Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

21.08.2026 à 10:24

FRANCE 24
img
Un séisme de magnitude 6,7 – selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis – a frappé jeudi le sud du Pérou. Les données préliminaires font état de trois personnes légèrement blessées, ainsi que de 22 bâtiments résidentiels, six écoles et 12 centres médicaux endommagés.
Un séisme de magnitude 6,7 – selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis – a frappé jeudi le sud du Pérou. Les données préliminaires font état de trois personnes légèrement blessées, ainsi que de 22 bâtiments résidentiels, six écoles et 12 centres médicaux endommagés.

21.08.2026 à 10:11

FRANCE24
img
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dû gérer pendant l'été les conséquences de ces vagues de chaleur, est également confronté dès à présent à la préparation très complexe du budget 2027, qui sera examiné au Parlement à l'automne. Il doit par ailleurs se rendre à Mayotte mercredi et jeudi prochains. Après des congés au fort de Brégançon, dans le Var, Emmanuel Macron reprend de son côté ses activités officielles par une séquence internationale avec l'accueil à Paris du prince héritier et dirigeant de fait de l'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane. Le président français et le prince héritier saoudien doivent se retrouver dès dimanche soir pour la cérémonie de clôture de l'Esports World Cup, compétition de jeux vidéo "d'envergure mondiale" organisée "pour la première fois hors d'Arabie saoudite", selon l'Elysée. Des entretiens sont également prévus lundi, de même qu'un dîner au palais de l'Elysée. Au cours de cette semaine de rentrée, Emmanuel Macron doit aussi se rendre mardi à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) aux obsèques du sénateur François Patriat, l'un de ses plus proche soutiens, décédé mercredi. Il devrait y prendre la parole.
Lire plus (215 mots)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a dû gérer pendant l'été les conséquences de ces vagues de chaleur, est également confronté dès à présent à la préparation très complexe du budget 2027, qui sera examiné au Parlement à l'automne. Il doit par ailleurs se rendre à Mayotte mercredi et jeudi prochains. Après des congés au fort de Brégançon, dans le Var, Emmanuel Macron reprend de son côté ses activités officielles par une séquence internationale avec l'accueil à Paris du prince héritier et dirigeant de fait de l'Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane. Le président français et le prince héritier saoudien doivent se retrouver dès dimanche soir pour la cérémonie de clôture de l'Esports World Cup, compétition de jeux vidéo "d'envergure mondiale" organisée "pour la première fois hors d'Arabie saoudite", selon l'Elysée. Des entretiens sont également prévus lundi, de même qu'un dîner au palais de l'Elysée. Au cours de cette semaine de rentrée, Emmanuel Macron doit aussi se rendre mardi à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) aux obsèques du sénateur François Patriat, l'un de ses plus proche soutiens, décédé mercredi. Il devrait y prendre la parole.

21.08.2026 à 09:01

FRANCE24
img
"Pois chiche, haricots noirs et blancs, petit épeautre, avoine, graines de courge, potimarron, carottes.... Voilà une partie des produits avec lesquels on a travaillé", liste la chef Emilie Robin lors d'une visite de son laboratoire du centre culinaire de Rennes. Dans son "antre" peuplé d'ustensiles de cuisine, cette spécialiste en industrie agroalimentaire, sollicitée par Biocoop, a élaboré pendant plusieurs mois deux prototypes de plats végétariens qui garniront, début 2027, les rayons du leader des magasins bio. Le tout avec des produits français ("avec une petite souplesse sur les épices" comme le poivre noir de Madagascar), issus si possible du commerce équitable, sans marqueurs d'ultra-transformation (arômes, émulsifiants, conservateurs)... La marque de Biocoop, lancée en 2020, se veut un "concentré de nos engagements", loin du cliché des "bouffeurs des graines", résume à l'AFP Ronan Lafrogne, directeur qualité et RSE de la coopérative. En témoigne le cake marbré sans ingrédient ultra-transformés (selon les critères de l'agence d'expertise alimentaire Goûm), attendu en septembre, conçu par un laboratoire nantais et fabriqué par une PME haute-savoyarde, après "20 versions" testées. Si Biocoop est connu pour son militantisme, les grandes enseignes alimentaires, régulièrement pointées du doigt par les associations, s'emploient aussi à innover et améliorer leurs marques de distributeurs (MDD), en vogue depuis l'inflation liée à la guerre en Ukraine. Généralement moins chères que les marques nationales, Marque Repère (E.Leclerc), Reflets de France (Carrefour) et autres Monique Ranou (Intermarché) ont atteint 45,5% en volume du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 42,2% en 2021, selon NielsenIQ. Preuve que les consommateurs, qui "pour certains les ont découvertes par leur prix", les "ont adoptées pour leur qualité", assurait en avril le patron des Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard. "On n'est plus dans une pâle copie" des marques nationales (qui ont parfois les mêmes fabricants que les MDD mais d'autres cahiers des charges), avait-il insisté, présentant à la presse diverses nouveautés comme un sorbet Nutri-score A, riche en fruits. Moins de sel, moins sucre Carrefour, qui "ne possède pas de centre de R&D (recherche et développement) comme les industriels" mais s'adosse à ceux de ses fournisseurs et à un cabinet de conseil, a ainsi lancé le "premier skyr bifidus", censé faciliter la digestion par les séniors de cette spécialité islandaise riche en protéines, souligne à l'AFP Caroline Dassié, directrice exécutive Marketing et Marques propres du groupe. Les enseignes revendiquent des progrès côté nutrition : Coopérative U a banni 114 substances controversées depuis 2012, Carrefour, qui s'est engagé en 2022 à retirer 2.600 tonnes de sucre et 250 tonnes de sel d'ici à 2026, prône la lutte contre l'ultra-transformation, Intermarché invoque 3.000 recettes revues depuis 2017, et E. Leclerc en a "retravaillé 300 sur l'année 2025", selon la directrice générale de sa filiale Scamark, Marthe Lachaize. La réduction de sel, qui "se fait progressivement pour habituer" les clients et empêcher une "chute des ventes" selon Caroline Dassié, se concrétise par exemple au rayon chips avec de meilleurs Nutri-Score. Les distributeurs ont d'ailleurs massivement adopté cette notation facultative de A à E sur la qualité nutritionnelle des produits, rejetée par de grands industriels comme Lactalis. "C'est un soutien bienvenu", salue Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Inserm et co-créatrice du Nutri-Score, qu'elle souhaiterait obligatoire. Mais pour Audrey Morice, de l'ONG Foodwatch, ces "efforts" ne doivent "en aucun cas masquer tout un système" récemment taxé de "pratiques abusives" par une commission d'enquête sénatoriale. Elle cite aussi une enquête Foodwatch de 2025 montrant que, pour certains produits (biscottes, petits pois en conserve...), les moins chers, majoritairement des MDD, sont les plus sucrés. En fin de course, c'est le consommateur qui décide. Et qu'il "faut éduquer", estime Marthe Lachaize, citant l'abandon par E.Leclerc d'un sirop à la menthe sans colorant vert, "parce qu'on n'en vendait plus".
Texte intégral (657 mots)
"Pois chiche, haricots noirs et blancs, petit épeautre, avoine, graines de courge, potimarron, carottes.... Voilà une partie des produits avec lesquels on a travaillé", liste la chef Emilie Robin lors d'une visite de son laboratoire du centre culinaire de Rennes. Dans son "antre" peuplé d'ustensiles de cuisine, cette spécialiste en industrie agroalimentaire, sollicitée par Biocoop, a élaboré pendant plusieurs mois deux prototypes de plats végétariens qui garniront, début 2027, les rayons du leader des magasins bio. Le tout avec des produits français ("avec une petite souplesse sur les épices" comme le poivre noir de Madagascar), issus si possible du commerce équitable, sans marqueurs d'ultra-transformation (arômes, émulsifiants, conservateurs)... La marque de Biocoop, lancée en 2020, se veut un "concentré de nos engagements", loin du cliché des "bouffeurs des graines", résume à l'AFP Ronan Lafrogne, directeur qualité et RSE de la coopérative. En témoigne le cake marbré sans ingrédient ultra-transformés (selon les critères de l'agence d'expertise alimentaire Goûm), attendu en septembre, conçu par un laboratoire nantais et fabriqué par une PME haute-savoyarde, après "20 versions" testées. Si Biocoop est connu pour son militantisme, les grandes enseignes alimentaires, régulièrement pointées du doigt par les associations, s'emploient aussi à innover et améliorer leurs marques de distributeurs (MDD), en vogue depuis l'inflation liée à la guerre en Ukraine. Généralement moins chères que les marques nationales, Marque Repère (E.Leclerc), Reflets de France (Carrefour) et autres Monique Ranou (Intermarché) ont atteint 45,5% en volume du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 42,2% en 2021, selon NielsenIQ. Preuve que les consommateurs, qui "pour certains les ont découvertes par leur prix", les "ont adoptées pour leur qualité", assurait en avril le patron des Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard. "On n'est plus dans une pâle copie" des marques nationales (qui ont parfois les mêmes fabricants que les MDD mais d'autres cahiers des charges), avait-il insisté, présentant à la presse diverses nouveautés comme un sorbet Nutri-score A, riche en fruits. Moins de sel, moins sucre Carrefour, qui "ne possède pas de centre de R&D (recherche et développement) comme les industriels" mais s'adosse à ceux de ses fournisseurs et à un cabinet de conseil, a ainsi lancé le "premier skyr bifidus", censé faciliter la digestion par les séniors de cette spécialité islandaise riche en protéines, souligne à l'AFP Caroline Dassié, directrice exécutive Marketing et Marques propres du groupe. Les enseignes revendiquent des progrès côté nutrition : Coopérative U a banni 114 substances controversées depuis 2012, Carrefour, qui s'est engagé en 2022 à retirer 2.600 tonnes de sucre et 250 tonnes de sel d'ici à 2026, prône la lutte contre l'ultra-transformation, Intermarché invoque 3.000 recettes revues depuis 2017, et E. Leclerc en a "retravaillé 300 sur l'année 2025", selon la directrice générale de sa filiale Scamark, Marthe Lachaize. La réduction de sel, qui "se fait progressivement pour habituer" les clients et empêcher une "chute des ventes" selon Caroline Dassié, se concrétise par exemple au rayon chips avec de meilleurs Nutri-Score. Les distributeurs ont d'ailleurs massivement adopté cette notation facultative de A à E sur la qualité nutritionnelle des produits, rejetée par de grands industriels comme Lactalis. "C'est un soutien bienvenu", salue Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Inserm et co-créatrice du Nutri-Score, qu'elle souhaiterait obligatoire. Mais pour Audrey Morice, de l'ONG Foodwatch, ces "efforts" ne doivent "en aucun cas masquer tout un système" récemment taxé de "pratiques abusives" par une commission d'enquête sénatoriale. Elle cite aussi une enquête Foodwatch de 2025 montrant que, pour certains produits (biscottes, petits pois en conserve...), les moins chers, majoritairement des MDD, sont les plus sucrés. En fin de course, c'est le consommateur qui décide. Et qu'il "faut éduquer", estime Marthe Lachaize, citant l'abandon par E.Leclerc d'un sirop à la menthe sans colorant vert, "parce qu'on n'en vendait plus".

21.08.2026 à 08:45

FRANCE24
img
La formation du nord de Londres donne le coup d'envoi du championnat vendredi (21h00) à la maison contre Coventry City, sacré en Championship la saison dernière. L'entraîneur du promu, Frank Lampard, a peut-être passé quelques nuits blanches en réfléchissant à la manière de faire plier Arsenal, mais ce casse-tête risque de tourmenter certains de ses homologues disposant d'effectifs bien plus fortunés. Sous la coupe de Mikel Arteta, le club au canon est en effet devenu une machine à gagner qui défend très bien, perd très peu et étouffe souvent ses adversaires, même les plus chevronnés. La prochaine étape consiste à étendre cette domination sur plusieurs années, à la manière d'un Manchester United sous Alex Ferguson ou d'un Manchester City sous Pep Guardiola. "Ces équipes ont une qualité incroyable: maintenir au quotidien des standards du plus haut niveau. Je n'ai aucun doute que nos joueurs ont ce désir et cette ambition. Maintenant, c'est quelque chose que nous devons accomplir chaque jour", a déclaré Arteta jeudi face aux médias. Valse d'entraîneurs La large victoire 3-0 au trophée des champions (Community Shield) contre Manchester City, le week-end dernier à Cardiff, a en tout cas montré que ses griffes étaient déjà acérées. Et que ses deux principales recrues de l'été, l'ailier grec Christos Tzolsi et le milieu brésilien Bruno Guimaraes, étaient déjà bien intégrées. Arsenal a connu une intersaison calme sur le front des transferts et cette stabilité pourrait être un gage de succès face à des concurrents qui, eux, ont été bousculés par de nombreux changements sur le banc et dans l'effectif. La valse des entraîneurs a propulsé Andoni Iraola (ex-Bournemouth) à Liverpool, son compatriote espagnol Xavi Alonso à Chelsea, et l'Italien Enzo Maresca à Manchester City, où il a la lourde tâche de succéder à Pep Guardiola. Le club du nord-ouest de l'Angleterre, sextuple champion entre 2018 et 2024, doit en outre digérer le départ d'anciens cadres influents comme John Stones, Bernardo Silva et surtout Rodri. Liverpool est aussi orphelin de Mohamed Salah, Andy Roberton et Ibrahima Konaté. Tottenham hyperactif Comme d'habitude, Chelsea s'est montré très actif dans le sens des départs (Chalobah, Garnacho, Cucurella...) et des arrivées, où des renforts d'expérience et de talent ont été enregistrés (Jordan Henderson, Danny Welbeck, Maxence Lacroix, Morgan Rogers). Les Blues, dixièmes la saison dernière, ne disputent aucune compétition européenne et auront donc cet avantage "fraîcheur" sur lequel s'appuyer au moment de batailler en Premier League. "L'ambition, c'est d'être le plus haut possible. On verra où nous en serons en mai, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Pour y parvenir, il faut prendre des points et gagner dès le début, et c'est notre objectif", a déclaré Xabi Alonso avant le derby inaugural chez le voisin Fulham, lundi. Manchester United et Aston Villa, membres du top-4 la saison dernière, devront eux négocier le championnat et la Ligue des champions de front, ce qui rend la tâche plus ardue. Le club de Birmingham a perdu des plumes cet été en vendant Lucas Digne, Youri Tielemans et Morgan Rogers et, même si des recrues sont arrivées depuis (Ruggeri, Gomes, Manzambi), il sera difficile pour l'entraîneur Unai Emery de rester dans les hauteurs du championnat. Tottenham, à l'inverse, entend bien jouer des coudes au sein du peloton de tête après deux dernières saisons achevées à une indigne dix-septième place, la première au-dessus de la zone de relégation. Les Spurs ont certes perdu des cadres comme Cristian Romero et Djed Spence. Mais l'entraîneur Roberto De Zerbi a obtenu de précieux renforts, à commencer par Sandro Tonali, Jan Paul van Hecke, Mateus Fernandes et Andy Robertson.
Texte intégral (648 mots)
La formation du nord de Londres donne le coup d'envoi du championnat vendredi (21h00) à la maison contre Coventry City, sacré en Championship la saison dernière. L'entraîneur du promu, Frank Lampard, a peut-être passé quelques nuits blanches en réfléchissant à la manière de faire plier Arsenal, mais ce casse-tête risque de tourmenter certains de ses homologues disposant d'effectifs bien plus fortunés. Sous la coupe de Mikel Arteta, le club au canon est en effet devenu une machine à gagner qui défend très bien, perd très peu et étouffe souvent ses adversaires, même les plus chevronnés. La prochaine étape consiste à étendre cette domination sur plusieurs années, à la manière d'un Manchester United sous Alex Ferguson ou d'un Manchester City sous Pep Guardiola. "Ces équipes ont une qualité incroyable: maintenir au quotidien des standards du plus haut niveau. Je n'ai aucun doute que nos joueurs ont ce désir et cette ambition. Maintenant, c'est quelque chose que nous devons accomplir chaque jour", a déclaré Arteta jeudi face aux médias. Valse d'entraîneurs La large victoire 3-0 au trophée des champions (Community Shield) contre Manchester City, le week-end dernier à Cardiff, a en tout cas montré que ses griffes étaient déjà acérées. Et que ses deux principales recrues de l'été, l'ailier grec Christos Tzolsi et le milieu brésilien Bruno Guimaraes, étaient déjà bien intégrées. Arsenal a connu une intersaison calme sur le front des transferts et cette stabilité pourrait être un gage de succès face à des concurrents qui, eux, ont été bousculés par de nombreux changements sur le banc et dans l'effectif. La valse des entraîneurs a propulsé Andoni Iraola (ex-Bournemouth) à Liverpool, son compatriote espagnol Xavi Alonso à Chelsea, et l'Italien Enzo Maresca à Manchester City, où il a la lourde tâche de succéder à Pep Guardiola. Le club du nord-ouest de l'Angleterre, sextuple champion entre 2018 et 2024, doit en outre digérer le départ d'anciens cadres influents comme John Stones, Bernardo Silva et surtout Rodri. Liverpool est aussi orphelin de Mohamed Salah, Andy Roberton et Ibrahima Konaté. Tottenham hyperactif Comme d'habitude, Chelsea s'est montré très actif dans le sens des départs (Chalobah, Garnacho, Cucurella...) et des arrivées, où des renforts d'expérience et de talent ont été enregistrés (Jordan Henderson, Danny Welbeck, Maxence Lacroix, Morgan Rogers). Les Blues, dixièmes la saison dernière, ne disputent aucune compétition européenne et auront donc cet avantage "fraîcheur" sur lequel s'appuyer au moment de batailler en Premier League. "L'ambition, c'est d'être le plus haut possible. On verra où nous en serons en mai, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Pour y parvenir, il faut prendre des points et gagner dès le début, et c'est notre objectif", a déclaré Xabi Alonso avant le derby inaugural chez le voisin Fulham, lundi. Manchester United et Aston Villa, membres du top-4 la saison dernière, devront eux négocier le championnat et la Ligue des champions de front, ce qui rend la tâche plus ardue. Le club de Birmingham a perdu des plumes cet été en vendant Lucas Digne, Youri Tielemans et Morgan Rogers et, même si des recrues sont arrivées depuis (Ruggeri, Gomes, Manzambi), il sera difficile pour l'entraîneur Unai Emery de rester dans les hauteurs du championnat. Tottenham, à l'inverse, entend bien jouer des coudes au sein du peloton de tête après deux dernières saisons achevées à une indigne dix-septième place, la première au-dessus de la zone de relégation. Les Spurs ont certes perdu des cadres comme Cristian Romero et Djed Spence. Mais l'entraîneur Roberto De Zerbi a obtenu de précieux renforts, à commencer par Sandro Tonali, Jan Paul van Hecke, Mateus Fernandes et Andy Robertson.

21.08.2026 à 08:43

FRANCE24
img
Le scénario du précédent exercice a de quoi décourager leurs rivaux. En dépit d'une préparation estivale écourtée pour cause de participation au Mondial des clubs et d'une cascade de pépins physiques, les joueurs de Luis Enrique étaient tout de même parvenus à s'offrir in extremis un 14e sacre national, avant l'apothéose d'un deuxième succès d'affilée en Ligue des champions face à Arsenal en finale. Le gouffre qui sépare Paris du reste du plateau en L1 est de plus en plus béant et il faudra soit un monumental exploit d'un de ses concurrents soit une invraisemblable défaillance de sa part pour qu'une équipe parvienne à imiter Montpellier, Monaco et Lille, les trois seules formations à avoir brisé l'hégémonie du club de la capitale depuis sa prise de contrôle en 2011 par QSI (Qatar Sports Investments). Finances en berne La situation financière dégradée des clubs français constitue un obstacle supplémentaire pour quiconque aurait l'ambition de déloger Paris de son trône. Toujours engluée dans une crise des droits TV, ce qui a poussé LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, à lancer sa propre plateforme (Ligue 1+) avec des revenus réduits à la portion congrue, la L1 tire la langue. Selon le sénateur LR Michel Savin, à l'origine, avec le sénateur UDI Laurent Lafon, de la proposition de loi sur la gouvernance du sport adoptée en juillet, le déficit cumulé des pensionnaires de l'élite et de L2 sera encore "supérieur au milliard d'euros cette année" avant les cessions des joueurs et d'éventuelles interventions des actionnaires. Hors catégorie sur le plan financier, le PSG s'est montré particulièrement actif sur le marché des transferts, contrairement à l'an passé, avec, outre le retour du défenseur français Lucas Digne, trois recrues de poids en attaque: le héros espagnol de la finale du Mondial-2026 Ferran Torres (ex-Barcelone), l'attaquant international français Maghnes Akliouche (ex-Monaco) et le jeune ailier belge de 21 ans Mika Godts (ex-Ajax Amsterdam). Autant d'arrivées dans le secteur offensif censées compenser les départs (Gonçalo Ramos à l'AC Milan, Lee Kang-in à l'Atletico Madrid, Randal Kolo-Muani à la Juventus Turin). Si Paris a dépensé 152 millions d'euros cet été, il a aussi fait rentrer environ 160 millions d'euros dans ses caisses, en attendant la résolution des dossiers Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye, courtisés par Liverpool. Valse des entraîneurs Aucun club de L1 ne peut rivaliser avec les ressources à la disposition du PSG et partout on fait avec les moyens du bord. L'OM doit se racheter après une triste saison (5e) et va de nouveau repartir d'une page blanche avec la nomination de Bruno Genesio au poste d'entraîneur après l'éphémère passage d'Habib Beye, resté seulement quatre mois. Côté effectif, de nombreux cadres ont été cédés (Mason Greenwood, Facundo Medina, Geronimo Rulli, Pierre-Emerick Aubameyang, Benjamin Pavard...) et les supporteurs olympiens attendent désespérément des recrues. Marseille, qui a affiché 105 millions d'euros de pertes en 2024-2025, "doit vendre des joueurs et n'a pas le choix. C'est une contrainte imposée par la DNCG et l'UEFA. Si nous ne nous y conformons pas, l'UEFA nous exclura des compétitions européennes", a résumé une source au sein de la direction du club, interrogée par l'AFP. Difficile dans ces conditions d'aller titiller l'ogre parisien. Son dauphin lensois, vainqueur de la Coupe de France et qui a longtemps contesté sa suprématie la saison dernière, connait en partie la recette puisqu'il vient tout juste de remporter le Trophée des champions en le dominant (1-0). Les Sang et Or, directement qualifiés pour la Ligue des champions et désormais entraînés par l'Allemand Dino Toppmöller, qui a pris la suite de Pierre Sage parti à Crystal Palace, devront toutefois se débattre avec un calendrier compliqué. Une problématique qui sera aussi celle de Lille, dirigé par Davide Ancelotti, le fils de Carlo, après le départ de Genesio. Lyon a de son côté montré un certain potentiel en résistant sur la pelouse de Fenerbahçe en barrage aller de Ligue des champions (1-1) et peut être le poil à gratter des Parisiens alors que Monaco, qui a acté l'échec du pari Paul Pogba et a fait venir le Brésilien Filipe Luis sur le banc, doit faire oublier un exercice terne (7e). Au-delà de la faiblesse des moyens financiers, l'incertitude derrière le PSG est entretenue par l'incroyable valse des entraîneurs puisque pas moins de 12 équipes sur 18 ont changé de technicien à l'intersaison.
Texte intégral (790 mots)
Le scénario du précédent exercice a de quoi décourager leurs rivaux. En dépit d'une préparation estivale écourtée pour cause de participation au Mondial des clubs et d'une cascade de pépins physiques, les joueurs de Luis Enrique étaient tout de même parvenus à s'offrir in extremis un 14e sacre national, avant l'apothéose d'un deuxième succès d'affilée en Ligue des champions face à Arsenal en finale. Le gouffre qui sépare Paris du reste du plateau en L1 est de plus en plus béant et il faudra soit un monumental exploit d'un de ses concurrents soit une invraisemblable défaillance de sa part pour qu'une équipe parvienne à imiter Montpellier, Monaco et Lille, les trois seules formations à avoir brisé l'hégémonie du club de la capitale depuis sa prise de contrôle en 2011 par QSI (Qatar Sports Investments). Finances en berne La situation financière dégradée des clubs français constitue un obstacle supplémentaire pour quiconque aurait l'ambition de déloger Paris de son trône. Toujours engluée dans une crise des droits TV, ce qui a poussé LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, à lancer sa propre plateforme (Ligue 1+) avec des revenus réduits à la portion congrue, la L1 tire la langue. Selon le sénateur LR Michel Savin, à l'origine, avec le sénateur UDI Laurent Lafon, de la proposition de loi sur la gouvernance du sport adoptée en juillet, le déficit cumulé des pensionnaires de l'élite et de L2 sera encore "supérieur au milliard d'euros cette année" avant les cessions des joueurs et d'éventuelles interventions des actionnaires. Hors catégorie sur le plan financier, le PSG s'est montré particulièrement actif sur le marché des transferts, contrairement à l'an passé, avec, outre le retour du défenseur français Lucas Digne, trois recrues de poids en attaque: le héros espagnol de la finale du Mondial-2026 Ferran Torres (ex-Barcelone), l'attaquant international français Maghnes Akliouche (ex-Monaco) et le jeune ailier belge de 21 ans Mika Godts (ex-Ajax Amsterdam). Autant d'arrivées dans le secteur offensif censées compenser les départs (Gonçalo Ramos à l'AC Milan, Lee Kang-in à l'Atletico Madrid, Randal Kolo-Muani à la Juventus Turin). Si Paris a dépensé 152 millions d'euros cet été, il a aussi fait rentrer environ 160 millions d'euros dans ses caisses, en attendant la résolution des dossiers Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye, courtisés par Liverpool. Valse des entraîneurs Aucun club de L1 ne peut rivaliser avec les ressources à la disposition du PSG et partout on fait avec les moyens du bord. L'OM doit se racheter après une triste saison (5e) et va de nouveau repartir d'une page blanche avec la nomination de Bruno Genesio au poste d'entraîneur après l'éphémère passage d'Habib Beye, resté seulement quatre mois. Côté effectif, de nombreux cadres ont été cédés (Mason Greenwood, Facundo Medina, Geronimo Rulli, Pierre-Emerick Aubameyang, Benjamin Pavard...) et les supporteurs olympiens attendent désespérément des recrues. Marseille, qui a affiché 105 millions d'euros de pertes en 2024-2025, "doit vendre des joueurs et n'a pas le choix. C'est une contrainte imposée par la DNCG et l'UEFA. Si nous ne nous y conformons pas, l'UEFA nous exclura des compétitions européennes", a résumé une source au sein de la direction du club, interrogée par l'AFP. Difficile dans ces conditions d'aller titiller l'ogre parisien. Son dauphin lensois, vainqueur de la Coupe de France et qui a longtemps contesté sa suprématie la saison dernière, connait en partie la recette puisqu'il vient tout juste de remporter le Trophée des champions en le dominant (1-0). Les Sang et Or, directement qualifiés pour la Ligue des champions et désormais entraînés par l'Allemand Dino Toppmöller, qui a pris la suite de Pierre Sage parti à Crystal Palace, devront toutefois se débattre avec un calendrier compliqué. Une problématique qui sera aussi celle de Lille, dirigé par Davide Ancelotti, le fils de Carlo, après le départ de Genesio. Lyon a de son côté montré un certain potentiel en résistant sur la pelouse de Fenerbahçe en barrage aller de Ligue des champions (1-1) et peut être le poil à gratter des Parisiens alors que Monaco, qui a acté l'échec du pari Paul Pogba et a fait venir le Brésilien Filipe Luis sur le banc, doit faire oublier un exercice terne (7e). Au-delà de la faiblesse des moyens financiers, l'incertitude derrière le PSG est entretenue par l'incroyable valse des entraîneurs puisque pas moins de 12 équipes sur 18 ont changé de technicien à l'intersaison.

21.08.2026 à 08:31

FRANCE24
img
"Le doute et la conversation sont aujourd'hui les piliers d'une respiration démocratique qui n'existe plus beaucoup", souligne la journaliste dans les locaux de sa nouvelle chaîne, où l'émission "100% Mabrouk" démarre lundi. BFMTV mise gros sur cette recrue phare, en dépit des inquiétudes formulées par des syndicats de la chaîne, en raison de son passé dans les médias dans le giron de Vincent Bolloré, qu'ils accusent de faire le jeu de l'extrême droite, ce qu'elle a toujours réfuté. A l'orée de la présidentielle 2027, la journaliste franco-tunisienne se voit confier une tranche charnière, le 18h45-21h du dimanche au jeudi, là où la compétition est rude avec les autres chaînes, entre "24h Pujadas" sur LCI (18h-20h), "L'heure des pros 2" sur CNews (20h), "Quotidien" sur TMC et les JT de 20 heures. Pour relever le défi, elle dit ne pas vouloir s'entourer d'une "bande" mais de "caractères", "peu importe s'ils disent quelque chose que je ne veux pas entendre". "Mon objectif, vraiment, c'est de faire entendre la musique des idées plutôt que celle des éléments de langage", poursuit-elle, voulant "éviter les bavardages" qui minent selon elle la confiance dans le politique. Parmi les intervenants réguliers, elle égrène les noms de l'essayiste et chroniqueur au Figaro Samuel Fitoussi et de la politologue passée par la Fondation Jean-Jaurès, classée à gauche, Chloé Morin. Également le franco-syrien Omar Youssef Souleimane, auteur honni chez La France Insoumise pour son livre accusant le parti de Jean-Luc Mélenchon d'accointances avec l'islamisme. Ou encore l'avocate et élue LFI Caroline Mécary, figure du combat pour les droits LGBT+. L'émission se déclinera en cinq parties : une séquence d'actu avec la rédaction de BFMTV, l'interview politique, des débats, et un dernier invité axé sur les idées. Chaque dimanche, Sonia Mabrouk dialoguera aussi avec le maire de Béziers Robert Ménard, qui s'est longtemps battu pour "l'union des droites", mais, à ses yeux, "d'abord un élu qui a su créer un lien avec les Français". "Comme je suis" Six mois après sa démission fracassante de CNews et d'Europe 1, elle refuse d'accabler ses anciennes maisons, où elle dit avoir travaillé avec "liberté" et garde des "amis", dont Pascal Praud. C'est le maintien - finalement abandonné - à l'antenne de Jean-Marc Morandini, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, qui a été le déclencheur, réaffirme-t-elle. "Quand on n'est pas d'accord sur quelque chose d'aussi fondamental, on ne peut pas continuer à être dans le même bateau", dit-elle. Lors de son annonce en février, le recrutement de Sonia Mabrouk a suscité un accueil glacial de la société des journalistes de la rédaction (SDJ), qui a rappelé que les lignes éditoriales de BFMTV et CNews "n'ont rien à voir". Les syndicats CGT, SNJ et CFDT ont vu "un virage particulièrement inquiétant". "Je ne compte pas importer une rédaction vers une autre, mais je viens comme je suis", répond Sonia Mabrouk, passée par Public Sénat avant Europe 1, et qui critique la tendance à l'assigner "à un certain camp". "Je pense qu'un pays a le droit d'exister, de s'affirmer, qu'une nation a une définition, des frontières: ça ne me semble pas être marqué du sceau de l'extrême droite ou de l'extrême gauche", réitère celle qui appelait en 2021 à "exalter l'âme de la France", dans un pamphlet faisant des "décoloniaux, écologistes radicaux (et) islamo-compatibles" les "nouvelles menaces" ("Insoumission française"). "Les questions de nation, d'identité" et le "construire ensemble", terme qu'elle préfère au "vivre ensemble", "seront au cœur de l'émission", poursuit Sonia Mabrouk, avant de promettre que tous les sujets seront abordés. Elle se dit enthousiaste à l'idée de travailler sur une chaîne qui a des "journalistes partout sur le terrain, et une rédaction aussi étoffée et rigoureuse. CNews, c'est connu, il y a moins de moyens, moins de présence sur le terrain. C'est le principal changement".
Texte intégral (695 mots)
"Le doute et la conversation sont aujourd'hui les piliers d'une respiration démocratique qui n'existe plus beaucoup", souligne la journaliste dans les locaux de sa nouvelle chaîne, où l'émission "100% Mabrouk" démarre lundi. BFMTV mise gros sur cette recrue phare, en dépit des inquiétudes formulées par des syndicats de la chaîne, en raison de son passé dans les médias dans le giron de Vincent Bolloré, qu'ils accusent de faire le jeu de l'extrême droite, ce qu'elle a toujours réfuté. A l'orée de la présidentielle 2027, la journaliste franco-tunisienne se voit confier une tranche charnière, le 18h45-21h du dimanche au jeudi, là où la compétition est rude avec les autres chaînes, entre "24h Pujadas" sur LCI (18h-20h), "L'heure des pros 2" sur CNews (20h), "Quotidien" sur TMC et les JT de 20 heures. Pour relever le défi, elle dit ne pas vouloir s'entourer d'une "bande" mais de "caractères", "peu importe s'ils disent quelque chose que je ne veux pas entendre". "Mon objectif, vraiment, c'est de faire entendre la musique des idées plutôt que celle des éléments de langage", poursuit-elle, voulant "éviter les bavardages" qui minent selon elle la confiance dans le politique. Parmi les intervenants réguliers, elle égrène les noms de l'essayiste et chroniqueur au Figaro Samuel Fitoussi et de la politologue passée par la Fondation Jean-Jaurès, classée à gauche, Chloé Morin. Également le franco-syrien Omar Youssef Souleimane, auteur honni chez La France Insoumise pour son livre accusant le parti de Jean-Luc Mélenchon d'accointances avec l'islamisme. Ou encore l'avocate et élue LFI Caroline Mécary, figure du combat pour les droits LGBT+. L'émission se déclinera en cinq parties : une séquence d'actu avec la rédaction de BFMTV, l'interview politique, des débats, et un dernier invité axé sur les idées. Chaque dimanche, Sonia Mabrouk dialoguera aussi avec le maire de Béziers Robert Ménard, qui s'est longtemps battu pour "l'union des droites", mais, à ses yeux, "d'abord un élu qui a su créer un lien avec les Français". "Comme je suis" Six mois après sa démission fracassante de CNews et d'Europe 1, elle refuse d'accabler ses anciennes maisons, où elle dit avoir travaillé avec "liberté" et garde des "amis", dont Pascal Praud. C'est le maintien - finalement abandonné - à l'antenne de Jean-Marc Morandini, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, qui a été le déclencheur, réaffirme-t-elle. "Quand on n'est pas d'accord sur quelque chose d'aussi fondamental, on ne peut pas continuer à être dans le même bateau", dit-elle. Lors de son annonce en février, le recrutement de Sonia Mabrouk a suscité un accueil glacial de la société des journalistes de la rédaction (SDJ), qui a rappelé que les lignes éditoriales de BFMTV et CNews "n'ont rien à voir". Les syndicats CGT, SNJ et CFDT ont vu "un virage particulièrement inquiétant". "Je ne compte pas importer une rédaction vers une autre, mais je viens comme je suis", répond Sonia Mabrouk, passée par Public Sénat avant Europe 1, et qui critique la tendance à l'assigner "à un certain camp". "Je pense qu'un pays a le droit d'exister, de s'affirmer, qu'une nation a une définition, des frontières: ça ne me semble pas être marqué du sceau de l'extrême droite ou de l'extrême gauche", réitère celle qui appelait en 2021 à "exalter l'âme de la France", dans un pamphlet faisant des "décoloniaux, écologistes radicaux (et) islamo-compatibles" les "nouvelles menaces" ("Insoumission française"). "Les questions de nation, d'identité" et le "construire ensemble", terme qu'elle préfère au "vivre ensemble", "seront au cœur de l'émission", poursuit Sonia Mabrouk, avant de promettre que tous les sujets seront abordés. Elle se dit enthousiaste à l'idée de travailler sur une chaîne qui a des "journalistes partout sur le terrain, et une rédaction aussi étoffée et rigoureuse. CNews, c'est connu, il y a moins de moyens, moins de présence sur le terrain. C'est le principal changement".

21.08.2026 à 08:29

FRANCE24
img
Le site, situé dans le nord du pays entre l'océan Atlantique et le fleuve Sénégal, est rarement mentionné dans l'histoire de la traite, dont il a pourtant été un centre où sont passés des milliers d'esclaves, selon des historiens interrogés par l'AFP. Premier comptoir créé en 1659 par les Français en Afrique subsaharienne et ancienne capitale de l'ensemble colonial français en Afrique de l'Ouest, Saint-Louis a servi à entreposer des captifs. Comme Gorée, autre île au large de Dakar, mais qui est, elle, devenue un symbole de la traite avec sa célèbre "Maison des esclaves". Un des rares témoignages du passé esclavagiste de Saint-Louis est une plaque sur l'ancien entrepôt d'esclaves, en face du fleuve. "Au rez-de-chaussée, les vestiges de la seule esclaverie (entrepôt d'esclaves) conservée à Saint-Louis", indique une inscription sur la bâtisse de deux étages, aux murs épais percés de meurtrières traversées par des barres de fer rouillées. "Délabrement" "Ce bâtiment en état de délabrement est une esclaverie qui est restée (à Saint-Louis). Il a été construit entre 1822 et 1825 et appartenait à une compagnie commerciale bordelaise (de la ville de Bordeaux, en France), Maurel et Prom", explique Mamadou Diallo, enseignant en histoire. "Au XVIIIe siècle, au moins 10.000 esclaves transitaient à Saint-Louis chaque année", souligne-t-il. A Saint-Louis, le principal moment de cette traite était "la période des hautes eaux, de mai à novembre", à partir du royaume précolonial du Galam (entre le Sénégal et le Mali), "avec l'or et les captifs comme principaux produits" aux côtés de la gomme et de l'ambre gris, détaille l'historien Ibrahima Seck, directeur de recherche au musée de l'esclavage de la "Whitney Plantation", en Louisiane (Etats-Unis). L'esclaverie de la compagnie Maurel et Prom abrite "cinq cellules", précise M. Diallo. Ce sont "les locaux où les esclaves attendent le moment de l'embarquement" pour l'Amérique, selon une légende d'une photo dans un musée public de Saint-Louis. Des herbes ont poussé dans l'édifice, jonché de détritus et au plafond en bois d'époque, devenu propriété d'une famille sénégalaise. "Il y avait beaucoup d'esclaveries à Saint-Louis, surtout dans le nord de l'île, mais on ne les retrouve plus. Beaucoup ont été achetées par des familles qui les ont ensuite transformées", dit M. Diallo. L'actuelle résidence du gouverneur de la région, un fort construit au XVIIe siècle, a aussi abrité des entrepôts d'esclaves, selon des historiens. Le long des rues à angle droit de l'île se dressent des demeures coloniales, des bâtiments en balcon aux murs fissurés, fenêtres en bois, en rectangle ou en ogive, avec des toitures parfois éventrées. D'anciennes maisons de commerce jalonnent les quais du fleuve, des entrepôts d'esclaves que "les populations, de manière inconsciente, n'ont pas conservés", de sorte qu'"il ne reste presque plus rien" de ce passé, relève l'écrivain Louis Camara. Les compagnies commerciales et leurs intermédiaires locaux - notamment les célèbres "signares", femmes noires ou métisses fortunées qui nouent alors des alliances ou mariages temporaires avec des négociants ou officiers européens - étaient les principaux pourvoyeurs d'esclaves. Ainsi, en 1789, des métis et des noirs, liés à la France, ont envoyé aux Etats généraux à Paris - une assemblée extraordinaire réunissant le clergé, la noblesse et le reste de la population qui a marqué le point de départ de la Révolution française - des doléances pour la libéralisation du commerce, dont celui des esclaves, alors aux mains d'une seule compagnie. Saint-Louis a été le théâtre d'une révolte d'esclaves en 1779. Après une "longue attente de 11 mois" pour être convoyés en Amérique, les captifs "tuent" un gardien français et beaucoup d'entre eux sont massacrés, relate M. Diallo. Ibrahima Seck, citant l'Atlas of the Transatlantic Slave Trade, livre de référence sur le nombre d'esclaves déportés, estime à "145.000" les captifs "officiellement transportés depuis Saint-Louis" où, selon lui, "chaque vieille maison était potentiellement une captiverie". "Sujet tabou" A Saint-Louis, "il ne s'agissait pas de quelques esclaves offerts ici et là aux acheteurs par les propriétaires de diverses maisons particulières, mais de véritables maisons d'esclaves", souligne le chercheur belge Guy Thilmans dans un ouvrage collectif sur la traite, "Gorée et l'esclavage". Selon lui, la ville a de nombreux "motifs d'être considérée comme un centre de la traite négrière, tant en raison de la présence certaine de captiveries privées que du chargement d'esclaves vers l'Amérique", mais "il ne lui a manqué qu'un Joseph Ndiaye" (1922-2009), célèbre conservateur de la "Maison des esclaves" de Gorée et défenseur de la mémoire des esclaves qui a largement contribué à la sauvegarde de l'île. Après l'abolition de la traite en avril 1848, "les anciens captifs, y compris des fugitifs venus de l'intérieur des terres, furent recasés dans des villages de liberté" autour de l'île, selon M. Seck. Des historiens chiffrent à 2.035 le nombre officiel d'esclaves à Saint-Louis en avril 1848. Mais leurs 671 propriétaires en recensent 4.524 pour leurs demandes d'indemnité. Ce passé sur la traite négrière "est complètement méconnu de la majorité des populations de Saint-Louis qui ont préféré l'occulter", dit M. Camara. Le Ghana, considéré comme la plaque tournante de l'esclavage transatlantique, a organisé mi-juin une première conférence mondiale visant à traduire en engagements concrets une récente résolution de l'ONU, qui a reconnu la traite transatlantique comme "le crime le plus grave contre l'humanité". Mais à Saint-Louis, les héritiers des familles ayant participé à ce trafic et ceux qui en sont issus ne souhaitent pas en parler. C'est encore "un sujet tabou", constate M. Diallo.
Texte intégral (997 mots)
Le site, situé dans le nord du pays entre l'océan Atlantique et le fleuve Sénégal, est rarement mentionné dans l'histoire de la traite, dont il a pourtant été un centre où sont passés des milliers d'esclaves, selon des historiens interrogés par l'AFP. Premier comptoir créé en 1659 par les Français en Afrique subsaharienne et ancienne capitale de l'ensemble colonial français en Afrique de l'Ouest, Saint-Louis a servi à entreposer des captifs. Comme Gorée, autre île au large de Dakar, mais qui est, elle, devenue un symbole de la traite avec sa célèbre "Maison des esclaves". Un des rares témoignages du passé esclavagiste de Saint-Louis est une plaque sur l'ancien entrepôt d'esclaves, en face du fleuve. "Au rez-de-chaussée, les vestiges de la seule esclaverie (entrepôt d'esclaves) conservée à Saint-Louis", indique une inscription sur la bâtisse de deux étages, aux murs épais percés de meurtrières traversées par des barres de fer rouillées. "Délabrement" "Ce bâtiment en état de délabrement est une esclaverie qui est restée (à Saint-Louis). Il a été construit entre 1822 et 1825 et appartenait à une compagnie commerciale bordelaise (de la ville de Bordeaux, en France), Maurel et Prom", explique Mamadou Diallo, enseignant en histoire. "Au XVIIIe siècle, au moins 10.000 esclaves transitaient à Saint-Louis chaque année", souligne-t-il. A Saint-Louis, le principal moment de cette traite était "la période des hautes eaux, de mai à novembre", à partir du royaume précolonial du Galam (entre le Sénégal et le Mali), "avec l'or et les captifs comme principaux produits" aux côtés de la gomme et de l'ambre gris, détaille l'historien Ibrahima Seck, directeur de recherche au musée de l'esclavage de la "Whitney Plantation", en Louisiane (Etats-Unis). L'esclaverie de la compagnie Maurel et Prom abrite "cinq cellules", précise M. Diallo. Ce sont "les locaux où les esclaves attendent le moment de l'embarquement" pour l'Amérique, selon une légende d'une photo dans un musée public de Saint-Louis. Des herbes ont poussé dans l'édifice, jonché de détritus et au plafond en bois d'époque, devenu propriété d'une famille sénégalaise. "Il y avait beaucoup d'esclaveries à Saint-Louis, surtout dans le nord de l'île, mais on ne les retrouve plus. Beaucoup ont été achetées par des familles qui les ont ensuite transformées", dit M. Diallo. L'actuelle résidence du gouverneur de la région, un fort construit au XVIIe siècle, a aussi abrité des entrepôts d'esclaves, selon des historiens. Le long des rues à angle droit de l'île se dressent des demeures coloniales, des bâtiments en balcon aux murs fissurés, fenêtres en bois, en rectangle ou en ogive, avec des toitures parfois éventrées. D'anciennes maisons de commerce jalonnent les quais du fleuve, des entrepôts d'esclaves que "les populations, de manière inconsciente, n'ont pas conservés", de sorte qu'"il ne reste presque plus rien" de ce passé, relève l'écrivain Louis Camara. Les compagnies commerciales et leurs intermédiaires locaux - notamment les célèbres "signares", femmes noires ou métisses fortunées qui nouent alors des alliances ou mariages temporaires avec des négociants ou officiers européens - étaient les principaux pourvoyeurs d'esclaves. Ainsi, en 1789, des métis et des noirs, liés à la France, ont envoyé aux Etats généraux à Paris - une assemblée extraordinaire réunissant le clergé, la noblesse et le reste de la population qui a marqué le point de départ de la Révolution française - des doléances pour la libéralisation du commerce, dont celui des esclaves, alors aux mains d'une seule compagnie. Saint-Louis a été le théâtre d'une révolte d'esclaves en 1779. Après une "longue attente de 11 mois" pour être convoyés en Amérique, les captifs "tuent" un gardien français et beaucoup d'entre eux sont massacrés, relate M. Diallo. Ibrahima Seck, citant l'Atlas of the Transatlantic Slave Trade, livre de référence sur le nombre d'esclaves déportés, estime à "145.000" les captifs "officiellement transportés depuis Saint-Louis" où, selon lui, "chaque vieille maison était potentiellement une captiverie". "Sujet tabou" A Saint-Louis, "il ne s'agissait pas de quelques esclaves offerts ici et là aux acheteurs par les propriétaires de diverses maisons particulières, mais de véritables maisons d'esclaves", souligne le chercheur belge Guy Thilmans dans un ouvrage collectif sur la traite, "Gorée et l'esclavage". Selon lui, la ville a de nombreux "motifs d'être considérée comme un centre de la traite négrière, tant en raison de la présence certaine de captiveries privées que du chargement d'esclaves vers l'Amérique", mais "il ne lui a manqué qu'un Joseph Ndiaye" (1922-2009), célèbre conservateur de la "Maison des esclaves" de Gorée et défenseur de la mémoire des esclaves qui a largement contribué à la sauvegarde de l'île. Après l'abolition de la traite en avril 1848, "les anciens captifs, y compris des fugitifs venus de l'intérieur des terres, furent recasés dans des villages de liberté" autour de l'île, selon M. Seck. Des historiens chiffrent à 2.035 le nombre officiel d'esclaves à Saint-Louis en avril 1848. Mais leurs 671 propriétaires en recensent 4.524 pour leurs demandes d'indemnité. Ce passé sur la traite négrière "est complètement méconnu de la majorité des populations de Saint-Louis qui ont préféré l'occulter", dit M. Camara. Le Ghana, considéré comme la plaque tournante de l'esclavage transatlantique, a organisé mi-juin une première conférence mondiale visant à traduire en engagements concrets une récente résolution de l'ONU, qui a reconnu la traite transatlantique comme "le crime le plus grave contre l'humanité". Mais à Saint-Louis, les héritiers des familles ayant participé à ce trafic et ceux qui en sont issus ne souhaitent pas en parler. C'est encore "un sujet tabou", constate M. Diallo.

21.08.2026 à 08:29

FRANCE24
img
Léa Salamé en suspens sur France 2, Sonia Mabrouk en orbite à BFMTV Léa Salamé, présentatrice du journal de 20h00 de France 2 depuis un an, s'est engagée à se mettre en retrait si son compagnon, l'homme politique de gauche Raphaël Glucksmann, était candidat à la présidentielle. Les choses pourraient s'accélérer dans les prochains jours, si bien qu'il n'est pas certain de revoir la journaliste à l'antenne comme prévu ce lundi. Jean-Baptiste Marteau, joker aux manettes cet été, devrait la remplacer. France Télévisions se met en ordre de marche pour la campagne présidentielle, avec le retour dès septembre sur France 2 de "L'Heure de vérité", prestigieuse émission politique des années 1980/1990. Diffusée ponctuellement après le 20h, elle sera présentée par Caroline Roux, entourée de journalistes du groupe public et d'autres médias, dont Benjamin Duhamel (France Inter) et Eugénie Bastié (Le Figaro) - un choix qui a fait débat en interne. En face, TF1 a l'intention "de sortir les politiques" des plateaux, selon Anne-Claire Coudray, présentatrice des JT du week-end sur la chaîne privée. Pour Thierry Thuillier, directeur de l'information du groupe TF1 (qui comprend aussi LCI), l'objectif est de "rassembler les Français plutôt que diviser", dans un paysage médiatique qui se polarise. Du côté des chaînes d'info, le plus gros transfert est celui de Sonia Mabrouk, de CNews dont elle a claqué la porte en février, à BFMTV, repassée en tête en part d'audience depuis mars. Connue pour ses interviews au ton direct, elle est propulsée sur la case cruciale de l'avant-soirée, de 18h45 à 21h. Sur CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, c'est Laurence Ferrari qui présentera et coordonnera les grands débats de la présidentielle. A priori sans Xenia Fedorova, chroniqueuse russe pro-Kremlin des médias Bolloré, visée par un arrêté d'expulsion fin juillet. Benjamin Duhamel tous azimuts, Demorand le week-end Florence Paracuellos va continuer de tenir la barre de la matinale de France Inter, première en audience, avec toujours Benjamin Duhamel pour les interviews. Parmi les changements, Nora Hamadi se voit remplacée, après une seule saison à la revue de presse, par Marc Voinchet, qui vient de passer la main à la tête de France Musique. Elle sera sur le terrain, avec une série de reportages diffusés le week-end, "Dans la place". Devenu une case sensible après plusieurs polémiques, le billet d'humour qui précède le 8h change aussi de voix, avec le comédien Thomas Poitevin pour remplacer Bertrand Chameroy, resté seulement un an aussi. Arrivé en 2025 de BFMTV, Benjamin Duhamel va aussi animer "Franc-jeu", une émission d'entretiens politiques le dimanche à la mi-journée. Un programme codiffusé sur France Inter et sur France 2. Ancien pilier de la matinale de France Inter, Nicolas Demorand fait lui un pas de côté pour y présenter le week-end "Recto verso", sur l'actualité notamment culturelle. A RTL, Céline Landreau, journaliste maison, prend les commandes de la matinale le 24 août et succède à Thomas Sotto, resté seulement deux saisons. Hanouna et les autres Cyril Hanouna, qui a rejoint le groupe M6 il y a un an, va reprendre les rênes de "Tout beau tout fun" sur Fun Radio les après-midis, et "Tout beau, tout n9uf" sur W9 en début de soirée. Cette émission à succès va être allongée, démarrant dès 18H20. L'animateur star va en outre arriver sur la chaîne M6, pour des soirées de divertissement. Il n'est pas question de politique à ce stade. Chez le concurrent TMC, l'émission "Quotidien" de Yann Barthès va accueillir de nouveau la chroniqueuse Salhia Brakhlia, après six ans d'absence, pour "la couverture des grands rendez-vous" dont la présidentielle. Dans le registre du divertissement sur France Inter, Nagui passe le relais à Maïtena Biraben pour la tranche 11h-12h30 où il était le pilier de "La bande originale" depuis douze ans.
Texte intégral (684 mots)
Léa Salamé en suspens sur France 2, Sonia Mabrouk en orbite à BFMTV Léa Salamé, présentatrice du journal de 20h00 de France 2 depuis un an, s'est engagée à se mettre en retrait si son compagnon, l'homme politique de gauche Raphaël Glucksmann, était candidat à la présidentielle. Les choses pourraient s'accélérer dans les prochains jours, si bien qu'il n'est pas certain de revoir la journaliste à l'antenne comme prévu ce lundi. Jean-Baptiste Marteau, joker aux manettes cet été, devrait la remplacer. France Télévisions se met en ordre de marche pour la campagne présidentielle, avec le retour dès septembre sur France 2 de "L'Heure de vérité", prestigieuse émission politique des années 1980/1990. Diffusée ponctuellement après le 20h, elle sera présentée par Caroline Roux, entourée de journalistes du groupe public et d'autres médias, dont Benjamin Duhamel (France Inter) et Eugénie Bastié (Le Figaro) - un choix qui a fait débat en interne. En face, TF1 a l'intention "de sortir les politiques" des plateaux, selon Anne-Claire Coudray, présentatrice des JT du week-end sur la chaîne privée. Pour Thierry Thuillier, directeur de l'information du groupe TF1 (qui comprend aussi LCI), l'objectif est de "rassembler les Français plutôt que diviser", dans un paysage médiatique qui se polarise. Du côté des chaînes d'info, le plus gros transfert est celui de Sonia Mabrouk, de CNews dont elle a claqué la porte en février, à BFMTV, repassée en tête en part d'audience depuis mars. Connue pour ses interviews au ton direct, elle est propulsée sur la case cruciale de l'avant-soirée, de 18h45 à 21h. Sur CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, c'est Laurence Ferrari qui présentera et coordonnera les grands débats de la présidentielle. A priori sans Xenia Fedorova, chroniqueuse russe pro-Kremlin des médias Bolloré, visée par un arrêté d'expulsion fin juillet. Benjamin Duhamel tous azimuts, Demorand le week-end Florence Paracuellos va continuer de tenir la barre de la matinale de France Inter, première en audience, avec toujours Benjamin Duhamel pour les interviews. Parmi les changements, Nora Hamadi se voit remplacée, après une seule saison à la revue de presse, par Marc Voinchet, qui vient de passer la main à la tête de France Musique. Elle sera sur le terrain, avec une série de reportages diffusés le week-end, "Dans la place". Devenu une case sensible après plusieurs polémiques, le billet d'humour qui précède le 8h change aussi de voix, avec le comédien Thomas Poitevin pour remplacer Bertrand Chameroy, resté seulement un an aussi. Arrivé en 2025 de BFMTV, Benjamin Duhamel va aussi animer "Franc-jeu", une émission d'entretiens politiques le dimanche à la mi-journée. Un programme codiffusé sur France Inter et sur France 2. Ancien pilier de la matinale de France Inter, Nicolas Demorand fait lui un pas de côté pour y présenter le week-end "Recto verso", sur l'actualité notamment culturelle. A RTL, Céline Landreau, journaliste maison, prend les commandes de la matinale le 24 août et succède à Thomas Sotto, resté seulement deux saisons. Hanouna et les autres Cyril Hanouna, qui a rejoint le groupe M6 il y a un an, va reprendre les rênes de "Tout beau tout fun" sur Fun Radio les après-midis, et "Tout beau, tout n9uf" sur W9 en début de soirée. Cette émission à succès va être allongée, démarrant dès 18H20. L'animateur star va en outre arriver sur la chaîne M6, pour des soirées de divertissement. Il n'est pas question de politique à ce stade. Chez le concurrent TMC, l'émission "Quotidien" de Yann Barthès va accueillir de nouveau la chroniqueuse Salhia Brakhlia, après six ans d'absence, pour "la couverture des grands rendez-vous" dont la présidentielle. Dans le registre du divertissement sur France Inter, Nagui passe le relais à Maïtena Biraben pour la tranche 11h-12h30 où il était le pilier de "La bande originale" depuis douze ans.

21.08.2026 à 08:25

FRANCE24
img
Pour leurs retrouvailles avec San Siro samedi (18h30, 16h30 GMT) contre le voisin et promu Monza, les Nerazzurri ont remanié une bonne partie de l'équipe qui a réalisé en mai dernier le troisième doublé Championnat/Coupe d'Italie de leur histoire. Pour sa deuxième saison à la tête du club lombard, Cristian Chivu a cette fois voulu imprimer sa marque sur son effectif qu'il avait hérité de Simone Inzaghi: cet été, il l'a rajeuni et lui a donné un accent anglais. Les buts seront désormais gardés par l'Espagnol Josep Martinez, 28 ans, qui rongeait son frein depuis deux saisons comme doublure de Yann Sommer. Après une saison au Club Bruges, le grand espoir serbe Aleksandar Stankovic, fils de Dejan Stankovic, est revenu à Appiano Gentile, le centre d'entraînement. Chivu a régénéré sa défense vieillissante (Francesco Acerbi, Matteo Darmian et Stefan de Vrij en fin de contrat) avec Djed Spence (ex-Tottenham), très en vue avec l'Angleterre durant le Mondial-2026, avec l'expérimenté John Stones en provenance de Manchester City, et ne désespère pas d'accueillir bientôt une autre recrue anglaise, Curtis Jones (Liverpool). "Toujours gagner, toujours dominer" Avec son prolifique duo Lautaro Martinez et Marcus Thuram, épaulé par Francesco Pio Esposito, Ange-Yoan Bonny et Andy Diouf, l'Inter vise un 22e scudetto, un quatrième depuis 2021. Il veut aussi faire oublier sa dernière campagne européenne, conclue dès les barrages pour les 8e de finale face aux Norvégiens de Bodo-Glimt. "L'objectif, résumait récemment pour beIN Sports le meneur turc Hakan Calhanoglu, c'est de toujours gagner, de toujours dominer le championnat. En cinq saisons, j'ai gagné huit trophées et disputé deux finales de la Ligue des champions, on va encore essayer de gagner des titres". Naples fait figure de candidat naturel pour contrarier l'Inter. Dauphin du club lombard en mai dernier (à neuf points), le Napoli l'avait devancé d'une longueur pour le titre 2025, deux ans après avoir mis fin à une disette de 33 ans. Mais les Azzurri ont perdu Antonio Conte après deux saisons usantes au pied du Vésuve. Son remplaçant, Massimiliano Allegri, a un sacré palmarès (six titres de champion d'Italie avec la Juventus Turin et l'AC Milan), mais reste sur un retentissant échec avec l'AC Milan qui l'a congédié après que son équipe a laissé échapper la qualification pour la Ligue des champions lors de la 38e et dernière journée. 74 milions pour Ramos Comme souvent l'été venu, le Milan a tenté une énième révolution en changeant d'entraîneur (Ruben Amorim) et de direction sportive, en mettant 74 millions d'euros sur la table pour faire venir l'attaquant portugais du PSG, Gonçalo Ramos. Tout autre résultat qu'une qualification pour la prochaine Ligue des champions serait un échec pour le propriétaire américain Gerry Cardinale, qui joue avec les nerfs de tifosi de plus en plus impatients. La C1 est aussi l'objectif de la Juventus Turin, 6e du dernier championnat à 18 points de l'Inter, ne serait-ce que pour améliorer une situation financière toujours inquiétante malgré le soutien indéfectible de la famille Agnelli. Le club le plus titré du football italien, dont le 36e et dernière sacre remonte à 2020, a fait le ménage en remerciant après un an seulement son directeur général, Damien Comolli, en laissant partir Dusan Vlahovic, plus gros salaire de Serie A, et quelques recrues peu convaincantes de l'été dernier. Il a quand même dépenser plus de 40 millions d'euros pour Randal Kolo Muani. Si ces deux institutions du calcio devaient encore décevoir, l'AS Rome, 3e sous la direction de Gianpiero Gasperini, et Côme qui va disputer avec Cesc Fabregas la Ligue des champions sept ans après avoir quitté la 3e division, sont armés pour de nouveau en profiter. Pour son 100e anniversaire, la Fiorentina a dépensé plus de 120 millions d'euros lors du mercato pour tourner la page d'une saison 2025-26 calamiteuse (15e) et éviter une course au maintien qui ne réussit guère aux promus ces dernières saisons. Au tour de Monza, Venise et Frosinone d'essayer d'éviter l'ascenseur.
Texte intégral (707 mots)
Pour leurs retrouvailles avec San Siro samedi (18h30, 16h30 GMT) contre le voisin et promu Monza, les Nerazzurri ont remanié une bonne partie de l'équipe qui a réalisé en mai dernier le troisième doublé Championnat/Coupe d'Italie de leur histoire. Pour sa deuxième saison à la tête du club lombard, Cristian Chivu a cette fois voulu imprimer sa marque sur son effectif qu'il avait hérité de Simone Inzaghi: cet été, il l'a rajeuni et lui a donné un accent anglais. Les buts seront désormais gardés par l'Espagnol Josep Martinez, 28 ans, qui rongeait son frein depuis deux saisons comme doublure de Yann Sommer. Après une saison au Club Bruges, le grand espoir serbe Aleksandar Stankovic, fils de Dejan Stankovic, est revenu à Appiano Gentile, le centre d'entraînement. Chivu a régénéré sa défense vieillissante (Francesco Acerbi, Matteo Darmian et Stefan de Vrij en fin de contrat) avec Djed Spence (ex-Tottenham), très en vue avec l'Angleterre durant le Mondial-2026, avec l'expérimenté John Stones en provenance de Manchester City, et ne désespère pas d'accueillir bientôt une autre recrue anglaise, Curtis Jones (Liverpool). "Toujours gagner, toujours dominer" Avec son prolifique duo Lautaro Martinez et Marcus Thuram, épaulé par Francesco Pio Esposito, Ange-Yoan Bonny et Andy Diouf, l'Inter vise un 22e scudetto, un quatrième depuis 2021. Il veut aussi faire oublier sa dernière campagne européenne, conclue dès les barrages pour les 8e de finale face aux Norvégiens de Bodo-Glimt. "L'objectif, résumait récemment pour beIN Sports le meneur turc Hakan Calhanoglu, c'est de toujours gagner, de toujours dominer le championnat. En cinq saisons, j'ai gagné huit trophées et disputé deux finales de la Ligue des champions, on va encore essayer de gagner des titres". Naples fait figure de candidat naturel pour contrarier l'Inter. Dauphin du club lombard en mai dernier (à neuf points), le Napoli l'avait devancé d'une longueur pour le titre 2025, deux ans après avoir mis fin à une disette de 33 ans. Mais les Azzurri ont perdu Antonio Conte après deux saisons usantes au pied du Vésuve. Son remplaçant, Massimiliano Allegri, a un sacré palmarès (six titres de champion d'Italie avec la Juventus Turin et l'AC Milan), mais reste sur un retentissant échec avec l'AC Milan qui l'a congédié après que son équipe a laissé échapper la qualification pour la Ligue des champions lors de la 38e et dernière journée. 74 milions pour Ramos Comme souvent l'été venu, le Milan a tenté une énième révolution en changeant d'entraîneur (Ruben Amorim) et de direction sportive, en mettant 74 millions d'euros sur la table pour faire venir l'attaquant portugais du PSG, Gonçalo Ramos. Tout autre résultat qu'une qualification pour la prochaine Ligue des champions serait un échec pour le propriétaire américain Gerry Cardinale, qui joue avec les nerfs de tifosi de plus en plus impatients. La C1 est aussi l'objectif de la Juventus Turin, 6e du dernier championnat à 18 points de l'Inter, ne serait-ce que pour améliorer une situation financière toujours inquiétante malgré le soutien indéfectible de la famille Agnelli. Le club le plus titré du football italien, dont le 36e et dernière sacre remonte à 2020, a fait le ménage en remerciant après un an seulement son directeur général, Damien Comolli, en laissant partir Dusan Vlahovic, plus gros salaire de Serie A, et quelques recrues peu convaincantes de l'été dernier. Il a quand même dépenser plus de 40 millions d'euros pour Randal Kolo Muani. Si ces deux institutions du calcio devaient encore décevoir, l'AS Rome, 3e sous la direction de Gianpiero Gasperini, et Côme qui va disputer avec Cesc Fabregas la Ligue des champions sept ans après avoir quitté la 3e division, sont armés pour de nouveau en profiter. Pour son 100e anniversaire, la Fiorentina a dépensé plus de 120 millions d'euros lors du mercato pour tourner la page d'une saison 2025-26 calamiteuse (15e) et éviter une course au maintien qui ne réussit guère aux promus ces dernières saisons. Au tour de Monza, Venise et Frosinone d'essayer d'éviter l'ascenseur.

21.08.2026 à 07:13

L'Equipe TV
img
Monaco s’est imposé sur le terrain du Gornik Zabrze (3-2), en barrages aller de la Ligue Conférence. Mika Biereth a ouvert le score pour les Monégasques, avant que Lamine Camara ne double la mise après la pause. Paris Brunner a ensuite redonné l’avantage au club de la Principauté, après deux réductions du score polonaises. Les hommes de Filipe Luis conservent ainsi un but d’avance avant le retour, jeudi prochain au stade Louis-II. 
Lire plus (82 mots)
Monaco s’est imposé sur le terrain du Gornik Zabrze (3-2), en barrages aller de la Ligue Conférence. Mika Biereth a ouvert le score pour les Monégasques, avant que Lamine Camara ne double la mise après la pause. Paris Brunner a ensuite redonné l’avantage au club de la Principauté, après deux réductions du score polonaises. Les hommes de Filipe Luis conservent ainsi un but d’avance avant le retour, jeudi prochain au stade Louis-II. 

21.08.2026 à 07:10

Romain BRUNET
img
De la dédiabolisation à la présidentialisation du RN (3/3). Fort de nombreux députés élus à l’Assemblée nationale, le RN influence de plus en plus la vie politique française. Sa participation à la marche contre l’antisémitisme après les attaques du 7-Octobre en Israël marque une étape décisive dans sa stratégie de dédiabolisation. Mais la justice, qui a mis un coup d’arrêt à l’ascension de Marine Le Pen, contraint cette dernière à reprendre son discours antisystème.
Lire plus (89 mots)
De la dédiabolisation à la présidentialisation du RN (3/3). Fort de nombreux députés élus à l’Assemblée nationale, le RN influence de plus en plus la vie politique française. Sa participation à la marche contre l’antisémitisme après les attaques du 7-Octobre en Israël marque une étape décisive dans sa stratégie de dédiabolisation. Mais la justice, qui a mis un coup d’arrêt à l’ascension de Marine Le Pen, contraint cette dernière à reprendre son discours antisystème.

21.08.2026 à 05:39

FRANCE 24
img
Deux militants prodémocratie et organisateurs de veillées en souvenir de Tiananmen ont été déclarés coupables, vendredi, d'"incitation à la subversion" à Hong Kong. Détenus depuis leur inculpation en 2021, ils encourent jusqu'à dix ans de prison.
Lire plus (89 mots)
Deux militants prodémocratie et organisateurs de veillées en souvenir de Tiananmen ont été déclarés coupables, vendredi, d'"incitation à la subversion" à Hong Kong. Détenus depuis leur inculpation en 2021, ils encourent jusqu'à dix ans de prison.

21.08.2026 à 05:26

FRANCE 24
img
Sept navires seulement ​ont traversé le ‌détroit d'Ormuz jeudi, moitié moins que la veille, ‌selon les données deKpler. Les armateurs continuent de craindre ⁠d'emprunter cet axe essentiel pour le commerce mondial, notamment des hydrocarbures. Suivez notre direct.
Lire plus (89 mots)
Sept navires seulement ​ont traversé le ‌détroit d'Ormuz jeudi, moitié moins que la veille, ‌selon les données deKpler. Les armateurs continuent de craindre ⁠d'emprunter cet axe essentiel pour le commerce mondial, notamment des hydrocarbures. Suivez notre direct.

21.08.2026 à 05:05

FRANCE24
img
Cinq femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais Antonio Guterres, 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans. Réunis à huis clos à partir de 10H00 (14H00 GMT), les 15 membres du Conseil devront anonymement assigner à chaque candidat une mention: "encourage", "décourage" ou "sans opinion". Au terme d'un premier scrutin le 30 juillet, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), âgée de 70 ans, avait reçu le plus de mentions favorables. Va-t-elle consolider sa position? "Les diplomates s'attendent à ce que la répartition des voix évolue par rapport au scrutin de juillet", relève pour l'AFP Daniel Forti, analyste au sein de l'International Crisis Group. Le processus devant servir autant à façonner un favori qu'à écarter certains candidats, "il est fort possible qu'à l'issue du vote, certains prennent conscience que leur campagne est arrivée au bout du chemin", ajoute-t-il. Le choix intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, confrontée à l'affaiblissement du multilatéralisme, à des divisions persistantes au Conseil de sécurité et à de graves difficultés financières. Beaucoup de flou Sous pression notamment des Etats-Unis de Donald Trump, qui contestent régulièrement son rôle et ses financements, l'ONU peine à peser sur plusieurs conflits majeurs, tandis que les coupes budgétaires menacent ses opérations humanitaires et le maintien de la paix. Pour l'emporter au terme de cette procédure qui pourrait prendre encore des semaines ou des mois, un candidat doit recueillir au moins neuf voix, en évitant un veto des cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Le nom est alors soumis à l'Assemblée générale, qui en pratique suit la nomination du candidat recommandé. Selon une tradition géographique d'alternance entre continents, pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste, ce qui explique que la majorité des candidats en soient originaires. De nombreux Etats poussent également pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU. Mme Grynspan a pour le moment notamment devancé l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett (52 ans) et le dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans. Sont également candidats l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet (74 ans), l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa (61 ans), l'Ougandais Olara Otunnu (75 ans), l'ex-président sénégalais Macky Sall (64 ans) et l'Equatorienne Ivonne A-Baki (75 ans). Personne ne se risque à faire de pronostic, tant les préférences des différents membres apparaissent encore très floues, notamment s'agissant des grandes puissances dotées du droit de veto. De nouveaux prétendants au poste pourraient même voir le jour, a souligné jeudi devant la presse Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l'ONU. "Si, par exemple - je spécule maintenant - il y a un blocage autour de l'un des candidats que nous voyons, si aucun d'entre eux ne décolle, alors je pense que nous pourrions voir apparaître d'autres" personnalités, a-t-il dit.
Texte intégral (524 mots)
Cinq femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder au Portugais Antonio Guterres, 77 ans, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans. Réunis à huis clos à partir de 10H00 (14H00 GMT), les 15 membres du Conseil devront anonymement assigner à chaque candidat une mention: "encourage", "décourage" ou "sans opinion". Au terme d'un premier scrutin le 30 juillet, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), âgée de 70 ans, avait reçu le plus de mentions favorables. Va-t-elle consolider sa position? "Les diplomates s'attendent à ce que la répartition des voix évolue par rapport au scrutin de juillet", relève pour l'AFP Daniel Forti, analyste au sein de l'International Crisis Group. Le processus devant servir autant à façonner un favori qu'à écarter certains candidats, "il est fort possible qu'à l'issue du vote, certains prennent conscience que leur campagne est arrivée au bout du chemin", ajoute-t-il. Le choix intervient alors que l'ONU traverse l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, confrontée à l'affaiblissement du multilatéralisme, à des divisions persistantes au Conseil de sécurité et à de graves difficultés financières. Beaucoup de flou Sous pression notamment des Etats-Unis de Donald Trump, qui contestent régulièrement son rôle et ses financements, l'ONU peine à peser sur plusieurs conflits majeurs, tandis que les coupes budgétaires menacent ses opérations humanitaires et le maintien de la paix. Pour l'emporter au terme de cette procédure qui pourrait prendre encore des semaines ou des mois, un candidat doit recueillir au moins neuf voix, en évitant un veto des cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni). Le nom est alors soumis à l'Assemblée générale, qui en pratique suit la nomination du candidat recommandé. Selon une tradition géographique d'alternance entre continents, pas toujours respectée, l'Amérique latine revendique cette fois le poste, ce qui explique que la majorité des candidats en soient originaires. De nombreux Etats poussent également pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU. Mme Grynspan a pour le moment notamment devancé l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett (52 ans) et le dirigeant de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Argentin Rafael Grossi, 65 ans. Sont également candidats l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet (74 ans), l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa (61 ans), l'Ougandais Olara Otunnu (75 ans), l'ex-président sénégalais Macky Sall (64 ans) et l'Equatorienne Ivonne A-Baki (75 ans). Personne ne se risque à faire de pronostic, tant les préférences des différents membres apparaissent encore très floues, notamment s'agissant des grandes puissances dotées du droit de veto. De nouveaux prétendants au poste pourraient même voir le jour, a souligné jeudi devant la presse Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l'ONU. "Si, par exemple - je spécule maintenant - il y a un blocage autour de l'un des candidats que nous voyons, si aucun d'entre eux ne décolle, alors je pense que nous pourrions voir apparaître d'autres" personnalités, a-t-il dit.

21.08.2026 à 05:05

FRANCE24
img
Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique: Ivonne A-Baki Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux Etats-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga. Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers. Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme. Michelle Bachelet Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan. Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours. La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement. Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances. Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast. Maria Fernanda Espinosa L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage. L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche. Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda. Rafael Grossi Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019. Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité. Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir". Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain. Rebeca Grynspan L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne. A ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe. Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits. Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres. Olara Otunnu L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique. Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU. Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Carolyn Rodrigues-Birkett L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants. Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains. Macky Sall Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales. Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement. Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar. Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.
Texte intégral (892 mots)
Tour d'horizon des différents candidats, par ordre alphabétique: Ivonne A-Baki Entrée en lice cette semaine, la diplomate équatorienne, ancienne ambassadrice de Quito aux Etats-Unis et en France, a vu sa candidature portée par les Tonga. Agée de 75 ans, née de parents libanais, elle a notamment joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l'Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers. Elle plaide pour une ONU moins bureaucratique et davantage axée sur des résultats concrets, tout en se présentant comme une diplomate capable de restaurer le multilatéralisme. Michelle Bachelet Agée de 74 ans, la socialiste, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente du Chili (2006-2010 puis 2014-2018), devenant une personnalité politique internationale de premier plan. Son passage à la tête du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme lui a attiré certains ressentiments. La Chine a ainsi critiqué un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours. La Chilienne fait également l'objet de critiques américaines concernant sa position pro-avortement. Elle plaide pour un secrétaire général qui soit une "voix de la morale", même sous la pression des grandes puissances. Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Le Chili lui a retiré son soutien après la prise de fonction du président d'extrême droite José Antonio Kast. Maria Fernanda Espinosa L'ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l'Equateur, 61 ans, voit les Nations unies comme l'"unique plateforme universelle" qui "s'occupe des défis communs de l'humanité", même si elle appelle à réformer l'institution davantage. L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU suggère aussi la création d'un mécanisme d'"alerte précoce" pour collecter les signaux du terrain et empêcher un conflit avant qu'il ne se déclenche. Elle n'est pas soutenue par son pays, sa candidature étant portée par Antigua-et-Barbuda. Rafael Grossi Diplomate de carrière, l'Argentin de 65 ans, nommé par son pays, est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en 2019. Ce poste l'a amené à s'occuper du programme nucléaire iranien et du dossier de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie. Deux dossiers brûlants qui concernent des membres permanents du Conseil de sécurité. Il ne s'est pas mis en retrait de ce poste pour la campagne, estimant que ce serait "manquer à son devoir". Selon certains observateurs, il a présenté une position plus radicale concernant la réforme de l'ONU et défend un secrétaire général devant être présent sur le terrain. Rebeca Grynspan L'ancienne vice-présidente du Costa Rica, âgée de 70 ans et soutenue par son pays, est la patronne de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) dont elle s'est mise en retrait pour la campagne. A ce titre, elle a négocié en 2022, avec Moscou et Kiev, "l'Initiative de la mer noire" pour faciliter l'exportation des céréales ukrainiennes après l'invasion russe. Forte de son histoire personnelle, avec des parents juifs ayant "à peine survécu" à l'Holocauste avant d'immigrer au Costa Rica, elle déplore que l'ONU soit devenue "une organisation conservatrice en matière de risque", en n'essayant pas assez de peser sur les conflits. Au terme d'une première séance de "vote indicatif" organisée par le Conseil de sécurité de l'ONU le 30 juillet, c'est elle qui a reçu le plus de mentions favorables de la part des 15 membres. Olara Otunnu L'Ougandais de 75 ans est l'un des deux candidats n'étant pas issus d'Amérique latine, continent qui revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique. Il a notamment été secrétaire général adjoint de l'ONU et représentant spécial pour les enfants et les conflits armés de 1997 à 2005, sous l'autorité de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'ONU. Il s'était présenté à l'élection présidentielle de 2011 comme candidat du parti d'opposition Uganda People's Congress, mais a été battu par le président de longue date Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Carolyn Rodrigues-Birkett L'ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, proposée par son pays dont elle est l'ambassadrice à l'ONU, est à 52 ans la plus jeune des six prétendants. Elle plaide pour restaurer la "crédibilité" en berne de l'ONU, soulignant que l'organisation ne doit pas être jugée sous le seul "prisme de la paix et de la sécurité" mais aussi sur ses actions en matière de développement et de défense des droits humains. Macky Sall Agé de 64 ans, l'ancien homme fort du Sénégal entre 2012 et 2024, a notamment insisté dans sa candidature sur la représentation du Sud global dans les instances internationales. Il a aussi souligné le lien intrinsèque entre paix et développement. Présentée par le Burundi, sa candidature a finalement reçu le soutien de Dakar. Les autorités sénégalaises l'accusaient pourtant d'avoir réprimé dans le sang les violentes manifestations politiques ayant fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞