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19.06.2026 à 22:02

FRANCE 24
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Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé vendredi vouloir retirer à Volodymyr Zelensky l'Ordre de l'Aigle blanc, la plus haute distinction du pays. En cause : la décision du président ukrainien de nommer une unité militaire UPA, qui fut le nom d'une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue pour responsable de la mort de plus de 100 000 Polonais.
Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé vendredi vouloir retirer à Volodymyr Zelensky l'Ordre de l'Aigle blanc, la plus haute distinction du pays. En cause : la décision du président ukrainien de nommer une unité militaire UPA, qui fut le nom d'une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue pour responsable de la mort de plus de 100 000 Polonais.

19.06.2026 à 21:51

FRANCE24
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Le nouvel édile avait annoncé jeudi sur X que sa ville avait été "mise en demeure" par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) de cesser d'utiliser son logo tricolore aux trois visages: "Quand la précédente équipe municipale pouvait utiliser ce logo en toute tranquillité, la nôtre devrait aujourd'hui en assumer, dans l'urgence, le remplacement et son coût", avait-il protesté. "Curieusement, c'est donc sous notre mandature que ce risque de confusion, resté invisible pendant des années, devient soudainement insupportable", avait écrit le maire élu en mars, soulignant que cela allait impliquer "de revoir l'ensemble de la signalétique des bâtiments municipaux, un coût important pour les finances de la ville". "Saint-Denis ne se laissera pas intimider", avait-il conclu. "La mairie a utilisé un logo qui appartient à la Licra depuis vingt ans, peu importe qui est à la tête de la mairie", a argumenté vendredi le président de la Licra, l'avocat Mario Stasi, joint par l'AFP. Il n'a pas souhaité communiquer le courrier d'avocat envoyé à la mairie, ni expliquer pourquoi cette demande juridique n'était présentée que maintenant. La Licra assure qu'il s'agit d'un courrier "très sobre et très technique", resté sans réponse pendant "deux mois". Et tout en renvoyant au maire la responsabilité d'une polémique dans laquelle elle dit ne pas vouloir entrer, la Licra a reproché à M. Bagayoko d'avoir publié un "post racoleur et inexact". Le logo contesté avait été présenté publiquement et dans des articles de presse dès le mois d'octobre 2024, comme celui désormais commun des villes de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine, alors en passe de fusionner au 1er janvier 2025. Le maire socialiste Mathieu Hanotin avait été cité dans Le Parisien comme vantant "la première commune de France qui choisit d’être représentée par ses habitants", à travers un "logo à visage humain". L'agence Royalties avait déclaré avoir basé ce nouveau graphisme sur près de 150 profils d'habitants. Dans son communiqué, la Licra conteste à présent "un logo susceptible de créer une confusion" avec le sien et n'ayant "pas été déposé à l'INPI" (Institut national de la propriété industrielle).
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Le nouvel édile avait annoncé jeudi sur X que sa ville avait été "mise en demeure" par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) de cesser d'utiliser son logo tricolore aux trois visages: "Quand la précédente équipe municipale pouvait utiliser ce logo en toute tranquillité, la nôtre devrait aujourd'hui en assumer, dans l'urgence, le remplacement et son coût", avait-il protesté. "Curieusement, c'est donc sous notre mandature que ce risque de confusion, resté invisible pendant des années, devient soudainement insupportable", avait écrit le maire élu en mars, soulignant que cela allait impliquer "de revoir l'ensemble de la signalétique des bâtiments municipaux, un coût important pour les finances de la ville". "Saint-Denis ne se laissera pas intimider", avait-il conclu. "La mairie a utilisé un logo qui appartient à la Licra depuis vingt ans, peu importe qui est à la tête de la mairie", a argumenté vendredi le président de la Licra, l'avocat Mario Stasi, joint par l'AFP. Il n'a pas souhaité communiquer le courrier d'avocat envoyé à la mairie, ni expliquer pourquoi cette demande juridique n'était présentée que maintenant. La Licra assure qu'il s'agit d'un courrier "très sobre et très technique", resté sans réponse pendant "deux mois". Et tout en renvoyant au maire la responsabilité d'une polémique dans laquelle elle dit ne pas vouloir entrer, la Licra a reproché à M. Bagayoko d'avoir publié un "post racoleur et inexact". Le logo contesté avait été présenté publiquement et dans des articles de presse dès le mois d'octobre 2024, comme celui désormais commun des villes de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine, alors en passe de fusionner au 1er janvier 2025. Le maire socialiste Mathieu Hanotin avait été cité dans Le Parisien comme vantant "la première commune de France qui choisit d’être représentée par ses habitants", à travers un "logo à visage humain". L'agence Royalties avait déclaré avoir basé ce nouveau graphisme sur près de 150 profils d'habitants. Dans son communiqué, la Licra conteste à présent "un logo susceptible de créer une confusion" avec le sien et n'ayant "pas été déposé à l'INPI" (Institut national de la propriété industrielle).

19.06.2026 à 21:49

Marc PAUPE
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Alors que la Coupe du monde de football bat son plein, les contenus générés par intelligence artificielle autour de la compétition se multiplient sur les réseaux sociaux. Supporter allemand grimé en Adolf Hitler, supportrices plantureuses ou batailles sur et en dehors du terrain… tout est faux !
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Alors que la Coupe du monde de football bat son plein, les contenus générés par intelligence artificielle autour de la compétition se multiplient sur les réseaux sociaux. Supporter allemand grimé en Adolf Hitler, supportrices plantureuses ou batailles sur et en dehors du terrain… tout est faux !

19.06.2026 à 21:47

FRANCE24
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Les manifestants devaient se rassembler de nouveau vendredi soir, les protestataires ayant exprimé leur détermination à poursuivre les manifestations jusqu'à ce que leurs revendications, notamment l'annulation de ce projet, soient satisfaites. Ces personnes étaient accusées "d'actes portant atteinte à l'ordre public et à la sécurité", selon le communiqué de la police. Au début de la semaine, au moins 35 manifestants ont été inculpés pour avoir bloqué l'autoroute menant de Tirana à son aéroport dimanche soir lors d'une manifestation pour protester contre le projet d'hôtel de luxe. Cette vague de manifestations a été déclenchée par l'apparition de clôtures et de barbelés, ainsi que de bulldozers sur le site, les plages d'une réserve protégée sur le littoral de Zvernec, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tirana. Des affrontements entre des manifestants locaux et des membres d'une société de sécurité privée sur le site du projet immobilier ont mis le feu aux poudre et incité des milliers de manifestants à participer à des marches de protestation qui se sont succédé pendant des semaines. L'opposition à ce projet a catalysé aussi la colère d'une partie de la population contre la situation du pays et ce qui est perçu comme étant de la corruption, les manifestants allant à présent jusqu'à exiger la démission du Premier ministre, Edi Rama, au pouvoir depuis 13 ans. Le projet immobilier de luxe sur la côte et sur l'île de Sazan, située en face, occupe un site où nichent de nombreux oiseau migrateurs, notamment des centaines de flamands roses.
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Les manifestants devaient se rassembler de nouveau vendredi soir, les protestataires ayant exprimé leur détermination à poursuivre les manifestations jusqu'à ce que leurs revendications, notamment l'annulation de ce projet, soient satisfaites. Ces personnes étaient accusées "d'actes portant atteinte à l'ordre public et à la sécurité", selon le communiqué de la police. Au début de la semaine, au moins 35 manifestants ont été inculpés pour avoir bloqué l'autoroute menant de Tirana à son aéroport dimanche soir lors d'une manifestation pour protester contre le projet d'hôtel de luxe. Cette vague de manifestations a été déclenchée par l'apparition de clôtures et de barbelés, ainsi que de bulldozers sur le site, les plages d'une réserve protégée sur le littoral de Zvernec, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tirana. Des affrontements entre des manifestants locaux et des membres d'une société de sécurité privée sur le site du projet immobilier ont mis le feu aux poudre et incité des milliers de manifestants à participer à des marches de protestation qui se sont succédé pendant des semaines. L'opposition à ce projet a catalysé aussi la colère d'une partie de la population contre la situation du pays et ce qui est perçu comme étant de la corruption, les manifestants allant à présent jusqu'à exiger la démission du Premier ministre, Edi Rama, au pouvoir depuis 13 ans. Le projet immobilier de luxe sur la côte et sur l'île de Sazan, située en face, occupe un site où nichent de nombreux oiseau migrateurs, notamment des centaines de flamands roses.

19.06.2026 à 21:41

FRANCE24
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Raoni, 94 ans, avait été hospitalisé et placé en soins intensifs dimanche à Sinop, dans l'Etat amazonien du Mato Grosso (centre-ouest), après avoir présenté un état grave, dont des vomissements, des douleurs abdominales et des crachats de sang. Il est arrivé à l'hôpital gravement déshydraté et souffrant d'une occlusion intestinale. Reconnaissable à son grand plateau labial, le cacique a parcouru le monde et rencontré présidents, monarques et papes pour plaider la cause de l'Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde menacée par le changement climatique, la pollution des rivières et la déforestation. Mardi, son équipe médicale avait fait état d'une "amélioration significative", tout en précisant que son état de santé "exige encore de nombreuses précautions". "La décision de transférer le patient a été prise à la suite d'une évaluation minutieuse et d'une coordination entre les équipes médicales, dans le but de garantir la continuité des soins dans une unité de référence", a déclaré l'hôpital Dois Pinheiros de Sinop dans un communiqué. Le transfert vers un hôpital de l'Université fédérale de Sao Paulo a été effectué à bord d'un avion médicalisé. Le cacique a voyagé accompagné de deux membres de sa famille, d'un médecin et d'un infirmier. Au moment du départ, il était lucide, conscient et respirait sans assistance mécanique. Raoni avait déjà fait deux séjours à l'hôpital en mai, d'abord pour soigner une hernie, puis pour des problèmes respiratoires.
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Raoni, 94 ans, avait été hospitalisé et placé en soins intensifs dimanche à Sinop, dans l'Etat amazonien du Mato Grosso (centre-ouest), après avoir présenté un état grave, dont des vomissements, des douleurs abdominales et des crachats de sang. Il est arrivé à l'hôpital gravement déshydraté et souffrant d'une occlusion intestinale. Reconnaissable à son grand plateau labial, le cacique a parcouru le monde et rencontré présidents, monarques et papes pour plaider la cause de l'Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde menacée par le changement climatique, la pollution des rivières et la déforestation. Mardi, son équipe médicale avait fait état d'une "amélioration significative", tout en précisant que son état de santé "exige encore de nombreuses précautions". "La décision de transférer le patient a été prise à la suite d'une évaluation minutieuse et d'une coordination entre les équipes médicales, dans le but de garantir la continuité des soins dans une unité de référence", a déclaré l'hôpital Dois Pinheiros de Sinop dans un communiqué. Le transfert vers un hôpital de l'Université fédérale de Sao Paulo a été effectué à bord d'un avion médicalisé. Le cacique a voyagé accompagné de deux membres de sa famille, d'un médecin et d'un infirmier. Au moment du départ, il était lucide, conscient et respirait sans assistance mécanique. Raoni avait déjà fait deux séjours à l'hôpital en mai, d'abord pour soigner une hernie, puis pour des problèmes respiratoires.

19.06.2026 à 21:38

FRANCE24
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Plusieurs centaines de personnes étaient présentes ce vendredi 19 juin au cimetière du Père-Lachaise pour la cérémonie d'hommage à Marjane Satrapi, décédée le 4 juin à l'âge de 56 ans.
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Plusieurs centaines de personnes étaient présentes ce vendredi 19 juin au cimetière du Père-Lachaise pour la cérémonie d'hommage à Marjane Satrapi, décédée le 4 juin à l'âge de 56 ans.

19.06.2026 à 21:05

FRANCE24
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Les données recueillies auprès de ces visiteurs - leurs mouvements, leur rythme cardiaque et même la température de leur peau - alimenteront l'ordinateur qui crée cette expérience immersive, grâce à un réseau de capteurs, notamment ceux placés aux poignets des visiteurs. "Machine Dreams : Rainforest" est l'exposition inaugurale de Dataland, un nouveau musée situé au cœur de la deuxième ville des États-Unis, né de l'imagination de Refik Anadol et Efsun Erkiliç, dont les 10 millions de lignes de code alimentent les animations - qui utilisent 1,5 milliard de pixels. M. Anadol a puisé son inspiration lors d'un voyage en Amazonie, un lieu que tout le monde devrait découvrir selon lui. "Mais je ne pense pas que nous devrions tous nous rendre dans la forêt tropicale et y créer de nombreux problèmes", a-t-il précisé à l'AFP. "La question était : la forêt tropicale peut-elle venir à nous ? Pouvons-nous encore établir un lien avec elle, ressentir quelque chose de spécial, respecter et aimer la nature, en apprendre davantage à son sujet ?" Des capteurs fixés aux murs suivront les mouvements des visiteurs. Ceux-ci porteront un appareil médical semblable à une montre, destiné à surveiller leurs émotions et leur fréquence cardiaque afin d'interagir avec l'IA, et seront équipés d'un diffuseur de parfum portable tout au long de l'expérience. À partir de milliards d'images et de points de données, le modèle créera une expérience en constante évolution. C'est comme si le système "rêvait", a expliqué Mme Erkiliç. "Il est en mouvement permanent, car il collecte des données. Dès qu'il construit une structure, cela influe également sur la narration globale." "Cela relève davantage de la poésie que de la science. La machine elle-même tente de recréer la réalité à partir des points de données ; c'est comme si elle rassemblait tous ces petits éléments et ces points pour essayer de construire la réalité elle-même", a-t-elle ajouté. À la fin de l'expérience, les visiteurs peuvent déguster des chocolats aux saveurs générées par le modèle, ou imprimer des t-shirts et des peintures issus de leur interaction. Des objets qui serviront de souvenirs tangibles de ce rêve éphémère formé au sein de Dataland. "Le système vous oublie ; c'est là toute sa beauté", conclut M. Anadol. Dataland ouvre ses portes au public le 20 juin.
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Les données recueillies auprès de ces visiteurs - leurs mouvements, leur rythme cardiaque et même la température de leur peau - alimenteront l'ordinateur qui crée cette expérience immersive, grâce à un réseau de capteurs, notamment ceux placés aux poignets des visiteurs. "Machine Dreams : Rainforest" est l'exposition inaugurale de Dataland, un nouveau musée situé au cœur de la deuxième ville des États-Unis, né de l'imagination de Refik Anadol et Efsun Erkiliç, dont les 10 millions de lignes de code alimentent les animations - qui utilisent 1,5 milliard de pixels. M. Anadol a puisé son inspiration lors d'un voyage en Amazonie, un lieu que tout le monde devrait découvrir selon lui. "Mais je ne pense pas que nous devrions tous nous rendre dans la forêt tropicale et y créer de nombreux problèmes", a-t-il précisé à l'AFP. "La question était : la forêt tropicale peut-elle venir à nous ? Pouvons-nous encore établir un lien avec elle, ressentir quelque chose de spécial, respecter et aimer la nature, en apprendre davantage à son sujet ?" Des capteurs fixés aux murs suivront les mouvements des visiteurs. Ceux-ci porteront un appareil médical semblable à une montre, destiné à surveiller leurs émotions et leur fréquence cardiaque afin d'interagir avec l'IA, et seront équipés d'un diffuseur de parfum portable tout au long de l'expérience. À partir de milliards d'images et de points de données, le modèle créera une expérience en constante évolution. C'est comme si le système "rêvait", a expliqué Mme Erkiliç. "Il est en mouvement permanent, car il collecte des données. Dès qu'il construit une structure, cela influe également sur la narration globale." "Cela relève davantage de la poésie que de la science. La machine elle-même tente de recréer la réalité à partir des points de données ; c'est comme si elle rassemblait tous ces petits éléments et ces points pour essayer de construire la réalité elle-même", a-t-elle ajouté. À la fin de l'expérience, les visiteurs peuvent déguster des chocolats aux saveurs générées par le modèle, ou imprimer des t-shirts et des peintures issus de leur interaction. Des objets qui serviront de souvenirs tangibles de ce rêve éphémère formé au sein de Dataland. "Le système vous oublie ; c'est là toute sa beauté", conclut M. Anadol. Dataland ouvre ses portes au public le 20 juin.

19.06.2026 à 20:37

FRANCE24
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L'autorité maritime iranienne responsable du détroit d'Ormuz a exigé vendredi que tous les navires souhaitant le franchir soumettent "48 heures à l'avance" une demande de transit, malgré sa réouverture dans la foulée de l'accord cadre irano-américain pour mettre fin à la guerre. L'Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA) a également publié une nouvelle carte indiquant deux voies "sûres" de navigation dans le détroit, situées au sud de celles que Téhéran avait dévoilées il y a quelques semaines. Ces nouvelles voies n'empruntent plus l'étroit bras de mer entre les îles iraniennes de Qeshm et Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par le site d'information maritime Lloyd's List. Mais elles restent au nord (plus proche de l'Iran) de celles qui étaient utilisées avant la guerre. Vendredi à 17H30 GMT, la plateforme de suivi maritime Kpler avait comptabilisé huit passages du détroit d'Ormuz par des navires de matières premières, contre 22 sur la journée entière de la veille. En ajoutant les porte-conteneurs, au moins 25 navires commerciaux ont franchi le détroit jeudi. C'est un volume inédit depuis mi-avril, selon le fournisseur de données de navigation AXSMarine. - Mine confirmée près d'Oman - Signe d'une reprise de l'activité portuaire dans la région, des camions vides faisaient la queue sur près de trois kilomètres vendredi à l'extérieur du port de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, juste au sud du détroit, tandis qu'au moins quatre porte-conteneurs y déchargeaient leur cargaison, a décrit à l'AFP un témoin sur place qui a souhaité garder l'anonymat. D'autres navires étaient visibles à l'horizon brumeux, attendant apparemment leur tour pour accoster et décharger, a-t-il ajouté. Le Centre d'information maritime conjoint (JMIC), coalition de sécurité maritime de 47 pays, a abaissé jeudi son niveau de risque dans le détroit à "modéré" (niveau 2 sur 5), contre "sévère" en début de semaine (4 sur 5), attribuant cette amélioration à la signature du protocole d'accord irano-américain. "Toutefois, les navigateurs doivent être informés de la présence de mines" tant que les opérations de déminage se poursuivent, a indiqué le JMIC dans une note. Jeudi, pour la première fois depuis le début du conflit, la Marine pakistanaise, qui coordonne la diffusion des avertissements de sécurité maritime dans la région du détroit, a signalé la présence confirmée d'une mine navale, à quatre kilomètres des côtes omanaises. Elle recommande aux navires dans la zone de naviguer "avec une extrême prudence". Incertitude Depuis dimanche, jour de l'annonce d'un cadre d'accord entre Téhéran et Washington, environ 50 navires commerciaux sont entrés ou sortis du Golfe, contre près de 600 sur la même période en juin 2025. Le total pourrait être plus élevé, certains navires éteignant ou manipulant les signaux de leurs transpondeurs AIS afin d'éviter d'être détectés lors du passage. Le pic de jeudi a suivi la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran mercredi, et la levée jeudi d'un blocus des ports iraniens imposé depuis le 13 avril par Washington en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran. Toutefois, des pourparlers prévus vendredi en Suisse, censés donner le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire iranien, ont depuis été reportés sine die, jetant une incertitude sur la situation maritime dans la région.
Texte intégral (594 mots)
L'autorité maritime iranienne responsable du détroit d'Ormuz a exigé vendredi que tous les navires souhaitant le franchir soumettent "48 heures à l'avance" une demande de transit, malgré sa réouverture dans la foulée de l'accord cadre irano-américain pour mettre fin à la guerre. L'Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA) a également publié une nouvelle carte indiquant deux voies "sûres" de navigation dans le détroit, situées au sud de celles que Téhéran avait dévoilées il y a quelques semaines. Ces nouvelles voies n'empruntent plus l'étroit bras de mer entre les îles iraniennes de Qeshm et Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par le site d'information maritime Lloyd's List. Mais elles restent au nord (plus proche de l'Iran) de celles qui étaient utilisées avant la guerre. Vendredi à 17H30 GMT, la plateforme de suivi maritime Kpler avait comptabilisé huit passages du détroit d'Ormuz par des navires de matières premières, contre 22 sur la journée entière de la veille. En ajoutant les porte-conteneurs, au moins 25 navires commerciaux ont franchi le détroit jeudi. C'est un volume inédit depuis mi-avril, selon le fournisseur de données de navigation AXSMarine. - Mine confirmée près d'Oman - Signe d'une reprise de l'activité portuaire dans la région, des camions vides faisaient la queue sur près de trois kilomètres vendredi à l'extérieur du port de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, juste au sud du détroit, tandis qu'au moins quatre porte-conteneurs y déchargeaient leur cargaison, a décrit à l'AFP un témoin sur place qui a souhaité garder l'anonymat. D'autres navires étaient visibles à l'horizon brumeux, attendant apparemment leur tour pour accoster et décharger, a-t-il ajouté. Le Centre d'information maritime conjoint (JMIC), coalition de sécurité maritime de 47 pays, a abaissé jeudi son niveau de risque dans le détroit à "modéré" (niveau 2 sur 5), contre "sévère" en début de semaine (4 sur 5), attribuant cette amélioration à la signature du protocole d'accord irano-américain. "Toutefois, les navigateurs doivent être informés de la présence de mines" tant que les opérations de déminage se poursuivent, a indiqué le JMIC dans une note. Jeudi, pour la première fois depuis le début du conflit, la Marine pakistanaise, qui coordonne la diffusion des avertissements de sécurité maritime dans la région du détroit, a signalé la présence confirmée d'une mine navale, à quatre kilomètres des côtes omanaises. Elle recommande aux navires dans la zone de naviguer "avec une extrême prudence". Incertitude Depuis dimanche, jour de l'annonce d'un cadre d'accord entre Téhéran et Washington, environ 50 navires commerciaux sont entrés ou sortis du Golfe, contre près de 600 sur la même période en juin 2025. Le total pourrait être plus élevé, certains navires éteignant ou manipulant les signaux de leurs transpondeurs AIS afin d'éviter d'être détectés lors du passage. Le pic de jeudi a suivi la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran mercredi, et la levée jeudi d'un blocus des ports iraniens imposé depuis le 13 avril par Washington en réponse au verrouillage du détroit d'Ormuz par Téhéran. Toutefois, des pourparlers prévus vendredi en Suisse, censés donner le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire iranien, ont depuis été reportés sine die, jetant une incertitude sur la situation maritime dans la région.

19.06.2026 à 20:18

Achren VERDIAN
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L’accord à distance conclu cette semaine entre Washington et Téhéran est perçu par certains comme un recul de Donald Trump face à l’Iran. Israël et le Hezbollah se sont eux, mis d’accord sur un cessez-le-feu ce vendredi. Au sujet de l’Ukraine, les dirigeants du G7 ont réitéré leur soutien à Kiev, parmi eux, Donald Trump, dont le virage inattendu sur le sujet a été très remarqué. Enfin, un mois après le début de l’épidémie d’Ebola en RDC, la situation n’est toujours pas sous contrôle...
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L’accord à distance conclu cette semaine entre Washington et Téhéran est perçu par certains comme un recul de Donald Trump face à l’Iran. Israël et le Hezbollah se sont eux, mis d’accord sur un cessez-le-feu ce vendredi. Au sujet de l’Ukraine, les dirigeants du G7 ont réitéré leur soutien à Kiev, parmi eux, Donald Trump, dont le virage inattendu sur le sujet a été très remarqué. Enfin, un mois après le début de l’épidémie d’Ebola en RDC, la situation n’est toujours pas sous contrôle...

19.06.2026 à 20:05

FRANCE24
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Gérald Darmanin a estimé qu'il s'agissait de "faits d’une extrême gravité et totalement contraires à la déontologie et au devoir de délicatesse des magistrats". Il a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative, "afin de proposer des sanctions au Conseil supérieur de la magistrature" (CSM), l'organe disciplinaire de la profession. Il réagissait à l'annonce d'une plainte devant le CSM par la mère, qui a dénoncé "un jugement de valeur teinté de malveillance et de partialité à son égard, doublé d'une incohérence sur le fond". Dans cette affaire, le baby-sitter de l'enfant avait été relaxé, a indiqué à l'AFP l'avocat de la famille, Me Paul Jouty, notamment car le "recueil de la parole n'a pas été fait de manière spécifique". Lors du rendu du jugement, les magistrats avaient néanmoins expliqué qu'ils "croyaient" l'enfant de sept ans. Huit mois plus tard, l'avocat reçoit le jugement et tombe, stupéfait, "sur une motivation absurde et presque injurieuse". Voici ce qu'on y lit, faute d'orthographe incluse: "On peut également imaginer que sa mère, psychologue et bobo, d'ailleurs plus bohème que bourgeoise, avait surréagi et entraîner son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles, biaisant ses déclarations par sa réaction et son insistance, celle-ci ayant indiqué en outre à l'audience lui avoir fait faire des séances d'EMDR recommandées en cas de stress post-traumatique, séances inadaptées par rapport aux faits (Nan, j'déconne même si c'est en partie vrai)". Pour l'avocat, "c'est invraisemblable. C'est une +connerie+, un projet de jugement qui n'a pas été relu". "Le fait qu'il s'agisse probablement d'une blague - d'un goût douteux - à destination d'un collègue qui n'ait pas été expurgée du jugement définitif ne me semble pas atténuer la responsabilité du magistrat en cause, bien au contraire, puisque cela révèle au surplus un manque de rigueur professionnelle", peut-on lire dans la plainte présentée par la mère devant le CSM, dont l'AFP a eu copie. Auprès de l'AFP, la présidente du tribunal judiciaire de Bobigny, Anne Auclair-Rabinovitch, a déploré vendredi matin un fait "insupportable". "Les mesures internes sont en ordre de marche. En ordre de marche auprès de celui qui a laissé passer et de celui qui a rédigé, bien sûr. Ça n'est pas possible", a-t-elle déclaré, en se disant disposée à recevoir la famille. "Ils sont sensibles à cette démarche", a ensuite réagi l'avocat. "Les usagers, les plaignants, les parties civiles et les victimes méritent tout le respect du service public de la Justice", a écrit de son côté le garde des Sceaux sur X, disant "avoir échangé avec les chefs de cour et de juridiction". Le débat sur la responsabilité des magistrats a ressurgi de manière dramatique après la mort de Lyhanna, le principal suspect ayant fait l'objet de plusieurs plaintes pour viols sur mineures sans jamais avoir été inquiété. Les conclusions d'une enquête administrative doivent être rendues lundi.
Texte intégral (518 mots)
Gérald Darmanin a estimé qu'il s'agissait de "faits d’une extrême gravité et totalement contraires à la déontologie et au devoir de délicatesse des magistrats". Il a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative, "afin de proposer des sanctions au Conseil supérieur de la magistrature" (CSM), l'organe disciplinaire de la profession. Il réagissait à l'annonce d'une plainte devant le CSM par la mère, qui a dénoncé "un jugement de valeur teinté de malveillance et de partialité à son égard, doublé d'une incohérence sur le fond". Dans cette affaire, le baby-sitter de l'enfant avait été relaxé, a indiqué à l'AFP l'avocat de la famille, Me Paul Jouty, notamment car le "recueil de la parole n'a pas été fait de manière spécifique". Lors du rendu du jugement, les magistrats avaient néanmoins expliqué qu'ils "croyaient" l'enfant de sept ans. Huit mois plus tard, l'avocat reçoit le jugement et tombe, stupéfait, "sur une motivation absurde et presque injurieuse". Voici ce qu'on y lit, faute d'orthographe incluse: "On peut également imaginer que sa mère, psychologue et bobo, d'ailleurs plus bohème que bourgeoise, avait surréagi et entraîner son fils dans un délire de victimisation de violences sexuelles, biaisant ses déclarations par sa réaction et son insistance, celle-ci ayant indiqué en outre à l'audience lui avoir fait faire des séances d'EMDR recommandées en cas de stress post-traumatique, séances inadaptées par rapport aux faits (Nan, j'déconne même si c'est en partie vrai)". Pour l'avocat, "c'est invraisemblable. C'est une +connerie+, un projet de jugement qui n'a pas été relu". "Le fait qu'il s'agisse probablement d'une blague - d'un goût douteux - à destination d'un collègue qui n'ait pas été expurgée du jugement définitif ne me semble pas atténuer la responsabilité du magistrat en cause, bien au contraire, puisque cela révèle au surplus un manque de rigueur professionnelle", peut-on lire dans la plainte présentée par la mère devant le CSM, dont l'AFP a eu copie. Auprès de l'AFP, la présidente du tribunal judiciaire de Bobigny, Anne Auclair-Rabinovitch, a déploré vendredi matin un fait "insupportable". "Les mesures internes sont en ordre de marche. En ordre de marche auprès de celui qui a laissé passer et de celui qui a rédigé, bien sûr. Ça n'est pas possible", a-t-elle déclaré, en se disant disposée à recevoir la famille. "Ils sont sensibles à cette démarche", a ensuite réagi l'avocat. "Les usagers, les plaignants, les parties civiles et les victimes méritent tout le respect du service public de la Justice", a écrit de son côté le garde des Sceaux sur X, disant "avoir échangé avec les chefs de cour et de juridiction". Le débat sur la responsabilité des magistrats a ressurgi de manière dramatique après la mort de Lyhanna, le principal suspect ayant fait l'objet de plusieurs plaintes pour viols sur mineures sans jamais avoir été inquiété. Les conclusions d'une enquête administrative doivent être rendues lundi.

19.06.2026 à 19:51

Eliott SAMUEL
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Après un succès dans la douleur contre la Corée du Sud, le Mexique a validé son billet pour les seizièmes de finale. Les Bleus eux préparent leur deuxième match face à l'Irak. En attendant, place à un nouveau choc pour le Maroc face à l'Écosse, avec l'objectif d'obtenir un premier succès dans ce Mondial.
Texte intégral (518 mots)
Après un succès dans la douleur contre la Corée du Sud, le Mexique a validé son billet pour les seizièmes de finale. Les Bleus eux préparent leur deuxième match face à l'Irak. En attendant, place à un nouveau choc pour le Maroc face à l'Écosse, avec l'objectif d'obtenir un premier succès dans ce Mondial.

19.06.2026 à 19:35

FRANCE24
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A 97 ans, cette femme rencontrée par l'AFP chez elle dans le nord-ouest de l'Angleterre, fait partie des derniers survivants de ceux qui ont été baptisés les "enfants de la guerre" ("Niños de la Guerra"). Elle vivait à Bilbao, au Pays basque espagnol (nord) quand, en 1937, elle a embarqué sur le SS Habana à Santurce, à destination de Southampton en Angleterre, avec sa soeur Edurne, 11 ans, et son frère José Luis, 10 ans. "On nous a dit que nous rentrerions au bout de trois mois. C'est ce qu'avaient compris la plupart des enfants", explique Carmen Cid, interviewée à son domicile de Carlisle, ville du nord-ouest de l'Angleterre où elle vit avec son fils Luis Eckersley, 66 ans, et sa belle-fille. "Tous les enfants criaient et pleuraient. C'est quelque chose que je n'oublierai jamais". En 1936, un soulèvement militaire contre la République dirigée par le Front Populaire de gauche déclenche la guerre civile en Espagne. Elle s'achève en 1939 avec la victoire des insurgés et l'établissement d'une dictature dirigée par Francisco Franco jusqu'à la mort du "Caudillo" en 1975. Le père de Carmen, Francisco, ouvrier naval à Bilbao qui soutenait le camp républicain, se retrouve emprisonné entre 1937 et 1949. Sa mère, Frutosa, infirmière, entend parler des évacuations d'enfants et décide de faire fuir les siens pour les protéger. Vie "volée" Au total, entre 32.000 et 50.000 enfants, selon les estimations, ont été envoyés à l'étranger en 1937-1938 par leurs familles afin de leur éviter les bombardements, la faim et les pénuries. Ils ont été accueillis principalement en France (20.000), mais aussi en Belgique, au Royaume-Uni et en Union soviétique, selon le site des archives espagnoles. "J'ai l'impression qu'on m'a volé une partie de ma vie. Et je m'étais promise que si j'avais un jour des enfants, je ne m'en séparerais jamais", explique-t-elle. La nonagénaire, qui "comprend l'espagnol" mais a "du mal" à le parler, préfère s'exprimer en anglais. Après sa libération en 1949, les parents de Carmen ont réussi à s'exiler, d'abord dans le sud de la France, puis à Glasgow, en Écosse, où vivaient deux de leurs enfants. Francisco — qui avait trouvé du travail dans les chantiers navals — et Frutosa se sont d'abord installés chez leur fille Edurne avant d'avoir leur propre logement. Si la majorité des 4.000 enfants débarqués en mai 1937 à Southampton sont finalement retournés en Espagne, environ 500 n'ont pas pu le faire, leurs parents étant emprisonnés ou morts. Carmen et sa fratrie ont d'abord été hébergés avec une centaine d'autres enfants dans un foyer à Brampton, près de Carlisle, avant d'être placés dans des familles d'accueil. Carmen a rejoint la famille de Norman Alford, un jeune lithographe sympathisant des républicains espagnols, qui avait convaincu ses parents d'accueillir une "enfant de la guerre". Edurne et José Luis ont eux été accueillis par des familles écossaises, dans la région de Glasgow. "Mon oncle (José Luis, ndlr) n'a pas eu autant de chance (que sa soeur, ndlr). La famille qui l'a accueilli manquait de moyens et ne s'est pas aussi bien occupée de lui", explique Luis Eckersley, le fils de Carmen. Carmen, qui rendait visite au reste de sa famille quand elle le pouvait, est restée vivre chez les Alford à Carlisle jusqu'à son mariage, à 23 ans. Elle a quitté l'école à 14 ans, travaillé dans une usine de confection, avant de rencontrer Clifford Eckersley, un coiffeur de Carlisle. Grâce à son nom d'épouse, Carmen a pu voyager en Espagne à plusieurs reprises avec son mari et leurs deux enfants, alors que Franco était encore au pouvoir. Comme elle, ses parents et frère et sœur, aujourd'hui décédés, sont restés vivre au Royaume-Uni. Pour préserver la mémoire de ces "Enfants de la Guerre", l'association britannique Basque Children 37 a été fondée en 2002. Elle recense aujourd'hui quatre survivants au Royaume-Uni, dont Carmen.
Texte intégral (660 mots)
A 97 ans, cette femme rencontrée par l'AFP chez elle dans le nord-ouest de l'Angleterre, fait partie des derniers survivants de ceux qui ont été baptisés les "enfants de la guerre" ("Niños de la Guerra"). Elle vivait à Bilbao, au Pays basque espagnol (nord) quand, en 1937, elle a embarqué sur le SS Habana à Santurce, à destination de Southampton en Angleterre, avec sa soeur Edurne, 11 ans, et son frère José Luis, 10 ans. "On nous a dit que nous rentrerions au bout de trois mois. C'est ce qu'avaient compris la plupart des enfants", explique Carmen Cid, interviewée à son domicile de Carlisle, ville du nord-ouest de l'Angleterre où elle vit avec son fils Luis Eckersley, 66 ans, et sa belle-fille. "Tous les enfants criaient et pleuraient. C'est quelque chose que je n'oublierai jamais". En 1936, un soulèvement militaire contre la République dirigée par le Front Populaire de gauche déclenche la guerre civile en Espagne. Elle s'achève en 1939 avec la victoire des insurgés et l'établissement d'une dictature dirigée par Francisco Franco jusqu'à la mort du "Caudillo" en 1975. Le père de Carmen, Francisco, ouvrier naval à Bilbao qui soutenait le camp républicain, se retrouve emprisonné entre 1937 et 1949. Sa mère, Frutosa, infirmière, entend parler des évacuations d'enfants et décide de faire fuir les siens pour les protéger. Vie "volée" Au total, entre 32.000 et 50.000 enfants, selon les estimations, ont été envoyés à l'étranger en 1937-1938 par leurs familles afin de leur éviter les bombardements, la faim et les pénuries. Ils ont été accueillis principalement en France (20.000), mais aussi en Belgique, au Royaume-Uni et en Union soviétique, selon le site des archives espagnoles. "J'ai l'impression qu'on m'a volé une partie de ma vie. Et je m'étais promise que si j'avais un jour des enfants, je ne m'en séparerais jamais", explique-t-elle. La nonagénaire, qui "comprend l'espagnol" mais a "du mal" à le parler, préfère s'exprimer en anglais. Après sa libération en 1949, les parents de Carmen ont réussi à s'exiler, d'abord dans le sud de la France, puis à Glasgow, en Écosse, où vivaient deux de leurs enfants. Francisco — qui avait trouvé du travail dans les chantiers navals — et Frutosa se sont d'abord installés chez leur fille Edurne avant d'avoir leur propre logement. Si la majorité des 4.000 enfants débarqués en mai 1937 à Southampton sont finalement retournés en Espagne, environ 500 n'ont pas pu le faire, leurs parents étant emprisonnés ou morts. Carmen et sa fratrie ont d'abord été hébergés avec une centaine d'autres enfants dans un foyer à Brampton, près de Carlisle, avant d'être placés dans des familles d'accueil. Carmen a rejoint la famille de Norman Alford, un jeune lithographe sympathisant des républicains espagnols, qui avait convaincu ses parents d'accueillir une "enfant de la guerre". Edurne et José Luis ont eux été accueillis par des familles écossaises, dans la région de Glasgow. "Mon oncle (José Luis, ndlr) n'a pas eu autant de chance (que sa soeur, ndlr). La famille qui l'a accueilli manquait de moyens et ne s'est pas aussi bien occupée de lui", explique Luis Eckersley, le fils de Carmen. Carmen, qui rendait visite au reste de sa famille quand elle le pouvait, est restée vivre chez les Alford à Carlisle jusqu'à son mariage, à 23 ans. Elle a quitté l'école à 14 ans, travaillé dans une usine de confection, avant de rencontrer Clifford Eckersley, un coiffeur de Carlisle. Grâce à son nom d'épouse, Carmen a pu voyager en Espagne à plusieurs reprises avec son mari et leurs deux enfants, alors que Franco était encore au pouvoir. Comme elle, ses parents et frère et sœur, aujourd'hui décédés, sont restés vivre au Royaume-Uni. Pour préserver la mémoire de ces "Enfants de la Guerre", l'association britannique Basque Children 37 a été fondée en 2002. Elle recense aujourd'hui quatre survivants au Royaume-Uni, dont Carmen.

19.06.2026 à 19:29

FRANCE24
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"Nous ne pouvons pas laisser une génération entière découvrir l’intelligence artificielle sans lui donner les clés pour la comprendre et donc la maîtriser", fait valoir le Premier ministre sur le réseau social X, alors que se tient à Paris le salon des nouvelles technologies VivaTech. "Fonctionnement des modèles, usages, éthique, souveraineté numérique, esprit critique face aux manipulations et aux fausses informations: notre école doit préparer les jeunes au monde qui vient", ajoute le chef du gouvernement. Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray avait évoqué la mesure quelques instants plus tôt lors d'une table ronde à VivaTech. "Tous les élèves français de première année de lycée bénéficieront d'un enseignement dédié à l'IA. Ce sera la première fois que tous les élèves en France disposeront d'un dispositif permanent et spécifique", avait-il affirmé en anglais. En février 2025, sa prédécesseure Elisabeth Borne avait annoncé que collégiens et lycéens bénéficieraient à la rentrée 2025 d'une formation en ligne à l'IA, "avec des sessions obligatoires pour les élèves de 4e et de seconde". Mais de source syndicale, cette formation a été peu mise en oeuvre. "Il est évident qu'il faut former les jeunes à une vision réfléchie de l'IA, c'est bien le rôle de l'école. Mais il faut aussi que l'école ne soit pas le lieu où les élèves sont aussi surexposés à l'IA", a réagi auprès de l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. La responsable syndicale s'interroge également sur les modalités concrètes de mise en œuvre. Le Premier ministre a précisé que cette heure hebdomadaire serait intégrée au cours de sciences numériques et technologie (SNT), "or, la durée hebdomadaire de ce cours est d'une heure et demie", souligne-t-elle, en appelant à "une clarification". Le chef du gouvernement souligne que "former à l'IA" et "réduire l’exposition aux écrans", comme avec le projet d'interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, "participent d’une même ambition: faire de nos élèves des citoyens libres, autonomes. Condition de notre souveraineté collective". La veille de l'ouverture de VivaTech, Sébastien Lecornu avait exposé son souhait d'accélérer sur l'IA, et de bâtir "une véritable autonomie stratégique". Il avait notamment annoncé 655 millions d'euros d'investissements supplémentaires dans l'intelligence artificielle et une prise de distance avec le géant américain de l'analyse de données Palantir, utilisé par la DGSI, au profit d'une solution française.
Lire plus (450 mots)
"Nous ne pouvons pas laisser une génération entière découvrir l’intelligence artificielle sans lui donner les clés pour la comprendre et donc la maîtriser", fait valoir le Premier ministre sur le réseau social X, alors que se tient à Paris le salon des nouvelles technologies VivaTech. "Fonctionnement des modèles, usages, éthique, souveraineté numérique, esprit critique face aux manipulations et aux fausses informations: notre école doit préparer les jeunes au monde qui vient", ajoute le chef du gouvernement. Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray avait évoqué la mesure quelques instants plus tôt lors d'une table ronde à VivaTech. "Tous les élèves français de première année de lycée bénéficieront d'un enseignement dédié à l'IA. Ce sera la première fois que tous les élèves en France disposeront d'un dispositif permanent et spécifique", avait-il affirmé en anglais. En février 2025, sa prédécesseure Elisabeth Borne avait annoncé que collégiens et lycéens bénéficieraient à la rentrée 2025 d'une formation en ligne à l'IA, "avec des sessions obligatoires pour les élèves de 4e et de seconde". Mais de source syndicale, cette formation a été peu mise en oeuvre. "Il est évident qu'il faut former les jeunes à une vision réfléchie de l'IA, c'est bien le rôle de l'école. Mais il faut aussi que l'école ne soit pas le lieu où les élèves sont aussi surexposés à l'IA", a réagi auprès de l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. La responsable syndicale s'interroge également sur les modalités concrètes de mise en œuvre. Le Premier ministre a précisé que cette heure hebdomadaire serait intégrée au cours de sciences numériques et technologie (SNT), "or, la durée hebdomadaire de ce cours est d'une heure et demie", souligne-t-elle, en appelant à "une clarification". Le chef du gouvernement souligne que "former à l'IA" et "réduire l’exposition aux écrans", comme avec le projet d'interdire les réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans, "participent d’une même ambition: faire de nos élèves des citoyens libres, autonomes. Condition de notre souveraineté collective". La veille de l'ouverture de VivaTech, Sébastien Lecornu avait exposé son souhait d'accélérer sur l'IA, et de bâtir "une véritable autonomie stratégique". Il avait notamment annoncé 655 millions d'euros d'investissements supplémentaires dans l'intelligence artificielle et une prise de distance avec le géant américain de l'analyse de données Palantir, utilisé par la DGSI, au profit d'une solution française.

19.06.2026 à 19:19

Faiza YOUNSI
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Cette semaine, France 24 est à VivaTech pour une émission spéciale au cœur du plus grand rendez-vous européen de la tech. L'IA est aujourd’hui dans toutes les têtes, celles des chefs d’entreprises qui y voient des gains de productivité, celles des salariés, qui craignent souvent pour leurs emplois, et celles des chefs d'Etat européens, pour qui c’est un enjeu de souveraineté. 
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Cette semaine, France 24 est à VivaTech pour une émission spéciale au cœur du plus grand rendez-vous européen de la tech. L'IA est aujourd’hui dans toutes les têtes, celles des chefs d’entreprises qui y voient des gains de productivité, celles des salariés, qui craignent souvent pour leurs emplois, et celles des chefs d'Etat européens, pour qui c’est un enjeu de souveraineté. 

19.06.2026 à 19:17

FRANCE24
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L'IA permet d'"améliorer la façon dont on peut voyager, de faire des recherches et d'être capable de traiter toutes les différentes combinaisons", souligne le directeur général de Booking, 63 ans, lors d'un entretien à l'AFP vendredi. Entre les avions, les escales, les programmes de fidélité, les lieux d'hébergements, "la liste des choses à choisir est infinie. C'est là que l'IA peut intervenir et aider à réduire les options grâce à la personnalisation: ce que nous savons de vous, ce que nous pensons qui serait bien pour vous, quel est votre budget", fait-il valoir à l'occasion du salon VivaTech, qui se tient à Paris jusqu'à samedi. Sans oublier la capacité prédictive de l'IA pour tenter d'éliminer les aléas du voyage. "L'IA est une machine à prédire", commente Glenn Fogel. "Qu'il s'agisse d'un grand modèle de langage qui anticipe le mot suivant ou de la prédiction des types d'actions susceptibles de se produire à l'avenir". Dès lors, l'IA pourra permettre de "prévoir ce qui pourrait mal tourner (...) et être en mesure de le corriger avant que cela n'arrive réellement" (tels que des avions annulés, des problèmes de correspondance...), anticipe l'Américain. Pour cela, Booking a noué, à l'instar de son principal concurrent Expedia, des partenariats avec de grands noms de la tech, dont l'américain OpenAI, le créateur de ChatGPT. Concurrence L'IA pourrait toutefois rebattre les cartes, permettant aux clients de se passer de l'interface des plateformes de voyage, souvent critiquées pour les réponses insuffisantes apportées aux clients en difficultés et pour le manque de transparence avec les hôtels partenaires. En 2024, Booking comptait parmi les géants de la tech soumis à des règles de concurrence plus strictes par l'Union européenne via un nouveau règlement sur les marchés numériques. Dans ce cadre, la plateforme n'a pas le droit d'augmenter les taux de commission ni de déréférencer les offres des entreprises proposant des prix différents sur un autre site. Interrogé sur la question de la tarification, le patron de Booking a précisé que Booking n'avait jamais demandé aux hôteliers "de ne pas baisser les prix du tout. Tout ce que nous leur avons demandé, c’est que, +si vous proposez un prix bas, vous puissiez nous l'accorder aussi+", dit-il. Depuis, l'entreprise, basée à Amsterdam, a encore eu maille à partir avec les autorités, notamment en France: elle a ainsi changé certaines de ses clauses contractuelles avec les hôteliers en début d'année après avoir été mise en demeure l'an dernier par la Répression des Fraudes pour des "pratiques restrictives de concurrence". Quant aux nouveaux venus qui voudraient se tailler une part du gâteau de ce secteur florissant, Glenn Fogel met en avant l'expertise de son entreprise, qui a généré en 2025 près de 700 milliards d'euros d'activité économique en Europe pour les voyages réservés sur sa plateforme, selon des chiffres du cabinet Oxford Economics pour Booking. "Il y a beaucoup de gens qui créent de nouvelles entreprises et qui veulent utiliser l'IA, convaincus qu'ils peuvent offrir une meilleure expérience du voyage. Nous essayons constamment d'en faire autant", affirme le dirigeant, sans se montrer inquiet. "Je plaisante toujours quand quelqu'un me dit +Je crois que je vais utiliser Claude (l'agent conversationnel de la société américaine Anthropic, NDLR) pour organiser mes voyages.+ Je réponds: +Si quelque chose se passe mal, qui vas-tu appeler chez Claude? Il y a un numéro de téléphone pour ça? Je ne crois pas".
Texte intégral (609 mots)
L'IA permet d'"améliorer la façon dont on peut voyager, de faire des recherches et d'être capable de traiter toutes les différentes combinaisons", souligne le directeur général de Booking, 63 ans, lors d'un entretien à l'AFP vendredi. Entre les avions, les escales, les programmes de fidélité, les lieux d'hébergements, "la liste des choses à choisir est infinie. C'est là que l'IA peut intervenir et aider à réduire les options grâce à la personnalisation: ce que nous savons de vous, ce que nous pensons qui serait bien pour vous, quel est votre budget", fait-il valoir à l'occasion du salon VivaTech, qui se tient à Paris jusqu'à samedi. Sans oublier la capacité prédictive de l'IA pour tenter d'éliminer les aléas du voyage. "L'IA est une machine à prédire", commente Glenn Fogel. "Qu'il s'agisse d'un grand modèle de langage qui anticipe le mot suivant ou de la prédiction des types d'actions susceptibles de se produire à l'avenir". Dès lors, l'IA pourra permettre de "prévoir ce qui pourrait mal tourner (...) et être en mesure de le corriger avant que cela n'arrive réellement" (tels que des avions annulés, des problèmes de correspondance...), anticipe l'Américain. Pour cela, Booking a noué, à l'instar de son principal concurrent Expedia, des partenariats avec de grands noms de la tech, dont l'américain OpenAI, le créateur de ChatGPT. Concurrence L'IA pourrait toutefois rebattre les cartes, permettant aux clients de se passer de l'interface des plateformes de voyage, souvent critiquées pour les réponses insuffisantes apportées aux clients en difficultés et pour le manque de transparence avec les hôtels partenaires. En 2024, Booking comptait parmi les géants de la tech soumis à des règles de concurrence plus strictes par l'Union européenne via un nouveau règlement sur les marchés numériques. Dans ce cadre, la plateforme n'a pas le droit d'augmenter les taux de commission ni de déréférencer les offres des entreprises proposant des prix différents sur un autre site. Interrogé sur la question de la tarification, le patron de Booking a précisé que Booking n'avait jamais demandé aux hôteliers "de ne pas baisser les prix du tout. Tout ce que nous leur avons demandé, c’est que, +si vous proposez un prix bas, vous puissiez nous l'accorder aussi+", dit-il. Depuis, l'entreprise, basée à Amsterdam, a encore eu maille à partir avec les autorités, notamment en France: elle a ainsi changé certaines de ses clauses contractuelles avec les hôteliers en début d'année après avoir été mise en demeure l'an dernier par la Répression des Fraudes pour des "pratiques restrictives de concurrence". Quant aux nouveaux venus qui voudraient se tailler une part du gâteau de ce secteur florissant, Glenn Fogel met en avant l'expertise de son entreprise, qui a généré en 2025 près de 700 milliards d'euros d'activité économique en Europe pour les voyages réservés sur sa plateforme, selon des chiffres du cabinet Oxford Economics pour Booking. "Il y a beaucoup de gens qui créent de nouvelles entreprises et qui veulent utiliser l'IA, convaincus qu'ils peuvent offrir une meilleure expérience du voyage. Nous essayons constamment d'en faire autant", affirme le dirigeant, sans se montrer inquiet. "Je plaisante toujours quand quelqu'un me dit +Je crois que je vais utiliser Claude (l'agent conversationnel de la société américaine Anthropic, NDLR) pour organiser mes voyages.+ Je réponds: +Si quelque chose se passe mal, qui vas-tu appeler chez Claude? Il y a un numéro de téléphone pour ça? Je ne crois pas".
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