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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

22.01.2026 à 23:41

Euro de hand: les Bleus ont vu rouge face aux Danois de Nielsen

FRANCE24
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Avec deux points - conservés à l'issue du tour préliminaire - les champions d'Europe en titre ont encore les cartes en main après ce premier choc du tour principal, mais devront l'emporter devant les Portugais samedi pour éviter de commencer à voir rouge. Du rouge, ils en ont vu jeudi, alors que les tribunes de la Boxen de Herning s'étaient remplies tout au long de la journée pour encourager les protégés danois, déjà sous pression et sans point au moment d'entamer cette nouvelle phase de l'Euro, après lequel ils courent depuis 2012. De tension, il y en a eu aussi, et les Français y ont longtemps fait face, alors que la soirée n'a cessé de basculer de part et d'autre, avant de pencher dans les dix dernières minutes en faveur des champions olympiques en titre emmenés par un Nielsen décisif (11 arrêts, à 28% de réussite). "C'est super dur, pendant 55 minutes on livre un match de grande qualité, a réagi, frustré, Thibaud Briet. Un sentiment partagé par son capitaine Ludovic Fabregas, qui admet que "cela aurait pu basculer de notre côté". Car avant cela, les Bleus ont un temps parfaitement répondu à l'agressivité imposée d'entrée par leur adversaire. "Plein de belles choses" Tels des lions en cage, les deux formations se sont rendu coup pour coup dans une première période aussi irrespirable que fermée. Et Charles Bolzinger a peu à peu répondu aux éclairs de Nielsen (5 arrêts chacun à la pause). Comme lors de ces deux arrêts de suite devant Dika Mem, l'ancien Nantais a d'abord longtemps maintenu ses coéquipiers à un seul but d'écart quand en face, la défense tricolore s'employait à frustrer Mathias Gidsel - considéré comme le meilleur joueur au monde - et consorts. "Il y a eu beaucoup d'investissement, dans un match d'une incroyable intensité, a salué Guillaume Gille, mais dans les moments où ça se joue, ce sont eux qui mettent les buts, font les défenses et arrêts qui fonctionnent. Même s'il y a plein de belles choses". Alors que les Bleus ont peiné par moment à se montrer efficaces et ont légèrement baissé le pied défensivement, Emil Nielsen, lui, a continué à multiplier les parades décisives. Quand de l'autre côté Gidsel s’est réveillé pour mettre les siens devant (9/14). Poussés dans les cinq dernières minutes par leur public, les locaux ont définitivement pris l'ascendant, Gidsel s'employant à nouveau pour offrir au Danemark le choc du soir. "Cette défaite va nous donner encore plus les crocs, assure Thibaud Briet, on est des chiens, et on va aller chercher (la qualification) comme des grands". Avant d'éventuellement se retrouver pour une revanche ? Cela passera d'abord par un sursaut samedi après-midi face aux Portugais, qui comptent autant de points (2) que les Français, à égalité pour le moment avec le Danemark et la Norvège. Seule l'Allemagne a pris une première avance (4 pts) dans la course aux deux premières places, qualificatives pour le dernier carré.

22.01.2026 à 23:31

Mélenchon: aux municipales, LFI doit incarner "la nouvelle France" de la diversité

FRANCE24
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"Nous avons besoin d'élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps", a lancé M. Mélenchon, devant une salle de "plus de 1.500 personnes", selon les organisateurs. "Ce n'est pas parce qu'il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d'être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs", a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine. Dans un discours de plus d'une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car "nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays". M. Mélenchon a par ailleurs ironisé sur les listes concurrentes de gauche qui n'ont qu'une "chose à dire, la même -- ils ne sont même pas originaux -- d'une ville à l'autre: ils disent (à propos de LFI, ndlr) ils ne feront pas 10% et le pire qui leur arrive, c'est qu'ils croient à leur propre propagande". "Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c'est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin", a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit "une puissance qui n'a peur de personne (...) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur". Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l'ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l'assaut du Capitole, avait appelé à en finir "avec quatorze années de droite réactionnaire" dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).

22.01.2026 à 23:15

La justice requiert de fermer pendant un an une communauté catholique d'Ardèche

FRANCE24
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"Certains membres ont fait de l'anorexie, des dépressions, des tentatives de suicide, ils s'automutilaient", a déclaré la magistrate, Cécile Nainani, au dernier jour du procès de la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) et de son supérieur, le père Bernard. Pour elle, l'abus de faiblesse est manifeste au vu "des techniques de persuasion et de manipulation", "de dépersonnalisation", "d'enfermement psychique", du "fonctionnement autoritaire, qui passe par un système de surveillance des membres, par la délation", le tout "couplé à une dévotion des fondateurs". Pour autant, a-t-elle poursuivi, "je ne requiers ni la dissolution de la personne morale ni la fermeture définitive" de la communauté: "je considère que la question de l'existence de la communauté, ce n'est pas à la justice de la trancher, c'est la responsabilité de l'Eglise". Pour laisser "le temps à l'institution ecclésiale de se saisir de la question", la procureure a requis la fermeture pour un an du siège de la FMND, à Saint-Pierre-de-Colombier, dans le sud de l'Ardèche, qualifié d'"épicentre des abus des symptômes sectaires", tout en réclamant une amende de 100.000 euros. A l'encontre de son supérieur, Gérard Pinède dans la vie civile, 74 ans, Céline Nainani a requis deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer la prêtrise pendant 5 ans. "Les signalements pleuvent depuis de nombreuses années, mais les supérieurs (...) restent hermétique à toute remise en question", a ajouté la procureure, en écartant un mobile financier. Pour elle, "l'objectif c'est la captation des esprits et des vocations et d'étouffer la dissidence." "Fourre-tout idéologique" "Je n'ai pas de délit à me reprocher", a réagi le père Bernard, qui a toujours nié avoir exercé une quelconque emprise sur les quelque 160 missionnaires de la FMND, répartis sur une quinzaine de sites. Cinq anciens membres, âgés de 25 à 55 ans, se sont constitués parties civiles dans le dossier, et deux ont témoigné mercredi de leurs souffrances à la barre du tribunal correctionnel de Privas "au nom de toutes les victimes qui ne peuvent pas parler". Mais la FMND compte aussi des partisans, qui ont assisté aux audiences depuis lundi. Elle avait publié sur son site internet une pétition d'une centaine de familles de membres assurant que leurs enfants étaient "heureux" et "libres" en son sein. "On a quoi? Cinq plaignants et 10 accusateurs sur 200 membres et anciens membres", a relevé l'avocat de la Défense, Jérôme Triomphe, dans sa plaidoirie. "Alors évidemment, il va y avoir un frère ou une sœur, qui peut faire une dépression, avoir un problème psychologique... mais comme dans la société", a-t-il balayé. Listant ce qu'il a appelé les incohérences du dossier, il a dénoncé une "enquête à charge" et "l'inculture crasse des différents intervenants" de la Police judiciaire en matière de religion. "Dans ce fourre-tout, avec un prisme idéologique, on essaie de faire une infraction. (...) Vous relaxerez parce qu'il n'y a pas de faits", a-t-il plaidé. L'avocat a conclu sa plaidoirie de trois heures, en regrettant la saisie de la justice dans un dossier qui, pour lui aussi, concerne avant tout l'autorité ecclésiastique. "C'est la ligne de crête, il n'appartient pas au tribunal civil de juger les faits religieux. Vous êtes le dernier maillon par lequel on tente d'attaquer une œuvre d'église. Le jugement sera prononcé le 24 mars à 13h30.

22.01.2026 à 23:03

Côte d'Ivoire : la filière cacao dans une situation critique avec la chute des ventes

Célia CARACENA
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La filière cacao est en crise en Côte d'Ivoire. Son cours a chuté mais le prix fixé par l'Etat ne baisse pas, et des milliers de tonnes de cacao ne trouvent plus d'acheteurs et s’entassent dans les entrepôts. L'Etat s'est engagé à racheter le stock. Mais l'Etat et les syndicats ne sont pas d'accord sur le volume de cacao entassé dans les entrepôts. Reportage de Julia Guggenheim.
Texte intégral (578 mots)
La filière cacao est en crise en Côte d'Ivoire. Son cours a chuté mais le prix fixé par l'Etat ne baisse pas, et des milliers de tonnes de cacao ne trouvent plus d'acheteurs et s’entassent dans les entrepôts. L'Etat s'est engagé à racheter le stock. Mais l'Etat et les syndicats ne sont pas d'accord sur le volume de cacao entassé dans les entrepôts. Reportage de Julia Guggenheim.

22.01.2026 à 22:49

Le Venezuela va ouvrir l'exploitation de son pétrole au secteur privé

FRANCE 24
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L'Assemblée nationale vénézuélienne a adopté en première lecture un projet de loi pour ouvrir l'exploitation pétrolière au secteur privé, une réforme clé après la capture de Nicolas Maduro par Washington et l'arrivée de Delcy Rodríguez au pouvoir. L'adoption définitive est attendue dans les prochains jours.
Texte intégral (578 mots)
L'Assemblée nationale vénézuélienne a adopté en première lecture un projet de loi pour ouvrir l'exploitation pétrolière au secteur privé, une réforme clé après la capture de Nicolas Maduro par Washington et l'arrivée de Delcy Rodríguez au pouvoir. L'adoption définitive est attendue dans les prochains jours.

22.01.2026 à 22:43

Les tensions commerciales entre Colombie et Equateur montent d'un cran, menaces sur l'énergie

FRANCE24
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La bataille tarifaire entre les deux pays sud-américains a débuté mercredi à l'initiative du président équatorien, Daniel Noboa. Depuis Davos, cet allié de l'américain Donald Trump a annoncé l'imposition de droits de douane de 30% sur les importations en provenance de Colombie à partir de février, reprochant à Bogota de ne pas en faire assez pour lutter contre le trafic de drogue à leur frontière commune. En réponse, le gouvernement colombien a promis jeudi des taxes de 30% appliquées à 20 produits équatoriens non spécifiés. Cette riposte "ne constitue ni une sanction ni une mesure de confrontation, mais plutôt une action correctrice visant à rétablir la balance commerciale et à protéger le secteur productif national", a-t-il souligné. Bogota a également décidé de suspendre les transactions internationales d'électricité entre les deux pays, "à titre préventif afin de protéger la souveraineté et la sécurité énergétiques de la Colombie" selon le ministère de l'Energie. Ce dernier met en avant des analyses techniques montrant "une pression accrue sur le réseau électrique colombien". L'Equateur a connu de fortes sécheresses qui ont entraîné en 2024 et en 2025 des coupures d'électricité prolongées, dans ce pays de 17 millions d'habitants où 70% de l'énergie électrique dépend de la production hydraulique. La Colombie a approvisionné à plusieurs reprises son voisin, ce que n'a pas manqué de rappeler dès mercredi le président de gauche Gustavo Petro. "Agression économique" Jeudi, Quito a renchéri en annonçant de nouveaux droits de douane sur le transport de pétrole colombien via l'un de ses oléoducs. "La tarification du transport du brut colombien via l'OCP aura la réciprocité reçue dans le cas de l'électricité", a indiqué sur X la ministre équatorienne de l'Energie, Inés Manzano. D'après le site de l'OCP, depuis 2013, 46 millions de barils de brut colombien ont été acheminés par cet oléoduc de la jungle amazonienne jusqu'à un port sur la côte pacifique de l'Equateur. Selon des experts, les deux pays sortiraient perdants d'une guerre commerciale mais les conséquences seraient plus délétères pour l'Equateur, l'électricité touchant tous les secteurs productifs. Une pénurie d'électricité "pourrait paralyser" l'Equateur, souligne Alberto Acosta Burneo, analyste économique du Groupe Spurrier interrogé par l'AFP. Face aux annonces du gouvernement Noboa, le ministre colombien de l'Energie, Edwin Palma, a dénoncé "un acte d'agression économique, non pas contre le président Petro, mais contre notre peuple". D'après une lettre officielle publiée par les médias locaux, la Colombie a proposé à l'Equateur une réunion bilatérale à la frontière le 25 janvier. Partenaires L'Equateur est devenu en quelques années l'un des pays les plus violents d'Amérique latine et le principal point de sortie de la cocaïne produite dans la région, sous l'effet de gangs liés aux cartels mexicains et colombiens. Le pays partage avec la Colombie une frontière de 600 kilomètres où opèrent des guérillas colombiennes et des organisations dédiées au trafic de drogues et d'armes ainsi qu'à l'exploitation minière illégale. Les présidents Noboa et Petro, situés à l'opposé sur l'échiquier politique, s'affrontent fréquemment, comme sur la récente éviction du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro par l'armée américaine. Mais leurs deux pays restent d'importants partenaires commerciaux. La Colombie exporte vers l'Equateur de l'électricité, des médicaments, des véhicules, des produits cosmétiques et des plastiques. Et lui achète, entre autres, des graisses et huiles végétales, du thon en conserve, des minéraux et des métaux.
Texte intégral (615 mots)
La bataille tarifaire entre les deux pays sud-américains a débuté mercredi à l'initiative du président équatorien, Daniel Noboa. Depuis Davos, cet allié de l'américain Donald Trump a annoncé l'imposition de droits de douane de 30% sur les importations en provenance de Colombie à partir de février, reprochant à Bogota de ne pas en faire assez pour lutter contre le trafic de drogue à leur frontière commune. En réponse, le gouvernement colombien a promis jeudi des taxes de 30% appliquées à 20 produits équatoriens non spécifiés. Cette riposte "ne constitue ni une sanction ni une mesure de confrontation, mais plutôt une action correctrice visant à rétablir la balance commerciale et à protéger le secteur productif national", a-t-il souligné. Bogota a également décidé de suspendre les transactions internationales d'électricité entre les deux pays, "à titre préventif afin de protéger la souveraineté et la sécurité énergétiques de la Colombie" selon le ministère de l'Energie. Ce dernier met en avant des analyses techniques montrant "une pression accrue sur le réseau électrique colombien". L'Equateur a connu de fortes sécheresses qui ont entraîné en 2024 et en 2025 des coupures d'électricité prolongées, dans ce pays de 17 millions d'habitants où 70% de l'énergie électrique dépend de la production hydraulique. La Colombie a approvisionné à plusieurs reprises son voisin, ce que n'a pas manqué de rappeler dès mercredi le président de gauche Gustavo Petro. "Agression économique" Jeudi, Quito a renchéri en annonçant de nouveaux droits de douane sur le transport de pétrole colombien via l'un de ses oléoducs. "La tarification du transport du brut colombien via l'OCP aura la réciprocité reçue dans le cas de l'électricité", a indiqué sur X la ministre équatorienne de l'Energie, Inés Manzano. D'après le site de l'OCP, depuis 2013, 46 millions de barils de brut colombien ont été acheminés par cet oléoduc de la jungle amazonienne jusqu'à un port sur la côte pacifique de l'Equateur. Selon des experts, les deux pays sortiraient perdants d'une guerre commerciale mais les conséquences seraient plus délétères pour l'Equateur, l'électricité touchant tous les secteurs productifs. Une pénurie d'électricité "pourrait paralyser" l'Equateur, souligne Alberto Acosta Burneo, analyste économique du Groupe Spurrier interrogé par l'AFP. Face aux annonces du gouvernement Noboa, le ministre colombien de l'Energie, Edwin Palma, a dénoncé "un acte d'agression économique, non pas contre le président Petro, mais contre notre peuple". D'après une lettre officielle publiée par les médias locaux, la Colombie a proposé à l'Equateur une réunion bilatérale à la frontière le 25 janvier. Partenaires L'Equateur est devenu en quelques années l'un des pays les plus violents d'Amérique latine et le principal point de sortie de la cocaïne produite dans la région, sous l'effet de gangs liés aux cartels mexicains et colombiens. Le pays partage avec la Colombie une frontière de 600 kilomètres où opèrent des guérillas colombiennes et des organisations dédiées au trafic de drogues et d'armes ainsi qu'à l'exploitation minière illégale. Les présidents Noboa et Petro, situés à l'opposé sur l'échiquier politique, s'affrontent fréquemment, comme sur la récente éviction du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro par l'armée américaine. Mais leurs deux pays restent d'importants partenaires commerciaux. La Colombie exporte vers l'Equateur de l'électricité, des médicaments, des véhicules, des produits cosmétiques et des plastiques. Et lui achète, entre autres, des graisses et huiles végétales, du thon en conserve, des minéraux et des métaux.

22.01.2026 à 22:27

Ukraine: l'émissaire américain Witkoff s'entretient avec Poutine à Moscou

FRANCE24
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A l'issue de ce dernier entretien en marge du Forum économique de Davos, le dirigeant ukrainien a affirmé avoir obtenu de son homologue américain un accord sur les garanties de sécurité promises par Washington à l'Ukraine. Il a également annoncé des discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie cette semaine aux Emirats arabes unis, sans toutefois en préciser les modalités ni le format exact. La présidence russe a annoncé le début de la rencontre peu après. M. Witkoff s'est déjà entretenu à plusieurs reprises avec le président russe depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine. Il doit aller ensuite aux Emirats arabes unis. Depuis Davos, M. Witkoff avait vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. "Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", a-t-il déclaré. "Pas simple" Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était de son côté jeudi à Davos, où il s'est brièvement entretenu avec Donald Trump, évoquant ensuite devant les journalistes une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple". Il a plus tard assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit. "Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux". M. Zelensky a en revanche indiqué que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue". M. Trump avait précédemment imputé le blocage dans les négociations à M. Zelensky, alors que les alliés européens de Kiev craignent que Washington ne fasse pression pour un accord jugé trop favorable à Moscou. Zelensky tance les Européens Volodymyr Zelensky a par ailleurs évoqué de prochaines discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie, qui doivent se tenir cette semaine aux Emirats arabes unis. Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats sans règler le conflit. Vladimir Poutine, dont les principales demandes sont un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev de non-adhésion à l'Otan, avait averti que Moscou atteindrait ses objectifs par la voie militaire si la diplomatie échouait. L'armée russe a multiplié ces derniers mois les frappes massives sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur notamment dans la capitale, alors que les températures sont glaciales. De plus en plus critique des Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. "Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir". Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis" et que le soutien de son homologue américain était "indispensable".
Texte intégral (630 mots)
A l'issue de ce dernier entretien en marge du Forum économique de Davos, le dirigeant ukrainien a affirmé avoir obtenu de son homologue américain un accord sur les garanties de sécurité promises par Washington à l'Ukraine. Il a également annoncé des discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie cette semaine aux Emirats arabes unis, sans toutefois en préciser les modalités ni le format exact. La présidence russe a annoncé le début de la rencontre peu après. M. Witkoff s'est déjà entretenu à plusieurs reprises avec le président russe depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine. Il doit aller ensuite aux Emirats arabes unis. Depuis Davos, M. Witkoff avait vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens. "Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", a-t-il déclaré. "Pas simple" Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était de son côté jeudi à Davos, où il s'est brièvement entretenu avec Donald Trump, évoquant ensuite devant les journalistes une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple". Il a plus tard assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit. "Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux". M. Zelensky a en revanche indiqué que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue". M. Trump avait précédemment imputé le blocage dans les négociations à M. Zelensky, alors que les alliés européens de Kiev craignent que Washington ne fasse pression pour un accord jugé trop favorable à Moscou. Zelensky tance les Européens Volodymyr Zelensky a par ailleurs évoqué de prochaines discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie, qui doivent se tenir cette semaine aux Emirats arabes unis. Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats sans règler le conflit. Vladimir Poutine, dont les principales demandes sont un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev de non-adhésion à l'Otan, avait averti que Moscou atteindrait ses objectifs par la voie militaire si la diplomatie échouait. L'armée russe a multiplié ces derniers mois les frappes massives sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage d'ampleur notamment dans la capitale, alors que les températures sont glaciales. De plus en plus critique des Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine. "Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir". Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis" et que le soutien de son homologue américain était "indispensable".

22.01.2026 à 22:13

De jeunes hackers présumés, têtes d'affiche de cyberattaques en série

FRANCE24
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Les deux dernières mises en examen, jeudi à Paris, découlent, notamment, des intrusions en septembre 2025 dans les interfaces des académies de La Réunion, Reims, et Clermont-Ferrand, notamment. Ces cyberattaques ont, entre autres, entraîné "le défaçage (modification non sollicitée, ndlr) de certains sites internet", a précisé le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. L'âge des deux hackers soupçonnés surprend: le plus jeune a 17 ans, tandis que le plus âgé, 20 ans, était déjà connu des services de police pour des faits de piratage, d'après le ministère public. Ils ont tous deux été placés sous contrôle judiciaire, alors qu'une détention provisoire était requise pour le plus âgé, selon une source proche du dossier. Tous deux ont été interpellés mardi à Caen et Aix-en-Provence, selon le parquet. Déférés devant un juge d'instruction jeudi à Paris, ils ont été mis en examen pour "introduction frauduleuse et entrave à un système automatisé de données, extraction et transmission de certaines de ces données", déroule le ministère public. Le tout en "bande organisée et association de malfaiteurs", notamment "au préjudice de systèmes mis en œuvre par l'Etat", précise encore le parquet. L'enquête avait été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l'Office anticybercriminalité (OFAC). "A ce stade de la procédure, mon client âgé de 17 ans, reconnaît les faits et les regrette profondément", a indiqué à l'AFP Me Anaïs Gallanti, l'avocate du plus jeune. Son client "n'a pas mesuré la portée, les conséquences et la gravité de ses actes, en raison de sa jeunesse et de son immaturité". "Il se dit prêt à se conformer aux mesures de son contrôle judiciaire" dont l'avocate a "obtenu qu'elles soient allégées comparativement aux réquisitions du parquet". Me Ambroise Palle, l'avocat du plus âgé, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité réagir. Vols d'armes à feu Cette dernière affaire survient, alors que les dossiers de piratages informatiques se multiplient ces derniers temps. Fin décembre, un jeune homme de 22 ans, suspecté d'intrusion dans des serveurs du ministère de l'Intérieur, avait été mis en examen à Paris et placé en détention provisoire. La place Beauvau avait fait la découverte de "l'existence d'activités suspectes visant des serveurs de messagerie" comme le traitement d'antécédents judiciaires (TAJ) et le fichier des personnes recherchées (FPR), selon une source judiciaire. "Le rôle qui est imputé à mon client par le parquet de Paris ne correspond en rien à la réalité. L'information judiciaire l'établira", avait insisté auprès de l'AFP l'avocat du mis en cause Me Julien Zanatta. Il y a deux semaines, un jeune majeur, né en 2007, a été mis en examen pour son implication présumée dans le piratage massif de données de la Fédération française de tir (FFTir), utilisées pour dérober des armes en France. Poursuivi pour des faits commis notamment pendant sa minorité, il a été placé sous contrôle judiciaire. Le weekend des 18 et 19 octobre, les données personnelles de 250.000 actuels et 750.000 anciens adhérents de la FFTir (numéro de licence, état civil, adresse postale, mail et numéro de téléphone) avaient été piratées. Cette cyberattaque avait été suivie d'agressions et de vols d'armes à feu --par effraction ou par usage de fausse qualité, comme celle de faux policier, par exemple-- au préjudice de plusieurs adhérents à la fédération en différents points du pays.
Texte intégral (609 mots)
Les deux dernières mises en examen, jeudi à Paris, découlent, notamment, des intrusions en septembre 2025 dans les interfaces des académies de La Réunion, Reims, et Clermont-Ferrand, notamment. Ces cyberattaques ont, entre autres, entraîné "le défaçage (modification non sollicitée, ndlr) de certains sites internet", a précisé le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. L'âge des deux hackers soupçonnés surprend: le plus jeune a 17 ans, tandis que le plus âgé, 20 ans, était déjà connu des services de police pour des faits de piratage, d'après le ministère public. Ils ont tous deux été placés sous contrôle judiciaire, alors qu'une détention provisoire était requise pour le plus âgé, selon une source proche du dossier. Tous deux ont été interpellés mardi à Caen et Aix-en-Provence, selon le parquet. Déférés devant un juge d'instruction jeudi à Paris, ils ont été mis en examen pour "introduction frauduleuse et entrave à un système automatisé de données, extraction et transmission de certaines de ces données", déroule le ministère public. Le tout en "bande organisée et association de malfaiteurs", notamment "au préjudice de systèmes mis en œuvre par l'Etat", précise encore le parquet. L'enquête avait été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris et confiée à l'Office anticybercriminalité (OFAC). "A ce stade de la procédure, mon client âgé de 17 ans, reconnaît les faits et les regrette profondément", a indiqué à l'AFP Me Anaïs Gallanti, l'avocate du plus jeune. Son client "n'a pas mesuré la portée, les conséquences et la gravité de ses actes, en raison de sa jeunesse et de son immaturité". "Il se dit prêt à se conformer aux mesures de son contrôle judiciaire" dont l'avocate a "obtenu qu'elles soient allégées comparativement aux réquisitions du parquet". Me Ambroise Palle, l'avocat du plus âgé, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité réagir. Vols d'armes à feu Cette dernière affaire survient, alors que les dossiers de piratages informatiques se multiplient ces derniers temps. Fin décembre, un jeune homme de 22 ans, suspecté d'intrusion dans des serveurs du ministère de l'Intérieur, avait été mis en examen à Paris et placé en détention provisoire. La place Beauvau avait fait la découverte de "l'existence d'activités suspectes visant des serveurs de messagerie" comme le traitement d'antécédents judiciaires (TAJ) et le fichier des personnes recherchées (FPR), selon une source judiciaire. "Le rôle qui est imputé à mon client par le parquet de Paris ne correspond en rien à la réalité. L'information judiciaire l'établira", avait insisté auprès de l'AFP l'avocat du mis en cause Me Julien Zanatta. Il y a deux semaines, un jeune majeur, né en 2007, a été mis en examen pour son implication présumée dans le piratage massif de données de la Fédération française de tir (FFTir), utilisées pour dérober des armes en France. Poursuivi pour des faits commis notamment pendant sa minorité, il a été placé sous contrôle judiciaire. Le weekend des 18 et 19 octobre, les données personnelles de 250.000 actuels et 750.000 anciens adhérents de la FFTir (numéro de licence, état civil, adresse postale, mail et numéro de téléphone) avaient été piratées. Cette cyberattaque avait été suivie d'agressions et de vols d'armes à feu --par effraction ou par usage de fausse qualité, comme celle de faux policier, par exemple-- au préjudice de plusieurs adhérents à la fédération en différents points du pays.

22.01.2026 à 22:11

Wall Street soulagée par la perspective d'un accord sur le Groenland

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 0,63%, l'indice Nasdaq 0,91% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,55%. En deux jours, les trois principaux indices de la place américaine ont effacé l'essentiel de leurs pertes liées aux tensions sur le Groenland. Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" au sujet de ce territoire autonome danois. "Cet accord vague a conduit" le chef d'Etat américain "à renoncer à ses menaces d'augmenter les droits de douane sur certains pays européens qui protestaient contre les ambitions de Washington concernant le territoire danois autonome", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Le Danemark a dit jeudi entrevoir l'opportunité d'une "réelle négociation" avec les Etats-Unis sur la question. A l'image du conflit en Ukraine ou des regains de tensions avec l'Iran, "ce type de risques géopolitiques entraîne généralement une certaine volatilité à court terme" des cours, relève auprès de l'AFP Tom O'Shea, d'Innovator Capital Management. "Mais à long terme, si cela n'affecte pas les bénéfices des entreprises, les investisseurs ne considèrent pas vraiment cela comme un événement susceptible d'influencer le marché", ajoute l'analyste. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans s'établissait à 4,25% vers 21H30 GMT après être monté jusqu'à 4,31% en début de semaine, touchant des plus hauts niveaux depuis août. Selon M. O'Shea, "le marché bénéficie à nouveau de nombreux facteurs favorables", notamment grâce aux dernières données économiques. L'indice d'inflation PCE publié jeudi aux Etats-Unis montre que celle-ci s'est stabilisée sur un an en novembre, tout en restant nettement au-dessus de la cible fixée par la banque centrale (Fed). La croissance du produit intérieur brut (PIB) du pays a été légèrement révisée à la hausse au troisième trimestre 2025, à 4,4% en rythme annualisé, contre 4,3% lors de la précédente estimation. Et les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes jeudi, à 200.000 demandes. "L'économie est en très bonne position pour aller de l'avant", estime Tom O'Shea. Côté entreprises, la banque américaine JPMorgan Chase (+0,53% à 303,63 dollars) a terminé en hausse malgré l'assignation en justice lancée par Donald Trump. Le président américain accuse l'établissement financier et son patron Jamie Dimon d'avoir clôturé ses comptes pour des "raisons politiques", et réclame 5 milliards de dollars. Le groupe aéronautique GE Aerospace a chuté (-7,38% à 295,00 dollars) malgré des résultats supérieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, profitant notamment d'un bond des livraisons de moteurs et des ventes de pièces détachées. Le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble est parvenu à garder la tête hors de l'eau (+2,65% à 149,93 dollars) malgré des résultats inférieurs aux attentes lors du deuxième trimestre de son exercice décalé. L'entreprise, qui navigue dans un environnement difficile pour la consommation, a abaissé certains de ses objectifs financiers. Le groupe de divertissement et médias Paramount Skydance (+1,55% à 11,58 dollars) a terminé en hausse après avoir prolongé la date butoir de son offre de rachat de Warner Bros Digital.
Texte intégral (544 mots)
Le Dow Jones a gagné 0,63%, l'indice Nasdaq 0,91% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,55%. En deux jours, les trois principaux indices de la place américaine ont effacé l'essentiel de leurs pertes liées aux tensions sur le Groenland. Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" au sujet de ce territoire autonome danois. "Cet accord vague a conduit" le chef d'Etat américain "à renoncer à ses menaces d'augmenter les droits de douane sur certains pays européens qui protestaient contre les ambitions de Washington concernant le territoire danois autonome", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Le Danemark a dit jeudi entrevoir l'opportunité d'une "réelle négociation" avec les Etats-Unis sur la question. A l'image du conflit en Ukraine ou des regains de tensions avec l'Iran, "ce type de risques géopolitiques entraîne généralement une certaine volatilité à court terme" des cours, relève auprès de l'AFP Tom O'Shea, d'Innovator Capital Management. "Mais à long terme, si cela n'affecte pas les bénéfices des entreprises, les investisseurs ne considèrent pas vraiment cela comme un événement susceptible d'influencer le marché", ajoute l'analyste. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans s'établissait à 4,25% vers 21H30 GMT après être monté jusqu'à 4,31% en début de semaine, touchant des plus hauts niveaux depuis août. Selon M. O'Shea, "le marché bénéficie à nouveau de nombreux facteurs favorables", notamment grâce aux dernières données économiques. L'indice d'inflation PCE publié jeudi aux Etats-Unis montre que celle-ci s'est stabilisée sur un an en novembre, tout en restant nettement au-dessus de la cible fixée par la banque centrale (Fed). La croissance du produit intérieur brut (PIB) du pays a été légèrement révisée à la hausse au troisième trimestre 2025, à 4,4% en rythme annualisé, contre 4,3% lors de la précédente estimation. Et les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes jeudi, à 200.000 demandes. "L'économie est en très bonne position pour aller de l'avant", estime Tom O'Shea. Côté entreprises, la banque américaine JPMorgan Chase (+0,53% à 303,63 dollars) a terminé en hausse malgré l'assignation en justice lancée par Donald Trump. Le président américain accuse l'établissement financier et son patron Jamie Dimon d'avoir clôturé ses comptes pour des "raisons politiques", et réclame 5 milliards de dollars. Le groupe aéronautique GE Aerospace a chuté (-7,38% à 295,00 dollars) malgré des résultats supérieurs aux attentes au quatrième trimestre 2025, profitant notamment d'un bond des livraisons de moteurs et des ventes de pièces détachées. Le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble est parvenu à garder la tête hors de l'eau (+2,65% à 149,93 dollars) malgré des résultats inférieurs aux attentes lors du deuxième trimestre de son exercice décalé. L'entreprise, qui navigue dans un environnement difficile pour la consommation, a abaissé certains de ses objectifs financiers. Le groupe de divertissement et médias Paramount Skydance (+1,55% à 11,58 dollars) a terminé en hausse après avoir prolongé la date butoir de son offre de rachat de Warner Bros Digital.

22.01.2026 à 22:01

Le Venezuela va ouvrir l'exploitation pétrolière au privé sur fond de réchauffement des relations avec Washington

FRANCE24
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Cette importante réforme, qui doit être approuvée en seconde lecture, intervient trois semaines après la spectaculaire capture du président Nicolas Maduro par les Etats-Unis, et la désignation de Delcy Rodriguez comme présidente par intérim. L'approbation définitive est attendue dans les prochains jours, le pouvoir ayant la majorité absolue à l'Assemblée après le boycott des législatives par l'opposition en 2025. Cette réforme apparaît comme un nouveau pas vers une normalisation des relations entre Caracas et Washington rompues en 2019. Mme Rodriguez a offert des gages de coopération au président Donald Trump qui ne fait pas mystère de son intérêt pour le pétrole du Venezuela, pays qui dispose des plus grandes réserves d'or noir de la planète. L'exploitation pétrolière était jusqu'ici l'apanage de l'Etat ou d'entreprises mixtes dans lesquelles l'Etat détenait la majorité. Le projet de loi prévoit que "des entreprises privées domiciliées" au Venezuela pourront exploiter le pétrole après avoir signé des contrats. "Le pétrole sous terre ne sert à rien. À quoi nous sert-il de dire que nous avons les plus grandes réserves du monde si" nous ne pouvons pas "augmenter la production ? Nous devons le faire (réformer), et nous devons le faire maintenant", a lancé le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, par ailleurs frère de Delcy. "Chaque jour qui passe est un jour perdu, et un jour de réserves qu'on ne pourra pas utiliser", a-t-il ajouté. La production avoisine 1,2 million barils/jour (bj), selon les autorités. Des années de mauvaise gestion et de corruption l'ont faite passer d'un pic de plus de 3 millions bj au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 bj en 2020. La réforme de la loi sur le pétrole était un souhait des compagnies américaines, désireuses de voir protégés leurs éventuels investissements tant dans l'exploitation que l'exploration, selon des analystes. Orlando Camacho, député président de la Commission de l’Energie, a lui souligné que "ce projet de réforme constitue une étape vers la modernisation du secteur énergétique. La véritable souveraineté ne réside pas seulement dans le contrôle des ressources, mais dans leur transformation en biens pour le peuple vénézuélien". "Dialogue" Les Etats-Unis ont eux nommé jeudi chargée d'affaires Laura F. Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua, pays dirigé par le leader d'inspiration socialiste Daniel Ortega, proche allié du pouvoir vénézuélien. Le chargé d'affaires est celui qui dirige une mission diplomatique en absence d'ambassadeur, notamment quand les relations sont rompues. Mme Dogu, qui s'installera dans l'immédiat à Bogota, remplace John McNamara, qui occupait ce poste depuis le 1er février 2025. M. McNamara ainsi que d'autres diplomates se sont rendus à Caracas le 9 janvier en vue "d'une reprise progressive des opérations", selon une source diplomatique. "L'administration Trump continue de travailler avec les autorités intérimaires pour stabiliser le Venezuela", a indiqué un haut responsable américain, soulignant que cela "exige la présence d'un chargé d'affaires à plein temps". "Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les Etats-Unis, sans aucune crainte", a déclaré mercredi Mme Rodriguez, qui semble affermir son pouvoir. Elle a réorganisé mercredi soir l'appareil militaire avec douze nominations d'officiers à la tête de régions militaires. Trump a déclaré au Forum de Davos que "les dirigeants du pays ont été très, très malins", en référence à Mme Rodriguez, toujours sous le coup de sanctions de Washington, notamment le gel de ses avoirs. Le Guardian assure jeudi que les Etats-Unis négociaient secrètement avec Mme Rodriguez depuis des mois. Citant une source américaine, le journal indique qu'en décembre elle avait convenu que Maduro devait partir. Un article taxé de "faux" par les autorités vénézuéliennes. Libération Mme Rodriguez, dont l'intérim selon la Constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections, avait aussi promis la libération de prisonniers politiques. Ces libérations s'opèrent au compte-gouttes avec moins de 200 remises en liberté sur quelque 800 prisonniers politiques, selon l'ONG Foro Penal. Un des plus célèbres, Rafael Tudares Bracho, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agit du gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 face à Maduro. Arrêté en janvier 2025, M. Tudares avait été condamné à 30 ans de prison pour terrorisme. Selon ses proches, il ne faisait pas de politique et a été victime des "représailles" du pouvoir contre M. Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne. De nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués.
Texte intégral (806 mots)
Cette importante réforme, qui doit être approuvée en seconde lecture, intervient trois semaines après la spectaculaire capture du président Nicolas Maduro par les Etats-Unis, et la désignation de Delcy Rodriguez comme présidente par intérim. L'approbation définitive est attendue dans les prochains jours, le pouvoir ayant la majorité absolue à l'Assemblée après le boycott des législatives par l'opposition en 2025. Cette réforme apparaît comme un nouveau pas vers une normalisation des relations entre Caracas et Washington rompues en 2019. Mme Rodriguez a offert des gages de coopération au président Donald Trump qui ne fait pas mystère de son intérêt pour le pétrole du Venezuela, pays qui dispose des plus grandes réserves d'or noir de la planète. L'exploitation pétrolière était jusqu'ici l'apanage de l'Etat ou d'entreprises mixtes dans lesquelles l'Etat détenait la majorité. Le projet de loi prévoit que "des entreprises privées domiciliées" au Venezuela pourront exploiter le pétrole après avoir signé des contrats. "Le pétrole sous terre ne sert à rien. À quoi nous sert-il de dire que nous avons les plus grandes réserves du monde si" nous ne pouvons pas "augmenter la production ? Nous devons le faire (réformer), et nous devons le faire maintenant", a lancé le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, par ailleurs frère de Delcy. "Chaque jour qui passe est un jour perdu, et un jour de réserves qu'on ne pourra pas utiliser", a-t-il ajouté. La production avoisine 1,2 million barils/jour (bj), selon les autorités. Des années de mauvaise gestion et de corruption l'ont faite passer d'un pic de plus de 3 millions bj au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 bj en 2020. La réforme de la loi sur le pétrole était un souhait des compagnies américaines, désireuses de voir protégés leurs éventuels investissements tant dans l'exploitation que l'exploration, selon des analystes. Orlando Camacho, député président de la Commission de l’Energie, a lui souligné que "ce projet de réforme constitue une étape vers la modernisation du secteur énergétique. La véritable souveraineté ne réside pas seulement dans le contrôle des ressources, mais dans leur transformation en biens pour le peuple vénézuélien". "Dialogue" Les Etats-Unis ont eux nommé jeudi chargée d'affaires Laura F. Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua, pays dirigé par le leader d'inspiration socialiste Daniel Ortega, proche allié du pouvoir vénézuélien. Le chargé d'affaires est celui qui dirige une mission diplomatique en absence d'ambassadeur, notamment quand les relations sont rompues. Mme Dogu, qui s'installera dans l'immédiat à Bogota, remplace John McNamara, qui occupait ce poste depuis le 1er février 2025. M. McNamara ainsi que d'autres diplomates se sont rendus à Caracas le 9 janvier en vue "d'une reprise progressive des opérations", selon une source diplomatique. "L'administration Trump continue de travailler avec les autorités intérimaires pour stabiliser le Venezuela", a indiqué un haut responsable américain, soulignant que cela "exige la présence d'un chargé d'affaires à plein temps". "Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les Etats-Unis, sans aucune crainte", a déclaré mercredi Mme Rodriguez, qui semble affermir son pouvoir. Elle a réorganisé mercredi soir l'appareil militaire avec douze nominations d'officiers à la tête de régions militaires. Trump a déclaré au Forum de Davos que "les dirigeants du pays ont été très, très malins", en référence à Mme Rodriguez, toujours sous le coup de sanctions de Washington, notamment le gel de ses avoirs. Le Guardian assure jeudi que les Etats-Unis négociaient secrètement avec Mme Rodriguez depuis des mois. Citant une source américaine, le journal indique qu'en décembre elle avait convenu que Maduro devait partir. Un article taxé de "faux" par les autorités vénézuéliennes. Libération Mme Rodriguez, dont l'intérim selon la Constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections, avait aussi promis la libération de prisonniers politiques. Ces libérations s'opèrent au compte-gouttes avec moins de 200 remises en liberté sur quelque 800 prisonniers politiques, selon l'ONG Foro Penal. Un des plus célèbres, Rafael Tudares Bracho, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agit du gendre d'Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d'opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 face à Maduro. Arrêté en janvier 2025, M. Tudares avait été condamné à 30 ans de prison pour terrorisme. Selon ses proches, il ne faisait pas de politique et a été victime des "représailles" du pouvoir contre M. Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne. De nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l'activiste Javier Tarazona, restent écroués.

22.01.2026 à 21:39

Leon XIV n'a pas encore rencontré Emmanuel Macron : voilà pourquoi.

Anthony SAINT-LÉGER
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Emmanuel Macron agacerait le pape Léon XIV selon une rumeur qui circule sur les réseaux sociaux, à tel point que le souverain pontife aurait refusé de recevoir le président français en audience privée. Info ou Intox vous explique pourquoi c'est faux.
Texte intégral (806 mots)
Emmanuel Macron agacerait le pape Léon XIV selon une rumeur qui circule sur les réseaux sociaux, à tel point que le souverain pontife aurait refusé de recevoir le président français en audience privée. Info ou Intox vous explique pourquoi c'est faux.

22.01.2026 à 21:25

A Davos, Zelensky juge l'Europe "fragmentée" et "perdue" face à Trump

FRANCE24
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Ce discours très offensif à l'égard des principaux soutiens politiques et financiers de Kiev depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022 intervenait après une rencontre avec Donald Trump à Davos qui a permis, selon M. Zelensky, de parvenir à un accord sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine. Le dialogue avec son homologue américain n'est "pas simple", a admis le dirigeant ukrainien, tout en évoquant une rencontre "positive". Il a plus tard assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit. "Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux". "La guerre doit prendre fin", a de son côté indiqué Donald Trump après leur rencontre, à des journalistes qui l'interrogeaient sur le message qu'il voulait faire passer au chef de l'Etat russe Vladimir Poutine. Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont parallèlement attendus jeudi soir à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine. Depuis des mois, les capitales européennes tentent de peser dans les discussions, redoutant que Washington, qui se présente en médiateur, n'impose à Kiev une solution trop favorable à Moscou. Fait rare, les flèches de Volodymyr Zelensky se sont concentrées sur l'Europe. "Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir". "L'Europe a l'air perdue lorsqu'elle tente de convaincre le président américain de changer", a-t-il poursuivi, avant de lancer: "L'Europe adore discuter de l'avenir, mais évite d'agir aujourd'hui". Après avoir critiqué les Européens pour leur gestion de la crise autour du Groenland et de l'Iran, M. Zelensky a estimé "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis" en Ukraine et que le soutien de son homologue américain était "indispensable". Des discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie doivent se dérouler cette semaine aux Emirats arabes unis, a-t-il aussi dit, ajoutant: "les Russes doivent être prêts à des compromis". M. Zelensky n'a pas indiqué le format des discussions, ni si les représentants ukrainiens et russes discuteraient directement. Son cabinet n'avait pas répondu dans l'immédiat aux demandes de précisions. La question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue", a-t-il déclaré. "Poutine a réussi, malheureusement, à arrêter l'Europe", a encore tancé le président ukrainien, appelant les Européens à "s'unir pour stopper la Russie".
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Ce discours très offensif à l'égard des principaux soutiens politiques et financiers de Kiev depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022 intervenait après une rencontre avec Donald Trump à Davos qui a permis, selon M. Zelensky, de parvenir à un accord sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine. Le dialogue avec son homologue américain n'est "pas simple", a admis le dirigeant ukrainien, tout en évoquant une rencontre "positive". Il a plus tard assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit. "Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux". "La guerre doit prendre fin", a de son côté indiqué Donald Trump après leur rencontre, à des journalistes qui l'interrogeaient sur le message qu'il voulait faire passer au chef de l'Etat russe Vladimir Poutine. Les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont parallèlement attendus jeudi soir à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine. Depuis des mois, les capitales européennes tentent de peser dans les discussions, redoutant que Washington, qui se présente en médiateur, n'impose à Kiev une solution trop favorable à Moscou. Fait rare, les flèches de Volodymyr Zelensky se sont concentrées sur l'Europe. "Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale, l'Europe reste un kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances", a-t-il déploré, évoquant des "querelles internes incessantes et des non-dits" qui "empêchent l'Europe de s'unir". "L'Europe a l'air perdue lorsqu'elle tente de convaincre le président américain de changer", a-t-il poursuivi, avant de lancer: "L'Europe adore discuter de l'avenir, mais évite d'agir aujourd'hui". Après avoir critiqué les Européens pour leur gestion de la crise autour du Groenland et de l'Iran, M. Zelensky a estimé "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis" en Ukraine et que le soutien de son homologue américain était "indispensable". Des discussions "trilatérales" entre l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie doivent se dérouler cette semaine aux Emirats arabes unis, a-t-il aussi dit, ajoutant: "les Russes doivent être prêts à des compromis". M. Zelensky n'a pas indiqué le format des discussions, ni si les représentants ukrainiens et russes discuteraient directement. Son cabinet n'avait pas répondu dans l'immédiat aux demandes de précisions. La question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue", a-t-il déclaré. "Poutine a réussi, malheureusement, à arrêter l'Europe", a encore tancé le président ukrainien, appelant les Européens à "s'unir pour stopper la Russie".

22.01.2026 à 21:18

Minnesota : trois arrestations après une manifestation anti-ICE dans une église

FRANCE 24
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Alors qu'une visite du vice-président J. D. Vance est prévue jeudi dans le Minnesota, trois personnes, dont une avocate spécialisée dans les droits civiques, ont été arrêtées après une manifestation contre la police de l'immigration (ICE) dans une église de l'État. Les autorités les accusent d'avoir tenté "d'empêcher (les paroissiens) de pratiquer leur religion".
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Alors qu'une visite du vice-président J. D. Vance est prévue jeudi dans le Minnesota, trois personnes, dont une avocate spécialisée dans les droits civiques, ont été arrêtées après une manifestation contre la police de l'immigration (ICE) dans une église de l'État. Les autorités les accusent d'avoir tenté "d'empêcher (les paroissiens) de pratiquer leur religion".

22.01.2026 à 21:13

Trump attaque JPMorgan Chase et son patron pour clôture abusive de ses comptes

FRANCE24
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Le milliardaire affirme que cette fermeture est intervenue sans préavis suffisant en avril 2021, soit trois mois après les événements du 6 janvier et l'assaut du Capitole à Washington, pour permettre à la banque de "prendre ses distances avec le président Trump et ses opinions politiques conservatrices". Donald Trump explique avoir été, avant ces développements, client de la banque durant des décennies et avoir réalisé, par son biais, des centaines de millions de dollars de transactions. Selon lui, JPMorgan Chase ne lui a proposé "aucun recours, remède ou alternative" à la clôture de ses comptes, qui a occasionné pour lui "un préjudice financier et des pertes considérables", mais aussi une atteinte à sa réputation. "Nous regrettons que le président Trump nous attaque, mais pensons que cette action en justice n'a pas de fondement", a réagi l'établissement dans un message transmis à l'AFP. "Nous respectons le droit du président de saisir la justice" et évoque, de son côté, "le droit de se défendre. C'est pour cela que sont faits les tribunaux." Cette initiative intervient une semaine après que Jamie Dimon a critiqué publiquement ce qu'il percevait comme des tentatives, de la part du gouvernement américain, d'"éroder" l'indépendance de la banque centrale américaine (Fed). Le ministère américain de la Justice mène une enquête sur le président de la Fed, Jerome Powell, sur la base d'auditions relatives aux travaux de rénovation du bâtiment de la Réserve fédérale. Jerome Powell a qualifié ces auditions de "prétexte" pour l'écarter et affaiblir l'indépendance de la Fed. Quelques jours après ces premières déclarations, Jamie Dimon, répondant à une question lors d'une interview, a expliqué écarter de diriger un jour la Fed mais pas de devenir ministre des Finances s'il était un jour sollicité pour ce poste. "Woke" Or selon le Wall Street Journal, Donald Trump a proposé au puissant patron de JPMorgan Chase la présidence de la Fed, ce qu'a démenti le chef de l'Etat dans un message posté samedi sur Truth Social. Dans la même communication, l'ancien promoteur immobilier a prévenu qu'il allait attaquer en justice JPMorgan Chase dans les deux semaines à venir pour avoir fermé ses comptes de façon "incorrecte" et "inadéquate", mentionnant comme élément déclencheur les événements du 6 janvier 2021. Pour Donald Trump, JPMorgan Chase a pris cette initiative sur la base de "croyances +woke+ selon lesquelles elle devait mettre ses distances" avec lui, en référence au courant de pensée dénonçant toutes les formes d'injustice et de discrimination subies par les minorités. JPMorgan Chase "ne clôt pas des comptes pour des motifs politiques ou religieux", a affirmé la banque. "Nous les clôturons quand ils présentent un risque juridique ou réglementaire pour l'entreprise." Plusieurs élus et personnalités de droite accusent, depuis plusieurs années, des banques américaines d'avoir choisi d'écarter des clients aux opinions conservatrices, sans données tangibles à l'appui. Les investisseurs ont fait peu de cas de cette annonce. Vers 19H50 GMT, l'action de JPMorgan Chase était en hausse de 0,78% à la Bourse de New York. JPMorgan Chase est la cinquième banque du monde par la taille des actifs, derrière quatre établissements chinois. Elle est, en revanche, de très loin la première par la capitalisation boursière, avec une valorisation d'environ 830 milliards de dollars. Durant des décennies, Donald Trump a saisi la justice à tout va pour diffamation ou préjudice moral ou économique contre des dizaines de particuliers et de sociétés, la plupart du temps sans succès. Mais depuis le début de son second mandat, plusieurs entreprises ont conclu avec lui des accords amiables pour mettre fin à des procédures engagées contre elles par le président américain. Le groupe Paramount (désormais Paramount Skydance), la chaîne ABC, YouTube, Meta et xAI ont versé, au total, des dizaines de millions de dollars pour solder ces poursuites, sans qu'aucun de ces dossiers n'aille jusqu'au tribunal.
Texte intégral (696 mots)
Le milliardaire affirme que cette fermeture est intervenue sans préavis suffisant en avril 2021, soit trois mois après les événements du 6 janvier et l'assaut du Capitole à Washington, pour permettre à la banque de "prendre ses distances avec le président Trump et ses opinions politiques conservatrices". Donald Trump explique avoir été, avant ces développements, client de la banque durant des décennies et avoir réalisé, par son biais, des centaines de millions de dollars de transactions. Selon lui, JPMorgan Chase ne lui a proposé "aucun recours, remède ou alternative" à la clôture de ses comptes, qui a occasionné pour lui "un préjudice financier et des pertes considérables", mais aussi une atteinte à sa réputation. "Nous regrettons que le président Trump nous attaque, mais pensons que cette action en justice n'a pas de fondement", a réagi l'établissement dans un message transmis à l'AFP. "Nous respectons le droit du président de saisir la justice" et évoque, de son côté, "le droit de se défendre. C'est pour cela que sont faits les tribunaux." Cette initiative intervient une semaine après que Jamie Dimon a critiqué publiquement ce qu'il percevait comme des tentatives, de la part du gouvernement américain, d'"éroder" l'indépendance de la banque centrale américaine (Fed). Le ministère américain de la Justice mène une enquête sur le président de la Fed, Jerome Powell, sur la base d'auditions relatives aux travaux de rénovation du bâtiment de la Réserve fédérale. Jerome Powell a qualifié ces auditions de "prétexte" pour l'écarter et affaiblir l'indépendance de la Fed. Quelques jours après ces premières déclarations, Jamie Dimon, répondant à une question lors d'une interview, a expliqué écarter de diriger un jour la Fed mais pas de devenir ministre des Finances s'il était un jour sollicité pour ce poste. "Woke" Or selon le Wall Street Journal, Donald Trump a proposé au puissant patron de JPMorgan Chase la présidence de la Fed, ce qu'a démenti le chef de l'Etat dans un message posté samedi sur Truth Social. Dans la même communication, l'ancien promoteur immobilier a prévenu qu'il allait attaquer en justice JPMorgan Chase dans les deux semaines à venir pour avoir fermé ses comptes de façon "incorrecte" et "inadéquate", mentionnant comme élément déclencheur les événements du 6 janvier 2021. Pour Donald Trump, JPMorgan Chase a pris cette initiative sur la base de "croyances +woke+ selon lesquelles elle devait mettre ses distances" avec lui, en référence au courant de pensée dénonçant toutes les formes d'injustice et de discrimination subies par les minorités. JPMorgan Chase "ne clôt pas des comptes pour des motifs politiques ou religieux", a affirmé la banque. "Nous les clôturons quand ils présentent un risque juridique ou réglementaire pour l'entreprise." Plusieurs élus et personnalités de droite accusent, depuis plusieurs années, des banques américaines d'avoir choisi d'écarter des clients aux opinions conservatrices, sans données tangibles à l'appui. Les investisseurs ont fait peu de cas de cette annonce. Vers 19H50 GMT, l'action de JPMorgan Chase était en hausse de 0,78% à la Bourse de New York. JPMorgan Chase est la cinquième banque du monde par la taille des actifs, derrière quatre établissements chinois. Elle est, en revanche, de très loin la première par la capitalisation boursière, avec une valorisation d'environ 830 milliards de dollars. Durant des décennies, Donald Trump a saisi la justice à tout va pour diffamation ou préjudice moral ou économique contre des dizaines de particuliers et de sociétés, la plupart du temps sans succès. Mais depuis le début de son second mandat, plusieurs entreprises ont conclu avec lui des accords amiables pour mettre fin à des procédures engagées contre elles par le président américain. Le groupe Paramount (désormais Paramount Skydance), la chaîne ABC, YouTube, Meta et xAI ont versé, au total, des dizaines de millions de dollars pour solder ces poursuites, sans qu'aucun de ces dossiers n'aille jusqu'au tribunal.

22.01.2026 à 21:05

Ligue Europa : Lyon décroche son ticket pour les huitièmes après sa victoire face aux Young Boys

FRANCE 24
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Les Gones sont parvenus jeudi à se hisser en huitièmes de finale de la Ligue Europa grâce à leur victoire face aux Young Boys à Berne (0-1). L'Olympique lyonnais est premier du classement de la phase de ligue avec six victoires sur sept rencontres. De son côté, Lille a concédé une défaite humiliante face au Celta Vigo, tandis que Nice a remporté face aux Néerlandais des Go Ahead Eagles son premier match européen de la saison.
Lire plus (82 mots)
Les Gones sont parvenus jeudi à se hisser en huitièmes de finale de la Ligue Europa grâce à leur victoire face aux Young Boys à Berne (0-1). L'Olympique lyonnais est premier du classement de la phase de ligue avec six victoires sur sept rencontres. De son côté, Lille a concédé une défaite humiliante face au Celta Vigo, tandis que Nice a remporté face aux Néerlandais des Go Ahead Eagles son premier match européen de la saison.
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