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26.03.2026 à 07:28

"La guerre ou la paix" : Orban brandit l’Ukraine comme épouvantail avant des élections cruciales

Sonya CIESNIK
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À l'approche des législatives hongroises du 12 avril, Viktor Orban durcit son discours contre l'Ukraine. Fragilisé dans les sondages, le Premier ministre hongrois accuse Kiev et ses alliés européens de vouloir entraîner son pays dans le conflit, transformant le scrutin comme un choix entre la guerre ou la paix.
À l'approche des législatives hongroises du 12 avril, Viktor Orban durcit son discours contre l'Ukraine. Fragilisé dans les sondages, le Premier ministre hongrois accuse Kiev et ses alliés européens de vouloir entraîner son pays dans le conflit, transformant le scrutin comme un choix entre la guerre ou la paix.

26.03.2026 à 06:41

Birmanie: un an après, les plaies du séisme restent ouvertes

FRANCE24
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Plus de 3.800 personnes ont été tuées dans le pays d'Asie du Sud-Est lorsqu'une secousse de magnitude 7,7 est survenue le 28 mars 2025. Les journalistes de l'AFP furent les premiers parmi les médias étrangers à atteindre Mandalay. Un an plus tard, ils ont observé un tableau contrasté des efforts de reconstruction dans les zones touchées. A Naypyidaw, l'auvent en béton du service des urgences de l'hôpital, qui avait écrasé une voiture en s'effondrant, a été remplacé par une nouvelle structure plus légère, avec un toit en plastique. Une rare photo spontanée du chef de la junte Min Aung Hlaing, visiblement désemparé alors qu'il tentait de diriger les secours, fut l'un des nombreux clichés capturant le chaos après le séisme, survenu en pleine guerre civile. Bouddha couché Mandalay, l'ancienne capitale royale bordée par la jungle montagneuse et les méandres du fleuve Irrawaddy, a subi le plus gros des dégâts. Dans une pagode de la banlieue sud, une statue de Bouddha couché émerge d'un amas de briques, le visage respectueusement nettoyé. Quatre personnes y sont mortes au moment du séisme, dont une jeune fille qui méditait, témoigne Hsan Tun, 70 ans. "C'est uniquement grâce à la protection du Bouddha que nous avons survécu", affirme-t-il au sein d'une communauté toujours marquée par le drame. "Certains reconstruisent leurs maisons, tandis que d'autres reçoivent seulement maintenant l'aide nécessaire pour travailler et vivre", décrit le vieil homme. Presque tous les bâtiments résidentiels qui s'étaient effondrés ont été déblayés. Certains ont été reconstruits, d'autres ont laissé derrière eux des terrains vides clôturés un peu partout dans la ville. Les tours penchées dominant les douves du palais ont été redressées et des ouvriers bâtissent de nouveaux créneaux de briques pour leurs remparts de soutien. Après le tremblement de terre, des milliers de personnes dont les maisons étaient inhabitables, ou qui craignaient les répliques, ont dormi des semaines près des douves. Leurs berges sont redevenues aujourd'hui le domaine des joggeurs matinaux et des promeneurs. "Gravé dans mon coeur" Certains bâtiments du monastère Thahtay Kyaung, où des moines bouddhistes en tenue safran avaient déblayé les décombres à la main, ont été rasés. "Les gens affrontent de nombreuses difficultés économiques", raconte l'abbé U Thudassa. "Comme le dit le proverbe, quand le ciel tombe, il tombe sur tout le monde". "Nous construisons autant que possible avec ce que nous avons", ajoute le religieux de 70 ans. "Nous ne pouvons pas rester immobiles. Les catastrophes naturelles feront toujours partie de la vie". A la pagode Nagayon d'Amarapura, une statue de Bouddha qui n'avait plus que deux jambes et deux mains a été entièrement restaurée et affiche de nouveau un regard serein. Dans le village voisin de Bon Oe, le séisme a provoqué l'effondrement d'une mosquée sur les fidèles rassemblés pour la prière du dernier vendredi du ramadan, tuant de nombreuses personnes. Les travaux de reconstruction n'ont pas encore débuté. L'approbation du gouvernement est nécessaire pour les édifices religieux et elle n'a pas encore été accordée. En attendant, les hommes se réunissent pour les prières du soir dans une structure temporaire recouverte de bâches vertes et d'un toit de feuilles de palmier. "Hier marquait un an" depuis le drame, souligne le responsable de la mosquée, Khin Maung Naing, comptant selon le calendrier islamique. "Tout le monde sursaute encore au moindre gros bruit". "Même un an après, tout semble s'être produit hier ou avant-hier", poursuit-il. "La secousse, les scènes de destruction, les émotions (...) Ca reste gravé dans mon coeur".
Texte intégral (633 mots)
Plus de 3.800 personnes ont été tuées dans le pays d'Asie du Sud-Est lorsqu'une secousse de magnitude 7,7 est survenue le 28 mars 2025. Les journalistes de l'AFP furent les premiers parmi les médias étrangers à atteindre Mandalay. Un an plus tard, ils ont observé un tableau contrasté des efforts de reconstruction dans les zones touchées. A Naypyidaw, l'auvent en béton du service des urgences de l'hôpital, qui avait écrasé une voiture en s'effondrant, a été remplacé par une nouvelle structure plus légère, avec un toit en plastique. Une rare photo spontanée du chef de la junte Min Aung Hlaing, visiblement désemparé alors qu'il tentait de diriger les secours, fut l'un des nombreux clichés capturant le chaos après le séisme, survenu en pleine guerre civile. Bouddha couché Mandalay, l'ancienne capitale royale bordée par la jungle montagneuse et les méandres du fleuve Irrawaddy, a subi le plus gros des dégâts. Dans une pagode de la banlieue sud, une statue de Bouddha couché émerge d'un amas de briques, le visage respectueusement nettoyé. Quatre personnes y sont mortes au moment du séisme, dont une jeune fille qui méditait, témoigne Hsan Tun, 70 ans. "C'est uniquement grâce à la protection du Bouddha que nous avons survécu", affirme-t-il au sein d'une communauté toujours marquée par le drame. "Certains reconstruisent leurs maisons, tandis que d'autres reçoivent seulement maintenant l'aide nécessaire pour travailler et vivre", décrit le vieil homme. Presque tous les bâtiments résidentiels qui s'étaient effondrés ont été déblayés. Certains ont été reconstruits, d'autres ont laissé derrière eux des terrains vides clôturés un peu partout dans la ville. Les tours penchées dominant les douves du palais ont été redressées et des ouvriers bâtissent de nouveaux créneaux de briques pour leurs remparts de soutien. Après le tremblement de terre, des milliers de personnes dont les maisons étaient inhabitables, ou qui craignaient les répliques, ont dormi des semaines près des douves. Leurs berges sont redevenues aujourd'hui le domaine des joggeurs matinaux et des promeneurs. "Gravé dans mon coeur" Certains bâtiments du monastère Thahtay Kyaung, où des moines bouddhistes en tenue safran avaient déblayé les décombres à la main, ont été rasés. "Les gens affrontent de nombreuses difficultés économiques", raconte l'abbé U Thudassa. "Comme le dit le proverbe, quand le ciel tombe, il tombe sur tout le monde". "Nous construisons autant que possible avec ce que nous avons", ajoute le religieux de 70 ans. "Nous ne pouvons pas rester immobiles. Les catastrophes naturelles feront toujours partie de la vie". A la pagode Nagayon d'Amarapura, une statue de Bouddha qui n'avait plus que deux jambes et deux mains a été entièrement restaurée et affiche de nouveau un regard serein. Dans le village voisin de Bon Oe, le séisme a provoqué l'effondrement d'une mosquée sur les fidèles rassemblés pour la prière du dernier vendredi du ramadan, tuant de nombreuses personnes. Les travaux de reconstruction n'ont pas encore débuté. L'approbation du gouvernement est nécessaire pour les édifices religieux et elle n'a pas encore été accordée. En attendant, les hommes se réunissent pour les prières du soir dans une structure temporaire recouverte de bâches vertes et d'un toit de feuilles de palmier. "Hier marquait un an" depuis le drame, souligne le responsable de la mosquée, Khin Maung Naing, comptant selon le calendrier islamique. "Tout le monde sursaute encore au moindre gros bruit". "Même un an après, tout semble s'être produit hier ou avant-hier", poursuit-il. "La secousse, les scènes de destruction, les émotions (...) Ca reste gravé dans mon coeur".

26.03.2026 à 06:39

Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre

FRANCE24
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"Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire" par crainte de "se faire tuer par les leurs", a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington. "Ils ont aussi peur qu'on les tue", a-t-il lancé, au 27e jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était "prêt à déchaîner l'enfer" si Téhéran faisait "encore un mauvais calcul". Aucune information n'est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'a "pas l'intention de négocier" et compte "continuer à résister". Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l'Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais. "Parfois, des messages peuvent être transmis (...) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation", a noté M. Araghchi à la télévision d'Etat. L'Iran veut "mettre la fin à la guerre à ses propres conditions", a-t-il souligné. Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue "hors de contrôle", selon les termes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sans toutefois d'ouverture diplomatique jusqu'ici, même si Pékin a dit jeudi voir "des signaux en faveur de négociations" émis à la fois par les Etats-Unis et l'Iran. Le conflit sera au menu jeudi d'une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l'Américain Marco Rubio. "Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie", a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie. Installations détruites Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l'autre. Tôt jeudi, l'armée israélienne a indiqué avoir achevé des "frappes à grande échelle" sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan dans le centre du pays. Israël a également dit faire l'objet d'une nouvelle attaque de missiles iraniens. L'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques. L'armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit "plus des deux tiers" des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et "92%" de la flotte iranienne. Le quasi blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d'environ 60% des cours du brut depuis le début de l'attaque israélo-américaine le 28 février. Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l'Iran a dit autoriser le passage de navires de pays "non-hostiles". Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d'un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre. Jeudi, l'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.
Texte intégral (715 mots)
"Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire" par crainte de "se faire tuer par les leurs", a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington. "Ils ont aussi peur qu'on les tue", a-t-il lancé, au 27e jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était "prêt à déchaîner l'enfer" si Téhéran faisait "encore un mauvais calcul". Aucune information n'est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'a "pas l'intention de négocier" et compte "continuer à résister". Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l'Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais. "Parfois, des messages peuvent être transmis (...) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation", a noté M. Araghchi à la télévision d'Etat. L'Iran veut "mettre la fin à la guerre à ses propres conditions", a-t-il souligné. Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue "hors de contrôle", selon les termes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sans toutefois d'ouverture diplomatique jusqu'ici, même si Pékin a dit jeudi voir "des signaux en faveur de négociations" émis à la fois par les Etats-Unis et l'Iran. Le conflit sera au menu jeudi d'une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l'Américain Marco Rubio. "Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie", a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie. Installations détruites Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l'autre. Tôt jeudi, l'armée israélienne a indiqué avoir achevé des "frappes à grande échelle" sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan dans le centre du pays. Israël a également dit faire l'objet d'une nouvelle attaque de missiles iraniens. L'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques. L'armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit "plus des deux tiers" des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et "92%" de la flotte iranienne. Le quasi blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d'environ 60% des cours du brut depuis le début de l'attaque israélo-américaine le 28 février. Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l'Iran a dit autoriser le passage de navires de pays "non-hostiles". Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d'un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre. Jeudi, l'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.

26.03.2026 à 06:15

Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre

FRANCE24
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"Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire" par crainte de "se faire tuer par les leurs", a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington. "Ils ont aussi peur qu'on les tue", a-t-il lancé, au 27e jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était "prêt à déchaîner l'enfer" si Téhéran faisait "encore un mauvais calcul". Aucune information n'est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'a "pas l'intention de négocier" et compte "continuer à résister". Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l'Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais. "Parfois, des messages peuvent être transmis (...) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation", a noté M. Araghchi à la télévision d'Etat. L'Iran veut "mettre la fin à la guerre à ses propres conditions", a-t-il souligné. Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue "hors de contrôle", selon les termes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sans toutefois d'ouverture diplomatique jusqu'ici, même si Pékin a dit jeudi voir "des signaux en faveur de négociations" émis à la fois par les Etats-Unis et l'Iran. Le conflit sera au menu jeudi d'une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l'Américain Marco Rubio. "Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie", a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie. Installations détruites Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l'autre. Tôt jeudi, l'armée israélienne a indiqué avoir achevé des "frappes à grande échelle" sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan dans le centre du pays. Israël a également dit faire l'objet d'une nouvelle attaque de missiles iraniens. L'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques. L'armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit "plus des deux tiers" des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et "92%" de la flotte iranienne. Le quasi blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d'environ 60% des cours du brut depuis le début de l'attaque israélo-américaine le 28 février. Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l'Iran a dit autoriser le passage de navires de pays "non-hostiles". Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d'un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre. Jeudi, l'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.
Texte intégral (715 mots)
"Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire" par crainte de "se faire tuer par les leurs", a affirmé le président américain mercredi soir devant un parterre de parlementaires républicains réunis mercredi soir à Washington. "Ils ont aussi peur qu'on les tue", a-t-il lancé, au 27e jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. Plus tôt dans la journée de mercredi, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était "prêt à déchaîner l'enfer" si Téhéran faisait "encore un mauvais calcul". Aucune information n'est disponible sur le ou les dirigeants iraniens en charge des négociations évoquées par Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'a "pas l'intention de négocier" et compte "continuer à résister". Une proposition américaine pour faire taire les armes, qui, selon des médias américains et israéliens, contient quinze points, a été transmis à l'Iran par Islamabad, en bons termes avec les deux pays, selon deux hauts responsables pakistanais. "Parfois, des messages peuvent être transmis (...) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation", a noté M. Araghchi à la télévision d'Etat. L'Iran veut "mettre la fin à la guerre à ses propres conditions", a-t-il souligné. Les initiatives diplomatiques se sont multipliées ces derniers jours pour tenter de mettre un terme à une guerre devenue "hors de contrôle", selon les termes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Sans toutefois d'ouverture diplomatique jusqu'ici, même si Pékin a dit jeudi voir "des signaux en faveur de négociations" émis à la fois par les Etats-Unis et l'Iran. Le conflit sera au menu jeudi d'une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, qui ne seront rejoints que vendredi par l'Américain Marco Rubio. "Ce qui m’inquiète le plus dans cette guerre, c’est qu’il n’y a pas eu de consultation, il n’y a pas de stratégie, il n’y a pas d’objectif clair et, le pire de mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas de stratégie de sortie", a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie. Installations détruites Sur le terrain, les attaques se poursuivent dans un sens et dans l'autre. Tôt jeudi, l'armée israélienne a indiqué avoir achevé des "frappes à grande échelle" sur des infrastructures non spécifiées dans plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan dans le centre du pays. Israël a également dit faire l'objet d'une nouvelle attaque de missiles iraniens. L'Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont aussi dit faire face à de nouvelles attaques. L'armée américaine a assuré avoir endommagé ou détruit "plus des deux tiers" des installations de production de drones et de missiles ainsi que des chantiers navals iraniens, et "92%" de la flotte iranienne. Le quasi blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d'environ 60% des cours du brut depuis le début de l'attaque israélo-américaine le 28 février. Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du Brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille, alors que l'Iran a dit autoriser le passage de navires de pays "non-hostiles". Dépendant quasiment entièrement de pétrole transitant par Ormuz, le Japon a annoncé jeudi devoir puiser pour la deuxième fois dans ses réserves stratégiques. Israël poursuit par ailleurs son intervention contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, où ses frappes ont fait plus d'un million de déplacés depuis que ce pays a été entraîné dans la guerre. Jeudi, l'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été grièvement blessé mercredi par un tir de mortier tiré en direction de ses troupes au Liban.

26.03.2026 à 05:17

Le Parlement européen en passe d'approuver des "hubs de retour" pour migrants

FRANCE24
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Ces mesures sont réclamées avec force par les eurodéputés de droite et d'extrême droite ainsi qu'une majorité de pays membres de l'UE, mais très critiquées par la gauche et les ONG. Environ 20% des décisions d'expulsion de migrants au sein de l'Union européenne aboutissent réellement aujourd'hui, une statistique régulièrement critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. En mars 2025, la Commission européenne avait présenté un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, sur lequel les eurodéputés se prononceront en fin de matinée. Celui-ci permettrait aux Etats membres d'ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l'UE, avec l'idée d'y envoyer, et possiblement d'y détenir, des personnes dont la demande d'asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire: les "hubs de retours". Le texte prévoit aussi des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d'asile refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire. Enfin, il inclut une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel Etat membre, l'objectif étant par exemple qu'une décision prise en France puisse s'appliquer en Espagne et vice-versa. Projets pilotes? Le vote de jeudi constituerait "un recul historique des droits des réfugiés", a alerté Marta Welander, de l'ONG humanitaire International Rescue Committee, s'inquiétant de la multiplication des "détentions de personnes vulnérables, y compris d'enfants". Comme d'autres mesures migratoires, ce texte a jusqu'ici avancé au Parlement grâce à une collaboration renforcée entre élus de droite et d'extrême droite - une alliance qui a provoqué des remous en Allemagne et a été vivement critiquée par le chancelier Friedrich Merz. "Chacune et chacun d'entre nous devra répondre à une question très simple: de quelle Europe voulons-nous? Celle du rejet, celle de la haine, celle de l'enfermement?", a lancé l'eurodéputée écologiste Mélissa Camara, très opposée au texte. L'idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l'examen de leur demande d'asile n'est pas nouvelle. Elle a notamment été testée par l'Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d'une série de contestations judiciaires. En février, il accueillait environ 90 personnes, selon une source au sein des autorités italiennes. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d'obstacles judiciaires. Les deux pays s'affrontent désormais devant les tribunaux. Au cours des dernières semaines, un petit groupe d'Etats membres de l'UE (le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas) s'est d'ailleurs formé afin d'étudier ces modèles, apprendre de leurs "erreurs" et explorer le lancement de projets pilotes, possiblement "dès la fin de l'année", selon un diplomate. D'autres pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres et sont jusqu'ici restés en retrait des discussions autour de leur lancement.
Texte intégral (541 mots)
Ces mesures sont réclamées avec force par les eurodéputés de droite et d'extrême droite ainsi qu'une majorité de pays membres de l'UE, mais très critiquées par la gauche et les ONG. Environ 20% des décisions d'expulsion de migrants au sein de l'Union européenne aboutissent réellement aujourd'hui, une statistique régulièrement critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. En mars 2025, la Commission européenne avait présenté un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, sur lequel les eurodéputés se prononceront en fin de matinée. Celui-ci permettrait aux Etats membres d'ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l'UE, avec l'idée d'y envoyer, et possiblement d'y détenir, des personnes dont la demande d'asile a été rejetée et qui font face à une obligation de quitter le territoire: les "hubs de retours". Le texte prévoit aussi des règles et sanctions plus strictes pour les déboutés d'asile refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire. Enfin, il inclut une reconnaissance mutuelle des décisions prises par tel ou tel Etat membre, l'objectif étant par exemple qu'une décision prise en France puisse s'appliquer en Espagne et vice-versa. Projets pilotes? Le vote de jeudi constituerait "un recul historique des droits des réfugiés", a alerté Marta Welander, de l'ONG humanitaire International Rescue Committee, s'inquiétant de la multiplication des "détentions de personnes vulnérables, y compris d'enfants". Comme d'autres mesures migratoires, ce texte a jusqu'ici avancé au Parlement grâce à une collaboration renforcée entre élus de droite et d'extrême droite - une alliance qui a provoqué des remous en Allemagne et a été vivement critiquée par le chancelier Friedrich Merz. "Chacune et chacun d'entre nous devra répondre à une question très simple: de quelle Europe voulons-nous? Celle du rejet, celle de la haine, celle de l'enfermement?", a lancé l'eurodéputée écologiste Mélissa Camara, très opposée au texte. L'idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l'examen de leur demande d'asile n'est pas nouvelle. Elle a notamment été testée par l'Italie en Albanie. Ce centre est longtemps resté largement vide, en raison d'une série de contestations judiciaires. En février, il accueillait environ 90 personnes, selon une source au sein des autorités italiennes. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d'obstacles judiciaires. Les deux pays s'affrontent désormais devant les tribunaux. Au cours des dernières semaines, un petit groupe d'Etats membres de l'UE (le Danemark, l'Autriche, la Grèce, l'Allemagne et les Pays-Bas) s'est d'ailleurs formé afin d'étudier ces modèles, apprendre de leurs "erreurs" et explorer le lancement de projets pilotes, possiblement "dès la fin de l'année", selon un diplomate. D'autres pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres et sont jusqu'ici restés en retrait des discussions autour de leur lancement.

26.03.2026 à 05:07

Tout en diversifiant ses alliances, l'UE veut préserver son accord commercial avec Trump

FRANCE24
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Après des mois d'atermoiements et de blocages, les eurodéputés devraient donner jeudi leur feu vert sous conditions à la mise en oeuvre de cet accord commercial majeur conclu l'été dernier entre Bruxelles et Washington. Les eurodéputés se prononceront en fin de matinée sur la suppression des droits de douanes appliqués dans l'UE sur la plupart des importations américaines, comme la Commission européenne s'y est engagée, en échange d'un plafonnement à 15% des droits de douanes imposés par Trump sur les produits européens. Suite à un premier vote favorable la semaine dernière en commission, un feu vert est désormais attendu. Mais cela ne va pas mettre un terme à cette saga des droits de douane. Négocié dans la douleur par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, cet accord avait été accueilli sur le Vieux Continent comme une capitulation face au président américain. Incertitude juridique Malgré de fortes réticences dans ses rangs, le Parlement avait fini par s'en saisir, mais ses travaux avaient été suspendus coup sur coup en janvier et février, à cause des menaces d'annexion du Groenland par les Etats-Unis, puis de la décision de la Cour suprême américaine. Celle-ci a créé une énorme incertitude juridique, en invalidant les droits de douane de Donald Trump, obligeant Washington à mettre en place des taxes provisoires, en attendant un nouveau régime tarifaire en juillet. Résultat, les eurodéputés ont décidé de corseter l'accord en l'assortissant de multiples garde-fous, clauses de sauvegarde et autres conditions suspensives, au cas où les Américains reviendraient sur leurs propres engagements. Une date d'expiration a même été ajoutée en commission, fixée au 31 mars 2028. Pour s'appliquer, ces conditions devront cependant être validées par les Etats membres lors de négociations qui s'annoncent ardues. Malgré ces efforts du Parlement pour rééquilibrer la donne avec les Américains, les députés français du groupe centriste Renew ont annoncé qu'ils voteraient contre le texte. "La seule valeur ajoutée politique de cet accord était d'apporter stabilité et prévisibilité, même si beaucoup disent que c'est un accord inéquitable", a expliqué à la presse l'un d'entre eux, Pascal Canfin. "S'il n'apporte même plus de prévisibilité, il n’y a aucune raison de le soutenir, même amélioré". Chantage gazier De son côté, l'ambassadeur américain auprès de l'UE, Andrew Puzder, a pressé les Européens de valider l'accord, en prévenant que s'ils tardaient trop, ils risquaient de perdre un accès privilégié au gaz naturel liquéfié (GNL) produit aux Etats-Unis, alors que le conflit au Moyen-Orient fait flamber les prix de l'énergie dans l'UE et qu'elle s'est privée des hydrocarbures russes. "S'ils veulent survivre au plan économique, ils ont besoin d'énergie, et nous pouvons la fournir", mais encore faudrait-il "qu'ils nous encouragent à le faire", a-t-il expliqué au Financial Times. Un scénario totalement à rebours des efforts de l'UE, qui cherche au contraire à réduire sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis comme de la Chine. Comme le montre la multiplication ces derniers mois d'accords de libre échange entre l'UE et des partenaires avec qui elle discutait parfois depuis des décennies : après l'Indonésie, l'Indonésie et le Mercosur, elle vient de conclure son quatrième accord en six mois avec l'Australie. Comme le rappelle l'économiste André Sapir, membre du centre de réflexion Bruegel, cette politique de diversification commerciale n'a pas été lancée à cause de Donald Trump, mais ce dernier lui a donné un sérieux coup d'accélérateur. "Trump a généré du désordre : alors que les Etats-Unis étaient le centre du système économique et commercial international, ils sont devenus désormais un élément destructif de ce système", fait-il valoir à l'AFP. Face aux mesures de "coercition" de M. Trump ou de la Chine, nouer de nouvelles alliances revêt pour lui une dimension "défensive" évidente. "Ces accords font partie de notre arsenal. Ce sont nos porte‑avions, nos armes stratégiques dans l'ordre international", dit-il. Il y voit ainsi une réalisation des vœux du Premier ministre canadien Mark Carney, qui avait appelé à Davos les "puissances moyennes" à s'unir face aux "puissances hégémoniques" qui dominent l'ordre international.
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Après des mois d'atermoiements et de blocages, les eurodéputés devraient donner jeudi leur feu vert sous conditions à la mise en oeuvre de cet accord commercial majeur conclu l'été dernier entre Bruxelles et Washington. Les eurodéputés se prononceront en fin de matinée sur la suppression des droits de douanes appliqués dans l'UE sur la plupart des importations américaines, comme la Commission européenne s'y est engagée, en échange d'un plafonnement à 15% des droits de douanes imposés par Trump sur les produits européens. Suite à un premier vote favorable la semaine dernière en commission, un feu vert est désormais attendu. Mais cela ne va pas mettre un terme à cette saga des droits de douane. Négocié dans la douleur par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, cet accord avait été accueilli sur le Vieux Continent comme une capitulation face au président américain. Incertitude juridique Malgré de fortes réticences dans ses rangs, le Parlement avait fini par s'en saisir, mais ses travaux avaient été suspendus coup sur coup en janvier et février, à cause des menaces d'annexion du Groenland par les Etats-Unis, puis de la décision de la Cour suprême américaine. Celle-ci a créé une énorme incertitude juridique, en invalidant les droits de douane de Donald Trump, obligeant Washington à mettre en place des taxes provisoires, en attendant un nouveau régime tarifaire en juillet. Résultat, les eurodéputés ont décidé de corseter l'accord en l'assortissant de multiples garde-fous, clauses de sauvegarde et autres conditions suspensives, au cas où les Américains reviendraient sur leurs propres engagements. Une date d'expiration a même été ajoutée en commission, fixée au 31 mars 2028. Pour s'appliquer, ces conditions devront cependant être validées par les Etats membres lors de négociations qui s'annoncent ardues. Malgré ces efforts du Parlement pour rééquilibrer la donne avec les Américains, les députés français du groupe centriste Renew ont annoncé qu'ils voteraient contre le texte. "La seule valeur ajoutée politique de cet accord était d'apporter stabilité et prévisibilité, même si beaucoup disent que c'est un accord inéquitable", a expliqué à la presse l'un d'entre eux, Pascal Canfin. "S'il n'apporte même plus de prévisibilité, il n’y a aucune raison de le soutenir, même amélioré". Chantage gazier De son côté, l'ambassadeur américain auprès de l'UE, Andrew Puzder, a pressé les Européens de valider l'accord, en prévenant que s'ils tardaient trop, ils risquaient de perdre un accès privilégié au gaz naturel liquéfié (GNL) produit aux Etats-Unis, alors que le conflit au Moyen-Orient fait flamber les prix de l'énergie dans l'UE et qu'elle s'est privée des hydrocarbures russes. "S'ils veulent survivre au plan économique, ils ont besoin d'énergie, et nous pouvons la fournir", mais encore faudrait-il "qu'ils nous encouragent à le faire", a-t-il expliqué au Financial Times. Un scénario totalement à rebours des efforts de l'UE, qui cherche au contraire à réduire sa dépendance vis-à-vis des Etats-Unis comme de la Chine. Comme le montre la multiplication ces derniers mois d'accords de libre échange entre l'UE et des partenaires avec qui elle discutait parfois depuis des décennies : après l'Indonésie, l'Indonésie et le Mercosur, elle vient de conclure son quatrième accord en six mois avec l'Australie. Comme le rappelle l'économiste André Sapir, membre du centre de réflexion Bruegel, cette politique de diversification commerciale n'a pas été lancée à cause de Donald Trump, mais ce dernier lui a donné un sérieux coup d'accélérateur. "Trump a généré du désordre : alors que les Etats-Unis étaient le centre du système économique et commercial international, ils sont devenus désormais un élément destructif de ce système", fait-il valoir à l'AFP. Face aux mesures de "coercition" de M. Trump ou de la Chine, nouer de nouvelles alliances revêt pour lui une dimension "défensive" évidente. "Ces accords font partie de notre arsenal. Ce sont nos porte‑avions, nos armes stratégiques dans l'ordre international", dit-il. Il y voit ainsi une réalisation des vœux du Premier ministre canadien Mark Carney, qui avait appelé à Davos les "puissances moyennes" à s'unir face aux "puissances hégémoniques" qui dominent l'ordre international.

26.03.2026 à 04:57

Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales

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. Pétrole en hausse, Bourses atones Les cours du pétrole remontent jeudi et les Bourses d'Asie évoluent en légère baisse au 27e jour de la guerre. Vers 03H30 GMT, le Brent prenait 1,7% à 103,99 dollars le baril et le WTI 1,6% à 91,81 dollars. L'indice Hang Seng de Hong Kong recule de 1,5% et le Nikkei 0,17% tandis que l'indice composite de Shanghai perd 0,57%. L'or recule de 1,14%, à 4.506,86 dollars l'once. . Du pétrole russe pour les Philippines Un navire transportant plus de 700.000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Le pays a déclaré un "état d'urgence énergétique" en raison de la guerre. . Le Japon puise à nouveau dans ses stocks Le Japon a annoncé avoir commencé à puiser une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole, après avoir entamé la semaine dernière le déstockage de l'équivalent de 15 jours de réserves pétrolières du secteur privé. Le volume de ce nouveau prélèvement n'a pas été précisé. . La Banque de France moins optimiste La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027 en raison de la flambée des prix de l'énergie et de la détérioration du contexte géopolitique. Son scénario de base table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) français de 0,9% en 2026, contre 1% anticipé en décembre. . Iran: industrie de défense laminée Les Etats-Unis ont "endommagé ou détruit les deux tiers" des capacités iraniennes de fabrication de drones et de missiles, ainsi que les chantiers navals, d'après l'amiral Brad Cooper, chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). . Etats-Unis: allègement des restrictions sur l'essence Le gouvernement américain a allégé des restrictions environnementales sur un carburant, pour tenter de faire baisser les prix à la pompe. Le chef de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, a expliqué qu'"une dérogation temporaire d'urgence" avait été émise concernant l'essence de type E15 (85% de pétrole et 15% d'éthanol), moins chère. La vente de cette essence doit normalement être restreinte pendant l'été, entre le 1er juin et le 15 septembre, en raison de son impact accru sur le niveau d'ozone et donc la pollution de l'air. Dans les faits, une dérogation a été décidée chaque année depuis 2022. . La chimie française inquiète Hausse du prix de l'énergie, raréfaction de certains composants clés comme l'hélium: la fédération France Chimie s'inquiète d'"effets en cascade (qui) pourraient émerger", avec des "risques de pénurie pour la chimie européenne". . Risque de récession en Italie L'Italie a déjà perdu 0,2 point de croissance à cause de la guerre et risque d'entrer en récession si elle se prolonge, selon le centre d'études de l'organisation patronale italienne Confindustria. . Crainte des aéroports français Les aéroports français craignent une baisse de leur activité à cause de la guerre et de la flambée du pétrole, après une année 2025 de "décrochage" par rapport à la tendance européenne. Le prix du kérosène a doublé depuis le 28 février, une hausse supérieure à celle du baril de brut. Avant la crise, les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25% et 30% de leurs dépenses d'exploitation à l'achat de kérosène. . Berlin critique la "mauvaise politique" de Trump Le ministre allemand des Finances a fustigé la "mauvaise politique" du président américain Donald Trump en Iran, susceptible d'amener un nouveau choc économique. Il a aussi dénoncé les groupes pétroliers qui, selon lui, profitent de la situation. "Pour la seconde fois en quatre ans, nous sommes fortement menacés par un choc géo-économique", a déploré Lars Klingbeil, également vice-chancelier.
Texte intégral (648 mots)
. Pétrole en hausse, Bourses atones Les cours du pétrole remontent jeudi et les Bourses d'Asie évoluent en légère baisse au 27e jour de la guerre. Vers 03H30 GMT, le Brent prenait 1,7% à 103,99 dollars le baril et le WTI 1,6% à 91,81 dollars. L'indice Hang Seng de Hong Kong recule de 1,5% et le Nikkei 0,17% tandis que l'indice composite de Shanghai perd 0,57%. L'or recule de 1,14%, à 4.506,86 dollars l'once. . Du pétrole russe pour les Philippines Un navire transportant plus de 700.000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Le pays a déclaré un "état d'urgence énergétique" en raison de la guerre. . Le Japon puise à nouveau dans ses stocks Le Japon a annoncé avoir commencé à puiser une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole, après avoir entamé la semaine dernière le déstockage de l'équivalent de 15 jours de réserves pétrolières du secteur privé. Le volume de ce nouveau prélèvement n'a pas été précisé. . La Banque de France moins optimiste La Banque de France a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027 en raison de la flambée des prix de l'énergie et de la détérioration du contexte géopolitique. Son scénario de base table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) français de 0,9% en 2026, contre 1% anticipé en décembre. . Iran: industrie de défense laminée Les Etats-Unis ont "endommagé ou détruit les deux tiers" des capacités iraniennes de fabrication de drones et de missiles, ainsi que les chantiers navals, d'après l'amiral Brad Cooper, chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). . Etats-Unis: allègement des restrictions sur l'essence Le gouvernement américain a allégé des restrictions environnementales sur un carburant, pour tenter de faire baisser les prix à la pompe. Le chef de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Lee Zeldin, a expliqué qu'"une dérogation temporaire d'urgence" avait été émise concernant l'essence de type E15 (85% de pétrole et 15% d'éthanol), moins chère. La vente de cette essence doit normalement être restreinte pendant l'été, entre le 1er juin et le 15 septembre, en raison de son impact accru sur le niveau d'ozone et donc la pollution de l'air. Dans les faits, une dérogation a été décidée chaque année depuis 2022. . La chimie française inquiète Hausse du prix de l'énergie, raréfaction de certains composants clés comme l'hélium: la fédération France Chimie s'inquiète d'"effets en cascade (qui) pourraient émerger", avec des "risques de pénurie pour la chimie européenne". . Risque de récession en Italie L'Italie a déjà perdu 0,2 point de croissance à cause de la guerre et risque d'entrer en récession si elle se prolonge, selon le centre d'études de l'organisation patronale italienne Confindustria. . Crainte des aéroports français Les aéroports français craignent une baisse de leur activité à cause de la guerre et de la flambée du pétrole, après une année 2025 de "décrochage" par rapport à la tendance européenne. Le prix du kérosène a doublé depuis le 28 février, une hausse supérieure à celle du baril de brut. Avant la crise, les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25% et 30% de leurs dépenses d'exploitation à l'achat de kérosène. . Berlin critique la "mauvaise politique" de Trump Le ministre allemand des Finances a fustigé la "mauvaise politique" du président américain Donald Trump en Iran, susceptible d'amener un nouveau choc économique. Il a aussi dénoncé les groupes pétroliers qui, selon lui, profitent de la situation. "Pour la seconde fois en quatre ans, nous sommes fortement menacés par un choc géo-économique", a déploré Lars Klingbeil, également vice-chancelier.

26.03.2026 à 04:37

Près de trois mois après sa capture, Maduro revient devant la justice américaine

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Enfermé dans une prison de Brooklyn depuis sa spectaculaire capture par l'armée américaine début janvier, le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est de retour devant la justice américaine jeudi à New York.
Texte intégral (648 mots)
Enfermé dans une prison de Brooklyn depuis sa spectaculaire capture par l'armée américaine début janvier, le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est de retour devant la justice américaine jeudi à New York.

26.03.2026 à 04:21

Faux conseillers bancaires: onze prévenus jugés pour un butin de 740.000 euros

FRANCE24
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Le mode opératoire décrit par les enquêteurs reposait sur une manipulation en plusieurs temps. D'abord, les victimes recevaient un SMS les alertant d'un prétendu achat frauduleux et les invitant à contacter un numéro de téléphone débutant par 01. Au bout du fil, un faux agent du service des fraudes d'une banque les persuadait de placer leur carte bancaire dans une enveloppe pour la détruire, avant de dépêcher un coursier à leur domicile pour la récupérer. Selon l'accusation, une fois la carte et le code confidentiel obtenus, les coursiers filaient vider les comptes via des retraits aux distributeurs ou l'achat de biens de valeur, notamment dans une grande enseigne d'électroménager. L'investigation a permis de rapprocher 148 faits commis sur tout le territoire entre avril 2022 et avril 2023. Les enquêteurs décrivent une organisation pyramidale du réseau, avec à sa tête un donneur d'ordre désigné sous le pseudonyme de "padrino" ("parrain" en italien), qui pilotait vraisemblablement les opérations depuis le Maroc. Pour brouiller les pistes, le réseau utilisait des solutions d'appel par internet ouvertes par des prête-noms, affichant ainsi des numéros fixes français chez les victimes. Les prévenus, la plupart domiciliés dans les Yvelines, sont soupçonnés d'avoir agi comme coursiers, intermédiaires ou prête-noms. En moyenne 2.600 euros dérobés La fraude dite "par manipulation", basée sur des mécanismes d'ingénierie sociale, a fortement augmenté à partir de 2021, selon les analyses de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) de la Banque de France. Un mouvement logique, selon Pierre Bienvenu, chef du service des moyens de paiement scripturaux à la Banque de France. "Avec le déploiement de l'authentification forte" sur les applications bancaires généralisée depuis 2019 par une directive européenne, "la fraude est devenue quasiment impossible sans une action de la victime", décrypte-t-il auprès de l'AFP. La fraude par manipulation a représenté 382 millions d'euros en 2024, et 245 au premier semestre 2025. Chaque transaction frauduleuse en ligne représentait un montant moyen d'environ 2.600 euros en 2024, selon un chiffre communiqué à l'AFP par la Banque de France. "Pas de profil type" Pour Me Virginie Audinot, avocate spécialisée dans la fraude bancaire, il n'y a pas de profil type des victimes des faux conseillers. "J'ai parmi mes clients des étudiants, des retraités, des gens parfaitement érudits avec des postes très haut placés", rapporte l'avocate. La stratégie des fraudeurs consiste à "mettre la victime en état de panique en lui faisant croire qu'une fraude a déjà eu lieu", explique Me Audinot. Un mode opératoire vécu par Anne Bosquet, facilitatrice graphique dans les Hautes-Alpes, ciblée un soir par un soi-disant conseiller de sa banque. Pour empêcher un prétendu paiement frauduleux, "il m'a demandé de passer sur WhatsApp afin de partager l'écran de mon téléphone et de me guider sur mon application", raconte-t-elle à l'AFP. Une technique de plus en plus utilisée par les escrocs, rapporte Pierre Bienvenu de la Banque de France, notamment pour subtiliser les codes de la victime. Heureusement pour elle, Anne Bosquet a eu un "déclic" au moment de saisir son code secret. Tous n'ont pas eu cette vigilance d'esprit: parmi les clients de Me Audinot, un couple de retraités a perdu plus de 600.000 euros. La banque peut indemniser Selon le Code monétaire et financier, la banque est tenue de rembourser son client en cas d'opération non autorisée, à moins qu'elle ne prouve une négligence grave. Des affaires récentes en justice ont toutefois retenu que la banque devait indemniser lorsque les malfaiteurs recouraient au "spoofing", soit l'usurpation du véritable numéro de la banque sur le téléphone de la cible. Une technique de plus en plus compliquée pour les fraudeurs, car une loi dont l'application a débuté fin 2024 oblige désormais les opérateurs à s'assurer que les numéros appelants affichés sont authentifiés. "C'est un bâton dans les roues supplémentaire, mais la fraude continue car les escrocs adaptent continuellement leur discours", prévient toutefois Pierre Bienvenu.
Texte intégral (703 mots)
Le mode opératoire décrit par les enquêteurs reposait sur une manipulation en plusieurs temps. D'abord, les victimes recevaient un SMS les alertant d'un prétendu achat frauduleux et les invitant à contacter un numéro de téléphone débutant par 01. Au bout du fil, un faux agent du service des fraudes d'une banque les persuadait de placer leur carte bancaire dans une enveloppe pour la détruire, avant de dépêcher un coursier à leur domicile pour la récupérer. Selon l'accusation, une fois la carte et le code confidentiel obtenus, les coursiers filaient vider les comptes via des retraits aux distributeurs ou l'achat de biens de valeur, notamment dans une grande enseigne d'électroménager. L'investigation a permis de rapprocher 148 faits commis sur tout le territoire entre avril 2022 et avril 2023. Les enquêteurs décrivent une organisation pyramidale du réseau, avec à sa tête un donneur d'ordre désigné sous le pseudonyme de "padrino" ("parrain" en italien), qui pilotait vraisemblablement les opérations depuis le Maroc. Pour brouiller les pistes, le réseau utilisait des solutions d'appel par internet ouvertes par des prête-noms, affichant ainsi des numéros fixes français chez les victimes. Les prévenus, la plupart domiciliés dans les Yvelines, sont soupçonnés d'avoir agi comme coursiers, intermédiaires ou prête-noms. En moyenne 2.600 euros dérobés La fraude dite "par manipulation", basée sur des mécanismes d'ingénierie sociale, a fortement augmenté à partir de 2021, selon les analyses de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) de la Banque de France. Un mouvement logique, selon Pierre Bienvenu, chef du service des moyens de paiement scripturaux à la Banque de France. "Avec le déploiement de l'authentification forte" sur les applications bancaires généralisée depuis 2019 par une directive européenne, "la fraude est devenue quasiment impossible sans une action de la victime", décrypte-t-il auprès de l'AFP. La fraude par manipulation a représenté 382 millions d'euros en 2024, et 245 au premier semestre 2025. Chaque transaction frauduleuse en ligne représentait un montant moyen d'environ 2.600 euros en 2024, selon un chiffre communiqué à l'AFP par la Banque de France. "Pas de profil type" Pour Me Virginie Audinot, avocate spécialisée dans la fraude bancaire, il n'y a pas de profil type des victimes des faux conseillers. "J'ai parmi mes clients des étudiants, des retraités, des gens parfaitement érudits avec des postes très haut placés", rapporte l'avocate. La stratégie des fraudeurs consiste à "mettre la victime en état de panique en lui faisant croire qu'une fraude a déjà eu lieu", explique Me Audinot. Un mode opératoire vécu par Anne Bosquet, facilitatrice graphique dans les Hautes-Alpes, ciblée un soir par un soi-disant conseiller de sa banque. Pour empêcher un prétendu paiement frauduleux, "il m'a demandé de passer sur WhatsApp afin de partager l'écran de mon téléphone et de me guider sur mon application", raconte-t-elle à l'AFP. Une technique de plus en plus utilisée par les escrocs, rapporte Pierre Bienvenu de la Banque de France, notamment pour subtiliser les codes de la victime. Heureusement pour elle, Anne Bosquet a eu un "déclic" au moment de saisir son code secret. Tous n'ont pas eu cette vigilance d'esprit: parmi les clients de Me Audinot, un couple de retraités a perdu plus de 600.000 euros. La banque peut indemniser Selon le Code monétaire et financier, la banque est tenue de rembourser son client en cas d'opération non autorisée, à moins qu'elle ne prouve une négligence grave. Des affaires récentes en justice ont toutefois retenu que la banque devait indemniser lorsque les malfaiteurs recouraient au "spoofing", soit l'usurpation du véritable numéro de la banque sur le téléphone de la cible. Une technique de plus en plus compliquée pour les fraudeurs, car une loi dont l'application a débuté fin 2024 oblige désormais les opérateurs à s'assurer que les numéros appelants affichés sont authentifiés. "C'est un bâton dans les roues supplémentaire, mais la fraude continue car les escrocs adaptent continuellement leur discours", prévient toutefois Pierre Bienvenu.

26.03.2026 à 04:09

Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides

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La cérémonie se déroulera à 11H00 aux Invalides, dans la cour Sud du Dôme et non dans la cour d'honneur pavée, comme le veut la tradition, en raison de travaux, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et ceux des commissions et groupes parlementaires. De nombreuses personnalités de gauche sont également attendues dont l'ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et les anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Le cercueil fera son entrée à 11H05 dans la cour, sur une marche funèbre, au pas du tambour. Suivront l'éloge funèbre du chef de l'Etat, la sonnerie "Aux Morts", une minute de silence et la Marseillaise. Les obsèques de Lionel Jospin, décédé à l'âge de 88 ans, se dérouleront à 14H30 au cimetière parisien du Montparnasse. Plusieurs milliers de personnes sont attendues pour cet hommage plus personnel ouvert au public, durant lequel François Hollande, à la tête du PS quand Lionel Jospin était à Matignon, Martine Aubry, son emblématique ministre du Travail, Daniel Vaillant, ex ministre de l'Intérieur ou encore Pierre Moscovici, à l'époque chargé des Affaires européennes, prendront la parole. A cette occasion, le PS invite chaque militant à apporter une rose et des cahiers d'hommage seront ouverts dans l'ensemble des fédérations. "Cinq ans" Emmanuel Macron va saluer "une certaine idée de la République, une grande rigueur et une grande exigence intellectuelle", relève-t-on dans son entourage. Il avait déjà salué lundi "un grand destin français" et l'Elysée un "homme de convictions laïques et sociales", "une certaine idée de la gauche". "C'est assez rare des personnalités qui gouvernent la France pendant cinq ans. Ca a marqué les Français. Ca a marqué le peuple de gauche", ajoute-t-on, même si Emmanuel Macron lui-même connaissait peu l'ex-Premier ministre, de 40 ans son aîné. Alors que l'échiquier politique est plus polarisé que jamais et que les gauches semblent être devenues "irréconciliables", Lionel Jospin reste celui qui a permis à une "gauche plurielle", réunissant socialistes, écologistes et communistes, de gouverner. Il a été premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, ministre de l'Education nationale de François Mitterrand entre 1988 et 1992 et Premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002 sous Jacques Chirac. Celui qui se définissait comme un "austère qui se marre" mena alors le rassemblement de la gauche à la victoire surprise aux législatives de 1997, convoquées par le président Jacques Chirac après une dissolution censée conforter son pouvoir. Il mit alors en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile, le Pacs, précurseur du mariage pour tous. Séisme politique Lionel Jospin a également été candidat à deux reprises à l'élection présidentielle, en 1995, qu'il avait perdue au second tour face à Jacques Chirac, et en 2002, où il avait été éliminé dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national. Ce 21 avril 2002, resté comme l’un des séismes politiques de la Ve République, marqua aussi son retrait de la vie politique. Depuis sa mort, un hommage unanime lui a été rendu, y compris par ses adversaires. Pendant le quinquennat de François Hollande, il présida une commission sur la moralisation de la politique puis siégea au Conseil constitutionnel. Il était ensuite intervenu ponctuellement dans la vie publique, en particulier pour dénoncer les alliances du PS avec La France insoumise, au coeur de l'actualité. Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse" et être en convalescence à son domicile, sans divulguer de détails.
Texte intégral (655 mots)
La cérémonie se déroulera à 11H00 aux Invalides, dans la cour Sud du Dôme et non dans la cour d'honneur pavée, comme le veut la tradition, en raison de travaux, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et ceux des commissions et groupes parlementaires. De nombreuses personnalités de gauche sont également attendues dont l'ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et les anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Le cercueil fera son entrée à 11H05 dans la cour, sur une marche funèbre, au pas du tambour. Suivront l'éloge funèbre du chef de l'Etat, la sonnerie "Aux Morts", une minute de silence et la Marseillaise. Les obsèques de Lionel Jospin, décédé à l'âge de 88 ans, se dérouleront à 14H30 au cimetière parisien du Montparnasse. Plusieurs milliers de personnes sont attendues pour cet hommage plus personnel ouvert au public, durant lequel François Hollande, à la tête du PS quand Lionel Jospin était à Matignon, Martine Aubry, son emblématique ministre du Travail, Daniel Vaillant, ex ministre de l'Intérieur ou encore Pierre Moscovici, à l'époque chargé des Affaires européennes, prendront la parole. A cette occasion, le PS invite chaque militant à apporter une rose et des cahiers d'hommage seront ouverts dans l'ensemble des fédérations. "Cinq ans" Emmanuel Macron va saluer "une certaine idée de la République, une grande rigueur et une grande exigence intellectuelle", relève-t-on dans son entourage. Il avait déjà salué lundi "un grand destin français" et l'Elysée un "homme de convictions laïques et sociales", "une certaine idée de la gauche". "C'est assez rare des personnalités qui gouvernent la France pendant cinq ans. Ca a marqué les Français. Ca a marqué le peuple de gauche", ajoute-t-on, même si Emmanuel Macron lui-même connaissait peu l'ex-Premier ministre, de 40 ans son aîné. Alors que l'échiquier politique est plus polarisé que jamais et que les gauches semblent être devenues "irréconciliables", Lionel Jospin reste celui qui a permis à une "gauche plurielle", réunissant socialistes, écologistes et communistes, de gouverner. Il a été premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, ministre de l'Education nationale de François Mitterrand entre 1988 et 1992 et Premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002 sous Jacques Chirac. Celui qui se définissait comme un "austère qui se marre" mena alors le rassemblement de la gauche à la victoire surprise aux législatives de 1997, convoquées par le président Jacques Chirac après une dissolution censée conforter son pouvoir. Il mit alors en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile, le Pacs, précurseur du mariage pour tous. Séisme politique Lionel Jospin a également été candidat à deux reprises à l'élection présidentielle, en 1995, qu'il avait perdue au second tour face à Jacques Chirac, et en 2002, où il avait été éliminé dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national. Ce 21 avril 2002, resté comme l’un des séismes politiques de la Ve République, marqua aussi son retrait de la vie politique. Depuis sa mort, un hommage unanime lui a été rendu, y compris par ses adversaires. Pendant le quinquennat de François Hollande, il présida une commission sur la moralisation de la politique puis siégea au Conseil constitutionnel. Il était ensuite intervenu ponctuellement dans la vie publique, en particulier pour dénoncer les alliances du PS avec La France insoumise, au coeur de l'actualité. Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse" et être en convalescence à son domicile, sans divulguer de détails.

26.03.2026 à 03:54

Moyen-Orient en direct : l'armée israélienne mène des "frappes à grande échelle" en Iran

FRANCE 24
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L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir mené des "frappes à grande échelle" sur plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan, dans le centre du pays, au 27e jour la guerre au Moyen-Orient. La veille, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que Téhéran n'avait pas l'intention de négocier, avant que Donald Trump réaffirme que l'Iran participait bien à des tractations pour mettre fin à la guerre. Suivez notre direct.
Texte intégral (655 mots)
L'armée israélienne a affirmé jeudi avoir mené des "frappes à grande échelle" sur plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan, dans le centre du pays, au 27e jour la guerre au Moyen-Orient. La veille, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que Téhéran n'avait pas l'intention de négocier, avant que Donald Trump réaffirme que l'Iran participait bien à des tractations pour mettre fin à la guerre. Suivez notre direct.

26.03.2026 à 00:23

Pour Retailleau (LR), "un candidat macroniste ne pourra pas être élu" président

FRANCE24
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"Il faut une rupture radicale. Car le bilan du macronisme est désastreux", a martelé M. Retailleau dans un entretien au Figaro. Fustigeant "l'endettement pharaonique" du pays et le manque de "fermeté" sur le plan "migratoire" et "sécuritaire" d'Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Intérieur s'est dit "convaincu" qu'un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République". "Je suis convaincu que les Français ne se laisseront plus berner par le +en même temps+. C'est la leçon des élections municipales : le macronisme a échoué à s'implanter en France", a poursuivi celui qui s'est lancé en février dans la campagne pour 2027. "Nous sommes au bout d'un cycle. Les Français veulent rompre avec les vieilles habitudes et nos réponses ne peuvent pas passer par des rustines et du rafistolage. Il ne faut pas affadir nos idées dans une soupière d'eau tiède", a ajouté M. Retailleau, tenant d'une ligne dure au sein de LR. Alors que les adhérents LR décideront en avril du mode de désignation de leur candidat, M. Retailleau, qui s'est donc déjà déclaré, a repoussé l'idée d'une primaire élargie à la droite et au centre, y voyant "une usine à gaz". "Qui imagine Xavier Bertrand soutenir Eric Zemmour ? Ou qui me voit faire campagne pour Gabriel Attal ? Soyons sérieux", a-t-il plaidé. Pour lui, "ce qui risque d'entraîner la mort de LR, ce serait l'absence de notre parti à la présidentielle. C'est une attitude défaitiste". "Ceux qui parient sur l'échec des Républicains pour faire oublier leur propre défaite personnelle ne sont pas à la hauteur du moment", a-t-il ajouté, dans un tacle adressé sans le citer au chef des députés LR Laurent Wauquiez, battu il y a un an pour la tête du parti, et qui plaide lui pour une large primaire.
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"Il faut une rupture radicale. Car le bilan du macronisme est désastreux", a martelé M. Retailleau dans un entretien au Figaro. Fustigeant "l'endettement pharaonique" du pays et le manque de "fermeté" sur le plan "migratoire" et "sécuritaire" d'Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Intérieur s'est dit "convaincu" qu'un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République". "Je suis convaincu que les Français ne se laisseront plus berner par le +en même temps+. C'est la leçon des élections municipales : le macronisme a échoué à s'implanter en France", a poursuivi celui qui s'est lancé en février dans la campagne pour 2027. "Nous sommes au bout d'un cycle. Les Français veulent rompre avec les vieilles habitudes et nos réponses ne peuvent pas passer par des rustines et du rafistolage. Il ne faut pas affadir nos idées dans une soupière d'eau tiède", a ajouté M. Retailleau, tenant d'une ligne dure au sein de LR. Alors que les adhérents LR décideront en avril du mode de désignation de leur candidat, M. Retailleau, qui s'est donc déjà déclaré, a repoussé l'idée d'une primaire élargie à la droite et au centre, y voyant "une usine à gaz". "Qui imagine Xavier Bertrand soutenir Eric Zemmour ? Ou qui me voit faire campagne pour Gabriel Attal ? Soyons sérieux", a-t-il plaidé. Pour lui, "ce qui risque d'entraîner la mort de LR, ce serait l'absence de notre parti à la présidentielle. C'est une attitude défaitiste". "Ceux qui parient sur l'échec des Républicains pour faire oublier leur propre défaite personnelle ne sont pas à la hauteur du moment", a-t-il ajouté, dans un tacle adressé sans le citer au chef des députés LR Laurent Wauquiez, battu il y a un an pour la tête du parti, et qui plaide lui pour une large primaire.

25.03.2026 à 23:31

Artistes et fans réunis à Paris en hommage à Werenoi, "légende" du rap

FRANCE24
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Le concert s'est ouvert sur "Pétunias", l'un des succès de l'artiste entonné par les milliers de spectateurs présents à l'Accor Arena. L'opération s'est répétée à plusieurs reprises au cours de la soirée. Côté artistes, Dosseh a ouvert les festivités avec son morceau "Habitué". "On est là pour célébrer l'héritage que Werenoi a laissé, il a marqué le rap de son empreinte à tout jamais", a lancé le rappeur de la banlieue orléanaise, qui a signé avec Werenoi "La vie de Cesar" en 2022. "C'était un grand artiste mais le plus important ce que c'était un bon humain", a-t-il ajouté. Les rappeurs KeBlack, Dinos, La Mano 1.9 ou encore Hamza se sont relayés sur scène pendant le concert, avec DJ Milane, fidèle de Werenoi, ému derrière les platines. Des vidéos présentées comme des extraits d'un documentaire entamé du vivant de l'artiste ont aussi émaillé l'événement. Aucune date ni plateforme de diffusion n'a encore été annoncée officiellement. Ultradiscret sur son parcours, Jérémy Bana Owona, de son vrai nom, est décédé dans un hôpital parisien en mai 2025. Il était tombé dans le coma au retour d'un de ses séjours à Dubaï, victime de complications d'un diabète mal soigné, selon différents médias. Méconnu du grand public mais plébiscité par toute une génération, le rappeur de Seine-Saint-Denis a connu une carrière fulgurante d'environ cinq ans, porté par des titres comme "La League" ou "Laboratoire". Champion des ventes d'albums en France en 2023 et 2024, Werenoi reste très écouté: "Diamant noir" demeure le troisième album le plus vendu en 2025, devant "Pyramide 2", en cinquième position, selon un cumul des ventes physiques et des streams établis par le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Sa fortune fait aussi l'objet de conflits dans son entourage. Son manager Babs, à la tête de PLR Music, est visé par un mandat d'arrêt émis après sa condamnation en février à une peine de prison ferme pour des violences contre une amie de Werenoi, quelques jours après les obsèques, sur fond de différend financier.
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Le concert s'est ouvert sur "Pétunias", l'un des succès de l'artiste entonné par les milliers de spectateurs présents à l'Accor Arena. L'opération s'est répétée à plusieurs reprises au cours de la soirée. Côté artistes, Dosseh a ouvert les festivités avec son morceau "Habitué". "On est là pour célébrer l'héritage que Werenoi a laissé, il a marqué le rap de son empreinte à tout jamais", a lancé le rappeur de la banlieue orléanaise, qui a signé avec Werenoi "La vie de Cesar" en 2022. "C'était un grand artiste mais le plus important ce que c'était un bon humain", a-t-il ajouté. Les rappeurs KeBlack, Dinos, La Mano 1.9 ou encore Hamza se sont relayés sur scène pendant le concert, avec DJ Milane, fidèle de Werenoi, ému derrière les platines. Des vidéos présentées comme des extraits d'un documentaire entamé du vivant de l'artiste ont aussi émaillé l'événement. Aucune date ni plateforme de diffusion n'a encore été annoncée officiellement. Ultradiscret sur son parcours, Jérémy Bana Owona, de son vrai nom, est décédé dans un hôpital parisien en mai 2025. Il était tombé dans le coma au retour d'un de ses séjours à Dubaï, victime de complications d'un diabète mal soigné, selon différents médias. Méconnu du grand public mais plébiscité par toute une génération, le rappeur de Seine-Saint-Denis a connu une carrière fulgurante d'environ cinq ans, porté par des titres comme "La League" ou "Laboratoire". Champion des ventes d'albums en France en 2023 et 2024, Werenoi reste très écouté: "Diamant noir" demeure le troisième album le plus vendu en 2025, devant "Pyramide 2", en cinquième position, selon un cumul des ventes physiques et des streams établis par le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Sa fortune fait aussi l'objet de conflits dans son entourage. Son manager Babs, à la tête de PLR Music, est visé par un mandat d'arrêt émis après sa condamnation en février à une peine de prison ferme pour des violences contre une amie de Werenoi, quelques jours après les obsèques, sur fond de différend financier.

25.03.2026 à 23:27

Les frappes iraniennes provoquent-elles un "exode massif" d'Israéliens vers Chypre et l'Egypte ?

Maya YATAGHENE
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Des sirènes ont retenti lundi soir dans le centre et le sud d’Israël. L’armée dit avoir détecté des tirs iraniens, qui n’auraient fait ni blessés ni dégâts majeurs. Mais sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos affirment que les missiles de Téhéran auraient déclenché une vague de panique en Israël : les citoyens fuiraient en masse par la route autant que par les mers. En réalité, les vidéos ne montrent pas Israël, voire sont générées par l'intelligence artificielle.
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Des sirènes ont retenti lundi soir dans le centre et le sud d’Israël. L’armée dit avoir détecté des tirs iraniens, qui n’auraient fait ni blessés ni dégâts majeurs. Mais sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos affirment que les missiles de Téhéran auraient déclenché une vague de panique en Israël : les citoyens fuiraient en masse par la route autant que par les mers. En réalité, les vidéos ne montrent pas Israël, voire sont générées par l'intelligence artificielle.

25.03.2026 à 23:01

La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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Elle table désormais dans son scénario de base sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,9% en France en 2026, en légère baisse par rapport au 1% de ses prévisions de décembre, et après déjà 0,9% en 2025. "L'économie française part d'une meilleure situation qu'attendu fin 2025 et début 2026", souligne le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dans une interview aux Echos. Pour lui, les Français "ont accru leur résilience pour affronter l'incertitude". Mais si l'activité devrait être résiliente "également au premier trimestre 2026, sur la base des dernières enquêtes conjoncturelles disponibles", la "hausse des prix de l'énergie et la détérioration du contexte géopolitique pèseraient ensuite sur l'économie française", estime la banque. Inflation à 1,7% La Banque de France envisage trois scénarios. Toujours dans son scénario de base - le plus favorable, avec une hausse des prix des hydrocarbures temporaire et une résolution du conflit relativement rapide -, elle révise également en baisse sa prévision de croissance pour 2027 à 0,8%, contre 1% attendu auparavant. La croissance repartirait ensuite à la hausse en 2028, à 1,2% (contre 1,1% lors des dernières prévisions), "tirée par un rebond des exportations et de la demande intérieure privée". L'inflation IPCH (Indice des prix à la consommation harmonisé, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) devrait s'établir à 1,7% cette année dans ce scénario. La Banque de France prévoyait 1,3% en décembre (après 0,9% en 2025). L'inflation serait ensuite de 1,4% l'an prochain "dans un contexte de détente des prix de l'énergie" et de 1,6% en 2028. Ce scénario se base toutefois sur des hypothèses arrêtées au 11 mars d'un prix du pétrole qui augmenterait jusqu'à 92 dollars le baril au deuxième trimestre 2026, puis refluerait pour se stabiliser autour de 70 dollars à partir de mi-2027. Or, reconnaît la Banque de France, les prix de l'énergie ont augmenté depuis cette date. "Face à un contexte particulièrement incertain lié au conflit au Moyen-Orient, il faut garder la tête froide et envisager divers scénarios", indique François Villeroy de Galhau dans Les Echos. Qui a tenu toutefois à rassurer, dans le journal télévisé de France 2 mercredi soir : "Nous, banques centrales, nous ferons ce qu'il faut pour ramener l'inflation à au maximum 2% en 2027 et en 2028". "Pas de récession" Les deux scénarios plus défavorables de la Banque de France prévoient des hausses plus fortes et plus durables de prix des hydrocarbures, et donc une inflation nettement révisée à la hausse. Le scénario intermédiaire suppose une réduction de 40% au deuxième trimestre 2026 des flux de pétrole et de Gaz national liquéfié (GNL) qui transitent par le détroit d'Ormuz, par rapport à avant la guerre. Dans cette hypothèse, avec une hausse plus forte des prix de l'énergie et plus d'incertitude sur les marchés, l'inflation atteindrait 2,5% cette année. La croissance serait alors de 0,6% en 2026 et de 0,8% en 2027, avant une remontée en 2028 (1,2%), selon la banque. Le scénario le plus défavorable suppose, lui, une baisse de 60% des flux de pétrole et de GNL qui transitent par le détroit au deuxième trimestre 2026 et que les infrastructures soient durablement endommagées, entraînant une flambée des prix du pétrole jusqu'à un pic temporaire de 145 dollars le baril. Dans ce cas de figure, l'inflation grimperait à 3,3% cette année, selon la Banque de France, et la croissance chuterait à 0,3%. Celle-ci serait ensuite de 0,4% en 2027 puis 1,5% en 2028. "Plus le conflit dure, plus le pétrole flambe et plus il y aurait d'effets négatifs pour l'économie française et européenne", explique le gouverneur dans les colonnes des Echos. Mais "dans aucun scénario cependant, nous ne prévoyons de récession pour la France", rassure-t-il. La France échappe à la récession en 2026, "et en 2027, et en 2028" même si "la croissance est ralentie", a souligné François Villeroy de Galhau lors du JT de France 2. En abaissant ses projections, la Banque de France emboîte le pas à l'Insee, qui a légèrement revu en baisse mardi ses prévisions de croissance pour le premier semestre 2026 (à 0,2% aux deux premiers trimestres contre 0,3% avant).
Texte intégral (722 mots)
Elle table désormais dans son scénario de base sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,9% en France en 2026, en légère baisse par rapport au 1% de ses prévisions de décembre, et après déjà 0,9% en 2025. "L'économie française part d'une meilleure situation qu'attendu fin 2025 et début 2026", souligne le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dans une interview aux Echos. Pour lui, les Français "ont accru leur résilience pour affronter l'incertitude". Mais si l'activité devrait être résiliente "également au premier trimestre 2026, sur la base des dernières enquêtes conjoncturelles disponibles", la "hausse des prix de l'énergie et la détérioration du contexte géopolitique pèseraient ensuite sur l'économie française", estime la banque. Inflation à 1,7% La Banque de France envisage trois scénarios. Toujours dans son scénario de base - le plus favorable, avec une hausse des prix des hydrocarbures temporaire et une résolution du conflit relativement rapide -, elle révise également en baisse sa prévision de croissance pour 2027 à 0,8%, contre 1% attendu auparavant. La croissance repartirait ensuite à la hausse en 2028, à 1,2% (contre 1,1% lors des dernières prévisions), "tirée par un rebond des exportations et de la demande intérieure privée". L'inflation IPCH (Indice des prix à la consommation harmonisé, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) devrait s'établir à 1,7% cette année dans ce scénario. La Banque de France prévoyait 1,3% en décembre (après 0,9% en 2025). L'inflation serait ensuite de 1,4% l'an prochain "dans un contexte de détente des prix de l'énergie" et de 1,6% en 2028. Ce scénario se base toutefois sur des hypothèses arrêtées au 11 mars d'un prix du pétrole qui augmenterait jusqu'à 92 dollars le baril au deuxième trimestre 2026, puis refluerait pour se stabiliser autour de 70 dollars à partir de mi-2027. Or, reconnaît la Banque de France, les prix de l'énergie ont augmenté depuis cette date. "Face à un contexte particulièrement incertain lié au conflit au Moyen-Orient, il faut garder la tête froide et envisager divers scénarios", indique François Villeroy de Galhau dans Les Echos. Qui a tenu toutefois à rassurer, dans le journal télévisé de France 2 mercredi soir : "Nous, banques centrales, nous ferons ce qu'il faut pour ramener l'inflation à au maximum 2% en 2027 et en 2028". "Pas de récession" Les deux scénarios plus défavorables de la Banque de France prévoient des hausses plus fortes et plus durables de prix des hydrocarbures, et donc une inflation nettement révisée à la hausse. Le scénario intermédiaire suppose une réduction de 40% au deuxième trimestre 2026 des flux de pétrole et de Gaz national liquéfié (GNL) qui transitent par le détroit d'Ormuz, par rapport à avant la guerre. Dans cette hypothèse, avec une hausse plus forte des prix de l'énergie et plus d'incertitude sur les marchés, l'inflation atteindrait 2,5% cette année. La croissance serait alors de 0,6% en 2026 et de 0,8% en 2027, avant une remontée en 2028 (1,2%), selon la banque. Le scénario le plus défavorable suppose, lui, une baisse de 60% des flux de pétrole et de GNL qui transitent par le détroit au deuxième trimestre 2026 et que les infrastructures soient durablement endommagées, entraînant une flambée des prix du pétrole jusqu'à un pic temporaire de 145 dollars le baril. Dans ce cas de figure, l'inflation grimperait à 3,3% cette année, selon la Banque de France, et la croissance chuterait à 0,3%. Celle-ci serait ensuite de 0,4% en 2027 puis 1,5% en 2028. "Plus le conflit dure, plus le pétrole flambe et plus il y aurait d'effets négatifs pour l'économie française et européenne", explique le gouverneur dans les colonnes des Echos. Mais "dans aucun scénario cependant, nous ne prévoyons de récession pour la France", rassure-t-il. La France échappe à la récession en 2026, "et en 2027, et en 2028" même si "la croissance est ralentie", a souligné François Villeroy de Galhau lors du JT de France 2. En abaissant ses projections, la Banque de France emboîte le pas à l'Insee, qui a légèrement revu en baisse mardi ses prévisions de croissance pour le premier semestre 2026 (à 0,2% aux deux premiers trimestres contre 0,3% avant).
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