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09.02.2026 à 21:31

Amélie de Montchalin va prendre les rênes de la Cour des comptes

FRANCE24
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La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.

09.02.2026 à 21:31

A leur procès, Meta et Google accusés d'avoir "fabriqué l'addiction" de jeunes utilisateurs

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Le procès de Meta et Google s'est ouvert lundi devant un tribunal civil de Los Angeles sur une charge de l'avocat de la plaignante, qui leur a reproché d'avoir "fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants", devenus accros à leurs plateformes.
Texte intégral (715 mots)
Le procès de Meta et Google s'est ouvert lundi devant un tribunal civil de Los Angeles sur une charge de l'avocat de la plaignante, qui leur a reproché d'avoir "fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants", devenus accros à leurs plateformes.

09.02.2026 à 20:37

Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

FRANCE24
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Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.
Texte intégral (668 mots)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.

09.02.2026 à 20:35

Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah

FRANCE24
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Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire. Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu. Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition". Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire. 20.000 combattants Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024. Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza. Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. "Trouver une tente" La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump. Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines. "Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire. Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.
Texte intégral (643 mots)
Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. La Défense civile de Gaza, placée sous l'autorité du Hamas, a annoncé que deux Palestiniens avaient été tués lundi par des tirs israéliens dans le territoire. Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu. Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition". Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire. 20.000 combattants Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024. Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza. Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. "Trouver une tente" La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump. Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines. "Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire. Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.

09.02.2026 à 20:31

BCE et Bundesbank plaident pour une politique monétaire prudente malgré l'incertitude

FRANCE24
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"Dans l'environnement incertain actuel", marqué par des "tensions géopolitiques accrues" et "et une incertitude persistante en matière de politiques", "notre approche de la politique monétaire, guidée par les données et décidée au fil des réunions, nous est bien utile", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lors d'une audition devant le Parlement européen à Strasbourg. Face au recul de l'inflation en zone euro, revenue proche de la cible de 2%, la BCE a abaissé pour la dernière fois ses taux directeurs en juin dernier: le principal d'entre eux, sur les dépôts, a été maintenu lors des cinq dernières réunions à 2%, la dernière fois jeudi. "L'immobilisme monétaire inquiète", a déploré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, s'exprimant dans l'hémicycle après Mme Lagarde, parmi d'autres députés européens. La BCE n'a plus réduit ses taux "alors même que la croissance demeure fragile et que l'inflation ralentit dans plusieurs États membres, notamment en France" à 0,3% en janvier, a-t-il poursuivi, demandant à la BCE de ne pas "agir trop tard". Dans une zone euro marquée par une grande hétérogénéité des taux de croissance et d'inflation entre les 21 pays de l'UE qui la composent, "nous portons une attention très détaillée à ce que les gens paient réellement, et nous savons que cela varie d'un État membre à l'autre", a répondu en fin de session Mme Lagarde, s'adressant à "ceux qui pensent que je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans le monde réel, ce qui n'est pas le cas". "Notre but est de maintenir cette stabilité des prix et de préserver la crédibilité de l'euro" qui "est apprécié par environ 80% de nos concitoyens européens", a-t-elle martelé. De son côté, le président de la Bundesbank Joachim  Nagel a estimé que la politique monétaire actuelle de la BCE, qualifiée de "main tranquille" et suivie depuis l'été 2025, s'était "révélée efficace et devrait être poursuivie", dans un discours en Allemagne, à Karlsruhe (sud). "Même si l'inflation venait à se situer légèrement en dessous de notre objectif au cours des prochains trimestres, il n'y a pas de besoin immédiat d'agir", a estimé M. Nagel.
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"Dans l'environnement incertain actuel", marqué par des "tensions géopolitiques accrues" et "et une incertitude persistante en matière de politiques", "notre approche de la politique monétaire, guidée par les données et décidée au fil des réunions, nous est bien utile", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lors d'une audition devant le Parlement européen à Strasbourg. Face au recul de l'inflation en zone euro, revenue proche de la cible de 2%, la BCE a abaissé pour la dernière fois ses taux directeurs en juin dernier: le principal d'entre eux, sur les dépôts, a été maintenu lors des cinq dernières réunions à 2%, la dernière fois jeudi. "L'immobilisme monétaire inquiète", a déploré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, s'exprimant dans l'hémicycle après Mme Lagarde, parmi d'autres députés européens. La BCE n'a plus réduit ses taux "alors même que la croissance demeure fragile et que l'inflation ralentit dans plusieurs États membres, notamment en France" à 0,3% en janvier, a-t-il poursuivi, demandant à la BCE de ne pas "agir trop tard". Dans une zone euro marquée par une grande hétérogénéité des taux de croissance et d'inflation entre les 21 pays de l'UE qui la composent, "nous portons une attention très détaillée à ce que les gens paient réellement, et nous savons que cela varie d'un État membre à l'autre", a répondu en fin de session Mme Lagarde, s'adressant à "ceux qui pensent que je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans le monde réel, ce qui n'est pas le cas". "Notre but est de maintenir cette stabilité des prix et de préserver la crédibilité de l'euro" qui "est apprécié par environ 80% de nos concitoyens européens", a-t-elle martelé. De son côté, le président de la Bundesbank Joachim  Nagel a estimé que la politique monétaire actuelle de la BCE, qualifiée de "main tranquille" et suivie depuis l'été 2025, s'était "révélée efficace et devrait être poursuivie", dans un discours en Allemagne, à Karlsruhe (sud). "Même si l'inflation venait à se situer légèrement en dessous de notre objectif au cours des prochains trimestres, il n'y a pas de besoin immédiat d'agir", a estimé M. Nagel.

09.02.2026 à 20:23

Les parents de la "petite martyre de l'A10" jugés 39 ans après sa mort

FRANCE24
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La mère de la petite Inass, surnommée "la martyre de l'A10" en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour "torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort" sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour "complicité". Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans. Ce procès marquera l'aboutissement d'un des plus anciens cold cases en France, objet de plusieurs séries documentaires. Il doit s'étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a appris l'AFP auprès d'avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l'A10 par deux agents de l'autoroute, à hauteur de Suèvres, village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire. L'affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l'AFP. A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d'identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies. Non résolu Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire non résolue. Ce n'est qu'environ 30 ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu'aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence. La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant, permettant enfin d'identifier le corps, puis d'interpeller les parents en juin 2018. Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction ont retardé la tenue d'un procès. En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès et validé les chefs d'accusations initiaux. Halima El Bakhti, la mère, devra répondre de ces actes "volontaires, nombreux et échelonnés dans le temps" ayant conduit à la mort de sa fille, selon un rapport des enquêteurs consulté par l'AFP. "Procès sensible" Son mari, Ahmed Touloub, est lui soupçonné d'avoir eu "connaissance des violences" exercées par sa femme et sera jugé pour "complicité". Pendant leur garde à vue, aucun des parents n'avait reconnu être l'auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s'accusant mutuellement de violences conjugales. Prévue pour une durée de trois semaines, l'audience va bénéficier du label "procès sensible". Ce dispositif doit offrir à la cour d'appel d'Orléans, qui avait sollicité le dépaysement du procès en janvier 2025, un soutien "organisationnel et financier". "C'est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité", a estimé auprès de l'AFP Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage. La fillette a été enterrée au cimetière de Suèvres, près du lieu de la découverte du corps. Pour l'avocat de la commune, Me Jean Sannier, "chaque jour de plus" sans justice rendue "est un coup de plus donné à cette petite" à laquelle "tout une petite commune" s'est liée.
Texte intégral (608 mots)
La mère de la petite Inass, surnommée "la martyre de l'A10" en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour "torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort" sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour "complicité". Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans. Ce procès marquera l'aboutissement d'un des plus anciens cold cases en France, objet de plusieurs séries documentaires. Il doit s'étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a appris l'AFP auprès d'avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l'A10 par deux agents de l'autoroute, à hauteur de Suèvres, village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire. L'affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l'AFP. A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d'identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies. Non résolu Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire non résolue. Ce n'est qu'environ 30 ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu'aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence. La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant, permettant enfin d'identifier le corps, puis d'interpeller les parents en juin 2018. Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction ont retardé la tenue d'un procès. En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès et validé les chefs d'accusations initiaux. Halima El Bakhti, la mère, devra répondre de ces actes "volontaires, nombreux et échelonnés dans le temps" ayant conduit à la mort de sa fille, selon un rapport des enquêteurs consulté par l'AFP. "Procès sensible" Son mari, Ahmed Touloub, est lui soupçonné d'avoir eu "connaissance des violences" exercées par sa femme et sera jugé pour "complicité". Pendant leur garde à vue, aucun des parents n'avait reconnu être l'auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s'accusant mutuellement de violences conjugales. Prévue pour une durée de trois semaines, l'audience va bénéficier du label "procès sensible". Ce dispositif doit offrir à la cour d'appel d'Orléans, qui avait sollicité le dépaysement du procès en janvier 2025, un soutien "organisationnel et financier". "C'est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité", a estimé auprès de l'AFP Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage. La fillette a été enterrée au cimetière de Suèvres, près du lieu de la découverte du corps. Pour l'avocat de la commune, Me Jean Sannier, "chaque jour de plus" sans justice rendue "est un coup de plus donné à cette petite" à laquelle "tout une petite commune" s'est liée.

09.02.2026 à 20:13

Logement social: un décret fige les obligations des communes au grand dam du secteur

FRANCE24
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Ce décret publié fin janvier au Journal officiel permet à des métropoles comme Toulouse, Caen ou Dijon d'échapper à un durcissement de leurs obligations. Avec l'aggravation de la pénurie, la pression locative a grimpé dans la "Ville rose", dépassant le ratio de cinq demandes pour une attribution. Elle aurait dû basculer vers un objectif de 25% de parc social pour la période 2026-2028, contre 20% actuellement. Grâce à la révision de la règle de calcul, elle se maintient au taux plancher, un niveau proche de son parc existant (22%), s'épargnant un rattrapage forcé des constructions. Le texte modifie le "seuil de tension", le ratio entre demandes et attributions annuelles. Fixé jusqu'ici à 4, ce taux déclenchant l'obligation majorée dans la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) passe désormais à 5,5. Ce changement de paramètre fige la situation pour des territoires où les besoins ont pourtant augmenté. "En bougeant ce taux, de fait, ils disent +c'est bon, on est dans les clous+. Mais la réalité, c'est qu'il y a besoin de logements sociaux à Toulouse", s'indigne Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement, auprès de l'AFP. Pour la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), cette mesure masque l'aggravation de la pénurie alors qu'il "y a moins de logements aujourd'hui disponibles qu'il y a trois ans". Elle s'alarme pour les demandeurs face à des "listes d'attente de 15, 20 ans" qui "doivent s'allonger". L'entourage du ministère du Logement justifie cette révision par la nécessité de s'adapter aux "réalités locales", estimant que les communes concernées manqueraient de foncier pour atteindre des cibles plus élevées. Une logique contestée par l'USH, dont la majorité des membres a voté contre ce décret en commission nationale, dénonçant l'absence d'"explication scientifique". Sans cette modification, des dizaines d'agglomérations auraient vu leurs contraintes durcies. Au niveau national, ce sont 87 agglomérations et 144 intercommunalités qui restent soumises au taux de 20%, selon la liste annexée au décret.
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Ce décret publié fin janvier au Journal officiel permet à des métropoles comme Toulouse, Caen ou Dijon d'échapper à un durcissement de leurs obligations. Avec l'aggravation de la pénurie, la pression locative a grimpé dans la "Ville rose", dépassant le ratio de cinq demandes pour une attribution. Elle aurait dû basculer vers un objectif de 25% de parc social pour la période 2026-2028, contre 20% actuellement. Grâce à la révision de la règle de calcul, elle se maintient au taux plancher, un niveau proche de son parc existant (22%), s'épargnant un rattrapage forcé des constructions. Le texte modifie le "seuil de tension", le ratio entre demandes et attributions annuelles. Fixé jusqu'ici à 4, ce taux déclenchant l'obligation majorée dans la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) passe désormais à 5,5. Ce changement de paramètre fige la situation pour des territoires où les besoins ont pourtant augmenté. "En bougeant ce taux, de fait, ils disent +c'est bon, on est dans les clous+. Mais la réalité, c'est qu'il y a besoin de logements sociaux à Toulouse", s'indigne Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement, auprès de l'AFP. Pour la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), cette mesure masque l'aggravation de la pénurie alors qu'il "y a moins de logements aujourd'hui disponibles qu'il y a trois ans". Elle s'alarme pour les demandeurs face à des "listes d'attente de 15, 20 ans" qui "doivent s'allonger". L'entourage du ministère du Logement justifie cette révision par la nécessité de s'adapter aux "réalités locales", estimant que les communes concernées manqueraient de foncier pour atteindre des cibles plus élevées. Une logique contestée par l'USH, dont la majorité des membres a voté contre ce décret en commission nationale, dénonçant l'absence d'"explication scientifique". Sans cette modification, des dizaines d'agglomérations auraient vu leurs contraintes durcies. Au niveau national, ce sont 87 agglomérations et 144 intercommunalités qui restent soumises au taux de 20%, selon la liste annexée au décret.

09.02.2026 à 20:09

Iran : après l'effroi, quel espoir ?

Stéphanie ANTOINE
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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé lundi ses compatriotes à faire preuve de "résilience". Un message de fermeté quelques jours après une première session de discussions entre Téhéran et Washington et alors que le pouvoir maintient la pression sur les voix critiques. Plusieurs personnalités ont été arrêtées ces derniers jours pour leur contribution à un message critique du pouvoir, écrit dans la foulée des manifestations.
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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé lundi ses compatriotes à faire preuve de "résilience". Un message de fermeté quelques jours après une première session de discussions entre Téhéran et Washington et alors que le pouvoir maintient la pression sur les voix critiques. Plusieurs personnalités ont été arrêtées ces derniers jours pour leur contribution à un message critique du pouvoir, écrit dans la foulée des manifestations.

09.02.2026 à 19:27

Municipales à Paris: Dati claque la porte du dernier Conseil d'Hidalgo

FRANCE24
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"Depuis des mois nous multiplions les interventions en séance et votre seule réponse a été +circulez y'a rien à voir+!", a tancé Jean-Pierre Lecoq, maire LR du 6e arrondissement, avant de quitter bruyamment l'hémicycle avec la maire du 7e arrondissement et l'ensemble des élus de son groupe, dix minutes après le début des débats. "Le silence et le déni dans lesquels s'enferme l'exécutif sont d'une gravité sans précédent. À ce jour, aucune mesure d'urgence à la hauteur de la situation n'a été prise par la majorité de gauche sortante", ont appuyé dans un communiqué les élus LR, MoDem et UDI menés par Rachida Dati, candidate aux municipales des 15 et 22 mars. La maire PS sortante Anne Hidalgo s'est insurgée contre cette "politique de la chaise vide" à son dernier Conseil de Paris qui se tient lundi et mardi, au terme de douze ans de mandat. "Peut-être que Madame Dati avait peur qu'on vienne l'interpeller sur son jugement le 16 septembre (date de début de son procès, NDLR), sur le fait qu'elle s'accroche à son poste de ministre, qu'elle n'assume pas toutes ses casseroles dans cette élection ?!", a-t-elle fulminé en regardant l'opposition quitter les bancs. L'actuelle ministre de la Culture est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence aux côtés de Carlos Ghosn. Des faits qu'elle conteste. "Je trouve absolument scandaleux que, dans cette élection qui vient, une des candidates soit concernée par une affaire très grave et (...) risque, si elle était élue, de devoir abandonner ses mandats", a ajouté Anne Hidalgo en conclusion de son discours d'adieu. Pour l'édile de 66 ans, qui a succédé à Bertrand Delanoë en 2014, il est "singulier que dans cette ville qui est un lieu de démocratie, de résistance, de combat pour l'Etat de droit, les Parisiens soient amenés à devoir départager des candidats dont une est dans une situation qui pourrait conduire à (ne) pas assumer sa fonction". "Et donc qui d'autre pour assumer sa fonction ? Les Parisiens ont droit à la vérité et à la transparence", a poursuivi Anne Hidalgo, chaudement applaudie par sa majorité. Ian Brossat, co-président du groupe communiste, a vu dans le boycott de l'opposition un "prétexte" pour ne pas rendre hommage comme il était prévu à El Hacen Diarra, un jeune Mauritanien mort mi-janvier en garde à vue. "Inaction" "Je constate que ces élus qui sont sortis de séance ont tous signé leur feuille d'émargement" leur permettant de toucher leurs indemnités, a aussi taclé le sénateur. Resté dans l'hémicycle, le sénateur LR Francis Szpiner, à la tête d'un groupe dissident de Rachida Dati, a lui tenu à saluer la "lutte irréprochable" qu'a menée la maire socialiste "contre le racisme, l'antisémitisme et la laïcité". Le sujet du périscolaire, éclaboussé par une multiplication de signalements de violences sexuelles, s'est imposé au premier plan de la campagne des municipales. La Défenseure des enfants de la Ville de Paris, Dominique Versini, nommée sous pression en décembre par l'exécutif municipal, a indiqué la semaine dernière avoir reçu quelque 150 saisines depuis son entrée en fonctions. Rachida Dati accuse la majorité "d'inaction", soulignant régulièrement que son groupe avait demandé en juillet une enquête administrative sur l'ensemble du périscolaire, sans réponse. Dans son programme, la candidate propose que "plus aucun enfant" ne se retrouve "seul avec un adulte sur le temps périscolaire", ainsi qu'un retour à la semaine de quatre jours. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors LFI) à la succession d'Anne Hidalgo, promet de son côté une "refonte" du secteur, avec le recrutement de 2.800 agents. L'ex-premier adjoint de la maire sortante, qui a révélé avoir lui-même été victime de violences sexuelles dans le cadre périscolaire durant son enfance, a dit "prendre sa part de responsabilité" dans le dossier.
Texte intégral (665 mots)
"Depuis des mois nous multiplions les interventions en séance et votre seule réponse a été +circulez y'a rien à voir+!", a tancé Jean-Pierre Lecoq, maire LR du 6e arrondissement, avant de quitter bruyamment l'hémicycle avec la maire du 7e arrondissement et l'ensemble des élus de son groupe, dix minutes après le début des débats. "Le silence et le déni dans lesquels s'enferme l'exécutif sont d'une gravité sans précédent. À ce jour, aucune mesure d'urgence à la hauteur de la situation n'a été prise par la majorité de gauche sortante", ont appuyé dans un communiqué les élus LR, MoDem et UDI menés par Rachida Dati, candidate aux municipales des 15 et 22 mars. La maire PS sortante Anne Hidalgo s'est insurgée contre cette "politique de la chaise vide" à son dernier Conseil de Paris qui se tient lundi et mardi, au terme de douze ans de mandat. "Peut-être que Madame Dati avait peur qu'on vienne l'interpeller sur son jugement le 16 septembre (date de début de son procès, NDLR), sur le fait qu'elle s'accroche à son poste de ministre, qu'elle n'assume pas toutes ses casseroles dans cette élection ?!", a-t-elle fulminé en regardant l'opposition quitter les bancs. L'actuelle ministre de la Culture est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris en septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence aux côtés de Carlos Ghosn. Des faits qu'elle conteste. "Je trouve absolument scandaleux que, dans cette élection qui vient, une des candidates soit concernée par une affaire très grave et (...) risque, si elle était élue, de devoir abandonner ses mandats", a ajouté Anne Hidalgo en conclusion de son discours d'adieu. Pour l'édile de 66 ans, qui a succédé à Bertrand Delanoë en 2014, il est "singulier que dans cette ville qui est un lieu de démocratie, de résistance, de combat pour l'Etat de droit, les Parisiens soient amenés à devoir départager des candidats dont une est dans une situation qui pourrait conduire à (ne) pas assumer sa fonction". "Et donc qui d'autre pour assumer sa fonction ? Les Parisiens ont droit à la vérité et à la transparence", a poursuivi Anne Hidalgo, chaudement applaudie par sa majorité. Ian Brossat, co-président du groupe communiste, a vu dans le boycott de l'opposition un "prétexte" pour ne pas rendre hommage comme il était prévu à El Hacen Diarra, un jeune Mauritanien mort mi-janvier en garde à vue. "Inaction" "Je constate que ces élus qui sont sortis de séance ont tous signé leur feuille d'émargement" leur permettant de toucher leurs indemnités, a aussi taclé le sénateur. Resté dans l'hémicycle, le sénateur LR Francis Szpiner, à la tête d'un groupe dissident de Rachida Dati, a lui tenu à saluer la "lutte irréprochable" qu'a menée la maire socialiste "contre le racisme, l'antisémitisme et la laïcité". Le sujet du périscolaire, éclaboussé par une multiplication de signalements de violences sexuelles, s'est imposé au premier plan de la campagne des municipales. La Défenseure des enfants de la Ville de Paris, Dominique Versini, nommée sous pression en décembre par l'exécutif municipal, a indiqué la semaine dernière avoir reçu quelque 150 saisines depuis son entrée en fonctions. Rachida Dati accuse la majorité "d'inaction", soulignant régulièrement que son groupe avait demandé en juillet une enquête administrative sur l'ensemble du périscolaire, sans réponse. Dans son programme, la candidate propose que "plus aucun enfant" ne se retrouve "seul avec un adulte sur le temps périscolaire", ainsi qu'un retour à la semaine de quatre jours. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie (hors LFI) à la succession d'Anne Hidalgo, promet de son côté une "refonte" du secteur, avec le recrutement de 2.800 agents. L'ex-premier adjoint de la maire sortante, qui a révélé avoir lui-même été victime de violences sexuelles dans le cadre périscolaire durant son enfance, a dit "prendre sa part de responsabilité" dans le dossier.

09.02.2026 à 19:20

Rationnement, hôtels fermés, semaine de quatre jours... Cuba face à l'asphyxie énergétique

FRANCE 24
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Alors que la pression américaine s'est intensifiée sur Cuba depuis l'intervention de Washington, début janvier, au Venezuela  son ‍principal fournisseur de pétrole, l'île communiste a commencé, lundi, à appliquer des mesures d'urgence destinées à économiser le carburant.
Texte intégral (665 mots)
Alors que la pression américaine s'est intensifiée sur Cuba depuis l'intervention de Washington, début janvier, au Venezuela  son ‍principal fournisseur de pétrole, l'île communiste a commencé, lundi, à appliquer des mesures d'urgence destinées à économiser le carburant.

09.02.2026 à 19:13

À Tel-Aviv ou sur Fornite, des théories du complot affirment que Jeffrey Epstein est vivant

Les Observateurs
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De nombreux internautes affirment que Jeffrey Epstein serait encore en vie. Ils partagent comme prétendues preuves des photographies du financier en train de se promener à Tel-Aviv, en Israël, ou affirment à tort que l’activité de son compte de joueur indiquerait qu’il aurait joué au jeu vidéo Fortnite des années après l’annonce de sa mort. 
Texte intégral (665 mots)
De nombreux internautes affirment que Jeffrey Epstein serait encore en vie. Ils partagent comme prétendues preuves des photographies du financier en train de se promener à Tel-Aviv, en Israël, ou affirment à tort que l’activité de son compte de joueur indiquerait qu’il aurait joué au jeu vidéo Fortnite des années après l’annonce de sa mort. 

09.02.2026 à 19:13

De LFI au RN, le classement extrêmement sensible des partis politiques

FRANCE24
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La manoeuvre se voulait subtile. Une circulaire en date du 2 février, adressée aux préfets, détaillant les "nuances" attribuables aux formations politiques dans les communes de plus de 3.500 habitants, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars. Au détour d'un tableau, cette nouveauté: dans le "regroupement" par "blocs de clivages" (utilisé pour la synthèse des résultats), la France insoumise est désormais classée, pour la première fois, à l'extrême gauche. Au même titre que Lutte ouvrière (LO) ou le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Inacceptable pour les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon en tête dénonçant un "trucage" digne d'une "république bananière", son lieutenant Manuel Bompard faisant valoir une "volonté d'arriver au pouvoir par les urnes" à LFI contrairement à d'autres formations d'extrême gauche qui "considèrent les élections comme une tribune". Ce qui n'empêche pas LFI d'entretenir des liens privilégiés avec le Parti ouvrier indépendant (POI), d'extrême gauche, dont les locaux parisiens accueillent régulièrement des conférences de M. Mélenchon - lui-même ancien membre trotskiste de l'Organisation communiste internationale. Dans l'attente d'un recours devant le Conseil d'Etat, annoncé par le tribun et ses troupes, le ministre de l'Intérieur a encore défendu lundi sur BFMTV son "nuançage" censé "rendre les résultats électoraux plus lisibles" grâce un découpage en "six blocs" basé sur "un faisceau d'indices". La France insoumise, mouvement connu pour sa forme ultra radicale et son style empreint du "bruit et de la fureur" théorisé par Jean-Luc Mélenchon, se voit requalifiée en raison de sa "remise en cause très forte de l'autorité judiciaire" et ses "accusations systématiques" contre "la police (qui) tue", preuves pour M. Nuñez d'une "évolution vers une forme de radicalité" avec "des appels à la désobéissance civile". "On ne truque pas les étiquettes politiques", a insisté le locataire de Beauvau, assumant de reclasser une organisation qui "s'éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines en donnant la primauté aux aspects communautaires (et) identitaires". "Classer à l'+extrême gauche+ une formation politique qui assume son opposition au pouvoir, sa critique des alliés du gouvernement et de ses relais médiatiques, c'est un raisonnement d'extrême droite", a taclé en retour le député et cadre insoumis Paul Vannier. "Comme une insulte" Dimanche, Sébastien Chenu s'est plu à qualifier la formation mélenchoniste de "parti passionnément antisémite". Citant le philosophe Raphaël Enthoven, qui avait eu gain de cause en justice sur la possibilité de le caractériser ainsi, le vice-président du Rassemblement national s'est par ailleurs félicité de cette nouvelle appellation officielle "extrême" attribuée à ses adversaires. "LFI répond aux critères de ce qu'est l'extrême gauche, c'est-à-dire un parti violent, anticapitaliste (et) pas démocrate", a insisté le député du Nord, tout en récusant le qualificatif d'extrême droite pour son propre parti qui a "démontré (son) parfait républicanisme" et a entrepris depuis des années de dédiaboliser son image. Pourtant le RN, qui avait contesté pour "excès de pouvoir" son classement dans ce "bloc de clivage" à l'occasion des dernières sénatoriales en 2023, avait été débouté par le Conseil d'Etat qui n'y avait décelé ni atteinte au "principe de sincérité du scrutin" ni "erreur manifeste d'appréciation". Et avait confirmé que LFI et le Parti communiste français pouvaient bien être rangés dans le bloc "gauche". Pas de quoi stopper un Jordan Bardella qui se définit comme "patriote" et martèle cet adjectif, comme samedi pour ouvrir la porte à des "listes d'union (...) au cas par cas" face au "danger de voir l'extrême gauche s'emparer d'un certain nombre de municipalités". Longtemps isolé dans son combat, le parti à la flamme est aujourd'hui rejoint par d'autres figures, comme Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris et eurodéputée Reconquête, qui "prend comme une insulte" cette étiquette d'extrême droite qui la "blesse". Plusieurs logiques s'affrontent également dans la presse, entre certains quotidiens qui continuent de désigner le RN, Reconquête et leurs alliés par ce vocable, et d'autres qui ont opté pour des qualificatifs moins contestés comme "nationaliste".
Texte intégral (724 mots)
La manoeuvre se voulait subtile. Une circulaire en date du 2 février, adressée aux préfets, détaillant les "nuances" attribuables aux formations politiques dans les communes de plus de 3.500 habitants, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars. Au détour d'un tableau, cette nouveauté: dans le "regroupement" par "blocs de clivages" (utilisé pour la synthèse des résultats), la France insoumise est désormais classée, pour la première fois, à l'extrême gauche. Au même titre que Lutte ouvrière (LO) ou le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Inacceptable pour les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon en tête dénonçant un "trucage" digne d'une "république bananière", son lieutenant Manuel Bompard faisant valoir une "volonté d'arriver au pouvoir par les urnes" à LFI contrairement à d'autres formations d'extrême gauche qui "considèrent les élections comme une tribune". Ce qui n'empêche pas LFI d'entretenir des liens privilégiés avec le Parti ouvrier indépendant (POI), d'extrême gauche, dont les locaux parisiens accueillent régulièrement des conférences de M. Mélenchon - lui-même ancien membre trotskiste de l'Organisation communiste internationale. Dans l'attente d'un recours devant le Conseil d'Etat, annoncé par le tribun et ses troupes, le ministre de l'Intérieur a encore défendu lundi sur BFMTV son "nuançage" censé "rendre les résultats électoraux plus lisibles" grâce un découpage en "six blocs" basé sur "un faisceau d'indices". La France insoumise, mouvement connu pour sa forme ultra radicale et son style empreint du "bruit et de la fureur" théorisé par Jean-Luc Mélenchon, se voit requalifiée en raison de sa "remise en cause très forte de l'autorité judiciaire" et ses "accusations systématiques" contre "la police (qui) tue", preuves pour M. Nuñez d'une "évolution vers une forme de radicalité" avec "des appels à la désobéissance civile". "On ne truque pas les étiquettes politiques", a insisté le locataire de Beauvau, assumant de reclasser une organisation qui "s'éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines en donnant la primauté aux aspects communautaires (et) identitaires". "Classer à l'+extrême gauche+ une formation politique qui assume son opposition au pouvoir, sa critique des alliés du gouvernement et de ses relais médiatiques, c'est un raisonnement d'extrême droite", a taclé en retour le député et cadre insoumis Paul Vannier. "Comme une insulte" Dimanche, Sébastien Chenu s'est plu à qualifier la formation mélenchoniste de "parti passionnément antisémite". Citant le philosophe Raphaël Enthoven, qui avait eu gain de cause en justice sur la possibilité de le caractériser ainsi, le vice-président du Rassemblement national s'est par ailleurs félicité de cette nouvelle appellation officielle "extrême" attribuée à ses adversaires. "LFI répond aux critères de ce qu'est l'extrême gauche, c'est-à-dire un parti violent, anticapitaliste (et) pas démocrate", a insisté le député du Nord, tout en récusant le qualificatif d'extrême droite pour son propre parti qui a "démontré (son) parfait républicanisme" et a entrepris depuis des années de dédiaboliser son image. Pourtant le RN, qui avait contesté pour "excès de pouvoir" son classement dans ce "bloc de clivage" à l'occasion des dernières sénatoriales en 2023, avait été débouté par le Conseil d'Etat qui n'y avait décelé ni atteinte au "principe de sincérité du scrutin" ni "erreur manifeste d'appréciation". Et avait confirmé que LFI et le Parti communiste français pouvaient bien être rangés dans le bloc "gauche". Pas de quoi stopper un Jordan Bardella qui se définit comme "patriote" et martèle cet adjectif, comme samedi pour ouvrir la porte à des "listes d'union (...) au cas par cas" face au "danger de voir l'extrême gauche s'emparer d'un certain nombre de municipalités". Longtemps isolé dans son combat, le parti à la flamme est aujourd'hui rejoint par d'autres figures, comme Sarah Knafo, candidate à la mairie de Paris et eurodéputée Reconquête, qui "prend comme une insulte" cette étiquette d'extrême droite qui la "blesse". Plusieurs logiques s'affrontent également dans la presse, entre certains quotidiens qui continuent de désigner le RN, Reconquête et leurs alliés par ce vocable, et d'autres qui ont opté pour des qualificatifs moins contestés comme "nationaliste".

09.02.2026 à 18:51

Procès de l'ex-président kosovar pour crimes de guerre : 45 ans de prison requis

FRANCE24
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Tous les quatre sont accusés d'assassinats, de tortures, de persécution et de détention illégale de centaines de civils et de non‑combattants, y compris des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo considérés comme des opposants politiques, dans des dizaines de sites au Kosovo et en Albanie. Ils sont également poursuivis pour crimes contre l'humanité. "La gravité des accusations n'a pas diminué avec le temps", a lancé lundi la procureure Kimberly West dans ses plaidoiries finales, qui sont, avec celles de la défense, l'ultime étape dans ce procès qui doit se terminer la semaine prochaine. Le tribunal, situé à la Haye mais faisant partie du système judiciaire kosovar, disposera d'un mois supplémentaire pour délibérer avant de rendre son verdict. Ce délai pourrait être prolongé de deux mois en cas de circonstances exceptionnelles. "Tentatives" d'influer sur les témoignages Hashim Thaci, âgé de 57 ans, qui portait un costume gris anthracite, une chemise blanche et une cravate rouge, a attentivement écouté le début de l'audience. A l'époque des faits, celui qui a immédiatement démissionné de la présidence après sa mise en examen en 2020 était le chef politique de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) et les trois autres accusés étaient des officiers de haut rang dans cette guérilla indépendantiste. Tous ont plaidé non coupables à l'ouverture du procès il y a quatre ans et devraient tous faire de même dans leurs plaidoiries finales. Créées par le Parlement kosovar, les Chambres spécialisées du Kosovo enquêtent sur les crimes de guerre présumés commis par des guérilleros kosovars pendant les hostilités avec la Serbie et en poursuivent les auteurs. Elles sont exclusivement composées d'un personnel international afin de protéger les témoins d'éventuelles représailles dans leur pays d'origine. La procureure Kimberly West a toutefois souligné que les enquêteurs avaient mis au jour des "tentatives manifestes" de "diluer, voire d'influencer, certains témoignages, notamment au profit de l'accusé Hashim Thaçi". "Guerre de libération" A Pristina, la capitale du Kosovo, où ces hommes sont encore largement considérés comme des héros de la lutte pour l'indépendance, d'anciens membres de l'UCK se sont réunis pour suivre le procès à la télévision. Le chef de ce groupe, Hysni Gucati, a qualifié de "scandaleuses" les accusations portées contre les quatre anciens hauts responsables. "Cela ne plaît qu'à la Serbie et à tous ceux qui s'opposent au Kosovo", a-t-il lancé devant les médias locaux, s'exprimant du quartier général des anciens combattants, situé en centre-ville. La présidente kosovare, Vjosa Osmani, a de son côté estimé que toute volonté de comparer la "guerre de libération" livrée par l'UCK aux actions de "l'agresseur serbe génocidaire" était préjudiciable à une paix durable. "La guerre de l'UCK était juste et pure" et "cette vérité ne saurait être altérée par des tentatives de réécrire l'histoire et ternir ou de dévaloriser la lutte du peuple kosovar pour la liberté", a-t-elle ajouté. Une manifestation de soutien aux quatre accusés est prévue à Pristina pour le 17 février, le dernier jour en principe du procès. Qui tombera en outre le jour de la fête nationale...
Texte intégral (570 mots)
Tous les quatre sont accusés d'assassinats, de tortures, de persécution et de détention illégale de centaines de civils et de non‑combattants, y compris des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo considérés comme des opposants politiques, dans des dizaines de sites au Kosovo et en Albanie. Ils sont également poursuivis pour crimes contre l'humanité. "La gravité des accusations n'a pas diminué avec le temps", a lancé lundi la procureure Kimberly West dans ses plaidoiries finales, qui sont, avec celles de la défense, l'ultime étape dans ce procès qui doit se terminer la semaine prochaine. Le tribunal, situé à la Haye mais faisant partie du système judiciaire kosovar, disposera d'un mois supplémentaire pour délibérer avant de rendre son verdict. Ce délai pourrait être prolongé de deux mois en cas de circonstances exceptionnelles. "Tentatives" d'influer sur les témoignages Hashim Thaci, âgé de 57 ans, qui portait un costume gris anthracite, une chemise blanche et une cravate rouge, a attentivement écouté le début de l'audience. A l'époque des faits, celui qui a immédiatement démissionné de la présidence après sa mise en examen en 2020 était le chef politique de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) et les trois autres accusés étaient des officiers de haut rang dans cette guérilla indépendantiste. Tous ont plaidé non coupables à l'ouverture du procès il y a quatre ans et devraient tous faire de même dans leurs plaidoiries finales. Créées par le Parlement kosovar, les Chambres spécialisées du Kosovo enquêtent sur les crimes de guerre présumés commis par des guérilleros kosovars pendant les hostilités avec la Serbie et en poursuivent les auteurs. Elles sont exclusivement composées d'un personnel international afin de protéger les témoins d'éventuelles représailles dans leur pays d'origine. La procureure Kimberly West a toutefois souligné que les enquêteurs avaient mis au jour des "tentatives manifestes" de "diluer, voire d'influencer, certains témoignages, notamment au profit de l'accusé Hashim Thaçi". "Guerre de libération" A Pristina, la capitale du Kosovo, où ces hommes sont encore largement considérés comme des héros de la lutte pour l'indépendance, d'anciens membres de l'UCK se sont réunis pour suivre le procès à la télévision. Le chef de ce groupe, Hysni Gucati, a qualifié de "scandaleuses" les accusations portées contre les quatre anciens hauts responsables. "Cela ne plaît qu'à la Serbie et à tous ceux qui s'opposent au Kosovo", a-t-il lancé devant les médias locaux, s'exprimant du quartier général des anciens combattants, situé en centre-ville. La présidente kosovare, Vjosa Osmani, a de son côté estimé que toute volonté de comparer la "guerre de libération" livrée par l'UCK aux actions de "l'agresseur serbe génocidaire" était préjudiciable à une paix durable. "La guerre de l'UCK était juste et pure" et "cette vérité ne saurait être altérée par des tentatives de réécrire l'histoire et ternir ou de dévaloriser la lutte du peuple kosovar pour la liberté", a-t-elle ajouté. Une manifestation de soutien aux quatre accusés est prévue à Pristina pour le 17 février, le dernier jour en principe du procès. Qui tombera en outre le jour de la fête nationale...

09.02.2026 à 18:50

Inde : Un "sosie" de Justin Bieber fait le buzz sur les réseaux sociaux

FRANCE24
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Un influenceur indien, Suraj Chavan, est en train de faire le tour des réseaux sociaux pour sa ressemblance avec Justin Bieber… une ressemblance quelque peu contestée.
Texte intégral (570 mots)
Un influenceur indien, Suraj Chavan, est en train de faire le tour des réseaux sociaux pour sa ressemblance avec Justin Bieber… une ressemblance quelque peu contestée.

09.02.2026 à 18:19

A Cuba, étranglé par le manque de carburant, la vie au ralenti

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Dans les rues de La Havane, la circulation était moindre qu'à l'accoutumée lundi, a constaté l'AFP, et les habitants, déjà soumis depuis des années à des coupures de courant quotidiennes, des pénuries en tout genre et une inflation galopante, ne cachent pas leur inquiétude. "Tout le monde se demande combien de temps un pays peut vivre dans de telles conditions", explique Rosa Ramos, une infirmière de 37 ans, qui attend depuis une heure un moyen de transport pour se rendre à son travail. "C'est angoissant", reconnaît Clara Rumbau, une retraitée de 65 ans, qui a déjà marché deux heures dans la capitale faute de transports publics. L'île communiste de 9,6 millions d'habitants se retrouve dans une situation de grande vulnérabilité depuis la fin de l'approvisionnement en pétrole par le Venezuela, sous pression américaine, et les menaces de Washington de frapper de droits de douane les pays lui vendant du pétrole. Ces dernières semaines, aucun pétrolier n'est arrivé à Cuba, comme a pu le vérifier l'AFP auprès de plusieurs sources spécialisées dans le suivi du transport maritime. Les seuls navires qui sont entrés dans un port provenaient d'un autre port du pays. Le Mexique, deuxième fournisseur de pétrole de Cuba jusqu'à la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, a pour l'instant suspendu ses livraisons et négocie avec Washington la manière d'envoyer du pétrole à La Havane, sans subir de représailles de la part de son principal partenaire commercial. Lundi, sa présidente Claudia Sheinbaum a jugé "très injuste" la menace américaine de droits de douane. "On ne peut pas étrangler un peuple de cette manière", a-t-elle dénoncé. Mexico a annoncé dimanche avoir envoyé 814 tonnes de vivres destinés à la population cubaine. Moscou a également réagi lundi, dénonçant les "méthodes asphyxiantes" des Etats-Unis qui "causent beaucoup de difficultés pour le pays", selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce dernier a précisé que la Russie était en discussions avec les autorités cubaines pour apporter son assistance. Suspension de vols L'objectif de Washington, qui impose un embargo économique à l'île depuis 1962, est "comme toujours, de briser la volonté politique des Cubains". "La situation est difficile et exigera de grands sacrifices", a reconnu sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Le tourisme, déjà à la peine en raison de la grave crise économique qui secoue le pays depuis six ans, devrait être sévèrement impacté, ce qui réduira encore l'entrée de devises dans le pays. Signe de la gravité de la situation, les autorités cubaines ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l'avitaillement en kérosène serait suspendu pour un mois à partir de lundi minuit. Plusieurs compagnies, comme Air France, Iberia ou Air Europa, vont instaurer une "escale technique" de ravitaillement ailleurs dans les Caraïbes pour poursuivre leurs liaisons. Air Canada a cependant annoncé lundi la suspension de ses liaisons et effectuera seulement des "vols sortants à vide pour aller chercher environ 3.000 clients déjà à destination et les ramener chez eux". Le gouvernement a également annoncé la fermeture de certains hôtels faiblement occupés et le regroupement des touristes dans d'autres. "Des hôtels sont en train d'être fermés à Varadero", la station balnéaire phare de Cuba, située à 150 km de La Havane, et "dans d'autres provinces", a confirmé à l'AFP une professionnelle du secteur qui n'a pas souhaiter donner son nom. Les journées scolaires ont été réduites et les universités fonctionnent désormais en distanciel, comme pendant la pandémie de Covid-19. Maura Linsay Pérez, 18 ans, étudiante en première année de biologie à l'Université de La Havane, redoute désormais ce qui "va se passer avec (son) semestre universitaire". Les mesures prises par le gouvernement cubain ne sont pas sans rappeler celles édictées pendant la "période spéciale", la grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal fournisseur de pétrole à Cuba.
Texte intégral (692 mots)
Dans les rues de La Havane, la circulation était moindre qu'à l'accoutumée lundi, a constaté l'AFP, et les habitants, déjà soumis depuis des années à des coupures de courant quotidiennes, des pénuries en tout genre et une inflation galopante, ne cachent pas leur inquiétude. "Tout le monde se demande combien de temps un pays peut vivre dans de telles conditions", explique Rosa Ramos, une infirmière de 37 ans, qui attend depuis une heure un moyen de transport pour se rendre à son travail. "C'est angoissant", reconnaît Clara Rumbau, une retraitée de 65 ans, qui a déjà marché deux heures dans la capitale faute de transports publics. L'île communiste de 9,6 millions d'habitants se retrouve dans une situation de grande vulnérabilité depuis la fin de l'approvisionnement en pétrole par le Venezuela, sous pression américaine, et les menaces de Washington de frapper de droits de douane les pays lui vendant du pétrole. Ces dernières semaines, aucun pétrolier n'est arrivé à Cuba, comme a pu le vérifier l'AFP auprès de plusieurs sources spécialisées dans le suivi du transport maritime. Les seuls navires qui sont entrés dans un port provenaient d'un autre port du pays. Le Mexique, deuxième fournisseur de pétrole de Cuba jusqu'à la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, a pour l'instant suspendu ses livraisons et négocie avec Washington la manière d'envoyer du pétrole à La Havane, sans subir de représailles de la part de son principal partenaire commercial. Lundi, sa présidente Claudia Sheinbaum a jugé "très injuste" la menace américaine de droits de douane. "On ne peut pas étrangler un peuple de cette manière", a-t-elle dénoncé. Mexico a annoncé dimanche avoir envoyé 814 tonnes de vivres destinés à la population cubaine. Moscou a également réagi lundi, dénonçant les "méthodes asphyxiantes" des Etats-Unis qui "causent beaucoup de difficultés pour le pays", selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Ce dernier a précisé que la Russie était en discussions avec les autorités cubaines pour apporter son assistance. Suspension de vols L'objectif de Washington, qui impose un embargo économique à l'île depuis 1962, est "comme toujours, de briser la volonté politique des Cubains". "La situation est difficile et exigera de grands sacrifices", a reconnu sur X le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Le tourisme, déjà à la peine en raison de la grave crise économique qui secoue le pays depuis six ans, devrait être sévèrement impacté, ce qui réduira encore l'entrée de devises dans le pays. Signe de la gravité de la situation, les autorités cubaines ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l'avitaillement en kérosène serait suspendu pour un mois à partir de lundi minuit. Plusieurs compagnies, comme Air France, Iberia ou Air Europa, vont instaurer une "escale technique" de ravitaillement ailleurs dans les Caraïbes pour poursuivre leurs liaisons. Air Canada a cependant annoncé lundi la suspension de ses liaisons et effectuera seulement des "vols sortants à vide pour aller chercher environ 3.000 clients déjà à destination et les ramener chez eux". Le gouvernement a également annoncé la fermeture de certains hôtels faiblement occupés et le regroupement des touristes dans d'autres. "Des hôtels sont en train d'être fermés à Varadero", la station balnéaire phare de Cuba, située à 150 km de La Havane, et "dans d'autres provinces", a confirmé à l'AFP une professionnelle du secteur qui n'a pas souhaiter donner son nom. Les journées scolaires ont été réduites et les universités fonctionnent désormais en distanciel, comme pendant la pandémie de Covid-19. Maura Linsay Pérez, 18 ans, étudiante en première année de biologie à l'Université de La Havane, redoute désormais ce qui "va se passer avec (son) semestre universitaire". Les mesures prises par le gouvernement cubain ne sont pas sans rappeler celles édictées pendant la "période spéciale", la grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal fournisseur de pétrole à Cuba.
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