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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 14 dernières parutions

06.08.2026 à 09:31

FRANCE24
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Le projet, imaginé au début des années 2000, a été relancé en 2019 dans le cadre de la stratégie nationale des aires protégées, qui vise principalement à classer "30% du territoire national sous protection", précise la préfecture. L'objectif de cette Réserve naturelle nationale souterraine de l'Ariège en devenir sera de "valoriser et protéger" la "richesse cavernicole" du département, qui n'est "pas suffisamment mise en valeur", explique à l'AFP la sous-préfète chargée du dossier, Sophie Pauzat. Le projet devrait également permettre au public de mieux connaître ces 29 grottes, réparties sur le territoire de 32 communes et qui "ne sont connues que de spécialistes, notamment des scientifiques et des spéléos", estime-t-elle, ajoutant: "Si on s'en sert bien, ça peut avoir un effet d'attraction pour faire connaître l'Ariège." "Force de la nature" Parmi les sites concernés figure la grotte emblématique du Mas d'Azil, "exceptionnelle d'un point de vue géologique puisqu'elle est absolument monumentale", décrit sur place Anne-Sophie Gimeno, responsable des grottes au Service d'exploitation des sites touristiques de l'Ariège (Sesta). "C'est une force de la nature", dont la galerie principale "se développe sur à peu près 420 mètres" et qui affiche des traces d'occupation humaine "entre 40.000 ans et 14.000 ans avant aujourd'hui", dit-elle. Explorée à partir de 1887 et classée Monument historique en 1942, cette grotte est devenue une attraction ariégeoise, drainant chaque année des dizaines de milliers de touristes. Le maire du Mas d'Azil, Raymond Berdou, qui dit espérer porter à 50.000 le nombre de visiteurs annuels grâce à la réserve, se montre toutefois préoccupé. "C'est un projet que l'Etat a voulu impulser assez rapidement (...) avec, d'après moi, un manque de concertation", juge celui qui est également vice-président du département, en charge de la culture. L'édile s'inquiète notamment des "contraintes importantes" que pourrait générer l'inclusion des grottes au sein de cette réserve sur les activités organisées aux alentours, comme du saut à l'élastique ou des feux d'artifice en ce qui concerne la grotte de sa commune. Des craintes qui ont conduit le conseil départemental à émettre un avis défavorable lors de l'enquête publique. "Les activités existantes vont continuer à s'exercer", veut rassurer Mme Pauzat. "Ce qui fait peur, souvent, c'est de se dire, +on crée des réserves et puis on ne va plus pouvoir rien faire+. C'est beaucoup plus nuancé que ça." Grotte-laboratoire La réserve aura aussi pour vocation de soutenir la recherche scientifique, par exemple dans la grotte-laboratoire de Moulis, aménagée par le CNRS en 1954, où des chercheurs essayent de "comprendre comment les espèces cavernicoles arrivent à s'adapter à ce milieu particulièrement contraignant du fait de l'obscurité constante", détaille Olivier Guillaume, ingénieur de recherche au CNRS et directeur technique de la station. Les grottes de l'Ariège abritent ainsi des chauves-souris, des amphibiens comme le calotriton, des insectes ou des araignées. "La biodiversité souterraine est assez mal connue", note le chercheur, et la réserve "sera un cadre idéal pour développer des activités pédagogiques, pour faire mieux comprendre au public les enjeux de conservation des espèces souterraines", dit-il. A Moulis, les chercheurs étudient aussi comment, face au dérèglement climatique, certaines espèces "sont en train de coloniser le milieu souterrain", qui devient une sorte de "milieu refuge", décrit M. Guillaume. Même sous terre, où les températures varient peu au cours de l'année, le réchauffement se fait sentir "au regard notamment de la disponibilité de la ressource en eau", cruciale pour certaines espèces souterraines "très fragiles vis-à-vis des changements de leur environnement". Après un avis favorable de la commission d’enquête publique en novembre 2025, le projet doit désormais être soumis pour avis consultatif à la Commission départementale de la nature des sites et des paysages, puis au Conseil national de la protection de la nature, et enfin au Conseil d'Etat, avant publication du décret au Journal officiel, "le plus rapidement possible au cours de l'année 2027", selon Mme Pauzat.

06.08.2026 à 09:19

FRANCE24
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Sur le domaine Saint-Andrieu à Correns, commune la plus touchée par les derniers incendies, Grégory Guibergia, le responsable d’exploitation, s'estime chanceux : il n'a perdu dans les flammes "que le premier rang, les vignes en lisière". Mais "la grosse interrogation, c'est de savoir si on va avoir des goûts brûlés ou pas pendant la vinification. On est dans l'inconnu", confie le viticulteur avec 25 ans de métier derrière lui. Depuis deux semaines que brûle le massif du Gros Bessillon, dans l'arrière-pays provençal, le feu s'est dangereusement approché de ses 25 hectares de vignes. Grégory Guibergia a décidé d'opter pour une "vendange parcellaire", c'est-à-dire récolter et vinifier chaque parcelle indépendamment, pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Sa hantise : voir son vin déclaré "impropre à la consommation", et devoir renoncer à près de 90.000 bouteilles mises en vente. -prélèvements - Depuis plusieurs jours, des prélèvements sur les baies de raisin sont effectués autour du massif Gros Bessillon où le feu a parcouru plus de 6.000 hectares depuis le 21 juilet et n'est pas encore fixé, même s'il est sous contrôle des pompiers. "Un contact d'une heure ou deux suffit pour engendrer un phénomène de glycosylation, liant la fumée aux sucres du raisin, et ce goût de fumée va se révéler uniquement après la fermentation", explique le consultant œnologue Clément Prélat. "Il y a très peu de moyens de traiter ces goûts de fumée mis à part certains traitements qui sont assez brutaux pour le vin", poursuit l'expert au sein du cabinet d'agronomie provençale, une structure qui conseille la plupart des domaines de Correns. "Gel, grêle, on sait faire, mais pas l'incendie ", soupire Lucie Demirdjian, à la tête du Domaine de Mercandine, dans le village voisin de Pontevès. Avant d'envisager les vendanges, vers le 12 août, elle est dans l'attente des résultats du laboratoire d’oenologie qu'elle a mandaté pour effectuer des prélèvements. "On peut détecter le précurseur de goût de fumée en amont", explique l'ingénieure agronome. Avec les feux, elle a perdu "11 hectares sur 18" et ne souhaite pas engager de frais inutiles si sa récolte est vouée à la destruction. Selon les taux relevés, "le charbon actif peut lever le goût de fumée sur le rosé et le blanc" contrairement au vin rouge où "le jus macère", assure le président de la coopérative des Vignerons de Correns, Fabien Mistre, s'appuyant sur des techniques testés par des viticulteurs en Occitanie après le mégafeu dans le massif des Corbières l'été dernier. - jambon fumé - Au Centre du Rosé, pôle de recherche et d'expérimentation situé à Vidauban (Var), les experts rappellent que seuls une centaines d'hectares de vignes ont été touchés, principalement sur les communes de Cotignac, Pontevès et Correns, alors que le Var compte plus de 30.000 hectares de vignoble. Sixième département viticole de France et premier producteur de rosé, la vigne y constitue la première richesse agricole. Les parcelles déclarées "impropres à la consommation" sont uniquement celles contaminées par le retardant, ce produit chimique rouge utilisé pour freiner la propagation des flammes, explique Grégori Lanza, ingénieur agronome chargé de projets en œnologie au Centre du rosé. D'autres vignes pourront produire des vins marqués par un goût de fumée en raison du simple contact avec l'air saturé d'odeurs de bois brûlé. "C'est un goût qu'on ne recherche pas dans les vins, donc même s’ils sont consommables, il ne seront pas commercialisés", prédit-il. En "termes dégustatifs, c'est comme du jambon fumé", explique Fabien Mistre. Le vigneron bio exclut, pour le moment, l'idée de mettre de tels breuvages en vente.

06.08.2026 à 09:11

FRANCE24
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"Si on ne fait rien pour se protéger, l'élection peut être faussée", s'est inquiété jeudi sur RTL Gabriel Attal, directement visé, accusant "la Russie de vouloir voler" ce scrutin aux Français. Une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle. Édouard Philippe (Horizons) a été calomnié sur son état de santé, Raphaël Glucksmann (Place Publique) à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari et Gabriel Attal (Renaissance) a été notamment présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson. Même si ces opérations sont restées peu visibles d'après une source sécuritaire, il s'agit des premières visant directement depuis le début de la campagne des prétendants à l'Elysée. Mercredi soir, Sébastien Lecornu a réagi en rappelant que le gouvernement avait présenté fin juillet un projet de loi en Conseil des ministres. Le texte prévoit un durcissement des peines pour les personnes ayant diffusé des fausses informations dans un contexte électoral - d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende, elles seront portées à trois ans et 45.000 euros. Et elles pourront aller jusqu'à six ans de détention lorsque l’altération du scrutin a été réalisée "pour servir les intérêts d’une puissance, d’une entreprise ou d’une organisation étrangères". L'exécutif a aussi présenté un décret prévoyant la création d'une "commission d'information" qui aura pour mission d'informer le public et les candidats en cas d'ingérences. Le Premier ministre avait reçu, en juin, les partis politiques, évoquant des "perspectives de menaces lourdes sur l'élection présidentielle". Interpellé par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui déplorait que son mouvement ait depuis envoyé des propositions à Matignon sans recevoir "de nouvelles", Sébastien Lecornu a indiqué souhaiter poursuivre "à la rentrée" ce "travail en commun" avec les formations politiques. Mais une partie de la gauche estime que le gouvernement ne va pas assez loin et souhaite aussi cibler les plateformes étrangères comme TikTok ou X. Silence à droite et à l'extrême droite Raphaël Glucksmann demande ainsi aux autorités françaises et européennes de ne pas avoir "la main qui tremble" s'il faut sanctionner ces réseaux. Et de rappeler les soupçons entourant le candidat d'extrême droite Calin Georgescu lors de la présidentielle de 2024 en Roumanie. Arrivé à la surprise générale en tête du premier tour, il a été accusé par les autorités roumaines d'avoir bénéficié d'une campagne de soutien illicite orchestrée par Moscou, notamment sur TikTok. L'élection a été annulée et le pro-européen Nicusor Dan a finalement remporté le scrutin quelques mois plus tard. "Il n'y a pas eu de sanctions prises contre TikTok", a déploré Raphaël Glucksmann. La patronne des Ecologistes Marine Tondelier va encore plus loin proposant, dans Libération, de suspendre en France des réseaux comme X le temps de la campagne "en cas d'ingérences constatées en amont". Depuis qu’il a racheté Twitter devenu X, en 2022, le milliardaire américain Elon Musk multiplie les messages politiques sur sa plateforme. Début juillet, il a notamment qualifié la candidature de Marine Le Pen de "dernier espoir pour la France". Face aux opérations de déstabilisation des derniers jours, droite et extrême droite restent à ce stade silencieuses. Politiquement, le sujet est sensible pour le Rassemblement national en raison des liens passés du parti avec la Russie à travers notamment un prêt contracté auprès d'une banque russe dans les années 2010. En 2025, le président du parti Jordan Bardella avait toutefois durci son discours, qualifiant Moscou de "menace multidimensionnelle" pour la France et évoquant notamment les ingérences russes. Plus globalement, pour Raphaël Glucksmann, "la campagne de 2027 sera marquée par des ingérences massives". Pourront-elles avoir des conséquences dans l'isoloir ? Leur impact demeure "difficile à déterminer", soulignait il y a quelques mois Laurent Cordonier, directeur de la recherche de la Fondation Descartes, lors d'une table ronde au Sénat consacrée aux risques de manipulations numériques à l'approche des échéances électorales.

06.08.2026 à 08:41

FRANCE24
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Comme celles d'autres lacs de la région de la Vallée du Rift, les eaux de Baringo, à environ 200 km au nord-ouest de Nairobi, ont atteint un niveau jamais vu en un demi-siècle, attribué par les scientifiques à des précipitations extrêmes liées au changement climatique. Selon l'administration locale de gestion des catastrophes, des dizaines de milliers d'habitants des rives ont déjà dû être relogés à proximité. Mais certains disent que le lac continue de les suivre. Près d'une maison au seuil léché par l'eau, trois autres crocodiles se prélassent. En 2011, année de la première crue significative du lac, un hippopotame a attaqué et tué le mari de Mary Milka Tiren, qui rentrait de l'hôtel où il travaillait, désormais également sous l'eau. 10 ans plus tard, un crocodile a attaqué son fils de neuf ans qui, après trois mois d'hôpital, a gardé plusieurs cicatrices. Le saurien "cherchait à lui arracher le bras" mais l'enfant a pu être secouru, raconte sa mère. "Il y a eu une hausse des attaques de crocodiles, non parce qu'il y a plus de crocodiles, mais parce que le lac est désormais proche des maisons", explique à l'AFP Jackson Komen, directeur du Service kényan de protection de la vie sauvage (KWS) pour l'aire protégée du lac Baringo. "Il y a aussi des attaques d'hippopotames, car quand le lac s'est étendu, l'écosystème voisin" où ces mammifères venaient brouter "a disparu". "Désastre écologique" L'analyse par l'AFP d'images satellites montre que la surface du lac Baringo a crû de 70% depuis 2010, passant de 138 à 234 km2 en 2026. Dans le même temps, le lac Bogoria voisin s'est étendu de 21%, passant de 34 à 41 km2. A peine 10 km séparent désormais les rives de deux lacs. Et les scientifiques craignent désormais un "désastre écologique" si elles se rejoignent et que se mélangent l'eau douce de Baringo et celle hautement saline et alcaline de Bogoria. Jackson Komen craint un "changement complet" et imprévisible des écosystèmes. "Si les deux lacs se mélangent, poissons, crocodiles et hippopotames pourraient ne pas survivre", ajoute-t-il, prévoyant "un désastre écologique que nous ne savons pas gérer". "Je ne sais pas si l'être humain sera capable de continuer à vivre ici", souligne-t-il, Baringo fournissant eau potable et d'irrigation, et alimentant un prospère secteur de la pêche. Certains experts estiment que le "débordement est déjà en cours" entre les deux lacs. "Les données altimétriques satellitaires montrent que le niveau de Bogoria est suffisamment haut pour qu'il verse dans Baringo", indique à l'AFP Mathew Herrnegger, chercheur à l'Institut d'hydrologie et de gestion de l'eau à l'Université des ressources naturelles et sciences de la vie de Vienne (Autriche), ajoutant que la quantité d'eau amenée à se déverser et son potentiel impact restent incertains. "Désarmés" La crue des deux lacs a également sévèrement touché le secteur du tourisme. Environ "80% des réserves naturelles communautaires ont disparu" sous les eaux, note Jackson Komen, obligeant à transférer ailleurs girafes, autruches, phacochères et impalas. Des journalistes de l'AFP ont vu quatre complexes hôteliers émergeant désormais à peine du lac Baringo. Un autre, vide, est abandonné sur une île. La crue de Bogoria a chassé une partie des millions de flamands roses ayant fait sa renommée et englouti ses célèbres geysers d'eau chaude. Les recettes touristiques annuelles ont été divisées par cinq et ne représentent désormais plus qu'environ 200.000 euros, selon Michael Baimet, directeur des services locaux de gestion des catastrophes. Sur internet, les visiteurs se plaignent du faible nombre de flamands roses à Bogoria et des routes infranchissables car inondées. 12 écoles des rives de Baringo et Bogoria sont partiellement ou totalement submergées, selon des chiffres officiels. Sur l'île de Kokwa, au milieu de Baringo, l'eau a submergé la clôture séparant le lac du dortoir des filles de l'école primaire. "C'est risqué pour les pensionnaires, les hippopotames et crocodiles errant dans l'école la nuit", explique un responsable de l'établissement ayant requis l'anonymat. "Nous avons dû embaucher deux gardes de sécurité". L'école craint que les fortes pluies attendues avec le phénomène météorologique El Nino en octobre n'engloutissent le dortoir. Les habitants de l'île savent qu'un déménagement est inéluctable, mais retardent l'échéance en raison de son coût. Autour de sa parcelle d'autrefois un hectare, Faith Mpayei a déjà déplacé deux fois sa clôture depuis 2016. Mais celle-ci est à nouveau submergée et l'eau continue d'avancer vers sa maison. "On est impuissants", constate cette mère de cinq enfants. "Je dois déménager (...) il n'y a plus rien à faire ici".

06.08.2026 à 08:29

FRANCE24
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A quelques portes du brouhaha des urgences générales, le calme surprend. "Vous entendez ? Il y a beaucoup moins de bruit ici", dit le Dr Fayçal Mouaffak, badgeant à l'entrée de ce centre qu'il avait réclamé dès 2016 et a inauguré fin 2023 en Seine-Saint-Denis, département le plus jeune et pauvre de l'Hexagone, aux besoins criants en psychiatrie. Un long couloir blanc, percé de puits de lumière, y dessert des chambres claires et parquetées. Le personnel n'y brusque pas une femme d'origine somalienne qui, malgré la chaleur, déambule enveloppée d'une couverture. Dans une chambre d'isolement, la porte reste ouverte pour qu'un Marseillais sans domicile fixe, arrivé "en rupture de traitements", circule à sa guise - observé par les soignants qui préconiseront finalement son admission "en chambre simple à l'hôpital psychiatrique". Des personnes d'au moins 16 ans, qui arrivent souvent aux urgences dans un état de grande agitation ou confusion, sont ainsi aiguillées rapidement vers le Crup, pour y passer de 24 à 72 heures : le temps d'être évaluées, traitées, réorientées et de contacter leurs familles et soignants. Comme dans un sas de décompression. En salle des repas, l'aide-soignante Saliha Rahoui pose une main encourageante sur l'épaule d'un jeune homme, figé devant son plateau, avant d'inciter une patiente, "dans un délire d'empoisonnement", à accepter au moins une tisane. "Le principe du Crup, c'est d'apaiser les tensions, diminuer la souffrance du patient, pour qu'il puisse arriver en sérénité dans une autre unité ou au domicile", résume cette femme enjouée de 62 ans, "stimulée" de travailler en fin de carrière pour ce projet, alors que la psychiatrie est en crise à travers le pays et réclame partout des moyens. Ici, chaque soignant rencontré par l’AFP dit appliquer des consignes claires : ne pratiquer la contention qu'en dernier recours et viser, quand c'est possible, un retour à domicile bien préparé et bien suivi, plutôt qu'une hospitalisation hâtive. - "Vous n'êtes pas fou" - Pour ces soignants formés à la prévention du suicide, l'attention aux jeunes patients semble être l'une des priorités. Dans l'une des quinze chambres, les médecins dialoguent longuement avec un homme de 20 ans aux idées suicidaires. "J'ai l'impression d'être constamment jugé, dès que je mets le pied dehors, je me sens inutile à la société, incapable d'entrer dans ses codes... Mais ce n'est pas toujours le cas. Là, je suis bien", confie le garçon. Il voudrait repartir sans passer par l'hôpital psychiatrique, "où des gens plus fous que moi parlent tout seuls", dit-il. "Vous n'êtes pas fou, il vous faut le bon traitement, on va appeler votre mère pour que vous rentriez", conclura le Dr Mouaffak. "L'hospitalisation peut être salvatrice pour certains et un désastre pour d'autres, en particulier pour un jeune qui se considérera longtemps, si ce n'est définitivement, comme un +cas psy+", explique à l'AFP ce praticien de 52 ans, chef de secteur et de pôle psychiatrie à l'hôpital voisin de Ville-Evrard, assurant régulièrement des gardes au Crup. Depuis sa création, sur 3.124 hospitalisations, le centre a compté un quart de retours à domicile. Les autres patients ont poursuivi leur parcours de soin en hospitalisation dans leur unité de secteur. - "Top pour 72 heures" - Auparavant, aux urgences générales de Delafontaine, une personne en attente de lit en psychiatrie risquait d'endurer de longues heures d'attente accentuant son mal-être et donc de se retrouver attachée sur brancard, rappelle la cheffe du Crup, Nadia Cheffi, psychiatre de 33 ans. Ce matin-là, quand ils entrent dans une chambre d'isolement où un patient est exceptionnellement sanglé sur son lit, les médecins connaissent déjà le dossier de cet homme "retrouvé nu, agité, dans la rue". "Il voulait sans cesse arracher sa sonde, il m'a dit +toi, je vais te poignarder+", les a avertis une infirmière. "Vous avez dormi, vous êtes moins en colère. Qu'est-ce qui vous met en colère ?", lui demande le Dr Mouaffak. "Tout", chuchote l'homme que le psychiatre suggèrera de "décontentionner" pour "voir comment ça se passe". Sa fièvre et le risque de prostatite motivent, simultanément, l'appel à un médecin des urgences générales, qui vient prescrire une perfusion d'antibiotiques. "On s'intéresse aux causes organiques qui peuvent interférer dans une décompensation psychiatrique", souligne Nadia Cheffi. Ces décompensations peuvent parfois être spectaculaires dans ce département de grande précarité aux 140 nationalités, que le Dr Mouaffak décrit comme "carencé et carençant pour beaucoup de personnes" qui ne peuvent "s'exprimer autrement que par l'acte, la violence ou le délire". Prenant un café dans le couloir, trois patients de 20, 28 et 36 ans conviennent unanimement que "ce lieu est top pour 72 heures", avec "un très bon personnel qui sait prendre soin des personnes". Mais l'unité vit encore, parfois, des journées de grande frustration, quand des patients restent aux urgences générales faute de lits disponibles. Alors l'ouverture annoncée d'un second Crup, en préparation à l'hôpital Avicenne de Bobigny, donne de l'espoir. Ce jour-là, Nadia Cheffi est satisfaite d'une solution pour un jeune arrivé pour "un trouble induit par des (substances) toxiques". "J'ai mené un entretien avec lui et son frère, on va lui éviter l'hospitalisation et je voulais leur expliquer les conditions de cette sortie : c'était son premier contact avec la psychiatrie".

06.08.2026 à 08:21

FRANCE24
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Terence Atmane (46e) s'est offert une belle victoire contre le Russe Karen Khachanov (39e) 6-4, 7-6 (7/3) et poursuivra sa route au troisième tour, tout comme Titouan Droguet (119e et issu des qualifications), vainqueur du Portugais Jaime Faria (79e) 7-6 (7/2), 6-2. Atmane affrontera le Tchèque Jakub Mensik (17e) et Droguet sera opposé à l'Américain Brandon Nakashima (31e). Dispensé de premier tour en tant que tête de série N.18, Fils (24e mondial) a raté son début de match face au 87e mondial, qui a mené rapidement 3-0. Le Francilien de 22 ans s'est ensuite ressaisi, enchaînant les jeux pour empocher la première manche. Fébrile et imprécis, il s'est à nouveau laissé déborder par son adversaire de 23 ans, vainqueur du deuxième set. Arthur Fils a retrouvé une qualité de service (12 aces et 81% de points gagnés sur première balle) qui lui a permis de signer un cinglant 6-1 pour conclure en 1h38. Au prochain tour, Arthur Fils sera opposé à l'Argentin Mariano Navone (44e), qui a sorti le Monégasque Valentin Vacherot (18e), 1-6, 6-3, 6-3. Le cousin de Vacherot, le Français Arthur Rinderknech, 29e à l'ATP, a eu plus de réussite en venant à bout du Serbe Miomir Kecmanovic (62e) 6-7 (5/7), 6-4, 6-4. Rinderknech affrontera au tour suivant l'Américain Frances Tiafoe (20e), qui a battu le vétéran croate Marin Cilic 5-7, 6-2, 6-2. Corentin Moutet a en revanche chuté 4-6, 6-1, 6-3 contre la nouvelle pépite espagnole Rafael Jodar, 15e mondial à 19 ans et tout récent finaliste de l'ATP 500 de Washington. Défaites également pour Ugo Humbert (28e), sèchement battu par Daniel Merida (63e) 6-3, 6-3, et de Valentin Royer (78e), dominé par Tommy Paul (21e) 6-4, 7-6 (7/5). Quant à Gaël Monfils, il a joué ses dernières balles au Masters 1000 canadien: après une victoire probante face au Polonais Kamil Majchrzak (67e mondial), le Français (347e mondial et bénéficiaire d'une invitation) qui fêtera ses 40 ans le 1er septembre a logiquement cédé face à l'une des étoiles montantes du circuit, l'Américain Learner Tien (19e) 6-3, 0-6, 6-3. Le Français adulé en Amérique du nord, aura participé 15 fois au Masters 1000 canadien, en alternance à Toronto et Montréal, avec pour meilleur résultat deux demi-finales perdues en 2016 contre Novak Djokovic et en 2019 face à Rafael Nadal. Monfils, qui mettra un terme à sa carrière à l'issue de la saison, a obtenu une invitation pour participer à son 18e et dernier US Open (30 août-13 septembre).

06.08.2026 à 08:13

FRANCE 24
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En Ukraine, de nouvelles frappes russes ont fait plusieurs morts jeudi. À Balaklia, une localité de la région de Kharkiv, trois personnes sont mortes après des bombardements sur leurs "maisons individuelles", selon l'administration militaire de la ville. Dans la région de Soumy, le bilan s'élève aussi à trois morts et au moins 19 blessés, selon les autorités.
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En Ukraine, de nouvelles frappes russes ont fait plusieurs morts jeudi. À Balaklia, une localité de la région de Kharkiv, trois personnes sont mortes après des bombardements sur leurs "maisons individuelles", selon l'administration militaire de la ville. Dans la région de Soumy, le bilan s'élève aussi à trois morts et au moins 19 blessés, selon les autorités.

06.08.2026 à 08:09

FRANCE24
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Lors d'une conférence de presse clandestine révélée mercredi soir par Corse-Matin qui a été le seul média à y participer, une quinzaine d'individus cagoulés et armés, dans un lieu tenu secret et à une date non spécifiée, ont qualifié le processus qui vise à donner une autonomie à la Corse dans la République et qui a été approuvé le 23 juin par l'Assemblée nationale, de "mascarade". Comme lors de leur précédente conférence de presse clandestine en janvier 2024, ils estiment que le projet de loi constitutionnelle, qui doit être examiné au Sénat à partir du 21 octobre, "aboutit à la négation de l'existence de notre peuple et au reniement des principales revendications de ces dernières décennies". Ils annoncent être "déjà dans l'après-Beauvau". Le groupuscule s'en prend à tous les soutiens de ce processus: aux partis nationalistes (Femu a Corsica, Core in Fronte, Parti de la nation corse) en assurant que ceux "qui s'expriment au nom du mouvement national, tout en soutenant le dit processus Beauvau, commettent une duperie sans précédent à l'égard de notre peuple". Mais aussi aux "manipulateurs haut placés", à la "caste de groupes financiers corses" et aux collectifs antimafia, sans les nommer mais en assurant ne jamais pouvoir "être aux côtés de ceux qui soutiennent les logiques" de "justices d'exception", défendues par les collectifs. Sans préciser comment, ils appellent le mouvement national, "celui de la résistance", à trouver "les voies et les moyens de créer un nouveau rapport de force politique". Plus menaçant, ils attaquent "la colonisation de peuplement galopante" représentée par "l'arrivée massive de près de 5.000 étrangers, dont une grande majorité de Français" sur l'île chaque année, que ce soit pour y travailler ou du fait de l'augmentation "démentielle" des résidences secondaires. "Envahisseurs" "Collaborer à la validation de textes constitutionnels réaffirmant (...) les principes qui favorisent et vont permettre d'amplifier cette colonisation de peuplement est une grave faute politique", insistent-ils. "En attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés, nous n'avons qu'un message à leur adresser: restez chez vous", "et dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national", menacent-ils en s'adressant aux "envahisseurs". Le FLNC, qui prône "l'indépendance nationale", assure néanmoins qu'il "continuera à jouer pleinement son rôle en soutenant par nos efforts de paix, pour l'heure unilatéraux, toutes les initiatives qui concourront réellement à une solution politique à laquelle notre peuple aspire depuis des décennies." Le FLNC, apparu pour la première fois en 1976, il y a 50 ans, avec une profession de foi retrouvée dans les décombres de 18 attentats lors d'une première "nuit bleue", est depuis devenu une nébuleuse opaque, résultat de scissions, luttes fratricides et recompositions. La dernière "nuit bleue" que le mouvement a revendiquée remonte à octobre 2023 lorsque 45 explosions avaient visé principalement des résidences secondaires mais aussi un centre des impôts désaffecté à Ajaccio, sans faire de blessés.
Texte intégral (515 mots)
Lors d'une conférence de presse clandestine révélée mercredi soir par Corse-Matin qui a été le seul média à y participer, une quinzaine d'individus cagoulés et armés, dans un lieu tenu secret et à une date non spécifiée, ont qualifié le processus qui vise à donner une autonomie à la Corse dans la République et qui a été approuvé le 23 juin par l'Assemblée nationale, de "mascarade". Comme lors de leur précédente conférence de presse clandestine en janvier 2024, ils estiment que le projet de loi constitutionnelle, qui doit être examiné au Sénat à partir du 21 octobre, "aboutit à la négation de l'existence de notre peuple et au reniement des principales revendications de ces dernières décennies". Ils annoncent être "déjà dans l'après-Beauvau". Le groupuscule s'en prend à tous les soutiens de ce processus: aux partis nationalistes (Femu a Corsica, Core in Fronte, Parti de la nation corse) en assurant que ceux "qui s'expriment au nom du mouvement national, tout en soutenant le dit processus Beauvau, commettent une duperie sans précédent à l'égard de notre peuple". Mais aussi aux "manipulateurs haut placés", à la "caste de groupes financiers corses" et aux collectifs antimafia, sans les nommer mais en assurant ne jamais pouvoir "être aux côtés de ceux qui soutiennent les logiques" de "justices d'exception", défendues par les collectifs. Sans préciser comment, ils appellent le mouvement national, "celui de la résistance", à trouver "les voies et les moyens de créer un nouveau rapport de force politique". Plus menaçant, ils attaquent "la colonisation de peuplement galopante" représentée par "l'arrivée massive de près de 5.000 étrangers, dont une grande majorité de Français" sur l'île chaque année, que ce soit pour y travailler ou du fait de l'augmentation "démentielle" des résidences secondaires. "Envahisseurs" "Collaborer à la validation de textes constitutionnels réaffirmant (...) les principes qui favorisent et vont permettre d'amplifier cette colonisation de peuplement est une grave faute politique", insistent-ils. "En attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés, nous n'avons qu'un message à leur adresser: restez chez vous", "et dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national", menacent-ils en s'adressant aux "envahisseurs". Le FLNC, qui prône "l'indépendance nationale", assure néanmoins qu'il "continuera à jouer pleinement son rôle en soutenant par nos efforts de paix, pour l'heure unilatéraux, toutes les initiatives qui concourront réellement à une solution politique à laquelle notre peuple aspire depuis des décennies." Le FLNC, apparu pour la première fois en 1976, il y a 50 ans, avec une profession de foi retrouvée dans les décombres de 18 attentats lors d'une première "nuit bleue", est depuis devenu une nébuleuse opaque, résultat de scissions, luttes fratricides et recompositions. La dernière "nuit bleue" que le mouvement a revendiquée remonte à octobre 2023 lorsque 45 explosions avaient visé principalement des résidences secondaires mais aussi un centre des impôts désaffecté à Ajaccio, sans faire de blessés.

06.08.2026 à 07:23

FRANCE24
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Des centaines de familles avec enfants vivant à Kramatorsk, une ville de l'est de l'Ukraine, ont reçu l'ordre d'évacuer en raison de l'intensification des attaques russes, a annoncé mercredi l'administration militaire régionale. Cette cité est la dernière ville importante sous le contrôle de Kiev dans la région de Donetsk et les forces russes se trouvent à moins de 20 km de sa lisière. Les précisions d'Emmanuelle Chaze, correspondante de France 24 en Ukraine.
Texte intégral (515 mots)
Des centaines de familles avec enfants vivant à Kramatorsk, une ville de l'est de l'Ukraine, ont reçu l'ordre d'évacuer en raison de l'intensification des attaques russes, a annoncé mercredi l'administration militaire régionale. Cette cité est la dernière ville importante sous le contrôle de Kiev dans la région de Donetsk et les forces russes se trouvent à moins de 20 km de sa lisière. Les précisions d'Emmanuelle Chaze, correspondante de France 24 en Ukraine.

06.08.2026 à 07:21

L'Equipe TV
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Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a organisé une réunion de crise, mercredi, au Maroc, après la polémique sur l’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Dans une lettre commune avec son secrétaire général, Mattias Grafström, il a reconnu des "erreurs" et un manque de concertation. Malgré la polémique, les dirigeants de l'instance ont réaffirmé leur "total soutien" au président.
Texte intégral (515 mots)
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a organisé une réunion de crise, mercredi, au Maroc, après la polémique sur l’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Dans une lettre commune avec son secrétaire général, Mattias Grafström, il a reconnu des "erreurs" et un manque de concertation. Malgré la polémique, les dirigeants de l'instance ont réaffirmé leur "total soutien" au président.

06.08.2026 à 06:01

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce jeudi 6 août, la campagne de désinformation visant plusieurs personnalités en lice pour la présidentielle française de 2027 - une campagne attribuée aux services russes. La Russie, qui n’a pas le monopole de l’ingérence, largement pratiquée par l’Administration Trump, au Brésil notamment. Les questions entourant l’état de santé du président camerounais Paul Biya. Et une infraction aussi inhabituelle qu’imprudente au code de la route en Espagne.
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A la Une de la presse, ce jeudi 6 août, la campagne de désinformation visant plusieurs personnalités en lice pour la présidentielle française de 2027 - une campagne attribuée aux services russes. La Russie, qui n’a pas le monopole de l’ingérence, largement pratiquée par l’Administration Trump, au Brésil notamment. Les questions entourant l’état de santé du président camerounais Paul Biya. Et une infraction aussi inhabituelle qu’imprudente au code de la route en Espagne.

06.08.2026 à 05:27

FRANCE24
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Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux. "Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Il a précisé que l'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus". L'Iran verrouille de nouveau, depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième du commerce des hydrocarbures mondiaux. Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, mais l'Iran dément et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman. Le vice-président JD Vance a reconnu mercredi sur Fox News que les négociations avec l'Iran avaient été inégales, affirmant que l'administration Trump avait connu à la fois des avancées et des revers dans ses efforts pour parvenir à un accord. "Ça va être compliqué et ça va prendre du temps d'y parvenir", a-t-il reconnu. M. Vance a attribué ces difficultés aux divisions au sein du pouvoir iranien, affirmant que certains responsables souhaitaient la fin du conflit tandis que des "radicaux fous" voulaient qu'il se poursuive. "Premièrement, les Iraniens sont des gens extrêmement difficiles. Deuxièmement, leur système est fragmenté", a affirmé le vice-président américain. Attaques de bateaux D'après M. Baghaï, les discussions avec Mascate avancent, mais même si un accord était trouvé, cela ne signifierait pas que le passage deviendrait sans risque car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Il a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au blocage du détroit par Téhéran, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts". Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi. Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington. L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. La mise en place d'une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d'attaques de bateaux. Une agence maritime britannique, l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), a indiqué jeudi qu'un pétrolier avait signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz. L'incident serait survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. De leur côté, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé mercredi avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte du royaume.
Texte intégral (573 mots)
Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux. "Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Il a précisé que l'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus". L'Iran verrouille de nouveau, depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième du commerce des hydrocarbures mondiaux. Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, mais l'Iran dément et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman. Le vice-président JD Vance a reconnu mercredi sur Fox News que les négociations avec l'Iran avaient été inégales, affirmant que l'administration Trump avait connu à la fois des avancées et des revers dans ses efforts pour parvenir à un accord. "Ça va être compliqué et ça va prendre du temps d'y parvenir", a-t-il reconnu. M. Vance a attribué ces difficultés aux divisions au sein du pouvoir iranien, affirmant que certains responsables souhaitaient la fin du conflit tandis que des "radicaux fous" voulaient qu'il se poursuive. "Premièrement, les Iraniens sont des gens extrêmement difficiles. Deuxièmement, leur système est fragmenté", a affirmé le vice-président américain. Attaques de bateaux D'après M. Baghaï, les discussions avec Mascate avancent, mais même si un accord était trouvé, cela ne signifierait pas que le passage deviendrait sans risque car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Il a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au blocage du détroit par Téhéran, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts". Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi. Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington. L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. La mise en place d'une route omanaise en juin avait suscité sa colère, provoquant une série d'attaques de bateaux. Une agence maritime britannique, l'United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), a indiqué jeudi qu'un pétrolier avait signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz. L'incident serait survenu à environ 16 km au sud-est de Kumzar, à Oman. De leur côté, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé mercredi avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé à l'encontre de la flotte du royaume.

06.08.2026 à 05:17

FRANCE24
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Le général "MAH" a renversé en 2021 par un coup d'Etat le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi, déclenchant une guerre civile toujours en cours, qui a fait plus de 100.000 morts tous camps confondus. Il a accédé à la présidence en avril, à l'issue d'un scrutin restreint dénoncé à l'étranger comme une manoeuvre pour donner au pouvoir militaire un déguisement civil, et cherche depuis à relancer les relations diplomatiques de son pays. La Birmanie a été largement marginalisée par la communauté internationale après le coup d'Etat. L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui compte 11 membres, a notamment exclu ses dirigeants des sommets régionaux. "La Thaïlande soutient pleinement la participation de la Birmanie à l'Asean", a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul, estimant que "la paix et le développement" des deux pays étaient "étroitement liés". "La Birmanie s'est remise sur la voie de la démocratie et avance vers un avenir meilleur", a affirmé pour sa part Min Aung Hlaing. "Nous maintenons des liens amicaux avec les pays voisins et partenaires de la région, tout en donnant la priorité au rétablissement de relations normales avec l'Asean". Cyberarnaques Le dirigeant birman s'est déjà rendu en Inde, en Chine et au Laos ces derniers mois. Son déplacement à Bangkok marque une étape importante de son offensive diplomatique tant le voisin a de bonnes raisons de vouloir rétablir les liens. Les combats entre l'armée et une multitude de factions rebelles débordent parfois le long de la frontière avec la Thaïlande, qui accueille des millions de réfugiés birmans. La guerre civile a par ailleurs plongé la Birmanie dans une instabilité propice à la présence dans les zones frontalières poreuses de trafiquants de drogues et de réseaux clandestins d'arnaques en ligne, installés dans d'immenses complexes fortifiés. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré lundi que les autorités birmanes pouvaient faire "beaucoup plus" pour lutter contre les cyberarnaques, et que la question serait abordée lors de la visite de Min Aung Hlaing. "Légitimité factice" Le général devenu président a été accueilli jeudi matin par une garde d'honneur au siège du gouvernement thaïlandais à Bangkok, où il a notamment signé avec le Premier ministre un accord de coopération en matière de main d'oeuvre. Des organisations de défense des droits humains estiment que Bangkok ne devrait pas dérouler le tapis rouge à "MAH", sanctionné par plusieurs pays occidentaux et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. "Donner une légitimité au gouvernement militaire de la Birmanie n'apportera pas la paix dans la région, mais prolongera la violence, alimentera la guerre et laissera les populations face à des souffrances continues", ont dénoncé 16 organisations dans un communiqué commun. La détention d'Aung San Suu Kyi reste pour plusieurs pays un point de blocage essentiel dans le rétablissement des relations diplomatiques avec la Birmanie. La présidence birmane a diffusé lundi des photos d'une rencontre entre la prix Nobel de la paix, assignée à résidence dans un lieu tenu secret, et le représentant de la Croix-Rouge dans le pays. Mais les défenseurs de l'ancienne dirigeante, qui attendaient depuis longtemps des signes de vie, réclament sa libération immédiate, jugeant que les accusations retenues contre elles ont été montées de toutes pièces par l'armée. burs-sdu/cm
Texte intégral (591 mots)
Le général "MAH" a renversé en 2021 par un coup d'Etat le gouvernement élu d'Aung San Suu Kyi, déclenchant une guerre civile toujours en cours, qui a fait plus de 100.000 morts tous camps confondus. Il a accédé à la présidence en avril, à l'issue d'un scrutin restreint dénoncé à l'étranger comme une manoeuvre pour donner au pouvoir militaire un déguisement civil, et cherche depuis à relancer les relations diplomatiques de son pays. La Birmanie a été largement marginalisée par la communauté internationale après le coup d'Etat. L'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui compte 11 membres, a notamment exclu ses dirigeants des sommets régionaux. "La Thaïlande soutient pleinement la participation de la Birmanie à l'Asean", a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul, estimant que "la paix et le développement" des deux pays étaient "étroitement liés". "La Birmanie s'est remise sur la voie de la démocratie et avance vers un avenir meilleur", a affirmé pour sa part Min Aung Hlaing. "Nous maintenons des liens amicaux avec les pays voisins et partenaires de la région, tout en donnant la priorité au rétablissement de relations normales avec l'Asean". Cyberarnaques Le dirigeant birman s'est déjà rendu en Inde, en Chine et au Laos ces derniers mois. Son déplacement à Bangkok marque une étape importante de son offensive diplomatique tant le voisin a de bonnes raisons de vouloir rétablir les liens. Les combats entre l'armée et une multitude de factions rebelles débordent parfois le long de la frontière avec la Thaïlande, qui accueille des millions de réfugiés birmans. La guerre civile a par ailleurs plongé la Birmanie dans une instabilité propice à la présence dans les zones frontalières poreuses de trafiquants de drogues et de réseaux clandestins d'arnaques en ligne, installés dans d'immenses complexes fortifiés. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a déclaré lundi que les autorités birmanes pouvaient faire "beaucoup plus" pour lutter contre les cyberarnaques, et que la question serait abordée lors de la visite de Min Aung Hlaing. "Légitimité factice" Le général devenu président a été accueilli jeudi matin par une garde d'honneur au siège du gouvernement thaïlandais à Bangkok, où il a notamment signé avec le Premier ministre un accord de coopération en matière de main d'oeuvre. Des organisations de défense des droits humains estiment que Bangkok ne devrait pas dérouler le tapis rouge à "MAH", sanctionné par plusieurs pays occidentaux et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. "Donner une légitimité au gouvernement militaire de la Birmanie n'apportera pas la paix dans la région, mais prolongera la violence, alimentera la guerre et laissera les populations face à des souffrances continues", ont dénoncé 16 organisations dans un communiqué commun. La détention d'Aung San Suu Kyi reste pour plusieurs pays un point de blocage essentiel dans le rétablissement des relations diplomatiques avec la Birmanie. La présidence birmane a diffusé lundi des photos d'une rencontre entre la prix Nobel de la paix, assignée à résidence dans un lieu tenu secret, et le représentant de la Croix-Rouge dans le pays. Mais les défenseurs de l'ancienne dirigeante, qui attendaient depuis longtemps des signes de vie, réclament sa libération immédiate, jugeant que les accusations retenues contre elles ont été montées de toutes pièces par l'armée. burs-sdu/cm

06.08.2026 à 04:00

FRANCE 24
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Un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz, près d'Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique, au moment où Téhéran et Mascate mènent des discussions pour gérer conjointement cette voie maritime stratégique. Suivez notre direct.
Texte intégral (591 mots)
Un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions alors qu'il transitait par le détroit d'Ormuz, près d'Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique, au moment où Téhéran et Mascate mènent des discussions pour gérer conjointement cette voie maritime stratégique. Suivez notre direct.
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