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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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22.04.2026 à 18:28

En France, "des dérives menacent notre État de droit", alerte Amnesty International

Romain BRUNET
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En marge de son rapport annuel sur l’état des droits humains dans le monde, l’ONG Amnesty International met en garde la France sur ce qui constitue selon elle des signes avant-coureurs de pratiques autoritaires. Entretien avec la présidente d’Amnesty International France.
En marge de son rapport annuel sur l’état des droits humains dans le monde, l’ONG Amnesty International met en garde la France sur ce qui constitue selon elle des signes avant-coureurs de pratiques autoritaires. Entretien avec la présidente d’Amnesty International France.

22.04.2026 à 18:19

Boeing amoindrit sa perte nette au 1er trimestre grâce au rebond des livraisons

FRANCE24
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"Au cours des derniers mois, nous avons remporté de grandes victoires et atteint des jalons importants", a commenté Kelly Ortberg, PDG de l'avionneur, dans un message aux employés. Il a affirmé que le groupe effectuait "des progrès constants à tous les niveaux", après une crise profonde déclenchée début 2024, liée aux problèmes de qualité de sa production, mais "il reste encore beaucoup à faire (...) pour que Boeing redevienne ce que l'on attend de nous". Le groupe, qui a livré au premier trimestre 143 avions commerciaux - un record depuis la même période de 2019 -, a réalisé un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars (+14% sur un an). L'avionneur reçoit la plus grosse partie du prix de vente à la livraison. Il a aussi réduit sa perte nette, à 90 millions de dollars, contre 123 millions au premier trimestre de l'année précédente. Rapportée par action et hors éléments exceptionnels, variable privilégiée par les marchés, la perte nette ressort à 20 cents. Le consensus anticipait une perte nette de 68 cents. "C'est un meilleur premier trimestre qu'anticipé", ont relevé les analystes de TD Cowen, mettant l'accent sur les livraisons de l'aviation commerciale, les marges et le flux de trésorerie. Vers 16H10 GMT, l'action Boeing bondissait de 4,82% à la Bourse de New York. Dette réduite Le groupe a généré en 2025 son premier bénéfice net annuel (1,89 milliard) depuis 2018, grâce à une cession d'actifs mais aussi à la reprise de ses livraisons. A noter sur le premier trimestre, une réduction importante de la dette qui est passée de 54,1 milliards de dollars à fin 2025 à 47,2 milliards au 31 mars. Le groupe a également réduit son flux négatif de trésorerie à 1,45 milliard de dollars contre 2,29 milliards un an plus tôt. Un niveau "meilleur que ce que nous anticipions", s'est félicité M. Ortberg sur la chaîne CNBC, confirmant l'objectif de générer un flux positif au second semestre et d'être légèrement positif sur l'ensemble de l'année. Le directeur financier Jay Malave a réitéré lors d'une audioconférence avec des analystes une fourchette entre "un et trois milliards de dollars" pour 2026. Les trois branches du groupe ont progressé au cours du trimestre, avec un bond de 13% du chiffre d'affaires dans la branche commerciale (BCA), de 21% dans la branche défense et espace (BDS) et de 6% dans les services (BGS). A fin mars, son carnet de commandes total atteignait le niveau record de 695 milliards de dollars, dont 576 milliards pour BCA avec plus de 6.100 avions commerciaux. Interrogé sur une éventuelle commande de la Chine, qui pourrait être annoncée pendant la visite de Donald Trump les 14 et 15 mai à Pékin, M. Ortberg a reconnu que le président américain avait été "très efficace pour (obtenir) de nouveaux contrats". "J'ai beaucoup d'espoir que la rencontre Trump-Xi (Jinping) entraîne de futures commandes pour nous en Chine. C'est un important marché de croissance pour nous", a ajouté M. Ortberg. "Je suis hautement confiant sur le fait que, s'il y a un accord au niveau des pays, (cette rencontre) va déboucher sur des commandes d'avions", a-t-il relevé auprès des analystes. Refusant de divulguer une quantité précise, il a souligné qu'il s'agissait "d'un gros nombre". Des médias américains évoquent depuis plusieurs mois une commande potentielle chinoise d'environ 500 avions 737 MAX et d'une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777). Boeing continue aussi de travailler activement à la certification des monocouloirs 737 MAX 7 et 737 MAX 10 ainsi que du gros porteur 777-9, qui cumulent plusieurs années de retard. Le feu vert du régulateur aérien (FAA) est attendu courant 2026 et le début des livraisons en 2027. Elles devaient commencer en 2019 pour le MAX 7, en 2023 pour le MAX 10 et en 2020 pour le programme 777X.
Texte intégral (637 mots)
"Au cours des derniers mois, nous avons remporté de grandes victoires et atteint des jalons importants", a commenté Kelly Ortberg, PDG de l'avionneur, dans un message aux employés. Il a affirmé que le groupe effectuait "des progrès constants à tous les niveaux", après une crise profonde déclenchée début 2024, liée aux problèmes de qualité de sa production, mais "il reste encore beaucoup à faire (...) pour que Boeing redevienne ce que l'on attend de nous". Le groupe, qui a livré au premier trimestre 143 avions commerciaux - un record depuis la même période de 2019 -, a réalisé un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars (+14% sur un an). L'avionneur reçoit la plus grosse partie du prix de vente à la livraison. Il a aussi réduit sa perte nette, à 90 millions de dollars, contre 123 millions au premier trimestre de l'année précédente. Rapportée par action et hors éléments exceptionnels, variable privilégiée par les marchés, la perte nette ressort à 20 cents. Le consensus anticipait une perte nette de 68 cents. "C'est un meilleur premier trimestre qu'anticipé", ont relevé les analystes de TD Cowen, mettant l'accent sur les livraisons de l'aviation commerciale, les marges et le flux de trésorerie. Vers 16H10 GMT, l'action Boeing bondissait de 4,82% à la Bourse de New York. Dette réduite Le groupe a généré en 2025 son premier bénéfice net annuel (1,89 milliard) depuis 2018, grâce à une cession d'actifs mais aussi à la reprise de ses livraisons. A noter sur le premier trimestre, une réduction importante de la dette qui est passée de 54,1 milliards de dollars à fin 2025 à 47,2 milliards au 31 mars. Le groupe a également réduit son flux négatif de trésorerie à 1,45 milliard de dollars contre 2,29 milliards un an plus tôt. Un niveau "meilleur que ce que nous anticipions", s'est félicité M. Ortberg sur la chaîne CNBC, confirmant l'objectif de générer un flux positif au second semestre et d'être légèrement positif sur l'ensemble de l'année. Le directeur financier Jay Malave a réitéré lors d'une audioconférence avec des analystes une fourchette entre "un et trois milliards de dollars" pour 2026. Les trois branches du groupe ont progressé au cours du trimestre, avec un bond de 13% du chiffre d'affaires dans la branche commerciale (BCA), de 21% dans la branche défense et espace (BDS) et de 6% dans les services (BGS). A fin mars, son carnet de commandes total atteignait le niveau record de 695 milliards de dollars, dont 576 milliards pour BCA avec plus de 6.100 avions commerciaux. Interrogé sur une éventuelle commande de la Chine, qui pourrait être annoncée pendant la visite de Donald Trump les 14 et 15 mai à Pékin, M. Ortberg a reconnu que le président américain avait été "très efficace pour (obtenir) de nouveaux contrats". "J'ai beaucoup d'espoir que la rencontre Trump-Xi (Jinping) entraîne de futures commandes pour nous en Chine. C'est un important marché de croissance pour nous", a ajouté M. Ortberg. "Je suis hautement confiant sur le fait que, s'il y a un accord au niveau des pays, (cette rencontre) va déboucher sur des commandes d'avions", a-t-il relevé auprès des analystes. Refusant de divulguer une quantité précise, il a souligné qu'il s'agissait "d'un gros nombre". Des médias américains évoquent depuis plusieurs mois une commande potentielle chinoise d'environ 500 avions 737 MAX et d'une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777). Boeing continue aussi de travailler activement à la certification des monocouloirs 737 MAX 7 et 737 MAX 10 ainsi que du gros porteur 777-9, qui cumulent plusieurs années de retard. Le feu vert du régulateur aérien (FAA) est attendu courant 2026 et le début des livraisons en 2027. Elles devaient commencer en 2019 pour le MAX 7, en 2023 pour le MAX 10 et en 2020 pour le programme 777X.

22.04.2026 à 18:05

Sur fond de guerre, les exécutions politiques s'enchaînent en Iran

Bahar MAKOOI
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Les pendaisons sont devenues quotidiennes en Iran depuis lundi. Dans un contexte de guerre, le régime intensifie le recours à la peine capitale pour mater toute dissidence. Opposants et participants aux manifestations de janvier se retrouvent régulièrement accusés d'espionnage.
Texte intégral (637 mots)
Les pendaisons sont devenues quotidiennes en Iran depuis lundi. Dans un contexte de guerre, le régime intensifie le recours à la peine capitale pour mater toute dissidence. Opposants et participants aux manifestations de janvier se retrouvent régulièrement accusés d'espionnage.

22.04.2026 à 18:04

Détroit d’Ormuz : l’Iran saisit deux navires après l’annonce de la prolongation de la trêve

FRANCE24
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À la suite de l’annonce de Donald Trump sur la suspension des attaques contre l’Iran, Téhéran a saisi deux navires ce mercredi 22 avril dans le détroit d’Ormuz. Une nouvelle démonstration de force sur cette route maritime stratégique. 
Texte intégral (637 mots)
À la suite de l’annonce de Donald Trump sur la suspension des attaques contre l’Iran, Téhéran a saisi deux navires ce mercredi 22 avril dans le détroit d’Ormuz. Une nouvelle démonstration de force sur cette route maritime stratégique. 

22.04.2026 à 18:01

Flèche Wallonne femmes: victoire de Demi Vollering

FRANCE24
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L'Espagnole Paula Blasi, victorieuse dimanche de l'Amstel Gold Race, a complété le podium sur lequel n'est pas parvenue à monter la Française Pauline Ferrand-Prévot, 7e. Déjà lauréate en 2023, Vollering, 29 ans, a signé à Huy son sixième succès de l'année après s'être imposée notamment sur le Tour des Flandres et au Circuit Het Nieuwsblad. Le succès de la Néerlandaise confirme le début de saison tonitruant de l'équipe FDJ United-Suez qui totalise déjà 14 victoires avec notamment les triomphes de l'Allemande Francisca Koch dans Paris-Roubaix ou de la Suisse Elise Chabbey aux Strade Bianche.
Lire plus (107 mots)
L'Espagnole Paula Blasi, victorieuse dimanche de l'Amstel Gold Race, a complété le podium sur lequel n'est pas parvenue à monter la Française Pauline Ferrand-Prévot, 7e. Déjà lauréate en 2023, Vollering, 29 ans, a signé à Huy son sixième succès de l'année après s'être imposée notamment sur le Tour des Flandres et au Circuit Het Nieuwsblad. Le succès de la Néerlandaise confirme le début de saison tonitruant de l'équipe FDJ United-Suez qui totalise déjà 14 victoires avec notamment les triomphes de l'Allemande Francisca Koch dans Paris-Roubaix ou de la Suisse Elise Chabbey aux Strade Bianche.

22.04.2026 à 17:59

"C'est de la prédation": vive réaction de la romancière Virginie Despentes à la crise chez Grasset

FRANCE24
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Dans une vidéo postée par "La grande librairie", l'émission littéraire de France 5 qui sera diffusée mercredi soir, l'écrivaine explique pourquoi elle a signé, avec quelque 200 autres auteurs, une pétition dénonçant la décision du groupe Hachette, contrôlé par Vincent Bolloré, de licencier le patron qui dirigeait Grasset depuis 26 ans. "Ce n'est pas une guerre, c’est de la prédation. Si c’est le même mot que quand il s’agit de prédation sexuelle, c’est que c’est le même mécanisme: abuser de son pouvoir pour dépouiller l’autre de son humanité", déclare-t-elle dans cette courte vidéo. "Dans une situation de prédation, la critique de l’attitude de ceux qui sont attaqués est toujours une légitimation de ceux qui attaquent", ajoute l'autrice de "Baise-moi", qui a publié la plupart de ses livres chez Grasset, dont "Vernon Subutex" et "Cher connard". Virginie Despentes réagit aussi à la tribune de Vincent Bolloré publiée le weekend dernier dans le Journal du dimanche, où il dénonçait "le vacarme" d'une "petite caste". "Je m'adresse à ceux qui disent: +c'est des bourges, c’est bien fait pour eux+ — je dis, ça, c’est comparable à dire +sa jupe était trop courte, et elle aurait dû moins sourire, et si ça lui arrive, c’est bien qu’elle le mérite+", dit-elle. "Les autrices et les auteurs ne sont pas tous des bourges, les lecteurs et les lectrices ne sont pas tous des bourges, la littérature n’appartient pas à la bourgeoisie. Même si ça dérange l’extrême droite, c’est comme ça : les librairies ne sont pas des magasins de luxe", ajoute-t-elle. Virginie Despentes soutient aussi l'action engagée par les auteurs pour récupérer leurs droits sur leurs romans publiés chez Grasset. "Nous voulons sauver tous nos livres, et que n’importe quelle autrice ou auteur puisse dire: je reprends tout, mon texte n’aura pas la même couverture que celui de l’éditeur de (Jordan) Bardella", le président du Rassemblement national, qui a publié deux livres chez Fayard, autre maison d'Hachette.
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Dans une vidéo postée par "La grande librairie", l'émission littéraire de France 5 qui sera diffusée mercredi soir, l'écrivaine explique pourquoi elle a signé, avec quelque 200 autres auteurs, une pétition dénonçant la décision du groupe Hachette, contrôlé par Vincent Bolloré, de licencier le patron qui dirigeait Grasset depuis 26 ans. "Ce n'est pas une guerre, c’est de la prédation. Si c’est le même mot que quand il s’agit de prédation sexuelle, c’est que c’est le même mécanisme: abuser de son pouvoir pour dépouiller l’autre de son humanité", déclare-t-elle dans cette courte vidéo. "Dans une situation de prédation, la critique de l’attitude de ceux qui sont attaqués est toujours une légitimation de ceux qui attaquent", ajoute l'autrice de "Baise-moi", qui a publié la plupart de ses livres chez Grasset, dont "Vernon Subutex" et "Cher connard". Virginie Despentes réagit aussi à la tribune de Vincent Bolloré publiée le weekend dernier dans le Journal du dimanche, où il dénonçait "le vacarme" d'une "petite caste". "Je m'adresse à ceux qui disent: +c'est des bourges, c’est bien fait pour eux+ — je dis, ça, c’est comparable à dire +sa jupe était trop courte, et elle aurait dû moins sourire, et si ça lui arrive, c’est bien qu’elle le mérite+", dit-elle. "Les autrices et les auteurs ne sont pas tous des bourges, les lecteurs et les lectrices ne sont pas tous des bourges, la littérature n’appartient pas à la bourgeoisie. Même si ça dérange l’extrême droite, c’est comme ça : les librairies ne sont pas des magasins de luxe", ajoute-t-elle. Virginie Despentes soutient aussi l'action engagée par les auteurs pour récupérer leurs droits sur leurs romans publiés chez Grasset. "Nous voulons sauver tous nos livres, et que n’importe quelle autrice ou auteur puisse dire: je reprends tout, mon texte n’aura pas la même couverture que celui de l’éditeur de (Jordan) Bardella", le président du Rassemblement national, qui a publié deux livres chez Fayard, autre maison d'Hachette.

22.04.2026 à 17:41

Cyclisme : le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne

FRANCE 24
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Âgé de 19 ans, Paul Seixas a remporté mercredi la Flèche Wallonne, signant sa 7e victoire chez les professionnels. Considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, il est le premier tricolore à gagner cette course depuis Julian Alaphilippe en 2021. 
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Âgé de 19 ans, Paul Seixas a remporté mercredi la Flèche Wallonne, signant sa 7e victoire chez les professionnels. Considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, il est le premier tricolore à gagner cette course depuis Julian Alaphilippe en 2021. 

22.04.2026 à 17:35

Rugby: Bielle-Biarrey et Jalibert nommés pour le joueur de l'année en Champions Cup

FRANCE24
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Bielle-Biarrey est le co-meilleur marqueur de la saison de la Champions Cup, avec sept essais, autant que son coéquipier Salesi Rayasi et que le Toulonnais Gaël Dréan. Matthieu Jalibert "possède une capacité à déstabiliser les défenses et à créer des espaces qui a été essentielle au succès de son équipe", présente l'EPCR dans un communiqué. Ils sont en concurrence avec deux joueurs de Bath, l'adversaire de l'UBB en demi-finales le 3 mai: l'ouvreur écossais Finn Russell et le troisième ligne anglais Alfie Barbeary. Le capitaine du Leinster et de l'Irlande Caelan Doris, qui affronte Toulon le 2 mai, est le cinquième finaliste. Le grand public décide du lauréat par un vote, ouvert jusqu'au jour de la finale de la Champions Cup, le 23 mai. Les trois derniers lauréats sont Français: Damian Penaud (2025), Antoine Dupont (2024) et Grégory Alldritt (2023) à chaque fois sacrés avec leur club.
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Bielle-Biarrey est le co-meilleur marqueur de la saison de la Champions Cup, avec sept essais, autant que son coéquipier Salesi Rayasi et que le Toulonnais Gaël Dréan. Matthieu Jalibert "possède une capacité à déstabiliser les défenses et à créer des espaces qui a été essentielle au succès de son équipe", présente l'EPCR dans un communiqué. Ils sont en concurrence avec deux joueurs de Bath, l'adversaire de l'UBB en demi-finales le 3 mai: l'ouvreur écossais Finn Russell et le troisième ligne anglais Alfie Barbeary. Le capitaine du Leinster et de l'Irlande Caelan Doris, qui affronte Toulon le 2 mai, est le cinquième finaliste. Le grand public décide du lauréat par un vote, ouvert jusqu'au jour de la finale de la Champions Cup, le 23 mai. Les trois derniers lauréats sont Français: Damian Penaud (2025), Antoine Dupont (2024) et Grégory Alldritt (2023) à chaque fois sacrés avec leur club.

22.04.2026 à 17:35

Flèche Wallonne: Seixas toujours plus fort

FRANCE24
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Même Tadej Pogacar, double vainqueur de la classique ardennaise, n'avait pas réussi à dompter d'entrée le terrible Mur, une rampe de 1,3 km à 9,6% de moyenne, prenant une anonyme 53e place à sa première tentative en 2019. Seixas a frappé fort d'entrée en s'imposant dans un style justement "pogacaresque", tout seul et quasiment bouche fermée, malgré la brutalité de l'effort qui a laissé transis de douleur la plupart des autres concurrents, à l'image de Benoît Cosnefroy, 4e, qui a mis de longues minutes à se relever. "Ce mur est tellement horrible, on sait qu'on va terminer complètement exténué", a rapporté Cosnefroy, impressionné, comme tout le monde, par la supériorité de Seixas qui, après une accélération progressive à environ 300 mètres de la ligne, s'est imposé facilement devant le Suisse Mauro Schmid et le Britannique Ben Tullet. "Paul a pédalé en patron et il a montré qu'il est le plus fort. Je pensais que ce n'était pas un effort qu'il appréciait mais en réalité c'est comme Tadej (Pogacar): quand t'es fort physiquement, tu arrives à briller sur tous les terrains." A 19 ans et 201 jours, Seixas est devenu ainsi le plus jeune vainqueur de l'histoire de la classique belge, battant le record qui appartenait depuis la première édition en 1936 à Philémon De Meersman, âgé alors de 21 ans et 150 jours. "C'est incroyable, c'est énorme comme victoire. Je me dis que l'année dernière encore je regardais la course à la télé, et là pour ma première participation je gagne", a savouré le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM, huitième Français à s'imposer sur la Flèche, le premier depuis Julian Alaphilippe en 2021. Rendez-vous avec Pogacar à Liège "J'y suis allé un peu aux sensations honnêtement. J'ai vu que tout le monde était un peu à bloc, donc j'ai fait l'effort. J'ai essayé de jauger un peu mes adversaires et quand j'ai vu qu'ils lâchaient un peu, je me suis dit qu'il fallait que j'y aille à fond jusqu'en haut", a-t-il raconté, absolument pas freiné par son coude droit en sang. "Je n'ai pas chuté", a-t-il précisé, expliquant que c'était juste une ancienne plaie qui s'est ouverte lorsque ça frottait fort dans le peloton. Considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, le Lyonnais continue sur la lancé d'un début de saison sensationnel avec cette septième victoire depuis février, lui qui a notamment remporté la Classic Ardèche et le classement général du Tour du Pays basque avec trois étapes en prime. Mercredi, les grands fauves du cyclisme mondial n'étaient pas présents à commencer par Tadej Pogacar. Mais la manière dont il a écrabouillé la concurrence a marqué les esprits avant son prochain grand rendez-vous dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège où il retrouvera Pogacar ainsi que le Belge Remco Evenepoel pour match au sommet terriblement excitant. "Ça va être une autre paire de manches, a-t-il dit. Bien sûr que je vais me battre pour être le mieux possible. Aujourd'hui montre que je suis en belle forme."
Texte intégral (523 mots)
Même Tadej Pogacar, double vainqueur de la classique ardennaise, n'avait pas réussi à dompter d'entrée le terrible Mur, une rampe de 1,3 km à 9,6% de moyenne, prenant une anonyme 53e place à sa première tentative en 2019. Seixas a frappé fort d'entrée en s'imposant dans un style justement "pogacaresque", tout seul et quasiment bouche fermée, malgré la brutalité de l'effort qui a laissé transis de douleur la plupart des autres concurrents, à l'image de Benoît Cosnefroy, 4e, qui a mis de longues minutes à se relever. "Ce mur est tellement horrible, on sait qu'on va terminer complètement exténué", a rapporté Cosnefroy, impressionné, comme tout le monde, par la supériorité de Seixas qui, après une accélération progressive à environ 300 mètres de la ligne, s'est imposé facilement devant le Suisse Mauro Schmid et le Britannique Ben Tullet. "Paul a pédalé en patron et il a montré qu'il est le plus fort. Je pensais que ce n'était pas un effort qu'il appréciait mais en réalité c'est comme Tadej (Pogacar): quand t'es fort physiquement, tu arrives à briller sur tous les terrains." A 19 ans et 201 jours, Seixas est devenu ainsi le plus jeune vainqueur de l'histoire de la classique belge, battant le record qui appartenait depuis la première édition en 1936 à Philémon De Meersman, âgé alors de 21 ans et 150 jours. "C'est incroyable, c'est énorme comme victoire. Je me dis que l'année dernière encore je regardais la course à la télé, et là pour ma première participation je gagne", a savouré le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM, huitième Français à s'imposer sur la Flèche, le premier depuis Julian Alaphilippe en 2021. Rendez-vous avec Pogacar à Liège "J'y suis allé un peu aux sensations honnêtement. J'ai vu que tout le monde était un peu à bloc, donc j'ai fait l'effort. J'ai essayé de jauger un peu mes adversaires et quand j'ai vu qu'ils lâchaient un peu, je me suis dit qu'il fallait que j'y aille à fond jusqu'en haut", a-t-il raconté, absolument pas freiné par son coude droit en sang. "Je n'ai pas chuté", a-t-il précisé, expliquant que c'était juste une ancienne plaie qui s'est ouverte lorsque ça frottait fort dans le peloton. Considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, le Lyonnais continue sur la lancé d'un début de saison sensationnel avec cette septième victoire depuis février, lui qui a notamment remporté la Classic Ardèche et le classement général du Tour du Pays basque avec trois étapes en prime. Mercredi, les grands fauves du cyclisme mondial n'étaient pas présents à commencer par Tadej Pogacar. Mais la manière dont il a écrabouillé la concurrence a marqué les esprits avant son prochain grand rendez-vous dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège où il retrouvera Pogacar ainsi que le Belge Remco Evenepoel pour match au sommet terriblement excitant. "Ça va être une autre paire de manches, a-t-il dit. Bien sûr que je vais me battre pour être le mieux possible. Aujourd'hui montre que je suis en belle forme."

22.04.2026 à 17:13

Au procès Athanor, la DGSE fait bloc contre ses brebis galeuses

FRANCE24
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"J'ai été très choqué en découvrant les faits en même temps que la presse", a déclaré mardi devant la cour d'assises spéciale de Paris l'ancien patron du renseignement extérieur, Bernard Emié, seul représentant de l'institution à s'exprimer à visage découvert lors d'un défilé de témoins anonymisés. L'arrestation de deux de ses agents, Dagomar et Adelar, en juillet 2020 à Créteil, près du domicile de Marie-Hélène Dini, a ouvert la boîte de Pandore de l'affaire Athanor et révélé une longue liste de contrats criminels imaginés au sein d'une loge maçonnique des Hauts-de-Seine - 22 personnes sont jugées jusqu'à mi-juillet. D'abord muets en garde à vue, Pierre Bourdin et Carl Esnault, alias Dagomar et Adelar, affectés à la surveillance d'un site abritant un camp du prestigieux service Action (SA), popularisé par la série "Le Bureau des Légendes", ont fini par expliquer qu'il s'agissait d'une mission "hors cadre" de la DGSE. Une version vertement démentie par l'institution. "Il n'existe pas - sauf dans les romans d'espionnage - de missions hors cadre. Elles sont cadrées et autorisées", a martelé l'ancien patron, interrogé sur l'existence d'opérations clandestines sur le territoire national, "strictement réglementées dans le cadre de la lutte antiterroriste". "Pas cool" Cette affaire embarrassante pour la DGSE met en lumière plusieurs manquements qu'elle s'est efforcée de minimiser devant la cour, renvoyant les militaires à leurs "fantasmes" et responsabilités individuelles. Plusieurs gradés ont toutefois admis un problème d'effectifs et un sentiment de "frustration" chez ces militaires, physiquement proches des "légendes" qu'ils côtoyaient à la cantine. Interrogé sur une forme de laisser-aller au sein du camp de Cercottes (Loiret), Bernard Emié a évoqué l'aspect "cool" de certains agents du SA, "avec les cheveux longs et une barbe", avant de préciser qu'"un camp du SA, ce n'est pas cool du tout". Inlassablement, les témoins l'ont répété, en visioconférence, derrière leur vitre sans tain: rien ne permettait aux "gardes-barrières" Dagomar et Adelar de se croire investis d'une mission opérationnelle. L'espérer, peut-être. Le croire, non. Un narratif que la défense s'est attachée à contester, sans pour autant ébranler l'ancien chef de cabinet de la DGSE, manifestement rompu aux techniques d'interrogatoire sous pression et au "mentir-vrai", selon la formule d'Aragon reprise par un avocat. Sur le cloisonnement invoqué par les accusés, dont certains disent avoir agi pour la DGSE sans tout savoir, cet officier traitant "5924" a expliqué: "on cisèle l'information qu'on veut protéger, son but, mais pas l'existence même de l'opération." Selon lui, "l'ambiguïté n'existait pas" et les gardes-barrières "savaient très bien quelle était leur fonction". "Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas alerté leur hiérarchie." "Version construite" Carl Esnault, un caporal promis à une progression rapide, a soutenu tout au long de la procédure avoir agi sur ordre de sa hiérarchie. Ses avocats n'ont jamais pu obtenir son contrat de travail. "Six ans plus tard, personne à la DGSE n'est capable de nous fournir le moindre élément concret sur les véritables fonctions de notre client. Nous n'avons finalement vu qu'un service qui se protège et qui a menti à plusieurs reprises", ont détaillé à l'AFP ses avocats, Mes Romain Ruiz et Magali Woch. "L'idée d'une dérive individuelle est une version construite. L'institution porte une part de responsabilité en les armant, en les formant et en ne les encadrant pas suffisamment", a estimé Me Olivier Bluche, l'avocat de Yannick Pham, ancien réserviste à la DGSE pour son expertise en faux papiers, qui avait fourni une balise GPS à Dagomar et Adelar. Pierre Bourdin, critiqué à l'unisson par ses supérieurs pour son immaturité et sa mythomanie, avait, en dehors de ses fonctions, transporté des pièces d'armement avec l'aval de la DGSE. Décrit comme quelqu'un qui "s'épanouit dans le chaos", il est devenu, selon son avocate Me Marie-Alix Canu-Bernard, "bien pratique pour sa hiérarchie, qui n'a rien su, rien vu, rien entendu". L'armurier Nicolas Sislian, qui fournissait des armes à l'institution, le considérait néanmoins comme une sorte de fils et avait expliqué lors de son interrogatoire qu'à la DGSE, "il y a des règles", mais que "l'on s'assoit dessus assez régulièrement".
Texte intégral (732 mots)
"J'ai été très choqué en découvrant les faits en même temps que la presse", a déclaré mardi devant la cour d'assises spéciale de Paris l'ancien patron du renseignement extérieur, Bernard Emié, seul représentant de l'institution à s'exprimer à visage découvert lors d'un défilé de témoins anonymisés. L'arrestation de deux de ses agents, Dagomar et Adelar, en juillet 2020 à Créteil, près du domicile de Marie-Hélène Dini, a ouvert la boîte de Pandore de l'affaire Athanor et révélé une longue liste de contrats criminels imaginés au sein d'une loge maçonnique des Hauts-de-Seine - 22 personnes sont jugées jusqu'à mi-juillet. D'abord muets en garde à vue, Pierre Bourdin et Carl Esnault, alias Dagomar et Adelar, affectés à la surveillance d'un site abritant un camp du prestigieux service Action (SA), popularisé par la série "Le Bureau des Légendes", ont fini par expliquer qu'il s'agissait d'une mission "hors cadre" de la DGSE. Une version vertement démentie par l'institution. "Il n'existe pas - sauf dans les romans d'espionnage - de missions hors cadre. Elles sont cadrées et autorisées", a martelé l'ancien patron, interrogé sur l'existence d'opérations clandestines sur le territoire national, "strictement réglementées dans le cadre de la lutte antiterroriste". "Pas cool" Cette affaire embarrassante pour la DGSE met en lumière plusieurs manquements qu'elle s'est efforcée de minimiser devant la cour, renvoyant les militaires à leurs "fantasmes" et responsabilités individuelles. Plusieurs gradés ont toutefois admis un problème d'effectifs et un sentiment de "frustration" chez ces militaires, physiquement proches des "légendes" qu'ils côtoyaient à la cantine. Interrogé sur une forme de laisser-aller au sein du camp de Cercottes (Loiret), Bernard Emié a évoqué l'aspect "cool" de certains agents du SA, "avec les cheveux longs et une barbe", avant de préciser qu'"un camp du SA, ce n'est pas cool du tout". Inlassablement, les témoins l'ont répété, en visioconférence, derrière leur vitre sans tain: rien ne permettait aux "gardes-barrières" Dagomar et Adelar de se croire investis d'une mission opérationnelle. L'espérer, peut-être. Le croire, non. Un narratif que la défense s'est attachée à contester, sans pour autant ébranler l'ancien chef de cabinet de la DGSE, manifestement rompu aux techniques d'interrogatoire sous pression et au "mentir-vrai", selon la formule d'Aragon reprise par un avocat. Sur le cloisonnement invoqué par les accusés, dont certains disent avoir agi pour la DGSE sans tout savoir, cet officier traitant "5924" a expliqué: "on cisèle l'information qu'on veut protéger, son but, mais pas l'existence même de l'opération." Selon lui, "l'ambiguïté n'existait pas" et les gardes-barrières "savaient très bien quelle était leur fonction". "Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas alerté leur hiérarchie." "Version construite" Carl Esnault, un caporal promis à une progression rapide, a soutenu tout au long de la procédure avoir agi sur ordre de sa hiérarchie. Ses avocats n'ont jamais pu obtenir son contrat de travail. "Six ans plus tard, personne à la DGSE n'est capable de nous fournir le moindre élément concret sur les véritables fonctions de notre client. Nous n'avons finalement vu qu'un service qui se protège et qui a menti à plusieurs reprises", ont détaillé à l'AFP ses avocats, Mes Romain Ruiz et Magali Woch. "L'idée d'une dérive individuelle est une version construite. L'institution porte une part de responsabilité en les armant, en les formant et en ne les encadrant pas suffisamment", a estimé Me Olivier Bluche, l'avocat de Yannick Pham, ancien réserviste à la DGSE pour son expertise en faux papiers, qui avait fourni une balise GPS à Dagomar et Adelar. Pierre Bourdin, critiqué à l'unisson par ses supérieurs pour son immaturité et sa mythomanie, avait, en dehors de ses fonctions, transporté des pièces d'armement avec l'aval de la DGSE. Décrit comme quelqu'un qui "s'épanouit dans le chaos", il est devenu, selon son avocate Me Marie-Alix Canu-Bernard, "bien pratique pour sa hiérarchie, qui n'a rien su, rien vu, rien entendu". L'armurier Nicolas Sislian, qui fournissait des armes à l'institution, le considérait néanmoins comme une sorte de fils et avait expliqué lors de son interrogatoire qu'à la DGSE, "il y a des règles", mais que "l'on s'assoit dessus assez régulièrement".

22.04.2026 à 17:11

Liban: un deuxième soldat français décède, après une embuscade attribuée au Hezbollah

FRANCE24
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Il s'agit du troisième soldat français tué depuis le début le 28 février de la guerre entre Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, qui a embrasé plusieurs pays du Moyen-Orient où la France a des forces déployées - mais qui ne participent pas au conflit et observent une posture "purement défensive", selon Paris. Emmanuel Macron a annoncé mercredi après-midi sur X la mort du caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes (Marne), au lendemain de son rapatriement en France. Il était soigné à l'hôpital militaire Percy, de Clamart. "La Nation, qui rendra demain un hommage à l'adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice", a ajouté le président français. Ces militaires participant à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ont été pris samedi dans une embuscade dans le sud du pays, dans laquelle deux autres soldats français ont été blessés. Les autorités françaises et l'ONU ont attribué cette attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, qui combat les troupes israéliennes dans cette zone mais a nié toute reponsabilité. "Consciencieux, discret" Âgé de 31 ans, Anicet Girardin a été "violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber lorsqu'il était à son tour grièvement touché", a précisé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin. "La France rend hommage au sacrifice de ce soldat, maître-chien depuis bientôt dix ans, qui avait choisi de mettre son talent, sa jeunesse et son courage au service de son pays", a-t-elle ajouté. L'Armée de terre a également salué sur X la mémoire de ce soldat spécialisé dans la recherche et la détection d'explosifs, "consciencieux, discret et d'une grande fiabilité", et père d'un enfant. Il avait déjà été déployé en 2019 au Liban, puis au Mali. Le Chef d'état-major des armées le général Fabien Mandon a fait part de sa "grande tristesse" et de son "soutien à sa famille, à ses proches et à ses frères d'armes du 132e régiment d'infanterie cynotechnique". Un "hommage solennel" lui sera rendu lors des commémorations des 7 et 8 mai, a annoncé le maire de Reims, Arnaud Robinet, sur Instagram. "Assassiné" "Honneur au second soldat français (...) assassiné dans son rôle d'interposition", a écrit sur X Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant du parti de la gauche radicale, La France insoumise. "La France doit autoriser la riposte de ses militaires quand ils sont agressés, quel que soit l'agresseur", a-t-il ajouté. "La France doit parler clair et agir: exiger justice, soutenir les forces légitimes libanaises et refuser que ce pays soit confisqué par une milice armée au service d'intérêts étrangers", a de son côté posté sur X Bruno Retailleau, le président du parti de droite Les Républicains. Dans un communiqué, le président libanais Joseph Aoun "a condamné une nouvelle fois (…) les tirs contre les Casques bleus français" et "renouvelé ses condoléances à la France et au commandement de la Finul". En visite la veille à Paris, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré suivre "personnellement le déroulement de l'enquête" sur cette embuscade. "De tels actes ne sauraient désormais rester impunis", a-t-il ajouté. Hommage national Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio aura lieu jeudi dans son régiment, le 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, en présence de la ministre des Armées et du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill. Un autre soldat français, le major Arnaud Frion, a été tué en Irak mi-mars dans une attaque de drones attribuée à une milice pro-iranienne dans la région d'Erbil, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste La France martèle ces dernières semaines sa position non-belligérante dans le conflit au Moyen-Orient. Emmanuel Macron a estimé lundi que le Hezbollah n'avait pas visé les militaires "parce qu'ils étaient français". "Ils les ont visés parce qu'ils tenaient la mission d'être aux côtés des populations civiles", a-t-il déclaré lors d'un déplacement en Pologne.
Texte intégral (741 mots)
Il s'agit du troisième soldat français tué depuis le début le 28 février de la guerre entre Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, qui a embrasé plusieurs pays du Moyen-Orient où la France a des forces déployées - mais qui ne participent pas au conflit et observent une posture "purement défensive", selon Paris. Emmanuel Macron a annoncé mercredi après-midi sur X la mort du caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes (Marne), au lendemain de son rapatriement en France. Il était soigné à l'hôpital militaire Percy, de Clamart. "La Nation, qui rendra demain un hommage à l'adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice", a ajouté le président français. Ces militaires participant à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ont été pris samedi dans une embuscade dans le sud du pays, dans laquelle deux autres soldats français ont été blessés. Les autorités françaises et l'ONU ont attribué cette attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, qui combat les troupes israéliennes dans cette zone mais a nié toute reponsabilité. "Consciencieux, discret" Âgé de 31 ans, Anicet Girardin a été "violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance, il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber lorsqu'il était à son tour grièvement touché", a précisé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin. "La France rend hommage au sacrifice de ce soldat, maître-chien depuis bientôt dix ans, qui avait choisi de mettre son talent, sa jeunesse et son courage au service de son pays", a-t-elle ajouté. L'Armée de terre a également salué sur X la mémoire de ce soldat spécialisé dans la recherche et la détection d'explosifs, "consciencieux, discret et d'une grande fiabilité", et père d'un enfant. Il avait déjà été déployé en 2019 au Liban, puis au Mali. Le Chef d'état-major des armées le général Fabien Mandon a fait part de sa "grande tristesse" et de son "soutien à sa famille, à ses proches et à ses frères d'armes du 132e régiment d'infanterie cynotechnique". Un "hommage solennel" lui sera rendu lors des commémorations des 7 et 8 mai, a annoncé le maire de Reims, Arnaud Robinet, sur Instagram. "Assassiné" "Honneur au second soldat français (...) assassiné dans son rôle d'interposition", a écrit sur X Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant du parti de la gauche radicale, La France insoumise. "La France doit autoriser la riposte de ses militaires quand ils sont agressés, quel que soit l'agresseur", a-t-il ajouté. "La France doit parler clair et agir: exiger justice, soutenir les forces légitimes libanaises et refuser que ce pays soit confisqué par une milice armée au service d'intérêts étrangers", a de son côté posté sur X Bruno Retailleau, le président du parti de droite Les Républicains. Dans un communiqué, le président libanais Joseph Aoun "a condamné une nouvelle fois (…) les tirs contre les Casques bleus français" et "renouvelé ses condoléances à la France et au commandement de la Finul". En visite la veille à Paris, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré suivre "personnellement le déroulement de l'enquête" sur cette embuscade. "De tels actes ne sauraient désormais rester impunis", a-t-il ajouté. Hommage national Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio aura lieu jeudi dans son régiment, le 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, en présence de la ministre des Armées et du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill. Un autre soldat français, le major Arnaud Frion, a été tué en Irak mi-mars dans une attaque de drones attribuée à une milice pro-iranienne dans la région d'Erbil, où il participait à une mission de formation à la lutte antijihadiste La France martèle ces dernières semaines sa position non-belligérante dans le conflit au Moyen-Orient. Emmanuel Macron a estimé lundi que le Hezbollah n'avait pas visé les militaires "parce qu'ils étaient français". "Ils les ont visés parce qu'ils tenaient la mission d'être aux côtés des populations civiles", a-t-il déclaré lors d'un déplacement en Pologne.

22.04.2026 à 17:04

Guinée équatoriale : le pape dénonce les conditions de détention

FRANCE24
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En Guinée équatoriale, le pape Léon XIV a appelé à davantage de libertés lors d’une messe réunissant près de 100 000 fidèles. Cette étape marquait l’avant-dernier jour d’une tournée marathon en Afrique, au cours de laquelle il a multiplié les prises de position.
Texte intégral (741 mots)
En Guinée équatoriale, le pape Léon XIV a appelé à davantage de libertés lors d’une messe réunissant près de 100 000 fidèles. Cette étape marquait l’avant-dernier jour d’une tournée marathon en Afrique, au cours de laquelle il a multiplié les prises de position.

22.04.2026 à 17:01

La Havane confirme des échanges diplomatiques récents avec les États-Unis

FRANCE24
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Cuba et les Etats-Unis poursuivent leurs pourparlers malgré les tensions, des discussions ayant eu lieu "récemment" à La Havane à un haut niveau diplomatique, a confirmé lundi un responsable du ministère cubain des Affaires étrangères.
Texte intégral (741 mots)
Cuba et les Etats-Unis poursuivent leurs pourparlers malgré les tensions, des discussions ayant eu lieu "récemment" à La Havane à un haut niveau diplomatique, a confirmé lundi un responsable du ministère cubain des Affaires étrangères.

22.04.2026 à 17:00

Liban : un deuxième militaire français de la Finul est mort des suites de ses blessures

FRANCE24
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Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.
Texte intégral (741 mots)
Un deuxième militaire français de la Finul, la mission de l'ONU au Liban, est mort mercredi "des suites de ses blessures" infligées au Liban "par des combattants du Hezbollah" dans "la même embuscade" qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

22.04.2026 à 16:59

Cyclisme: le prodige français Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne

FRANCE24
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A 19 ans, le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM devient, malgré un coude ensanglanté, le plus jeune vainqueur de l'histoire de la classique belge, battant le record qui appartenait depuis la première édition en 1936 à Philémon De Meersman, âgé alors de 21 ans et 150 jours. Il est le huitième Français à s'imposer sur la Flèche, le premier depuis Julian Alaphilippe en 2021? "C'est incroyable, c'est énorme comme victoire, je me dis que l'année dernière encore je regardais la course à la télé, et là pour ma première participation je gagne", a-t-il dit à l'arrivée. C'est déjà la 7e victoire chez les professionnels pour le Lyonnais, qui a accéléré a environ 400 mètres de la ligne pour s'adjuger sans contestation possible la 80e édition de la classique ardennaise où il succède au palmarès à Tadej Pogacar, absent mercredi mais qu'il retrouvera dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège. Seixas, considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, enchaîne les résultats exceptionnels depuis le début de la saison. Deuxième du Tour de l'Algarve et des Strade Bianche, il a aussi remporté la Classic Ardèche et le classement général du Tour du Pays basque avec trois étapes en prime.
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A 19 ans, le coureur de l'équipe Decathlon CMA CGM devient, malgré un coude ensanglanté, le plus jeune vainqueur de l'histoire de la classique belge, battant le record qui appartenait depuis la première édition en 1936 à Philémon De Meersman, âgé alors de 21 ans et 150 jours. Il est le huitième Français à s'imposer sur la Flèche, le premier depuis Julian Alaphilippe en 2021? "C'est incroyable, c'est énorme comme victoire, je me dis que l'année dernière encore je regardais la course à la télé, et là pour ma première participation je gagne", a-t-il dit à l'arrivée. C'est déjà la 7e victoire chez les professionnels pour le Lyonnais, qui a accéléré a environ 400 mètres de la ligne pour s'adjuger sans contestation possible la 80e édition de la classique ardennaise où il succède au palmarès à Tadej Pogacar, absent mercredi mais qu'il retrouvera dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège. Seixas, considéré comme le plus grand talent français depuis des décennies, enchaîne les résultats exceptionnels depuis le début de la saison. Deuxième du Tour de l'Algarve et des Strade Bianche, il a aussi remporté la Classic Ardèche et le classement général du Tour du Pays basque avec trois étapes en prime.
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