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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.07.2026 à 09:05

FRANCE24
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Des précipitations diluviennes liées au typhon Maysak ont provoqué ces derniers jours d'importantes inondations dans la région du Guangxi, faisant au moins 39 morts et entraînant l'évacuation de 130.000 personnes. Mais la catastrophe a également touché le parc zoologique de Guigang, qui a demandé mercredi l'aide du public pour retrouver certains de ses pensionnaires évadés, expliquant que certains enclos avaient été endommagés par "des pluies torrentielles continues". La liste des animaux manquants rappelle la faune de l'arche de Noé: deux zèbres, un zébu, deux ânes, deux autruches, deux émeus, cinq mouflons, trois alpagas, mais aussi deux ratons laveurs d'Amérique du Nord, neuf cochons nains, près d'une dizaine d'aras, 30 paons... Outre cet inventaire à la Prévert, le communiqué publié par le bureau local de la Culture, des Sports et du Tourisme précise que certains animaux en fuite "peuvent être effrayés et potentiellement agressifs". "N'essayez pas de les capturer, de les approcher ou de les provoquer, car cela pourrait être dangereux", met d'ailleurs en garde le zoo. Parallèlement, des vidéos très diffusées cette semaine sur les réseaux sociaux ont montré des villageois avançant l'eau jusqu'aux genoux pour tenter d'attraper des serpents glissant à la surface, à mains nues ou à l'aide de filets, à Hengzhou, une autre ville inondée du Guangxi. Environ 800 à 900 serpents se sont échappés lundi matin après qu'une ferme d'élevage a été emportée par les eaux, avait déclaré Wu Zhi, chef d'un comité villageois local cité par le média officiel Red Star News. La ville "a immédiatement renforcé ses réserves de ressources médicales et procédé en urgence à l'augmentation de ses stocks d'antivenin" à l'hôpital local, a rapporté la télévision publique CCTV.

09.07.2026 à 08:41

FRANCE24
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"Après ça, c'est toujours pareil, garantir que tel ou tel professeur n'est pas absent, et bien remplacé dans les deux heures (...) ce serait mentir que de le dire", a nuancé le ministre sur RMC. Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP. Pour répondre à cette crise du recrutement, le ministère a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats. En fin de compte, "il y a eu 24.000 admis contre 16.000 l'année dernière", s'est félicité M. Geffray. Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence. Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5). Cette année, une double session était organisée: les nouveaux concours à bac+3 ont coexisté avec les concours à bac+5. Ce système transitoire doit durer jusqu’en 2027, avant la disparition définitive du concours à bac+5 en 2028. Les admis intègreront en septembre un Master enseignement et éducation (M2E), une formation professionnalisante de deux ans, rémunérée. Par rapport à l'an dernier, "on avait 40% de places en plus, on a eu 49% de recrutements en plus", a détaillé le ministre, un écart lié au fait que le taux de réussite a augmenté. M. Geffray, qui s'est félicité que des académies chroniquement déficitaires en enseignants comme Créteil et Mayotte soient cette année intégralement pourvues, s'est cependant défendu de l'idée que le concours ait été "bradé". "Globalement les moyennes obtenues dans toutes les épreuves ont augmenté", a-t-il assuré.

09.07.2026 à 08:39

FRANCE24
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Derrière cette surprise du chef, c'est un XV de départ largement remanié qui retrouvera les Wallabies samedi (17h40 locale, 09h40 française) au Suncorp Stadium, avec sept nouveaux joueurs par rapport à l'équipe battue sur le fil 34-32 par les All Blacks il y a une semaine à Christchurch et notamment l'intégration de cinq finalistes du Top 14. Peato Mauvaka au talonnage ; une deuxième ligne totalement renouvelée, avec le Montpelliérain Florian Verhaeghe, trois ans après sa troisième et dernière sélection, et le golgoth toulousain "Manny" Meafou ; le jeune Montpelliérain Lenni Nouchi comme flanker, et donc Ntamack en 10: au coup d'envoi, un tiers de l'équipe sera formé par les quadruples champions de France en titre ou les joueurs du MHR, absents en Nouvelle-Zélande. Deux autres joueurs feront eux leur première apparition en bleu: le pilier gauche du Stade français Moses Alo-Emile, né à Brisbane de parents samoans et arrivé à Paris à l'âge de 18 ans, et l'ailier palois Aaron Grandidier-Nkanang, champion olympique à VII aux JO de Paris 2024, remplaçant de Damian Penaud, blessé en Nouvelle-Zélande et contraint de rentrer en France. Jalibert reste incertain Mais c'est bien la titularisation de Matthieu Jalibert au poste d'arrière qui a été l'annonce choc de Galthié jeudi. Un fauteuil dans lequel l'ouvreur bordelais n'a jamais été titularisé en bleu et qu'il a seulement occupé quatre fois en club, la dernière fois en mars 2021. Une surprise donc, mais surtout un pari. Car le Bordelais, touché à un mollet en Nouvelle-Zélande, n'a participé à aucun entraînement des Bleus cette semaine. Et sa présence sur le terrain samedi, pour ce choc de la deuxième journée du Championnat des Nations, reste incertaine. "Non, honnêtement on n'est pas sûrs...", a reconnu le sélectionneur jeudi, en revenant sur la blessure de son ouvreur "sur la dernière action" contre les All Blacks, en marquant son essai à la 77e minute: "C'est une contusion au mollet, c'est une blessure qui peut normalement se gérer dans la semaine, donc on l'a protégé cette semaine". "Il aura un test grandeur nature demain, lors de l'entraînement du capitaine, sur le stade. Et on prendra la décision en fonction de son ressenti", a poursuivi Galthié, précisant qu'en cas de forfait de dernière minute c'est le Rochelais Antoine Hastoy, suppléant en 15 cette semaine, qui serait aligné. "Une association romanesque" Faute de trancher entre le feu Jalibert et le flegme Ntamack, les deux devraient donc être alignés ensemble. Comme en novembre 2021. C'est alors le Bordelais qui avait été gardé en 10, le Toulousain étant lui décalé en premier centre, dans un rôle de cinq-huitième à l'anglaise. Mais l'expérience n'avait jamais été reconduite, malgré deux victoires contre l'Argentine et la Géorgie. Blessure de l'un, méforme de l'autre, le duo n'avait jamais été reconstitué depuis. Jusqu'à cette nouvelle tentative samedi, dans un nouveau schéma, où cette fois c'est le joueur de l'UBB qui doit abandonner son poste favori. Pourquoi pas l'inverse ? "Ca aurait pu", a concédé Fabien Galthié. "Mais j'avais promis à Matthieu le premier test match, et j'avais promis à Romain le deuxième. J'avais fait des promesses, et les promesses, on les tient". "En fait nous on joue avec deux 10 autant que deux 15, ça marche bien avec Thomas Ramos et un autre numéro 10", comme l'a prouvé l'association avec Jalibert durant le Tournoi, a insisté le sélectionneur. "Donc il n'y a pas de raison que ça ne marche pas bien avec Mathieu et Romain. (...) L'association Matthieu-Romain, c'est romanesque". Espérons donc que le roman ait une belle fin samedi.

09.07.2026 à 08:34

FRANCE 24
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La Cour suprême sud-coréenne a confirmé jeudi la condamnation à sept ans de prison de l'ancien président Yoon Suk-yeol pour des faits liés à sa déclaration ratée de la loi martiale en 2024 et aux conséquences chaotiques qui en ont découlé. L'ex-chef de l'État avait notamment entravé les délibérations du Conseil des ministres et utilisé des signatures falsifiées du Premier ministre.
Texte intégral (615 mots)
La Cour suprême sud-coréenne a confirmé jeudi la condamnation à sept ans de prison de l'ancien président Yoon Suk-yeol pour des faits liés à sa déclaration ratée de la loi martiale en 2024 et aux conséquences chaotiques qui en ont découlé. L'ex-chef de l'État avait notamment entravé les délibérations du Conseil des ministres et utilisé des signatures falsifiées du Premier ministre.

09.07.2026 à 08:21

FRANCE24
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"Nous avons signé un accord important aujourd'hui sur l'énergie nucléaire", s'est félicité M. Modi, en visite en Australie, après un entretien avec son homologue Anthony Albanese. "Cela va ouvrir la voie à des approvisionnements en uranium de l'Australie vers l'Inde pour donner un nouvel élan à nos objectifs en matière d'énergie propre", a déclaré le chef du gouvernement indien. D'après un communiqué commun, l'entente entre les deux pays permet des exportations d'uranium sur le long terme à des fins "exclusivement pacifiques". "Cette disposition facilite les exportations d'uranium australien vers l'Inde afin de l'aider à accroître la part des capacités énergétiques issues de sources non fossiles", a déclaré le chef du gouvernement australien à des journalistes après leur entretien. L'Australie détient 28% de l'uranium de la planète, d'après l'Association nucléaire mondiale, tandis que l'Inde (1,4 milliard d'habitants) cherche à augmenter considérablement sa capacité de production d'énergie nucléaire. Malgré la signature d'un accord bilatéral sur l'énergie atomique en 2015 pour ouvrir la voie à des exportations d'uranium, des barrières juridiques subsistaient. A tel point que son commerce est aujourd'hui quasi inexistant entre les deux parties. Les liens entre Canberra et New Delhi se sont renforcés ces dernières années, mus par un désir commun de contenir les ambitions chinoises en Asie-Pacifique et de développer des partenariats commerciaux en dehors de la Chine. En guise de bienvenue, M. Modi doit être accueilli plus tard jeudi comme une star par la diaspora indienne dans un stade de Melbourne, grande ville du sud-est de l'Australie. Les organisateurs attendent plus de 20.000 personnes. En 2023 déjà, le chef du gouvernement indien avait été reçu de la sorte dans une grande salle de Sydney. Après l'Australie, le Premier ministre indien poursuivra son déplacement, cette fois-ci en Nouvelle-Zélande.
Lire plus (312 mots)
"Nous avons signé un accord important aujourd'hui sur l'énergie nucléaire", s'est félicité M. Modi, en visite en Australie, après un entretien avec son homologue Anthony Albanese. "Cela va ouvrir la voie à des approvisionnements en uranium de l'Australie vers l'Inde pour donner un nouvel élan à nos objectifs en matière d'énergie propre", a déclaré le chef du gouvernement indien. D'après un communiqué commun, l'entente entre les deux pays permet des exportations d'uranium sur le long terme à des fins "exclusivement pacifiques". "Cette disposition facilite les exportations d'uranium australien vers l'Inde afin de l'aider à accroître la part des capacités énergétiques issues de sources non fossiles", a déclaré le chef du gouvernement australien à des journalistes après leur entretien. L'Australie détient 28% de l'uranium de la planète, d'après l'Association nucléaire mondiale, tandis que l'Inde (1,4 milliard d'habitants) cherche à augmenter considérablement sa capacité de production d'énergie nucléaire. Malgré la signature d'un accord bilatéral sur l'énergie atomique en 2015 pour ouvrir la voie à des exportations d'uranium, des barrières juridiques subsistaient. A tel point que son commerce est aujourd'hui quasi inexistant entre les deux parties. Les liens entre Canberra et New Delhi se sont renforcés ces dernières années, mus par un désir commun de contenir les ambitions chinoises en Asie-Pacifique et de développer des partenariats commerciaux en dehors de la Chine. En guise de bienvenue, M. Modi doit être accueilli plus tard jeudi comme une star par la diaspora indienne dans un stade de Melbourne, grande ville du sud-est de l'Australie. Les organisateurs attendent plus de 20.000 personnes. En 2023 déjà, le chef du gouvernement indien avait été reçu de la sorte dans une grande salle de Sydney. Après l'Australie, le Premier ministre indien poursuivra son déplacement, cette fois-ci en Nouvelle-Zélande.

09.07.2026 à 08:18

FRANCE 24
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Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit "changer d'échelle" dans son adaptation au changement climatique, jugeant que ses "activités économiques et pratiques socioculturelles se sont développés ou ont été dimensionnés dans un climat qui n'existe plus".
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Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit "changer d'échelle" dans son adaptation au changement climatique, jugeant que ses "activités économiques et pratiques socioculturelles se sont développés ou ont été dimensionnés dans un climat qui n'existe plus".

09.07.2026 à 08:05

FRANCE24
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Dans l'eau jusqu'aux genoux, l'écologiste Andrea Pimentel supervise sa troupe sur l'île de Ticao, dans le centre de l'archipel. Les ouvriers plantent des pieux en bambou dans le sol pour empêcher que de potentiels débris, charriés par un énième typhon, ne bloquent le chenal qui nourrit la mangrove. Le chantier du jour est essentiel: si le passage est obstrué, l'eau stagnera et les racines des mangroves seront privées d'oxygène, risquant de mourir. Aux Philippines, frappées par quelque 20 typhons tous les ans, ces forêts entre terre et mer ont perdu plus de 60% de leur surface depuis 1918, d'après des données officielles. "Même si les mangroves sont résilientes, elle peuvent aussi être affectées, et même mourir un jour", s'inquiète Mme Pimentel, cheffe de projet pour WWF dans le pays. La spécialiste collabore avec des communautés locales pour réhabiliter 245 hectares, dont deux laissés sérieusement clairsemés par plusieurs tempêtes. Mais les scientifiques soulignent que les structures en bambou, bon marché, peuvent pourrir en seulement trois ans et générer des débris, allant à l'encontre de l'effet recherché. Ces structures restent néanmoins un moyen accessible et rapide de protéger les mangroves. Ces écosystèmes, en première ligne pour encaisser les rafales, abritent une biodiversité stupéfiante, en plus de capter leur lot de carbone. Le garde-forestier Bernard Almogera, qui pêchait là avec son père il y a des décennies, a vu la mangrove perdre du terrain. "Certaines ont été arrachées, d'autres comme celles-ci déracinées", se désole l'homme de 58 ans auprès de l'AFP, en montrant un arbre aux branches brisées. Urgence mondiale "Nous avons vraiment peur, car si les mangroves disparaissent et qu'un typhon puissant survient, nos maisons seront sans aucun doute démolies", explique Bernard Almogera. Et le temps presse, alors que le réchauffement des eaux au niveau mondial crée des conditions plus propices à des tempêtes plus dévastatrices. Les océans viennent d'enregistrer leur mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés, et la situation pourrait encore empirer dans les mois à venir en raison d'El Niño. Ce phénomène augmente les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations. Et il exerce une plus forte influence sur les températures mondiales au cours de l'année qui suit son apparition, selon l'Organisation météorologique mondiale. "Si nous n'agissons pas maintenant, nos mangroves seront vulnérables au changement climatique", affirme Andrea Pimentel, pour qui toute action immédiate est bonne à prendre. "Les protéger aussi" Selon une étude mondiale datée de 2024 de Global Mangrove Alliance, la moitié de ces écosystèmes sont menacés de destruction par le réchauffement climatique, la montée des eaux et l'activité humaine. Une proportion considérable sera menacée de submersion d'ici à 2050 sans mesure de préservation adéquate. Le chercheur philippin Severino Salmo a, lui, dirigé une enquête en 2023 sur dix pays d'Asie du Sud-Est, relevant que les Philippines sont le deuxième le plus touché et pointant le climat et la conversion des mangroves en fermes d'aquaculture parmi les coupables. "Ce sera plus difficile maintenant (pour les mangroves) de s'adapter à cause des pertes massives dans le passé", souligne M. Salmo auprès de l'AFP. "C'est décevant que nous continuions de perdre les mangroves malgré leur importance", dit-il. Sur le site d'installation des pieux en bambou, Andrea Pimentel scrute les environs. Là, des arbres couleur charbon, signe d'une mort par asphyxie. "Les mangroves nous ont toujours protégés des typhons", rappelle-t-elle. "Il est temps que nous les protégions aussi".
Texte intégral (645 mots)
Dans l'eau jusqu'aux genoux, l'écologiste Andrea Pimentel supervise sa troupe sur l'île de Ticao, dans le centre de l'archipel. Les ouvriers plantent des pieux en bambou dans le sol pour empêcher que de potentiels débris, charriés par un énième typhon, ne bloquent le chenal qui nourrit la mangrove. Le chantier du jour est essentiel: si le passage est obstrué, l'eau stagnera et les racines des mangroves seront privées d'oxygène, risquant de mourir. Aux Philippines, frappées par quelque 20 typhons tous les ans, ces forêts entre terre et mer ont perdu plus de 60% de leur surface depuis 1918, d'après des données officielles. "Même si les mangroves sont résilientes, elle peuvent aussi être affectées, et même mourir un jour", s'inquiète Mme Pimentel, cheffe de projet pour WWF dans le pays. La spécialiste collabore avec des communautés locales pour réhabiliter 245 hectares, dont deux laissés sérieusement clairsemés par plusieurs tempêtes. Mais les scientifiques soulignent que les structures en bambou, bon marché, peuvent pourrir en seulement trois ans et générer des débris, allant à l'encontre de l'effet recherché. Ces structures restent néanmoins un moyen accessible et rapide de protéger les mangroves. Ces écosystèmes, en première ligne pour encaisser les rafales, abritent une biodiversité stupéfiante, en plus de capter leur lot de carbone. Le garde-forestier Bernard Almogera, qui pêchait là avec son père il y a des décennies, a vu la mangrove perdre du terrain. "Certaines ont été arrachées, d'autres comme celles-ci déracinées", se désole l'homme de 58 ans auprès de l'AFP, en montrant un arbre aux branches brisées. Urgence mondiale "Nous avons vraiment peur, car si les mangroves disparaissent et qu'un typhon puissant survient, nos maisons seront sans aucun doute démolies", explique Bernard Almogera. Et le temps presse, alors que le réchauffement des eaux au niveau mondial crée des conditions plus propices à des tempêtes plus dévastatrices. Les océans viennent d'enregistrer leur mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés, et la situation pourrait encore empirer dans les mois à venir en raison d'El Niño. Ce phénomène augmente les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations. Et il exerce une plus forte influence sur les températures mondiales au cours de l'année qui suit son apparition, selon l'Organisation météorologique mondiale. "Si nous n'agissons pas maintenant, nos mangroves seront vulnérables au changement climatique", affirme Andrea Pimentel, pour qui toute action immédiate est bonne à prendre. "Les protéger aussi" Selon une étude mondiale datée de 2024 de Global Mangrove Alliance, la moitié de ces écosystèmes sont menacés de destruction par le réchauffement climatique, la montée des eaux et l'activité humaine. Une proportion considérable sera menacée de submersion d'ici à 2050 sans mesure de préservation adéquate. Le chercheur philippin Severino Salmo a, lui, dirigé une enquête en 2023 sur dix pays d'Asie du Sud-Est, relevant que les Philippines sont le deuxième le plus touché et pointant le climat et la conversion des mangroves en fermes d'aquaculture parmi les coupables. "Ce sera plus difficile maintenant (pour les mangroves) de s'adapter à cause des pertes massives dans le passé", souligne M. Salmo auprès de l'AFP. "C'est décevant que nous continuions de perdre les mangroves malgré leur importance", dit-il. Sur le site d'installation des pieux en bambou, Andrea Pimentel scrute les environs. Là, des arbres couleur charbon, signe d'une mort par asphyxie. "Les mangroves nous ont toujours protégés des typhons", rappelle-t-elle. "Il est temps que nous les protégions aussi".

09.07.2026 à 07:45

FRANCE24
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Ces lutteurs mongols s'entraînent à un rythme soutenu, passant des semaines à vivre et à s'exercer dans des camps situés dans la steppe mongole en vue de décrocher une victoire lors des épreuves de la compétition annuelle du Naadam à la mi-juillet. "La Coupe du monde de football a lieu en ce moment, alors nous avons voulu improviser quelque chose de créatif ce matin", sourit Batsuuri "Basu" Namsraijav, quadruple champion national de lutte, qui a fondé son propre camp. Mais dans l'ensemble "cela reste un entraînement intense", insiste-t-il auprès de l'AFP. Plus de 1.000 lutteurs venus de tout le pays doivent se retrouver à partir du 11 juillet pour ce tournoi de deux jours, connu familièrement sous le nom des "Trois jeux virils": lutte traditionnelle, courses de chevaux et tir à l'arc. Dans ce tout nouveau complexe sportif baptisé "Basu", les lutteurs passent environ un mois à vivre dans des yourtes traditionnelles et des cabanes en bois, et à s'entraîner dans l'arène couverte et la salle de sport du camp, ou sur le terrain d'entraînement extérieur. Le cadre "était beaucoup plus simple avant", confie Basu, 39 ans. "Aujourd'hui, nous avons un endroit où les athlètes peuvent s'entraîner correctement tout en restant proches de la nature." L'entraînement commence dès l'aube, suivi de deux séances de combat, puis d'un déjeuner riche en calories, composé de boeuf ou de mouton, de légumes et de bols de thé au lait. L'accès au camp situé à environ 100 kilomètres de la capitale Oulan-Bator est très réglementé, et peu de visiteurs y sont autorisés. Comme les compétitions de Naadam se déroulent en plein air, Basu estime que s'entraîner dans les verdoyantes prairies mongoles prépare les lutteurs aux conditions qu'ils devront affronter. "Comme les chevaux de course, (les lutteurs) doivent préparer chaque partie d'eux-mêmes: leur corps, leur alimentation, leur esprit", explique Basu. Jeunes champions Contrairement à la discipline olympique de la lutte, le style traditionnel mongol ne comporte ni catégories de poids ni limites de temps, et parfois un combat peut durer près d'une heure. Un lutteur ne perd que lorsque n'importe quelle partie de son corps, autre que la plante des pieds, touche le sol, et il n'est pas rare que des concurrents plus légers ou plus jeunes remportent la victoire face à des adversaires bien plus costauds. Alors que le championnat de l'an dernier a été remporté par Batmagnai Enkhtuvshin, né en 2001, de jeunes lutteurs intensifient leurs efforts pour espérer emporter le trophée. Les camps d'entraînement, où les lutteurs plus âgés transmettent leurs techniques aux jeunes générations, restent l'un des éléments constitutifs de ce sport et continuent d'attirer de jeunes Mongols malgré l'urbanisation rapide du pays. Une pratique fédératrice dans l'identité mongole, même si les femmes ne sont toujours pas autorisées à lutter dans ces camps. Sumiyabazar Naranbaatar, un espoir de la lutte âgé de 22 ans, confie à l'AFP avoir décidé de se lancer dans ce sport après la suspension du Naadam pendant la pandémie de Covid. "C'était très étrange. Il a une histoire si longue, et soudain, il n'y avait plus de lutte", se souvient-il. "C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me consacrer à la lutte. J'avais toujours voulu devenir lutteur, alors je me suis dit: pourquoi ne pas tenter ma chance?", raconte-t-il. Alors que le soleil du soir disparaît derrière les collines, Sumiyabazar et les autres lutteurs regagnent leurs yourtes et leurs cabanes. Dans les derniers jours avant le Naadam, il n'y aura plus de pause football, l'entraînement se fera plus intense. Pour le vainqueur, la victoire apporte le respect du public et l'honneur à sa famille et à sa province. Pour la Mongolie, explique Basu, le Naadam "c'est nos Jeux olympiques nationaux".
Texte intégral (646 mots)
Ces lutteurs mongols s'entraînent à un rythme soutenu, passant des semaines à vivre et à s'exercer dans des camps situés dans la steppe mongole en vue de décrocher une victoire lors des épreuves de la compétition annuelle du Naadam à la mi-juillet. "La Coupe du monde de football a lieu en ce moment, alors nous avons voulu improviser quelque chose de créatif ce matin", sourit Batsuuri "Basu" Namsraijav, quadruple champion national de lutte, qui a fondé son propre camp. Mais dans l'ensemble "cela reste un entraînement intense", insiste-t-il auprès de l'AFP. Plus de 1.000 lutteurs venus de tout le pays doivent se retrouver à partir du 11 juillet pour ce tournoi de deux jours, connu familièrement sous le nom des "Trois jeux virils": lutte traditionnelle, courses de chevaux et tir à l'arc. Dans ce tout nouveau complexe sportif baptisé "Basu", les lutteurs passent environ un mois à vivre dans des yourtes traditionnelles et des cabanes en bois, et à s'entraîner dans l'arène couverte et la salle de sport du camp, ou sur le terrain d'entraînement extérieur. Le cadre "était beaucoup plus simple avant", confie Basu, 39 ans. "Aujourd'hui, nous avons un endroit où les athlètes peuvent s'entraîner correctement tout en restant proches de la nature." L'entraînement commence dès l'aube, suivi de deux séances de combat, puis d'un déjeuner riche en calories, composé de boeuf ou de mouton, de légumes et de bols de thé au lait. L'accès au camp situé à environ 100 kilomètres de la capitale Oulan-Bator est très réglementé, et peu de visiteurs y sont autorisés. Comme les compétitions de Naadam se déroulent en plein air, Basu estime que s'entraîner dans les verdoyantes prairies mongoles prépare les lutteurs aux conditions qu'ils devront affronter. "Comme les chevaux de course, (les lutteurs) doivent préparer chaque partie d'eux-mêmes: leur corps, leur alimentation, leur esprit", explique Basu. Jeunes champions Contrairement à la discipline olympique de la lutte, le style traditionnel mongol ne comporte ni catégories de poids ni limites de temps, et parfois un combat peut durer près d'une heure. Un lutteur ne perd que lorsque n'importe quelle partie de son corps, autre que la plante des pieds, touche le sol, et il n'est pas rare que des concurrents plus légers ou plus jeunes remportent la victoire face à des adversaires bien plus costauds. Alors que le championnat de l'an dernier a été remporté par Batmagnai Enkhtuvshin, né en 2001, de jeunes lutteurs intensifient leurs efforts pour espérer emporter le trophée. Les camps d'entraînement, où les lutteurs plus âgés transmettent leurs techniques aux jeunes générations, restent l'un des éléments constitutifs de ce sport et continuent d'attirer de jeunes Mongols malgré l'urbanisation rapide du pays. Une pratique fédératrice dans l'identité mongole, même si les femmes ne sont toujours pas autorisées à lutter dans ces camps. Sumiyabazar Naranbaatar, un espoir de la lutte âgé de 22 ans, confie à l'AFP avoir décidé de se lancer dans ce sport après la suspension du Naadam pendant la pandémie de Covid. "C'était très étrange. Il a une histoire si longue, et soudain, il n'y avait plus de lutte", se souvient-il. "C'est à ce moment-là que j'ai décidé de me consacrer à la lutte. J'avais toujours voulu devenir lutteur, alors je me suis dit: pourquoi ne pas tenter ma chance?", raconte-t-il. Alors que le soleil du soir disparaît derrière les collines, Sumiyabazar et les autres lutteurs regagnent leurs yourtes et leurs cabanes. Dans les derniers jours avant le Naadam, il n'y aura plus de pause football, l'entraînement se fera plus intense. Pour le vainqueur, la victoire apporte le respect du public et l'honneur à sa famille et à sa province. Pour la Mongolie, explique Basu, le Naadam "c'est nos Jeux olympiques nationaux".

09.07.2026 à 07:43

FRANCE24
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Texte intégral (646 mots)

09.07.2026 à 07:37

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce jeudi 9 juillet, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier. Le président Trump a annoncé, à cette occasion, qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. La survie difficile des habitants de Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas. Dans l’enclave palestinienne, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Et la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial.
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A la Une de la presse, ce jeudi 9 juillet, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier. Le président Trump a annoncé, à cette occasion, qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. La survie difficile des habitants de Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas. Dans l’enclave palestinienne, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Et la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial.

09.07.2026 à 07:22

L'Equipe TV
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La France et le Maroc se retrouvent jeudi en quarts de finale de la Coupe du monde, quatre ans après leur demi-finale, remportée par les Bleus (2-0), au Qatar. Les Français visent une troisième demi-finale mondiale consécutive, tandis que le Maroc cherche à rééditer son épopée de 2022.
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La France et le Maroc se retrouvent jeudi en quarts de finale de la Coupe du monde, quatre ans après leur demi-finale, remportée par les Bleus (2-0), au Qatar. Les Français visent une troisième demi-finale mondiale consécutive, tandis que le Maroc cherche à rééditer son épopée de 2022.

09.07.2026 à 07:14

Marc DAOU
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Pour son quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à la France, jeudi, le Maroc va pouvoir s'appuyer sur l'un des effectifs les plus talentueux de son histoire. Portés par les cadres de l'épopée des demi-finales de 2022 et par une nouvelle génération pleine de promesses, les Lions de l'Atlas abordent ce choc avec plusieurs joueurs au sommet de leur forme. Voici les cinq hommes qui peuvent faire la différence.
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Pour son quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à la France, jeudi, le Maroc va pouvoir s'appuyer sur l'un des effectifs les plus talentueux de son histoire. Portés par les cadres de l'épopée des demi-finales de 2022 et par une nouvelle génération pleine de promesses, les Lions de l'Atlas abordent ce choc avec plusieurs joueurs au sommet de leur forme. Voici les cinq hommes qui peuvent faire la différence.

09.07.2026 à 07:01

FRANCE24
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Le groupe, qui fournit notamment le champion américain des semi-conducteurs Nvidia, entreprise la plus valorisée au monde, a vu ses bénéfices et son cours s'envoler grâce à la demande mondiale effrénée pour l'intelligence artificielle (IA). SK hynix prévoit d'émettre vendredi l'équivalent de 18 millions de nouvelles actions sur le Nasdaq, l'indice de Wall Street dédié aux valeurs technologiques. Le géant des puces a dit espérer lever 43.000 milliards de wons (28 milliards de dollars). Un objectif revu à la baisse par rapport aux 45.000 milliards de wons initialement annoncés. SK hynix est déjà coté sur l'indice Kospi de Séoul, où sa capitalisation boursière a dépassé les 1.000 milliards de dollars en mai. Un montant également atteint par son rival sud-coréen Samsung Electronics et l'américain Micron. Ces trois entreprises ont été propulsées par l'essor de l'IA, atteignant un club très fermé jusqu'ici composé d'une douzaine de sociétés. Mais les valeurs technologiques mondiales ont été secouées ces derniers jours, alors que les investisseurs se demandent quand leurs dépenses colossales porteront leurs fruits. Malgré ces craintes, la demande de titres de SK hynix à Wall Street pourrait dépasser l'offre, et donc faire monter les prix à des niveaux rarement atteints pour une introduction en Bourse, selon les estimations à ce stade. Le montant levé pourrait rivaliser avec l'entrée en Bourse de Saudi Aramco à 25,6 milliards de dollars en 2019. Mais il ne devrait pas s'approcher du récent record de l'américain Space X, à 75 milliards de dollars. Pour Dilin Wu, analyste du cabinet Pepperstone, cette entrée est "une avancée majeure qui devrait élargir la base de capitaux du secteur des mémoires". SK hynix, Samsung et Micron dominent le marché des composants connus sous le nom de mémoire à large bande passante (HBM), très utilisés dans les serveurs IA. En parallèle, la pénurie des puces mémoire utilisées dans l'électronique grand public fait grimper leurs prix. SK hynix cherche aujourd'hui à supplanter Samsung sur ce marché, explique MS Hwang, analyste chez Counterpoint Research. "Outre le leadership dont elle a fait preuve jusqu'à récemment dans le domaine des HBM, l'entreprise prévoit désormais de prendre l'ascendant en termes de volumes", a déclaré M. Hwang à l'AFP. "L'utilisation des fonds issus de son introduction boursière aux Etats-Unis peut soutenir un tel objectif", a-t-il ajouté. De son côté, SK hynix a indiqué que le produit de cette levée de fonds servirait à financer de nouvelles usines de puces, afin de pallier les pénuries. L'entreprise, aux côtés de Samsung, participe à un investissement public-privé colossal de 800.000 milliards de wons (455 milliards d'euros) pour un nouveau pôle de fabrication de semi-conducteurs dans le sud-ouest de la Corée du Sud.
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Le groupe, qui fournit notamment le champion américain des semi-conducteurs Nvidia, entreprise la plus valorisée au monde, a vu ses bénéfices et son cours s'envoler grâce à la demande mondiale effrénée pour l'intelligence artificielle (IA). SK hynix prévoit d'émettre vendredi l'équivalent de 18 millions de nouvelles actions sur le Nasdaq, l'indice de Wall Street dédié aux valeurs technologiques. Le géant des puces a dit espérer lever 43.000 milliards de wons (28 milliards de dollars). Un objectif revu à la baisse par rapport aux 45.000 milliards de wons initialement annoncés. SK hynix est déjà coté sur l'indice Kospi de Séoul, où sa capitalisation boursière a dépassé les 1.000 milliards de dollars en mai. Un montant également atteint par son rival sud-coréen Samsung Electronics et l'américain Micron. Ces trois entreprises ont été propulsées par l'essor de l'IA, atteignant un club très fermé jusqu'ici composé d'une douzaine de sociétés. Mais les valeurs technologiques mondiales ont été secouées ces derniers jours, alors que les investisseurs se demandent quand leurs dépenses colossales porteront leurs fruits. Malgré ces craintes, la demande de titres de SK hynix à Wall Street pourrait dépasser l'offre, et donc faire monter les prix à des niveaux rarement atteints pour une introduction en Bourse, selon les estimations à ce stade. Le montant levé pourrait rivaliser avec l'entrée en Bourse de Saudi Aramco à 25,6 milliards de dollars en 2019. Mais il ne devrait pas s'approcher du récent record de l'américain Space X, à 75 milliards de dollars. Pour Dilin Wu, analyste du cabinet Pepperstone, cette entrée est "une avancée majeure qui devrait élargir la base de capitaux du secteur des mémoires". SK hynix, Samsung et Micron dominent le marché des composants connus sous le nom de mémoire à large bande passante (HBM), très utilisés dans les serveurs IA. En parallèle, la pénurie des puces mémoire utilisées dans l'électronique grand public fait grimper leurs prix. SK hynix cherche aujourd'hui à supplanter Samsung sur ce marché, explique MS Hwang, analyste chez Counterpoint Research. "Outre le leadership dont elle a fait preuve jusqu'à récemment dans le domaine des HBM, l'entreprise prévoit désormais de prendre l'ascendant en termes de volumes", a déclaré M. Hwang à l'AFP. "L'utilisation des fonds issus de son introduction boursière aux Etats-Unis peut soutenir un tel objectif", a-t-il ajouté. De son côté, SK hynix a indiqué que le produit de cette levée de fonds servirait à financer de nouvelles usines de puces, afin de pallier les pénuries. L'entreprise, aux côtés de Samsung, participe à un investissement public-privé colossal de 800.000 milliards de wons (455 milliards d'euros) pour un nouveau pôle de fabrication de semi-conducteurs dans le sud-ouest de la Corée du Sud.

09.07.2026 à 06:55

FRANCE24
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La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé avoir demandé au roi Charles III de faire sortir quelque 30 tonnes d'or vénézuélien des réserves de la Banque d'Angleterre, pour financer la reconstruction. Le double séisme, le plus puissant dans le pays depuis 1900, a provoqué la mort de 3.811 personnes selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi. Le précédent, daté de dimanche, faisait état de 3.685 morts. Les autorités évitent de parler de disparus mais les Nations unies estiment que leur nombre pourrait atteindre 50.000. Certaines projections avancent un chiffre proche de 10.000. Les travaux de reconstruction s'annoncent fastidieux dans le nord du pays, particulièrement touché, où des centaines d'immeubles sont réduits en poussière ou inhabitables. Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a ainsi sollicité 296 millions de dollars de dons pour aider "1,3 million de personnes ayant des besoins socioéconomique, pendant six mois", lors d'une réunion par vidéo avec les Etats membres de l'ONU. Cet appel s'ajoute au plan humanitaire de 632 millions de dollars annoncé au début de l'année pour le pays sud-américain, où près de 8 millions de personnes avaient déjà besoin d'aide humanitaire. Ce plan initial a reçu 300 millions de dollars pour l'heure. Lettre au Roi Au cours de cette réunion, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a lui réclamé le déblocage des avoirs gelés à l'étranger dans le cadre de sanctions contre le Venezuela. "Nous voulons lancer un appel à tous les pays qui maintiennent encore bloqués des fonds appartenant au Venezuela, afin que nous entamions un plan de libération de ces fonds et que nous puissions les utiliser pour la reconstruction", a-t-il plaidé, estimant que ces gels résultent de "sanctions illégales". La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a personnalisé la demande, en écrivant à Charles III. "J'ai décidé d'envoyer une lettre au roi d'Angleterre pour qu'ils libèrent l'or qui est retenu à la Banque d'Angleterre. Cet or appartient à notre peuple. (Nous en avons besoin) pour faire face aux conséquences du séisme", a-t-elle dit à la télévision mercredi. Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a livré lors de cette même intervention télévisée le dernier bilan du double séisme, qui s'établit pour l'heure à 3.811 morts et 16.740 blessés. Près de 18.000 personnes se retrouvent également sans logement, a ajouté le frère de la présidente par intérim. Dans l'Etat de la Guaira, épicentre des tremblements de terre, de nombreuses familles craignent de perdre l'accès à leurs logements endommagés. Etiquette rouge Dans le quartier de La Lucha, dans la ville côtière de Catia La Mar, Morela Luna est suspendue aux gestes des experts qui inspectent sa maison partiellement effondrée. "Je me dit encore que c'est un cauchemar. J'aimerais reconstruire ma maison. J'ai grandi ici et je ne veux pas la perdre", témoigne l'étudiante en géographie de 23 ans, qui redoute qu'y soit accolée une étiquette rouge, synonyme de danger et d'évacuation. Tout autour, le quartier est couvert de tentes où les familles attendent que leurs maisons soient réparées avec l'aide du gouvernement. Les Nations Unies estiment les pertes liées aux séismes à 6,7 milliards de dollars, soit 6% du PIB du pays, plongé dans une grave crise depuis des années. Caracas cherche donc des ressources. Le 26 juin, le gouvernement américain a suspendu pour quatre mois des sanctions économiques visant le Venezuela, pour ne pas entraver les opérations de secours dans le pays. Washington avait enserré le Venezuela dans un lourd étau de sanctions économiques, en particulier à compter de 2019, dans le but de rendre intenable la situation pour le président populiste de gauche Nicolas Maduro, jugé "illégitime" par les Etats-Unis. Sa reconduction pour un troisième mandat début 2025 avait également été condamnée par l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis à renfort de nouvelles sanctions économiques conjointes. Depuis que Donald Trump a fait capturer M. Maduro début janvier, les relations avec Caracas se sont réchauffées. L'exécutif américain appuie fortement la présidente par intérim Delcy Rodriguez et lève graduellement ses sanctions, notamment pour développer l'exploitation des immenses ressources pétrolières du Venezuela.
Texte intégral (742 mots)
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé avoir demandé au roi Charles III de faire sortir quelque 30 tonnes d'or vénézuélien des réserves de la Banque d'Angleterre, pour financer la reconstruction. Le double séisme, le plus puissant dans le pays depuis 1900, a provoqué la mort de 3.811 personnes selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi. Le précédent, daté de dimanche, faisait état de 3.685 morts. Les autorités évitent de parler de disparus mais les Nations unies estiment que leur nombre pourrait atteindre 50.000. Certaines projections avancent un chiffre proche de 10.000. Les travaux de reconstruction s'annoncent fastidieux dans le nord du pays, particulièrement touché, où des centaines d'immeubles sont réduits en poussière ou inhabitables. Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a ainsi sollicité 296 millions de dollars de dons pour aider "1,3 million de personnes ayant des besoins socioéconomique, pendant six mois", lors d'une réunion par vidéo avec les Etats membres de l'ONU. Cet appel s'ajoute au plan humanitaire de 632 millions de dollars annoncé au début de l'année pour le pays sud-américain, où près de 8 millions de personnes avaient déjà besoin d'aide humanitaire. Ce plan initial a reçu 300 millions de dollars pour l'heure. Lettre au Roi Au cours de cette réunion, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a lui réclamé le déblocage des avoirs gelés à l'étranger dans le cadre de sanctions contre le Venezuela. "Nous voulons lancer un appel à tous les pays qui maintiennent encore bloqués des fonds appartenant au Venezuela, afin que nous entamions un plan de libération de ces fonds et que nous puissions les utiliser pour la reconstruction", a-t-il plaidé, estimant que ces gels résultent de "sanctions illégales". La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a personnalisé la demande, en écrivant à Charles III. "J'ai décidé d'envoyer une lettre au roi d'Angleterre pour qu'ils libèrent l'or qui est retenu à la Banque d'Angleterre. Cet or appartient à notre peuple. (Nous en avons besoin) pour faire face aux conséquences du séisme", a-t-elle dit à la télévision mercredi. Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a livré lors de cette même intervention télévisée le dernier bilan du double séisme, qui s'établit pour l'heure à 3.811 morts et 16.740 blessés. Près de 18.000 personnes se retrouvent également sans logement, a ajouté le frère de la présidente par intérim. Dans l'Etat de la Guaira, épicentre des tremblements de terre, de nombreuses familles craignent de perdre l'accès à leurs logements endommagés. Etiquette rouge Dans le quartier de La Lucha, dans la ville côtière de Catia La Mar, Morela Luna est suspendue aux gestes des experts qui inspectent sa maison partiellement effondrée. "Je me dit encore que c'est un cauchemar. J'aimerais reconstruire ma maison. J'ai grandi ici et je ne veux pas la perdre", témoigne l'étudiante en géographie de 23 ans, qui redoute qu'y soit accolée une étiquette rouge, synonyme de danger et d'évacuation. Tout autour, le quartier est couvert de tentes où les familles attendent que leurs maisons soient réparées avec l'aide du gouvernement. Les Nations Unies estiment les pertes liées aux séismes à 6,7 milliards de dollars, soit 6% du PIB du pays, plongé dans une grave crise depuis des années. Caracas cherche donc des ressources. Le 26 juin, le gouvernement américain a suspendu pour quatre mois des sanctions économiques visant le Venezuela, pour ne pas entraver les opérations de secours dans le pays. Washington avait enserré le Venezuela dans un lourd étau de sanctions économiques, en particulier à compter de 2019, dans le but de rendre intenable la situation pour le président populiste de gauche Nicolas Maduro, jugé "illégitime" par les Etats-Unis. Sa reconduction pour un troisième mandat début 2025 avait également été condamnée par l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis à renfort de nouvelles sanctions économiques conjointes. Depuis que Donald Trump a fait capturer M. Maduro début janvier, les relations avec Caracas se sont réchauffées. L'exécutif américain appuie fortement la présidente par intérim Delcy Rodriguez et lève graduellement ses sanctions, notamment pour développer l'exploitation des immenses ressources pétrolières du Venezuela.

09.07.2026 à 06:49

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Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit pour tenter de réduire le contrôle exercé par Téhéran sur le stratégique détroit d'Ormuz, tandis que l'armée iranienne a affirmé avoir lancé des représailles contre trois pays alliés de Washington dans le Golfe.
Texte intégral (742 mots)
Les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran dans la nuit pour tenter de réduire le contrôle exercé par Téhéran sur le stratégique détroit d'Ormuz, tandis que l'armée iranienne a affirmé avoir lancé des représailles contre trois pays alliés de Washington dans le Golfe.
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