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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

04.08.2026 à 12:30

FRANCE24
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Après la crise, l'heure de la mise au point : une discussion à bâtons rompus est prévue ce mardi 04 août entre Européens pour tirer les leçons de l'épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu'il a suscitées. France 24 fait le point avec Bruno Daroux, chroniqueur international.
Après la crise, l'heure de la mise au point : une discussion à bâtons rompus est prévue ce mardi 04 août entre Européens pour tirer les leçons de l'épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu'il a suscitées. France 24 fait le point avec Bruno Daroux, chroniqueur international.

04.08.2026 à 12:28

FRANCE 24
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Cent cinquante-sept personnes ont été secourues mardi au large de Boulogne-sur-Mer. Leur bateau avait pris feu lors d'une tentative de traversée de la Manche, ont annoncé la préfecture du Pas-de-Calais et la préfecture maritime. L'opération compte parmi les plus importantes menées depuis 2018.
Cent cinquante-sept personnes ont été secourues mardi au large de Boulogne-sur-Mer. Leur bateau avait pris feu lors d'une tentative de traversée de la Manche, ont annoncé la préfecture du Pas-de-Calais et la préfecture maritime. L'opération compte parmi les plus importantes menées depuis 2018.

04.08.2026 à 12:23

FRANCE24
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Sécuriser la forêt Parmi les 42.000 hectares du brasier, le chiffre provisoire de "4 à 5 millions de tonnes" de bois à exploiter est avancé par la filière, soit "un peu moins d'une année de consommation" pour l'industrie locale. Les forestiers vont abattre à grande échelle car, outre le risque de chutes, les pins affaiblis sont exposés au scolyte sténographe, une espèce d'insectes ravageurs de l'ordre des coléoptères volant et proliférant dans les troncs malmenés, jusqu'à la mort de l'arbre. "Il faut couper ce qui menace de tomber sur des lotissements, sur des routes", anticipe la préfète Sophie Brocas, et "évacuer les stocks pour ne pas donner à manger au scolyte, ni au feu." François Guiraud, président de l'interprofession du pin maritime (CIPM), pointe aussi la menace du nématode du pin, un ver ravageur détecté fin 2025 dans le département voisin des Landes: "son vecteur, le monochamus (un coléoptère, NDLR), est attiré par les bois brûlés. Attention à ne pas superposer deux crises". L'enjeu économique Dans le massif des Landes de Gascogne (1,2 million d'hectares), le plus vaste de l'Hexagone (17% de la surface forestière nationale) entre Gironde, Landes et Lot-et-Garonne, l'enjeu est environnemental mais aussi économique: le bois est la troisième industrie régionale, avec environ 60.000 emplois et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Outre le coup d'arrêt mis aux entreprises sylvicoles (éligibles au chômage partiel), il n'est pas dit que le bois coupé soit exploitable, prévient la profession. "S'il n'est pas brûlé, c'est réutilisable. S'il l'est, ça sera plus compliqué", prévient François Guiraud. "Généralement, l'écorce étant épaisse, on peut l'utiliser dans certaines scieries, pas dans toutes. Pareil pour la papeterie." Le responsable s'attend à ce que le marché du bois en pâtisse mécaniquement. Mais il nuance: l'impact du mégafeu reste "bien moindre que ce qu'on a réussi à traiter après les tempêtes" Klaus (2009) et Xynthia (2010). Intégrer le risque d'incendie Les forestiers en conviennent, il faut pérenniser les pare-feu, élargir les pistes et modifier les essences d'arbres, une restructuration que Bruno Lafon, président de l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI) en Aquitaine, évalue à "plusieurs millions d'euros". "On veut bien participer mais il faut qu'on nous aide", lance-t-il, estimant plus avantageux de couper 2.000 hectares de pinède "plutôt que d'en laisser brûler 40.000". Maire de Biganos, il compte maintenir un pare-feu réalisé ces derniers jours sur sa commune, même s'il y "laisse des plumes" en tant que propriétaire. Reste à convaincre les autres, 92% du massif étant privé. "Partout où ça a brûlé, je pense qu'on n'aura pas de difficultés", veut-il croire. "C'est ailleurs que c'est difficile." La leçon n'a pas été "forcément tirée" des feux de 2022 "au niveau de la prévention", complète François Guiraud, évoquant des obligations de défrichage près des maisons non respectées, ou des fossés non fauchés. L'éternel débat sur le pin Constitué à 80% de pins maritimes, le massif est pointé du doigt pour sa monoculture, jugée plus inflammable que les essences feuillues. "De toute évidence", la "diversité de peuplement" devra être mise sur la table "comme l'une des solutions" mais "ça ne protège pas du risque incendie" dans le contexte de sécheresse actuel, estime Sophie Brocas. "Le problème n'est pas le pin maritime en soi mais le fait que la forêt soit extrêmement sèche. Le sol, sableux, ne retient pas l'eau", renchérit Sylvain Delzon, chercheur en écophysiologie des plantes à l'université de Bordeaux. Pour Bruno Lafon, "il n'y a que le pin qui se plaît ici". "Vous pouvez mettre des feuillus, ils vont sécher et seront aussi inflammables que des pins", assure-t-il, admettant l'utilité de ces essences "en bordure" des parcelles. "Le problème, c'est la façon dont le pin maritime est cultivé. C'est plus la monoculture, intensive, qui est problématique et doit être interrogée", considère le géographe Arthur Guérin-Turcq (Sorbonne Université). Le défi d'une forêt "différente" Venu en Gironde, Emmanuel Macron a appelé à "replanter et rebâtir une forêt différente" face au changement climatique. "Comment on vit dans une forêt à +4°C ? Avec des villages qui ont aussi besoin de se développer? Et comment on met davantage en sécurité cette forêt?", s'interroge la préfète Sophie Brocas, qui a demandé aux professionnels "d'y réfléchir" d'ici septembre. Pour Arthur Guérin-Turcq, il faut "briser un tabou": "ne pas replanter" partout. "Tout le monde est attaché à la forêt (...) mais je pense qu'autour des villages, ce serait une folie", juge l'universitaire, lui-même propriétaire forestier à Saumos, là où le mégafeu est parti. "Il faut prendre le temps, réfléchir à l'adaptation de la forêt au changement climatique. Mais c'est un sujet de long terme", souligne François Guiraud.
Texte intégral (842 mots)
Sécuriser la forêt Parmi les 42.000 hectares du brasier, le chiffre provisoire de "4 à 5 millions de tonnes" de bois à exploiter est avancé par la filière, soit "un peu moins d'une année de consommation" pour l'industrie locale. Les forestiers vont abattre à grande échelle car, outre le risque de chutes, les pins affaiblis sont exposés au scolyte sténographe, une espèce d'insectes ravageurs de l'ordre des coléoptères volant et proliférant dans les troncs malmenés, jusqu'à la mort de l'arbre. "Il faut couper ce qui menace de tomber sur des lotissements, sur des routes", anticipe la préfète Sophie Brocas, et "évacuer les stocks pour ne pas donner à manger au scolyte, ni au feu." François Guiraud, président de l'interprofession du pin maritime (CIPM), pointe aussi la menace du nématode du pin, un ver ravageur détecté fin 2025 dans le département voisin des Landes: "son vecteur, le monochamus (un coléoptère, NDLR), est attiré par les bois brûlés. Attention à ne pas superposer deux crises". L'enjeu économique Dans le massif des Landes de Gascogne (1,2 million d'hectares), le plus vaste de l'Hexagone (17% de la surface forestière nationale) entre Gironde, Landes et Lot-et-Garonne, l'enjeu est environnemental mais aussi économique: le bois est la troisième industrie régionale, avec environ 60.000 emplois et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Outre le coup d'arrêt mis aux entreprises sylvicoles (éligibles au chômage partiel), il n'est pas dit que le bois coupé soit exploitable, prévient la profession. "S'il n'est pas brûlé, c'est réutilisable. S'il l'est, ça sera plus compliqué", prévient François Guiraud. "Généralement, l'écorce étant épaisse, on peut l'utiliser dans certaines scieries, pas dans toutes. Pareil pour la papeterie." Le responsable s'attend à ce que le marché du bois en pâtisse mécaniquement. Mais il nuance: l'impact du mégafeu reste "bien moindre que ce qu'on a réussi à traiter après les tempêtes" Klaus (2009) et Xynthia (2010). Intégrer le risque d'incendie Les forestiers en conviennent, il faut pérenniser les pare-feu, élargir les pistes et modifier les essences d'arbres, une restructuration que Bruno Lafon, président de l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI) en Aquitaine, évalue à "plusieurs millions d'euros". "On veut bien participer mais il faut qu'on nous aide", lance-t-il, estimant plus avantageux de couper 2.000 hectares de pinède "plutôt que d'en laisser brûler 40.000". Maire de Biganos, il compte maintenir un pare-feu réalisé ces derniers jours sur sa commune, même s'il y "laisse des plumes" en tant que propriétaire. Reste à convaincre les autres, 92% du massif étant privé. "Partout où ça a brûlé, je pense qu'on n'aura pas de difficultés", veut-il croire. "C'est ailleurs que c'est difficile." La leçon n'a pas été "forcément tirée" des feux de 2022 "au niveau de la prévention", complète François Guiraud, évoquant des obligations de défrichage près des maisons non respectées, ou des fossés non fauchés. L'éternel débat sur le pin Constitué à 80% de pins maritimes, le massif est pointé du doigt pour sa monoculture, jugée plus inflammable que les essences feuillues. "De toute évidence", la "diversité de peuplement" devra être mise sur la table "comme l'une des solutions" mais "ça ne protège pas du risque incendie" dans le contexte de sécheresse actuel, estime Sophie Brocas. "Le problème n'est pas le pin maritime en soi mais le fait que la forêt soit extrêmement sèche. Le sol, sableux, ne retient pas l'eau", renchérit Sylvain Delzon, chercheur en écophysiologie des plantes à l'université de Bordeaux. Pour Bruno Lafon, "il n'y a que le pin qui se plaît ici". "Vous pouvez mettre des feuillus, ils vont sécher et seront aussi inflammables que des pins", assure-t-il, admettant l'utilité de ces essences "en bordure" des parcelles. "Le problème, c'est la façon dont le pin maritime est cultivé. C'est plus la monoculture, intensive, qui est problématique et doit être interrogée", considère le géographe Arthur Guérin-Turcq (Sorbonne Université). Le défi d'une forêt "différente" Venu en Gironde, Emmanuel Macron a appelé à "replanter et rebâtir une forêt différente" face au changement climatique. "Comment on vit dans une forêt à +4°C ? Avec des villages qui ont aussi besoin de se développer? Et comment on met davantage en sécurité cette forêt?", s'interroge la préfète Sophie Brocas, qui a demandé aux professionnels "d'y réfléchir" d'ici septembre. Pour Arthur Guérin-Turcq, il faut "briser un tabou": "ne pas replanter" partout. "Tout le monde est attaché à la forêt (...) mais je pense qu'autour des villages, ce serait une folie", juge l'universitaire, lui-même propriétaire forestier à Saumos, là où le mégafeu est parti. "Il faut prendre le temps, réfléchir à l'adaptation de la forêt au changement climatique. Mais c'est un sujet de long terme", souligne François Guiraud.

04.08.2026 à 12:14

FRANCE24
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Une attaque de drones ukrainiens a fait au moins 7 morts, dont 3 enfants, et plus d'une quarantaine de blessés dans la station balnéaire touristique de Gelendzhik, près de Krasnodar, sur la mer Noire. Moscou accuse Kiev d'attaquer délibérément des civils, qui accuse en retour Moscou de faire la même chose. On fait le point avec Loïc Chalavon.
Texte intégral (842 mots)
Une attaque de drones ukrainiens a fait au moins 7 morts, dont 3 enfants, et plus d'une quarantaine de blessés dans la station balnéaire touristique de Gelendzhik, près de Krasnodar, sur la mer Noire. Moscou accuse Kiev d'attaquer délibérément des civils, qui accuse en retour Moscou de faire la même chose. On fait le point avec Loïc Chalavon.

04.08.2026 à 11:51

FRANCE24
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Shell, compatriote et concurrent de BP, avait publié la semaine dernière un bénéfice multiplié par trois. Le groupe français TotalEnergies a doublé ses profits, tout comme l'américain ExxonMobil. L'autre géant étasunien Chevron a même quintuplé son résultat sur un an. Au total, les cinq grandes majors occidentales ont engrangé au cours du deuxième trimestre près de 47 milliards de dollars de bénéfices nets, relançant aussi les appels à taxer davantage les géants des hydrocarbures. L'ONG Oxfam a notamment estimé la semaine dernière qu'un impôt sur les profits des plus grandes entreprises de combustibles fossiles pourrait rapporter jusqu'à 400 milliards de dollars à l'échelle mondiale dès la première année. Les résultats de BP traduisent des prix de vente "plus élevés" pour le pétrole et le gaz, mais aussi "l'amélioration des marges de raffinage et de la performance des activités commerciales auprès des clients", a précisé le groupe britannique mardi dans un communiqué. Son chiffre d'affaires a augmenté de 47% sur un an au deuxième trimestre, à 70,1 milliards de dollars. Son bénéfice sous-jacent (hors éléments exceptionnels), très scruté par les marchés, a lui aussi plus que doublé, à 5,7 milliards de dollars - mieux qu'attendu. "Pas à la hauteur" Le groupe a aussi annoncé qu'il verserait un dividende en hausse de 4% pour le deuxième trimestre. A la Bourse de Londres mardi matin, son action progressait de 1,12%, à 558,30 pence. "C'est mon premier trimestre complet chez BP, et il a été marqué par l'une des périodes les plus perturbées qu'ait connues le marché mondial de l'énergie", a commenté la directrice générale du groupe, Meg O'Neill, qui a pris ses fonctions début avril, saluant "un solide trimestre" sur le plan financier. "Mais il y a des domaines où notre performance n'a pas été à la hauteur", a-t-elle regretté. "Sur le plan opérationnel, nos installations n'ont pas aussi bien fonctionné que le trimestre précédent (...), la production a diminué et nos raffineries ont traité moins de brut", a-t-elle expliqué. BP avait déjà prévenu mi-juillet que ses résultats du deuxième trimestre continueraient de bénéficier de la volatilité des prix, mais en soulignant que le conflit au Moyen-Orient pèse sur sa production, de même que des opérations de maintenance saisonnières. Le groupe, aux performances à la traîne de celles des autres majors ces dernières années, après un virage vert qui n'a pas produit les résultats escomptés, a connu ces derniers mois de fortes turbulences au sein de son équipe de direction. BP délaisse la mer du Nord L'Américaine Meg O'Neill, sa nouvelle patronne, a pour mission de mettre en œuvre un recentrage radical sur les hydrocarbures, ainsi qu'un plan de réduction des coûts. Dans ce cadre, BP avait annoncé vendredi qu'il envisageait de vendre ses activités en mer du Nord, se détournant d'un bassin vieillissant jugé plus assez rentable. Un choc au Royaume-Uni alors que le gouvernement britannique est sous pression, notamment de Donald Trump, pour autoriser davantage de forages dans ses eaux. BP a assuré que son siège resterait au Royaume-Uni. Depuis plusieurs mois, BP multiplie les cessions d'actifs, avec notamment la vente de 65% de sa filiale de lubrifiants Castrol, celle de sa raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne, ainsi que la cession de ses activités de distribution au détail en Autriche. Le groupe a également annoncé mardi la mise en vente d'Archaea, son activité de biogaz aux Etats-Unis. Meg O'Neill "cherche à imprimer sa marque sur l'entreprise" avec "une volonté claire de simplification et une rigueur accrue dans la prise de décision", a estimé Victoria Scholar, analyste chez interactive investor. Cette dernière cession illustre bien, a-t-elle noté, "le désengagement de l'entreprise des énergies renouvelables, au profit d'une stratégie davantage axée sur la rentabilité et centrée sur le pétrole et le gaz".
Texte intégral (677 mots)
Shell, compatriote et concurrent de BP, avait publié la semaine dernière un bénéfice multiplié par trois. Le groupe français TotalEnergies a doublé ses profits, tout comme l'américain ExxonMobil. L'autre géant étasunien Chevron a même quintuplé son résultat sur un an. Au total, les cinq grandes majors occidentales ont engrangé au cours du deuxième trimestre près de 47 milliards de dollars de bénéfices nets, relançant aussi les appels à taxer davantage les géants des hydrocarbures. L'ONG Oxfam a notamment estimé la semaine dernière qu'un impôt sur les profits des plus grandes entreprises de combustibles fossiles pourrait rapporter jusqu'à 400 milliards de dollars à l'échelle mondiale dès la première année. Les résultats de BP traduisent des prix de vente "plus élevés" pour le pétrole et le gaz, mais aussi "l'amélioration des marges de raffinage et de la performance des activités commerciales auprès des clients", a précisé le groupe britannique mardi dans un communiqué. Son chiffre d'affaires a augmenté de 47% sur un an au deuxième trimestre, à 70,1 milliards de dollars. Son bénéfice sous-jacent (hors éléments exceptionnels), très scruté par les marchés, a lui aussi plus que doublé, à 5,7 milliards de dollars - mieux qu'attendu. "Pas à la hauteur" Le groupe a aussi annoncé qu'il verserait un dividende en hausse de 4% pour le deuxième trimestre. A la Bourse de Londres mardi matin, son action progressait de 1,12%, à 558,30 pence. "C'est mon premier trimestre complet chez BP, et il a été marqué par l'une des périodes les plus perturbées qu'ait connues le marché mondial de l'énergie", a commenté la directrice générale du groupe, Meg O'Neill, qui a pris ses fonctions début avril, saluant "un solide trimestre" sur le plan financier. "Mais il y a des domaines où notre performance n'a pas été à la hauteur", a-t-elle regretté. "Sur le plan opérationnel, nos installations n'ont pas aussi bien fonctionné que le trimestre précédent (...), la production a diminué et nos raffineries ont traité moins de brut", a-t-elle expliqué. BP avait déjà prévenu mi-juillet que ses résultats du deuxième trimestre continueraient de bénéficier de la volatilité des prix, mais en soulignant que le conflit au Moyen-Orient pèse sur sa production, de même que des opérations de maintenance saisonnières. Le groupe, aux performances à la traîne de celles des autres majors ces dernières années, après un virage vert qui n'a pas produit les résultats escomptés, a connu ces derniers mois de fortes turbulences au sein de son équipe de direction. BP délaisse la mer du Nord L'Américaine Meg O'Neill, sa nouvelle patronne, a pour mission de mettre en œuvre un recentrage radical sur les hydrocarbures, ainsi qu'un plan de réduction des coûts. Dans ce cadre, BP avait annoncé vendredi qu'il envisageait de vendre ses activités en mer du Nord, se détournant d'un bassin vieillissant jugé plus assez rentable. Un choc au Royaume-Uni alors que le gouvernement britannique est sous pression, notamment de Donald Trump, pour autoriser davantage de forages dans ses eaux. BP a assuré que son siège resterait au Royaume-Uni. Depuis plusieurs mois, BP multiplie les cessions d'actifs, avec notamment la vente de 65% de sa filiale de lubrifiants Castrol, celle de sa raffinerie de Gelsenkirchen, en Allemagne, ainsi que la cession de ses activités de distribution au détail en Autriche. Le groupe a également annoncé mardi la mise en vente d'Archaea, son activité de biogaz aux Etats-Unis. Meg O'Neill "cherche à imprimer sa marque sur l'entreprise" avec "une volonté claire de simplification et une rigueur accrue dans la prise de décision", a estimé Victoria Scholar, analyste chez interactive investor. Cette dernière cession illustre bien, a-t-elle noté, "le désengagement de l'entreprise des énergies renouvelables, au profit d'une stratégie davantage axée sur la rentabilité et centrée sur le pétrole et le gaz".

04.08.2026 à 11:50

Christophe DANSETTE
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Le niveau du Rhin a battu un record historique de faiblesse. Sur cette voie essentielle pour l'économie européenne, les péniches naviguent à charge réduite, renchérissant le transport des matières premières et faisant peser une nouvelle menace sur l'industrie allemande. Explications.
Texte intégral (677 mots)
Le niveau du Rhin a battu un record historique de faiblesse. Sur cette voie essentielle pour l'économie européenne, les péniches naviguent à charge réduite, renchérissant le transport des matières premières et faisant peser une nouvelle menace sur l'industrie allemande. Explications.

04.08.2026 à 11:41

FRANCE24
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"Une réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières" : voici la demande d'Ursula von der Leyen après la crise migratoire de Ceuta. Dans une missive adressée à Pedro Sanchez, la présidente de la Commission européenne remercie Madrid pour sa gestion de l'afflux de migrants. Le tout, à la veille d'une réunion entre ministres de l'Intérieur de l'UE. Nicolas Chamontin.
Texte intégral (677 mots)
"Une réponse européenne commune" pour "renforcer les frontières" : voici la demande d'Ursula von der Leyen après la crise migratoire de Ceuta. Dans une missive adressée à Pedro Sanchez, la présidente de la Commission européenne remercie Madrid pour sa gestion de l'afflux de migrants. Le tout, à la veille d'une réunion entre ministres de l'Intérieur de l'UE. Nicolas Chamontin.

04.08.2026 à 11:31

FRANCE24
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Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier dépasse les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), a annoncé mardi Météo-France. L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - qui interviennent elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines - atteint, comme en juin, +3,8°C. "Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après celle de février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué. Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première du 4 au 19 juillet, est la 3e plus longue vague de chaleur connue par le pays, tandis que la seconde démarrée le 28 juillet est toujours en cours. Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scenario "privilégié", indique Météo-France, qui note cependant que cela "n'implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur". Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" en août 2022. Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l'agriculture et favorise les départs et la propagation de feux. Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d'hectares et d'habitation en Gironde. Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85% de déficit) et juillet 2020 (75%). Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l'intérieur du Var, sur la Cote d'Azur ainsi qu'en Corse. L'Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d'épisodes orageux les 16 et 25 juillet. Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35% en moyenne sur le pays, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%).
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Avec une température moyenne de 24,9°C, le mois dernier dépasse les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8°C) et de juillet 2006 (24,4°C), a annoncé mardi Météo-France. L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - qui interviennent elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines - atteint, comme en juin, +3,8°C. "Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après celle de février 1990 (+4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué. Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première du 4 au 19 juillet, est la 3e plus longue vague de chaleur connue par le pays, tandis que la seconde démarrée le 28 juillet est toujours en cours. Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scenario "privilégié", indique Météo-France, qui note cependant que cela "n'implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur". Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" en août 2022. Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l'agriculture et favorise les départs et la propagation de feux. Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d'hectares et d'habitation en Gironde. Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85% de déficit) et juillet 2020 (75%). Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l'intérieur du Var, sur la Cote d'Azur ainsi qu'en Corse. L'Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d'épisodes orageux les 16 et 25 juillet. Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35% en moyenne sur le pays, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%).

04.08.2026 à 11:25

FRANCE24
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L'ex-dirigeant, président du Honduras entre 2014 et 2022, doit répondre devant la justice de son pays de détournement de fonds publics dans le cadre du financement de sa campagne en 2013. Condamné en 2024 aux Etats-Unis à 45 ans de prison pour trafic de drogue, il avait été gracié en novembre 2025 par Donald Trump et libéré en décembre de la même année. La justice américaine l'avait reconnu coupable d'avoir participé et protégé un réseau qui a envoyé plus de 500 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis. L'ancien dirigeant est rentré dans son pays le 26 juillet, en remerciant le président américain. Lors d'une audience au cours de laquelle il a été mis en examen pour blanchiment de fonds présumé et fraude, un juge a décidé de maintenir la suspension du mandat d'arrêt le visant, lui intimant de s'engager par écrit à "ne pas s'enfuir", a déclaré à la presse Carlos Silva, porte-parole du pouvoir judiciaire. Le juge a par ailleurs fixé la première audience du procès au 12 août, a-t-il ajouté. En novembre, Donald Trump avait gracié celui que ses compatriotes surnomment "JOH", arguant qu'il avait été victime d'une injustice de la part de son prédécesseur démocrate Joe Biden. Cette grâce avait coïncidé avec l'irruption du président américain dans l'élection présidentielle au Honduras. Donald Trump avait alors apporté son soutien à l'entrepreneur conservateur Nasry Asfura, membre du Parti national de M. Hernandez, menaçant de réduire l'aide au pays le plus pauvre et le plus violent d'Amérique centrale si son favori ne l'emportait pas. M. Asfura avait remporté la victoire de justesse, sur fond d'accusations de fraude de la part de l'opposition hondurienne. À son retour au Honduras, M. Hernandez a averti qu'il n'allait pas "baisser la tête". L'ex-président se dit victime d'une "persécution politique" et nie avoir détourné deux millions de dollars de fonds publics pour financer sa campagne présidentielle. Il espère récupérer au moins 130 biens qui lui ont été confisqués lorsqu'il a été extradé vers les Etats-Unis.
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L'ex-dirigeant, président du Honduras entre 2014 et 2022, doit répondre devant la justice de son pays de détournement de fonds publics dans le cadre du financement de sa campagne en 2013. Condamné en 2024 aux Etats-Unis à 45 ans de prison pour trafic de drogue, il avait été gracié en novembre 2025 par Donald Trump et libéré en décembre de la même année. La justice américaine l'avait reconnu coupable d'avoir participé et protégé un réseau qui a envoyé plus de 500 tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis. L'ancien dirigeant est rentré dans son pays le 26 juillet, en remerciant le président américain. Lors d'une audience au cours de laquelle il a été mis en examen pour blanchiment de fonds présumé et fraude, un juge a décidé de maintenir la suspension du mandat d'arrêt le visant, lui intimant de s'engager par écrit à "ne pas s'enfuir", a déclaré à la presse Carlos Silva, porte-parole du pouvoir judiciaire. Le juge a par ailleurs fixé la première audience du procès au 12 août, a-t-il ajouté. En novembre, Donald Trump avait gracié celui que ses compatriotes surnomment "JOH", arguant qu'il avait été victime d'une injustice de la part de son prédécesseur démocrate Joe Biden. Cette grâce avait coïncidé avec l'irruption du président américain dans l'élection présidentielle au Honduras. Donald Trump avait alors apporté son soutien à l'entrepreneur conservateur Nasry Asfura, membre du Parti national de M. Hernandez, menaçant de réduire l'aide au pays le plus pauvre et le plus violent d'Amérique centrale si son favori ne l'emportait pas. M. Asfura avait remporté la victoire de justesse, sur fond d'accusations de fraude de la part de l'opposition hondurienne. À son retour au Honduras, M. Hernandez a averti qu'il n'allait pas "baisser la tête". L'ex-président se dit victime d'une "persécution politique" et nie avoir détourné deux millions de dollars de fonds publics pour financer sa campagne présidentielle. Il espère récupérer au moins 130 biens qui lui ont été confisqués lorsqu'il a été extradé vers les Etats-Unis.

04.08.2026 à 11:23

FRANCE24
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Les trois canicules qui se sont succédé depuis mai en France ont entraîné une hausse des noyades. En deux mois et demi, 274 personnes ont péri dans la mer, dans des cours d'eau ou dans des piscines privées, sans compter les noyades non mortelles pouvant entraîner de lourdes séquelles. Près de Béziers, sur le littoral méditerranéen, la société Instadrone, spécialisée dans l'usage de drones en milieu industriel, souhaite étendre son activité à la surveillance des zones de baignades. Elle a pour cela reçu le soutien de l'agglomération et de la station de Valras, qui financent les tests actuellement en cours. Ceux-ci devraient permettre l'octroi d'ici à un mois des autorisations nécessaires, dans la perspective d'une mise en oeuvre complète pour l'été 2027. "Larguer des bouées avec un drone, ça se fait depuis cinq ans dans les Landes. Mais c'était en mode piloté. Nous, on apporte l'automatisation complète", a expliqué à l'AFP le fondateur d'Instadrone, Cédric Botella, au pied du poste de secours principal, à deux pas du casino de la station balnéaire. Le dispositif se présente sous la forme d'une grosse boîte métallique, à l'intérieur de laquelle un drone est prêt à décoller à tout moment, de nuit comme de jour, grâce notamment à sa caméra thermique. En mode "patrouille", il a pour mission de "parcourir les 2,5 km de plage en volant derrière les brise-lames, en volant longitudinalement par rapport à la plage, sans survoler les gens qui se baignent mais en orientant vers eux ses caméras, en évitant toutefois de filmer les gens sur la plage", ajoute M. Botella, un ancien officier de la police judiciaire reconverti dans l'entrepreneuriat. Comportement erratique "S'il détecte un comportement erratique, comme quelqu'un qui +fait le bouchon+, il va s'en rapprocher et lui envoyer un message audio pour lui dire que quelqu'un va venir. Si besoin, il lui larguera en attendant une bouée qui se gonfle automatiquement au contact de l'eau", poursuit M. Botella. Autre hypothèse : un maître-nageur repère une personne en difficulté, ou quelqu'un vient la lui signaler. Dans ce cas, le sauveteur, qui sera formé à cette nouvelle technique, prendra les commandes du drone et l'enverra à l'endroit précis pour évaluer la situation. Enfin, "si lors d'un bain de minuit, il y a un événement, il y aura un numéro d'urgence qui nous permettra de faire décoller le drone immédiatement et de rechercher la position de la personne", dit-il également. En vitesse de croisière, le coût du système est d'environ 2.000 euros par mois pour la collectivité qui l'adoptera, selon le chef d'entreprise, qui espère sa généralisation. "La vie n'a pas de prix", relève le maire de Valras-Plage, Daniel Ballester, qui soutient fermement l'initiative et est venu observer les derniers essais. "Ça ne remplacera pas les hommes, mais ça ouvre de nouvelles façons d'être opérationnel", ajoute l'élu, qui souhaite étendre la surveillance de son littoral aux moments de la journée (matins et soirs) et aux périodes de l'année où les plages ne sont pas surveillées par des secouristes. En mai, la précocité d'une première vague de chaleur en France avait entraîné sur les rivages méditerranéen et atlantique un afflux inhabituel de visiteurs alors que les plages n'étaient pas encore surveillées, posant un défi en termes de sécurité.
Texte intégral (590 mots)
Les trois canicules qui se sont succédé depuis mai en France ont entraîné une hausse des noyades. En deux mois et demi, 274 personnes ont péri dans la mer, dans des cours d'eau ou dans des piscines privées, sans compter les noyades non mortelles pouvant entraîner de lourdes séquelles. Près de Béziers, sur le littoral méditerranéen, la société Instadrone, spécialisée dans l'usage de drones en milieu industriel, souhaite étendre son activité à la surveillance des zones de baignades. Elle a pour cela reçu le soutien de l'agglomération et de la station de Valras, qui financent les tests actuellement en cours. Ceux-ci devraient permettre l'octroi d'ici à un mois des autorisations nécessaires, dans la perspective d'une mise en oeuvre complète pour l'été 2027. "Larguer des bouées avec un drone, ça se fait depuis cinq ans dans les Landes. Mais c'était en mode piloté. Nous, on apporte l'automatisation complète", a expliqué à l'AFP le fondateur d'Instadrone, Cédric Botella, au pied du poste de secours principal, à deux pas du casino de la station balnéaire. Le dispositif se présente sous la forme d'une grosse boîte métallique, à l'intérieur de laquelle un drone est prêt à décoller à tout moment, de nuit comme de jour, grâce notamment à sa caméra thermique. En mode "patrouille", il a pour mission de "parcourir les 2,5 km de plage en volant derrière les brise-lames, en volant longitudinalement par rapport à la plage, sans survoler les gens qui se baignent mais en orientant vers eux ses caméras, en évitant toutefois de filmer les gens sur la plage", ajoute M. Botella, un ancien officier de la police judiciaire reconverti dans l'entrepreneuriat. Comportement erratique "S'il détecte un comportement erratique, comme quelqu'un qui +fait le bouchon+, il va s'en rapprocher et lui envoyer un message audio pour lui dire que quelqu'un va venir. Si besoin, il lui larguera en attendant une bouée qui se gonfle automatiquement au contact de l'eau", poursuit M. Botella. Autre hypothèse : un maître-nageur repère une personne en difficulté, ou quelqu'un vient la lui signaler. Dans ce cas, le sauveteur, qui sera formé à cette nouvelle technique, prendra les commandes du drone et l'enverra à l'endroit précis pour évaluer la situation. Enfin, "si lors d'un bain de minuit, il y a un événement, il y aura un numéro d'urgence qui nous permettra de faire décoller le drone immédiatement et de rechercher la position de la personne", dit-il également. En vitesse de croisière, le coût du système est d'environ 2.000 euros par mois pour la collectivité qui l'adoptera, selon le chef d'entreprise, qui espère sa généralisation. "La vie n'a pas de prix", relève le maire de Valras-Plage, Daniel Ballester, qui soutient fermement l'initiative et est venu observer les derniers essais. "Ça ne remplacera pas les hommes, mais ça ouvre de nouvelles façons d'être opérationnel", ajoute l'élu, qui souhaite étendre la surveillance de son littoral aux moments de la journée (matins et soirs) et aux périodes de l'année où les plages ne sont pas surveillées par des secouristes. En mai, la précocité d'une première vague de chaleur en France avait entraîné sur les rivages méditerranéen et atlantique un afflux inhabituel de visiteurs alors que les plages n'étaient pas encore surveillées, posant un défi en termes de sécurité.

04.08.2026 à 11:17

FRANCE24
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Dans ses locaux historiques près de Cardiff, au Pays de Galles, protégés par des barbelés et des accès codés, la Royal Mint, entreprise publique chargée de frapper la monnaie britannique, a décidé de s'attaquer à ces "mines urbaines"... pour en faire des bijoux de luxe. Une initiative encore rare dans un secteur où une grande partie des déchets électroniques échappe aux filières de recyclage. Ouverte il y a deux ans, une usine dédiée de la Royal Mint est actuellement "en mesure de traiter environ 4.000 tonnes" de déchets électroniques par an, pour en extraire "environ 400 kilos d'or", se félicite le directeur du développement Sean Millard. Derrière lui se dresse un système de cuves largement automatisées... mais interdiction de filmer, afin de protéger le procédé breveté par une société canadienne, Excir. Quelques euros Chacun des téléphones de bureau recyclés ici par la Banque d'Angleterre renferme environ 30 milligrammes d'or pour une valeur d'environ 3 livres sterling (quelque 3,5 euros). Un portable moderne en contient l'équivalent d'environ 4 livres. Conducteur exceptionnel, l'or est prisé dans les circuits car il ne rouille pas, ne s'oxyde pas. Bien que coûteux, il est particulièrement difficile à récupérer car peu réactif chimiquement. Là où les métaux sont souvent fondus tous ensemble, à la Royal Mint, les appareils sont décortiqués afin d'opérer un premier tri manuel du cuivre, du tantale (utilisé dans les condensateurs) ou encore du plastique des cartes de circuits imprimés, revendus à des entreprises spécialisées. Pour récupérer l'or, deux méthodes se distinguent traditionnellement : la pyrolyse, à très haute température, ou un mélange corrosif d'acides qui rejette des déchets toxiques. Le procédé novateur utilisé au Pays de Galles permet quant à lui "de dissoudre efficacement l'or à température ambiante", ce qui est plus économe en énergie, et il réutilise plusieurs fois le même solvant avec peu de résidus, fait valoir Kate Griffiths, l'une des chimistes de Royal Mint. Dans un laboratoire de l'usine, elle reproduit la réaction, plongeant les composants dans un bain chimique, ajoutant tour à tour différents réactifs, jusqu'à ce qu'une poudre d'or se forme. De l'argent dans les radios Une fois raffiné afin d'améliorer sa pureté, l'or extrait sert à fabriquer les bijoux haut de gamme de la marque "886" de la Royal Mint - inspirée de la date de fondation de la vénérable institution. La même ligne utilise aussi de l'argent recyclé, parfois extrait de vieilles radios fournies par le service de santé public britannique. Dans l'atelier de fabrication de bijoux, un havre de calme comparé aux hangars bruyants où sont pressées les pièces de monnaie et où il travaillait par le passé ; John Powell, 63 ans, est concentré sur le polissage minutieux d'une bague. Pour lui, l'origine du métal n'a aucune importance : "Je ne serais pas en mesure de vous dire si je travaille avec du recyclé" ou pas, explique l'artisan. Une goutte d'eau Cet exemple reste une goutte d'eau : à l'échelle mondiale, seuls 22,3% des déchets électroniques ont fait l'objet d'une collecte et d'un recyclage appropriés en 2022, d'après un rapport de l'ONU. Leur traitement inadéquat peut aussi rejeter du plomb, du mercure ou du plastique, et contribuer au réchauffement climatique, prévient cette étude. Mais le cours de l'or, considéré comme une valeur refuge, a décollé jusqu'à près de 5.600 dollars l'once fin janvier, sur fond de tensions géopolitiques et d'incertitudes économiques. D'autres minéraux critiques utilisés dans l'électronique ont aussi grimpé. De quoi rentabiliser des solutions alternatives : "quand le prix de l'or est vraiment élevé, le coût de traitement pour le récupérer devient négligeable", explique à l'AFP Jason Hallett, de l'Imperial College de Londres. "C'est gagnant-gagnant" ... tant que ces méthodes ne font pas exploser la consommation d'énergie ou les émissions, affirme ce professeur de technologies chimiques durables.
Texte intégral (679 mots)
Dans ses locaux historiques près de Cardiff, au Pays de Galles, protégés par des barbelés et des accès codés, la Royal Mint, entreprise publique chargée de frapper la monnaie britannique, a décidé de s'attaquer à ces "mines urbaines"... pour en faire des bijoux de luxe. Une initiative encore rare dans un secteur où une grande partie des déchets électroniques échappe aux filières de recyclage. Ouverte il y a deux ans, une usine dédiée de la Royal Mint est actuellement "en mesure de traiter environ 4.000 tonnes" de déchets électroniques par an, pour en extraire "environ 400 kilos d'or", se félicite le directeur du développement Sean Millard. Derrière lui se dresse un système de cuves largement automatisées... mais interdiction de filmer, afin de protéger le procédé breveté par une société canadienne, Excir. Quelques euros Chacun des téléphones de bureau recyclés ici par la Banque d'Angleterre renferme environ 30 milligrammes d'or pour une valeur d'environ 3 livres sterling (quelque 3,5 euros). Un portable moderne en contient l'équivalent d'environ 4 livres. Conducteur exceptionnel, l'or est prisé dans les circuits car il ne rouille pas, ne s'oxyde pas. Bien que coûteux, il est particulièrement difficile à récupérer car peu réactif chimiquement. Là où les métaux sont souvent fondus tous ensemble, à la Royal Mint, les appareils sont décortiqués afin d'opérer un premier tri manuel du cuivre, du tantale (utilisé dans les condensateurs) ou encore du plastique des cartes de circuits imprimés, revendus à des entreprises spécialisées. Pour récupérer l'or, deux méthodes se distinguent traditionnellement : la pyrolyse, à très haute température, ou un mélange corrosif d'acides qui rejette des déchets toxiques. Le procédé novateur utilisé au Pays de Galles permet quant à lui "de dissoudre efficacement l'or à température ambiante", ce qui est plus économe en énergie, et il réutilise plusieurs fois le même solvant avec peu de résidus, fait valoir Kate Griffiths, l'une des chimistes de Royal Mint. Dans un laboratoire de l'usine, elle reproduit la réaction, plongeant les composants dans un bain chimique, ajoutant tour à tour différents réactifs, jusqu'à ce qu'une poudre d'or se forme. De l'argent dans les radios Une fois raffiné afin d'améliorer sa pureté, l'or extrait sert à fabriquer les bijoux haut de gamme de la marque "886" de la Royal Mint - inspirée de la date de fondation de la vénérable institution. La même ligne utilise aussi de l'argent recyclé, parfois extrait de vieilles radios fournies par le service de santé public britannique. Dans l'atelier de fabrication de bijoux, un havre de calme comparé aux hangars bruyants où sont pressées les pièces de monnaie et où il travaillait par le passé ; John Powell, 63 ans, est concentré sur le polissage minutieux d'une bague. Pour lui, l'origine du métal n'a aucune importance : "Je ne serais pas en mesure de vous dire si je travaille avec du recyclé" ou pas, explique l'artisan. Une goutte d'eau Cet exemple reste une goutte d'eau : à l'échelle mondiale, seuls 22,3% des déchets électroniques ont fait l'objet d'une collecte et d'un recyclage appropriés en 2022, d'après un rapport de l'ONU. Leur traitement inadéquat peut aussi rejeter du plomb, du mercure ou du plastique, et contribuer au réchauffement climatique, prévient cette étude. Mais le cours de l'or, considéré comme une valeur refuge, a décollé jusqu'à près de 5.600 dollars l'once fin janvier, sur fond de tensions géopolitiques et d'incertitudes économiques. D'autres minéraux critiques utilisés dans l'électronique ont aussi grimpé. De quoi rentabiliser des solutions alternatives : "quand le prix de l'or est vraiment élevé, le coût de traitement pour le récupérer devient négligeable", explique à l'AFP Jason Hallett, de l'Imperial College de Londres. "C'est gagnant-gagnant" ... tant que ces méthodes ne font pas exploser la consommation d'énergie ou les émissions, affirme ce professeur de technologies chimiques durables.

04.08.2026 à 11:10

FRANCE24
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Selon de premiers témoignages et selon plusieurs experts, un allègement des contrôles marocains dans la zone frontalière de Ceuta a favorisé la crise migratoire sans précédent qu'a connue l'enclave espagnole la semaine dernière. Ils étaient 50 000 à franchir illégalement la frontière et selon Madrid, la "quasi-totalité" des personnes ont depuis été renvoyées au Maroc. Le nombre de migrants toujours à Ceuta est estimé entre 2500 et 5000. Récit de Marion Meyer.
Texte intégral (679 mots)
Selon de premiers témoignages et selon plusieurs experts, un allègement des contrôles marocains dans la zone frontalière de Ceuta a favorisé la crise migratoire sans précédent qu'a connue l'enclave espagnole la semaine dernière. Ils étaient 50 000 à franchir illégalement la frontière et selon Madrid, la "quasi-totalité" des personnes ont depuis été renvoyées au Maroc. Le nombre de migrants toujours à Ceuta est estimé entre 2500 et 5000. Récit de Marion Meyer.

04.08.2026 à 11:08

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Le niveau historiquement bas du Danube à cause de la sècheresse contraint les centrales hydroélectriques à baisser nettement leur production. Récit de Julien Dubois et Noémie Roche.
Texte intégral (679 mots)
Le niveau historiquement bas du Danube à cause de la sècheresse contraint les centrales hydroélectriques à baisser nettement leur production. Récit de Julien Dubois et Noémie Roche.

04.08.2026 à 11:05

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Face aux incendies en France, des caméras assistées par l'intelligence artificielle pourraient permettre d'améliorer l'observation et l'alerte des départs de feux. Reportage France 2.
Texte intégral (679 mots)
Face aux incendies en France, des caméras assistées par l'intelligence artificielle pourraient permettre d'améliorer l'observation et l'alerte des départs de feux. Reportage France 2.

04.08.2026 à 11:03

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Tokyo augmente déjà ses dépenses militaires et a renforcé sa coopération en matière de sécurité en Asie, déployant des lance-missiles sur ses îles périphériques, cherchant à acquérir des capacités de "contre-frappe", et assouplissant les règles sur les exportations d'armement. Mais le ministre Shinjiro Koizumi, dans la préface du livre blanc annuel sur la défense de l'archipel, juge "impératif que le Japon renforce et transforme encore davantage ses capacités de défense avec un sentiment d'urgence et de crise plus fort que jamais". Dans l'Asie-Pacifique, "non seulement la Chine et la Corée du Nord continuent de renforcer leurs capacités militaires, mais la Chine et la Russie, ainsi que la Russie et la Corée du Nord, renforcent également leurs coopérations", s'est-il alarmé. Le livre blanc publié mardi indique que Pékin "intensifie ses activités" autour du Japon et recense une série d'incidents en 2025, notamment des activités de porte-avions chinois et le "rapprochement inhabituellement ténu" entre avions chinois et japonais lors de deux incidents en juin et juillet. Des avions de chasse japonais ont été dépêchés à 595 reprises au cours d'une période de 12 mois achevée le 31 mars 2026, dont 366 sorties contre des appareils chinois et 214 contre des avions russes. Cela représente cependant une baisse par rapport aux 704 de l'année précédente, et un plus bas depuis au moins 2021. Le Japon a par ailleurs décidé en avril de lever ses restrictions sur les exportations d'armes: le livre blanc relève toutefois les limites de sa base industrielle pour doper la production et l'innovation. Enfin, M. Koizumi a indiqué avoir "échangé des points de vue francs" avec son homologue américain Pete Hegseth au sujet de l'alliance nippo-américaine "inébranlable", et du renforcement de la coopération en matière de sécurité avec les Philippines, l'Australie et la Corée du Sud pour un "Indo-Pacifique libre et ouvert". "A mesure que l'environnement sécuritaire se détériore de plus en plus rapidement, il est nécessaire désormais de renforcer la résilience face aux crises dans l'ensemble de la région", indique le ministre, assurant que Tokyo "va construire et développer des réseaux à plusieurs niveaux entre alliés et pays partageant les mêmes valeurs". La Chine s'est alarmée de ce qu'elle considère comme un retour au "militarisme" de la part du Japon: les relations bilatérales se sont aggravées après que la Première ministre Sanae Takaichi, a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.
Lire plus (457 mots)
Tokyo augmente déjà ses dépenses militaires et a renforcé sa coopération en matière de sécurité en Asie, déployant des lance-missiles sur ses îles périphériques, cherchant à acquérir des capacités de "contre-frappe", et assouplissant les règles sur les exportations d'armement. Mais le ministre Shinjiro Koizumi, dans la préface du livre blanc annuel sur la défense de l'archipel, juge "impératif que le Japon renforce et transforme encore davantage ses capacités de défense avec un sentiment d'urgence et de crise plus fort que jamais". Dans l'Asie-Pacifique, "non seulement la Chine et la Corée du Nord continuent de renforcer leurs capacités militaires, mais la Chine et la Russie, ainsi que la Russie et la Corée du Nord, renforcent également leurs coopérations", s'est-il alarmé. Le livre blanc publié mardi indique que Pékin "intensifie ses activités" autour du Japon et recense une série d'incidents en 2025, notamment des activités de porte-avions chinois et le "rapprochement inhabituellement ténu" entre avions chinois et japonais lors de deux incidents en juin et juillet. Des avions de chasse japonais ont été dépêchés à 595 reprises au cours d'une période de 12 mois achevée le 31 mars 2026, dont 366 sorties contre des appareils chinois et 214 contre des avions russes. Cela représente cependant une baisse par rapport aux 704 de l'année précédente, et un plus bas depuis au moins 2021. Le Japon a par ailleurs décidé en avril de lever ses restrictions sur les exportations d'armes: le livre blanc relève toutefois les limites de sa base industrielle pour doper la production et l'innovation. Enfin, M. Koizumi a indiqué avoir "échangé des points de vue francs" avec son homologue américain Pete Hegseth au sujet de l'alliance nippo-américaine "inébranlable", et du renforcement de la coopération en matière de sécurité avec les Philippines, l'Australie et la Corée du Sud pour un "Indo-Pacifique libre et ouvert". "A mesure que l'environnement sécuritaire se détériore de plus en plus rapidement, il est nécessaire désormais de renforcer la résilience face aux crises dans l'ensemble de la région", indique le ministre, assurant que Tokyo "va construire et développer des réseaux à plusieurs niveaux entre alliés et pays partageant les mêmes valeurs". La Chine s'est alarmée de ce qu'elle considère comme un retour au "militarisme" de la part du Japon: les relations bilatérales se sont aggravées après que la Première ministre Sanae Takaichi, a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.
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