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▸ les 15 dernières parutions

27.01.2026 à 16:15

Le dossier judiciaire s'alourdit pour Morandini, maintenu à l'antenne

FRANCE24
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L'animateur de 60 ans présentera bien mercredi le "Morandini Live", comme chaque jour, a indiqué la chaîne à l'AFP. M. Morandini s'est désisté jeudi dernier de son pourvoi en cassation contre sa condamnation pour harcèlement sexuel, ce qui va la rendre définitive, a appris mardi l'AFP de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV. Il avait été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d'avoir "usé de pressions pour obtenir un acte sexuel" de la part d'un jeune comédien. L'animateur doit en outre payer une amende de 10.000 euros et indemniser Gabriel, la victime, et il a également l'obligation de suivre des soins psychologiques. Il était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, entre juin et septembre 2015, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée "Les Faucons" dont il était le producteur. Une pseudo directrice de casting, Catherine Leclerc - qui n'était autre que Jean-Marc Morandini sous pseudonyme - leur avait adressé des courriels pour leur demander avec insistance d'envoyer des vidéos d'eux nus, le pubis rasé, et de scènes de masturbation parfois avec éjaculation. Selon les enquêteurs, le "personnage totalement fictif" de Catherine Leclerc constituait une "figure maternelle et sécurisante inspirant confiance" notamment au plus jeune des plaignants, Gabriel. Le 14 janvier déjà, la Cour de cassation avait rendu définitive une autre condamnation à son encontre, pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a écopé de deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende. M. Morandini a en outre une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs, et son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles est confirmée. "le coeur et la raison" Dans la foulée de la décision de la Cour de cassation, CNews avait annoncé maintenir l'animateur à l'antenne, faisant valoir que "Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice" avec un recours envisagé devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Mais depuis, plusieurs figures de CNews - Sonia Mabrouk, Pascal Praud, Laurence Ferrari - ont pris leurs distances. Le 20 janvier, la première avait été interpellée par son invité, le député socialiste Jérôme Guedj: la décision du maintien de M. Morandini "ne m'appartient pas" mais "votre question est légitime, j'avoue que je n'en dors pas depuis plusieurs jours", avait-elle répondu. Mardi matin, Sonia Mabrouk n'était pas à l'antenne mais a posté sur X que "le coeur et la raison ont parlé". Elle sera de retour mercredi, d'après CNews. Aucune de ces vedettes n'a demandé le retrait de l'animateur. En interne, certains le réclament cependant. Le syndicat +Libres de Canal+ a ainsi demandé "le départ sans indemnité de Jean-Marc Morandini", comme la direction de la chaîne alors appelée iTélé s'y était engagée en 2016 en cas de condamnation. La première chaîne d'information en continu de France en parts d'audience, appartient au groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. L'animateur revendique 400.000 téléspectateurs en moyenne cette saison devant le "Morandini Live", où sont conviés politiques, journalistes et personnalités pour débattre de l'actualité. En fin de semaine dernière, Jordan Bardella a donné consigne aux élus et porte-parole du RN de ne plus participer à ses émissions, alors qu'ils s'y rendaient régulièrement. Depuis septembre, Jean-Marc Morandini enregistre son émission dans les locaux de CNews et d'Europe 1 à Paris. Il n'est pas au même étage que les jeunes stagiaires. Le statu quo "n’est pas souhaitable, même pour Morandini", estime une source interne auprès de l'AFP, en déplorant que "ceux qui attaquent la chaîne vont utiliser cette histoire". En 2016, la rédaction avait fait grève pendant un mois pour protester contre l'arrivée de l'animateur à l'antenne. Il venait d'être mis en examen pour "corruption de mineurs" et avait été écarté d'Europe 1.

27.01.2026 à 16:13

Carnaval de Dunkerque : le Bal du Chat Noir fête sa 105e édition

FRANCE24
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La saison du carnaval de Dunkerque (Nord) a débuté avec la 105ème édition du traditionnel bal du Chat Noir. Quelque 10 000 personnes étaient au rendez-vous samedi 24 janvier.
Texte intégral (677 mots)
La saison du carnaval de Dunkerque (Nord) a débuté avec la 105ème édition du traditionnel bal du Chat Noir. Quelque 10 000 personnes étaient au rendez-vous samedi 24 janvier.

27.01.2026 à 16:11

Shoah : la mémoire en danger ? Parlons-en avec Stéphanie Trouillard, Hubert Strouk et Léon Placek

Pauline PACCARD
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Ce 27 janvier marque la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. C'était il y a un peu plus de 80 ans : l'extermination par l'Allemagne nazie de la moitié des juifs d'Europe. Comment continuer à faire vivre cette mémoire ? Comment continuer à transmettre dans un contexte de montée de l’antisémitisme ? Une édition spéciale de Parlons-en avec Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24, Hubert Strouk, agrégé d’Histoire et responsable pédagogique au Mémorial de la Shoah et le témoignage exceptionnel de Léon Placek, rescapé du camp de Bergen-Belsen.
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Ce 27 janvier marque la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. C'était il y a un peu plus de 80 ans : l'extermination par l'Allemagne nazie de la moitié des juifs d'Europe. Comment continuer à faire vivre cette mémoire ? Comment continuer à transmettre dans un contexte de montée de l’antisémitisme ? Une édition spéciale de Parlons-en avec Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24, Hubert Strouk, agrégé d’Histoire et responsable pédagogique au Mémorial de la Shoah et le témoignage exceptionnel de Léon Placek, rescapé du camp de Bergen-Belsen.

27.01.2026 à 16:10

Quand l’intelligence artificielle falsifie l’Histoire : le souvenir de la Shoah en danger

FRANCE24
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La diffusion d’images et de contenus générés par intelligence artificielle suscite des inquiétudes croissantes autour de la mémoire de l’Holocauste. Reportage Anne Mailliet.
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La diffusion d’images et de contenus générés par intelligence artificielle suscite des inquiétudes croissantes autour de la mémoire de l’Holocauste. Reportage Anne Mailliet.

27.01.2026 à 15:52

Moyen-Orient : pourquoi les États-Unis déploient un porte-avions au large de l'Iran ?

FRANCE24
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Le flou persistait mardi sur les intentions de Donald Trump, qui a envoyé une flotte militaire au large de l'Iran, laissant planer la menace d'une intervention face à la poursuite de la répression, tout en affirmant que Téhéran est prêt au dialogue. Les explications de Michel Fayad, analyste politique et géopolitique.
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Le flou persistait mardi sur les intentions de Donald Trump, qui a envoyé une flotte militaire au large de l'Iran, laissant planer la menace d'une intervention face à la poursuite de la répression, tout en affirmant que Téhéran est prêt au dialogue. Les explications de Michel Fayad, analyste politique et géopolitique.

27.01.2026 à 15:33

Donald Trump déploie un porte-avions américain au large de l’Iran

FRANCE24
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Le flou persistait mardi sur les intentions de Donald Trump, qui a envoyé une flotte militaire au large de l'Iran, laissant planer la menace d'une intervention face à la poursuite de la répression, tout en affirmant que Téhéran est prêt au dialogue.
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Le flou persistait mardi sur les intentions de Donald Trump, qui a envoyé une flotte militaire au large de l'Iran, laissant planer la menace d'une intervention face à la poursuite de la répression, tout en affirmant que Téhéran est prêt au dialogue.

27.01.2026 à 15:32

Procès de l’assassinat de Samuel Paty : quelle place pour la laïcité en France ?

FRANCE24
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Alors que s’ouvre le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, la question de la laïcité revient au cœur du débat public. Entre défense des valeurs républicaines, tensions sociales et enjeux de liberté d’expression, ce procès interroge la place et le sens de la laïcité dans la France d’aujourd’hui. Les précisions de Delphine Girard, professeure de collège et cofondatrice du collectif Vigilance Collèges Lycée.
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Alors que s’ouvre le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, la question de la laïcité revient au cœur du débat public. Entre défense des valeurs républicaines, tensions sociales et enjeux de liberté d’expression, ce procès interroge la place et le sens de la laïcité dans la France d’aujourd’hui. Les précisions de Delphine Girard, professeure de collège et cofondatrice du collectif Vigilance Collèges Lycée.

27.01.2026 à 15:29

Ligue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle

FRANCE24
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Sixième avec 13 points, juste devant son adversaire du soir, le champion d'Europe en titre va batailler lors de cette soirée où tout le monde joue en même temps, tout en surveillant le résultat des autres équipes à égalité de points avec lui (sept dont Newcastle). Sans parler des équipes juste un point derrière (au nombre de deux). Le top 8 permet d'éviter le barrage aller-retour de février entre équipes classées de la 9e à la 24e place, mais aussi de recevoir au retour, au moins en huitième de finale. L'entraîneur Luis Enrique a néanmoins calmé le jeu: "Je signerais pour une défaite ou un match nul, si on me dit qu'ensuite je gagne la Ligue des champions. La véritable Ligue des champions commence ensuite et on est une équipe incroyable en élimination directe". Il reste que ses hommes avaient tellement bien démarré la phase de ligue (trois victoires) qu'ils pensaient évoluer en toute sérénité. Or une forme de tension est revenue avec le match nul à Bilbao en décembre (0-0) et la défaite sur le fil 2-1 contre le Sporting Portugal la semaine dernière. Luis Enrique a beau avoir alors pesté contre la malchance, c'est bel et bien le manque de réalisme offensif des Parisiens, démon bien connu de la phase de ligue de la saison précédente, qui leur a coûté. "Un moment particulier" Contre Newcastle mercredi soir, Ousmane Dembélé et les siens, dont Achraf Hakimi de retour, ainsi que Nuno Mendes, Fabian Ruiz et Joao Neves, doivent donc faire preuve d'efficacité. D'autant moins évident dans un match décisif. Heureusement pour le PSG, il a son destin en main, puisque sa différence de buts de +10 lui assure quasiment le top 8 en cas de victoire. En revanche, il retrouve avec l'équipe anglaise un adversaire qui ne lui a pas franchement réussi il y a deux ans, même si cette fois-ci, les indispensables milieux brésiliens Guimaraes (cheville) et Joelinton (aisne) sont incertains. Le PSG, qui jouait alors des coudes dans le groupe de la mort (avant la nouvelle formule à poule unique), avait été giflé 4-1 à Saint James' Park, dans une ambiance certes exceptionnelle. Et au Parc des Princes, il avait arraché le nul tant bien que mal (1-1) dans les arrêts de jeu sur un pénalty litigieux. Luis Enrique a malicieusement assuré "ne se rappeler de rien" de la défaite, un peu mieux du match nul: "Nous sommes bien meilleurs désormais". Vidéos Le jeu physique et la science de la verticalité des Magpies avaient fait en partie déjouer le PSG, pris régulièrement dans son dos. "On a vu beaucoup de vidéos pour voir comment ils jouent, ils sont très physiques, aiment jouer dans le dos des défenseurs, on s'est préparés", a assuré mardi le défenseur équatorien du PSG Willian Pacho, ajoutant: "Il faudra être attentif si on perd la balle, pour empêcher les contre-attaques". Ne pas prendre de but mercredi soir pourrait s'avérer capital. Luis Enrique espère d'ailleurs éviter "une fin de match folle". "Je crois que c'est très clair, c'est un moment particulier, admettait l'entraîneur vendredi après la difficile victoire acquise à Auxerre (1-0). Il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions". "Les joueurs ne sont pas des machines, aujourd'hui on n'a pas été précis dans les passes et dans la circulation du ballon, on peut changer cela car tout le monde connaît la qualité individuelle de l'équipe", ajoutait le coach parisien.
Texte intégral (618 mots)
Sixième avec 13 points, juste devant son adversaire du soir, le champion d'Europe en titre va batailler lors de cette soirée où tout le monde joue en même temps, tout en surveillant le résultat des autres équipes à égalité de points avec lui (sept dont Newcastle). Sans parler des équipes juste un point derrière (au nombre de deux). Le top 8 permet d'éviter le barrage aller-retour de février entre équipes classées de la 9e à la 24e place, mais aussi de recevoir au retour, au moins en huitième de finale. L'entraîneur Luis Enrique a néanmoins calmé le jeu: "Je signerais pour une défaite ou un match nul, si on me dit qu'ensuite je gagne la Ligue des champions. La véritable Ligue des champions commence ensuite et on est une équipe incroyable en élimination directe". Il reste que ses hommes avaient tellement bien démarré la phase de ligue (trois victoires) qu'ils pensaient évoluer en toute sérénité. Or une forme de tension est revenue avec le match nul à Bilbao en décembre (0-0) et la défaite sur le fil 2-1 contre le Sporting Portugal la semaine dernière. Luis Enrique a beau avoir alors pesté contre la malchance, c'est bel et bien le manque de réalisme offensif des Parisiens, démon bien connu de la phase de ligue de la saison précédente, qui leur a coûté. "Un moment particulier" Contre Newcastle mercredi soir, Ousmane Dembélé et les siens, dont Achraf Hakimi de retour, ainsi que Nuno Mendes, Fabian Ruiz et Joao Neves, doivent donc faire preuve d'efficacité. D'autant moins évident dans un match décisif. Heureusement pour le PSG, il a son destin en main, puisque sa différence de buts de +10 lui assure quasiment le top 8 en cas de victoire. En revanche, il retrouve avec l'équipe anglaise un adversaire qui ne lui a pas franchement réussi il y a deux ans, même si cette fois-ci, les indispensables milieux brésiliens Guimaraes (cheville) et Joelinton (aisne) sont incertains. Le PSG, qui jouait alors des coudes dans le groupe de la mort (avant la nouvelle formule à poule unique), avait été giflé 4-1 à Saint James' Park, dans une ambiance certes exceptionnelle. Et au Parc des Princes, il avait arraché le nul tant bien que mal (1-1) dans les arrêts de jeu sur un pénalty litigieux. Luis Enrique a malicieusement assuré "ne se rappeler de rien" de la défaite, un peu mieux du match nul: "Nous sommes bien meilleurs désormais". Vidéos Le jeu physique et la science de la verticalité des Magpies avaient fait en partie déjouer le PSG, pris régulièrement dans son dos. "On a vu beaucoup de vidéos pour voir comment ils jouent, ils sont très physiques, aiment jouer dans le dos des défenseurs, on s'est préparés", a assuré mardi le défenseur équatorien du PSG Willian Pacho, ajoutant: "Il faudra être attentif si on perd la balle, pour empêcher les contre-attaques". Ne pas prendre de but mercredi soir pourrait s'avérer capital. Luis Enrique espère d'ailleurs éviter "une fin de match folle". "Je crois que c'est très clair, c'est un moment particulier, admettait l'entraîneur vendredi après la difficile victoire acquise à Auxerre (1-0). Il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions". "Les joueurs ne sont pas des machines, aujourd'hui on n'a pas été précis dans les passes et dans la circulation du ballon, on peut changer cela car tout le monde connaît la qualité individuelle de l'équipe", ajoutait le coach parisien.

27.01.2026 à 15:15

Syrie : Paris, Londres, Washington et Berlin appellent au respect du cessez-le-feu

FRANCE 24
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Dans une déclaration commune publiée mardi, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Allemagne ont salué la prolongation de 15 jours du cessez-le-feu entre l'armée syrienne et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie. Les quatre pays ont exhorté toutes les parties à conclure un cessez-le-feu permanent.
Texte intégral (618 mots)
Dans une déclaration commune publiée mardi, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Allemagne ont salué la prolongation de 15 jours du cessez-le-feu entre l'armée syrienne et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie. Les quatre pays ont exhorté toutes les parties à conclure un cessez-le-feu permanent.

27.01.2026 à 15:05

Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d'actifs

FRANCE24
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Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars avec la cession de Digital Aviation Solutions. En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, ce qui portait le total de ses pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l'AFP. Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu'un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui n'a fait que des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l'automne 2024. Les résultats publiés mardi "illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend", a commenté Kelly Ortberg, patron de l'avionneur, dans un message aux employés. "Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d'optimisme", a affirmé celui qui a pris les commandes du groupe à l'été 2024. "Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l'objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X", ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi. Le groupe précise être désormais "dans la phase finale" de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023. Sur la chaîne CNBC, M. Ortberg s'est dit "confiant", concernant l'obtention de cette certification ainsi que le début des livraisons en 2026. Concernant le nouveau gros porteur 777-9, les premières livraisons restent programmées pour 2027, contre 2020 à l'origine. "C'est probablement notre plus importante tache à effectuer en 2026", a reconnu M. Ortberg à la télévision. Rebond Au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt. Le consensus des analystes de FactSet prévoyait respectivement 22,60 milliards et un million de dollars. Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars. Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans le gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus était d'une perte de 44 cents. Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires ressort à 89,46 milliards (+34%). A 15H06 GMT, l'action Boeing cédait 2,53% à la Bourse de New York. Au quatrième trimestre, l'avionneur a enregistré un flux de trésorerie positif - pour le second trimestre consécutif - de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt). Ceci grâce à la hausse des cadences de production - avec notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre) - et au rebond continu de ses livraisons. Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l'objectif d'atteindre dix courant 2026. Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018 quand il avait remis 806 avions à ses clients. "Nous augmenterons les livraisons l'an prochain" aussi, a relevé M. Ortberg sur CNBC, ce qui devrait permettre au groupe d'atteindre un flux de trésorerie annuel de 10 milliards. Il devrait être "d'un à trois milliards" en 2026, a-t-il indiqué. L'année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Il a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018. A fin décembre, le carnet de commandes de Boeing aviation commerciale (BCA) contenait 6.130 avions, soit une valeur record de 567 milliards de dollars et de 682 milliards en incluant le carnet de commandes de BDS. BDS a inscrit au quatrième trimestre une charge de 600 millions de dollars liée au programme de ravitailleurs militaires KC-46A, à cause de surcoûts de production et d'approvisionnement. Ce programme "ne fera pas dérailler notre convalescence", a affirmé M. Ortberg sur CNBC.
Texte intégral (698 mots)
Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars avec la cession de Digital Aviation Solutions. En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, ce qui portait le total de ses pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l'AFP. Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu'un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui n'a fait que des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l'automne 2024. Les résultats publiés mardi "illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend", a commenté Kelly Ortberg, patron de l'avionneur, dans un message aux employés. "Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d'optimisme", a affirmé celui qui a pris les commandes du groupe à l'été 2024. "Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l'objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X", ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi. Le groupe précise être désormais "dans la phase finale" de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023. Sur la chaîne CNBC, M. Ortberg s'est dit "confiant", concernant l'obtention de cette certification ainsi que le début des livraisons en 2026. Concernant le nouveau gros porteur 777-9, les premières livraisons restent programmées pour 2027, contre 2020 à l'origine. "C'est probablement notre plus importante tache à effectuer en 2026", a reconnu M. Ortberg à la télévision. Rebond Au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt. Le consensus des analystes de FactSet prévoyait respectivement 22,60 milliards et un million de dollars. Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars. Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans le gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus était d'une perte de 44 cents. Sur l'ensemble de l'année, le chiffre d'affaires ressort à 89,46 milliards (+34%). A 15H06 GMT, l'action Boeing cédait 2,53% à la Bourse de New York. Au quatrième trimestre, l'avionneur a enregistré un flux de trésorerie positif - pour le second trimestre consécutif - de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt). Ceci grâce à la hausse des cadences de production - avec notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre) - et au rebond continu de ses livraisons. Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l'objectif d'atteindre dix courant 2026. Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018 quand il avait remis 806 avions à ses clients. "Nous augmenterons les livraisons l'an prochain" aussi, a relevé M. Ortberg sur CNBC, ce qui devrait permettre au groupe d'atteindre un flux de trésorerie annuel de 10 milliards. Il devrait être "d'un à trois milliards" en 2026, a-t-il indiqué. L'année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Il a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018. A fin décembre, le carnet de commandes de Boeing aviation commerciale (BCA) contenait 6.130 avions, soit une valeur record de 567 milliards de dollars et de 682 milliards en incluant le carnet de commandes de BDS. BDS a inscrit au quatrième trimestre une charge de 600 millions de dollars liée au programme de ravitailleurs militaires KC-46A, à cause de surcoûts de production et d'approvisionnement. Ce programme "ne fera pas dérailler notre convalescence", a affirmé M. Ortberg sur CNBC.

27.01.2026 à 14:45

La condamnation de Morandini pour harcèlement sexuel également définitive

FRANCE24
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Le 14 janvier, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive une autre condamnation à son encontre, pour corruption de mineurs. Malgré cela, CNews a maintenu l'animateur sur sa chaîne, entraînant une prise de distance de plusieurs figures de l'antenne et la mise sous pression de la chaîne. Dans l'affaire de harcèlement sexuel, Jean-Marc Morandini a été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d'avoir "usé de pressions pour obtenir un acte sexuel" de la part d'un jeune comédien. La cour d'appel de Paris a aggravé la peine de six mois d'emprisonnement avec sursis prononcée en première instance, en août 2023, à l'encontre de l'animateur, aujourd'hui âgé de 60 ans. Jean-Marc Morandini doit en outre payer une amende de 10.000 euros et indemniser Gabriel, la victime de harcèlement. Il a également l'obligation de suivre des soins psychologiques. Dans cette affaire révélée en 2016 par le magazine Les Inrocks, l'animateur était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, entre juin et septembre 2015, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée "Les Faucons" dont il était le producteur. Une pseudo directrice de casting, Catherine Leclerc - qui n'était autre que Jean-Marc Morandini sous pseudonyme - leur avait adressé des courriels pour leur demander avec insistance d'envoyer des vidéos d'eux nus, le pubis rasé, et de scènes de masturbation parfois avec éjaculations. Selon les enquêteurs, le "personnage totalement fictif" de Catherine Leclerc, constituait une "figure maternelle et sécurisante inspirant confiance" notamment au plus jeune des plaignants, Gabriel, comédien sans agent, sans formation et sans expérience du milieu du cinéma, l'incitant "à toujours repousser ses limites dans l'acte de nature sexuelle, sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien". Ce jeune homme avait notamment reçu en août 2015 deux mails de la fausse Catherine, signés "maman", lui demandant s'il était prêt à faire une fellation à Jean-Marc Morandini "qui n'est pas n'importe qui". Depuis la non-admission le 14 janvier par la Cour de cassation de son pourvoi, Jean-Marc Morandini est définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
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Le 14 janvier, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive une autre condamnation à son encontre, pour corruption de mineurs. Malgré cela, CNews a maintenu l'animateur sur sa chaîne, entraînant une prise de distance de plusieurs figures de l'antenne et la mise sous pression de la chaîne. Dans l'affaire de harcèlement sexuel, Jean-Marc Morandini a été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d'avoir "usé de pressions pour obtenir un acte sexuel" de la part d'un jeune comédien. La cour d'appel de Paris a aggravé la peine de six mois d'emprisonnement avec sursis prononcée en première instance, en août 2023, à l'encontre de l'animateur, aujourd'hui âgé de 60 ans. Jean-Marc Morandini doit en outre payer une amende de 10.000 euros et indemniser Gabriel, la victime de harcèlement. Il a également l'obligation de suivre des soins psychologiques. Dans cette affaire révélée en 2016 par le magazine Les Inrocks, l'animateur était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, entre juin et septembre 2015, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée "Les Faucons" dont il était le producteur. Une pseudo directrice de casting, Catherine Leclerc - qui n'était autre que Jean-Marc Morandini sous pseudonyme - leur avait adressé des courriels pour leur demander avec insistance d'envoyer des vidéos d'eux nus, le pubis rasé, et de scènes de masturbation parfois avec éjaculations. Selon les enquêteurs, le "personnage totalement fictif" de Catherine Leclerc, constituait une "figure maternelle et sécurisante inspirant confiance" notamment au plus jeune des plaignants, Gabriel, comédien sans agent, sans formation et sans expérience du milieu du cinéma, l'incitant "à toujours repousser ses limites dans l'acte de nature sexuelle, sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien". Ce jeune homme avait notamment reçu en août 2015 deux mails de la fausse Catherine, signés "maman", lui demandant s'il était prêt à faire une fellation à Jean-Marc Morandini "qui n'est pas n'importe qui". Depuis la non-admission le 14 janvier par la Cour de cassation de son pourvoi, Jean-Marc Morandini est définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.

27.01.2026 à 14:43

Auchan veut vendre 91 supermarchés à Intermarché, les salariés sous le "choc"

FRANCE24
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En grande difficulté, le groupe de la famille Mulliez avait dévoilé en novembre son projet de basculer ses supermarchés, en franchise, via une nouvelle entité juridique dont il resterait propriétaire, sous bannière Intermarché ou Netto. Plus de 260 magasins détenus en propre étaient initialement concernés, auxquels s'ajoutent une trentaine de franchisés Auchan, également incités à changer d'enseigne. "Les fonds de commerce, l'immobilier restent propriétés d'Auchan, les salariés restent des salariés d'Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin", avait alors expliqué à la presse Guillaume Darrasse, directeur général d'Auchan Retail. Finalement, ce modèle ne s'appliquera qu'à 164 de ces supermarchés intégrés "à l'horizon avril 2027", a annoncé le groupe mardi dans un communiqué. Les 91 restants, "de par leur situation géographique ou économique", seront "proposés à la cession au Groupement Mousquetaires", dont les adhérents peuvent se positionner jusqu'à avril 2026, est-il précisé. Une quarantaine de ces magasins se trouvent dans les régions Auvergne-Rhônes-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon la liste détaillée transmise par Auchan. Le distributeur conserverait par ailleurs 11 supermarchés, essentiellement franciliens, dans son périmètre, "sous d'autres formats" non détaillés. "Désaveu" "C'est encore un choc", a déploré auprès de l'AFP Franck Martinaud, délégué syndical retail FO d'Auchan France, en marge d'un CSE (comité social et économique) organisé mardi. Les nouvelles annonces "sont encore pires" que celles de novembre, a-t-il estimé. A l'époque, Guillaume Darrasse a souligné lors de plusieurs apparitions médiatiques "qu'il ne s'agissait pas d'une vente", rappelle le syndicaliste. Or pour lui, "c'est un rachat d'Auchan par Intermarché qui ne dit pas son nom". "Tout d'un coup, l'annonce change totalement", a abondé René Carette, délégué syndical central CFDT Auchan. La direction "brode beaucoup" dans ses réponses, ce qui empêche pour l'instant les syndicats, qui n'ont "plus confiance" en elle, d'y voir clair, selon M. Carette. Il y voit cependant "un désaveu" pour la direction, "la preuve que nos dirigeants ne croient plus en l'enseigne Auchan". D'après Franck Martinaud, les supermarchés Auchan représentent au total 11.700 salariés, "dont 99% seront impactés" par le projet du groupe. "Ce sont encore des hommes et des femmes sacrifiés", regrette-t-il. Que leur magasin soit vendu ou passe en franchise, ils perdront beaucoup "en termes de pouvoir d'achat et d'acquis sociaux", confirme M. Carette. Même pour les franchisés, "on nous a fait comprendre qu'aucune décision importante ne pourra être prise sans l'aval d'Intermarché", relate M. Martinaud. "Malade" Le projet est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel, ouverte mardi, et doit être autorisé par l'Autorité de la concurrence. L'opération doit permettre à Auchan de faire baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le "travail" sur sa centaine d'hypermarchés. Ce deal "gagnant-gagnant" pourrait "nous permettre d'étendre notre emprise sur le marché français", s'était de son côté félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, en novembre. Les supermarchés Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, contre 17,7% en octobre, selon Kantar Worldpanel. Auchan, 4e distributeur de France en parts de marché derrière E. Leclerc, Carrefour et Intermarché, souffre depuis des années de la concurrence des groupements indépendants, où les conditions sociales notamment sont généralement moins-disantes, et de son positionnement historiquement fort sur les hypermarchés, moins en vogue. Le groupe a annoncé en 2024 un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant la suppression de près de 2.400 postes, objet d'une bataille judiciaire avec les syndicats. Il peine aussi à digérer le rachat en 2024 d'une centaine de magasins à son concurrent en grande difficulté Casino. Parmi les 91 supermarchés proposés à la vente, qui concerne 3.000 salariés, 41 ont été repris au groupe Casino, relève M. Carette: "Un malade qui rachète un mourant, ce n'est pas possible". Sollicité mardi par l'AFP, Intermarché n'a pas commenté.
Texte intégral (690 mots)
En grande difficulté, le groupe de la famille Mulliez avait dévoilé en novembre son projet de basculer ses supermarchés, en franchise, via une nouvelle entité juridique dont il resterait propriétaire, sous bannière Intermarché ou Netto. Plus de 260 magasins détenus en propre étaient initialement concernés, auxquels s'ajoutent une trentaine de franchisés Auchan, également incités à changer d'enseigne. "Les fonds de commerce, l'immobilier restent propriétés d'Auchan, les salariés restent des salariés d'Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin", avait alors expliqué à la presse Guillaume Darrasse, directeur général d'Auchan Retail. Finalement, ce modèle ne s'appliquera qu'à 164 de ces supermarchés intégrés "à l'horizon avril 2027", a annoncé le groupe mardi dans un communiqué. Les 91 restants, "de par leur situation géographique ou économique", seront "proposés à la cession au Groupement Mousquetaires", dont les adhérents peuvent se positionner jusqu'à avril 2026, est-il précisé. Une quarantaine de ces magasins se trouvent dans les régions Auvergne-Rhônes-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon la liste détaillée transmise par Auchan. Le distributeur conserverait par ailleurs 11 supermarchés, essentiellement franciliens, dans son périmètre, "sous d'autres formats" non détaillés. "Désaveu" "C'est encore un choc", a déploré auprès de l'AFP Franck Martinaud, délégué syndical retail FO d'Auchan France, en marge d'un CSE (comité social et économique) organisé mardi. Les nouvelles annonces "sont encore pires" que celles de novembre, a-t-il estimé. A l'époque, Guillaume Darrasse a souligné lors de plusieurs apparitions médiatiques "qu'il ne s'agissait pas d'une vente", rappelle le syndicaliste. Or pour lui, "c'est un rachat d'Auchan par Intermarché qui ne dit pas son nom". "Tout d'un coup, l'annonce change totalement", a abondé René Carette, délégué syndical central CFDT Auchan. La direction "brode beaucoup" dans ses réponses, ce qui empêche pour l'instant les syndicats, qui n'ont "plus confiance" en elle, d'y voir clair, selon M. Carette. Il y voit cependant "un désaveu" pour la direction, "la preuve que nos dirigeants ne croient plus en l'enseigne Auchan". D'après Franck Martinaud, les supermarchés Auchan représentent au total 11.700 salariés, "dont 99% seront impactés" par le projet du groupe. "Ce sont encore des hommes et des femmes sacrifiés", regrette-t-il. Que leur magasin soit vendu ou passe en franchise, ils perdront beaucoup "en termes de pouvoir d'achat et d'acquis sociaux", confirme M. Carette. Même pour les franchisés, "on nous a fait comprendre qu'aucune décision importante ne pourra être prise sans l'aval d'Intermarché", relate M. Martinaud. "Malade" Le projet est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel, ouverte mardi, et doit être autorisé par l'Autorité de la concurrence. L'opération doit permettre à Auchan de faire baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le "travail" sur sa centaine d'hypermarchés. Ce deal "gagnant-gagnant" pourrait "nous permettre d'étendre notre emprise sur le marché français", s'était de son côté félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, en novembre. Les supermarchés Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, contre 17,7% en octobre, selon Kantar Worldpanel. Auchan, 4e distributeur de France en parts de marché derrière E. Leclerc, Carrefour et Intermarché, souffre depuis des années de la concurrence des groupements indépendants, où les conditions sociales notamment sont généralement moins-disantes, et de son positionnement historiquement fort sur les hypermarchés, moins en vogue. Le groupe a annoncé en 2024 un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant la suppression de près de 2.400 postes, objet d'une bataille judiciaire avec les syndicats. Il peine aussi à digérer le rachat en 2024 d'une centaine de magasins à son concurrent en grande difficulté Casino. Parmi les 91 supermarchés proposés à la vente, qui concerne 3.000 salariés, 41 ont été repris au groupe Casino, relève M. Carette: "Un malade qui rachète un mourant, ce n'est pas possible". Sollicité mardi par l'AFP, Intermarché n'a pas commenté.

27.01.2026 à 14:19

Franck Didron, gilet jaune éborgné: pas de policier identifié et non-lieu

FRANCE24
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Le jeune homme, alors âgé de 20 ans, avait été touché le 1er décembre 2018 à Paris. Il avait déposé plainte dans les mois suivants et une information judiciaire, qui permet à un juge d'enquêter, avait été ouverte courant 2019 pour violence par une personne dépositaire de l'autorité publique suivie de mutilation ou infirmité permanente. Les expertises ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un tir de LBD (lanceur de balles de défense), mais l'enquête n'a pas permis d'identifier l'auteur du tir dans les rangs policiers. Un non-lieu a donc été rendu fin 2025. "Huit ans pour dire que le policier n'est pas identifiable, c'est indécent. A ce jour, le fonds de garantie et la Civi (Commission d'indemnisation des victimes) ont suspendu toutes ses demandes d'indemnisation alors que l'infraction pénale est désormais évidente", a réagi l'avocat de Franck Didron, Me Arié Alimi. Le jeune homme a expliqué avoir été visé par un policier à moins de 20 mètres de lui. "Depuis que j'ai été blessé, je me demande pourquoi il m'a tiré dessus, ce CRS. J'aimerais bien qu'(il) se manifeste, qu'il vienne devant moi, et (qu') il me dise pourquoi il m'a tiré dessus. Parce que là, il a gâché ma vie", racontait-il en 2019 à l'AFP. Il expliquait manifester pour "des raisons de pouvoir d'achat". "Les fins de mois pour moi c'était la merde, j'avais beaucoup trop de mal à les finir". "C'était la toute première fois que j'allais manifester", ajoutait-il. Franck Didron était dans "un groupe de manifestants pacifiques", "encerclé de CRS". "Mon téléphone a sonné, c'était ma mère qui m'appelait pour me demander des nouvelles parce qu'elle voyait à la télé que le climat était anormal. Je rassurais ma mère". "Des gilets jaunes m'ont dit +attention les CRS chargent+, je regarde à droite, à gauche, et au moment où je tourne ma tête pour regarder derrière je reçois une balle de LBD 40 mm", narrait-il encore.
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Le jeune homme, alors âgé de 20 ans, avait été touché le 1er décembre 2018 à Paris. Il avait déposé plainte dans les mois suivants et une information judiciaire, qui permet à un juge d'enquêter, avait été ouverte courant 2019 pour violence par une personne dépositaire de l'autorité publique suivie de mutilation ou infirmité permanente. Les expertises ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un tir de LBD (lanceur de balles de défense), mais l'enquête n'a pas permis d'identifier l'auteur du tir dans les rangs policiers. Un non-lieu a donc été rendu fin 2025. "Huit ans pour dire que le policier n'est pas identifiable, c'est indécent. A ce jour, le fonds de garantie et la Civi (Commission d'indemnisation des victimes) ont suspendu toutes ses demandes d'indemnisation alors que l'infraction pénale est désormais évidente", a réagi l'avocat de Franck Didron, Me Arié Alimi. Le jeune homme a expliqué avoir été visé par un policier à moins de 20 mètres de lui. "Depuis que j'ai été blessé, je me demande pourquoi il m'a tiré dessus, ce CRS. J'aimerais bien qu'(il) se manifeste, qu'il vienne devant moi, et (qu') il me dise pourquoi il m'a tiré dessus. Parce que là, il a gâché ma vie", racontait-il en 2019 à l'AFP. Il expliquait manifester pour "des raisons de pouvoir d'achat". "Les fins de mois pour moi c'était la merde, j'avais beaucoup trop de mal à les finir". "C'était la toute première fois que j'allais manifester", ajoutait-il. Franck Didron était dans "un groupe de manifestants pacifiques", "encerclé de CRS". "Mon téléphone a sonné, c'était ma mère qui m'appelait pour me demander des nouvelles parce qu'elle voyait à la télé que le climat était anormal. Je rassurais ma mère". "Des gilets jaunes m'ont dit +attention les CRS chargent+, je regarde à droite, à gauche, et au moment où je tourne ma tête pour regarder derrière je reçois une balle de LBD 40 mm", narrait-il encore.

27.01.2026 à 14:10

Plus de 6 000 morts lors des manifestations en Iran, selon une ONG

FRANCE 24
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Le nombre de morts vérifiés lors des manifestations en Iran a dépassé les 6 000, a indiqué mardi l'ONG basée aux États-Unis HRANA. Parmi les victimes figurent 5 777 manifestants, 86 mineurs, 214 membres des forces de sécurité et 49 passants. Par ailleurs, la monnaie iranienne a atteint un niveau historiquement bas.
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Le nombre de morts vérifiés lors des manifestations en Iran a dépassé les 6 000, a indiqué mardi l'ONG basée aux États-Unis HRANA. Parmi les victimes figurent 5 777 manifestants, 86 mineurs, 214 membres des forces de sécurité et 49 passants. Par ailleurs, la monnaie iranienne a atteint un niveau historiquement bas.

27.01.2026 à 14:05

États-Unis : comment ICE utilise les services de Capgemini pour traquer des migrants

FRANCE24
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Capgemini, groupe français spécialisé dans les services numériques, a obtenu plusieurs contrats avec l’ICE, l’agence américaine très contestée chargée de la lutte contre l’immigration. L’entreprise contribue notamment à repérer et retrouver des ressortissants étrangers, pour une rémunération conséquente à la clé. Enquête France 2.
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Capgemini, groupe français spécialisé dans les services numériques, a obtenu plusieurs contrats avec l’ICE, l’agence américaine très contestée chargée de la lutte contre l’immigration. L’entreprise contribue notamment à repérer et retrouver des ressortissants étrangers, pour une rémunération conséquente à la clé. Enquête France 2.
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