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13.03.2026 à 13:41

UE: les 27 veulent interdire les IA qui génèrent de fausses images sexuelles

FRANCE24
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Les représentants des 27 à Bruxelles ont approuvé un amendement proposé par la France et l'Espagne à une proposition de loi en matière d'IA, qui vise à interdire ces services dans toute l'UE. La disposition approuvée "interdit les services d'IA en matière de génération d'images sexuelles et intimes non consenties, ou pédopornographiques", précise un communiqué du Conseil, l'instance de l'UE réunissant les Etats membres. Le Parlement européen travaille parallèlement sur un amendement similaire, qui pourrait être adopté en commission la semaine prochaine. Les Etats membres et les eurodéputés devront ensuite s'entendre sur une formulation identique, avant que la mesure puisse entrer en vigueur. L'objectif des Européens est d'interdire les services d'IA et autres applications permettant de "dénuder" des personnes adultes ou mineures, ou de créer des images à caractère sexuel qui les mettent en scène sans leur consentement, à partir de photos ou vidéos réelles. Cette initiative fait suite notamment à l'introduction il y a quelques mois d'une fonctionnalité dans Grok permettant aux utilisateurs de lui demander de créer des images de personnes faussement dénudées à partir de photos réelles, ce qui avait soulevé un tollé dans de nombreux pays et entraîné l'ouverture d'une enquête de l'UE. "Il ne s'agit pas d'agir contre des scandales individuels comme celui lié à Grok, mais de limiter le pouvoir que nous donnons à l'IA", a souligné l'eurodéputé allemand Sergey Lagodinsky, membre des Verts, l'un des élus à la manoeuvre sur ce sujet.

13.03.2026 à 13:35

🔴 Suivez en direct la conférence de presse d'Emmanuel Macron et de Volodymyr Zelensky à Paris

FRANCE24
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13.03.2026 à 13:31

"Nous ne sommes pas des utérus": des Japonaises réclament le droit à la stérilisation

FRANCE24
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Dans un pays vieillissant obsédé par la chute de sa natalité, les femmes souhaitant devenir infertiles étaient censées "ne même pas exister", raconte à l'AFP Mme Kajiya, 29 ans, qui n'a jamais voulu d'enfants. Avec quatre autres femmes, elle conteste désormais la constitutionnalité d'une loi de "protection de la maternité", vieille de plusieurs décennies, qui figure parmi les plus restrictives au monde en matière de stérilisation. Le verdict dans ce procès historique, baptisé "la maternité n'est pas la finalité de mon corps", est attendu la semaine prochaine. La loi impose qu'une femme ait déjà plusieurs enfants et que sa santé soit menacée, ou que la grossesse représente un danger vital, pour pouvoir être stérilisée. Même alors, le consentement du conjoint est obligatoire. Les médecins ne peuvent donc pas opérer les femmes jeunes et en bonne santé comme Mme Kajiya, qui est allée aux Etats-Unis à 27 ans pour se faire retirer les trompes de Fallope: son "non ultime" à l'idée d'être traitée comme un "incubateur en devenir". Selon elle, la loi montre que le gouvernement est "farouchement opposé à accorder la liberté de mettre fin à leur capacité reproductive aux femmes qui n'ont pas rempli leur +devoir+ de donner plusieurs enfants à la nation". Enfant, on lui disait que la muqueuse de son utérus était le "lit d'un bébé" et que la douleur des règles préparait à l'accouchement. "J'avais l'impression d'avoir été poussée dans un train en direction de la maternité", raconte-t-elle. L'opération lui a donné le sentiment d'"avoir "sauté hors du train": "Nous ne sommes pas des utérus, nous sommes des êtres humains." "Autodétermination" Datant de 1940, quand les femmes étaient considérées comme des ressources démographiques, la loi "gère en réalité toutes les femmes fertiles comme des corps potentiellement maternels", explique à l'AFP l'avocate Michiko Kameishi. L'obligation du consentement conjugal montre selon elle que "les femmes ne sont pas perçues comme des êtres indépendants capables d'autodétermination". Le recours vise à faire reconnaître un droit constitutionnel à la liberté corporelle, plaçant la stérilisation au même niveau que la chirurgie esthétique ou le tatouage. Cette aversion, la pression sociale à la maternité et le besoin de contraception sûre unissent les plaignantes. Selon une étude d’EngenderHealth citée par la plainte, plus de 70 pays autorisent explicitement la stérilisation comme méthode contraceptive. Le Japon fait partie des huit Etats qui l'interdisent à cette fin. Au Japon, le préservatif reste la forme de contraception la plus courante. Seules 0,5% des femmes choisissent la stérilisation et 2,7% utilisent la pilule, jugée coûteuse. Injections et implants contraceptifs n'existent pas. Les vasectomies masculines exigent aussi le consentement du conjoint, mais cette règle est peu appliquée et les cliniques les proposent ouvertement, selon les militantes. "Incomplètes sans maternité" Le gouvernement défend néanmoins le système actuel en affirmant protéger les femmes du "regret futur". Compte tenu du caractère "irréversible" de la stérilisation, les restrictions "garantissent à celles qui envisagent une opération leur droit à s'autodéterminer pour avoir ou non des enfants", a-t-il affirmé devant le tribunal de Tokyo. "Le mythe persiste que les femmes sont incomplètes sans maternité", affirme Mme Kameishi. Une autre plaignante, Rena Sato -un pseudonyme- , 26 ans, aromantique et asexuelle, exclut totalement mariage et maternité. "Accoucher est pour moi associé à la romance hétérosexuelle, donc cette fonction n'a pas sa place dans ma sexualité", dit-elle. Sa seule possibilité de grossesse serait donc un viol. "M'obliger à rester fertile reviendrait à me dire d'accepter le risque de violences sexuelles." Aujourd'hui mariée à un Américain qui respecte son choix, Mme Kajiya ne regrette pas l'opération, qui ne lui a laissé que très peu de cicatrices. Mais elle se demande parfois si le Japon ne l'a pas poussée à l'extrême. "Si j'étais née dans un pays où les femmes ont les mêmes droits que les hommes, peut-être n'aurais-je pas laissé faire ces incisions."
Texte intégral (686 mots)
Dans un pays vieillissant obsédé par la chute de sa natalité, les femmes souhaitant devenir infertiles étaient censées "ne même pas exister", raconte à l'AFP Mme Kajiya, 29 ans, qui n'a jamais voulu d'enfants. Avec quatre autres femmes, elle conteste désormais la constitutionnalité d'une loi de "protection de la maternité", vieille de plusieurs décennies, qui figure parmi les plus restrictives au monde en matière de stérilisation. Le verdict dans ce procès historique, baptisé "la maternité n'est pas la finalité de mon corps", est attendu la semaine prochaine. La loi impose qu'une femme ait déjà plusieurs enfants et que sa santé soit menacée, ou que la grossesse représente un danger vital, pour pouvoir être stérilisée. Même alors, le consentement du conjoint est obligatoire. Les médecins ne peuvent donc pas opérer les femmes jeunes et en bonne santé comme Mme Kajiya, qui est allée aux Etats-Unis à 27 ans pour se faire retirer les trompes de Fallope: son "non ultime" à l'idée d'être traitée comme un "incubateur en devenir". Selon elle, la loi montre que le gouvernement est "farouchement opposé à accorder la liberté de mettre fin à leur capacité reproductive aux femmes qui n'ont pas rempli leur +devoir+ de donner plusieurs enfants à la nation". Enfant, on lui disait que la muqueuse de son utérus était le "lit d'un bébé" et que la douleur des règles préparait à l'accouchement. "J'avais l'impression d'avoir été poussée dans un train en direction de la maternité", raconte-t-elle. L'opération lui a donné le sentiment d'"avoir "sauté hors du train": "Nous ne sommes pas des utérus, nous sommes des êtres humains." "Autodétermination" Datant de 1940, quand les femmes étaient considérées comme des ressources démographiques, la loi "gère en réalité toutes les femmes fertiles comme des corps potentiellement maternels", explique à l'AFP l'avocate Michiko Kameishi. L'obligation du consentement conjugal montre selon elle que "les femmes ne sont pas perçues comme des êtres indépendants capables d'autodétermination". Le recours vise à faire reconnaître un droit constitutionnel à la liberté corporelle, plaçant la stérilisation au même niveau que la chirurgie esthétique ou le tatouage. Cette aversion, la pression sociale à la maternité et le besoin de contraception sûre unissent les plaignantes. Selon une étude d’EngenderHealth citée par la plainte, plus de 70 pays autorisent explicitement la stérilisation comme méthode contraceptive. Le Japon fait partie des huit Etats qui l'interdisent à cette fin. Au Japon, le préservatif reste la forme de contraception la plus courante. Seules 0,5% des femmes choisissent la stérilisation et 2,7% utilisent la pilule, jugée coûteuse. Injections et implants contraceptifs n'existent pas. Les vasectomies masculines exigent aussi le consentement du conjoint, mais cette règle est peu appliquée et les cliniques les proposent ouvertement, selon les militantes. "Incomplètes sans maternité" Le gouvernement défend néanmoins le système actuel en affirmant protéger les femmes du "regret futur". Compte tenu du caractère "irréversible" de la stérilisation, les restrictions "garantissent à celles qui envisagent une opération leur droit à s'autodéterminer pour avoir ou non des enfants", a-t-il affirmé devant le tribunal de Tokyo. "Le mythe persiste que les femmes sont incomplètes sans maternité", affirme Mme Kameishi. Une autre plaignante, Rena Sato -un pseudonyme- , 26 ans, aromantique et asexuelle, exclut totalement mariage et maternité. "Accoucher est pour moi associé à la romance hétérosexuelle, donc cette fonction n'a pas sa place dans ma sexualité", dit-elle. Sa seule possibilité de grossesse serait donc un viol. "M'obliger à rester fertile reviendrait à me dire d'accepter le risque de violences sexuelles." Aujourd'hui mariée à un Américain qui respecte son choix, Mme Kajiya ne regrette pas l'opération, qui ne lui a laissé que très peu de cicatrices. Mais elle se demande parfois si le Japon ne l'a pas poussée à l'extrême. "Si j'étais née dans un pays où les femmes ont les mêmes droits que les hommes, peut-être n'aurais-je pas laissé faire ces incisions."

13.03.2026 à 13:29

Cyberattaques, détroit d’Ormuz : les multiples facettes de la guerre asymétrique iranienne

Sébastian SEIBT
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La première cyber-représaille iranienne contre une cible américaine a été revendiquée, mercredi. Le recours à l’arme cyber était attendu et il représente un aspect central de la guerre asymétrique que l'Iran mène contre les États-Unis et Israël. Mais ce n'est peut-être pas l'arme la plus efficace.
Texte intégral (686 mots)
La première cyber-représaille iranienne contre une cible américaine a été revendiquée, mercredi. Le recours à l’arme cyber était attendu et il représente un aspect central de la guerre asymétrique que l'Iran mène contre les États-Unis et Israël. Mais ce n'est peut-être pas l'arme la plus efficace.

13.03.2026 à 13:26

Cuba confirme des pourparlers avec les États-Unis pour tenter de régler "les différends bilatéraux"

FRANCE 24
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"Des responsables cubains ont mené récemment des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis", a déclaré vendredi Miguel Diaz-Canal, président de Cuba. Il espère que ce "processus très sensible" puisse permettre de régler certains "différends bilatéraux" qui existent entre La Havane et Washington. 
Texte intégral (686 mots)
"Des responsables cubains ont mené récemment des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis", a déclaré vendredi Miguel Diaz-Canal, président de Cuba. Il espère que ce "processus très sensible" puisse permettre de régler certains "différends bilatéraux" qui existent entre La Havane et Washington. 

13.03.2026 à 13:23

L'Otan s'entraîne dans l'Arctique pour se montrer prête face à la Russie

FRANCE24
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Des militaires norvégiens et britanniques simulent un scénario de déploiement de force visant à protéger l'escadre aérienne d'Evenes contre un ennemi approchant, explique la lieutenante-colonelle Marte Gytri, commandante du bataillon de défense de la base aérienne d'Evenes, située au nord du cercle arctique, à seulement quelques centaines de kilomètres de la Russie. Quelque 32.000 soldats, 100 avions et 30 navires de guerre provenant de 14 pays alliés participent à l'exercice Cold Response de l'Otan, qui se déroule entre le 9 et 19 mars dans le nord de la Norvège et de la Finlande. Les conditions hivernales oscillent entre froid extrême et temps plus doux et humide. Ces exercices sur terre, mer et dans les airs dirigés par la Norvège sont un "test pour vérifier l'adéquation des équipements et de la résistance humaine", précise Mme Gytri. Les troupes alliées apprennent à opérer ensemble et avec aisance dans les conditions particulièrement rudes de l'Arctique, devenu une priorité stratégique de l'Alliance atlantique. Le vrombissement des avions résonne depuis la base aérienne d'Evenes, qui sert aussi d'aéroport civil, nichée entre fjords et montagnes enneigées. Aux premiers jours de l'exercice, des avions de chasse norvégiens ont été dépêchés à deux reprises depuis la base pour identifier des appareils russes au large de la côte nord. Que la Russie surveille cet exercice, le plus grand organisé par l'Otan cette année dans la région, n'est pas une surprise, selon l'armée norvégienne. Ces dernières années, des avions russes ont été repérés entre 30 et 40 fois par an dans l'espace aérien international au nord des côtes de la Norvège, souligne le colonel Hans Martin Steiro auprès de l'AFP. "Prêt pour la guerre" L'aéroport d'Evenes est "l'installation militaire la plus importante" dans le nord de la Norvège grâce à ses capacités de contrôle aérien et sa proximité avec la Russie, précise le colonel. Ici, deux chasseurs F-35 sont toujours en alerte, prêts à décoller en 15 minutes. "Chaque jour, quand je me réveille, je dois me poser la question: +Qu'est-ce que je peux faire pour me préparer à gagner la guerre et vaincre l'ennemi?+", confie M. Steiro. "Aujourd'hui, très probablement, l'ennemi le plus proche serait la Russie". Son message à l'adresse du président russe Vladimir Poutine est clair: "Nous sommes prêts pour la guerre". Outre l'envoi d'avions près des côtes norvégiennes, Moscou a annoncé qu'il procéderait à des essais de tirs de missiles à munitions réelles près des eaux norvégiennes de la mer de Barents, au même moment que l'exercice de l'Otan. "La présence temporairement renforcée des forces navales et aériennes alliées dans et au-dessus des eaux nordiques offre à la Russie l'occasion de recueillir des renseignements et d'observer comment les forces de l'Otan opèrent dans les conditions arctiques", explique Kristian Atland, chercheur à l'Institut norvégien de recherche sur la défense. Il est difficile de dire si ces essais de missiles russes relèvent d'une coïncidence ou "s'ils visent à envoyer un message à la Norvège et à l'Alliance", ajoute-t-il. La réaction russe à cet exercice est "exactement celle à laquelle on pouvait s'attendre", constate de son côté le chef de l'armée de terre Lars Lervik. "Notre objectif est de montrer que nous parvenons à repousser toute menace et que nous ne représentons un danger pour personne. Il s'agit ici de défense, et non d'attaquer qui que ce soit", assure-t-il. En février, l'Otan a lancé sa mission Arctic Sentry pour muscler la sécurité dans cette région, une initiative visant à apaiser Donald Trump. Le président américain juge nécessaire de s'emparer du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. La Russie est en train de renforcer la défense de ses actifs stratégiques dans la péninsule de Kola, ainsi que son arsenal nucléaire. "Dans les circonstances actuelles, la Russie a de fortes raisons de ne pas déstabiliser la situation dans la région", affirme le chercheur Kristian Atland. Dans la ville portuaire de Narvik, le vice-amiral Rune Andersen supervise la simulation d'un vaste exercice de préparation sanitaire impliquant du personnel civil et militaire. Au vu des "réalités sur le terrain", la situation sécuritaire dans l'Arctique est "relativement stable", dit-il.
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Des militaires norvégiens et britanniques simulent un scénario de déploiement de force visant à protéger l'escadre aérienne d'Evenes contre un ennemi approchant, explique la lieutenante-colonelle Marte Gytri, commandante du bataillon de défense de la base aérienne d'Evenes, située au nord du cercle arctique, à seulement quelques centaines de kilomètres de la Russie. Quelque 32.000 soldats, 100 avions et 30 navires de guerre provenant de 14 pays alliés participent à l'exercice Cold Response de l'Otan, qui se déroule entre le 9 et 19 mars dans le nord de la Norvège et de la Finlande. Les conditions hivernales oscillent entre froid extrême et temps plus doux et humide. Ces exercices sur terre, mer et dans les airs dirigés par la Norvège sont un "test pour vérifier l'adéquation des équipements et de la résistance humaine", précise Mme Gytri. Les troupes alliées apprennent à opérer ensemble et avec aisance dans les conditions particulièrement rudes de l'Arctique, devenu une priorité stratégique de l'Alliance atlantique. Le vrombissement des avions résonne depuis la base aérienne d'Evenes, qui sert aussi d'aéroport civil, nichée entre fjords et montagnes enneigées. Aux premiers jours de l'exercice, des avions de chasse norvégiens ont été dépêchés à deux reprises depuis la base pour identifier des appareils russes au large de la côte nord. Que la Russie surveille cet exercice, le plus grand organisé par l'Otan cette année dans la région, n'est pas une surprise, selon l'armée norvégienne. Ces dernières années, des avions russes ont été repérés entre 30 et 40 fois par an dans l'espace aérien international au nord des côtes de la Norvège, souligne le colonel Hans Martin Steiro auprès de l'AFP. "Prêt pour la guerre" L'aéroport d'Evenes est "l'installation militaire la plus importante" dans le nord de la Norvège grâce à ses capacités de contrôle aérien et sa proximité avec la Russie, précise le colonel. Ici, deux chasseurs F-35 sont toujours en alerte, prêts à décoller en 15 minutes. "Chaque jour, quand je me réveille, je dois me poser la question: +Qu'est-ce que je peux faire pour me préparer à gagner la guerre et vaincre l'ennemi?+", confie M. Steiro. "Aujourd'hui, très probablement, l'ennemi le plus proche serait la Russie". Son message à l'adresse du président russe Vladimir Poutine est clair: "Nous sommes prêts pour la guerre". Outre l'envoi d'avions près des côtes norvégiennes, Moscou a annoncé qu'il procéderait à des essais de tirs de missiles à munitions réelles près des eaux norvégiennes de la mer de Barents, au même moment que l'exercice de l'Otan. "La présence temporairement renforcée des forces navales et aériennes alliées dans et au-dessus des eaux nordiques offre à la Russie l'occasion de recueillir des renseignements et d'observer comment les forces de l'Otan opèrent dans les conditions arctiques", explique Kristian Atland, chercheur à l'Institut norvégien de recherche sur la défense. Il est difficile de dire si ces essais de missiles russes relèvent d'une coïncidence ou "s'ils visent à envoyer un message à la Norvège et à l'Alliance", ajoute-t-il. La réaction russe à cet exercice est "exactement celle à laquelle on pouvait s'attendre", constate de son côté le chef de l'armée de terre Lars Lervik. "Notre objectif est de montrer que nous parvenons à repousser toute menace et que nous ne représentons un danger pour personne. Il s'agit ici de défense, et non d'attaquer qui que ce soit", assure-t-il. En février, l'Otan a lancé sa mission Arctic Sentry pour muscler la sécurité dans cette région, une initiative visant à apaiser Donald Trump. Le président américain juge nécessaire de s'emparer du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. La Russie est en train de renforcer la défense de ses actifs stratégiques dans la péninsule de Kola, ainsi que son arsenal nucléaire. "Dans les circonstances actuelles, la Russie a de fortes raisons de ne pas déstabiliser la situation dans la région", affirme le chercheur Kristian Atland. Dans la ville portuaire de Narvik, le vice-amiral Rune Andersen supervise la simulation d'un vaste exercice de préparation sanitaire impliquant du personnel civil et militaire. Au vu des "réalités sur le terrain", la situation sécuritaire dans l'Arctique est "relativement stable", dit-il.

13.03.2026 à 13:21

Ski: Marco Odermatt, 3e à Courchevel, assure son cinquième gros globe et celui de la descente

FRANCE24
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Avec désormais 1.590 points, Odermatt compte 632 points d'avance sur son premier poursuivant Lucas Pinheiro Braathen et est donc assuré mathématiquement, à six courses de la fin de l'hiver, de décrocher le gros globe de cristal qui lui est promis depuis des semaines. Il décroche également son troisième globe de la descente. Le suspense était inexistant (Pinheiro Braathen ne court pas les épreuves de vitesse) mais le Suisse de 28 ans écrit vendredi un peu plus l'histoire de son sport : seuls les Autrichiens Marcel Hirscher (8 entre 2012 et 2019) et Annemarie Möser-Proll (5 entre 1971 et 1975) ont réussi avant lui à remporter cinq fois de suite le classement général de la Coupe du monde. Avec déjà 11 victoires cet hiver et 20 podiums en Coupe du monde, le polyvalent skieur a montré qu'il était le meilleur sur une saison entière même s'il n'a pas réussi à remplir cet hiver les deux gros objectifs qu'il s'était fixé : remporter la descente de Kitzbühel (2e) et celle des récents JO d'hiver à Bormio (4e). Sans titre à Milan Cortina, il a remporté deux médailles d'argent (géant et combiné) et une de bronze (super-G). Vendredi, il ne s'est pas contenté d'une 9e place qui lui aurait assuré le gros globe. Dossard 14, il s'est élancé pour gagner mais a finalement été devancé (+ 31/100e) par l'Autrichien Kriechmayr tandis que l'Italien Giovanni Franzoni (+ 9/100e) complète le podium. "Ça a été compliqué, je n'ai jamais été aussi fatigué à l'arrivée d'une descente", a souri le Suisse dans l'aire d'arrivée. Les Français sont passés à côté de leur descente, avec pas mieux qu'une 11e place pour Nils Allègre. Mais l'essentiel était ailleurs pour les Bleus, qui disent au revoir vendredi à leur coéquipier Adrien Théaux, doyen du circuit qui a décidé de raccrocher pour de bon les skis après la descente de Courchevel, à 41 ans et après 335 départs en Coupe du monde. La Coupe du monde masculine de ski alpin se poursuit samedi avec le super-G de Courchevel (11H00).
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Avec désormais 1.590 points, Odermatt compte 632 points d'avance sur son premier poursuivant Lucas Pinheiro Braathen et est donc assuré mathématiquement, à six courses de la fin de l'hiver, de décrocher le gros globe de cristal qui lui est promis depuis des semaines. Il décroche également son troisième globe de la descente. Le suspense était inexistant (Pinheiro Braathen ne court pas les épreuves de vitesse) mais le Suisse de 28 ans écrit vendredi un peu plus l'histoire de son sport : seuls les Autrichiens Marcel Hirscher (8 entre 2012 et 2019) et Annemarie Möser-Proll (5 entre 1971 et 1975) ont réussi avant lui à remporter cinq fois de suite le classement général de la Coupe du monde. Avec déjà 11 victoires cet hiver et 20 podiums en Coupe du monde, le polyvalent skieur a montré qu'il était le meilleur sur une saison entière même s'il n'a pas réussi à remplir cet hiver les deux gros objectifs qu'il s'était fixé : remporter la descente de Kitzbühel (2e) et celle des récents JO d'hiver à Bormio (4e). Sans titre à Milan Cortina, il a remporté deux médailles d'argent (géant et combiné) et une de bronze (super-G). Vendredi, il ne s'est pas contenté d'une 9e place qui lui aurait assuré le gros globe. Dossard 14, il s'est élancé pour gagner mais a finalement été devancé (+ 31/100e) par l'Autrichien Kriechmayr tandis que l'Italien Giovanni Franzoni (+ 9/100e) complète le podium. "Ça a été compliqué, je n'ai jamais été aussi fatigué à l'arrivée d'une descente", a souri le Suisse dans l'aire d'arrivée. Les Français sont passés à côté de leur descente, avec pas mieux qu'une 11e place pour Nils Allègre. Mais l'essentiel était ailleurs pour les Bleus, qui disent au revoir vendredi à leur coéquipier Adrien Théaux, doyen du circuit qui a décidé de raccrocher pour de bon les skis après la descente de Courchevel, à 41 ans et après 335 départs en Coupe du monde. La Coupe du monde masculine de ski alpin se poursuit samedi avec le super-G de Courchevel (11H00).

13.03.2026 à 13:10

L'actu en dessin : Donald Trump face au spectre de l'enlisement en Iran

FRANCE 24
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Alors que la région entière s'embrase depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, la promesse de Donald Trump d'une intervention rapide pour faire chuter le régime des mollahs semble de plus en plus illusoire. 
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Alors que la région entière s'embrase depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, la promesse de Donald Trump d'une intervention rapide pour faire chuter le régime des mollahs semble de plus en plus illusoire. 

13.03.2026 à 13:09

F1: Mercedes survole le début de saison

FRANCE24
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Le Britannique de 28 ans, qui s'était autoproclamé cet hiver favori pour le titre mondial, et l'Italien de 19 ans, ont fait coup double lors de l'unique séance d'essais libres et des qualifications en vue du sprint, une course condensée de 19 tours qui se tient samedi à 04H00 (heure française, GMT+1). Le Grand Prix aura lieu dimanche sur le circuit de Shanghai et Mercedes est archi-favori. Russell et Antonelli continuent donc de supplanter leurs concurrents depuis leur doublé au premier GP de la saison le week-end dernier à Melbourne (Australie) et les essais hivernaux à Bahreïn en février, en ouverture d'une année 2026 à la règlementation des moteurs et de l'aérodynamique entièrement refondue. "Incroyable" Mercedes "La voiture était vraiment incroyable", s'est réjoui Russell devant la presse, se félicitant qu'"après Melbourne, où tout a bien fonctionné, aujourd’hui (ce soit) un vrai bonheur de piloter cette monoplace (...) particulièrement rapide". De fait, le Britannique a fait son meilleur tour en qualifications en 1 minute 31 secondes 520 millièmes, soit 289/1000es plus vite qu'Antonelli. La hiérarchie des constructeurs en 2025 (McLaren, Mercedes, Red Bull, Ferrari) est donc respectée, mais pas dans le même ordre en ce début de saison: la McLaren motorisée par Mercedes du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et la Ferrari de son compatriote et septuple champion du monde Lewis Hamilton partiront samedi en troisième (+621/1000es) et quatrième (+641/1000es) positions sur la grille. L'autre McLaren de l'Australien Oscar Piastri s'est classée cinquième (+704/1000es), devant la seconde Ferrari du Monégasque, également prétendant au titre, Charles Leclerc (+1 sec). Ce vendredi a été bien plus sombre pour les Red Bull du quadruple champion du monde, le Néerlandais Max Verstappen, huitième à 1 sec 734 millièmes, et du jeune Français Isack Hadjar, dixième à plus de 2,2 secondes de Russell. A 21 ans, Hadjar entame seulement sa deuxième saison en F1 et la première avec Red Bull aux côtés de Verstappen. Ce dernier s'est maintes fois plaint des nouvelles monoplaces au bloc propulseur moitié thermique, moitié électrique, qu'il a comparées à de la "Formule E (électrique) sous stéroïdes" et au jeu vidéo "Mario Kart". - "Extrêmement satisfait" Pierre Gasly (Alpine) a apporté un lot de consolation au clan français avec une septième place sur la grille de départ samedi (+1.368) et s'est dit "extrêmement satisfait". L'unique séance d'essais à Shanghai, pour laisser du temps aux qualifications du sprint, a aussi été écrasée par le duo Russell Antonelli: 1 min 32 sec 741/1000es pour le premier et 120 millièmes de plus pour le second. Le directeur français de Red Bull, Laurent Mekies, a reconnu lors d'une conférence de presse que tant à Melbourne qu'à Shanghai, "l'écart avec Mercedes et Ferrari était important". Du côté de la Scuderia, qui espère renouer avec les victoires, Hamilton s'est dit "satisfait" des qualifications, mais Leclerc les a trouvées au contraire "pas géniales". Enfin, le choc de la guerre au Moyen-Orient et les bombardements sur les pays arabes du Golfe laissent planer un grand doute sur la faisabilité des GP de Bahreïn et de Jeddah, les 12 et 19 avril, prévus après le prochain GP à Suzuka (Japon) le 29 mars. burs-nr/cto
Texte intégral (558 mots)
Le Britannique de 28 ans, qui s'était autoproclamé cet hiver favori pour le titre mondial, et l'Italien de 19 ans, ont fait coup double lors de l'unique séance d'essais libres et des qualifications en vue du sprint, une course condensée de 19 tours qui se tient samedi à 04H00 (heure française, GMT+1). Le Grand Prix aura lieu dimanche sur le circuit de Shanghai et Mercedes est archi-favori. Russell et Antonelli continuent donc de supplanter leurs concurrents depuis leur doublé au premier GP de la saison le week-end dernier à Melbourne (Australie) et les essais hivernaux à Bahreïn en février, en ouverture d'une année 2026 à la règlementation des moteurs et de l'aérodynamique entièrement refondue. "Incroyable" Mercedes "La voiture était vraiment incroyable", s'est réjoui Russell devant la presse, se félicitant qu'"après Melbourne, où tout a bien fonctionné, aujourd’hui (ce soit) un vrai bonheur de piloter cette monoplace (...) particulièrement rapide". De fait, le Britannique a fait son meilleur tour en qualifications en 1 minute 31 secondes 520 millièmes, soit 289/1000es plus vite qu'Antonelli. La hiérarchie des constructeurs en 2025 (McLaren, Mercedes, Red Bull, Ferrari) est donc respectée, mais pas dans le même ordre en ce début de saison: la McLaren motorisée par Mercedes du champion du monde en titre, le Britannique Lando Norris, et la Ferrari de son compatriote et septuple champion du monde Lewis Hamilton partiront samedi en troisième (+621/1000es) et quatrième (+641/1000es) positions sur la grille. L'autre McLaren de l'Australien Oscar Piastri s'est classée cinquième (+704/1000es), devant la seconde Ferrari du Monégasque, également prétendant au titre, Charles Leclerc (+1 sec). Ce vendredi a été bien plus sombre pour les Red Bull du quadruple champion du monde, le Néerlandais Max Verstappen, huitième à 1 sec 734 millièmes, et du jeune Français Isack Hadjar, dixième à plus de 2,2 secondes de Russell. A 21 ans, Hadjar entame seulement sa deuxième saison en F1 et la première avec Red Bull aux côtés de Verstappen. Ce dernier s'est maintes fois plaint des nouvelles monoplaces au bloc propulseur moitié thermique, moitié électrique, qu'il a comparées à de la "Formule E (électrique) sous stéroïdes" et au jeu vidéo "Mario Kart". - "Extrêmement satisfait" Pierre Gasly (Alpine) a apporté un lot de consolation au clan français avec une septième place sur la grille de départ samedi (+1.368) et s'est dit "extrêmement satisfait". L'unique séance d'essais à Shanghai, pour laisser du temps aux qualifications du sprint, a aussi été écrasée par le duo Russell Antonelli: 1 min 32 sec 741/1000es pour le premier et 120 millièmes de plus pour le second. Le directeur français de Red Bull, Laurent Mekies, a reconnu lors d'une conférence de presse que tant à Melbourne qu'à Shanghai, "l'écart avec Mercedes et Ferrari était important". Du côté de la Scuderia, qui espère renouer avec les victoires, Hamilton s'est dit "satisfait" des qualifications, mais Leclerc les a trouvées au contraire "pas géniales". Enfin, le choc de la guerre au Moyen-Orient et les bombardements sur les pays arabes du Golfe laissent planer un grand doute sur la faisabilité des GP de Bahreïn et de Jeddah, les 12 et 19 avril, prévus après le prochain GP à Suzuka (Japon) le 29 mars. burs-nr/cto

13.03.2026 à 13:05

IA: les Chinois en pincent pour le "homard" OpenClaw, malgré les risques

FRANCE24
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Cet agent IA autonome, créé en novembre par un programmeur autrichien, connaît un fulgurant succès en Chine auprès des jeunes, friands de nouvelles technologies - malgré les avertissements des autorités sur les risques en matière de cybersécurité. OpenClaw est différent des robots conversationnels comme ChatGPT car il peut exécuter des tâches réelles, telles que l'envoi d'e-mails, l'organisation de fichiers ou la réservation de billets d'avion. "Depuis janvier, je passe des heures chaque jour sur le homard!" affirme Frank Gao, en référence au crustacé rouge mascotte d'OpenClaw. Après avoir téléchargé OpenClaw, les utilisateurs connectent l'outil aux modèles d'IA existants de leur choix, puis lui donnent des instructions simples via des applications de messagerie instantanée - comme s'ils s'adressaient à un ami ou à un collègue. OpenClaw a conquis les milieux technologiques mondiaux. En particulier en Chine, où entreprises et passionnés sont à l'affût des dernières avancées en matière d'IA. "Effrayant" Cette semaine, au siège du géant technologique chinois Baidu à Pékin, des centaines de personnes faisaient la queue pour que des ingénieurs les aident à installer leur "homard". Des événements similaires sont organisés ailleurs dans le pays. Les municipalités de Wuxi et Hangzhou (est de la Chine) proposent d'allouer à entreprises et entrepreneurs l'équivalent de centaines de milliers d'euros s'ils viennent dans leurs villes concevoir ou utiliser des agents d'IA comme OpenClaw. Mais cette technologie suscite également certaines inquiétudes. "Le plus effrayant avec des agents comme OpenClaw? Une fois qu'ils ont vos clés numériques, ils peuvent en théorie accéder à tous les services que vous avez autorisés et décider seuls du moment pour les activer", souligne M. Gao. Les autorités chargées de la cybersécurité, ainsi que le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, ont alerté sur les risques posés par OpenClaw. "Utilisez avec prudence les agents intelligents tels que le homard", a conseillé l'expert de l'Institut national de recherche en informatique, Wei Liang, aux administrations, institutions publiques, entreprises et particuliers, dans un message diffusé récemment par les médias d'Etat. Entre incitations et mises en garde, les signaux contradictoires envoyés par les autorités reflètent leur "tolérance prudente" face à la "fièvre" suscitée par OpenClaw, affirme à l'AFP Zhang Yi, fondateur du cabinet iiMedia. Les géants technologiques chinois sautent également le pas. Des entreprises comme Tencent, Alibaba, ByteDance et Baidu proposent aux internautes des aides gratuites à l'installation s'ils décident d'héberger leurs agents OpenClaw sur les serveurs cloud de ces compagnies. "Le prix d'un café" Utiliser OpenClaw via un serveur en ligne est considéré comme plus sûr que de le télécharger et de l'utiliser directement sur son ordinateur. D'autres entreprises chinoises spécialisées dans l'IA ont également lancé leur propre agent: "ArkClaw" pour Bytedance, "Workbuddy" pour Tencent ou "AutoClaw" pour Zhipu AI. Le coût relativement faible en Chine du déploiement d'OpenClaw sur le cloud, une démarche subventionnée par les grands groupes technologiques, explique en partie sa popularité, explique Gao Rui, cheffe de produit chez Baidu AI Cloud. "Pour la plupart des gens, c'est juste le prix d'un café (...) c'est pourquoi ils ont envie d'essayer", note-t-elle. Le fait de vouloir rester à la page est aussi un moteur du succès d'OpenClaw, explique Chen Yunfei, un développeur qui a créé un guide d'utilisation de l'agent IA. "La plupart des Chinois sont studieux et tournés vers l'avenir, donc quand arrivent des nouveautés", ils ont parfois peur de rater le train de l'innovation, souligne-t-il. OpenClaw est "arrivé au bon moment" pour changer la perception, en Chine, de ce que l'IA peut faire, note par ailleurs Xie Manrui, un programmeur. "Pour beaucoup, l'intelligence artificielle, c'est juste un agent conversationnel malin, qui parle beaucoup mais ne peut pas vraiment agir", déclare-t-il. OpenClaw attise la curiosité de nombreux jeunes utilisateurs, comme Zheng Huimin, une étudiante de 24 ans qui fait la queue lors de l'événement Baidu à Pékin. "Je veux l'essayer pour voir quelles tâches il peut réellement m'aider à accomplir", confie-t-elle.
Texte intégral (706 mots)
Cet agent IA autonome, créé en novembre par un programmeur autrichien, connaît un fulgurant succès en Chine auprès des jeunes, friands de nouvelles technologies - malgré les avertissements des autorités sur les risques en matière de cybersécurité. OpenClaw est différent des robots conversationnels comme ChatGPT car il peut exécuter des tâches réelles, telles que l'envoi d'e-mails, l'organisation de fichiers ou la réservation de billets d'avion. "Depuis janvier, je passe des heures chaque jour sur le homard!" affirme Frank Gao, en référence au crustacé rouge mascotte d'OpenClaw. Après avoir téléchargé OpenClaw, les utilisateurs connectent l'outil aux modèles d'IA existants de leur choix, puis lui donnent des instructions simples via des applications de messagerie instantanée - comme s'ils s'adressaient à un ami ou à un collègue. OpenClaw a conquis les milieux technologiques mondiaux. En particulier en Chine, où entreprises et passionnés sont à l'affût des dernières avancées en matière d'IA. "Effrayant" Cette semaine, au siège du géant technologique chinois Baidu à Pékin, des centaines de personnes faisaient la queue pour que des ingénieurs les aident à installer leur "homard". Des événements similaires sont organisés ailleurs dans le pays. Les municipalités de Wuxi et Hangzhou (est de la Chine) proposent d'allouer à entreprises et entrepreneurs l'équivalent de centaines de milliers d'euros s'ils viennent dans leurs villes concevoir ou utiliser des agents d'IA comme OpenClaw. Mais cette technologie suscite également certaines inquiétudes. "Le plus effrayant avec des agents comme OpenClaw? Une fois qu'ils ont vos clés numériques, ils peuvent en théorie accéder à tous les services que vous avez autorisés et décider seuls du moment pour les activer", souligne M. Gao. Les autorités chargées de la cybersécurité, ainsi que le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, ont alerté sur les risques posés par OpenClaw. "Utilisez avec prudence les agents intelligents tels que le homard", a conseillé l'expert de l'Institut national de recherche en informatique, Wei Liang, aux administrations, institutions publiques, entreprises et particuliers, dans un message diffusé récemment par les médias d'Etat. Entre incitations et mises en garde, les signaux contradictoires envoyés par les autorités reflètent leur "tolérance prudente" face à la "fièvre" suscitée par OpenClaw, affirme à l'AFP Zhang Yi, fondateur du cabinet iiMedia. Les géants technologiques chinois sautent également le pas. Des entreprises comme Tencent, Alibaba, ByteDance et Baidu proposent aux internautes des aides gratuites à l'installation s'ils décident d'héberger leurs agents OpenClaw sur les serveurs cloud de ces compagnies. "Le prix d'un café" Utiliser OpenClaw via un serveur en ligne est considéré comme plus sûr que de le télécharger et de l'utiliser directement sur son ordinateur. D'autres entreprises chinoises spécialisées dans l'IA ont également lancé leur propre agent: "ArkClaw" pour Bytedance, "Workbuddy" pour Tencent ou "AutoClaw" pour Zhipu AI. Le coût relativement faible en Chine du déploiement d'OpenClaw sur le cloud, une démarche subventionnée par les grands groupes technologiques, explique en partie sa popularité, explique Gao Rui, cheffe de produit chez Baidu AI Cloud. "Pour la plupart des gens, c'est juste le prix d'un café (...) c'est pourquoi ils ont envie d'essayer", note-t-elle. Le fait de vouloir rester à la page est aussi un moteur du succès d'OpenClaw, explique Chen Yunfei, un développeur qui a créé un guide d'utilisation de l'agent IA. "La plupart des Chinois sont studieux et tournés vers l'avenir, donc quand arrivent des nouveautés", ils ont parfois peur de rater le train de l'innovation, souligne-t-il. OpenClaw est "arrivé au bon moment" pour changer la perception, en Chine, de ce que l'IA peut faire, note par ailleurs Xie Manrui, un programmeur. "Pour beaucoup, l'intelligence artificielle, c'est juste un agent conversationnel malin, qui parle beaucoup mais ne peut pas vraiment agir", déclare-t-il. OpenClaw attise la curiosité de nombreux jeunes utilisateurs, comme Zheng Huimin, une étudiante de 24 ans qui fait la queue lors de l'événement Baidu à Pékin. "Je veux l'essayer pour voir quelles tâches il peut réellement m'aider à accomplir", confie-t-elle.

13.03.2026 à 13:01

Les directeurs de casting, créateurs d'une "alchimie" enfin reconnue par les Oscars

FRANCE24
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Cet oubli sera corrigé dimanche lors de la 98e cérémonie, qui inclut pour la première fois une catégorie dédiée à ce métier de l'ombre, souvent occupé par des femmes. "Je suis vraiment heureuse pour nous tous", confie à l'AFP Nina Gold, nommée pour la tragédie shakespearienne "Hamnet". "J'espère que les gens réaliseront que le casting est une activité vraiment créative". Après plus de trente ans de carrière, la Britannique sait que son travail, qui transpire dans la prestation d'autres êtres humains, est difficile à évaluer. Mais il est aussi essentiel que celui des scénaristes ou des costumières, honoré depuis des décennies. Pour "Hamnet", Mme Gold n'a pas seulement suggéré Jessie Buckley - ultra-favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice - pour incarner l'épouse de William Shakespeare, hantée par la mort de leur fils. Elle s'est assurée que Paul Mescal, qui interprète le dramaturge anglais, était compatible avec la comédienne irlandaise, en leur organisant une rencontre dédiée à la lecture du script. "Ce qui fait un bon directeur de casting, c'est une sorte d'intuition, non seulement pour repérer le talent, mais aussi pour créer une alchimie entre tous les éléments d'un film", résume Juliet Taylor, l'une des deux seules membres de la profession détentrice d'un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. "Psychologue" du cinéma Le directeur de casting est l'une des premières forces créatives à l'origine d'un film, rappelle l'octogénaire, partenaire privilégiée de Woody Allen, qui a travaillé sur des classiques comme "L'Exorciste" et "Taxi Driver", et a confié à Meryl Streep et Joaquin Phoenix leur premier rôle au cinéma. A partir du script, il doit appréhender la vision artistique du réalisateur, pour trouver les acteurs adéquats. "C'est un peu comme être psychologue, il faut apprendre à vraiment apprécier les gens pour ce qu'ils sont, qu'on les aime ou non", rit Mme Taylor. Ces professionnels s'appuient sur leur connaissance étendue du cinéma et du théâtre, avec des auditions en personne ou par vidéo. Gabriel Domingues, nommé pour "L'Agent Secret", a ainsi choisi beaucoup d'acteurs inconnus pour donner corps à la société brésilienne dictatoriale des années 70. Mais ils peuvent aussi ramasser des "gueules" dans la rue. C'est ce qu'a fait Cassandra Kulukundis pour recruter les immigrants au nom desquels se battent les révolutionnaires d'"Une bataille après l'autre". Depuis l'avènement d'Internet, les possibilités sont démultipliées, raconte à l'AFP Francine Maisler, favorite pour l'Oscar avec "Sinners". Pour ce film "très personnel", le réalisateur Ryan Coogler tenait particulièrement au rôle de Sammie, le jeune joueur de blues servant de fil conducteur à l'intrigue. Elle a donc lancé une "recherche mondiale" qui a débouché sur la découverte de Miles Caton, musicien new-yorkais qui fait ses premiers pas au cinéma. Aiguiller les réalisateurs "Nous avons reçu cette vidéo, et c'était juste indéniable à quel point il était spécial", retrace-t-elle. Le métier repose sur une capacité à aiguiller finement les réalisateurs, selon l'Américaine, qui a collaboré avec la crème du cinéma mondial, dont Denis Villeneuve, Greta Gerwig et Alejandro Gonzalez Inarritu. Même en cas de désaccord sur un interprète, il s'agit de proposer des alternatives sans vexer, dans l'intérêt du film. "Je ne vais pas m'opposer à Jacques Audiard", raconte celle qui a travaillé sur son western "Les Frères Sisters". "C'est son film, et il a une vision particulière en tête. Ce que je peux faire, c'est lui montrer toutes les options possibles." Ce métier en symbiose avec les cinéastes a pris un tour artistique dans les années 60, grâce au travail de pionnières comme Marion Dougherty - la mentor de Mme Taylor, la directrice de casting oscarisée. Avant cette professionnelle, qui a découvert James Dean et Dustin Hoffman, le casting était vu comme une tâche informelle de secrétaire. A sa suite, "beaucoup de femmes se sont lancées dans la profession", retrace Mme Taylor. "C'est peut-être pour ça que ce métier est resté peu rémunéré et peu reconnu pendant si longtemps."
Texte intégral (728 mots)
Cet oubli sera corrigé dimanche lors de la 98e cérémonie, qui inclut pour la première fois une catégorie dédiée à ce métier de l'ombre, souvent occupé par des femmes. "Je suis vraiment heureuse pour nous tous", confie à l'AFP Nina Gold, nommée pour la tragédie shakespearienne "Hamnet". "J'espère que les gens réaliseront que le casting est une activité vraiment créative". Après plus de trente ans de carrière, la Britannique sait que son travail, qui transpire dans la prestation d'autres êtres humains, est difficile à évaluer. Mais il est aussi essentiel que celui des scénaristes ou des costumières, honoré depuis des décennies. Pour "Hamnet", Mme Gold n'a pas seulement suggéré Jessie Buckley - ultra-favorite pour l'Oscar de la meilleure actrice - pour incarner l'épouse de William Shakespeare, hantée par la mort de leur fils. Elle s'est assurée que Paul Mescal, qui interprète le dramaturge anglais, était compatible avec la comédienne irlandaise, en leur organisant une rencontre dédiée à la lecture du script. "Ce qui fait un bon directeur de casting, c'est une sorte d'intuition, non seulement pour repérer le talent, mais aussi pour créer une alchimie entre tous les éléments d'un film", résume Juliet Taylor, l'une des deux seules membres de la profession détentrice d'un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. "Psychologue" du cinéma Le directeur de casting est l'une des premières forces créatives à l'origine d'un film, rappelle l'octogénaire, partenaire privilégiée de Woody Allen, qui a travaillé sur des classiques comme "L'Exorciste" et "Taxi Driver", et a confié à Meryl Streep et Joaquin Phoenix leur premier rôle au cinéma. A partir du script, il doit appréhender la vision artistique du réalisateur, pour trouver les acteurs adéquats. "C'est un peu comme être psychologue, il faut apprendre à vraiment apprécier les gens pour ce qu'ils sont, qu'on les aime ou non", rit Mme Taylor. Ces professionnels s'appuient sur leur connaissance étendue du cinéma et du théâtre, avec des auditions en personne ou par vidéo. Gabriel Domingues, nommé pour "L'Agent Secret", a ainsi choisi beaucoup d'acteurs inconnus pour donner corps à la société brésilienne dictatoriale des années 70. Mais ils peuvent aussi ramasser des "gueules" dans la rue. C'est ce qu'a fait Cassandra Kulukundis pour recruter les immigrants au nom desquels se battent les révolutionnaires d'"Une bataille après l'autre". Depuis l'avènement d'Internet, les possibilités sont démultipliées, raconte à l'AFP Francine Maisler, favorite pour l'Oscar avec "Sinners". Pour ce film "très personnel", le réalisateur Ryan Coogler tenait particulièrement au rôle de Sammie, le jeune joueur de blues servant de fil conducteur à l'intrigue. Elle a donc lancé une "recherche mondiale" qui a débouché sur la découverte de Miles Caton, musicien new-yorkais qui fait ses premiers pas au cinéma. Aiguiller les réalisateurs "Nous avons reçu cette vidéo, et c'était juste indéniable à quel point il était spécial", retrace-t-elle. Le métier repose sur une capacité à aiguiller finement les réalisateurs, selon l'Américaine, qui a collaboré avec la crème du cinéma mondial, dont Denis Villeneuve, Greta Gerwig et Alejandro Gonzalez Inarritu. Même en cas de désaccord sur un interprète, il s'agit de proposer des alternatives sans vexer, dans l'intérêt du film. "Je ne vais pas m'opposer à Jacques Audiard", raconte celle qui a travaillé sur son western "Les Frères Sisters". "C'est son film, et il a une vision particulière en tête. Ce que je peux faire, c'est lui montrer toutes les options possibles." Ce métier en symbiose avec les cinéastes a pris un tour artistique dans les années 60, grâce au travail de pionnières comme Marion Dougherty - la mentor de Mme Taylor, la directrice de casting oscarisée. Avant cette professionnelle, qui a découvert James Dean et Dustin Hoffman, le casting était vu comme une tâche informelle de secrétaire. A sa suite, "beaucoup de femmes se sont lancées dans la profession", retrace Mme Taylor. "C'est peut-être pour ça que ce métier est resté peu rémunéré et peu reconnu pendant si longtemps."

13.03.2026 à 12:59

Premier mort et six blessés dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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"L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d'une attaque dans la région d'Erbil en Irak", a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, qui a dénonce une attaque "inacceptable". Selon le ministère des Armées, sept soldats ont été blessés dans une "attaque de drone" et l'adjudant-chef Frion, "malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes, a succombé à ses blessures". Il était déployé en Irak depuis fin janvier. Les six blessés sont "toujours à l'hôpital. Leur rapatriement en France se met en place", a-t-il ajouté. Arnaud Frion a été "frappé par un drone Shahed", selon le chef de corps du 7e BCA, le colonel François-Xavier de la Chesnay, qui a salué un "excellent soldat, ultra-compétent". Le Shahed est un engin de conception iranienne de longue portée. Les autorités françaises n'ont pas désigné les responsables de l'attaque. Agé de 42 ans, ce commando de montagne avait été déployé à de nombreuses reprises au cours de sa carrière, notamment au Tchad, en Afghanistan et à plusieurs reprises au Mali, selon l'armée de Terre. C'est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'étend dans plusieurs pays de la région sous l'effet de tirs de missiles et de drones par Téhéran. Le drone a frappé jeudi à 19H40 GMT "la base kurde de Mala Qara" où étaient installés les militaires français. La base est située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes, visant notamment les dispositifs militaires américains dans la région. Ces attaques ont été pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne. Des militaires américains, mais aussi français, britanniques ou encore italiens, sont déployés au Kurdistan irakien dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe Etat islamique. Déploiement "défensif" "Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme", a rappelé le chef de l'Etat, Emmanuel Macron. En parallèle, un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible les intérêts français dans la région après le déploiement du porte-avion français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale. "Après l'arrivée du porte-avions français dans la zone d'opérations du Commandement central américain (chargé du Moyen-Orient, NDLR) et son engagement dans les opérations, nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront pris pour cible", a déclaré le groupe. Cette milice chiite pro-iranienne a exhorté les forces de sécurité à rester à au moins 500 m d'une base à Kirkouk (nord) où se trouvent, selon lui des militaires français, sans revendiquer directement la frappe. Pour M. Macron, la guerre en Iran "ne saurait justifier de telles attaques". Le président français a mis en avant ces derniers jours le "rôle défensif" de la France dans la guerre au Moyen-Orient. Paris a renforcé son dispositif dans la région pour "protéger les ressortissants français" dans la zone et apporter un soutien aux partenaires de la France, comme le Liban ou les pays de la péninsule arabique, avec certains desquels Paris a signé des accords de défense. Au centre de ce déploiement se trouve le porte-avions français et son groupe aéronaval en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon M. Macron appelé à mobiliser huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.
Texte intégral (693 mots)
"L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d'une attaque dans la région d'Erbil en Irak", a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, qui a dénonce une attaque "inacceptable". Selon le ministère des Armées, sept soldats ont été blessés dans une "attaque de drone" et l'adjudant-chef Frion, "malgré une prise en charge rapide par les équipes médicales présentes, a succombé à ses blessures". Il était déployé en Irak depuis fin janvier. Les six blessés sont "toujours à l'hôpital. Leur rapatriement en France se met en place", a-t-il ajouté. Arnaud Frion a été "frappé par un drone Shahed", selon le chef de corps du 7e BCA, le colonel François-Xavier de la Chesnay, qui a salué un "excellent soldat, ultra-compétent". Le Shahed est un engin de conception iranienne de longue portée. Les autorités françaises n'ont pas désigné les responsables de l'attaque. Agé de 42 ans, ce commando de montagne avait été déployé à de nombreuses reprises au cours de sa carrière, notamment au Tchad, en Afghanistan et à plusieurs reprises au Mali, selon l'armée de Terre. C'est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'étend dans plusieurs pays de la région sous l'effet de tirs de missiles et de drones par Téhéran. Le drone a frappé jeudi à 19H40 GMT "la base kurde de Mala Qara" où étaient installés les militaires français. La base est située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes, visant notamment les dispositifs militaires américains dans la région. Ces attaques ont été pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne. Des militaires américains, mais aussi français, britanniques ou encore italiens, sont déployés au Kurdistan irakien dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe Etat islamique. Déploiement "défensif" "Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme", a rappelé le chef de l'Etat, Emmanuel Macron. En parallèle, un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible les intérêts français dans la région après le déploiement du porte-avion français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale. "Après l'arrivée du porte-avions français dans la zone d'opérations du Commandement central américain (chargé du Moyen-Orient, NDLR) et son engagement dans les opérations, nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront pris pour cible", a déclaré le groupe. Cette milice chiite pro-iranienne a exhorté les forces de sécurité à rester à au moins 500 m d'une base à Kirkouk (nord) où se trouvent, selon lui des militaires français, sans revendiquer directement la frappe. Pour M. Macron, la guerre en Iran "ne saurait justifier de telles attaques". Le président français a mis en avant ces derniers jours le "rôle défensif" de la France dans la guerre au Moyen-Orient. Paris a renforcé son dispositif dans la région pour "protéger les ressortissants français" dans la zone et apporter un soutien aux partenaires de la France, comme le Liban ou les pays de la péninsule arabique, avec certains desquels Paris a signé des accords de défense. Au centre de ce déploiement se trouve le porte-avions français et son groupe aéronaval en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon M. Macron appelé à mobiliser huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.

13.03.2026 à 12:39

Municipales: dernier jour de campagne avant un premier tour à multiples inconnues

FRANCE24
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A 23h59 précisément, les dés seront jetés pour le premier tour de ces élections dont la campagne a été percutée par le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque qui a mis LFI dans la tourmente, et surtout la guerre au Moyen-Orient. Ce contexte de grande tension, au lendemain de la mort d'un soldat français en Irak, ne devrait cependant pas empêcher les Français de se rendre dans l'isoloir, selon un sondage Odoxa-Backbone publié jeudi qui estime que la participation pourrait être comprise entre 65 et 71%. Si elle s'élevait à 68%, soit le milieu de la fourchette indiquée, elle représenterait un bond d'environ cinq points par rapport aux scrutins de 2014. Les élections de 2020, dont le premier tour avait été maintenu malgré l'épidémie de Covid-19, avaient considérablement souffert de la situation sanitaire, avec une participation d'à peine 45%. Tous les camps appellent à la mobilisation alors que dans la plupart des grandes villes le suspense reste entier sur la configuration de deuxième tour qui apparaîtra dimanche. A Paris, où la candidate zemmouriste Sarah Knafo est à 13,5% au premier tour dans un sondage (Elabe/Berger-Levrault), "c'est un enjeu historique pour la ville, parce que la configuration, pour la première fois, mettra sans doute l'extrême droite comme arbitre du match", a affirmé vendredi son adversaire socialiste Emmanuel Grégoire, convaincu que "les Parisiens et Parisiennes vont venir voter". Donnés en tête du scrutin, la candidate LR-MoDem Rachida Dati et le député socialiste se sont mutuellement accusés de flirter avec les extrêmes lors de leur dernier meeting jeudi soir. Question des fusions, désistements Triangulaires, quadrangulaires voire quinquangulaires : tout est possible dans les grandes villes, où la dispersion des voix qui existe également au niveau national permettra à de nombreux candidats de dépasser les 10% nécessaires pour se qualifier au second tour. C'est le cas à Marseille, où le maire sortant de gauche Benoît Payan pourrait affronter au deuxième tour Franck Allisio candidat du Rassemblement national donné très haut dans les sondages mais aussi la candidate de droite et du centre Martine Vassal, ainsi que le candidat de La France insoumise Sébastien Delogu. Mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Lille ou Lyon où la question des fusions ou désistements sera probablement posée dès dimanche soir. A l'inverse, dans 93% des communes françaises, le maire sera connu dès le premier tour car il n'y a qu'une ou deux listes qui se présentent. Si le Rassemblement national et La France insoumise, peu présents dans les municipalités jusqu'alors, ont tenté de nationaliser le débat dans la perspective de 2027, leurs responsables respectifs Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon multipliant les meetings, c'est leur positionnement à l'issue de ce premier tour qui sera essentiellement scruté. A gauche, les socialistes, et dans une moindre mesure les Écologistes, devront trancher sur d'éventuelles alliances locales avec La France insoumise devenue infréquentable depuis les propos jugés antisémites de son leader sur la prononciation des patronymes juifs Epstein et Glucksmann. Cette dernière fait pression sur ses anciens partenaires pour obtenir des "fusions techniques", sans soutien, qui lui permettraient de s'implanter dans de nombreux conseils municipaux. A l'extrême droite, si Marine Le Pen a reconnu jeudi que "le combat est difficile" dans les grandes villes, le président du RN Jordan Bardella s'est dit "ouvert à des discussions" avec des listes conduites par la droite. Officiellement, le président des Républicains, Bruno Retailleau, est contre mais plusieurs poids lourds du parti lui ont reproché de fermer les yeux sur des alliances déjà nouées avec des LR de facto présents sur des listes menées par l'extrême droite. A Perpignan en tout cas, le parti lepéniste n'a pas d'inquiétude à avoir. Un sondage publié vendredi crédite le maire sortant Louis Aliot de 46% des intentions de vote au premier tour. Reste à savoir si la justice confirmera ou non en appel son inéligibilité en juillet.
Texte intégral (679 mots)
A 23h59 précisément, les dés seront jetés pour le premier tour de ces élections dont la campagne a été percutée par le meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque qui a mis LFI dans la tourmente, et surtout la guerre au Moyen-Orient. Ce contexte de grande tension, au lendemain de la mort d'un soldat français en Irak, ne devrait cependant pas empêcher les Français de se rendre dans l'isoloir, selon un sondage Odoxa-Backbone publié jeudi qui estime que la participation pourrait être comprise entre 65 et 71%. Si elle s'élevait à 68%, soit le milieu de la fourchette indiquée, elle représenterait un bond d'environ cinq points par rapport aux scrutins de 2014. Les élections de 2020, dont le premier tour avait été maintenu malgré l'épidémie de Covid-19, avaient considérablement souffert de la situation sanitaire, avec une participation d'à peine 45%. Tous les camps appellent à la mobilisation alors que dans la plupart des grandes villes le suspense reste entier sur la configuration de deuxième tour qui apparaîtra dimanche. A Paris, où la candidate zemmouriste Sarah Knafo est à 13,5% au premier tour dans un sondage (Elabe/Berger-Levrault), "c'est un enjeu historique pour la ville, parce que la configuration, pour la première fois, mettra sans doute l'extrême droite comme arbitre du match", a affirmé vendredi son adversaire socialiste Emmanuel Grégoire, convaincu que "les Parisiens et Parisiennes vont venir voter". Donnés en tête du scrutin, la candidate LR-MoDem Rachida Dati et le député socialiste se sont mutuellement accusés de flirter avec les extrêmes lors de leur dernier meeting jeudi soir. Question des fusions, désistements Triangulaires, quadrangulaires voire quinquangulaires : tout est possible dans les grandes villes, où la dispersion des voix qui existe également au niveau national permettra à de nombreux candidats de dépasser les 10% nécessaires pour se qualifier au second tour. C'est le cas à Marseille, où le maire sortant de gauche Benoît Payan pourrait affronter au deuxième tour Franck Allisio candidat du Rassemblement national donné très haut dans les sondages mais aussi la candidate de droite et du centre Martine Vassal, ainsi que le candidat de La France insoumise Sébastien Delogu. Mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Lille ou Lyon où la question des fusions ou désistements sera probablement posée dès dimanche soir. A l'inverse, dans 93% des communes françaises, le maire sera connu dès le premier tour car il n'y a qu'une ou deux listes qui se présentent. Si le Rassemblement national et La France insoumise, peu présents dans les municipalités jusqu'alors, ont tenté de nationaliser le débat dans la perspective de 2027, leurs responsables respectifs Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon multipliant les meetings, c'est leur positionnement à l'issue de ce premier tour qui sera essentiellement scruté. A gauche, les socialistes, et dans une moindre mesure les Écologistes, devront trancher sur d'éventuelles alliances locales avec La France insoumise devenue infréquentable depuis les propos jugés antisémites de son leader sur la prononciation des patronymes juifs Epstein et Glucksmann. Cette dernière fait pression sur ses anciens partenaires pour obtenir des "fusions techniques", sans soutien, qui lui permettraient de s'implanter dans de nombreux conseils municipaux. A l'extrême droite, si Marine Le Pen a reconnu jeudi que "le combat est difficile" dans les grandes villes, le président du RN Jordan Bardella s'est dit "ouvert à des discussions" avec des listes conduites par la droite. Officiellement, le président des Républicains, Bruno Retailleau, est contre mais plusieurs poids lourds du parti lui ont reproché de fermer les yeux sur des alliances déjà nouées avec des LR de facto présents sur des listes menées par l'extrême droite. A Perpignan en tout cas, le parti lepéniste n'a pas d'inquiétude à avoir. Un sondage publié vendredi crédite le maire sortant Louis Aliot de 46% des intentions de vote au premier tour. Reste à savoir si la justice confirmera ou non en appel son inéligibilité en juillet.

13.03.2026 à 12:36

Zelensky rencontre Macron à Paris pour éviter que l'Ukraine soit "éclipsée" par l'Iran

FRANCE24
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris pour des entretiens avec son homologue Emmanuel Macron sur les moyens d'accentuer la pression sur la Russie, à un moment où la guerre au Moyen-Orient monopolise l'attention dans le monde. Explications de Jonathan Walsh, reporter France 24 sur place à l'Elysée
Texte intégral (679 mots)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris pour des entretiens avec son homologue Emmanuel Macron sur les moyens d'accentuer la pression sur la Russie, à un moment où la guerre au Moyen-Orient monopolise l'attention dans le monde. Explications de Jonathan Walsh, reporter France 24 sur place à l'Elysée

13.03.2026 à 12:33

Guerre au Moyen-Orient : les Bourses plongent dans le rouge, le pétrole au dessus des cent dollars

FRANCE24
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Les Bourses évoluent dans le rouge et les taux d'intérêts restent sous pression vendredi, au quatorzième jour de la guerre au Moyen-Orient qui voyait les cours du pétrole grimper encore un peu après une nouvelle flambée qui a porté le Brent au-delà du seuil de 100 dollars. Récit d'Axelle Simon
Texte intégral (679 mots)
Les Bourses évoluent dans le rouge et les taux d'intérêts restent sous pression vendredi, au quatorzième jour de la guerre au Moyen-Orient qui voyait les cours du pétrole grimper encore un peu après une nouvelle flambée qui a porté le Brent au-delà du seuil de 100 dollars. Récit d'Axelle Simon
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