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03.06.2026 à 05:22

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a apporté mardi son soutien à Abelardo de la Espriella, candidat d'extrême droite à la présidentielle colombienne, qui affrontera le favori de gauche Ivan Cepeda au second tour le 21 juin.
Le président américain Donald Trump a apporté mardi son soutien à Abelardo de la Espriella, candidat d'extrême droite à la présidentielle colombienne, qui affrontera le favori de gauche Ivan Cepeda au second tour le 21 juin.

03.06.2026 à 04:53

FRANCE24
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La Russie, critiquée pour ses multiples exactions depuis son invasion de l'Ukraine en 2022, avait été l'un des premiers pays à féliciter Mme Hassan pour son succès électoral du 29 octobre, obtenu officiellement avec quelque 98% des suffrages. La Tanzanie avait été secouée l'automne dernier par plusieurs journées de chaos, marquées par des violences policières, après les scrutins législatif et présidentiel jugés frauduleux par des observateurs internationaux. Entre 1.000 et 2.000 manifestants hostiles au pouvoir avaient été tués par les forces de sécurité, selon des sources diplomatiques. Une commission d'enquête mise en place par le pouvoir, dont l'opposition dénonce l'absence d'indépendance et d'impartialité, a pour sa part recensé en avril 518 morts et 2.390 blessés. A la suite de ces violences, les États-Unis avaient annoncé vouloir revoir leurs relations avec la Tanzanie. La semaine dernière, Washington a sanctionné un haut responsable de la police pour des actes de torture commis sur deux défenseurs des droits humains. "Que le mot +démocratie+ ne vienne pas salir nos pays ni leurs traditions et coutumes", avait répliqué Samia Suluhu Hassan début mai. "La démocratie n'a pas de formule fixe. La démocratie en Occident est différente de la nôtre ici", avait-elle poursuivi, appelant à "battre à coups de bâton" la jeunesse "irrespectueuse" pour la "remettre dans le droit chemin". La cheffe de l'Etat se tourne vers la Russie et entame mercredi un déplacement qualifié d'"historique" par ce pays d'Afrique australe. La dernière - et seule - visite officielle d'un président tanzanien à Moscou remontait à octobre 1969, lorsque le premier dirigeant post-indépendance et chantre d'un socialisme africain, Julius Nyerere, s'était rendu dans la capitale de l'URSS. Russie "opportuniste" La visite de Mme Hassan vise à renforcer la "longue relation diplomatique, politique et économique" entre les deux pays et à promouvoir "une Tanzanie pacifique, stable politiquement et accueillante pour les investisseurs", explique un communiqué du gouvernement tanzanien. Les échanges commerciaux entre les deux pays, plutôt restreints, s'élèvent actuellement à environ 307 millions de dollars par an (264 millions d'euros), selon la Tanzanie, bien loin des 5 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) annuels provenant du commerce bilatéral avec la Chine par exemple. Le seul projet concret entre les deux nations reste le développement d'une mine d'uranium par la Russie. Mais les discussions traînent depuis plus de dix ans. Un Conseil d'affaires Russie-Tanzanie a toutefois été créé en janvier. Le mois dernier, la compagnie aérienne publique Air Tanzania a annoncé le lancement d'ici fin 2026 de vols entre la capitale économique Dar es Salaam et Moscou. La venue de Mme Hassan à Moscou peut permettre à la Tanzanie de "se diversifier, notamment économiquement", estime un universitaire tanzanien contacté par l'AFP. "De son côté, la Russie a besoin de soutien avec le contexte de guerre en Ukraine, même si c'est simplement pour s'assurer un vote d'abstention supplémentaire aux Nations unies", ajoute-t-il tout en requérant l'anonymat par crainte de représailles. Un indice du climat régnant en Tanzanie. "La Russie est opportuniste, cette visite ne lui coûte et ne lui rapporte pas grand-chose, mais elle profite d'une administration (tanzanienne) affaiblie", affirme de son côté Fergus Kell, chercheur du centre de réflexion britannique Chatham House. La Russie, critiquée par de nombreuses ONG pour son recours à la désinformation en ligne, s'invite depuis 2024 dans les médias tanzaniens en proposant des formations journalistiques dispensées par la chaîne russe RT. Jugée comme un outil de propagande russe, RT est interdite de diffusion dans l'Union européenne ainsi qu'au Royaume-Uni et au Canada. L'ouverture d'un bureau du média d'Etat Sputnik est également prévu prochainement à Dar es Salaam.
Texte intégral (627 mots)
La Russie, critiquée pour ses multiples exactions depuis son invasion de l'Ukraine en 2022, avait été l'un des premiers pays à féliciter Mme Hassan pour son succès électoral du 29 octobre, obtenu officiellement avec quelque 98% des suffrages. La Tanzanie avait été secouée l'automne dernier par plusieurs journées de chaos, marquées par des violences policières, après les scrutins législatif et présidentiel jugés frauduleux par des observateurs internationaux. Entre 1.000 et 2.000 manifestants hostiles au pouvoir avaient été tués par les forces de sécurité, selon des sources diplomatiques. Une commission d'enquête mise en place par le pouvoir, dont l'opposition dénonce l'absence d'indépendance et d'impartialité, a pour sa part recensé en avril 518 morts et 2.390 blessés. A la suite de ces violences, les États-Unis avaient annoncé vouloir revoir leurs relations avec la Tanzanie. La semaine dernière, Washington a sanctionné un haut responsable de la police pour des actes de torture commis sur deux défenseurs des droits humains. "Que le mot +démocratie+ ne vienne pas salir nos pays ni leurs traditions et coutumes", avait répliqué Samia Suluhu Hassan début mai. "La démocratie n'a pas de formule fixe. La démocratie en Occident est différente de la nôtre ici", avait-elle poursuivi, appelant à "battre à coups de bâton" la jeunesse "irrespectueuse" pour la "remettre dans le droit chemin". La cheffe de l'Etat se tourne vers la Russie et entame mercredi un déplacement qualifié d'"historique" par ce pays d'Afrique australe. La dernière - et seule - visite officielle d'un président tanzanien à Moscou remontait à octobre 1969, lorsque le premier dirigeant post-indépendance et chantre d'un socialisme africain, Julius Nyerere, s'était rendu dans la capitale de l'URSS. Russie "opportuniste" La visite de Mme Hassan vise à renforcer la "longue relation diplomatique, politique et économique" entre les deux pays et à promouvoir "une Tanzanie pacifique, stable politiquement et accueillante pour les investisseurs", explique un communiqué du gouvernement tanzanien. Les échanges commerciaux entre les deux pays, plutôt restreints, s'élèvent actuellement à environ 307 millions de dollars par an (264 millions d'euros), selon la Tanzanie, bien loin des 5 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros) annuels provenant du commerce bilatéral avec la Chine par exemple. Le seul projet concret entre les deux nations reste le développement d'une mine d'uranium par la Russie. Mais les discussions traînent depuis plus de dix ans. Un Conseil d'affaires Russie-Tanzanie a toutefois été créé en janvier. Le mois dernier, la compagnie aérienne publique Air Tanzania a annoncé le lancement d'ici fin 2026 de vols entre la capitale économique Dar es Salaam et Moscou. La venue de Mme Hassan à Moscou peut permettre à la Tanzanie de "se diversifier, notamment économiquement", estime un universitaire tanzanien contacté par l'AFP. "De son côté, la Russie a besoin de soutien avec le contexte de guerre en Ukraine, même si c'est simplement pour s'assurer un vote d'abstention supplémentaire aux Nations unies", ajoute-t-il tout en requérant l'anonymat par crainte de représailles. Un indice du climat régnant en Tanzanie. "La Russie est opportuniste, cette visite ne lui coûte et ne lui rapporte pas grand-chose, mais elle profite d'une administration (tanzanienne) affaiblie", affirme de son côté Fergus Kell, chercheur du centre de réflexion britannique Chatham House. La Russie, critiquée par de nombreuses ONG pour son recours à la désinformation en ligne, s'invite depuis 2024 dans les médias tanzaniens en proposant des formations journalistiques dispensées par la chaîne russe RT. Jugée comme un outil de propagande russe, RT est interdite de diffusion dans l'Union européenne ainsi qu'au Royaume-Uni et au Canada. L'ouverture d'un bureau du média d'Etat Sputnik est également prévu prochainement à Dar es Salaam.

03.06.2026 à 04:32

FRANCE24
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Texte intégral (627 mots)

03.06.2026 à 04:27

FRANCE24
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L'Europe part de très loin, et sa capacité à muscler son offre en matière numérique suscite de nombreux doutes, ses précédents efforts, dont une loi adoptée en 2023 pour développer la production de puces électroniques sur le continent, n'ayant pas été couronnés de succès. Comme le souligne un document de la Commission résumant sa nouvelle stratégique numérique, consulté par l'AFP, l'UE "reste structurellement dépendante de fournisseurs extra-européens, à plus de 80% pour ses produits, services et infrastructures numériques". Une dépendance qui, en matière de logiciels et de cloud, profite surtout aux géants américains du secteur, comme Microsoft, Google et Amazon. Selon une étude réalisée l'an dernier par le cabinet français Astérès, "les entreprises américaines représentent environ 83% du marché du cloud et du logiciel européen". Cela représente une manne de 264 milliards d'euros par an, une "facture numérique" qui équivaut aux importations européennes d'énergie. Et les Européens redoutent que certains fournisseurs ne désactivent brutalement l'accès à leurs services, en cas de crise géopolitique. Même problème en matière de composants informatiques et électroniques, pour lesquelles l'Europe reste très largement dépendante de l'Asie. Un bras de fer l'an dernier entre Pékin et le fabricant néerlandais de puces Nexperia, qui fabrique ses puces en Chine, a ainsi menacé de paralyser les chaînes de production des constructeurs automobiles européens. Préférence européenne Pour s'attaquer à ces dépendances, la Commission va mettre sur la table une série de propositions, selon le document consulté par l'AFP, dont un règlement "sur le développement du cloud et de l'IA", devant faciliter la création dans l'UE d'infrastructures clés, comme les centres de données. Ainsi qu'une nouvelle loi sur les puces électroniques, qui devrait inclure des mesures pour accroître la demande de composants fabriqués en Europe. Et enfin, des dispositions pour un recours accru aux logiciels en open source dans les administrations et les services publics. Si ces mesures devraient être relativement consensuelles, l'UE devrait en outre tenter d'imposer des critères de souveraineté pour les contrats publics en matière d'intelligence artificielle et de Cloud. Cela reviendrait à étendre au numérique les mesures dites de "préférence européenne" déjà annoncées cette année par Bruxelles pour soutenir la production "Made in Europe" dans certaines industries, comme l'automobile. Mais cela pourrait valoir à l'UE, qui est à peine en train de boucler la mise en œuvre tumultueuse de l'accord sur les droits de douane négocié l'an dernier avec les Etats-Unis, des représailles de Donald Trump. Bruxelles a déjà montré sa détermination ces dernières semaines, en proposant de réserver à des entreprises européennes les deux tiers de certaines fréquences télécoms jusqu'ici allouées à des opérateurs américains. Elle a aussi confié un important contrat informatique à des fournisseurs européens, aux dépens d'Amazon et Microsoft. Malgré le risque d'une nouvelle crise avec Washington, plusieurs Etats membres dont la France poussent en ce sens, ainsi que de nombreux élus européens. "Pour nous, la souveraineté numérique a une signification très concrète. Ce sont les individus qui doivent maîtriser leurs données, leur identité et leurs droits numériques, plutôt que des entreprises, des algorithmes opaques, et des systèmes juridiques étrangers", a déclaré mardi à la presse l'eurodéputée espagnole Elena Sancho Murillo (S&D, gauche). "Nous devons briser cette dépendance et choisir une Europe qui protège ses citoyens, sa démocratie et le droit à une vie privée", a défendu de son côté l'élu néerlandais Reinier van Lanschot (Verts).
Texte intégral (642 mots)
L'Europe part de très loin, et sa capacité à muscler son offre en matière numérique suscite de nombreux doutes, ses précédents efforts, dont une loi adoptée en 2023 pour développer la production de puces électroniques sur le continent, n'ayant pas été couronnés de succès. Comme le souligne un document de la Commission résumant sa nouvelle stratégique numérique, consulté par l'AFP, l'UE "reste structurellement dépendante de fournisseurs extra-européens, à plus de 80% pour ses produits, services et infrastructures numériques". Une dépendance qui, en matière de logiciels et de cloud, profite surtout aux géants américains du secteur, comme Microsoft, Google et Amazon. Selon une étude réalisée l'an dernier par le cabinet français Astérès, "les entreprises américaines représentent environ 83% du marché du cloud et du logiciel européen". Cela représente une manne de 264 milliards d'euros par an, une "facture numérique" qui équivaut aux importations européennes d'énergie. Et les Européens redoutent que certains fournisseurs ne désactivent brutalement l'accès à leurs services, en cas de crise géopolitique. Même problème en matière de composants informatiques et électroniques, pour lesquelles l'Europe reste très largement dépendante de l'Asie. Un bras de fer l'an dernier entre Pékin et le fabricant néerlandais de puces Nexperia, qui fabrique ses puces en Chine, a ainsi menacé de paralyser les chaînes de production des constructeurs automobiles européens. Préférence européenne Pour s'attaquer à ces dépendances, la Commission va mettre sur la table une série de propositions, selon le document consulté par l'AFP, dont un règlement "sur le développement du cloud et de l'IA", devant faciliter la création dans l'UE d'infrastructures clés, comme les centres de données. Ainsi qu'une nouvelle loi sur les puces électroniques, qui devrait inclure des mesures pour accroître la demande de composants fabriqués en Europe. Et enfin, des dispositions pour un recours accru aux logiciels en open source dans les administrations et les services publics. Si ces mesures devraient être relativement consensuelles, l'UE devrait en outre tenter d'imposer des critères de souveraineté pour les contrats publics en matière d'intelligence artificielle et de Cloud. Cela reviendrait à étendre au numérique les mesures dites de "préférence européenne" déjà annoncées cette année par Bruxelles pour soutenir la production "Made in Europe" dans certaines industries, comme l'automobile. Mais cela pourrait valoir à l'UE, qui est à peine en train de boucler la mise en œuvre tumultueuse de l'accord sur les droits de douane négocié l'an dernier avec les Etats-Unis, des représailles de Donald Trump. Bruxelles a déjà montré sa détermination ces dernières semaines, en proposant de réserver à des entreprises européennes les deux tiers de certaines fréquences télécoms jusqu'ici allouées à des opérateurs américains. Elle a aussi confié un important contrat informatique à des fournisseurs européens, aux dépens d'Amazon et Microsoft. Malgré le risque d'une nouvelle crise avec Washington, plusieurs Etats membres dont la France poussent en ce sens, ainsi que de nombreux élus européens. "Pour nous, la souveraineté numérique a une signification très concrète. Ce sont les individus qui doivent maîtriser leurs données, leur identité et leurs droits numériques, plutôt que des entreprises, des algorithmes opaques, et des systèmes juridiques étrangers", a déclaré mardi à la presse l'eurodéputée espagnole Elena Sancho Murillo (S&D, gauche). "Nous devons briser cette dépendance et choisir une Europe qui protège ses citoyens, sa démocratie et le droit à une vie privée", a défendu de son côté l'élu néerlandais Reinier van Lanschot (Verts).

03.06.2026 à 04:05

FRANCE24
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Ses contempteurs dénoncent une initiative dangereuse pour la compétitivité de l'agriculture française, et ses chances d'être adoptée telle que proposée sont faibles. Mais le texte est soutenu par de nombreux activistes. "On parle de gens qui sont malades, qui vivent le cancer dans leur chair", a dit à la presse mardi après-midi la militante écologiste Camille Etienne, en marge d'un rassemblement de quelques dizaines de personnes près du Palais Bourbon. Des représentantes des ONG Foodwatch, Générations Futures, et Greenpeace étaient également présentes. Le cadmium est naturellement présent dans les sols mais aussi apporté par les pratiques agricoles, via l'utilisation d'engrais phosphatés. En France, l'alimentation est la première source d'exposition au cadmium, selon l'agence de sécurité sanitaire française Anses, par exemple via les céréales (blé, riz), très consommées. Or en cas d'exposition prolongée, le cadmium est reconnu cancérogène, toxique pour la reproduction, peut entraîner "des atteintes rénales" ou encore une fragilité osseuse. En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l'Anses. L'agence recommande d'abaisser les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 milligrammes par kilo -- contre 60 mg/kg en Europe, et 90 mg/kg actuellement pour la France, qui bénéficie d'une dérogation. Un décret du gouvernement est attendu depuis des années sur le sujet. L'exécutif envisage une baisse très progressive des seuils, à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, et 20 mg/kg d'ici 2038. Mais le texte du député écologiste Benoît Biteau, également porté par Clémentine Autain (l'Après), s'attaque au sujet sans attendre, avec une baisse plus rapide: à 40 milligrammes par kilo d'engrais dès 2027, puis à 20 mg/kg à partir de 2030. "Décadmiation" Dans un esprit de compromis, la proposition de loi a été réécrite par rapport à une première version, qui prônait une interdiction totale. Un compromis pas suffisant, pour des députés de droite et du centre, qui s'inquiètent de distorsions de concurrence pour les agriculteurs, alors que la majorité des engrais minéraux sont importés. Des députés MoDem tenteront de limiter la baisse à 60 mg/kg, pour s'aligner sur la norme européenne. "Notre vote est conditionné à l'adoption" de cet amendement, a déclaré mardi la députée et porte-parole du groupe Perrine Goulet. Des députés Renaissance tenteront eux d'adoucir la trajectoire proposée par le texte, en atteignant les mêmes cibles que lui, mais plus tard, afin de laisser le temps aux producteurs d'engrais de s'adapter. Cette trajectoire alternative, très proche de celle envisagée par le gouvernement, pourrait recevoir l'assentiment de l'exécutif. Mais de telles précautions sont inutiles, selon le député Benoît Biteau, lui-même agriculteur. En commission, il a affirmé que les producteurs d'engrais pouvaient être prêts à temps pour appliquer son texte, notamment grâce à des processus de "décadmiation" déjà utilisés et jugés "pas très onéreux". De ce fait, pas de problème d'approvisionnement ou de surcoût pour les agriculteurs susceptibles de mettre à mal leur compétitivité, selon lui. Principal fournisseur de la France (environ 40% des importations), le géant marocain du secteur, l'OCP, assure par exemple livrer à l'UE, depuis février 2025, des engrais phosphatés contenant du cadmium à "moins de 20 mg/kg". Même si les équilibres dans l'hémicycle ne sont pas favorables à son texte tel que proposé -- LR et le RN s'y sont opposés en commission -- M. Biteau a dit à l'AFP garder espoir. Il mise sur une forte mobilisation de la gauche dans l'hémicycle face à une faible présence des élus du bloc central, qui pourraient ne pas vouloir se voir reprocher par leurs électeurs d'avoir "trop lourdement affaibli" un texte qui a beaucoup mobilisé.
Texte intégral (667 mots)
Ses contempteurs dénoncent une initiative dangereuse pour la compétitivité de l'agriculture française, et ses chances d'être adoptée telle que proposée sont faibles. Mais le texte est soutenu par de nombreux activistes. "On parle de gens qui sont malades, qui vivent le cancer dans leur chair", a dit à la presse mardi après-midi la militante écologiste Camille Etienne, en marge d'un rassemblement de quelques dizaines de personnes près du Palais Bourbon. Des représentantes des ONG Foodwatch, Générations Futures, et Greenpeace étaient également présentes. Le cadmium est naturellement présent dans les sols mais aussi apporté par les pratiques agricoles, via l'utilisation d'engrais phosphatés. En France, l'alimentation est la première source d'exposition au cadmium, selon l'agence de sécurité sanitaire française Anses, par exemple via les céréales (blé, riz), très consommées. Or en cas d'exposition prolongée, le cadmium est reconnu cancérogène, toxique pour la reproduction, peut entraîner "des atteintes rénales" ou encore une fragilité osseuse. En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l'Anses. L'agence recommande d'abaisser les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 milligrammes par kilo -- contre 60 mg/kg en Europe, et 90 mg/kg actuellement pour la France, qui bénéficie d'une dérogation. Un décret du gouvernement est attendu depuis des années sur le sujet. L'exécutif envisage une baisse très progressive des seuils, à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, et 20 mg/kg d'ici 2038. Mais le texte du député écologiste Benoît Biteau, également porté par Clémentine Autain (l'Après), s'attaque au sujet sans attendre, avec une baisse plus rapide: à 40 milligrammes par kilo d'engrais dès 2027, puis à 20 mg/kg à partir de 2030. "Décadmiation" Dans un esprit de compromis, la proposition de loi a été réécrite par rapport à une première version, qui prônait une interdiction totale. Un compromis pas suffisant, pour des députés de droite et du centre, qui s'inquiètent de distorsions de concurrence pour les agriculteurs, alors que la majorité des engrais minéraux sont importés. Des députés MoDem tenteront de limiter la baisse à 60 mg/kg, pour s'aligner sur la norme européenne. "Notre vote est conditionné à l'adoption" de cet amendement, a déclaré mardi la députée et porte-parole du groupe Perrine Goulet. Des députés Renaissance tenteront eux d'adoucir la trajectoire proposée par le texte, en atteignant les mêmes cibles que lui, mais plus tard, afin de laisser le temps aux producteurs d'engrais de s'adapter. Cette trajectoire alternative, très proche de celle envisagée par le gouvernement, pourrait recevoir l'assentiment de l'exécutif. Mais de telles précautions sont inutiles, selon le député Benoît Biteau, lui-même agriculteur. En commission, il a affirmé que les producteurs d'engrais pouvaient être prêts à temps pour appliquer son texte, notamment grâce à des processus de "décadmiation" déjà utilisés et jugés "pas très onéreux". De ce fait, pas de problème d'approvisionnement ou de surcoût pour les agriculteurs susceptibles de mettre à mal leur compétitivité, selon lui. Principal fournisseur de la France (environ 40% des importations), le géant marocain du secteur, l'OCP, assure par exemple livrer à l'UE, depuis février 2025, des engrais phosphatés contenant du cadmium à "moins de 20 mg/kg". Même si les équilibres dans l'hémicycle ne sont pas favorables à son texte tel que proposé -- LR et le RN s'y sont opposés en commission -- M. Biteau a dit à l'AFP garder espoir. Il mise sur une forte mobilisation de la gauche dans l'hémicycle face à une faible présence des élus du bloc central, qui pourraient ne pas vouloir se voir reprocher par leurs électeurs d'avoir "trop lourdement affaibli" un texte qui a beaucoup mobilisé.

03.06.2026 à 04:03

FRANCE24
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La cérémonie débutera à 11H00 dans la cour Sud du Dôme et non la cour d'honneur des Invalides, comme le veut la tradition, en raison de travaux, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et des membres du gouvernement. Le cercueil fera son entrée à 11H05 dans la cour au pas du tambour. Suivront l'éloge funèbre présidentiel, la sonnerie "Aux Morts", la minute de silence et la Marseillaise interprétée par l'orchestre de la Garde républicaine. Le chef de l'Etat a salué samedi la mémoire d'un "soldat de la Résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle, défenseur de la nature et des peuples". "Il était l'humanisme fait personne", a-t-il estimé. Les derniers hommages nationaux ont été rendus à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin le 26 mars, Robert Badinter, qui incarna le combat pour l'abolition de la peine de mort, le 14 février 2024 et Jacques Delors, figure européenne, le 5 janvier 2024. Edgar Morin était l'auteur d'une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France et qui se voulait une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science. Malgré son grand âge, il était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. En 1959, la publication d'"Autocritique", qui relate son exclusion du PCF et ses propres aveuglements face au stalinisme, marque les esprits. Edgar Morin fut aussi l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie. Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, il a écrit des dizaines d'ouvrages dont "La Rumeur d'Orléans" (1969), sur une rumeur antisémite et "La méthode" (1977-2004), son œuvre majeure en six volumes, et plusieurs livres sur l'écologie, thème qui lui tenait à cœur. "Ces combats demeurent les nôtres. Combat de liberté (...) La liberté de la France et la liberté de l'Europe, causes qu'il refusait de séparer", a relevé Emmanuel Macron dans La Tribune dimanche. "Edgar Morin n'avait pas l'âge des états-civils. Son siècle sur terre s'effaçait quand paraissaient son sourire désarmant et ses yeux qui se plissaient avec malice. Il était ce jeune homme de 100 ans", a encore salué le chef de l'Etat, qui lui avait remis la Grand-Croix de la Légion d'honneur en 2024.
Lire plus (387 mots)
La cérémonie débutera à 11H00 dans la cour Sud du Dôme et non la cour d'honneur des Invalides, comme le veut la tradition, en raison de travaux, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu et des membres du gouvernement. Le cercueil fera son entrée à 11H05 dans la cour au pas du tambour. Suivront l'éloge funèbre présidentiel, la sonnerie "Aux Morts", la minute de silence et la Marseillaise interprétée par l'orchestre de la Garde républicaine. Le chef de l'Etat a salué samedi la mémoire d'un "soldat de la Résistance, militant et affranchi, écrivain et penseur du siècle, défenseur de la nature et des peuples". "Il était l'humanisme fait personne", a-t-il estimé. Les derniers hommages nationaux ont été rendus à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin le 26 mars, Robert Badinter, qui incarna le combat pour l'abolition de la peine de mort, le 14 février 2024 et Jacques Delors, figure européenne, le 5 janvier 2024. Edgar Morin était l'auteur d'une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France et qui se voulait une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science. Malgré son grand âge, il était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. En 1959, la publication d'"Autocritique", qui relate son exclusion du PCF et ses propres aveuglements face au stalinisme, marque les esprits. Edgar Morin fut aussi l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie. Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, il a écrit des dizaines d'ouvrages dont "La Rumeur d'Orléans" (1969), sur une rumeur antisémite et "La méthode" (1977-2004), son œuvre majeure en six volumes, et plusieurs livres sur l'écologie, thème qui lui tenait à cœur. "Ces combats demeurent les nôtres. Combat de liberté (...) La liberté de la France et la liberté de l'Europe, causes qu'il refusait de séparer", a relevé Emmanuel Macron dans La Tribune dimanche. "Edgar Morin n'avait pas l'âge des états-civils. Son siècle sur terre s'effaçait quand paraissaient son sourire désarmant et ses yeux qui se plissaient avec malice. Il était ce jeune homme de 100 ans", a encore salué le chef de l'Etat, qui lui avait remis la Grand-Croix de la Légion d'honneur en 2024.

03.06.2026 à 02:07

FRANCE 24
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L'armée américaine a affirmé mardi soir avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes dans la région du Golfe en ayant intercepté des missiles visant Bahreïn, abattu des drones visant des navires civils et attaqué des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz. Des attaques de missiles et de drones visent tôt mercredi le Koweït et l'armée tente de les intercepter, a-t-elle annoncé, deux jours après des événements similaires attribués à l'Iran. Suivez notre direct.
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L'armée américaine a affirmé mardi soir avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes dans la région du Golfe en ayant intercepté des missiles visant Bahreïn, abattu des drones visant des navires civils et attaqué des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz. Des attaques de missiles et de drones visent tôt mercredi le Koweït et l'armée tente de les intercepter, a-t-elle annoncé, deux jours après des événements similaires attribués à l'Iran. Suivez notre direct.

03.06.2026 à 01:03

FRANCE24
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La commission des Lois a adopté l'article unique par 20 voix contre 6 (et 6 abstentions). Une répétition générale, car les députés repartiront du texte initial dans l'hémicycle (16 juin). Le camp gouvernemental s'est divisé entre les députés Renaissance, Horizons et MoDem(pour) et Les Républicains (opposés au texte à ce stade). Les députés RN se sont abstenus et la gauche s'est divisée. Les socialistes ont voté pour, comme certains écologistes ou ultramarins. Et les Insoumis se sont abstenus. Le chemin du texte est encore très incertain: s'il est adopté à l'Assemblée, il faudra encore passer par le Sénat, - pas avant septembre/octobre -, puis convaincre 3/5e des parlementaires réunis en Congrès. Sur le fond, les premiers débats mardi ont largement tourné autour du périmètre des compétences législatives et normatives déléguées par ce texte, initié par des déclarations d'Emmanuel Macron en 2022 et 2023, et fruit d'un compromis trouvé entre le gouvernement et l'Assemblée de Corse. Il prévoit notamment que "les lois et règlements" français puissent faire "l'objet d'adaptations justifiées" par les "spécificités" de l'île, sous conditions. Et la collectivité de Corse pourrait aussi "être habilitée à fixer les normes" adaptées à l'île. Toujours dans des conditions et un périmètre de compétences encadrés par une future loi organique au calendrier à ce stade indéterminé. Un décalage déploré par des députés, notamment LFI : "tant qu'il n'y a pas de loi organique, ce qui est mis dans la Constitution n'a pas de réalité tangible", a estimé Ugo Bernalicis. Le rapporteur Florent Boudié (Renaissance) a lui rejeté un argument d'"artifice", arguant que les choix constitutionnels des parlementaires dicteront justement la future loi devant les encadrer. "Responsabilité collective" Reste que l'écriture de la réforme constitutionnelle divise, même au sein du camp gouvernemental. François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), favorable des adaptations normatives, a dit craindre en l'état actuel une porte ouverte à des pressions exercées sur les élus corses pour bénéficier du futur pouvoir normatif, notamment dans le secteur de l'urbanisme, de l'environnement ou de la concurrence, invoquant le "poids des dérives mafieuses" sur le territoire. Il a aussi plaidé, sans succès à ce stade, pour un contrôle bien plus strict conféré au Parlement français, avec en contrepartie des délais maximums pour qu'il réponde aux demandes d'adaptation du droit émanant de Corse. Laurent Marcangeli (président des députés Horizons, Corse-du-Sud), a lui appelé les députés à la "responsabilité collective" de trouver une voie pour ce texte, quitte à l'améliorer. Si tous les votes devront être rejoués dans l'hémicycle, la commission a approuvé un amendement du rapporteur excluant expressément du champ des adaptations possibles les sujets régaliens. Car un avis du Conseil d'Etat estime que la rédaction initiale du texte laisse une porte ouverte, même si ce n'était pas l'intention de l'exécutif. Insoumis et écologistes ont en revanche échoué à ce stade à inscrire formellement un principe de non-régression environnementale et sociale limitant les possibilités d'adaptations législatives ou normatives. Florent Boudié arguant notamment que le texte posait le principe de contrôles du Conseil d'Etat et du Conseil constitutionnel, et l'encadrement par la loi organique. Les députés se sont aussi dit favorables à rendre obligatoire la consultation des électeurs corses sur le projet de statut d'autonomie. Dans l'après-midi, la commission avait auditionné la ministre Françoise Gatel (Décentralisation), qui avait exhorté à ne pas se contenter d'"une autonomie de papier (...) la pire des promesses". "Le projet de révision ne créera les conditions ni d'instaurer un statut de co-officialité de la langue (...) ni la possibilité de créer un statut de résident, qui, dans les faits, serait de constituer deux catégories de citoyens distincts", avait également souligné Florent Boudié. Un vote solennel est prévu dans l'hémicycle le 23 juin.
Texte intégral (686 mots)
La commission des Lois a adopté l'article unique par 20 voix contre 6 (et 6 abstentions). Une répétition générale, car les députés repartiront du texte initial dans l'hémicycle (16 juin). Le camp gouvernemental s'est divisé entre les députés Renaissance, Horizons et MoDem(pour) et Les Républicains (opposés au texte à ce stade). Les députés RN se sont abstenus et la gauche s'est divisée. Les socialistes ont voté pour, comme certains écologistes ou ultramarins. Et les Insoumis se sont abstenus. Le chemin du texte est encore très incertain: s'il est adopté à l'Assemblée, il faudra encore passer par le Sénat, - pas avant septembre/octobre -, puis convaincre 3/5e des parlementaires réunis en Congrès. Sur le fond, les premiers débats mardi ont largement tourné autour du périmètre des compétences législatives et normatives déléguées par ce texte, initié par des déclarations d'Emmanuel Macron en 2022 et 2023, et fruit d'un compromis trouvé entre le gouvernement et l'Assemblée de Corse. Il prévoit notamment que "les lois et règlements" français puissent faire "l'objet d'adaptations justifiées" par les "spécificités" de l'île, sous conditions. Et la collectivité de Corse pourrait aussi "être habilitée à fixer les normes" adaptées à l'île. Toujours dans des conditions et un périmètre de compétences encadrés par une future loi organique au calendrier à ce stade indéterminé. Un décalage déploré par des députés, notamment LFI : "tant qu'il n'y a pas de loi organique, ce qui est mis dans la Constitution n'a pas de réalité tangible", a estimé Ugo Bernalicis. Le rapporteur Florent Boudié (Renaissance) a lui rejeté un argument d'"artifice", arguant que les choix constitutionnels des parlementaires dicteront justement la future loi devant les encadrer. "Responsabilité collective" Reste que l'écriture de la réforme constitutionnelle divise, même au sein du camp gouvernemental. François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), favorable des adaptations normatives, a dit craindre en l'état actuel une porte ouverte à des pressions exercées sur les élus corses pour bénéficier du futur pouvoir normatif, notamment dans le secteur de l'urbanisme, de l'environnement ou de la concurrence, invoquant le "poids des dérives mafieuses" sur le territoire. Il a aussi plaidé, sans succès à ce stade, pour un contrôle bien plus strict conféré au Parlement français, avec en contrepartie des délais maximums pour qu'il réponde aux demandes d'adaptation du droit émanant de Corse. Laurent Marcangeli (président des députés Horizons, Corse-du-Sud), a lui appelé les députés à la "responsabilité collective" de trouver une voie pour ce texte, quitte à l'améliorer. Si tous les votes devront être rejoués dans l'hémicycle, la commission a approuvé un amendement du rapporteur excluant expressément du champ des adaptations possibles les sujets régaliens. Car un avis du Conseil d'Etat estime que la rédaction initiale du texte laisse une porte ouverte, même si ce n'était pas l'intention de l'exécutif. Insoumis et écologistes ont en revanche échoué à ce stade à inscrire formellement un principe de non-régression environnementale et sociale limitant les possibilités d'adaptations législatives ou normatives. Florent Boudié arguant notamment que le texte posait le principe de contrôles du Conseil d'Etat et du Conseil constitutionnel, et l'encadrement par la loi organique. Les députés se sont aussi dit favorables à rendre obligatoire la consultation des électeurs corses sur le projet de statut d'autonomie. Dans l'après-midi, la commission avait auditionné la ministre Françoise Gatel (Décentralisation), qui avait exhorté à ne pas se contenter d'"une autonomie de papier (...) la pire des promesses". "Le projet de révision ne créera les conditions ni d'instaurer un statut de co-officialité de la langue (...) ni la possibilité de créer un statut de résident, qui, dans les faits, serait de constituer deux catégories de citoyens distincts", avait également souligné Florent Boudié. Un vote solennel est prévu dans l'hémicycle le 23 juin.

03.06.2026 à 00:25

FRANCE24
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Le rappeur américain a vu plusieurs de ses concerts interdits en Europe ces derniers mois à cause de ses diatribes antisémites, qu'il attribue au trouble bipolaire dont il souffre. Ce week-end en Turquie, celui qui est aussi connu sous le nom de "Ye" s'est produit devant 120.000 fans et attiré les foudres des autorités pour avoir joué son titre "I Am a God" (Je suis un dieu). "Le fait que des dizaines de milliers de personnes aient chanté avec enthousiasme +I am a God+ est un sujet sérieux qui requiert un examen approfondi", a réagi sur X le conseiller en chef du président Erdogan, Oktar Saral. Celui-ci a estimé que le concert avait mis en avant "une rhétorique et des symboles qui vont à l'encontre de la foi et des valeurs civilisationnelles" turques. M. Saral a dénoncé "l'implication d'un segment conservateur de la société" lors de ce qu'il a qualifié de "siège culturel", auquel a participé l'égérie gothique française Michèle Lamy, "associée à l'occultisme et à des symboles obscurs" selon lui. Persona non grata dans plusieurs pays, Kanye West doit néanmoins se produire samedi et lundi aux Pays-Bas, en Albanie le 11 juin, puis en Tchéquie le 25 juillet.
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Le rappeur américain a vu plusieurs de ses concerts interdits en Europe ces derniers mois à cause de ses diatribes antisémites, qu'il attribue au trouble bipolaire dont il souffre. Ce week-end en Turquie, celui qui est aussi connu sous le nom de "Ye" s'est produit devant 120.000 fans et attiré les foudres des autorités pour avoir joué son titre "I Am a God" (Je suis un dieu). "Le fait que des dizaines de milliers de personnes aient chanté avec enthousiasme +I am a God+ est un sujet sérieux qui requiert un examen approfondi", a réagi sur X le conseiller en chef du président Erdogan, Oktar Saral. Celui-ci a estimé que le concert avait mis en avant "une rhétorique et des symboles qui vont à l'encontre de la foi et des valeurs civilisationnelles" turques. M. Saral a dénoncé "l'implication d'un segment conservateur de la société" lors de ce qu'il a qualifié de "siège culturel", auquel a participé l'égérie gothique française Michèle Lamy, "associée à l'occultisme et à des symboles obscurs" selon lui. Persona non grata dans plusieurs pays, Kanye West doit néanmoins se produire samedi et lundi aux Pays-Bas, en Albanie le 11 juin, puis en Tchéquie le 25 juillet.

03.06.2026 à 00:06

Cécile GALLUCCIO
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Selon le média Axios, Donald Trump aurait eu une conversation houleuse avec Benyamin Netanyahou au sujet de la guerre menée par Israël au Liban. Il aurait notamment lâché ces mots : "Putain qu’est-ce que tu fous ? Tu es complètement fou !" Si les deux hommes se connaissent de longue date, leur relation n'a jamais été aussi tendue.
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Selon le média Axios, Donald Trump aurait eu une conversation houleuse avec Benyamin Netanyahou au sujet de la guerre menée par Israël au Liban. Il aurait notamment lâché ces mots : "Putain qu’est-ce que tu fous ? Tu es complètement fou !" Si les deux hommes se connaissent de longue date, leur relation n'a jamais été aussi tendue.

02.06.2026 à 23:49

FRANCE 24
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Selon un nouveau bilan publié mardi, deux personnes ont été retrouvées mortes après être tombées dans la Seine samedi soir en marge des célébrations du sacre du PSG en Ligue des champions.
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Selon un nouveau bilan publié mardi, deux personnes ont été retrouvées mortes après être tombées dans la Seine samedi soir en marge des célébrations du sacre du PSG en Ligue des champions.

02.06.2026 à 23:19

FRANCE24
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Lui-même partisan d'une primaire pour dégager un candidat unique de la gauche hors-LFI, et engagé dans des tractations entre partisans et opposants à cette solution y compris au sein de son propre parti, Olivier Faure reste "déterminé à poser une stratégie qui réunit de Ruffin à Glucksmann et donne une perspective à une victoire de la gauche démocratique et écologique", insiste son entourage. Mais "nous ne pouvons pas devenir la gauche la plus bête du monde au moment où la menace de l'extrême droite n'a jamais été aussi crédible", soutient la même source, estimant qu'il est "temps de se mettre en mouvement". Dès lors, les militants socialistes seront appelés à voter le 9 juillet au plus tard sur la stratégie pour la présidentielle. Olivier Faure s'était déjà engagé à faire voter les adhérents, mais la date-butoir n'avait jusqu'ici pas été actée. A ce stade la patronne des Ecologistes Marine Tondelier et les députés Clémentine Autain (L'Après), François Ruffin (Debout!) et Benjamin Lucas-Lundy (Génération.s) se sont portés candidats à une primaire de la gauche hors-LFI programmée le 11 octobre. Mais pas Raphaël Glucksmann. Au sein du PS, cette voie ne fait pas non plus consensus, et les tensions ont culminé avec le départ de la direction du PS du chef des députés socialistes Boris Vallaud, opposé à un tel processus qu'il juge contre-productif et trop étriqué sans Raphaël Glucksmann. Une piste proposée par Olivier Faure pour sortir de l'impasse serait une sorte de double primaire. La première se jouerait globalement entre les candidats membres du Parti socialiste et Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique. "Les militants et plus largement celles et ceux qui se reconnaissent dans l'espace de la gauche socialiste et social-démocrate seraient amenés à désigner leur candidat", souligne l'entourage de M. Faure. Le vainqueur participerait ensuite à une deuxième primaire, ouverte, avec le "reste de la gauche démocratique et écologique". Ce scénario a été présenté mardi soir par Olivier Faure a une centaine de membres de son courant, a précisé un participant à la réunion. "Personne ne sait s'il va être accepté par les courants opposés à Olivier Faure, mais c'est une piste qui peut faire consensus au sein du PS", explique ce proche du premier secrétaire, qui attend de voir aussi ce qu'en penseront Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier. L'eurodéputé de Place publique pourrait y voir un intérêt, puisque le gagnant de la première primaire "rentrerait dans le 2e round en étant le candidat légitime du camp social-démocrate", estime ce cadre socialiste. Quant à Marine Tondelier, cette proposition a le mérite de conserver l'idée d'un processus démocratique entre partenaires de gauche qu'elle réclame, ajoute le même. A ce stade, la question qui sera posée aux adhérents le 9 n'est pas fixée, "puisque ce processus est encore en discussion", précise-t-il, jugeant tout cela "extrêmement fragile et hypothétique". Selon cette source, outre Raphaël Glucksmann, pourraient être candidats à la primaire social-démocrate le député Jérôme Guedj, déjà déclaré candidat à la présidentielle, Boris Vallaud, François Hollande, qui "a laissé entendre qu’il pourrait être intéressé", et Olivier Faure.
Texte intégral (567 mots)
Lui-même partisan d'une primaire pour dégager un candidat unique de la gauche hors-LFI, et engagé dans des tractations entre partisans et opposants à cette solution y compris au sein de son propre parti, Olivier Faure reste "déterminé à poser une stratégie qui réunit de Ruffin à Glucksmann et donne une perspective à une victoire de la gauche démocratique et écologique", insiste son entourage. Mais "nous ne pouvons pas devenir la gauche la plus bête du monde au moment où la menace de l'extrême droite n'a jamais été aussi crédible", soutient la même source, estimant qu'il est "temps de se mettre en mouvement". Dès lors, les militants socialistes seront appelés à voter le 9 juillet au plus tard sur la stratégie pour la présidentielle. Olivier Faure s'était déjà engagé à faire voter les adhérents, mais la date-butoir n'avait jusqu'ici pas été actée. A ce stade la patronne des Ecologistes Marine Tondelier et les députés Clémentine Autain (L'Après), François Ruffin (Debout!) et Benjamin Lucas-Lundy (Génération.s) se sont portés candidats à une primaire de la gauche hors-LFI programmée le 11 octobre. Mais pas Raphaël Glucksmann. Au sein du PS, cette voie ne fait pas non plus consensus, et les tensions ont culminé avec le départ de la direction du PS du chef des députés socialistes Boris Vallaud, opposé à un tel processus qu'il juge contre-productif et trop étriqué sans Raphaël Glucksmann. Une piste proposée par Olivier Faure pour sortir de l'impasse serait une sorte de double primaire. La première se jouerait globalement entre les candidats membres du Parti socialiste et Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique. "Les militants et plus largement celles et ceux qui se reconnaissent dans l'espace de la gauche socialiste et social-démocrate seraient amenés à désigner leur candidat", souligne l'entourage de M. Faure. Le vainqueur participerait ensuite à une deuxième primaire, ouverte, avec le "reste de la gauche démocratique et écologique". Ce scénario a été présenté mardi soir par Olivier Faure a une centaine de membres de son courant, a précisé un participant à la réunion. "Personne ne sait s'il va être accepté par les courants opposés à Olivier Faure, mais c'est une piste qui peut faire consensus au sein du PS", explique ce proche du premier secrétaire, qui attend de voir aussi ce qu'en penseront Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier. L'eurodéputé de Place publique pourrait y voir un intérêt, puisque le gagnant de la première primaire "rentrerait dans le 2e round en étant le candidat légitime du camp social-démocrate", estime ce cadre socialiste. Quant à Marine Tondelier, cette proposition a le mérite de conserver l'idée d'un processus démocratique entre partenaires de gauche qu'elle réclame, ajoute le même. A ce stade, la question qui sera posée aux adhérents le 9 n'est pas fixée, "puisque ce processus est encore en discussion", précise-t-il, jugeant tout cela "extrêmement fragile et hypothétique". Selon cette source, outre Raphaël Glucksmann, pourraient être candidats à la primaire social-démocrate le député Jérôme Guedj, déjà déclaré candidat à la présidentielle, Boris Vallaud, François Hollande, qui "a laissé entendre qu’il pourrait être intéressé", et Olivier Faure.

02.06.2026 à 23:15

FRANCE24
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"Malgré tout ce qu'il s'est passé hier, un accouchement programmé était prévu (...) et la mère a tenu à mettre au monde son bébé ici envers et contre tout", dit-il. La frappe qui a détruit des bâtiments proches de l'hôpital a tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel: quatre médecins, 27 infirmiers et huit membres du personnel, selon le ministère de la Santé. Parmi eux, quatre sont aux soins intensifs dans un état critique. Dans des chambres de l'hôpital, des éclats de verre et débris jonchent le sol, et les câbles électriques pendent de plafonds éventrés. A l'instar du médecin, les membres du personnel de l'hôpital Jabal Amel se disent déterminés à poursuivre leur travail, malgré les frappes israéliennes qui dévastent la ville millénaire de Tyr. Des employés nettoient les couloirs, d'autres récupèrent les médicaments et équipements encore intacts. "Deux heures après les frappes, nous avons recommencé à travailler normalement", assure le médecin. "Nous tenons bon" Aux abords de l'hôpital, un immeuble est entièrement effondré, d'autres sont gravement endommagés et des pelleteuses dégagent les décombres. Le toit du parking de l'établissemet s'est effondré sur plusieurs véhicules qui étaient stationnés et la devanture de l'hôpital est soufflée. "Ce ne sont pas les bâtiments résidentiels qui étaient ciblés, mais l'hôpital Jabal Amel, pour le mettre hors service", soutient le chef du service de maintenance de l'hôpital, Mohammad Derbage, qui inspecte les dégâts dans la cour. "Mais nous tenons bon et ce qui s'est passé renforce notre détermination", ajoute-t-il. La direction "a pris la décision hier de rouvrir l'hôpital (...) Nous travaillons jour et nuit pour le remettre sur les rails", poursuit M. Derbage. "Deux des trois hôpitaux de Tyr - Jabal Amel et Hiram – sont endommagés mais continuent de fonctionner, et le troisième est submergé par un afflux de patients", a indiqué mardi Abdinasir Abubakar, le représentant au Liban de l'Organisation mondiale de la Santé. La ville côtière a été visée par des violentes frappes israéliennes dimanche, qui ont blessé 13 membres du personnel de l'hôpital Hiram. Malgré des ordres d'évacuation répétés de l'armée israélienne, plusieurs milliers de personnes sont restées, des habitants mais aussi des déplacés des villages voisins. Le troisième établissement de Tyr, l'hôpital libano-italien, avait été endommagé par deux frappes israéliennes début avril. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, 17 hôpitaux ont été endommagés par les frappes israéliennes et trois autres ont fermé, selon le ministère de la Santé, qui recense 128 secouristes et personnels de santé tués. L'unité de soins intensifs de l'hôpital Jabal Amel a été particulièrement endommagée par la frappe lundi et des patients qui s'y trouvaient ont dû être transférés, explique le chef de cette unité, Hassan Kassir. "Je ne m'attendais pas à de tels dégâts", dit le médecin, "mais malgré tout nous continuons (..) c’est notre devoir". Zainab Fakih, qui travaille au laboratoire de l'hôpital, est encore sous le choc de la frappe. "On pensait qu'ils ne frapperaient pas les environs d'un hôpital. Nous avons eu très peur (..) nous avons ouvert les portes et les pierres sont tombées sur nous, heureusement personne n'a été blessé", dit la jeune femme en blouse blanche. "Malgré cela, nous somme venus (mardi) parce que c'est notre travail".
Texte intégral (618 mots)
"Malgré tout ce qu'il s'est passé hier, un accouchement programmé était prévu (...) et la mère a tenu à mettre au monde son bébé ici envers et contre tout", dit-il. La frappe qui a détruit des bâtiments proches de l'hôpital a tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel: quatre médecins, 27 infirmiers et huit membres du personnel, selon le ministère de la Santé. Parmi eux, quatre sont aux soins intensifs dans un état critique. Dans des chambres de l'hôpital, des éclats de verre et débris jonchent le sol, et les câbles électriques pendent de plafonds éventrés. A l'instar du médecin, les membres du personnel de l'hôpital Jabal Amel se disent déterminés à poursuivre leur travail, malgré les frappes israéliennes qui dévastent la ville millénaire de Tyr. Des employés nettoient les couloirs, d'autres récupèrent les médicaments et équipements encore intacts. "Deux heures après les frappes, nous avons recommencé à travailler normalement", assure le médecin. "Nous tenons bon" Aux abords de l'hôpital, un immeuble est entièrement effondré, d'autres sont gravement endommagés et des pelleteuses dégagent les décombres. Le toit du parking de l'établissemet s'est effondré sur plusieurs véhicules qui étaient stationnés et la devanture de l'hôpital est soufflée. "Ce ne sont pas les bâtiments résidentiels qui étaient ciblés, mais l'hôpital Jabal Amel, pour le mettre hors service", soutient le chef du service de maintenance de l'hôpital, Mohammad Derbage, qui inspecte les dégâts dans la cour. "Mais nous tenons bon et ce qui s'est passé renforce notre détermination", ajoute-t-il. La direction "a pris la décision hier de rouvrir l'hôpital (...) Nous travaillons jour et nuit pour le remettre sur les rails", poursuit M. Derbage. "Deux des trois hôpitaux de Tyr - Jabal Amel et Hiram – sont endommagés mais continuent de fonctionner, et le troisième est submergé par un afflux de patients", a indiqué mardi Abdinasir Abubakar, le représentant au Liban de l'Organisation mondiale de la Santé. La ville côtière a été visée par des violentes frappes israéliennes dimanche, qui ont blessé 13 membres du personnel de l'hôpital Hiram. Malgré des ordres d'évacuation répétés de l'armée israélienne, plusieurs milliers de personnes sont restées, des habitants mais aussi des déplacés des villages voisins. Le troisième établissement de Tyr, l'hôpital libano-italien, avait été endommagé par deux frappes israéliennes début avril. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, 17 hôpitaux ont été endommagés par les frappes israéliennes et trois autres ont fermé, selon le ministère de la Santé, qui recense 128 secouristes et personnels de santé tués. L'unité de soins intensifs de l'hôpital Jabal Amel a été particulièrement endommagée par la frappe lundi et des patients qui s'y trouvaient ont dû être transférés, explique le chef de cette unité, Hassan Kassir. "Je ne m'attendais pas à de tels dégâts", dit le médecin, "mais malgré tout nous continuons (..) c’est notre devoir". Zainab Fakih, qui travaille au laboratoire de l'hôpital, est encore sous le choc de la frappe. "On pensait qu'ils ne frapperaient pas les environs d'un hôpital. Nous avons eu très peur (..) nous avons ouvert les portes et les pierres sont tombées sur nous, heureusement personne n'a été blessé", dit la jeune femme en blouse blanche. "Malgré cela, nous somme venus (mardi) parce que c'est notre travail".

02.06.2026 à 23:09

FRANCE 24
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Le ministère de la Justice par intérim a annoncé mardi que le gouvernement Trump renonçait finalement à son très polémique fonds "anti-instrumentalisation" de la justice. Un juge avait déjà bloqué ce fonds, considéré par l'opposition démocrate comme une "caisse noire" visant à dédommager les assaillants du Capitole.
Texte intégral (618 mots)
Le ministère de la Justice par intérim a annoncé mardi que le gouvernement Trump renonçait finalement à son très polémique fonds "anti-instrumentalisation" de la justice. Un juge avait déjà bloqué ce fonds, considéré par l'opposition démocrate comme une "caisse noire" visant à dédommager les assaillants du Capitole.

02.06.2026 à 23:07

FRANCE24
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Depuis janvier, l'administration Trump mène une politique de pression maximale contre Cuba, affirmant que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, représente "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Outre son embargo pétrolier visant l'île de 9,6 millions d'habitants, Washington cible le "Groupe d'administration d'entreprises"(GAE.SA ou Gaesa) lié à l'armée et actif dans de nombreux secteurs-clés de l'économie de l'île. Gaesa a été une des premières entités sanctionnées dans le cadre du décret présidentiel du 1er mai signé par Donald Trump. Le conglomérat était déjà sous sanctions, mais le nouveau décret a introduit des mesures coercitives secondaires à l'encontre d'entreprises qui collaborent avec lui. Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui dépend du Département américain du Trésor, ces entreprises ont jusqu'à vendredi pour ajuster leurs activités sous peine de mesures restrictives. Ces mesures peuvent impliquer des difficultés pour accéder au système financier international ou effectuer des transactions, une interdiction pour des banques de travailler avec ces entreprises, ou le gel d'avoirs, notamment aux Etats-Unis. Lundi, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond a annoncé cesser la totalité de ses activités touristiques à Cuba. Elle n'a pas invoqué officiellement les sanctions américaines, mais la situation difficile du secteur du tourisme, étouffé par le blocus pétrolier. Mardi, l'AFP a appris de plusieurs sources proches du dossier que le groupe hôtelier espagnol Iberostar abandonnait la gestion d'une dizaine d'hôtels qu'il administrait en partenariat avec Gaesa. Selon une de ces sources, Iberostar a décidé de se "désengager des hôtels qu'il gérait avec le Grupo de turismo Gaviota S.A", branche touristique de Gaesa. Le groupe espagnol poursuivra néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le ministère cubain du Tourisme. Contactée par l'AFP, l'entreprise espagnole n'a pas donné suite pour expliquer sa décision. "Dévastateur" Parmi les hôtels gérés par Iberostar avec Gaviota figurait notamment l'hôtel le plus haut de La Havane, connu sous le nom de "Torre K". L'établissement de 42 étages et 500 chambres avait été inauguré début 2025 avant de fermer un an plus tard en raison de la crise énergétique et de la chute drastique du tourisme. Deux autres groupes hôteliers internationaux, Mélia (Espagne) et Archipiélago International (Indonésie) sont en train d'étudier une réduction de leurs opérations ou un retrait total de Cuba, selon d'autres sources proches du dossier. Mi-mai, les compagnies maritimes française CMA CGM et allemande Hapag-Lloyd avaient également annoncé suspendre "temporairement" les réservations de fret à destination de Cuba en raison du décret américain et pourraient se prononcer d'ici vendredi sur la poursuite ou non de leurs opérations. Active dans le secteur minier, lui aussi dans le viseur de Washington, la compagnie canadienne Sherritt avait annoncé dès le 7 mai se retirer de Cuba, où elle exploitait du nickel et du cobalt depuis les années 1990. "L'impact pour l'économie cubaine du départ de toutes ces entreprises internationales à court et moyen terme est dévastateur", a réagi auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas. Cela "fait de 2026 la pire année de l'histoire économique de Cuba de ces 70 dernières années". Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, farouche opposant au gouvernement communiste de La Havane, a récemment accusé les dirigeants cubains de vol et de corruption par le biais de Gaesa. Le département d'Etat affirme que le conglomérat possède des actifs à hauteur de 18 milliards de dollars et détient jusqu'à 70% de l'économie cubaine. Mardi, La Havane a défendu le rôle de Gaesa, que l'opposition cubaine accuse d'échapper à tout contrôle institutionnel et parlementaire. Créé en 1995, le conglomérat a toujours eu pour but de faire face à l'embargo américain en vigueur depuis 1962 et de générer des devises pour faire fonctionner l'économie cubaine, soutient le gouvernement. Il ne s'agit pas d'"une structure opaque" mais "d'une réponse articulée dont l'efficacité a été prouvée face au siège économique qui, historiquement, essaie d'asphyxier la révolution cubaine", a souligné le gouvernement, en référence à l'embargo.
Texte intégral (734 mots)
Depuis janvier, l'administration Trump mène une politique de pression maximale contre Cuba, affirmant que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, représente "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Outre son embargo pétrolier visant l'île de 9,6 millions d'habitants, Washington cible le "Groupe d'administration d'entreprises"(GAE.SA ou Gaesa) lié à l'armée et actif dans de nombreux secteurs-clés de l'économie de l'île. Gaesa a été une des premières entités sanctionnées dans le cadre du décret présidentiel du 1er mai signé par Donald Trump. Le conglomérat était déjà sous sanctions, mais le nouveau décret a introduit des mesures coercitives secondaires à l'encontre d'entreprises qui collaborent avec lui. Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui dépend du Département américain du Trésor, ces entreprises ont jusqu'à vendredi pour ajuster leurs activités sous peine de mesures restrictives. Ces mesures peuvent impliquer des difficultés pour accéder au système financier international ou effectuer des transactions, une interdiction pour des banques de travailler avec ces entreprises, ou le gel d'avoirs, notamment aux Etats-Unis. Lundi, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond a annoncé cesser la totalité de ses activités touristiques à Cuba. Elle n'a pas invoqué officiellement les sanctions américaines, mais la situation difficile du secteur du tourisme, étouffé par le blocus pétrolier. Mardi, l'AFP a appris de plusieurs sources proches du dossier que le groupe hôtelier espagnol Iberostar abandonnait la gestion d'une dizaine d'hôtels qu'il administrait en partenariat avec Gaesa. Selon une de ces sources, Iberostar a décidé de se "désengager des hôtels qu'il gérait avec le Grupo de turismo Gaviota S.A", branche touristique de Gaesa. Le groupe espagnol poursuivra néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le ministère cubain du Tourisme. Contactée par l'AFP, l'entreprise espagnole n'a pas donné suite pour expliquer sa décision. "Dévastateur" Parmi les hôtels gérés par Iberostar avec Gaviota figurait notamment l'hôtel le plus haut de La Havane, connu sous le nom de "Torre K". L'établissement de 42 étages et 500 chambres avait été inauguré début 2025 avant de fermer un an plus tard en raison de la crise énergétique et de la chute drastique du tourisme. Deux autres groupes hôteliers internationaux, Mélia (Espagne) et Archipiélago International (Indonésie) sont en train d'étudier une réduction de leurs opérations ou un retrait total de Cuba, selon d'autres sources proches du dossier. Mi-mai, les compagnies maritimes française CMA CGM et allemande Hapag-Lloyd avaient également annoncé suspendre "temporairement" les réservations de fret à destination de Cuba en raison du décret américain et pourraient se prononcer d'ici vendredi sur la poursuite ou non de leurs opérations. Active dans le secteur minier, lui aussi dans le viseur de Washington, la compagnie canadienne Sherritt avait annoncé dès le 7 mai se retirer de Cuba, où elle exploitait du nickel et du cobalt depuis les années 1990. "L'impact pour l'économie cubaine du départ de toutes ces entreprises internationales à court et moyen terme est dévastateur", a réagi auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas. Cela "fait de 2026 la pire année de l'histoire économique de Cuba de ces 70 dernières années". Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, farouche opposant au gouvernement communiste de La Havane, a récemment accusé les dirigeants cubains de vol et de corruption par le biais de Gaesa. Le département d'Etat affirme que le conglomérat possède des actifs à hauteur de 18 milliards de dollars et détient jusqu'à 70% de l'économie cubaine. Mardi, La Havane a défendu le rôle de Gaesa, que l'opposition cubaine accuse d'échapper à tout contrôle institutionnel et parlementaire. Créé en 1995, le conglomérat a toujours eu pour but de faire face à l'embargo américain en vigueur depuis 1962 et de générer des devises pour faire fonctionner l'économie cubaine, soutient le gouvernement. Il ne s'agit pas d'"une structure opaque" mais "d'une réponse articulée dont l'efficacité a été prouvée face au siège économique qui, historiquement, essaie d'asphyxier la révolution cubaine", a souligné le gouvernement, en référence à l'embargo.
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