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15.08.2026 à 11:11

FRANCE24
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Succès Masra a été gracié vendredi par le président Mahamat Idriss Déby. L'ancien premier ministre et chef du principal parti d'opposition, les Transformateurs, purgeait depuis plus d'un an une peine de 20 ans de prison ferme accusé d'avoir provoqué des violences intercommunautaires meurtrières. Décryptage avec notre invité Eric Topona, journaliste et fondateur du site Vent d'Afrique.
Succès Masra a été gracié vendredi par le président Mahamat Idriss Déby. L'ancien premier ministre et chef du principal parti d'opposition, les Transformateurs, purgeait depuis plus d'un an une peine de 20 ans de prison ferme accusé d'avoir provoqué des violences intercommunautaires meurtrières. Décryptage avec notre invité Eric Topona, journaliste et fondateur du site Vent d'Afrique.

15.08.2026 à 11:09

FRANCE24
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Succès Masra a été gracié vendredi par le président Mahamat Idriss Déby. L'ancien premier ministre et chef du principal parti d'opposition, les Transformateurs, purgeait depuis plus d'un an une peine de 20 ans de prison ferme accusé d'avoir provoqué des violences intercommunautaires meurtrières.
Succès Masra a été gracié vendredi par le président Mahamat Idriss Déby. L'ancien premier ministre et chef du principal parti d'opposition, les Transformateurs, purgeait depuis plus d'un an une peine de 20 ans de prison ferme accusé d'avoir provoqué des violences intercommunautaires meurtrières.

15.08.2026 à 11:07

FRANCE24
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Le conflit entre les deux pays, qui dure depuis plus de cinq mois et a fait des milliers de morts, se concentre actuellement autour de cette voie maritime cruciale pour le transport des hydrocarbures mondiaux. Après l'attaque américano-israélienne contre la République islamique fin février, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient, Téhéran avait riposté en attaquant les pays voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit, faisant s'envoler les cours du pétrole. Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. "Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis", a dit vendredi le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York. Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le "contrôle" du détroit d'Ormuz, une affirmation qualifiée de "mensonge" par Téhéran. Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président "plaisantait" en disant qu'Ormuz deviendrait un "territoire américain". L'Iran n'a cependant pas tardé à réagir à la déclaration du président américain. "Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran", a martelé samedi matin sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. "Je ne m'excuserai jamais" Il "ne peut pas être pris d'assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale", a-t-il ajouté. Alors qu'une des raisons données à l'attaque fin février contre l'Iran était la crainte que Téhéran ne se dote de l'arme nucléaire, Donald Trump a par ailleurs promis que l'Iran ne l'aurait "jamais". Les autorités iraniennes démentent avoir une telle ambition, défendant leur droit au nucléaire civil. "Si vous devez payer un peu plus" pour l'essence, "c'est ok. (...) Je ne m'excuserai jamais. J'ai pris la bonne décision", a déclaré en outre M. Trump vendredi. Par rapport au niveau d'avant la guerre, le prix de l'essence aux Etats-Unis s'affichait vendredi en hausse de plus de 35%, tout comme il a connu de fortes augmentations ailleurs dans le monde. Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d'avoir fortement baissé. Le protocole d'accord conclu en juin entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre durablement fin à la guerre a volé en éclats début juillet, notamment en raison des différends sur Ormuz, avec une reprise des frappes de part et d'autre. Si les hostilités ont baissé en intensité ces derniers jours, les négociations entre les belligérants restent dans l'impasse. Après avoir menacé plusieurs fois de frapper durement l'Iran si un accord n'était pas trouvé sur Ormuz, le président américain semble privilégier désormais une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu". Sur le terrain, des attaques, attribuées à l'Iran, continuent régulièrement de viser des navires empruntant le détroit d'Ormuz. Les Emirats arabes unis ont accusé vendredi l'Iran d'avoir attaqué deux de ses navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Adnoc qui franchissaient ce passage. De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites Houthis, alliés de Téhéran, visent eux des navires saoudiens, ou des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis.
Texte intégral (650 mots)
Le conflit entre les deux pays, qui dure depuis plus de cinq mois et a fait des milliers de morts, se concentre actuellement autour de cette voie maritime cruciale pour le transport des hydrocarbures mondiaux. Après l'attaque américano-israélienne contre la République islamique fin février, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient, Téhéran avait riposté en attaquant les pays voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit, faisant s'envoler les cours du pétrole. Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. "Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran (...), bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des Etats-Unis", a dit vendredi le président américain, avec un petit sourire, pendant un meeting à Garden City, près de New York. Donald Trump répète que les Etats-Unis ont le "contrôle" du détroit d'Ormuz, une affirmation qualifiée de "mensonge" par Téhéran. Selon Brian Schwartz, un journaliste du Wall Street Journal qui cite sur X un haut responsable de la Maison Blanche, le président "plaisantait" en disant qu'Ormuz deviendrait un "territoire américain". L'Iran n'a cependant pas tardé à réagir à la déclaration du président américain. "Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien et restera iranien. Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran", a martelé samedi matin sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. "Je ne m'excuserai jamais" Il "ne peut pas être pris d'assaut avec un tweet ou un porte-avions, ni par un décret présidentiel, ni par un discours de campagne électorale", a-t-il ajouté. Alors qu'une des raisons données à l'attaque fin février contre l'Iran était la crainte que Téhéran ne se dote de l'arme nucléaire, Donald Trump a par ailleurs promis que l'Iran ne l'aurait "jamais". Les autorités iraniennes démentent avoir une telle ambition, défendant leur droit au nucléaire civil. "Si vous devez payer un peu plus" pour l'essence, "c'est ok. (...) Je ne m'excuserai jamais. J'ai pris la bonne décision", a déclaré en outre M. Trump vendredi. Par rapport au niveau d'avant la guerre, le prix de l'essence aux Etats-Unis s'affichait vendredi en hausse de plus de 35%, tout comme il a connu de fortes augmentations ailleurs dans le monde. Le conflit est impopulaire et le mécontentement des ménages face au coût de la vie vaut à la cote de popularité de Donald Trump d'avoir fortement baissé. Le protocole d'accord conclu en juin entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre durablement fin à la guerre a volé en éclats début juillet, notamment en raison des différends sur Ormuz, avec une reprise des frappes de part et d'autre. Si les hostilités ont baissé en intensité ces derniers jours, les négociations entre les belligérants restent dans l'impasse. Après avoir menacé plusieurs fois de frapper durement l'Iran si un accord n'était pas trouvé sur Ormuz, le président américain semble privilégier désormais une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu". Sur le terrain, des attaques, attribuées à l'Iran, continuent régulièrement de viser des navires empruntant le détroit d'Ormuz. Les Emirats arabes unis ont accusé vendredi l'Iran d'avoir attaqué deux de ses navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Adnoc qui franchissaient ce passage. De l'autre côté de la péninsule arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites Houthis, alliés de Téhéran, visent eux des navires saoudiens, ou des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis.

15.08.2026 à 10:54

FRANCE24
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En quelques années, la France est devenue l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés afghans en Europe, avec environ 100 000 ressortissants sur son territoire. Derrière ce chiffre, la situation de ces femmes et hommes ayant fui leur pays depuis cinq ans est souvent compliquée, entre traumatismes, difficultés pour s’intégrer et parcours professionnel à reconstruire. Reportage d'Alice Brogat et Anaïs Chesnel.
Texte intégral (650 mots)
En quelques années, la France est devenue l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés afghans en Europe, avec environ 100 000 ressortissants sur son territoire. Derrière ce chiffre, la situation de ces femmes et hommes ayant fui leur pays depuis cinq ans est souvent compliquée, entre traumatismes, difficultés pour s’intégrer et parcours professionnel à reconstruire. Reportage d'Alice Brogat et Anaïs Chesnel.

15.08.2026 à 10:50

FRANCE24
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Sept ⁠personnes ont été ​tuées samedi lors d'une frappe aérienne ​israélienne menée à l'aube dans le sud du Liban, a rapporté l'agence de ​presse ‌officielle libanaise.
Texte intégral (650 mots)
Sept ⁠personnes ont été ​tuées samedi lors d'une frappe aérienne ​israélienne menée à l'aube dans le sud du Liban, a rapporté l'agence de ​presse ‌officielle libanaise.

15.08.2026 à 10:47

FRANCE24
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M. Modi, 75 ans, a affirmé que cette mesure vise à soulager des millions de familles du poids financier d'un système éducatif très compétitif. Le chef du gouvernement ultranationaliste a annoncé cette mesure à l'occasion de son discours de la fête de l'Indépendance, prononcé depuis les remparts du Fort Rouge de New Delhi. "Nous avons décidé de proposer des cours de préparation gratuits en ligne pour différents concours. Nous disposons des infrastructures publiques numériques nécessaires et nous pouvons compter sur des enseignants et des éducateurs hautement qualifiés", a-t-il déclaré. Cette décision intervient quelques semaines après la fronde étudiante menée par le "Parti du peuple des cafards" (CJP), le plus important mouvement de contestation depuis la réélection de Narendra Modi en 2024. Déclenchée par des accusations de fuites de sujets lors d'un concours national d'entrée en médecine organisé en mai et des allégations de fraude dans d'autres examens, elle avait conduit fin juillet à la démission du ministre de l'Education, Dharmendra Pradhan. Aux revendications sur la réforme du système éducatif, les jeunes ont ajouté leurs préoccupations quant au chômage, malgré la forte croissance économique de l'Inde, et les critiques sur la dérive autoritaire de M. Modi, Premier ministre depuis 2014. Ce mouvement a souligné l'immense pression qui pèse sur les étudiants, pour lesquels intégrer l'administration reste l'une des voies les plus prisées pour s'assurer un emploi bien rémunéré et stable. Mais l'intensité de la concurrence a également alimenté une vaste industrie du soutien scolaire et des cours de préparation aux concours, auxquels certains étudiants consacrent plusieurs années. M. Modi a affirmé que les cours en ligne gratuits permettraient d’alléger la charge financière qui pèse sur "les familles pauvres et de classe moyenne". "Cette mesure permettra (aux enfants) de rester auprès de leur famille, de bénéficier de son soutien et d'éviter de lui imposer une charge financière supplémentaire", a-t-il assuré. Le Premier ministre a également annoncé des projets visant à former dix millions de jeunes à l’intelligence artificielle. Depuis les manifestations, les autorités tentent de regagner la confiance de la jeunesse. Le parlement indien a adopté fin juillet une loi durcissant les sanctions contre les auteurs de fraudes aux examens.
Lire plus (398 mots)
M. Modi, 75 ans, a affirmé que cette mesure vise à soulager des millions de familles du poids financier d'un système éducatif très compétitif. Le chef du gouvernement ultranationaliste a annoncé cette mesure à l'occasion de son discours de la fête de l'Indépendance, prononcé depuis les remparts du Fort Rouge de New Delhi. "Nous avons décidé de proposer des cours de préparation gratuits en ligne pour différents concours. Nous disposons des infrastructures publiques numériques nécessaires et nous pouvons compter sur des enseignants et des éducateurs hautement qualifiés", a-t-il déclaré. Cette décision intervient quelques semaines après la fronde étudiante menée par le "Parti du peuple des cafards" (CJP), le plus important mouvement de contestation depuis la réélection de Narendra Modi en 2024. Déclenchée par des accusations de fuites de sujets lors d'un concours national d'entrée en médecine organisé en mai et des allégations de fraude dans d'autres examens, elle avait conduit fin juillet à la démission du ministre de l'Education, Dharmendra Pradhan. Aux revendications sur la réforme du système éducatif, les jeunes ont ajouté leurs préoccupations quant au chômage, malgré la forte croissance économique de l'Inde, et les critiques sur la dérive autoritaire de M. Modi, Premier ministre depuis 2014. Ce mouvement a souligné l'immense pression qui pèse sur les étudiants, pour lesquels intégrer l'administration reste l'une des voies les plus prisées pour s'assurer un emploi bien rémunéré et stable. Mais l'intensité de la concurrence a également alimenté une vaste industrie du soutien scolaire et des cours de préparation aux concours, auxquels certains étudiants consacrent plusieurs années. M. Modi a affirmé que les cours en ligne gratuits permettraient d’alléger la charge financière qui pèse sur "les familles pauvres et de classe moyenne". "Cette mesure permettra (aux enfants) de rester auprès de leur famille, de bénéficier de son soutien et d'éviter de lui imposer une charge financière supplémentaire", a-t-il assuré. Le Premier ministre a également annoncé des projets visant à former dix millions de jeunes à l’intelligence artificielle. Depuis les manifestations, les autorités tentent de regagner la confiance de la jeunesse. Le parlement indien a adopté fin juillet une loi durcissant les sanctions contre les auteurs de fraudes aux examens.

15.08.2026 à 10:23

FRANCE24
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Une centaine de nouvelles évacuations a eu lieu, "ce qui porte le total à 650", mais "aucune habitation" n'est "touchée" a-t-il ajouté. Le feu, qui "évoluait plutôt favorablement", "a été réactivé vers 04h30" dans un secteur compliqué d'accès, mais "contenu avec beaucoup d'engagement", a expliqué le colonel Arnaud Fabre, directeur du SDIS des Landes. Les efforts se concentrent désormais sur Garein, car "sur Luglon, les choses sont mieux maîtrisées, même si le feu reste actif", a indiqué le préfet. La progression a été moindre que la nuit précédente : la surface brûlée est passée de 1.300 à 1.580 hectares, alors qu'elle avait quasiment triplé entre jeudi soir et vendredi matin (de 400 à 1.100 hectares). Environ 550 pompiers luttent contre ce troisième feu majeur de l'été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement peuplé de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares). Feu tactique Peu après minuit, un feu tactique a été allumé sur une parcelle jusqu'ici épargnée par le feu pour contrer le flanc gauche de l'incendie se dirigeant vers Garein, a constaté l'AFP. Des pompiers en combinaison jaune de protection thermique, surnommés les "brûleurs", versent "un mélange d'hydrocarbures, de gazole et d'essence", sur un tas de végétation asséchée, indique le Commandant Arnaud Curutchet, l'un des 120 cadres feux tactiques français, venu des Pyrénées-Atlantiques voisines. "On essaie de le faire à contre-vent, pour qu'il avance doucement, qu'il brûle bien l'ensemble du combustible, et soit attiré par le feu principal", explique-t-il. Des deux côtés du brasier, deux pompiers landais surveillent, perchés au-dessus de leurs camions-citernes, lances en main. Plusieurs paramètres sont pris en compte : la météo, la topographie, les reconnaissances effectuées "tout l'après-midi", et "l'âge des pins car ils réagissent différemment au feu", explique le commandant Curutchet. Après plus d'une heure et demie, il ne reste que de petites flammes au sol et quelques braises flottant dans le ciel. Des bénévoles, comme Max Lacoste, 40 ans, et Steven Verdier, 28 ans, sont aussi "venus donner un coup de main après (leur) journée de travail" avec un véhicule prêté par leur employeur dans lequel ils transportent 12.000 litres d'eau. "Quand on a demandé à notre chef si on pouvait aider au feu, il nous a direct dit d'y aller", raconte Steven Verdier, responsable d'atelier. "On dormira plus tard" Depuis trois semaines, les deux collègues ont parcouru la Gironde et les Landes sur leur temps libre pour aider les pompiers. "J'ai embauché à 05h00 ce matin mais c'est pas grave, on dormira plus tard, quand le feu sera fini par exemple", plaisante Max Lacoste, encore choqué par l'incendie à Biscarrosse qui "s'est arrêté à 300 mètres de (sa) maison". Samedi, le Chinook, hélicoptère bombardier d'eau géant prêté par l'Australie, "pourrait être le premier à intervenir sur zone" avec "des Canadair et autres moyens aériens en fonction des disponibilités", a indiqué le préfet. "L'objectif, c'est de contenir" l'incendie, a souligné le colonel Fabre. "Tous les moyens sont réengagés au fur et à mesure. Donc, on va faire notre travail. Et là-dessus, je suis optimiste". "Les températures vont être quand même un peu moins caniculaires qu'hier (32°C contre 36°C, ndlr), donc c'est favorable", a ajouté le préfet, qui espère aussi que la pluie annoncée en début de soirée sera au rendez-vous. En France, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.
Texte intégral (646 mots)
Une centaine de nouvelles évacuations a eu lieu, "ce qui porte le total à 650", mais "aucune habitation" n'est "touchée" a-t-il ajouté. Le feu, qui "évoluait plutôt favorablement", "a été réactivé vers 04h30" dans un secteur compliqué d'accès, mais "contenu avec beaucoup d'engagement", a expliqué le colonel Arnaud Fabre, directeur du SDIS des Landes. Les efforts se concentrent désormais sur Garein, car "sur Luglon, les choses sont mieux maîtrisées, même si le feu reste actif", a indiqué le préfet. La progression a été moindre que la nuit précédente : la surface brûlée est passée de 1.300 à 1.580 hectares, alors qu'elle avait quasiment triplé entre jeudi soir et vendredi matin (de 400 à 1.100 hectares). Environ 550 pompiers luttent contre ce troisième feu majeur de l'été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement peuplé de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares). Feu tactique Peu après minuit, un feu tactique a été allumé sur une parcelle jusqu'ici épargnée par le feu pour contrer le flanc gauche de l'incendie se dirigeant vers Garein, a constaté l'AFP. Des pompiers en combinaison jaune de protection thermique, surnommés les "brûleurs", versent "un mélange d'hydrocarbures, de gazole et d'essence", sur un tas de végétation asséchée, indique le Commandant Arnaud Curutchet, l'un des 120 cadres feux tactiques français, venu des Pyrénées-Atlantiques voisines. "On essaie de le faire à contre-vent, pour qu'il avance doucement, qu'il brûle bien l'ensemble du combustible, et soit attiré par le feu principal", explique-t-il. Des deux côtés du brasier, deux pompiers landais surveillent, perchés au-dessus de leurs camions-citernes, lances en main. Plusieurs paramètres sont pris en compte : la météo, la topographie, les reconnaissances effectuées "tout l'après-midi", et "l'âge des pins car ils réagissent différemment au feu", explique le commandant Curutchet. Après plus d'une heure et demie, il ne reste que de petites flammes au sol et quelques braises flottant dans le ciel. Des bénévoles, comme Max Lacoste, 40 ans, et Steven Verdier, 28 ans, sont aussi "venus donner un coup de main après (leur) journée de travail" avec un véhicule prêté par leur employeur dans lequel ils transportent 12.000 litres d'eau. "Quand on a demandé à notre chef si on pouvait aider au feu, il nous a direct dit d'y aller", raconte Steven Verdier, responsable d'atelier. "On dormira plus tard" Depuis trois semaines, les deux collègues ont parcouru la Gironde et les Landes sur leur temps libre pour aider les pompiers. "J'ai embauché à 05h00 ce matin mais c'est pas grave, on dormira plus tard, quand le feu sera fini par exemple", plaisante Max Lacoste, encore choqué par l'incendie à Biscarrosse qui "s'est arrêté à 300 mètres de (sa) maison". Samedi, le Chinook, hélicoptère bombardier d'eau géant prêté par l'Australie, "pourrait être le premier à intervenir sur zone" avec "des Canadair et autres moyens aériens en fonction des disponibilités", a indiqué le préfet. "L'objectif, c'est de contenir" l'incendie, a souligné le colonel Fabre. "Tous les moyens sont réengagés au fur et à mesure. Donc, on va faire notre travail. Et là-dessus, je suis optimiste". "Les températures vont être quand même un peu moins caniculaires qu'hier (32°C contre 36°C, ndlr), donc c'est favorable", a ajouté le préfet, qui espère aussi que la pluie annoncée en début de soirée sera au rendez-vous. En France, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.

15.08.2026 à 10:19

L'Equipe TV
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Fenway Sports Group, actionnaire principal de Liverpool, a annoncé vendredi la vente d'une part du club à un consortium dont font partie Jeff Bezos, directeur général d'Amazon, et Eduardo Savarin, le cofondateur de Facebook. Amit Bhatia, ancien propriétaire des Queens Park Rangers, devrait devenir le nouveau vice-président du club.
Texte intégral (646 mots)
Fenway Sports Group, actionnaire principal de Liverpool, a annoncé vendredi la vente d'une part du club à un consortium dont font partie Jeff Bezos, directeur général d'Amazon, et Eduardo Savarin, le cofondateur de Facebook. Amit Bhatia, ancien propriétaire des Queens Park Rangers, devrait devenir le nouveau vice-président du club.

15.08.2026 à 10:16

FRANCE24
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Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu de "travailler" à "une rédaction juridiquement robuste" de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dont la version adoptée au Parlement a été censurée jeudi par le Conseil constitutionnel. De son côté, la loi sur le "droit à l'aide à mourir" ne comporte "aucun article contraire à la Constitution" ouvrant ainsi définitivement la voie à l'assistance au suicide et à l'euthanasie, dans des circonstances précises et encadrées.
Texte intégral (646 mots)
Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu de "travailler" à "une rédaction juridiquement robuste" de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dont la version adoptée au Parlement a été censurée jeudi par le Conseil constitutionnel. De son côté, la loi sur le "droit à l'aide à mourir" ne comporte "aucun article contraire à la Constitution" ouvrant ainsi définitivement la voie à l'assistance au suicide et à l'euthanasie, dans des circonstances précises et encadrées.

15.08.2026 à 10:15

FRANCE24
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Le mémorandum, signé mercredi par Donald Trump, charge les ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure d'un programme inédit: des entreprises américaines, agréées et liées par contrat, pourront espionner et attaquer des organisations criminelles transnationales. La Maison Blanche justifie son projet par les dommages des rançongiciels, de la "sextorsion" et des fraudes en ligne, qui auraient coûté, selon elle, 20,8 milliards de dollars aux Américains en 2025. Le texte prévoit d'autoriser les partenaires privés à mettre hors service les serveurs des pirates ou infiltrer durablement leurs machines avec des logiciels espions. Chaque opération nécessitera une pré-autorisation du gouvernement et les entreprises devront déposer une caution d'au moins un million de dollars. Toute action risquant de causer des morts ou des blessés est exclue, ainsi que tout ce qui atteindrait le seuil de l'"usage de la force" en droit international. "Le secteur privé détient les données. Le secteur public détient les pouvoirs. Ce mémorandum les réunit", se félicite auprès de l'AFP Ari Redbord, ancien procureur fédéral devenu responsable des affaires publiques de TRM Labs, société d'analyse qui travaille avec les autorités américaines. Il assume la comparaison historique: des "lettres de marque cyber", du nom des licences qui autorisaient jadis des navires privés, les corsaires, à attaquer les ennemis de leurs souverains. L'analogie inquiète en partie Alan Woodward, professeur de cybersécurité à l'université de Surrey (Royaume-Uni), pour qui les licences des Etats n'ont jamais garanti la docilité des corsaires: "On peut distribuer des commissions. On ne peut pas distribuer l'obéissance", dit-il à l'AFP. "Le verdict de l'Histoire sur les corsaires n'est pas qu'ils étaient immoraux. C'est qu'ils ont fini par causer plus d'ennuis, et que le jeu n'en valait plus la chandelle." Faux procès, répond Ari Redbord: le système de Surcouf, le corsaire français, et de ses homologues britanniques ou néerlandais, a échoué "parce qu'il n'existait aucun moyen de surveiller un navire une fois sorti du port. La supervision, qui s'arrêtait au quai, accompagne désormais l'opération du début à la fin". Volte-face inexpliquée Le programme constitue pourtant une volte-face. En mars, un haut conseiller de la Maison Blanche assurait que l'administration n'avait "aucune envie de combattre les pirates avec des pirates", selon le média The Record. Et le directeur national du cyber, Sean Cairncross, excluait toute campagne offensive menée par le privé. Ce revirement en cinq mois n'a encore reçu aucune justification officielle. "Je ne sais pas comment répondre", reconnaît auprès de l'AFP Jason Healey, chercheur à l'université Columbia et historien du cyberconflit. Pour cet ancien de la Maison Blanche, le programme n'a toutefois rien d'un chèque en blanc: vérifications, contrats, approbations, "tout cela est adossé à l'Etat de droit", contrairement aux hackers que tolèrent ou pilotent la Russie, la Chine ou l'Iran. Son inquiétude est ailleurs: "cette administration a systématiquement affaibli les organes qui pourraient exercer cette supervision", dit-il, citant le renseignement national et le limogeage du directeur de la NSA. Quant au risque de représailles russes, il balaie: "Je me fiche que Poutine juge impoli qu'on démantèle un groupe qui attaquait des hôpitaux pendant une pandémie!" Les géants américains de la tech pratiquent déjà une large activité cyber, mais sous contrôle judiciaire: Microsoft fait démanteler des infrastructures criminelles par décision de justice depuis quinze ans, Google mène ses propres opérations, mais uniquement sur ses propres infrastructures. Le programme leur permettrait d'aller au-delà, sans supervision judiciaire, seulement étatique. Sollicités par l'AFP sur leur intention d'y participer, Google n'a pas donné suite et Microsoft a fait savoir qu'il était trop tôt pour commenter, le mémorandum étant encore à l'étude. Une prudence que M. Woodward comprend: une entreprise participante "cesse d'être un simple spectateur" aux yeux de ceux qu'elle attaque, et doit s'attendre à un ciblage direct "de ses propres réseaux, de ses dirigeants et de ses employés". Les règles précises du programme, dont une annexe restera classifiée, doivent être fixées d'ici 60 jours. D'ici là, chaque camp a son critère. M. Woodward redoute "une lente accumulation de cibles mal attribuées, de poursuites à l'étranger et de migraines diplomatiques". M. Redbord fixe la barre ailleurs: "Si les victimes ne récupèrent pas leur argent, le reste ne compte pas pour grand-chose."
Texte intégral (763 mots)
Le mémorandum, signé mercredi par Donald Trump, charge les ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure d'un programme inédit: des entreprises américaines, agréées et liées par contrat, pourront espionner et attaquer des organisations criminelles transnationales. La Maison Blanche justifie son projet par les dommages des rançongiciels, de la "sextorsion" et des fraudes en ligne, qui auraient coûté, selon elle, 20,8 milliards de dollars aux Américains en 2025. Le texte prévoit d'autoriser les partenaires privés à mettre hors service les serveurs des pirates ou infiltrer durablement leurs machines avec des logiciels espions. Chaque opération nécessitera une pré-autorisation du gouvernement et les entreprises devront déposer une caution d'au moins un million de dollars. Toute action risquant de causer des morts ou des blessés est exclue, ainsi que tout ce qui atteindrait le seuil de l'"usage de la force" en droit international. "Le secteur privé détient les données. Le secteur public détient les pouvoirs. Ce mémorandum les réunit", se félicite auprès de l'AFP Ari Redbord, ancien procureur fédéral devenu responsable des affaires publiques de TRM Labs, société d'analyse qui travaille avec les autorités américaines. Il assume la comparaison historique: des "lettres de marque cyber", du nom des licences qui autorisaient jadis des navires privés, les corsaires, à attaquer les ennemis de leurs souverains. L'analogie inquiète en partie Alan Woodward, professeur de cybersécurité à l'université de Surrey (Royaume-Uni), pour qui les licences des Etats n'ont jamais garanti la docilité des corsaires: "On peut distribuer des commissions. On ne peut pas distribuer l'obéissance", dit-il à l'AFP. "Le verdict de l'Histoire sur les corsaires n'est pas qu'ils étaient immoraux. C'est qu'ils ont fini par causer plus d'ennuis, et que le jeu n'en valait plus la chandelle." Faux procès, répond Ari Redbord: le système de Surcouf, le corsaire français, et de ses homologues britanniques ou néerlandais, a échoué "parce qu'il n'existait aucun moyen de surveiller un navire une fois sorti du port. La supervision, qui s'arrêtait au quai, accompagne désormais l'opération du début à la fin". Volte-face inexpliquée Le programme constitue pourtant une volte-face. En mars, un haut conseiller de la Maison Blanche assurait que l'administration n'avait "aucune envie de combattre les pirates avec des pirates", selon le média The Record. Et le directeur national du cyber, Sean Cairncross, excluait toute campagne offensive menée par le privé. Ce revirement en cinq mois n'a encore reçu aucune justification officielle. "Je ne sais pas comment répondre", reconnaît auprès de l'AFP Jason Healey, chercheur à l'université Columbia et historien du cyberconflit. Pour cet ancien de la Maison Blanche, le programme n'a toutefois rien d'un chèque en blanc: vérifications, contrats, approbations, "tout cela est adossé à l'Etat de droit", contrairement aux hackers que tolèrent ou pilotent la Russie, la Chine ou l'Iran. Son inquiétude est ailleurs: "cette administration a systématiquement affaibli les organes qui pourraient exercer cette supervision", dit-il, citant le renseignement national et le limogeage du directeur de la NSA. Quant au risque de représailles russes, il balaie: "Je me fiche que Poutine juge impoli qu'on démantèle un groupe qui attaquait des hôpitaux pendant une pandémie!" Les géants américains de la tech pratiquent déjà une large activité cyber, mais sous contrôle judiciaire: Microsoft fait démanteler des infrastructures criminelles par décision de justice depuis quinze ans, Google mène ses propres opérations, mais uniquement sur ses propres infrastructures. Le programme leur permettrait d'aller au-delà, sans supervision judiciaire, seulement étatique. Sollicités par l'AFP sur leur intention d'y participer, Google n'a pas donné suite et Microsoft a fait savoir qu'il était trop tôt pour commenter, le mémorandum étant encore à l'étude. Une prudence que M. Woodward comprend: une entreprise participante "cesse d'être un simple spectateur" aux yeux de ceux qu'elle attaque, et doit s'attendre à un ciblage direct "de ses propres réseaux, de ses dirigeants et de ses employés". Les règles précises du programme, dont une annexe restera classifiée, doivent être fixées d'ici 60 jours. D'ici là, chaque camp a son critère. M. Woodward redoute "une lente accumulation de cibles mal attribuées, de poursuites à l'étranger et de migraines diplomatiques". M. Redbord fixe la barre ailleurs: "Si les victimes ne récupèrent pas leur argent, le reste ne compte pas pour grand-chose."

15.08.2026 à 10:12

FRANCE24
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Le siège du village palestinien de Qusra par des colons israéliens en Cisjordanie continue de provoquer l'indignation à l'international, bien que sur place, la situation reste figée malgré la présence de l'armée israélienne, dont une partie est accusée de collusion avec les colons. Les États-Unis demandent au Premier ministre israélien, Benjamin ​Netanyahu, de condamner publiquement les colons. Paris appelle à les arrêter et les juger.
Texte intégral (763 mots)
Le siège du village palestinien de Qusra par des colons israéliens en Cisjordanie continue de provoquer l'indignation à l'international, bien que sur place, la situation reste figée malgré la présence de l'armée israélienne, dont une partie est accusée de collusion avec les colons. Les États-Unis demandent au Premier ministre israélien, Benjamin ​Netanyahu, de condamner publiquement les colons. Paris appelle à les arrêter et les juger.

15.08.2026 à 10:07

FRANCE24
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Alors que l'Europe subit sa cinquième vague de chaleur, les viticulteurs du continent doivent faire face à des vendanges précoces. Dans l'est de l'Autriche, certains viticulteurs envisagent même de se tourner vers de nouveaux cépages mieux adaptés aux climats chauds.
Texte intégral (763 mots)
Alors que l'Europe subit sa cinquième vague de chaleur, les viticulteurs du continent doivent faire face à des vendanges précoces. Dans l'est de l'Autriche, certains viticulteurs envisagent même de se tourner vers de nouveaux cépages mieux adaptés aux climats chauds.

15.08.2026 à 10:05

FRANCE24
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Depuis la chute de Kaboul il y a cinq ans et le retour au pouvoir des Taliban en Afghanistan, la situation sécuritaire s'est globalement améliorée mais la violence politique, elle, persiste. Les droits des femmes ont été drastiquement réduits : plus de 100 décrets adoptés en ce sens selon l'ONU.
Texte intégral (763 mots)
Depuis la chute de Kaboul il y a cinq ans et le retour au pouvoir des Taliban en Afghanistan, la situation sécuritaire s'est globalement améliorée mais la violence politique, elle, persiste. Les droits des femmes ont été drastiquement réduits : plus de 100 décrets adoptés en ce sens selon l'ONU.

15.08.2026 à 10:04

FRANCE24
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Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclue la moitié de la population. Plus d'une centaine de décret ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. On en discute avec la chercheuse Mélissa Cornet, en direct de Kaboul.
Texte intégral (763 mots)
Cinq ans après la reprise de Kaboul par les Taliban, quelle est la situation en Afghanistan ? Le retour à une sécurité relative qui exclue la moitié de la population. Plus d'une centaine de décret ont été adoptés par le nouveau régime pour restreindre les droits des femmes : apparence, éducation, circulation, travail. On en discute avec la chercheuse Mélissa Cornet, en direct de Kaboul.

15.08.2026 à 10:03

FRANCE24
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"Il s'agit sans aucun doute de la crise la plus grave qu'ait connue le secteur pétrolier depuis l'invasion du pays par l'Irak en 1990", estime dans un entretien à l'AFP le PDG de la Kuweit Petroleum Company (KPC), Cheikh Nawaf Saud al-Sabah. En battant retraite face aux Etats-Unis, les troupes de Saddam Hussein avaient incendié des centaines de puits pétroliers, détruit des réservoirs de stockage et pris pour cible des raffineries. Le conflit régional, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, n'a pas infligé au Koweït de dommages matériels comparables à l'assaut irakien, mais il l'a significativement éprouvé. Le petit Etat du Golfe, qui détient environ 6% des réserves mondiales de pétrole, est ultra dépendant de l'or noir, qui représente la quasi-totalité de ses exportations et génère plus de 90% des recettes publiques. "Vulnérabilité stratégique" Si d'autres pays de la région, comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, ont mis en place des itinéraires pour contourner le stratégique détroit d'Ormuz, le Koweït ne possède lui aucun pipeline. Et avec Bahreïn, il figure parmi les principales cibles des représailles iraniennes, avec des usines de dessalement d'eau et des infrastructures énergétiques, dont pétrolières, touchées. "Cette crise nous a confrontés à un nouveau défi", souligne M. Sabah, depuis le bureau provisoire où il s'est installé après que le siège du groupe a été touché par une frappe de drone en avril. Quelques jours seulement après le début de la guerre, la KPC avait invoqué un "cas de force majeure", une disposition la protégeant de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis de ses clients. La mesure a été levée en juin. La compagnie publique s'attelle désormais à trouver des solutions d'urgence, explique son patron. Des réservoirs de stockage situés en dehors de la région ont notamment contribué à amortir la crise. Mais les experts maintiennent qu'à long terme, le Koweït ne pourra se passer du détroit d'Ormuz. "La dépendance du Koweït au détroit est devenue une vulnérabilité stratégique", résume Amena Bakr, analyste chez Kpler. "Le pays dispose des ressources financières nécessaires pour faire face à un choc temporaire grave. Mais plus la guerre s'éternise, plus l'économie souffre de l'absence d'une route sécurisée pour exporter son pétrole", ajoute-t-elle. Selon les premières données officielles, le PIB a reculé de 4,6% sur un an au premier trimestre 2026, les revenus du secteur pétrolier plongeant eux de 12,5%. Et la chute pourrait être encore plus sévère au deuxième. "La résistance dans le sang" Alors que la guerre approche des six mois et que les négociations piétinent, le Koweït scrute la situation dans le détroit, où se succèdent les attaques de navires. "Une fois qu'il sera rouvert, la libre circulation reprendra et nous pourrons alors facilement revenir à nos niveaux de production d'avant-guerre, et même plus", espère Nawaf Saud al-Sabah. Elle s'élevait alors à un peu plus de 2,6 millions de barils par jour et devait atteindre les 4 millions d'ici 2040. Le PDG n'a pas souhaité communiquer les chiffres actuels. "Il n'y a pas d'autre option" que de rétablir un accès sans entrave à Ormuz, insiste-t-il. "Vous pouvez avoir tous les oléoducs au monde, toutes les infrastructures de stockage. Mais sans la liberté de circulation des hydrocarbures à travers le détroit, vous serez très rapidement confrontés à une nouvelle crise énergétique". En attendant, les Koweïtiens s'adaptent. La nuit, la plupart des grandes installations énergétiques du pays éteignent désormais leurs lumières. D'épaisses structures métalliques ont également été construites autour de nombreux réservoirs de pétrole brut, dans l'espoir de le protéger d'éventuelles frappes. "Nous avons survécu à pire. Nous sommes le Koweït. Nous avons la résistance dans le sang", lance Noura, une Koweïtienne de 45 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, rencontrée dans un marché. Mais la volonté des Etats-Unis de poursuivre la guerre laisse un goût amer à certains Koweïtiens qui, en privé, maudissent les troupes américaines, autrefois symboles de liberté.
Texte intégral (731 mots)
"Il s'agit sans aucun doute de la crise la plus grave qu'ait connue le secteur pétrolier depuis l'invasion du pays par l'Irak en 1990", estime dans un entretien à l'AFP le PDG de la Kuweit Petroleum Company (KPC), Cheikh Nawaf Saud al-Sabah. En battant retraite face aux Etats-Unis, les troupes de Saddam Hussein avaient incendié des centaines de puits pétroliers, détruit des réservoirs de stockage et pris pour cible des raffineries. Le conflit régional, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, n'a pas infligé au Koweït de dommages matériels comparables à l'assaut irakien, mais il l'a significativement éprouvé. Le petit Etat du Golfe, qui détient environ 6% des réserves mondiales de pétrole, est ultra dépendant de l'or noir, qui représente la quasi-totalité de ses exportations et génère plus de 90% des recettes publiques. "Vulnérabilité stratégique" Si d'autres pays de la région, comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, ont mis en place des itinéraires pour contourner le stratégique détroit d'Ormuz, le Koweït ne possède lui aucun pipeline. Et avec Bahreïn, il figure parmi les principales cibles des représailles iraniennes, avec des usines de dessalement d'eau et des infrastructures énergétiques, dont pétrolières, touchées. "Cette crise nous a confrontés à un nouveau défi", souligne M. Sabah, depuis le bureau provisoire où il s'est installé après que le siège du groupe a été touché par une frappe de drone en avril. Quelques jours seulement après le début de la guerre, la KPC avait invoqué un "cas de force majeure", une disposition la protégeant de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis de ses clients. La mesure a été levée en juin. La compagnie publique s'attelle désormais à trouver des solutions d'urgence, explique son patron. Des réservoirs de stockage situés en dehors de la région ont notamment contribué à amortir la crise. Mais les experts maintiennent qu'à long terme, le Koweït ne pourra se passer du détroit d'Ormuz. "La dépendance du Koweït au détroit est devenue une vulnérabilité stratégique", résume Amena Bakr, analyste chez Kpler. "Le pays dispose des ressources financières nécessaires pour faire face à un choc temporaire grave. Mais plus la guerre s'éternise, plus l'économie souffre de l'absence d'une route sécurisée pour exporter son pétrole", ajoute-t-elle. Selon les premières données officielles, le PIB a reculé de 4,6% sur un an au premier trimestre 2026, les revenus du secteur pétrolier plongeant eux de 12,5%. Et la chute pourrait être encore plus sévère au deuxième. "La résistance dans le sang" Alors que la guerre approche des six mois et que les négociations piétinent, le Koweït scrute la situation dans le détroit, où se succèdent les attaques de navires. "Une fois qu'il sera rouvert, la libre circulation reprendra et nous pourrons alors facilement revenir à nos niveaux de production d'avant-guerre, et même plus", espère Nawaf Saud al-Sabah. Elle s'élevait alors à un peu plus de 2,6 millions de barils par jour et devait atteindre les 4 millions d'ici 2040. Le PDG n'a pas souhaité communiquer les chiffres actuels. "Il n'y a pas d'autre option" que de rétablir un accès sans entrave à Ormuz, insiste-t-il. "Vous pouvez avoir tous les oléoducs au monde, toutes les infrastructures de stockage. Mais sans la liberté de circulation des hydrocarbures à travers le détroit, vous serez très rapidement confrontés à une nouvelle crise énergétique". En attendant, les Koweïtiens s'adaptent. La nuit, la plupart des grandes installations énergétiques du pays éteignent désormais leurs lumières. D'épaisses structures métalliques ont également été construites autour de nombreux réservoirs de pétrole brut, dans l'espoir de le protéger d'éventuelles frappes. "Nous avons survécu à pire. Nous sommes le Koweït. Nous avons la résistance dans le sang", lance Noura, une Koweïtienne de 45 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, rencontrée dans un marché. Mais la volonté des Etats-Unis de poursuivre la guerre laisse un goût amer à certains Koweïtiens qui, en privé, maudissent les troupes américaines, autrefois symboles de liberté.
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