Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

12.03.2026 à 11:35

Boualem Sansal quitte Gallimard, son éditeur historique

FRANCE24
img
Boualem Sansal est "en discussion", selon Le Monde, pour rejoindre une maison d'édition du groupe Hachette, premier éditeur français, contrôlé par Vincent Bolloré. Interrogé par l'AFP, Hachette n'a pas confirmé cette information. Une annonce pourrait être faite vendredi à l'occasion du lancement des "Grandes Rencontres Hachette", une manifestation destinée à célébrer les 200 ans du groupe durant trois jours à Paris. L'écrivain a annoncé sa décision à Gallimard et à son PDG Antoine Gallimard, qui a réagi "avec tristesse et déception", selon l'éditeur. Il pourrait donc publier chez Hachette, probablement au sein de la maison d'édition Grasset selon Le Monde, son prochain livre, le premier depuis la fin de son incarcération pendant près d'un an en Algérie pour certaines prises de position sur son pays natal. Gallimard et le monde de l'édition s'étaient mobilisés pour obtenir sa libération, qui est intervenue le 12 novembre 2025 après une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune. Boualem Sansal, âgé de 81 ans et naturalisé français en 2024, a publié la plupart de ses livres chez Gallimard, depuis "Le serment des barbares" en 1999. Ont suivi "Le village de l'Allemand", "Rue Darwin", "2084, la fin du monde" et "Vivre", son dernier livre, publié en 2024. Il a été élu le 29 janvier à l'Académie française au premier tour pour occuper le fauteuil laissé vacant par l'avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.

12.03.2026 à 11:31

L'Antarctique, dévoué à la science, restera-t-il un continent de paix?

FRANCE24
img
Un statut unique Le continent de glace de 14 millions de km2 - plus grand que l'Europe - est protégé par le traité sur l'Antarctique, signé en 1959 par douze pays, et dont 58 pays sont aujourd'hui membres. Il consacre le continent comme terre de science et de paix tout en gelant les revendications territoriales. Le traité prévoit que "l'Antarctique ne doit être utilisé qu'à des fins pacifiques", et met en avant la "liberté de recherche scientifique" et "la coopération" en ce sens. "C'est là que se joue l'élévation du niveau de la mer, c'est là que se joue le climat mondial", affirme à l'AFP Yan Ropert-Coudert, chercheur et ancien directeur de l'Institut polaire français. Le continent accumule environ 90% de l'eau douce au monde. Pour surveiller d'éventuels non-respects des engagements de pays membres, des Etats mènent régulièrement des inspections inopinées des stations des autres, comme le permet le traité. Une présence internationale Une trentaine de pays opèrent dans une centaine de bases ou infrastructures sur place. Certains pays sont très présents, comme les Etats-Unis avec sept infrastructures, la Russie (11), l'Argentine et le Chili (13 et 14), rapporte le COMNAP, une association internationale qui rassemble des Etats sur place et compte autant les stations de recherche permanentes, les saisonnières, et d'autres infrastructures plus petites. D'autres Etats plus petits se sont aussi implantés à l'instar du Bélarus, de la Bulgarie et de l'Ukraine. La France exploite du côté oriental les stations Dumont d'Urville sur la côte, et Concordia à l'intérieur du continent, cette dernière avec l'Italie. A l'heure des désordres géopolitiques mondiaux et des velléités de conquête américaine au Groenland, et d'ouverture de routes commerciales maritimes en Arctique permise par la fonte des glaces, la question des rapports de puissances se pose aussi au pôle sud. Nouvelles stations chinoises Le développement chinois dans la région tout comme l'opposition de Moscou et de Pékin à la création de nouvelles aires marines protégées font partie des "signaux faibles" qui pourraient menacer le statut du continent à terme, analyse auprès de l'AFP l'ambassadeur français pour les pôles, Olivier Poivre d'Arvor. En outre, "la Chine ne cache pas son intérêt pour les ressources naturelles de l'Antarctique", pourtant difficilement accessibles, note Anna Wahlin, coprésidente suédoise du Comité scientifique de la recherche antarctique (SCAR), qui coordonne les efforts internationaux de recherche sur le continent. "Ce n'est un secret pour personne: il y a de grandes cartes, lorsque vous visitez leur secrétariat de recherche polaire, avec les ressources naturelles, le pétrole, l'or", poursuit-elle. Après avoir inauguré une cinquième station de recherches en 2024, Pékin, qui produit aussi beaucoup de recherche scientifique, en envisage une sixième. Le désengagement américain L'attrait chinois pour l'Antarctique vient de paire avec le désengagement américain sur la science. Pour la première fois depuis six décennies, les Etats-Unis n'ont plus de brise-glace dans l'océan austral, après que des coupures budgétaires ont forcé en 2025 la fondation nationale des sciences à rendre le Nathaniel B. Palmer, qu'elle louait depuis 1992. De plus, "les délégations dans les réunions internationales sur le sujet sont réduites à peau de chagrin", relève Yan Ropert-Coudert, sur fond de remise en cause de la science par Donald Trump. Vers un réexamen du traité? Quoi qu'il arrive, une fenêtre diplomatique pourrait s'ouvrir en 2048 puisque le protocole de Madrid du 4 octobre 1991, entré en vigueur en 1998, prévoit que le traité puisse être réexaminé au bout de 50 ans, si l'une des parties en fait la demande. Pour l'heure, rien ne permet de penser qu'un pays pourrait actionner ce mécanisme, de l'avis de plusieurs experts interrogés. Au-delà de l'argument juridique toutefois, "ce qu'on voit aujourd'hui laisse à penser que dans vingt ans, la force pourra toujours être un argument supplémentaire" pour une remise à plat du statut particulier de l'Antarctique, alerte Olivier Poivre d'Arvor.

12.03.2026 à 11:29

Pays du Golfe : économie menacée, de nombreuses entreprises évacuent leurs salariés

FRANCE24
img
Les pays du Golfe font face à une crise économique liée à la baisse des investissements et aux tensions régionales, mettant en péril leur stabilité financière. Récit d'Olivier Faissolle
Texte intégral (680 mots)
Les pays du Golfe font face à une crise économique liée à la baisse des investissements et aux tensions régionales, mettant en péril leur stabilité financière. Récit d'Olivier Faissolle

12.03.2026 à 11:27

L'Iran vise les infrastructures pétrolières du Golfe et fait à nouveau flamber les cours

FRANCE24
img
L'Iran a lancé jeudi une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers, suscitant une nouvelle flambée des cours du pétrole malgré la mobilisation des réserves stratégiques. Récit d'Etienne Paponaud
Texte intégral (680 mots)
L'Iran a lancé jeudi une nouvelle vague d'attaques contre les infrastructures pétrolières des pays du Golfe, après avoir frappé deux tankers, suscitant une nouvelle flambée des cours du pétrole malgré la mobilisation des réserves stratégiques. Récit d'Etienne Paponaud

12.03.2026 à 11:26

Dubaï, Koweït, Arabie Saoudite : l'Iran mène des frappes contre des pays du Golfe riches en pétrole

FRANCE24
img
L’Iran a lancé des frappes ciblées contre Dubaï, le Koweït et l’Arabie saoudite, visant des infrastructures énergétiques stratégiques. Ces attaques accentuent les tensions régionales et menacent la stabilité du marché pétrolier mondial. Correspondance de Hoda Abdel-Hamid depuis Doha, et explications de Karim Yahiaoui, chroniqueur international.
Texte intégral (680 mots)
L’Iran a lancé des frappes ciblées contre Dubaï, le Koweït et l’Arabie saoudite, visant des infrastructures énergétiques stratégiques. Ces attaques accentuent les tensions régionales et menacent la stabilité du marché pétrolier mondial. Correspondance de Hoda Abdel-Hamid depuis Doha, et explications de Karim Yahiaoui, chroniqueur international.

12.03.2026 à 11:24

Liban : huit morts dans une nouvelle frappe israélienne sur Beyrouth

FRANCE24
img
Une nouvelle frappe israélienne qui a visé jeudi 12 mars le front de mer à Beyrouth, où des déplacés dorment dans des tentes, a fait huit morts, au moment où le Hezbollah a intensifié ses attaques contre Israël. Correspondance de Serge Berberi, depuis Beyrouth
Texte intégral (680 mots)
Une nouvelle frappe israélienne qui a visé jeudi 12 mars le front de mer à Beyrouth, où des déplacés dorment dans des tentes, a fait huit morts, au moment où le Hezbollah a intensifié ses attaques contre Israël. Correspondance de Serge Berberi, depuis Beyrouth

12.03.2026 à 11:22

Beyrouth : déluge de feu israélien, au moins huit morts dans la capitale libanaise

FRANCE24
img
Une nouvelle frappe israélienne qui a visé le front de mer à Beyrouth, où des déplacés dorment dans des tentes, a fait jeudi 12 mars huit morts, au moment où le Hezbollah a intensifié ses attaques contre Israël. Récit de Gaëlle Fonseca
Texte intégral (680 mots)
Une nouvelle frappe israélienne qui a visé le front de mer à Beyrouth, où des déplacés dorment dans des tentes, a fait jeudi 12 mars huit morts, au moment où le Hezbollah a intensifié ses attaques contre Israël. Récit de Gaëlle Fonseca

12.03.2026 à 11:22

Des trains de passagers relient à nouveau la Chine et la Corée du Nord, une première en six ans

FRANCE 24
img
Le trafic ferroviaire a repris jeudi entre la Chine et la Corée du Nord. Un train de passagers a effectué la liaison entre la ville chinoise de Dandong et Pyongyang, la capitale nord-coréenne, où un autre est attendu en provenance de Pékin, marquant ainsi la reprise du service ferroviaire après six ans d'interruption.
Texte intégral (680 mots)
Le trafic ferroviaire a repris jeudi entre la Chine et la Corée du Nord. Un train de passagers a effectué la liaison entre la ville chinoise de Dandong et Pyongyang, la capitale nord-coréenne, où un autre est attendu en provenance de Pékin, marquant ainsi la reprise du service ferroviaire après six ans d'interruption.

12.03.2026 à 10:53

Liban: huit morts dans une nouvelle frappe israélienne sur Beyrouth

FRANCE24
img
La guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien a fait plus de 630 tués et déplacé plus de 800.000 personnes depuis qu'elle a éclaté le 2 mars, selon les chiffres officiels. Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en riposte à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes. Une nouvelle frappe a ciblé dans la nuit la capitale libanaise où ont afflué les déplacés venus des bastions du Hezbollah, visant le front de mer de Ramlet al-Bayda et faisant huit morts et 31 blessés selon un dernier bilan officiel. "Nous avons soudain entendu le fracas d'une explosion", dit Aseel Habbaj, une femme portant son bébé, qui dormait dans une tente avec sa famille. Elle dit avoir "vu des gens tués étendus par terre", avant qu'une deuxième frappe blesse son mari. "Nous avons choisi cet endroit parce qu'on aurait jamais imaginé qu'Israël frappe" en plein coeur de Beyrouth, dit Dalal al-Sayed, 40 ans. Elle dit qu'après la première frappe, "une deuxième a suivi" au moment ou des personnes s'étaient rassemblées autour du site visé, causant "un carnage". Cette femme qui a fui le sud du Liban dit qu'elle continuera de vivre sous la tente sur le front de mer, n'ayant nulle part d'autre où aller. Un correspondant de l'AFP sur place a vu une moto et deux voitures endommagées. Des taches de sang maculent le trottoir et un petit trou est visible dans le sol. Les éclats d'obus ont atteint quelques tentes. Il s'agit de la troisième attaque au coeur de la capitale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, après une frappe contre un hôtel en bord de mer dimanche et un raid contre un appartement mercredi. "A grande échelle" Des frappes ont également visé Aramoun, un quartier résidentiel au sud de Beyrouth, hors des bastions du Hezbollah, faisant trois morts et un blessé, un enfant, selon le bilan initial du ministère de la Santé. L'armée israélienne a dit avoir atteint dix cibles liées au Hezbollah dans le sud de Beyrouth, dont un quartier général du renseignement, des centres de commandement, et "des dizaines de lanceurs". Jeudi matin, un photographe de l'AFP a rapporté un spectacle de désolation dans la banlieue déserte: immeubles en ruines et encore en feu et gravats jonchant les rues. Le Hezbollah a de son côté annoncé mercredi soir avoir lancé une attaque d'envergure aux missiles contre Israël. Les Gardiens de la Révolution avaient annoncé peu auparavant que l'Iran avait réalisé une opération de frappes "conjointe et intégrée" avec son allié du Hezbollah visant Israël. Alors que toutes les issues diplomatiques semblent bloquées, le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi Israël sur X à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun. Israël a massé des troupes à sa frontière avec le Liban et son armée s'est avancée dans plusieurs villages frontaliers depuis le début de la guerre. lg-lmo-nad-sno/at/mdh
Texte intégral (558 mots)
La guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien a fait plus de 630 tués et déplacé plus de 800.000 personnes depuis qu'elle a éclaté le 2 mars, selon les chiffres officiels. Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en riposte à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes. Une nouvelle frappe a ciblé dans la nuit la capitale libanaise où ont afflué les déplacés venus des bastions du Hezbollah, visant le front de mer de Ramlet al-Bayda et faisant huit morts et 31 blessés selon un dernier bilan officiel. "Nous avons soudain entendu le fracas d'une explosion", dit Aseel Habbaj, une femme portant son bébé, qui dormait dans une tente avec sa famille. Elle dit avoir "vu des gens tués étendus par terre", avant qu'une deuxième frappe blesse son mari. "Nous avons choisi cet endroit parce qu'on aurait jamais imaginé qu'Israël frappe" en plein coeur de Beyrouth, dit Dalal al-Sayed, 40 ans. Elle dit qu'après la première frappe, "une deuxième a suivi" au moment ou des personnes s'étaient rassemblées autour du site visé, causant "un carnage". Cette femme qui a fui le sud du Liban dit qu'elle continuera de vivre sous la tente sur le front de mer, n'ayant nulle part d'autre où aller. Un correspondant de l'AFP sur place a vu une moto et deux voitures endommagées. Des taches de sang maculent le trottoir et un petit trou est visible dans le sol. Les éclats d'obus ont atteint quelques tentes. Il s'agit de la troisième attaque au coeur de la capitale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, après une frappe contre un hôtel en bord de mer dimanche et un raid contre un appartement mercredi. "A grande échelle" Des frappes ont également visé Aramoun, un quartier résidentiel au sud de Beyrouth, hors des bastions du Hezbollah, faisant trois morts et un blessé, un enfant, selon le bilan initial du ministère de la Santé. L'armée israélienne a dit avoir atteint dix cibles liées au Hezbollah dans le sud de Beyrouth, dont un quartier général du renseignement, des centres de commandement, et "des dizaines de lanceurs". Jeudi matin, un photographe de l'AFP a rapporté un spectacle de désolation dans la banlieue déserte: immeubles en ruines et encore en feu et gravats jonchant les rues. Le Hezbollah a de son côté annoncé mercredi soir avoir lancé une attaque d'envergure aux missiles contre Israël. Les Gardiens de la Révolution avaient annoncé peu auparavant que l'Iran avait réalisé une opération de frappes "conjointe et intégrée" avec son allié du Hezbollah visant Israël. Alors que toutes les issues diplomatiques semblent bloquées, le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi Israël sur X à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun. Israël a massé des troupes à sa frontière avec le Liban et son armée s'est avancée dans plusieurs villages frontaliers depuis le début de la guerre. lg-lmo-nad-sno/at/mdh

12.03.2026 à 10:47

Une loi d'"unité éthique" approuvée en Chine, critiquée par les défenseurs des droits humains

FRANCE 24
img
La Chine a approuvé, jeudi, une loi dite d'"unité ethnique" visant notamment à promouvoir le mandarin comme "langue commune nationale". Un projet que les défenseurs des droits humains estiment délétère pour les langues et les cultures minoritaires dans le pays.
Texte intégral (558 mots)
La Chine a approuvé, jeudi, une loi dite d'"unité ethnique" visant notamment à promouvoir le mandarin comme "langue commune nationale". Un projet que les défenseurs des droits humains estiment délétère pour les langues et les cultures minoritaires dans le pays.

12.03.2026 à 10:41

Secoué par Chelsea, Paris se rebelle et s'impose dans les dernières minutes

L'Equipe TV
img
Rattrapés à deux reprises par des Blues entreprenants, les Parisiens s'imposent finalement 5 buts à 2 et mettent un pied en quarts de finale de la Ligue des Champions. Avec 3 buts inscrits dans le dernier quart d'heure, le PSG semble avoir retrouvé la confiance de la saison passée... Les Parisiens ont 5 jours de repos avant de partir pour Londres pour disputer le match retour.
Texte intégral (558 mots)
Rattrapés à deux reprises par des Blues entreprenants, les Parisiens s'imposent finalement 5 buts à 2 et mettent un pied en quarts de finale de la Ligue des Champions. Avec 3 buts inscrits dans le dernier quart d'heure, le PSG semble avoir retrouvé la confiance de la saison passée... Les Parisiens ont 5 jours de repos avant de partir pour Londres pour disputer le match retour.

12.03.2026 à 10:37

Grand-messe politique en Chine: la continuité malgré le Moyen-Orient

FRANCE24
img
Que retenir ? Les orientations économiques Des milliers de représentants du système ont examiné pendant neuf jours et validé les choix du pouvoir communiste pour l'année à venir et les quatre suivantes. Le gouvernement a annoncé un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026. Jamais depuis 1991 la Chine, qui représente un tiers de la croissance mondiale, n'avait affiché des prétentions aussi modestes, ajustées aux réalités intérieures et internationales: commerce extérieur florissant, mais sérieux déséquilibres économiques structurels, rivalité exacerbée avec les Etats-Unis... Le géant asiatique maintient l'effort militaire face à des défis stratégiques multiples: le budget de la Défense augmentera de 7% en 2026, dans la ligne des années précédentes. Les Deux sessions se sont penchées sur le plan quinquennal 2026-2030, outil de planification essentiel. Innovation, science, technologie, transformation de l'industrie en constituent l'un des grands axes. Autres objectifs capitaux: stimuler la consommation intérieure pour réduire la dépendance aux exportations; sécuriser l'autosuffisance, technologique ou alimentaire. Le 15e plan paraît marquer un "tournant décisif", d'une approche de développement "quantitative" vers une approche "qualitative", dit Damien Ma, directeur du centre de recherche Carnegie China. "Les objectifs quantitatifs, bien qu'ayant encore une relative importance, ne sont plus une fin en soi. L'objectif de PIB annoncé est conforme à cette approche, il n'est plus l'objectif principal, mais sert davantage de repère". Des textes politiques L'Assemblée nationale populaire, parlement monocaméral, a adopté un certain nombre d'autres textes, dont une loi d'"unité ethnique". Elle criminalise les "activités terroristes violentes, les activités relevant du séparatisme ethnique ou les activités religieuses extrémistes". Elle formalise des politiques pour promouvoir le mandarin, la langue officielle, comme "la langue nationale commune" dans l'éducation, les affaires officielles et l'espace public. Les parlementaires ont aussi adopté un code environnemental et une "loi sur les plans de développement national", portant sur la rédaction et l'application des plans quinquennaux. L'adoption des textes ne laissait aucune place au doute. "Les résultats (de la session de l'ANP) reflètent le degré élevé de convergence entre les propositions du Parti et la volonté du peuple", a dit à la conclusion des Deux Sessions Zhao Leji, président du comité permanent de l'ANP. "Le point commun entre ces trois lois, c'est de chercher à ancrer et à légitimer les politiques et les pratiques du Parti", dit Changhao Wei, fondateur du site d'analyse NPC Observer. Par exemple, la loi sur "l'unité ethnique" incarne "la nouvelle approche du Parti en matière de gouvernance ethnique sous Xi Jinping". - Quel impact la guerre au Moyen-Orient a-t-elle eu ?- Rien n'a signalé que la guerre ait affecté les Deux Sessions. C'était à prévoir, dit Yu Tao, enseignant à la University of Western Australia. "Cette continuité fait partie intégrante du message politique. Ces réunions visent à projeter une image de stabilité institutionnelle et de continuité des politiques. Pékin semble désireux de montrer que les turbulences extérieures ne perturberont pas facilement son rythme de gouvernance interne ni son programme stratégique à long terme", dit-il. Le sujet iranien n'aura guère été évoqué publiquement que lors de la séance de questions-réponses du ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Yu Tao voit dans la rhétorique chinoise "pas tant de l'indifférence qu'une retenue délibérée". "L'une des explications possibles réside dans le fait que, Trump étant attendu prochainement à Pékin, les dirigeants chinois trouvent peut-être opportun d'éviter tout langage susceptible d'envenimer inutilement la situation". Le but d'évènements comme les Deux Sessions, "c'est d’organiser le travail du gouvernement et du Parti communiste qui le supervise, et non pas de traiter les évènements en cours", dit Drew Thompson, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies. "La communauté internationale est en réalité une observatrice passive et non pas une spectatrice visée" par l'évènement. Drew Thompson s'attend à un exercice 2027 plus animé en raison du congrès du Parti en fin d'année, "qui aura des répercussions politiques majeures". Les Deux Sessions de 2026 étaient "une réunion d'attente, avant le possible feu d'artifice de l'an prochain", dit-il.
Texte intégral (712 mots)
Que retenir ? Les orientations économiques Des milliers de représentants du système ont examiné pendant neuf jours et validé les choix du pouvoir communiste pour l'année à venir et les quatre suivantes. Le gouvernement a annoncé un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026. Jamais depuis 1991 la Chine, qui représente un tiers de la croissance mondiale, n'avait affiché des prétentions aussi modestes, ajustées aux réalités intérieures et internationales: commerce extérieur florissant, mais sérieux déséquilibres économiques structurels, rivalité exacerbée avec les Etats-Unis... Le géant asiatique maintient l'effort militaire face à des défis stratégiques multiples: le budget de la Défense augmentera de 7% en 2026, dans la ligne des années précédentes. Les Deux sessions se sont penchées sur le plan quinquennal 2026-2030, outil de planification essentiel. Innovation, science, technologie, transformation de l'industrie en constituent l'un des grands axes. Autres objectifs capitaux: stimuler la consommation intérieure pour réduire la dépendance aux exportations; sécuriser l'autosuffisance, technologique ou alimentaire. Le 15e plan paraît marquer un "tournant décisif", d'une approche de développement "quantitative" vers une approche "qualitative", dit Damien Ma, directeur du centre de recherche Carnegie China. "Les objectifs quantitatifs, bien qu'ayant encore une relative importance, ne sont plus une fin en soi. L'objectif de PIB annoncé est conforme à cette approche, il n'est plus l'objectif principal, mais sert davantage de repère". Des textes politiques L'Assemblée nationale populaire, parlement monocaméral, a adopté un certain nombre d'autres textes, dont une loi d'"unité ethnique". Elle criminalise les "activités terroristes violentes, les activités relevant du séparatisme ethnique ou les activités religieuses extrémistes". Elle formalise des politiques pour promouvoir le mandarin, la langue officielle, comme "la langue nationale commune" dans l'éducation, les affaires officielles et l'espace public. Les parlementaires ont aussi adopté un code environnemental et une "loi sur les plans de développement national", portant sur la rédaction et l'application des plans quinquennaux. L'adoption des textes ne laissait aucune place au doute. "Les résultats (de la session de l'ANP) reflètent le degré élevé de convergence entre les propositions du Parti et la volonté du peuple", a dit à la conclusion des Deux Sessions Zhao Leji, président du comité permanent de l'ANP. "Le point commun entre ces trois lois, c'est de chercher à ancrer et à légitimer les politiques et les pratiques du Parti", dit Changhao Wei, fondateur du site d'analyse NPC Observer. Par exemple, la loi sur "l'unité ethnique" incarne "la nouvelle approche du Parti en matière de gouvernance ethnique sous Xi Jinping". - Quel impact la guerre au Moyen-Orient a-t-elle eu ?- Rien n'a signalé que la guerre ait affecté les Deux Sessions. C'était à prévoir, dit Yu Tao, enseignant à la University of Western Australia. "Cette continuité fait partie intégrante du message politique. Ces réunions visent à projeter une image de stabilité institutionnelle et de continuité des politiques. Pékin semble désireux de montrer que les turbulences extérieures ne perturberont pas facilement son rythme de gouvernance interne ni son programme stratégique à long terme", dit-il. Le sujet iranien n'aura guère été évoqué publiquement que lors de la séance de questions-réponses du ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Yu Tao voit dans la rhétorique chinoise "pas tant de l'indifférence qu'une retenue délibérée". "L'une des explications possibles réside dans le fait que, Trump étant attendu prochainement à Pékin, les dirigeants chinois trouvent peut-être opportun d'éviter tout langage susceptible d'envenimer inutilement la situation". Le but d'évènements comme les Deux Sessions, "c'est d’organiser le travail du gouvernement et du Parti communiste qui le supervise, et non pas de traiter les évènements en cours", dit Drew Thompson, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies. "La communauté internationale est en réalité une observatrice passive et non pas une spectatrice visée" par l'évènement. Drew Thompson s'attend à un exercice 2027 plus animé en raison du congrès du Parti en fin d'année, "qui aura des répercussions politiques majeures". Les Deux Sessions de 2026 étaient "une réunion d'attente, avant le possible feu d'artifice de l'an prochain", dit-il.

12.03.2026 à 10:37

La Bourse de Paris en baisse face à la hausse des prix du brut

FRANCE24
img
Vers 10H00 heure de Paris, le CAC 40 perdait 0,42% soit 34,04 points, pour s'établir à 8.007,77 points. La veille, le CAC 40 a perdu 0,19%, pour s'établir à 8.041,81 points. Les prix du pétrole évoluent toujours à la hausse, et ce, malgré la décision mercredi des 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - dont les Etats-Unis - de débloquer 400 millions de barils - un record - dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l'approvisionnement. "Dans le langage des salles de marché, la libération de réserves par l'AIE équivaut à pointer un tuyau d’arrosage vers un incendie de raffinerie", estime Stephen Innes, gérant chez SPI AM. "Le marché fléchit brièvement, puis revient immédiatement à l'évaluation du véritable problème." Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d'au moins 10 millions de barils par jour (mb/j), en raison du blocage du détroit d'Ormuz, soit "la plus importante perturbation" de l’approvisionnement en or noir de l'histoire, a indiqué jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport. Les flux de brut et de produits pétroliers traversant le détroit d'Ormuz, point de passage clé du commerce de pétrole, étaient d'environ 20 mb/j avant la guerre au Moyen-Orient. Ils sont désormais réduits à un mince filet. "La réaction des marchés actions a été relativement modérée, surtout comparée à la baisse plus marquée observée sur les marchés obligataires", remarque Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, qui note que les actions sont moins sensibles aux craintes de poussées inflationnistes qui découleraient de la guerre. "Même si les actions restent dans le rouge, les événements au Moyen-Orient n’ont pas encore provoqué de débâcle sur les marchés mondiaux, bien que l'indice Euro Stoxx 50 (l'indice européen de référence, ndlr) ait déjà enregistré six séances de baisse depuis le début du mois", poursuit-elle. Les valeurs de la défense profitent du contexte géopolitique et tirent leur épingle du jeu jeudi. Vers 10H00 heure de Paris, le titre Thales gagnait 4,00% à 257,40 euros et l'action Dassault Systèmes prenait 0,78% à 18,18 euros. En face, les valeurs bancaires flanchent, BNP Paribas perdant 1,92% à 87,72 euros, Crédit Agricole cédant 2,15% à 16,65 euros et Société Générale baissant de 1,68% à 66,86 euros. "La hausse des prix du pétrole entraîne un changement notable dans les anticipations concernant les banques centrales", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Pour Neil Wilson, de Saxo Markets, "des inquiétudes subsistent quant au risque d’une réaction trop rapide des banques centrales".
Lire plus (447 mots)
Vers 10H00 heure de Paris, le CAC 40 perdait 0,42% soit 34,04 points, pour s'établir à 8.007,77 points. La veille, le CAC 40 a perdu 0,19%, pour s'établir à 8.041,81 points. Les prix du pétrole évoluent toujours à la hausse, et ce, malgré la décision mercredi des 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) - dont les Etats-Unis - de débloquer 400 millions de barils - un record - dans leurs réserves stratégiques pour apaiser les inquiétudes sur l'approvisionnement. "Dans le langage des salles de marché, la libération de réserves par l'AIE équivaut à pointer un tuyau d’arrosage vers un incendie de raffinerie", estime Stephen Innes, gérant chez SPI AM. "Le marché fléchit brièvement, puis revient immédiatement à l'évaluation du véritable problème." Les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d'au moins 10 millions de barils par jour (mb/j), en raison du blocage du détroit d'Ormuz, soit "la plus importante perturbation" de l’approvisionnement en or noir de l'histoire, a indiqué jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport. Les flux de brut et de produits pétroliers traversant le détroit d'Ormuz, point de passage clé du commerce de pétrole, étaient d'environ 20 mb/j avant la guerre au Moyen-Orient. Ils sont désormais réduits à un mince filet. "La réaction des marchés actions a été relativement modérée, surtout comparée à la baisse plus marquée observée sur les marchés obligataires", remarque Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, qui note que les actions sont moins sensibles aux craintes de poussées inflationnistes qui découleraient de la guerre. "Même si les actions restent dans le rouge, les événements au Moyen-Orient n’ont pas encore provoqué de débâcle sur les marchés mondiaux, bien que l'indice Euro Stoxx 50 (l'indice européen de référence, ndlr) ait déjà enregistré six séances de baisse depuis le début du mois", poursuit-elle. Les valeurs de la défense profitent du contexte géopolitique et tirent leur épingle du jeu jeudi. Vers 10H00 heure de Paris, le titre Thales gagnait 4,00% à 257,40 euros et l'action Dassault Systèmes prenait 0,78% à 18,18 euros. En face, les valeurs bancaires flanchent, BNP Paribas perdant 1,92% à 87,72 euros, Crédit Agricole cédant 2,15% à 16,65 euros et Société Générale baissant de 1,68% à 66,86 euros. "La hausse des prix du pétrole entraîne un changement notable dans les anticipations concernant les banques centrales", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Pour Neil Wilson, de Saxo Markets, "des inquiétudes subsistent quant au risque d’une réaction trop rapide des banques centrales".

12.03.2026 à 10:34

Les banques, au cœur de la guerre dans le Golfe

Christophe DANSETTE
img
Après les menaces des Gardiens de la révolution visant des banques et entreprises occidentales dans le Golfe, plusieurs institutions financières internationales ont décidé de fermer temporairement leurs bureaux ou de placer leurs employés en télétravail par mesure de sécurité.
Lire plus (447 mots)
Après les menaces des Gardiens de la révolution visant des banques et entreprises occidentales dans le Golfe, plusieurs institutions financières internationales ont décidé de fermer temporairement leurs bureaux ou de placer leurs employés en télétravail par mesure de sécurité.

12.03.2026 à 10:33

Cyclisme: Pour conserver Paul Seixas, "on répondra présent", affirme le DG de son équipe

FRANCE24
img
"On est en train de passer dans une dimension au-dessus", insiste le patron de la formation française qui, avec déjà huit victoires depuis le début de la saison et une troisième place au classement mondial UCI, joue désormais résolument dans la cour des grands. QUESTION: Comment jugez-vous le début de saison ? REPONSE: "On est satisfait. On est en train de passer dans une dimension au-dessus. Les victoires tirent l'ensemble de l'équipe vers le haut. On a passé des caps à tous les niveaux depuis l'arrivée de Decathlon et Van Rysel, avec une grosse valeur ajoutée sur la mise à disposition du matériel, et ensuite de CMA CGM. On a restructuré l'équipe, on a établi une direction de la performance, une direction des coaches, de l'innovation, du support technique qui n'existait pas. On a aussi passé un cap sur les recrutements, la partie médicale, la nutrition." Q: Un coureur crève l'écran, Paul Seixas qui n'a que 19 ans... R "Il est incroyablement extraordinaire (sic) par sa maturité en course, son niveau et aussi l'accompagnement qu'il a. Sur les Strade Bianche, on met trois coureurs dans les quinze premiers. Ca crée une alchimie, une volonté de voir Paul performer." Q: Est-ce que ses performances vont accélérer la prise de décision quant à sa participation au Tour de France ? R: "Non, on reste dans le schéma de faire le Tour du Pays basque, la Flèche et Liège (le 26 avril). On décidera en fonction de l'analyse de ces courses s'il fera le Tour de France, la Vuelta qui reste une option, ou aucun grand Tour cette année. On regardera déjà si lui a envie et ensuite on analysera les différents paramètres physiologiques, de récupération, sa capacité de faire trois semaines, d'encaisser la pression d'un grand Tour et l'accompagnement qu'on peut lui apporter." Q: Le fait que vos deux principales recrues, Olav Kooij et Tiesj Benoot n'ont toujours pas mis un dossard va-t-il vous conduire à changer de stratégie pour le Tour de France et miser sur Seixas ? R: "A date d'aujourd'hui, non. On se donne jusqu'à la fin du mois de mars, première semaine d'avril pour entériner la stratégie. On a différentes options. La première reste la même: maillot vert avec Olav. Mais elle peut être légèrement ajustée ou entièrement changée. Olav (qui était malade, ndlr) a passé les semaines nécessaires pour que le virus soit neutralisé et évacué. Il est dans une phase de reprise d'entraînement et pourrait réapparaître, si tout va bien, début mai. On est sur le même timing pour Tiesj Benoot (opéré d'une hernie discale), voire peut-être une ou deux semaines plus tôt." Q: Le fait que Seixas soit en fin de contrat fin 2027 va-t-il vous pousser à l'aligner sur le Tour de France pour profiter de son exposition ? R: "Non. Le pire serait de tomber dans l'émotionnel. On n'a pas cette appréhension-là. On a une relation de transparence et d'échange sans filtre avec Paul. Et on est hyper attachés à sa santé qui est un élément prioritaire au-delà de ses qualités hors du commun." Q: Il a déjà eu des approches d'autres équipes, comme UAE ? R: "C'est normal qu'il y ait cette spéculation. Ce serait anormal que d'autres équipes ne soient pas intéressées par Paul. Moi je m'intéresse aussi à d'autres coureurs. C'est la vie du business. On a la conviction de pouvoir apporter à Paul ce qui lui permettra de gagner. Après, sur les éléments contractuels, on répondra présent. Parce qu'aujourd'hui, on a un actionnaire solide et des partenaires qui s'appellent Decathlon et CMA CGM." Q: Vous vous projetez à long terme avec lui ? R: "Le niveau de compétitivité augmente dans toutes les équipes. Mais il y en a peu qui peuvent présenter une telle vision sur le long terme, avec des partenaires aussi solides. Aujourd'hui, je commence à avoir une visibilité sur 2033-2035. On ne trouve pas beaucoup de partenaires qui s'engagent pour cinq ans et qui permettent de faire signer un coureur jusqu'en 2030. Nous, on a un plan." Propos recueillis par Jacques KLOPP
Texte intégral (725 mots)
"On est en train de passer dans une dimension au-dessus", insiste le patron de la formation française qui, avec déjà huit victoires depuis le début de la saison et une troisième place au classement mondial UCI, joue désormais résolument dans la cour des grands. QUESTION: Comment jugez-vous le début de saison ? REPONSE: "On est satisfait. On est en train de passer dans une dimension au-dessus. Les victoires tirent l'ensemble de l'équipe vers le haut. On a passé des caps à tous les niveaux depuis l'arrivée de Decathlon et Van Rysel, avec une grosse valeur ajoutée sur la mise à disposition du matériel, et ensuite de CMA CGM. On a restructuré l'équipe, on a établi une direction de la performance, une direction des coaches, de l'innovation, du support technique qui n'existait pas. On a aussi passé un cap sur les recrutements, la partie médicale, la nutrition." Q: Un coureur crève l'écran, Paul Seixas qui n'a que 19 ans... R "Il est incroyablement extraordinaire (sic) par sa maturité en course, son niveau et aussi l'accompagnement qu'il a. Sur les Strade Bianche, on met trois coureurs dans les quinze premiers. Ca crée une alchimie, une volonté de voir Paul performer." Q: Est-ce que ses performances vont accélérer la prise de décision quant à sa participation au Tour de France ? R: "Non, on reste dans le schéma de faire le Tour du Pays basque, la Flèche et Liège (le 26 avril). On décidera en fonction de l'analyse de ces courses s'il fera le Tour de France, la Vuelta qui reste une option, ou aucun grand Tour cette année. On regardera déjà si lui a envie et ensuite on analysera les différents paramètres physiologiques, de récupération, sa capacité de faire trois semaines, d'encaisser la pression d'un grand Tour et l'accompagnement qu'on peut lui apporter." Q: Le fait que vos deux principales recrues, Olav Kooij et Tiesj Benoot n'ont toujours pas mis un dossard va-t-il vous conduire à changer de stratégie pour le Tour de France et miser sur Seixas ? R: "A date d'aujourd'hui, non. On se donne jusqu'à la fin du mois de mars, première semaine d'avril pour entériner la stratégie. On a différentes options. La première reste la même: maillot vert avec Olav. Mais elle peut être légèrement ajustée ou entièrement changée. Olav (qui était malade, ndlr) a passé les semaines nécessaires pour que le virus soit neutralisé et évacué. Il est dans une phase de reprise d'entraînement et pourrait réapparaître, si tout va bien, début mai. On est sur le même timing pour Tiesj Benoot (opéré d'une hernie discale), voire peut-être une ou deux semaines plus tôt." Q: Le fait que Seixas soit en fin de contrat fin 2027 va-t-il vous pousser à l'aligner sur le Tour de France pour profiter de son exposition ? R: "Non. Le pire serait de tomber dans l'émotionnel. On n'a pas cette appréhension-là. On a une relation de transparence et d'échange sans filtre avec Paul. Et on est hyper attachés à sa santé qui est un élément prioritaire au-delà de ses qualités hors du commun." Q: Il a déjà eu des approches d'autres équipes, comme UAE ? R: "C'est normal qu'il y ait cette spéculation. Ce serait anormal que d'autres équipes ne soient pas intéressées par Paul. Moi je m'intéresse aussi à d'autres coureurs. C'est la vie du business. On a la conviction de pouvoir apporter à Paul ce qui lui permettra de gagner. Après, sur les éléments contractuels, on répondra présent. Parce qu'aujourd'hui, on a un actionnaire solide et des partenaires qui s'appellent Decathlon et CMA CGM." Q: Vous vous projetez à long terme avec lui ? R: "Le niveau de compétitivité augmente dans toutes les équipes. Mais il y en a peu qui peuvent présenter une telle vision sur le long terme, avec des partenaires aussi solides. Aujourd'hui, je commence à avoir une visibilité sur 2033-2035. On ne trouve pas beaucoup de partenaires qui s'engagent pour cinq ans et qui permettent de faire signer un coureur jusqu'en 2030. Nous, on a un plan." Propos recueillis par Jacques KLOPP
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞