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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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06.05.2026 à 14:03

Maladies transmises par les moustiques: appels à la vigilance, après une année 2025 record

FRANCE24
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"2025 a été une année exceptionnelle en France métropolitaine mais aussi dans l'Océan indien", a souligné mercredi le Dr Harold Noël, directeur adjoint de la direction des maladies infectieuses de Santé publique France, lors d'une conférence de presse peu après le démarrage de la période de surveillance renforcée des arboviroses dans l'Hexagone (1er mai-30 novembre). L'année passée a notamment été d'une ampleur inédite en métropole pour les cas autochtones de chikungunya, dont le virus se transmet d'un humain à l'autre via des piqûres de moustiques tigres (Aedes albopictus) et provoque des fièvres et douleurs articulaires. Près de 809 cas autochtones ont été identifiés, "26 fois plus" qu'en 2024, et il y a eu 81 foyers de transmission locale, "un changement d'échelle pour l'intensité de transmission", particulièrement marquée en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le moustique vecteur est bien implanté. Ce record de foyers de chikungunya dans l'Hexagone était partiellement lié à l'épidémie majeure qui a sévi à La Réunion et dans la région de l'océan Indien et a encouragé l'arrivée de cas importés, lesquels ont ensuite favorisé des contaminations en métropole. Cela s'inscrit aussi dans un contexte où le moustique tigre, "rentré sur le territoire métropolitain en 2004 par le sud-est, a progressivement colonisé 83 départements sur 96", a rappelé Marie Bâville, cheffe du Centre de crises sanitaires du ministère de la Santé. Si le nombre de cas autochtones de dengue a été bien moindre (30), celui de fièvre "West Nile" ou du Nil occidental, transmise par le moustique Culex, a aussi atteint un record en 2025. Il y a eu 62 cas de cette fièvre dans 17 départements métropolitains et une extension vers le nord du pays, avec des cas en Ile-de-France ou Normandie pour la première fois. Alors que la saison d'activité des moustiques vecteurs de virus démarre en métropole, les autorités sanitaires ont appelé à la vigilance de tous, des habitants aux soignants, et rappelé les conseils de prévention. "Il ne faut pas baisser la garde", a martelé le Dr Noël, notant que "la pression d'importation semble moins importante pour le chikungunya" cette année mais aussi que l'implantation du moustique tigre dans les départements hexagonaux peut faciliter des transmissions.

06.05.2026 à 13:59

L'Indonésie veut interdire l'e-commerce aux enfants pour ne pas "les laisser seuls" face aux géants, selon une ministre

FRANCE24
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"Laisser les enfants se mesurer seuls (aux plateformes), sans règles, c'est comme laisser des parents jouer aux échecs contre un grand maître. Ils ne gagneront pas, ou il sera très difficile de gagner", a imagé Meutya Hafid à Jakarta, sans donner plus de détails. L'objectif du gouvernement est d'aider les parents à affronter les "grandes plateformes" afin de protéger leurs enfants contre les "escroqueries", a-t-elle ajouté. Cette mesure rejoint l'interdiction des réseaux sociaux déjà appliqué dans le vaste archipel d'Asie du Sud-Est aux plus de 284 millions d'habitants, qui affiche l'une des plus fortes concentrations d'utilisateurs de réseaux sociaux au monde. Il s'agit de protéger quelque 70 millions d'enfants contre les menaces de la pornographie en ligne, du cyberharcèlement et de l'addiction à Internet. "Les plateformes de commerce en ligne sont les prochaines sur la liste, car nous avons constaté que des enfants y avaient été victimes d'escroqueries", a développé la ministre des Communications et du Numérique. "A toutes les plateformes" L'interdiction des réseaux sociaux est entrée en vigueur en mars, visant ainsi à priver les moins de 16 ans indonésiens de huit plateformes dites "à haut risque", à savoir YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Bigo Live (vidéo en direct) et Roblox. La ministre Meutya Hafid a ajouté mercredi que l'interdiction devra s'appliquer à terme "à toutes les plateformes numériques", y compris les sites de vente en ligne. L'Indonésie s'inscrit dans la lignée de plusieurs pays, dont l'Australie en figure de proue, qui ont renforcé les restrictions d'âge sur les réseaux sociaux, pour protéger les plus jeunes de contenus malveillants ainsi que des effets nocifs redoutés de l'exposition aux contenus addictifs des plateformes. Roblox est devenue la dernière plateforme à se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation, en introduisant une technologie de vérification de l'âge et en restreignant le contenu en fonction de l'âge des utilisateurs, a détaillé le gouvernement la semaine dernière. Plus de la moitié des 45 millions d'utilisateurs indonésiens de Roblox sont des enfants de moins de 16 ans, selon les autorités indonésiennes. Les géants des réseaux sociaux font face à une remise en question à l'échelle mondiale, les gouvernements étant de plus en plus préoccupés par leur impact sur le bien-être des utilisateurs. Le mois dernier, le parlement turc a approuvé une loi visant à empêcher les enfants de moins de 15 ans d'accéder aux plateformes de réseaux sociaux. Certains pays européens, dont la Norvège, la Grèce, la France, l'Espagne et le Danemark, ont annoncé qu'ils allaient introduire des restrictions similaires. Comme en Australie, les règles indonésiennes font peser sur les plateformes la responsabilité de réglementer l'accès des adolescents. Le non-respect de l'interdiction, qui sera mis en œuvre progressivement, exposera les contrevenants à une amende, voire à une suspension de leurs services dans le pays.

06.05.2026 à 13:35

Regain d'optimisme sur une reprise des négociations entre Téhéran et Washington

FRANCE24
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Les marchés financiers ont salué mercredi ce regain d'optimisme, les Bourses européennes gagnant plus de 2% et les cours du pétrole plongeant sous les 100 dollars. Alors que le contrôle par l'Iran du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures, a provoqué ces deux derniers mois une flambée du prix du pétrole, le baril de Brent perdait vers 10H40 GMT plus de 9%, à 99,64 dollars, loin des 126 dollars d'il y a seulement quelques jours. Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban. Alors que le blocage a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, Washington a imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le projet "sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le président américain sur son réseau Truth Social. "Bon espoir" Il a précisé que cette pause avait été décidée notamment à la demande du Pakistan, tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays avait accueilli des négociations directes entre l'Iran et les Etats-Unis le 11 avril, a dit avoir "bon espoir" que l'actuelle dynamique aboutisse à une paix durable. "La fin du Projet Liberté est probablement survenue lorsque Trump a réalisé que le recours à la force n'allait non seulement échouer à produire le résultat escompté mais fermerait également la porte aux premiers véritables signes d'une voie négociée", a estimé sur X l'analyste Ali Vaez, de l'International Crisis Group. Selon deux responsables américains et deux autres sources au fait du dossier cités par le site américain Axios, la Maison Blanche estime être sur le point de conclure "un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin au conflit et à établir un cadre en vue de négociations nucléaires plus approfondies". L'Iran a envoyé son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, en Chine, principal pays acheteur de pétrole iranien. A l'occasion de sa visite, il a abordé "les négociations en cours" sans commenter une éventuelle reprise. "La question du détroit d'Ormuz a fait l'objet de discussions approfondies, et nous avons évoqué la nécessité de respecter les droits de la République islamique d'Iran ainsi que l'ensemble des points de vue existants", a-t-il ajouté sur la télévision d'Etat. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a de son côté réclamé un arrêt "complet" des hostilités au Moyen-Orient et appelé Etats-Unis et Iran à rouvrir "le plus vite possible" le détroit d'Ormuz. Il a aussi défendu le "droit légitime" de l'Iran au nucléaire civil, alors que ce dossier est un des points d'achoppement pour la reprise des discussions avec Washington. Les Etats-Unis et Israël accusent l'Iran de chercher à obtenir l'arme nucléaire, ce qui est vivement démenti par Téhéran. La visite de M. Araghchi intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping. "Jeu psychologique" En Iran, certains ne cachent pas leur fatigue et leur lassitude face aux tergiversations sur les négociations. "Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique", confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l'AFP à Paris. Le lancement lundi du "Projet Liberté" s'est accompagné d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l'Iran, après des semaines de calme relatif. L'armateur français CMA CGM a en outre confirmé mercredi que son porte-conteneur San Antonio battant pavillon maltais avait fait l'objet d'une attaque la veille dans le détroit d'Ormuz, faisant des blessés parmi les membres d'équipage. Sur le font libanais, l'armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes dans "plusieurs zones" du Liban contre des cibles du mouvement pro-iranien Hezbollah, après avoir appelé la population de 12 villages à évacuer. Le ministère de la Santé libanais a fait état de quatre morts dans l'est du pays dans un bombardement israélien. Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu entré en vigueur 17 avril. burx-vl/anb

06.05.2026 à 13:09

Les néobanques rendent la rémunération des dépôts plus agile (blog de la BCE)

FRANCE24
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Durant le resserrement monétaire de 2022-2023, le taux de référence sur les dépôts passant de -0,5% à 4,0% -, les néobanques ont relevé "plus fortement et plus rapidement" les taux offerts aux épargnants que leurs concurrentes disposant d'un réseau d'agences, évitant ainsi une fuite des dépôts, selon cette source. Dans le même temps, leurs taux de crédit n'ont pas été davantage relevés que ceux de leurs concurrentes, ce qui a "comprimé leurs marges" et les a contraintes à ralentir leur offre de crédit, écrit l'auteure de la note, qui n'engage pas nécessairement la Banque centrale européenne (BCE). Les gardiens de l'euro à Francfort avaient opéré le resserrement monétaire entre 2022 et 2023, en réponse à une forte poussée d'inflation, causée par l'attaque de l'Ukraine par la Russie. Lors du début de l'assouplissement monétaire qui a suivi - le taux de référence étant ramené de 4% à 2% entre septembre 2024 et juin 2025 - , les banques numériques ont, à l'inverse, réduit "plus rapidement que les banques traditionnelles" les taux offerts aux nouveaux déposants, contribuant à la normalisation de leurs marges, mais au prix d'un ralentissement des entrées de dépôts. L'auteure, l'économiste Katarzyna Budnik, experte en modèle de stabilité financière à la BCE, a basé son analyse sur un panel de plus de 170 néobanques opérant dans la zone euro. Ces banques en ligne sont en moyenne plus petites que leurs homologues disposant d'agences, et tirent une part plus importante de leurs revenus des commissions, en plus des revenus d'intérêts. Pour la politique monétaire, cela implique une transmission "plus rapide et plus intense" des décisions de la BCE sur les taux de dépôts, tandis que les taux de crédit restent "rigides ", freinant l'expansion du crédit lors des phases de resserrement, résument les auteurs. Cela a aussi des implications pour la stabilité financière, alors que des tests de résistance effectués cette année tiendront compte à la fois des "pressions sur les marges liées à un ajustement rapide des dépôts" et de "la capacité des banques à absorber ces chocs".

06.05.2026 à 12:59

En Italie, le tennis boosté par Jannik Sinner fait la leçon au foot

FRANCE24
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Cette année encore, les Internationaux d'Italie ont grappillé du terrain sur le football. Littéralement. A l'étroit sur son site historique et un brin désuet du Foro Italico, le tournoi romain sur terre battue s'est encore étendu du côté du Stade olympique voisin où l'AS Rome et la Lazio jouent leurs rencontres à domicile, et où la Nazionale reçoit de temps à autre ses adversaires. Cette année, quelque 400.000 spectateurs sont attendus jusqu'au 17 mai sur ce Foro Italico étendu, un nouveau record de fréquentation (393.000 en 2025). Depuis deux ans, le dernier rendez-vous majeur avant Roland-Garros a investi le "Stadio dei Marmi" aux 64 statues colossales en marbre blanc, au pied du Stade olympique, pour y construire un spectaculaire court provisoire de 7.000 places. Et ses organisateurs, qui auront en 2028 un Campo Centrale couvert et agrandi (12.500 places), rêvent d'investir à terme le Stade olympique et ses 70.000 places. Pour le président de la Fédération italienne de tennis (FITP) Angelo Binaghi, il ne fait plus de doute que "le tennis est en train de dépasser le football". Coupe Davis et BJK Cup C'est déjà évident en termes de résultats. Alors que l'équipe d'Italie de football, quadruple championne du monde et double championne d'Europe, va manquer cet été sa troisième Coupe du monde consécutive, le N.1 mondial Jannik Sinner a remporté les cinq derniers Masters 1000 (Paris en 2025, Indian Wells, Miami, Monte-Carlo et Madrid cette année). Alors qu'aucun club italien n'a dépassé les quarts de finale de la Ligue des champions, l'Italie s'est adjugée les trois dernières éditions de la Coupe Davis (en 2025 sans Sinner!) et son pendant féminin, en 2025, la BJK Cup dans le sillage de Jasmine Paolini, 8e mondiale et tenante du titre à Rome. Cet âge d'or du tennis italien, en plein marasme du calcio, se traduit aussi dans les chiffres de licenciés et dans les audiences TV. La FITP qui profite aussi de l'engouement pour le padel, revendique 1,25 million de licenciés, 6,2 millions de pratiquants et 19,1 millions de "suiveurs", ce qui la place sur les talons du football avec ses 1,5 million de licenciés, 6,5 millions de pratiquants et 23 millions de "suiveurs". En novembre dernier, la finale des Masters ATP à Turin entre Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, absent à Rome cette année car blessé, a rassemblé devant les petits écrans 7 millions de téléspectateurs italiens, soit une part de marché de 36,6%. Le même jour, la Nazionale, opposée à la Norvège en qualifications pour le Mondial-2026, n'a attiré "que" 7,8 M de téléspectateurs pour une part de marché inférieure (33,5%). "Dix ans de dur labeur" Depuis la déroute de la Nazionale fin mars en finale des barrages européens face à la Bosnie-Herzégovine (1-1, 4 tirs au buts à 1), la tentation est grande d'ériger le tennis en modèle pour relancer le football, pénalisé notamment selon les observateurs par une formation des jeunes obsolète et lacunaire. "Il y a vingt ans, on était au niveau actuel du foot en termes de résultats", souligne Michelangelo Dell'Edera, le directeur de l'Institut de formation des entraîneurs de la FITP. S'il a eu la chance de dégoter un phénomène générationnel comme Sinner, le tennis a fait sa révolution en changeant son style de jeu ("du tennis marathon au speed tennis"), en décentralisant ses structures de haut-niveau et en élargissant sa base grâce à ses 15.000 entraîneurs (contre 2.500 en 2000). "Le foot doit repartir des clubs, faire une réorganisation totale des écoles de foot, de la formation des entraîneurs qui doit être approfondi et multiforme", énumère M. Dell'Edera, qui exhorte les tifosi à être patient: "Il faudra dix ans de dur labeur pour refonder le foot". D'ici là, le tennis aura peut-être dépassé le foot en popularité, comme en licenciés. Pour y parvenir, l'omniprésent Angelo Binaghi, président de la FITP depuis 2001, a un grand projet: "faire de Rome le cinquième tournoi du Grand Chelem".

06.05.2026 à 12:58

Sénégal : le président limoge son porte-parole Ousseynou Ly

FRANCE24
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Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé le porte-parole de la présidence, Ousseynou Ly. Militant de la première heure du Pastef et proche d’Ousmane Sonko, ce dernier est une figure influente du mouvement.
Texte intégral (675 mots)
Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé le porte-parole de la présidence, Ousseynou Ly. Militant de la première heure du Pastef et proche d’Ousmane Sonko, ce dernier est une figure influente du mouvement.

06.05.2026 à 12:27

Les États-Unis, grands gagnants énergétiques de la crise au Moyen-Orient

Christophe DANSETTE
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Depuis le blocage du détroit d'Ormuz, les exportations américaines de pétrole explosent et Washington s'impose comme fournisseur de secours du reste du monde. Mais dans le gaz, les États-Unis se heurtent encore à des limites d'infrastructures.
Texte intégral (675 mots)
Depuis le blocage du détroit d'Ormuz, les exportations américaines de pétrole explosent et Washington s'impose comme fournisseur de secours du reste du monde. Mais dans le gaz, les États-Unis se heurtent encore à des limites d'infrastructures.

06.05.2026 à 12:12

🔴 Hantavirus en direct : trois cas suspects évacués du navire, un autre malade traité à Zurich

FRANCE24
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Texte intégral (675 mots)

06.05.2026 à 12:09

La plateforme de TV5 Monde se dote de sous-titres en swahili et lingala

FRANCE24
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"TV5MONDE+ devient la toute première plateforme de vidéo à la demande à proposer le sous-titrage en lingala et l'une des rares à le proposer en swahili", a indiqué TV5 Monde. "Plus de 200 millions de personnes sur le continent africain pourront ainsi découvrir gratuitement des milliers d'heures de programmes francophones avec l'aide de cette retranscription dans leur langue maternelle", a poursuivi la chaîne. Le swahili est parlé en Afrique de l'Est (Tanzanie, Kenya...) et le lingala en Afrique centrale (République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville...). Disponibles dès la fin de semaine, ces deux langues de sous-titrage s'ajoutent aux six déjà disponibles sur la plateforme de TV5 Monde: allemand, anglais, arabe, espagnol, français et roumain. Cette annonce a lieu en amont du sommet Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi. Selon TV5 Monde, "ce projet représentait un véritable défi en raison de l'absence de solution technique préexistante". La chaîne a donc noué un partenariat avec une startup franco-béninoise, Bivariant, qui a "développé ses propres modèles de traduction, nourris par des données spécifiquement collectées, numérisées puis traitées à l'aide de l'intelligence artificielle". Présidée par Kim Younes, TV5 Monde est une chaîne francophone publique multilatérale, financée par la France, la Suisse, le Canada, le Québec, la Belgique et Monaco. Elle diffuse huit signaux distincts selon les zones de la planète auxquelles elle s'adresse. Au Burkina Faso, le pouvoir militaire a interdit mardi la diffusion de TV5 Monde en l'accusant de "désinformation" et "apologie du terrorisme" dans le traitement des violences jihadistes dans ce pays et au Mali voisin.
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"TV5MONDE+ devient la toute première plateforme de vidéo à la demande à proposer le sous-titrage en lingala et l'une des rares à le proposer en swahili", a indiqué TV5 Monde. "Plus de 200 millions de personnes sur le continent africain pourront ainsi découvrir gratuitement des milliers d'heures de programmes francophones avec l'aide de cette retranscription dans leur langue maternelle", a poursuivi la chaîne. Le swahili est parlé en Afrique de l'Est (Tanzanie, Kenya...) et le lingala en Afrique centrale (République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville...). Disponibles dès la fin de semaine, ces deux langues de sous-titrage s'ajoutent aux six déjà disponibles sur la plateforme de TV5 Monde: allemand, anglais, arabe, espagnol, français et roumain. Cette annonce a lieu en amont du sommet Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi. Selon TV5 Monde, "ce projet représentait un véritable défi en raison de l'absence de solution technique préexistante". La chaîne a donc noué un partenariat avec une startup franco-béninoise, Bivariant, qui a "développé ses propres modèles de traduction, nourris par des données spécifiquement collectées, numérisées puis traitées à l'aide de l'intelligence artificielle". Présidée par Kim Younes, TV5 Monde est une chaîne francophone publique multilatérale, financée par la France, la Suisse, le Canada, le Québec, la Belgique et Monaco. Elle diffuse huit signaux distincts selon les zones de la planète auxquelles elle s'adresse. Au Burkina Faso, le pouvoir militaire a interdit mardi la diffusion de TV5 Monde en l'accusant de "désinformation" et "apologie du terrorisme" dans le traitement des violences jihadistes dans ce pays et au Mali voisin.

06.05.2026 à 12:07

Hantavirus en direct : un Français identifié comme cas contact, trois passagers évacués

FRANCE 24
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Un ressortissant français a été identifié comme cas contact d'un passager infecté par l'hantavirus, a indiqué mercredi le ministère de la Santé. Il aurait voyagé sur le même vol que l’un des deux malades évacué fin avril à Johannesburg pour hospitalisation. Trois personnes suspectées d'être contaminées ont été évacuées du bateau de croisière. Le reste des passagers et membres d'équipage sont toujours en quarantaine au large du port de Praia, au Cap-Vert, après la mort de trois d'entre eux. Suivez notre direct.
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Un ressortissant français a été identifié comme cas contact d'un passager infecté par l'hantavirus, a indiqué mercredi le ministère de la Santé. Il aurait voyagé sur le même vol que l’un des deux malades évacué fin avril à Johannesburg pour hospitalisation. Trois personnes suspectées d'être contaminées ont été évacuées du bateau de croisière. Le reste des passagers et membres d'équipage sont toujours en quarantaine au large du port de Praia, au Cap-Vert, après la mort de trois d'entre eux. Suivez notre direct.

06.05.2026 à 11:39

Le pétrole plonge avec l'espoir d'un accord proche au Moyen-Orient

FRANCE24
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Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 11,02% à 97,76 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, chutait de 11,87% à 90,13 dollars. Selon Axios, "deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier" ont fait état "d'un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées". Cela renforce l'annonce faite par Donald Trump mardi de "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens". Le président américain avait aussi déclaré que le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé". Ce dispositif avait été lancé lundi pour permettre aux bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, dont l'Iran orchestre la quasi-paralysie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour faire pression sur Washington. "C'est peut-être la première fois que nous sommes réellement proches d'un accord entre l'Iran et les États-Unis", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, même s'il précise qu'Axios, dont les sources sont proches de la Maison Blanche, "a probablement eu tendance à relayer des histoires avec des effets baissiers sur le prix du pétrole". L'accord verrait notamment "les deux parties lever les restrictions concernant le transit par le détroit d'Ormuz", selon les informations du média. Un retour à la normale des flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz "est crucial" car les volumes exportés depuis le Golfe ont baissé "d'environ 13 millions de barils par jour" que le marché doit compenser "par des réserves, qui diminuent manifestement à un rythme soutenu", affirment les analystes d'ING. Sans solution "le marché devient plus vulnérable chaque jour qui passe", insistent-ils. Sans avancée diplomatique concrète, les cours du brut pourraient donc remonter fortement.
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Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 11,02% à 97,76 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, chutait de 11,87% à 90,13 dollars. Selon Axios, "deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier" ont fait état "d'un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées". Cela renforce l'annonce faite par Donald Trump mardi de "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens". Le président américain avait aussi déclaré que le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé". Ce dispositif avait été lancé lundi pour permettre aux bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, dont l'Iran orchestre la quasi-paralysie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour faire pression sur Washington. "C'est peut-être la première fois que nous sommes réellement proches d'un accord entre l'Iran et les États-Unis", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, même s'il précise qu'Axios, dont les sources sont proches de la Maison Blanche, "a probablement eu tendance à relayer des histoires avec des effets baissiers sur le prix du pétrole". L'accord verrait notamment "les deux parties lever les restrictions concernant le transit par le détroit d'Ormuz", selon les informations du média. Un retour à la normale des flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz "est crucial" car les volumes exportés depuis le Golfe ont baissé "d'environ 13 millions de barils par jour" que le marché doit compenser "par des réserves, qui diminuent manifestement à un rythme soutenu", affirment les analystes d'ING. Sans solution "le marché devient plus vulnérable chaque jour qui passe", insistent-ils. Sans avancée diplomatique concrète, les cours du brut pourraient donc remonter fortement.

06.05.2026 à 11:37

Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions

FRANCE24
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Ce successeur, Gabriel Estuardo García Luna, 49 ans, doit prendre ses fonctions le 17 mai pour un mandat de quatre ans, à l'échéance du mandat de Mme Porras, a déclaré le chef de l'Etat Bernardo Arévalo dans un message à ses concitoyens. Juge pénal, magistrat régional ou encore professeur d'université au cours de sa carrière, le futur procureur général "n'arrive pas pour servir un président, le gouvernement en place, ni des intérêts politiques particuliers ou fallacieux", mais pour "servir une justice indépendante, objective, au service" des Guatémaltèques, a souligné le président social-démocrate. Le départ de Maria Consuelo Porras est considéré par des juristes internationaux comme un élément clé pour démanteler le réseau de corruption enraciné dans le système judiciaire guatémaltèque. Mme Porras, en poste depuis 2018 et réélue en 2022, a été sanctionnée par les Etats-Unis et l'Union européenne pour corruption, et accusée par des ONG de protéger des criminels, ce qu'elle dément. Elle a tenté de briguer un troisième mandat mais sa candidature n'a pas été retenue par les autorités. Dans le cadre de sa gestion du parquet, Mme Porras a engagé des poursuites contre des journalistes, des chefs communautaires, d'anciens procureurs et des juges antimafia, dont beaucoup ont été contraints à l'exil. En février, plusieurs experts mandatés par l'ONU ont demandé l'ouverture d'une enquête contre elle pour son implication présumée dans des adoptions internationales illégales d'enfants autochtones dans les années 1980. Mme Porras a rejeté "des accusations mensongères et politiquement instrumentalisées".
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Ce successeur, Gabriel Estuardo García Luna, 49 ans, doit prendre ses fonctions le 17 mai pour un mandat de quatre ans, à l'échéance du mandat de Mme Porras, a déclaré le chef de l'Etat Bernardo Arévalo dans un message à ses concitoyens. Juge pénal, magistrat régional ou encore professeur d'université au cours de sa carrière, le futur procureur général "n'arrive pas pour servir un président, le gouvernement en place, ni des intérêts politiques particuliers ou fallacieux", mais pour "servir une justice indépendante, objective, au service" des Guatémaltèques, a souligné le président social-démocrate. Le départ de Maria Consuelo Porras est considéré par des juristes internationaux comme un élément clé pour démanteler le réseau de corruption enraciné dans le système judiciaire guatémaltèque. Mme Porras, en poste depuis 2018 et réélue en 2022, a été sanctionnée par les Etats-Unis et l'Union européenne pour corruption, et accusée par des ONG de protéger des criminels, ce qu'elle dément. Elle a tenté de briguer un troisième mandat mais sa candidature n'a pas été retenue par les autorités. Dans le cadre de sa gestion du parquet, Mme Porras a engagé des poursuites contre des journalistes, des chefs communautaires, d'anciens procureurs et des juges antimafia, dont beaucoup ont été contraints à l'exil. En février, plusieurs experts mandatés par l'ONU ont demandé l'ouverture d'une enquête contre elle pour son implication présumée dans des adoptions internationales illégales d'enfants autochtones dans les années 1980. Mme Porras a rejeté "des accusations mensongères et politiquement instrumentalisées".

06.05.2026 à 11:20

Guerre en Ukraine : Kiev accuse Moscou d'avoir violé son cessez-le-feu unilatéral

FRANCE24
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⁠L'Ukraine a accusé mercredi ⁠matin la Russie d'avoir ​violé au cours de la nuit le cessez-le-feu initié par son président Volodimir Zelensky, ​les autorités du pays faisant état d'un mort et de trois blessés dans plusieurs zones du front.
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⁠L'Ukraine a accusé mercredi ⁠matin la Russie d'avoir ​violé au cours de la nuit le cessez-le-feu initié par son président Volodimir Zelensky, ​les autorités du pays faisant état d'un mort et de trois blessés dans plusieurs zones du front.

06.05.2026 à 11:20

Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux

FRANCE24
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Démission du jury, boycott du ministre de la Culture, menaces de l'UE: la 61e édition de la Biennale de Venise ouvre ses portes mercredi en avant-première à la presse dans un climat rendu inflammable par le retour de la Russie, absente depuis 2022.
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Démission du jury, boycott du ministre de la Culture, menaces de l'UE: la 61e édition de la Biennale de Venise ouvre ses portes mercredi en avant-première à la presse dans un climat rendu inflammable par le retour de la Russie, absente depuis 2022.

06.05.2026 à 11:17

A l'ombre de la guerre au Moyen-Orient, de rares touristes s'aventurent à Petra

FRANCE24
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Posant sous un grand soleil devant le Trésor, creusé dans la roche rose, elle estime que "les pays voisins connaissent des problèmes, mais la Jordanie est un pays très calme et très sûr, et d'une beauté exceptionnelle". Son billet d'avion lui a coûté "500 dollars, contre 100 avant la guerre, mais honnêtement, cela en valait la peine". Non loin, la Mexicaine Constanza Venian, accompagnée de sa fille de sept ans, est elle aussi ravie d'éviter les foules habituelles. "J'ai choisi le bon moment", dit-elle alors qu'elle avait hésité à venir. "J'avais peur (...) puis j'ai posé des questions sur des groupes Facebook, et tout le monde disait que la Jordanie était sûre". A l'entrée du site, Khalid Saidat et ses collègues vendeurs de souvenirs tuent eux le temps devant leurs échoppes, cigarettes aux lèvres. Chevaux et ânes d'ordinaire prisés des touristes patientent aussi. Le site classé au patrimoine mondial de l'Unesco incarne "l'effondrement du tourisme" en Jordanie, résume à l'AFP cet homme de 36 ans. Si "la guerre à Gaza a entraîné une baisse du tourisme de 80 à 90%", celle en Iran a fait chuter le nombre de visiteurs étrangers à "presque zéro". "Nous ouvrons tous les jours sans savoir si nous gagnerons de quoi vivre", raconte-t-il. En chute libre Selon les chiffres officiels, le tourisme représente 14% du PIB jordanien et fait vivre plus de 60.000 personnes directement, 300.000 indirectement. L'an dernier, plus de sept millions de visiteurs ont généré 7,8 milliards de dollars de recettes. Outre Petra, la Jordanie abrite de nombreux sites majeurs, dont le désert de Wadi Rum aux paysages lunaires, la mer Morte ou encore Jerash, l'une des anciennes cités romaines de la Décapole. Pourtant l'année avait débuté sous les meilleurs auspices, "avec 112.000 visiteurs étrangers sur les deux premiers mois", dit à l'AFP le responsable de l'Autorité chargée du développement et du tourisme de la région de Petra, Adnan al-Sawair. Mais l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février et qui a déclenché un conflit embrasant la région, a tout changé. La réaction a été "immédiate": le nombre de visiteurs à Petra en mars et avril a chuté à "entre 28.000 et 30.000 seulement", souligne le responsable. Dans les hôtels, les annulations massives poussent même certains établissements à envisager la fermeture. Les autorités ont lancé un dispositif destiné à stimuler le tourisme local, mais son impact reste "négligeable", reconnaît M. Sawair, le secteur dépendant avant tout des visiteurs étrangers venus en groupes. Une seule visite guidée en 20 jours Même constat à Jerash, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Amman. "Nous espérions la meilleure saison depuis 2020, après la pandémie", regrette le guide Amer Nizami, 47 ans. Quelque 5.000 visiteurs étrangers affluaient chaque jour sur le site avant la guerre, dit-il. Aujourd'hui, ils se comptent sur les doigts d'une main. En temps normal, un guide "effectue au moins deux visites par jour pendant une bonne saison. La dernière que j'ai effectuée remonte à environ 20 jours". Il pointe la situation géographique du pays, enclavé au coeur d'un tumultueux Moyen-Orient: à chaque crise régionale, "le tourisme s'arrête ici, même si la Jordanie n'a aucun problème". Depuis le début du conflit, des débris de drones et de missiles se sont toutefois abattus sur le royaume qui n'abrite pas de bases étrangères, mais des contingents limités de plusieurs pays dans le cadre d'accords de "défense commune" et de coopération. L'armée jordanienne a recensé au total des tirs de 281 missiles et drones iraniens, dont la très grande majorité interceptés, entre le 28 février et le début du cessez-le-feu le 8 avril. Selon l'Association des agences de voyages, le carnet de réservations était quasi complet avant la guerre, avant de se vider brutalement, plongeant quelque 1.400 guides agréés dans la crise. Ibrahim al-Atmeh, 31 ans, guide et vendeur de souvenirs, remballe sa marchandise plus tôt que d'habitude, faute de clients. "Nous espérions une excellente saison printanière, mais (...) nos espoirs se sont envolés".
Texte intégral (693 mots)
Posant sous un grand soleil devant le Trésor, creusé dans la roche rose, elle estime que "les pays voisins connaissent des problèmes, mais la Jordanie est un pays très calme et très sûr, et d'une beauté exceptionnelle". Son billet d'avion lui a coûté "500 dollars, contre 100 avant la guerre, mais honnêtement, cela en valait la peine". Non loin, la Mexicaine Constanza Venian, accompagnée de sa fille de sept ans, est elle aussi ravie d'éviter les foules habituelles. "J'ai choisi le bon moment", dit-elle alors qu'elle avait hésité à venir. "J'avais peur (...) puis j'ai posé des questions sur des groupes Facebook, et tout le monde disait que la Jordanie était sûre". A l'entrée du site, Khalid Saidat et ses collègues vendeurs de souvenirs tuent eux le temps devant leurs échoppes, cigarettes aux lèvres. Chevaux et ânes d'ordinaire prisés des touristes patientent aussi. Le site classé au patrimoine mondial de l'Unesco incarne "l'effondrement du tourisme" en Jordanie, résume à l'AFP cet homme de 36 ans. Si "la guerre à Gaza a entraîné une baisse du tourisme de 80 à 90%", celle en Iran a fait chuter le nombre de visiteurs étrangers à "presque zéro". "Nous ouvrons tous les jours sans savoir si nous gagnerons de quoi vivre", raconte-t-il. En chute libre Selon les chiffres officiels, le tourisme représente 14% du PIB jordanien et fait vivre plus de 60.000 personnes directement, 300.000 indirectement. L'an dernier, plus de sept millions de visiteurs ont généré 7,8 milliards de dollars de recettes. Outre Petra, la Jordanie abrite de nombreux sites majeurs, dont le désert de Wadi Rum aux paysages lunaires, la mer Morte ou encore Jerash, l'une des anciennes cités romaines de la Décapole. Pourtant l'année avait débuté sous les meilleurs auspices, "avec 112.000 visiteurs étrangers sur les deux premiers mois", dit à l'AFP le responsable de l'Autorité chargée du développement et du tourisme de la région de Petra, Adnan al-Sawair. Mais l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février et qui a déclenché un conflit embrasant la région, a tout changé. La réaction a été "immédiate": le nombre de visiteurs à Petra en mars et avril a chuté à "entre 28.000 et 30.000 seulement", souligne le responsable. Dans les hôtels, les annulations massives poussent même certains établissements à envisager la fermeture. Les autorités ont lancé un dispositif destiné à stimuler le tourisme local, mais son impact reste "négligeable", reconnaît M. Sawair, le secteur dépendant avant tout des visiteurs étrangers venus en groupes. Une seule visite guidée en 20 jours Même constat à Jerash, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Amman. "Nous espérions la meilleure saison depuis 2020, après la pandémie", regrette le guide Amer Nizami, 47 ans. Quelque 5.000 visiteurs étrangers affluaient chaque jour sur le site avant la guerre, dit-il. Aujourd'hui, ils se comptent sur les doigts d'une main. En temps normal, un guide "effectue au moins deux visites par jour pendant une bonne saison. La dernière que j'ai effectuée remonte à environ 20 jours". Il pointe la situation géographique du pays, enclavé au coeur d'un tumultueux Moyen-Orient: à chaque crise régionale, "le tourisme s'arrête ici, même si la Jordanie n'a aucun problème". Depuis le début du conflit, des débris de drones et de missiles se sont toutefois abattus sur le royaume qui n'abrite pas de bases étrangères, mais des contingents limités de plusieurs pays dans le cadre d'accords de "défense commune" et de coopération. L'armée jordanienne a recensé au total des tirs de 281 missiles et drones iraniens, dont la très grande majorité interceptés, entre le 28 février et le début du cessez-le-feu le 8 avril. Selon l'Association des agences de voyages, le carnet de réservations était quasi complet avant la guerre, avant de se vider brutalement, plongeant quelque 1.400 guides agréés dans la crise. Ibrahim al-Atmeh, 31 ans, guide et vendeur de souvenirs, remballe sa marchandise plus tôt que d'habitude, faute de clients. "Nous espérions une excellente saison printanière, mais (...) nos espoirs se sont envolés".
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