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05.05.2026 à 01:51

Appel au boycott du Met gala, parrainé par Jeff Bezos

FRANCE24
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"Le Met gala est le moment glamour de l'année à New York, une occasion unique d'admirer les tenues les plus extravagantes", rappelle Emilie Musset, correspondante de France 24 à New York. L'édition 2026 est marquée par une controverse, le patron d'Amazon Jeff Bezos et son épouse Lauren Sanchez Bezos en sont les principaux sponsors et présidents d'honneur. De nombreuses stars – dont l'actrice Meryl Streep – ont alors décidé de boycotter l'événement, comme le maire de New York Zohran Mamdani.

05.05.2026 à 01:31

En direct : des accrochages autour du détroit d'Ormuz, Riyad appelle à la désescalade

FRANCE 24
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L'Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle "escalade militaire" dans le Golfe et appelé à la poursuite des efforts de médiation après une reprise des accrochages entre forces américaines et iraniennes autour du stratégique détroit d'Ormuz. La journée de mardi sera marquée par une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Liban. Suivez notre direct.
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L'Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle "escalade militaire" dans le Golfe et appelé à la poursuite des efforts de médiation après une reprise des accrochages entre forces américaines et iraniennes autour du stratégique détroit d'Ormuz. La journée de mardi sera marquée par une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Liban. Suivez notre direct.

05.05.2026 à 00:49

Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur

FRANCE24
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"Le procès d'une vie", de Barbara Lamballais et Karina Testa, est la pièce qui a remporté le plus de statuettes - dans trois catégories dont le Molière du Théâtre privé - lors de ce rendez-vous annuel récompensant les personnalités du monde du théâtre, présenté par l'humoriste Alex Vizorek et retransmis en différé sur France 2. Elle raconte l'histoire vraie de jeunes femmes inculpées pour un avortement clandestin, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, un combat qui a fait l'objet d'une ovation debout du public du théâtre des Folies Bergère, à la demande de la troupe du spectacle montée sur scène. La cérémonie a démarré en trombe par un numéro de claquettes de huit "cagelles" en bas résilles et perruques blondes de "La Cage aux Folles", comédie musicale à succès sortie en décembre mise en scène par Olivier Py au Châtelet. Ce spectacle est reparti avec deux prix, le Molière du spectacle musical et le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public pour l'acteur Laurent Lafitte, qui joue le rôle de "Zaza". Une récompense supplémentaire pour celui qui au cinéma, a été sacré, en février, du César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans le film "La femme la plus riche du monde". Trois spectacles ou membres de la Comédie-Française obtiennent une récompense: Elsa Lepoivre, meilleure comédienne dans un spectacle de Théâtre public ("Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues), meilleure pièce jeune public pour "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, et Laurent Stocker, meilleur comédien dans un second rôle ("Les femmes savantes" d'Emma Dante d'après Molière). Côté humour, c'est "Sexe, Grog, et Rocking Chair", de et par Alex Lutz, qui a été lauréat d'une statuette. - Parodie de la commission Alloncle - En recevant un Molière d'honneur - le premier de sa carrière - l'actrice et humoriste Muriel Robin, très émue, a réclamé au ministre de la Justice Gérald Darmanin de renoncer au texte de loi réformant la justice criminelle et approuvant notamment un dispositif de "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves, ouvrant la voie à des délais accélérés et à des peines encourues réduites. "Un viol, ça se négocie pas, ça se juge !", a-t-elle lancé. "Je vous demande (...) d'être à la hauteur de ce fléau et de ne pas infliger aux victimes cette seconde peine". La cérémonie n'a pas manqué d'autres clins d'oeil politiques. Un sketch préalablement réalisé a parodié la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public présidée par Jérémie Patrier-Leitus et dont le rapporteur (UDR, parti proche du RN) Charles Alloncle est accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir France télévisions et Radio France. Alex Vizorek y campe un président des Molières auditionné par un rapporteur (Laurent Stocker) aux questions plus qu'insistantes sur le coût de l'événement, de son costume, jusqu'à ses sous-vêtements... Plusieurs artistes récompensés ont, sur le plateau, demandé à la ministre de la Culture Catherine Pégard, présente dans les premiers rangs, de "protéger" le secteur du spectacle vivant. Anne Bouvier, présidente de l'Adami (société de services aux artistes-interprètes), a mis en garde ceux qui "voudraient limiter (la culture, ndlr) à la pierre et au patrimoine". "Notre patrimoine premier c'est nous, ne l'oublions pas.", a-t-elle lancé. En revanche, la cérémonie n'a pas cette année laissé la parole à un représentant de la CGT spectacle. Le syndicat s'en est indigné dans un communiqué, accusant la production de vouloir "faire taire" les professionnels alors que le secteur "subit des coupes budgétaires", "depuis deux années". La metteuse en scène franco-iranienne Aïla Navidi a rappelé la situation des Iraniens ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre engagée fin février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. "Nous (en France), nous avons encore la liberté, (...) elle nous appelle à nous tenir auprès des peuples", a-t-elle lancé.
Texte intégral (735 mots)
"Le procès d'une vie", de Barbara Lamballais et Karina Testa, est la pièce qui a remporté le plus de statuettes - dans trois catégories dont le Molière du Théâtre privé - lors de ce rendez-vous annuel récompensant les personnalités du monde du théâtre, présenté par l'humoriste Alex Vizorek et retransmis en différé sur France 2. Elle raconte l'histoire vraie de jeunes femmes inculpées pour un avortement clandestin, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, un combat qui a fait l'objet d'une ovation debout du public du théâtre des Folies Bergère, à la demande de la troupe du spectacle montée sur scène. La cérémonie a démarré en trombe par un numéro de claquettes de huit "cagelles" en bas résilles et perruques blondes de "La Cage aux Folles", comédie musicale à succès sortie en décembre mise en scène par Olivier Py au Châtelet. Ce spectacle est reparti avec deux prix, le Molière du spectacle musical et le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public pour l'acteur Laurent Lafitte, qui joue le rôle de "Zaza". Une récompense supplémentaire pour celui qui au cinéma, a été sacré, en février, du César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans le film "La femme la plus riche du monde". Trois spectacles ou membres de la Comédie-Française obtiennent une récompense: Elsa Lepoivre, meilleure comédienne dans un spectacle de Théâtre public ("Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues), meilleure pièce jeune public pour "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, et Laurent Stocker, meilleur comédien dans un second rôle ("Les femmes savantes" d'Emma Dante d'après Molière). Côté humour, c'est "Sexe, Grog, et Rocking Chair", de et par Alex Lutz, qui a été lauréat d'une statuette. - Parodie de la commission Alloncle - En recevant un Molière d'honneur - le premier de sa carrière - l'actrice et humoriste Muriel Robin, très émue, a réclamé au ministre de la Justice Gérald Darmanin de renoncer au texte de loi réformant la justice criminelle et approuvant notamment un dispositif de "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves, ouvrant la voie à des délais accélérés et à des peines encourues réduites. "Un viol, ça se négocie pas, ça se juge !", a-t-elle lancé. "Je vous demande (...) d'être à la hauteur de ce fléau et de ne pas infliger aux victimes cette seconde peine". La cérémonie n'a pas manqué d'autres clins d'oeil politiques. Un sketch préalablement réalisé a parodié la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public présidée par Jérémie Patrier-Leitus et dont le rapporteur (UDR, parti proche du RN) Charles Alloncle est accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir France télévisions et Radio France. Alex Vizorek y campe un président des Molières auditionné par un rapporteur (Laurent Stocker) aux questions plus qu'insistantes sur le coût de l'événement, de son costume, jusqu'à ses sous-vêtements... Plusieurs artistes récompensés ont, sur le plateau, demandé à la ministre de la Culture Catherine Pégard, présente dans les premiers rangs, de "protéger" le secteur du spectacle vivant. Anne Bouvier, présidente de l'Adami (société de services aux artistes-interprètes), a mis en garde ceux qui "voudraient limiter (la culture, ndlr) à la pierre et au patrimoine". "Notre patrimoine premier c'est nous, ne l'oublions pas.", a-t-elle lancé. En revanche, la cérémonie n'a pas cette année laissé la parole à un représentant de la CGT spectacle. Le syndicat s'en est indigné dans un communiqué, accusant la production de vouloir "faire taire" les professionnels alors que le secteur "subit des coupes budgétaires", "depuis deux années". La metteuse en scène franco-iranienne Aïla Navidi a rappelé la situation des Iraniens ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre engagée fin février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. "Nous (en France), nous avons encore la liberté, (...) elle nous appelle à nous tenir auprès des peuples", a-t-elle lancé.

05.05.2026 à 00:35

Les Émirats arabes unis à nouveau visés par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz

FRANCE 24
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Une attaque de drones iraniens est accusée d'avoir visé, lundi, les Émirats arabes unis, provoquant un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah et blessant trois personnes. Il s'agit des premières frappes de Téhéran en plus d'un mois. Mais l'Iran s'en défend : le pays "n'avait aucun projet de cibler les Émirats", rapporte la télévision d'État.
Texte intégral (735 mots)
Une attaque de drones iraniens est accusée d'avoir visé, lundi, les Émirats arabes unis, provoquant un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah et blessant trois personnes. Il s'agit des premières frappes de Téhéran en plus d'un mois. Mais l'Iran s'en défend : le pays "n'avait aucun projet de cibler les Émirats", rapporte la télévision d'État.

05.05.2026 à 00:11

Musk contre Altman: le président accusé d'avoir dévoyé la mission d'OpenAI pour "gagner de l'argent"

FRANCE24
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Greg Brockman, le plus intime des collaborateurs de Sam Altman, au point d'en partager la signature vocale, s'est défendu pied à pied, devant une juge fédérale d'Oakland, près de San Francisco. Elon Musk les accuse d'avoir détourné les dons qu'il a faits à la fondation philanthropique initiale d'OpenAI, lancée fin 2015, pour bâtir leur colosse commercial, aujourd'hui valorisé plus de 850 milliards de dollars. L'intelligence artificielle "va être le changement technologique le plus important de l'histoire de l'humanité", a déclaré Greg Brockman, tendu dans son inhabituel costume-cravate. Il a assuré que le virage commercial était la seule voie possible pour réaliser la mission de développer une IA "pour le bien de l'humanité". Cette transformation n'a pas pillé la fondation, à laquelle OpenAI est toujours adossée, a défendu l'ingénieur de 38 ans, sous les yeux de Sam Altman: "Nous avons créé l'organisation à but non lucratif la mieux dotée de l'histoire, avec une valorisation boursière de plus de 150 milliards de dollars". Le patron de SpaceX, qui a fini par monter xAI, son propre laboratoire rival d'OpenAI, demande à la justice de retransformer OpenAI en simple fondation. Une telle issue, tranchée d'ici fin mai, menacerait le développement de la société, en lice pour une introduction en Bourse retentissante. OpenAI dénonce une manoeuvre d'un concurrent revanchard, qui a aussi souhaité la transformation commerciale, mais s'est éloigné après avoir échoué à en prendre le contrôle. "Gagner de l'argent" Lundi, l'avocat de Musk a fait admettre d'entrée à Greg Brockman qu'il possédait une participation dans OpenAI évaluée à 30 milliards de dollars, sans avoir investi un centime. Steven Molo a brandi un courriel de 2015 dans lequel le cofondateur promettait de verser 100.000 dollars pour attirer d'autres donateurs de la Silicon Valley. "Je n'ai finalement pas fait ce don, c'est vrai", a reconnu Brockman. Mais "Je suis prêt à le faire aujourd'hui", a-t-il fini par ajouter. L'avocat, d'une voix parfois menaçante, a étrillé Greg Brockman sur ses célèbres confidences, couchées dans un journal personnel en 2017. Rester avec Elon Musk ou s'éloigner, se demande le trentenaire en août de cette année-là: qu'importe, "si j'arrive au milliard de dollars, je suis à l'abri", écrit-il. Maintenant qu'il en pèse 30, pourquoi les 29 supplémentaires n'ont-ils pas été reversés à la fondation, dont il était administrateur, avec une obligation morale, l'a bousculé Steven Molo? "Cette question cache des présupposés. Je ne vois pas bien comment répondre", a-t-il répondu, en retrait. Plus tard en 2017, Brockman et Altman venaient d'assurer à Elon Musk qu'ils renonçaient au tournant commercial : "Peut-être qu'on devrait simplement monter une structure à but lucratif - gagner de l'argent pour nous semble une excellente idée", écrit-il. "C'était l'expression d'une frustration, pas d'un projet", s'est défendu Brockman, décrivant un moment de découragement alors qu'Elon Musk venait de menacer de couper son financement. "Combien de fois avez-vous répété cette phrase?", a ironisé l'avocat adverse, soulignant face au jury la préparation millimétrée du témoin. Quelques minutes plus tôt, un expert convoqué par le camp Musk avait confirmé sous serment avoir été rémunéré 230.000 dollars pour une semaine de préparation. Détruire l'humanité Prenant les imprudentes confidences l'une après l'autre, l'avocat a tenté de faire admettre à Greg Brockman qu'elles démontraient l'intention d'évincer Musk après avoir utilisé son nom et son argent, tout en lui cachant ses conflits d'intérêts et une discrète compensation de 10 millions de dollars donnée par Altman. "Ce n'est pas comme ça que je qualifierais les choses", s'est plusieurs fois limité à répondre Greg Brockman, lorsque que l'avocat adverse tentait de lui faire admettre une lecture défavorable de son journal. La semaine dernière, Elon Musk s'était présenté, sur trois jours, en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020. Il assure que son projet était de contrebalancer la domination de Google et de placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit. En retour l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué l'homme le plus riche du monde, peu connu pour sa philanthropie, en soulignant ses propres ambitions lucratives.
Texte intégral (729 mots)
Greg Brockman, le plus intime des collaborateurs de Sam Altman, au point d'en partager la signature vocale, s'est défendu pied à pied, devant une juge fédérale d'Oakland, près de San Francisco. Elon Musk les accuse d'avoir détourné les dons qu'il a faits à la fondation philanthropique initiale d'OpenAI, lancée fin 2015, pour bâtir leur colosse commercial, aujourd'hui valorisé plus de 850 milliards de dollars. L'intelligence artificielle "va être le changement technologique le plus important de l'histoire de l'humanité", a déclaré Greg Brockman, tendu dans son inhabituel costume-cravate. Il a assuré que le virage commercial était la seule voie possible pour réaliser la mission de développer une IA "pour le bien de l'humanité". Cette transformation n'a pas pillé la fondation, à laquelle OpenAI est toujours adossée, a défendu l'ingénieur de 38 ans, sous les yeux de Sam Altman: "Nous avons créé l'organisation à but non lucratif la mieux dotée de l'histoire, avec une valorisation boursière de plus de 150 milliards de dollars". Le patron de SpaceX, qui a fini par monter xAI, son propre laboratoire rival d'OpenAI, demande à la justice de retransformer OpenAI en simple fondation. Une telle issue, tranchée d'ici fin mai, menacerait le développement de la société, en lice pour une introduction en Bourse retentissante. OpenAI dénonce une manoeuvre d'un concurrent revanchard, qui a aussi souhaité la transformation commerciale, mais s'est éloigné après avoir échoué à en prendre le contrôle. "Gagner de l'argent" Lundi, l'avocat de Musk a fait admettre d'entrée à Greg Brockman qu'il possédait une participation dans OpenAI évaluée à 30 milliards de dollars, sans avoir investi un centime. Steven Molo a brandi un courriel de 2015 dans lequel le cofondateur promettait de verser 100.000 dollars pour attirer d'autres donateurs de la Silicon Valley. "Je n'ai finalement pas fait ce don, c'est vrai", a reconnu Brockman. Mais "Je suis prêt à le faire aujourd'hui", a-t-il fini par ajouter. L'avocat, d'une voix parfois menaçante, a étrillé Greg Brockman sur ses célèbres confidences, couchées dans un journal personnel en 2017. Rester avec Elon Musk ou s'éloigner, se demande le trentenaire en août de cette année-là: qu'importe, "si j'arrive au milliard de dollars, je suis à l'abri", écrit-il. Maintenant qu'il en pèse 30, pourquoi les 29 supplémentaires n'ont-ils pas été reversés à la fondation, dont il était administrateur, avec une obligation morale, l'a bousculé Steven Molo? "Cette question cache des présupposés. Je ne vois pas bien comment répondre", a-t-il répondu, en retrait. Plus tard en 2017, Brockman et Altman venaient d'assurer à Elon Musk qu'ils renonçaient au tournant commercial : "Peut-être qu'on devrait simplement monter une structure à but lucratif - gagner de l'argent pour nous semble une excellente idée", écrit-il. "C'était l'expression d'une frustration, pas d'un projet", s'est défendu Brockman, décrivant un moment de découragement alors qu'Elon Musk venait de menacer de couper son financement. "Combien de fois avez-vous répété cette phrase?", a ironisé l'avocat adverse, soulignant face au jury la préparation millimétrée du témoin. Quelques minutes plus tôt, un expert convoqué par le camp Musk avait confirmé sous serment avoir été rémunéré 230.000 dollars pour une semaine de préparation. Détruire l'humanité Prenant les imprudentes confidences l'une après l'autre, l'avocat a tenté de faire admettre à Greg Brockman qu'elles démontraient l'intention d'évincer Musk après avoir utilisé son nom et son argent, tout en lui cachant ses conflits d'intérêts et une discrète compensation de 10 millions de dollars donnée par Altman. "Ce n'est pas comme ça que je qualifierais les choses", s'est plusieurs fois limité à répondre Greg Brockman, lorsque que l'avocat adverse tentait de lui faire admettre une lecture défavorable de son journal. La semaine dernière, Elon Musk s'était présenté, sur trois jours, en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020. Il assure que son projet était de contrebalancer la domination de Google et de placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit. En retour l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué l'homme le plus riche du monde, peu connu pour sa philanthropie, en soulignant ses propres ambitions lucratives.

04.05.2026 à 23:54

Australie et Japon renforcent leur coopération économique et de défense

Laure MANENT
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La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole, et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.
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La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a profité de sa première visite en Australie depuis sa prise de pouvoir pour avancer avec son homologue australien Anthony Albanese sur un rapprochement stratégique entre leurs deux Etats. L'indo-pacifique est très impacté par l'influence croissante de la Chine dans la région ainsi que par le blocage du détroit d'Ormuz, alors que le Japon dépend à 95% du Moyen-Orient pour ses importations de pétrole, et à 11% pour son gaz naturel liquéfié (GNL). Entre ces deux axes de pression, Canberra et Tokyo ont décidé de renforcer leurs partenariats économique, énergétique, en matière de terres rares et de défense pour réduire leur exposition aux risques.

04.05.2026 à 23:51

Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal

FRANCE24
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L'équipe de Pep Guardiola, devant à la mi-temps, a encaissé trois buts en moins d'un quart d'heure au coeur d'une seconde période décousue, avant d'arracher le petit point de l'espoir au bout du temps additionnel. Le leader Arsenal (1er, 76 pts) compte désormais cinq points de plus que son dauphin mancunien (2e), lequel a disputé un match en moins. Autrement dit, les Gunners seront sacrés champions d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 s'ils remportent leurs trois derniers matches contre West Ham, Burnley et Crystal Palace. Ils ne pouvaient pas rêver d'un meilleur cadeau à la veille de recevoir l'Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue des champions, l'autre objectif de leur très dense et excitante fin de saison. Manchester City a fissuré le mur défensif d'Everton en fin de première période grâce à un joli tir enroulé de Jérémy Doku (43e, 1-0), presque un copier-coller de celui qu'il a réalisé sur le gong (90e+7, 3-3). Mais entre les deux buts du Belge, l'édifice des Citizens s'est effondré. Le Français Thierno Barry, entré en seconde période, a profité d'une bourde géante de Marc Guéhi, auteur d'une passe trop molle vers son gardien (68e, 1-1), puis réalisé un doublé (81e, 3-1) après une tête gagnante de Jake O'Brien sur corner (73e, 2-1). Erling Haaland a sonné la révolte (83e, 3-2) et Doku l'a prolongée. "On prend ce point et, tant que ce n’est pas fini, on va continuer (à se battre)", a réagi Guardiola au micro de Sky Sports. Chelsea craque aussi, encore Plus tôt, Chelsea a affaibli encore davantage son mince espoir de qualification pour la prochaine Ligue des champions, en encaissant contre Nottingham Forest (3-1) sa sixième défaite consécutive en Premier League. Les Blues, neuvièmes à trois journées de la fin, comptent dix points de moins que le cinquième Aston Villa, détenteur de la dernière place qualificative pour la grande Coupe d'Europe. A Stamford Bridge, ils ont pris deux buts dans le premier quart d'heure (2e, 15e), vu Matz Sels repousser un pénalty de Cole Palmer (45e+10) et leur attaquant de 18 ans, Jesse Derry, sortir sur civière après un choc impressionnant à la tête. Taiwo Awoniyi, qui avait marqué moins de 100 secondes après le coup d'envoi, s'est offert un doublé (52e) au cours d'une seconde période où le gardien Robert Sanchez a cédé sa place, blessé lui aussi. La seule éclaircie est venu du merveilleux retourné acrobatique de Joao Pedro (90e+3, 3-1) qui a permis aux Blues d'éviter l'infamie d'un sixième revers consécutif sans le moindre but marqué en Premier League. "C'est extrêmement décevant. Nous savons que nous valons bien mieux que ce que nous avons montré", a réagi Calum McFarlane, entraîneur par intérim après le renvoi de Liam Rosenior. "Je ne pense pas que nous ayons manqué d'efforts ni d'engagement", a-t-il soutenu.
Texte intégral (512 mots)
L'équipe de Pep Guardiola, devant à la mi-temps, a encaissé trois buts en moins d'un quart d'heure au coeur d'une seconde période décousue, avant d'arracher le petit point de l'espoir au bout du temps additionnel. Le leader Arsenal (1er, 76 pts) compte désormais cinq points de plus que son dauphin mancunien (2e), lequel a disputé un match en moins. Autrement dit, les Gunners seront sacrés champions d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 s'ils remportent leurs trois derniers matches contre West Ham, Burnley et Crystal Palace. Ils ne pouvaient pas rêver d'un meilleur cadeau à la veille de recevoir l'Atlético Madrid en demi-finale retour de la Ligue des champions, l'autre objectif de leur très dense et excitante fin de saison. Manchester City a fissuré le mur défensif d'Everton en fin de première période grâce à un joli tir enroulé de Jérémy Doku (43e, 1-0), presque un copier-coller de celui qu'il a réalisé sur le gong (90e+7, 3-3). Mais entre les deux buts du Belge, l'édifice des Citizens s'est effondré. Le Français Thierno Barry, entré en seconde période, a profité d'une bourde géante de Marc Guéhi, auteur d'une passe trop molle vers son gardien (68e, 1-1), puis réalisé un doublé (81e, 3-1) après une tête gagnante de Jake O'Brien sur corner (73e, 2-1). Erling Haaland a sonné la révolte (83e, 3-2) et Doku l'a prolongée. "On prend ce point et, tant que ce n’est pas fini, on va continuer (à se battre)", a réagi Guardiola au micro de Sky Sports. Chelsea craque aussi, encore Plus tôt, Chelsea a affaibli encore davantage son mince espoir de qualification pour la prochaine Ligue des champions, en encaissant contre Nottingham Forest (3-1) sa sixième défaite consécutive en Premier League. Les Blues, neuvièmes à trois journées de la fin, comptent dix points de moins que le cinquième Aston Villa, détenteur de la dernière place qualificative pour la grande Coupe d'Europe. A Stamford Bridge, ils ont pris deux buts dans le premier quart d'heure (2e, 15e), vu Matz Sels repousser un pénalty de Cole Palmer (45e+10) et leur attaquant de 18 ans, Jesse Derry, sortir sur civière après un choc impressionnant à la tête. Taiwo Awoniyi, qui avait marqué moins de 100 secondes après le coup d'envoi, s'est offert un doublé (52e) au cours d'une seconde période où le gardien Robert Sanchez a cédé sa place, blessé lui aussi. La seule éclaircie est venu du merveilleux retourné acrobatique de Joao Pedro (90e+3, 3-1) qui a permis aux Blues d'éviter l'infamie d'un sixième revers consécutif sans le moindre but marqué en Premier League. "C'est extrêmement décevant. Nous savons que nous valons bien mieux que ce que nous avons montré", a réagi Calum McFarlane, entraîneur par intérim après le renvoi de Liam Rosenior. "Je ne pense pas que nous ayons manqué d'efforts ni d'engagement", a-t-il soutenu.

04.05.2026 à 23:46

En visite à Erevan, Emmanuel Macron salue le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe"

FRANCE 24
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Au premier jour d'une visite d'État dans la capitale arménienne pour le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), lundi, le président français a salué le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe". Emmanuel Macron a également félicité le choix de la "paix" avec l'Azerbaïdjan, le "seul raisonnable", selon lui, pour s'affranchir de la Russie.
Texte intégral (512 mots)
Au premier jour d'une visite d'État dans la capitale arménienne pour le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), lundi, le président français a salué le choix de l'Arménie de "se tourner vers l'Europe". Emmanuel Macron a également félicité le choix de la "paix" avec l'Azerbaïdjan, le "seul raisonnable", selon lui, pour s'affranchir de la Russie.

04.05.2026 à 23:45

Violences sexuelles: un an de prison ferme requis en appel contre Dominique Boutonnat, ex-président du CNC

FRANCE24
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L'avocate générale a notamment souligné la "posture de déni" de M. Boutonnat. Durant l'audience comme en première instance en 2024, M. Boutonnat, qui était avant sa condamnation l'une des figures les plus influentes du cinéma français, a nié les faits, même s'il dit désormais mieux comprendre la "souffrance réelle" de son filleul. Il avait démissionné du CNC, structure chargée, entre autres, de gérer la prévention des violences sexuelles dans l'industrie cinématographique, après sa condamnation. Son filleul, 20 ans au moment des faits, l'accuse, lors de vacances en Grèce en août 2020 dans la maison de campagne de M. Boutonnat, d'avoir tenté de le masturber dans son lit après qu'ils se soient baignés nus dans une piscine. Le jeune homme affirme l'avoir ensuite masturbé dans sa chambre pour qu'il arrête de le toucher. L'ancien président du CNC a de nouveau reconnu l'avoir pris en photo nu à la sortie de la piscine mais alors qu'il visait le paysage; et des baisers dans la chambre de ce dernier, mais consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires. Enfin, le lendemain, les deux parties s'accordent sur le fait que M. Boutonnat est entré dans la salle de bain de son filleul pour l'embrasser, cette fois-ci selon le prévenu pour tenter de lever l’ambiguïté sur les faits de la nuit précédente. "J'ai 50 ans, c'est le fils de mes meilleurs amis, c'est pas possible de se retrouver à moitié nus à s'embrasser", a-t-il dit durant l'audience. Il évoque en revanche une "mécanique de mensonge" du jeune homme sur les autres faits. Dans un enregistrement, réalisé quelques jours plus tard et qualifié de "cauchemar" pour lui par l'avocate de la partie civile Caroline Toby, M. Boutonnat reconnaît des actes mais "rien de sexuel", qui seraient de sa "faute", comme il l'exprime à plusieurs reprises. Durant l'enquête, il assure qu'il n'avoue rien mais qu'il tente alors de déculpabiliser le jeune homme par "excès d'empathie", ne sachant pas que ce dernier l'enregistre. Mais durant l'appel, M. Boutonnat demande plusieurs fois que son interlocuteur ne parle à personne. Sa meilleure amie est déjà au courant et écoute l'appel. Plus tard, elle encourage à nouveau son ami en lui disant que son parrain n'est "pas un boyfriend", ("petit ami"). "Ca vous paraît normal d'avoir besoin de le préciser ?", a demandé Delphine Meillet, avocate de M. Boutonnat avec Céline Lasek, insistant sur l'ambiguïté de la relation. "Elle me rappelait ce que je savais déjà pour m'encourager", a répondu le jeune homme. "Ce qui s'est passé cette nuit-là était extrêmement volatil" mais consenti, a défendu Me Lasek. La décision a été mise en délibéré au 22 juin.
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L'avocate générale a notamment souligné la "posture de déni" de M. Boutonnat. Durant l'audience comme en première instance en 2024, M. Boutonnat, qui était avant sa condamnation l'une des figures les plus influentes du cinéma français, a nié les faits, même s'il dit désormais mieux comprendre la "souffrance réelle" de son filleul. Il avait démissionné du CNC, structure chargée, entre autres, de gérer la prévention des violences sexuelles dans l'industrie cinématographique, après sa condamnation. Son filleul, 20 ans au moment des faits, l'accuse, lors de vacances en Grèce en août 2020 dans la maison de campagne de M. Boutonnat, d'avoir tenté de le masturber dans son lit après qu'ils se soient baignés nus dans une piscine. Le jeune homme affirme l'avoir ensuite masturbé dans sa chambre pour qu'il arrête de le toucher. L'ancien président du CNC a de nouveau reconnu l'avoir pris en photo nu à la sortie de la piscine mais alors qu'il visait le paysage; et des baisers dans la chambre de ce dernier, mais consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires. Enfin, le lendemain, les deux parties s'accordent sur le fait que M. Boutonnat est entré dans la salle de bain de son filleul pour l'embrasser, cette fois-ci selon le prévenu pour tenter de lever l’ambiguïté sur les faits de la nuit précédente. "J'ai 50 ans, c'est le fils de mes meilleurs amis, c'est pas possible de se retrouver à moitié nus à s'embrasser", a-t-il dit durant l'audience. Il évoque en revanche une "mécanique de mensonge" du jeune homme sur les autres faits. Dans un enregistrement, réalisé quelques jours plus tard et qualifié de "cauchemar" pour lui par l'avocate de la partie civile Caroline Toby, M. Boutonnat reconnaît des actes mais "rien de sexuel", qui seraient de sa "faute", comme il l'exprime à plusieurs reprises. Durant l'enquête, il assure qu'il n'avoue rien mais qu'il tente alors de déculpabiliser le jeune homme par "excès d'empathie", ne sachant pas que ce dernier l'enregistre. Mais durant l'appel, M. Boutonnat demande plusieurs fois que son interlocuteur ne parle à personne. Sa meilleure amie est déjà au courant et écoute l'appel. Plus tard, elle encourage à nouveau son ami en lui disant que son parrain n'est "pas un boyfriend", ("petit ami"). "Ca vous paraît normal d'avoir besoin de le préciser ?", a demandé Delphine Meillet, avocate de M. Boutonnat avec Céline Lasek, insistant sur l'ambiguïté de la relation. "Elle me rappelait ce que je savais déjà pour m'encourager", a répondu le jeune homme. "Ce qui s'est passé cette nuit-là était extrêmement volatil" mais consenti, a défendu Me Lasek. La décision a été mise en délibéré au 22 juin.

04.05.2026 à 23:16

Mali : Assimi Goïta récupère le ministère de la Défense et renforce son pouvoir

Kalidou SY
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Assimi Goïta, nouveau ministre de la Défense du Mali.Le président de la transition va cumuler ce poste, en remplacement de Sadio Camara, tué lors d'une attaque djihadiste du JNIM et du FLA. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le général Oumar Diarra, exercera quant à lui les fonctions de ministre délégué à la Défense. 
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Assimi Goïta, nouveau ministre de la Défense du Mali.Le président de la transition va cumuler ce poste, en remplacement de Sadio Camara, tué lors d'une attaque djihadiste du JNIM et du FLA. Le chef d'état-major de l'armée malienne, le général Oumar Diarra, exercera quant à lui les fonctions de ministre délégué à la Défense. 

04.05.2026 à 23:15

Elections locales en Inde: Modi salue une victoire "record" au Bengale occidental

FRANCE24
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"La politique de bonne gouvernance du BJP a triomphé", s'est félicité M. Modi, sur les réseaux sociaux, en saluant une "victoire record" dans cet Etat de l'est de l'Inde. Selon les derniers résultats publiés lundi par la Commission électorale, alors que le dépouillement était encore en cours sous haute sécurité dans cet Etat de près de 100 millions d'habitants, le Bharatiya Janata Party (BJP) de M. Modi y a remporté 206 des 294 sièges de l'assemblée législative. La campagne électorale a été particulièrement agitée, le BJP ne reculant devant rien pour déloger la cheffe de l'exécutif local, Mamata Banerjee et son parti, le All India Trinamool Congress, qui tenaient les rênes de cet Etat depuis 2011. La radiation de neuf millions de personnes des listes électorales jugées indûment inscrites a notamment fait l'objet d'une vive polémique. Le BJP dénonçait depuis de longues années la présence sur les listes de migrants de confession musulmane en situation irrégulière, venus notamment du Bangladesh voisin. Lors de son allocution aux membres et aux partisans du BJP dans la capitale indienne New Delhi, Narendra Modi, âgé de 75 ans, a appelé à l'apaisement: "Aujourd’hui, il ne doit pas être question de 'revanche', mais de 'changement'. Non pas de peur, mais d’avenir", a-t-il déclaré. A la tête du pays le plus peuplé de la planète depuis 2014, Narendra Modi a été réélu pour un troisième mandat en 2024. Les dirigeants du parti et des milliers de partisans ont célébré leur succès dans les rues de la capitale de l'Etat, Calcutta, se déhanchant joyeusement au rythme des chants de victoire. Mme Banerjee a de son côté accusé le BJP d'être de mèche avec la Commission électorale et d'avoir "pillé plus de 100 sièges". "Parti dominant" Pour l’analyste politique Sushila Ramaswamy, interrogée par l'AFP, la victoire du BJP au Bengale occidental démontre l'efficacité de son appareil électoral et le confirme "comme le parti dominant dans le pays". Lors de ce scrutin local en Inde, le BJP est également revenu au pouvoir dans l'Etat de l'Assam (nord-est), ainsi que dans le petit territoire côtier de Pondichéry où il faisait partie de la coalition au pouvoir. Dans la perspective des élections législatives de 2029, ces résultats sont susceptibles de renforcer la position du Premier ministre, confronté actuellement à des difficultés notamment sur le plan économique, avec un taux de chômage élevé. Au total, cinq Etats et territoires ont organisé des élections en avril et mai. Au Tamil Nadu, Etat du sud-est de l'Inde peuplé de 80 millions d'habitants, le vétéran de la politique M. K. Stalin, 73 ans, ministre en chef de l'Etat et à la tête du Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), a perdu son siège, son parti arrivant très loin derrière une formation lancée par l'acteur devenu homme politique C. Joseph Vijay, 51 ans, allié du BJP de M. Modi. "Ce résultat (au Tamil Nadu) montre que les jeunes veulent un nouveau visage. Ce n'est pas seulement de l'anti-sortant", a déclaré à l'AFP le politologue Ramu Manivannan. Dans le Kerala voisin(sud-ouest), l'alliance menée par le parti du Congrès a évincé les communistes au pouvoir, remportant 63 sièges sur 97. Le dirigeant du parti du Congrès, Rahul Gandhi, a félicité les militants du parti pour avoir mené une "campagne acharnée et bien organisée".
Texte intégral (592 mots)
"La politique de bonne gouvernance du BJP a triomphé", s'est félicité M. Modi, sur les réseaux sociaux, en saluant une "victoire record" dans cet Etat de l'est de l'Inde. Selon les derniers résultats publiés lundi par la Commission électorale, alors que le dépouillement était encore en cours sous haute sécurité dans cet Etat de près de 100 millions d'habitants, le Bharatiya Janata Party (BJP) de M. Modi y a remporté 206 des 294 sièges de l'assemblée législative. La campagne électorale a été particulièrement agitée, le BJP ne reculant devant rien pour déloger la cheffe de l'exécutif local, Mamata Banerjee et son parti, le All India Trinamool Congress, qui tenaient les rênes de cet Etat depuis 2011. La radiation de neuf millions de personnes des listes électorales jugées indûment inscrites a notamment fait l'objet d'une vive polémique. Le BJP dénonçait depuis de longues années la présence sur les listes de migrants de confession musulmane en situation irrégulière, venus notamment du Bangladesh voisin. Lors de son allocution aux membres et aux partisans du BJP dans la capitale indienne New Delhi, Narendra Modi, âgé de 75 ans, a appelé à l'apaisement: "Aujourd’hui, il ne doit pas être question de 'revanche', mais de 'changement'. Non pas de peur, mais d’avenir", a-t-il déclaré. A la tête du pays le plus peuplé de la planète depuis 2014, Narendra Modi a été réélu pour un troisième mandat en 2024. Les dirigeants du parti et des milliers de partisans ont célébré leur succès dans les rues de la capitale de l'Etat, Calcutta, se déhanchant joyeusement au rythme des chants de victoire. Mme Banerjee a de son côté accusé le BJP d'être de mèche avec la Commission électorale et d'avoir "pillé plus de 100 sièges". "Parti dominant" Pour l’analyste politique Sushila Ramaswamy, interrogée par l'AFP, la victoire du BJP au Bengale occidental démontre l'efficacité de son appareil électoral et le confirme "comme le parti dominant dans le pays". Lors de ce scrutin local en Inde, le BJP est également revenu au pouvoir dans l'Etat de l'Assam (nord-est), ainsi que dans le petit territoire côtier de Pondichéry où il faisait partie de la coalition au pouvoir. Dans la perspective des élections législatives de 2029, ces résultats sont susceptibles de renforcer la position du Premier ministre, confronté actuellement à des difficultés notamment sur le plan économique, avec un taux de chômage élevé. Au total, cinq Etats et territoires ont organisé des élections en avril et mai. Au Tamil Nadu, Etat du sud-est de l'Inde peuplé de 80 millions d'habitants, le vétéran de la politique M. K. Stalin, 73 ans, ministre en chef de l'Etat et à la tête du Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), a perdu son siège, son parti arrivant très loin derrière une formation lancée par l'acteur devenu homme politique C. Joseph Vijay, 51 ans, allié du BJP de M. Modi. "Ce résultat (au Tamil Nadu) montre que les jeunes veulent un nouveau visage. Ce n'est pas seulement de l'anti-sortant", a déclaré à l'AFP le politologue Ramu Manivannan. Dans le Kerala voisin(sud-ouest), l'alliance menée par le parti du Congrès a évincé les communistes au pouvoir, remportant 63 sièges sur 97. Le dirigeant du parti du Congrès, Rahul Gandhi, a félicité les militants du parti pour avoir mené une "campagne acharnée et bien organisée".

04.05.2026 à 23:07

Théâtre: palmarès de la 37e cérémonie des Molières

FRANCE24
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Molière du Théâtre Privé "Le procès d'une vie" de Barbara Lamballais, Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais, théâtre Le Splendid Molière du Théâtre Public "I will survive" de Jean-Christophe Meurisse, Les Chiens de Navarre, mise en scène Jean-Christophe Meurisse Les Chiens de Navarre Molière de la Comédie "Fin, Fin et Fin" de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer, Théâtre Lepic Molière de la Création visuelle et sonore "La petite boutique des horreurs" de Alan Menken, Howard Ashman, mise en scène Valérie Lesort et Christian Hecq, scénographie Audrey Vuong, Costumes Vanessa Sannino, Lumière Pascal Laajili Théâtre de la Porte Saint-Martin, Opéra Comique Molière du Spectacle musical "La Cage aux folles" de Jerry Herman, Harvey Fierstein, d’après Jean Poiret, mise en scène Olivier Py, Théâtre du Châtelet Molière de l’Humour Alex Lutz dans "Sexe, Grog, et Rocking Chair", d’Alex Lutz, mise en scène Tom Dingler Molière du Jeune public "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, mise en scène Johanna Boyé, Comédie-Française Molière du Seul/e en scène "Les frottements du coeur", avec et de Katia Ghanty, mise en scène Éric Bu, Atelier Théâtre Actuel Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé Jérôme Kircher dans "Amadeus", de Peter Shaffer, mise en scène Olivier Solivérès Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé Josiane Balasko dans "Ça, c’est l’amour", de Jean Robert-Charrier, mise en scène Julie-Anne Roth Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public Laurent Lafitte, dans "La Cage aux folles" de Jerry Herman, Harvey Fierstein, mise en scène Olivier Py Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public Elsa Lepoivre, dans "Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues, mise en scène Tiago Rodrigues Molière du Metteur en scène dans un spectacle de Théâtre public Joël Pommerat, pour "Les petites filles modernes", de Joël Pommerat Molière du Metteur en scène dans un spectacle de Théâtre privé Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget pour "Made in France", de Samuel Valensi, Paul-Éloi Forget Molière de la Révélation féminine Marina Pangos dans "Le chant des lions", de Julien Delpech et Alexandre Foulon Mise en scène Charlotte Matzneff Molière de la Révélation masculine Lancelot Cherer dans "Fin, Fin et Fin" de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer Molière du Comédien dans un second rôle Laurent Stocker dans "Les femmes savantes" d’Emma Dante, d’après Molière, mise en scène Emma Dante Molière de la Comédienne dans un second rôle Jeanne Arènes dans "Le procès d’une vie" de Barbara Lamballais, Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais Molière de l’Auteur/trice francophone vivant/e Barbara Lamballais et Karina Testa pour "Le procès d’une vie" Molière d'honneur Muriel Robin
Texte intégral (546 mots)
Molière du Théâtre Privé "Le procès d'une vie" de Barbara Lamballais, Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais, théâtre Le Splendid Molière du Théâtre Public "I will survive" de Jean-Christophe Meurisse, Les Chiens de Navarre, mise en scène Jean-Christophe Meurisse Les Chiens de Navarre Molière de la Comédie "Fin, Fin et Fin" de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer, Théâtre Lepic Molière de la Création visuelle et sonore "La petite boutique des horreurs" de Alan Menken, Howard Ashman, mise en scène Valérie Lesort et Christian Hecq, scénographie Audrey Vuong, Costumes Vanessa Sannino, Lumière Pascal Laajili Théâtre de la Porte Saint-Martin, Opéra Comique Molière du Spectacle musical "La Cage aux folles" de Jerry Herman, Harvey Fierstein, d’après Jean Poiret, mise en scène Olivier Py, Théâtre du Châtelet Molière de l’Humour Alex Lutz dans "Sexe, Grog, et Rocking Chair", d’Alex Lutz, mise en scène Tom Dingler Molière du Jeune public "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, mise en scène Johanna Boyé, Comédie-Française Molière du Seul/e en scène "Les frottements du coeur", avec et de Katia Ghanty, mise en scène Éric Bu, Atelier Théâtre Actuel Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé Jérôme Kircher dans "Amadeus", de Peter Shaffer, mise en scène Olivier Solivérès Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé Josiane Balasko dans "Ça, c’est l’amour", de Jean Robert-Charrier, mise en scène Julie-Anne Roth Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public Laurent Lafitte, dans "La Cage aux folles" de Jerry Herman, Harvey Fierstein, mise en scène Olivier Py Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public Elsa Lepoivre, dans "Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues, mise en scène Tiago Rodrigues Molière du Metteur en scène dans un spectacle de Théâtre public Joël Pommerat, pour "Les petites filles modernes", de Joël Pommerat Molière du Metteur en scène dans un spectacle de Théâtre privé Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget pour "Made in France", de Samuel Valensi, Paul-Éloi Forget Molière de la Révélation féminine Marina Pangos dans "Le chant des lions", de Julien Delpech et Alexandre Foulon Mise en scène Charlotte Matzneff Molière de la Révélation masculine Lancelot Cherer dans "Fin, Fin et Fin" de Lancelot Cherer, mise en scène Lancelot Cherer Molière du Comédien dans un second rôle Laurent Stocker dans "Les femmes savantes" d’Emma Dante, d’après Molière, mise en scène Emma Dante Molière de la Comédienne dans un second rôle Jeanne Arènes dans "Le procès d’une vie" de Barbara Lamballais, Karina Testa, mise en scène Barbara Lamballais Molière de l’Auteur/trice francophone vivant/e Barbara Lamballais et Karina Testa pour "Le procès d’une vie" Molière d'honneur Muriel Robin

04.05.2026 à 22:59

Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig

FRANCE24
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"Le Monde de Narnia: Le Neveu du Magicien" sortira le 12 février 2027, et sera disponible en streaming le 2 avril, selon un communiqué. La plateforme avait initialement prévu de sortir la production en IMAX -format haute résolution pensé spécialement pour le spectacle en salles- en novembre prochain, un mois avant sa mise en ligne sur la plateforme de streaming. Régulièrement accusé d'être le fossoyeur des salles de cinéma, Netflix évite en général les sorties massives sur grand écran. Lorsqu'il consent à sortir un film en salles, c'est en général sur un laps de temps très court, soit pour rendre le film éligible aux Oscars, soit pour réaliser un coup marketing. Il a par exemple sorti le dessin animé "KPop Demon Hunters" dans un nombre limité de salles l'an dernier, après qu'il a fait un carton sur la plateforme. Malgré cette décision pour "Narnia", "il n'y a aucun changement dans notre stratégie de sortie en salles", a assuré Netflix, interrogé par le New York Times. Le géant du streaming a toutefois récemment montré des signes suggérant une plus grande flexibilité. Lorsqu'il a tenté d'acquérir Warner Bros Discovery, le PDG de Netflix, Ted Sarandos, a déclaré qu'il était disposé à respecter la fenêtre d'exploitation en salles de 45 jours que le studio appliquait avant de sortir ses films en streaming. En mars, après avoir cédé le terrain à Paramount pour acheter Warner, Ted Sarandos a rencontré des exploitants de salles de cinéma lors d'une réunion qui n'a abouti à rien de concret mais a été saluée comme "constructive". Greta Gerwig, réalisatrice de "Barbie", qui a fait un carton au box-office, a salué le choix de projeter son nouveau film en salles. "Travailler avec Netflix pour donner vie à ce film a été une expérience extraordinaire, et IMAX reste un partenaire incroyable", a salué la cinéaste dans le communiqué, en ajoutant avoir "hâte que le public puisse découvrir le film en salles". Son blockbuster est la première adaptation du "Neveu du magicien" de Clive Staples Lewis, l'écrivain britannique auteur des "Chroniques de Narnia". Disney a déjà produit trois films basés sur cet univers dans les années 2000, mais ils étaient tirés d'autres livres.
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"Le Monde de Narnia: Le Neveu du Magicien" sortira le 12 février 2027, et sera disponible en streaming le 2 avril, selon un communiqué. La plateforme avait initialement prévu de sortir la production en IMAX -format haute résolution pensé spécialement pour le spectacle en salles- en novembre prochain, un mois avant sa mise en ligne sur la plateforme de streaming. Régulièrement accusé d'être le fossoyeur des salles de cinéma, Netflix évite en général les sorties massives sur grand écran. Lorsqu'il consent à sortir un film en salles, c'est en général sur un laps de temps très court, soit pour rendre le film éligible aux Oscars, soit pour réaliser un coup marketing. Il a par exemple sorti le dessin animé "KPop Demon Hunters" dans un nombre limité de salles l'an dernier, après qu'il a fait un carton sur la plateforme. Malgré cette décision pour "Narnia", "il n'y a aucun changement dans notre stratégie de sortie en salles", a assuré Netflix, interrogé par le New York Times. Le géant du streaming a toutefois récemment montré des signes suggérant une plus grande flexibilité. Lorsqu'il a tenté d'acquérir Warner Bros Discovery, le PDG de Netflix, Ted Sarandos, a déclaré qu'il était disposé à respecter la fenêtre d'exploitation en salles de 45 jours que le studio appliquait avant de sortir ses films en streaming. En mars, après avoir cédé le terrain à Paramount pour acheter Warner, Ted Sarandos a rencontré des exploitants de salles de cinéma lors d'une réunion qui n'a abouti à rien de concret mais a été saluée comme "constructive". Greta Gerwig, réalisatrice de "Barbie", qui a fait un carton au box-office, a salué le choix de projeter son nouveau film en salles. "Travailler avec Netflix pour donner vie à ce film a été une expérience extraordinaire, et IMAX reste un partenaire incroyable", a salué la cinéaste dans le communiqué, en ajoutant avoir "hâte que le public puisse découvrir le film en salles". Son blockbuster est la première adaptation du "Neveu du magicien" de Clive Staples Lewis, l'écrivain britannique auteur des "Chroniques de Narnia". Disney a déjà produit trois films basés sur cet univers dans les années 2000, mais ils étaient tirés d'autres livres.

04.05.2026 à 22:55

Au Met Gala, la mode s'érige en art, sans faire de folie

FRANCE24
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L'édition 2025 - et l'exposition qui l'accompagnait - mettait à l'honneur le subversif dandysme noir. Cette fois, c'est la mode en tant qu'art qui est à l'honneur. Intitulée "Costume Art" (l'art du costume), l'exposition du Costume Institute, qui ouvre le 10 mai, met en valeur les liens immémoriaux entre l'art et le vêtement. Sur les marches, l'actrice Gwendoline Christie ("Game of Thrones") a rendu hommage au portraitiste américain John Singer Sargent avec une robe trompette. La joueuse professionnelle de tennis Naomi Osaka rappelait les mobiles de Calder avec ses pétales sur tige rehaussant une robe et un immense chapeau blancs. L'ancienne mannequin Heidi Klum s'est, elle, transformée en statut d'albâtre vivante. Mais beaucoup ont choisi des coupes classiques et des couleurs discrètes, avec beaucoup de blanc, de beige et de noir. L'excentricité était presque plus à chercher chez les garçons, avec notamment les bras dénudés et la lavallière de Connor Storrie, l'un des deux acteurs en vue de la série phénomène "Heated Rivaly". Egalement remarqué, le costume du comédien Ben Platt ("Pitch Perfect"), directement inspiré d'une toile de Georges Seurat. Les fans attendaient encore Beyoncé, qui devait faire sa première apparition depuis dix ans, en tant que coprésidente aux côtés de la légende du tennis Venus Williams et de l'actrice oscarisée Nicole Kidman. Comme chaque année depuis 30 ans, le Met Gala - dont les tenues extravagantes font le régal des réseaux sociaux - est placé sous la supervision de la papesse de la mode Anna Wintour, directrice éditoriale mondiale de Vogue. Le directeur artistique de Saint Laurent Anthony Vaccarello, l'actrice Zoë Kravitz, les chanteuses Sabrina Carpenter, Doja Cat et la Française Yseult figurent également parmi les personnalités encadrant l'événement, traditionnellement organisé le premier lundi de mai. Le gala a permis cette année de lever 42 millions de dollars (un "record" après les 31 millions récoltés l'an dernier) au profit du Metropolitan Museum of Art de New York et de son département de mode, le Costume Institute, a indiqué lundi le directeur général du Met, Max Hollein, lors d'une conférence de presse. Célébrer les corps L'exposition "Costume Art" entend aussi montrer le corps - si souvent standardisé dans la mode - sous toutes ses formes: mince ou gros, enceint, handicapé, tatoué... avec des mannequins modelés sur des personnes réelles. Le mot d'ordre pourrait être "équité ou équivalence", résume pour l'AFP le conservateur du Costume Institute, Andrew Bolton. Il n'est fait "aucune hiérarchie" entre les oeuvres d'art (sculptures, peintures, dessins, photos... et bien sûr vêtements) ou entre les corps, ajoute-t-il. Perçue de longue date par certains comme un étalage indécent de richesses, la soirée est encore plus controversée cette année car le patron d'Amazon Jeff Bezos et son épouse Lauren Sanchez Bezos en sont les principaux sponsors et présidents d'honneur. Dans les dernières semaines, une campagne appelant au boycott de l'événement a fleuri à New York, à l'initiative d'un collectif, "Everyone Hates Elon" (en référence à Elon Musk), dénonçant les activités des milliardaires de la tech et leur rapprochement avec le président américain Donald Trump. Louant longuement face à la presse lundi les qualités de son "amie" Lauren Sanchez Bezos, Anna Wintour a, au contraire, estimé qu'"elle et son mari Jeff ont montré, à travers cet événement, (avoir) vraiment à cœur de rendre à la communauté". Le Met Gala a été organisé pour la première fois en 1948 et, pendant des décennies, il est resté l'apanage de la haute société new-yorkaise — jusqu'à ce qu'Anna Wintour transforme la soirée, dans les années 1990, en un podium ultra-médiatisé pour les célébrités.
Texte intégral (648 mots)
L'édition 2025 - et l'exposition qui l'accompagnait - mettait à l'honneur le subversif dandysme noir. Cette fois, c'est la mode en tant qu'art qui est à l'honneur. Intitulée "Costume Art" (l'art du costume), l'exposition du Costume Institute, qui ouvre le 10 mai, met en valeur les liens immémoriaux entre l'art et le vêtement. Sur les marches, l'actrice Gwendoline Christie ("Game of Thrones") a rendu hommage au portraitiste américain John Singer Sargent avec une robe trompette. La joueuse professionnelle de tennis Naomi Osaka rappelait les mobiles de Calder avec ses pétales sur tige rehaussant une robe et un immense chapeau blancs. L'ancienne mannequin Heidi Klum s'est, elle, transformée en statut d'albâtre vivante. Mais beaucoup ont choisi des coupes classiques et des couleurs discrètes, avec beaucoup de blanc, de beige et de noir. L'excentricité était presque plus à chercher chez les garçons, avec notamment les bras dénudés et la lavallière de Connor Storrie, l'un des deux acteurs en vue de la série phénomène "Heated Rivaly". Egalement remarqué, le costume du comédien Ben Platt ("Pitch Perfect"), directement inspiré d'une toile de Georges Seurat. Les fans attendaient encore Beyoncé, qui devait faire sa première apparition depuis dix ans, en tant que coprésidente aux côtés de la légende du tennis Venus Williams et de l'actrice oscarisée Nicole Kidman. Comme chaque année depuis 30 ans, le Met Gala - dont les tenues extravagantes font le régal des réseaux sociaux - est placé sous la supervision de la papesse de la mode Anna Wintour, directrice éditoriale mondiale de Vogue. Le directeur artistique de Saint Laurent Anthony Vaccarello, l'actrice Zoë Kravitz, les chanteuses Sabrina Carpenter, Doja Cat et la Française Yseult figurent également parmi les personnalités encadrant l'événement, traditionnellement organisé le premier lundi de mai. Le gala a permis cette année de lever 42 millions de dollars (un "record" après les 31 millions récoltés l'an dernier) au profit du Metropolitan Museum of Art de New York et de son département de mode, le Costume Institute, a indiqué lundi le directeur général du Met, Max Hollein, lors d'une conférence de presse. Célébrer les corps L'exposition "Costume Art" entend aussi montrer le corps - si souvent standardisé dans la mode - sous toutes ses formes: mince ou gros, enceint, handicapé, tatoué... avec des mannequins modelés sur des personnes réelles. Le mot d'ordre pourrait être "équité ou équivalence", résume pour l'AFP le conservateur du Costume Institute, Andrew Bolton. Il n'est fait "aucune hiérarchie" entre les oeuvres d'art (sculptures, peintures, dessins, photos... et bien sûr vêtements) ou entre les corps, ajoute-t-il. Perçue de longue date par certains comme un étalage indécent de richesses, la soirée est encore plus controversée cette année car le patron d'Amazon Jeff Bezos et son épouse Lauren Sanchez Bezos en sont les principaux sponsors et présidents d'honneur. Dans les dernières semaines, une campagne appelant au boycott de l'événement a fleuri à New York, à l'initiative d'un collectif, "Everyone Hates Elon" (en référence à Elon Musk), dénonçant les activités des milliardaires de la tech et leur rapprochement avec le président américain Donald Trump. Louant longuement face à la presse lundi les qualités de son "amie" Lauren Sanchez Bezos, Anna Wintour a, au contraire, estimé qu'"elle et son mari Jeff ont montré, à travers cet événement, (avoir) vraiment à cœur de rendre à la communauté". Le Met Gala a été organisé pour la première fois en 1948 et, pendant des décennies, il est resté l'apanage de la haute société new-yorkaise — jusqu'à ce qu'Anna Wintour transforme la soirée, dans les années 1990, en un podium ultra-médiatisé pour les célébrités.

04.05.2026 à 22:47

Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse

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Le Dow Jones a perdu 1,13%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,19% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,41%. Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, "le marché était clairement suracheté à court terme et devait subir un recul". "On a eu aujourd'hui un bon catalyseur avec la flambée des prix du pétrole liée au conflit dans le détroit d'Ormuz", ajoute l'analyste auprès de l'AFP. Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par plusieurs attaques iraniennes lundi, les premières ciblant des installations civiles dans un pays du Golfe depuis plus d'un mois. Elles viennent mettre à mal le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre les Etats-Unis et l'Iran. Les deux belligérants continuent d'ailleurs de s'écharper sur la question de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Selon Washington, deux navires battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique au premier jour d'une opération lancée par Donald Trump pour débloquer les navires piégés à Ormuz. Une affirmation vite démentie par l'Iran. "Les craintes d'une nouvelle escalade poussent les traders à se ruer sur les instruments de protection contre la volatilité", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Ce nouveau vent d'inquiétudes a encore renchéri les prix du pétrole lundi, et dans la foulée les coûts d'emprunt pour les pays. Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait ainsi à 4,44% contre 4,37% à la clôture vendredi. Celui à trente ans atteignait même un plus haut depuis l'été dernier à 5,02%. "Ce sont là des menaces potentielles pour l'impressionnante croissance des bénéfices" observée ces dernières semaines, relève Patrick O'Hare. "Mais à ce stade, le marché ne s'inquiète pas d'un scénario catastrophe dans le cadre de la guerre en Iran." Selon les calculs de l'entreprise de données financières FactSet - arrêtés vendredi -, plus de 80% des 315 entreprises du S&P 500 qui ont déjà dévoilé leurs performances trimestrielles ont surpris dans le bon sens. Après les géants de la tech la semaine dernière, la vague de résultats des prochains jours sera plus large, représentant "un bon aperçu de la performance générale des entreprises" américaines, selon M. O'Hare. A l'agenda des investisseurs cette semaine, plusieurs données sur l'emploi aux Etats-Unis trouveront bonne place, en particulier le rapport officiel du gouvernement vendredi. Au tableau des valeurs, les spécialistes de la logistique comme UPS (-10,47%), FedEx (-9,11%), XPO (-7,12%) et GXO (-17,70%) ont fait grise mine. Amazon (+1,35%) a annoncé lundi le lancement d'une offre de services logistiques indépendante de celle de sa plateforme de commerce en ligne. Au tableau des valeurs, le site de vente sur internet eBay a pris 5,05% à 109,33 dollars après avoir reçu de la chaîne américaine de magasins de jeux vidéo GameStop une offre de rachat non sollicitée d'un peu plus de 55 milliards de dollars. La plateforme a promis d'étudier "soigneusement" la proposition. Mais le marché se montre sceptique sur les chances de réussite face à l'ampleur des financements à trouver. Le titre GameStop a lâché lui 10,14% à 23,84 dollars.
Texte intégral (543 mots)
Le Dow Jones a perdu 1,13%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,19% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,41%. Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, "le marché était clairement suracheté à court terme et devait subir un recul". "On a eu aujourd'hui un bon catalyseur avec la flambée des prix du pétrole liée au conflit dans le détroit d'Ormuz", ajoute l'analyste auprès de l'AFP. Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par plusieurs attaques iraniennes lundi, les premières ciblant des installations civiles dans un pays du Golfe depuis plus d'un mois. Elles viennent mettre à mal le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre les Etats-Unis et l'Iran. Les deux belligérants continuent d'ailleurs de s'écharper sur la question de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Selon Washington, deux navires battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique au premier jour d'une opération lancée par Donald Trump pour débloquer les navires piégés à Ormuz. Une affirmation vite démentie par l'Iran. "Les craintes d'une nouvelle escalade poussent les traders à se ruer sur les instruments de protection contre la volatilité", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Ce nouveau vent d'inquiétudes a encore renchéri les prix du pétrole lundi, et dans la foulée les coûts d'emprunt pour les pays. Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait ainsi à 4,44% contre 4,37% à la clôture vendredi. Celui à trente ans atteignait même un plus haut depuis l'été dernier à 5,02%. "Ce sont là des menaces potentielles pour l'impressionnante croissance des bénéfices" observée ces dernières semaines, relève Patrick O'Hare. "Mais à ce stade, le marché ne s'inquiète pas d'un scénario catastrophe dans le cadre de la guerre en Iran." Selon les calculs de l'entreprise de données financières FactSet - arrêtés vendredi -, plus de 80% des 315 entreprises du S&P 500 qui ont déjà dévoilé leurs performances trimestrielles ont surpris dans le bon sens. Après les géants de la tech la semaine dernière, la vague de résultats des prochains jours sera plus large, représentant "un bon aperçu de la performance générale des entreprises" américaines, selon M. O'Hare. A l'agenda des investisseurs cette semaine, plusieurs données sur l'emploi aux Etats-Unis trouveront bonne place, en particulier le rapport officiel du gouvernement vendredi. Au tableau des valeurs, les spécialistes de la logistique comme UPS (-10,47%), FedEx (-9,11%), XPO (-7,12%) et GXO (-17,70%) ont fait grise mine. Amazon (+1,35%) a annoncé lundi le lancement d'une offre de services logistiques indépendante de celle de sa plateforme de commerce en ligne. Au tableau des valeurs, le site de vente sur internet eBay a pris 5,05% à 109,33 dollars après avoir reçu de la chaîne américaine de magasins de jeux vidéo GameStop une offre de rachat non sollicitée d'un peu plus de 55 milliards de dollars. La plateforme a promis d'étudier "soigneusement" la proposition. Mais le marché se montre sceptique sur les chances de réussite face à l'ampleur des financements à trouver. Le titre GameStop a lâché lui 10,14% à 23,84 dollars.
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