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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

25.06.2026 à 18:03

FRANCE24
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"Il y a eu une catharsis collective incroyable", confie-t-elle à l'AFP lors de la première à Los Angeles, aux côtés des acteurs Seth Rogen, Edward Norton et Penélope Cruz. "Nous en sommes tous sortis avec une meilleure compréhension des autres." Présenté au festival du film de Sundance et en salles vendredi aux États-Unis, le long-métrage orchestre la rencontre de deux couples à des étapes différentes de leur relation, réunis pour un dîner imprévisible. D'un côté, Joe et Angela, au bord de l'implosion (Rogen et Wilde). De l'autre, Hawk et Piña, charismatiques et mystérieux (Norton et Cruz). De cette confrontation naissent autant de tensions que de rires, révélant l'ambivalence des sentiments et la complexité des attachements. "C'est une analyse brillante et honnête de la façon dont les relations évoluent à mesure que les personnes qui les composent évoluent", résume Seth Rogen, pour qui ce thème reste central au cinéma tant il est intime et universel. Personnages dysfonctionnels Porté par un scénario à la fois mordant et subtil, signé Rashida Jones et Will McCormack, le film s'inspire de l'œuvre du réalisateur espagnol Cesc Gay. "Même avec des personnages dysfonctionnels", les scénaristes ont voulu des relations proches du réel, "très proches de l'expérience de toute personne ayant vécu une relation de longue durée, et je pense que les gens s'y reconnaissent", souligne Rashida Jones. C'est cette justesse de ton qui a séduit Penélope Cruz, conquise par la finesse de l'humour: "Je cherche des comédies intelligentes, capables de toucher", a déclaré l'actrice espagnole à l'AFP. Au-delà de son vernis comique, "L'Invitation" propose une réflexion sur l'évolution des individus et, par extension, des liens amoureux. Olivia Wilde y glisse une idée simple: il faut accepter l'autre tel qu'il devient - ou savoir partir. "Il vaut mieux ne pas rester dans une relation par ressentiment, inertie ou résignation", insiste-t-elle. "L'essentiel, c'est de choisir."

25.06.2026 à 18:01

FRANCE24
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Appelé d'urgence dans cet appartement en région parisienne, le vétérinaire Rodolphe Lesauvage lui prend sa température, vérifie qu'il n'y a pas d'autres pathologies, et lui fait une perfusion pour la réhydrater rapidement. "Si on n'était pas intervenu et qu'on n'avait pas expliqué à la dame la prévention sur ce type de chat, il était fort probable que dans les prochaines 24 heures sa température continue d'augmenter, son effort respiratoire continue d'augmenter et qu'il y ait des complications", explique ce vétérinaire du service Vetoadom. Quand la température devient extrême, "on a des organes qui commencent à ne plus bien fonctionner, à être abîmés, on peut avoir des fortes diarrhées hémorragiques, une hémorragie abdominale, une crise cardiaque...", développe-t-il. Depuis le début de cette vague de chaleur historique en France et dans une partie de l'Europe, les animaux comme les lapins, chevaux ou oiseaux sont en souffrance durant ces canicules qui sont amenées à se répéter avec le réchauffement climatique. Chez le vétérinaire, les consultations se multiplient, surtout pour les chats d'habitude peu sujets au coup de chaud. "Pour les chats, c'est sur la durée après plusieurs jours de chaleur et une déshydratation progressive. Pour les chiens, on en voit surtout les deux premiers jours, après les gens prennent les bons réflexes", constate ce vétérinaire à domicile en Ile-de-France, une des neufs régions françaises qui ont connu jusqu'à 40°C et au-delà mercredi. Le chien halète fortement, bave, a les gencives pâles, est désorienté... Il est victime d'un coup de chaleur qui arrive surtout en voiture et en promenade, notamment en ville où le béton peut atteindre les 60°C et brûler les coussinets de ses pattes. L'urgence est de le refroidir dans un endroit frais, mouiller ses extrémités puis envelopper son corps dans une serviette humide et si la température ne baisse pas, consulter un vétérinaire. "Mortel dans un cas sur deux" Face à Goldy, cocker de 16 ans, M. Lesauvage lui pose un cathéter en l'accrochant à la lampe pour la réhydrater, lui fait prendre "un bain de pattes" dans un verre d'eau à température ambiante... "A domicile, je prends ce que je peux", sourit-il. Malgré ces soins, le pronostic vital est sombre, le vétérinaire suspecte une défaillance des organes liée à la canicule ou une tumeur: elle est hospitalisée. Mais de nombreux animaux décèdent avant même d'avoir vu un vétérinaire. Chiots et chatons, animaux obèses ou âgés, et ceux avec un nez écrasé (brachycéphales) sont particulièrement sensibles. "En un quart d'heure, un bouledogue peut mourir d'un coup de chaleur", prévient M. Lesauvage. Rien qu'entre mecredi soir et jeudi matin, le numéro d'urgences vétérinaires 3115, dont fait partie Vetoadom, a constaté que "18,9% des animaux pris en urgence sont décédés, principalement des suites d'un coup de chaleur", soit "plus du double du taux de mortalité habituellement observé". "Un coup de chaleur est mortel dans un cas sur deux", développe Suzy Valentin, vétérinaire à Versailles, près de Paris. C'est ce qui a failli arriver à la chatte Chi, hospitalisée il y a deux ans. Sa maîtresse a eu une telle frayeur qu'elle réagit maintenant dès qu'il fait trop chaud: volets fermés, points d'eau dans plusieurs pièces, tapis réfrigérant et alimentation humide pour ses chats. Lorsque Chi a commencé à respirer très vite, elle lui a mouillé les pattes et la tête avec un gant de toilette et l'a placée dans la seule pièce climatisée de l'appartement: le salon. Grâce à ces bons réflexes, la chatte a retrouvé sa température corporelle, ce qu'a constaté le vétérinaire dès son arrivée. Preuve que la majorité des cas ont lieu par "un manque de prévention". "J'ai travaillé en Corse", explique M. Lesauvage, et sur cette île méditerranéenne "il était très très rare de soigner un animal pour un coup de chaud, ils avaient l'habitude."

25.06.2026 à 17:52

FRANCE24
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La justice a donné six mois à TotalEnergies pour intégrer dans son plan de vigilance les émissions de gaz à effet de serre générées par l’utilisation de ses produits par ses clients. Cette décision renforce les obligations climatiques des grandes entreprises et pourrait faire jurisprudence en matière de responsabilité environnementale. Les précisions de Marie Schuster.
Texte intégral (709 mots)
La justice a donné six mois à TotalEnergies pour intégrer dans son plan de vigilance les émissions de gaz à effet de serre générées par l’utilisation de ses produits par ses clients. Cette décision renforce les obligations climatiques des grandes entreprises et pourrait faire jurisprudence en matière de responsabilité environnementale. Les précisions de Marie Schuster.

25.06.2026 à 17:47

FRANCE24
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Paris a pris 0,55%, Londres 0,65%, Francfort 1,03% et Milan 0,28%.
Texte intégral (709 mots)
Paris a pris 0,55%, Londres 0,65%, Francfort 1,03% et Milan 0,28%.

25.06.2026 à 17:45

FRANCE24
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Parmi les projets visés par les ONG figure Tilenga-EACOP, un vaste projet pétrolier mené par TotalEnergies en Ouganda et en Tanzanie, critiqué pour ses impacts potentiels sur le climat, la biodiversité et les ressources en eau. Si le groupe met en avant ses retombées économiques et son engagement vers la neutralité carbone, ses opposants le qualifient de "bombe climatique", estimant qu'il pourrait générer 379 millions de tonnes de CO₂ sur vingt ans.
Texte intégral (709 mots)
Parmi les projets visés par les ONG figure Tilenga-EACOP, un vaste projet pétrolier mené par TotalEnergies en Ouganda et en Tanzanie, critiqué pour ses impacts potentiels sur le climat, la biodiversité et les ressources en eau. Si le groupe met en avant ses retombées économiques et son engagement vers la neutralité carbone, ses opposants le qualifient de "bombe climatique", estimant qu'il pourrait générer 379 millions de tonnes de CO₂ sur vingt ans.

25.06.2026 à 17:45

FRANCE24
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Des groupes anti-migrants ont fixé au 30 juin la date limite pour que les étrangers en situation irrégulière quittent le pays et ont appelé à des marches nationales, marquant le point culminant de plusieurs mois de manifestations xénophobes qui ont parfois tourné à la violence dans la nation "arc-en-ciel". "Nous ne tolérerons aucune tentative de déstabiliser le pays par qui que ce soit", a déclaré le président Ramaphosa. "Nos forces de sécurité sont prêtes et ceux qui enfreindront les mesures que nous mettons en place feront face à toute la rigueur de la loi", a-t-il précisé devant la chambre haute du Parlement. "Nous prenons des mesures pour faire en sorte que le 30 juin soit une journée normale, où les gens pourront travailler, vaquer à leurs occupations", a souligné le chef de l'Etat. La police a annoncé un renforcement de la sécurité dans tout le pays pour le 30 juin. Dans le même temps, les responsables gouvernementaux ont intensifié leurs efforts pour garantir le calme, notamment en rencontrant l’influente maison royale zouloue. Les récentes violences xénophobes ont fait au moins trois morts, selon des sources officielles. Selon les autorités mozambicaines, cinq de leurs ressortissants ont trouvé la mort. Dans le passé, le pays a connu plusieurs vagues meurtrières de violences xénophobes. En 2008, 62 personnes avaient été tuées dans des émeutes. De nouveaux troubles avaient éclaté en 2015 et 2016. En 2019, les violences ont vu des groupes armés s'en prendre à des entreprises appartenant à des étrangers autour de Johannesburg, faisant au moins 12 morts — dont 10 citoyens sud-africains. L'Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière. Mais elle est confrontée à des vagues récurrentes de violences xénophobes depuis 2008, année où des dizaines de migrants ont été tués et des milliers d'autres déplacés. Selon l'agence de statistiques, quelque 3 millions d'étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays. Au moins 1.000 Mozambicains ont déjà quitté l'Afrique du Sud. Le Ghana et le Nigeria ont rapatrié plusieurs centaines de leurs ressortissants. Cette dernière flambée de violences intervient alors que les partis politiques cherchent à rallier des soutiens avant les élections municipales de novembre.
Lire plus (386 mots)
Des groupes anti-migrants ont fixé au 30 juin la date limite pour que les étrangers en situation irrégulière quittent le pays et ont appelé à des marches nationales, marquant le point culminant de plusieurs mois de manifestations xénophobes qui ont parfois tourné à la violence dans la nation "arc-en-ciel". "Nous ne tolérerons aucune tentative de déstabiliser le pays par qui que ce soit", a déclaré le président Ramaphosa. "Nos forces de sécurité sont prêtes et ceux qui enfreindront les mesures que nous mettons en place feront face à toute la rigueur de la loi", a-t-il précisé devant la chambre haute du Parlement. "Nous prenons des mesures pour faire en sorte que le 30 juin soit une journée normale, où les gens pourront travailler, vaquer à leurs occupations", a souligné le chef de l'Etat. La police a annoncé un renforcement de la sécurité dans tout le pays pour le 30 juin. Dans le même temps, les responsables gouvernementaux ont intensifié leurs efforts pour garantir le calme, notamment en rencontrant l’influente maison royale zouloue. Les récentes violences xénophobes ont fait au moins trois morts, selon des sources officielles. Selon les autorités mozambicaines, cinq de leurs ressortissants ont trouvé la mort. Dans le passé, le pays a connu plusieurs vagues meurtrières de violences xénophobes. En 2008, 62 personnes avaient été tuées dans des émeutes. De nouveaux troubles avaient éclaté en 2015 et 2016. En 2019, les violences ont vu des groupes armés s'en prendre à des entreprises appartenant à des étrangers autour de Johannesburg, faisant au moins 12 morts — dont 10 citoyens sud-africains. L'Afrique du Sud, première économie du continent, est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, en situation régulière comme irrégulière. Mais elle est confrontée à des vagues récurrentes de violences xénophobes depuis 2008, année où des dizaines de migrants ont été tués et des milliers d'autres déplacés. Selon l'agence de statistiques, quelque 3 millions d'étrangers, soit 5,1% de la population, vivent dans le pays. Au moins 1.000 Mozambicains ont déjà quitté l'Afrique du Sud. Le Ghana et le Nigeria ont rapatrié plusieurs centaines de leurs ressortissants. Cette dernière flambée de violences intervient alors que les partis politiques cherchent à rallier des soutiens avant les élections municipales de novembre.

25.06.2026 à 17:43

FRANCE24
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Les 27 États membres de l'Union européenne ont approuvé l'accord commercial conclu avec les États-Unis, mettant fin à plusieurs mois d'incertitude et de menaces de surtaxes brandies par Donald Trump. Malgré les critiques sur un texte jugé déséquilibré, les Européens ont privilégié le compromis afin de sécuriser des échanges transatlantiques représentant 1 700 milliards d'euros par an, avec une clause de réexamen prévue à la fin du mandat du président américain.
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Les 27 États membres de l'Union européenne ont approuvé l'accord commercial conclu avec les États-Unis, mettant fin à plusieurs mois d'incertitude et de menaces de surtaxes brandies par Donald Trump. Malgré les critiques sur un texte jugé déséquilibré, les Européens ont privilégié le compromis afin de sécuriser des échanges transatlantiques représentant 1 700 milliards d'euros par an, avec une clause de réexamen prévue à la fin du mandat du président américain.

25.06.2026 à 17:40

FRANCE24
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Face à une canicule d'une intensité exceptionnelle, les hôpitaux français ont déclenché leur plan blanc, tandis que les services d'urgence, les pompiers et les centres d'appels du Samu font face à un afflux massif de demandes, jusqu'à quatre fois supérieur à la normale. Devant la saturation des secours et la multiplication des victimes, le Premier ministre a qualifié la situation de « catastrophe nationale ».
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Face à une canicule d'une intensité exceptionnelle, les hôpitaux français ont déclenché leur plan blanc, tandis que les services d'urgence, les pompiers et les centres d'appels du Samu font face à un afflux massif de demandes, jusqu'à quatre fois supérieur à la normale. Devant la saturation des secours et la multiplication des victimes, le Premier ministre a qualifié la situation de « catastrophe nationale ».

25.06.2026 à 17:39

FRANCE24
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Dans une décision prise par les six juges conservateurs, contre l'avis de leurs collègues progressistes, la Cour considère que la loi n'habilite pas la justice à contrôler les décisions du pouvoir exécutif concernant le statut de protection temporaire (TPS), une décision qui pourrait impacter plus d'un million de personnes. Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l'expulsion et leur donne le droit de travailler, est accordé provisoirement aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays d'origine en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d'autres conditions "extraordinaires". La ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, remplacée en mars par Markwayne Mullin, a révoqué le TPS pour une quinzaine de nationalités, faisant planer le spectre de l'expulsion sur plus d'un million d'immigrés. Mais ces décisions font encore l'objet de contentieux en justice. Tel était le cas pour le TPS accordé aux Haïtiens et aux Syriens, maintenu jusqu'à ce que les neuf juges de la Cour suprême se prononcent. Les juridictions inférieures ont outrepassé leurs prérogatives en examinant la validité juridique des décisions du gouvernement, écrit le juge conservateur Samuel Alito, dans l'arrêt rédigé au nom de la majorité. De plus, il rejette l'affirmation de l'avocat des plaignants haïtiens selon lesquels la révocation du TPS pour les ressortissants de ce pays, le plus pauvre des Amériques, serait motivée par une "hostilité raciale du président envers les immigrés non blancs". "Aucune des déclarations citées du président ou de la ministre de la Sécurité intérieure n'avait de caractère ouvertement racial", estime le juge Alito. "Pays de merde" A l'audience en avril, une partie des débats avait porté sur les propos insultants tenus par le président Donald Trump envers les bénéficiaires du TPS, originaires selon lui de "pays de merde". Le conseiller juridique du gouvernement Trump, John Sauer, avait assuré que ces propos étaient "tirés de leur contexte" et que Donald Trump visait des "problèmes de criminalité, de pauvreté et de dépendance aux aides sociales". Il avait fait valoir que la loi ne prévoyait "aucun contrôle judiciaire" des décisions du ministère de la Sécurité intérieure en matière d'éligibilité au TPS, invoquant en outre des considérations de "politique étrangère" relevant du seul pouvoir exécutif. "Le gouvernement interprète la loi comme un chèque en blanc", avait répliqué l'avocat des immigrés syriens, Ahilan Arulanantham. "Il s'agit du pouvoir d'expulser massivement des gens qui n'ont rien fait de mal vers des pays qui restent risqués", avait-il prévenu, soulignant que le département d'Etat américain recommandait par exemple aux voyageurs américains se rendant en Syrie de "laisser un échantillon d'ADN et de rédiger un testament avant de partir". Au-delà du cas des Haïtiens et des Syriens, la décision de la Cour suprême "menace les protections dont bénéficient plus d'un million de personnes de 17 pays qui jusqu'à récemment comptaient sur le TPS", a réagi jeudi l'ONG Global Refuge dans un communiqué.
Texte intégral (546 mots)
Dans une décision prise par les six juges conservateurs, contre l'avis de leurs collègues progressistes, la Cour considère que la loi n'habilite pas la justice à contrôler les décisions du pouvoir exécutif concernant le statut de protection temporaire (TPS), une décision qui pourrait impacter plus d'un million de personnes. Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l'expulsion et leur donne le droit de travailler, est accordé provisoirement aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays d'origine en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d'autres conditions "extraordinaires". La ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, remplacée en mars par Markwayne Mullin, a révoqué le TPS pour une quinzaine de nationalités, faisant planer le spectre de l'expulsion sur plus d'un million d'immigrés. Mais ces décisions font encore l'objet de contentieux en justice. Tel était le cas pour le TPS accordé aux Haïtiens et aux Syriens, maintenu jusqu'à ce que les neuf juges de la Cour suprême se prononcent. Les juridictions inférieures ont outrepassé leurs prérogatives en examinant la validité juridique des décisions du gouvernement, écrit le juge conservateur Samuel Alito, dans l'arrêt rédigé au nom de la majorité. De plus, il rejette l'affirmation de l'avocat des plaignants haïtiens selon lesquels la révocation du TPS pour les ressortissants de ce pays, le plus pauvre des Amériques, serait motivée par une "hostilité raciale du président envers les immigrés non blancs". "Aucune des déclarations citées du président ou de la ministre de la Sécurité intérieure n'avait de caractère ouvertement racial", estime le juge Alito. "Pays de merde" A l'audience en avril, une partie des débats avait porté sur les propos insultants tenus par le président Donald Trump envers les bénéficiaires du TPS, originaires selon lui de "pays de merde". Le conseiller juridique du gouvernement Trump, John Sauer, avait assuré que ces propos étaient "tirés de leur contexte" et que Donald Trump visait des "problèmes de criminalité, de pauvreté et de dépendance aux aides sociales". Il avait fait valoir que la loi ne prévoyait "aucun contrôle judiciaire" des décisions du ministère de la Sécurité intérieure en matière d'éligibilité au TPS, invoquant en outre des considérations de "politique étrangère" relevant du seul pouvoir exécutif. "Le gouvernement interprète la loi comme un chèque en blanc", avait répliqué l'avocat des immigrés syriens, Ahilan Arulanantham. "Il s'agit du pouvoir d'expulser massivement des gens qui n'ont rien fait de mal vers des pays qui restent risqués", avait-il prévenu, soulignant que le département d'Etat américain recommandait par exemple aux voyageurs américains se rendant en Syrie de "laisser un échantillon d'ADN et de rédiger un testament avant de partir". Au-delà du cas des Haïtiens et des Syriens, la décision de la Cour suprême "menace les protections dont bénéficient plus d'un million de personnes de 17 pays qui jusqu'à récemment comptaient sur le TPS", a réagi jeudi l'ONG Global Refuge dans un communiqué.

25.06.2026 à 17:35

FRANCE24
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Au-delà de leur littoral émeraude et de leurs oliveraies, les Pouilles sont une région aride où la chaleur peut être accablante. Mais dès que l’on pénètre dans les trulli gris et blancs vieux de plusieurs siècles, la température chute brusquement. Dans un trullo classique, "la différence est en moyenne de 7 à 10°C entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il arrive souvent qu’il y ait jusqu’à 15°C de différence", explique à l'AFP Francesco Fragnelli, restaurateur de trulli, qui travaille sur un chantier près d'Ostuni. Traditionnellement composés d’une seule pièce avec des alcôves servant de chambre et de cuisine, les trulli ont été construits à partir du milieu du XIVe siècle, à l’aide de blocs de calcaire grossièrement taillés, ramassés dans les champs à mesure que les agriculteurs défrichaient les terres pour les cultiver. Pour Francesco Fragnelli, 58 ans, les performances hygrothermiques des trulli tiennent en grande partie à l'épaisseur de leurs murs, qui peuvent atteindre entre 1,5 et trois mètres de profondeur. En été, le calcaire relâche lentement l’humidité accumulée durant l'hiver, tandis que l’air chaud monte dans le toit conique, rafraîchissant ainsi l’espace situé en dessous. Restaurants et résidences secondaires Mais au fil des siècles, ces structures érigées pour servir d’abris et d’entrepôts sont tombées en ruine. Peu d’ouvriers ont transmis les savoir-faire nécessaires pour réparer les cônes de dalles calcaires en encorbellement. Les citernes intérieures pour recueillir l’eau de pluie se sont asséchées. Lorsque Francesco Fragnelli a commencé son apprentissage auprès d’un cousin en 1983, "le béton était à la mode. Le trullo représentait une époque révolue, une époque de souffrances, une époque de faim", se remémore-t-il. Aujourd’hui, il travaille avec son frère et son neveu sur des trulli achetés par des Italiens et des étrangers comme résidences de vacances, à la campagne ou dans des villes telles qu’Alberobello, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces cabanes en pierre ne servent pas uniquement d'habitations: le chef Domenico Laera possède un restaurant à l’intérieur d'un trullo d'Alberobello, une expérience qu’il décrit comme "magique". "Pour manger, (on ressent) une fraîcheur naturelle, nous n’avons pas de climatisation", précise-t-il. Selon Gerardo Biancofiore, responsable de l’association nationale des constructeurs (ANCE) pour la région des Pouilles, la demande de trulli a augmenté ces dernières années "et continue de croître". Mais il met en garde contre les constructeurs qui utilisent "des compétences, des techniques et des matériaux incompatibles avec des constructions en pierre sèche" et appelle au développement de la formation pour les jeunes bâtisseurs. "Source d'inspiration" Plusieurs régions d’Italie, dont les Pouilles, ont été placées en alerte rouge cette semaine alors que l’Europe subit une vague de chaleur prolongée. Les scientifiques affirment que ce type de phénomènes météorologiques extrêmes devraient devenir plus fréquents. "Avec la multiplication des vagues de chaleur, ces solutions traditionnelles (comme les trulli) deviennent une référence précieuse, capables d’inspirer des stratégies d’adaptation climatique également pour la construction contemporaine", estime M. Biancofiore. Pour lui, le trullo représente "un exemple concret d’architecture bioclimatique", avec ses murs à double paroi et un cœur en moellons, une conception thermique que les experts espèrent reproduire avec d’autres matériaux. Si l’intérieur de ces constructions reste frais, il faisait en revanche une chaleur torride sur le toit d’un chantier de restauration près d’Ostuni, où Giuseppe, le neveu de M. Fragnelli âgé de 19 ans, taille une dalle. En reposant son marteau à 12H30, conformément à un arrêté régional interdisant le travail en extérieur pendant les heures les plus chaudes, Giuseppe Fragnelli juge qu’apprendre le métier de restaurateur de trulli vaut bien l'effort physique requis. Il a commencé sa formation il y a un an et a rapidement "compris que c’était très important, que c’était quelque chose de rare". "Chaque pierre a une valeur, une signification, sa propre raison d’être… alors je suis prêt à me donner à fond."
Texte intégral (731 mots)
Au-delà de leur littoral émeraude et de leurs oliveraies, les Pouilles sont une région aride où la chaleur peut être accablante. Mais dès que l’on pénètre dans les trulli gris et blancs vieux de plusieurs siècles, la température chute brusquement. Dans un trullo classique, "la différence est en moyenne de 7 à 10°C entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il arrive souvent qu’il y ait jusqu’à 15°C de différence", explique à l'AFP Francesco Fragnelli, restaurateur de trulli, qui travaille sur un chantier près d'Ostuni. Traditionnellement composés d’une seule pièce avec des alcôves servant de chambre et de cuisine, les trulli ont été construits à partir du milieu du XIVe siècle, à l’aide de blocs de calcaire grossièrement taillés, ramassés dans les champs à mesure que les agriculteurs défrichaient les terres pour les cultiver. Pour Francesco Fragnelli, 58 ans, les performances hygrothermiques des trulli tiennent en grande partie à l'épaisseur de leurs murs, qui peuvent atteindre entre 1,5 et trois mètres de profondeur. En été, le calcaire relâche lentement l’humidité accumulée durant l'hiver, tandis que l’air chaud monte dans le toit conique, rafraîchissant ainsi l’espace situé en dessous. Restaurants et résidences secondaires Mais au fil des siècles, ces structures érigées pour servir d’abris et d’entrepôts sont tombées en ruine. Peu d’ouvriers ont transmis les savoir-faire nécessaires pour réparer les cônes de dalles calcaires en encorbellement. Les citernes intérieures pour recueillir l’eau de pluie se sont asséchées. Lorsque Francesco Fragnelli a commencé son apprentissage auprès d’un cousin en 1983, "le béton était à la mode. Le trullo représentait une époque révolue, une époque de souffrances, une époque de faim", se remémore-t-il. Aujourd’hui, il travaille avec son frère et son neveu sur des trulli achetés par des Italiens et des étrangers comme résidences de vacances, à la campagne ou dans des villes telles qu’Alberobello, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces cabanes en pierre ne servent pas uniquement d'habitations: le chef Domenico Laera possède un restaurant à l’intérieur d'un trullo d'Alberobello, une expérience qu’il décrit comme "magique". "Pour manger, (on ressent) une fraîcheur naturelle, nous n’avons pas de climatisation", précise-t-il. Selon Gerardo Biancofiore, responsable de l’association nationale des constructeurs (ANCE) pour la région des Pouilles, la demande de trulli a augmenté ces dernières années "et continue de croître". Mais il met en garde contre les constructeurs qui utilisent "des compétences, des techniques et des matériaux incompatibles avec des constructions en pierre sèche" et appelle au développement de la formation pour les jeunes bâtisseurs. "Source d'inspiration" Plusieurs régions d’Italie, dont les Pouilles, ont été placées en alerte rouge cette semaine alors que l’Europe subit une vague de chaleur prolongée. Les scientifiques affirment que ce type de phénomènes météorologiques extrêmes devraient devenir plus fréquents. "Avec la multiplication des vagues de chaleur, ces solutions traditionnelles (comme les trulli) deviennent une référence précieuse, capables d’inspirer des stratégies d’adaptation climatique également pour la construction contemporaine", estime M. Biancofiore. Pour lui, le trullo représente "un exemple concret d’architecture bioclimatique", avec ses murs à double paroi et un cœur en moellons, une conception thermique que les experts espèrent reproduire avec d’autres matériaux. Si l’intérieur de ces constructions reste frais, il faisait en revanche une chaleur torride sur le toit d’un chantier de restauration près d’Ostuni, où Giuseppe, le neveu de M. Fragnelli âgé de 19 ans, taille une dalle. En reposant son marteau à 12H30, conformément à un arrêté régional interdisant le travail en extérieur pendant les heures les plus chaudes, Giuseppe Fragnelli juge qu’apprendre le métier de restaurateur de trulli vaut bien l'effort physique requis. Il a commencé sa formation il y a un an et a rapidement "compris que c’était très important, que c’était quelque chose de rare". "Chaque pierre a une valeur, une signification, sa propre raison d’être… alors je suis prêt à me donner à fond."

25.06.2026 à 17:26

Sébastian SEIBT
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La principale hypothèse retenue après le choc sismique qui a frappé le Venezuela, dans la nuit de mercredi à jeudi, est la survenue d’un phénomène relativement rare : la succession très rapide et proche de deux secousses majeures “jumelles”. 
Texte intégral (731 mots)
La principale hypothèse retenue après le choc sismique qui a frappé le Venezuela, dans la nuit de mercredi à jeudi, est la survenue d’un phénomène relativement rare : la succession très rapide et proche de deux secousses majeures “jumelles”. 

25.06.2026 à 17:25

FRANCE 24
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Le tribunal judiciaire de Paris s’est prononcé jeudi dans l'affaire dite du devoir de vigilance de TotalEnergies. Dans sa décision, il a enjoint au groupe pétrolier de compléter son plan de vigilance dans un délai de ​six mois pour y inclure les émissions indirectes liées à ses produits. 
Texte intégral (731 mots)
Le tribunal judiciaire de Paris s’est prononcé jeudi dans l'affaire dite du devoir de vigilance de TotalEnergies. Dans sa décision, il a enjoint au groupe pétrolier de compléter son plan de vigilance dans un délai de ​six mois pour y inclure les émissions indirectes liées à ses produits. 

25.06.2026 à 17:25

FRANCE24
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Au Bénin, des créateurs misent sur les jeux vidéo et les expériences interactives pour valoriser le patrimoine culturel. Cartes à collectionner, réalité augmentée et univers immersifs inspirés du gaming deviennent ainsi de nouveaux moyens de faire découvrir l’histoire et les traditions aux plus jeunes.
Texte intégral (731 mots)
Au Bénin, des créateurs misent sur les jeux vidéo et les expériences interactives pour valoriser le patrimoine culturel. Cartes à collectionner, réalité augmentée et univers immersifs inspirés du gaming deviennent ainsi de nouveaux moyens de faire découvrir l’histoire et les traditions aux plus jeunes.

25.06.2026 à 17:21

FRANCE24
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Dans ce jugement civil très attendu, la 34e chambre a estimé que le plan actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027. Les plaignants, un collectif d'associations dont Notre Affaire à Tous et Sherpa, soutenues par la Ville de Paris, accusaient le groupe d'avoir manqué à ses obligations issues d'une loi de 2017 sur le "devoir de vigilance" . Ce texte impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir. L'empreinte carbone des clients en question Au cœur de ce bras de fer juridique inédit figurait la question des émissions dites de "scope 3" . Ce terme technique désigne les rejets polluants qui ne proviennent pas directement des installations de l'entreprise (comme ses usines ou raffineries), mais qui sont générés par ses clients lors de la combustion de ses produits (pétrole ou gaz). Pour TotalEnergies, cela représentait 335 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025. Lors de l'audience en février, la multinationale s'était défendue d'avoir à inclure ces émissions indirectes dans son plan de vigilance. Ses avocats estimaient que la loi de 2017 "ne comprend pas le réchauffement climatique", ce dernier relevant selon eux de simples obligations déclaratives dans la documentation extrafinancière du groupe. Cet argument avait reçu le soutien du parquet de Paris à l'audience, qui avait estimé qu'"une exigence de protection trop globale" incombant aux entreprises "n'était pas envisageable", rejoignant sur ce point les arguments de TotalEnergies. Pas de mesures précises sur l'activité Le tribunal a réfuté cette interprétation, jugeant que "les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 faisaient partie des émissions résultant de l'activité du groupe au sens de la loi". Les juges ont justifié cette décision par le "lien inhérent qui existe entre la production pétrogazière et la combustion des produits par les utilisateurs", l'extraction d'un baril entraînant inévitablement à terme une libération de carbone dans l'atmosphère. La justice a demandé l'intégration des émissions indirectes dans le plan de vigilance, et de "mesures les concernant", tout en refusant d'imposer des "mesures précises" quant à l'activité de production de l'entreprise. Les plaignants réclamaient notamment l'arrêt des nouveaux projets d'hydrocarbures et une baisse drastique de la production de pétrole (de 37% d'ici 2030) et de gaz (de 25%). Mais le tribunal a fait observer que si la loi instaurait un contrôle judiciaire, elle ne permettait pas au juge de "se substituer à la société" pour exiger la mise en place d'actions détaillées, ni pour lui rendre obligatoire "l'objectif d'une cible à atteindre". Toutefois, pour Anne Stevignon, juriste pour Notre Affaire à Tous, une des ONG plaignantes, l'obligation de TotalEnergies d'inclure les émissions indirectes dans son plan de vigilance signifie qu'ils devront mettre en oeuvre "des mesures d'atténuation", et donc de "diminution de la production", a-t-elle affirmé à l'AFP. "Si les mesures de réduction d’émissions de l'entreprise sont jugées insuffisantes" au 21 janvier 2027, "le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation", a affirmé de son côté l'ONG Sherpa, également plaignante. "Une décision majeure" La Ville de Paris a de son côté salué jeudi "une décision majeure dans l'histoire du droit climatique français". "Pour la première fois, le juge reconnaît que les risques climatiques relèvent bien des obligations de vigilance des grandes entreprises, et aucune multinationale fossile ne peut y échapper", a déclaré Alice Timsit, adjointe au maire de Paris chargée de la transition écologique. TotalEnergies dispose désormais d'un délai de six mois pour compléter son plan de vigilance avec les émissions de "scope 3". Cette injonction est assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, sans pouvoir suspendre la décision en cas d'appel. Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales. Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030. max-nal-jvi-amd/uh/spi
Texte intégral (746 mots)
Dans ce jugement civil très attendu, la 34e chambre a estimé que le plan actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027. Les plaignants, un collectif d'associations dont Notre Affaire à Tous et Sherpa, soutenues par la Ville de Paris, accusaient le groupe d'avoir manqué à ses obligations issues d'une loi de 2017 sur le "devoir de vigilance" . Ce texte impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir. L'empreinte carbone des clients en question Au cœur de ce bras de fer juridique inédit figurait la question des émissions dites de "scope 3" . Ce terme technique désigne les rejets polluants qui ne proviennent pas directement des installations de l'entreprise (comme ses usines ou raffineries), mais qui sont générés par ses clients lors de la combustion de ses produits (pétrole ou gaz). Pour TotalEnergies, cela représentait 335 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2025. Lors de l'audience en février, la multinationale s'était défendue d'avoir à inclure ces émissions indirectes dans son plan de vigilance. Ses avocats estimaient que la loi de 2017 "ne comprend pas le réchauffement climatique", ce dernier relevant selon eux de simples obligations déclaratives dans la documentation extrafinancière du groupe. Cet argument avait reçu le soutien du parquet de Paris à l'audience, qui avait estimé qu'"une exigence de protection trop globale" incombant aux entreprises "n'était pas envisageable", rejoignant sur ce point les arguments de TotalEnergies. Pas de mesures précises sur l'activité Le tribunal a réfuté cette interprétation, jugeant que "les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 faisaient partie des émissions résultant de l'activité du groupe au sens de la loi". Les juges ont justifié cette décision par le "lien inhérent qui existe entre la production pétrogazière et la combustion des produits par les utilisateurs", l'extraction d'un baril entraînant inévitablement à terme une libération de carbone dans l'atmosphère. La justice a demandé l'intégration des émissions indirectes dans le plan de vigilance, et de "mesures les concernant", tout en refusant d'imposer des "mesures précises" quant à l'activité de production de l'entreprise. Les plaignants réclamaient notamment l'arrêt des nouveaux projets d'hydrocarbures et une baisse drastique de la production de pétrole (de 37% d'ici 2030) et de gaz (de 25%). Mais le tribunal a fait observer que si la loi instaurait un contrôle judiciaire, elle ne permettait pas au juge de "se substituer à la société" pour exiger la mise en place d'actions détaillées, ni pour lui rendre obligatoire "l'objectif d'une cible à atteindre". Toutefois, pour Anne Stevignon, juriste pour Notre Affaire à Tous, une des ONG plaignantes, l'obligation de TotalEnergies d'inclure les émissions indirectes dans son plan de vigilance signifie qu'ils devront mettre en oeuvre "des mesures d'atténuation", et donc de "diminution de la production", a-t-elle affirmé à l'AFP. "Si les mesures de réduction d’émissions de l'entreprise sont jugées insuffisantes" au 21 janvier 2027, "le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation", a affirmé de son côté l'ONG Sherpa, également plaignante. "Une décision majeure" La Ville de Paris a de son côté salué jeudi "une décision majeure dans l'histoire du droit climatique français". "Pour la première fois, le juge reconnaît que les risques climatiques relèvent bien des obligations de vigilance des grandes entreprises, et aucune multinationale fossile ne peut y échapper", a déclaré Alice Timsit, adjointe au maire de Paris chargée de la transition écologique. TotalEnergies dispose désormais d'un délai de six mois pour compléter son plan de vigilance avec les émissions de "scope 3". Cette injonction est assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, sans pouvoir suspendre la décision en cas d'appel. Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales. Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030. max-nal-jvi-amd/uh/spi

25.06.2026 à 17:11

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