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16.08.2026 à 13:59

FRANCE 24
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Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine et les images les plus spectaculaires : l'éclipse solaire qu'a pu observer une partie de l'Europe, la poursuite des recherches en Colombie après le séisme meurtrier ayant fait au moins 300 victimes et des centaines de disparus, et les actions violentes de colons israéliens en Cisjordanie occupée, qualifiées d'"acte de terreur" par l'ambassadeur américain en Israël.
Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine et les images les plus spectaculaires : l'éclipse solaire qu'a pu observer une partie de l'Europe, la poursuite des recherches en Colombie après le séisme meurtrier ayant fait au moins 300 victimes et des centaines de disparus, et les actions violentes de colons israéliens en Cisjordanie occupée, qualifiées d'"acte de terreur" par l'ambassadeur américain en Israël.

16.08.2026 à 13:34

FRANCE 24
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Une délégation du Hamas a entamé dimanche des entretiens avec le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad, en Égypte, a indiqué un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP. L'objectif est de trouver les moyens de faire sortir de l'impasse le plan de paix américain pour Gaza.
Une délégation du Hamas a entamé dimanche des entretiens avec le chef du renseignement égyptien, Hassan Rachad, en Égypte, a indiqué un responsable du mouvement islamiste palestinien à l'AFP. L'objectif est de trouver les moyens de faire sortir de l'impasse le plan de paix américain pour Gaza.

16.08.2026 à 12:09

FRANCE24
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L'Ukraine et la Russie font monter en puissance depuis des mois leurs frappes à longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. La diplomatie est, elle, au point mort et les avancées sur le front sont devenues rares. En Russie, une vague de centaines de drones a causé la mort de cinq personnes dans une zone résidentielle de la région méridionale de Rostov, a rapporté sur Telegram le gouverneur Iouri Slousar. Deux autres personnes ont été tuées dans les régions de Belgorod et Moscou. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a qualifié l'attaque d'"une des plus massives de mémoire récente". Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir abattu 822 drones dans tout le pays au cours de la nuit. En Ukraine, des drones et missiles russes ont tué deux personnes et blessé 14 autres dans une aciérie d'ArcelorMittal à Kryvyï Rig (centre-est), la ville natale du président Volodymyr Zelensky. Cette usine, qui compte parmi les plus grands producteurs d'acier d'Ukraine, a annoncé avoir partiellement suspendu ses activités. Des frappes ont aussi visé d'autres régions, tuant deux personnes dans celle de Zaporijjia (sud) et une autre dans celle de Soumy (nord). Déficit d'intercepteurs A Kiev, le populaire marché du livre en plein air de Potchaïna, réputé de longue date pour ses ouvrages rares et anciens, a été touché. Le libraire Dmytro Semenoukha a vu ses quatre étals partir en fumée. "C'était un magasin ici. Des livres, des drapeaux de tous les pays, des tonnes de tout. C'est parti", a déclaré cet homme de 45 ans à l'AFP. "Partout où les Russes peuvent atteindre avec leurs missiles balistiques, ils frappent des infrastructures civiles", a dénoncé sur les réseaux sociaux le président Volodymyr Zelensky. Selon lui, au cours de la semaine écoulée, l'Ukraine a fait face à "plus de 1.550 drones d'attaque, près de 1.560 bombes aériennes guidées et 62 missiles". Il a appelé une nouvelle fois les alliés occidentaux de l'Ukraine à lui fournir davantage de moyens antiaériens. L'Ukraine est notamment confronté à un déficit d'intercepteurs américains Patriot, les seuls capables de contrer les missiles russes les plus performants. L'armée de l'air ukrainienne a cessé récemment de publier ses rapports quotidiens d'interception de missiles. Le conflit en Ukraine connaît depuis plusieurs semaines une nette escalade avec de multiples frappes sur des infrastructures civiles de part et d'autre, qui provoquent une hausse du nombre de victimes civiles. L'Ukraine frappe raffineries et dépôts de pétrole en Russie, provoquant une crise du carburant cet été, ainsi que des entrepôts du géant russe du e-commerce Wildberries et des ports et navires en mer Noire. La Russie cible de son côté stations-services, entrepôts et locomotives dans toute l'Ukraine. Ses bombardements du port d'Odessa et des navires l'utilisant ont mis les exportations ukrainiennes par mer à l'arrêt. L'axe Moscou-Pyongyang Un drone qui était entré dans l'espace aérien roumain, près des frontières avec l'Ukraine et la Moldavie, a été par ailleurs abattu dimanche par un avion de combat espagnol en mission dans ce pays de l'Otan, a indiqué le ministère roumain de la Défense. Parallèlement, au moment où l'Ukraine accuse la Corée du Nord de préparer un nouveau déploiement de soldats pour soutenir Moscou, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président Vladimir Poutine, a rapporté dimanche l'agence officielle de Pyongyang. Les relations entre la Russie et la Corée du Nord se sont renforcées depuis 2022. Moscou et Pyongyang ont conclu un accord de défense en 2024 et des milliers de soldats nord-coréens ont participé aux combats contre les forces ukrainiennes dans la région russe de Koursk en 2024-2025. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30.000 et 50.000 soldats supplémentaires pour appuyer les forces russes, sans préciser l'origine de ces chiffres ni de potentiel calendrier. Mardi, il a également affirmé que la Russie avait mené des frappes meurtrières avec des missiles balistiques nord-coréens.
Texte intégral (727 mots)
L'Ukraine et la Russie font monter en puissance depuis des mois leurs frappes à longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe. La diplomatie est, elle, au point mort et les avancées sur le front sont devenues rares. En Russie, une vague de centaines de drones a causé la mort de cinq personnes dans une zone résidentielle de la région méridionale de Rostov, a rapporté sur Telegram le gouverneur Iouri Slousar. Deux autres personnes ont été tuées dans les régions de Belgorod et Moscou. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a qualifié l'attaque d'"une des plus massives de mémoire récente". Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir abattu 822 drones dans tout le pays au cours de la nuit. En Ukraine, des drones et missiles russes ont tué deux personnes et blessé 14 autres dans une aciérie d'ArcelorMittal à Kryvyï Rig (centre-est), la ville natale du président Volodymyr Zelensky. Cette usine, qui compte parmi les plus grands producteurs d'acier d'Ukraine, a annoncé avoir partiellement suspendu ses activités. Des frappes ont aussi visé d'autres régions, tuant deux personnes dans celle de Zaporijjia (sud) et une autre dans celle de Soumy (nord). Déficit d'intercepteurs A Kiev, le populaire marché du livre en plein air de Potchaïna, réputé de longue date pour ses ouvrages rares et anciens, a été touché. Le libraire Dmytro Semenoukha a vu ses quatre étals partir en fumée. "C'était un magasin ici. Des livres, des drapeaux de tous les pays, des tonnes de tout. C'est parti", a déclaré cet homme de 45 ans à l'AFP. "Partout où les Russes peuvent atteindre avec leurs missiles balistiques, ils frappent des infrastructures civiles", a dénoncé sur les réseaux sociaux le président Volodymyr Zelensky. Selon lui, au cours de la semaine écoulée, l'Ukraine a fait face à "plus de 1.550 drones d'attaque, près de 1.560 bombes aériennes guidées et 62 missiles". Il a appelé une nouvelle fois les alliés occidentaux de l'Ukraine à lui fournir davantage de moyens antiaériens. L'Ukraine est notamment confronté à un déficit d'intercepteurs américains Patriot, les seuls capables de contrer les missiles russes les plus performants. L'armée de l'air ukrainienne a cessé récemment de publier ses rapports quotidiens d'interception de missiles. Le conflit en Ukraine connaît depuis plusieurs semaines une nette escalade avec de multiples frappes sur des infrastructures civiles de part et d'autre, qui provoquent une hausse du nombre de victimes civiles. L'Ukraine frappe raffineries et dépôts de pétrole en Russie, provoquant une crise du carburant cet été, ainsi que des entrepôts du géant russe du e-commerce Wildberries et des ports et navires en mer Noire. La Russie cible de son côté stations-services, entrepôts et locomotives dans toute l'Ukraine. Ses bombardements du port d'Odessa et des navires l'utilisant ont mis les exportations ukrainiennes par mer à l'arrêt. L'axe Moscou-Pyongyang Un drone qui était entré dans l'espace aérien roumain, près des frontières avec l'Ukraine et la Moldavie, a été par ailleurs abattu dimanche par un avion de combat espagnol en mission dans ce pays de l'Otan, a indiqué le ministère roumain de la Défense. Parallèlement, au moment où l'Ukraine accuse la Corée du Nord de préparer un nouveau déploiement de soldats pour soutenir Moscou, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est dit "fier" de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président Vladimir Poutine, a rapporté dimanche l'agence officielle de Pyongyang. Les relations entre la Russie et la Corée du Nord se sont renforcées depuis 2022. Moscou et Pyongyang ont conclu un accord de défense en 2024 et des milliers de soldats nord-coréens ont participé aux combats contre les forces ukrainiennes dans la région russe de Koursk en 2024-2025. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30.000 et 50.000 soldats supplémentaires pour appuyer les forces russes, sans préciser l'origine de ces chiffres ni de potentiel calendrier. Mardi, il a également affirmé que la Russie avait mené des frappes meurtrières avec des missiles balistiques nord-coréens.

16.08.2026 à 12:05

FRANCE24
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L'accident est survenu vers 01H00 (23H00 GMT) sur l'autoroute M3, alors qu'il circulait vers Mezőkeresztes, à environ 140 kilomètres à l'est de Budapest, a précisé dans un communiqué la police locale. Le car, qui transportait 57 passagers et deux conducteurs de Serbie vers la Pologne, "a quitté la chaussée, a fini sa course dans un fossé et s’est immobilisé sur le flanc", selon l'Office national chargé de la gestion des catastrophes. Le chauffeur se serait endormi au volant, rapporte la presse hongroise, citant des informations de la police. Il a été placé en garde à vue, a indiqué sur Facebook le ministre hongrois de l'Intérieur Gabor Posfai. Onze personnes sont mortes sur place, tandis qu'un autre passager est décédé après avoir été transporté à l'hôpital, selon l'Office. Il s'agit du plus grave accident de bus survenu dans le pays depuis la catastrophe de Siófok en 2003, lorsqu'un train avait percuté un bus transportant des touristes allemands à un passage à niveau, faisant 33 morts. Dimanche, les secouristes ont pris en charge 10 personnes gravement blessées et 37 autres légèrement blessées, précise le service national des ambulances de Hongrie, qui a dépêché 14 ambulances sur les lieux. "Il semble à ce stade que cinq soient effectivement en danger de mort", a déclaré Andrzej Osiak, chef du service d'assistance consulaire polonais, lors d'une conférence de presse, précisant que le car transportait des pèlerins rentrant chez eux. Les victimes ont été transférées vers des hôpitaux de la région. Avion sanitaire polonais "J'adresse mes sincères condoléances aux familles des victimes. Je remercie toutes les personnes qui ont participé à l'opération de sauvetage", a écrit dimanche sur Facebook le Premier ministre hongrois, Peter Magyar. La Pologne va envoyer un avion sanitaire avec des représentants du ministère des Affaires étrangères et du personnel médical, a annoncé sur X, le chef du gouvernement polonais Donald Tusk. "Nous sommes ensemble dans ce moment difficile", a-t-il ajouté. L'ambassade de Pologne s'occupe de la prise en charge des victimes, avec un car de remplacement dépêché depuis la Pologne, a par ailleurs indiqué la ministre hongroise des Affaires étrangères Anita Orban. Selon l'Office hongrois de la gestion des catastrophes, les premières unités de pompiers arrivées sur place ont commencé à secourir les passagers par les vitres du car, plusieurs personnes étant coincées sous le véhicule. Dans une vidéo de l'Office transmise à l'AFP, des dizaines de pompiers vêtus de casques entourent la carcasse disloquée du car rouge et sanglent le véhicule de chaînes afin de le soulever à l'aide de deux grues dépêchées sur les lieux. Sur des photographies de l'agence de presse hongroise MTI, on aperçoit le car de 24 tonnes suspendu dans les airs au petit matin, entouré de plusieurs véhicules de secours. Des civils ont également apporté leur aide pour déplacer le véhicule, selon le ministre hongrois de l'Intérieur. Suspendu après l'accident, le trafic a repris sur le tronçon de l'autoroute concerné, a constaté un journaliste de l'AFP. Des débris du bus, emballés dans des sacs plastiques noirs, ainsi que des sièges arrachés jonchent le bas-côté de l'autoroute. En 2002, vers Balatonszentgyörgy (ouest), un bus transportant des pèlerins polonais s'est renversé, faisant 19 morts et 32 blessés. Et en 2021, un accident de bus a fait huit morts et 48 blessés près de Szabadbattyán, à environ 70 kilomètres au sud-ouest de Budapest.
Texte intégral (598 mots)
L'accident est survenu vers 01H00 (23H00 GMT) sur l'autoroute M3, alors qu'il circulait vers Mezőkeresztes, à environ 140 kilomètres à l'est de Budapest, a précisé dans un communiqué la police locale. Le car, qui transportait 57 passagers et deux conducteurs de Serbie vers la Pologne, "a quitté la chaussée, a fini sa course dans un fossé et s’est immobilisé sur le flanc", selon l'Office national chargé de la gestion des catastrophes. Le chauffeur se serait endormi au volant, rapporte la presse hongroise, citant des informations de la police. Il a été placé en garde à vue, a indiqué sur Facebook le ministre hongrois de l'Intérieur Gabor Posfai. Onze personnes sont mortes sur place, tandis qu'un autre passager est décédé après avoir été transporté à l'hôpital, selon l'Office. Il s'agit du plus grave accident de bus survenu dans le pays depuis la catastrophe de Siófok en 2003, lorsqu'un train avait percuté un bus transportant des touristes allemands à un passage à niveau, faisant 33 morts. Dimanche, les secouristes ont pris en charge 10 personnes gravement blessées et 37 autres légèrement blessées, précise le service national des ambulances de Hongrie, qui a dépêché 14 ambulances sur les lieux. "Il semble à ce stade que cinq soient effectivement en danger de mort", a déclaré Andrzej Osiak, chef du service d'assistance consulaire polonais, lors d'une conférence de presse, précisant que le car transportait des pèlerins rentrant chez eux. Les victimes ont été transférées vers des hôpitaux de la région. Avion sanitaire polonais "J'adresse mes sincères condoléances aux familles des victimes. Je remercie toutes les personnes qui ont participé à l'opération de sauvetage", a écrit dimanche sur Facebook le Premier ministre hongrois, Peter Magyar. La Pologne va envoyer un avion sanitaire avec des représentants du ministère des Affaires étrangères et du personnel médical, a annoncé sur X, le chef du gouvernement polonais Donald Tusk. "Nous sommes ensemble dans ce moment difficile", a-t-il ajouté. L'ambassade de Pologne s'occupe de la prise en charge des victimes, avec un car de remplacement dépêché depuis la Pologne, a par ailleurs indiqué la ministre hongroise des Affaires étrangères Anita Orban. Selon l'Office hongrois de la gestion des catastrophes, les premières unités de pompiers arrivées sur place ont commencé à secourir les passagers par les vitres du car, plusieurs personnes étant coincées sous le véhicule. Dans une vidéo de l'Office transmise à l'AFP, des dizaines de pompiers vêtus de casques entourent la carcasse disloquée du car rouge et sanglent le véhicule de chaînes afin de le soulever à l'aide de deux grues dépêchées sur les lieux. Sur des photographies de l'agence de presse hongroise MTI, on aperçoit le car de 24 tonnes suspendu dans les airs au petit matin, entouré de plusieurs véhicules de secours. Des civils ont également apporté leur aide pour déplacer le véhicule, selon le ministre hongrois de l'Intérieur. Suspendu après l'accident, le trafic a repris sur le tronçon de l'autoroute concerné, a constaté un journaliste de l'AFP. Des débris du bus, emballés dans des sacs plastiques noirs, ainsi que des sièges arrachés jonchent le bas-côté de l'autoroute. En 2002, vers Balatonszentgyörgy (ouest), un bus transportant des pèlerins polonais s'est renversé, faisant 19 morts et 32 blessés. Et en 2021, un accident de bus a fait huit morts et 48 blessés près de Szabadbattyán, à environ 70 kilomètres au sud-ouest de Budapest.

16.08.2026 à 11:48

FRANCE24
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Texte intégral (598 mots)

16.08.2026 à 11:22

FRANCE24
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Les hommages affluent en mémoire de Jason Arday, ancien professeur de l'université de Cambridge retrouvé mort vendredi après avoir été au cœur d'un scandale de plagiat. Des proches et des collègues dénoncent une campagne de harcèlement envers le professeur Arday, sur fond de racisme, depuis sa nomination il y a 3 ans. Récit de Loïc Chalavon.
Texte intégral (598 mots)
Les hommages affluent en mémoire de Jason Arday, ancien professeur de l'université de Cambridge retrouvé mort vendredi après avoir été au cœur d'un scandale de plagiat. Des proches et des collègues dénoncent une campagne de harcèlement envers le professeur Arday, sur fond de racisme, depuis sa nomination il y a 3 ans. Récit de Loïc Chalavon.

16.08.2026 à 11:19

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La sécheresse qui sévit en France met à rude épreuve les terrains de football. Privées d’eau et fragilisées par des températures élevées, les pelouses se dessèchent, se fissurent et deviennent dangereuses pour les joueurs. Reportage France 2.
Texte intégral (598 mots)
La sécheresse qui sévit en France met à rude épreuve les terrains de football. Privées d’eau et fragilisées par des températures élevées, les pelouses se dessèchent, se fissurent et deviennent dangereuses pour les joueurs. Reportage France 2.

16.08.2026 à 11:13

FRANCE24
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Pape Thiaw, l'ex-sélectionneur des Lions de la Teranga, met en demeure l'équipe nationale du Sénégal de football. Il réclame six mois d'arriérés de salaire, des primes et indemnités non payées, pour un montant dépassant les 400 millions de francs CFA. Explications d'Elimane Ndao depuis Dakar pour France 24.
Texte intégral (598 mots)
Pape Thiaw, l'ex-sélectionneur des Lions de la Teranga, met en demeure l'équipe nationale du Sénégal de football. Il réclame six mois d'arriérés de salaire, des primes et indemnités non payées, pour un montant dépassant les 400 millions de francs CFA. Explications d'Elimane Ndao depuis Dakar pour France 24.

16.08.2026 à 11:10

FRANCE24
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Depuis une semaine, des familles vivant à Qusra, un ​village de Cisjordanie, sont encerclées et assiégées par des colons israéliens. Washington, d'ordinaire fervent soutien d'Israël, souhaite que Benyamin Netanyahu les condamne, mais son ministre de la défense Israël Katz, annonce lui le transfert du maintien de l'ordre en Cisjordanie occupée à la police israélienne. Explications de Lou Kisiela.
Texte intégral (598 mots)
Depuis une semaine, des familles vivant à Qusra, un ​village de Cisjordanie, sont encerclées et assiégées par des colons israéliens. Washington, d'ordinaire fervent soutien d'Israël, souhaite que Benyamin Netanyahu les condamne, mais son ministre de la défense Israël Katz, annonce lui le transfert du maintien de l'ordre en Cisjordanie occupée à la police israélienne. Explications de Lou Kisiela.

16.08.2026 à 10:55

FRANCE24
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La campagne officielle en vue du scrutin du 4 octobre s'ouvre aussi sous l'ombre du président américain Donald Trump, qui a appuyé des candidats conservateurs victorieux lors de récentes élections en Amérique latine. Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un quatrième mandat, affronte le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro. Nombre d'électeurs sont blasés. "Les candidats à la présidentielle sont tous mauvais. Je ne voterai pas pour Lula, je ne voterai pas pour Bolsonaro. Je ne sais même pas ce que je vais faire!", dit à l'AFP Rosalie Lourecal, 53 ans, commerçante sur un marché de Rio de Janeiro. Si une douzaine de candidats sont en lice, Lula et Flavio Bolsonaro laissent les autres prétendants loin derrière dans les sondages. Une enquête de l'institut Quaest publiée vendredi crédite le président sortant de 43% d'intentions de vote, contre 40% au fils Bolsonaro dans l'hypothèse d'un second tour. Alors que les deux rivaux font face à des taux de rejet dépassant les 50%, les électeurs indépendants joueront un rôle décisif. Lula vs Trump Dimanche, Lula lancera sa campagne par un meeting à Sao Bernardo do Campo, dans l'État de Sao Paulo. C'est là que l'ouvrier métallurgiste devenu syndicaliste était devenu une figure nationale en s'adressant à des foules immenses dans les années 1970. Le leader historique de la gauche est revenu au pouvoir en 2023, après avoir été emprisonné à la suite d'une condamnation pour corruption finalement annulée. Il a axé sa campagne sur la défense de la "souveraineté" du Brésil face aux droits de douane américains et aux pressions exercées par Donald Trump, allié de la famille Bolsonaro. Vendredi, Lula a dit vouloir adresser ce message au locataire de la Maison blanche: "Ne vous mêlez pas des affaires du Brésil, surtout en ce qui concerne les élections. Si vous vous en mêlez, vous perdrez". Alors que la sécurité est une préoccupation majeure des électeurs, il s'est engagé à faire de la lutte contre le crime organisé une priorité. T-shirt Le sénateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, a été propulsé dans la course après l'incarcération de son père pour une tentative de coup d'État contre Lula, à la suite de sa défaite lors de l'élection de 2022. Il se présente comme une version "plus modérée" de son tempétueux géniteur, tout en s'appuyant sur la popularité de ce dernier. Il a encouragé ses partisans à porter un t-shirt à l'effigie de son père lors du rassemblement de dimanche sur la plage de Copacabana, à Rio — où l'ancien président attirait souvent ses partisans en masse. Flavio Bolsonaro affirme vouloir "sauver le Brésil", promettant de lutter fermement contre la criminalité et d'assainir des comptes publics dégradés. "Je vais voter pour le fils de Bolsonaro", expose William Ramos, 40 ans, propriétaire d'une entreprise de transport scolaire, qui dit travailler sept jours sur sept et 12 heures par jour pour s'offrir "une vie meilleure". Le chômage est à un niveau historiquement bas et l'inflation est maîtrisée. Cependant, de nombreux Brésiliens se plaignent de ne pas sentir d'amélioration de leur pouvoir d'achat. "Une personne gagnant le salaire minimum n'a pas les moyens de bien manger ou d'avoir une qualité de vie décente", estime M. Ramos. Une autre clé du vote est entre les mains des femmes. Représentant 53% des 158 millions d'électeurs inscrits, elles penchent majoritairement pour Lula et ont contribué à sa courte victoire en 2022.
Texte intégral (600 mots)
La campagne officielle en vue du scrutin du 4 octobre s'ouvre aussi sous l'ombre du président américain Donald Trump, qui a appuyé des candidats conservateurs victorieux lors de récentes élections en Amérique latine. Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un quatrième mandat, affronte le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro. Nombre d'électeurs sont blasés. "Les candidats à la présidentielle sont tous mauvais. Je ne voterai pas pour Lula, je ne voterai pas pour Bolsonaro. Je ne sais même pas ce que je vais faire!", dit à l'AFP Rosalie Lourecal, 53 ans, commerçante sur un marché de Rio de Janeiro. Si une douzaine de candidats sont en lice, Lula et Flavio Bolsonaro laissent les autres prétendants loin derrière dans les sondages. Une enquête de l'institut Quaest publiée vendredi crédite le président sortant de 43% d'intentions de vote, contre 40% au fils Bolsonaro dans l'hypothèse d'un second tour. Alors que les deux rivaux font face à des taux de rejet dépassant les 50%, les électeurs indépendants joueront un rôle décisif. Lula vs Trump Dimanche, Lula lancera sa campagne par un meeting à Sao Bernardo do Campo, dans l'État de Sao Paulo. C'est là que l'ouvrier métallurgiste devenu syndicaliste était devenu une figure nationale en s'adressant à des foules immenses dans les années 1970. Le leader historique de la gauche est revenu au pouvoir en 2023, après avoir été emprisonné à la suite d'une condamnation pour corruption finalement annulée. Il a axé sa campagne sur la défense de la "souveraineté" du Brésil face aux droits de douane américains et aux pressions exercées par Donald Trump, allié de la famille Bolsonaro. Vendredi, Lula a dit vouloir adresser ce message au locataire de la Maison blanche: "Ne vous mêlez pas des affaires du Brésil, surtout en ce qui concerne les élections. Si vous vous en mêlez, vous perdrez". Alors que la sécurité est une préoccupation majeure des électeurs, il s'est engagé à faire de la lutte contre le crime organisé une priorité. T-shirt Le sénateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, a été propulsé dans la course après l'incarcération de son père pour une tentative de coup d'État contre Lula, à la suite de sa défaite lors de l'élection de 2022. Il se présente comme une version "plus modérée" de son tempétueux géniteur, tout en s'appuyant sur la popularité de ce dernier. Il a encouragé ses partisans à porter un t-shirt à l'effigie de son père lors du rassemblement de dimanche sur la plage de Copacabana, à Rio — où l'ancien président attirait souvent ses partisans en masse. Flavio Bolsonaro affirme vouloir "sauver le Brésil", promettant de lutter fermement contre la criminalité et d'assainir des comptes publics dégradés. "Je vais voter pour le fils de Bolsonaro", expose William Ramos, 40 ans, propriétaire d'une entreprise de transport scolaire, qui dit travailler sept jours sur sept et 12 heures par jour pour s'offrir "une vie meilleure". Le chômage est à un niveau historiquement bas et l'inflation est maîtrisée. Cependant, de nombreux Brésiliens se plaignent de ne pas sentir d'amélioration de leur pouvoir d'achat. "Une personne gagnant le salaire minimum n'a pas les moyens de bien manger ou d'avoir une qualité de vie décente", estime M. Ramos. Une autre clé du vote est entre les mains des femmes. Représentant 53% des 158 millions d'électeurs inscrits, elles penchent majoritairement pour Lula et ont contribué à sa courte victoire en 2022.

16.08.2026 à 10:45

FRANCE24
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Arrivé au pouvoir le 20 juillet, Andy Burnham, 56 ans, a rapidement gagné dans les médias le surnom de "premier Premier ministre TikTok". Dès le premier jour, sa priorité est claire : parmi les invités de son premier discours devant le 10 Downing Street figurent des influenceurs adolescents qui réalisent des clips TikTok sur la politique travailliste. Outre les vidéos publiées sur ses propres comptes X et TikTok, il cherche une audience plus large en apparaissant dans des émissions d'influenceurs très suivis. Comparé à son prédécesseur Keir Starmer, "Burnham a une équipe de communication bien plus affûtée" avec "une meilleure compréhension de l’environnement médiatique", indique à l'AFP Steven Buckley, spécialiste en sociologie des médias numériques à l'université de City St George’s à Londres. Le jour de son arrivée à Downing Street, Burnham s'est montré courant et bavardant avec Mo Farah, légende britannique de l'athlétisme aux millions d'abonnés sur diverses plateformes. Il est aussi apparu ce jour-là dans une série TikTok où Max Klymenko, Ukrainien installé au Royaume-Uni avec 9,8 millions d’abonnés, interroge des célébrités sur leur carrière. Début août, Andy Burnham a accordé une interview à l'écrivaine Elizabeth Day, qui dans son podcast invite des célébrités à parler de leurs échecs passés. Aucun dirigeant ne s'y était risqué depuis les débuts du podcast en 2018. – "Communicant né" – Comparé à Keir Starmer, dont les prestations publiques semblaient souvent rigides, Andy Burnham paraît très naturel devant les caméras. "C’est un communicant né", estimait dans un podcast la journaliste politique vedette de la BBC, Laura Kuenssberg, seule journaliste d'un média traditionnel à avoir décroché une interview formelle avec le nouveau Premier ministre, fin juillet. "Il cartonne complètement", jugeait aussi l'influenceuse et ex-star de télé-réalité Georgia Harrison, qui compte 1,3 million d’abonnés sur Instagram. Dans un clip sur TikTok visant à promouvoir l'enseignement technique, il semble, grâce à un montage astucieux, lancer une toque de diplômé et rattraper un casque de chantier. La vidéo se termine sur une prise ratée: Burnham manque le casque - et éclate de rire. Keir Starmer avait été en décembre 2025 le premier Premier ministre britannique à publier sur TikTok, mais sans utiliser d'influenceurs ni concevoir de vidéos spécialement pour ce réseau. Dans son interview avec Elizabeth Day, Burnham expliquait avoir retenu de ses études de littérature anglaise à Cambridge qu'il fallait "mettre de l’émotion dans ce qu'on fait et ce qu'on dit" et créer "un lien avec les gens". – Médias traditionnels écartés - Mais cet accès donné aux influenceurs au détriment des médias traditionnels a ses détracteurs, surtout dans le camp conservateur. "Il ne s’agit pas de vendre une nouvelle boisson gazeuse. Ce sont des personnes censées diriger le pays", a déploré la responsable des réseaux sociaux du Times, Esme Hewitt. "Pourriez-vous arrêter de perdre votre temps et le nôtre avec ces vidéos embarrassantes?" a aussi lancé sur X le présentateur conservateur Piers Morgan, tandis que le grand quotidien de droite The Daily Telegraph accusait Burnham de recourir à des "gadgets bon marché". Mais la présence sur les réseaux, adoptés depuis des années par de nombreux dirigeants, est devenue "tellement importante pour communiquer avec le public qu'être capable de capter l'attention est crucial", souligne le centre d'études d'opinions More In Common. Un sondage réalisé début août par ce centre semble valider la stratégie de Burnham : un tiers des Britanniques disaient avoir vu une publication du nouveau Premier ministre, et plus de la moitié (53%) des 18-24 ans, particulièrement adeptes de TikTok. En comparaison, seulement 16% avaient "vu quelque chose" de Nigel Farage, patron du parti anti-immigration Reform UK, responsable politique britannique comptant le plus grand nombre d'abonnés sur TikTok (1,5 millions). "Aujourd'hui, l’un des rôles d’un Premier ministre est d’agir en créateur de contenus", souligne le sociologue Steven Buckley. L'équipe de Burnham a conscience que la plupart des gens ne s'informent plus directement via les médias traditionnels, mais ne "glanent que des bribes ou des extraits d’actualités sur les réseaux sociaux", dit-il. Avec sa présence sur les réseaux, Burnham "n’a pas besoin des médias autant que les autres Premiers ministres avant lui", estime Jonathan Connolly, de l'agence de communication politique Inflect, lui aussi sur TikTok. Cet expert s'attend cependant à un retour de bâton des puissants médias traditionnels britanniques, furieux d’être "écartés" par le nouveau dirigeant britannique.
Texte intégral (789 mots)
Arrivé au pouvoir le 20 juillet, Andy Burnham, 56 ans, a rapidement gagné dans les médias le surnom de "premier Premier ministre TikTok". Dès le premier jour, sa priorité est claire : parmi les invités de son premier discours devant le 10 Downing Street figurent des influenceurs adolescents qui réalisent des clips TikTok sur la politique travailliste. Outre les vidéos publiées sur ses propres comptes X et TikTok, il cherche une audience plus large en apparaissant dans des émissions d'influenceurs très suivis. Comparé à son prédécesseur Keir Starmer, "Burnham a une équipe de communication bien plus affûtée" avec "une meilleure compréhension de l’environnement médiatique", indique à l'AFP Steven Buckley, spécialiste en sociologie des médias numériques à l'université de City St George’s à Londres. Le jour de son arrivée à Downing Street, Burnham s'est montré courant et bavardant avec Mo Farah, légende britannique de l'athlétisme aux millions d'abonnés sur diverses plateformes. Il est aussi apparu ce jour-là dans une série TikTok où Max Klymenko, Ukrainien installé au Royaume-Uni avec 9,8 millions d’abonnés, interroge des célébrités sur leur carrière. Début août, Andy Burnham a accordé une interview à l'écrivaine Elizabeth Day, qui dans son podcast invite des célébrités à parler de leurs échecs passés. Aucun dirigeant ne s'y était risqué depuis les débuts du podcast en 2018. – "Communicant né" – Comparé à Keir Starmer, dont les prestations publiques semblaient souvent rigides, Andy Burnham paraît très naturel devant les caméras. "C’est un communicant né", estimait dans un podcast la journaliste politique vedette de la BBC, Laura Kuenssberg, seule journaliste d'un média traditionnel à avoir décroché une interview formelle avec le nouveau Premier ministre, fin juillet. "Il cartonne complètement", jugeait aussi l'influenceuse et ex-star de télé-réalité Georgia Harrison, qui compte 1,3 million d’abonnés sur Instagram. Dans un clip sur TikTok visant à promouvoir l'enseignement technique, il semble, grâce à un montage astucieux, lancer une toque de diplômé et rattraper un casque de chantier. La vidéo se termine sur une prise ratée: Burnham manque le casque - et éclate de rire. Keir Starmer avait été en décembre 2025 le premier Premier ministre britannique à publier sur TikTok, mais sans utiliser d'influenceurs ni concevoir de vidéos spécialement pour ce réseau. Dans son interview avec Elizabeth Day, Burnham expliquait avoir retenu de ses études de littérature anglaise à Cambridge qu'il fallait "mettre de l’émotion dans ce qu'on fait et ce qu'on dit" et créer "un lien avec les gens". – Médias traditionnels écartés - Mais cet accès donné aux influenceurs au détriment des médias traditionnels a ses détracteurs, surtout dans le camp conservateur. "Il ne s’agit pas de vendre une nouvelle boisson gazeuse. Ce sont des personnes censées diriger le pays", a déploré la responsable des réseaux sociaux du Times, Esme Hewitt. "Pourriez-vous arrêter de perdre votre temps et le nôtre avec ces vidéos embarrassantes?" a aussi lancé sur X le présentateur conservateur Piers Morgan, tandis que le grand quotidien de droite The Daily Telegraph accusait Burnham de recourir à des "gadgets bon marché". Mais la présence sur les réseaux, adoptés depuis des années par de nombreux dirigeants, est devenue "tellement importante pour communiquer avec le public qu'être capable de capter l'attention est crucial", souligne le centre d'études d'opinions More In Common. Un sondage réalisé début août par ce centre semble valider la stratégie de Burnham : un tiers des Britanniques disaient avoir vu une publication du nouveau Premier ministre, et plus de la moitié (53%) des 18-24 ans, particulièrement adeptes de TikTok. En comparaison, seulement 16% avaient "vu quelque chose" de Nigel Farage, patron du parti anti-immigration Reform UK, responsable politique britannique comptant le plus grand nombre d'abonnés sur TikTok (1,5 millions). "Aujourd'hui, l’un des rôles d’un Premier ministre est d’agir en créateur de contenus", souligne le sociologue Steven Buckley. L'équipe de Burnham a conscience que la plupart des gens ne s'informent plus directement via les médias traditionnels, mais ne "glanent que des bribes ou des extraits d’actualités sur les réseaux sociaux", dit-il. Avec sa présence sur les réseaux, Burnham "n’a pas besoin des médias autant que les autres Premiers ministres avant lui", estime Jonathan Connolly, de l'agence de communication politique Inflect, lui aussi sur TikTok. Cet expert s'attend cependant à un retour de bâton des puissants médias traditionnels britanniques, furieux d’être "écartés" par le nouveau dirigeant britannique.

16.08.2026 à 10:37

FRANCE24
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La mission non habitée Martian Moons eXploration (MMX), dont le lancement est prévu dans les prochains mois, pourrait également jeter les bases d'une future exploration humaine de la planète rouge. Le vaisseau spatial, présenté aux médias cette semaine et qui sera lancé depuis depuis le centre spatial de Tanegashima, dans le sud de l'archipel nippon, restera en orbite autour de Mars pendant environ trois ans. Il tentera de se poser sur Phobos, une lune beaucoup plus petite et plus proche de sa planète que la Lune ne l'est de la Terre. Il recueillera au moins 10 grammes de matériau, tandis que le rover IDEFIX, qui porte le nom du célébre chien du héros de bande dessinée Astérix, mènera des observations à la surface. L'engin observera également Deimos, l'autre lune martienne, mais sans s'y poser, avant qu'une capsule de retour ne reprenne la direction de la Terre pour atterrir en Australie vers 2031. "Indices sur l'origine de la vie" L'Agence aérospatiale japonaise (JAXA) espère que cette mission permettra de comprendre comment Mars et ses lunes se sont formées, un élément essentiel pour déterminer comment est né le Système solaire. L'une des théories sur l'origine des lunes martiennes, dite de "l'impact", est qu'elles se sont formées après la collision d'un corps céleste avec Mars. La théorie de la "capture" imagine quant à elle que ces lunes sont des astéroïdes provenant des confins du Système solaire qui auraient été "capturés" par la gravité martienne. Déterminer laquelle de ces hypothèses est exacte aidera à comprendre "comment un environnement habitable pour la vie a pu apparaître sur les planètes telluriques", a indiqué la JAXA, en référence aux quatre mondes rocheux les plus proches du Soleil: Mercure, Vénus, la Terre et Mars. "MMX éclairera les mécanismes de transport qui ont acheminé l'eau, les éléments volatils et les composés organiques depuis les régions externes du Système solaire vers les planètes rocheuses internes, des processus qui ont peut-être joué un rôle clé dans l'habitabilité de ces mondes", a déclaré Patrick Michel, astrophysicien français participant au projet IDEFIX. "Si Phobos et Deimos sont effectivement des vestiges de ces premiers systèmes d'acheminement, ils pourraient détenir des indices sur les origines mêmes de la vie ou, plus précisément, sur le transport des matériaux, déterminants pour l'émergence de la vie sur les planètes rocheuses", a-t-il dit à l'AFP. La JAXA a également indiqué que la mission étudierait la possibilité d'utiliser Phobos comme "station spatiale naturelle", en développant les technologies nécessaires à un aller-retour vers Mars, une capacité "essentielle pour l'exploration martienne habitée". MMX est le fruit d'une collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES) en France, le Centre aérospatial allemand (DLR) et la NASA. Avant cela, l'atterrisseur lunaire japonais non habité SLIM (Smart Lander for Investigating Moon), surnommé le "Moon Sniper", s'était renversé lors de son alunissage en 2024, mais avait néanmoins transmis des données et survécu à plusieurs nuits lunaires de deux semaines. Le Japon dispose également d'une expérience dans le retour d'échantillons spatiaux, notamment grâce à la mission non habitée Hayabusa 2 de la JAXA, qui avait rapporté en 2020 des roches et de la poussière prélevées sur un astéroïde situé à plusieurs centaines de millions de kilomètres de la Terre. La Chine et les Etats-Unis aussi Mais MMX n'est pas la seule mission martienne à tenter de rapporter de la matière sur Terre. Le rover Perseverance de la NASA, qui parcourt la planète rouge depuis 2021, a déjà collecté des échantillons prêts à être ramenés sur Terre. Mais, cette mission a été de fait abandonnée par l'administration du président Donald Trump après un vote du Congrès américain en janvier. La Chine a également annoncé que son vaisseau Tianwen-3 devrait être lancé vers 2028 et rapporter des échantillons martiens sur Terre vers 2030, soit un an avant MMX. La mission chinoise Tianwen-1 avait déjà réussi à poser en 2021 sur Mars le rover Zhurong, l'un des succès les plus spectaculaires du programme spatial chinois.
Texte intégral (723 mots)
La mission non habitée Martian Moons eXploration (MMX), dont le lancement est prévu dans les prochains mois, pourrait également jeter les bases d'une future exploration humaine de la planète rouge. Le vaisseau spatial, présenté aux médias cette semaine et qui sera lancé depuis depuis le centre spatial de Tanegashima, dans le sud de l'archipel nippon, restera en orbite autour de Mars pendant environ trois ans. Il tentera de se poser sur Phobos, une lune beaucoup plus petite et plus proche de sa planète que la Lune ne l'est de la Terre. Il recueillera au moins 10 grammes de matériau, tandis que le rover IDEFIX, qui porte le nom du célébre chien du héros de bande dessinée Astérix, mènera des observations à la surface. L'engin observera également Deimos, l'autre lune martienne, mais sans s'y poser, avant qu'une capsule de retour ne reprenne la direction de la Terre pour atterrir en Australie vers 2031. "Indices sur l'origine de la vie" L'Agence aérospatiale japonaise (JAXA) espère que cette mission permettra de comprendre comment Mars et ses lunes se sont formées, un élément essentiel pour déterminer comment est né le Système solaire. L'une des théories sur l'origine des lunes martiennes, dite de "l'impact", est qu'elles se sont formées après la collision d'un corps céleste avec Mars. La théorie de la "capture" imagine quant à elle que ces lunes sont des astéroïdes provenant des confins du Système solaire qui auraient été "capturés" par la gravité martienne. Déterminer laquelle de ces hypothèses est exacte aidera à comprendre "comment un environnement habitable pour la vie a pu apparaître sur les planètes telluriques", a indiqué la JAXA, en référence aux quatre mondes rocheux les plus proches du Soleil: Mercure, Vénus, la Terre et Mars. "MMX éclairera les mécanismes de transport qui ont acheminé l'eau, les éléments volatils et les composés organiques depuis les régions externes du Système solaire vers les planètes rocheuses internes, des processus qui ont peut-être joué un rôle clé dans l'habitabilité de ces mondes", a déclaré Patrick Michel, astrophysicien français participant au projet IDEFIX. "Si Phobos et Deimos sont effectivement des vestiges de ces premiers systèmes d'acheminement, ils pourraient détenir des indices sur les origines mêmes de la vie ou, plus précisément, sur le transport des matériaux, déterminants pour l'émergence de la vie sur les planètes rocheuses", a-t-il dit à l'AFP. La JAXA a également indiqué que la mission étudierait la possibilité d'utiliser Phobos comme "station spatiale naturelle", en développant les technologies nécessaires à un aller-retour vers Mars, une capacité "essentielle pour l'exploration martienne habitée". MMX est le fruit d'une collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES) en France, le Centre aérospatial allemand (DLR) et la NASA. Avant cela, l'atterrisseur lunaire japonais non habité SLIM (Smart Lander for Investigating Moon), surnommé le "Moon Sniper", s'était renversé lors de son alunissage en 2024, mais avait néanmoins transmis des données et survécu à plusieurs nuits lunaires de deux semaines. Le Japon dispose également d'une expérience dans le retour d'échantillons spatiaux, notamment grâce à la mission non habitée Hayabusa 2 de la JAXA, qui avait rapporté en 2020 des roches et de la poussière prélevées sur un astéroïde situé à plusieurs centaines de millions de kilomètres de la Terre. La Chine et les Etats-Unis aussi Mais MMX n'est pas la seule mission martienne à tenter de rapporter de la matière sur Terre. Le rover Perseverance de la NASA, qui parcourt la planète rouge depuis 2021, a déjà collecté des échantillons prêts à être ramenés sur Terre. Mais, cette mission a été de fait abandonnée par l'administration du président Donald Trump après un vote du Congrès américain en janvier. La Chine a également annoncé que son vaisseau Tianwen-3 devrait être lancé vers 2028 et rapporter des échantillons martiens sur Terre vers 2030, soit un an avant MMX. La mission chinoise Tianwen-1 avait déjà réussi à poser en 2021 sur Mars le rover Zhurong, l'un des succès les plus spectaculaires du programme spatial chinois.

16.08.2026 à 10:25

FRANCE24
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Plus d'une centaine de pompiers se relayent depuis vendredi pour tenter de contenir ce brasier dans les Fagnes, une grande forêt de l'est du pays, prisée des randonneurs et à la merci des flammes. Les conditions restent complexes, même si de premiers "fronts de feu" sont "sous contrôle", selon le ministre de l'Intérieur belge, Bernard Quintin. La région toute entière, proche de l'Allemagne, est couverte d'un panache de fumée, jaunie par endroits, qui a poussé les autorités à évacuer des habitants dans deux villages proches de l'incendie. Une vingtaine de personnes ont passé la nuit dans un gymnase aménagé. Cette odeur de fumée s'est propagée jusqu'à Namur, à plus de 100 kilomètres de là. Aucune habitation n'a toutefois été touchée. - Origine du feu inconnue - Selon les autorités, "plusieurs foyers" restaient "actifs" dimanche, avec un vent qui change régulièrement de direction. Des soldats du feu venus de toute la Belgique et d'Allemagne sont venus prêter main-forte, assistés de camions-pompiers nouvelle génération. Mais la configuration particulière du terrain, boisé et très accidenté, "rend l'intervention particulièrement complexe", ont souligné les autorités dans un communiqué. Elle ne "permet pas aux services de secours d'attaquer partout le feu à très courte distance avec leurs moyens habituels". Ni même d'accéder à la première zone qui a brûlé - ce qui fait que l'origine du feu reste encore inconnue. La solution vient donc peut-être du ciel. En plus de sa propre flotte, la Belgique mise sur un renfort aérien d'autres pays européens pour tenter de maîtriser la situation. Renforts des Pays-Bas, Suède Un ballet d'hélicoptères de la police fédérale belge et des Pays-Bas s'est mis en place dimanche matin dans un lac voisin pour s'approvisionner en eau. Grâce au mécanisme de protection civile, un dispositif européen activé samedi, la Belgique compte, en plus de ses deux propres hélicoptères, deux hélicoptères des Pays-Bas, des Chinook, ainsi que deux bombardiers d'eau venus de Suède, opérationnels dans l'après-midi. La commissaire européenne Hadja Lahbib a précisé à l'AFP qu'un agent de liaison avait également été dépêché sur place pour coordonner le déploiement des moyens aériens. "C'est crucial pour éviter les accidents", comme celui début août en Grèce quand deux hélicoptères sont entrés en collision en tentant d'éteindre des flammes, a-t-elle souligné. "Merci à nos partenaires européens pour l'aide qu'ils nous apportent", a salué le Premier ministre belge Bart De Wever dans une publication sur X dimanche. Les autorités ont aussi unanimement applaudi le travail des agriculteurs, nombreux dans la région à proposer leurs citernes pour venir en aide aux pompiers, comme l'a constaté l'AFP sur place dimanche. Comme une grande partie de l'Europe, la Belgique a souffert ces derniers jours d'un nouvel épisode de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays vendredi, des conditions propices au départ d'incendies.
Texte intégral (528 mots)
Plus d'une centaine de pompiers se relayent depuis vendredi pour tenter de contenir ce brasier dans les Fagnes, une grande forêt de l'est du pays, prisée des randonneurs et à la merci des flammes. Les conditions restent complexes, même si de premiers "fronts de feu" sont "sous contrôle", selon le ministre de l'Intérieur belge, Bernard Quintin. La région toute entière, proche de l'Allemagne, est couverte d'un panache de fumée, jaunie par endroits, qui a poussé les autorités à évacuer des habitants dans deux villages proches de l'incendie. Une vingtaine de personnes ont passé la nuit dans un gymnase aménagé. Cette odeur de fumée s'est propagée jusqu'à Namur, à plus de 100 kilomètres de là. Aucune habitation n'a toutefois été touchée. - Origine du feu inconnue - Selon les autorités, "plusieurs foyers" restaient "actifs" dimanche, avec un vent qui change régulièrement de direction. Des soldats du feu venus de toute la Belgique et d'Allemagne sont venus prêter main-forte, assistés de camions-pompiers nouvelle génération. Mais la configuration particulière du terrain, boisé et très accidenté, "rend l'intervention particulièrement complexe", ont souligné les autorités dans un communiqué. Elle ne "permet pas aux services de secours d'attaquer partout le feu à très courte distance avec leurs moyens habituels". Ni même d'accéder à la première zone qui a brûlé - ce qui fait que l'origine du feu reste encore inconnue. La solution vient donc peut-être du ciel. En plus de sa propre flotte, la Belgique mise sur un renfort aérien d'autres pays européens pour tenter de maîtriser la situation. Renforts des Pays-Bas, Suède Un ballet d'hélicoptères de la police fédérale belge et des Pays-Bas s'est mis en place dimanche matin dans un lac voisin pour s'approvisionner en eau. Grâce au mécanisme de protection civile, un dispositif européen activé samedi, la Belgique compte, en plus de ses deux propres hélicoptères, deux hélicoptères des Pays-Bas, des Chinook, ainsi que deux bombardiers d'eau venus de Suède, opérationnels dans l'après-midi. La commissaire européenne Hadja Lahbib a précisé à l'AFP qu'un agent de liaison avait également été dépêché sur place pour coordonner le déploiement des moyens aériens. "C'est crucial pour éviter les accidents", comme celui début août en Grèce quand deux hélicoptères sont entrés en collision en tentant d'éteindre des flammes, a-t-elle souligné. "Merci à nos partenaires européens pour l'aide qu'ils nous apportent", a salué le Premier ministre belge Bart De Wever dans une publication sur X dimanche. Les autorités ont aussi unanimement applaudi le travail des agriculteurs, nombreux dans la région à proposer leurs citernes pour venir en aide aux pompiers, comme l'a constaté l'AFP sur place dimanche. Comme une grande partie de l'Europe, la Belgique a souffert ces derniers jours d'un nouvel épisode de fortes chaleurs et de sécheresse. Le mercure est monté jusqu'à 37°C dans certaines parties du pays vendredi, des conditions propices au départ d'incendies.

16.08.2026 à 10:20

FRANCE24
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Texte intégral (528 mots)

16.08.2026 à 10:13

FRANCE24
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Ils sont près de 5.000 à avoir été poussés hors de chez eux par la forte secousse de magnitude 7,7 survenue samedi en matinée, suivie par 341 répliques, selon Berton Suar Pelita Panjaitan, un porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes. Les habitants de certaines régions sont sans électricité ni accès aux télécommunications, et au moins une route d'accès d'urgence reste impraticable dans la région. "Nous avons besoin de nourriture, de quoi boire, de médicaments et de couches pour les enfants", liste dimanche à l'AFP Umri, 55 ans, qui comme beaucoup d'Indonésiens, n'a qu'un seul nom. Originaire de Nangahale, sur la côte nord de Florès, Umri raconte avoir attendu 24 heures dans les hauteurs après la catastrophe, sur la même colline que Nurhidayati. "Je suis encore terrifiée, mon coeur bat la chamade en repensant à la secousse (...) Nous avons couru jusqu'ici hier. J'ai vraiment peur maintenant, je suis encore traumatisée par le séisme de 1992. Je n'ose pas rentrer chez moi", confie Nurhidayati, également âgée de 55 ans. Dans le village de Kisol, situé à quelques heures de là, Bertolomeus Tiga, 42 ans, a déclaré à l'AFP que sa maison figurait parmi celles qui se sont effondrées sous l'effet du séisme, lequel a également fait tomber une partie de l'église locale. "Aucune aide n'est encore arrivée. Ce dont on a le plus besoin, ce sont probablement les denrées de base. De la nourriture, des boissons... des médicaments", a-t-il expliqué. Florès a déjà été frappée en 1992 par un tremblement de terre de magnitude 7,7. Il avait alors déclenché un tsunami et tué quelque 2.500 personnes. "J'espère que le gouvernement va bientôt distribuer des fournitures pour nous aider", dit Nurhidayati. L'Agence nationale de recherche et de sauvetage (Basarnas) a annoncé dimanche que le bilan des victimes s'élevait désormais à 53 morts et 135 blessés. Aucune disparition n'a été signalée. Les survivants avaient un besoin urgent d'aide, notamment de tentes d'urgence, de nourriture, de médicaments, de couvertures, de lits de camp, de tapis de sol, d'eau potable et de groupes électrogènes. Selon M. Berton, de l'agence de gestion des catastrophes, au moins 101 résidents de Florès sont blessés. "En plus des vies perdues, le séisme au large a provoqué des dégâts matériels qui ont paralysé l'activité quotidienne des habitants", a-t-il souligné dans un communiqué dimanche. Etat d'urgence à venir Fathur Rahman, responsable local des opérations de recherche et de secours, a indiqué dimanche à l'AFP qu'il n'avait pas connaissance à ce stade de victimes ensevelies ou disparues. L'épicentre du séisme se situait juste au nord de Florès, île touristique de l'est indonésien où les constructions sont plutôt basses. Juste après la secousse, des habitants s'étaient précipités vers les hauteurs en voyant la mer se retirer, ce qui pouvait annoncer un tsunami. L'alerte a été rapidement levée, mais les autorités ont appelé la population à ne pas réinvestir les bâtiments fragilisés, que d'éventuelles répliques pourraient faire tomber. Selon les secours, au moins 914 maisons ont été gravement endommagées, et des centaines d'autres à des degrés moindres. Des dizaines de bâtiments publics ont aussi été touchés: 93 infrastructures d'éducation, 36 de santé et 38 gouvernementales. Le gouvernement du Nusa Tenggara oriental, où se situe Florès, prépare un décret pour placer la région sous état d'urgence pour les 14 prochains jours, a précisé M. Berton. De leur côté, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont affirmé que les préparatifs étaient en cours pour apporter de l'aide aux milliers de personnes déplacées dans des refuges temporaires. Le gouvernement a, lui, envoyé 50.000 kits, soit 275 tonnes d'aide humanitaire. L'Union européenne a quant à elle proposé de mettre à disposition ses satellites d'observation Copernicus Earth, utiles pour la reconnaissance de terrain et la localisation de possibles victimes. À Ruteng, une ville située à environ 200 kilomètres de la zone de l'île la plus durement touchée, l'AFP a vu dimanche des engins lourds déblayer les décombres de la rue. Yohana Raisita Damalia Mari, porte-parole de l'hôpital local, a indiqué que le bâtiment avait été gravement endommagé et que les patients avaient été évacués vers des tentes dressées à l'extérieur. Une femme a subi une césarienne d'urgence dans un local de stockage resté intact, transformé pour l'occasion en salle d'opération provisoire. "Dieu merci, l'intervention s'est bien déroulée et la patiente comme son bébé sont hors de danger", a déclaré Yohana. Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, l'Indonésie connaît une forte activité sismique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170.000 personnes en Indonésie et d'environ 50.000 autres dans des pays voisins. C'est encore à ce jour l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire jamais documentées.
Texte intégral (849 mots)
Ils sont près de 5.000 à avoir été poussés hors de chez eux par la forte secousse de magnitude 7,7 survenue samedi en matinée, suivie par 341 répliques, selon Berton Suar Pelita Panjaitan, un porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes. Les habitants de certaines régions sont sans électricité ni accès aux télécommunications, et au moins une route d'accès d'urgence reste impraticable dans la région. "Nous avons besoin de nourriture, de quoi boire, de médicaments et de couches pour les enfants", liste dimanche à l'AFP Umri, 55 ans, qui comme beaucoup d'Indonésiens, n'a qu'un seul nom. Originaire de Nangahale, sur la côte nord de Florès, Umri raconte avoir attendu 24 heures dans les hauteurs après la catastrophe, sur la même colline que Nurhidayati. "Je suis encore terrifiée, mon coeur bat la chamade en repensant à la secousse (...) Nous avons couru jusqu'ici hier. J'ai vraiment peur maintenant, je suis encore traumatisée par le séisme de 1992. Je n'ose pas rentrer chez moi", confie Nurhidayati, également âgée de 55 ans. Dans le village de Kisol, situé à quelques heures de là, Bertolomeus Tiga, 42 ans, a déclaré à l'AFP que sa maison figurait parmi celles qui se sont effondrées sous l'effet du séisme, lequel a également fait tomber une partie de l'église locale. "Aucune aide n'est encore arrivée. Ce dont on a le plus besoin, ce sont probablement les denrées de base. De la nourriture, des boissons... des médicaments", a-t-il expliqué. Florès a déjà été frappée en 1992 par un tremblement de terre de magnitude 7,7. Il avait alors déclenché un tsunami et tué quelque 2.500 personnes. "J'espère que le gouvernement va bientôt distribuer des fournitures pour nous aider", dit Nurhidayati. L'Agence nationale de recherche et de sauvetage (Basarnas) a annoncé dimanche que le bilan des victimes s'élevait désormais à 53 morts et 135 blessés. Aucune disparition n'a été signalée. Les survivants avaient un besoin urgent d'aide, notamment de tentes d'urgence, de nourriture, de médicaments, de couvertures, de lits de camp, de tapis de sol, d'eau potable et de groupes électrogènes. Selon M. Berton, de l'agence de gestion des catastrophes, au moins 101 résidents de Florès sont blessés. "En plus des vies perdues, le séisme au large a provoqué des dégâts matériels qui ont paralysé l'activité quotidienne des habitants", a-t-il souligné dans un communiqué dimanche. Etat d'urgence à venir Fathur Rahman, responsable local des opérations de recherche et de secours, a indiqué dimanche à l'AFP qu'il n'avait pas connaissance à ce stade de victimes ensevelies ou disparues. L'épicentre du séisme se situait juste au nord de Florès, île touristique de l'est indonésien où les constructions sont plutôt basses. Juste après la secousse, des habitants s'étaient précipités vers les hauteurs en voyant la mer se retirer, ce qui pouvait annoncer un tsunami. L'alerte a été rapidement levée, mais les autorités ont appelé la population à ne pas réinvestir les bâtiments fragilisés, que d'éventuelles répliques pourraient faire tomber. Selon les secours, au moins 914 maisons ont été gravement endommagées, et des centaines d'autres à des degrés moindres. Des dizaines de bâtiments publics ont aussi été touchés: 93 infrastructures d'éducation, 36 de santé et 38 gouvernementales. Le gouvernement du Nusa Tenggara oriental, où se situe Florès, prépare un décret pour placer la région sous état d'urgence pour les 14 prochains jours, a précisé M. Berton. De leur côté, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont affirmé que les préparatifs étaient en cours pour apporter de l'aide aux milliers de personnes déplacées dans des refuges temporaires. Le gouvernement a, lui, envoyé 50.000 kits, soit 275 tonnes d'aide humanitaire. L'Union européenne a quant à elle proposé de mettre à disposition ses satellites d'observation Copernicus Earth, utiles pour la reconnaissance de terrain et la localisation de possibles victimes. À Ruteng, une ville située à environ 200 kilomètres de la zone de l'île la plus durement touchée, l'AFP a vu dimanche des engins lourds déblayer les décombres de la rue. Yohana Raisita Damalia Mari, porte-parole de l'hôpital local, a indiqué que le bâtiment avait été gravement endommagé et que les patients avaient été évacués vers des tentes dressées à l'extérieur. Une femme a subi une césarienne d'urgence dans un local de stockage resté intact, transformé pour l'occasion en salle d'opération provisoire. "Dieu merci, l'intervention s'est bien déroulée et la patiente comme son bébé sont hors de danger", a déclaré Yohana. Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, l'Indonésie connaît une forte activité sismique. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170.000 personnes en Indonésie et d'environ 50.000 autres dans des pays voisins. C'est encore à ce jour l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire jamais documentées.
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