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04.02.2026 à 18:11

En Russie le rêve fou des pigeons-drones et des "humains à reprogrammer"

Sébastian SEIBT
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La start-up russe Neiry, soutenue par la fille de Vladimir Poutine, a commencé à tester des "biodrones" sous la forme de pigeons téléguidés. Un projet qui pourrait avoir des applications militaires, mais dont la réalisation laisse les experts dubitatifs. Et son créateur voit plus grand : des implants pour "reprogrammer" les humains et les "russifier", notamment les Ukrainiens.
La start-up russe Neiry, soutenue par la fille de Vladimir Poutine, a commencé à tester des "biodrones" sous la forme de pigeons téléguidés. Un projet qui pourrait avoir des applications militaires, mais dont la réalisation laisse les experts dubitatifs. Et son créateur voit plus grand : des implants pour "reprogrammer" les humains et les "russifier", notamment les Ukrainiens.

04.02.2026 à 18:07

JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn

FRANCE24
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. A quoi sert le ligament croisé antérieur? "Le ligament croisé antérieur, c'est une pièce essentielle de la tenue du genou, particulièrement quand vous faites du ski: vous avez le genou à 90 degrés et votre ski a tendance à entraîner une rotation de votre tibia", détaille Stéphane Bulle, le médecin des équipes de France de ski alpin. "Quand on n'en a plus, renchérit le docteur Bertrand Sonnery-Cottet, chirurgien orthopédique qui a opéré de nombreux footballeurs et skieurs, le risque le plus important, c'est que le genou devienne instable et que le tibia se déboîte en dessous du fémur en entraînant des lésions secondaires". Mais cette blessure ne perturbe pas toujours le quotidien et n'induit pas forcément une intervention chirurgicale, comme c'est précisément le cas de Vonn. Sa décision, le Dr Bulle la comprend: "Vous êtes à la veille des JO, vous avez une skieuse qui se pète les croisés, elle est en fin de carrière, ce sont ses derniers Jeux, bien sûr que je mettrais tout en place pour l'accompagner dans cette décision-là si je pense que médicalement parlant, c'est faisable." . Comment Vonn se soigne-t-elle? En plus de cette rupture du ligament croisé antérieur, Vonn, 41 ans, souffre depuis sa chute lors de la descente de Crans-Montana (Suisse) d'une contusion osseuse et d'une lésion du ménisque. "La toute première chose à faire, explique Stéphane Bulle, c'est faire dégonfler le genou (...) Les soins, c'est de la rééducation, pas très compliquée en soi." "Il faut aussi faire du travail de renforcement musculaire avec de l'électro-stimulation", ajoute le Dr Sonnery-Cottet. Pour son premier test - prévu désormais vendredi après l'annulation de l'entraînement de jeudi en raison des fortes chutes de neige -, Vonn sera équipée d'une attelle: "c'est une genouillère articulée qui stabilise le genou en latéral et empêche la translation du tibia par rapport au fémur, ça marche bien", assure Stéphane Bulle. . Que peut espérer Vonn? Si ni l'un ni l'autre n'ont accès à son dossier médical, ni ne l'ont jamais soignée, les Dr Bulle et Sonnery-Cottet se gardent bien de présenter le dernier défi de la championne olympique 2010 de descente et quadruple lauréate de la Coupe du monde, comme sans espoir. "Elle est tellement étonnante depuis le début de sa carrière, tout est possible avec elle (...) Si elle dit qu'elle se sent bien, c'est qu'il y a un vrai truc à jouer", note le médecin des Bleus. "Ce n'est pas impossible qu'elle puisse finir championne olympique. Vu le parcours mental de cette athlète, c'est tout à fait jouable", renchérit le Dr Sonnery-Cottet. Car si le genou gauche de Vonn est touché, c'est sa tête qui peut faire la différence: elle a fait preuve d'une incroyable résilience tout au long de sa carrière face aux nombreuses blessures, notamment au genou droit où elle s'est fait poser une prothèse partielle en titane avant de reprendre sa carrière l'hiver dernier après presque six ans d'arrêt. "Des athlètes qui ont été blessés et qui sont revenus à leur meilleur niveau ont cette dimension mentale. Ils ont cette certitude qu'ils pourront revenir parce qu'ils l'ont déjà fait", insiste Stéphane Bulle. . Y a-t-il des précédents? Vonn elle-même a remporté une médaille de bronze lors de ses derniers Championnats du monde, en 2019, en étant blessée à un genou (rupture du ligament collatéral latéral). Mais l'exemple le plus retentissant est français: le spécialiste de snowboardcross Pierre Vaultier, médaillé d'or aux Jeux de Sotchi avec la même blessure que l'Américaine. "Il s'est blessé en décembre 2013, a décidé de ne pas se faire opérer et est devenu champion olympique en février 2014", rappelle le Dr Sonnery-Cottet. "Quand vous regardez son parcours, il avait remporté la Coupe du monde plusieurs fois mais n'arrivait jamais à être performant aux JO et là, blessé il a eu comme un déclic. Il m'a expliqué après qu'il s'était dit: 'Il n'y a rien à perdre', ce qui lui a permis de gagner."
Texte intégral (725 mots)
. A quoi sert le ligament croisé antérieur? "Le ligament croisé antérieur, c'est une pièce essentielle de la tenue du genou, particulièrement quand vous faites du ski: vous avez le genou à 90 degrés et votre ski a tendance à entraîner une rotation de votre tibia", détaille Stéphane Bulle, le médecin des équipes de France de ski alpin. "Quand on n'en a plus, renchérit le docteur Bertrand Sonnery-Cottet, chirurgien orthopédique qui a opéré de nombreux footballeurs et skieurs, le risque le plus important, c'est que le genou devienne instable et que le tibia se déboîte en dessous du fémur en entraînant des lésions secondaires". Mais cette blessure ne perturbe pas toujours le quotidien et n'induit pas forcément une intervention chirurgicale, comme c'est précisément le cas de Vonn. Sa décision, le Dr Bulle la comprend: "Vous êtes à la veille des JO, vous avez une skieuse qui se pète les croisés, elle est en fin de carrière, ce sont ses derniers Jeux, bien sûr que je mettrais tout en place pour l'accompagner dans cette décision-là si je pense que médicalement parlant, c'est faisable." . Comment Vonn se soigne-t-elle? En plus de cette rupture du ligament croisé antérieur, Vonn, 41 ans, souffre depuis sa chute lors de la descente de Crans-Montana (Suisse) d'une contusion osseuse et d'une lésion du ménisque. "La toute première chose à faire, explique Stéphane Bulle, c'est faire dégonfler le genou (...) Les soins, c'est de la rééducation, pas très compliquée en soi." "Il faut aussi faire du travail de renforcement musculaire avec de l'électro-stimulation", ajoute le Dr Sonnery-Cottet. Pour son premier test - prévu désormais vendredi après l'annulation de l'entraînement de jeudi en raison des fortes chutes de neige -, Vonn sera équipée d'une attelle: "c'est une genouillère articulée qui stabilise le genou en latéral et empêche la translation du tibia par rapport au fémur, ça marche bien", assure Stéphane Bulle. . Que peut espérer Vonn? Si ni l'un ni l'autre n'ont accès à son dossier médical, ni ne l'ont jamais soignée, les Dr Bulle et Sonnery-Cottet se gardent bien de présenter le dernier défi de la championne olympique 2010 de descente et quadruple lauréate de la Coupe du monde, comme sans espoir. "Elle est tellement étonnante depuis le début de sa carrière, tout est possible avec elle (...) Si elle dit qu'elle se sent bien, c'est qu'il y a un vrai truc à jouer", note le médecin des Bleus. "Ce n'est pas impossible qu'elle puisse finir championne olympique. Vu le parcours mental de cette athlète, c'est tout à fait jouable", renchérit le Dr Sonnery-Cottet. Car si le genou gauche de Vonn est touché, c'est sa tête qui peut faire la différence: elle a fait preuve d'une incroyable résilience tout au long de sa carrière face aux nombreuses blessures, notamment au genou droit où elle s'est fait poser une prothèse partielle en titane avant de reprendre sa carrière l'hiver dernier après presque six ans d'arrêt. "Des athlètes qui ont été blessés et qui sont revenus à leur meilleur niveau ont cette dimension mentale. Ils ont cette certitude qu'ils pourront revenir parce qu'ils l'ont déjà fait", insiste Stéphane Bulle. . Y a-t-il des précédents? Vonn elle-même a remporté une médaille de bronze lors de ses derniers Championnats du monde, en 2019, en étant blessée à un genou (rupture du ligament collatéral latéral). Mais l'exemple le plus retentissant est français: le spécialiste de snowboardcross Pierre Vaultier, médaillé d'or aux Jeux de Sotchi avec la même blessure que l'Américaine. "Il s'est blessé en décembre 2013, a décidé de ne pas se faire opérer et est devenu champion olympique en février 2014", rappelle le Dr Sonnery-Cottet. "Quand vous regardez son parcours, il avait remporté la Coupe du monde plusieurs fois mais n'arrivait jamais à être performant aux JO et là, blessé il a eu comme un déclic. Il m'a expliqué après qu'il s'était dit: 'Il n'y a rien à perdre', ce qui lui a permis de gagner."

04.02.2026 à 18:06

Péninsule ibérique : la dépression Leonardo provoque des pluies torrentielles

FRANCE24
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La dépression Leonardo a frappé mercredi la péninsule ibérique, entraînant l'évacuation de milliers de personnes, la paralysie du trafic ferroviaire et routier et la fermeture d'écoles en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, où sont attendus localement jusqu'à 35 cm de précipitations en 24 heures.
Texte intégral (725 mots)
La dépression Leonardo a frappé mercredi la péninsule ibérique, entraînant l'évacuation de milliers de personnes, la paralysie du trafic ferroviaire et routier et la fermeture d'écoles en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, où sont attendus localement jusqu'à 35 cm de précipitations en 24 heures.

04.02.2026 à 17:51

Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait

FRANCE24
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La Bourse de Paris a clos en hausse de 1,01%, celle de Londres de 1,07% et celle de Milan de 0,47%. Francfort a elle clos en baisse de 0,72%.
Texte intégral (725 mots)
La Bourse de Paris a clos en hausse de 1,01%, celle de Londres de 1,07% et celle de Milan de 0,47%. Francfort a elle clos en baisse de 0,72%.

04.02.2026 à 17:41

Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration

FRANCE24
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Comme le fait le président Trump lui-même depuis plusieurs jours sur ce dossier hautement inflammable, son émissaire et proclamé "tsar des frontières" a soufflé le chaud et le froid lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a vanté la collaboration avec les autorités locales tout en assurant qu'il ne quitterait pas Minneapolis tant que "tout" ne sera pas "terminé". Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l'Etat du Minnesota plus largement. Environ deux milliers de policiers resteront donc sur place, contre 150 avant le lancement de ces raids. "Nous n'avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau" avec les autorités locales, pourtant vent debout contre la présence de ces policiers de l'immigration, s'est encore félicité Tom Homan. "Bain de sang" L'émissaire présidentiel s'est toutefois montré ferme, dans le même temps: "Je vais être clair. Le président Trump a bien l'intention de procéder à des expulsions massives au cours de son mandat et les opérations de contrôle de l'immigration vont se poursuivre tous les jours". "Nous avons fait des progrès significatifs", a-t-il ajouté, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs. "Je ne partirai pas tant que nous n'aurons pas tout terminé", a-t-il encore asséné, martial. Tom Homan a également dénoncé la "rhétorique anti-ICE", la police fédérale de l'immigration au coeur de la polémique à Minneapolis. Les méthodes de ses agents, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants, ont provoqué une vive émotion dans le pays. "J'avais dit en mars que si cette rhétorique haineuse ne s'arrêtait pas, je craignais que cela finisse en bain de sang. Et cela s'est produit. Ni le président Trump, ni moi, ni la ministre (de la Sécurité intérieure Kristi) Noem ne veut voir un bain de sang" à nouveau, a-t-il déclaré. M. Homan faisait référence à la mort de Renee Good et Alex Pretti - ce dernier abattu à terre de dix coups de feu -, deux manifestants qui s'opposaient à la présence des policiers de l'immigration qui ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis. "En plus de déchirer des familles et de terroriser nos quartiers, cette présence massive de l'ICE a également eu des conséquences désastreuses pour les entreprises de Minneapolis. Nous avons besoin que l'ICE s'en aille", a encore asséné mardi sur le réseau X le maire de la grande ville du nord, Jacob Frey, qui ferraille depuis des semaines avec l'administration centrale pour qu'elle desserre son étau. Les opérations de police ont bouleversé la vie des habitants dans cette cité du Midwest, où nombre d'habitants se terrent chez eux par crainte d'être arrêtés tandis que des milliers d'autres continuent de manifester contre la présence policière, comme en fin de semaine dernière malgré un froid polaire.
Texte intégral (520 mots)
Comme le fait le président Trump lui-même depuis plusieurs jours sur ce dossier hautement inflammable, son émissaire et proclamé "tsar des frontières" a soufflé le chaud et le froid lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a vanté la collaboration avec les autorités locales tout en assurant qu'il ne quitterait pas Minneapolis tant que "tout" ne sera pas "terminé". Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l'Etat du Minnesota plus largement. Environ deux milliers de policiers resteront donc sur place, contre 150 avant le lancement de ces raids. "Nous n'avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau" avec les autorités locales, pourtant vent debout contre la présence de ces policiers de l'immigration, s'est encore félicité Tom Homan. "Bain de sang" L'émissaire présidentiel s'est toutefois montré ferme, dans le même temps: "Je vais être clair. Le président Trump a bien l'intention de procéder à des expulsions massives au cours de son mandat et les opérations de contrôle de l'immigration vont se poursuivre tous les jours". "Nous avons fait des progrès significatifs", a-t-il ajouté, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs. "Je ne partirai pas tant que nous n'aurons pas tout terminé", a-t-il encore asséné, martial. Tom Homan a également dénoncé la "rhétorique anti-ICE", la police fédérale de l'immigration au coeur de la polémique à Minneapolis. Les méthodes de ses agents, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants, ont provoqué une vive émotion dans le pays. "J'avais dit en mars que si cette rhétorique haineuse ne s'arrêtait pas, je craignais que cela finisse en bain de sang. Et cela s'est produit. Ni le président Trump, ni moi, ni la ministre (de la Sécurité intérieure Kristi) Noem ne veut voir un bain de sang" à nouveau, a-t-il déclaré. M. Homan faisait référence à la mort de Renee Good et Alex Pretti - ce dernier abattu à terre de dix coups de feu -, deux manifestants qui s'opposaient à la présence des policiers de l'immigration qui ont été tués par des agents fédéraux à Minneapolis. "En plus de déchirer des familles et de terroriser nos quartiers, cette présence massive de l'ICE a également eu des conséquences désastreuses pour les entreprises de Minneapolis. Nous avons besoin que l'ICE s'en aille", a encore asséné mardi sur le réseau X le maire de la grande ville du nord, Jacob Frey, qui ferraille depuis des semaines avec l'administration centrale pour qu'elle desserre son étau. Les opérations de police ont bouleversé la vie des habitants dans cette cité du Midwest, où nombre d'habitants se terrent chez eux par crainte d'être arrêtés tandis que des milliers d'autres continuent de manifester contre la présence policière, comme en fin de semaine dernière malgré un froid polaire.

04.02.2026 à 17:27

JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes

FRANCE24
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"Nous avons déjoué une cyberattaque visant plusieurs sites du ministère des Affaires étrangères, à commencer par celui de Washington (l'ambassade d'Italie, NDLR), ainsi que certains lieux liés aux Jeux olympiques de Milan Cortina, notamment des hôtels de la région de Cortina d'Ampezzo", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie italienne Antoni Tajani, cité par les médias. "Il s'agit d'actions d'origine russe", a-t-il ajouté, sans plus de précisions. Depuis le 26 janvier, des membres de la police italienne spécialisés en cybersécurité sont déployés sur les principaux sites liés à l'événement qui prendra fin le 22 février, selon un communiqué officiel. Cette activité suit "deux axes stratégiques : la protection des infrastructures informatiques critiques et la surveillance du réseau pour des raisons d'ordre et de sécurité publics, ainsi que pour la prévention et la lutte contre d'éventuelles initiatives terroristes", selon la même source. Lors des JO de Paris, en 2024, 141 "événements de cybersécurité", en lien avec les Jeux olympiques, avaient été signalés à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) pendant la compétition, sans qu'aucun n'ait affecté le bon déroulement des épreuves. Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi a présenté le plan de sécurité des autorités italiennes pour cet événement et a réitéré que les agents de la police américaine de l'immigration (ICE), dont l'arrivée en Italie pour les JO avait soulevé une polémique, n'auraient aucun rôle "opérationnel". "Je réaffirme une nouvelle fois le point central: l'ICE n'exerce pas et n'exercera jamais d'activités opérationnelles de police sur notre territoire national", a assuré le ministre devant les députés. Il a de nouveau précisé que les agents présents en Italie appartenaient au service de sécurité intérieur (HSI) chargé d'analyses sur l'anti-terrorisme et la criminalité internationale, et non à l'unité chargée de la lutte contre l'immigration, dont les méthodes choquent aux Etats-Unis. Tireurs et skieurs Quelque 6.000 membres des forces de l'ordre, comprenant entre autres des tireurs d'élite, des skieurs, des unités cynophiles, des unités anti-sabotage, anti-terrorisme, seront chargés de la sécurité lors des JO, a-t-il déclaré. Le gouvernement a financé le volet sécurité des JO avec 30 millions d'euros en 2025 et 114 millions d'euros en 2026, a précisé le ministre. Le ministère de la Défense à pour sa part indiqué que près de 2.000 militaires seraient également présents avec 170 véhicules, des radars, des avions et des drones. Plusieurs manifestations sont prévues lors du week-end d'ouverture des JO, essentiellement en raison de leur impact environnemental et des enjeux politiques de l'événement. Des militants pro-palestiniens prévoient une manifestation à l'arrivée de la flamme olympique à Milan jeudi pour protester contre la participation d'Israël aux JO alors que la guerre continue à Gaza. D'autres manifestations sont prévues vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture au stade San Siro de Milan, ainsi que samedi dans la ville. Plusieurs organisations militantes dénoncent l'impact des infrastructures (nouveaux bâtiments, transports, etc.) sur des milieux montagneux déjà fragilisés, ainsi que l'utilisation généralisée et énergivore de neige artificielle.
Texte intégral (564 mots)
"Nous avons déjoué une cyberattaque visant plusieurs sites du ministère des Affaires étrangères, à commencer par celui de Washington (l'ambassade d'Italie, NDLR), ainsi que certains lieux liés aux Jeux olympiques de Milan Cortina, notamment des hôtels de la région de Cortina d'Ampezzo", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie italienne Antoni Tajani, cité par les médias. "Il s'agit d'actions d'origine russe", a-t-il ajouté, sans plus de précisions. Depuis le 26 janvier, des membres de la police italienne spécialisés en cybersécurité sont déployés sur les principaux sites liés à l'événement qui prendra fin le 22 février, selon un communiqué officiel. Cette activité suit "deux axes stratégiques : la protection des infrastructures informatiques critiques et la surveillance du réseau pour des raisons d'ordre et de sécurité publics, ainsi que pour la prévention et la lutte contre d'éventuelles initiatives terroristes", selon la même source. Lors des JO de Paris, en 2024, 141 "événements de cybersécurité", en lien avec les Jeux olympiques, avaient été signalés à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) pendant la compétition, sans qu'aucun n'ait affecté le bon déroulement des épreuves. Un peu plus tôt dans la journée, le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi a présenté le plan de sécurité des autorités italiennes pour cet événement et a réitéré que les agents de la police américaine de l'immigration (ICE), dont l'arrivée en Italie pour les JO avait soulevé une polémique, n'auraient aucun rôle "opérationnel". "Je réaffirme une nouvelle fois le point central: l'ICE n'exerce pas et n'exercera jamais d'activités opérationnelles de police sur notre territoire national", a assuré le ministre devant les députés. Il a de nouveau précisé que les agents présents en Italie appartenaient au service de sécurité intérieur (HSI) chargé d'analyses sur l'anti-terrorisme et la criminalité internationale, et non à l'unité chargée de la lutte contre l'immigration, dont les méthodes choquent aux Etats-Unis. Tireurs et skieurs Quelque 6.000 membres des forces de l'ordre, comprenant entre autres des tireurs d'élite, des skieurs, des unités cynophiles, des unités anti-sabotage, anti-terrorisme, seront chargés de la sécurité lors des JO, a-t-il déclaré. Le gouvernement a financé le volet sécurité des JO avec 30 millions d'euros en 2025 et 114 millions d'euros en 2026, a précisé le ministre. Le ministère de la Défense à pour sa part indiqué que près de 2.000 militaires seraient également présents avec 170 véhicules, des radars, des avions et des drones. Plusieurs manifestations sont prévues lors du week-end d'ouverture des JO, essentiellement en raison de leur impact environnemental et des enjeux politiques de l'événement. Des militants pro-palestiniens prévoient une manifestation à l'arrivée de la flamme olympique à Milan jeudi pour protester contre la participation d'Israël aux JO alors que la guerre continue à Gaza. D'autres manifestations sont prévues vendredi, lors de la cérémonie d'ouverture au stade San Siro de Milan, ainsi que samedi dans la ville. Plusieurs organisations militantes dénoncent l'impact des infrastructures (nouveaux bâtiments, transports, etc.) sur des milieux montagneux déjà fragilisés, ainsi que l'utilisation généralisée et énergivore de neige artificielle.

04.02.2026 à 17:13

XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes

FRANCE24
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La blessure du maître d'oeuvre toulousain n'avait certes pas empêché les Bleus de signer un succès de prestige à Dublin (42-27) puis de remporter le Tournoi dans la foulée. Mais son absence s'est fait cruellement sentir en novembre, où le jeu offensif des Bleus n'a pas paru très inspiré, malgré un nombre important d'essais marqués. Le match contre l'Irlande au Stade de France (21h10) est son troisième retour en Bleu. Le premier avait eu lieu en 2018, après sa première rupture des ligaments croisés du genou droit, déjà contre le XV du Trèfle, déjà pendant le Tournoi. Le deuxième faisait suite à sa parenthèse au rugby à VII, et le champion olympique de Paris-2024 avait retrouvé cette année-là sa place en novembre. Un nouveau "come back" l'attend donc, encore face aux Irlandais, après une convalescence de neuf mois. "Je me suis mis dans les meilleures conditions pour revenir, je n'ai jamais travaillé aussi dur de ma vie et aussi longtemps, ce n'était pas pour revenir en demi-teinte", soulignait fin décembre le demi de mêlée de 29 ans, au soir d'une prestation étincelante en Top 14 contre la Rochelle (60-14), deux essais à la clef. Dupont a vite confirmé avec son club qu'il était revenu à un haut niveau, même s'il a peiné, comme l'ensemble du collectif toulousain, quand la route s'est élevée lors des déplacements en Champions Cup, avec des défaites à Glasgow et chez les Saracens. Association avec Jalibert Les attentes avec les Bleus sont donc fortes, même si le seul juge de paix sera le prochain Mondial en 2027, unique titre qui manque à son palmarès en croissance perpétuelle. "Antoine Dupont c'est un plus, ça c'est sûr. C'est plus dans beaucoup de domaines, mais ça demande aussi plus d'exigence. C'est aussi plus de travail collectif pour les joueurs autour de lui. C'est plus d'engagement demandé à l'équipe pour suivre son capitanat et ce qu'il va imposer à son équipe, qu'il va imposer aussi stratégiquement et en terme d'intensité à l'équipe adverse", a résumé jeudi le sélectionneur Fabien Galthié. La question de son association avec Matthieu Jalibert à l'ouverture, en raison notamment de la blessure du Toulousain Romain Ntamack, se pose aussi. Les deux joueurs n'ont plus commencé en bleu depuis le Mondial 2023, sauf lors de la défaite en Angleterre lors du Tournoi 2025. Et la place prise dans le jeu offensif du XV de France par Antoine Dupont, à la base de beaucoup d'initiatives, a pu être perçue comme un frein pour les ouvreurs dits "créatifs", au premier rang desquels le N.10 de l'UBB, brillant offensivement grâce à ses percées et ses coups de pied par-dessus la défense. "Ce n'est pas d'aujourd'hui que les 10 sont sous le feu des projecteurs, que ce soit en positif ou en négatif", a commenté mercredi le N.9 des Bleus, après le dernier entraînement du XV de France au stade de France: "Mais tous les feux sont au vert pour lui, on sait la qualité de joueur qu'il est capable d'avoir, et on espère qu'il apportera tout son potentiel, qu'il soit dans la même lignée de ce qu'il est capable de faire depuis le début de saison" avec Bordeaux-Bègles. Quant aux Irlandais, ils espèrent ne pas se faire tourner en bourrique jeudi soir par le demi-de-mêlée toulousain. "Antoine Il m'a eu plusieurs fois", a rappelé mercredi matin le capitaine irlandais Caelan Doris, en conférence de presse. "Je me rappelle d'un moment, en 2023. Je l'attendais d'un côté du ruck, et tout à coup il pivote, me contourne et s'en va battre trois autres défenseurs de l'autre côté. En fait il est comme un de ces petits poissons que vous essayer de toucher mais qui s'échappent aussitôt, c'est vraiment ça" !" "Il constitue une véritable menace, il est le pouls de leur attaque et ça va être un énorme défi pour nous."
Texte intégral (678 mots)
La blessure du maître d'oeuvre toulousain n'avait certes pas empêché les Bleus de signer un succès de prestige à Dublin (42-27) puis de remporter le Tournoi dans la foulée. Mais son absence s'est fait cruellement sentir en novembre, où le jeu offensif des Bleus n'a pas paru très inspiré, malgré un nombre important d'essais marqués. Le match contre l'Irlande au Stade de France (21h10) est son troisième retour en Bleu. Le premier avait eu lieu en 2018, après sa première rupture des ligaments croisés du genou droit, déjà contre le XV du Trèfle, déjà pendant le Tournoi. Le deuxième faisait suite à sa parenthèse au rugby à VII, et le champion olympique de Paris-2024 avait retrouvé cette année-là sa place en novembre. Un nouveau "come back" l'attend donc, encore face aux Irlandais, après une convalescence de neuf mois. "Je me suis mis dans les meilleures conditions pour revenir, je n'ai jamais travaillé aussi dur de ma vie et aussi longtemps, ce n'était pas pour revenir en demi-teinte", soulignait fin décembre le demi de mêlée de 29 ans, au soir d'une prestation étincelante en Top 14 contre la Rochelle (60-14), deux essais à la clef. Dupont a vite confirmé avec son club qu'il était revenu à un haut niveau, même s'il a peiné, comme l'ensemble du collectif toulousain, quand la route s'est élevée lors des déplacements en Champions Cup, avec des défaites à Glasgow et chez les Saracens. Association avec Jalibert Les attentes avec les Bleus sont donc fortes, même si le seul juge de paix sera le prochain Mondial en 2027, unique titre qui manque à son palmarès en croissance perpétuelle. "Antoine Dupont c'est un plus, ça c'est sûr. C'est plus dans beaucoup de domaines, mais ça demande aussi plus d'exigence. C'est aussi plus de travail collectif pour les joueurs autour de lui. C'est plus d'engagement demandé à l'équipe pour suivre son capitanat et ce qu'il va imposer à son équipe, qu'il va imposer aussi stratégiquement et en terme d'intensité à l'équipe adverse", a résumé jeudi le sélectionneur Fabien Galthié. La question de son association avec Matthieu Jalibert à l'ouverture, en raison notamment de la blessure du Toulousain Romain Ntamack, se pose aussi. Les deux joueurs n'ont plus commencé en bleu depuis le Mondial 2023, sauf lors de la défaite en Angleterre lors du Tournoi 2025. Et la place prise dans le jeu offensif du XV de France par Antoine Dupont, à la base de beaucoup d'initiatives, a pu être perçue comme un frein pour les ouvreurs dits "créatifs", au premier rang desquels le N.10 de l'UBB, brillant offensivement grâce à ses percées et ses coups de pied par-dessus la défense. "Ce n'est pas d'aujourd'hui que les 10 sont sous le feu des projecteurs, que ce soit en positif ou en négatif", a commenté mercredi le N.9 des Bleus, après le dernier entraînement du XV de France au stade de France: "Mais tous les feux sont au vert pour lui, on sait la qualité de joueur qu'il est capable d'avoir, et on espère qu'il apportera tout son potentiel, qu'il soit dans la même lignée de ce qu'il est capable de faire depuis le début de saison" avec Bordeaux-Bègles. Quant aux Irlandais, ils espèrent ne pas se faire tourner en bourrique jeudi soir par le demi-de-mêlée toulousain. "Antoine Il m'a eu plusieurs fois", a rappelé mercredi matin le capitaine irlandais Caelan Doris, en conférence de presse. "Je me rappelle d'un moment, en 2023. Je l'attendais d'un côté du ruck, et tout à coup il pivote, me contourne et s'en va battre trois autres défenseurs de l'autre côté. En fait il est comme un de ces petits poissons que vous essayer de toucher mais qui s'échappent aussitôt, c'est vraiment ça" !" "Il constitue une véritable menace, il est le pouls de leur attaque et ça va être un énorme défi pour nous."

04.02.2026 à 17:05

Le principal cartel colombien quitte la table des négociations de paix en raison de Trump

FRANCE 24
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Le Clan del Golfo, principal cartel de la drogue colombien, a annoncé, mercredi, son retrait "provisoire" des négociations de paix en cours avec le gouvernement du président Gustavo Petro, en raison des accords sécuritaires qu'il a signés avec son homologue américain Donald Trump.
Texte intégral (678 mots)
Le Clan del Golfo, principal cartel de la drogue colombien, a annoncé, mercredi, son retrait "provisoire" des négociations de paix en cours avec le gouvernement du président Gustavo Petro, en raison des accords sécuritaires qu'il a signés avec son homologue américain Donald Trump.

04.02.2026 à 16:58

Ce que l'on sait sur les liens Epstein-Mandelson, qui éclaboussent l'establishment britannique

Jean-Luc MOUNIER
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L'ex-ambassadeur Peter Mandelson est au centre d'un scandale au Royaume-Uni après la publication de nouveaux documents sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Il est notamment, depuis mardi, sous le coup d'une enquête par la police londonienne, soupçonné d'avoir transmis des informations financières sensibles. Cette polémique fragilise aussi le Parti travailliste et le Premier ministre Keir Starmer.
Texte intégral (678 mots)
L'ex-ambassadeur Peter Mandelson est au centre d'un scandale au Royaume-Uni après la publication de nouveaux documents sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Il est notamment, depuis mardi, sous le coup d'une enquête par la police londonienne, soupçonné d'avoir transmis des informations financières sensibles. Cette polémique fragilise aussi le Parti travailliste et le Premier ministre Keir Starmer.

04.02.2026 à 16:55

Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale

FRANCE24
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Quelques heures plus tard, M. Xi s'est entretenu par téléphone avec le président américain Donald Trump, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle, sans toutefois apporter de précisions dans l'immédiat. La Chine et la Russie entretiennent des liens économiques, diplomatiques et militaires étroits. Ils se sont encore renforcés depuis le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine en 2022. L'entretien entre les deux chefs d'Etat s'est tenu dans un contexte international marqué par une grande incertitude, notamment sur le dossier iranien et la guerre en Ukraine. "Les deux parties doivent (...) veiller à ce que les relations sino-russes continuent à se développer de manière stable et dans la bonne direction, grâce à une coordination stratégique plus approfondie", a déclaré mercredi Xi Jinping à Vladimir Poutine, selon un compte-rendu de la télévision chinoise CCTV. "En tant que grands pays responsables et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie ont l'obligation d'encourager la communauté internationale à défendre l'équité et la justice (...) et de maintenir conjointement la stabilité stratégique mondiale", a souligné M. Xi. Un nouveau cycle de négociations entre les représentants ukrainiens et russes, en présence des Américains, a démarré mercredi à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Selon le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, ces efforts en vue d'un règlement ont été évoqués lors de l'entretien entre MM. Poutine et Xi, dont seul le début a été diffusé par le Kremlin. Xi Jinping "soutient les négociations tripartites à Abou Dhabi", a assuré M. Ouchakov, lors d'un briefing téléphonique auquel a participé l'AFP. "Attention particulière" L'entretien de mercredi s'est aussi déroulé alors que l'Iran, autre partenaire de la Chine, est sous pression après la répression sanglante en janvier d'un vaste mouvement de contestation, notamment de la part des Etats-Unis qui exigent un accord sur le nucléaire. Washington a répété ne pas écarter l'option militaire mais dit vouloir trouver un accord avec Téhéran. "Dans le contexte de turbulences croissantes, l'alliance entre Moscou et Pékin reste un important facteur stabilisant", a déclaré mercredi Vladimir Poutine à son homologue. Selon Iouri Ouchakov, une "attention particulière a été accordée à la situation tendue autour de l'Iran" pendant l'entretien. Xi Jinping et Vladimir Poutine avaient échangé le 31 décembre des messages de voeux pour la nouvelle année. Début septembre à Pékin, le président chinois avait affiché son entente avec M. Poutine et lui avait déroulé le tapis rouge en l'invitant à un grand défilé militaire célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si la Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu Ukraine comprise - elle n'a jamais condamné la Russie pour son offensive et se présente comme une partie neutre. Poutine invité en Chine La Chine réfute les accusations de fourniture d'armes létales à l'un ou l'autre camp et de livraison de composants militaires à la Russie pour son industrie de défense. Partenaire économique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre. Pékin considère Moscou comme un partenaire prioritaire dans l'ébauche d'un nouvel ordre mondial multipolaire post-occidental. L'entretien Xi-Poutine survient également à la veille de l'expiration, jeudi, du traité New Start, dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. Selon Iouri Ouchakov, M. Poutine a assuré à M. Xi que la Russie agirait de façon "responsable" dans cette situation. La Russie avait annoncé en février 2023 suspendre sa participation au traité sans pour autant s'en retirer formellement, indiquant qu'elle continuerait à respecter les limites prévues. Moscou avait précédemment accusé Washington d'obstruction aux inspections prévues dans le cadre de New Start, suspendues dans le contexte de la guerre en Ukraine. Lors de l'entretien téléphonique, le dirigeant chinois a également invité Vladimir Poutine à se rendre en visite en Chine dans la première moitié de l'année. "L'invitation a été acceptée avec gratitude", tout comme celle à assister au sommet de l'Apec en Chine en novembre, a assuré Iouri Ouchakov. bur-lal-ehl-dhw/jmo
Texte intégral (767 mots)
Quelques heures plus tard, M. Xi s'est entretenu par téléphone avec le président américain Donald Trump, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle, sans toutefois apporter de précisions dans l'immédiat. La Chine et la Russie entretiennent des liens économiques, diplomatiques et militaires étroits. Ils se sont encore renforcés depuis le début de l'offensive russe à grande échelle en Ukraine en 2022. L'entretien entre les deux chefs d'Etat s'est tenu dans un contexte international marqué par une grande incertitude, notamment sur le dossier iranien et la guerre en Ukraine. "Les deux parties doivent (...) veiller à ce que les relations sino-russes continuent à se développer de manière stable et dans la bonne direction, grâce à une coordination stratégique plus approfondie", a déclaré mercredi Xi Jinping à Vladimir Poutine, selon un compte-rendu de la télévision chinoise CCTV. "En tant que grands pays responsables et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie ont l'obligation d'encourager la communauté internationale à défendre l'équité et la justice (...) et de maintenir conjointement la stabilité stratégique mondiale", a souligné M. Xi. Un nouveau cycle de négociations entre les représentants ukrainiens et russes, en présence des Américains, a démarré mercredi à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Selon le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, ces efforts en vue d'un règlement ont été évoqués lors de l'entretien entre MM. Poutine et Xi, dont seul le début a été diffusé par le Kremlin. Xi Jinping "soutient les négociations tripartites à Abou Dhabi", a assuré M. Ouchakov, lors d'un briefing téléphonique auquel a participé l'AFP. "Attention particulière" L'entretien de mercredi s'est aussi déroulé alors que l'Iran, autre partenaire de la Chine, est sous pression après la répression sanglante en janvier d'un vaste mouvement de contestation, notamment de la part des Etats-Unis qui exigent un accord sur le nucléaire. Washington a répété ne pas écarter l'option militaire mais dit vouloir trouver un accord avec Téhéran. "Dans le contexte de turbulences croissantes, l'alliance entre Moscou et Pékin reste un important facteur stabilisant", a déclaré mercredi Vladimir Poutine à son homologue. Selon Iouri Ouchakov, une "attention particulière a été accordée à la situation tendue autour de l'Iran" pendant l'entretien. Xi Jinping et Vladimir Poutine avaient échangé le 31 décembre des messages de voeux pour la nouvelle année. Début septembre à Pékin, le président chinois avait affiché son entente avec M. Poutine et lui avait déroulé le tapis rouge en l'invitant à un grand défilé militaire célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Si la Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l'intégrité territoriale de tous les pays - sous-entendu Ukraine comprise - elle n'a jamais condamné la Russie pour son offensive et se présente comme une partie neutre. Poutine invité en Chine La Chine réfute les accusations de fourniture d'armes létales à l'un ou l'autre camp et de livraison de composants militaires à la Russie pour son industrie de défense. Partenaire économique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre. Pékin considère Moscou comme un partenaire prioritaire dans l'ébauche d'un nouvel ordre mondial multipolaire post-occidental. L'entretien Xi-Poutine survient également à la veille de l'expiration, jeudi, du traité New Start, dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou. Signé en 2010, il limitait chaque partie à 800 lanceurs et bombardiers lourds et 1.550 ogives stratégiques offensives déployées, avec un mécanisme de vérification. Selon Iouri Ouchakov, M. Poutine a assuré à M. Xi que la Russie agirait de façon "responsable" dans cette situation. La Russie avait annoncé en février 2023 suspendre sa participation au traité sans pour autant s'en retirer formellement, indiquant qu'elle continuerait à respecter les limites prévues. Moscou avait précédemment accusé Washington d'obstruction aux inspections prévues dans le cadre de New Start, suspendues dans le contexte de la guerre en Ukraine. Lors de l'entretien téléphonique, le dirigeant chinois a également invité Vladimir Poutine à se rendre en visite en Chine dans la première moitié de l'année. "L'invitation a été acceptée avec gratitude", tout comme celle à assister au sommet de l'Apec en Chine en novembre, a assuré Iouri Ouchakov. bur-lal-ehl-dhw/jmo

04.02.2026 à 16:48

Soudan : la guerre par procuration ? Parlons-en avec Amande Bazerolle et Roland Marchal

Pauline PACCARD
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Aujourd’hui dans Parlons-en, un conflit largement passé sous les radars médiatiques : celui qui ravage le Soudan depuis près de trois ans. Ce pays dont la révolution avait pourtant inspiré le monde entier, qui a été rattrapé par l’ambition sans fin de deux hommes mais aussi les appétits de ses voisins. Pris entre deux feux, ce sont des millions de Soudanais qui souffrent dans l’indifférence quasi générale. 
Texte intégral (767 mots)
Aujourd’hui dans Parlons-en, un conflit largement passé sous les radars médiatiques : celui qui ravage le Soudan depuis près de trois ans. Ce pays dont la révolution avait pourtant inspiré le monde entier, qui a été rattrapé par l’ambition sans fin de deux hommes mais aussi les appétits de ses voisins. Pris entre deux feux, ce sont des millions de Soudanais qui souffrent dans l’indifférence quasi générale. 

04.02.2026 à 16:45

La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché

FRANCE24
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Aucun décès ni aucun dégât matériel "d'ampleur" n'ont été recensés à ce stade dans la région, où une alerte rouge a été émise par l'agence météorologique espagnole (Aemet), malgré de "graves incidents" près des villes de Cadix et Ronda, a rapporté dans l'après-midi le gouvernement andalou. Au Portugal voisin, qui se remet à peine de la tempête Kristin qui a fait cinq morts et environ 400 blessés la semaine dernière, la protection civile a quant à elle constaté des glissements de terrain et des chutes d'arbres, là encore sans victime. Lors d'un point presse, le responsable des services d'urgence au sein du gouvernement régional andalou, Antonio Sanz, a jugé "la situation très préoccupante" et "complexe" autour de Grazalema, une petite ville d'environ 2.200 habitants située à 800 m d'altitude, où l'Aemet prévoit jusqu'à 35 centimètres de précipitations en 24 heures. Le premier bilan humain s'élève en Andalousie à une personne "polytraumatisée" dans l'effondrement d'une maison, selon Antonio Sanz, qui a parlé d'une journée "très intense" pour les secours, qui ont déjà évacué "3.500 personnes". Une quarantaine de routes sont coupées, a-t-il ajouté, et les écoles demeurent fermées --à l'exception de celles de la province d'Almeria, à l'extrémité orientale de la région. Le réseau ferroviaire a été quasiment entièrement "suspendu" par la Renfe, l'opérateur national. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a appelé sur X la population à "l'extrême prudence", en évitant "les déplacements inutiles". "La terre n'absorbe plus l'eau" "Il y a de nombreux éboulements, de nombreuses routes et chemins sont coupés (...). Ce sont de très grandes quantités d'eau qui s'accumulent, que la terre n'arrive plus à absorber", a commenté à la télévision espagnole, María Paz Fernández, la maire de la ville de Ronda (plus de 30.000 habitants), à une trentaine de kilomètres de Grazalema. L'édile a évoqué le chiffre de "300 personnes isolés", privés d'électricité. Plus tôt mercredi, un porte-parole de l'agence météorologique espagnole avait alerté sur le risque de "probables crues, inondations et glissements de terrain" en raison de ces précipitations "extraordinaires". Malgré l'anticipation des autorités dès le début de semaine, c'est "le pire des scénarios envisagés" qui est en train de se dérouler, ont estimé sur X en fin de matinée les secours, épaulés sur place notamment par des militaires de l'unité spéciale de secours de l'armée (UME). L'Espagne reste profondément meurtrie par les inondations catastrophiques d'octobre 2024, qui avaient fait plus de 230 morts, principalement dans la région de Valence (est). Rivière sortie de son lit Le Portugal voisin, frappé ces dernières semaines par plusieurs tempêtes successives, affronte également la dépression Leonardo, dont les effets devraient se faire sentir jusqu'à samedi, d'après l'Institut national de la mer et de l'atmosphère (IPMA), qui s'attend à de "fortes" précipitations, mais aussi notamment de "la neige, des vents forts". L'ensemble du littoral est placé en alerte orange, en plus de certaines régions du nord et du centre. La protection civile, qui a mobilisé plus de 11.000 personnes, a rapporté en milieu de journée à l'AFP des inondations, des chutes d'arbre et des glissements de terrain dans plusieurs régions. Environ 200 personnes ont dû être évacuées dans le centre du pays. A Alcácer do Sal, à près d'une centaine de kilomètres au sud de Lisbonne, la rivière Sado est sortie de son lit et la principale rue du centre-ville était inondée et le niveau de l'eau continuait de monter en début d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Selon l'agence météorologique portugaise, le pic de pluie et de vent est attendu dans le pays dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Portugal organise dimanche le second tour de l'élection présidentielle, alors que 90.000 foyers et entreprises restent toujours privés de courant depuis le passage dévastateur de la tempête Kristin la semaine passée. str-du-rbj-tsc/mdm/sba
Texte intégral (694 mots)
Aucun décès ni aucun dégât matériel "d'ampleur" n'ont été recensés à ce stade dans la région, où une alerte rouge a été émise par l'agence météorologique espagnole (Aemet), malgré de "graves incidents" près des villes de Cadix et Ronda, a rapporté dans l'après-midi le gouvernement andalou. Au Portugal voisin, qui se remet à peine de la tempête Kristin qui a fait cinq morts et environ 400 blessés la semaine dernière, la protection civile a quant à elle constaté des glissements de terrain et des chutes d'arbres, là encore sans victime. Lors d'un point presse, le responsable des services d'urgence au sein du gouvernement régional andalou, Antonio Sanz, a jugé "la situation très préoccupante" et "complexe" autour de Grazalema, une petite ville d'environ 2.200 habitants située à 800 m d'altitude, où l'Aemet prévoit jusqu'à 35 centimètres de précipitations en 24 heures. Le premier bilan humain s'élève en Andalousie à une personne "polytraumatisée" dans l'effondrement d'une maison, selon Antonio Sanz, qui a parlé d'une journée "très intense" pour les secours, qui ont déjà évacué "3.500 personnes". Une quarantaine de routes sont coupées, a-t-il ajouté, et les écoles demeurent fermées --à l'exception de celles de la province d'Almeria, à l'extrémité orientale de la région. Le réseau ferroviaire a été quasiment entièrement "suspendu" par la Renfe, l'opérateur national. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a appelé sur X la population à "l'extrême prudence", en évitant "les déplacements inutiles". "La terre n'absorbe plus l'eau" "Il y a de nombreux éboulements, de nombreuses routes et chemins sont coupés (...). Ce sont de très grandes quantités d'eau qui s'accumulent, que la terre n'arrive plus à absorber", a commenté à la télévision espagnole, María Paz Fernández, la maire de la ville de Ronda (plus de 30.000 habitants), à une trentaine de kilomètres de Grazalema. L'édile a évoqué le chiffre de "300 personnes isolés", privés d'électricité. Plus tôt mercredi, un porte-parole de l'agence météorologique espagnole avait alerté sur le risque de "probables crues, inondations et glissements de terrain" en raison de ces précipitations "extraordinaires". Malgré l'anticipation des autorités dès le début de semaine, c'est "le pire des scénarios envisagés" qui est en train de se dérouler, ont estimé sur X en fin de matinée les secours, épaulés sur place notamment par des militaires de l'unité spéciale de secours de l'armée (UME). L'Espagne reste profondément meurtrie par les inondations catastrophiques d'octobre 2024, qui avaient fait plus de 230 morts, principalement dans la région de Valence (est). Rivière sortie de son lit Le Portugal voisin, frappé ces dernières semaines par plusieurs tempêtes successives, affronte également la dépression Leonardo, dont les effets devraient se faire sentir jusqu'à samedi, d'après l'Institut national de la mer et de l'atmosphère (IPMA), qui s'attend à de "fortes" précipitations, mais aussi notamment de "la neige, des vents forts". L'ensemble du littoral est placé en alerte orange, en plus de certaines régions du nord et du centre. La protection civile, qui a mobilisé plus de 11.000 personnes, a rapporté en milieu de journée à l'AFP des inondations, des chutes d'arbre et des glissements de terrain dans plusieurs régions. Environ 200 personnes ont dû être évacuées dans le centre du pays. A Alcácer do Sal, à près d'une centaine de kilomètres au sud de Lisbonne, la rivière Sado est sortie de son lit et la principale rue du centre-ville était inondée et le niveau de l'eau continuait de monter en début d'après-midi, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Selon l'agence météorologique portugaise, le pic de pluie et de vent est attendu dans le pays dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Portugal organise dimanche le second tour de l'élection présidentielle, alors que 90.000 foyers et entreprises restent toujours privés de courant depuis le passage dévastateur de la tempête Kristin la semaine passée. str-du-rbj-tsc/mdm/sba

04.02.2026 à 16:23

Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome

FRANCE24
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Samedi, la polémique avait rapidement gonflé après qu'un article de La Repubblica avait révélé, photos à l'appui, que le visage d'un ange sur une fresque récemment restaurée dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, en plein coeur de Rome, présentait des traits étonnamment proches de ceux de la cheffe du gouvernement italien. La Première ministre italienne s'était elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange". L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a expliqué à La Repubblica avoir lui-même effacé le visage incriminé mardi soir, à la demande de la Curie, le gouvernement central de l'Eglise. Contacté par l'AFP, le Vatican n'a pas donné suite dans l'immédiat. Le restaurateur a finalement reconnu auprès du journal qu'il s'agissait bien du visage de Giorgia Meloni, alors qu'il l'avait jusqu'à présent démenti. "Bon, c’était bien Meloni, mais dans le même style que le tableau qui était là avant", a-t-il déclaré à La Repubblica. Après que la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement italien, a dû faire face à un afflux inhabituel de curieux ces derniers jours, le flot de visiteurs s'était quelque peu tari mercredi midi, sans doute en raison de la pluie battante martelant les pavés de Rome. Arianna De Gregoriis, 23 ans, n'a toutefois pas résisté à la tentation de revenir voir si le visage avait bien disparu. "Hier je suis venue pour voir cette représentation" et "après avoir lu que (le visage) avait été effacé, cela m'a "encore plus intriguée" et j'ai voulu "revenir voir", a expliqué la jeune femme. "Je pense qu’insérer une personne politique à l’intérieur d'un lieu sacré comme celui-ci, et plus généralement dans une œuvre artistique, n'est pas un message positif", a-t-elle estimé. Mercredi, l'institut gérant les biens artistiques de Rome a indiqué dans un communiqué qu'une demande d'autorisation était nécessaire pour toute intervention de restauration, "accompagnée d'un croquis de l'image". L'institut, qui dépend du ministère de la Culture italien, avait ordonné samedi une inspection de la fresque.
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Samedi, la polémique avait rapidement gonflé après qu'un article de La Repubblica avait révélé, photos à l'appui, que le visage d'un ange sur une fresque récemment restaurée dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, en plein coeur de Rome, présentait des traits étonnamment proches de ceux de la cheffe du gouvernement italien. La Première ministre italienne s'était elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange". L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a expliqué à La Repubblica avoir lui-même effacé le visage incriminé mardi soir, à la demande de la Curie, le gouvernement central de l'Eglise. Contacté par l'AFP, le Vatican n'a pas donné suite dans l'immédiat. Le restaurateur a finalement reconnu auprès du journal qu'il s'agissait bien du visage de Giorgia Meloni, alors qu'il l'avait jusqu'à présent démenti. "Bon, c’était bien Meloni, mais dans le même style que le tableau qui était là avant", a-t-il déclaré à La Repubblica. Après que la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement italien, a dû faire face à un afflux inhabituel de curieux ces derniers jours, le flot de visiteurs s'était quelque peu tari mercredi midi, sans doute en raison de la pluie battante martelant les pavés de Rome. Arianna De Gregoriis, 23 ans, n'a toutefois pas résisté à la tentation de revenir voir si le visage avait bien disparu. "Hier je suis venue pour voir cette représentation" et "après avoir lu que (le visage) avait été effacé, cela m'a "encore plus intriguée" et j'ai voulu "revenir voir", a expliqué la jeune femme. "Je pense qu’insérer une personne politique à l’intérieur d'un lieu sacré comme celui-ci, et plus généralement dans une œuvre artistique, n'est pas un message positif", a-t-elle estimé. Mercredi, l'institut gérant les biens artistiques de Rome a indiqué dans un communiqué qu'une demande d'autorisation était nécessaire pour toute intervention de restauration, "accompagnée d'un croquis de l'image". L'institut, qui dépend du ministère de la Culture italien, avait ordonné samedi une inspection de la fresque.

04.02.2026 à 16:19

Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession

FRANCE24
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Dénonçant une "campagne de l'Etat panaméen dirigée spécifiquement" contre elle, Panama Ports Company (PPC) a affirmé mardi dans un communiqué subir une "série d'actions abruptes" de la part du pays d'Amérique centrale. Dans un message sur X mercredi, le président panaméen José Raul Mulino a rejeté "fermement" cette décision de recourir à un arbitrage. Vendredi dernier, la Cour suprême du Panama a invalidé la concession dont jouissait cette compagnie pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique. Cette décision avait provoqué la satisfaction de Washington mais une vive réaction de Pékin qui a promis de "protéger les droits et intérêts légitimes de (ses entreprises". "La République du Panama n'a pas respecté le contrat ni les lois applicables. PPC demande une indemnisation conséquente basée sur une évaluation des données financières pertinentes, sujette à une résolution rapide, et certaines autres solutions, si cela s'avère nécessaire", a fait valoir mardi le groupe, sans avancer de montants chiffrés. "L’arbitrage intervient également après les efforts soutenus de PPC durant un an pour mener des consultations et éviter les différends. (…) L’État panaméen a régulièrement ignoré les communications, les efforts de consultation et les demandes de clarification", a-t-elle affirmé. "Le Panama est un État de droit et respecte les décisions du pouvoir judiciaire", a répliqué mercredi M. Mulino. L'annulation de la concession a eu lieu alors que les États-Unis cherchent à limiter l'influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour du canal de 80 kilomètres par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial et dont les États-Unis et la Chine sont les deux principaux utilisateurs. L'influence de Pékin La Cour suprême du Panama a jugé la concession inconstitutionnelle car avantageant de façon "disproportionnée" le groupe PPC, sans "aucune justification" et "au détriment des caisses de l'Etat", selon l'arrêt de 69 pages. De plus, le renouvellement du contrat s’est effectué de manière automatique, sans l'avis de la Cour des comptes ni aucune "renégociation" des conditions malgré la croissance du secteur portuaire, selon la Cour. À la suite de la décision judiciaire, le gouvernement panaméen a annoncé que la société danoise Maersk assurerait temporairement l’administration des terminaux portuaires jusqu'à l'attribution d'une nouvelle concession. Le président du pays, José Raúl Mulino, a assuré que les ports continueraient de fonctionner sans heurts et demandé sa collaboration à PPC dans cette phase de transition. Fondé par le milliardaire Li Ka-shing, CK Hutchison est l'un des plus grands conglomérats de Hong Kong, présent notamment dans la finance, le commerce de détail, les infrastructures, les télécommunications et la logistique. Sa filiale PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021. Construit par les Etats-Unis et inauguré en 1914, le canal est passé sous contrôle panaméen en 1999 sous la présidence du démocrate américain Jimmy Carter (1977-1981). A son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l'an dernier d'en reprendre le contrôle, estimant qu'il se trouve sous l'influence de Pékin. Il a également exigé du Panama des conditions préférentielles pour son utilisation par les navires américains. En mars, CK Hutchison avait accepté de céder le contrôle des deux ports à un conglomérat mené par le fonds américain BlackRock, mais la transaction, que la Chine considère avec suspicion, n'a toujours pas été finalisée.
Texte intégral (634 mots)
Dénonçant une "campagne de l'Etat panaméen dirigée spécifiquement" contre elle, Panama Ports Company (PPC) a affirmé mardi dans un communiqué subir une "série d'actions abruptes" de la part du pays d'Amérique centrale. Dans un message sur X mercredi, le président panaméen José Raul Mulino a rejeté "fermement" cette décision de recourir à un arbitrage. Vendredi dernier, la Cour suprême du Panama a invalidé la concession dont jouissait cette compagnie pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique. Cette décision avait provoqué la satisfaction de Washington mais une vive réaction de Pékin qui a promis de "protéger les droits et intérêts légitimes de (ses entreprises". "La République du Panama n'a pas respecté le contrat ni les lois applicables. PPC demande une indemnisation conséquente basée sur une évaluation des données financières pertinentes, sujette à une résolution rapide, et certaines autres solutions, si cela s'avère nécessaire", a fait valoir mardi le groupe, sans avancer de montants chiffrés. "L’arbitrage intervient également après les efforts soutenus de PPC durant un an pour mener des consultations et éviter les différends. (…) L’État panaméen a régulièrement ignoré les communications, les efforts de consultation et les demandes de clarification", a-t-elle affirmé. "Le Panama est un État de droit et respecte les décisions du pouvoir judiciaire", a répliqué mercredi M. Mulino. L'annulation de la concession a eu lieu alors que les États-Unis cherchent à limiter l'influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour du canal de 80 kilomètres par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial et dont les États-Unis et la Chine sont les deux principaux utilisateurs. L'influence de Pékin La Cour suprême du Panama a jugé la concession inconstitutionnelle car avantageant de façon "disproportionnée" le groupe PPC, sans "aucune justification" et "au détriment des caisses de l'Etat", selon l'arrêt de 69 pages. De plus, le renouvellement du contrat s’est effectué de manière automatique, sans l'avis de la Cour des comptes ni aucune "renégociation" des conditions malgré la croissance du secteur portuaire, selon la Cour. À la suite de la décision judiciaire, le gouvernement panaméen a annoncé que la société danoise Maersk assurerait temporairement l’administration des terminaux portuaires jusqu'à l'attribution d'une nouvelle concession. Le président du pays, José Raúl Mulino, a assuré que les ports continueraient de fonctionner sans heurts et demandé sa collaboration à PPC dans cette phase de transition. Fondé par le milliardaire Li Ka-shing, CK Hutchison est l'un des plus grands conglomérats de Hong Kong, présent notamment dans la finance, le commerce de détail, les infrastructures, les télécommunications et la logistique. Sa filiale PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021. Construit par les Etats-Unis et inauguré en 1914, le canal est passé sous contrôle panaméen en 1999 sous la présidence du démocrate américain Jimmy Carter (1977-1981). A son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l'an dernier d'en reprendre le contrôle, estimant qu'il se trouve sous l'influence de Pékin. Il a également exigé du Panama des conditions préférentielles pour son utilisation par les navires américains. En mars, CK Hutchison avait accepté de céder le contrôle des deux ports à un conglomérat mené par le fonds américain BlackRock, mais la transaction, que la Chine considère avec suspicion, n'a toujours pas été finalisée.

04.02.2026 à 16:08

Maroc : plus de 50 000 personnes évacuées après des inondations

FRANCE24
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Plus de 50 000 personnes ont été évacuées depuis vendredi dernier dans le nord du Maroc, la plupart à titre préventif, dans un contexte de fortes précipitations touchant plusieurs provinces du pays placées en alerte météorologique, a appris mardi l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur. 
Texte intégral (634 mots)
Plus de 50 000 personnes ont été évacuées depuis vendredi dernier dans le nord du Maroc, la plupart à titre préventif, dans un contexte de fortes précipitations touchant plusieurs provinces du pays placées en alerte météorologique, a appris mardi l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur. 
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