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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

18.08.2026 à 20:52

Cyrielle CABOT
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La détérioration massive des sols est au cœur des discussions de la COP17 sur la lutte contre la désertification, qui a lieu jusqu'au 28 août en Mongolie. Alors que 70 % des terres françaises sont dégradées par des phénomènes comme l'érosion ou l'artificialisation, la France s’est officiellement déclarée "affectée" par ce phénomène. 
La détérioration massive des sols est au cœur des discussions de la COP17 sur la lutte contre la désertification, qui a lieu jusqu'au 28 août en Mongolie. Alors que 70 % des terres françaises sont dégradées par des phénomènes comme l'érosion ou l'artificialisation, la France s’est officiellement déclarée "affectée" par ce phénomène. 

18.08.2026 à 20:51

Hamza HABHOUB
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France 24 a suivi pendant une nuit des migrants mineurs encore présents à Ceuta. Entre la peur, le froid et l’attente, de jeunes Marocains en quête d'une vie meilleure ont confié les détails poignants d'une histoire qui les a amenés à s'échouer dans l'enclave espagnole.
France 24 a suivi pendant une nuit des migrants mineurs encore présents à Ceuta. Entre la peur, le froid et l’attente, de jeunes Marocains en quête d'une vie meilleure ont confié les détails poignants d'une histoire qui les a amenés à s'échouer dans l'enclave espagnole.

18.08.2026 à 20:27

FRANCE24
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Au Sénégal, Patrick Vieira est nommé sélectionneur des Lions de la Teranga. La nomination de Vieira intervient alors que l'ancien sélectionneur Pape Thiaw réclame à la FSF plus de 400 millions de francs CFA au titre de salaires, primes et indemnités impayés.
Au Sénégal, Patrick Vieira est nommé sélectionneur des Lions de la Teranga. La nomination de Vieira intervient alors que l'ancien sélectionneur Pape Thiaw réclame à la FSF plus de 400 millions de francs CFA au titre de salaires, primes et indemnités impayés.

18.08.2026 à 20:15

FRANCE24
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🇸🇳 Au Sénégal, la modification de l’article 37 de la Constitution a été adoptée ce lundi. Le texte impose désormais au Premier Ministre et au président de l’Assemblée nationale, en plus du chef de l’État une seconde déclaration de patrimoine en fin de mandat.
🇸🇳 Au Sénégal, la modification de l’article 37 de la Constitution a été adoptée ce lundi. Le texte impose désormais au Premier Ministre et au président de l’Assemblée nationale, en plus du chef de l’État une seconde déclaration de patrimoine en fin de mandat.

18.08.2026 à 20:01

FRANCE24
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C'est le gros coup de l'été en Espagne. Le Ballon d'or 2024, annoncé avec insistance au Real Madrid, a choisi le Barça, son jeu collectif et offensif, plutôt que les lumières du stade Santiago Bernabéu. Le milieu de terrain de 30 ans s'est engagé mardi "jusqu'au 30 juin 2030" avec le double champion d'Espagne en titre, pour un montant évalué par Manchester City à 76.5 millions d'euros, bonus compris, selon une source officielle du club anglais à l'AFP. Depuis qu'il a soulevé le trophée mondial, il y a un peu moins d'un mois, près de New York, Rodri était pourtant annoncé tout proche de s'engager avec le Real, selon la presse sportive madrilène. Mais Barcelone était, pour lui, "la première option". "J'avais d'autres options, mais pour moi Barcelone était la première. C'est un très grand club, une référence au niveau mondial, pour sa philosophie de jeu, sa manière de comprendre le football et les valeurs qu'il représente", a-t-il déclaré lors de sa présentation devant la presse. Victoire idéologique Le capitaine de la sélection espagnole, élu meilleur joueur du Mondial-2026 remporté avec la Roja, a confirmé qu'il avait été convaincu par un appel téléphonique avec l'entraîneur barcelonais Hansi Flick: "J'ai parlé avec lui évidemment et j'ai hâte de pouvoir m'entraîner avec lui. Il a une idée de jeu très courageuse, qui m'attire beaucoup à ce stade de ma carrière et qui peut m'apporter beaucoup comme joueur, car je pense avoir encore une marge de progression. Il peut me rendre encore plus complet", a-t-il estimé. Le milieu défensif avait affirmé la veille, lors de son arrivée à l'aéroport, qu'il réalisait "un rêve" en rejoignant le Barça, dont il n'avait jamais caché son admiration pour le style de jeu collectif, bien qu'il ait grandi à Madrid. Cette décision est à la fois victoire idéologique et symbolique pour le club catalan face à son éternel rival, qui s'est considérablement renforcé cet été avec six recrues, dont l'ailier ivoirien Yan Diomandé et le champion du monde espagnol Marc Cucurella, mais n'a toujours pas de milieu de terrain du calibre de Rodri pour succéder aux légendes Toni Kroos et Luka Modric. Héritier de Guardiola Passé par l'Atlético Madrid et Villarreal, "Rodri", de son nom complet Rodrigo Hernandez Cascante, était depuis sept saisons le leader de Manchester City, où il s'est imposé comme l'un des meilleurs joueurs du monde sous les ordres de Pep Guardiola, ex-coach du Barça, jusqu'à remporter le Ballon d'or en 2024. Le club anglais a remercié celui qui fut son capitaine et le pilier de sa génération dorée, "mettant ainsi fin à un magnifique parcours de sept ans, riche en succès", avec notamment une Ligue des champions en 2023 et quatre titres de champion d'Angleterre. Le joueur espagnol de 30 ans, de retour au plus haut niveau cet été lors du Mondial nord-américain après plusieurs blessures successives à un genou, avait subi une "légère opération du dos" fin juillet, laissant planer des doutes sur sa condition physique pour l'entame de la saison. Il a assuré mardi qu'il était prêt a reprendre l'entraînement dès mercredi, afin de se rendre disponible le plus tôt possible pour son entraîneur, privé pendant plusieurs mois du Néerlandais Frenkie de Jong. L'ex-métronome de Guardiola va retrouver à Barcelone plusieurs de ses coéquipiers en sélection pour reformer l'ossature de la Roja championne du monde pour la deuxième fois, aux côtés du jeune Pau Cubarsi, Pedri, Dani Olmo et le prodige Lamine Yamal. Avec l'objectif, déjà annoncé, d'aller décrocher la sixième Ligue des champions du club blaugrana.
Texte intégral (635 mots)
C'est le gros coup de l'été en Espagne. Le Ballon d'or 2024, annoncé avec insistance au Real Madrid, a choisi le Barça, son jeu collectif et offensif, plutôt que les lumières du stade Santiago Bernabéu. Le milieu de terrain de 30 ans s'est engagé mardi "jusqu'au 30 juin 2030" avec le double champion d'Espagne en titre, pour un montant évalué par Manchester City à 76.5 millions d'euros, bonus compris, selon une source officielle du club anglais à l'AFP. Depuis qu'il a soulevé le trophée mondial, il y a un peu moins d'un mois, près de New York, Rodri était pourtant annoncé tout proche de s'engager avec le Real, selon la presse sportive madrilène. Mais Barcelone était, pour lui, "la première option". "J'avais d'autres options, mais pour moi Barcelone était la première. C'est un très grand club, une référence au niveau mondial, pour sa philosophie de jeu, sa manière de comprendre le football et les valeurs qu'il représente", a-t-il déclaré lors de sa présentation devant la presse. Victoire idéologique Le capitaine de la sélection espagnole, élu meilleur joueur du Mondial-2026 remporté avec la Roja, a confirmé qu'il avait été convaincu par un appel téléphonique avec l'entraîneur barcelonais Hansi Flick: "J'ai parlé avec lui évidemment et j'ai hâte de pouvoir m'entraîner avec lui. Il a une idée de jeu très courageuse, qui m'attire beaucoup à ce stade de ma carrière et qui peut m'apporter beaucoup comme joueur, car je pense avoir encore une marge de progression. Il peut me rendre encore plus complet", a-t-il estimé. Le milieu défensif avait affirmé la veille, lors de son arrivée à l'aéroport, qu'il réalisait "un rêve" en rejoignant le Barça, dont il n'avait jamais caché son admiration pour le style de jeu collectif, bien qu'il ait grandi à Madrid. Cette décision est à la fois victoire idéologique et symbolique pour le club catalan face à son éternel rival, qui s'est considérablement renforcé cet été avec six recrues, dont l'ailier ivoirien Yan Diomandé et le champion du monde espagnol Marc Cucurella, mais n'a toujours pas de milieu de terrain du calibre de Rodri pour succéder aux légendes Toni Kroos et Luka Modric. Héritier de Guardiola Passé par l'Atlético Madrid et Villarreal, "Rodri", de son nom complet Rodrigo Hernandez Cascante, était depuis sept saisons le leader de Manchester City, où il s'est imposé comme l'un des meilleurs joueurs du monde sous les ordres de Pep Guardiola, ex-coach du Barça, jusqu'à remporter le Ballon d'or en 2024. Le club anglais a remercié celui qui fut son capitaine et le pilier de sa génération dorée, "mettant ainsi fin à un magnifique parcours de sept ans, riche en succès", avec notamment une Ligue des champions en 2023 et quatre titres de champion d'Angleterre. Le joueur espagnol de 30 ans, de retour au plus haut niveau cet été lors du Mondial nord-américain après plusieurs blessures successives à un genou, avait subi une "légère opération du dos" fin juillet, laissant planer des doutes sur sa condition physique pour l'entame de la saison. Il a assuré mardi qu'il était prêt a reprendre l'entraînement dès mercredi, afin de se rendre disponible le plus tôt possible pour son entraîneur, privé pendant plusieurs mois du Néerlandais Frenkie de Jong. L'ex-métronome de Guardiola va retrouver à Barcelone plusieurs de ses coéquipiers en sélection pour reformer l'ossature de la Roja championne du monde pour la deuxième fois, aux côtés du jeune Pau Cubarsi, Pedri, Dani Olmo et le prodige Lamine Yamal. Avec l'objectif, déjà annoncé, d'aller décrocher la sixième Ligue des champions du club blaugrana.

18.08.2026 à 19:47

FRANCE24
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Fin du sommet de la SADC à Durban, en Afrique du Sud. Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe ont notamment discuté de sécurité et d’économie, mais aussi d’immigration, dans un contexte marqué par les manifestations anti-migrants dans le pays. 
Texte intégral (635 mots)
Fin du sommet de la SADC à Durban, en Afrique du Sud. Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe ont notamment discuté de sécurité et d’économie, mais aussi d’immigration, dans un contexte marqué par les manifestations anti-migrants dans le pays. 

18.08.2026 à 19:44

FRANCE24
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L'archéologue Arthur Evans a sauvé Knossos de l'oubli, mais sa restauration du site est très controversée. Entre des fresques approximatives et l'influence de l'Art nouveau, jusqu'où a-t-il poussé l’imagination ?
Texte intégral (635 mots)
L'archéologue Arthur Evans a sauvé Knossos de l'oubli, mais sa restauration du site est très controversée. Entre des fresques approximatives et l'influence de l'Art nouveau, jusqu'où a-t-il poussé l’imagination ?

18.08.2026 à 19:27

FRANCE 24
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Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a présenté mardi ses "excuses" face au piratage massif du fisc – au moins 678 000 particuliers et professionnels pour les données fiscales et 430 000 particuliers pour les fichiers cadastraux. Par ailleurs, l'administration fiscale a reconnu une troisième fuite de données, rapidement "coupée", sur les successions.
Texte intégral (635 mots)
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a présenté mardi ses "excuses" face au piratage massif du fisc – au moins 678 000 particuliers et professionnels pour les données fiscales et 430 000 particuliers pour les fichiers cadastraux. Par ailleurs, l'administration fiscale a reconnu une troisième fuite de données, rapidement "coupée", sur les successions.

18.08.2026 à 19:05

FRANCE24
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Les deux dirigeants ont échangé au téléphone, lundi après-midi, dans ce que le Premier ministre canadien a décrit comme étant des négociations "intenses et délicates". "Le Premier ministre Carney et le président Trump se sont entretenus par téléphone hier après-midi au sujet des négociations commerciales en cours", a confirmé mardi à l'AFP une porte-parole de M. Carney. En jeu, les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump mi-juillet et qui doivent entrer en vigueur mercredi à 00H01 (04H01 GMT). D'un taux de 50%, ils doivent toucher pour 20 milliards de dollars de produits canadiens, parmi lesquels le vin, les crosses de hockey ou le ciment. Plusieurs secteurs considérés comme essentiels, tels que l'énergie, les produits de la pêche ou les minéraux critiques, sont en revanche explicitement exclus de cette nouvelle surtaxe. Il ne s'agit pas de la première salve de surtaxes visant les produits canadiens et la part de produits touchés représente seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais la nouveauté vient du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord nord-américain de libre-échange (ACEUM). Tensions persistantes Washington a justifié ces droits de douane par les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposée par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott, mis en place par la plupart des provinces canadiennes, contre les alcools américains en réaction aux menaces de Donald Trump et à ses appels répétés à faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane, fin juillet, le Premier ministre canadien, Mark Carney avait d'ailleurs dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM, assurant que le Canada avait "pris des mesures équivalentes". Dans les faits, le Canada espère parvenir à un accord avec les Etats-Unis, les deux pays poursuivant les négociations sur les conditions de l'accord actuel de libre-échange. Le président américain Donald Trump critique l'ACEUM, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays (Canada, Etats-Unis, Mexique) devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne décide de s'en retirer unilatéralement avant. Négociations difficiles Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Une équipe canadienne était d'ailleurs à Washington mardi, selon la presse américaine, dans l'espoir de parvenir à un accord de dernière minute qui permettrait d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire. M. Carney leur a donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes mais également d'en réduire d'autres déjà en place. Signe des tensions politiques persistantes entre les deux pays, une pétition présentée au Parlement canadien demande la destitution de l'ambassadeur américain à Ottawa, Pete Hoekstra, et avait recueilli lundi plus de 200.000 signatures. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM, ce qui les protège - jusqu'à présent - des droits de douane.
Texte intégral (697 mots)
Les deux dirigeants ont échangé au téléphone, lundi après-midi, dans ce que le Premier ministre canadien a décrit comme étant des négociations "intenses et délicates". "Le Premier ministre Carney et le président Trump se sont entretenus par téléphone hier après-midi au sujet des négociations commerciales en cours", a confirmé mardi à l'AFP une porte-parole de M. Carney. En jeu, les nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump mi-juillet et qui doivent entrer en vigueur mercredi à 00H01 (04H01 GMT). D'un taux de 50%, ils doivent toucher pour 20 milliards de dollars de produits canadiens, parmi lesquels le vin, les crosses de hockey ou le ciment. Plusieurs secteurs considérés comme essentiels, tels que l'énergie, les produits de la pêche ou les minéraux critiques, sont en revanche explicitement exclus de cette nouvelle surtaxe. Il ne s'agit pas de la première salve de surtaxes visant les produits canadiens et la part de produits touchés représente seulement une fraction des 383 milliards de dollars exportés chaque année vers les Etats-Unis. Mais la nouveauté vient du fait que certains des produits ciblés entraient jusqu'ici aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord nord-américain de libre-échange (ACEUM). Tensions persistantes Washington a justifié ces droits de douane par les représailles prises par Ottawa en réponse à la précédente série de surtaxes imposée par les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, le Canada était l'un des deux seuls pays avec la Chine à avoir riposté aux efforts américains pour "rééquilibrer (leur) balance commerciale". Elle a également dénoncé le boycott, mis en place par la plupart des provinces canadiennes, contre les alcools américains en réaction aux menaces de Donald Trump et à ses appels répétés à faire du Canada le "51e Etat" américain. Lors de l'annonce de ces droits de douane, fin juillet, le Premier ministre canadien, Mark Carney avait d'ailleurs dénoncé une "violation directe" de l'ACEUM, assurant que le Canada avait "pris des mesures équivalentes". Dans les faits, le Canada espère parvenir à un accord avec les Etats-Unis, les deux pays poursuivant les négociations sur les conditions de l'accord actuel de libre-échange. Le président américain Donald Trump critique l'ACEUM, qu'il a pourtant négocié lors de son premier mandat pour remplacer l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L'ACEUM prévoyait une clause de revoyure cette année, les trois pays (Canada, Etats-Unis, Mexique) devant donner leur accord pour son renouvellement pour 16 ans. Face au refus de Washington, l'accord est prolongé d'année en année pour dix ans, avant de devenir caduc, à moins qu'un des trois pays ne décide de s'en retirer unilatéralement avant. Négociations difficiles Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique sont entrés dans une phase de négociations ardues, alors que les relations diplomatiques entre les trois pays se sont tendues depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche. Une équipe canadienne était d'ailleurs à Washington mardi, selon la presse américaine, dans l'espoir de parvenir à un accord de dernière minute qui permettrait d'éviter ce nouveau tour de vis tarifaire. M. Carney leur a donné comme instruction d'offrir des concessions ciblées afin d'empêcher ces nouvelles surtaxes mais également d'en réduire d'autres déjà en place. Signe des tensions politiques persistantes entre les deux pays, une pétition présentée au Parlement canadien demande la destitution de l'ambassadeur américain à Ottawa, Pete Hoekstra, et avait recueilli lundi plus de 200.000 signatures. Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, mais ont également été les premières cibles de la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis janvier 2025. Ces droits de douane avaient toutefois été annulés fin février par la Cour suprême américaine. Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80% des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l'ACEUM, ce qui les protège - jusqu'à présent - des droits de douane.

18.08.2026 à 19:04

Laure MANENT
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La France emprunte désormais à 4,10% sur les marchés obligataires à 10 ans, proche du niveau record de novembre 2008, en plein crise des subprimes, où le taux était de 4,20%. C’est le reflet d’une crainte de crise inflationniste globale et durable liée à la guerre au Moyen-Orient et à la hausse consécutive des prix du pétrole. Ce taux est également le reflet de la confiance des créanciers dans le pays auquel ils prêtent.
Texte intégral (697 mots)
La France emprunte désormais à 4,10% sur les marchés obligataires à 10 ans, proche du niveau record de novembre 2008, en plein crise des subprimes, où le taux était de 4,20%. C’est le reflet d’une crainte de crise inflationniste globale et durable liée à la guerre au Moyen-Orient et à la hausse consécutive des prix du pétrole. Ce taux est également le reflet de la confiance des créanciers dans le pays auquel ils prêtent.

18.08.2026 à 18:55

FRANCE24
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"La Commission se félicite des modifications apportées par Apple à ses conditions commerciales" accordées aux développeurs d'applications pour iPhone et iPad, s'est félicité l'exécutif européen dans un communiqué. "Ces changements règlent les différends d'Apple avec la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs" des applications, a affirmé de son côté le groupe américain dans un communiqué. Ces nouvelles règles doivent entrer en vigueur à compter d'octobre 2026, et la Commission européenne a précisé qu'elle surveillerait leur "mise en œuvre effective" par Apple. L'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'UE, avait infligé une amende de 500 millions d'euros au groupe américain en avril 2025, pour des clauses jugées abusives dans sa boutique App Store, au détriment des fournisseurs d'applications et de leurs clients. Le groupe américain avait fait appel de cette décision. Mardi, Apple a finalement annoncé s'être engagé à adopter d'autres règles concernant l'App Store. L'une de ces nouvelles règles prévoit que les développeurs seront soumis à un ensemble unique de conditions commerciales, leur permettant de choisir plusieurs options pour distribuer leurs apps: des boutiques tierces, l'App Store ou encore le web, selon ce communiqué. Apple s'est vu ordonner d'apporter des modifications pour se conformer au règlement européen sur les marchés numériques (DMA, Digital Markets Act), une loi emblématique de l'Union européenne visant à mieux faire respecter la concurrence et protéger les consommateurs européens. Faute de quoi, l'entreprise, basée à Cupertino en Californie, s'exposait à des "astreintes périodiques" pouvant dépasser 50 millions d'euros par jour. À ce stade, la Commission n'envisage pas "d'astreintes périodiques, mais surveille plutôt la mesure annoncée", a-t-elle déclaré, interrogée sur l'éventualité que l'engagement pris par Apple lève la menace de nouvelles sanctions. Apple a dans le passé plus généralement cherché à contester en justice le bien-fondé de la législation européenne sur le numérique. Le 8 juillet dernier, elle a toutefois perdu une série de recours devant la justice européenne, qui visaient à faire annuler des décisions de Bruxelles s'appuyant sur le DMA. Le tribunal de l'UE, en première instance, a notamment maintenu l'imposition d'un régime de règles et de contrôles renforcés au magasin d'applications du géant américain de la tech, l'App Store, et à son système d'exploitation dédié aux iPhone, iOS, dans le cadre de ce règlement européen, rejetant la demande d'annulation formulée par le groupe.
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"La Commission se félicite des modifications apportées par Apple à ses conditions commerciales" accordées aux développeurs d'applications pour iPhone et iPad, s'est félicité l'exécutif européen dans un communiqué. "Ces changements règlent les différends d'Apple avec la Commission concernant les conditions commerciales et les modes de distribution alternatifs" des applications, a affirmé de son côté le groupe américain dans un communiqué. Ces nouvelles règles doivent entrer en vigueur à compter d'octobre 2026, et la Commission européenne a précisé qu'elle surveillerait leur "mise en œuvre effective" par Apple. L'exécutif européen, gardien de la concurrence dans l'UE, avait infligé une amende de 500 millions d'euros au groupe américain en avril 2025, pour des clauses jugées abusives dans sa boutique App Store, au détriment des fournisseurs d'applications et de leurs clients. Le groupe américain avait fait appel de cette décision. Mardi, Apple a finalement annoncé s'être engagé à adopter d'autres règles concernant l'App Store. L'une de ces nouvelles règles prévoit que les développeurs seront soumis à un ensemble unique de conditions commerciales, leur permettant de choisir plusieurs options pour distribuer leurs apps: des boutiques tierces, l'App Store ou encore le web, selon ce communiqué. Apple s'est vu ordonner d'apporter des modifications pour se conformer au règlement européen sur les marchés numériques (DMA, Digital Markets Act), une loi emblématique de l'Union européenne visant à mieux faire respecter la concurrence et protéger les consommateurs européens. Faute de quoi, l'entreprise, basée à Cupertino en Californie, s'exposait à des "astreintes périodiques" pouvant dépasser 50 millions d'euros par jour. À ce stade, la Commission n'envisage pas "d'astreintes périodiques, mais surveille plutôt la mesure annoncée", a-t-elle déclaré, interrogée sur l'éventualité que l'engagement pris par Apple lève la menace de nouvelles sanctions. Apple a dans le passé plus généralement cherché à contester en justice le bien-fondé de la législation européenne sur le numérique. Le 8 juillet dernier, elle a toutefois perdu une série de recours devant la justice européenne, qui visaient à faire annuler des décisions de Bruxelles s'appuyant sur le DMA. Le tribunal de l'UE, en première instance, a notamment maintenu l'imposition d'un régime de règles et de contrôles renforcés au magasin d'applications du géant américain de la tech, l'App Store, et à son système d'exploitation dédié aux iPhone, iOS, dans le cadre de ce règlement européen, rejetant la demande d'annulation formulée par le groupe.

18.08.2026 à 18:55

FRANCE24
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"Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy consacrée à cette cyberattaque historique contre la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Dans la foulée, la directrice générale de l'institution, Amélie Verdier, a admis l'existence d'une brèche informatique inédite concernant des données de successions, repérée lundi et rapidement "coupée". Cette faille n'est "vraiment pas du tout de la même ampleur" que les précédentes attaques, a-t-elle toutefois tempéré. Selon elle, les informations exposées s'avèrent beaucoup moins sensibles, s'apparentant à de simples "annonces légales" publiques. Sur le front de la communication, David Amiel a exigé que chaque contribuable inquiet pour ses données "soit accueilli avec le plus grand respect" par les services des impôts. "Nos systèmes d'information comportent des faiblesses", a concédé le ministre, qui a évoqué plusieurs phases d'un plan d'action, dont "la lutte contre la compromission des comptes des agents" et un renforcement "de la formation cyber des agents". Constatant que l'explosion des capacités de l'IA décuplait les menaces, David Amiel a également demandé "à ce que l'on se teste nous-mêmes avec des intelligences artificielles sous contrôle". Infiltration via un "agent externe" Amélie Verdier s'est par ailleurs employée à détailler la chronologie de la première attaque, la plus importante. Fin juin, les pirates parviennent à subtiliser les accès d'un "agent externe, réputé sécurisé", qu'ils utilisent ensuite pour s'introduire dans "les canaux d'accès" aux données fiscales. Une fois infiltrés, les hackers ont "fait des tests" d'extraction de manière manuelle, avant d'enclencher un siphonnage massif. Le tout en restant sous les seuils d'alerte de la DGFiP, calibrés pour permettre aux agents de brasser un grand volume d'informations quotidiennement. Par un moyen technique que la directrice s'est refusée à divulguer, les services de Bercy finissent par détecter la compromission d'un compte et coupent ses accès. Des "investigations" sont alors menées en interne, mais se révèlent "malheureusement insuffisantes", de l'aveu même d'Amélie Verdier, puisqu'elles passent totalement à côté du vol massif de données. Ce n'est finalement que le 12 août, jour de la revendication du piratage sur un forum de revente spécialisé, que la DGFiP prend conscience de l'ampleur de la fuite. Commission d'enquête "Nous n'avions pas connaissance du vol de données avant le 12 août", a martelé Amélie Verdier. Elle dément ainsi fermement les accusations, notamment syndicales, reprochant au fisc d'avoir tardé à rendre l'affaire publique. Saisi du dossier, le parquet de Paris a ouvert une enquête, retenant notamment les chefs d'"extraction frauduleuse de données" et d'"association de malfaiteurs". Lundi, l'administration a entamé une campagne pour contacter les victimes et les sensibiliser aux risques d'hameçonnage et d'usurpation d'identité. De son côté, le groupe de pirates "ZeroBytes", contacté le même jour par l'AFP, a affirmé avoir déjà revendu les données à "deux personnes", pour plusieurs "milliers" d'euros. L'affaire menace désormais de glisser sur le terrain politique, à quelques semaines d'une rentrée sociale tendue et de la reprise des discussions budgétaires. Les sénateurs socialistes ont réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire, pointant du doigt la répétition des failles de sécurité au sein du ministère de l'Économie.
Texte intégral (589 mots)
"Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Bercy consacrée à cette cyberattaque historique contre la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Dans la foulée, la directrice générale de l'institution, Amélie Verdier, a admis l'existence d'une brèche informatique inédite concernant des données de successions, repérée lundi et rapidement "coupée". Cette faille n'est "vraiment pas du tout de la même ampleur" que les précédentes attaques, a-t-elle toutefois tempéré. Selon elle, les informations exposées s'avèrent beaucoup moins sensibles, s'apparentant à de simples "annonces légales" publiques. Sur le front de la communication, David Amiel a exigé que chaque contribuable inquiet pour ses données "soit accueilli avec le plus grand respect" par les services des impôts. "Nos systèmes d'information comportent des faiblesses", a concédé le ministre, qui a évoqué plusieurs phases d'un plan d'action, dont "la lutte contre la compromission des comptes des agents" et un renforcement "de la formation cyber des agents". Constatant que l'explosion des capacités de l'IA décuplait les menaces, David Amiel a également demandé "à ce que l'on se teste nous-mêmes avec des intelligences artificielles sous contrôle". Infiltration via un "agent externe" Amélie Verdier s'est par ailleurs employée à détailler la chronologie de la première attaque, la plus importante. Fin juin, les pirates parviennent à subtiliser les accès d'un "agent externe, réputé sécurisé", qu'ils utilisent ensuite pour s'introduire dans "les canaux d'accès" aux données fiscales. Une fois infiltrés, les hackers ont "fait des tests" d'extraction de manière manuelle, avant d'enclencher un siphonnage massif. Le tout en restant sous les seuils d'alerte de la DGFiP, calibrés pour permettre aux agents de brasser un grand volume d'informations quotidiennement. Par un moyen technique que la directrice s'est refusée à divulguer, les services de Bercy finissent par détecter la compromission d'un compte et coupent ses accès. Des "investigations" sont alors menées en interne, mais se révèlent "malheureusement insuffisantes", de l'aveu même d'Amélie Verdier, puisqu'elles passent totalement à côté du vol massif de données. Ce n'est finalement que le 12 août, jour de la revendication du piratage sur un forum de revente spécialisé, que la DGFiP prend conscience de l'ampleur de la fuite. Commission d'enquête "Nous n'avions pas connaissance du vol de données avant le 12 août", a martelé Amélie Verdier. Elle dément ainsi fermement les accusations, notamment syndicales, reprochant au fisc d'avoir tardé à rendre l'affaire publique. Saisi du dossier, le parquet de Paris a ouvert une enquête, retenant notamment les chefs d'"extraction frauduleuse de données" et d'"association de malfaiteurs". Lundi, l'administration a entamé une campagne pour contacter les victimes et les sensibiliser aux risques d'hameçonnage et d'usurpation d'identité. De son côté, le groupe de pirates "ZeroBytes", contacté le même jour par l'AFP, a affirmé avoir déjà revendu les données à "deux personnes", pour plusieurs "milliers" d'euros. L'affaire menace désormais de glisser sur le terrain politique, à quelques semaines d'une rentrée sociale tendue et de la reprise des discussions budgétaires. Les sénateurs socialistes ont réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire, pointant du doigt la répétition des failles de sécurité au sein du ministère de l'Économie.

18.08.2026 à 18:35

FRANCE24
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Parmi les milliers d'espèces que compte la forêt amazonienne, un petit groupe de 15 à 25 espèces d'arbres assure à lui seul une grande partie de la régénération forestière et de l'absorption de carbone, explique à l'AFP Fernando Elias, chercheur au Musée Emilio Goeldi, dans l'Etat brésilien du Para (nord). "C'est fantastique de voir à quel point la forêt est résiliente. Ces espèces donnent une nouvelle chance" à l'Amazonie après la "rupture totale" avec l'environnement causée par la déforestation, dit-il. "Quand on détruit une forêt, on ne détruit pas seulement la biodiversité. On détruit la capacité de la forêt à réguler le climat", souligne le chercheur. S'étendant sur neuf pays, les milliards d'arbres de la plus grande forêt tropicale au monde stockent d'énormes quantités de carbone, jouant un rôle essentiel pour freiner le réchauffement climatique. Fernando Elias a mené une étude publiée le mois dernier par la revue scientifique Global Change Biology, visant à analyser les forêts secondaires émergeant de zones déboisées dans l'Amazonie brésilienne. Selon lui, les espèces pionnières repérées par l'étude "ont une capacité de colonisation rapide" qui permet par la suite le retour d'autres espèces ayant notamment besoin d'ombre pour pousser, comme c'est le cas dans les forêts natives. La température sous la canopée de ces espèces clés peut être jusqu'à six degrés plus fraîche, selon M. Elias. Elles produisent une grande quantité de feuilles qui tombent au sol, augmentent la matière organique et marquent "le début du rétablissement de la forêt". Leçons L'étude menée par le chercheur estime que la surface de forêt secondaire en Amazonie est aussi vaste que l'Uruguay. Les forêts secondaires font leur apparition dans des pâturages abandonnés, des exploitations agricoles ayant fait faillite, ou lorsque le propriétaire d'un terrain est légalement tenu de le restaurer. Étudier la manière dont elles se régénèrent est essentiel pour comprendre comment restaurer les zones déboisées. Les auteurs de l'étude ont analysé des données provenant de ces forêts en cours de restauration dans quatre régions de l'est de l'Amazonie, se penchant sur plus de 25.000 espèces d'arbres et palmiers. Ils ont identifié parmi les espèces pionnières le Cecropia palmata, au tronc gris pâle et aux énormes feuilles en forme de mains, ainsi que l'Inga alba, dont les longues gousses renferment une pulpe blanche sucrée et comestible. Des espèces de palmiers comme l'imposant inaja et le babassu, apprécié depuis longtemps par les communautés rurales pour ses noix riches en huile, jouent également un rôle majeur dans la régénération. "Si nous connaissons les espèces qui absorbent le plus de carbone et qui jouent un rôle dominant dans le fonctionnement de ces écosystèmes, nous pouvons orienter les efforts de reforestation pour faire en sorte, par exemple, qu'elle soit plus rapide", résume Fernando Elias. Sa recherche a été menée dans le cadre du Réseau durable pour l'Amazonie, un projet international visant à étudier comment la déforestation et d'autres activités humaines transforment la forêt. Selon les données de l'Institut national de recherches spatiales (Inpe), un organe public brésilien, une surface pratiquement équivalente à celle de l'Espagne a été déboisée au Brésil au cours des quatre dernières décennies. Sous le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, la déforestation a chuté l'an dernier à son niveau le plus bas depuis dix ans. Lula, qui vise la réélection pour un quatrième mandat non consécutif en octobre, a promis d'éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030. Le Brésil s'est également engagé à restaurer 12 millions d'hectares de terres dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat de 2015.
Texte intégral (677 mots)
Parmi les milliers d'espèces que compte la forêt amazonienne, un petit groupe de 15 à 25 espèces d'arbres assure à lui seul une grande partie de la régénération forestière et de l'absorption de carbone, explique à l'AFP Fernando Elias, chercheur au Musée Emilio Goeldi, dans l'Etat brésilien du Para (nord). "C'est fantastique de voir à quel point la forêt est résiliente. Ces espèces donnent une nouvelle chance" à l'Amazonie après la "rupture totale" avec l'environnement causée par la déforestation, dit-il. "Quand on détruit une forêt, on ne détruit pas seulement la biodiversité. On détruit la capacité de la forêt à réguler le climat", souligne le chercheur. S'étendant sur neuf pays, les milliards d'arbres de la plus grande forêt tropicale au monde stockent d'énormes quantités de carbone, jouant un rôle essentiel pour freiner le réchauffement climatique. Fernando Elias a mené une étude publiée le mois dernier par la revue scientifique Global Change Biology, visant à analyser les forêts secondaires émergeant de zones déboisées dans l'Amazonie brésilienne. Selon lui, les espèces pionnières repérées par l'étude "ont une capacité de colonisation rapide" qui permet par la suite le retour d'autres espèces ayant notamment besoin d'ombre pour pousser, comme c'est le cas dans les forêts natives. La température sous la canopée de ces espèces clés peut être jusqu'à six degrés plus fraîche, selon M. Elias. Elles produisent une grande quantité de feuilles qui tombent au sol, augmentent la matière organique et marquent "le début du rétablissement de la forêt". Leçons L'étude menée par le chercheur estime que la surface de forêt secondaire en Amazonie est aussi vaste que l'Uruguay. Les forêts secondaires font leur apparition dans des pâturages abandonnés, des exploitations agricoles ayant fait faillite, ou lorsque le propriétaire d'un terrain est légalement tenu de le restaurer. Étudier la manière dont elles se régénèrent est essentiel pour comprendre comment restaurer les zones déboisées. Les auteurs de l'étude ont analysé des données provenant de ces forêts en cours de restauration dans quatre régions de l'est de l'Amazonie, se penchant sur plus de 25.000 espèces d'arbres et palmiers. Ils ont identifié parmi les espèces pionnières le Cecropia palmata, au tronc gris pâle et aux énormes feuilles en forme de mains, ainsi que l'Inga alba, dont les longues gousses renferment une pulpe blanche sucrée et comestible. Des espèces de palmiers comme l'imposant inaja et le babassu, apprécié depuis longtemps par les communautés rurales pour ses noix riches en huile, jouent également un rôle majeur dans la régénération. "Si nous connaissons les espèces qui absorbent le plus de carbone et qui jouent un rôle dominant dans le fonctionnement de ces écosystèmes, nous pouvons orienter les efforts de reforestation pour faire en sorte, par exemple, qu'elle soit plus rapide", résume Fernando Elias. Sa recherche a été menée dans le cadre du Réseau durable pour l'Amazonie, un projet international visant à étudier comment la déforestation et d'autres activités humaines transforment la forêt. Selon les données de l'Institut national de recherches spatiales (Inpe), un organe public brésilien, une surface pratiquement équivalente à celle de l'Espagne a été déboisée au Brésil au cours des quatre dernières décennies. Sous le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, la déforestation a chuté l'an dernier à son niveau le plus bas depuis dix ans. Lula, qui vise la réélection pour un quatrième mandat non consécutif en octobre, a promis d'éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030. Le Brésil s'est également engagé à restaurer 12 millions d'hectares de terres dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat de 2015.

18.08.2026 à 18:09

FRANCE24
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L'attaque s'est produite à Petcheniguy, une localité située à une soixantaine de kilomètres de la ville de Kharkiv, a précisé sur Telegram le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov. Un journaliste de l'AFP sur place a vu les corps de victimes recouverts de couvertures de survie et des pompiers travailler au milieu de voitures et bâtiments calcinés et fumants. "Les Russes ont violemment attaqué un carrefour très fréquenté" où sont situés "le bureau de poste et des magasins, uniquement entourés de bâtiments résidentiels", a affirmé le président Volodymyr Zelensky. "Nous répondrons évidemment à cette attaque russe", a-t-il ajouté, appelant ses alliés à accroître leur pression sur Moscou. Quatre ans et demi après le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine, les deux pays font monter en puissance leurs frappes de longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles. "Il n'y a plus rien" Iana Tchelombytko, une habitante du village, était chez elle lors de l'impact. "La toiture en ardoise s'est envolée, les fenêtres se sont envolées, tout", témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Du café et du magasin, situés à quelques dizaines de mètres de chez elle, "il n'y a plus rien. C'est horrible", poursuit-elle. Selon Oleksandr Goussarov, chef de l'autorité militaire locale, des analyses ADN seront probablement nécessaires pour identifier toutes les victimes de cette frappe, la plus meurtrière dans cette localité, selon lui, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle déclenchée en février 2022. La région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des drones et missiles, et certaines zones sont occupées par les forces russes. Selon un rapport de la Mission de surveillance des droits de l'Homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU), le mois dernier a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis mai 2022. Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé dans la nuit de lundi à mardi 147 drones, dont 111 ont été abattus ou interceptés. L'armée de l'air ukrainienne a annoncé la semaine dernière qu'elle allait cesser de rendre publics des chiffres détaillés sur les frappes de missiles balistiques russes, à un moment où la Russie intensifie ses attaques avec des armes que l'Ukraine a de plus en plus de mal à intercepter. 620 drones ukrainiens sur Moscou L'Ukraine a de son côté intensifié ses frappes sur la Russie et les territoires occupés par Moscou, des attaques qu'elle qualifie de représailles et de tentative d'assécher le financement de la guerre en visant des infrastructures énergétiques et logistiques russes. Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, au moins 620 drones ont été lancés contre la région de la capitale russe dans la nuit, dont 180 ont été détruits. Le gouverneur Andreï Vorobiov a rapporté de son côté que l'attaque avait fait trois blessés, dont une enfant de 10 ans. Les autorités russes ont également fait état d'un mort et 17 blessés dans une frappe ukrainienne à Energodar dans la partie de la région ukrainienne de Zaporijjia (sud) occupée par l'armée russe, sur un arrêt de bus où se trouvaient des employés de la centrale nucléaire également occupée par Moscou. Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont, eux, au point mort depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient en février dernier.
Texte intégral (590 mots)
L'attaque s'est produite à Petcheniguy, une localité située à une soixantaine de kilomètres de la ville de Kharkiv, a précisé sur Telegram le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov. Un journaliste de l'AFP sur place a vu les corps de victimes recouverts de couvertures de survie et des pompiers travailler au milieu de voitures et bâtiments calcinés et fumants. "Les Russes ont violemment attaqué un carrefour très fréquenté" où sont situés "le bureau de poste et des magasins, uniquement entourés de bâtiments résidentiels", a affirmé le président Volodymyr Zelensky. "Nous répondrons évidemment à cette attaque russe", a-t-il ajouté, appelant ses alliés à accroître leur pression sur Moscou. Quatre ans et demi après le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine, les deux pays font monter en puissance leurs frappes de longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles. "Il n'y a plus rien" Iana Tchelombytko, une habitante du village, était chez elle lors de l'impact. "La toiture en ardoise s'est envolée, les fenêtres se sont envolées, tout", témoigne-t-elle auprès de l'AFP. Du café et du magasin, situés à quelques dizaines de mètres de chez elle, "il n'y a plus rien. C'est horrible", poursuit-elle. Selon Oleksandr Goussarov, chef de l'autorité militaire locale, des analyses ADN seront probablement nécessaires pour identifier toutes les victimes de cette frappe, la plus meurtrière dans cette localité, selon lui, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle déclenchée en février 2022. La région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est très régulièrement visée par des drones et missiles, et certaines zones sont occupées par les forces russes. Selon un rapport de la Mission de surveillance des droits de l'Homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU), le mois dernier a été le plus meurtrier pour les civils en Ukraine depuis mai 2022. Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé dans la nuit de lundi à mardi 147 drones, dont 111 ont été abattus ou interceptés. L'armée de l'air ukrainienne a annoncé la semaine dernière qu'elle allait cesser de rendre publics des chiffres détaillés sur les frappes de missiles balistiques russes, à un moment où la Russie intensifie ses attaques avec des armes que l'Ukraine a de plus en plus de mal à intercepter. 620 drones ukrainiens sur Moscou L'Ukraine a de son côté intensifié ses frappes sur la Russie et les territoires occupés par Moscou, des attaques qu'elle qualifie de représailles et de tentative d'assécher le financement de la guerre en visant des infrastructures énergétiques et logistiques russes. Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, au moins 620 drones ont été lancés contre la région de la capitale russe dans la nuit, dont 180 ont été détruits. Le gouverneur Andreï Vorobiov a rapporté de son côté que l'attaque avait fait trois blessés, dont une enfant de 10 ans. Les autorités russes ont également fait état d'un mort et 17 blessés dans une frappe ukrainienne à Energodar dans la partie de la région ukrainienne de Zaporijjia (sud) occupée par l'armée russe, sur un arrêt de bus où se trouvaient des employés de la centrale nucléaire également occupée par Moscou. Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit sont, eux, au point mort depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient en février dernier.

18.08.2026 à 18:07

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Vivant exclusivement dans les eaux glacées de l'Arctique où leur population est estimée à environ 120.000 individus selon l'UICN, ces mammifères marins à l'apparence singulière et au corps massif sont particulièrement difficiles à observer et étudier. Ils possèdent sur le devant de leur tête une défense en forme de lance torsadée parfaitement droite pouvant atteindre jusqu'à trois mètres de long. Au Moyen Âge, cet appendice, sans équivalent dans le reste du règne animal, était présenté comme une corne de licorne et vendu à prix d'or pour ses supposées vertus magiques. Il s'agit en fait de la canine gauche des mâles qui traverse leur mâchoire et leur lèvre. Leur canine droite reste, quant à elle, enfouie dans le crâne. Une particularité qui ne va pas sans inconvénient apparent. "Imaginez que vous deviez faire du vélo avec un manche à balai attaché sur le front", explique à l'AFP Henrik Birkedal, coauteur d'une étude sur le sujet publiée mardi dans Nature Communications. C'est, selon ce chimiste de l'université d'Aarhus (Danemark), ce que doivent ressentir les narvals mâles lorsqu'ils plongent dans les profondeurs. Il ajoute que, malgré cette protubérance "digne des Monty Python", les animaux se déplacent parfaitement bien. Pour résoudre ce qu'ils ont appelé "l'énigme de la défense du narval", l'équipe internationale de biologistes, chimistes et physiciens a utilisé une technologie avancée de radiographie 3D, notamment trois accélérateurs de particules européens appelés synchrotrons. Les défenses sont constituées de deux types de tissus dentaires: la dentine à l'intérieur et le cément à l'extérieur. Les scientifiques ont découvert que la dentine interne forme une spirale orientée vers la droite, tandis que le cément externe forme une spirale orientée vers la gauche. Ces deux forces opposées confèrent à la dent sa structure rectiligne, bien différente des défenses courbes des éléphants ou des morses. "C'est comme un clou que l'on enfonce dans une planche de bois. A chaque tour, le clou progresse un peu plus", raconte M. Birkedal. La défense du narval fonctionne de façon similaire, sauf qu'ici la "vis" progresse vers l'extérieur à partir de la tête de l'animal. Les scientifiques ont aussi été surpris de découvrir des couches de croissance comparables aux cernes des arbres. Celles-ci offrent un aperçu de la vie de ces animaux, qui peuvent vivre jusqu'à 80 ans, précise M. Birkedal. L'équipe a utilisé des défenses conservées dans des musées ou collectées par des communautés inuites du Groenland, qui chassent ces animaux pour leur viande. Mais à quoi servent-elles ? La forme n'est pas le seul mystère entourant les dents de narval. Leur fonction exacte fait aussi débat dans la communauté scientifique. Elles pourraient être utilisées pour chasser ou bien pour ressentir la température et la salinité de l'eau. Des hypothèses qui semblent peu probables à l'équipe de chercheurs ayant mené la nouvelle étude car les dents de narval poussent quasi-exclusivement chez les mâles. Si elles étaient nécessaires à ces fonctions, les femelles devraient elles aussi en posséder. Deux mâles ont, en outre, été observés dans ce qui semblait être un concours de comparaison de défenses devant une femelle, suggérant qu'elles pourraient servir à établir une domination en vue de l'accouplement. "C'est définitivement la fonction la plus plausible", estime auprès de l'AFP un des co-auteurs de l'étude, Mads-Peter Heide Jørgensen de l'Institut des ressources naturelles du Groenland. Un avis que ne partage pas Martin Nweeia, un expert des défenses de narval n'ayant pas participé à l'étude. "La principale fonction de ces défenses est celle d'un organe sensoriel", affirme à l'AFP cet anthropologue dentaire d'Harvard, en s'appuyant sur ses travaux antérieurs. Malgré cette divergence, M. Nweeia salue l'étude, qui constitue selon lui une "contribution supplémentaire précieuse à notre connaissance de la micro-anatomie et de la morphologie de la défense".
Texte intégral (681 mots)
Vivant exclusivement dans les eaux glacées de l'Arctique où leur population est estimée à environ 120.000 individus selon l'UICN, ces mammifères marins à l'apparence singulière et au corps massif sont particulièrement difficiles à observer et étudier. Ils possèdent sur le devant de leur tête une défense en forme de lance torsadée parfaitement droite pouvant atteindre jusqu'à trois mètres de long. Au Moyen Âge, cet appendice, sans équivalent dans le reste du règne animal, était présenté comme une corne de licorne et vendu à prix d'or pour ses supposées vertus magiques. Il s'agit en fait de la canine gauche des mâles qui traverse leur mâchoire et leur lèvre. Leur canine droite reste, quant à elle, enfouie dans le crâne. Une particularité qui ne va pas sans inconvénient apparent. "Imaginez que vous deviez faire du vélo avec un manche à balai attaché sur le front", explique à l'AFP Henrik Birkedal, coauteur d'une étude sur le sujet publiée mardi dans Nature Communications. C'est, selon ce chimiste de l'université d'Aarhus (Danemark), ce que doivent ressentir les narvals mâles lorsqu'ils plongent dans les profondeurs. Il ajoute que, malgré cette protubérance "digne des Monty Python", les animaux se déplacent parfaitement bien. Pour résoudre ce qu'ils ont appelé "l'énigme de la défense du narval", l'équipe internationale de biologistes, chimistes et physiciens a utilisé une technologie avancée de radiographie 3D, notamment trois accélérateurs de particules européens appelés synchrotrons. Les défenses sont constituées de deux types de tissus dentaires: la dentine à l'intérieur et le cément à l'extérieur. Les scientifiques ont découvert que la dentine interne forme une spirale orientée vers la droite, tandis que le cément externe forme une spirale orientée vers la gauche. Ces deux forces opposées confèrent à la dent sa structure rectiligne, bien différente des défenses courbes des éléphants ou des morses. "C'est comme un clou que l'on enfonce dans une planche de bois. A chaque tour, le clou progresse un peu plus", raconte M. Birkedal. La défense du narval fonctionne de façon similaire, sauf qu'ici la "vis" progresse vers l'extérieur à partir de la tête de l'animal. Les scientifiques ont aussi été surpris de découvrir des couches de croissance comparables aux cernes des arbres. Celles-ci offrent un aperçu de la vie de ces animaux, qui peuvent vivre jusqu'à 80 ans, précise M. Birkedal. L'équipe a utilisé des défenses conservées dans des musées ou collectées par des communautés inuites du Groenland, qui chassent ces animaux pour leur viande. Mais à quoi servent-elles ? La forme n'est pas le seul mystère entourant les dents de narval. Leur fonction exacte fait aussi débat dans la communauté scientifique. Elles pourraient être utilisées pour chasser ou bien pour ressentir la température et la salinité de l'eau. Des hypothèses qui semblent peu probables à l'équipe de chercheurs ayant mené la nouvelle étude car les dents de narval poussent quasi-exclusivement chez les mâles. Si elles étaient nécessaires à ces fonctions, les femelles devraient elles aussi en posséder. Deux mâles ont, en outre, été observés dans ce qui semblait être un concours de comparaison de défenses devant une femelle, suggérant qu'elles pourraient servir à établir une domination en vue de l'accouplement. "C'est définitivement la fonction la plus plausible", estime auprès de l'AFP un des co-auteurs de l'étude, Mads-Peter Heide Jørgensen de l'Institut des ressources naturelles du Groenland. Un avis que ne partage pas Martin Nweeia, un expert des défenses de narval n'ayant pas participé à l'étude. "La principale fonction de ces défenses est celle d'un organe sensoriel", affirme à l'AFP cet anthropologue dentaire d'Harvard, en s'appuyant sur ses travaux antérieurs. Malgré cette divergence, M. Nweeia salue l'étude, qui constitue selon lui une "contribution supplémentaire précieuse à notre connaissance de la micro-anatomie et de la morphologie de la défense".
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