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31.07.2026 à 17:39

FRANCE 24
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La Protection civile grecque a ordonné vendredi l'évacuation préventive d'une partie d'une banlieue à l'ouest d'Athènes en raison d'un incendie de forêt, selon un message d'alerte envoyé sur les téléphones portables. Par ailleurs, l'île touristique de Crète était toujours la proie des flammes, poussées par des vents violents malgré une certaine amélioration, selon les pompiers.
La Protection civile grecque a ordonné vendredi l'évacuation préventive d'une partie d'une banlieue à l'ouest d'Athènes en raison d'un incendie de forêt, selon un message d'alerte envoyé sur les téléphones portables. Par ailleurs, l'île touristique de Crète était toujours la proie des flammes, poussées par des vents violents malgré une certaine amélioration, selon les pompiers.

31.07.2026 à 17:27

FRANCE24
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Dans un message envoyé sur les téléphones portables, la Protection civile a réclamé en fin d'après-midi l'évacuation préventive d'une partie de Chaïdari, une banlieue située à 11 km à l'ouest de la capitale grecque. "Des habitations se trouvent à proximité du foyer" de l'incendie, a averti Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des sapeurs-pompiers lors d'un point-presse. "Des messages d'alerte ont donc été envoyés (...) afin d'appeler les personnes se trouvant dans la zone à évacuer". "Quatre bombardiers d'eau, cinq hélicoptères et plus d'une centaine de pompiers se sont mobilisés pour lutter contre le feu à Chaïdari", a indiqué à l'AFP un porte-parole des sapeurs-pompiers. Ce nouveau front près d'Athènes intervient après déjà plusieurs incendies ces quatre derniers jours, d'abord sur l'île touristique de Paros, dans les Cyclades, avant de gagner la région autour de la ville de Rethymnon, en Crète. Dans la région côtière de la Boétie, à 120 kilomètres au nord-ouest d'Athènes, 200 personnes ont dû être évacuées par la mer depuis le village côtier d'Agios Vassilios, selon la même source. Les garde-côtes et les pompiers ont dépêché des embarcations pour leur porter secours. Dans l'est de la péninsule du Péloponnèse (sud), un incendie a pu être maîtrisé avant qu'il n'atteigne l'important site antique de Mycènes, datant de l'âge du bronze. Alors qu'une majorité de Grecs s'apprêtent à entamer leurs vacances estivales ce week-end, les autorités sont sur le qui-vive en raison d'un risque élevé à très élevé d'incendie sur une majeure partie du territoire, selon la Protection civile. La région d'Athènes mais aussi une partie de l'île proche d'Eubée ont été placées en état d'alerte maximum, de niveau 5 sur une échelle de 5, pour samedi tandis que le risque restera très élevé, de niveau 4, sur une partie de la Crète et une majorité d'îles de la mer Egée notamment. Des vents forts de jusqu'à 88 km/h localement ainsi que des températures pouvant atteindre localement 37°C sont attendus samedi. Or, les avions bombardiers d'eau ne peuvent intervenir en cas de vents violents. En Crète, alors que la saison touristique bat son plein, 4.500 hectares sont partis en fumée mercredi et jeudi, selon l'Observatoire national d'Athènes. Les vents violents, la géologie et le relief accidenté de la région compliquent considérablement les opérations de lutte contre le feu. Dégâts importants En Crète, les dégâts sont importants. Mon café "a été détruit. Ce lieu faisait vivre deux familles, la mienne et celle de mon fils", a déploré son propriétaire Thrassyvoulos Paterakis, 69 ans, auprès de l'AFP. Le danger est d'autant plus grand que "les rafales emportent littéralement le feu et le propagent dans toutes les directions", a expliqué Theodore Giannaros, de l’Observatoire national d’Athènes, sur la chaîne publique ERT. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a prévenu jeudi que la Grèce, plutôt épargnée au début de l'été par les canicules et les feux importants comme en France et en Espagne, allait vivre "des jours difficiles". La Grèce, touchée de plein fouet par la crise climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, est en proie à des incendies chaque été en raison de fortes températures, de canicules fréquentes, et de la sécheresse.
Texte intégral (586 mots)
Dans un message envoyé sur les téléphones portables, la Protection civile a réclamé en fin d'après-midi l'évacuation préventive d'une partie de Chaïdari, une banlieue située à 11 km à l'ouest de la capitale grecque. "Des habitations se trouvent à proximité du foyer" de l'incendie, a averti Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des sapeurs-pompiers lors d'un point-presse. "Des messages d'alerte ont donc été envoyés (...) afin d'appeler les personnes se trouvant dans la zone à évacuer". "Quatre bombardiers d'eau, cinq hélicoptères et plus d'une centaine de pompiers se sont mobilisés pour lutter contre le feu à Chaïdari", a indiqué à l'AFP un porte-parole des sapeurs-pompiers. Ce nouveau front près d'Athènes intervient après déjà plusieurs incendies ces quatre derniers jours, d'abord sur l'île touristique de Paros, dans les Cyclades, avant de gagner la région autour de la ville de Rethymnon, en Crète. Dans la région côtière de la Boétie, à 120 kilomètres au nord-ouest d'Athènes, 200 personnes ont dû être évacuées par la mer depuis le village côtier d'Agios Vassilios, selon la même source. Les garde-côtes et les pompiers ont dépêché des embarcations pour leur porter secours. Dans l'est de la péninsule du Péloponnèse (sud), un incendie a pu être maîtrisé avant qu'il n'atteigne l'important site antique de Mycènes, datant de l'âge du bronze. Alors qu'une majorité de Grecs s'apprêtent à entamer leurs vacances estivales ce week-end, les autorités sont sur le qui-vive en raison d'un risque élevé à très élevé d'incendie sur une majeure partie du territoire, selon la Protection civile. La région d'Athènes mais aussi une partie de l'île proche d'Eubée ont été placées en état d'alerte maximum, de niveau 5 sur une échelle de 5, pour samedi tandis que le risque restera très élevé, de niveau 4, sur une partie de la Crète et une majorité d'îles de la mer Egée notamment. Des vents forts de jusqu'à 88 km/h localement ainsi que des températures pouvant atteindre localement 37°C sont attendus samedi. Or, les avions bombardiers d'eau ne peuvent intervenir en cas de vents violents. En Crète, alors que la saison touristique bat son plein, 4.500 hectares sont partis en fumée mercredi et jeudi, selon l'Observatoire national d'Athènes. Les vents violents, la géologie et le relief accidenté de la région compliquent considérablement les opérations de lutte contre le feu. Dégâts importants En Crète, les dégâts sont importants. Mon café "a été détruit. Ce lieu faisait vivre deux familles, la mienne et celle de mon fils", a déploré son propriétaire Thrassyvoulos Paterakis, 69 ans, auprès de l'AFP. Le danger est d'autant plus grand que "les rafales emportent littéralement le feu et le propagent dans toutes les directions", a expliqué Theodore Giannaros, de l’Observatoire national d’Athènes, sur la chaîne publique ERT. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a prévenu jeudi que la Grèce, plutôt épargnée au début de l'été par les canicules et les feux importants comme en France et en Espagne, allait vivre "des jours difficiles". La Grèce, touchée de plein fouet par la crise climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, est en proie à des incendies chaque été en raison de fortes températures, de canicules fréquentes, et de la sécheresse.

31.07.2026 à 17:24

FRANCE24
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Après neuf jours de lutte acharnée contre un mégafeu qui a dévasté 42 000 hectares de forêt en Gironde, les pompiers sont éprouvés par la fatigue et leur santé est affectée par la fumée. Reportage France 2.
Texte intégral (586 mots)
Après neuf jours de lutte acharnée contre un mégafeu qui a dévasté 42 000 hectares de forêt en Gironde, les pompiers sont éprouvés par la fatigue et leur santé est affectée par la fumée. Reportage France 2.

31.07.2026 à 17:19

FRANCE24
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Soixante mille migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l'Espagne de l'espace Schengen. Correspondance de Pierre Benazet depuis Bruxelles pour France 24.
Texte intégral (586 mots)
Soixante mille migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l'Espagne de l'espace Schengen. Correspondance de Pierre Benazet depuis Bruxelles pour France 24.

31.07.2026 à 17:16

FRANCE24
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Direction le Cap-Vert à la rencontre de Ceuzany Pires, l’une des voix les plus prometteuses de l’archipel. Comparée à la légendaire Cesária Évora, elle rêve aujourd’hui de faire rayonner la musique cap-verdienne à l’international. Son quatrième album porte également une blessure intime et un message fort : victime de violences conjugales, elle transforme son traumatisme en un puissant outil de sensibilisation. Récit d'Awa Diouf.
Texte intégral (586 mots)
Direction le Cap-Vert à la rencontre de Ceuzany Pires, l’une des voix les plus prometteuses de l’archipel. Comparée à la légendaire Cesária Évora, elle rêve aujourd’hui de faire rayonner la musique cap-verdienne à l’international. Son quatrième album porte également une blessure intime et un message fort : victime de violences conjugales, elle transforme son traumatisme en un puissant outil de sensibilisation. Récit d'Awa Diouf.

31.07.2026 à 17:15

FRANCE24
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Au Sénégal, le feuilleton est loin d’avoir connu son épilogue dans l’affaire opposant Pape Thiaw à la Fédération sénégalaise de football. Alors qu’il a été limogé par la FSF, le ministère des Sports, chargé du paiement du salaire du sélectionneur des Lions de la Teranga, refuse de verser les indemnités de licenciement de Pape Thiaw, invoquant des raisons juridiques. Correspondance d'Elimane Ndao depuis Dakar pour France 24.
Texte intégral (586 mots)
Au Sénégal, le feuilleton est loin d’avoir connu son épilogue dans l’affaire opposant Pape Thiaw à la Fédération sénégalaise de football. Alors qu’il a été limogé par la FSF, le ministère des Sports, chargé du paiement du salaire du sélectionneur des Lions de la Teranga, refuse de verser les indemnités de licenciement de Pape Thiaw, invoquant des raisons juridiques. Correspondance d'Elimane Ndao depuis Dakar pour France 24.

31.07.2026 à 17:09

FRANCE24
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L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav) "a connaissance de signalements faisant état d'une augmentation des cas de maladie chez les vaches laitières". "Plusieurs détenteurs d'animaux rapportent notamment de la fièvre et des diarrhées, souvent accompagnées d'une baisse marquée de la production laitière" mais "la cause n'a pas encore pu être identifiée", a-t-il indiqué dans un communiqué. Des investigations sont en cours afin d'examiner "aussi bien des causes métaboliques que d'éventuelles causes infectieuses". "A ce jour, aucun agent pathogène n'a été identifié comme cause infectieuse" et "aucun lien direct entre la vague de chaleur actuelle et les cas de diarrhée signalés n’est établi", a précisé l'Osav. Mais il souligne que "les températures élevées représentent toutefois une charge importante, en particulier pour les vaches laitières à haut rendement, et peuvent les rendre plus vulnérables aux maladies". Comme d'autres pays européens, la Suisse connaît ces dernières semaines des épisodes de chaleur à répétition, accompagnés d'un important déficit de précipitations. L'Osav rappelle que durant les périodes de forte chaleur, les animaux doivent être systématiquement protégés contre le stress thermique, notamment en leur garantissant suffisamment d'eau, des zones ombragées et des mesures de rafraîchissement appropriées. En outre, il souligne que des symptômes non spécifiques tels que la fièvre, la diarrhée ou une baisse de la production laitière "peuvent également être le signe d'une épizootie hautement contagieuse". Aussi, l'Osav appelle les détenteurs d'animaux à "informer immédiatement leur vétérinaire afin que les examens nécessaires puissent être effectués, le cas échéant".
Lire plus (299 mots)
L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav) "a connaissance de signalements faisant état d'une augmentation des cas de maladie chez les vaches laitières". "Plusieurs détenteurs d'animaux rapportent notamment de la fièvre et des diarrhées, souvent accompagnées d'une baisse marquée de la production laitière" mais "la cause n'a pas encore pu être identifiée", a-t-il indiqué dans un communiqué. Des investigations sont en cours afin d'examiner "aussi bien des causes métaboliques que d'éventuelles causes infectieuses". "A ce jour, aucun agent pathogène n'a été identifié comme cause infectieuse" et "aucun lien direct entre la vague de chaleur actuelle et les cas de diarrhée signalés n’est établi", a précisé l'Osav. Mais il souligne que "les températures élevées représentent toutefois une charge importante, en particulier pour les vaches laitières à haut rendement, et peuvent les rendre plus vulnérables aux maladies". Comme d'autres pays européens, la Suisse connaît ces dernières semaines des épisodes de chaleur à répétition, accompagnés d'un important déficit de précipitations. L'Osav rappelle que durant les périodes de forte chaleur, les animaux doivent être systématiquement protégés contre le stress thermique, notamment en leur garantissant suffisamment d'eau, des zones ombragées et des mesures de rafraîchissement appropriées. En outre, il souligne que des symptômes non spécifiques tels que la fièvre, la diarrhée ou une baisse de la production laitière "peuvent également être le signe d'une épizootie hautement contagieuse". Aussi, l'Osav appelle les détenteurs d'animaux à "informer immédiatement leur vétérinaire afin que les examens nécessaires puissent être effectués, le cas échéant".

31.07.2026 à 16:55

FRANCE24
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Environ 60.000 migrants ont passé ces derniers jours illégalement la frontière entre le Maroc et Ceuta, enclave espagnole située sur la continent africain, Pedro Sánchez dénonçant "une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne". Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse. Le gouvernement espagnol a annoncé que 25.000 migrants étaient déjà repartis au Maroc vendredi. En attendant, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a demandé à Laurent Nuñez de "renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne". Le ministre de l'Intérieur a activé la "Force frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur" en ce sens. A huit mois du premier tour de la présidentielle, la crise migratoire chez le voisin espagnol a tiré la classe politique française de sa torpeur estivale. Extrême droite et droite en tête, s'appuyant sur les spectactulaires images diffusées sur les réseaux sociaux montrant des centaines de jeunes franchissant la frontière, se sont vite engouffrées dans la brèche. Avec dans leur viseur Pedro Sánchez et sa politique de régularisation de sans-papiers. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, a fustigé sur X les "entrées massives et coordonnées" des derniers jours, selon elle, "encouragées par le gouvernement espagnol". En cause, d'après elle, l'adoption par l'Espagne en début d'année d'un plan de régularisation massif de sans-papiers qui concernera environ 500.000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays. A l'instar de plusieurs pays européens - dont l'Italie de Georgia Meloni, le Danemark ou la Finlande - le président du RN, Jordan Bardella, a demandé à l'UE d'"immédiatement" suspendre l'Espagne de l'espace Schengen et appelé à une "réunion en urgence" au Parlement européen. Cibler "les passeurs" A droite, le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau (LR) pointe également avec virulence la responsabilité du gouvernement Sánchez et demande aussi la "suspension" du pays de l'espace Schengen. Face à ces accusations, la gauche dénonce une manipulation politique. "Mensonges", a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. "Accuser le plan de régularisation par le travail du gouvernement espagnol achevé le 30 juin, tout comme demander l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen alors que la ville autonome de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, est déjà soumise à des mesures dérogatoires de contrôle aux frontières sont tout simplement des mensonges", a-t-il dénoncé. "Plutôt que d’instrumentaliser la situation (...) nous devrions demander une coordination européenne pour de l’aide humanitaire", a commenté le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, également candidat, alors que 34 migrants sont morts en essayant d'entrer à Ceuta. L'UE s'évertue à dire que cette crise concerne spécifiquement l'enclave espagnole, rappelle qu'elle se situe sur le continent africain et que des contrôles supplémentaires sont nécessaires pour accéder au continent européen, où aucun mouvement n'a jusqu'ici été détecté. Mais même au sein du bloc central, des voix se sont élevées pour fustiger la politique migratoire espagnole, notamment le candidat à la présidentielle Edouard Philippe (Horizons). "Il n’est pas acceptable qu’un pays puisse seul décider de régularisations massives qui créent un appel d’air pour tout le continent", a-t-il accusé sur X, ajoutant qu'il proposera "que ce modèle soit remis totalement à plat" s'il accédait à l'Elysée. Sans faire porter la responsabilité au gouvernement espagnol, le patron de Renaissance Gabriel Attal, également dans la course à l'Elysée, a demandé à l'UE "d'engager un rapport de force inédit vis-à-vis des pays tiers et des réseaux criminels de passeurs". Il exhorte aussi à la mise en oeuvre du Pacte européen sur la migration et l'asile, adopté en 2024 mais dont une grande partie nécessite encore d'être transposée en droit français. L'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, avec l'Italie et la Grèce. Près de 37.000 migrants irréguliers sont entrés en 2025 en Espagne, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6%, 64.000 arrivées), selon le ministère de l'Intérieur.
Texte intégral (719 mots)
Environ 60.000 migrants ont passé ces derniers jours illégalement la frontière entre le Maroc et Ceuta, enclave espagnole située sur la continent africain, Pedro Sánchez dénonçant "une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne". Il était difficile vendredi de savoir clairement ce qui a provoqué cette soudaine arrivée en masse. Le gouvernement espagnol a annoncé que 25.000 migrants étaient déjà repartis au Maroc vendredi. En attendant, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a demandé à Laurent Nuñez de "renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne". Le ministre de l'Intérieur a activé la "Force frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur" en ce sens. A huit mois du premier tour de la présidentielle, la crise migratoire chez le voisin espagnol a tiré la classe politique française de sa torpeur estivale. Extrême droite et droite en tête, s'appuyant sur les spectactulaires images diffusées sur les réseaux sociaux montrant des centaines de jeunes franchissant la frontière, se sont vite engouffrées dans la brèche. Avec dans leur viseur Pedro Sánchez et sa politique de régularisation de sans-papiers. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, a fustigé sur X les "entrées massives et coordonnées" des derniers jours, selon elle, "encouragées par le gouvernement espagnol". En cause, d'après elle, l'adoption par l'Espagne en début d'année d'un plan de régularisation massif de sans-papiers qui concernera environ 500.000 personnes, une mesure qui doit permettre de soutenir la croissance économique du pays. A l'instar de plusieurs pays européens - dont l'Italie de Georgia Meloni, le Danemark ou la Finlande - le président du RN, Jordan Bardella, a demandé à l'UE d'"immédiatement" suspendre l'Espagne de l'espace Schengen et appelé à une "réunion en urgence" au Parlement européen. Cibler "les passeurs" A droite, le candidat à la présidentielle Bruno Retailleau (LR) pointe également avec virulence la responsabilité du gouvernement Sánchez et demande aussi la "suspension" du pays de l'espace Schengen. Face à ces accusations, la gauche dénonce une manipulation politique. "Mensonges", a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. "Accuser le plan de régularisation par le travail du gouvernement espagnol achevé le 30 juin, tout comme demander l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen alors que la ville autonome de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, est déjà soumise à des mesures dérogatoires de contrôle aux frontières sont tout simplement des mensonges", a-t-il dénoncé. "Plutôt que d’instrumentaliser la situation (...) nous devrions demander une coordination européenne pour de l’aide humanitaire", a commenté le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, également candidat, alors que 34 migrants sont morts en essayant d'entrer à Ceuta. L'UE s'évertue à dire que cette crise concerne spécifiquement l'enclave espagnole, rappelle qu'elle se situe sur le continent africain et que des contrôles supplémentaires sont nécessaires pour accéder au continent européen, où aucun mouvement n'a jusqu'ici été détecté. Mais même au sein du bloc central, des voix se sont élevées pour fustiger la politique migratoire espagnole, notamment le candidat à la présidentielle Edouard Philippe (Horizons). "Il n’est pas acceptable qu’un pays puisse seul décider de régularisations massives qui créent un appel d’air pour tout le continent", a-t-il accusé sur X, ajoutant qu'il proposera "que ce modèle soit remis totalement à plat" s'il accédait à l'Elysée. Sans faire porter la responsabilité au gouvernement espagnol, le patron de Renaissance Gabriel Attal, également dans la course à l'Elysée, a demandé à l'UE "d'engager un rapport de force inédit vis-à-vis des pays tiers et des réseaux criminels de passeurs". Il exhorte aussi à la mise en oeuvre du Pacte européen sur la migration et l'asile, adopté en 2024 mais dont une grande partie nécessite encore d'être transposée en droit français. L'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, avec l'Italie et la Grèce. Près de 37.000 migrants irréguliers sont entrés en 2025 en Espagne, un chiffre en forte baisse par rapport à 2024 (-42,6%, 64.000 arrivées), selon le ministère de l'Intérieur.

31.07.2026 à 16:43

FRANCE24
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Soixante mille migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l'Espagne de l'espace Schengen.
Texte intégral (719 mots)
Soixante mille migrants ont rejoint l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc en quelques jours, provoquant une crise diplomatique européenne quant à la potentielle suspension de l'Espagne de l'espace Schengen.

31.07.2026 à 16:38

FRANCE24
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Depuis plus d'un siècle, la France et l'Espagne se partagent l'administration de l'île des Faisans, un petit bout de terre posé au milieu de la Bidassoa. Du 1er août au 31 janvier, le plus petit condominium au monde est français, et le reste du temps, il est espagnol !
Texte intégral (719 mots)
Depuis plus d'un siècle, la France et l'Espagne se partagent l'administration de l'île des Faisans, un petit bout de terre posé au milieu de la Bidassoa. Du 1er août au 31 janvier, le plus petit condominium au monde est français, et le reste du temps, il est espagnol !

31.07.2026 à 16:37

FRANCE24
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La pression retombe au poste de commandement de Lège-Cap-Ferret. Le brasier ne progresse plus et depuis mardi, une équipe de kinés a investi le dojo adossé au gymnase, où les pompiers viennent souvent piquer un somme ou se restaurer entre les rotations. "On est là pour les retaper", résume Vincent Gaulhiac, 42 ans, qui habite et exerce d'ordinaire dans la ville voisine d'Arès. "C'est comme sur un terrain de sport, il faut faire en sorte que le joueur finisse le match." De 8H00 à 1H00 du matin, lui et ses confrères s'occupent bénévolement des soldats du feu mal en point, épuisés après des heures passées dans les flammes ou, pour ceux venus en renfort de tout le pays ou de l'étranger, sur la route. "Au lieu de tourner en rond, on en profite pour être utiles et leur apporter du bien-être", souligne le professionnel qui a dû évacuer la semaine dernière lorsque les flammes menaçaient sa commune, et ne peut plus pour l'heure exercer dans son cabinet. "C'est un métier passion, comme pour eux." "Comme neuf!" Certains ont les jambes engourdies, d'autres les muscles endoloris par le tractage des tuyaux ou le port de charges. L'équipe médicale s'emploie également à traiter un nombre "incalculable" d'ampoules, la faute aux chaussures lourdes et rigides dans lesquelles les pieds macèrent à longueur de temps. Vendredi matin, au milieu des lits de camp et des tables de soin, il flotte une odeur d'éther et règne un silence d'église: il est tôt et les "clients" ne se pressent pas encore au portillon. Un jeune pompier volontaire se présente. Cela fait dix jours que ce barman de 32 ans, moustache dessinée et coupe mulet ébouriffée, trime sans relâche. Dix nuits qu'il dort par terre ou dans son camion inconfortable, "vraiment pas fait pour ça". Le moral est toujours là mais les lombaires ont morflé: l'instant cocooning s'impose. Laurène Matthys, autre kinésithérapeute basée d'ordinaire à Arès, l'invite à s'installer à l'abri des regards. Le jeune homme, qui n'est pas autorisé à donner son identité, enlève le haut de son uniforme, se déchausse puis s'affale de tout son long sur une table, confiant son dos à la soignante. Commence alors un intense massage d'une trentaine de minutes. - "Ça fait mal, là ? - Ouais... - Là aussi ?" Il grogne, multiplie les soupirs. "Comme neuf!", finit par lancer Laurène qui lui a non seulement offert un moment de relaxation mais également une oreille attentive à son récit des jours précédents. "des héros" "Neuf", pas tout à fait. "C'est trop bien mais ça me couche un peu. Je suis épuisé", confie le pompier en esquissant un sourire. Dans la salle des fêtes du Porge, village qui a beaucoup souffert de l'incendie plus au nord, les soldats du feu se font aussi dorloter par une vingtaine de kinés, ostéopathes et podologues. Maxime, arrivé du Nord après quinze heures de trajet, profite d'un massage: le dos, à nouveau. "On dit que c'est un luxe mais en fait, c'est complètement nécessaire", appuie-t-il. Bénévoles et militaires, dont les corps sont aussi soumis à rude épreuve depuis une dizaine de jours, sont aussi pris en charge par les soignants. "J'essaye de réparer les vivants, au mieux", explique Louise Henrard, une kiné de 37 ans. Ils sont près d'une centaine à défiler chaque jour ici, selon elle. "On ne se rend pas compte mais tout ce que font ces bénévoles, c'est incroyable", salue Maxime. Son camarade de Lège-Cap-Ferret assure, lui, n'avoir "jamais vu ça, autant de gens qui se donnent autant que nous". Outre ces centres improvisés, des infirmiers des pompiers et de la Croix-Rouge font régulièrement le tour des troupes sur le terrain pour prodiguer soins et dispenser du matériel. Une évidence pour Louise Henrard: "il ne faut jamais oublier les pompiers, ce sont des héros".
Texte intégral (674 mots)
La pression retombe au poste de commandement de Lège-Cap-Ferret. Le brasier ne progresse plus et depuis mardi, une équipe de kinés a investi le dojo adossé au gymnase, où les pompiers viennent souvent piquer un somme ou se restaurer entre les rotations. "On est là pour les retaper", résume Vincent Gaulhiac, 42 ans, qui habite et exerce d'ordinaire dans la ville voisine d'Arès. "C'est comme sur un terrain de sport, il faut faire en sorte que le joueur finisse le match." De 8H00 à 1H00 du matin, lui et ses confrères s'occupent bénévolement des soldats du feu mal en point, épuisés après des heures passées dans les flammes ou, pour ceux venus en renfort de tout le pays ou de l'étranger, sur la route. "Au lieu de tourner en rond, on en profite pour être utiles et leur apporter du bien-être", souligne le professionnel qui a dû évacuer la semaine dernière lorsque les flammes menaçaient sa commune, et ne peut plus pour l'heure exercer dans son cabinet. "C'est un métier passion, comme pour eux." "Comme neuf!" Certains ont les jambes engourdies, d'autres les muscles endoloris par le tractage des tuyaux ou le port de charges. L'équipe médicale s'emploie également à traiter un nombre "incalculable" d'ampoules, la faute aux chaussures lourdes et rigides dans lesquelles les pieds macèrent à longueur de temps. Vendredi matin, au milieu des lits de camp et des tables de soin, il flotte une odeur d'éther et règne un silence d'église: il est tôt et les "clients" ne se pressent pas encore au portillon. Un jeune pompier volontaire se présente. Cela fait dix jours que ce barman de 32 ans, moustache dessinée et coupe mulet ébouriffée, trime sans relâche. Dix nuits qu'il dort par terre ou dans son camion inconfortable, "vraiment pas fait pour ça". Le moral est toujours là mais les lombaires ont morflé: l'instant cocooning s'impose. Laurène Matthys, autre kinésithérapeute basée d'ordinaire à Arès, l'invite à s'installer à l'abri des regards. Le jeune homme, qui n'est pas autorisé à donner son identité, enlève le haut de son uniforme, se déchausse puis s'affale de tout son long sur une table, confiant son dos à la soignante. Commence alors un intense massage d'une trentaine de minutes. - "Ça fait mal, là ? - Ouais... - Là aussi ?" Il grogne, multiplie les soupirs. "Comme neuf!", finit par lancer Laurène qui lui a non seulement offert un moment de relaxation mais également une oreille attentive à son récit des jours précédents. "des héros" "Neuf", pas tout à fait. "C'est trop bien mais ça me couche un peu. Je suis épuisé", confie le pompier en esquissant un sourire. Dans la salle des fêtes du Porge, village qui a beaucoup souffert de l'incendie plus au nord, les soldats du feu se font aussi dorloter par une vingtaine de kinés, ostéopathes et podologues. Maxime, arrivé du Nord après quinze heures de trajet, profite d'un massage: le dos, à nouveau. "On dit que c'est un luxe mais en fait, c'est complètement nécessaire", appuie-t-il. Bénévoles et militaires, dont les corps sont aussi soumis à rude épreuve depuis une dizaine de jours, sont aussi pris en charge par les soignants. "J'essaye de réparer les vivants, au mieux", explique Louise Henrard, une kiné de 37 ans. Ils sont près d'une centaine à défiler chaque jour ici, selon elle. "On ne se rend pas compte mais tout ce que font ces bénévoles, c'est incroyable", salue Maxime. Son camarade de Lège-Cap-Ferret assure, lui, n'avoir "jamais vu ça, autant de gens qui se donnent autant que nous". Outre ces centres improvisés, des infirmiers des pompiers et de la Croix-Rouge font régulièrement le tour des troupes sur le terrain pour prodiguer soins et dispenser du matériel. Une évidence pour Louise Henrard: "il ne faut jamais oublier les pompiers, ce sont des héros".

31.07.2026 à 16:33

Siti DAROUSSI
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Une semaine après l’explosion meurtrière de la distillerie Montebello en Guadeloupe, des zones d'ombre persistent. Le bilan est de deux morts et l'enquête se poursuit. Entre un rapport alertant sur des anomalies avant le drame et la polémique autour d'une cagnotte lancée par l’entreprise, les familles et les syndicats réclament des réponses. Le récit de Nicolas Suire avec nos équipes sur place.
Texte intégral (674 mots)
Une semaine après l’explosion meurtrière de la distillerie Montebello en Guadeloupe, des zones d'ombre persistent. Le bilan est de deux morts et l'enquête se poursuit. Entre un rapport alertant sur des anomalies avant le drame et la polémique autour d'une cagnotte lancée par l’entreprise, les familles et les syndicats réclament des réponses. Le récit de Nicolas Suire avec nos équipes sur place.

31.07.2026 à 16:08

FRANCE 24
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L'Italie a dit jeudi vouloir fermer l'espace Schengen à l'Espagne après que des milliers de migrants sont entrés illégalement ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc. Problème : aucun texte ne prévoit d'exclure un pays membre de la zone de libre circulation de l'Union européenne. 
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L'Italie a dit jeudi vouloir fermer l'espace Schengen à l'Espagne après que des milliers de migrants sont entrés illégalement ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc. Problème : aucun texte ne prévoit d'exclure un pays membre de la zone de libre circulation de l'Union européenne. 

31.07.2026 à 16:01

FRANCE24
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Depuis deux semaines, il est si bas dans cette ville du sud de la Roumanie que les embarcations ne peuvent plus entrer ni sortir à cause des bancs de sable qui se sont formés. "L'an dernier, on pouvait encore traverser à la nage, mais maintenant l'eau nous arrive à la poitrine", constate Doru, un pêcheur de 71 ans, en désignant dépité un îlot au milieu du fleuve. Et de présager : "Dans deux ans, on pourra traverser à pied". En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du deuxième fleuve le plus long du continent ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. Que ce soit en Slovaquie ou en Bulgarie, les navires marchands ne peuvent plus être chargés à pleine capacité et la navigation est ralentie. La Roumanie et la Hongrie ont quant à elles dû réduire la production électrique de leurs centrales nucléaires qui utilisent les eaux du Danube pour refroidir leurs réacteurs. "Il faut agir" Déjà sévère, la sécheresse actuelle a été aggravée par le changement climatique d'origine humaine, selon un rapport publié la semaine dernière par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution. Le fleuve est à son niveau le plus bas depuis 30 ans en Roumanie et en Slovaquie, et n'a jamais été aussi bas en Hongrie. En Bulgarie, près du pont Vidin-Calafat qui enjambe le Danube vers la Roumanie, les bateaux des pêcheurs sont bloqués sur la rive. "Il n'a jamais été aussi sec", confie à l'AFP Rossen Dobrev. "Maintenant, on peut même aller jusqu'en Roumanie à pied." "Je suis pêcheur depuis 39 ans, et il n'y a jamais eu une sécheresse comme celle-ci", renchérit Aleksandar Angelov. "Les responsables là-haut doivent agir", ajoute cet homme de 59 ans, dont le front profondément ridé trahit l'inquiétude. Les liaisons par ferry entre la Roumanie et la Bulgarie ont été temporairement suspendues à deux endroits. Mardi, les 186 passagers d'un bateau de croisière ont dû être évacués par les services de secours après s'être échoués dans le nord-ouest de la Bulgarie. Quant aux cargos, ils "sont obligés d'attendre ou de naviguer avec une charge réduite", a dit à l'AFP un porte-parole de l'agence en charge du Danube au sein du gouvernement bulgare. En Roumanie, le niveau du fleuve sur certains tronçons est tombé un mètre en dessous du minimum navigable. "C'est une situation exceptionnelle. Nous sommes surpris par ce niveau très, très bas", a déclaré à l'AFP Adrian Maizel, de l'Administration du bas Danube. "Nous faisons tout notre possible pour maintenir un chenal navigable, même plus étroit", ajoute-t-il, évoquant des opérations de dragage. "Sables mouvants" En amont, à Budapest, la capitale hongroise, le Danube a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré. Des dizaines de villes et de villages hongrois ont été soumis à des restrictions d'eau lors de la vague de chaleur de juin. Certaines croisières ont été suspendues en juillet. Plus en amont encore, au barrage slovaque de Gabcikovo, le passage aux écluses a été ralenti, entraînant des temps d'attente rallongés, et les capitaines ont été invités à vérifier la navigabilité de leurs bateaux. Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est attendue cette semaine en Europe centrale, aucun répit ne se profile. "Je vis ici depuis 25 ans, et l'eau n'a jamais été aussi basse", confie à l'AFP Mitica Nicolae, un habitant de Corabia, en train de pêcher dans un canal d'irrigation. Ce retraité de 65 ans, qui écoute la radio publique chaque matin pour connaître le niveau du fleuve, constate qu'il attrape moins de poissons que par le passé, et se dit aussi préoccupé pour les agriculteurs, après l'annonce des autorités roumaines de restrictions d'irrigation dans le sud-est du pays. Ceux rencontrés par l'AFP affirment toutefois ne pas être concernés pour le moment. A quelques kilomètres de là, un garçon patauge les pieds nus dans une eau qui ne lui arrive qu'aux chevilles. "C'est comme des sables mouvants", s'exclame-t-il, surpris, en direction de sa famille.
Texte intégral (702 mots)
Depuis deux semaines, il est si bas dans cette ville du sud de la Roumanie que les embarcations ne peuvent plus entrer ni sortir à cause des bancs de sable qui se sont formés. "L'an dernier, on pouvait encore traverser à la nage, mais maintenant l'eau nous arrive à la poitrine", constate Doru, un pêcheur de 71 ans, en désignant dépité un îlot au milieu du fleuve. Et de présager : "Dans deux ans, on pourra traverser à pied". En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du deuxième fleuve le plus long du continent ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. Que ce soit en Slovaquie ou en Bulgarie, les navires marchands ne peuvent plus être chargés à pleine capacité et la navigation est ralentie. La Roumanie et la Hongrie ont quant à elles dû réduire la production électrique de leurs centrales nucléaires qui utilisent les eaux du Danube pour refroidir leurs réacteurs. "Il faut agir" Déjà sévère, la sécheresse actuelle a été aggravée par le changement climatique d'origine humaine, selon un rapport publié la semaine dernière par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution. Le fleuve est à son niveau le plus bas depuis 30 ans en Roumanie et en Slovaquie, et n'a jamais été aussi bas en Hongrie. En Bulgarie, près du pont Vidin-Calafat qui enjambe le Danube vers la Roumanie, les bateaux des pêcheurs sont bloqués sur la rive. "Il n'a jamais été aussi sec", confie à l'AFP Rossen Dobrev. "Maintenant, on peut même aller jusqu'en Roumanie à pied." "Je suis pêcheur depuis 39 ans, et il n'y a jamais eu une sécheresse comme celle-ci", renchérit Aleksandar Angelov. "Les responsables là-haut doivent agir", ajoute cet homme de 59 ans, dont le front profondément ridé trahit l'inquiétude. Les liaisons par ferry entre la Roumanie et la Bulgarie ont été temporairement suspendues à deux endroits. Mardi, les 186 passagers d'un bateau de croisière ont dû être évacués par les services de secours après s'être échoués dans le nord-ouest de la Bulgarie. Quant aux cargos, ils "sont obligés d'attendre ou de naviguer avec une charge réduite", a dit à l'AFP un porte-parole de l'agence en charge du Danube au sein du gouvernement bulgare. En Roumanie, le niveau du fleuve sur certains tronçons est tombé un mètre en dessous du minimum navigable. "C'est une situation exceptionnelle. Nous sommes surpris par ce niveau très, très bas", a déclaré à l'AFP Adrian Maizel, de l'Administration du bas Danube. "Nous faisons tout notre possible pour maintenir un chenal navigable, même plus étroit", ajoute-t-il, évoquant des opérations de dragage. "Sables mouvants" En amont, à Budapest, la capitale hongroise, le Danube a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré. Des dizaines de villes et de villages hongrois ont été soumis à des restrictions d'eau lors de la vague de chaleur de juin. Certaines croisières ont été suspendues en juillet. Plus en amont encore, au barrage slovaque de Gabcikovo, le passage aux écluses a été ralenti, entraînant des temps d'attente rallongés, et les capitaines ont été invités à vérifier la navigabilité de leurs bateaux. Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est attendue cette semaine en Europe centrale, aucun répit ne se profile. "Je vis ici depuis 25 ans, et l'eau n'a jamais été aussi basse", confie à l'AFP Mitica Nicolae, un habitant de Corabia, en train de pêcher dans un canal d'irrigation. Ce retraité de 65 ans, qui écoute la radio publique chaque matin pour connaître le niveau du fleuve, constate qu'il attrape moins de poissons que par le passé, et se dit aussi préoccupé pour les agriculteurs, après l'annonce des autorités roumaines de restrictions d'irrigation dans le sud-est du pays. Ceux rencontrés par l'AFP affirment toutefois ne pas être concernés pour le moment. A quelques kilomètres de là, un garçon patauge les pieds nus dans une eau qui ne lui arrive qu'aux chevilles. "C'est comme des sables mouvants", s'exclame-t-il, surpris, en direction de sa famille.

31.07.2026 à 15:56

Stéphanie TROUILLARD
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Boycott de l'UEFA, rejet de plusieurs confédérations, plainte pour corruption et démission d'un proche conseiller de Gianni Infantino : le projet Fifa Forward Enterprise, censé révolutionner le financement du football mondial, plonge la Fifa dans l'une des plus graves crises de son histoire récente. Mais en quoi consiste réellement ce projet ?
Texte intégral (702 mots)
Boycott de l'UEFA, rejet de plusieurs confédérations, plainte pour corruption et démission d'un proche conseiller de Gianni Infantino : le projet Fifa Forward Enterprise, censé révolutionner le financement du football mondial, plonge la Fifa dans l'une des plus graves crises de son histoire récente. Mais en quoi consiste réellement ce projet ?
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