Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

27.08.2026 à 09:04

Sébastian SEIBT
img
Dans sa présentation des dernières sanctions visant à étrangler économiquement l’Iran, Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, a ciblé en particulier la banque iranienne Bank Melli. Il veut en faire l’exemple de la chasse américaine aux “banques de l’ombre” iraniennes. Et tous les pays sont priés de se ranger derrière cette offensive.  
Dans sa présentation des dernières sanctions visant à étrangler économiquement l’Iran, Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, a ciblé en particulier la banque iranienne Bank Melli. Il veut en faire l’exemple de la chasse américaine aux “banques de l’ombre” iraniennes. Et tous les pays sont priés de se ranger derrière cette offensive.  

27.08.2026 à 09:03

FRANCE24
img
"Il y a clairement un signal quant à la santé mentale des enfants", explique à l'AFP l'épidémiologiste Eloi Chazelas, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, basé à Paris) qui vient de publier avec son équipe une étude sur les risques sanitaires liés au bruit. Celle-ci vient s'ajouter à un corpus de plus en plus fourni sur les problèmes de santé causés par des niveaux de bruit élevés. Il est ainsi déjà bien établi que l'exposition au bruit accroît la probabilité de développer certains troubles cardiovasculaires même si les mécanismes précis, probablement liés au stress, restent à préciser. Quant aux troubles auditifs, ils sont logiquement accrus par ce type de pollution. Même si le problème est mondial, "le bruit apparaît de plus en plus comme un important facteur de risque environnemental en Europe", résume l'antenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le continent. L'étude récente de M. Chazelas se penche, elle, sur les effets sur les enfants et, plus spécifiquement, d'éventuelles difficultés émotionnelles et comportementales. Elle conclut qu'une exposition à d'importants bruits de trafic routier, à différents stades de l'enfance, est associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales aux alentours des dix ans. A travers le monde, d'autres études avaient déjà cherché à évaluer à quel point le bruit affecte la santé mentale des enfants et des adolescents. Mais, d'une qualité méthodologique variable, elles n'allaient pas toutes dans le même sens. L'une des plus solides, toutefois, avait déjà alerté en 2025 sur la problématique de santé mentale posée par des années d'exposition aux bruits chez les adolescents. Réalisée en suivant pendant plusieurs années plus de 100.000 jeunes Finlandais, elle avait conclu que les diagnostics de troubles anxieux et dépressifs étaient plus fréquents chez ceux qui vivaient dans un environnement fortement exposé au bruit des transports. "L'exposition continue à un trafic routier dépassant les 53 décibels est associée à un risque accru de dépression et d'anxiété", concluait cette étude, parue dans la revue Environmental Research. Ne pas "affoler" les parents L'étude française, elle, a suivi quelque 8.000 enfants français de leur naissance à leurs dix ans, et évalué si l'exposition du domicile à des transports bruyants - routiers, aériens ou ferroviaires - était associée à des troubles dits internalisés - anxiété, difficultés relationnelles... - ou externalisés - troubles de la conduite, de l'attention... Elle conclut que le risque apparaît plus élevé quand l'enfant vit près d'un trafic routier bruyant. Pour le train et l'avion, les résultats ne sont pas concluants, peut-être faute d'un nombre suffisant d'enfants étudiés. Ce sont en effet des nuisances sonores beaucoup moins répandues que les bruits de la route. Même pour ces derniers, les résultats sont contrastés, les risques semblant varier selon l'âge d'exposition. Ainsi, les fortes expositions au bruit routier à l’âge de 2 mois ou de 5 ans et demi sont associées à davantage de difficultés relationnelles avec les pairs. En revanche, l'effet disparaît quand l'exposition culmine plutôt autour de trois ans. Pour expliquer ces variations, les chercheurs font l'hypothèse que la vulnérabilité physiologique et psychologique au bruit fluctue selon l'âge, mais admettent qu'il faudrait de nouvelles études pour appuyer cette possibilité. Surtout, il ne faut pas "affoler les gens au niveau individuel parce qu'ils sont à côté d'une route", prévient M. Chazelas, soulignant que l'ampleur des effets reste modeste. "Mais au niveau de la population, on peut complètement parler d'une problématique de santé publique." Or, même si certains discours publics commencent à prendre en compte le bruit comme enjeu de santé, les améliorations se font largement attendre, en particulier comparés aux résultats obtenue en matière de pollution atmosphérique. Ainsi, l'Union européenne a "peu de chances" d'atteindre ses objectifs de réduction de la pollution sonore en 2030, avait jugé la Cour des comptes européenne début 2025, estimant qu'un Européen sur cinq est exposé à des niveaux de bruit excessifs.
Texte intégral (702 mots)
"Il y a clairement un signal quant à la santé mentale des enfants", explique à l'AFP l'épidémiologiste Eloi Chazelas, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, basé à Paris) qui vient de publier avec son équipe une étude sur les risques sanitaires liés au bruit. Celle-ci vient s'ajouter à un corpus de plus en plus fourni sur les problèmes de santé causés par des niveaux de bruit élevés. Il est ainsi déjà bien établi que l'exposition au bruit accroît la probabilité de développer certains troubles cardiovasculaires même si les mécanismes précis, probablement liés au stress, restent à préciser. Quant aux troubles auditifs, ils sont logiquement accrus par ce type de pollution. Même si le problème est mondial, "le bruit apparaît de plus en plus comme un important facteur de risque environnemental en Europe", résume l'antenne de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le continent. L'étude récente de M. Chazelas se penche, elle, sur les effets sur les enfants et, plus spécifiquement, d'éventuelles difficultés émotionnelles et comportementales. Elle conclut qu'une exposition à d'importants bruits de trafic routier, à différents stades de l'enfance, est associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales aux alentours des dix ans. A travers le monde, d'autres études avaient déjà cherché à évaluer à quel point le bruit affecte la santé mentale des enfants et des adolescents. Mais, d'une qualité méthodologique variable, elles n'allaient pas toutes dans le même sens. L'une des plus solides, toutefois, avait déjà alerté en 2025 sur la problématique de santé mentale posée par des années d'exposition aux bruits chez les adolescents. Réalisée en suivant pendant plusieurs années plus de 100.000 jeunes Finlandais, elle avait conclu que les diagnostics de troubles anxieux et dépressifs étaient plus fréquents chez ceux qui vivaient dans un environnement fortement exposé au bruit des transports. "L'exposition continue à un trafic routier dépassant les 53 décibels est associée à un risque accru de dépression et d'anxiété", concluait cette étude, parue dans la revue Environmental Research. Ne pas "affoler" les parents L'étude française, elle, a suivi quelque 8.000 enfants français de leur naissance à leurs dix ans, et évalué si l'exposition du domicile à des transports bruyants - routiers, aériens ou ferroviaires - était associée à des troubles dits internalisés - anxiété, difficultés relationnelles... - ou externalisés - troubles de la conduite, de l'attention... Elle conclut que le risque apparaît plus élevé quand l'enfant vit près d'un trafic routier bruyant. Pour le train et l'avion, les résultats ne sont pas concluants, peut-être faute d'un nombre suffisant d'enfants étudiés. Ce sont en effet des nuisances sonores beaucoup moins répandues que les bruits de la route. Même pour ces derniers, les résultats sont contrastés, les risques semblant varier selon l'âge d'exposition. Ainsi, les fortes expositions au bruit routier à l’âge de 2 mois ou de 5 ans et demi sont associées à davantage de difficultés relationnelles avec les pairs. En revanche, l'effet disparaît quand l'exposition culmine plutôt autour de trois ans. Pour expliquer ces variations, les chercheurs font l'hypothèse que la vulnérabilité physiologique et psychologique au bruit fluctue selon l'âge, mais admettent qu'il faudrait de nouvelles études pour appuyer cette possibilité. Surtout, il ne faut pas "affoler les gens au niveau individuel parce qu'ils sont à côté d'une route", prévient M. Chazelas, soulignant que l'ampleur des effets reste modeste. "Mais au niveau de la population, on peut complètement parler d'une problématique de santé publique." Or, même si certains discours publics commencent à prendre en compte le bruit comme enjeu de santé, les améliorations se font largement attendre, en particulier comparés aux résultats obtenue en matière de pollution atmosphérique. Ainsi, l'Union européenne a "peu de chances" d'atteindre ses objectifs de réduction de la pollution sonore en 2030, avait jugé la Cour des comptes européenne début 2025, estimant qu'un Européen sur cinq est exposé à des niveaux de bruit excessifs.

27.08.2026 à 08:35

FRANCE24
img
"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans, depuis une réforme intervenue en 2023 qui avait déjà réduit de six mois l'ouverture des droits alors possible jusqu'à 24 mois. Cette durée sera portée à 15 mois en cas de rupture conventionnelle à partir du 1er septembre 2026, selon une nouvelle réforme. Le candidat à l'élection présidentielle, qui interviendra aux côtés de six concurrents jeudi lors de l'Université de rentrée du Medef, entend par ailleurs "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail". "L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40% entre 2019 et 2025". "Une dérive préoccupante", "pas simplement pour les comptes - ça l'est, de l'ordre de 17 milliards d'euros (annuels) -" mais aussi "pour l'activité des entreprises et des administrations" et "pour l'ambiance au travail", a jugé M. Philippe. "En Espagne, on indemnise mieux les congés longs. En revanche on est plus dur avec les congés courts. On peut s'inspirer de cette logique et par exemple renforcer les journées de carence d'ordre public": "le premier jour, les deux premiers jours ne seront pas indemnisés lorsque c'est un arrêt ponctuel", a-t-il prôné. "Il faut lutter contre le phénomène de chantage à l'arrêt maladie en créant une période incompressible", de "trois, cinq ou six mois", "entre l'arrêt maladie et la rupture conventionnelle", a par ailleurs préconisé M. Philippe. Autre message aux entreprises: "il faut arrêter à intervalles réguliers de remettre en cause l'existence du pacte Dutreil" pour la transmission des entreprises familiales. Ce dispositif "a un immense mérite: l'ensemble des entreprises qui ont un capital familial savent que tant qu'il existe, il n'y a pas trop à se poser de questions sur la façon dont on va pouvoir passer l'entreprise à la génération d'après", a-t-il argumenté, jugeant "extrêmement important d'envoyer ce signal aux entrepreneurs à la veille d'un immense mouvement de transmission à l'échelle du pays". "Désaccord frontal" avec Mélenchon Le président d'Horizons s'est en outre dit "en désaccord frontal" avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon de taxer l'intégralité des héritages au delà d'un seuil de 12 millions d'euros ou encore de la leader de la CFDT Marylise Léon de taxer les successions "au premier euro". "Je pense au contraire qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider la jeunesse" et "augmenter massivement la capacité d'effectuer, du vivant des personnes, les donations aux enfants, aux petits-enfants et peut-être même plus largement qu'aux petits-enfants", a dit M. Philippe, qui proposera "une augmentation très sensible des plafonds pendant les trois premières années du quinquennat". "Si nous voulons être un pays prospère, il faut aller dans trois directions: remettre de l'ordre dans nos comptes, laisser les entreprises créer de la richesse, moderniser et développer les infrastructures de ce pays", a résumé M. Philippe. "On doit faire une réforme des retraites qui prenne en compte toutes les différences dans les métiers, qui doit être parfaitement soucieuse de la justice entre les individus, mais qui accepte l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps", a-t-il réaffirmé. Il a jugé "indispensable de renouer avec une vraie politique de l'offre, mise en place par François Hollande et accélérée quand j'étais Premier ministre avec Emmanuel Macron", rappelant sa proposition de supprimer 50 milliards d'impôts de production contre une baisse équivalentes d'aides aux entreprises. Sur les infrastructures, il entend lancer "un grand plan fret-ferroviaire", "indispensable pour notre compétitivité par rapport aux autres pays européens" et qui va "réduire très très considérablement les émissions de CO2". Et juge "indispensable de développer le stockage de l'eau, sans aller puiser de façon inconsidérée dans les nappes". "La prospérité d'un pays, ce n'est pas simplement l'orthodoxie financière et budgétaire et des entreprises qui vont bien, mais c'est aussi une direction qu'on donne et des infrastructures qui ne peuvent pas être décidées par des entreprises privées et qui sont essentielles au développement économique de la nation" Les déclarations de M. Mélenchon sur l'annulation de la dette, "c'est l'assurance de la destruction du crédit de la France", a par ailleurs fustigé le président d'Horizons. "J'oserais même dire qu'avec ce genre de propositions, le sang et les larmes, c'est lui".
Texte intégral (799 mots)
"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans, depuis une réforme intervenue en 2023 qui avait déjà réduit de six mois l'ouverture des droits alors possible jusqu'à 24 mois. Cette durée sera portée à 15 mois en cas de rupture conventionnelle à partir du 1er septembre 2026, selon une nouvelle réforme. Le candidat à l'élection présidentielle, qui interviendra aux côtés de six concurrents jeudi lors de l'Université de rentrée du Medef, entend par ailleurs "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail". "L'évolution actuelle des arrêts de travail liés à la maladie, c'est, en valeur, une augmentation de presque 40% entre 2019 et 2025". "Une dérive préoccupante", "pas simplement pour les comptes - ça l'est, de l'ordre de 17 milliards d'euros (annuels) -" mais aussi "pour l'activité des entreprises et des administrations" et "pour l'ambiance au travail", a jugé M. Philippe. "En Espagne, on indemnise mieux les congés longs. En revanche on est plus dur avec les congés courts. On peut s'inspirer de cette logique et par exemple renforcer les journées de carence d'ordre public": "le premier jour, les deux premiers jours ne seront pas indemnisés lorsque c'est un arrêt ponctuel", a-t-il prôné. "Il faut lutter contre le phénomène de chantage à l'arrêt maladie en créant une période incompressible", de "trois, cinq ou six mois", "entre l'arrêt maladie et la rupture conventionnelle", a par ailleurs préconisé M. Philippe. Autre message aux entreprises: "il faut arrêter à intervalles réguliers de remettre en cause l'existence du pacte Dutreil" pour la transmission des entreprises familiales. Ce dispositif "a un immense mérite: l'ensemble des entreprises qui ont un capital familial savent que tant qu'il existe, il n'y a pas trop à se poser de questions sur la façon dont on va pouvoir passer l'entreprise à la génération d'après", a-t-il argumenté, jugeant "extrêmement important d'envoyer ce signal aux entrepreneurs à la veille d'un immense mouvement de transmission à l'échelle du pays". "Désaccord frontal" avec Mélenchon Le président d'Horizons s'est en outre dit "en désaccord frontal" avec les propositions de Jean-Luc Mélenchon de taxer l'intégralité des héritages au delà d'un seuil de 12 millions d'euros ou encore de la leader de la CFDT Marylise Léon de taxer les successions "au premier euro". "Je pense au contraire qu'il faut permettre la transmission du patrimoine beaucoup plus vite et beaucoup plus tôt pour aider la jeunesse" et "augmenter massivement la capacité d'effectuer, du vivant des personnes, les donations aux enfants, aux petits-enfants et peut-être même plus largement qu'aux petits-enfants", a dit M. Philippe, qui proposera "une augmentation très sensible des plafonds pendant les trois premières années du quinquennat". "Si nous voulons être un pays prospère, il faut aller dans trois directions: remettre de l'ordre dans nos comptes, laisser les entreprises créer de la richesse, moderniser et développer les infrastructures de ce pays", a résumé M. Philippe. "On doit faire une réforme des retraites qui prenne en compte toutes les différences dans les métiers, qui doit être parfaitement soucieuse de la justice entre les individus, mais qui accepte l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps", a-t-il réaffirmé. Il a jugé "indispensable de renouer avec une vraie politique de l'offre, mise en place par François Hollande et accélérée quand j'étais Premier ministre avec Emmanuel Macron", rappelant sa proposition de supprimer 50 milliards d'impôts de production contre une baisse équivalentes d'aides aux entreprises. Sur les infrastructures, il entend lancer "un grand plan fret-ferroviaire", "indispensable pour notre compétitivité par rapport aux autres pays européens" et qui va "réduire très très considérablement les émissions de CO2". Et juge "indispensable de développer le stockage de l'eau, sans aller puiser de façon inconsidérée dans les nappes". "La prospérité d'un pays, ce n'est pas simplement l'orthodoxie financière et budgétaire et des entreprises qui vont bien, mais c'est aussi une direction qu'on donne et des infrastructures qui ne peuvent pas être décidées par des entreprises privées et qui sont essentielles au développement économique de la nation" Les déclarations de M. Mélenchon sur l'annulation de la dette, "c'est l'assurance de la destruction du crédit de la France", a par ailleurs fustigé le président d'Horizons. "J'oserais même dire qu'avec ce genre de propositions, le sang et les larmes, c'est lui".

27.08.2026 à 08:33

FRANCE24
img
Un engagement qui l'a conduit, avec son groupe, à être prise à partie par ces colons, qui revendiquent eux aussi être guidés par leur foi. Mme Sharp et une trentaine d'autres militants appartiennent à un groupe d'Israéliens qui se rendent régulièrement en Cisjordanie pour protéger les Palestiniens victimes d'attaques croissantes de colons violents. De tous âges et de diverses origines sociales, peu d'entre eux sont religieux. Mardi, au moins cinq militants ont été blessés alors qu'ils allaient porter assistance à des Palestiniens harcelés par des colons, dans le village de Jannatah, près de Bethléem. Ces derniers les ont violemment chassés des lieux, en lançant des pierres et en utilisant du gaz poivré, et un journaliste de l'AFP présent sur place a été blessé au menton par un coup de bâton administré par un enfant colon. Mme Sharp explique avoir rejoint ces actions pour "mettre en pratique mon engagement envers mon judaïsme, qui est humaniste et non violent" et "réduire, dans la mesure de nos possibilités, les dommages que le peuple juif inflige aux Palestiniens". "Nous sommes censés être à l'image de Dieu, suivre ses voies et les voies de Dieu sont celles de la pitié, de la compassion et de la justice.". Son mouvement, Bnei Avraham ("Les enfants d'Abraham"), rassemble des juifs religieux revendiquant l'héritage du patriarche Abraham, père du monothéisme, selon la Bible. Une exception au sein de la mouvance des militants de la paix en Israël. Avant-poste détruit 64 fois A Jannatah, les militants voulaient construire une clôture pour protéger la maison de la famille Faraj, qui subit des pressions de la part d'extrémistes juifs. Un membre de la famille palestinienne, Mohammed Faraj, a été tué lors d'affrontements avec des colons en mars, et plusieurs de ses proches blessés, sans que personne n'ait été arrêté pour ce meurtre, a dit son frère Hassan à l'AFP. Les militants dégageaient des obstacles bloquant la route installés par des colons, qui ont construit une maison préfabriquée sur les terres privées de la famille Faraj, quand deux voitures ont surgi. A leur bord, de jeunes colons, qui ont chassé militants et journalistes. Alors qu'ils faisaient marche arrière, ces derniers ont découvert les vitres de leurs véhicules brisées et leurs pneus crevés. Les soldats israéliens présents sur place ne sont quasiment pas intervenus. Selon les militants, l'avant-poste des colons, baptisé Kochav Yehuda, a été démantelé 64 fois par les autorités israéliennes et reconstruit à chaque fois, la dernière fois lundi, soit la veille de l'incident. "Les enfants d'Abraham" La plupart des personnes qui empiètent sur ces terres sont mineures et appartiennent au mouvement radical des "Jeunes des collines", qui veulent expulser les Palestiniens de la Judée-Samarie, le nom biblique que les Israéliens utilisent pour la Cisjordanie. Avishai Liss, 26 ans, qui a grandi dans une localité sioniste et religieuse du nord d'Israël, milite au sein de Bnei Avraham depuis plus d'un an. "En tant que juif, en tant que sioniste, je pense que ce qui se passe actuellement en Cisjordanie n'est pas juif. Et ce n'est certainement pas moral. C’est pour cela que je viens ici, pour aider le peuple palestinien et défendre leurs maisons contre les colons violents", a-t-il déclaré à l'AFP. Dror Nadel, 27 ans, a lui grandi dans une communauté ultra-orthodoxe près de Tel-Aviv, mais a quitté ce milieu à l'adolescence. Il estime que son éducation ultra-orthodoxe a façonné sa vision "socialiste". "Mon père pratiquait la tzedakah (la charité, un commandement du judaïsme, NDLR), il donnait de l'argent aux personnes pauvres du quartier", dit-il. Interrogés sur ce qui différencie leur conception du judaïsme de celle des colons violents, les trois militants estiment qu'il s'agit essentiellement d'une question d'interprétation des mêmes textes. "On peut toujours choisir, dans ses sources, ce qui nous arrange", affirme Mme Sharp. "Le fait d'être juif ne signifie pas que vous êtes une bonne personne. Cela ne signifie pas que je soutiens vos valeurs. (...) je pense que la religion est quelque chose de vraiment dangereux. C'est quelque chose de vraiment beau, mais elle peut aussi vous conduire dans de très mauvaises directions", affirme M. Nadel. Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967, où plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies aux côtés de quelque trois millions de Palestiniens. Les violences commises par des colons israéliens contre des Palestiniens ont fortement augmenté depuis l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël menée par le Hamas depuis Gaza.
Texte intégral (782 mots)
Un engagement qui l'a conduit, avec son groupe, à être prise à partie par ces colons, qui revendiquent eux aussi être guidés par leur foi. Mme Sharp et une trentaine d'autres militants appartiennent à un groupe d'Israéliens qui se rendent régulièrement en Cisjordanie pour protéger les Palestiniens victimes d'attaques croissantes de colons violents. De tous âges et de diverses origines sociales, peu d'entre eux sont religieux. Mardi, au moins cinq militants ont été blessés alors qu'ils allaient porter assistance à des Palestiniens harcelés par des colons, dans le village de Jannatah, près de Bethléem. Ces derniers les ont violemment chassés des lieux, en lançant des pierres et en utilisant du gaz poivré, et un journaliste de l'AFP présent sur place a été blessé au menton par un coup de bâton administré par un enfant colon. Mme Sharp explique avoir rejoint ces actions pour "mettre en pratique mon engagement envers mon judaïsme, qui est humaniste et non violent" et "réduire, dans la mesure de nos possibilités, les dommages que le peuple juif inflige aux Palestiniens". "Nous sommes censés être à l'image de Dieu, suivre ses voies et les voies de Dieu sont celles de la pitié, de la compassion et de la justice.". Son mouvement, Bnei Avraham ("Les enfants d'Abraham"), rassemble des juifs religieux revendiquant l'héritage du patriarche Abraham, père du monothéisme, selon la Bible. Une exception au sein de la mouvance des militants de la paix en Israël. Avant-poste détruit 64 fois A Jannatah, les militants voulaient construire une clôture pour protéger la maison de la famille Faraj, qui subit des pressions de la part d'extrémistes juifs. Un membre de la famille palestinienne, Mohammed Faraj, a été tué lors d'affrontements avec des colons en mars, et plusieurs de ses proches blessés, sans que personne n'ait été arrêté pour ce meurtre, a dit son frère Hassan à l'AFP. Les militants dégageaient des obstacles bloquant la route installés par des colons, qui ont construit une maison préfabriquée sur les terres privées de la famille Faraj, quand deux voitures ont surgi. A leur bord, de jeunes colons, qui ont chassé militants et journalistes. Alors qu'ils faisaient marche arrière, ces derniers ont découvert les vitres de leurs véhicules brisées et leurs pneus crevés. Les soldats israéliens présents sur place ne sont quasiment pas intervenus. Selon les militants, l'avant-poste des colons, baptisé Kochav Yehuda, a été démantelé 64 fois par les autorités israéliennes et reconstruit à chaque fois, la dernière fois lundi, soit la veille de l'incident. "Les enfants d'Abraham" La plupart des personnes qui empiètent sur ces terres sont mineures et appartiennent au mouvement radical des "Jeunes des collines", qui veulent expulser les Palestiniens de la Judée-Samarie, le nom biblique que les Israéliens utilisent pour la Cisjordanie. Avishai Liss, 26 ans, qui a grandi dans une localité sioniste et religieuse du nord d'Israël, milite au sein de Bnei Avraham depuis plus d'un an. "En tant que juif, en tant que sioniste, je pense que ce qui se passe actuellement en Cisjordanie n'est pas juif. Et ce n'est certainement pas moral. C’est pour cela que je viens ici, pour aider le peuple palestinien et défendre leurs maisons contre les colons violents", a-t-il déclaré à l'AFP. Dror Nadel, 27 ans, a lui grandi dans une communauté ultra-orthodoxe près de Tel-Aviv, mais a quitté ce milieu à l'adolescence. Il estime que son éducation ultra-orthodoxe a façonné sa vision "socialiste". "Mon père pratiquait la tzedakah (la charité, un commandement du judaïsme, NDLR), il donnait de l'argent aux personnes pauvres du quartier", dit-il. Interrogés sur ce qui différencie leur conception du judaïsme de celle des colons violents, les trois militants estiment qu'il s'agit essentiellement d'une question d'interprétation des mêmes textes. "On peut toujours choisir, dans ses sources, ce qui nous arrange", affirme Mme Sharp. "Le fait d'être juif ne signifie pas que vous êtes une bonne personne. Cela ne signifie pas que je soutiens vos valeurs. (...) je pense que la religion est quelque chose de vraiment dangereux. C'est quelque chose de vraiment beau, mais elle peut aussi vous conduire dans de très mauvaises directions", affirme M. Nadel. Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967, où plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies aux côtés de quelque trois millions de Palestiniens. Les violences commises par des colons israéliens contre des Palestiniens ont fortement augmenté depuis l'attaque du 7 octobre 2023 contre Israël menée par le Hamas depuis Gaza.

27.08.2026 à 07:54

FRANCE24
img
Texte intégral (782 mots)

27.08.2026 à 07:45

FRANCE24
img
Au moins un morceau est enregistré et prêt, à condition de patienter jusqu'en 2045. Dolly Parton a expliqué en 2022 dans plusieurs interviews avoir enfoui à "Dollywood", son parc d'attractions dans son Tennessee natal, une chanson secrète, intitulée "My place in history", dans une capsule destinée à n'être rouverte que pour le centième anniversaire de sa naissance, fin 2045 ou en 2046. "On fait beaucoup de choses à +Dollywood+, racontait-elle alors dans le "Tonight Show" de Jimmy Fallon. On m'a demandé si je voulais écrire une chanson que personne n'entendrait jamais. J'ai écrit une chanson et je l'ai mise dans une boîte, en disant ce que nous faisions avec la musique à cette époque, j'ai laissé toutes les instructions, voilà comment vous pouvez l'écouter..." "Je ne sais pas ce qu'ils en feront, mais j'ai eu des regrets, parce que c'était vraiment une bonne chanson ! Je n'arrête pas de leur demander de me laisser la déterrer et d'y mettre quelque chose d'autre qui ne soit pas aussi bon", plaisantait-elle. "Je me dis que ça va probablement se désintégrer et que personne ne l'entendra jamais, c'est ce qui m'embête, si ça pourrit là-dedans avant qu'on l'ouvre", s'inquiétait-elle dans une émission de la chanteuse Kelly Clarkson. "Centaines, milliers de chansons" Au-delà de ce titre, Dolly Parton déclarait en 2019 avoir écrit "des centaines, même des milliers de chansons", dont beaucoup n'ont pas été enregistrées, dans le podcast "Dolly Parton's America" qui lui était consacré. "Il y a assez de matériel pour continuer indéfiniment avec ma musique. Pour faire des compilations, mais aussi des choses nouvelles, originales", poursuivait-elle. "Et j'essaie justement de préparer des chansons dans ce but précis: avoir une piste rythmique et une piste vocale, avec lesquelles n'importe quel arrangement peut être fait", évoquait l'icône de la country, sans détailler précisément comment. "Comme ça, ça pourra durer éternellement, rêvait-elle. Je fais partie de ces gens qui aiment prévoir." Reste la question de la gestion des droits de sa musique, mais la perspective réjouissante de nouveaux airs de Dolly Parton, au moins, s'entrouvre. Avec ce type d'enregistrement, Dolly Parton peut "faire passer ses intentions, en termes de tempo, de ton et de structure", permettant à des musiciens de synchroniser leur contribution dans un second temps, explique à l'AFP Tina Tallon, professeur d'intelligence artificielle et de composition musicale à l'université d'Ohio State (nord). "Elle a sans doute trouvé un moyen de préserver sa vision artistique tout en invitant les gens à continuer de faire partie de son héritage, analyse-t-elle. Un de ses talents, c'était de savoir créer une communauté et encourager les collaborations. C'est une autre manière de continuer à nous offrir ces cadeaux, même après son décès." La mélodie secrète, elle, n'est qu'à exhumer. "Si certains d'entre vous sont dans le coin quand on ouvrira cette boîte, avait-elle lancé au public du talk-show de Jimmy Fallon en 2022, j'espère que ma chanson vous plaira."
Texte intégral (510 mots)
Au moins un morceau est enregistré et prêt, à condition de patienter jusqu'en 2045. Dolly Parton a expliqué en 2022 dans plusieurs interviews avoir enfoui à "Dollywood", son parc d'attractions dans son Tennessee natal, une chanson secrète, intitulée "My place in history", dans une capsule destinée à n'être rouverte que pour le centième anniversaire de sa naissance, fin 2045 ou en 2046. "On fait beaucoup de choses à +Dollywood+, racontait-elle alors dans le "Tonight Show" de Jimmy Fallon. On m'a demandé si je voulais écrire une chanson que personne n'entendrait jamais. J'ai écrit une chanson et je l'ai mise dans une boîte, en disant ce que nous faisions avec la musique à cette époque, j'ai laissé toutes les instructions, voilà comment vous pouvez l'écouter..." "Je ne sais pas ce qu'ils en feront, mais j'ai eu des regrets, parce que c'était vraiment une bonne chanson ! Je n'arrête pas de leur demander de me laisser la déterrer et d'y mettre quelque chose d'autre qui ne soit pas aussi bon", plaisantait-elle. "Je me dis que ça va probablement se désintégrer et que personne ne l'entendra jamais, c'est ce qui m'embête, si ça pourrit là-dedans avant qu'on l'ouvre", s'inquiétait-elle dans une émission de la chanteuse Kelly Clarkson. "Centaines, milliers de chansons" Au-delà de ce titre, Dolly Parton déclarait en 2019 avoir écrit "des centaines, même des milliers de chansons", dont beaucoup n'ont pas été enregistrées, dans le podcast "Dolly Parton's America" qui lui était consacré. "Il y a assez de matériel pour continuer indéfiniment avec ma musique. Pour faire des compilations, mais aussi des choses nouvelles, originales", poursuivait-elle. "Et j'essaie justement de préparer des chansons dans ce but précis: avoir une piste rythmique et une piste vocale, avec lesquelles n'importe quel arrangement peut être fait", évoquait l'icône de la country, sans détailler précisément comment. "Comme ça, ça pourra durer éternellement, rêvait-elle. Je fais partie de ces gens qui aiment prévoir." Reste la question de la gestion des droits de sa musique, mais la perspective réjouissante de nouveaux airs de Dolly Parton, au moins, s'entrouvre. Avec ce type d'enregistrement, Dolly Parton peut "faire passer ses intentions, en termes de tempo, de ton et de structure", permettant à des musiciens de synchroniser leur contribution dans un second temps, explique à l'AFP Tina Tallon, professeur d'intelligence artificielle et de composition musicale à l'université d'Ohio State (nord). "Elle a sans doute trouvé un moyen de préserver sa vision artistique tout en invitant les gens à continuer de faire partie de son héritage, analyse-t-elle. Un de ses talents, c'était de savoir créer une communauté et encourager les collaborations. C'est une autre manière de continuer à nous offrir ces cadeaux, même après son décès." La mélodie secrète, elle, n'est qu'à exhumer. "Si certains d'entre vous sont dans le coin quand on ouvrira cette boîte, avait-elle lancé au public du talk-show de Jimmy Fallon en 2022, j'espère que ma chanson vous plaira."

27.08.2026 à 07:27

FRANCE 24
img
Les 36 clubs qualifiés en Ligue des champions vont être fixés jeudi avec le tirage au sort de leurs adversaires pour la première phase de la compétition. Double champion en titre, le PSG espère réaliser un triplé qui n'a pas été réussi depuis celui du Real Madrid entre 2016 et 2018. La finale aura lieu le 5 juin à Madrid.
Texte intégral (510 mots)
Les 36 clubs qualifiés en Ligue des champions vont être fixés jeudi avec le tirage au sort de leurs adversaires pour la première phase de la compétition. Double champion en titre, le PSG espère réaliser un triplé qui n'a pas été réussi depuis celui du Real Madrid entre 2016 et 2018. La finale aura lieu le 5 juin à Madrid.

27.08.2026 à 07:27

FRANCE24
img
Que s'est-il passé ? Un puissant torrent d'eau, de boue et de débris a dévalé à grande vitesse mercredi matin les deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet, territoire chinois. Une caméra de surveillance installée côté chinois a filmé une vague marron de plusieurs mètres submerger et engloutir en quelques secondes un bâtiment d'une demi-douzaine d'étages tandis que des personnes tentaient de fuir en courant. Au Népal, la vague a déferlé sur les localités situées dans la vallée des rivières de Trishuli dans le district de Nuwakot au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l'est de la capitale. Dans un premier temps, les autorités chinoises avaient parlé de glissement de terrain, et les népalaises d'inondations. Quelle en est la cause? Selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS), la crue a été provoquée par un effondrement de glacier, d'une violence telle qu'il a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain. La topographie extrême de l'Himalaya a aggravé les risques. Les scientifiques vont tenter de comprendre si le changement climatique augmente la probabilité de tels événements extrêmes. Au moins 165 morts Les autorités népalaises ont indiqué mercredi avoir récupéré 162 corps et la Chine a fait état de trois personnes décédées, portant le bilan total à au moins 165 morts. Plus d'un millier de disparus Plus d'un millier de personnes sont portées disparues, dont nombre de touristes étrangers au coeur de l'Himalaya, "toit du monde" prisé des randonneurs et alpinistes, et le bilan ne cesse de grandir. En Chine, 558 personnes sont portées disparues, dont 260 étrangers dont les nationalités n'ont pas été précisées. Au Népal, 823 personnes n'ont pas été retrouvées. Parmi elles, 579 sont des touristes, dont 393 de nationalité étrangère, selon un décompte de l'agence de gestion des situations d'urgence. Parmi les touristes étrangers dont les autorités sont sans nouvelles, plus d'une centaine sont Indiens, une cinquantaine Ukrainiens. Des ressortissants de Malaisie, Royaume-Uni, Australie, Corée du Sud, Japon ou des Etats-Unis sont également recherchés, entre autres nombreuses nationalités. Ressortissants français Selon le ministère des Affaires étrangères français, 80 Français ont signalé leur présence au Népal, mais d'autres Français de passage peuvent aussi "être présents dans les zones touchées". Leur sort n'était pas connu pour l'heure. Aide internationale Des moyens d'aide internationaux ont commencé à être envoyés dès mercredi au Népal. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 500.000 dollars (environ 429.000 euros) d'aide d'urgence. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a débloqué un peu plus d'un million d'euros de fonds d'urgence. L'Union européenne a indiqué avoir activé son système de surveillance par satellite, Copernicus, pour aider les secouristes au Népal, et s'est dite prête à fournir davantage d'aide. L'Inde voisine a envoyé 10 tonnes d'aide humanitaire, incluant des couvertures, des lampes solaires et des médicaments. burs-sah-ega/emp
Texte intégral (529 mots)
Que s'est-il passé ? Un puissant torrent d'eau, de boue et de débris a dévalé à grande vitesse mercredi matin les deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet, territoire chinois. Une caméra de surveillance installée côté chinois a filmé une vague marron de plusieurs mètres submerger et engloutir en quelques secondes un bâtiment d'une demi-douzaine d'étages tandis que des personnes tentaient de fuir en courant. Au Népal, la vague a déferlé sur les localités situées dans la vallée des rivières de Trishuli dans le district de Nuwakot au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l'est de la capitale. Dans un premier temps, les autorités chinoises avaient parlé de glissement de terrain, et les népalaises d'inondations. Quelle en est la cause? Selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS), la crue a été provoquée par un effondrement de glacier, d'une violence telle qu'il a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain. La topographie extrême de l'Himalaya a aggravé les risques. Les scientifiques vont tenter de comprendre si le changement climatique augmente la probabilité de tels événements extrêmes. Au moins 165 morts Les autorités népalaises ont indiqué mercredi avoir récupéré 162 corps et la Chine a fait état de trois personnes décédées, portant le bilan total à au moins 165 morts. Plus d'un millier de disparus Plus d'un millier de personnes sont portées disparues, dont nombre de touristes étrangers au coeur de l'Himalaya, "toit du monde" prisé des randonneurs et alpinistes, et le bilan ne cesse de grandir. En Chine, 558 personnes sont portées disparues, dont 260 étrangers dont les nationalités n'ont pas été précisées. Au Népal, 823 personnes n'ont pas été retrouvées. Parmi elles, 579 sont des touristes, dont 393 de nationalité étrangère, selon un décompte de l'agence de gestion des situations d'urgence. Parmi les touristes étrangers dont les autorités sont sans nouvelles, plus d'une centaine sont Indiens, une cinquantaine Ukrainiens. Des ressortissants de Malaisie, Royaume-Uni, Australie, Corée du Sud, Japon ou des Etats-Unis sont également recherchés, entre autres nombreuses nationalités. Ressortissants français Selon le ministère des Affaires étrangères français, 80 Français ont signalé leur présence au Népal, mais d'autres Français de passage peuvent aussi "être présents dans les zones touchées". Leur sort n'était pas connu pour l'heure. Aide internationale Des moyens d'aide internationaux ont commencé à être envoyés dès mercredi au Népal. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 500.000 dollars (environ 429.000 euros) d'aide d'urgence. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a débloqué un peu plus d'un million d'euros de fonds d'urgence. L'Union européenne a indiqué avoir activé son système de surveillance par satellite, Copernicus, pour aider les secouristes au Népal, et s'est dite prête à fournir davantage d'aide. L'Inde voisine a envoyé 10 tonnes d'aide humanitaire, incluant des couvertures, des lampes solaires et des médicaments. burs-sah-ega/emp

27.08.2026 à 07:19

FRANCE24
img
"Wemby" et ses 2,24 m s'étaient déployés au plus haut niveau international et sous les yeux du grand public en ce 10 août 2024, avec 26 points (plus 7 rebonds), meilleure marque de la finale olympique. Insuffisant pour éviter les larmes de la défaite face aux Etats-Unis (87-98), mais pas pour marquer enfin de sa main de géant un tournoi jusque-là sur courant alternatif. Depuis, Bercy a retrouvé ses habits du quotidien, déplumé du décorum olympique, à tel point que Wembanyama la trouve "méconnaissable", de part "l'éclairage, les tribunes, on dirait une toute autre salle". Elle n'en demeure pas moins "ancrée dans (sa) mémoire comme LA salle de l'équipe de France", dont il a arpenté les tribunes étant jeune, puis le parquet avec Boulogne-Levallois ou San Antonio, en janvier 2025, et les Bleus donc. Plus largement, le pivot des Spurs cultive un lien étroit avec ses racines franciliennes, avec d'autant plus d'attention depuis qu'il a rejoint les Etats-Unis à l'été 2023. Il avait ainsi tenu à ce que le commissionnaire de la NBA, Adam Silver, le présente en l'annonçant N.1 de la draft comme "Wembanyama, from Nanterre", son club formateur auquel il est très attaché. "Des heures de qualité" Il est devenu actionnaire de la formation des Hauts-de-Seine en mars et a invité, comme en 2025, certains de ses équipiers des Spurs à profiter des installations début août. Pour une petite semaine de Summer camp parisien, entre tourisme et cohésion d'équipe. "Dès que j'ai l'occasion, qui malheureusement ne s'est pas beaucoup présentée dernièrement, je retourne là d'où je viens. Parce que ce sont des heures de qualité, mais rarement des jours" a déclaré Wembanyama, interrogé sur ses liens avec l'Lle-de-France. Il en est "fier", donc "essaie de (les) montrer à (ses) coéquipiers qui ne connaissent pas beaucoup ou pas du tout". Le pivot de 22 ans avait également profité de son passage en région parisienne pour inaugurer un terrain à Nanterre, rénové en partie grâce au concours de la fondation des Spurs. Avant de participer à la deuxième édition du "Hoop Gambit", tournoi mêlant basket-ball et échecs qu'il a créé au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), sa ville natale. Place jeudi aux choses sérieuses, avec cette confrontation contre la Slovénie pour se rapprocher de la Coupe du monde 2027. En cas de victoire, et d'un nouveau succès dimanche contre la Suède à Stockholm, l'équipe de France aurait déjà un pied et demi au Qatar. Contrairement aux Bleus, les Slovènes seront privés de leur atout majeur Luka Doncic, qui a lui aussi convié ses partenaires des Lakers chez lui, à Ljubljana, après avoir déclaré forfait pour les fenêtres de l'été (juillet et août) afin de donner la priorité à sa famille. Le sélectionneur des Bleus Frédéric Fauthoux a mis en garde contre tout relâchement en l'absence de la star slovène: "Qu'on ne respecte pas cette équipe serait une grosse erreur de notre part." Wembanyama, lui, s'est dit "un peu dégoûté" de ne pas le croiser. "Mais l'occasion se représentera à bien des reprises dans ma vie, donc je ne m'en fais pas."
Texte intégral (542 mots)
"Wemby" et ses 2,24 m s'étaient déployés au plus haut niveau international et sous les yeux du grand public en ce 10 août 2024, avec 26 points (plus 7 rebonds), meilleure marque de la finale olympique. Insuffisant pour éviter les larmes de la défaite face aux Etats-Unis (87-98), mais pas pour marquer enfin de sa main de géant un tournoi jusque-là sur courant alternatif. Depuis, Bercy a retrouvé ses habits du quotidien, déplumé du décorum olympique, à tel point que Wembanyama la trouve "méconnaissable", de part "l'éclairage, les tribunes, on dirait une toute autre salle". Elle n'en demeure pas moins "ancrée dans (sa) mémoire comme LA salle de l'équipe de France", dont il a arpenté les tribunes étant jeune, puis le parquet avec Boulogne-Levallois ou San Antonio, en janvier 2025, et les Bleus donc. Plus largement, le pivot des Spurs cultive un lien étroit avec ses racines franciliennes, avec d'autant plus d'attention depuis qu'il a rejoint les Etats-Unis à l'été 2023. Il avait ainsi tenu à ce que le commissionnaire de la NBA, Adam Silver, le présente en l'annonçant N.1 de la draft comme "Wembanyama, from Nanterre", son club formateur auquel il est très attaché. "Des heures de qualité" Il est devenu actionnaire de la formation des Hauts-de-Seine en mars et a invité, comme en 2025, certains de ses équipiers des Spurs à profiter des installations début août. Pour une petite semaine de Summer camp parisien, entre tourisme et cohésion d'équipe. "Dès que j'ai l'occasion, qui malheureusement ne s'est pas beaucoup présentée dernièrement, je retourne là d'où je viens. Parce que ce sont des heures de qualité, mais rarement des jours" a déclaré Wembanyama, interrogé sur ses liens avec l'Lle-de-France. Il en est "fier", donc "essaie de (les) montrer à (ses) coéquipiers qui ne connaissent pas beaucoup ou pas du tout". Le pivot de 22 ans avait également profité de son passage en région parisienne pour inaugurer un terrain à Nanterre, rénové en partie grâce au concours de la fondation des Spurs. Avant de participer à la deuxième édition du "Hoop Gambit", tournoi mêlant basket-ball et échecs qu'il a créé au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), sa ville natale. Place jeudi aux choses sérieuses, avec cette confrontation contre la Slovénie pour se rapprocher de la Coupe du monde 2027. En cas de victoire, et d'un nouveau succès dimanche contre la Suède à Stockholm, l'équipe de France aurait déjà un pied et demi au Qatar. Contrairement aux Bleus, les Slovènes seront privés de leur atout majeur Luka Doncic, qui a lui aussi convié ses partenaires des Lakers chez lui, à Ljubljana, après avoir déclaré forfait pour les fenêtres de l'été (juillet et août) afin de donner la priorité à sa famille. Le sélectionneur des Bleus Frédéric Fauthoux a mis en garde contre tout relâchement en l'absence de la star slovène: "Qu'on ne respecte pas cette équipe serait une grosse erreur de notre part." Wembanyama, lui, s'est dit "un peu dégoûté" de ne pas le croiser. "Mais l'occasion se représentera à bien des reprises dans ma vie, donc je ne m'en fais pas."

27.08.2026 à 07:15

FRANCE24
img
Qu'ils soient en laine de mouton ou en soie, leurs fils sont tissés à la main, teints avec des pigments naturels puis noués sur des métiers traditionnels. En fonction de la complexité du motif, un tapis compte une densité de tissage de 465.000 à des millions de nœuds au mètre carré. Jusqu'aux années 1980, ces tapis réputés dans le monde entier, étaient le principal produit d'exportation de la partie indienne de ce territoire à majorité musulmane, dont la souveraineté est contestée par le Pakistan voisin. Mais depuis, leur part n'a cessé de reculer. "Nos tapis sont exportés à 90%, et les conflits qui secouent actuellement la planète", "mettent le secteur sous pression", explique Zubair Ahmad, le directeur de l'Institut indien de technologie du tapis (IICT) à Srinagar. D'autant que l'activité souffre déjà d'une sérieuse pénurie de main-d'œuvre. "Ça me fend le cœur de voir ça", confie, amer, Bashir Ahmad, un tisserand de 78 ans. "Si plus de jeunes avaient appris ce métier, ils auraient pu en vivre". Mais longues heures de travail, faibles salaires et évolution des aspirations ont rendu cette profession peu attrayante pour les jeunes Cachemiris. Un maître-tisserand ne gagne guère plus de 500 roupies (4,55 euros) par jour, moins que beaucoup d'ouvriers non qualifiés. "Authenticité" "Il n'y a pas d'emplois dans la fonction publique pour tout le monde, et mon enfant, ou n'importe quel enfant, aurait pu se lancer dans ce travail et essayer d'en faire carrière", se désole M. Ahmad. "Mais les temps ont changé." Le savoir-faire ancestral est pourtant resté inchangé. Les artisans continuent de réciter à voix haute le "talim", un langage codé traditionnel consigné à la main sur une bande de papier, qui retranscrit les motifs, couleurs et consignes nécessaires pour nouer les fils un à un. Suivant la taille et la complexité du motif, il faut jusqu'à un an de travail et plusieurs artisans pour tisser une pièce, dont le prix peut atteindre jusqu'à 17.000 euros sur le marché international. L'art du tissage de ces tapis a été introduit dans la vallée himalayenne au XVe siècle par des voyageurs persans et connut son essor sous le règne du sultan Zain-ul-Abidin Budshah (1420-1470). Né à Srinagar, la capitale du Cachemire indien, il s'est ensuite répandu dans d'autres villes et villages. Malgré les difficultés, certains tisserands restent déterminés à perpétuer cette tradition. "Je continuerai tant que j'en aurai la force", assure Mushtaq Ahmad, 75 ans, qui tisse depuis un demi-siècle. Selon les estimations du secteur, environ 30.000 personnes travaillent aujourd'hui dans ce secteur, contre des centaines de milliers il y a trente ans. Les autorités locales affirment que des efforts sont en cours pour attirer de nouveaux artisans et moderniser leur activité, notamment en "fournissant gratuitement des métiers à tisser modernes", explique Zubair Ahmad, directeur de l'IICT. Le gouvernement a également imposé un label d'"indication géographique" pour distinguer les vrais tapis du Cachemire des imitations bon marché. "L'objectif est de garantir leur authenticité, pour pallier le déficit de confiance entre les acheteurs et les vendeurs".
Texte intégral (522 mots)
Qu'ils soient en laine de mouton ou en soie, leurs fils sont tissés à la main, teints avec des pigments naturels puis noués sur des métiers traditionnels. En fonction de la complexité du motif, un tapis compte une densité de tissage de 465.000 à des millions de nœuds au mètre carré. Jusqu'aux années 1980, ces tapis réputés dans le monde entier, étaient le principal produit d'exportation de la partie indienne de ce territoire à majorité musulmane, dont la souveraineté est contestée par le Pakistan voisin. Mais depuis, leur part n'a cessé de reculer. "Nos tapis sont exportés à 90%, et les conflits qui secouent actuellement la planète", "mettent le secteur sous pression", explique Zubair Ahmad, le directeur de l'Institut indien de technologie du tapis (IICT) à Srinagar. D'autant que l'activité souffre déjà d'une sérieuse pénurie de main-d'œuvre. "Ça me fend le cœur de voir ça", confie, amer, Bashir Ahmad, un tisserand de 78 ans. "Si plus de jeunes avaient appris ce métier, ils auraient pu en vivre". Mais longues heures de travail, faibles salaires et évolution des aspirations ont rendu cette profession peu attrayante pour les jeunes Cachemiris. Un maître-tisserand ne gagne guère plus de 500 roupies (4,55 euros) par jour, moins que beaucoup d'ouvriers non qualifiés. "Authenticité" "Il n'y a pas d'emplois dans la fonction publique pour tout le monde, et mon enfant, ou n'importe quel enfant, aurait pu se lancer dans ce travail et essayer d'en faire carrière", se désole M. Ahmad. "Mais les temps ont changé." Le savoir-faire ancestral est pourtant resté inchangé. Les artisans continuent de réciter à voix haute le "talim", un langage codé traditionnel consigné à la main sur une bande de papier, qui retranscrit les motifs, couleurs et consignes nécessaires pour nouer les fils un à un. Suivant la taille et la complexité du motif, il faut jusqu'à un an de travail et plusieurs artisans pour tisser une pièce, dont le prix peut atteindre jusqu'à 17.000 euros sur le marché international. L'art du tissage de ces tapis a été introduit dans la vallée himalayenne au XVe siècle par des voyageurs persans et connut son essor sous le règne du sultan Zain-ul-Abidin Budshah (1420-1470). Né à Srinagar, la capitale du Cachemire indien, il s'est ensuite répandu dans d'autres villes et villages. Malgré les difficultés, certains tisserands restent déterminés à perpétuer cette tradition. "Je continuerai tant que j'en aurai la force", assure Mushtaq Ahmad, 75 ans, qui tisse depuis un demi-siècle. Selon les estimations du secteur, environ 30.000 personnes travaillent aujourd'hui dans ce secteur, contre des centaines de milliers il y a trente ans. Les autorités locales affirment que des efforts sont en cours pour attirer de nouveaux artisans et moderniser leur activité, notamment en "fournissant gratuitement des métiers à tisser modernes", explique Zubair Ahmad, directeur de l'IICT. Le gouvernement a également imposé un label d'"indication géographique" pour distinguer les vrais tapis du Cachemire des imitations bon marché. "L'objectif est de garantir leur authenticité, pour pallier le déficit de confiance entre les acheteurs et les vendeurs".

27.08.2026 à 06:29

FRANCE 24
img
Connue pour sa folle obsession des pois, l'artiste japonaise Yayoi Kusama, dont le décès à l'âge de 97 ans a été annoncé jeudi, était l'une des matriarches de l'art contemporain. Elle était douée d'une formidable puissance créatrice avant-gardiste. 
Texte intégral (522 mots)
Connue pour sa folle obsession des pois, l'artiste japonaise Yayoi Kusama, dont le décès à l'âge de 97 ans a été annoncé jeudi, était l'une des matriarches de l'art contemporain. Elle était douée d'une formidable puissance créatrice avant-gardiste. 

27.08.2026 à 06:03

FRANCE24
img
Le président uruguayen, Yamandú Orsi, a rendu hommage à la vie d'"un génie" et décrété un deuil national pour jeudi, jour où la dépouille de l'artiste sera exposée au Palais législatif, à Montevideo. Né en 1943 dans un milieu modeste, Ruben Rada avait redéfini la musique locale en fusionnant le candombe, hérité des esclaves africains, avec le rock et le jazz, sortant plus de 40 albums et devenant une figure de proue de la communauté afro-américaine de son pays. Mercredi, près d'un millier de personnes se sont rassemblées pour jouer du tambour et célébrer son héritage dans une rue du Barrio Sur, épicentre de la culture du candombe à Montevideo. "Rada a toujours revendiqué ses racines africaines et nous a représentés dans le monde entier, j'en suis fier et je lui en suis plus que reconnaissant", a déclaré à l'AFP le musicien John Fleitas, âgé de 48 ans.
Lire plus (162 mots)
Le président uruguayen, Yamandú Orsi, a rendu hommage à la vie d'"un génie" et décrété un deuil national pour jeudi, jour où la dépouille de l'artiste sera exposée au Palais législatif, à Montevideo. Né en 1943 dans un milieu modeste, Ruben Rada avait redéfini la musique locale en fusionnant le candombe, hérité des esclaves africains, avec le rock et le jazz, sortant plus de 40 albums et devenant une figure de proue de la communauté afro-américaine de son pays. Mercredi, près d'un millier de personnes se sont rassemblées pour jouer du tambour et célébrer son héritage dans une rue du Barrio Sur, épicentre de la culture du candombe à Montevideo. "Rada a toujours revendiqué ses racines africaines et nous a représentés dans le monde entier, j'en suis fier et je lui en suis plus que reconnaissant", a déclaré à l'AFP le musicien John Fleitas, âgé de 48 ans.

27.08.2026 à 05:08

FRANCE 24
img
Tous les entretiens consulaires pour les visas d'immigration aux États-Unis sont suspendus à travers le monde, a annoncé mercredi le département d'État américain. Il justifie cette pause par la nécessité de former son personnel sur le risque que les demandeurs deviennent "une charge pour l'État".
Lire plus (162 mots)
Tous les entretiens consulaires pour les visas d'immigration aux États-Unis sont suspendus à travers le monde, a annoncé mercredi le département d'État américain. Il justifie cette pause par la nécessité de former son personnel sur le risque que les demandeurs deviennent "une charge pour l'État".

27.08.2026 à 04:49

FRANCE24
img
Le Wall Street Journal et CBS ont rapporté que le patron de la CIA, John Ratcliffe, avait tenté de dissuader la Russie de toute attaque contre un membre de l'Otan, alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à mettre l'alliance à l'épreuve. Le Wall Street Journal détaille notamment que le président russe Vladimir Poutine pourrait défier l'Otan avec une "attaque limitée" dans les prochaines années. La Maison Blanche n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP sur le sujet. Donald Trump avait pourtant qualifié ce déplacement du directeur de la CIA de visite de "semi-routine" lors d'une interview mercredi avec un commentateur conservateur, Glenn Beck, laissant entendre que l'entrevue avait pour but de discuter de la guerre en Ukraine. "Nous aimerions que la guerre en Ukraine s'arrête", avait ajouté le président américain. Durant son déplacement à Moscou, M. Ratcliffe a aussi évoqué la guerre en Iran, menaçant de sanctions supplémentaires si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert, d'après les médias américains. Le milliardaire avait assuré lors de l'interview mercredi que cette visite n'était liée ni à l'Iran ni à des menaces russes contre l'Otan. "Il n'était pas là-bas pour une de ces choses que vous mentionnez", avait-il soutenu, interrogé sur ces deux sujets. Echanger "entre services secrets" De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que John Ratcliffe s'était rendu à Moscou pour échanger "entre services secrets", sans rencontrer le président Vladimir Poutine. Le porte-parole russe a jugé qu'"il était encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cela aura une incidence sur le processus visant à sortir les relations (russo-américaines) de la crise". Aucun autre contact futur n'est prévu pour l'heure, a-t-il affirmé aux journalistes, dont l'AFP, qualifiant ces contacts de "positifs" tout en refusant d'évoquer les dossiers sur lesquels les discussions ont porté. Depuis plusieurs mois, la Russie et l'Ukraine intensifient leurs frappes à longue portée, visant des sites civils tels que des entrepôts logistiques et sites pétroliers et portuaires. Ces attaques font un nombre croissant de victimes civiles chaque semaine. Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin au conflit sont au point mort et le Kremlin ne montre aucun signe d'être prêt à revoir ses exigences maximalistes, notamment territoriales. Jusqu'ici les tentatives de Donald Trump pour mettre fin au conflit, dont l'organisation il y a un peu plus d'un an d'un sommet en Alaska avec son homologue Vladimir Poutine, sont restées vaines. Un avion militaire américain avait décollé mardi dans la matinée de la capitale lettone Riga pour rejoindre la capitale russe, avant de faire le trajet inverse dans la soirée, selon les données du site de suivi des vols Flightradar24. Le dernier voyage connu d'un directeur de la CIA en Russie remontait à novembre 2021, avant le début de la guerre en Ukraine en février 2022.
Texte intégral (508 mots)
Le Wall Street Journal et CBS ont rapporté que le patron de la CIA, John Ratcliffe, avait tenté de dissuader la Russie de toute attaque contre un membre de l'Otan, alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à mettre l'alliance à l'épreuve. Le Wall Street Journal détaille notamment que le président russe Vladimir Poutine pourrait défier l'Otan avec une "attaque limitée" dans les prochaines années. La Maison Blanche n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP sur le sujet. Donald Trump avait pourtant qualifié ce déplacement du directeur de la CIA de visite de "semi-routine" lors d'une interview mercredi avec un commentateur conservateur, Glenn Beck, laissant entendre que l'entrevue avait pour but de discuter de la guerre en Ukraine. "Nous aimerions que la guerre en Ukraine s'arrête", avait ajouté le président américain. Durant son déplacement à Moscou, M. Ratcliffe a aussi évoqué la guerre en Iran, menaçant de sanctions supplémentaires si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert, d'après les médias américains. Le milliardaire avait assuré lors de l'interview mercredi que cette visite n'était liée ni à l'Iran ni à des menaces russes contre l'Otan. "Il n'était pas là-bas pour une de ces choses que vous mentionnez", avait-il soutenu, interrogé sur ces deux sujets. Echanger "entre services secrets" De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que John Ratcliffe s'était rendu à Moscou pour échanger "entre services secrets", sans rencontrer le président Vladimir Poutine. Le porte-parole russe a jugé qu'"il était encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cela aura une incidence sur le processus visant à sortir les relations (russo-américaines) de la crise". Aucun autre contact futur n'est prévu pour l'heure, a-t-il affirmé aux journalistes, dont l'AFP, qualifiant ces contacts de "positifs" tout en refusant d'évoquer les dossiers sur lesquels les discussions ont porté. Depuis plusieurs mois, la Russie et l'Ukraine intensifient leurs frappes à longue portée, visant des sites civils tels que des entrepôts logistiques et sites pétroliers et portuaires. Ces attaques font un nombre croissant de victimes civiles chaque semaine. Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin au conflit sont au point mort et le Kremlin ne montre aucun signe d'être prêt à revoir ses exigences maximalistes, notamment territoriales. Jusqu'ici les tentatives de Donald Trump pour mettre fin au conflit, dont l'organisation il y a un peu plus d'un an d'un sommet en Alaska avec son homologue Vladimir Poutine, sont restées vaines. Un avion militaire américain avait décollé mardi dans la matinée de la capitale lettone Riga pour rejoindre la capitale russe, avant de faire le trajet inverse dans la soirée, selon les données du site de suivi des vols Flightradar24. Le dernier voyage connu d'un directeur de la CIA en Russie remontait à novembre 2021, avant le début de la guerre en Ukraine en février 2022.

27.08.2026 à 04:25

FRANCE24
img
Les sols sont à l'origine de "95% de notre production alimentaire", rappelle ce rapport sur "L'état des ressources en sols du monde", dont la deuxième édition a été présentée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lors de la Convention sur la lutte contre la désertification organisée à Oulan-Bator jusqu'à vendredi. Depuis la parution du premier rapport en 2015, 800 millions de bouches à nourrir se sont rajoutées à la population mondiale, et une superficie équivalente à celle de la France et l'Allemagne cumulées a été transformée en terres agricoles. Cela a contribué à "aggraver la pression sur les sols", constate le Groupe technique intergouvernemental sur les sols (ITPS), panel d'experts scientifiques de la FAO. Leurs conclusions sont "à la fois sombres et motivantes": si "la dégradation des sols continue de s'accélérer à une vitesse alarmante", la science a appris davantage et des pratiques efficaces se répandent. L'érosion est la menace la plus importante: dans 81% des cas étudiés, l'érosion est mal, voire très mal gérée, et la situation a empiré dans 65%. Avec à la clef des risques accrus d'inondations et sécheresses. "Mais il y a de l'espoir", tempèrent les experts, assurant que "grâce à des politiques éclairées, des mesures incitatives ciblées, la mise en œuvre de pratiques durables de gestion des sols, nous pouvons inverser la tendance à la dégradation, restaurer les fonctions des sols, et sauvegarder leurs apports aux générations futures". Parmi les solutions "ayant fait leurs preuves", le rapport évoque le travail réduit du sol (le labour, bien que pratique ancienne, détruisant la vie organique), la diversification des cultures, ou encore un usage mixte d'engrais organiques et inorganiques pour maintenir la fertilité. Or depuis 2015, les scientifiques ont constaté une amélioration des pratiques dans seulement 10% des cas étudiés. "Le défi est d'accélérer l'adoption (de ces pratiques) au rythme adéquat", prévient la FAO dans un communiqué. Il n'existe pour autant "pas de solution passe-partout" et la gestion des sols doit s'adapter aux conditions spécifiques de chaque région. Là où les régions arides et côtières sont plus exposées à l'accumulation de sels dans les sols, les terres agricoles et proches des zones urbaines souffrent davantage de pollutions. La dégradation des terres est entre autres le fruit de facteurs naturels, mais les activités humaines comme la déforestation et les pratiques agricoles non durables y contribuent de plus en plus, notait en novembre la FAO. La perte de rendement liées à la dégradation des terres concerne environ 1,7 milliard de personnes, notamment en Asie du Sud et de l'Est, soulignait alors l'organisation. En France, 75% des terres sont dégradées, d'après le ministère de la Transition écologique.
Lire plus (471 mots)
Les sols sont à l'origine de "95% de notre production alimentaire", rappelle ce rapport sur "L'état des ressources en sols du monde", dont la deuxième édition a été présentée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) lors de la Convention sur la lutte contre la désertification organisée à Oulan-Bator jusqu'à vendredi. Depuis la parution du premier rapport en 2015, 800 millions de bouches à nourrir se sont rajoutées à la population mondiale, et une superficie équivalente à celle de la France et l'Allemagne cumulées a été transformée en terres agricoles. Cela a contribué à "aggraver la pression sur les sols", constate le Groupe technique intergouvernemental sur les sols (ITPS), panel d'experts scientifiques de la FAO. Leurs conclusions sont "à la fois sombres et motivantes": si "la dégradation des sols continue de s'accélérer à une vitesse alarmante", la science a appris davantage et des pratiques efficaces se répandent. L'érosion est la menace la plus importante: dans 81% des cas étudiés, l'érosion est mal, voire très mal gérée, et la situation a empiré dans 65%. Avec à la clef des risques accrus d'inondations et sécheresses. "Mais il y a de l'espoir", tempèrent les experts, assurant que "grâce à des politiques éclairées, des mesures incitatives ciblées, la mise en œuvre de pratiques durables de gestion des sols, nous pouvons inverser la tendance à la dégradation, restaurer les fonctions des sols, et sauvegarder leurs apports aux générations futures". Parmi les solutions "ayant fait leurs preuves", le rapport évoque le travail réduit du sol (le labour, bien que pratique ancienne, détruisant la vie organique), la diversification des cultures, ou encore un usage mixte d'engrais organiques et inorganiques pour maintenir la fertilité. Or depuis 2015, les scientifiques ont constaté une amélioration des pratiques dans seulement 10% des cas étudiés. "Le défi est d'accélérer l'adoption (de ces pratiques) au rythme adéquat", prévient la FAO dans un communiqué. Il n'existe pour autant "pas de solution passe-partout" et la gestion des sols doit s'adapter aux conditions spécifiques de chaque région. Là où les régions arides et côtières sont plus exposées à l'accumulation de sels dans les sols, les terres agricoles et proches des zones urbaines souffrent davantage de pollutions. La dégradation des terres est entre autres le fruit de facteurs naturels, mais les activités humaines comme la déforestation et les pratiques agricoles non durables y contribuent de plus en plus, notait en novembre la FAO. La perte de rendement liées à la dégradation des terres concerne environ 1,7 milliard de personnes, notamment en Asie du Sud et de l'Est, soulignait alors l'organisation. En France, 75% des terres sont dégradées, d'après le ministère de la Transition écologique.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞