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02.03.2026 à 21:19

Replay : Donald Trump fixe quatre objectifs pour la guerre contre l'Iran

FRANCE24
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Donald Trump a fait lundi pour la première fois une liste précise de quatre objectifs pour la guerre en Iran, dans une déclaration faite à la Maison Blanche. Le président américain a assuré qu'il avait saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran, justifiant le conflit au Moyen-Orient afin "d'éliminer une menace intolérable". Retrouvez en replay la première partie de son intervention.
Donald Trump a fait lundi pour la première fois une liste précise de quatre objectifs pour la guerre en Iran, dans une déclaration faite à la Maison Blanche. Le président américain a assuré qu'il avait saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran, justifiant le conflit au Moyen-Orient afin "d'éliminer une menace intolérable". Retrouvez en replay la première partie de son intervention.

02.03.2026 à 21:11

Municipales: Olivier Faure candidat en 5e position à Lieusaint, en Seine-et-Marne

FRANCE24
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Comme l'a révélé Le Parisien, le député de Seine-et-Marne Olivier Faure, qui vit dans la commune voisine de Savigny-le-Temple, est candidat sur la liste de cet édile, maire de la ville depuis 1998, même s'il n'y habite pas. "Un député peut se présenter dans une ville du département dans lequel il a été élu", rappelle M. Bisson, qui entend bénéficier "du réseau" de son "ami". "Je lui ai demandé d'être sur la liste (..) car Olivier Faure a un réseau extrêmement important", explique-t-il à l'AFP. Ce réseau peut "rendre service à la population sur des enjeux qui nécessitent d'avoir de +l'entregent+ auprès des ministères, auprès des administrations ou auprès de partenaires privés". En outre, avance le maire, "aujourd'hui, les politiques publiques naissent à l'échelle locale pour ensuite remonter à l'échelle nationale". "Quelqu'un qui a une stature nationale a besoin aussi de s'immerger dans le local pour comprendre comment les politiques publiques d'aujourd'hui et de demain vont se construire", défend l'édile, qui n'a pas eu de difficultés à convaincre le député. "Je m'attendais à ce qu'il me dise, +je crois que je n'aurai pas le temps de faire tout ça+, raconte-t-il encore, mais sa réaction a été plutôt très enjouée". Pas question toutefois pour M. Faure d'avoir un quelconque délégation, ni de devenir maire, insiste Michel Bisson: "il n'aura aucune responsabilité à l'échelle de la commune, sinon celle de nous accompagner, celle de prendre tout ce qu'il peut prendre dans la conduite des politiques locales et de nous accompagner". Et d'assurer : "il n'y a pas de malice politique derrière ça". Joint par l'AFP, l'équipe d'Olivier Faure n'a pas répondu aux sollicitations dans l'immédiat.
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Comme l'a révélé Le Parisien, le député de Seine-et-Marne Olivier Faure, qui vit dans la commune voisine de Savigny-le-Temple, est candidat sur la liste de cet édile, maire de la ville depuis 1998, même s'il n'y habite pas. "Un député peut se présenter dans une ville du département dans lequel il a été élu", rappelle M. Bisson, qui entend bénéficier "du réseau" de son "ami". "Je lui ai demandé d'être sur la liste (..) car Olivier Faure a un réseau extrêmement important", explique-t-il à l'AFP. Ce réseau peut "rendre service à la population sur des enjeux qui nécessitent d'avoir de +l'entregent+ auprès des ministères, auprès des administrations ou auprès de partenaires privés". En outre, avance le maire, "aujourd'hui, les politiques publiques naissent à l'échelle locale pour ensuite remonter à l'échelle nationale". "Quelqu'un qui a une stature nationale a besoin aussi de s'immerger dans le local pour comprendre comment les politiques publiques d'aujourd'hui et de demain vont se construire", défend l'édile, qui n'a pas eu de difficultés à convaincre le député. "Je m'attendais à ce qu'il me dise, +je crois que je n'aurai pas le temps de faire tout ça+, raconte-t-il encore, mais sa réaction a été plutôt très enjouée". Pas question toutefois pour M. Faure d'avoir un quelconque délégation, ni de devenir maire, insiste Michel Bisson: "il n'aura aucune responsabilité à l'échelle de la commune, sinon celle de nous accompagner, celle de prendre tout ce qu'il peut prendre dans la conduite des politiques locales et de nous accompagner". Et d'assurer : "il n'y a pas de malice politique derrière ça". Joint par l'AFP, l'équipe d'Olivier Faure n'a pas répondu aux sollicitations dans l'immédiat.

02.03.2026 à 21:05

IA: Anthropic peut-il survivre à sa répudiation par le gouvernement Trump?

FRANCE24
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Donald Trump a annoncé vendredi sa décision de "ne plus faire affaire" avec Anthropic à l'issue d'une période de transition de six mois, en réponse au refus de l'entreprise de laisser le Pentagone utiliser son IA à des fins de surveillance de masse ou pour automatiser des attaques mortelles. La fin des contrats publics Le contrat avec le ministère de la Défense, annoncé en juillet, ne représentait que 200 millions de dollars, soit une fraction du chiffre d'affaires de la société californienne, qui atteint actuellement 14 milliards de dollars en rythme annualisé. Mais Anthropic va aussi perdre d'autres partenariats, notamment avec l'Agence des services généraux (GSA), qui assure l'approvisionnement du gouvernement en biens et services. L'engagement s'était fait pour un an et un dollar symbolique, mais ouvrait la voie à une large adoption d'Anthropic, monétisable à moyen terme. Lundi, le Trésor américain a annoncé avoir entamé l'arrêt de l'utilisation des produits d'Anthropic, dont son assistant IA vedette, Claude. L'administration Trump ne s'est, en outre, pas contentée de résilier ces contrats mais va aussi faire inscrire Anthropic sur la liste des sociétés "à risque", qui ne comprenait jusqu'ici que des acteurs étrangers. Cet ajout oblige théoriquement toutes les entreprises prestataires du gouvernement américain à rompre leurs liens avec Anthropic. Cela inclut notamment les géants de l'informatique à distance (cloud), sans lequel la start-up ne peut accéder aux capacités de calcul et de stockage vitales pour le développement et l'utilisation de son IA. Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a voulu "assassiner une entreprise", a écrit lundi Dean Ball, ancien conseiller de Donald Trump sur l'IA. "Nous contesterons cette désignation ("à risque") devant les tribunaux", a prévenu Anthropic vendredi. Risque de contagion "Des entreprises pourraient suspendre le déploiement de Claude le temps que le dossier se règle en justice", estime, dans une note, Dan Ives, analyste de Wedbush Securities, ce qui pénaliserait encore davantage Anthropic. La rupture des liens économiques avec le gouvernement "pourrait affecter la valorisation de la société", selon Erik Gordon, professeur à l'université du Michigan et spécialiste du capital-investissement. Anthropic a annoncé, mi-février, une levée de fonds massive de 30 milliards de dollars, qui le valorise à 380 milliards, mais continue de consommer plus d'un milliard de trésorerie chaque mois et aura besoin de faire à nouveau appel aux investisseurs à moyen terme. Pour Erik Gordon, Anthropic bénéficie toujours, néanmoins, de l'appétit insatiable "des investisseurs qui suivent la tendance" de la ruée vers l'IA ainsi que d'"un des meilleurs produits" sur le marché. "Il va donc souffrir, (...) mais il survivra et continuera à croître." Certains évoquent, même s'ils l'attendent plus marginal, un effet bénéfique pour Anthropic, soutenu par une partie du public face à l'approche radicale de l'équipe Trump. Lundi, Claude s'affichait ainsi en tête des téléchargements sur l'App Store d'Apple, tandis que la chanteuse Katy Perry a montré sur X avoir souscrit à l'abonnement le plus cher d'Anthropic. Quid du reste de la tech? Quelques heures à peine après la communication de Donald Trump, OpenAI est apparu comme le grand vainqueur de cette crise, annonçant un accord avec le ministère de la Défense pour l'utilisation de ses modèles. Les contours de ce partenariat demeurent flous, le géniteur de ChatGPT assurant qu'il excluait la surveillance de masse des populations et les attaques automatisées, soit précisément ce qui a valu à Anthropic la sanction du gouvernement américain. "Les employés d'OpenAI devraient partir du principe (que la société) a cédé (aux demandes du Pentagone) tout en disant le contraire, et a berné Anthropic tout en donnant l'impression de l'aider", a commenté, sur X, Miles Brundage, chercheur passé par OpenAI. Quant au reste du secteur technologique, il se tient coi, pour l'instant, à l'écart du débat idéologique qui oppose le gouvernement américain, décidé à imposer son autorité, à Anthropic, désireux de limiter l'utilisation de son IA pour éviter dérives ou accidents.
Texte intégral (687 mots)
Donald Trump a annoncé vendredi sa décision de "ne plus faire affaire" avec Anthropic à l'issue d'une période de transition de six mois, en réponse au refus de l'entreprise de laisser le Pentagone utiliser son IA à des fins de surveillance de masse ou pour automatiser des attaques mortelles. La fin des contrats publics Le contrat avec le ministère de la Défense, annoncé en juillet, ne représentait que 200 millions de dollars, soit une fraction du chiffre d'affaires de la société californienne, qui atteint actuellement 14 milliards de dollars en rythme annualisé. Mais Anthropic va aussi perdre d'autres partenariats, notamment avec l'Agence des services généraux (GSA), qui assure l'approvisionnement du gouvernement en biens et services. L'engagement s'était fait pour un an et un dollar symbolique, mais ouvrait la voie à une large adoption d'Anthropic, monétisable à moyen terme. Lundi, le Trésor américain a annoncé avoir entamé l'arrêt de l'utilisation des produits d'Anthropic, dont son assistant IA vedette, Claude. L'administration Trump ne s'est, en outre, pas contentée de résilier ces contrats mais va aussi faire inscrire Anthropic sur la liste des sociétés "à risque", qui ne comprenait jusqu'ici que des acteurs étrangers. Cet ajout oblige théoriquement toutes les entreprises prestataires du gouvernement américain à rompre leurs liens avec Anthropic. Cela inclut notamment les géants de l'informatique à distance (cloud), sans lequel la start-up ne peut accéder aux capacités de calcul et de stockage vitales pour le développement et l'utilisation de son IA. Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a voulu "assassiner une entreprise", a écrit lundi Dean Ball, ancien conseiller de Donald Trump sur l'IA. "Nous contesterons cette désignation ("à risque") devant les tribunaux", a prévenu Anthropic vendredi. Risque de contagion "Des entreprises pourraient suspendre le déploiement de Claude le temps que le dossier se règle en justice", estime, dans une note, Dan Ives, analyste de Wedbush Securities, ce qui pénaliserait encore davantage Anthropic. La rupture des liens économiques avec le gouvernement "pourrait affecter la valorisation de la société", selon Erik Gordon, professeur à l'université du Michigan et spécialiste du capital-investissement. Anthropic a annoncé, mi-février, une levée de fonds massive de 30 milliards de dollars, qui le valorise à 380 milliards, mais continue de consommer plus d'un milliard de trésorerie chaque mois et aura besoin de faire à nouveau appel aux investisseurs à moyen terme. Pour Erik Gordon, Anthropic bénéficie toujours, néanmoins, de l'appétit insatiable "des investisseurs qui suivent la tendance" de la ruée vers l'IA ainsi que d'"un des meilleurs produits" sur le marché. "Il va donc souffrir, (...) mais il survivra et continuera à croître." Certains évoquent, même s'ils l'attendent plus marginal, un effet bénéfique pour Anthropic, soutenu par une partie du public face à l'approche radicale de l'équipe Trump. Lundi, Claude s'affichait ainsi en tête des téléchargements sur l'App Store d'Apple, tandis que la chanteuse Katy Perry a montré sur X avoir souscrit à l'abonnement le plus cher d'Anthropic. Quid du reste de la tech? Quelques heures à peine après la communication de Donald Trump, OpenAI est apparu comme le grand vainqueur de cette crise, annonçant un accord avec le ministère de la Défense pour l'utilisation de ses modèles. Les contours de ce partenariat demeurent flous, le géniteur de ChatGPT assurant qu'il excluait la surveillance de masse des populations et les attaques automatisées, soit précisément ce qui a valu à Anthropic la sanction du gouvernement américain. "Les employés d'OpenAI devraient partir du principe (que la société) a cédé (aux demandes du Pentagone) tout en disant le contraire, et a berné Anthropic tout en donnant l'impression de l'aider", a commenté, sur X, Miles Brundage, chercheur passé par OpenAI. Quant au reste du secteur technologique, il se tient coi, pour l'instant, à l'écart du débat idéologique qui oppose le gouvernement américain, décidé à imposer son autorité, à Anthropic, désireux de limiter l'utilisation de son IA pour éviter dérives ou accidents.

02.03.2026 à 21:05

Procès Paty en appel: entre six et 15 ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes

FRANCE24
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Les peines les plus lourdes, respectivement dix et 15 ans de réclusion, ont été prononcées contre un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et surtout le militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, coupables d'associations de malfaiteurs terroriste. Ils ont été les initiateurs de la campagne de haine en ligne, qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie par Abdoullakh Anzorov, parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression. Condamnés pour association de malfaiteurs mais sans que son caractère terroriste ne soit retenu, deux proches du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, ont vu leur peine réduite, condamnés à six et sept ans de prison, contre 16 ans de réclusion criminelle en première instance. Les quatre hommes ont dix jours pour se pourvoir en cassation s'ils le souhaitent. Il est peu probable que ce soit le cas d'Azim Epsirkanov, Naïm Boudaoud et même Brahim Chnina, qui ont déjà fait plus de cinq ans de détention. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui s'étaient vu infliger 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui se sont parfois renvoyé la responsabilité première de la cabale en ligne et ont divergé dans leurs postures, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie. Leur différence d'attitude explique peut-être en partie le verdict dont les motivations seront connues dans un délai de trois jours. Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud étaient poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, commis le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ces deux hommes, qui ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux, assurent n'avoir pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov, qui avait été abattu par la police qu'il menaçait. Et ils ont cette fois convaincu la cour. Prononcé en présence des proches de Samuel Paty, le verdict a été accueilli par des cris de soulagement des proches d'Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud. Abdelhakim Sefrioui a voulu prendre la parole, mais cela lui a été refusé par la présidente. - Vies fracassées - L'assassinat avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015. Le jihadisme avait déjà frappé l'institution scolaire. A l'école toulousaine Ozar Hatorah, Mohammed Merah avait tué en 2012 trois enfants et le professeur Jonathan Sandler parce qu'ils étaient juifs. Anzorov a traumatisé les enseignants en ciblant Samuel Paty comme professeur. Durant cinq semaines d'une tristesse infinie, les vies fracassées par le crime d'Anzorov se sont côtoyées. Celles de la famille Paty d'abord, écrasée de douleur, qui a dû défendre l'image de leur fils et frère face aux allégations de discrimination. Il y eut aussi cet homme qui n'a jamais réussi à dire à son père, depuis décédé, que c'était lui ce policier municipal tétanisé face au tueur, incapable de réaliser que ce corps et cette tête n'étaient pas ceux d'un mannequin; ces collègues du professeur exprimant leurs regrets pour ce tennis annulé, pour ne pas l'avoir raccompagné en voiture ce jour-là; ce collégien devenu jeune majeur, silhouette désarticulée par la honte intacte d'avoir désigné Samuel Paty au tueur... A chaque suspension, les proches se sont approchés du box des accusés pour un sourire, un signe, un regard, quelques mots. A l'annonce de réquisitions très dures, un sanglot s'est élevé de la famille Chnina; quand a plaidé une avocate de Naïm Boudaoud, son petit frère, portrait craché si stoïque jusqu'alors, s'est affaissé et a pleuré sans bruit. Les débats ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage. Souvent tendu, avec une défense pugnace et une accusation âpre, le procès a avancé sur une ligne de crête. Mais il est resté sur les rails, la dignité réclamée par la famille Paty a été protégée par la présidente, dont la "loyauté", l'humanité et la conduite maîtrisée des débats ont été saluées par les parties.
Texte intégral (782 mots)
Les peines les plus lourdes, respectivement dix et 15 ans de réclusion, ont été prononcées contre un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et surtout le militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, coupables d'associations de malfaiteurs terroriste. Ils ont été les initiateurs de la campagne de haine en ligne, qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie par Abdoullakh Anzorov, parce qu'il avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression. Condamnés pour association de malfaiteurs mais sans que son caractère terroriste ne soit retenu, deux proches du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, ont vu leur peine réduite, condamnés à six et sept ans de prison, contre 16 ans de réclusion criminelle en première instance. Les quatre hommes ont dix jours pour se pourvoir en cassation s'ils le souhaitent. Il est peu probable que ce soit le cas d'Azim Epsirkanov, Naïm Boudaoud et même Brahim Chnina, qui ont déjà fait plus de cinq ans de détention. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui s'étaient vu infliger 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui se sont parfois renvoyé la responsabilité première de la cabale en ligne et ont divergé dans leurs postures, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie. Leur différence d'attitude explique peut-être en partie le verdict dont les motivations seront connues dans un délai de trois jours. Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud étaient poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, commis le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ces deux hommes, qui ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux, assurent n'avoir pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov, qui avait été abattu par la police qu'il menaçait. Et ils ont cette fois convaincu la cour. Prononcé en présence des proches de Samuel Paty, le verdict a été accueilli par des cris de soulagement des proches d'Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud. Abdelhakim Sefrioui a voulu prendre la parole, mais cela lui a été refusé par la présidente. - Vies fracassées - L'assassinat avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015. Le jihadisme avait déjà frappé l'institution scolaire. A l'école toulousaine Ozar Hatorah, Mohammed Merah avait tué en 2012 trois enfants et le professeur Jonathan Sandler parce qu'ils étaient juifs. Anzorov a traumatisé les enseignants en ciblant Samuel Paty comme professeur. Durant cinq semaines d'une tristesse infinie, les vies fracassées par le crime d'Anzorov se sont côtoyées. Celles de la famille Paty d'abord, écrasée de douleur, qui a dû défendre l'image de leur fils et frère face aux allégations de discrimination. Il y eut aussi cet homme qui n'a jamais réussi à dire à son père, depuis décédé, que c'était lui ce policier municipal tétanisé face au tueur, incapable de réaliser que ce corps et cette tête n'étaient pas ceux d'un mannequin; ces collègues du professeur exprimant leurs regrets pour ce tennis annulé, pour ne pas l'avoir raccompagné en voiture ce jour-là; ce collégien devenu jeune majeur, silhouette désarticulée par la honte intacte d'avoir désigné Samuel Paty au tueur... A chaque suspension, les proches se sont approchés du box des accusés pour un sourire, un signe, un regard, quelques mots. A l'annonce de réquisitions très dures, un sanglot s'est élevé de la famille Chnina; quand a plaidé une avocate de Naïm Boudaoud, son petit frère, portrait craché si stoïque jusqu'alors, s'est affaissé et a pleuré sans bruit. Les débats ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage. Souvent tendu, avec une défense pugnace et une accusation âpre, le procès a avancé sur une ligne de crête. Mais il est resté sur les rails, la dignité réclamée par la famille Paty a été protégée par la présidente, dont la "loyauté", l'humanité et la conduite maîtrisée des débats ont été saluées par les parties.

02.03.2026 à 20:49

Iran: les perturbations aériennes vont durer jusqu'à "plusieurs semaines", selon Aéroports de Paris

FRANCE24
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"Même si ça devait revenir du jour au lendemain, les répercussions dureront plusieurs jours, plusieurs semaines, pour rétablir l'ensemble du trafic et les couloirs aériens nécessaires, pour ne serait-ce que coopérer entre deux aéroports", a affirmé Philippe Pascal, interrogé lundi sur BFM Business. Le groupe, détenu à 50,6% par l'Etat français, gère 24 autres plateformes dans le monde, d'Antalya (Turquie) à Santiago du Chili en passant par Amman en Jordanie, Hyderabad et Delhi (Inde), Médine (Arabie saoudite) en direct ou via des partenaires. "Les aéroports les plus concernés: Jordanie, c'est 50% du trafic en moins. À Médine, c'est 25% du trafic ces deux derniers jours qui ont été impactés. Par répercussion, notre aéroport à Delhi, qui est aujourd'hui notre aéroport le plus important en terme de nombre de passagers, l'impact est de l'ordre de 5 à 7%", a égrené M. Pascal. À Paris, "on voit bien que le trafic a été impacté à hauteur de 7% en nombre de passagers à CDG (Charles de Gaulle), 1% à Orly. En gros, ça fait 300 vols qui vont être annulés entre maintenant et la fin de la semaine si les événements se poursuivent. Ce week-end, ça a été 130 vols annulés pour 35.000 passagers", a ajouté le dirigeant. Le déclenchement de cette guerre majeure au Moyen-Orient a illustré une nouvelle fois l'exposition du secteur aérien mondial aux convulsions géopolitiques. La puissante Association internationale du transport aérien (Iata), qui fédère plus de 360 compagnies aériennes représentant 85% du trafic commercial mondial, a appelé lundi les belligérants à ne s'en prendre ni aux avions ni aux aéroports. Selon le fournisseur de données aéronautiques Cirium, au moins 1.560 vols à l'arrivée au Moyen-Orient sur 3.779 ont été annulés lundi, après 2.000 dimanche sur 4.000. Ce dernier chiffre représente environ 900.000 sièges d'avion. Air France a prolongé lundi la suspension de sa desserte du Moyen-Orient au moins jusqu'à jeudi inclus.
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"Même si ça devait revenir du jour au lendemain, les répercussions dureront plusieurs jours, plusieurs semaines, pour rétablir l'ensemble du trafic et les couloirs aériens nécessaires, pour ne serait-ce que coopérer entre deux aéroports", a affirmé Philippe Pascal, interrogé lundi sur BFM Business. Le groupe, détenu à 50,6% par l'Etat français, gère 24 autres plateformes dans le monde, d'Antalya (Turquie) à Santiago du Chili en passant par Amman en Jordanie, Hyderabad et Delhi (Inde), Médine (Arabie saoudite) en direct ou via des partenaires. "Les aéroports les plus concernés: Jordanie, c'est 50% du trafic en moins. À Médine, c'est 25% du trafic ces deux derniers jours qui ont été impactés. Par répercussion, notre aéroport à Delhi, qui est aujourd'hui notre aéroport le plus important en terme de nombre de passagers, l'impact est de l'ordre de 5 à 7%", a égrené M. Pascal. À Paris, "on voit bien que le trafic a été impacté à hauteur de 7% en nombre de passagers à CDG (Charles de Gaulle), 1% à Orly. En gros, ça fait 300 vols qui vont être annulés entre maintenant et la fin de la semaine si les événements se poursuivent. Ce week-end, ça a été 130 vols annulés pour 35.000 passagers", a ajouté le dirigeant. Le déclenchement de cette guerre majeure au Moyen-Orient a illustré une nouvelle fois l'exposition du secteur aérien mondial aux convulsions géopolitiques. La puissante Association internationale du transport aérien (Iata), qui fédère plus de 360 compagnies aériennes représentant 85% du trafic commercial mondial, a appelé lundi les belligérants à ne s'en prendre ni aux avions ni aux aéroports. Selon le fournisseur de données aéronautiques Cirium, au moins 1.560 vols à l'arrivée au Moyen-Orient sur 3.779 ont été annulés lundi, après 2.000 dimanche sur 4.000. Ce dernier chiffre représente environ 900.000 sièges d'avion. Air France a prolongé lundi la suspension de sa desserte du Moyen-Orient au moins jusqu'à jeudi inclus.

02.03.2026 à 20:35

Salon du livre de Paris: opposé au partenariat avec Amazon, le Syndicat de la librairie se retire

FRANCE24
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"Amazon n'est pas un ami du livre", écrit dans un communiqué l'organisation professionnelle des libraires indépendants, pour qui "il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires". "Il paraît donc irresponsable, au nom d'intérêts financiers de court terme, d'offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l'occasion d'une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l'édition françaises", ajoute l'organisme qui regroupe près de 850 librairies en France. Il incite également "tous les libraires, professionnels du livre et lecteurs sensibles à la préservation du livre et de son économie à en faire de même". Entre Amazon et le secteur de la librairie en France, les tensions sont vives, notamment autour de l'interprétation d'une loi qui, depuis octobre 2023, impose des frais de port de 3 euros minimum pour toute expédition de livres neufs. Amazon France estime notamment que cette disposition lui permet de livrer gratuitement dans ses casiers ("lockers"), tandis que les représentants du secteur considèrent que le géant essaye de contourner la loi. Le groupe américain avait annoncé début février qu'il serait "partenaire" du Salon du livre de Paris, fort de ses "25 ans au service des lecteurs et des livres en France". Le Salon du livre de Paris, qui se tiendra à nouveau au sein du Grand Palais, avait accueilli 114.000 visiteurs en 2025 Quelque 1.200 autrices et auteurs seront présents, ainsi que 450 maisons d'édition.
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"Amazon n'est pas un ami du livre", écrit dans un communiqué l'organisation professionnelle des libraires indépendants, pour qui "il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires". "Il paraît donc irresponsable, au nom d'intérêts financiers de court terme, d'offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l'occasion d'une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l'édition françaises", ajoute l'organisme qui regroupe près de 850 librairies en France. Il incite également "tous les libraires, professionnels du livre et lecteurs sensibles à la préservation du livre et de son économie à en faire de même". Entre Amazon et le secteur de la librairie en France, les tensions sont vives, notamment autour de l'interprétation d'une loi qui, depuis octobre 2023, impose des frais de port de 3 euros minimum pour toute expédition de livres neufs. Amazon France estime notamment que cette disposition lui permet de livrer gratuitement dans ses casiers ("lockers"), tandis que les représentants du secteur considèrent que le géant essaye de contourner la loi. Le groupe américain avait annoncé début février qu'il serait "partenaire" du Salon du livre de Paris, fort de ses "25 ans au service des lecteurs et des livres en France". Le Salon du livre de Paris, qui se tiendra à nouveau au sein du Grand Palais, avait accueilli 114.000 visiteurs en 2025 Quelque 1.200 autrices et auteurs seront présents, ainsi que 450 maisons d'édition.

02.03.2026 à 20:27

Londres assure que ses bases à Chypre ne seront pas utilisées par les Etats-Unis

FRANCE24
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Cette frappe contre la base britannique d'Akrotiri dans la nuit de dimanche à lundi, est la première touchant un pays de l'Union européenne depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes samedi. Elle a suscité de fortes inquiétudes du gouvernement chypriote, qui a indiqué qu'il comptait demander des garanties à Londres pour que les bases britanniques situées sur son territoire ne soient utilisées qu'à des fins humanitaires. S'exprimant dans l'après-midi au Parlement, le premier ministre britannique Keir Starmer a assuré que ces bases n'étaient "pas utilisées et ne seront pas utilisées par les États-Unis". "La frappe sur (la base d') Akrotiri à Chypre n'était pas une réponse à une quelconque décision que nous avons prise. Selon notre évaluation, le drone a été lancé avant notre annonce", a-t-il également précisé. L'installation avait été touchée quelques heures après qu'il eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser des bases britanniques contre l'Iran. Il s'agit de la base de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, ainsi que de la base de Fairford dans le Gloucestershire (sud-ouest de l'Angleterre), selon des médias britanniques. Cette décision a été prise "après une requête distincte" des États-Unis, qui en ont fait la demande "à des fins défensives spécifiques, notamment la légitime défense collective de nos alliés et la protection des vies britanniques", a expliqué Keir Starmer au Parlement. La base d'Akrotiri, territoire britannique d'outre-mer depuis l'indépendance de Chypre en 1960, est la plus grande de la Royal Air Force hors du Royaume-Uni. Plus de 3.500 personnes y travaillent. Elle compte des écoles, un centre médical, des églises, etc. Évacuations Un drone iranien a frappé une piste de la base peu après minuit (22H00 GMT), dans le nuit de dimanche à lundi. Il n'y a pas eu de victime et seulement de légers dégâts matériels, selon les autorités britanniques et chypriotes. Deux autres drones se dirigeant vers les installations britanniques ont été interceptés lundi, selon un porte-parole du gouvernement chypriote. Des familles de personnels de la base ont été évacuées lundi "par mesure de précaution" et transférées vers d'autres logements situés à proximité, a indiqué le ministère de la Défense britannique. "Notre base et notre personnel continuent d'opérer normalement", a-t-il précisé à l'AFP. Un journaliste de l'AFP a vu environ 70 voitures quitter la zone, située sur la côte sud. L'un des deux principaux aéroports de l'île, Paphos, a été évacué, tout comme les environs de la base d'Akrotiri. Une soixantaine de vols à destination et en provenance de Paphos et Larnaca ont été annulés. Après 14H00 GMT, un responsable de l'aéroport a indiqué à l'AFP que l'alerte avait été levée et qu'il était "revenu à un fonctionnement normal". Réponse à Trump Au Parlement, Keir Starmer a également défendu sa décision d'interdire dans un premier temps aux États-Unis d'utiliser la base de Diego Garcia pour ses frappes contre l'Iran. Le président américain Donald Trump lui avait reproché d'avoir mis "beaucoup trop de temps" à les autoriser à le faire. "Le président Trump a exprimé son désaccord avec notre décision de ne pas nous impliquer dans les frappes initiales, mais il est de mon devoir de juger ce qui est dans l'intérêt national du Royaume-Uni", a déclaré Keir Starmer. De son côté, l'Union européenne a dit se tenir aux côtés de ses États membres face à "toute menace". Après l'attaque sur Akrotiri, l'UE devrait discuter prochainement du déclenchement ou non de sa clause de défense mutuelle en cas d'agression contre un État membre, a indiqué lundi une porte-parole. La Grèce a envoyé deux frégates et des avions de chasse F-16 à Chypre, a annoncé le ministère grec de la Défense, assurant qu'Athènes aiderait Chypre à "faire face aux menaces et aux actions illégales sur son territoire". Le ministre de la Défense Nikos Dendias a prévu de se rendre sur l'île mardi.
Texte intégral (703 mots)
Cette frappe contre la base britannique d'Akrotiri dans la nuit de dimanche à lundi, est la première touchant un pays de l'Union européenne depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes samedi. Elle a suscité de fortes inquiétudes du gouvernement chypriote, qui a indiqué qu'il comptait demander des garanties à Londres pour que les bases britanniques situées sur son territoire ne soient utilisées qu'à des fins humanitaires. S'exprimant dans l'après-midi au Parlement, le premier ministre britannique Keir Starmer a assuré que ces bases n'étaient "pas utilisées et ne seront pas utilisées par les États-Unis". "La frappe sur (la base d') Akrotiri à Chypre n'était pas une réponse à une quelconque décision que nous avons prise. Selon notre évaluation, le drone a été lancé avant notre annonce", a-t-il également précisé. L'installation avait été touchée quelques heures après qu'il eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser des bases britanniques contre l'Iran. Il s'agit de la base de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, ainsi que de la base de Fairford dans le Gloucestershire (sud-ouest de l'Angleterre), selon des médias britanniques. Cette décision a été prise "après une requête distincte" des États-Unis, qui en ont fait la demande "à des fins défensives spécifiques, notamment la légitime défense collective de nos alliés et la protection des vies britanniques", a expliqué Keir Starmer au Parlement. La base d'Akrotiri, territoire britannique d'outre-mer depuis l'indépendance de Chypre en 1960, est la plus grande de la Royal Air Force hors du Royaume-Uni. Plus de 3.500 personnes y travaillent. Elle compte des écoles, un centre médical, des églises, etc. Évacuations Un drone iranien a frappé une piste de la base peu après minuit (22H00 GMT), dans le nuit de dimanche à lundi. Il n'y a pas eu de victime et seulement de légers dégâts matériels, selon les autorités britanniques et chypriotes. Deux autres drones se dirigeant vers les installations britanniques ont été interceptés lundi, selon un porte-parole du gouvernement chypriote. Des familles de personnels de la base ont été évacuées lundi "par mesure de précaution" et transférées vers d'autres logements situés à proximité, a indiqué le ministère de la Défense britannique. "Notre base et notre personnel continuent d'opérer normalement", a-t-il précisé à l'AFP. Un journaliste de l'AFP a vu environ 70 voitures quitter la zone, située sur la côte sud. L'un des deux principaux aéroports de l'île, Paphos, a été évacué, tout comme les environs de la base d'Akrotiri. Une soixantaine de vols à destination et en provenance de Paphos et Larnaca ont été annulés. Après 14H00 GMT, un responsable de l'aéroport a indiqué à l'AFP que l'alerte avait été levée et qu'il était "revenu à un fonctionnement normal". Réponse à Trump Au Parlement, Keir Starmer a également défendu sa décision d'interdire dans un premier temps aux États-Unis d'utiliser la base de Diego Garcia pour ses frappes contre l'Iran. Le président américain Donald Trump lui avait reproché d'avoir mis "beaucoup trop de temps" à les autoriser à le faire. "Le président Trump a exprimé son désaccord avec notre décision de ne pas nous impliquer dans les frappes initiales, mais il est de mon devoir de juger ce qui est dans l'intérêt national du Royaume-Uni", a déclaré Keir Starmer. De son côté, l'Union européenne a dit se tenir aux côtés de ses États membres face à "toute menace". Après l'attaque sur Akrotiri, l'UE devrait discuter prochainement du déclenchement ou non de sa clause de défense mutuelle en cas d'agression contre un État membre, a indiqué lundi une porte-parole. La Grèce a envoyé deux frégates et des avions de chasse F-16 à Chypre, a annoncé le ministère grec de la Défense, assurant qu'Athènes aiderait Chypre à "faire face aux menaces et aux actions illégales sur son territoire". Le ministre de la Défense Nikos Dendias a prévu de se rendre sur l'île mardi.

02.03.2026 à 20:23

Procès Paty en appel : entre six et quinze ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes

FRANCE 24
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Quatre hommes ont été condamné en appel par la cour d'assises spéciale de Paris, lundi, à des peines allant de six à quinze ans de prison pour leur rôle dans l'assassinat de Samuel Paty par un jihadiste tchétchène en 2020. Les peines les plus lourdes, dix et quinze ans, ont été prononcées contre un parent d'élève et un militant islamiste, pour avoir été les initiateurs de la campagne de haine en ligne.
Texte intégral (703 mots)
Quatre hommes ont été condamné en appel par la cour d'assises spéciale de Paris, lundi, à des peines allant de six à quinze ans de prison pour leur rôle dans l'assassinat de Samuel Paty par un jihadiste tchétchène en 2020. Les peines les plus lourdes, dix et quinze ans, ont été prononcées contre un parent d'élève et un militant islamiste, pour avoir été les initiateurs de la campagne de haine en ligne.

02.03.2026 à 20:13

La guerre contre l'Iran est "juste", dit l'ex-Premier ministre israélien Yaïr Lapid

Marc PERELMAN
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L'ancien Premier ministre israélien Yaïr Lapid a accordé un entretien à France 24. Il affirme qu'il soutient l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, bien qu'étant "le plus grand rival de Netanyahu". Qualifiant le conflit de "guerre juste", il estime que Téhéran a fait une erreur en attaquant les pays du Golfe, et que le conflit est devenu celui de "toute la région contre l'Iran".
Texte intégral (703 mots)
L'ancien Premier ministre israélien Yaïr Lapid a accordé un entretien à France 24. Il affirme qu'il soutient l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, bien qu'étant "le plus grand rival de Netanyahu". Qualifiant le conflit de "guerre juste", il estime que Téhéran a fait une erreur en attaquant les pays du Golfe, et que le conflit est devenu celui de "toute la région contre l'Iran".

02.03.2026 à 20:10

Guerre au Moyen-Orient : le spectre d'un embrasement régional

Florent RODO
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Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie Saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touché. Au Liban les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.
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Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie Saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touché. Au Liban les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.

02.03.2026 à 19:48

Le bombardement d'une école en Iran, cible d'intox

Les Observateurs
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Une frappe présumée samedi contre une école de filles à Minab, dans une province du sud de l'Iran, est la cible d'une désinformation. Elle aurait causé la mort de 165 personnes, selon les autorités iraniennes.
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Une frappe présumée samedi contre une école de filles à Minab, dans une province du sud de l'Iran, est la cible d'une désinformation. Elle aurait causé la mort de 165 personnes, selon les autorités iraniennes.

02.03.2026 à 19:47

Un chef-d'œuvre de Renoir, rarement exposé en France, à Orsay pour une exposition majeure

FRANCE24
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Peint entre 1880 et 1881, ce grand format de 130 cm par 175 cm représente une fin de déjeuner estival à la Maison Fournaise à Chatou, sur les bords de Seine, un des lieux fétiches d'Auguste Renoir (1841-1919). Installés au balcon, la quinzaine de convives badinent, se rapprochent voire se séduisent, laissant filer le temps. Acheté par le marchand Paul Durand-Ruel, le tableau a été acquis dans les années 1920 par le collectionneur américain Duncan Phillips et conservé dans sa Phillips Collection, musée d'art moderne réputé à Washington. Le revoir en France, "c'est un très grand événement. Pour tout vous dire, c'était vraiment un de mes rêves de faire venir ce tableau au musée d'Orsay", a confié à l'AFP Paul Perrin, directeur de la conservation et des collections du musée parisien. Il illustre "une sorte d'image idéale de la société, où toutes les classes sociales se rencontrent et vivent en harmonie, de façon joyeuse, au bord de l'eau, dans la nature", décrit-il. Le chef-d'œuvre sera visible dès le 17 mars, dans le cadre d'une double exposition consacrée au peintre, figure centrale de l'impressionnisme connue pour magnifier des scènes de la vie moderne, d'où s'échappent des jeux de lumière éclatants. "Renoir et l'amour, La modernité heureuse (1865-1885)" retracera, jusqu'au 19 juillet, la première partie de sa carrière via une cinquantaine de toiles dont "La Danse à Bougival" et le "Bal du moulin de la Galette". "Quel que soit l'avis que l'on pense avoir sur sa peinture, il faut la voir en vrai" et non à travers des reproductions qui ne reflètent pas la vitalité des couleurs, invite M. Perrin, également co-commissaire de cette exposition organisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston. En parallèle, Orsay présentera jusqu'au 5 juillet "Renoir dessinateur", qui compile pour la première fois une centaine d'œuvres du maître dont des dessins, aquarelles et pastels. Par ailleurs, le musée doit entamer le 10 mars des travaux, prévus pour durer jusqu'à l'été 2028 et visant notamment son parvis et la réorganisation de l'accueil des 3,7 millions de visiteurs annuels. Il restera ouvert aux horaires habituels, avec des entrées modifiées.
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Peint entre 1880 et 1881, ce grand format de 130 cm par 175 cm représente une fin de déjeuner estival à la Maison Fournaise à Chatou, sur les bords de Seine, un des lieux fétiches d'Auguste Renoir (1841-1919). Installés au balcon, la quinzaine de convives badinent, se rapprochent voire se séduisent, laissant filer le temps. Acheté par le marchand Paul Durand-Ruel, le tableau a été acquis dans les années 1920 par le collectionneur américain Duncan Phillips et conservé dans sa Phillips Collection, musée d'art moderne réputé à Washington. Le revoir en France, "c'est un très grand événement. Pour tout vous dire, c'était vraiment un de mes rêves de faire venir ce tableau au musée d'Orsay", a confié à l'AFP Paul Perrin, directeur de la conservation et des collections du musée parisien. Il illustre "une sorte d'image idéale de la société, où toutes les classes sociales se rencontrent et vivent en harmonie, de façon joyeuse, au bord de l'eau, dans la nature", décrit-il. Le chef-d'œuvre sera visible dès le 17 mars, dans le cadre d'une double exposition consacrée au peintre, figure centrale de l'impressionnisme connue pour magnifier des scènes de la vie moderne, d'où s'échappent des jeux de lumière éclatants. "Renoir et l'amour, La modernité heureuse (1865-1885)" retracera, jusqu'au 19 juillet, la première partie de sa carrière via une cinquantaine de toiles dont "La Danse à Bougival" et le "Bal du moulin de la Galette". "Quel que soit l'avis que l'on pense avoir sur sa peinture, il faut la voir en vrai" et non à travers des reproductions qui ne reflètent pas la vitalité des couleurs, invite M. Perrin, également co-commissaire de cette exposition organisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston. En parallèle, Orsay présentera jusqu'au 5 juillet "Renoir dessinateur", qui compile pour la première fois une centaine d'œuvres du maître dont des dessins, aquarelles et pastels. Par ailleurs, le musée doit entamer le 10 mars des travaux, prévus pour durer jusqu'à l'été 2028 et visant notamment son parvis et la réorganisation de l'accueil des 3,7 millions de visiteurs annuels. Il restera ouvert aux horaires habituels, avec des entrées modifiées.

02.03.2026 à 19:41

Les souvenirs du basketteur Scottie Pippen exposés avant d'être vendus à New York

FRANCE24
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"Scottie a constitué tout au long de sa vie une collection incroyable, parce qu'il a eu la présence d'esprit de conserver tout ce qui était important dans sa carrière", explique à l'AFP un responsable de la maison d'enchères, Brahm Wachter, depuis un demi-terrain de basket installé en plein coeur de l'exposition. "Maintenant, j'ai le sentiment que c'est le bon moment pour partager ces pièces et laisser d'autres personnes porter leurs histoires", indique Scottie Pippen dans un communiqué. Désormais âgé de 60 ans, il est considéré comme l'un des meilleurs ailiers de l'histoire du championnat nord-américain de basketball. Aux côtés de Michael Jordan chez les Chicago Bulls, il a remporté six titres NBA entre 1991 et 1998, ainsi que deux médailles d'or olympiques pour les Etats-Unis en 1992 et 1996. Parmi la cinquantaine de pièces présentées gratuitement au public et mises aux enchères jusqu'au 10 mars, des trophées, des maillots, chaussures et ballons, bien sûr, mais aussi... des boîtes de céréales à l'effigie des Bulls signées de la main de Scottie Pippen. Chacune de ces trois boîtes est estimée entre 300 et 500 dollars. "Le public pouvant enchérir lors de cette vente est donc beaucoup plus large que d'ordinaire", explique Brahm Wachter. Il faudra, en revanche, débourser entre 300.000 et 500.000 dollars, selon les estimations, pour le maillot porté par le basketteur lors du "Flu Game" des finales NBA de 1997. Ce match, au cours duquel la star Michael Jordan a joué malgré des symptômes grippaux, a marqué l'histoire du basketball. Clou de la collection, une paire de baskets portée par Michael Jordan lui-même lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone est estimée entre 1,5 et 2,5 millions de dollars. Cette vente pourrait, au total, rapporter plus de 6 millions de dollars.
Lire plus (304 mots)
"Scottie a constitué tout au long de sa vie une collection incroyable, parce qu'il a eu la présence d'esprit de conserver tout ce qui était important dans sa carrière", explique à l'AFP un responsable de la maison d'enchères, Brahm Wachter, depuis un demi-terrain de basket installé en plein coeur de l'exposition. "Maintenant, j'ai le sentiment que c'est le bon moment pour partager ces pièces et laisser d'autres personnes porter leurs histoires", indique Scottie Pippen dans un communiqué. Désormais âgé de 60 ans, il est considéré comme l'un des meilleurs ailiers de l'histoire du championnat nord-américain de basketball. Aux côtés de Michael Jordan chez les Chicago Bulls, il a remporté six titres NBA entre 1991 et 1998, ainsi que deux médailles d'or olympiques pour les Etats-Unis en 1992 et 1996. Parmi la cinquantaine de pièces présentées gratuitement au public et mises aux enchères jusqu'au 10 mars, des trophées, des maillots, chaussures et ballons, bien sûr, mais aussi... des boîtes de céréales à l'effigie des Bulls signées de la main de Scottie Pippen. Chacune de ces trois boîtes est estimée entre 300 et 500 dollars. "Le public pouvant enchérir lors de cette vente est donc beaucoup plus large que d'ordinaire", explique Brahm Wachter. Il faudra, en revanche, débourser entre 300.000 et 500.000 dollars, selon les estimations, pour le maillot porté par le basketteur lors du "Flu Game" des finales NBA de 1997. Ce match, au cours duquel la star Michael Jordan a joué malgré des symptômes grippaux, a marqué l'histoire du basketball. Clou de la collection, une paire de baskets portée par Michael Jordan lui-même lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone est estimée entre 1,5 et 2,5 millions de dollars. Cette vente pourrait, au total, rapporter plus de 6 millions de dollars.

02.03.2026 à 19:40

Trump affirme que l'opération militaire en Iran est "nettement en avance" sur le calendrier prévu

FRANCE 24
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Assurant que les États-Unis ont les capacités d'aller "bien au-delà" d'un mois de guerre contre l'Iran, Donald Trump a affirmé lundi que l'opération militaire était "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Il s'est dit prêt à aller plus loin "si nécessaire", y compris en envoyant des troupes au sol.
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Assurant que les États-Unis ont les capacités d'aller "bien au-delà" d'un mois de guerre contre l'Iran, Donald Trump a affirmé lundi que l'opération militaire était "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Il s'est dit prêt à aller plus loin "si nécessaire", y compris en envoyant des troupes au sol.

02.03.2026 à 19:05

En entreprise, les femmes plus nombreuses à se dire en "mauvaise santé mentale", selon une étude

FRANCE24
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Selon le baromètre "Santé mentale & QVCT (Qualité de vie et conditions de travail, ndlr) 2026 de Qualisocial", les femmes sont plus nombreuses à se déclarer en bonne santé mentale par rapport à la même étude menée en 2025 (74%, soit +5 points), "mais l'écart avec les hommes persiste". Pour celles qui se déclarent "en plutôt ou assez mauvaise santé mentale" cette "fragilité se concentre chez les plus jeunes", relève le baromètre. Ainsi, elles sont "29% chez les femmes de moins de 40 ans (contre 22% chez les 40 ans et plus)" à se déclarer "en mauvaise santé mentale", indique l'enquête. "Les femmes expliquent davantage la dégradation de leur santé mentale par des facteurs liés au manque de temps pour soi (44% contre 35% chez les hommes) et aux difficultés personnelles ou familiales (32% contre 28%), et moins par la situation politique nationale (25% contre 32%)", détaille l'enquête du cabinet spécialisé sur la question du bien-être au travail. "La charge mentale et l'équation +temps - vie personnelle - travail+" semblent être le nœud du problème, même si par ailleurs, elles ont un regard moins positif que les hommes sur certains aspects de la vie au travail ("relations de travail", "inclusion et égalité professionnelle"). L'enquête d'Ipsos-BVA - dont une première partie a été publiée en janvier - a été réalisée mi-novembre par internet, auprès de 3.000 travailleurs constituant un échantillon représentatif des salariés des secteurs privé et public, âgés de 18 ans et plus.
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Selon le baromètre "Santé mentale & QVCT (Qualité de vie et conditions de travail, ndlr) 2026 de Qualisocial", les femmes sont plus nombreuses à se déclarer en bonne santé mentale par rapport à la même étude menée en 2025 (74%, soit +5 points), "mais l'écart avec les hommes persiste". Pour celles qui se déclarent "en plutôt ou assez mauvaise santé mentale" cette "fragilité se concentre chez les plus jeunes", relève le baromètre. Ainsi, elles sont "29% chez les femmes de moins de 40 ans (contre 22% chez les 40 ans et plus)" à se déclarer "en mauvaise santé mentale", indique l'enquête. "Les femmes expliquent davantage la dégradation de leur santé mentale par des facteurs liés au manque de temps pour soi (44% contre 35% chez les hommes) et aux difficultés personnelles ou familiales (32% contre 28%), et moins par la situation politique nationale (25% contre 32%)", détaille l'enquête du cabinet spécialisé sur la question du bien-être au travail. "La charge mentale et l'équation +temps - vie personnelle - travail+" semblent être le nœud du problème, même si par ailleurs, elles ont un regard moins positif que les hommes sur certains aspects de la vie au travail ("relations de travail", "inclusion et égalité professionnelle"). L'enquête d'Ipsos-BVA - dont une première partie a été publiée en janvier - a été réalisée mi-novembre par internet, auprès de 3.000 travailleurs constituant un échantillon représentatif des salariés des secteurs privé et public, âgés de 18 ans et plus.
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