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28.05.2026 à 05:51

FRANCE24
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Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'un "emploi de la force" à venir, l'armée israélienne a confirmé avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr". L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr. L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban. Alors que de nombreux Libanais tentent de célébrer l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, l'armée israélienne, a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans le sud du Liban à évacuer vers la rive nord du Zahrani. Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin. "Affrontements directs" Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" mercredi à Zawtar el-Charqiyé, a annoncé de son côté le Hezbollah, faisant aussi état de trois attaques de drones contre des troupes dans le nord d'Israël. Il a revendiqué depuis mardi des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes tentant de s'infiltrer dans cette localité, stratégique pour sa proximité avec Nabatiyé. Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" délimitant la bande d'une dizaine de kilomètres dont l'armée israélienne a pris le contrôle dans le sud du Liban, y interdisant l'accès aux habitants et y menant de larges opérations de démolition. L'armée israélienne avait déclaré mardi étendre ses opérations au sol au-delà de la "ligne jaune". "Etendre l'autorité de l'Etat" Le Liban a été aspiré dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah a rouvert le 2 mars un front contre Israël, en soutien à l'Iran après l'attaque israélo-américaine du 28 février. Les frappes israéliennes ont tué 3.269 personnes depuis, selon un nouveau bilan mercredi du ministère de la Santé. Parmi elles, au moins 31 ont été tuées mardi, dont au moins 15 habitants de Burj al-Shemali, près de Tyr, selon le maire de cette localité. Un photographe de l'AFP a vu mercredi des secouristes extraire un corps des décombres, tandis qu'une pelleteuse dégageait des amas de gravats. Dans l'ouest de la Bekaa, la localité de Machghara qui abritait des centaines de familles déplacées est désormais déserte après plusieurs jours de bombardements israéliens. Son maire, Iskandar Barakeh, fait part à l'AFP de sa crainte de voir la région, par où transitent combattants et matériel du Hezbollah, "se transformer en arrière-front". La délégation militaire dirigée par le général Georges Rizkallah qui doit rencontrer vendredi des militaires israéliens "insistera sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l'armée visant à restreindre les armes du Hezbollah et étendre l'autorité de l'Etat sur le territoire libanais", a indiqué une source militaire à l'AFP.

28.05.2026 à 05:51

FRANCE24
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Quatre drones d'attaque qui représentaient une "menace autour du détroit d'Ormuz" ont été abattus, a affirmé un responsable américain sous couvert d'anonymat, ajoutant que l'armée américaine avait aussi frappé "une station de contrôle au sol à Bandar Abbas qui menaçait de lancer un cinquième drone." "Ces actions étaient mesurées, uniquement défensives et menées avec l'intention de maintenir le cessez-le-feu", a-t-il affirmé. Les médias iraniens avaient auparavant rapporté trois fortes explosions près de Bandar Abbas, ville portuaire sur le détroit stratégique d'Ormuz, vers 01h30 jeudi (22h00 GMT mercredi). En représailles, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi avoir visé une base américaine. Ils n'ont pas précisé laquelle, mais de son côté, l'armée koweïtienne a annoncé jeudi faire face à "des attaques menées par des missiles et des drones". Ces incidents sont les plus sérieux depuis la trêve entrée en vigueur depuis le 8 avril, après plus d'un mois de frappes israélo-américaines qui ont fait des milliers de morts. Frappes au Liban Bombardements et combats se poursuivent par ailleurs au Liban, malgré un autre cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé des cibles du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah à Tyr, dans le sud du pays, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire situé au sud du Zahrani, fleuve s'écoulant à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière entre Israël et le Liban. Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre un terme au conflit sont laborieuses, et le détroit d'Ormuz reste verrouillé par l'Iran, ce qui a renchéri l'or noir et fait vaciller l'économie mondiale. Mercredi, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois agité la menace d'une reprise des hostilités. L'Iran "veut vraiment conclure un accord. Ils n'y sont pas encore. Nous ne sommes pas satisfaits mais nous finirons par l'être (...). Ou alors nous devrons simplement finir le travail", a-t-il dit. Dans les échanges matinaux jeudi en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, principale référence internationale, progressait de près de 2% pour s'établir à 96,13 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, gagnait 1,75 % à 90,23 dollars le baril. Passer "du pire au mauvais" En Iran, l'accès à internet a été en partie rétabli après une coupure de près de trois mois. Les connexions restent erratiques, les données mobiles étant encore largement coupées, de nombreux sites filtrés et des services de messagerie difficilement accessibles. "Ce n'est pas du bonheur ou de la joie (que je ressens, NDLR), j'ai juste l'impression qu'on est passé du pire au mauvais", a réagi auprès de l'AFP Bahareh, 32 ans, nutritionniste à Téhéran. "On se demande tous les jours: +Y aura-t-il des frappes de missiles ce soir?+", décrit Amir, un développeur de logiciel de 27 ans, également depuis la capitale iranienne. L'Iran a affirmé être en train de finaliser un accord-cadre en 14 points avec les Etats-Unis, donnant la priorité à la fin de la guerre "sur tous les fronts", y compris au Liban. "Le projet d'accord-cadre (...) est une totale invention", a réagi la Maison Blanche. Selon la télévision iranienne, le protocole en discussion prévoit notamment un engagement des Etats-Unis à lever leur blocus des ports iraniens en contrepartie du rétablissement du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Mercredi, le Trésor américain a annoncé des sanctions à l'encontre de l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique, la nouvelle agence de Téhéran chargée de percevoir les droits de passage à Ormuz. Téhéran cherche aussi à obtenir le déblocage de 24 milliards d'avoirs gelés à l'étranger, "avec mise à disposition de la moitié dès l'annonce du protocole d'accord", selon l'agence iranienne Isna. C'est un des principaux points de contentieux, aux côtés du volet nucléaire que l'Iran souhaite aborder dans un second temps. Les Etats-Unis réclament la destruction de son stock d'uranium hautement enrichi, dont le sort est incertain. Téhéran dément de son côté vouloir se doter de la bombe atomique.

28.05.2026 à 05:35

FRANCE24
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Texte intégral (758 mots)

28.05.2026 à 05:25

FRANCE24
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Quelques mobilisations ont été très médiatisées, comme celle des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris, salariées d'une entreprise sous-traitante qui ont obtenu avec le soutien de la CGT une amélioration de leurs salaires et conditions de travail. Mais globalement les syndicats tâtonnent, à la recherche des bons outils, pour toucher ces nouveaux profils de travailleurs. Un récent avis du Comité économique, social et environnemental (Cese) soulignait qu'"avoir un travail aujourd'hui ne protège plus nécessairement de la précarité". Il rappelait que la France comptait plus de 1,1 million de travailleurs pauvres en 2022, citant, parmi les personnes vulnérables, les travailleurs de plateformes, les jeunes en contrats courts ou les contractuels de la fonction publique. Globalement faible (10,3% en 2019), le taux de syndicalisation en France l'est plus encore chez les personnes en CDD ou en intérim. Selon le service statistique du ministère du Travail, les salariés en contrat à durée limitée affichaient en 2019 un taux de syndicalisation quasi-nul, de 2,3%. Pendant les "Trente Glorieuses", période de forte croissance après la Seconde Guerre mondiale, le salariat est devenu la norme du travail, entraînant une transformation progressive, "de syndicats de travailleurs en syndicats de salariés", rappelle l'historien Stéphane Sirot. Selon cet expert, ils vivent toujours sur cet héritage qui s'est "effrité à travers la précarisation, le nomadisme des salariés et les nouvelles formes de travail de type entrepreneurial". Il souligne aussi leur difficulté à intégrer les salariés des très petites entreprises. Au cœur de cet héritage, la loi de 1968 autorisant les sections syndicales au sein des entreprises, devenues le théâtre principal de l'action des syndicats. Toutefois, "la CGT et la CFDT ont bien évolué sur leur position depuis 15-20 ans, pour s'occuper de la question des salariés précaires", tempère Laurianne Enjolras, maîtresse de conférence en droit privé à l'Université de Montpellier. L'enjeu est crucial car les accidents du travail sont beaucoup plus fréquents chez les intérimaires et les salariés des entreprises sous-traitantes. "Effets de manche" Pour dépasser le syndicalisme d'entreprise, les centrales peuvent développer des structures sur une base territoriale, de métier ou mélangeant les deux. Mais ils sont encore souvent "dans l'expérimentation", malgré une pratique bien installée de syndicats de site agrégeant les sous-traitants dans certains secteurs où ils sont stables, par exemple le nucléaire, constate Laurianne Enjolras. A la CGT, Nawel Benchlikha a créé le syndicat inter-entreprises de Malakoff, Montrouge, Vanves et des environs, qui fédère quelque 150 personnes de secteurs variés (Ehpad, commerces..) aux statuts tout aussi variés (CDI, intérimaires, auto-entrepreneurs...). Des personnes qui étaient parfois des syndiqués isolés avant cela. Aller vers les salariés de certains secteurs reste difficile, explique-t-elle, comme dans la propreté, parce que ces travailleurs "multiplient les contrats avec des amplitudes horaires de malade". Autre défi contemporain, l'ubérisation, avec le développement d'un micro-entreprenariat cachant souvent une relation de subordination avec les plateformes. Pour la secrétaire confédérale de la CFDT Lydie Nicol, le micro-entreprenariat "pose la question de notre modèle de protection sociale demain" car "il n'est ni protecteur pour la personne, ni contributif au bien commun". "Cela fait partie des défis à relever mais en ayant en tête qu'on ne doit pas décider que le salariat c'est l'alpha et l'oméga du modèle social et qu'on doit défendre à tout prix ce modèle si les travailleurs aspirent à autre chose", avance-t-elle. Si l'Union-indépendants est affiliée à la CFDT, ce secteur s'organise en bonne partie autour de mouvements venant de la base. "Ça reste encore un secteur dans lequel les syndicats sont des petites entités qui font des effets de manche les unes par rapport aux autres", estime Jérôme Pimot, président et fondateur du Clap, le collectif des livreurs autonomes de plateformes. Il déplore que les syndicats ne déploient pas plus de moyens pour soutenir ces travailleurs, rappelant que les livreurs sont 70.000 à 100.000 et "sont des hyper-précaires dans une stratégie de survie".
Texte intégral (702 mots)
Quelques mobilisations ont été très médiatisées, comme celle des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles à Paris, salariées d'une entreprise sous-traitante qui ont obtenu avec le soutien de la CGT une amélioration de leurs salaires et conditions de travail. Mais globalement les syndicats tâtonnent, à la recherche des bons outils, pour toucher ces nouveaux profils de travailleurs. Un récent avis du Comité économique, social et environnemental (Cese) soulignait qu'"avoir un travail aujourd'hui ne protège plus nécessairement de la précarité". Il rappelait que la France comptait plus de 1,1 million de travailleurs pauvres en 2022, citant, parmi les personnes vulnérables, les travailleurs de plateformes, les jeunes en contrats courts ou les contractuels de la fonction publique. Globalement faible (10,3% en 2019), le taux de syndicalisation en France l'est plus encore chez les personnes en CDD ou en intérim. Selon le service statistique du ministère du Travail, les salariés en contrat à durée limitée affichaient en 2019 un taux de syndicalisation quasi-nul, de 2,3%. Pendant les "Trente Glorieuses", période de forte croissance après la Seconde Guerre mondiale, le salariat est devenu la norme du travail, entraînant une transformation progressive, "de syndicats de travailleurs en syndicats de salariés", rappelle l'historien Stéphane Sirot. Selon cet expert, ils vivent toujours sur cet héritage qui s'est "effrité à travers la précarisation, le nomadisme des salariés et les nouvelles formes de travail de type entrepreneurial". Il souligne aussi leur difficulté à intégrer les salariés des très petites entreprises. Au cœur de cet héritage, la loi de 1968 autorisant les sections syndicales au sein des entreprises, devenues le théâtre principal de l'action des syndicats. Toutefois, "la CGT et la CFDT ont bien évolué sur leur position depuis 15-20 ans, pour s'occuper de la question des salariés précaires", tempère Laurianne Enjolras, maîtresse de conférence en droit privé à l'Université de Montpellier. L'enjeu est crucial car les accidents du travail sont beaucoup plus fréquents chez les intérimaires et les salariés des entreprises sous-traitantes. "Effets de manche" Pour dépasser le syndicalisme d'entreprise, les centrales peuvent développer des structures sur une base territoriale, de métier ou mélangeant les deux. Mais ils sont encore souvent "dans l'expérimentation", malgré une pratique bien installée de syndicats de site agrégeant les sous-traitants dans certains secteurs où ils sont stables, par exemple le nucléaire, constate Laurianne Enjolras. A la CGT, Nawel Benchlikha a créé le syndicat inter-entreprises de Malakoff, Montrouge, Vanves et des environs, qui fédère quelque 150 personnes de secteurs variés (Ehpad, commerces..) aux statuts tout aussi variés (CDI, intérimaires, auto-entrepreneurs...). Des personnes qui étaient parfois des syndiqués isolés avant cela. Aller vers les salariés de certains secteurs reste difficile, explique-t-elle, comme dans la propreté, parce que ces travailleurs "multiplient les contrats avec des amplitudes horaires de malade". Autre défi contemporain, l'ubérisation, avec le développement d'un micro-entreprenariat cachant souvent une relation de subordination avec les plateformes. Pour la secrétaire confédérale de la CFDT Lydie Nicol, le micro-entreprenariat "pose la question de notre modèle de protection sociale demain" car "il n'est ni protecteur pour la personne, ni contributif au bien commun". "Cela fait partie des défis à relever mais en ayant en tête qu'on ne doit pas décider que le salariat c'est l'alpha et l'oméga du modèle social et qu'on doit défendre à tout prix ce modèle si les travailleurs aspirent à autre chose", avance-t-elle. Si l'Union-indépendants est affiliée à la CFDT, ce secteur s'organise en bonne partie autour de mouvements venant de la base. "Ça reste encore un secteur dans lequel les syndicats sont des petites entités qui font des effets de manche les unes par rapport aux autres", estime Jérôme Pimot, président et fondateur du Clap, le collectif des livreurs autonomes de plateformes. Il déplore que les syndicats ne déploient pas plus de moyens pour soutenir ces travailleurs, rappelant que les livreurs sont 70.000 à 100.000 et "sont des hyper-précaires dans une stratégie de survie".

28.05.2026 à 05:25

FRANCE24
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Un après-midi de mai sous les platanes en feuilles, Geneviève, Mina, Nicole, Pascal et Arielle accueillent le corbillard qui vient de passer la grille du cimetière de la Guillotière. "On n'en loupe aucun", se félicite Geneviève, 75 ans, qui a cocréé le collectif des Morts sans toi(t) en 2003 lorsqu'elle était adjointe au funéraire à la ville de Lyon, et s'y investit au quotidien depuis son départ à la retraite. Fort d'une centaine de membres, le collectif accompagne jusqu'à leur mise en terre ceux qui sont décédés dans la solitude, sans famille ni proches retrouvés, parfois à la rue. "L'essentiel, c'est qu'ils ne partent pas tous seuls", confie Geneviève de sa voix rauque. "Partir seul, ce n'est pas digne. Vous savez, même les animaux ont droit à des rituels funéraires." Ni une, ni deux, Mina Hajri, 53 ans dont 18 de bénévolat, claque la bise à l'un des agents du service municipal des pompes funèbres. Le collectif suit entre 50 et 100 enterrements ou crémations par an. Alors à force, on se connait. Avant l'inhumation dans le terrain général couvert de coquelicots, où reposent les indigents, les autres sans-famille ou ceux qui en ont simplement fait le choix, les bénévoles se placent autour du cercueil en pin. Celui-ci est payé par la Ville, tout comme la gerbe de fleurs qui sera déposée sur la tombe, la concession et autres frais d'obsèques. Tabac du coin Geneviève a prévu la musique "adéquate". Depuis son téléphone, elle lance le célèbre titre espagnol "¿Porqué te vas?". Un clin d'oeil à la terre d'origine du défunt, M. Severino Portos Sande. Mina puis Nicole, 70 ans, récitent ensuite un discours, un poème, qu'elles ont écrits en son hommage. Employée aux ressources humaines de métier, Mina se charge toujours d'investiguer sur la personne décédée. Elle récolte des informations pour personnaliser et humaniser les funérailles. Pour ce monsieur, l'enquête de voisinage a porté ses fruits. Mina évoque un homme discret, profondément sourd, qui jusqu'à sa mort se rendait tous les matins au tabac du coin pour acheter des cigarettes. Parfois, elle finit par dénicher de la famille. Récemment, un Guinéen a ainsi pu être enterré à Lyon, en visio avec des proches restés au pays. Des rapatriements peuvent aussi être organisés, mais cela a un coût. Si nécessaire, elle s'occupe également de fournir des vêtements au mort. "Comme ça, personne ne part dans un sac plastique", dit-elle. Sans solde Il y a des monsieur et madame Tout-le-monde, des SDF dont les camarades de rue viennent trinquer près de la tombe. Un jeune migrant qui s'est jeté dans la Saône, un bébé abandonné. Sur les sépultures, certains ont leurs noms gravés sur une plaque en métal: José Nganzi, Paulette Barange, Bernard Berthomé... D'autres non. "Souvent, ceux retrouvés dans l'eau sont tellement décomposés que c'est impossible de les identifier", explique Mina. Si les retraités ont du temps à donner, Arielle Delmas, communicante de 59 ans et bénévole des Morts sans toi(t) depuis peu, profite de ses vacances pour assister à la cérémonie laïque du jour. Pascal Merlin, 64 ans, qui travaille dans les marchés publics, a posé une demi-journée de RTT. "Parce que c'est noble", estime ce fervent catholique dans sa veste en velours côtelé. "Les années où c'est l'hécatombe, ça finit en congés sans solde", ajoute Mina. Quelques collectifs similaires existent ailleurs en France, comme les Marseillais solidaires des morts anonymes, dans la cité phocéenne. À Lyon, sous les yeux des chats qui veillent sur le cimetière, le cercueil est lentement descendu dans le caveau. Geneviève s'incline, lance une poignée de terre en contrebas. Nicole, un pissenlit. Discrètement, Pascal esquisse un signe de croix, murmure une prière. Mina rassure le défunt, lui dit qu'il s'apprête à retrouver ceux qu'il a aimés. "Bon voyage Severino, ils t'attendent sûrement pour l'apéro."
Texte intégral (698 mots)
Un après-midi de mai sous les platanes en feuilles, Geneviève, Mina, Nicole, Pascal et Arielle accueillent le corbillard qui vient de passer la grille du cimetière de la Guillotière. "On n'en loupe aucun", se félicite Geneviève, 75 ans, qui a cocréé le collectif des Morts sans toi(t) en 2003 lorsqu'elle était adjointe au funéraire à la ville de Lyon, et s'y investit au quotidien depuis son départ à la retraite. Fort d'une centaine de membres, le collectif accompagne jusqu'à leur mise en terre ceux qui sont décédés dans la solitude, sans famille ni proches retrouvés, parfois à la rue. "L'essentiel, c'est qu'ils ne partent pas tous seuls", confie Geneviève de sa voix rauque. "Partir seul, ce n'est pas digne. Vous savez, même les animaux ont droit à des rituels funéraires." Ni une, ni deux, Mina Hajri, 53 ans dont 18 de bénévolat, claque la bise à l'un des agents du service municipal des pompes funèbres. Le collectif suit entre 50 et 100 enterrements ou crémations par an. Alors à force, on se connait. Avant l'inhumation dans le terrain général couvert de coquelicots, où reposent les indigents, les autres sans-famille ou ceux qui en ont simplement fait le choix, les bénévoles se placent autour du cercueil en pin. Celui-ci est payé par la Ville, tout comme la gerbe de fleurs qui sera déposée sur la tombe, la concession et autres frais d'obsèques. Tabac du coin Geneviève a prévu la musique "adéquate". Depuis son téléphone, elle lance le célèbre titre espagnol "¿Porqué te vas?". Un clin d'oeil à la terre d'origine du défunt, M. Severino Portos Sande. Mina puis Nicole, 70 ans, récitent ensuite un discours, un poème, qu'elles ont écrits en son hommage. Employée aux ressources humaines de métier, Mina se charge toujours d'investiguer sur la personne décédée. Elle récolte des informations pour personnaliser et humaniser les funérailles. Pour ce monsieur, l'enquête de voisinage a porté ses fruits. Mina évoque un homme discret, profondément sourd, qui jusqu'à sa mort se rendait tous les matins au tabac du coin pour acheter des cigarettes. Parfois, elle finit par dénicher de la famille. Récemment, un Guinéen a ainsi pu être enterré à Lyon, en visio avec des proches restés au pays. Des rapatriements peuvent aussi être organisés, mais cela a un coût. Si nécessaire, elle s'occupe également de fournir des vêtements au mort. "Comme ça, personne ne part dans un sac plastique", dit-elle. Sans solde Il y a des monsieur et madame Tout-le-monde, des SDF dont les camarades de rue viennent trinquer près de la tombe. Un jeune migrant qui s'est jeté dans la Saône, un bébé abandonné. Sur les sépultures, certains ont leurs noms gravés sur une plaque en métal: José Nganzi, Paulette Barange, Bernard Berthomé... D'autres non. "Souvent, ceux retrouvés dans l'eau sont tellement décomposés que c'est impossible de les identifier", explique Mina. Si les retraités ont du temps à donner, Arielle Delmas, communicante de 59 ans et bénévole des Morts sans toi(t) depuis peu, profite de ses vacances pour assister à la cérémonie laïque du jour. Pascal Merlin, 64 ans, qui travaille dans les marchés publics, a posé une demi-journée de RTT. "Parce que c'est noble", estime ce fervent catholique dans sa veste en velours côtelé. "Les années où c'est l'hécatombe, ça finit en congés sans solde", ajoute Mina. Quelques collectifs similaires existent ailleurs en France, comme les Marseillais solidaires des morts anonymes, dans la cité phocéenne. À Lyon, sous les yeux des chats qui veillent sur le cimetière, le cercueil est lentement descendu dans le caveau. Geneviève s'incline, lance une poignée de terre en contrebas. Nicole, un pissenlit. Discrètement, Pascal esquisse un signe de croix, murmure une prière. Mina rassure le défunt, lui dit qu'il s'apprête à retrouver ceux qu'il a aimés. "Bon voyage Severino, ils t'attendent sûrement pour l'apéro."

28.05.2026 à 05:19

FRANCE24
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À 75 ans, cet homme aux longs cheveux blancs et au corps teint de formes noires grâce à des plantes amazoniennes commence à endosser un rôle auquel il se prépare depuis longtemps: succéder à son oncle, l'emblématique cacique nonagénaire Raoni Metuktire. Reconnaissable à son grand plateau labial, Raoni, qui a consacré sa vie à sensibiliser le monde à la destruction de l'Amazonie, a été hospitalisé plusieurs fois ces dernières semaines. Megaron Txucarramae a promis de poursuivre son combat lors d'un rassemblement de leaders du peuple Kayapo la semaine dernière, dans le village de Pikany, situé dans l'Etat brésilien du Para (nord). "Je leur ai dit que j'allais continuer à lutter pour préserver non seulement la forêt et les terres indigènes, mais aussi notre santé, notre culture et notre langue", déclare-t-il à l'AFP depuis la berge. Pykany se trouve dans l'un des nombreux territoires kayapos qui, ensemble, forment l'une des plus grandes zones de forêt tropicale protégée au monde, plus vaste que le Portugal. De nombreux experts estiment que les réserves indigènes jouent un rôle essentiel dans le combat contre le changement climatique, en tant que remparts face à la déforestation. Homme de confiance Tout comme Raoni, Megaron est l'un des derniers représentants d'une génération d'autochtones nés avant les contacts fréquents avec le monde extérieur. Il a vu le jour en 1950, à Piaraçu, village de l'Etat de Mato Grosso (centre-ouest), et son enfance a été marquée par la violence des incursions d'orpailleurs ou de fermiers tentant de s'accaparer les terres de son peuple. "Je l'ai vu de mes propres yeux, un homme de main recruté par des fermiers a tué deux de mes oncles juste devant moi quand j'étais petit", raconte-t-il. Au cours des années 1980, il était aux côtés de Raoni lors de grandes manifestations contre la construction du barrage de Belo Monte sur le Xingu, un grand fleuve d'Amazonie. Le chantier a finalement débuté en 2011 et le barrage, un des plus grands au monde, a été inauguré cinq ans plus tard. En 2010, Megaron a qualifié le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui était à l'époque à la fin de son deuxième mandat, d'"ennemi public numéro un" des peuples autochtones. Sa mobilisation contre le barrage lui a coûté son poste de coordinateur de la Funai, organe public chargé des affaires indigènes. Il a longtemps fait office de traducteur de Raoni - qui ne s'exprime qu'en langue kayapo dans ses discours officiels - lors de voyages à travers le monde. "Confident" et "homme de confiance" du vénérable cacique, Megaron est devenu son héritier naturel "pour poursuivre son combat", explique Roiti Metuktire, 35 ans, petit-neveu de Raoni. Or empoisonné Pendant que des femmes préparent des piranhas fraîchement pêchés, Megaron fulmine contre les incursions dans les territoires indigènes d'orpailleurs qui polluent les cours d'eau au mercure. Des intrusions en pleine recrudescence en raison notamment de la flambée du prix de l'or liée à l'instabilité mondiale. "Le gouvernement a échoué à prendre des mesures pour les expulser définitivement", déplore Megaron. Il doit voyager prochainement en Europe au sein d'un groupe de leaders autochtones pour exhorter des joailliers comme Cartier ou Bulgari à s'assurer que l'or de leurs fournisseurs ne provient pas de territoires autochtones. "Droite anti-indigène" Megaron ne cache pas son inquiétude au sujet de l'élection présidentielle d'octobre au Brésil, où il craint de voir triompher la "droite anti-indigène". Lula, 80 ans, doit briguer un quatrième mandat, avec Flavio Bolsonaro comme principal adversaire dans le camp conservateur. Ce sénateur de 45 ans est le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), dont le mandat a été marqué par une forte hausse de la déforestation et de l'orpaillage illégal en Amazonie. Lula a lui-même essuyé des critiques au sein des communautés indigènes, estimant qu'il aurait pu œuvrer davantage pour leur cause, même s'il a à son actif l'homologation de vingt nouvelles terres autochtones depuis 2023.
Texte intégral (692 mots)
À 75 ans, cet homme aux longs cheveux blancs et au corps teint de formes noires grâce à des plantes amazoniennes commence à endosser un rôle auquel il se prépare depuis longtemps: succéder à son oncle, l'emblématique cacique nonagénaire Raoni Metuktire. Reconnaissable à son grand plateau labial, Raoni, qui a consacré sa vie à sensibiliser le monde à la destruction de l'Amazonie, a été hospitalisé plusieurs fois ces dernières semaines. Megaron Txucarramae a promis de poursuivre son combat lors d'un rassemblement de leaders du peuple Kayapo la semaine dernière, dans le village de Pikany, situé dans l'Etat brésilien du Para (nord). "Je leur ai dit que j'allais continuer à lutter pour préserver non seulement la forêt et les terres indigènes, mais aussi notre santé, notre culture et notre langue", déclare-t-il à l'AFP depuis la berge. Pykany se trouve dans l'un des nombreux territoires kayapos qui, ensemble, forment l'une des plus grandes zones de forêt tropicale protégée au monde, plus vaste que le Portugal. De nombreux experts estiment que les réserves indigènes jouent un rôle essentiel dans le combat contre le changement climatique, en tant que remparts face à la déforestation. Homme de confiance Tout comme Raoni, Megaron est l'un des derniers représentants d'une génération d'autochtones nés avant les contacts fréquents avec le monde extérieur. Il a vu le jour en 1950, à Piaraçu, village de l'Etat de Mato Grosso (centre-ouest), et son enfance a été marquée par la violence des incursions d'orpailleurs ou de fermiers tentant de s'accaparer les terres de son peuple. "Je l'ai vu de mes propres yeux, un homme de main recruté par des fermiers a tué deux de mes oncles juste devant moi quand j'étais petit", raconte-t-il. Au cours des années 1980, il était aux côtés de Raoni lors de grandes manifestations contre la construction du barrage de Belo Monte sur le Xingu, un grand fleuve d'Amazonie. Le chantier a finalement débuté en 2011 et le barrage, un des plus grands au monde, a été inauguré cinq ans plus tard. En 2010, Megaron a qualifié le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui était à l'époque à la fin de son deuxième mandat, d'"ennemi public numéro un" des peuples autochtones. Sa mobilisation contre le barrage lui a coûté son poste de coordinateur de la Funai, organe public chargé des affaires indigènes. Il a longtemps fait office de traducteur de Raoni - qui ne s'exprime qu'en langue kayapo dans ses discours officiels - lors de voyages à travers le monde. "Confident" et "homme de confiance" du vénérable cacique, Megaron est devenu son héritier naturel "pour poursuivre son combat", explique Roiti Metuktire, 35 ans, petit-neveu de Raoni. Or empoisonné Pendant que des femmes préparent des piranhas fraîchement pêchés, Megaron fulmine contre les incursions dans les territoires indigènes d'orpailleurs qui polluent les cours d'eau au mercure. Des intrusions en pleine recrudescence en raison notamment de la flambée du prix de l'or liée à l'instabilité mondiale. "Le gouvernement a échoué à prendre des mesures pour les expulser définitivement", déplore Megaron. Il doit voyager prochainement en Europe au sein d'un groupe de leaders autochtones pour exhorter des joailliers comme Cartier ou Bulgari à s'assurer que l'or de leurs fournisseurs ne provient pas de territoires autochtones. "Droite anti-indigène" Megaron ne cache pas son inquiétude au sujet de l'élection présidentielle d'octobre au Brésil, où il craint de voir triompher la "droite anti-indigène". Lula, 80 ans, doit briguer un quatrième mandat, avec Flavio Bolsonaro comme principal adversaire dans le camp conservateur. Ce sénateur de 45 ans est le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), dont le mandat a été marqué par une forte hausse de la déforestation et de l'orpaillage illégal en Amazonie. Lula a lui-même essuyé des critiques au sein des communautés indigènes, estimant qu'il aurait pu œuvrer davantage pour leur cause, même s'il a à son actif l'homologation de vingt nouvelles terres autochtones depuis 2023.

28.05.2026 à 03:51

FRANCE 24
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Israël a mené jeudi de nouvelles frappes sur Tyr, dans le sud du Liban. La veille, l'armée israélienne avait affirmé considérer comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani. Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.
Texte intégral (692 mots)
Israël a mené jeudi de nouvelles frappes sur Tyr, dans le sud du Liban. La veille, l'armée israélienne avait affirmé considérer comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani. Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.

28.05.2026 à 02:49

FRANCE 24
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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi avoir visé une base américaine en représailles aux frappes menées plus tôt par les États-Unis dans le sud du pays. Le Koweït affirme faire face à des attaques de missiles et de drones. L'armée israélienne a annoncé avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani. Suivez notre direct.
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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi avoir visé une base américaine en représailles aux frappes menées plus tôt par les États-Unis dans le sud du pays. Le Koweït affirme faire face à des attaques de missiles et de drones. L'armée israélienne a annoncé avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani. Suivez notre direct.

28.05.2026 à 01:35

FRANCE24
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"Le pays a besoin d'ordre (...) Le temps est compté", a déclaré le dirigeant de centre droit, au lendemain d'une décision du Parlement lui ouvrant la voie à l'instauration de l'état d'urgence face à la contestation. Le chef d'Etat, qui a une nouvelle fois appelé au dialogue, fait face à une contestation grandissante, avec des blocages routiers et des manifestations massives menées par des paysans, des mineurs et des ouvriers. Initialement, les protestataires exigeaient des mesures contre la crise économique, la pire depuis 40 ans, mais réclament désormais la démission de M. Paz. Après à peine six mois au pouvoir, le président de droite fait face à la pire crise économique du pays andin depuis les années 1980. Mardi soir, le Parlement a abrogé une norme qui limitait les pouvoirs du président pour décréter l'état d'exception, permettant ainsi le recours à l'armée et des restrictions aux libertés de réunion et de circulation. "Ceux qui veulent détruire la patrie auront affaire à (moi) et à toute la force de la Constitution", a-t-il averti. "Aux policiers, aux forces armées: sentez-vous en sécurité, votre peuple vous soutient". Mais les manifestations ne faiblissent pas. Brandissant des drapeaux indigènes, des milliers de paysans, en majorité des femmes, ont de nouveau défilé à La Paz, à l'occasion de la fête des Mères. "Nous n'avons pas peur de mourir. Nous donnerons nos vies pour (nous) défendre (...) nous avons déjà dit (au gouvernement) de faire ses valises", a dit à l'AFP Marta Poma Luque. Le peuple souffre "Nous en avons assez de ce président (...) A cause de lui, tout le peuple bolivien souffre", a déclaré une autre manifestante, Delta Salinas. Les manifestants ont ensuite rejoint une marche du secteur des transports publics en grève. Dans la soirée, quelque 200 enseignants ont également manifesté. "La police ne peut pas réprimer son propre peuple (...), qu'elle se retire", a exigé Froylan Choque. La Paz, siège du gouvernement, est devenue l'épicentre des manifestations et des blocages provoquant des pénuries d'aliments, de médicaments et de carburant. "Le prix des médicaments augmente et certains commencent à manquer", a témoigné dans un hôpital de La Paz Zulma Hinojosa, 44 ans, dont le fils souffre d'asthme et de problèmes cardiaques. Des centaines d'habitants ont manifesté ces derniers jours contre les barrages routiers qui asphyxient La Paz, a constaté l'AFP. Selon le président bolivien, les pertes pour l'économie atteignent 600 millions de dollars dans un pays où l'inflation tourne autour de 15%. "C'est pire que le Covid", a affirmé M. Paz, évoquant les pénuries et la hausse des prix provoquées par les barrages routiers. Dans une tentative d'apaisement, il a annoncé en début de semaine qu'il réduirait de moitié son salaire, une mesure symbolique, ses revenus mensuels s’élevant à environ 3.400 dollars. Le vice-président Edmand Lara, opposant déclaré de Paz, a lui aussi appelé mercredi les leaders des manifestations au dialogue. "Rébellion" Le gouvernement accuse l'ancien président socialiste Evo Morales (2006-2019), visé par un mandat d'arrêt dans une affaire présumée de traite d'une mineure, d'alimenter les troubles. Le dirigeant cocalero, réfugié dans la région du Chapare, son bastion politique dans le centre du pays, appelle le président à convoquer de nouvelles élections dans un délai de 90 jours. "C'est un gouvernement totalement soumis (aux Etats-Unis, ndlr). Je me rends compte que l'heure est venue de décider qui commande: l'empire ou le peuple", a-t-il déclaré à l'AFP depuis son fief, voyant dans les manifestations une "rébellion". Le gouvernement de Donald Trump, allié de Rodrigo Paz, les a quant à lui qualifiées de "coup d'Etat" la semaine dernière.
Texte intégral (628 mots)
"Le pays a besoin d'ordre (...) Le temps est compté", a déclaré le dirigeant de centre droit, au lendemain d'une décision du Parlement lui ouvrant la voie à l'instauration de l'état d'urgence face à la contestation. Le chef d'Etat, qui a une nouvelle fois appelé au dialogue, fait face à une contestation grandissante, avec des blocages routiers et des manifestations massives menées par des paysans, des mineurs et des ouvriers. Initialement, les protestataires exigeaient des mesures contre la crise économique, la pire depuis 40 ans, mais réclament désormais la démission de M. Paz. Après à peine six mois au pouvoir, le président de droite fait face à la pire crise économique du pays andin depuis les années 1980. Mardi soir, le Parlement a abrogé une norme qui limitait les pouvoirs du président pour décréter l'état d'exception, permettant ainsi le recours à l'armée et des restrictions aux libertés de réunion et de circulation. "Ceux qui veulent détruire la patrie auront affaire à (moi) et à toute la force de la Constitution", a-t-il averti. "Aux policiers, aux forces armées: sentez-vous en sécurité, votre peuple vous soutient". Mais les manifestations ne faiblissent pas. Brandissant des drapeaux indigènes, des milliers de paysans, en majorité des femmes, ont de nouveau défilé à La Paz, à l'occasion de la fête des Mères. "Nous n'avons pas peur de mourir. Nous donnerons nos vies pour (nous) défendre (...) nous avons déjà dit (au gouvernement) de faire ses valises", a dit à l'AFP Marta Poma Luque. Le peuple souffre "Nous en avons assez de ce président (...) A cause de lui, tout le peuple bolivien souffre", a déclaré une autre manifestante, Delta Salinas. Les manifestants ont ensuite rejoint une marche du secteur des transports publics en grève. Dans la soirée, quelque 200 enseignants ont également manifesté. "La police ne peut pas réprimer son propre peuple (...), qu'elle se retire", a exigé Froylan Choque. La Paz, siège du gouvernement, est devenue l'épicentre des manifestations et des blocages provoquant des pénuries d'aliments, de médicaments et de carburant. "Le prix des médicaments augmente et certains commencent à manquer", a témoigné dans un hôpital de La Paz Zulma Hinojosa, 44 ans, dont le fils souffre d'asthme et de problèmes cardiaques. Des centaines d'habitants ont manifesté ces derniers jours contre les barrages routiers qui asphyxient La Paz, a constaté l'AFP. Selon le président bolivien, les pertes pour l'économie atteignent 600 millions de dollars dans un pays où l'inflation tourne autour de 15%. "C'est pire que le Covid", a affirmé M. Paz, évoquant les pénuries et la hausse des prix provoquées par les barrages routiers. Dans une tentative d'apaisement, il a annoncé en début de semaine qu'il réduirait de moitié son salaire, une mesure symbolique, ses revenus mensuels s’élevant à environ 3.400 dollars. Le vice-président Edmand Lara, opposant déclaré de Paz, a lui aussi appelé mercredi les leaders des manifestations au dialogue. "Rébellion" Le gouvernement accuse l'ancien président socialiste Evo Morales (2006-2019), visé par un mandat d'arrêt dans une affaire présumée de traite d'une mineure, d'alimenter les troubles. Le dirigeant cocalero, réfugié dans la région du Chapare, son bastion politique dans le centre du pays, appelle le président à convoquer de nouvelles élections dans un délai de 90 jours. "C'est un gouvernement totalement soumis (aux Etats-Unis, ndlr). Je me rends compte que l'heure est venue de décider qui commande: l'empire ou le peuple", a-t-il déclaré à l'AFP depuis son fief, voyant dans les manifestations une "rébellion". Le gouvernement de Donald Trump, allié de Rodrigo Paz, les a quant à lui qualifiées de "coup d'Etat" la semaine dernière.

28.05.2026 à 00:07

Cécile GALLUCCIO
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Mardi, l'Iran affirme avoir abattu un nouveau drone Reaper américain à 30 millions de dollars ce qui porterait à 25 le nombre de MQ-9 perdus depuis le début de l’opération Epic Fury. En tout, cela fait 42 aéronefs détruits côté américain. Pour les Gardiens de la Révolution, les pertes seraient surtout humaines mais impossible d'avoir des chiffres précis.
Texte intégral (628 mots)
Mardi, l'Iran affirme avoir abattu un nouveau drone Reaper américain à 30 millions de dollars ce qui porterait à 25 le nombre de MQ-9 perdus depuis le début de l’opération Epic Fury. En tout, cela fait 42 aéronefs détruits côté américain. Pour les Gardiens de la Révolution, les pertes seraient surtout humaines mais impossible d'avoir des chiffres précis.

27.05.2026 à 23:05

FRANCE24
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L'attaquant français, convoqué pour disputer sa première Coupe du monde cet été avec les Bleus, a fait exulter les supporters londoniens d'une reprise du gauche après une frappe du maître à jouer anglais Adam Wharton, mal repoussée par le gardien adverse Augusto Batalla (51e, 1-0). Ce geste décisif du buteur tricolore vient conclure douze mois historiques pour le club du sud de Londres, vainqueur coup sur coup l'an dernier de ses deux premiers titres majeurs: la FA Cup, contre Manchester City, et le Community Shield, face à Liverpool. Décevants 15e de Premier League cette saison, les Eagles ont brisé le rêve du Rayo, modeste club de quartier du sud-est de Madrid qui venait d'éliminer Strasbourg au tour précédent. Ce premier sacre européen a un goût de revanche pour les hommes d'Oliver Glasner, dont c'était la dernière rencontre sur le banc anglais: ils disputeront bien la Ligue Europa l'an prochain, ce qu'ils auraient déjà dû faire cette année après leur succès en FA Cup. Crystal Palace, alors détenu par un certain John Textor, ex-actionnaire majoritaire du club londonien et de l'Olympique Lyonnais, avait été retrogradé en C4 en raison des règles de l'UEFA interdisant à deux clubs possédés par le même propriétaire de s'affronter en Coupe d'Europe. Glasner, qui avait remporté la Ligue Europa en 2022 avec l'Eintracht Francfort, avait estimé la veille de la rencontre que son équipe avait "mérité" de jouer la C3 et que la retrouver en passant par cette autre voie serait un juste retour des choses. "Si nous gagnons, nous aurons l'an prochain ce que nous aurions dû avoir dès cette année", avait-il déclaré. C'est chose faite.
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L'attaquant français, convoqué pour disputer sa première Coupe du monde cet été avec les Bleus, a fait exulter les supporters londoniens d'une reprise du gauche après une frappe du maître à jouer anglais Adam Wharton, mal repoussée par le gardien adverse Augusto Batalla (51e, 1-0). Ce geste décisif du buteur tricolore vient conclure douze mois historiques pour le club du sud de Londres, vainqueur coup sur coup l'an dernier de ses deux premiers titres majeurs: la FA Cup, contre Manchester City, et le Community Shield, face à Liverpool. Décevants 15e de Premier League cette saison, les Eagles ont brisé le rêve du Rayo, modeste club de quartier du sud-est de Madrid qui venait d'éliminer Strasbourg au tour précédent. Ce premier sacre européen a un goût de revanche pour les hommes d'Oliver Glasner, dont c'était la dernière rencontre sur le banc anglais: ils disputeront bien la Ligue Europa l'an prochain, ce qu'ils auraient déjà dû faire cette année après leur succès en FA Cup. Crystal Palace, alors détenu par un certain John Textor, ex-actionnaire majoritaire du club londonien et de l'Olympique Lyonnais, avait été retrogradé en C4 en raison des règles de l'UEFA interdisant à deux clubs possédés par le même propriétaire de s'affronter en Coupe d'Europe. Glasner, qui avait remporté la Ligue Europa en 2022 avec l'Eintracht Francfort, avait estimé la veille de la rencontre que son équipe avait "mérité" de jouer la C3 et que la retrouver en passant par cette autre voie serait un juste retour des choses. "Si nous gagnons, nous aurons l'an prochain ce que nous aurions dû avoir dès cette année", avait-il déclaré. C'est chose faite.

27.05.2026 à 22:48

Anthony SAINT-LÉGER
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Alors que les Etats-Unis soufflent régulièrement le chaud et le froid sur l’OTAN, des internautes profitent de ce flou pour diffuser de fausses informations quitte à tirer des conclusions hâtives des propos de Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine.
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Alors que les Etats-Unis soufflent régulièrement le chaud et le froid sur l’OTAN, des internautes profitent de ce flou pour diffuser de fausses informations quitte à tirer des conclusions hâtives des propos de Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine.

27.05.2026 à 22:39

Meriem AMELLAL
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Alors que les musulmans du monde entier commencent à fêter l’Aïd al-Adha, dans l’est de la RDC, l’heure est aux précautions sanitaires. Masques, gel désinfectant, regroupements à l’extérieur… Alors que l’épidémie du virus Ebola se propage à travers le pays, la communauté musulmane de Bunia, dans la province de l’Ituri, s’organise pour marquer l’événement tout en se protégeant.
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Alors que les musulmans du monde entier commencent à fêter l’Aïd al-Adha, dans l’est de la RDC, l’heure est aux précautions sanitaires. Masques, gel désinfectant, regroupements à l’extérieur… Alors que l’épidémie du virus Ebola se propage à travers le pays, la communauté musulmane de Bunia, dans la province de l’Ituri, s’organise pour marquer l’événement tout en se protégeant.

27.05.2026 à 22:39

FRANCE24
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Les trois principaux indices de la place américaine sont tout de même parvenus à grappiller de nouveaux records. Le Dow Jones a pris 0,36% à 50.644,28 points, le Nasdaq a avancé de 0,07% à 26.674,73 points et le S&P 500 a gagné 0,02% à 7.520,36 points. Ces dernières semaines, "le marché a parcouru un long chemin, en l'absence de données ou d'événements majeurs, nous assistons donc à une légère pause", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, au moment où les deux pays négocient un accord pour mettre fin à la guerre, Donald Trump déclarant toutefois ne pas être satisfait en l'état des propositions de Téhéran. La télévision iranienne a fait état mercredi d'une ébauche du protocole d'accord en discussion, démentie par la suite par la Maison Blanche, qui y voit "une totale invention". Les cours du pétrole ont tout de même chuté de plus de 5% mercredi, le baril américain WTI retrouvant un niveau plus vu depuis avril. Angelo Kourkafas y voit un signe "encourageant", qui permet notamment d'amoindrir les craintes inflationnistes. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se stabilisait à 4,48%, comme à la clôture la veille. "Il subsiste beaucoup d'incertitudes concernant les développements géopolitiques et les perspectives de la Fed (la banque centrale américaine, ndlr) quant à la durabilité de cette situation, mais il ne fait aucun doute que l'on va dans la bonne direction et que cela rendrait la reprise du marché plus durable", juge M. Kourkafas. Du côté de la tech, l'heure était aux prises de bénéfices mercredi. Le spécialiste des semi-conducteurs Qualcomm a reculé de 6,20%, Texas Instrument a perdu 2,29% et Nvidia a cédé 1,05%. Micron, fabricant de puces mémoire, est toutefois parvenu à gagner 3,63%, confortant son entrée la veille dans le cercle fermé des entreprises à la capitalisation boursière supérieure à 1.000 milliards de dollars. Ailleurs à la cote, l'enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch (+8,88% à 81,42 dollars) a été poussée par un bénéfice net par action meilleur qu'attendu lors de son premier trimestre. L'entreprise a pourtant partagé des prévisions inférieures aux anticipations pour le trimestre en cours. Profitant de l'accalmie sur les prix de l'énergie, les compagnies aériennes ont pris de la hauteur, à l'instar de Delta Air Lines (+3,04%) ou American Airlines (+0,51%). Les croisiéristes Carnival (+4,75%) et Royal Caribbean (+2,79%) ont fait de même. Jeudi, les acteurs du marché scruteront la publication de l'indice d'inflation PCE pour avril, jauge privilégiée de la Fed. Angelo Kourkafas ne s'attend pas à "une réaction importante" à ces chiffres, d'autres données ayant déjà pointé une hausse des prix le mois dernier.
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Les trois principaux indices de la place américaine sont tout de même parvenus à grappiller de nouveaux records. Le Dow Jones a pris 0,36% à 50.644,28 points, le Nasdaq a avancé de 0,07% à 26.674,73 points et le S&P 500 a gagné 0,02% à 7.520,36 points. Ces dernières semaines, "le marché a parcouru un long chemin, en l'absence de données ou d'événements majeurs, nous assistons donc à une légère pause", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. L'Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis, au moment où les deux pays négocient un accord pour mettre fin à la guerre, Donald Trump déclarant toutefois ne pas être satisfait en l'état des propositions de Téhéran. La télévision iranienne a fait état mercredi d'une ébauche du protocole d'accord en discussion, démentie par la suite par la Maison Blanche, qui y voit "une totale invention". Les cours du pétrole ont tout de même chuté de plus de 5% mercredi, le baril américain WTI retrouvant un niveau plus vu depuis avril. Angelo Kourkafas y voit un signe "encourageant", qui permet notamment d'amoindrir les craintes inflationnistes. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se stabilisait à 4,48%, comme à la clôture la veille. "Il subsiste beaucoup d'incertitudes concernant les développements géopolitiques et les perspectives de la Fed (la banque centrale américaine, ndlr) quant à la durabilité de cette situation, mais il ne fait aucun doute que l'on va dans la bonne direction et que cela rendrait la reprise du marché plus durable", juge M. Kourkafas. Du côté de la tech, l'heure était aux prises de bénéfices mercredi. Le spécialiste des semi-conducteurs Qualcomm a reculé de 6,20%, Texas Instrument a perdu 2,29% et Nvidia a cédé 1,05%. Micron, fabricant de puces mémoire, est toutefois parvenu à gagner 3,63%, confortant son entrée la veille dans le cercle fermé des entreprises à la capitalisation boursière supérieure à 1.000 milliards de dollars. Ailleurs à la cote, l'enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch (+8,88% à 81,42 dollars) a été poussée par un bénéfice net par action meilleur qu'attendu lors de son premier trimestre. L'entreprise a pourtant partagé des prévisions inférieures aux anticipations pour le trimestre en cours. Profitant de l'accalmie sur les prix de l'énergie, les compagnies aériennes ont pris de la hauteur, à l'instar de Delta Air Lines (+3,04%) ou American Airlines (+0,51%). Les croisiéristes Carnival (+4,75%) et Royal Caribbean (+2,79%) ont fait de même. Jeudi, les acteurs du marché scruteront la publication de l'indice d'inflation PCE pour avril, jauge privilégiée de la Fed. Angelo Kourkafas ne s'attend pas à "une réaction importante" à ces chiffres, d'autres données ayant déjà pointé une hausse des prix le mois dernier.

27.05.2026 à 22:37

FRANCE24
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"En Australie, (...) depuis quelques années, parfois on repousse d'une heure, deux heures, trois heures le match à venir pour que la température retombe", a commenté le Serbe de 39 ans en conférence de presse après sa victoire contre le Français Valentin Royer en quatre sets. "Pour les tournois du Grand Chelem, ça ne devrait pas être un problème. On a tellement de courts, on a de la lumière, il n'y a pas de problème en principe", a-t-il continué. "On peut planifier les matches à un autre moment sur d'autres courts". "Ce n'est pas idéal de dépasser minuit, mais si ça arrive quand il y a une canicule ou des conditions extrêmes, on peut peut-être y penser quand même", a-t-il signalé, dans ce qui ressemble à un appel à l'organisation. Pour lui, la réponse logique à ces conditions extrêmes ne réside en revanche pas dans la couverture de quelques courts privilégiés, comme le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen à Paris, ce qui serait "injuste". Comme son homologue océanien, qui se déroule durant l'été austral, Roland-Garros dispose d'un protocole "chaleurs extrêmes". Il repose sur un indicateur qui synthétise plusieurs variables météorologiques comme la température de l'air, le taux d'humidité, la vitesse du vent et le rayonnement du soleil. Une pause de dix minutes peut être accordée aux joueurs de simple et les matches peuvent théoriquement être interrompus si cet indicateur dépasse un certain seuil, qui n'a pas encore été franchi à Paris, où l'humidité est bien moins prégnante qu'à Melbourne. "Quand on joue trois heures et demie sur de la terre, c'est long et c'est épuisant. Physiquement, j'ai dépensé de l'énergie, pas mal, il faisait très chaud, les conditions étaient difficiles", a encore relevé l'homme aux 24 tournois du Grand Chelem après sa qualification au 3e tour. Plusieurs joueurs ont été physiquement très affectés par la chaleur, comme Casper Ruud qui a subi une "insolation" avant de s'imposer mardi, et Jakub Mensik, perclus de crampes après sa victoire marathon en cinq sets mercredi et est resté de longues minutes allongé sur le court. "C'est insensé de jouer avec cette chaleur", a-t-il déploré.
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"En Australie, (...) depuis quelques années, parfois on repousse d'une heure, deux heures, trois heures le match à venir pour que la température retombe", a commenté le Serbe de 39 ans en conférence de presse après sa victoire contre le Français Valentin Royer en quatre sets. "Pour les tournois du Grand Chelem, ça ne devrait pas être un problème. On a tellement de courts, on a de la lumière, il n'y a pas de problème en principe", a-t-il continué. "On peut planifier les matches à un autre moment sur d'autres courts". "Ce n'est pas idéal de dépasser minuit, mais si ça arrive quand il y a une canicule ou des conditions extrêmes, on peut peut-être y penser quand même", a-t-il signalé, dans ce qui ressemble à un appel à l'organisation. Pour lui, la réponse logique à ces conditions extrêmes ne réside en revanche pas dans la couverture de quelques courts privilégiés, comme le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen à Paris, ce qui serait "injuste". Comme son homologue océanien, qui se déroule durant l'été austral, Roland-Garros dispose d'un protocole "chaleurs extrêmes". Il repose sur un indicateur qui synthétise plusieurs variables météorologiques comme la température de l'air, le taux d'humidité, la vitesse du vent et le rayonnement du soleil. Une pause de dix minutes peut être accordée aux joueurs de simple et les matches peuvent théoriquement être interrompus si cet indicateur dépasse un certain seuil, qui n'a pas encore été franchi à Paris, où l'humidité est bien moins prégnante qu'à Melbourne. "Quand on joue trois heures et demie sur de la terre, c'est long et c'est épuisant. Physiquement, j'ai dépensé de l'énergie, pas mal, il faisait très chaud, les conditions étaient difficiles", a encore relevé l'homme aux 24 tournois du Grand Chelem après sa qualification au 3e tour. Plusieurs joueurs ont été physiquement très affectés par la chaleur, comme Casper Ruud qui a subi une "insolation" avant de s'imposer mardi, et Jakub Mensik, perclus de crampes après sa victoire marathon en cinq sets mercredi et est resté de longues minutes allongé sur le court. "C'est insensé de jouer avec cette chaleur", a-t-il déploré.
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