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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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01.05.2026 à 21:35

1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum

FRANCE24
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D'autres manifestations ont eu lieu dans le pays, selon des correspondants de l'AFP. La présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui a succédé à Nicolas Maduro, capturé en janvier par l'armée américaine, a annoncé jeudi que le "revenu minimum intégral " allait passer de 190 dollars à 240 dollars par mois (+26%), sans donner plus de détails. Ce revenu se compose d'un salaire minimum de misère (moins de 30 cents de dollar par mois) plus des primes d'alimentation et de "guerre économique" que le pouvoir a instauré, étant dans l'incapacité d'augmenter le salaire minimum (et le surcoût de cotisations sociales). "Une prime, ce n’est pas un salaire", ont notamment scandé les manifestants, qui ont défilé sur environ 4 km dans le centre de Caracas. Des dizaines de policiers antiémeute ont bloqué certaines voies, mais il n'y a pas eu d'affrontements, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. L’augmentation annoncée est " une blague, une tromperie", estime Franklin Velasquez, dirigeant syndical de 61 ans. " Aujourd’hui, les travailleurs du Venezuela ne savent pas quel est le salaire minimum..." Lors de l'annonce, Mme Rodriguez, qui avait annoncé une augmentation "responsable", s'était félicitée d'accorder la hausse la "plus importante de ces dernières années ". Celle-ci est loin de suffire à payer le panier alimentaire de base mensuel de 700 dollars pour une famille de cinq personnes. Juraina Palacios, une manifestante et enseignante de 55 ans, estime que  "ce qu'elle (la présidente) a fait hier est un abus ". Les revendications montent dans une économie dévastée qui ne se relève pas, après des années d'inflation et de crise. L'inflation en 2025 a été de 475%, la plus élevée au monde. Le pays, qui dispose des plus grandes réserves de pétrole au monde, a vu son PIB chuter de 80% entre 2012 et 2021. La présidente promet des jours meilleurs notamment grâce aux réformes de la loi sur le pétrole et du code minier, qui ouvrent le secteur au privé et devraient attirer de gros investissements. "Ce n'est pas juste", a estimé un syndicaliste, José Patines, à Barinas (sud-ouest), région natale de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013) où des centaines de personnes se sont réunies. "Le travailleur ne peut pas continuer à porter sur ses épaules une crise qu’il n’a pas provoquée".

01.05.2026 à 21:31

ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre

FRANCE24
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Dans le sillage du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février et du blocage du stratégique détroit d'Ormuz pour le transport des hydrocarbures, les cours de l'or noir sont passés d'une soixantaine de dollars le baril mi-février à plus de cent. Et Darren Woods, patron d'ExxonMobil, a prévenu lors d'une audioconférence avec des analystes qu'ils pourraient aller encore plus haut. "Lorsque l'on regarde la perturbation sans précédent de l'approvisionnement mondial de pétrole et de gaz naturel, le marché n'a pas encore subi la totalité des conséquences", a-t-il déclaré. "Il y a encore plus (d'augmentation) à venir si le détroit reste fermé", a-t-il ajouté, relevant que le marché avait fonctionné pour l'instant grâce aux stocks commerciaux de brut et à l'utilisation partielle de réserves stratégiques nationales. Mais, d'après lui, ces sources d'appoints s'épuisent. Le géant américain est lui-même directement affecté par le conflit avec une perturbation du transport maritime mais aussi la destruction de certaines infrastructures, notamment au Qatar. Il avait indiqué en avril que sa production mondiale de pétrole allait reculer d'environ 6% au premier trimestre, sur un an, du fait des perturbations liées au conflit. La production de gaz naturel a diminué de 8,2%. Entre janvier et mars, le groupe a engrangé un chiffre d'affaires de 85,14 milliards de dollars (+2,42% sur un an) mais son bénéfice net ressort à 4,18 milliards de dollars, soit une fonte de 45,78% sur un an. Ce dernier a été plombé par des éléments exceptionnels liés à des effets de calendrier défavorables (3,9 milliards de dollars) et, dans une moindre mesure, à la guerre au Moyen-Orient (700 millions). "Volatilité" Son rival américain Chevron a aussi publié vendredi un bénéfice net en forte baisse (-36,86%) à 4,18 milliards, principalement également à cause d'un effet de calendrier lié au décalage entre la vente des produits et leur livraison, dans le cadre des marchés des dérivés. Cela a représenté un manque-à-gagner temporaire de 2,9 milliards au premier trimestre. "Malgré une volatilité géopolitique au plus haut et les perturbations d'approvisionnement qui en découlent, Chevron a réalisé une solide performance au premier trimestre", s'est félicité Mike Wirth, PDG du Chevron, soulignant que les raffineries américaines avaient traité une quantité record de brut en mars. "Nous continuons de surveiller étroitement les développements au Moyen-Orient", a-t-il relevé, insistant auprès des analystes sur l'extrême incertitude régnant sur le marché. "Le contexte imprévisible renforce l'importance d'une discipline d'investissement pour assurer un approvisionnement énergétique fiable et une sécurité énergétique mondiale", a-t-il poursuivi. Même son de cloche du côté de Darren Woods, le patron d'ExxonMobil, qui a estimé que le conflit au Moyen-Orient "soulign(ait) l'importance de produits énergétiques fiables et à prix abordables". "Ce trimestre démontre qu'ExxonMobil est une entreprise fondamentalement plus solide qu'il y a seulement quelques années, bâtie pour faire des performances malgré les perturbations et les cycles du marché", a-t-il commenté. Le groupe s'attend à ce que la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, en représailles à l'offensive des Etats-Unis et Israël lancée le 28 février, réduise sa production quotidienne d'environ 750.000 barils de pétrole (15% du total) au deuxième trimestre par rapport à celui de 2025, pour atteindre entre 4,1 et 4,3 millions de barils. Si le détroit devait rouvrir vendredi, cela entraînerait une production supplémentaire de 350.000 barils sur les deux derniers mois du trimestre en cours. Pour continuer d'approvisionner ses clients, il a changé des routes et dirigé en mars environ 13 millions de barils des Etats-Unis vers l'Asie-Pacifique, soit l'équivalent de trois semaines de production de sa raffinerie à Singapour. Quand le détroit aura rouvert, "il y aura un ou deux mois de latence avant que le marché (mondial) retrouve un flux normal", selon M. Woods. Vers 19H20 GMT, l'action ExxonMobil baissait de 0,47% et celle de Chevron reculait de 1,36% à la Bourse de New York.

01.05.2026 à 21:30

Négociations Iran-Etats-Unis dans l'impasse, frappes sur le Liban, offensive djihadiste au Mali

Achren VERDIAN
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60 jours après le début de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump semble prêt à poursuivre sans l'autorisation du Congrès, et se dit insatisfait de la dernière proposition iranienne. Pas de répit pour le Liban où les frappes meurtrières se poursuivent; Israël poursuit aussi sa politique de "terre brûlée" dans le Sud. Au sommaire aussi, l'offensive sans précédent au Mali du JNIM, et de ses alliés indépendantistes du front de libération de l'Azawad, contre plusieurs villes maliennes.

01.05.2026 à 21:19

PSG – Bayern et Arsenal – Atlético : un choc des styles avant les retours

Annie GASNIER
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En Ligue des champions, les rencontres sont autant de chocs des styles : feu contre feu pour PSG – Bayern Munich, initiative contre discipline pour Arsenal – Atlético de Madrid. Chez les femmes, l’OL est dos au mur face à Arsenal, tandis que Barça – Bayern reste à l’équilibre pour une place en finale.
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En Ligue des champions, les rencontres sont autant de chocs des styles : feu contre feu pour PSG – Bayern Munich, initiative contre discipline pour Arsenal – Atlético de Madrid. Chez les femmes, l’OL est dos au mur face à Arsenal, tandis que Barça – Bayern reste à l’équilibre pour une place en finale.

01.05.2026 à 21:01

Trump durcit les sanctions contre Cuba en pleine mobilisation du 1er-Mai à La Havane

FRANCE24
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Le président américain estime que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, continue de représenter "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Ces nouvelles sanctions, qui figurent dans un décret présidentiel et sont destinées à renforcer la pression sur La Havane en pleine crise économique, ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain, et imposent des restrictions en matière d'immigration. Dans ce décret, Donald Trump impose des sanctions à l'encontre de personnes et entités impliquées dans les secteurs de l'énergie, des mines et d'autres secteurs de l'île, ainsi que contre toute personne reconnue coupable de "violations graves des droits de l'homme". Outre l'embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n'ayant autorisé depuis lors l'arrivée que d'un seul pétrolier russe. Cette annonce de nouvelles sanctions intervient en plein 1er-Mai à Cuba, où un défilé a été organisé face à l'ambassade des Etats-Unis à La Havane, auquel ont participé le dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et le président cubain Miguel Diaz-Canel. Ce dernier avait appelé la veille sur X les Cubains à se mobiliser "contre le blocus génocidaire et les grossières menaces impériales" des Etats-Unis. "Nous résistons" Malgré le contexte de fortes tensions, les deux pays sont en pourparlers. Des discussions ont notamment eu lieu le 10 avril à La Havane à un haut niveau diplomatique. A cette occasion, un responsable américain s'est aussi entretenu avec Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de Raul Castro, également présent au défilé du 1er-Mai. Sous le mot d'ordre "la patrie, on la défend", le pouvoir avait convoqué des employés d'entreprises d'Etat, fonctionnaires, membres du Parti communiste cubain (PCC, unique) à converger dès l'aube vers une esplanade située sur la promenade côtière du Malecon, face à l'ambassade américaine, et baptisée "tribune anti-impérialiste". Les autorités ont revendiqué plusieurs centaines de milliers de participants. Déjà secouée par une profonde crise économique sous l'effet conjugué du renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), des faiblesses structurelles de son économie centralisée et d'une réforme monétaire ratée, l'île de 9,6 millions d'habitants a vu son activité quasiment paralysée depuis fin janvier. Le tourisme, importante source de devises, s'est effondré de moitié depuis le début de l'année, la production de nickel et de cobalt est à l'arrêt, tandis que le secteur du tabac, autre secteur d'exportation, souffre du manque de carburant. "Face à l'immensité des restrictions qui cherchent à nous étouffer et à nous faire capituler devant des menaces irrationnelles de guerre et de mort, ce 1er-Mai confirme que nous (...) résistons !", a lancé à la tribune le dirigeant du syndicat des travailleurs de Cuba, Osnay Miguel Colina. "La réponse du peuple a été forte, juste devant l'ambassade des Etats-Unis", s'est réjouie auprès de l'AFP Lidice Guridis, une employée de 42 ans. Pendant le rassemblement, le pouvoir a affirmé avoir collecté ces dernières semaines plus de 6 millions de signatures de Cubains "pour la patrie et pour la paix", dont une compilation a été remise à Raul Castro et au président Diaz-Canel. Des opposants mettent toutefois en doute les conditions de collecte de certaines signatures. Des milliers de Cubains se sont aussi rassemblés dans les principales villes du pays, selon des images diffusées par la télévision d'Etat.
Texte intégral (602 mots)
Le président américain estime que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, continue de représenter "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Ces nouvelles sanctions, qui figurent dans un décret présidentiel et sont destinées à renforcer la pression sur La Havane en pleine crise économique, ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain, et imposent des restrictions en matière d'immigration. Dans ce décret, Donald Trump impose des sanctions à l'encontre de personnes et entités impliquées dans les secteurs de l'énergie, des mines et d'autres secteurs de l'île, ainsi que contre toute personne reconnue coupable de "violations graves des droits de l'homme". Outre l'embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n'ayant autorisé depuis lors l'arrivée que d'un seul pétrolier russe. Cette annonce de nouvelles sanctions intervient en plein 1er-Mai à Cuba, où un défilé a été organisé face à l'ambassade des Etats-Unis à La Havane, auquel ont participé le dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et le président cubain Miguel Diaz-Canel. Ce dernier avait appelé la veille sur X les Cubains à se mobiliser "contre le blocus génocidaire et les grossières menaces impériales" des Etats-Unis. "Nous résistons" Malgré le contexte de fortes tensions, les deux pays sont en pourparlers. Des discussions ont notamment eu lieu le 10 avril à La Havane à un haut niveau diplomatique. A cette occasion, un responsable américain s'est aussi entretenu avec Raul Guillermo Rodriguez Castro, le petit-fils de Raul Castro, également présent au défilé du 1er-Mai. Sous le mot d'ordre "la patrie, on la défend", le pouvoir avait convoqué des employés d'entreprises d'Etat, fonctionnaires, membres du Parti communiste cubain (PCC, unique) à converger dès l'aube vers une esplanade située sur la promenade côtière du Malecon, face à l'ambassade américaine, et baptisée "tribune anti-impérialiste". Les autorités ont revendiqué plusieurs centaines de milliers de participants. Déjà secouée par une profonde crise économique sous l'effet conjugué du renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), des faiblesses structurelles de son économie centralisée et d'une réforme monétaire ratée, l'île de 9,6 millions d'habitants a vu son activité quasiment paralysée depuis fin janvier. Le tourisme, importante source de devises, s'est effondré de moitié depuis le début de l'année, la production de nickel et de cobalt est à l'arrêt, tandis que le secteur du tabac, autre secteur d'exportation, souffre du manque de carburant. "Face à l'immensité des restrictions qui cherchent à nous étouffer et à nous faire capituler devant des menaces irrationnelles de guerre et de mort, ce 1er-Mai confirme que nous (...) résistons !", a lancé à la tribune le dirigeant du syndicat des travailleurs de Cuba, Osnay Miguel Colina. "La réponse du peuple a été forte, juste devant l'ambassade des Etats-Unis", s'est réjouie auprès de l'AFP Lidice Guridis, une employée de 42 ans. Pendant le rassemblement, le pouvoir a affirmé avoir collecté ces dernières semaines plus de 6 millions de signatures de Cubains "pour la patrie et pour la paix", dont une compilation a été remise à Raul Castro et au président Diaz-Canel. Des opposants mettent toutefois en doute les conditions de collecte de certaines signatures. Des milliers de Cubains se sont aussi rassemblés dans les principales villes du pays, selon des images diffusées par la télévision d'Etat.

01.05.2026 à 20:41

Free party géante près de Bourges sur un champ de tir militaire

FRANCE24
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"C'est un moyen de démontrer que les participants sont mobilisés et continueront à venir, quoi qu'il arrive, continueront de contester ces lois", a affirmé à un journaliste de l'AFP Franck, membre du collectif Tekno Anti Rep (pour anti-répression), présent sur place et qui a souhaité comme la plupart des autres participants interrogés garder l'anonymat. En milieu d'après-midi, la préfecture du Cher avait dénombré plus de 2.000 véhicules sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l'armement entre Bourges et Cornusse, dont toutes les voies d'accès étaient saturées. Les organisateurs attendent 30.000 participants au plus fort de l'événement ce weekend, venant de France et de pays voisins. "Malgré son caractère illégal, l'Etat s'est mobilisé pour assurer la sécurité de cette manifestation et en limiter les nuisances, notamment pour les habitants environnants", souligne la préfecture dans un communiqué. Quarante-cinq pompiers et 30 secouristes de la protection civile resteront ainsi postés "au plus proche du site" pendant toute la durée de l'événement. "Même si c'est fait illégalement, c'est quand même bien fait", juge Johade, venu d'Avignon. "Même si on va piétiner quelques champs et faire du bruit pendant quelque temps, on rend l'endroit propre et il y a des stands de RDR", la réduction des risques liés à l'alcool, aux drogues et aux conduites à risque. Dans l'après-midi, le dispositif de sécurité a été augmenté de 350 à 600 gendarmes, répartis sur 14 points de contrôle en périphérie de la zone, où les premiers teufeurs sont arrivés tôt vendredi matin. Charges d'artillerie anciennes Les participants sont installés sur un terrain "très dangereux en raison des munitions non explosées qu'il peut contenir", a assuré à l'AFP le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur. Les "obus modernes" ne posent pas problème car "c'est nettoyé après chaque campagne de tir". "Par contre, c'est un site qui est utilisé depuis 150 ans et on sait qu'il y a potentiellement des charges d'artillerie anciennes. Les démineurs de la DGA en découvrent très régulièrement", souligne-t-il. Le préfet demande aux participants d'"impérativement éviter les zones boisées proches du lieu de l'évenement", qui sont "à risque élevé". Sur leurs réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival de Bourges ont diffusé des pictogrammes appelant les teufeurs à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d'objets, relayant ainsi les mises en garde des autorités. Le polygone de tir de la DGA occupe une surface de 10.000 hectares sur une douzaine de communes. Il est traversé par des routes qui sont fermées par des barrières lors des essais mais sont accessibles au public le reste du temps. Des panneaux interdisent l'accès au terrain lui-même mais il n'est pas clôturé. Proposition de loi contestée Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d'un faux arrêté préfectoral, les organisateurs expliquent vouloir protester notamment contre la proposition de loi 1133 qui veut renforcer la pénalisation des rave-parties non déclarées ou interdites. Ce texte porté par la députée Horizons Laetitia Saint-Paul, ancienne officier de l'armée, prévoit une peine de six mois d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une rave-party non déclarée ou interdite. La participation à l'organisation de l'événement y est définie de manière très large, y compris la "diffusion des informations pratiques". Actuellement, les organisateurs s'exposent à une contravention de 1.500 euros, mais il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation. "Je trouve cela honteux: c'est criminaliser une culture et quelque chose qui ne fait de mal à personne, comme si on tuait des gens", s'indigne Sara, participante venue d'Espagne pour le Teknival. Les free parties (fêtes libres) sont des rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre. Non déclarées, elles se caractérisent par leur illégalité et sont souvent confondues avec les rave-parties, qui désignent désormais plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie. ban-fan-alc-go/gf/gvy
Texte intégral (733 mots)
"C'est un moyen de démontrer que les participants sont mobilisés et continueront à venir, quoi qu'il arrive, continueront de contester ces lois", a affirmé à un journaliste de l'AFP Franck, membre du collectif Tekno Anti Rep (pour anti-répression), présent sur place et qui a souhaité comme la plupart des autres participants interrogés garder l'anonymat. En milieu d'après-midi, la préfecture du Cher avait dénombré plus de 2.000 véhicules sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l'armement entre Bourges et Cornusse, dont toutes les voies d'accès étaient saturées. Les organisateurs attendent 30.000 participants au plus fort de l'événement ce weekend, venant de France et de pays voisins. "Malgré son caractère illégal, l'Etat s'est mobilisé pour assurer la sécurité de cette manifestation et en limiter les nuisances, notamment pour les habitants environnants", souligne la préfecture dans un communiqué. Quarante-cinq pompiers et 30 secouristes de la protection civile resteront ainsi postés "au plus proche du site" pendant toute la durée de l'événement. "Même si c'est fait illégalement, c'est quand même bien fait", juge Johade, venu d'Avignon. "Même si on va piétiner quelques champs et faire du bruit pendant quelque temps, on rend l'endroit propre et il y a des stands de RDR", la réduction des risques liés à l'alcool, aux drogues et aux conduites à risque. Dans l'après-midi, le dispositif de sécurité a été augmenté de 350 à 600 gendarmes, répartis sur 14 points de contrôle en périphérie de la zone, où les premiers teufeurs sont arrivés tôt vendredi matin. Charges d'artillerie anciennes Les participants sont installés sur un terrain "très dangereux en raison des munitions non explosées qu'il peut contenir", a assuré à l'AFP le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur. Les "obus modernes" ne posent pas problème car "c'est nettoyé après chaque campagne de tir". "Par contre, c'est un site qui est utilisé depuis 150 ans et on sait qu'il y a potentiellement des charges d'artillerie anciennes. Les démineurs de la DGA en découvrent très régulièrement", souligne-t-il. Le préfet demande aux participants d'"impérativement éviter les zones boisées proches du lieu de l'évenement", qui sont "à risque élevé". Sur leurs réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival de Bourges ont diffusé des pictogrammes appelant les teufeurs à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d'objets, relayant ainsi les mises en garde des autorités. Le polygone de tir de la DGA occupe une surface de 10.000 hectares sur une douzaine de communes. Il est traversé par des routes qui sont fermées par des barrières lors des essais mais sont accessibles au public le reste du temps. Des panneaux interdisent l'accès au terrain lui-même mais il n'est pas clôturé. Proposition de loi contestée Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d'un faux arrêté préfectoral, les organisateurs expliquent vouloir protester notamment contre la proposition de loi 1133 qui veut renforcer la pénalisation des rave-parties non déclarées ou interdites. Ce texte porté par la députée Horizons Laetitia Saint-Paul, ancienne officier de l'armée, prévoit une peine de six mois d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une rave-party non déclarée ou interdite. La participation à l'organisation de l'événement y est définie de manière très large, y compris la "diffusion des informations pratiques". Actuellement, les organisateurs s'exposent à une contravention de 1.500 euros, mais il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation. "Je trouve cela honteux: c'est criminaliser une culture et quelque chose qui ne fait de mal à personne, comme si on tuait des gens", s'indigne Sara, participante venue d'Espagne pour le Teknival. Les free parties (fêtes libres) sont des rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre. Non déclarées, elles se caractérisent par leur illégalité et sont souvent confondues avec les rave-parties, qui désignent désormais plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie. ban-fan-alc-go/gf/gvy

01.05.2026 à 19:29

Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies

FRANCE24
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Absent pendant près de huit mois du circuit pour soigner son dos, le 25e joueur mondial a montré depuis deux mois qu'il était de retour en grande forme, avec un titre (Barcelone), une finale (Doha) et deux demi-finales (Miami et Madrid). Sixième au classement de la "Race", il restait sur neuf victoires consécutives sur terre battue et avait l'occasion de se jauger face au meilleur joueur du monde, à moins d'un mois de Roland-Garros, où le double tenant du titre Carlos Alcaraz sera absent. "Pour l’instant, j’ai fait de très bons matches contre de très bons adversaires mais pas contre les meilleurs. Je dois jouer plus de matches à ce niveau-là", a commenté Arthur Fils en conférence de presse. Vendredi, il avait face à lui Jannik Sinner, l'homme fort du moment et lauréat du premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, à Monte-Carlo mi-avril. Et, face à ces joueurs du top 5, les statistiques ne plaidaient effectivement pas en la faveur de Fils, qui restait sur cinq défaites (trois contre Carlos Alcaraz et deux contre Alexander Zverev). Dans un court Manolo-Santana plein à craquer, l'Italien de 24 ans a ainsi montré qu'il y avait encore un monde d'écart puisque le Français de 21 ans ne s'est procuré aucune balle de break. "Apprendre de cette défaite" Comme souvent, l'Italien a asphyxié dès l'entame son adversaire au retour et a été récompensé par deux breaks. Visiblement tendu par l'enjeu, Fils a lui manqué de justesse au service (39% de réussite au service en première) et dans les échanges (13 fautes directes) dans le premier set. Le Français, qui réintègrera le Top 20 lundi (17e), a retrouvé des couleurs au service dans la deuxième manche, célébrant avec fougue chaque point gagné. Mais il est retombé dans ses travers du premier set lors d'un jeu crucial à 4 partout, au cours duquel il n'a passé aucune première balle, ce qui ne pardonne pas face au N.1 mondial. Quand on se rejouera "dans les gros matches, en demies et en finale, j’espère que j’aurais appris de cette défaite", a dit le Français. "Il joue un tennis incroyable, surtout sur cette surface qui est très physique. Il mérite tout ce qu’il a obtenu", a de son côté déclaré Sinner, qui a décroché vendredi sa 27e victoire consécutive en Masters 1000 (deux sets concédés seulement), avec quatre titres à Paris, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo. Pour sa première finale à Madrid dimanche, il tentera en conséquence de remporter un 5e titre consécutif en Masters 1000, une première, face au vainqueur du match prévu en soirée entre l'Allemand Alexander Zverev (3e) et le Belge Alexander Blockx (69e).
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Absent pendant près de huit mois du circuit pour soigner son dos, le 25e joueur mondial a montré depuis deux mois qu'il était de retour en grande forme, avec un titre (Barcelone), une finale (Doha) et deux demi-finales (Miami et Madrid). Sixième au classement de la "Race", il restait sur neuf victoires consécutives sur terre battue et avait l'occasion de se jauger face au meilleur joueur du monde, à moins d'un mois de Roland-Garros, où le double tenant du titre Carlos Alcaraz sera absent. "Pour l’instant, j’ai fait de très bons matches contre de très bons adversaires mais pas contre les meilleurs. Je dois jouer plus de matches à ce niveau-là", a commenté Arthur Fils en conférence de presse. Vendredi, il avait face à lui Jannik Sinner, l'homme fort du moment et lauréat du premier Masters 1000 de la saison sur terre battue, à Monte-Carlo mi-avril. Et, face à ces joueurs du top 5, les statistiques ne plaidaient effectivement pas en la faveur de Fils, qui restait sur cinq défaites (trois contre Carlos Alcaraz et deux contre Alexander Zverev). Dans un court Manolo-Santana plein à craquer, l'Italien de 24 ans a ainsi montré qu'il y avait encore un monde d'écart puisque le Français de 21 ans ne s'est procuré aucune balle de break. "Apprendre de cette défaite" Comme souvent, l'Italien a asphyxié dès l'entame son adversaire au retour et a été récompensé par deux breaks. Visiblement tendu par l'enjeu, Fils a lui manqué de justesse au service (39% de réussite au service en première) et dans les échanges (13 fautes directes) dans le premier set. Le Français, qui réintègrera le Top 20 lundi (17e), a retrouvé des couleurs au service dans la deuxième manche, célébrant avec fougue chaque point gagné. Mais il est retombé dans ses travers du premier set lors d'un jeu crucial à 4 partout, au cours duquel il n'a passé aucune première balle, ce qui ne pardonne pas face au N.1 mondial. Quand on se rejouera "dans les gros matches, en demies et en finale, j’espère que j’aurais appris de cette défaite", a dit le Français. "Il joue un tennis incroyable, surtout sur cette surface qui est très physique. Il mérite tout ce qu’il a obtenu", a de son côté déclaré Sinner, qui a décroché vendredi sa 27e victoire consécutive en Masters 1000 (deux sets concédés seulement), avec quatre titres à Paris, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo. Pour sa première finale à Madrid dimanche, il tentera en conséquence de remporter un 5e titre consécutif en Masters 1000, une première, face au vainqueur du match prévu en soirée entre l'Allemand Alexander Zverev (3e) et le Belge Alexander Blockx (69e).

01.05.2026 à 19:23

Le Pen réaffirme la "voie médiane" du RN sur l'économie, après ses dissonances avec Bardella

FRANCE24
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Sans cesse, remettre l'ouvrage sur le métier. Les deux têtes du RN ont beau jurer parler d'une même voix, il leur faut parfois raccorder les violons. Comme après leur dissonance en direct mercredi, quand Marine Le Pen a jugé "normal" de taxer les "surprofits" engrangés par TotalEnergies grâce à la guerre en Iran, au moment même ou Jordan Bardella estimait qu'"inventer des nouveaux impôts" n'était "pas la priorité". A ceux qui y auraient décelé une divergence, la triple candidate a rappelé la ligne: "Notre voie économique est une voie médiane qui n'est ni le tout marché, ni le tout Etat" et cette "vision n'a rien d'utopiste, de brutal (ni) de choquant", a-t-elle affirmé, revendiquant rien moins que l'héritage "de Colbert, de Richelieu (et) de De Gaulle". Devant quelque 5.000 partisans massés au Spot, la grande salle de spectacle de la préfecture de Saône-et-Loire, la triple candidate à la présidentielle a aussi puisé dans le répertoire de Jacques Chirac, reprenant son "ambition inachevée de réparer la fracture sociale", et de François Mitterrand, affichant sa "force tranquille" à l'approche d'un scrutin plus que jamais à portée de sondages pour l'extrême-droite. Inspirations révélatrices d'une volonté persistante de retenter sa chance l'an prochain, si la justice ne l'empêche pas de concourir. Quitte à vanter des "conquêtes sociales (...) arrachées à l'égoïsme des logiques économiques à courte vue", comme la Sécurité sociale, les retraites et l'assurance-chômage, pour fustiger dans la foulée "l'assistanat", la "paresse" et les "profiteurs". Ou encore à déplorer que "le travail n'est pas suffisamment payé", sans pour autant "reprocher à quiconque le patrimoine légitimement acquis". Bardella pour le "mérite" Une forme d'en même temps, mais antimacroniste, parfaitement assimilé cette fois-ci par Jordan Bardella, qui a exalté les "travailleurs courageux" et les "entrepreneurs audacieux", avant de promettre "une société du mérite" où "le salaire brut se rapproche du net". Remplaçant désigné en cas de forfait de sa mentor, le jeune président du parti à la flamme a au passage attaqué ses possibles adversaires Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau, tous coupables à ses yeux d'avoir "exécuté la politique d'Emmanuel Macron" ces dix dernières années. "Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français", a-t-il lancé à l'adresse de ces concurrents déclarés ou pressentis. Officiellement candidat à Matignon jusqu'à nouvel ordre, M. Bardella a profité de l'occasion pour développer sa vision de l'école, creuset de "cette société du mérite que nous voulons construire", en y imposant l'uniforme et -nouveauté- "le vouvoiement du personnel éducatif". Sans oublier d'y enseigner "les grandes figures qui ont façonné la France": De Gaulle, encore, Napoléon et bien sûr Jeanne d'Arc, traditionnellement célébrée par le RN en ce 1er-Mai rebaptisé "fête de la Nation". Celui qui sera peut-être sacré candidat à Orléans, lors du prochain congrès du parti fin octobre, a même paru se comparer à la native de Domrémy, cette "enfant du peuple" que "rien ne destinait à entrer dans l'Histoire". Icône invoquée pour mieux marteler l'intention de "reprendre le contrôle des frontières" d'une France qui "n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde" -déclenchant les habituels "on est chez nous" du public nationaliste. Dans une ultime accolade pour démontrer leur unité, le duo de dirigeants du RN a conclu ce dernier meeting avant l'été et la date fatidique du 7 juillet, lorsque la cour d'appel de Paris scellera le sort de Mme Le Pen. A l'extérieur, leurs opposants aussi ont marqué le coup: environ 2.500 personnes (1.800 selon la police, 3.000 d'après les syndicats) ont participé dans la matinée à la manifestation du 1er-Mai à Mâcon. Près de dix fois plus qu'en temps ordinaire, signe de l'enjeu écrasant à un an pile de l'élection suprême.
Texte intégral (684 mots)
Sans cesse, remettre l'ouvrage sur le métier. Les deux têtes du RN ont beau jurer parler d'une même voix, il leur faut parfois raccorder les violons. Comme après leur dissonance en direct mercredi, quand Marine Le Pen a jugé "normal" de taxer les "surprofits" engrangés par TotalEnergies grâce à la guerre en Iran, au moment même ou Jordan Bardella estimait qu'"inventer des nouveaux impôts" n'était "pas la priorité". A ceux qui y auraient décelé une divergence, la triple candidate a rappelé la ligne: "Notre voie économique est une voie médiane qui n'est ni le tout marché, ni le tout Etat" et cette "vision n'a rien d'utopiste, de brutal (ni) de choquant", a-t-elle affirmé, revendiquant rien moins que l'héritage "de Colbert, de Richelieu (et) de De Gaulle". Devant quelque 5.000 partisans massés au Spot, la grande salle de spectacle de la préfecture de Saône-et-Loire, la triple candidate à la présidentielle a aussi puisé dans le répertoire de Jacques Chirac, reprenant son "ambition inachevée de réparer la fracture sociale", et de François Mitterrand, affichant sa "force tranquille" à l'approche d'un scrutin plus que jamais à portée de sondages pour l'extrême-droite. Inspirations révélatrices d'une volonté persistante de retenter sa chance l'an prochain, si la justice ne l'empêche pas de concourir. Quitte à vanter des "conquêtes sociales (...) arrachées à l'égoïsme des logiques économiques à courte vue", comme la Sécurité sociale, les retraites et l'assurance-chômage, pour fustiger dans la foulée "l'assistanat", la "paresse" et les "profiteurs". Ou encore à déplorer que "le travail n'est pas suffisamment payé", sans pour autant "reprocher à quiconque le patrimoine légitimement acquis". Bardella pour le "mérite" Une forme d'en même temps, mais antimacroniste, parfaitement assimilé cette fois-ci par Jordan Bardella, qui a exalté les "travailleurs courageux" et les "entrepreneurs audacieux", avant de promettre "une société du mérite" où "le salaire brut se rapproche du net". Remplaçant désigné en cas de forfait de sa mentor, le jeune président du parti à la flamme a au passage attaqué ses possibles adversaires Gabriel Attal, Edouard Philippe et Bruno Retailleau, tous coupables à ses yeux d'avoir "exécuté la politique d'Emmanuel Macron" ces dix dernières années. "Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français", a-t-il lancé à l'adresse de ces concurrents déclarés ou pressentis. Officiellement candidat à Matignon jusqu'à nouvel ordre, M. Bardella a profité de l'occasion pour développer sa vision de l'école, creuset de "cette société du mérite que nous voulons construire", en y imposant l'uniforme et -nouveauté- "le vouvoiement du personnel éducatif". Sans oublier d'y enseigner "les grandes figures qui ont façonné la France": De Gaulle, encore, Napoléon et bien sûr Jeanne d'Arc, traditionnellement célébrée par le RN en ce 1er-Mai rebaptisé "fête de la Nation". Celui qui sera peut-être sacré candidat à Orléans, lors du prochain congrès du parti fin octobre, a même paru se comparer à la native de Domrémy, cette "enfant du peuple" que "rien ne destinait à entrer dans l'Histoire". Icône invoquée pour mieux marteler l'intention de "reprendre le contrôle des frontières" d'une France qui "n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde" -déclenchant les habituels "on est chez nous" du public nationaliste. Dans une ultime accolade pour démontrer leur unité, le duo de dirigeants du RN a conclu ce dernier meeting avant l'été et la date fatidique du 7 juillet, lorsque la cour d'appel de Paris scellera le sort de Mme Le Pen. A l'extérieur, leurs opposants aussi ont marqué le coup: environ 2.500 personnes (1.800 selon la police, 3.000 d'après les syndicats) ont participé dans la matinée à la manifestation du 1er-Mai à Mâcon. Près de dix fois plus qu'en temps ordinaire, signe de l'enjeu écrasant à un an pile de l'élection suprême.

01.05.2026 à 19:15

Suisse: en shorty ou bikini devant Cézanne, le visiteur devient baigneur

FRANCE24
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Ce 1er mai, la fondation Beyeler, dans la banlieue de Bâle, a bousculé les conventions en invitant le public à visiter en maillot de bain l'exposition consacrée à Paul Cézanne. Inspirée de la série emblématique du peintre français représentant des baigneurs et baigneuses, l'expérience transforme le visiteur en acteur. "C'est assez absurde" et "osé" comme idée mais "j'aime bien", explique à l'AFP Julien Rondez, graphiste suisse de 34 ans, qui a accepté de "jouer le jeu" même s'il avait déjà vu l'exposition : cette fois, ce sont les visiteurs en maillot qui deviennent, selon lui, "une sorte d'oeuvre dans le musée". Assis sur une serviette verte posée sur un banc, il parcourt le catalogue de l'exposition, en maillot noir, bleu et blanc à rayures, audioguide sur la tête. Déambuler en maillot de bain dans le musée a été "au début difficile" car seule une minorité de visiteurs en ont fait autant. Mais au final, "c'est amusant", estime-t-il, indiquant qu'il se sentait "un peu au bord de la piscine", d'autant que le beau temps est de la partie. "Sourire complice" Dans le jardin du musée, des "baigneurs" prennent le soleil sur la pelouse ou près d'un plan d'eau bordé de nénuphars et de joncs, sous le regard de deux secouristes. "C'est une expérience un peu particulière", reconnaît Lionnel Fermaud, en bikini bigarré à paillettes et ballerines noires. "On est toujours en train de regarder" à droite et à gauche pour voir s'il y a d'autres visiteurs en maillot, confie cet homme de 53 ans qui travaille dans les ressources humaines. "S’il y en a, c'est cool. On échange un petit regard, un sourire complice. C’est super sympa", poursuit-il, tout en admettant que "ça nuit peut-être un peu à la concentration" lorsqu'il s'agit de regarder les tableaux. Ceux qui souhaitent se mettre en maillot peuvent se changer dans une salle. Pour encourager les visiteurs à oser ôter leurs habits, ceux qui se présentent en maillot de bain bénéficient d'une entrée gratuite (contre 25 francs suisses, environ 27 euros, pour les autres). Certains visiteurs portent même un bonnet de bain, d'autres se baladent pieds nus. Laurence Gainet, une galeriste venue de Dijon, en France, voir l'exposition, n'avait pas entendu parler de cette journée spéciale : "Au départ c'est surprenant, on se demande si c'est une performance". La plupart des visiteurs observent les personnes en maillot de bain avec un sourire ou de la surprise, et les prennent en photo. "Casser les codes" Avec son shorty orange, Marc Schmidlin, paysagiste de 40 ans, est venu du canton de Thurgovie, à environ 150 km, pour "ne pas rater" cela: "J'aime les événements spéciaux, et ce n'est pas tous les jours qu'on peut entrer gratuitement au musée." La série des baigneurs et baigneuses de Paul Cézanne montre des figures nues intégrées à la nature, mêlant étroitement les corps et le paysage. "On ressent, dans les peintures de Cézanne, son désir de s'inspirer de la nature et de traduire cette expérience organique, à la fois de la nature et des êtres humains. Le fait de porter un maillot de bain s'en rapproche, car on est presque nu: on peut montrer ce que l'on est dans la vie réelle. On se sent plus proche des tableaux de Cézanne", confie à l'AFP Ana Lopes, architecte portugaise de 34 ans qui travaille à Bâle, elle-même en maillot une pièce. Ce projet, dont l'idée revient au célèbre artiste italien Maurizio Cattelan, "modifie la perception, abolit les distances et offre un mélange ludique d'humour et de liberté", selon le musée. En maillot de bain, Lukas Rupt, ingénieur environnemental de 26 ans, explique qu'il aime cette "idée de casser les codes": "c'est une expérience imprévisible".
Texte intégral (650 mots)
Ce 1er mai, la fondation Beyeler, dans la banlieue de Bâle, a bousculé les conventions en invitant le public à visiter en maillot de bain l'exposition consacrée à Paul Cézanne. Inspirée de la série emblématique du peintre français représentant des baigneurs et baigneuses, l'expérience transforme le visiteur en acteur. "C'est assez absurde" et "osé" comme idée mais "j'aime bien", explique à l'AFP Julien Rondez, graphiste suisse de 34 ans, qui a accepté de "jouer le jeu" même s'il avait déjà vu l'exposition : cette fois, ce sont les visiteurs en maillot qui deviennent, selon lui, "une sorte d'oeuvre dans le musée". Assis sur une serviette verte posée sur un banc, il parcourt le catalogue de l'exposition, en maillot noir, bleu et blanc à rayures, audioguide sur la tête. Déambuler en maillot de bain dans le musée a été "au début difficile" car seule une minorité de visiteurs en ont fait autant. Mais au final, "c'est amusant", estime-t-il, indiquant qu'il se sentait "un peu au bord de la piscine", d'autant que le beau temps est de la partie. "Sourire complice" Dans le jardin du musée, des "baigneurs" prennent le soleil sur la pelouse ou près d'un plan d'eau bordé de nénuphars et de joncs, sous le regard de deux secouristes. "C'est une expérience un peu particulière", reconnaît Lionnel Fermaud, en bikini bigarré à paillettes et ballerines noires. "On est toujours en train de regarder" à droite et à gauche pour voir s'il y a d'autres visiteurs en maillot, confie cet homme de 53 ans qui travaille dans les ressources humaines. "S’il y en a, c'est cool. On échange un petit regard, un sourire complice. C’est super sympa", poursuit-il, tout en admettant que "ça nuit peut-être un peu à la concentration" lorsqu'il s'agit de regarder les tableaux. Ceux qui souhaitent se mettre en maillot peuvent se changer dans une salle. Pour encourager les visiteurs à oser ôter leurs habits, ceux qui se présentent en maillot de bain bénéficient d'une entrée gratuite (contre 25 francs suisses, environ 27 euros, pour les autres). Certains visiteurs portent même un bonnet de bain, d'autres se baladent pieds nus. Laurence Gainet, une galeriste venue de Dijon, en France, voir l'exposition, n'avait pas entendu parler de cette journée spéciale : "Au départ c'est surprenant, on se demande si c'est une performance". La plupart des visiteurs observent les personnes en maillot de bain avec un sourire ou de la surprise, et les prennent en photo. "Casser les codes" Avec son shorty orange, Marc Schmidlin, paysagiste de 40 ans, est venu du canton de Thurgovie, à environ 150 km, pour "ne pas rater" cela: "J'aime les événements spéciaux, et ce n'est pas tous les jours qu'on peut entrer gratuitement au musée." La série des baigneurs et baigneuses de Paul Cézanne montre des figures nues intégrées à la nature, mêlant étroitement les corps et le paysage. "On ressent, dans les peintures de Cézanne, son désir de s'inspirer de la nature et de traduire cette expérience organique, à la fois de la nature et des êtres humains. Le fait de porter un maillot de bain s'en rapproche, car on est presque nu: on peut montrer ce que l'on est dans la vie réelle. On se sent plus proche des tableaux de Cézanne", confie à l'AFP Ana Lopes, architecte portugaise de 34 ans qui travaille à Bâle, elle-même en maillot une pièce. Ce projet, dont l'idée revient au célèbre artiste italien Maurizio Cattelan, "modifie la perception, abolit les distances et offre un mélange ludique d'humour et de liberté", selon le musée. En maillot de bain, Lukas Rupt, ingénieur environnemental de 26 ans, explique qu'il aime cette "idée de casser les codes": "c'est une expérience imprévisible".

01.05.2026 à 19:00

Scylla et Furax Barbarossa, les liens sacrés

Juliette FIEVET
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Rendez-vous avec le rappeur belge Scylla et le toulousain Furax Barbarossa, à l’occasion de leur album commun "Les portes du désert" et leur Zénith prévu pour le 30 octobre 2026. Retour sur leur lien d’amitié, leurs 17 titres en collaboration et leur expérience dans le désert : dix jours et dix nuits de création artistique. Dans cet épisode, Akhenaton de IAM offre la vidéo surprise et Alba un audio touchant .
Texte intégral (650 mots)
Rendez-vous avec le rappeur belge Scylla et le toulousain Furax Barbarossa, à l’occasion de leur album commun "Les portes du désert" et leur Zénith prévu pour le 30 octobre 2026. Retour sur leur lien d’amitié, leurs 17 titres en collaboration et leur expérience dans le désert : dix jours et dix nuits de création artistique. Dans cet épisode, Akhenaton de IAM offre la vidéo surprise et Alba un audio touchant .

01.05.2026 à 18:59

Guerre au Moyen-Orient et flambée du pétrole : relancer la pompe ou tourner la page ?

Karina CHABOUR
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L'or noir flambe à mesure que la situation au Moyen-Orient s'enlise. Ce jeudi, il a franchi un nouveau record. Ce choc va-t-il pousser les compagnies pétrolières à remettre un coup d’accélérateur : produire plus, plus vite et investir dans de nouveaux gisements pour profiter de la hausse des prix ? Ou à l'inverse, cette flambée va-t-elle servir d’électrochoc et accélérer la sortie du pétrole au profit des énergies renouvelables ?
Texte intégral (650 mots)
L'or noir flambe à mesure que la situation au Moyen-Orient s'enlise. Ce jeudi, il a franchi un nouveau record. Ce choc va-t-il pousser les compagnies pétrolières à remettre un coup d’accélérateur : produire plus, plus vite et investir dans de nouveaux gisements pour profiter de la hausse des prix ? Ou à l'inverse, cette flambée va-t-elle servir d’électrochoc et accélérer la sortie du pétrole au profit des énergies renouvelables ?

01.05.2026 à 18:43

Attal, Philippe et Retailleau "ne devraient pas se présenter" en 2027 mais "se couvrir la tête de cendres", dit Bardella

FRANCE24
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"On ne reconstruit pas un pays avec ceux qui l'ont détruit (...) Comment MM. Attal, Philippe et Retailleau, qui ont exécuté et mis en oeuvre la politique d'Emmanuel Macron depuis dix ans, peuvent ils avoir le culot de se présenter devant les Français pour nous expliquer qu'ils feront l'inverse de ce qu'ils ont fait hier?", a déclaré le président du Rassemblement national lors d'un meeting à Mâcon. Dauphin et remplaçant désigné de Marine Le Pen en cas d'empêchement judiciaire de la triple candidate, M. Bardella a ajouté, à l'adresse de ses trois rivaux potentiels: "Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres en demandant pardon au peuple français (...) d'avoir mis à terre la plus grande nation du monde". Plus tôt cette semaine Mme Le Pen avait au contraire affirmé son "souhait d'un second tour face au bloc central" en 2027, désignant même l'ex-Premier ministre Edouard Philippe comme le mieux placé au sein de cet espace, "s'ils arrivent à avoir un candidat commun". Battre celui qu'elle qualifie de "candidat du parti unique" et d'incarnation de "l'extinction du clivage droite-gauche" serait selon la patronne du RN le meilleur moyen "d'avoir la force d'une élection de choix et pas d'une élection de rejet de l'autre candidat", notamment en cas de victoire contre le patriarche Insoumis Jean-Luc Mélenchon.
Lire plus (238 mots)
"On ne reconstruit pas un pays avec ceux qui l'ont détruit (...) Comment MM. Attal, Philippe et Retailleau, qui ont exécuté et mis en oeuvre la politique d'Emmanuel Macron depuis dix ans, peuvent ils avoir le culot de se présenter devant les Français pour nous expliquer qu'ils feront l'inverse de ce qu'ils ont fait hier?", a déclaré le président du Rassemblement national lors d'un meeting à Mâcon. Dauphin et remplaçant désigné de Marine Le Pen en cas d'empêchement judiciaire de la triple candidate, M. Bardella a ajouté, à l'adresse de ses trois rivaux potentiels: "Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres en demandant pardon au peuple français (...) d'avoir mis à terre la plus grande nation du monde". Plus tôt cette semaine Mme Le Pen avait au contraire affirmé son "souhait d'un second tour face au bloc central" en 2027, désignant même l'ex-Premier ministre Edouard Philippe comme le mieux placé au sein de cet espace, "s'ils arrivent à avoir un candidat commun". Battre celui qu'elle qualifie de "candidat du parti unique" et d'incarnation de "l'extinction du clivage droite-gauche" serait selon la patronne du RN le meilleur moyen "d'avoir la force d'une élection de choix et pas d'une élection de rejet de l'autre candidat", notamment en cas de victoire contre le patriarche Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

01.05.2026 à 18:31

Tour de Romandie: "revanchard", Dorian Godon s'offre la 3e étape, Pogacar toujours en jaune

FRANCE24
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Déjà vainqueur du prologue mardi, le champion de France s'offre ainsi sa deuxième victoire dans l'épreuve, et la 21e de sa carrière. Pogacar, vainqueur des 1re et 2e étapes, conserve lui son avance au classement général avant l'étape-reine, samedi, qui offrira un terrain plus propice aux grandes manoeuvres. La veille, l'insatiable Slovène avait frustré Godon en le sautant sur la ligne. Et c'est l'esprit revanchard que le moustachu d'Ineos-Grenadiers a abordé vendredi l'emballage final, retardant un peu plus son démarrage tandis que le Slovène ne parvenait pas à trouver l'ouverture. Godon a devancé d'une roue le Néo-Zélandais Finn Fisher-Black. Un autre Français, Valentin Paret-Peintre, a pris la troisième place, privant Pogacar de quelques secondes de bonification. "Hier (jeudi), j'étais quand même revanchard, il (Pogacar) m'a fait relever mon niveau et je suis vraiment content de donner ma victoire à mes coéquipiers", a dit Godon au micro de l'organisation. Lâché dans la principale difficulté du jour, le col de Mollendruz (9 km à 6,1% de moyenne), le sprinteur-rouleur a pu s'appuyer sur ses équipiers pour réintégrer le peloton à 17 km de la ligne. "C'était chaud, toute la journée je n'y croyais pas trop avec les efforts de la veille", a-t-il également souligné. Devant, l'Italien Damiano Caruso, qui se prépare pour le Giro, s'est lancé dans un raid solitaire après s'être extrait de l'échappée du jour dans l'ascension de Mollendruz. Le coureur de Bahrain Victorious a basculé dans la descente avec une vingtaine de secondes d'avance mais a été repris par le duo Steff Cras-Georg Steinhauser, eux aussi rescapés de l'échappée. Le trio n'a pu résister à la pression des équipes de sprinteurs qui ont opéré la jonction à 2,5 km de la ligne, laissant les plus rapides se départager. Cette fois encore, Pogacar a tenté de se mêler à la lutte. Mais Godon n'a pas flanché et coupé la ligne avec un roue d'avance sur Fisher-Black. Avec une dernière difficulté à plus de 30 km de l'arrivée, les autres favoris du général, dont l'Allemand Florian Lipowitz, dauphin de Pogacar à 17 secondes, et le Français Lenny Martinez (3e et à 26 secondes), n'ont pas tenté d'attaquer. La 4e et avant-dernière étape, samedi, avec trois ascensions du col du Jaun au programme (la dernière sur 8,1 km à 8,3% de moyenne) et 3.1750 m de dénivelé positif, devrait offrir un terrain favorable aux attaques avant l'arrivée dimanche, marquée par une longue montée finale moins marquée (14,3 km à 5,9%) vers Leysin.
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Déjà vainqueur du prologue mardi, le champion de France s'offre ainsi sa deuxième victoire dans l'épreuve, et la 21e de sa carrière. Pogacar, vainqueur des 1re et 2e étapes, conserve lui son avance au classement général avant l'étape-reine, samedi, qui offrira un terrain plus propice aux grandes manoeuvres. La veille, l'insatiable Slovène avait frustré Godon en le sautant sur la ligne. Et c'est l'esprit revanchard que le moustachu d'Ineos-Grenadiers a abordé vendredi l'emballage final, retardant un peu plus son démarrage tandis que le Slovène ne parvenait pas à trouver l'ouverture. Godon a devancé d'une roue le Néo-Zélandais Finn Fisher-Black. Un autre Français, Valentin Paret-Peintre, a pris la troisième place, privant Pogacar de quelques secondes de bonification. "Hier (jeudi), j'étais quand même revanchard, il (Pogacar) m'a fait relever mon niveau et je suis vraiment content de donner ma victoire à mes coéquipiers", a dit Godon au micro de l'organisation. Lâché dans la principale difficulté du jour, le col de Mollendruz (9 km à 6,1% de moyenne), le sprinteur-rouleur a pu s'appuyer sur ses équipiers pour réintégrer le peloton à 17 km de la ligne. "C'était chaud, toute la journée je n'y croyais pas trop avec les efforts de la veille", a-t-il également souligné. Devant, l'Italien Damiano Caruso, qui se prépare pour le Giro, s'est lancé dans un raid solitaire après s'être extrait de l'échappée du jour dans l'ascension de Mollendruz. Le coureur de Bahrain Victorious a basculé dans la descente avec une vingtaine de secondes d'avance mais a été repris par le duo Steff Cras-Georg Steinhauser, eux aussi rescapés de l'échappée. Le trio n'a pu résister à la pression des équipes de sprinteurs qui ont opéré la jonction à 2,5 km de la ligne, laissant les plus rapides se départager. Cette fois encore, Pogacar a tenté de se mêler à la lutte. Mais Godon n'a pas flanché et coupé la ligne avec un roue d'avance sur Fisher-Black. Avec une dernière difficulté à plus de 30 km de l'arrivée, les autres favoris du général, dont l'Allemand Florian Lipowitz, dauphin de Pogacar à 17 secondes, et le Français Lenny Martinez (3e et à 26 secondes), n'ont pas tenté d'attaquer. La 4e et avant-dernière étape, samedi, avec trois ascensions du col du Jaun au programme (la dernière sur 8,1 km à 8,3% de moyenne) et 3.1750 m de dénivelé positif, devrait offrir un terrain favorable aux attaques avant l'arrivée dimanche, marquée par une longue montée finale moins marquée (14,3 km à 5,9%) vers Leysin.

01.05.2026 à 18:05

Stéphane Séjourné : "La Chine reste un partenaire, mais il faut rétablir un équilibre"

Caroline DE CAMARET
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L'Europe est toujours sous le coup des injonctions et manœuvres contraires de la Russie, des États-Unis et même de la Chine, alors qu'elle cherche la voie de l'émancipation et de l'indépendance. Pour en parler, nous recevons Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne et commissaire français chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.
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L'Europe est toujours sous le coup des injonctions et manœuvres contraires de la Russie, des États-Unis et même de la Chine, alors qu'elle cherche la voie de l'émancipation et de l'indépendance. Pour en parler, nous recevons Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne et commissaire français chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle.
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