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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

13.06.2026 à 14:39

FRANCE24
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"Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l'opportunité et la faisabilité d'une extension du bénéfice du fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (...) à l'ensemble des personnes souffrant d'une maladie (...) résultant d'une exposition au chlordécone", indique le Journal Officiel du samedi 13 juin. Et la charge pour l'Etat sera "compensée à due concurrence" par la "création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs", prévoit aussi l'article 5 de la loi votée le 3 juin. Le chlordécone est un pesticide utilisé dans les bananeraies en Guadeloupe et à la Martinique jusqu'en 1993 malgré des alertes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur sa dangerosité. Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a conclu en juillet 2021 à une relation causale probable entre chlordécone et risque de cancer de la prostate. Dans l'article 1 de la loi, votée début juin après un long combat des populations concernées, l'Etat reconnait pour la première fois sa "part de responsabilité" dans les préjudices "sanitaires, moraux, écologiques et économiques" subis par la Guadeloupe et la Martinique, résultant de "l'autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques à base de chlordécone et de leur usage prolongé comme insecticide agricole". Le texte fixe quatre "objectifs" à atteindre: "la dépollution des terres et des eaux contaminées"; l'accompagnement des pêcheurs et agriculteurs pour "favoriser une production locale sans risque chlordécone"; la recherche et la caractérisation de "l'apparition de pathologies développées par les femmes en raison d'une exposition au chlordécone"; l'indemnisation de "toutes les victimes de cette contamination". Pour y parvenir, l'Etat s'engage à mettre en œuvre une "stratégie pluriannuelle dédiée", qui fera l'objet d'un arrêté de plusieurs ministères: outremer, santé, agriculture, environnement, recherche, pêche, éducation et travail. La cour d'appel de Paris dira par ailleurs le 22 juin s'il y a lieu de rouvrir ou non l'enquête sur le chlordécone, à la suite de l'appel des parties civiles qui contestent le non-lieu dans ce scandale sanitaire.

13.06.2026 à 14:35

FRANCE24
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Le "danger est toujours présent, mais rien n'est décidé", a affirmé Armin Papperger, président du directoire de Rheinmetall, dans un entretien au journal allemand dominical Welt am Sonntag. Selon les informations du patron de Rheinmetall, la France prévoirait déjà de réduire drastiquement le budget du projet MGCS. Il serait question d’un montant "inférieur à la moitié" des prévisions initiales, a-t-il dit à Welt am Sonntag. "Nous n’avons pris aucune décision concernant le budget final", a-t-il aussi nuancé. La conséquence d’un budget réduit serait la suppression de certaines prestations et, de ce fait, de nouveaux retards dans le projet. "Quand on dispose de moins d’argent, on ne va pas plus vite, et nous sommes déjà très lents", a souligné le patron du groupe de Düsseldorf. Jusqu’à présent, les quatre entreprises impliquées (KNDS France, KNDS Allemagne, Rheinmetall et Thales) n’ont reçu que 25 millions d’euros dans le cadre de ce programme, en cours depuis une dizaine d’années. "C’est évidemment très peu d’argent", a ajouté M. Papperger. Considérés comme deux projets phare de la coopération franco-allemande, le MGCS (sigle anglais de "Main Ground Combat System", pour Système de combat terrestre principal) et le Scaf (Système de combat aérien du futur) avaient été lancés en 2017 par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. Le MGCS est censé succéder au Leopard 2 allemand et au Leclerc à l'horizon 2040. Enterré lundi par le chancelier Friedrich Merz et M. Macron, le Scaf devait remplacer à partir des années 2040 l'Eurofighter Typhoon en Allemagne et le Rafale de Dassault en France. Il y a un peu plus d'un an, les entreprises allemandes impliquées dans le MGCS, Rheinmetall et KNDS Allemagne, avaient lancé, à titre de solution provisoire, le développement d'un Leopard 3. Les premiers exemplaires devraient être mis en service au début des années 2030, soit près de dix ans avant le char MGCS, qui ne devrait pas être opérationnel avant les années 2040. "C'est un délai fou. Je ne peux pas dire aujourd'hui s'il y aura un jour un MGCS", a conclu M. Papperger. Autre projet franco-allemand en souffrance, d'après le quotidien allemand Handelsblatt paru vendredi: l'Eurodrone. Selon le journal qui cite des sources proches du dossier, Dassault réclamerait une indemnisation à Airbus, car l'entreprise française se verrait attribuer une part moindre dans le projet. Cette situation s'explique par la décision du gouvernement français de ne pas allouer de fonds pour l'achat des drones d'ici 2035, écrit le Handelsblatt. Censé constituer une alternative au Reaper américain, l'Eurodrone est développé conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

13.06.2026 à 14:17

FRANCE24
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Le fleuron américain de l'intelligence artificielle Anthropic a été contraint vendredi par son gouvernement de couper l'accès à ses modèles les plus puissants dans une décision sans précédent connu. Washington, invoquant un risque pour la sécurité nationale, a ordonné, au titre du contrôle des exportations, de couper l'accès à ces modèles pour "tout ressortissant étranger, à l'intérieur ou à l'extérieur des États-Unis", y compris "les employés étrangers" d'Anthropic, selon le communiqué de l'entreprise. "Cette décision soudaine vient nous rappeler que l'intelligence artificielle est déjà un sujet de souveraineté nationale majeur", a estimé sur X Jordan Bardella (Rassemblement national), estimant comme d'autres responsables que "la France doit accélérer dans le soutien à la pépite Mistral AI (entreprise française, ndlr) et à tout l'éco-système IA". "Depuis 2016, LFI classe le numérique comme nouvelle frontière de l'humanité et refuse que la France soit une colonie numérique des USA", a fait valoir pour sa part Jean-Luc Mélenchon. Pour l'insoumis, la décision de vendredi "prouve l'urgence d'être indépendants et souverains", même si elle est aussi un "règlement de comptes politique" du gouvernement américain avec Anthropic "partisan d'une IA éthique". La sécurité, dont Anthropic a fait un argument commercial central, l'oppose déjà à l'administration Trump. Début mars, le Pentagone a rompu ses contrats avec l'entreprise, désignée comme un "risque pour la chaîne d'approvisionnement". Anthropic, dont les modèles étaient les seuls accrédités secret-défense, a saisi la justice, affirmant avoir été sanctionnée pour avoir refusé que son IA serve à la surveillance de masse ou à des armes autonomes. "La guerre de l'IA a déjà commencé", a jugé Gabriel Attal (Renaissance), évoquant un risque "de vassalisation totale de la France". "Nous ne pouvons pas compter sur d'autres car cela nous rend vulnérables, la décision des États-Unis le montre. Anthropic est leur détroit d'Ormuz", a-t-il ajouté. Washington "décide de soumettre le développement de l'IA à sa logique de puissance", a abondé Édouard Philippe (Horizons), soulignant que "nous ne maîtrisons ni les modèles, ni le calcul" de l'IA, infrastructure "aussi essentielle que l'électricité ou Internet". Exhortant l'Europe à "se réveiller", le maire du Havre a appelé à privilégier les "marchés technologiques européens", ou encore à simplifier "des normes qui avantagent les big tech américaines".

13.06.2026 à 14:12

Eliott SAMUEL
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Les États-Unis ont parfaitement débuté leur Mondial en s'imposant 4-1 face au Paraguay, alors que le Canada a connu des débuts plus compliqués. Place au choc désormais entre le Brésil et le Maroc. La France, elle, peaufine sa préparation avant France-Sénégal, avec plusieurs joueurs qui ont pris la défense de Kylian Mbappé.
Lire plus (408 mots)
Les États-Unis ont parfaitement débuté leur Mondial en s'imposant 4-1 face au Paraguay, alors que le Canada a connu des débuts plus compliqués. Place au choc désormais entre le Brésil et le Maroc. La France, elle, peaufine sa préparation avant France-Sénégal, avec plusieurs joueurs qui ont pris la défense de Kylian Mbappé.

13.06.2026 à 14:04

FRANCE24
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13.06.2026 à 13:51

FRANCE24
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La professionnelle de 56 ans et son partenaire blanc et argent doté de caméras et monté sur des roulettes proposent un tout nouveau service de ménage humain-robot, via la plateforme chinoise d'aide à domicile 58.com. Si elle donne un aperçu d'un futur où les robots dotés d'intelligence artificielle (IA) seraient omniprésents dans le quotidien, pour l'heure, leur prestation sert surtout à collecter des données, en plus d'attirer quelques clients curieux. Ce service de ménage hybride, collaboration entre 58.com et l'entreprise chinoise de robotique X Square, coûte 149 yuans (19 euros) pour trois heures et est disponible à Pékin et à Shenzhen, métropole technologique du sud. Une fois entré dans l'appartement avec l'aide d'un ingénieur de X Square, le robot Quanta X1 Pro utilise son IA et ses caméras pour identifier les zones à nettoyer. Pendant que sa collègue humaine frotte le sol, lui ramasse les déchets et plie les vêtements éparpillés sur un canapé. Il s'empare d'un pantalon gris, redresse son corps rigide pour bien déplier le tissu, puis étale le vêtement sur le canapé avant de la plier soigneusement en deux. L'opération a duré plusieurs minutes et ses gestes ressemblent à ceux d'un enfant apprenant une tâche. Mais les futures versions du robot répondront aux commandes vocales et pourront même discuter, promet Hu Bowen, l'ingénieur. - Entraînement - Environ 200 foyers ont fait appel à ce service depuis son lancement en mars. Tan Pei, qui travaille dans la publicité, explique avoir réservé le robot pour nettoyer son appartement pékinois et "voir ce qu'il était capable de faire". La réputation des robots chinois a fait le tour du monde avec des spectacles de danse ou d'arts martiaux aux mouvements fluides, mais leurs performances dans la vie quotidienne se montrent plus limitées. L'objectif de ces engins encore imparfaits est surtout de collecter des données pour entraîner leurs modèles d'IA. Au contraire des systèmes d'intelligence artificielle LLM (grands modèles de langage) entraînés sur d'énormes quantités de contenus disponibles sur internet, les robots manquent de bases de données. "C'est beaucoup plus instructif de mettre le robot en situation et d'étudier ce qu'il se passe plutôt que de rester pour toujours dans un labo", explique à l'AFP Christoforos Mavrogiannis, de l'université du Michigan. Hu Bowen envoie ainsi ses machines travailler dans "un environnement totalement inconnu". "C'est un vrai défi, mais ces nouvelles données sont d'une grande aide pour le développement du robot", décrit-il. Alors que les investissements dans l'IA appliquée aux robots explosent, d'autres essais en Chine mettent en avant des engins régulant le trafic routier ou travaillant dans des usines. Dans le secteur du service à domicile, l'entreprise GigaAI prévoit de déployer 100 robots humanoïdes dans des foyers de la ville de Wuhan cet automne, avec des essais gratuits d'aide ménagère. Plus de 57,7 milliards de yuan (7,37 milliards d'euros) ont été investis dans l'industrie chinoise de l'IA appliquée aux robots cette année, dépassant déjà le total de l'an dernier, selon la base de donnée ITjuzi. - Course d'obstacles - Mais le chemin est encore long avant leur diffusion à grande échelle. Les robots sont loin d'égaliser la dextérité humaine, comme le montre le pliage encore approximatif de Quanta X1. Une fois l'obstacle technique dépassé, les machines risquent de poser de multiples problèmes de réglementation, en particulier concernant la vie privée au vu de leur utilisation de quantités colossales de données personnelles. "Nous ne savons pas où vont les données, où elles se trouvent (...) qui consulte ces informations", s'alarme Valeria Alessandra Macalupu Chira, de l'université de technologie du Queensland. La question de la sécurité des clients et de leurs maisons reste aussi en suspens. "Je pense que nous en sommes encore à un stade très élémentaire", relativise Yang Jianfei de l'université technologique Nanyang de Singapour. Les robots actuels nécessitent la surveillance d'un humain, qui peut activer un arrêt d'urgence, note-t-il, soulignant l'absence de normes de sécurité reconnues par l'ensemble du secteur. De son côté, Lin Meiqiong ne s'inquiète pas d'être remplacée par un collègue mécanique. "Comparé aux humains, il n'est évidemment pas encore vraiment au niveau", estime-t-elle. "Après tout, c'est un robot."
Texte intégral (741 mots)
La professionnelle de 56 ans et son partenaire blanc et argent doté de caméras et monté sur des roulettes proposent un tout nouveau service de ménage humain-robot, via la plateforme chinoise d'aide à domicile 58.com. Si elle donne un aperçu d'un futur où les robots dotés d'intelligence artificielle (IA) seraient omniprésents dans le quotidien, pour l'heure, leur prestation sert surtout à collecter des données, en plus d'attirer quelques clients curieux. Ce service de ménage hybride, collaboration entre 58.com et l'entreprise chinoise de robotique X Square, coûte 149 yuans (19 euros) pour trois heures et est disponible à Pékin et à Shenzhen, métropole technologique du sud. Une fois entré dans l'appartement avec l'aide d'un ingénieur de X Square, le robot Quanta X1 Pro utilise son IA et ses caméras pour identifier les zones à nettoyer. Pendant que sa collègue humaine frotte le sol, lui ramasse les déchets et plie les vêtements éparpillés sur un canapé. Il s'empare d'un pantalon gris, redresse son corps rigide pour bien déplier le tissu, puis étale le vêtement sur le canapé avant de la plier soigneusement en deux. L'opération a duré plusieurs minutes et ses gestes ressemblent à ceux d'un enfant apprenant une tâche. Mais les futures versions du robot répondront aux commandes vocales et pourront même discuter, promet Hu Bowen, l'ingénieur. - Entraînement - Environ 200 foyers ont fait appel à ce service depuis son lancement en mars. Tan Pei, qui travaille dans la publicité, explique avoir réservé le robot pour nettoyer son appartement pékinois et "voir ce qu'il était capable de faire". La réputation des robots chinois a fait le tour du monde avec des spectacles de danse ou d'arts martiaux aux mouvements fluides, mais leurs performances dans la vie quotidienne se montrent plus limitées. L'objectif de ces engins encore imparfaits est surtout de collecter des données pour entraîner leurs modèles d'IA. Au contraire des systèmes d'intelligence artificielle LLM (grands modèles de langage) entraînés sur d'énormes quantités de contenus disponibles sur internet, les robots manquent de bases de données. "C'est beaucoup plus instructif de mettre le robot en situation et d'étudier ce qu'il se passe plutôt que de rester pour toujours dans un labo", explique à l'AFP Christoforos Mavrogiannis, de l'université du Michigan. Hu Bowen envoie ainsi ses machines travailler dans "un environnement totalement inconnu". "C'est un vrai défi, mais ces nouvelles données sont d'une grande aide pour le développement du robot", décrit-il. Alors que les investissements dans l'IA appliquée aux robots explosent, d'autres essais en Chine mettent en avant des engins régulant le trafic routier ou travaillant dans des usines. Dans le secteur du service à domicile, l'entreprise GigaAI prévoit de déployer 100 robots humanoïdes dans des foyers de la ville de Wuhan cet automne, avec des essais gratuits d'aide ménagère. Plus de 57,7 milliards de yuan (7,37 milliards d'euros) ont été investis dans l'industrie chinoise de l'IA appliquée aux robots cette année, dépassant déjà le total de l'an dernier, selon la base de donnée ITjuzi. - Course d'obstacles - Mais le chemin est encore long avant leur diffusion à grande échelle. Les robots sont loin d'égaliser la dextérité humaine, comme le montre le pliage encore approximatif de Quanta X1. Une fois l'obstacle technique dépassé, les machines risquent de poser de multiples problèmes de réglementation, en particulier concernant la vie privée au vu de leur utilisation de quantités colossales de données personnelles. "Nous ne savons pas où vont les données, où elles se trouvent (...) qui consulte ces informations", s'alarme Valeria Alessandra Macalupu Chira, de l'université de technologie du Queensland. La question de la sécurité des clients et de leurs maisons reste aussi en suspens. "Je pense que nous en sommes encore à un stade très élémentaire", relativise Yang Jianfei de l'université technologique Nanyang de Singapour. Les robots actuels nécessitent la surveillance d'un humain, qui peut activer un arrêt d'urgence, note-t-il, soulignant l'absence de normes de sécurité reconnues par l'ensemble du secteur. De son côté, Lin Meiqiong ne s'inquiète pas d'être remplacée par un collègue mécanique. "Comparé aux humains, il n'est évidemment pas encore vraiment au niveau", estime-t-elle. "Après tout, c'est un robot."

13.06.2026 à 13:38

FRANCE24
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Aonishiki Arata est l’attraction du Tournoi de Sumo de Paris ce week-end à l’Accor Arena. De l’exil hors d’Europe au sumo, le colosse ukrainien s’est installé au Japon depuis seulement quatre ans. Son incroyable destin l’emmène parmi les cinq meilleurs rikishis du monde.
Texte intégral (741 mots)
Aonishiki Arata est l’attraction du Tournoi de Sumo de Paris ce week-end à l’Accor Arena. De l’exil hors d’Europe au sumo, le colosse ukrainien s’est installé au Japon depuis seulement quatre ans. Son incroyable destin l’emmène parmi les cinq meilleurs rikishis du monde.

13.06.2026 à 13:35

FRANCE24
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Il y a un an, en juin 2025, Israël et l'Iran s'étaient livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que des installations du programme nucléaire. Était-il possible d’imaginer que cette guerre prendrait une telle envergure en 2026 ? Décryptage avec Adel Bakawan, directeur de l’Institut européen d’études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
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Il y a un an, en juin 2025, Israël et l'Iran s'étaient livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que des installations du programme nucléaire. Était-il possible d’imaginer que cette guerre prendrait une telle envergure en 2026 ? Décryptage avec Adel Bakawan, directeur de l’Institut européen d’études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

13.06.2026 à 13:31

FRANCE24
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Au terme d'une enquête de huit mois, la division antitrust du ministère a conclu que l'opération n'était "pas susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains", que ce soit dans le streaming, la télévision ou la production et la distribution de films en salles, selon un communiqué. Elle a donc renoncé à la contester, sans exiger de cessions d'actifs ni d'engagements. Le ministère va plus loin: selon lui, la fusion devrait avoir pour effet "d'accroître la compétition dans l'ensemble de l'écosystème des médias et du divertissement, avec des bénéfices pour les consommateurs et les travailleurs américains". Il souligne que Paramount et Warner sont des entrants "historiquement tardifs" dans le streaming par abonnement. Leurs plateformes Paramount+, HBO Max et discovery+ comptent moins d'abonnés que les trois leaders du secteur, Netflix, Amazon Prime et Disney+. Le nouvel ensemble offrirait donc une alternative plus robuste à ces géants, selon le ministère. Une large partie d'Hollywood s'oppose pourtant à ce rachat, craignant des suppressions d'emplois massives dans une industrie qui a déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements. Des inquiétudes balayées par le ministère, pour qui ces "préoccupations exprimées en matière d'emploi ne soulèvent pas de problèmes relevant du droit de la concurrence". Ce feu vert lève le principal obstacle réglementaire fédéral à la fusion des rivaux historiques, qui comptent tous les deux parmi les cinq plus grands studios d'Hollywood. L'examen judiciaire n'est pas terminé pour autant: un groupe d'une dizaine d'Etats, emmené par la Californie, prépare une plainte antitrust qui pourrait être déposée ce mois-ci, selon Bloomberg. Les services du procureur général de Californie, Rob Bonta, qui ont participé à l'enquête fédérale, ont indiqué cette semaine que l'acquisition faisait "toujours l'objet d'une enquête en cours". En Europe, l'autorité britannique de la concurrence a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête, et la Commission européenne examine aussi la régularité de cette fusion pour son marché. Le nouveau groupe combinerait les avoirs de Paramount Skydance, comme la chaîne CBS et les franchises "Mission Impossible" et "Star Trek", avec ceux de Warner Bros Discovery, dont la chaîne CNN, les univers "Harry Potter" et "DC Comics", et la plateforme HBO Max. Fusionnée avec Paramount+, celle-ci revendiquerait environ 200 millions d'abonnés, selon Politico. Sollicité par l'AFP, Paramount n'a pas réagi dans l'immédiat. Le conglomérat, dont le patron David Ellison est le fils du milliardaire et allié de Donald Trump, Larry Ellison, l'avait emporté après le retrait de l'offre rivale de Netflix, en février.
Lire plus (455 mots)
Au terme d'une enquête de huit mois, la division antitrust du ministère a conclu que l'opération n'était "pas susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains", que ce soit dans le streaming, la télévision ou la production et la distribution de films en salles, selon un communiqué. Elle a donc renoncé à la contester, sans exiger de cessions d'actifs ni d'engagements. Le ministère va plus loin: selon lui, la fusion devrait avoir pour effet "d'accroître la compétition dans l'ensemble de l'écosystème des médias et du divertissement, avec des bénéfices pour les consommateurs et les travailleurs américains". Il souligne que Paramount et Warner sont des entrants "historiquement tardifs" dans le streaming par abonnement. Leurs plateformes Paramount+, HBO Max et discovery+ comptent moins d'abonnés que les trois leaders du secteur, Netflix, Amazon Prime et Disney+. Le nouvel ensemble offrirait donc une alternative plus robuste à ces géants, selon le ministère. Une large partie d'Hollywood s'oppose pourtant à ce rachat, craignant des suppressions d'emplois massives dans une industrie qui a déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements. Des inquiétudes balayées par le ministère, pour qui ces "préoccupations exprimées en matière d'emploi ne soulèvent pas de problèmes relevant du droit de la concurrence". Ce feu vert lève le principal obstacle réglementaire fédéral à la fusion des rivaux historiques, qui comptent tous les deux parmi les cinq plus grands studios d'Hollywood. L'examen judiciaire n'est pas terminé pour autant: un groupe d'une dizaine d'Etats, emmené par la Californie, prépare une plainte antitrust qui pourrait être déposée ce mois-ci, selon Bloomberg. Les services du procureur général de Californie, Rob Bonta, qui ont participé à l'enquête fédérale, ont indiqué cette semaine que l'acquisition faisait "toujours l'objet d'une enquête en cours". En Europe, l'autorité britannique de la concurrence a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête, et la Commission européenne examine aussi la régularité de cette fusion pour son marché. Le nouveau groupe combinerait les avoirs de Paramount Skydance, comme la chaîne CBS et les franchises "Mission Impossible" et "Star Trek", avec ceux de Warner Bros Discovery, dont la chaîne CNN, les univers "Harry Potter" et "DC Comics", et la plateforme HBO Max. Fusionnée avec Paramount+, celle-ci revendiquerait environ 200 millions d'abonnés, selon Politico. Sollicité par l'AFP, Paramount n'a pas réagi dans l'immédiat. Le conglomérat, dont le patron David Ellison est le fils du milliardaire et allié de Donald Trump, Larry Ellison, l'avait emporté après le retrait de l'offre rivale de Netflix, en février.

13.06.2026 à 13:24

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Toutes les semaines, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son émission "Avec Judith". Cette fois-ci, c'est Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. À son micro, il évoque son histoire familiale : sa mère était française et son père, Perse, a quitté son pays en 1928. Aujourd'hui, cet expert reconnu est fier de sa double culture, qu'il qualifie de "richesse extraordinaire". 
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Toutes les semaines, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son émission "Avec Judith". Cette fois-ci, c'est Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. À son micro, il évoque son histoire familiale : sa mère était française et son père, Perse, a quitté son pays en 1928. Aujourd'hui, cet expert reconnu est fier de sa double culture, qu'il qualifie de "richesse extraordinaire". 

13.06.2026 à 13:11

FRANCE24
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"Un espace clos", "entre guillemets facile à sécuriser", situé sur "l'axe lémanique" à la forte tradition diplomatique: l'établissement cinq étoiles au pied des Alpes françaises, dans le sud-est du pays, rassemble les ingrédients pour assurer la sérénité du sommet du G7, assure François Dussart, directeur général du complexe Evian Resort dont le Royal fait partie. Depuis le fiasco du G8 à Gênes, en 2001, marqué par des violences entre militants altermondialistes et forces de l'ordre, toutes les éditions de ces discussions informelles entre dirigeants des pays riches se déroulent à l'écart des métropoles. Et en 2003, le Royal a réuni de manière inédite toutes les délégations sous un même toit, un modèle destiné à éviter les déplacements à risque, qui a été reconduit depuis sans discontinuer. Au cinquième étage, celui des suites les plus spacieuses, dormaient "Bush à l'Ouest, Poutine à l'Est et Chirac au milieu", se souvient, sourire aux lèvres, Roger Mercier, directeur général d'Evian Resort à l'époque. Les négociations entre les dirigeants avaient lieu dans une somptueuse salle de 300 mètres carrés inaugurée pour l'occasion, et dont les grandes baies vitrées donnent sur le lac. "Evénement lourd d'organisation" En marge des réunions confidentielles, "on arrivait à percevoir les affinités de chacun, à comprendre un peu mieux leurs caractères", confie Roger Mercier: le président russe Vladimir Poutine se montre "glacial", le Premier ministre canadien Jean Chrétien "chaleureux", et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi "jovial". Ces "bons souvenirs" sont à mettre en regard d'une année de préparatifs sous le signe de "la pression" et des "réunions à n'en plus finir", relativise-t-il, en précisant que l'opération fut "financièrement neutre" pour le complexe. "C'est un événement lourd d'organisation" avec "pas mal de contraintes", appuie François Dussart, qui préfère s'attarder sur "la fierté" procurée par la réception d'Emmanuel Macron ou encore de Donald Trump. Les dirigeants allemand, britannique, italien, canadien et japonais seront aussi de la partie, mais pas la Russie, exclue du G8 en 2014 après l'invasion de la Crimée. "Confiant", le directeur des lieux se veut rassurant: "nos équipes sont faites pour organiser ce type d'événements" et ont une grande expérience. Dès 1938, le Royal fut l'hôte de la conférence d'Evian, organisée pour venir en aide aux réfugiés juifs allemands et autrichiens. "L'atmosphère du Léman" Si, en 1962, les accords d'Evian qui mettent un terme à la guerre d'Algérie, sont signés chez un rival, l'hôtel du Parc, le Royal accueille chaque année depuis 30 ans les rencontres franco-allemandes, destinées à renforcer les liens économiques entre les deux nations. Le choix de revenir à Evian-les-Bains pour le sommet du G7 s'est donc fait de manière "consensuelle", explique la présidence française, la ville disposant des "infrastructures adéquates, il y a l’atmosphère du lac Léman, et Genève, une ville internationale, pas loin". Evian est "relativement facile à sécuriser", abonde de son côté la maire divers droite Josiane Lei, évoquant un "périmètre naturel" entre "le lac, la frontière suisse, les montagnes et la rivière". Les manifestants seront d'ailleurs tenus à bonne distance, avec des rassemblements autorisés à Genève seulement. Près de 20.000 membres des forces de l'ordre et de l'armée seront mobilisés en France et en Suisse pour sécuriser la zone. La majeure partie des discussions auront lieu dans l'enceinte du complexe, mais l'équipe municipale joue le rôle de "facilitateur" en mettant à disposition gymnases, port ou encore palais des Festivités. L'édile y voit une "opportunité" de faire rayonner sa ville et de développer le tourisme. Aux yeux du monde, regrette-elle, Evian est associée à l'eau minérale mais pas forcément à une ville où "l'on peut passer des vacances".
Texte intégral (664 mots)
"Un espace clos", "entre guillemets facile à sécuriser", situé sur "l'axe lémanique" à la forte tradition diplomatique: l'établissement cinq étoiles au pied des Alpes françaises, dans le sud-est du pays, rassemble les ingrédients pour assurer la sérénité du sommet du G7, assure François Dussart, directeur général du complexe Evian Resort dont le Royal fait partie. Depuis le fiasco du G8 à Gênes, en 2001, marqué par des violences entre militants altermondialistes et forces de l'ordre, toutes les éditions de ces discussions informelles entre dirigeants des pays riches se déroulent à l'écart des métropoles. Et en 2003, le Royal a réuni de manière inédite toutes les délégations sous un même toit, un modèle destiné à éviter les déplacements à risque, qui a été reconduit depuis sans discontinuer. Au cinquième étage, celui des suites les plus spacieuses, dormaient "Bush à l'Ouest, Poutine à l'Est et Chirac au milieu", se souvient, sourire aux lèvres, Roger Mercier, directeur général d'Evian Resort à l'époque. Les négociations entre les dirigeants avaient lieu dans une somptueuse salle de 300 mètres carrés inaugurée pour l'occasion, et dont les grandes baies vitrées donnent sur le lac. "Evénement lourd d'organisation" En marge des réunions confidentielles, "on arrivait à percevoir les affinités de chacun, à comprendre un peu mieux leurs caractères", confie Roger Mercier: le président russe Vladimir Poutine se montre "glacial", le Premier ministre canadien Jean Chrétien "chaleureux", et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi "jovial". Ces "bons souvenirs" sont à mettre en regard d'une année de préparatifs sous le signe de "la pression" et des "réunions à n'en plus finir", relativise-t-il, en précisant que l'opération fut "financièrement neutre" pour le complexe. "C'est un événement lourd d'organisation" avec "pas mal de contraintes", appuie François Dussart, qui préfère s'attarder sur "la fierté" procurée par la réception d'Emmanuel Macron ou encore de Donald Trump. Les dirigeants allemand, britannique, italien, canadien et japonais seront aussi de la partie, mais pas la Russie, exclue du G8 en 2014 après l'invasion de la Crimée. "Confiant", le directeur des lieux se veut rassurant: "nos équipes sont faites pour organiser ce type d'événements" et ont une grande expérience. Dès 1938, le Royal fut l'hôte de la conférence d'Evian, organisée pour venir en aide aux réfugiés juifs allemands et autrichiens. "L'atmosphère du Léman" Si, en 1962, les accords d'Evian qui mettent un terme à la guerre d'Algérie, sont signés chez un rival, l'hôtel du Parc, le Royal accueille chaque année depuis 30 ans les rencontres franco-allemandes, destinées à renforcer les liens économiques entre les deux nations. Le choix de revenir à Evian-les-Bains pour le sommet du G7 s'est donc fait de manière "consensuelle", explique la présidence française, la ville disposant des "infrastructures adéquates, il y a l’atmosphère du lac Léman, et Genève, une ville internationale, pas loin". Evian est "relativement facile à sécuriser", abonde de son côté la maire divers droite Josiane Lei, évoquant un "périmètre naturel" entre "le lac, la frontière suisse, les montagnes et la rivière". Les manifestants seront d'ailleurs tenus à bonne distance, avec des rassemblements autorisés à Genève seulement. Près de 20.000 membres des forces de l'ordre et de l'armée seront mobilisés en France et en Suisse pour sécuriser la zone. La majeure partie des discussions auront lieu dans l'enceinte du complexe, mais l'équipe municipale joue le rôle de "facilitateur" en mettant à disposition gymnases, port ou encore palais des Festivités. L'édile y voit une "opportunité" de faire rayonner sa ville et de développer le tourisme. Aux yeux du monde, regrette-elle, Evian est associée à l'eau minérale mais pas forcément à une ville où "l'on peut passer des vacances".

13.06.2026 à 12:47

FRANCE24
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Dans un entretien au Progrès, Mme Sarselli explique devoir "garantir l'exemplarité et le fonctionnement de l'institution métropolitaine qui est plongée en plein malaise" et affirme avoir pris sa décision "en parfait accord" avec l'ex-patron de l'Olympique lyonnais. "La loi ne me permet pas (...) de les démissionner et je n'en ai jamais eu la volonté", précise-t-elle au sujet de M. Aulas et de deux membres du groupe communautaire "Grand cœur lyonnais", Laure Cédat et Emmanuel Imberton. Sollicités par l'AFP, M. Aulas et Mme Cédat n'ont pas donné suite dans l'immédiat. Élue en mars à la présidence de la collectivité où elle a succédé à l'écologiste Bruno Bernard, Mme Sarselli avait réclamé jeudi, au lendemain de la révélation de cette affaire dans la presse, la mise en retrait des trois élus de leurs fonctions représentatives. Cet appel avait été rejeté par M. Aulas, premier vice-président de la Métropole depuis mars en vertu de son alliance électorale avec Mme Sarselli. Vendredi cependant, l'ancien homme d'affaires s'est mis en retrait de son poste de principal opposant à la ville de Lyon, dirigée par l'écologiste Grégory Doucet, ce qui n'a pas empêché deux conseillers de quitter le groupe municipal "Cœur lyonnais", dont le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver. Cette crise politique a éclaté après la révélation, mercredi, qu'une jeune militante engagée dans la campagne de Jean-Michel Aulas avait déposé plainte en mai, pour viol par soumission chimique, contre le directeur de la communication du candidat. Selon sa plainte, les faits se sont produits en janvier dans une chambre d'hôtel et elle en a informé le candidat Aulas et certains de ses proches dès février. Selon son avocate, le mis en cause conteste "toute accusation". Dans Le Progrès samedi, Mme Sarselli déplore de ne pas avoir été "informée" de l'affaire sur le moment par M. Aulas et Mme Cédat. Elle leur reproche également de ne pas avoir signalé les faits à la justice et d'avoir "maintenu" en poste ce conseiller "jusqu'à la fin de la campagne". Dans un communiqué jeudi, les intéressés affirmaient avoir "clairement signifié" à la jeune femme qu'elle "pouvait déposer plainte, ce qu'elle n'a pas voulu faire dans un premier temps". Et que l'ex-conseiller avait été tenu à l'écart du QG de campagne par la suite.
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Dans un entretien au Progrès, Mme Sarselli explique devoir "garantir l'exemplarité et le fonctionnement de l'institution métropolitaine qui est plongée en plein malaise" et affirme avoir pris sa décision "en parfait accord" avec l'ex-patron de l'Olympique lyonnais. "La loi ne me permet pas (...) de les démissionner et je n'en ai jamais eu la volonté", précise-t-elle au sujet de M. Aulas et de deux membres du groupe communautaire "Grand cœur lyonnais", Laure Cédat et Emmanuel Imberton. Sollicités par l'AFP, M. Aulas et Mme Cédat n'ont pas donné suite dans l'immédiat. Élue en mars à la présidence de la collectivité où elle a succédé à l'écologiste Bruno Bernard, Mme Sarselli avait réclamé jeudi, au lendemain de la révélation de cette affaire dans la presse, la mise en retrait des trois élus de leurs fonctions représentatives. Cet appel avait été rejeté par M. Aulas, premier vice-président de la Métropole depuis mars en vertu de son alliance électorale avec Mme Sarselli. Vendredi cependant, l'ancien homme d'affaires s'est mis en retrait de son poste de principal opposant à la ville de Lyon, dirigée par l'écologiste Grégory Doucet, ce qui n'a pas empêché deux conseillers de quitter le groupe municipal "Cœur lyonnais", dont le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver. Cette crise politique a éclaté après la révélation, mercredi, qu'une jeune militante engagée dans la campagne de Jean-Michel Aulas avait déposé plainte en mai, pour viol par soumission chimique, contre le directeur de la communication du candidat. Selon sa plainte, les faits se sont produits en janvier dans une chambre d'hôtel et elle en a informé le candidat Aulas et certains de ses proches dès février. Selon son avocate, le mis en cause conteste "toute accusation". Dans Le Progrès samedi, Mme Sarselli déplore de ne pas avoir été "informée" de l'affaire sur le moment par M. Aulas et Mme Cédat. Elle leur reproche également de ne pas avoir signalé les faits à la justice et d'avoir "maintenu" en poste ce conseiller "jusqu'à la fin de la campagne". Dans un communiqué jeudi, les intéressés affirmaient avoir "clairement signifié" à la jeune femme qu'elle "pouvait déposer plainte, ce qu'elle n'a pas voulu faire dans un premier temps". Et que l'ex-conseiller avait été tenu à l'écart du QG de campagne par la suite.

13.06.2026 à 12:39

FRANCE24
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Le procureur général près la Cour de cassation évoque "un échec collectif" alors que l'émotion n'est pas retombée en France, neuf jours après la découverte du corps de la collégienne de 11 ans dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait fait l'objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures, sans être inquiété. "Qu'il puisse y avoir des critiques, c'est légitime compte tenu de l'émotion causée par ce drame, qui nous meurtrit tous", estime le haut magistrat. Mais elles "peuvent être perçues comme injustifiées" quand "elles proviennent de responsables qui font mine de découvrir une situation qui est connue de tous". "La crise autour des moyens de la justice n'est pas nouvelle. Bien sûr, des moyens supplémentaires ont été accordés avec le recrutement de magistrats et de greffiers supplémentaires. Mais ce que révèle cet échec, c'est une crise systémique, qui dépasse d'ailleurs la question des moyens de la seule institution judiciaire", estime le procureur général. Rémy Heitz appelle de ses voeux "une approche plus globale", notant que "tout le secteur de la protection de l'enfance est en difficulté". "Nous manquons par exemple de psychologues, d'unités pédiatriques spécialisées pour accueillir la parole de l'enfant", souligne-t-il. Evoquant les priorités fixées par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, le procureur général souhaite "qu'on aille vers une clarification et qu'on n'hésite pas à dire ce qui est moins prioritaire, ce qu'on fait rarement". "Mes collègues ont le sentiment que les priorités s'ajoutent sans jamais qu'une seule ne soit retranchée. Les récentes circulaires ont concerné la lutte contre le narcotrafic, mais aussi toutes les violences faites aux personnes, et pas seulement celles contre les mineurs", fait-il remarquer. Alors que la confiance envers l'institution judiciaire est en berne, Rémy Heitz propose "d'ouvrir (les) juridictions", en saluant les réunions publiques déjà annoncées par certains tribunaux. "Venez voir comment nous travaillons", lance-t-il à l'attention des citoyens. Mais il met en garde contre les critiques accablant "de tous les maux" la justice, "clé de voûte de notre système démocratique": "elle est fragile et il faut prendre garde à ne pas l'affaiblir davantage".
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Le procureur général près la Cour de cassation évoque "un échec collectif" alors que l'émotion n'est pas retombée en France, neuf jours après la découverte du corps de la collégienne de 11 ans dans le Gers. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait fait l'objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures, sans être inquiété. "Qu'il puisse y avoir des critiques, c'est légitime compte tenu de l'émotion causée par ce drame, qui nous meurtrit tous", estime le haut magistrat. Mais elles "peuvent être perçues comme injustifiées" quand "elles proviennent de responsables qui font mine de découvrir une situation qui est connue de tous". "La crise autour des moyens de la justice n'est pas nouvelle. Bien sûr, des moyens supplémentaires ont été accordés avec le recrutement de magistrats et de greffiers supplémentaires. Mais ce que révèle cet échec, c'est une crise systémique, qui dépasse d'ailleurs la question des moyens de la seule institution judiciaire", estime le procureur général. Rémy Heitz appelle de ses voeux "une approche plus globale", notant que "tout le secteur de la protection de l'enfance est en difficulté". "Nous manquons par exemple de psychologues, d'unités pédiatriques spécialisées pour accueillir la parole de l'enfant", souligne-t-il. Evoquant les priorités fixées par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, le procureur général souhaite "qu'on aille vers une clarification et qu'on n'hésite pas à dire ce qui est moins prioritaire, ce qu'on fait rarement". "Mes collègues ont le sentiment que les priorités s'ajoutent sans jamais qu'une seule ne soit retranchée. Les récentes circulaires ont concerné la lutte contre le narcotrafic, mais aussi toutes les violences faites aux personnes, et pas seulement celles contre les mineurs", fait-il remarquer. Alors que la confiance envers l'institution judiciaire est en berne, Rémy Heitz propose "d'ouvrir (les) juridictions", en saluant les réunions publiques déjà annoncées par certains tribunaux. "Venez voir comment nous travaillons", lance-t-il à l'attention des citoyens. Mais il met en garde contre les critiques accablant "de tous les maux" la justice, "clé de voûte de notre système démocratique": "elle est fragile et il faut prendre garde à ne pas l'affaiblir davantage".

13.06.2026 à 12:39

FRANCE24
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Des plaques mémorielles ont été posées et deux arbres plantés près d'une aire de jeux en mémoire d'Angéline, 40 ans, Jade, 13 ans, et Ambre, 9 ans. Parmi l'assistance venue se recueillir, beaucoup d'enfants. L'auteur de ce triple meurtre était policier municipal. Il a tué par balles, dans la nuit du 8 au 9 mai, son ex-compagne et leurs deux enfants à son domicile de Villers-en-Arthies, petite commune du Vexin de 500 habitants, avant de retourner son arme de service contre lui. C'est le nouveau compagnon de la femme qui avait signalé le 9 mai que cette dernière ne répondait plus à ses appels, alors qu'ils devaient partir en week-end. Selon lui, sa compagne, avec qui il était en couple depuis un peu plus d'un mois, s'était rendue la veille au domicile de son ex-concubin, qui travaillait de nuit, pour garder leurs enfants. Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
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Des plaques mémorielles ont été posées et deux arbres plantés près d'une aire de jeux en mémoire d'Angéline, 40 ans, Jade, 13 ans, et Ambre, 9 ans. Parmi l'assistance venue se recueillir, beaucoup d'enfants. L'auteur de ce triple meurtre était policier municipal. Il a tué par balles, dans la nuit du 8 au 9 mai, son ex-compagne et leurs deux enfants à son domicile de Villers-en-Arthies, petite commune du Vexin de 500 habitants, avant de retourner son arme de service contre lui. C'est le nouveau compagnon de la femme qui avait signalé le 9 mai que cette dernière ne répondait plus à ses appels, alors qu'ils devaient partir en week-end. Selon lui, sa compagne, avec qui il était en couple depuis un peu plus d'un mois, s'était rendue la veille au domicile de son ex-concubin, qui travaillait de nuit, pour garder leurs enfants. Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

13.06.2026 à 12:35

FRANCE24
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Le Kennedy Center a retiré lundi le nom de Donald Trump de son site internet mais pas encore de l'édifice lui-même, où des échafaudages ont été installés vendredi en fin de matinée, à l'approche de l'échéance. Le mois dernier, le juge fédéral Christopher Cooper avait ordonné que le nom de Trump soit retiré de l’édifice emblématique de la capitale fédérale avant vendredi. Mais, peu avant minuit, le centre a déposé une demande visant à prolonger le délai de 12 heures, ont rapporté les médias américains. Les travaux ont été retardés par des " orages qui présentaient des risques pour la sécurité des travailleurs" et devraient désormais être achevés "aux premières heures de la matinée" samedi, a expliqué le directeur exécutif du Kennedy Center, Matt Floca, dans une déclaration. Un attroupement s'était formé vendredi soir devant l'institution, la foule saluant par des cris le montage des échafaudages de plus en plus haut, tandis que des milliers d'internautes suivaient la scène, diffusée en direct sur internet. Le nom restait encore en place en fin de soirée, alors qu'un nouveau recours avait été déposé contre son retrait. Donald Trump, après avoir placé ses proches à la direction du conseil d'administration de l'institution, avait accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate assassiné John F. Kennedy pour la rebaptiser "Trump Kennedy Center". Le juge Christopher Cooper avait ordonné le 29 mai au conseil d'administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence "au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy" sur le bâtiment lui-même, sur le site internet du Kennedy Center ou toute marque déposée. "La loi créant le Kennedy Center énonce de manière limpide qu'il doit être baptisé en hommage au président Kennedy et ne peut porter aucun autre nom officiel" sans décision du Congrès, avait conclu le juge. Donald Trump avait réagi en annonçant qu'il allait "travailler avec le Congrès pour lui transférer" le contrôle du Kennedy Center. Le changement de nom avait été dénoncé par la famille du président Kennedy et par l'opposition démocrate qui en conteste la légalité. Le juge Cooper a par ailleurs suspendu vendredi, jusqu'à nouvel ordre, la fermeture pour deux ans du Kennedy Center pour rénovation, considérant que le conseil avait manqué à son "devoir de prudence" en ne tenant pas compte des retombées négatives. Il a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus, dont "le besoin apparaît criant" et a précisé qu'il ne s'opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d'une évaluation plus approfondie des inconvénients et des avantages.
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Le Kennedy Center a retiré lundi le nom de Donald Trump de son site internet mais pas encore de l'édifice lui-même, où des échafaudages ont été installés vendredi en fin de matinée, à l'approche de l'échéance. Le mois dernier, le juge fédéral Christopher Cooper avait ordonné que le nom de Trump soit retiré de l’édifice emblématique de la capitale fédérale avant vendredi. Mais, peu avant minuit, le centre a déposé une demande visant à prolonger le délai de 12 heures, ont rapporté les médias américains. Les travaux ont été retardés par des " orages qui présentaient des risques pour la sécurité des travailleurs" et devraient désormais être achevés "aux premières heures de la matinée" samedi, a expliqué le directeur exécutif du Kennedy Center, Matt Floca, dans une déclaration. Un attroupement s'était formé vendredi soir devant l'institution, la foule saluant par des cris le montage des échafaudages de plus en plus haut, tandis que des milliers d'internautes suivaient la scène, diffusée en direct sur internet. Le nom restait encore en place en fin de soirée, alors qu'un nouveau recours avait été déposé contre son retrait. Donald Trump, après avoir placé ses proches à la direction du conseil d'administration de l'institution, avait accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate assassiné John F. Kennedy pour la rebaptiser "Trump Kennedy Center". Le juge Christopher Cooper avait ordonné le 29 mai au conseil d'administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence "au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy" sur le bâtiment lui-même, sur le site internet du Kennedy Center ou toute marque déposée. "La loi créant le Kennedy Center énonce de manière limpide qu'il doit être baptisé en hommage au président Kennedy et ne peut porter aucun autre nom officiel" sans décision du Congrès, avait conclu le juge. Donald Trump avait réagi en annonçant qu'il allait "travailler avec le Congrès pour lui transférer" le contrôle du Kennedy Center. Le changement de nom avait été dénoncé par la famille du président Kennedy et par l'opposition démocrate qui en conteste la légalité. Le juge Cooper a par ailleurs suspendu vendredi, jusqu'à nouvel ordre, la fermeture pour deux ans du Kennedy Center pour rénovation, considérant que le conseil avait manqué à son "devoir de prudence" en ne tenant pas compte des retombées négatives. Il a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de réparation prévus, dont "le besoin apparaît criant" et a précisé qu'il ne s'opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d'une évaluation plus approfondie des inconvénients et des avantages.
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