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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

26.03.2026 à 13:49

Cinq morts dans des frappes israéliennes au Liban, le Hezbollah intensifie ses attaques

FRANCE24
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Une frappe israélienne contre un bâtiment dans la région de Nabatiyeh dans le sud a fait deux morts, selon selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Des images de l'AFP montrent un petit bâtiment partiellement effondré et de la fumée s'élevant des décombres, alors que les secouristes et les pompiers s'activent sur place. Une autre frappe israélienne dans la ville frontalière de Bint Jbeil a fait trois morts, selon l'Ani. Mercredi, le ministère de la Santé avait annoncé que les frappes israéliennes avaient tué 1.094 personnes depuis le début de la guerre, dont 121 enfants, et fait plus de 3.000 blessés et plus d'un million de déplacés. Le décès du soldat israélien porte à trois le nombre de soldats israéliens tués dans le sud du Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale. Jeudi, l'armée israélienne a affirmé avoir tué 700 membres du Hezbollah depuis le début de la guerre. Le mouvement chiite de son côté n'annonce jamais le nombre de ses combattants tués. Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire au Liban contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban. Il a en particulier affirmé avoir visé dans la nuit le complexe du ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv, ainsi que des objectifs militaires dans le nord d'Israël. Des tirs de roquettes ont visé la localité de Khiam, théâtre d'affrontements entre les combattants du Hezbollah et l'armée israélienne, indique la même source. Aide humanitaire égyptienne Dans une vidéo diffusée par son bureau, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir la "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah. A l'heure où Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, Israël manifeste au contraire sa détermination à poursuivre et intensifier sa campagne militaire au Liban contre le Hezbollah, allié de Téhéran. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Ati, a annoncé jeudi à Beyrouth la livraison de 1.000 tonnes d'aide humanitaire égyptienne, et appelé à la fin immédiate de "l'agression" israélienne. Le ministre a de nouveau affirmé l'engagement de l'Egypte pour mettre fin à la guerre, dans le cadre des pourparlers indirects en cours entre les Etats-Unis et l'Iran par le biais du Pakistan. "Le Hezbollah doit cesser de lancer des attaques contre Israël. Et Israël doit cesser ses opérations militaires et ses frappes contre le Liban, où les civils sont le plus touchés", a pour sa part plaidé mercredi le secrétaire général de l'ONU. "Le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban", a insisté Antonio Guterres. Mercredi, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté toute négociation "sous le feu" avec Israël, alors que le gouvernement libanais appelle à des pourparlers avec le pays voisin. Il a demandé aux autorités libanaises de revenir sur leur décision de "criminaliser" l'action militaire de sa formation, que Beyrouth a décidé d'interdire début mars. Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision des autorités d'expulser l'ambassadeur d'Iran, en raison de son "ingérence" dans les affaires libanaises. Des mouvements proches de la formation pro-iranienne ont appelé à un rassemblement de soutien jeudi après-midi devant l'ambassade d'Iran, à la lisière de la banlieue sud, pilonnée par l'aviation israélienne.

26.03.2026 à 13:43

L'ex-évêque Jean-Michel di Falco condamné au civil à dédommager un homme l'accusant de viols dans les années 1970

FRANCE24
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Selon un arrêt consulté par l'AFP, l'ex-évêque auxiliaire de Paris âgé de 84 ans doit verser près de 200.000 euros de préjudice à un homme, mineur à l'époque, faisant état de violences sexuelles de la part du prêtre entre 1972 et 1975, quand M. di Falco était directeur du collège Saint-Thomas d'Aquin dans le VIIe arrondissement de Paris. Les faits sont prescrits au pénal. La défense de Jean-Michel di Falco a aussitôt annoncé à l'AFP se pourvoir en cassation contre une décision "incompréhensible", réaffirmant sa "parfaite innocence, sa totale rectitude". L'avocat du demandeur n'avait pas réagi dans l'immédiat. Ce revirement intervient au terme de près d'un quart de siècle de feuilleton judiciaire, la première plainte au pénal contre l'évêque dans cette affaire remontant à 2001. La justice avait jusqu'ici rejeté toutes les demandes et plaintes de Pierre-Jean Pagès, 65 ans aujourd'hui. "Il résulte ainsi des éléments du débat qu'un comportement fautif de M. di Falco, de nature sexuelle, a causé à M. Pagès un dommage corporel, qui l'oblige à réparation", estime dans son arrêt la cour d'appel de Paris. "Le mal-être de l'intéressé adulte, sa souffrance psychologique, son incapacité à s'engager dans une relation stable et durable et sa sexualité confuse et sans plaisir, évoqués par les psychologues ou ses anciennes compagnes, confirment plus avant ce traumatisme vécu dans l'enfance ou la jeune adolescence", écrivent les magistrats dans leur décision. Jean-Michel di Falco a été l'une des figures les plus médiatiques de l'Église de France, notamment en tant que porte-parole de la Conférence des évêques (1987-1996), puis évêque auxiliaire de Paris (1997 - 2003), avant d'être évêque de Gap (2003-2017). Longtemps considéré comme l'aumônier des célébrités, il a célébré les obsèques d'Alain Delon en août 2024. Il avait lancé le trio de chanteurs à succès Les Prêtres en 2010. Débat sur la prescription L'évêque émérite "se dit extrêmement choqué" que la cour d'appel de Paris déduise "de l'aide morale et psychologique apportée par Jean-Michel di Falco à un garçon orphelin, qu'il a aidé et soutenu", qu'elle "puisse être anormale ou inappropriée", a déclaré dans un message à l'AFP son avocat Me Olivier Baratelli. "Comment une décision peut-elle, 54 ans plus tard, être aussi péremptoire ?", a-t-il dénoncé, invoquant "l'absence de tout indice et de toute preuve matérielle". Cette procédure au civil avait été engagée par M. Pagès en 2016, qui avait été débouté en 2018, puis en appel en 2019, pour cause de prescription. Mais en 2022, la Cour de cassation avait renvoyé l'affaire pour qu'elle soit à nouveau jugée. Or dans sa nouvelle décision rendue jeudi, la cour d'appel de Paris a considéré que l'action civile de M. Pagès n'était finalement pas prescrite. L'ancien évêque auxiliaire de Paris est notamment condamné à lui verser 10.000 euros en réparation du préjudice sexuel, 70.000 euros au titre de l'incidence professionnelle et 81.392 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire. Après des décennies de non-dits sur les affaires de violences sexuelles commises par des membres du clergé français, la parole s'est libérée ces dernières années dans des dossiers de ce type. Un total de près de 1.800 victimes de pédocriminalité dans l'Église ont saisi l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), dispositif créé en 2021 et arrivant à échéance à l'été, a annoncé lundi cette structure.

26.03.2026 à 13:35

Victor Malzac, le poète qui écrit "à voix haute"

FRANCE24
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Ce soir de mars, les spectateurs de la Maison de la Poésie, à Paris, sont conquis. "C'est un véritable spectacle" qui "ressemble plus à une performance qu'à une lecture traditionnelle", se félicite Andrew, un trentenaire, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. Lire des poèmes, en prose ou en vers, face au public attire de plus en plus d'auteurs, invités par des clubs, bibliothèques, librairies et festivals, comme Le Printemps des poètes, dont la 28e édition se termine fin mars. "Tant que je suis vivant, je peux dire mes textes avec mon corps. Je ne suis pas un acteur mais je bouge sur scène, je crie quand le texte le nécessite. J'utilise mon organe comme je peux", témoigne Victor Malzac. L'auteur de 28 ans, cheveux mi-long et barbichette, explique à l'AFP penser ses textes afin qu'ils "incitent le lecteur à les lire à voix haute". "Lorsque j'en ai écrit un, je me lève et je le répète. Je le déclame, je le mets en voix pour voir si ça marche. Et si ça ne marche pas, je recommence". Cet agrégé de lettres ayant découvert la littérature à 18 ans a déjà publié six recueils et romans depuis 2020. Il a pris le risque de sortir les deux derniers simultanément en début d'année: le recueil "Lessive" (Le Castor Astral) et le roman "Le Monstre mur" (Les Corps conducteurs), accueillis par des critiques parfois dithyrambiques. Le Monde des livres a ainsi qualifié Victor Malzac d'"enfant sauvage de la littérature" qui "porte l'élan de toute une génération". "Distordre" la langue Le poète revendique le droit de "distordre" la langue avec une écriture sans rimes et "horizontale", faite de phrases sans point dans "Lessive". "L'avantage de la poésie, c'est qu'elle est libre. Et c'est pour cela qu'elle revient", soutient-il. Car les jeunes "n'ont pas envie de livres trop longs mais de livres intenses, qui parlent de vraies choses. Et je pense que la poésie, c'est émotionnellement fort". Comme l'a également démontré ces dernières années leur engouement pour le slam, le rap, et le stand-up. Souvent accompagné d'un musicien d'électro dans ses lectures en public, Victor Malzac accorde une grande place à la musique, qui lui "donne de l'énergie pour écrire". "J'écoute beaucoup Björk, Aphex Twin et Crystal Castles. De la techno aussi". Outre Paris, il a scandé ses textes à Clermont-Ferrand, Montpellier ou Marseille dans le cadre du Printemps des poètes, un événement qui met également à l'honneur de nombreuses jeunes poétesses. A l'instar de la Marocaine Rim Battal, pour laquelle la lecture publique permet de "réconcilier les personnes fâchées avec la poésie", souvent associée à "une image poussiéreuse". Les réseaux sociaux sont une autre façon de partager la poésie. Comme beaucoup d'autres, c'est en y postant ses textes que s'est fait connaître la poétesse Valentine Headway, qui raconte en vers libres son quotidien de femme de ménage à Metz et vient de publier son premier ouvrage. "Je suis femme de ménage / pas femme sans mémoire / pas femme sans voix / je suis les histoires que je n'ai pas encore dites / les poèmes que je retiens / comme je retiens ma colère / quand vous oubliez que je suis humaine", écrit-elle dans "Je nettoie vos sols et ramasse vos silences", son recueil paru aux éditions Le Soir venu.

26.03.2026 à 13:21

Black Friday: un tiers des commerçants en ligne trichent selon l'UE

FRANCE24
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Les autorités d'une vingtaine d'Etats européens, dont la France et l'Allemagne, ont contrôlé plus de 300 commerçants en ligne durant le "Black Friday" et le "Cyber Monday" de fin novembre, deux journées successives de ventes à prix cassés. 30% des commerçants affichaient des réductions de manière incorrecte, a indiqué la Commission européenne, qui souligne qu'ils ne peuvent pas augmenter artificiellement le prix de leurs articles juste avant de les solder. Bruxelles dénonce également des techniques de vente en ligne destinées à influencer les consommateurs. 36% des commerçants contrôlés ont tenté d'ajouter des articles supplémentaires dans le panier des consommateurs, parfois sans demander clairement leur consentement. 18% ont eu recours à des techniques de vente sous pression, en prétendant par exemple qu'un produit est pratiquement épuisé ou en affichant un compte à rebours qui incite à l'achat. Et 10% ont ajouté des frais supplémentaires tardivement dans le processus d'achat, comme des frais d'expédition ou de service. L'ajout d'articles sans le consentement du consommateur, l'affichage trompeur des prix, les fausses affirmations selon lesquelles un produit serait bientôt épuisé, ou la dissimulation de frais supplémentaires jusqu'à la fin du processus sont des pratiques illégales au regard du droit européen de la consommation, rappelle la Commission européenne. A la suite de ce contrôle, les autorités nationales de protection des consommateurs peuvent prendre des mesures à l'encontre des entreprises concernées.

26.03.2026 à 13:11

Vidéo générée par l'IA: ByteDance (TikTok) déploie SeeDance 2.0 à l'international

FRANCE24
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Cette montée en puissance intervient tandis que son rival américain OpenAI a mis fin cette semaine à un produit similaire. SeeDance 2.0 a été lancé en Chine le mois dernier. Il a suscité à la fois fascination et inquiétude dans le secteur du divertissement, par sa capacité à produire des séquences d'une qualité visuelle proche de celle d'un film hollywoodien - le tout à partir de simples consignes de texte. Il soulève également des préoccupations en matière de violation des droits d'auteur. "Nous avons élargi aujourd'hui la disponibilité de Dreamina Seedance 2.0 à davantage de marchés sur CapCut, en Afrique, en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, avec d'autres régions à venir", a indiqué jeudi sur X (ex-Twitter) CapCut, l'outil de montage vidéo très populaire de ByteDance. CapCut a précisé que le modèle SeeDance 2.0 serait dans un premier temps accessible à certains utilisateurs payants. Ce déploiement inclut de "solides garde-fous" destinés à prévenir toute violation de ses règles de sécurité, notamment l'utilisation non autorisée de l'apparence physique ou de la propriété intellectuelle de tiers, a ajouté CapCut. Les grands studios de production hollywoodiens, dont Disney, Paramount, Warner Bros et Netflix, ont menacé d'engager des poursuites judiciaires contre ByteDance en matière de violation des droits d'auteur. Des informations de presse parues en mars suggéraient que ces réactions hostiles avaient poussé ByteDance à suspendre le lancement mondial de SeeDance 2.0. L'entreprise n'a pas indiqué dans l'immédiat si elle avait résolu ces contentieux. Les Etats-Unis ne font pas partie des marchés concernés par l'actuel déploiement. ByteDance exploite la très populaire plateforme de vidéos courtes TikTok. L'entreprise basée à Pékin a massivement investi dans l'intelligence artificielle ces dernières années. Le géant américain de l'IA, OpenAI, propriétaire de ChatGPT, a annoncé mardi la fermeture de son service de génération de vidéo grand public Sora. Une décision interprétée comme une volonté de se recentrer sur les outils professionnels. Elle intervient également sur fond de popularité croissante, au sein du secteur, des "agents" d'IA, des outils capables d'effectuer des tâches concrètes. Ils sont présentés comme la prochaine grande étape du développement de l'IA, après les générateurs de texte (comme ChatGPT) et d'images.

26.03.2026 à 13:11

Thales, Exail: des systèmes français de lutte antimines sous-marines

FRANCE24
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Baptisé Expeditionary Pathmaster, le système présenté par Thales intégrant drones et intelligence artificielle (IA), est issu d'un programme complexe de lutte contre les mines navales, MMCM, déjà livré aux marines française et britannique et exporté vers Singapour, mais pas encore opérationnel. Testé la semaine dernière en Lituanie, Pathmaster permet de coordonner en temps réel plusieurs moyens de détection et de neutralisation des mines, et peut "être utilisé dès à présent", ont déclaré à la presse des responsables de Thales. "Le programme MMCM répond à des besoins de marines nucléaires, tandis que Expeditionary Pathmaster est (...) déjà opérationnel", a souligné Eric Chaperon, conseiller pour la défense navale de Thales. "Ce système est pertinent pour toutes les opérations de guerre des mines, qu'elles soient dans le détroit d'Ormuz, mais également en mer Noire", où les mines abondent dans le contexte de la guerre menée par la Russie en Ukraine, a relevé Benoît Drier de Laforte, conseiller opérationnel dans le domaine de la lutte contre les mines pour Thales interrogé par l'AFP. "Plusieurs pays ont manifesté leur intérêt" depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a-t-il ajouté. Nettoyer le détroit Les Etats-Unis ont récemment mis en garde contre le spectre d'un minage par l'Iran des eaux du Golfe et du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transitent environ 20% du pétrole mondial, et actuellement quasi bloqué pour le passage des navires commerciaux, à l'exception d'une poignée de tankers. D'où l'intérêt croissant pour des systèmes de lutte contre les mines, notamment à base de drones sous-marins, capables de sécuriser rapidement la zone sans exposer les équipages. Face à ses concurrents américains comme Lockheed Martin et Northrop Grumman, qui proposent des systèmes de lutte antimines intégrés et pensés pour leur armée, Thales mise sur une approche flexible et adaptable selon la mission. La société Exail Technologies, spécialisée dans les drones et robots sous-marins, pourrait s'y intégrer et jouer un rôle complémentaire. Elle développe depuis 2010 une nouvelle génération de drones antimines sous-marins, déjà vendus aux marines belges et néerlandaises, considérées comme cheffes de file en Europe dans la lutte contre les mines marines. Son système combine des drones sous-marins de détection, des robots télécommandés et des drones d'intervention pour neutraliser les mines déposées sous l'eau, qui sont tous pilotables à distance depuis un conteneur embarqué à bord d'un bateau ou à terre. "Dans la région du Golfe, certaines marines sont déjà équipées de nos systèmes", a précisé Thomas Buret, directeur général d'Exail, lors d'une présentation récemment à la presse. "Même s'il n'y a pas de mine, le transport maritime peut être bloqué. La présence éventuelle d'une mine est un danger suffisant pour empêcher la navigation", a-t-il expliqué. "Ce qui est sûr, a-t-il dit, c'est qu'il va falloir nettoyer quoi qu'il arrive avant de rouvrir le détroit, ne serait-ce que pour faire redescendre les taux d'assurances maritimes" dans le secteur.

26.03.2026 à 12:55

F1: Hamilton conquérant, Verstappen défaitiste avant le Grand Prix du Japon

FRANCE24
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La troisième manche du Championnat du monde de F1, sur l'un des circuits préférés des pilotes, à Suzuka au bord du Pacifique à 375 km au sud-ouest de Tokyo, devrait voir les Mercedes du Britannique George Russell et de l'Italien Andrea Kimi Antonelli confirmer leur course en tête du début de saison. Cette année inaugure un tout nouveau règlement technique sur les moteurs -- moitié électrique, moitié thermique -- et sur l'aérodynamique et les châssis, qui continue de diviser le paddock. Surtout entre Verstappen, 28 ans, au début de saison difficile et qui affirme ne plus reconnaître la discipline reine du sport automobile, et Hamilton, 41 ans, qui assure ne s'être jamais autant "amusé" en F1. "Aucun des pilotes contre lesquels je cours ne s'est entraîné et ne se donne comme je le fais, surtout à mon âge", a plastronné devant quelques journalistes la superstar britannique de 41 ans arrivée en 2025 chez Ferrari et auréolée d'un palmarès exceptionnel chez Mercedes. De fait, après deux GP en Australie (Melbourne) et en Chine (Shanghai), les Ferrari de Hamilton et du Monégasque Charles Leclerc, 28 ans, sont au deuxième rang, derrière les très performantes Mercedes de Russell, également 28 ans, et du jeune prodige italien de 19 ans Andrea Kimi Antonelli, vainqueur de son premier Grand Prix à Shanghai le 15 mars. Le roi Hamilton Hamilton a fini troisième en Chine, son premier podium avec la Scuderia et dont la saison 2025 fut cauchemardesque. Le quadragénaire au look très travaillé a le statut de vétéran et de roi du sport automobile, des affaires, de la mode et des médias et vient de remporter un Oscar (meilleur son) en tant que coproducteur du long métrage "F1 Le Film" avec Brad Pitt. Hamilton a assuré de sa voix douce qu'il entendait "continuer à montrer" de quoi il était capable sur les circuits et qu'il "s'entraînait de plus en plus dur", notamment avec "100 km de footing à Tokyo" depuis son arrivée cette semaine. "L'implication est là, plus que jamais", a-t-il insisté, calme et souriant. Une attitude devant la presse qui contraste avec celle de Verstappen. Il a une nouvelle fois pesté contre le nouveau règlement des moteurs qui oblige les pilotes à gérer la puissance électrique délivrée par la batterie: un bouton "boost" leur permet de se dépasser plus facilement, mais aussi de se faire redoubler tout aussi aisément si leur batterie est vide. Les "ajustements" sur la consommation et la recharge d'électricité en course, qu'a annoncés jeudi la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour les qualifications samedi n'y changeront rien, selon Verstappen. "Les fondamentaux resteront les mêmes", a critiqué, fataliste, le quadruple champion du monde (2021-2024), qui a plusieurs fois comparé la F1 millésime 2026 au jeu vidéo "Mario Kart" et à de la "Formule E (électrique) sous stéroïdes". Verstappen exclut un journaliste "Il n'y a pas grand-chose que l'on puisse faire", a-t-il lancé, disant "compter sur de plus grands changements l'an prochain". Visiblement tendu, Verstappen a même exclu brutalement de sa conférence de presse un journaliste du quotidien britannique The Guardian en raison d'une question posée en décembre qui ne lui avait pas plu. Quant aux deux leaders du classement pilotes, Russell et Antonelli sur Mercedes, ils ont affiché leur sérénité. "La victoire m'a donné un peu plus conscience de ce qui est possible de réussir", a dit tranquillement le très jeune Italien que son coéquipier Russell, et peut-être futur rival, a qualifié jeudi de "gamin mature". Derrière l'écurie allemande au sommet et la Scuderia qui espère une renaissance cette année, les Red Bull de Verstappen et du jeune Français Isack Hadjar et les McLaren du Britannique Lando Norris et de l'Australien Oscar Piastri peinent. "On a d'abord en tête de remonter sur le podium, puis de regagner des courses", a promis Norris, champion du monde en titre.

26.03.2026 à 12:55

Opéra de Paris: un roman de Pierre Lemaitre adapté en opéra pour la prochaine saison

FRANCE24
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Durant cette nouvelle saison, 32 spectacles seront proposés sur les deux sites du Palais Garnier et de l'Opéra Bastille, a indiqué jeudi Alexander Neef, directeur général, lors d'une présentation de la programmation à la presse. Dix-neuf opéras seront donnés, dont sept nouvelles productions. Parmi ces dernières figure "Miroir de nos peines", inspirée d'un livre du romancier à succès Pierre Lemaitre, prix Goncourt en 2013 pour "Au revoir là-haut". Il retrace l'histoire de Louise (interprétée par la soprano française Vannina Santoni), qui se retrouve, au printemps 1940, prise dans la drôle de guerre et les routes de l'exode. Commande de l'Opéra national de Paris, cette œuvre, mise en scène par la Française Mariame Clément, est signée pour la musique du compositeur espagnol Hèctor Parra. Autre événement marquant: "Le Crépuscule des dieux", quatrième volet de la tétralogie "l'Anneau du Nibelung" de Wagner, sera présenté en septembre, avant un festival réunissant les quatre productions (également "L'Or du Rhin", "La Walkyrie" et "Siegfried") sur deux fois une semaine en novembre. Des conférences et une exposition viendront accompagner ce moment. La cheffe d'orchestre française Nathalie Stutzmann fera ses débuts dans la fosse de l'institution pour diriger "Werther" de Jules Massenet. Treize programmes de ballet sont par ailleurs au programme. Ils alterneront entre pièces du répertoire ("Raymonda" de Noureev ou "Le sacre du Printemps" de Pina Bausch par exemple) et nouvelles figures comme la chorégraphe britannique Cathy Marston, qui consacrera une pièce sur pointes à George Sand explorant la relation entre l'écrivaine et Frédéric Chopin, ou le chorégraphe suédois Johan Inger, qui proposera une version contemporaine du ballet "Giselle". La danseuse étoile Dorothée Gilbert fera ses adieux à la scène de l'Opéra de Paris (départ à la retraite) dans "L'histoire de Manon" de Kenneth MacMillan, le 15 octobre. A l'issue de cette saison débutera à l'été 2027 une importante phase de travaux de rénovation au Palais Garnier, dont la scène sera fermée pendant deux ans. Le lieu restera toutefois ouvert aux visites et des spectacles seront donnés hors les murs. Du côté de l'Opéra Bastille, une fermeture temporaire est prévue durant deux saisons à partir de 2030. Au total, les travaux, qui concerneront aussi l'Ecole de danse de Nanterre et les ateliers de stockage (des décors) de Berthier, coûteront 460 millions d'euros, rappelle l'institution. Cette dernière indique par ailleurs avoir terminé l'année 2025 sur un résultat légèrement bénéficiaire de 1,1 million d'euros. Son fonctionnement aura été subventionné à hauteur de 42% par l'État et à 58% par ses ressources propres. Alexander Neef s'est félicité d'un "taux de remplissage" des deux salles "proche de 97%" depuis septembre 2025. Ce taux était de 93,6% pour la saison 24-25.

26.03.2026 à 12:46

Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump assure que l’Iran cherche à négocier

FRANCE24
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💥Après des frappes en #Iran et des ripostes contre plusieurs pays du Moyen-Orient, Donald #Trump affirme que #Téhéran cherche à négocier un accord de #paix. Mais le ministre iranien Abbas Araghchi dément, assurant qu’aucune négociation n’est en cours et que l’Iran poursuit sa résistance. 🇮🇷 🇺🇸
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💥Après des frappes en #Iran et des ripostes contre plusieurs pays du Moyen-Orient, Donald #Trump affirme que #Téhéran cherche à négocier un accord de #paix. Mais le ministre iranien Abbas Araghchi dément, assurant qu’aucune négociation n’est en cours et que l’Iran poursuit sa résistance. 🇮🇷 🇺🇸

26.03.2026 à 12:39

Viktor Orban annonce que la Hongrie va arrêter "progressivement les livraisons de gaz" à l'Ukraine

FRANCE24
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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé mercredi 25 mars qu'il comptait "réduire progressivement les livraisons de gaz" à l'Ukraine, tant qu'elle n'aura pas rétabli l'approvisionnement du pays en pétrole russe via l'oléoduc Droujba. Récit de Nicolas Chamontin et Gabrielle Nadler.
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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a annoncé mercredi 25 mars qu'il comptait "réduire progressivement les livraisons de gaz" à l'Ukraine, tant qu'elle n'aura pas rétabli l'approvisionnement du pays en pétrole russe via l'oléoduc Droujba. Récit de Nicolas Chamontin et Gabrielle Nadler.

26.03.2026 à 12:37

Guerre au Moyen-Orient : la confusion sur les tractations entre Téhéran et Washington

FRANCE24
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Les États-Unis et l'Iran ⁠multiplient les déclarations ​et les signaux contradictoires sur l'éventualité d'un accord pour mettre fin à près d'un mois de conflit, alors que les échanges des tirs de missiles et de drones se poursuivaient jeudi 26 mars dans la région. Décryptage d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.
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Les États-Unis et l'Iran ⁠multiplient les déclarations ​et les signaux contradictoires sur l'éventualité d'un accord pour mettre fin à près d'un mois de conflit, alors que les échanges des tirs de missiles et de drones se poursuivaient jeudi 26 mars dans la région. Décryptage d'Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24.

26.03.2026 à 12:35

Mort de Lionel Jospin : Macron rends hommage à celui qui a modernisé "de manière inédite" la France

FRANCE24
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Emmanuel Macron a salué jeudi 26 mars, lors d'un hommage national aux Invalides, la mémoire de l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a "modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite", faisant "entrer la France dans ce siècle qui s'ouvrait". France 24 suit l'hommage national en direct avec Marie Schuster, journaliste reporter sur place.
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Emmanuel Macron a salué jeudi 26 mars, lors d'un hommage national aux Invalides, la mémoire de l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a "modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite", faisant "entrer la France dans ce siècle qui s'ouvrait". France 24 suit l'hommage national en direct avec Marie Schuster, journaliste reporter sur place.

26.03.2026 à 12:33

La guerre au Moyen-Orient pourrait créer un "stress systémique" sur les marchés, selon le vice-président de la BCE

FRANCE24
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"Dans un contexte d'incertitude mondiale déjà élevée, ce conflit - lancé par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran fin février - pourrait (...) provoquer un stress systémique", a déclaré le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, dans un discours prononcé à Tallin, en Estonie. La guerre pourrait "perturber le sentiment de marché à un moment où les valorisations des actifs sont élevées, conduisant potentiellement à une forte réévaluation du risque pour les emprunteurs très endettés et les États, et amplifiant les tensions dans le secteur financier non bancaire", a-t-il expliqué. La guerre fait grimper massivement les prix de l'énergie et alimente les pressions inflationnistes : un cocktail qui augmente le risque de pertes financières chez les entreprises et de ralentissement économique majeur, aggravé en cas de hausse des taux pratiquée par les banques centrales pour juguler un regain d'inflation. La guerre pourrait en outre "déclencher l'effondrement de vulnérabilités interconnectées", selon M. de Guindos. Dans le système financier mondial, de nombreux risques sont interconnectés, entre entreprises et Etats très endettés, institutions financières exposées aux mêmes actifs et chaînes d'approvisionnement dépendantes. Avec près de 20% du pétrole mondial bloqué au détroit d'Ormuz, l'arrêt du trafic provoque un choc d'offre majeur dont les effets sur l'économie et la stabilité financière dépendront de l'ampleur et de la durée du conflit. Les effets de contagion sur le secteur financier de la zone euro "sont restés jusqu'à présent limités", a expliqué le banquier central. Il en veut pour preuve des expositions réduites des banques à la région, un système bancaire bien capitalisé et des appels de marge par les chambres de compensation auprès d'investisseurs qui sont bien gérés. Les marchés s'attendent globalement à ce que la guerre "soit relativement brève", a-t-il souligné.
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"Dans un contexte d'incertitude mondiale déjà élevée, ce conflit - lancé par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran fin février - pourrait (...) provoquer un stress systémique", a déclaré le vice-président de la BCE, Luis de Guindos, dans un discours prononcé à Tallin, en Estonie. La guerre pourrait "perturber le sentiment de marché à un moment où les valorisations des actifs sont élevées, conduisant potentiellement à une forte réévaluation du risque pour les emprunteurs très endettés et les États, et amplifiant les tensions dans le secteur financier non bancaire", a-t-il expliqué. La guerre fait grimper massivement les prix de l'énergie et alimente les pressions inflationnistes : un cocktail qui augmente le risque de pertes financières chez les entreprises et de ralentissement économique majeur, aggravé en cas de hausse des taux pratiquée par les banques centrales pour juguler un regain d'inflation. La guerre pourrait en outre "déclencher l'effondrement de vulnérabilités interconnectées", selon M. de Guindos. Dans le système financier mondial, de nombreux risques sont interconnectés, entre entreprises et Etats très endettés, institutions financières exposées aux mêmes actifs et chaînes d'approvisionnement dépendantes. Avec près de 20% du pétrole mondial bloqué au détroit d'Ormuz, l'arrêt du trafic provoque un choc d'offre majeur dont les effets sur l'économie et la stabilité financière dépendront de l'ampleur et de la durée du conflit. Les effets de contagion sur le secteur financier de la zone euro "sont restés jusqu'à présent limités", a expliqué le banquier central. Il en veut pour preuve des expositions réduites des banques à la région, un système bancaire bien capitalisé et des appels de marge par les chambres de compensation auprès d'investisseurs qui sont bien gérés. Les marchés s'attendent globalement à ce que la guerre "soit relativement brève", a-t-il souligné.

26.03.2026 à 12:32

Hommage national à Lionel Jospin, Premier ministre d'une modernisation "inédite" de la France

FRANCE24
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Emmanuel Macron a salué jeudi 26 mars, lors d'un hommage national aux Invalides, la mémoire de l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a "modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite". Pour suivre la cérémonie, France 24 reçoit Pierre-Emmanuel Guigo, maître de conférences en histoire à l'Université Paris-Est Créteil, accompagné des explications de Flore Simon, chroniqueuse politique, et de Marie Schuster, notre reporter sur place.
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Emmanuel Macron a salué jeudi 26 mars, lors d'un hommage national aux Invalides, la mémoire de l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin, qui a "modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite". Pour suivre la cérémonie, France 24 reçoit Pierre-Emmanuel Guigo, maître de conférences en histoire à l'Université Paris-Est Créteil, accompagné des explications de Flore Simon, chroniqueuse politique, et de Marie Schuster, notre reporter sur place.

26.03.2026 à 12:25

Protection des mineurs: l'UE épingle des sites pornographiques et enquête sur Snapchat

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La Commission européenne a annoncé qu'elle soupçonnait Pornhub (filiale du groupe Aylo), Stripchat, XNXX et XVideos d'infractions à leurs obligations en matière de protection des mineurs. L'exécutif européen, qui avait ouvert en mai 2025 une enquête contre ces sites internet réservés aux adultes, les accuse dans ses conclusions préliminaires de ne pas avoir mis en place des "mesures efficaces" de vérification d'âge pour empêcher les mineurs d'accéder à leurs contenus, comme le leur impose le règlement européen sur les services numériques (DSA). En effet, ils se contentent de demander aux utilisateurs de confirmer d'un simple clic qu'ils sont majeurs, sans vérifier si c'est bien le cas. "Le message est très clair: si ces plateformes pornographiques veulent continuer leur activité en Europe, elles doivent avoir des mesures en place pour vérifier vraiment l'âge des utilisateurs", a expliqué Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission europénne. La Commission reproche aussi à ces sites une mauvaise évaluation des risques qu'ils font peser aux mineurs. "Ils se préoccupent plus des risques pour leurs affaires et leur réputation, que de la protection des mineurs", a dénoncé la responsable. Ces accusations préliminaires pourraient aboutir éventuellement à de lourdes amendes contre les sites concernés, pesant jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires annuel mondial. Mais avant d'en arriver là, les éditeurs de ces sites, basés à Chypre et en République Tchèque, vont avoir l'opportunité de se défendre devant la Commission et de lui proposer des mesures pour régler les problèmes soulevés. Snapchat également dans le collimateur Parallèlement, Bruxelles a décidé d'ouvrir une nouvelle enquête, toujours au titre du DSA et en matière de protection des mineurs, ciblant cette fois Snapchat, l'application au public très jeune et prisée pour ses messages à caractère éphémère. Bruxelles veut vérifier si le réseau social du groupe américain Snap Inc., qui comptait fin 2025 97 millions d'utilisateurs dans l'UE, dont plus de 28 millions en France, expose ses utilisateurs mineurs à des tentatives de manipulation à des fins sexuelles, ou de recrutement pour des activités criminelles, notamment en permettant à des utilisateurs adultes de se faire passer pour des ados. La Commission européenne va aussi s'intéresser aux mesures prises par Snapchat pour empêcher la vente via sa plateforme de produits illégaux (drogues, armes...), ou dont la vente aux mineurs est interdite dans l'UE, comme l'alcool et les vapoteuses. Elle lui reproche aussi l'absence de dispositif de vérification d'âge, Snapchat se contentant de demander leur âge aux utilisateurs, alors que ses services sont en principe réservés aux plus de 13 ans. Elle trouve aussi ses réglages en matière de confidentialité des données insuffisamment protecteurs. "Snapchat ne semble pas avoir compris que le DSA impose des normes de sécurité élevées pour tous les utilisateurs. Grâce à cette enquête, nous allons vérifier de près si cette plateforme respecte bien notre législation", a mis en garde Henna Virkkunen. "La sécurité et le bien-être de tous les utilisateurs sont une priorité, et nos équipes travaillent depuis des années pour les renforcer", a réagi une porte-parole de Snapchat, assurant que l'entreprise allait "coopérer pleinement" tout au long de cette enquête. Cette procédure pourrait également aboutir à terme à une éventuelle sanction contre Snap, même s'il est trop tôt à ce stade pour en prédire l'issue. Mme Virkkunen a salué en outre la condamnation d'Instagram et de YouTube, filiales des géants de la tech Meta et Google, dans un procès historique sur l'addiction aux réseaux sociaux aux Etats-Unis Ce jugement envoie "un message très clair aux plateformes en ligne: elles doivent prendre au sérieux les risques qu'elles font courir", a-t-elle souligné.
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La Commission européenne a annoncé qu'elle soupçonnait Pornhub (filiale du groupe Aylo), Stripchat, XNXX et XVideos d'infractions à leurs obligations en matière de protection des mineurs. L'exécutif européen, qui avait ouvert en mai 2025 une enquête contre ces sites internet réservés aux adultes, les accuse dans ses conclusions préliminaires de ne pas avoir mis en place des "mesures efficaces" de vérification d'âge pour empêcher les mineurs d'accéder à leurs contenus, comme le leur impose le règlement européen sur les services numériques (DSA). En effet, ils se contentent de demander aux utilisateurs de confirmer d'un simple clic qu'ils sont majeurs, sans vérifier si c'est bien le cas. "Le message est très clair: si ces plateformes pornographiques veulent continuer leur activité en Europe, elles doivent avoir des mesures en place pour vérifier vraiment l'âge des utilisateurs", a expliqué Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission europénne. La Commission reproche aussi à ces sites une mauvaise évaluation des risques qu'ils font peser aux mineurs. "Ils se préoccupent plus des risques pour leurs affaires et leur réputation, que de la protection des mineurs", a dénoncé la responsable. Ces accusations préliminaires pourraient aboutir éventuellement à de lourdes amendes contre les sites concernés, pesant jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires annuel mondial. Mais avant d'en arriver là, les éditeurs de ces sites, basés à Chypre et en République Tchèque, vont avoir l'opportunité de se défendre devant la Commission et de lui proposer des mesures pour régler les problèmes soulevés. Snapchat également dans le collimateur Parallèlement, Bruxelles a décidé d'ouvrir une nouvelle enquête, toujours au titre du DSA et en matière de protection des mineurs, ciblant cette fois Snapchat, l'application au public très jeune et prisée pour ses messages à caractère éphémère. Bruxelles veut vérifier si le réseau social du groupe américain Snap Inc., qui comptait fin 2025 97 millions d'utilisateurs dans l'UE, dont plus de 28 millions en France, expose ses utilisateurs mineurs à des tentatives de manipulation à des fins sexuelles, ou de recrutement pour des activités criminelles, notamment en permettant à des utilisateurs adultes de se faire passer pour des ados. La Commission européenne va aussi s'intéresser aux mesures prises par Snapchat pour empêcher la vente via sa plateforme de produits illégaux (drogues, armes...), ou dont la vente aux mineurs est interdite dans l'UE, comme l'alcool et les vapoteuses. Elle lui reproche aussi l'absence de dispositif de vérification d'âge, Snapchat se contentant de demander leur âge aux utilisateurs, alors que ses services sont en principe réservés aux plus de 13 ans. Elle trouve aussi ses réglages en matière de confidentialité des données insuffisamment protecteurs. "Snapchat ne semble pas avoir compris que le DSA impose des normes de sécurité élevées pour tous les utilisateurs. Grâce à cette enquête, nous allons vérifier de près si cette plateforme respecte bien notre législation", a mis en garde Henna Virkkunen. "La sécurité et le bien-être de tous les utilisateurs sont une priorité, et nos équipes travaillent depuis des années pour les renforcer", a réagi une porte-parole de Snapchat, assurant que l'entreprise allait "coopérer pleinement" tout au long de cette enquête. Cette procédure pourrait également aboutir à terme à une éventuelle sanction contre Snap, même s'il est trop tôt à ce stade pour en prédire l'issue. Mme Virkkunen a salué en outre la condamnation d'Instagram et de YouTube, filiales des géants de la tech Meta et Google, dans un procès historique sur l'addiction aux réseaux sociaux aux Etats-Unis Ce jugement envoie "un message très clair aux plateformes en ligne: elles doivent prendre au sérieux les risques qu'elles font courir", a-t-elle souligné.
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