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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

07.08.2026 à 11:23

FRANCE24
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"La France ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère dans son débat démocratique, à plus forte raison dans ses processus électoraux", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur X. Ces déclarations interviennent en réponse au leader de LFI (gauche radicale) Jean-Luc Mélenchon qui a critiqué jeudi soir le manque de fermeté du gouvernement et déploré que la présidentielle française soit "open bar pour tous les manipulateurs du monde". Une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle. Édouard Philippe (Horizons, centre droit) a été calomnié sur son état de santé, Raphaël Glucksmann (Place publique, gauche) à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari et Gabriel Attal (Renaissance, centre droit) a été notamment présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson. En réponse à Jean-Luc Mélenchon qui citait un échange tendu entre la cheffe des Ecologistes et le patron de X Elon Musk, M. Barrot a toutefois appelé à faire la distinction entre des ingérences et le fait qu'un "responsable politique étranger exprime une préférence ou un rejet pour une ligne politique dans un autre pays", ce qui "ne constitue pas un acte de manipulation du débat public". Le milliardaire américain a en effet accusé jeudi de "trahison envers la France" la candidate à la présidentielle Marine Tondelier, favorable à l'interdiction de son réseau social durant la campagne. "Ce face à quoi nous devons être intraitables, ce sont les tentatives de falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique, coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger" destinés à influer sur l'élection, a ajouté le ministre, estimant qu'"une partie de la solution passe par la régulation des grandes plateformes".

07.08.2026 à 11:15

FRANCE24
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La péninsule coréenne subit un été caniculaire record: 23 décès ont été attribués à la chaleur dans le Sud, où de nouveaux records ont été enregistrés pendant trois jours la semaine dernière, avec un pic à 42,5°C dimanche. Les médias d'Etat nord-coréens ont rapporté des températures grimpant jusqu'à 40°C dans le pays, et les menaces habituelles d'action militaire ont été entrecoupées de modestes conseils culinaires pour lutter contre la chaleur. Un médecin cité par le quotidien Rodong Sinmun a suggéré, lors de la vague de chaleur record de dimanche, que la soupe de chien était "bénéfique pour un apport nutritionnel complémentaire". La viande de chien était autrefois également un mets apprécié en été en Corée du Sud, mais son interdiction est programmée pour février 2027. L'agence de presse officielle KCNA a par ailleurs vanté les bienfaits du "samgye-tang": un bouillon de poulet farci de riz gluant, de dattes et de ginseng, réputé pour renforcer l'endurance. Dans d'autres pays d'Asie, la soupe de melon d'hiver fait partie des remèdes estivaux préconisés par les médecines traditionnelles locales. Plages bondées mais pénuries d'électricité Un journaliste de l'AFP a visité dimanche la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare Nord et Sud depuis le conflit de 1950-1953, conclu sur un armistice et non un traité de paix. De l'autre côté de la ligne de cessez-le-feu, la ville de Kaesong, haut lieu autoproclamé de la soupe en Corée du Nord, scintillait au loin à travers un voile de chaleur. Un gigantesque drapeau de propagande nord-coréen, hissé sur un mât de 160 mètres (le plus haut du monde), pendait mollement dans l'humidité. Au moment où Séoul diffusait des alertes canicule recommandant à ses habitants de suspendre toute activité en plein air, il était possible de remarquer à travers des jumelles, depuis une plateforme d'observation, des silhouettes humaines pédaler ou travailler dans les champs de l'autre côté de la frontière. La Corée du Nord a diffusé des images d'habitants se pressant sur les plages de Wonsan, dans une station balnéaire triomphalement inaugurée par le dirigeant suprême Kim Jong Un l'été dernier. Elles "commencent à se remplir de monde vers 08H00 du matin et restent animées jusqu'à la tombée de la nuit", s'est targuée la télévision d'Etat de Pyongyang. Les médias d'Etat de la Corée du Nord louent souvent le "juche", le principe national fondamental de la dynastie Kim, qui signifie l'autosuffisance. Mais dans ce pays frappé par la pauvreté, hors de ce rare lieu de loisir mis en avant par les canaux d'information d'Etat, le quotidien face à la chaleur est probablement bien plus difficile. Pour Rachel Minyoung Lee, chercheuse spécialiste de la Corée au Stimson Center, l'accent mis par les médias d'Etat sur la garantie des approvisionnements en eau et en électricité "suggère que les deux subissent de fortes tensions". "Les Nord-Coréens souffrent probablement davantage de la chaleur que les Sud-Coréens, car ils ne disposent pas des infrastructures dont bénéficie la Corée du Sud", a-t-elle affirmé à l'AFP. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), plus de 40% de la population, qui compte 26 millions d'habitants, souffre de malnutrition et peine à se nourrir. Les usines nord-coréennes seraient également incapables de fonctionner à plein régime en raison de "pénuries d'électricité chroniques", privant une grande partie de la population hors de Pyongyang de climatisation ou même de ventilateurs, a conclu Mme Lee. Même si les médias d'Etat de la Corée du Nord vantent régulièrement une supériorité du pays pour le démarquer de son ennemi "le plus hostile", certaines traditions se retrouvent toujours au Nord comme au Sud: en des temps plus cléments, le "samgye-tang" est en effet aussi très populaire en Corée du Sud. "Nous avons généralement plus de clients en été qu'en hiver", confie ainsi un restaurateur de Séoul.

07.08.2026 à 11:13

FRANCE24
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Tenzin Choekyi, 21 ans, a d'abord cru à un simple accident. Mais quand elle a compris que son oncle, à 52 ans, s'était suicidé par le feu, la jeune fille a été submergée par une "vague de terreur". Les compagnons d'exil de Lobga Rangzen, qui se battent pour attirer l'attention internationale sur leur opposition aux autorités communistes chinoises et à l'annexion du Tibet par la Chine en 1951, ont accueilli son décès avec chagrin et respect. Ils ont érigé un autel de fortune sur le lieu de sa mort au pied de l'ONU, recouvert de fleurs et de khatas, ces étoles blanches traditionnelles, devenu un point de ralliement pour les militants tibétains. "Son décès a insufflé à beaucoup d'entre nous, Tibétains, la ferveur d'agir", affirme Jampa Choedup, un moine qui connaissait Lobga Rangzen depuis 1997 et l'avait vu la veille de sa mort. Quelque 170 personnes se sont immolées par le feu entre 2009 et 2022, principalement en Chine, mais aussi en Inde et au Népal pour protester contre la répression sanglante des manifestations de 2008 au Tibet. Depuis, le contrôle de la Chine n'a cessé de se renforcer. Une loi sur l'"unité ethnique" qui, selon ses détracteurs, ne fera qu'aggraver la situation des droits des minorités, est entrée en vigueur la veille de la mort de Lobga Rangzen, début juillet. "Il ne l'a pas fait au hasard", déclare Jigme Ugen, président du Congrès national tibétain en exil, au sein duquel Lobga Rangzen dirigeait la section de New York et du New Jersey et était une figure incontournable des manifestations devant l’ONU et le consulat chinois. "Il s'était clairement préparé". La vidéo de sa mort, diffusée en direct, montre un homme traversant d'un pas décidé la rue, vêtu d'une chuba, une robe traditionnelle, et plantant un drapeau tibétain devant l'ONU. Il s'embrase ensuite dans une flamme d'où s'échappe une fumée noire. Un agent de sécurité de l'ONU se précipite, trop tard, avec un extincteur. Lobga Rangzen a été déclaré mort environ une heure plus tard à l'hôpital. "Servir la lutte" Les autorités chinoises considèrent le Tibet comme une partie historique et inaliénable de la Chine et rejettent toute revendication d'indépendance. Elles exercent sur la région et les citoyens d'ethnie tibétaine un contrôle draconien. Les défenseurs des droits humains rapportent une répression accrue ces dernières années. Les autorités chinoises rejettent ces accusations. Elles assurent respecter les différences ethniques et religieuses protégées par la loi. Et Pékin invoque les nécessités de la lutte contre les activités séparatistes. La Chine objecte aux critiques les progrès de l'économie grâce à des investissements massifs dans des secteurs comme l'énergie et le tourisme. Lobga Rangzen a été le premier Tibétain à s'immoler par le feu aux Etats-Unis, où vivent environ 25.000 Tibétains, pour la plupart des disciples du chef bouddhiste, le dalaï-lama, qui a fui le Tibet pour l'Inde en 1959. Jampa Choedup, le moine, a raconté à l'AFP que la veille de sa mort, Lobga Rangzen avait évoqué la responsabilité individuelle des Tibétains dans la quête de la liberté. Dans sa vidéo d'adieu de six minutes en tibétain, diffusée après son décès, il explique avoir agi "pour la nation tibétaine", assis en tailleur, la sueur perlant sur son front: "Il n'y a pas lieu de me pleurer". Jeune homme, Lobga Rangzen, de son vrai nom Lobsang Palden, a quitté le Tibet pour le sud de l'Inde, avant de s'installer aux Etats-Unis en 2006, à New York. Il avait alors choisi de porter le nom "Rangzen", qui signifie "indépendance" en tibétain. Il a enchaîné plusieurs emplois avant de devenir chauffeur Uber. Il avait confié à Jigme Ugen qu'il était "marié au mouvement" et que ses ancêtres s'étaient battus contre la Chine. Si le dalaï-lama a exprimé sa tristesse et remis en question l'efficacité de telles manifestations, certains universitaires lui ont reproché de ne pas tenter de mettre fin à cette pratique. Pékin a accusé le dalaï-lama de "glorifier" les immolations par le feu. Après la mort de Lobga Rangzen, le chef du gouvernement tibétain en exil, Penpa Tsering, a exhorté tous les Tibétains à "chérir" leur vie. "Bien que nous rendions hommage à son dévouement, la vie humaine est précieuse et doit être préservée pour servir la lutte à long terme pour le Tibet", a-t-il réagi dans un communiqué.

07.08.2026 à 11:09

FRANCE24
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Vers 10H30, l'indice CAC40 progressait (+0,22%) de 17,17 points à 8716,88 points. La veille, le panier des 40 grandes valeurs parisiennes avait battu un troisième record d'affilée à la fermeture, en hausse de 0,35% à 8.699,71 points. Le CAC 40 a culminé jeudi à 8.742,53 points en séance, un nouveau record absolu pour l'indice. Sur fond de faible volume d'échanges, Paris ignorait l'impatience d'autres marchés face aux promesses toujours ajournées sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Vers 10H30 de Paris, le Brent de la mer du nord, référence du brut sur les marchés, remontait de 0,87% à 83,21 dollars le baril et le WTI américain était à 77,79 dollars (+0,65%). Le président américain Donald Trump a de nouveau promis que le détroit d'Ormuz allait rouvrir "bientôt", sans autre précision. A Paris, le spécialiste de l'apéritif Pernod Ricard réalisait la plus forte progression de la matinée (+2,61% à 70,82 euros). Inversement, le fabricant automobile Stellantis subissait le plus fort mouvement de vente (-2,71% à 4,73 euros). La Bourse vit dans l'attente des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en juillet, baromètre de l'activité et de l'inflation. "Le consensus table sur 80.000 créations d'emplois, après 57.000 en juin, et un taux de chômage inchangé à 4,2%", résume l'économiste Florian Ielpo dans une note quotidienne pour la banque privée suisse Lombard Odier. "Un chiffre de l'emploi modéré, avec des salaires contenus" tranquilliserait les marchés en mettant en avant "une expansion sans flambée de l'inflation liée aux coûts salariaux", ajoute-t-il. Les chiffres de l'emploi américain sont d'autant plus attendus que le taux d'emprunt à dix ans aux Etats-Unis est remonté jeudi de près de six points de base, relève Florian Ielpo. Il affichait vendredi un rendement de 4,67%. En Europe, le "Bund" allemand à dix ans était en très légère hausse à 3,14% tout comme son équivalent français (près de 3,94%, contre 3,93% jeudi soir).

07.08.2026 à 11:07

FRANCE24
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Les interpellations ont eu lieu mardi au cours d'une opération judiciaire menée par la Section de recherches (SR) de Lille dans le cadre d'une enquête ouverte par le procureur de Lille, précise ce communiqué de la gendarmerie nationale. Les investigations avaient débuté en avril grâce à un renseignement obtenu par les gendarmes. Les mis en examen sont la "tête de réseau" présumée et deux revendeurs, a précisé à l'AFP la lieutenante-colonelle Cécile Lambert, qui dirige la SR de Lille. Deux des mis en cause avaient des antécédents judiciaires, dont l'un pour trafic de stupéfiants, a-t-elle ajouté. L'enquête a permis d'établir que 120 convois ont été effectués depuis la Belgique vers la métropole lilloise depuis décembre 2025, précise le communiqué de la gendarmerie. "Chaque convoi (permettait) en moyenne l'importation d'environ 7.500 paquets de cigarettes", soit une valeur marchande estimée à 12 millions d'euros. Les cigarettes étaient ensuite écoulées sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat, a précisé Mme Lambert. Les cigarettes, qui imitaient l'identité visuelle de Marlboro, étaient vendues dans des paquets neutres similaires à ceux que l'on trouve sur le marché français, a expliqué à l'AFP Daniel Bruquel, chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris. Le trafic de cigarettes de contrefaçon est "un phénomène assez vif depuis quelques mois voire quelques années", assure M. Bruquel. Les cigarettes contrefaites ont représenté, en 2025, 19,5% de la consommation totale de cigarettes en France, pointe-t-il. En Belgique, "pays majeur de production de contrefaçons de cigarettes", onze usines clandestines ont été démantelées depuis le début de l'année, ajoute-t-il. Les perquisitions menées chez les trois mis en examen et dans leurs lieux de stockage, ainsi que chez une quatrième personne entendue en tant que témoin libre, ont permis la saisie de "600 cartouches de cigarettes contrefaites (...), 223.500 euros en numéraire" et "divers produits stupéfiants", dont un kilogramme de cannabis et 400 grammes de cocaïne, selon le communiqué de la gendarmerie. "Les investigations ont permis d'ouvrir une procédure incidente pour blanchiment aggravé et travail dissimulé", précise la gendarmerie, assurant que des saisies pourraient avoir lieu dans le cadre de cette enquête.

07.08.2026 à 10:53

FRANCE24
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"Compte tenu du caractère peu marqué et non grave des symptômes ainsi que de la très faible charge virale observée, les experts de l’ANRS-MIE et Santé publique France recommandent un isolement à domicile des personnes contacts, notamment les plus proches", a indiqué vendredi le ministère de la Santé dans un communiqué. Un cas positif à la souche Andes de l'hantavirus, la seule transmissible entre humains, a été confirmé jeudi chez un citoyen franco-argentin, actuellement isolé avec sa famille en Galice (nord-est de l'Espagne) après un séjour touristique en France pendant la deuxième quinzaine du mois de juillet, et désormais asymptomatique. Les autorités sanitaires estiment que la période durant laquelle le patient a pu être contagieux s’étend du 18 au 28 juillet, selon le communiqué. "Le risque de transmission est toutefois jugé faible. Il concerne uniquement les contacts les plus étroits", indique le ministère, ajoutant que le traçage d'éventuels contacts à risque "se poursuit". Ces contacts incluent principalement "les personnes vivant sous le même toit ; les personnes ayant partagé une chambre ; les contacts prolongés et étroits, notamment dans les transports ; ainsi que les professionnels de santé ayant réalisé des soins sans protection adaptée". "Au moment de son diagnostic, alors qu’il présentait des symptômes, le patient avait déjà une charge virale très faible, traduisant un potentiel de transmission très limité", souligne le ministère. Ce cas isolé est, a-t-il rappelé,"sans aucun lien avec les patients du (navire de croisière) MV Hondius de mai 2026", qui avait conduit à l'identification de 13 cas liés à cet épisode, dont trois mortels. L'hantavirus Andes, initialement transmis à l'humain par des animaux comme les rongeurs, peut causer de graves problèmes pulmonaires et occasionner la mort dans 30 à 40% des cas.

07.08.2026 à 10:31

FRANCE24
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Sur le domaine Saint-Andrieu à Correns, commune la plus touchée par les derniers incendies, Grégory Guibergia, le responsable d’exploitation, s'estime chanceux : il n'a perdu dans les flammes "que le premier rang, les vignes en lisière". Mais "la grosse interrogation, c'est de savoir si on va avoir des goûts brûlés ou pas pendant la vinification. On est dans l'inconnu", confie le viticulteur avec 25 ans de métier derrière lui. Depuis deux semaines que brûle le massif du Gros Bessillon, dans l'arrière-pays provençal, le feu s'est dangereusement approché de ses 25 hectares de vignes. Grégory Guibergia a décidé d'opter pour une "vendange parcellaire", c'est-à-dire récolter et vinifier chaque parcelle indépendamment, pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Prélèvements Depuis plusieurs jours, des prélèvements sur les baies de raisin sont effectués autour du massif Gros Bessillon où le feu a parcouru plus de 6.000 hectares depuis le 21 juilet et n'est pas encore fixé, même s'il est sous contrôle des pompiers. "Un contact d'une heure ou deux suffit pour engendrer un phénomène de glycosylation, liant la fumée aux sucres du raisin, et ce goût de fumée va se révéler uniquement après la fermentation", explique le consultant œnologue Clément Prélat. "Il y a très peu de moyens de traiter ces goûts de fumée mis à part certains traitements qui sont assez brutaux pour le vin", poursuit l'expert au sein du cabinet d'agronomie provençale, une structure qui conseille la plupart des domaines de Correns. "Gel, grêle, on sait faire, mais pas l'incendie ", soupire Lucie Demirdjian, à la tête du Domaine de Mercandine, dans le village voisin de Pontevès. Avant d'envisager les vendanges, vers le 12 août, elle est dans l'attente des résultats du laboratoire d’oenologie qu'elle a mandaté pour effectuer des prélèvements. "On peut détecter le précurseur de goût de fumée en amont", explique l'ingénieure agronome. Avec les feux, elle a perdu "11 hectares sur 18" et ne souhaite pas engager de frais inutiles si sa récolte est vouée à la destruction. Selon les taux relevés, "le charbon actif peut lever le goût de fumée sur le rosé et le blanc" contrairement au vin rouge où "le jus macère", assure le président de la coopérative des Vignerons de Correns, Fabien Mistre, s'appuyant sur des techniques testés par des viticulteurs en Occitanie après le mégafeu dans le massif des Corbières l'été dernier. - Jambon fumé - Le vigneron, qui possède 35 hectares de vignes, toutes cultivées en bio se dit "confiant pour le millésime", mais attend les résultats de la vinification pour être fixé. Car si les vignes détruites par les flammes sont prises en charge par les assurances, les pertes liées aux goûts de fumée ne bénéficient d'aucune couverture, alerte M. Mistre. Au Centre du Rosé, pôle de recherche et d'expérimentation situé à Vidauban (Var), les experts rappellent que seuls une centaines d'hectares de vignes ont été touchés, principalement sur les communes de Cotignac, Pontevès et Correns, alors que le Var compte plus de 30.000 hectares de vignoble. Sixième département viticole de France et premier producteur de rosé, la vigne y constitue la première richesse agricole. Les parcelles déclarées "impropres à la consommation" sont uniquement celles contaminées par le retardant, ce produit chimique rouge utilisé pour freiner la propagation des flammes, explique Grégori Lanza, ingénieur agronome chargé de projets en œnologie au Centre du rosé. D'autres vignes pourront produire des vins marqués par un goût de fumée en raison du simple contact avec l'air saturé d'odeurs de bois brûlé. "C'est un goût qu'on ne recherche pas dans les vins, donc même s’ils sont consommables, il ne seront pas commercialisés", prédit-il. En "termes dégustatifs, c'est comme du jambon fumé", explique Fabien Mistre. Le vigneron bio exclut, pour le moment, l'idée de mettre de tels breuvages en vente.

07.08.2026 à 10:11

FRANCE24
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"Tout s'est soudainement asséché", raconte John Pawsey, dont les champs du Suffolk sont frappés par une absence de pluie qui "paraît interminable". L'Angleterre a vécu son mois de juillet le plus sec jamais enregistré, selon l'agence météorologique nationale Met Office, avec des conditions extrêmes qui ont fait fondre les rendements d'avoine ou de blé de cet exploitant et de nombreux autres. De quoi faire naître des craintes pour la sécurité alimentaire du Royaume-Uni, où les vagues de chaleur se succèdent depuis le mois de mai, et où l'agriculture subit des phénomènes météorologiques extrêmes ces cinq dernières années. "Toutes nos craintes se sont confirmées lorsque nous avons commencé les récoltes et constaté que les rendements étaient en baisse de 25 à 30%", raconte John Pawsey à l'AFP. Sa famille cultive ces terres du Suffolk depuis la fin du XIXe siècle. A 62 ans, cet agriculteur confie son inquiétude pour les années à venir. Mais il estime que les agriculteurs doivent s'adapter, et même considérer le réchauffement climatique comme une "occasion" d'évoluer. Petits pois menacés Sur sa ferme biologique, John Pawsey expérimente avec de nouvelles cultures mieux adaptées à un climat sec et chaud, telles que les fèves ou les pois chiches. Il tente aussi de renforcer la résilience des sols, en testant la culture de deux variétés différentes sur une même parcelle en simultané pour stimuler leur croissance. Timothy Benton, expert renommé en sécurité alimentaire, prône une agriculture moins intensive, affirmant qu'un système "plus circulaire et plus diversifié" serait plus sûr. "Nous n'investissons pas suffisamment dans les innovations technologiques qui permettent de faire face à la crise", indique-t-il également. Le changement climatique pourrait forcer les Britanniques à modifier leurs habitudes alimentaires, souligne Nicola Cannon, professeure au Royal Agricultural College. Cette enseignante fait actuellement des tests avec la culture du soja, qu'elle décrit comme rentable et résiliente, dans l'espoir de l'introduire sur davantage d'exploitations britanniques. Certains aliments prisés des Britanniques ont été particulièrement touchés par la sécheresse, comme les petits pois, dont les récoltes ont reçu "très peu de pluie depuis mars" et qui n'ont atteint cette année que "50% des volumes espérés", dit-elle. - Pénuries - Sur l'exploitation de John Pawsey, une récolte entière de quinoa a été perdue. Sans pluie, "les seules plantes qui ont poussé sont l'oseille et le chardon", déplore-t-il. Si la sécheresse persiste, des pénuries pourraient affecter certains produits alimentaires, selon le président du principal syndicat agricole NFU, Tom Bradshaw. "Nous avons pris notre approvisionnement alimentaire pour acquis pendant bien trop longtemps", a-t-il affirmé sur la BBC. D'autant que le Royaume-Uni reste dépendant des importations pour certains produits - notamment fruits frais, légumes ou engrais - ce qui le rend particulièrement vulnérable aux perturbations des chaînes d'approvisionnement. La baisse des rendements affecte également la rentabilité des exploitations, limitant leur capacité à investir pour adapter leurs exploitations et tester des variétés plus résistantes. Une solution est d'acheter des produits britanniques de saison, suggère Nicola Cannon, pour "donner aux agriculteurs davantage de visibilité pour financer ces adaptations". Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Premier ministre Andy Burnham a affirmé cette semaine que "la sécurité alimentaire est une question de sécurité nationale". Le gouvernement de Keir Starmer, son prédécesseur, avait promis l'an dernier de construire neuf nouveaux réservoirs d'ici 2050 pour améliorer l'irrigation des cultures. Pour Timothy Benton, l'adaptation du système alimentaire nécessitera une intervention accrue de l'État, car les "choses vont se détériorer dans les décennies à venir". Sans aide gouvernementale pour accompagner les exploitants dans cette "transition", "des agriculteurs vont disparaître", pronostique aussi John Pawsey. "Cela entraînera soit des hausses de prix, soit le gouvernement devra soutenir financièrement les agriculteurs", dit-il.

07.08.2026 à 10:08

Alix LE BOURDON
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En 1894, alors qu'a lieu à Anvers une exposition universelle, la Belgique fait expédier par bateau 144 Congolais pour les exhiber dans le pavillon Congo en plein cœur de la ville. Dans ce "zoo humain", sept Congolais finissent par décéder de maladies. Aujourd'hui, cette terrible histoire hante toujours la Belgique comme l'une des pages les plus sombres de son histoire coloniale.
Texte intégral (675 mots)
En 1894, alors qu'a lieu à Anvers une exposition universelle, la Belgique fait expédier par bateau 144 Congolais pour les exhiber dans le pavillon Congo en plein cœur de la ville. Dans ce "zoo humain", sept Congolais finissent par décéder de maladies. Aujourd'hui, cette terrible histoire hante toujours la Belgique comme l'une des pages les plus sombres de son histoire coloniale.

07.08.2026 à 09:31

FRANCE 24
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Texte intégral (675 mots)

07.08.2026 à 09:19

FRANCE24
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L'engorgement manifeste des services d'urgences témoigne "d'une inadéquation" du système de santé au vieillissement, a alerté mi-juillet un rapport d'experts missionnés par le gouvernement. Des patients âgés, isolés, avec plusieurs pathologies (insuffisance cardiaque, diabète, troubles cognitifs...) s'y accumulent, bloqués en attente d'un lit d'hospitalisation, d'une place en Ehpad ou suivi extérieur. "Demain", dans les établissements - qui ferment des lits pour développer la prise en charge ambulatoire -, l'hospitalisation complète sera "quasi exclusivement" pour ces malades, qui nécessitent l'expertise de gériatres, des soins lourds, coûteux, parfois l'aide de services sociaux, selon le rapport. Or les gériatres manquent, même en Ehpad, où il faudrait aussi 365.000 places supplémentaires d'ici 2050. Et toute hospitalisation inadaptée peut accélérer la perte d'autonomie, en lien avec l'alitement, la perte de repères, les effets indésirables de médicaments... Divers hôpitaux développent donc depuis plusieurs années des projets pour repérer précocement les fragilités, aider les soignants de ville et d'Ehpad à les prendre en charge, et réduire les hospitalisations et passages aux urgences "évitables". "Hotline gériatrique" Au CHU de Grenoble, une cellule incluant des gériatres, pharmaciens ou spécialistes des effets indésirables des soins crée des liens avec les soignants libéraux, collectivités, Ehpad, autorités sanitaires, l'hospitalisation à domicile... Elle gère depuis 2020 - comme plusieurs dizaines d'autres établissements - une "hotline gériatrique" accessible 24h/24 aux soignants du territoire pour "évaluer un patient, conseiller une conduite thérapeutique, une consultation, un examen", ou organiser des admissions directes. "On évite, annuellement, 400 admissions via les urgences", assure à l'AFP le Pr Gaëtan Gavazzi, chef du service gériatrie. L'équipe déploie aussi le programme "Icope", test des capacités mentales et physiques à l'aide d'une application, seul ou avec un proche, un travailleur social, un facteur... Lorsqu'une fragilité est repérée, un soignant confirme le diagnostic pour "proposer un parcours de prévention qui, malheureusement, n'existe pas aujourd'hui", souligne M. Gavazzi. "Nous développons un outil numérique", qui recensera d'ici à cinq ans "le maillage des diététiciens, kinésithérapeutes, psychologues, structures d'activité physique adaptée", pour permettre aux soignants, en un clic, d'enclencher ce parcours. "Mais il faut des moyens, pour rémunérer celui qui diagnostique, rembourser le diététicien... En l'absence de budget national à la hauteur", c'est "de la débrouille", déplore le praticien, contraint de solliciter des conseils départementaux, des mécènes. Équipes mobiles À l'hôpital de Vannes, le "décloisonnement ville-hôpital" s'est accéléré depuis le Covid. Les soignants de nombreux Ehpad ont été formés à évaluer l'urgence d’une situation et à en gérer certaines, "non vitales", aidés d'un guide et d'une "trousse de régulation" contenant un minimum commun (médicaments, sonde urinaire, suture, perfusion...). Si besoin, le Samu-SAS peut les guider par visio-conférence, précise Félyse Launay, coordinatrice de la "filière gériatrique" territoriale. Chaque patient appelant le Samu, sans besoin de soins urgents mais identifié comme "fragile", est rappelé sous 48h par une infirmière de gériatrie, qui oriente vers une prise en charge. L'agence régionale de santé finance certains dispositifs. Dans certains hôpitaux, des équipes gériatriques "mobiles" interviennent à domicile, en Ehpad, aux urgences. D'autres sont intégrées dans des Samu-SAS, mais insuffisamment financées, selon plusieurs responsables. Au CHU de Tours, dans le service gériatrie redessiné en 2022 avec ses équipes, les patients et leurs aidants, des rails plafonniers facilitent les déplacements. Pour éviter les chutes, un côté du couloir est réservé à la marche avec une "barre épaisse, en aluminium, le froid améliorant la préhension", a décrit le chef du Pôle Vieillissement Bertrand Fougère, lors d'une récente conférence. Poids aux extrémités, vision floutée, audition étouffée : les soignants nouvellement recrutés y sont invités à tester une "tenue simulateur de vieillissement". Les "bonnes pratiques" restent dispersées et doivent être "généralisées", jugeaient mi-juillet les experts, appelant à former beaucoup plus de médecins polyvalents et gériatres. Le ministère de la Santé a récemment lancé deux chantiers, pour réduire les passages aux urgences "évitables" et "transformer l'hôpital" face à la dégradation des comptes et au vieillissement, via notamment l'hospitalisation à domicile.
Texte intégral (742 mots)
L'engorgement manifeste des services d'urgences témoigne "d'une inadéquation" du système de santé au vieillissement, a alerté mi-juillet un rapport d'experts missionnés par le gouvernement. Des patients âgés, isolés, avec plusieurs pathologies (insuffisance cardiaque, diabète, troubles cognitifs...) s'y accumulent, bloqués en attente d'un lit d'hospitalisation, d'une place en Ehpad ou suivi extérieur. "Demain", dans les établissements - qui ferment des lits pour développer la prise en charge ambulatoire -, l'hospitalisation complète sera "quasi exclusivement" pour ces malades, qui nécessitent l'expertise de gériatres, des soins lourds, coûteux, parfois l'aide de services sociaux, selon le rapport. Or les gériatres manquent, même en Ehpad, où il faudrait aussi 365.000 places supplémentaires d'ici 2050. Et toute hospitalisation inadaptée peut accélérer la perte d'autonomie, en lien avec l'alitement, la perte de repères, les effets indésirables de médicaments... Divers hôpitaux développent donc depuis plusieurs années des projets pour repérer précocement les fragilités, aider les soignants de ville et d'Ehpad à les prendre en charge, et réduire les hospitalisations et passages aux urgences "évitables". "Hotline gériatrique" Au CHU de Grenoble, une cellule incluant des gériatres, pharmaciens ou spécialistes des effets indésirables des soins crée des liens avec les soignants libéraux, collectivités, Ehpad, autorités sanitaires, l'hospitalisation à domicile... Elle gère depuis 2020 - comme plusieurs dizaines d'autres établissements - une "hotline gériatrique" accessible 24h/24 aux soignants du territoire pour "évaluer un patient, conseiller une conduite thérapeutique, une consultation, un examen", ou organiser des admissions directes. "On évite, annuellement, 400 admissions via les urgences", assure à l'AFP le Pr Gaëtan Gavazzi, chef du service gériatrie. L'équipe déploie aussi le programme "Icope", test des capacités mentales et physiques à l'aide d'une application, seul ou avec un proche, un travailleur social, un facteur... Lorsqu'une fragilité est repérée, un soignant confirme le diagnostic pour "proposer un parcours de prévention qui, malheureusement, n'existe pas aujourd'hui", souligne M. Gavazzi. "Nous développons un outil numérique", qui recensera d'ici à cinq ans "le maillage des diététiciens, kinésithérapeutes, psychologues, structures d'activité physique adaptée", pour permettre aux soignants, en un clic, d'enclencher ce parcours. "Mais il faut des moyens, pour rémunérer celui qui diagnostique, rembourser le diététicien... En l'absence de budget national à la hauteur", c'est "de la débrouille", déplore le praticien, contraint de solliciter des conseils départementaux, des mécènes. Équipes mobiles À l'hôpital de Vannes, le "décloisonnement ville-hôpital" s'est accéléré depuis le Covid. Les soignants de nombreux Ehpad ont été formés à évaluer l'urgence d’une situation et à en gérer certaines, "non vitales", aidés d'un guide et d'une "trousse de régulation" contenant un minimum commun (médicaments, sonde urinaire, suture, perfusion...). Si besoin, le Samu-SAS peut les guider par visio-conférence, précise Félyse Launay, coordinatrice de la "filière gériatrique" territoriale. Chaque patient appelant le Samu, sans besoin de soins urgents mais identifié comme "fragile", est rappelé sous 48h par une infirmière de gériatrie, qui oriente vers une prise en charge. L'agence régionale de santé finance certains dispositifs. Dans certains hôpitaux, des équipes gériatriques "mobiles" interviennent à domicile, en Ehpad, aux urgences. D'autres sont intégrées dans des Samu-SAS, mais insuffisamment financées, selon plusieurs responsables. Au CHU de Tours, dans le service gériatrie redessiné en 2022 avec ses équipes, les patients et leurs aidants, des rails plafonniers facilitent les déplacements. Pour éviter les chutes, un côté du couloir est réservé à la marche avec une "barre épaisse, en aluminium, le froid améliorant la préhension", a décrit le chef du Pôle Vieillissement Bertrand Fougère, lors d'une récente conférence. Poids aux extrémités, vision floutée, audition étouffée : les soignants nouvellement recrutés y sont invités à tester une "tenue simulateur de vieillissement". Les "bonnes pratiques" restent dispersées et doivent être "généralisées", jugeaient mi-juillet les experts, appelant à former beaucoup plus de médecins polyvalents et gériatres. Le ministère de la Santé a récemment lancé deux chantiers, pour réduire les passages aux urgences "évitables" et "transformer l'hôpital" face à la dégradation des comptes et au vieillissement, via notamment l'hospitalisation à domicile.

07.08.2026 à 09:17

FRANCE24
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Ignorant l'espoir encore déçu d'un accord pour la réouverture du détroit d'Ormuz, Paris progressait vers 08H00 GMT (+0,26%) après avoir terminé trois jours de suite à ses plus hauts niveaux historiques. Francfort était fortement en hausse (+0,45%), emmenée par le champion des petites annonces Scout24 (+4,46%), le leader de la défense Rheinmetall (+3,83%) et le fabricant de logiciels SAP (+3,31%). Les bons résultats du premier assureur européen Allianz suscitaient des prises de bénéfices et un recul du titre (-0,77%). Londres (+0,13%) progressait modérément alors que Milan (-0,09%) était en équilibre négatif vers 08H10 GMT après une ouverture en hausse. La séance a commencé sur fond de remontée des prix du pétrole. Vers 08H00 GMT, le Brent de la mer du nord, référence du brut en Europe, prenait 0,87% (83,21 euros), et le WTI américain s'échangeait à 77,70 dollars (+0,53%). Les prix du pétrole reflètent "les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient" d'après l'analyste Andreas Lipkow de CMC Marekts. Le président américain Donald Trump a de nouveau promis jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir "bientôt". L'Iran poserait cependant des conditions à un accord de paix. "Selon les informations relayées par les médias locaux, Téhéran envisagerait d'interdire le passage aux navires américains et israéliens, tout en exigeant des compensations des pays jugés hostiles", d'après l'analyste John Plassard, de Cité Gestion. "Cette perspective a suffi à faire réapparaître la vieille équation qui hante Wall Street : pétrole plus cher, inflation plus persistante et Réserve fédérale potentiellement plus agressive", ajoute-t-il. En Asie, les Bourses ont reculé vendredi (-0,11% pour l'indice Nikkei au Japon et -0,60% pour le Kospi à Séoul). L'indice hongkongais Hang Seng, cependant, résistait (+0,30%) vers 06H30 GMT. "La hausse des prix du pétrole brut est de nature peser sur les marchés, comme à Wall Street", commentent les experts de Todai Tokyo Intelligence. Wall Street avait terminé également en recul la veille sur ses trois indices: Dow Jones -0,85%, Nasdaq -0,06%, S&P 500 -0,18%. L'emploi américain Les marchés vivent dans l'attente des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en juillet. Un chiffre trop élevé confirmerait un risque d'inflation par les salaires, donc un relèvement des taux d'intérêt par la Réserve fédérale en septembre pour brider la demande et la hausse des prix. "Si nous obtenons des chiffres de l'emploi plus solides que prévu et des tensions salariales persistantes, cela pourrait faire remonter les anticipations de relèvement des taux en septembre", d'après Kathleen Brooks de XTB. "Un chiffre trop faible cependant, raviverait les craintes sur la croissance américaine et pourrait provoquer une nouvelle séquence de nervosité sur les marchés. Pas facile de trouver le bon équilibre", avance John Plassard de Cité Gestion. "Le consensus table sur 80.000 créations d'emplois, après 57.000 en juin, et un taux de chômage inchangé à 4,2 %", résume l'économiste Florian Ielpo dans une note quotidienne pour la banque privée suisse Lombard Odier. "Un chiffre de l'emploi modéré, avec des salaires contenus" tranquilliserait les marchés en mettant en avant "une expansion sans flambée de l'inflation liée aux coûts salariaux", ajoute-t-il. Les chiffres de l'emploi américain sont d'autant plus attendus que le taux d'emprunt à dix ans aux Etats-Unis est remonté jeudi de près de six points de base, relève Florian Ielpo. Il affichait vendredi un rendement de 4,67%. En Europe, le "Bund" allemand à dix ans était en légère hausse (3,14%) tout comme son équivalent français (près de 3,94%).
Texte intégral (631 mots)
Ignorant l'espoir encore déçu d'un accord pour la réouverture du détroit d'Ormuz, Paris progressait vers 08H00 GMT (+0,26%) après avoir terminé trois jours de suite à ses plus hauts niveaux historiques. Francfort était fortement en hausse (+0,45%), emmenée par le champion des petites annonces Scout24 (+4,46%), le leader de la défense Rheinmetall (+3,83%) et le fabricant de logiciels SAP (+3,31%). Les bons résultats du premier assureur européen Allianz suscitaient des prises de bénéfices et un recul du titre (-0,77%). Londres (+0,13%) progressait modérément alors que Milan (-0,09%) était en équilibre négatif vers 08H10 GMT après une ouverture en hausse. La séance a commencé sur fond de remontée des prix du pétrole. Vers 08H00 GMT, le Brent de la mer du nord, référence du brut en Europe, prenait 0,87% (83,21 euros), et le WTI américain s'échangeait à 77,70 dollars (+0,53%). Les prix du pétrole reflètent "les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient" d'après l'analyste Andreas Lipkow de CMC Marekts. Le président américain Donald Trump a de nouveau promis jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir "bientôt". L'Iran poserait cependant des conditions à un accord de paix. "Selon les informations relayées par les médias locaux, Téhéran envisagerait d'interdire le passage aux navires américains et israéliens, tout en exigeant des compensations des pays jugés hostiles", d'après l'analyste John Plassard, de Cité Gestion. "Cette perspective a suffi à faire réapparaître la vieille équation qui hante Wall Street : pétrole plus cher, inflation plus persistante et Réserve fédérale potentiellement plus agressive", ajoute-t-il. En Asie, les Bourses ont reculé vendredi (-0,11% pour l'indice Nikkei au Japon et -0,60% pour le Kospi à Séoul). L'indice hongkongais Hang Seng, cependant, résistait (+0,30%) vers 06H30 GMT. "La hausse des prix du pétrole brut est de nature peser sur les marchés, comme à Wall Street", commentent les experts de Todai Tokyo Intelligence. Wall Street avait terminé également en recul la veille sur ses trois indices: Dow Jones -0,85%, Nasdaq -0,06%, S&P 500 -0,18%. L'emploi américain Les marchés vivent dans l'attente des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en juillet. Un chiffre trop élevé confirmerait un risque d'inflation par les salaires, donc un relèvement des taux d'intérêt par la Réserve fédérale en septembre pour brider la demande et la hausse des prix. "Si nous obtenons des chiffres de l'emploi plus solides que prévu et des tensions salariales persistantes, cela pourrait faire remonter les anticipations de relèvement des taux en septembre", d'après Kathleen Brooks de XTB. "Un chiffre trop faible cependant, raviverait les craintes sur la croissance américaine et pourrait provoquer une nouvelle séquence de nervosité sur les marchés. Pas facile de trouver le bon équilibre", avance John Plassard de Cité Gestion. "Le consensus table sur 80.000 créations d'emplois, après 57.000 en juin, et un taux de chômage inchangé à 4,2 %", résume l'économiste Florian Ielpo dans une note quotidienne pour la banque privée suisse Lombard Odier. "Un chiffre de l'emploi modéré, avec des salaires contenus" tranquilliserait les marchés en mettant en avant "une expansion sans flambée de l'inflation liée aux coûts salariaux", ajoute-t-il. Les chiffres de l'emploi américain sont d'autant plus attendus que le taux d'emprunt à dix ans aux Etats-Unis est remonté jeudi de près de six points de base, relève Florian Ielpo. Il affichait vendredi un rendement de 4,67%. En Europe, le "Bund" allemand à dix ans était en légère hausse (3,14%) tout comme son équivalent français (près de 3,94%).

07.08.2026 à 09:15

FRANCE24
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"Il est où le chef ?": Élodie Lac a entendu la question plusieurs fois sur son élevage de volailles du Lot. De même que l'exploitante agricole Dominique Raud dans sa ferme reculée de Haute-Garonne, y compris dans la bouche d'une femme. Sur son verger de noyers et d'amandiers, Bérengère Viltard explique à l'AFP qu'on l'appelle "princesse tracteur" parmi les voisins agriculteurs, "parce que j'ai les ongles faits et que je suis tout le temps correctement habillée". Cheveux tirés et boucles d'oreilles, cette mère célibataire de 34 ans, récemment installée à Payrignac (Lot), dénonce "les rivalités", "le machisme" et l'absence de "main tendue" à la gent féminine dans le milieu agricole, dont elle est pourtant issue. À la mort de sa mère, il y a six ans, la jeune femme, alors secrétaire médicale dans un laboratoire à Nice, décide de se reconvertir et de reprendre l'entreprise familiale. Bac pro en maraîchage, formation de technicienne trufficole pour se diversifier, puis démarches sans encombre avec la chambre d'agriculture. Auprès d'un collègue cultivateur, elle apprend aussi "la mécanique, à nettoyer le broyeur", pour ne pas "dépendre d'un mécano"... "Ils ont appelé mon père pour savoir si j'étais lesbienne", confie la cheffe d'entreprise. "Dans l'ombre" "En tant que femme, on vous met des bâtons dans les roues pour un oui ou pour un non", abonde sa voisine sexagénaire, Françoise Dufrene, qui, mariée à 19 ans, a travaillé pendant trois décennies "dans l'ombre" de son mari, avec sa belle-mère au foyer. C'est à la mort de son mari qu'elle s'est "enfin sentie quelqu'un": "C'est fou, mais il me semble que j'ai commencé à exister à ce moment-là." Avant son décès il y a quatre ans, "j'étais la femme de Jacques", confie-t-elle, "on ne me voyait pas, alors que j'étais partout" à ramasser le tabac, les asperges, à soigner les 150 veaux, à gérer la comptabilité... "C'est vrai qu'on a tendance à penser que l'agriculture est un domaine très patriarcal et parfois machiste même", renchérit Dominique Raud, en pelant les légumes pour la soupe dans l'obscurité de sa ferme à Herran (Haute-Garonne). "Mais il y a du mieux, toutes les femmes que j'ai rencontrées, c'étaient quand même elles qui menaient la danse", estime l'éleveuse de 48 ans, vice-présidente de la Coordination rurale (CR) de Haute-Garonne. Au niveau national, un plan gouvernemental présenté en février vise à "favoriser la place des femmes dans l'agriculture", alors que celles-ci ne représentent que 29% des actifs agricoles, et seulement un quart des chefs d'exploitation, selon le ministère de l'Agriculture. En outre, 17% des agricultrices ont encore le statut de "conjointes ou parentes" du chef d'exploitation, ce qui limite fortement leurs droits à la retraite. "On est complètement invisibilisées", fustige Kyria Gay, maraîchère de 35 ans, qui se bat dans les manifestations et sur les réseaux sociaux pour "visibiliser les paysannes". Les agricultrices "travaillent avec acharnement et au final, on a moins que le minimum vieillesse", s'insurge la trentenaire, qui dirige avec son mari une exploitation à Montjoie-en-Couserans (Ariège) mais "survit grâce au restaurant fermier". "Double peine" Le métier d'agriculteur, c'est déjà "compliqué pour arriver à en vivre mais pour le coup, pour une dame, c'est un parcours de combattante", abonde Élodie Lac, 41 ans, qui a installé son élevage de 4.000 poulets bio il y a quatre ans à Cézac (Lot). Pour l'instant, "impossible d'arriver à sortir un Smic, je fais femme assistée", dit en souriant cette épouse et mère de famille. Avec leur élevage de chèvres et de vaches, Mme Raud et son mari gagnent à peine 600 euros par mois à deux, avec deux enfants à charge. À la CR, l'exploitante a créé un groupe de femmes "pour échanger les tuyaux" sur la retraite, la protection sociale ou encore le niveau de vie. Car pour les agricultrices, c'est souvent la "double peine" dans un monde rural sinistré qui tente de faire entendre son "mal-être", ajoute la syndicaliste parlant de son "impression d'être David contre Goliath". Le bonnet jaune de la CR vissé sur la tête, elle admet avoir - par le passé - songé au suicide: "Je savais avec quelle corde et à quel endroit de la chèvrerie, mais je ne savais pas quand."
Texte intégral (727 mots)
"Il est où le chef ?": Élodie Lac a entendu la question plusieurs fois sur son élevage de volailles du Lot. De même que l'exploitante agricole Dominique Raud dans sa ferme reculée de Haute-Garonne, y compris dans la bouche d'une femme. Sur son verger de noyers et d'amandiers, Bérengère Viltard explique à l'AFP qu'on l'appelle "princesse tracteur" parmi les voisins agriculteurs, "parce que j'ai les ongles faits et que je suis tout le temps correctement habillée". Cheveux tirés et boucles d'oreilles, cette mère célibataire de 34 ans, récemment installée à Payrignac (Lot), dénonce "les rivalités", "le machisme" et l'absence de "main tendue" à la gent féminine dans le milieu agricole, dont elle est pourtant issue. À la mort de sa mère, il y a six ans, la jeune femme, alors secrétaire médicale dans un laboratoire à Nice, décide de se reconvertir et de reprendre l'entreprise familiale. Bac pro en maraîchage, formation de technicienne trufficole pour se diversifier, puis démarches sans encombre avec la chambre d'agriculture. Auprès d'un collègue cultivateur, elle apprend aussi "la mécanique, à nettoyer le broyeur", pour ne pas "dépendre d'un mécano"... "Ils ont appelé mon père pour savoir si j'étais lesbienne", confie la cheffe d'entreprise. "Dans l'ombre" "En tant que femme, on vous met des bâtons dans les roues pour un oui ou pour un non", abonde sa voisine sexagénaire, Françoise Dufrene, qui, mariée à 19 ans, a travaillé pendant trois décennies "dans l'ombre" de son mari, avec sa belle-mère au foyer. C'est à la mort de son mari qu'elle s'est "enfin sentie quelqu'un": "C'est fou, mais il me semble que j'ai commencé à exister à ce moment-là." Avant son décès il y a quatre ans, "j'étais la femme de Jacques", confie-t-elle, "on ne me voyait pas, alors que j'étais partout" à ramasser le tabac, les asperges, à soigner les 150 veaux, à gérer la comptabilité... "C'est vrai qu'on a tendance à penser que l'agriculture est un domaine très patriarcal et parfois machiste même", renchérit Dominique Raud, en pelant les légumes pour la soupe dans l'obscurité de sa ferme à Herran (Haute-Garonne). "Mais il y a du mieux, toutes les femmes que j'ai rencontrées, c'étaient quand même elles qui menaient la danse", estime l'éleveuse de 48 ans, vice-présidente de la Coordination rurale (CR) de Haute-Garonne. Au niveau national, un plan gouvernemental présenté en février vise à "favoriser la place des femmes dans l'agriculture", alors que celles-ci ne représentent que 29% des actifs agricoles, et seulement un quart des chefs d'exploitation, selon le ministère de l'Agriculture. En outre, 17% des agricultrices ont encore le statut de "conjointes ou parentes" du chef d'exploitation, ce qui limite fortement leurs droits à la retraite. "On est complètement invisibilisées", fustige Kyria Gay, maraîchère de 35 ans, qui se bat dans les manifestations et sur les réseaux sociaux pour "visibiliser les paysannes". Les agricultrices "travaillent avec acharnement et au final, on a moins que le minimum vieillesse", s'insurge la trentenaire, qui dirige avec son mari une exploitation à Montjoie-en-Couserans (Ariège) mais "survit grâce au restaurant fermier". "Double peine" Le métier d'agriculteur, c'est déjà "compliqué pour arriver à en vivre mais pour le coup, pour une dame, c'est un parcours de combattante", abonde Élodie Lac, 41 ans, qui a installé son élevage de 4.000 poulets bio il y a quatre ans à Cézac (Lot). Pour l'instant, "impossible d'arriver à sortir un Smic, je fais femme assistée", dit en souriant cette épouse et mère de famille. Avec leur élevage de chèvres et de vaches, Mme Raud et son mari gagnent à peine 600 euros par mois à deux, avec deux enfants à charge. À la CR, l'exploitante a créé un groupe de femmes "pour échanger les tuyaux" sur la retraite, la protection sociale ou encore le niveau de vie. Car pour les agricultrices, c'est souvent la "double peine" dans un monde rural sinistré qui tente de faire entendre son "mal-être", ajoute la syndicaliste parlant de son "impression d'être David contre Goliath". Le bonnet jaune de la CR vissé sur la tête, elle admet avoir - par le passé - songé au suicide: "Je savais avec quelle corde et à quel endroit de la chèvrerie, mais je ne savais pas quand."

07.08.2026 à 09:03

FRANCE 24
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Une fusillade a eu lieu vendredi dans un lycée de Bangkok en Thaïlande. Au moins huit personnes sont mortes, dont le tireur présumé, qui s'est donné la mort. Il s'agit d'un adolescent scolarisé dans l'établissement. Vingt-trois élèves ont également été blessés. 
Texte intégral (727 mots)
Une fusillade a eu lieu vendredi dans un lycée de Bangkok en Thaïlande. Au moins huit personnes sont mortes, dont le tireur présumé, qui s'est donné la mort. Il s'agit d'un adolescent scolarisé dans l'établissement. Vingt-trois élèves ont également été blessés. 

07.08.2026 à 08:49

FRANCE24
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"Depuis que je suis tout petit, les Indiens me fascinent. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu avec eux", raconte Caryl Férey à l'AFP à quelques jours de la sortie de "Lakota", publié le 13 août dans la prestigieuse collection Série noire de Gallimard. Ce thriller de 400 pages s'annonce comme l'un des best-sellers de la rentrée, l'auteur français de 59 ans ayant conquis un lectorat fidèle avec ses polars ancrés dans la réalité sociale et politique, de "Zulu" à "Condor" en passant par "Okavango". "Lakota" est le récit d'une vengeance. Celle de Winona, une Indienne au teint clair, et de son jeune frère Duane, qui refusent de croire que la mort de leur père, retrouvé noyé dans le Mississippi, soit accidentelle. Ils mènent l'enquête dans les plaines du nord des États-Unis, en particulier le Dakota, où quelque milliers de Lakota subsistent dans des réserves. Caryl Férey en dresse un tableau édifiant. Dans ces lieux de "misère et de désœuvrement", les Indiens "n'ont plus beaucoup de dents" et, à 30 ans, "commencent à sourire de travers en souvenir de la malnutrition à la junk food et des gnons qu'on se refile", écrit-il. Comme pour ses précédents livres, l'écrivain baroudeur a préparé son roman en effectuant un road-trip à la rencontre des habitants. "Oppression" "J'ai été surpris par l'excellent accueil" des Lakota, "avenants et ouverts" malgré "la vie difficile qu'ils mènent", témoigne l'écrivain. "Ils étaient étonnés qu'un Français s'intéresse à eux et que les Européens aient une vision positive des Indiens" alors qu'ils se considèrent comme "totalement méprisés" aux États-Unis. L'auteur veut croire que les Lakota connaîtront des jours meilleurs en se montrant "de plus en plus fiers de leur culture et de leurs traditions". Dans "Lakota", les Blancs, le sheriff en tête, sont violents et corrompus, prêts à tout pour s'enrichir aux dépens des autochtones. "Je ne supporte pas l'oppression, les gens qui écrasent les autres", confie Caryl Férey, qui a grandi à Montfort-sur-Meu, petite ville proche de Rennes, où il a peiné à passer le bac, plus attiré par le rock et l'aventure que par les études. À 20 ans, il s'envole pour la Nouvelle-Zélande, théâtre de ses premiers polars, "Haka" et "Utu". Il se passionne ensuite pour les conséquences du colonialisme et des dictatures en Amérique du Sud, qu'il décrit dans "Mapuche" pour l'Argentine, "Condor" pour le Chili et "Paz" pour la Colombie. L'un de ses romans les plus populaires, "Zulu", sur l'Afrique du sud, a été adapté au cinéma par Jérôme Salle avec les acteurs Orlando Bloom et Forest Whitaker. Avant de connaître le succès, le Breton a vécu de petits boulots pour ne pas renoncer à écrire. "J'adore voyager mais, par-dessus tout, je m'éclate dans l'écriture. Sept jours sur sept", confie-t-il. Outre les polars, Caryl Férey écrit des livres pour la jeunesse et des scénarios, notamment de BD. Il publie en septembre, avec le dessinateur Alex Mach, "This is London Calling" (Glénat), un album sur la Seconde Guerre mondiale, une période de l'Histoire qui "l'inspire beaucoup".
Texte intégral (537 mots)
"Depuis que je suis tout petit, les Indiens me fascinent. J'ai l'impression d'avoir toujours vécu avec eux", raconte Caryl Férey à l'AFP à quelques jours de la sortie de "Lakota", publié le 13 août dans la prestigieuse collection Série noire de Gallimard. Ce thriller de 400 pages s'annonce comme l'un des best-sellers de la rentrée, l'auteur français de 59 ans ayant conquis un lectorat fidèle avec ses polars ancrés dans la réalité sociale et politique, de "Zulu" à "Condor" en passant par "Okavango". "Lakota" est le récit d'une vengeance. Celle de Winona, une Indienne au teint clair, et de son jeune frère Duane, qui refusent de croire que la mort de leur père, retrouvé noyé dans le Mississippi, soit accidentelle. Ils mènent l'enquête dans les plaines du nord des États-Unis, en particulier le Dakota, où quelque milliers de Lakota subsistent dans des réserves. Caryl Férey en dresse un tableau édifiant. Dans ces lieux de "misère et de désœuvrement", les Indiens "n'ont plus beaucoup de dents" et, à 30 ans, "commencent à sourire de travers en souvenir de la malnutrition à la junk food et des gnons qu'on se refile", écrit-il. Comme pour ses précédents livres, l'écrivain baroudeur a préparé son roman en effectuant un road-trip à la rencontre des habitants. "Oppression" "J'ai été surpris par l'excellent accueil" des Lakota, "avenants et ouverts" malgré "la vie difficile qu'ils mènent", témoigne l'écrivain. "Ils étaient étonnés qu'un Français s'intéresse à eux et que les Européens aient une vision positive des Indiens" alors qu'ils se considèrent comme "totalement méprisés" aux États-Unis. L'auteur veut croire que les Lakota connaîtront des jours meilleurs en se montrant "de plus en plus fiers de leur culture et de leurs traditions". Dans "Lakota", les Blancs, le sheriff en tête, sont violents et corrompus, prêts à tout pour s'enrichir aux dépens des autochtones. "Je ne supporte pas l'oppression, les gens qui écrasent les autres", confie Caryl Férey, qui a grandi à Montfort-sur-Meu, petite ville proche de Rennes, où il a peiné à passer le bac, plus attiré par le rock et l'aventure que par les études. À 20 ans, il s'envole pour la Nouvelle-Zélande, théâtre de ses premiers polars, "Haka" et "Utu". Il se passionne ensuite pour les conséquences du colonialisme et des dictatures en Amérique du Sud, qu'il décrit dans "Mapuche" pour l'Argentine, "Condor" pour le Chili et "Paz" pour la Colombie. L'un de ses romans les plus populaires, "Zulu", sur l'Afrique du sud, a été adapté au cinéma par Jérôme Salle avec les acteurs Orlando Bloom et Forest Whitaker. Avant de connaître le succès, le Breton a vécu de petits boulots pour ne pas renoncer à écrire. "J'adore voyager mais, par-dessus tout, je m'éclate dans l'écriture. Sept jours sur sept", confie-t-il. Outre les polars, Caryl Férey écrit des livres pour la jeunesse et des scénarios, notamment de BD. Il publie en septembre, avec le dessinateur Alex Mach, "This is London Calling" (Glénat), un album sur la Seconde Guerre mondiale, une période de l'Histoire qui "l'inspire beaucoup".
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