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25.05.2026 à 19:07

FRANCE24
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L'article avait été publié par l'hebdomadaire Le Point après le second tour des législatives. Le journaliste Aziz Zemouri y écrivait que Raquel Garrido et son mari Alexis Corbière avaient recours à une femme de ménage sans papiers. Dès le lendemain, le journal avait retiré l'article en ligne et admis publiquement son caractère "faux" et "mensonger". Le couple avait porté plainte, mais aussi M. Zemouri, qui avait quitté l'hebdomadaire après cette affaire et présenté ses excuses. Une information judiciaire était ouverte en septembre 2022. En avril 2026, le parquet a estimé que M. Lagarde, son ex-chauffeur et l'ancien policier avaient "participé, selon un rôle propre mais complémentaire, à une opération frauduleuse d'ensemble", d'après ses réquisitions dont l'AFP a eu connaissance. Il est reproché à l'ancien chauffeur de M. Lagarde d'avoir été "à l'origine du scénario fictif", en "fabriquant" des échanges Whatsapp, des captures d'écran, etc.. Outre l'escroquerie en bande organisée, le parquet demande à son encontre un procès pour faux, usage de faux et usurpation d'identité. Ses avocats n'étaient pas joignables dans l'immédiat. Le parquet estime qu'il existe "un faisceau d'indices concordants" incriminant M. Lagarde, son chauffeur assurant notamment qu'il était sous "sa pression constante" pour "trouver des éléments compromettants sur des opposants politiques", même si M. Lagarde ne lui avait "jamais explicitement ordonné de monter une fausse affaire". "Ce dossier ne fait absolument pas la démonstration d'une quelconque intention ou responsabilité de M. Lagarde", a rétorqué auprès de l'AFP son avocat Gérard Zbili. Le ministère public reproche aussi à un ancien policier devenu chroniqueur de presse d'avoir été un "intermédiaire actif et déterminant" entre M. Lagarde et le journaliste. "Mon client a donné des informations à un journaliste, en lui demandant de faire des investigations", a répondu à l'AFP son avocat, Pierre-Henri Baert. "M. Zemmouri a fait des investigations qui auraient dû lui permettre d'identifier le caractère incertain de l'information. Il a pourtant choisi de publier", a-t-il déploré, voyant dans la procédure pénale "un contre-feu allumé par M. Zemouri pour tenter de minimiser sa responsabilité". M. Zemouri a été condamné en mai 2025 pour diffamation. Jean-Christophe Lagarde a retrouvé son siège de maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) en mars après sa victoire dès le premier tour des municipales avec plus de 63% des voix.

25.05.2026 à 19:01

FRANCE24
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Le mercure est monté pour la première fois jusqu'à 34,8°C lundi à Kew gardens, parc botanique situé dans le sud-ouest de Londres. "Lundi est la journée la plus chaude jamais enregistrée en mai, dépassant de 2°C le précédent record" de 32,8°C, enregistré en 1922 puis encore en 1944, a annoncé le Met Office sur X. "Une telle chaleur serait exceptionnelle au Royaume-Uni en plein milieu de l'été", a-t-il souligné. Ce niveau est "bien au-dessus des normales, qui à Londres par exemple devraient se situer autour de 17 ou 18 degrés", constate pour l'AFP Greg Dewhurst, météorologue au Met Office. "Nous observons de plus en plus d'extrêmes, non seulement au Royaume-Uni, mais partout dans le monde, avec de plus en plus de records battus, et de plus en plus souvent", souligne Greg Dewhurst, qui y voit "un bon indicateur du changement climatique à l'œuvre". "vraiment inquiétant" "On se croirait en Espagne", dit l'Irlandaise Chloe O'Brien Cuminsky, 23 ans, croisée lundi dans le parc St James de Londres, près du palais de Buckingham. "C'est bien d'avoir du beau temps, mais je suppose que lorsqu'on pense au changement climatique, ce n'est pas si bien", poursuit l'étudiante en école d'infirmière. Lindy Brand-daloze, 66 ans, Australienne qui vit à Londres depuis 12 ans, ne se souvient pas d'une telle chaleur en mai: "J'espère que la jeune génération prend vraiment ça à bras le corps et change ses habitudes. Mais quand on voit les dirigeants du monde entier qui s'en fichent totalement, c'est vraiment inquiétant". En 2025, le Royaume-Uni a connu son année la plus chaude jamais enregistrée. En France, dans les rues de Rennes en Bretagne (ouest), Danièle Dupont, 74 ans, ruisselante de sueur, cherche à se mettre à l'ombre, surprise par "une chaleur comme ça en mai". "Je vais fermer les volets. Je ne vais pas sortir cet après-midi", prévoit-elle. Dans le Gard (sud), où les températures en journée ont frôlé les 30°C dimanche, Jean-Louis Portal, viticulteur et maraîcher à Meynes, surveille ses vignes de près. Sauf nouvel "événement climatique", il anticipe un début des vendanges des cépages blancs "début août, plutôt qu'après le 15 août comme l'an dernier". Cet "épisode de chaleur précoce et remarquable" va "durer a priori jusqu'au week-end", a expliqué lundi à l'AFP François Gourand, prévisionniste à Météo-France. Huit départements de l'ouest de la France sont placés mardi en vigilance orange canicule (le deuxième niveau sur trois). Le ministère des Sports a appelé dimanche, journée où plusieurs records ont été battus comme à Brest (extrême ouest, avec 29,8°C), "à la plus grande vigilance dans la pratique sportive". Dimanche, un participant à une course à pied à Paris est mort pendant l'événement et une dizaine de coureurs ont été hospitalisés en "urgence absolue" près de la capitale française. Près de Lyon (centre-est), une femme de 28 ans est morte des suites d'une "hyperthermie corporelle due à l'effort" alors qu'elle disputait une compétition indoor, combinant course et fitness dans une salle climatisée. Règlementation en Italie En Italie, dans la région du Latium, qui comprend Rome, une réglementation limitant le travail "avec exposition prolongée au soleil" entre 12H30 et 16H00 a été adoptée lundi. En vigueur jusqu'au 15 septembre, cette règle avait été mise en place l'an dernier le 30 mai. Pour François Gourand, le réchauffement climatique "rend très clairement possibles et même probables" des températures "quasiment impossibles ou improbables" il y a 30 ou 40 ans. Un rapport publié fin avril par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelait que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale" et que les "vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen.

25.05.2026 à 18:39

FRANCE24
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Le Met Office a indiqué vers 17H00 (16H00 GMT) avoir mesuré 34,8°C à Kew Gardens, au sud de Londres, soit 2 degrés de plus que le précédent record de 32,8°C, enregistré en 1922 puis encore en 1944. Un peu plus tôt 33,5°C avaient été mesurés à Heathrow, à l'ouest de la capitale. "Une telle chaleur serait exceptionnelle au Royaume-Uni en plein milieu de l'été, alors encore plus en mai", a souligné le Met Office sur X. Dimanche, le Met Office avait décrété l'état de canicule dans huit endroits d'Angleterre, dans le Grand Londres, dans le Suffolk ou l'Essex (est du pays). Cela signifie que les températures ont dépassé 27 degrés durant trois jours d'affilée (28 degrés à Londres). Seuls le nord-ouest de l'Ecosse et l'Irlande du Nord sont épargnés par les fortes chaleurs, qui touchent aussi une grande partie de l'Europe. "C'est dur, on souffre, c'est trop chaud", se plaint Chloe O'Brien Cuminsky, une étudiante irlandaise, en visite à Londres et rencontrée par l'AFP lundi dans le parc St James, près du palais de Buckingham. "C'est bien d'avoir du beau temps, mais je suppose que lorsqu'on pense au changement climatique, ce n'est pas si bien", ajoute-t-elle. "Les températures ont augmenté très rapidement pour cette époque de l'année, bien au-dessus des normales, qui à Londres par exemple, devraient se situer autour de 17 ou 18 degrés", a indiqué à l'AFP Greg Dewhurst, météorologue au Met Office. "Nous observons de plus en plus d'extrêmes, non seulement au Royaume-Uni, mais partout dans le monde, avec de plus en plus de records battus, et de plus en plus souvent", souligne l'expert, qui y voit "un bon indicateur du changement climatique à l'œuvre". Selon le consensus scientifique, le changement climatique d'origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses. Le Royaume-Uni a connu l'an dernier son année la plus chaude jamais enregistrée. La semaine dernière, le comité d'experts chargé de conseiller le gouvernement britannique sur sa politique climatique a averti que le pays avait été "bâti pour un climat qui n'existe plus" et a appelé les responsables politiques à adapter les infrastructures, comme les écoles et les hôpitaux, au réchauffement.

25.05.2026 à 18:13

FRANCE24
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Le juge d'instruction les a poursuivis pour "dégradation de bien immobilier par un moyen dangereux pour les personnes ayant entrainé le décès de trois personnes" et "des blessures inférieures à huit jours d’au moins 11 victimes" ainsi que pour "association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime", a précisé Thierry Dran dans un communiqué. Le magistrat n'a pas donné d'autres détails sur le rôle exact des trois mis en cause dans l'incendie. Une enquête avait été ouverte pour "homicide volontaire en bande organisée", la justice estimant que l'hypothèse du règlement de comptes sur fond de trafic de drogue était une "piste sérieuse". Le placement des trois suspects en détention provisoire a été requis par le parquet. Ils avaient été interpellés dans l'agglomération lyonnaise et placés en garde à vue jeudi. Un jeune majeur interpellé en même temps qu'eux a été "remis en liberté sans élément retenu à son encontre", a poursuivi le magistrat lundi. Lundi 11 mai, plusieurs départs de feu avaient enflammé un immeuble d'habitations de sept étages du quartier populaire du Prainet, à Décines-Charpieu, en banlieue est lyonnaise. L'incendie a fait trois morts: un homme de 28 ans et sa tante âgée de 61 ans ont été découverts dans un appartement du dernier étage de l'immeuble. Autre victime, un homme également âgé de 28 ans a été retrouvé au pied du bâtiment après s'être jeté par la fenêtre pour échapper aux flammes. Les trois victimes étaient inconnues de la justice, avait souligné le parquet, ajoutant que leur entourage ne l'était "a priori" pas non plus. Plusieurs départs de feu criminels ont été signalés depuis fin avril dans cette même rue et des tirs d'armes à feu ont aussi été recensés à proximité. Mardi, un millier de policiers et de gendarmes ont mené plus de 200 opérations judiciaires et contrôles ciblés dans l'ensemble du département du Rhône, pour envoyer un "signal fort" contre le narcotrafic, avait indiqué le préfet Etienne Guyot. Cette opération a conduit à l'interpellation de 122 personnes et la saisie de 107 kg de drogues et 9 armes, selon la préfecture.

25.05.2026 à 18:03

FRANCE24
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Gaël Monfils, opposé à Hugo Gaston lundi au premier tour, s'apprête à jouer son 19e et dernier Roland-Garros.
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Gaël Monfils, opposé à Hugo Gaston lundi au premier tour, s'apprête à jouer son 19e et dernier Roland-Garros.

25.05.2026 à 18:03

FRANCE24
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Lula, 80 ans, brigue un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle d'octobre. Le dirigeant de gauche multiplie les publications sur les réseaux sociaux le montrant en train de faire des exercices physiques, pour s'afficher en forme face aux inquiétudes sur sa santé liées à son âge avancé. Après l'intervention du 24 avril, "il a été décidé de recourir à un traitement complémentaire par radiothérapie superficielle préventive", a indiqué dans un communiqué l'hôpital syro-libanais de Sao Paulo. "Le président poursuivra ses activités quotidiennes sans restriction", avec un suivi médical, a-t-il ajouté. Clairement visible, la lésion était un carcinome basocellulaire, que la dermatologue Cristina Abdalla, responsable de l'intervention, a qualifié de "fréquent" et "causé par l'exposition au soleil". Lors de certaines de ses dernières apparitions publiques, Lula a porté un chapeau pour se protéger durant sa convalescence, comme déjà fin 2024 après avoir subi une opération d'urgence à la tête à la suite d'un accident domestique. Son principal adversaire à la présidentielle est le sénateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils aîné de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), qui purge actuellement en résidence surveillée une peine de 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat.
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Lula, 80 ans, brigue un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle d'octobre. Le dirigeant de gauche multiplie les publications sur les réseaux sociaux le montrant en train de faire des exercices physiques, pour s'afficher en forme face aux inquiétudes sur sa santé liées à son âge avancé. Après l'intervention du 24 avril, "il a été décidé de recourir à un traitement complémentaire par radiothérapie superficielle préventive", a indiqué dans un communiqué l'hôpital syro-libanais de Sao Paulo. "Le président poursuivra ses activités quotidiennes sans restriction", avec un suivi médical, a-t-il ajouté. Clairement visible, la lésion était un carcinome basocellulaire, que la dermatologue Cristina Abdalla, responsable de l'intervention, a qualifié de "fréquent" et "causé par l'exposition au soleil". Lors de certaines de ses dernières apparitions publiques, Lula a porté un chapeau pour se protéger durant sa convalescence, comme déjà fin 2024 après avoir subi une opération d'urgence à la tête à la suite d'un accident domestique. Son principal adversaire à la présidentielle est le sénateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils aîné de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), qui purge actuellement en résidence surveillée une peine de 27 ans de réclusion pour tentative de coup d'Etat.

25.05.2026 à 18:01

FRANCE24
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Vainqueur de Roland-Garros en 2015, le Suisse Stan Wawrinka a fait ses adieux au Grand Chelem parisien après sa défaite au premier tour.
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Vainqueur de Roland-Garros en 2015, le Suisse Stan Wawrinka a fait ses adieux au Grand Chelem parisien après sa défaite au premier tour.

25.05.2026 à 18:00

Audrey RACINE
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Le printemps pluvieux que traversait la France est soudainement devenu très chaud, trop chaud. La bascule a été brutale. Le dôme de chaleur qui s'est installé sur la France est un phénomène météorologique normal: un anticyclone bloqué par une goutte froide, de basses pressions à l'ouest. Mais le réchauffement climatique a intensifié à la fois la pluviométrie du début du mois et les températures caniculaires de cette fin mai. Il est donc responsable de ce fort contraste.
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Le printemps pluvieux que traversait la France est soudainement devenu très chaud, trop chaud. La bascule a été brutale. Le dôme de chaleur qui s'est installé sur la France est un phénomène météorologique normal: un anticyclone bloqué par une goutte froide, de basses pressions à l'ouest. Mais le réchauffement climatique a intensifié à la fois la pluviométrie du début du mois et les températures caniculaires de cette fin mai. Il est donc responsable de ce fort contraste.

25.05.2026 à 17:51

FRANCE24
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En ce jour férié dans plusieurs pays, Francfort a progressé, de 2,01%, tout comme Paris (+1,76%) et Milan (+1,43%). La Bourse de Londres était fermée, tout comme celle de New York.
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En ce jour férié dans plusieurs pays, Francfort a progressé, de 2,01%, tout comme Paris (+1,76%) et Milan (+1,43%). La Bourse de Londres était fermée, tout comme celle de New York.

25.05.2026 à 17:28

Les Observateurs
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Églises, mosquées, sites archéologiques : dans sa campagne de démolition massive menée au Sud-Liban, l'armée israélienne est accusée de détruire également le patrimoine culturel et religieux. C'est ce que documente l'ONG Green Southerners qui dénonce une atteinte au lien historique entre les habitants et leur terre. 
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Églises, mosquées, sites archéologiques : dans sa campagne de démolition massive menée au Sud-Liban, l'armée israélienne est accusée de détruire également le patrimoine culturel et religieux. C'est ce que documente l'ONG Green Southerners qui dénonce une atteinte au lien historique entre les habitants et leur terre. 

25.05.2026 à 17:05

FRANCE24
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Triple lauréat de tournois du Grand Chelem, le Vaudois s'est incliné 6-3, 3-6, 6-3, 6-4 contre le Néerlandais Jesper de Jong (106e), battu en qualifications mais repêché dans le tableau final après le forfait du N.1 français Arthur Fils (20e), blessé. Ex-N.3 mondial retombé au 113e rang, "Stan the Man" disputait son 21e Roland-Garros avant de ranger ses raquettes en fin de saison et a pu compter sur le soutien des tribunes pleines à craquer du court Simonne-Mathieu, le troisième dans la hiérarchie parisienne. Sorti vainqueur d'un combat de plus de trois heures dans la chaleur, de Jong a fait applaudir son adversaire, honoré à l'issue du match lors d'une brève cérémonie en présence du président de la Fédération française de tennis (FFT) Gilles Moretton et de la directrice du tournoi Amélie Mauresmo. "J'ai une anecdote marrante sur Stan. Il jouait déjà contre mon coach quand j'étais ramasseur de balles", s'est amusé Jesper de Jong (25 ans) - dont le nom de famille signifie "le jeune" en néerlandais. "Tout ça ne me rajeunit pas. Du coup c'était peut-être le bon moment pour arrêter", lui a répondu en souriant le vétéran suisse. "J'ai tout donné" "C'était exceptionnel de pouvoir vivre ce dernier moment sur le terrain. C'est dur, je n'ai pas envie de vous dire au revoir ici", a glissé un Wawrinka ému dans un discours qui a été retardé par les "cha-la-la-la-la-la... Stan Wawrinkaaa" entonnés par le public. "On n'a jamais envie de dire au revoir quand on est passionné par quelque chose, quand on a atteint son rêve. Je sais que c'était la fin. J'ai tout donné pour ce sport, j'aurais rêvé de pouvoir rejouer devant vous mais malheureusement c'était mon dernier match à Roland-Garros", a regretté le Suisse. Deux vidéos d'hommage ont été projetées sur le court Simonne-Mathieu: la première a retracé les plus grands moments vécus par Wawrinka à Roland-Garros, tandis que la seconde a compilé des messages de félicitations de plusieurs figures du circuit. "Je suis très impressionné par tout ce que tu as accompli", l'a notamment complimenté son illustre compatriote Roger Federer (20 titres en Grand Chelem), avant que Jannik Sinner, Rafael Nadal, Carlos Alcaraz, Gaël Monfils et Novak Djokovic ne lui rendent hommage à leur tour. "Frérot, bravo pour tout ce que tu as fait", l'a applaudi Monfils, qui entamera également lundi son dernier Roland-Garros à 39 ans. "Je t'ai toujours admiré et tu le sais. Pour moi, tu es toujours un très, très grand champion de ce sport", a-t-il ajouté alors que Wawrinka a parfois pu souffrir de la comparaison avec ses contemporains Federer, Nadal et Djokovic. "Avant de partir: n'oubliez pas de mettre le feu pour Gaël!", opposé en soirée sur le Central à son compatriote français Hugo Gaston, a lancé Wawrinka aux spectateurs parisiens avant d'entamer un ultime tour d'honneur, main sur le coeur.
Texte intégral (509 mots)
Triple lauréat de tournois du Grand Chelem, le Vaudois s'est incliné 6-3, 3-6, 6-3, 6-4 contre le Néerlandais Jesper de Jong (106e), battu en qualifications mais repêché dans le tableau final après le forfait du N.1 français Arthur Fils (20e), blessé. Ex-N.3 mondial retombé au 113e rang, "Stan the Man" disputait son 21e Roland-Garros avant de ranger ses raquettes en fin de saison et a pu compter sur le soutien des tribunes pleines à craquer du court Simonne-Mathieu, le troisième dans la hiérarchie parisienne. Sorti vainqueur d'un combat de plus de trois heures dans la chaleur, de Jong a fait applaudir son adversaire, honoré à l'issue du match lors d'une brève cérémonie en présence du président de la Fédération française de tennis (FFT) Gilles Moretton et de la directrice du tournoi Amélie Mauresmo. "J'ai une anecdote marrante sur Stan. Il jouait déjà contre mon coach quand j'étais ramasseur de balles", s'est amusé Jesper de Jong (25 ans) - dont le nom de famille signifie "le jeune" en néerlandais. "Tout ça ne me rajeunit pas. Du coup c'était peut-être le bon moment pour arrêter", lui a répondu en souriant le vétéran suisse. "J'ai tout donné" "C'était exceptionnel de pouvoir vivre ce dernier moment sur le terrain. C'est dur, je n'ai pas envie de vous dire au revoir ici", a glissé un Wawrinka ému dans un discours qui a été retardé par les "cha-la-la-la-la-la... Stan Wawrinkaaa" entonnés par le public. "On n'a jamais envie de dire au revoir quand on est passionné par quelque chose, quand on a atteint son rêve. Je sais que c'était la fin. J'ai tout donné pour ce sport, j'aurais rêvé de pouvoir rejouer devant vous mais malheureusement c'était mon dernier match à Roland-Garros", a regretté le Suisse. Deux vidéos d'hommage ont été projetées sur le court Simonne-Mathieu: la première a retracé les plus grands moments vécus par Wawrinka à Roland-Garros, tandis que la seconde a compilé des messages de félicitations de plusieurs figures du circuit. "Je suis très impressionné par tout ce que tu as accompli", l'a notamment complimenté son illustre compatriote Roger Federer (20 titres en Grand Chelem), avant que Jannik Sinner, Rafael Nadal, Carlos Alcaraz, Gaël Monfils et Novak Djokovic ne lui rendent hommage à leur tour. "Frérot, bravo pour tout ce que tu as fait", l'a applaudi Monfils, qui entamera également lundi son dernier Roland-Garros à 39 ans. "Je t'ai toujours admiré et tu le sais. Pour moi, tu es toujours un très, très grand champion de ce sport", a-t-il ajouté alors que Wawrinka a parfois pu souffrir de la comparaison avec ses contemporains Federer, Nadal et Djokovic. "Avant de partir: n'oubliez pas de mettre le feu pour Gaël!", opposé en soirée sur le Central à son compatriote français Hugo Gaston, a lancé Wawrinka aux spectateurs parisiens avant d'entamer un ultime tour d'honneur, main sur le coeur.

25.05.2026 à 16:57

FRANCE 24
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Le tennisman suisse Stan Wawrinka a été éliminé, lundi, au premier tour de Roland-Garros par le Néerlandais Jesper de Jong (6-3, 3-6, 6-3, 6-4). Il disputait le tournoi pour la dernière fois de sa carrière à 41 ans.
Texte intégral (509 mots)
Le tennisman suisse Stan Wawrinka a été éliminé, lundi, au premier tour de Roland-Garros par le Néerlandais Jesper de Jong (6-3, 3-6, 6-3, 6-4). Il disputait le tournoi pour la dernière fois de sa carrière à 41 ans.

25.05.2026 à 16:55

FRANCE24
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Le président Volodymyr Zelensky, issu d'une famille juive, a assisté à la cérémonie au mémorial militaire national dans la région de Kiev, qui accueille principalement des soldats tombés pendant l'invasion russe de l'Ukraine. Il a qualifié Melnyk de "grande figure ukrainienne". Andriy Melnyk, mort en 1964, était le meneur de l'une des branches de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), un groupe qui combattait les Soviétiques pour l'indépendance de l'Ukraine mais qui a collaboré avec l'Allemagne nazie et participé à la Shoah. Des membres de l'OUN ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de dizaines de milliers de civils polonais en Volhynie (nord-ouest de l'Ukraine actuelle) au cours de la Deuxième Guerre mondiale. "Beaucoup de gens se sont vraiment battus pour ramener en Ukraine ses héros — des personnes issues de différents horizons politiques, dont le destin n'a pas été facile, mais qui étaient unies pour leur foi en l'Ukraine, leur force de se battre pour elle et leur désir de la voir indépendante", a déclaré M. Zelensky lors de la cérémonie. La dépouille d'Andriï Melnyk et celle de son épouse avaient été rapatriées la semaine dernière avec les honneurs depuis le Luxembourg. "Minimiser la facette noire" Andriï Melnyk avait été brièvement interné dans le camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne en 1944 lorsque ses efforts pour obtenir l'indépendance de l'Ukraine étaient entrés en conflit avec les objectifs d'Hitler. Après la guerre, Melnyk est mort à l'étranger "presque oublié" des Ukrainiens, a expliqué à l'AFP l'historien Iaroslav Grytsak. Selon lui, c'est l'invasion russe en février 2022 qui a "changé la donne" car l'Ukraine a désormais besoin "de symboles anti-russes". L'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et les guerres qui ont suivi ont ouvert la voie à la popularisation des idées nationalistes en Ukraine, estime pour sa part la sociologue française Anna Colin Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques. "Ça amène les gens (...) à considérer que le combat nationaliste est un combat juste, en minimisant un peu automatiquement la facette noire de ces mouvements. Et ça passe effectivement par une réhabilitation, et aussi par une dépolitisation d'un certain nombre de choses", affirme-t-elle. La réhabilitation de ces personnalités ne signifie pas que l'État ukrainien valide leur idéologie, estime la sociologue. Sur le plan intérieur, les autorités ukrainiennes cherchent aussi à ménager certaines unités militaires "extrêmement performantes sur le front" mais issues des milieux nationalistes, afin de "ne pas froisser la vision de l'Ukraine qu’ils cherchent à promouvoir", relève la chercheuse. "Premier pas" La collaboration des nationalistes avec les nazis est aujourd'hui largement occultée par les autorités ukrainiennes, qui préfèrent mettre en avant leur lutte pour l'indépendance du pays. La question est d'autant plus sensible que la Russie justifie notamment son invasion par une volonté de "dénazifier" l'Ukraine. Kiev dénonce au contraire une guerre impérialiste. Au cimetière, à côté de tombes de soldats fraîchement creusées, les cercueils contenant les dépouilles de Melnyk et de son épouse Sofia ont été portés lentement par des soldats au rythme d’un orchestre militaire, ont constaté des journalistes de l'AFP. M. Zelensky a annoncé préparer le rapatriement d'autres "héros ukrainiens" parmi lesquels Ievguen Konovalets, meneur nationaliste tout aussi controversé, tué aux Pays-Bas en 1938 et enterré à Rotterdam. Des médias ont également rapporté que Kiev faisait pression pour obtenir de l'Allemagne la dépouille de Stepan Bandera, la figure de proue du mouvement nationaliste ukrainien qui collabora également avec l'Allemagne nazie. La glorification de ces nouveaux "héros" ukrainiens risque de crisper la Pologne, l'un des principaux alliés de Kiev face à Moscou. Ni le gouvernement polonais, ni l'Union européenne que l'Ukraine ambitionne d'intégrer, n'ont commenté publiquement l'inhumation de Melnyk. "Ce n'est qu'un premier pas", a annoncé pour sa part Volodymyr Zelensky.
Texte intégral (682 mots)
Le président Volodymyr Zelensky, issu d'une famille juive, a assisté à la cérémonie au mémorial militaire national dans la région de Kiev, qui accueille principalement des soldats tombés pendant l'invasion russe de l'Ukraine. Il a qualifié Melnyk de "grande figure ukrainienne". Andriy Melnyk, mort en 1964, était le meneur de l'une des branches de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), un groupe qui combattait les Soviétiques pour l'indépendance de l'Ukraine mais qui a collaboré avec l'Allemagne nazie et participé à la Shoah. Des membres de l'OUN ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de dizaines de milliers de civils polonais en Volhynie (nord-ouest de l'Ukraine actuelle) au cours de la Deuxième Guerre mondiale. "Beaucoup de gens se sont vraiment battus pour ramener en Ukraine ses héros — des personnes issues de différents horizons politiques, dont le destin n'a pas été facile, mais qui étaient unies pour leur foi en l'Ukraine, leur force de se battre pour elle et leur désir de la voir indépendante", a déclaré M. Zelensky lors de la cérémonie. La dépouille d'Andriï Melnyk et celle de son épouse avaient été rapatriées la semaine dernière avec les honneurs depuis le Luxembourg. "Minimiser la facette noire" Andriï Melnyk avait été brièvement interné dans le camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne en 1944 lorsque ses efforts pour obtenir l'indépendance de l'Ukraine étaient entrés en conflit avec les objectifs d'Hitler. Après la guerre, Melnyk est mort à l'étranger "presque oublié" des Ukrainiens, a expliqué à l'AFP l'historien Iaroslav Grytsak. Selon lui, c'est l'invasion russe en février 2022 qui a "changé la donne" car l'Ukraine a désormais besoin "de symboles anti-russes". L'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et les guerres qui ont suivi ont ouvert la voie à la popularisation des idées nationalistes en Ukraine, estime pour sa part la sociologue française Anna Colin Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques. "Ça amène les gens (...) à considérer que le combat nationaliste est un combat juste, en minimisant un peu automatiquement la facette noire de ces mouvements. Et ça passe effectivement par une réhabilitation, et aussi par une dépolitisation d'un certain nombre de choses", affirme-t-elle. La réhabilitation de ces personnalités ne signifie pas que l'État ukrainien valide leur idéologie, estime la sociologue. Sur le plan intérieur, les autorités ukrainiennes cherchent aussi à ménager certaines unités militaires "extrêmement performantes sur le front" mais issues des milieux nationalistes, afin de "ne pas froisser la vision de l'Ukraine qu’ils cherchent à promouvoir", relève la chercheuse. "Premier pas" La collaboration des nationalistes avec les nazis est aujourd'hui largement occultée par les autorités ukrainiennes, qui préfèrent mettre en avant leur lutte pour l'indépendance du pays. La question est d'autant plus sensible que la Russie justifie notamment son invasion par une volonté de "dénazifier" l'Ukraine. Kiev dénonce au contraire une guerre impérialiste. Au cimetière, à côté de tombes de soldats fraîchement creusées, les cercueils contenant les dépouilles de Melnyk et de son épouse Sofia ont été portés lentement par des soldats au rythme d’un orchestre militaire, ont constaté des journalistes de l'AFP. M. Zelensky a annoncé préparer le rapatriement d'autres "héros ukrainiens" parmi lesquels Ievguen Konovalets, meneur nationaliste tout aussi controversé, tué aux Pays-Bas en 1938 et enterré à Rotterdam. Des médias ont également rapporté que Kiev faisait pression pour obtenir de l'Allemagne la dépouille de Stepan Bandera, la figure de proue du mouvement nationaliste ukrainien qui collabora également avec l'Allemagne nazie. La glorification de ces nouveaux "héros" ukrainiens risque de crisper la Pologne, l'un des principaux alliés de Kiev face à Moscou. Ni le gouvernement polonais, ni l'Union européenne que l'Ukraine ambitionne d'intégrer, n'ont commenté publiquement l'inhumation de Melnyk. "Ce n'est qu'un premier pas", a annoncé pour sa part Volodymyr Zelensky.

25.05.2026 à 16:50

Délia COLINÉ
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Shan'L est l'une des voix incontournables de la scène musicale gabonaise et africaine. Artiste éclectique, elle navigue avec aisance entre plusieurs styles musicaux. Récompensée à plusieurs reprises au "All Africa Music Awards", elle s'est fait connaître avec des titres phares comme "Caramel", "Coupable" ou encore "Mytho". Elle nous parle aujourd'hui de son dernier album : "Résilience", sans oublier son mythique gimmick : "La Kinda, le feu, le feu, le feu".
Texte intégral (682 mots)
Shan'L est l'une des voix incontournables de la scène musicale gabonaise et africaine. Artiste éclectique, elle navigue avec aisance entre plusieurs styles musicaux. Récompensée à plusieurs reprises au "All Africa Music Awards", elle s'est fait connaître avec des titres phares comme "Caramel", "Coupable" ou encore "Mytho". Elle nous parle aujourd'hui de son dernier album : "Résilience", sans oublier son mythique gimmick : "La Kinda, le feu, le feu, le feu".

25.05.2026 à 16:37

FRANCE24
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"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman. "Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil. "J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle. Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs. Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques. Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens. "Le seul obstacle" Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc. "Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni. Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde. Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins. Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C. Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam. Coups de chaleur Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros. La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux. Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur. En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités. Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur. Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".
Texte intégral (643 mots)
"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman. "Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil. "J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle. Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs. Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques. Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens. "Le seul obstacle" Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc. "Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni. Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde. Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins. Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C. Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam. Coups de chaleur Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros. La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux. Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur. En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités. Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur. Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".
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