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25.06.2026 à 04:57

FRANCE24
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25.06.2026 à 04:56

RFI
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Le groupe A de la Coupe du monde a rendu son verdict. Si le Mexique a parachevé sa domination en venant à bout de la République tchèque, l'Afrique du Sud a quant à elle renversé la vapeur pour arracher la deuxième place du groupe, synonymes de 16es de finale. Son adversaire, la Corée du Sud, attendra de voir si elle sera repêchée. 
Le groupe A de la Coupe du monde a rendu son verdict. Si le Mexique a parachevé sa domination en venant à bout de la République tchèque, l'Afrique du Sud a quant à elle renversé la vapeur pour arracher la deuxième place du groupe, synonymes de 16es de finale. Son adversaire, la Corée du Sud, attendra de voir si elle sera repêchée. 

25.06.2026 à 04:39

FRANCE24
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L'intervention du président américain, bien que plus brève et plus mesurée que ses meetings de campagne, y a tout de même ressemblé, lancée par la chanson "God bless the USA" et conclue avec le slogan "Make America Great Again", puis l'obligatoire petite danse présidentielle au son du tube "YMCA". Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le milliardaire de 80 ans a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs, mais sans aller jusqu'à lancer des insultes personnelles. "Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant nous sommes le pays le plus excitant du monde", a-t-il clamé, en assurant que son gouvernement livrait "une victoire après l'autre pour le peuple américain." Dans les sondages, les Américains se plaignent toutefois du coût élevé de la vie et rejettent en majorité l’opération militaire lancée contre l'Iran, dont Donald Trump a encore vanté les mérites mercredi. Mais mercredi soir, le public groupé sur le Mall, immense esplanade qui traverse la capitale américaine, était composé pour bonne part de partisans convaincus du président américain. Défections Donald Trump "se bat pour le rêve américain", dit à l'AFP Barbara Van Riper, 57 ans, technicienne en mammographie, qui reviendra l'écouter pour son discours du 4 juillet. Lynette Coates, mère au foyer de 48 ans, dit qu'elle est venue "pour le président" et "pour les avions". La soirée a été rythmée par des survols d'avions militaires, dont le bombardier B-2 et des chasseurs F-35, tandis que l'animation musicale a été en grande partie assurée par des musiciens du corps des Marines. Un grand concert était initialement prévu, mais face aux défections en cascade des artistes invités, Donald Trump avait décidé d'être lui-même la tête d'affiche. L'ancien promoteur immobilier s'est particulièrement animé en évoquant les multiples travaux qu'il a lancés à Washington, dont la salle de bal qu'il fait construire à la Maison Blanche, son projet de grande arche rappelant l'Arc de triomphe de Paris, et le chantier le plus commenté du moment: la laborieuse réfection d'un vaste bassin jouxtant le monument dédié à Abraham Lincoln. Ces projets sont critiqués par l'opposition démocrate, qui reproche au républicain de vouloir marquer physiquement la capitale et de s'accaparer les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, au lieu d'en faire un moment d'unité nationale.
Lire plus (455 mots)
L'intervention du président américain, bien que plus brève et plus mesurée que ses meetings de campagne, y a tout de même ressemblé, lancée par la chanson "God bless the USA" et conclue avec le slogan "Make America Great Again", puis l'obligatoire petite danse présidentielle au son du tube "YMCA". Sans beaucoup s'étendre sur les principes de la déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, le milliardaire de 80 ans a vanté son bilan et étrillé ses prédécesseurs, mais sans aller jusqu'à lancer des insultes personnelles. "Je suis ravi de vous dire que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant nous sommes le pays le plus excitant du monde", a-t-il clamé, en assurant que son gouvernement livrait "une victoire après l'autre pour le peuple américain." Dans les sondages, les Américains se plaignent toutefois du coût élevé de la vie et rejettent en majorité l’opération militaire lancée contre l'Iran, dont Donald Trump a encore vanté les mérites mercredi. Mais mercredi soir, le public groupé sur le Mall, immense esplanade qui traverse la capitale américaine, était composé pour bonne part de partisans convaincus du président américain. Défections Donald Trump "se bat pour le rêve américain", dit à l'AFP Barbara Van Riper, 57 ans, technicienne en mammographie, qui reviendra l'écouter pour son discours du 4 juillet. Lynette Coates, mère au foyer de 48 ans, dit qu'elle est venue "pour le président" et "pour les avions". La soirée a été rythmée par des survols d'avions militaires, dont le bombardier B-2 et des chasseurs F-35, tandis que l'animation musicale a été en grande partie assurée par des musiciens du corps des Marines. Un grand concert était initialement prévu, mais face aux défections en cascade des artistes invités, Donald Trump avait décidé d'être lui-même la tête d'affiche. L'ancien promoteur immobilier s'est particulièrement animé en évoquant les multiples travaux qu'il a lancés à Washington, dont la salle de bal qu'il fait construire à la Maison Blanche, son projet de grande arche rappelant l'Arc de triomphe de Paris, et le chantier le plus commenté du moment: la laborieuse réfection d'un vaste bassin jouxtant le monument dédié à Abraham Lincoln. Ces projets sont critiqués par l'opposition démocrate, qui reproche au républicain de vouloir marquer physiquement la capitale et de s'accaparer les célébrations du 250e anniversaire des Etats-Unis, au lieu d'en faire un moment d'unité nationale.

25.06.2026 à 04:25

FRANCE24
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25.06.2026 à 03:07

FRANCE24
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Ce sera aussi le premier sommet franco-italien depuis l'entrée en vigueur en 2021 du Traité du Quirinal, qui a rehaussé la relation bilatérale au niveau de celle entre Paris et Berlin, et surtout depuis l'entrée en fonction de Giorgia Meloni, issue du parti post-fasciste Frères d'Italie, en octobre 2022. Le rendez-vous, initialement envisagé pendant deux jours en avril à Toulouse, se résumera à quelques heures jeudi après-midi, avec des entretiens, des signatures d'accords et une conférence de presse, avant un dîner de travail. Mais l'ambiance promet d'être détendue dans le décor raffiné de la Villa Eilenroc, auguste demeure du 19e siècle surplombant la Méditerranée, qui accueillera les discussions après une visite des deux dirigeants au musée Picasso d'Antibes. Oubliés les piques, accrocs et crises entre les deux dirigeants, déterminés à prendre chacun la lumière sur la scène européenne. L'Elysée, balayant "l'écume et le commentaire" sur ces tensions, n'a qu'un mot d'ordre, le "retour aux fondamentaux de la relation franco-italienne". "Sur les deux joues" Et celle-ci ne manque pas d'atouts, avec plus de 100 milliards d'euros d'échanges de biens en 2025 et de multiples coopérations, de la défense à l'énergie en passant par l'espace. L'heure est donc à la bonne entente, d'autant plus que Giorgia Meloni a pris, après une lune de miel très appuyée, ses distances avec Donald Trump au prix d'échanges acerbes ces derniers jours. "Ils vont s'embrasser sur les deux joues comme du bon pain, elle va arrêter de faire la gueule quand elle voit Macron et vice-versa", anticipe Marc Lazar, spécialiste de l'Italie à Sciences Po Paris. Le ton était déjà donné lors de la dernière venue de la présidente du Conseil le 17 avril à l'Elysée. Arrivée dans une Alfa Romeo rouge vif, accordée à la couleur de son tailleur, elle avait alors été accueillie par une double bise d'Emmanuel Macron, ponctuée de fous rires. Dès la fin 2022, la relation avait viré à l'orage autour d'un bateau de migrants que Rome refusait d'accueillir, contraignant Paris à le faire. En février encore, Emmanuel Macron invitait son hôte à cesser de "commenter ce qui se passe chez les autres", après la mort en France d'un militant identitaire. "Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", avait-il lancé sans ménagement. Missiles et satellites Mais les deux pays ont intérêt à s'entendre. "C'est une relation d’évidence (...) Nous avons besoin l’un de l’autre", concède l'Elysée. Sur l'Ukraine d'abord, les positions convergent même si la Première ministre exclut d'y envoyer des soldats en cas d'accord de paix avec la Russie afin de donner des gages de sécurité à Kiev. Les deux pays réfléchissent aussi à la force multinationale qui pourrait être mise en place au Liban à la fin du mandat de la FINUL en décembre afin d'aider au retour à la stabilité dans ce pays. "Beaucoup de ministères travaillent main dans la main, dans un très bon esprit, malgré les divergences politiques", relève aussi Marc Lazar. Les deux délégations - huit ministres de chaque côté outre les deux dirigeants - vont ainsi signer une feuille de route sur la défense, qui mettra notamment l'accent sur le système franco-italien de défense anti-aérienne SAMP/T, livré à l'Ukraine, avec l'idée de "développer une offre souveraine européenne" en la matière. Paris et Rome travaillent aussi sur une mégafusion entre les poids lourds européens des satellites Airbus, Thales et Leonardo. Une attention particulière sera accordée à Antibes à ce "projet de consolidation Bromo", relève l'Elysée. L'Italie, qui veut relancer son programme nucléaire, travaille également avec la France sur de petits réacteurs modulaires SMR. Des investissements seront en outre annoncés lors d'un Forum économique franco-italien au Cannet.
Texte intégral (665 mots)
Ce sera aussi le premier sommet franco-italien depuis l'entrée en vigueur en 2021 du Traité du Quirinal, qui a rehaussé la relation bilatérale au niveau de celle entre Paris et Berlin, et surtout depuis l'entrée en fonction de Giorgia Meloni, issue du parti post-fasciste Frères d'Italie, en octobre 2022. Le rendez-vous, initialement envisagé pendant deux jours en avril à Toulouse, se résumera à quelques heures jeudi après-midi, avec des entretiens, des signatures d'accords et une conférence de presse, avant un dîner de travail. Mais l'ambiance promet d'être détendue dans le décor raffiné de la Villa Eilenroc, auguste demeure du 19e siècle surplombant la Méditerranée, qui accueillera les discussions après une visite des deux dirigeants au musée Picasso d'Antibes. Oubliés les piques, accrocs et crises entre les deux dirigeants, déterminés à prendre chacun la lumière sur la scène européenne. L'Elysée, balayant "l'écume et le commentaire" sur ces tensions, n'a qu'un mot d'ordre, le "retour aux fondamentaux de la relation franco-italienne". "Sur les deux joues" Et celle-ci ne manque pas d'atouts, avec plus de 100 milliards d'euros d'échanges de biens en 2025 et de multiples coopérations, de la défense à l'énergie en passant par l'espace. L'heure est donc à la bonne entente, d'autant plus que Giorgia Meloni a pris, après une lune de miel très appuyée, ses distances avec Donald Trump au prix d'échanges acerbes ces derniers jours. "Ils vont s'embrasser sur les deux joues comme du bon pain, elle va arrêter de faire la gueule quand elle voit Macron et vice-versa", anticipe Marc Lazar, spécialiste de l'Italie à Sciences Po Paris. Le ton était déjà donné lors de la dernière venue de la présidente du Conseil le 17 avril à l'Elysée. Arrivée dans une Alfa Romeo rouge vif, accordée à la couleur de son tailleur, elle avait alors été accueillie par une double bise d'Emmanuel Macron, ponctuée de fous rires. Dès la fin 2022, la relation avait viré à l'orage autour d'un bateau de migrants que Rome refusait d'accueillir, contraignant Paris à le faire. En février encore, Emmanuel Macron invitait son hôte à cesser de "commenter ce qui se passe chez les autres", après la mort en France d'un militant identitaire. "Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", avait-il lancé sans ménagement. Missiles et satellites Mais les deux pays ont intérêt à s'entendre. "C'est une relation d’évidence (...) Nous avons besoin l’un de l’autre", concède l'Elysée. Sur l'Ukraine d'abord, les positions convergent même si la Première ministre exclut d'y envoyer des soldats en cas d'accord de paix avec la Russie afin de donner des gages de sécurité à Kiev. Les deux pays réfléchissent aussi à la force multinationale qui pourrait être mise en place au Liban à la fin du mandat de la FINUL en décembre afin d'aider au retour à la stabilité dans ce pays. "Beaucoup de ministères travaillent main dans la main, dans un très bon esprit, malgré les divergences politiques", relève aussi Marc Lazar. Les deux délégations - huit ministres de chaque côté outre les deux dirigeants - vont ainsi signer une feuille de route sur la défense, qui mettra notamment l'accent sur le système franco-italien de défense anti-aérienne SAMP/T, livré à l'Ukraine, avec l'idée de "développer une offre souveraine européenne" en la matière. Paris et Rome travaillent aussi sur une mégafusion entre les poids lourds européens des satellites Airbus, Thales et Leonardo. Une attention particulière sera accordée à Antibes à ce "projet de consolidation Bromo", relève l'Elysée. L'Italie, qui veut relancer son programme nucléaire, travaille également avec la France sur de petits réacteurs modulaires SMR. Des investissements seront en outre annoncés lors d'un Forum économique franco-italien au Cannet.

25.06.2026 à 02:37

FRANCE24
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Sous pression de Washington depuis des mois, le pays a annoncé la semaine dernière un virage économique libéral, mettant fin à près de sept décennies d'une économie socialiste largement planifiée et centralisée. Parmi les 176 mesures adoptées, certaines prévoient que les entreprises d'état soient transformées en sociétés par actions et ouvertes aux investisseurs privés, que les banques privées seraient autorisées et que les promoteurs privés puissent investir dans des infrastructures touristiques. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a assuré que ce programme visait à "préserver" le socialisme, en citant les exemples du Vietnam et de la Chine, deux proches alliés de l'île. Mais plusieurs économistes ont mis en garde sur le risque qu'une élite liée au gouvernement communiste devienne la principale bénéficiaire d'une transition précipitée, mise en œuvre sans la moindre réforme démocratique. Pour l'économiste cubain Pedro Monreal, une vente expéditive des entreprises d'Etat "sans solides garanties juridiques" pourrait aboutir à "la captation des actifs de l'Etat par des initiés bien connectés avec les personnes au pouvoir". "Je pense inévitablement au +capitalisme de copinage+ de la transition russe", a-t-il écrit sur X, en référence aux anciens responsables communistes qui ont raflé les actifs publics à des prix dérisoires après l'éclatement de l'Union soviétique. Ricardo Torres, un autre économiste cubain, chercheur à l'American University de Washington, souligne aussi ce risque de "captation par ceux qui sont à l'intérieur du système". Il rappelle auprès de l'AFP qu'il n'existe à Cuba "aucun mécanisme d'évaluation indépendant, ni aucune exigence de mise en concurrence, ni un organisme de contrôle à l'abri de l'influence du parti" communiste, le seul autorisé sur l'île de 9,6 millions d'habitants. Réformes graduelles Au pouvoir entre 2006 et 2008, l'ancien président Raul Castro, âgé aujourd'hui de 95 ans, a répété vouloir appliquer à Cuba le modèle de développement mis en œuvre par le Vietnam. Cependant ses réformes en faveur de l'initiative privée sont restées très limitées. En Chine et au Vietnam, le parti communiste a gardé le pouvoir tout en libéralisant l'économie à partir des années 1970 et 1980. Depuis, la Chine a accédé au rang de deuxième puissance mondiale et le Vietnam est devenu parmi les économies les plus dynamiques du Sud-Est asiatique. Mais Daniel Torralbas, économiste cubain basé à Londres, souligne que dans les deux pays les transformations ont été "bien plus graduelles" que ce qui se profile à Cuba. "Les deux pays ont commencé par l'agriculture, avec des réformes agricoles qui ont duré plusieurs années, puis les réformes se sont étendues en faveur de l'investissement étranger direct (...) de la création de zones économiques spéciales, et bien sûr, d'un rôle accru du secteur privé dans l'économie", explique-t-il. A l'inverse, le virage libéral annoncé par La Havane intervient de manière soudaine et au "pire moment" pour une économie à bout de souffle, asphyxiée par les sanctions américaines. Les Cubains, interrogés par l'AFP, estiment que le train de réformes annoncé arrive bien tard et plusieurs disent craindre que les responsables les plus connectés s'enrichissent au détriment d'une grande partie de la population. "Le meilleur moment pour appliquer ces réformes, c'était dans les années 1990", dit Alexeï, 52 ans. Ce gardien d'école qui n'a pas souhaité donner son nom se souvient de la visite de Mikhaïl Gorbatchev à Cuba en 1989, lorsque le dirigeant soviétique vantait ses réformes d'ouverture économique de la "perestroïka" face à un Fidel Castro sceptique, suggérant que Cuba devait, lui aussi, s'adapter. Pour Santiago, 59 ans, qui a étudié l'ingénierie en Union soviétique dans les années 1980, privatiser des pans de l'économie était une réforme attendue depuis longtemps "parce que l'Etat ne peut pas s'occuper de choses simples comme réparer un téléviseur". Il s'inquiète surtout de voir les plus vulnérables de l'île être laissés pour compte.
Texte intégral (691 mots)
Sous pression de Washington depuis des mois, le pays a annoncé la semaine dernière un virage économique libéral, mettant fin à près de sept décennies d'une économie socialiste largement planifiée et centralisée. Parmi les 176 mesures adoptées, certaines prévoient que les entreprises d'état soient transformées en sociétés par actions et ouvertes aux investisseurs privés, que les banques privées seraient autorisées et que les promoteurs privés puissent investir dans des infrastructures touristiques. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a assuré que ce programme visait à "préserver" le socialisme, en citant les exemples du Vietnam et de la Chine, deux proches alliés de l'île. Mais plusieurs économistes ont mis en garde sur le risque qu'une élite liée au gouvernement communiste devienne la principale bénéficiaire d'une transition précipitée, mise en œuvre sans la moindre réforme démocratique. Pour l'économiste cubain Pedro Monreal, une vente expéditive des entreprises d'Etat "sans solides garanties juridiques" pourrait aboutir à "la captation des actifs de l'Etat par des initiés bien connectés avec les personnes au pouvoir". "Je pense inévitablement au +capitalisme de copinage+ de la transition russe", a-t-il écrit sur X, en référence aux anciens responsables communistes qui ont raflé les actifs publics à des prix dérisoires après l'éclatement de l'Union soviétique. Ricardo Torres, un autre économiste cubain, chercheur à l'American University de Washington, souligne aussi ce risque de "captation par ceux qui sont à l'intérieur du système". Il rappelle auprès de l'AFP qu'il n'existe à Cuba "aucun mécanisme d'évaluation indépendant, ni aucune exigence de mise en concurrence, ni un organisme de contrôle à l'abri de l'influence du parti" communiste, le seul autorisé sur l'île de 9,6 millions d'habitants. Réformes graduelles Au pouvoir entre 2006 et 2008, l'ancien président Raul Castro, âgé aujourd'hui de 95 ans, a répété vouloir appliquer à Cuba le modèle de développement mis en œuvre par le Vietnam. Cependant ses réformes en faveur de l'initiative privée sont restées très limitées. En Chine et au Vietnam, le parti communiste a gardé le pouvoir tout en libéralisant l'économie à partir des années 1970 et 1980. Depuis, la Chine a accédé au rang de deuxième puissance mondiale et le Vietnam est devenu parmi les économies les plus dynamiques du Sud-Est asiatique. Mais Daniel Torralbas, économiste cubain basé à Londres, souligne que dans les deux pays les transformations ont été "bien plus graduelles" que ce qui se profile à Cuba. "Les deux pays ont commencé par l'agriculture, avec des réformes agricoles qui ont duré plusieurs années, puis les réformes se sont étendues en faveur de l'investissement étranger direct (...) de la création de zones économiques spéciales, et bien sûr, d'un rôle accru du secteur privé dans l'économie", explique-t-il. A l'inverse, le virage libéral annoncé par La Havane intervient de manière soudaine et au "pire moment" pour une économie à bout de souffle, asphyxiée par les sanctions américaines. Les Cubains, interrogés par l'AFP, estiment que le train de réformes annoncé arrive bien tard et plusieurs disent craindre que les responsables les plus connectés s'enrichissent au détriment d'une grande partie de la population. "Le meilleur moment pour appliquer ces réformes, c'était dans les années 1990", dit Alexeï, 52 ans. Ce gardien d'école qui n'a pas souhaité donner son nom se souvient de la visite de Mikhaïl Gorbatchev à Cuba en 1989, lorsque le dirigeant soviétique vantait ses réformes d'ouverture économique de la "perestroïka" face à un Fidel Castro sceptique, suggérant que Cuba devait, lui aussi, s'adapter. Pour Santiago, 59 ans, qui a étudié l'ingénierie en Union soviétique dans les années 1980, privatiser des pans de l'économie était une réforme attendue depuis longtemps "parce que l'Etat ne peut pas s'occuper de choses simples comme réparer un téléviseur". Il s'inquiète surtout de voir les plus vulnérables de l'île être laissés pour compte.

25.06.2026 à 02:35

FRANCE 24
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L'état d'urgence a été déclaré au Venezuela, frappé coup sur coup mercredi soir par deux séismes de magnitudes 7,2 et 7,5. Plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale Caracas où des scènes de panique ont eu lieu. L'aéroport international, gravement endommagé, est fermé. Les experts craignent un lourd bilan et des dégâts importants, alors que la secousse a été ressentie jusqu'en Colombie.
Texte intégral (691 mots)
L'état d'urgence a été déclaré au Venezuela, frappé coup sur coup mercredi soir par deux séismes de magnitudes 7,2 et 7,5. Plusieurs immeubles se sont effondrés dans la capitale Caracas où des scènes de panique ont eu lieu. L'aéroport international, gravement endommagé, est fermé. Les experts craignent un lourd bilan et des dégâts importants, alors que la secousse a été ressentie jusqu'en Colombie.

25.06.2026 à 02:27

FRANCE 24
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La Maison Blanche a demandé mercredi au Congrès américain une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, dont "la plupart" doivent répondre à "des besoins urgents" liés à la guerre en Iran. Donald Trump a remis en question une implication de l'armée américaine dans le bombardement meurtrier de l'école iranienne de Minab, qui a tué plus d'une centaine d'enfants au premier jour de la guerre au Moyen-Orient fin février. Suivez notre direct.
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La Maison Blanche a demandé mercredi au Congrès américain une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, dont "la plupart" doivent répondre à "des besoins urgents" liés à la guerre en Iran. Donald Trump a remis en question une implication de l'armée américaine dans le bombardement meurtrier de l'école iranienne de Minab, qui a tué plus d'une centaine d'enfants au premier jour de la guerre au Moyen-Orient fin février. Suivez notre direct.

25.06.2026 à 02:23

FRANCE24
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Le groupe joue potentiellement gros dans cette procédure inédite: les plaignants demandent la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% pour le gaz. Ce premier grand procès climatique d’une entreprise en France s'inscrit dans une série, en pleine expansion, de contentieux climatiques visant les grandes entreprises fortement émettrices de CO2 à travers le monde, à mesure que la planète se réchauffe. TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre, celles générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives, à travers la mention dans la documentation extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats à l'audience. Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la "prévention" des "risques environnementaux" évoquée par la loi sur le devoir de vigilance inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, avaient justifié les avocats des ONG à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question était au cœur des plaidoiries fin février, devant une chambre créée spécifiquement pour traiter des contentieux liés au droit de vigilance appelés à se multiplier. L'audience avait connu l'intervention, rare dans un procès civil, du parquet de Paris. Si le procureur avait reconnu que la "formulation employée par le législateur ne déterminait pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'était pas envisageable," avait-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 335 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025. La compagnie juge les mesures d'injonction demandées par les plaignants à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", avaient défendu ses avocats. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", avait estimé l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" "Il nous paraît malvenu pour un acteur comme TotalEnergies de faire cette +défense du dealer de drogue+: si on arrête de vendre, d'autres vendront à notre place," rétorque auprès de l'AFP Anne Stevignon, juriste de Notre Affaire à Tous. Au-delà des questions de droit, TotalEnergies s'est estimé victime d'une "diabolisation" de la part des plaignants, en soulignant que l'entreprise représente moins de 2% de la production mondiale de pétrole. "Nous ne demandons pas à TotalEnergies de mettre la clé sous la porte mais des mesures raisonnables pour contribuer à l'atteinte des objectifs climatiques", explique Anne Stevignon. Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir confirmé. Dans une autre affaire retentissante, la justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses rejets de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.
Texte intégral (668 mots)
Le groupe joue potentiellement gros dans cette procédure inédite: les plaignants demandent la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% pour le gaz. Ce premier grand procès climatique d’une entreprise en France s'inscrit dans une série, en pleine expansion, de contentieux climatiques visant les grandes entreprises fortement émettrices de CO2 à travers le monde, à mesure que la planète se réchauffe. TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre, celles générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives, à travers la mention dans la documentation extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats à l'audience. Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la "prévention" des "risques environnementaux" évoquée par la loi sur le devoir de vigilance inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, avaient justifié les avocats des ONG à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question était au cœur des plaidoiries fin février, devant une chambre créée spécifiquement pour traiter des contentieux liés au droit de vigilance appelés à se multiplier. L'audience avait connu l'intervention, rare dans un procès civil, du parquet de Paris. Si le procureur avait reconnu que la "formulation employée par le législateur ne déterminait pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'était pas envisageable," avait-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 335 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025. La compagnie juge les mesures d'injonction demandées par les plaignants à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", avaient défendu ses avocats. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", avait estimé l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" "Il nous paraît malvenu pour un acteur comme TotalEnergies de faire cette +défense du dealer de drogue+: si on arrête de vendre, d'autres vendront à notre place," rétorque auprès de l'AFP Anne Stevignon, juriste de Notre Affaire à Tous. Au-delà des questions de droit, TotalEnergies s'est estimé victime d'une "diabolisation" de la part des plaignants, en soulignant que l'entreprise représente moins de 2% de la production mondiale de pétrole. "Nous ne demandons pas à TotalEnergies de mettre la clé sous la porte mais des mesures raisonnables pour contribuer à l'atteinte des objectifs climatiques", explique Anne Stevignon. Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir confirmé. Dans une autre affaire retentissante, la justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses rejets de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.

25.06.2026 à 02:11

FRANCE24
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En juin 2024, des dizaines de milliers des jeunes, rassemblés sous la seule bannière de la "Génération Z", au-delà des clivages communautaires traditionnels et hors de toute structure politique, avaient protesté pacifiquement plusieurs jours contre un projet de hausse des taxes et la corruption endémique, prenant de court le gouvernement, dépassé par l'ampleur de la contestation. Le 25 juin, les rassemblements avaient viré au chaos à Nairobi lorsque des manifestants avaient pris d'assaut le Parlement. La police avait tiré à balles réelles, faisant de nombreux morts. Malgré le retrait du projet contesté, la contestation s'était poursuivie. Les appels à commémorer le 2e anniversaire de cette répression ont fleuri sur les réseaux sociaux et le président kényan William Ruto a averti que, si chacun a le droit de manifester, il ne laisserait personne se "mobiliser pour détruire des biens ou semer le chaos". Pourtant, contre des manifestants pacifiques, le gouvernement a par le passé mobilisé des "voyous" armés, considérés comme les principaux responsables des violences et pillages. Des journalistes de l'AFP ont observé l'an dernier des centaines de ces casseurs agir au côté de la police lors de manifestations. Ils ont récemment été utilisés contre des rassemblements de l'opposition ou de défenseurs des droits civiques dans des églises. "Réduire au silence" L'ancien vice-président de M. Ruto, Rigathi Gachagua, devenu féroce critique après sa destitution en 2024, a exhorté les Kényans: "Je vous en supplie, restez chez vous. L'Etat a organisé la terreur". Le ministre de l'Intérieur Kipchumba Murkomen a démenti mercredi soir les "insinuations" de "certains dirigeants" politiques et religieux et affirmé que le gouvernement "ne soutient ni ne travaille avec des voyous", accusant au contraire des opposants d'avoir mobilisé des "criminels" et assuré que la police agirait "avec fermeté". Au moins 62 personnes ont été tuées lors de la contestation de 2024, et 65 lors de nouvelles manifestations en 2025, notamment lors du 1er anniversaire de la répression, selon l'Autorité indépendante de supervision de la police (IPOA). Des organisations de défense des droits de l'Homme avancent un bilan plus lourd et affirment que des dizaines d'opposants ont été enlevés, certains n'ayant jamais réapparu. Une coalition représentant des victimes de violences d'Etat ont appelé leurs compatriotes à descendre en nombre dans les rues jeudi, tout en exhortant à la vigilance. "L'Etat devrait se tenir aux côtés des victimes et des survivants, pour honorer la mémoire des personnes disparues et reconnaître les souffrances endurées, plutôt que de chercher à les réduire au silence", ont-ils déploré lors d'une conférence de presse mercredi. L'image de William Ruto a longtemps été entachée par des accusations l'associant à la violence: il a notamment été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de 1.100 morts. Après avoir dénoncé une campagne d'intimidation de témoins, la CPI avait abandonné les poursuites contre lui et son co-inculpé, le futur président Uhuru Kenyatta. "Très impopulaire" Depuis, M. Ruto a redoré son image, se présentant comme un dirigeant tourné vers le monde des affaires et doté de solides relations à l'étranger, accueillant notamment le président français Emmanuel Macron lors d'un sommet africain en mai. Cependant, la transformation économique qu'il avait promise ne s'est pas concrétisée pour de nombreux Kényans qui lui reprochent des promesses non tenues, des scandales de corruption et les violences policières. William Ruto a récemment annoncé avoir débloqué près de 13,5 millions d'euros pour indemniser quelque 1.100 victimes de violences en marge de manifestations entre 2017 et 2025. Une mesure qu'il a qualifiée de "reconnaissance des préjudices subis". Mais il n'a pas présenté d'excuses et la justice n'a engagé aucune poursuite. Ce geste pourrait néanmoins lui bénéficier à l'approche de la présidentielle prévue en 2027, estime l'analyste politique Javas Bigambo qui souligne ses projets ambitieux en matière de logement social, d'assurance santé ou d'infrastructures. M. Ruto bénéficie en outre de la division de l'opposition et ses concurrents "se contentent de critiquer sans proposer de voie alternative", explique cet expert à l'AFP. Mais le président est "clairement très impopulaire auprès de nombreux Kényans, en particulier de la Génération Z", souligne une autre analyste politique, Gabrielle Lynch, notamment parce qu'il "utilise les services de sécurité et de renseignement pour dissuader les Kényans de s'exprimer contre l'Etat".
Texte intégral (766 mots)
En juin 2024, des dizaines de milliers des jeunes, rassemblés sous la seule bannière de la "Génération Z", au-delà des clivages communautaires traditionnels et hors de toute structure politique, avaient protesté pacifiquement plusieurs jours contre un projet de hausse des taxes et la corruption endémique, prenant de court le gouvernement, dépassé par l'ampleur de la contestation. Le 25 juin, les rassemblements avaient viré au chaos à Nairobi lorsque des manifestants avaient pris d'assaut le Parlement. La police avait tiré à balles réelles, faisant de nombreux morts. Malgré le retrait du projet contesté, la contestation s'était poursuivie. Les appels à commémorer le 2e anniversaire de cette répression ont fleuri sur les réseaux sociaux et le président kényan William Ruto a averti que, si chacun a le droit de manifester, il ne laisserait personne se "mobiliser pour détruire des biens ou semer le chaos". Pourtant, contre des manifestants pacifiques, le gouvernement a par le passé mobilisé des "voyous" armés, considérés comme les principaux responsables des violences et pillages. Des journalistes de l'AFP ont observé l'an dernier des centaines de ces casseurs agir au côté de la police lors de manifestations. Ils ont récemment été utilisés contre des rassemblements de l'opposition ou de défenseurs des droits civiques dans des églises. "Réduire au silence" L'ancien vice-président de M. Ruto, Rigathi Gachagua, devenu féroce critique après sa destitution en 2024, a exhorté les Kényans: "Je vous en supplie, restez chez vous. L'Etat a organisé la terreur". Le ministre de l'Intérieur Kipchumba Murkomen a démenti mercredi soir les "insinuations" de "certains dirigeants" politiques et religieux et affirmé que le gouvernement "ne soutient ni ne travaille avec des voyous", accusant au contraire des opposants d'avoir mobilisé des "criminels" et assuré que la police agirait "avec fermeté". Au moins 62 personnes ont été tuées lors de la contestation de 2024, et 65 lors de nouvelles manifestations en 2025, notamment lors du 1er anniversaire de la répression, selon l'Autorité indépendante de supervision de la police (IPOA). Des organisations de défense des droits de l'Homme avancent un bilan plus lourd et affirment que des dizaines d'opposants ont été enlevés, certains n'ayant jamais réapparu. Une coalition représentant des victimes de violences d'Etat ont appelé leurs compatriotes à descendre en nombre dans les rues jeudi, tout en exhortant à la vigilance. "L'Etat devrait se tenir aux côtés des victimes et des survivants, pour honorer la mémoire des personnes disparues et reconnaître les souffrances endurées, plutôt que de chercher à les réduire au silence", ont-ils déploré lors d'une conférence de presse mercredi. L'image de William Ruto a longtemps été entachée par des accusations l'associant à la violence: il a notamment été poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de 1.100 morts. Après avoir dénoncé une campagne d'intimidation de témoins, la CPI avait abandonné les poursuites contre lui et son co-inculpé, le futur président Uhuru Kenyatta. "Très impopulaire" Depuis, M. Ruto a redoré son image, se présentant comme un dirigeant tourné vers le monde des affaires et doté de solides relations à l'étranger, accueillant notamment le président français Emmanuel Macron lors d'un sommet africain en mai. Cependant, la transformation économique qu'il avait promise ne s'est pas concrétisée pour de nombreux Kényans qui lui reprochent des promesses non tenues, des scandales de corruption et les violences policières. William Ruto a récemment annoncé avoir débloqué près de 13,5 millions d'euros pour indemniser quelque 1.100 victimes de violences en marge de manifestations entre 2017 et 2025. Une mesure qu'il a qualifiée de "reconnaissance des préjudices subis". Mais il n'a pas présenté d'excuses et la justice n'a engagé aucune poursuite. Ce geste pourrait néanmoins lui bénéficier à l'approche de la présidentielle prévue en 2027, estime l'analyste politique Javas Bigambo qui souligne ses projets ambitieux en matière de logement social, d'assurance santé ou d'infrastructures. M. Ruto bénéficie en outre de la division de l'opposition et ses concurrents "se contentent de critiquer sans proposer de voie alternative", explique cet expert à l'AFP. Mais le président est "clairement très impopulaire auprès de nombreux Kényans, en particulier de la Génération Z", souligne une autre analyste politique, Gabrielle Lynch, notamment parce qu'il "utilise les services de sécurité et de renseignement pour dissuader les Kényans de s'exprimer contre l'Etat".

25.06.2026 à 02:02

FRANCE24
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Texte intégral (766 mots)

25.06.2026 à 02:02

David GORMEZANO
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Le duel à distance pour la première place du groupe C entre le Maroc et le Brésil a tourné à l'avantage de la Seleçao. Les Lions de l'Atlas l'ont emporté sur des Haïtiens déjà éliminés mais héroïques (4-2) tandis que les quintuples champions du monde ont battu les Écossais (3-0) sans forcer. Les deux équipes filent en 16es de finale mais à la différence de but, c'est le Brésil qui finit en tête du groupe.
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Le duel à distance pour la première place du groupe C entre le Maroc et le Brésil a tourné à l'avantage de la Seleçao. Les Lions de l'Atlas l'ont emporté sur des Haïtiens déjà éliminés mais héroïques (4-2) tandis que les quintuples champions du monde ont battu les Écossais (3-0) sans forcer. Les deux équipes filent en 16es de finale mais à la différence de but, c'est le Brésil qui finit en tête du groupe.

25.06.2026 à 02:00

RFI
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Groupe A de la Coupe du monde, suite et fin. L'Afrique du Sud a réalisé un exploit face à la Corée du Sud pour se qualifier en 16es de finale. Revivez le match historique grâce au live commenté de nos confrères de RFI.
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Groupe A de la Coupe du monde, suite et fin. L'Afrique du Sud a réalisé un exploit face à la Corée du Sud pour se qualifier en 16es de finale. Revivez le match historique grâce au live commenté de nos confrères de RFI.

25.06.2026 à 01:55

FRANCE 24
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La ville polonaise de Gdansk accueille jeudi et vendredi responsables politiques et acteurs économiques pour discuter de la reconstruction de l'Ukraine après la guerre avec la Russie. La délégation ukrainienne sera conduite par la Première ministre Ioulia Svyrydenko et non le président Zelensky, en raison des récentes tensions entre Varsovie et Kiev.
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La ville polonaise de Gdansk accueille jeudi et vendredi responsables politiques et acteurs économiques pour discuter de la reconstruction de l'Ukraine après la guerre avec la Russie. La délégation ukrainienne sera conduite par la Première ministre Ioulia Svyrydenko et non le président Zelensky, en raison des récentes tensions entre Varsovie et Kiev.

25.06.2026 à 01:45

FRANCE24
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Le Conseil national électoral (CNE) a comptabilisé 12.960.166 voix pour le candidat de droite dure de 47 ans, avocat et chef d'entreprise millionnaire, et 12.708.312 pour le sénateur de gauche de 63 ans, défenseur des droits humains. "J'ai décidé d'accepter le résultat qui découle de ce processus et qui dit qu'Abelardo de la Espriella est le nouveau président de la République", avait plus tôt déclaré Iván Cepeda lors d'une conférence de presse. Il avait initialement déclaré qu'il n'accepterait les résultats qu'après le décompte final. "Je le fais pour contribuer à la coexistence, à la paix et au dialogue entre Colombiens", a ajouté M. Cepeda qui avait lancé lundi un appel "au calme" après les manifestations et affrontements qui ont éclaté entre ses partisans et la police antiémeute dans des villes comme Bogotá et Cali. Gustavo Petro, qui reste l'unique président de gauche de l'histoire de la Colombie, avait dénoncé de présumées atteintes au logiciel de l'autorité électorale et avait évoqué la possibilité d'annuler le vote en raison de "l'intervention directe" des États-Unis, après le soutien apporté par Donald Trump à M. De la Espriella. L'organisme chargé des élections avait affirmé mardi que le dépouillement définitif faisait apparaître une concordance à 99,9% avec le précompte initial sorti des urnes de dimanche. La mission d'observation électorale de l'Union européenne a écarté mardi toute "irrégularité". Nouvel allié pour Trump Le millionnaire antisystème Abelardo de la Espriella, tenant d'un discours radical contre la gauche, promet une lutte frontale contre le crime organisé et une politique économique ultralibérale. "Nous assumerons, si nécessaire, la résistance et la désobéissance civile pacifique", a déclaré M. Cepeda, qui a mis en garde contre "toute tentative de soumission autoritaire". Le bureau de M. De la Espriella a assuré dans un communiqué que le prochain gouvernement garantirait le "droit à l'opposition politique et à la manifestation pacifique". La victoire du candidat de droite dure constitue un nouveau succès pour la politique menée par Donald Trump en Amérique latine. Depuis le retour du républicain à la Maison Blanche en janvier 2025, plusieurs pays de la région - parmi lesquels l'Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur et le Honduras - ont amorcé ou confirmé un virage conservateur. Au Venezuela, la capture de Nicolas Maduro en janvier a ouvert un chapitre inédit de collaboration avec les Etats-Unis. Avec ses nouveaux alliés sud-américains, Donald Trump a lancé en mars la coalition "Bouclier des Amériques" visant à lutter contre le narcotrafic. La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, devrait, avec M. De la Espriella à sa tête, la rejoindre. Durant la campagne, il a promis l'éradication chimique des champs de coca et le soutien armé des Etats-Unis qui pourraient établir des bases militaires dans le pays pour "bombarder" les groupes armés qui se financent grâce au narcotrafic. Mercredi, M. De la Espriella a affirmé sur X que "la Colombie rétablira et renforcera sa relation avec l'Etat d'Israël comme jamais auparavant", après une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie israélienne Gideon Sa'ar. M. Petro a rompu les relations diplomatiques, stoppé les exportations de charbon et suspendu l'achat d'armement à Israël. Le président élu a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele et en Equateur par Daniel Noboa. Des experts mettent en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de 60 ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale. Reste ouverte la question de la mise en pratique de ces promesses, la gauche possédant le groupe parlementaire le plus important, même si le président élu pourra théoriquement nouer des alliances.
Texte intégral (678 mots)
Le Conseil national électoral (CNE) a comptabilisé 12.960.166 voix pour le candidat de droite dure de 47 ans, avocat et chef d'entreprise millionnaire, et 12.708.312 pour le sénateur de gauche de 63 ans, défenseur des droits humains. "J'ai décidé d'accepter le résultat qui découle de ce processus et qui dit qu'Abelardo de la Espriella est le nouveau président de la République", avait plus tôt déclaré Iván Cepeda lors d'une conférence de presse. Il avait initialement déclaré qu'il n'accepterait les résultats qu'après le décompte final. "Je le fais pour contribuer à la coexistence, à la paix et au dialogue entre Colombiens", a ajouté M. Cepeda qui avait lancé lundi un appel "au calme" après les manifestations et affrontements qui ont éclaté entre ses partisans et la police antiémeute dans des villes comme Bogotá et Cali. Gustavo Petro, qui reste l'unique président de gauche de l'histoire de la Colombie, avait dénoncé de présumées atteintes au logiciel de l'autorité électorale et avait évoqué la possibilité d'annuler le vote en raison de "l'intervention directe" des États-Unis, après le soutien apporté par Donald Trump à M. De la Espriella. L'organisme chargé des élections avait affirmé mardi que le dépouillement définitif faisait apparaître une concordance à 99,9% avec le précompte initial sorti des urnes de dimanche. La mission d'observation électorale de l'Union européenne a écarté mardi toute "irrégularité". Nouvel allié pour Trump Le millionnaire antisystème Abelardo de la Espriella, tenant d'un discours radical contre la gauche, promet une lutte frontale contre le crime organisé et une politique économique ultralibérale. "Nous assumerons, si nécessaire, la résistance et la désobéissance civile pacifique", a déclaré M. Cepeda, qui a mis en garde contre "toute tentative de soumission autoritaire". Le bureau de M. De la Espriella a assuré dans un communiqué que le prochain gouvernement garantirait le "droit à l'opposition politique et à la manifestation pacifique". La victoire du candidat de droite dure constitue un nouveau succès pour la politique menée par Donald Trump en Amérique latine. Depuis le retour du républicain à la Maison Blanche en janvier 2025, plusieurs pays de la région - parmi lesquels l'Argentine, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur et le Honduras - ont amorcé ou confirmé un virage conservateur. Au Venezuela, la capture de Nicolas Maduro en janvier a ouvert un chapitre inédit de collaboration avec les Etats-Unis. Avec ses nouveaux alliés sud-américains, Donald Trump a lancé en mars la coalition "Bouclier des Amériques" visant à lutter contre le narcotrafic. La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, devrait, avec M. De la Espriella à sa tête, la rejoindre. Durant la campagne, il a promis l'éradication chimique des champs de coca et le soutien armé des Etats-Unis qui pourraient établir des bases militaires dans le pays pour "bombarder" les groupes armés qui se financent grâce au narcotrafic. Mercredi, M. De la Espriella a affirmé sur X que "la Colombie rétablira et renforcera sa relation avec l'Etat d'Israël comme jamais auparavant", après une conversation téléphonique avec le chef de la diplomatie israélienne Gideon Sa'ar. M. Petro a rompu les relations diplomatiques, stoppé les exportations de charbon et suspendu l'achat d'armement à Israël. Le président élu a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele et en Equateur par Daniel Noboa. Des experts mettent en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de 60 ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l'exploitation minière illégale. Reste ouverte la question de la mise en pratique de ces promesses, la gauche possédant le groupe parlementaire le plus important, même si le président élu pourra théoriquement nouer des alliances.
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