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14.05.2026 à 13:55

FRANCE24
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A 80 ans, le réalisateur du "Père Noël est une ordure" (1982) et des "Visiteurs" (1993), cinquième plus grand succès du box-office français, vit une sorte de seconde vie en Belgique, où il est installé depuis une quinzaine d'années et dont il a acquis la nationalité. Lors d'une rencontre avec l'AFP, l'octogénaire volubile le revendique: il ne se prend pas au sérieux. Ses élans créatifs? Ils sont "sans codes, sans messages". "Dans mes films je n'en ai jamais eu et je n'en ai pas plus en peinture. Le message ça me gave! Je cherche à m'amuser". "J'ai commencé la peinture comme une formule anti-stress, j'attendais la réponse pour +Les Visiteurs 3+, je ne savais pas si on allait faire le film", raconte le cinéaste, une casquette de football américain sur la tête. Lui-même fils d'un ancien grand nom du métier à Paris -- le producteur Alain Poiré -- Jean-Marie Poiré a des relations complexes avec les producteurs. Mais cette fois-là le doute sera levé. Le projet aboutit, le 3e volet de la trilogie (2016) sort sur les écrans... Avec à nouveau en vedette son compagnon de rigolade préféré, Christian Clavier, coscénariste et qui incarne cet écuyer du Moyen-Age en haillons lâchant ses irrépressibles "okay !". Dans une allusion à la machine à cash que furent "Les Visiteurs", Jean-Marie Poiré érige l'interjection de Jacquouille en réplique cultissime. "C'est ma préférée, c'est grâce à +okay+ que je peux faire de la peinture à fonds perdus", lâche-t-il en éclatant de rire, devant une armoire vitrée remplie de tubes de toutes les couleurs. "Un nom effroyable" Son exposition se tient dans une galerie de la commune bruxelloise d'Uccle, où il guide aussi les journalistes ce jour-là, à quelques centaines de mètres de son domicile. Elle montre une quinzaine de tableaux aux couleurs éclatantes, façon pop-art, dans lesquels des visages du cinéma du siècle passé (l'italienne Sophia Loren, l'américaine Gene Tierney, etc.) côtoient la Madone ou d'autres figures religieuses. Les collages, d'abord travaillés sur ordinateur, mélangent volontairement époques et ambiances. La nudité, surtout celle des femmes, est bien présente. Toujours à moitié sérieux, Poiré se dit très marqué depuis son enfance par la sensualité qui se donne à voir dans les églises, "tous ces anges nus, la femme qui donne le sein". "Je suis né dans la religion catholique. Ma mère était croyante, ma grand-mère carrément bigote, elle allait à la messe tous les jours", raconte-t-il. "Je me suis farci énormément de spectacles religieux, cette permissivité m'a fasciné". L'exposition "Juxtaposed emotions", ouverte jusqu'à fin juin, est signé Jim Jazz. Encore un pseudonyme après celui de Martin Dune, sous lequel il a goûté à la vie de chanteur de rock dans les années 1970, voyageant jusqu'aux Etats-Unis. "Jean-Marie Poiré c'est un nom effroyable, on ne sait même pas le prononcer en anglais".

14.05.2026 à 13:49

FRANCE 24
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L’ex-principal conseiller de Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a été placé en détention provisoire, jeudi, par la Haute Cour anticorruption ukrainienne. Soupçonné d’être impliqué dans une affaire de détournement de fonds, il conteste "toute accusation" portée à son encontre.
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L’ex-principal conseiller de Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a été placé en détention provisoire, jeudi, par la Haute Cour anticorruption ukrainienne. Soupçonné d’être impliqué dans une affaire de détournement de fonds, il conteste "toute accusation" portée à son encontre.

14.05.2026 à 13:45

FRANCE24
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Vendue pour trois fois rien, cette drogue inonde depuis plus d'un an le marché ouest-africain, à des concentrations interdites par toutes les instances sanitaires de la planète. Une enquête de l'AFP a établi que le tapentadol était exporté discrètement sur le continent par des compagnies pharmaceutiques indiennes, parfois sous l'étiquette "médicaments sans danger pour la santé". Les statistiques douanières indiennes, consultées sur la plateforme de suivi des exportations mondiales Volza, révèlent que ces puissants antidouleurs sont expédiés chaque mois pour des millions de dollars vers le Nigeria, la Sierra Leone ou le Ghana. Ce, bien que les autorités de ces pays en interdisent explicitement la consommation, totalement ou dans ses versions les plus concentrées. La grande majorité de ces comprimés sont d’une puissance telle qu’ils sont interdits en Inde, où leur production est officiellement proscrite sans permission spéciale. Circonstance aggravante, cet opioïde de synthèse de la famille du tramadol, dont la prescription débridée a causé près d'un million de morts par surdose aux États-Unis depuis l'an 2000, est consommé en complément du "kush", ont révélé à l'AFP autorités locales et experts. Tristement célèbre pour les ravages rapides qu'elle produit sur ses utilisateurs, la "drogue des zombies" a été déclarée fléau national au Liberia et en Sierra Leone. Le cocktail mortel qui allie kush et tapentadol est "très inquiétant", avertit le responsable de la santé mentale au ministère sierra-léonais des Affaires sociales, Ansu Konneh, qui dit ramasser ses victimes "tous les jours dans les rues, les marchés et les bidonvilles" de son pays. Plus de 400 corps ont été ramassés les trois derniers mois dans la seule capitale Freetown, affirme-t-il. Le tapentadol est "très largement détourné de son usage" pour être "moulu et mélangé au kush", confirme un expert local en santé publique Abu Bangura. "Tolérance zéro" En février 2025, New Delhi avait annoncé une politique de "tolérance zéro" contre le commerce illégal de drogues. Les autorités indiennes avaient interdit l'exportation de comprimés combinant tapentadol et carisoprodol, un myorelaxant, après une enquête de la BBC qui avait suivi la piste d'un cocktail de médicaments à base de tapentadol vendu illégalement au Ghana par un laboratoire pharmaceutique de Bombay (). L'Organisation indouestienne de contrôle des normes pharmaceutiques (CDSCO) avait ordonné le "retrait immédiat" des licences d'exportation et de fabrication de ce mélange, avant d'étendre l'interdiction à "tous les cocktails de tapendatol non approuvés par les pays importateurs". Les journalistes de l'AFP en Inde et en Afrique ont néanmoins pu faire correspondre des comprimés de tapentadol à haute dose saisis dans au moins quatre pays ouest-africains avec des registres d’exportation indiens grâce aux numéros de licence de leurs fabricants. Sur la base de données commerciales d'expédition, de rapports de saisies gouvernementales, d'entretiens et de documents obtenus au titre de la loi indienne sur le droit à l’information, il a également pu être établi que si les mesures ordonnées par New Delhi ont interrompu les exportations de la formule visée par la BBC, celles de tapentadol pur ont continué, parfois sous la même marque. Les autorités de Sierra Leone ont fait état en décembre 2025 de saisies de tablettes de tapentadol 225 et 250 mg. Des images des boîtes saisies prises par un photographe de l'AFP montrent qu'elles portaient la mention "Made in India" et le numéro de fabrication d'un producteur indien recensé dans les documents d'exportation, Gujarat Pharmaceuticals, établi à Godhra (ouest). - "Made in India"- La société figurait dans la base de données Volza comme exportateur de tapentadol vers l'Afrique de l’Ouest. Son numéro de licence de fabrication apparaissait sur des comprimés saisis en juin en Guinée. Sur une autre partie de la marchandise saisie en Guinée lors de cette opération figurait un autre numéro de licence de fabrication attribué à Merit Organics, un laboratoire indien basé lui aussi dans le Gujarat et dûment répertorié par les douanes. Le nom d'un troisième fabricant indien, McW Healthcare, installé dans l’État du Madhya Pradesh (centre de l'Inde), est apparu sur des tablettes de tapentadol 250 mg saisies en novembre au Sénégal. La base de données Volza montre que McW Healthcare en a expédié pour plus d'un million de dollars vers la Sierra Leone et le Nigeria à partir d'avril 2025. Une quatrième société, PRG Pharma, a effectué plusieurs expéditions après l'interdiction décrétée par New Delhi, en les étiquetant comme "inoffensifs". Son directeur, Manish Goyal, est actionnaire de Maiden Pharmaceuticals, contrôlée par son père, dont le sirop contre la toux est tenu pour responsable par les autorités gambiennes de la mort de 69 enfants en 2023. Les douanes du Koweït ont également intercepté en janvier des tablettes de tapentadol 250 dissimulées dans des boîtes de cosmétiques transportées par un voyageur béninois en provenance de la capitale éthiopienne Addis Abeba... Des photos de cette saisie révèlent que la marchandise a été fabriquée par Syncom Formulation, dont le Bénin fait partie des destinations déclarées. Selon les données douanières, Syncom est le premier exportateur indien de tapentadol vers l'Afrique de l'Ouest, dont elle a vendu pour plus de 15 millions de dollars de comprimés après février 2025. Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'Association indienne des fabricants de médicaments (IDMA), a expliqué qu'"un fabricant patenté qui a suivi toutes les procédures ne peut pas être tenu pour responsable de ce qui se passe dans le reste de la chaîne de livraison". Il y a "une responsabilité partagée par tous les acteurs du secteur" pour empêcher l'usage abusif de ce médicament, a ajouté Viranchi Shah. De leur côté, les autorités du Nigeria et de Sierra Leone ont assuré n'avoir jamais autorisé le tapentadol à de fortes concentrations et celles du Ghana ont confirmé avoir totalement interdit la molécule. "Coup de fouet" "C'est le coup de fouet qui me permet de conduire jour et nuit." Le tapentadol est devenu une compagne indispensable pour le Sierra-Léonais Abubakar Sesay, 20 ans, qui gagne une misère au guidon de son moto-taxi dans les rues étroites et poussiéreuses de Freetown. "Sans ça, je ne peux pas survivre. Il m'arrive d'en prendre jusqu'à quatre pilules de 225 mg par jour. Et la nuit, je les mélange avec des boissons énergisantes pour pouvoir tenir..." Souvent, davantage que pour se défoncer, le tapentadol "est utilisé comme un stimulant pour pouvoir tenir durant les longues heures d'un travail pénible", explique l'anthropologue médical Axel Klein, de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. Au Nigeria, où les opioïdes sont désormais le deuxième stupéfiant le plus consommé après le cannabis, "les ravisseurs, les terroristes et les bandits utilisent ces drogues pour pouvoir mener leurs infâmes activités", dit Femi Babafemi de l'Agence antidrogue nigériane (NDLEA). Selon la police, des combattants jihadistes comme Boko Haram en prennent "pour se donner du courage". Les comprimés servent aussi de monnaie d'échange lors des enlèvements, ajoute M. Babafemi. Un total de 2 milliards de comprimés à haute dose ont été saisis dans ce pays en 2023 et en 2024, principalement en provenance d'Inde, selon la NDLEA. Dans le quartier pauvre et poussiéreux de la capitale Abuja, où travaille Boluwatife Owoyemi de l'ONG YouthRISE Nigeria auprès de toxicomanes, un comprimé coûte moins qu'un repas. En plus de "leur donner beaucoup d'énergie", explique Mme Owoyemi, "certains les utilisent comme coupe-faim (…) jusqu’à ce qu’ils aient assez d’argent pour acheter à manger". Même si leurs prix ont augmenté, les opioïdes restent "moins chers que d'autres drogues", ajoute Emmanuel Augustine, de la même ONG. Environ 1.000 nairas (moins d'un dollar) le comprimé, contre 64.000 et 25.000 nairas pour un gramme de cocaïne et d'héroïne. - Après le tramadol, le tapentadol - Avec des marques comme TramaKing, Super Royal 200 et Tamol-X, les comprimés "sont présentés comme un médicament" dans des pays où il y a peu de régulation, dit M. Klein. "Des entreprises indiennes peu scrupuleuses y voient une opportunité de vendre leurs produits", ajoute Vanda Felbab-Brown, experte des flux d'opioïdes de la Brooking Institution. "L'Afrique est un marché accessible à peu de frais", poursuit la chercheuse, ce "qui permet aux réseaux de trafiquants d'Inde de rendre facilement les gens accros". Près de 90% des saisies de tramadol des dix dernières années dans le monde ont été réalisées en Afrique de l'Ouest ou centrale, a récemment révélé la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. Le tramadol, que l'Inde a classé comme stupéfiant contrôlé en 2018, y est aujourd'hui "remplacé ou accompagné" par le tapentadol, qui a souvent gardé la même dénomination que son prédécesseur, ajoute cette organisation dans son rapport. Il y a une quinzaine d'années, "les groupes pharmaceutiques indiens ont commencé à exporter de vastes quantités de tramadol en Afrique de l'Ouest, souvent en des concentrations nettement supérieures au seuil considéré comme sans danger", note Mme Felbab-Brown. "Elles ne pouvaient pas le vendre en Inde à de si hautes doses, alors elles l'ont fait à l'export sans tenir compte des désordres qu'il pouvait créer". Ce schéma est désormais reproduit avec le tapentadol, deux à trois fois plus puissant, poursuit-elle, favorisé par "les lacunes dans l'application de la loi et des contrôles réglementaires", et un "sentiment d’impunité". Le nom difficile à prononcer du tapentadol et la confusion avec le tramadol ont encore facilité son passage sous les radars. - "Permission" - Près des trois quarts des exportations de tapentadol vers l'Afrique de l'Ouest depuis les mesures prises par New Delhi concernent des comprimés à haute dose de 225 mg et 250 mg, selon l'analyse de l’AFP. Professeur de pharmacologie à l’université d’Adélaïde, Andrew Somogyi, a dit à l'AFP ne connaître aucun pays ayant approuvé des comprimés de tapentadol à de telles doses. L'autorité indienne de régulation des médicaments (CDSCO) a indiqué n'avoir "aucune information" ni "aucune trace" de la délivrance d'autorisations pour des cargaisons de tapentadol à des dosages de 225 mg et 250 mg. Jaydip Patel, représentant de Gujarat Pharmaceuticals, dont les comprimés de tapentadol ont été saisis en Sierra Leone, assure lui que ces exportations étaient légales. "L'importateur nous a communiqué une lettre d'autorisation", a-t-il dit, "et nous avons ensuite obtenu une permission" d'exporter de l'Inde. Lorsque l'AFP l'a visitée fin janvier, l'usine de l'entreprise semblait déserte. Derrière le bâtiment gisaient des boîtes de médicaments jetées au sol recouvert de cendres récentes. Lors de l'entretien accordé dans un café d'Ahmedabad, la capitale du Gujarat, Jaydip Patel a expliqué que la demande de tapentadol avait augmenté "lorsque les ventes de tramadol ont été arrêtées". "Le tramadol est devenu une drogue, alors plus personne ne voulait y toucher", explique-t-il. "Le tapentadol est bien plus facile à exporter car il n'est pas considéré comme tel". L’Autorité ghanéenne des aliments et des médicaments a indiqué à l’AFP qu'elle n'avait "jamais délivré de permis pour la fabrication ou l'importation de tapentadol, quelle qu'en soit la dose". Tandis que l'Agence nationale nigériane pour l’administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) a indiqué que le tapentadol n'était ni enregistré ni approuvé dans le pays et que "tout produit à base de tapentadol trouvé au Nigeria est non autorisé et illégal". Les autorités sanitaires du Nigeria l'ont assuré, l'entreprise nigériane présentée dans les données douanières indiennes comme importatrice des produits de McW Healthcare ne dispose pas d'autorisation pour le faire. A son adresse nigériane, des journalistes de l'AFP sont tombés sur le magasin d'un réparateur d'appareils photo et sur l'échoppe d'un vendeur de matériel de sécurité, mais pas de laboratoire en vue... - "Elèves de primaire" - En Sierra Leone, seul le tramadol à 50 mg administré dans des établissements de santé reconnus est légal, "tout ce qui sort de ce cadre est illégal", a déclaré à l'AFP le ministre sierra-léonais de la Santé, Austin Demby. Les forces de l'ordre continuent toutefois à intercepter d'importantes quantités de tapentadol concentré. "Nous saisissons fréquemment dans des entrepôts des tablettes et des cartons mélangés avec d'autres produits pharmaceutiques ou chimiques", a dit à l'AFP le vice-superintendant de la police, Abass Bangura. Et "les souffrances sont énormes", constate Hassan Kamara, un guérisseur sierra-léonais traditionnel. A une heure de route de Freetown, son centre informel de désintoxication accueille des accros au kush, qui endommage les organes vitaux, provoque somnolence, troubles mentaux et hallucinations. Tombé dans cette drogue pour traiter la douleur de son amputation de la jambe après un accident, Manso Koroma, ancien moto-taxi de 31 ans, gisait sur son lit les chevilles entravées de lourdes chaines de fer le temps du sevrage, lorsque l'AFP l'a rencontré l'année dernière. "Quand je suis arrivé ici, j'étais vraiment violent", confiait-il. Depuis, dans ce pays marqué par les atrocités commises pendant une décennie de guerre civile (1991-2002), la police locale a fait état d’une "hausse sans précédent" de la consommation de tapentadol chez les jeunes, y compris parmi les écoliers et les étudiants. "Des élèves de primaire prennent désormais ces comprimés" qu’ils mélangent "à des boissons énergisantes pour augmenter leur force", s'alarme Ansu Konneh, du ministère sierra-léonais des Affaires sociales. Sans aucune conscience du danger, ajoute le responsable. Le fait que le tapentadol ressemble à un médicament et soit vendu comme tel masque sa dangerosité, dit M. Konneh. Les toxicomanes "nous disent: +J'ai arrêté le kush, je prends juste des comprimés de tapentadol+." sai-fvl-ks-sb/pa/dp/ib
Texte intégral (2389 mots)
Vendue pour trois fois rien, cette drogue inonde depuis plus d'un an le marché ouest-africain, à des concentrations interdites par toutes les instances sanitaires de la planète. Une enquête de l'AFP a établi que le tapentadol était exporté discrètement sur le continent par des compagnies pharmaceutiques indiennes, parfois sous l'étiquette "médicaments sans danger pour la santé". Les statistiques douanières indiennes, consultées sur la plateforme de suivi des exportations mondiales Volza, révèlent que ces puissants antidouleurs sont expédiés chaque mois pour des millions de dollars vers le Nigeria, la Sierra Leone ou le Ghana. Ce, bien que les autorités de ces pays en interdisent explicitement la consommation, totalement ou dans ses versions les plus concentrées. La grande majorité de ces comprimés sont d’une puissance telle qu’ils sont interdits en Inde, où leur production est officiellement proscrite sans permission spéciale. Circonstance aggravante, cet opioïde de synthèse de la famille du tramadol, dont la prescription débridée a causé près d'un million de morts par surdose aux États-Unis depuis l'an 2000, est consommé en complément du "kush", ont révélé à l'AFP autorités locales et experts. Tristement célèbre pour les ravages rapides qu'elle produit sur ses utilisateurs, la "drogue des zombies" a été déclarée fléau national au Liberia et en Sierra Leone. Le cocktail mortel qui allie kush et tapentadol est "très inquiétant", avertit le responsable de la santé mentale au ministère sierra-léonais des Affaires sociales, Ansu Konneh, qui dit ramasser ses victimes "tous les jours dans les rues, les marchés et les bidonvilles" de son pays. Plus de 400 corps ont été ramassés les trois derniers mois dans la seule capitale Freetown, affirme-t-il. Le tapentadol est "très largement détourné de son usage" pour être "moulu et mélangé au kush", confirme un expert local en santé publique Abu Bangura. "Tolérance zéro" En février 2025, New Delhi avait annoncé une politique de "tolérance zéro" contre le commerce illégal de drogues. Les autorités indiennes avaient interdit l'exportation de comprimés combinant tapentadol et carisoprodol, un myorelaxant, après une enquête de la BBC qui avait suivi la piste d'un cocktail de médicaments à base de tapentadol vendu illégalement au Ghana par un laboratoire pharmaceutique de Bombay (). L'Organisation indouestienne de contrôle des normes pharmaceutiques (CDSCO) avait ordonné le "retrait immédiat" des licences d'exportation et de fabrication de ce mélange, avant d'étendre l'interdiction à "tous les cocktails de tapendatol non approuvés par les pays importateurs". Les journalistes de l'AFP en Inde et en Afrique ont néanmoins pu faire correspondre des comprimés de tapentadol à haute dose saisis dans au moins quatre pays ouest-africains avec des registres d’exportation indiens grâce aux numéros de licence de leurs fabricants. Sur la base de données commerciales d'expédition, de rapports de saisies gouvernementales, d'entretiens et de documents obtenus au titre de la loi indienne sur le droit à l’information, il a également pu être établi que si les mesures ordonnées par New Delhi ont interrompu les exportations de la formule visée par la BBC, celles de tapentadol pur ont continué, parfois sous la même marque. Les autorités de Sierra Leone ont fait état en décembre 2025 de saisies de tablettes de tapentadol 225 et 250 mg. Des images des boîtes saisies prises par un photographe de l'AFP montrent qu'elles portaient la mention "Made in India" et le numéro de fabrication d'un producteur indien recensé dans les documents d'exportation, Gujarat Pharmaceuticals, établi à Godhra (ouest). - "Made in India"- La société figurait dans la base de données Volza comme exportateur de tapentadol vers l'Afrique de l’Ouest. Son numéro de licence de fabrication apparaissait sur des comprimés saisis en juin en Guinée. Sur une autre partie de la marchandise saisie en Guinée lors de cette opération figurait un autre numéro de licence de fabrication attribué à Merit Organics, un laboratoire indien basé lui aussi dans le Gujarat et dûment répertorié par les douanes. Le nom d'un troisième fabricant indien, McW Healthcare, installé dans l’État du Madhya Pradesh (centre de l'Inde), est apparu sur des tablettes de tapentadol 250 mg saisies en novembre au Sénégal. La base de données Volza montre que McW Healthcare en a expédié pour plus d'un million de dollars vers la Sierra Leone et le Nigeria à partir d'avril 2025. Une quatrième société, PRG Pharma, a effectué plusieurs expéditions après l'interdiction décrétée par New Delhi, en les étiquetant comme "inoffensifs". Son directeur, Manish Goyal, est actionnaire de Maiden Pharmaceuticals, contrôlée par son père, dont le sirop contre la toux est tenu pour responsable par les autorités gambiennes de la mort de 69 enfants en 2023. Les douanes du Koweït ont également intercepté en janvier des tablettes de tapentadol 250 dissimulées dans des boîtes de cosmétiques transportées par un voyageur béninois en provenance de la capitale éthiopienne Addis Abeba... Des photos de cette saisie révèlent que la marchandise a été fabriquée par Syncom Formulation, dont le Bénin fait partie des destinations déclarées. Selon les données douanières, Syncom est le premier exportateur indien de tapentadol vers l'Afrique de l'Ouest, dont elle a vendu pour plus de 15 millions de dollars de comprimés après février 2025. Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'Association indienne des fabricants de médicaments (IDMA), a expliqué qu'"un fabricant patenté qui a suivi toutes les procédures ne peut pas être tenu pour responsable de ce qui se passe dans le reste de la chaîne de livraison". Il y a "une responsabilité partagée par tous les acteurs du secteur" pour empêcher l'usage abusif de ce médicament, a ajouté Viranchi Shah. De leur côté, les autorités du Nigeria et de Sierra Leone ont assuré n'avoir jamais autorisé le tapentadol à de fortes concentrations et celles du Ghana ont confirmé avoir totalement interdit la molécule. "Coup de fouet" "C'est le coup de fouet qui me permet de conduire jour et nuit." Le tapentadol est devenu une compagne indispensable pour le Sierra-Léonais Abubakar Sesay, 20 ans, qui gagne une misère au guidon de son moto-taxi dans les rues étroites et poussiéreuses de Freetown. "Sans ça, je ne peux pas survivre. Il m'arrive d'en prendre jusqu'à quatre pilules de 225 mg par jour. Et la nuit, je les mélange avec des boissons énergisantes pour pouvoir tenir..." Souvent, davantage que pour se défoncer, le tapentadol "est utilisé comme un stimulant pour pouvoir tenir durant les longues heures d'un travail pénible", explique l'anthropologue médical Axel Klein, de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. Au Nigeria, où les opioïdes sont désormais le deuxième stupéfiant le plus consommé après le cannabis, "les ravisseurs, les terroristes et les bandits utilisent ces drogues pour pouvoir mener leurs infâmes activités", dit Femi Babafemi de l'Agence antidrogue nigériane (NDLEA). Selon la police, des combattants jihadistes comme Boko Haram en prennent "pour se donner du courage". Les comprimés servent aussi de monnaie d'échange lors des enlèvements, ajoute M. Babafemi. Un total de 2 milliards de comprimés à haute dose ont été saisis dans ce pays en 2023 et en 2024, principalement en provenance d'Inde, selon la NDLEA. Dans le quartier pauvre et poussiéreux de la capitale Abuja, où travaille Boluwatife Owoyemi de l'ONG YouthRISE Nigeria auprès de toxicomanes, un comprimé coûte moins qu'un repas. En plus de "leur donner beaucoup d'énergie", explique Mme Owoyemi, "certains les utilisent comme coupe-faim (…) jusqu’à ce qu’ils aient assez d’argent pour acheter à manger". Même si leurs prix ont augmenté, les opioïdes restent "moins chers que d'autres drogues", ajoute Emmanuel Augustine, de la même ONG. Environ 1.000 nairas (moins d'un dollar) le comprimé, contre 64.000 et 25.000 nairas pour un gramme de cocaïne et d'héroïne. - Après le tramadol, le tapentadol - Avec des marques comme TramaKing, Super Royal 200 et Tamol-X, les comprimés "sont présentés comme un médicament" dans des pays où il y a peu de régulation, dit M. Klein. "Des entreprises indiennes peu scrupuleuses y voient une opportunité de vendre leurs produits", ajoute Vanda Felbab-Brown, experte des flux d'opioïdes de la Brooking Institution. "L'Afrique est un marché accessible à peu de frais", poursuit la chercheuse, ce "qui permet aux réseaux de trafiquants d'Inde de rendre facilement les gens accros". Près de 90% des saisies de tramadol des dix dernières années dans le monde ont été réalisées en Afrique de l'Ouest ou centrale, a récemment révélé la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. Le tramadol, que l'Inde a classé comme stupéfiant contrôlé en 2018, y est aujourd'hui "remplacé ou accompagné" par le tapentadol, qui a souvent gardé la même dénomination que son prédécesseur, ajoute cette organisation dans son rapport. Il y a une quinzaine d'années, "les groupes pharmaceutiques indiens ont commencé à exporter de vastes quantités de tramadol en Afrique de l'Ouest, souvent en des concentrations nettement supérieures au seuil considéré comme sans danger", note Mme Felbab-Brown. "Elles ne pouvaient pas le vendre en Inde à de si hautes doses, alors elles l'ont fait à l'export sans tenir compte des désordres qu'il pouvait créer". Ce schéma est désormais reproduit avec le tapentadol, deux à trois fois plus puissant, poursuit-elle, favorisé par "les lacunes dans l'application de la loi et des contrôles réglementaires", et un "sentiment d’impunité". Le nom difficile à prononcer du tapentadol et la confusion avec le tramadol ont encore facilité son passage sous les radars. - "Permission" - Près des trois quarts des exportations de tapentadol vers l'Afrique de l'Ouest depuis les mesures prises par New Delhi concernent des comprimés à haute dose de 225 mg et 250 mg, selon l'analyse de l’AFP. Professeur de pharmacologie à l’université d’Adélaïde, Andrew Somogyi, a dit à l'AFP ne connaître aucun pays ayant approuvé des comprimés de tapentadol à de telles doses. L'autorité indienne de régulation des médicaments (CDSCO) a indiqué n'avoir "aucune information" ni "aucune trace" de la délivrance d'autorisations pour des cargaisons de tapentadol à des dosages de 225 mg et 250 mg. Jaydip Patel, représentant de Gujarat Pharmaceuticals, dont les comprimés de tapentadol ont été saisis en Sierra Leone, assure lui que ces exportations étaient légales. "L'importateur nous a communiqué une lettre d'autorisation", a-t-il dit, "et nous avons ensuite obtenu une permission" d'exporter de l'Inde. Lorsque l'AFP l'a visitée fin janvier, l'usine de l'entreprise semblait déserte. Derrière le bâtiment gisaient des boîtes de médicaments jetées au sol recouvert de cendres récentes. Lors de l'entretien accordé dans un café d'Ahmedabad, la capitale du Gujarat, Jaydip Patel a expliqué que la demande de tapentadol avait augmenté "lorsque les ventes de tramadol ont été arrêtées". "Le tramadol est devenu une drogue, alors plus personne ne voulait y toucher", explique-t-il. "Le tapentadol est bien plus facile à exporter car il n'est pas considéré comme tel". L’Autorité ghanéenne des aliments et des médicaments a indiqué à l’AFP qu'elle n'avait "jamais délivré de permis pour la fabrication ou l'importation de tapentadol, quelle qu'en soit la dose". Tandis que l'Agence nationale nigériane pour l’administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC) a indiqué que le tapentadol n'était ni enregistré ni approuvé dans le pays et que "tout produit à base de tapentadol trouvé au Nigeria est non autorisé et illégal". Les autorités sanitaires du Nigeria l'ont assuré, l'entreprise nigériane présentée dans les données douanières indiennes comme importatrice des produits de McW Healthcare ne dispose pas d'autorisation pour le faire. A son adresse nigériane, des journalistes de l'AFP sont tombés sur le magasin d'un réparateur d'appareils photo et sur l'échoppe d'un vendeur de matériel de sécurité, mais pas de laboratoire en vue... - "Elèves de primaire" - En Sierra Leone, seul le tramadol à 50 mg administré dans des établissements de santé reconnus est légal, "tout ce qui sort de ce cadre est illégal", a déclaré à l'AFP le ministre sierra-léonais de la Santé, Austin Demby. Les forces de l'ordre continuent toutefois à intercepter d'importantes quantités de tapentadol concentré. "Nous saisissons fréquemment dans des entrepôts des tablettes et des cartons mélangés avec d'autres produits pharmaceutiques ou chimiques", a dit à l'AFP le vice-superintendant de la police, Abass Bangura. Et "les souffrances sont énormes", constate Hassan Kamara, un guérisseur sierra-léonais traditionnel. A une heure de route de Freetown, son centre informel de désintoxication accueille des accros au kush, qui endommage les organes vitaux, provoque somnolence, troubles mentaux et hallucinations. Tombé dans cette drogue pour traiter la douleur de son amputation de la jambe après un accident, Manso Koroma, ancien moto-taxi de 31 ans, gisait sur son lit les chevilles entravées de lourdes chaines de fer le temps du sevrage, lorsque l'AFP l'a rencontré l'année dernière. "Quand je suis arrivé ici, j'étais vraiment violent", confiait-il. Depuis, dans ce pays marqué par les atrocités commises pendant une décennie de guerre civile (1991-2002), la police locale a fait état d’une "hausse sans précédent" de la consommation de tapentadol chez les jeunes, y compris parmi les écoliers et les étudiants. "Des élèves de primaire prennent désormais ces comprimés" qu’ils mélangent "à des boissons énergisantes pour augmenter leur force", s'alarme Ansu Konneh, du ministère sierra-léonais des Affaires sociales. Sans aucune conscience du danger, ajoute le responsable. Le fait que le tapentadol ressemble à un médicament et soit vendu comme tel masque sa dangerosité, dit M. Konneh. Les toxicomanes "nous disent: +J'ai arrêté le kush, je prends juste des comprimés de tapentadol+." sai-fvl-ks-sb/pa/dp/ib

14.05.2026 à 13:15

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En Europe, à la mi-séance, vers 10H50 GMT, Paris prenait 0,56%, Francfort 1,23% et Milan 0,77%. Londres gagnait 0,31%. Sur le Vieux continent, la séance est calme, dans la mesure où le jour de l'Ascension est férié dans plusieurs pays. A Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices laissaient présager une ouverture en hausse. Le principal point d'attention du jour est la visite du président américain Donald Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d'accords entre les deux puissances, en particulier dans la tech. "Les investisseurs semblent soulagés qu’aucune tension n’émerge de cette rencontre", estime Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. La venue du patron de Nvidia, Jensen Huang dans la délégation de Trump a même été "interprétée par le marché comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, observe Stephen Innes, de SPI Asset Management. Pékin et Washington se sont livrés en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, qui s'est traduite par des restrictions à l'exportation des terres rares de la part de Pékin, et de certaines puces électroniques de Nvidia de la part des Etats-Unis. Dans ce contexte, les titres du secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques avaient déjà bondi la veille sur toutes les places financières. Jeudi, ces derniers continuaient de grimper. En Europe, Infineon grimpait de 3,26% à Francfort. STMicroelectronics (+2,41%) à Paris et ASML à Amsterdam (+1,04%) étaient aussi orientés à la hausse. En Asie, la Bourse de Séoul, très imprégnée par le secteur, a bondi de 1,75%. Xi Jinping a promis jeudi à Pékin au groupe de chefs d'entreprise américains accompagnant Donald Trump que la porte de son pays sur le monde "continuera de s'ouvrir toujours plus grand", selon un média d'Etat. Donald Trump a lui qualifié ses discussions avec Xi "d'extrêmement positives et productives", l'invitant même à la Maison Blanche en septembre. Le pétrole stable Ce sommet fait aussi espérer de potentielles avancées pour la résolution du conflit au Moyen-Orient, alors que Pékin a plusieurs fois déclaré être en faveur d'une solution diplomatique. Les cours du pétrole, dans ce contexte, restent globalement stables, à un haut niveau. Vers 10H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence en Europe, atteignait 105,59 dollars (-0,04%). Le baril de WTI nord-américain, cédait 0,10% à 100,92 dollars. Le dollar, monnaie internationale du marché du brut, restait de son côté stable face à l'euro, à 1,1718 dollar pour un euro. L'économie britannique progresse L’économie britannique a progressé de 0,6% au premier trimestre, selon les chiffres publiés jeudi par l'Office national des statistiques (ONS), un rythme solide qui offre une bouffée d'air au gouvernement, au moment où le Premier ministre Keir Starmer est fragilisé politiquement. Dans ce contexte, le rendement de la dette britannique à échéance dix ans reculait légèrement, à 5,04%, contre 5,06% la veille en clôture. Alibaba salué Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a vu son titre bondir de plus de 6% en cours de séance à Hong Kong, après avoir publié la veille ses résultats du premier trimestre. Il a fini en hausse de 3,84%. Les investisseurs saluent le potentiel de profits futurs générés par les dépenses du groupe dans l'intelligence artificielle, avec des modèles IA attendus plus tard cette année. Celles-ci ont en revanche lesté son bénéfice annuel (-18%). Burberry fait des bénéfices mais déçoit L'icône du luxe britannique Burberry a annoncé jeudi renouer avec les bénéfices sur son exercice décalé achevé en mars, signe que le recentrage stratégique, annoncé fin 2024, commence à porter ses fruits. Le bénéfice net s'affiche ainsi à 21 millions de livres, contre une perte de 75 millions sur l'exercice précédent. Mais le chiffre d'affaires recule encore de 2%, à 2,420 milliards de livres. Son titre cédait 7,96% à Londres.
Texte intégral (671 mots)
En Europe, à la mi-séance, vers 10H50 GMT, Paris prenait 0,56%, Francfort 1,23% et Milan 0,77%. Londres gagnait 0,31%. Sur le Vieux continent, la séance est calme, dans la mesure où le jour de l'Ascension est férié dans plusieurs pays. A Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices laissaient présager une ouverture en hausse. Le principal point d'attention du jour est la visite du président américain Donald Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d'accords entre les deux puissances, en particulier dans la tech. "Les investisseurs semblent soulagés qu’aucune tension n’émerge de cette rencontre", estime Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. La venue du patron de Nvidia, Jensen Huang dans la délégation de Trump a même été "interprétée par le marché comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, observe Stephen Innes, de SPI Asset Management. Pékin et Washington se sont livrés en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, qui s'est traduite par des restrictions à l'exportation des terres rares de la part de Pékin, et de certaines puces électroniques de Nvidia de la part des Etats-Unis. Dans ce contexte, les titres du secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques avaient déjà bondi la veille sur toutes les places financières. Jeudi, ces derniers continuaient de grimper. En Europe, Infineon grimpait de 3,26% à Francfort. STMicroelectronics (+2,41%) à Paris et ASML à Amsterdam (+1,04%) étaient aussi orientés à la hausse. En Asie, la Bourse de Séoul, très imprégnée par le secteur, a bondi de 1,75%. Xi Jinping a promis jeudi à Pékin au groupe de chefs d'entreprise américains accompagnant Donald Trump que la porte de son pays sur le monde "continuera de s'ouvrir toujours plus grand", selon un média d'Etat. Donald Trump a lui qualifié ses discussions avec Xi "d'extrêmement positives et productives", l'invitant même à la Maison Blanche en septembre. Le pétrole stable Ce sommet fait aussi espérer de potentielles avancées pour la résolution du conflit au Moyen-Orient, alors que Pékin a plusieurs fois déclaré être en faveur d'une solution diplomatique. Les cours du pétrole, dans ce contexte, restent globalement stables, à un haut niveau. Vers 10H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence en Europe, atteignait 105,59 dollars (-0,04%). Le baril de WTI nord-américain, cédait 0,10% à 100,92 dollars. Le dollar, monnaie internationale du marché du brut, restait de son côté stable face à l'euro, à 1,1718 dollar pour un euro. L'économie britannique progresse L’économie britannique a progressé de 0,6% au premier trimestre, selon les chiffres publiés jeudi par l'Office national des statistiques (ONS), un rythme solide qui offre une bouffée d'air au gouvernement, au moment où le Premier ministre Keir Starmer est fragilisé politiquement. Dans ce contexte, le rendement de la dette britannique à échéance dix ans reculait légèrement, à 5,04%, contre 5,06% la veille en clôture. Alibaba salué Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a vu son titre bondir de plus de 6% en cours de séance à Hong Kong, après avoir publié la veille ses résultats du premier trimestre. Il a fini en hausse de 3,84%. Les investisseurs saluent le potentiel de profits futurs générés par les dépenses du groupe dans l'intelligence artificielle, avec des modèles IA attendus plus tard cette année. Celles-ci ont en revanche lesté son bénéfice annuel (-18%). Burberry fait des bénéfices mais déçoit L'icône du luxe britannique Burberry a annoncé jeudi renouer avec les bénéfices sur son exercice décalé achevé en mars, signe que le recentrage stratégique, annoncé fin 2024, commence à porter ses fruits. Le bénéfice net s'affiche ainsi à 21 millions de livres, contre une perte de 75 millions sur l'exercice précédent. Mais le chiffre d'affaires recule encore de 2%, à 2,420 milliards de livres. Son titre cédait 7,96% à Londres.

14.05.2026 à 13:09

FRANCE24
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Park Chan-wook, lauréat du Grand Prix du jury à Cannes en 2004 pour "Old Boy", estime qu'une oeuvre doit être jugée sur "ses seuls mérites", sans tenir compte de "facteurs externes" tels que "la nationalité, le genre, l'idéologie politique".
Texte intégral (671 mots)
Park Chan-wook, lauréat du Grand Prix du jury à Cannes en 2004 pour "Old Boy", estime qu'une oeuvre doit être jugée sur "ses seuls mérites", sans tenir compte de "facteurs externes" tels que "la nationalité, le genre, l'idéologie politique".

14.05.2026 à 13:04

FRANCE24
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L'armée israélienne a annoncé jeudi 14 mai avoir lancé une nouvelle vague de frappes contre le Hezbollah au Liban, alors que des négociateurs israéliens et libanais doivent se rencontrer à Washington en fin de journée.
Texte intégral (671 mots)
L'armée israélienne a annoncé jeudi 14 mai avoir lancé une nouvelle vague de frappes contre le Hezbollah au Liban, alors que des négociateurs israéliens et libanais doivent se rencontrer à Washington en fin de journée.

14.05.2026 à 13:03

FRANCE24
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Il pourrait y avoir un "conflit" entre les États-Unis et la Chine si Washington "gère mal" le dossier taïwanais, a prévenu le président chinois Xi Jinping. Notre chroniqueur Antoine Mariotti nous en dit plus.
Texte intégral (671 mots)
Il pourrait y avoir un "conflit" entre les États-Unis et la Chine si Washington "gère mal" le dossier taïwanais, a prévenu le président chinois Xi Jinping. Notre chroniqueur Antoine Mariotti nous en dit plus.

14.05.2026 à 13:01

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, vers 09H30 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,49% à 8.047,33 points, en hausse de 39,36 points. La veille, l'indice vedette avait pris 0,35%, s'établissant à 8.007,97 points. La séance s'annonce calme sur la place financière parisienne, en raison du jour férié de l'Ascension en France. Le principal point d'attention du jour est la visite du président américain Donald Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d'accords entre les deux puissances, en particulier dans la tech. La venue du patron de Nvidia, Jensen Huang dans la délégation de Trump a ainsi été "interprétée par le marché comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, observe Stephen Innes, de SPI Asset Management. Pékin et Washington se sont livrés en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, qui s'est traduite par des restrictions à l'exportation des terres rares de la part de Pékin, et de certaines puces électroniques de Nvidia de la part des Etats-Unis. Xi Jinping a d'ailleurs promis jeudi à Pékin au groupe de chefs d'entreprise américains accompagnant Donald Trump que la porte de son pays sur le monde "continuera de s'ouvrir toujours plus grand", selon un média d'Etat. Les investisseurs gardent aussi un œil sur la situation Moyen-Orient. Les prix du pétrole stagnent: vers 09H30 le baril de Brent de la mer du Nord, référence en Europe, prenait 0,22% à 105,86 dollars. Le baril de WTI nord-américain, grappillait 0,17% à 101,19 dollars. Côté obligataire, le taux d'intérêt français à échéance dix ans, reculait légèrement, à 3,70%, contre 3,72% la veille en clôture. STMicroelectronics continue sa course Dans ce contexte d'optimisme, les titres du secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques ont déjà bondi la veille sur toutes les places financières. Le fabricant franco-italien de composants STMicroelectronics avait ainsi pris 9,79% à Paris. Le titre continuait sa course en avant mardi, prenant vers 9H30 2,03% à 53,39 euros. Depuis le début de la semaine, l'action a gagné 8,84%. Et depuis le début de l'année, il a connu une hausse stratosphérique de 137,83%.
Lire plus (363 mots)
Dans les premiers échanges, vers 09H30 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,49% à 8.047,33 points, en hausse de 39,36 points. La veille, l'indice vedette avait pris 0,35%, s'établissant à 8.007,97 points. La séance s'annonce calme sur la place financière parisienne, en raison du jour férié de l'Ascension en France. Le principal point d'attention du jour est la visite du président américain Donald Trump en Chine, qui suscite des espoirs sur la conclusion d'accords entre les deux puissances, en particulier dans la tech. La venue du patron de Nvidia, Jensen Huang dans la délégation de Trump a ainsi été "interprétée par le marché comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, observe Stephen Innes, de SPI Asset Management. Pékin et Washington se sont livrés en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, qui s'est traduite par des restrictions à l'exportation des terres rares de la part de Pékin, et de certaines puces électroniques de Nvidia de la part des Etats-Unis. Xi Jinping a d'ailleurs promis jeudi à Pékin au groupe de chefs d'entreprise américains accompagnant Donald Trump que la porte de son pays sur le monde "continuera de s'ouvrir toujours plus grand", selon un média d'Etat. Les investisseurs gardent aussi un œil sur la situation Moyen-Orient. Les prix du pétrole stagnent: vers 09H30 le baril de Brent de la mer du Nord, référence en Europe, prenait 0,22% à 105,86 dollars. Le baril de WTI nord-américain, grappillait 0,17% à 101,19 dollars. Côté obligataire, le taux d'intérêt français à échéance dix ans, reculait légèrement, à 3,70%, contre 3,72% la veille en clôture. STMicroelectronics continue sa course Dans ce contexte d'optimisme, les titres du secteur des semi-conducteurs et des puces électroniques ont déjà bondi la veille sur toutes les places financières. Le fabricant franco-italien de composants STMicroelectronics avait ainsi pris 9,79% à Paris. Le titre continuait sa course en avant mardi, prenant vers 9H30 2,03% à 53,39 euros. Depuis le début de la semaine, l'action a gagné 8,84%. Et depuis le début de l'année, il a connu une hausse stratosphérique de 137,83%.

14.05.2026 à 12:45

FRANCE24
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Depuis plusieurs jours, le chef de l'exécutif travailliste lutte pour sa survie, après des élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière. De nombreuses polémiques l'avaient déjà fragilisé ces derniers mois. La pression est montée d'un cran en début de semaine lorsque quatre secrétaires d'Etat ont démissionné, et que 86 députés travaillistes - sur un total de 403 - l'ont appelé à la démission. La presse britannique rapporte que, selon ses alliés, le ministre de la Santé Wes Streeting, situé à la droite du Labour, est prêt à quitter le gouvernement jeudi pour briguer la direction du parti, ce qui ouvrirait la course à la succession. Et pour corser le tout, une autre figure travailliste est revenue dans le jeu jeudi matin: Angela Rayner, ancien bras droit de Keir Starmer, populaire auprès de l'aile gauche du parti. L'ex-vice-Première ministre de 46 ans a annoncé avoir été "blanchie de tout acte répréhensible" dans une affaire fiscale qui l'avait conduite à quitter le gouvernement et ses fonctions au sein du Labour en septembre dernier. Elle avait à l'époque admis avoir sous-payé un impôt en achetant son logement dans le sud de l'Angleterre. Elle avait été reconnue coupable d'avoir enfreint le code ministériel. Mais l'administration fiscale britannique (HMRC) l'a désormais "exonérée de l'accusation" selon laquelle elle aurait "délibérément cherché à (se) soustraire à l'impôt", a-t-elle annoncé sur X. Manoeuvres Interrogée sur une potentielle candidature, Angela Rayner a écarté la possibilité d'ouvrir elle-même les hostilités: "j'ai été claire sur le fait que je n'allais pas défier le Premier ministre", a-t-elle déclaré au journal The Guardian, affirmant toutefois que Starmer devait "réfléchir" à l'éventualité de se retirer. Elle a toutefois fait part de sa volonté de "jouer (son) rôle", laissant entendre qu'elle pourrait rejoindre la course si un autre responsable travailliste se lançait. "Ce que nous faisons ne fonctionne pas, et il faut que cela change", avait-elle concédé dimanche après l'échec cuisant du Labour aux élections locales. Selon les règles du parti, tout candidat devrait obtenir le soutien de 81 députés travaillistes — soit 20% des effectifs du Labour au Parlement - pour déclencher une élection interne. Si Wes Streeting est apprécié à la droite du Labour, il est mal vu par les députés de l'aile gauche, qui soutiennent Angela Rayner ou le maire du Grand Manchester, Andy Burnham. Mais il existe un obstacle de taille pour ce dernier: l'édile de 56 ans, personnalité politique la plus populaire au sein du Labour selon les sondages, devrait d'abord être élu député à Westminster lors d'une législative partielle, avant d'être autorisé à prendre part à un vote pour élire le nouveau chef du Labour. Le nom d'Al Carns, ancien officier de la marine et député de Birmingham âgé de 46 ans, revient aussi dans la presse. Selon le Times, il serait prêt à se lancer dans la course "si quelqu'un donne le coup d'envoi". Keir Starmer a de nouveau affiché mercredi sa détermination à rester à Downing Street lors du débat qui a suivi le traditionnel discours du roi à la chambre des Communes. Il a longuement échangé en fin de journée avec des ministres et députés de son camp au Parlement, tandis que des membres de son gouvernement ont exhorté certains de leurs collègues travaillistes à ne pas plonger le parti dans le chaos.
Texte intégral (588 mots)
Depuis plusieurs jours, le chef de l'exécutif travailliste lutte pour sa survie, après des élections locales aux résultats désastreux en Grande-Bretagne la semaine dernière. De nombreuses polémiques l'avaient déjà fragilisé ces derniers mois. La pression est montée d'un cran en début de semaine lorsque quatre secrétaires d'Etat ont démissionné, et que 86 députés travaillistes - sur un total de 403 - l'ont appelé à la démission. La presse britannique rapporte que, selon ses alliés, le ministre de la Santé Wes Streeting, situé à la droite du Labour, est prêt à quitter le gouvernement jeudi pour briguer la direction du parti, ce qui ouvrirait la course à la succession. Et pour corser le tout, une autre figure travailliste est revenue dans le jeu jeudi matin: Angela Rayner, ancien bras droit de Keir Starmer, populaire auprès de l'aile gauche du parti. L'ex-vice-Première ministre de 46 ans a annoncé avoir été "blanchie de tout acte répréhensible" dans une affaire fiscale qui l'avait conduite à quitter le gouvernement et ses fonctions au sein du Labour en septembre dernier. Elle avait à l'époque admis avoir sous-payé un impôt en achetant son logement dans le sud de l'Angleterre. Elle avait été reconnue coupable d'avoir enfreint le code ministériel. Mais l'administration fiscale britannique (HMRC) l'a désormais "exonérée de l'accusation" selon laquelle elle aurait "délibérément cherché à (se) soustraire à l'impôt", a-t-elle annoncé sur X. Manoeuvres Interrogée sur une potentielle candidature, Angela Rayner a écarté la possibilité d'ouvrir elle-même les hostilités: "j'ai été claire sur le fait que je n'allais pas défier le Premier ministre", a-t-elle déclaré au journal The Guardian, affirmant toutefois que Starmer devait "réfléchir" à l'éventualité de se retirer. Elle a toutefois fait part de sa volonté de "jouer (son) rôle", laissant entendre qu'elle pourrait rejoindre la course si un autre responsable travailliste se lançait. "Ce que nous faisons ne fonctionne pas, et il faut que cela change", avait-elle concédé dimanche après l'échec cuisant du Labour aux élections locales. Selon les règles du parti, tout candidat devrait obtenir le soutien de 81 députés travaillistes — soit 20% des effectifs du Labour au Parlement - pour déclencher une élection interne. Si Wes Streeting est apprécié à la droite du Labour, il est mal vu par les députés de l'aile gauche, qui soutiennent Angela Rayner ou le maire du Grand Manchester, Andy Burnham. Mais il existe un obstacle de taille pour ce dernier: l'édile de 56 ans, personnalité politique la plus populaire au sein du Labour selon les sondages, devrait d'abord être élu député à Westminster lors d'une législative partielle, avant d'être autorisé à prendre part à un vote pour élire le nouveau chef du Labour. Le nom d'Al Carns, ancien officier de la marine et député de Birmingham âgé de 46 ans, revient aussi dans la presse. Selon le Times, il serait prêt à se lancer dans la course "si quelqu'un donne le coup d'envoi". Keir Starmer a de nouveau affiché mercredi sa détermination à rester à Downing Street lors du débat qui a suivi le traditionnel discours du roi à la chambre des Communes. Il a longuement échangé en fin de journée avec des ministres et députés de son camp au Parlement, tandis que des membres de son gouvernement ont exhorté certains de leurs collègues travaillistes à ne pas plonger le parti dans le chaos.

14.05.2026 à 12:35

FRANCE 24
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"La totalité des cas contacts à une personne positive à l’hantavirus, présents en France, ont tous été testés négatifs, sans exception," a annoncé jeudi la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
Texte intégral (588 mots)
"La totalité des cas contacts à une personne positive à l’hantavirus, présents en France, ont tous été testés négatifs, sans exception," a annoncé jeudi la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

14.05.2026 à 12:31

FRANCE24
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Le 17 mars, "une enfant de 21 mois présentant un état d'alcoolisation important" a été prise en charge par l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise), après avoir été accueillie dans une micro-crèche de Plailly, un village de 1.800 habitants de l'Oise, a détaillé dans un communiqué le procureur de Senlis, Loïc Abrial. Une enquête contre X a été ouverte à la suite d'un signalement fait par l'hôpital de Gonesse, transmis au parquet le 20 mars, ajoute le procureur. Les parents de cette petite fille ont quant à eux déposé une plainte à Orry-la-Ville (Oise), avait-il précisé mercredi. Selon des informations publiées mercredi par Le Parisien, les parents ont été appelés dans l'après-midi du 17 mars par la crèche pour récupérer leur fille alors qu'elle "n'arrêtait pas de tomber". A l'hôpital, les médecins avaient ensuite détecté un taux d'alcool de 2,14 grammes par litre de sang. "Il s'agit d'un incident isolé et aucun autre enfant n'est concerné", a assuré dans une réaction transmise à l'AFP le groupe People & Baby, dont fait partie cette micro-crèche. "Les soins prodigués à l'enfant ont permis une amélioration rapide de son état de santé", précise le procureur. Il ajoute que "la victime s'est vue délivrer deux jours d'incapacité totale de travail (ITT)". Le magistrat indique que "les investigations se poursuivent actuellement, aucune piste n'étant écartée", et que "le résultat de l'enquête déterminera la qualification pénale que retiendra le parquet, plusieurs infractions étant en l'état suspectées". La micro-crèche, qui peut accueillir jusqu'à 12 enfants simultanément, fait depuis le 20 mars l'objet d'une fermeture "à titre provisoire", prise "de manière conservatoire" par le département, précise People & Baby. "L'établissement demeure dans l'attente de l'autorisation de réouverture par les autorités compétentes, avec qui nous collaborons pleinement", ajoute le groupe. Selon la Communauté de Communes de l'Aire Cantilienne, à laquelle appartient Plailly, cette réouverture interviendra "courant juin". Depuis la mort d'une fillette de 11 mois dans une autre crèche de ce groupe en 2022, des critiques contre le secteur se sont multipliées, ses détracteurs pointant - dans certains groupes - une course à la rentabilité au détriment de la sécurité des enfants.
Lire plus (384 mots)
Le 17 mars, "une enfant de 21 mois présentant un état d'alcoolisation important" a été prise en charge par l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise), après avoir été accueillie dans une micro-crèche de Plailly, un village de 1.800 habitants de l'Oise, a détaillé dans un communiqué le procureur de Senlis, Loïc Abrial. Une enquête contre X a été ouverte à la suite d'un signalement fait par l'hôpital de Gonesse, transmis au parquet le 20 mars, ajoute le procureur. Les parents de cette petite fille ont quant à eux déposé une plainte à Orry-la-Ville (Oise), avait-il précisé mercredi. Selon des informations publiées mercredi par Le Parisien, les parents ont été appelés dans l'après-midi du 17 mars par la crèche pour récupérer leur fille alors qu'elle "n'arrêtait pas de tomber". A l'hôpital, les médecins avaient ensuite détecté un taux d'alcool de 2,14 grammes par litre de sang. "Il s'agit d'un incident isolé et aucun autre enfant n'est concerné", a assuré dans une réaction transmise à l'AFP le groupe People & Baby, dont fait partie cette micro-crèche. "Les soins prodigués à l'enfant ont permis une amélioration rapide de son état de santé", précise le procureur. Il ajoute que "la victime s'est vue délivrer deux jours d'incapacité totale de travail (ITT)". Le magistrat indique que "les investigations se poursuivent actuellement, aucune piste n'étant écartée", et que "le résultat de l'enquête déterminera la qualification pénale que retiendra le parquet, plusieurs infractions étant en l'état suspectées". La micro-crèche, qui peut accueillir jusqu'à 12 enfants simultanément, fait depuis le 20 mars l'objet d'une fermeture "à titre provisoire", prise "de manière conservatoire" par le département, précise People & Baby. "L'établissement demeure dans l'attente de l'autorisation de réouverture par les autorités compétentes, avec qui nous collaborons pleinement", ajoute le groupe. Selon la Communauté de Communes de l'Aire Cantilienne, à laquelle appartient Plailly, cette réouverture interviendra "courant juin". Depuis la mort d'une fillette de 11 mois dans une autre crèche de ce groupe en 2022, des critiques contre le secteur se sont multipliées, ses détracteurs pointant - dans certains groupes - une course à la rentabilité au détriment de la sécurité des enfants.

14.05.2026 à 12:19

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Flor se positionne sur la piste cyclable pour être au plus près des potentiels clients qui passent en voiture. La poitrine découverte. Mais "même comme ça, je n'y arrive pas", se lamente cette femme de 55 ans. Cette piste fait partie des travaux liés à la Coupe du monde que le Mexique co-organise avec les Etats-Unis et le Canada. Le gouvernement mexicain assure que tout sera prêt à temps pour le premier Mondial organisé dans trois pays. Sur l'avenue Tlalpan reliant le centre de la capitale au sud, où se trouve le stade Azteca qui accueillera le match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du Sud le 11 juin, les prostituées interrogées par l'AFP racontent un travail devenu très difficile. Monserrat Fuentes, 43 ans, s'inquiète des risques d'accident, alors qu'elle doit maintenant éviter les cyclistes. Elle regrette aussi la stratégie des autorités vis-à-vis des travailleuses du sexe. "Le gouvernement se fiche de ce que nous pensons", assure-t-elle. Les clients se font plus rares. Une de ses collègues indique, sous couvert d'anonymat, ne gagner que 40 dollars par nuit, contre plus de 160 dollars par le passé. Monserrat explique avoir envisagé de se déplacer, mais avoir finalement renoncé à "fuir". "Nettoyage social" "Le gouvernement ne veut pas de travailleuses du sexe" et cherche à "nous expulser" de cette avenue, qui sera bientôt empruntée par des milliers de supporters venus du monde entier, dénonce Flor. La capitale mexicaine compte environ 15.000 prostituées, sur un total de 800.000 dans tout le pays, selon la Brigade de rue de soutien aux femmes. Elvira Madrid, fondatrice de cette ONG et coordinatrice du Réseau mexicain du travail sexuel, dénonce un "nettoyage social" pour transformer l'image du Mexique. Son organisation a été à l'initiative d'une manifestation sur cette même avenue. Lors de l'inauguration en grande pompe de la piste cyclable le 19 avril, la maire de Mexico, Clara Brugada, a souligné que "la construction de pistes cyclables n'est pas facile". "Cela a suscité beaucoup de résistances", a-t-elle admis. Mais "l'avenue Tlalpan appartient à toutes et à tous", a affirmé cette politicienne de gauche, proche de la présidente Claudia Sheinbaum. A Mexico, la prostitution n'est pas pénalisée, mais il n'existe pas de loi locale la définissant comme une activité rémunérée donnant des droits à celles et ceux qui l'exercent. La mairie affirme mener des négociations avec les travailleurs du sexe, sans en dévoiler les détails. Sollicitée par l'AFP, elle n'a pas donné suite. En 2025, César Cravioto, l'un des adjoints, avait évoqué dans la presse une proposition visant à "générer des droits pour les personnes qui se consacrent au travail sexuel", sur fond de pressions pour une reconnaissance légale et une protection sociale. Le responsable politique a évoqué la mise en place de "codes de conduite, de tenue vestimentaire, d'horaires, pour ne pas affecter les riverains". La proposition en est restée là. Des rumeurs ont circulé sur le fait de faire porter aux prostituées le maillot de l'équipe nationale mexicaine. "Moi, je viendrai comme ça, normale, comme toujours", affirme Flor.
Texte intégral (526 mots)
Flor se positionne sur la piste cyclable pour être au plus près des potentiels clients qui passent en voiture. La poitrine découverte. Mais "même comme ça, je n'y arrive pas", se lamente cette femme de 55 ans. Cette piste fait partie des travaux liés à la Coupe du monde que le Mexique co-organise avec les Etats-Unis et le Canada. Le gouvernement mexicain assure que tout sera prêt à temps pour le premier Mondial organisé dans trois pays. Sur l'avenue Tlalpan reliant le centre de la capitale au sud, où se trouve le stade Azteca qui accueillera le match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du Sud le 11 juin, les prostituées interrogées par l'AFP racontent un travail devenu très difficile. Monserrat Fuentes, 43 ans, s'inquiète des risques d'accident, alors qu'elle doit maintenant éviter les cyclistes. Elle regrette aussi la stratégie des autorités vis-à-vis des travailleuses du sexe. "Le gouvernement se fiche de ce que nous pensons", assure-t-elle. Les clients se font plus rares. Une de ses collègues indique, sous couvert d'anonymat, ne gagner que 40 dollars par nuit, contre plus de 160 dollars par le passé. Monserrat explique avoir envisagé de se déplacer, mais avoir finalement renoncé à "fuir". "Nettoyage social" "Le gouvernement ne veut pas de travailleuses du sexe" et cherche à "nous expulser" de cette avenue, qui sera bientôt empruntée par des milliers de supporters venus du monde entier, dénonce Flor. La capitale mexicaine compte environ 15.000 prostituées, sur un total de 800.000 dans tout le pays, selon la Brigade de rue de soutien aux femmes. Elvira Madrid, fondatrice de cette ONG et coordinatrice du Réseau mexicain du travail sexuel, dénonce un "nettoyage social" pour transformer l'image du Mexique. Son organisation a été à l'initiative d'une manifestation sur cette même avenue. Lors de l'inauguration en grande pompe de la piste cyclable le 19 avril, la maire de Mexico, Clara Brugada, a souligné que "la construction de pistes cyclables n'est pas facile". "Cela a suscité beaucoup de résistances", a-t-elle admis. Mais "l'avenue Tlalpan appartient à toutes et à tous", a affirmé cette politicienne de gauche, proche de la présidente Claudia Sheinbaum. A Mexico, la prostitution n'est pas pénalisée, mais il n'existe pas de loi locale la définissant comme une activité rémunérée donnant des droits à celles et ceux qui l'exercent. La mairie affirme mener des négociations avec les travailleurs du sexe, sans en dévoiler les détails. Sollicitée par l'AFP, elle n'a pas donné suite. En 2025, César Cravioto, l'un des adjoints, avait évoqué dans la presse une proposition visant à "générer des droits pour les personnes qui se consacrent au travail sexuel", sur fond de pressions pour une reconnaissance légale et une protection sociale. Le responsable politique a évoqué la mise en place de "codes de conduite, de tenue vestimentaire, d'horaires, pour ne pas affecter les riverains". La proposition en est restée là. Des rumeurs ont circulé sur le fait de faire porter aux prostituées le maillot de l'équipe nationale mexicaine. "Moi, je viendrai comme ça, normale, comme toujours", affirme Flor.

14.05.2026 à 12:17

FRANCE24
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"J'annonce ma démission du poste de Première ministre", a déclaré Evika Silina lors d'une conférence de presse à Riga. "Le plus important pour moi est le bien-être des Lettons et la sécurité de notre pays (...). Nous avons pleinement conscience de l'époque que nous vivons tous. La guerre brutale menée par la Russie en Ukraine a modifié la situation sécuritaire dans toute l'Europe", a-t-elle ajouté. La position d'Evika Silina était devenue intenable depuis 24 heures: sa coalition gouvernementale de centre-droit au pouvoir depuis 2023 a perdu son étroite majorité à la Saeima, sous l'effet de la défection des élus du parti des Progressistes auquel appartient le ministre de la Défense démissionnaire, Andris Spruds. Sans ses neuf députés "progressistes", le gouvernement Silina s'est retrouvé minoritaire avec 41 sièges sur 100, contre 47 pour l'opposition. Par ailleurs, le ministre de l'Agriculture Armands Krauze, de l'Alliance des Verts et Paysans, a été brièvement arrêté jeudi dans le cadre d'une enquête menée par le Bureau de prévention et de lutte contre la corruption (KNAB), ce qui a fragilisé davantage encore le cabinet de Mme Silina. Les Progressistes ont applaudi la décision de la Première ministre, se déclarant prêts à participer aux discussion sur la création d'un nouveau gouvernement. Le président Edgars Rinkevics a d'ores et déjà annoncé qu'il recevrait vendredi l'ensemble des formations représentées au Parlement. Le gouvernement de Mme Silina va gérer les affaires courantes jusqu'au vote d'un nouveau cabinet par le parlement. Experts ukrainiens Plusieurs drones russes ou ukrainiens se sont écrasés en Lettonie, Estonie et Lituanie, anciennes républiques soviétiques frontalières de la Russie et/ou du Bélarus, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine en 2022. Et ce sont deux drones ukrainiens qui ont traversé la frontière russe le 7 mai pour s'écraser en Lettonie, probablement après que leur système de guidage a été brouillé par la défense aérienne russe. L'un d'entre eux a touché un site de stockage pétrolier à Rezekne, dans l'est du pays. Un incendie s'est déclaré, rapidement circonscrit par les pompiers. Un autre drone ukrainien s'était écrasé en Lettonie le 25 mars. Ces incidents n'ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs. Mais ils ont mis au jour les carences de la défense aérienne du pays, impuissante à neutraliser un drone errant dans son espace avant sa chute sur son territoire. Evika Silina avait dans la foulée réclamé le départ de son ministre de la Défense. Andris Spruds, défendu par son parti qui a accusé la cheffe de gouvernement de l'avoir utilisé comme un fusible, a néanmoins rendu son portefeuille lundi. Mme Silina a proposé la nomination d'un militaire pour lui succéder, proposition rejetée par les Progressistes. Elle a fustigé jeudi "une posture politique" à quelques mois des législatives prévues en octobre. Des drones ukrainiens sont également tombés en Estonie et en Lituanie. L'Ukraine vise des cibles russes dans le golfe de Finlande, et notamment des ports et raffineries, mais les drones peuvent s'avérer défectueux ou déviés par la défense aérienne russe et s'écraser sur le territoire de ces pays alliés de Kiev. A l'issue d'une entrevue mercredi avec Edgars Rinkevics, à l'occasion d'un sommet à Bucarest, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé qu'il allait envoyer des experts en Lettonie pour l'aider à la défense aérienne. "Nous enverrons nos experts en Lettonie pour échanger leur expérience et apporter une assistance directe à la protection de l'espace aérien" letton, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. "Nous comptons signer avec la Lettonie un accord dans le format Drone Deal afin de construire un système de défense aérienne multicouche contre différents types de menaces", a-t-il précisé, jugeant "important de travailler ensemble pour renforcer la défense de l'Europe." M. Rinkevics a confirmé "l'implication d'experts ukrainiens et d'équipements dans la modernisation des capacités de défense antiaérienne lettone". "Un accord de coopération à long terme dans le domaine de la défense sera préparé", a-t-il assuré.
Texte intégral (717 mots)
"J'annonce ma démission du poste de Première ministre", a déclaré Evika Silina lors d'une conférence de presse à Riga. "Le plus important pour moi est le bien-être des Lettons et la sécurité de notre pays (...). Nous avons pleinement conscience de l'époque que nous vivons tous. La guerre brutale menée par la Russie en Ukraine a modifié la situation sécuritaire dans toute l'Europe", a-t-elle ajouté. La position d'Evika Silina était devenue intenable depuis 24 heures: sa coalition gouvernementale de centre-droit au pouvoir depuis 2023 a perdu son étroite majorité à la Saeima, sous l'effet de la défection des élus du parti des Progressistes auquel appartient le ministre de la Défense démissionnaire, Andris Spruds. Sans ses neuf députés "progressistes", le gouvernement Silina s'est retrouvé minoritaire avec 41 sièges sur 100, contre 47 pour l'opposition. Par ailleurs, le ministre de l'Agriculture Armands Krauze, de l'Alliance des Verts et Paysans, a été brièvement arrêté jeudi dans le cadre d'une enquête menée par le Bureau de prévention et de lutte contre la corruption (KNAB), ce qui a fragilisé davantage encore le cabinet de Mme Silina. Les Progressistes ont applaudi la décision de la Première ministre, se déclarant prêts à participer aux discussion sur la création d'un nouveau gouvernement. Le président Edgars Rinkevics a d'ores et déjà annoncé qu'il recevrait vendredi l'ensemble des formations représentées au Parlement. Le gouvernement de Mme Silina va gérer les affaires courantes jusqu'au vote d'un nouveau cabinet par le parlement. Experts ukrainiens Plusieurs drones russes ou ukrainiens se sont écrasés en Lettonie, Estonie et Lituanie, anciennes républiques soviétiques frontalières de la Russie et/ou du Bélarus, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine en 2022. Et ce sont deux drones ukrainiens qui ont traversé la frontière russe le 7 mai pour s'écraser en Lettonie, probablement après que leur système de guidage a été brouillé par la défense aérienne russe. L'un d'entre eux a touché un site de stockage pétrolier à Rezekne, dans l'est du pays. Un incendie s'est déclaré, rapidement circonscrit par les pompiers. Un autre drone ukrainien s'était écrasé en Lettonie le 25 mars. Ces incidents n'ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs. Mais ils ont mis au jour les carences de la défense aérienne du pays, impuissante à neutraliser un drone errant dans son espace avant sa chute sur son territoire. Evika Silina avait dans la foulée réclamé le départ de son ministre de la Défense. Andris Spruds, défendu par son parti qui a accusé la cheffe de gouvernement de l'avoir utilisé comme un fusible, a néanmoins rendu son portefeuille lundi. Mme Silina a proposé la nomination d'un militaire pour lui succéder, proposition rejetée par les Progressistes. Elle a fustigé jeudi "une posture politique" à quelques mois des législatives prévues en octobre. Des drones ukrainiens sont également tombés en Estonie et en Lituanie. L'Ukraine vise des cibles russes dans le golfe de Finlande, et notamment des ports et raffineries, mais les drones peuvent s'avérer défectueux ou déviés par la défense aérienne russe et s'écraser sur le territoire de ces pays alliés de Kiev. A l'issue d'une entrevue mercredi avec Edgars Rinkevics, à l'occasion d'un sommet à Bucarest, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé qu'il allait envoyer des experts en Lettonie pour l'aider à la défense aérienne. "Nous enverrons nos experts en Lettonie pour échanger leur expérience et apporter une assistance directe à la protection de l'espace aérien" letton, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. "Nous comptons signer avec la Lettonie un accord dans le format Drone Deal afin de construire un système de défense aérienne multicouche contre différents types de menaces", a-t-il précisé, jugeant "important de travailler ensemble pour renforcer la défense de l'Europe." M. Rinkevics a confirmé "l'implication d'experts ukrainiens et d'équipements dans la modernisation des capacités de défense antiaérienne lettone". "Un accord de coopération à long terme dans le domaine de la défense sera préparé", a-t-il assuré.

14.05.2026 à 11:53

FRANCE24
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Le jury, qui a délibéré pendant deux heures environ, a décidé "que le total des dommages subis par la partie plaignante atteignait 49,5 millions de dollars", précise un document publié par le tribunal. "Nous sommes profondément désolés pour tous ceux qui ont perdu des proches sur les vols Lion Air 610 et Ethiopian Airlines 302," a réagi Boeing, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Bien que nous ayons abouti à des accords à l'amiable dans quasiment toutes les plaintes, les familles sont tout à fait légitimes à porter leurs requêtes devant les tribunaux, et nous respectons leur droit de le faire", a ajouté le groupe. Sollicités par l'AFP, les plaignants et leurs avocats n'ont pas répondu dans l'immédiat. Les deux accidents ont entraîné des dizaines de plaintes au civil de la part de proches des victimes. La quasi-totalité ont été réglées par des accords à l'amiable. Mais, dans le cas de Samya Stumo, ses parents et ses deux frères ne sont pas parvenus à s'entendre avec Boeing en amont du procès, qui s'est ouvert le 4 mai avec la sélection du jury. Les débats ont donc vraiment commencé deux jours plus tard avec les propos liminaires de Shanin Specter, avocat de la famille, et de Dan Webb, avocat de Boeing. "Boeing a été négligent. L'avion de Boeing n'était pas sûr. Boeing a causé ce crash et ces décès", avait déclaré M. Specter. "Ce crash était évitable", avait-il déploré, tandis que Michael Stumo et Nadia Milleron, les parents de Samya, ainsi que ses frères, Adnaan et Tor, se trouvaient au premier rang du public. C'est en effectuant sa première mission pour "son emploi de rêve" avec l'ONG ThinkWell, spécialisée dans la santé publique, qu'elle a embarqué le 10 mars 2019 sur le vol ET302, qui s'est écrasé peu après le décollage d'Addis Abeba. "pour la douleur infligée" Le constructeur américain a admis dès 2019 qu'un logiciel anti-décrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. L'avocat de l'avionneur avait exprimé le 6 mai ses regrets et affirmé être "d'accord avec M. Specter" sur le fait que la famille Stumo devrait recevoir "une compensation financière importante pour la douleur infligée". "Notre seul désaccord (porte) sur le montant exact de cette compensation", avait-il relevé. Le tout premier procès civil contre Boeing lié aux deux accidents s'est déroulé en novembre 2025. Le jury, après deux heures de délibération, a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Un second procès, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. Le dernier accord, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvé fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents. Par ailleurs, un procès de la compagnie polonaise LOT contre Boeing a commencé lundi devant un tribunal fédéral civil de Seattle (nord-ouest). Il est prévu, sauf accord à l'amiable, pour durer jusqu'aux alentours du 26 mai. Le constructeur américain se voit réclamer "au moins 250 millions de dollars" pour des pertes liées à l'immobilisation des 737 MAX après les deux crashes, d'après la plainte consultée par l'AFP. La compagnie aérienne estime que Boeing doit l'indemniser pour les pertes financières qu'elle a subies du fait de l'immobilisation pendant vingt mois de tous ses 737 MAX exploités dans le monde. LOT a été la première compagnie aérienne à poursuivre l'avionneur américain et, à ce stade, la seule à aller jusqu'au procès.
Texte intégral (705 mots)
Le jury, qui a délibéré pendant deux heures environ, a décidé "que le total des dommages subis par la partie plaignante atteignait 49,5 millions de dollars", précise un document publié par le tribunal. "Nous sommes profondément désolés pour tous ceux qui ont perdu des proches sur les vols Lion Air 610 et Ethiopian Airlines 302," a réagi Boeing, dans une déclaration transmise à l'AFP. "Bien que nous ayons abouti à des accords à l'amiable dans quasiment toutes les plaintes, les familles sont tout à fait légitimes à porter leurs requêtes devant les tribunaux, et nous respectons leur droit de le faire", a ajouté le groupe. Sollicités par l'AFP, les plaignants et leurs avocats n'ont pas répondu dans l'immédiat. Les deux accidents ont entraîné des dizaines de plaintes au civil de la part de proches des victimes. La quasi-totalité ont été réglées par des accords à l'amiable. Mais, dans le cas de Samya Stumo, ses parents et ses deux frères ne sont pas parvenus à s'entendre avec Boeing en amont du procès, qui s'est ouvert le 4 mai avec la sélection du jury. Les débats ont donc vraiment commencé deux jours plus tard avec les propos liminaires de Shanin Specter, avocat de la famille, et de Dan Webb, avocat de Boeing. "Boeing a été négligent. L'avion de Boeing n'était pas sûr. Boeing a causé ce crash et ces décès", avait déclaré M. Specter. "Ce crash était évitable", avait-il déploré, tandis que Michael Stumo et Nadia Milleron, les parents de Samya, ainsi que ses frères, Adnaan et Tor, se trouvaient au premier rang du public. C'est en effectuant sa première mission pour "son emploi de rêve" avec l'ONG ThinkWell, spécialisée dans la santé publique, qu'elle a embarqué le 10 mars 2019 sur le vol ET302, qui s'est écrasé peu après le décollage d'Addis Abeba. "pour la douleur infligée" Le constructeur américain a admis dès 2019 qu'un logiciel anti-décrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. L'avocat de l'avionneur avait exprimé le 6 mai ses regrets et affirmé être "d'accord avec M. Specter" sur le fait que la famille Stumo devrait recevoir "une compensation financière importante pour la douleur infligée". "Notre seul désaccord (porte) sur le montant exact de cette compensation", avait-il relevé. Le tout premier procès civil contre Boeing lié aux deux accidents s'est déroulé en novembre 2025. Le jury, après deux heures de délibération, a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Un second procès, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. Le dernier accord, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvé fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents. Par ailleurs, un procès de la compagnie polonaise LOT contre Boeing a commencé lundi devant un tribunal fédéral civil de Seattle (nord-ouest). Il est prévu, sauf accord à l'amiable, pour durer jusqu'aux alentours du 26 mai. Le constructeur américain se voit réclamer "au moins 250 millions de dollars" pour des pertes liées à l'immobilisation des 737 MAX après les deux crashes, d'après la plainte consultée par l'AFP. La compagnie aérienne estime que Boeing doit l'indemniser pour les pertes financières qu'elle a subies du fait de l'immobilisation pendant vingt mois de tous ses 737 MAX exploités dans le monde. LOT a été la première compagnie aérienne à poursuivre l'avionneur américain et, à ce stade, la seule à aller jusqu'au procès.

14.05.2026 à 11:52

FRANCE 24
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Malgré l'opposition du Hezbollah pro-iranien, des négociateurs israéliens et libanais se retrouvent jeudi à Washington pour une troisième cession de discussions directes. Cette rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, vont se dérouler dans un contexte tendu, au lendemain de raids israéliens ayant fait 22 morts.
Texte intégral (705 mots)
Malgré l'opposition du Hezbollah pro-iranien, des négociateurs israéliens et libanais se retrouvent jeudi à Washington pour une troisième cession de discussions directes. Cette rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, vont se dérouler dans un contexte tendu, au lendemain de raids israéliens ayant fait 22 morts.
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