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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

12.02.2026 à 11:27

"Israël est l'ennemi commun de l’humanité" : comment cette phrase a été attribuée à tort à Francesca Albanese

Nathan GALLO
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Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot et plus de cinquante députés français accusent à tort la rapporteuse spéciale de l'ONU d'avoir déclaré qu’"Israël est l'ennemi commun de l'humanité" lors d'un forum le 7 février. Mais Francesca Albanese n'a pas tenu ces propos, comme le montre le verbatim de son intervention.
Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot et plus de cinquante députés français accusent à tort la rapporteuse spéciale de l'ONU d'avoir déclaré qu’"Israël est l'ennemi commun de l'humanité" lors d'un forum le 7 février. Mais Francesca Albanese n'a pas tenu ces propos, comme le montre le verbatim de son intervention.

12.02.2026 à 11:24

La procureure général des États-Unis, Pam Bondi, défend sa gestion de l'affaire Epstein

FRANCE24
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Pam Bondi, la procureure générale ⁠des États-Unis, a ​défendu mercredi devant une commission du Congrès la gestion, contestée, de l'affaire Jeffrey Epstein par le département de la Justice qu'elle dirige. Depuis ​la publication par son ministère d'une nouvelle salve de documents relatifs au criminel sexuel mort en prison en 2019, de nombreux élus, y compris républicains, critiquent l'ampleur des éléments caviardés ou occultés, alors même qu'une loi votée par le ​Congrès en ‌novembre exige la divulgation de la quasi-totalité des pièces du dossier. Récit de David Gilberg.
Lire plus (104 mots)
Pam Bondi, la procureure générale ⁠des États-Unis, a ​défendu mercredi devant une commission du Congrès la gestion, contestée, de l'affaire Jeffrey Epstein par le département de la Justice qu'elle dirige. Depuis ​la publication par son ministère d'une nouvelle salve de documents relatifs au criminel sexuel mort en prison en 2019, de nombreux élus, y compris républicains, critiquent l'ampleur des éléments caviardés ou occultés, alors même qu'une loi votée par le ​Congrès en ‌novembre exige la divulgation de la quasi-totalité des pièces du dossier. Récit de David Gilberg.

12.02.2026 à 11:23

Un ex-militaire français tué pendant l'attaque de l'aéroport de Niamey ? Une intox générée par IA

Les Observateurs
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Des internautes favorables à l’Alliance des États du Sahel prétendent qu'un ancien militaire français aurait été tué lors de l’attaque contre l’aéroport de Niamey, au Niger, fin janvier. Ils avancent pour preuve un supposé portrait du militaire. Cette image a cependant été créée par IA. 
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Des internautes favorables à l’Alliance des États du Sahel prétendent qu'un ancien militaire français aurait été tué lors de l’attaque contre l’aéroport de Niamey, au Niger, fin janvier. Ils avancent pour preuve un supposé portrait du militaire. Cette image a cependant été créée par IA. 

12.02.2026 à 11:23

Luxe: le patron d'Hermès raconte comment Jeffrey Epstein a fait le forcing pour l'approcher

FRANCE24
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"J'ai eu un seul contact avec Jeffrey Epstein, c'était en mars 2013, lors d'une visite des ateliers Hermès à Pantin (près de Paris). Il ne figurait pas sur les listes des invités et s'est joint à un groupe d'invités de Woody Allen et sa femme, sans que cela ait été annoncé en amont", a expliqué Axel Dumas, interrogé par l'AFP lors d'un point presse, en marge de la publication des résultats annuels 2025 du célèbre fabricant de sacs à main et carrés de soie. Une photo des dossiers Epstein publiés par la justice américaine et vue par l'AFP, lors de la consultation de ces dossiers, montre Axel Dumas en discussion avec le réalisateur américain Woody Allen et Jeffrey Epstein. "On en a profité pour faire une photo prise sur le vif, que visiblement il a gardée précieusement", a souligné Axel Dumas. "Et effectivement, il avait une mauvaise réputation", a-t-il ajouté. "Par la suite, il a tenté par trois fois de me rencontrer, ce que j'ai toujours décliné", a-t-il précisé, et "ce sont cinq +non+ que nous lui avons opposés". Des mails envoyés par l'assistante d'Axel Dumas, consultés par l'AFP, montrent que le patron d'Hermès a effectivement refusé plusieurs invitations de Jeffrey Epstein. Toutefois, dans un mail datant de janvier 2014, l'assistante propose une rencontre le 30 janvier entre Axel Dumas, Jeffrey Epstein et la banquière Ariane de Rothschild. "Il a voulu prendre un rendez-vous avec moi, qui a d'abord été accepté", mais "quand je l'ai vu dans mon agenda, je l'ai décliné", a détaillé jeudi Axel Dumas. "J'ai été une cible" "C'est une période très chargée et, en raison d'un agenda très serré (...) M. Dumas regrette de ne pas pouvoir rencontrer M. Epstein au domicile de Madame de Rothschild", a pu ainsi lire l'AFP dans un e-mail du 27 janvier 2014 de réponse à une invitation. On retrouve ensuite le nom d'Axel Dumas dans des mails adressés par Jeffrey Epstein à des tiers, dont l'assistante de Woody Allen, par lesquels il cherche un contact direct avec le dirigeant d'Hermès. "Je pense que j'ai été une cible. J'étais jeune dirigeant et on était en pleine affaire LVMH", a expliqué Axel Dumas. "On s'est dit" à l'époque qu'on avait affaire à "un prédateur financier", a-t-il ajouté. LVMH et Hermès étaient alors en conflit après que le numéro un mondial du luxe avait fait intrusion en catimini dans le capital du sellier maroquinier. "J'étais déjà très suspicieux des agissements d'Eric Freymond auprès de mon oncle, et on n'avait pas besoin d'un financier louche", a-t-il dit. Nicolas Puech, oncle d'Axel Dumas, avait porté plainte contre son ancien gestionnaire de fortune Eric Freymond, décédé depuis. Nicolas Puech estimait que le financier avait eu recours à de subtils montages pour faire disparaître ses actions. Une des questions non résolues est de savoir si ces actions ont été vendues ou non à LVMH pour sa montée masquée au capital d'Hermès, pour laquelle l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait condamné le géant du luxe dirigé par Bernard Arnault. Refaire l'intérieur d'un jet "En 2016, (Jeffrey Epstein) a participé à une vente aux enchères caritative, a remporté un lot offert par la maison (Hermès), un stage en atelier. Lorsque nous avons appris qu'il était l'enchérisseur gagnant, nous avons refusé et avons dédommagé la charity d'un montant équivalent", a raconté Axel Dumas. En 2012, Jeffrey Epstein avait déjà demandé à Hermès de refaire l'intérieur de son avion "et nous avons refusé", a-t-il assuré. "Je ne peux pas vous dire exactement ce qu'on savait sur lui ou pas, parce que je ne me rappelle pas il y a 13 ans, mais il avait déjà une réputation détestable", a-t-il dit. Hermès a publié jeudi un bénéfice net pour son exercice 2025, en baisse de 1,72%, à 4,5 milliards d'euros, et des ventes en hausse de 5,5%, à 16 milliards d'euros. La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose pas d'acte a priori répréhensible de la part de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre Jeffrey Epstein, ou son entourage, avec des personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.
Texte intégral (735 mots)
"J'ai eu un seul contact avec Jeffrey Epstein, c'était en mars 2013, lors d'une visite des ateliers Hermès à Pantin (près de Paris). Il ne figurait pas sur les listes des invités et s'est joint à un groupe d'invités de Woody Allen et sa femme, sans que cela ait été annoncé en amont", a expliqué Axel Dumas, interrogé par l'AFP lors d'un point presse, en marge de la publication des résultats annuels 2025 du célèbre fabricant de sacs à main et carrés de soie. Une photo des dossiers Epstein publiés par la justice américaine et vue par l'AFP, lors de la consultation de ces dossiers, montre Axel Dumas en discussion avec le réalisateur américain Woody Allen et Jeffrey Epstein. "On en a profité pour faire une photo prise sur le vif, que visiblement il a gardée précieusement", a souligné Axel Dumas. "Et effectivement, il avait une mauvaise réputation", a-t-il ajouté. "Par la suite, il a tenté par trois fois de me rencontrer, ce que j'ai toujours décliné", a-t-il précisé, et "ce sont cinq +non+ que nous lui avons opposés". Des mails envoyés par l'assistante d'Axel Dumas, consultés par l'AFP, montrent que le patron d'Hermès a effectivement refusé plusieurs invitations de Jeffrey Epstein. Toutefois, dans un mail datant de janvier 2014, l'assistante propose une rencontre le 30 janvier entre Axel Dumas, Jeffrey Epstein et la banquière Ariane de Rothschild. "Il a voulu prendre un rendez-vous avec moi, qui a d'abord été accepté", mais "quand je l'ai vu dans mon agenda, je l'ai décliné", a détaillé jeudi Axel Dumas. "J'ai été une cible" "C'est une période très chargée et, en raison d'un agenda très serré (...) M. Dumas regrette de ne pas pouvoir rencontrer M. Epstein au domicile de Madame de Rothschild", a pu ainsi lire l'AFP dans un e-mail du 27 janvier 2014 de réponse à une invitation. On retrouve ensuite le nom d'Axel Dumas dans des mails adressés par Jeffrey Epstein à des tiers, dont l'assistante de Woody Allen, par lesquels il cherche un contact direct avec le dirigeant d'Hermès. "Je pense que j'ai été une cible. J'étais jeune dirigeant et on était en pleine affaire LVMH", a expliqué Axel Dumas. "On s'est dit" à l'époque qu'on avait affaire à "un prédateur financier", a-t-il ajouté. LVMH et Hermès étaient alors en conflit après que le numéro un mondial du luxe avait fait intrusion en catimini dans le capital du sellier maroquinier. "J'étais déjà très suspicieux des agissements d'Eric Freymond auprès de mon oncle, et on n'avait pas besoin d'un financier louche", a-t-il dit. Nicolas Puech, oncle d'Axel Dumas, avait porté plainte contre son ancien gestionnaire de fortune Eric Freymond, décédé depuis. Nicolas Puech estimait que le financier avait eu recours à de subtils montages pour faire disparaître ses actions. Une des questions non résolues est de savoir si ces actions ont été vendues ou non à LVMH pour sa montée masquée au capital d'Hermès, pour laquelle l'Autorité des marchés financiers (AMF) avait condamné le géant du luxe dirigé par Bernard Arnault. Refaire l'intérieur d'un jet "En 2016, (Jeffrey Epstein) a participé à une vente aux enchères caritative, a remporté un lot offert par la maison (Hermès), un stage en atelier. Lorsque nous avons appris qu'il était l'enchérisseur gagnant, nous avons refusé et avons dédommagé la charity d'un montant équivalent", a raconté Axel Dumas. En 2012, Jeffrey Epstein avait déjà demandé à Hermès de refaire l'intérieur de son avion "et nous avons refusé", a-t-il assuré. "Je ne peux pas vous dire exactement ce qu'on savait sur lui ou pas, parce que je ne me rappelle pas il y a 13 ans, mais il avait déjà une réputation détestable", a-t-il dit. Hermès a publié jeudi un bénéfice net pour son exercice 2025, en baisse de 1,72%, à 4,5 milliards d'euros, et des ventes en hausse de 5,5%, à 16 milliards d'euros. La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose pas d'acte a priori répréhensible de la part de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre Jeffrey Epstein, ou son entourage, avec des personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.

12.02.2026 à 11:19

Le catalogue de Britney Spears vendu 200 millions de dollars : la musique, un actif financier ?

Christophe DANSETTE
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Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l’intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d’investissement.
Texte intégral (735 mots)
Après Bruce Springsteen, Bob Dylan ou Justin Bieber, Britney Spears aurait cédé l’intégralité de son catalogue musical pour 200 millions de dollars. Une opération qui illustre la transformation des chansons en véritables actifs financiers, prisés par les majors… et désormais par les fonds d’investissement.

12.02.2026 à 11:18

Que sait-on du septuagénaire français accusé de viols et agressions sur 89 mineurs?

FRANCE24
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Le parquet de Grenoble a lancé mardi un appel à témoins concernant Jacques Leveugle, 79 ans, accusé de viols et agressions sexuelles aggravés sur 89 mineurs dans plusieurs pays entre 1967 et 2022, mais aussi du meurtre de sa mère et de sa tante. Pour plus de précisions sur le dossier, Pauline Paccard interview Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble.
Texte intégral (735 mots)
Le parquet de Grenoble a lancé mardi un appel à témoins concernant Jacques Leveugle, 79 ans, accusé de viols et agressions sexuelles aggravés sur 89 mineurs dans plusieurs pays entre 1967 et 2022, mais aussi du meurtre de sa mère et de sa tante. Pour plus de précisions sur le dossier, Pauline Paccard interview Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble.

12.02.2026 à 11:17

Le CAC 40 dépasse les 8.400 points pour la première fois

FRANCE24
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Vers 10H00 (heure de Paris), le CAC 40 gagnait 1,09%, à 8.403,74 points, surpassant son précédent record en séance de 8.396,72 points, du 14 janvier dernier, et après avoir atteint un sommet à 8.437,35 points dans les premiers échanges jeudi. Ailleurs en Europe, Londres prenait 0,47%, Francfort 1,22% et Milan 0,80%. L'indice parisien recouvre ainsi l'ensemble de ses pertes provoquées à la mi-janvier par les menaces douanières de Donald Trump contre les pays européens, qui refusaient de soutenir sa volonté d'annexer le Groenland, ce qui avait fait chuter les Bourses. Des résultats positifs "Le CAC, comme l'ensemble des marchés européens, bénéficie d'une saison des résultats d'entreprises meilleure qu'attendu, notamment en ce qui concerne le quatrième trimestre 2025", a expliqué Vincent Juvyns, analyste pour ING, interrogé par l'AFP. La hausse de jeudi est d'ailleurs permise par plusieurs publications d'entreprises particulièrement bien reçues à Paris. Vedette de la séance, le numéro un mondial de l'optique EssilorLuxottica gagnait 5,98%, à 265,80 euros, après avoir bondi de plus de 9%, bénéficiant de ventes supérieures aux attentes du marché pour l'année 2025, portées par ses lunettes dopées à l'intelligence artificielle (IA), développées avec Meta. L'équipementier électrique Legrand (+5,53%, à 152,65 euros) a lui aussi profité de la dynamique de l'IA, avec un bénéfice net en hausse de 6,7% à 1,24 milliard d'euros l'an dernier. Le groupe fournit des services et produits pour les centres de données. Le secteur du luxe, qui pèse particulièrement à la Bourse de Paris, est aussi de la fête. Hermès gagnait 1,79%, à 2.158,00 euros. Les ventes du groupe ont grimpé de 5,5%, à 16 milliards d'euros, l'an dernier. Le fabricant de pneus Michelin bondissait lui de 6,73%, à 34,54 euros, grâce à des résultats au second semestre 2025 meilleurs qu'attendu et à l'annonce d'un nouveau programme de rachat d'actions. Situation politique stabilisée Le CAC profite aussi d'une situation politique stabilisée en France, avec l'adoption du budget 2026 par l'Assemblée nationale, l’abstention du Parti socialiste ayant permis de laisser en place le gouvernement de Sébastien Lecornu. "Même s'il s'agit d'une stabilité en trompe-l’œil qui pourrait ne pas durer, les investisseurs prennent pour le moment le parti de s'en contenter et d'aller de l'avant", a noté Vincent Juvyns. Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, les marchés français faisaient systématiquement moins bien que leurs homologues européens. Désormais, depuis le début de l'année, le CAC gagne 3,01%, tandis que le Dax de Francfort prend 2,61% et Milan 2,92%. Et l'écart des taux d'intérêt entre l'emprunt français et allemand, qui s'était accru l'an dernier, se resserre de plus en plus, signe que les investisseurs semblent moins s'inquiéter de la situation politique et budgétaire française. L'écart était à 0,57 point de pourcentage jeudi, après avoir grimpé au-dessus de 0,80 point l'an dernier. Attrait de l'Europe Le CAC bénéficie enfin de l'attraction renouvelée des marchés européens depuis fin janvier, car les investisseurs souhaitent diversifier leurs placements en dehors des entreprises de la tech américaine. Ce secteur, dont le poids est jugé démesuré dans les indices boursiers mondiaux, fait face à des inquiétudes croissantes sur la capacité des géants de la tech à rentabiliser leurs investissements massifs dans l'IA, qu'ils financent de plus en plus en s'endettant. "Même si ce mouvement ne devrait pas durer au-delà du court terme, il profite pour l'instant aux valeurs européennes", a relevé Antoine Andreani, chef de la recherche chez XTB France, interrogé par l'AFP. La tech est peu présente sur les indices européens. Plus généralement, l’incertitude provoquée par la présidence de Donald Trump aux Etats-Unis pousse les investisseurs à se diversifier en dehors de la première économie mondiale, ce qui bénéficie aux autres places financières, européennes et asiatiques particulièrement.
Texte intégral (648 mots)
Vers 10H00 (heure de Paris), le CAC 40 gagnait 1,09%, à 8.403,74 points, surpassant son précédent record en séance de 8.396,72 points, du 14 janvier dernier, et après avoir atteint un sommet à 8.437,35 points dans les premiers échanges jeudi. Ailleurs en Europe, Londres prenait 0,47%, Francfort 1,22% et Milan 0,80%. L'indice parisien recouvre ainsi l'ensemble de ses pertes provoquées à la mi-janvier par les menaces douanières de Donald Trump contre les pays européens, qui refusaient de soutenir sa volonté d'annexer le Groenland, ce qui avait fait chuter les Bourses. Des résultats positifs "Le CAC, comme l'ensemble des marchés européens, bénéficie d'une saison des résultats d'entreprises meilleure qu'attendu, notamment en ce qui concerne le quatrième trimestre 2025", a expliqué Vincent Juvyns, analyste pour ING, interrogé par l'AFP. La hausse de jeudi est d'ailleurs permise par plusieurs publications d'entreprises particulièrement bien reçues à Paris. Vedette de la séance, le numéro un mondial de l'optique EssilorLuxottica gagnait 5,98%, à 265,80 euros, après avoir bondi de plus de 9%, bénéficiant de ventes supérieures aux attentes du marché pour l'année 2025, portées par ses lunettes dopées à l'intelligence artificielle (IA), développées avec Meta. L'équipementier électrique Legrand (+5,53%, à 152,65 euros) a lui aussi profité de la dynamique de l'IA, avec un bénéfice net en hausse de 6,7% à 1,24 milliard d'euros l'an dernier. Le groupe fournit des services et produits pour les centres de données. Le secteur du luxe, qui pèse particulièrement à la Bourse de Paris, est aussi de la fête. Hermès gagnait 1,79%, à 2.158,00 euros. Les ventes du groupe ont grimpé de 5,5%, à 16 milliards d'euros, l'an dernier. Le fabricant de pneus Michelin bondissait lui de 6,73%, à 34,54 euros, grâce à des résultats au second semestre 2025 meilleurs qu'attendu et à l'annonce d'un nouveau programme de rachat d'actions. Situation politique stabilisée Le CAC profite aussi d'une situation politique stabilisée en France, avec l'adoption du budget 2026 par l'Assemblée nationale, l’abstention du Parti socialiste ayant permis de laisser en place le gouvernement de Sébastien Lecornu. "Même s'il s'agit d'une stabilité en trompe-l’œil qui pourrait ne pas durer, les investisseurs prennent pour le moment le parti de s'en contenter et d'aller de l'avant", a noté Vincent Juvyns. Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, les marchés français faisaient systématiquement moins bien que leurs homologues européens. Désormais, depuis le début de l'année, le CAC gagne 3,01%, tandis que le Dax de Francfort prend 2,61% et Milan 2,92%. Et l'écart des taux d'intérêt entre l'emprunt français et allemand, qui s'était accru l'an dernier, se resserre de plus en plus, signe que les investisseurs semblent moins s'inquiéter de la situation politique et budgétaire française. L'écart était à 0,57 point de pourcentage jeudi, après avoir grimpé au-dessus de 0,80 point l'an dernier. Attrait de l'Europe Le CAC bénéficie enfin de l'attraction renouvelée des marchés européens depuis fin janvier, car les investisseurs souhaitent diversifier leurs placements en dehors des entreprises de la tech américaine. Ce secteur, dont le poids est jugé démesuré dans les indices boursiers mondiaux, fait face à des inquiétudes croissantes sur la capacité des géants de la tech à rentabiliser leurs investissements massifs dans l'IA, qu'ils financent de plus en plus en s'endettant. "Même si ce mouvement ne devrait pas durer au-delà du court terme, il profite pour l'instant aux valeurs européennes", a relevé Antoine Andreani, chef de la recherche chez XTB France, interrogé par l'AFP. La tech est peu présente sur les indices européens. Plus généralement, l’incertitude provoquée par la présidence de Donald Trump aux Etats-Unis pousse les investisseurs à se diversifier en dehors de la première économie mondiale, ce qui bénéficie aux autres places financières, européennes et asiatiques particulièrement.

12.02.2026 à 11:15

Donald Trump insiste auprès de Benjamin Netanyahu pour négocier avec l'Iran

FRANCE24
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Donald Trump a "insisté" mercredi auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur sa volonté de poursuivre les discussions avec l'Iran. Invité à Washington, le Premier ministre israélien a lui plaidé pour une ligne plus dure, qui prennent en compte des "besoins sécuritaires" de son pays. Récit de Julien Dubois.
Texte intégral (648 mots)
Donald Trump a "insisté" mercredi auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur sa volonté de poursuivre les discussions avec l'Iran. Invité à Washington, le Premier ministre israélien a lui plaidé pour une ligne plus dure, qui prennent en compte des "besoins sécuritaires" de son pays. Récit de Julien Dubois.

12.02.2026 à 11:14

Le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe sur le front ukrainien

FRANCE24
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Selon un rapport de l’organisation INPACT, plus de 1400 personnes issues de 35 pays africains ont rejoint l'armée russe depuis le début du conflit. Beaucoup ont été dupés, attirés par des offres d'emploi factices, et contraints de combattre en Ukraine. C'est le cas de plusieurs ressortissants kényans. Récit de Ludovic de Foucaud.
Texte intégral (648 mots)
Selon un rapport de l’organisation INPACT, plus de 1400 personnes issues de 35 pays africains ont rejoint l'armée russe depuis le début du conflit. Beaucoup ont été dupés, attirés par des offres d'emploi factices, et contraints de combattre en Ukraine. C'est le cas de plusieurs ressortissants kényans. Récit de Ludovic de Foucaud.

12.02.2026 à 11:11

Incendie en Suisse: vive colère des proches de victimes à l'arrivée des Moretti à une audition

FRANCE24
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"Vous avez tué mon grand frère salope, vous comprenez! Regardez-moi dans les yeux, vous avez tué mon frère, ne me touchez pas, vous avez tué mon frère" leur a lancé Tobyas, 14 ans, frère du jeune Trystan, décédé dans l'incendie à 17 ans. Venu avec son ex-compagne et leurs trois enfants encore en vie, Christian Pidoux, père de Trystan, a aussi fait parler sa colère, devant une foule de journalistes sous la pluie: : "Ni pardon ni oubli, mon fils est mort, il a été brulé". Gulcin Kaya, mère d'un jeune de 18 ans, qui est décédé dans l'incendie, est également venu à la rencontre de Jacques et Jessica Moretti, en leur criant : "Il est où mon fils, il est où?" Allegra Petruzzi, qui a perdu des amis dans l'incendie et qui avait organisé une marche blanche fin janvier, était également présente. Au total, une petite dizaine de proches était ainsi présente tôt ce matin à Sion avant l'audition de Jessica Moretti qui, comme son mari la veille, est interrogée par les avocats des parties civiles. Les familles sont allées au devant des Moretti, qui étaient accompagnés par leurs avocats, pour les alpaguer, ont constaté une vidéaste et un photographe de l'AFP. "On prendra nos responsabilités, on va assumer, on vous le promet, on est là pour la justice", leur a répondu M. Moretti, tandis que son épouse en larmes se frayait un chemin vers le bâtiment où se tiennent les auditions. Cet incendie a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an, principalement des adolescents et de jeunes adultes. Certains blessés gravement brûlés sont toujours dans le coma. M. Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 après le paiement d'une caution, et placé comme son épouse sous mesures de contrainte. L'enquête dirigée contre le couple "pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence" vise également l'actuel responsable du service de sécurité de Crans-Montana et son prédécesseur, qui a quitté son poste en 2024. Les avocats des victimes estiment que l'enquête progresse trop lentement et demandent que les autorités politiques soient aussi visées par la procédure. L'incendie a été provoqué selon l'enquête par les étincelles de bougies "fontaine" qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l'établissement. L'enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les responsabilités, la commune de Crans-Montana ayant déjà reconnu l'absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019 alors qu'ils doivent être effectués tous les ans.
Lire plus (470 mots)
"Vous avez tué mon grand frère salope, vous comprenez! Regardez-moi dans les yeux, vous avez tué mon frère, ne me touchez pas, vous avez tué mon frère" leur a lancé Tobyas, 14 ans, frère du jeune Trystan, décédé dans l'incendie à 17 ans. Venu avec son ex-compagne et leurs trois enfants encore en vie, Christian Pidoux, père de Trystan, a aussi fait parler sa colère, devant une foule de journalistes sous la pluie: : "Ni pardon ni oubli, mon fils est mort, il a été brulé". Gulcin Kaya, mère d'un jeune de 18 ans, qui est décédé dans l'incendie, est également venu à la rencontre de Jacques et Jessica Moretti, en leur criant : "Il est où mon fils, il est où?" Allegra Petruzzi, qui a perdu des amis dans l'incendie et qui avait organisé une marche blanche fin janvier, était également présente. Au total, une petite dizaine de proches était ainsi présente tôt ce matin à Sion avant l'audition de Jessica Moretti qui, comme son mari la veille, est interrogée par les avocats des parties civiles. Les familles sont allées au devant des Moretti, qui étaient accompagnés par leurs avocats, pour les alpaguer, ont constaté une vidéaste et un photographe de l'AFP. "On prendra nos responsabilités, on va assumer, on vous le promet, on est là pour la justice", leur a répondu M. Moretti, tandis que son épouse en larmes se frayait un chemin vers le bâtiment où se tiennent les auditions. Cet incendie a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an, principalement des adolescents et de jeunes adultes. Certains blessés gravement brûlés sont toujours dans le coma. M. Moretti avait été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 après le paiement d'une caution, et placé comme son épouse sous mesures de contrainte. L'enquête dirigée contre le couple "pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence" vise également l'actuel responsable du service de sécurité de Crans-Montana et son prédécesseur, qui a quitté son poste en 2024. Les avocats des victimes estiment que l'enquête progresse trop lentement et demandent que les autorités politiques soient aussi visées par la procédure. L'incendie a été provoqué selon l'enquête par les étincelles de bougies "fontaine" qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l'établissement. L'enquête doit lever le voile sur les circonstances exactes de l'incendie, le respect des normes de sécurité par les propriétaires et les responsabilités, la commune de Crans-Montana ayant déjà reconnu l'absence de contrôles incendie dans le bar depuis 2019 alors qu'ils doivent être effectués tous les ans.

12.02.2026 à 11:05

JO-2026: Lucas Pinheiro Braathen trace sa route entre les portes et hors-piste

FRANCE24
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Il a beau avoir remporté la Coupe du monde de slalom en 2023 et décroché six succès sur le circuit mondial, Braathen est (pour le moment encore) plus connu du grand public pour sa personnalité haute en couleurs que pour ses résultats. Impossible d'évoquer son parcours sans revenir sur les deux coups de théâtre qui ont marqué sa carrière: sa décision de raccrocher les skis en 2023 à seulement 23 ans et son "come-back" quelques mois plus tard après avoir tourné le dos à la Norvège pour représenter le Brésil, le pays de sa mère. Et tant pis si cela veut dire qu'il n'a plus les mêmes moyens avec la petite Fédération brésilienne qu'avec la puissante Fédération norvégienne. Et même tant mieux, a-t-il expliqué lors d'un entretien à l'AFP en septembre dernier. "Cela a toujours été mon rêve d'être celui qui trace ma propre route. Je sais qu'elle est différente de la plupart des autres skieurs", expliquait-il en marge de la Fashion week milanaise. "Metteur en scène de mon équipe" "Vous ne pouvez pas espérer un autre résultat si vous faites la même chose que tout le monde (...) C'est ma nouvelle réalité, je suis le metteur en scène de mon équipe, de nos valeurs, je fais partie de la conversation et je ne me conforme plus aux approches définies par d'autres personnes", s'est réjoui le skieur né il y a 25 ans à Oslo. Et cette nouvelle approche fonctionne. Le 16 novembre dernier, il s'est adjugé le slalom de Levi (Finlande) pour devenir le premier Brésilien à remporter une épreuve de Coupe du monde de ski alpin. Et il aborde le slalom géant des JO-2026 samedi et le slalom lundi à la 2e place du classement général de la Coupe du monde et avec le statut de N.2 mondial du slalom. Son objectif est maintenant de décrocher un titre dans un grand rendez-vous, ce qu'il n'est jamais encore arrivé à faire en deux participations aux Mondiaux et aux JO (abandons en slalom et géant en 2022). "Aux JO comme dans un championnat du monde, cela se joue à quelques détails qui font la différence et dans un contexte comme ça, tout est important et il me manquait la dernière pièce du puzzle", estime Braathen. En se libérant des contraintes norvégiennes, le phénomène, icone de la mode très occupé aussi en dehors des pistes avec Octo, sa marque de produits de beauté qu'il vient de lancer, pense avoir trouvé cette pièce manquante. Il a aussi trouvé un soutien, inattendu vu de loin, de tout un pays où le football est l'incontesté sport-roi. Première pour le Brésil ? "Peu importe le sport dans lequel vous évoluez, si vous portez leur drapeau et si vous pouvez viser des victoires, les Brésiliens sont derrière vous", s'enflamme celui qui, après le divorce de ses parents, a passé une partie de son enfance à Sao Paulo. "C'est précisément au Brésil que mon amour pour le sport s'est développé, avec le football, quelque chose d'unique et c'est pour cela aussi que je suis un athlète compétitif au niveau mondial", assure-t-il. L'enjeu est de taille: Braathen peut offrir au Brésil sa première médaille lors des Jeux d'hiver. Et à en croire le président de la Fédération brésilienne des sports de neige, Anders Petterson, il n'y a pas que le Brésil qui suit avec intérêt son parcours. "Lucas ne représente pas que le Brésil, il représente toute l'Amérique du Sud. Ce n'est pas comme en football où il y a la rivalité entre le Brésil et l'Argentine", assure à l'AFP M. Petterson. Mais lorsqu'il sera dans le portillon de départ, Braathen n'aura qu'une personne en tête, lui-même: "Dès que je commence à penser aux résultats, statistiques ou à mon pays, je me perds, je dois juste skier pour moi et pour la personne que je suis".
Texte intégral (697 mots)
Il a beau avoir remporté la Coupe du monde de slalom en 2023 et décroché six succès sur le circuit mondial, Braathen est (pour le moment encore) plus connu du grand public pour sa personnalité haute en couleurs que pour ses résultats. Impossible d'évoquer son parcours sans revenir sur les deux coups de théâtre qui ont marqué sa carrière: sa décision de raccrocher les skis en 2023 à seulement 23 ans et son "come-back" quelques mois plus tard après avoir tourné le dos à la Norvège pour représenter le Brésil, le pays de sa mère. Et tant pis si cela veut dire qu'il n'a plus les mêmes moyens avec la petite Fédération brésilienne qu'avec la puissante Fédération norvégienne. Et même tant mieux, a-t-il expliqué lors d'un entretien à l'AFP en septembre dernier. "Cela a toujours été mon rêve d'être celui qui trace ma propre route. Je sais qu'elle est différente de la plupart des autres skieurs", expliquait-il en marge de la Fashion week milanaise. "Metteur en scène de mon équipe" "Vous ne pouvez pas espérer un autre résultat si vous faites la même chose que tout le monde (...) C'est ma nouvelle réalité, je suis le metteur en scène de mon équipe, de nos valeurs, je fais partie de la conversation et je ne me conforme plus aux approches définies par d'autres personnes", s'est réjoui le skieur né il y a 25 ans à Oslo. Et cette nouvelle approche fonctionne. Le 16 novembre dernier, il s'est adjugé le slalom de Levi (Finlande) pour devenir le premier Brésilien à remporter une épreuve de Coupe du monde de ski alpin. Et il aborde le slalom géant des JO-2026 samedi et le slalom lundi à la 2e place du classement général de la Coupe du monde et avec le statut de N.2 mondial du slalom. Son objectif est maintenant de décrocher un titre dans un grand rendez-vous, ce qu'il n'est jamais encore arrivé à faire en deux participations aux Mondiaux et aux JO (abandons en slalom et géant en 2022). "Aux JO comme dans un championnat du monde, cela se joue à quelques détails qui font la différence et dans un contexte comme ça, tout est important et il me manquait la dernière pièce du puzzle", estime Braathen. En se libérant des contraintes norvégiennes, le phénomène, icone de la mode très occupé aussi en dehors des pistes avec Octo, sa marque de produits de beauté qu'il vient de lancer, pense avoir trouvé cette pièce manquante. Il a aussi trouvé un soutien, inattendu vu de loin, de tout un pays où le football est l'incontesté sport-roi. Première pour le Brésil ? "Peu importe le sport dans lequel vous évoluez, si vous portez leur drapeau et si vous pouvez viser des victoires, les Brésiliens sont derrière vous", s'enflamme celui qui, après le divorce de ses parents, a passé une partie de son enfance à Sao Paulo. "C'est précisément au Brésil que mon amour pour le sport s'est développé, avec le football, quelque chose d'unique et c'est pour cela aussi que je suis un athlète compétitif au niveau mondial", assure-t-il. L'enjeu est de taille: Braathen peut offrir au Brésil sa première médaille lors des Jeux d'hiver. Et à en croire le président de la Fédération brésilienne des sports de neige, Anders Petterson, il n'y a pas que le Brésil qui suit avec intérêt son parcours. "Lucas ne représente pas que le Brésil, il représente toute l'Amérique du Sud. Ce n'est pas comme en football où il y a la rivalité entre le Brésil et l'Argentine", assure à l'AFP M. Petterson. Mais lorsqu'il sera dans le portillon de départ, Braathen n'aura qu'une personne en tête, lui-même: "Dès que je commence à penser aux résultats, statistiques ou à mon pays, je me perds, je dois juste skier pour moi et pour la personne que je suis".

12.02.2026 à 10:59

Dans les pays montagneux d'Asie centrale, le ski alpin patine encore

FRANCE24
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"Il est très compliqué de s'entraîner au Kirghizstan, car nous n'avons pas les conditions adéquates", dit à l'AFP Timour Chakirov, 19 ans, rencontré après une étape de la Coupe d'Asie centrale dans les montagnes du parc national d'Ala-Archa (nord). Organisée deux semaines avant les JO-2026 de Milan Cortina, cette compétition regroupe des skieurs du Kirghizstan, du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Tadjikistan, pays traversés par les Tian-Shan et le Pamir, dont les sommets tutoient les 7.500 mètres d'altitude. Mais depuis leur indépendance en 1991, ces ex-républiques soviétiques ont envoyé seulement une vingtaine de skieurs alpins aux Jeux olympiques d'hiver, la faute à la rude concurrence des sports de combat et traditionnels, mais aussi au développement encore insuffisant des infrastructures. Avec 2.750 mètres d'altitude moyenne, "le Kirghizstan est pourtant un pays très montagneux. Il serait possible d'y construire de très bons complexes et de développer beaucoup mieux le ski alpin", regrette Timour Chakirov. Entraînement en Europe "Le ski alpin est un sport assez coûteux. L'idée reçue selon laquelle le Kirghizstan avec tant de montagnes pourrait facilement développer le ski alpin est fausse", tempère Ioulia Tenkova, de la Fédération de ski kirghize. D'après elle, "le développement professionnel du ski alpin exige un enneigement bien différent" de celui du Kirghizstan, dont le manteau neigeux, trop mou et sujet aux bosses en cas de pratique soutenue du ski, n'est pas adapté. Si des stations sont refaites et des canons à neige ont commencé à être utilisés, cela reste "très cher", note Mme Tenkova. Un défi financier auquel s'ajoute la menace climatique. "On a un problème de neige, notre climat est trop chaud", constate Mme Tenkova, avec l'enchaînement de records de chaleur en Asie centrale, qui se réchauffent plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les organisations internationales. Alors pour percer, les skieurs centrasiatiques doivent s'entraîner à des milliers de kilomètres, dans les Alpes. "Aujourd'hui, l'essentiel de la préparation se fait en Europe, en Italie, en Autriche", explique Timour Chakirov, qui admire les célèbres Marcel Hirscher, Henrik Kristoffersen ou Marco Odermatt. Pour tenter de les imiter, le jeune skieur bénéficie des conseils de son ami kirghiz Maksim Gordeev, olympien en 2022 à Pékin. "Il a rapporté d'Europe de nouvelles méthodes et m'a montré comment faire, quoi travailler", raconte Chakirov, qui regrette le "faible financement" étatique et l'absence de pistes pour les professionnels. "Collaborer" Mais s'exiler pour briller est onéreux, même si "le pays hôte prend parfois en charge les frais de nourriture et d'hébergement", souligne Ioulia Tenkova. Selon elle, "les billets (d'avion) sont parfois si chers que nous devons trouver des financements. Mais les sponsors sont réticents car nous ne sommes pas visibles, contrairement à la lutte", sport pourvoyeur de médailles olympiques en Asie centrale. Même au Kazakhstan, qui avait proposé la candidature d'Almaty aux JO-2022, "seules deux régions disposent des infrastructures nécessaires à la formation des athlètes", résume pour l'AFP Maria Grigorova, olympienne à Pyeongchang en 2018, où elle avait pris la 51e place du slalom et du slalom géant. La skieuse kazakhe rappelle aussi le manque de financement de l'Etat, qui voulait "arrêter complètement le ski alpin en tant que sport olympique car les résultats n'étaient pas assez bons". "Ces dernières années, on s'entraînait grâce à des fonds personnels. On a déjà fait des top 20 et top 30, mais quels résultats veulent-ils ? 1er, 2eme ou 3e ?", demande Maria, avec une priorité donnée par le gouvernement kazakh aux sports médaillables. Pour les skieurs tadjiks qui ont raté la qualification aux JO-2026, participer à la Coupe d'Asie centrale est déjà un progrès: jusqu'au printemps 2025 et la résolution d'un interminable conflit territorial, voir des athlètes kirghiz et tadjiks se féliciter était impossible. "Nos sportifs ont rencontré des collègues du Kirghizstan, d'Ouzbékistan, du Kazakhstan et échangé leurs expériences", se réjouit l'entraîneur tadjik Saïdakbar Echonov. A l'image de la récente intensification de la coopération entre Etats centrasiatiques, l'entraîneur espère désormais "développer le ski à un haut niveau au Tadjikistan, comme la lutte". "Nous allons essayer de collaborer avec les entraîneurs du Kirghizistan, du Kazakhstan et d'Ouzbékistan pour hisser le ski au sommet."
Texte intégral (742 mots)
"Il est très compliqué de s'entraîner au Kirghizstan, car nous n'avons pas les conditions adéquates", dit à l'AFP Timour Chakirov, 19 ans, rencontré après une étape de la Coupe d'Asie centrale dans les montagnes du parc national d'Ala-Archa (nord). Organisée deux semaines avant les JO-2026 de Milan Cortina, cette compétition regroupe des skieurs du Kirghizstan, du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Tadjikistan, pays traversés par les Tian-Shan et le Pamir, dont les sommets tutoient les 7.500 mètres d'altitude. Mais depuis leur indépendance en 1991, ces ex-républiques soviétiques ont envoyé seulement une vingtaine de skieurs alpins aux Jeux olympiques d'hiver, la faute à la rude concurrence des sports de combat et traditionnels, mais aussi au développement encore insuffisant des infrastructures. Avec 2.750 mètres d'altitude moyenne, "le Kirghizstan est pourtant un pays très montagneux. Il serait possible d'y construire de très bons complexes et de développer beaucoup mieux le ski alpin", regrette Timour Chakirov. Entraînement en Europe "Le ski alpin est un sport assez coûteux. L'idée reçue selon laquelle le Kirghizstan avec tant de montagnes pourrait facilement développer le ski alpin est fausse", tempère Ioulia Tenkova, de la Fédération de ski kirghize. D'après elle, "le développement professionnel du ski alpin exige un enneigement bien différent" de celui du Kirghizstan, dont le manteau neigeux, trop mou et sujet aux bosses en cas de pratique soutenue du ski, n'est pas adapté. Si des stations sont refaites et des canons à neige ont commencé à être utilisés, cela reste "très cher", note Mme Tenkova. Un défi financier auquel s'ajoute la menace climatique. "On a un problème de neige, notre climat est trop chaud", constate Mme Tenkova, avec l'enchaînement de records de chaleur en Asie centrale, qui se réchauffent plus rapidement que la moyenne mondiale, selon les organisations internationales. Alors pour percer, les skieurs centrasiatiques doivent s'entraîner à des milliers de kilomètres, dans les Alpes. "Aujourd'hui, l'essentiel de la préparation se fait en Europe, en Italie, en Autriche", explique Timour Chakirov, qui admire les célèbres Marcel Hirscher, Henrik Kristoffersen ou Marco Odermatt. Pour tenter de les imiter, le jeune skieur bénéficie des conseils de son ami kirghiz Maksim Gordeev, olympien en 2022 à Pékin. "Il a rapporté d'Europe de nouvelles méthodes et m'a montré comment faire, quoi travailler", raconte Chakirov, qui regrette le "faible financement" étatique et l'absence de pistes pour les professionnels. "Collaborer" Mais s'exiler pour briller est onéreux, même si "le pays hôte prend parfois en charge les frais de nourriture et d'hébergement", souligne Ioulia Tenkova. Selon elle, "les billets (d'avion) sont parfois si chers que nous devons trouver des financements. Mais les sponsors sont réticents car nous ne sommes pas visibles, contrairement à la lutte", sport pourvoyeur de médailles olympiques en Asie centrale. Même au Kazakhstan, qui avait proposé la candidature d'Almaty aux JO-2022, "seules deux régions disposent des infrastructures nécessaires à la formation des athlètes", résume pour l'AFP Maria Grigorova, olympienne à Pyeongchang en 2018, où elle avait pris la 51e place du slalom et du slalom géant. La skieuse kazakhe rappelle aussi le manque de financement de l'Etat, qui voulait "arrêter complètement le ski alpin en tant que sport olympique car les résultats n'étaient pas assez bons". "Ces dernières années, on s'entraînait grâce à des fonds personnels. On a déjà fait des top 20 et top 30, mais quels résultats veulent-ils ? 1er, 2eme ou 3e ?", demande Maria, avec une priorité donnée par le gouvernement kazakh aux sports médaillables. Pour les skieurs tadjiks qui ont raté la qualification aux JO-2026, participer à la Coupe d'Asie centrale est déjà un progrès: jusqu'au printemps 2025 et la résolution d'un interminable conflit territorial, voir des athlètes kirghiz et tadjiks se féliciter était impossible. "Nos sportifs ont rencontré des collègues du Kirghizstan, d'Ouzbékistan, du Kazakhstan et échangé leurs expériences", se réjouit l'entraîneur tadjik Saïdakbar Echonov. A l'image de la récente intensification de la coopération entre Etats centrasiatiques, l'entraîneur espère désormais "développer le ski à un haut niveau au Tadjikistan, comme la lutte". "Nous allons essayer de collaborer avec les entraîneurs du Kirghizistan, du Kazakhstan et d'Ouzbékistan pour hisser le ski au sommet."

12.02.2026 à 10:54

JO-2026 : l'Ukrainien Heraskevych disqualifié pour son casque honorant des victimes de la guerre

FRANCE 24
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L'Ukrainien Vladislav Heraskevych, qui voulait porter un casque à l'effigie de plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie, a été disqualifié jeudi des épreuves de skeleton des JO 2026 de Milan Cortina, a indiqué son comité olympique. Un "moment de honte" pour le CIO, selon le chef de la diplomatie ukrainienne.
Texte intégral (742 mots)
L'Ukrainien Vladislav Heraskevych, qui voulait porter un casque à l'effigie de plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie, a été disqualifié jeudi des épreuves de skeleton des JO 2026 de Milan Cortina, a indiqué son comité olympique. Un "moment de honte" pour le CIO, selon le chef de la diplomatie ukrainienne.

12.02.2026 à 10:51

Les Bangladais nombreux aux urnes pour tourner la page Sheikh Hasina

FRANCE24
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​Les Bangladais se sont rassemblés jeudi en grand nombre devant les bureaux de vote lors d'élections législatives dont ils espèrent ​qu'elles apporteront stabilité et croissance après la destitution en 2024 de la Première ministre de longue date Sheikh Hasina, renversée par un soulèvement populaire. Récit de Julien Dubois.
Texte intégral (742 mots)
​Les Bangladais se sont rassemblés jeudi en grand nombre devant les bureaux de vote lors d'élections législatives dont ils espèrent ​qu'elles apporteront stabilité et croissance après la destitution en 2024 de la Première ministre de longue date Sheikh Hasina, renversée par un soulèvement populaire. Récit de Julien Dubois.

12.02.2026 à 10:51

Sanofi: le directeur général Paul Hudson prend la porte après de récents revers

FRANCE24
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Son départ intervient après de récents revers en recherche et développement (R&D) et une trajectoire boursière en berne, l'action ayant perdu environ 13% à la Bourse de Paris en 2025. L'industrie pharmaceutique est en pleine transformation avec une montée en puissance de l'intelligence artificielle (IA) et de la médecine personnalisée, dans un contexte de pressions sur les prix et de droits de douane imposés par les Etats-Unis. Sanofi, qui fut à la traîne pour le vaccin contre le Covid-19, cherche à mettre au point de nouveaux médicaments pour prendre le relais de son produit phare, l'anti-inflammatoire Dupixent, qui a atteint plus de 15 milliards de ventes l'an dernier mais qui perdra son brevet dans 5 ans au plus tôt. Paul Hudson exerce les fonctions de directeur général depuis le 1er septembre 2019. Avec lui, Sanofi a fait le pari de l'immunologie - qui traite des maladies du système immunitaire - et a augmenté dès 2023 les investissements pour renforcer sa R&D. Son mandat a été marqué par la vente l'an dernier de la participation majoritaire de Sanofi dans Opella, qui fabrique l'emblématique paracétamol Doliprane, pour 10,7 milliards d'euros au fonds d’investissement américain CD&R. Sa remplaçante, l'actuelle patronne du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, Belén Garijo, a été nommée directrice générale par le conseil d’administration et "elle prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 29 avril", a ajouté Sanofi. Dans l’intervalle, Olivier Charmeil, vice-président exécutif Médecine générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera les fonctions de directeur général par intérim, a précisé Sanofi dans un communiqué. La priorité de Belén Garijo, docteure en médecine et de nationalité espagnole, sera "de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d’innovation de la Recherche & Développement" (R&D), ainsi que d'accélérer "la préparation de l’avenir du groupe", selon le communiqué. "Des difficultés" "Un éventuel changement de direction chez Sanofi faisait l’objet de discussions depuis un certain temps, la stratégie de R&D du groupe ayant rencontré des difficultés", écrivent les analystes de Jefferies dans une note. Le groupe a subi récemment des déboires, notamment dans un essai clinique de son candidat‑médicament tolebrutinib pour le traitement de la principale forme de la sclérose en plaque qui n'a pas été concluant. Ensuite, fin décembre, l'agence américaine du médicament a refusé d'approuver le traitement pour une forme moins fréquente de cette même maladie. En septembre, le cours de Bourse de Sanofi avait lourdement chuté après que les résultats d'une étude clinique avaient déçu les investisseurs sur son traitement amlitelimab contre la dermatite atopique. En mai, l'action avait pâti de l'échec d'une étude clinique dans la dernière étape avant la commercialisation d'un traitement potentiel contre la bronchite du fumeur. Paul Hudson "a été un sacré vendeur de rêves", a réagi auprès de l'AFP Jean-Louis Peyren, secrétaire fédéral du syndicat Fnic-CGT chargé de l'industrie pharmaceutique. "Au lieu d'avoir un financier et une personne qui fait plus du marketing qu'autre chose, on peut espérer que si c'est un médecin, on sera quand même plus orienté vers les besoins thérapeutiques que vers la finance", a-t-il ajouté au sujet de Belén Garijo.
Texte intégral (598 mots)
Son départ intervient après de récents revers en recherche et développement (R&D) et une trajectoire boursière en berne, l'action ayant perdu environ 13% à la Bourse de Paris en 2025. L'industrie pharmaceutique est en pleine transformation avec une montée en puissance de l'intelligence artificielle (IA) et de la médecine personnalisée, dans un contexte de pressions sur les prix et de droits de douane imposés par les Etats-Unis. Sanofi, qui fut à la traîne pour le vaccin contre le Covid-19, cherche à mettre au point de nouveaux médicaments pour prendre le relais de son produit phare, l'anti-inflammatoire Dupixent, qui a atteint plus de 15 milliards de ventes l'an dernier mais qui perdra son brevet dans 5 ans au plus tôt. Paul Hudson exerce les fonctions de directeur général depuis le 1er septembre 2019. Avec lui, Sanofi a fait le pari de l'immunologie - qui traite des maladies du système immunitaire - et a augmenté dès 2023 les investissements pour renforcer sa R&D. Son mandat a été marqué par la vente l'an dernier de la participation majoritaire de Sanofi dans Opella, qui fabrique l'emblématique paracétamol Doliprane, pour 10,7 milliards d'euros au fonds d’investissement américain CD&R. Sa remplaçante, l'actuelle patronne du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, Belén Garijo, a été nommée directrice générale par le conseil d’administration et "elle prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 29 avril", a ajouté Sanofi. Dans l’intervalle, Olivier Charmeil, vice-président exécutif Médecine générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera les fonctions de directeur général par intérim, a précisé Sanofi dans un communiqué. La priorité de Belén Garijo, docteure en médecine et de nationalité espagnole, sera "de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d’innovation de la Recherche & Développement" (R&D), ainsi que d'accélérer "la préparation de l’avenir du groupe", selon le communiqué. "Des difficultés" "Un éventuel changement de direction chez Sanofi faisait l’objet de discussions depuis un certain temps, la stratégie de R&D du groupe ayant rencontré des difficultés", écrivent les analystes de Jefferies dans une note. Le groupe a subi récemment des déboires, notamment dans un essai clinique de son candidat‑médicament tolebrutinib pour le traitement de la principale forme de la sclérose en plaque qui n'a pas été concluant. Ensuite, fin décembre, l'agence américaine du médicament a refusé d'approuver le traitement pour une forme moins fréquente de cette même maladie. En septembre, le cours de Bourse de Sanofi avait lourdement chuté après que les résultats d'une étude clinique avaient déçu les investisseurs sur son traitement amlitelimab contre la dermatite atopique. En mai, l'action avait pâti de l'échec d'une étude clinique dans la dernière étape avant la commercialisation d'un traitement potentiel contre la bronchite du fumeur. Paul Hudson "a été un sacré vendeur de rêves", a réagi auprès de l'AFP Jean-Louis Peyren, secrétaire fédéral du syndicat Fnic-CGT chargé de l'industrie pharmaceutique. "Au lieu d'avoir un financier et une personne qui fait plus du marketing qu'autre chose, on peut espérer que si c'est un médecin, on sera quand même plus orienté vers les besoins thérapeutiques que vers la finance", a-t-il ajouté au sujet de Belén Garijo.
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