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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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29.06.2026 à 01:19

FRANCE24
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L'ex-maire du Grand Manchester, élu député il y a moins de deux semaines, est le seul candidat pour remplacer Keir Starmer à la tête du Labour et donc du pays. Si aucun adversaire ne se déclare, il pourrait devenir Premier ministre mi-juillet. Lundi, il doit prononcer, depuis le symbolique musée de l'histoire du peuple de Manchester, un discours très attendu, alors que beaucoup au Labour comme dans le pays s'interrogent sur le changement qu'il compte apporter au programme qui a permis au parti travailliste de revenir au pouvoir en juillet 2024. Beaucoup l'attendent sur l'économie, au moment où la croissance tousse, où les craintes d'une hausse de l'inflation persistent et où le marché du travail reste sous pression. Il devrait ainsi dévoiler la manière dont il compte "redresser le Royaume-Uni" en lui appliquant "le choc dont il a besoin", selon des extraits communiqués en amont. Au cours de sa campagne pour devenir député, dans une circonscription proche de Manchester, Andy Burnham est resté vague sur le cap qu'il entend prendre, notamment sur un possible virage à gauche qu'il pourrait engager. Son discours lundi vise autant à présenter sa vision qu'à démontrer que le "roi du nord" est prêt à endosser le costume de chef du gouvernement. Décentralisation Beaucoup attendent ainsi de voir si Andy Burnham, aussi naturel et à l'aise sur les réseaux sociaux que dans son contact avec les Britanniques, saura mieux impulser le changement promis par les travaillistes que le sérieux mais impopulaire Keir Starmer. Celui qui se définit comme un "socialiste pro-entreprises", a déjà tenté de rassurer les marchés en s'engageant à respecter les règles budgétaires fixées par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves. Le choix qu'il fera pour remplacer Mme Reeves à ce poste, aussi prestigieux que sensible, alimente depuis des jours les spéculations. Le nom du ministre de l'Energie Ed Miliband revient avec insistance, malgré les critiques de ceux qui jugent celui qui fut dirigeant du Labour entre 2010 et 2015, trop anti-entreprises. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, plus centriste, est aussi citée. Sur le fond, fort de son expérience de maire d'une grande ville du nord du pays, Andy Burnham défend davantage de décentralisation, notamment en matière de transport ou de logement, et devrait annoncer "le plus grand transfert de pouvoir de l'époque moderne". "Andy veut que cela se fasse dans tout le pays — que les communautés partout au Royaume-Uni puissent s'approprier leurs propres projets et avoir le pouvoir de transformer leur territoire", a déclaré dimanche sur la BBC Lucy Powell, numéro deux du Parti travailliste et alliée d'Andy Burnham. Il souhaite en particulier diriger davantage de moyens et d'investissements vers le nord défavorisé du pays. Il compte créer un "n°10 du Nord", en référence à l'adresse de la résidence officielle du Premier ministre au 10 Downing Street à Londres. Andy Burnham va aussi s'engager sur "une mission de dix ans pour augmenter le niveau de vie", via une politique de réindustrialisation, un effort sur le logement et les infrastructures, ainsi qu'une réforme de la fourniture de services essentiels (eau, énergie...), sur lesquels il réclame de longue date un contrôle public accru.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Un homme a été tué lorsqu'un arbre est tombé sur son véhicule à La Hulpe, une commune proche de Bruxelles, a indiqué son bourgmestre à l'AFP. Objets arrachés, chaussées inondées, arbres déracinés... Les pompiers sont intervenus près d'une centaine de fois durant la nuit dans la capitale belge, "heureusement sans blessé", a affirmé son porte-parole Walter Derieuw à l'AFP. Après plusieurs jours de fortes chaleurs, avec des températures avoisinant les 40°C localement, le pays tout entier a été frappé par ces orages au milieu de la nuit, marqués par de très nombreux éclairs et des grêlons. En Flandre, les pompiers ont été sollicités à plusieurs reprises durant la nuit en raison d'incendies, provoqués par la foudre. Selon l'Institut Royal Météorologique belge, des rafales de vent de 108km/h ont été enregistrées près de l'aéroport de Charleroi. Ces intempéries ont provoqué l'évacuation samedi soir du festival Couleur Café, où Anderson .Paak et Danny Ocean devaient se produire. Un concert de Katy Perry a également été annulé dans un festival en Flandre.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Pas de matador ni de mise à mort dans cet amphithéatre situé à Jiaxing, à l'ouest de Shanghai (est de la Chine). L'objectif est de mettre l'animal à terre à la force des bras. Le "guanniu" (littéralement "faire tomber le taureau") existe depuis plus de 600 ans. Mais la discipline en manque de notoriété se bat pour continuer d'exister. Des jeunes comme Wang Shuangshuang participent régulièrement à des compétitions. Mais faute de financements et de visibilité, rares sont ceux qui envisagent sérieusement d'en faire leur profession. "La transmission de ce patrimoine n'est ni morte, ni vraiment vivante", résume Han Haihua, l'un des maîtres de la discipline, âgé de 72 ans. "Pour attirer des talents, il faut de l'argent (...) Ce n'est pas pour me vanter, mais si vous me donniez 30 ou 50 gamins, je pourrais les former ici pendant trois ans, et je ferais connaître le guanniu au monde entier", affirme-t-il à l'AFP. Le guanniu est arrivé à Jiaxing, dans la province du Zhejiang, par le peuple hui, principale minorité ethnique musulmane de Chine. A l'origine simple technique pour mener le bétail, la discipline a ensuite évolué en compétition. L'âge d'or du guanniu à l'époque moderne a débuté dans les années 1980. Un vice-Premier ministre chinois l'avait alors qualifié de "véritable tauromachie à la chinoise". Dans les décennies qui ont suivi, ce sport est apparu au cinéma et à la télévision. Il a reçu un coup de pouce supplémentaire au début des années 2000 quand l'actuel président Xi Jinping, alors numéro un provincial du Parti communiste, a poussé pour sa reconnaissance en tant que "patrimoine culturel immatériel", se rappelle Han Haihua. "Force et technique" Mais cette popularité s'estompe. Une compétition réputée est pourtant organisée chaque année par l'école d'arts martiaux ouverte par M. Han. Les participants y affrontent des taureaux de plusieurs centaines de kilos. "Il faut suivre ses mouvements, décaler constamment ses épaules pour épouser sa résistance, bloquer son cou, puis le faire tomber", explique Wang Shuangshuang. "Ça demande force et technique. Les deux sont indispensables". Un autre participant âgé de 20 ans, Xu Zhiqian, dit aimer se mesurer aux bêtes. "Je trouve ce sport très jeune, très vigoureux", déclare-t-il. Lui comme son camarade ont réussi à mettre leur taureau à terre lors de la finale, sous les yeux de quelques centaines de spectateurs. Wang Shuangshuang dit "envisager" de poursuivre la pratique du guanniu pour en vivre, mais il reste indécis. Li Bo, 30 ans, est une exception pour en avoir fait son métier. Préservé de la controverse Motivé par sa passion des films de kung-fu, il était adolescent quand il a rejoint l'école d'arts martiaux qui organise la compétition. Le maître Han le considère aujourd'hui comme le meilleur pratiquant de guanniu du pays. L'absence de relève préoccupe Li Bo. "Personne ne veut faire ça à plein temps. Ça rend la transmission de ce patrimoine extrêmement difficile". Pour garder la tête hors de l'eau, l'école donne des spectacles sur des sites touristiques et tient un restaurant halal de baozi, petits pains chinois farcis à la viande et cuits à la vapeur. Li Bo multiplie les initiatives: il soigne la présence médiatique et aide à développer la vente de souvenirs ou l'organisation de tournois. Si la corrida espagnole s'attire les foudres des défenseurs des animaux, aucune controverse de ce type n'a éclaté en Chine autour du guanniu. Depuis son inscription au patrimoine culturel immatériel au niveau national, l'Etat met à disposition des locaux gratuits et verse des subventions pour aider à l'organisation des épreuves. Des aides insuffisantes pour professionnaliser la discipline, note cependant Han Haihua. Malgré les difficultés, il reste "déterminé à garder cette tradition vivante". "Je trouverai de l'argent, ou j'emprunterai s'il le faut. Mais je la ferai continuer".

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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L'an dernier, alors qu'elle avait été interdite, plus de 200.000 personnes avaient pris part à la marche en signe de défi, soit bien plus que lors des précédentes éditions où quelque 35.000 participants avaient défilé. Selon un journaliste de l'AFP sur place, le nombre de participants était moindre cette année qu'en 2025 mais plus élevé que les éditions précédentes. Agitant des petits drapeaux ou de grandes banderoles arc-en-ciel, de nombreuses personnes, en majorité des jeunes, ont bravé un soleil de plomb. Beaucoup beaucoup tentaient de se rafraîchir tant bien que mal avec des éventails, la plupart aux couleurs de l'arc-en-ciel. "Je pense que la situation s'améliore de plus en plus (pour les personnes LGBTQ+, ndlr) principalement à cause du changement de gouvernement", a déclaré à l'AFP Petra Toth, 18 ans, venue avec sa petite amie d'une petite ville du sud de la Hongrie pour sa première Pride. "L'an dernier, vous avez défilé, vous étiez des centaines de milliers venus de 30 pays. Cette marche n’a pas seulement marqué l’histoire. Elle a contribué à changer l’histoire — et quelle différence en un an", s'est félicité la commissaire européenne à l’égalité, la Belge Hadja Lahbib, lors d'une conférence de presse samedi aux côtés du maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony. "La Pride d’aujourd’hui est la preuve la plus récente de ce nouveau départ. Les vents du changement soufflent à travers cette grande nation, et nous les ressentons tous", a-t-elle ajouté. Les organisateurs de la Pride avaient décidé de maintenir la marche malgré la chaleur écrasante, tout en conseillant aux personnes fragiles de ne pas venir. Alors que la température atteignait les 38°C à Budapest, selon le site du gouvernement hongrois, les organisateurs ont appelé samedi les personnes vulnérables à regarder la parade sur internet. -Eau gratuite- "De l'eau sera distribuée gratuitement", ont-ils fait savoir, tout en affirmant que leurs réserves étaient limitées, appelant par conséquent les participants à apporter leurs propres bouteilles. La victoire électorale en avril du conservateur pro-UE Peter Magyar, qui a mis fin à 16 ans de gouvernement Orban, a suscité un immense soulagement au sein de la communauté LGBT+ du pays. Toutefois, il n'a encore pris aucune mesure concrète pour rétablir les droits qui ont été progressivement rognés au nom de la "protection de l'enfance" par le gouvernement Orban. Pendant sa campagne électorale, Peter Magyar a évité d'aborder la question des droits LGBT+. Mais depuis son élection, il affirme que son gouvernement ne dictera pas la manière dont les Hongrois doivent vivre. "Nous avons clairement indiqué que, selon nous, chacun est libre d'aimer qui il veut et de vivre avec qui il veut, tant qu'il ne viole pas la loi", a-t-il déclaré plus tôt ce mois-ci, interrogé sur les droits au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe. "S'il y a une demande pour que nous abordions ces questions socialement et politiquement sensibles, nous sommes ouverts à en discuter", a-t-il ajouté. Si la police a indiqué à l'AFP n'avoir "aucun motif" d'interdire la Pride, et que le parquet a abandonné les poursuites pénales visant les organisateurs des défilés de l'an dernier, les dispositions discriminatoires restent en vigueur. Fin avril, la Cour de justice de l'Union européenne a estimé que la législation anti-LGBT+ adoptée en 2021, contrevenait aux règles du bloc. La semaine dernière, plusieurs organisations de défense des droits ont publié une déclaration commune, appelant Peter Magyar à passer à l'acte et à abroger toutes les lois adoptées contre la communauté LGBT+. Citant un récent sondage de l'institut Median montrant que 68% des Hongrois sont favorables à la fois au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe, Amnesty International Hongrie a exhorté le gouvernement à instaurer l'égalité des droits pour les couples de même sexe.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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La Fribourgeoise à l'allure élancée (1,82 m) n'avait pas gardé secrètes ses ambitions sur la piste bleue du stade Charléty: "la stratégie sera simple: suivre la lièvre le plus longtemps possible et tenir le plus longtemps possible, sur les allures du record du monde", avait-elle prévenu samedi. Emmenée dans le bon tempo, Werro est passée au 400 m en 55 sec 35/100 et a tenu bon jusqu'à la ligne d'arrivée, qu'elle a finalement coupée en 1 min 53 sec 80/100, améliorant de 18 centièmes son record réalisé à Stockholm début juin quand elle était déjà entrée dans une autre dimension. "Je ne pensais pas pouvoir essayer de courir un record du monde cette saison, je pensais que ça allait arriver plus tard dans ma carrière, mais c'est vraiment cool que ça arrive dès maintenant et ça me réjouit. Ca me donne encore plus de motivation pour la suite", a souligné Audrey Werro en zone mixte. Grande révélation de l'été 2025 même si elle restait jusque-là dans l'ombre de la championne olympique britannique Keely Hodgkinson, Werro s'impose à 22 ans seulement comme la favorite pour battre le vieux et sulfureux record du monde de la Tchèque Jarmila Kratochvilova (1:53.28 en 1983). Pour l'instant, seules Kratochvilova et l'Ukrainienne Nadezhda Olizarenko (1:53.43 en 1980 avec l'URSS) ont couru plus vite dans l'histoire, à une époque où les soupçons de dopage était forts. "Il y a un peu un mythe autour de ce record du 800 m (le plus vieux de l'athlétisme, NDLR), il date d'une époque où il y avait beaucoup de problèmes de dopage", rappelait mi-juin auprès de l'AFP Laurent Meulwy, le coach de la Néerlandaise Femke Broeders-Bol, deuxième dimanche. "Mais je pense depuis quelque temps déjà que c'est possible pour des filles de le battre." Derrière Werro, la double championne du monde du 400 m haies Broeders-Bol, qui s'est mise au 800 m cette saison, améliore son record personnel en 1 min 55 sec 60/100, tandis que la Française Anaïs Bourgoin termine troisième en explosant le record de France de la discipline en 1 min 55 sec 65/100. Duplantis, victoire sans record Le meeting de Paris a également été rythmé par le concours de la perche masculin au terme duquel le détenteur du record du monde Armand Duplantis s'est imposé avec 6,13 m. Devant les 18.500 spectateurs acquis à sa cause, le Suédois a ensuite tenté d'améliorer une 16e fois son record du monde en franchissant 6,32 m, en vain. Il retrouve malgré tout la victoire après sa défaite rarissime à Stockholm début juin -- une première en trois ans -- et devance le Français Baptiste Thiery, qui améliore son record personnel avec 5,93 m. "Il y a un grand rendez-vous entre vous et nous mardi prochain", a souri Duplantis en saluant le public français, référence au 16e de finale de la Coupe du monde de foot mardi soir, quand la France affrontera la Suède. Outre le 800 m féminin, les chronos se sont affolés sur le 800 m masculin remporté par le Canadien Marco Arop en 1 min 41 sec 84/100, meilleure performance mondiale de l'année. Sur 400 m, le champion du monde botswanais Busang Collen Kebinatshipi a battu le record de la Ligue de diamant en 43 sec 54/100. Sur 100 m, le champion olympique Noah Lyles (9.92) a été battu par son compatriote Trayvon Bromell (9.91), qui doit courir à Eugene la semaine prochaine avant de prendre une pause pour assister à la naissance de son fils. Côté Français, Agathe Guillemot (3:56.24 sur 1.500 m) et Anaïs Bourgoin (1.55.65 sur 800 m) ont battu les records de France de leur discipline mais les têtes d'affiche Cyréna Samba-Mayela (forfait sur 100 m haies) et Jimmy Gressier (7e sur 5.000 m en 12:57.79) sont passés à côté du rendez-vous à domicile.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Après la chaleur caniculaire des jours précédents et l'orage de grêle attendu dimanche en début de soirée, la moiteur a transformé la piscine Raymond-Sommet en hammam. Dans ces conditions, Ndoye-Brouard s'est félicité d'avoir "répondu présent" mais espérait un meilleur chrono que ses 1 min 56 sec 73. Le temps est toutefois largement suffisant pour se qualifier pour les Championnats d'Europe cet été à Paris. "C'est un peu moins bien que ce que je voulais faire. C'est moins vite que ce que j'avais fait à Austin en janvier. Donc je suis un peu déçu", a-t-il déclaré. "Après, les conditions ne sont pas optimales pour performer." "Je me suis levé dans la chambre d'appel pour aller à la course. J'ai senti comme une tension... La chaleur est horrible. Franchement, on est presque en malaise constant", a-t-il décrit. Il a toutefois reconnu que les températures extrêmes n'avaient pas empêché Léon Marchand de briller la veille avec la cinquième meilleure performance de l'histoire au 400 m quatre nages. "Il a réussi à le faire (samedi). C'est à nous de nous adapter. (...) Et je ne suis pas sûr qu'on soit beaucoup mieux aux +Europes+ cet été. Donc c'est un bon entraînement", a-t-il souligné. Les dossistes Mewen Tomac et Antoine Herlem l'accompagneront sur la distance lors de la compétition continentale (10-16 août à Saint-Denis). Côté féminin, Marie Wattel et Albane Cachot ont également validé leur qualification sur 50 m papillon, au contraire de Mélanie Hénique, qui ne verra pas Paris pour un centième. "J'ai fait une belle préparation, je suis venue ici avec des objectifs assez élevés. Le principal est fait", a déclaré Wattel, déjà qualifiée pour le 100 m nage libre. "En termes chronométriques je suis un peu déçue pour l'instant, j'attends de voir le 100 m papillon (lundi)", a-t-elle toutefois ajouté. Fente Damers déçoit Depuis le début des Championnats samedi, plusieurs nageurs attendus ont échoué à décrocher leur billet pour quelques centièmes, sans doute pas aidés par la météo. D'autant que les dimensions de la piscine étant insuffisantes, les nageurs sont obligés d'attendre leur passage sous des tentes installées à l'extérieur. "Est-ce que dans un meilleur environnement, ça aurait pu contribuer à aller chercher quelques petits centièmes? Peut-être...", a déclaré Wattel. Chez les sprinteurs, l'absence de Maxime Grousset s'est fait sentir en finale du 100 m nage libre, où aucune nageur n'a réussi à descendre sous le temps qualificatif (48 sec 54). Le triple champion du monde s'est fracturé un pied à l'entraînement peu avant la compétition et reste incertain pour l'Euro. La déception était venue en matinée de la mauvaise performance de Rafael Fente Damers, pourtant médaillé olympique avec le relais 4x100 m quatre nages en 2024, qui a été reversé en finale B. Le titre est finalement revenu à Cédric Gabali qui a créé la surprise en 48 sec 82. "Je ne m'attendais pas à être champion de France mais je suis super content. Avec Maxime (Grousset), ça aurait été une autre course mais ce n'est pas grave!", a-t-il lancé.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Cela en fait le ratio le plus élevé pour une Coupe du monde depuis les années 1950. Au Qatar, fin 2022, la moyenne à l'issue de la phase de groupes était de 2,44 buts par rencontre (2,69 sur l'ensemble de la compétition). Passage en revue des raisons qui expliquent une telle profusion. . La quête du Soulier d'or Le trophée du meilleur buteur, souvent relégué au second plan, a d'ores et déjà donné lieu à une passe d'armes haletante entre les plus grands avants-centres de la planète. Lionel Messi mène la course au Soulier d'or avec six buts en trois matches, devant Kylian Mbappé (désormais meilleur buteur de l'histoire des Bleus), Ousmane Dembélé, Vinicius Junior et Erling Haaland, qui en totalisent quatre chacun. Le vieux record de 13 buts en une seule édition, établi en 1958 par le Français Just Fontaine semblait inaccessible mais il pourrait tomber. Messi, qui totalise désormais 19 buts en six Coupes du monde, a fait d'ores et déjà tomber l'ancien record de l'Allemand Miroslav Klose (16 buts). . Un ballon favorable aux artilleurs ? L’ancien gardien de l’Angleterre Joe Hart estime que le ballon officiel du Mondial, l'Adidas Trionda, est difficile à maîtriser, notamment quand il est frappé à plat. "Il arrive sur les joueurs un peu plus vite qu’il ne le laisse paraître au moment du tir", dit-il. Rien à voir cependant avec le redouté Jabulani de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, "un ballon effrayant" pour les gardiens. . Nouveau format plus déséquilibré Avec pour la première fois 48 équipes, la nouvelle formule a proposé des oppositions plus déséquilibrées. L'Allemagne a ainsi déroulé contre Curaçao (7-1). Mais les "petites" équipes ou cataloguées comme telles ont aussi tiré leur épingle du jeu, comme le Cap-Vert, qui a tenu tête aux champions d'Europe espagnols (0-0) et s'est qualifié pour les 16e de finale. Les scores fleuves ne sont cependant pas l'apanage de cette édition: en 2022, l'Espagne avait écrasé le Costa Rica 7-0 tandis que l’Angleterre étrillait l’Iran 6-2. . Défenses friables, erreurs coupables Le but contre son camp du Tunisien Ellyes Skhiri au bout de trois minutes contre les Pays-Bas, vainqueurs 3-1 le 26 juin, est le douzième c.s.c. de cette Coupe du monde 2026, égalant le record établi en 2018. Le premier tour a donné lieu à pas mal d'erreurs défensives. Deux des trois gardiens irakiens ont commis des boulettes sanctionnées par des buts et le gardien uruguayen Fernando Muslera a demandé à être remplacé à la mi-temps contre l’Espagne (victorieuse 1-0) après une énorme bévue.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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La surprise de cette huitième manche de la saison, au coeur des montagnes de la Styrie frappée par la canicule, est venue du Néerlandais Max Verstappen, deuxième de la course, son meilleur résultat cette année avec sa Red Bull. Russell, un talentueux et ambitieux pilote de 28 ans qui brigue sa première couronne mondiale, n'avait pas gagné cette année depuis le premier Grand Prix, en mars en Australie. L'avait supplanté son coéquipier Antonelli, 19 ans, qui a remporté cinq Grands Prix de suite (Chine, Japon, Canada, Miami, Monaco), mais qui avait abandonné sur panne à Barcelone il y a deux semaines et finit troisième en Autriche. "C'est incroyable d'être de retour sur la plus haute marche", s'est exclamé Russell après la course dont il avait signé samedi la pole position, au nez de la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et de celle du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton. En conférence de presse, Russell, qui avait gagné en Autriche l'an dernier, a reconnu que les "derniers mois avaient été durs avec quelques courses piégeuses" en allusion à son abandon sur panne au Canada et une 12e place à Monaco. "Des hauts et des bas" "J'ai énormément confiance en moi. Mais j'ai moins confiance dans le fait de pouvoir aligner toutes les étoiles avec la voiture et les pneus parce que j'ai connu des hauts et des bas", a-t-il confié. Son patron, l'Autrichien Toto Wolff, qui a mené l'écurie Mercedes F1 au sommet et doit gérer la rivalité Russell-Antonelli, a félicité devant quelques journalistes le Britannique pour avoir été "rapide" tout le week-end et avoir "gardé son sang-froid". Russell repasse deuxième au classement provisoire du Championnat du monde, mais encore 40 points derrière Antonelli. Le natif de Bologne, qui aura 20 ans fin août et a encore un visage d'adolescent, s'en est voulu à plusieurs reprises devant la presse de n'avoir été que troisième dimanche. "J'étais un peu trop enthousiaste dans les premiers tours et n'ai pas bien conduit, j'ai fait trop de fautes", a-t-il reconnu aux côtés de son aîné Russell qui a loué ses "performances spectaculaires". Entre les deux, Verstappen, 28 ans et quadruple champion du monde (2021-2024), a aussi retrouvé le sourire. "C'est la première fois (de la saison) que je me bats pour la victoire", a lâché l'homme réputé pour son franc-parler et qui connaît une année 2026 difficile. - Verstappen "à domicile" - Le Néerlandais courait en quelque sorte "à domicile", en Autriche, siège du géant des boissons énergisantes Red Bull, devant des dizaines de milliers d'Autrichiens et de Néerlandais habillés aux couleurs nationales, massés dans les tribunes et à flanc de colline du spectaculaire Red Bull Ring de Spielberg, un circuit court et tout en dénivelé. "Cela a été une très bonne course pour nous, les tout premiers tours ont été assez marrants", a dit Verstappen tout en critiquant une nouvelle fois le comportement de sa voiture dans la seconde partie du Grand Prix. Donné régulièrement partant de chez Red Bull, voire de la F1, Max Verstappen met la pression sur son écurie dirigée par le Français Laurent Mekies pour améliorer une monoplace qu'il déteste en raison de la gestion de la batterie électrique du bloc moteur hybride. Red Bull, associée à Ford pour ce propulseur, a apporté en Autriche un nombre important d'évolutions essentiellement aérodynamiques et Mekies a réaffirmé ce week-end que son bouillant pilote voulait "rester" dans l'équipe. La mauvaise surprise est venue des Ferrari qu'on attendait en rivales directes des Mercedes. Hamilton n'est que cinquième et Leclerc huitième, peut-être en raison d'une mauvaise stratégie de changements de pneus. Les voitures rouges italiennes se sont arrêtées à trois reprises, alors que leurs concurrentes ne l'ont fait que deux fois. Du côté des Français, Isack Hadjar (Red Bull) finit sixième, Pierre Gasly (Alpine) 13e hors des points et Esteban Ocon (Haas) 16e.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Le Franc-Comtois a conclu "le scénario de rêve" qu'il avait imaginé grâce à "l'incroyable prestation collective" de la formation Groupama-FDJ United et son armada, 32 coureurs au départ sur 131 concurrents. Dans une course écrasée par la chaleur (et rabotée en conséquence de 16 kilomètres), que seuls 39 coureurs ont terminée, Grégoire n'a jamais tremblé. Comme attendu, il s'est isolé en tête lors de l'ultime ascension de la côte de Béjui, à trois kilomètres de l'arrivée, alors qu'il faisait partie d'un groupe de six costauds. Le Bisontin a eu "le temps de profiter" avant de passer la ligne avec 13 secondes d'avance sur Paul Lapeira, qui a qualifié le vainqueur "d'injouable". Joris Delbove a pris la troisième place après "avoir vite compris que Romain était au-dessus de tout le monde". "Romain, c'est un mec de grands rendez-vous et même s'il n'a que 23 ans, c'est déjà un grand monsieur", a poursuivi le coureur de Total Energies qui "espère avoir gagné sa place au Tour de France" (4-26 juillet). Une Grande Boucle que Romain Grégoire va aborder avec l'intention de briller: "Faire le Tour, c'est déjà dingue, mais avec ce maillot bleu-blanc-rouge, c'est encore plus fou. Je vais essayer de faire de ces trois semaines quelque chose de mémorable". "Des super jambes mais j'ai douté" Avant ce dimanche, "j'avais dit à ma copine qu'à choisir, je préfèrerais le titre plutôt qu'une victoire sur le Tour", a poursuivi Grégoire. "Dans une carrière, on n'a pas 10.000 occasions d'arriver en forme, sur un parcours qui vous convient, au départ d'une course dont vous rêvez." De quoi faire de cette victoire "la plus belle, et de loin", après une première partie de saison qui avait déjà été très convaincante et qui l'avait vu solide lors de la campagne ardennaise, 4e de l'Amstel et 7e à Liège après avoir tutoyé le podium au Strade Bianche. Son succès d'étape il y a une semaine au Tour de Suisse - son deuxième bouquet de l'année après la Faun Ardêche Classic - avait fini par le rassurer. Pas du genre à avoir "trop confiance" en lui, Romain Grégoire a pourtant "un peu douté" dimanche, surtout quand un groupe d'une trentaine d'hommes a pris jusqu'à 2 mn 30 d'avance après la mi-course. Mais, en l'absence de cadors tels Paul Seixas ou Kévin Vauquelin, concentrés sur le Tour de France, la formation Groupama a logiquement remis les choses dans l'ordre. "L'idée, effectivement, était de m'amener dans les meilleures conditions dans le dernier tour tout en ayant fait travailler des adversaires comme Benoît Cosnefroy", a raconté le vainqueur. "Si j'avais de super jambes, je n'étais toutefois pas rassuré. A l'approche de la dernière montée, je voyais que les jambes de Paul (Lapeira) tournaient bien, que Joris (Delbove) caressait les pédales. Axel (Laurance) aussi", a-t-il ajouté. Mais Grégoire "a tout donné" dans l'ascension de Béjui, un kilomètre à 8,4% (et un passage à 13%), "en pensant à tous ce que les copains avaient réalisé pendant la journée" pour ne pas revivre le scénario de 2025, quand il avait fini deuxième derrière Dorian Godon. Dimanche, il avait "un meilleur niveau que l'an dernier", de quoi enfiler un maillot qu'il avait déjà remporté à quatre reprises dans les catégories d'âge, sur route (3) et en cyclo-cross. "Mais celui-ci, il est vraiment particulier".

29.06.2026 à 00:52

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Cela faisait presque 22 ans que le Japon, rouage essentiel du MotoGP avec ses pilotes et ses constructeurs, attendait une victoire dans la catégorie reine et c'est finalement Ogura, champion du monde de Moto2 en 2024, qui a mis fin à cette interminable attente. C'est mérité pour le Nippon de 25 ans, déjà très prometteur pour sa première saison dans l'élite en 2025 et qui a confirmé cette année. Bien aidé par une moto très performante, Ogura, pourtant gêné par un problème technique en début de GP, a réalisé une prestation magistrale dans la chaleur néerlandaise. D'abord distancé puis longtemps troisième, il a encore réalisé une fin de course en boulet de canon. Alors que l'Espagnol Raul Fernandez (Aprilia-Trackhouse), vainqueur du sprint samedi, avait passé les deux tiers du Grand Prix juste derrière son compatriote Jorge Martin (Aprilia) avant de réussir à le doubler, le Tokyoïte est parvenu à dépasser son coéquipier peu après et s'est ensuite échappé pour foncer vers la victoire. "C'est fantastique, je n'ai pas grand-chose à dire... Je suis vraiment très content, merci à mon équipe", a réagi très sobrement Ogura, qui se replace dans la course au titre. Martin, parti en pole position, a réalisé la bonne opération de la journée car sa troisième place derrière les deux motos Trackhouse lui permet de prendre les rênes du championnat après la très lourde chute de son coéquipier italien Marco Bezzecchi (Aprilia), qui a été transféré à l'hôpital en raison de "douleurs intenses". "C'est incroyable de mener le championnat, l'important pour moi c'est que j'ai bien progressé sur cette moto et j'adapte de mieux en mieux mon pilotage à cette Aprilia", a expliqué le Madrilène, qui compte désormais respectivement 7 et 16 longueurs d'avance sur +Bez+ et l'Italien Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR46), quatrième dimanche. Ducati à la peine Ogura, qui avait signé deux deuxièmes places le week-end dernier en République tchèque, est désormais quatrième au classement à 25 longueurs de Martin Cette dixième manche de la saison dans la "cathédrale de la vitesse", surnom du tracé d'Assen, a confirmé la supériorité d'Aprilia sur Ducati, qui écrasait le MotoGP depuis plus de cinq ans. Le tenant du titre Marc Marquez (Ducati), qui avait remporté les deux derniers Grands Prix un mois après avoir subi une double opération à l'épaule et au pied droits, a été impuissant face aux machines Aprilia aux Pays-Bas. Pénalisé d'une place pour être sorti en dehors des limites de la piste, le Catalan de 33 ans a pris une décevante septième place et compte 40 points de retard sur Martin. La dernière manche avant la trêve estivale, dans deux semaines sur son circuit fétiche du Sachsenring, où il s'est imposé neuf fois en MotoGP, pourrait toutefois permettre au septuple champion du monde de réduire cet écart. Le Français Fabio Quartararo (Yamaha), qui restait sur une 18e place et deux abandons lors des trois derniers Grands Prix, a terminé huitième et retrouve enfin la zone des points après trois week-ends compliqués.

29.06.2026 à 00:52

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L'effervescence des premiers jours du tournoi a laissé place au calme au campus de l'université de Bentley à Waltham (Massachusetts), transformé en centre d'entraînement pour les Bleus durant la Coupe du monde. Seule la présence au bord du terrain du champion du monde 2018 Adil Rami, toujours jovial, a tranché samedi avec la quiétude ambiante. La séance, qui a essentiellement concerné les remplaçants de la dernière rencontre du groupe I face à la Norvège (4-1), vendredi, a été très studieuse, signe d'une montée de tension soudaine à l'approche du premier rendez-vous couperet de la compétition contre les Suédois à East Rutherford (New Jersey), après un premier tour sans fausse note (trois victoires en trois matches, 10 buts inscrits). A l'issue de la partie, les joueurs avaient pu passer la soirée de vendredi en famille à leur camp de base de Boston, l'hôtel Four Seasons, un sas de décompression bienvenu alors que le plus dur va commencer. "C'est indispensable qu'il y ait cet oxygène", a estimé l'entraîneur adjoint Guy Stéphan, qui avait suppléé le sélectionneur Didier Deschamps, rentré en France pour assister aux obsèques de sa mère. Les délais désormais très courts entre les rencontres, espacées de seulement quatre jours, ont également réduit les activités médiatiques des Français, en dehors des conférences de presse de veille de match. Comme l'a martelé Ousmane Dembélé après son magnifique triplé face aux Norvégiens: "il faut rester concentré". En répétant la même phrase de façon laconique sans s'épancher, l'attaquant du PSG souhaitait exprimer son mécontentement vis-à-vis des commentaires négatifs sur ses prestations en sélection. Une manière aussi d'ériger une barrière entre le groupe et l'extérieur. Guy Stéphan s'est d'ailleurs empressé de voler au secours du Ballon d'Or. Des Bleus soudés "Ousmane est un être humain. Comme tout être humain, il sent la critique lorsqu'elle arrive. Il a eu des pépins physiques mais à chaque fois, il a su revenir, travailler et être très bon dans son registre", a-t-il déclaré. Le drame qui a touché le sélectionneur a également encore un peu plus soudé les Bleus. "Les joueurs ont fait ce qu'il fallait, ils étaient très affectés. Ils ont entendu Didier leur parler et leur dire qu'il était endeuillé et qu'il fallait qu'il parte. Forcément, compte tenu de la proximité qu'il y a entre eux, les joueurs ont voulu faire quelque chose de bien", a expliqué Guy Stéphan. Un sentiment général corroboré par Aurélien Tchouaméni. "Ce n'était pas facile pour nous de savoir que le coach a dû partir compte tenu du contexte. On avait à cœur aussi de gagner ce match pour le coach, pour toute sa famille", a indiqué le milieu de terrain du Real Madrid sur M6. Deschamps a repris les rênes de l'équipe dès samedi à son retour, toujours aussi pointilleux au cours de l'entraînement et n'hésitant pas à échanger en aparté avec certains joueurs. Pour sa dernière campagne à la tête des Bleus, le technicien ne compte rien laisser au hasard, avec la ferme ambition d'aller décrocher un troisième titre mondial pour clôturer en apothéose 14 années exceptionnelles dans le costume du sélectionneur. "La première compétition est finie, là il y en a une deuxième. Ce qui ne doit pas amener de crispation. Vous avez la confiance, vous avez été capables de faire de très bonnes choses. Il faut se nourrir de cette confiance sans en avoir à l'excès parce que, plus on avance, plus on monte la montagne, et en face on aura de plus en plus de répondant. Pensons déjà aux Suédois, ça vient vite. Mais on a encore beaucoup de choses à aller chercher", a-t-il lâché dans le vestiaire avant ses retrouvailles avec le terrain, selon une vidéo diffusée par la Fédération française de football.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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LES TOPS . Des buts et des stars La phase de groupe a été le théâtre d’une course effrénée pour le titre de meilleur buteur du tournoi et toutes les stars attendues y ont pris part, avec entre Lionel Messi et Kylian Mbappé un enjeu plus grand encore, celui de meilleur goléador en Coupes du monde. Avec six buts qui le positionnent pour l'heure en tête de cette édition, l'astre argentin en compte 19 au total, désormais seul tout en haut de la pyramide, suivi par le Français (16) auteur lui de quatre buts. Et comme l'émulation a du bon, Ousmane Dembélé, Erling Haaland et Vinicius Jr suivent le rythme (4). . Des gardiens anti-stars Connaissiez-vous Vozinha, Eloy Room, Alireza Beiranvand avant ce Mondial ? Probablement pas, à moins d'être un suiveur attentif du Cap-Vert, de Curaçao et de l'Iran. Sur La plus grande scène, ces trois gardiens ont eu les gants qui ont souvent chauffé, mais se sont distingués par leur sang froid et leurs arrêts, dont 15 en un match (nouveau record) pour le Curacien Room contre l'Equateur, qui ont mis en lumière aussi des aventures humaines émouvantes. Comme celle du Capverdien Vozinha, 40 ans, à la carrière anonyme écrite en Angola, en Moldavie, à Chypre, en Slovaquie et désormais en deuxième division portugaise. Il a fondu en larmes après avoir gardé sa cage inviolée face à l'armada espagnole, en pensant à sa mère qui n'avait pas pu venir le soutenir faute "d'avoir réuni à temps l'argent suffisant" pour obtenir un visa. Finalement, celle-ci a obtenu le sésame pour suivre de près les exploits de son fils. . Le Cap-Vert, nouvelle star Le petit archipel volcanique de 500.000 habitants, situé au large du Sénégal, s'est embrasé quand ses Requins bleus, néophytes au Mondial, ont décroché une qualification courageuse et méritée pour les seizièmes de finale. "Pour nous, rien n'est impossible", a applaudi le sélectionneur Bubista, après avoir contrarié les champions d'Europe espagnols (0-0), tenu tête à l'Uruguay de Marcelo Bielsa (2-2) et neutralisé l'Arabie saoudite (0-0). Prochaine mission: l'Argentine championne du monde en titre de Lionel Messi, le 3 juillet à Miami. Une galaxie d'écart. . Les fans, ces autres stars L'élimination de l'Ecosse est un coup dur pour la Coupe du monde, qui va perdre le meilleur groupe de supporters de la phase de poules. Voilà 28 ans que la Tartan Army était privée de Mondial, et elle avait besoin de rattraper le temps perdu. Dans les bars et les rues de Boston notamment, elle aura laissé un souvenir inoubliable avec ses cornemuses, son sens de la fête et son enthousiasme contagieux. Les Norvégiens ne sont pas en reste, avec leur célébration consistant à mimer le geste des rameurs dans un drakkar, reprise aux abords des stades et jusqu'à Times Square à New York. Au Texas, la vague Oranje de supporters néerlandais a également impressionné. Loin des controverses extra-sportives, le SoFi de Los Angeles a aussi vibré des bruyants encouragements de la diaspora iranienne à chaque match que la Team Melli y a joué. Et malgré les tarifs exorbitants, les stades sont souvent pleins. LES FLOPS . La question des visas L'incertitude planait depuis le retour au pouvoir de Donald Trump: quel serait l'impact de sa politique migratoire ? Difficile de chiffrer le nombre d'étrangers dissuadés d'aller goûter au rêve américain pendant le Mondial, ou de personnes aux Etats-Unis qui auront évité d'aller aux stades par crainte des contrôles. L'avant-tournoi a cependant été marqué par un couac retentissant, quand le Somalien Omar Artan, meilleur arbitre africain en 2025, a été refoulé à son arrivée aux Etats-Unis, alors même qu'il avait un visa. Les autorités américaines ont lié l'arbitre "à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes". Le photographe officiel de la sélection irakienne s'est aussi vu refuser l'entrée sur le territoire. Le sujet a pris un tour diplomatique quand, en pleine guerre au Moyen-Orient, une quinzaine de membres de l'encadrement iranien n'ont pas eu leur visa, ce qui a poussé la sélection à s'installer au Mexique plutôt qu'à Tucson comme prévu initialement. Et Trump dans tout ça? Il s'est tenu à distance des stades, mais est annoncé le 19 juillet à East Rutherford pour la finale, où il remettra avec Gianni Infantino le trophée au vainqueur. . La VAR, oui mais pour qui ? Pour les grosses équipes seulement, se demandent les petites d'en-face ? C'est la question qui fâche, alors même que l'assistance vidéo est censée repérer ce que l'arbitre n'a pas vu, mais surtout lui souffler de prendre la décision qui s'impose. Les Algériens ont ainsi dénoncé une "injustice arbitrale" quand le Polonais Szymon Marciniak a sifflé une simple faute contre Lionel Messi, qui aurait pu prendre un rouge pour une énorme semelle sur Aïssa Mandi. Déjà buteur, l'octuple Ballon d'or allait encore marquer deux fois. Quand le gardien anglais Jordan Pickford, dans une sortie absolument pas maîtrisée, est venu percuter le ghanéen Prince Adu en dehors de sa surface, c'est l'attaquant des Black Stars qui a été sanctionné. Une action, sans danger finalement, mais qui a rappelé l'agression du gardien allemand Harald Schumacher sur le défenseur français Patrick Battiston en demi-finales du Mondial-1982. Autre décision incompréhensible, ce but de la Mannschaft contre l'Equateur validé, malgré le pied haut d'Aleksandar Pavlovic qui a touché la tête de Pedro Vite au début de l'action. . Pauses fraîcheur ou tactiques ? Chaque mi-temps est interrompue pendant trois minutes pour permettre aux joueurs de s'hydrater. Mais cette innovation réglementaire pour faire face aux fortes chaleurs est loin de faire l'unanimité. Aux yeux des joueurs et des entraîneurs, ce répit vient souvent casser la dynamique d'une rencontre, devenant une aubaine tactique pour l'équipe alors menée. "Jouer quatre périodes au lieu de deux altère la conception même du football, a déploré le sélectionneur de l'Uruguay Marcelo Bielsa. On n'a pas pensé aux conséquences que cela peut avoir sur le jeu, mais plutôt à un autre type de répercussions." Référence à peine voilée aux immenses bénéfices générés par les pages publicitaires à la télévision durant ces interruptions. Quant aux spectateurs, certains n'ont pas hésité à envoyer des huées lors de plusieurs matches, a fortiori quand ils se jouaient dans des stades fermés et climatisés... nip-jac-jta-lh/ig

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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À Brisbane, où 33 joueurs, dont 12 champions d'Europe de l'UBB, sont déjà arrivés depuis près d'une semaine, les désormais quadruples champions de France en titre seront accompagnés par trois Montpelliérains malheureux samedi soir au Stade de France, dont le flanker Lenni Nouchi. Repos oblige, ces neuf finalistes ne pourront cependant pas être alignés par Fabien Galthié pour le premier choc, le 4 juillet, contre les All Blacks à Christchurch. Ils pourront seulement postuler pour les deux rencontres suivantes contre les Wallabies australiens le 11 juillet, à Brisbane, puis contre les Japonais le 18 juillet à Tokyo. Six champions de France Toulousains donc, et 12 champions d'Europe bordelais, dont la charnière Maxime Lucu - Matthieu Jalibert, qui devrait être aligné en Nouvelle-Zélande samedi: le groupe des 42 Bleus en mission dans l'hémisphère sud aura fière allure. Preuve du sérieux avec lequel le sélectionneur Fabien Galthié aborde cette nouvelle compétition, où les Bleus joueront leur trois +matches retour+ (NDLR: Argentine, Fidji et Afrique du Sud) à l'automne en France, avant des finales à Londres fin novembre, c'est la première fois depuis 2017 qu'Antoine Dupont participera à des matches l'été sous le maillot tricolore, hors préparation de Coupe du monde. Protégé et économisé jusque-là face à un calendrier surchargé, le maestro des Bleus sera donc sur le pont, après n'avoir joué que 21 matches cette saison, pour 1.159 petites minutes, la faute à plusieurs blessures et notamment ces ligaments croisés du genou droit arrachés contre l'Irlande lors du Tournoi 2025 Trois Bleus made in Australia Et le demi de mêlée, marqueur samedi soir lors de la victoire contre le MHR (28-20), ne sera pas le seul rouge et noir à prendre l'avion pour le Queensland lundi, avec en prime son partenaire de la charnière Romain Ntamack, le talonneur Peato Mauvaka, auteur lui d'un doublé samedi, pour ce 25e Brennus toulousain, mais aussi le deuxième ligne Manny Meafou, le troisième ligne Alexandre Roumat, appelé en dernière minute pour remplacer son partenaire Joshua Brennan blessé lors de la finale, et le centre Kalvin Gourgues. Côté MHR, Nouchi sera accompagné par son camarade de deuxième ligne - et ancien Toulousain - Florian Verhaegue et par le centre Auguste Cadot, jamais appelé chez les Bleus jusque-là. Alors certes quelques grands noms sont effectivement absents de cette liste de 42 joueurs, dont plusieurs Toulousains comme l'arrière Thomas Ramos, le flanker François Cros ou le deuxième ligne Thibaut Flament, ou bien sûr Louis Bielle-Biarrey, le TGV bordelais, auteur de 34 essais en 31 matches cette saison, dont un quadruplé ébouriffant contre les Anglais pour le titre dans le Tournoi en mars (48-46), mais ménagé cet été. Mais le groupe est de très loin l'un des plus forts emmené depuis des années par un sélectionneur pour des matches d'été, avec notamment le retour de Damian Penaud, devenu meilleur marqueur d'essais (40) de l'histoire du rugby français en novembre, avec son doublé contre les champions du monde Springboks (NDLR; défaite 17-32 au Stade de France). Et ces trois matches pourraient permettre à certains bizuths de se faire un nom, à 15 mois du début du Mondial 2027... en Australie. Ainsi, contre les All Blacks, pour la rencontre inaugurale de ce Championnat des Nations, deux joueurs pourraient étrenner leur première cape: le deuxième ligne australien de Castres Tom Staniforth et l'ailier palois Aaron Grandidier-Nkanang, champion olympique à VII à Paris en 2024. Derrière Staniforth, deux autres Bleus d'origine australienne rêveront sans doute d'affronter les Wallabies le 11 juillet: le Toulousain "Manny" Meafou et le petit nouveau Moses Alo-Emile, pilier gauche du Stade français, né à Brisbane et enfant du Queensland.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Surnommée "bulle froide" ou "blob froid", cette zone de l'Atlantique Nord continue de se refroidir quand les températures mondiales augmentent sous l'effet du changement climatique provoqué par les activités humaines. Selon une étude récente, ce phénomène pourrait s'expliquer par l'affaiblissement d'un important système de courants océaniques de l'Atlantique, qui contribue à réguler le climat de la planète. Mais les chercheurs se sont également intéressés au lien entre cette "bulle froide" et les vagues de chaleur en Europe. Ils ont constaté que les épisodes de chaleur extrême coïncidaient souvent avec des périodes où les eaux à l'ouest de la Grande-Bretagne étaient anormalement froides. "Un Atlantique plus froid ne signifie pas nécessairement une Europe plus froide", explique à l'AFP Gerard McCarthy, océanographe à l'université de Maynooth, en Irlande. "Au contraire, certains épisodes de chaleur extrême peuvent même être aggravés par cette bulle froide", ajoute-t-il. Dôme de chaleur Les émissions de gaz à effet de serre constituent la principale cause du changement climatique, qui rend les vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses. Mais plusieurs facteurs expliquent que l'Europe soit le continent qui se réchauffe le plus rapidement, notamment les modifications de la circulation atmosphérique et la fonte des glaces. Des études suggèrent que la "bulle froide" modifie la trajectoire et la vitesse du courant-jet (jet stream) atmosphérique, qui balaye le continent d'ouest en est. Lorsque les eaux froides rencontrent des eaux plus chaudes, ce contraste modifie les masses d'air au-dessus, rendant le courant-jet plus ondulant et plus lent, selon les chercheurs. Marilena Oltmanns, physicienne spécialiste de l'océan et du climat, souligne que des données récentes montrent une forte anomalie froide dans l'Atlantique Nord subpolaire. Celle-ci crée un front qui "agit comme un guide" pour les vents et le courant-jet. "Le courant-jet se dévie vers le nord et contourne l'Europe au lieu de la traverser", provoquant "la formation d'un dôme de chaleur au-dessus du continent", explique à l'AFP cette professeure de l'université de Brême, en Allemagne. Elle a dirigé une étude publiée en 2024 montrant que la fonte de la calotte glaciaire du Groenland déverse de grandes quantités d'eau douce dans l'océan, créant des eaux de surface plus froides dans l'Atlantique Nord. "Cette succession d'événements, qui commence avec les eaux de fonte et la bulle froide de l'Atlantique Nord puis entraîne des modifications de la circulation océanique et atmosphérique, explique pourquoi l'Europe se réchauffe plus rapidement que d'autres régions du monde durant l'été", précise-t-elle. Une étude de 2016 suggérait déjà que les anomalies froides de l'Atlantique constituaient un "précurseur fréquent" des grandes vagues de chaleur européennes depuis les années 1980. Une autre étude utilisant des simulations informatiques a montré, en 2023, qu'"en présence de cette anomalie froide, les vagues de chaleur en Europe sont plus longues et plus intenses", explique à l'AFP son auteure principale, Sabine Bischof, chercheuse au centre allemand de recherche océanographique Geomar Helmholtz de Kiel. "Très inquiet" Alors que la température moyenne de la surface des océans a augmenté d'environ 1°C dans le monde depuis 1900, la région de la "bulle froide" s'est refroidie de jusqu'à 0,9°C, selon une étude de 2019. Des travaux publiés le mois dernier ont cherché à trancher si cette anomalie était due à une perte accrue de chaleur à la surface de la mer ou à un affaiblissement de l'AMOC. "Cette célèbre +bulle froide+ de l'Atlantique Nord est causée par des courants océaniques qui acheminent moins de chaleur vers cette région, et non par une perte accrue de chaleur à la surface de la mer", affirme à l'AFP Stefan Rahmstorf, principal auteur de l'étude. L'AMOC transporte les eaux tropicales vers l'hémisphère Nord, où elles se refroidissent, deviennent plus denses, plongent vers les profondeurs avant de repartir vers le sud. Or l'AMOC s'affaiblit sous l'effet du réchauffement climatique. Les scientifiques débattent encore de la vitesse de ce ralentissement et de la possibilité d'un effondrement au cours de ce siècle. Longtemps sceptique quant au risque d'un arrêt de l'AMOC, Stefan Rahmstorf, responsable de l'analyse des systèmes terrestres à l'Institut de Potsdam pour la recherche sur les impacts du climat, estime aujourd'hui que la probabilité dépasse 50%. Hivers beaucoup plus rigoureux en Europe, sécheresses en Asie du Sud et certaines régions d'Afrique, élévation du niveau de la mer autour de l'Atlantique Nord... "Les conséquences d'un arrêt de l'AMOC seraient considérables dans de nombreuses régions du monde", prévient le scientifique.

29.06.2026 à 00:52

FRANCE24
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Au coeur du Cern (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), près de Genève, s'étend le Grand collisionneur de hadrons (LHC), un anneau titanesque de 27 kilomètres de circonférence, enfoui en moyenne à 100 mètres sous terre, à cheval sur la frontière entre la France et la Suisse. Dans ce tunnel, des aimants supraconducteurs et des structures accélératrices propulsent des particules à des énergies extrêmes avant de les faire entrer en collision. Ce dispositif hors norme évoluera avec le futur LHC à haute luminosité (HiLumi LHC), la version améliorée du collisionneur actuel conçue pour accroître davantage encore la précision et l'intensité des collisions de particules, dont la mise en service est prévue pour juin 2030 et dont l'exploitation est programmée pour jusqu'aux alentours de 2040. "Beaucoup de découvertes à faire"" "C'est un moment très important. Dès lundi, on entre dans une nouvelle phase", a déclaré Markus Zerlauth, le chef du projet HiLumi, à l'occasion de sa présentation aux journalistes. "On a encore beaucoup de questions en physique auxquelles on n'a pas trouvé les réponses. Il y a encore beaucoup de découvertes à faire", a-t-il relevé. L'objectif est d'augmenter la "luminosité" - à savoir le nombre total des collisions produites sur une période donnée - d'un facteur 10 par rapport au LHC. Le coût est évalué par le Cern à 1,2 milliard de francs suisses (1,3 milliard d'euros). En plus des contributions des Etats membres et associés du Cern, le projet a reçu des contributions en nature (comptant pour environ 10-15% de la dépense totale) de pays membres et d'autres tels que les Etats-Unis, le Japon, le Canada et la Chine. Le tunnel circulaire de 27 kilomètres restera inchangé. Son développement repose sur le remplacement d'1,2 kilomètre du LHC par des composants totalement innovants. De nouveaux aimants supraconducteurs, capables de concentrer encore davantage les faisceaux de particules, seront installés afin d'augmenter le nombre des collisions. Ainsi, 140 à 200 collisions se produiront chaque fois que deux paquets de particules se rencontreront au coeur de deux des quatre grands détecteurs, contre environ 60 actuellement. Globalement, "l'augmentation du nombre des collisions va permettre de collecter jusqu'à 100 fois plus de données", a salué M. Zerlauth. Le nombre des collisions sera tel - plusieurs milliards par seconde - qu'il sera impossible de conserver toutes les données produites. Elles devront être sélectionnées en temps réel, une tâche qui sera confiée à des systèmes d'intelligence artificielle capables d'identifier les événements les plus prometteurs pour les physiciens. "Mais l'IA ne va pas remplacer les physiciens", a assuré Nedaa-Alexandra Asbah, une physicienne participant à l'expérience ATLAS du LHC. Big Bang Le LHC à haute luminosité a pour but de permettre l'approfondissement des connaissances fondamentales, la principale mission du Cern. "Nous voulons découvrir de nouvelles particules", a expliqué Filip Moortgat, le coordinateur de l'exploitation de CMS, un détecteur conçu pour explorer un large éventail de domaines de la physique, dont la recherche d'autres dimensions ou la quête des particules qui pourraient constituer la matière noire. Les astronomes estiment que la matière visible — celle qui compose les étoiles, les planètes et les galaxies — ne constitue qu'environ 5% de l'Univers. Le reste serait constitué de matière noire (27%) et d'énergie sombre (68%), deux composantes invisibles que les scientifiques n'ont encore jamais détectées et observées directement. En 2012, les expériences réalisées au Cern ont toutefois permis de confirmer l'existence du boson de Higgs, considéré comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière, une découverte majeure qui a valu le prix Nobel de physique 2013 au Britannique Peter Higgs et au Belge François Englert. Le Cern se réjouit : le LHC à haute luminosité pourrait produire sur l'ensemble de sa durée d'exploitation environ 380 millions de bosons de Higgs, à comparer aux quelque 55 millions produits depuis le démarrage du LHC en 2008. Mais le Cern espère surtout pouvoir produire deux bosons de Higgs en même temps - du jamais vu - et les faire interagir, a expliqué Nedaa-Alexandra Asbah. "Cela pourrait fournir des indices sur la manière dont notre univers a évolué peu après le Big Bang", s'est-elle enthousiasmée.
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