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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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04.02.2026 à 22:11

La CGT alerte sur des libertés syndicales "en danger"

FRANCE24
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"Il est minuit moins une, l'extrême droite est aux portes du pouvoir", a expliqué la numéro un de la CGT, Sophie Binet, elle-même mise en examen pour des propos sur les patrons, lors d'une conférence de presse précédant un meeting à Montreuil, en banlieue parisienne. Le syndicat estime que la répression syndicale atteint "un niveau inédit" en France. Il doit rendre publique prochainement une liste de 1.000 syndicalistes CGT "inquiétés", par la justice ou par leur employeur, pour leur engagement syndical. Il pointe le recours de plus en plus fréquent à des procédures judiciaires contre des syndicalistes, des interventions policières disproportionnées qui "se banalisent" lors des mouvements sociaux, des interdictions de manifester, mais aussi, dans les entreprises, des pressions sur les syndicalistes et des licenciements de salariés protégés par leur mandat. Le syndicat demande l'adoption, avant la prochaine élection présidentielle, d'une "grande loi pour protéger les libertés". Elle comporterait trois volets, l'indépendance de la justice, l'indépendance de la presse et la sécurisation du financement de l'audiovisuel public et enfin la "sanctuarisation des libertés syndicales". Parmi les mesures préconisées, la possibilité donnée aux procureurs de décider immédiatement d'un non-lieu lorsqu'une procédure en droit de la presse est manifestement infondée. Se sont exprimés au meeting, entre autres, des représentants du Syndicat de la magistrature et de la Ligue des droits de l’homme, et l'ancien garde des Sceaux Jacques Toubon. La numéro un de la CFDT, Marylise Léon, a apporté son soutien à travers une vidéo, tandis que celui de la CFE-CGC, François Hommeril, était présent. Alors que Sophie Binet a été mise en examen pour "injure publique" après avoir qualifié en janvier 2025 à la radio les patrons de "rats qui quittent le navire" dont "le seul objectif est l'appât du gain", la Confédération syndicale internationale (CSI) a déposé une plainte devant l'Organisation internationale du Travail (OIT) pour dénoncer cette "procédure-bâillon", a annoncé Mme Binet. "Ce qui se passe ici avec Sophie et ce qui se passe ici en France, ce n'est pas un cas isolé, c'est quelque chose qu'on voit partout dans le monde", a estimé le secrétaire général de la CSI Luc Triangle, soulignant que les syndicats sont les premières organisations attaquées par les régimes autoritaires. Le mouvement patronal Ethic avait porté plainte après les propos de Sophie Binet sur les patrons. La mise en examen est automatique en cas de plainte pour injure publique. Ethic "est financé par Pierre-Edouard Stérin, un milliardaire d'extrême droite, qui, dans son projet Périclès, soutient des associations pour multiplier les procédures-bâillons", a dénoncé Mme Binet. La présidente d'Ethic, Sophie de Menthon, avait assuré au journal L'Humanité n'avoir reçu aucune aide de M. Stérin sauf un "simple soutien financier pour la tenue d'un colloque en 2024".

04.02.2026 à 22:05

Moltbook : le seul réseau social 100% IA, vraiment ?

Anthony SAINT-LÉGER
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Connaissez-vous Moltbook ? Ce réseau social crée récemment pour que les intelligences artificielles discutent entre elles sans intervention de l'humain. Mais sur ce site qui se présente sous forme de forums entre agents conversationnels autonomes, la main de l'Homme est-elle vraiment absente ?
Texte intégral (510 mots)
Connaissez-vous Moltbook ? Ce réseau social crée récemment pour que les intelligences artificielles discutent entre elles sans intervention de l'humain. Mais sur ce site qui se présente sous forme de forums entre agents conversationnels autonomes, la main de l'Homme est-elle vraiment absente ?

04.02.2026 à 22:05

Miraculée du cambriolage au Louvre, la couronne d'Eugénie va pouvoir être sauvée

FRANCE24
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Récupérée au pied de la galerie Apollon après le cambriolage survenu le 19 octobre, le joyau "a conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète", a indiqué mercredi le Louvre dans un communiqué. Cette couronne haut de tête, commandée par Napoléon III pour son épouse Eugénie en 1855, a subi lors du vol "un écrasement et s'en est trouvée très sensiblement déformée". D'abord endommagée lors de son extraction de la vitre où elle était exposée par une "fente relativement étroite ménagée par la disqueuse" des malfaiteurs, elle a ensuite subi "un choc violent", qui a provoqué son écrasement, a détaillé l'institution. Le 22 octobre, trois jours après le casse, la présidente du Louvre Laurence des Cars avait affirmé devant la commission de la culture du Sénat "qu'une restauration (était) délicate mais possible", se voulant rassurante mais prudente quant à la possibilité d'une restauration complète. Couronne préservée Sur des photos transmises mercredi par le Louvre, on peut voir la couronne écrasée et quatre branches initialement fixées à la couronne désolidarisées de celle-ci. Pour autant, les 56 émeraudes sont restées en place et seuls une dizaine de diamants de petite taille sur les 1.354 qui ornent la couronne ont disparu. "Le globe de diamants et émeraudes est intact" et seul un des huit aigles d'or de la couronne a définitivement disparu, précise le Louvre, qui a acquis le joyau en 1988. "Sa complète restauration sera donc possible sans recours à la reconstitution ou la restitution. Il s'agira d'une remise en forme de son armature", est-il ajouté. Pour assurer la restauration de cette rare couronne de souveraine conservée en France, un restaurateur agréé va être désigné "à la suite d'une mise en concurrence". "Au vu du caractère à la fois symbolique mais aussi inédit d'une telle restauration, et de la spécificité remarquable de l'objet à restaurer", un comité d'experts a été désigné pour conseiller et superviser les travaux de restauration. Ce conseil sera présidé par Mme des Cars et composé de six personnalités, assistées d'"un ou une représentante des cinq maisons historiques de la joaillerie française", à savoir les maisons Mellerio, Chaumet, Cartier, Boucheron et Van Cleef & Arpels. Grèves Huit joyaux du XIXe siècle ont été dérobés lors de ce spectaculaire cambriolage au retentissement mondial et sont toujours dans la nature. Le butin, dont le diadème serti de quelque 2.000 diamants de l'impératrice Eugénie, est estimé à 88 millions d'euros. Les quatre membres présumés du commando ont tous été arrêtés et placés en détention provisoire. L'une des hypothèses des enquêteurs est que ces joyaux puissent "être une marchandise de blanchiment, voire de négociation dans le milieu", avait avancé la procureure de Paris, Laure Beccuau en novembre. "Notre détermination reste intacte" pour retrouver le bijoux, a-t-elle déclaré il y a quelques semaines lors d'un entretien à l'AFP. Le cambriolage a provoqué des remous au sein du musée le plus visité du monde, notamment concernant sa sécurité. Un conflit social agite aussi l'institution, marquée depuis fin 2025 par une grève des salariés pour réclamer de meilleures conditions de travail et d'accueil du public. Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à quatre reprises et d'ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions.
Texte intégral (590 mots)
Récupérée au pied de la galerie Apollon après le cambriolage survenu le 19 octobre, le joyau "a conservé sa quasi-intégrité, permettant sa restauration complète", a indiqué mercredi le Louvre dans un communiqué. Cette couronne haut de tête, commandée par Napoléon III pour son épouse Eugénie en 1855, a subi lors du vol "un écrasement et s'en est trouvée très sensiblement déformée". D'abord endommagée lors de son extraction de la vitre où elle était exposée par une "fente relativement étroite ménagée par la disqueuse" des malfaiteurs, elle a ensuite subi "un choc violent", qui a provoqué son écrasement, a détaillé l'institution. Le 22 octobre, trois jours après le casse, la présidente du Louvre Laurence des Cars avait affirmé devant la commission de la culture du Sénat "qu'une restauration (était) délicate mais possible", se voulant rassurante mais prudente quant à la possibilité d'une restauration complète. Couronne préservée Sur des photos transmises mercredi par le Louvre, on peut voir la couronne écrasée et quatre branches initialement fixées à la couronne désolidarisées de celle-ci. Pour autant, les 56 émeraudes sont restées en place et seuls une dizaine de diamants de petite taille sur les 1.354 qui ornent la couronne ont disparu. "Le globe de diamants et émeraudes est intact" et seul un des huit aigles d'or de la couronne a définitivement disparu, précise le Louvre, qui a acquis le joyau en 1988. "Sa complète restauration sera donc possible sans recours à la reconstitution ou la restitution. Il s'agira d'une remise en forme de son armature", est-il ajouté. Pour assurer la restauration de cette rare couronne de souveraine conservée en France, un restaurateur agréé va être désigné "à la suite d'une mise en concurrence". "Au vu du caractère à la fois symbolique mais aussi inédit d'une telle restauration, et de la spécificité remarquable de l'objet à restaurer", un comité d'experts a été désigné pour conseiller et superviser les travaux de restauration. Ce conseil sera présidé par Mme des Cars et composé de six personnalités, assistées d'"un ou une représentante des cinq maisons historiques de la joaillerie française", à savoir les maisons Mellerio, Chaumet, Cartier, Boucheron et Van Cleef & Arpels. Grèves Huit joyaux du XIXe siècle ont été dérobés lors de ce spectaculaire cambriolage au retentissement mondial et sont toujours dans la nature. Le butin, dont le diadème serti de quelque 2.000 diamants de l'impératrice Eugénie, est estimé à 88 millions d'euros. Les quatre membres présumés du commando ont tous été arrêtés et placés en détention provisoire. L'une des hypothèses des enquêteurs est que ces joyaux puissent "être une marchandise de blanchiment, voire de négociation dans le milieu", avait avancé la procureure de Paris, Laure Beccuau en novembre. "Notre détermination reste intacte" pour retrouver le bijoux, a-t-elle déclaré il y a quelques semaines lors d'un entretien à l'AFP. Le cambriolage a provoqué des remous au sein du musée le plus visité du monde, notamment concernant sa sécurité. Un conflit social agite aussi l'institution, marquée depuis fin 2025 par une grève des salariés pour réclamer de meilleures conditions de travail et d'accueil du public. Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à quatre reprises et d'ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions.

04.02.2026 à 21:53

Iran: Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, en grève de la faim en prison, selon son avocate

FRANCE24
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La militante des droits humains de 53 ans demande à pouvoir passer un appel, d'avoir "accès à ses avocats en Iran" et de recevoir de la visite, a déclaré son avocate, Chirinne Ardakani, basée à Paris. Le dernier appel à sa famille date du 14 décembre et celle-ci a été informée de la grève de la faim par un détenu qui a été libéré récemment, a précisé l'avocate. Narges Mohammadi est à l'isolement dans sa prison de Mashhad, dans l'est de l'Iran, où elle avait été arrêtée le 12 décembre avec d'autres militants, après avoir pris la parole lors d'une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort. Elle a été arrêtée avant le déclenchement du mouvement de contestation réprimé dans le sang par les autorités. Ses soutiens affirment que l'interdiction de passer des appels est une tentative de réduire au silence la militante, de crainte qu'elle ne s'exprime sur le mouvement de contestation. L'ONG Amnesty International avait accusé les forces de sécurité d'avoir commis des actes de "torture et autres mauvais traitements" lors de son arrestation, notamment en la "passant violemment à tabac". Mi-décembre, sa famille avait indiqué qu'elle était "souffrante" et que les autorités lui refusaient un examen médical indépendant après son arrestation "violente". La militante avait également été arrêtée en novembre 2021 et emprisonnée jusqu'à sa remise en liberté provisoire pour des problèmes pulmonaires fin 2024. Elle a passé de nombreuses années derrière les barreaux mais n'a jamais cessé de militer pour les droits humains et la défense des prisonniers politiques, lui valant le Nobel de la paix. Ses deux enfants, qui vivent à Paris avec son mari, ont reçu le prix en son nom à Oslo en 2023. Elle ne les a pas vus depuis plus de dix ans.
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La militante des droits humains de 53 ans demande à pouvoir passer un appel, d'avoir "accès à ses avocats en Iran" et de recevoir de la visite, a déclaré son avocate, Chirinne Ardakani, basée à Paris. Le dernier appel à sa famille date du 14 décembre et celle-ci a été informée de la grève de la faim par un détenu qui a été libéré récemment, a précisé l'avocate. Narges Mohammadi est à l'isolement dans sa prison de Mashhad, dans l'est de l'Iran, où elle avait été arrêtée le 12 décembre avec d'autres militants, après avoir pris la parole lors d'une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort. Elle a été arrêtée avant le déclenchement du mouvement de contestation réprimé dans le sang par les autorités. Ses soutiens affirment que l'interdiction de passer des appels est une tentative de réduire au silence la militante, de crainte qu'elle ne s'exprime sur le mouvement de contestation. L'ONG Amnesty International avait accusé les forces de sécurité d'avoir commis des actes de "torture et autres mauvais traitements" lors de son arrestation, notamment en la "passant violemment à tabac". Mi-décembre, sa famille avait indiqué qu'elle était "souffrante" et que les autorités lui refusaient un examen médical indépendant après son arrestation "violente". La militante avait également été arrêtée en novembre 2021 et emprisonnée jusqu'à sa remise en liberté provisoire pour des problèmes pulmonaires fin 2024. Elle a passé de nombreuses années derrière les barreaux mais n'a jamais cessé de militer pour les droits humains et la défense des prisonniers politiques, lui valant le Nobel de la paix. Ses deux enfants, qui vivent à Paris avec son mari, ont reçu le prix en son nom à Oslo en 2023. Elle ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

04.02.2026 à 21:33

Le Washington Post de Jeff Bezos, en difficulté, taille dans sa rédaction

FRANCE24
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L'hémorragie, qui frappe l'ensemble des services du quotidien, survient sur fond de rapprochement du fondateur d'Amazon avec Donald Trump, un président qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir. Le nombre de suppression de postes n'a pas été communiqué. Selon le New York Times, environ 300 journalistes sur 800 sont licenciés. Cette restructuration destinée à réformer un journal "d'une autre époque" "inclut des réductions substantielles d'effectifs" et doit "sécuriser" son avenir, a expliqué le directeur exécutif du journal Matt Murray, qui reconnait un travail "difficile, mais essentiel." Une grande partie des correspondants à l'étranger, dont l'intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient, ont été licenciés, a déclaré l'un d'eux à l'AFP. Parmi eux, Lizzie Johnson dit avoir été licenciée alors qu'elle se trouve en plein reportage sur le front en Ukraine. "Je suis bouleversée", a-t-elle écrit sur X. Les services des sports, des livres, du podcast, des pages locales ou de l'infographie sont aussi particulièrement touchés voire presque intégralement supprimés. "On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir", a dénoncé le Post Guild, le syndicat du journal. "C'est l'un des jours les plus sombre de l'histoire" du journal, a regretté sur Facebook Martin Baron, ex-rédacteur en chef du journal et figure du journalisme américain. Il dénonce sans fard les "efforts écoeurants" de Jeff Bezos "pour s'attirer les faveurs" de Donald Trump, y voyant "un cas d'école" de "l'autodestruction quasi instantanée d'une marque". Réforme en 2024 Le Washington Post, connu pour avoir révélé le scandale du Watergate ou les Pentagon Papers et qui a reçu 76 prix Pulitzer depuis 1936, est en crise depuis des années. Durant le premier mandat de Donald Trump, le journal s'était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Après le départ du milliardaire républicain de la Maison Blanche, l'intérêt des lecteurs s'était émoussé et les résultats ont commencé à dégringoler. Le journal a perdu 100 millions de dollars en 2024, rapport le Wall Street journal. A l'automne 2024, le Washington Post n'avait pas publié d'éditorial pour soutenir Kamala Harris dans la campagne présidentielle face à Donald Trump, alors qu'il avait soutenu les candidats démocrates aux présidentielles de 2008, 2012, 2016 et 2020. Beaucoup y ont vu la main de Jeff Bezos, qui, trois mois plus tard, s'est affiché au premier rang de la cérémonie d'investiture de Donald Trump. Selon la presse, cette décision avait fait fuir de nombreux abonnés. Les entreprises de M. Bezos ont d'importants contrats avec l'Etat fédéral, du stockage de données à l'espace. Selon les médias américains, Amazon a financé à hauteur de 75 millions de dollars le récent documentaire sur la première dame Melania Trump. New York Times en forme "Imprimer des fausses nouvelles n'est pas un modèle économique rentable", a réagi sur X Steven Cheung, porte-parole de la Maison Blanche. L'exécutif américain multiplie depuis un an les attaques contre la presse traditionnelle, entre restrictions d'accès, procédures en justice et discours accusateurs. Une vaste réorganisation de la rédaction du Washington Post lancée en 2024 avec une nouvelle direction avait secoué en interne, et de nombreux journalistes étaient partis travailler pour la concurrence. Emmanuel Felton, reporter chargé de couvrir les questions raciales, a annoncé son licenciement sur X. "Ce n'était pas une décision financière, mais bien idéologique", a-t-il accusé. Contraste saisissant, le New York Times, grand rival du Washington Post, a annoncé mercredi avoir recruté en 2025 plus d'un million d'abonnés numériques, pour près de 13 millions au total, confirmant sa position dominante sur le marché américain de la presse écrite. Jeff Bezos, dont la fortune est aujourd'hui estimée à 245 milliards de dollars par Forbes, avait racheté le Washington Post en 2013.
Texte intégral (668 mots)
L'hémorragie, qui frappe l'ensemble des services du quotidien, survient sur fond de rapprochement du fondateur d'Amazon avec Donald Trump, un président qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir. Le nombre de suppression de postes n'a pas été communiqué. Selon le New York Times, environ 300 journalistes sur 800 sont licenciés. Cette restructuration destinée à réformer un journal "d'une autre époque" "inclut des réductions substantielles d'effectifs" et doit "sécuriser" son avenir, a expliqué le directeur exécutif du journal Matt Murray, qui reconnait un travail "difficile, mais essentiel." Une grande partie des correspondants à l'étranger, dont l'intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient, ont été licenciés, a déclaré l'un d'eux à l'AFP. Parmi eux, Lizzie Johnson dit avoir été licenciée alors qu'elle se trouve en plein reportage sur le front en Ukraine. "Je suis bouleversée", a-t-elle écrit sur X. Les services des sports, des livres, du podcast, des pages locales ou de l'infographie sont aussi particulièrement touchés voire presque intégralement supprimés. "On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir", a dénoncé le Post Guild, le syndicat du journal. "C'est l'un des jours les plus sombre de l'histoire" du journal, a regretté sur Facebook Martin Baron, ex-rédacteur en chef du journal et figure du journalisme américain. Il dénonce sans fard les "efforts écoeurants" de Jeff Bezos "pour s'attirer les faveurs" de Donald Trump, y voyant "un cas d'école" de "l'autodestruction quasi instantanée d'une marque". Réforme en 2024 Le Washington Post, connu pour avoir révélé le scandale du Watergate ou les Pentagon Papers et qui a reçu 76 prix Pulitzer depuis 1936, est en crise depuis des années. Durant le premier mandat de Donald Trump, le journal s'était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Après le départ du milliardaire républicain de la Maison Blanche, l'intérêt des lecteurs s'était émoussé et les résultats ont commencé à dégringoler. Le journal a perdu 100 millions de dollars en 2024, rapport le Wall Street journal. A l'automne 2024, le Washington Post n'avait pas publié d'éditorial pour soutenir Kamala Harris dans la campagne présidentielle face à Donald Trump, alors qu'il avait soutenu les candidats démocrates aux présidentielles de 2008, 2012, 2016 et 2020. Beaucoup y ont vu la main de Jeff Bezos, qui, trois mois plus tard, s'est affiché au premier rang de la cérémonie d'investiture de Donald Trump. Selon la presse, cette décision avait fait fuir de nombreux abonnés. Les entreprises de M. Bezos ont d'importants contrats avec l'Etat fédéral, du stockage de données à l'espace. Selon les médias américains, Amazon a financé à hauteur de 75 millions de dollars le récent documentaire sur la première dame Melania Trump. New York Times en forme "Imprimer des fausses nouvelles n'est pas un modèle économique rentable", a réagi sur X Steven Cheung, porte-parole de la Maison Blanche. L'exécutif américain multiplie depuis un an les attaques contre la presse traditionnelle, entre restrictions d'accès, procédures en justice et discours accusateurs. Une vaste réorganisation de la rédaction du Washington Post lancée en 2024 avec une nouvelle direction avait secoué en interne, et de nombreux journalistes étaient partis travailler pour la concurrence. Emmanuel Felton, reporter chargé de couvrir les questions raciales, a annoncé son licenciement sur X. "Ce n'était pas une décision financière, mais bien idéologique", a-t-il accusé. Contraste saisissant, le New York Times, grand rival du Washington Post, a annoncé mercredi avoir recruté en 2025 plus d'un million d'abonnés numériques, pour près de 13 millions au total, confirmant sa position dominante sur le marché américain de la presse écrite. Jeff Bezos, dont la fortune est aujourd'hui estimée à 245 milliards de dollars par Forbes, avait racheté le Washington Post en 2013.

04.02.2026 à 21:03

Les droits humains en danger : 2025, un point de bascule, selon Human Rights Watch

FRANCE24
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Le système mondial de défense des droits humains est en danger : c'est le constat d'un rapport de Human Rights Watch. Nous en parlons avec la directrice de bureau de l'ONG, Bénédicte Jeannerod.
Texte intégral (668 mots)
Le système mondial de défense des droits humains est en danger : c'est le constat d'un rapport de Human Rights Watch. Nous en parlons avec la directrice de bureau de l'ONG, Bénédicte Jeannerod.

04.02.2026 à 21:01

Maroc: plus de 100.000 personnes évacuées préventivement face aux intempéries

FRANCE24
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La Direction générale de la météorologie (DGM) a émis mardi un bulletin d'alerte de vigilance rouge, prévoyant de fortes pluies parfois orageuses, avec des cumuls pouvant atteindre 100 à 150 millimètres par endroit. Selon le ministère, compte tenu du "danger et (de) l'ampleur des dégâts attendus", un total de 108.423 personnes ont été évacuées entre vendredi et mercredi matin dans la province de Larache, située à moins de 100 kilomètres au sud de Tanger, et dans les zones avoisinantes. Un nombre qui a plus que doublé en 24 heures, les autorités ayant fait état la veille d'environ 50.000 évacuations. La majorité des personnes concernées provient de la localité agricole de Ksar El Kébir (120.000 habitants), où "85%" de la population a quitté les lieux, soit dans le cadre des évacuations décidées par les autorités, soit de sa propre initiative. D'autres évacuations ont eu lieu dans des provinces voisines situées dans les plaines du Loukkos et du Gharb, à l'embouchure des fleuves Loukkos et Sebou sur l'océan Atlantique, parmi les plus importants du pays. Le barrage Oued El Makhazine, à une dizaine de kilomètres de Ksar El Kébir, a atteint un taux de remplissage historique de 146,85%, a déclaré mercredi le ministère de l'Equipement et de l'Eau. Compte tenu de la situation, "des opérations de lâchers préventifs (d'eau, ndlr) et progressifs ont été engagées", a-t-il affirmé. Face aux risques météorologiques, les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs villes et appelé la population à respecter "strictement" les consignes d'évacuation "afin de préserver les vies humaines". Mi-décembre, 37 personnes avaient péri à Safi, sur la côte Atlantique, lors de crues soudaines et d'inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays. Au Maroc, les apports hydriques enregistrés au cours des cinq derniers mois ont dépassé la moyenne annuelle des dix dernières années, avait indiqué fin janvier le ministère de l'Eau à l'AFP, alors que le Maroc subit une grave sécheresse depuis sept ans.
Lire plus (360 mots)
La Direction générale de la météorologie (DGM) a émis mardi un bulletin d'alerte de vigilance rouge, prévoyant de fortes pluies parfois orageuses, avec des cumuls pouvant atteindre 100 à 150 millimètres par endroit. Selon le ministère, compte tenu du "danger et (de) l'ampleur des dégâts attendus", un total de 108.423 personnes ont été évacuées entre vendredi et mercredi matin dans la province de Larache, située à moins de 100 kilomètres au sud de Tanger, et dans les zones avoisinantes. Un nombre qui a plus que doublé en 24 heures, les autorités ayant fait état la veille d'environ 50.000 évacuations. La majorité des personnes concernées provient de la localité agricole de Ksar El Kébir (120.000 habitants), où "85%" de la population a quitté les lieux, soit dans le cadre des évacuations décidées par les autorités, soit de sa propre initiative. D'autres évacuations ont eu lieu dans des provinces voisines situées dans les plaines du Loukkos et du Gharb, à l'embouchure des fleuves Loukkos et Sebou sur l'océan Atlantique, parmi les plus importants du pays. Le barrage Oued El Makhazine, à une dizaine de kilomètres de Ksar El Kébir, a atteint un taux de remplissage historique de 146,85%, a déclaré mercredi le ministère de l'Equipement et de l'Eau. Compte tenu de la situation, "des opérations de lâchers préventifs (d'eau, ndlr) et progressifs ont été engagées", a-t-il affirmé. Face aux risques météorologiques, les autorités ont suspendu les cours dans plusieurs villes et appelé la population à respecter "strictement" les consignes d'évacuation "afin de préserver les vies humaines". Mi-décembre, 37 personnes avaient péri à Safi, sur la côte Atlantique, lors de crues soudaines et d'inondations, le plus lourd bilan de la dernière décennie pour des intempéries de ce type dans le pays. Au Maroc, les apports hydriques enregistrés au cours des cinq derniers mois ont dépassé la moyenne annuelle des dix dernières années, avait indiqué fin janvier le ministère de l'Eau à l'AFP, alors que le Maroc subit une grave sécheresse depuis sept ans.

04.02.2026 à 20:55

Jeux olympiques : Lamine Guèye rechausse les skis, 42 ans après

FRANCE24
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Lamine Gueye a été le premier skieur d’Afrique subsaharienne à prendre part aux Jeux olympiques à Sarajevo, en 1984. 42 ans plus tard, il est venu revivre les émotions fortes de cette époque.
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Lamine Gueye a été le premier skieur d’Afrique subsaharienne à prendre part aux Jeux olympiques à Sarajevo, en 1984. 42 ans plus tard, il est venu revivre les émotions fortes de cette époque.

04.02.2026 à 20:53

Élections de mi-mandat : Donald Trump tente d'infléchir les règles

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump a suggéré lundi que le parti républicain prenne le contrôle du processus électoral dans une quinzaine d'Etats, avant les élections de mi-mandat prévues en novembre. Nous en parlons avec Matthieu Mabin.
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Le président américain Donald Trump a suggéré lundi que le parti républicain prenne le contrôle du processus électoral dans une quinzaine d'Etats, avant les élections de mi-mandat prévues en novembre. Nous en parlons avec Matthieu Mabin.

04.02.2026 à 20:51

Guerre en Ukraine : les habitants face à un froid glacial

FRANCE24
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Les Ukrainiens vivent un hiver glacial, alors que les frappes russes détruisent des infrastructures énergétiques du pays, dégradant la situation.
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Les Ukrainiens vivent un hiver glacial, alors que les frappes russes détruisent des infrastructures énergétiques du pays, dégradant la situation.

04.02.2026 à 20:50

Guerre en Ukraine : Moscou, Kiev et Washington autour de la table

FRANCE24
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Le ​principal négociateur ukrainien a fait état de discussions "substantielles et productives" avec la Russie au terme d'une nouvelle ⁠session d'échanges mercredi à Abou Dhabi sous la médiation des États-Unis. Nous en parlons avec notre chroniqueur Bruno Daroux.
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Le ​principal négociateur ukrainien a fait état de discussions "substantielles et productives" avec la Russie au terme d'une nouvelle ⁠session d'échanges mercredi à Abou Dhabi sous la médiation des États-Unis. Nous en parlons avec notre chroniqueur Bruno Daroux.

04.02.2026 à 20:48

Journée mondiale contre le cancer : l'espoir des avancées dans la recherche

FRANCE24
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En matière de cancer, la médecine progresse : les traitements sont plus ciblés et mieux tolérés. La mortalité due au cancer est en diminution depuis 25 ans.
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En matière de cancer, la médecine progresse : les traitements sont plus ciblés et mieux tolérés. La mortalité due au cancer est en diminution depuis 25 ans.

04.02.2026 à 20:47

Trump et Petro actent une réconciliation à la Maison blanche après des mois d'invectives

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump et ‍son homologue colombien ​Gustavo Petro ont indiqué mardi avoir eu une réunion cordiale lors de ce qui constituait leur première rencontre en face à face, ⁠apaisant les doutes de certains analystes et conseillers qui craignaient que les idéologies divergentes et l'imprévisibilité des deux dirigeants provoquent des étincelles.
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Le président américain Donald Trump et ‍son homologue colombien ​Gustavo Petro ont indiqué mardi avoir eu une réunion cordiale lors de ce qui constituait leur première rencontre en face à face, ⁠apaisant les doutes de certains analystes et conseillers qui craignaient que les idéologies divergentes et l'imprévisibilité des deux dirigeants provoquent des étincelles.

04.02.2026 à 20:46

Ukraine : l'hiver comme arme de guerre ?

FRANCE24
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Les Ukrainiens se retrouvent exposés à un froid glacial, alors que des frappes russes massives ont touché le pays ces dernières 48 heures. Nous en parlons avec Emmanuelle Chaze, notre correspondante, elle-même impactée.
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Les Ukrainiens se retrouvent exposés à un froid glacial, alors que des frappes russes massives ont touché le pays ces dernières 48 heures. Nous en parlons avec Emmanuelle Chaze, notre correspondante, elle-même impactée.

04.02.2026 à 20:41

Le propriétaire de Telegram attaque Pedro Sánchez sur ses projets de régulation des réseaux sociaux

FRANCE24
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Dans un message diffusé sur sa plateforme, Durov a qualifié les initiatives portées par Sánchez de "régulations dangereuses" et a alerté sur le fait que l'objectif déclaré de protection des utilisateurs pourrait en réalité conduire à un modèle d'"État de surveillance". L'entrepreneur a d'abord remis en question la proposition d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans grâce à des systèmes obligatoires de vérification de l'âge, ce qui obligerait les plateformes à instaurer des contrôles stricts, établissant "un précédent pour tracer l'identité de CHAQUE utilisateur", a-t-il écrit. Durov a également exprimé son inquiétude quant à la possibilité d'imposer une responsabilité pénale aux dirigeants des plateformes s'ils ne retirent pas rapidement des contenus jugés illégaux ou préjudiciables, ce qui pousserait à "la surcensure" et au silence des "dissidences politiques, du journalisme et des opinions". "Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a utilisé son contrôle sans restriction de cette application pour envoyer un message massif à tous les utilisateurs d'Espagne, dans lequel il répand plusieurs mensonges et attaques illégitimes contre le gouvernement", a commenté une source au siège du gouvernement. "Ce fait démontre, à lui seul, l'urgence de réguler les réseaux sociaux et les applications de messagerie mobile", a-t-elle poursuivi, fustigeant les "techno-oligarques étrangers [qui] peuvent inonder nos téléphones de propagande à leur guise". Les critiques du fondateur de Telegram s'ajoutent à celles du magnat Elon Musk, propriétaire du réseau social X, qui a traité cette semaine Sánchez de "tyran" et de "traître" après l'annonce des mesures, dans un nouvel affrontement entre responsables politiques européens et grands acteurs technologiques. Des attaques auxquelles Sánchez a répondu mercredi soir en paraphrasant une citation couramment attribuée à "Don Quichotte" et qui signifie que les critiques sont le signe que l'on avance dans la bonne direction. "Laisse les techno-oligarques aboyer, Sancho, c’est le signe que nous chevauchons", a écrit Sánchez sur X. Les initiatives de Sánchez, présentées mardi lors d'un discours à Dubaï, s'inscrivent dans un débat particulièrement vif au sein de l’Union européenne sur le contrôle des plateformes numériques. Hors d’Europe, l'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et d'autres pays, comme le Portugal, la France, le Danemark ou le Royaume-Uni, étudient ou examinent des restrictions similaires.
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Dans un message diffusé sur sa plateforme, Durov a qualifié les initiatives portées par Sánchez de "régulations dangereuses" et a alerté sur le fait que l'objectif déclaré de protection des utilisateurs pourrait en réalité conduire à un modèle d'"État de surveillance". L'entrepreneur a d'abord remis en question la proposition d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans grâce à des systèmes obligatoires de vérification de l'âge, ce qui obligerait les plateformes à instaurer des contrôles stricts, établissant "un précédent pour tracer l'identité de CHAQUE utilisateur", a-t-il écrit. Durov a également exprimé son inquiétude quant à la possibilité d'imposer une responsabilité pénale aux dirigeants des plateformes s'ils ne retirent pas rapidement des contenus jugés illégaux ou préjudiciables, ce qui pousserait à "la surcensure" et au silence des "dissidences politiques, du journalisme et des opinions". "Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, a utilisé son contrôle sans restriction de cette application pour envoyer un message massif à tous les utilisateurs d'Espagne, dans lequel il répand plusieurs mensonges et attaques illégitimes contre le gouvernement", a commenté une source au siège du gouvernement. "Ce fait démontre, à lui seul, l'urgence de réguler les réseaux sociaux et les applications de messagerie mobile", a-t-elle poursuivi, fustigeant les "techno-oligarques étrangers [qui] peuvent inonder nos téléphones de propagande à leur guise". Les critiques du fondateur de Telegram s'ajoutent à celles du magnat Elon Musk, propriétaire du réseau social X, qui a traité cette semaine Sánchez de "tyran" et de "traître" après l'annonce des mesures, dans un nouvel affrontement entre responsables politiques européens et grands acteurs technologiques. Des attaques auxquelles Sánchez a répondu mercredi soir en paraphrasant une citation couramment attribuée à "Don Quichotte" et qui signifie que les critiques sont le signe que l'on avance dans la bonne direction. "Laisse les techno-oligarques aboyer, Sancho, c’est le signe que nous chevauchons", a écrit Sánchez sur X. Les initiatives de Sánchez, présentées mardi lors d'un discours à Dubaï, s'inscrivent dans un débat particulièrement vif au sein de l’Union européenne sur le contrôle des plateformes numériques. Hors d’Europe, l'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, et d'autres pays, comme le Portugal, la France, le Danemark ou le Royaume-Uni, étudient ou examinent des restrictions similaires.
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