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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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11.06.2026 à 16:29

FRANCE24
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"Il faut entendre le besoin de radicalité qui s'exprime dans la société. La social-démocratie j'en viens et cela ne suffit plus", lance celui qui a travaillé avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius quand ils étaient à Bercy à la fin des années 1990 dans les gouvernements de Lionel Jospin. "Il faut en finir avec la politique de l'offre", mise en place par Emmanuel Macron pendant 10 ans, ajoute-t-il en prônant "une gauche radicale de gouvernement" et un "projet crédible de transformation en profondeur". Cela se traduirait notamment pour Matthieu Pigasse par une augmentation du Smic de 20%, ce qui porterait le salaire minimum à 1.773 euros net. Soit un niveau plus élevé que ce que propose par exemple La France insoumise. "Il faut gérer et transformer à la fois. Comme Jospin a su le faire, avec des réformes majeures comme la CMU (couverture maladie universelle) ou les 35 heures, et un taux de croissance et une conduite des finances publiques comme jamais depuis", abonde le patron de Radio Nova, qui, avec ses médias, mène déjà une "bataille culturelle" contre l'extrême droite. Cela suffit-il à classer celui qui est à la tête des festivals de musique Rock-en-Seine, We Love Green et les Eurockéennes de Belfort, et qui dit "admirer" le président brésilien Lula, aux côtés des Insoumis et de Jean-Luc Mélenchon? "À la différence de LFI, je suis un Européen convaincu et je ne pense pas qu'il faille sortir du nucléaire. Et s'il faut entendre le besoin de radicalité, il faut également apaiser et rassembler", nuance-t-il. "Pour moi, la sécurité est un vrai sujet, une valeur de gauche. Le principe moteur du libéralisme c'est l'insécurité, économique et physique. La mission de la gauche est précisément de protéger les plus vulnérables", développe-t-il, en proposant notamment de rétablir la police de proximité, créée par Lionel Jospin et supprimée par Nicolas Sarkozy. "Rôle moteur" à jouer pour le PS Des propositions de candidat, pour l'entrepreneur de 58 ans? "Si la solution passe par moi j'y serai prêt. Si ça passe par quelqu'un d'autre je mettrai toute mon énergie à aider cette personne", temporise l'intéressé. Reste à savoir si son profil d'homme d'affaires multimillionnaire, quand bien même il dit défendre le partage des richesses, peut séduire l'électorat de gauche. "Comment réformer le système si on ne le connait pas? Moi je n'ai pas hérité. J'ai tout construit tout seul", balaie Matthieu Pigasse, légèrement agacé. "Un homme de gauche qui n'est pas passé par l'entreprise, on dit qu'il n'est pas connecté. Et quand il vient de l'entreprise, comme moi, on dit qu'il n'est pas sincère. J'ai toujours mis mes valeurs au-dessus de mes intérêts, et mes engagements se nourrissent de mes expériences professionnelles", se défend celui qui a été choisi pour restructurer la dette vénézuélienne, après avoir déjà dirigé la restructuration des dettes de l'Argentine, de la Grèce, ou de l'Ukraine. En attendant, il dit "travailler avec une équipe" mais reconnait n'avoir pas encore créé d'association de financement, étape préalable à toute campagne présidentielle. Car la candidature de celui que son entourage décrit pour l'instant comme un "recours" ne va pas encore totalement de soi. La non-qualification de Lionel Jospin au second tour de l'élection présidentielle de 2002, véritable traumatisme à gauche, "je l'ai vécue dans ma chair", assure-t-il. "Il faut être uni pour gagner. Je ne veux pas être un candidat de plus dans un paysage fragmenté", développe-t-il. L'union, oui, mais avec qui? "Mélenchon est sur sa trajectoire", observe Matthieu Pigasse. Il souligne en revanche que "le Parti socialiste a un rôle moteur à jouer et il doit l'assumer", tout en regrettant la ligne trop centriste du leader de Place Publique Raphaël Glucksmann, et son refus de participer à la primaire de la gauche. "La gauche peut gagner, encore faut-il qu'elle le veuille", affirme-t-il. leo-caz-tll-jmt/fff/abl

11.06.2026 à 16:27

FRANCE24
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Le chanteur français Patrick Bruel, mis en examen dans quatre affaires de viol présumées entre 2008 et 2019, reste en liberté sous contrôle judiciaire, une décision qui suscite de vives réactions. L’artiste conteste les faits et de nouvelles plaintes sont attendues.
Texte intégral (679 mots)
Le chanteur français Patrick Bruel, mis en examen dans quatre affaires de viol présumées entre 2008 et 2019, reste en liberté sous contrôle judiciaire, une décision qui suscite de vives réactions. L’artiste conteste les faits et de nouvelles plaintes sont attendues.

11.06.2026 à 16:25

FRANCE 24
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L'UEFA à la rescousse d'Omar Artan. L'instance européenne, en coopération avec la Confédération africaine de football, a décidé que l'arbitre africain officierait pour la finale de la Supercoupe d'Europe entre le PSG et Aston Villa en août prochain. Refoulé par les douanes américaines, le Somalien avait vu le week-end dernier son rêve d'arbitrer la Coupe du monde se briser.
Texte intégral (679 mots)
L'UEFA à la rescousse d'Omar Artan. L'instance européenne, en coopération avec la Confédération africaine de football, a décidé que l'arbitre africain officierait pour la finale de la Supercoupe d'Europe entre le PSG et Aston Villa en août prochain. Refoulé par les douanes américaines, le Somalien avait vu le week-end dernier son rêve d'arbitrer la Coupe du monde se briser.

11.06.2026 à 16:21

FRANCE24
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Dans un arrêt inédit, rendu le 28 mai mais dont les motivations ont été communiquées aux parties cette semaine, la cour d'appel de Paris a retenu le proxénétisme et les circonstances aggravantes de sexisme et de racisme pour les multiples viols dénoncés lors des tournages de la plateforme pornographique French Bukkake. A l'appui de multiples recours, les plaignantes ont contesté la décision de renvoyer ces hommes, accusés de violences sexuelles et de traite d'êtres humains, devant une cour criminelle, où la peine encourue était moins lourde qu'aux assises. "Nous interpellons aujourd'hui le Garde des Sceaux, monsieur (Gérald) Darmanin, pour que le parquet cesse l'obstruction sur les autres plaintes contre l'industrie +pornocriminelle+, notamment celles dans l'affaire Jacquie et Michel", affirme l'association féministe dans un communiqué Dans le cas de la plateforme French Bukkake, "il aura fallu (...) trois ans d'errements (...) pour que les parties civiles puissent avoir accès à une justice impartiale", souligne Osez le féminisme. L'arrêt définitif est maintenant "parfaitement clair sur le fait que la pornographie est un système de déshumanisation et de violence sexiste, contraire à la dignité humaine", ajoute-t-elle. Selon l'association, "l'affaire Jacquie et Michel est en tout point similaire à celle de French Bukkake: des dizaines de victimes témoignent d'un même système organisé de proxénétisme et de viols à échelle industrielle, de scénarios haineux, sexistes, parfois racistes". De plus, "les connexions entre Jacquie et Michel et les inculpés de French Bukkake sont totalement établies en procédure. Le site Jacquie et Michel n'a jamais été fermé. Les vidéos des viols circulent encore en ligne en violation du droit à la dignité des victimes". Fin août 2025, un juge d'instruction chargé d'une enquête visant le site de porno amateur avait clos sans mise en examen le volet concernant le fondateur de la plateforme, Michel Piron, pour complicité de viol. Les deux autres personnes concernées par ce volet sont l'épouse de M. Piron et un acteur, qui ont toujours été entendus comme témoins assistés. Les investigations visant la plateforme ont été lancées en juillet 2020, après un signalement d'associations relayant des témoignages d'actrices dénonçant des "pratiques sexuelles hors normes et douloureuses" réalisées sans leur consentement.
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Dans un arrêt inédit, rendu le 28 mai mais dont les motivations ont été communiquées aux parties cette semaine, la cour d'appel de Paris a retenu le proxénétisme et les circonstances aggravantes de sexisme et de racisme pour les multiples viols dénoncés lors des tournages de la plateforme pornographique French Bukkake. A l'appui de multiples recours, les plaignantes ont contesté la décision de renvoyer ces hommes, accusés de violences sexuelles et de traite d'êtres humains, devant une cour criminelle, où la peine encourue était moins lourde qu'aux assises. "Nous interpellons aujourd'hui le Garde des Sceaux, monsieur (Gérald) Darmanin, pour que le parquet cesse l'obstruction sur les autres plaintes contre l'industrie +pornocriminelle+, notamment celles dans l'affaire Jacquie et Michel", affirme l'association féministe dans un communiqué Dans le cas de la plateforme French Bukkake, "il aura fallu (...) trois ans d'errements (...) pour que les parties civiles puissent avoir accès à une justice impartiale", souligne Osez le féminisme. L'arrêt définitif est maintenant "parfaitement clair sur le fait que la pornographie est un système de déshumanisation et de violence sexiste, contraire à la dignité humaine", ajoute-t-elle. Selon l'association, "l'affaire Jacquie et Michel est en tout point similaire à celle de French Bukkake: des dizaines de victimes témoignent d'un même système organisé de proxénétisme et de viols à échelle industrielle, de scénarios haineux, sexistes, parfois racistes". De plus, "les connexions entre Jacquie et Michel et les inculpés de French Bukkake sont totalement établies en procédure. Le site Jacquie et Michel n'a jamais été fermé. Les vidéos des viols circulent encore en ligne en violation du droit à la dignité des victimes". Fin août 2025, un juge d'instruction chargé d'une enquête visant le site de porno amateur avait clos sans mise en examen le volet concernant le fondateur de la plateforme, Michel Piron, pour complicité de viol. Les deux autres personnes concernées par ce volet sont l'épouse de M. Piron et un acteur, qui ont toujours été entendus comme témoins assistés. Les investigations visant la plateforme ont été lancées en juillet 2020, après un signalement d'associations relayant des témoignages d'actrices dénonçant des "pratiques sexuelles hors normes et douloureuses" réalisées sans leur consentement.

11.06.2026 à 16:15

FRANCE24
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"L'affaire est d'une particulière gravité et, au regard de ce contexte, le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait, à mon sens, dû par honneur présenter sa démission au président de la République", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "L'Etat a très largement été défaillant", a jugé le président du RN. En présentant sa démission, Gérald Darmanin aurait pu "reconnaître la faute de l'administration dans cette affaire, ce qui ne veut pas dire reconnaître sa responsabilité personnelle". Et si le ministre de la Justice avait présenté sa démission, "libre au président de la République de l'accepter ou de la refuser", a indiqué Jordan Bardella. Marine Le Pen n'avait quant à elle pas réclamé la démission de Gérald Darmanin. "On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence. Et il va être remplacé par qui? (...) C'est à la tête de l'État qu'il faut surtout changer les choses", avait-elle réagi à l'Assemblée nationale, mardi. Jordan Bardella a en outre plaidé jeudi pour la "perpétuité réelle" pour les prédateurs sexuels. "A partir du moment où un prédateur sexuel est mis hors d'état de nuire et mis derrière les barreaux, il ne devrait plus pouvoir sortir de prison", a-t-il estimé.
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"L'affaire est d'une particulière gravité et, au regard de ce contexte, le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait, à mon sens, dû par honneur présenter sa démission au président de la République", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "L'Etat a très largement été défaillant", a jugé le président du RN. En présentant sa démission, Gérald Darmanin aurait pu "reconnaître la faute de l'administration dans cette affaire, ce qui ne veut pas dire reconnaître sa responsabilité personnelle". Et si le ministre de la Justice avait présenté sa démission, "libre au président de la République de l'accepter ou de la refuser", a indiqué Jordan Bardella. Marine Le Pen n'avait quant à elle pas réclamé la démission de Gérald Darmanin. "On ne peut pas faire des appels à la démission en permanence. Et il va être remplacé par qui? (...) C'est à la tête de l'État qu'il faut surtout changer les choses", avait-elle réagi à l'Assemblée nationale, mardi. Jordan Bardella a en outre plaidé jeudi pour la "perpétuité réelle" pour les prédateurs sexuels. "A partir du moment où un prédateur sexuel est mis hors d'état de nuire et mis derrière les barreaux, il ne devrait plus pouvoir sortir de prison", a-t-il estimé.

11.06.2026 à 16:13

Moncef AIT KACI
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Alors que son mandat arrive à échéance à la fin de l'année, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a perdu sept Casques bleus depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars. Selon Kandice Ardiel, porte-parole de la mission onusienne, la situation sécuritaire complique le travail sur le terrain.
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Alors que son mandat arrive à échéance à la fin de l'année, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a perdu sept Casques bleus depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars. Selon Kandice Ardiel, porte-parole de la mission onusienne, la situation sécuritaire complique le travail sur le terrain.

11.06.2026 à 16:13

Romain HOUEIX
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La planète football a les yeux rivés sur Mexico et l'Estadio Azteca où la Coupe du monde 2026 va débuter. El Tri, l'équipe locale, affrontera les Bafanas Bafanas d'Afrique du Sud lors du match d'ouverture, comptant pour le groupe A du Mondial 2026. Suivez le match, la cérémonie d'ouverture ainsi que les éditions spéciales de France 24.
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La planète football a les yeux rivés sur Mexico et l'Estadio Azteca où la Coupe du monde 2026 va débuter. El Tri, l'équipe locale, affrontera les Bafanas Bafanas d'Afrique du Sud lors du match d'ouverture, comptant pour le groupe A du Mondial 2026. Suivez le match, la cérémonie d'ouverture ainsi que les éditions spéciales de France 24.

11.06.2026 à 16:09

FRANCE24
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Vers 14H00 GMT, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - prenait 1,05%, l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,80% tandis que le Dow Jones progressait de 0,92%. Le marché "se redresse après avoir connu une séance difficile hier", lors de laquelle "le secteur technologique - et en particulier les semi-conducteurs - ont chuté brutalement", commente David Morrison, analyste chez Trade Nation. Les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA), qui portent Wall Street depuis des mois, subissent d'importantes vagues de ventes depuis vendredi dernier. Ces mouvements baissiers sont parfois suivis de rachats d'investisseurs "en quête de bonnes affaires", explique Patrick O'Hare, de Briefing.com. C'est, selon lui, ce que l'on observe jeudi. Le géant des puces Nvidia - première capitalisation mondiale et figure de proue de la course à l'IA - reprenait ainsi 1,36%, après avoir chuté de près de 4% la veille. D'autres grands noms du secteur suivaient le mouvement: Qualcomm gagnait 1,36%, Broadcom progressait de 1,10% et AMD, de 2,79%. "Cette reprise intervient alors même que les hostilités se poursuivent au Moyen-Orient", note David Morrison. Le cessez-le-feu dans la région est vu comme désormais "pratiquement dénué de sens" selon la diplomatie iranienne jeudi, après une nouvelle nuit de bombardements américains se rapprochant de Téhéran, auxquels l'Iran a riposté en frappant ses voisins du Golfe et la Jordanie. Ces nouveaux développements ne semblent toutefois pas chambouler les marchés, et les cours du pétrole s'affichent pratiquement stables jeudi. Côté indicateurs, les investisseurs ont fait fi de l'indice des prix à la production (PPI) pour mai, publié avant l'ouverture. Ce dernier a une nouvelle fois bondi, à +6,5%, alors que les marchés tablaient sur une progression un peu plus modeste (+6,4%). Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait à 4,52%, contre 4,55% la veille en clôture. Les investisseurs se préparent dans le même temps "à la plus grande introduction en Bourse de l'histoire des marchés", la société aérospatiale d'Elon Musk SpaceX devant faire son entrée à Wall Street vendredi, souligne David Morrison. Le groupe vise une levée d'environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation d'environ 1.750 milliards de dollars. Pour M. Morrison, il est d'ailleurs "possible que la chute du secteur des semi-conducteurs observée ce mois-ci soit notamment due au fait que les investisseurs lèvent des fonds pour acheter des actions de SpaceX." A la cote, le spécialiste de l'informatique Oracle glissait de 11,69% à 177,73 dollars, malgré la publication la veille de résultats trimestriels meilleurs qu'attendu. La société a suscité "des inquiétudes (...) après avoir annoncé qu'elle souhaitait lever 20 milliards de dollars de capitaux supplémentaires", notent les analystes de Briefing.com. Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+10,01% à 117,76 dollars) était recherché après une révision à la hausse de son titre par Bank of America.
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Vers 14H00 GMT, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - prenait 1,05%, l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,80% tandis que le Dow Jones progressait de 0,92%. Le marché "se redresse après avoir connu une séance difficile hier", lors de laquelle "le secteur technologique - et en particulier les semi-conducteurs - ont chuté brutalement", commente David Morrison, analyste chez Trade Nation. Les valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA), qui portent Wall Street depuis des mois, subissent d'importantes vagues de ventes depuis vendredi dernier. Ces mouvements baissiers sont parfois suivis de rachats d'investisseurs "en quête de bonnes affaires", explique Patrick O'Hare, de Briefing.com. C'est, selon lui, ce que l'on observe jeudi. Le géant des puces Nvidia - première capitalisation mondiale et figure de proue de la course à l'IA - reprenait ainsi 1,36%, après avoir chuté de près de 4% la veille. D'autres grands noms du secteur suivaient le mouvement: Qualcomm gagnait 1,36%, Broadcom progressait de 1,10% et AMD, de 2,79%. "Cette reprise intervient alors même que les hostilités se poursuivent au Moyen-Orient", note David Morrison. Le cessez-le-feu dans la région est vu comme désormais "pratiquement dénué de sens" selon la diplomatie iranienne jeudi, après une nouvelle nuit de bombardements américains se rapprochant de Téhéran, auxquels l'Iran a riposté en frappant ses voisins du Golfe et la Jordanie. Ces nouveaux développements ne semblent toutefois pas chambouler les marchés, et les cours du pétrole s'affichent pratiquement stables jeudi. Côté indicateurs, les investisseurs ont fait fi de l'indice des prix à la production (PPI) pour mai, publié avant l'ouverture. Ce dernier a une nouvelle fois bondi, à +6,5%, alors que les marchés tablaient sur une progression un peu plus modeste (+6,4%). Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait à 4,52%, contre 4,55% la veille en clôture. Les investisseurs se préparent dans le même temps "à la plus grande introduction en Bourse de l'histoire des marchés", la société aérospatiale d'Elon Musk SpaceX devant faire son entrée à Wall Street vendredi, souligne David Morrison. Le groupe vise une levée d'environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation d'environ 1.750 milliards de dollars. Pour M. Morrison, il est d'ailleurs "possible que la chute du secteur des semi-conducteurs observée ce mois-ci soit notamment due au fait que les investisseurs lèvent des fonds pour acheter des actions de SpaceX." A la cote, le spécialiste de l'informatique Oracle glissait de 11,69% à 177,73 dollars, malgré la publication la veille de résultats trimestriels meilleurs qu'attendu. La société a suscité "des inquiétudes (...) après avoir annoncé qu'elle souhaitait lever 20 milliards de dollars de capitaux supplémentaires", notent les analystes de Briefing.com. Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+10,01% à 117,76 dollars) était recherché après une révision à la hausse de son titre par Bank of America.

11.06.2026 à 16:07

FRANCE 24
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L'équipementier Saeta, à l'origine du design du maillot de l'équipe haïtienne, a indiqué mercredi avoir dû le modifier après une contestation de la Fifa. Le maillot d'origine comportait une scène ​de guerre issue de la lutte pour l'indépendance du pays.
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L'équipementier Saeta, à l'origine du design du maillot de l'équipe haïtienne, a indiqué mercredi avoir dû le modifier après une contestation de la Fifa. Le maillot d'origine comportait une scène ​de guerre issue de la lutte pour l'indépendance du pays.

11.06.2026 à 15:39

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - prenait 0,56%, l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,40% tandis que le Dow Jones progressait de 0,49%.
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Dans les premiers échanges, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - prenait 0,56%, l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,40% tandis que le Dow Jones progressait de 0,49%.

11.06.2026 à 15:33

FRANCE24
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La collection comprend un squelette de Tarbosaurus bataar, estimé intact à plus de 50%, ainsi que 28 ensembles de restes de dinosaures fossilisés découverts à l’origine dans le désert de Gobi, en Mongolie, selon la police. Les ossements avaient été illégalement emportés de Mongolie en 2006 "dans le but d’en tirer un profit", a déclaré D. Munkhkhuyag, porte-parole de la police. Les services des douanes françaises ont saisi les fossiles entre 2013 et 2015, puis ont commencé à les restituer à la Mongolie en vertu de conventions internationales visant à lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Les fossiles sont arrivés jeudi dans la capitale Oulan-Bator et seront conservés dans le nouveau Musée national d’histoire naturelle de Mongolie, où ils seront étudiés avant d’être, à terme, exposés au public. "Ce fossile de dinosaure est inestimable et constitue une pièce de patrimoine unique", a déclaré la directrice du musée, Manchuk Nuramkhan, lors d’une conférence de presse. "Nous sommes ravis que les enfants et les jeunes aient l’occasion de découvrir au plus près le patrimoine de la Mongolie en matière de dinosaure et de s'instruire", a-t-elle ajouté. Le Tarbosaurus bataar, proche parent du Tyrannosaurus rex, vivait il y a environ 70 millions d’années, des preuves de son existence ayant été trouvées presque exclusivement dans le désert de Gobi, en Mongolie. La directrice du musée a indiqué que le retour de ces fossiles constituait une victoire importante dans les efforts visant à récupérer le patrimoine culturel et scientifique dérobé à la Mongolie, et qu’il mettait en lumière le renforcement de la coopération internationale contre le commerce illégal d’antiquités et de fossiles. La Mongolie a intensifié ces dernières années ses efforts pour récupérer des fossiles de dinosaures disparus à des fins de contrebande à l'étranger, alors que la demande de la part de collectionneurs privés et de maisons de ventes aux enchères alimente un marché noir international de spécimens paléontologiques rares.
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La collection comprend un squelette de Tarbosaurus bataar, estimé intact à plus de 50%, ainsi que 28 ensembles de restes de dinosaures fossilisés découverts à l’origine dans le désert de Gobi, en Mongolie, selon la police. Les ossements avaient été illégalement emportés de Mongolie en 2006 "dans le but d’en tirer un profit", a déclaré D. Munkhkhuyag, porte-parole de la police. Les services des douanes françaises ont saisi les fossiles entre 2013 et 2015, puis ont commencé à les restituer à la Mongolie en vertu de conventions internationales visant à lutter contre le trafic illicite de biens culturels. Les fossiles sont arrivés jeudi dans la capitale Oulan-Bator et seront conservés dans le nouveau Musée national d’histoire naturelle de Mongolie, où ils seront étudiés avant d’être, à terme, exposés au public. "Ce fossile de dinosaure est inestimable et constitue une pièce de patrimoine unique", a déclaré la directrice du musée, Manchuk Nuramkhan, lors d’une conférence de presse. "Nous sommes ravis que les enfants et les jeunes aient l’occasion de découvrir au plus près le patrimoine de la Mongolie en matière de dinosaure et de s'instruire", a-t-elle ajouté. Le Tarbosaurus bataar, proche parent du Tyrannosaurus rex, vivait il y a environ 70 millions d’années, des preuves de son existence ayant été trouvées presque exclusivement dans le désert de Gobi, en Mongolie. La directrice du musée a indiqué que le retour de ces fossiles constituait une victoire importante dans les efforts visant à récupérer le patrimoine culturel et scientifique dérobé à la Mongolie, et qu’il mettait en lumière le renforcement de la coopération internationale contre le commerce illégal d’antiquités et de fossiles. La Mongolie a intensifié ces dernières années ses efforts pour récupérer des fossiles de dinosaures disparus à des fins de contrebande à l'étranger, alors que la demande de la part de collectionneurs privés et de maisons de ventes aux enchères alimente un marché noir international de spécimens paléontologiques rares.

11.06.2026 à 15:11

FRANCE24
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En plein débat brûlant sur la neutralité de l'audiovisuel public, Radio France a répliqué en avançant une "erreur technique", en train d'être corrigée. "Ce n’est pas volontaire, c’est un défaut d’outil qui ne comptabilise pas les temps de parole jour/nuit" depuis janvier, a affirmé un porte-parole. Sur la période du 1er janvier au 31 mars, qui englobe les municipales, le régulateur de l'audiovisuel a relevé que près de 60% du temps de parole accordé aux représentants du RN sur France Inter avait été diffusé "entre minuit et 5H59", et plus de 70% sur France Info, soit à des heures de très faible audience. "Les représentants de ce parti sont, au regard de sa représentativité, insuffisamment présents dans les programmes diffusés en journée", estime l'Arcom dans son communiqué jeudi, concluant à "des manquements aux règles du pluralisme politique". Réagissant à cette mise en demeure, Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, a estimé que le "comportement" de Radio France "n'est plus supportable". "Censé faire preuve de pluralisme politique et d'impartialité, le service public de l'audiovisuel a donc sciemment mis à l'écart le premier parti de France et ses millions d'électeurs", a également déploré sur X le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella. "À l’approche de la campagne présidentielle, nous appelons l’ensemble des dirigeants du service public de l’audiovisuel, ainsi que le gouvernement, à mesurer la gravité de cette atteinte démocratique", a pressé le RN. La période incriminée couvre la campagne pour les élections municipales, qui ont eu lieu les 15 et 22 mars, lors de laquelle le gendarme de l'audiovisuel avait promis une particulière vigilance. Dans l'échelle de ses mesures, la mise en demeure est le dernier échelon avant une possible sanction financière en cas de nouvelle violation. L'autorité indépendante présidée par Martin Ajdari souligne que ces constatations sur les temps d'antenne du RN la nuit "avaient déjà donné lieu en 2025 et en 2026 à un rappel de Radio France à ses obligations". "Exigence particulière" Radios et télés transmettent chaque mois les relevés des temps de parole des personnalités politiques sur leurs antennes à l'Arcom, qui les contrôle a posteriori pour s'assurer d'une "équité entre les formations politiques". Le respect du pluralisme politique "s’impose au service public avec une exigence particulière compte tenu de son devoir d'exemplarité et d’impartialité", insiste aussi l'Arcom jeudi. Le sujet du pluralisme est au cœur du débat depuis la récente commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public qui a secoué le secteur et polarisé les discussions. Dans le rapport final de cette commission, le député ciottiste Charles Alloncle a conclu à un manque de neutralité et de contrôle, ainsi qu'à des coûts trop importants, en particulier à France Télévisions. L'élu est, en retour, accusé par la gauche et les députés du bloc central de vouloir affaiblir le secteur, voire le privatiser, comme le prône le RN. L'histoire n'est pas terminée, le gouvernement s'étant engagé à prendre par décret "des mesures concrètes dès cet été" pour mieux évaluer l'impartialité de l'audiovisuel public. En outre, une autre décision est attendue prochainement de la part de l'Arcom concernant la chaîne d'information en continu CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. L'autorité a été saisie en janvier par Reporters sans frontières (RSF), qui lui a demandé de sanctionner CNews pour des "manquements flagrants" en "matière de pluralisme" et pour avoir relégué les représentants de la gauche pendant la nuit. L'ONG cite notamment "un traitement de faveur édifiant en faveur de la droite et de l'extrême droite" et "une poignée de thèmes, prisés par ces mêmes courants" occupant "une part significative" de l'antenne. Pour leur part, CNews et sa maison mère Canal+ récusent porter "une ligne politique".
Texte intégral (678 mots)
En plein débat brûlant sur la neutralité de l'audiovisuel public, Radio France a répliqué en avançant une "erreur technique", en train d'être corrigée. "Ce n’est pas volontaire, c’est un défaut d’outil qui ne comptabilise pas les temps de parole jour/nuit" depuis janvier, a affirmé un porte-parole. Sur la période du 1er janvier au 31 mars, qui englobe les municipales, le régulateur de l'audiovisuel a relevé que près de 60% du temps de parole accordé aux représentants du RN sur France Inter avait été diffusé "entre minuit et 5H59", et plus de 70% sur France Info, soit à des heures de très faible audience. "Les représentants de ce parti sont, au regard de sa représentativité, insuffisamment présents dans les programmes diffusés en journée", estime l'Arcom dans son communiqué jeudi, concluant à "des manquements aux règles du pluralisme politique". Réagissant à cette mise en demeure, Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, a estimé que le "comportement" de Radio France "n'est plus supportable". "Censé faire preuve de pluralisme politique et d'impartialité, le service public de l'audiovisuel a donc sciemment mis à l'écart le premier parti de France et ses millions d'électeurs", a également déploré sur X le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella. "À l’approche de la campagne présidentielle, nous appelons l’ensemble des dirigeants du service public de l’audiovisuel, ainsi que le gouvernement, à mesurer la gravité de cette atteinte démocratique", a pressé le RN. La période incriminée couvre la campagne pour les élections municipales, qui ont eu lieu les 15 et 22 mars, lors de laquelle le gendarme de l'audiovisuel avait promis une particulière vigilance. Dans l'échelle de ses mesures, la mise en demeure est le dernier échelon avant une possible sanction financière en cas de nouvelle violation. L'autorité indépendante présidée par Martin Ajdari souligne que ces constatations sur les temps d'antenne du RN la nuit "avaient déjà donné lieu en 2025 et en 2026 à un rappel de Radio France à ses obligations". "Exigence particulière" Radios et télés transmettent chaque mois les relevés des temps de parole des personnalités politiques sur leurs antennes à l'Arcom, qui les contrôle a posteriori pour s'assurer d'une "équité entre les formations politiques". Le respect du pluralisme politique "s’impose au service public avec une exigence particulière compte tenu de son devoir d'exemplarité et d’impartialité", insiste aussi l'Arcom jeudi. Le sujet du pluralisme est au cœur du débat depuis la récente commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public qui a secoué le secteur et polarisé les discussions. Dans le rapport final de cette commission, le député ciottiste Charles Alloncle a conclu à un manque de neutralité et de contrôle, ainsi qu'à des coûts trop importants, en particulier à France Télévisions. L'élu est, en retour, accusé par la gauche et les députés du bloc central de vouloir affaiblir le secteur, voire le privatiser, comme le prône le RN. L'histoire n'est pas terminée, le gouvernement s'étant engagé à prendre par décret "des mesures concrètes dès cet été" pour mieux évaluer l'impartialité de l'audiovisuel public. En outre, une autre décision est attendue prochainement de la part de l'Arcom concernant la chaîne d'information en continu CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. L'autorité a été saisie en janvier par Reporters sans frontières (RSF), qui lui a demandé de sanctionner CNews pour des "manquements flagrants" en "matière de pluralisme" et pour avoir relégué les représentants de la gauche pendant la nuit. L'ONG cite notamment "un traitement de faveur édifiant en faveur de la droite et de l'extrême droite" et "une poignée de thèmes, prisés par ces mêmes courants" occupant "une part significative" de l'antenne. Pour leur part, CNews et sa maison mère Canal+ récusent porter "une ligne politique".

11.06.2026 à 15:05

FRANCE24
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L'avocate générale a décrit un "système" mis en place par Jérôme P., 45 ans, basé sur "le contrôle, la manipulation et la dissimulation" de ses trois compagnes et de ses quatre enfants, des caractéristiques "poussées à l'extrême" dans ce dossier. L'aveu par l'accusé, mercredi, de violences sporadiques (fessée, gifles, réprimandes), "c'est tout ce qu'on a eu. Et pourtant je suis certaine que monsieur P. est coupable" de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, a martelé l'avocate générale. Concernant les faits de viol sur l'une de ses compagnes, les plus graves reprochés à l'accusé, il s'agissait de "rapports où elle ne pouvait pas dire non", de peur d'être confrontée à la violence psychologique ou à la violence physique dont il était, selon des témoignages, coutumier. En raison de cette "contrainte morale", cette compagne, Jennifer C., n'était "pas capable de dire oui, pas capable de dire non". Apparu les traits tirés dans son box jeudi, Jérôme P. est jugé depuis lundi pour viols sur Jennifer C. et pour violences sur ses trois compagnes et les quatre enfants qui vivaient avec eux à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). "C'est du complot", a-t-il balayé jeudi matin avant les réquisitions. "Toute-puissance" Un expert psychiatre a décrit l'accusé comme un homme habité d'un "sentiment de toute-puissance", qui "refuse de se remettre en question" et "renvoie plutôt la responsabilité sur autrui". Mardi, la fille aînée de Jérôme P. a décrit un homme aux "deux facettes: le Jérôme aimant, celui qui protège ses enfants (...) et le monstre qu'il pouvait parfois être, que ce soit avec ses enfants ou avec ses femmes". Un jour, s'est-elle souvenue, "il me met un coup de poing au visage, il me fait tomber au sol, je perds connaissance". Lorsqu'elle retrouve ses esprits, "pris de remords", il lui offre le dernier iPhone. C'est justement grâce aux téléphones que Jérôme P. a, selon l'avocate générale, exercé un "contrôle coercitif" sur ses compagnes et enfants, géolocalisés quand ils étaient hors du domicile. Dans la maison, il avait installé trois caméras de surveillance dans la cuisine, le salon et une chambre, qui étaient selon plusieurs témoignages continuellement allumées. Au-delà de l'accusé, c'est le fonctionnement de toute une famille qui a été décortiqué depuis lundi. Une famille au sein de laquelle il est de coutume pour les hommes d'avoir plusieurs compagnes et d'exercer envers elles des violences physiques et sexuelles. Les P. sont "une secte", a asséné lundi l'ex-compagne d'un des frères de l'accusé, mis en examen et placé en détention provisoire pour l'avoir violée, frappée et contrainte à se prostituer. "Survivantes" Le témoignage d'une nièce de l'accusé a par ailleurs traduit un "passif d'actes incestueux répétés, intergénérationnels et même assez lourds" dans la famille P., comme l'a résumé la présidente de la cour. Un autre frère de l'accusé s'est suicidé en 2024 alors qu'il était placé en détention provisoire, mis en examen pour viols incestueux et viols sur conjoint. Un troisième frère a été accusé de viols mardi par la fille aînée de Jérôme P. Toutes les femmes "qui ont approché le clan P. sont des survivantes", a martelé lors de sa plaidoirie Me Fabienne Roy-Nansion, avocate des parties civiles. Dans une audience douloureuse, parfois terriblement crue lorsque Jennifer C. a dû décrire les rapports sexuels qu'elle accuse Jérôme P. de lui avoir imposés avec leur berger allemand, de nombreuses larmes ont coulé sur les bancs des parties civiles. Mais l'audience a également laissé de la place à l'amour, celui que les deux filles aînées de Jérôme P. ressentent encore pour lui, malgré les coups et insultes dont elles l'accusent, et celui de Jennifer C. pour son fils, bien qu'il se soit montré un farouche défenseur de son père. Ce fils de 16 ans, placé chez ses grands-parents paternels, est "un mini-Jérôme" P., selon l'avocate générale. C'est "le dégât collatéral encore en cours" dans ce dossier, a aussi regretté Me Fabienne Roy-Nansion. "Il reviendra, votre fils", a glissé l'avocate à Jennifer C. "J'espère", a murmuré cette dernière, les larmes aux yeux.
Texte intégral (743 mots)
L'avocate générale a décrit un "système" mis en place par Jérôme P., 45 ans, basé sur "le contrôle, la manipulation et la dissimulation" de ses trois compagnes et de ses quatre enfants, des caractéristiques "poussées à l'extrême" dans ce dossier. L'aveu par l'accusé, mercredi, de violences sporadiques (fessée, gifles, réprimandes), "c'est tout ce qu'on a eu. Et pourtant je suis certaine que monsieur P. est coupable" de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, a martelé l'avocate générale. Concernant les faits de viol sur l'une de ses compagnes, les plus graves reprochés à l'accusé, il s'agissait de "rapports où elle ne pouvait pas dire non", de peur d'être confrontée à la violence psychologique ou à la violence physique dont il était, selon des témoignages, coutumier. En raison de cette "contrainte morale", cette compagne, Jennifer C., n'était "pas capable de dire oui, pas capable de dire non". Apparu les traits tirés dans son box jeudi, Jérôme P. est jugé depuis lundi pour viols sur Jennifer C. et pour violences sur ses trois compagnes et les quatre enfants qui vivaient avec eux à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). "C'est du complot", a-t-il balayé jeudi matin avant les réquisitions. "Toute-puissance" Un expert psychiatre a décrit l'accusé comme un homme habité d'un "sentiment de toute-puissance", qui "refuse de se remettre en question" et "renvoie plutôt la responsabilité sur autrui". Mardi, la fille aînée de Jérôme P. a décrit un homme aux "deux facettes: le Jérôme aimant, celui qui protège ses enfants (...) et le monstre qu'il pouvait parfois être, que ce soit avec ses enfants ou avec ses femmes". Un jour, s'est-elle souvenue, "il me met un coup de poing au visage, il me fait tomber au sol, je perds connaissance". Lorsqu'elle retrouve ses esprits, "pris de remords", il lui offre le dernier iPhone. C'est justement grâce aux téléphones que Jérôme P. a, selon l'avocate générale, exercé un "contrôle coercitif" sur ses compagnes et enfants, géolocalisés quand ils étaient hors du domicile. Dans la maison, il avait installé trois caméras de surveillance dans la cuisine, le salon et une chambre, qui étaient selon plusieurs témoignages continuellement allumées. Au-delà de l'accusé, c'est le fonctionnement de toute une famille qui a été décortiqué depuis lundi. Une famille au sein de laquelle il est de coutume pour les hommes d'avoir plusieurs compagnes et d'exercer envers elles des violences physiques et sexuelles. Les P. sont "une secte", a asséné lundi l'ex-compagne d'un des frères de l'accusé, mis en examen et placé en détention provisoire pour l'avoir violée, frappée et contrainte à se prostituer. "Survivantes" Le témoignage d'une nièce de l'accusé a par ailleurs traduit un "passif d'actes incestueux répétés, intergénérationnels et même assez lourds" dans la famille P., comme l'a résumé la présidente de la cour. Un autre frère de l'accusé s'est suicidé en 2024 alors qu'il était placé en détention provisoire, mis en examen pour viols incestueux et viols sur conjoint. Un troisième frère a été accusé de viols mardi par la fille aînée de Jérôme P. Toutes les femmes "qui ont approché le clan P. sont des survivantes", a martelé lors de sa plaidoirie Me Fabienne Roy-Nansion, avocate des parties civiles. Dans une audience douloureuse, parfois terriblement crue lorsque Jennifer C. a dû décrire les rapports sexuels qu'elle accuse Jérôme P. de lui avoir imposés avec leur berger allemand, de nombreuses larmes ont coulé sur les bancs des parties civiles. Mais l'audience a également laissé de la place à l'amour, celui que les deux filles aînées de Jérôme P. ressentent encore pour lui, malgré les coups et insultes dont elles l'accusent, et celui de Jennifer C. pour son fils, bien qu'il se soit montré un farouche défenseur de son père. Ce fils de 16 ans, placé chez ses grands-parents paternels, est "un mini-Jérôme" P., selon l'avocate générale. C'est "le dégât collatéral encore en cours" dans ce dossier, a aussi regretté Me Fabienne Roy-Nansion. "Il reviendra, votre fils", a glissé l'avocate à Jennifer C. "J'espère", a murmuré cette dernière, les larmes aux yeux.

11.06.2026 à 15:05

FRANCE24
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Lancée en mai 2026, l'expérimentation du dispositif "ReUse" à grande échelle dans un grand quart nord-ouest de la France (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie et Hauts-de-France) devait compter 750 magasins participants avant la fin de l'année 2025, selon Citeo. Mais "ReUse ne compte aujourd’hui que 350 magasins dans son dispositif", selon Zero Waste, qui déplore une mise en oeuvre "insuffisamment ambitieuse" tant par les distributeurs, que par les industriels et Citeo, un éco-organisme - une entreprise à but non lucratif financée par des industriels dans le but de réduire les déchets et la pollution. Cette initiative, qui vise à inciter les consommateurs à rapporter bouteilles et bocaux vides pour lavage et réemploi, moyennant remboursement de la consigne, a vocation à s'étendre à la France entière. Elle doit donner un coup de pouce au réemploi des emballages, pour lequel la France accuse un retard considérable. Moins de 2% des emballages sont aujourd'hui réemployés, selon le réseau Vrac et réemploi, alors que la loi Agec (anti-gaspillage économie circulaire) visait 10% de réemploi, tous matériaux confondus, d'ici à 2027. Outre un faible nombre de magasins proposant ce système de consigne, Zero Waste déplore le peu de références réemployables disponibles en rayons, "neuf en moyenne dans chaque magasin participant", alors que Citeo tablait sur plusieurs dizaines, et des écarts de prix parfois importants, avec des produits en emballages réemployables "jusqu'à trois fois plus cher" que leurs équivalents jetables, hors montant de la consigne. Zero Waste déplore notamment une faible implication des grands industriels de l'agroalimentaire: les acteurs "récompensés par Citeo pour leur engagement le plus important dans le dispositif, c'est trois producteurs de bières indépendants", et non les géants de la bière, des eaux et du soda, a déclaré lors d'une conférence de presse le directeur de Zero Waste France, Bastien Faure. Contraindre industriels et distributeurs "On arrive à la conclusion que sans contrainte sur les industriels ou les distributeurs, on n'arrivera pas à un engagement suffisant", a-t-il ajouté, soulignant que le réemploi "entre en contradiction avec le modèle économique d'un certain nombre d'acteurs (...) basé sur de l'emballage jetable". Contactée par l'AFP, l'association nationale des industries alimentaires (Ania) n'avait pas réagi dans l'immédiat. Par ailleurs, de manière générale, les enquêteurs de Zero Waste relèvent un manque d'information et des machines de déconsigne "difficilement repérables". "On n'est pas encore en vitesse de croisière, on a encore des choses à apprendre", a concédé Bertrand Swiderski, directeur RSE du groupe Carrefour, interrogé par l'AFP. Seulement 8,3% des magasins de l'enseigne se sont engagés dans l'opération, selon le bilan de Zero Waste. Mais ReUse n'est qu'une des "huit expérimentations" de réemploi menées par Carrefour dans près de 20% de ses magasins au plan national, souligne M. Swiderski, persuadé que les différentes initiatives finiront par "converger". A ce stade, Citeo ne souhaite pas faire de commentaires, donnant rendez-vous fin juin pour présenter son bilan sur des données consolidées sur douze mois. "Notre crainte est que l'analyse de ce bilan conduise à conclure que les Français ne veulent pas du réemploi", a déploré Bastien Faure, qui estime qu'aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour rendre compétitive cette solution. "Demander à un Français de faire plus d'efforts en payant plus cher et en espérant qu'il le fasse juste pour l'intérêt écologique, c'est vain", a-t-il ajouté. En parallèle, les autorités, l'Elysée en tête, poussent pour la consigne à but de recyclage de la bouteille plastique. M. Faure craint que cela ne vienne "légitimer le recyclage comme seul geste écologique suffisant pour lutter contre la pollution plastique". "Ce n'est pas du tout une réponse", pour Marine Bonavita, chargée de plaidoyer pour Zero Waste France, qui souligne que le processus de recyclage du plastique nécessite d'utiliser du plastique vierge.
Texte intégral (672 mots)
Lancée en mai 2026, l'expérimentation du dispositif "ReUse" à grande échelle dans un grand quart nord-ouest de la France (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie et Hauts-de-France) devait compter 750 magasins participants avant la fin de l'année 2025, selon Citeo. Mais "ReUse ne compte aujourd’hui que 350 magasins dans son dispositif", selon Zero Waste, qui déplore une mise en oeuvre "insuffisamment ambitieuse" tant par les distributeurs, que par les industriels et Citeo, un éco-organisme - une entreprise à but non lucratif financée par des industriels dans le but de réduire les déchets et la pollution. Cette initiative, qui vise à inciter les consommateurs à rapporter bouteilles et bocaux vides pour lavage et réemploi, moyennant remboursement de la consigne, a vocation à s'étendre à la France entière. Elle doit donner un coup de pouce au réemploi des emballages, pour lequel la France accuse un retard considérable. Moins de 2% des emballages sont aujourd'hui réemployés, selon le réseau Vrac et réemploi, alors que la loi Agec (anti-gaspillage économie circulaire) visait 10% de réemploi, tous matériaux confondus, d'ici à 2027. Outre un faible nombre de magasins proposant ce système de consigne, Zero Waste déplore le peu de références réemployables disponibles en rayons, "neuf en moyenne dans chaque magasin participant", alors que Citeo tablait sur plusieurs dizaines, et des écarts de prix parfois importants, avec des produits en emballages réemployables "jusqu'à trois fois plus cher" que leurs équivalents jetables, hors montant de la consigne. Zero Waste déplore notamment une faible implication des grands industriels de l'agroalimentaire: les acteurs "récompensés par Citeo pour leur engagement le plus important dans le dispositif, c'est trois producteurs de bières indépendants", et non les géants de la bière, des eaux et du soda, a déclaré lors d'une conférence de presse le directeur de Zero Waste France, Bastien Faure. Contraindre industriels et distributeurs "On arrive à la conclusion que sans contrainte sur les industriels ou les distributeurs, on n'arrivera pas à un engagement suffisant", a-t-il ajouté, soulignant que le réemploi "entre en contradiction avec le modèle économique d'un certain nombre d'acteurs (...) basé sur de l'emballage jetable". Contactée par l'AFP, l'association nationale des industries alimentaires (Ania) n'avait pas réagi dans l'immédiat. Par ailleurs, de manière générale, les enquêteurs de Zero Waste relèvent un manque d'information et des machines de déconsigne "difficilement repérables". "On n'est pas encore en vitesse de croisière, on a encore des choses à apprendre", a concédé Bertrand Swiderski, directeur RSE du groupe Carrefour, interrogé par l'AFP. Seulement 8,3% des magasins de l'enseigne se sont engagés dans l'opération, selon le bilan de Zero Waste. Mais ReUse n'est qu'une des "huit expérimentations" de réemploi menées par Carrefour dans près de 20% de ses magasins au plan national, souligne M. Swiderski, persuadé que les différentes initiatives finiront par "converger". A ce stade, Citeo ne souhaite pas faire de commentaires, donnant rendez-vous fin juin pour présenter son bilan sur des données consolidées sur douze mois. "Notre crainte est que l'analyse de ce bilan conduise à conclure que les Français ne veulent pas du réemploi", a déploré Bastien Faure, qui estime qu'aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour rendre compétitive cette solution. "Demander à un Français de faire plus d'efforts en payant plus cher et en espérant qu'il le fasse juste pour l'intérêt écologique, c'est vain", a-t-il ajouté. En parallèle, les autorités, l'Elysée en tête, poussent pour la consigne à but de recyclage de la bouteille plastique. M. Faure craint que cela ne vienne "légitimer le recyclage comme seul geste écologique suffisant pour lutter contre la pollution plastique". "Ce n'est pas du tout une réponse", pour Marine Bonavita, chargée de plaidoyer pour Zero Waste France, qui souligne que le processus de recyclage du plastique nécessite d'utiliser du plastique vierge.

11.06.2026 à 15:02

FRANCE24
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En République centrafricaine, la Mission des Nations unies entame une nouvelle phase de son désengagement. La Minusca poursuit la fermeture progressive de ses bases en Haïti, au sud-ouest de Bangui. Ce retrait inquiète les populations.
Texte intégral (672 mots)
En République centrafricaine, la Mission des Nations unies entame une nouvelle phase de son désengagement. La Minusca poursuit la fermeture progressive de ses bases en Haïti, au sud-ouest de Bangui. Ce retrait inquiète les populations.
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