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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.05.2026 à 14:39

FRANCE24
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Des partisans du chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), Özgür Özel, tentaient depuis le matin de bloquer l'accès au bâtiment, refusant que le chef de l'opposition turque en soit délogé. Des policiers casqués et équipés de boucliers ont pénétré en début d'après-midi à l'intérieur du bâtiment, après avoir fait usage de gaz lacrymogènes, en vue d'en extraire les dirigeants du parti. "Nous ne sortirons pas d'ici !", avait lancé peu avant M. Özel, féroce opposant au président Recep Tayyip Erdogan, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux. Jeudi, un tribunal d'Ankara avait invalidé au motif d'irrégularités l'élection fin 2023 de M. Özel à la tête du CHP, ordonnant son remplacement par son ancien patron, Kemal Kiliçdaroglu, tombé en disgrâce au sein de la formation. Des partisans de M. Kiliçdaroglu ont tenté dimanche de forcer l'entrée du siège du parti, avant que les autorités ordonnent à la police d'intervenir. Des scènes similaires avaient eu lieu l'an passé à Istanbul, quand la justice avait nommé un administrateur à la tête de la direction provinciale du CHP. Sorti large vainqueur d'élections locales en 2024, le CHP croule depuis sous les enquêtes et les arrestations. L'an passé, le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, sa figure la plus populaire, a été arrêté pour "corruption" et placé en détention le jour même de sa désignation comme candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2028.

24.05.2026 à 14:19

FRANCE24
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Interrogé dans le cadre d'un oui/non, il a répondu "oui" à la question de savoir s'il demeurerait l'entraîneur de Lens pour y disputer la prochaine Ligue des champions. L'ancien coach de Lyon a vu sa cote grimper grâce à un premier exercice au-delà de toutes les attentes dans le bassin minier (deuxième de Ligue 1, première titre du club en Coupe de France). L'entraîneur a également répondu par la négative au cours de l'émission de TF1 sur le fait de s'imaginer sur le banc de Marseille, qu'Habib Beye, dont il a été l'adjoint au Red Star en 2022-2023, devrait bientôt quitter. "Je pense que Pierre Sage va continuer. Maintenant, Pierre, comme n'importe quel joueur du Racing Club de Lens, sont des gens qui sont aujourd'hui très convoités", avait indiqué pour sa part samedi le président des Sang et Or Joseph Oughourlian. "On ne fera pas de folie et on ne se mettra pas à payer des salaires qui ne correspondent pas à ce qu'on s'est fixé au niveau du club", avait-il poursuivi au lendemain de la finale de Coupe de France remportée contre Nice (3-1). Le profil du technicien de 47 ans, qui a évoqué "de nombreux contacts", intéresserait plusieurs clubs anglais, notamment Crystal Palace, selon la presse. Interrogé sur ses envies éventuelles de Premier League, Sage a confié à Téléfoot son rêve d'entraîner un jour Liverpool. Le club de l'Artois s'attend à laisser filer plusieurs joueurs lors du marché des transferts cet été: Malang Sarr, en fin de contrat, mais aussi les révélations Samson Baidoo et Mamadou Sangaré, ou encore Allan Saint-Maximin pourraient partir.

24.05.2026 à 13:42

FRANCE 24
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Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine : l'épidémie d'Ebola sévit en RD Congo, Vladimir Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés à Pékin, l'image insolite de l'actrice Arisa Sasaki habillée en Sirène au festival de Cannes, ou encore l'humiliation des militants de la "Flottille pour Gaza" par le ministre israélien de la Sécurité nationale.
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Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine : l'épidémie d'Ebola sévit en RD Congo, Vladimir Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés à Pékin, l'image insolite de l'actrice Arisa Sasaki habillée en Sirène au festival de Cannes, ou encore l'humiliation des militants de la "Flottille pour Gaza" par le ministre israélien de la Sécurité nationale.

24.05.2026 à 13:37

FRANCE24
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Trois jeunes ont été mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, le quatrième pour complicité de cette tentative de meurtre et association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon une source judiciaire, qui confirmait des sources proches du dossier. Ils ont été placés en détention provisoire. Ancien officier algérien et journaliste critique du pouvoir, Hichem Aboud est établi depuis les années 90 en France, où il bénéficie d'un titre de séjour. En 2002, il a publié le livre "La mafia des généraux", interdit en Algérie. "Mon client a découvert cette tentative de meurtre par l'AFP, mais cela ne l'étonne pas", a réagi son avocat Dalil Essakali, dénonçant "des tentatives d'assassinat" à Liège et à Paris, ainsi qu'"un enlèvement" à Barcelone en octobre 2024. "La tentative d'assassinat du mois de février 2025 s'inscrit dans la logique des choses après le ratage de l'opération de Barcelone", estime ainsi Hichem Aboud auprès de l'AFP. "Il fallait et il faudrait m'éliminer pour me faire taire". Pour Hichem Aboud, cette ouverture d'information judiciaire antiterroriste montre que la justice française le prend "enfin au sérieux", poursuit son avocat. "Jusqu'à maintenant, ses plaintes n'ont pas abouti". D'après l'une des sources proches du dossier, les enquêteurs ont découvert le "contrat sur la tête" d'Hichem Aboud dans le cadre d'investigations sur le braquage d'un musée en novembre 2024 près de Lyon. Ils ont alors remonté un groupe sur la messagerie cryptée Signal, jusqu'à une équipe d'exécutants présumés, dont celui qui devait tirer pour la somme de 10.000 euros, d'après cette source proche. En février 2025, cette équipe est "montée" à Roubaix (Nord) avec une "consigne de tuer et une adresse". Le plan avorte car la cible ne se trouve pas sur place, d'après les sources proches du dossier. Contactée par l'AFP, l'avocate du tireur présumé, Marie Buisson, n'a pas souhaité s'exprimer à ce stade. - "Tournant" - Samedi, les débats sur le placement en détention provisoire des suspects se sont déroulés à huis clos au tribunal de Paris, le procureur évoquant "de nombreuses investigations encore à effectuer" et "beaucoup de mensonges et d'entraves dans cette enquête". L'AFP a toutefois assisté aux débuts de l'une de ces audiences, avant que le huis clos ne soit ordonné par le juge des libertés et de la détention. L'un des jeunes suspects, cheveux touffus, barbe brune, est apparu calme dans le box, vêtu d'un pull camionneur. Sollicités par l'AFP, ses avocats, Pierre Zientara et Ambroise Palle, ont refusé de commenter. Outre les quatre suspects, une cinquième personne avait été placée en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), d'après une source judiciaire. Mais elle a été relâchée sans poursuite à ce stade, selon une source proche du dossier. Ces mises en examen surviennent quelques jours après la visite à Alger du ministre de la Justice Gérald Darmanin pour acter, avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, d'un apaisement avec l'Algérie en termes de coopération judiciaire, après une crise acrimonieuse de presque deux ans. Des dossiers très sensibles impliquent Alger et Paris, comme celui de Christophe Gleizes, journaliste sportif français arrêté en Algérie dans le cadre d'un reportage et condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme. Mais aussi celui de l'opposant Amir Boukhors, de son nom de blogueur "Amir DZ", enlevé le 29 avril 2024 en région parisienne, puis relâché le 1er mai. Comme Hichem Aboud, Amir DZ est visé depuis mars 2022 par un mandat d'arrêt international émis par un tribunal d'Algérie, son pays d'origine l'accusant d'appartenance à un groupe terroriste. Pour l'avocat d'Hichem Aboud, ce dossier, où un agent consulaire algérien compte parmi les mis en examen et un mandat d'arrêt international a été émis contre un ancien responsable de l'ambassade d'Algérie, a constitué "un tournant" dans l'appréhension de la justice française de ce type de faits commis à l'encontre d'Algériens sur son territoire. Et Hichem Aboud "n'écarte aucune hypothèse sur les commanditaires" du contrat pour meurtre le visant.
Texte intégral (728 mots)
Trois jeunes ont été mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, le quatrième pour complicité de cette tentative de meurtre et association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon une source judiciaire, qui confirmait des sources proches du dossier. Ils ont été placés en détention provisoire. Ancien officier algérien et journaliste critique du pouvoir, Hichem Aboud est établi depuis les années 90 en France, où il bénéficie d'un titre de séjour. En 2002, il a publié le livre "La mafia des généraux", interdit en Algérie. "Mon client a découvert cette tentative de meurtre par l'AFP, mais cela ne l'étonne pas", a réagi son avocat Dalil Essakali, dénonçant "des tentatives d'assassinat" à Liège et à Paris, ainsi qu'"un enlèvement" à Barcelone en octobre 2024. "La tentative d'assassinat du mois de février 2025 s'inscrit dans la logique des choses après le ratage de l'opération de Barcelone", estime ainsi Hichem Aboud auprès de l'AFP. "Il fallait et il faudrait m'éliminer pour me faire taire". Pour Hichem Aboud, cette ouverture d'information judiciaire antiterroriste montre que la justice française le prend "enfin au sérieux", poursuit son avocat. "Jusqu'à maintenant, ses plaintes n'ont pas abouti". D'après l'une des sources proches du dossier, les enquêteurs ont découvert le "contrat sur la tête" d'Hichem Aboud dans le cadre d'investigations sur le braquage d'un musée en novembre 2024 près de Lyon. Ils ont alors remonté un groupe sur la messagerie cryptée Signal, jusqu'à une équipe d'exécutants présumés, dont celui qui devait tirer pour la somme de 10.000 euros, d'après cette source proche. En février 2025, cette équipe est "montée" à Roubaix (Nord) avec une "consigne de tuer et une adresse". Le plan avorte car la cible ne se trouve pas sur place, d'après les sources proches du dossier. Contactée par l'AFP, l'avocate du tireur présumé, Marie Buisson, n'a pas souhaité s'exprimer à ce stade. - "Tournant" - Samedi, les débats sur le placement en détention provisoire des suspects se sont déroulés à huis clos au tribunal de Paris, le procureur évoquant "de nombreuses investigations encore à effectuer" et "beaucoup de mensonges et d'entraves dans cette enquête". L'AFP a toutefois assisté aux débuts de l'une de ces audiences, avant que le huis clos ne soit ordonné par le juge des libertés et de la détention. L'un des jeunes suspects, cheveux touffus, barbe brune, est apparu calme dans le box, vêtu d'un pull camionneur. Sollicités par l'AFP, ses avocats, Pierre Zientara et Ambroise Palle, ont refusé de commenter. Outre les quatre suspects, une cinquième personne avait été placée en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), d'après une source judiciaire. Mais elle a été relâchée sans poursuite à ce stade, selon une source proche du dossier. Ces mises en examen surviennent quelques jours après la visite à Alger du ministre de la Justice Gérald Darmanin pour acter, avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, d'un apaisement avec l'Algérie en termes de coopération judiciaire, après une crise acrimonieuse de presque deux ans. Des dossiers très sensibles impliquent Alger et Paris, comme celui de Christophe Gleizes, journaliste sportif français arrêté en Algérie dans le cadre d'un reportage et condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme. Mais aussi celui de l'opposant Amir Boukhors, de son nom de blogueur "Amir DZ", enlevé le 29 avril 2024 en région parisienne, puis relâché le 1er mai. Comme Hichem Aboud, Amir DZ est visé depuis mars 2022 par un mandat d'arrêt international émis par un tribunal d'Algérie, son pays d'origine l'accusant d'appartenance à un groupe terroriste. Pour l'avocat d'Hichem Aboud, ce dossier, où un agent consulaire algérien compte parmi les mis en examen et un mandat d'arrêt international a été émis contre un ancien responsable de l'ambassade d'Algérie, a constitué "un tournant" dans l'appréhension de la justice française de ce type de faits commis à l'encontre d'Algériens sur son territoire. Et Hichem Aboud "n'écarte aucune hypothèse sur les commanditaires" du contrat pour meurtre le visant.

24.05.2026 à 13:29

FRANCE24
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"Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance. Je servirai avec la conscience permanente que le pouvoir n'est jamais un privilège personnel", a promis le nouveau président dimanche lors de son investiture. Pendant la courte campagne électorale qui l'a porté au pouvoir avec plus de 94% des voix, Romuald Wadagni a cherché à casser son image de technocrate en allant à la rencontre des populations à travers tout le pays. Dans un style décontracté, tel un conférencier, souvent sans cravate ni costume, il a enchaîné les meetings sans note, balayant tous les sujets comme pour sortir de l'image de l'économiste pur jus qui lui colle à la peau. "Pendant cette campagne, il a montré son vrai visage, il a une personnalité proche des gens, c'est sa vraie nature", assure un membre de son entourage. Issu d'une famille d'intellectuels - son père Nestor était un important économiste béninois et sa mère entrepreneure -, "RoW", comme le surnomment ses partisans, est né le 20 juin 1976 à Lokossa, dans le sud-ouest, près du Togo voisin. Il dit être resté proche de son terroir et aime rappeler qu'il possède une exploitation agricole qu'il n'a jamais perdue de vue. Sa première vie se passe toutefois loin du Bénin: après des études en finance à l’École supérieure de commerce de Grenoble (France), il suit une formation à Harvard (États-Unis) et rejoint ensuite le prestigieux cabinet Deloitte, où il deviendra associé et s'occupe notamment des opérations africaines. En avril 2016, à quelques mois de ses 40 ans, Patrice Talon, qui vient d'être élu président, lui confie les rênes du ministère de l’Économie et des Finances pour mettre en place un ambitieux programme de réformes économiques. Sous sa houlette, le Bénin assainit ses finances avec un déficit divisé par trois et ramené à 3% du PIB, se lance dans de grands chantiers d'infrastructures et modernise son économie. En 2021, lorsque M. Talon est réélu, il maintient sa confiance à M. Wadagni et le promeut même ministre d’État. "Continuité" La croissance est au rendez-vous, au-delà de 6% en moyenne sur la décennie, et les investisseurs internationaux plébiscitent ce bon élève ouest-africain. En tant que président, M. Wadagni "va s'inscrire dans la continuité de ce qui a été fait", souligne l'analyste politique Franck Kinninvo. Mais gouverner un pays ne se cantonne pas au développement économique: le président devra aussi affronter les violences jihadistes qui frappent durement l'armée dans le nord du pays. Son entourage est formel: le président Talon l'a associé à toutes les décisions sécuritaires prises ces dernières années et l'a adoubé pour lui succéder. Pour la campagne, il a obtenu le soutien des deux principaux partis de la majorité, et même le ralliement de certains opposants. "C'est un rassembleur", dit un proche. "Certains lui reprochent une relative discrétion politique, mais cela peut aussi être une force dans un contexte où la sobriété et l'efficacité sont recherchées. Pour nous, Wadagni représente une nouvelle génération de leadership, moins dans le discours et plus dans l'impact", estime Lucien Fayomi, un militant qui le soutient. Sur le plan diplomatique, il devrait là aussi jouer la carte de la continuité. S'il ne cache pas sa proximité avec la France, dans une Afrique de l'Ouest où l'ancienne puissance coloniale est de plus en plus impopulaire, il pense pouvoir reprendre le dialogue avec le Niger voisin, où la junte souverainiste au pouvoir est ouvertement hostile au Bénin. La présence du Premier ministre nigérien dimanche à son investiture laisse penser qu'une détente est possible. Maintiendra-t-il le tour de vis donné aux libertés publiques, après 10 années de verrouillage du pays durant lesquelles des opposants ont été condamnés à de lourdes peines pour divers crimes? Élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois, Romuald Wadagni pourrait théoriquement rester au pouvoir jusqu'en 2040.
Texte intégral (669 mots)
"Je servirai le Bénin avec intégrité, avec courage et avec constance. Je servirai avec la conscience permanente que le pouvoir n'est jamais un privilège personnel", a promis le nouveau président dimanche lors de son investiture. Pendant la courte campagne électorale qui l'a porté au pouvoir avec plus de 94% des voix, Romuald Wadagni a cherché à casser son image de technocrate en allant à la rencontre des populations à travers tout le pays. Dans un style décontracté, tel un conférencier, souvent sans cravate ni costume, il a enchaîné les meetings sans note, balayant tous les sujets comme pour sortir de l'image de l'économiste pur jus qui lui colle à la peau. "Pendant cette campagne, il a montré son vrai visage, il a une personnalité proche des gens, c'est sa vraie nature", assure un membre de son entourage. Issu d'une famille d'intellectuels - son père Nestor était un important économiste béninois et sa mère entrepreneure -, "RoW", comme le surnomment ses partisans, est né le 20 juin 1976 à Lokossa, dans le sud-ouest, près du Togo voisin. Il dit être resté proche de son terroir et aime rappeler qu'il possède une exploitation agricole qu'il n'a jamais perdue de vue. Sa première vie se passe toutefois loin du Bénin: après des études en finance à l’École supérieure de commerce de Grenoble (France), il suit une formation à Harvard (États-Unis) et rejoint ensuite le prestigieux cabinet Deloitte, où il deviendra associé et s'occupe notamment des opérations africaines. En avril 2016, à quelques mois de ses 40 ans, Patrice Talon, qui vient d'être élu président, lui confie les rênes du ministère de l’Économie et des Finances pour mettre en place un ambitieux programme de réformes économiques. Sous sa houlette, le Bénin assainit ses finances avec un déficit divisé par trois et ramené à 3% du PIB, se lance dans de grands chantiers d'infrastructures et modernise son économie. En 2021, lorsque M. Talon est réélu, il maintient sa confiance à M. Wadagni et le promeut même ministre d’État. "Continuité" La croissance est au rendez-vous, au-delà de 6% en moyenne sur la décennie, et les investisseurs internationaux plébiscitent ce bon élève ouest-africain. En tant que président, M. Wadagni "va s'inscrire dans la continuité de ce qui a été fait", souligne l'analyste politique Franck Kinninvo. Mais gouverner un pays ne se cantonne pas au développement économique: le président devra aussi affronter les violences jihadistes qui frappent durement l'armée dans le nord du pays. Son entourage est formel: le président Talon l'a associé à toutes les décisions sécuritaires prises ces dernières années et l'a adoubé pour lui succéder. Pour la campagne, il a obtenu le soutien des deux principaux partis de la majorité, et même le ralliement de certains opposants. "C'est un rassembleur", dit un proche. "Certains lui reprochent une relative discrétion politique, mais cela peut aussi être une force dans un contexte où la sobriété et l'efficacité sont recherchées. Pour nous, Wadagni représente une nouvelle génération de leadership, moins dans le discours et plus dans l'impact", estime Lucien Fayomi, un militant qui le soutient. Sur le plan diplomatique, il devrait là aussi jouer la carte de la continuité. S'il ne cache pas sa proximité avec la France, dans une Afrique de l'Ouest où l'ancienne puissance coloniale est de plus en plus impopulaire, il pense pouvoir reprendre le dialogue avec le Niger voisin, où la junte souverainiste au pouvoir est ouvertement hostile au Bénin. La présence du Premier ministre nigérien dimanche à son investiture laisse penser qu'une détente est possible. Maintiendra-t-il le tour de vis donné aux libertés publiques, après 10 années de verrouillage du pays durant lesquelles des opposants ont été condamnés à de lourdes peines pour divers crimes? Élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois, Romuald Wadagni pourrait théoriquement rester au pouvoir jusqu'en 2040.

24.05.2026 à 13:23

FRANCE24
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"Pas de remise en cause quoi qu'il arrive. C'est un engagement que nous avons pris encore une fois auprès des Français, auprès des entreprises. Cet engagement sera tenu", a dit Maud Bregon, interrogée sur France 3 concernant une potentielle remise en question de ces mesures en cas d'armistice entre l'Iran et les Etats-Unis. "Quand bien même le conflit s'arrêterait demain, les effets de cette guerre, et notamment sur le prix de l'énergie, spécifiquement sur le prix du carburant, continueront un certain temps. C'est pour ça qu'avec le Premier ministre, on a voulu déployer des aides à horizon trois mois", a aussi dit la ministre déléguée, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient. Afin de maintenir l'activité, les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l'agriculture sont reconduites pour trois mois. Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers sont également prolongées pour trois mois. Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes grands rouleurs, jusqu'ici fixé à 50 euros, va par ailleurs doubler pour atteindre 100 euros. L'aide sera également prolongée de trois mois à partir de juin. Concernant cette aide de 100 euros, qui cible trois millions de Français selon le gouvernement, 200.000 personnes se sont d'ores et déjà connectées sur un simulateur en ligne destiné à vérifier si elles sont éligibles, a indiqué Maud Bregon. Dimanche, après des mois de guerre, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré qu'une annonce était possible dans la journée concernant un accord avec l'Iran qui pourrait mettre officiellement fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.
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"Pas de remise en cause quoi qu'il arrive. C'est un engagement que nous avons pris encore une fois auprès des Français, auprès des entreprises. Cet engagement sera tenu", a dit Maud Bregon, interrogée sur France 3 concernant une potentielle remise en question de ces mesures en cas d'armistice entre l'Iran et les Etats-Unis. "Quand bien même le conflit s'arrêterait demain, les effets de cette guerre, et notamment sur le prix de l'énergie, spécifiquement sur le prix du carburant, continueront un certain temps. C'est pour ça qu'avec le Premier ministre, on a voulu déployer des aides à horizon trois mois", a aussi dit la ministre déléguée, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient. Afin de maintenir l'activité, les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l'agriculture sont reconduites pour trois mois. Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers sont également prolongées pour trois mois. Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes grands rouleurs, jusqu'ici fixé à 50 euros, va par ailleurs doubler pour atteindre 100 euros. L'aide sera également prolongée de trois mois à partir de juin. Concernant cette aide de 100 euros, qui cible trois millions de Français selon le gouvernement, 200.000 personnes se sont d'ores et déjà connectées sur un simulateur en ligne destiné à vérifier si elles sont éligibles, a indiqué Maud Bregon. Dimanche, après des mois de guerre, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré qu'une annonce était possible dans la journée concernant un accord avec l'Iran qui pourrait mettre officiellement fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.

24.05.2026 à 12:43

FRANCE24
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Des militaires figurent parmi les victimes de l'attaque, survenue dans la capitale provinciale Quetta, qui a aussi fait plus de 50 blessés, a précisé ce responsable à l'AFP. Cet attentat, revendiqué par le groupe armé séparatiste Armée de libération du Baloutchistan (BLA), a été qualifié d'acte terroriste "lâche" par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. "J'adresse mes sincères condoléances aux familles des victimes et je prie pour le prompt rétablissement des blessés", a-t-il déclaré. Des images filmées sur place montraient un wagon éventré et couché sur le flanc, tandis que des personnes escaladaient les décombres à la recherche de survivants. Selon le responsable interrogé, le train, qui transportait des militaires et des membres de leurs familles, reliait Quetta à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. Le train franchissait un signal ferroviaire à Chaman Pattak, à Quetta, "lorsqu'une voiture piégée a percuté l'un des wagons, provoquant une forte explosion", a-t-il expliqué. Les vitres ont été soufflées et des véhicules stationnés à proximité ont été détruits par l'explosion. Un autre responsable a indiqué à l'AFP que les militaires s'apprêtaient à célébrer la fête musulmane de l'Aïd, qui doit débuter mardi. "courir pour se mettre à l'abri" Le Baloutchistan est la province la plus pauvre du Pakistan et la plus vaste en superficie. Elle accuse un retard sur le reste du pays concernant de multiples indicateurs, notamment l'éducation, l'emploi et le développement économique. Les séparatistes baloutches accusent le gouvernement pakistanais d'exploiter les ressources en gaz naturel et les abondantes richesses minières de la province sans en faire bénéficier la population locale. Mohammad Rahim, qui se trouvait près du lieu de l'attaque, a raconté à l'AFP qu'il dormait lorsque l'explosion a secoué le quartier. "Ma famille et moi avons bondi hors de nos lits quand nous avons entendu une forte détonation", a-t-il déclaré. "J'ai entendu des cris et les pleurs des femmes et des enfants dans l'immeuble, y compris ceux de ma famille". Un autre témoin, Abdul Basit, a déclaré à l'AFP qu'il faisait la queue pour acheter son petit-déjeuner lorsqu'il a entendu l'explosion. "Les gens se sont mis à courir pour se mettre à l'abri". Un responsable de la police a indiqué à l'AFP que le poids de l'engin explosif improvisé utilisé lors de l'attaque était d'environ 35 kilogrammes, ajoutant que les services de sécurité menaient une enquête sur l'attaque. L'Armée de libération du Baloutchistan (BLA), principal groupe armé séparatiste dans cette province du sud-ouest du pays et désignée "organisation terroriste" par les Etats-Unis, a revendiqué l'attaque dans un communiqué transmis à l'AFP. Ces dernières années, la BLA a affirmé avoir visé des installations militaires, policières ainsi que des responsables administratifs civils dans des attaques armées et suicide. Par le passé, les insurgés ont tué des employés d'autres régions du Pakistan, leur reprochant de ne pas être originaires de la province.
Texte intégral (504 mots)
Des militaires figurent parmi les victimes de l'attaque, survenue dans la capitale provinciale Quetta, qui a aussi fait plus de 50 blessés, a précisé ce responsable à l'AFP. Cet attentat, revendiqué par le groupe armé séparatiste Armée de libération du Baloutchistan (BLA), a été qualifié d'acte terroriste "lâche" par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. "J'adresse mes sincères condoléances aux familles des victimes et je prie pour le prompt rétablissement des blessés", a-t-il déclaré. Des images filmées sur place montraient un wagon éventré et couché sur le flanc, tandis que des personnes escaladaient les décombres à la recherche de survivants. Selon le responsable interrogé, le train, qui transportait des militaires et des membres de leurs familles, reliait Quetta à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan. Le train franchissait un signal ferroviaire à Chaman Pattak, à Quetta, "lorsqu'une voiture piégée a percuté l'un des wagons, provoquant une forte explosion", a-t-il expliqué. Les vitres ont été soufflées et des véhicules stationnés à proximité ont été détruits par l'explosion. Un autre responsable a indiqué à l'AFP que les militaires s'apprêtaient à célébrer la fête musulmane de l'Aïd, qui doit débuter mardi. "courir pour se mettre à l'abri" Le Baloutchistan est la province la plus pauvre du Pakistan et la plus vaste en superficie. Elle accuse un retard sur le reste du pays concernant de multiples indicateurs, notamment l'éducation, l'emploi et le développement économique. Les séparatistes baloutches accusent le gouvernement pakistanais d'exploiter les ressources en gaz naturel et les abondantes richesses minières de la province sans en faire bénéficier la population locale. Mohammad Rahim, qui se trouvait près du lieu de l'attaque, a raconté à l'AFP qu'il dormait lorsque l'explosion a secoué le quartier. "Ma famille et moi avons bondi hors de nos lits quand nous avons entendu une forte détonation", a-t-il déclaré. "J'ai entendu des cris et les pleurs des femmes et des enfants dans l'immeuble, y compris ceux de ma famille". Un autre témoin, Abdul Basit, a déclaré à l'AFP qu'il faisait la queue pour acheter son petit-déjeuner lorsqu'il a entendu l'explosion. "Les gens se sont mis à courir pour se mettre à l'abri". Un responsable de la police a indiqué à l'AFP que le poids de l'engin explosif improvisé utilisé lors de l'attaque était d'environ 35 kilogrammes, ajoutant que les services de sécurité menaient une enquête sur l'attaque. L'Armée de libération du Baloutchistan (BLA), principal groupe armé séparatiste dans cette province du sud-ouest du pays et désignée "organisation terroriste" par les Etats-Unis, a revendiqué l'attaque dans un communiqué transmis à l'AFP. Ces dernières années, la BLA a affirmé avoir visé des installations militaires, policières ainsi que des responsables administratifs civils dans des attaques armées et suicide. Par le passé, les insurgés ont tué des employés d'autres régions du Pakistan, leur reprochant de ne pas être originaires de la province.

24.05.2026 à 12:31

FRANCE24
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Texte intégral (504 mots)

24.05.2026 à 12:23

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Il raconte à l'AFP que son frère, père de famille de 47 ans, était sous terre au moment du drame survenu vendredi dans la mine de Liushenyu, dans la province du Shanxi (nord de la Chine). C'est l'accident minier le plus meurtrier dans le pays depuis 2009. Selon les médias d'Etat, un total de 247 mineurs se trouvaient dans les galeries souterraines lors du drame. Les appels téléphoniques à son frère "ne passent plus", confie l'homme, qui n'a pas le courage d'annoncer la nouvelle à ses parents. "Je n'ose pas leur dire", affirme-t-il, refusant d'être cité nommément. "Je n'ai aucune idée de comment l'accident est survenu", souligne-t-il, disant seulement espérer que son frère soit sain et sauf. Le père de famille de 47 ans est-il un de ces deux mineurs? "Ils disent que deux personnes sont portées disparues, mais qui sait si c'est exact? Honnêtement, on n'en sait rien", déclare son frère. En quête d'informations, lui et des proches d'autres mineurs, certains en pleurs, font les cent pas devant un barrage filtrant qui les empêche de poursuivre leur chemin vers la mine. "Les pires" Des policiers en poste à proximité demandent aux journalistes de l'AFP d'éviter de parler aux familles et de quitter les lieux. L'homme de 47 ans travaille dans cette mine depuis trois ou quatre ans et touche un salaire mensuel de 7.000 à 10.000 yuans (de 890 à 1.270 euros), explique son frère. Une rémunération plutôt bonne pour le Shanxi, une province relativement pauvre. Juste à côté, autorisées à passer, des ambulances et des voitures de police se dirigent vers la mine. Le Shanxi, province montagneuse, est le coeur de l'industrie charbonnière chinoise. La sécurité dans les mines chinoises s'est améliorée au cours des dernières décennies, tout comme la couverture médiatique des incidents majeurs, dont beaucoup étaient autrefois passés sous silence. Mais des accidents surviennent régulièrement, en raison de la dangerosité inhérente au secteur et de l'application parfois laxiste des mesures de sécurité. Les autorités ont affirmé samedi soir que le groupe privé exploitant la mine, le groupe Tongzhou, avait commis de "graves" infractions. "Les responsables seront sévèrement punis", ont-elles promis. Des mineurs disant travailler sur le site critiquent dimanche ce qu'ils présentent comme un manque de considération de la part de leur employeur. Deux d'entre eux affirment ainsi ne pas avoir été payés depuis plusieurs mois. "En matière de gestion, ici, ce sont les pires", déclare à l'AFP un mineur de 58 ans, qui affirme avoir travaillé dans plusieurs mines de charbon au cours des trois dernières décennies. "Dévasté" Il ne souhaite pas donner son nom, de peur de perdre son emploi. L'homme affirme par ailleurs que les ouvriers doivent acheter eux-mêmes leurs casques. Les deux mineurs, qui travaillaient vendredi matin, n'étaient pas sous terre lors de l'explosion. "Si on avait été là-bas quelques heures plus tard, ça aurait été nous", affirme le quinquagénaire, pensif. "Je suis vraiment dévasté", souligne-t-il. L'AFP a sollicité une réaction du groupe Tongzhou sur le drame. Devant le barrage filtrant, une femme assise sous un arbre attend des nouvelles de son mari, lui aussi mineur. "Se faire du souci, ça ne sert à rien", affirme-t-elle, refusant elle aussi de donner son nom. "On est déjà malade d'inquiétude, mais être angoissé ne va rien changer". Son époux, avec qui elle est mariée depuis plus de 20 ans, parlait rarement de son travail. La femme dit n'avoir pas réussi à le joindre depuis l'explosion. "Je n'ai vraiment pas le coeur à parler de ça", conclut-elle, demandant à rester seule.
Texte intégral (622 mots)
Il raconte à l'AFP que son frère, père de famille de 47 ans, était sous terre au moment du drame survenu vendredi dans la mine de Liushenyu, dans la province du Shanxi (nord de la Chine). C'est l'accident minier le plus meurtrier dans le pays depuis 2009. Selon les médias d'Etat, un total de 247 mineurs se trouvaient dans les galeries souterraines lors du drame. Les appels téléphoniques à son frère "ne passent plus", confie l'homme, qui n'a pas le courage d'annoncer la nouvelle à ses parents. "Je n'ose pas leur dire", affirme-t-il, refusant d'être cité nommément. "Je n'ai aucune idée de comment l'accident est survenu", souligne-t-il, disant seulement espérer que son frère soit sain et sauf. Le père de famille de 47 ans est-il un de ces deux mineurs? "Ils disent que deux personnes sont portées disparues, mais qui sait si c'est exact? Honnêtement, on n'en sait rien", déclare son frère. En quête d'informations, lui et des proches d'autres mineurs, certains en pleurs, font les cent pas devant un barrage filtrant qui les empêche de poursuivre leur chemin vers la mine. "Les pires" Des policiers en poste à proximité demandent aux journalistes de l'AFP d'éviter de parler aux familles et de quitter les lieux. L'homme de 47 ans travaille dans cette mine depuis trois ou quatre ans et touche un salaire mensuel de 7.000 à 10.000 yuans (de 890 à 1.270 euros), explique son frère. Une rémunération plutôt bonne pour le Shanxi, une province relativement pauvre. Juste à côté, autorisées à passer, des ambulances et des voitures de police se dirigent vers la mine. Le Shanxi, province montagneuse, est le coeur de l'industrie charbonnière chinoise. La sécurité dans les mines chinoises s'est améliorée au cours des dernières décennies, tout comme la couverture médiatique des incidents majeurs, dont beaucoup étaient autrefois passés sous silence. Mais des accidents surviennent régulièrement, en raison de la dangerosité inhérente au secteur et de l'application parfois laxiste des mesures de sécurité. Les autorités ont affirmé samedi soir que le groupe privé exploitant la mine, le groupe Tongzhou, avait commis de "graves" infractions. "Les responsables seront sévèrement punis", ont-elles promis. Des mineurs disant travailler sur le site critiquent dimanche ce qu'ils présentent comme un manque de considération de la part de leur employeur. Deux d'entre eux affirment ainsi ne pas avoir été payés depuis plusieurs mois. "En matière de gestion, ici, ce sont les pires", déclare à l'AFP un mineur de 58 ans, qui affirme avoir travaillé dans plusieurs mines de charbon au cours des trois dernières décennies. "Dévasté" Il ne souhaite pas donner son nom, de peur de perdre son emploi. L'homme affirme par ailleurs que les ouvriers doivent acheter eux-mêmes leurs casques. Les deux mineurs, qui travaillaient vendredi matin, n'étaient pas sous terre lors de l'explosion. "Si on avait été là-bas quelques heures plus tard, ça aurait été nous", affirme le quinquagénaire, pensif. "Je suis vraiment dévasté", souligne-t-il. L'AFP a sollicité une réaction du groupe Tongzhou sur le drame. Devant le barrage filtrant, une femme assise sous un arbre attend des nouvelles de son mari, lui aussi mineur. "Se faire du souci, ça ne sert à rien", affirme-t-elle, refusant elle aussi de donner son nom. "On est déjà malade d'inquiétude, mais être angoissé ne va rien changer". Son époux, avec qui elle est mariée depuis plus de 20 ans, parlait rarement de son travail. La femme dit n'avoir pas réussi à le joindre depuis l'explosion. "Je n'ai vraiment pas le coeur à parler de ça", conclut-elle, demandant à rester seule.

24.05.2026 à 11:53

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Selon un dernier bilan des autorités, 20 personnes restent portées disparues après l'effondrement, survenu vers 03H00 du matin heure locale (19H00 GMT samedi) dans la ville d'Angeles, à environ 80 kilomètres au nord la capitale Manille. 26 personnes ont été secourues. L'homme qui a été tué, Mohd Rezal bin Abdullah, un Malaisien de 65 ans, séjournait dans un hôtel en partie détruit par l'effondrement de cet immeuble en chantier de neuf étages. Selon un responsable des pompiers philippins, Rico Kwan Tiu, le sexagénaire avait réussi à communiquer avec les secouristes par téléphone peu après l'accident, alors qu'il était coincé sous un mur de l'hôtel. "Malheureusement, lorsque nous l'avons dégagé (...), il était déjà sans vie", a déclaré M. Kwan Tiu à l'AFP. "Nous essayons de sauver deux ouvriers", a-t-il ajouté. "Ils sont conscients mais coincés en-dessous". Les recherches de survivants se poursuivaient à la tombée de la nuit, mais aucune autre personne n'a été extraite du site depuis la matinée. Les journalistes de l'AFP présents ont vu de petits groupes de pompiers éclairer les décombres à la lumière de leurs lampes de poche, le site de la catastrophe ne disposant pas de projecteurs puissants pour aider les sauveteurs. Les causes du drame sont encore indéterminées. "Cri de douleur" Les premiers sauveteurs sur place avaient "entendu quelqu'un crier de douleur" sous les décombres, a déclaré aux journalistes Maria Leah Sajili, porte-parole régionale du Bureau de la protection contre l'incendie. "Presque tous ceux (qui se trouvaient dans le bâtiment effondré) dormaient, car cela s’est produit aux premières heures du matin", a expliqué le maire de la ville, Carmelo Lazatin. Des vidéos postées sur Facebook par les pompiers montrent l'un d'eux utilisant un outil électrique pour tenter de libérer un homme en chemise bleue, qui gémit de douleur, sous un échafaudage de tubes métalliques et de panneaux de contreplaqué. "Détends-toi, frère", dit le sauveteur à la victime. Dans une autre vidéo, des pompiers se glissent à travers d’étroits interstices entre les décombres dans l’espoir de retrouver d’autres survivants. Plus tôt dimanche, un livreur, James Bernardo, 30 ans, avait raconté à l'AFP par téléphone qu'il venait d'acheminer de la nourriture dans la même rue lorsque l'immeuble s'est écroulé. "Il y a soudain eu un bruit très fort à proximité, et quand j'ai regardé, j'ai réalisé que le bâtiment s'était déjà effondré", a déclaré M. Bernardo. "Dieu merci, je suis sain et sauf." Un porte-parole de la municipalité, Jay Pelayo, avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'immeuble comme les échafaudages s'étaient écroulés. Les personnes secourues sont "dans un état stable", avait-il ajouté. Des équipements de secours et des chiens policiers renifleurs ont été envoyés en renfort, a déclaré à l'AFP le directeur général de l'Autorité de développement du Grand Manille, Nicolas Torre. "Nous avons également déployé des moniteurs de vie, des dispositifs d'écoute ainsi que nos écarteurs de secours pour aider les sauveteurs, car de nombreux débris doivent être découpés et soulevés pour localiser des gens", a précisé M. Torre.
Texte intégral (548 mots)
Selon un dernier bilan des autorités, 20 personnes restent portées disparues après l'effondrement, survenu vers 03H00 du matin heure locale (19H00 GMT samedi) dans la ville d'Angeles, à environ 80 kilomètres au nord la capitale Manille. 26 personnes ont été secourues. L'homme qui a été tué, Mohd Rezal bin Abdullah, un Malaisien de 65 ans, séjournait dans un hôtel en partie détruit par l'effondrement de cet immeuble en chantier de neuf étages. Selon un responsable des pompiers philippins, Rico Kwan Tiu, le sexagénaire avait réussi à communiquer avec les secouristes par téléphone peu après l'accident, alors qu'il était coincé sous un mur de l'hôtel. "Malheureusement, lorsque nous l'avons dégagé (...), il était déjà sans vie", a déclaré M. Kwan Tiu à l'AFP. "Nous essayons de sauver deux ouvriers", a-t-il ajouté. "Ils sont conscients mais coincés en-dessous". Les recherches de survivants se poursuivaient à la tombée de la nuit, mais aucune autre personne n'a été extraite du site depuis la matinée. Les journalistes de l'AFP présents ont vu de petits groupes de pompiers éclairer les décombres à la lumière de leurs lampes de poche, le site de la catastrophe ne disposant pas de projecteurs puissants pour aider les sauveteurs. Les causes du drame sont encore indéterminées. "Cri de douleur" Les premiers sauveteurs sur place avaient "entendu quelqu'un crier de douleur" sous les décombres, a déclaré aux journalistes Maria Leah Sajili, porte-parole régionale du Bureau de la protection contre l'incendie. "Presque tous ceux (qui se trouvaient dans le bâtiment effondré) dormaient, car cela s’est produit aux premières heures du matin", a expliqué le maire de la ville, Carmelo Lazatin. Des vidéos postées sur Facebook par les pompiers montrent l'un d'eux utilisant un outil électrique pour tenter de libérer un homme en chemise bleue, qui gémit de douleur, sous un échafaudage de tubes métalliques et de panneaux de contreplaqué. "Détends-toi, frère", dit le sauveteur à la victime. Dans une autre vidéo, des pompiers se glissent à travers d’étroits interstices entre les décombres dans l’espoir de retrouver d’autres survivants. Plus tôt dimanche, un livreur, James Bernardo, 30 ans, avait raconté à l'AFP par téléphone qu'il venait d'acheminer de la nourriture dans la même rue lorsque l'immeuble s'est écroulé. "Il y a soudain eu un bruit très fort à proximité, et quand j'ai regardé, j'ai réalisé que le bâtiment s'était déjà effondré", a déclaré M. Bernardo. "Dieu merci, je suis sain et sauf." Un porte-parole de la municipalité, Jay Pelayo, avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'immeuble comme les échafaudages s'étaient écroulés. Les personnes secourues sont "dans un état stable", avait-il ajouté. Des équipements de secours et des chiens policiers renifleurs ont été envoyés en renfort, a déclaré à l'AFP le directeur général de l'Autorité de développement du Grand Manille, Nicolas Torre. "Nous avons également déployé des moniteurs de vie, des dispositifs d'écoute ainsi que nos écarteurs de secours pour aider les sauveteurs, car de nombreux débris doivent être découpés et soulevés pour localiser des gens", a précisé M. Torre.

24.05.2026 à 11:51

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Les États-Unis et l'Iran cherchent à finaliser un accord pour mettre fin à la guerre, Marco Rubio évoquant même une possible "bonne nouvelle" dans la journée de dimanche 24 mai qui ne devrait toutefois par régler l'épineuse question du nucléaire iranien.
Texte intégral (548 mots)
Les États-Unis et l'Iran cherchent à finaliser un accord pour mettre fin à la guerre, Marco Rubio évoquant même une possible "bonne nouvelle" dans la journée de dimanche 24 mai qui ne devrait toutefois par régler l'épineuse question du nucléaire iranien.

24.05.2026 à 11:49

FRANCE24
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Charlotte Kalala défend depuis plusieurs années une diaspora engagée, capable de créer des ponts entre l'Afrique et l'Europe, à travers son initiative "Congo Na Paris", dédiée à la valorisation et au développement du bassin du Congo.
Texte intégral (548 mots)
Charlotte Kalala défend depuis plusieurs années une diaspora engagée, capable de créer des ponts entre l'Afrique et l'Europe, à travers son initiative "Congo Na Paris", dédiée à la valorisation et au développement du bassin du Congo.

24.05.2026 à 11:47

FRANCE24
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Le ministre rwandais des Affaires étrangères a fustigé la réticence de l'Union européenne à financer ses troupes au Cabo Delgado, région gazière en proie à une insurrection, et a annoncé que Kigali traiterait désormais en direct avec le Mozambique. Maputo aurait d'ores et déjà obtenu les financements nécessaires pour sécuriser la mission des 6 000 soldats rwandais déployés.
Texte intégral (548 mots)
Le ministre rwandais des Affaires étrangères a fustigé la réticence de l'Union européenne à financer ses troupes au Cabo Delgado, région gazière en proie à une insurrection, et a annoncé que Kigali traiterait désormais en direct avec le Mozambique. Maputo aurait d'ores et déjà obtenu les financements nécessaires pour sécuriser la mission des 6 000 soldats rwandais déployés.

24.05.2026 à 11:46

FRANCE24
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Au Soudan du Sud, les amendements au traité de paix de 2018 proposés par le camp présidentiel ne passent pas. Alors que les combats ont repris dans certaines zones du pays et que le vice-président Riek Machar demeure en état d'arrestation, 19 ambassades occidentales ont lancé un appel au retour au dialogue. Elles ont également mis en garde le gouvernement du président Salva Kiir contre toute modification "unilatérale" de l'accord de paix qui a mis fin à cinq ans de guerre civile.
Lire plus (86 mots)
Au Soudan du Sud, les amendements au traité de paix de 2018 proposés par le camp présidentiel ne passent pas. Alors que les combats ont repris dans certaines zones du pays et que le vice-président Riek Machar demeure en état d'arrestation, 19 ambassades occidentales ont lancé un appel au retour au dialogue. Elles ont également mis en garde le gouvernement du président Salva Kiir contre toute modification "unilatérale" de l'accord de paix qui a mis fin à cinq ans de guerre civile.

24.05.2026 à 11:44

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 Un homme a ouvert le feu samedi 23 mai au soir contre un poste de contrôle de sécurité près de la Maison Blanche à Washington, avant d'être abattu par les policiers du Secret Service, selon les autorités qui ont également fait état d'un passant blessé dans la fusillade.
Lire plus (86 mots)
 Un homme a ouvert le feu samedi 23 mai au soir contre un poste de contrôle de sécurité près de la Maison Blanche à Washington, avant d'être abattu par les policiers du Secret Service, selon les autorités qui ont également fait état d'un passant blessé dans la fusillade.
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