Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

25.02.2026 à 16:13

Wall Street ouvre en hausse en attendant Nvidia

FRANCE24
img
Vers 14H55 GMT, le Dow Jones avançait de 0,26%, l'indice Nasdaq prenait 1,08% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,55%. Après une clôture dans le vert la veille, "les traders attendent le prochain catalyseur", résume David Morrison, de Trade Nation. Le marché boursier "se focalise aujourd'hui sur les résultats de Nvidia (...) qui pourront donner le ton pour les prochains mois", explique Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. La publication des performances financières annuelles et du quatrième trimestre du mastodonte de la tech, première capitalisation mondiale, aura lieu après la fermeture de Wall Street. Elle survient dans un contexte d'inquiétudes persistantes quant aux valorisations élevées du secteur technologique et de l'IA et leurs capacités à rentabiliser leurs investissements faramineux. En attendant, "les investisseurs continuent leurs achats à bons comptes", remarque Patrick O'Hare, de Briefing.com. La place new-yorkaise digère aussi l'allocution de Donald Trump prononcé la veille devant le Congrès américain, lors de laquelle il a assuré que "l'inflation chut[ait]" et "les revenus augment[aient] vite" aux États-Unis. "L'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été", a-t-il ajouté. Ce "discours sur l'état de l'Union" a "brossé un tableau très optimiste (...) mais c'est l'évolution de l'activité économique qui en sera juge", remarque M. Cardillo. Les opérateurs attendent justement vendredi l'indice des prix à la production (PPI) pour le mois de janvier qui leur permettra d'affiner leurs attentes sur la trajectoire monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans se tendait par rapport à la clôture mardi, à 4,05% contre 4,03%. Au tableau des valeurs, le géant de l'informatique à distance (cloud) Oracle s'octroyait 1,77% à 148,73 dollars après une réévaluation de son titre à la hausse par la banque d'investissement américaine Oppenheimer. L'action Oracle a particulièrement pâti des craintes autour des dépenses dans l'IA, lâchant près de 37% en six mois. Le fabricant d'ordinateurs et serveurs HP était sanctionné (-2,64% à 17,72 dollars), malgré des résultats trimestriels meilleurs qu'escompté, les investisseurs se montrant déçus de la fourchette de prévisions annoncée par le groupe. La chaîne de restauration rapide d'inspiration méditerranéenne Cava s'envolait (+20,13% à 81,45 dollars), propulsée par des performances financières au-dessus des attentes. La holding de magasins à bas coûts TJX (+0,95% à 159,15 dollars), qui contrôle notamment les enseignes TJMaxx (habillement), HomeGoods (articles de décoration) et Marshalls (prêt-à-porter), évoluait dans le vert après avoir fait état d'une demande toujours robuste.

25.02.2026 à 15:57

Sans bovins, la fréquentation du Salon de l'agriculture en chute d'un quart les quatre premiers jours

FRANCE24
img
Le nombre de visiteurs du salon, qui s'est ouvert samedi à Paris, a baissé d'environ 25% sur les quatre premiers jours, par rapport à l'année précédente, a annoncé le président du salon Jérôme Despey lors d'une conférence de presse. Les raisons sont nombreuses et la première est "l'absence de bovins": "On sait que le visiteur vient voir l'égérie et les vaches", a-t-il ajouté, à cinq jours de la clôture dimanche de l'événement qui avait rassemblé ces trois dernières années plus de 600.000 visiteurs par an. Il a réitéré son soutien aux éleveurs bovins ayant choisi de ne pas amener leurs animaux, habituelles stars de l'événement, à cause de la dermatose nodulaire contagieuse. Pour la première fois depuis huit ans, l'ouverture du salon a aussi coïncidé avec les vacances scolaires de toutes les zones et avec des conditions climatiques "exceptionnelles", a énuméré M. Despey, regrettant aussi les travaux en cours au parc des expositions de la porte de Versailles, dans le sud de Paris. Ces travaux ont conduit les organisateurs à éloigner de l'entrée, mais aussi du hall des animaux, le hall dédié aux produits des régions françaises et des pays du monde. "Avis partagés" Dans les allées de ce hall, de nombreux exposants constatent une fréquentation moindre, surtout le premier week-end. "En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90% de mon stock (...) je ne vais pas amortir. Je fais plus de chiffre chez moi sur un marché en Corrèze sur une matinée que sur une journée ici, alors que là-bas, je paye 6 euros l'emplacement. Ici, j'en ai pour 3.800 euros pour la semaine et 1.000 euros d'hôtel", a déploré auprès de l'AFP Fabrice Virolle, fabricant de macarons. "Les avis sont partagés, certains font part d'un chiffre d'affaires identique à l'année dernière", a assuré mercredi Valérie Leroy, directrice du salon, évoquant un "confort de visite plus important, pour acheter dans de meilleures conditions" après des "échanges de qualité" avec les producteurs. "D'habitude, je n'ai même pas le temps de prendre les commandes précises, je cours partout, c'est la cohue. Là, on est tranquille", explique Guillaume Dumontet, vigneron venu du Beaujolais (Rhône) qui, pour le moment, n'a pas rentabilisé sa venue et constate "quatre fois moins de monde que les autres années" sur son stand. "On a des exposants qui nous font part d'une baisse, on travaille avec eux pour voir comment on peut les rendre plus visibles", a reconnu Valérie Leroy. Bagarre "isolée" "Ce week-end, il n'y avait pas de familles, Monsieur et Madame tout le monde, ils sont pas venus. Il n'y avait que des jeunes venus pour picoler", a regretté Joseph Jackel, producteur de pâtes de fruits à Lavaur, dans le Tarn. Les organisateurs ont pourtant renouvelé leur plan de prévention contre la consommation excessive d'alcool. "Les gens nous parlent de la bagarre au stand de nougat. C'est à se demander si ça n'a pas joué sur la fréquentation", ajoute Guillaume Dumontet. Une rixe a éclaté dimanche entre des exposants et des visiteurs, entraînant l'interpellation de 15 personnes. Un "événement isolé" pour Jérôme Despey. Aucun incident ne s'est produit lors des nombreuses visites de personnalités politiques, à quelques semaines des élections municipales et à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle. "Je suis plutôt satisfait du respect dans les échanges et du dialogue" avec les agriculteurs, a encore dit M. Despey. "On va rebondir", a-t-il ajouté, affirmant que cette année était "exceptionnelle" et que la fréquentation avait connu un "sursaut" mardi et mercredi matin, un signe encourageant pour la suite. En 2025, la fréquentation avait connu une légère hausse (+0,64%), à 607.503 visiteurs par rapport aux 603.652 de l'édition précédente, marquée par une visite mouvementée du président de la République.

25.02.2026 à 15:47

Au centre de la Voie lactée, la chimie à l'origine des étoiles

FRANCE24
img
C'est une image gigantesque, sur laquelle s'étend une région vaste de 650 années-lumière (soit environ 6 billiards de kilomètres, 6 millions de milliards de kilomètres). On y décèle "un réseau complexe de filaments de gaz cosmique avec un niveau de détail sans précédent", se réjouit dans un communiqué l'Observatoire européen austral (ESO). Cette image est constituée d'une mosaïque d'observations captées par les 66 antennes millimétriques et submillimétriques formant ALMA, un radiotélescope géant situé dans le désert d'Atacama, au Chili, et co-géré par l'ESO avec les Etats-Unis et le Japon. Au coeur de cette image se trouve la Zone Moléculaire Centrale (CMZ), un endroit "aux conditions extrêmes, invisible à nos yeux, mais qui se révèle désormais avec un niveau de détail extraordinaire", explique Ashley Barnes, astronome à l'Observatoire européen austral (ESO) dans le communiqué. Ces observations vont donner lieu à la publication de plusieurs articles dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. "La CMZ abrite certaines des étoiles les plus massives connues dans notre galaxie, dont beaucoup vivent rapidement et meurent jeunes, terminant leur vie dans de puissantes explosions de supernovas, voire d'hypernovas", explique Steve Longmore, professeur d'astrophysique à l'université John Moores de Liverpool, au Royaume-Uni, et membre du projet ACES qui visent à étudier la CMZ. "En étudiant comment les étoiles naissent dans la CMZ, nous pouvons également mieux comprendre comment les galaxies se sont développées et ont évolué", ajoute-t-il. Le processus menant à la naissance des étoiles est connu: du gaz moléculaire froid s'écoule le long de filaments, alimentant des amas de matière à partir desquels des étoiles peuvent se former. Mais ce processus est-il bien le même au centre de notre galaxie, où les conditions sont plus extrêmes ? "L'étude dévoile la chimie complexe de la CMZ, détectant des dizaines de molécules différentes, des plus simples comme le monoxyde de silicium aux plus complexes comme le méthanol, l'acétone ou l'éthanol", détaillent les chercheurs. "Nous pensons que cette région partage de nombreuses caractéristiques avec les galaxies de l'Univers primitif, où les étoiles se formaient dans des environnements chaotiques et extrêmes", ajoute-t-il.

25.02.2026 à 15:46

Discours sur l'état de l'Union : Donald Trump fidèle à sa ligne de conduite

FRANCE24
img
"Ceci est l'âge d'or de l'Amérique", a clamé Donald Trump, reprenant l'un de ses slogans préférés lors de son bilan face au Congrès, sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages.
Lire plus (384 mots)
"Ceci est l'âge d'or de l'Amérique", a clamé Donald Trump, reprenant l'un de ses slogans préférés lors de son bilan face au Congrès, sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages.

25.02.2026 à 15:45

Les adolescents consomment toujours moins de tabac et de cannabis

FRANCE24
img
La plupart des niveaux d'usage de substances sont en baisse en 2024 par rapport à 2022, selon la dernière édition de l'enquête nationale EnCLASS, menée par l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) et à laquelle ont participé près de 12.000 collégiens et lycéens. En 2024, moins d'un collégien sur dix (7,7%) a déclaré avoir expérimenté le tabac - contre 11,4% deux ans plus tôt, tandis que chez les lycéens, cette proportion diminue de 3,4 points, à 30,6 %. "En près de quinze ans", notent les auteurs du rapport, "l'expérimentation du tabac a été divisée par quatre chez les collégiens et par deux chez les lycéens, tandis que le tabagisme quotidien parmi ces derniers a été divisé par cinq". En revanche, la diffusion de la cigarette électronique "demeure importante": près d'un collégien sur cinq (19%) et plus d'un lycéen sur quatre (25,3%) a ainsi déjà testé ce type de cigarette. Chez les lycéens, l'usage quotidien de la cigarette électronique (6,8 %) dépasse désormais celui du tabac (5,6 %). Comme le tabac, l'expérimentation du cannabis a aussi baissé chez les adolescents - passant de 22,5 % à 16,1 % en deux ans -, à l'instar d'autres substances illicites dont l'usage expérimental "a été divisé par deux et demi entre 2011 et 2024", selon l'OFDT. Fumer des cigarettes et du cannabis est "davantage perçu comme dangereux pour la santé, y compris consommés de façon occasionnelle", indique l'office. Quant à l'expérimentation de l'alcool, après une baisse continue entre 2010 et 2022 - et plus particulièrement entre 2018 et 2022 à cause de la pandémie de Covid-19 qui a "bouleversé les sociabilités adolescentes", note le rapport -, celle-ci est repartie à la hausse entre 2022 et 2024. La moitié des collégiens et sept lycéens sur dix déclarent avoir déjà expérimenté l'alcool, contre plus de sept collégiens sur dix et neuf lycéens sur dix au début des années 2010.
Lire plus (325 mots)
La plupart des niveaux d'usage de substances sont en baisse en 2024 par rapport à 2022, selon la dernière édition de l'enquête nationale EnCLASS, menée par l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) et à laquelle ont participé près de 12.000 collégiens et lycéens. En 2024, moins d'un collégien sur dix (7,7%) a déclaré avoir expérimenté le tabac - contre 11,4% deux ans plus tôt, tandis que chez les lycéens, cette proportion diminue de 3,4 points, à 30,6 %. "En près de quinze ans", notent les auteurs du rapport, "l'expérimentation du tabac a été divisée par quatre chez les collégiens et par deux chez les lycéens, tandis que le tabagisme quotidien parmi ces derniers a été divisé par cinq". En revanche, la diffusion de la cigarette électronique "demeure importante": près d'un collégien sur cinq (19%) et plus d'un lycéen sur quatre (25,3%) a ainsi déjà testé ce type de cigarette. Chez les lycéens, l'usage quotidien de la cigarette électronique (6,8 %) dépasse désormais celui du tabac (5,6 %). Comme le tabac, l'expérimentation du cannabis a aussi baissé chez les adolescents - passant de 22,5 % à 16,1 % en deux ans -, à l'instar d'autres substances illicites dont l'usage expérimental "a été divisé par deux et demi entre 2011 et 2024", selon l'OFDT. Fumer des cigarettes et du cannabis est "davantage perçu comme dangereux pour la santé, y compris consommés de façon occasionnelle", indique l'office. Quant à l'expérimentation de l'alcool, après une baisse continue entre 2010 et 2022 - et plus particulièrement entre 2018 et 2022 à cause de la pandémie de Covid-19 qui a "bouleversé les sociabilités adolescentes", note le rapport -, celle-ci est repartie à la hausse entre 2022 et 2024. La moitié des collégiens et sept lycéens sur dix déclarent avoir déjà expérimenté l'alcool, contre plus de sept collégiens sur dix et neuf lycéens sur dix au début des années 2010.

25.02.2026 à 15:45

Procès Paty: le témoignage de Laurent Nuñez continue de perturber les débats

FRANCE24
img
Première conséquence pour ce procès tendu, le retard pris devant la cour d'assises spéciale de Paris: les plaidoiries des parties civiles, qui devaient initialement débuter mardi matin, n'avaient toujours pas débuté mercredi à la mi-journée. Le verdict contre les quatre accusés, initialement attendu vendredi, a déjà été repoussé à samedi. La défense du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui avait réclamé le témoignage du ministre, en tant que coordonnateur antiterroriste à l'Elysée au moment de l'assassinat du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020, décapité par un jihadiste tchétchène, Abdoullakh Anzorov, pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet. Dans ce témoignage recueilli par un haut magistrat et lu le 20 février à la cour, c'est la réponse à une partie civile qui a mis le feu aux poudres: à la question de savoir si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au Prophète ou à l'islam" pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", Laurent Nuñez avait répondu "non", "pas nécessairement". La défense d'Abdelhakim Sefrioui, accusé d'avoir orchestré avec un père d'élève, Brahim Chnina, une campagne de haine en ligne ciblant Samuel Paty, avait immédiatement salué un "fait majeur". Pour les condamner à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs, le rôle "causal" des deux hommes, qui ne connaissaient pas Anzorov, avait été retenu en première instance. La première cour d'assises avait considéré qu'ils avaient lancé une "véritable fatwa numérique" contre Samuel Paty et qu'ils "savaient nécessairement" que leur campagne pouvait "conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d'individus radicalisés". Dimanche soir, Laurent Nuñez a écrit depuis son adresse mail personnelle à la présidente de la cour d'assises, pour prendre ses distances avec "l'interprétation" de ses propos. Ce courrier n'étant pas en ligne avec le code de procédure pénale, la magistrate avait demandé à ce que le ministre soit réentendu. Sa "réponse complémentaire", qui ne porte que sur la question problématique, a été lue mardi soir à l'audience. Cette fois, Laurent Nuñez est sans ambiguïté quant à sa "certitude" d'un lien de "causalité" entre la campagne de haine et l'assassinat, la première conduisant "de manière irréfutable le terroriste à choisir (Samuel Paty) comme cible dans son projet d'attentat". Gêne Il explique n'avoir initialement fait qu'apporter une réponse "générale à une question posée d'une manière générale" par une partie civile qui mettait "manifestement en cause la réactivité des services de l'Etat dans la détection de la menace" contre Samuel Paty. Il y a là une "variation indiscutable de la déposition de M. Nuñez", estime un avocat de Brahim Chnina, Me Frank Berton. Il a obtenu l'établissement par la cour d'un "procès-verbal de variation de témoin", car à ses yeux, celle-ci est susceptible de constituer "un faux témoignage", une infraction pénale. "Est-ce qu'on vient nous dire que M. Nuñez n'a pas compris le sens de la question" initialement posée ?, ironise Me Vincent Brengarth, avocat d'Abdelhakim Sefrioui. Selon lui, la cour a outrepassé ses pouvoirs en limitant la deuxième audition à la seule question qui "embarrasse l'accusation". "Vous avez un ministre en exercice qui vient vous envoyer un mail depuis son adresse personnelle. Personnelle!", s'indigne-t-il encore, dénonçant une "atteinte à la séparation des pouvoirs". Une des avocates générales s'est dite "atterrée par le niveau des débats". "Je comprends pourquoi la défense (y) a invité M. Nuñez", "c'est un moyen supplémentaire de polluer" l'audience, a-t-elle cinglé. Tout en reprochant notamment à la défense de préparer un pourvoi en cassation, certaines parties civiles dissimulent mal leur gêne. Le témoignage ministériel, c'est "l'opinion d'un témoin, ni plus ni moins", relativise Me Francis Szpiner, conseil du fils et de l'ancienne compagne du professeur. "Votre cour n'est pas responsable des errements d'un témoin", "la conviction de M. Nuñez, elle n'intéresse que lui, elle ne m'intéresse pas", assène Me Vincent Berthault, pour la principale du collège. Il n'y voit que la "variation d'un homme politique. Mais c'est sans doute un pléonasme".
Texte intégral (729 mots)
Première conséquence pour ce procès tendu, le retard pris devant la cour d'assises spéciale de Paris: les plaidoiries des parties civiles, qui devaient initialement débuter mardi matin, n'avaient toujours pas débuté mercredi à la mi-journée. Le verdict contre les quatre accusés, initialement attendu vendredi, a déjà été repoussé à samedi. La défense du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui avait réclamé le témoignage du ministre, en tant que coordonnateur antiterroriste à l'Elysée au moment de l'assassinat du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020, décapité par un jihadiste tchétchène, Abdoullakh Anzorov, pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet. Dans ce témoignage recueilli par un haut magistrat et lu le 20 février à la cour, c'est la réponse à une partie civile qui a mis le feu aux poudres: à la question de savoir si "désigner publiquement et nominativement une personne comme ayant porté atteinte au Prophète ou à l'islam" pouvait "objectivement l'exposer à un danger grave pour sa sécurité", Laurent Nuñez avait répondu "non", "pas nécessairement". La défense d'Abdelhakim Sefrioui, accusé d'avoir orchestré avec un père d'élève, Brahim Chnina, une campagne de haine en ligne ciblant Samuel Paty, avait immédiatement salué un "fait majeur". Pour les condamner à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs, le rôle "causal" des deux hommes, qui ne connaissaient pas Anzorov, avait été retenu en première instance. La première cour d'assises avait considéré qu'ils avaient lancé une "véritable fatwa numérique" contre Samuel Paty et qu'ils "savaient nécessairement" que leur campagne pouvait "conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d'individus radicalisés". Dimanche soir, Laurent Nuñez a écrit depuis son adresse mail personnelle à la présidente de la cour d'assises, pour prendre ses distances avec "l'interprétation" de ses propos. Ce courrier n'étant pas en ligne avec le code de procédure pénale, la magistrate avait demandé à ce que le ministre soit réentendu. Sa "réponse complémentaire", qui ne porte que sur la question problématique, a été lue mardi soir à l'audience. Cette fois, Laurent Nuñez est sans ambiguïté quant à sa "certitude" d'un lien de "causalité" entre la campagne de haine et l'assassinat, la première conduisant "de manière irréfutable le terroriste à choisir (Samuel Paty) comme cible dans son projet d'attentat". Gêne Il explique n'avoir initialement fait qu'apporter une réponse "générale à une question posée d'une manière générale" par une partie civile qui mettait "manifestement en cause la réactivité des services de l'Etat dans la détection de la menace" contre Samuel Paty. Il y a là une "variation indiscutable de la déposition de M. Nuñez", estime un avocat de Brahim Chnina, Me Frank Berton. Il a obtenu l'établissement par la cour d'un "procès-verbal de variation de témoin", car à ses yeux, celle-ci est susceptible de constituer "un faux témoignage", une infraction pénale. "Est-ce qu'on vient nous dire que M. Nuñez n'a pas compris le sens de la question" initialement posée ?, ironise Me Vincent Brengarth, avocat d'Abdelhakim Sefrioui. Selon lui, la cour a outrepassé ses pouvoirs en limitant la deuxième audition à la seule question qui "embarrasse l'accusation". "Vous avez un ministre en exercice qui vient vous envoyer un mail depuis son adresse personnelle. Personnelle!", s'indigne-t-il encore, dénonçant une "atteinte à la séparation des pouvoirs". Une des avocates générales s'est dite "atterrée par le niveau des débats". "Je comprends pourquoi la défense (y) a invité M. Nuñez", "c'est un moyen supplémentaire de polluer" l'audience, a-t-elle cinglé. Tout en reprochant notamment à la défense de préparer un pourvoi en cassation, certaines parties civiles dissimulent mal leur gêne. Le témoignage ministériel, c'est "l'opinion d'un témoin, ni plus ni moins", relativise Me Francis Szpiner, conseil du fils et de l'ancienne compagne du professeur. "Votre cour n'est pas responsable des errements d'un témoin", "la conviction de M. Nuñez, elle n'intéresse que lui, elle ne m'intéresse pas", assène Me Vincent Berthault, pour la principale du collège. Il n'y voit que la "variation d'un homme politique. Mais c'est sans doute un pléonasme".

25.02.2026 à 15:43

France : Maud Bregeon qualifie de "totalitaire et complotiste" le rapport de LFI à la presse

FRANCE24
img
Une conférence réservée à quelques médias, et des "journalistes d'extrême droite" comparés à des "nazis à petits pieds". LFI, qui se dit victime d'une "cabale médiatique" depuis la mort de Quentin Deranque, creuse les tranchées face à une presse avec laquelle ses relations étaient déjà tendues. France 24 fait le point avec Roselyne Febvre, chroniqueuse politique
Texte intégral (729 mots)
Une conférence réservée à quelques médias, et des "journalistes d'extrême droite" comparés à des "nazis à petits pieds". LFI, qui se dit victime d'une "cabale médiatique" depuis la mort de Quentin Deranque, creuse les tranchées face à une presse avec laquelle ses relations étaient déjà tendues. France 24 fait le point avec Roselyne Febvre, chroniqueuse politique

25.02.2026 à 15:37

Wall Street ouvre en hausse en attendant Nvidia

FRANCE24
img
Dans les premiers échanges, le Dow Jones avançait de 0,37%, l'indice Nasdaq prenait 0,62% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,42%.
Texte intégral (729 mots)
Dans les premiers échanges, le Dow Jones avançait de 0,37%, l'indice Nasdaq prenait 0,62% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,42%.

25.02.2026 à 15:23

Discours de Trump sur l'état de l'Union en vue des midterms : une cote de popularité en déclin ?

FRANCE24
img
Le président américain Donald Trump a prononcé devant le ​Congrès le traditionnel discours sur l'état de l'Union, à un moment délicat de son mandat, entre une cote de popularité en déclin, une inquiétude croissante à propos d'un possible conflit avec l'Iran et une question du coût élevé de la vie qui préoccupe les Américains ​en amont des élections de mi-mandat. Décryptage avec Anne Corpet, chroniqueuse internationale, et James André, grand reporter France 24
Lire plus (83 mots)
Le président américain Donald Trump a prononcé devant le ​Congrès le traditionnel discours sur l'état de l'Union, à un moment délicat de son mandat, entre une cote de popularité en déclin, une inquiétude croissante à propos d'un possible conflit avec l'Iran et une question du coût élevé de la vie qui préoccupe les Américains ​en amont des élections de mi-mandat. Décryptage avec Anne Corpet, chroniqueuse internationale, et James André, grand reporter France 24

25.02.2026 à 15:22

"Un âge d'or américain", vraiment ? Parlons-en avec R. Sciora, G. Rybinski et J. André

Pauline PACCARD
img
Retour sur le discours de l’état de l’Union prononcé par Donald Trump non pas parce qu’il a surpris sur le fond mais pour ce qu’il dit du trumpisme quatorze mois après le retour du républicain à la Maison Blanche. Un discours qui se rêve autoréalisateur tout en multipliant les contre-vérités. Qui convainc-t-il encore ? Les électeurs de Donald Trump qui connaissent la réalité de leur quotidien achètent-ils les grandes formules répétées à l’envie sur la grandeur retrouvée de l’Amérique ?
Lire plus (97 mots)
Retour sur le discours de l’état de l’Union prononcé par Donald Trump non pas parce qu’il a surpris sur le fond mais pour ce qu’il dit du trumpisme quatorze mois après le retour du républicain à la Maison Blanche. Un discours qui se rêve autoréalisateur tout en multipliant les contre-vérités. Qui convainc-t-il encore ? Les électeurs de Donald Trump qui connaissent la réalité de leur quotidien achètent-ils les grandes formules répétées à l’envie sur la grandeur retrouvée de l’Amérique ?

25.02.2026 à 15:21

Derrière l'image : la "sausage walk", les chiens de race et la souffrance animale

FRANCE24
img
Derrière l'image : inspiré d’un concept créé au Royaume-Uni, la "Paris Sausage Walk" ou marche des "chiens saucisses" est l’occasion de voir défiler dans les rues de la capitale quelque 1 000 teckels. Ces chiens de race ont néanmoins certaines prédispositoins à des problèmes de santé. Explications avec Gabrielle Maréchaux, journaliste environnement pour The Conversation France.
Lire plus (97 mots)
Derrière l'image : inspiré d’un concept créé au Royaume-Uni, la "Paris Sausage Walk" ou marche des "chiens saucisses" est l’occasion de voir défiler dans les rues de la capitale quelque 1 000 teckels. Ces chiens de race ont néanmoins certaines prédispositoins à des problèmes de santé. Explications avec Gabrielle Maréchaux, journaliste environnement pour The Conversation France.

25.02.2026 à 15:20

En visite en Chine, le chancelier allemand Friedrich Merz plaide pour une coopération plus "juste"

FRANCE24
img
Le chancelier Friedrich Merz a plaidé pour une coopération plus "juste" avec la Chine, au premier jour d'une visite chez le principal partenaire commercial de l'Allemagne, de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent pour le "Made in Germany". Récit de Marc Paupe
Lire plus (97 mots)
Le chancelier Friedrich Merz a plaidé pour une coopération plus "juste" avec la Chine, au premier jour d'une visite chez le principal partenaire commercial de l'Allemagne, de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent pour le "Made in Germany". Récit de Marc Paupe

25.02.2026 à 15:19

Loi sur la protection de l'enfance: les associations critiquent un "abandon" du gouvernement

FRANCE24
img
Le texte sur la refondation de la protection de l'enfance n'a pas été inscrit à l'agenda législatif du gouvernement pour la session ordinaire qui s'achève en juin, où figurent la loi fin de vie et l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le calendrier paraît bouché après l'été avec les sénatoriales en septembre et les discussions sur le budget. Souhaitant que le texte soit voté, Matignon a proposé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi avec "l'appui du gouvernement", a-t-elle indiqué à l'AFP mercredi. Cette option supposerait de trouver une place dans les semaines réservées aux initiatives parlementaires, et donc avoir un accord entre plusieurs groupes politiques, souligne la députée. Ce recul "interroge sur les choix politiques du gouvernement et la priorité accordée aux enfants", a relevé Mme Santiago, autrice d'un rapport parlementaire alarmant sur la Protection de l'enfance en avril 2025. "La fenêtre se referme: il est impossible qu'un projet ou proposition de loi soit adopté sous cette législature. Tout le monde le comprend et le gouvernement essaie de noyer le poisson", a réagi Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la Protection de l'enfance, y voyant un "abandon non assumé". Le projet de loi prévoit notamment des mesures de soutien aux familles pour éviter le placement. S'il est nécessaire, il prévoit de recourir davantage à un environnement familial plutôt qu'à des foyers. La ministre des Familles Stéphanie Rist avait annoncé mi-février que ce texte, également porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, allait "arriver dans les semaines qui viennent". Interrogé par l'AFP, son cabinet n'avait pas réagi mercredi. Près de 400.000 jeunes sont suivis en Protection de l'enfance, dont 224.600 placés hors de leur famille, selon les services statistiques des ministères sociaux. Mineures prises dans la prostitution, enfants victimes de brimades par des éducateurs ou frappés par d'autre mineurs: depuis plusieurs années, les cris d'alarme se succèdent sur l'Aide sociale à l'enfance (Ase, ex-Ddass). Elle est confrontée à un nombre croissant de jeunes pris en charge, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.
Lire plus (387 mots)
Le texte sur la refondation de la protection de l'enfance n'a pas été inscrit à l'agenda législatif du gouvernement pour la session ordinaire qui s'achève en juin, où figurent la loi fin de vie et l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le calendrier paraît bouché après l'été avec les sénatoriales en septembre et les discussions sur le budget. Souhaitant que le texte soit voté, Matignon a proposé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi avec "l'appui du gouvernement", a-t-elle indiqué à l'AFP mercredi. Cette option supposerait de trouver une place dans les semaines réservées aux initiatives parlementaires, et donc avoir un accord entre plusieurs groupes politiques, souligne la députée. Ce recul "interroge sur les choix politiques du gouvernement et la priorité accordée aux enfants", a relevé Mme Santiago, autrice d'un rapport parlementaire alarmant sur la Protection de l'enfance en avril 2025. "La fenêtre se referme: il est impossible qu'un projet ou proposition de loi soit adopté sous cette législature. Tout le monde le comprend et le gouvernement essaie de noyer le poisson", a réagi Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la Protection de l'enfance, y voyant un "abandon non assumé". Le projet de loi prévoit notamment des mesures de soutien aux familles pour éviter le placement. S'il est nécessaire, il prévoit de recourir davantage à un environnement familial plutôt qu'à des foyers. La ministre des Familles Stéphanie Rist avait annoncé mi-février que ce texte, également porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, allait "arriver dans les semaines qui viennent". Interrogé par l'AFP, son cabinet n'avait pas réagi mercredi. Près de 400.000 jeunes sont suivis en Protection de l'enfance, dont 224.600 placés hors de leur famille, selon les services statistiques des ministères sociaux. Mineures prises dans la prostitution, enfants victimes de brimades par des éducateurs ou frappés par d'autre mineurs: depuis plusieurs années, les cris d'alarme se succèdent sur l'Aide sociale à l'enfance (Ase, ex-Ddass). Elle est confrontée à un nombre croissant de jeunes pris en charge, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.

25.02.2026 à 15:18

Gaza : des Palestiniens bénévoles tentent de sauver les livres d'une bibliothèque historique

FRANCE24
img
Dans l'enceinte poussiéreuse de l'une des plus anciennes et importantes bibliothèques des Territoires palestiniens, un groupe de bénévoles gazaouis s'emploient avec acharnement à sauver ce qu'il reste de leur ancien patrimoine culturel. Récit d'Olivier Faissolle et Ellen Gainsford
Lire plus (387 mots)
Dans l'enceinte poussiéreuse de l'une des plus anciennes et importantes bibliothèques des Territoires palestiniens, un groupe de bénévoles gazaouis s'emploient avec acharnement à sauver ce qu'il reste de leur ancien patrimoine culturel. Récit d'Olivier Faissolle et Ellen Gainsford

25.02.2026 à 15:16

France : l'Assemblée nationale s'apprête à voter une loi pour un droit à l'aide à mourir

FRANCE24
img
L'Assemblée nationale se prononcera à nouveau ce 25 février sur la création d'un droit à l'aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent quelques points de friction. Explications de Pauline Godart, Grand reporter sur place.
Lire plus (387 mots)
L'Assemblée nationale se prononcera à nouveau ce 25 février sur la création d'un droit à l'aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent quelques points de friction. Explications de Pauline Godart, Grand reporter sur place.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
I.C.I.J
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞