sur le peloton à 38 km de l'arrivée après plus de soixante kilomètres d'une folle course-poursuite. "C'était incroyable ce qu'ils ont fait, ils se sont donné à 200% alors que j'avais fait une connerie. J'ai tout donné jusqu'à la fin pour ces cinq mecs qui se sont sacrifiés tous les uns après les autres pour moi alors qu'ils auraient pu me laisser dans la pampa. Ils peuvent savoir que je les aime tous!" Del Toro favori pour la victoire finale Seixas a payé ses efforts inouïs dans la terrible montée finale du Grand Colombier (8,4 km à 10,2%) où il a été rapidement décroché avant de se battre pour finir, au courage, à la septième place, à 1 min 21 d'Isaac del Toro. A l'arrivée, il s'est effondré, blême et à bout de forces, avant de tomber dans les bras de sa famille. "Je n'arrivais pas bien à m'appuyer sur les bras mais je me suis dit: merde je vais appuyer sur les bras quand même et peu importe la douleur je vais monter." Au classement général, Seixas pointe désormais au sixième rang, à 1 min 54 de l'Australien Luke Tuckwell qui a réussi à défendre son maillot jaune à la veille de la dernière étape dimanche. En attendant de savoir comment le Français récupère, le grand favori pour la victoire finale est désormais Del Toro qui s'est imposé avec 24 secondes d'avance sur l'Espagnol Juan Ayuso, qu'il a rattrapé et doublé à 1,7 km de l'arrivée. "C'est un peu difficile pour moi de gérer ces longues montées mais je m'améliore course après course. Gagner le général a toujours été l'objectif", a réagi le Mexicain qui sera le premier lieutenant de Tadej Pogacar sur le Tour de France en juillet.
Texte intégral (648 mots)
Quel spectacle ! Après avoir collectionné les victoires et les honneurs depuis le début de l'année, le jeune prodige français a montré samedi une autre facette de son talent, la ténacité, lorsqu'il a été confronté à des vents contraires puissants dans l'ex-Dauphiné. Il a su faire face avec une force tranquille impressionnante pour ses 19 ans, mais aussi grâce au vrai sang-froid de son équipe Decathlon CMA-CGM qui a mobilisé l'ensemble de son effectif pour permettre à leur leader de combler un retard de quatre minutes sur le peloton. Seixas a chuté après 32 km de course, à un moment où il n'y avait pas encore d'images TV disponibles, à une vitesse qu'il a estimée lui-même à 70 km/h, dans une descente. "Une erreur de ma part, je n'ai aucune excuse, a-t-il expliqué. Dans un virage je suis arrivé trop vite, j'avais pris l'habitude de doubler certains coureurs en descente pour reprendre des positions sans forcer. C'est une stratégie qui n'est pas forcément sans risque. Aujourd'hui je l'ai payé." "Je les aime tous!" Parti à la faute, il a fait "un vol plané sur le goudron". "Je me suis retrouvé à glisser sur les mains et tout le corps. Et après je me suis arrêté dans le fossé. Pendant un moment je n'ai pas cru que j'allais repartir, j'étais vraiment défoncé", a ajouté le Lyonnais en descendant du podium, les deux coudes et les deux genoux entourés de bandages. Son équipe a tout de suite missionné Stefan Bisseger et Dan Hoole, deux gros rouleurs, pour l'attendre. Le trio a compté jusqu'à quatre minutes de retard avant de commencer à renverser la vapeur. Seixas a ensuite pu compter sur l'aide d'Aurélien Paret-Peintre dans les lacets du Grand Colombier, à mi-parcours, pour se rapprocher, encouragé par un public en feu. Puis celle d'un nouveau coéquipier, Nicolas Prodhomme, qui s'était lui aussi laissé décrocher. Enfin, Léo Bisiaux, dernier membre de la formation Decathlon CMA-CGM à reculer à ses côtés, lui a permis, au prix d'un énorme effort, de revenir sur le peloton à 38 km de l'arrivée après plus de soixante kilomètres d'une folle course-poursuite. "C'était incroyable ce qu'ils ont fait, ils se sont donné à 200% alors que j'avais fait une connerie. J'ai tout donné jusqu'à la fin pour ces cinq mecs qui se sont sacrifiés tous les uns après les autres pour moi alors qu'ils auraient pu me laisser dans la pampa. Ils peuvent savoir que je les aime tous!" Del Toro favori pour la victoire finale Seixas a payé ses efforts inouïs dans la terrible montée finale du Grand Colombier (8,4 km à 10,2%) où il a été rapidement décroché avant de se battre pour finir, au courage, à la septième place, à 1 min 21 d'Isaac del Toro. A l'arrivée, il s'est effondré, blême et à bout de forces, avant de tomber dans les bras de sa famille. "Je n'arrivais pas bien à m'appuyer sur les bras mais je me suis dit: merde je vais appuyer sur les bras quand même et peu importe la douleur je vais monter." Au classement général, Seixas pointe désormais au sixième rang, à 1 min 54 de l'Australien Luke Tuckwell qui a réussi à défendre son maillot jaune à la veille de la dernière étape dimanche. En attendant de savoir comment le Français récupère, le grand favori pour la victoire finale est désormais Del Toro qui s'est imposé avec 24 secondes d'avance sur l'Espagnol Juan Ayuso, qu'il a rattrapé et doublé à 1,7 km de l'arrivée. "C'est un peu difficile pour moi de gérer ces longues montées mais je m'améliore course après course. Gagner le général a toujours été l'objectif", a réagi le Mexicain qui sera le premier lieutenant de Tadej Pogacar sur le Tour de France en juillet.

13.06.2026 à 17:37

FRANCE24
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"On va jouer le double ensemble. Je suis assez impatiente. Ce n'est pas tous les jours qu'une athlète de cette importance, sur le court mais aussi en général dans le sport, me demande de jouer avec elle en double. J'espère qu'on aura du plaisir", a expliqué samedi Karolina Muchova en conférence de presse à Berlin. Après avoir annoncé son retour sur le circuit, Serena Williams, 44 ans, a remporté mardi à Londres sur le gazon du tournoi du Queen's son premier match associée à la Canadienne Victoria Mboko dans le tableau de double. Le dernier match de l'Américaine aux 23 titres du Grand Chelem en simple remontait au 2 septembre 2022, un troisième tour de l'US Open perdu contre l'Australienne Ajla Tomljanovic. Mboko s'est ensuite blessée au genou gauche, contrainte à l'abandon en simple et au forfait pour le quart de finale en double. Pour le tournoi berlinois, l'Américaine formera la paire avec Karolina Muchova, 10e mondiale et finaliste de Roland-Garros en simple en 2023 (battue par la Polonaise Iga Swiatek). Le tournoi de Berlin, qui sert de répétition générale sur gazon avant Wimbledon pour les meilleures mondiales, débute lundi. Au premier tour, Serena Williams et Karolina Muchova affronteront la Mexicaine Giuliana Olmos et la Néo-Zélandaise Erin Routliffe. Au Queen's la semaine dernière, Serena Willimas avait déjà croisé la route de Routliffe au premier tour du double, la Néo-Zélandaise faisant équipe avec l'Américaine Nicole Melichar-Martinez.
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"On va jouer le double ensemble. Je suis assez impatiente. Ce n'est pas tous les jours qu'une athlète de cette importance, sur le court mais aussi en général dans le sport, me demande de jouer avec elle en double. J'espère qu'on aura du plaisir", a expliqué samedi Karolina Muchova en conférence de presse à Berlin. Après avoir annoncé son retour sur le circuit, Serena Williams, 44 ans, a remporté mardi à Londres sur le gazon du tournoi du Queen's son premier match associée à la Canadienne Victoria Mboko dans le tableau de double. Le dernier match de l'Américaine aux 23 titres du Grand Chelem en simple remontait au 2 septembre 2022, un troisième tour de l'US Open perdu contre l'Australienne Ajla Tomljanovic. Mboko s'est ensuite blessée au genou gauche, contrainte à l'abandon en simple et au forfait pour le quart de finale en double. Pour le tournoi berlinois, l'Américaine formera la paire avec Karolina Muchova, 10e mondiale et finaliste de Roland-Garros en simple en 2023 (battue par la Polonaise Iga Swiatek). Le tournoi de Berlin, qui sert de répétition générale sur gazon avant Wimbledon pour les meilleures mondiales, débute lundi. Au premier tour, Serena Williams et Karolina Muchova affronteront la Mexicaine Giuliana Olmos et la Néo-Zélandaise Erin Routliffe. Au Queen's la semaine dernière, Serena Willimas avait déjà croisé la route de Routliffe au premier tour du double, la Néo-Zélandaise faisant équipe avec l'Américaine Nicole Melichar-Martinez.

13.06.2026 à 17:25

FRANCE24
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Le chef de l'organisation criminelle Tren de Aragua dont la tête avait été mise à prix par l'administration américaine a été tué lors d'une opération conjointe avec les Etats-Unis dans le sud du Venezuela, ont annoncé vendredi les deux pays.
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Le chef de l'organisation criminelle Tren de Aragua dont la tête avait été mise à prix par l'administration américaine a été tué lors d'une opération conjointe avec les Etats-Unis dans le sud du Venezuela, ont annoncé vendredi les deux pays.

13.06.2026 à 17:04

Nabia MAKHLOUFI
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Le deuil et la détresse de la famille de la petite Lyhanna. "Nous ne disons pas au revoir à un symbole ou à une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi", ces mots prononcés par le maire de Fleurance, étaient aussi adressés aux parents de la jeune fille. Une question se pose aujourd’hui : sommes-nous face à un moment de bascule ou, passées l’émotion et la colère, finirons-nous par oublier encore et encore… 
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Le deuil et la détresse de la famille de la petite Lyhanna. "Nous ne disons pas au revoir à un symbole ou à une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi", ces mots prononcés par le maire de Fleurance, étaient aussi adressés aux parents de la jeune fille. Une question se pose aujourd’hui : sommes-nous face à un moment de bascule ou, passées l’émotion et la colère, finirons-nous par oublier encore et encore… 

13.06.2026 à 16:52

FRANCE24
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L'Iran a exclu samedi toute signature dans les prochaines 24 heures d'un protocole d'accord avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.
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L'Iran a exclu samedi toute signature dans les prochaines 24 heures d'un protocole d'accord avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.

13.06.2026 à 16:49

FRANCE24
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En même temps que la découverte de leurs terrains d'entraînement au campus de l'université de Bentley à Waltham (Massachusetts), les Bleus apprennent également à composer avec les fortes chaleurs de la côte est américaine. Dès leur première séance jeudi, l'adaptation aux conditions climatiques extrêmes est devenue une donnée essentielle à gérer pour le staff et les hommes de Didier Deschamps. Le mercure n'est en effet pas descendu en dessous de 30 degrés ces derniers jours, avec par moments un très fort taux d'humidité, et devrait rester dans cette zone rouge jusqu'en début de semaine prochaine. Si la météo semble plus clémente pour le premier match contre le Sénégal, mardi à East Rutherford (New Jersey), avec une température qui devrait être de 24 degrés au moment du coup d'envoi à 15h locales (21h en France), les premiers pas des Tricolores sur le sol US s'en trouvent forcément dégradés. Une revue d'études récentes ainsi qu'une meta-analyse compilant des statistiques sur 30 ans menées par des chercheurs de l'Inserm montrent que plus l'indice de température WBGT (intégrant humidité et rayonnement solaire) augmente, plus l'impact se fait sentir sur la distance parcourue par les joueurs, le nombre de tacles ou la qualité des passes. Selon Paquito Bernard, chercheur à l'Inserm interrogé par l'AFP, les risques vont d'"une dégradation des capacités à produire des gestes techniques et à prendre de l'information autour de soi" jusqu'à des "symptômes d'épuisement, d'étourdissement ou d'évanouissement". Un contexte qui a été intégré par le staff de l'équipe de France, qui a programmé les séances d'entraînement vers 15h30 locales, un horaire qui se rapproche de celui de ses rencontres du premier tour. "Pas de recette miracle" Interrogé sur le sujet, Maxence Lacroix a d'abord préféré en rire jeudi. "Je me suis trompé, j'ai pris mes vêtements d'hiver", a plaisanté le défenseur de Crystal Palace, arrivé sur le terrain en manches longues et qui participe à son premier Mondial. "C'est bien de pouvoir s'entraîner dans les conditions qui nous attendent", a-t-il jugé plus sérieusement, précisant que "plusieurs réunions" avaient été organisées avant la venue des Bleus aux États-Unis "pour savoir comment s'adapter" à ces conditions. "Il n'y pas de recette miracle. Il faut bien s'hydrater, ce n'est pas non plus la première fois que l'on va jouer sous la chaleur. On va s'adapter comme toutes les équipes", a de son côté commenté, plutôt fataliste, Brice Samba, le gardien N.2. "La chaleur et l'humidité sont différentes de l'Europe mais on est prêts", selon l'expérimenté défenseur Lucas Hernandez. Outre la nécessité de boire beaucoup d'eau, les joueurs disposent également d'unités de cryothérapie à leur hôtel pour la récupération et de caissons pour des bains froids au sein des installations du campus de Bentley. Vendredi, au cours de la séance ouverte au public, il a été possible de mesurer les précautions prises par l'encadrement pour éviter la surchauffe. Alors que les joueurs ont eu droit à quatre oppositions sur une moitié de terrain puis sur la totalité de l'aire de jeu, des pauses toutes les 10 minutes avaient été prévues pour permettre aux joueurs de s'hydrater et de se rafraîchir avec des serviettes glacées. Les bancs de touche autour du terrain étaient aussi transformés en mini-tentes pour que les Bleus puissent s'abriter du soleil et créer des coins d'ombre. L'"adaptation", le maitre mot de Didier Deschamps, est donc de mise, en attendant de croiser le Sénégal, le véritable premier obstacle sur la route de l'équipe de France dans cette Coupe du monde.
Texte intégral (637 mots)
En même temps que la découverte de leurs terrains d'entraînement au campus de l'université de Bentley à Waltham (Massachusetts), les Bleus apprennent également à composer avec les fortes chaleurs de la côte est américaine. Dès leur première séance jeudi, l'adaptation aux conditions climatiques extrêmes est devenue une donnée essentielle à gérer pour le staff et les hommes de Didier Deschamps. Le mercure n'est en effet pas descendu en dessous de 30 degrés ces derniers jours, avec par moments un très fort taux d'humidité, et devrait rester dans cette zone rouge jusqu'en début de semaine prochaine. Si la météo semble plus clémente pour le premier match contre le Sénégal, mardi à East Rutherford (New Jersey), avec une température qui devrait être de 24 degrés au moment du coup d'envoi à 15h locales (21h en France), les premiers pas des Tricolores sur le sol US s'en trouvent forcément dégradés. Une revue d'études récentes ainsi qu'une meta-analyse compilant des statistiques sur 30 ans menées par des chercheurs de l'Inserm montrent que plus l'indice de température WBGT (intégrant humidité et rayonnement solaire) augmente, plus l'impact se fait sentir sur la distance parcourue par les joueurs, le nombre de tacles ou la qualité des passes. Selon Paquito Bernard, chercheur à l'Inserm interrogé par l'AFP, les risques vont d'"une dégradation des capacités à produire des gestes techniques et à prendre de l'information autour de soi" jusqu'à des "symptômes d'épuisement, d'étourdissement ou d'évanouissement". Un contexte qui a été intégré par le staff de l'équipe de France, qui a programmé les séances d'entraînement vers 15h30 locales, un horaire qui se rapproche de celui de ses rencontres du premier tour. "Pas de recette miracle" Interrogé sur le sujet, Maxence Lacroix a d'abord préféré en rire jeudi. "Je me suis trompé, j'ai pris mes vêtements d'hiver", a plaisanté le défenseur de Crystal Palace, arrivé sur le terrain en manches longues et qui participe à son premier Mondial. "C'est bien de pouvoir s'entraîner dans les conditions qui nous attendent", a-t-il jugé plus sérieusement, précisant que "plusieurs réunions" avaient été organisées avant la venue des Bleus aux États-Unis "pour savoir comment s'adapter" à ces conditions. "Il n'y pas de recette miracle. Il faut bien s'hydrater, ce n'est pas non plus la première fois que l'on va jouer sous la chaleur. On va s'adapter comme toutes les équipes", a de son côté commenté, plutôt fataliste, Brice Samba, le gardien N.2. "La chaleur et l'humidité sont différentes de l'Europe mais on est prêts", selon l'expérimenté défenseur Lucas Hernandez. Outre la nécessité de boire beaucoup d'eau, les joueurs disposent également d'unités de cryothérapie à leur hôtel pour la récupération et de caissons pour des bains froids au sein des installations du campus de Bentley. Vendredi, au cours de la séance ouverte au public, il a été possible de mesurer les précautions prises par l'encadrement pour éviter la surchauffe. Alors que les joueurs ont eu droit à quatre oppositions sur une moitié de terrain puis sur la totalité de l'aire de jeu, des pauses toutes les 10 minutes avaient été prévues pour permettre aux joueurs de s'hydrater et de se rafraîchir avec des serviettes glacées. Les bancs de touche autour du terrain étaient aussi transformés en mini-tentes pour que les Bleus puissent s'abriter du soleil et créer des coins d'ombre. L'"adaptation", le maitre mot de Didier Deschamps, est donc de mise, en attendant de croiser le Sénégal, le véritable premier obstacle sur la route de l'équipe de France dans cette Coupe du monde.

13.06.2026 à 16:30

Barbara GABEL
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Officiellement organisée pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine, la soirée d'anniversaire de Donald Trump, prévue dimanche, ressemble davantage à une démonstration politique grandeur nature. En transformant la Maison Blanche en arène de MMA et en remplaçant un concert boudé par les artistes par un meeting, le président américain imprime sa marque sur une célébration censée rassembler le pays.
Texte intégral (637 mots)
Officiellement organisée pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine, la soirée d'anniversaire de Donald Trump, prévue dimanche, ressemble davantage à une démonstration politique grandeur nature. En transformant la Maison Blanche en arène de MMA et en remplaçant un concert boudé par les artistes par un meeting, le président américain imprime sa marque sur une célébration censée rassembler le pays.

13.06.2026 à 16:15

FRANCE 24
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Des milliers de personnes ont défilé samedi à Belfast pour dénoncer les violences racistes et les émeutes anti-immigrés survenues après une attaque au couteau pour laquelle un migrant soudanais a été inculpé. 
Texte intégral (637 mots)
Des milliers de personnes ont défilé samedi à Belfast pour dénoncer les violences racistes et les émeutes anti-immigrés survenues après une attaque au couteau pour laquelle un migrant soudanais a été inculpé. 

13.06.2026 à 15:29

FRANCE24
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Le prodige français de 19 ans, qui occupait la 7e place au départ de l'étape à un peu plus de trois minutes de l'Australien Luke Tuckwell, a chuté après 32 km de course à un moment où il n'y avait pas encore d'images TV disponibles. C'est radio course qui a sonné l'alarme et rapidement les organisateurs ont diffusé sur leurs réseaux sociaux une photo où on voyait le phénomène en position semi-allongée dans l'herbe, sur le bord de la route, avant d'annoncer qu'il était reparti. Les premières images des photographes dans la course, dont celle de l'AFP, ont ensuite montré un Seixas à la combinaison légèrement déchirée avec des éraflures aux genoux et aux coudes. Son équipe Decathlon CMA CGM a tout de suite missionné Stefan Bisseger et Dan Hoole, deux très gros rouleurs, pour l'attendre. Le trio a compté jusqu'à quatre minutes de retard avant de commencer à renverser la vapeur. Seixas a ensuite pu compter sur l'aide d'Aurélien Paret-Peintre dans les lacets du Grand Colombier, à mi-parcours, pour se rapprocher, encouragé par un public en feu. Puis celle d'un nouveau coéquipier, Nicolas Prodhomme, qui s'était lui aussi laissé décrocher. Enfin, Léo Bisiaux, son dernier équipier, lui a permis, au prix d'un énorme effort, de revenir sur le peloton maillot jaune à 38 km de l'arrivée après plus de soixante kilomètres d'une folle course-poursuite. L'épisode marque un passage important dans l'apprentissage de Seixas qui, après avoir collectionné les victoires depuis le début de la saison, a été confronté aux vents contraires samedi. Et il a su faire face sans s'affoler, mais aussi un vrai sang-froid de son équipe Decathlon CMA-CGM qui a mobilisé tour à tour l'ensemble de son effectif. "C'est vraiment incroyable, on a bouché quatre minutes avec l'aide de personne, sans paniquer. Paul est resté très très calme. Avec Luke (Rowe, directeur sportif) dans la voiture, on n'avait jamais vu ça", a déclaré Julien Jurdie, l'un des deux directeurs sportifs de l'équipe, au micro de Thomas Voeckler sur la moto de France Télévisions.
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Le prodige français de 19 ans, qui occupait la 7e place au départ de l'étape à un peu plus de trois minutes de l'Australien Luke Tuckwell, a chuté après 32 km de course à un moment où il n'y avait pas encore d'images TV disponibles. C'est radio course qui a sonné l'alarme et rapidement les organisateurs ont diffusé sur leurs réseaux sociaux une photo où on voyait le phénomène en position semi-allongée dans l'herbe, sur le bord de la route, avant d'annoncer qu'il était reparti. Les premières images des photographes dans la course, dont celle de l'AFP, ont ensuite montré un Seixas à la combinaison légèrement déchirée avec des éraflures aux genoux et aux coudes. Son équipe Decathlon CMA CGM a tout de suite missionné Stefan Bisseger et Dan Hoole, deux très gros rouleurs, pour l'attendre. Le trio a compté jusqu'à quatre minutes de retard avant de commencer à renverser la vapeur. Seixas a ensuite pu compter sur l'aide d'Aurélien Paret-Peintre dans les lacets du Grand Colombier, à mi-parcours, pour se rapprocher, encouragé par un public en feu. Puis celle d'un nouveau coéquipier, Nicolas Prodhomme, qui s'était lui aussi laissé décrocher. Enfin, Léo Bisiaux, son dernier équipier, lui a permis, au prix d'un énorme effort, de revenir sur le peloton maillot jaune à 38 km de l'arrivée après plus de soixante kilomètres d'une folle course-poursuite. L'épisode marque un passage important dans l'apprentissage de Seixas qui, après avoir collectionné les victoires depuis le début de la saison, a été confronté aux vents contraires samedi. Et il a su faire face sans s'affoler, mais aussi un vrai sang-froid de son équipe Decathlon CMA-CGM qui a mobilisé tour à tour l'ensemble de son effectif. "C'est vraiment incroyable, on a bouché quatre minutes avec l'aide de personne, sans paniquer. Paul est resté très très calme. Avec Luke (Rowe, directeur sportif) dans la voiture, on n'avait jamais vu ça", a déclaré Julien Jurdie, l'un des deux directeurs sportifs de l'équipe, au micro de Thomas Voeckler sur la moto de France Télévisions.

13.06.2026 à 15:27

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Les enquêteurs commencent à peine à l'interroger qu'elle avoue tout: elle transportait six pains d'héroïne et un petit sachet de cocaïne, soit environ 2,5 kg de drogues, dans le sac isotherme posé sur le siège passager à la vue de tous, retrace Christelle, cheffe de la brigade des douaniers d'Amiens qui n'a pas souhaité donner son patronyme. Inconnue de la justice, la jeune femme de 21 ans disposait de faibles revenus et avait contracté une dette auprès d'une organisation criminelle. Elle s'était vue promettre 700 euros pour transporter la drogue de Roubaix au Havre, poursuit la douanière. "La misère sociale est exploitée" par les réseaux de trafiquants: étudiants ou retraités précaires, demandeurs d'emploi, mères célibataires, "beaucoup de profils de M. et Mme Tout-le-monde qui ont peu de revenus et veulent se faire un peu d'argent pour arrondir les fins de mois", dit Christelle. "Les toxicomanes endettés" ou encore les "jeunes sans casier" qui "ne connaissent pas tout le réseau" sont d'autres cibles de choix, relève Me Sarah Mauger-Poliak, avocate spécialisée dans les dossiers de stupéfiants. Un avantage de taille pour les trafiquants: quand ces petites mains sont interpellées, elles "n'ont absolument personne à dénoncer" aux enquêteurs, ayant été recrutées en ligne par des profils utilisant des pseudonymes, souligne l'avocate. Selon Me Guillaume Martin, qui défend lui aussi des personnes interpellées pour trafic de stupéfiants, les "go fast", des convois visibles de grosses cylindrées chargées de drogues roulant à toute vitesse, existent encore, mais ne sont plus l'apanage des réseaux. Voitures "lambda" S'il y a 20 ans, "c'était la manière typique de transporter du cannabis", ce "n'est plus le transport habituel des trafiquants de drogue", abonde le capitaine Cédric Casseron, chef du peloton motorisé de la gendarmerie au péage de Saint-Arnoult dans les Yvelines. "Maintenant, ce sont plutôt des +go slow+, des véhicules en dehors de tout soupçon", comme des utilitaires, des camionnettes ou mêmes "des véhicules légers lambda", précise l'adjudant Geoffrey, lors d'un contrôle sur l'importante barrière de péage de l'A10, autoroute reliant la région parisienne à l'ouest du territoire. Au volant, des conducteurs qui "essayent de se faire discrets et de passer le plus naturellement possible dans le flux de circulation". Un défi pour les enquêteurs, attentifs au moindre signe qui trahirait le transporteur amateur: un rictus, un regard fuyant, la goutte de sueur en plein hiver, etc. Ces petites mains du bas de l'échelle du trafic sont là pour l'argent, rarement pour l'adrénaline: l'adjudant se souvient encore de cette étudiante à Sciences Po Paris, interpellée au péage au volant de sa voiture dans laquelle elle transportait une importante quantité de drogue "pour payer ses études". Mais la combine ne fonctionne pas à tous les coups, et certains sont plus facilement repérés par les enquêteurs. Tel ce jeune interpellé au volant de son scooter car il ne portait pas de casque et roulait trop vite, alors qu'il transportait 25 kg de cocaïne, raconte Me Sarah Mauger-Poliak. Dans le cas de Mélissa (prénom modifié), c'est l'odeur de cannabis émanant de ses poches qui l'a trahie: la jeune femme de 22 ans a été interpellée début février alors qu'elle effectuait des livraisons de drogues à Paris, avec dans ses poches également de la cocaïne et de la 3MMC. Au chômage, venant d'une famille endettée, elle a expliqué au tribunal correctionnel de Paris, où elle était jugée en comparution immédiate et a été condamnée à 10 mois d'emprisonnement ferme à effectuer sous bracelet électronique, avoir été attirée par l'appât du gain et vouloir aider financièrement sa famille. "Ce n'est pas la seule jeune de notre époque qui cherche l'argent facile, c'est tout à fait regrettable", avait souligné son avocate, Me Sinem Paksut.
Texte intégral (663 mots)
Les enquêteurs commencent à peine à l'interroger qu'elle avoue tout: elle transportait six pains d'héroïne et un petit sachet de cocaïne, soit environ 2,5 kg de drogues, dans le sac isotherme posé sur le siège passager à la vue de tous, retrace Christelle, cheffe de la brigade des douaniers d'Amiens qui n'a pas souhaité donner son patronyme. Inconnue de la justice, la jeune femme de 21 ans disposait de faibles revenus et avait contracté une dette auprès d'une organisation criminelle. Elle s'était vue promettre 700 euros pour transporter la drogue de Roubaix au Havre, poursuit la douanière. "La misère sociale est exploitée" par les réseaux de trafiquants: étudiants ou retraités précaires, demandeurs d'emploi, mères célibataires, "beaucoup de profils de M. et Mme Tout-le-monde qui ont peu de revenus et veulent se faire un peu d'argent pour arrondir les fins de mois", dit Christelle. "Les toxicomanes endettés" ou encore les "jeunes sans casier" qui "ne connaissent pas tout le réseau" sont d'autres cibles de choix, relève Me Sarah Mauger-Poliak, avocate spécialisée dans les dossiers de stupéfiants. Un avantage de taille pour les trafiquants: quand ces petites mains sont interpellées, elles "n'ont absolument personne à dénoncer" aux enquêteurs, ayant été recrutées en ligne par des profils utilisant des pseudonymes, souligne l'avocate. Selon Me Guillaume Martin, qui défend lui aussi des personnes interpellées pour trafic de stupéfiants, les "go fast", des convois visibles de grosses cylindrées chargées de drogues roulant à toute vitesse, existent encore, mais ne sont plus l'apanage des réseaux. Voitures "lambda" S'il y a 20 ans, "c'était la manière typique de transporter du cannabis", ce "n'est plus le transport habituel des trafiquants de drogue", abonde le capitaine Cédric Casseron, chef du peloton motorisé de la gendarmerie au péage de Saint-Arnoult dans les Yvelines. "Maintenant, ce sont plutôt des +go slow+, des véhicules en dehors de tout soupçon", comme des utilitaires, des camionnettes ou mêmes "des véhicules légers lambda", précise l'adjudant Geoffrey, lors d'un contrôle sur l'importante barrière de péage de l'A10, autoroute reliant la région parisienne à l'ouest du territoire. Au volant, des conducteurs qui "essayent de se faire discrets et de passer le plus naturellement possible dans le flux de circulation". Un défi pour les enquêteurs, attentifs au moindre signe qui trahirait le transporteur amateur: un rictus, un regard fuyant, la goutte de sueur en plein hiver, etc. Ces petites mains du bas de l'échelle du trafic sont là pour l'argent, rarement pour l'adrénaline: l'adjudant se souvient encore de cette étudiante à Sciences Po Paris, interpellée au péage au volant de sa voiture dans laquelle elle transportait une importante quantité de drogue "pour payer ses études". Mais la combine ne fonctionne pas à tous les coups, et certains sont plus facilement repérés par les enquêteurs. Tel ce jeune interpellé au volant de son scooter car il ne portait pas de casque et roulait trop vite, alors qu'il transportait 25 kg de cocaïne, raconte Me Sarah Mauger-Poliak. Dans le cas de Mélissa (prénom modifié), c'est l'odeur de cannabis émanant de ses poches qui l'a trahie: la jeune femme de 22 ans a été interpellée début février alors qu'elle effectuait des livraisons de drogues à Paris, avec dans ses poches également de la cocaïne et de la 3MMC. Au chômage, venant d'une famille endettée, elle a expliqué au tribunal correctionnel de Paris, où elle était jugée en comparution immédiate et a été condamnée à 10 mois d'emprisonnement ferme à effectuer sous bracelet électronique, avoir été attirée par l'appât du gain et vouloir aider financièrement sa famille. "Ce n'est pas la seule jeune de notre époque qui cherche l'argent facile, c'est tout à fait regrettable", avait souligné son avocate, Me Sinem Paksut.

13.06.2026 à 15:21

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