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▸ les 15 dernières parutions

21.05.2026 à 04:55

FRANCE24
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Depuis trois semaines, paysans, ouvriers, mineurs et autres travailleurs mettent sous pression le chef de l'Etat, au pouvoir depuis à peine six mois, à travers des manifestations et des barrages routiers, alors que le pays traverse sa pire crise économique depuis quatre décennies. "Nous devons réorganiser un gouvernement capable d'écouter", a déclaré M. Paz lors de sa première apparition devant la presse depuis une semaine, tout en excluant tout dialogue avec les "vandales". Intervenant devant l'Organisation des Etats américains (OEA), le ministre des Affaires étrangères Fernando Aramayo a accusé certains groupes, à travers les manifestations, de chercher à affaiblir le gouvernement et à porter atteinte à "l'état de droit". Agitant des drapeaux indigènes, des centaines de paysans aymaras et des transporteurs ont défilé dans le calme à la mi-journée dans la capitale administrative. Environ 200 manifestants ont temporairement bloqué l'accès à l'aéroport d'El Alto, qui dessert La Paz, sans que la police n'intervienne. Le principal syndicat du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), a annoncé pour jeudi de nouvelles marches vers La Paz. Le gouvernement affirme que les manifestations sont orchestrées par l'ancien président socialiste Evo Morales, visé par un mandat d'arrêt dans une affaire de traite présumée d'une mineure, accusations qu'il conteste. Depuis 2024, le dirigeant cocalero vit retranché dans le Chapare (centre) protégé par ses partisans. Au moins 44 points de blocage sont signalés dans tout le pays, selon les autorités, provoquant des pénuries de denrées alimentaires, mais aussi de carburant et de médicaments à La Paz, dont les principaux accès sont bloqués. "Les barrages affectent tout le monde, sauf les riches (...). Nous, les gens qui n'avons pas d'argent, nous ne mangeons plus de viande", se lamente Julio Pérez, un ancien chauffeur de 82 ans. "Corridor humanitaire" Le gouvernement a mis en place un pont aérien depuis Santa Cruz (est) et Cochabamba (centre), afin d'approvisionner la ville. Il a également annoncé un prochain "corridor humanitaire" visant a dégager les routes pour laisser passer les convois de marchandises. La Bolivie traverse sa plus grave crise économique depuis les années 1980. Le pays a épuisé ses réserves de dollars pour maintenir les subventions aux carburants, supprimées en décembre, tandis que l'inflation sur un an a atteint 14% en avril. Dans ce climat de fortes tensions, la diplomatie bolivienne a indiqué mercredi expulser l'ambassadrice de Colombie, Elizabeth Garcia, accusant le président Gustavo Petro d'"ingérence directe" dans les affaires intérieures du pays. En réponse, la Colombie a annoncé quelques heures plus tard l'expulsion de l'ambassadeur bolivien, "par réciprocité". Gustavo Petro avait qualifié les protestations d'"insurrection populaire" et déclaré mercredi à la radio colombienne Caracol que la Bolivie était en train de "basculer vers des extrémismes". Mercredi, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a apporté son soutien au gouvernement de Rodrigo Paz, nouvel allié de Donald Trump dans la région, affirmant sur X que son pays se tenait "fermement" aux côtés des autorités boliviennes. Il a ajouté qu'il ne permettrait pas à des "criminels et trafiquants de drogue" de renverser des dirigeants démocratiquement élus. La veille, le sous-secrétaire d'Etat Christopher Landau avait estimé que la Bolivie faisait face à une "tentative de coup d'Etat". L'arrivée au pouvoir de M. Paz a mis fin à vingt ans de gouvernements socialistes dirigés par Evo Morales puis Luis Arce.

21.05.2026 à 04:42

FRANCE 24
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Les Etats-Unis ont levé mercredi les sanctions prises à l'encontre de Francesca Albanese, une experte de l'ONU spécialiste des territoires palestiniens ayant vivement critiqué Israël, suite à une décision de justice. L'Iran a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition de paix américaine via le médiateur pakistanais, Donald Trump avertissant que la situation était "sur le fil", entre un accord ou une reprise des hostilités. Suivez notre direct.
Texte intégral (579 mots)
Les Etats-Unis ont levé mercredi les sanctions prises à l'encontre de Francesca Albanese, une experte de l'ONU spécialiste des territoires palestiniens ayant vivement critiqué Israël, suite à une décision de justice. L'Iran a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition de paix américaine via le médiateur pakistanais, Donald Trump avertissant que la situation était "sur le fil", entre un accord ou une reprise des hostilités. Suivez notre direct.

21.05.2026 à 04:33

FRANCE24
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Ce trois études de l'Inserm, publiées jeudi dans les revues Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal, montrent la nécessité de "privilégier les aliments pas ou peu transformés", estiment leurs auteurs. Ces travaux, menés par Sanam Shah et Anaïs Hasenböhler et supervisés par l'épidémiologiste Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Inserm, ont étudié la consommation de certains additifs, des colorants alimentaires (E100 à E199) et des conservateurs et antioxydants (E200 à E299 et E300 à E399) au sein d'une importante cohorte française comptant plus de 100.000 personnes, dont le suivi remonte à 2009. Il en ressort, pour la première fois, des associations entre la consommation de colorants alimentaires et un risque accru de diabète de type 2 et de cancer, ainsi qu'entre la consommation de conservateurs et le risque d'hypertension et de maladies cardiovasculaires. Comparé aux personnes plus faiblement exposées, les plus forts consommateurs de colorants alimentaires ont ainsi un risque supérieur de développer un diabète de type 2 (+38%), un cancer (+14%) et, encore davantage, un cancer du sein (+21% et même +32% post-ménopause), selon ces travaux, à la méthodologie robuste. De leur côté, les plus forts consommateurs de conservateurs - sorbate de potassium E202 et acide citrique E330 en particulier- ont un risque d'hypertension global accru de 24% comparé à ceux plus faiblement exposés, et un risque de maladies cardiovasculaires supérieur de 16%. "Manque de courage politique" Si ces études ne prouvent pas à elles seules un lien de cause à effet, elles s'ajoutent à un large corpus attestant de la nocivité des aliments ultra-transformés pour la santé, rappelle à l'AFP Mathilde Touvier. D'ores et déjà, au niveau mondial, "sur 104 études qui regardent les liens entre les aliments ultratransformés et la santé, 93 montrent ces effets délétères de manière très cohérente", souligne-t-elle. Pour la chercheuse, "le faisceau d'arguments est désormais assez fort pour dire qu'il faut agir au plan de la santé publique". Et cette expertise scientifique doit, selon elle, permettre une "réévaluation de la sécurité de ces additifs, pour éventuellement en interdire certains", en particulier les colorants qui ne "sont là que pour rendre le produit plus attractif", ou "diminuer les doses autorisées". Pour Foodwatch, ces études scientifiques "doivent provoquer un électrochoc politique" car "les solutions sont connues et à portée de main: ce qui manque aujourd'hui, c'est le courage politique". L'ONG appelle à "interdire les additifs les plus controversés et strictement encadrer les aliments ultra-transformés", soulignant réclamer depuis des années l'interdiction des nitrites, au lien "clairement démontré" avec le cancer colorectal, et de l'aspartame, cancerogène probable. En janvier, deux études de la même équipe de chercheurs avaient montré une association entre la consommation de conservateurs et une fréquence augmentée de cancers et de diabète de type 2. En France, une proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l'Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, "un outil de prévention simple, français et efficace", selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte. Mis en place en 2017 en France sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels. Les entreprises agroalimentaires qui refuseraient de l'afficher paieraient une taxe de 2% sur leur chiffre d'affaires français, dont le produit serait affecté à l'Assurance maladie. Selon un rapport du Sénat, les maladies liées à la mauvaise alimentation, obésité et diabète en particulier, coûtent 11,7 milliards d'euros à l'Assurance maladie, soit la moitié de son déficit, tandis que 17% des adultes en France sont en situation d'obésité, soit environ huit millions de personnes.
Texte intégral (631 mots)
Ce trois études de l'Inserm, publiées jeudi dans les revues Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal, montrent la nécessité de "privilégier les aliments pas ou peu transformés", estiment leurs auteurs. Ces travaux, menés par Sanam Shah et Anaïs Hasenböhler et supervisés par l'épidémiologiste Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Inserm, ont étudié la consommation de certains additifs, des colorants alimentaires (E100 à E199) et des conservateurs et antioxydants (E200 à E299 et E300 à E399) au sein d'une importante cohorte française comptant plus de 100.000 personnes, dont le suivi remonte à 2009. Il en ressort, pour la première fois, des associations entre la consommation de colorants alimentaires et un risque accru de diabète de type 2 et de cancer, ainsi qu'entre la consommation de conservateurs et le risque d'hypertension et de maladies cardiovasculaires. Comparé aux personnes plus faiblement exposées, les plus forts consommateurs de colorants alimentaires ont ainsi un risque supérieur de développer un diabète de type 2 (+38%), un cancer (+14%) et, encore davantage, un cancer du sein (+21% et même +32% post-ménopause), selon ces travaux, à la méthodologie robuste. De leur côté, les plus forts consommateurs de conservateurs - sorbate de potassium E202 et acide citrique E330 en particulier- ont un risque d'hypertension global accru de 24% comparé à ceux plus faiblement exposés, et un risque de maladies cardiovasculaires supérieur de 16%. "Manque de courage politique" Si ces études ne prouvent pas à elles seules un lien de cause à effet, elles s'ajoutent à un large corpus attestant de la nocivité des aliments ultra-transformés pour la santé, rappelle à l'AFP Mathilde Touvier. D'ores et déjà, au niveau mondial, "sur 104 études qui regardent les liens entre les aliments ultratransformés et la santé, 93 montrent ces effets délétères de manière très cohérente", souligne-t-elle. Pour la chercheuse, "le faisceau d'arguments est désormais assez fort pour dire qu'il faut agir au plan de la santé publique". Et cette expertise scientifique doit, selon elle, permettre une "réévaluation de la sécurité de ces additifs, pour éventuellement en interdire certains", en particulier les colorants qui ne "sont là que pour rendre le produit plus attractif", ou "diminuer les doses autorisées". Pour Foodwatch, ces études scientifiques "doivent provoquer un électrochoc politique" car "les solutions sont connues et à portée de main: ce qui manque aujourd'hui, c'est le courage politique". L'ONG appelle à "interdire les additifs les plus controversés et strictement encadrer les aliments ultra-transformés", soulignant réclamer depuis des années l'interdiction des nitrites, au lien "clairement démontré" avec le cancer colorectal, et de l'aspartame, cancerogène probable. En janvier, deux études de la même équipe de chercheurs avaient montré une association entre la consommation de conservateurs et une fréquence augmentée de cancers et de diabète de type 2. En France, une proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l'Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, "un outil de prévention simple, français et efficace", selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte. Mis en place en 2017 en France sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels. Les entreprises agroalimentaires qui refuseraient de l'afficher paieraient une taxe de 2% sur leur chiffre d'affaires français, dont le produit serait affecté à l'Assurance maladie. Selon un rapport du Sénat, les maladies liées à la mauvaise alimentation, obésité et diabète en particulier, coûtent 11,7 milliards d'euros à l'Assurance maladie, soit la moitié de son déficit, tandis que 17% des adultes en France sont en situation d'obésité, soit environ huit millions de personnes.

21.05.2026 à 04:29

FRANCE24
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La marge de manoeuvre du Premier ministre se réduit au fur et à mesure que le conflit au Moyen-Orient se prolonge: comment aider davantage les métiers touchés sans creuser le déficit ou contraindre les dépenses ? Il s'agit de "trouver ce juste équilibre entre soutien au pouvoir d'achat et respect des finances publiques", résume la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, qui est aussi ministre déléguée à l'Energie. Le Premier ministre apportera ses réponses lors d'une conférence de presse à 17H00, la première depuis sa prise de fonction à Matignon, consacrée aux conséquences de cette guerre et aux "mesures de soutien à l'activité". Elle sera précédée par une réunion de ministres. Déclenchée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, ce conflit a conduit à un blocage du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié. Ce qui fait flamber les prix des carburants, renchérit les matériaux dérivés du pétrole comme le plastique, cette inflation faisant grimper les intérêts de la dette publique, alors que le gouvernement veut tenir le déficit à 5% du produit intérieur brut (PIB). "Changer d'échelle" Alors que la croissance est restée atone au premier trimestre, le gouvernement temporise sur les aides qu'il veut toujours "ciblées" et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité ou blocage des prix des carburants, comme réclamé par les oppositions. "La philosophie ne changera pas", a redit mercredi Maud Bregeon. Face au débat politique qui enfle sur la taxation ou la redistribution des super-profits pétroliers, le groupe TotalEnergies joue de son côté la carte du plafonnement des prix à la pompe "tant que la crise au Moyen-Orient durera". Le chef du gouvernement doit présenter jeudi un "nouveau paquet" d'aides pour le mois de juin, destinées aux secteurs les plus touchés, comme l'agriculture, la pêche, le transport ou le BTP, voire la chimie "fortement exposée". Au vu du contexte, Sébastien Lecornu souhaite "changer d'échelle" sans abandonner "personne", en préparant les esprits au coût de la guerre qui devra être compensé. Le gouvernement avait déjà annoncé mi-avril six milliards d'euros d'économies possibles sur les dépenses publiques en 2026, sous la forme de gels ou d'annulations de crédits, dont quatre sur l'Etat et deux dans "la sphère sociale". Et mardi le Premier ministre a précisé qu'il envisageait de revoir cette enveloppe à cause de l'"impact" du conflit sur les finances publiques. Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, membre du groupe Les Républicains (LR), a demandé mercredi au gouvernement le dépôt "sans délai" d'un budget rectificatif pour apporter une "vraie clarification" sur les économies envisagées. "Un euro dépensé" pour soutenir les secteurs, c'est "un euro économisé ailleurs", avait prévenu début avril le ministre des Comptes publics David Amiel. Négociations salariales L'Etat ne dispose plus en outre de "cagnotte" fiscale liée à cette inflation, avait rapporté le Premier ministre la semaine dernière, la chute de 30% de la consommation d'essence et de gazole sur les dix premiers jours de mai ayant effacé le surplus initial de recettes fiscales. Le gouvernement a récemment débloqué un "prêt flash carburant" pour le secteur du BTP, et des aides à la trésorerie pour les chauffeurs de taxi. Mais certaines aides n'ont pas encore été versées, notamment l'indemnité carburant de 50 euros mensuels prévue pour les 3 millions de Français modestes dits "gros rouleurs". La plateforme pour en faire la demande ouvrira le 27 mai. Autre conséquence de l'envolée des prix, le Smic augmentera mécaniquement le 1er juin de 2,4%. Ce qui rend "impératif", aux yeux de la CFDT, l'ouverture de négociations salariales. Les entreprises de leur côté craignent de faire les frais des six milliards d'euros d'économies prévues, et de subir un gel des allègements de charges. Un élargissement de la prime Macron (devenue en 2022 prime de "partage de la valeur"), qui permet aux entreprises de bénéficier d'exonérations fiscales tout en augmentant le revenu des salariés, "fait partie des outils que (le gouvernement) regarde", selon le ministre de l'Economie Roland Lescure. Mais avant d'augmenter les aides aux entreprises, il veut "voir si les salaires augmentent".
Texte intégral (754 mots)
La marge de manoeuvre du Premier ministre se réduit au fur et à mesure que le conflit au Moyen-Orient se prolonge: comment aider davantage les métiers touchés sans creuser le déficit ou contraindre les dépenses ? Il s'agit de "trouver ce juste équilibre entre soutien au pouvoir d'achat et respect des finances publiques", résume la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, qui est aussi ministre déléguée à l'Energie. Le Premier ministre apportera ses réponses lors d'une conférence de presse à 17H00, la première depuis sa prise de fonction à Matignon, consacrée aux conséquences de cette guerre et aux "mesures de soutien à l'activité". Elle sera précédée par une réunion de ministres. Déclenchée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, ce conflit a conduit à un blocage du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié. Ce qui fait flamber les prix des carburants, renchérit les matériaux dérivés du pétrole comme le plastique, cette inflation faisant grimper les intérêts de la dette publique, alors que le gouvernement veut tenir le déficit à 5% du produit intérieur brut (PIB). "Changer d'échelle" Alors que la croissance est restée atone au premier trimestre, le gouvernement temporise sur les aides qu'il veut toujours "ciblées" et non générales, écartant toute baisse de la fiscalité ou blocage des prix des carburants, comme réclamé par les oppositions. "La philosophie ne changera pas", a redit mercredi Maud Bregeon. Face au débat politique qui enfle sur la taxation ou la redistribution des super-profits pétroliers, le groupe TotalEnergies joue de son côté la carte du plafonnement des prix à la pompe "tant que la crise au Moyen-Orient durera". Le chef du gouvernement doit présenter jeudi un "nouveau paquet" d'aides pour le mois de juin, destinées aux secteurs les plus touchés, comme l'agriculture, la pêche, le transport ou le BTP, voire la chimie "fortement exposée". Au vu du contexte, Sébastien Lecornu souhaite "changer d'échelle" sans abandonner "personne", en préparant les esprits au coût de la guerre qui devra être compensé. Le gouvernement avait déjà annoncé mi-avril six milliards d'euros d'économies possibles sur les dépenses publiques en 2026, sous la forme de gels ou d'annulations de crédits, dont quatre sur l'Etat et deux dans "la sphère sociale". Et mardi le Premier ministre a précisé qu'il envisageait de revoir cette enveloppe à cause de l'"impact" du conflit sur les finances publiques. Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, membre du groupe Les Républicains (LR), a demandé mercredi au gouvernement le dépôt "sans délai" d'un budget rectificatif pour apporter une "vraie clarification" sur les économies envisagées. "Un euro dépensé" pour soutenir les secteurs, c'est "un euro économisé ailleurs", avait prévenu début avril le ministre des Comptes publics David Amiel. Négociations salariales L'Etat ne dispose plus en outre de "cagnotte" fiscale liée à cette inflation, avait rapporté le Premier ministre la semaine dernière, la chute de 30% de la consommation d'essence et de gazole sur les dix premiers jours de mai ayant effacé le surplus initial de recettes fiscales. Le gouvernement a récemment débloqué un "prêt flash carburant" pour le secteur du BTP, et des aides à la trésorerie pour les chauffeurs de taxi. Mais certaines aides n'ont pas encore été versées, notamment l'indemnité carburant de 50 euros mensuels prévue pour les 3 millions de Français modestes dits "gros rouleurs". La plateforme pour en faire la demande ouvrira le 27 mai. Autre conséquence de l'envolée des prix, le Smic augmentera mécaniquement le 1er juin de 2,4%. Ce qui rend "impératif", aux yeux de la CFDT, l'ouverture de négociations salariales. Les entreprises de leur côté craignent de faire les frais des six milliards d'euros d'économies prévues, et de subir un gel des allègements de charges. Un élargissement de la prime Macron (devenue en 2022 prime de "partage de la valeur"), qui permet aux entreprises de bénéficier d'exonérations fiscales tout en augmentant le revenu des salariés, "fait partie des outils que (le gouvernement) regarde", selon le ministre de l'Economie Roland Lescure. Mais avant d'augmenter les aides aux entreprises, il veut "voir si les salaires augmentent".

21.05.2026 à 04:23

FRANCE24
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L'annonce de la fin de cette émission de dernière partie de soirée vieille de 33 ans date de l'été, après que l'humoriste eut qualifié de "gros pot-de-vin" un accord de 16 millions de dollars passé avec Donald Trump par la maison mère de la chaîne, Paramount, pour un supposé montage d'une interview avec son ex-rivale à la présidentielle, Kamala Harris. CBS a insisté sur le fait que la décision d'annuler "The Late Show" - leader d'audience sur son créneau - était purement financière, sans rapport avec les efforts de Paramount pour obtenir l'aval du gouvernement pour sa fusion de 8,4 milliards de dollars avec Skydance Media. Mais de nombreuses voix, à commencer par celle de l'animateur de 62 ans, y ont vu la main du président américain, en guerre ouverte contre les médias qu'il juge lui être hostiles. A plusieurs reprises ce dernier avait jugé que CBS était "hors de contrôle", qualifiant Stephen Colbert d'"épave pathétique" devant être mis "hors service". Depuis, une journaliste d'opinion classée à droite, Bari Weiss, a été nommée à la tête de CBS News, où elle a entrepris une refonte des équipes. soutien de Kimmel et Fallon Comme ses collègues d'autres "late shows", Stephen Colbert est l'un des visages les plus critiques du président américain, conspué sans ménagement à l'antenne. Dans les semaines précédant la dernière émission, plusieurs invités prestigieux se sont pressés sur son plateau, dont l'ancien président Barack Obama, l'acteur Tom Hanks ou encore l'animatrice Oprah Winfrey. Il était visiblement ému la semaine dernière lorsqu'il a été rejoint dans l'émission par ses confrères et concurrents d'autres chaînes - Jimmy Kimmel, Seth Meyers, John Oliver et Jimmy Fallon -, venus lui rendre hommage et témoigner de leur soutien. Jimmy Kimmel a lui-même été brièvement déprogrammé en septembre 2025 par sa chaîne ABC après une levée de bouclier dans les rangs républicains sur une remarque qu'il avait faite au sujet de l'assassinat de l'ultra-conservateur Charlie Kirk. Son départ avait suscité une vague d'indignation et provoqué des appels au boycott de Disney+, plateforme de streaming soeur d'ABC. Après des débuts dans le théâtre d'improvisation, Stephen Colbert a démarré à la télévision en 1995, avant de rejoindre en 1997 le "Daily Show" de Jon Stewart, dans le rôle d'un correspondant réactionnaire, solennel et borné. C'est avec ce personnage qu'il crée son propre show, "The Colbert Report" en 2005, avant le couronnement du "Late Show" dix ans plus tard. jet de mobilier sur logo CBS Avec la fin de l'émission, l'animateur a mis aux enchères une série d'accessoires et costumes utilisés à l'antenne ainsi que des éléments du décor, dont une réplique d'une mosaïque que l'artiste français Invader avait apposée à un mur du studio. Les recettes sont destinées à l'organisation internationale d'aide humanitaire World Central Kitchen. Pour la suite, Stephen Colbert a laissé entendre qu'il pourrait envisager une nouvelle émission, sans toutefois donner de précision. Grand fan de l'univers de l'écrivain britannique Tolkien, il a aussi annoncé qu'il allait co-écrire un nouveau film tiré du "Seigneur des Anneaux" avec le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, qui a adapté la trilogie au cinéma. La semaine passée, Stephen Colbert a également accueilli à l'antenne l'ex-présentateur et créateur de l'émission, David Letterman, auquel il avait succédé en 2015. Potaches, les deux hommes sont montés sur le toit de l'Ed Sullivan Theater à New York pour y jeter des meubles du studio sur un grand logo CBS posé au sol. "On peut retirer à un homme son émission", a déclaré David Letterman. Mais "on ne peut pas lui prendre sa voix".
Texte intégral (646 mots)
L'annonce de la fin de cette émission de dernière partie de soirée vieille de 33 ans date de l'été, après que l'humoriste eut qualifié de "gros pot-de-vin" un accord de 16 millions de dollars passé avec Donald Trump par la maison mère de la chaîne, Paramount, pour un supposé montage d'une interview avec son ex-rivale à la présidentielle, Kamala Harris. CBS a insisté sur le fait que la décision d'annuler "The Late Show" - leader d'audience sur son créneau - était purement financière, sans rapport avec les efforts de Paramount pour obtenir l'aval du gouvernement pour sa fusion de 8,4 milliards de dollars avec Skydance Media. Mais de nombreuses voix, à commencer par celle de l'animateur de 62 ans, y ont vu la main du président américain, en guerre ouverte contre les médias qu'il juge lui être hostiles. A plusieurs reprises ce dernier avait jugé que CBS était "hors de contrôle", qualifiant Stephen Colbert d'"épave pathétique" devant être mis "hors service". Depuis, une journaliste d'opinion classée à droite, Bari Weiss, a été nommée à la tête de CBS News, où elle a entrepris une refonte des équipes. soutien de Kimmel et Fallon Comme ses collègues d'autres "late shows", Stephen Colbert est l'un des visages les plus critiques du président américain, conspué sans ménagement à l'antenne. Dans les semaines précédant la dernière émission, plusieurs invités prestigieux se sont pressés sur son plateau, dont l'ancien président Barack Obama, l'acteur Tom Hanks ou encore l'animatrice Oprah Winfrey. Il était visiblement ému la semaine dernière lorsqu'il a été rejoint dans l'émission par ses confrères et concurrents d'autres chaînes - Jimmy Kimmel, Seth Meyers, John Oliver et Jimmy Fallon -, venus lui rendre hommage et témoigner de leur soutien. Jimmy Kimmel a lui-même été brièvement déprogrammé en septembre 2025 par sa chaîne ABC après une levée de bouclier dans les rangs républicains sur une remarque qu'il avait faite au sujet de l'assassinat de l'ultra-conservateur Charlie Kirk. Son départ avait suscité une vague d'indignation et provoqué des appels au boycott de Disney+, plateforme de streaming soeur d'ABC. Après des débuts dans le théâtre d'improvisation, Stephen Colbert a démarré à la télévision en 1995, avant de rejoindre en 1997 le "Daily Show" de Jon Stewart, dans le rôle d'un correspondant réactionnaire, solennel et borné. C'est avec ce personnage qu'il crée son propre show, "The Colbert Report" en 2005, avant le couronnement du "Late Show" dix ans plus tard. jet de mobilier sur logo CBS Avec la fin de l'émission, l'animateur a mis aux enchères une série d'accessoires et costumes utilisés à l'antenne ainsi que des éléments du décor, dont une réplique d'une mosaïque que l'artiste français Invader avait apposée à un mur du studio. Les recettes sont destinées à l'organisation internationale d'aide humanitaire World Central Kitchen. Pour la suite, Stephen Colbert a laissé entendre qu'il pourrait envisager une nouvelle émission, sans toutefois donner de précision. Grand fan de l'univers de l'écrivain britannique Tolkien, il a aussi annoncé qu'il allait co-écrire un nouveau film tiré du "Seigneur des Anneaux" avec le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, qui a adapté la trilogie au cinéma. La semaine passée, Stephen Colbert a également accueilli à l'antenne l'ex-présentateur et créateur de l'émission, David Letterman, auquel il avait succédé en 2015. Potaches, les deux hommes sont montés sur le toit de l'Ed Sullivan Theater à New York pour y jeter des meubles du studio sur un grand logo CBS posé au sol. "On peut retirer à un homme son émission", a déclaré David Letterman. Mais "on ne peut pas lui prendre sa voix".

21.05.2026 à 04:21

FRANCE24
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La présentation se déroulera à Auburn Hills, en banlieue de Détroit (nord des Etats-Unis), par le directeur général du groupe italo-franco-américain, Antonio Filosa. Après plusieurs années de pertes de parts de marchés, de déboires techniques avec le moteur PureTech et les aibags Takata et finalement des pertes de plus de 20 milliards d'euros pour l'exercice 2025, le constructeur automobile a multiplié depuis début mai des annonces qui dessinent ses choix de développement. Il vient d'annoncer qu'il allait partager avec des partenaires chinois ses usines espagnoles de Madrid et Saragosse, ainsi que son usine française de Rennes, des sites sous-utilisés. Le jeune groupe chinois Leapmotor fabriquera deux modèles dans les usines espagnoles et le groupe étatique Dongfeng, un allié depuis 30 ans, des voitures sous ses marques dans l'usine de La Janais, près de Rennes, site historique de Citroën. Il a aussi annoncé mercredi un partenariat, cette fois pour le marché américain, avec le groupe Jaguar Land Rover, constructeur britannique acheté par l'indien Tata Motors, pour "créer des synergies dans le développement de produits et de technologies". Par ailleurs, le groupe a annoncé cette semaine un projet d'"e-cars", petites voitures électriques à moins de 15.000 euros, qui seront fabriquées sous plusieurs marques dans l'usine italienne de Pomigliano d'Arco. Selon la presse économique, il pourrait notamment décider de relancer une version électronique et modernisée de la célèbre 2CV, projet récemment évoqué par le patron de Citroën Xavier Chardon. Antonio Filosa pourrait aussi annoncer une hiérarchie entre ses quatorze marques (Opel, Fiat, Peugeot, Citroën, Chrysler, Ram...) et une politique de baisse des prix et des coûts, après sa décision de mettre fin à la production automobile sur le site historique de Poissy, en région parisienne. Grand ménage industriel Né en 2021 de la fusion PSA-Fiat-Chrysler, le groupe installé des deux côtés de l'Atlantique a vu ses parts de marché chuter en Europe, après plusieurs années de très gros profits sous la direction de Carlos Tavarès. En 2025, en voitures et utilitaires légers, il ne pesait plus que 16% des ventes en Europe élargie et 8,2% aux Etats-Unis, contre 22% et 11,6% en 2021. Son action a chuté de 12 à 6 euros en cinq ans. Pour redémarrer, Antonio Filosa, arrivé en juin 2025, a lancé dès février un grand ménage industriel, notamment en réduisant la production de véhicules électriques aux Etats-Unis, au profit de modèles équipés de moteurs thermiques V8. Cette "remise à zéro" a entraîné 25 milliards d’euros de provisions, qui ont plombé les comptes 2025. Surtout, face aux constructeurs chinois qui inondent l’Europe de voitures électriques bon marché et technologiquement avancées, le groupe veut s’allier à des acteurs chinois, adopter leurs méthodes et leur fournisseurs et leur ouvrir des usines sous-utilisées. Un modèle Opel utilisant la technologie du groupe chinois Leapmotor devrait ainsi être produit en Espagne. Stellantis va encore plus loin en prévoyant de vendre son usine de Madrid à sa coentreprise avec Leapmotor. Vendre des usines européennes aux marques chinoises pourrait éviter des fermetures, mais aussi offrir à ces dernières un tremplin en Europe, où elles représentent déjà 10% des ventes, selon le cabinet Dataforce. "L’Europe nous paraît rester la région la plus difficile à redresser, entre pression réglementaire, compétitivité insuffisante et rentabilité déjà dégradée", commente Michael Foundoukidis, expert automobile chez Oddo. "Des partenariats (chinois) ne sauraient constituer à eux seuls une réponse suffisante".
Texte intégral (603 mots)
La présentation se déroulera à Auburn Hills, en banlieue de Détroit (nord des Etats-Unis), par le directeur général du groupe italo-franco-américain, Antonio Filosa. Après plusieurs années de pertes de parts de marchés, de déboires techniques avec le moteur PureTech et les aibags Takata et finalement des pertes de plus de 20 milliards d'euros pour l'exercice 2025, le constructeur automobile a multiplié depuis début mai des annonces qui dessinent ses choix de développement. Il vient d'annoncer qu'il allait partager avec des partenaires chinois ses usines espagnoles de Madrid et Saragosse, ainsi que son usine française de Rennes, des sites sous-utilisés. Le jeune groupe chinois Leapmotor fabriquera deux modèles dans les usines espagnoles et le groupe étatique Dongfeng, un allié depuis 30 ans, des voitures sous ses marques dans l'usine de La Janais, près de Rennes, site historique de Citroën. Il a aussi annoncé mercredi un partenariat, cette fois pour le marché américain, avec le groupe Jaguar Land Rover, constructeur britannique acheté par l'indien Tata Motors, pour "créer des synergies dans le développement de produits et de technologies". Par ailleurs, le groupe a annoncé cette semaine un projet d'"e-cars", petites voitures électriques à moins de 15.000 euros, qui seront fabriquées sous plusieurs marques dans l'usine italienne de Pomigliano d'Arco. Selon la presse économique, il pourrait notamment décider de relancer une version électronique et modernisée de la célèbre 2CV, projet récemment évoqué par le patron de Citroën Xavier Chardon. Antonio Filosa pourrait aussi annoncer une hiérarchie entre ses quatorze marques (Opel, Fiat, Peugeot, Citroën, Chrysler, Ram...) et une politique de baisse des prix et des coûts, après sa décision de mettre fin à la production automobile sur le site historique de Poissy, en région parisienne. Grand ménage industriel Né en 2021 de la fusion PSA-Fiat-Chrysler, le groupe installé des deux côtés de l'Atlantique a vu ses parts de marché chuter en Europe, après plusieurs années de très gros profits sous la direction de Carlos Tavarès. En 2025, en voitures et utilitaires légers, il ne pesait plus que 16% des ventes en Europe élargie et 8,2% aux Etats-Unis, contre 22% et 11,6% en 2021. Son action a chuté de 12 à 6 euros en cinq ans. Pour redémarrer, Antonio Filosa, arrivé en juin 2025, a lancé dès février un grand ménage industriel, notamment en réduisant la production de véhicules électriques aux Etats-Unis, au profit de modèles équipés de moteurs thermiques V8. Cette "remise à zéro" a entraîné 25 milliards d’euros de provisions, qui ont plombé les comptes 2025. Surtout, face aux constructeurs chinois qui inondent l’Europe de voitures électriques bon marché et technologiquement avancées, le groupe veut s’allier à des acteurs chinois, adopter leurs méthodes et leur fournisseurs et leur ouvrir des usines sous-utilisées. Un modèle Opel utilisant la technologie du groupe chinois Leapmotor devrait ainsi être produit en Espagne. Stellantis va encore plus loin en prévoyant de vendre son usine de Madrid à sa coentreprise avec Leapmotor. Vendre des usines européennes aux marques chinoises pourrait éviter des fermetures, mais aussi offrir à ces dernières un tremplin en Europe, où elles représentent déjà 10% des ventes, selon le cabinet Dataforce. "L’Europe nous paraît rester la région la plus difficile à redresser, entre pression réglementaire, compétitivité insuffisante et rentabilité déjà dégradée", commente Michael Foundoukidis, expert automobile chez Oddo. "Des partenariats (chinois) ne sauraient constituer à eux seuls une réponse suffisante".

21.05.2026 à 04:19

FRANCE24
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La gigantesque fusée doit décoller du sud du Texas jeudi à 17H30 locales (22H30 GMT). Les enjeux sont importants pour SpaceX, qui fera voler Starship pour la 12e fois, sept mois après son dernier lancement. Du haut de ses 124 mètres, le modèle actuel est légèrement plus grand que le précédent et l'entreprise aura à coeur de démontrer les améliorations apportées à la fusée lors du vol, un jour seulement après avoir rendu public son dossier d'introduction en Bourse (IPO). SpaceX a déclaré qu'elle ne tentera pas de récupérer le propulseur de sa fusée, une manoeuvre spectaculaire qu'elle a déjà réalisée par le passé. Elle laissera à la place le premier étage s'abîmer dans les eaux du Golfe du Mexique. L'étage supérieur aura lui pour mission de déployer une charge utile de 20 satellites factices, ainsi que deux "satellites Starlink" équipés de caméras, qui tenteront d'analyser l'efficacité du bouclier thermique de l'engin. La mission test devrait durer environ 65 minutes après le décollage. Pendant ce laps de temps, l'étage supérieur devrait suivre une trajectoire suborbitale avant d'amerrir dans l'océan Indien. Les dernières missions de Starship se sont déroulées avec succès mais d'autres s'étaient soldées par des explosions spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes, et une après avoir atteint l'espace. En juin dernier, l'étage supérieur avait explosé lors d'un essai au sol. Obstacles Ce vol d'essai tombe à un moment crucial pour SpaceX: Elon Musk prépare sa retentissante entrée en Bourse, annoncée pour mi-juin, et une version modifiée de la fusée Starship doit servir à terme d'alunisseur pour la Nasa. L'agence spatiale américaine compte envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, avant la Chine, puissance rivale, qui ambitionne aussi d'y envoyer des hommes, d'ici 2030. Mais compte tenu des retards pris par le secteur privé, le gouvernement de Donald Trump craint de plus en plus que les Etats-Unis échouent à réaliser cet objectif en premier. Pour le physicien Scott Hubbard, les enjeux du lancement jeudi sont "énormes". "Le gouvernement a pris la décision de s'allier avec des acteurs privés pour ramener des humains (sur la Lune), et maintenant ces personnes doivent être à la hauteur", estime auprès de l'AFP l'ancien directeur d'un centre de recherche de la Nasa. "Si le lancement se déroule sans encombre, cela ouvrira véritablement la voie à de nouvelles infrastructures et à de nouveaux contrats pour l'exploration lunaire", estime l'analyste Antoine Grenier, responsable du secteur spatial chez le cabinet de conseil Analysys Mason. Outre SpaceX, son concurrent Blue Origin - entreprise détenue par Jeff Bezos - cherche aussi à développer un alunisseur. Les deux entreprises ont réorienté leur stratégie pour donner la priorité aux missions lunaires. La Nasa prévoit une mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant l'envoi d'astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis. Mais les experts du secteur sont sceptiques quant à la capacité des deux entreprises à atteindre ces objectifs à temps. L'un des principaux obstacles est de démontrer la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape essentielle pour fournir de l'énergie aux moteurs d'une fusée mais qui n'a jamais été testée pour des missions longue durée. "Espérons qu'ils y parviennent", lance Scott Hubbard, qui souligne un "défi technique de taille".
Texte intégral (588 mots)
La gigantesque fusée doit décoller du sud du Texas jeudi à 17H30 locales (22H30 GMT). Les enjeux sont importants pour SpaceX, qui fera voler Starship pour la 12e fois, sept mois après son dernier lancement. Du haut de ses 124 mètres, le modèle actuel est légèrement plus grand que le précédent et l'entreprise aura à coeur de démontrer les améliorations apportées à la fusée lors du vol, un jour seulement après avoir rendu public son dossier d'introduction en Bourse (IPO). SpaceX a déclaré qu'elle ne tentera pas de récupérer le propulseur de sa fusée, une manoeuvre spectaculaire qu'elle a déjà réalisée par le passé. Elle laissera à la place le premier étage s'abîmer dans les eaux du Golfe du Mexique. L'étage supérieur aura lui pour mission de déployer une charge utile de 20 satellites factices, ainsi que deux "satellites Starlink" équipés de caméras, qui tenteront d'analyser l'efficacité du bouclier thermique de l'engin. La mission test devrait durer environ 65 minutes après le décollage. Pendant ce laps de temps, l'étage supérieur devrait suivre une trajectoire suborbitale avant d'amerrir dans l'océan Indien. Les dernières missions de Starship se sont déroulées avec succès mais d'autres s'étaient soldées par des explosions spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes, et une après avoir atteint l'espace. En juin dernier, l'étage supérieur avait explosé lors d'un essai au sol. Obstacles Ce vol d'essai tombe à un moment crucial pour SpaceX: Elon Musk prépare sa retentissante entrée en Bourse, annoncée pour mi-juin, et une version modifiée de la fusée Starship doit servir à terme d'alunisseur pour la Nasa. L'agence spatiale américaine compte envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, avant la Chine, puissance rivale, qui ambitionne aussi d'y envoyer des hommes, d'ici 2030. Mais compte tenu des retards pris par le secteur privé, le gouvernement de Donald Trump craint de plus en plus que les Etats-Unis échouent à réaliser cet objectif en premier. Pour le physicien Scott Hubbard, les enjeux du lancement jeudi sont "énormes". "Le gouvernement a pris la décision de s'allier avec des acteurs privés pour ramener des humains (sur la Lune), et maintenant ces personnes doivent être à la hauteur", estime auprès de l'AFP l'ancien directeur d'un centre de recherche de la Nasa. "Si le lancement se déroule sans encombre, cela ouvrira véritablement la voie à de nouvelles infrastructures et à de nouveaux contrats pour l'exploration lunaire", estime l'analyste Antoine Grenier, responsable du secteur spatial chez le cabinet de conseil Analysys Mason. Outre SpaceX, son concurrent Blue Origin - entreprise détenue par Jeff Bezos - cherche aussi à développer un alunisseur. Les deux entreprises ont réorienté leur stratégie pour donner la priorité aux missions lunaires. La Nasa prévoit une mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant l'envoi d'astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis. Mais les experts du secteur sont sceptiques quant à la capacité des deux entreprises à atteindre ces objectifs à temps. L'un des principaux obstacles est de démontrer la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape essentielle pour fournir de l'énergie aux moteurs d'une fusée mais qui n'a jamais été testée pour des missions longue durée. "Espérons qu'ils y parviennent", lance Scott Hubbard, qui souligne un "défi technique de taille".

21.05.2026 à 02:46

FRANCE 24
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À l'occasion de la publication, mercredi, de son dossier d'introduction en Bourse, SpaceX a pour la première fois levé le voile sur ses comptes. Mais la société spatiale d'Elon Musk n'a pas révélé le montant qu'elle souhaite lever, alors que selon plusieurs médias, sa capitalisation boursière pourrait s'élever à 1 750 milliards de dollars.
Texte intégral (588 mots)
À l'occasion de la publication, mercredi, de son dossier d'introduction en Bourse, SpaceX a pour la première fois levé le voile sur ses comptes. Mais la société spatiale d'Elon Musk n'a pas révélé le montant qu'elle souhaite lever, alors que selon plusieurs médias, sa capitalisation boursière pourrait s'élever à 1 750 milliards de dollars.

21.05.2026 à 00:44

FRANCE 24
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Dans une plainte déposée mercredi, deux policiers ayant défendu le Capitole lors de l'assaut du 6 janvier 2021 à Washington affirment que le fonds d'indemnisation annoncé cette semaine par l'administration Trump est illégal. Ils considèrent qu'il s'agit d'une "une caisse noire de 1,776 milliard de dollars, alimentée par le contribuable" visant à "financer les insurgés et les groupes paramilitaires qui ont commis des violences" au nom de Donald Trump.
Texte intégral (588 mots)
Dans une plainte déposée mercredi, deux policiers ayant défendu le Capitole lors de l'assaut du 6 janvier 2021 à Washington affirment que le fonds d'indemnisation annoncé cette semaine par l'administration Trump est illégal. Ils considèrent qu'il s'agit d'une "une caisse noire de 1,776 milliard de dollars, alimentée par le contribuable" visant à "financer les insurgés et les groupes paramilitaires qui ont commis des violences" au nom de Donald Trump.

21.05.2026 à 00:21

FRANCE 24
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L'émissaire américain au Groenland a terminé mercredi une première visite controversée dans ce territoire arctique convoité par Donald Trump. Dans un entretien à l'AFP, il a estimé qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte" sur l'île, via le renforcement des opérations de sécurité nationale et la réaffectation du personnel dans certaines bases au Groenland.
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L'émissaire américain au Groenland a terminé mercredi une première visite controversée dans ce territoire arctique convoité par Donald Trump. Dans un entretien à l'AFP, il a estimé qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte" sur l'île, via le renforcement des opérations de sécurité nationale et la réaffectation du personnel dans certaines bases au Groenland.

20.05.2026 à 23:31

FRANCE24
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Le bénéfice net ressort à 58,3 milliards de dollars pour le premier trimestre de l'exercice décalé du groupe (de fin janvier à fin avril), plus que triplé par rapport à la même période de l'année précédente (+211%), selon un communiqué. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée très suivie par le marché, il atteint 1,87 dollar, contre 1,75 prévus par les analystes, selon un consensus établi par FactSet. Comme il l'avait déjà fait lors du trimestre précédent, Jensen Huang a insisté sur le tournant que constitue, selon lui, l'avènement des agents IA, cette nouvelle génération d'interfaces qui ne se contentent plus de répondre mais peuvent effectuer seules des tâches. Ces agents "génèrent de la valeur ajoutée et sont déployés rapidement dans les entreprises", a souligné le dirigeant, cité dans le communiqué. Et "Nvidia est positionné de façon unique, au centre de cette transformation". Avec ses processeurs, ses serveurs et son architecture logicielle qui gère l'ensemble, Nvidia est "la seule plateforme" présente dans tous les espaces de l'IA, à distance (cloud) ou sur site (edge), pour les entreprises, a fait valoir Jensen Huang. De plus en plus sollicités, les agents IA démultiplient les besoins en puissance de calcul, assurés par des puces, notamment les désormais fameuses GPU (graphics processing unit) de Nvidia. Le chiffre d'affaires s'affiche à 81,6 milliards de dollars, en hausse de 85% sur un an. Ce nouveau coup d'éclat n'a pourtant pas enthousiasmé le marché. Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, le titre perdait un peu moins de 1%. "Nvidia a fait mieux que prévu mais à ce stade, c'est déjà intégré dans le cours parce qu'ils le font chaque trimestre", a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer. Pour lui, les investisseurs s'interrogent sur la "durabilité" de cette trajectoire, en 2027 et 2028, dans un contexte de montée en puissance de la concurrence sur le segment de l'"inférence", c'est-à-dire la phase d'utilisation des modèles d'IA et plus de développement. Jacob Bourne évoque aussi le scepticisme de certains observateurs quant aux accords passés par Nvidia avec une bonne partie de l'écosystème IA, partenariats qui incluent régulièrement un investissement du groupe de Santa Clara (Californie) chez son client, notamment avec OpenAI, le spécialiste du "cloud" CoreWeave et la start-up IA Cohere. Ces transactions font penser à des analystes que Nvidia "soutient la demande (pour ses propres produits) en utilisant son bilan", a-t-il dit.
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Le bénéfice net ressort à 58,3 milliards de dollars pour le premier trimestre de l'exercice décalé du groupe (de fin janvier à fin avril), plus que triplé par rapport à la même période de l'année précédente (+211%), selon un communiqué. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée très suivie par le marché, il atteint 1,87 dollar, contre 1,75 prévus par les analystes, selon un consensus établi par FactSet. Comme il l'avait déjà fait lors du trimestre précédent, Jensen Huang a insisté sur le tournant que constitue, selon lui, l'avènement des agents IA, cette nouvelle génération d'interfaces qui ne se contentent plus de répondre mais peuvent effectuer seules des tâches. Ces agents "génèrent de la valeur ajoutée et sont déployés rapidement dans les entreprises", a souligné le dirigeant, cité dans le communiqué. Et "Nvidia est positionné de façon unique, au centre de cette transformation". Avec ses processeurs, ses serveurs et son architecture logicielle qui gère l'ensemble, Nvidia est "la seule plateforme" présente dans tous les espaces de l'IA, à distance (cloud) ou sur site (edge), pour les entreprises, a fait valoir Jensen Huang. De plus en plus sollicités, les agents IA démultiplient les besoins en puissance de calcul, assurés par des puces, notamment les désormais fameuses GPU (graphics processing unit) de Nvidia. Le chiffre d'affaires s'affiche à 81,6 milliards de dollars, en hausse de 85% sur un an. Ce nouveau coup d'éclat n'a pourtant pas enthousiasmé le marché. Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, le titre perdait un peu moins de 1%. "Nvidia a fait mieux que prévu mais à ce stade, c'est déjà intégré dans le cours parce qu'ils le font chaque trimestre", a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer. Pour lui, les investisseurs s'interrogent sur la "durabilité" de cette trajectoire, en 2027 et 2028, dans un contexte de montée en puissance de la concurrence sur le segment de l'"inférence", c'est-à-dire la phase d'utilisation des modèles d'IA et plus de développement. Jacob Bourne évoque aussi le scepticisme de certains observateurs quant aux accords passés par Nvidia avec une bonne partie de l'écosystème IA, partenariats qui incluent régulièrement un investissement du groupe de Santa Clara (Californie) chez son client, notamment avec OpenAI, le spécialiste du "cloud" CoreWeave et la start-up IA Cohere. Ces transactions font penser à des analystes que Nvidia "soutient la demande (pour ses propres produits) en utilisant son bilan", a-t-il dit.

20.05.2026 à 23:15

FRANCE24
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La dernière et seule victoire des "Villans" en Europe remontait à mai 1982 (contre le Bayern Munich), soit un mois avant la naissance de leur plus grand fan, le prince William, 44 ans au mois de juin. Comme un symbole, sur le premier but des joueurs de Birmingham, l'héritier du trône d'Angleterre a exulté comme un fou dans les tribunes du Besiktas stadium, planté le long du Bosphore à Istanbul. A ce même moment, les joueurs d'Unai Emery, eux, ont sauté dans les bras d'Austin MacPhee, l'entraineur adjoint et spécialiste des coups de pied arrêt. Sur un corner de l'international français Lucas Digne joué court avec Morgan Rogers, le Belge Youri Tielmans a parfaitement croisé sa volée dans le petit filet opposé, concluant une combinaison visiblement travaillée avec le staff (1-0, 41e). Voulant terminer fort la première période, après avoir été peu dangereux hormis sur une seule action (3e), les Anglais ont mis la pression sur la défense de Fribourg, incapable de rivaliser. Emery, un record de plus en Ligue Europa Juste avant de revenir aux vestiaires, les Anglais ont mis KO les joueurs du club de la Forêt noir - qui ne compte aucun trophée majeur à son palmarès - sur une somptueuse frappe enroulée d'Emiliano Buendia (2-0, 45+3), servi par son capitaine John Mc Ginn, qui était dans tous les bons coups. Cette finale est "sans aucun doute le moment dont je suis le plus fier en tant que capitaine", disait l'Ecossais mardi devant la presse, car le chemin fut long pour lui et les Villans. Mercredi soir, ils mettent fin à une longue série d'échecs en finale: Coupe de la Ligue (2010, 2020) et Coupe d'Angleterre (2000, 2015). Cette fois, ils n'ont pas tremblé, en tuant le match avec le troisième but signé Morgan Rogers, bien trouvé par Lucas Digne (3-0, 58e). Relégué en 2016 en Championship, revenu en 2019 en Premier League, Aston Villa s'est fait mercredi soir une place parmi les cadors européens, après avoir repris des couleurs depuis l'arrivée d'Unai Emery en 2022. Après une demi-finale de Ligue Conférence en 2024, puis un quart de finale de Ligue des champions en 2025, Unai Emery remporte donc de de nouveau la Ligue Europa en 2026. C'est la cinquième pour le "roi de la Ligue Europa, qui l'a remporté trois fois avec Séville et une fois avec Villarreal, marquant définitivement l'histoire de cette compétition. "C'est une question de prestige, cela permet de repositionner le club en Europe et de le réaffirmer comme une grande marque européenne", lançait mardi l'Espagnol. C'est donc chose faite quarante-quatre ans après le sacre de 1982 en Coupe des clubs champions. C'est aussi le premier titre tout court depuis 1996 (Coupe de la Ligue). Tout semblait écrit pour les Villans, car dès la veille, les supporters anglais avaient envahi les rues d'Istanbul. Avec des maillots, des bobs et des drapeaux, les Anglais étaient partout et notamment en train de chanter fort dès mardi soir dans les petites rues qui bordent la place Taksim. Mais aussi mercredi tout au long de la journée sous la pluie... Et on imagine qu'ils vont continuer dans la nuit jusqu'à jeudi matin.
Texte intégral (545 mots)
La dernière et seule victoire des "Villans" en Europe remontait à mai 1982 (contre le Bayern Munich), soit un mois avant la naissance de leur plus grand fan, le prince William, 44 ans au mois de juin. Comme un symbole, sur le premier but des joueurs de Birmingham, l'héritier du trône d'Angleterre a exulté comme un fou dans les tribunes du Besiktas stadium, planté le long du Bosphore à Istanbul. A ce même moment, les joueurs d'Unai Emery, eux, ont sauté dans les bras d'Austin MacPhee, l'entraineur adjoint et spécialiste des coups de pied arrêt. Sur un corner de l'international français Lucas Digne joué court avec Morgan Rogers, le Belge Youri Tielmans a parfaitement croisé sa volée dans le petit filet opposé, concluant une combinaison visiblement travaillée avec le staff (1-0, 41e). Voulant terminer fort la première période, après avoir été peu dangereux hormis sur une seule action (3e), les Anglais ont mis la pression sur la défense de Fribourg, incapable de rivaliser. Emery, un record de plus en Ligue Europa Juste avant de revenir aux vestiaires, les Anglais ont mis KO les joueurs du club de la Forêt noir - qui ne compte aucun trophée majeur à son palmarès - sur une somptueuse frappe enroulée d'Emiliano Buendia (2-0, 45+3), servi par son capitaine John Mc Ginn, qui était dans tous les bons coups. Cette finale est "sans aucun doute le moment dont je suis le plus fier en tant que capitaine", disait l'Ecossais mardi devant la presse, car le chemin fut long pour lui et les Villans. Mercredi soir, ils mettent fin à une longue série d'échecs en finale: Coupe de la Ligue (2010, 2020) et Coupe d'Angleterre (2000, 2015). Cette fois, ils n'ont pas tremblé, en tuant le match avec le troisième but signé Morgan Rogers, bien trouvé par Lucas Digne (3-0, 58e). Relégué en 2016 en Championship, revenu en 2019 en Premier League, Aston Villa s'est fait mercredi soir une place parmi les cadors européens, après avoir repris des couleurs depuis l'arrivée d'Unai Emery en 2022. Après une demi-finale de Ligue Conférence en 2024, puis un quart de finale de Ligue des champions en 2025, Unai Emery remporte donc de de nouveau la Ligue Europa en 2026. C'est la cinquième pour le "roi de la Ligue Europa, qui l'a remporté trois fois avec Séville et une fois avec Villarreal, marquant définitivement l'histoire de cette compétition. "C'est une question de prestige, cela permet de repositionner le club en Europe et de le réaffirmer comme une grande marque européenne", lançait mardi l'Espagnol. C'est donc chose faite quarante-quatre ans après le sacre de 1982 en Coupe des clubs champions. C'est aussi le premier titre tout court depuis 1996 (Coupe de la Ligue). Tout semblait écrit pour les Villans, car dès la veille, les supporters anglais avaient envahi les rues d'Istanbul. Avec des maillots, des bobs et des drapeaux, les Anglais étaient partout et notamment en train de chanter fort dès mardi soir dans les petites rues qui bordent la place Taksim. Mais aussi mercredi tout au long de la journée sous la pluie... Et on imagine qu'ils vont continuer dans la nuit jusqu'à jeudi matin.

20.05.2026 à 23:07

FRANCE24
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Cette série documentaire du géant du streaming sera disponible le 29 mai, en plein Roland-Garros, un tournoi du Grand Chelem où le joueur espagnol a écrit sa légende en s'imposant à 14 reprises, un record. "Je crois que c'est un documentaire réel, qui ne peint pas tout en rose, et qui combine ce qu'a été ma carrière sportive, avec les difficultés que j'ai affrontées", a déclaré "Rafa" à l'AFP, juste avant la diffusion du premier des quatre épisodes à Madrid. "Je crois que j'ai été assez transparent sur ma vie, par rapport à toutes les choses qui me sont arrivées. J'ai été sincère, et c'est mon histoire", a ajouté le roi incontesté de la terre battue, qui a remporté un total de 22 titres du Grand Chelem en plus de 20 ans de carrière, jusqu'à sa retraite fin 2024. Le documentaire a d'ailleurs été tourné durant cette ultime saison, alors "que j'étais encore en activité, (que) j'essayais de revenir d'une blessure, d'une opération à la hanche", a-t-il relevé. "Et je n'ai pas réussi. J'ai essayé de rester compétitif, mais je n'ai pas pu me remettre à 100%. Tout ce processus a été filmé: les doutes, l'incertitude, puis l'acceptation de la situation". Etait-il important pour lui de raconter cette fin douloureuse? "Pas forcément, mais j'ai des gens autour de moi en qui j'ai confiance qui m'ont convaincu de le faire, des gens qui ont eu du succès dans ce domaine et qui avaient peut-être une vision plus globale de ma carrière", a répondu Rafael Nadal. "J'ai suivi leur conseil et nous voilà ici. J'espère que cela vous plaira", a conclu celui qui a eu le droit à un hommage particulièrement émouvant il y a un an Porte d'Auteuil, où trône une statue à son effigie.
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Cette série documentaire du géant du streaming sera disponible le 29 mai, en plein Roland-Garros, un tournoi du Grand Chelem où le joueur espagnol a écrit sa légende en s'imposant à 14 reprises, un record. "Je crois que c'est un documentaire réel, qui ne peint pas tout en rose, et qui combine ce qu'a été ma carrière sportive, avec les difficultés que j'ai affrontées", a déclaré "Rafa" à l'AFP, juste avant la diffusion du premier des quatre épisodes à Madrid. "Je crois que j'ai été assez transparent sur ma vie, par rapport à toutes les choses qui me sont arrivées. J'ai été sincère, et c'est mon histoire", a ajouté le roi incontesté de la terre battue, qui a remporté un total de 22 titres du Grand Chelem en plus de 20 ans de carrière, jusqu'à sa retraite fin 2024. Le documentaire a d'ailleurs été tourné durant cette ultime saison, alors "que j'étais encore en activité, (que) j'essayais de revenir d'une blessure, d'une opération à la hanche", a-t-il relevé. "Et je n'ai pas réussi. J'ai essayé de rester compétitif, mais je n'ai pas pu me remettre à 100%. Tout ce processus a été filmé: les doutes, l'incertitude, puis l'acceptation de la situation". Etait-il important pour lui de raconter cette fin douloureuse? "Pas forcément, mais j'ai des gens autour de moi en qui j'ai confiance qui m'ont convaincu de le faire, des gens qui ont eu du succès dans ce domaine et qui avaient peut-être une vision plus globale de ma carrière", a répondu Rafael Nadal. "J'ai suivi leur conseil et nous voilà ici. J'espère que cela vous plaira", a conclu celui qui a eu le droit à un hommage particulièrement émouvant il y a un an Porte d'Auteuil, où trône une statue à son effigie.

20.05.2026 à 23:05

FRANCE24
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"Nous savons que certains préfèreraient que cette Assemblée en dise moins, ou qu'elle ne dise rien du tout", a noté avant le vote Odo Tevi, ambassadeur à l'ONU du Vanuatu, petit Etat insulaire du Pacifique et grand défenseur du combat pour la justice climatique. Mais cette résolution "est importante parce que les dommages sont réels et déjà présents pour les îles et les zones côtières en basse altitude, pour les communautés faisant face à la sécheresse et aux mauvaises récoltes, pour ceux dont les maisons, les revenus, et la culture sont bouleversés par des forces qu'ils n'ont pas déclenchées", a-t-il insisté. Ce texte adopté par 141 voix pour, 8 contre (dont Etats-Unis, Israël, Iran, Russie, Arabie saoudite) et 28 abstentions "est une puissante proclamation du droit international, de la justice climatique, de la science et de la responsabilité des Etats à protéger la population de l'escalade de la crise climatique", a salué le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sous l'impulsion de Vanuatu, l'Assemblée générale avait réclamé en 2024 à la Cour internationale de Justice (CIJ) un avis consultatif sur la responsabilité des Etats de respecter leurs engagements climatiques. L'avis rendu l'été dernier a dépassé les attentes des défenseurs du climat: la Cour a affirmé que les Etats qui violaient leurs obligations climatiques commettaient un acte "illicite" et ouvert la voie à des "réparations" pour les pays affectés. Pour rebondir sur cet avis non contraignant mais sur lequel les tribunaux du monde entier peuvent s'appuyer, Vanuatu a présenté en janvier un projet de résolution destiné à le mettre en oeuvre. Mais la résolution n'est pas sortie indemne des nombreuses séances de négociations entre Etats, dont beaucoup ne considèrent plus le climat comme une cause prioritaire face aux intérêts industriels ou sécuritaires. Elle salue l'avis de la Cour, souligne "l'importance et l'autorité" qu'il revêt pour "éclaircir le droit international en vigueur" et appelle tous les Etats à "honorer les obligations que leur fait le droit international" pour protéger le climat. Elle insiste sur les mesures à prendre pour limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, notamment en sortant progressivement des énergies fossiles, l'objectif adopté en 2023 par près de 200 pays lors d'une réunion climatique à Dubaï. "Tournant" Mais l'idée d'un "registre international des dommages" destiné à rassembler les "preuves" des préjudices attribuables au réchauffement, élément phare du projet originel vu par l'AFP, a provoqué une levée de bouclier et a disparu. Les plus gros responsables des émissions de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle se montrent aussi régulièrement hostiles à tout mécanisme qui pourrait les forcer à verser des réparations à ceux qui sont les premières victimes du dérèglement climatique. La résolution souligne toutefois que selon la CIJ, un Etat en violation de ses obligations climatiques engage sa responsabilité, avec l'éventualité de devoir octroyer "une réparation intégrale aux Etats lésés". Malgré un texte édulcoré, ce vote "doit être un tournant en matière de responsabilité pour les dommages climatiques", a réagi Vishal Prasad, directeur des "Etudiants des îles du Pacifique contre le changement climatique" (PISFCC), ONG à l'origine de l'idée de saisir la CIJ. "Le voyage de cette idée depuis les salles de classe du Pacifique jusqu'à La Haye et aux Nations unies nous permet de continuer à espérer que quand les gens se mobilisent, ils peuvent pousser le monde à agir", a-t-il ajouté. Les multiples révisions du texte n'ont en revanche pas suffi à lever l'opposition notamment des Etats-Unis, à nouveau sortis de l'Accord de Paris par Donald Trump. Cette résolution "très problématique" inclut notamment "des exigences politiques inappropriées liées aux énergies fossiles et d'autres questions climatiques", a dénoncé l'ambassadrice américaine adjointe Tammy Bruce, refusant de considérer l'avis de la CIJ comme "faisant autorité". Poursuivant leur pression, des pays producteurs de pétrole, comme l'Arabie saoudite et le Koweït, ont eux, en vain, déposé des amendements, jugés par Vanuatu comme une nouvelle tentative d'"affaiblir" encore le texte. Ils ont également multiplié les interventions de procédure, retardant le vote. Les défenseurs du climat espèrent désormais que l'idée d'un registre des dommages revienne sur la table à la faveur d'un rapport du secrétaire général de l'ONU. La résolution lui demande de présenter des suggestions pour "favoriser le bon respect de toutes les obligations" mises en avant par la CIJ.
Texte intégral (780 mots)
"Nous savons que certains préfèreraient que cette Assemblée en dise moins, ou qu'elle ne dise rien du tout", a noté avant le vote Odo Tevi, ambassadeur à l'ONU du Vanuatu, petit Etat insulaire du Pacifique et grand défenseur du combat pour la justice climatique. Mais cette résolution "est importante parce que les dommages sont réels et déjà présents pour les îles et les zones côtières en basse altitude, pour les communautés faisant face à la sécheresse et aux mauvaises récoltes, pour ceux dont les maisons, les revenus, et la culture sont bouleversés par des forces qu'ils n'ont pas déclenchées", a-t-il insisté. Ce texte adopté par 141 voix pour, 8 contre (dont Etats-Unis, Israël, Iran, Russie, Arabie saoudite) et 28 abstentions "est une puissante proclamation du droit international, de la justice climatique, de la science et de la responsabilité des Etats à protéger la population de l'escalade de la crise climatique", a salué le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sous l'impulsion de Vanuatu, l'Assemblée générale avait réclamé en 2024 à la Cour internationale de Justice (CIJ) un avis consultatif sur la responsabilité des Etats de respecter leurs engagements climatiques. L'avis rendu l'été dernier a dépassé les attentes des défenseurs du climat: la Cour a affirmé que les Etats qui violaient leurs obligations climatiques commettaient un acte "illicite" et ouvert la voie à des "réparations" pour les pays affectés. Pour rebondir sur cet avis non contraignant mais sur lequel les tribunaux du monde entier peuvent s'appuyer, Vanuatu a présenté en janvier un projet de résolution destiné à le mettre en oeuvre. Mais la résolution n'est pas sortie indemne des nombreuses séances de négociations entre Etats, dont beaucoup ne considèrent plus le climat comme une cause prioritaire face aux intérêts industriels ou sécuritaires. Elle salue l'avis de la Cour, souligne "l'importance et l'autorité" qu'il revêt pour "éclaircir le droit international en vigueur" et appelle tous les Etats à "honorer les obligations que leur fait le droit international" pour protéger le climat. Elle insiste sur les mesures à prendre pour limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, notamment en sortant progressivement des énergies fossiles, l'objectif adopté en 2023 par près de 200 pays lors d'une réunion climatique à Dubaï. "Tournant" Mais l'idée d'un "registre international des dommages" destiné à rassembler les "preuves" des préjudices attribuables au réchauffement, élément phare du projet originel vu par l'AFP, a provoqué une levée de bouclier et a disparu. Les plus gros responsables des émissions de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle se montrent aussi régulièrement hostiles à tout mécanisme qui pourrait les forcer à verser des réparations à ceux qui sont les premières victimes du dérèglement climatique. La résolution souligne toutefois que selon la CIJ, un Etat en violation de ses obligations climatiques engage sa responsabilité, avec l'éventualité de devoir octroyer "une réparation intégrale aux Etats lésés". Malgré un texte édulcoré, ce vote "doit être un tournant en matière de responsabilité pour les dommages climatiques", a réagi Vishal Prasad, directeur des "Etudiants des îles du Pacifique contre le changement climatique" (PISFCC), ONG à l'origine de l'idée de saisir la CIJ. "Le voyage de cette idée depuis les salles de classe du Pacifique jusqu'à La Haye et aux Nations unies nous permet de continuer à espérer que quand les gens se mobilisent, ils peuvent pousser le monde à agir", a-t-il ajouté. Les multiples révisions du texte n'ont en revanche pas suffi à lever l'opposition notamment des Etats-Unis, à nouveau sortis de l'Accord de Paris par Donald Trump. Cette résolution "très problématique" inclut notamment "des exigences politiques inappropriées liées aux énergies fossiles et d'autres questions climatiques", a dénoncé l'ambassadrice américaine adjointe Tammy Bruce, refusant de considérer l'avis de la CIJ comme "faisant autorité". Poursuivant leur pression, des pays producteurs de pétrole, comme l'Arabie saoudite et le Koweït, ont eux, en vain, déposé des amendements, jugés par Vanuatu comme une nouvelle tentative d'"affaiblir" encore le texte. Ils ont également multiplié les interventions de procédure, retardant le vote. Les défenseurs du climat espèrent désormais que l'idée d'un registre des dommages revienne sur la table à la faveur d'un rapport du secrétaire général de l'ONU. La résolution lui demande de présenter des suggestions pour "favoriser le bon respect de toutes les obligations" mises en avant par la CIJ.

20.05.2026 à 22:55

Anthony SAINT-LÉGER
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Dans une vidéo virale, un groupe de personnes agresse un policier à terre à coups de pied, de poing et de marteau. Les internautes qui partagent ces images violentes affirment à tort que ces violences sont le fait de migrants en Italie. Un exemple supplémentaire de l'utilisation de la désinformation comme arme anti-immigration.
Texte intégral (780 mots)
Dans une vidéo virale, un groupe de personnes agresse un policier à terre à coups de pied, de poing et de marteau. Les internautes qui partagent ces images violentes affirment à tort que ces violences sont le fait de migrants en Italie. Un exemple supplémentaire de l'utilisation de la désinformation comme arme anti-immigration.
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