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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 14 dernières parutions

11.05.2026 à 21:07

FRANCE24
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Lors de son premier déplacement hors des Caraïbes depuis son arrivée au pouvoir, Delcy Rodriguez a appelé à "un retour au dialogue direct et à la recherche de solutions créatives et mutuellement bénéfiques" et proposé une "réunion bilatérale de haut niveau" pour aplanir les divergences. L'Essequibo, territoire de 160.000 km2 riche en pétrole, est administré par le Guyana depuis plus d'un siècle mais se trouve au cœur d'un différend avec le Venezuela, les deux pays s'opposant sur le tracé de leur frontière commune. Delcy Rodriguez, qui rejette l'autorité de la CIJ, a réaffirmé devant le CIJ la "position historique" du Venezuela: ce dernier refuse de confier une compétence en matière de souveraineté aux instances internationales. "Cela n'implique en aucun cas une reconnaissance de la compétence de la Cour dans la controverse territoriale", a-t-elle insisté. L'allocution de la présidente par interim devant la Cour est intervenue le dernier jour d’une semaine d'audiences entre les deux pays sur ce différend qui a parfois menacé de dégénérer en action militaire. Les deux États se disputent la région depuis les années 1800, le conflit s'étant intensifié après la découverte par ExxonMobil, il y a dix ans, d'immenses gisements pétroliers offshore, qui confèrent au Guyana les plus grandes réserves de pétrole brut par habitant au monde. Le gouvernement Maduro avait relancé des revendications territoriales à partir de 2019 sur l'Essequibo. Les juges de la CIJ ont été saisis pour statuer sur la validité de la frontière établie entre les deux pays en 1899, alors sous la domination coloniale britannique. Le Venezuela soutient que la frontière devrait être tracée conformément à un document ultérieur datant de 1966, signé avant l'indépendance du Guyana. Le Guyana a déclaré à la CIJ lors d'audiences précédentes que l’affaire revêtait "une dimension existentielle" car plus de 70% de son territoire est en jeu. La CIJ cherche à résoudre les différends entre Etats: une décision ne devrait pas être rendue avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Les décisions de la Cour sont contraignantes, mais elle ne dispose d’aucun pouvoir pour en garantir l’application. Les juges ont rendu en mai 2025 une ordonnance en urgence demandant au Venezuela de suspendre ses projets d’élections dans l’Essequibo. Le scrutin a eu lieu malgré tout.

11.05.2026 à 21:01

FRANCE24
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11.05.2026 à 20:14

Stéphanie ANTOINE
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La Chine a confirmé la visite d’Etat de Donald Trump. Le Président américain se rendra sur place du mercredi 13 au vendredi 16 mai. Une visite pendant laquelle il rencontrera Xi Jingping. Ils discuteront de la situation au Moyen Orient mais aussi de droits de douane, d’intelligence artificielle, de Taiwan et la mer de Chine. 
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La Chine a confirmé la visite d’Etat de Donald Trump. Le Président américain se rendra sur place du mercredi 13 au vendredi 16 mai. Une visite pendant laquelle il rencontrera Xi Jingping. Ils discuteront de la situation au Moyen Orient mais aussi de droits de douane, d’intelligence artificielle, de Taiwan et la mer de Chine. 

11.05.2026 à 19:55

FRANCE24
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Jusqu'à la semaine dernière, Pellegrino n'avait jamais atteint le tableau principal d'un Masters 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem. Il vient d'enchaîner trois victoires retentissantes, avec un peu de réussite, à l'image de l'abandon sur blessure du Français Arthur Fils au 2e tour, et beaucoup de détermination et de sang-froid, comme a pu le constater Frances Tiafoe lundi. L'Américain, 22e mondial et quart-de-finaliste à Roland-Garros en 2025, a capitulé 7-6 (10/8), 6-1 contre un adversaire, plus habitué au circuit Challenger, le deuxième niveau mondial. Pellegrino, 29 ans, n'a pas vraiment d'explications à cette bonne série, si ce n'est qu'il essaye "de donner le maximum": "C'est la seule chose que je me suis imposé, même à l'entraînement, ce que j'avais un peu plus de mal à faire avant", a reconnu celui qui va faire un bond de 31 places au moins au classement ATP, au 125e rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. "Raclée monumentale" A moins d'une incroyable surprise, son conte de fées devrait prendre fin mardi: son prochain adversaire n'est autre que le meilleur joueur de la planète et grand favori du tournoi, Sinner, qui a balayé l'Australien Alexei Popyrin (60e) 6-2, 6-0 pour signer sa 25e victoire de suite. "Jouer sur le Campo Centrale devant 10.000 personnes contre le meilleur joueur du monde, qui a gagné les cinq derniers tournois qu'il a disputés, ce sera une émotion incroyable et j'espère pouvoir en profiter", a déclaré Pellegrino. Les deux joueurs se sont déjà affrontés, en 2019 sur le circuit Futures, le troisième niveau mondial, en finale du tournoi de Santa Margherita di Pula, en Italie, un match remporté par Sinner, 17 ans, 6-1, 6-1. "J'avais pris une raclée monumentale, a rappelé Pellegrino. Je me souviens de peu de choses, je me rappelle juste avoir perdu lourdement." Toujours très diplomate, Sinner s'est lui réjoui de disputer "un derby d'Italie": "Andrea n'est plus le même joueur qu'en 2019, moi aussi, je m'attends à un match très, très difficile", a-t-il prévenu. Vainqueur des cinq derniers Masters 1000 au calendrier (Paris 2025, Indian Wells, Miami, Madrid et Monte-Carlo cette année), le natif du Haut-Adige, cette région germanophone du nord-est de l'Italie, peut devenir le premier Italien à s'imposer au Foro Italico, côté masculin, depuis Adriano Panatta, en 1976. Sinner pour égaler Djokovic On voit mal Sinner, qui vient de remporter les cinq derniers Masters 1000 au calendrier et peut égaler la plus longue série de victoires en Masters 1000 de Novak Djokovic (31 en 2011) se faire surprendre. Mais le Foro Italico est propice cette année aux belles histoires. Entré dans le tableau principal avec le statut de lucky loser (il avait été battu au 2e tour des qualifications par Pellegrino), Martin Landaluce (94e) a rallié les 8e de finale en battant l'Italien Mattia Bellucci (80e) 6-4, 6-3. L'Espagnol de 20 ans tentera de décrocher sa place en quarts de finale face à un autre invité surprise, le Serbe Hamad Medjedovic (88e) qui, après la pépite brésilienne Joao Fonseca (29e) et ses bruyants supporters, a fait craquer l'Argentin Mariano Navone (44e) 4-6, 6-3, 6-4. L'Argentin Thiago Agustin Tirante, 69e mondial, disputera son premier huitième de finale en Masters 1000 après avoir terrassé le chouchou du public romain et local de l'étape Flavio Cobolli (12e) 6-3, 6-4. Dans le tournoi féminin, après les éliminations de la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et de la tenante du titre Jasmine Paolini, la logique a été respectée en 8e de finale, même si la N.4 mondiale Coco Gauff, finaliste l'an dernier à Rome et sacrée trois semaines plus tard à Roland-Garros, a été malmenée par une autre Américaine, Iva Jovic (17e à 18 ans) qui s'est offert une balle de match avant de s'incliner 5-7, 7-5, 6-2. Sacrée trois fois à Rome et quadruple lauréate de Roland-Garros mais en panne de résultats cette année, le N.3 mondiale Iga Swiatek semble quant à elle avoir retrouvé sa redoutable efficacité sur terre battue: elle a balayé la Japonaise Naomi Osaka (16e) 6-2, 6-1.
Texte intégral (690 mots)
Jusqu'à la semaine dernière, Pellegrino n'avait jamais atteint le tableau principal d'un Masters 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem. Il vient d'enchaîner trois victoires retentissantes, avec un peu de réussite, à l'image de l'abandon sur blessure du Français Arthur Fils au 2e tour, et beaucoup de détermination et de sang-froid, comme a pu le constater Frances Tiafoe lundi. L'Américain, 22e mondial et quart-de-finaliste à Roland-Garros en 2025, a capitulé 7-6 (10/8), 6-1 contre un adversaire, plus habitué au circuit Challenger, le deuxième niveau mondial. Pellegrino, 29 ans, n'a pas vraiment d'explications à cette bonne série, si ce n'est qu'il essaye "de donner le maximum": "C'est la seule chose que je me suis imposé, même à l'entraînement, ce que j'avais un peu plus de mal à faire avant", a reconnu celui qui va faire un bond de 31 places au moins au classement ATP, au 125e rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. "Raclée monumentale" A moins d'une incroyable surprise, son conte de fées devrait prendre fin mardi: son prochain adversaire n'est autre que le meilleur joueur de la planète et grand favori du tournoi, Sinner, qui a balayé l'Australien Alexei Popyrin (60e) 6-2, 6-0 pour signer sa 25e victoire de suite. "Jouer sur le Campo Centrale devant 10.000 personnes contre le meilleur joueur du monde, qui a gagné les cinq derniers tournois qu'il a disputés, ce sera une émotion incroyable et j'espère pouvoir en profiter", a déclaré Pellegrino. Les deux joueurs se sont déjà affrontés, en 2019 sur le circuit Futures, le troisième niveau mondial, en finale du tournoi de Santa Margherita di Pula, en Italie, un match remporté par Sinner, 17 ans, 6-1, 6-1. "J'avais pris une raclée monumentale, a rappelé Pellegrino. Je me souviens de peu de choses, je me rappelle juste avoir perdu lourdement." Toujours très diplomate, Sinner s'est lui réjoui de disputer "un derby d'Italie": "Andrea n'est plus le même joueur qu'en 2019, moi aussi, je m'attends à un match très, très difficile", a-t-il prévenu. Vainqueur des cinq derniers Masters 1000 au calendrier (Paris 2025, Indian Wells, Miami, Madrid et Monte-Carlo cette année), le natif du Haut-Adige, cette région germanophone du nord-est de l'Italie, peut devenir le premier Italien à s'imposer au Foro Italico, côté masculin, depuis Adriano Panatta, en 1976. Sinner pour égaler Djokovic On voit mal Sinner, qui vient de remporter les cinq derniers Masters 1000 au calendrier et peut égaler la plus longue série de victoires en Masters 1000 de Novak Djokovic (31 en 2011) se faire surprendre. Mais le Foro Italico est propice cette année aux belles histoires. Entré dans le tableau principal avec le statut de lucky loser (il avait été battu au 2e tour des qualifications par Pellegrino), Martin Landaluce (94e) a rallié les 8e de finale en battant l'Italien Mattia Bellucci (80e) 6-4, 6-3. L'Espagnol de 20 ans tentera de décrocher sa place en quarts de finale face à un autre invité surprise, le Serbe Hamad Medjedovic (88e) qui, après la pépite brésilienne Joao Fonseca (29e) et ses bruyants supporters, a fait craquer l'Argentin Mariano Navone (44e) 4-6, 6-3, 6-4. L'Argentin Thiago Agustin Tirante, 69e mondial, disputera son premier huitième de finale en Masters 1000 après avoir terrassé le chouchou du public romain et local de l'étape Flavio Cobolli (12e) 6-3, 6-4. Dans le tournoi féminin, après les éliminations de la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et de la tenante du titre Jasmine Paolini, la logique a été respectée en 8e de finale, même si la N.4 mondiale Coco Gauff, finaliste l'an dernier à Rome et sacrée trois semaines plus tard à Roland-Garros, a été malmenée par une autre Américaine, Iva Jovic (17e à 18 ans) qui s'est offert une balle de match avant de s'incliner 5-7, 7-5, 6-2. Sacrée trois fois à Rome et quadruple lauréate de Roland-Garros mais en panne de résultats cette année, le N.3 mondiale Iga Swiatek semble quant à elle avoir retrouvé sa redoutable efficacité sur terre battue: elle a balayé la Japonaise Naomi Osaka (16e) 6-2, 6-1.

11.05.2026 à 19:15

Sébastian SEIBT
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Alors que la plupart des personnes ayant voyagé à bord du MV Hondius ont été rapatriées, leur prise en charge médicale n'est pas partout la même. Entre l’Europe et les États-Unis notamment, l'approche vis-à-vis de ces plaisanciers potentiellement infectés par une souche d'hantavirus létale est très différente.
Texte intégral (690 mots)
Alors que la plupart des personnes ayant voyagé à bord du MV Hondius ont été rapatriées, leur prise en charge médicale n'est pas partout la même. Entre l’Europe et les États-Unis notamment, l'approche vis-à-vis de ces plaisanciers potentiellement infectés par une souche d'hantavirus létale est très différente.

11.05.2026 à 19:13

FRANCE24
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Les opérations d'évacuation du navire de croisière, qui avaient à l'origine jeté l'ancre dans le port de Granadilla de Abona - sur l'île de Tenerife - sans accoster, s'étaient faites dimanche via des navettes maritimes, mais l'opération a été rendue impossible lundi quand le vent s'est levé, entraînant la formation d'une légère houle. Les autorités régionales des Canaries avaient manifesté leur opposition à l'accueil du navire et poussé pour qu'a minima il n'accoste pas à Grandilla de Abona, estimant que le bâtiment aurait dû évacuer ses occupants au Cap-Vert, où sa croisière s'était achevée, et non sur l'archipel espagnol. En combinaison intégrale de protection sanitaire bleue, les occupants sont descendus sur le quai par une passerelle, avant de monter à bord de bus spécialement affrétés pour les acheminer jusqu'au tarmac de l'aéroport de Tenerife Sud. Là, deux avions doivent les emmener aux Pays-Bas. L'un des avions transportera 22 passagers dont 19 membres de l'équipage (17 Philippins, un Néerlandais et un Allemand), tandis qu'un second vol, partant un peu plus tard, emmènera six autres passagers: quatre Australiens, un Néo-Zélandais et un Britannique. Parallèlement, 26 membres de l'équipage devaient rester à bord du Hondius et reprendre la direction des Pays-Bas, emportant aussi le corps d'une Allemande morte à la suite d'une contamination, a précisé sur X la ministre espagnole de la Santé, Mónica García. Au total, 122 personnes auront été évacuées en moins de 48 heures dans cette opération qualifiée d'"inédite" par Madrid. "Rentrer en bonne santé" "Je ne souhaite rien de plus à chacun, passagers comme membres de l'équipage, que de pouvoir rentrer chez soi sain et sauf et en bonne santé", a dit le commandant du Hondius dans une vidéo diffusée par son exploitant néerlandais Oceanside Expeditions. Parmi les croisiéristes et membres de l'équipage déjà évacués, un Américain et une Française ont été testés positifs à l'hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Face à la presse, Mónica García s'est défendue de tout laxisme dans le dispositif mis en place par les autorités sanitaires, qui prévoyait notamment que les tests PCR soient réalisés dans les pays d'origine, une fois les passagers et membres d'équipage rapatriés. Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et un autre probable ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles. "Possibilité" de futurs cas "En raison des incertitudes persistantes et de la longue période d'incubation (pouvant aller jusqu'à six semaines, ndlr), il est possible que nous constations d'autres cas parmi d'anciens passagers et membres d'équipage dans les semaines à venir", a dores et déjà mis en garde Pamela Rendi-Wagner, la directrice d'une agence sanitaire de l'UE (ECDC), dans un communiqué. En l'état déjà, un autre passager américain présente des "symptômes légers", selon le ministère américain de la Santé, tandis que le gouvernement français a fait état de 22 cas contacts identifiés en France, appelant toutefois la population à ne pas céder à "la panique". La crise à bord du MV Hondius a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) martèle que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020. La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'être humain à être humain. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. "L'isolement des malades mis en place sans délai interrompt rapidement la chaîne de transmission", a expliqué auprès de l'AFP Raúl González Ittig, biologiste pour l'Agence nationale de recherche scientifique de l'Argentine, un pays confronté à un foyer d'hantavirus qui a fait 11 morts en 2018-2019. Enfin, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez recevra mardi matin à Madrid le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, une deuxième fois en quatre jours, selon ses services. al-am-rbj-mig/mdm/liu
Texte intégral (734 mots)
Les opérations d'évacuation du navire de croisière, qui avaient à l'origine jeté l'ancre dans le port de Granadilla de Abona - sur l'île de Tenerife - sans accoster, s'étaient faites dimanche via des navettes maritimes, mais l'opération a été rendue impossible lundi quand le vent s'est levé, entraînant la formation d'une légère houle. Les autorités régionales des Canaries avaient manifesté leur opposition à l'accueil du navire et poussé pour qu'a minima il n'accoste pas à Grandilla de Abona, estimant que le bâtiment aurait dû évacuer ses occupants au Cap-Vert, où sa croisière s'était achevée, et non sur l'archipel espagnol. En combinaison intégrale de protection sanitaire bleue, les occupants sont descendus sur le quai par une passerelle, avant de monter à bord de bus spécialement affrétés pour les acheminer jusqu'au tarmac de l'aéroport de Tenerife Sud. Là, deux avions doivent les emmener aux Pays-Bas. L'un des avions transportera 22 passagers dont 19 membres de l'équipage (17 Philippins, un Néerlandais et un Allemand), tandis qu'un second vol, partant un peu plus tard, emmènera six autres passagers: quatre Australiens, un Néo-Zélandais et un Britannique. Parallèlement, 26 membres de l'équipage devaient rester à bord du Hondius et reprendre la direction des Pays-Bas, emportant aussi le corps d'une Allemande morte à la suite d'une contamination, a précisé sur X la ministre espagnole de la Santé, Mónica García. Au total, 122 personnes auront été évacuées en moins de 48 heures dans cette opération qualifiée d'"inédite" par Madrid. "Rentrer en bonne santé" "Je ne souhaite rien de plus à chacun, passagers comme membres de l'équipage, que de pouvoir rentrer chez soi sain et sauf et en bonne santé", a dit le commandant du Hondius dans une vidéo diffusée par son exploitant néerlandais Oceanside Expeditions. Parmi les croisiéristes et membres de l'équipage déjà évacués, un Américain et une Française ont été testés positifs à l'hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Face à la presse, Mónica García s'est défendue de tout laxisme dans le dispositif mis en place par les autorités sanitaires, qui prévoyait notamment que les tests PCR soient réalisés dans les pays d'origine, une fois les passagers et membres d'équipage rapatriés. Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont mortes: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et un autre probable ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles. "Possibilité" de futurs cas "En raison des incertitudes persistantes et de la longue période d'incubation (pouvant aller jusqu'à six semaines, ndlr), il est possible que nous constations d'autres cas parmi d'anciens passagers et membres d'équipage dans les semaines à venir", a dores et déjà mis en garde Pamela Rendi-Wagner, la directrice d'une agence sanitaire de l'UE (ECDC), dans un communiqué. En l'état déjà, un autre passager américain présente des "symptômes légers", selon le ministère américain de la Santé, tandis que le gouvernement français a fait état de 22 cas contacts identifiés en France, appelant toutefois la population à ne pas céder à "la panique". La crise à bord du MV Hondius a ravivé les souvenirs de la pandémie de Covid-19, même si l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) martèle que la situation actuelle n'est pas comparable à celle de 2020. La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'être humain à être humain. L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. "L'isolement des malades mis en place sans délai interrompt rapidement la chaîne de transmission", a expliqué auprès de l'AFP Raúl González Ittig, biologiste pour l'Agence nationale de recherche scientifique de l'Argentine, un pays confronté à un foyer d'hantavirus qui a fait 11 morts en 2018-2019. Enfin, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez recevra mardi matin à Madrid le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, une deuxième fois en quatre jours, selon ses services. al-am-rbj-mig/mdm/liu

11.05.2026 à 19:08

Stéphanie ANTOINE
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Une passagère française rapatriée de la croisière à bord du "MV Hondius" a été testée positive parmi les cinq passagers rapatriés et confinés à l'hôpital Bichat à Paris. Si 22 autres cas contacts ont été identifiés en France, selon l'OMS, le risque d'épidémie reste faible. Les explications avec Yahia Mekki, virologue au CHU de Lyon.
Texte intégral (734 mots)
Une passagère française rapatriée de la croisière à bord du "MV Hondius" a été testée positive parmi les cinq passagers rapatriés et confinés à l'hôpital Bichat à Paris. Si 22 autres cas contacts ont été identifiés en France, selon l'OMS, le risque d'épidémie reste faible. Les explications avec Yahia Mekki, virologue au CHU de Lyon.

11.05.2026 à 19:03

FRANCE24
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Le Français de 22 ans a été exclu dimanche pour un coup de coude asséné à Naz Reid lors de la défaite des San Antonio Spurs sur le terrain des Minnesota Timberwolves, qui ont égalisé à 2-2. Comme c'est d'usage avec les fautes "flagrantes de niveau 2", la NBA a étudié l'action lundi et a décidé de ne prendre aucune sanction supplémentaire. Wembanyama, alors auteur de 4 points, a été sanctionné pour une faute commise avec 8 min 39 à jouer dans le deuxième quart-temps dimanche, alors que les Wolves menaient 36-34 cette rencontre qu'ils ont fini par remporter 114-109. A la suite d'un rebond offensif, Wembanyama, entouré de deux adversaires et attrapé par l'un d'eux, a fait un mouvement brusque sur sa droite, coude relevé, pour se dégager, heurtant violemment Naz Reid à la tête. Après visionnage de la vidéo, les arbitres ont estimé que la faute était une "flagrante de niveau 2", en raison d'un geste "non nécessaire" et "excessif", de quoi décider d'une première exclusion du Français, qui découvre les play-offs pour sa troisième saison NBA. L'entraîneur des Spurs Mitch Johnson a estimé en conférence de presse que le coup n'était "pas intentionnel" et a défendu son joueur, estimant qu'il n'était pas assez protégé par les arbitres malgré un traitement rugueux de ses adversaires. "Vu les plans de jeu de chaque équipe face à ce jeune homme depuis qu'il a intégré la ligue, l'agressivité qui lui est imposée, le manque de protection dont il bénéficie est décevant, et atteint même un point où ça devient révoltant", a dénoncé le technicien. Wembanyama, qui avait brillé lors du match précédent avec 39 points, espère qualifier les Spurs pour leur première finale de conférence Ouest depuis 2017. Le match 5 de la demi-finale aura lieu mardi à San Antonio.
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Le Français de 22 ans a été exclu dimanche pour un coup de coude asséné à Naz Reid lors de la défaite des San Antonio Spurs sur le terrain des Minnesota Timberwolves, qui ont égalisé à 2-2. Comme c'est d'usage avec les fautes "flagrantes de niveau 2", la NBA a étudié l'action lundi et a décidé de ne prendre aucune sanction supplémentaire. Wembanyama, alors auteur de 4 points, a été sanctionné pour une faute commise avec 8 min 39 à jouer dans le deuxième quart-temps dimanche, alors que les Wolves menaient 36-34 cette rencontre qu'ils ont fini par remporter 114-109. A la suite d'un rebond offensif, Wembanyama, entouré de deux adversaires et attrapé par l'un d'eux, a fait un mouvement brusque sur sa droite, coude relevé, pour se dégager, heurtant violemment Naz Reid à la tête. Après visionnage de la vidéo, les arbitres ont estimé que la faute était une "flagrante de niveau 2", en raison d'un geste "non nécessaire" et "excessif", de quoi décider d'une première exclusion du Français, qui découvre les play-offs pour sa troisième saison NBA. L'entraîneur des Spurs Mitch Johnson a estimé en conférence de presse que le coup n'était "pas intentionnel" et a défendu son joueur, estimant qu'il n'était pas assez protégé par les arbitres malgré un traitement rugueux de ses adversaires. "Vu les plans de jeu de chaque équipe face à ce jeune homme depuis qu'il a intégré la ligue, l'agressivité qui lui est imposée, le manque de protection dont il bénéficie est décevant, et atteint même un point où ça devient révoltant", a dénoncé le technicien. Wembanyama, qui avait brillé lors du match précédent avec 39 points, espère qualifier les Spurs pour leur première finale de conférence Ouest depuis 2017. Le match 5 de la demi-finale aura lieu mardi à San Antonio.

11.05.2026 à 19:01

FRANCE24
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"Les Parisiens veulent une ville mieux tenue, plus propre, plus sûre et agréable à vivre au quotidien", a estimé lors d'une conférence de presse le successeur et ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui dit "partager" parfois leur "mécontentement". La ville s'engage à agir en priorité sur un millier de "points noirs" où l'espace public se dégrade: des lieux de dépôts sauvages, des zones de gares, des lieux "d'ultrafréquentation touristique" comme le Champ-de-Mars, les quartiers de Château-Rouge et Barbès, a-t-il détaillé dans un entretien au Figaro. "Nous disposons d'une cartographie de ces points noirs qui nous donne une approche de granularité à la rue. C'est de l'ultra-local", a expliqué Emmanuel Grégoire, qui souhaite une "coopération renforcée" avec les maires d'arrondissements. L'édile socialiste souhaite poursuivre les transformations engagées par Anne Hidalgo, notamment en matière d'adaptation au changement climatique, mais avec une "exigence renforcée sur la qualité de l'exécution et l'entretien". "Les travaux devront être mieux coordonnés pour en limiter les nuisances", assure-t-il, avec des "cheminements clairs et sûrs pendant toute la durée des chantiers" et une "meilleure information" des riverains et commerçants. Il promet aussi de lutter contre les "incivilités du quotidien", les ventes à la sauvette ou encore les terrasses non conformes. Piétons "prioritaires" Le maire, qui souhaite "protéger patrimonialement" Paris, annonce aussi un "plan pour un +droit au beau+ dans tous les quartiers". Avec "une attention accrue aux façades, aux sols, au mobilier historique, aux ponts, notamment le Pont des Arts", mais aussi au "patrimoine ordinaire" qui fait "l'identité de Paris". Une "déléguée générale au design et à l'esthétique", chargée de décliner ce plan, présentera un nouvel opus du "manifeste de la beauté" de Paris. Emmanuel Grégoire veut faire de la sécurité du piéton sa "première priorité", avant les cyclistes, "avec l'objectif zéro mort, zéro blessé". Il sera mis "fin aux pistes cyclables sur les trottoirs", dit-il. Une brigade spécialisée de la police municipale contre les violences motorisées verra aussi le jour car "ce qui tue à Paris, ce sont les véhicules motorisés", a-t-il souligné. Assurant que son "mantra n'est pas d'être contre la voiture", il veut porter à 25% la part de places de stationnement spécialisées en surface pour les personnes à mobilité réduite, les livraisons, les artisans... Et diminuer "massivement" le trafic des cars de tourisme, pour "tendre vers leur interdiction totale dans Paris intra-muros". Le maire s'engage aussi à créer 87 "coeurs piétons", ainsi qu'une promenade continue de 25 km sur les berges de Seine. Outre le déploiement de 15 lignes de bus express, il souhaite une "révision complète des parcours de bus" dont la vitesse moyenne a chuté, se disant disponible pour travailler "main dans la main" avec la présidente de Région Valérie Pécresse (LR). Les grandes lignes du plan seront présentées au premier Conseil de Paris ordinaire la semaine prochaine. "Rien de nouveau" Sans avancer de budget, il a dit vouloir veiller à la "sobriété", en restant dans l'étiage des enveloppes consacrées aux politiques de l'espace public de la ville, de l'ordre de 3,3 à 3,5 milliards d'euros. "Sans ligne budgétaire il ne se passera rien", a réagi auprès de l'AFP l'élu "Verts populaires" Emile Meunier, du groupe de l'Insoumise Sophia Chikirou. Pour cet ancien élu de la majorité, "cette communication ressemble surtout à un catalogue de bonnes intentions qui recycle des orientations déjà votées, présentées ou engagées sous la précédente mandature". "Il n'y a pas grand chose de nouveau", tacle aussi Grégory Canal, coprésident avec Rachida Dati du premier groupe d'opposition, qui voit dans la nomination d'une déléguée à l'esthétique "un aveu que Paris s'est enlaidie sous la précédente mandature". "Ce qui est inquiétant, c'est que Grégoire veut nous faire croire que ce plan se fera à budget constant", a ajouté l'élu de droite.
Texte intégral (688 mots)
"Les Parisiens veulent une ville mieux tenue, plus propre, plus sûre et agréable à vivre au quotidien", a estimé lors d'une conférence de presse le successeur et ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui dit "partager" parfois leur "mécontentement". La ville s'engage à agir en priorité sur un millier de "points noirs" où l'espace public se dégrade: des lieux de dépôts sauvages, des zones de gares, des lieux "d'ultrafréquentation touristique" comme le Champ-de-Mars, les quartiers de Château-Rouge et Barbès, a-t-il détaillé dans un entretien au Figaro. "Nous disposons d'une cartographie de ces points noirs qui nous donne une approche de granularité à la rue. C'est de l'ultra-local", a expliqué Emmanuel Grégoire, qui souhaite une "coopération renforcée" avec les maires d'arrondissements. L'édile socialiste souhaite poursuivre les transformations engagées par Anne Hidalgo, notamment en matière d'adaptation au changement climatique, mais avec une "exigence renforcée sur la qualité de l'exécution et l'entretien". "Les travaux devront être mieux coordonnés pour en limiter les nuisances", assure-t-il, avec des "cheminements clairs et sûrs pendant toute la durée des chantiers" et une "meilleure information" des riverains et commerçants. Il promet aussi de lutter contre les "incivilités du quotidien", les ventes à la sauvette ou encore les terrasses non conformes. Piétons "prioritaires" Le maire, qui souhaite "protéger patrimonialement" Paris, annonce aussi un "plan pour un +droit au beau+ dans tous les quartiers". Avec "une attention accrue aux façades, aux sols, au mobilier historique, aux ponts, notamment le Pont des Arts", mais aussi au "patrimoine ordinaire" qui fait "l'identité de Paris". Une "déléguée générale au design et à l'esthétique", chargée de décliner ce plan, présentera un nouvel opus du "manifeste de la beauté" de Paris. Emmanuel Grégoire veut faire de la sécurité du piéton sa "première priorité", avant les cyclistes, "avec l'objectif zéro mort, zéro blessé". Il sera mis "fin aux pistes cyclables sur les trottoirs", dit-il. Une brigade spécialisée de la police municipale contre les violences motorisées verra aussi le jour car "ce qui tue à Paris, ce sont les véhicules motorisés", a-t-il souligné. Assurant que son "mantra n'est pas d'être contre la voiture", il veut porter à 25% la part de places de stationnement spécialisées en surface pour les personnes à mobilité réduite, les livraisons, les artisans... Et diminuer "massivement" le trafic des cars de tourisme, pour "tendre vers leur interdiction totale dans Paris intra-muros". Le maire s'engage aussi à créer 87 "coeurs piétons", ainsi qu'une promenade continue de 25 km sur les berges de Seine. Outre le déploiement de 15 lignes de bus express, il souhaite une "révision complète des parcours de bus" dont la vitesse moyenne a chuté, se disant disponible pour travailler "main dans la main" avec la présidente de Région Valérie Pécresse (LR). Les grandes lignes du plan seront présentées au premier Conseil de Paris ordinaire la semaine prochaine. "Rien de nouveau" Sans avancer de budget, il a dit vouloir veiller à la "sobriété", en restant dans l'étiage des enveloppes consacrées aux politiques de l'espace public de la ville, de l'ordre de 3,3 à 3,5 milliards d'euros. "Sans ligne budgétaire il ne se passera rien", a réagi auprès de l'AFP l'élu "Verts populaires" Emile Meunier, du groupe de l'Insoumise Sophia Chikirou. Pour cet ancien élu de la majorité, "cette communication ressemble surtout à un catalogue de bonnes intentions qui recycle des orientations déjà votées, présentées ou engagées sous la précédente mandature". "Il n'y a pas grand chose de nouveau", tacle aussi Grégory Canal, coprésident avec Rachida Dati du premier groupe d'opposition, qui voit dans la nomination d'une déléguée à l'esthétique "un aveu que Paris s'est enlaidie sous la précédente mandature". "Ce qui est inquiétant, c'est que Grégoire veut nous faire croire que ce plan se fera à budget constant", a ajouté l'élu de droite.

11.05.2026 à 18:59

FRANCE24
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Cole Allen, 31 ans, est inculpé de quatre chefs, dont agression d'un agent fédéral au moyen d'une arme mortelle et tentative d'assassinat du président des Etats-Unis. Il est également inculpé de deux infractions liées aux armes. Lundi, il est apparu menotté et vêtu d'une combinaison orange dans un tribunal fédéral de Washington. Le 25 avril, il avait tenté de forcer un contrôle de sécurité à l'entrée de la salle où se tenait le gala annuel des correspondants de la Maison Blanche, auquel assistait Donald Trump. Des tirs avaient éclaté, bouleversant le dîner annuel du gratin de la politique et des médias washingtoniens, dont les centaines d'invités en smoking et robe longue avaient dû se coucher à terre entre les tables à nappe blanche de l'immense salle de bal de l'hôtel Hilton. Le président américain, la Première dame Melania Trump, le vice-président JD Vance ainsi que d'autres hautes personnalités avaient été évacuées par le Secret Service. Cole Allen avait été maîtrisé et arrêté par les agents présents. Selon la procureure fédérale de Washington, l'enquête a montré que le suspect avait tiré un seul coup de feu et avait touché un agent - vêtu d'un gilet par-balle - avant d'être pris pour cible à cinq reprises par le Secret Service, chargé de la sécurité des hautes personnalités américaines. Il n'a pas été touché mais s'est légèrement blessé au genou en tombant. Cole Allen, un enseignant et ingénieur au brillant parcours académique, s'était rendu à Washington en train depuis son domicile de Californie, emportant avec lui un fusil de chasse, un pistolet et de nombreux couteaux, selon le ministère public. Il encourt une peine de prison à perpétuité, s'il est reconnu coupable d'avoir tenté de tuer Donald Trump. La prochaine audience dans cette affaire est prévue le 29 juin, selon le juge Trevor McFadden. Cette attaque constitue la troisième tentative d'assassinat contre Donald Trump, 79 ans, en moins de deux ans. Le président républicain avait été visé une première fois en juillet 2024 lors d'un meeting de campagne où il avait été blessé à l'oreille, puis quelques mois plus tard sur son golf en Floride.
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Cole Allen, 31 ans, est inculpé de quatre chefs, dont agression d'un agent fédéral au moyen d'une arme mortelle et tentative d'assassinat du président des Etats-Unis. Il est également inculpé de deux infractions liées aux armes. Lundi, il est apparu menotté et vêtu d'une combinaison orange dans un tribunal fédéral de Washington. Le 25 avril, il avait tenté de forcer un contrôle de sécurité à l'entrée de la salle où se tenait le gala annuel des correspondants de la Maison Blanche, auquel assistait Donald Trump. Des tirs avaient éclaté, bouleversant le dîner annuel du gratin de la politique et des médias washingtoniens, dont les centaines d'invités en smoking et robe longue avaient dû se coucher à terre entre les tables à nappe blanche de l'immense salle de bal de l'hôtel Hilton. Le président américain, la Première dame Melania Trump, le vice-président JD Vance ainsi que d'autres hautes personnalités avaient été évacuées par le Secret Service. Cole Allen avait été maîtrisé et arrêté par les agents présents. Selon la procureure fédérale de Washington, l'enquête a montré que le suspect avait tiré un seul coup de feu et avait touché un agent - vêtu d'un gilet par-balle - avant d'être pris pour cible à cinq reprises par le Secret Service, chargé de la sécurité des hautes personnalités américaines. Il n'a pas été touché mais s'est légèrement blessé au genou en tombant. Cole Allen, un enseignant et ingénieur au brillant parcours académique, s'était rendu à Washington en train depuis son domicile de Californie, emportant avec lui un fusil de chasse, un pistolet et de nombreux couteaux, selon le ministère public. Il encourt une peine de prison à perpétuité, s'il est reconnu coupable d'avoir tenté de tuer Donald Trump. La prochaine audience dans cette affaire est prévue le 29 juin, selon le juge Trevor McFadden. Cette attaque constitue la troisième tentative d'assassinat contre Donald Trump, 79 ans, en moins de deux ans. Le président républicain avait été visé une première fois en juillet 2024 lors d'un meeting de campagne où il avait été blessé à l'oreille, puis quelques mois plus tard sur son golf en Floride.

11.05.2026 à 18:43

Bahar MAKOOI
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Face à la surreprésentation des Gardiens de la révolution à tous les échelons du pouvoir, l'absence de Mojtaba Khamenei nourrit les spéculations sur le pouvoir réel en Iran. Plus de deux mois après l’attaque du 28 février qui a coûté la vie à son père, Ali Khamenei, et à plusieurs hauts responsables militaires, le nouveau Guide suprême n’a toujours pas réapparu publiquement.
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Face à la surreprésentation des Gardiens de la révolution à tous les échelons du pouvoir, l'absence de Mojtaba Khamenei nourrit les spéculations sur le pouvoir réel en Iran. Plus de deux mois après l’attaque du 28 février qui a coûté la vie à son père, Ali Khamenei, et à plusieurs hauts responsables militaires, le nouveau Guide suprême n’a toujours pas réapparu publiquement.

11.05.2026 à 18:39

FRANCE24
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"Nous marchions et nous pouvions même entendre des explosions", raconte Anastasia Rybalka, rencontrée par l'AFP dans les rues de Zaporijjia, une grande ville industrielle proche de la ligne de front et cible récurrente d'attaques de drones et de missiles russes. "Ce n’était qu’une journée ordinaire", avec "l'écho constant" des bombes, abonde dans le même sens Svitlana Garbouzova, une étudiante de 24 ans. Ce cessez-le-feu de trois jours a été annoncé vendredi - à quelques heures des célébrations par la Russie de la victoire sur l'Allemagne nazie - par Donald Trump, qui a dit espérer que cela signe "le début de la fin" du conflit. Peu après la publication du message du président américain, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé samedi sur la place Rouge à Moscou. La Russie a aussi confirmé avoir accepté la trêve. Mais, "aujourd'hui, il n'y a pas eu de silence sur le front, il y a eu des combats, a encore déploré lundi soir le chef de l'Etat ukrainien, selon lequel "la Russie n'a aucune intention de mettre fin à cette guerre" et "prépare de nouvelles attaques". Depuis le début de ce cessez-le-feu, les deux pays se sont en outre mutuellement accusés d'attaques contre des civils. Selon Kiev, la région de Zaporijjia figure parmi celles visées par des drones russes. "Il y avait moins de frappes mais il y en avait quand même", observe Dmytro Zlotchevsky. "Je pense qu’il vaut mieux ne pas compter sur le fait que ce cessez-le-feu se transforme en quelque chose de plus important", ajoute ce professeur d'anglais de 45 ans, qui vit en dehors de Zaporijjia et dit avoir entendu de multiples explosions. Selon lui, il ne s'agit que d'"une pause que l’Etat agresseur a quémandée auprès de Trump pour organiser son défilé. Et ensuite, il continuera ses actions en vue de détruire le peuple ukrainien". "Enfin dormir" Depuis le début de l'invasion russe en 2022, plusieurs trêves ont été annoncées sans déboucher sur des avancées concrètes. Les efforts diplomatiques pour des discussions directes entre Kiev et Moscou, sous la médiation américaine, peinent à être relancés depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Le président russe Vladimir Poutine a dit samedi entrevoir une fin prochaine de la guerre, sans détailler son propos. Svitlana Garbouzova, quant à elle, ne croit pas que ce conflit "finira bientôt". "J'ai l'impression qu'on va vivre avec ça encore plusieurs années", confie l'étudiante, évoquant les frappes et les alertes aériennes répétées. À Odessa, un grand port sur la mer Noire, Tetiana, une institutrice de 38 ans qui n'a pas donné son nom, a pu, pour sa part, "enfin dormir, aller à la mer et se détendre". La ville, cible habituelle des drones russes, a bénéficié d'un répit ce week-end. "Et nous aimerions vraiment que cette trêve dure encore un peu", dit-elle, souhaitant que la guerre prenne fin "dès que possible". Dmytro, un vendeur de 20 ans, refuse, de son côté, de se laisser berner par ce calme relatif : "demain ou après demain, il peut y avoir des attaques massives dans toute l’Ukraine", met-il en garde. Svitlana, rencontrée par l'AFP dans les rues d'Odessa, sent que "l'angoisse est toujours là", même si elle a pu dormir "paisiblement" pendant ces deux nuits de trêve. Cette retraitée de 68 ans est originaire du Donbass, une région industrielle de l'est de l'Ukraine que la Russie cherche à annexer, où "sa maison est détruite, brûlée". Dans le Donbass, épicentre des combats, "ce n’était pas calme du tout : il y a eu des bombardements, des gens ont été blessés, les destructions continuent", soupire-t-elle, avant de conclure : "Odessa a ressenti un peu de calme, le Donbass non".
Texte intégral (674 mots)
"Nous marchions et nous pouvions même entendre des explosions", raconte Anastasia Rybalka, rencontrée par l'AFP dans les rues de Zaporijjia, une grande ville industrielle proche de la ligne de front et cible récurrente d'attaques de drones et de missiles russes. "Ce n’était qu’une journée ordinaire", avec "l'écho constant" des bombes, abonde dans le même sens Svitlana Garbouzova, une étudiante de 24 ans. Ce cessez-le-feu de trois jours a été annoncé vendredi - à quelques heures des célébrations par la Russie de la victoire sur l'Allemagne nazie - par Donald Trump, qui a dit espérer que cela signe "le début de la fin" du conflit. Peu après la publication du message du président américain, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé samedi sur la place Rouge à Moscou. La Russie a aussi confirmé avoir accepté la trêve. Mais, "aujourd'hui, il n'y a pas eu de silence sur le front, il y a eu des combats, a encore déploré lundi soir le chef de l'Etat ukrainien, selon lequel "la Russie n'a aucune intention de mettre fin à cette guerre" et "prépare de nouvelles attaques". Depuis le début de ce cessez-le-feu, les deux pays se sont en outre mutuellement accusés d'attaques contre des civils. Selon Kiev, la région de Zaporijjia figure parmi celles visées par des drones russes. "Il y avait moins de frappes mais il y en avait quand même", observe Dmytro Zlotchevsky. "Je pense qu’il vaut mieux ne pas compter sur le fait que ce cessez-le-feu se transforme en quelque chose de plus important", ajoute ce professeur d'anglais de 45 ans, qui vit en dehors de Zaporijjia et dit avoir entendu de multiples explosions. Selon lui, il ne s'agit que d'"une pause que l’Etat agresseur a quémandée auprès de Trump pour organiser son défilé. Et ensuite, il continuera ses actions en vue de détruire le peuple ukrainien". "Enfin dormir" Depuis le début de l'invasion russe en 2022, plusieurs trêves ont été annoncées sans déboucher sur des avancées concrètes. Les efforts diplomatiques pour des discussions directes entre Kiev et Moscou, sous la médiation américaine, peinent à être relancés depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Le président russe Vladimir Poutine a dit samedi entrevoir une fin prochaine de la guerre, sans détailler son propos. Svitlana Garbouzova, quant à elle, ne croit pas que ce conflit "finira bientôt". "J'ai l'impression qu'on va vivre avec ça encore plusieurs années", confie l'étudiante, évoquant les frappes et les alertes aériennes répétées. À Odessa, un grand port sur la mer Noire, Tetiana, une institutrice de 38 ans qui n'a pas donné son nom, a pu, pour sa part, "enfin dormir, aller à la mer et se détendre". La ville, cible habituelle des drones russes, a bénéficié d'un répit ce week-end. "Et nous aimerions vraiment que cette trêve dure encore un peu", dit-elle, souhaitant que la guerre prenne fin "dès que possible". Dmytro, un vendeur de 20 ans, refuse, de son côté, de se laisser berner par ce calme relatif : "demain ou après demain, il peut y avoir des attaques massives dans toute l’Ukraine", met-il en garde. Svitlana, rencontrée par l'AFP dans les rues d'Odessa, sent que "l'angoisse est toujours là", même si elle a pu dormir "paisiblement" pendant ces deux nuits de trêve. Cette retraitée de 68 ans est originaire du Donbass, une région industrielle de l'est de l'Ukraine que la Russie cherche à annexer, où "sa maison est détruite, brûlée". Dans le Donbass, épicentre des combats, "ce n’était pas calme du tout : il y a eu des bombardements, des gens ont été blessés, les destructions continuent", soupire-t-elle, avant de conclure : "Odessa a ressenti un peu de calme, le Donbass non".

11.05.2026 à 18:15

FRANCE24
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En fin d'après-midi, le maire de Nice, Eric Ciotti (UDR), a précisé à la presse sur les lieux que trois personnes blessées sont en "urgence absolue", leur pronostic vital engagé. Trois personnes ont également été plus légèrement blessées, selon le bilan des autorités. La fusillade s'est produite à 15h30, sur une place commerçante très fréquentée du quartier des Moulins situé à l'ouest de Nice, non loin des principales voies d'accès à la ville. Le tireur "a été déposé par un véhicule, s'est rapproché en trottinette, il a fait feu et il est reparti en trottinette (...) récupéré par un véhicule qui a pris la fuite", a indiqué le procureur de Nice, Damien Martinelli, également sur les lieux. Les personnes touchées étaient attablées à la terrasse d'un café, et selon le procureur, elles ont été "ciblées" puisque "la personne s'est rapprochée". Il a fait état d'une dizaine de tirs et des étuis de 9 mm ont été retrouvés. Il est toutefois "possible d'avoir des victimes sans lien avec le trafic de stupéfiants", a-t-il ajouté, précisant que les victimes ont "entre 23 et 57 ans". "J'ai vu tout le monde courir, crier" En octobre déjà, la même place des Amaryllis, point de trafic de drogue bien connu selon le maire, avait été le théâtre d'un double meurtre. Des assaillants à bord d'une voiture avait ouvert le feu apparemment au hasard sur la place, provoquant la mort d'un père de famille tchétchène de 57 ans et d'un Niçois de 20 ans, ni l'un ni l'autre liés au trafic de drogue. Sabrina, 44 ans, qui vit dans un logement social avec sa fille sur cette place, en avait été témoin: "Le soir de la fusillade d'octobre, ma fille et moi on a vu les corps. Aujourd'hui, elle était en train de rentrer du collège quand on a entendu les tirs. J'ai entendu +Pa-pa-pa-pa-pam+. J'ai encore le son dans la tête. J'ai vu tout le monde courir, crier." "Ils cachent leurs trucs dans notre immeuble", témoigne cette habitante épuisée, "j'héberge un réfugié ukrainien, il dit que c'est comme là bas (...) j'ai perdu ma santé, mon emploi..." "C'est une guerre dont il s'agit et pour gagner une guerre, il faut utiliser des armes de guerre, des armes au premier sens du terme, des armes juridiques, des armes judiciaires, des armes pénales", a martelé le maire de Nice, qui accuse régulièrement l'Etat d'impuissance face à la montée du narcotrafic. Des tirs vendredi et samedi soir Dimanche, le préfet des Alpes-Maritimes avait annoncé avoir demandé "un renforcement significatif des effectifs de police sur les secteurs concernés afin de rétablir pleinement la sécurité". Vendredi soir, une épicerie du quartier des Moulins, dans le même voisinage que la place où s'est produite la fusillade, a été ciblée par des tirs et une explosion, entraînant l'ouverture d'une enquête pour "tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs". Samedi soir, des tirs avaient éclaté dans un autre quartier de Nice également touché par la narcotrafic, Saint-Roch, visant des jeunes gens réunis à un carrefour. "On a les trois mêmes armes, les trois mêmes calibres sur les trois épisodes (...)" des derniers jours, a souligné lundi le procureur de Nice. "C'est évidemment lié", a-t-il ajouté. Les Moulins, un quartier de 8.000 habitants proche de l'autoroute, à l'entrée de la ville, mais enclavé et régulièrement marqué par des violences pour le contrôle de points de deal, a déjà été endeuillé à plusieurs reprises ces dernières années, avec de nombreuses victimes collatérales. Les autorités dénombraient récemment aux Moulins cinq points de deal, "dont 2 très actifs", contre douze en 2023. Eric Ciotti a déploré "onze morts dans le seul quartier des Moulins" depuis l'été 2024. En juillet 2024, sept personnes d'une même famille, dont trois enfants et un adolescent, avaient péri dans un incendie criminel visant un autre étage sur fond de trafic de drogues. bur-fcc-smk-jp/dsa
Texte intégral (694 mots)
En fin d'après-midi, le maire de Nice, Eric Ciotti (UDR), a précisé à la presse sur les lieux que trois personnes blessées sont en "urgence absolue", leur pronostic vital engagé. Trois personnes ont également été plus légèrement blessées, selon le bilan des autorités. La fusillade s'est produite à 15h30, sur une place commerçante très fréquentée du quartier des Moulins situé à l'ouest de Nice, non loin des principales voies d'accès à la ville. Le tireur "a été déposé par un véhicule, s'est rapproché en trottinette, il a fait feu et il est reparti en trottinette (...) récupéré par un véhicule qui a pris la fuite", a indiqué le procureur de Nice, Damien Martinelli, également sur les lieux. Les personnes touchées étaient attablées à la terrasse d'un café, et selon le procureur, elles ont été "ciblées" puisque "la personne s'est rapprochée". Il a fait état d'une dizaine de tirs et des étuis de 9 mm ont été retrouvés. Il est toutefois "possible d'avoir des victimes sans lien avec le trafic de stupéfiants", a-t-il ajouté, précisant que les victimes ont "entre 23 et 57 ans". "J'ai vu tout le monde courir, crier" En octobre déjà, la même place des Amaryllis, point de trafic de drogue bien connu selon le maire, avait été le théâtre d'un double meurtre. Des assaillants à bord d'une voiture avait ouvert le feu apparemment au hasard sur la place, provoquant la mort d'un père de famille tchétchène de 57 ans et d'un Niçois de 20 ans, ni l'un ni l'autre liés au trafic de drogue. Sabrina, 44 ans, qui vit dans un logement social avec sa fille sur cette place, en avait été témoin: "Le soir de la fusillade d'octobre, ma fille et moi on a vu les corps. Aujourd'hui, elle était en train de rentrer du collège quand on a entendu les tirs. J'ai entendu +Pa-pa-pa-pa-pam+. J'ai encore le son dans la tête. J'ai vu tout le monde courir, crier." "Ils cachent leurs trucs dans notre immeuble", témoigne cette habitante épuisée, "j'héberge un réfugié ukrainien, il dit que c'est comme là bas (...) j'ai perdu ma santé, mon emploi..." "C'est une guerre dont il s'agit et pour gagner une guerre, il faut utiliser des armes de guerre, des armes au premier sens du terme, des armes juridiques, des armes judiciaires, des armes pénales", a martelé le maire de Nice, qui accuse régulièrement l'Etat d'impuissance face à la montée du narcotrafic. Des tirs vendredi et samedi soir Dimanche, le préfet des Alpes-Maritimes avait annoncé avoir demandé "un renforcement significatif des effectifs de police sur les secteurs concernés afin de rétablir pleinement la sécurité". Vendredi soir, une épicerie du quartier des Moulins, dans le même voisinage que la place où s'est produite la fusillade, a été ciblée par des tirs et une explosion, entraînant l'ouverture d'une enquête pour "tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs". Samedi soir, des tirs avaient éclaté dans un autre quartier de Nice également touché par la narcotrafic, Saint-Roch, visant des jeunes gens réunis à un carrefour. "On a les trois mêmes armes, les trois mêmes calibres sur les trois épisodes (...)" des derniers jours, a souligné lundi le procureur de Nice. "C'est évidemment lié", a-t-il ajouté. Les Moulins, un quartier de 8.000 habitants proche de l'autoroute, à l'entrée de la ville, mais enclavé et régulièrement marqué par des violences pour le contrôle de points de deal, a déjà été endeuillé à plusieurs reprises ces dernières années, avec de nombreuses victimes collatérales. Les autorités dénombraient récemment aux Moulins cinq points de deal, "dont 2 très actifs", contre douze en 2023. Eric Ciotti a déploré "onze morts dans le seul quartier des Moulins" depuis l'été 2024. En juillet 2024, sept personnes d'une même famille, dont trois enfants et un adolescent, avaient péri dans un incendie criminel visant un autre étage sur fond de trafic de drogues. bur-fcc-smk-jp/dsa

11.05.2026 à 18:11

FRANCE24
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Depuis un mois plane le spectre d'une réouverture des négociations commerciales, traditionnellement tendues et dont la fin a coïncidé cette année avec le début de la guerre au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d'Ormuz a depuis entraîné une hausse des prix du carburant, utilisé par les transporteurs, mais aussi des emballages plastiques ou de l'énergie utilisés dans les usines agroalimentaires. L'industrie demande que ces coûts soient répercutés dans les supermarchés. Le gouvernement a, dès la mi-avril, affirmé qu'il ne souhaitait pas rouvrir l'ensemble des négociations. Une position réaffirmée lundi après une réunion convoquée par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin "pour faire le point sur les hausses de certaines charges". "Les ministres appellent les acteurs à entamer un dialogue constructif permettant d'identifier, au cas par cas, les postes de coûts pour lesquels des échanges permettraient de mieux tenir compte de leur alourdissement récent", ont-ils indiqué dans une déclaration commune. "C'est maintenant qu'il faut discuter, c'est une question de survie pour l'agroalimentaire, il ne s'agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies, les distributeurs en sont aussi victimes", a déclaré à l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), affirmant que la distribution avait demandé que les demandes de hausses soient "argumentées". "Il ne s'agit pas de parler de dizaines de centimes, mais de quelques centimes pour le consommateur et ce serait un événement très ponctuel", a-t-il ajouté, rappelant que les matières comme le plastique étaient indispensables à la sécurité alimentaire des produits, notamment pour les produits laitiers ou la charcuterie. "Il n'est pas question de rouvrir toute la négociation (...) mais reconnaissons quand même qu'il y a besoin d'ajustements sur un certain nombre de produits", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole. Les distributeurs n'ont pas formulé de "demandes généralisées" mais plutôt requis "des ajustements", a confirmé à l'AFP la déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Judith Jiguet. Celle-ci note, sans se l'expliquer, que ces demandes proviennent de grandes entreprises, pas de PME. Et portent notamment sur des produits laitiers, d'hygiène et de bricolage ainsi que certaines eaux et les huiles de moteur. L'organisation d'industriels Pact'Alim, qui représente 3.000 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie alimentaire, plaide pour "une répercussion rapide et concrète des hausses de coûts" et estime dans un communiqué que les clauses de renégociation sont "des dispositifs trop longs à déclencher ou fondés sur des indicateurs inadaptés".
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Depuis un mois plane le spectre d'une réouverture des négociations commerciales, traditionnellement tendues et dont la fin a coïncidé cette année avec le début de la guerre au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d'Ormuz a depuis entraîné une hausse des prix du carburant, utilisé par les transporteurs, mais aussi des emballages plastiques ou de l'énergie utilisés dans les usines agroalimentaires. L'industrie demande que ces coûts soient répercutés dans les supermarchés. Le gouvernement a, dès la mi-avril, affirmé qu'il ne souhaitait pas rouvrir l'ensemble des négociations. Une position réaffirmée lundi après une réunion convoquée par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin "pour faire le point sur les hausses de certaines charges". "Les ministres appellent les acteurs à entamer un dialogue constructif permettant d'identifier, au cas par cas, les postes de coûts pour lesquels des échanges permettraient de mieux tenir compte de leur alourdissement récent", ont-ils indiqué dans une déclaration commune. "C'est maintenant qu'il faut discuter, c'est une question de survie pour l'agroalimentaire, il ne s'agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies, les distributeurs en sont aussi victimes", a déclaré à l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), affirmant que la distribution avait demandé que les demandes de hausses soient "argumentées". "Il ne s'agit pas de parler de dizaines de centimes, mais de quelques centimes pour le consommateur et ce serait un événement très ponctuel", a-t-il ajouté, rappelant que les matières comme le plastique étaient indispensables à la sécurité alimentaire des produits, notamment pour les produits laitiers ou la charcuterie. "Il n'est pas question de rouvrir toute la négociation (...) mais reconnaissons quand même qu'il y a besoin d'ajustements sur un certain nombre de produits", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole. Les distributeurs n'ont pas formulé de "demandes généralisées" mais plutôt requis "des ajustements", a confirmé à l'AFP la déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Judith Jiguet. Celle-ci note, sans se l'expliquer, que ces demandes proviennent de grandes entreprises, pas de PME. Et portent notamment sur des produits laitiers, d'hygiène et de bricolage ainsi que certaines eaux et les huiles de moteur. L'organisation d'industriels Pact'Alim, qui représente 3.000 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie alimentaire, plaide pour "une répercussion rapide et concrète des hausses de coûts" et estime dans un communiqué que les clauses de renégociation sont "des dispositifs trop longs à déclencher ou fondés sur des indicateurs inadaptés".
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