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14.03.2026 à 01:23

Pour le réalisateur d'Arco, ce serait un "miracle absolu" de remporter un Oscars.

FRANCE24
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Déjà primé au festival du film d'animation d'Annecy et aux César le mois dernier, le film français d'animation Arco est en compétition aux Oscars dimanche. A deux jours du verdict, entretien avec son réalisateur Ugo Bienvenu, et son co-scénariste Félix de Givry.
Déjà primé au festival du film d'animation d'Annecy et aux César le mois dernier, le film français d'animation Arco est en compétition aux Oscars dimanche. A deux jours du verdict, entretien avec son réalisateur Ugo Bienvenu, et son co-scénariste Félix de Givry.

14.03.2026 à 01:10

L'environnement : dommage collatéral de la guerre ou but de guerre ?

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Les images ont fait le tour du monde le week-end dernier: des dépôts de carburant en flammes en Iran et cette épaisse fumée noire sur Téhéran. Les frappes américano-israéliennes visent désormais les infrastructures pétrolières du pays avec des conséquences néfastes pour notre planète. On en parle avec Mathilde Jourde, responsable du Programme climat, environnement et sécurité à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).
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Les images ont fait le tour du monde le week-end dernier: des dépôts de carburant en flammes en Iran et cette épaisse fumée noire sur Téhéran. Les frappes américano-israéliennes visent désormais les infrastructures pétrolières du pays avec des conséquences néfastes pour notre planète. On en parle avec Mathilde Jourde, responsable du Programme climat, environnement et sécurité à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

13.03.2026 à 23:09

Ligue 1: L'OM s'accroche à son podium, dans la souffrance

FRANCE24
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Toujours souffrant, toujours hésitant, l'OM n'est pas brillant, très loin de là. Mais il engrange les points alors que le sprint approche. Après un revers 2-0 à Brest pour ses débuts sur le banc marseillais, Beye vient en effet d'enchaîner trois succès d'affilée, trois fois par un seul but d'écart. Et après Lyon (3-2) et Toulouse (1-0), c'est Auxerre qui a donc fini par céder vendredi. La situation des Bourguignons, toujours barragistes, reste critique, avec deux longueurs d'avance seulement sur Nantes, le premier relégable. De l'autre côté du tableau, celle de l'OM n'est pas extraordinairement confortable mais les Provençaux, au moins, n'ont pas manqué l'occasion de mettre un peu de pression sur Lyon, Rennes ou Lille, ces poursuivants plus ou moins féroces qui ne joueront que samedi ou dimanche. Avec trois points d'avance sur l'OL et une différence de buts favorable, ils sont même à peu certains de finir le week-end toujours installés à la si précieuse troisième place du classement, qui envoie directement en Ligue des champions. Vendredi pourtant, l'OM a été médiocre, avec notamment une première période extrêmement faible, sans qualité ni créativité, sans impact physique et, plus embêtant peut-être, sans même l'envie promise par Beye pour arriver à se réconcilier avec le public. Du coup, il n'y a pas eu une seule occasion et à la pause, c'est une belle bordée de sifflets qui a accompagné les 11 Marseillais au vestiaire. Gouiri, enfin Auparavant, les deux virages avaient été délibérément silencieux avec une grève des encouragements de 45 minutes qui a illustré l'exaspération des supporters marseillais face à cette saison dont ils espéraient tant et qui se révèle finalement décevante. Après la pause, la partie s'est un peu agitée, enfin, avec un arrêt heureux de Donovan Léon devant Mason Greenwood (48e) et une tentative de Pierre-Emile Hojbjerg sur l'action suivante. Les dix minutes qui ont encadré ces deux occasions ont été correctes, mais l'OM est vite reparti dans le mauvais sens, avec une avalanche de mauvais choix, d'imprécisions techniques et de ballons rendus aux Auxerrois, qui s'attendaient sans doute à souffrir plus que ça. A 20 minutes de la fin, Marseille a tout de même pris nettement le dessus, avec les entrées de joueurs frais et la fatigue qui a commencé à alourdir les jambes adverses. Un bon coup franc de Greenwood (70e) puis un autre de Hojbjerg (74e) ont servi d'avertissements et c'est finalement l'entrant Amine Gouiri qui a forcé la décision. Déjà présent à l'origine de l'action, l'Algérien a ainsi trompé Leon d'une puissante volée du droit après un centre mal défendu par les Auxerrois (1-0, 79e). Marseille a tout de même encore connu un immense frisson avec le but inscrit par Bryan Okoh, qui a glacé le Vélodrome avant d'être refusé pour une main (87e). Finalement, l'OM a tenu et Beye et les siens vont pouvoir passer un week-end serein, à regarder leurs rivaux à la télévision. Ensuite, ils auront jusqu'au dimanche 22 mars pour préparer la venue de Lille. Car il y a toujours beaucoup de travail.
Texte intégral (549 mots)
Toujours souffrant, toujours hésitant, l'OM n'est pas brillant, très loin de là. Mais il engrange les points alors que le sprint approche. Après un revers 2-0 à Brest pour ses débuts sur le banc marseillais, Beye vient en effet d'enchaîner trois succès d'affilée, trois fois par un seul but d'écart. Et après Lyon (3-2) et Toulouse (1-0), c'est Auxerre qui a donc fini par céder vendredi. La situation des Bourguignons, toujours barragistes, reste critique, avec deux longueurs d'avance seulement sur Nantes, le premier relégable. De l'autre côté du tableau, celle de l'OM n'est pas extraordinairement confortable mais les Provençaux, au moins, n'ont pas manqué l'occasion de mettre un peu de pression sur Lyon, Rennes ou Lille, ces poursuivants plus ou moins féroces qui ne joueront que samedi ou dimanche. Avec trois points d'avance sur l'OL et une différence de buts favorable, ils sont même à peu certains de finir le week-end toujours installés à la si précieuse troisième place du classement, qui envoie directement en Ligue des champions. Vendredi pourtant, l'OM a été médiocre, avec notamment une première période extrêmement faible, sans qualité ni créativité, sans impact physique et, plus embêtant peut-être, sans même l'envie promise par Beye pour arriver à se réconcilier avec le public. Du coup, il n'y a pas eu une seule occasion et à la pause, c'est une belle bordée de sifflets qui a accompagné les 11 Marseillais au vestiaire. Gouiri, enfin Auparavant, les deux virages avaient été délibérément silencieux avec une grève des encouragements de 45 minutes qui a illustré l'exaspération des supporters marseillais face à cette saison dont ils espéraient tant et qui se révèle finalement décevante. Après la pause, la partie s'est un peu agitée, enfin, avec un arrêt heureux de Donovan Léon devant Mason Greenwood (48e) et une tentative de Pierre-Emile Hojbjerg sur l'action suivante. Les dix minutes qui ont encadré ces deux occasions ont été correctes, mais l'OM est vite reparti dans le mauvais sens, avec une avalanche de mauvais choix, d'imprécisions techniques et de ballons rendus aux Auxerrois, qui s'attendaient sans doute à souffrir plus que ça. A 20 minutes de la fin, Marseille a tout de même pris nettement le dessus, avec les entrées de joueurs frais et la fatigue qui a commencé à alourdir les jambes adverses. Un bon coup franc de Greenwood (70e) puis un autre de Hojbjerg (74e) ont servi d'avertissements et c'est finalement l'entrant Amine Gouiri qui a forcé la décision. Déjà présent à l'origine de l'action, l'Algérien a ainsi trompé Leon d'une puissante volée du droit après un centre mal défendu par les Auxerrois (1-0, 79e). Marseille a tout de même encore connu un immense frisson avec le but inscrit par Bryan Okoh, qui a glacé le Vélodrome avant d'être refusé pour une main (87e). Finalement, l'OM a tenu et Beye et les siens vont pouvoir passer un week-end serein, à regarder leurs rivaux à la télévision. Ensuite, ils auront jusqu'au dimanche 22 mars pour préparer la venue de Lille. Car il y a toujours beaucoup de travail.

13.03.2026 à 22:59

L'attaque d'une synagogue du Michigan renforce les craintes de la communauté juive américaine

FRANCE24
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Pour Tamar Cohen, 24 ans, cette violence renforce un quotidien déjà inquiétant: pratiquer sa foi comporte un risque. "C'est vraiment comme si notre sécurité n'était plus garantie", souffle-t-elle à l'AFP près du Temple Israël, lieu de l'attaque de jeudi. "C'est tout simplement terrifiant de ne pas se sentir en sécurité dans son propre quartier, au sein de sa propre communauté, alors qu'on ne fait que pratiquer sa religion et vivre selon ses valeurs." Les Juifs américains faisaient déjà état d'un malaise croissant face à l'antisémitisme, et la guerre au Moyen-Orient ne fait que l'aggraver. Lors de l'attaque, seul l'agresseur, un Libanais ayant obtenu la nationalité américaine en 2016, a été tué. Cet homme de 41 ans aurait perdu des proches quelques jours plus tôt lors d'une attaque israélienne au Liban. "Chaque fois qu'il y a des combats au Moyen-Orient, cela se traduit souvent par une haine accrue et des menaces plus graves à l'encontre de la communauté juive", note Amy Sapeika, de l'American Jewish Committee (AJC). "Nous devons nous protéger" Une récente enquête menée par l'AJC révèle que 91% des Juifs américains se sentent moins en sécurité, du fait notamment d'actes de violence commis contre les Juifs dans le pays durant l'année écoulée. Deux assistants de l'ambassade d'Israël ont été tués par balles devant le musée juif de Washington en 2025, et un pyromane a pris pour cible la maison du gouverneur juif de Pennsylvanie, Josh Shapiro. Pour Mme Sapeika, l'attaque de jeudi était "à la fois choquante et pas choquante". "Nous avons constaté une montée en flèche de l'antisémitisme", dit-elle à l'AFP. "Nous savions que cela pouvait arriver, mais c'est vraiment la pire de nos craintes qui s'est réalisée". Ces menaces ont fait grimper la demande de services de sécurité destinés spécifiquement à protéger les communautés juives, avec des agents postés dans les écoles, sur les campus et dans d'autres bâtiments. Cette précaution s'est avérée vitale jeudi puisque ce sont les agents de sécurité qui ont neutralisé le suspect avant que celui-ci ne se tire une balle dans la tête. "Nous préférerions de loin consacrer cet argent à l'éducation de nos enfants ou à la communauté", regrette Jennifer Kaluzny, rabbin de la synagogue attaquée. "Mais il est indéniable que l'antisémitisme atteint des sommets et que nous devons nous protéger." Mme Kaluzny aimerait que les Juifs se sentent libres d'exprimer ouvertement leur foi tout en reconnaissant que certaines personnes sont inquiètes. Rien de nouveau L'enquête de l'American Jewish Committee a révélé que plus de la moitié des personnes interrogées ont évité certains comportements, comme afficher des symboles juifs ou assister à des événements. Aryeh Silverstein, 19 ans, déclare dans sa boutique de cartes à collectionner près de Détroit qu'il hésite à afficher son identité juive: "Je ne sais pas du tout si c'est quelque chose dont je devrais parler ouvertement ou que je devrais cacher complètement", explique le jeune homme qui porte un collier avec une étoile de David. Mais il insiste sur le fait qu'il ne se laissera pas intimider: "Si je veux afficher ouvertement mon identité juive, c'est comme ça que ça se passera. Quelles que soient les réactions négatives". Tamar Cohen confirme également qu'elle compte bien se rendre dans sa synagogue comme d'habitude: "Se cacher, c'est exactement ce que veulent les terroristes. Ils veulent que vous soyez terrifiés. Ils veulent que vous restiez chez vous. Ils veulent que vous ne fassiez plus rien", souligne-t-elle. Et Tamar Cohen fait remarquer que les menaces de violences ne sont rien de nouveau pour le peuple juif: "Je pense que c'est dans notre nature. Nous y sommes tellement habitués. Les Juifs ont été pris pour cible toute leur vie. Nous avons toujours été pris pour cible pour la seule raison que nous sommes juifs".
Texte intégral (673 mots)
Pour Tamar Cohen, 24 ans, cette violence renforce un quotidien déjà inquiétant: pratiquer sa foi comporte un risque. "C'est vraiment comme si notre sécurité n'était plus garantie", souffle-t-elle à l'AFP près du Temple Israël, lieu de l'attaque de jeudi. "C'est tout simplement terrifiant de ne pas se sentir en sécurité dans son propre quartier, au sein de sa propre communauté, alors qu'on ne fait que pratiquer sa religion et vivre selon ses valeurs." Les Juifs américains faisaient déjà état d'un malaise croissant face à l'antisémitisme, et la guerre au Moyen-Orient ne fait que l'aggraver. Lors de l'attaque, seul l'agresseur, un Libanais ayant obtenu la nationalité américaine en 2016, a été tué. Cet homme de 41 ans aurait perdu des proches quelques jours plus tôt lors d'une attaque israélienne au Liban. "Chaque fois qu'il y a des combats au Moyen-Orient, cela se traduit souvent par une haine accrue et des menaces plus graves à l'encontre de la communauté juive", note Amy Sapeika, de l'American Jewish Committee (AJC). "Nous devons nous protéger" Une récente enquête menée par l'AJC révèle que 91% des Juifs américains se sentent moins en sécurité, du fait notamment d'actes de violence commis contre les Juifs dans le pays durant l'année écoulée. Deux assistants de l'ambassade d'Israël ont été tués par balles devant le musée juif de Washington en 2025, et un pyromane a pris pour cible la maison du gouverneur juif de Pennsylvanie, Josh Shapiro. Pour Mme Sapeika, l'attaque de jeudi était "à la fois choquante et pas choquante". "Nous avons constaté une montée en flèche de l'antisémitisme", dit-elle à l'AFP. "Nous savions que cela pouvait arriver, mais c'est vraiment la pire de nos craintes qui s'est réalisée". Ces menaces ont fait grimper la demande de services de sécurité destinés spécifiquement à protéger les communautés juives, avec des agents postés dans les écoles, sur les campus et dans d'autres bâtiments. Cette précaution s'est avérée vitale jeudi puisque ce sont les agents de sécurité qui ont neutralisé le suspect avant que celui-ci ne se tire une balle dans la tête. "Nous préférerions de loin consacrer cet argent à l'éducation de nos enfants ou à la communauté", regrette Jennifer Kaluzny, rabbin de la synagogue attaquée. "Mais il est indéniable que l'antisémitisme atteint des sommets et que nous devons nous protéger." Mme Kaluzny aimerait que les Juifs se sentent libres d'exprimer ouvertement leur foi tout en reconnaissant que certaines personnes sont inquiètes. Rien de nouveau L'enquête de l'American Jewish Committee a révélé que plus de la moitié des personnes interrogées ont évité certains comportements, comme afficher des symboles juifs ou assister à des événements. Aryeh Silverstein, 19 ans, déclare dans sa boutique de cartes à collectionner près de Détroit qu'il hésite à afficher son identité juive: "Je ne sais pas du tout si c'est quelque chose dont je devrais parler ouvertement ou que je devrais cacher complètement", explique le jeune homme qui porte un collier avec une étoile de David. Mais il insiste sur le fait qu'il ne se laissera pas intimider: "Si je veux afficher ouvertement mon identité juive, c'est comme ça que ça se passera. Quelles que soient les réactions négatives". Tamar Cohen confirme également qu'elle compte bien se rendre dans sa synagogue comme d'habitude: "Se cacher, c'est exactement ce que veulent les terroristes. Ils veulent que vous soyez terrifiés. Ils veulent que vous restiez chez vous. Ils veulent que vous ne fassiez plus rien", souligne-t-elle. Et Tamar Cohen fait remarquer que les menaces de violences ne sont rien de nouveau pour le peuple juif: "Je pense que c'est dans notre nature. Nous y sommes tellement habitués. Les Juifs ont été pris pour cible toute leur vie. Nous avons toujours été pris pour cible pour la seule raison que nous sommes juifs".

13.03.2026 à 22:39

10 ans après les attentats de Bassam, la Côte d'Ivoire se souvient

Fatimata WANE
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Il y a 10 ans, jour pour jour, 19 personnes ont été tués lors d'une attaque djihadiste sur la plage de Grand Bassam. Pendant 45 minutes, 3 hommes armées ont tirés sur la foule avant d'être abattus par les forces de l'ordre. Ce vendredi, le gouvernement ivoirien à rendu hommage aux victimes.
Texte intégral (673 mots)
Il y a 10 ans, jour pour jour, 19 personnes ont été tués lors d'une attaque djihadiste sur la plage de Grand Bassam. Pendant 45 minutes, 3 hommes armées ont tirés sur la foule avant d'être abattus par les forces de l'ordre. Ce vendredi, le gouvernement ivoirien à rendu hommage aux victimes.

13.03.2026 à 22:15

Tirailleurs africains : l’exposition de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung à Berlin

FRANCE24
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Le curateur camerounais Bonaventure Soh Bejeng Ndikung prépare à Berlin l’exposition “Tirailleurs: Trials and Tribulations”, consacrée à l’histoire et à la mémoire des soldats africains engagés dans les armées coloniales européennes. À travers des œuvres contemporaines, des archives et des performances, l’exposition interroge la place des tirailleurs dans l’histoire européenne et les enjeux de mémoire autour du corps africain. Invité du Journal de l’Afrique, il revient sur ce projet ambitieux et sur le rôle de l’art pour revisiter les récits historiques.
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Le curateur camerounais Bonaventure Soh Bejeng Ndikung prépare à Berlin l’exposition “Tirailleurs: Trials and Tribulations”, consacrée à l’histoire et à la mémoire des soldats africains engagés dans les armées coloniales européennes. À travers des œuvres contemporaines, des archives et des performances, l’exposition interroge la place des tirailleurs dans l’histoire européenne et les enjeux de mémoire autour du corps africain. Invité du Journal de l’Afrique, il revient sur ce projet ambitieux et sur le rôle de l’art pour revisiter les récits historiques.

13.03.2026 à 21:47

Gwendal Poullennec : "les chefs expriment de plus en plus leur personnalité à travers leur cuisine"

Achren VERDIAN
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Comme chaque année, sa sortie est attendue avec autant d'excitation que de fébrilité par les grands chefs. Le guide Michelin 2026, référence majeure pour le monde de la gastronomie comme pour le grand public, livrera son verdict lundi prochain. La liste des rétrogradés a déjà été dévoilée; parmi eux le restaurant l'Ambroisie de la Place des Vosges, le plus ancien triplé étoilé de Paris, perd un macaron. Le directeur du Guide Michelin Gwendal Poullennec était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.
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Comme chaque année, sa sortie est attendue avec autant d'excitation que de fébrilité par les grands chefs. Le guide Michelin 2026, référence majeure pour le monde de la gastronomie comme pour le grand public, livrera son verdict lundi prochain. La liste des rétrogradés a déjà été dévoilée; parmi eux le restaurant l'Ambroisie de la Place des Vosges, le plus ancien triplé étoilé de Paris, perd un macaron. Le directeur du Guide Michelin Gwendal Poullennec était l'Invité d'Au Cœur de l'Info.

13.03.2026 à 21:45

Mignoni, manager de Toulon, après sa décompensation: "J'ai dormi cinq jours d'affilée"

FRANCE24
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Q: Que s'est-il passé après la défaite contre Clermont le 14 février ? R: "J'ai eu ce qu'on peut appeler une décompensation. Je l'ai un peu sentie arriver mais on a toujours cette sensation d'être un surhomme. On s'occupe toujours des autres et peu de soi. C'est un métier fabuleux, on ne compte pas ses heures et on se dit que ça va aller. Mais ce n'est pas tant la charge de travail sur le terrain qui est lourde, c'est la charge mentale. Et à un moment, je l'ai vraiment prise dans la gueule. Ce n'est pas la défaite qui m'a mis dans cet état, ça a été la goutte d'eau et mon corps m'a lâché." Q: Quels étaient vos symptômes ? R: "Pierre Dantin (consultant haute performance au RCT, NDLR) m'a aidé à poser les symptômes et m'a dit qu'il fallait vraiment me soigner. Il était important de me mettre sur pause. Je suis quelqu'un qui ne dort pas énormément, environ cinq ou six heures par nuit, mais là j'ai dormi cinq jours d'affilée. J'avais la sensation que ma tête pesait vingt kilos et je ne pouvais plus marcher. Il m'a fallu une semaine pour remarcher, faire le tour de mon jardin. Ensuite, j'ai marché tous les jours. Mais ça a été très dur." Q: Vous l'aviez donc senti arriver ? R: "Déjà contre Montpellier, malgré la victoire, je n'étais pas bien, pas dans mon état normal. J'ai ensuite eu des vertiges toute la semaine avant Clermont. Le docteur pensait même que j'avais fait un AVC. J'ai réalisé une IRM cérébrale après mes cinq jours de sommeil, pour écarter cette hypothèse. Je n'avais jamais autant dormi... Je n'ai ouvert mon ordinateur qu'une seule fois et je l'ai refermé après trois minutes, je ne me sentais pas. Je me suis fait aider pour analyser ce que j'ai eu. C'est une décompensation. Je n'ai pas envie de donner un nom, parce que ça fait toujours... Je n'aime pas les mots anglais (rires)." Q: Comment allez-vous aujourd'hui ? R: "Bien mieux, sinon je n'aurais pas repris. Mais je n'ai plus envie de revivre cela, donc je vais me réorganiser. Je veux faire ce que je faisais déjà, mais mieux. Dans la façon de déléguer, de trier mes journées, de fonctionner au quotidien. Des gens sont bien plus malades que moi, mais à un moment, ton corps te met des alertes. Il faut en tenir compte. C'est un détail, mais je me levais à 5h du matin pour être au bureau à 5h20, jusqu'à 18/20h, parfois 22h. Maintenant je vais m'interdire de me lever à 5h. J'ai déjà repoussé d'une heure. Mais je reste un technicien et je serai toujours sur le terrain. Simplement, je dois faire mieux avec mon staff, leur laisser plus de place. Des choses vont également changer dans le fonctionnement du club, cette saison et la prochaine." Q: Avez-vous pensé à partir ? R: "Je me suis posé la question si j'avais la force et l'envie de continuer. Bernard Lemaître (président de Toulon, NDLR) m'a tout de suite dit qu'il était impensable pour lui que je parte après tout le travail réalisé. Il souhaitait que je prenne du repos, même trois mois s'il le fallait. Accepter que son coach prenne une pause, c'est très rare, donc je le remercie. Est-ce que ça aurait été bien pour l'équipe ? J'ai pensé que si c'était le cas, c'était la vie et je partais. Mais les joueurs m'ont montré que ce n'était pas du tout l'heure et pas la bonne décision." Q: Comment vous êtes-vous remis sur pied ? R: "Par étapes. D'abord, ça a été sortir de ma chambre et descendre au salon pour manger. Ensuite marcher un petit peu, dans mon jardin, puis dans la forêt à côté. Entretemps, je suis resté en famille." Q : Aviez-vous peur du regard des gens ? R: "J'ai recroisé du monde seulement la semaine dernière. Avant je ne voulais pas qu'on me voit. Ce n'est pas une question de honte et j'ai d'ailleurs reçu beaucoup de sympathie. J'étais heureux de revenir, un peu ému et voilà, je suis reparti. Mais je dois faire attention, je reste sous surveillance (rires). Depuis mon retour, je me régale, je me sens plus frais. J'ai coupé pendant trois semaines, je n'avais jamais fait ça, même pendant mes vacances. Les joueurs semblaient heureux de me revoir, avec un peu d'émotion, ça fait plaisir." Q: Quelle conclusion tirez-vous de cette histoire ? R: "Que je ne suis pas Superman, même si je ne le pensais pas. Il y a six mois j'avais dit que si je devais mourir au bord du terrain, je n'en n'avais rien à faire. Je pensais que ça ne pouvait jamais arriver. Maintenant je sais que si. Combien de fois ma femme m'a dit de couper... Je lui répondais de ne pas s'inquiéter. Ce fonctionnement depuis 15 ans n'était pas bien pour ma famille et ma santé. Je vais essayer de mieux m'occuper des autres, mais aussi de mieux m'occuper de moi." Propos recueillis par Lucas BERTOLOTTO
Texte intégral (878 mots)
Q: Que s'est-il passé après la défaite contre Clermont le 14 février ? R: "J'ai eu ce qu'on peut appeler une décompensation. Je l'ai un peu sentie arriver mais on a toujours cette sensation d'être un surhomme. On s'occupe toujours des autres et peu de soi. C'est un métier fabuleux, on ne compte pas ses heures et on se dit que ça va aller. Mais ce n'est pas tant la charge de travail sur le terrain qui est lourde, c'est la charge mentale. Et à un moment, je l'ai vraiment prise dans la gueule. Ce n'est pas la défaite qui m'a mis dans cet état, ça a été la goutte d'eau et mon corps m'a lâché." Q: Quels étaient vos symptômes ? R: "Pierre Dantin (consultant haute performance au RCT, NDLR) m'a aidé à poser les symptômes et m'a dit qu'il fallait vraiment me soigner. Il était important de me mettre sur pause. Je suis quelqu'un qui ne dort pas énormément, environ cinq ou six heures par nuit, mais là j'ai dormi cinq jours d'affilée. J'avais la sensation que ma tête pesait vingt kilos et je ne pouvais plus marcher. Il m'a fallu une semaine pour remarcher, faire le tour de mon jardin. Ensuite, j'ai marché tous les jours. Mais ça a été très dur." Q: Vous l'aviez donc senti arriver ? R: "Déjà contre Montpellier, malgré la victoire, je n'étais pas bien, pas dans mon état normal. J'ai ensuite eu des vertiges toute la semaine avant Clermont. Le docteur pensait même que j'avais fait un AVC. J'ai réalisé une IRM cérébrale après mes cinq jours de sommeil, pour écarter cette hypothèse. Je n'avais jamais autant dormi... Je n'ai ouvert mon ordinateur qu'une seule fois et je l'ai refermé après trois minutes, je ne me sentais pas. Je me suis fait aider pour analyser ce que j'ai eu. C'est une décompensation. Je n'ai pas envie de donner un nom, parce que ça fait toujours... Je n'aime pas les mots anglais (rires)." Q: Comment allez-vous aujourd'hui ? R: "Bien mieux, sinon je n'aurais pas repris. Mais je n'ai plus envie de revivre cela, donc je vais me réorganiser. Je veux faire ce que je faisais déjà, mais mieux. Dans la façon de déléguer, de trier mes journées, de fonctionner au quotidien. Des gens sont bien plus malades que moi, mais à un moment, ton corps te met des alertes. Il faut en tenir compte. C'est un détail, mais je me levais à 5h du matin pour être au bureau à 5h20, jusqu'à 18/20h, parfois 22h. Maintenant je vais m'interdire de me lever à 5h. J'ai déjà repoussé d'une heure. Mais je reste un technicien et je serai toujours sur le terrain. Simplement, je dois faire mieux avec mon staff, leur laisser plus de place. Des choses vont également changer dans le fonctionnement du club, cette saison et la prochaine." Q: Avez-vous pensé à partir ? R: "Je me suis posé la question si j'avais la force et l'envie de continuer. Bernard Lemaître (président de Toulon, NDLR) m'a tout de suite dit qu'il était impensable pour lui que je parte après tout le travail réalisé. Il souhaitait que je prenne du repos, même trois mois s'il le fallait. Accepter que son coach prenne une pause, c'est très rare, donc je le remercie. Est-ce que ça aurait été bien pour l'équipe ? J'ai pensé que si c'était le cas, c'était la vie et je partais. Mais les joueurs m'ont montré que ce n'était pas du tout l'heure et pas la bonne décision." Q: Comment vous êtes-vous remis sur pied ? R: "Par étapes. D'abord, ça a été sortir de ma chambre et descendre au salon pour manger. Ensuite marcher un petit peu, dans mon jardin, puis dans la forêt à côté. Entretemps, je suis resté en famille." Q : Aviez-vous peur du regard des gens ? R: "J'ai recroisé du monde seulement la semaine dernière. Avant je ne voulais pas qu'on me voit. Ce n'est pas une question de honte et j'ai d'ailleurs reçu beaucoup de sympathie. J'étais heureux de revenir, un peu ému et voilà, je suis reparti. Mais je dois faire attention, je reste sous surveillance (rires). Depuis mon retour, je me régale, je me sens plus frais. J'ai coupé pendant trois semaines, je n'avais jamais fait ça, même pendant mes vacances. Les joueurs semblaient heureux de me revoir, avec un peu d'émotion, ça fait plaisir." Q: Quelle conclusion tirez-vous de cette histoire ? R: "Que je ne suis pas Superman, même si je ne le pensais pas. Il y a six mois j'avais dit que si je devais mourir au bord du terrain, je n'en n'avais rien à faire. Je pensais que ça ne pouvait jamais arriver. Maintenant je sais que si. Combien de fois ma femme m'a dit de couper... Je lui répondais de ne pas s'inquiéter. Ce fonctionnement depuis 15 ans n'était pas bien pour ma famille et ma santé. Je vais essayer de mieux m'occuper des autres, mais aussi de mieux m'occuper de moi." Propos recueillis par Lucas BERTOLOTTO

13.03.2026 à 21:41

Mojtaba Khamenei est-il apparu à Téhéran ?

Jules BOITEAU
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Face à l'incertitude sur l'état de santé du nouveau Guide Suprême iranien, certains internautes disent avoir des réponses et affirment que Mojtaba Khamenei aurait fait sa première apparition publique à Téhéran. C'est faux : ces clichés datent d'il y a près de 7 ans. Pourtant, ils ont bien été utilisés pour créer l'un des portraits officiels du nouveau Guide Suprême, à l'aide de l'Intelligence Artificielle. Info Intox avec Jules BOITEAU. 
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Face à l'incertitude sur l'état de santé du nouveau Guide Suprême iranien, certains internautes disent avoir des réponses et affirment que Mojtaba Khamenei aurait fait sa première apparition publique à Téhéran. C'est faux : ces clichés datent d'il y a près de 7 ans. Pourtant, ils ont bien été utilisés pour créer l'un des portraits officiels du nouveau Guide Suprême, à l'aide de l'Intelligence Artificielle. Info Intox avec Jules BOITEAU. 

13.03.2026 à 21:33

À Varces, hommage à Arnaud Frion, militaire "hors norme"

FRANCE24
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"La nouvelle est vraiment toute fraîche. Vous l'avez apprise quasiment en même temps que nous", se désole le colonel François-Xavier de la Chesnais, chef de corps du bataillon dont faisait partie le sous-officier, âgé de 42 ans. L'adjudant-chef Arnaud Frion a été frappé par un drone Shahed, arme de conception iranienne, selon l'officier supérieur. Il est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'est propagée dans plusieurs pays de la région. Le président Emmanuel Macron lui a rendu hommage vendredi. Six autres soldats ont été blessés lors de l'attaque de drone, selon le ministère des Armées. Dans la salle de réception de l'un des bâtiments du 7e Bataillon, deux portraits de l'adjudant-chef, déployé pour une mission de contre-terrorisme depuis janvier 2026 dans le cadre de l'opération "Inherent Resolve" en Irak, ont été accrochés. On y voit un grand jeune homme brun debout devant un drapeau tricolore, en tenue de combat des troupes de montagnes, casqué, un fusil à la main. Tchad et Afghanistan Arnaud Frion avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie le 1er décembre 2004, débutant sa carrière comme grenadier-voltigeur. Il avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. Marié et père d'un enfant, il avait reçu la médaille militaire le 31 décembre 2021. "Il est mort en soldat, en combattant. Et donc, finalement, c'est presque quelque chose qui est normal pour un soldat. (...) On sait que ça fait aussi partie du métier et Arnaud le savait", lui a rendu hommage le colonel, évoquant une "personnalité assez hors norme" et un "beau parcours". Ayant commencé "vraiment tout en bas de l'échelle", il avait "très tôt été remarqué par ses chefs". Il avait une dizaine d'opérations à son actif et avait reçu 4 citations. "C'est quelqu'un qui était ultra compétent, très, très performant. Et donc, comme on dit un peu de façon un peu banale, ce sont les meilleurs qui partent les premiers", conclut-il. L'hôtel de ville de Varces a lui aussi mis son drapeau français en berne. "La commune est en deuil, le bataillon est en deuil", relève le maire de cette commune de 8.500 habitants, Jean-Luc Corbet. "Ici, tout le monde a au minimum un voisin militaire. Et un enfant de militaire dans la classe de son enfant". Varces avait déjà eu à déplorer le décès de Maxime Blasco, tué en opération au Mali en 2021, ainsi que celui d'un autre militaire en Guyane en 2023, rappelle-t-il. "Oui, on est habitué malheureusement, bien malheureusement, on est habitué à ces situations-là. Et c'est une situation où justement, il faut que la société civile soit à leur côté.(...) Mais l'habitude n'enlève pas la peine", souligne-t-il.
Texte intégral (504 mots)
"La nouvelle est vraiment toute fraîche. Vous l'avez apprise quasiment en même temps que nous", se désole le colonel François-Xavier de la Chesnais, chef de corps du bataillon dont faisait partie le sous-officier, âgé de 42 ans. L'adjudant-chef Arnaud Frion a été frappé par un drone Shahed, arme de conception iranienne, selon l'officier supérieur. Il est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'est propagée dans plusieurs pays de la région. Le président Emmanuel Macron lui a rendu hommage vendredi. Six autres soldats ont été blessés lors de l'attaque de drone, selon le ministère des Armées. Dans la salle de réception de l'un des bâtiments du 7e Bataillon, deux portraits de l'adjudant-chef, déployé pour une mission de contre-terrorisme depuis janvier 2026 dans le cadre de l'opération "Inherent Resolve" en Irak, ont été accrochés. On y voit un grand jeune homme brun debout devant un drapeau tricolore, en tenue de combat des troupes de montagnes, casqué, un fusil à la main. Tchad et Afghanistan Arnaud Frion avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie le 1er décembre 2004, débutant sa carrière comme grenadier-voltigeur. Il avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. Marié et père d'un enfant, il avait reçu la médaille militaire le 31 décembre 2021. "Il est mort en soldat, en combattant. Et donc, finalement, c'est presque quelque chose qui est normal pour un soldat. (...) On sait que ça fait aussi partie du métier et Arnaud le savait", lui a rendu hommage le colonel, évoquant une "personnalité assez hors norme" et un "beau parcours". Ayant commencé "vraiment tout en bas de l'échelle", il avait "très tôt été remarqué par ses chefs". Il avait une dizaine d'opérations à son actif et avait reçu 4 citations. "C'est quelqu'un qui était ultra compétent, très, très performant. Et donc, comme on dit un peu de façon un peu banale, ce sont les meilleurs qui partent les premiers", conclut-il. L'hôtel de ville de Varces a lui aussi mis son drapeau français en berne. "La commune est en deuil, le bataillon est en deuil", relève le maire de cette commune de 8.500 habitants, Jean-Luc Corbet. "Ici, tout le monde a au minimum un voisin militaire. Et un enfant de militaire dans la classe de son enfant". Varces avait déjà eu à déplorer le décès de Maxime Blasco, tué en opération au Mali en 2021, ainsi que celui d'un autre militaire en Guyane en 2023, rappelle-t-il. "Oui, on est habitué malheureusement, bien malheureusement, on est habitué à ces situations-là. Et c'est une situation où justement, il faut que la société civile soit à leur côté.(...) Mais l'habitude n'enlève pas la peine", souligne-t-il.

13.03.2026 à 21:16

À quel point la levée des sanctions américaines sur le pétrole russe bénéficie-t-elle à Moscou ?

FRANCE 24
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Washington a annoncé jeudi l'autorisation temporaire de la vente de pétrole russe stocké sur des navires, un nouvel assouplissement salué vendredi par l'émissaire du Kremlin alors que les revenus pétroliers et gaziers de Moscou ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. 
Texte intégral (504 mots)
Washington a annoncé jeudi l'autorisation temporaire de la vente de pétrole russe stocké sur des navires, un nouvel assouplissement salué vendredi par l'émissaire du Kremlin alors que les revenus pétroliers et gaziers de Moscou ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. 

13.03.2026 à 21:12

Liban : dans un hôpital de Beyrouth, soigner malgré la guerre

FRANCE24
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Dans un Liban déjà fragilisé par des années de crises, les hôpitaux tentent de tenir face à la guerre qui a débuté le 2 mars. À Beyrouth, l’hôpital du Sacré-Cœur, dans la banlieue sud de la capitale régulièrement bombardée par Israël, continue malgré tout d’accueillir des blessés mais aussi des patients déplacés souffrant de maladies chroniques. Reportage de nos envoyées spéciales.
Texte intégral (504 mots)
Dans un Liban déjà fragilisé par des années de crises, les hôpitaux tentent de tenir face à la guerre qui a débuté le 2 mars. À Beyrouth, l’hôpital du Sacré-Cœur, dans la banlieue sud de la capitale régulièrement bombardée par Israël, continue malgré tout d’accueillir des blessés mais aussi des patients déplacés souffrant de maladies chroniques. Reportage de nos envoyées spéciales.

13.03.2026 à 20:28

Moyen-Orient : frappes sur Téhéran, riposte iranienne, chaos au Liban

Achren VERDIAN
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Au sommaire : les frappes israélo-américaines qui se poursuivent en Iran, notamment sur Téhéran, malgré des déclarations contradictoires de Donald Trump ; l’Iran qui en frappant Israël, les monarchies du Golfe et l'Irak; enfin au Liban, les bombardements israéliens font des centaines de morts et au moins 800 000 déplacés.
Texte intégral (504 mots)
Au sommaire : les frappes israélo-américaines qui se poursuivent en Iran, notamment sur Téhéran, malgré des déclarations contradictoires de Donald Trump ; l’Iran qui en frappant Israël, les monarchies du Golfe et l'Irak; enfin au Liban, les bombardements israéliens font des centaines de morts et au moins 800 000 déplacés.

13.03.2026 à 20:01

Huitièmes de finale retour de la Ligue des champions : à quoi s'attendre ?

Annie GASNIER
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La semaine prochaine, place aux huitièmes de finale retour de la Ligue des champions. Certaines équipes ont pris une option et, selon plusieurs projections statistiques, le PSG ou le Real seraient déjà très proches des quarts de finale. Mais l'histoire européenne regorge de retournements spectaculaires. Le football peut-il encore déjouer les statistiques ?
Texte intégral (504 mots)
La semaine prochaine, place aux huitièmes de finale retour de la Ligue des champions. Certaines équipes ont pris une option et, selon plusieurs projections statistiques, le PSG ou le Real seraient déjà très proches des quarts de finale. Mais l'histoire européenne regorge de retournements spectaculaires. Le football peut-il encore déjouer les statistiques ?

13.03.2026 à 19:53

Aux Etats-Unis, les Haïtiens toujours dans l'incertitude sur leur avenir

FRANCE24
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"On n'avait pas ce genre d'angoisse, du genre: +vont-ils venir me chercher?+", confie à l'AFP cette aide-soignante, jointe au téléphone depuis Boynton Beach, en Floride. "C'est terrifiant". Maryse Balthazar, installée aux Etats-Unis après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti en 2010, fait partie des quelque 350.000 ressortissants haïtiens bénéficiant du Statut de protection temporaire (TPS), qui interdit leur expulsion vers des pays jugés dangereux. Pour la plupart d'entre eux, retrouver leur pays, livré aux gangs et à la misère, n'est pas une option. Mais Donald Trump et Kristi Noem, récemment limogée de son poste de ministre de la Sécurité intérieure, ont tenté à plusieurs reprises de mettre fin au TPS pour les Haïtiens. L'administration Trump avait prévu de clore le programme le 3 février, mais la décision a été suspendue la veille par une juge fédérale. Un jugement salué par Colin O'Leary, directeur d'une maison de retraite à Boston qui emploie de nombreux travailleurs haïtiens, comme un grand nombre d'établissements de soins. "Nous pensions perdre une part importante de notre personnel", raconte-t-il. Malgré cette décision judiciaire, les témoignages de pertes d'emploi se multiplient au sein de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis, certains employeurs devenant hésitants face aux incertitudes entourant le TPS. Maryse Balthazar raconte ainsi que son fils a perdu son travail de réceptionniste. Doris Etheart, gérante d'une épicerie caribéenne à New York, rapporte quant à elle que deux de ses cousins, arrivés en 2024, ont été licenciés de leurs postes d'agents de sécurité. Quant à l'affluence dans le quartier haïtien de Brooklyn, celle-ci a nettement diminué. "Ils se terrent" "Ils vivent tous dans la peur, ils se terrent", explique cette Américaine, née de parents haïtiens arrivés aux Etats-Unis dans les années 1990. La bataille judiciaire actuelle ravive un combat juridique entamé lors du premier mandat de Donald Trump. Ses tentatives pour mettre fin au TPS s'étaient alors heurtées aux tribunaux. Dans sa décision, la juge Ana Reyes décrit Haïti comme "un pays plongé dans le chaos et la crise", s'appuyant notamment sur des déclarations du secrétaire d'Etat Marco Rubio. Elle relève en outre une "hostilité" du gouvernement "envers les immigrés non-blancs", reprenant des propos de Kristi Noem qui les qualifiait de "tueurs, parasites et profiteurs des aides sociales". Son ordonnance met enfin en avant le rôle de la main-d'œuvre haïtienne dans plusieurs secteurs-clés, dont la santé, générant 5,2 milliards de dollars de recettes fiscales par an. Une initiative a également été lancée au Congrès par la représentante démocrate du Massachusetts Ayanna Pressley, soutenue par plus de 170 personnes, pour imposer le maintien du TPS pour Haïti. Les défenseurs de la communauté ont par ailleurs encouragé les entreprises employant des immigrés haïtiens à faire pression en coulisses sur le gouvernement. "Les entreprises craignent de défendre leurs intérêts (en public) car elles appréhendent des représailles", explique Brian Concannon, directeur exécutif de l'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti. La communauté haïtienne reste extrêmement méfiante. D'autant plus que l'administration Trump a déposé mercredi une requête auprès de la Cour suprême pour demander la suspension de l'ordonnance de Mme Reyes. Eno Mondesir, responsable de santé publique dans le Massachusetts et pasteur, conseille ainsi aux ressortissants haïtiens de trouver des amis de confiance pour s'occuper de leurs enfants, en cas de détention. "Je ne m'attendais jamais à voir aux États-Unis un mépris total des droits humains et une pareille violation de la Constitution et de l'état de droit", déclare-t-il. La mobilisation actuelle redonne un peu d'espoir à Maryse Balthazar, qui suit anxieusement l'évolution des procédures. "Nous avons beaucoup de gens qui se battent pour nous", dit-elle. "En groupe, on peut gagner. Seul, c'est difficile".
Texte intégral (673 mots)
"On n'avait pas ce genre d'angoisse, du genre: +vont-ils venir me chercher?+", confie à l'AFP cette aide-soignante, jointe au téléphone depuis Boynton Beach, en Floride. "C'est terrifiant". Maryse Balthazar, installée aux Etats-Unis après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti en 2010, fait partie des quelque 350.000 ressortissants haïtiens bénéficiant du Statut de protection temporaire (TPS), qui interdit leur expulsion vers des pays jugés dangereux. Pour la plupart d'entre eux, retrouver leur pays, livré aux gangs et à la misère, n'est pas une option. Mais Donald Trump et Kristi Noem, récemment limogée de son poste de ministre de la Sécurité intérieure, ont tenté à plusieurs reprises de mettre fin au TPS pour les Haïtiens. L'administration Trump avait prévu de clore le programme le 3 février, mais la décision a été suspendue la veille par une juge fédérale. Un jugement salué par Colin O'Leary, directeur d'une maison de retraite à Boston qui emploie de nombreux travailleurs haïtiens, comme un grand nombre d'établissements de soins. "Nous pensions perdre une part importante de notre personnel", raconte-t-il. Malgré cette décision judiciaire, les témoignages de pertes d'emploi se multiplient au sein de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis, certains employeurs devenant hésitants face aux incertitudes entourant le TPS. Maryse Balthazar raconte ainsi que son fils a perdu son travail de réceptionniste. Doris Etheart, gérante d'une épicerie caribéenne à New York, rapporte quant à elle que deux de ses cousins, arrivés en 2024, ont été licenciés de leurs postes d'agents de sécurité. Quant à l'affluence dans le quartier haïtien de Brooklyn, celle-ci a nettement diminué. "Ils se terrent" "Ils vivent tous dans la peur, ils se terrent", explique cette Américaine, née de parents haïtiens arrivés aux Etats-Unis dans les années 1990. La bataille judiciaire actuelle ravive un combat juridique entamé lors du premier mandat de Donald Trump. Ses tentatives pour mettre fin au TPS s'étaient alors heurtées aux tribunaux. Dans sa décision, la juge Ana Reyes décrit Haïti comme "un pays plongé dans le chaos et la crise", s'appuyant notamment sur des déclarations du secrétaire d'Etat Marco Rubio. Elle relève en outre une "hostilité" du gouvernement "envers les immigrés non-blancs", reprenant des propos de Kristi Noem qui les qualifiait de "tueurs, parasites et profiteurs des aides sociales". Son ordonnance met enfin en avant le rôle de la main-d'œuvre haïtienne dans plusieurs secteurs-clés, dont la santé, générant 5,2 milliards de dollars de recettes fiscales par an. Une initiative a également été lancée au Congrès par la représentante démocrate du Massachusetts Ayanna Pressley, soutenue par plus de 170 personnes, pour imposer le maintien du TPS pour Haïti. Les défenseurs de la communauté ont par ailleurs encouragé les entreprises employant des immigrés haïtiens à faire pression en coulisses sur le gouvernement. "Les entreprises craignent de défendre leurs intérêts (en public) car elles appréhendent des représailles", explique Brian Concannon, directeur exécutif de l'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti. La communauté haïtienne reste extrêmement méfiante. D'autant plus que l'administration Trump a déposé mercredi une requête auprès de la Cour suprême pour demander la suspension de l'ordonnance de Mme Reyes. Eno Mondesir, responsable de santé publique dans le Massachusetts et pasteur, conseille ainsi aux ressortissants haïtiens de trouver des amis de confiance pour s'occuper de leurs enfants, en cas de détention. "Je ne m'attendais jamais à voir aux États-Unis un mépris total des droits humains et une pareille violation de la Constitution et de l'état de droit", déclare-t-il. La mobilisation actuelle redonne un peu d'espoir à Maryse Balthazar, qui suit anxieusement l'évolution des procédures. "Nous avons beaucoup de gens qui se battent pour nous", dit-elle. "En groupe, on peut gagner. Seul, c'est difficile".
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