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▸ les 15 dernières parutions

24.08.2026 à 11:59

FRANCE24
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Voici ce qu'il faut savoir sur cette plateforme devenue symbole de la mode éphémère. Vif succès Robes à huit euros, bracelets à un euro... Fondé en Chine et désormais basé à Singapour, Shein propose un nombre infini d'articles de mode peu chers, à grand renfort de marketing. Lancée en France dès 2015, l'entreprise y connaît une ascension fulgurante. En 2024, la marque représentait 3% des dépenses d'habillement et de chaussures en valeur, une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Shein a transféré son siège social à Singapour entre 2021 et 2022, pour échapper à l'attention mondiale portée aux entreprises chinoises, avancent des analystes. Choix et rapidité Sa force de frappe repose sur la Chine, qui dispose d'une vaste industrie textile à bas coûts et d'un réseau logistique particulièrement performant, dans un pays où le commerce en ligne est très avancé. Pour gagner en efficacité, Shein classe ses fournisseurs en fonction de leur flexibilité et de leur capacité à livrer les commandes rapidement, puis élimine les moins performants, selon un rapport de l'entreprise chinoise Zhongtai Securities publié en 2021. En parallèle, le géant du prêt-à-porter analyse les données de recherches de ses utilisateurs et les tendances sur les réseaux sociaux pour créer des modèles à même de rencontrer le succès. Ces produits ressemblent souvent à ceux d'autres marques. Shein a révélé en juillet faire l'objet de 40 poursuites judiciaires liées à la propriété intellectuelle. Puissance de TikTok La réussite de Shein s'explique en partie par sa popularité sur les réseaux sociaux, en particulier TikTok. Sur la plateforme de vidéos courtes, devenue incontournable au cours de la pandémie de Covid-19, Shein a misé sur des influenceurs et des utilisateurs ordinaires pour promouvoir ses produits. Un pari gagnant: la marque s'est rapidement constituée une clientèle fidèle, notamment aux Etats-Unis. Mais elle s'est aussi attirée les foudres des internautes. En 2023, elle a été critiquée pour avoir passé sous silence des violations présumées du droit du travail, lors d'une visite d'usine pour des influenceurs occidentaux. Shein est aujourd'hui concurrencée par Temu, autre géant du commerce en ligne à bas prix, détenu par une société chinoise. Conditions de travail Shein, à l'instar d'autres enseignes comme Zara ou H&M, est accusé d'avoir recours à des sous-traitants sous-payés travaillant dans de mauvaises conditions. L'entreprise est également accusée de dissimuler ses processus de production. En 2024, l'Union européenne a ajouté Shein à sa liste des entreprises numériques suffisamment importantes pour être soumises à des mesures de sécurité plus strictes. La Commission européenne a ouvert en février une enquête sur la conformité de l'entreprise à la loi sur les services numériques. Elle porte notamment sur les systèmes mis en place par l'entreprise pour empêcher la vente de produits illégaux, les risques liés à sa "conception addictive" et la transparence de ses recommandations, selon la Commission. L'entreprise, elle, assure que sa chaîne d'approvisionnement fait régulièrement l'objet d'audits indépendants. Surconsommation Shein a basé son succès sur le renouvellement extrêmement rapide de collections, un concept qui séduit des consommateurs minés par l'inflation. Mais il fait l'objet de critiques car il encourage la surconsommation, au détriment de l'environnement. L'an dernier, l'entreprise a été placée dernière à égalité sur un classement de 40 marques de mode, jugées sur leurs pratiques environnementales par l'association américano-canadienne Stand Earth. Pour freiner le développement de la mode jetable, le Parlement français a adopté une loi devant imposer à partir de septembre un malus financier à chaque article de mode éphémère.

24.08.2026 à 11:57

FRANCE24
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Longtemps mis à l’écart sur la scène internationale après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, Mohammed ben Salmane est reçu à Paris par Emmanuel Macron pour une visite officielle de deux jours. Le prince héritier saoudien, désormais incontournable dans les équilibres du Golfe, est accueilli comme un interlocuteur majeur sur les crises régionales, de l’Iran à Gaza. Décryptage avec l'invité de France 24, David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue "Orients Stratégiques".

24.08.2026 à 11:54

FRANCE24
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L’île grecque d’Ithaque, patrie mythique d’Ulysse, attire de nouveaux visiteurs depuis le succès de L’Odyssée de Christopher Nolan. Longtemps restée à l’écart des grands circuits touristiques, cette petite île ionienne espère désormais profiter de la curiosité des cinéphiles et des amateurs de mythologie. Reportage de J.Poissonnier et C.Duval (France 2).
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L’île grecque d’Ithaque, patrie mythique d’Ulysse, attire de nouveaux visiteurs depuis le succès de L’Odyssée de Christopher Nolan. Longtemps restée à l’écart des grands circuits touristiques, cette petite île ionienne espère désormais profiter de la curiosité des cinéphiles et des amateurs de mythologie. Reportage de J.Poissonnier et C.Duval (France 2).

24.08.2026 à 11:52

FRANCE24
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Un gigantesque feu de végétation, baptisé "Hawk Fire", menace la périphérie nord-ouest de Reno, dans le Nevada. Près de 42 000 habitants ont reçu l’ordre d’évacuer, tandis que 45 000 autres sont invités à se tenir prêts à quitter leur domicile. Déclenché samedi, l’incendie a déjà ravagé plus de 6 000 hectares et reste totalement hors de contrôle. Récit de Z.Lamarche (France 2).
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Un gigantesque feu de végétation, baptisé "Hawk Fire", menace la périphérie nord-ouest de Reno, dans le Nevada. Près de 42 000 habitants ont reçu l’ordre d’évacuer, tandis que 45 000 autres sont invités à se tenir prêts à quitter leur domicile. Déclenché samedi, l’incendie a déjà ravagé plus de 6 000 hectares et reste totalement hors de contrôle. Récit de Z.Lamarche (France 2).

24.08.2026 à 11:51

FRANCE24
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Pour ramener le déficit public vers 4,9% du PIB en 2027, le gouvernement prépare un budget marqué par les économies. Parmi les pistes étudiées : une désindexation partielle des pensions les plus élevées, qui seraient revalorisées moins vite que l’inflation. Les aides aux ménages les plus aisés pourraient également être revues : allocations familiales, aides au logement ou avantages fiscaux liés aux frais de scolarité figurent parmi les dispositifs examinés. (France 2)
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Pour ramener le déficit public vers 4,9% du PIB en 2027, le gouvernement prépare un budget marqué par les économies. Parmi les pistes étudiées : une désindexation partielle des pensions les plus élevées, qui seraient revalorisées moins vite que l’inflation. Les aides aux ménages les plus aisés pourraient également être revues : allocations familiales, aides au logement ou avantages fiscaux liés aux frais de scolarité figurent parmi les dispositifs examinés. (France 2)

24.08.2026 à 11:51

FRANCE24
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De l'Iran au Liban en passant par l'énergie et la défense, celui qui est surnommé "MBS" est devenu un interlocuteur incontournable au Moyen-Orient. Paris entend préserver son influence dans la région tout en développant une relation économique appelée à prendre de l'ampleur entre les deux pays. Dimanche, aux côtés du président français, le prince héritier saoudien a assisté à Paris à la finale de l'Esports World Cup, organisée pour la première fois hors d'Arabie saoudite. Lundi, les deux dirigeants présideront la première réunion du Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, créé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Riyad fin 2024. Gaza et la solution à deux Etats pour Israël et la Palestine, le Liban, la Syrie ainsi que la recomposition des équilibres au Moyen-Orient seront au coeur des discussions. Paris suit avec attention le renforcement des liens sécuritaires de Riyad avec d'autres puissances, notamment après l'accord de défense conclu début août entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Mohammed ben Salmane, qui dirige de facto le royaume saoudien, a parcouru en quelques années un chemin spectaculaire: marginalisé après l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul, il est désormais un partenaire stratégique courtisé par les grandes puissances. Palestine et Liban En 2021, les services de renseignement américains avaient conclu que le prince héritier avait approuvé une opération visant à capturer ou tuer le journaliste. Celui-ci a toujours nié avoir ordonné son meurtre. Sa réception à l'Elysée en juillet 2022 avait suscité la colère des ONG de défense des droits humains et de plusieurs opposants. La guerre déclenchée par la Russie en Ukraine en février 2022 et les bouleversements énergétiques a alors rappelé le poids de Riyad. L'Arabie saoudite reste un acteur majeur du marché pétrolier, tandis que le royaume cherche à renforcer son autonomie diplomatique en développant ses relations avec Washington, Pékin et Moscou. Sur le plan diplomatique, l'Arabie saoudite et la France ont coprésidé à l'ONU en juillet 2025 une conférence internationale visant à relancer la solution à deux Etats et à créer une dynamique en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien, avec des engagements sur la réforme de l'Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et la sécurité d'Israël. Les deux pays doivent aussi co-organiser une conférence pour soutenir les forces armées libanaises et l'intégrité territoriale du Liban, qui a été repoussée sine die en mars en raison du déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran. A Paris, lundi, l'autre volet de la visite sera économique. Dragon Ball Un forum réunira grands patrons français et responsables saoudiens autour de secteurs variés: énergie, tourisme, culture, intelligence artificielle, jeu vidéo, quantique, transports ou santé. L'enjeu est de positionner les entreprises françaises sur les gigantesques chantiers de la "Vision 2030", le plan lancé en 2016 par Mohammed ben Salmane pour diversifier l'économie saoudienne et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Les Français souhaitent également participer aux préparatifs de l'Exposition universelle de Riyad en 2030, tandis que Paris cherche à attirer davantage de capitaux saoudiens. "Les choses sont encore en discussions pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d'accords économiques dans différents secteurs qui seront signés lundi", a assuré vendredi la présidence française. Début août, une source proche du dossier évoquait à l'AFP un projet "très bien avancé" entre les autorités françaises et une société d'investissement saoudienne pour implanter en région parisienne un parc d'attractions inspiré du célèbre manga japonais Dragon Ball. Au niveau ministériel, une réunion se tiendra également lundi pour discuter de la diversification des routes d'approvisionnement énergétique, alors que le détroit d'Ormuz, voie de transit stratégique pour les hydrocarbures, reste verrouillé par l'Iran. Le rapprochement avec Riyad suscite toutefois des critiques: plusieurs syndicats de journalistes français ont condamné dimanche la visite du dirigeant saoudien, la qualifiant de "provocation" envers les défenseurs de la liberté de la presse. Une plainte contre le prince héritier pour "tortures et disparitions forcées", déposée en 2021 par Trial International et Reporters sans frontières concernant l'assassinat de Jamal Khashoggi, est en cours d'instruction, ont-ils rappelé.
Texte intégral (734 mots)
De l'Iran au Liban en passant par l'énergie et la défense, celui qui est surnommé "MBS" est devenu un interlocuteur incontournable au Moyen-Orient. Paris entend préserver son influence dans la région tout en développant une relation économique appelée à prendre de l'ampleur entre les deux pays. Dimanche, aux côtés du président français, le prince héritier saoudien a assisté à Paris à la finale de l'Esports World Cup, organisée pour la première fois hors d'Arabie saoudite. Lundi, les deux dirigeants présideront la première réunion du Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, créé lors de la visite d'Emmanuel Macron à Riyad fin 2024. Gaza et la solution à deux Etats pour Israël et la Palestine, le Liban, la Syrie ainsi que la recomposition des équilibres au Moyen-Orient seront au coeur des discussions. Paris suit avec attention le renforcement des liens sécuritaires de Riyad avec d'autres puissances, notamment après l'accord de défense conclu début août entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Mohammed ben Salmane, qui dirige de facto le royaume saoudien, a parcouru en quelques années un chemin spectaculaire: marginalisé après l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul, il est désormais un partenaire stratégique courtisé par les grandes puissances. Palestine et Liban En 2021, les services de renseignement américains avaient conclu que le prince héritier avait approuvé une opération visant à capturer ou tuer le journaliste. Celui-ci a toujours nié avoir ordonné son meurtre. Sa réception à l'Elysée en juillet 2022 avait suscité la colère des ONG de défense des droits humains et de plusieurs opposants. La guerre déclenchée par la Russie en Ukraine en février 2022 et les bouleversements énergétiques a alors rappelé le poids de Riyad. L'Arabie saoudite reste un acteur majeur du marché pétrolier, tandis que le royaume cherche à renforcer son autonomie diplomatique en développant ses relations avec Washington, Pékin et Moscou. Sur le plan diplomatique, l'Arabie saoudite et la France ont coprésidé à l'ONU en juillet 2025 une conférence internationale visant à relancer la solution à deux Etats et à créer une dynamique en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien, avec des engagements sur la réforme de l'Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et la sécurité d'Israël. Les deux pays doivent aussi co-organiser une conférence pour soutenir les forces armées libanaises et l'intégrité territoriale du Liban, qui a été repoussée sine die en mars en raison du déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran. A Paris, lundi, l'autre volet de la visite sera économique. Dragon Ball Un forum réunira grands patrons français et responsables saoudiens autour de secteurs variés: énergie, tourisme, culture, intelligence artificielle, jeu vidéo, quantique, transports ou santé. L'enjeu est de positionner les entreprises françaises sur les gigantesques chantiers de la "Vision 2030", le plan lancé en 2016 par Mohammed ben Salmane pour diversifier l'économie saoudienne et réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Les Français souhaitent également participer aux préparatifs de l'Exposition universelle de Riyad en 2030, tandis que Paris cherche à attirer davantage de capitaux saoudiens. "Les choses sont encore en discussions pour certains projets, mais il y aura beaucoup, beaucoup d'accords économiques dans différents secteurs qui seront signés lundi", a assuré vendredi la présidence française. Début août, une source proche du dossier évoquait à l'AFP un projet "très bien avancé" entre les autorités françaises et une société d'investissement saoudienne pour implanter en région parisienne un parc d'attractions inspiré du célèbre manga japonais Dragon Ball. Au niveau ministériel, une réunion se tiendra également lundi pour discuter de la diversification des routes d'approvisionnement énergétique, alors que le détroit d'Ormuz, voie de transit stratégique pour les hydrocarbures, reste verrouillé par l'Iran. Le rapprochement avec Riyad suscite toutefois des critiques: plusieurs syndicats de journalistes français ont condamné dimanche la visite du dirigeant saoudien, la qualifiant de "provocation" envers les défenseurs de la liberté de la presse. Une plainte contre le prince héritier pour "tortures et disparitions forcées", déposée en 2021 par Trial International et Reporters sans frontières concernant l'assassinat de Jamal Khashoggi, est en cours d'instruction, ont-ils rappelé.

24.08.2026 à 11:49

FRANCE24
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Réunis à Kiev à l’occasion de la fête de l’indépendance ukrainienne, les pays de la "coalition des volontaires" doivent réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, alors que les attaques russes se multiplient et font un nombre record de victimes civiles. Correspondance d'Emmanuelle Chaze depuis Kiev pour France 24.
Texte intégral (734 mots)
Réunis à Kiev à l’occasion de la fête de l’indépendance ukrainienne, les pays de la "coalition des volontaires" doivent réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, alors que les attaques russes se multiplient et font un nombre record de victimes civiles. Correspondance d'Emmanuelle Chaze depuis Kiev pour France 24.

24.08.2026 à 11:49

FRANCE24
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L'UTMB, "c'est la pire semaine de l'année", soupire Molly Lefebvre, Chamoniarde de 19 ans. "Trop de monde, c'est l'enfer", peste auprès de l'AFP la jeune serveuse. A cause des embouteillages, "impossible de faire ses courses, de voir ses amis ou d'aller travailler". Les chiffres donnent le tournis. Pendant une semaine, plus de 10.000 coureurs s'affrontent sur huit courses, dont la majorité se terminent au coeur de la cité de Haute-Savoie. L'épreuve reine, qui s'élance vendredi, attire des amateurs d'ultra-endurance du monde entier: une boucle d'environ 174 km, depuis Chamonix, avec 9.900 m de dénivelé positif autour du mont Blanc, disputée de jour et de nuit. A sa première édition, en 2003, elle était l'unique course organisée avec seulement 300 inscrits. Cette année, 2.500 participants tenteront de la terminer, en moins de 20 heures pour les meilleurs, ou plus de 46 heures pour les derniers. Pour l'occasion, plus de 100.000 spectateurs sont attendus dans les rues de la ville de 9.000 habitants. "Chamonix n'a pas été construit pour accueillir autant de gens", glisse Molly Lefebvre. "Invivable" Certains commerçants baissent même leur rideau pendant l'évènement, leurs clients ne pouvant arriver jusqu'à eux. "C'est une semaine morte", confie-t-on dans un cabinet dentaire. "Avant, l'UTMB c'était la fête. Maintenant, c'est invivable", ajoute la personne sous couvert d'anonymat. Le nouveau maire de Chamonix, François-Xavier Laffin (sans étiquette), se montre lui aussi critique à l'égard de la "croissance phénoménale" d'une compétition qui, faute de "cadre", "dépasse la capacité d'accueil" de la commune. "L'UTMB c'est magique mais c'est trop", poursuit-il. "On est allé trop loin." Désormais, le groupe UTMB pèse 30 millions d'euros de chiffres d'affaires et comptabilise une soixantaine de courses dans une trentaine de pays. Le maire entend également réduire la présence des dizaines de marques, qui organisent souvent des évènements privés tels que des DJ-set en haut des montagnes ou encore des courses "corporates" non-officielles. Pour y avoir lui-même participé, l'édile salue néanmoins un évènement "remarquable"et qui "rend les gens heureux". Les animations en marge de l'UTMB apportent "bonne humeur" et "ambiance" dans le village, appuie Magalie Bruel-Jones, agente immobilière de 45 ans. Et même si la course gagnerait a être "canalisée", elle demeure selon elle bénéfique pour Chamonix : "l'UTMB et le tourisme, c'est ce qui nous fait vivre". Les retombées économiques sont en effet "indéniables", souligne François-Xavier Laffin, sans en préciser le montant exact. Selon Isabelle Viseux-Poletti, directrice de l'UTMB Mont-Blanc, celles-ci s'élèvent à 45 millions d'euros pour l'ensemble des vallées traversées par les épreuves. Réserves naturelles Et certains locaux s'en mettent plein les poches: "Les gens râlent mais louent leur logement une fortune", tance une Chamoniarde, qui n'a pas souhaité donner son nom. Selon Airbnb, 1,4 million d'euros en taxe de séjour a été reversé à Chamonix en 2025. De nombreux commerçants voient également leurs revenus galvanisés par l'afflux de clients ou de juteux partenariats. Jasper Thys, kinésithérapeute, raconte qu'un contrat passé avec Nike a ainsi engendré un bond de 10% de son chiffre d'affaires annuel. L'empreinte écologique de l'UTMB suscite par ailleurs des inquiétudes, quelques courses traversant notamment des réserves naturelles. En réponse, les organisateurs ont interdit les bâtons de marche dans les zones protégées et rendu obligatoires les lumières rouges sur les lampes frontales pour ne pas effrayer la faune. Côté pollution, "60% des coureurs se sont engagés à venir sans voiture", assure Mme Viseux-Poletti, qui précise toutefois que l'UTMB n'est pas l'unique source de fréquentation touristique de Chamonix. Et de pointer du doigt les quelque 75.000 randonneurs qui ont effectué le tour du mont Blanc en 2025. "On assume nos responsabilités, mais pas celles des autres", relève-t-elle.
Texte intégral (641 mots)
L'UTMB, "c'est la pire semaine de l'année", soupire Molly Lefebvre, Chamoniarde de 19 ans. "Trop de monde, c'est l'enfer", peste auprès de l'AFP la jeune serveuse. A cause des embouteillages, "impossible de faire ses courses, de voir ses amis ou d'aller travailler". Les chiffres donnent le tournis. Pendant une semaine, plus de 10.000 coureurs s'affrontent sur huit courses, dont la majorité se terminent au coeur de la cité de Haute-Savoie. L'épreuve reine, qui s'élance vendredi, attire des amateurs d'ultra-endurance du monde entier: une boucle d'environ 174 km, depuis Chamonix, avec 9.900 m de dénivelé positif autour du mont Blanc, disputée de jour et de nuit. A sa première édition, en 2003, elle était l'unique course organisée avec seulement 300 inscrits. Cette année, 2.500 participants tenteront de la terminer, en moins de 20 heures pour les meilleurs, ou plus de 46 heures pour les derniers. Pour l'occasion, plus de 100.000 spectateurs sont attendus dans les rues de la ville de 9.000 habitants. "Chamonix n'a pas été construit pour accueillir autant de gens", glisse Molly Lefebvre. "Invivable" Certains commerçants baissent même leur rideau pendant l'évènement, leurs clients ne pouvant arriver jusqu'à eux. "C'est une semaine morte", confie-t-on dans un cabinet dentaire. "Avant, l'UTMB c'était la fête. Maintenant, c'est invivable", ajoute la personne sous couvert d'anonymat. Le nouveau maire de Chamonix, François-Xavier Laffin (sans étiquette), se montre lui aussi critique à l'égard de la "croissance phénoménale" d'une compétition qui, faute de "cadre", "dépasse la capacité d'accueil" de la commune. "L'UTMB c'est magique mais c'est trop", poursuit-il. "On est allé trop loin." Désormais, le groupe UTMB pèse 30 millions d'euros de chiffres d'affaires et comptabilise une soixantaine de courses dans une trentaine de pays. Le maire entend également réduire la présence des dizaines de marques, qui organisent souvent des évènements privés tels que des DJ-set en haut des montagnes ou encore des courses "corporates" non-officielles. Pour y avoir lui-même participé, l'édile salue néanmoins un évènement "remarquable"et qui "rend les gens heureux". Les animations en marge de l'UTMB apportent "bonne humeur" et "ambiance" dans le village, appuie Magalie Bruel-Jones, agente immobilière de 45 ans. Et même si la course gagnerait a être "canalisée", elle demeure selon elle bénéfique pour Chamonix : "l'UTMB et le tourisme, c'est ce qui nous fait vivre". Les retombées économiques sont en effet "indéniables", souligne François-Xavier Laffin, sans en préciser le montant exact. Selon Isabelle Viseux-Poletti, directrice de l'UTMB Mont-Blanc, celles-ci s'élèvent à 45 millions d'euros pour l'ensemble des vallées traversées par les épreuves. Réserves naturelles Et certains locaux s'en mettent plein les poches: "Les gens râlent mais louent leur logement une fortune", tance une Chamoniarde, qui n'a pas souhaité donner son nom. Selon Airbnb, 1,4 million d'euros en taxe de séjour a été reversé à Chamonix en 2025. De nombreux commerçants voient également leurs revenus galvanisés par l'afflux de clients ou de juteux partenariats. Jasper Thys, kinésithérapeute, raconte qu'un contrat passé avec Nike a ainsi engendré un bond de 10% de son chiffre d'affaires annuel. L'empreinte écologique de l'UTMB suscite par ailleurs des inquiétudes, quelques courses traversant notamment des réserves naturelles. En réponse, les organisateurs ont interdit les bâtons de marche dans les zones protégées et rendu obligatoires les lumières rouges sur les lampes frontales pour ne pas effrayer la faune. Côté pollution, "60% des coureurs se sont engagés à venir sans voiture", assure Mme Viseux-Poletti, qui précise toutefois que l'UTMB n'est pas l'unique source de fréquentation touristique de Chamonix. Et de pointer du doigt les quelque 75.000 randonneurs qui ont effectué le tour du mont Blanc en 2025. "On assume nos responsabilités, mais pas celles des autres", relève-t-elle.

24.08.2026 à 11:44

FRANCE24
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À moins d’un an de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Olivier Faure, François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Fabien Roussel figurent parmi une dizaine de candidatures déclarées ou envisagées, révélant l’ampleur de la fragmentation de la gauche française. Décryptage de notre journaliste Alexandra Quarini.
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À moins d’un an de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Olivier Faure, François Ruffin, Clémentine Autain ou encore Fabien Roussel figurent parmi une dizaine de candidatures déclarées ou envisagées, révélant l’ampleur de la fragmentation de la gauche française. Décryptage de notre journaliste Alexandra Quarini.

24.08.2026 à 11:41

FRANCE24
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"Après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel", les projections de l'UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) anticipent "une baisse massive de la production française de l'ordre de -23 % en un an", indiquent-ils lundi dans un communiqué. "Cette campagne pourrait marquer l'un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française", estime l'UNPT. Cette baisse brutale serait marquée par "le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans", avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (-14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (-13 %). Cette chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs. Plan d'accompagnement "Au regard de l'ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l'UNPT à au moins 400 millions d'euros", les producteurs "demandent à l'État d'anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés", est-il ajouté. Le 5 août, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard avait annoncé un "plan global" d'accompagnement face aux conséquences des épisodes caniculaires à répétition en France et en Europe, pour "qu'aucun agriculteur ne soit laissé seul face à cette situation". Elle avait notamment évoqué des mesures d'urgence pour la trésorerie des exploitations, la prise en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées, mais sans chiffrer le montant des aides envisagées. Le 8 août, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, syndicat agricole dominant, avait indiqué que l'agriculture avait besoin de "milliards d'euros" pour se remettre de cette "crise climatique d'une ampleur que nous n'avons jamais vue en agriculture sur une telle durée". Le 14 août, Mme Genevard avait indiqué que le calibrage des aides devrait attendre le 27 août, lors d'une réunion des préfets. L'été 2026 est marqué en France par une succession d'épisodes caniculaires et un sévère déficit de pluies depuis la fin mai. Outre une sécheresse des sols déjà à des niveaux historiques, des incendies ont ravagé des hectares de végétation et de cultures dans plusieurs régions françaises. Pas de "double peine" Pour les producteurs de pommes de terre, ce choc climatique intervient alors qu'ils avaient déjà dû réduire leurs surfaces de production, "de 10% en France et -11% en Europe du Nord-Ouest", après la surproduction de 2025. "L'urgence est de mise", déclarent-ils. Car à la baisse des volumes va s'ajouter "une récolte plus hétérogène, avec des calibres plus petits, des teneurs en matière sèche variables et parfois des désordres physiologiques", indique l'UNPT, réclamant une "adaptation" du cahier des charges des acheteurs. Le 18 août, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé "des actions concrètes de soutien aux producteurs", indiquant qu'elles seront notamment plus tolérantes sur les calibres et aspects des fruits et légumes, et privilégieront les produits d'origine France pour soutenir les producteurs. "La baisse brutale des rendements et des volumes disponibles devra nécessairement se traduire" sur toute la chaîne de valeur de la filière (producteurs, négociants, industriels, restauration hors foyer, distributeurs et consommateurs). "Elle ne peut conduire à concentrer sur les seuls producteurs les conséquences économiques désastreuses de cette situation exceptionnelle", souligne le communiqué de l'UNPT. Enfin, les producteurs de pommes de terre soulignent que "la baisse des rendements signifie qu'une partie des volumes contractualisés ne pourra tout simplement pas être produite". Ils demandent que les volumes contractuels soient adaptés à la réalité de la récolte et au "gouvernement d'engager un dialogue déterminé", notamment avec ses homologues européens, pour ne pas "subir la double peine" ou risquer des différends commerciaux.
Texte intégral (672 mots)
"Après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel", les projections de l'UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) anticipent "une baisse massive de la production française de l'ordre de -23 % en un an", indiquent-ils lundi dans un communiqué. "Cette campagne pourrait marquer l'un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française", estime l'UNPT. Cette baisse brutale serait marquée par "le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans", avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (-14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (-13 %). Cette chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs. Plan d'accompagnement "Au regard de l'ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l'UNPT à au moins 400 millions d'euros", les producteurs "demandent à l'État d'anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés", est-il ajouté. Le 5 août, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard avait annoncé un "plan global" d'accompagnement face aux conséquences des épisodes caniculaires à répétition en France et en Europe, pour "qu'aucun agriculteur ne soit laissé seul face à cette situation". Elle avait notamment évoqué des mesures d'urgence pour la trésorerie des exploitations, la prise en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées, mais sans chiffrer le montant des aides envisagées. Le 8 août, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, syndicat agricole dominant, avait indiqué que l'agriculture avait besoin de "milliards d'euros" pour se remettre de cette "crise climatique d'une ampleur que nous n'avons jamais vue en agriculture sur une telle durée". Le 14 août, Mme Genevard avait indiqué que le calibrage des aides devrait attendre le 27 août, lors d'une réunion des préfets. L'été 2026 est marqué en France par une succession d'épisodes caniculaires et un sévère déficit de pluies depuis la fin mai. Outre une sécheresse des sols déjà à des niveaux historiques, des incendies ont ravagé des hectares de végétation et de cultures dans plusieurs régions françaises. Pas de "double peine" Pour les producteurs de pommes de terre, ce choc climatique intervient alors qu'ils avaient déjà dû réduire leurs surfaces de production, "de 10% en France et -11% en Europe du Nord-Ouest", après la surproduction de 2025. "L'urgence est de mise", déclarent-ils. Car à la baisse des volumes va s'ajouter "une récolte plus hétérogène, avec des calibres plus petits, des teneurs en matière sèche variables et parfois des désordres physiologiques", indique l'UNPT, réclamant une "adaptation" du cahier des charges des acheteurs. Le 18 août, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé "des actions concrètes de soutien aux producteurs", indiquant qu'elles seront notamment plus tolérantes sur les calibres et aspects des fruits et légumes, et privilégieront les produits d'origine France pour soutenir les producteurs. "La baisse brutale des rendements et des volumes disponibles devra nécessairement se traduire" sur toute la chaîne de valeur de la filière (producteurs, négociants, industriels, restauration hors foyer, distributeurs et consommateurs). "Elle ne peut conduire à concentrer sur les seuls producteurs les conséquences économiques désastreuses de cette situation exceptionnelle", souligne le communiqué de l'UNPT. Enfin, les producteurs de pommes de terre soulignent que "la baisse des rendements signifie qu'une partie des volumes contractualisés ne pourra tout simplement pas être produite". Ils demandent que les volumes contractuels soient adaptés à la réalité de la récolte et au "gouvernement d'engager un dialogue déterminé", notamment avec ses homologues européens, pour ne pas "subir la double peine" ou risquer des différends commerciaux.

24.08.2026 à 11:41

FRANCE24
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À l'occasion du 35e anniversaire de son indépendance, l'Ukraine accueille une réunion de la "Coalition des volontaires", coprésidée par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Kiev réclame davantage de moyens de défense antiaérienne et une pression accrue sur la Russie, alors que les attaques continuent de faire de nombreuses victimes civiles. Récit de Marion Meyer.
Texte intégral (672 mots)
À l'occasion du 35e anniversaire de son indépendance, l'Ukraine accueille une réunion de la "Coalition des volontaires", coprésidée par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Kiev réclame davantage de moyens de défense antiaérienne et une pression accrue sur la Russie, alors que les attaques continuent de faire de nombreuses victimes civiles. Récit de Marion Meyer.

24.08.2026 à 11:39

FRANCE24
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"Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface", a indiqué sur son compte Instagram la journaliste de 46 ans, évoquant une décision "évidente et difficile". Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!". Gros coup du mercato des médias de 2025, celle qui avait formé un duo emblématique avec Nicolas Demorand à la matinale de France Inter avait prévenu dès son arrivée à France Télévisions qu'elle se mettrait en retrait si Raphaël Glucksmann, leader du mouvement de gauche Place publique, se portait candidat. "Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", avait-elle réaffirmé en février, face au rapporteur UDR de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle. Tout comme en 2019 et 2024 lors des candidatures de Raphaël Glucksmann aux élections européennes, ce retrait s'inscrit dans une volonté d'éviter les soupçons de conflit d'intérêts, dans un contexte toutefois plus tumultueux pour l'audiovisuel public, vivement attaqué ces derniers mois. En 2007, Béatrice Schönberg avait définitivement quitté le JT de France 2 après la nomination de son époux Jean-Louis Borloo au gouvernement Fillon, tout comme Anne Sinclair en 1997 pour l'émission "7 sur 7", lors de l'entrée de Dominique Strauss-Kahn au gouvernement Jospin. "Cela ne remet pas en cause son professionnalisme. Mais c'était écrit d'avance", souligne le président de la société des journalistes de France Télévisions, Valéry Lerouge. "Cela fait trois (présentateurs) en trois ans, alors qu'on a besoin de stabilité", pointe-t-il, "même si Jean-Baptiste (Marteau) connaît très bien la maison, la rédaction et le JT". Rendez-vous "sacré" Durant la saison écoulée, Léa Salamé, qui succédait à Anne-Sophie Lapix, a maintenu les audiences du JT de la chaîne publique à près de 20% (3,7 millions de téléspectateurs), dans un contexte de baisse généralisée pour la télévision classique. Le JT de Gilles Bouleau sur TF1 reste loin devant (4,9 millions, 27% de part d'audience). Connue pour son style direct et spontané, Léa Salamé était attendue au tournant et n'a pas été épargnée par les polémiques. Dès septembre, la séquence de fin de son entretien avec l'actrice Marion Cotillard, à qui elle avait demandé comment elle allait après sa rupture avec Guillaume Canet, avait créé le malaise. Fin mars, son interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a suscité une pluie de critiques et d'accusations de complaisance, y compris des gouvernements français et ukrainiens. Son JT a aussi été pointé du doigt pour une confusion entre les professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty, tous deux victimes d'assassinats jihadistes, ainsi que la diffusion d'un faux témoignage de l'humoriste Mehdi Jibril dans un sujet sur le pouvoir d'achat. "Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques", avait-elle confié au Parisien en mars. "Mais c'est la loi du genre car le 20 heures est très exposé, c'est sacré pour les Français". Star du paysage audiovisuel, Léa Salamé a parallèlement cherché à se rapprocher du public, racontant les coulisses du JT sur les réseaux sociaux dans de courtes vidéos sur ses préparatifs, les dernières minutes avant l'antenne ou l'envers du plateau. La franco-libanaise a commencé sa carrière à France 24 et iTélé (devenue CNews en 2017). Elle s'est faite connaître du public en 2014 comme chroniqueuse dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (France 2), et en menant la même année l'interview de 7h50 sur France Inter. Devenue incontournable dans le paysage audiovisuel, elle a mené avec Gilles Bouleau le débat télévisé du second tour de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
Texte intégral (690 mots)
"Le 20h est un carrefour stratégique où les interviews des candidats et les reportages sur la campagne seront autant de temps forts de l'année à venir. Partout où se tiendra la campagne, je m'efface", a indiqué sur son compte Instagram la journaliste de 46 ans, évoquant une décision "évidente et difficile". Elle sera remplacée dès lundi par son joker Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, mais restera aux commandes du talk show hebdomadaire "Quelle Epoque!". Gros coup du mercato des médias de 2025, celle qui avait formé un duo emblématique avec Nicolas Demorand à la matinale de France Inter avait prévenu dès son arrivée à France Télévisions qu'elle se mettrait en retrait si Raphaël Glucksmann, leader du mouvement de gauche Place publique, se portait candidat. "Que les Français se posent la question, c'est légitime", mais "avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre", avait-elle réaffirmé en février, face au rapporteur UDR de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Charles Alloncle. Tout comme en 2019 et 2024 lors des candidatures de Raphaël Glucksmann aux élections européennes, ce retrait s'inscrit dans une volonté d'éviter les soupçons de conflit d'intérêts, dans un contexte toutefois plus tumultueux pour l'audiovisuel public, vivement attaqué ces derniers mois. En 2007, Béatrice Schönberg avait définitivement quitté le JT de France 2 après la nomination de son époux Jean-Louis Borloo au gouvernement Fillon, tout comme Anne Sinclair en 1997 pour l'émission "7 sur 7", lors de l'entrée de Dominique Strauss-Kahn au gouvernement Jospin. "Cela ne remet pas en cause son professionnalisme. Mais c'était écrit d'avance", souligne le président de la société des journalistes de France Télévisions, Valéry Lerouge. "Cela fait trois (présentateurs) en trois ans, alors qu'on a besoin de stabilité", pointe-t-il, "même si Jean-Baptiste (Marteau) connaît très bien la maison, la rédaction et le JT". Rendez-vous "sacré" Durant la saison écoulée, Léa Salamé, qui succédait à Anne-Sophie Lapix, a maintenu les audiences du JT de la chaîne publique à près de 20% (3,7 millions de téléspectateurs), dans un contexte de baisse généralisée pour la télévision classique. Le JT de Gilles Bouleau sur TF1 reste loin devant (4,9 millions, 27% de part d'audience). Connue pour son style direct et spontané, Léa Salamé était attendue au tournant et n'a pas été épargnée par les polémiques. Dès septembre, la séquence de fin de son entretien avec l'actrice Marion Cotillard, à qui elle avait demandé comment elle allait après sa rupture avec Guillaume Canet, avait créé le malaise. Fin mars, son interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a suscité une pluie de critiques et d'accusations de complaisance, y compris des gouvernements français et ukrainiens. Son JT a aussi été pointé du doigt pour une confusion entre les professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty, tous deux victimes d'assassinats jihadistes, ainsi que la diffusion d'un faux témoignage de l'humoriste Mehdi Jibril dans un sujet sur le pouvoir d'achat. "Je mentirais si je disais que j'ai été insensible aux attaques", avait-elle confié au Parisien en mars. "Mais c'est la loi du genre car le 20 heures est très exposé, c'est sacré pour les Français". Star du paysage audiovisuel, Léa Salamé a parallèlement cherché à se rapprocher du public, racontant les coulisses du JT sur les réseaux sociaux dans de courtes vidéos sur ses préparatifs, les dernières minutes avant l'antenne ou l'envers du plateau. La franco-libanaise a commencé sa carrière à France 24 et iTélé (devenue CNews en 2017). Elle s'est faite connaître du public en 2014 comme chroniqueuse dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché" (France 2), et en menant la même année l'interview de 7h50 sur France Inter. Devenue incontournable dans le paysage audiovisuel, elle a mené avec Gilles Bouleau le débat télévisé du second tour de la présidentielle 2022 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

24.08.2026 à 11:39

FRANCE24
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"Faker", "Niko", "Zywoo", le roi norvégien des échecs Magnus Carlsen... Les plus grandes stars de l'esport ont défilé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, dans le sud de la capitale, pendant sept semaines pour s'affronter par écrans interposés au cours de 25 tournois sur 24 jeux différents. Le tout dans une mise en scène impressionnante avec écrans géants et effets pyrotechniques. Créée en 2024 et financée par le fonds souverain saoudien, l'EWC s'est imposée comme un rendez-vous majeur du calendrier mondial de la discipline, par sa grandeur, son format unique, son aspect mondialisé... Et surtout sa dotation colossale de 75 millions de dollars qui rend la participation à l'événement particulièrement attractive, voire nécessaire, pour les clubs. Les deux premières éditions avaient eu lieu en Arabie saoudite, mais à la fin du mois de mai, les organisateurs ont dû prendre une décision radicale en déménageant à Paris en catastrophe en raison de la guerre au Moyen-Orient. "De classe mondiale" Le maintien de la compétition, pharaonique à l'échelle de l'esport, était donc déjà une réussite en soi, estime Mike McCabe, l'un des patrons de l'Esports Foundation, la structure organisatrice. "Le simple fait d'avoir lancé cette compétition a été un immense succès: passer de la conception d'un événement à Ryad à la mise en place effective d'un événement de classe mondiale à Paris, en moins de huit semaines, est sans précédent. Cela a été incroyable", a-t-il déclaré à l'AFP. Et même si la fréquentation a été inégale selon les jeux, la compétition a comptabilisé 175.000 billets vendus pour les compétitions, contre 90.000 lors de la dernière édition à Ryad. Sur le plan numérique, l'édition 2026 a également affiché une forte progression, avec 850 millions de spectateurs sur les différentes plateformes et 440 millions d'heures visionnées, soit une augmentation de 13% et 26% par rapport à l'année dernière. "Au vu de ce que nous faisons, de notre objectif et de la croissance que nous envisageons, je peux sans hésiter affirmer que cet événement a été une réussite", s'est félicité le Prince Faisal bin Bandar, membre du conseil d'administration de l'Esports Foundation. Macron, MBS et Ronaldo Pour son apothéose dimanche, la finale de Counter-Strike a même eu droit à l'Accor Arena de Bercy, tandis que la cérémonie de clôture a eu lieu au Grand Palais. Dans un faste grandiose, l'équipe chinoise All Gamers a reçu le trophée de la victoire des mains d'Emmanuel Macron et de Cristiano Ronaldo, sous les yeux du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, en visite diplomatique à Paris pour deux jours. Comme elle le fait avec le sport traditionnel, l'Arabie saoudite a engagé des moyens considérables pour s'imposer comme une place forte mondiale de l'esport, dans le cadre d'une stratégie d'investissements assumée. A Paris, les organisateurs ont vu les choses en grand avec des campagnes de publicité massives dans les rues et les stations de métro, ou en conviant de nombreuses personnalités, de la vedette de la NBA Giannis Antetokounmpo au chef étoilé français Philippe Etchebest. "La +Vision 2030+, qui vise à diversifier le PIB afin que le secteur pétrochimique ne soit plus son principal contributeur, consiste à mettre en place différents piliers. L'un d'entre eux est la stratégie nationale pour les jeux vidéo et l'esport, à laquelle nous participons", a expliqué Mike McCabe. Si par le passé, l'irruption de l'Arabie saoudite dans l'esport -- et dans d'autres sports comme le football, le tennis ou le golf -- a pu susciter une opposition en raison de la question des droits humains, le pays royaume s'est progressivement fait accepter par le secteur. "Il y a très peu de levée de boucliers. Actuellement, plus personne ne s'exprime publiquement sur le sujet", souligne le sociologue de l'esport Nicolas Besombes.
Texte intégral (660 mots)
"Faker", "Niko", "Zywoo", le roi norvégien des échecs Magnus Carlsen... Les plus grandes stars de l'esport ont défilé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, dans le sud de la capitale, pendant sept semaines pour s'affronter par écrans interposés au cours de 25 tournois sur 24 jeux différents. Le tout dans une mise en scène impressionnante avec écrans géants et effets pyrotechniques. Créée en 2024 et financée par le fonds souverain saoudien, l'EWC s'est imposée comme un rendez-vous majeur du calendrier mondial de la discipline, par sa grandeur, son format unique, son aspect mondialisé... Et surtout sa dotation colossale de 75 millions de dollars qui rend la participation à l'événement particulièrement attractive, voire nécessaire, pour les clubs. Les deux premières éditions avaient eu lieu en Arabie saoudite, mais à la fin du mois de mai, les organisateurs ont dû prendre une décision radicale en déménageant à Paris en catastrophe en raison de la guerre au Moyen-Orient. "De classe mondiale" Le maintien de la compétition, pharaonique à l'échelle de l'esport, était donc déjà une réussite en soi, estime Mike McCabe, l'un des patrons de l'Esports Foundation, la structure organisatrice. "Le simple fait d'avoir lancé cette compétition a été un immense succès: passer de la conception d'un événement à Ryad à la mise en place effective d'un événement de classe mondiale à Paris, en moins de huit semaines, est sans précédent. Cela a été incroyable", a-t-il déclaré à l'AFP. Et même si la fréquentation a été inégale selon les jeux, la compétition a comptabilisé 175.000 billets vendus pour les compétitions, contre 90.000 lors de la dernière édition à Ryad. Sur le plan numérique, l'édition 2026 a également affiché une forte progression, avec 850 millions de spectateurs sur les différentes plateformes et 440 millions d'heures visionnées, soit une augmentation de 13% et 26% par rapport à l'année dernière. "Au vu de ce que nous faisons, de notre objectif et de la croissance que nous envisageons, je peux sans hésiter affirmer que cet événement a été une réussite", s'est félicité le Prince Faisal bin Bandar, membre du conseil d'administration de l'Esports Foundation. Macron, MBS et Ronaldo Pour son apothéose dimanche, la finale de Counter-Strike a même eu droit à l'Accor Arena de Bercy, tandis que la cérémonie de clôture a eu lieu au Grand Palais. Dans un faste grandiose, l'équipe chinoise All Gamers a reçu le trophée de la victoire des mains d'Emmanuel Macron et de Cristiano Ronaldo, sous les yeux du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, en visite diplomatique à Paris pour deux jours. Comme elle le fait avec le sport traditionnel, l'Arabie saoudite a engagé des moyens considérables pour s'imposer comme une place forte mondiale de l'esport, dans le cadre d'une stratégie d'investissements assumée. A Paris, les organisateurs ont vu les choses en grand avec des campagnes de publicité massives dans les rues et les stations de métro, ou en conviant de nombreuses personnalités, de la vedette de la NBA Giannis Antetokounmpo au chef étoilé français Philippe Etchebest. "La +Vision 2030+, qui vise à diversifier le PIB afin que le secteur pétrochimique ne soit plus son principal contributeur, consiste à mettre en place différents piliers. L'un d'entre eux est la stratégie nationale pour les jeux vidéo et l'esport, à laquelle nous participons", a expliqué Mike McCabe. Si par le passé, l'irruption de l'Arabie saoudite dans l'esport -- et dans d'autres sports comme le football, le tennis ou le golf -- a pu susciter une opposition en raison de la question des droits humains, le pays royaume s'est progressivement fait accepter par le secteur. "Il y a très peu de levée de boucliers. Actuellement, plus personne ne s'exprime publiquement sur le sujet", souligne le sociologue de l'esport Nicolas Besombes.

24.08.2026 à 11:36

FRANCE24
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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est en visite officielle à Paris, où Emmanuel Macron le reçoit pour deux jours de discussions mêlant diplomatie, économie et enjeux régionaux. Longtemps isolé après l’assassinat de Jamal Khashoggi, "MBS" est désormais considéré par Paris comme un partenaire incontournable au Moyen-Orient. Les précisions avec notre journaliste Héloïse Mélan et Myriam Benraad, politologue spécialiste du Moyen-Orient, professeure à l'Université d'Exeter.
Texte intégral (660 mots)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane est en visite officielle à Paris, où Emmanuel Macron le reçoit pour deux jours de discussions mêlant diplomatie, économie et enjeux régionaux. Longtemps isolé après l’assassinat de Jamal Khashoggi, "MBS" est désormais considéré par Paris comme un partenaire incontournable au Moyen-Orient. Les précisions avec notre journaliste Héloïse Mélan et Myriam Benraad, politologue spécialiste du Moyen-Orient, professeure à l'Université d'Exeter.

24.08.2026 à 11:33

FRANCE24
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Comme tous les politiques, les responsables insoumis disent prendre les sondages avec des pincettes. Surtout qu'ils les critiquent très régulièrement en les accusant de les sous-estimer. Mais lundi, après la publication d'une enquête Harris interactive-Toluna donnant leur candidat à égalité avec Edouard Philippe à 17% au premier tour, les Insoumis peuvent espérer disputer la victoire finale à Marine Le Pen le 2 mai prochain. Même si la marche reste très haute au second tour. Le leader insoumis y atteindrait à peine 32% contre 68% à la candidate RN. Jean-Luc Mélenchon impose néanmoins un peu plus son leadership à gauche, même si le social-démocrate Raphaël Glucksmann pourrait bénéficier d'une dynamique après avoir officialisé sa candidature dimanche soir. "On ne fait pas la même chose que Glucksmann. Nous, nous sommes candidats à une élection présidentielle, lui à un congrès du PS. On n'est pas sur le même terrain", a commenté, un brin moqueur, le coordinateur de LFI Manuel Bompard devant la presse pendant les universités d'été du mouvement de gauche radicale, en référence à la primaire que va devoir affronter l'eurodéputé Place publique. L'affluence record à l'événement de rentrée du mouvement - 10.000 spectateurs revendiqués par l'organisation pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon dimanche - conforte les Insoumis dans leur optimisme, après les 26.000 personnes annoncées au meeting de Saint-Denis début juin. "On est dans la même dynamique de campagne que lors des dernières semaines en 2022", quand le fondateur de LFI connaissait une nette progression dans les sondages avant d'échouer à seulement 420.000 voix du second tour, assure même le député Antoine Léaument. Par rapport à la dernière échéance présidentielle, la jeune formation politique (elle a été créée en 2016) s'est développée. "Avec nos députés (71 contre 17 au moment de l'élection de 2022), nos eurodéputés et nos maires, nous avons beaucoup plus d'émetteurs que la dernière fois", se réjouit la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot. Pour cette campagne, la formation insoumise est structurée et le calendrier pensé et séquencé à l'avance, pour illustrer la phrase de Jean-Luc Mélenchon quasiment devenue un slogan: "Nous, c'est carré". Pigasse et les Phrygiens Les députés doivent donc se déployer à partir de la rentrée pour que des réunions publiques soient organisées dans chaque département pendant l'automne. "Il n'y aura pas un meeting de Mélenchon toutes les semaines", prévient le directeur de campagne Manuel Bompard. L'ancien sénateur socialiste, qui vient de fêter ses 75 ans au mois d'août, n'a pas l'intention de s'épuiser. S'il est attendu en septembre à la braderie de Lille puis à la Fête de l'Humanité, son prochain grand meeting sera à Clermont-Ferrand le 11 octobre. Et tout porte à croire que le tribun insoumis devrait continuer dans son style du "bruit et de la fureur" pour porter ses propositions radicales. "Mener une campagne de premier tour sur un style de second tour (plus rassembleur, ndlr) est une grave erreur", met en garde le député Paul Vannier. "Conflictualiser, ça aide à penser", ajoute Mathilde Panot, même si Manuel Bompard nuance: "La conflictualisation n'est pas la brutalisation". Néanmoins, comme s'ils sentaient le vent des responsabilités approcher, les Insoumis cherchent à gagner en crédibilité, via des appuis extérieurs à l'appareil. Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse a ainsi loué les propositions économiques de LFI - très critiquées par la droite et les macronistes - et leur a apporté un soutien dans leur combat visant à relativiser la gravité de la dette publique en France. "C'est un banquier d'affaires, donc quand il défend certaines positions identiques aux nôtres, ça passe mieux, ça semble plus crédible", reconnaît Manuel Bompard. La responsable du programme de LFI Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale, a elle expliqué que le mouvement pouvait compter sur l'aide d'un réseau de 80 hauts-fonctionnaires appelé "les Phrygiens". "Ils produisent des notes et aident à affiner la mise en application de notre programme. Le but c'est d'aider à monter en compétences", a-t-elle expliqué.
Texte intégral (701 mots)
Comme tous les politiques, les responsables insoumis disent prendre les sondages avec des pincettes. Surtout qu'ils les critiquent très régulièrement en les accusant de les sous-estimer. Mais lundi, après la publication d'une enquête Harris interactive-Toluna donnant leur candidat à égalité avec Edouard Philippe à 17% au premier tour, les Insoumis peuvent espérer disputer la victoire finale à Marine Le Pen le 2 mai prochain. Même si la marche reste très haute au second tour. Le leader insoumis y atteindrait à peine 32% contre 68% à la candidate RN. Jean-Luc Mélenchon impose néanmoins un peu plus son leadership à gauche, même si le social-démocrate Raphaël Glucksmann pourrait bénéficier d'une dynamique après avoir officialisé sa candidature dimanche soir. "On ne fait pas la même chose que Glucksmann. Nous, nous sommes candidats à une élection présidentielle, lui à un congrès du PS. On n'est pas sur le même terrain", a commenté, un brin moqueur, le coordinateur de LFI Manuel Bompard devant la presse pendant les universités d'été du mouvement de gauche radicale, en référence à la primaire que va devoir affronter l'eurodéputé Place publique. L'affluence record à l'événement de rentrée du mouvement - 10.000 spectateurs revendiqués par l'organisation pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon dimanche - conforte les Insoumis dans leur optimisme, après les 26.000 personnes annoncées au meeting de Saint-Denis début juin. "On est dans la même dynamique de campagne que lors des dernières semaines en 2022", quand le fondateur de LFI connaissait une nette progression dans les sondages avant d'échouer à seulement 420.000 voix du second tour, assure même le député Antoine Léaument. Par rapport à la dernière échéance présidentielle, la jeune formation politique (elle a été créée en 2016) s'est développée. "Avec nos députés (71 contre 17 au moment de l'élection de 2022), nos eurodéputés et nos maires, nous avons beaucoup plus d'émetteurs que la dernière fois", se réjouit la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot. Pour cette campagne, la formation insoumise est structurée et le calendrier pensé et séquencé à l'avance, pour illustrer la phrase de Jean-Luc Mélenchon quasiment devenue un slogan: "Nous, c'est carré". Pigasse et les Phrygiens Les députés doivent donc se déployer à partir de la rentrée pour que des réunions publiques soient organisées dans chaque département pendant l'automne. "Il n'y aura pas un meeting de Mélenchon toutes les semaines", prévient le directeur de campagne Manuel Bompard. L'ancien sénateur socialiste, qui vient de fêter ses 75 ans au mois d'août, n'a pas l'intention de s'épuiser. S'il est attendu en septembre à la braderie de Lille puis à la Fête de l'Humanité, son prochain grand meeting sera à Clermont-Ferrand le 11 octobre. Et tout porte à croire que le tribun insoumis devrait continuer dans son style du "bruit et de la fureur" pour porter ses propositions radicales. "Mener une campagne de premier tour sur un style de second tour (plus rassembleur, ndlr) est une grave erreur", met en garde le député Paul Vannier. "Conflictualiser, ça aide à penser", ajoute Mathilde Panot, même si Manuel Bompard nuance: "La conflictualisation n'est pas la brutalisation". Néanmoins, comme s'ils sentaient le vent des responsabilités approcher, les Insoumis cherchent à gagner en crédibilité, via des appuis extérieurs à l'appareil. Le banquier d'affaires Matthieu Pigasse a ainsi loué les propositions économiques de LFI - très critiquées par la droite et les macronistes - et leur a apporté un soutien dans leur combat visant à relativiser la gravité de la dette publique en France. "C'est un banquier d'affaires, donc quand il défend certaines positions identiques aux nôtres, ça passe mieux, ça semble plus crédible", reconnaît Manuel Bompard. La responsable du programme de LFI Clémence Guetté, vice-présidente de l'Assemblée nationale, a elle expliqué que le mouvement pouvait compter sur l'aide d'un réseau de 80 hauts-fonctionnaires appelé "les Phrygiens". "Ils produisent des notes et aident à affiner la mise en application de notre programme. Le but c'est d'aider à monter en compétences", a-t-elle expliqué.
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