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30.08.2026 à 07:11

Solène CLAUSSE
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Les opérations de secours se poursuivent dimanche dans la région de L'Himalaya touchée par la crue, où un nouveau bilan provisoire fait état de 734 morts côté Népal et 16 côté Tibet, soit 750 morts et plus de 3 000 disparus. De fortes pluies et la montée des eaux compliquent les opérations de secours, les autorités népalaises ayant appelé à la "prudence" après l'augmentation du débit d'une rivière au nord-est du Népal. Suivez notre direct.

30.08.2026 à 06:53

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Les Islandais attendent dimanche l'issue du référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un scrutin à suspense surveillé de près à Bruxelles.
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Les Islandais attendent dimanche l'issue du référendum sur une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un scrutin à suspense surveillé de près à Bruxelles.

30.08.2026 à 06:43

FRANCE24
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"Je suis venu récupérer ce que je pouvais", confie-t-elle. "Mais il ne s'agit pas que de ça. Tous mes souvenirs sont là". Comme tant d'autres dans cette région isolée de l'Himalaya, la localité de Dhunge, à la frontière de la Chine, a été complètement engloutie mercredi matin par la vague qui a fait, selon les derniers bilans, 750 morts et 3.044 disparus dans les deux pays voisins. Experts et scientifiques expliquent que la catastrophe a été causée par l'effondrement d'un glacier qui a transformé, en un instant, de paisibles rivières en un mur d'eau et de débris qui a tout balayé sur son passage. De nombreux habitants ont été emportés par les flots dévastateurs, seuls ceux qui se trouvaient sur les hauteurs ou qui ont eu beaucoup de chance ont pu leur échapper. Trois jours après le désastre, les bulldozers ont fini par rouvrir la route aux villages isolés. Alors, prudemment, leurs habitants ont commencé à revenir dans l'espoir de récupérer quelques objets de ce qui fut leur foyer. Ou simplement constater l'ampleur de la dévastation. Trois jours après l'avoir fui en urgence, Hari Prasad Rimal, 44 ans, est revenu dans sa maison de Devighat. Il comptait bien retrouver ses bijoux et un peu d'argent liquide mais il a dû se contenter d'une photo de sa fille. "Elle était collée à un placard qui flottait", décrit-il. "Je n'ai rien pu retrouver d'autre. Mais c'est déjà énorme". "Plus rien" Localisé quelques kilomètres en amont, son commerce reste encore inaccessible. Un sauveteur lui a montré des images du secteur prises par un drone qui ne montrent à sa place qu'un marécage de boue et quelques débris. "Tout est parti", constate Hari Prasad Rimal. "Mais je ne crois pas que je puisse me plaindre", s'empresse-t-il d'ajouter, "tous les membres de ma famille ont survécu". Au milieu des ruines de Dhunge, Navraj Upretti patauge dans un bon mètre d'une épaisse boue collante pour tenter de rejoindre sa maison. Deux sauveteurs équipés de pelles tentent de lui percer un chemin. Mercredi, il s'en est fallu d'un rien qu'il ne soit emporté par la crue. "Ma maison a été complètement recouverte par les eaux alors que j'avais réussi à m'en éloigner d'une centaine de mètres à peine", raconte-t-il. "Il faut absolument que j'y retourne pour récupérer des documents très importants", répète Navraj Upretti. Une fois à pied d'oeuvre, il creuse, fouille, déterre. Mais au bout d'une heure d'efforts il doit se rendre à l'évidence. Il ne les retrouvera pas. La liasse de papier qu'il a exhumée appartient à un de ses voisins. Santosh Adhikari a lui aussi eu beaucoup de chance. Il se trouvait mercredi par hasard dans la capitale Katmandou lorsque la vague a frappé Dhunge. Quand il y est retourné, il a retrouvé sa maison entièrement ensevelie. "Il n'y avait plus rien", lâche-t-il. Les équipes de secours à l'oeuvre dans le secteur rapportent qu'elles retrouvent parfois quelques objets personnels, des bijoux par exemple, qu'elles mettent de côté. "Mais l'amas de débris monte à hauteur de genou et la puanteur est terrible", indique un sauveteur, Ayushman Kuinkel, "on sait qu'il y aussi des corps là-dessous".
Texte intégral (551 mots)
"Je suis venu récupérer ce que je pouvais", confie-t-elle. "Mais il ne s'agit pas que de ça. Tous mes souvenirs sont là". Comme tant d'autres dans cette région isolée de l'Himalaya, la localité de Dhunge, à la frontière de la Chine, a été complètement engloutie mercredi matin par la vague qui a fait, selon les derniers bilans, 750 morts et 3.044 disparus dans les deux pays voisins. Experts et scientifiques expliquent que la catastrophe a été causée par l'effondrement d'un glacier qui a transformé, en un instant, de paisibles rivières en un mur d'eau et de débris qui a tout balayé sur son passage. De nombreux habitants ont été emportés par les flots dévastateurs, seuls ceux qui se trouvaient sur les hauteurs ou qui ont eu beaucoup de chance ont pu leur échapper. Trois jours après le désastre, les bulldozers ont fini par rouvrir la route aux villages isolés. Alors, prudemment, leurs habitants ont commencé à revenir dans l'espoir de récupérer quelques objets de ce qui fut leur foyer. Ou simplement constater l'ampleur de la dévastation. Trois jours après l'avoir fui en urgence, Hari Prasad Rimal, 44 ans, est revenu dans sa maison de Devighat. Il comptait bien retrouver ses bijoux et un peu d'argent liquide mais il a dû se contenter d'une photo de sa fille. "Elle était collée à un placard qui flottait", décrit-il. "Je n'ai rien pu retrouver d'autre. Mais c'est déjà énorme". "Plus rien" Localisé quelques kilomètres en amont, son commerce reste encore inaccessible. Un sauveteur lui a montré des images du secteur prises par un drone qui ne montrent à sa place qu'un marécage de boue et quelques débris. "Tout est parti", constate Hari Prasad Rimal. "Mais je ne crois pas que je puisse me plaindre", s'empresse-t-il d'ajouter, "tous les membres de ma famille ont survécu". Au milieu des ruines de Dhunge, Navraj Upretti patauge dans un bon mètre d'une épaisse boue collante pour tenter de rejoindre sa maison. Deux sauveteurs équipés de pelles tentent de lui percer un chemin. Mercredi, il s'en est fallu d'un rien qu'il ne soit emporté par la crue. "Ma maison a été complètement recouverte par les eaux alors que j'avais réussi à m'en éloigner d'une centaine de mètres à peine", raconte-t-il. "Il faut absolument que j'y retourne pour récupérer des documents très importants", répète Navraj Upretti. Une fois à pied d'oeuvre, il creuse, fouille, déterre. Mais au bout d'une heure d'efforts il doit se rendre à l'évidence. Il ne les retrouvera pas. La liasse de papier qu'il a exhumée appartient à un de ses voisins. Santosh Adhikari a lui aussi eu beaucoup de chance. Il se trouvait mercredi par hasard dans la capitale Katmandou lorsque la vague a frappé Dhunge. Quand il y est retourné, il a retrouvé sa maison entièrement ensevelie. "Il n'y avait plus rien", lâche-t-il. Les équipes de secours à l'oeuvre dans le secteur rapportent qu'elles retrouvent parfois quelques objets personnels, des bijoux par exemple, qu'elles mettent de côté. "Mais l'amas de débris monte à hauteur de genou et la puanteur est terrible", indique un sauveteur, Ayushman Kuinkel, "on sait qu'il y aussi des corps là-dessous".

30.08.2026 à 04:57

FRANCE24
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Plus de 3.000 personnes dont des centaines d'étrangers restent portées disparues à la suite du désastre survenu dans l'Himalaya mercredi, qui a vu une mer de boue et de débris engloutir des villages entiers en raison de l’effondrement d'un glacier. Outre l'ampleur de la catastrophe qui laisse de nombreuses familles sans nouvelle de leurs proches disparus, les secours sont confrontés à de nombreux dangers avec des routes impraticables, des communications détruites ainsi que le risque d'un nouveau déchaînement naturel. Une nouvelle fois dimanche, les autorités népalaises les ont appelés à la "prudence", s'inquiétant cette fois d'une augmentation du débit de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa. La montée des eaux et les pluies dans la zone ont en outre "inondé la zone de recherche" d'ouvriers bloqués dans un tunnel, a indiqué dimanche l'armée népalaise. Selon le gouvernement, plus de 100 ouvriers pourraient être encore en vie dans des tunnels de chantiers de barrage hydroélectrique. Sur le site de Trishuli 3A, les équipes de secours de l'armée avaient pourtant réussi samedi soir à percer un passage pour laisser passer l'oxygène, espérant ensuite envoyer une équipe. "On n'y arrive pas" Côté chinois cependant, l'importante retenue d'eau qui s'est formée en amont du poste-frontière de Gyirong, à 1.830 m d'altitude, et menaçait de céder brutalement, présente désormais "un écoulement naturel normal", a précisé samedi soir l'agence de presse Chine nouvelle, citant le ministère chinois des Ressources en eau. Des milliers de secouristes chinois sont à pied d'oeuvre pour se frayer un chemin vers le coeur de la zone dévastée, certains devant être hélitreuillés par des drones. Selon les bilans officiels encore très provisoires dimanche, un total de 750 corps - 734 côté népalais, 16 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés depuis mercredi de l'épaisse couche de boue et des décombres des bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague. Les autorités peinent à retrouver la trace de plus de 3.000 personnes - 2.498 au Népal et 546 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi. Le bureau du Premier ministre népalais a indiqué que les équipes de secours avaient travaillé toute la nuit. "Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vifs, mais on n'y arrive pas (...) Regardez toute cette boue", a confié à l'AFP un secouriste de la sécurité civile népalaise, Kawan Koirala, après 18 heures de travail sans interruption. "C'est très perturbant pour moi aussi. C'est la première fois que je vois ça". Pèlerins Parmi les disparus, figurent des centaines de touristes, de pèlerins qui se rendaient sur le mont sacré Kailash au Tibet et d'ouvriers étrangers, ainsi qu'un nombre toujours croissant d'habitants des villages dévastés. L'espoir des proches des disparus s'amenuise au quartier général de campagne des secours népalais, à Bidur. "Cela fait déjà plus de trois jours", a constaté samedi auprès de l'AFP Rishi Shrestha, sans nouvelles de son cousin. "Il y a 99% de risques pour qu'il ne soit plus en vie". Même s'il est encore trop tôt pour une évaluation précise, le ministre népalais des Affaires étrangères a d'ores et déjà estimé à "plusieurs milliards de dollars" le coût de la reconstruction, et fait appel "au soutien de la communauté internationale". Après l'Union européenne notamment, les Etats-Unis ont annoncé samedi débloquer 3,6 millions de dollars d'aide humanitaire pour le Népal, y compris sous forme d'aide alimentaire d'urgence pour les habitants de la zone. Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a transformé, en un instant, une paisible rivière en un fleuve en furie. "Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l'humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend des tragédies comme celle-ci, et tant d'autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves", a alerté Simon Stiell, responsable de l'ONU Climat, dans un communiqué. "Le Népal émet moins de 0,01% des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique", a séparément souligné Shisir Khanal, ministre des Affaires étrangères du pays. burs-pa/cls/lrb/ms/gmo
Texte intégral (741 mots)
Plus de 3.000 personnes dont des centaines d'étrangers restent portées disparues à la suite du désastre survenu dans l'Himalaya mercredi, qui a vu une mer de boue et de débris engloutir des villages entiers en raison de l’effondrement d'un glacier. Outre l'ampleur de la catastrophe qui laisse de nombreuses familles sans nouvelle de leurs proches disparus, les secours sont confrontés à de nombreux dangers avec des routes impraticables, des communications détruites ainsi que le risque d'un nouveau déchaînement naturel. Une nouvelle fois dimanche, les autorités népalaises les ont appelés à la "prudence", s'inquiétant cette fois d'une augmentation du débit de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa. La montée des eaux et les pluies dans la zone ont en outre "inondé la zone de recherche" d'ouvriers bloqués dans un tunnel, a indiqué dimanche l'armée népalaise. Selon le gouvernement, plus de 100 ouvriers pourraient être encore en vie dans des tunnels de chantiers de barrage hydroélectrique. Sur le site de Trishuli 3A, les équipes de secours de l'armée avaient pourtant réussi samedi soir à percer un passage pour laisser passer l'oxygène, espérant ensuite envoyer une équipe. "On n'y arrive pas" Côté chinois cependant, l'importante retenue d'eau qui s'est formée en amont du poste-frontière de Gyirong, à 1.830 m d'altitude, et menaçait de céder brutalement, présente désormais "un écoulement naturel normal", a précisé samedi soir l'agence de presse Chine nouvelle, citant le ministère chinois des Ressources en eau. Des milliers de secouristes chinois sont à pied d'oeuvre pour se frayer un chemin vers le coeur de la zone dévastée, certains devant être hélitreuillés par des drones. Selon les bilans officiels encore très provisoires dimanche, un total de 750 corps - 734 côté népalais, 16 sur le territoire chinois du Tibet - ont été exhumés depuis mercredi de l'épaisse couche de boue et des décombres des bâtiments, routes, ponts et chantiers balayés par la vague. Les autorités peinent à retrouver la trace de plus de 3.000 personnes - 2.498 au Népal et 546 côté chinois - dont elles sont sans nouvelles depuis mercredi. Le bureau du Premier ministre népalais a indiqué que les équipes de secours avaient travaillé toute la nuit. "Les gens veulent absolument retrouver leurs proches, morts ou vifs, mais on n'y arrive pas (...) Regardez toute cette boue", a confié à l'AFP un secouriste de la sécurité civile népalaise, Kawan Koirala, après 18 heures de travail sans interruption. "C'est très perturbant pour moi aussi. C'est la première fois que je vois ça". Pèlerins Parmi les disparus, figurent des centaines de touristes, de pèlerins qui se rendaient sur le mont sacré Kailash au Tibet et d'ouvriers étrangers, ainsi qu'un nombre toujours croissant d'habitants des villages dévastés. L'espoir des proches des disparus s'amenuise au quartier général de campagne des secours népalais, à Bidur. "Cela fait déjà plus de trois jours", a constaté samedi auprès de l'AFP Rishi Shrestha, sans nouvelles de son cousin. "Il y a 99% de risques pour qu'il ne soit plus en vie". Même s'il est encore trop tôt pour une évaluation précise, le ministre népalais des Affaires étrangères a d'ores et déjà estimé à "plusieurs milliards de dollars" le coût de la reconstruction, et fait appel "au soutien de la communauté internationale". Après l'Union européenne notamment, les Etats-Unis ont annoncé samedi débloquer 3,6 millions de dollars d'aide humanitaire pour le Népal, y compris sous forme d'aide alimentaire d'urgence pour les habitants de la zone. Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a transformé, en un instant, une paisible rivière en un fleuve en furie. "Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l'humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend des tragédies comme celle-ci, et tant d'autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves", a alerté Simon Stiell, responsable de l'ONU Climat, dans un communiqué. "Le Népal émet moins de 0,01% des gaz à effet de serre, mais nous, le peuple népalais, sommes parmi les principales victimes du changement climatique", a séparément souligné Shisir Khanal, ministre des Affaires étrangères du pays. burs-pa/cls/lrb/ms/gmo

30.08.2026 à 03:45

FRANCE24
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Ce télescope de dernière génération "permettra de percer les secrets de l'univers", a assuré vendredi le président américain Donald Trump lors d'une cérémonie dans les locaux de la Nasa. Haut de plus de 12 mètres, il doit être lancé à partir de 07H26 (11H26 GMT) par une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis la Floride. Développé pendant plus d'une décennie pour un coût dépassant les 4 milliards de dollars, l'appareil est baptisé en l'honneur d'une des plus grandes astronomes américaines, Nancy Grace Roman, surnommée la "mère de Hubble", du nom d'un autre télescope phare de la Nasa. Si ce dernier nous a notamment appris que notre univers s'étend plus vite que nous le pensions, le Roman Space Telescope sera chargé de répondre aux questions restées en suspens sur cette expansion. Mais il offrira également "à la Terre un nouvel atlas de l'univers", a insisté en avril le chef de l'agence spatiale américaine Jared Isaacman en le dévoilant à la presse. Etudier l'invisible Avec son champ de vision plus de 100 fois supérieur à celui d'Hubble et bien plus large que celui du célèbre James Webb, il ratissera de vastes zones du ciel depuis un point de vue privilégié, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, qu'il rejoindra après environ 100 jours de voyage. Pensé pour travailler en tandem avec d'autres appareils comme James Webb - plus puissant et précis - il ambitionne de découvrir des milliers d'exo-planètes et des dizaines de milliers de supernovas, c'est-à-dire d'étoiles massives en fin de vie. "Il s'agira du plus grand catalogue d'objets astronomiques jamais réalisé, et il nous aidera à comprendre à quel point les systèmes solaires comme le nôtre sont courants", insiste auprès de l'AFP Dave Content, responsable technique du télescope. Mais aussi de mieux appréhender l'invisible, c'est-à-dire la matière et l'énergie noires, dont on ne connaît pas l'origine mais que l'on pense représenter 95% de notre univers. Le premier phénomène est perçu comme une sorte de ciment gravitationnel, tandis que le second est compris comme une force répulsive impliquée dans la fameuse expansion de notre univers. Grâce à sa vision infrarouge, le télescope pourra observer la lumière émise par des objets célestes il y a des milliards d'années et remonter ainsi dans le temps afin de mieux les comprendre. "Surprise" Ces observations, qui compléteront les travaux de l'observatoire Rubin au Chili et de la sonde Euclid de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont attendues au tournant car elles pourraient bouleverser notre compréhension actuelle de la structure de l'univers. Les scientifiques se sont en effet récemment rendus compte que l'"expansion de l'univers à ses débuts n'était pas tout à fait cohérente avec ce que nos modèles prévoyaient", a expliqué Julie McEnery, astrophysicienne responsable du télescope Roman, lors d'une conférence de presse samedi. Ce constat qui laisse "entendre que notre modèle standard de l'univers est incorrect" sera donc mis à l'épreuve par le télescope, pointe-t-elle. Et d'ajouter: "Il permettra de dire sans ambiguïté: +Oui, le modèle fonctionne, ou il ne fonctionne pas.+ Et s'il ne fonctionne pas, il nous fournira des données suffisamment précises et de qualité pour nous permettre de commencer à faire la distinction" entre les possibles pistes d'explication. Qu'elles portent sur l'étude de l'invisible ou non, l'ensemble des données du télescope seront mises à la disposition du grand public et des scientifiques du monde entier. Ces images seront toutefois d'une taille considérable, prévient Dave Content, les données transmises quotidiennement par l'appareil étant par exemple bien trop volumineuses "pour être téléchargées sur l'ordinateur portable de qui que ce soit". En raison de cet océan d'informations, la Nasa s'attend à ce que les découvertes les plus passionnantes de Roman "soient une surprise, quelque chose que nous ne pouvions pas prévoir, et qui ouvrira la voie à une nouvelle série de questions plus approfondies", sourit Julie McEnery.
Texte intégral (701 mots)
Ce télescope de dernière génération "permettra de percer les secrets de l'univers", a assuré vendredi le président américain Donald Trump lors d'une cérémonie dans les locaux de la Nasa. Haut de plus de 12 mètres, il doit être lancé à partir de 07H26 (11H26 GMT) par une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis la Floride. Développé pendant plus d'une décennie pour un coût dépassant les 4 milliards de dollars, l'appareil est baptisé en l'honneur d'une des plus grandes astronomes américaines, Nancy Grace Roman, surnommée la "mère de Hubble", du nom d'un autre télescope phare de la Nasa. Si ce dernier nous a notamment appris que notre univers s'étend plus vite que nous le pensions, le Roman Space Telescope sera chargé de répondre aux questions restées en suspens sur cette expansion. Mais il offrira également "à la Terre un nouvel atlas de l'univers", a insisté en avril le chef de l'agence spatiale américaine Jared Isaacman en le dévoilant à la presse. Etudier l'invisible Avec son champ de vision plus de 100 fois supérieur à celui d'Hubble et bien plus large que celui du célèbre James Webb, il ratissera de vastes zones du ciel depuis un point de vue privilégié, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, qu'il rejoindra après environ 100 jours de voyage. Pensé pour travailler en tandem avec d'autres appareils comme James Webb - plus puissant et précis - il ambitionne de découvrir des milliers d'exo-planètes et des dizaines de milliers de supernovas, c'est-à-dire d'étoiles massives en fin de vie. "Il s'agira du plus grand catalogue d'objets astronomiques jamais réalisé, et il nous aidera à comprendre à quel point les systèmes solaires comme le nôtre sont courants", insiste auprès de l'AFP Dave Content, responsable technique du télescope. Mais aussi de mieux appréhender l'invisible, c'est-à-dire la matière et l'énergie noires, dont on ne connaît pas l'origine mais que l'on pense représenter 95% de notre univers. Le premier phénomène est perçu comme une sorte de ciment gravitationnel, tandis que le second est compris comme une force répulsive impliquée dans la fameuse expansion de notre univers. Grâce à sa vision infrarouge, le télescope pourra observer la lumière émise par des objets célestes il y a des milliards d'années et remonter ainsi dans le temps afin de mieux les comprendre. "Surprise" Ces observations, qui compléteront les travaux de l'observatoire Rubin au Chili et de la sonde Euclid de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont attendues au tournant car elles pourraient bouleverser notre compréhension actuelle de la structure de l'univers. Les scientifiques se sont en effet récemment rendus compte que l'"expansion de l'univers à ses débuts n'était pas tout à fait cohérente avec ce que nos modèles prévoyaient", a expliqué Julie McEnery, astrophysicienne responsable du télescope Roman, lors d'une conférence de presse samedi. Ce constat qui laisse "entendre que notre modèle standard de l'univers est incorrect" sera donc mis à l'épreuve par le télescope, pointe-t-elle. Et d'ajouter: "Il permettra de dire sans ambiguïté: +Oui, le modèle fonctionne, ou il ne fonctionne pas.+ Et s'il ne fonctionne pas, il nous fournira des données suffisamment précises et de qualité pour nous permettre de commencer à faire la distinction" entre les possibles pistes d'explication. Qu'elles portent sur l'étude de l'invisible ou non, l'ensemble des données du télescope seront mises à la disposition du grand public et des scientifiques du monde entier. Ces images seront toutefois d'une taille considérable, prévient Dave Content, les données transmises quotidiennement par l'appareil étant par exemple bien trop volumineuses "pour être téléchargées sur l'ordinateur portable de qui que ce soit". En raison de cet océan d'informations, la Nasa s'attend à ce que les découvertes les plus passionnantes de Roman "soient une surprise, quelque chose que nous ne pouvions pas prévoir, et qui ouvrira la voie à une nouvelle série de questions plus approfondies", sourit Julie McEnery.

30.08.2026 à 03:45

FRANCE24
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M. Darmanin organise pour la quatrième année un évènement de rentrée da ns le Jardin botanique de son fief électoral de Tourcoing. Mais cette année, c'est Édouard Philippe qui en est la vedette: le 17 août, dans les colonnes de La Voix du Nord, le ministre de la Justice a annoncé qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle et qu'il se rangeait derrière le président d'Horizons, dont il est proche de longue date. Tourcoing devient donc une sorte de réunion publique de rentrée pour M. Philippe, qui s'est déjà rendu en août à Mayotte et à La Réunion et a participé cette semaine au débat des candidats à l'Elysée jeudi devant le Medef, avant de débattre avec François Hollande samedi à Sens (Yonne). L'enjeu, pour le maire du Havre, est de conforter sa position dans le duel qui l'oppose, au sein du bloc central, à Gabriel Attal. Si le candidat Renaissance a estimé qu'il n'y avait "plus de favori" après un sondage où il recueillait seulement deux points de moins d'intention de vote, la marge est plus nette en faveur de M. Philippe dans un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche. Toutes ces études convergent pour faire de Marine Le Pen la favorite de l'élection présidentielle, la candidate du Rassemblement national étant largement en tête au premier tour, et donnée gagnante au second quel que soit l'adversaire. "Pour l'instant, je pense que nous sommes troisièmes", a averti M. Darmanin, qui prédit par ailleurs un score au-delà des 20% au candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Un soutien à Édouard Philippe "comme la corde soutient le pendu", ironise un dirigeant du bloc central. "Darmanin, depuis des mois, dit: on va perdre, Le Pen a gagné. Sa stratégie, c'est de s'installer comme le chef de l'opposition" après la présidentielle, affirme cette source. Quelle réforme des retraites ? En attendant, le tenant de la "droite sociale" a assorti son soutien à M. Philippe d'un certain nombre d'exigences sur le fond. Notamment d'être "beaucoup plus ferme" sur l'immigration. M. Philippe n'a cependant pas repris intégralement sa proposition d'un "moratoire", expliquant dimanche que malgré une approche plus ferme, la France sous sa présidence continuerait d'accueillir des étudiants et des travailleurs étrangers. Autre dossier brûlant : les retraites. "Je suis contre la retraite à 67 ans" et "Édouard Philippe n'a pas changé d'avis", a expliqué M. Darmanin le 17 août. Peine perdue pour tous les dirigeants Horizons qui s'échinaient depuis des années à expliquer que leur candidat n'avait jamais proposé cette mesure. L'ancien Premier ministre a déjà eu l'occasion d'expliquer, comme il l'a fait dans un entretien à l'AFP cette semaine, que sa réforme prendrait en compte "les différences dans les métiers", qu'elle serait "parfaitement soucieuse de la justice entre les individus", mais qu'elle reposerait bien sur "l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps". Va-t-il en préciser les contours à Tourcoing ? Ou plutôt continuer, selon ses termes, à mener "la bataille politique" sur l'idée de devoir travailler plus longtemps avant d'abattre ses cartes ? Réponse dimanche. Un de ses soutiens prédit "plutôt une séquence politique" à Tourcoing, qui doit servir "à parler rassemblement plutôt que programme". L'enjeu demeure pour Edouard Philippe : continuer d'apparaître comme celui susceptible de fédérer autour de sa candidature, au sein du bloc central mais aussi à droite, où le candidat des Républicains (LR) Bruno Retailleau peine à émerger dans les sondages. Côté macroniste, après les ministres Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre au printemps, Benjamin Haddad s'est ajouté à la liste cette semaine, de même que l'eurodéputé Grégory Allione. Pas de quoi, pour l'instant, inciter Gabriel Attal à renoncer à sa candidature: le secrétaire général de Renaissance, très actif tout au long de l'été, a d'ores et déjà programmé un meeting à Lyon le 10 octobre.
Texte intégral (671 mots)
M. Darmanin organise pour la quatrième année un évènement de rentrée da ns le Jardin botanique de son fief électoral de Tourcoing. Mais cette année, c'est Édouard Philippe qui en est la vedette: le 17 août, dans les colonnes de La Voix du Nord, le ministre de la Justice a annoncé qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle et qu'il se rangeait derrière le président d'Horizons, dont il est proche de longue date. Tourcoing devient donc une sorte de réunion publique de rentrée pour M. Philippe, qui s'est déjà rendu en août à Mayotte et à La Réunion et a participé cette semaine au débat des candidats à l'Elysée jeudi devant le Medef, avant de débattre avec François Hollande samedi à Sens (Yonne). L'enjeu, pour le maire du Havre, est de conforter sa position dans le duel qui l'oppose, au sein du bloc central, à Gabriel Attal. Si le candidat Renaissance a estimé qu'il n'y avait "plus de favori" après un sondage où il recueillait seulement deux points de moins d'intention de vote, la marge est plus nette en faveur de M. Philippe dans un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche. Toutes ces études convergent pour faire de Marine Le Pen la favorite de l'élection présidentielle, la candidate du Rassemblement national étant largement en tête au premier tour, et donnée gagnante au second quel que soit l'adversaire. "Pour l'instant, je pense que nous sommes troisièmes", a averti M. Darmanin, qui prédit par ailleurs un score au-delà des 20% au candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Un soutien à Édouard Philippe "comme la corde soutient le pendu", ironise un dirigeant du bloc central. "Darmanin, depuis des mois, dit: on va perdre, Le Pen a gagné. Sa stratégie, c'est de s'installer comme le chef de l'opposition" après la présidentielle, affirme cette source. Quelle réforme des retraites ? En attendant, le tenant de la "droite sociale" a assorti son soutien à M. Philippe d'un certain nombre d'exigences sur le fond. Notamment d'être "beaucoup plus ferme" sur l'immigration. M. Philippe n'a cependant pas repris intégralement sa proposition d'un "moratoire", expliquant dimanche que malgré une approche plus ferme, la France sous sa présidence continuerait d'accueillir des étudiants et des travailleurs étrangers. Autre dossier brûlant : les retraites. "Je suis contre la retraite à 67 ans" et "Édouard Philippe n'a pas changé d'avis", a expliqué M. Darmanin le 17 août. Peine perdue pour tous les dirigeants Horizons qui s'échinaient depuis des années à expliquer que leur candidat n'avait jamais proposé cette mesure. L'ancien Premier ministre a déjà eu l'occasion d'expliquer, comme il l'a fait dans un entretien à l'AFP cette semaine, que sa réforme prendrait en compte "les différences dans les métiers", qu'elle serait "parfaitement soucieuse de la justice entre les individus", mais qu'elle reposerait bien sur "l'idée que tout le monde doit travailler un peu plus longtemps". Va-t-il en préciser les contours à Tourcoing ? Ou plutôt continuer, selon ses termes, à mener "la bataille politique" sur l'idée de devoir travailler plus longtemps avant d'abattre ses cartes ? Réponse dimanche. Un de ses soutiens prédit "plutôt une séquence politique" à Tourcoing, qui doit servir "à parler rassemblement plutôt que programme". L'enjeu demeure pour Edouard Philippe : continuer d'apparaître comme celui susceptible de fédérer autour de sa candidature, au sein du bloc central mais aussi à droite, où le candidat des Républicains (LR) Bruno Retailleau peine à émerger dans les sondages. Côté macroniste, après les ministres Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre au printemps, Benjamin Haddad s'est ajouté à la liste cette semaine, de même que l'eurodéputé Grégory Allione. Pas de quoi, pour l'instant, inciter Gabriel Attal à renoncer à sa candidature: le secrétaire général de Renaissance, très actif tout au long de l'été, a d'ores et déjà programmé un meeting à Lyon le 10 octobre.

29.08.2026 à 23:38

Fatimata WANE
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Des militaires venus de plusieurs régions du Niger ont convergé dans la nuit vers Niamey et tenté de prendre le contrôle de plusieurs sites stratégiques de la capitale. Des tirs nourris ont notamment éclaté autour de la présidence et de l’aéroport. Le pouvoir affirme avoir repoussé les assaillants et reprendre progressivement le contrôle de la situation.
Texte intégral (671 mots)
Des militaires venus de plusieurs régions du Niger ont convergé dans la nuit vers Niamey et tenté de prendre le contrôle de plusieurs sites stratégiques de la capitale. Des tirs nourris ont notamment éclaté autour de la présidence et de l’aéroport. Le pouvoir affirme avoir repoussé les assaillants et reprendre progressivement le contrôle de la situation.

29.08.2026 à 22:28

FRANCE 24
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Trois jours après la crue qui a touché une région de l’Himalaya, les secours ont redoublé d'efforts samedi pour retrouver les quelque 3 000 disparus entre le Népal et la province chinoise du Tibet. Une épaisse couche de boue a recouvert des villages entiers, le bilan provisoire fait état de 682 morts.
Texte intégral (671 mots)
Trois jours après la crue qui a touché une région de l’Himalaya, les secours ont redoublé d'efforts samedi pour retrouver les quelque 3 000 disparus entre le Népal et la province chinoise du Tibet. Une épaisse couche de boue a recouvert des villages entiers, le bilan provisoire fait état de 682 morts.

29.08.2026 à 22:04

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Tous les ans, c'est la même histoire : le jour de la rentrée, les manuels scolaires remplissent les cartables des petits écoliers. Mais d'où viennent ces ouvrages indissociables des salles de classe ?
Texte intégral (671 mots)
Tous les ans, c'est la même histoire : le jour de la rentrée, les manuels scolaires remplissent les cartables des petits écoliers. Mais d'où viennent ces ouvrages indissociables des salles de classe ?

29.08.2026 à 21:05

FRANCE24
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Pour célébrer les 25 ans des films Harry Potter, des milliers de fans se sont retrouvés dans les jardins du château de Versailles. Notre reporter Eléonore Gogé est allée à leur rencontre.
Texte intégral (671 mots)
Pour célébrer les 25 ans des films Harry Potter, des milliers de fans se sont retrouvés dans les jardins du château de Versailles. Notre reporter Eléonore Gogé est allée à leur rencontre.

29.08.2026 à 20:42

FRANCE 24
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Des dizaines de colons israéliens ont attaqué samedi un village palestinien, à Qusra, en Cisjordanie occupée, selon l'armée israélienne. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé des "actes de violence criminels" perpétrés dans deux villages palestiniens, une prise de position inhabituelle.
Texte intégral (671 mots)
Des dizaines de colons israéliens ont attaqué samedi un village palestinien, à Qusra, en Cisjordanie occupée, selon l'armée israélienne. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé des "actes de violence criminels" perpétrés dans deux villages palestiniens, une prise de position inhabituelle.

29.08.2026 à 19:33

FRANCE24
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Cela faisait dix ans qu'une Française n'avait plus gagné la reine des courses en montagne (Caroline Chaverot en 2016), longue de 174 km et 10.000 mètres de dénivelé positif. L'Hirondel s'est envolée vers la victoire seule dès le Lac Combal (68e km) pour terminer en 21 heures 54 minutes 49 secondes, avec plus de 20 minutes d'avance sur les deux Américaines Rachel Entrekin (22h 15:54) et Emily Schmitz (22h 17:28). "Vous êtes zinzins", a-t-elle brièvement lancé à son arrivée, complètement à bout de forces, aux spectateurs venus par milliers l'encourager, l'accompagner en courant et scander son nom dans les dernières centaines de mètres vers Chamonix. Très émue et ovationnée sur la place du Triangle de l'Amitié, elle a enlacé en larmes son compagnon et son entraîneur, avant de s'asseoir de longues minutes pour récupérer. Exténuée, elle n'a même pas pu passer par la traditionnelle zone mixte des médias. Après l'abandon prématuré de Courtney Dauwalter, qui a jeté l'éponge aux alentours de 4 heures du matin, la gynécologue de 35 ans a réalisé une véritable démonstration, souriant et saluant régulièrement les nombreux spectateurs le long des sentiers, avant une fin de course très difficile marquée par les chutes. L'exploit est d'autant plus grand que L'Hirondel avait annoncé souffrir depuis plusieurs mois d'une endofibrose iliaque qui lui raidit la jambe gauche en cas d'efforts trop intenses. Elle avait toutefois décidé de prendre part à la course en misant sur sa capacité à rester régulière sur le tracé: "si j'arrive à garder une intensité faible mais constante toute la course, ça peut faire aussi un bel UTMB", avait-elle prévenu. Double championne du monde trail, déjà victorieuse en 2021 de l'OCC et en 2022 de la CCC - des courses annexes de l'UTMB -, L'Hirondel décroche ainsi la dernière grande course qui manquait à son palmarès à Chamonix. Ben Dhiman en balade Quelques heures plus tôt, l'Américain Ben Dhiman avait fait hurler de joie le public de Chamonix pour la première fois de l'après-midi en remportant la course en 18 heures 16 min 29 sec, devenant le premier coureur à terminer la boucle en moins de 19 heures. Après deux abandons (2023, 2024) et une deuxième place en 2025, Dhiman a pris les commandes de la course dès la sortie des Contamines vendredi (km 35) avant de se lancer dans un irrésistible numéro en solitaire, creusant l'écart sous la pleine lune et les étoiles. "J'étais tout seul et j'avais le choix: soit je ralentissais soit je faisais mon truc et j'ai décidé d'aller faire mon truc", a affirmé Dhiman juste après sa victoire. "Aujourd'hui, je n'ai montré aucun respect au parcours, j'ai juste poussé autant que possible", a ajouté l'Américain de 35 ans, qui vit depuis plusieurs années dans les Pyrénées avec sa famille. Il termine avec plus de trente minutes d'avance sur le Français Baptiste Chassagne, 2e comme en 2024 (18h 47:38 samedi) et l'Américain Caleb Olson (18h 48:24). "Je me suis battu avec mes armes et je finis derrière Ben Dhiman, qui est mon athlète préféré, pour de vrai", a souligné Chassagne. "Il était le meilleur aujourd'hui, j'étais le meilleur des autres et ça me suffit." En bouclant les quelque 174 km et 10.000 m de dénivelé positif à une vitesse moyenne de 9,5 km, Ben Dhiman devient le premier athlète à terminer la boucle de l'UTMB en moins de 19 heures (18h 16:29). Son chrono du jour ne constitue toutefois pas un record puisque le tracé avait été légèrement raccourci par rapport au tracé habituel, dont le record est détenu depuis 2022 par l'Espagnol Kilian Jornet (19h 49:30). Il n'empêche, Dhiman termine avec plus d'une heure d'avance par rapport au Britannique Tom Evans qui avait remporté la course l'an dernier sur exactement le même tracé (19 h 18:58 dans des conditions dantesques), et plus d'une heure et demie par rapport à son propre chrono de 2025 (2e en 19h 51:37).
Texte intégral (674 mots)
Cela faisait dix ans qu'une Française n'avait plus gagné la reine des courses en montagne (Caroline Chaverot en 2016), longue de 174 km et 10.000 mètres de dénivelé positif. L'Hirondel s'est envolée vers la victoire seule dès le Lac Combal (68e km) pour terminer en 21 heures 54 minutes 49 secondes, avec plus de 20 minutes d'avance sur les deux Américaines Rachel Entrekin (22h 15:54) et Emily Schmitz (22h 17:28). "Vous êtes zinzins", a-t-elle brièvement lancé à son arrivée, complètement à bout de forces, aux spectateurs venus par milliers l'encourager, l'accompagner en courant et scander son nom dans les dernières centaines de mètres vers Chamonix. Très émue et ovationnée sur la place du Triangle de l'Amitié, elle a enlacé en larmes son compagnon et son entraîneur, avant de s'asseoir de longues minutes pour récupérer. Exténuée, elle n'a même pas pu passer par la traditionnelle zone mixte des médias. Après l'abandon prématuré de Courtney Dauwalter, qui a jeté l'éponge aux alentours de 4 heures du matin, la gynécologue de 35 ans a réalisé une véritable démonstration, souriant et saluant régulièrement les nombreux spectateurs le long des sentiers, avant une fin de course très difficile marquée par les chutes. L'exploit est d'autant plus grand que L'Hirondel avait annoncé souffrir depuis plusieurs mois d'une endofibrose iliaque qui lui raidit la jambe gauche en cas d'efforts trop intenses. Elle avait toutefois décidé de prendre part à la course en misant sur sa capacité à rester régulière sur le tracé: "si j'arrive à garder une intensité faible mais constante toute la course, ça peut faire aussi un bel UTMB", avait-elle prévenu. Double championne du monde trail, déjà victorieuse en 2021 de l'OCC et en 2022 de la CCC - des courses annexes de l'UTMB -, L'Hirondel décroche ainsi la dernière grande course qui manquait à son palmarès à Chamonix. Ben Dhiman en balade Quelques heures plus tôt, l'Américain Ben Dhiman avait fait hurler de joie le public de Chamonix pour la première fois de l'après-midi en remportant la course en 18 heures 16 min 29 sec, devenant le premier coureur à terminer la boucle en moins de 19 heures. Après deux abandons (2023, 2024) et une deuxième place en 2025, Dhiman a pris les commandes de la course dès la sortie des Contamines vendredi (km 35) avant de se lancer dans un irrésistible numéro en solitaire, creusant l'écart sous la pleine lune et les étoiles. "J'étais tout seul et j'avais le choix: soit je ralentissais soit je faisais mon truc et j'ai décidé d'aller faire mon truc", a affirmé Dhiman juste après sa victoire. "Aujourd'hui, je n'ai montré aucun respect au parcours, j'ai juste poussé autant que possible", a ajouté l'Américain de 35 ans, qui vit depuis plusieurs années dans les Pyrénées avec sa famille. Il termine avec plus de trente minutes d'avance sur le Français Baptiste Chassagne, 2e comme en 2024 (18h 47:38 samedi) et l'Américain Caleb Olson (18h 48:24). "Je me suis battu avec mes armes et je finis derrière Ben Dhiman, qui est mon athlète préféré, pour de vrai", a souligné Chassagne. "Il était le meilleur aujourd'hui, j'étais le meilleur des autres et ça me suffit." En bouclant les quelque 174 km et 10.000 m de dénivelé positif à une vitesse moyenne de 9,5 km, Ben Dhiman devient le premier athlète à terminer la boucle de l'UTMB en moins de 19 heures (18h 16:29). Son chrono du jour ne constitue toutefois pas un record puisque le tracé avait été légèrement raccourci par rapport au tracé habituel, dont le record est détenu depuis 2022 par l'Espagnol Kilian Jornet (19h 49:30). Il n'empêche, Dhiman termine avec plus d'une heure d'avance par rapport au Britannique Tom Evans qui avait remporté la course l'an dernier sur exactement le même tracé (19 h 18:58 dans des conditions dantesques), et plus d'une heure et demie par rapport à son propre chrono de 2025 (2e en 19h 51:37).

29.08.2026 à 19:01

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Le pays, comptoir sur la Méditerranée au carrefour de nombreuses civilisations, regorge de sites datant des âges de pierre, du bronze et du fer, des Phéniciens ou des Perses, des Empires romain, byzantin, ottoman... Récemment, les vestiges d'un temple romain ont été mis au jour, avec des colonnes et leurs bases, longues de 21 mètres et larges de 11 mètres, dans la localité montagneuse de Maaser el-Chouf, au sud-est de Beyrouth, près d'une forêt de cèdres plurimillénaires. "Tout un système a été construit autour de ce temple", qui date d'entre le Ier siècle avant J.-C. et le IIe siècle après J.-C., explique à l'AFP Myriam Ziadé, directrice locale des antiquités au sein du ministère de la Culture. Le site a ensuite été converti en forteresse croisée entre les XIIe et XIIIe siècles, ajoute-t-elle, fort de sa position "sur un réseau de routes reliant la côte méditerranéenne à la vallée de la Bekaa", dans l'est. Patrimoine en péril Dans cette vallée comme dans le sud du pays, les activités archéologiques ont été affectées par la reprise des hostilités entre le Hezbollah pro-iranien et Israël début mars, sur fond d'offensive israélo-américaine contre Téhéran. "Notre priorité aujourd'hui a changé et se concentre, à ce stade, sur la protection du patrimoine en péril", explique Sarkis El Khoury, directeur général des Antiquités, auprès de l'AFP. "Les fouilles dans les zones dangereuses sont à l'arrêt", ajoute-t-il, comme à Tyr, ancienne cité phénicienne du sud qui abrite notamment un arc de triomphe romain et un hippodrome du IIe siècle, touchée ces derniers mois par des bombardements israéliens. Le site a été inscrit en juillet par l'Unesco sur la liste du patrimoine en péril, comme les châteaux du Mont Amel, également situés dans le sud et visés par des frappes, comprenant la célèbre forteresse de Beaufort datant de l'époque des Croisades, dont s'est emparée l'armée israélienne. "A cause de la guerre, les équipes étrangères ont renoncé à se rendre au Liban", regrette Sarkis El Khoury. Mais ailleurs, les fouilles se poursuivent malgré tout. Dans la ville côtière de Batroun (nord), où trônent les ruines d'un amphithéâtre romain, un membre d'une équipe de fouilles est assis sous un soleil de plomb, entouré de ses outils, l'air marin faisant trembler ses notes. Un pressoir à olives et des poids en terre cuite datant de l'époque romaine ont été trouvés sur un terrain privé, ainsi que des outils de tissage et filage, indique Samar Karam, responsable des sites archéologiques dans le nord du pays. Sur un terrain voisin, bordé par une muraille datant de l'époque phénicienne, des archéologues ont découvert deux carrières de pierre, "l'une datant de l'époque romaine et l'autre de l'époque phénicienne", ajoute-t-elle. Sur un autre site, des vestiges de l'Empire ottoman et des éléments remontant aux Perses, Phéniciens et Romains ont été découverts au même endroit, révélant une superposition de périodes historiques. Découvertes fortuites A Beyrouth, un pressoir à olives datant de l'époque romaine vient d'être exhumé et des recherches sont en cours dans le centre-ville pour trouver les restes d'un hippodrome romain, indique Laure Salloum, qui y supervise les travaux archéologiques. L'hippodrome avait été mis au jour il y a des années, lors de fouilles préventives avant la construction d'un complexe commercial et résidentiel. Dans la capitale, les fouilles en cours ont été lancées à la suite de découvertes fortuites au milieu de chantiers de construction, explique Mme Salloum. Parmi les autres découvertes inopinées: un établissement thermal romain vieux de 2.000 ans. "Nous faisons constamment de nouvelles découvertes", s'enthousiasme Sarkis El Khoury. "Le Liban est au croisement d'une région qui a traversé les crises pendant des milliers d'années".
Texte intégral (685 mots)
Le pays, comptoir sur la Méditerranée au carrefour de nombreuses civilisations, regorge de sites datant des âges de pierre, du bronze et du fer, des Phéniciens ou des Perses, des Empires romain, byzantin, ottoman... Récemment, les vestiges d'un temple romain ont été mis au jour, avec des colonnes et leurs bases, longues de 21 mètres et larges de 11 mètres, dans la localité montagneuse de Maaser el-Chouf, au sud-est de Beyrouth, près d'une forêt de cèdres plurimillénaires. "Tout un système a été construit autour de ce temple", qui date d'entre le Ier siècle avant J.-C. et le IIe siècle après J.-C., explique à l'AFP Myriam Ziadé, directrice locale des antiquités au sein du ministère de la Culture. Le site a ensuite été converti en forteresse croisée entre les XIIe et XIIIe siècles, ajoute-t-elle, fort de sa position "sur un réseau de routes reliant la côte méditerranéenne à la vallée de la Bekaa", dans l'est. Patrimoine en péril Dans cette vallée comme dans le sud du pays, les activités archéologiques ont été affectées par la reprise des hostilités entre le Hezbollah pro-iranien et Israël début mars, sur fond d'offensive israélo-américaine contre Téhéran. "Notre priorité aujourd'hui a changé et se concentre, à ce stade, sur la protection du patrimoine en péril", explique Sarkis El Khoury, directeur général des Antiquités, auprès de l'AFP. "Les fouilles dans les zones dangereuses sont à l'arrêt", ajoute-t-il, comme à Tyr, ancienne cité phénicienne du sud qui abrite notamment un arc de triomphe romain et un hippodrome du IIe siècle, touchée ces derniers mois par des bombardements israéliens. Le site a été inscrit en juillet par l'Unesco sur la liste du patrimoine en péril, comme les châteaux du Mont Amel, également situés dans le sud et visés par des frappes, comprenant la célèbre forteresse de Beaufort datant de l'époque des Croisades, dont s'est emparée l'armée israélienne. "A cause de la guerre, les équipes étrangères ont renoncé à se rendre au Liban", regrette Sarkis El Khoury. Mais ailleurs, les fouilles se poursuivent malgré tout. Dans la ville côtière de Batroun (nord), où trônent les ruines d'un amphithéâtre romain, un membre d'une équipe de fouilles est assis sous un soleil de plomb, entouré de ses outils, l'air marin faisant trembler ses notes. Un pressoir à olives et des poids en terre cuite datant de l'époque romaine ont été trouvés sur un terrain privé, ainsi que des outils de tissage et filage, indique Samar Karam, responsable des sites archéologiques dans le nord du pays. Sur un terrain voisin, bordé par une muraille datant de l'époque phénicienne, des archéologues ont découvert deux carrières de pierre, "l'une datant de l'époque romaine et l'autre de l'époque phénicienne", ajoute-t-elle. Sur un autre site, des vestiges de l'Empire ottoman et des éléments remontant aux Perses, Phéniciens et Romains ont été découverts au même endroit, révélant une superposition de périodes historiques. Découvertes fortuites A Beyrouth, un pressoir à olives datant de l'époque romaine vient d'être exhumé et des recherches sont en cours dans le centre-ville pour trouver les restes d'un hippodrome romain, indique Laure Salloum, qui y supervise les travaux archéologiques. L'hippodrome avait été mis au jour il y a des années, lors de fouilles préventives avant la construction d'un complexe commercial et résidentiel. Dans la capitale, les fouilles en cours ont été lancées à la suite de découvertes fortuites au milieu de chantiers de construction, explique Mme Salloum. Parmi les autres découvertes inopinées: un établissement thermal romain vieux de 2.000 ans. "Nous faisons constamment de nouvelles découvertes", s'enthousiasme Sarkis El Khoury. "Le Liban est au croisement d'une région qui a traversé les crises pendant des milliers d'années".

29.08.2026 à 18:52

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🇳🇪 Au Niger, des explosions et des tirs entendus depuis la nuit à Niamey, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Alors que les raisons de ces combats restent floues, la junte affirme "reprendre le contrôle" de la situation. Les casernes sont en alerte maximale.
Texte intégral (685 mots)
🇳🇪 Au Niger, des explosions et des tirs entendus depuis la nuit à Niamey, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Alors que les raisons de ces combats restent floues, la junte affirme "reprendre le contrôle" de la situation. Les casernes sont en alerte maximale.

29.08.2026 à 18:51

FRANCE24
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L'ancien président de la République (2012-2017) et l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) avaient déjà confronté leurs points de vue en avril lors d'un débat organisé par le think tank Les Gracques. Ils se sont retrouvés samedi à Sens (Yonne) lors de l'université de rentrée du Laboratoire de la République de l'ancien ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. À huit mois du premier tour, Édouard Philippe, à la campagne souvent jugée timorée, tente de prendre un ascendant incontestable sur ses concurrents, Gabriel Attal dans le bloc central, Bruno Retailleau à droite. Quant à François Hollande, son refus de participer à la primaire concoctée par le PS, à laquelle concourt Raphaël Glucksmann, ne masque guère sa volonté de se poser en recours en fin d'année. Dans ce cénacle du Laboratoire de la République, où les "extrêmes" RN et LFI sont proscrits --le député RN de l'Yonne Julien Odoul est tout de même venu écouter le Premier ministre Sébastien Lecornu--, les débats sont policés et la volonté de se rejoindre après la présidentielle est manifeste. Dans la matinée, l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a évoqué une "coalition des engagés" qui aurait vocation à se retrouver sur l'essentiel une fois passée l'élection présidentielle. Sur l'état financier de la France, le consensus règne. Ce qui guette la France, "c'est le lent étouffement ou le choc brutal", plante Édouard Philippe. "Ce n'est pas un problème de gauche ou de droite, c'est un problème de place de la France", renchérit François Hollande. Mais pour l'ancien président, "il faut dire la vérité: il y aura une augmentation des prélèvements", en particulier sur les plus fortunés, après dix ans de "baisses d'impôts inconsidérées" et non financées. Hausse de fiscalité qui contribuera pour moitié, explique M. Hollande, au redressement budgétaire, l'autre se faisant par des économies. -"Réponse" de Hollande en décembre- Voilà "la pente traditionnelle du débat public français", qui aboutit à "augmenter les impôts", rétorque Édouard Philippe. Pour le maire du Havre, "on peut aussi essayer de diminuer la dépense", particulièrement la dépense sociale "qui n'est plus soutenable". Pour le candidat Horizons, la "priorité", c'est "l'intérêt des actifs". "L'enjeu de la présidentielle c'est: qu'est-ce qu'on fait pour la jeunesse, précisément parce que nous sommes une société qui vieillit?", estime de son côté, comme en 2012, l'ancien président socialiste. Près de dix ans après l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron et de son "en même temps", l'effacement du clivage droite-gauche a "affaibli le débat politique", juge M. Hollande. Ce que ne démentira pas son interlocuteur, "homme de droite" qui entend "rassembler la droite et le centre". Ciblés tous les deux: "les extrêmes", RN comme LFI, qui "ont besoin l'un de l'autre", juge l'ancien président qui entend "s'adresser aux électeurs" et faire en sorte que les Français puissent "s'unir sur l'essentiel". "Qui peut être contre?", ironise Édouard Philippe. Mais "cette rupture avec LFI", "vous ne l'avez pas pratiquée" lors des législatives de 2024 qui ont vu M. Hollande revenir à l'Assemblée, appuie-t-il, sous les applaudissements de la salle. "La dissolution a abouti à ce que déjà, le risque d'une victoire du Rassemblement national ait été présent. Ce qui a justifié à un moment de trouver des investitures communes et à qui justifié aussi le Front républicain. Et vous avez vous aussi appelé, votre parti, à voter pour des candidats qui pouvaient être du Nouveau Front populaire", a rétorqué le député socialiste de Corrèze. L'ambiance est bon enfant. Édouard Philippe élude les questions sur Gabriel Attal. Ironise sur celui "qui n'ose pas dire" qu'il est candidat. La salle se gondole. "Est-ce que je peux être utile à moment donné ? (...) J'attendrais le mois de décembre pour vous donner la réponse", explique François Hollande pour qui une chose est sûre, "la présidence qui concentre tous les pouvoirs" façon Emmanuel Macron, "c'est terminé".
Texte intégral (702 mots)
L'ancien président de la République (2012-2017) et l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) avaient déjà confronté leurs points de vue en avril lors d'un débat organisé par le think tank Les Gracques. Ils se sont retrouvés samedi à Sens (Yonne) lors de l'université de rentrée du Laboratoire de la République de l'ancien ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. À huit mois du premier tour, Édouard Philippe, à la campagne souvent jugée timorée, tente de prendre un ascendant incontestable sur ses concurrents, Gabriel Attal dans le bloc central, Bruno Retailleau à droite. Quant à François Hollande, son refus de participer à la primaire concoctée par le PS, à laquelle concourt Raphaël Glucksmann, ne masque guère sa volonté de se poser en recours en fin d'année. Dans ce cénacle du Laboratoire de la République, où les "extrêmes" RN et LFI sont proscrits --le député RN de l'Yonne Julien Odoul est tout de même venu écouter le Premier ministre Sébastien Lecornu--, les débats sont policés et la volonté de se rejoindre après la présidentielle est manifeste. Dans la matinée, l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a évoqué une "coalition des engagés" qui aurait vocation à se retrouver sur l'essentiel une fois passée l'élection présidentielle. Sur l'état financier de la France, le consensus règne. Ce qui guette la France, "c'est le lent étouffement ou le choc brutal", plante Édouard Philippe. "Ce n'est pas un problème de gauche ou de droite, c'est un problème de place de la France", renchérit François Hollande. Mais pour l'ancien président, "il faut dire la vérité: il y aura une augmentation des prélèvements", en particulier sur les plus fortunés, après dix ans de "baisses d'impôts inconsidérées" et non financées. Hausse de fiscalité qui contribuera pour moitié, explique M. Hollande, au redressement budgétaire, l'autre se faisant par des économies. -"Réponse" de Hollande en décembre- Voilà "la pente traditionnelle du débat public français", qui aboutit à "augmenter les impôts", rétorque Édouard Philippe. Pour le maire du Havre, "on peut aussi essayer de diminuer la dépense", particulièrement la dépense sociale "qui n'est plus soutenable". Pour le candidat Horizons, la "priorité", c'est "l'intérêt des actifs". "L'enjeu de la présidentielle c'est: qu'est-ce qu'on fait pour la jeunesse, précisément parce que nous sommes une société qui vieillit?", estime de son côté, comme en 2012, l'ancien président socialiste. Près de dix ans après l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron et de son "en même temps", l'effacement du clivage droite-gauche a "affaibli le débat politique", juge M. Hollande. Ce que ne démentira pas son interlocuteur, "homme de droite" qui entend "rassembler la droite et le centre". Ciblés tous les deux: "les extrêmes", RN comme LFI, qui "ont besoin l'un de l'autre", juge l'ancien président qui entend "s'adresser aux électeurs" et faire en sorte que les Français puissent "s'unir sur l'essentiel". "Qui peut être contre?", ironise Édouard Philippe. Mais "cette rupture avec LFI", "vous ne l'avez pas pratiquée" lors des législatives de 2024 qui ont vu M. Hollande revenir à l'Assemblée, appuie-t-il, sous les applaudissements de la salle. "La dissolution a abouti à ce que déjà, le risque d'une victoire du Rassemblement national ait été présent. Ce qui a justifié à un moment de trouver des investitures communes et à qui justifié aussi le Front républicain. Et vous avez vous aussi appelé, votre parti, à voter pour des candidats qui pouvaient être du Nouveau Front populaire", a rétorqué le député socialiste de Corrèze. L'ambiance est bon enfant. Édouard Philippe élude les questions sur Gabriel Attal. Ironise sur celui "qui n'ose pas dire" qu'il est candidat. La salle se gondole. "Est-ce que je peux être utile à moment donné ? (...) J'attendrais le mois de décembre pour vous donner la réponse", explique François Hollande pour qui une chose est sûre, "la présidence qui concentre tous les pouvoirs" façon Emmanuel Macron, "c'est terminé".
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