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02.09.2026 à 09:01

FRANCE24
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Emmanuel Macron, qui avait fait du handicap une priorité de son premier quinquennat, présidera vendredi à Bobigny la 7e Conférence nationale du handicap (CNH), dont l'objectif est de fixer le cap des politiques publiques dans ce domaine. La portée de l'événement, organisé tous les trois ans, pourrait toutefois être limitée, alors que l'Elysée va changer de locataire en 2027. "En dix ans, certains sujets ont progressé, mais la vie des personnes handicapées n'est pas fondamentalement meilleure", estime auprès de l'AFP Arnaud de Broca, président du collectif Handicaps, qui regroupe une cinquantaine d'associations. Le point sur les grands dossiers: - Des aides améliorées - Plusieurs prestations sociales ont été réformées pour soutenir l'indépendance des personnes handicapées. Le gouvernement a revu le mode de calcul de l'Allocation adulte handicapé: les revenus du conjoint ne sont plus comptabilisés depuis octobre 2023, demande de longue date des associations. Avant cela, le gouvernement a élargi les critères d'obtention de la Prestation de compensation du handicap (PCH) et mis en place l'octroi de droits à vie pour ceux dont le handicap est irréversible. Autre mesure phare: la mise en place en décembre 2025 du remboursement intégral des fauteuils roulants. - Ecole inclusive: un bilan contrasté - Sous Macron, le nombre d'enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire a fortement augmenté de 320.000 en 2017 à près de 500.000 en 2024, un mouvement toutefois enclenché dès 2006. Pour les aider, les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) ont vu leur nombre progresser, jusqu'à 135.000 en 2024, selon le service statistiques du ministère de l'Education nationale. Cette profession est néanmoins marquée par une forte précarité, souligne un récent rapport sénatorial, qui remet en question ce modèle. Et malgré les avancées, des associations dénoncent des accompagnements incomplets, des scolarisations à temps partiel, des enseignants non formés... Ainsi que des milliers d'enfants handicapés sans solution à chaque rentrée. - Emploi: une amélioration très progressive - Des mesures d'aide à l'apprentissage et à l'embauche des personnes handicapées ont contribué à soutenir leur emploi. Le taux de chômage des personnes handicapées atteint environ 12% en 2024 contre 19% en 2017, ce qui reste toutefois cinq points de plus que pour l'ensemble de la population, selon l'association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph). Dans un rapport publié début 2026, la Cour des comptes jugeait la politique en faveur de l'emploi des personnes handicapées insuffisante, pointant notamment des "mesures disparates" et une "absence de vision". - Médico-social: un chantier démarré - Des enfants sur liste d'attente pour intégrer des établissements du secteur sanitaire et médico-social car les majeurs ne les quittent pas, faute de place ailleurs, des personnes qui se rendent en Belgique pour trouver une place en établissement, en l'absence de solution proche de leur famille... Lors de la dernière CNH, le gouvernement a annoncé la création de 50.000 solutions d'ici 2030 pour des enfants et des adultes sans réponse adaptée à leurs besoins (nouvelles places, soutien à domicile etc.). En janvier 2026, environ 17.000 solutions étaient déjà opérationnelles, selon le gouvernement. "50.000 solutions c'est très loin de l'ensemble des besoins et on avance lentement", regrette Luc Gateau, président de l'Unapei. - Accessibilité: peu d'avancées - Transports, loisirs, logement... L'exécutif a maintes fois promis d'accélérer sur l'accessibilité. Il a notamment lancé en 2023 un fonds doté d'1,5 milliard d'euros pour rénover les lieux publics. Selon les derniers chiffres officiels, 900.000 établissements recevant du public (mairies, préfectures...) étaient conformes, sur près de deux millions. Au quotidien, les difficultés subsistent. "C'est une grosse déception", estime Farbod Khansari d'APF France Handicap, pointant le manque d'ambition et d'accompagnement politique en matière d'accessibilité. En ce qui concerne le numérique, l'accès aux services publics en ligne reste très insuffisant, selon la Cour des comptes. En janvier 2026, 7% seulement des 250 principales démarches publiques en ligne sont accessibles.

02.09.2026 à 08:44

FRANCE 24
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Lors de son procès pour atteinte à la sécurité nationale, Joshua Wong, 29 ans, figure du mouvement prodémocratie à Hong Kong, a plaidé coupable mercredi de collusion avec l'étranger. Il purge déjà une peine de près de cinq ans d'emprisonnement pour subversion et risque désormais la prison à vie.
Texte intégral (673 mots)
Lors de son procès pour atteinte à la sécurité nationale, Joshua Wong, 29 ans, figure du mouvement prodémocratie à Hong Kong, a plaidé coupable mercredi de collusion avec l'étranger. Il purge déjà une peine de près de cinq ans d'emprisonnement pour subversion et risque désormais la prison à vie.

02.09.2026 à 08:33

FRANCE24
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Cartables, trousse, crayon… et téléphone ? A l'heure du retour en classes, de nombreux collégiens et lycéens ont été équipés d'un smartphone. Parfois pour la première fois. "On a décidé de leur en donner un à partir de la classe de quatrième", témoigne Lise, 49 ans, cadre à Nantes, qui vient d'acheter un smartphone pour son fils cadet de 12 ans. "On a tenu jusque-là, et la pression était assez forte", poursuit cette mère de deux enfants. Pour attirer ces nouveaux clients, des offres à destination des plus jeunes, encore inexistantes il y a quelques années, ont fleuri chez trois des quatre opérateurs français. Les débats sur le temps d'écran et les dangers des réseaux sociaux pour les ados sont omniprésents en cette rentrée, marquée par l'interdiction du portable au lycée, comme c'était déjà le cas au collège. "Je suis un peu anti-téléphone, ça me fait peur en fait les addictions, le cyberharcèlement...", témoigne auprès de l'AFP Elen Guy, Parisienne de 45 ans, ingénieure de recherche à l'université et mère de trois enfants, qui vient finalement d'acheter un téléphone à son fils aîné de 14 ans. Dans ce contexte, les opérateurs font des promesses qui se veulent rassurantes. Orange propose par exemple un forfait doublé d'un service de "protection enfant", incluant notamment une alerte cyberharcèlement pour détecter les messages "toxiques" sur les réseaux sociaux et sauvegarder les éventuelles preuves. Bouygues Telecom a quant à lui lancé en juin un "mode enfant", afin notamment de filtrer les recherches en ligne, de géolocaliser son enfant, ou de bloquer les réseaux sociaux, pour l'option avancée. Montres connectées Les parents réticents peuvent aussi choisir une montré connectée, ou des téléphones adaptés, plutôt qu'un smartphone classique. Chez Bouygues Telecom, on vante ainsi une montre destinée à "retarder l’âge du premier smartphone", en promettant, comme chez SFR, le blocage des réseaux sociaux et la géolocalisation. En parallèle, plusieurs entreprises se sont aussi spécialisées sur ce segment. Neow vend depuis 2025 des "téléphones sans internet pour adolescents". "On a voulu simplifier le modèle pour aider les parents à s'y retrouver" explique ainsi Eric Haddad, directeur général de l'entreprise de téléphonie mobile HEM France, à l'origine de cette marque. Sur ces appareils, un logiciel développé par Neow remplace l'interface et le magasin d'applications traditionnels, empêchant l'accès aux réseaux sociaux et à un navigateur internet sans accord exprès des parents. Contrôle parental obligatoire Le français SmarTeen, qui intègre sa propre interface à des téléphones Samsung, assume quant à lui d'empêcher le téléchargement de tout réseau social, même avec l'accord des parents. En plus d'un blocage du temps d'écran défini par défaut, l'entreprise propose un navigateur internet "sécurisé". "On bloque entre 1.000 et 1.500 sites par jour", assure le fondateur de la marque, Jihed Souri, qui emploie six personnes pour la modération et la vérification des applications. Des initiatives qui trouvent progressivement leur public. SmarTeen revendique 20.000 téléphones vendus, notamment commercialisés par Orange Réunion et Caraïbe, et Neow 40.000 appareils, désormais distribués chez SFR. La plupart des parents continuent toutefois de se tourner vers des modèles classiques, d'autant que l'accès à une fonctionnalité de contrôle parental est obligatoire sur tous les smartphones depuis 2024. De la même manière qu'Apple propose des comptes enfants, les smartphones Android sont ainsi équipés d'un outil baptisé Family Link. "On est vraiment partis sur quelque chose de très simple, effectivement avec un contrôle parental, mais j'ai tout installé via Google", témoigne Julien Moussier, journaliste à Grenoble, qui a acheté le premier smartphone de son fils, tout juste entré en sixième. Dans son rapport remis en avril 2024, la commission Enfants et écrans recommandait quant à elle de ne pas fournir de téléphone aux enfants de moins de 11 ans, et de ne pas fournir un téléphone avec internet aux moins de 13 ans.
Texte intégral (704 mots)
Cartables, trousse, crayon… et téléphone ? A l'heure du retour en classes, de nombreux collégiens et lycéens ont été équipés d'un smartphone. Parfois pour la première fois. "On a décidé de leur en donner un à partir de la classe de quatrième", témoigne Lise, 49 ans, cadre à Nantes, qui vient d'acheter un smartphone pour son fils cadet de 12 ans. "On a tenu jusque-là, et la pression était assez forte", poursuit cette mère de deux enfants. Pour attirer ces nouveaux clients, des offres à destination des plus jeunes, encore inexistantes il y a quelques années, ont fleuri chez trois des quatre opérateurs français. Les débats sur le temps d'écran et les dangers des réseaux sociaux pour les ados sont omniprésents en cette rentrée, marquée par l'interdiction du portable au lycée, comme c'était déjà le cas au collège. "Je suis un peu anti-téléphone, ça me fait peur en fait les addictions, le cyberharcèlement...", témoigne auprès de l'AFP Elen Guy, Parisienne de 45 ans, ingénieure de recherche à l'université et mère de trois enfants, qui vient finalement d'acheter un téléphone à son fils aîné de 14 ans. Dans ce contexte, les opérateurs font des promesses qui se veulent rassurantes. Orange propose par exemple un forfait doublé d'un service de "protection enfant", incluant notamment une alerte cyberharcèlement pour détecter les messages "toxiques" sur les réseaux sociaux et sauvegarder les éventuelles preuves. Bouygues Telecom a quant à lui lancé en juin un "mode enfant", afin notamment de filtrer les recherches en ligne, de géolocaliser son enfant, ou de bloquer les réseaux sociaux, pour l'option avancée. Montres connectées Les parents réticents peuvent aussi choisir une montré connectée, ou des téléphones adaptés, plutôt qu'un smartphone classique. Chez Bouygues Telecom, on vante ainsi une montre destinée à "retarder l’âge du premier smartphone", en promettant, comme chez SFR, le blocage des réseaux sociaux et la géolocalisation. En parallèle, plusieurs entreprises se sont aussi spécialisées sur ce segment. Neow vend depuis 2025 des "téléphones sans internet pour adolescents". "On a voulu simplifier le modèle pour aider les parents à s'y retrouver" explique ainsi Eric Haddad, directeur général de l'entreprise de téléphonie mobile HEM France, à l'origine de cette marque. Sur ces appareils, un logiciel développé par Neow remplace l'interface et le magasin d'applications traditionnels, empêchant l'accès aux réseaux sociaux et à un navigateur internet sans accord exprès des parents. Contrôle parental obligatoire Le français SmarTeen, qui intègre sa propre interface à des téléphones Samsung, assume quant à lui d'empêcher le téléchargement de tout réseau social, même avec l'accord des parents. En plus d'un blocage du temps d'écran défini par défaut, l'entreprise propose un navigateur internet "sécurisé". "On bloque entre 1.000 et 1.500 sites par jour", assure le fondateur de la marque, Jihed Souri, qui emploie six personnes pour la modération et la vérification des applications. Des initiatives qui trouvent progressivement leur public. SmarTeen revendique 20.000 téléphones vendus, notamment commercialisés par Orange Réunion et Caraïbe, et Neow 40.000 appareils, désormais distribués chez SFR. La plupart des parents continuent toutefois de se tourner vers des modèles classiques, d'autant que l'accès à une fonctionnalité de contrôle parental est obligatoire sur tous les smartphones depuis 2024. De la même manière qu'Apple propose des comptes enfants, les smartphones Android sont ainsi équipés d'un outil baptisé Family Link. "On est vraiment partis sur quelque chose de très simple, effectivement avec un contrôle parental, mais j'ai tout installé via Google", témoigne Julien Moussier, journaliste à Grenoble, qui a acheté le premier smartphone de son fils, tout juste entré en sixième. Dans son rapport remis en avril 2024, la commission Enfants et écrans recommandait quant à elle de ne pas fournir de téléphone aux enfants de moins de 11 ans, et de ne pas fournir un téléphone avec internet aux moins de 13 ans.

02.09.2026 à 08:31

FRANCE24
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En année présidentielle, la rentrée littéraire est celle des ambitions. Olivier Faure se lance dans une primaire, François Hollande s'imagine en recours, Jordan Bardella se prépare pour Matignon. Sarah Knafo, elle, jure que "ce n'était pas l'intention", que le manuscrit aurait dû paraître plus tôt. Il n'empêche, "ça ne pouvait pas mieux tomber", avec une campagne qui "démarre sur des sujets économiques" et une première joute entre favoris organisée devant le Medef. L'air du temps est porteur. Son éditeur Fayard l'a bien senti, avec un premier tirage à 100.000 exemplaires et déjà plus de 25.000 préventes en un mois, avant la sortie officielle ce mercredi. Démarrage en trombe, doublé d'une promo intensive depuis la semaine dernière : "bonnes feuilles" au Figaro, interviews au Point et au JDD, matinale de RTL, sans oublier un passage sur Cnews... La vice-présidente de Reconquête est partout et sa tournée médiatique n'est pas terminée. A qui veut l'entendre, elle répète que "Le Casse du siècle" n'est "pas un ouvrage partisan" mais "une enquête" sur un gigantesque "crime en cours". Aucune révélation pourtant, au fil des 286 pages où l'autrice s'évertue à démontrer, chiffres publics à l'appui, sa thèse politique : l'impôt serait un vol en bande organisée, au service d'un Etat dilapidateur. Renouant avec sa vocation initiale, l'ex-auditrice à la Cour des comptes, formée à Sciences Po et à l'ENA, joue tour à tour le rôle de magistrate instructrice, de procureure et de juge - sans craindre la nullité pour vice de procédure. Quand tombe son verdict, les coupables désignés sont ses suspects habituels (élus, médias, bureaucratie...), tandis que milliardaires et marchés ont été d'emblée mis hors de cause. "Ce n'est que le début" Mais là n'est pas l'essentiel. Au détour d'un chapitre, dans un tableau, Sarah Knafo expose son plan de coupes massives des dépenses publiques. Version augmentée de son contre-budget présenté l'an dernier, qui incluait déjà la suppression de l'aide au développement et la privatisation de l'audiovisuel public, entre autres. Elle y ajoute la limitation du RSA à trois ans pour les personnes "en capacité de travailler" et surtout la suppression de 800.000 postes en cinq ans dans la fonction publique - uniquement par des départs non remplacés et en épargnant enseignants, soignants, policiers et militaires. Au total, il y en aurait pour 130 milliards d'euros d'économies. Largement assez pour réduire à peau de chagrin la CSG pour les actifs et "abolir" les droits de succession. Et encore, "ce n'est que le début de ce qu'il faut faire", dit-elle, assurant que son parti proposera bientôt "un plan beaucoup plus important". Un projet qui pourrait devenir celui de "l'union des droites" qu'elle prônait déjà aux dernières municipales à Paris. A condition que d'autres candidats s'y rallient: "je ne désespère pas de les convaincre", assure-t-elle, même si avec Bruno Retailleau ou Marine Le Pen, "nous n'avons pas des différences de degrés, mais de philosophie". L'oeuvre sera bien utile, en revanche, à son compagnon Eric Zemmour, dont la stratégie identitaire avait précipité l'échec en 2022. "Dans l'image qui en est restée, beaucoup ont dit +il ne s'intéresse qu'à l'immigration+", alors qu'il "a parlé d'économie mais a été beaucoup plus entendu sur d'autres thèmes", reconnaît-elle. Avec ce livre, "je pense qu'on ne pourra plus jamais nous faire ce reproche", ajoute celle qui a quoi qu'il arrive une place réservée "dans le dispositif" de son "candidat naturel" mais pas encore déclaré. Pour l'annonce, il faudra patienter encore un peu. Ce ne sera a priori pas à la foire de Châlons-en-Champagne, où le patron de Reconquête fera sa rentrée jeudi. Ni aux universités d'été du parti, les 12 et 13 septembre au Port-Marly (Yvelines). D'ici là, Sarah Knafo aura entamé sa tournée de dédicaces. Au moins une vingtaine de dates sont programmées jusqu'en novembre. L'occasion de jauger sa popularité au plus près des (é)lecteurs.
Texte intégral (697 mots)
En année présidentielle, la rentrée littéraire est celle des ambitions. Olivier Faure se lance dans une primaire, François Hollande s'imagine en recours, Jordan Bardella se prépare pour Matignon. Sarah Knafo, elle, jure que "ce n'était pas l'intention", que le manuscrit aurait dû paraître plus tôt. Il n'empêche, "ça ne pouvait pas mieux tomber", avec une campagne qui "démarre sur des sujets économiques" et une première joute entre favoris organisée devant le Medef. L'air du temps est porteur. Son éditeur Fayard l'a bien senti, avec un premier tirage à 100.000 exemplaires et déjà plus de 25.000 préventes en un mois, avant la sortie officielle ce mercredi. Démarrage en trombe, doublé d'une promo intensive depuis la semaine dernière : "bonnes feuilles" au Figaro, interviews au Point et au JDD, matinale de RTL, sans oublier un passage sur Cnews... La vice-présidente de Reconquête est partout et sa tournée médiatique n'est pas terminée. A qui veut l'entendre, elle répète que "Le Casse du siècle" n'est "pas un ouvrage partisan" mais "une enquête" sur un gigantesque "crime en cours". Aucune révélation pourtant, au fil des 286 pages où l'autrice s'évertue à démontrer, chiffres publics à l'appui, sa thèse politique : l'impôt serait un vol en bande organisée, au service d'un Etat dilapidateur. Renouant avec sa vocation initiale, l'ex-auditrice à la Cour des comptes, formée à Sciences Po et à l'ENA, joue tour à tour le rôle de magistrate instructrice, de procureure et de juge - sans craindre la nullité pour vice de procédure. Quand tombe son verdict, les coupables désignés sont ses suspects habituels (élus, médias, bureaucratie...), tandis que milliardaires et marchés ont été d'emblée mis hors de cause. "Ce n'est que le début" Mais là n'est pas l'essentiel. Au détour d'un chapitre, dans un tableau, Sarah Knafo expose son plan de coupes massives des dépenses publiques. Version augmentée de son contre-budget présenté l'an dernier, qui incluait déjà la suppression de l'aide au développement et la privatisation de l'audiovisuel public, entre autres. Elle y ajoute la limitation du RSA à trois ans pour les personnes "en capacité de travailler" et surtout la suppression de 800.000 postes en cinq ans dans la fonction publique - uniquement par des départs non remplacés et en épargnant enseignants, soignants, policiers et militaires. Au total, il y en aurait pour 130 milliards d'euros d'économies. Largement assez pour réduire à peau de chagrin la CSG pour les actifs et "abolir" les droits de succession. Et encore, "ce n'est que le début de ce qu'il faut faire", dit-elle, assurant que son parti proposera bientôt "un plan beaucoup plus important". Un projet qui pourrait devenir celui de "l'union des droites" qu'elle prônait déjà aux dernières municipales à Paris. A condition que d'autres candidats s'y rallient: "je ne désespère pas de les convaincre", assure-t-elle, même si avec Bruno Retailleau ou Marine Le Pen, "nous n'avons pas des différences de degrés, mais de philosophie". L'oeuvre sera bien utile, en revanche, à son compagnon Eric Zemmour, dont la stratégie identitaire avait précipité l'échec en 2022. "Dans l'image qui en est restée, beaucoup ont dit +il ne s'intéresse qu'à l'immigration+", alors qu'il "a parlé d'économie mais a été beaucoup plus entendu sur d'autres thèmes", reconnaît-elle. Avec ce livre, "je pense qu'on ne pourra plus jamais nous faire ce reproche", ajoute celle qui a quoi qu'il arrive une place réservée "dans le dispositif" de son "candidat naturel" mais pas encore déclaré. Pour l'annonce, il faudra patienter encore un peu. Ce ne sera a priori pas à la foire de Châlons-en-Champagne, où le patron de Reconquête fera sa rentrée jeudi. Ni aux universités d'été du parti, les 12 et 13 septembre au Port-Marly (Yvelines). D'ici là, Sarah Knafo aura entamé sa tournée de dédicaces. Au moins une vingtaine de dates sont programmées jusqu'en novembre. L'occasion de jauger sa popularité au plus près des (é)lecteurs.

02.09.2026 à 08:29

FRANCE24
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Depuis 2015, Accept International, en collaboration avec le gouvernement fédéral somalien, a pris en charge en Somalie quelque 1.700 shebab faits prisonniers et quelque 250 autres ayant déserté. L'ONG a depuis développé des activités au Yémen ou encore dans les territoires palestiniens. Autrefois une priorité, les programmes de déradicalisation ont progressivement perdu la faveur des bailleurs, sur fond de lassitude plus générale ces dernières années des partenaires internationaux envers le peu de progrès politiques et militaires des fragiles autorités fédérales somaliennes. Selon des observateurs, l'ONG de M. Nagai est la seule tentant encore d'épauler le gouvernement de Mogadiscio dans la prise en charge des islamistes détenus et repentis. "Certaines organisations internationales ou agences de l'ONU ont soutenu (des ONG) par le passé, mais c'est terminé. Aujourd'hui, nous comblons ce vide", explique M. Nagai. En 2011, Yosuke Nagai a 19 ans et la Somalie, déjà associée depuis deux décennies à la pauvreté et la violence, connaît une famine dramatique. Le jeune étudiant veut faire quelque chose, effaré par le contraste entre l'élan de solidarité mondiale envers le Japon, tout juste frappé par un tsunami ayant tué 20.000 personnes, et la relative indifférence face à la mort lente de 260.000 Somaliens affamés. En 2013, il décide donc de partir en Somalie, ignorant les mises en gardes des experts et professeurs lui rappelant que le pays est "follement dangereux". "Moi je me disais: +OK, mais vous faites quoi pour aider?+", raconte-t-il à l'AFP. "J'étais juste un gars dingue: sans argent, sans savoir, sans compétence en langues étrangères, sans expérience." "Agents de paix" Un attentat-suicide le jour de son arrivée à Mogadiscio l'empêche de quitter l'aéroport, mais ne le décourage pas. Il se forme au Kenya voisin en mettant sur pied un programme réhabilitant des jeunes membres de gangs, du même âge que lui. La déradicalisation peut sembler loin de la lutte contre la famine, mais Yosuke Nagai estime que "tant que les problèmes de conflits armés et de terrorisme ne seront pas résolus, la Somalie connaîtra éternellement la faim". L'ONG compte 17 employés travaillant à Mogadiscio dans une prison et un centre pour déserteurs, et 15 autres dans un centre de réinsertion de Dhusamareb, capitale de l'Etat du Galmudug (centre du pays). Plutôt que de "déradicalisation", M. Nagai préfère parler "d'autonomisation". "Nous proposons un accompagnement psychologique et un enseignement islamique aux déserteurs et prisonniers" shebab, ces derniers étant les plus radicalisés, dit-il, racontant que certains menacent parfois de mort les employés traités d'"infidèles". Quant aux déserteurs, environ un tiers sont analphabètes, note-t-il. Le programme, financé par des dons au Japon, dure environ un an et comprend enseignement de base et apprentissage professionnel, comme la menuiserie. Des participants sont devenus tailleurs, agents de circulation et même soldats de l'armée somalienne, se félicite le Japonais, qui espère en faire des "agents de paix". L'un d'eux, Nur Ali, 32 ans, a même rejoint l'ONG et anime des sessions en milieu carcéral. Ce Somalien avait intégré les rangs des shebab à 17 ans, par vengeance après la mort de son frère, tué par les forces somaliennes. Capturé quelque mois plus tard, il fut condamné à 15 ans d'emprisonnement. C'est en prison qu'il a rencontré M. Nagai, accompagné d'un chef religieux qui lui a expliqué que "les choses sont meilleures et plus positives quand on pardonne", raconte-t-il par téléphone à l'AFP depuis Mogadiscio. Défection "difficile" "Les jeunes ont besoin d'éducation. Ils ont besoin d'être guidés", ajoute-t-il, ravi que d'anciens combattants shebab suivent son exemple "pour changer de vie". Mais les programmes de réinsertion manquent cruellement de financements, souligne Martine Zeuthen, auteure d'un rapport sur le sujet pour le Royal United Services Institute, un think-tank britannique. Les centres pour anciens combattants shebab manquent de nourriture et sont des foyers de maladies, dit-elle. Contacté par l'AFP, le gouvernement somalien n'a pas réagi. "Ces personnes sont rarement la priorité", remarque Mme Zeuthen. Or ce désintérêt a un "impact négatif sur les efforts visant à encourager davantage de personnes à quitter les rangs" des shebab et sur la connaissance du groupe. Les shebab contrôlent de vastes zones rurales et ont de nombreux relais dans la société somalienne, ce qui complique considérablement la réintégration des repentis. M. Nagai se souvient d'un insurgé de 21 ans, promis à devenir kamikaze mais qui avait fait défection. Malgré une participation prometteuse au programme, ce jeune homme "très sociable" qui "aimait discuter" est retourné chez les shebab, vraisemblablement sous la pression de son père, sympathisant des insurgés islamistes. Ca aussi, "c'est l'une des réalités", confie Yosuke Nagai. A 29 ans, Abdullahi est, lui, heureux d'avoir réussi à fuir les shebab après six ans "terribles" dans leurs rangs, qu'il avait intégrés sous la pression et attiré par une promesse financière. Au centre de Dhusamareb, il apprend à lire, à écrire et le métier de tailleur. D'autres que lui voulaient faire défection, mais "c'était très difficile pour eux" car les recrues sont souvent déployées loin de chez elles, explique-t-il, et ceux tentés de partir "ne savent pas où aller".
Texte intégral (902 mots)
Depuis 2015, Accept International, en collaboration avec le gouvernement fédéral somalien, a pris en charge en Somalie quelque 1.700 shebab faits prisonniers et quelque 250 autres ayant déserté. L'ONG a depuis développé des activités au Yémen ou encore dans les territoires palestiniens. Autrefois une priorité, les programmes de déradicalisation ont progressivement perdu la faveur des bailleurs, sur fond de lassitude plus générale ces dernières années des partenaires internationaux envers le peu de progrès politiques et militaires des fragiles autorités fédérales somaliennes. Selon des observateurs, l'ONG de M. Nagai est la seule tentant encore d'épauler le gouvernement de Mogadiscio dans la prise en charge des islamistes détenus et repentis. "Certaines organisations internationales ou agences de l'ONU ont soutenu (des ONG) par le passé, mais c'est terminé. Aujourd'hui, nous comblons ce vide", explique M. Nagai. En 2011, Yosuke Nagai a 19 ans et la Somalie, déjà associée depuis deux décennies à la pauvreté et la violence, connaît une famine dramatique. Le jeune étudiant veut faire quelque chose, effaré par le contraste entre l'élan de solidarité mondiale envers le Japon, tout juste frappé par un tsunami ayant tué 20.000 personnes, et la relative indifférence face à la mort lente de 260.000 Somaliens affamés. En 2013, il décide donc de partir en Somalie, ignorant les mises en gardes des experts et professeurs lui rappelant que le pays est "follement dangereux". "Moi je me disais: +OK, mais vous faites quoi pour aider?+", raconte-t-il à l'AFP. "J'étais juste un gars dingue: sans argent, sans savoir, sans compétence en langues étrangères, sans expérience." "Agents de paix" Un attentat-suicide le jour de son arrivée à Mogadiscio l'empêche de quitter l'aéroport, mais ne le décourage pas. Il se forme au Kenya voisin en mettant sur pied un programme réhabilitant des jeunes membres de gangs, du même âge que lui. La déradicalisation peut sembler loin de la lutte contre la famine, mais Yosuke Nagai estime que "tant que les problèmes de conflits armés et de terrorisme ne seront pas résolus, la Somalie connaîtra éternellement la faim". L'ONG compte 17 employés travaillant à Mogadiscio dans une prison et un centre pour déserteurs, et 15 autres dans un centre de réinsertion de Dhusamareb, capitale de l'Etat du Galmudug (centre du pays). Plutôt que de "déradicalisation", M. Nagai préfère parler "d'autonomisation". "Nous proposons un accompagnement psychologique et un enseignement islamique aux déserteurs et prisonniers" shebab, ces derniers étant les plus radicalisés, dit-il, racontant que certains menacent parfois de mort les employés traités d'"infidèles". Quant aux déserteurs, environ un tiers sont analphabètes, note-t-il. Le programme, financé par des dons au Japon, dure environ un an et comprend enseignement de base et apprentissage professionnel, comme la menuiserie. Des participants sont devenus tailleurs, agents de circulation et même soldats de l'armée somalienne, se félicite le Japonais, qui espère en faire des "agents de paix". L'un d'eux, Nur Ali, 32 ans, a même rejoint l'ONG et anime des sessions en milieu carcéral. Ce Somalien avait intégré les rangs des shebab à 17 ans, par vengeance après la mort de son frère, tué par les forces somaliennes. Capturé quelque mois plus tard, il fut condamné à 15 ans d'emprisonnement. C'est en prison qu'il a rencontré M. Nagai, accompagné d'un chef religieux qui lui a expliqué que "les choses sont meilleures et plus positives quand on pardonne", raconte-t-il par téléphone à l'AFP depuis Mogadiscio. Défection "difficile" "Les jeunes ont besoin d'éducation. Ils ont besoin d'être guidés", ajoute-t-il, ravi que d'anciens combattants shebab suivent son exemple "pour changer de vie". Mais les programmes de réinsertion manquent cruellement de financements, souligne Martine Zeuthen, auteure d'un rapport sur le sujet pour le Royal United Services Institute, un think-tank britannique. Les centres pour anciens combattants shebab manquent de nourriture et sont des foyers de maladies, dit-elle. Contacté par l'AFP, le gouvernement somalien n'a pas réagi. "Ces personnes sont rarement la priorité", remarque Mme Zeuthen. Or ce désintérêt a un "impact négatif sur les efforts visant à encourager davantage de personnes à quitter les rangs" des shebab et sur la connaissance du groupe. Les shebab contrôlent de vastes zones rurales et ont de nombreux relais dans la société somalienne, ce qui complique considérablement la réintégration des repentis. M. Nagai se souvient d'un insurgé de 21 ans, promis à devenir kamikaze mais qui avait fait défection. Malgré une participation prometteuse au programme, ce jeune homme "très sociable" qui "aimait discuter" est retourné chez les shebab, vraisemblablement sous la pression de son père, sympathisant des insurgés islamistes. Ca aussi, "c'est l'une des réalités", confie Yosuke Nagai. A 29 ans, Abdullahi est, lui, heureux d'avoir réussi à fuir les shebab après six ans "terribles" dans leurs rangs, qu'il avait intégrés sous la pression et attiré par une promesse financière. Au centre de Dhusamareb, il apprend à lire, à écrire et le métier de tailleur. D'autres que lui voulaient faire défection, mais "c'était très difficile pour eux" car les recrues sont souvent déployées loin de chez elles, explique-t-il, et ceux tentés de partir "ne savent pas où aller".

02.09.2026 à 08:19

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Une image symbolique et l'amorce d'un dialogue: Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres afin de dévoiler la tapisserie de Bayeux prêtée au British Museum et faire la connaissance du nouveau Premier ministre Andy Burnham pour consolider le récent rapprochement franco-britannique.
Texte intégral (902 mots)
Une image symbolique et l'amorce d'un dialogue: Emmanuel Macron se rend mercredi à Londres afin de dévoiler la tapisserie de Bayeux prêtée au British Museum et faire la connaissance du nouveau Premier ministre Andy Burnham pour consolider le récent rapprochement franco-britannique.

02.09.2026 à 07:53

FRANCE24
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Tel est le cas de Dolma Newar Tamang dans la région de Nuwakot, qui s'y est résolue après avoir passé plusieurs jours à fouiller les refuges et les morgues à la recherche de son mari. "Nous devions le faire pour libérer son âme, afin qu'il soit en paix et heureux où qu'il soit", a-t-elle expliqué à l'occasion de ces funérailles, entourée de son fils en larmes. Son époux était en route pour la Chine et devait passer par le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la catastrophe, lorsque la catastrophe s'est produite. "J'ai vu les informations et je l'ai appelé", a raconté Dolma Newar Tamang à l'AFP. "J'ai appelé à plusieurs reprises, mais il n'a jamais répondu." Les secours ont récupéré plus de 1.100 corps sans vie, et près de 4.500 personnes sont portées disparues une semaine après qu'une gigantesque vague d'eau glacée, de roche et de boue a déferlé suite à l'effondrement d'un glacier en haute altitude à la frontière entre le Népal et le Tibet en Chine. Les secours gardent l'espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n'ont pour l'heure retrouvé que des corps inanimés. "Les miracles existent", a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d'une interview à l'AFP mardi, disant ne "pas perdre complètement espoir". "Responsabilité mondiale" La colère grandit face à l'ampleur des destructions qui ont frappé le Népal, un pays essentiellement rural de 30 millions d'habitants qui contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences. "Le changement climatique résulte d'une action mondiale, et la réponse aux catastrophes relève également d'une responsabilité mondiale", a asséné le Premier ministre Balendra Shah sur Facebook, rappelant que la région himalayenne est particulièrement vulnérable. Les scientifiques relèvent que la plus haute chaîne de montagnes du monde se réchauffe plus rapidement que la moyenne, avec à la clé une fonte accélérée des glaciers qui fait planer la menace d'une multiplication des catastrophes. Le bilan de celle du 26 août s'est encore alourdi mercredi, à 1.114 morts et 3.916 disparus pour le seul côté népalais, où les morgues sont saturées et où les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d'ADN. Il s'agit pour le Népal de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou. Côté chinois, les médias d'Etat chinois ont fait état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué. Cela porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval. Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s'élever à "plusieurs milliards de dollars". Mercredi, après "plusieurs jours de travaux de réparations menés 24 heures sur 24", l'accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois, ont indiqué les médias d'Etat de ce pays. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, et Pékin contrôle étroitement les sources d'information dans la région. En réponse aux groupes de défense de la cause tibétaine qui accusent la Chine de largement sous-estimer le bilan des inondations, Pékin a assuré que les informations ont été diffusées de manière "ouverte, transparente et rapide". burs/hmn/ega/phs
Texte intégral (640 mots)
Tel est le cas de Dolma Newar Tamang dans la région de Nuwakot, qui s'y est résolue après avoir passé plusieurs jours à fouiller les refuges et les morgues à la recherche de son mari. "Nous devions le faire pour libérer son âme, afin qu'il soit en paix et heureux où qu'il soit", a-t-elle expliqué à l'occasion de ces funérailles, entourée de son fils en larmes. Son époux était en route pour la Chine et devait passer par le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la catastrophe, lorsque la catastrophe s'est produite. "J'ai vu les informations et je l'ai appelé", a raconté Dolma Newar Tamang à l'AFP. "J'ai appelé à plusieurs reprises, mais il n'a jamais répondu." Les secours ont récupéré plus de 1.100 corps sans vie, et près de 4.500 personnes sont portées disparues une semaine après qu'une gigantesque vague d'eau glacée, de roche et de boue a déferlé suite à l'effondrement d'un glacier en haute altitude à la frontière entre le Népal et le Tibet en Chine. Les secours gardent l'espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n'ont pour l'heure retrouvé que des corps inanimés. "Les miracles existent", a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d'une interview à l'AFP mardi, disant ne "pas perdre complètement espoir". "Responsabilité mondiale" La colère grandit face à l'ampleur des destructions qui ont frappé le Népal, un pays essentiellement rural de 30 millions d'habitants qui contribue peu aux émissions responsables du réchauffement climatique générées par les nations riches et industrialisées, mais en subit de lourdes conséquences. "Le changement climatique résulte d'une action mondiale, et la réponse aux catastrophes relève également d'une responsabilité mondiale", a asséné le Premier ministre Balendra Shah sur Facebook, rappelant que la région himalayenne est particulièrement vulnérable. Les scientifiques relèvent que la plus haute chaîne de montagnes du monde se réchauffe plus rapidement que la moyenne, avec à la clé une fonte accélérée des glaciers qui fait planer la menace d'une multiplication des catastrophes. Le bilan de celle du 26 août s'est encore alourdi mercredi, à 1.114 morts et 3.916 disparus pour le seul côté népalais, où les morgues sont saturées et où les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d'ADN. Il s'agit pour le Népal de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou. Côté chinois, les médias d'Etat chinois ont fait état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué. Cela porte le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval. Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s'élever à "plusieurs milliards de dollars". Mercredi, après "plusieurs jours de travaux de réparations menés 24 heures sur 24", l'accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois, ont indiqué les médias d'Etat de ce pays. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, et Pékin contrôle étroitement les sources d'information dans la région. En réponse aux groupes de défense de la cause tibétaine qui accusent la Chine de largement sous-estimer le bilan des inondations, Pékin a assuré que les informations ont été diffusées de manière "ouverte, transparente et rapide". burs/hmn/ega/phs

02.09.2026 à 07:33

L'Equipe TV
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L’international sénégalais Iliman Ndiaye s’est engagé pour Manchester City. Il a signé un contrat jusqu'en 2031.
Texte intégral (640 mots)
L’international sénégalais Iliman Ndiaye s’est engagé pour Manchester City. Il a signé un contrat jusqu'en 2031.

02.09.2026 à 06:17

FRANCE24
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Au Venezuela, l'Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l'armée ont apporté leur soutien à l'accord. M. Wright est arrivé vers 20H30 (00H30 GMT) à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. "Plusieurs accords" seront annoncés mercredi, et "entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années", a-t-il déclaré aux médias à son arrivée. "Je pense que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements dans ce pays qui créent davantage d'emplois, augmentent la pression à la hausse sur les salaires, offrent des opportunités aux Vénézuéliens", a estimé le ministre. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour. A son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour. Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu avec le Venezuela un accord qui verrait les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. D'après lui, il s'agit du "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des Etats-Unis. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait assuré face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis. Mardi, l'Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à l'accord. "Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c'est le 20e pays à l'exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive", a dit le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Le député de l'opposition Luis Emilio Rondon a lui demandé plus de transparence: "Nous avons besoin de connaître ce qui est écrit en petites lettres (...), les clauses. Nous exigeons qu'on nous remette le texte intégral". En soirée, l'armée, qui joue un rôle prépondérant dans le pays, a aussi approuvé le texte: "Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique (...) En un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous", a déclaré le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé. L'accord vise à "normaliser" l'économie du Venezuela, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une interview sur YouTube avec le journaliste vénézuélien Sergio Novelli. M. Wright avait dit mardi que l'accord avait été conçu "avant tout pour renforcer la souveraineté nationale des Etats-Unis", tout en assurant qu'il s'agissait également de "placer le Venezuela en position de réussite à long terme". "Opportunité géopolitique" Il permet aussi, a-t-il reconnu, de damer le pion aux grandes puissances rivales des Etats-Unis. "Cet accord est une opportunité géopolitique pour protéger des gisements qui pour l'essentiel se trouvaient largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes", a expliqué le responsable américain. L'accord prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela et propriété de l'homme d'affaires Alejandro Betancourt, d'après des éléments fournis par la Maison Blanche. Cette entreprise accordera en échange à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux. Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de l'ex-président Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela est entré en vigueur en 2019. Depuis l'intervention, Trump assouplit graduellement les sanctions. Le groupe Chevron, pilier de la production au Venezuela, s'apprête à faire mercredi une "annonce importante", a affirmé mardi à l'AFP une source proche des négociations. En juillet, la compagnie pétrolière a produit 270.000 barils par jour dans le pays. Sollicitée par l'AFP, Chevron n'a pas souhaité commenter. Donald Trump cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp.
Texte intégral (774 mots)
Au Venezuela, l'Assemblée nationale, où le pouvoir dispose de la majorité, mais aussi l'armée ont apporté leur soutien à l'accord. M. Wright est arrivé vers 20H30 (00H30 GMT) à l'aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. "Plusieurs accords" seront annoncés mercredi, et "entraîneront plus qu'un doublement de la production pétrolière du Venezuela dans les prochaines années", a-t-il déclaré aux médias à son arrivée. "Je pense que de très bonnes années s'annoncent, avec l'arrivée de vastes investissements dans ce pays qui créent davantage d'emplois, augmentent la pression à la hausse sur les salaires, offrent des opportunités aux Vénézuéliens", a estimé le ministre. Le sous-sol vénézuélien renferme les plus grosses réserves de pétrole au monde (plus de 300 milliards de barils estimés), mais sa production reste très limitée, à environ 1,2 million de barils par jour. A son pic historique, elle atteignait plus de 3 millions de barils par jour. Donald Trump a annoncé le 28 août avoir conclu avec le Venezuela un accord qui verrait les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays. D'après lui, il s'agit du "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" et celui-ci aura vocation à doubler les réserves des Etats-Unis. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, avait assuré face aux doutes que son pays conserverait sa souveraineté sur les champs pétroliers exploités par les Etats-Unis. Mardi, l'Assemblée nationale du Venezuela a voté son soutien à l'accord. "Le Venezuela possède les premières réserves de pétrole et c'est le 20e pays à l'exporter. Le 20e ! Et il y en a qui veulent que cet état de choses se poursuive", a dit le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim. Le député de l'opposition Luis Emilio Rondon a lui demandé plus de transparence: "Nous avons besoin de connaître ce qui est écrit en petites lettres (...), les clauses. Nous exigeons qu'on nous remette le texte intégral". En soirée, l'armée, qui joue un rôle prépondérant dans le pays, a aussi approuvé le texte: "Nous accompagnons, approuvons et sommes d'accord avec l'ensemble des termes du récent accord stratégique (...) En un seul mot, je dirais que c'est la prospérité et le bien-être pour le pays, tout comme pour nous", a déclaré le ministre de la Défense, le général Gustavo Gonzalez Lopez, lors d'un discours télévisé. L'accord vise à "normaliser" l'économie du Venezuela, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio dans une interview sur YouTube avec le journaliste vénézuélien Sergio Novelli. M. Wright avait dit mardi que l'accord avait été conçu "avant tout pour renforcer la souveraineté nationale des Etats-Unis", tout en assurant qu'il s'agissait également de "placer le Venezuela en position de réussite à long terme". "Opportunité géopolitique" Il permet aussi, a-t-il reconnu, de damer le pion aux grandes puissances rivales des Etats-Unis. "Cet accord est une opportunité géopolitique pour protéger des gisements qui pour l'essentiel se trouvaient largement sous l'influence d'entreprises chinoises et russes", a expliqué le responsable américain. L'accord prévoit une prise de participation de 35% dans North American Blue Energy Partners, deuxième plus importante société pétrolière privée du Venezuela et propriété de l'homme d'affaires Alejandro Betancourt, d'après des éléments fournis par la Maison Blanche. Cette entreprise accordera en échange à Washington la possibilité d'acheter à prix coûtant 20% de sa production, qui sera ensuite traitée dans des raffineries aux Etats-Unis spécifiquement conçues pour ce pétrole visqueux. Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de l'ex-président Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. L'embargo sur le pétrole brut du Venezuela est entré en vigueur en 2019. Depuis l'intervention, Trump assouplit graduellement les sanctions. Le groupe Chevron, pilier de la production au Venezuela, s'apprête à faire mercredi une "annonce importante", a affirmé mardi à l'AFP une source proche des négociations. En juillet, la compagnie pétrolière a produit 270.000 barils par jour dans le pays. Sollicitée par l'AFP, Chevron n'a pas souhaité commenter. Donald Trump cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections de mi-mandat début novembre, mal engagées pour son camp.

02.09.2026 à 05:33

FRANCE24
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"Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien", notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), annonçant la fin de cette vague. L'Iran a affirmé avoir lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones, a rapporté l'agence de presse d'Etat Tasnim. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", avait menacé le président américain Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social. Plus tard, il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement". "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?", a-t-il demandé. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, ajoutant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive". Mariage Les médias d'Etat ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans ces frappes américaines: quatre au cours d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest) lors d'attaques de missiles qui ont aussi fait huit blessés. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Il a assuré que si les Etats-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, et qui a presque aussitôt volé en éclats, "la République islamique d'Iran prendra(it) immédiatement des mesures réciproques." La télévision d'Etat iranienne a fait état mardi de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. Elle a aussi rapporté des déflagrations sur l'île de Lavan, située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont également rapporté qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé. Les frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi après ces nouvelles hostilités, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans. Escale d'un porte-avions américain Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a lui promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. A des milliers de kilomètres de là, le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février. La dégradation des conditions de vie de ses marins font polémique aux Etats-Unis dernièrement.
Texte intégral (806 mots)
"Les forces américaines ont frappé des cibles du Corps des Gardiens de la Révolution iranien", notamment des sites de défense aérienne, des systèmes de radar ou encore des installations maritimes, a écrit sur X le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), annonçant la fin de cette vague. L'Iran a affirmé avoir lancé une "opération décisive en riposte", visant "les bases et les intérêts américains dans la région" avec des missiles et des drones, a rapporté l'agence de presse d'Etat Tasnim. Les Gardiens de la Révolution ont ensuite revendiqué des attaques contre des bases militaires américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", avait menacé le président américain Donald Trump, sur sa plateforme Truth Social. Plus tard, il a dit "préférer" la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un "contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz", et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement". "Quand le peuple iranien va-t-il se soulever et se battre ?", a-t-il demandé. L'armée jordanienne a annoncé avoir détruit dix missiles tirés depuis l'Iran, ajoutant que trois autres s'étaient écrasés à l'écart de zones habitées, sans faire de blessés. Le Koweït s'est également déclaré visé par des missiles et des drones, et des sirènes d'alerte ont retenti tôt mercredi matin à Bahreïn, selon des correspondants de l'AFP. Le porte-parole du commandement militaire central de l'Iran, Ebrahim Zolfaghari, a promis des "ripostes plus larges et plus destructrices" en cas de poursuite des attaques américaines, adressant la même mise en garde à "tout pays coopérant avec l'armée américaine agressive". Mariage Les médias d'Etat ont donné un bilan d'au moins 11 morts dans ces frappes américaines: quatre au cours d'un mariage dans la région d'Hormozgan (sud-est), où une cinquantaine de personnes ont été blessées, et sept dans la région du Khouzestan (ouest) lors d'attaques de missiles qui ont aussi fait huit blessés. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé à un retour de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Il a assuré que si les Etats-Unis respectaient le protocole d'accord signé en juin, et qui a presque aussitôt volé en éclats, "la République islamique d'Iran prendra(it) immédiatement des mesures réciproques." La télévision d'Etat iranienne a fait état mardi de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. Elle a aussi rapporté des déflagrations sur l'île de Lavan, située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont également rapporté qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé. Les frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours des hydrocarbures ont bondi après ces nouvelles hostilités, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet, et le gaz européen se négociant au plus cher depuis plus de trois ans. Escale d'un porte-avions américain Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a lui promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. A des milliers de kilomètres de là, le porte-avions américain USS Abraham Lincoln est arrivé en Thaïlande mercredi matin après plus de neuf mois en mer, selon des journalistes de l'AFP. D'abord envoyé en mer de Chine méridionale, il avait été redéployé au Moyen-Orient au début de la guerre fin février. La dégradation des conditions de vie de ses marins font polémique aux Etats-Unis dernièrement.

02.09.2026 à 05:23

FRANCE 24
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Le porte-avions américain Abraham-Lincoln est arrivé, mercredi, à Pattaya, en Thaïlande pour y faire escale après près de trois cents jours passés en mer. Il doit rester à quai jusqu'à dimanche. Le navire de guerre est par ailleurs au cœur d'une polémique sur les conditions de vie à son bord. 
Texte intégral (806 mots)
Le porte-avions américain Abraham-Lincoln est arrivé, mercredi, à Pattaya, en Thaïlande pour y faire escale après près de trois cents jours passés en mer. Il doit rester à quai jusqu'à dimanche. Le navire de guerre est par ailleurs au cœur d'une polémique sur les conditions de vie à son bord. 

02.09.2026 à 04:36

FRANCE 24
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Un juge de l'Utah a ordonné mardi le renvoi en procès de Tyler Robinson, 23 ans, accusé du meurtre du militant ultra conservateur Charlie Kirk en septembre 2025. Le suspect, qui risque la peine de mort, a plaidé non coupable.
Texte intégral (806 mots)
Un juge de l'Utah a ordonné mardi le renvoi en procès de Tyler Robinson, 23 ans, accusé du meurtre du militant ultra conservateur Charlie Kirk en septembre 2025. Le suspect, qui risque la peine de mort, a plaidé non coupable.

02.09.2026 à 04:23

FRANCE24
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Cette réforme a une portée essentiellement symbolique dans un pays où les opposants ont été emprisonnés ou contraints à l'exil et où seuls des partis mineurs alignés sur le gouvernement subsistent aux côtés du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) de M. Ortega. La nouvelle Constitution adoptée en 2025 à l'instigation du dirigeant et de son épouse, Rosario Murillo, avait déjà interdit la participation de partis politiques n'ayant pas "la même ligne idéologique que le FSLN". Cette réforme avait également repoussé d'un an, à novembre 2027, le scrutin législatif qui aurait dû se tenir en novembre 2026. Mardi, le parlement monocaméral réuni en session extraordinaire à León (à 90 km au nord-ouest de Managua), a allongé à sept ans le mandat présidentiel, dont la durée était passée de cinq à six ans en 2025. En pratique, la nouvelle réforme exclut des élections ceux qui participent à des "actes putschistes" ou de "trahison de la patrie" ou qui sollicitent une "intervention militaire" étrangère. M. Ortega a fait valoir que cette mesure protégeait le Nicaragua d'une ingérence de Washington, qu'il accuse d'avoir cherché à le renverser via un mouvement de manifestations en 2018, dont la répression avait fait environ 350 morts, selon l'ONU. "Plus d'élections" La réforme a été annoncée par le dirigeant le 19 juillet, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution sandiniste, et a suscité un large rejet international. M. Ortega avait alors assuré, ciblant ses opposants, qu'il n'y aurait "plus d'élections qui leur permettent d'essayer de s'emparer du pouvoir". "L'histoire des partis installés par les Yankees (les Américains, NDLR) revenant au gouvernement est finie, pour toujours", avait ajouté cet ancien chef de guérilla marxiste devant une foule de partisans. Début août, les Etats-Unis et leurs alliés au sein de l'Organisation des Etats américains (OEA) ont appelé cette instance à prendre des mesures à l'encontre du Nicaragua en raison de la réforme. La date pour une réunion à cette fin n'a pas été fixée. Daniel Ortega avait gouverné le Nicaragua dans les années 1980 après l'insurrection qui avait renversé le dictateur Anastasio Somoza, soutenu par les Etats-Unis. Revenu au pouvoir en 2007 et réélu depuis lors de scrutins entachés d'irrégularités, il n'a depuis cessé de renforcer son emprise sur ce pays d'Amérique centrale de 7 millions d'habitants, où la Chine a d'importants intérêts miniers. La répression s'est encore accrue après les manifestations de 2018, contraignant près d'un million de Nicaraguayens à l'exil et sonnant le glas de la presse indépendante. L'Union européenne et les Etats-Unis imposent depuis cette date des sanctions au pays. Lors des précédentes élections en 2021, Daniel Ortega avait a fait emprisonner les principaux candidats, multipliant les mesures d'exil et les déchéances de nationalité. Quelque 500 militants politiques, humanitaires, intellectuels, journalistes et prêtres avaient également été visés. Les détracteurs de M. Ortega l'accusent de chercher à instaurer une "dictature dynastique" alors qu'il doit fêter ses 81 ans en novembre et souffre de problèmes de santé. La réforme constitutionnelle de 2025 a élevé Rosario Murillo, de cinq ans sa cadette, au rang de coprésidente, et huit des neufs enfants du couple occupent des postes stratégiques dans l'appareil d'Etat. L'opposition en exil a demandé à la communauté internationale d'imposer des sanctions économiques renforcées. Malgré la pression exercée par le gouvernement de Donald Trump, les Etats-Unis restent toutefois le principal partenaire commercial du Nicaragua, qui bénéficie également de crédits accordés par des banques internationales et le FMI de crainte d'une catastrophe humanitaire.
Texte intégral (613 mots)
Cette réforme a une portée essentiellement symbolique dans un pays où les opposants ont été emprisonnés ou contraints à l'exil et où seuls des partis mineurs alignés sur le gouvernement subsistent aux côtés du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) de M. Ortega. La nouvelle Constitution adoptée en 2025 à l'instigation du dirigeant et de son épouse, Rosario Murillo, avait déjà interdit la participation de partis politiques n'ayant pas "la même ligne idéologique que le FSLN". Cette réforme avait également repoussé d'un an, à novembre 2027, le scrutin législatif qui aurait dû se tenir en novembre 2026. Mardi, le parlement monocaméral réuni en session extraordinaire à León (à 90 km au nord-ouest de Managua), a allongé à sept ans le mandat présidentiel, dont la durée était passée de cinq à six ans en 2025. En pratique, la nouvelle réforme exclut des élections ceux qui participent à des "actes putschistes" ou de "trahison de la patrie" ou qui sollicitent une "intervention militaire" étrangère. M. Ortega a fait valoir que cette mesure protégeait le Nicaragua d'une ingérence de Washington, qu'il accuse d'avoir cherché à le renverser via un mouvement de manifestations en 2018, dont la répression avait fait environ 350 morts, selon l'ONU. "Plus d'élections" La réforme a été annoncée par le dirigeant le 19 juillet, à l'occasion de l'anniversaire de la révolution sandiniste, et a suscité un large rejet international. M. Ortega avait alors assuré, ciblant ses opposants, qu'il n'y aurait "plus d'élections qui leur permettent d'essayer de s'emparer du pouvoir". "L'histoire des partis installés par les Yankees (les Américains, NDLR) revenant au gouvernement est finie, pour toujours", avait ajouté cet ancien chef de guérilla marxiste devant une foule de partisans. Début août, les Etats-Unis et leurs alliés au sein de l'Organisation des Etats américains (OEA) ont appelé cette instance à prendre des mesures à l'encontre du Nicaragua en raison de la réforme. La date pour une réunion à cette fin n'a pas été fixée. Daniel Ortega avait gouverné le Nicaragua dans les années 1980 après l'insurrection qui avait renversé le dictateur Anastasio Somoza, soutenu par les Etats-Unis. Revenu au pouvoir en 2007 et réélu depuis lors de scrutins entachés d'irrégularités, il n'a depuis cessé de renforcer son emprise sur ce pays d'Amérique centrale de 7 millions d'habitants, où la Chine a d'importants intérêts miniers. La répression s'est encore accrue après les manifestations de 2018, contraignant près d'un million de Nicaraguayens à l'exil et sonnant le glas de la presse indépendante. L'Union européenne et les Etats-Unis imposent depuis cette date des sanctions au pays. Lors des précédentes élections en 2021, Daniel Ortega avait a fait emprisonner les principaux candidats, multipliant les mesures d'exil et les déchéances de nationalité. Quelque 500 militants politiques, humanitaires, intellectuels, journalistes et prêtres avaient également été visés. Les détracteurs de M. Ortega l'accusent de chercher à instaurer une "dictature dynastique" alors qu'il doit fêter ses 81 ans en novembre et souffre de problèmes de santé. La réforme constitutionnelle de 2025 a élevé Rosario Murillo, de cinq ans sa cadette, au rang de coprésidente, et huit des neufs enfants du couple occupent des postes stratégiques dans l'appareil d'Etat. L'opposition en exil a demandé à la communauté internationale d'imposer des sanctions économiques renforcées. Malgré la pression exercée par le gouvernement de Donald Trump, les Etats-Unis restent toutefois le principal partenaire commercial du Nicaragua, qui bénéficie également de crédits accordés par des banques internationales et le FMI de crainte d'une catastrophe humanitaire.

02.09.2026 à 03:40

FRANCE 24
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À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, un lanceur d'alerte affirme mardi que la Poste américaine a développé "en secret" des systèmes informatiques de manière "bâclée et précipitée" pour se conformer à un décret de Donald Trump visant à encadrer plus sévèrement le vote par correspondance. Des millions d'Américains pourraient ainsi être privés de bulletin de vote à distance.
Texte intégral (613 mots)
À deux mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, un lanceur d'alerte affirme mardi que la Poste américaine a développé "en secret" des systèmes informatiques de manière "bâclée et précipitée" pour se conformer à un décret de Donald Trump visant à encadrer plus sévèrement le vote par correspondance. Des millions d'Américains pourraient ainsi être privés de bulletin de vote à distance.

02.09.2026 à 01:57

FRANCE 24
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À l'issue de deux jours de réunions au G20 à Asheville, les ministres des Finances ont défendu mardi une navigation sûre et sans coût dans le détroit d'Ormuz. La présence du ministre russe des Finances lors du sommet n'a "pas eu d'impact" sur l'issue des discussions, a affirmé le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
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À l'issue de deux jours de réunions au G20 à Asheville, les ministres des Finances ont défendu mardi une navigation sûre et sans coût dans le détroit d'Ormuz. La présence du ministre russe des Finances lors du sommet n'a "pas eu d'impact" sur l'issue des discussions, a affirmé le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
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