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13.02.2026 à 04:14

L'adoption de la loi d'amnistie générale prend plus de temps que prévu au Venezuela

FRANCE 24
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L'adoption de la loi d'amnistie générale a été reportée à une date ultérieure, jeudi, car les députés vénézuéliens n'ont pas réussi à se mettre d'accord. De son côté, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a promis "des élections libres et équitables".
L'adoption de la loi d'amnistie générale a été reportée à une date ultérieure, jeudi, car les députés vénézuéliens n'ont pas réussi à se mettre d'accord. De son côté, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a promis "des élections libres et équitables".

13.02.2026 à 04:11

JO-2026: jour de chance pour Eric Perrot et Adam Siao Him Fa ?

FRANCE24
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. Biathlon: avec Perrot, le compte est bon Quatre médailles, dont deux en or, en trois courses, l'équipe de France de biathlon peut difficilement faire mieux lors de sa première semaine à Anterselva. Avec quatre courses en trois jours, à commencer par le sprint masculin (14h00), le week-end peut même faire exploser le compteur des biathlètes, devenus les plus grands pourvoyeurs de médailles françaises (sept à Pékin en 2022, record lors d'une édition des JO). Déjà présenté comme le nouveau patron de l'équipe de France à 24 ans, Eric Perrot vise son premier titre olympique en individuel, dans le format le plus court du biathlon qui ne pardonne pas la moindre erreur au tir. Le leader de la Coupe du monde a déjà deux médailles dans ses valises, une en or en relais mixte, une en argent dans l'individuel. Médaillé d'argent sur la distance il y a quatre ans, Quentin Fillon Maillet, 8e de l'individuel, est l'autre atout tricolore en cas de défaillance de Perrot ou pour l'accompagne sur le podium. . Patinage artistique: Siao Him Fa a faim Si la France a enchaîné deux titres olympiques en danse sur glace, elle n'a pas la même réussite dans la catégorie masculine. Il faut remonter à 1998 pour trouver trace du dernier Français, Philippe Candeloro, à monter sur un podium olympique, à la troisième marche, comme en 1994. Cette disette pourrait prendre fin grâce à Adam Siao Him Fa. Si le titre semble promis au virtuose américain Ilia Malinin, le Français a tout pour l'accompagner sur le podium. Alors que c'est son habituel point faible, il a terminé à la 3e place du programme court. Et comme il est encore plus à l'aise lors de ses programmes libres --il avait terminé 3e des Mondiaux-2024 après avoir terminé 19e du court--, le patineur de 25 ans peut définitivement tourner la page douloureuse de ses premiers JO (14e). . Snowboardcross: Trespeuch pour porter le drapeau encore plus haut Porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d'ouverture, Chloé Trespeuch vise à 31 ans et 17 mois, après être devenue mère, une troisième médaille olympique après le bronze en 2014 et l'argent en 2022. Pour compléter sa collection avec l'or, Trespeuch devra prendre le dessus sur des coéquipières, Julia Nirani Pereira, médaillée d'argent à Pyeongchang en 2018, et Léa Casta, détentrice du gros globe de cristal 2025. Finir cette journée sans médaille pour l'équipe de France serait une déception majeure au lendemain de la désillusion des garçons: Aïdan Chollet, son frère Jonas et Loan Bozzolo ont pris les 4e, 5e et 6e places de leur finale. . Et aussi: Cinquième du 5000 m, sa distance de prédilection, Timothy Loubineaud n'a pas les mêmes références sur 10.000 m, mais il rêve toujours d'offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse.
Texte intégral (501 mots)
. Biathlon: avec Perrot, le compte est bon Quatre médailles, dont deux en or, en trois courses, l'équipe de France de biathlon peut difficilement faire mieux lors de sa première semaine à Anterselva. Avec quatre courses en trois jours, à commencer par le sprint masculin (14h00), le week-end peut même faire exploser le compteur des biathlètes, devenus les plus grands pourvoyeurs de médailles françaises (sept à Pékin en 2022, record lors d'une édition des JO). Déjà présenté comme le nouveau patron de l'équipe de France à 24 ans, Eric Perrot vise son premier titre olympique en individuel, dans le format le plus court du biathlon qui ne pardonne pas la moindre erreur au tir. Le leader de la Coupe du monde a déjà deux médailles dans ses valises, une en or en relais mixte, une en argent dans l'individuel. Médaillé d'argent sur la distance il y a quatre ans, Quentin Fillon Maillet, 8e de l'individuel, est l'autre atout tricolore en cas de défaillance de Perrot ou pour l'accompagne sur le podium. . Patinage artistique: Siao Him Fa a faim Si la France a enchaîné deux titres olympiques en danse sur glace, elle n'a pas la même réussite dans la catégorie masculine. Il faut remonter à 1998 pour trouver trace du dernier Français, Philippe Candeloro, à monter sur un podium olympique, à la troisième marche, comme en 1994. Cette disette pourrait prendre fin grâce à Adam Siao Him Fa. Si le titre semble promis au virtuose américain Ilia Malinin, le Français a tout pour l'accompagner sur le podium. Alors que c'est son habituel point faible, il a terminé à la 3e place du programme court. Et comme il est encore plus à l'aise lors de ses programmes libres --il avait terminé 3e des Mondiaux-2024 après avoir terminé 19e du court--, le patineur de 25 ans peut définitivement tourner la page douloureuse de ses premiers JO (14e). . Snowboardcross: Trespeuch pour porter le drapeau encore plus haut Porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie d'ouverture, Chloé Trespeuch vise à 31 ans et 17 mois, après être devenue mère, une troisième médaille olympique après le bronze en 2014 et l'argent en 2022. Pour compléter sa collection avec l'or, Trespeuch devra prendre le dessus sur des coéquipières, Julia Nirani Pereira, médaillée d'argent à Pyeongchang en 2018, et Léa Casta, détentrice du gros globe de cristal 2025. Finir cette journée sans médaille pour l'équipe de France serait une déception majeure au lendemain de la désillusion des garçons: Aïdan Chollet, son frère Jonas et Loan Bozzolo ont pris les 4e, 5e et 6e places de leur finale. . Et aussi: Cinquième du 5000 m, sa distance de prédilection, Timothy Loubineaud n'a pas les mêmes références sur 10.000 m, mais il rêve toujours d'offrir à la France sa première médaille olympique en patinage de vitesse.

13.02.2026 à 04:09

La Corée du Nord promet une réponse "terrible" en cas de nouvelle incursion de drone venu du Sud

FRANCE24
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Depuis son investiture en juin, le président sud-coréen Lee Jae Myung milite pour la reprise du dialogue avec le Nord, un net revirement par rapport à la ligne dure de son prédécesseur conservateur Yoon Suk Yeol. Les autorités sud-coréennes ont lancé une enquête après l'incident, et des locaux des services de renseignement sud-coréens à Séoul ont été perquisitionnés mardi. "J'adresse un avertissement préalable: la réapparition d'une telle provocation, violant la souveraineté inaliénable de la RPDC (République populaire démocratique de Corée, ou Corée du Nord, ndlr), provoquera assurément une terrible réponse", a déclaré l'influente sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. Tout en reconnaissant que Séoul avait pris des mesures "significatives" après l'incursion de ce drone en janvier, Kim Yo Jong a souligné que la violation de la souveraineté de la Corée du Nord était inacceptable quelles que soient les circonstances. "Nous nous fichons de savoir qui est le réel opérateur de l'infiltration d'un drone dans l'espace de la RPDC, et s'il s'agit d'un individu ou d'une organisation civile", a-t-elle dit. "J'invite les autorités de la République de Corée (du Sud, ndlr) à prêter l'attention nécessaire à la prévention afin qu'un acte aussi insensé ne se reproduise pas", a-t-elle également déclaré. La Corée du Nord avait annoncé le mois dernier avoir abattu un drone équipé de "matériel de surveillance" près de la ville de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière ultra-militarisée avec le Sud. Pyongyang avait exigé une "explication détaillée" de Séoul. Trois civils inculpés Des photos publiées par KCNA avaient montré l'épave du drone et des composants gris et bleus présentés comme des débris de caméras. L'armée nord-coréenne avait affirmé que l'engin avait pris des images de "cibles importantes" dans les zones frontalières. L'armée sud-coréenne avait affirmé n'avoir rien à voir avec ces drones, appartenant à un modèle en vente libre qu'elle n'utilise pas. Séoul avait suggéré dans un premier temps que des civils avaient organisé ces opérations au-dessus du Nord. Lee Jae Myung avait dénoncé l'incident, soulignant que ce type d'initiative risquait de déclencher un affrontement armé entre les deux Etats qui n'ont jamais signé de traité de paix à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953). Trois civils ont été inculpés pour leur rôle présumé dans ce dossier. L'un d'eux en avait publiquement revendiqué la responsabilité, affirmant avoir fait voler l'engin pour mesurer les niveaux de radiation et de contamination en métaux lourds autour de l'usine de traitement d'uranium de Pyongsan, en Corée du Nord. Mais les autorités sud-coréennes ont annoncé mardi enquêter également sur trois soldats ainsi qu'un employé des services de renseignement soupçonnés d'être impliqués. Provocations L'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol avait été accusé en 2024 d'avoir utilisé des drones pour disperser des tracts de propagande au-dessus de la Corée du Nord. Le ministre sud-coréen de la Réunification, Chung Dong-young, a par le passé suggéré que l'incursion pourrait avoir impliqué des responsables gouvernementaux encore loyaux à M. Yoon. KCNA a également accusé la Corée du Sud d'avoir envoyé un drone similaire en septembre au-dessus de Kaesong, affirmant que l'engin s'était écrasé après avoir été neutralisé par un brouillage électronique. M. Lee a juré de renouer les liens avec la Corée du Nord en mettant fin à de telles provocations, et a même suggéré s'excuser pour les actes de M. Yoon. Un comité du Conseil de sécurité de l’ONU a récemment approuvé des exemptions permettant de nouveaux flux de nourriture et de médicaments vers la Corée du Nord. Des analystes ont estimé que cela pourrait relancer les efforts visant à attirer Pyongyang dans des négociations nucléaires avec le président américain Donald Trump. La Corée du Nord se prépare à tenir un congrès du parti historique à la fin du mois de février.
Texte intégral (713 mots)
Depuis son investiture en juin, le président sud-coréen Lee Jae Myung milite pour la reprise du dialogue avec le Nord, un net revirement par rapport à la ligne dure de son prédécesseur conservateur Yoon Suk Yeol. Les autorités sud-coréennes ont lancé une enquête après l'incident, et des locaux des services de renseignement sud-coréens à Séoul ont été perquisitionnés mardi. "J'adresse un avertissement préalable: la réapparition d'une telle provocation, violant la souveraineté inaliénable de la RPDC (République populaire démocratique de Corée, ou Corée du Nord, ndlr), provoquera assurément une terrible réponse", a déclaré l'influente sœur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA. Tout en reconnaissant que Séoul avait pris des mesures "significatives" après l'incursion de ce drone en janvier, Kim Yo Jong a souligné que la violation de la souveraineté de la Corée du Nord était inacceptable quelles que soient les circonstances. "Nous nous fichons de savoir qui est le réel opérateur de l'infiltration d'un drone dans l'espace de la RPDC, et s'il s'agit d'un individu ou d'une organisation civile", a-t-elle dit. "J'invite les autorités de la République de Corée (du Sud, ndlr) à prêter l'attention nécessaire à la prévention afin qu'un acte aussi insensé ne se reproduise pas", a-t-elle également déclaré. La Corée du Nord avait annoncé le mois dernier avoir abattu un drone équipé de "matériel de surveillance" près de la ville de Kaesong, à quelques kilomètres de la frontière ultra-militarisée avec le Sud. Pyongyang avait exigé une "explication détaillée" de Séoul. Trois civils inculpés Des photos publiées par KCNA avaient montré l'épave du drone et des composants gris et bleus présentés comme des débris de caméras. L'armée nord-coréenne avait affirmé que l'engin avait pris des images de "cibles importantes" dans les zones frontalières. L'armée sud-coréenne avait affirmé n'avoir rien à voir avec ces drones, appartenant à un modèle en vente libre qu'elle n'utilise pas. Séoul avait suggéré dans un premier temps que des civils avaient organisé ces opérations au-dessus du Nord. Lee Jae Myung avait dénoncé l'incident, soulignant que ce type d'initiative risquait de déclencher un affrontement armé entre les deux Etats qui n'ont jamais signé de traité de paix à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953). Trois civils ont été inculpés pour leur rôle présumé dans ce dossier. L'un d'eux en avait publiquement revendiqué la responsabilité, affirmant avoir fait voler l'engin pour mesurer les niveaux de radiation et de contamination en métaux lourds autour de l'usine de traitement d'uranium de Pyongsan, en Corée du Nord. Mais les autorités sud-coréennes ont annoncé mardi enquêter également sur trois soldats ainsi qu'un employé des services de renseignement soupçonnés d'être impliqués. Provocations L'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol avait été accusé en 2024 d'avoir utilisé des drones pour disperser des tracts de propagande au-dessus de la Corée du Nord. Le ministre sud-coréen de la Réunification, Chung Dong-young, a par le passé suggéré que l'incursion pourrait avoir impliqué des responsables gouvernementaux encore loyaux à M. Yoon. KCNA a également accusé la Corée du Sud d'avoir envoyé un drone similaire en septembre au-dessus de Kaesong, affirmant que l'engin s'était écrasé après avoir été neutralisé par un brouillage électronique. M. Lee a juré de renouer les liens avec la Corée du Nord en mettant fin à de telles provocations, et a même suggéré s'excuser pour les actes de M. Yoon. Un comité du Conseil de sécurité de l’ONU a récemment approuvé des exemptions permettant de nouveaux flux de nourriture et de médicaments vers la Corée du Nord. Des analystes ont estimé que cela pourrait relancer les efforts visant à attirer Pyongyang dans des négociations nucléaires avec le président américain Donald Trump. La Corée du Nord se prépare à tenir un congrès du parti historique à la fin du mois de février.

13.02.2026 à 04:01

Le Congrès américain s'écharpe sur le budget de la sécurité intérieure

FRANCE24
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"Depuis des semaines, nous poussons pour des réformes de bon sens", a estimé jeudi le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avant ce "shutdown" partiel annoncé pour minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Son parti a affirmé s'opposer à tout nouveau financement pour le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), tant que de profonds changements n'étaient pas apportés à la manière dont la police de l'immigration (ICE) opère à travers le pays. Ils exigent notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de se dissimuler le visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant. Leur opposition à l'ICE n'a fait que s'amplifier après la mort à quelques semaines d'intervalle en janvier de Renee Good et d'Alex Pretti, deux Américains tués par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. "Les démocrates ne soutiendront pas un chèque en blanc pour le chaos", a assuré Chuck Schumer. "Demi-mesures" Son homologue à la Chambre, Hakeem Jeffries, a également affirmé jeudi que l'ICE était "totalement hors de contrôle". "Les dollars des contribuables devraient être utilisés pour rendre la vie plus abordable pour les Américains, pas pour les brutaliser ou les tuer", a déclaré le responsable démocrate lors d'une conférence de presse. En raison des règles en vigueur au Sénat américain, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s'ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l'appui de plusieurs élus de l'opposition pour adopter leur proposition de budget pour le DHS. Face aux demandes démocrates, la Maison Blanche s'est dite prête à négocier et a envoyé une contre-proposition mercredi soir. "Une offre extrêmement sérieuse", a estimé le chef des républicains au Sénat, John Thune. "Les démocrates n'obtiendront jamais tous les souhaits sur leur liste. Ce n'est pas comme ça que ça marche", a affirmé le responsable dans l'hémicycle. Mais l'opposition a rejeté tout de go cette proposition de compromis. Pour la sénatrice démocrate Patty Murray, les républicains "doivent comprendre que les demi-mesures ne suffiront pas". "Ce que les démocrates demandent est raisonnable et nécessaire", a-t-elle déclaré. Aéroports touchés Dans les faits, l'échec des négociations signifie qu'à minuit samedi, le DHS entrera en situation de paralysie budgétaire. Des milliers de fonctionnaires se trouveront alors au chômage technique, tandis que des milliers d'autres, dont les fonctions sont considérées comme essentielles, devront continuer de travailler. Dans les deux cas, leur salaire ne sera pas versé jusqu'à ce que le Congrès s'entende sur un budget pour le ministère. Mais alors que les démocrates disent s'opposer à un financement du DHS en raison des agissements de l'ICE, cette dernière pourra continuer d'opérer pendant la durée du "shutdown", en raison de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès. D'autres agences -- comme la Fema, chargée de la réponse aux catastrophes naturelles -- seront donc principalement concernées par le blocage. L'agence responsable des contrôles de sécurité dans les aéroports, la TSA, a averti sur X qu'un "shutdown" prolongé pourrait provoquer des pénuries de personnel avec "des conséquences notables aux aéroports, notamment des retards, des délais d'attente plus longs, et des annulations de vols". La paralysie budgétaire annoncée sera la troisième depuis le début du second mandat de Donald Trump après celle de quelques jours début février, déjà autour de la question de l'ICE, et celle d'octobre-novembre dernier, qui avait battu un record de longévité avec 43 jours de blocage de l'administration fédérale.
Texte intégral (641 mots)
"Depuis des semaines, nous poussons pour des réformes de bon sens", a estimé jeudi le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avant ce "shutdown" partiel annoncé pour minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Son parti a affirmé s'opposer à tout nouveau financement pour le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), tant que de profonds changements n'étaient pas apportés à la manière dont la police de l'immigration (ICE) opère à travers le pays. Ils exigent notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de se dissimuler le visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant. Leur opposition à l'ICE n'a fait que s'amplifier après la mort à quelques semaines d'intervalle en janvier de Renee Good et d'Alex Pretti, deux Américains tués par balle par des agents fédéraux à Minneapolis. "Les démocrates ne soutiendront pas un chèque en blanc pour le chaos", a assuré Chuck Schumer. "Demi-mesures" Son homologue à la Chambre, Hakeem Jeffries, a également affirmé jeudi que l'ICE était "totalement hors de contrôle". "Les dollars des contribuables devraient être utilisés pour rendre la vie plus abordable pour les Américains, pas pour les brutaliser ou les tuer", a déclaré le responsable démocrate lors d'une conférence de presse. En raison des règles en vigueur au Sénat américain, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s'ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l'appui de plusieurs élus de l'opposition pour adopter leur proposition de budget pour le DHS. Face aux demandes démocrates, la Maison Blanche s'est dite prête à négocier et a envoyé une contre-proposition mercredi soir. "Une offre extrêmement sérieuse", a estimé le chef des républicains au Sénat, John Thune. "Les démocrates n'obtiendront jamais tous les souhaits sur leur liste. Ce n'est pas comme ça que ça marche", a affirmé le responsable dans l'hémicycle. Mais l'opposition a rejeté tout de go cette proposition de compromis. Pour la sénatrice démocrate Patty Murray, les républicains "doivent comprendre que les demi-mesures ne suffiront pas". "Ce que les démocrates demandent est raisonnable et nécessaire", a-t-elle déclaré. Aéroports touchés Dans les faits, l'échec des négociations signifie qu'à minuit samedi, le DHS entrera en situation de paralysie budgétaire. Des milliers de fonctionnaires se trouveront alors au chômage technique, tandis que des milliers d'autres, dont les fonctions sont considérées comme essentielles, devront continuer de travailler. Dans les deux cas, leur salaire ne sera pas versé jusqu'à ce que le Congrès s'entende sur un budget pour le ministère. Mais alors que les démocrates disent s'opposer à un financement du DHS en raison des agissements de l'ICE, cette dernière pourra continuer d'opérer pendant la durée du "shutdown", en raison de fonds déjà approuvés l'an dernier par le Congrès. D'autres agences -- comme la Fema, chargée de la réponse aux catastrophes naturelles -- seront donc principalement concernées par le blocage. L'agence responsable des contrôles de sécurité dans les aéroports, la TSA, a averti sur X qu'un "shutdown" prolongé pourrait provoquer des pénuries de personnel avec "des conséquences notables aux aéroports, notamment des retards, des délais d'attente plus longs, et des annulations de vols". La paralysie budgétaire annoncée sera la troisième depuis le début du second mandat de Donald Trump après celle de quelques jours début février, déjà autour de la question de l'ICE, et celle d'octobre-novembre dernier, qui avait battu un record de longévité avec 43 jours de blocage de l'administration fédérale.

13.02.2026 à 04:01

Macron rend hommage à Ilan Halimi, 20 ans après son assassinat

FRANCE24
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Une cérémonie, présidée par le chef de l'Etat, se tiendra à 11H00, 20 ans jour pour jour après la mort du jeune homme, retrouvé agonisant le long d'une voie ferrée et décédé lors de son transfert à l'hôpital au terme de trois semaines de sévices. Quelque 200 invités sont attendus, dont la famille d'Ilan Halimi, des jeunes engagés dans la lutte contre l'antisémitisme et les plus hauts représentants des autorités judiciaires. "Ce crime habite depuis 2006 la mémoire républicaine du pays", "on peut même parler de martyre", il "rappelle qu'il faut encore et toujours lutter contre ce que Zola appelait +l'odieux antisémitisme+", souligne un conseiller de l'Elysée. Vingt ans plus tard, cette lutte est plus que jamais d'actualité et sera au cœur du discours présidentiel, alors que les actes antisémites restent à un niveau élevé. Ils ont certes diminué de 16% à 1.320 en 2025 mais "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années" et comptent pour 53% de l'ensemble des faits antireligieux, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés jeudi. "Propagateurs" de haine Leur forte hausse fait suite à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, suivie du lancement de l'offensive israélienne à Gaza. Emmanuel Macron va non "seulement dresser un constat mais aussi identifier, qualifier les propagateurs et les propagandes qui diffusent au cœur de notre nation le poison antisémite", relève le conseiller présidentiel. Avec en ligne de mire "l'extrême droite comme l'extrême gauche" et les "cercles identitaires comme communautaires". Le chef de l'Etat va aussi rappeler la nécessité du combat contre "l'antisémitisme, d'où qu'il vienne", et "délivrer un message de solidarité et d'affection envers tous les citoyens juifs de ce pays". Il plantera ensuite un chêne, "symbole d'enracinement de la mémoire d'Ilan Halimi dans la République", dans la tradition des arbres de la liberté, de la laïcité ou de la fraternité, selon l'Elysée. L'espèce, un chêne sessile pouvant vivre jusqu'à 1.000 ans, a été choisie en lien avec la famille pour sa symbolique, "la force, la longévité et la justice", précise un autre conseiller. "Des habits nouveaux" "C'est aussi envoyer un message à tous ceux qui ces derniers mois ont tenté de s'en prendre à la mémoire d'Ilan Halimi en tronçonnant ou en coupant des arbres. Ils peuvent bien tenter de tous les tronçonner, à la fin, il en restera un dans le jardin de la République et sous sa protection", dit-il. Un olivier planté dans la banlieue de Lyon a été en partie sectionné en janvier. En août 2025, un arbre avait aussi été abattu à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Deux frères ont été condamnés pour cet acte, l'un à huit mois de prison ferme, l'autre à huit mois de prison avec sursis. Mais le tribunal n'avait pas reconnu le caractère antisémite de leur acte. Le parquet a fait appel. Pour le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, il est "important (via cet hommage) de dire aux Français juifs qu'ils ne sont pas seuls face à l'antisémitisme". "L'antisémitisme prend des habits nouveaux", "il prend les visages de l'antisionisme, de la haine d'Israël (..) de l'islamisme, du complotisme", met-il en garde dans un entretien avec l'AFP, "y compris d'ailleurs à la faveur de l'affaire Epstein, qui voit se déverser beaucoup de haine antisémite libérée sur les réseaux sociaux". Dans l'après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu remettra de son coté le 8e prix Ilan Halimi, destiné à récompenser des initiatives prises par des jeunes pour lutter contre l'antisémitisme.
Texte intégral (628 mots)
Une cérémonie, présidée par le chef de l'Etat, se tiendra à 11H00, 20 ans jour pour jour après la mort du jeune homme, retrouvé agonisant le long d'une voie ferrée et décédé lors de son transfert à l'hôpital au terme de trois semaines de sévices. Quelque 200 invités sont attendus, dont la famille d'Ilan Halimi, des jeunes engagés dans la lutte contre l'antisémitisme et les plus hauts représentants des autorités judiciaires. "Ce crime habite depuis 2006 la mémoire républicaine du pays", "on peut même parler de martyre", il "rappelle qu'il faut encore et toujours lutter contre ce que Zola appelait +l'odieux antisémitisme+", souligne un conseiller de l'Elysée. Vingt ans plus tard, cette lutte est plus que jamais d'actualité et sera au cœur du discours présidentiel, alors que les actes antisémites restent à un niveau élevé. Ils ont certes diminué de 16% à 1.320 en 2025 mais "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années" et comptent pour 53% de l'ensemble des faits antireligieux, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés jeudi. "Propagateurs" de haine Leur forte hausse fait suite à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, suivie du lancement de l'offensive israélienne à Gaza. Emmanuel Macron va non "seulement dresser un constat mais aussi identifier, qualifier les propagateurs et les propagandes qui diffusent au cœur de notre nation le poison antisémite", relève le conseiller présidentiel. Avec en ligne de mire "l'extrême droite comme l'extrême gauche" et les "cercles identitaires comme communautaires". Le chef de l'Etat va aussi rappeler la nécessité du combat contre "l'antisémitisme, d'où qu'il vienne", et "délivrer un message de solidarité et d'affection envers tous les citoyens juifs de ce pays". Il plantera ensuite un chêne, "symbole d'enracinement de la mémoire d'Ilan Halimi dans la République", dans la tradition des arbres de la liberté, de la laïcité ou de la fraternité, selon l'Elysée. L'espèce, un chêne sessile pouvant vivre jusqu'à 1.000 ans, a été choisie en lien avec la famille pour sa symbolique, "la force, la longévité et la justice", précise un autre conseiller. "Des habits nouveaux" "C'est aussi envoyer un message à tous ceux qui ces derniers mois ont tenté de s'en prendre à la mémoire d'Ilan Halimi en tronçonnant ou en coupant des arbres. Ils peuvent bien tenter de tous les tronçonner, à la fin, il en restera un dans le jardin de la République et sous sa protection", dit-il. Un olivier planté dans la banlieue de Lyon a été en partie sectionné en janvier. En août 2025, un arbre avait aussi été abattu à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Deux frères ont été condamnés pour cet acte, l'un à huit mois de prison ferme, l'autre à huit mois de prison avec sursis. Mais le tribunal n'avait pas reconnu le caractère antisémite de leur acte. Le parquet a fait appel. Pour le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonathan Arfi, il est "important (via cet hommage) de dire aux Français juifs qu'ils ne sont pas seuls face à l'antisémitisme". "L'antisémitisme prend des habits nouveaux", "il prend les visages de l'antisionisme, de la haine d'Israël (..) de l'islamisme, du complotisme", met-il en garde dans un entretien avec l'AFP, "y compris d'ailleurs à la faveur de l'affaire Epstein, qui voit se déverser beaucoup de haine antisémite libérée sur les réseaux sociaux". Dans l'après-midi, le Premier ministre Sébastien Lecornu remettra de son coté le 8e prix Ilan Halimi, destiné à récompenser des initiatives prises par des jeunes pour lutter contre l'antisémitisme.

13.02.2026 à 03:57

Au Canada, le Premier ministre Carney se rend sur les lieux de la tuerie qui endeuille le pays

FRANCE24
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Le dirigeant doit participer à "une veillée à la mémoire des victimes de la tragique fusillade", selon ses services. Seront présents à ses côtés des chefs des grands partis du pays, dont celui de l'opposition, le conservateur Pierre Poilievre. Mardi, une jeune femme de 18 ans originaire de cette bourgade minière a tué sa mère et son demi-frère avant de se rendre dans un collège-lycée et d'y abattre cinq enfants de 12 et 13 ans et une éducatrice de 39 ans. Elle s'est ensuite donné la mort. L'attaque, qui a aussi fait 25 blessés, a provoqué une onde de choc au Canada, un pays voisin des Etats-Unis mais peu habitués aux tueries de ce type. Depuis mercredi, les habitants rassemblent fleurs, bougies et peluches au pied d'un arbre près de l'établissement scolaire où une grande partie de la tuerie s'est déroulée. Au lendemain de l'attaque, Mark Carney avait dénoncé devant le Parlement un acte d'une "cruauté inouïe" qui a plongé la nation "dans la stupeur". Appelant les Canadiens au "rassemblement", il avait affirmé que le pays "surmontera cette épreuve". "Nous en tirerons des leçons", avait ajouté le dirigeant du Parti libéral. "Déchirant" Tumbler Ridge, une bourgade de 2.300 habitants isolée au milieu de la nature de la province de Colombie-Britannique, a tourné au ralenti jeudi, entre commerces fermés et forte présence de policiers et de journalistes. Dans une bourgade où chacun ou presque connaît quelqu'un de directement touché, "c'est déchirant pour tout le monde", a relevé Linda Laroque, une habitante dont la petite-fille a dû se cacher dans un placard pendant l'attaque. Elle a ensuite rejoint un groupe de parole à l'église locale. Plus de deux jours après la tuerie, les enquêteurs cherchent à comprendre le mobile et le profil de Jesse Van Rootselaar, la femme transgenre à l'origine de celle-ci. Les autorités ont affirmé s'être plusieurs fois rendues au domicile de la suspecte par le passé pour des problèmes de santé mentale. Mais peu d'autres informations ont filtré à ce stade de l'enquête. Jeudi soir, la mère d'une fille de 12 ans tuée mardi a parlé de son deuil devant les caméras de télévision. Ticaria Lampert, 12 ans, "apportait de la lumière à tout ce qu'elle touchait, à tout ceux qu'elle rencontrait", a déclaré sa mère, Sarah, les larmes aux yeux. "Il me faut désormais faire ma vie sans elle."
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Le dirigeant doit participer à "une veillée à la mémoire des victimes de la tragique fusillade", selon ses services. Seront présents à ses côtés des chefs des grands partis du pays, dont celui de l'opposition, le conservateur Pierre Poilievre. Mardi, une jeune femme de 18 ans originaire de cette bourgade minière a tué sa mère et son demi-frère avant de se rendre dans un collège-lycée et d'y abattre cinq enfants de 12 et 13 ans et une éducatrice de 39 ans. Elle s'est ensuite donné la mort. L'attaque, qui a aussi fait 25 blessés, a provoqué une onde de choc au Canada, un pays voisin des Etats-Unis mais peu habitués aux tueries de ce type. Depuis mercredi, les habitants rassemblent fleurs, bougies et peluches au pied d'un arbre près de l'établissement scolaire où une grande partie de la tuerie s'est déroulée. Au lendemain de l'attaque, Mark Carney avait dénoncé devant le Parlement un acte d'une "cruauté inouïe" qui a plongé la nation "dans la stupeur". Appelant les Canadiens au "rassemblement", il avait affirmé que le pays "surmontera cette épreuve". "Nous en tirerons des leçons", avait ajouté le dirigeant du Parti libéral. "Déchirant" Tumbler Ridge, une bourgade de 2.300 habitants isolée au milieu de la nature de la province de Colombie-Britannique, a tourné au ralenti jeudi, entre commerces fermés et forte présence de policiers et de journalistes. Dans une bourgade où chacun ou presque connaît quelqu'un de directement touché, "c'est déchirant pour tout le monde", a relevé Linda Laroque, une habitante dont la petite-fille a dû se cacher dans un placard pendant l'attaque. Elle a ensuite rejoint un groupe de parole à l'église locale. Plus de deux jours après la tuerie, les enquêteurs cherchent à comprendre le mobile et le profil de Jesse Van Rootselaar, la femme transgenre à l'origine de celle-ci. Les autorités ont affirmé s'être plusieurs fois rendues au domicile de la suspecte par le passé pour des problèmes de santé mentale. Mais peu d'autres informations ont filtré à ce stade de l'enquête. Jeudi soir, la mère d'une fille de 12 ans tuée mardi a parlé de son deuil devant les caméras de télévision. Ticaria Lampert, 12 ans, "apportait de la lumière à tout ce qu'elle touchait, à tout ceux qu'elle rencontrait", a déclaré sa mère, Sarah, les larmes aux yeux. "Il me faut désormais faire ma vie sans elle."

13.02.2026 à 02:13

Décollage imminent vers l'ISS de Sophie Adenot, une première pour une Française depuis 25 ans

FRANCE24
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Accompagnée de deux Américains et d'un Russe, la Française de 43 ans prendra place à bord d'une fusée de SpaceX, l'entreprise spatiale du multimilliardaire Elon Musk, pour un voyage de plus de 30 heures à destination de l'ISS. Le top départ, qui sera donné depuis Cap Canaveral en Floride, est prévu pour 05H15 locale (10H15 GMT) après avoir été reporté de deux jours en raison de mauvaises conditions météorologiques. Installé dans le vaisseau Crew Dragon, l'équipage de cette mission nommée Crew-12 rejoindra le laboratoire orbital vers 20H15 GMT samedi pour un séjour de huit à neuf mois. Sophie Adenot deviendra à cette occasion la deuxième Française de l'histoire à effectuer un vol dans l'espace, après la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001, qui l'a inspirée et dont elle portera l'écusson. "J'avais 14 ans, j'ai eu le déclic quand je l'ai vue décoller (...). Je me souviens très bien que c'est à ce moment-là que je me suis dit +un jour ce sera moi+", confiait récemment celle dont la chambre d'enfant était ornée de posters de fusée. Laboratoire unique Trente ans après cette expérience marquante et un parcours d'excellence dicté par ce rêve, cette ingénieure de formation et ancienne pilote d'essai entrera à son tour dans l'Histoire, quelques années après un autre Français, Thomas Pesquet. Apprécié pour sa bonhomie, ce dernier avait relancé l'intérêt du grand public pour l'espace lors de deux séjours passés dans l'ISS. Comme lui, Mme Adenot, large sourire et cheveux châtains rassemblés en queue de cheval, use déjà des réseaux sociaux pour partager son quotidien hors du commun. "On est fiers, fiers d'avoir une Française qui va mener cette mission formidable, fiers de continuer l'aventure spatiale à travers vous", lui assurait la semaine passée le président Macron lors d'une visioconférence organisée à l'Elysée. Durant son séjour à 400 kilomètres de la Terre Sophie Adenot participera avec ses collègues à plus de 200 expériences scientifiques. Ces dernières porteront, d'une part, sur la microgravité, pour étudier notamment ses effets à long terme sur le corps humain, et sur l'environnement spatial, d'autre part. L'astronaute testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Centre national d'études spatiales (Cnes), qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l'intelligence artificielle et à la réalité augmentée. Elle se soumettra aussi à une série de tests neurosensoriels pour évaluer l'effet de son séjour en orbite sur la mémoire, la prise de risque ou la reconnaissance des émotions. Coopération internationale Sa mission, qui doit prendre fin en octobre avec son retour sur Terre, a été quelque peu compliquée par une série de contretemps, entre retour prématuré d'un équipage précédent de l'ISS pour raisons médicales et contraintes de calendrier liées à une autre mission habitée de la Nasa, à destination cette fois de la Lune. Et le cosmonaute russe prévu de longue date pour partir à ses côtés a été retiré d'urgence l'an passé de l'équipe en raison de soupçons d'espionnage selon des analystes, sans que la Nasa ne confirme ce point. Il a été remplacé par un autre cosmonaute. Occupée en permanence depuis 25 ans, l'ISS est un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l'un des derniers espaces de coopération internationale entre Américains et Russes. Cette aventure collaborative est néanmoins appelée à prendre fin en 2030, quand la Station spatiale internationale sera mise en retraite. Les stations spatiales entreront alors dans une ère plus commerciale, à l'image de ce qui s'est déjà produit pour les fusées.
Texte intégral (633 mots)
Accompagnée de deux Américains et d'un Russe, la Française de 43 ans prendra place à bord d'une fusée de SpaceX, l'entreprise spatiale du multimilliardaire Elon Musk, pour un voyage de plus de 30 heures à destination de l'ISS. Le top départ, qui sera donné depuis Cap Canaveral en Floride, est prévu pour 05H15 locale (10H15 GMT) après avoir été reporté de deux jours en raison de mauvaises conditions météorologiques. Installé dans le vaisseau Crew Dragon, l'équipage de cette mission nommée Crew-12 rejoindra le laboratoire orbital vers 20H15 GMT samedi pour un séjour de huit à neuf mois. Sophie Adenot deviendra à cette occasion la deuxième Française de l'histoire à effectuer un vol dans l'espace, après la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001, qui l'a inspirée et dont elle portera l'écusson. "J'avais 14 ans, j'ai eu le déclic quand je l'ai vue décoller (...). Je me souviens très bien que c'est à ce moment-là que je me suis dit +un jour ce sera moi+", confiait récemment celle dont la chambre d'enfant était ornée de posters de fusée. Laboratoire unique Trente ans après cette expérience marquante et un parcours d'excellence dicté par ce rêve, cette ingénieure de formation et ancienne pilote d'essai entrera à son tour dans l'Histoire, quelques années après un autre Français, Thomas Pesquet. Apprécié pour sa bonhomie, ce dernier avait relancé l'intérêt du grand public pour l'espace lors de deux séjours passés dans l'ISS. Comme lui, Mme Adenot, large sourire et cheveux châtains rassemblés en queue de cheval, use déjà des réseaux sociaux pour partager son quotidien hors du commun. "On est fiers, fiers d'avoir une Française qui va mener cette mission formidable, fiers de continuer l'aventure spatiale à travers vous", lui assurait la semaine passée le président Macron lors d'une visioconférence organisée à l'Elysée. Durant son séjour à 400 kilomètres de la Terre Sophie Adenot participera avec ses collègues à plus de 200 expériences scientifiques. Ces dernières porteront, d'une part, sur la microgravité, pour étudier notamment ses effets à long terme sur le corps humain, et sur l'environnement spatial, d'autre part. L'astronaute testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Centre national d'études spatiales (Cnes), qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l'intelligence artificielle et à la réalité augmentée. Elle se soumettra aussi à une série de tests neurosensoriels pour évaluer l'effet de son séjour en orbite sur la mémoire, la prise de risque ou la reconnaissance des émotions. Coopération internationale Sa mission, qui doit prendre fin en octobre avec son retour sur Terre, a été quelque peu compliquée par une série de contretemps, entre retour prématuré d'un équipage précédent de l'ISS pour raisons médicales et contraintes de calendrier liées à une autre mission habitée de la Nasa, à destination cette fois de la Lune. Et le cosmonaute russe prévu de longue date pour partir à ses côtés a été retiré d'urgence l'an passé de l'équipe en raison de soupçons d'espionnage selon des analystes, sans que la Nasa ne confirme ce point. Il a été remplacé par un autre cosmonaute. Occupée en permanence depuis 25 ans, l'ISS est un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l'un des derniers espaces de coopération internationale entre Américains et Russes. Cette aventure collaborative est néanmoins appelée à prendre fin en 2030, quand la Station spatiale internationale sera mise en retraite. Les stations spatiales entreront alors dans une ère plus commerciale, à l'image de ce qui s'est déjà produit pour les fusées.

13.02.2026 à 00:11

Gleizes, OQTF, coopération... le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez va se rendre en Algérie

FRANCE 24
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Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez se rend en Algérie lundi et mardi prochains afin d'évoquer plusieurs sujets épineux : le cas de Christophe Gleizes, journaliste sportif français arrêté en mai 2024 en Algérie, l'admission des ressortissants algériens sous OQTF, ou encore le renseignement en matière de lutte contre le terrorisme.
Texte intégral (633 mots)
Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez se rend en Algérie lundi et mardi prochains afin d'évoquer plusieurs sujets épineux : le cas de Christophe Gleizes, journaliste sportif français arrêté en mai 2024 en Algérie, l'admission des ressortissants algériens sous OQTF, ou encore le renseignement en matière de lutte contre le terrorisme.

12.02.2026 à 23:53

Foot: Arsenal accroché à Brentford (1-1), Manchester City revient à 4 points

FRANCE24
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Les Gunners, sacrés pour la dernière fois en 2004, ont perdu deux points dans l'ouest de Londres chez le septième du championnat. Cela permet à Manchester City (2e, 53 pts), vainqueur contre Fulham la veille, de revenir à quatre longueurs à douze journées de la fin. L'équipe de Mikel Arteta a présenté un visage plus fébrile qu'habituellement en l'absence de William Saliba, malade, et moins flamboyant offensivement, surtout au cours de la première période, achevée avec un seul tir, non cadré. À la mi-temps, l'Espagnol a remplacé le trop transparent Eberechi Eze par Martin Odegaard et le capitaine, de retour après deux matches manqués, s'est vite trouvé en bonne position pour marquer (58e). Les Gunners ont retrouvé du tonus et des idées dans le deuxième acte et leur récompense est venue d'une tête de Noni Madueke (61e, 0-1), doublure de luxe de Bukayo Saka et symbole de la richesse de l'effectif londonien. - Perte de "sang-froid" - Mais le leader de Premier League a fini par payer son manque de contrôle défensif, déjà aperçu quand Igor Thiago a contraint David Raya à deux interventions délicates (22e, 67e). Spécialiste des touches longues, le latéral droit Michael Kayode en a envoyé une vers la tête de Sepp van den Berg, lequel a prolongé le cuir vers le second poteau en direction de Keane Lewis-Potter (71e, 1-1). "C'est très difficile de jouer ici, on le savait", a réagi Arteta sur TNT Sports. Arsenal a "très bien débuté la seconde période" et "marqué un but, mais ensuite nous avons manqué de sang-froid pour mieux conserver le ballon, jouer dans les bonnes zones, rester plus disciplinés". Son homologue de Brentford, Keith Andrews, s'est lui déclaré "pas surpris" par le caractère de son équipe: "je le vois tous les jours chez eux; l'attitude, l'application, l'intention, j'y accorde beaucoup d'importance". "Je pense que nous avons été excellents, brillants dans la plupart des aspects, pendant la majeure partie du match, face à une équipe de très haut niveau composée de joueurs exceptionnels", a-t-il applaudi. Cristhian Mosquera, le remplaçant de Saliba en défense centrale, a évité le pire pour Arsenal en bloquant un tir d'Igor Thiago à l'approche du coup de sifflet final (88e). Gabriel Martinelli aurait aussi pu marquer pour les visiteurs (90e+3). Les Gunners disputeront le derby du nord de Londres contre leurs rivaux de Tottenham le 22 février lors de la 27e journée.
Lire plus (427 mots)
Les Gunners, sacrés pour la dernière fois en 2004, ont perdu deux points dans l'ouest de Londres chez le septième du championnat. Cela permet à Manchester City (2e, 53 pts), vainqueur contre Fulham la veille, de revenir à quatre longueurs à douze journées de la fin. L'équipe de Mikel Arteta a présenté un visage plus fébrile qu'habituellement en l'absence de William Saliba, malade, et moins flamboyant offensivement, surtout au cours de la première période, achevée avec un seul tir, non cadré. À la mi-temps, l'Espagnol a remplacé le trop transparent Eberechi Eze par Martin Odegaard et le capitaine, de retour après deux matches manqués, s'est vite trouvé en bonne position pour marquer (58e). Les Gunners ont retrouvé du tonus et des idées dans le deuxième acte et leur récompense est venue d'une tête de Noni Madueke (61e, 0-1), doublure de luxe de Bukayo Saka et symbole de la richesse de l'effectif londonien. - Perte de "sang-froid" - Mais le leader de Premier League a fini par payer son manque de contrôle défensif, déjà aperçu quand Igor Thiago a contraint David Raya à deux interventions délicates (22e, 67e). Spécialiste des touches longues, le latéral droit Michael Kayode en a envoyé une vers la tête de Sepp van den Berg, lequel a prolongé le cuir vers le second poteau en direction de Keane Lewis-Potter (71e, 1-1). "C'est très difficile de jouer ici, on le savait", a réagi Arteta sur TNT Sports. Arsenal a "très bien débuté la seconde période" et "marqué un but, mais ensuite nous avons manqué de sang-froid pour mieux conserver le ballon, jouer dans les bonnes zones, rester plus disciplinés". Son homologue de Brentford, Keith Andrews, s'est lui déclaré "pas surpris" par le caractère de son équipe: "je le vois tous les jours chez eux; l'attitude, l'application, l'intention, j'y accorde beaucoup d'importance". "Je pense que nous avons été excellents, brillants dans la plupart des aspects, pendant la majeure partie du match, face à une équipe de très haut niveau composée de joueurs exceptionnels", a-t-il applaudi. Cristhian Mosquera, le remplaçant de Saliba en défense centrale, a évité le pire pour Arsenal en bloquant un tir d'Igor Thiago à l'approche du coup de sifflet final (88e). Gabriel Martinelli aurait aussi pu marquer pour les visiteurs (90e+3). Les Gunners disputeront le derby du nord de Londres contre leurs rivaux de Tottenham le 22 février lors de la 27e journée.

12.02.2026 à 23:34

Mort d'un étudiant à Dakar : l'autopsie fuite dans la presse, la famille demande des comptes

Célia CARACENA
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Les Sénégalais sont sous le choc. Ils ont découvert dans la presse ce jeudi l'autopsie de l'étudiant mort dans des affrontement avec la police sur le campus de l'université Cheikh Anta Diop. Une autopsie qui confirme la version de ses camarades. Abdoulaye Ba aurait bien subi des violences. La famille exige que toute la lumière soit faite. On fait le point avec Elimane Ndao notre correspondant à Dakar.
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Les Sénégalais sont sous le choc. Ils ont découvert dans la presse ce jeudi l'autopsie de l'étudiant mort dans des affrontement avec la police sur le campus de l'université Cheikh Anta Diop. Une autopsie qui confirme la version de ses camarades. Abdoulaye Ba aurait bien subi des violences. La famille exige que toute la lumière soit faite. On fait le point avec Elimane Ndao notre correspondant à Dakar.

12.02.2026 à 23:25

Coupe du Roi: l'Atlético Madrid foudroie le Barça et fait un grand pas vers la finale

FRANCE24
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Il faut deux grandes équipes pour voir un grand match, dit l'adage. Et il n'y en a eu qu'une seule, jeudi soir, sur la pelouse du Metropolitano, où l'Atlético a exposé au grand jour les failles d'une défense barcelonaise à l'agonie. Ce n'est pas la première fois que le champion d'Espagne en titre prend totalement l'eau dans un grand match (comme à Chelsea, 3-0). Mais l'humiliation fut totale pour les Catalans, foudroyés par l'intensité des Colchoneros, portés par leur nouveau trident offensif Lookman-Griezmann-Alvarez. Privés de leur métronome Pedri et de leur leader d'attaque Raphinha, les hommes d'Hansi Flick - pas aidés par une pelouse en piteux état - n'ont tout simplement pas vu le jour, malgré une réaction timide en seconde période. Griezmann décisif, Alvarez libéré Leur supplice a débuté très tôt, lorsque le gardien blaugrana Joan Garcia, impérial depuis le début de saison, s'est complètement troué et a laissé une passe en retrait anodine d'Eric Garcia franchir sa ligne (7e, 1-0), récompensant sur le coup l'entame électrique des Rojiblancos. Distancés en championnat, à 13 points de leur adversaire du soir, les hommes de Diego Simeone ont défendu avec courage et joué tous les coups à 200%, à l'image de cette relance supersonique du portier Juan Musso pour lancer la recrue nigériane Ademola Lookman, à l'origine du deuxième but inscrit par Antoine Griezmann (14e, 2-0). La cinquième réalisation dans la compétition de l'attaquant français de 34 ans. Côté barcelonais, le jeune Fermin Lopez a eu l'opportunité de tout relancer mais sa volée a échoué sur la barre (20e), et il a fallu un sauvetage de Jules Koundé pour priver l'Atlético d'un troisième but (23e). Ce dernier a fini par arriver quand même, des pieds de l'inévitable Lookman (33e, 3-0), à la conclusion d'un superbe mouvement initié par Griezmann, encore épatant dans sa justesse technique. La défense blaugrana, en souffrance sur chaque accélération adverse, a ensuite été prise de vitesse une nouvelle fois, alors qu'Hansi Flick a lancé dès la 37e minute son buteur Robert Lewandowski pour tenter de revenir dans la partie. En pleine crise de confiance, l'Argentin Julian Alvarez, encore bien servi par Lookman, est ainsi venu enfoncer le clou juste avant la mi-temps et mettre fin à une disette de onze rencontres sans marquer d'une frappe puissante du droit (45e+3, 4-0). Le jeune défenseur barcelonais Pau Cubarsi a cru relancer un peu le suspense à la suite d'un coup franc de Lamine Yamal mal dégagé par la défense rojiblanca (52e), mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu de Lewandowski. Son compère Eric Garcia, déjà chanceux d'être encore sur le terrain, a laissé ses coéquipiers terminer la rencontre à dix après un carton rouge logique pour une semelle sur Alex Baena (85e). La fin d'une soirée cauchemardesque, venue rappeler la fragilité actuelle d'un Barça désormais contraint à l'exploit pour espérer conserver ses chances de reproduire le triplé (Liga, Supercoupe d'Espagne, Coupe du Roi) de la saison passée.
Texte intégral (530 mots)
Il faut deux grandes équipes pour voir un grand match, dit l'adage. Et il n'y en a eu qu'une seule, jeudi soir, sur la pelouse du Metropolitano, où l'Atlético a exposé au grand jour les failles d'une défense barcelonaise à l'agonie. Ce n'est pas la première fois que le champion d'Espagne en titre prend totalement l'eau dans un grand match (comme à Chelsea, 3-0). Mais l'humiliation fut totale pour les Catalans, foudroyés par l'intensité des Colchoneros, portés par leur nouveau trident offensif Lookman-Griezmann-Alvarez. Privés de leur métronome Pedri et de leur leader d'attaque Raphinha, les hommes d'Hansi Flick - pas aidés par une pelouse en piteux état - n'ont tout simplement pas vu le jour, malgré une réaction timide en seconde période. Griezmann décisif, Alvarez libéré Leur supplice a débuté très tôt, lorsque le gardien blaugrana Joan Garcia, impérial depuis le début de saison, s'est complètement troué et a laissé une passe en retrait anodine d'Eric Garcia franchir sa ligne (7e, 1-0), récompensant sur le coup l'entame électrique des Rojiblancos. Distancés en championnat, à 13 points de leur adversaire du soir, les hommes de Diego Simeone ont défendu avec courage et joué tous les coups à 200%, à l'image de cette relance supersonique du portier Juan Musso pour lancer la recrue nigériane Ademola Lookman, à l'origine du deuxième but inscrit par Antoine Griezmann (14e, 2-0). La cinquième réalisation dans la compétition de l'attaquant français de 34 ans. Côté barcelonais, le jeune Fermin Lopez a eu l'opportunité de tout relancer mais sa volée a échoué sur la barre (20e), et il a fallu un sauvetage de Jules Koundé pour priver l'Atlético d'un troisième but (23e). Ce dernier a fini par arriver quand même, des pieds de l'inévitable Lookman (33e, 3-0), à la conclusion d'un superbe mouvement initié par Griezmann, encore épatant dans sa justesse technique. La défense blaugrana, en souffrance sur chaque accélération adverse, a ensuite été prise de vitesse une nouvelle fois, alors qu'Hansi Flick a lancé dès la 37e minute son buteur Robert Lewandowski pour tenter de revenir dans la partie. En pleine crise de confiance, l'Argentin Julian Alvarez, encore bien servi par Lookman, est ainsi venu enfoncer le clou juste avant la mi-temps et mettre fin à une disette de onze rencontres sans marquer d'une frappe puissante du droit (45e+3, 4-0). Le jeune défenseur barcelonais Pau Cubarsi a cru relancer un peu le suspense à la suite d'un coup franc de Lamine Yamal mal dégagé par la défense rojiblanca (52e), mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu de Lewandowski. Son compère Eric Garcia, déjà chanceux d'être encore sur le terrain, a laissé ses coéquipiers terminer la rencontre à dix après un carton rouge logique pour une semelle sur Alex Baena (85e). La fin d'une soirée cauchemardesque, venue rappeler la fragilité actuelle d'un Barça désormais contraint à l'exploit pour espérer conserver ses chances de reproduire le triplé (Liga, Supercoupe d'Espagne, Coupe du Roi) de la saison passée.

12.02.2026 à 22:59

Le secret de la dextérité des éléphants ? Leurs moustaches

FRANCE24
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L'étude détaille comment les propriétés uniques des poils qui couvrent les trompes des éléphants leur permettent une dextérité hors du commun. Les éléphants naissent avec environ 1.000 vibrisses, ces organes sensoriels que l'on appelle plus communément moustaches, détaille à l'AFP le principal auteur de l'étude, Andrew Schulz. La plupart de ces poils sont ancrés dans les rides de la trompe et agissent comme des antennes, aidant les animaux à appréhender leur environnement. Une équipe regroupant ingénieurs, neuroscientifiques et autres scientifiques spécialisés, a analysé la géométrie, la porosité et les propriétés de ces vibrisses, s'attendant à trouver des résultats semblables à celles des souris et des rats: une structure circulaire, solide et rigide de bout en bout. Mais les chercheurs ont trouvé à la place que les vibrisses des éléphants ressemblent plutôt à des lames, avec une structure poreuse similaire à celle des cornes de mouton qui les aide à absorber les chocs lorsqu'ils mangent. Autre différence, note Andrew Schulz: la structure atypique de ces poils, qui permet d'amplifier le sens du toucher. "Je pense que la découverte la plus incroyable que nous ayons faite, c'est que ces poils ont une base très, très rigide qui se transforme ensuite en une extrémité très, très souple", explique le chercheur de l'Institut Max-Planck pour les systèmes intelligents basé à Stuttgart, en Allemagne. Ces moustaches évoluent de sorte qu'elles ne se cassent pas car, contrairement à la plupart des mammifères dotés de vibrisses, celles des éléphants ne repoussent pas, souligne le chercheur. Aider la technologie Chez les autres animaux, les vibrisses sont souvent moins sensibles que chez les éléphants. Les moustaches d'un rat, par exemple, captent les vibrations, mais de manière beaucoup moins précise. Contrairement à celles des chats, dont la structure se rapproche plus de celles des éléphants, et permettent donc plus de sensibilité, selon Andrew Schulz. La structure des vibrisses chez l'éléphant, d'abord rigide puis souple, l'aide à différencier des objets lorsqu'il cherche sa nourriture et lorsqu'il mange, son activité principale. D'autres recherches sur les éléphants montrent qu'ils utilisent leur trompe pour établir un contact social. "Ils utilisent l'extérieur de leur trompe, c'est-à-dire les parties recouvertes de vibrisses", souligne M. Schulz. Caitlin O'Connell-Rodwell, une chercheuse en écologie comportementale et experte des éléphants, qui a dédié ses travaux à leur façon d'échanger et mis en évidence leur communication sismo-accoustique, a qualifié ces trouvailles de "fascinantes". "C'est vraiment passionnant pour moi de voir une nouvelle confirmation de la sensibilité de leur trompe", déclare-t-elle à l'AFP. Ces résultats peuvent aider de futures recherches sur le comportement des éléphants, souligne-t-elle, estimant que "cela leur permet non seulement d'atteindre plus facilement les fruits ou les gousses dans les arbres" mais pourrait aussi "avoir des implications en matière de communication". Leurs moustaches pourraient également inspirer la technologie, et notamment la robotique, souligne Andrew Schulz. On retrouve leur structure - rigide à la base, souple à l'extrémité - "partout en biologie", ajoute le chercheur, notamment au niveau des ligaments croisés antérieurs. Une meilleure compréhension de ces structures pourrait, par exemple, améliorer les technologies de réparation.
Texte intégral (548 mots)
L'étude détaille comment les propriétés uniques des poils qui couvrent les trompes des éléphants leur permettent une dextérité hors du commun. Les éléphants naissent avec environ 1.000 vibrisses, ces organes sensoriels que l'on appelle plus communément moustaches, détaille à l'AFP le principal auteur de l'étude, Andrew Schulz. La plupart de ces poils sont ancrés dans les rides de la trompe et agissent comme des antennes, aidant les animaux à appréhender leur environnement. Une équipe regroupant ingénieurs, neuroscientifiques et autres scientifiques spécialisés, a analysé la géométrie, la porosité et les propriétés de ces vibrisses, s'attendant à trouver des résultats semblables à celles des souris et des rats: une structure circulaire, solide et rigide de bout en bout. Mais les chercheurs ont trouvé à la place que les vibrisses des éléphants ressemblent plutôt à des lames, avec une structure poreuse similaire à celle des cornes de mouton qui les aide à absorber les chocs lorsqu'ils mangent. Autre différence, note Andrew Schulz: la structure atypique de ces poils, qui permet d'amplifier le sens du toucher. "Je pense que la découverte la plus incroyable que nous ayons faite, c'est que ces poils ont une base très, très rigide qui se transforme ensuite en une extrémité très, très souple", explique le chercheur de l'Institut Max-Planck pour les systèmes intelligents basé à Stuttgart, en Allemagne. Ces moustaches évoluent de sorte qu'elles ne se cassent pas car, contrairement à la plupart des mammifères dotés de vibrisses, celles des éléphants ne repoussent pas, souligne le chercheur. Aider la technologie Chez les autres animaux, les vibrisses sont souvent moins sensibles que chez les éléphants. Les moustaches d'un rat, par exemple, captent les vibrations, mais de manière beaucoup moins précise. Contrairement à celles des chats, dont la structure se rapproche plus de celles des éléphants, et permettent donc plus de sensibilité, selon Andrew Schulz. La structure des vibrisses chez l'éléphant, d'abord rigide puis souple, l'aide à différencier des objets lorsqu'il cherche sa nourriture et lorsqu'il mange, son activité principale. D'autres recherches sur les éléphants montrent qu'ils utilisent leur trompe pour établir un contact social. "Ils utilisent l'extérieur de leur trompe, c'est-à-dire les parties recouvertes de vibrisses", souligne M. Schulz. Caitlin O'Connell-Rodwell, une chercheuse en écologie comportementale et experte des éléphants, qui a dédié ses travaux à leur façon d'échanger et mis en évidence leur communication sismo-accoustique, a qualifié ces trouvailles de "fascinantes". "C'est vraiment passionnant pour moi de voir une nouvelle confirmation de la sensibilité de leur trompe", déclare-t-elle à l'AFP. Ces résultats peuvent aider de futures recherches sur le comportement des éléphants, souligne-t-elle, estimant que "cela leur permet non seulement d'atteindre plus facilement les fruits ou les gousses dans les arbres" mais pourrait aussi "avoir des implications en matière de communication". Leurs moustaches pourraient également inspirer la technologie, et notamment la robotique, souligne Andrew Schulz. On retrouve leur structure - rigide à la base, souple à l'extrémité - "partout en biologie", ajoute le chercheur, notamment au niveau des ligaments croisés antérieurs. Une meilleure compréhension de ces structures pourrait, par exemple, améliorer les technologies de réparation.

12.02.2026 à 22:57

Wall Street a fini en nette baisse avant l'inflation américaine, le Nasdaq a perdu 2%

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 1,34%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 2,03% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 1,57%. La place américaine avait pourtant démarré la séance dans le vert. "Au cours des deux derniers jours, les actions ont progressé à l'ouverture, avant de baisser lourdement, les espoirs déçus en matière d'intelligence artificielle (IA) coïncidant avec des rapports économiques peu encourageants", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Dernier indicateur en date accueilli par le marché, les ventes de logements anciens ont reculé en janvier aux Etats-Unis alors même que le pouvoir d'achat des acquéreurs s'est amélioré, d'après le rapport mensuel de la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR). La veille, le rapport officiel sur le marché du travail américain avait surpris le marché, avec plus d'emplois créés qu'attendu en janvier, et un taux de chômage plus faible. Mais ce même rapport avait fait état d'un emploi morose sur toute l'année 2025. Cette faiblesse sur le plan des données associée à des commentaires de responsables de la Réserve fédérale (Fed) appelant à un maintien des taux "n'est pas prometteuse pour les bénéfices" et plombe les cours, assure auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial. Selon lui, "cette année, l'inflation va s'avérer bien plus importante que la croissance ou l'emploi pour la Fed". En conséquence, la publication de l'indice des prix à la consommation (CPI) du mois de janvier sera particulièrement scrutée vendredi. Jeudi, le marché a aussi été miné par de nouvelles ventes des valeurs technologiques. Nvidia a cédé 1,61%, Apple 5% et Meta 2,82%. Christopher Low note "des prises de bénéfices après une hausse spectaculaire du secteur l'année dernière". Le marché reste aussi à cran face aux immenses dépenses dédiées au développement de l'IA et aux enjeux pour certains modèles d'affaires, en particulier des développeurs de logiciels. Sur le marché obligataire, après s'être tendu jusqu'à 4,20% la veille, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain reprenait son souffle. Il s'établissait à 4,10% vers 21H20 GMT, contre 4,17% à la clôture mercredi. Côté entreprises, le groupe américain de restauration rapide McDonald's (+2,74% à 332,08 dollars) a profité de l'accélération de son activité au quatrième trimestre, en particulier aux Etats-Unis. Le groupe a aussi annoncé qu'il prévoyait d'ouvrir davantage de restaurants cette année. Le chiffre d'affaires a progressé de 9,7% sur un an, à 7 milliards de dollars, selon un communiqué publié mercredi, contre 6,9 milliards estimés par les analystes. Le fabricant de sabots en caoutchouc Crocs (+19,01% à 98,46 dollars) s'est envolé après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes pour le dernier trimestre. Ses prévisions pour le trimestre en cours ont aussi positivement surpris les analystes. Restaurant Brands International, qui chapeaute Burger King, a reculé de 6,15% à 66,35 dollars. D'octobre à décembre 2025, l'entreprise a fait un peu mieux qu'attendu, mais la hausse du coût des matières premières, en particulier du boeuf, a fait fondre son bénéfice.
Texte intégral (525 mots)
Le Dow Jones a perdu 1,34%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 2,03% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 1,57%. La place américaine avait pourtant démarré la séance dans le vert. "Au cours des deux derniers jours, les actions ont progressé à l'ouverture, avant de baisser lourdement, les espoirs déçus en matière d'intelligence artificielle (IA) coïncidant avec des rapports économiques peu encourageants", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Dernier indicateur en date accueilli par le marché, les ventes de logements anciens ont reculé en janvier aux Etats-Unis alors même que le pouvoir d'achat des acquéreurs s'est amélioré, d'après le rapport mensuel de la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR). La veille, le rapport officiel sur le marché du travail américain avait surpris le marché, avec plus d'emplois créés qu'attendu en janvier, et un taux de chômage plus faible. Mais ce même rapport avait fait état d'un emploi morose sur toute l'année 2025. Cette faiblesse sur le plan des données associée à des commentaires de responsables de la Réserve fédérale (Fed) appelant à un maintien des taux "n'est pas prometteuse pour les bénéfices" et plombe les cours, assure auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial. Selon lui, "cette année, l'inflation va s'avérer bien plus importante que la croissance ou l'emploi pour la Fed". En conséquence, la publication de l'indice des prix à la consommation (CPI) du mois de janvier sera particulièrement scrutée vendredi. Jeudi, le marché a aussi été miné par de nouvelles ventes des valeurs technologiques. Nvidia a cédé 1,61%, Apple 5% et Meta 2,82%. Christopher Low note "des prises de bénéfices après une hausse spectaculaire du secteur l'année dernière". Le marché reste aussi à cran face aux immenses dépenses dédiées au développement de l'IA et aux enjeux pour certains modèles d'affaires, en particulier des développeurs de logiciels. Sur le marché obligataire, après s'être tendu jusqu'à 4,20% la veille, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain reprenait son souffle. Il s'établissait à 4,10% vers 21H20 GMT, contre 4,17% à la clôture mercredi. Côté entreprises, le groupe américain de restauration rapide McDonald's (+2,74% à 332,08 dollars) a profité de l'accélération de son activité au quatrième trimestre, en particulier aux Etats-Unis. Le groupe a aussi annoncé qu'il prévoyait d'ouvrir davantage de restaurants cette année. Le chiffre d'affaires a progressé de 9,7% sur un an, à 7 milliards de dollars, selon un communiqué publié mercredi, contre 6,9 milliards estimés par les analystes. Le fabricant de sabots en caoutchouc Crocs (+19,01% à 98,46 dollars) s'est envolé après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes pour le dernier trimestre. Ses prévisions pour le trimestre en cours ont aussi positivement surpris les analystes. Restaurant Brands International, qui chapeaute Burger King, a reculé de 6,15% à 66,35 dollars. D'octobre à décembre 2025, l'entreprise a fait un peu mieux qu'attendu, mais la hausse du coût des matières premières, en particulier du boeuf, a fait fondre son bénéfice.

12.02.2026 à 22:49

Incendies de Los Angeles: la Californie ouvre une enquête sur le manque d'alerte dans les quartiers afro-américains

FRANCE24
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Cette investigation concerne la ville d'Altadena, banlieue métissée où le Eaton Fire a fait 19 morts en janvier 2025. La colère y reste vive dans la partie ouest de la cité, repaire historique de la population noire, car les ordres d'évacuation y ont été émis avec plusieurs heures de retard par rapport à la partie est, à majorité blanche. "Mon bureau va enquêter pour déterminer s'il y a eu des discriminations fondées sur la race, l'âge ou le handicap dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena, où au moins 19 personnes ont perdu la vie", a annoncé le procureur Rob Bonta, dans un communiqué. "Plus précisément, nous vérifierons si les systèmes et structures en place ont contribué à retarder l'avis d'évacuation du comté et à d'éventuelles disparités dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena", a ajouté le magistrat démocrate. "Nous savons que les avertissements d'évacuation pour le quartier historiquement noir de l'ouest d'Altadena sont arrivés plusieurs heures après l'envoi des mêmes avertissements au reste d'Altadena", a-t-il souligné, en estimant que les habitants de la zone "méritent des réponses à leurs questions". Les incendies de Los Angeles ont fait 31 morts au total et détruit des milliers d'habitations et commerces. Outre la ville d'Altadena, ils ont également ravagé le quartier huppé de Pacific Palisades, où résident de nombreuses célébrités, et une partie de la ville côtière de Malibu. Plus d'un an après cette catastrophe, le ressentiment envers les autorités y reste puissant, car les secours ont été handicapés par de multiples dysfonctionnements. Un peu partout, certains habitants se sont plaints de retards dans l'intervention des secours. Et dans le quartier de Pacific Palisades, de nombreuses bouches d'incendies ont rapidement été asséchées, car le réservoir qui les alimentait était largement vide, à cause de travaux. La maire de Los Angeles, Karen Bass, a également été vivement critiquée pour avoir approuvé des coupes dans le budget des pompiers de Los Angeles, quelques mois avant ces incendies.
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Cette investigation concerne la ville d'Altadena, banlieue métissée où le Eaton Fire a fait 19 morts en janvier 2025. La colère y reste vive dans la partie ouest de la cité, repaire historique de la population noire, car les ordres d'évacuation y ont été émis avec plusieurs heures de retard par rapport à la partie est, à majorité blanche. "Mon bureau va enquêter pour déterminer s'il y a eu des discriminations fondées sur la race, l'âge ou le handicap dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena, où au moins 19 personnes ont perdu la vie", a annoncé le procureur Rob Bonta, dans un communiqué. "Plus précisément, nous vérifierons si les systèmes et structures en place ont contribué à retarder l'avis d'évacuation du comté et à d'éventuelles disparités dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena", a ajouté le magistrat démocrate. "Nous savons que les avertissements d'évacuation pour le quartier historiquement noir de l'ouest d'Altadena sont arrivés plusieurs heures après l'envoi des mêmes avertissements au reste d'Altadena", a-t-il souligné, en estimant que les habitants de la zone "méritent des réponses à leurs questions". Les incendies de Los Angeles ont fait 31 morts au total et détruit des milliers d'habitations et commerces. Outre la ville d'Altadena, ils ont également ravagé le quartier huppé de Pacific Palisades, où résident de nombreuses célébrités, et une partie de la ville côtière de Malibu. Plus d'un an après cette catastrophe, le ressentiment envers les autorités y reste puissant, car les secours ont été handicapés par de multiples dysfonctionnements. Un peu partout, certains habitants se sont plaints de retards dans l'intervention des secours. Et dans le quartier de Pacific Palisades, de nombreuses bouches d'incendies ont rapidement été asséchées, car le réservoir qui les alimentait était largement vide, à cause de travaux. La maire de Los Angeles, Karen Bass, a également été vivement critiquée pour avoir approuvé des coupes dans le budget des pompiers de Los Angeles, quelques mois avant ces incendies.

12.02.2026 à 22:21

Trump menace l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il refuse un accord sur le nucléaire

FRANCE 24
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Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.
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Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.
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