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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.05.2026 à 08:17

La bière "John Lemon" s'arrache après une mise en demeure de Yoko Ono

FRANCE24
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Il y a cinq ans, la brasserie a cherché un nom pour une bière blonde au gingembre et au citron "et on s'est dit que John Lemon, c'était cool", a raconté Aurélien Picard, patron de la brasserie de l'imprimerie à Bannalec (Finistère). "On est une brasserie qui existe depuis 10 ans et on fait des jeux de mots autour des noms de nos bières", a-t-il expliqué. Dans son catalogue, on trouve ainsi une bière "blonde parfumée" appelée la Jean-Gol Potier, une "brune de contrebande" nommée la Mireille Mafieux et une "rousse qui tâche" désignée la Yvette Ornière, toutes accompagnées de dessins de personnages. Mais, fin mars, un cabinet d'avocats néerlandais a mis en demeure la brasserie de cesser la commercialisation de la "John Lemon", sous peine de devoir verser des sommes conséquentes au Trust de Yoko Ono, chargé de protéger l'image de John Lennon. "Il y avait des chiffres avec 100.000 euros, et entre 150 et 1.000 euros par jour de pénalités si on n'allait pas dans leur sens, si on n'arrêtait pas. En gros, ils nous demandaient de rappeler tous nos produits et d'arrêter immédiatement la diffusion de la marque qui était protégée", a décrit M. Picard. Finalement, après échange de courrier, le brasseur, qui vend aux cavistes, épiceries et restaurants dans un rayon de 40 km, obtient l'autorisation d'écouler ses 5.000 bouteilles en stock d'ici au 1er juillet. Sauf que la publicité générée par l'affaire accélère les ventes: la plupart des bières ont été vendues en quelques jours. "Ça a été la folie. Il m'en reste moins de 1.000", témoigne M. Picard. "C'était plutôt drôle dans notre malheur." Le brasseur, qui compte deux salariés et vend entre 50.000 et 80.000 bouteilles par an, cherche désormais un nouveau nom pour sa blonde désaltérante. Il voulait l'appeler Jaune Lemon mais les avocats néerlandais lui ont répondu que "c'était trop proche de John et que toute allusion visuelle au monsieur John Lennon était interdite", a-t-il indiqué.

05.05.2026 à 08:07

Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après

FRANCE24
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Férus de l'univers d'Arthur Conan Doyle peuplé de bandits, de détectives, de brouillard, de lampes à pétrole et de tweed, une soixantaine de membres de la Sherlock Holmes Society de Londres ont entrepris la semaine dernière un long pèlerinage vers ce lieu mythique. Chapeaux multiformes, moustaches impériales, robes somptueuses et cannes haut de gamme étaient de mise : chacun incarnait un personnage des romans, du joueur de rugby disparu au roi de Bohême, en passant par Mme Hudson, la logeuse de Holmes au 221b Baker Street, à Londres. "Le simple fait de porter ces vêtements et de se tenir un peu voûté vous transforme", a confié l'avocat britannique Peter Horrocks, coiffé d'un haut-de-forme et vêtu de noir, dans la peau du génie du mal Moriarty. Le périple de trois jours du groupe à travers les lieux liés à Sherlock Holmes en Suisse a culminé à Meiringen, dans l'Oberland bernois (centre de la Suisse). Dimanche, ils ont emprunté le funiculaire menant aux chutes tumultueuses qui plongent dans un bassin 120 mètres en contrebas. "C'est tellement impressionnant !", s'est exclamé M. Horrocks, au milieu du grondement et des embruns, insistant sur le fait que cela replongeait "absolument" les passionnés de Sherlock Holmes au cœur de l'histoire. Ce lieu spectaculaire est celui où Holmes et Moriarty se sont affrontés sur un promontoire escarpé, trouvant apparemment tous deux la mort le 4 mai 1891. Doyle avait ainsi fait mourir son détective préféré dans sa nouvelle de 1893, "Le Denier Problème". Mais la demande du public avait été telle que Doyle fut contraint de le ressusciter un peu plus tard. - "Immersion totale" - Loupe dans une main, pipe dans l'autre, l'auteur spécialisé dans le domaine automobile Philip Porter a eu l'honneur d'incarner Holmes. C'est selon lui le "charme unique" des histoires de Doyle, "empreintes d'une atmosphère victorienne, du triomphe du bien sur le mal et de personnages merveilleux", qui captive les passionnés. "L'univers de Sherlock Holmes nous unit", a-t-il confié à l'AFP, avant de mimer pour la postérité le moment où basculent les ennemis, comme l'avait illustré Sidney Paget en 1893. Puis survient le docteur Watson, criant un "Holmes !" résonnant contre les rochers, avant de découvrir la lettre que le détective lui a laissée, et de comprendre que son ami était mort. "Quand Watson a trouvé le mot, j'avoue avoir eu les larmes aux yeux. J'ai trouvé ça très émouvant", a confié Hélène Vrot, originaire des environs de Paris, vêtue d'une robe à manches bouffantes, "une mode éphémère de 1895". JeanMarie Zubia, originaire de l'État de Washington aux États-Unis, a elle savouré "une immersion totale" dans l'époque victorienne. "C'est formidable d'être entourée de tous ces autres passionnés de Sherlock Holmes, car ils peuvent parler sans arrêt de ce qui me passionne tant (....) et tous les détails qui composent chaque histoire", a expliqué celle qui incarne Laura Lyons, du "Chien des Baskerville". La Chinoise Kitty, elle, n'en croyait elle pas ses yeux. Coiffée d'un chapeau de chasse à la Holmes, cette fanatique du détective de 24 ans effectuait un premier voyage du 4 mai par ses propres moyens lorsqu'elle s'est retrouvée face à ses personnages préférés, comme s'ils prenaient soudainement vie. "Waouh ! Quelle chance j'ai de rencontrer M. Sherlock Holmes, le Docteur Watson, le Professeur Moriarty et le Colonel Moran !", s'est exclamée l'étudiante en robotique de l'Université de Manchester, véritablement subjuguée. Cette visite organisée a marqué le 75e anniversaire de cette société londonienne qui compte plus de 1.000 membres. Le coordinateur du voyage, Markus Geisser, a savouré le fait que "voyager en Suisse en costume victorien est encore une activité très appréciée". Vêtu comme l'espion allemand insouciant Von Bork, il a expliqué que l'association et ses événements offraient l'opportunité de rencontrer des personnes partageant la même passion, ajoutant que pour sa part, il y avait même "rencontré (s)on épouse".

05.05.2026 à 08:03

Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"

FRANCE24
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"D'autres printemps" (Flammarion), en librairie mercredi et tiré à 230.000 exemplaires, est le 12e roman de Virginie Grimaldi, en 12 ans, mais "le premier à traiter du déracinement", explique l'autrice à l'AFP. Elle en a eu l'inspiration lors d'un voyage en Italie avec sa grand-mère d'origine sicilienne. "C'était le dernier pour elle, elle en avait conscience et moi aussi" et "je me suis dit que je devais écrire sur le déracinement, sur les blessures d'enfance". Le roman raconte la fugue italienne de Line, 90 ans, et de sa petite-fille Flora, 45 ans, à l'insu du reste de la famille. L'occasion de petites aventures, de rencontres et de longues discussions entre deux femmes "qui vont à la fois se comprendre et ne pas se comprendre". "Le temps qui passe est mon obsession", explique Virginie Grimaldi, 48 ans. "Cela nourrit en moi une grande nostalgie, tout en me faisant profiter du moment présent". L'autrice reste fidèle à ses principes d'écriture: "être au plus proche de la vie". Car "mon inspiration vient surtout de ma porosité au monde. J'absorbe beaucoup, je suis attentive aux petites choses que peut-être d'autres ne voient pas". La recette est gagnante: la romancière ne cesse d'élargir son lectorat, composé majoritairement de femmes de tous âges, milieux sociaux et origines géographiques. Elle a vendu près de 10 millions de romans, tous formats confondus, dont plus d'un million en 2025, année de la sortie des "Heures fragiles". Ils sont traduits en plus de 20 langues et trois d'entre eux font l'objet d'adaptation audiovisuelle. "Sincérité" Son éditrice, Pauline Faure, explique ce succès inattendu par "la sincérité" de Virginie Grimaldi. "Ses textes s'enracinent dans quelque chose de profond et d'instinctif, elle ne cherche pas à suivre une mode ou des thèmes d'actualité", explique-t-elle, en mettant aussi en avant son humour. A ceux qui qualifient ses romans de "feel-good" (réconfortants) faciles à lire, Virginie Grimaldi réplique qu'elle fait attention à ne pas "tomber dans le pathos ou la mièvrerie", que ses précédents livres ne se terminaient pas tous par une fin heureuse et qu'ils abordaient parfois des sujets difficiles. Ancrée dans la région bordelaise, Virginie Grimaldi est l'écrivaine la plus suivie sur les réseaux sociaux, surtout Instagram, où elle poste de temps en temps ses réflexions sans dévoiler sa vie privée. Bien qu'éloignée de Paris, elle a suivi avec attention la crise au sein de la maison d'édition Grasset provoquée par le limogeage du PDG Olivier Nora par Hachette, le groupe qui appartient à la galaxie du milliardaire Vincent Bolloré. Virginie Grimaldi a connu une situation similaire chez Fayard, qu'elle a quitté en 2022 pour Flammarion au lendemain de la nomination d'une nouvelle patronne à la tête de cette maison d'édition appartenant aussi à Hachette. "Je suis contente d'en être partie. Et malheureusement, la suite a dépassé mes craintes", indique-t-elle, en référence aux nombreux auteurs marqués à droite ou à l'extrême-droite désormais publiés par Fayard. "Je m'associe à la stupeur et aux craintes des auteurs parce que ce qui se passe est très grave. Cela envoie un signal clair: la pluralité chez Grasset, c'est fini. Donc je trouve important que les auteurs se soulèvent ensemble", déclare-t-elle.

05.05.2026 à 07:57

Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique

FRANCE24
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Commerçants rackettés et communautés autochtones sont soumises au bon vouloir des Autodefensas Conquistadoras de la Sierra Nevada (ACSN), un groupe d'origine paramilitaire qui se finance grâce au contrôle des routes du narcotrafic dans la plus haute montagne côtière du monde, imposant sa domination sur le territoire et la population. Les ACSN exercent une autorité de facto dans la région par "un contrôle territorial à travers une gouvernance armée", explique à l'AFP la chercheuse Norma Vera. Elles exploitent illégalement des mines d'or qui contaminent l'eau avec du mercure et contrôlent jusqu'au "repas vendu" aux touristes par l'extorsion, assure-t-elle. "Nous avons peur, nous vivons dans l'angoisse face à l'avenir", confie à l'AFP le gouverneur du peuple kogui, Atanasio Moscote, au sommet de la réserve que les indigènes considèrent comme "le cœur du monde". "Le fait d'entrer avec des armes provoque un déséquilibre dans la sierra", se plaint M. Moscote, dit-il vêtu de son habit traditionnel blanc tissé à la main. Les touristes n'ont vu que la fermeture plus de deux semaines, entre février et mars, de l'emblématique parc Tayrona, l'une des deux réserves naturelles de la Sierra Nevada qui accueille chaque année des milliers de visiteurs venus admirer ses plages préservées. Le gouvernement a justifié cette mesure par les extorsions et les menaces sur le personnel qui administre le parc dont l'entrée est payante. Il entendait également défendre les gardes forestiers qui s'opposent aux activités illégales des ACSN, tels l'orpaillage ou la déforestation. L'AFP a accompagné l'un de ces agents au cours d'une tournée dans la réserve. "Notre présence dans chaque recoin, dans chaque zone, est d'une importance vitale pour conserver, maintenir et surveiller nos ressources", explique Yeiner Hernandez, 31 ans. – "Pire" niveau de violence – Le parc Tayrona abrite la forêt sèche la mieux préservée du pays, ainsi que de riches écosystèmes marins qui attirent les plongeurs du monde entier. Le parc national naturel de la Sierra Nevada, qui culmine à 5.700 mètres au-dessus du niveau de la mer, le surplombe. Ces deux zones protégées ont accueilli en 2025 plus de 873.000 voyageurs. Elles sont aussi le foyer des Arhuacos, des Koguis et d'autres communautés indigènes qui vivent dans de pittoresques huttes de paille. Depuis plus de 60 ans de conflit interne entre gouvernement et guérillas d'inspiration révolutionnaires ou cartels de narcotrafiquants, elles sont habituées à l'oppression de groupes armés sur leur territoire. Mais aujourd'hui ces communautés indigènes affirment subir "le pire" niveau de violence jamais atteint. Le Clan del Golfo, organisation également paramilitaire, principal groupe narcotrafiquant du pays, tente de prendre à l'ACSN le contrôle de la Sierra Nevada, déclenchant des combats armés prenant au piège les populations locales. "Ces groupes armés sont montés jusqu'à la partie la plus haute. Ils affectent une communauté dont 95% sont entièrement autochtones, qui ne parlent pas espagnol, qui vivent de leurs cultures et de leur savoir ancestral", reconnu patrimoine mondial par l'UNESCO, explique Luis Salcedo, gouverneur arhuaco aux longs cheveux, tout en mâchant une feuille de coca, la plante sacrée. Omar Garcia, président du syndicat hôtelier de la ville de Santa Marta, redoute la mauvaise réputation que font planer les ACSN sur le secteur touristique. "Toute information qui touche à l'image et à la sécurité font que le visiteur y réfléchit à deux fois. Et cela n'affecte pas seulement la ville, mais aussi ces communautés (...) qui vivent du tourisme", dit-il.

05.05.2026 à 07:57

Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"

FRANCE24
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Dans cet archipel du Pacifique Sud, destination touristique prisée comptant un peu moins d'un million d'habitants, plus de 2.000 nouveaux cas de VIH ont été recensés l'année dernière, soit une augmentation de 26% par rapport à 2024. Le gouvernement a déclaré une épidémie de VIH et a qualifié la situation de crise nationale. "Ça se propage comme une traînée de poudre", dit à l'AFP Siteri Dinawai, 46 ans, venue se faire dépister. La clinique Moonlight, dans un minibus aménagé garé en banlieue à Suva, vise à rapprocher le dépistage des quartiers. Des bénévoles du Survival Advocacy Network (un groupe de soutien aux travailleurs et travailleuses du sexe) et de Rainbow Pride Fiji (qui oeuvre auprès des communautés LGBTQ+) sont présents pour échanger avec les plus réticents. Ana Fofole et son équipe, qui gèrent la clinique, distribuent des préservatifs et réalisent aussi des tests de dépistage pour la syphilis et l'hépatite B. Mais si les résultats s'obtiennent en seulement 15 minutes, la peur reste un obstacle majeur. Flux de drogues "Beaucoup ne viennent pas par crainte d'obtenir un résultat positif", explique Ecelina Lalabaluva, 28 ans, qui a franchi le pas du dépistage. Des cliniques comme Moonlight permettent de sensibiliser la population, d'évaluer plus précisément le nombre de cas et d'orienter les personnes testées séropositives vers des traitements. Le pays a comptabilisé environ 5.000 cas, selon Renata Ram, directrice nationale pour les Fidji et le Pacifique à l'ONUSIDA, qui affirme que la crise s'aggrave depuis des années. Le taux de transmission a commencé à grimper vers 2019, avec l'apparition d'un groupe d'utilisateurs de drogues injectables à "très haut risque", principalement parmi les travailleurs et travailleuses du sexe. "Les Fidji, comme d'autres îles du Pacifique, ont longtemps été des plaques tournantes pour les drogues en provenance d'Amérique latine et d'Asie à destination de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande", explique Virginia Comolli, responsable du programme Pacifique pour l'Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC). Le flux de drogues hautement addictives (méthamphétamine, cocaïne) vers ces marchés lucratifs a fortement augmenté après l'accalmie de la pandémie de Covid-19. Ces substances ont également fini par alimenter les îles du Pacifique, notamment du fait que les organisations criminelles paient souvent leurs facilitateurs locaux "en nature". Pour ceux qui vivent avec le virus aux Fidji, où les valeurs conservatrices restent prédominantes,le stigmate social est un fardeau pesant. Retard de "15 à 20 ans" Mark Lal, diagnostiqué séropositif il y a deux ans, est l'un des seuls à parler publiquement de cette crise. "Aux Fidji, dès que le sujet du sexe est abordé, tout le monde se disperse", explique ce jeune homme de 24 ans, qui précise ne pas être un consommateur de drogues. "Quand j’ai reçu mon diagnostic, la première chose que j’ai demandée aux médecins, c’était: +Et maintenant? Est-ce que je dois juste attendre de mourir?+", raconte-t-il. Via sa page Facebook +Living Positive Fiji+, Mark Lal a déjà répondu aux interrogations de plus d'une centaine de personnes. La plupart sont âgées de 17 à 20 ans et hésitent à révéler leur séropositivité par crainte des discriminations, selon lui. Pour Renata Ram de l'ONUSIDA, la tâche s'annonce ardue car les Fidji ont un retard de "15 à 20 ans" dans leurs efforts de lutte contre le VIH. "Un programme d’échange de seringues est ce dont on a vraiment besoin en ce moment", affirme-t-elle. Le gouvernement a annoncé l'adoption d'un plan pour prévenir la propagation liée aux drogues injectables, mais sa mise en oeuvre a pris du retard. Pour Irinieta Foi, venue se faire tester à la clinique Moonlight, la tâche la plus importante est simple. "Il est vraiment important que tout le monde se fasse dépister", martèle-t-elle.

05.05.2026 à 07:55

Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran

FRANCE24
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Ce phénomène climatique naturel entraîne des modifications mondiales des vents et des précipitations. L’Organisation météorologique mondiale estime que l'épisode pourrait être particulièrement intense, certains qualifiant l’événement de "super El Niño". Le continent asiatique, déjà vulnérable aux canicules, pourrait être durement frappé. El Niño déplace les précipitations traditionnelles, augmentant les risques de sécheresse et d'incendies. "L'anomalie sous-marine que nous observons jusqu'à présent est assez marquée", explique Peter van Rensch, climatologue à l'université Monash en Australie. "Elle ressemble un peu à ce que nous avions observé lors de l'épisode de 1997-1998, qui était probablement le phénomène El Niño le plus intense", a-t-il déclaré à l'AFP. Les perspectives sont encore incertaines et M. van Rensch fait remarquer qu'il était possible qu'El Niño ne se développe pas du tout. Impact catastrophique En 1997, El Niño avait provoqué des feux dévastateurs en Indonésie. Aujourd'hui, les autorités craignent les précipitations les plus faibles depuis 30 ans. Ces alertes surviennent alors que l'Asie craint des pénuries de carburant et de fertilisants transitant par le détroit d'Ormuz. L'Iran a fermé cette voie navigable stratégique depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé des attaques contre le pays le 28 février, perturbant ainsi l'approvisionnement mondial en carburant. La hausse des températures mettra à rude épreuve des réseaux électriques déjà fragiles, prévient Haneea Isaad, spécialiste du financement de l'énergie à l'IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis). "Pour les pays fortement dépendants du détroit d'Ormuz pour leurs livraisons de pétrole et de gaz, la tension sur l'offre entraînera un rationnement accru du carburant, une gestion de la demande et une réduction des activités économiques (...) ce qui affectera la croissance globale du PIB", a-t-elle déclaré à l'AFP. Les sécheresses qu'El Niño peut provoquer dans certaines parties de la région représentent également une menace pour les pays très dépendants de l'hydroélectricité, a souligné Dinita Setyawati, analyste au sein du groupe de réflexion Ember. "La plupart des pays de l'ASEAN recourent largement à l'hydroélectricité", a-t-elle averti, soulignant que les pays du Mékong, le Népal et certaines régions de Malaisie étaient particulièrement vulnérables. Ces risques ont été mis en évidence en 2022, lorsqu'une vague de chaleur en Chine a entraîné une chute de plus de 50% de la production hydroélectrique dans le Sichuan, provoquant des pénuries d'électricité qui ont touché aussi bien les ménages que l'industrie. Risques agricoles Un climat plus chaud et plus sec va également créer des risques nouveaux pour l'agriculture, déjà sous pressions face à la montée des coûts des fertiliseurs et de l'énergie nécessaires aux équipements fermiers. "Si les prix des récoltes n'augmentent pas suffisamment pour compenser la hausse des coûts des intrants et du transport, les marges des producteurs s'amenuiseront, ce qui augmentera le risque d'une réduction des apports d'engrais et d'une baisse des rendements", a averti BMI, une filiale de la société d'études Fitch Solutions. "Cela aggraverait l'inflation des prix alimentaires et accentuerait l'insécurité alimentaire, en particulier sur les marchés dépendants des importations et vulnérables aux aléas climatiques." Dans certaines régions d'Asie, El Niño pourrait provoquer d'intenses précipitations et des inondations, ce qui pourrait impacter des secteurs comme celui des récoltes de riz dans le sud de la Chine, selon Mme Isaad. L'impact du changement climatique sur le phénomène El Niño est encore peu connu. Cependant, la recherche montre que le dérèglement climatique entraînera lui-même des vagues de chaleur plus fréquentes et intenses, ainsi que des précipitations soudaines et diluviennes provoquant des inondations. Face à ces menaces, les experts préconisent aux pays de la région de renforcer la résilience de leurs systèmes énergétiques en diversifiant et en verdissant leurs réseaux. "Le solaire et l'éolien, couplés à des batteries, offrent une infrastructure plus résiliente qu'une infrastructure fossile centralisée", a déclaré Mme Setyawati.

05.05.2026 à 07:53

Zack Polanski, l'"éco-populiste" qui galvanise les Verts britanniques

FRANCE24
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Cet ex-acteur et hypnothérapeute de 43 ans a pris la tête de la formation écologiste en septembre dernier avec un discours centré sur la justice sociale et une ambition: faire de ce parti minoritaire la première force de gauche du pays. Depuis son élection avec le score stratosphérique de 84,6% des voix, il a réussi à faire venir chez les Verts 100.000 nouveaux membres, ce qui lui vaut d'être comparé au charismatique maire de New York, Zohran Mamdani. Zack Polanski a "dynamisé le parti de manière spectaculaire", souligne auprès de l'AFP Tim Bale, professeur de sciences politiques à l’université Queen Mary de Londres. Selon lui, les Verts étaient déjà bien placés pour profiter du désenchantement d’une partie des électeurs vis-à-vis du parti travailliste du Premier ministre Keir Starmer, "en particulier chez les jeunes et les électeurs musulmans vivant dans les centres urbains". Mais, poursuit-il, "sous sa direction le parti a une chance sérieuse non seulement de remporter des sièges, mais peut-être aussi de prendre le contrôle de certains conseils municipaux" lors des élections de jeudi. D’après des estimations de l’institut de sondage YouGov, ce parti - qui ne compte actuellement que cinq députés à la chambre des Communes - pourrait arriver en tête dans jusqu’à huit des 32 conseils municipaux londoniens. Casser les codes Zack Polanski, né David Paulden en 1982, a grandi près de Manchester (nord) dans une famille juive. Il a choisi à sa majorité de porter le nom de ses grands-parents, en hommage à ses origines juives, et opté pour le prénom Zack. Il a fait une partie de sa scolarité dans le privé grâce à une bourse. Une expérience qui a laissé des traces: il a raconté à plusieurs reprises avoir été victime de harcèlement en raison de son homosexualité. C'est dans le théâtre que Zack Polanski décide de s'investir : il devient acteur. Il a également travaillé comme hypnothérapeute. De cette période, ses détracteurs retiennent une chose: la parution, en 2013, d'un article dans lequel une journaliste racontait qu'il lui avait promis une poitrine plus généreuse uniquement par la force de son esprit. Il s'est excusé à de nombreuses reprises. La politique est venue sur le tard: d'abord chez les Libéraux-démocrates, en 2015, avant de rejoindre les Verts deux ans plus tard. Il siège à l'Assemblée de Londres depuis 2021. Il a indiqué avoir décidé de se présenter à la tête de son parti après avoir constaté son recul face au parti anti-immigration Reform UK lors des précédentes élections locales de mai 2025. Sa méthode est simple: il s'appuie sur son expérience d'acteur pour casser les codes de la politique, investit les réseaux sociaux et revendique le besoin de "raconter des histoires". Polémiques Il n'a d'ailleurs jamais caché s'être inspiré de la stratégie de communication de Nigel Farage, le chef de Reform, qu'il juge "audacieuse", tout en se situant à l'opposé de ses positions politiques. Sur le fond, Zack Polanski assume une approche radicale et populiste pour séduire au-delà des cercles de la gauche traditionnelle, s’autoproclamant "éco-populiste". Une approche qui semble fonctionner jusqu'ici. En février, les Verts ont remporté une élection législative partielle, prenant une circonscription aux travaillistes. Mais elle s'accompagne aussi de polémiques. Interrogé fin avril sur la série d'incendies et tentatives d'incendie qui ciblent depuis fin mars la communauté juive à Londres, il s'est dit "préoccupé par la hausse des actes antisémites", ajoutant qu'il fallait un "débat pour savoir s’il s’agit d’un sentiment d’insécurité ou d’une insécurité réelle". Et dans la foulée de l'attaque antisémite de Golders Green, où deux hommes juifs ont été blessés mercredi, il a dû s'excuser auprès des forces de l'ordre après un tweet dénonçant l'interpellation musclée du suspect. En outre, beaucoup lui reprochent une certaine ambiguïté, voire ses "lacunes", sur des sujets comme l'Otan ou l'économie.

05.05.2026 à 07:51

Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation

FRANCE24
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Jonathan Rinderknecht doit être jugé à partir du 8 juin pour son rôle dans le "Palisades Fire", qui a tué 12 personnes sur les 31 victimes ayant péri au total dans les incendies de Los Angeles en janvier 2025. Dans des documents judiciaires déposés la semaine dernière, les procureurs le dépeignent en chauffeur Uber scandalisé par la société capitaliste, qui aurait brûlé par vengeance le quartier de Pacific Palisades, repaire de célébrités où les villas avec vue sur l'océan valent des millions. Deux semaines avant de passer à l'acte, son historique de recherches Internet contenait des requêtes comme "éliminons tous les milliardaires", selon l'accusation. Il aurait aussi recherché le mot d'ordre "libérez Luigi Mangione", l'Américain accusé d'avoir tué le patron de United Healthcare - une affaire qui a provoqué une intense polémique aux Etats-Unis, car il a parfois été élevé au rang de Robin des bois moderne sur les réseaux sociaux. "De nombreux passagers" que M. Rinderknecht a transportés "ont décrit l'accusé comme en colère, intense, conduisant de manière erratique et ruminant des diatribes où il se disait +furieux contre le monde+, évoquait Luigi Mangione, le capitalisme et le fait de se faire justice soi-même", d'après les documents. M. Rinderknecht a jusqu'ici plaidé non coupable. Lors d'un interrogatoire fin janvier 2025, les enquêteurs lui ont demandé pourquoi quelqu'un pourrait déclencher un incendie criminel dans le quartier de Pacific Palisades. Le suspect aurait alors répondu qu'un éventuel pyromane pourrait être motivé par un ressentiment envers les riches, alors que "nous sommes pratiquement réduits en esclavage par eux", selon le parquet. Il aurait aussi comparé le geste à un acte de "désespoir" similaire au meurtre pour lequel Luigi Mangione a été inculpé. Selon ces nouveaux documents judiciaires, M. Rinderknecht était aussi furieux après avoir été récemment rejeté par une ancienne collègue de travail, avec qui il avait eu une brève relation. Arrêté en Floride début octobre, le suspect est un ancien habitant du quartier de Pacific Palisades, qui a grandi en France. Il est accusé d'avoir déclenché un incendie la nuit du Nouvel An 2025 dans les montagnes surplombant ce coin huppé de Los Angeles. C'est cet incendie initial, que les pompiers croyaient avoir éteint, qui s'est ensuite ravivé le 7 janvier pour dévaster le quartier et une partie de la ville de Malibu, selon les procureurs fédéraux.

05.05.2026 à 07:34

Au Kremlin, Vladimir Poutine de plus en plus isolé?

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala.
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A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala.

05.05.2026 à 07:21

NBA: les Spurs surpris par les Wolves, malgré le record de contres de Wembanyama

FRANCE24
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Après la qualification contre Portland au premier tour (4-1), les Spurs et leur phénomène français, qui découvre les phases finales, ont pu constater que le niveau s'élève au fil des tours, et les expérimentés Timberwolves ont mordu au bon moment pour mener 1-0 cette série au meilleur des sept matches. Très attendu, le duel entre Victor Wembanyama, élu meilleur défenseur de l'année, et Rudy Gobert (7 points, 10 rebonds), quatre fois récompensé par cette distinction, a pris forme dès les trois premières actions: contre de Wembanyama, contre de Gobert, et contre de Wembanyama. De quoi lancer la soirée de "Wemby", qui a continué à contester en haute altitude les tentatives de visiteurs téméraires, atteignant la pause avec sept blocks, pour un total de 12, nouveau record NBA sur un match en play-offs (10 auparavant). Le Français de 22 ans a fini avec un joli triple-double (11 points, 15 rebonds, 5 passes, 12 contres) mais terminé sa soirée frustré par sa maladresse au tir. "On doit faire mieux" Wembanyama a shooté à 5 sur 17, et même à 0 sur 8 de loin, insistant derrière l'arc sans réussite, et commis quelques erreurs avec trois pertes de balle, une étourderie à la fin des 24 secondes d'une possession, ou encore un passage en force à 5 minutes de la fin. "Je dois commencer par prendre et rentrer des tirs, mieux utiliser mon énergie, je l'ai beaucoup utilisée d'un côté du terrain. En attaque j'ai aussi dépensé de l'énergie dans des choses inutiles à mon équipe, c'est de ma faute", a commenté le Français en conférence de presse. "On doit faire mieux, on a 48 heures pour trouver des solutions, et on va en trouver je n'ai aucun doute", a-t-il assuré. Entre ces deux équipes spécialistes de la défense, le score est resté serré, l'écart n'atteignant jamais les 10 points, avec 19 changements en tête du score. La différence s'est faite à l'expérience en faveur des Wolves, qui visent une troisième finale de conférence Ouest de suite, quand la franchise texane retrouve les play-offs pour la première fois depuis 2019. La meute dirigée par Chris Finch a surtout pu compter sur le retour inattendu d'Anthony Edwards, neufs jours après avoir subi une hyperextension du genou gauche. Remplaçant au coup d'envoi, visiblement diminué sur plusieurs actions, "Ant-man" a été décisif avec 18 points dont 11 dans un dernier quart-temps irrespirable, tantôt en attaquant le cercle, tantôt en décochant de loin. Les Knicks en force Le puissant Julius Randle a fini meilleur marqueur du match (21 points, 10 rebonds), devant le rookie Dylan Harper (18 points), meilleur scoreur des Spurs en sortie de banc. Julian Champagnie (17 pts) a eu le ballon de la victoire entre les mains, mais a manqué son tir derrière l'arc à la sirène. Les Texans et Wembanyama auront l'occasion de se rattraper dès mercredi pour le match 2, toujours à domicile. Plus tôt dans la journée, les New York Knicks avaient parfaitement débuté leur demi-finale de conférence Est en étrillant les Philadelphia Sixers 137-98. Les Knicks ont proposé une démonstration offensive dans le sillage de leur meneur Jalen Brunson, inarrêtable avec 35 points (12 sur 18 au tir) en 30 minutes de jeu seulement. Joel Embiid avait bien débuté aussi (14 points, 4 rebonds), forçant les Knicks à commettre de nombreuses fautes, mais les 76ers de Paul George (17 points) n'ont jamais trouvé la clef défensivement, deux jours après avoir éliminé les Boston Celtics au premier tour lors du match 7.
Texte intégral (598 mots)
Après la qualification contre Portland au premier tour (4-1), les Spurs et leur phénomène français, qui découvre les phases finales, ont pu constater que le niveau s'élève au fil des tours, et les expérimentés Timberwolves ont mordu au bon moment pour mener 1-0 cette série au meilleur des sept matches. Très attendu, le duel entre Victor Wembanyama, élu meilleur défenseur de l'année, et Rudy Gobert (7 points, 10 rebonds), quatre fois récompensé par cette distinction, a pris forme dès les trois premières actions: contre de Wembanyama, contre de Gobert, et contre de Wembanyama. De quoi lancer la soirée de "Wemby", qui a continué à contester en haute altitude les tentatives de visiteurs téméraires, atteignant la pause avec sept blocks, pour un total de 12, nouveau record NBA sur un match en play-offs (10 auparavant). Le Français de 22 ans a fini avec un joli triple-double (11 points, 15 rebonds, 5 passes, 12 contres) mais terminé sa soirée frustré par sa maladresse au tir. "On doit faire mieux" Wembanyama a shooté à 5 sur 17, et même à 0 sur 8 de loin, insistant derrière l'arc sans réussite, et commis quelques erreurs avec trois pertes de balle, une étourderie à la fin des 24 secondes d'une possession, ou encore un passage en force à 5 minutes de la fin. "Je dois commencer par prendre et rentrer des tirs, mieux utiliser mon énergie, je l'ai beaucoup utilisée d'un côté du terrain. En attaque j'ai aussi dépensé de l'énergie dans des choses inutiles à mon équipe, c'est de ma faute", a commenté le Français en conférence de presse. "On doit faire mieux, on a 48 heures pour trouver des solutions, et on va en trouver je n'ai aucun doute", a-t-il assuré. Entre ces deux équipes spécialistes de la défense, le score est resté serré, l'écart n'atteignant jamais les 10 points, avec 19 changements en tête du score. La différence s'est faite à l'expérience en faveur des Wolves, qui visent une troisième finale de conférence Ouest de suite, quand la franchise texane retrouve les play-offs pour la première fois depuis 2019. La meute dirigée par Chris Finch a surtout pu compter sur le retour inattendu d'Anthony Edwards, neufs jours après avoir subi une hyperextension du genou gauche. Remplaçant au coup d'envoi, visiblement diminué sur plusieurs actions, "Ant-man" a été décisif avec 18 points dont 11 dans un dernier quart-temps irrespirable, tantôt en attaquant le cercle, tantôt en décochant de loin. Les Knicks en force Le puissant Julius Randle a fini meilleur marqueur du match (21 points, 10 rebonds), devant le rookie Dylan Harper (18 points), meilleur scoreur des Spurs en sortie de banc. Julian Champagnie (17 pts) a eu le ballon de la victoire entre les mains, mais a manqué son tir derrière l'arc à la sirène. Les Texans et Wembanyama auront l'occasion de se rattraper dès mercredi pour le match 2, toujours à domicile. Plus tôt dans la journée, les New York Knicks avaient parfaitement débuté leur demi-finale de conférence Est en étrillant les Philadelphia Sixers 137-98. Les Knicks ont proposé une démonstration offensive dans le sillage de leur meneur Jalen Brunson, inarrêtable avec 35 points (12 sur 18 au tir) en 30 minutes de jeu seulement. Joel Embiid avait bien débuté aussi (14 points, 4 rebonds), forçant les Knicks à commettre de nombreuses fautes, mais les 76ers de Paul George (17 points) n'ont jamais trouvé la clef défensivement, deux jours après avoir éliminé les Boston Celtics au premier tour lors du match 7.

05.05.2026 à 07:14

Cyclisme : le prodige français Paul Seixas va participer au Tour de France

L'Equipe TV
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Paul Seixas a annoncé sa participation au Tour de France 2026. À 19 ans, il sera le plus jeune coureur à prendre le départ du Tour depuis 1937.
Texte intégral (598 mots)
Paul Seixas a annoncé sa participation au Tour de France 2026. À 19 ans, il sera le plus jeune coureur à prendre le départ du Tour depuis 1937.

05.05.2026 à 07:03

Ligue des champions : et si le dernier match de Griezmann avec l'Atlético était une finale ?

Mehdi BOUZOUINA
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Après leur match nul face à Arsenal (1-1), les Colchoneros d'Antoine Griezmann sont aux portes de la finale de la Ligue des champions. Si l'Atlético Madrid parvient à vaincre les Gunners chez eux, les coéquipiers du champion du monde pourraient filer en finale et espérer lui offrir le dernier titre collectif qui manque à son palmarès : une C1.
Texte intégral (598 mots)
Après leur match nul face à Arsenal (1-1), les Colchoneros d'Antoine Griezmann sont aux portes de la finale de la Ligue des champions. Si l'Atlético Madrid parvient à vaincre les Gunners chez eux, les coéquipiers du champion du monde pourraient filer en finale et espérer lui offrir le dernier titre collectif qui manque à son palmarès : une C1.

05.05.2026 à 07:01

Ligue des champions: Luis Enrique et Vincent Kompany, au sommet de leur art

FRANCE24
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Le spectacle offensif offert mardi dernier au Parc des Princes à l'aller (5-4 pour le PSG), qui a enthousiasmé l'ensemble de la planète foot, a matérialisé à merveille la philosophie de jeu commune à ces deux techniciens, aux trajectoires toutefois distinctes. Depuis trois saisons, Luis Enrique est devenu le principal visage du PSG. Avec le titre historique en Ligue des champions remporté à Munich fin mai 2025, l'Espagnol de 55 ans a été propulsé dans une autre dimension, celle de plus grand entraîneur de l'histoire du club et l'un des meilleurs du monde. "A Paris, le projet était différent. C'est un projet de construction, il a fallu inventer", racontait-il l'année dernière avant le sacre. Vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone en 2015, son mérite est encore plus grand à la tête du PSG, qui enchaîne une troisième demi-finale consécutive en C1. Tête pensante de son propre projet, avec le conseiller sportif Luis Campos et le président Nasser al-Khelaïfi, l'Espagnol a eu carte blanche pour tout changer à son arrivée à l'été 2023 et mener une révolution, transformant un PSG bling-bling autour de Messi, Neymar et Mbappé, en un pur collectif. Aux yeux du technicien, aucune tête ne doit dépasser de l'équipe, à part peut-être la sienne. Homme d'expérience et de caractère, il a une liberté totale inédite, fortement impliqué dans les recrutements, conjointement avec les deux autres hommes forts. "Révolutionnaire" pour le PSG "Luis Enrique reste toujours motivé et de bonne humeur. Nous apprenons tous de lui. Il a le package complet, c'est une personne incroyable et un excellent entraîneur", glissait récemment "NAK", alors qu'à l'arrivée du natif de Gijon, on louait au PSG sa "vraie légitimité" et son "vrai savoir-faire". Il a conservé ses idées de jeu basées sur la possession et le pressing, son tempérament, mais aussi sa volonté d'être proche de ses joueurs tout en étant "fort avec les forts" du vestiaire. "Il a été révolutionnaire pour le club. Ce n'est pas facile de changer tant de choses en si peu de temps. Il y a eu beaucoup de critiques l'an dernier. À la fin, on a dit que c'était le meilleur, c'est joli comme histoire", soulignait Vincent Kompany à la fin de l'automne. Contrairement à Luis Enrique, Kompany est arrivé en Bavière en juin 2024 au tout début de sa carrière d'entraîneur, après trois saisons passées à Anderlecht, son club formateur, puis deux saisons à Burnley, avec une promotion en Premier League suivie d'une relégation. Au Bayern, club marqué par l'instabilité chronique de ses entraîneurs (sept entre le départ de Pep Guardiola en 2017 et l'arrivée de Kompany en 2024), Kompany s'est rapidement imposé par son calme et ses résultats. Lors de sa première saison, il a redonné le titre de champion d'Allemagne, à l'issue d'une lutte âpre avec le Bayer Leverkusen de Xabi Alonso. Au Bayern jusqu'en 2029 A tout juste 40 ans, il a passé la barre des 100 matches sur le banc bavarois en quarts de finale aller de la Ligue des champions à Madrid contre le Real (victoire 2-1), chiffre atteint seulement par Guardiola, Jupp Heynckes, Felix Magath et Otmar Hitzfeld ces trois dernières décennies. "La façon dont +Vinnie+ combine les qualités d'entraîneur et les qualités humaines est extraordinaire. Il est toujours sympa, ouvert et accessible. Mais il sait exactement ce qu'il veut et comment il le veut sur le terrain", a récemment estimé le directeur sportif Max Eberl. Un enthousiasme des dirigeants qui s'est concrétisé avec la prolongation à l'automne 2025 du contrat de Kompany, désormais engagé jusqu'à l'été 2029 au Bayern, alors que l'ancien défenseur central de la sélection belge commence à attirer les convoitises. Guardiola, qui l'a entraîné à Manchester City, n'a de cesse de répéter que Kompany sera un jour l'entraîneur des Citizens. Des déclarations qui laissent le club munichois de marbre. Vincent Kompany et Luis Enrique partagent cette envie de faire émerger de jeunes joueurs. Autre point commun, ils ont réussi à convaincre leurs joueurs offensifs à participer à l'effort défensif, base de la construction du jeu offensif.
Texte intégral (710 mots)
Le spectacle offensif offert mardi dernier au Parc des Princes à l'aller (5-4 pour le PSG), qui a enthousiasmé l'ensemble de la planète foot, a matérialisé à merveille la philosophie de jeu commune à ces deux techniciens, aux trajectoires toutefois distinctes. Depuis trois saisons, Luis Enrique est devenu le principal visage du PSG. Avec le titre historique en Ligue des champions remporté à Munich fin mai 2025, l'Espagnol de 55 ans a été propulsé dans une autre dimension, celle de plus grand entraîneur de l'histoire du club et l'un des meilleurs du monde. "A Paris, le projet était différent. C'est un projet de construction, il a fallu inventer", racontait-il l'année dernière avant le sacre. Vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone en 2015, son mérite est encore plus grand à la tête du PSG, qui enchaîne une troisième demi-finale consécutive en C1. Tête pensante de son propre projet, avec le conseiller sportif Luis Campos et le président Nasser al-Khelaïfi, l'Espagnol a eu carte blanche pour tout changer à son arrivée à l'été 2023 et mener une révolution, transformant un PSG bling-bling autour de Messi, Neymar et Mbappé, en un pur collectif. Aux yeux du technicien, aucune tête ne doit dépasser de l'équipe, à part peut-être la sienne. Homme d'expérience et de caractère, il a une liberté totale inédite, fortement impliqué dans les recrutements, conjointement avec les deux autres hommes forts. "Révolutionnaire" pour le PSG "Luis Enrique reste toujours motivé et de bonne humeur. Nous apprenons tous de lui. Il a le package complet, c'est une personne incroyable et un excellent entraîneur", glissait récemment "NAK", alors qu'à l'arrivée du natif de Gijon, on louait au PSG sa "vraie légitimité" et son "vrai savoir-faire". Il a conservé ses idées de jeu basées sur la possession et le pressing, son tempérament, mais aussi sa volonté d'être proche de ses joueurs tout en étant "fort avec les forts" du vestiaire. "Il a été révolutionnaire pour le club. Ce n'est pas facile de changer tant de choses en si peu de temps. Il y a eu beaucoup de critiques l'an dernier. À la fin, on a dit que c'était le meilleur, c'est joli comme histoire", soulignait Vincent Kompany à la fin de l'automne. Contrairement à Luis Enrique, Kompany est arrivé en Bavière en juin 2024 au tout début de sa carrière d'entraîneur, après trois saisons passées à Anderlecht, son club formateur, puis deux saisons à Burnley, avec une promotion en Premier League suivie d'une relégation. Au Bayern, club marqué par l'instabilité chronique de ses entraîneurs (sept entre le départ de Pep Guardiola en 2017 et l'arrivée de Kompany en 2024), Kompany s'est rapidement imposé par son calme et ses résultats. Lors de sa première saison, il a redonné le titre de champion d'Allemagne, à l'issue d'une lutte âpre avec le Bayer Leverkusen de Xabi Alonso. Au Bayern jusqu'en 2029 A tout juste 40 ans, il a passé la barre des 100 matches sur le banc bavarois en quarts de finale aller de la Ligue des champions à Madrid contre le Real (victoire 2-1), chiffre atteint seulement par Guardiola, Jupp Heynckes, Felix Magath et Otmar Hitzfeld ces trois dernières décennies. "La façon dont +Vinnie+ combine les qualités d'entraîneur et les qualités humaines est extraordinaire. Il est toujours sympa, ouvert et accessible. Mais il sait exactement ce qu'il veut et comment il le veut sur le terrain", a récemment estimé le directeur sportif Max Eberl. Un enthousiasme des dirigeants qui s'est concrétisé avec la prolongation à l'automne 2025 du contrat de Kompany, désormais engagé jusqu'à l'été 2029 au Bayern, alors que l'ancien défenseur central de la sélection belge commence à attirer les convoitises. Guardiola, qui l'a entraîné à Manchester City, n'a de cesse de répéter que Kompany sera un jour l'entraîneur des Citizens. Des déclarations qui laissent le club munichois de marbre. Vincent Kompany et Luis Enrique partagent cette envie de faire émerger de jeunes joueurs. Autre point commun, ils ont réussi à convaincre leurs joueurs offensifs à participer à l'effort défensif, base de la construction du jeu offensif.

05.05.2026 à 06:59

Tennis: à Rome, Sinner sur la voie impériale

FRANCE24
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Sur l'affiche des Internationaux d'Italie 2026 qui débutent mardi pour le tournoi féminin, mercredi pour le tournoi masculin, il apparait sous les traits d'une statue de marbre blanc tel un empereur romain. Ce n'est peut-être qu'une question de temps avant que Sinner n'ait sa statue dans les allées du monumental Foro Italico et ne devienne un dieu vivant dans son pays. Un an après sa finale perdue contre Carlos Alcaraz pour son retour de sa suspension de trois mois pour dopage, il peut mettre fin à une longue disette: il faut remonter à 1976, soit tout juste 50 ans, pour trouver trace du dernier Italien, Adriano Panatta, à avoir remporté côté masculin les Internationaux d'Italie. Et rien ni personne ne semble pouvoir l'empêcher d'ajouter le tournoi romain à son palmarès qui comprend 28 titres, dont quatre conquis cette année. Le natif du Haut-Adige, cette région germanophone du nord-est de l'Italie, a désormais étendu son empire jusque sur terre battue, la surface où il était a priori le moins à l'aise. Il vient de remporter les Masters 1000 de Monte-Carlo et de Madrid, en concédant seulement deux sets et en écoeurant ses adversaires, comme l'Allemand Alexander Zverev, balayé en 57 minutes 6-1, 6-2 dimanche en finale. "Pas pour les records" Vainqueur à Indian Wells et Miami, il est devenu le premier joueur à collectionner les quatre premiers Masters 1000 de l'année, le premier aussi à enchaîner cinq titres de suite dans des tournois de ce calibre, en incluant son sacre à Paris fin 2025. S'il devait remporter le titre à domicile le 17 mai, Sinner écrirait une nouvelle page de l'histoire du tennis, puisqu'il aurait remporté les neuf Masters 1000 au calendrier, comme un seul joueur jusque là, Novak Djokovic. Dans ce cas, l'Italien, qui a enchaîné 28 succès consécutifs à ce niveau, améliorerait aussi le record de 31 victoires de suite en Masters 1000 du Serbe qui date de 2011. En attendant le Graal qui lui tend les bras ? Le mois prochain sur la terre battue de Roland-Garros, il sera en effet là aussi le grand favori pour s'offrir le seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès. "Je ne joue pas pour les records, je joue pour moi, pour mon équipe, pour ma famille", a pourtant insisté Sinner après son triomphe madrilène, en prévenant que ses 23 matches en 57 jours avaient laissé des traces. Pour son entrée en lice au 2e tour, vendredi ou samedi, le phénomène italien sera opposé au vainqueur du duel entre l'Américain Alex Michelsen (42e) et l'Autrichien Sebastian Offner (82e). Paolini en plein doute Il pourrait ensuite croiser au 3e tour le Tchèque Jakub Mensik (28e) qui lui a infligé, à Doha, l'une de ses deux défaites de l'année, puis en 8e de finale Arthur Fils, revenu dans le top 20 mondial et 4e à The Race (le classement depuis le début de l'année) après sa longue absence pour soigner son dos. Mais le Français, vainqueur à Barcelone, n'a pas pesé lourd en demi-finale à Madrid contre l'ogre italien (défaite 6-2, 6-4). Absent du circuit depuis Indian Wells, Novak Djokovic, 4e mondial et sextuple vainqueur à Rome, évitera lui Sinner, à moins qu'ils ne se retrouvent en finale. Dans le tournoi féminin, un an après son sacre romain, Jasmine Paolini fait grise mine. L’Italienne, 8e mondiale, reste sur des éliminations précoces à Indian Wells (8e de finale), Miami (3e tour), Stuttgart (1er tour) et Madrid (3e tour). Après son début de saison presque parfait (trois titres et une finale en quatre tournois), la N.1 mondiale Aryna Sabalenka pouvait enfin espérer s'imposer à Rome, mais elle vient de chuter en quarts de finale à Madrid.
Texte intégral (617 mots)
Sur l'affiche des Internationaux d'Italie 2026 qui débutent mardi pour le tournoi féminin, mercredi pour le tournoi masculin, il apparait sous les traits d'une statue de marbre blanc tel un empereur romain. Ce n'est peut-être qu'une question de temps avant que Sinner n'ait sa statue dans les allées du monumental Foro Italico et ne devienne un dieu vivant dans son pays. Un an après sa finale perdue contre Carlos Alcaraz pour son retour de sa suspension de trois mois pour dopage, il peut mettre fin à une longue disette: il faut remonter à 1976, soit tout juste 50 ans, pour trouver trace du dernier Italien, Adriano Panatta, à avoir remporté côté masculin les Internationaux d'Italie. Et rien ni personne ne semble pouvoir l'empêcher d'ajouter le tournoi romain à son palmarès qui comprend 28 titres, dont quatre conquis cette année. Le natif du Haut-Adige, cette région germanophone du nord-est de l'Italie, a désormais étendu son empire jusque sur terre battue, la surface où il était a priori le moins à l'aise. Il vient de remporter les Masters 1000 de Monte-Carlo et de Madrid, en concédant seulement deux sets et en écoeurant ses adversaires, comme l'Allemand Alexander Zverev, balayé en 57 minutes 6-1, 6-2 dimanche en finale. "Pas pour les records" Vainqueur à Indian Wells et Miami, il est devenu le premier joueur à collectionner les quatre premiers Masters 1000 de l'année, le premier aussi à enchaîner cinq titres de suite dans des tournois de ce calibre, en incluant son sacre à Paris fin 2025. S'il devait remporter le titre à domicile le 17 mai, Sinner écrirait une nouvelle page de l'histoire du tennis, puisqu'il aurait remporté les neuf Masters 1000 au calendrier, comme un seul joueur jusque là, Novak Djokovic. Dans ce cas, l'Italien, qui a enchaîné 28 succès consécutifs à ce niveau, améliorerait aussi le record de 31 victoires de suite en Masters 1000 du Serbe qui date de 2011. En attendant le Graal qui lui tend les bras ? Le mois prochain sur la terre battue de Roland-Garros, il sera en effet là aussi le grand favori pour s'offrir le seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès. "Je ne joue pas pour les records, je joue pour moi, pour mon équipe, pour ma famille", a pourtant insisté Sinner après son triomphe madrilène, en prévenant que ses 23 matches en 57 jours avaient laissé des traces. Pour son entrée en lice au 2e tour, vendredi ou samedi, le phénomène italien sera opposé au vainqueur du duel entre l'Américain Alex Michelsen (42e) et l'Autrichien Sebastian Offner (82e). Paolini en plein doute Il pourrait ensuite croiser au 3e tour le Tchèque Jakub Mensik (28e) qui lui a infligé, à Doha, l'une de ses deux défaites de l'année, puis en 8e de finale Arthur Fils, revenu dans le top 20 mondial et 4e à The Race (le classement depuis le début de l'année) après sa longue absence pour soigner son dos. Mais le Français, vainqueur à Barcelone, n'a pas pesé lourd en demi-finale à Madrid contre l'ogre italien (défaite 6-2, 6-4). Absent du circuit depuis Indian Wells, Novak Djokovic, 4e mondial et sextuple vainqueur à Rome, évitera lui Sinner, à moins qu'ils ne se retrouvent en finale. Dans le tournoi féminin, un an après son sacre romain, Jasmine Paolini fait grise mine. L’Italienne, 8e mondiale, reste sur des éliminations précoces à Indian Wells (8e de finale), Miami (3e tour), Stuttgart (1er tour) et Madrid (3e tour). Après son début de saison presque parfait (trois titres et une finale en quatre tournois), la N.1 mondiale Aryna Sabalenka pouvait enfin espérer s'imposer à Rome, mais elle vient de chuter en quarts de finale à Madrid.

05.05.2026 à 06:59

Ligue des champions: Arsenal-Atlético Madrid, l'art de défendre

FRANCE24
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Il y a le même enjeu, gigantesque, d'une finale européenne à aller décrocher. Pourtant, l'air est bien plus chargé en électricité à Munich qu'à Londres, avant les retrouvailles. "Il ne faut pas s'attendre à ce qui s'est passé entre Paris et le Bayern. Mais pas du tout", anticipe Robert Pirès, acteur de la seule finale de Ligue des champions disputée par Arsenal, en 2006. "Ça va être hyper quadrillé des deux côtés, hyper défensif. Ça peut être dur physiquement et nerveusement, tu peux y laisser des plumes aussi", dit-il à l'AFP. Ces demi-finales offrent "les deux facettes du football", souligne l'ancien ailier des Gunners. "Les deux me vont bien. Je me suis régalé à voir PSG-Bayern. Atlético-Arsenal, c'est une autre façon de jouer au football. Il y en a qui n'aiment pas, aucun problème. Mais en tant que joueur, c'est un art de bien défendre. Et les deux équipes le font bien". A l'aller, l'affiche cadenassée s'est jouée sur des pénaltys: ceux inscrits par Viktor Gyökeres et Julian Alvarez, et celui sifflé en faveur de l'Anglais Eberechi Eze, finalement annulé après recours à la VAR, pour la plus grande fureur de Mikel Arteta. "Ça me fait rire" L'entraîneur d'Arsenal a amené son équipe dans le dernier carré de la grande Coupe d'Europe pour la deuxième année d'affilée, une performance inédite dans l'histoire du club. Et il est bien placé pour remporter le titre en Premier League, 22 ans après le dernier en 2004. Toutefois, son équipe propose un jeu bien moins enthousiasmant que les années précédentes, plus restrictif, parfois lent, "boring" (ennuyeux) comme le décrivent certains observateurs. "Mikel Arteta en est conscient. Mais ce qu'on lui demande, c'est de gagner", balaye Robert Pirès. "Les gens vont dire : +Ils ne savent que défendre, que marquer sur coup de pied arrêté+. Pas de problème, mais pourquoi les autres ne le font pas? Puisque c'est une arme, le corner ou le coup franc. Les gens parlent, critiquent. Moi, ça me fait rire". Contre Fulham (3-0), samedi, le club au canon a cependant retrouvé de l'explosivité dans la lignée de Bukayo Saka, remuant et déterminant avant de sortir à la mi-temps. Le temps d'un match, Arsenal peut tout emporter sur sa route et l'Atlético est bien placé pour le savoir: les Espagnols ont pris la foudre (4-0) en octobre à l'Emirates durant la phase de ligue. Griezmann contre Saliba La plus grande force des Anglais reste toutefois leur base défensive, notamment le triangle d'or formé par le gardien David Raya et ses défenseurs centraux, Gabriel et William Saliba. En Ligue des champions cette saison, les Londoniens n'ont encaissé que six buts en 13 rencontres, en comptant les deux contre les Kazakhs du Kaïrat Almaty (3-2) un jour où les titulaires étaient au repos. C'est l'option prise samedi par Diego Simeone, l'entraîneur de l'Atlético, qui est allé s'imposer à Valence (2-0) avec une équipe complètement remaniée en vue du choc à Londres. Antoine Griezmann, entré en seconde période, a eu le temps de s'offrir une passe décisive et encore un peu plus de confiance, avant d'aborder ce qui pourrait être son dernier sommet européen avec les Colchoneros. Le club madrilène vise une quatrième finale de Ligue des champions (après 1974, 2014 et 2016), une troisième avec Simeone sur le banc et une deuxième avec "Grizou" sur la pelouse.
Texte intégral (588 mots)
Il y a le même enjeu, gigantesque, d'une finale européenne à aller décrocher. Pourtant, l'air est bien plus chargé en électricité à Munich qu'à Londres, avant les retrouvailles. "Il ne faut pas s'attendre à ce qui s'est passé entre Paris et le Bayern. Mais pas du tout", anticipe Robert Pirès, acteur de la seule finale de Ligue des champions disputée par Arsenal, en 2006. "Ça va être hyper quadrillé des deux côtés, hyper défensif. Ça peut être dur physiquement et nerveusement, tu peux y laisser des plumes aussi", dit-il à l'AFP. Ces demi-finales offrent "les deux facettes du football", souligne l'ancien ailier des Gunners. "Les deux me vont bien. Je me suis régalé à voir PSG-Bayern. Atlético-Arsenal, c'est une autre façon de jouer au football. Il y en a qui n'aiment pas, aucun problème. Mais en tant que joueur, c'est un art de bien défendre. Et les deux équipes le font bien". A l'aller, l'affiche cadenassée s'est jouée sur des pénaltys: ceux inscrits par Viktor Gyökeres et Julian Alvarez, et celui sifflé en faveur de l'Anglais Eberechi Eze, finalement annulé après recours à la VAR, pour la plus grande fureur de Mikel Arteta. "Ça me fait rire" L'entraîneur d'Arsenal a amené son équipe dans le dernier carré de la grande Coupe d'Europe pour la deuxième année d'affilée, une performance inédite dans l'histoire du club. Et il est bien placé pour remporter le titre en Premier League, 22 ans après le dernier en 2004. Toutefois, son équipe propose un jeu bien moins enthousiasmant que les années précédentes, plus restrictif, parfois lent, "boring" (ennuyeux) comme le décrivent certains observateurs. "Mikel Arteta en est conscient. Mais ce qu'on lui demande, c'est de gagner", balaye Robert Pirès. "Les gens vont dire : +Ils ne savent que défendre, que marquer sur coup de pied arrêté+. Pas de problème, mais pourquoi les autres ne le font pas? Puisque c'est une arme, le corner ou le coup franc. Les gens parlent, critiquent. Moi, ça me fait rire". Contre Fulham (3-0), samedi, le club au canon a cependant retrouvé de l'explosivité dans la lignée de Bukayo Saka, remuant et déterminant avant de sortir à la mi-temps. Le temps d'un match, Arsenal peut tout emporter sur sa route et l'Atlético est bien placé pour le savoir: les Espagnols ont pris la foudre (4-0) en octobre à l'Emirates durant la phase de ligue. Griezmann contre Saliba La plus grande force des Anglais reste toutefois leur base défensive, notamment le triangle d'or formé par le gardien David Raya et ses défenseurs centraux, Gabriel et William Saliba. En Ligue des champions cette saison, les Londoniens n'ont encaissé que six buts en 13 rencontres, en comptant les deux contre les Kazakhs du Kaïrat Almaty (3-2) un jour où les titulaires étaient au repos. C'est l'option prise samedi par Diego Simeone, l'entraîneur de l'Atlético, qui est allé s'imposer à Valence (2-0) avec une équipe complètement remaniée en vue du choc à Londres. Antoine Griezmann, entré en seconde période, a eu le temps de s'offrir une passe décisive et encore un peu plus de confiance, avant d'aborder ce qui pourrait être son dernier sommet européen avec les Colchoneros. Le club madrilène vise une quatrième finale de Ligue des champions (après 1974, 2014 et 2016), une troisième avec Simeone sur le banc et une deuxième avec "Grizou" sur la pelouse.
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