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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

04.05.2026 à 11:27

Arménie : un sommet européen pour accélérer le virage vers l’UE

FRANCE24
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À Erevan, un important sommet de la Communauté politique européenne réunit une quarantaine de pays avec la présence de dirigeants comme Volodymyr Zelensky et de nouveaux partenaires comme le Canada, dans une dynamique d’ouverture du continent. L’Arménie cherche à renforcer son ancrage européen, notamment via un rapprochement avec l’Union européenne et la France, tandis que ce virage vers l’Ouest se fait sous la pression et les risques d’ingérence de la Russie.

04.05.2026 à 11:17

Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA

FRANCE24
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"C'est un livre énervé", prévient Abel Quentin, l'auteur de "Sanctuaires" (Editions de l'Observatoire), qui paraît mardi. "Je ne suis pas expert, je suis écrivain. Et alors? C'est même le propos du livre, une urgence que j'essaie de transmettre au lecteur: ne pas se laisser intimider par la technicité du sujet, parce que les implications sont politiques, sociales et concernent tout le monde", explique-t-il à l'AFP. L'auteur de "Cabane", un roman sur l'urgence climatique sorti en 2024, est le dernier en date des intellectuels à s'alarmer de la déferlante de l'IA générative, capable de créer du texte, des images ou des vidéos à partir de grandes quantités de données, et dont le grand public s'est emparé avec l'arrivée de ChatGPT en 2022. Plus de 20.000 artistes, écrivains, journalistes, réalisateurs, éditeurs ont déjà signé une tribune collective demandant aux députés d'adopter une proposition de loi sur l'utilisation des oeuvres par les IA. "Vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens?", s'interroge aussi Bruno Patino dans "Le temps de l'obsolescence humaine" (Grasset), un succès en librairie depuis sa sortie fin mars. "Qu'est-ce qu'être humain à l'heure des machines intelligentes", qui "modifient très structurellement nos vies collectives et individuelles?", se demande également le directeur d'Arte, auteur de trois autres ouvrages sur la révolution numérique en cours. Avant lui, le philosophe Eric Sadin avait écrit, avec "Le désert de nous-mêmes" (L'échappée), sorti fin 2025, une critique radicale de "l'ambition sans limite de l'empire de la tech" à imposer l'IA. "Poison lent" "Nous sommes à un moment décisif où nous n'avons pas d'autre choix que d'envisager toutes les solutions pour défendre l'Homme", estime Abel Quentin. "L'IA générative ne fait pas planer de danger de destruction physique de notre société mais c'est un poison lent, un +tueur silencieux+, et c'est peut-être pour cela qu'il recueille une forme de résignation ou d'accoutumance", selon lui. Il appelle à "retenir la leçon" des réseaux sociaux qui, après avoir explosé dans les années 2010, commencent seulement à être régulés. "Allons-nous perdre aussi 15 ans pour envisager de contrôler l'accès à l'IA générative, et non les seuls usages? Y arriverons-nous après avoir sacrifié une génération?", demande-t-il. Bruno Patino voit aussi se rejouer "la pièce récente des années qui suivirent l'introduction du smartphone, de la connexion permanente et des réseaux sociaux: une accoutumance ravie accompagnée d'un inconfort croissant, avant qu'un réveil brutal ne nous saisisse, quand il sera trop tard". Pour y faire face, Abel Quentin a adopté "la posture du boycott de l'IA générative". Car "il n'est pas possible de séparer son utilisation et les gains individuels qu'elle procure des conséquences sur le destin collectif", explique-t-il. Ne croyant pas "à une grande jacquerie contre la dictature de l'algorithme", l'écrivain propose de "sanctuariser" des mondes sans IA générative, comme des oeuvres (livres, films...) siglées "100% humaines". "Nous ne devons pas avoir honte d'être humain", proclame-t-il, en appelant à combattre "le pseudo-optimisme des technolâtres qui masque parfois un mépris de l'homme: trop lent, pas assez efficace, dont on ne cesse de comparer les +performances+ à celles de la machine".

04.05.2026 à 11:13

Climat: une réunion internationale à Paris pour "accélérer" l'action mondiale sur la réduction du méthane

FRANCE24
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En présence de ministres, acteurs économiques et financiers, scientifiques, etc., cette conférence, dans le cadre de la présidence française du G7, doit permettre d'"accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour réduire les émissions de méthane", a déclaré la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut dans son discours d'ouverture. "Bien sûr, l’action sur le méthane n’est pas le combat d’un seul acteur et personne ne peut le gagner seul", a ajouté la ministre en soulignant qu'il implique donc un "grand nombre d’acteurs publics et privés, des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, des scientifiques", etc. Inodore et invisible, le méthane est le principal composant du gaz naturel qui s’échappe notamment des gazoducs, des vaches et des décharges. Environ 580  millions de tonnes d'émissions sont rejetées chaque année dans le monde, dont 60% imputables à l’activité humaine, l'agriculture en tête, suivie de l'énergie, secteur qui concentre l'attention dans cette bataille climatique. Doté d’un pouvoir de réchauffement bien supérieur à celui du CO2, le méthane est responsable d’environ 30% de la hausse de la température mondiale depuis la révolution industrielle, mais étant d'une durée de vie plus courte, sa réduction offre des " bénéfices climatiques significatifs à court terme ", souligne l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son rapport annuel Global Methae tracker publié lundi. Ces dernières années, les pays et les entreprises ont annoncé des engagements pour réduire le méthane couvrant "désormais plus de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz". Cependant, les émissions liées aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) se sont encore maintenus à des "niveaux très élevés" en 2025, traduisant "un important fossé en matière de mise en œuvre", a averti l'AIE. En 2025, la production record des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) a été responsable de 35% des émissions de méthane d'origine humaine, un total estimé à 124 millions de tonnes, en légère hausse par rapport à 2024 (121 Mt), selon son rapport. Dans l'industrie pétrogazière, le méthane s’échappe par des fuites au niveau de vannes, de gazoducs, ou lors d'opérations de dégazage direct dans l'air ou de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations. Mais "s’attaquer à ces problèmes est à notre portée", a souligné la ministre, alors que Paris entend obtenir plus d'engagements de l'industrie. Solution contre la crise énergétique Des solutions éprouvées, comme la détection et la réparation des fuites ou limiter le torchage , permettraient d'éviter 30% des émissions provenant des activités liées aux combustibles fossiles, "à coût nul", le gaz capturé pouvant être revendu. Ainsi, dans le contexte des tensions sur les marchés de l'énergie liées à la guerre au Moyen-Orient, s'attaquer au méthane, "ce n’est pas seulement un problème climatique, c’est un enjeu évident de sécurité énergétique", a souligné Laurent Fabius, président de la COP21 en 2015 qui avait abouti à l'accord de Paris. Selon l'AIE, la récupération de ce gaz gaspillé permettrait de fournir aux marchés 200 milliards de m3 de gaz annuellement. Soit le double des flux annuels qui transitent par le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Si cela prendra du temps pour déployer les équipements et infrastructures idoines, l'AIE estime que 15 milliards de m3 pourraient être libérables rapidement. En attendant, l'AIE souligne que la plupart de la centaine de pays signataires de l'initiative internationale Global Methane Pledge lancée en 2021 n’a pas encore pris de mesures concrètes: les politiques actuelles diminueraient de 20% des émissions liées au pétrole et au gaz d’ici 2030, en deçà de l’objectif de –30% à l'échelle de l'économie par rapport à 2020. Environ 70% des émissions de méthane du secteur fossile proviennent des 10 pays les plus émetteurs, la Chine en tête, suivie des États-Unis et de la Russie. Il y a néanmoins des avancées, souligne l’AIE, qui salue l’amélioration continue de la surveillance satellitaire, permettant d’identifier plus finement les épisodes de "super-émissions " et d'introduire des mesures correctives.

04.05.2026 à 11:06

Crise du kérosène : faillites, vols annulés… Le transport aérien sous pression

Christophe DANSETTE
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La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.
Texte intégral (723 mots)
La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.

04.05.2026 à 11:05

Teknival: les départs se poursuivent, encore plusieurs milliers de personnes sur place

FRANCE24
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Si certaines scènes ont été démontées, la musique résonne encore lundi dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un nettoyage du site a été entrepris par les participants. "19636 contrôles ont été opérés à la date de lundi 4 mai, 6h du matin", a précisé la préfecture dans son point de situation, qui évoque 8776 véhicules contrôlés, 3578 PV, 9 interpellations et cinq gardes à vue. 87 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue, selon la même source. "On a quitté la fête à 6h00, on espérait trouver une issue libre, mais non, il n'y avait aucune sortie possible sans prendre d'amende. Ils nous l'ont même mise deux fois. On attend de les recevoir et on va les contester", a expliqué à l'AFP un participant, ingénieur habitué des free parties, qui rentrait lundi matin dans le Var. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a rencontré pendant le weekend agriculteurs, riverains et élus locaux, a affirmé que "tous ceux qui sortent de ce Teknival" seraient "verbalisés à double titre", pour avoir pénétré sur un terrain militaire et avoir participé à un rassemblement illégal. Entre 17.000 et 40.000 personnes ont participé depuis vendredi à cette free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, ville natale de Laurent Nuñez. Deux obus ont été découverts au cours du week-end à proximité du rassemblement. Les organisateurs entendaient ainsi protester contre des textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les organisateurs de free parties et leurs participants, qui passeraient de la simple contravention au délit. Des rassemblements sont prévus les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes dont Paris, pour dénoncer notamment une proposition de loi adoptée à l'Assemblée nationale mais pas encore examinée au Sénat.
Lire plus (314 mots)
Si certaines scènes ont été démontées, la musique résonne encore lundi dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un nettoyage du site a été entrepris par les participants. "19636 contrôles ont été opérés à la date de lundi 4 mai, 6h du matin", a précisé la préfecture dans son point de situation, qui évoque 8776 véhicules contrôlés, 3578 PV, 9 interpellations et cinq gardes à vue. 87 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont quatre en urgence absolue, selon la même source. "On a quitté la fête à 6h00, on espérait trouver une issue libre, mais non, il n'y avait aucune sortie possible sans prendre d'amende. Ils nous l'ont même mise deux fois. On attend de les recevoir et on va les contester", a expliqué à l'AFP un participant, ingénieur habitué des free parties, qui rentrait lundi matin dans le Var. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a rencontré pendant le weekend agriculteurs, riverains et élus locaux, a affirmé que "tous ceux qui sortent de ce Teknival" seraient "verbalisés à double titre", pour avoir pénétré sur un terrain militaire et avoir participé à un rassemblement illégal. Entre 17.000 et 40.000 personnes ont participé depuis vendredi à cette free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges, ville natale de Laurent Nuñez. Deux obus ont été découverts au cours du week-end à proximité du rassemblement. Les organisateurs entendaient ainsi protester contre des textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les organisateurs de free parties et leurs participants, qui passeraient de la simple contravention au délit. Des rassemblements sont prévus les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes dont Paris, pour dénoncer notamment une proposition de loi adoptée à l'Assemblée nationale mais pas encore examinée au Sénat.

04.05.2026 à 10:59

"Prêt" et "ambitieux", Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France

FRANCE24
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Repoussant une nouvelle fois les limites de précocité, le prodige du cyclisme français aura 19 ans, 9 mois et 10 jours lorsque la Grande Boucle s'élancera le 4 juillet de Barcelone pour devenir le plus jeune coureur à s'aligner sur la plus grande épreuve du monde depuis Adrien Cento en 1937. "C'est mon rêve d'enfant, quelque chose que j'ai souvent imaginé et c'est désormais tout proche", a souligné le Lyonnais dans un communiqué de son équipe Decathlon CMA CGM. Pour autant, Seixas ne se contentera pas d'établir de nouveaux records de précocité, lui qui réussit des débuts fulgurants chez les professionnels depuis 2025. "Ce n'est pas mon état d'esprit ni ma conception du cyclisme de m'aligner sur le Tour de France dans un seul objectif de découverte. Je n'ai que 19 ans mais, comme je l'ai déjà dit, l'âge n'est ni un frein ni une excuse", a-t-il insisté. "Mes résultats depuis le début de saison m'ont donné beaucoup de confiance. Je me sens prêt et j'aurai des objectifs ambitieux", a ajouté le phénomène, auteur d'un début de saison exceptionnel avec déjà sept victoires. Vainqueur d'une étape au Tour d'Algarve (2e du général), il a enchaîné sur un raid solitaire victorieux à la Classic Ardèche et une deuxième place aux Strade Bianche derrière Tadej Pogacar. Avant d'éclater en pleine lumière avec son succès au Tour du Pays Basque, couronné de trois victoires d'étape, puis à la Flèche Wallonne et enfin une deuxième place à Liège-Bastogne-Liège où il a été le seul en mesure de suivre, pendant un temps, Pogacar. "Déjà parmi les meilleurs" Son équipe s'était donnée jusqu'à la fin des classiques du printemps pour trancher. Les résultats du surdoué et ses facultés de récupération ont vite plaidé en faveur d'une première participation au Tour de France qu'il a annoncée dans un clip diffusé sur les réseaux sociaux où il échange avec ses grands-parents à leur domicile en Haute-Savoie. "Il a réalisé un début de saison remarquable et figure déjà parmi les meilleurs coureurs du monde. Et les meilleurs ont vocation à être alignés sur la plus grande course du calendrier: le Tour de France", a expliqué le patron de l'équipe, Dominique Serieys, partisan de longue date de l'aligner dès juillet. Commencer directement les courses de trois semaines par le Tour de France, où la pression médiatique est maximale, est pourtant tout sauf banal dans un sport où on a tendance à se bonifier avec l'âge. La règle veut plutôt de se faire les dents sur les autres grands Tours, le Giro d'Italia ou la Vuelta d'Espana, avant de se frotter à la Grande Boucle. Parmi les grands champions actuels, Tadej Pogacar s'est d'ailleurs d'abord testé sur la Vuelta, en 2019, avant de remporter son premier Tour de France l'année suivante dès sa première tentative, à 22 ans. Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes en préparation Remco Evenepoel, dont la précocité ressemble à celle de Seixas, a participé à deux Tours d'Espagne (victoire en 2022) et deux Tours d'Italie avant de prendre pour la première fois le départ du Tour de France, pour une troisième place en 2024. Jonas Vingegaard, qui n'a découvert la Grande Boucle qu'à 24 ans, a conseillé en octobre d'attendre, à cause de l'énorme "pression" qui attendra le Français sur les routes de son pays en juillet. Des anciens, comme Bernard Hinault, dernier vainqueur français de la Grande Boucle en 1985, ont également jugé qu'il valait mieux patienter. Son directeur sportif de l'époque, Cyrille Guimard, avait d'ailleurs décidé de ne pas aligner "le Blaireau" sur le Tour 1977 malgré un début de saison exceptionnel, estimant qu'un grand champion venait pour gagner directement, comme Hinault allait le faire en 1978. Cet été, Pogacar restera le grand favori pour décrocher son cinquième Tour de France et égaler le record de Merckx, Hinault, Anquetil et Miguel Indurain. Mais Seixas a tous les ingrédients pour réussir sur le Tour: excellent grimpeur et descendeur, très bon en contre-la-montre et déjà très en l'aise dans son rôle de leader, malgré ses 19 ans. Pour préparer le Tour, il participera en juin au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Dauphiné) dont il avait pris l'année dernière la huitième place alors qu'il était le plus jeune participant de l'histoire de la course.
Texte intégral (756 mots)
Repoussant une nouvelle fois les limites de précocité, le prodige du cyclisme français aura 19 ans, 9 mois et 10 jours lorsque la Grande Boucle s'élancera le 4 juillet de Barcelone pour devenir le plus jeune coureur à s'aligner sur la plus grande épreuve du monde depuis Adrien Cento en 1937. "C'est mon rêve d'enfant, quelque chose que j'ai souvent imaginé et c'est désormais tout proche", a souligné le Lyonnais dans un communiqué de son équipe Decathlon CMA CGM. Pour autant, Seixas ne se contentera pas d'établir de nouveaux records de précocité, lui qui réussit des débuts fulgurants chez les professionnels depuis 2025. "Ce n'est pas mon état d'esprit ni ma conception du cyclisme de m'aligner sur le Tour de France dans un seul objectif de découverte. Je n'ai que 19 ans mais, comme je l'ai déjà dit, l'âge n'est ni un frein ni une excuse", a-t-il insisté. "Mes résultats depuis le début de saison m'ont donné beaucoup de confiance. Je me sens prêt et j'aurai des objectifs ambitieux", a ajouté le phénomène, auteur d'un début de saison exceptionnel avec déjà sept victoires. Vainqueur d'une étape au Tour d'Algarve (2e du général), il a enchaîné sur un raid solitaire victorieux à la Classic Ardèche et une deuxième place aux Strade Bianche derrière Tadej Pogacar. Avant d'éclater en pleine lumière avec son succès au Tour du Pays Basque, couronné de trois victoires d'étape, puis à la Flèche Wallonne et enfin une deuxième place à Liège-Bastogne-Liège où il a été le seul en mesure de suivre, pendant un temps, Pogacar. "Déjà parmi les meilleurs" Son équipe s'était donnée jusqu'à la fin des classiques du printemps pour trancher. Les résultats du surdoué et ses facultés de récupération ont vite plaidé en faveur d'une première participation au Tour de France qu'il a annoncée dans un clip diffusé sur les réseaux sociaux où il échange avec ses grands-parents à leur domicile en Haute-Savoie. "Il a réalisé un début de saison remarquable et figure déjà parmi les meilleurs coureurs du monde. Et les meilleurs ont vocation à être alignés sur la plus grande course du calendrier: le Tour de France", a expliqué le patron de l'équipe, Dominique Serieys, partisan de longue date de l'aligner dès juillet. Commencer directement les courses de trois semaines par le Tour de France, où la pression médiatique est maximale, est pourtant tout sauf banal dans un sport où on a tendance à se bonifier avec l'âge. La règle veut plutôt de se faire les dents sur les autres grands Tours, le Giro d'Italia ou la Vuelta d'Espana, avant de se frotter à la Grande Boucle. Parmi les grands champions actuels, Tadej Pogacar s'est d'ailleurs d'abord testé sur la Vuelta, en 2019, avant de remporter son premier Tour de France l'année suivante dès sa première tentative, à 22 ans. Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes en préparation Remco Evenepoel, dont la précocité ressemble à celle de Seixas, a participé à deux Tours d'Espagne (victoire en 2022) et deux Tours d'Italie avant de prendre pour la première fois le départ du Tour de France, pour une troisième place en 2024. Jonas Vingegaard, qui n'a découvert la Grande Boucle qu'à 24 ans, a conseillé en octobre d'attendre, à cause de l'énorme "pression" qui attendra le Français sur les routes de son pays en juillet. Des anciens, comme Bernard Hinault, dernier vainqueur français de la Grande Boucle en 1985, ont également jugé qu'il valait mieux patienter. Son directeur sportif de l'époque, Cyrille Guimard, avait d'ailleurs décidé de ne pas aligner "le Blaireau" sur le Tour 1977 malgré un début de saison exceptionnel, estimant qu'un grand champion venait pour gagner directement, comme Hinault allait le faire en 1978. Cet été, Pogacar restera le grand favori pour décrocher son cinquième Tour de France et égaler le record de Merckx, Hinault, Anquetil et Miguel Indurain. Mais Seixas a tous les ingrédients pour réussir sur le Tour: excellent grimpeur et descendeur, très bon en contre-la-montre et déjà très en l'aise dans son rôle de leader, malgré ses 19 ans. Pour préparer le Tour, il participera en juin au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Dauphiné) dont il avait pris l'année dernière la huitième place alors qu'il était le plus jeune participant de l'histoire de la course.

04.05.2026 à 10:57

Arménie : cap vers l’Europe malgré la pression russe

FRANCE24
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L’Arménie accueille deux sommets européens, confirmant son rapprochement progressif avec l’Europe engagé depuis plusieurs années. La présence du président Volodymyr Zelensky marque une étape importante, avec des discussions consacrées notamment à la situation en Ukraine. La question de la réouverture des frontières entre l’Arménie et la Turquie doit aussi être abordée, un sujet suivi de près par l’Union européenne. Ce rapprochement avec l’Europe continue cependant de susciter la colère de Moscou, alors que l’Arménie reste fortement dépendante de la Russie pour son gaz, son électricité et ses infrastructures, comme l'explique Taline Oundjian, correspondante de France 24 à Erevan.
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L’Arménie accueille deux sommets européens, confirmant son rapprochement progressif avec l’Europe engagé depuis plusieurs années. La présence du président Volodymyr Zelensky marque une étape importante, avec des discussions consacrées notamment à la situation en Ukraine. La question de la réouverture des frontières entre l’Arménie et la Turquie doit aussi être abordée, un sujet suivi de près par l’Union européenne. Ce rapprochement avec l’Europe continue cependant de susciter la colère de Moscou, alors que l’Arménie reste fortement dépendante de la Russie pour son gaz, son électricité et ses infrastructures, comme l'explique Taline Oundjian, correspondante de France 24 à Erevan.

04.05.2026 à 10:57

Conflits: OMS, MSF et le CICR dénoncent la généralisation des attaques contre les services de santé

FRANCE24
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Il y a dix ans, rappellent-ils dans une déclaration commune, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait à l'unanimité la résolution 2286 qui condamne les attaques et les menaces visant les blessés et les malades, le personnel médical, les hôpitaux ainsi que les autres installations médicales. "Aujourd'hui, la situation est encore pire qu'il y a dix ans. Nous ne célébrons pas une réussite, nous constatons un échec", dénoncent-ils, affirmant que "ce n'est pas un échec du droit" mais "de la volonté politique". "Les violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé se poursuivent sans relâche", soulignent-ils. En tant que dirigeants du CICR, de l'OMS et de MSF, ils indiquent se joindre "aux autres membres de la communauté internationale pour lancer un appel urgent à l'action". "Lorsque les hôpitaux et les soignants sont pris pour cible, nous sommes confrontés non seulement à une crise humanitaire, mais aussi à une crise de l'humanité", affirment-ils. Ils appellent les dirigeants du monde "à agir et à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour mettre fin à cette violence" contre les soins de santé, notamment en renforçant leur protection et en s'assurant que des "enquêtes rapides, transparentes et impartiales" soient menées lorsqu'il y a des attaques. "Les acteurs étatiques sont responsables de la grande majorité, environ 85%, des incidents affectant les services de santé", avait indiqué cette semaine aux journalistes Michael Keeffe, conseiller CICR en matière de protection des services de santé.
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Il y a dix ans, rappellent-ils dans une déclaration commune, le Conseil de sécurité des Nations unies adoptait à l'unanimité la résolution 2286 qui condamne les attaques et les menaces visant les blessés et les malades, le personnel médical, les hôpitaux ainsi que les autres installations médicales. "Aujourd'hui, la situation est encore pire qu'il y a dix ans. Nous ne célébrons pas une réussite, nous constatons un échec", dénoncent-ils, affirmant que "ce n'est pas un échec du droit" mais "de la volonté politique". "Les violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé se poursuivent sans relâche", soulignent-ils. En tant que dirigeants du CICR, de l'OMS et de MSF, ils indiquent se joindre "aux autres membres de la communauté internationale pour lancer un appel urgent à l'action". "Lorsque les hôpitaux et les soignants sont pris pour cible, nous sommes confrontés non seulement à une crise humanitaire, mais aussi à une crise de l'humanité", affirment-ils. Ils appellent les dirigeants du monde "à agir et à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour mettre fin à cette violence" contre les soins de santé, notamment en renforçant leur protection et en s'assurant que des "enquêtes rapides, transparentes et impartiales" soient menées lorsqu'il y a des attaques. "Les acteurs étatiques sont responsables de la grande majorité, environ 85%, des incidents affectant les services de santé", avait indiqué cette semaine aux journalistes Michael Keeffe, conseiller CICR en matière de protection des services de santé.

04.05.2026 à 10:53

Détroit d'Ormuz : Trump muscle la réponse américaine

FRANCE24
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Donald Trump annonce une opération baptisée « projet liberté » pour escorter les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran met en garde contre toute intervention américaine. Malgré ces tensions, les discussions entre Washington et l’Iran progressent autour d’un plan de paix en 14 points, qui prévoit notamment un retrait américain et la levée du blocus sous 30 jours.
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Donald Trump annonce une opération baptisée « projet liberté » pour escorter les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran met en garde contre toute intervention américaine. Malgré ces tensions, les discussions entre Washington et l’Iran progressent autour d’un plan de paix en 14 points, qui prévoit notamment un retrait américain et la levée du blocus sous 30 jours.

04.05.2026 à 10:52

Irak : la ville sainte de Najaf au ralenti

FRANCE24
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À Najaf, en Irak, haut lieu du chiisme autour du mausolée de imam Ali, l’affluence des pèlerins s’est effondrée depuis les tensions régionales, laissant place à un calme inhabituel. Cette chute de fréquentation frappe durement l’économie locale, avec des commerces désertés et la fermeture de la majorité des hôtels, dans une ville où le pèlerinage est vital.
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À Najaf, en Irak, haut lieu du chiisme autour du mausolée de imam Ali, l’affluence des pèlerins s’est effondrée depuis les tensions régionales, laissant place à un calme inhabituel. Cette chute de fréquentation frappe durement l’économie locale, avec des commerces désertés et la fermeture de la majorité des hôtels, dans une ville où le pèlerinage est vital.

04.05.2026 à 10:51

Israël prolonge la détention de deux militants de la "flottille pour Gaza"

FRANCE24
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Israël a prolongé de deux jours la détention de Thiago Avila et Saïf Abu Keshek, arrêtés en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre Gaza avec une flottille de militants. Soupçonnés par les autorités israéliennes de liens avec une organisation terroriste, ils restent les seuls détenus, le Brésil et l’Espagne dénoncent une arrestation "illégale".
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Israël a prolongé de deux jours la détention de Thiago Avila et Saïf Abu Keshek, arrêtés en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre Gaza avec une flottille de militants. Soupçonnés par les autorités israéliennes de liens avec une organisation terroriste, ils restent les seuls détenus, le Brésil et l’Espagne dénoncent une arrestation "illégale".

04.05.2026 à 10:24

Cyclisme : Paul Seixas sera sur la ligne de départ du Tour de France en juillet

FRANCE24
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04.05.2026 à 10:19

Cyclisme : Paul Seixas sera sur la ligne de départ du Tour de France en juillet

FRANCE 24
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Le prodige français Paul Seixas a annoncé lundi sa participation au Tour de France en juillet. À 19 ans, il sera le plus jeune cycliste à prendre le départ de la Grande Boucle depuis 89 ans.
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Le prodige français Paul Seixas a annoncé lundi sa participation au Tour de France en juillet. À 19 ans, il sera le plus jeune cycliste à prendre le départ de la Grande Boucle depuis 89 ans.

04.05.2026 à 09:57

En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale

FRANCE24
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Dans les marchés voisins, commerçants et hôteliers trompent l'ennui. Les journées s'étirent dans l'attente de visiteurs pour relancer l'activité locale. En temps normal, des millions de musulmans chiites du monde entier affluent chaque année vers les villes saintes de Najaf et Kerbala. Mais la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une offensive américano-israélienne contre Téhéran le 28 février, a interrompu ce flux constant en provenance d'Iran, du Liban, du Golfe, d'Inde ou d'Afghanistan. "Les Iraniens nous faisaient vivre, que l'on soit bijoutier, marchand de tissus ou chauffeur de taxi. Aujourd'hui, il n'y en a plus", déplore Abdelrahim Harmouch, propriétaire d'une bijouterie à Najaf. "Avant, il était difficile ne serait-ce que d'entrer sur le marché, tant il y avait d'étrangers, d'Iraniens. Même les vendeurs ambulants attiraient d'immenses foules", ajoute cet homme de 71 ans. Happé dans le conflit régional, l'Irak a fermé son espace aérien traversé par des missiles et avions de guerre à son déclenchement, tandis que des frappes ont visé des intérêts américains et des groupes armés pro-iraniens dans le pays. Depuis 38 ans, M. Harmouch tient boutique dans le vieux marché couvert, à quelques dizaines de mètres du mausolée au dôme doré, lieu de sépulture d'Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite. Dans les villes saintes, "on vit du tourisme religieux", rappelle-t-il, avertissant que si la crise se prolonge, c'est toute la population qui risque la faillite: commerçants incapables de payer leurs loyers, chauffeurs de taxi sans clients, ouvriers peinant à trouver du travail. Hôtels fermés Abou Ali, hôtelier de 52 ans, a dû se résoudre à licencier cinq de ses employés. Il n'en garde plus qu'un seul pour entretenir ses 70 chambres vides: "comment payer les salaires s'il n'y a pas de travail?" Selon Saeb Abou Ghneim, président de l'association des hôteliers de Najaf, 80% des 250 établissements de la ville ont déjà fermé leurs portes, laissant plus de 2.000 salariés sur le carreau ou en congé sans solde. Il s'agit d'un deuxième choc majeur pour le secteur après la pandémie de Covid-19. Dans un pays marqué par des décennies de chaos, le pèlerinage constitue quasiment l'unique forme de tourisme et demeure le pilier de l'économie irakienne hors pétrole. Avant la guerre, Moustafa al-Haboubi, 28 ans, gérait sans interruption les foules venues changer leurs devises. Désormais, comme ses confrères, il tue le temps sur son téléphone ou discute avec ses voisins. "Nous recevons à peine un ou deux clients", souffle-t-il. "Il n'y a plus de pèlerins, ni Iraniens ni autres." Même l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril et la réouverture du ciel n'ont pas ramené la foule. En semaine, les pèlerins sont rares, seul le week-end voit le sanctuaire s'animer un peu grâce aux familles irakiennes. "Catastrophe" Le constat est le même à Kerbala, à 80 kilomètres plus au nord, où se dressent les sanctuaires des petits-fils du Prophète, les imams Hussein et Abbas. La large esplanade reliant les deux dômes dorés et les ruelles adjacentes, qui résonnaient de la ferveur des fidèles, ne sont plus fréquentées que par des locaux. "La situation est dangereuse (...) c'est une catastrophe", lâche Israa al-Nasrawi, responsable du comité du tourisme. Selon elle, la guerre a terrassé l'économie locale, faisant chuter d'environ 95% le nombre de visiteurs et contraignant des centaines d'hôtels à fermer. La ville est jalonnée d'agences de tourisme, mais leurs activités sont à l'arrêt. Akram Radi indique que son entreprise ne fonctionne plus qu'à 10% de sa capacité, après avoir accueilli jusqu'à 1.000 visiteurs par mois. Après 16 ans passés dans ce secteur, il redoute de devoir mettre la clé sous la porte.
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Dans les marchés voisins, commerçants et hôteliers trompent l'ennui. Les journées s'étirent dans l'attente de visiteurs pour relancer l'activité locale. En temps normal, des millions de musulmans chiites du monde entier affluent chaque année vers les villes saintes de Najaf et Kerbala. Mais la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une offensive américano-israélienne contre Téhéran le 28 février, a interrompu ce flux constant en provenance d'Iran, du Liban, du Golfe, d'Inde ou d'Afghanistan. "Les Iraniens nous faisaient vivre, que l'on soit bijoutier, marchand de tissus ou chauffeur de taxi. Aujourd'hui, il n'y en a plus", déplore Abdelrahim Harmouch, propriétaire d'une bijouterie à Najaf. "Avant, il était difficile ne serait-ce que d'entrer sur le marché, tant il y avait d'étrangers, d'Iraniens. Même les vendeurs ambulants attiraient d'immenses foules", ajoute cet homme de 71 ans. Happé dans le conflit régional, l'Irak a fermé son espace aérien traversé par des missiles et avions de guerre à son déclenchement, tandis que des frappes ont visé des intérêts américains et des groupes armés pro-iraniens dans le pays. Depuis 38 ans, M. Harmouch tient boutique dans le vieux marché couvert, à quelques dizaines de mètres du mausolée au dôme doré, lieu de sépulture d'Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite. Dans les villes saintes, "on vit du tourisme religieux", rappelle-t-il, avertissant que si la crise se prolonge, c'est toute la population qui risque la faillite: commerçants incapables de payer leurs loyers, chauffeurs de taxi sans clients, ouvriers peinant à trouver du travail. Hôtels fermés Abou Ali, hôtelier de 52 ans, a dû se résoudre à licencier cinq de ses employés. Il n'en garde plus qu'un seul pour entretenir ses 70 chambres vides: "comment payer les salaires s'il n'y a pas de travail?" Selon Saeb Abou Ghneim, président de l'association des hôteliers de Najaf, 80% des 250 établissements de la ville ont déjà fermé leurs portes, laissant plus de 2.000 salariés sur le carreau ou en congé sans solde. Il s'agit d'un deuxième choc majeur pour le secteur après la pandémie de Covid-19. Dans un pays marqué par des décennies de chaos, le pèlerinage constitue quasiment l'unique forme de tourisme et demeure le pilier de l'économie irakienne hors pétrole. Avant la guerre, Moustafa al-Haboubi, 28 ans, gérait sans interruption les foules venues changer leurs devises. Désormais, comme ses confrères, il tue le temps sur son téléphone ou discute avec ses voisins. "Nous recevons à peine un ou deux clients", souffle-t-il. "Il n'y a plus de pèlerins, ni Iraniens ni autres." Même l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril et la réouverture du ciel n'ont pas ramené la foule. En semaine, les pèlerins sont rares, seul le week-end voit le sanctuaire s'animer un peu grâce aux familles irakiennes. "Catastrophe" Le constat est le même à Kerbala, à 80 kilomètres plus au nord, où se dressent les sanctuaires des petits-fils du Prophète, les imams Hussein et Abbas. La large esplanade reliant les deux dômes dorés et les ruelles adjacentes, qui résonnaient de la ferveur des fidèles, ne sont plus fréquentées que par des locaux. "La situation est dangereuse (...) c'est une catastrophe", lâche Israa al-Nasrawi, responsable du comité du tourisme. Selon elle, la guerre a terrassé l'économie locale, faisant chuter d'environ 95% le nombre de visiteurs et contraignant des centaines d'hôtels à fermer. La ville est jalonnée d'agences de tourisme, mais leurs activités sont à l'arrêt. Akram Radi indique que son entreprise ne fonctionne plus qu'à 10% de sa capacité, après avoir accueilli jusqu'à 1.000 visiteurs par mois. Après 16 ans passés dans ce secteur, il redoute de devoir mettre la clé sous la porte.

04.05.2026 à 08:49

Veeko, batteur pour Theodora, entre tempo et cardio

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Perché sur l'une des ailes de la BBL Tower, décor kitsch et flamboyant qui habille les concerts de Theodora, Veeko donne le tempo des chansons aux inspirations pop, afro et caribéennes de la nouvelle reine de la musique francophone. "Ce sont les concerts les plus physiques que j'ai faits dans ma carrière. J'ai repris le sport avant de prendre la tournée, pour vous dire !", sourit le musicien, rencontré par l'AFP à Paris. "C'est intense, il y a 35 morceaux, des ambiances différentes, donc c'est beaucoup de concentration", confie le batteur, qui en sort "hyper fatigué" mais "hyper content" d'avoir tout donné pour le public. Il assurera les prochaines dates de l'interprète de "Fashion Designa" dans les festivals. A 35 ans, Veeko s'est construit en se nourrissant de collaborations avec d'autres artistes, comme le saxophoniste Ferdi, en qui il voit un "petit frère" de cœur, le chanteur et styliste Pharrell Williams ou encore le pianiste à succès Sofiane Pamart. Partageant tous deux des racines dans le bassin minier nordiste, le binôme s'est produit en 2025 au Burning Man, méga festival dans le désert américain du Nevada. "C'est en travaillant avec ces gens-là que j'arrive à trouver un moteur", confirme Veeko, qui a toutefois ressenti le besoin de s'exprimer aussi en solo, pour être "décisionnaire à 100%" de sa musique. La batterie tient donc le rôle-titre dans son premier album, "House of Birds", sorti il y a six mois chez Demain (Pias). Mercredi soir à Paris, il pilotera la direction musicale de son propre concert, mêlant son univers à ceux de ses invités. Camping "La batterie, c'est un peu comme une extension de moi ou un second langage, un moyen de s'exprimer", confie Veeko, qui la compare à sa "meilleure amie". Enfant hyperactif, adopté bébé à quatre mois, il affirme avoir toujours eu "tendance à taper un peu partout", sur des objets qui lui passaient sous la main ou des parties de son corps. Sa rencontre avec une batterie se noue en vacances, dans un camping: âgé de cinq ans, il se retrouve assis derrière les caisses et cymbales d'un groupe local. "Je ne touchais pas les pédales mais je pense que ça a été un coup de foudre instantané", raconte-t-il. A la rentrée scolaire, ses parents l'inscrivent dans une école de musique où il acquiert de solides bases, avant de s'en émanciper pour donner libre cours à sa créativité. "J'ai appris la musicalité avant d'apprendre la lecture et la technique. Comme je joue beaucoup plus avec mon cœur que mon cerveau, je pense que c'est ça qui transcrit le fait que je joue différemment", estime-t-il avec humilité. "Batteur cool" Sous ses baguettes, les percussions résonnent en cadence et semblent parfois lancées dans une folle cavalcade. Mais il existe plusieurs manières de jouer, "des frappes différentes, des caresses", nuance Veeko. "C'est juste du toucher et, plus on analyse le toucher autour de la batterie, plus on peut lui donner des émotions", avance-t-il. De plus en plus dans la lumière et même abordé par des marques de luxe, Veeko veut croire que son parcours puisse inspirer de jeunes générations, notamment à travers la représentation d'un "batteur cool". "J'aurais aimé l'avoir quand j'étais petit, dans mon village", glisse l'artiste, évoquant le "gros combat" pour concrétiser ses rêves. Désormais, "ce qu'on peut me souhaiter, c'est que j'aille le plus loin possible avec la batterie. Mais pas tout seul. Ce que j'aimerais, c'est emporter le maximum de gens avec moi", conclut-il.
Texte intégral (599 mots)
Perché sur l'une des ailes de la BBL Tower, décor kitsch et flamboyant qui habille les concerts de Theodora, Veeko donne le tempo des chansons aux inspirations pop, afro et caribéennes de la nouvelle reine de la musique francophone. "Ce sont les concerts les plus physiques que j'ai faits dans ma carrière. J'ai repris le sport avant de prendre la tournée, pour vous dire !", sourit le musicien, rencontré par l'AFP à Paris. "C'est intense, il y a 35 morceaux, des ambiances différentes, donc c'est beaucoup de concentration", confie le batteur, qui en sort "hyper fatigué" mais "hyper content" d'avoir tout donné pour le public. Il assurera les prochaines dates de l'interprète de "Fashion Designa" dans les festivals. A 35 ans, Veeko s'est construit en se nourrissant de collaborations avec d'autres artistes, comme le saxophoniste Ferdi, en qui il voit un "petit frère" de cœur, le chanteur et styliste Pharrell Williams ou encore le pianiste à succès Sofiane Pamart. Partageant tous deux des racines dans le bassin minier nordiste, le binôme s'est produit en 2025 au Burning Man, méga festival dans le désert américain du Nevada. "C'est en travaillant avec ces gens-là que j'arrive à trouver un moteur", confirme Veeko, qui a toutefois ressenti le besoin de s'exprimer aussi en solo, pour être "décisionnaire à 100%" de sa musique. La batterie tient donc le rôle-titre dans son premier album, "House of Birds", sorti il y a six mois chez Demain (Pias). Mercredi soir à Paris, il pilotera la direction musicale de son propre concert, mêlant son univers à ceux de ses invités. Camping "La batterie, c'est un peu comme une extension de moi ou un second langage, un moyen de s'exprimer", confie Veeko, qui la compare à sa "meilleure amie". Enfant hyperactif, adopté bébé à quatre mois, il affirme avoir toujours eu "tendance à taper un peu partout", sur des objets qui lui passaient sous la main ou des parties de son corps. Sa rencontre avec une batterie se noue en vacances, dans un camping: âgé de cinq ans, il se retrouve assis derrière les caisses et cymbales d'un groupe local. "Je ne touchais pas les pédales mais je pense que ça a été un coup de foudre instantané", raconte-t-il. A la rentrée scolaire, ses parents l'inscrivent dans une école de musique où il acquiert de solides bases, avant de s'en émanciper pour donner libre cours à sa créativité. "J'ai appris la musicalité avant d'apprendre la lecture et la technique. Comme je joue beaucoup plus avec mon cœur que mon cerveau, je pense que c'est ça qui transcrit le fait que je joue différemment", estime-t-il avec humilité. "Batteur cool" Sous ses baguettes, les percussions résonnent en cadence et semblent parfois lancées dans une folle cavalcade. Mais il existe plusieurs manières de jouer, "des frappes différentes, des caresses", nuance Veeko. "C'est juste du toucher et, plus on analyse le toucher autour de la batterie, plus on peut lui donner des émotions", avance-t-il. De plus en plus dans la lumière et même abordé par des marques de luxe, Veeko veut croire que son parcours puisse inspirer de jeunes générations, notamment à travers la représentation d'un "batteur cool". "J'aurais aimé l'avoir quand j'étais petit, dans mon village", glisse l'artiste, évoquant le "gros combat" pour concrétiser ses rêves. Désormais, "ce qu'on peut me souhaiter, c'est que j'aille le plus loin possible avec la batterie. Mais pas tout seul. Ce que j'aimerais, c'est emporter le maximum de gens avec moi", conclut-il.
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