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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.01.2026 à 23:36

Iran : Donald Trump doit-il intervenir ?

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Alors que les manifestations se poursuivent en Iran et que la répression a fait plusieurs dizaines de morts, l'Amérique de Donald Trump devrait-elle intervenir comme elle l'a fait au Venezuela? C'est ce que réclame le fils de l'ancien chah d'Iran en exil. On en parle avec le chercheur David Rigoulet-Roze.
Alors que les manifestations se poursuivent en Iran et que la répression a fait plusieurs dizaines de morts, l'Amérique de Donald Trump devrait-elle intervenir comme elle l'a fait au Venezuela? C'est ce que réclame le fils de l'ancien chah d'Iran en exil. On en parle avec le chercheur David Rigoulet-Roze.

09.01.2026 à 23:28

Exercices navals des BRICS dans les eaux sud-africaines, la classe politique divisée.

Fatimata WANE
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L’Afrique du Sud accueille à partir de ce vendredi, des navires militaires chinois, Iraniens et Russes pour des exercices navals du BRICS+. Cet évènement survient alors que les tensions géopolitiques sont élevées suite aux attaques militaires Américaines sur Caracas. La décision Pretoria d'accueillir les navires russes et iraniens, deux pays sous sanctions de Washington, a été critiqué parmi les membres du gouvernement qui craignent une recrudescence de tensions avec les Etats-Unis.
L’Afrique du Sud accueille à partir de ce vendredi, des navires militaires chinois, Iraniens et Russes pour des exercices navals du BRICS+. Cet évènement survient alors que les tensions géopolitiques sont élevées suite aux attaques militaires Américaines sur Caracas. La décision Pretoria d'accueillir les navires russes et iraniens, deux pays sous sanctions de Washington, a été critiqué parmi les membres du gouvernement qui craignent une recrudescence de tensions avec les Etats-Unis.

09.01.2026 à 23:28

Groenland : "Il ne faut pas être dans le fatalisme mais dans l'action"

FRANCE24
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Crans-Montana, Venezuela, Groenland, Ukraine, Mercosur... La ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Eléonore Caroit, s'exprime sur France 24. 
Crans-Montana, Venezuela, Groenland, Ukraine, Mercosur... La ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Eléonore Caroit, s'exprime sur France 24. 

09.01.2026 à 22:53

Le Venezuela et les États-Unis entament des discussions pour rétablir les liens diplomatiques

FRANCE 24
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Une délégation américaine s'est rendue à Caracas vendredi dans le but de "rétablir les liens diplomatiques" entre les deux pays, quelques jours après la capture de Nicolas Maduro par les troupes américaines. Donald Trump avait affirmé plus tôt avoir "annulé" une nouvelle intervention américaine au Venezuela après l'annonce par Caracas de la libération de plusieurs prisonniers politiques.
Une délégation américaine s'est rendue à Caracas vendredi dans le but de "rétablir les liens diplomatiques" entre les deux pays, quelques jours après la capture de Nicolas Maduro par les troupes américaines. Donald Trump avait affirmé plus tôt avoir "annulé" une nouvelle intervention américaine au Venezuela après l'annonce par Caracas de la libération de plusieurs prisonniers politiques.

09.01.2026 à 22:53

Côte d’Ivoire – Magic System revient avec "Dôni Dôni" : A'Salfo dévoile le nouvel album du groupe

FRANCE24
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À l’occasion de leurs 30 ans de carrière, le groupe Magic System revient sur le devant de la scène avec un 12ᵉ album intitulé "Dôni Dôni". Un retour aux sources pour les rois du zouglou, avec des collaborations intergénérationnelles et une volonté claire : se reconnecter à leur public ivoirien et raconter les enjeux d’aujourd’hui. Invité du Journal de l’Afrique, A’Salfo, leur leader, revient sur la genèse de cet album et sa vision de la musique comme vecteur de lien social.
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À l’occasion de leurs 30 ans de carrière, le groupe Magic System revient sur le devant de la scène avec un 12ᵉ album intitulé "Dôni Dôni". Un retour aux sources pour les rois du zouglou, avec des collaborations intergénérationnelles et une volonté claire : se reconnecter à leur public ivoirien et raconter les enjeux d’aujourd’hui. Invité du Journal de l’Afrique, A’Salfo, leur leader, revient sur la genèse de cet album et sa vision de la musique comme vecteur de lien social.

09.01.2026 à 22:45

Allemagne: accroché à Francfort (3-3), Dortmund cède encore des points

FRANCE24
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Avec 33 points, le BVB accuse reste 2e avec huit points de retard sur le Bayern (41), solide leader de la Bundesliga. Les Munichois ont l'occasion en cas de victoire dimanche contre Wolfsburg à domicile (17h30) de s'échapper encore un peu avec 11 points sur leur premier poursuivant. Dortmund a déjà perdu 10 points (contre 2 pour les Munichois) après avoir mené au score en Bundesliga. Vendredi, les hommes de Niko Kovac ont mené à deux reprises par Maximilian Beier (10e) puis Felix Nmecha (68e), mais Francfort est à chaque fois revenu au score. En première période, Can Uzun a transformé un penalty accordé sur une grossière faute de Serhou Guirassy. Et en seconde période, Younes Ebnoutalib a égalisé trois minutes après le but de Nmecha. Dans les dernières minutes, Nico Schlotterbeck a touché la barre transversale de Francfort (90e), Mahmoud Daoud a donné l'avantage à l'Eintracht (90e+2) et Carney Chukwuemeka a égalisé in extremis pour Dortmund (90e+6). Entré en jeu à la 63e minute pour l'Eintracht, le Français Arnaud Kalimuendo prêté en milieu de semaine par Nottingham jusqu'à la fin de la saison, a offert sur un plateau le but à Ebnoutalib. La 16e journée de Bundesliga est perturbée par la tempête de neige Elli sur le nord de l'Allemagne, puisque les matches St. Pauli-Leipzig et Brême-Hoffenheim prévus samedi ont été reportés.
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Avec 33 points, le BVB accuse reste 2e avec huit points de retard sur le Bayern (41), solide leader de la Bundesliga. Les Munichois ont l'occasion en cas de victoire dimanche contre Wolfsburg à domicile (17h30) de s'échapper encore un peu avec 11 points sur leur premier poursuivant. Dortmund a déjà perdu 10 points (contre 2 pour les Munichois) après avoir mené au score en Bundesliga. Vendredi, les hommes de Niko Kovac ont mené à deux reprises par Maximilian Beier (10e) puis Felix Nmecha (68e), mais Francfort est à chaque fois revenu au score. En première période, Can Uzun a transformé un penalty accordé sur une grossière faute de Serhou Guirassy. Et en seconde période, Younes Ebnoutalib a égalisé trois minutes après le but de Nmecha. Dans les dernières minutes, Nico Schlotterbeck a touché la barre transversale de Francfort (90e), Mahmoud Daoud a donné l'avantage à l'Eintracht (90e+2) et Carney Chukwuemeka a égalisé in extremis pour Dortmund (90e+6). Entré en jeu à la 63e minute pour l'Eintracht, le Français Arnaud Kalimuendo prêté en milieu de semaine par Nottingham jusqu'à la fin de la saison, a offert sur un plateau le but à Ebnoutalib. La 16e journée de Bundesliga est perturbée par la tempête de neige Elli sur le nord de l'Allemagne, puisque les matches St. Pauli-Leipzig et Brême-Hoffenheim prévus samedi ont été reportés.

09.01.2026 à 22:11

Wall Street termine en hausse, records du S&P 500 et du Dow Jones

FRANCE24
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L'indice élargi S&P 500 (+0,65%) et le Dow Jones (+0,48%) ont tous les deux touché de nouveaux records en clôture, terminant respectivement à 6.966,28 points et 49.504,07 points. L'indice Nasdaq a avancé de 0,81%.
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L'indice élargi S&P 500 (+0,65%) et le Dow Jones (+0,48%) ont tous les deux touché de nouveaux records en clôture, terminant respectivement à 6.966,28 points et 49.504,07 points. L'indice Nasdaq a avancé de 0,81%.

09.01.2026 à 21:57

Endrick: Lyon est le "club idéal" pour rebondir en vue du Mondial-2026

FRANCE24
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"Je vais me battre" pour jouer ce Mondial (du 11 juin au 19 juillet au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis), a affirmé l'espoir de 19 ans, qui n'a pas été appelé en équipe nationale depuis l'arrivée du sélectionneur italien Carlo Ancelotti à la tête des quintuples champions du monde en mai dernier. Prêté par le Real Madrid jusqu'à la fin de la saison et sans option d'achat, Endrick devrait faire ses débuts avec l'OL dimanche face à Lille, en seizièmes de finale de Coupe de France. "J'ai trouvé le club idéal et j'ai hâte de jouer", a affirmé le Brésilien, à l'occasion d'un échange de messages par écrit avec l'AFP. QUESTION: Avez-vous parlé avec Ancelotti de votre décision de rejoindre l'OL? Si oui, qu'en a-t-il pensé? RÉPONSE: "Il m'avait déjà conseillé d'aller chercher plus de temps de jeu, surtout après mon rétablissement (d'une blessure à la cuisse droite en fin de saison dernière). J'ai trouvé le club idéal et j'ai hâte de jouer." Q: Vous vous voyez porter le maillot de la Seleçao à la Coupe du monde 2026? "Je vais me battre pour y arriver. Je l'ai déjà porté à la Copa América (en 2024) et je ne peux pas renoncer à l'envie d'être à la Coupe du monde." Q: À quel moment avez-vous pensé à changer d'air? R: "Dès le début de la saison, je savais qu'il faudrait que je cherche un endroit où je pourrais jouer davantage (ndlr: il a disputé seulement 11 minutes en Liga avec le Real sous la houlette de Xabi Alonso), mais il fallait d'abord que je me remette de la blessure qui m'a tenu éloigné de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Une fois rétabli, il ne restait plus qu'à attendre l'ouverture du mercato." Q: Pourquoi avoir choisi l'OL? Avez-vous reçu d'autres propositions? R: "Oui. Dieu merci, plusieurs clubs de tous les grands championnats européens étaient intéressés. Mais l'OL avait tout: le style de jeu, l'effectif, les compétitions à disputer, le staff technique, la direction, les supporters et l'histoire des Brésiliens au club. Quand ils m'ont présenté tout cela, j'ai simplement remercié les autres propositions qui arrivaient, car je savais que je ne trouverais pas mieux." Q: Comment avez-vous géré le fait d'avoir très peu joué ces derniers mois avec le Real Madrid ? R: "Avec sérieux. J'ai travaillé comme jamais. Si j'avais une minute, ça devait être la meilleure minute de ma vie. Pour montrer que j'en voulais plus. Par respect pour mes coéquipiers. Dans un club comme le Real, on aide l'équipe pas seulement au moment des matches. À chaque entraînement, on aide aussi ceux qui vont jouer. À faire monter le niveau des séances. Nous sommes un groupe, près de trente joueurs, et seuls onze commencent les matches. Une équipe championne se construit chaque jour, pas seulement en match".
Lire plus (494 mots)
"Je vais me battre" pour jouer ce Mondial (du 11 juin au 19 juillet au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis), a affirmé l'espoir de 19 ans, qui n'a pas été appelé en équipe nationale depuis l'arrivée du sélectionneur italien Carlo Ancelotti à la tête des quintuples champions du monde en mai dernier. Prêté par le Real Madrid jusqu'à la fin de la saison et sans option d'achat, Endrick devrait faire ses débuts avec l'OL dimanche face à Lille, en seizièmes de finale de Coupe de France. "J'ai trouvé le club idéal et j'ai hâte de jouer", a affirmé le Brésilien, à l'occasion d'un échange de messages par écrit avec l'AFP. QUESTION: Avez-vous parlé avec Ancelotti de votre décision de rejoindre l'OL? Si oui, qu'en a-t-il pensé? RÉPONSE: "Il m'avait déjà conseillé d'aller chercher plus de temps de jeu, surtout après mon rétablissement (d'une blessure à la cuisse droite en fin de saison dernière). J'ai trouvé le club idéal et j'ai hâte de jouer." Q: Vous vous voyez porter le maillot de la Seleçao à la Coupe du monde 2026? "Je vais me battre pour y arriver. Je l'ai déjà porté à la Copa América (en 2024) et je ne peux pas renoncer à l'envie d'être à la Coupe du monde." Q: À quel moment avez-vous pensé à changer d'air? R: "Dès le début de la saison, je savais qu'il faudrait que je cherche un endroit où je pourrais jouer davantage (ndlr: il a disputé seulement 11 minutes en Liga avec le Real sous la houlette de Xabi Alonso), mais il fallait d'abord que je me remette de la blessure qui m'a tenu éloigné de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Une fois rétabli, il ne restait plus qu'à attendre l'ouverture du mercato." Q: Pourquoi avoir choisi l'OL? Avez-vous reçu d'autres propositions? R: "Oui. Dieu merci, plusieurs clubs de tous les grands championnats européens étaient intéressés. Mais l'OL avait tout: le style de jeu, l'effectif, les compétitions à disputer, le staff technique, la direction, les supporters et l'histoire des Brésiliens au club. Quand ils m'ont présenté tout cela, j'ai simplement remercié les autres propositions qui arrivaient, car je savais que je ne trouverais pas mieux." Q: Comment avez-vous géré le fait d'avoir très peu joué ces derniers mois avec le Real Madrid ? R: "Avec sérieux. J'ai travaillé comme jamais. Si j'avais une minute, ça devait être la meilleure minute de ma vie. Pour montrer que j'en voulais plus. Par respect pour mes coéquipiers. Dans un club comme le Real, on aide l'équipe pas seulement au moment des matches. À chaque entraînement, on aide aussi ceux qui vont jouer. À faire monter le niveau des séances. Nous sommes un groupe, près de trente joueurs, et seuls onze commencent les matches. Une équipe championne se construit chaque jour, pas seulement en match".

09.01.2026 à 21:56

CAN 2025 : le Maroc dompte le Cameroun avec la manière et file en demi-finales

Romain HOUEIX
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Le Maroc tient son match référence dans sa CAN à domicile. Les Lions de l'Atlas ont dominé le Cameroun en quarts de finale (2-0). Dans le dernier carré, ils affronteront le vainqueur d'Algérie - Nigeria, avec donc un potentiel derby face au voisin à venir.
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Le Maroc tient son match référence dans sa CAN à domicile. Les Lions de l'Atlas ont dominé le Cameroun en quarts de finale (2-0). Dans le dernier carré, ils affronteront le vainqueur d'Algérie - Nigeria, avec donc un potentiel derby face au voisin à venir.

09.01.2026 à 21:42

Comment des internautes pro-régime tentent de minimiser la mobilisation iranienne

Jules BOITEAU
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Depuis près de 15 jours, des milliers d'Iraniens bravent le danger pour réclamer de meilleures conditions de vie et un changement de régime. Mais selon certains internautes, aux positions proches du pouvoir, ces mobilisations seraient en réalité beaucoup moins importantes qu'il n'y parait. Les vidéos de manifestations ? Générées ou modifiées via l'Intelligence Artificielle. Les photographies ? Détournées, pour exagérer le phénomène. Décryptage avec Jules Boiteau dans Info Intox. 
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Depuis près de 15 jours, des milliers d'Iraniens bravent le danger pour réclamer de meilleures conditions de vie et un changement de régime. Mais selon certains internautes, aux positions proches du pouvoir, ces mobilisations seraient en réalité beaucoup moins importantes qu'il n'y parait. Les vidéos de manifestations ? Générées ou modifiées via l'Intelligence Artificielle. Les photographies ? Détournées, pour exagérer le phénomène. Décryptage avec Jules Boiteau dans Info Intox. 

09.01.2026 à 21:37

Trump presse les géants pétroliers de se ruer vers l'or noir du Venezuela

FRANCE24
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Le chef d'Etat a réuni autour de lui à la Maison Blanche des poids lourds mondiaux des hydrocarbures, beaucoup d'Américains mais aussi l'italien Eni ou l'espagnol Repsol, une semaine après l'opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. Selon lui, ceux-ci sont prêts à investir "au moins 100 milliards de dollars" au Venezuela. "Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière. Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des Etats-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire. "Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela", a-t-il lancé aux dirigeants du secteur. "Impossible d'investir" Parmi eux, le PDG de l'américain ExxonMobil, Darren Woods, n'entend pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements. "Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires", a-t-il déclaré, estimant qu'il était "impossible d'y investir" en l'état. Cette intervention a jeté un certain froid. Dans une scène cocasse, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a alors fait passer à Donald Trump une note, que ce dernier a lue à voix haute, lui conseillant de redonner la parole au groupe américain Chevron. Seul à avoir gardé une licence au Venezuela, ce dernier s'est montré un peu plus enthousiaste que son rival Exxonmobil. Son vice-président, Mark Nelson, a assuré au président Trump, friand d'engagements sans réserve dans ses projets, que la multinationale était "très impatiente d'aider (le Venezuela) à construire un meilleur avenir", mais n'a pas donné de détails plus concrets. ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l'ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l'Etat devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays. Production amorphe Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran. Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour. Elle est plombée tant par des décennies de sous-investissement que par les sanctions américaines en place depuis le premier mandat de Donald Trump. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant. Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique. Washington exclut pour l'instant d'organiser des élections, préférant traiter avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, à laquelle la Maison Blanche entend "dicter" toutes ses décisions. Rafael Queiroz, spécialiste du secteur pétrolier, prend l'exemple des "défaillances dans le système électrique" qui nuisent à l'industrie pétrolière pour illustrer le problème "structurel" auquel sera confronté tout investisseur potentiel au Venezuela. "Les cinq phases de l'industrie pétrolière: l'exploration, la production, le raffinage, la commercialisation et le transport" posent problème, a-t-il souligné. Rafael Queiroz souligne enfin que les géants nord-américains ont gardé un souvenir cuisant des pertes subies dans le pays et assure qu'ils n'ont "pas confiance" dans les acteurs publics vénézuéliens. "On parle beaucoup de la taille des réserves, mais ce qui manque dans la conversation, c'est de savoir comment les extraire de manière rentable", analyse pour sa part Rich Collett-White, spécialiste énergie de la société Carbon Tracker.
Texte intégral (664 mots)
Le chef d'Etat a réuni autour de lui à la Maison Blanche des poids lourds mondiaux des hydrocarbures, beaucoup d'Américains mais aussi l'italien Eni ou l'espagnol Repsol, une semaine après l'opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. Selon lui, ceux-ci sont prêts à investir "au moins 100 milliards de dollars" au Venezuela. "Vous aurez une sécurité totale" pour opérer, a-t-il vanté, sans préciser quelles formes prendrait cette garantie de sécurité alors qu'il a exclu une présence militaire américaine pour protéger l'activité pétrolière. Mais, a-t-il prévenu, tout se fera sous l'égide des Etats-Unis, qui décideront quelles entreprises pétrolières pourront exploiter les énormes ressources du pays. Dans son plan, Caracas n'a pas son mot à dire. "Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela", a-t-il lancé aux dirigeants du secteur. "Impossible d'investir" Parmi eux, le PDG de l'américain ExxonMobil, Darren Woods, n'entend pas se lancer à la hâte dans de nouveaux investissements. "Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires", a-t-il déclaré, estimant qu'il était "impossible d'y investir" en l'état. Cette intervention a jeté un certain froid. Dans une scène cocasse, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a alors fait passer à Donald Trump une note, que ce dernier a lue à voix haute, lui conseillant de redonner la parole au groupe américain Chevron. Seul à avoir gardé une licence au Venezuela, ce dernier s'est montré un peu plus enthousiaste que son rival Exxonmobil. Son vice-président, Mark Nelson, a assuré au président Trump, friand d'engagements sans réserve dans ses projets, que la multinationale était "très impatiente d'aider (le Venezuela) à construire un meilleur avenir", mais n'a pas donné de détails plus concrets. ExxonMobil et ConocoPhillips ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l'ancien dirigeant Hugo Chavez qui imposaient que l'Etat devienne actionnaire majoritaire des entreprises présentes dans le pays. Production amorphe Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran. Malgré cela, sa production est modeste, plafonnée à un million de barils par jour. Elle est plombée tant par des décennies de sous-investissement que par les sanctions américaines en place depuis le premier mandat de Donald Trump. Le brut vénézuélien est par ailleurs plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant. Remettre à niveau les installations suppose d'investir des dizaines de milliards de dollars en dépit des inquiétudes sur l'instabilité politique. Washington exclut pour l'instant d'organiser des élections, préférant traiter avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, à laquelle la Maison Blanche entend "dicter" toutes ses décisions. Rafael Queiroz, spécialiste du secteur pétrolier, prend l'exemple des "défaillances dans le système électrique" qui nuisent à l'industrie pétrolière pour illustrer le problème "structurel" auquel sera confronté tout investisseur potentiel au Venezuela. "Les cinq phases de l'industrie pétrolière: l'exploration, la production, le raffinage, la commercialisation et le transport" posent problème, a-t-il souligné. Rafael Queiroz souligne enfin que les géants nord-américains ont gardé un souvenir cuisant des pertes subies dans le pays et assure qu'ils n'ont "pas confiance" dans les acteurs publics vénézuéliens. "On parle beaucoup de la taille des réserves, mais ce qui manque dans la conversation, c'est de savoir comment les extraire de manière rentable", analyse pour sa part Rich Collett-White, spécialiste énergie de la société Carbon Tracker.

09.01.2026 à 21:21

"1.000 euros contre du shit": à Aix, le procès d'agents corrompus en prison

FRANCE24
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Le procureur a requis des peines allant de deux à quatre ans de prison, assortis d'interdiction de travailler dans la fonction publique ou en lien avec l'administration pénitentiaire. Il a été particulièrement dur à l'encontre de Julie L., "la surveillante qui a choisi de basculer du côté des voyous", selon ses termes, et a requis "pas moins de trois ans de prison" contre elle. Celle-ci avait expliqué un peu plus tôt à la barre avoir fait passer un parfum dans son sac de travail à la demande d'un coprévenu, Mohamed S., technicien pour une société spécialiste de la maintenance en prison, la Gepsa, avec qui elle était en couple, "parce que je l'aimais". Ensuite, la jeune femme de 24 ans, cheveux longs et raides, épaisses lunettes, a raconté avoir eu "des soucis financiers": "la banque ne voulait pas m'accorder de crédit et j'en ai parlé aux mauvaises personnes", a-t-elle reconnu. Un détenu lui propose "1.000 euros contre du shit", et elle accepte, se rend sur un parking de Marignane (au nord de Marseille) pour récupérer la marchandise et l'argent et cache dans sa brassière quatre morceaux "comme des savons" de résine de cannabis. La surveillante, affectée à Luynes dès sa sortie de l'école, s'est dite victime de harcèlement par ses collègues, et a été diagnostiquée dépressive. Elle a "eu du mal à [s]e remettre" d'avoir trouvé un détenu pendu dans sa cellule en 2023. "Dans la fosse aux lions" Mohamed S., 24 ans, un temps en couple avec la surveillante, assure avoir été "jeté dans la fosse aux lions" à son arrivée à la prison d'Aix-Luynes. "Je ne savais pas comment ça fonctionnait", a raconté le technicien de maintenance à la barre. "Dès que je suis arrivé, j'étais énormément sollicité. J'ai fini par céder pour avoir la paix". Il reconnaît seulement avoir fait passer parfums et cigarettes, même si des stupéfiants ont été retrouvés chez lui bien emballés lors de la perquisition. Son oncle, Kamel S., à la tête d'une entreprise de BTP "réputée dans toute la région", selon ses dires, a fait état d'intimidations, de menaces: "on m'a cassé mon véhicule. Alors oui, j'ai acheté des cigarettes électroniques pour être tranquille". Une version à laquelle abonde aussi Laurent B., technicien chez Gepsa, qui assure que les détenus "savaient où on sortait le soir sur Marseille, etc.". Un jour l'un d'eux lui a dit "bien, ta nouvelle voiture!", alors qu'il venait de changer de véhicule. "J'ai d'abord dit +oui+ pour les cigarettes, et petit à petit les détenus ont augmenté leurs demandes, ils ont voulu passer du stupéfiant dedans", a-t-il détaillé. Co-prévenu, un détenu, Sid Ahmed B., auxiliaire de justice à Luynes, est désigné par les enquêteurs comme un des intermédiaires dans ce trafic entre détenus et personnels intervenant dans la prison. Il a nié tous les faits qui lui sont reprochés, assurant être "presque un détenu modèle". L'avocat général Emmanuel Merlin a fustigé "une énième affaire de corruption en prison, et en particulier à Luynes", deuxième établissement pénitentiaire de France par sa taille. "C'est grâce à des gens comme ça que le crime organisé peut continuer à prospérer même en prison", a-t-il continué. En mai, une surveillante de cette prison soupçonnée d'être impliquée dans un vaste réseau de trafic de stupéfiants entre la France et l'Espagne avait été mise en examen et placée en détention provisoire. Fin janvier, une autre surveillante sera jugée à Aix-en-Provence pour corruption. Le procès se poursuivait vendredi avec des jugements prévus pour tomber tard dans la soirée.
Texte intégral (635 mots)
Le procureur a requis des peines allant de deux à quatre ans de prison, assortis d'interdiction de travailler dans la fonction publique ou en lien avec l'administration pénitentiaire. Il a été particulièrement dur à l'encontre de Julie L., "la surveillante qui a choisi de basculer du côté des voyous", selon ses termes, et a requis "pas moins de trois ans de prison" contre elle. Celle-ci avait expliqué un peu plus tôt à la barre avoir fait passer un parfum dans son sac de travail à la demande d'un coprévenu, Mohamed S., technicien pour une société spécialiste de la maintenance en prison, la Gepsa, avec qui elle était en couple, "parce que je l'aimais". Ensuite, la jeune femme de 24 ans, cheveux longs et raides, épaisses lunettes, a raconté avoir eu "des soucis financiers": "la banque ne voulait pas m'accorder de crédit et j'en ai parlé aux mauvaises personnes", a-t-elle reconnu. Un détenu lui propose "1.000 euros contre du shit", et elle accepte, se rend sur un parking de Marignane (au nord de Marseille) pour récupérer la marchandise et l'argent et cache dans sa brassière quatre morceaux "comme des savons" de résine de cannabis. La surveillante, affectée à Luynes dès sa sortie de l'école, s'est dite victime de harcèlement par ses collègues, et a été diagnostiquée dépressive. Elle a "eu du mal à [s]e remettre" d'avoir trouvé un détenu pendu dans sa cellule en 2023. "Dans la fosse aux lions" Mohamed S., 24 ans, un temps en couple avec la surveillante, assure avoir été "jeté dans la fosse aux lions" à son arrivée à la prison d'Aix-Luynes. "Je ne savais pas comment ça fonctionnait", a raconté le technicien de maintenance à la barre. "Dès que je suis arrivé, j'étais énormément sollicité. J'ai fini par céder pour avoir la paix". Il reconnaît seulement avoir fait passer parfums et cigarettes, même si des stupéfiants ont été retrouvés chez lui bien emballés lors de la perquisition. Son oncle, Kamel S., à la tête d'une entreprise de BTP "réputée dans toute la région", selon ses dires, a fait état d'intimidations, de menaces: "on m'a cassé mon véhicule. Alors oui, j'ai acheté des cigarettes électroniques pour être tranquille". Une version à laquelle abonde aussi Laurent B., technicien chez Gepsa, qui assure que les détenus "savaient où on sortait le soir sur Marseille, etc.". Un jour l'un d'eux lui a dit "bien, ta nouvelle voiture!", alors qu'il venait de changer de véhicule. "J'ai d'abord dit +oui+ pour les cigarettes, et petit à petit les détenus ont augmenté leurs demandes, ils ont voulu passer du stupéfiant dedans", a-t-il détaillé. Co-prévenu, un détenu, Sid Ahmed B., auxiliaire de justice à Luynes, est désigné par les enquêteurs comme un des intermédiaires dans ce trafic entre détenus et personnels intervenant dans la prison. Il a nié tous les faits qui lui sont reprochés, assurant être "presque un détenu modèle". L'avocat général Emmanuel Merlin a fustigé "une énième affaire de corruption en prison, et en particulier à Luynes", deuxième établissement pénitentiaire de France par sa taille. "C'est grâce à des gens comme ça que le crime organisé peut continuer à prospérer même en prison", a-t-il continué. En mai, une surveillante de cette prison soupçonnée d'être impliquée dans un vaste réseau de trafic de stupéfiants entre la France et l'Espagne avait été mise en examen et placée en détention provisoire. Fin janvier, une autre surveillante sera jugée à Aix-en-Provence pour corruption. Le procès se poursuivait vendredi avec des jugements prévus pour tomber tard dans la soirée.

09.01.2026 à 20:41

"Ursula von der Leyen nous a imposé des humiliations" Nathalie Loiseau avec Judith

FRANCE24
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Chaque semaine, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son podcast "Avec Judith". Cette semaine, c'est la députée européenne Nathalie Loiseau, qui a vivement critiqué l'attitude d'Ursula von der Leyen face aux États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Texte intégral (635 mots)
Chaque semaine, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son podcast "Avec Judith". Cette semaine, c'est la députée européenne Nathalie Loiseau, qui a vivement critiqué l'attitude d'Ursula von der Leyen face aux États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

09.01.2026 à 20:39

Les élus de Minneapolis s'en prennent à l'administration Trump après la mort d'une femme tuée par un agent de l'immigration

FRANCE24
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Ce mouvement de protestation pourrait s'amplifier samedi et dimanche avec un appel à manifester partout aux Etats-Unis, lancé par des organisations de gauche pour dénoncer l'action des forces fédérales. A Minneapolis, les élus déplorent que leurs enquêteurs locaux aient été écartés de l'enquête sur la mort de Renee Nicole Good, une Américaine de 37 ans. La procédure est aux mains des autorités fédérales, qui martèlent depuis mercredi que le policier a agi en état de légitime défense alors que la victime tentait de le renverser en voiture. "Je suis bouleversé, frustré et ému" par "le meurtre de Renee", raconte vendredi à l'AFP Patrick O'Shaughnessy, sans emploi, 43 ans, qui dénonce la "manipulation" du gouvernement sur ce qui s'est passé. "Quand le FBI dit qu'il ne partagera pas les preuves avec les autorités locales, le public ne peut pas croire qu’il s’agira d’une véritable enquête transparente", ajoute-t-il devant un bâtiment fédéral de la métropole où une petite foule s'est amassée. Là, loin du centre-ville, quelques dizaines de protestataires et des policiers fédéraux en uniforme militaire se font face dans une atmosphère tendue, tandis qu'une poignée de manifestants pro-Trump sont venus défendre l'action de l'ICE. Au moins cinq personnes ont été interpellées, a constaté un photographe de l'AFP. Nouvelle vidéo Dans le même temps, le média Alpha News a publié une vidéo présentée comme étant filmée par le policier qui a tué Renee Nicole Good, un agent expérimenté nommé Jonathan Ross selon la presse américaine. Le clip de 47 secondes montre le SUV rouge de la future victime en travers de la route enneigée tandis que retentissent des sirènes. Au volant, Renee Nicole Good lance: "Je ne suis pas en colère contre toi" à l'agent, qui fait le tour de la voiture. Alors qu'on entend un autre agent dire: "Dégage de la voiture", Jonathan Ross passe devant le capot du SUV et la conductrice fait marche arrière, avant d'avancer en tournant, quand deux coups retentissent. La vidéo a été partagée sur X par le vice-président, JD Vance. Selon lui, elle montre que le policier "était en danger" et qu'il a "tiré en état de légitime défense." Les élus locaux démocrates contestent fermement la version des autorités fédérales. "Le fait que le ministère de la Justice de Pam Bondi et ce gouvernement soient déjà parvenus à une conclusion dans ce dossier est très inquiétant", a déclaré vendredi le maire de Minneapolis, Jacob Frey. La procureure du Minnesota a déclaré vendredi vouloir qu'une "enquête complète" soit menée au niveau local et a appelé d'éventuels témoins à se faire connaître de son bureau. Le policier impliqué avait été blessé en juin dernier, traîné sur une centaine de mètres par la voiture d'un suspect en fuite. Portland Sur les lieux de la mort de Renee Nicole Good, un mémorial a été improvisé avec des fleurs colorées, des bougies, quelques peluches et des ballons, auxquels sont parfois attachés de petits mots. C'est à moins de deux kilomètres de là que l'Afro-Américain George Floyd avait été tué par un policier blanc en 2020, déclenchant des semaines de manifestations antiracistes, parfois violentes, à travers le pays. Selon le média américain The Trace, spécialisé sur les violences par armes à feu, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion de l'administration Trump, et sept autres ont été blessées. Dans un incident séparé, deux personnes ont été blessées jeudi à Portland (Oregon, nord-ouest) par des tirs de la police fédérale aux frontières lors d'un contrôle de voiture.
Texte intégral (668 mots)
Ce mouvement de protestation pourrait s'amplifier samedi et dimanche avec un appel à manifester partout aux Etats-Unis, lancé par des organisations de gauche pour dénoncer l'action des forces fédérales. A Minneapolis, les élus déplorent que leurs enquêteurs locaux aient été écartés de l'enquête sur la mort de Renee Nicole Good, une Américaine de 37 ans. La procédure est aux mains des autorités fédérales, qui martèlent depuis mercredi que le policier a agi en état de légitime défense alors que la victime tentait de le renverser en voiture. "Je suis bouleversé, frustré et ému" par "le meurtre de Renee", raconte vendredi à l'AFP Patrick O'Shaughnessy, sans emploi, 43 ans, qui dénonce la "manipulation" du gouvernement sur ce qui s'est passé. "Quand le FBI dit qu'il ne partagera pas les preuves avec les autorités locales, le public ne peut pas croire qu’il s’agira d’une véritable enquête transparente", ajoute-t-il devant un bâtiment fédéral de la métropole où une petite foule s'est amassée. Là, loin du centre-ville, quelques dizaines de protestataires et des policiers fédéraux en uniforme militaire se font face dans une atmosphère tendue, tandis qu'une poignée de manifestants pro-Trump sont venus défendre l'action de l'ICE. Au moins cinq personnes ont été interpellées, a constaté un photographe de l'AFP. Nouvelle vidéo Dans le même temps, le média Alpha News a publié une vidéo présentée comme étant filmée par le policier qui a tué Renee Nicole Good, un agent expérimenté nommé Jonathan Ross selon la presse américaine. Le clip de 47 secondes montre le SUV rouge de la future victime en travers de la route enneigée tandis que retentissent des sirènes. Au volant, Renee Nicole Good lance: "Je ne suis pas en colère contre toi" à l'agent, qui fait le tour de la voiture. Alors qu'on entend un autre agent dire: "Dégage de la voiture", Jonathan Ross passe devant le capot du SUV et la conductrice fait marche arrière, avant d'avancer en tournant, quand deux coups retentissent. La vidéo a été partagée sur X par le vice-président, JD Vance. Selon lui, elle montre que le policier "était en danger" et qu'il a "tiré en état de légitime défense." Les élus locaux démocrates contestent fermement la version des autorités fédérales. "Le fait que le ministère de la Justice de Pam Bondi et ce gouvernement soient déjà parvenus à une conclusion dans ce dossier est très inquiétant", a déclaré vendredi le maire de Minneapolis, Jacob Frey. La procureure du Minnesota a déclaré vendredi vouloir qu'une "enquête complète" soit menée au niveau local et a appelé d'éventuels témoins à se faire connaître de son bureau. Le policier impliqué avait été blessé en juin dernier, traîné sur une centaine de mètres par la voiture d'un suspect en fuite. Portland Sur les lieux de la mort de Renee Nicole Good, un mémorial a été improvisé avec des fleurs colorées, des bougies, quelques peluches et des ballons, auxquels sont parfois attachés de petits mots. C'est à moins de deux kilomètres de là que l'Afro-Américain George Floyd avait été tué par un policier blanc en 2020, déclenchant des semaines de manifestations antiracistes, parfois violentes, à travers le pays. Selon le média américain The Trace, spécialisé sur les violences par armes à feu, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l'immigration depuis le lancement de la politique d'expulsion de l'administration Trump, et sept autres ont été blessées. Dans un incident séparé, deux personnes ont été blessées jeudi à Portland (Oregon, nord-ouest) par des tirs de la police fédérale aux frontières lors d'un contrôle de voiture.

09.01.2026 à 20:21

Le gouvernement annonce un "paquet de mesures agricoles"

FRANCE24
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La ministre a annoncé un doublement à "22 millions d'euros" du fonds d'indemnisation destiné aux éleveurs touchés par les conséquences économiques de la dermatose nodulaire bovine (DNC), maladie animale dont la gestion par l'Etat a déclenché un vif mouvement de contestation chez les éleveurs. Mme Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d'abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée, en cas "d'immunité collective" après vaccination, mais en conditionnant tout changement à un "avis scientifique". Répondant par ailleurs à une demande forte des éleveurs face aux attaques de troupeaux et renouvelée ces derniers jours par la FNSEA, premier syndicat agricole, elle a annoncé que le nombre de tirs autorisés pour abattre des loups allait "augmenter de 10%". Le quota d'abattage annuel autorisé est fixé à 19% de la population lupine, estimée à 1.082 animaux en 2025. Cette année-là, "il y a eu plus de 4.000 attaques", a affirmé la ministre. Elle a également répondu à une demande récurrente de l'alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs, en annonçant la signature "avant la fin du mois" des décrets d'application de la loi Duplomb concernant la facilitation de construction de bâtiments d'élevages. "De même, les textes qui permettent de trouver des solutions plus vite pour lutter contre les nuisibles, les virus, les bactéries qui ravagent les productions seront pris avant le Salon" de l'agriculture, a-t-elle ajouté. La ministre a rappelé l'engagement du gouvernement auprès des viticulteurs et des céréaliers, notamment concernant les avancées obtenues à Bruxelles sur les engrais et pour le maintien du budget de la future Politique agricole commune (PAC). A ses côtés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a mis en garde les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le RN et LFI, faisant valoir que "s'il n'y a pas de gouvernement, il n'y aura pas de solution pour les agriculteurs". La ministre de l'Action et des Comptes publics a estimé que ces motions apporteraient "un moment de clarification". Evoquant notamment les élus des territoires viticoles, elle a observé que, s'ils font tomber le gouvernement, "ils enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions", en empêchant l'introduction dans le budget de l'enveloppe de 130 millions d'euros prévue pour financer un plan d'arrachage. "Il faut que l'ensemble des élus et du pays prennent conscience de l'importance du budget de l'agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine", a réagi Yohann Barbe, porte-parole de la FNSEA, auprès de l'AFP. Sur l'ensemble des mesures annoncées "le compte n'y est pas" a-t-il ajouté, il manque notamment "un périmètre pour l'utilisation de l'enveloppe d'accompagnement" à la lutte contre la dermatose. Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole du pays, et en pointe de la contestation agricole des dernières semaines, a estimé de son côté que les mesures annoncées "co-écrites avec la FNSEA" ne "répondaient pas du tout" aux revendications de son organisation. "Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n'écoutent rien" a-t-il lancé, joint par l'AFP. Fanny Métrat, porte-parole de la Confédération paysanne, 3e syndicat, a aussi estimé que le gouvernement a essentiellement répondu au premier syndicat, la FNSEA. La seule annonce qu'elle juge positive sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination "arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d'éleveurs". cho-sb-mdz-od-im/ved/vmt
Texte intégral (599 mots)
La ministre a annoncé un doublement à "22 millions d'euros" du fonds d'indemnisation destiné aux éleveurs touchés par les conséquences économiques de la dermatose nodulaire bovine (DNC), maladie animale dont la gestion par l'Etat a déclenché un vif mouvement de contestation chez les éleveurs. Mme Genevard a ouvert la voie à une évolution du protocole d'abattage total des troupeaux dans lesquels la maladie est détectée, en cas "d'immunité collective" après vaccination, mais en conditionnant tout changement à un "avis scientifique". Répondant par ailleurs à une demande forte des éleveurs face aux attaques de troupeaux et renouvelée ces derniers jours par la FNSEA, premier syndicat agricole, elle a annoncé que le nombre de tirs autorisés pour abattre des loups allait "augmenter de 10%". Le quota d'abattage annuel autorisé est fixé à 19% de la population lupine, estimée à 1.082 animaux en 2025. Cette année-là, "il y a eu plus de 4.000 attaques", a affirmé la ministre. Elle a également répondu à une demande récurrente de l'alliance majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs, en annonçant la signature "avant la fin du mois" des décrets d'application de la loi Duplomb concernant la facilitation de construction de bâtiments d'élevages. "De même, les textes qui permettent de trouver des solutions plus vite pour lutter contre les nuisibles, les virus, les bactéries qui ravagent les productions seront pris avant le Salon" de l'agriculture, a-t-elle ajouté. La ministre a rappelé l'engagement du gouvernement auprès des viticulteurs et des céréaliers, notamment concernant les avancées obtenues à Bruxelles sur les engrais et pour le maintien du budget de la future Politique agricole commune (PAC). A ses côtés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a mis en garde les députés qui voteraient la semaine prochaine les motions de censure déposées par le RN et LFI, faisant valoir que "s'il n'y a pas de gouvernement, il n'y aura pas de solution pour les agriculteurs". La ministre de l'Action et des Comptes publics a estimé que ces motions apporteraient "un moment de clarification". Evoquant notamment les élus des territoires viticoles, elle a observé que, s'ils font tomber le gouvernement, "ils enverront un message très clair aux viticulteurs de leurs circonscriptions", en empêchant l'introduction dans le budget de l'enveloppe de 130 millions d'euros prévue pour financer un plan d'arrachage. "Il faut que l'ensemble des élus et du pays prennent conscience de l'importance du budget de l'agriculture qui doit absolument être voté la semaine prochaine", a réagi Yohann Barbe, porte-parole de la FNSEA, auprès de l'AFP. Sur l'ensemble des mesures annoncées "le compte n'y est pas" a-t-il ajouté, il manque notamment "un périmètre pour l'utilisation de l'enveloppe d'accompagnement" à la lutte contre la dermatose. Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole du pays, et en pointe de la contestation agricole des dernières semaines, a estimé de son côté que les mesures annoncées "co-écrites avec la FNSEA" ne "répondaient pas du tout" aux revendications de son organisation. "Il faut souhaiter une dissolution rapide du gouvernement pour en finir avec ces ministres qui n'écoutent rien" a-t-il lancé, joint par l'AFP. Fanny Métrat, porte-parole de la Confédération paysanne, 3e syndicat, a aussi estimé que le gouvernement a essentiellement répondu au premier syndicat, la FNSEA. La seule annonce qu'elle juge positive sur un potentiel assouplissement du protocole de vaccination "arrive avec six mois de retard et le sacrifice de milliers de vaches bien portantes et d'éleveurs". cho-sb-mdz-od-im/ved/vmt
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