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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

25.02.2026 à 12:34

Discours sur l'état de l'Union : Trump dessine une Amérique qui n'en finirait pas de "gagner"

FRANCE24
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Dans son allocution d'une durée d'une heure quarante-sept minutes, un record pour un "discours sur l'état de l'Union", le dirigeant républicain de 79 ans a présenté son bilan comme un "âge d'or", sans esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages. Décryptage de Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24
Dans son allocution d'une durée d'une heure quarante-sept minutes, un record pour un "discours sur l'état de l'Union", le dirigeant républicain de 79 ans a présenté son bilan comme un "âge d'or", sans esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages. Décryptage de Anne Corpet, chroniqueuse internationale France 24

25.02.2026 à 12:25

États-Unis : clash entre Ilhan Omar et Donald Trump lors du discours sur l'état de l'Union

FRANCE24
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"Vous avez tué des Américains !" : l’élue démocrate du Minnesota, Ilhan Omar, a fait partie des voix les plus véhémentes contre Donald Trump lors du discours de l’état de l’Union du président des Etats-Unis. Elle l’a vivement interpellé alors qu’il défendait sa politique anti-immigration. 
"Vous avez tué des Américains !" : l’élue démocrate du Minnesota, Ilhan Omar, a fait partie des voix les plus véhémentes contre Donald Trump lors du discours de l’état de l’Union du président des Etats-Unis. Elle l’a vivement interpellé alors qu’il défendait sa politique anti-immigration. 

25.02.2026 à 12:13

Faire barrage à LFI ? Maud Bregeon n'appelle "le RN à rien"

FRANCE24
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"Nous n'appelons le RN à rien. Nous ne demandons rien au Rassemblement national, de même que nous n'appelons la France insoumise à rien", a déclaré Mme Bregeon sur franceinfo. La porte-parole du gouvernement a pris ainsi le contre-pied de la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, qui avait appelé dimanche le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire des Insoumis dans certaines villes, à trois semaines du premier tour du scrutin. "Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner et où LFI peut gagner ?", s'était interrogée Mme Bergé. Mme Bregeon a préféré renvoyer LFI et RN dos à dos, les qualifiant de "lignes rouges extrêmement claires". "Je les combats pour des raisons différentes mais pour des raisons majeures dans les deux cas." "Il ne peut y avoir aucun accord électoral, qu'il soit affiché ou implicite, avec des formations d'extrême droite ou d'extrême gauche", a-t-elle insisté. "Nous disons une chose simple et c'est la position du gouvernement et c'est d'ailleurs la position d'Aurore Bergé, qu'elle a rappelée à plusieurs reprises: ni le RN, ni LFI", a ensuite déclaré Mme Bregeon, interrogée sur ce point lors du compte-rendu du Conseil des ministres. "Nous n'appelons ni le RN à procéder à des décisions électorales ni la France insoumise, de même. Notre position là-dessus est extrêmement claire", a-t-elle insisté. La porte-parole du gouvernement avait un peu plus tôt appelé "le reste de la gauche à avoir une position on ne peut plus lisible, ferme et définitive" vis-à-vis de LFI, et "à faire preuve de courage". Dans son département des Hauts-de-Seine, assure-t-elle, "il y a des villes où dès le premier tour, il y a sur les mêmes tracts de campagne, les logos EELV, La France insoumise, Parti communiste et Parti socialiste", a-t-elle déploré.
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"Nous n'appelons le RN à rien. Nous ne demandons rien au Rassemblement national, de même que nous n'appelons la France insoumise à rien", a déclaré Mme Bregeon sur franceinfo. La porte-parole du gouvernement a pris ainsi le contre-pied de la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, qui avait appelé dimanche le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire des Insoumis dans certaines villes, à trois semaines du premier tour du scrutin. "Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner et où LFI peut gagner ?", s'était interrogée Mme Bergé. Mme Bregeon a préféré renvoyer LFI et RN dos à dos, les qualifiant de "lignes rouges extrêmement claires". "Je les combats pour des raisons différentes mais pour des raisons majeures dans les deux cas." "Il ne peut y avoir aucun accord électoral, qu'il soit affiché ou implicite, avec des formations d'extrême droite ou d'extrême gauche", a-t-elle insisté. "Nous disons une chose simple et c'est la position du gouvernement et c'est d'ailleurs la position d'Aurore Bergé, qu'elle a rappelée à plusieurs reprises: ni le RN, ni LFI", a ensuite déclaré Mme Bregeon, interrogée sur ce point lors du compte-rendu du Conseil des ministres. "Nous n'appelons ni le RN à procéder à des décisions électorales ni la France insoumise, de même. Notre position là-dessus est extrêmement claire", a-t-elle insisté. La porte-parole du gouvernement avait un peu plus tôt appelé "le reste de la gauche à avoir une position on ne peut plus lisible, ferme et définitive" vis-à-vis de LFI, et "à faire preuve de courage". Dans son département des Hauts-de-Seine, assure-t-elle, "il y a des villes où dès le premier tour, il y a sur les mêmes tracts de campagne, les logos EELV, La France insoumise, Parti communiste et Parti socialiste", a-t-elle déploré.

25.02.2026 à 12:09

Sans bovins, la fréquentation du Salon de l'agriculture en chute d'un quart les quatre premiers jours

FRANCE24
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Le Salon avait "respecté" le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose. "On sait que le visiteur vient voir l'égérie et les vaches", a déclaré le président du salon Jérôme Despey lors d'une conférence de presse, à cinq jours de la clôture dimanche de l'événement qui avait rassemblé ces trois dernières années plus de 600.000 visiteurs par an. Pour la première fois depuis huit ans, l'ouverture du salon a aussi coïncidé avec les vacances scolaires de toutes les zones. "Lorsqu'un salon est amputé de l'un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale. Ces éléments ont pu peser sur la venue d'une partie du public, traditionnellement très attachée à la filière bovine et à son rôle patrimonial", ont ajouté les organisateurs dans un communiqué. Dans les allées du salon, de nombreux exposants, visiteurs et responsables ont constaté une fréquentation moindre que les autres années, surtout le premier week-end et le samedi, avec la traditionnelle inauguration par le président Emmanuel Macron. "En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90% de mon stock (...) je ne vais pas amortir. Mais personne ne va amortir. Je fais plus de chiffre chez moi sur un marché en Corrèze sur une matinée que sur une journée ici, alors que là-bas, je paye 6 euros l'emplacement. Ici, j'en ai pour 3.800 euros pour la semaine et 1.000 euros d'hôtel", a déploré auprès de l'AFP Fabrice Virolle, fabricant de macarons. "Les avis sont partagés, certains font part d'un chiffre d'affaires identique à l'année dernière", a déclaré mercredi Valérie Leroy, directrice du salon, évoquant un "confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions" après des "échanges" avec les producteurs. "On a aussi des exposants qui nous font part d'une baisse, on travaille avec eux pour voir comment on peut les rendre plus visibles", a-t-elle ajouté. "On va rebondir", a ajouté Jérôme Despey, affirmant que cette année était "exceptionnelle" et que la fréquentation avait connu un "sursaut" mardi et espérant que cela se maintiendra les prochains jours. "Venir c'est soutenir" l'agriculture, a-t-il lancé en référence au slogan de l'édition 2026.
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Le Salon avait "respecté" le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose. "On sait que le visiteur vient voir l'égérie et les vaches", a déclaré le président du salon Jérôme Despey lors d'une conférence de presse, à cinq jours de la clôture dimanche de l'événement qui avait rassemblé ces trois dernières années plus de 600.000 visiteurs par an. Pour la première fois depuis huit ans, l'ouverture du salon a aussi coïncidé avec les vacances scolaires de toutes les zones. "Lorsqu'un salon est amputé de l'un de ses membres historiques, cela se ressent naturellement dans la dynamique globale. Ces éléments ont pu peser sur la venue d'une partie du public, traditionnellement très attachée à la filière bovine et à son rôle patrimonial", ont ajouté les organisateurs dans un communiqué. Dans les allées du salon, de nombreux exposants, visiteurs et responsables ont constaté une fréquentation moindre que les autres années, surtout le premier week-end et le samedi, avec la traditionnelle inauguration par le président Emmanuel Macron. "En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90% de mon stock (...) je ne vais pas amortir. Mais personne ne va amortir. Je fais plus de chiffre chez moi sur un marché en Corrèze sur une matinée que sur une journée ici, alors que là-bas, je paye 6 euros l'emplacement. Ici, j'en ai pour 3.800 euros pour la semaine et 1.000 euros d'hôtel", a déploré auprès de l'AFP Fabrice Virolle, fabricant de macarons. "Les avis sont partagés, certains font part d'un chiffre d'affaires identique à l'année dernière", a déclaré mercredi Valérie Leroy, directrice du salon, évoquant un "confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions" après des "échanges" avec les producteurs. "On a aussi des exposants qui nous font part d'une baisse, on travaille avec eux pour voir comment on peut les rendre plus visibles", a-t-elle ajouté. "On va rebondir", a ajouté Jérôme Despey, affirmant que cette année était "exceptionnelle" et que la fréquentation avait connu un "sursaut" mardi et espérant que cela se maintiendra les prochains jours. "Venir c'est soutenir" l'agriculture, a-t-il lancé en référence au slogan de l'édition 2026.

25.02.2026 à 12:07

Christophe Leribault, un conservateur d'art expérimenté à la tête du Louvre

FRANCE24
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Cet historien d'art de 62 ans présente un CV extrêmement riche qu'il complète en étant nommé à la tête du musée le plus visité au monde, en remplacement de Laurence des Cars, qui a démissionné mardi, emportée par le cambriolage du Louvre du 19 octobre. Né le 14 octobre 1963 dans le Val-d'Oise, en banlieue parisienne, Christophe Leribault est un passionné d'art depuis son plus jeune âge. Diplômé de la Sorbonne, il a débuté sa carrière comme conservateur au musée Carnavalet (1990-2006), consacré à l'histoire de Paris, avant de devenir directeur adjoint du département des arts graphiques du musée du Louvre (2006-2012). En 2007, le conservateur général du patrimoine prend la tête du musée national Eugène Delacroix puis, en 2012, la direction du Petit Palais. Sous sa direction, ce musée s'est considérablement développé, grâce à une programmation remarquée et une politique d'éducation artistique très active, privilégiant le dialogue entre la collection du musée et l'art contemporain. En 2021, Christophe Leribault est nommé à la présidence des musées d'Orsay et de l'Orangerie, où il succède déjà à Laurence des Cars lorsque celle-ci prend la tête du Louvre. A Orsay et l'Orangerie, il poursuit avec ses équipes une politique d'ouverture visant à faire de ces musées "des lieux en prise avec les préoccupations et les interrogations de notre temps", selon sa propre expression. Il peut se targuer d'avoir fait massivement revenir le public à Orsay après la fin de la crise sanitaire grâce à des expositions "blockbusters", comme celles consacrées à Edvard Munch ou à Van Gogh à Auvers-sur-Oise. En février 2024, il est choisi par Emmanuel Macron pour prendre la tête du château de Versailles, l'un des postes les plus convoités de la culture en France. Il y remplace Catherine Pégard, qui occupait cette fonction depuis 2011 et qui est actuellement la conseillère pour la culture du président de la République. Sous sa présidence, le château de Versailles accueille des compétitions des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et poursuit les grands projets de restauration et d'ouverture à l'art contemporain. "Je ne souhaite pas faire que du Louis XIV", le roi à l'origine du château, explique-t-il au Figaro en juin 2025. Spécialiste du XVIIIe siècle, Christophe Leribault a été élu à l’Académie des beaux-arts en 2023.
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Cet historien d'art de 62 ans présente un CV extrêmement riche qu'il complète en étant nommé à la tête du musée le plus visité au monde, en remplacement de Laurence des Cars, qui a démissionné mardi, emportée par le cambriolage du Louvre du 19 octobre. Né le 14 octobre 1963 dans le Val-d'Oise, en banlieue parisienne, Christophe Leribault est un passionné d'art depuis son plus jeune âge. Diplômé de la Sorbonne, il a débuté sa carrière comme conservateur au musée Carnavalet (1990-2006), consacré à l'histoire de Paris, avant de devenir directeur adjoint du département des arts graphiques du musée du Louvre (2006-2012). En 2007, le conservateur général du patrimoine prend la tête du musée national Eugène Delacroix puis, en 2012, la direction du Petit Palais. Sous sa direction, ce musée s'est considérablement développé, grâce à une programmation remarquée et une politique d'éducation artistique très active, privilégiant le dialogue entre la collection du musée et l'art contemporain. En 2021, Christophe Leribault est nommé à la présidence des musées d'Orsay et de l'Orangerie, où il succède déjà à Laurence des Cars lorsque celle-ci prend la tête du Louvre. A Orsay et l'Orangerie, il poursuit avec ses équipes une politique d'ouverture visant à faire de ces musées "des lieux en prise avec les préoccupations et les interrogations de notre temps", selon sa propre expression. Il peut se targuer d'avoir fait massivement revenir le public à Orsay après la fin de la crise sanitaire grâce à des expositions "blockbusters", comme celles consacrées à Edvard Munch ou à Van Gogh à Auvers-sur-Oise. En février 2024, il est choisi par Emmanuel Macron pour prendre la tête du château de Versailles, l'un des postes les plus convoités de la culture en France. Il y remplace Catherine Pégard, qui occupait cette fonction depuis 2011 et qui est actuellement la conseillère pour la culture du président de la République. Sous sa présidence, le château de Versailles accueille des compétitions des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et poursuit les grands projets de restauration et d'ouverture à l'art contemporain. "Je ne souhaite pas faire que du Louis XIV", le roi à l'origine du château, explique-t-il au Figaro en juin 2025. Spécialiste du XVIIIe siècle, Christophe Leribault a été élu à l’Académie des beaux-arts en 2023.

25.02.2026 à 12:03

La consommation d'électricité stable en 2025 en France, signe de son retard à sortir des énergies fossiles

FRANCE24
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La production d'électricité en France métropolitaine a de son côté poursuivi sa progression, de 1,5% en 2025, à 547,5 terrawattheure (TWh), selon le bilan électrique 2025 du gestionnaire du réseau de haute tension. "En 2025, la consommation électrique en France métropolitaine est restée stable par rapport à celle de l'année précédente, atteignant 451 TWh (+0,4% par rapport à 2024)", indique RTE. Elle demeure "très en retrait" -d'environ 6%- par rapport à la période 2014-2019, précédant la pandémie de Covid-19 et la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine, précise-t-il. "La consommation d'électricité n'augmente pas", commente Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l'économie en charge des études prospectives de RTE auprès de l'AFP. "Surtout, on constate que la part de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, donc le taux d'électrification du pays, n'a pas non plus augmenté", ajoute-t-il. Les énergies fossiles restent prédominantes dans le bouquet énergétique français et représentaient 56% de la consommation d'énergie finale du pays en 2024, tandis que l'électricité ne comptait que pour 27%, fait valoir RTE. Le gestionnaire observe toutefois que la dynamique baissière de la consommation d'électricité "s'est arrêtée à partir de 2024". L'électrification des usages, c'est-à-dire la transition vers l'électricité de secteurs dépendants des énergies fossiles (gaz, pétrole), "apparaît en retard par rapport aux trajectoires nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de la France", relève le gestionnaire. Ces secteurs sont les transports avec les véhicules électriques, le bâtiment avec les pompes à chaleur ou l'industrie avec des fours électriques. Le gouvernement, qui a fait de cette transition une priorité, doit présenter "dès le printemps" un plan d'électrification de l'économie, selon le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure. Abondance de l'électricité bas-carbone Ce mouvement est d'autant plus pertinent que la production d'électricité en France a dépassé son niveau de 2019, essentiellement grâce au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à la progression de la production des filières solaire et éolienne, notamment en mer. De plus, l'électricité est très largement décarbonée en France, avec un volume de production à 95,2% bas-carbone (nucléaire et renouvelable), un niveau "historique", selon RTE. La production d'origine fossile a ainsi continué à refluer et son niveau "a été le plus faible observé depuis près de 75 ans", selon RTE. "L'abondance de la production d'électricité bas-carbone française place le pays dans une position très favorable pour se décarboner rapidement et réduire sa dépendance aux énergies fossiles, qui représentent encore près de 60% de sa consommation d’énergie totale", estime-t-il. "Le contenu carbone" de la France, ou empreinte carbone, est l'un des plus faibles en Europe, au deuxième rang après la Norvège, souligne Olivier Houvenagel. "L'enjeu maintenant, c'est vraiment de pouvoir décarboner les autres usages", poursuit-il. De ce point de vue, la France dispose d'un avantage par rapport à "d'autres pays dont le +mix+ électrique repose encore largement sur une production fossile". Autre atout, la France est exportatrice nette d'électricité en Europe et la compétitivité de sa production lui a permis d'enregistrer un nouveau record d'exportations en 2025, rappelle le gestionnaire. Elles ont représenté 92,3 TWh en 2025, ce qui est "comparable à la consommation d'électricité annuelle d'un pays comme la Belgique". La France bénéficie aussi de prix de l'électricité parmi les plus bas d’Europe, en particulier vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, relève RTE. Le prix spot moyen annuel de l'électricité en France est de 61 euros du MWh, au-dessus des 39,4 euros du MWh de 2019, mais nettement en dessous des 275,9 euros du MWh en moyenne en 2022, au cœur de la crise énergétique. Enfin, la France joue un rôle de "carrefour électrique" en Europe avec des exportations qui transitent vers l'ensemble du continent, "au-delà des seuls pays limitrophes".
Texte intégral (666 mots)
La production d'électricité en France métropolitaine a de son côté poursuivi sa progression, de 1,5% en 2025, à 547,5 terrawattheure (TWh), selon le bilan électrique 2025 du gestionnaire du réseau de haute tension. "En 2025, la consommation électrique en France métropolitaine est restée stable par rapport à celle de l'année précédente, atteignant 451 TWh (+0,4% par rapport à 2024)", indique RTE. Elle demeure "très en retrait" -d'environ 6%- par rapport à la période 2014-2019, précédant la pandémie de Covid-19 et la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine, précise-t-il. "La consommation d'électricité n'augmente pas", commente Olivier Houvenagel, directeur adjoint de l'économie en charge des études prospectives de RTE auprès de l'AFP. "Surtout, on constate que la part de l'électricité dans la consommation d'énergie finale, donc le taux d'électrification du pays, n'a pas non plus augmenté", ajoute-t-il. Les énergies fossiles restent prédominantes dans le bouquet énergétique français et représentaient 56% de la consommation d'énergie finale du pays en 2024, tandis que l'électricité ne comptait que pour 27%, fait valoir RTE. Le gestionnaire observe toutefois que la dynamique baissière de la consommation d'électricité "s'est arrêtée à partir de 2024". L'électrification des usages, c'est-à-dire la transition vers l'électricité de secteurs dépendants des énergies fossiles (gaz, pétrole), "apparaît en retard par rapport aux trajectoires nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de la France", relève le gestionnaire. Ces secteurs sont les transports avec les véhicules électriques, le bâtiment avec les pompes à chaleur ou l'industrie avec des fours électriques. Le gouvernement, qui a fait de cette transition une priorité, doit présenter "dès le printemps" un plan d'électrification de l'économie, selon le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure. Abondance de l'électricité bas-carbone Ce mouvement est d'autant plus pertinent que la production d'électricité en France a dépassé son niveau de 2019, essentiellement grâce au rétablissement de la disponibilité du parc nucléaire et à la progression de la production des filières solaire et éolienne, notamment en mer. De plus, l'électricité est très largement décarbonée en France, avec un volume de production à 95,2% bas-carbone (nucléaire et renouvelable), un niveau "historique", selon RTE. La production d'origine fossile a ainsi continué à refluer et son niveau "a été le plus faible observé depuis près de 75 ans", selon RTE. "L'abondance de la production d'électricité bas-carbone française place le pays dans une position très favorable pour se décarboner rapidement et réduire sa dépendance aux énergies fossiles, qui représentent encore près de 60% de sa consommation d’énergie totale", estime-t-il. "Le contenu carbone" de la France, ou empreinte carbone, est l'un des plus faibles en Europe, au deuxième rang après la Norvège, souligne Olivier Houvenagel. "L'enjeu maintenant, c'est vraiment de pouvoir décarboner les autres usages", poursuit-il. De ce point de vue, la France dispose d'un avantage par rapport à "d'autres pays dont le +mix+ électrique repose encore largement sur une production fossile". Autre atout, la France est exportatrice nette d'électricité en Europe et la compétitivité de sa production lui a permis d'enregistrer un nouveau record d'exportations en 2025, rappelle le gestionnaire. Elles ont représenté 92,3 TWh en 2025, ce qui est "comparable à la consommation d'électricité annuelle d'un pays comme la Belgique". La France bénéficie aussi de prix de l'électricité parmi les plus bas d’Europe, en particulier vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, relève RTE. Le prix spot moyen annuel de l'électricité en France est de 61 euros du MWh, au-dessus des 39,4 euros du MWh de 2019, mais nettement en dessous des 275,9 euros du MWh en moyenne en 2022, au cœur de la crise énergétique. Enfin, la France joue un rôle de "carrefour électrique" en Europe avec des exportations qui transitent vers l'ensemble du continent, "au-delà des seuls pays limitrophes".

25.02.2026 à 12:03

Lait infantile: l'UE renforce ses contrôles douaniers sur la substance chinoise incriminée

FRANCE24
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A compter de jeudi, les douanes devront contrôler 50% des envois arrivant dans l'UE et originaires de Chine de cette substance, l'huile riche en acide arachidonique, ce produit "posant probablement un risque sérieux pour la santé humaine", précise une décision publiée mercredi dans le Journal officiel de l'UE. Les investigations menées en Europe à la suite de cas de bébés contaminés par cette toxine, la céréulide, ont "apporté des preuves que l'huile riche en acide arachidonique originaire de Chine et utilisée pour fabriquer du lait en poudre constituait la source de cette contamination", explique le texte, justifiant l'application de ces contrôles renforcés. Plusieurs fabricants, dont des géants européens tels que Nestlé, Danone et Lactalis, ont procédé depuis décembre au rappel de préparations pour nourrissons susceptibles d'être contaminées par cette toxine - la céréulide - dans plus de 60 pays. Deux agences de l'UE spécialisées dans la sécurité alimentaire et la prévention des maladies ont précisé qu'au total, sept pays européens, dont la France, la Belgique ou encore le Royaume-Uni, avaient signalé des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux après avoir consommé du lait en poudre. Les autorités françaises enquêtent également sur les décès de trois bébés, dont le dernier est survenu le 5 février dernier, soupçonnés d'avoir bu du lait en poudre provenant des lots rappelés. "À ce jour, aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement", insiste cependant le ministère français de la Santé sur son site. "Des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements." Une entreprise chinoise établie à Wuhan, dans le centre du pays, Cabio Biotech, est soupçonnée d'être le fournisseur de la substance incriminée.
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A compter de jeudi, les douanes devront contrôler 50% des envois arrivant dans l'UE et originaires de Chine de cette substance, l'huile riche en acide arachidonique, ce produit "posant probablement un risque sérieux pour la santé humaine", précise une décision publiée mercredi dans le Journal officiel de l'UE. Les investigations menées en Europe à la suite de cas de bébés contaminés par cette toxine, la céréulide, ont "apporté des preuves que l'huile riche en acide arachidonique originaire de Chine et utilisée pour fabriquer du lait en poudre constituait la source de cette contamination", explique le texte, justifiant l'application de ces contrôles renforcés. Plusieurs fabricants, dont des géants européens tels que Nestlé, Danone et Lactalis, ont procédé depuis décembre au rappel de préparations pour nourrissons susceptibles d'être contaminées par cette toxine - la céréulide - dans plus de 60 pays. Deux agences de l'UE spécialisées dans la sécurité alimentaire et la prévention des maladies ont précisé qu'au total, sept pays européens, dont la France, la Belgique ou encore le Royaume-Uni, avaient signalé des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux après avoir consommé du lait en poudre. Les autorités françaises enquêtent également sur les décès de trois bébés, dont le dernier est survenu le 5 février dernier, soupçonnés d'avoir bu du lait en poudre provenant des lots rappelés. "À ce jour, aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement", insiste cependant le ministère français de la Santé sur son site. "Des enquêtes judiciaires sont en cours pour ces signalements." Une entreprise chinoise établie à Wuhan, dans le centre du pays, Cabio Biotech, est soupçonnée d'être le fournisseur de la substance incriminée.

25.02.2026 à 12:01

Influence russe en Afrique et en Amérique du Sud : ce que révèle l’enquête de Forbidden Stories

Jean-Luc MOUNIER
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La "Compagnie", réseau d’experts chargé d’orchestrer des campagnes de désinformation au profit de la Russie à travers le monde, est au centre d'une enquête publiée les 14 et 20 février par le consortium international Forbidden Stories. Discrédit des acteurs occidentaux, propagande anti-Ukraine, ou encore reprise en main du réseau d'Evguéni Prigojine par le Service des renseignements extérieurs : France 24 fait le point sur ces nouvelles révélations.
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La "Compagnie", réseau d’experts chargé d’orchestrer des campagnes de désinformation au profit de la Russie à travers le monde, est au centre d'une enquête publiée les 14 et 20 février par le consortium international Forbidden Stories. Discrédit des acteurs occidentaux, propagande anti-Ukraine, ou encore reprise en main du réseau d'Evguéni Prigojine par le Service des renseignements extérieurs : France 24 fait le point sur ces nouvelles révélations.

25.02.2026 à 12:00

Louvre : Christophe Leribault, président du château de Versailles, prends la direction

FRANCE24
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L'actuel président du château de Versailles, Christophe Leribault, est pressenti pour prendre la tête du Louvre après la démission de Laurence des Cars. Reportage France 2
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L'actuel président du château de Versailles, Christophe Leribault, est pressenti pour prendre la tête du Louvre après la démission de Laurence des Cars. Reportage France 2

25.02.2026 à 11:53

Coupe du monde 2026 : le patron de la Fifa serein malgré les violences au Mexique

FRANCE24
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Le président de la Fifa, Gianni Infantino, s'est dit serein au sujet de l'accueil par le Mexique de certains matches de la Coupe du monde de football 2026, après une vague de violence dans le pays liée à la mort d'un puissant baron de la drogue. Récit de Nina Masson
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Le président de la Fifa, Gianni Infantino, s'est dit serein au sujet de l'accueil par le Mexique de certains matches de la Coupe du monde de football 2026, après une vague de violence dans le pays liée à la mort d'un puissant baron de la drogue. Récit de Nina Masson

25.02.2026 à 11:53

Gavin Newsom publie ses mémoires, ballon d'essai avant la présidentielle américaine de 2028

FRANCE24
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Dans le même camp, le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro a sorti son propre livre fin janvier. Le sénateur du New Jersey Cory Booker et le gouverneur du Kentucky Andy Beshear feront de même plus tard dans l'année. Pour Brian Arbour, professeur de sciences politiques à l'université de la ville de New York (CUNY), ces ouvrages, "sorte de synthèse de la vision" qu'ont leurs auteurs des Etats-Unis, leur offrent une "publicité contrôlée en dehors du cycle habituel de l'actualité". "Les tournées de promotion permettent aux candidats potentiels de faire campagne sans vraiment reconnaître qu'ils font campagne", abonde Travis Ridout, professeur de sciences politiques à l'Université d'Etat de Washington. L'expert y voit aussi un moyen de "crédibiliser" la pensée de ces politiciens et d'établir "une version +officielle+ de leurs parcours et de leurs expériences". Mais Gavin Newsom assure que "Young Man in a Hurry" (Jeune homme pressé), paru avec un an de retard à cause des incendies de janvier 2025 à Los Angeles, n'est "pas l'un de ces livres politiques écrits juste pour sortir à un moment donné". "Ca n'est pas à propos du politicien. C'est à propos de ce qui m'a façonné: les événements, les épreuves, les revers, auto-infligés ou pas, les insécurités, les angoisses, les regrets", a-t-il affirmé lors d'un événement promotionnel à New York mardi. A 58 ans, l'ancien maire de San Francisco (sa ville natale), qui a fait carrière dans la viticulture et l'hôtellerie, revient sur sa dyslexie ou encore sur son éducation paradoxale, entre une mère multipliant les petits boulots et un père juge proche des grandes fortunes de Californie. "Combattre le feu par le feu" Devant quelques centaines de New-Yorkais, il a assuré que son livre n'était pas "un plan en 10 points pour le renouveau de l'Amérique". Avant de glisser quelques idées pour celui du parti démocrate qui "ne va pas de l'avant" et "se laisse façonner" plutôt de "façonner" lui-même. Face à Donald Trump, il n'est plus possible de "sortir vainqueur de la dispute" en se basant sur des "faits" ou des arguments "moraux", "il faut combattre le feu par le feu", plaide ce virulent opposant au président américain. Dans l'assistance, Samantha Reilly, comptable de 58 ans vivant à Long Island, ne s'y trompe pas. Elle voit "absolument" Gavin Newsom comme un candidat potentiel. "Il se bat dans ce sens", dit-elle, appréciant "la façon dont il s'en est pris à Trump". Les lieux choisis pour présenter son livre ont d'ailleurs interpellé les experts interrogés par l'AFP: si New York est une étape habituelle, la Géorgie, la Caroline du Sud ou le New Hampshire le sont moins. Au site spécialisé Politico, son équipe a parlé d'une volonté de "soutenir" les Démocrates dans des fiefs républicains. Mais ces Etats seront aussi clé lors des primaires qui désigneront le candidat démocrate à la présidentielle. "Gavin Newsom veut peut-être montrer qu'il peut plaire aux gens du Sud, une région où un Californien ne paraît pas forcément à sa place", avance Travis Ridout. Brian Arbour y devine, pour sa part, une tentative de séduire l'électorat démocrate afro-américain. Le gouverneur de Californie (depuis 2019) répète en tout cas ne pas avoir encore pris la décision de se présenter. Il le fera en famille, avec son épouse et ses quatre enfants, a-t-il assuré au micro de CNN dimanche.
Texte intégral (588 mots)
Dans le même camp, le gouverneur de Pennsylvanie Josh Shapiro a sorti son propre livre fin janvier. Le sénateur du New Jersey Cory Booker et le gouverneur du Kentucky Andy Beshear feront de même plus tard dans l'année. Pour Brian Arbour, professeur de sciences politiques à l'université de la ville de New York (CUNY), ces ouvrages, "sorte de synthèse de la vision" qu'ont leurs auteurs des Etats-Unis, leur offrent une "publicité contrôlée en dehors du cycle habituel de l'actualité". "Les tournées de promotion permettent aux candidats potentiels de faire campagne sans vraiment reconnaître qu'ils font campagne", abonde Travis Ridout, professeur de sciences politiques à l'Université d'Etat de Washington. L'expert y voit aussi un moyen de "crédibiliser" la pensée de ces politiciens et d'établir "une version +officielle+ de leurs parcours et de leurs expériences". Mais Gavin Newsom assure que "Young Man in a Hurry" (Jeune homme pressé), paru avec un an de retard à cause des incendies de janvier 2025 à Los Angeles, n'est "pas l'un de ces livres politiques écrits juste pour sortir à un moment donné". "Ca n'est pas à propos du politicien. C'est à propos de ce qui m'a façonné: les événements, les épreuves, les revers, auto-infligés ou pas, les insécurités, les angoisses, les regrets", a-t-il affirmé lors d'un événement promotionnel à New York mardi. A 58 ans, l'ancien maire de San Francisco (sa ville natale), qui a fait carrière dans la viticulture et l'hôtellerie, revient sur sa dyslexie ou encore sur son éducation paradoxale, entre une mère multipliant les petits boulots et un père juge proche des grandes fortunes de Californie. "Combattre le feu par le feu" Devant quelques centaines de New-Yorkais, il a assuré que son livre n'était pas "un plan en 10 points pour le renouveau de l'Amérique". Avant de glisser quelques idées pour celui du parti démocrate qui "ne va pas de l'avant" et "se laisse façonner" plutôt de "façonner" lui-même. Face à Donald Trump, il n'est plus possible de "sortir vainqueur de la dispute" en se basant sur des "faits" ou des arguments "moraux", "il faut combattre le feu par le feu", plaide ce virulent opposant au président américain. Dans l'assistance, Samantha Reilly, comptable de 58 ans vivant à Long Island, ne s'y trompe pas. Elle voit "absolument" Gavin Newsom comme un candidat potentiel. "Il se bat dans ce sens", dit-elle, appréciant "la façon dont il s'en est pris à Trump". Les lieux choisis pour présenter son livre ont d'ailleurs interpellé les experts interrogés par l'AFP: si New York est une étape habituelle, la Géorgie, la Caroline du Sud ou le New Hampshire le sont moins. Au site spécialisé Politico, son équipe a parlé d'une volonté de "soutenir" les Démocrates dans des fiefs républicains. Mais ces Etats seront aussi clé lors des primaires qui désigneront le candidat démocrate à la présidentielle. "Gavin Newsom veut peut-être montrer qu'il peut plaire aux gens du Sud, une région où un Californien ne paraît pas forcément à sa place", avance Travis Ridout. Brian Arbour y devine, pour sa part, une tentative de séduire l'électorat démocrate afro-américain. Le gouverneur de Californie (depuis 2019) répète en tout cas ne pas avoir encore pris la décision de se présenter. Il le fera en famille, avec son épouse et ses quatre enfants, a-t-il assuré au micro de CNN dimanche.

25.02.2026 à 11:51

Abigail Spanberger, une étoile montante démocrate qui donne la réplique à Trump

FRANCE24
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A quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui pourraient renverser en novembre le rapport de force avec un Donald Trump disposant des pleins pouvoirs depuis son retour à la Maison Blanche, c'est la nouvelle gouverneure de Virginie, 46 ans et fraîchement élue sur un programme centriste, qui a prononcé la traditionnelle réponse de l'opposition au président lors du "discours sur l'état de l'Union", au Congrès. "Dans son discours, le président a fait ce qu'il fait toujours: mentir, chercher des boucs émissaires, détourner l'attention et n'offrir aucune solution concrète aux défis de notre nation", a-t-elle déclaré face caméra. Pourtant, a-t-elle asséné dans une allocution aux airs de discours de campagne, "les Américains méritent des dirigeants qui s'attachent à résoudre les problèmes qui les empêchent de dormir". Première femme gouverneure de Virginie, plusieurs fois élue au Parlement, ancienne agente de la CIA - la principale agence américaine de renseignement -, cette étoile montante du camp démocrate coche toutes les cases du parti, qui veut miser sur des voix centristes, des personnalités à poigne et prêtes à ferrailler en coulisses comme sur le terrain. Elargir la base Elle a été élue l'an dernier dans un Etat de plus de huit millions d'habitants au terme d'une campagne pragmatique, centrée sur le coût de la vie. Sur le terrain, "j'ai entendu partout les mêmes préoccupations pressantes, les coûts trop élevés du logement, des soins, de l'énergie, de la garde des enfants...", a-t-elle insisté mardi, autant de sujets chers à Donald Trump dont elle n'entend pas laisser la primeur au camp républicain. Cela vaut aussi pour les questions de sécurité et même d'immigration, une politique migratoire qu'elle juge "défaillante" et "à résoudre", tout en fustigeant la brutalité de la méthode Trump. Inconnue du grand public il y a encore quelques années, Abigail Spanberger est passée dans les années 2000 par la CIA, pour le compte de laquelle elle a mené plusieurs missions à l'étranger, dont certaines sous couverture. Elle s'est ensuite fait connaître sur la scène nationale en 2018, en remportant une circonscription de Virginie alors détenue par les républicains. Elle y a ensuite été réélue comme députée avant d'accéder au siège de gouverneure. Dans ce nouveau fauteuil, elle a assis sa stature de femme politique capable de toucher des électeurs au-delà de la base démocrate, notamment sur les enjeux économiques et de sécurité nationale. Son choix pourrait aussi refléter l'orientation prise par les démocrates pour leur stratégie à long terme: miser sur une personnalité consensuelle, à la communication maîtrisée, plutôt que sur une opposition frontale et idéologique, représentée pour l'instant par l'icône de la gauche et nouveau maire socialiste de New York, Zohran Mamdani, ou par le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, une des cibles préférées de Donald Trump.
Texte intégral (509 mots)
A quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui pourraient renverser en novembre le rapport de force avec un Donald Trump disposant des pleins pouvoirs depuis son retour à la Maison Blanche, c'est la nouvelle gouverneure de Virginie, 46 ans et fraîchement élue sur un programme centriste, qui a prononcé la traditionnelle réponse de l'opposition au président lors du "discours sur l'état de l'Union", au Congrès. "Dans son discours, le président a fait ce qu'il fait toujours: mentir, chercher des boucs émissaires, détourner l'attention et n'offrir aucune solution concrète aux défis de notre nation", a-t-elle déclaré face caméra. Pourtant, a-t-elle asséné dans une allocution aux airs de discours de campagne, "les Américains méritent des dirigeants qui s'attachent à résoudre les problèmes qui les empêchent de dormir". Première femme gouverneure de Virginie, plusieurs fois élue au Parlement, ancienne agente de la CIA - la principale agence américaine de renseignement -, cette étoile montante du camp démocrate coche toutes les cases du parti, qui veut miser sur des voix centristes, des personnalités à poigne et prêtes à ferrailler en coulisses comme sur le terrain. Elargir la base Elle a été élue l'an dernier dans un Etat de plus de huit millions d'habitants au terme d'une campagne pragmatique, centrée sur le coût de la vie. Sur le terrain, "j'ai entendu partout les mêmes préoccupations pressantes, les coûts trop élevés du logement, des soins, de l'énergie, de la garde des enfants...", a-t-elle insisté mardi, autant de sujets chers à Donald Trump dont elle n'entend pas laisser la primeur au camp républicain. Cela vaut aussi pour les questions de sécurité et même d'immigration, une politique migratoire qu'elle juge "défaillante" et "à résoudre", tout en fustigeant la brutalité de la méthode Trump. Inconnue du grand public il y a encore quelques années, Abigail Spanberger est passée dans les années 2000 par la CIA, pour le compte de laquelle elle a mené plusieurs missions à l'étranger, dont certaines sous couverture. Elle s'est ensuite fait connaître sur la scène nationale en 2018, en remportant une circonscription de Virginie alors détenue par les républicains. Elle y a ensuite été réélue comme députée avant d'accéder au siège de gouverneure. Dans ce nouveau fauteuil, elle a assis sa stature de femme politique capable de toucher des électeurs au-delà de la base démocrate, notamment sur les enjeux économiques et de sécurité nationale. Son choix pourrait aussi refléter l'orientation prise par les démocrates pour leur stratégie à long terme: miser sur une personnalité consensuelle, à la communication maîtrisée, plutôt que sur une opposition frontale et idéologique, représentée pour l'instant par l'icône de la gauche et nouveau maire socialiste de New York, Zohran Mamdani, ou par le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, une des cibles préférées de Donald Trump.

25.02.2026 à 11:47

Sénégal : Sonko évoque les violences policières suite à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba

FRANCE24
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Le premier ministre Sénégalais s'est exprimé pour la première fois sur la crise des universités depuis la mort d'un étudiant dans des violences policières. Ousmane Sonko s'est expliqué devant les députés à l'Assemblée nationale et il assume la responsabilité de son gouvernement face à cette tragédie. Le compte rendu de notre correspondant à Dakar d'Elimane Ndao.
Texte intégral (509 mots)
Le premier ministre Sénégalais s'est exprimé pour la première fois sur la crise des universités depuis la mort d'un étudiant dans des violences policières. Ousmane Sonko s'est expliqué devant les députés à l'Assemblée nationale et il assume la responsabilité de son gouvernement face à cette tragédie. Le compte rendu de notre correspondant à Dakar d'Elimane Ndao.

25.02.2026 à 11:47

Mexique: un country club de luxe, dernier repaire d'"El Mencho"

FRANCE24
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Dimanche au lever du jour, le crépitement des mitraillettes et le vrombissement des hélicoptères ont brusquement transformé en pandémonium le luxueux complexe hôtelier niché dans les montagnes de l'Etat de Jalisco, quand les forces spéciales ont donné l'assaut pour capturer Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", le patron du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), déclenchant la riposte des gardes du corps du malfrat armés jusqu'aux dents. "C'était terrifiant", raconte à l'AFP un touriste arrivé la veille de l'opération et qui, effrayé, requiert l’anonymat. "Ca tirait à la mitraillette du sol vers le ciel et du ciel vers le sol", pendant environ deux heures, poursuit-il. Criblé de balles alors qu'il tentait de fuir à travers les bois, "El Mencho" a succombé pendant son transfert par hélicoptère vers un hôpital. Mardi, les clients du Tapalpa Country Club Hotel, établissement construit à la manière d'une hacienda avec des sols carrelés, une vaste terrasse panoramique et un patio luxuriant décoré d'une fontaine, ont enfin pu sortir de leurs chambres, où la municipalité leur avait demandé de se confiner depuis dimanche. Rendez-vous galant mortel Evitant les journalistes, ils quittaient la ville de 32.000 habitants dans de longs convois de voitures escortés par des véhicules officiels, sous la surveillance de soldats postés tout le long de la route. Selon des informations officielles, "El Mencho" se trouvait là pour une rencontre avec sa petite amie, et c'est ce rendez-vous galant qui a permis de le localiser. Il semble avoir fait profil bas pendant son séjour dans le complexe hôtelier, si l'on en croit les témoignages recueillis par l'AFP. "Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir des gens comme ça ici", déclare, également sous le couvert de l'anonymat, une jeune travailleuse domestique locale. Mardi, les forces de sécurité interdisaient à quiconque d'approcher. Selon des habitants du voisinage, les alentours du bungalow du narco, aux façades décorées d'immenses images religieuses, sont jonchés de douilles et une Jeep a été abandonnée portières ouvertes juste à côté. Quelques médias mexicains ont diffusé des images de l'intérieur du repaire d'"El Mencho". On y voit des lits défaits, des tiroirs ouverts, une table avec des images religieuses, une prière écrite à la main et des médicaments contre les problèmes rénaux. La paisible bourgade de Tapalpa, dont les bâtiments traditionnels aux façades blanches et aux toits rouges font d'ordinaire la joie des touristes, est soudainement devenue l'épicentre de la vague de vengeances du CJNG, qui s'est propagée dans 20 des 32 Etats du pays. "Ils brûlaient des voitures et des autobus à la sortie de Tapalpa", rapporte la travailleuse domestique, les nerfs encore à vif.
Lire plus (466 mots)
Dimanche au lever du jour, le crépitement des mitraillettes et le vrombissement des hélicoptères ont brusquement transformé en pandémonium le luxueux complexe hôtelier niché dans les montagnes de l'Etat de Jalisco, quand les forces spéciales ont donné l'assaut pour capturer Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", le patron du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), déclenchant la riposte des gardes du corps du malfrat armés jusqu'aux dents. "C'était terrifiant", raconte à l'AFP un touriste arrivé la veille de l'opération et qui, effrayé, requiert l’anonymat. "Ca tirait à la mitraillette du sol vers le ciel et du ciel vers le sol", pendant environ deux heures, poursuit-il. Criblé de balles alors qu'il tentait de fuir à travers les bois, "El Mencho" a succombé pendant son transfert par hélicoptère vers un hôpital. Mardi, les clients du Tapalpa Country Club Hotel, établissement construit à la manière d'une hacienda avec des sols carrelés, une vaste terrasse panoramique et un patio luxuriant décoré d'une fontaine, ont enfin pu sortir de leurs chambres, où la municipalité leur avait demandé de se confiner depuis dimanche. Rendez-vous galant mortel Evitant les journalistes, ils quittaient la ville de 32.000 habitants dans de longs convois de voitures escortés par des véhicules officiels, sous la surveillance de soldats postés tout le long de la route. Selon des informations officielles, "El Mencho" se trouvait là pour une rencontre avec sa petite amie, et c'est ce rendez-vous galant qui a permis de le localiser. Il semble avoir fait profil bas pendant son séjour dans le complexe hôtelier, si l'on en croit les témoignages recueillis par l'AFP. "Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir des gens comme ça ici", déclare, également sous le couvert de l'anonymat, une jeune travailleuse domestique locale. Mardi, les forces de sécurité interdisaient à quiconque d'approcher. Selon des habitants du voisinage, les alentours du bungalow du narco, aux façades décorées d'immenses images religieuses, sont jonchés de douilles et une Jeep a été abandonnée portières ouvertes juste à côté. Quelques médias mexicains ont diffusé des images de l'intérieur du repaire d'"El Mencho". On y voit des lits défaits, des tiroirs ouverts, une table avec des images religieuses, une prière écrite à la main et des médicaments contre les problèmes rénaux. La paisible bourgade de Tapalpa, dont les bâtiments traditionnels aux façades blanches et aux toits rouges font d'ordinaire la joie des touristes, est soudainement devenue l'épicentre de la vague de vengeances du CJNG, qui s'est propagée dans 20 des 32 Etats du pays. "Ils brûlaient des voitures et des autobus à la sortie de Tapalpa", rapporte la travailleuse domestique, les nerfs encore à vif.

25.02.2026 à 11:44

Nord du Maroc : un ramadan dans des camps pour 180 000 personnes évacuées

FRANCE24
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Chassés de chez elles par les inondations au nord-ouest du Maroc, de nombreuses familles rompent aujourd'hui le jeûne du ramadan sous des tentes dressées à la hâte. Quelque 180 000 personnes ont été évacuées depuis l'arrivée des pluies torrentielles fin janvier, et pour la plupart d’entre elles, retourner dans leur foyer n'est pas une option. Explications de Laurent Berstecher.
Lire plus (466 mots)
Chassés de chez elles par les inondations au nord-ouest du Maroc, de nombreuses familles rompent aujourd'hui le jeûne du ramadan sous des tentes dressées à la hâte. Quelque 180 000 personnes ont été évacuées depuis l'arrivée des pluies torrentielles fin janvier, et pour la plupart d’entre elles, retourner dans leur foyer n'est pas une option. Explications de Laurent Berstecher.
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