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16.03.2026 à 02:14

En direct : Donald Trump assure discuter avec l'Iran qui n'est pas encore prêt à un accord

FRANCE 24
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L'armée israélienne a annoncé lundi à l'aube mener une "vague de frappes à grande échelle" contre Téhéran, au 17e jour de guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Donald Trump a déclaré dimanche soir avoir des discussions avec l'Iran mais que Téhéran n'était pas encore prêt à mettre fin à la guerre. Suivez notre direct.
L'armée israélienne a annoncé lundi à l'aube mener une "vague de frappes à grande échelle" contre Téhéran, au 17e jour de guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Donald Trump a déclaré dimanche soir avoir des discussions avec l'Iran mais que Téhéran n'était pas encore prêt à mettre fin à la guerre. Suivez notre direct.

16.03.2026 à 01:53

Surprise à Grenoble: Alain Carignon en tête devant Laurence Ruffin

FRANCE24
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M. Carignon a obtenu 27,04% des suffrages, et Mme Ruffin 26,33% dans cette ville de 160.000 habitants remportée par les écologistes dès 2014, selon des résultats complets mais encore provisoires. Deux autres candidats sont susceptibles de se maintenir au deuxième tour: le LFI Allan Brunon (14,59%) et Romain Gentil, à la tête de la liste Grenoble Capitale Citoyenne, qui réunit Place Publique, le PRG et le parti écologiste Equinoxe (10%). Un cinquième candidat, le centriste Hervé Gerbi (Horizons), manque de peu de se qualifier avec 9,63% des voix. Le RN de Valentin Gabriac plafonne à 5,20%. Seules 372 voix séparent M. Carignon de Mme Ruffin, que les différents sondages donnaient pourtant largement en tête avec 34% d'intentions de vote contre 25% pour M. Carignon et 10% pour LFI. La cheffe d'entreprise et sœur du député François Ruffin (ex-Insoumis) représente un collectif rassemblant une douzaine de partis dont le PS. Elle avait reçu le soutien du maire écologiste sortant Eric Piolle, qui avait annoncé de longue date qu'il ne briguerait pas de troisième mandat. Pendant ses deux mandats, il avait fait de Grenoble un laboratoire es politique écologiste et l'avait cogérée avec LFI. Malgré son retard dans les sondages et ses casseroles judiciaires, l'ancien ministre Carignon, 77 ans, candidat malheureux au scrutin de 2020, qu'il avait à l'époque présenté comme son "dernier tour de piste", avait refusé de se déclarer battu. Dénonçant une ville en proie aux narcotrafiquants, il avait fait de la sécurité l'un de ses principaux chevaux de bataille. "A mon âge, je n'ai pas de carrière à construire, d'avenir à préserver, pas d'ambition personnelle à assouvir", avait fait valoir celui qui dirigea Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné en 1996 à cinq ans de prison dont quatre ferme et cinq ans d'inéligibilité, pour "corruption" et "abus de biens sociaux". L'ancien ministre de Jacques Chirac et Edouard Balladur, qui a passé ces dernières années à croiser le fer avec M. Piolle au conseil municipal, a aussi réussi à rallier à sa liste un autre candidat, le centriste Pierre-Édouard Cardinal, au grand dam du parti Renaissance qui l'avait désavoué. Mme Ruffin, interrogée avant le scrutin sur d'éventuelles alliances de second tour, n'avait fermé aucune porte, disant vouloir "faire en sorte que Grenoble reste une ville de gauche et une ville écologiste".
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M. Carignon a obtenu 27,04% des suffrages, et Mme Ruffin 26,33% dans cette ville de 160.000 habitants remportée par les écologistes dès 2014, selon des résultats complets mais encore provisoires. Deux autres candidats sont susceptibles de se maintenir au deuxième tour: le LFI Allan Brunon (14,59%) et Romain Gentil, à la tête de la liste Grenoble Capitale Citoyenne, qui réunit Place Publique, le PRG et le parti écologiste Equinoxe (10%). Un cinquième candidat, le centriste Hervé Gerbi (Horizons), manque de peu de se qualifier avec 9,63% des voix. Le RN de Valentin Gabriac plafonne à 5,20%. Seules 372 voix séparent M. Carignon de Mme Ruffin, que les différents sondages donnaient pourtant largement en tête avec 34% d'intentions de vote contre 25% pour M. Carignon et 10% pour LFI. La cheffe d'entreprise et sœur du député François Ruffin (ex-Insoumis) représente un collectif rassemblant une douzaine de partis dont le PS. Elle avait reçu le soutien du maire écologiste sortant Eric Piolle, qui avait annoncé de longue date qu'il ne briguerait pas de troisième mandat. Pendant ses deux mandats, il avait fait de Grenoble un laboratoire es politique écologiste et l'avait cogérée avec LFI. Malgré son retard dans les sondages et ses casseroles judiciaires, l'ancien ministre Carignon, 77 ans, candidat malheureux au scrutin de 2020, qu'il avait à l'époque présenté comme son "dernier tour de piste", avait refusé de se déclarer battu. Dénonçant une ville en proie aux narcotrafiquants, il avait fait de la sécurité l'un de ses principaux chevaux de bataille. "A mon âge, je n'ai pas de carrière à construire, d'avenir à préserver, pas d'ambition personnelle à assouvir", avait fait valoir celui qui dirigea Grenoble de 1983 à 1994 avant d'être condamné en 1996 à cinq ans de prison dont quatre ferme et cinq ans d'inéligibilité, pour "corruption" et "abus de biens sociaux". L'ancien ministre de Jacques Chirac et Edouard Balladur, qui a passé ces dernières années à croiser le fer avec M. Piolle au conseil municipal, a aussi réussi à rallier à sa liste un autre candidat, le centriste Pierre-Édouard Cardinal, au grand dam du parti Renaissance qui l'avait désavoué. Mme Ruffin, interrogée avant le scrutin sur d'éventuelles alliances de second tour, n'avait fermé aucune porte, disant vouloir "faire en sorte que Grenoble reste une ville de gauche et une ville écologiste".

16.03.2026 à 01:41

Marseille: face au RN, Payan rejette la "main tendue" de LFI

FRANCE24
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La candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le député LFI Sébastien Delogu sont en position de se maintenir au second tour, avec des scores autour de 12%, selon les estimations de trois instituts de sondage avant des résultats définitifs attendus dans la nuit. Loin devant, l'estimation la plus serrée, d'Ipsos BVA Cesi pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP, place les deux favoris à quasi-égalité à 35,6% des voix pour M. Payan contre 35,1% à M. Allisio. Une autre estimation d'Elabe-Berger Levrault pour BFM TV, Le Figaro et RMC voit M. Payan devancer M. Allisio de 2,5 points (36,7% contre 33,6%) et d'après une troisième, Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio, M. Payan creuserait l'écart à 38,1% devant son concurrent RN à 33,5%. La question d'éventuelles alliances ou désistements en vue du second tour est donc primordiale. "Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir dans cette ville. Et c'est pour ça que j'appelle les Marseillaises et les Marseillais à se rassembler autour du Printemps marseillais (sa liste de coalition gauche-société civile-écolos) (...) à montrer que cette ville résiste à la vague brune", a lancé M. Payan peu après minuit lors d'une brève intervention. M. Allisio, lui-même issu des rangs de la droite et qui a quitté l'UMP pour le RN en 2015, a de son côté lancé un appel "à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais. Rejoignez-nous. Unissons-nous pour battre la gauche et l'extrême gauche." Le basculement à gauche de la deuxième ville de France, après 25 années de règne de Jean-Claude Gaudin (LR), avait constitué un des chocs des municipales de 2020. Son éventuelle conquête par l'extrême droite le 22 mars serait un coup de tonnerre, à un an de la présidentielle. Main tendue M. Delogu a rapidement réitéré la position nationale de LFI, appelant à "la constitution d'un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille. Nous tendons la main à l'ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat Benoît Payan". Une offre sèchement rejetée par le maire sortant, comme il l'avait laissé entendre tout au long de la campagne. "Cette main-là, elle m'a donné des coups de poing pendant des mois et au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue", a-t-il cinglé. "Chacun fait face a son âme et conscience (...) Quand on se dit antiraciste, il faut savoir jusqu'au bout faire face à ses convictions". Un refus immédiatement jugé "irresponsable" par Sébastien Delogu car il "pourrait donner les clefs de Marseille au Rassemblement national". Le député LFI a appelé "le peuple de Marseille à se mobiliser massivement pour créer les conditions d'un front antifasciste pour battre le Rassemblement national". Mme Vassal, dont l'équipe de campagne avait annoncé un communiqué, a finalement renoncé à réagir dans l'immédiat après un score qui s'annonce comme un nouvel échec cuisant pour elle. La candidate soutenue par Renaissance, LR, Horizons et l'UDI, déjà battue en 2020 et qui décrochait dans les sondages ces derniers temps, avait pendant la campagne semblé un temps hésiter sur son attitude au second tour, avant de marteler qu'elle se maintiendrait et que "jamais Marseille, ville multiculturelle et ouverte, n'élira un maire RN". La réforme de la loi PLM fait que la liste arrivée en tête, au-delà de 34%, remporterait la majorité absolue des sièges au conseil municipal central.
Texte intégral (580 mots)
La candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le député LFI Sébastien Delogu sont en position de se maintenir au second tour, avec des scores autour de 12%, selon les estimations de trois instituts de sondage avant des résultats définitifs attendus dans la nuit. Loin devant, l'estimation la plus serrée, d'Ipsos BVA Cesi pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP, place les deux favoris à quasi-égalité à 35,6% des voix pour M. Payan contre 35,1% à M. Allisio. Une autre estimation d'Elabe-Berger Levrault pour BFM TV, Le Figaro et RMC voit M. Payan devancer M. Allisio de 2,5 points (36,7% contre 33,6%) et d'après une troisième, Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio, M. Payan creuserait l'écart à 38,1% devant son concurrent RN à 33,5%. La question d'éventuelles alliances ou désistements en vue du second tour est donc primordiale. "Le Rassemblement national est aux portes du pouvoir dans cette ville. Et c'est pour ça que j'appelle les Marseillaises et les Marseillais à se rassembler autour du Printemps marseillais (sa liste de coalition gauche-société civile-écolos) (...) à montrer que cette ville résiste à la vague brune", a lancé M. Payan peu après minuit lors d'une brève intervention. M. Allisio, lui-même issu des rangs de la droite et qui a quitté l'UMP pour le RN en 2015, a de son côté lancé un appel "à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais. Rejoignez-nous. Unissons-nous pour battre la gauche et l'extrême gauche." Le basculement à gauche de la deuxième ville de France, après 25 années de règne de Jean-Claude Gaudin (LR), avait constitué un des chocs des municipales de 2020. Son éventuelle conquête par l'extrême droite le 22 mars serait un coup de tonnerre, à un an de la présidentielle. Main tendue M. Delogu a rapidement réitéré la position nationale de LFI, appelant à "la constitution d'un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille. Nous tendons la main à l'ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat Benoît Payan". Une offre sèchement rejetée par le maire sortant, comme il l'avait laissé entendre tout au long de la campagne. "Cette main-là, elle m'a donné des coups de poing pendant des mois et au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue", a-t-il cinglé. "Chacun fait face a son âme et conscience (...) Quand on se dit antiraciste, il faut savoir jusqu'au bout faire face à ses convictions". Un refus immédiatement jugé "irresponsable" par Sébastien Delogu car il "pourrait donner les clefs de Marseille au Rassemblement national". Le député LFI a appelé "le peuple de Marseille à se mobiliser massivement pour créer les conditions d'un front antifasciste pour battre le Rassemblement national". Mme Vassal, dont l'équipe de campagne avait annoncé un communiqué, a finalement renoncé à réagir dans l'immédiat après un score qui s'annonce comme un nouvel échec cuisant pour elle. La candidate soutenue par Renaissance, LR, Horizons et l'UDI, déjà battue en 2020 et qui décrochait dans les sondages ces derniers temps, avait pendant la campagne semblé un temps hésiter sur son attitude au second tour, avant de marteler qu'elle se maintiendrait et que "jamais Marseille, ville multiculturelle et ouverte, n'élira un maire RN". La réforme de la loi PLM fait que la liste arrivée en tête, au-delà de 34%, remporterait la majorité absolue des sièges au conseil municipal central.

16.03.2026 à 01:35

Espagne: Joan Laporta réélu président du FC Barcelone

FRANCE24
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L'avocat de 63 ans, qui avait déjà battu Font lors des élections de 2021, reprendra ses fonctions en juillet après avoir démissionné il y a quelques semaines dans le cadre du processus électoral. Il a remporté 68,18 % des suffrages contre 29,78 % pour Font, selon les résultats définitifs. Quelque 42% des 48.480 socios (abonnés) ont pris part au vote. "Ce résultat nous rend très heureux et nous donne beaucoup de force, tellement que cela nous laisse sans voix", a-t-il déclaré à la presse. "Personne ne nous arrêtera. Je suis sûr que dans les années à venir, comme je vous l’ai dit, des moments passionnants nous attendent", a ajouté le président élu. Laporta a souligné que le club se concentrerait sur l’achèvement des travaux de rénovation du Camp Nou, dont la fin est désormais prévue pour 2027, soit un an plus tard que prévu, ainsi que sur la défense du club contre les attaques perçues comme venant de l’extérieur. "(Les socios) ont voté pour notre proposition, qui était que nous devions tous ensemble défendre le Barça contre tout et tout le monde", a-t-il affirmé. Il a également remercié l'entraîneur Hansi Flick et le directeur sportif Deco, qui ont aidé le club à remporter le triplé national la saison dernière. Font a reconnu sa défaite avant même la fin du dépouillement. "Nous sommes tristes, nous avions vraiment bon espoir et c'est dommage — nous félicitons Laporta", a-t-il déclaré. Plusieurs joueurs de l'équipe première du FC Barcelone ainsi que Flick se sont rendus aux urnes après la victoire 5-2 de l'équipe contre Séville plus tôt dans la journée. Ventes contestées L'ancien milieu de terrain du Barça Sergio Busquets, la triple lauréate du Ballon d'Or féminin et star du Barça Femeni Aitana Bonmati, ainsi que l'ancien joueur et entraîneur Xavi Hernandez ont également été vus voter. Des bureaux de vote avaient été installés au Camp Nou ainsi que dans d'autres villes catalanes comme Gérone, Tarragone et Lérida, et en Andorre. Laporta avait déjà dirigé le club catalan entre 2003 et 2010, lors de ce qui est considéré comme la meilleure période de l'histoire des Blaugrana, avec notamment le triplé remporté sous la houlette de Pep Guardiola en 2009. De retour aux manettes en 2021 après s'être engagé à faire rester la superstar argentine Lionel Messi au club – ce qu'il n'a pas réussi à faire –, Laporta a aidé le Barça à rester à flot malgré la crise financière dont il avait hérité. Sa décision de céder les droits télévisés futurs et certaines parties du club afin de générer des fonds pour recruter des joueurs tels que Robert Lewandowski et Raphinha durant l'été 2022 a toutefois été vivement dénoncée par ses opposants. Il a également été critiqué pour s'être associé au président du Real Madrid, Florentino Perez, pour tenter de pousser une Super Ligue européenne, dont Barcelone s'est finalement retiré. Mais son bilan, avec deux Ligas en 2023 et 2025, et un retour au premier plan au niveau européen, a largement plaidé en sa faveur pour ce scrutin, tout comme sa volonté de mener à bien la rénovation du Camp Nou, toujours en travaux. Victor Font a souhaité que le processus électoral soit modernisé afin de permettre aux socios vivant loin de la Catalogne de voter sans avoir à se déplacer. "Le taux de participation est l'aspect le plus négatif de cette journée — nous aurions aimé qu'il soit plus élevé, car nous pensons que le club doit être plus participatif, comme avec le vote par correspondance", a déclaré le candidat malheureux.
Texte intégral (639 mots)
L'avocat de 63 ans, qui avait déjà battu Font lors des élections de 2021, reprendra ses fonctions en juillet après avoir démissionné il y a quelques semaines dans le cadre du processus électoral. Il a remporté 68,18 % des suffrages contre 29,78 % pour Font, selon les résultats définitifs. Quelque 42% des 48.480 socios (abonnés) ont pris part au vote. "Ce résultat nous rend très heureux et nous donne beaucoup de force, tellement que cela nous laisse sans voix", a-t-il déclaré à la presse. "Personne ne nous arrêtera. Je suis sûr que dans les années à venir, comme je vous l’ai dit, des moments passionnants nous attendent", a ajouté le président élu. Laporta a souligné que le club se concentrerait sur l’achèvement des travaux de rénovation du Camp Nou, dont la fin est désormais prévue pour 2027, soit un an plus tard que prévu, ainsi que sur la défense du club contre les attaques perçues comme venant de l’extérieur. "(Les socios) ont voté pour notre proposition, qui était que nous devions tous ensemble défendre le Barça contre tout et tout le monde", a-t-il affirmé. Il a également remercié l'entraîneur Hansi Flick et le directeur sportif Deco, qui ont aidé le club à remporter le triplé national la saison dernière. Font a reconnu sa défaite avant même la fin du dépouillement. "Nous sommes tristes, nous avions vraiment bon espoir et c'est dommage — nous félicitons Laporta", a-t-il déclaré. Plusieurs joueurs de l'équipe première du FC Barcelone ainsi que Flick se sont rendus aux urnes après la victoire 5-2 de l'équipe contre Séville plus tôt dans la journée. Ventes contestées L'ancien milieu de terrain du Barça Sergio Busquets, la triple lauréate du Ballon d'Or féminin et star du Barça Femeni Aitana Bonmati, ainsi que l'ancien joueur et entraîneur Xavi Hernandez ont également été vus voter. Des bureaux de vote avaient été installés au Camp Nou ainsi que dans d'autres villes catalanes comme Gérone, Tarragone et Lérida, et en Andorre. Laporta avait déjà dirigé le club catalan entre 2003 et 2010, lors de ce qui est considéré comme la meilleure période de l'histoire des Blaugrana, avec notamment le triplé remporté sous la houlette de Pep Guardiola en 2009. De retour aux manettes en 2021 après s'être engagé à faire rester la superstar argentine Lionel Messi au club – ce qu'il n'a pas réussi à faire –, Laporta a aidé le Barça à rester à flot malgré la crise financière dont il avait hérité. Sa décision de céder les droits télévisés futurs et certaines parties du club afin de générer des fonds pour recruter des joueurs tels que Robert Lewandowski et Raphinha durant l'été 2022 a toutefois été vivement dénoncée par ses opposants. Il a également été critiqué pour s'être associé au président du Real Madrid, Florentino Perez, pour tenter de pousser une Super Ligue européenne, dont Barcelone s'est finalement retiré. Mais son bilan, avec deux Ligas en 2023 et 2025, et un retour au premier plan au niveau européen, a largement plaidé en sa faveur pour ce scrutin, tout comme sa volonté de mener à bien la rénovation du Camp Nou, toujours en travaux. Victor Font a souhaité que le processus électoral soit modernisé afin de permettre aux socios vivant loin de la Catalogne de voter sans avoir à se déplacer. "Le taux de participation est l'aspect le plus négatif de cette journée — nous aurions aimé qu'il soit plus élevé, car nous pensons que le club doit être plus participatif, comme avec le vote par correspondance", a déclaré le candidat malheureux.

16.03.2026 à 01:22

Municipales 2026 : à gauche, la poussée de LFI complique la question des alliances

FRANCE 24
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Alors que La France insoumise a fait une percée au premier tour des municipales, dimanche, et se retrouve en position de jouer les arbitres au second tour, la question des alliances à gauche se complique davantage. Le PS, Place publique et les Verts n'ont pas la même approche face au parti de Jean-Luc Mélenchon.
Texte intégral (639 mots)
Alors que La France insoumise a fait une percée au premier tour des municipales, dimanche, et se retrouve en position de jouer les arbitres au second tour, la question des alliances à gauche se complique davantage. Le PS, Place publique et les Verts n'ont pas la même approche face au parti de Jean-Luc Mélenchon.

16.03.2026 à 00:49

A Béziers, Robert Ménard rempile facilement même sans le soutien du RN

FRANCE24
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L'ancien journaliste de 72 ans, habitué des plateaux télés au langage souvent fleuri, ne s'y était pas trompé, puisque les chiffres du ministère de l'Intérieur l'ont crédité de 65,60% des voix, à peine moins que les 68,74% de 2020. Avec 50 points de retard (15,24%), le conseiller régional Thierry Mathieu, 53 ans, qui conduisait une liste "sans étiquette" visant à la fois l'électorat des classes moyenne et populaire en proposant notamment la gratuité des transports et des fournitures scolaires, termine à la deuxième place. Julien Gabarron, 45 ans, défenseur des traditions taurines et ancien patron de bar, est relégué à la troisième place, avec 8,97%, alors qu'il avait pourtant été facilement élu député du RN en 2024 en battant la députée sortante Emmanuelle Ménard, épouse du maire. "une bonne leçon" pour le RN "Pour le RN, c'est une bonne leçon. Ils ont voulu me faire une espèce de vendetta alors que je ne vois pas en quoi ils sont en désaccord avec moi", a déclaré à l'AFP Robert Ménard, qui avait été élu en 2014 et 2020 avec le soutien du Front national (devenu RN). "C'est une reconnaissance du travail fait", a ajouté le co-fondateur de Reporters sans Frontières (RSF), soutenu cette fois par Les Républicains, qui a su redonner du lustre au coeur historique de cette ville de l'Hérault de 80.000 habitants mais qui a échoué à faire reculer le taux de pauvreté, toujours très élevé, à 36% de la population. "C'est aussi une leçon nationale: cela dit qu'entre une droite un peu molle qui est prête à s'allier à ce qu'il reste des macronistes et le RN, il y a une voie pour ceux qui savent parler avec les gens et prendre en compte leurs préoccupations, comme l'immigration non-contrôlée, sans faire de promesses inconsidérées", a aussi estimé M. Ménard. La gauche n'a quant à elle fait que de la figuration. Elle s'était présentée divisée, avec d'un côté une liste LFI menée un professeur de mathématique de 49 ans novice en politique, David Ocard, qui a récolté 3,66% des voix, et de l'autre un "Printemps de Béziers" (union de forces de gauche et écologistes) conduite par le conseiller municipal écologiste Thierry Antoine, 52 ans, qui a fait 6,52%.
Lire plus (385 mots)
L'ancien journaliste de 72 ans, habitué des plateaux télés au langage souvent fleuri, ne s'y était pas trompé, puisque les chiffres du ministère de l'Intérieur l'ont crédité de 65,60% des voix, à peine moins que les 68,74% de 2020. Avec 50 points de retard (15,24%), le conseiller régional Thierry Mathieu, 53 ans, qui conduisait une liste "sans étiquette" visant à la fois l'électorat des classes moyenne et populaire en proposant notamment la gratuité des transports et des fournitures scolaires, termine à la deuxième place. Julien Gabarron, 45 ans, défenseur des traditions taurines et ancien patron de bar, est relégué à la troisième place, avec 8,97%, alors qu'il avait pourtant été facilement élu député du RN en 2024 en battant la députée sortante Emmanuelle Ménard, épouse du maire. "une bonne leçon" pour le RN "Pour le RN, c'est une bonne leçon. Ils ont voulu me faire une espèce de vendetta alors que je ne vois pas en quoi ils sont en désaccord avec moi", a déclaré à l'AFP Robert Ménard, qui avait été élu en 2014 et 2020 avec le soutien du Front national (devenu RN). "C'est une reconnaissance du travail fait", a ajouté le co-fondateur de Reporters sans Frontières (RSF), soutenu cette fois par Les Républicains, qui a su redonner du lustre au coeur historique de cette ville de l'Hérault de 80.000 habitants mais qui a échoué à faire reculer le taux de pauvreté, toujours très élevé, à 36% de la population. "C'est aussi une leçon nationale: cela dit qu'entre une droite un peu molle qui est prête à s'allier à ce qu'il reste des macronistes et le RN, il y a une voie pour ceux qui savent parler avec les gens et prendre en compte leurs préoccupations, comme l'immigration non-contrôlée, sans faire de promesses inconsidérées", a aussi estimé M. Ménard. La gauche n'a quant à elle fait que de la figuration. Elle s'était présentée divisée, avec d'un côté une liste LFI menée un professeur de mathématique de 49 ans novice en politique, David Ocard, qui a récolté 3,66% des voix, et de l'autre un "Printemps de Béziers" (union de forces de gauche et écologistes) conduite par le conseiller municipal écologiste Thierry Antoine, 52 ans, qui a fait 6,52%.

16.03.2026 à 00:45

A Toulouse, le maire DVD sortant en tête, la gauche face au défi de l'union

FRANCE24
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"Le second tour sera serré. Les électeurs devront choisir entre le danger mélenchoniste et ma candidature", a déclaré M. Moudenc qui a totalisé 37,5% des suffrages. "L'opposition est divisée, elle n'est pas en état de gouverner cette ville", a estimé le maire de la 4e ville de France. Alors que plusieurs sondages diffusés durant la campagne électorale plaçaient le candidat PS-Ecologistes François Briançon en deuxième position, il pointe finalement en 3e position avec près de 25% des voix, derrière le député LFI François Piquemal qui totalise 27,5% des bulletins de vote. Les deux candidats de gauche ont affirmé leur désir de rassemblement dans la perspective du second tour. "Les deux listes de gauche ont les clés de la victoire", a déclaré le candidat LFI, appelant "à l'union de la gauche sur la base d'une union démocratique, tant du point de vue du score de chacune des listes que du point de vue du programme". "Il y aura un accord, puisque nous le souhaitons", a affirmé M. Piquemal, "et je suis sûr que le seul chemin pour battre M. Moudenc, c'est d'avoir une union de la gauche, donc on appelle à ce que les socialistes fassent preuve maintenant de responsabilité et acceptent la main qu'on leur tend pour que l'on commence à discuter d'un accord", a-t-il dit aux journalistes. "On va ouvrir des discussions", a-t-il ajouté, mais nous, notre programme commun, je le dis, sera sur la base du programme du Nouveau front populaire". "Je crois que l'accord est possible parce que c'est le sens de l'histoire", a-t-il affirmé, avant de dire à l'adresse des électeurs de M. Briançon: "les valeurs que vous portez, celles de la transition écologique, celles d'une ville qui en finit avec le clientélisme, avec les vieilles pratiques de M. Moudenc, nous les portons aussi". Négociations dans la nuit Au quartier général de François Briançon, l'annonce de la 3e place de leur favori a jeté le trouble. "Notre ADN, c'est le rassemblement", a dit François Briançon. "L'objectif, c'est de battre la droite. Donc maintenant, il faut en créer les conditions. (...) On va réunir le conseil politique de la liste et puis éventuellement nous rencontrerons la liste de la France insoumise, mais tout ça se passera cette nuit". "Il y a un succès de la gauche dans cette ville", poursuit-il en référence au score cumulé des listes de gauche lors du 1er tour. En 2020, Jean-Luc Moudenc avait battu de justesse au second tour une liste d'union de la gauche conduite par l'écologiste Antoine Maurice. Proposant au second tour, la même liste qu'au premier, Jean-Luc Moudenc a décrit les tractations entre adversaires de gauche comme une "tambouille politicienne" manquant de clarté pour les électeurs. "Le danger mélenchoniste (est) plus fort en 2026", a-t-il averti. Avant l'annonce des résultats, plusieurs centaines de personnes ont exigé, lors d'un rassemblement dimanche soir à Toulouse, l'union des gauches, brandissant une banderole "A gauche toutes", ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans une ville ancrée à gauche où l'extrême droite peine à percer, le candidat du Rassemblement national Julien Leonardelli ne recueille que 6,5% des voix, loin de la barre des 10% qualificative pour le second tour. ap-vgr-far-chv/sla
Texte intégral (552 mots)
"Le second tour sera serré. Les électeurs devront choisir entre le danger mélenchoniste et ma candidature", a déclaré M. Moudenc qui a totalisé 37,5% des suffrages. "L'opposition est divisée, elle n'est pas en état de gouverner cette ville", a estimé le maire de la 4e ville de France. Alors que plusieurs sondages diffusés durant la campagne électorale plaçaient le candidat PS-Ecologistes François Briançon en deuxième position, il pointe finalement en 3e position avec près de 25% des voix, derrière le député LFI François Piquemal qui totalise 27,5% des bulletins de vote. Les deux candidats de gauche ont affirmé leur désir de rassemblement dans la perspective du second tour. "Les deux listes de gauche ont les clés de la victoire", a déclaré le candidat LFI, appelant "à l'union de la gauche sur la base d'une union démocratique, tant du point de vue du score de chacune des listes que du point de vue du programme". "Il y aura un accord, puisque nous le souhaitons", a affirmé M. Piquemal, "et je suis sûr que le seul chemin pour battre M. Moudenc, c'est d'avoir une union de la gauche, donc on appelle à ce que les socialistes fassent preuve maintenant de responsabilité et acceptent la main qu'on leur tend pour que l'on commence à discuter d'un accord", a-t-il dit aux journalistes. "On va ouvrir des discussions", a-t-il ajouté, mais nous, notre programme commun, je le dis, sera sur la base du programme du Nouveau front populaire". "Je crois que l'accord est possible parce que c'est le sens de l'histoire", a-t-il affirmé, avant de dire à l'adresse des électeurs de M. Briançon: "les valeurs que vous portez, celles de la transition écologique, celles d'une ville qui en finit avec le clientélisme, avec les vieilles pratiques de M. Moudenc, nous les portons aussi". Négociations dans la nuit Au quartier général de François Briançon, l'annonce de la 3e place de leur favori a jeté le trouble. "Notre ADN, c'est le rassemblement", a dit François Briançon. "L'objectif, c'est de battre la droite. Donc maintenant, il faut en créer les conditions. (...) On va réunir le conseil politique de la liste et puis éventuellement nous rencontrerons la liste de la France insoumise, mais tout ça se passera cette nuit". "Il y a un succès de la gauche dans cette ville", poursuit-il en référence au score cumulé des listes de gauche lors du 1er tour. En 2020, Jean-Luc Moudenc avait battu de justesse au second tour une liste d'union de la gauche conduite par l'écologiste Antoine Maurice. Proposant au second tour, la même liste qu'au premier, Jean-Luc Moudenc a décrit les tractations entre adversaires de gauche comme une "tambouille politicienne" manquant de clarté pour les électeurs. "Le danger mélenchoniste (est) plus fort en 2026", a-t-il averti. Avant l'annonce des résultats, plusieurs centaines de personnes ont exigé, lors d'un rassemblement dimanche soir à Toulouse, l'union des gauches, brandissant une banderole "A gauche toutes", ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans une ville ancrée à gauche où l'extrême droite peine à percer, le candidat du Rassemblement national Julien Leonardelli ne recueille que 6,5% des voix, loin de la barre des 10% qualificative pour le second tour. ap-vgr-far-chv/sla

16.03.2026 à 00:30

Municipales 2026 : succès du RN et de LFI au premier tour, les grandes manœuvres commencent

Romain BRUNET
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Le premier tour des élections municipales, dimanche, a été marqué par les bons résultats du Rassemblement national, qui confirme sa dynamique, et la percée de La France insoumise, qui obtient des résultats inattendus dans plusieurs grandes villes de France.
Texte intégral (552 mots)
Le premier tour des élections municipales, dimanche, a été marqué par les bons résultats du Rassemblement national, qui confirme sa dynamique, et la percée de La France insoumise, qui obtient des résultats inattendus dans plusieurs grandes villes de France.

16.03.2026 à 00:11

Municipales: nette poussée du RN, qui "tend la main" à droite pour le second tour

FRANCE24
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Ce n'est pas une déferlante mais la marée monte. Partout ou presque, le RN enregistre des scores en progression aux municipales. A commencer par ses bastions, conservés haut la main. Reconduits, dès le premier tour, Louis Aliot à Perpignan, David Rachline à Fréjus, Steeve Briois à Hénin-Beaumont. La palme au jeune Ludovic Pajot, plébiscité à plus de 80% dans son fief de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais). "Leur reconduction est la reconnaissance d'un travail sérieux, d'une gestion honnête et d'un engagement constant au service de l'intérêt général", s'est félicité Jordan Bardella quelques minutes à peine après 20H00. Dans la foulée, Marine Le Pen s'est réjouie que "dans de nombreuses communes, et pas seulement dans les villes où nous étions sortants, le Rassemblement national gagne dès le premier tour". Parmi les prises de la soirée, Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), Vauvert (Gard) ou encore Nomexy (Vosges). Au total, le RN était en tête dans 58 communes (dont 7 listes d'alliance avec les ciottistes de l'UDR), selon les résultats partiels communiqués par le ministère de l'Intérieur à 23H00 - contre seulement 11 en 2020. "C'est une immense victoire pour notre mouvement", a claironné la patronne du parti à la flamme, faisant miroiter à ses électeurs d'autres "réelles chances de victoire le 22 mars lors du second tour". Tous ses espoirs se tournent vers le sud, où les candidats RN joueront des matchs serrés, même ceux arrivés nettement en tête comme Laure Lavalette à Toulon, Aurélien Lopez-Liguori à Agde ou Christophe Barthès à Carcassonne. Suspense également à Marseille et Nîmes, où Franck Allisio et Julien Sanchez sont au coude-à-coude avec la gauche, mais aussi à Agen où la liste de Sébastien Delboscq arrive troisième, mais dans un mouchoir de poche avec ses deux concurrents. A prendre ou à laisser Le plus difficile commence: faute de réserves de voix à l'extrême droite, le RN ne peut compter que sur deux leviers. D'une part, un sursaut de mobilisation de ses électeurs - "aucune voix ne doit manquer", a ainsi lancé Marine Le Pen. De l'autre, de nouvelles alliances, esquissées par Jordan Bardella: "partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme", a déclaré le président du parti à la flamme. Une offre à prendre ou à laisser mais, en cas de refus, "lorsque nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons", a-t-il prévenu. Un cas de figure plus fréquent qu'à l'accoutumée, de Brest à Mulhouse, de Lille à Ajaccio, en passant par Reims, Tours, ou encore Le Mans. Autant de chances d'engranger des dizaines de nouveaux élus, pour conforter l'implantation du parti, notamment dans la perspective des sénatoriales de septembre. Car ce premier tour des municipales a aussi confirmé les limites du vote RN. Sèchement battu à Calais, défait d'une courte tête à Lens, le mouvement a surtout de nouveau démontré ses faiblesses dans les plus grandes villes. A Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Rennes et Strasbourg, le choix d'eurodéputés proches de M. Bardella pour franchir un palier s'est avéré perdant: aucun ne sera présent au second tour. L'échec le plus retentissant étant sans conteste celui de Thierry Mariani à Paris, balayé avec à peine 1,5% des voix, siphonné par sa rivale Reconquête Sarah Knafo. Un fiasco dans les métropoles, qui n'est pas de meilleure augure à un an de la présidentielle.
Texte intégral (602 mots)
Ce n'est pas une déferlante mais la marée monte. Partout ou presque, le RN enregistre des scores en progression aux municipales. A commencer par ses bastions, conservés haut la main. Reconduits, dès le premier tour, Louis Aliot à Perpignan, David Rachline à Fréjus, Steeve Briois à Hénin-Beaumont. La palme au jeune Ludovic Pajot, plébiscité à plus de 80% dans son fief de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais). "Leur reconduction est la reconnaissance d'un travail sérieux, d'une gestion honnête et d'un engagement constant au service de l'intérêt général", s'est félicité Jordan Bardella quelques minutes à peine après 20H00. Dans la foulée, Marine Le Pen s'est réjouie que "dans de nombreuses communes, et pas seulement dans les villes où nous étions sortants, le Rassemblement national gagne dès le premier tour". Parmi les prises de la soirée, Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), Vauvert (Gard) ou encore Nomexy (Vosges). Au total, le RN était en tête dans 58 communes (dont 7 listes d'alliance avec les ciottistes de l'UDR), selon les résultats partiels communiqués par le ministère de l'Intérieur à 23H00 - contre seulement 11 en 2020. "C'est une immense victoire pour notre mouvement", a claironné la patronne du parti à la flamme, faisant miroiter à ses électeurs d'autres "réelles chances de victoire le 22 mars lors du second tour". Tous ses espoirs se tournent vers le sud, où les candidats RN joueront des matchs serrés, même ceux arrivés nettement en tête comme Laure Lavalette à Toulon, Aurélien Lopez-Liguori à Agde ou Christophe Barthès à Carcassonne. Suspense également à Marseille et Nîmes, où Franck Allisio et Julien Sanchez sont au coude-à-coude avec la gauche, mais aussi à Agen où la liste de Sébastien Delboscq arrive troisième, mais dans un mouchoir de poche avec ses deux concurrents. A prendre ou à laisser Le plus difficile commence: faute de réserves de voix à l'extrême droite, le RN ne peut compter que sur deux leviers. D'une part, un sursaut de mobilisation de ses électeurs - "aucune voix ne doit manquer", a ainsi lancé Marine Le Pen. De l'autre, de nouvelles alliances, esquissées par Jordan Bardella: "partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme", a déclaré le président du parti à la flamme. Une offre à prendre ou à laisser mais, en cas de refus, "lorsque nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons", a-t-il prévenu. Un cas de figure plus fréquent qu'à l'accoutumée, de Brest à Mulhouse, de Lille à Ajaccio, en passant par Reims, Tours, ou encore Le Mans. Autant de chances d'engranger des dizaines de nouveaux élus, pour conforter l'implantation du parti, notamment dans la perspective des sénatoriales de septembre. Car ce premier tour des municipales a aussi confirmé les limites du vote RN. Sèchement battu à Calais, défait d'une courte tête à Lens, le mouvement a surtout de nouveau démontré ses faiblesses dans les plus grandes villes. A Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Rennes et Strasbourg, le choix d'eurodéputés proches de M. Bardella pour franchir un palier s'est avéré perdant: aucun ne sera présent au second tour. L'échec le plus retentissant étant sans conteste celui de Thierry Mariani à Paris, balayé avec à peine 1,5% des voix, siphonné par sa rivale Reconquête Sarah Knafo. Un fiasco dans les métropoles, qui n'est pas de meilleure augure à un an de la présidentielle.

15.03.2026 à 23:51

Lyon: le sortant écologiste Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas au coude-à-coude

FRANCE24
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Les deux candidats sont à égalité avec 37,5% des voix, devant l'Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui flirte avec la barre de qualification au second tour (9,7%), selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. Selon une autre estimation d'Ipsos BVA Cesi Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat-LCP, le maire, à la tête d'une large coalition de gauche, est en tête à 37,3% devant Jean-Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et le centre-droit qui recueille 35,4%, et la députée LFI à 10,9%. La candidate Insoumise a immédiatement fait savoir qu'elle était prête à discuter d'une "fusion technique" de sa liste avec celle de Grégory Doucet "pour garder (la) ville à gauche". L'intéressé a, pour l'instant, botté en touche: "On n'en est pas encore dans les discussions, on va regarder les derniers résultats qui tombent et puis après on verra la suite", a dit à la presse l'ancien humanitaire de 52 ans. Jean-Michel Aulas a fustigé depuis son QG de campagne la mise en place d'un "accord de la honte". "Je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche", a-t-il dit. Le chef d'entreprise de 76 ans, dont la fin de campagne avait connu un passage à vide après un débat télévisé peu convaincant, a reconnu être "déçu par rapport aux sondages" qui, pendant des mois, lui donnaient au moins dix points d'avance sur le maire sortant. "Mais en réalité c'est une victoire" pour un nouveau venu en politique d'être "pratiquement à égalité avec un maire sortant", a-t-il relativisé, promettant de "faire en sorte de gagner" le "match retour", dimanche prochain. "Remontada" "Le résultat de ce soir déjoue tous les pronostics", a réagi avec enthousiasme Grégory Doucet. "C'est une dynamique, et cette dynamique, non, on ne l'arrêtera pas", a-t-il lancé. "On a de bonnes raisons de penser qu'une étape a été franchie et que nous sommes en mesure de gagner au second tour". "LA REMONTADA de Grégory Doucet à Lyon est HISTORIQUE. Et ce n'est pas un spécialiste du foot comme Jean-Michel Aulas qui vous dira le contraire", a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. Au premier tour en 2020, Grégory Doucet était arrivé en tête avec 28% des suffrages seulement, face à des rivaux dispersés entre LR et héritiers de l'ancien maire macroniste Gérard Collomb, et l'avait emporté au second à la faveur d'une triangulaire. Il avait annoncé dès 2023 vouloir briguer un second mandat à la tête de la 3e ville de France, au demi-million d'habitants, où il a mené une politique de végétalisation, de piétonisation du centre-ville et de développement des pistes cyclables, en lien avec la métropole gouvernée elle aussi par des écologistes. L'entrée en lice en septembre de Jean-Michel Aulas, qui garde à Lyon une forte popularité héritée de ses 36 années à la tête de l'OL qu'il a mené sept fois de suite à la tête du championnat, avait soudé une opposition toujours divisée: LR, Horizons, Renaissance, le Modem, l'UDI et même le parti animaliste avaient rallié sa campagne. Grégory Doucet a de son côté fait alliance dès le premier tour avec les socialistes et Place publique, notamment. Ces derniers ont fait savoir qu'ils se retireraient de sa liste en cas d’alliance avec LFI au second tour. Dimanche, les Lyonnais et les habitants des villes voisines votaient aussi pour la puissante Métropole de Lyon, la seule communauté d'agglomération élue au scrutin universel direct. Sans attendre les résultats, Jean-Michel Aulas a annoncé que sa partenaire LR Véronique Sarselli était arrivée "en tête". "C'est un peu compliqué, c'est un scrutin avec 14 circonscriptions", a commenté le président écologiste sortant Bruno Bernard. "Je pense que le deuxième tour sera très serré dimanche prochain, mais que nous sommes en mesure de gagner."
Texte intégral (667 mots)
Les deux candidats sont à égalité avec 37,5% des voix, devant l'Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui flirte avec la barre de qualification au second tour (9,7%), selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. Selon une autre estimation d'Ipsos BVA Cesi Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat-LCP, le maire, à la tête d'une large coalition de gauche, est en tête à 37,3% devant Jean-Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et le centre-droit qui recueille 35,4%, et la députée LFI à 10,9%. La candidate Insoumise a immédiatement fait savoir qu'elle était prête à discuter d'une "fusion technique" de sa liste avec celle de Grégory Doucet "pour garder (la) ville à gauche". L'intéressé a, pour l'instant, botté en touche: "On n'en est pas encore dans les discussions, on va regarder les derniers résultats qui tombent et puis après on verra la suite", a dit à la presse l'ancien humanitaire de 52 ans. Jean-Michel Aulas a fustigé depuis son QG de campagne la mise en place d'un "accord de la honte". "Je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche", a-t-il dit. Le chef d'entreprise de 76 ans, dont la fin de campagne avait connu un passage à vide après un débat télévisé peu convaincant, a reconnu être "déçu par rapport aux sondages" qui, pendant des mois, lui donnaient au moins dix points d'avance sur le maire sortant. "Mais en réalité c'est une victoire" pour un nouveau venu en politique d'être "pratiquement à égalité avec un maire sortant", a-t-il relativisé, promettant de "faire en sorte de gagner" le "match retour", dimanche prochain. "Remontada" "Le résultat de ce soir déjoue tous les pronostics", a réagi avec enthousiasme Grégory Doucet. "C'est une dynamique, et cette dynamique, non, on ne l'arrêtera pas", a-t-il lancé. "On a de bonnes raisons de penser qu'une étape a été franchie et que nous sommes en mesure de gagner au second tour". "LA REMONTADA de Grégory Doucet à Lyon est HISTORIQUE. Et ce n'est pas un spécialiste du foot comme Jean-Michel Aulas qui vous dira le contraire", a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. Au premier tour en 2020, Grégory Doucet était arrivé en tête avec 28% des suffrages seulement, face à des rivaux dispersés entre LR et héritiers de l'ancien maire macroniste Gérard Collomb, et l'avait emporté au second à la faveur d'une triangulaire. Il avait annoncé dès 2023 vouloir briguer un second mandat à la tête de la 3e ville de France, au demi-million d'habitants, où il a mené une politique de végétalisation, de piétonisation du centre-ville et de développement des pistes cyclables, en lien avec la métropole gouvernée elle aussi par des écologistes. L'entrée en lice en septembre de Jean-Michel Aulas, qui garde à Lyon une forte popularité héritée de ses 36 années à la tête de l'OL qu'il a mené sept fois de suite à la tête du championnat, avait soudé une opposition toujours divisée: LR, Horizons, Renaissance, le Modem, l'UDI et même le parti animaliste avaient rallié sa campagne. Grégory Doucet a de son côté fait alliance dès le premier tour avec les socialistes et Place publique, notamment. Ces derniers ont fait savoir qu'ils se retireraient de sa liste en cas d’alliance avec LFI au second tour. Dimanche, les Lyonnais et les habitants des villes voisines votaient aussi pour la puissante Métropole de Lyon, la seule communauté d'agglomération élue au scrutin universel direct. Sans attendre les résultats, Jean-Michel Aulas a annoncé que sa partenaire LR Véronique Sarselli était arrivée "en tête". "C'est un peu compliqué, c'est un scrutin avec 14 circonscriptions", a commenté le président écologiste sortant Bruno Bernard. "Je pense que le deuxième tour sera très serré dimanche prochain, mais que nous sommes en mesure de gagner."

15.03.2026 à 23:20

Présidentielle au Congo, les résultats attendus dans les prochains jours

Fatimata WANE
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Au Congo, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de 40 ans brigue un nouveau mandat. Face au boycott d’une partie de l’opposition et à un scrutin jugé joué d’avance, les observateurs redoutent une abstention massive.
Texte intégral (667 mots)
Au Congo, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de 40 ans brigue un nouveau mandat. Face au boycott d’une partie de l’opposition et à un scrutin jugé joué d’avance, les observateurs redoutent une abstention massive.

15.03.2026 à 23:17

Louis Aliot, un ancien proche de Jean-Marie Le Pen artisan de la "dédiabolisation" du RN

FRANCE24
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Né à Toulouse en 1969, cet orateur fils d'un plâtrier et d'une rapatriée d'Algérie, qui faisaient partie des 0,75% de Français ayant voté pour Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 1972- grandit en Ariège dans un département dirigé par les socialistes. A 19 ans, en 1988, il assiste à un meeting de Jean-Marie Le Pen, auquel l'avait emmené sa mère, puis prend sa carte du Front National. Très actif contre la sécession de Bruno Mégret de 1999, il sera successivement élu conseiller régional de Midi-Pyrénées (1998-2010), puis de Languedoc-Roussillon (2010-2015) et député européen (2014-2017). Dès les années 1990, "il défend déjà la ligne qu’il portera à l’échelle nationale après 2002 et que les médias ont surnommée +la dédiabolisation+ : refus du négationnisme, de l'antisémitisme, d'une conception ethno-raciale de la nationalité, invocation de la République et de la lutte contre le communautarisme", écrit le chercheur de l'université de Montpellier, spécialiste des extrêmes droites, Nicolas Lebourg, dans l'ouvrage collectif "Perpignan, déclassement et droitisation". -"Dimension opportuniste"- En 1999, Louis Aliot devient directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, puis coresponsable de sa campagne présidentielle en 2002, où cette figure historique de l'extrême droite arrive au deuxième tour, avant d'être battu par Jacques Chirac. Alors qu'il vient d'obtenir son doctorat en droit avec une thèse sur "les effets de l'élection du président de la Cinquième République au suffrage universel", il contribue, entre autres, à la rédaction des discours de campagne du cofondateur du Front national (FN), l'ancêtre du Rassemblement national (RN). "C'était le leader. C'est la dimension opportuniste de Louis Aliot (...) Ca fait partie d'une stratégie de légitimation interne au parti, qui ne préjuge pas d'une vision très personnelle et en partie différente de celle de Jean-Marie Le Pen sur le rapport au pouvoir, à la conquête du pouvoir et aux compromis nécessaires pour le faire", note Emmanuel Négrier, directeur du Centre d'études politiques et sociales de l'Université de Montpellier. Par la suite, nommé secrétaire général du FN en 2005, Louis Aliot écarte les membres les plus radicaux, amenant ses détracteurs à le surnommer "Loulou la purge". S'il fait partie des premiers à condamner les provocations verbales de Jean-Marie Le Pen, cet amateur de rugby vote cependant contre son exclusion en 2015 et interpelle des jeunes militants coupables à ses yeux de lèse-majesté envers les vétérans du parti. -"Siphonner la droite"- Divorcé, père de deux enfants, il est, entre 2009 et 2019, le compagnon de Marine Le Pen, dont il accompagne l'ascension à la tête du FN. A Perpignan, il échoue à conquérir la mairie en 2008 et en 2014. Après trois échecs successifs, il gagne les législatives de 2017 et devient député, puis conquiert la mairie pour la première fois en 2020. Depuis, seul maire RN d'une ville de plus de 100.000 habitants, il assure traiter "tous les quartiers de la même manière", en leur accordant "les mêmes moyens", alors que SOS Racisme, à l'instar d'autres associations, l'accuse de favoriser les discriminations, notamment en diminuant les aides à certaines structures implantées dans les quartiers populaires. Estimant avoir "siphonné la droite", il reçoit, peu avant sa réélection, le ralliement de son prédécesseur de droite, Jean-Marc Pujol, accusé par ses adversaires d'avoir géré de manière clientéliste des HLM, des emplois municipaux ou des subventions aux associations. Alors "qu'il a construit son leadership contre une décomposition avancée de la droite", Louis Aliot, en acceptant ce ralliement "s'affiche de manière claire aujourd'hui" dans une certaine continuité vis-à-vis de cette même droite, estime Emmanuel Négrier.
Texte intégral (636 mots)
Né à Toulouse en 1969, cet orateur fils d'un plâtrier et d'une rapatriée d'Algérie, qui faisaient partie des 0,75% de Français ayant voté pour Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 1972- grandit en Ariège dans un département dirigé par les socialistes. A 19 ans, en 1988, il assiste à un meeting de Jean-Marie Le Pen, auquel l'avait emmené sa mère, puis prend sa carte du Front National. Très actif contre la sécession de Bruno Mégret de 1999, il sera successivement élu conseiller régional de Midi-Pyrénées (1998-2010), puis de Languedoc-Roussillon (2010-2015) et député européen (2014-2017). Dès les années 1990, "il défend déjà la ligne qu’il portera à l’échelle nationale après 2002 et que les médias ont surnommée +la dédiabolisation+ : refus du négationnisme, de l'antisémitisme, d'une conception ethno-raciale de la nationalité, invocation de la République et de la lutte contre le communautarisme", écrit le chercheur de l'université de Montpellier, spécialiste des extrêmes droites, Nicolas Lebourg, dans l'ouvrage collectif "Perpignan, déclassement et droitisation". -"Dimension opportuniste"- En 1999, Louis Aliot devient directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, puis coresponsable de sa campagne présidentielle en 2002, où cette figure historique de l'extrême droite arrive au deuxième tour, avant d'être battu par Jacques Chirac. Alors qu'il vient d'obtenir son doctorat en droit avec une thèse sur "les effets de l'élection du président de la Cinquième République au suffrage universel", il contribue, entre autres, à la rédaction des discours de campagne du cofondateur du Front national (FN), l'ancêtre du Rassemblement national (RN). "C'était le leader. C'est la dimension opportuniste de Louis Aliot (...) Ca fait partie d'une stratégie de légitimation interne au parti, qui ne préjuge pas d'une vision très personnelle et en partie différente de celle de Jean-Marie Le Pen sur le rapport au pouvoir, à la conquête du pouvoir et aux compromis nécessaires pour le faire", note Emmanuel Négrier, directeur du Centre d'études politiques et sociales de l'Université de Montpellier. Par la suite, nommé secrétaire général du FN en 2005, Louis Aliot écarte les membres les plus radicaux, amenant ses détracteurs à le surnommer "Loulou la purge". S'il fait partie des premiers à condamner les provocations verbales de Jean-Marie Le Pen, cet amateur de rugby vote cependant contre son exclusion en 2015 et interpelle des jeunes militants coupables à ses yeux de lèse-majesté envers les vétérans du parti. -"Siphonner la droite"- Divorcé, père de deux enfants, il est, entre 2009 et 2019, le compagnon de Marine Le Pen, dont il accompagne l'ascension à la tête du FN. A Perpignan, il échoue à conquérir la mairie en 2008 et en 2014. Après trois échecs successifs, il gagne les législatives de 2017 et devient député, puis conquiert la mairie pour la première fois en 2020. Depuis, seul maire RN d'une ville de plus de 100.000 habitants, il assure traiter "tous les quartiers de la même manière", en leur accordant "les mêmes moyens", alors que SOS Racisme, à l'instar d'autres associations, l'accuse de favoriser les discriminations, notamment en diminuant les aides à certaines structures implantées dans les quartiers populaires. Estimant avoir "siphonné la droite", il reçoit, peu avant sa réélection, le ralliement de son prédécesseur de droite, Jean-Marc Pujol, accusé par ses adversaires d'avoir géré de manière clientéliste des HLM, des emplois municipaux ou des subventions aux associations. Alors "qu'il a construit son leadership contre une décomposition avancée de la droite", Louis Aliot, en acceptant ce ralliement "s'affiche de manière claire aujourd'hui" dans une certaine continuité vis-à-vis de cette même droite, estime Emmanuel Négrier.

15.03.2026 à 23:15

L'inattendu Dessertine, des plateaux télé à la politique bordelaise

FRANCE24
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Dimanche soir, avec 20,16% des voix selon les résultats définitifs contre 27,67% à Pierre Hurmic et 25,58% à Thomas Cazenave, il a de nouveau exclu toute alliance pour le second tour, fidèle à sa ligne. Connu jusque-là comme expert économique sur les plateaux télévisés, il claironne depuis six mois qu'il sera le prochain maire, fort d'une "vision unique" pour la ville et d'un programme "extraordinaire" - recoupant à bien des égards celui du candidat macroniste, qu'il concurrence directement. Ce docteur en gestion de 62 ans, "prospectiviste particulièrement brillant et inspirant" aux dires de sa page internet, avait déclaré sa candidature mi-septembre devant la presse, conviée dans une ancienne usine reconvertie en espace de coworking. "Il y a ici tout ce que j'aime, l'énergie, l'entreprise", lançait ce natif de Rouen, père de deux filles. Qui navigue depuis trois décennies entre milieux académiques et cercles professionnels, d'après son CV détaillé sur quatre pages, et possède un château à Nérac (Lot-et-Garonne) selon le cadastre. Costume sombre et cravate, micro à la boutonnière, gardant un œil sur le chronomètre de son téléphone, le professeur aux faux-airs du rockeur Nick Cave s'était exprimé sans notes, une habitude conservée durant la campagne. "Cela fait des années que je me prépare", soulignait-il, alors que ses adversaires assurent ne l'avoir "jamais entendu", précédemment, dans le débat local. Contrairement à son épouse, Laurence Dessertine, longtemps membre de la majorité de l'ancien maire Alain Juppé, et coréférente départementale Horizons jusqu'à ce que son mari se lance dans la bataille municipale. "Sans étiquette" Le mari, lui, assure n'être "d'aucun parti" et mener une liste "citoyenne", quand LR l'accuse d'avoir débauché des militants et convoité son soutien une fois que le parti s'est rangé derrière Thomas Cazenave. D'emblée, le candidat "sans étiquette" a martelé comme priorités la sécurité et la propreté qui se seraient dégradées dans la ville durant le mandat de Pierre Hurmic, entre autres décrépitudes imputées à l'écologiste. Son programme promet "l'ordre dans la rue", le retour de l'éclairage public la nuit et la chasse aux mauvaises herbes sur les trottoirs, mais aussi un déluge d'argent privé sur la ville que lui seul saurait "aller chercher" pour financer son développement. Il a fait mouche dans l'électorat traditionnel de la droite bordelaise, sur lequel la greffe macroniste n'a pas pris. Le 23 février dans un théâtre bondé, seul devant ses colistiers assis et face à un parterre d'âge avancé, Philippe Dessertine fut aussi très applaudi en défendant la voiture contre la piétonnisation actuelle. Ou en fustigeant un sens unique de circulation introduit dans le quartier cossu de Caudéran, bien représenté parmi l'auditoire. Cet électron libre, que Pierre Hurmic a eu beau jeu de ménager, s'est beaucoup montré dans ce réservoir de voix , où l'abstention engendrée par la Covid-19, en 2020, aurait permis la courte victoire de l'écologiste selon ses détracteurs. C'est dans ce quartier qu'il réunira une nouvelle fois ses soutiens lundi soir. Jusqu'au-boutiste Jusque-là très policé dans ses propos, l'universitaire avait changé de ton, la semaine écoulée, envers l'ex-ministre des Comptes publics, excluant toute alliance et balayant l'idée que cela ferait le jeu du sortant écologiste. "Celui qui a perdu la ville il y a six ans s'appelle Thomas Cazenave", cinglait Philippe Dessertine, fustigeant "le quarteron d'anciens d'Alain Juppé et de Nicolas Florian (son éphémère dauphin décédé l'an dernier, NDLR) qu'il a recyclés sur sa liste". L'attaque en a fait s'étrangler plus d'un dans le camp d'en face, qui s'interroge sur la motivation jusqu'au-boutiste du candidat en rappelant que son épouse, Laurence, fut elle-même longtemps juppéiste. En 2020, celle-ci fit cependant les frais de l'accord passé entre Nicolas Florian et Thomas Cazenave pour le second tour : elle fut écartée de leur liste fusionnée. Revanchards, les Dessertine ? "Je n'ose imaginer que ceci explique cela", glissait cette semaine à l'AFP une colistière du député Renaissance.
Texte intégral (696 mots)
Dimanche soir, avec 20,16% des voix selon les résultats définitifs contre 27,67% à Pierre Hurmic et 25,58% à Thomas Cazenave, il a de nouveau exclu toute alliance pour le second tour, fidèle à sa ligne. Connu jusque-là comme expert économique sur les plateaux télévisés, il claironne depuis six mois qu'il sera le prochain maire, fort d'une "vision unique" pour la ville et d'un programme "extraordinaire" - recoupant à bien des égards celui du candidat macroniste, qu'il concurrence directement. Ce docteur en gestion de 62 ans, "prospectiviste particulièrement brillant et inspirant" aux dires de sa page internet, avait déclaré sa candidature mi-septembre devant la presse, conviée dans une ancienne usine reconvertie en espace de coworking. "Il y a ici tout ce que j'aime, l'énergie, l'entreprise", lançait ce natif de Rouen, père de deux filles. Qui navigue depuis trois décennies entre milieux académiques et cercles professionnels, d'après son CV détaillé sur quatre pages, et possède un château à Nérac (Lot-et-Garonne) selon le cadastre. Costume sombre et cravate, micro à la boutonnière, gardant un œil sur le chronomètre de son téléphone, le professeur aux faux-airs du rockeur Nick Cave s'était exprimé sans notes, une habitude conservée durant la campagne. "Cela fait des années que je me prépare", soulignait-il, alors que ses adversaires assurent ne l'avoir "jamais entendu", précédemment, dans le débat local. Contrairement à son épouse, Laurence Dessertine, longtemps membre de la majorité de l'ancien maire Alain Juppé, et coréférente départementale Horizons jusqu'à ce que son mari se lance dans la bataille municipale. "Sans étiquette" Le mari, lui, assure n'être "d'aucun parti" et mener une liste "citoyenne", quand LR l'accuse d'avoir débauché des militants et convoité son soutien une fois que le parti s'est rangé derrière Thomas Cazenave. D'emblée, le candidat "sans étiquette" a martelé comme priorités la sécurité et la propreté qui se seraient dégradées dans la ville durant le mandat de Pierre Hurmic, entre autres décrépitudes imputées à l'écologiste. Son programme promet "l'ordre dans la rue", le retour de l'éclairage public la nuit et la chasse aux mauvaises herbes sur les trottoirs, mais aussi un déluge d'argent privé sur la ville que lui seul saurait "aller chercher" pour financer son développement. Il a fait mouche dans l'électorat traditionnel de la droite bordelaise, sur lequel la greffe macroniste n'a pas pris. Le 23 février dans un théâtre bondé, seul devant ses colistiers assis et face à un parterre d'âge avancé, Philippe Dessertine fut aussi très applaudi en défendant la voiture contre la piétonnisation actuelle. Ou en fustigeant un sens unique de circulation introduit dans le quartier cossu de Caudéran, bien représenté parmi l'auditoire. Cet électron libre, que Pierre Hurmic a eu beau jeu de ménager, s'est beaucoup montré dans ce réservoir de voix , où l'abstention engendrée par la Covid-19, en 2020, aurait permis la courte victoire de l'écologiste selon ses détracteurs. C'est dans ce quartier qu'il réunira une nouvelle fois ses soutiens lundi soir. Jusqu'au-boutiste Jusque-là très policé dans ses propos, l'universitaire avait changé de ton, la semaine écoulée, envers l'ex-ministre des Comptes publics, excluant toute alliance et balayant l'idée que cela ferait le jeu du sortant écologiste. "Celui qui a perdu la ville il y a six ans s'appelle Thomas Cazenave", cinglait Philippe Dessertine, fustigeant "le quarteron d'anciens d'Alain Juppé et de Nicolas Florian (son éphémère dauphin décédé l'an dernier, NDLR) qu'il a recyclés sur sa liste". L'attaque en a fait s'étrangler plus d'un dans le camp d'en face, qui s'interroge sur la motivation jusqu'au-boutiste du candidat en rappelant que son épouse, Laurence, fut elle-même longtemps juppéiste. En 2020, celle-ci fit cependant les frais de l'accord passé entre Nicolas Florian et Thomas Cazenave pour le second tour : elle fut écartée de leur liste fusionnée. Revanchards, les Dessertine ? "Je n'ose imaginer que ceci explique cela", glissait cette semaine à l'AFP une colistière du député Renaissance.

15.03.2026 à 23:04

Au Bénin, "les démocrates" actent la démission de Thomas Boni Yayi

Fatimata WANE
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Au Bénin, les cadres du Parti Les Démocrates acceptent la démission de Yayi Boni.  Malgré plusieurs médiations, l’ancien président du Bénin maintient sa position de quitter la formation politique qu'il a fondée en 2020. Les Démocrates était devenu le principal parti d'opposition du pays.
Texte intégral (696 mots)
Au Bénin, les cadres du Parti Les Démocrates acceptent la démission de Yayi Boni.  Malgré plusieurs médiations, l’ancien président du Bénin maintient sa position de quitter la formation politique qu'il a fondée en 2020. Les Démocrates était devenu le principal parti d'opposition du pays.

15.03.2026 à 22:55

Municipales à Paris: Grégoire en tête, Dati largement distancée

FRANCE24
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Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance PS-Les Ecologistes-PCF, est crédité de 35% à 38% des voix, devançant nettement Rachida Dati, candidate LR et MoDem, donnée à au moins dix points derrière à environ 25%, selon quatre instituts de sondage. Un score bien plus bas pour l'ex-ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement que ce que prédisaient les sondages durant la campagne. Et un premier résultat encourageant pour la gauche, qui pouvait craindre l'expression dans les urnes d'une envie d'alternance plus forte après 25 ans de règne socialiste. "Les Parisiennes et les Parisiens nous ont placés largement en tête de ce premier tour", s'est félicité, sobrement, le député socialiste devant les journalistes. Depuis son QG parisien, Rachida Dati a déploré "la division" qui "affaiblit le camp de l'alternance et du changement". "La victoire est possible, elle a une exigence, c'est le rassemblement et la mobilisation", a ajouté la candidate alors que Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), crédité d'environ 11% des voix, est en capacité de se maintenir au second tour. La qualification au second tour de Sarah Knafo (Reconquête!) est encore incertaine, les sondages la plaçant soit au-dessus soit en dessous de la barre qualificative des 10%. Devant ses militants, l'eurodéputée d'extrême droite a rappelé qu'elle voulait "la victoire contre la gauche", mais dit attendre les résultats stabilisés pour évoquer formellement une fusion avec Mme Dati. Les éventuelles fusions de listes devront être opérées avant mardi à 18h. "Rien n'est joué", a estimé pour sa part Pierre-Yves Bournazel sur X, au moment où il réunissait les têtes de liste d'arrondissements pour évoquer l'entre-deux-tours, avec le credo "aucune alliance avec les extrêmes", dixit son équipe de campagne. Vers un maintien de Chikirou A gauche, l'Insoumise Sophia Chikirou, donnée autour de 12-13%, est également qualifiée pour le second tour. La députée LFI a annoncé, sans surprise, qu'elle se maintiendrait au second tour si M. Grégoire refusait une fusion, selon la stratégie nationale de la formation de Jean-Luc Mélenchon. Or le député PS a toujours écarté une alliance avec LFI, "quelles que soient les circonstances" comme il l'a rappelé il y a quelques jours. "Vous avez voté pour la gauche qui veut gagner mais rien n'est fait", a averti l'ex-premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo. "Dimanche prochain, la droite et l'extrême droite peuvent l'emporter à Paris", a poursuivi M. Grégoire en appelant "tous les électeurs du camp républicain, du camp du progrès, quel qu'ait été leur choix ce dimanche, à soutenir la liste que nous portons". Dans un communiqué, Anne Hidalgo a appelé "à la mobilisation des Parisiens autour des forces de gauche" autour de son ancien dauphin, avec lequel elle est en froid. "Face au danger du populisme, de la corruption, du retour en arrière, des politiques de casse écologique et sociale, du démantèlement des services publics, pas une voix ne doit manquer à Emmanuel Grégoire et à la liste de l'union de la gauche et des écologistes qu'il conduit", estime l'édile socialiste, qui avait battu Rachida Dati en 2020. Consolation dans une soirée difficile: comme en 2020, Mme Dati a été réélue dès le premier tour dans le VIIe arrondissement, qu'elle dirige depuis 2008, avec 58,77% des voix. La campagne électorale parisienne a été émaillée de multiples accusations, cristallisées en partie sur les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire. Mme Dati a affirmé plusieurs fois cette semaine que l'ex-premier adjoint à l'Hôtel de ville, qu'elle juge responsable de ce "scandale", serait "convoqué par la justice après les municipales", ce que M. Grégoire a démenti. Celle qui est restée ministre de la Culture presque jusqu'au bout a en outre refusé un débat télévisé avant le premier tour, pour ne pas s'exposer à un "pugilat". L'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy sera notamment jugée du 16 au 28 septembre pour corruption et trafic d'influence, ce que son rival de gauche n'a pas manqué de rappeler une nouvelle fois dimanche soir. Elle conteste farouchement ces faits, qui l'exposent à des peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement et cinq ans d'inéligibilité.
Texte intégral (708 mots)
Emmanuel Grégoire, à la tête d'une alliance PS-Les Ecologistes-PCF, est crédité de 35% à 38% des voix, devançant nettement Rachida Dati, candidate LR et MoDem, donnée à au moins dix points derrière à environ 25%, selon quatre instituts de sondage. Un score bien plus bas pour l'ex-ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement que ce que prédisaient les sondages durant la campagne. Et un premier résultat encourageant pour la gauche, qui pouvait craindre l'expression dans les urnes d'une envie d'alternance plus forte après 25 ans de règne socialiste. "Les Parisiennes et les Parisiens nous ont placés largement en tête de ce premier tour", s'est félicité, sobrement, le député socialiste devant les journalistes. Depuis son QG parisien, Rachida Dati a déploré "la division" qui "affaiblit le camp de l'alternance et du changement". "La victoire est possible, elle a une exigence, c'est le rassemblement et la mobilisation", a ajouté la candidate alors que Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), crédité d'environ 11% des voix, est en capacité de se maintenir au second tour. La qualification au second tour de Sarah Knafo (Reconquête!) est encore incertaine, les sondages la plaçant soit au-dessus soit en dessous de la barre qualificative des 10%. Devant ses militants, l'eurodéputée d'extrême droite a rappelé qu'elle voulait "la victoire contre la gauche", mais dit attendre les résultats stabilisés pour évoquer formellement une fusion avec Mme Dati. Les éventuelles fusions de listes devront être opérées avant mardi à 18h. "Rien n'est joué", a estimé pour sa part Pierre-Yves Bournazel sur X, au moment où il réunissait les têtes de liste d'arrondissements pour évoquer l'entre-deux-tours, avec le credo "aucune alliance avec les extrêmes", dixit son équipe de campagne. Vers un maintien de Chikirou A gauche, l'Insoumise Sophia Chikirou, donnée autour de 12-13%, est également qualifiée pour le second tour. La députée LFI a annoncé, sans surprise, qu'elle se maintiendrait au second tour si M. Grégoire refusait une fusion, selon la stratégie nationale de la formation de Jean-Luc Mélenchon. Or le député PS a toujours écarté une alliance avec LFI, "quelles que soient les circonstances" comme il l'a rappelé il y a quelques jours. "Vous avez voté pour la gauche qui veut gagner mais rien n'est fait", a averti l'ex-premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo. "Dimanche prochain, la droite et l'extrême droite peuvent l'emporter à Paris", a poursuivi M. Grégoire en appelant "tous les électeurs du camp républicain, du camp du progrès, quel qu'ait été leur choix ce dimanche, à soutenir la liste que nous portons". Dans un communiqué, Anne Hidalgo a appelé "à la mobilisation des Parisiens autour des forces de gauche" autour de son ancien dauphin, avec lequel elle est en froid. "Face au danger du populisme, de la corruption, du retour en arrière, des politiques de casse écologique et sociale, du démantèlement des services publics, pas une voix ne doit manquer à Emmanuel Grégoire et à la liste de l'union de la gauche et des écologistes qu'il conduit", estime l'édile socialiste, qui avait battu Rachida Dati en 2020. Consolation dans une soirée difficile: comme en 2020, Mme Dati a été réélue dès le premier tour dans le VIIe arrondissement, qu'elle dirige depuis 2008, avec 58,77% des voix. La campagne électorale parisienne a été émaillée de multiples accusations, cristallisées en partie sur les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire. Mme Dati a affirmé plusieurs fois cette semaine que l'ex-premier adjoint à l'Hôtel de ville, qu'elle juge responsable de ce "scandale", serait "convoqué par la justice après les municipales", ce que M. Grégoire a démenti. Celle qui est restée ministre de la Culture presque jusqu'au bout a en outre refusé un débat télévisé avant le premier tour, pour ne pas s'exposer à un "pugilat". L'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy sera notamment jugée du 16 au 28 septembre pour corruption et trafic d'influence, ce que son rival de gauche n'a pas manqué de rappeler une nouvelle fois dimanche soir. Elle conteste farouchement ces faits, qui l'exposent à des peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement et cinq ans d'inéligibilité.
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