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04.05.2026 à 07:37

À Almaraz, l'inquiétude face à la fermeture prévue de la plus grande centrale nucléaire d'Espagne

FRANCE24
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Un an après l'impressionnante panne de courant ayant touché la péninsule ibérique, alors que les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient chamboulent les approvisionnements mondiaux en énergie, le futur d'Almaraz, qui assure 7% de la demande nationale en électricité, est dans toutes les têtes. "C'est triste qu'ils veuillent la fermer", déplore José Antonio Morgado, attablé dans le principal restaurant de ce village de 1.500 âmes en Estrémadure (ouest). À 59 ans, ce mécanicien est embauché chaque année depuis 1989 pendant plusieurs mois pour les délicates opérations de rechargement en combustible des deux réacteurs. À la clé pour lui comme des centaines de contractuels qui viennent alors s'ajouter aux 800 employés permanents du site, des salaires pouvant atteindre "jusqu'à 6.000 euros par mois". Des revenus très conséquents dans une région défavorisée, et amenés à disparaître avec la fermeture prévue du réacteur n°1 en 2027 puis du n°2 en 2028, annoncée par le gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez en 2019, à l'époque avec l'accord des actionnaires du site, trois groupes privés qui militent aujourd'hui pour prolonger l'activité de la centrale jusqu'en 2030. - "Désert" - Le restaurant où déjeune José Antonio Morgado accueille chaque jour plusieurs dizaines d'employés du site nucléaire. Ouvert dans les années 1980 en même temps que la centrale, au plus fort de l'engouement pour le nucléaire en Espagne, il est aujourd'hui géré par David Martín, 32 ans, qui a repris l'établissement créé par ses parents. Le trentenaire estime à 250 à 260 les repas servis quotidiennement pendant les opérations de rechargement, et 70 à 80 en temps normal. Sans les travailleurs de la centrale, ce chiffre tomberait selon lui à 40 à 50 repas servis chaque jour, ce qui l'obligerait à se séparer de la moitié de ses 12 employés. "Ce serait un désert ici", alerte-t-il. Pour porter ce combat, un collectif citoyen "Sí a Almaraz, Sí al Futuro" ("Oui à Almaraz, Oui au Futur") a été formé début 2025. A sa tête, Fernando Sánchez Castilla, employé à la centrale depuis plus de 15 ans et maire d'une commune voisine. "Des dizaines de communes sont condamnées à disparaître" en cas de fermeture, redoute-t-il, évoquant "la première industrie de la région", représentant 5% du PIB de la région d'Estrémadure et 4.000 emplois directs et indirects. En contrebas du village trône la centrale elle-même, qu'ont pu visiter des journalistes de l'AFP. Un imposant bâtiment accueille les turbines connectées aux deux réacteurs, dont les coupoles blanches attirent immédiatement l'œil. Au sol et sur les murs, la signalétique en bleu désigne le réacteur n°1 et en vert le réacteur n°2. Le "pari" du renouvelable En 2025, Almaraz a reçu le niveau d'excellence international en sûreté nucléaire (WANO 1), une preuve, selon Patricia Rubio Oviedo, responsable du bureau technique d'exploitation, que "la centrale est préparée pour continuer à fonctionner de nombreuses années". "La contribution de l'énergie nucléaire au mix énergétique est essentielle, car elle aide à maintenir des prix abordables" et permet "la stabilité" de l'approvisionnement en électricité, puisqu'elle est disponible "24 heures sur 24", quand "les énergies renouvelables ont une production variable", rappelle-t-elle aussi pour défendre l'utilité du site. En l'état toutefois, le Premier ministre Pedro Sánchez croit en son "pari" en faveur du tout renouvelable. Son gouvernement souhaite ainsi faire passer d'environ 60% actuellement à 81% en 2030 l'électricité produite en Espagne grâce au renouvelable, et sortir entièrement du nucléaire en 2035. La Commission européenne vient pourtant d'appeler les Vingt-Sept "à éviter la mise à l'arrêt prématurée des capacités nucléaires existantes" pour "réduire le recours aux énergies fossiles". Mais pour Francisco del Pozo Campos, de chez Greenpeace Espagne, "le gouvernement doit être courageux": "Il ne peut pas changer d'opinion car sa crédibilité est en jeu", ajoute-t-il, évoquant un surcoût important pour le consommateur et "une perte d'investissements dans les renouvelables de quelque 26 milliards d'euros", en cas de prolongation de la vie de la centrale jusqu'à 2030. Un avis technique de l'Autorité de sûreté nucléaire espagnole (CSN) doit être publié en juillet, avant la décision finale du ministère de la Transition écologique attendue avant fin octobre. Sollicité par l'AFP, le ministère affirme "déjà travailler" sur "des mesures de soutien et d'accompagnement" aux travailleurs d'Almaraz et des projets de reconversion professionnelle, notamment au sein d'une future grande usine de batteries pour véhicules électriques, qu'un groupe chinois doit prochainement ouvrir à une quinzaine de kilomètres. Sans rassurer complètement le petit village. "Si ces familles s'en vont, qu'allons-nous faire?", s'interroge David Martín.

04.05.2026 à 07:27

NBA: Wembanyama contre Gobert en play-offs, duel français en haute altitude

FRANCE24
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"Wemby" contre "Rudy", c'est le duel attendu dans cette série au meilleur des sept matches, entre deux Français vice-champions olympiques ensemble à Paris en 2024, deux intérieurs de taille (2,24 m pour le premier, 2,16 m pour le second) spécialistes de la défense. Le pivot des Wolves a été élu quatre fois meilleur défenseur de NBA quand celui des Spurs vient de décrocher le trophée pour la première fois, à l'unanimité. "C'est incroyable pour le basket français, la jeune superstar contre le mec expérimenté", a résumé Gobert samedi lors d'un point presse. L'ancien du Jazz (13e saison), loué pour sa défense contre le triple MVP Nikola Jokic au tour précédent, va désormais se mesurer à Wemby, qui a pris à 22 ans une dimension nouvelle pour sa 3e saison, capable de dominer des deux côtés du terrain, ce qui lui vaut de faire partie des trois finalistes pour le trophée de MVP. "Modèle" Les deux géants se côtoient depuis plusieurs années, en témoigne cette vidéo d'un jeune et fluet Wembanyama, alors âgé de 16 ans, engagé dans un deux contre deux lors d'un entraînement estival face à l'épais Gobert, qui se souvient d'un "très bon moment". Wemby reconnaît lui en son aîné un exemple qui a pu "l'inspirer". "Il prend grand soin de son corps, tous les grands intérieurs devraient le prendre pour modèle", a-t-il déclaré jeudi lors d'un point presse. "C'est dur de jouer contre lui, exigeant, j'espère qu'on aura des matches regardables en heure française parce que je sais que les gens vont suivre", a-t-il encore souri. La série devrait en effet proposer régulièrement des duels sur le parquets entre les deux hommes, même si Gobert ne sera pas le seul défenseur face à "l'alien", dont l'agilité et la vitesse pose des casse-têtes uniques aux adversaires. "Il n'y a pas une stratégie pour défendre Wembanyama, cela dépend de vos joueurs. Heureusement pour nous, nous avons des profils très variés que l'on va pouvoir tester", a prévenu le coach Chris Finch. Les costauds Julius Randle et Naz Reid devraient ainsi aider, voire Jaden McDaniels, alors que des joueurs plus petits ont su poser davantage de difficultés au phénomène des Spurs cette saison. Les Wolves décimés Si Wembanyama présente un problème en attaque, il érige une muraille mobile en défense que les Wolves vont devoir contourner, malgré leurs absents après un premier tour qui a laissé des traces. Le meneur All-Star Anthony Edwards, victime d'une hyperextension du genou gauche, et principale menace offensive de Minnesota, ne sera pas remis pour le début de la série, sans certitude pour la suite. Donte DiVincenzo a lui mis un terme à sa saison (tendon d'Achille) et Ayo Dosunmu (mollet), encore un arrière, a manqué la dernière rencontre face aux Denver Nuggets (série remportée 4-2). Les Wolves vont devoir trouver des relais offensifs tout en gênant au maximum le rythme défensif de Wembanyama. "Je dois lui mettre la pression, poser des écrans pour mes coéquipiers, il faut que je sois agressif. On doit surtout faire attention à rester dans le rythme de nos possessions", prévient Gobert (33 ans), dont la différence d'âge avec Wembanyama (22 ans), et d'expérience, est à l'image de leurs deux formations. Les Wolves restent sur deux finales de conférence Ouest d'affilée quand la plupart des Spurs, Wemby inclus, découvrent les play-offs, que leur franchise n'avait plus disputés depuis 2019. "L'expérience compte mais ils ont des joueurs intelligents dans une organisation très intelligente, ça compense. Gagner 62 matches, ça demande de la constance, de l'équilibre", a tenu à souligner Gobert à propos du deuxième meilleur bilan de la saison régulière. Wemby s'attend lui à une opposition "plus forte" que celle de Portland au premier tour (4-1), face à une équipe "qui vous force à être à fond pendant 48 minutes, à chaque match". "J'ai hâte de ce challenge tactique et technique", assure-t-il.

04.05.2026 à 07:17

Ligue 1 : Lyon bat Rennes et se rapproche de la Ligue des champions

L'Equipe TV
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L’Olympique Lyonnais a battu Rennes (4-2) et reprend la troisième place de Ligue 1, qualificative pour la Ligue des champions. À deux journées de la fin, l’OL compte deux points d'avance sur Lille.
Texte intégral (697 mots)
L’Olympique Lyonnais a battu Rennes (4-2) et reprend la troisième place de Ligue 1, qualificative pour la Ligue des champions. À deux journées de la fin, l’OL compte deux points d'avance sur Lille.

04.05.2026 à 06:49

Jean-Luc Mélenchon, "le candidat permanent"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 4 mai, les tensions entre le Donald Trump et Friedrich Merz, qui tente de relativiser l’annonce du retrait de 5000 soldats américains basés en Allemagne. Un gâteau d’anniversaire qui fait polémique en Israël. Le Met Gala, la grand-messe de la mode, qui se tient ce soir à New York. Une édition sous le patronage de Jeff Bezos, cette année. Et une idylle qui dérange dans les prétoires suisses.
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A la Une de la presse, ce lundi 4 mai, les tensions entre le Donald Trump et Friedrich Merz, qui tente de relativiser l’annonce du retrait de 5000 soldats américains basés en Allemagne. Un gâteau d’anniversaire qui fait polémique en Israël. Le Met Gala, la grand-messe de la mode, qui se tient ce soir à New York. Une édition sous le patronage de Jeff Bezos, cette année. Et une idylle qui dérange dans les prétoires suisses.

04.05.2026 à 06:30

L'OMS, MSF et le CICR fustigent la généralisation des attaques contre les services de santé

FRANCE 24
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Face à la prolifération des "violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé" lors des conflits, les dirigeants de l'Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières dénoncent, dimanche dans une déclaration commune, "un échec de la volonté politique" et lancent un "appel urgent à l'action".
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Face à la prolifération des "violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé" lors des conflits, les dirigeants de l'Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge et de Médecins sans frontières dénoncent, dimanche dans une déclaration commune, "un échec de la volonté politique" et lancent un "appel urgent à l'action".

04.05.2026 à 04:20

L'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, hospitalisé dans un état "critique"

FRANCE 24
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L'ex-avocat de 81 ans, Rudy Giuliani, est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole, sans préciser la nature des problèmes de santé de l'ancien maire de New York. Donald Trump a salué un "véritable guerrier", profitant de cette occasion pour attaquer les démocrates.
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L'ex-avocat de 81 ans, Rudy Giuliani, est hospitalisé dans "un état critique mais stable", a indiqué dimanche son porte-parole, sans préciser la nature des problèmes de santé de l'ancien maire de New York. Donald Trump a salué un "véritable guerrier", profitant de cette occasion pour attaquer les démocrates.

04.05.2026 à 04:17

GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon

FRANCE24
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Le groupe a précisé dans un communiqué avoir acquis progressivement, depuis le 4 février, des actions du site de vente et détenir actuellement une participation d'environ 5% dans son capital. Il offre 125 dollars par action, financés à parité sous forme d'actions et de numéraire, ce qui représente une prime de 46% sur la moyenne du cours depuis qu'il a commencé ses emplettes. "eBay devrait valoir davantage et vaudra davantage d'argent", a déclaré Ryan Cohen, patron du groupe, dans un entretien au Wall Street Journal publié dimanche peu avant l'annonce officielle. "Je pense à transformer eBay en quelque chose valant plusieurs centaines de milliards de dollars", a-t-il ajouté. Il a assuré disposer d'une lettre engageante de TD Bank, banque américaine filiale du groupe canadien TD Bank Group, portant sur un financement d'environ 20 milliards de dollars, sous forme d'émission de dette. Dans le communiqué, l'entreprise précise qu'elle disposait aussi d'environ 9,4 milliards de dollars de trésorerie propre au 31 janvier. Elle affirme pouvoir dégager 2 milliards de dollars en réduction de coûts annualisés dans les douze mois suivant la finalisation de la transaction: environ 1,2 milliard dans le département vente et marketing, environ 300 millions dans le développement de produits et environ 500 millions dans les dépenses administratives et de fonctionnement (financement, immobilier, informatique, etc). Cette réduction des coûts devrait, à elle seule, faire bondir le bénéfice net par action d'eBay à périmètre comparable de 4,26 dollars à 7,79 dollars dès la première année. Mais, a prévenu M. Cohen dans le WSJ, si la direction d'eBay n'est pas réceptive à son offre, il n'hésitera pas à se tourner directement vers les actionnaires. La prochaine assemblée générale du site de vente est prévue en juin mais la date limite pour soumettre des résolutions est dépassée, a relevé le WSJ. M. Cohen, qui est patron de GameStop depuis janvier 2021, deviendrait celui de la nouvelle entité, précise le communiqué, qui souligne que depuis son arrivée, le groupe est passé d'une perte nette de 381 millions de dollars en 2021 à un bénéfice net de 418 millions en 2025. Il est actionnaire de GameStop à hauteur d'environ 9% et, d'après le communiqué, il ne perçoit ni salaire, ni bonus et n'a pas de "parachute doré" prévu dans son contrat quand il quittera ses fonctions. A la clôture vendredi, la capitalisation boursière de GameStop atteignait 11,89 milliards de dollars et celle d'eBay 46,21 milliards.
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Le groupe a précisé dans un communiqué avoir acquis progressivement, depuis le 4 février, des actions du site de vente et détenir actuellement une participation d'environ 5% dans son capital. Il offre 125 dollars par action, financés à parité sous forme d'actions et de numéraire, ce qui représente une prime de 46% sur la moyenne du cours depuis qu'il a commencé ses emplettes. "eBay devrait valoir davantage et vaudra davantage d'argent", a déclaré Ryan Cohen, patron du groupe, dans un entretien au Wall Street Journal publié dimanche peu avant l'annonce officielle. "Je pense à transformer eBay en quelque chose valant plusieurs centaines de milliards de dollars", a-t-il ajouté. Il a assuré disposer d'une lettre engageante de TD Bank, banque américaine filiale du groupe canadien TD Bank Group, portant sur un financement d'environ 20 milliards de dollars, sous forme d'émission de dette. Dans le communiqué, l'entreprise précise qu'elle disposait aussi d'environ 9,4 milliards de dollars de trésorerie propre au 31 janvier. Elle affirme pouvoir dégager 2 milliards de dollars en réduction de coûts annualisés dans les douze mois suivant la finalisation de la transaction: environ 1,2 milliard dans le département vente et marketing, environ 300 millions dans le développement de produits et environ 500 millions dans les dépenses administratives et de fonctionnement (financement, immobilier, informatique, etc). Cette réduction des coûts devrait, à elle seule, faire bondir le bénéfice net par action d'eBay à périmètre comparable de 4,26 dollars à 7,79 dollars dès la première année. Mais, a prévenu M. Cohen dans le WSJ, si la direction d'eBay n'est pas réceptive à son offre, il n'hésitera pas à se tourner directement vers les actionnaires. La prochaine assemblée générale du site de vente est prévue en juin mais la date limite pour soumettre des résolutions est dépassée, a relevé le WSJ. M. Cohen, qui est patron de GameStop depuis janvier 2021, deviendrait celui de la nouvelle entité, précise le communiqué, qui souligne que depuis son arrivée, le groupe est passé d'une perte nette de 381 millions de dollars en 2021 à un bénéfice net de 418 millions en 2025. Il est actionnaire de GameStop à hauteur d'environ 9% et, d'après le communiqué, il ne perçoit ni salaire, ni bonus et n'a pas de "parachute doré" prévu dans son contrat quand il quittera ses fonctions. A la clôture vendredi, la capitalisation boursière de GameStop atteignait 11,89 milliards de dollars et celle d'eBay 46,21 milliards.

04.05.2026 à 04:13

La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela

FRANCE24
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Les relations entre le petit pays anglophone et le Venezuela voisin sont électriques depuis une dizaine d'années, Caracas ayant relancé ses prétentions sur ce territoire de 160.000 km², soit les deux tiers de la superficie totale du Guyana. Riche en pétrole, l'Essequibo est administré par Georgetown depuis plus d'un siècle. Les audiences, qui se tiendront jusqu'au 11 mai, doivent se pencher en détail sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899 qui, à l'époque coloniale anglaise, avait établi la frontière entre les deux pays. Le Guyana défend la frontière établie en 1899 et demande à la CIJ de ratifier ce tracé. Le Venezuela, qui malgré sa présence aux audiences ne reconnaît pas la compétence de la CIJ dans cette affaire, invoque pour sa part un accord signé en 1966 avec le Royaume-Uni à Genève, avant l'indépendance du Guyana. Il défend le fleuve Essequibo, bien plus à l'est que la frontière actuelle, comme frontière naturelle, comme c'était le cas en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole. Les tensions entre les deux pays d'Amérique du Sud se sont envenimées lorsque ExxonMobil a découvert en 2015 des gisements qui confèrent au Guyana, pays de 800.000 habitants, les réserves de pétrole brut per capita parmi les plus élevées au monde. Le premier tour de plaidoiries du Guyana aura lieu lundi, tandis que le Venezuela présentera ses arguments mercredi. Broche polémique La CIJ, qui siège à La Haye et règle les différends entre Etats, avait confirmé après des audiences préalables en 2020 sa compétence dans l'affaire, introduite par le Guyana en 2018. Fin 2023, la Cour avait sommé en vain le Venezuela de "s'abstenir d'entreprendre toute action qui modifierait la situation prévalant dans le territoire en litige" à l'approche d'un référendum relatif à la création d'un nouvel Etat vénézuélien, la "Guayana Esequiba", incluant le territoire contesté. Le tribunal avait réitéré cet ordre en mai 2025 et enjoint au Venezuela de "s'abstenir d'organiser des élections, ou de se préparer à organiser des élections" dans cette région. Caracas avait catégoriquement rejeté cette sommation, organisant pour la première fois un vote pour désigner des représentants de l'Essequibo. Les appels répétés du président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, en faveur d'une annexion du territoire ont fait craindre un conflit armé. Le président réélu du Guyana, Irfaan Ali, a déclaré en février que son pays était toujours en état d'alerte face à "la menace" posée par le Venezuela sur l'Essequibo, y compris après la capture le 3 janvier de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Une broche dorée portée par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et représentant la carte de son pays incluant l'Essequibo, a débouché la semaine dernière sur une polémique diplomatique. Celle qui a succédé à Nicolas Maduro était notamment responsable du dossier de l'Essequibo devant la CIJ.
Texte intégral (516 mots)
Les relations entre le petit pays anglophone et le Venezuela voisin sont électriques depuis une dizaine d'années, Caracas ayant relancé ses prétentions sur ce territoire de 160.000 km², soit les deux tiers de la superficie totale du Guyana. Riche en pétrole, l'Essequibo est administré par Georgetown depuis plus d'un siècle. Les audiences, qui se tiendront jusqu'au 11 mai, doivent se pencher en détail sur la validité de la sentence arbitrale du 3 octobre 1899 qui, à l'époque coloniale anglaise, avait établi la frontière entre les deux pays. Le Guyana défend la frontière établie en 1899 et demande à la CIJ de ratifier ce tracé. Le Venezuela, qui malgré sa présence aux audiences ne reconnaît pas la compétence de la CIJ dans cette affaire, invoque pour sa part un accord signé en 1966 avec le Royaume-Uni à Genève, avant l'indépendance du Guyana. Il défend le fleuve Essequibo, bien plus à l'est que la frontière actuelle, comme frontière naturelle, comme c'était le cas en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole. Les tensions entre les deux pays d'Amérique du Sud se sont envenimées lorsque ExxonMobil a découvert en 2015 des gisements qui confèrent au Guyana, pays de 800.000 habitants, les réserves de pétrole brut per capita parmi les plus élevées au monde. Le premier tour de plaidoiries du Guyana aura lieu lundi, tandis que le Venezuela présentera ses arguments mercredi. Broche polémique La CIJ, qui siège à La Haye et règle les différends entre Etats, avait confirmé après des audiences préalables en 2020 sa compétence dans l'affaire, introduite par le Guyana en 2018. Fin 2023, la Cour avait sommé en vain le Venezuela de "s'abstenir d'entreprendre toute action qui modifierait la situation prévalant dans le territoire en litige" à l'approche d'un référendum relatif à la création d'un nouvel Etat vénézuélien, la "Guayana Esequiba", incluant le territoire contesté. Le tribunal avait réitéré cet ordre en mai 2025 et enjoint au Venezuela de "s'abstenir d'organiser des élections, ou de se préparer à organiser des élections" dans cette région. Caracas avait catégoriquement rejeté cette sommation, organisant pour la première fois un vote pour désigner des représentants de l'Essequibo. Les appels répétés du président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, en faveur d'une annexion du territoire ont fait craindre un conflit armé. Le président réélu du Guyana, Irfaan Ali, a déclaré en février que son pays était toujours en état d'alerte face à "la menace" posée par le Venezuela sur l'Essequibo, y compris après la capture le 3 janvier de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. Une broche dorée portée par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, et représentant la carte de son pays incluant l'Essequibo, a débouché la semaine dernière sur une polémique diplomatique. Celle qui a succédé à Nicolas Maduro était notamment responsable du dossier de l'Essequibo devant la CIJ.

04.05.2026 à 04:11

Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines

FRANCE24
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Sur les dizaines de plaintes déposées au civil contre l'avionneur à la suite de cet accident, la quasi-totalité ont été réglées par des accords conclus avant l'ouverture d'un procès. Il en reste désormais moins d'une poignée, dont celle concernant Samya Stumo. La jeune femme était en route pour sa première mission avec l'ONG ThinkWell, pour laquelle elle venait de commencer à travailler comme analyste. "Samya était une étoile montante de la cause pour améliorer la santé mondiale et le développement", indique l'ONG dans un hommage publié sur son site internet. Elle devait se rendre au Kenya et en Ouganda dans le cadre d'une initiative financée par la Fondation Bill et Melinda Gates destinée à améliorer l'accès aux soins médicaux dans six pays d'Afrique et d'Asie. Mais elle voyageait le 10 mars 2019 à bord du 737 MAX 8 effectuant le vol ET302, qui s'est écrasé peu après son décollage d'Addis Abeba. Boeing a admis dès 2019 qu'un logiciel antidécrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. Des proches de 155 victimes de l'accident d'Ethiopian ont déposé plainte au civil pour mort injustifiée et négligence, entre autres. Toutes ont été centralisées devant le juge fédéral Jorge Alonso à Chicago. A ce stade, seuls deux procès ont effectivement commencé. Au terme du tout premier, en novembre 2025, le jury a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le second, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Après cet accord, des plaintes d'ayants droit de quatre victimes restaient encore ouvertes, dont celle concernant Samya Stumo. Deux semaines Le procès Stumo devrait durer jusqu'au 15 mai, d'après une audience préparatoire le 28 avril. La sélection du jury est prévue lundi et mardi, et les déclarations liminaires des avocats mercredi matin. Ces procès au civil n'ont pas vocation à attribuer des responsabilités mais à déterminer la compensation financière des proches. D'après un journal local, Samya Stumo était entrée à l'université du Massachusetts Amherst à seulement 17 ans pour des études d'anthropologie et d'espagnol, après avoir effectué sa dernière année de lycée au Pérou. Elle est ensuite retournée au Pérou pour un programme de recherche sur la santé des indigènes dans les Andes, avant d'aller faire des études de santé à Copenhague et à Barcelone. Depuis son décès, sa mère Nadia Milleron milite pour améliorer la sécurité aérienne. Nièce de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle américaine Ralph Nader, elle est actuellement candidate indépendante pour siéger au Congrès du Massachusetts. Son père, Michael Stumo, travaille au Bureau du budget de la Maison Blanche (OMB) depuis février 2025, après avoir été patron pendant dix-huit ans de la Coalition pour une Amérique prospère (CPA), organisation soutenant le protectionnisme. Les parents, tous deux avocats, ainsi que les deux frères de la victime ont prévu de témoigner au procès. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. La dernière, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvée fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.
Texte intégral (640 mots)
Sur les dizaines de plaintes déposées au civil contre l'avionneur à la suite de cet accident, la quasi-totalité ont été réglées par des accords conclus avant l'ouverture d'un procès. Il en reste désormais moins d'une poignée, dont celle concernant Samya Stumo. La jeune femme était en route pour sa première mission avec l'ONG ThinkWell, pour laquelle elle venait de commencer à travailler comme analyste. "Samya était une étoile montante de la cause pour améliorer la santé mondiale et le développement", indique l'ONG dans un hommage publié sur son site internet. Elle devait se rendre au Kenya et en Ouganda dans le cadre d'une initiative financée par la Fondation Bill et Melinda Gates destinée à améliorer l'accès aux soins médicaux dans six pays d'Afrique et d'Asie. Mais elle voyageait le 10 mars 2019 à bord du 737 MAX 8 effectuant le vol ET302, qui s'est écrasé peu après son décollage d'Addis Abeba. Boeing a admis dès 2019 qu'un logiciel antidécrochage avait contribué à cet accident, ainsi qu'à celui d'un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air le 29 octobre 2018. Ces accidents ont fait 346 morts au total. Des proches de 155 victimes de l'accident d'Ethiopian ont déposé plainte au civil pour mort injustifiée et négligence, entre autres. Toutes ont été centralisées devant le juge fédéral Jorge Alonso à Chicago. A ce stade, seuls deux procès ont effectivement commencé. Au terme du tout premier, en novembre 2025, le jury a octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le second, en janvier, a été interrompu après un accord hors tribunal au soir du second jour. Après cet accord, des plaintes d'ayants droit de quatre victimes restaient encore ouvertes, dont celle concernant Samya Stumo. Deux semaines Le procès Stumo devrait durer jusqu'au 15 mai, d'après une audience préparatoire le 28 avril. La sélection du jury est prévue lundi et mardi, et les déclarations liminaires des avocats mercredi matin. Ces procès au civil n'ont pas vocation à attribuer des responsabilités mais à déterminer la compensation financière des proches. D'après un journal local, Samya Stumo était entrée à l'université du Massachusetts Amherst à seulement 17 ans pour des études d'anthropologie et d'espagnol, après avoir effectué sa dernière année de lycée au Pérou. Elle est ensuite retournée au Pérou pour un programme de recherche sur la santé des indigènes dans les Andes, avant d'aller faire des études de santé à Copenhague et à Barcelone. Depuis son décès, sa mère Nadia Milleron milite pour améliorer la sécurité aérienne. Nièce de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle américaine Ralph Nader, elle est actuellement candidate indépendante pour siéger au Congrès du Massachusetts. Son père, Michael Stumo, travaille au Bureau du budget de la Maison Blanche (OMB) depuis février 2025, après avoir été patron pendant dix-huit ans de la Coalition pour une Amérique prospère (CPA), organisation soutenant le protectionnisme. Les parents, tous deux avocats, ainsi que les deux frères de la victime ont prévu de témoigner au procès. Le prochain procès est fixé au 3 août, au sujet du décès de Michael Ryan, un ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. De nombreuses victimes du vol d'Ethiopian se rendaient à l'Assemblée des Nations unies pour l'environnement (ANUE) à Nairobi. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des ententes entre parties. La dernière, qui concernait le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été trouvée fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.

04.05.2026 à 04:01

Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, visé par une plainte

FRANCE24
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Au bout de six mois sous haute tension, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur "la neutralité" et "le financement de l'audiovisuel public" a adopté de justesse ce rapport polémique il y a une semaine, par 12 voix contre dix, et huit abstentions. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour, afin que le document soit rendu public et que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite". Pour sa part, Charles Alloncle (UDR), qui redoutait une "censure", s'est félicité que soit assurée une "transparence sur l'utilisation de l'argent des Français". La publication du rapport pourrait être décalé de lundi soir à mardi matin, a-t-il indiqué à l'AFP, précisant ne pas être décisionnaire du moment de parution. Avant même cette dernière, l'affaire déjà très polémique s'est déplacée sur le terrain judiciaire. Dans une plainte contre X déposée samedi auprès du Parquet national financier (PNF), l'association AC!! Anti-Corruption estime que le rapporteur a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu'ils en tirent tous deux des intérêts, a annoncé Me Jérôme Karsenti, avocat de l'association, à quelques journalistes dont l'AFP. M. Alloncle a affirmé à l'AFP que s'il avait été destinataire de ces questions, envoyées à plusieurs autres députés, il ne les avait pas utilisées. Cure d'austérité La commission d'enquête avait été créée fin octobre par le groupe d'Eric Ciotti dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport Alloncle ont fuité. Elles soumettraient France Télévisions à une cure d'austérité. Le député préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues en une seule entité. Côté radio, il suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. L'ensemble des mesures d'économies se chiffre à plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. La somme serait affectée à "l'entretien du patrimoine" de l'État et au désendettement du pays. Parmi ses autres mesures, M. Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée. Un "retour à l'ORTF", critique un député du bloc central. Enjeu pour 2027 Pour Charles Alloncle, sa "seule victoire" serait que, "demain, l'audiovisuel public se porte mieux et que, dans un an, notamment lors de la campagne de 2027, on se dise qu'il n'y a pas besoin de privatiser" ces entreprises, a-t-il lancé depuis le plateau de Cyril Hanouna sur W9, au soir du vote. Il n'a pas mis cette option d'une privatisation dans son rapport, qu'il a présenté à la cheffe des députés du RN, Marine Le Pen. "Demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public", a de son côté soutenu le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, à BFMTV. Le Rassemblement national, qui porte cette idée depuis plusieurs années, a lancé une pétition "pour soutenir l'ouverture d'un débat national". A l'opposé, les socialistes dénoncent dans le rapport Alloncle une série de "mensonges" et de "partis pris", quand les Insoumis pointent un "pamphlet idéologique". Outre les mesures avancées, le ton employé par l'élu UDR fait bondir à gauche et au-delà, comme durant les auditions agitées de la commission. Plusieurs groupes politiques vont joindre leurs propres contributions au rapport. Les écologistes y taclent Charles Alloncle, qui devrait selon eux s'appliquer à lui-même "le principe de neutralité qu'il revendique". Les élus MoDem ont prévu un prochain "contre-rapport". De son côté, le gouvernement assure ne pas demeurer dans "le statu quo", après la suspension du projet de holding commune pour l'audiovisuel public que portait Rachida Dati quand elle était ministre de la Culture. Catherine Pégard, qui lui succède rue de Valois, reçoit lundi les patronnes de France Télévisions et Radio France. Elle a déclaré dimanche au Figaro vouloir une "accélération" des réformes de l'audiovisuel public tout en conservant une "grande ambition".
Texte intégral (805 mots)
Au bout de six mois sous haute tension, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur "la neutralité" et "le financement de l'audiovisuel public" a adopté de justesse ce rapport polémique il y a une semaine, par 12 voix contre dix, et huit abstentions. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour, afin que le document soit rendu public et que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite". Pour sa part, Charles Alloncle (UDR), qui redoutait une "censure", s'est félicité que soit assurée une "transparence sur l'utilisation de l'argent des Français". La publication du rapport pourrait être décalé de lundi soir à mardi matin, a-t-il indiqué à l'AFP, précisant ne pas être décisionnaire du moment de parution. Avant même cette dernière, l'affaire déjà très polémique s'est déplacée sur le terrain judiciaire. Dans une plainte contre X déposée samedi auprès du Parquet national financier (PNF), l'association AC!! Anti-Corruption estime que le rapporteur a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu'ils en tirent tous deux des intérêts, a annoncé Me Jérôme Karsenti, avocat de l'association, à quelques journalistes dont l'AFP. M. Alloncle a affirmé à l'AFP que s'il avait été destinataire de ces questions, envoyées à plusieurs autres députés, il ne les avait pas utilisées. Cure d'austérité La commission d'enquête avait été créée fin octobre par le groupe d'Eric Ciotti dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Nombre des quelque 80 recommandations du rapport Alloncle ont fuité. Elles soumettraient France Télévisions à une cure d'austérité. Le député préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour "redéployer les moyens" sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une "grande chaîne généraliste", tandis que franceinfo et France 24 seraient aussi refondues en une seule entité. Côté radio, il suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip hop. L'ensemble des mesures d'économies se chiffre à plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. La somme serait affectée à "l'entretien du patrimoine" de l'État et au désendettement du pays. Parmi ses autres mesures, M. Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée. Un "retour à l'ORTF", critique un député du bloc central. Enjeu pour 2027 Pour Charles Alloncle, sa "seule victoire" serait que, "demain, l'audiovisuel public se porte mieux et que, dans un an, notamment lors de la campagne de 2027, on se dise qu'il n'y a pas besoin de privatiser" ces entreprises, a-t-il lancé depuis le plateau de Cyril Hanouna sur W9, au soir du vote. Il n'a pas mis cette option d'une privatisation dans son rapport, qu'il a présenté à la cheffe des députés du RN, Marine Le Pen. "Demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public", a de son côté soutenu le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, à BFMTV. Le Rassemblement national, qui porte cette idée depuis plusieurs années, a lancé une pétition "pour soutenir l'ouverture d'un débat national". A l'opposé, les socialistes dénoncent dans le rapport Alloncle une série de "mensonges" et de "partis pris", quand les Insoumis pointent un "pamphlet idéologique". Outre les mesures avancées, le ton employé par l'élu UDR fait bondir à gauche et au-delà, comme durant les auditions agitées de la commission. Plusieurs groupes politiques vont joindre leurs propres contributions au rapport. Les écologistes y taclent Charles Alloncle, qui devrait selon eux s'appliquer à lui-même "le principe de neutralité qu'il revendique". Les élus MoDem ont prévu un prochain "contre-rapport". De son côté, le gouvernement assure ne pas demeurer dans "le statu quo", après la suspension du projet de holding commune pour l'audiovisuel public que portait Rachida Dati quand elle était ministre de la Culture. Catherine Pégard, qui lui succède rue de Valois, reçoit lundi les patronnes de France Télévisions et Radio France. Elle a déclaré dimanche au Figaro vouloir une "accélération" des réformes de l'audiovisuel public tout en conservant une "grande ambition".

04.05.2026 à 03:55

Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine

FRANCE24
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Sam Altman, le patron d'OpenAI passé en dix ans du statut de protégé d'Elon Musk à ennemi juré, n'est attendu que la semaine du 11 mai sur le fauteuil des témoins. De ce procès dépend l'avenir du jeune et puissant géant de l'IA générative, désormais valorisé plus de 850 milliards de dollars et en lice pour une introduction en Bourse. En attendant son patron emblématique, ce sera donc son plus fidèle compagnon de route, Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, qui subira lundi le feu des questions des avocats d'Elon Musk au tribunal d'Oakland, près de San Francisco. Le PDG de Microsoft Satya Nadella, dont le groupe se voit accuser d'avoir illégalement financé la transformation commerciale d'OpenAI, pourrait aussi témoigner dans la semaine. De mardi à jeudi dernier, Elon Musk s'est présenté pendant trois jours en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020, avant d'être trahi. Le patron de SpaceX et Tesla assure qu'il voulait contrebalancer la domination de Google et placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité selon lui, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit. "Vous ne pouvez pas voler une organisation caritative", a martelé l'homme le plus riche du monde, qui juge illégal le virage commercial opéré par OpenAI avec le soutien de Microsoft. Sa structure commerciale, déjà l'une des entreprises les plus valorisées de la planète, reste toutefois encore subordonnée à la fondation philanthropique d'origine. Compétition mondiale Face à lui, Sam Altman et Greg Brockman ont assisté au premier rang à la quasi-intégralité de son audition, sans aucune déclaration dans ou en dehors de la salle d'audience, cernée par des dizaines de journalistes depuis le premier jour. En face, l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué le multimilliardaire sur ses propres ambitions lucratives. Elon Musk vient d'absorber xAI, son propre laboratoire d'IA dont le chatbot Grok est un rival de ChatGPT, dans son mastodonte spatial SpaceX. Valorisé quelque 1.250 milliards de dollars, ce dernier est en route pour une introduction en Bourse sans précédent. L'enjeu est considérable: si la juge Yvonne Gonzalez Rogers qui tranchera seule après l'avis du jury, donne raison à Elon Musk, OpenAI pourrait voir son entrée en Bourse compromise. Les cartes de la féroce compétition mondiale sur l'IA, dans laquelle Google et les champions chinois de la tech sont bien placés, en seraient rebattues. En tête, OpenAI rivalise désormais avec Anthropic, et son modèle Claude. Leur compétition commence à produire des dizaines de milliards de dollars de revenus annuels, sans commune mesure toutefois avec les centaines de milliards d'investissements encore nécessaires pour recruter les talents, acheter les processeurs ou encore construire et électrifier les centres de données géants de cette révolution technologique.
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Sam Altman, le patron d'OpenAI passé en dix ans du statut de protégé d'Elon Musk à ennemi juré, n'est attendu que la semaine du 11 mai sur le fauteuil des témoins. De ce procès dépend l'avenir du jeune et puissant géant de l'IA générative, désormais valorisé plus de 850 milliards de dollars et en lice pour une introduction en Bourse. En attendant son patron emblématique, ce sera donc son plus fidèle compagnon de route, Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, qui subira lundi le feu des questions des avocats d'Elon Musk au tribunal d'Oakland, près de San Francisco. Le PDG de Microsoft Satya Nadella, dont le groupe se voit accuser d'avoir illégalement financé la transformation commerciale d'OpenAI, pourrait aussi témoigner dans la semaine. De mardi à jeudi dernier, Elon Musk s'est présenté pendant trois jours en bienfaiteur désintéressé des débuts d'OpenAI, auxquels il a contribué par des dons à hauteur de 38 millions de dollars de 2016 à 2020, avant d'être trahi. Le patron de SpaceX et Tesla assure qu'il voulait contrebalancer la domination de Google et placer cette révolution technologique, susceptible de détruire l'humanité selon lui, dans de meilleures mains, délivrées de la pression du profit. "Vous ne pouvez pas voler une organisation caritative", a martelé l'homme le plus riche du monde, qui juge illégal le virage commercial opéré par OpenAI avec le soutien de Microsoft. Sa structure commerciale, déjà l'une des entreprises les plus valorisées de la planète, reste toutefois encore subordonnée à la fondation philanthropique d'origine. Compétition mondiale Face à lui, Sam Altman et Greg Brockman ont assisté au premier rang à la quasi-intégralité de son audition, sans aucune déclaration dans ou en dehors de la salle d'audience, cernée par des dizaines de journalistes depuis le premier jour. En face, l'avocat d'OpenAI a contre-attaqué le multimilliardaire sur ses propres ambitions lucratives. Elon Musk vient d'absorber xAI, son propre laboratoire d'IA dont le chatbot Grok est un rival de ChatGPT, dans son mastodonte spatial SpaceX. Valorisé quelque 1.250 milliards de dollars, ce dernier est en route pour une introduction en Bourse sans précédent. L'enjeu est considérable: si la juge Yvonne Gonzalez Rogers qui tranchera seule après l'avis du jury, donne raison à Elon Musk, OpenAI pourrait voir son entrée en Bourse compromise. Les cartes de la féroce compétition mondiale sur l'IA, dans laquelle Google et les champions chinois de la tech sont bien placés, en seraient rebattues. En tête, OpenAI rivalise désormais avec Anthropic, et son modèle Claude. Leur compétition commence à produire des dizaines de milliards de dollars de revenus annuels, sans commune mesure toutefois avec les centaines de milliards d'investissements encore nécessaires pour recruter les talents, acheter les processeurs ou encore construire et électrifier les centres de données géants de cette révolution technologique.

04.05.2026 à 03:53

L'Europe et le Canada se retrouvent en Arménie pour un sommet sans Donald Trump

FRANCE 24
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Les Européens se réunissent entre eux, sans les Américains et sans les, mais avec leur allié canadien, le Premier ministre canadien, Mark Carney, lundi, pour le huitième sommet de la Communauté politique européenne (CEP), auquel participent des dizaines de dirigeants européens, dont le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique, Keir Starmer et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
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Les Européens se réunissent entre eux, sans les Américains et sans les, mais avec leur allié canadien, le Premier ministre canadien, Mark Carney, lundi, pour le huitième sommet de la Communauté politique européenne (CEP), auquel participent des dizaines de dirigeants européens, dont le président français, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique, Keir Starmer et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

04.05.2026 à 03:38

Un possible foyer d'infection d'hantavirus sur une croisière

FRANCE24
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Une croisière tourne au cauchemar. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liés à un possible foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur le navire MV Hondius, reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert.
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Une croisière tourne au cauchemar. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liés à un possible foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur le navire MV Hondius, reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert.

04.05.2026 à 03:15

Jean-Luc Mélenchon à nouveau candidat à la présidentielle

FRANCE24
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Quatrième campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l'Élysée. Le patron de LFI a choisi le 20 heures de TF1 pour officialiser sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il a d'ores et déjà désigné son principal rival, le Rassemblement national. Une candidature qui tombe à un moment où la gauche est divisée, tant sur les programmes que sur la stratégie.
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Quatrième campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l'Élysée. Le patron de LFI a choisi le 20 heures de TF1 pour officialiser sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il a d'ores et déjà désigné son principal rival, le Rassemblement national. Une candidature qui tombe à un moment où la gauche est divisée, tant sur les programmes que sur la stratégie.

04.05.2026 à 03:12

La détention de deux militants de la Flottille pour Gaza prolongée, Madrid dénonce

FRANCE24
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La détention de deux militants de la "Flottille pour Gaza", dont un Espagnol, inquiète au plus haut sommet de l'État espagnol, le Premier ministre Pedro Sanchez dénonce ainsi un "enlèvement". Cette affaire accentue les tensions entre Israël et l'Espagne, dont les relations sont déjà "compliquées", rapporte Henry De Laguérie, correspondant pour France 24 à Barcelone.
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La détention de deux militants de la "Flottille pour Gaza", dont un Espagnol, inquiète au plus haut sommet de l'État espagnol, le Premier ministre Pedro Sanchez dénonce ainsi un "enlèvement". Cette affaire accentue les tensions entre Israël et l'Espagne, dont les relations sont déjà "compliquées", rapporte Henry De Laguérie, correspondant pour France 24 à Barcelone.
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