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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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08.04.2026 à 21:35

Une équipe de France de cricket non officielle participe à un tournoi malgré les risques

Peter O'BRIEN
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Alors qu'elle a perdu son statut officiel au début de l'année, France Cricket, l'ancienne instance dirigeante de la discipline, a décidé d'aligner une équipe masculine senior lors d'un tournoi international au Portugal. Une initiative contraire à la loi a averti le ministère des Sports avec à la clé des risques de poursuites civiles et pénales pour les responsables de la fédération.
Alors qu'elle a perdu son statut officiel au début de l'année, France Cricket, l'ancienne instance dirigeante de la discipline, a décidé d'aligner une équipe masculine senior lors d'un tournoi international au Portugal. Une initiative contraire à la loi a averti le ministère des Sports avec à la clé des risques de poursuites civiles et pénales pour les responsables de la fédération.

08.04.2026 à 21:33

Collision mortelle avec un TGV: le chauffeur du poids lourd mis en examen pour homicide routier

FRANCE24
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Ce chauffeur, un Polonais de 30 ans résidant en France qui transportait un pont mobile militaire, avait été placé en garde à vue après cette collision, survenue tôt mardi matin à un passage à niveau à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). L'accident avait coûté la vie au conducteur du TGV, âgé d'une cinquantaine d'années. Le délit d'homicide routier est passible d'une peine allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement, a précisé le procureur, Etienne Thieffry, dans un communiqué plus tôt mercredi. Il a indiqué disposer "d'indices graves et concordants" justifiant cette mise en examen. L'information judiciaire est également ouverte pour "blessures routières avec incapacité n'excédant pas trois mois par conducteur et violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence", a détaillé M. Thieffry dans un communiqué. Outre le décès du conducteur du TGV, la collision a fait 16 blessés à bord du train, "sans que leur pronostic vital soit engagé", a rappelé le magistrat. Le choc s'était produit mardi à 06h47 du matin à un passage à niveau, entre un TGV Dunkerque-Paris circulant à 160 km/h et un poids lourd transportant un pont mobile militaire lors d'un convoi exceptionnel. Seule personne placée en garde à vue, le chauffeur routier, qui n'a pas été blessé, a été testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants, selon le procureur. Le conducteur de la voiture ouvreuse qui accompagnait le poids lourd a quant à lui été "auditionné comme témoin", avait annoncé plus tôt mercredi Etienne Thieffry. "Les investigations se poursuivent, afin de déterminer les circonstances de la collision", selon le procureur. Selon le PDG de la SNCF, Jean Castex, venu sur place mardi, le passage à niveau "était en état de fonctionnement normal". D'après un communiqué de la SNCF mercredi, la circulation devrait reprendre le 18 avril sur cet axe Lens-Béthune, le temps de dégager le train et le pont mobile accidentés, et de remettre le passage à niveau en état. Selon le cabinet du ministre des Transports, 89 accidents ont été recensés en France à des passages à niveau en 2024. Le ministère en a recensé 32 "significatifs" en 2024 et 37 en 2025, c'est-à-dire des accidents ayant provoqué la mort ou des blessures, des dégâts matériels significatifs ou des interruptions de circulation pendant six heures ou plus.
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Ce chauffeur, un Polonais de 30 ans résidant en France qui transportait un pont mobile militaire, avait été placé en garde à vue après cette collision, survenue tôt mardi matin à un passage à niveau à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). L'accident avait coûté la vie au conducteur du TGV, âgé d'une cinquantaine d'années. Le délit d'homicide routier est passible d'une peine allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement, a précisé le procureur, Etienne Thieffry, dans un communiqué plus tôt mercredi. Il a indiqué disposer "d'indices graves et concordants" justifiant cette mise en examen. L'information judiciaire est également ouverte pour "blessures routières avec incapacité n'excédant pas trois mois par conducteur et violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence", a détaillé M. Thieffry dans un communiqué. Outre le décès du conducteur du TGV, la collision a fait 16 blessés à bord du train, "sans que leur pronostic vital soit engagé", a rappelé le magistrat. Le choc s'était produit mardi à 06h47 du matin à un passage à niveau, entre un TGV Dunkerque-Paris circulant à 160 km/h et un poids lourd transportant un pont mobile militaire lors d'un convoi exceptionnel. Seule personne placée en garde à vue, le chauffeur routier, qui n'a pas été blessé, a été testé négatif à l'alcool et aux stupéfiants, selon le procureur. Le conducteur de la voiture ouvreuse qui accompagnait le poids lourd a quant à lui été "auditionné comme témoin", avait annoncé plus tôt mercredi Etienne Thieffry. "Les investigations se poursuivent, afin de déterminer les circonstances de la collision", selon le procureur. Selon le PDG de la SNCF, Jean Castex, venu sur place mardi, le passage à niveau "était en état de fonctionnement normal". D'après un communiqué de la SNCF mercredi, la circulation devrait reprendre le 18 avril sur cet axe Lens-Béthune, le temps de dégager le train et le pont mobile accidentés, et de remettre le passage à niveau en état. Selon le cabinet du ministre des Transports, 89 accidents ont été recensés en France à des passages à niveau en 2024. Le ministère en a recensé 32 "significatifs" en 2024 et 37 en 2025, c'est-à-dire des accidents ayant provoqué la mort ou des blessures, des dégâts matériels significatifs ou des interruptions de circulation pendant six heures ou plus.

08.04.2026 à 20:47

Attal tiendra meeting le 30 mai à Paris, sur la route de la présidentielle

FRANCE24
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L'ancien Premier ministre, secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024, rassemblera ses soutiens au parc des Expositions, porte de Versailles à Paris. En attendant une éventuelle confirmation de sa candidature à la présidence de la République, Gabriel Attal remplit son agenda printanier: il publiera un livre le 23 avril. Renaissance organise par ailleurs plusieurs réunions publiques, appelées Nuits de la Nouvelle République, à Lyon le 28 avril, Bordeaux le 5 mai et Strasbourg le 20 mai. Plusieurs déplacements sont prévus dans des villes conquises par son parti aux récentes élections municipales, notamment Rodez, Bordeaux et Annecy. A l'Assemblée nationale, après avoir soutenu une proposition de loi visant à sortir l'Alsace de la région Grand Est, adoptée mercredi en première lecture, M. Attal défendra également un texte visant à permettre aux salariés de travailler le 1er mai. Pour 2027, l'ancien Premier ministre fait face à la rude concurrence d’Édouard Philippe pour représenter le bloc central à l'élection présidentielle. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le maire du Havre et président d'Horizons recueillerait entre 20,5 et 25,5% des intentions de vote, en fonction des configurations de premier tour testées. Gabriel Attal, selon cette même étude, recueillerait quant à lui 11,5%. M. Attal a récemment appelé à la formation d'un "comité de liaison" en vue de la présidentielle entre Renaissance, Horizons, le MoDem et les centristes de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Des dirigeants de ces quatre formations doivent se rencontrer le 15 avril.
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L'ancien Premier ministre, secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024, rassemblera ses soutiens au parc des Expositions, porte de Versailles à Paris. En attendant une éventuelle confirmation de sa candidature à la présidence de la République, Gabriel Attal remplit son agenda printanier: il publiera un livre le 23 avril. Renaissance organise par ailleurs plusieurs réunions publiques, appelées Nuits de la Nouvelle République, à Lyon le 28 avril, Bordeaux le 5 mai et Strasbourg le 20 mai. Plusieurs déplacements sont prévus dans des villes conquises par son parti aux récentes élections municipales, notamment Rodez, Bordeaux et Annecy. A l'Assemblée nationale, après avoir soutenu une proposition de loi visant à sortir l'Alsace de la région Grand Est, adoptée mercredi en première lecture, M. Attal défendra également un texte visant à permettre aux salariés de travailler le 1er mai. Pour 2027, l'ancien Premier ministre fait face à la rude concurrence d’Édouard Philippe pour représenter le bloc central à l'élection présidentielle. Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le maire du Havre et président d'Horizons recueillerait entre 20,5 et 25,5% des intentions de vote, en fonction des configurations de premier tour testées. Gabriel Attal, selon cette même étude, recueillerait quant à lui 11,5%. M. Attal a récemment appelé à la formation d'un "comité de liaison" en vue de la présidentielle entre Renaissance, Horizons, le MoDem et les centristes de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Des dirigeants de ces quatre formations doivent se rencontrer le 15 avril.

08.04.2026 à 20:16

Moyen-Orient : la trêve déjà menacée ?

Stéphanie ANTOINE
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Le ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué ce mercredi des "violations du cessez-le-feu" par Israël au Liban lors d'un appel avec le commandant des forces armées du Pakistan, médiateur de la fragile trêve entre les Etats-Unis et l'Iran. L’armée israélienne a annoncé, mercredi à la mi-journée, avoir lancé la "plus grande vague de frappes coordonnées" depuis le début de la guerre.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué ce mercredi des "violations du cessez-le-feu" par Israël au Liban lors d'un appel avec le commandant des forces armées du Pakistan, médiateur de la fragile trêve entre les Etats-Unis et l'Iran. L’armée israélienne a annoncé, mercredi à la mi-journée, avoir lancé la "plus grande vague de frappes coordonnées" depuis le début de la guerre.

08.04.2026 à 19:59

Audiovisuel public : la commission d'enquête s'achève après 67 auditions sous tension

FRANCE 24
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Après plus de quatre mois de travaux, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a pris fin, mercredi, avec une dernière audition de Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France TV. Le député UDR Charles Alloncle dispose désormais d'une quinzaine de jours pour rédiger ses conclusions et formuler ses propositions d'évolutions, notamment législatives.
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Après plus de quatre mois de travaux, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a pris fin, mercredi, avec une dernière audition de Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France TV. Le député UDR Charles Alloncle dispose désormais d'une quinzaine de jours pour rédiger ses conclusions et formuler ses propositions d'évolutions, notamment législatives.

08.04.2026 à 19:59

Prison avec sursis pour quatre agriculteurs de la CR condamnés pour dégradations de transformateurs

FRANCE24
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Maxime Raud, 35 ans, le président de la CR de Haute-Garonne, ainsi que trois autres agriculteurs âgés de 40 à 45 ans, ont été reconnus coupables de "dégradations aggravées" de transformateurs et "vols en réunion" de cadenas et de clavettes (pièces métalliques du transformateur), lors de six nuits de janvier, privant 4.300 foyers d'électricité pour un préjudice estimé à près de 100.000 euros, selon Enedis. Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été également condamnés à des peines d'amende intégralement assorties de sursis. "C'est un avertissement", a commenté le président du tribunal de Toulouse, estimant ne pas avoir "à juger la légitimité des revendications" des agriculteurs. "Si on en est arrivés à ce point-là, c'est qu'on avait interdiction de sortir" nos tracteurs pour manifester, a déclaré M. Raud, qui a présenté des excuses au tribunal. "C'est regrettable, mais on voulait que l'Etat nous entende" en pleine épizootie de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). "On pensait pas à mal", a-t-il ajouté. Etre éleveur, "c'était mon rêve" d'enfant, a-t-il dit, "j'ai appris à compter avec les vaches (...) c'est pour ça que je me bats tous les jours" et que "j'espère que l'Etat va faire quelque chose pour l'agriculture française" car "on n'en peut plus, on est au bord du gouffre". Pour le procureur David Charmatz, "c'était une action collective, délibérée et en réunion" lors d'un "périple routier déterminé" et reconstitué avec "les éléments cartographiés" de leur téléphonie. Après l'énoncé du jugement au terme de trois heures d'audience, les prévenus ont annoncé faire appel. Leurs avocats avaient réclamé la relaxe. "Ils ont éteint la lumière, c'est tout", a déclaré à l'audience l'avocat de l'un d'eux, Me Emmanuel Dinguirard. "Ils ont simplement baissé une manette. Que fait l'agent Enedis ? Il va juste le remettre en marche", a-t-il dit. "C'était un appel au secours plus qu'une intention de nuire", a renchéri l'avocate des trois autres, Me Clothilde Esquerre. "Jamais aucun transformateur n'a été détérioré, des cadenas peut-être", a-t-elle plaidé, affirmant qu'un transformateur est "un outil parfaitement autonome et distinct de son cadenas". Les quatre agriculteurs comparaîtront en audience civile le 16 novembre 2027 à la demande d'Enedis, partie civile, qui réclame une "indemnisation", s'estimant "pris en otage" dans sa "mission de service publique", selon son avocat Romain Zannou.
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Maxime Raud, 35 ans, le président de la CR de Haute-Garonne, ainsi que trois autres agriculteurs âgés de 40 à 45 ans, ont été reconnus coupables de "dégradations aggravées" de transformateurs et "vols en réunion" de cadenas et de clavettes (pièces métalliques du transformateur), lors de six nuits de janvier, privant 4.300 foyers d'électricité pour un préjudice estimé à près de 100.000 euros, selon Enedis. Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été également condamnés à des peines d'amende intégralement assorties de sursis. "C'est un avertissement", a commenté le président du tribunal de Toulouse, estimant ne pas avoir "à juger la légitimité des revendications" des agriculteurs. "Si on en est arrivés à ce point-là, c'est qu'on avait interdiction de sortir" nos tracteurs pour manifester, a déclaré M. Raud, qui a présenté des excuses au tribunal. "C'est regrettable, mais on voulait que l'Etat nous entende" en pleine épizootie de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). "On pensait pas à mal", a-t-il ajouté. Etre éleveur, "c'était mon rêve" d'enfant, a-t-il dit, "j'ai appris à compter avec les vaches (...) c'est pour ça que je me bats tous les jours" et que "j'espère que l'Etat va faire quelque chose pour l'agriculture française" car "on n'en peut plus, on est au bord du gouffre". Pour le procureur David Charmatz, "c'était une action collective, délibérée et en réunion" lors d'un "périple routier déterminé" et reconstitué avec "les éléments cartographiés" de leur téléphonie. Après l'énoncé du jugement au terme de trois heures d'audience, les prévenus ont annoncé faire appel. Leurs avocats avaient réclamé la relaxe. "Ils ont éteint la lumière, c'est tout", a déclaré à l'audience l'avocat de l'un d'eux, Me Emmanuel Dinguirard. "Ils ont simplement baissé une manette. Que fait l'agent Enedis ? Il va juste le remettre en marche", a-t-il dit. "C'était un appel au secours plus qu'une intention de nuire", a renchéri l'avocate des trois autres, Me Clothilde Esquerre. "Jamais aucun transformateur n'a été détérioré, des cadenas peut-être", a-t-elle plaidé, affirmant qu'un transformateur est "un outil parfaitement autonome et distinct de son cadenas". Les quatre agriculteurs comparaîtront en audience civile le 16 novembre 2027 à la demande d'Enedis, partie civile, qui réclame une "indemnisation", s'estimant "pris en otage" dans sa "mission de service publique", selon son avocat Romain Zannou.

08.04.2026 à 19:23

Après six semaines de guerre, le secteur aérien en proie à un double choc

FRANCE24
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- La flambée du kérosène "Le secteur aérien subit deux chocs simultanés: la flambée des cours du carburant – qui représente le premier ou deuxième poste de dépenses d'une compagnie aérienne – et un choc de la demande, avec des passagers attentistes", résume Paul Chiambaretto, professeur à la Montpellier Business School et expert du secteur. Après les premières frappes des Etats-Unis et d'Israël en Iran le 28 février, Téhéran a paralysé le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole produit et quelque 20% du carburant d'aviation. Le kérosène a vu son prix s'envoler bien plus fortement que le brut. Le kérosène est passé de 831 dollars la tonne à plus de 1.800 dollars début avril (et 1.786 mercredi). "Absolument colossal", s'est inquiété Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam), dans un entretien à La Tribune mardi. Le carburant représente 25 à 30% des coûts d'exploitation de la majorité des compagnies. Avec cette flambée des prix, on est passé à 45%, selon Pascal de Izaguirre. - Hausse des prix des billets, vols suspendus Sur tous les continents, nombre de compagnies ont augmenté leurs tarifs. Et suspendu des vols, par souci de sécurité ou rentabilité. Air France et KLM ont relevé les prix sur les long-courriers, depuis le 11 mars. Le groupe Lufthansa (Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, ITA Airways, etc.) a prolongé la suspension de tous ses vols vers le Moyen-Orient jusqu'à fin avril, voire jusqu'à fin octobre pour certaines compagnies. Hausse des tarifs également pour les chinoises Air China et China Southern, ou la hong-kongaise Cathay Pacific. Vietnam Airlines a carrément suspendu une vingtaine de vols intérieurs par semaine à partir d'avril, faute de carburant. Selon le président de la Fnam, l'augmentation est "très insuffisante pour compenser la hausse des coûts", mais "les compagnies craignent un impact négatif si les augmentations devenaient excessives". La flambée des prix du pétrole affecte aussi le pouvoir d'achat des ménages (qui dépensent plus pour l'essence), nourrit les craintes inflationnistes et incite à limiter in fine les déplacements professionnels ou personnels, note Paul Chiambaretto. Le patron de Ryanair, Michael O'Leary constate des changements de destination. "Les gens qui voulaient auparavant soit aller au Moyen-Orient, soit survoler la région pendant les vacances, changent d'avis et reviennent au Portugal, en Espagne, dans le sud de la France, en Italie, en Grèce", déclarait-il mi-mars à l'AFP. - Quid des "hubs" au Moyen-Orient? L'Iran, attaqué, a riposté en visant des pays du Golfe, dont des infrastructures civiles comme des aéroports, forçant ces États à fermer leur espace aérien. Certains ont rouvert depuis, mais les plateformes aéroportuaires géantes des pétromonarchies, comme Dubaï et Doha, tournent toujours au ralenti. Ces "hubs" ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance des compagnies du Golfe, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en termes de passagers (après Atlanta), tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hong Kong et Francfort. La quasi-paralysie dans la région a provoqué le chaos dans l'aérien mondial, des passagers se retrouvant bloqués en Asie notamment. Des compagnies européennes et asiatiques disposant d'avions long-courrier ont annoncé avoir renforcé leurs liaisons directes entre les deux continents. Les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar Airways, Etihad, Oman Air, etc.) représentaient 9,5% des capacités mondiales en sièges d'avion en 2025, contre 26,5% pour les compagnies européennes, selon l'Iata. - Vers une normalisation? Si les aéroports dans la région ont rouvert, les compagnies du Golfe restent loin de leur pleine capacité. Le patron de l'IATA Willie Walsh a par ailleurs averti mercredi, quelques heures après le cessez-le-feu, que le retour à la normale de l'approvisionnement en kérosène et une décrue des prix des hydrocarbures prendraient "plusieurs mois", même en cas de réouverture durable du détroit d'Ormuz, "compte tenu des perturbations des capacités de raffinage".
Texte intégral (709 mots)
- La flambée du kérosène "Le secteur aérien subit deux chocs simultanés: la flambée des cours du carburant – qui représente le premier ou deuxième poste de dépenses d'une compagnie aérienne – et un choc de la demande, avec des passagers attentistes", résume Paul Chiambaretto, professeur à la Montpellier Business School et expert du secteur. Après les premières frappes des Etats-Unis et d'Israël en Iran le 28 février, Téhéran a paralysé le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole produit et quelque 20% du carburant d'aviation. Le kérosène a vu son prix s'envoler bien plus fortement que le brut. Le kérosène est passé de 831 dollars la tonne à plus de 1.800 dollars début avril (et 1.786 mercredi). "Absolument colossal", s'est inquiété Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam), dans un entretien à La Tribune mardi. Le carburant représente 25 à 30% des coûts d'exploitation de la majorité des compagnies. Avec cette flambée des prix, on est passé à 45%, selon Pascal de Izaguirre. - Hausse des prix des billets, vols suspendus Sur tous les continents, nombre de compagnies ont augmenté leurs tarifs. Et suspendu des vols, par souci de sécurité ou rentabilité. Air France et KLM ont relevé les prix sur les long-courriers, depuis le 11 mars. Le groupe Lufthansa (Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, ITA Airways, etc.) a prolongé la suspension de tous ses vols vers le Moyen-Orient jusqu'à fin avril, voire jusqu'à fin octobre pour certaines compagnies. Hausse des tarifs également pour les chinoises Air China et China Southern, ou la hong-kongaise Cathay Pacific. Vietnam Airlines a carrément suspendu une vingtaine de vols intérieurs par semaine à partir d'avril, faute de carburant. Selon le président de la Fnam, l'augmentation est "très insuffisante pour compenser la hausse des coûts", mais "les compagnies craignent un impact négatif si les augmentations devenaient excessives". La flambée des prix du pétrole affecte aussi le pouvoir d'achat des ménages (qui dépensent plus pour l'essence), nourrit les craintes inflationnistes et incite à limiter in fine les déplacements professionnels ou personnels, note Paul Chiambaretto. Le patron de Ryanair, Michael O'Leary constate des changements de destination. "Les gens qui voulaient auparavant soit aller au Moyen-Orient, soit survoler la région pendant les vacances, changent d'avis et reviennent au Portugal, en Espagne, dans le sud de la France, en Italie, en Grèce", déclarait-il mi-mars à l'AFP. - Quid des "hubs" au Moyen-Orient? L'Iran, attaqué, a riposté en visant des pays du Golfe, dont des infrastructures civiles comme des aéroports, forçant ces États à fermer leur espace aérien. Certains ont rouvert depuis, mais les plateformes aéroportuaires géantes des pétromonarchies, comme Dubaï et Doha, tournent toujours au ralenti. Ces "hubs" ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance des compagnies du Golfe, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en termes de passagers (après Atlanta), tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hong Kong et Francfort. La quasi-paralysie dans la région a provoqué le chaos dans l'aérien mondial, des passagers se retrouvant bloqués en Asie notamment. Des compagnies européennes et asiatiques disposant d'avions long-courrier ont annoncé avoir renforcé leurs liaisons directes entre les deux continents. Les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar Airways, Etihad, Oman Air, etc.) représentaient 9,5% des capacités mondiales en sièges d'avion en 2025, contre 26,5% pour les compagnies européennes, selon l'Iata. - Vers une normalisation? Si les aéroports dans la région ont rouvert, les compagnies du Golfe restent loin de leur pleine capacité. Le patron de l'IATA Willie Walsh a par ailleurs averti mercredi, quelques heures après le cessez-le-feu, que le retour à la normale de l'approvisionnement en kérosène et une décrue des prix des hydrocarbures prendraient "plusieurs mois", même en cas de réouverture durable du détroit d'Ormuz, "compte tenu des perturbations des capacités de raffinage".

08.04.2026 à 19:18

"Personne n'a eu ma peau" : Vérone Mosengo-Omba, secrétaire général démissionnaire de la CAF

Marc PERELMAN
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Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Vérone Mosengo-Omba, secrétaire général démissionnaire de la Confédération africaine de football (CAF), balaie l'idée d'un départ forcé après la finale controversée de la CAN. "Personne n'a eu ma peau. Je pars parce que j'ai décidé de partir", affirme-t-il.
Texte intégral (709 mots)
Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Vérone Mosengo-Omba, secrétaire général démissionnaire de la Confédération africaine de football (CAF), balaie l'idée d'un départ forcé après la finale controversée de la CAN. "Personne n'a eu ma peau. Je pars parce que j'ai décidé de partir", affirme-t-il.

08.04.2026 à 19:17

Cessez-le-feu en Iran: pétroliers et gouvernement misent sur une baisse des prix à la pompe

FRANCE24
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L'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran a entraîné une dégringolade des cours du pétrole, qui avaient atteint des sommets ces dernières semaines. Si bien que les prix de l'essence et du gazole pourraient baisser de "cinq à 10 centimes" le litre "très rapidement", selon le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part mis la pression pour que les prix à la pompe baissent d'ici à la "fin du week-end" ou le "début de la semaine prochaine". Car "nous avons déjà entendu des annonces de baisse à venir qui ne se sont pas nécessairement répercutées", a mis en garde la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, à la sortie du conseil des ministres. Ministres concernés et acteurs de la filière, des raffineurs aux distributeurs, se réuniront à Bercy jeudi à 15H00. "Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain", a ajouté M. Lecornu, en annonçant un plan de contrôle dans les stations-service. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a remarqué, lors d'une audition au Sénat, qu'au niveau mondial le mois d'avril s'annonce "difficile car il va falloir trouver 12 millions de barils par jour". Toutefois, ce mois-ci, la France pour sa part "disposera de tous les carburants dont elle a besoin pour fonctionner normalement", a-t-il assuré, malgré "des tensions logistiques" concernant environ 15% des stations-service. "Dès demain, nos prix à la pompe baisseront au fil des livraisons et du remplissage des cuves. Pas besoin d’attendre une consigne pour agir", a indiqué mercredi sur Linkedin le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, en échos aux déclarations du Premier ministre. Pour le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher, "il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours" mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il affirmé mercredi sur TF1. Outre la pression insufflée pour une baisse rapide des prix à la pompe, Sébastien Lecornu a également évoqué "des mesures réglementaires" qui vont être prises par le ministre des Transports "pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler" les "problèmes d'approvisionnement" dans les stations-service. Les contrôles seront menés par la DGCCRF (la Répression des fraudes, NDLR) "sur le même modèle que ce que nous avions réalisé les semaines passées", a précisé Mme Bregeon. "Baisse absolument historique" En forte hausse ces dernières semaines après le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% du pétrole mondial, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, et son équivalent américain, le WTI, dévissaient de quelque 15% vers 16H00 GMT. Dans leur sillage, les prix des carburants restaient élevés: le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, valait ainsi en moyenne 2,387 euros mercredi, selon les données fournies par 8.304 stations à un site gouvernemental, soit presque 39% de plus qu'avant le conflit, et celui d'essence SP95-E10 s'affichait à 2,022 euros, soit 17,6% de plus. Face à la grogne déclenchée par cette hausse, le gouvernement, sous pression des oppositions mais contraint par des marges budgétaires serrées, a dit mardi prévoir un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions les plus touchées, comme les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs". Sébastien Lecornu a par ailleurs déclaré mercredi n'avoir "pas d'opposition de principe" à l'initiative prise par cinq pays européens pour la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés à l'occasion de cette crise par les entreprises énergétiques. "Mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l'automne dernier: quelle est son assiette? Quel est son rendement? Comment ça fonctionne? Je pense qu'il ne faut pas qu'on mente aux Français sur les capacités, justement de cette initiative", a-t-il cependant ajouté. bpa-are-emb-lcr-hrc/jbo/as
Texte intégral (686 mots)
L'annonce d'une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran a entraîné une dégringolade des cours du pétrole, qui avaient atteint des sommets ces dernières semaines. Si bien que les prix de l'essence et du gazole pourraient baisser de "cinq à 10 centimes" le litre "très rapidement", selon le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour sa part mis la pression pour que les prix à la pompe baissent d'ici à la "fin du week-end" ou le "début de la semaine prochaine". Car "nous avons déjà entendu des annonces de baisse à venir qui ne se sont pas nécessairement répercutées", a mis en garde la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, à la sortie du conseil des ministres. Ministres concernés et acteurs de la filière, des raffineurs aux distributeurs, se réuniront à Bercy jeudi à 15H00. "Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain", a ajouté M. Lecornu, en annonçant un plan de contrôle dans les stations-service. Le ministre de l'Economie Roland Lescure a remarqué, lors d'une audition au Sénat, qu'au niveau mondial le mois d'avril s'annonce "difficile car il va falloir trouver 12 millions de barils par jour". Toutefois, ce mois-ci, la France pour sa part "disposera de tous les carburants dont elle a besoin pour fonctionner normalement", a-t-il assuré, malgré "des tensions logistiques" concernant environ 15% des stations-service. "Dès demain, nos prix à la pompe baisseront au fil des livraisons et du remplissage des cuves. Pas besoin d’attendre une consigne pour agir", a indiqué mercredi sur Linkedin le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, en échos aux déclarations du Premier ministre. Pour le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher, "il y aura des baisses de prix dans les stations dans les prochains jours" mais "il faut voir maintenant comment le marché va se stabiliser", a-t-il affirmé mercredi sur TF1. Outre la pression insufflée pour une baisse rapide des prix à la pompe, Sébastien Lecornu a également évoqué "des mesures réglementaires" qui vont être prises par le ministre des Transports "pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler" les "problèmes d'approvisionnement" dans les stations-service. Les contrôles seront menés par la DGCCRF (la Répression des fraudes, NDLR) "sur le même modèle que ce que nous avions réalisé les semaines passées", a précisé Mme Bregeon. "Baisse absolument historique" En forte hausse ces dernières semaines après le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% du pétrole mondial, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, et son équivalent américain, le WTI, dévissaient de quelque 15% vers 16H00 GMT. Dans leur sillage, les prix des carburants restaient élevés: le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, valait ainsi en moyenne 2,387 euros mercredi, selon les données fournies par 8.304 stations à un site gouvernemental, soit presque 39% de plus qu'avant le conflit, et celui d'essence SP95-E10 s'affichait à 2,022 euros, soit 17,6% de plus. Face à la grogne déclenchée par cette hausse, le gouvernement, sous pression des oppositions mais contraint par des marges budgétaires serrées, a dit mardi prévoir un nouveau dispositif d'aides pour certaines professions les plus touchées, comme les "aides-soignantes", les "aides à domicile" et "certains agriculteurs". Sébastien Lecornu a par ailleurs déclaré mercredi n'avoir "pas d'opposition de principe" à l'initiative prise par cinq pays européens pour la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés à l'occasion de cette crise par les entreprises énergétiques. "Mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l'automne dernier: quelle est son assiette? Quel est son rendement? Comment ça fonctionne? Je pense qu'il ne faut pas qu'on mente aux Français sur les capacités, justement de cette initiative", a-t-il cependant ajouté. bpa-are-emb-lcr-hrc/jbo/as

08.04.2026 à 19:01

Le conflit en Iran, un choc énergétique majeur

Audrey RACINE
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Le monde est encore dépendant des énergies fossiles mais la guerre en Iran pourrait être le point de départ d'un "bouleversement de l'architecture énergétique mondiale". C'est ce que pense Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence Internationale de l'Énergie. Dans un entretien au Figaro, il prévoit une accélération dans la course aux énergies renouvelables. En revanche, il n'évoque pas un avenir plus sobre en énergie. Depuis 50 ans, les besoins mondiaux en énergie ont été multipliés par 3.
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Le monde est encore dépendant des énergies fossiles mais la guerre en Iran pourrait être le point de départ d'un "bouleversement de l'architecture énergétique mondiale". C'est ce que pense Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence Internationale de l'Énergie. Dans un entretien au Figaro, il prévoit une accélération dans la course aux énergies renouvelables. En revanche, il n'évoque pas un avenir plus sobre en énergie. Depuis 50 ans, les besoins mondiaux en énergie ont été multipliés par 3.

08.04.2026 à 18:59

Monte-Carlo: Zverev passe dans la douleur, Vacherot assure et Medvedev dégoupille

FRANCE24
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L'Allemand de 28 ans a eu comme une impression de déjà-vu: il avait pris la porte dès son premier match sur le Rocher, battu par l'Italien Matteo Berrettini pour le premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, une surface qu'il affectionne. Exempté de 1er tour, la tête de série N.3 affrontait mercredi le Chilien Cristian Garin issu des qualifications, qui est une de ses bêtes noires: il l'a battu deux fois par le passé, dont une fois à Munich en 2024, la seule défaite de Zverev face à un joueur hors du top 100 (106e à l'époque). Après deux sets disputés, Zverev a complètement perdu le fil au début de la troisième manche, se retrouvant mené 4 jeux à 0 par l'ex N.17 mondial. Dos au mur, le Hambourgeois a retrouvé une belle première balle (8 aces) et pris quelques risques, à l'image de ce deuxième service surpuissant pour repousser une balle de 5 jeux à 1. L'Allemand s'est alors métamorphosé pour reprendre ses deux breaks de retard au terme d'un échange de haute volée, conclu par une amortie trop courte du Chilien, à bout de souffle. "C’était mon premier match sur terre battue en 11 mois. Un match difficile mais un bon match. Au début, je jouais mal. Je n’avais pas le contrôle de la balle. Puis j’ai réussi à être plus agressif et à dicter les échanges", a résumé Zverev finalement vainqueur 4-6, 6-4, 7-5. En huitièmes de finale, il affrontera le Belge Zizou Bergs (47e), qui a facilement battu 6-4, 6-1 le Russe Andrey Rublev (15e), ancien vainqueur du tournoi (2023). Vacherot sur un "nuage" Invité l'année dernière à Monte-Carlo en tant que 259e joueur mondial, la star locale Valentin Vacherot a depuis changé de dimension depuis sa victoire au Masters 1000 de Shanghai l'automne dernier. Face à Lorenzo Musetti (5e), le Monégasque de 27 ans avait l'occasion de battre un troisième membre du top 10 après Novak Djokovic (5e à l'époque) à Shanghai et Alexander Bublik (10e en février) en Coupe Davis. "Si on m'avait dit il y a un an que je battrais un joueur du top 5 sur terre battue sur mon court central, je ne l'aurais pas cru", a savouré Vacherot en conférence de presse. Le grand brun (1,93 m) s'est d'abord montré plus engagé que l'Italien de 24 ans, spécialiste de la terre battue et finaliste en Principauté l'an dernier, mais qui effectuait son tournoi de reprise après avoir enchaîné les blessures. "Dans les moments importants, j’ai mieux joué et il n’y est pas parvenu. J’ai réussi à servir presque aussi bien que sur dur sur la terre battue", a analysé après le match Vacherot, qui servait régulièrement à 220 km/h et s'est imposé 7-6 (8/6) 7-5. Pour poursuivre son rêve et atteindre les quarts et pourquoi pas "les demies chez (lui)", il devra battre jeudi le Polonais Hubert Hurkacz (74e). Raquette fracassée En fin de matinée, les spectateurs du court Rainier-III n'ont pas eu le temps d'aller chercher un sandwich que le match entre le Russe Daniil Medvedev (10e) et Matteo Berrettini (90e) était déjà terminé (6-0, 6-0). Medvedev, 30 ans, a tout raté avec plus de 30 fautes directes et cinq doubles-fautes. La première manche a été expédiée en 25 minutes par une bulle. Frustré après un nouveau break dans le deuxième set, le Russe a fracassé sa raquette à quatre reprises sur le central. Il a quitté le court sans marquer le moindre jeu, ce qui ne lui était encore jamais arrivé sur le circuit. L'Italien de 30 ans, invité par les organisateurs, avait besoin d'une victoire pour se maintenir dans le top 100. Sa place désormais assurée, il devra battre le prodige brésilien Joao Fonseca (40e), 19 ans, vainqueur de son duel face au Français Arthur Rinderknech (27e), pour espérer rejoindre les quarts de finale.
Texte intégral (658 mots)
L'Allemand de 28 ans a eu comme une impression de déjà-vu: il avait pris la porte dès son premier match sur le Rocher, battu par l'Italien Matteo Berrettini pour le premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, une surface qu'il affectionne. Exempté de 1er tour, la tête de série N.3 affrontait mercredi le Chilien Cristian Garin issu des qualifications, qui est une de ses bêtes noires: il l'a battu deux fois par le passé, dont une fois à Munich en 2024, la seule défaite de Zverev face à un joueur hors du top 100 (106e à l'époque). Après deux sets disputés, Zverev a complètement perdu le fil au début de la troisième manche, se retrouvant mené 4 jeux à 0 par l'ex N.17 mondial. Dos au mur, le Hambourgeois a retrouvé une belle première balle (8 aces) et pris quelques risques, à l'image de ce deuxième service surpuissant pour repousser une balle de 5 jeux à 1. L'Allemand s'est alors métamorphosé pour reprendre ses deux breaks de retard au terme d'un échange de haute volée, conclu par une amortie trop courte du Chilien, à bout de souffle. "C’était mon premier match sur terre battue en 11 mois. Un match difficile mais un bon match. Au début, je jouais mal. Je n’avais pas le contrôle de la balle. Puis j’ai réussi à être plus agressif et à dicter les échanges", a résumé Zverev finalement vainqueur 4-6, 6-4, 7-5. En huitièmes de finale, il affrontera le Belge Zizou Bergs (47e), qui a facilement battu 6-4, 6-1 le Russe Andrey Rublev (15e), ancien vainqueur du tournoi (2023). Vacherot sur un "nuage" Invité l'année dernière à Monte-Carlo en tant que 259e joueur mondial, la star locale Valentin Vacherot a depuis changé de dimension depuis sa victoire au Masters 1000 de Shanghai l'automne dernier. Face à Lorenzo Musetti (5e), le Monégasque de 27 ans avait l'occasion de battre un troisième membre du top 10 après Novak Djokovic (5e à l'époque) à Shanghai et Alexander Bublik (10e en février) en Coupe Davis. "Si on m'avait dit il y a un an que je battrais un joueur du top 5 sur terre battue sur mon court central, je ne l'aurais pas cru", a savouré Vacherot en conférence de presse. Le grand brun (1,93 m) s'est d'abord montré plus engagé que l'Italien de 24 ans, spécialiste de la terre battue et finaliste en Principauté l'an dernier, mais qui effectuait son tournoi de reprise après avoir enchaîné les blessures. "Dans les moments importants, j’ai mieux joué et il n’y est pas parvenu. J’ai réussi à servir presque aussi bien que sur dur sur la terre battue", a analysé après le match Vacherot, qui servait régulièrement à 220 km/h et s'est imposé 7-6 (8/6) 7-5. Pour poursuivre son rêve et atteindre les quarts et pourquoi pas "les demies chez (lui)", il devra battre jeudi le Polonais Hubert Hurkacz (74e). Raquette fracassée En fin de matinée, les spectateurs du court Rainier-III n'ont pas eu le temps d'aller chercher un sandwich que le match entre le Russe Daniil Medvedev (10e) et Matteo Berrettini (90e) était déjà terminé (6-0, 6-0). Medvedev, 30 ans, a tout raté avec plus de 30 fautes directes et cinq doubles-fautes. La première manche a été expédiée en 25 minutes par une bulle. Frustré après un nouveau break dans le deuxième set, le Russe a fracassé sa raquette à quatre reprises sur le central. Il a quitté le court sans marquer le moindre jeu, ce qui ne lui était encore jamais arrivé sur le circuit. L'Italien de 30 ans, invité par les organisateurs, avait besoin d'une victoire pour se maintenir dans le top 100. Sa place désormais assurée, il devra battre le prodige brésilien Joao Fonseca (40e), 19 ans, vainqueur de son duel face au Français Arthur Rinderknech (27e), pour espérer rejoindre les quarts de finale.

08.04.2026 à 18:57

Tour du Pays basque: Laurance s'impose en puncheur, Seixas toujours leader

FRANCE24
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Le phénomène tricolore, 19 ans, a passé une journée tranquille mais à tout de même tenu à régler le sprint du peloton à une minute du vainqueur. Laurance, qui a signé à bientôt 25 ans son 8e succès chez les professionnels, le deuxième au niveau World Tour, s'est imposé dans un sprint à deux devant l'Espagnol Igor Arrieta, au sommet d'une bosse finale de 600 mètres à 9% de déclivité moyenne. Ce duo s'est extirpé d'un groupe de 16 échappés de la première heure à 25 kilomètres de l'arrivée avant de résister pour 14 secondes au retour de leurs poursuivants. Le Français de la formation Ineos-Grenadiers a débordé Arrieta dans les 50 derniers mètres, malgré une crampe dans la cuisse droite. "J'ai eu une crampe aux 300 mètres quand Igor a lancé le sprint. Mais en voyant la ligne, je suis devenu un autre homme. Je me suis dit +c'est juste quelques secondes de souffrance pour une grande joie derrière+", a expliqué au micro de l'organisation le Breton, qui ne s'était plus imposé depuis le Tour de Norvège en mai 2024. Victime d'une chute mardi qui lui a fait passer "une nuit moyenne", il a en outre dû composer avec des ennuis mécaniques en début d'étape. "Après la chute d'hier, je ne savais pas trop quelle serait ma condition. Mais mes jambes étaient finalement bonnes. Heureusement car j'ai dû batailler pour prendre la bonne échappée", a poursuivi le champion du monde espoirs 2023 qui trouvera jeudi un nouveau terrain propice à ses qualités. La 4e étape, 167 kilomètres autour de Galdacao, semble à nouveau favorable aux baroudeurs, le parcours accidenté proposant six côtes de 3e catégorie ainsi qu'une difficulté de 2e catégorie située à moins de dix kilomètres de la ligne. L'un des favoris de l'épreuve, Isaac Del Toro, n'en sera pas. Le Mexicain a chuté mercredi à la mi-course et a été contraint à l'abandon, touché à la cuisse droite, alors que les classiques ardennaises, le grand objectif de son printemps, se profilent, de l'Amstel le 19 avril à Liège-Bastogne-Liège le 26. L'Espagnol Mikel Landal, renversé mardi par... la voiture médicale, n'avait lui pas pris le départ de la troisième étape.
Lire plus (376 mots)
Le phénomène tricolore, 19 ans, a passé une journée tranquille mais à tout de même tenu à régler le sprint du peloton à une minute du vainqueur. Laurance, qui a signé à bientôt 25 ans son 8e succès chez les professionnels, le deuxième au niveau World Tour, s'est imposé dans un sprint à deux devant l'Espagnol Igor Arrieta, au sommet d'une bosse finale de 600 mètres à 9% de déclivité moyenne. Ce duo s'est extirpé d'un groupe de 16 échappés de la première heure à 25 kilomètres de l'arrivée avant de résister pour 14 secondes au retour de leurs poursuivants. Le Français de la formation Ineos-Grenadiers a débordé Arrieta dans les 50 derniers mètres, malgré une crampe dans la cuisse droite. "J'ai eu une crampe aux 300 mètres quand Igor a lancé le sprint. Mais en voyant la ligne, je suis devenu un autre homme. Je me suis dit +c'est juste quelques secondes de souffrance pour une grande joie derrière+", a expliqué au micro de l'organisation le Breton, qui ne s'était plus imposé depuis le Tour de Norvège en mai 2024. Victime d'une chute mardi qui lui a fait passer "une nuit moyenne", il a en outre dû composer avec des ennuis mécaniques en début d'étape. "Après la chute d'hier, je ne savais pas trop quelle serait ma condition. Mais mes jambes étaient finalement bonnes. Heureusement car j'ai dû batailler pour prendre la bonne échappée", a poursuivi le champion du monde espoirs 2023 qui trouvera jeudi un nouveau terrain propice à ses qualités. La 4e étape, 167 kilomètres autour de Galdacao, semble à nouveau favorable aux baroudeurs, le parcours accidenté proposant six côtes de 3e catégorie ainsi qu'une difficulté de 2e catégorie située à moins de dix kilomètres de la ligne. L'un des favoris de l'épreuve, Isaac Del Toro, n'en sera pas. Le Mexicain a chuté mercredi à la mi-course et a été contraint à l'abandon, touché à la cuisse droite, alors que les classiques ardennaises, le grand objectif de son printemps, se profilent, de l'Amstel le 19 avril à Liège-Bastogne-Liège le 26. L'Espagnol Mikel Landal, renversé mardi par... la voiture médicale, n'avait lui pas pris le départ de la troisième étape.

08.04.2026 à 18:57

Libération: départ surprise de Dov Alfon, Nicolas Barré proposé pour le remplacer

FRANCE24
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M. Alfon a annoncé ce départ surprise à la rédaction mercredi, et cette nouvelle a parallèlement été officialisée par Libération dans un communiqué. Le journaliste et écrivain avait succédé en septembre 2020 à Laurent Joffrin comme directeur de la rédaction. Auparavant, il a longtemps travaillé pour le quotidien israélien de gauche Haaretz, dont il a notamment été rédacteur en chef de 2008 à 2011 puis correspondant à Paris. Comme écrivain, Dov Alfon a signé en 2019 le roman d'espionnage "Unité 8200", du nom d'une unité israélienne de renseignement dont il a fait partie durant son service militaire. "Dov Alfon, qui a fêté ses 65 ans, a indiqué vouloir reprendre l'écriture", a expliqué Libération dans son communiqué. "Il a estimé qu'un nouveau cycle de transformation devait s'ouvrir", conduit "par un directeur ou une directrice de la rédaction en mesure de se projeter dans ce rôle pour plusieurs années". Pour le remplacer, le nom de Nicolas Barré a été proposé, a annoncé quelques heures plus tard Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération. Cette proposition "sera soumise au vote de la rédaction, conformément aux statuts du journal". Barré et "l'indépendance" "Journaliste unanimement reconnu", qui a dirigé la rédaction du quotidien économique Les Echos "pendant dix ans", M. Barré a "prouvé son attachement à l'indépendance éditoriale", a argumenté M. Olivennes. Nicolas Barré avait soudainement été écarté de la direction de la rédaction des Échos en mars 2023. La société des journalistes y avait vu une "éviction brutale par l'actionnaire" LVMH, le groupe du milliardaire Bernard Arnault. M. Barré était ensuite parti début 2025 pour Politico, qu'il a quitté en janvier. S'il est nommé à Libération, il devra poursuivre la transition vers le numérique mise en oeuvre par Dov Alfon. Le départ de ce dernier "est un choc et une grande perte", car Libé "est en progression constante depuis son arrivée", a déclaré à l'AFP la chef du service international, Sonia Delesalle-Stolper. Selon le journal, les abonnements numériques "ont progressé de 444%" sous sa direction, à 110.000 abonnés, "et l'audience numérique a doublé pour atteindre 40 millions de visites mensuelles". En 2025, Libé s'est vendu à 117.000 exemplaires par numéro, contre 90.000 exemplaires en 2021, selon l'ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias). Thomas Legrand, qui signe une chronique dans Libé, a loué auprès de l'AFP l'"autorité naturelle, la solidité" de Dov Alfon. Cité dans le communiqué, l'intéressé a dit sa "fierté d'avoir servi ce titre extraordinaire", pour qui "le meilleur est à venir". Clivages Même s'il s'est redressé, Libération n'échappe pas à la crise de la presse. Selon le média d'investigation L'Informé, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l'a renfloué à quatre reprises depuis 2022, la dernière fois en décembre à hauteur de 17 millions d'euros et pour un total de 59 millions. De 2014 à 2020, Libé appartenait au groupe Altice, du milliardaire Patrick Drahi, qui l'a ensuite transféré à un fonds destiné à garantir son indépendance, le "Fonds de dotation pour une presse indépendante" (FDPI). Libération est né en 1973, dans le sillage de Mai 68. Parmi ses cofondateurs figuraient le philosophe Jean-Paul Sartre et Serge July, qui en a été l'emblématique directeur de 1974 à 2006. "Libération a traversé beaucoup de crises, a été menacé plus d'une fois d'une fin de parution", avait rappelé M. Alfon à l'AFP lors du 50e anniversaire du quotidien en 2023. Il reconnaissait par ailleurs que la rédaction était traversée par les mêmes clivages que la gauche française, notamment autour des notions d'universalisme et de laïcité. "Ce dialogue est quelquefois simple, quelquefois il ne l'est pas, mais fait partie de cette richesse que nous voulons mettre en débat", assurait-il. Une assemblée générale a eu lieu mardi à Libé au sujet de son spécialiste des questions européennes, Jean Quatremer, auquel certains collègues reprochent ses prises de position publiques.
Texte intégral (661 mots)
M. Alfon a annoncé ce départ surprise à la rédaction mercredi, et cette nouvelle a parallèlement été officialisée par Libération dans un communiqué. Le journaliste et écrivain avait succédé en septembre 2020 à Laurent Joffrin comme directeur de la rédaction. Auparavant, il a longtemps travaillé pour le quotidien israélien de gauche Haaretz, dont il a notamment été rédacteur en chef de 2008 à 2011 puis correspondant à Paris. Comme écrivain, Dov Alfon a signé en 2019 le roman d'espionnage "Unité 8200", du nom d'une unité israélienne de renseignement dont il a fait partie durant son service militaire. "Dov Alfon, qui a fêté ses 65 ans, a indiqué vouloir reprendre l'écriture", a expliqué Libération dans son communiqué. "Il a estimé qu'un nouveau cycle de transformation devait s'ouvrir", conduit "par un directeur ou une directrice de la rédaction en mesure de se projeter dans ce rôle pour plusieurs années". Pour le remplacer, le nom de Nicolas Barré a été proposé, a annoncé quelques heures plus tard Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération. Cette proposition "sera soumise au vote de la rédaction, conformément aux statuts du journal". Barré et "l'indépendance" "Journaliste unanimement reconnu", qui a dirigé la rédaction du quotidien économique Les Echos "pendant dix ans", M. Barré a "prouvé son attachement à l'indépendance éditoriale", a argumenté M. Olivennes. Nicolas Barré avait soudainement été écarté de la direction de la rédaction des Échos en mars 2023. La société des journalistes y avait vu une "éviction brutale par l'actionnaire" LVMH, le groupe du milliardaire Bernard Arnault. M. Barré était ensuite parti début 2025 pour Politico, qu'il a quitté en janvier. S'il est nommé à Libération, il devra poursuivre la transition vers le numérique mise en oeuvre par Dov Alfon. Le départ de ce dernier "est un choc et une grande perte", car Libé "est en progression constante depuis son arrivée", a déclaré à l'AFP la chef du service international, Sonia Delesalle-Stolper. Selon le journal, les abonnements numériques "ont progressé de 444%" sous sa direction, à 110.000 abonnés, "et l'audience numérique a doublé pour atteindre 40 millions de visites mensuelles". En 2025, Libé s'est vendu à 117.000 exemplaires par numéro, contre 90.000 exemplaires en 2021, selon l'ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias). Thomas Legrand, qui signe une chronique dans Libé, a loué auprès de l'AFP l'"autorité naturelle, la solidité" de Dov Alfon. Cité dans le communiqué, l'intéressé a dit sa "fierté d'avoir servi ce titre extraordinaire", pour qui "le meilleur est à venir". Clivages Même s'il s'est redressé, Libération n'échappe pas à la crise de la presse. Selon le média d'investigation L'Informé, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l'a renfloué à quatre reprises depuis 2022, la dernière fois en décembre à hauteur de 17 millions d'euros et pour un total de 59 millions. De 2014 à 2020, Libé appartenait au groupe Altice, du milliardaire Patrick Drahi, qui l'a ensuite transféré à un fonds destiné à garantir son indépendance, le "Fonds de dotation pour une presse indépendante" (FDPI). Libération est né en 1973, dans le sillage de Mai 68. Parmi ses cofondateurs figuraient le philosophe Jean-Paul Sartre et Serge July, qui en a été l'emblématique directeur de 1974 à 2006. "Libération a traversé beaucoup de crises, a été menacé plus d'une fois d'une fin de parution", avait rappelé M. Alfon à l'AFP lors du 50e anniversaire du quotidien en 2023. Il reconnaissait par ailleurs que la rédaction était traversée par les mêmes clivages que la gauche française, notamment autour des notions d'universalisme et de laïcité. "Ce dialogue est quelquefois simple, quelquefois il ne l'est pas, mais fait partie de cette richesse que nous voulons mettre en débat", assurait-il. Une assemblée générale a eu lieu mardi à Libé au sujet de son spécialiste des questions européennes, Jean Quatremer, auquel certains collègues reprochent ses prises de position publiques.

08.04.2026 à 18:43

La Bourse de Paris termine en forte hausse, portée par le cessez-le-feu en Iran

FRANCE24
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L'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, s'est envolé de 4,49%, à l'unisson des autres principales places européennes, soit un gain de 355,13 points, pour s'établir à 8.263,87 points. Le CAC 40 se rapproche ainsi de ses niveaux d'avant-guerre en Iran. L'indice avait terminé à 8.580,75 points fin février, juste avant le début du conflit, et s'éloigne de son plus bas depuis juin 2025 à 7.505,27 points, atteint le 23 mars, au plus fort de l'envolée des prix de l'énergie. Sur l'année, le CAC 40 s'octroie 1,40%. Après l'annonce in extremis d'une trêve de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, "la réaction du marché a été classique", note Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates: "les actions connaissent un rebond de soulagement, tandis que le pétrole, porté par la perspective d’une reprise du trafic via le détroit, est en chute libre". Le cessez-le-feu entre Etats-Unis et Iran reste éminemment fragile. Au Liban, où Israël estime que la trêve ne s'applique pas, l'armée israélienne a mené sa "plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février. "L'Iran se retirera de l'accord si Israël continue de violer le cessez-le-feu dans son attaque contre le Liban", a rapporté l'agence de presse iranienne Tasnim, citant une source bien informée. "Il est encourageant de voir les marchés conserver leurs gains malgré (ces) informations", souligne Fawad Razaqzada, analyste de marché pour Forex.com. Les valeurs industrielles s'envolent Les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (+12,84% à 51,50 euros) ou Saint-Gobain (+7,56% à 76,26 euros), particulièrement malmenées avec la hausse des prix de l'énergie induite par la guerre, ont largement profité de la chute des cours du pétrole. Les énergies fossiles restent un gros poste de dépenses pour ce secteur. Même constat du côté des compagnies aériennes, Air France-KLM s'envolant de 11,26% à 9,88 euros, ou encore des constructeurs automobiles avec Stellantis (+6,26% à 6,72 euros) ou Renault (+6,93% à 31,46 euros) en forte hausse. En face, TotalEnergies est resté bon dernier du CAC 40, terminant sur une baisse de 3,09% à 76,81 euros.
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L'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, s'est envolé de 4,49%, à l'unisson des autres principales places européennes, soit un gain de 355,13 points, pour s'établir à 8.263,87 points. Le CAC 40 se rapproche ainsi de ses niveaux d'avant-guerre en Iran. L'indice avait terminé à 8.580,75 points fin février, juste avant le début du conflit, et s'éloigne de son plus bas depuis juin 2025 à 7.505,27 points, atteint le 23 mars, au plus fort de l'envolée des prix de l'énergie. Sur l'année, le CAC 40 s'octroie 1,40%. Après l'annonce in extremis d'une trêve de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, "la réaction du marché a été classique", note Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates: "les actions connaissent un rebond de soulagement, tandis que le pétrole, porté par la perspective d’une reprise du trafic via le détroit, est en chute libre". Le cessez-le-feu entre Etats-Unis et Iran reste éminemment fragile. Au Liban, où Israël estime que la trêve ne s'applique pas, l'armée israélienne a mené sa "plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février. "L'Iran se retirera de l'accord si Israël continue de violer le cessez-le-feu dans son attaque contre le Liban", a rapporté l'agence de presse iranienne Tasnim, citant une source bien informée. "Il est encourageant de voir les marchés conserver leurs gains malgré (ces) informations", souligne Fawad Razaqzada, analyste de marché pour Forex.com. Les valeurs industrielles s'envolent Les valeurs industrielles comme ArcelorMittal (+12,84% à 51,50 euros) ou Saint-Gobain (+7,56% à 76,26 euros), particulièrement malmenées avec la hausse des prix de l'énergie induite par la guerre, ont largement profité de la chute des cours du pétrole. Les énergies fossiles restent un gros poste de dépenses pour ce secteur. Même constat du côté des compagnies aériennes, Air France-KLM s'envolant de 11,26% à 9,88 euros, ou encore des constructeurs automobiles avec Stellantis (+6,26% à 6,72 euros) ou Renault (+6,93% à 31,46 euros) en forte hausse. En face, TotalEnergies est resté bon dernier du CAC 40, terminant sur une baisse de 3,09% à 76,81 euros.

08.04.2026 à 18:40

De la menace d'anéantissement au cessez-le-feu : comment Donald Trump sème le chaos face à l'Iran

Barbara GABEL
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Quelques heures après avoir menacé l'Iran d'un anéantissement total, Donald Trump a annoncé mardi soir un cessez-le-feu de deux semaines. Une séquence éclair qui illustre une stratégie mêlant intimidation extrême, contradictions et tentative de reprise du contrôle du récit par le président américain.
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Quelques heures après avoir menacé l'Iran d'un anéantissement total, Donald Trump a annoncé mardi soir un cessez-le-feu de deux semaines. Une séquence éclair qui illustre une stratégie mêlant intimidation extrême, contradictions et tentative de reprise du contrôle du récit par le président américain.
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