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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

18.02.2026 à 20:53

Municipales à Paris: Grégoire promet d'associer les seniors aux aménagements de l'espace public

FRANCE24
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L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo souhaite généraliser les "conseils de seniors", des espaces de proposition et de concertation mis en place dans certains secteurs de la capitale, à tous les arrondissements. "Je sais à quel point les révolutions de ces dernières années ont pu bousculer les repères dans l'espace public et le sentiment d'insécurité", a reconnu Emmanuel Grégoire lors d'une réunion publique avec des associations et syndicats de retraités. "Il n'y aura plus d'aménagement d'espace public sans qu'il y ait des marges exploratoires avec les conseils des seniors", a promis Emmanuel Grégoire, applaudi par son auditoire. Le député socialiste a rappelé que son programme voulait "refaire des piétons la priorité absolue de l'aménagement de l'espace public". Sur la signalétique, comme les feux clignotants et les triangles pour piétons, il a promis davantage d'amendes "quand l'auto-disicipline ne suffit pas". Avec une vigilance accrue sur les "fatbike" (des vélos à pneus surdimensionnés) et les trottinettes électriques débridées. La rue Lafayette (est), une des plus grandes pistes cyclables à Paris, la rue de Rivoli et le boulevard de Sébastopol (centre) feront selon lui l'objet d'une "attention particulière". Emmanuel Grégoire a fait valoir son projet de "fluidification des bus" et la création de 15 lignes de bus express passant toutes les 5 minutes aux heures de pointe. Le député socialiste a aussi proposé des mesures contre l'isolement des personnes âgées alors que dans la capitale, "près d'un senior sur trois se retrouve dans une situation de solitude". Un guichet unique "bien vieillir" sera créé, pour un accès simplifié aux droits sociaux et la facilitation des démarches administratives. La "journée des liens" qu'il propose permettra "d'identifier ceux qui sont seuls, les aider, et ensuite envoyer des travailleurs sociaux capables de les accompagner".

18.02.2026 à 20:47

Poutine dénonce les sanctions contre Cuba, que la Russie "n'accepte pas"

FRANCE24
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"Nous traversons actuellement une période particulière, avec de nouvelles sanctions (...). Nous n'acceptons rien de tel", a déclaré M. Poutine au ministre cubain, Bruno Rodriguez. Moscou "a toujours été aux côtés de Cuba dans sa lutte pour l'indépendance", a-t-il ajouté. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait précédemment assuré son homologue cubain de la "solidarité" de la Russie. L'île communiste de 9,6 millions d'habitants souffre particulièrement depuis l'arrêt, sous la pression américaine, des livraisons de pétrole vénézuelien et des menaces de Washington de frapper de droits de douane tout pays lui vendant du pétrole. "Nous appelons les Etats-Unis d'Amérique à faire preuve de bon sens, d'une approche responsable, et à renoncer à leurs projets de blocus naval militaire", a déclaré M. Lavrov à l'issue de sa rencontre avec M. Rodriguez, selon les images retransmises à la télévision russe. "Pleine solidarité" Il a assuré que Moscou continuerait à "soutenir systématiquement" Cuba et a souligné "la pleine solidarité" de la Russie envers son peuple, sans dévoiler pour autant de mesures concrètes. Des médias russes ont fait état la semaine dernière d'un possible envoi de pétrole comme "aide humanitaire". Les recettes du tourisme, deuxième secteur économique de l'île, sont menacées par les pénuries de carburant. Plusieurs compagnies aériennes, notamment les compagnies russes Rossia et Nordwind, ont annoncé la suspension de leurs vols à destination de Cuba faute de ravitaillement en carburant. Les délestages électriques sont également récurrents et plusieurs hôtels ont fermé temporairement. "Profonde inquiétude" M. Lavrov a qualifié d'"absolument inacceptable" le décret américain signé fin janvier par le président Donald Trump et qualifiant l'île de "menace extraordinaire" pour les Etats-Unis, notamment à cause de son "alignement" avec la Russie décrite comme un "pays hostile". Moscou et La Havane, qui collaborent étroitement depuis la période soviétique, ont renforcé leurs liens depuis que la Russie a lancé son offensive à grande échelle contre l'Ukraine en 2022. Les deux pays "partagent une profonde inquiétude face à la détérioration de l'ordre international", aujourd'hui "en train d'être remplacé par les pratiques du gouvernement des États-Unis", a déclaré de son côté Bruno Rodriguez. Le diplomate a promis que Cuba, qui n'a jamais dénoncé l'offensive russe en Ukraine lancée en février 2022, ne changerait pas de ligne politique malgré la pression américaine. Le président russe s'est quant à lui abstenu dernièrement de toute critique trop ardente contre les Etats-Unis alors qu'ont lieu des pourparlers sous médiation américaine pour tenter de mettre fin au conflit en Ukraine. La rencontre avait "une importance particulière compte tenu du fait qu'il s'agit de Cuba, notre pays frère et ami", avait déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point de presse quotidien auquel participait l'AFP.

18.02.2026 à 20:43

Un "acteur malveillant" a pu consulter les données du fichier des comptes bancaires

FRANCE24
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Depuis fin janvier, l'auteur, "qui avait usurpé les identifiants d’un fonctionnaire disposant d’accès dans le cadre de l'échange d'information entre ministères, a pu consulter une partie de ce fichier qui recense l'ensemble des comptes bancaires ouverts dans les établissements bancaires français et contient des données à caractère personnel", a fait savoir le ministère. Sans préciser si, par "acteur malveillant", il désigne plutôt une personne ou un groupe d'individus. Les titulaires de comptes concernés "recevront dans les prochains jours une information individuelle les alertant qu’un accès à leurs données a pu être constaté", selon Bercy. Les données qui ont ainsi pu être consultées sont le RIB et l'Iban des comptes, l'identité du titulaire, son adresse et, dans certains cas, l'identifiant fiscal de l'usager, indique le ministère de l'Economie. Selon la Fédération bancaire française (FBF) on y trouve également la date et le lieu de naissance du titulaire. Consulter son compte Mais, a rassuré la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), qui tient le Ficoba, qui comporte en tout environ 300 millions de comptes, celui-ci "ne permet pas de consulter les soldes des comptes bancaires, a fortiori de faire des opérations". Si la FBF remarque également que les données parties dans la nature "ne suffisent pas à faire un virement ou un paiement par carte", elle invite néanmoins chacun à "consulter régulièrement son compte pour détecter tout incident ou anomalie", c'est à dire au moins une fois par semaine. Moins rassurante que la DGFiP, elle souligne que ce point "est plus particulièrement important pour les personnes dont les données ont été divulguées". En effet, explique-t-elle, "à partir d’un Iban, de faux créanciers peuvent demander l’exécution de prélèvements, à deux conditions". La première: "être enregistré en tant qu’émetteur de prélèvements auprès d’un prestataire de services de paiement", la seconde, "avoir des mandats de prélèvement" : dans ce cas le fraudeur peut les "falsifier vers des Iban (international bank account numbers) qu’il a obtenus illégalement et ainsi récupérer les fonds". "Pas besoin" Les fraudeurs peuvent également "souscrire des abonnements et des services" grâce à un Iban volé, "bénéficiant ainsi de vrais services payés par la personne dont l’Iban a été volé". Selon le ministère, "dès la détection de cet incident, des mesures immédiates de restriction d'accès ont été mises en œuvre afin de stopper l’attaque" et "des travaux sont en cours pour rétablir le service dans les meilleures conditions de protection". Le ministère a porté plainte et signalé cette affaire à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Alors que, selon le dernier rapport annuel de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, les fraudes sur les cartes, virements et chèques représentent à peu près 1,2 milliard d'euros par an, la FBF rappelle les conseils de l'Observatoire. "Pensez à vérifier régulièrement et à mettre à jour dans votre espace de banque en ligne la liste des créanciers autorisés ou interdits, surveillez attentivement et régulièrement les opérations par prélèvement débité sur votre compte et en cas de fraude contestez sans délai l’opération de prélèvement". Le remboursement des prélèvements, rappelle-t-elle, "est sans condition dans un délai de huit semaines, indépendamment de l’existence ou non d’un mandat de prélèvement". La FBF rappelle que "jamais le banquier ne demandera vos codes, identifiants, mots de passe, que cela soit par téléphone, à distance ou physiquement: il n'en a pas besoin". De même pour la DGFiP, souligne celle-ci, qui conseille, en cas de suspicion, de "conserver toutes les preuves".

18.02.2026 à 20:34

Sommet en Inde : la Chine va-t-elle gagner la course à l’IA ?

Stéphanie ANTOINE
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Le sommet consacré à l’intelligence artificielle se tient cette semaine en Inde. L’événement rassemble 250 000 participants et une quinzaine de chefs d’État, dont Emmanuel Macron, qui copréside ce sommet aux côtés de Narendra Modi, le Premier ministre indien. L’intelligence artificielle doit être démocratique et bénéficier au plus grand nombre ont lancé les organisateurs dans un contexte marqué par la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine, qui dominent le secteur.

18.02.2026 à 20:23

Clichés d'un massacre nazi: Athènes les déclare patrimoine national en vue de les récupérer en Belgique

FRANCE24
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Le lot d'images inédites du massacre de résistants communistes à Kaisariani, près d'Athènes, l’une des pires atrocités commises en Grèce par l’Allemagne nazie, a été déclaré patrimoine national "en raison de sa valeur historique particulière", a indiqué la ministre dans un communiqué. Ces photos "nous permettent d'envisager le drame de la Grèce occupée à travers le regard de l'occupant", a-t-elle ajouté, indiquant qu'elles avaient apparemment été prises par un lieutenant de l'armée allemande, Hermann Heuer, qui a également servi en Belgique et en France. Avec cette déclaration, "le ministère de la Culture pose les bases légales pour réclamer (les photographies) et les acquérir au bénéfice de l'Etat grec", a-t-elle encore indiqué. Des experts du ministère se rendront vendredi à Evergem, en Belgique, pour examiner les clichés. La Grèce a indiqué lundi avoir identifié des photos mises en vente samedi sur le site eBay comme étant celles des "derniers instants" de 200 résistants communistes grecs fusillés le 1er mai 1944 dans la banlieue d'Athènes. Selon des médias belges, le collectionneur qui a mis en vente les clichés, puis les a retirés lundi, gère une plateforme commerciale dédiée aux documents et aux pièces de monnaie de la Seconde Guerre mondiale, appelée "Crain's Militaria". Le massacre de Kaisariani, avait été perpétré par la Wehrmacht en représailles du meurtre d’un général allemand et de son état-major par un peloton de l'Armée populaire de libération nationale grecque (ELAS) le 27 avril 1944. L'affaire a rapidement pris de l'ampleur en Grèce où la mémoire des nombreux massacres commis par les nazis reste vive dans un pays qui leur a opposé une résistance farouche. Peu connue en dehors de Grèce, l'occupation (1941-1944) par les troupes du Troisième Reich a été parmi les plus sanglantes en Europe marquée notamment par la famine et l'extermination de quelque 90% de la communauté juive. L’Armée populaire grecque de libération, dirigée par les communistes, fut l’une des organisations de résistance les plus actives dans l’Europe occupée.

18.02.2026 à 20:13

Suspension maintenue pour l'infirmière qui refuse d'enlever son calot

FRANCE24
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"Au regard de la persistance de l'agente hospitalière à porter son calot hors de toute intervention chirurgicale et en contradiction avec les règles d'hygiène et de sécurité des soins, malgré les injonctions répétées et le blâme prononcé antérieurement à son encontre, l'exclusion de huit mois n'apparaissait pas disproportionnée, en l'état de l'instruction", a indiqué un communiqué du tribunal administratif de Paris. "Cette décision présente toutefois un caractère provisoire et ne vaut que jusqu'à l'intervention du jugement au fond", rappelle le tribunal qui jugeait en référé. Le calot est un équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Majdouline B., qui porte un calot coloré avec des petits coeurs, avait été licenciée en novembre 2025 pour ce motif par l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), mais avait obtenu en référé la suspension de la sanction et sa réintégration. Le tribunal administratif de Paris avait considéré début janvier que la sanction de licenciement était disproportionnée. La jeune femme n'a jamais indiqué d'appartenance religieuse, indiquant simplement que le port de cet équipement relevait de sa vie privée. Elle est soutenue notamment par le syndicat Sud-Santé de la Pitié Salpétrière, et par la CGT. "Il y a une croisade absurde des directions des hôpitaux de France contre des collègues perçues comme musulmanes", a indiqué Blandine Chauvel, de Sud Santé La Pitié Salpétrière. "On a recensé plus de 30 hôpitaux dans toute la France ou des collègues sont victimes de cette chasse au bout de tissu". "On n'est plus dans la défense de la laïcité, on est plutôt dans le fantasme de l'ennemi de l'intérieur", avait de son côté déclaré la députée écologiste Sandrine Rousseau, venue mardi apporter son soutien à Majdouline B avant l'audience du tribunal administratif. L'avocat de Majdouline B, Me Lionel Crusoe, a de son côté regretté que le tribunal n'ait pas retenu le caractère "disproportionné" d'une suspension de huit mois pour des faits de telle nature. "En jurisprudence, pourtant, une sanction d’une telle sévérité est celle classiquement prise, par exemple, contre des agents auteurs d’agression physique, de harcèlement moral ou sexuel ou de détournement de fonds publics et plus généralement des faits revêtant une coloration pénale", a-t-il estimé dans un communiqué. Le NPA, dont la syndicaliste Blandine Chauvel sera tête de liste pour les municipales à Paris, a également apporté son soutien à l'infirmière. Celle-ci s'exprimera lors du meeting de campagne des municipales du NPA, le 19 février à Paris, a indiqué le Nouveau parti Anticapitaliste.

18.02.2026 à 20:02

Hommages, fleurs et slogans : les Iraniens continuent de défier le pouvoir malgré la répression

Bahar MAKOOI
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Alors que des rassemblements ont eu lieu mardi dans les cimetières en Iran en hommage aux​ jeunes manifestants tués en janvier, de nombreux actes de résistance localisés témoignent que les Iraniens continuent de défier le régime malgré la répression en cours. 
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Alors que des rassemblements ont eu lieu mardi dans les cimetières en Iran en hommage aux​ jeunes manifestants tués en janvier, de nombreux actes de résistance localisés témoignent que les Iraniens continuent de défier le régime malgré la répression en cours. 

18.02.2026 à 19:59

Sonia Mabrouk sur France Télévisions? "Plutôt non", répond Delphine Ernotte Cunci

FRANCE24
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"Est-ce qu'on envisage aujourd'hui de recruter Sonia Mabrouk ? Je dirais plutôt non parce qu'on est pas en manque de journalistes", a dit Mme Ernotte lors d'une audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée. Elle répondait à une question du député Aymeric Caron (app. LFI), lui-même ancien chroniqueur sur France Télévisions. "Ca n'est pas contre Sonia Mabrouk, qui par ailleurs a été régulièrement invitée dans nos émissions. (...) Je ne voudrais pas qu'on dise ici que j'ai quoi que ce soit contre Sonia Mabrouk", a ajouté Mme Ernotte Cunci. La journaliste a démissionné de CNews, puis d'Europe 1, ces dernières semaines, quittant les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Ce départ faisait suite à la polémique autour du maintien de l'animateur Jean-Marc Morandini à l'antenne, malgré ses condamnations définitives en justice, notamment pour corruption de mineurs. Jean-Marc Morandini s'est finalement lui aussi retiré de l'antenne, pour une durée qui n'est pas connue. Lors de son audition, Mme Ernotte Cunci a rappelé que son groupe prévoyait de réaliser 150 millions d'économies en 2026 pour faire face à la baisse des crédits de l'Etat. "Nous les réaliserons grâce à une nouvelle baisse des effectifs et des coûts de structure, une baisse importante de nos engagements dans la création audiovisuelle et cinématographique, la revente de droits sportifs à l'instar du Tournoi des VI Nations (de rugby, NDLR), la renégociation de tous nos programmes de flux (magazines et jeux télévisés) et l'arrêt de certaines émissions", a-t-elle développé. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur l'entreprise publique, le chiffre d'affaires de France Télévisions, qui regroupe cinq chaînes nationales, un réseau régional et des chaînes outremer, s'est élevé en 2024 à 3,3 milliards d'euros, dont 2,6 milliards de ressources publiques.
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"Est-ce qu'on envisage aujourd'hui de recruter Sonia Mabrouk ? Je dirais plutôt non parce qu'on est pas en manque de journalistes", a dit Mme Ernotte lors d'une audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée. Elle répondait à une question du député Aymeric Caron (app. LFI), lui-même ancien chroniqueur sur France Télévisions. "Ca n'est pas contre Sonia Mabrouk, qui par ailleurs a été régulièrement invitée dans nos émissions. (...) Je ne voudrais pas qu'on dise ici que j'ai quoi que ce soit contre Sonia Mabrouk", a ajouté Mme Ernotte Cunci. La journaliste a démissionné de CNews, puis d'Europe 1, ces dernières semaines, quittant les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Ce départ faisait suite à la polémique autour du maintien de l'animateur Jean-Marc Morandini à l'antenne, malgré ses condamnations définitives en justice, notamment pour corruption de mineurs. Jean-Marc Morandini s'est finalement lui aussi retiré de l'antenne, pour une durée qui n'est pas connue. Lors de son audition, Mme Ernotte Cunci a rappelé que son groupe prévoyait de réaliser 150 millions d'économies en 2026 pour faire face à la baisse des crédits de l'Etat. "Nous les réaliserons grâce à une nouvelle baisse des effectifs et des coûts de structure, une baisse importante de nos engagements dans la création audiovisuelle et cinématographique, la revente de droits sportifs à l'instar du Tournoi des VI Nations (de rugby, NDLR), la renégociation de tous nos programmes de flux (magazines et jeux télévisés) et l'arrêt de certaines émissions", a-t-elle développé. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur l'entreprise publique, le chiffre d'affaires de France Télévisions, qui regroupe cinq chaînes nationales, un réseau régional et des chaînes outremer, s'est élevé en 2024 à 3,3 milliards d'euros, dont 2,6 milliards de ressources publiques.

18.02.2026 à 19:53

9e Nuit de la solidarité: hausse de 10% de personnes sans abris recensées à Paris

FRANCE24
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Dans la nuit du 22 au 23 janvier, 1.500 Parisiens et 500 professionnels à Paris ainsi que plus de 2.200 bénévoles métropolitains sont allés à la rencontre des personnes sans-abri dans la capitale et dans une trentaine de villes métropolitaines, afin de mener un nouveau décompte. Entre 2022 et 2025, le nombre de personnes à la rue dénombrées dans le cadre de cette opération annuelle est passé de 2.600 à plus de 3.500 dans la capitale, où les campements se sont multipliés. Les chiffres sont cette année encore à la hausse. Les estimations publiées mercredi dans un communiqué commun du Grand Paris, de la Ville de Paris et de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas) font état de 3.857 personnes sans abris recensées lors de la 9e édition. Cette hausse de 350 personnes rencontrées par rapport à l’édition 2025 s’explique "principalement par l’augmentation du nombre de personnes vivant en campement de plus de 20 personnes". Près d’une personne sur cinq (721) a ainsi été recensée dans un groupe de 20 personnes ou plus, selon le communiqué. La proportion des femmes décomptées par rapport à l’année précédente a par ailleurs baissé, de 14% en 2025 à 11% cette année, en lien peut-être, avancent les organisateurs, avec les mises à l'abri réalisées lors de la période de grand froid, entre fin décembre et début janvier. Logement et prise en charge des personnes SDF se sont imposés comme l'un des sujets incontournables des élections municipales à Paris. S'il devient maire en mars, le candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire, a ainsi promis d'engager un "grand plan d'hébergement d'urgence avec une obligation de résultat: zéro enfant à la rue à l'hiver 2026". La candidate LR et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati a de son côté multiplié les vidéos dans des "campements sauvages", provoquant l'ire de certains sans-abri. A ce stade, elle n'a pas fait de proposition spécifique sur l'hébergement d'urgence.
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Dans la nuit du 22 au 23 janvier, 1.500 Parisiens et 500 professionnels à Paris ainsi que plus de 2.200 bénévoles métropolitains sont allés à la rencontre des personnes sans-abri dans la capitale et dans une trentaine de villes métropolitaines, afin de mener un nouveau décompte. Entre 2022 et 2025, le nombre de personnes à la rue dénombrées dans le cadre de cette opération annuelle est passé de 2.600 à plus de 3.500 dans la capitale, où les campements se sont multipliés. Les chiffres sont cette année encore à la hausse. Les estimations publiées mercredi dans un communiqué commun du Grand Paris, de la Ville de Paris et de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas) font état de 3.857 personnes sans abris recensées lors de la 9e édition. Cette hausse de 350 personnes rencontrées par rapport à l’édition 2025 s’explique "principalement par l’augmentation du nombre de personnes vivant en campement de plus de 20 personnes". Près d’une personne sur cinq (721) a ainsi été recensée dans un groupe de 20 personnes ou plus, selon le communiqué. La proportion des femmes décomptées par rapport à l’année précédente a par ailleurs baissé, de 14% en 2025 à 11% cette année, en lien peut-être, avancent les organisateurs, avec les mises à l'abri réalisées lors de la période de grand froid, entre fin décembre et début janvier. Logement et prise en charge des personnes SDF se sont imposés comme l'un des sujets incontournables des élections municipales à Paris. S'il devient maire en mars, le candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire, a ainsi promis d'engager un "grand plan d'hébergement d'urgence avec une obligation de résultat: zéro enfant à la rue à l'hiver 2026". La candidate LR et maire du VIIe arrondissement Rachida Dati a de son côté multiplié les vidéos dans des "campements sauvages", provoquant l'ire de certains sans-abri. A ce stade, elle n'a pas fait de proposition spécifique sur l'hébergement d'urgence.

18.02.2026 à 19:45

Deux députés RN et un LFI sanctionnés pour leur comportement à l'Assemblée

FRANCE24
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Ces rappels à l'ordre avec inscription au procès-verbal entraînent la privation, durant un mois, du quart de l'indemnité parlementaire allouée à chaque élu. Le bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive qui est composée de députés, s'est réuni mercredi matin et a "décidé collectivement" de prononcer ces sanctions, selon le communiqué. M. Jacobelli, député de Moselle, écope de cette sanction "pour des injures et provocations, ayant généré une scène tumultueuse et gravement perturbé le déroulement de la séance", de même source. Les faits reprochés se sont déroulés fin janvier, pendant la journée réservée aux propositions de loi des Républicains, lors d'un débat autour d'une résolution appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. "Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI", avait déclaré M. Jacobelli. Dans une ambiance délétère, les groupes de gauche avaient alors réclamé que le bureau soit saisi. "Je maintiens intégralement mes propos", a réagi mercredi M. Jacobelli dans un communiqué, dénonçant une "atteinte manifeste à la liberté d'expression parlementaire" et martelant qu'il continuerait "à dénoncer La France Insoumise avec détermination". Le même jour, le député LFI Antoine Léaument, élu dans l'Essonne, était descendu vers le bas de l'hémicycle après s'être fait couper le micro par le président de séance Sébastien Chenu (RN), en protestant vivement et en le pointant du doigt. "Je saisis le bureau pour vos menaces physiques", avait alors déclaré M. Chenu. Selon le compte rendu de la séance, hors micro, M. Léaument avait lancé à M. Chenu "Descendez et venez discuter avec moi!" "Sanction politique" Démentant toutes menaces physiques, M. Léaument a fait valoir qu'il s'était depuis excusé de s'être "agacé" auprès de M. Chenu. "C'est une sanction politique, pour faire un partout la balle au centre, regardez on a puni le RN, on a puni LFI", a-t-il ajouté auprès de l'AFP. Le député LFI a reçu un rappel à l'ordre "pour outrage et provocation envers le président de séance". Le député de l'Oise Frédéric-Pierre Vos avait lui provoqué un tollé en mentionnant ironiquement le génocide des Tutsi au Rwanda lors des débats budgétaires mi-janvier. "La résistance à l'oppression, c'est de ne pas confondre égalité et égalitarisme et vous transformer en Tutsi pour couper les Hutu sous prétexte qu'ils étaient plus grands", avait-il lancé. "Comparer le fait de vouloir la juste contribution des Français à un génocide où des gens ont été tués à la machette, c'est inadmissible", avait immédiatement réagi la présidente du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain. Sa sanction a été prononcée "pour outrances ayant suscité un tumulte dans l'hémicycle et donné lieu à plusieurs rappels au Règlement", selon le communiqué de la présidence de l'Assemblée. Dans une déclaration transmise à l'AFP, M. Vos a expliqué qu'il "n'avait pas l'intention de choquer" mais "l'interprétation des propos a fait dériver le débat sur une prétendue négation du génocide". "L'immunité parlementaire nous donne un droit de liberté de parole", a-t-il également souligné.
Texte intégral (573 mots)
Ces rappels à l'ordre avec inscription au procès-verbal entraînent la privation, durant un mois, du quart de l'indemnité parlementaire allouée à chaque élu. Le bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive qui est composée de députés, s'est réuni mercredi matin et a "décidé collectivement" de prononcer ces sanctions, selon le communiqué. M. Jacobelli, député de Moselle, écope de cette sanction "pour des injures et provocations, ayant généré une scène tumultueuse et gravement perturbé le déroulement de la séance", de même source. Les faits reprochés se sont déroulés fin janvier, pendant la journée réservée aux propositions de loi des Républicains, lors d'un débat autour d'une résolution appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. "Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI", avait déclaré M. Jacobelli. Dans une ambiance délétère, les groupes de gauche avaient alors réclamé que le bureau soit saisi. "Je maintiens intégralement mes propos", a réagi mercredi M. Jacobelli dans un communiqué, dénonçant une "atteinte manifeste à la liberté d'expression parlementaire" et martelant qu'il continuerait "à dénoncer La France Insoumise avec détermination". Le même jour, le député LFI Antoine Léaument, élu dans l'Essonne, était descendu vers le bas de l'hémicycle après s'être fait couper le micro par le président de séance Sébastien Chenu (RN), en protestant vivement et en le pointant du doigt. "Je saisis le bureau pour vos menaces physiques", avait alors déclaré M. Chenu. Selon le compte rendu de la séance, hors micro, M. Léaument avait lancé à M. Chenu "Descendez et venez discuter avec moi!" "Sanction politique" Démentant toutes menaces physiques, M. Léaument a fait valoir qu'il s'était depuis excusé de s'être "agacé" auprès de M. Chenu. "C'est une sanction politique, pour faire un partout la balle au centre, regardez on a puni le RN, on a puni LFI", a-t-il ajouté auprès de l'AFP. Le député LFI a reçu un rappel à l'ordre "pour outrage et provocation envers le président de séance". Le député de l'Oise Frédéric-Pierre Vos avait lui provoqué un tollé en mentionnant ironiquement le génocide des Tutsi au Rwanda lors des débats budgétaires mi-janvier. "La résistance à l'oppression, c'est de ne pas confondre égalité et égalitarisme et vous transformer en Tutsi pour couper les Hutu sous prétexte qu'ils étaient plus grands", avait-il lancé. "Comparer le fait de vouloir la juste contribution des Français à un génocide où des gens ont été tués à la machette, c'est inadmissible", avait immédiatement réagi la présidente du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain. Sa sanction a été prononcée "pour outrances ayant suscité un tumulte dans l'hémicycle et donné lieu à plusieurs rappels au Règlement", selon le communiqué de la présidence de l'Assemblée. Dans une déclaration transmise à l'AFP, M. Vos a expliqué qu'il "n'avait pas l'intention de choquer" mais "l'interprétation des propos a fait dériver le débat sur une prétendue négation du génocide". "L'immunité parlementaire nous donne un droit de liberté de parole", a-t-il également souligné.

18.02.2026 à 19:07

Arc: un seul candidat à la reprise, 800 suppressions de postes envisagées

FRANCE24
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L'ancien président de l'entreprise Patrick Puy, qui avait présenté un projet concurrent sans suppression de poste, y a finalement renoncé mardi soir, alors que le délai posé par le tribunal du commerce expirait à minuit. Il aurait eu besoin de plusieurs semaines supplémentaires, a-t-il expliqué, et au vu de la situation financière de l'entreprise il a décidé de ne pas "retarder le processus". Le seul candidat à la reprise est désormais Timothée Durand, petit-fils d'un dirigeant emblématique d'Arc, où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024. Il avait présenté son offre le jour-même du placement en redressement judiciaire d'Arc le 7 janvier. Il prévoit 800 suppressions de postes sur le site d'Arques qui en compte actuellement 3.500, tablant sur 400 départs anticipés à la retraite, 100 autres départs volontaires, et au moins 300 licenciements. En outre il sera mis fin à 200 contrats intérimaires habituellement présents dans l'entreprise, a souligné mercredi le délégué Sud Bastien Vasseur, déplorant au total "un millier de suppressions d'emplois". "C'est une hécatombe qui se prépare" a souligné Frédéric Specque, délégué syndical CGT, déplorant qu'il n'y ait "pas trop de levier pour espérer une amélioration" puisque ça sera cette offre "ou la liquidation". Le groupe bicentenaire emploie 5.700 salariés dans le monde et compte, outre sa principale usine à Arques, trois usines à l'étranger, aux Etats-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis. La décision finale du tribunal de commerce est attendue courant mars. L'entreprise qui produit notamment des verres et ustensiles (marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques), a souffert de la concurrence étrangère, chinoise notamment, et de la crise dans son secteur. Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l'Etat de 30 millions d'euros. Ses effectifs ont été presque divisés par trois depuis les années 2000.
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L'ancien président de l'entreprise Patrick Puy, qui avait présenté un projet concurrent sans suppression de poste, y a finalement renoncé mardi soir, alors que le délai posé par le tribunal du commerce expirait à minuit. Il aurait eu besoin de plusieurs semaines supplémentaires, a-t-il expliqué, et au vu de la situation financière de l'entreprise il a décidé de ne pas "retarder le processus". Le seul candidat à la reprise est désormais Timothée Durand, petit-fils d'un dirigeant emblématique d'Arc, où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024. Il avait présenté son offre le jour-même du placement en redressement judiciaire d'Arc le 7 janvier. Il prévoit 800 suppressions de postes sur le site d'Arques qui en compte actuellement 3.500, tablant sur 400 départs anticipés à la retraite, 100 autres départs volontaires, et au moins 300 licenciements. En outre il sera mis fin à 200 contrats intérimaires habituellement présents dans l'entreprise, a souligné mercredi le délégué Sud Bastien Vasseur, déplorant au total "un millier de suppressions d'emplois". "C'est une hécatombe qui se prépare" a souligné Frédéric Specque, délégué syndical CGT, déplorant qu'il n'y ait "pas trop de levier pour espérer une amélioration" puisque ça sera cette offre "ou la liquidation". Le groupe bicentenaire emploie 5.700 salariés dans le monde et compte, outre sa principale usine à Arques, trois usines à l'étranger, aux Etats-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis. La décision finale du tribunal de commerce est attendue courant mars. L'entreprise qui produit notamment des verres et ustensiles (marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques), a souffert de la concurrence étrangère, chinoise notamment, et de la crise dans son secteur. Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l'Etat de 30 millions d'euros. Ses effectifs ont été presque divisés par trois depuis les années 2000.

18.02.2026 à 19:05

Leïla Shahid, ancienne représentante de la Palestine en France, est décédée

FRANCE24
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Son corps a été retrouvé mercredi dans le hameau de la Lèque, sur la commune de Lussan (Gard), où elle vivait, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Selon les premiers éléments, il s'agirait d'un suicide, a ajouté cette source, précisant qu'une enquête avait été ouverte pour "recherche des causes de la mort". Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante. "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne". "Sa voix s'est confondue avec celle de son peuple. Une voix pour la justice, pour la liberté, pour la paix", a-t-il écrit: "Elle était resté militante tout en étant diplomate, sans jamais renoncer ou renier quoique ce soit de sa vérité". "Boussole" Plusieurs personnalités politique de gauche ont salué sa mémoire. Martine Aubry, ancienne ministre socialiste, a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël". "Nous continuons le combat, mais ta voix va nous manquer", a-t-ele ajouté. "Une voix de la Palestine s'éteint", a écrit sur X le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel, estimant que "son engagement restera une boussole". "Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité". "Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne. Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu. Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens". "Epoque révolue" Karim Amellal, ancien délégué interministériel à la Méditerranée (2020-2025) lui a aussi rendu hommage sur X: "Elle m'avait permis de rencontrer Yasser Arafat et ouvert les portes d'une époque d'espoir, celle des accords d'Oslo (posant en 1993 les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien, ndlr). Une époque hélas révolue". Issue d'une famille de notables de Jérusalem, Leïla Shahid était née en 1949 à Beyrouth, quelques mois après la Nakba ("Catastrophe" en arabe), lors de laquelle quelque 760.000 Palestiniens fuient et sont expulsés lors de la création de l'Etat d'Israël. Mariée à l'écrivain marocain Mohamed Berrada, sans enfant, elle a suivi des études secondaires au Liban puis une licence d'anthropologie à l'Université américaine de Beyrouth. En France, elle a collaboré avec des intellectuels palestiniens exilés, à "la Revue d'études palestiniennes", et noue des liens avec des pacifistes israéliens. Dans un entretien à l'AFP en 1993, elle disait vivre "un déchirement perpétuel entre l'appartenance à (son) peuple, le besoin de lutter avec lui (...) et le désir d'une vie normale et sereine". Selon Le Monde, Leïla Shahid était gravement malade depuis plusieurs années.
Texte intégral (627 mots)
Son corps a été retrouvé mercredi dans le hameau de la Lèque, sur la commune de Lussan (Gard), où elle vivait, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Selon les premiers éléments, il s'agirait d'un suicide, a ajouté cette source, précisant qu'une enquête avait été ouverte pour "recherche des causes de la mort". Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante. "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne". "Sa voix s'est confondue avec celle de son peuple. Une voix pour la justice, pour la liberté, pour la paix", a-t-il écrit: "Elle était resté militante tout en étant diplomate, sans jamais renoncer ou renier quoique ce soit de sa vérité". "Boussole" Plusieurs personnalités politique de gauche ont salué sa mémoire. Martine Aubry, ancienne ministre socialiste, a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël". "Nous continuons le combat, mais ta voix va nous manquer", a-t-ele ajouté. "Une voix de la Palestine s'éteint", a écrit sur X le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel, estimant que "son engagement restera une boussole". "Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité". "Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne. Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu. Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens". "Epoque révolue" Karim Amellal, ancien délégué interministériel à la Méditerranée (2020-2025) lui a aussi rendu hommage sur X: "Elle m'avait permis de rencontrer Yasser Arafat et ouvert les portes d'une époque d'espoir, celle des accords d'Oslo (posant en 1993 les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien, ndlr). Une époque hélas révolue". Issue d'une famille de notables de Jérusalem, Leïla Shahid était née en 1949 à Beyrouth, quelques mois après la Nakba ("Catastrophe" en arabe), lors de laquelle quelque 760.000 Palestiniens fuient et sont expulsés lors de la création de l'Etat d'Israël. Mariée à l'écrivain marocain Mohamed Berrada, sans enfant, elle a suivi des études secondaires au Liban puis une licence d'anthropologie à l'Université américaine de Beyrouth. En France, elle a collaboré avec des intellectuels palestiniens exilés, à "la Revue d'études palestiniennes", et noue des liens avec des pacifistes israéliens. Dans un entretien à l'AFP en 1993, elle disait vivre "un déchirement perpétuel entre l'appartenance à (son) peuple, le besoin de lutter avec lui (...) et le désir d'une vie normale et sereine". Selon Le Monde, Leïla Shahid était gravement malade depuis plusieurs années.

18.02.2026 à 18:59

Mort de Quentin Deranque: Tondelier regrette un "deux poids, deux mesures" face à la violence politique

FRANCE24
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"Quand un jeune meurt dans la rue après avoir manifesté, même si très clairement il n'est pas de mon bord politique (...), mon réflexe premier, c'est le recueillement, le respect et la dignité des réactions", a-t-elle déclaré à la presse à Toulouse, faisant allusion à l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque. Or, "ce à quoi j'ai assisté dans ce pays, c'est une course à l'échalote, à la récupération, à la manipulation, au règlement de comptes et ce n'est pas une manière digne de faire de la politique", a poursuivi Mme Tondelier, venue à Toulouse pour soutenir la liste de rassemblement de la gauche hors LFI aux élections municipales, conduite par François Briançon (PS). "Ce que je constate aussi, c'est que depuis quelques jours, je n'ai que des questions sur la France insoumise. Je n'entends pas les gens de droite avoir des questions sur l'ultradroite, qui est aussi extrêmement violente", a-t-elle regretté. "Quand vous regardez les chiffres (des violences commises par des militants d'extrême droite, ndlr) sur les dix dernières années, c'est effrayant. Et il y a des gens qui sont racisés dans ce pays, qui ont peur pour leurs gamins quand ils vont à l'école. Je pense qu'un débat politique rationnel devrait aborder toute la question", selon Mme Tondelier. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est sous le feu des critiques depuis la mort samedi du jeune militant nationaliste, roué de coups par plusieurs individus, et l'interpellation de 11 personnes, dont deux assistants parlementaires d'un député LFI.
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"Quand un jeune meurt dans la rue après avoir manifesté, même si très clairement il n'est pas de mon bord politique (...), mon réflexe premier, c'est le recueillement, le respect et la dignité des réactions", a-t-elle déclaré à la presse à Toulouse, faisant allusion à l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque. Or, "ce à quoi j'ai assisté dans ce pays, c'est une course à l'échalote, à la récupération, à la manipulation, au règlement de comptes et ce n'est pas une manière digne de faire de la politique", a poursuivi Mme Tondelier, venue à Toulouse pour soutenir la liste de rassemblement de la gauche hors LFI aux élections municipales, conduite par François Briançon (PS). "Ce que je constate aussi, c'est que depuis quelques jours, je n'ai que des questions sur la France insoumise. Je n'entends pas les gens de droite avoir des questions sur l'ultradroite, qui est aussi extrêmement violente", a-t-elle regretté. "Quand vous regardez les chiffres (des violences commises par des militants d'extrême droite, ndlr) sur les dix dernières années, c'est effrayant. Et il y a des gens qui sont racisés dans ce pays, qui ont peur pour leurs gamins quand ils vont à l'école. Je pense qu'un débat politique rationnel devrait aborder toute la question", selon Mme Tondelier. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est sous le feu des critiques depuis la mort samedi du jeune militant nationaliste, roué de coups par plusieurs individus, et l'interpellation de 11 personnes, dont deux assistants parlementaires d'un député LFI.

18.02.2026 à 18:45

L'image du jour des JO 2026 : un invité surprise s'invite sur la piste de ski de fond

FRANCE 24
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Un impressionnant husky s'est invité mercredi lors des épreuves de ski de fond des JO de Milan-Cortina. Il a même eu le droit à sa photo-finish à l'arrivée. 
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Un impressionnant husky s'est invité mercredi lors des épreuves de ski de fond des JO de Milan-Cortina. Il a même eu le droit à sa photo-finish à l'arrivée. 

18.02.2026 à 18:35

Taylor Swift en tête des ventes mondiales pour la 6e fois en 2025, selon l'IFPI

FRANCE24
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Cette distinction prestigieuse récompense l'artiste le plus performant sur le plan des ventes d'albums et de singles - qu'ils soient numériques, physiques ou en streaming - sur l'ensemble de l'année. Le volume total des ventes pour chacun des artistes n'est toutefois pas communiqué. L'interprète de "Shake it Off", 36 ans, devance le groupe de K-pop Stray Kids, qui atteint son meilleur classement à ce jour et se trouve pour la troisième année consécutive dans le top cinq mondial. Figure ensuite derrière eux la superstar du rap, le Canadien Drake. Taylor Swift reçoit cette distinction après la sortie en octobre de son 12e album, "The Life Of A Showgirl", qui a enregistré la meilleure semaine de lancement de l'année ainsi que la meilleure semaine de lancement de toute sa carrière. L'histoire d'amour entre Taylor Swift et le footballeur américain Travis Kelce, avec qui elle s'est officiellement fiancée cet été, y tient une grande place. L'année 2025 est aussi celle de la sortie de son documentaire en six épisodes, "The End of an Era", qui montre les coulisses de sa tournée gigantesque à travers le monde. Le fait que la star américaine arrive en tête des ventes pour la sixième fois de sa carrière est "une réussite historique", a souligné Victoria Oakley, la PDG de la fédération, citée dans le communiqué. Le chanteur star du moment, le portoricain Bad Bunny, qui s'est produit lors du concert de mi-temps du Super Bowl et a récemment triomphé aux Grammy Awards, se classe à la cinquième place, devançant le rappeur américain Kendrick Lamar. L'IFPI est basée à Londres. Voici son classement des artistes en tête des ventes en 2025: 1. Taylor Swift 2. Stray Kids 3. Drake 4. The Weeknd 5. Bad Bunny 6. Kendrick Lamar 7. Morgan Wallen 8. Sabrina Carpenter 9. Billie Eilish 10. Lady Gaga
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Cette distinction prestigieuse récompense l'artiste le plus performant sur le plan des ventes d'albums et de singles - qu'ils soient numériques, physiques ou en streaming - sur l'ensemble de l'année. Le volume total des ventes pour chacun des artistes n'est toutefois pas communiqué. L'interprète de "Shake it Off", 36 ans, devance le groupe de K-pop Stray Kids, qui atteint son meilleur classement à ce jour et se trouve pour la troisième année consécutive dans le top cinq mondial. Figure ensuite derrière eux la superstar du rap, le Canadien Drake. Taylor Swift reçoit cette distinction après la sortie en octobre de son 12e album, "The Life Of A Showgirl", qui a enregistré la meilleure semaine de lancement de l'année ainsi que la meilleure semaine de lancement de toute sa carrière. L'histoire d'amour entre Taylor Swift et le footballeur américain Travis Kelce, avec qui elle s'est officiellement fiancée cet été, y tient une grande place. L'année 2025 est aussi celle de la sortie de son documentaire en six épisodes, "The End of an Era", qui montre les coulisses de sa tournée gigantesque à travers le monde. Le fait que la star américaine arrive en tête des ventes pour la sixième fois de sa carrière est "une réussite historique", a souligné Victoria Oakley, la PDG de la fédération, citée dans le communiqué. Le chanteur star du moment, le portoricain Bad Bunny, qui s'est produit lors du concert de mi-temps du Super Bowl et a récemment triomphé aux Grammy Awards, se classe à la cinquième place, devançant le rappeur américain Kendrick Lamar. L'IFPI est basée à Londres. Voici son classement des artistes en tête des ventes en 2025: 1. Taylor Swift 2. Stray Kids 3. Drake 4. The Weeknd 5. Bad Bunny 6. Kendrick Lamar 7. Morgan Wallen 8. Sabrina Carpenter 9. Billie Eilish 10. Lady Gaga
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