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14.08.2026 à 20:29

FRANCE24
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En Tunisie, le 13 août marque la Journée nationale de la femme. En 1956, le Code du statut personnel transformait profondément les droits des Tunisiennes. 70 ans plus tard, les féminicides et les violences faites aux femmes restent un fléau. 
En Tunisie, le 13 août marque la Journée nationale de la femme. En 1956, le Code du statut personnel transformait profondément les droits des Tunisiennes. 70 ans plus tard, les féminicides et les violences faites aux femmes restent un fléau. 

14.08.2026 à 20:11

FRANCE24
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"Le matin du 4 décembre, j'ai tiré sur M. Thompson à Manhattan et il est mort", a-t-il dit, ajoutant qu'il savait que ce qu'il faisait était "illégal". Agé de 28 ans, il était suspecté d'avoir tué Brian Thompson, 50 ans, directeur général de UnitedHealthcare, pour se venger du système américain d'assurance santé après des années de douleurs au dos. M. Mangione a admis sa responsabilité en changeant de non-coupable à coupable son plaidoyer pour des faits de harcèlement portant sur la traque de sa victime. Ce fils d'une famille aisée de Baltimore (Maryland) connaîtra sa peine le 18 décembre. Le parquet a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il allait requérir la prison à vie. Deux autres chefs d'inculpation passibles de la peine de mort ont été annulés par la justice fédérale plus tôt cette année. Les proches de Brian Thompson, qui était père de deux enfants, se sont dits après l'audience "reconnaissants que le système judiciaire fédéral ait tenu pour responsable l'auteur de cet acte odieux". Dans un communiqué, ils ont ajouté qu'ils continueraient "à réclamer justice". En effet, M. Mangione est par ailleurs poursuivi pour meurtre au niveau de l'Etat de New York et encourt aussi la prison à vie. "L'Amérique aime Luigi" Son procès doit débuter le 8 septembre, mais ses avocats ont annoncé aux médias qu'ils tentaient légalement de l'empêcher. Ils arguent qu'après son plaider coupable au niveau fédéral, leur client ne peut pas être jugé pour les mêmes faits, en vertu des lois de l'Etat de New York. Aux Etats-Unis dans leur ensemble, les prévenus peuvent être jugés pour un même crime à la fois au niveau de l'Etat dans lequel il s'est produit et au niveau fédéral. Comme c'est le cas pour M. Mangione, les charges ont alors tendance à différer. Les ressorts de cette nouvelle stratégie de celui qui avait jusque-là plaidé non-coupable dans les deux procédures ne sont "pas clairs", a commenté Carl Tobias, professeur de droit à l'université de Richmond. Celui-ci avance que sa peine au niveau fédéral pourrait être "moins sévère" qu'au niveau de l'Etat. Pour Daniel Richman, de l'université Columbia, "ses avocats estiment peut-être que ses conditions (de détention) seront meilleures" dans une prison fédérale. Cette affaire a profondément divisé l'opinion publique américaine, déjà très polarisée, les conservateurs emmenés par le président Donald Trump réclamant qu'un exemple soit fait de lui. Les partisans de M. Mangione, nombreux à assister à ses comparutions devant la justice, le voient au contraire comme le pourfendeur des entreprises d'assurance santé auxquelles ils reprochent de privilégier leurs profits au détriment des soins. Vendredi, un homme a notamment crié "L'Amérique aime Luigi", alors que des proches de M. Thompson présents à l'audience quittaient les lieux. "Un assassinat ne doit pas permettre d'accéder à la célébrité", a contré le procureur du district sud de New York, Jamie McDonald, face aux médias. Imprimante 3D Ayant pris la fuite après son crime, M. Mangione avait été arrêté à Altoona, en Pennsylvanie, le 9 décembre, suite à un signalement de la part d'employés d'un restaurant McDonald's dans lequel il se trouvait. Cet ancien étudiant brillant en sciences de l'informatique s'était rendu à New York en bus depuis Atlanta (Géorgie) une dizaine de jours avant les faits, a indiqué le parquet. Après avoir réservé une chambre dans une auberge de jeunesse à Manhattan en utilisant de faux papiers, il a effectué, selon l'accusation, des repérages près de l'hôtel de la victime et du lieu où la fusillade a eu lieu. Le crime a été filmé par des caméras de vidéosurveillance. Après son arrestation, les forces de l'ordre ont passé en revue ses effets personnels, parmi lesquels un pistolet et un silencieux. Luigi Mangione a admis devant le tribunal vendredi qu'il avait utilisé une imprimante 3D pour fabriquer une arme à feu et l'équiper d'un silencieux et d'un chargeur.
Texte intégral (699 mots)
"Le matin du 4 décembre, j'ai tiré sur M. Thompson à Manhattan et il est mort", a-t-il dit, ajoutant qu'il savait que ce qu'il faisait était "illégal". Agé de 28 ans, il était suspecté d'avoir tué Brian Thompson, 50 ans, directeur général de UnitedHealthcare, pour se venger du système américain d'assurance santé après des années de douleurs au dos. M. Mangione a admis sa responsabilité en changeant de non-coupable à coupable son plaidoyer pour des faits de harcèlement portant sur la traque de sa victime. Ce fils d'une famille aisée de Baltimore (Maryland) connaîtra sa peine le 18 décembre. Le parquet a annoncé lors d'une conférence de presse qu'il allait requérir la prison à vie. Deux autres chefs d'inculpation passibles de la peine de mort ont été annulés par la justice fédérale plus tôt cette année. Les proches de Brian Thompson, qui était père de deux enfants, se sont dits après l'audience "reconnaissants que le système judiciaire fédéral ait tenu pour responsable l'auteur de cet acte odieux". Dans un communiqué, ils ont ajouté qu'ils continueraient "à réclamer justice". En effet, M. Mangione est par ailleurs poursuivi pour meurtre au niveau de l'Etat de New York et encourt aussi la prison à vie. "L'Amérique aime Luigi" Son procès doit débuter le 8 septembre, mais ses avocats ont annoncé aux médias qu'ils tentaient légalement de l'empêcher. Ils arguent qu'après son plaider coupable au niveau fédéral, leur client ne peut pas être jugé pour les mêmes faits, en vertu des lois de l'Etat de New York. Aux Etats-Unis dans leur ensemble, les prévenus peuvent être jugés pour un même crime à la fois au niveau de l'Etat dans lequel il s'est produit et au niveau fédéral. Comme c'est le cas pour M. Mangione, les charges ont alors tendance à différer. Les ressorts de cette nouvelle stratégie de celui qui avait jusque-là plaidé non-coupable dans les deux procédures ne sont "pas clairs", a commenté Carl Tobias, professeur de droit à l'université de Richmond. Celui-ci avance que sa peine au niveau fédéral pourrait être "moins sévère" qu'au niveau de l'Etat. Pour Daniel Richman, de l'université Columbia, "ses avocats estiment peut-être que ses conditions (de détention) seront meilleures" dans une prison fédérale. Cette affaire a profondément divisé l'opinion publique américaine, déjà très polarisée, les conservateurs emmenés par le président Donald Trump réclamant qu'un exemple soit fait de lui. Les partisans de M. Mangione, nombreux à assister à ses comparutions devant la justice, le voient au contraire comme le pourfendeur des entreprises d'assurance santé auxquelles ils reprochent de privilégier leurs profits au détriment des soins. Vendredi, un homme a notamment crié "L'Amérique aime Luigi", alors que des proches de M. Thompson présents à l'audience quittaient les lieux. "Un assassinat ne doit pas permettre d'accéder à la célébrité", a contré le procureur du district sud de New York, Jamie McDonald, face aux médias. Imprimante 3D Ayant pris la fuite après son crime, M. Mangione avait été arrêté à Altoona, en Pennsylvanie, le 9 décembre, suite à un signalement de la part d'employés d'un restaurant McDonald's dans lequel il se trouvait. Cet ancien étudiant brillant en sciences de l'informatique s'était rendu à New York en bus depuis Atlanta (Géorgie) une dizaine de jours avant les faits, a indiqué le parquet. Après avoir réservé une chambre dans une auberge de jeunesse à Manhattan en utilisant de faux papiers, il a effectué, selon l'accusation, des repérages près de l'hôtel de la victime et du lieu où la fusillade a eu lieu. Le crime a été filmé par des caméras de vidéosurveillance. Après son arrestation, les forces de l'ordre ont passé en revue ses effets personnels, parmi lesquels un pistolet et un silencieux. Luigi Mangione a admis devant le tribunal vendredi qu'il avait utilisé une imprimante 3D pour fabriquer une arme à feu et l'équiper d'un silencieux et d'un chargeur.

14.08.2026 à 20:05

FRANCE24
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Le multimilliardaire de 62 ans figure dans le consortium nommé 1892 Holdings, en référence à l'année de fondation du Liverpool FC, qui regroupe des fonds provenant de l'homme d'affaires Amit Bhatia, de la famille Mittal et du couple Elaine et Eduardo Saverin, le cofondateur de Facebook, selon le communiqué, sans indication sur le montant de la transaction, ni le niveau de la participation concernée. Selon plusieurs médias, la participation du consortion s'élèverait à environ un tiers du capital et Jeff Bezos, qui possède la quatrième fortune mondiale, estimée à 256 milliards de dollars, ne devrait pas entrer au conseil d'administration élargi des Reds. Amit Bhatia devrait lui y figurer en tant que vice-président. Bryan Baum, fondateur de la société de capital-risque K5 Sports, via laquelle le patron d'Amazon investit, et Elaine Severin devraient également devenir membres du conseil d'administration. Une première pour Bezos Il s'agit du premier investissement de Bezos dans une équipe sportive. Il avait été un temps pressenti pour racheter les franchises de football américain (NFL) des Seattle Seahawks et des Washington Commanders. "Liverpool a toujours été construit en pensant au-delà d'une saison et en prenant des décisions dans l'intérêt à long terme du club", a déclaré Mike Gordon, président de Fenway Sports Group (FSG), qui détient Liverpool. "Cette approche continue de susciter l'intérêt d'investisseurs et de chefs d'entreprises dans le monde entier", poursuit-il dans le communiqué du club de Premier League. Cet accord porterait la valeur du club à 5 à 6 milliards de livres (entre 5.8 et 7 milliards d'euros). Amit Bhatia a été l'un des copropriétaires des Queens Park Rangers (QPR) pendant 18 ans, avant de se retirer en juillet lorsque ses liens avec Liverpool ont été rendus publics. Fenway Sports Group a précisé qu'il conservait "la participation majoritaire et le contrôle opérationnel" de Liverpool. "Cet investissement stratégique soutient les ambitions de croissance à long terme de Liverpool en réunissant des experts du monde des affaires, de la technologie et de l'investissement à l'échelle mondiale", peut-on lire dans le communiqué. FSG a acheté le club anglais pour 300 millions de livres en 2010 et avait vendu une part minoritaire d'environ 3% à la société d'investissement sportif américaine Dynasty Equity il y a trois ans. Alors qu'il reste encore quelques semaines dans le marché des transferts, l'arrivée de ce nouvel investisseur pourrait donner un coup de pouce à l'entraîneur de Liverpool Andoni Iraola. Arrivé cet été pour succéder à Arne Solt, limogé, l'Espagnol cherche encore à se renforcer offensivement. Les Reds ont notamment enregistré le départ de leur star égyptienne, Mohamed Salah, cet été. Ils ont terminé à une décevante cinquième place en championnat la saison dernière et débuteront en Premier League à Newcastle le 23 août.
Lire plus (467 mots)
Le multimilliardaire de 62 ans figure dans le consortium nommé 1892 Holdings, en référence à l'année de fondation du Liverpool FC, qui regroupe des fonds provenant de l'homme d'affaires Amit Bhatia, de la famille Mittal et du couple Elaine et Eduardo Saverin, le cofondateur de Facebook, selon le communiqué, sans indication sur le montant de la transaction, ni le niveau de la participation concernée. Selon plusieurs médias, la participation du consortion s'élèverait à environ un tiers du capital et Jeff Bezos, qui possède la quatrième fortune mondiale, estimée à 256 milliards de dollars, ne devrait pas entrer au conseil d'administration élargi des Reds. Amit Bhatia devrait lui y figurer en tant que vice-président. Bryan Baum, fondateur de la société de capital-risque K5 Sports, via laquelle le patron d'Amazon investit, et Elaine Severin devraient également devenir membres du conseil d'administration. Une première pour Bezos Il s'agit du premier investissement de Bezos dans une équipe sportive. Il avait été un temps pressenti pour racheter les franchises de football américain (NFL) des Seattle Seahawks et des Washington Commanders. "Liverpool a toujours été construit en pensant au-delà d'une saison et en prenant des décisions dans l'intérêt à long terme du club", a déclaré Mike Gordon, président de Fenway Sports Group (FSG), qui détient Liverpool. "Cette approche continue de susciter l'intérêt d'investisseurs et de chefs d'entreprises dans le monde entier", poursuit-il dans le communiqué du club de Premier League. Cet accord porterait la valeur du club à 5 à 6 milliards de livres (entre 5.8 et 7 milliards d'euros). Amit Bhatia a été l'un des copropriétaires des Queens Park Rangers (QPR) pendant 18 ans, avant de se retirer en juillet lorsque ses liens avec Liverpool ont été rendus publics. Fenway Sports Group a précisé qu'il conservait "la participation majoritaire et le contrôle opérationnel" de Liverpool. "Cet investissement stratégique soutient les ambitions de croissance à long terme de Liverpool en réunissant des experts du monde des affaires, de la technologie et de l'investissement à l'échelle mondiale", peut-on lire dans le communiqué. FSG a acheté le club anglais pour 300 millions de livres en 2010 et avait vendu une part minoritaire d'environ 3% à la société d'investissement sportif américaine Dynasty Equity il y a trois ans. Alors qu'il reste encore quelques semaines dans le marché des transferts, l'arrivée de ce nouvel investisseur pourrait donner un coup de pouce à l'entraîneur de Liverpool Andoni Iraola. Arrivé cet été pour succéder à Arne Solt, limogé, l'Espagnol cherche encore à se renforcer offensivement. Les Reds ont notamment enregistré le départ de leur star égyptienne, Mohamed Salah, cet été. Ils ont terminé à une décevante cinquième place en championnat la saison dernière et débuteront en Premier League à Newcastle le 23 août.

14.08.2026 à 19:47

FRANCE 24
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Le cycliste britannique Finlay Tarling, 19 ans, est mort vendredi dans accident survenu pendant la huitième étape du Tour du Portugal, a annoncé l'organisation de la course. L'évènement sportif a été suspendu "en signe de respect et de deuil". 
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Le cycliste britannique Finlay Tarling, 19 ans, est mort vendredi dans accident survenu pendant la huitième étape du Tour du Portugal, a annoncé l'organisation de la course. L'évènement sportif a été suspendu "en signe de respect et de deuil". 

14.08.2026 à 19:21

Quang PHAM
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Le lac de Côme au nord de l’Italie aurait disparu à la suite d’une “rupture géologique”, annonce un reportage diffusé sur TikTok. C’est inexact : d’une part, les images de ce reportage ont été générées par intelligence artificielle. D’autre part, si le niveau du lac a effectivement baissé c’est-à-cause de la sécheresse, et les images satellites montrent que le lac de Côme est encore loin d’être tari.
Lire plus (82 mots)
Le lac de Côme au nord de l’Italie aurait disparu à la suite d’une “rupture géologique”, annonce un reportage diffusé sur TikTok. C’est inexact : d’une part, les images de ce reportage ont été générées par intelligence artificielle. D’autre part, si le niveau du lac a effectivement baissé c’est-à-cause de la sécheresse, et les images satellites montrent que le lac de Côme est encore loin d’être tari.

14.08.2026 à 19:13

FRANCE24
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Hugo Aguilar a remporté le poste lors des premières élections judiciaires organisées l'an dernier, son pays devenant le seul au monde à élire ses juges au suffrage universel. Avant lui, le premier indigène à avoir présidé la plus haute juridiction du pays a été au XIXe siècle Benito Juarez, considéré comme le père du Mexique moderne. "Sans la réforme, je ne serais pas là", a déclaré à l'AFP ce juriste de 53 ans, originaire de San Agustin Tlacotepec, village mixtèque de l'Etat d'Oaxaca, vêtue d'une guayabera blanche (chemise traditionnelle), ornée de broderies indigènes. "En tant qu'avocat, je venais ici", se souvient-il lors de ce premier entretien à un média international depuis son entrée en fonctions en septembre 2025. Avocat des indigènes Hugo Aguilar a consacré sa vie à défendre des causes indigènes, sans imaginer qu'un jour il présiderait cette haute juridiction. Il reste serein face à ceux qui le considèrent comme un pion des gouvernements de gauche, d'abord du président Andrés Manuel Lopez Obrador, et maintenant de sa successeure, Claudia Sheinbaum. "Si j'étais, comme ils disent, du régime de l'ancien président ou de l'actuelle, je serais ministre depuis cinq ou six ans", estime-t-il. Il souligne en outre que les attaques à son encontre ne visent pas son action judiciaire. "C'est parce que j'ai mal mis ma chemise, à cause des chaussures, de la coiffure." "Les critiques sont parce que je suis indien", que pour cela "je n'ai pas les compétences, la capacité, les connaissances, l'aptitude", déplore-t-il. Juarez, un "guide" Hugo Aguilar n'aime pas être pris en photo. Il est gêné de poser au siège de la Cour suprême, devant le portrait de Benito Juarez qui devenu président du Mexique, à plusieurs reprises entre 1858 et 1871, a consolidé la république. "C'est une inspiration et un guide", dit-il à propos de son prédécesseur indigène. La réforme judiciaire a été très critiquée par l'opposition et des experts, mettant en garde contre une politisation du secteur. Bien que les partis ne participent pas au scrutin, l'exécutif a été accusé de promouvoir ses candidats, dont Hugo Aguilar. Il assure pour sa part que la politique ne ternit pas le travail de la juridiction. "Tout le monde pensait que la Cour allait entrer sur le terrain de l'activisme judiciaire, qu'elle allait rendre des décisions sans fondement juridique, sans se baser sur la Constitution", rappelle-t-il, assurant: "C'est totalement exclu". "Impunité" Pour Hugo Aguilar, la réforme est un processus lent. Il pense qu'il ne verra pas tous les changements que nécessite le secteur judiciaire mexicain, jugé corrompu et laxiste. "Le citoyen lambda ressent l'insécurité, l'impunité, parfois même de l'impuissance", explique-t-il. "Notre rôle est d'être fermes pour extirper tous les vices du système." Les critiques jugent la réforme difficile à mettre en oeuvre. Des experts soutiennent qu'elle favorise l'achat et l'intimidation des juges par le crime organisé et les grandes entreprises. "Nous commençons ici (à la Cour) et cherchons à ce que cela se diffuse vers le bas", affirme Hugo Aguilar, en admettant des "inerties difficiles à enrayer". Il dresse toutefois un bilan positif de son début de mandat, avec notamment la réduction des délais de procédure. M. Aguilar arbore des broderies indigènes sur ses chemises et ses toges, précise que sa guayabera a été brodée par sa mère. Il évoque son enfance mixtèque, quand il demandait la permission à la terre pour la cultiver, et les cérémonies appelant la pluie. "Ma mère m'a dit que si un jour je change, ce sera parce je ne reviens pas au village (...) je ne veux pas ça!", dit-il, estimant que la fonction "ne doit pas rendre inaccessible".
Texte intégral (641 mots)
Hugo Aguilar a remporté le poste lors des premières élections judiciaires organisées l'an dernier, son pays devenant le seul au monde à élire ses juges au suffrage universel. Avant lui, le premier indigène à avoir présidé la plus haute juridiction du pays a été au XIXe siècle Benito Juarez, considéré comme le père du Mexique moderne. "Sans la réforme, je ne serais pas là", a déclaré à l'AFP ce juriste de 53 ans, originaire de San Agustin Tlacotepec, village mixtèque de l'Etat d'Oaxaca, vêtue d'une guayabera blanche (chemise traditionnelle), ornée de broderies indigènes. "En tant qu'avocat, je venais ici", se souvient-il lors de ce premier entretien à un média international depuis son entrée en fonctions en septembre 2025. Avocat des indigènes Hugo Aguilar a consacré sa vie à défendre des causes indigènes, sans imaginer qu'un jour il présiderait cette haute juridiction. Il reste serein face à ceux qui le considèrent comme un pion des gouvernements de gauche, d'abord du président Andrés Manuel Lopez Obrador, et maintenant de sa successeure, Claudia Sheinbaum. "Si j'étais, comme ils disent, du régime de l'ancien président ou de l'actuelle, je serais ministre depuis cinq ou six ans", estime-t-il. Il souligne en outre que les attaques à son encontre ne visent pas son action judiciaire. "C'est parce que j'ai mal mis ma chemise, à cause des chaussures, de la coiffure." "Les critiques sont parce que je suis indien", que pour cela "je n'ai pas les compétences, la capacité, les connaissances, l'aptitude", déplore-t-il. Juarez, un "guide" Hugo Aguilar n'aime pas être pris en photo. Il est gêné de poser au siège de la Cour suprême, devant le portrait de Benito Juarez qui devenu président du Mexique, à plusieurs reprises entre 1858 et 1871, a consolidé la république. "C'est une inspiration et un guide", dit-il à propos de son prédécesseur indigène. La réforme judiciaire a été très critiquée par l'opposition et des experts, mettant en garde contre une politisation du secteur. Bien que les partis ne participent pas au scrutin, l'exécutif a été accusé de promouvoir ses candidats, dont Hugo Aguilar. Il assure pour sa part que la politique ne ternit pas le travail de la juridiction. "Tout le monde pensait que la Cour allait entrer sur le terrain de l'activisme judiciaire, qu'elle allait rendre des décisions sans fondement juridique, sans se baser sur la Constitution", rappelle-t-il, assurant: "C'est totalement exclu". "Impunité" Pour Hugo Aguilar, la réforme est un processus lent. Il pense qu'il ne verra pas tous les changements que nécessite le secteur judiciaire mexicain, jugé corrompu et laxiste. "Le citoyen lambda ressent l'insécurité, l'impunité, parfois même de l'impuissance", explique-t-il. "Notre rôle est d'être fermes pour extirper tous les vices du système." Les critiques jugent la réforme difficile à mettre en oeuvre. Des experts soutiennent qu'elle favorise l'achat et l'intimidation des juges par le crime organisé et les grandes entreprises. "Nous commençons ici (à la Cour) et cherchons à ce que cela se diffuse vers le bas", affirme Hugo Aguilar, en admettant des "inerties difficiles à enrayer". Il dresse toutefois un bilan positif de son début de mandat, avec notamment la réduction des délais de procédure. M. Aguilar arbore des broderies indigènes sur ses chemises et ses toges, précise que sa guayabera a été brodée par sa mère. Il évoque son enfance mixtèque, quand il demandait la permission à la terre pour la cultiver, et les cérémonies appelant la pluie. "Ma mère m'a dit que si un jour je change, ce sera parce je ne reviens pas au village (...) je ne veux pas ça!", dit-il, estimant que la fonction "ne doit pas rendre inaccessible".

14.08.2026 à 18:57

FRANCE 24
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Un des petits-fils et héritiers du général de Gaulle s'est récemment opposé au rachat par l'État ou le département de la demeure où vécut le général, à Colombey-les-deux Églises. Qu'adviendra-t-il de cette maison historique ? 
Texte intégral (641 mots)
Un des petits-fils et héritiers du général de Gaulle s'est récemment opposé au rachat par l'État ou le département de la demeure où vécut le général, à Colombey-les-deux Églises. Qu'adviendra-t-il de cette maison historique ? 

14.08.2026 à 18:38

FRANCE24
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Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a gracié Yann Vézilier, un agent du renseignement français arrêté en août 2025 et condamné à 20 ans de prison en juin 2026. Cette libération intervient après des années de fortes tensions entre Paris et Bamako.
Texte intégral (641 mots)
Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a gracié Yann Vézilier, un agent du renseignement français arrêté en août 2025 et condamné à 20 ans de prison en juin 2026. Cette libération intervient après des années de fortes tensions entre Paris et Bamako.

14.08.2026 à 18:31

FRANCE24
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Elles sont capables de répondre instantanément à des demandes vocales, reconnaître ce que l'utilisateur regarde, photographier, filmer, recevoir des appels, traduire, écouter de la musique grâce à des écouteurs intégrés dans les branches etc... "Elles changent ma vie en permanence!", témoigne Colette Dentelle, 83 ans, malvoyante qui se déplace avec une canne blanche, demandant à ses lunettes Ray-Ban Meta de la guider vers l'arrêt de bus. "Elles me permettent de me déplacer, de faire mes commissions, en m'indiquant ce qui est marqué sur les boîtes de conserve et le prix" sur les étiquettes, ajoute-t-elle. Et, quand Mme Dentelle perd ses clés, son appareil connecté les lui retrouve grâce à une simple question: "cela me permet de rester autonome", conclut-elle. Des ventes dynamiques Selon le cabinet Omdia, 8,7 millions de lunettes à intelligence artificielle ont été vendues dans le monde en 2025. Et les livraisons mondiales de lunettes connectées (sans affichage visuel) ont triplé (+210%) au premier trimestre 2026, chiffre le cabinet d'études de marché Counterpoint. L'américain "Meta a conservé sa position dominante", avec ses modèles Ray-Ban Meta et Oakley Meta, développés avec le numéro un de l'optique Essilorluxottica: sa part de marché atteint près de 84% sur le trimestre, détaille cette analyse publiée en juin. Si les Etats-Unis restent le premier marché mondial des lunettes intelligentes, la concurrence accélère en Chine (avec ses fabricants Xiaomi, Huawei, Rokid) ou encore en Inde, deux marchés en pleine expansion avec des prix en chute libre. "La technologie évolue très vite", à l'image du marché des téléphones portables où les nouvelles générations se succèdent, "donc on y va mollo sur les commandes", rapporte un opticien parisien, qui préfère se fournir en lunettes Meta "à la demande" des clients plutôt que reconstituer son stock. Rodéo, jetski et confidentialité Ses dernières ventes : "une Américaine installée à Paris qui pratique le rodéo et compte se filmer à cheval". Avant elle, il y a eu "un producteur de cinéma et pas mal de touristes". "J'ai vendu la moitié de mon stock de 10 paires en un mois et demi" cet été et "si on ne vend pas de verres optiques avec, cela revient à une opération blanche pour nous", dans la mesure où "on doit s'aligner sur les prix affichés sur le site" du fabricant, souligne-t-il. "Je n'aurais pas payé de ma poche mais ma mutuelle a couvert la totalité du montant", soit 500 euros avec les verres correcteurs solaires, reconnaît Ayoub Benheddi, ingénieur de 24 ans. Il a utilisé la première génération de Ray-Ban Meta pour "pouvoir filmer les mains libres" et "poster sur les réseaux sociaux" ses voyages, ses virées "en jet-ski ou en scooter" et ses "parties de foot entre amis"... avant qu'une branche ne se casse lors d'un match. C'était avant l'arrivée l'été dernier du modèle Oakley Meta, plus adapté au sport. Autres regrets : une "autonomie pas exceptionnelle", selon lui, et "l'enregistrement s'arrête automatiquement au bout de 3 minutes. Peut-être pour des soucis de confidentialité. Mais c'est un peu contraignant". Par ailleurs, "quand on active la caméra, un indicateur lumineux est censé s'allumer pour prévenir que c'est filmé. Mais je connais des personnes qui désactivent cette lumière. Et donc, certaines personnes se permettent d'enregistrer, de créer du contenu, filmer des gens sans même leur accord", explique-t-il à l'AFP. Sur le forum Reddit, la question de la confidentialité est largement débattue. Un internaute confie "chercher à enregistrer discrètement" des situations "pour sa propre sécurité", "afin d’avoir des preuves au cas où j’aurais besoin de faire appel à un avocat". Un autre s'affole au cas où ces lunettes seraient portées "en consultations gynécologiques". Attention à "la paranoïa", rétorquent les plus convaincus. Face à cette problématique, une application Nearby Glasses a été récemment mise au point pour alerter les utilisateurs lorsque des lunettes intelligentes sont à proximité.
Texte intégral (679 mots)
Elles sont capables de répondre instantanément à des demandes vocales, reconnaître ce que l'utilisateur regarde, photographier, filmer, recevoir des appels, traduire, écouter de la musique grâce à des écouteurs intégrés dans les branches etc... "Elles changent ma vie en permanence!", témoigne Colette Dentelle, 83 ans, malvoyante qui se déplace avec une canne blanche, demandant à ses lunettes Ray-Ban Meta de la guider vers l'arrêt de bus. "Elles me permettent de me déplacer, de faire mes commissions, en m'indiquant ce qui est marqué sur les boîtes de conserve et le prix" sur les étiquettes, ajoute-t-elle. Et, quand Mme Dentelle perd ses clés, son appareil connecté les lui retrouve grâce à une simple question: "cela me permet de rester autonome", conclut-elle. Des ventes dynamiques Selon le cabinet Omdia, 8,7 millions de lunettes à intelligence artificielle ont été vendues dans le monde en 2025. Et les livraisons mondiales de lunettes connectées (sans affichage visuel) ont triplé (+210%) au premier trimestre 2026, chiffre le cabinet d'études de marché Counterpoint. L'américain "Meta a conservé sa position dominante", avec ses modèles Ray-Ban Meta et Oakley Meta, développés avec le numéro un de l'optique Essilorluxottica: sa part de marché atteint près de 84% sur le trimestre, détaille cette analyse publiée en juin. Si les Etats-Unis restent le premier marché mondial des lunettes intelligentes, la concurrence accélère en Chine (avec ses fabricants Xiaomi, Huawei, Rokid) ou encore en Inde, deux marchés en pleine expansion avec des prix en chute libre. "La technologie évolue très vite", à l'image du marché des téléphones portables où les nouvelles générations se succèdent, "donc on y va mollo sur les commandes", rapporte un opticien parisien, qui préfère se fournir en lunettes Meta "à la demande" des clients plutôt que reconstituer son stock. Rodéo, jetski et confidentialité Ses dernières ventes : "une Américaine installée à Paris qui pratique le rodéo et compte se filmer à cheval". Avant elle, il y a eu "un producteur de cinéma et pas mal de touristes". "J'ai vendu la moitié de mon stock de 10 paires en un mois et demi" cet été et "si on ne vend pas de verres optiques avec, cela revient à une opération blanche pour nous", dans la mesure où "on doit s'aligner sur les prix affichés sur le site" du fabricant, souligne-t-il. "Je n'aurais pas payé de ma poche mais ma mutuelle a couvert la totalité du montant", soit 500 euros avec les verres correcteurs solaires, reconnaît Ayoub Benheddi, ingénieur de 24 ans. Il a utilisé la première génération de Ray-Ban Meta pour "pouvoir filmer les mains libres" et "poster sur les réseaux sociaux" ses voyages, ses virées "en jet-ski ou en scooter" et ses "parties de foot entre amis"... avant qu'une branche ne se casse lors d'un match. C'était avant l'arrivée l'été dernier du modèle Oakley Meta, plus adapté au sport. Autres regrets : une "autonomie pas exceptionnelle", selon lui, et "l'enregistrement s'arrête automatiquement au bout de 3 minutes. Peut-être pour des soucis de confidentialité. Mais c'est un peu contraignant". Par ailleurs, "quand on active la caméra, un indicateur lumineux est censé s'allumer pour prévenir que c'est filmé. Mais je connais des personnes qui désactivent cette lumière. Et donc, certaines personnes se permettent d'enregistrer, de créer du contenu, filmer des gens sans même leur accord", explique-t-il à l'AFP. Sur le forum Reddit, la question de la confidentialité est largement débattue. Un internaute confie "chercher à enregistrer discrètement" des situations "pour sa propre sécurité", "afin d’avoir des preuves au cas où j’aurais besoin de faire appel à un avocat". Un autre s'affole au cas où ces lunettes seraient portées "en consultations gynécologiques". Attention à "la paranoïa", rétorquent les plus convaincus. Face à cette problématique, une application Nearby Glasses a été récemment mise au point pour alerter les utilisateurs lorsque des lunettes intelligentes sont à proximité.

14.08.2026 à 18:23

FRANCE24
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"Comme si agresser les gens ou leur tirer dessus dans la rue ne suffisait pas", s'est indigné le député démocrate Maxwell Frost: "Ils dépensent désormais 20 millions de dollars de la poche du contribuable pour équiper de gants à impulsion électrique douloureuse leurs hommes de main, masqués, sans foi ni loi." L'ICE, cette force de police fédérale chargée par le gouvernement de Donald Trump de mettre en place sa politique d'expulsion massive de sans-papiers, est devenue le symbole des dérives de cette politique vue comme particulièrement brutale. La mort de deux manifestants américains en janvier à Minneapolis sous les balles d'agents de l'ICE a provoqué une indignation nationale, dopée par des images de raids visant les populations hispaniques et des agents visiblement mal formés. L'information, d'abord rapportée par l'agence AP, d'un contrat entre le ministère qui chapeaute l'ICE et l'entreprise qui fabrique ces gants à impulsion électrique a encore attisé les inquiétudes sur de potentiels abus. Déjà répandus Le contrat avec le ministère de la Sécurité intérieure prévoit de dépenser entre 10 et 20 millions de dollars auprès de Compliant Technologies, le fabricant de ces gants. Le compte Instagram de cette entreprise du Kentucky fait la promotion de leur fonctionnement: lors d'une altercation physique, un agent applique son gant sur le bras d'une personne, qui tombe immédiatement au sol, comme sonnée. De nombreuses forces de police et agents pénitentiaires utilisent déjà cet outil à travers le pays. Le choc électrique transmis est moins fort qu'un Taser, un pistolet à impulsion électrique. L'ICE "évalue en permanence les besoins de (ses) agents sur le terrain afin de s'assurer qu'ils disposent des outils et de l'équipement nécessaires pour procéder en toute sécurité à l'arrestation et à l'expulsion des étrangers délinquants en situation irrégulière", a déclaré le ministère. "Outil dangereux" Si le travail des agents de l'immigration est "très difficile", "déployer cette technologie non-létale au moment où vous n'êtes pas vraiment intéressé à former les agents pour utiliser cette technologie, c'est vraiment inquiétant", a déclaré John Sandweg, un ancien directeur par intérim de l'ICE sous Barack Obama. "Il n'en faut pas beaucoup pour imaginer cet outil être utilisé contre une mère qui résiste un petit peu parce qu'elle est séparée de son enfant", s'est-il inquiété sur la chaîne MS NOW, prévenant de possibles dérives "trop faciles" contre "une population qui ne pose aucun danger". Cet outil "ne va protéger personne et juste donner à l'ICE un nouvel outil dangereux pour s'en prendre à la fois aux citoyens américains et aux immigrants", a dénoncé de son côté la députée démocrate Pramila Jayapal. L'ACLU, la grande association américaine de défense des libertés publiques, marquée à gauche, a dit en juillet avoir déposé plus de 50 plaintes portant sur des potentiels abus des policiers de l'immigration à travers le pays. Ces critiques ne freinent pas les opérations de cette force de police, qui a vu son budget grimper rapidement, bien au contraire. En juillet, l'ICE a arrêté plus de 51.000 personnes à travers le pays pour des infractions aux lois sur l'immigration, selon des chiffres du ministère cités par des médias américains, le plus haut chiffre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.
Texte intégral (585 mots)
"Comme si agresser les gens ou leur tirer dessus dans la rue ne suffisait pas", s'est indigné le député démocrate Maxwell Frost: "Ils dépensent désormais 20 millions de dollars de la poche du contribuable pour équiper de gants à impulsion électrique douloureuse leurs hommes de main, masqués, sans foi ni loi." L'ICE, cette force de police fédérale chargée par le gouvernement de Donald Trump de mettre en place sa politique d'expulsion massive de sans-papiers, est devenue le symbole des dérives de cette politique vue comme particulièrement brutale. La mort de deux manifestants américains en janvier à Minneapolis sous les balles d'agents de l'ICE a provoqué une indignation nationale, dopée par des images de raids visant les populations hispaniques et des agents visiblement mal formés. L'information, d'abord rapportée par l'agence AP, d'un contrat entre le ministère qui chapeaute l'ICE et l'entreprise qui fabrique ces gants à impulsion électrique a encore attisé les inquiétudes sur de potentiels abus. Déjà répandus Le contrat avec le ministère de la Sécurité intérieure prévoit de dépenser entre 10 et 20 millions de dollars auprès de Compliant Technologies, le fabricant de ces gants. Le compte Instagram de cette entreprise du Kentucky fait la promotion de leur fonctionnement: lors d'une altercation physique, un agent applique son gant sur le bras d'une personne, qui tombe immédiatement au sol, comme sonnée. De nombreuses forces de police et agents pénitentiaires utilisent déjà cet outil à travers le pays. Le choc électrique transmis est moins fort qu'un Taser, un pistolet à impulsion électrique. L'ICE "évalue en permanence les besoins de (ses) agents sur le terrain afin de s'assurer qu'ils disposent des outils et de l'équipement nécessaires pour procéder en toute sécurité à l'arrestation et à l'expulsion des étrangers délinquants en situation irrégulière", a déclaré le ministère. "Outil dangereux" Si le travail des agents de l'immigration est "très difficile", "déployer cette technologie non-létale au moment où vous n'êtes pas vraiment intéressé à former les agents pour utiliser cette technologie, c'est vraiment inquiétant", a déclaré John Sandweg, un ancien directeur par intérim de l'ICE sous Barack Obama. "Il n'en faut pas beaucoup pour imaginer cet outil être utilisé contre une mère qui résiste un petit peu parce qu'elle est séparée de son enfant", s'est-il inquiété sur la chaîne MS NOW, prévenant de possibles dérives "trop faciles" contre "une population qui ne pose aucun danger". Cet outil "ne va protéger personne et juste donner à l'ICE un nouvel outil dangereux pour s'en prendre à la fois aux citoyens américains et aux immigrants", a dénoncé de son côté la députée démocrate Pramila Jayapal. L'ACLU, la grande association américaine de défense des libertés publiques, marquée à gauche, a dit en juillet avoir déposé plus de 50 plaintes portant sur des potentiels abus des policiers de l'immigration à travers le pays. Ces critiques ne freinent pas les opérations de cette force de police, qui a vu son budget grimper rapidement, bien au contraire. En juillet, l'ICE a arrêté plus de 51.000 personnes à travers le pays pour des infractions aux lois sur l'immigration, selon des chiffres du ministère cités par des médias américains, le plus haut chiffre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025.

14.08.2026 à 18:09

FRANCE24
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Des pompiers ont transporté les ossements des premiers rois du royaume médiéval d'Aragon dans de grandes boîtes en plastique transparentes, ainsi que différents objets historiques, pour les mettre en sécurité, selon des images diffusées par l'Unité militaire d'urgence (UME), tandis que le feu faisait rage sur les collines alentours. "À la dernière minute, nous avons réussi à sauver des biens d'une valeur historique inestimable pour cette région et pour toute l'Espagne", a déclaré aux médias le chef de l'unité de l'UME mobilisée sur ce sinistre, Javier Marcos. "Je ne sais pas comment l'incendie va évoluer; c'est pourquoi nous avons toujours des équipes déployées sur place pour protéger les deux monastères", a-t-il ajouté. Un site classé au patrimoine mondial Le feu s'est déclaré plus tôt dans la semaine et s'est propagé jeudi vers les deux monastères de San Juan de la Peña, emblématiques de l'Aragon et dont le plus ancien date du Xe siècle, nichés dans une zone montagneuse et accidentée proche de la frontière française. Ce site historique, classé par l'Unesco au patrimoine mondial, est proche des chemins empruntés pour le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et attire environ 100.000 visiteurs par an. "Ce sont nos racines, c'est là que se trouve notre histoire", a insisté à la télévision publique espagnole un des responsables de l'ordre religieux chargés des deux monastères, Felix Longas, soulignant qu'un changement de direction du vent avait contribué à contenir les flammes. Les autorités régionales ont signalé que plus de 10.000 hectares avaient été touchés par l'incendie, sans préciser la surface brûlée; environ 850 personnes ont dû être évacuées des villages alentours. Le président de l'Aragon, Jorge Azcon, n'a pas exclu de nouvelles évacuations et a informé que trois avions de lutte contre les incendies pourraient arriver de France afin de venir en aide aux 500 pompiers mobilisés pour lutter contre ce sinistre. L'Espagne, en première ligne du réchauffement climatique, a connu un début d'été marqué par plusieurs incendies dévastateurs qui ont contraint des milliers de personnes à évacuer les zones concernées, notamment dans le centre de son territoire. L'un a ravagé environ 50.000 hectares dans la région d'Avila à l'ouest de Madrid et est considéré comme le plus important que l'Espagne ait connu dans son histoire récente. Vendredi, la région de l'Aragon se trouvait en alerte orange pour la chaleur, avec des températures ayant atteint 37 degrés dans la zone de l'incendie. Les flammes ont réduit en fumée plus de 283.000 hectares en Espagne depuis le début de l'année, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (Effis), après une année record en 2025 pendant laquelle près de 400.000 hectares avaient brûlé.
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Des pompiers ont transporté les ossements des premiers rois du royaume médiéval d'Aragon dans de grandes boîtes en plastique transparentes, ainsi que différents objets historiques, pour les mettre en sécurité, selon des images diffusées par l'Unité militaire d'urgence (UME), tandis que le feu faisait rage sur les collines alentours. "À la dernière minute, nous avons réussi à sauver des biens d'une valeur historique inestimable pour cette région et pour toute l'Espagne", a déclaré aux médias le chef de l'unité de l'UME mobilisée sur ce sinistre, Javier Marcos. "Je ne sais pas comment l'incendie va évoluer; c'est pourquoi nous avons toujours des équipes déployées sur place pour protéger les deux monastères", a-t-il ajouté. Un site classé au patrimoine mondial Le feu s'est déclaré plus tôt dans la semaine et s'est propagé jeudi vers les deux monastères de San Juan de la Peña, emblématiques de l'Aragon et dont le plus ancien date du Xe siècle, nichés dans une zone montagneuse et accidentée proche de la frontière française. Ce site historique, classé par l'Unesco au patrimoine mondial, est proche des chemins empruntés pour le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et attire environ 100.000 visiteurs par an. "Ce sont nos racines, c'est là que se trouve notre histoire", a insisté à la télévision publique espagnole un des responsables de l'ordre religieux chargés des deux monastères, Felix Longas, soulignant qu'un changement de direction du vent avait contribué à contenir les flammes. Les autorités régionales ont signalé que plus de 10.000 hectares avaient été touchés par l'incendie, sans préciser la surface brûlée; environ 850 personnes ont dû être évacuées des villages alentours. Le président de l'Aragon, Jorge Azcon, n'a pas exclu de nouvelles évacuations et a informé que trois avions de lutte contre les incendies pourraient arriver de France afin de venir en aide aux 500 pompiers mobilisés pour lutter contre ce sinistre. L'Espagne, en première ligne du réchauffement climatique, a connu un début d'été marqué par plusieurs incendies dévastateurs qui ont contraint des milliers de personnes à évacuer les zones concernées, notamment dans le centre de son territoire. L'un a ravagé environ 50.000 hectares dans la région d'Avila à l'ouest de Madrid et est considéré comme le plus important que l'Espagne ait connu dans son histoire récente. Vendredi, la région de l'Aragon se trouvait en alerte orange pour la chaleur, avec des températures ayant atteint 37 degrés dans la zone de l'incendie. Les flammes ont réduit en fumée plus de 283.000 hectares en Espagne depuis le début de l'année, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (Effis), après une année record en 2025 pendant laquelle près de 400.000 hectares avaient brûlé.

14.08.2026 à 17:57

FRANCE24
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A Francfort, le Dax (+0,53%) a été porté par le fournisseur de logiciels SAP (+2,71%). Paris a reculé (-0,16%) tout comme Londres (-0,21%) et Milan (-0,20%).
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A Francfort, le Dax (+0,53%) a été porté par le fournisseur de logiciels SAP (+2,71%). Paris a reculé (-0,16%) tout comme Londres (-0,21%) et Milan (-0,20%).

14.08.2026 à 17:53

FRANCE24
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"Cette demeure est familiale et doit être transmise à nos enfants, puis de génération en génération, au sein de notre propre famille", a clamé dimanche dernier sur X Pierre de Gaulle, l'un des quatre petits-fils du fondateur de la France libre sous l'Occupation, devenu chef de l'Etat par la suite. Celui qui est connu pour ses positions pro-Kremlin a partagé en même temps un lien vers une cagnotte en ligne pour l'aider selon lui à "sauver" cette imposante résidence de campagne appelée La Boisserie. "L'intention de Pierre de Gaulle depuis le départ, c'est de la garder, pas de la vendre", a déclaré vendredi à l'AFP Jean-Jacques Neuer, avocat de Pierre de Gaulle. Mais il souhaite aussi que la demeure continue de rester ouverte au public, comme c'est déjà le cas actuellement, et qu'elle soit gérée "en collaboration" avec l'Etat et le département, selon M. Neuer. La position de Pierre de Gaulle, qui possède 50% des parts du domaine, tranche toutefois avec celle exprimée jusqu'ici par les autres héritiers. En mai sur Europe 1, son frère Yves de Gaulle, qui détient 25% comme son autre frère Jean, s'était ainsi dit favorable à un rachat par le département, estimant que La Boisserie était "de facto un musée" depuis plus de quarante ans et qu'elle appartenait "à tous les Français". "L'Etat est intéressé pour l'acheter et le département aussi", a déclaré cette semaine à l'AFP Nicolas Lacroix, le président du département de la Haute-Marne, qui gère les lieux depuis octobre dernier après le départ de la Fondation Charles-de-Gaulle. Le département a demandé une estimation du prix d'achat et compte soumettre une offre dès septembre, a souligné M. Lacroix, tout en disant être dans le flou concernant les dernières intentions de l'Etat. "La famille doit se mettre d'accord, ensuite on verra", a-t-il encore souligné. A ce dossier épineux s'en greffe un autre, celui de la procédure de classement de La Boisserie au titre des monuments historiques, lancée par l'Etat fin 2025. A l'unisson cette fois-ci, Pierre, Yves et Jean de Gaulle se sont opposés à ce projet. Devant leur refus, un dossier de saisine du Conseil d'Etat a été préparé, en vue d'obtenir un décret de classement d'office, a indiqué fin juin le ministère de la Culture. La Boisserie, acquise en 1934 par Charles de Gaulle et son épouse Yvonne et lieu du décès du général en 1970, attire entre 35.000 et 40.000 visiteurs chaque année.
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"Cette demeure est familiale et doit être transmise à nos enfants, puis de génération en génération, au sein de notre propre famille", a clamé dimanche dernier sur X Pierre de Gaulle, l'un des quatre petits-fils du fondateur de la France libre sous l'Occupation, devenu chef de l'Etat par la suite. Celui qui est connu pour ses positions pro-Kremlin a partagé en même temps un lien vers une cagnotte en ligne pour l'aider selon lui à "sauver" cette imposante résidence de campagne appelée La Boisserie. "L'intention de Pierre de Gaulle depuis le départ, c'est de la garder, pas de la vendre", a déclaré vendredi à l'AFP Jean-Jacques Neuer, avocat de Pierre de Gaulle. Mais il souhaite aussi que la demeure continue de rester ouverte au public, comme c'est déjà le cas actuellement, et qu'elle soit gérée "en collaboration" avec l'Etat et le département, selon M. Neuer. La position de Pierre de Gaulle, qui possède 50% des parts du domaine, tranche toutefois avec celle exprimée jusqu'ici par les autres héritiers. En mai sur Europe 1, son frère Yves de Gaulle, qui détient 25% comme son autre frère Jean, s'était ainsi dit favorable à un rachat par le département, estimant que La Boisserie était "de facto un musée" depuis plus de quarante ans et qu'elle appartenait "à tous les Français". "L'Etat est intéressé pour l'acheter et le département aussi", a déclaré cette semaine à l'AFP Nicolas Lacroix, le président du département de la Haute-Marne, qui gère les lieux depuis octobre dernier après le départ de la Fondation Charles-de-Gaulle. Le département a demandé une estimation du prix d'achat et compte soumettre une offre dès septembre, a souligné M. Lacroix, tout en disant être dans le flou concernant les dernières intentions de l'Etat. "La famille doit se mettre d'accord, ensuite on verra", a-t-il encore souligné. A ce dossier épineux s'en greffe un autre, celui de la procédure de classement de La Boisserie au titre des monuments historiques, lancée par l'Etat fin 2025. A l'unisson cette fois-ci, Pierre, Yves et Jean de Gaulle se sont opposés à ce projet. Devant leur refus, un dossier de saisine du Conseil d'Etat a été préparé, en vue d'obtenir un décret de classement d'office, a indiqué fin juin le ministère de la Culture. La Boisserie, acquise en 1934 par Charles de Gaulle et son épouse Yvonne et lieu du décès du général en 1970, attire entre 35.000 et 40.000 visiteurs chaque année.

14.08.2026 à 17:37

FRANCE24
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Dans une décision très attendue, rendue vendredi, l'institution présidée par Richard Ferrand a estimé qu'aucune disposition de cette loi, considérée comme une réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron, n'enfreignait la Constitution. Le chef de l’État a salué une décision "qui parachève un débat démocratique exemplaire". L’ex-député MoDem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi, a aussi accueilli sur X "une très grande avancée qui se concrétise enfin!" A l'inverse, la Fondation Jérôme Lejeune s'est dite "indignée" par cette décision, suivie par l'association Les Eligibles et leurs aidants qui dénonce "le danger total de cette loi pour les plus vulnérables". Le texte, adopté définitivement mi-juillet au Parlement, pourra donc entrer en vigueur quand le gouvernement aura publié les décrets d'application nécessaires. La loi sur la fin de vie crée un droit à l'aide à mourir, sous plusieurs conditions, pour certains patients, leur permettant de s'administrer un produit létal en présence d'un soignant. Si, et seulement si, le patient ne peut accomplir physiquement le geste, le soignant peut s'en charger. Plusieurs conditions doivent se cumuler. Le patient doit être majeur, Français ou résident de longue date, être atteint d'une affection "grave et incurable" en phase terminale ou "avancée", souffrir physiquement de manière insupportable et être capable d'exprimer un choix éclairer jusqu'au dernier moment. Une procédure, menée par un seul médecin mais demandant à solliciter d'autres acteurs, doit permettre de déterminer si un patient est éligible ou non. Ce texte, qui a d'abord donné lieu à une convention citoyenne à la demande de M. Macron puis à de nombreux allers-retours législatifs, réveille des clivages sociétaux, avec la large opposition de milieux religieux ainsi que de certains soignants. Les cinq saisines -un nombre élevé- adressées au Conseil témoignaient encore de ces débats. L'une d'elles, de manière inhabituelle, émanait du Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu, à la tête d'un gouvernement réunissant le camp macroniste - plutôt favorable au texte mais pas de manière uniforme - et les Républicains - largement opposés. Clause de conscience Les autres provenaient du président du Sénat Gérard Larcher (LR), de 60 députés du bloc central, de LR et du PS, de 60 sénateurs LR et de 60 parlementaires du RN. Le Conseil a largement rejeté les objections formulées. Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir -deux jours après un éventuel feu vert -, jugé trop court par certains. Mais le Conseil formule trois réserves qui, sans nécessiter de réécriture du texte, supposent de mieux préciser son application dans la pratique. Deux d'entre elles concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer au geste létal. En premier lieu, le Conseil valide le principe d'une clause qui ne soit pas juste applicable à un soignant donné mais à l'échelle d'un établissement entier. C'était une revendication importante dans le milieu des établissements de soins catholiques. La direction d'un tel établissement pourra refuser de participer à une procédure d'aide à mourir, selon le Conseil. Mais, précise-t-il, ce sera seulement s'il existe une alternative au niveau local. Seconde réserve, cette fois au niveau individuel: la clause de conscience ne se limite pas, selon le Conseil, aux soignants refusant de participer directement à l'acte. Elle pourra inclure un pharmacien qui refuse de préparer le produit létal. Le syndicat majoritaire des pharmaciens des établissements de santé (Synprefh) "salue" cette réserve, qui reconnaît que "préparer et délivrer une substance létale engage la conscience du pharmacien" au même titre que les autres professionnels de santé. "Que les pharmaciens et les responsables de certains établissements puissent refuser de participer à cette loi ne saurait masquer le désastre de la validation constitutionnelle de la levée de l’interdit de provoquer la mort", a déploré de son côté Alliance Vita. La dernière réserve concerne les patients sous curatelle ou tutelle. Si l'un d'entre eux demande d'être aidé à mourir, le médecin devra "prendre en compte" l'avis de son tuteur. La loi demande bien à solliciter ce dernier mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte. L'impartialité de plusieurs de ses membres avait été mise en cause par certains opposants à la loi, dont le chef de file des Républicains, Bruno Retailleau, qui avait appelé certains membres à se retirer de la décision, les accusant d'avoir pris par le passé des positions favorables au suicide assisté ou à l'euthanasie. Huit des neuf membres ont finalement participé à la décision, qui n'aurait pu être rendue si plus de deux d'entre eux s'étaient retirés. Le seul à s'être déporté : François Séners, ancien directeur de cabinet de Gérard Larcher et nommé au Conseil par ce dernier.
Texte intégral (870 mots)
Dans une décision très attendue, rendue vendredi, l'institution présidée par Richard Ferrand a estimé qu'aucune disposition de cette loi, considérée comme une réforme sociétale majeure du second quinquennat d'Emmanuel Macron, n'enfreignait la Constitution. Le chef de l’État a salué une décision "qui parachève un débat démocratique exemplaire". L’ex-député MoDem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi, a aussi accueilli sur X "une très grande avancée qui se concrétise enfin!" A l'inverse, la Fondation Jérôme Lejeune s'est dite "indignée" par cette décision, suivie par l'association Les Eligibles et leurs aidants qui dénonce "le danger total de cette loi pour les plus vulnérables". Le texte, adopté définitivement mi-juillet au Parlement, pourra donc entrer en vigueur quand le gouvernement aura publié les décrets d'application nécessaires. La loi sur la fin de vie crée un droit à l'aide à mourir, sous plusieurs conditions, pour certains patients, leur permettant de s'administrer un produit létal en présence d'un soignant. Si, et seulement si, le patient ne peut accomplir physiquement le geste, le soignant peut s'en charger. Plusieurs conditions doivent se cumuler. Le patient doit être majeur, Français ou résident de longue date, être atteint d'une affection "grave et incurable" en phase terminale ou "avancée", souffrir physiquement de manière insupportable et être capable d'exprimer un choix éclairer jusqu'au dernier moment. Une procédure, menée par un seul médecin mais demandant à solliciter d'autres acteurs, doit permettre de déterminer si un patient est éligible ou non. Ce texte, qui a d'abord donné lieu à une convention citoyenne à la demande de M. Macron puis à de nombreux allers-retours législatifs, réveille des clivages sociétaux, avec la large opposition de milieux religieux ainsi que de certains soignants. Les cinq saisines -un nombre élevé- adressées au Conseil témoignaient encore de ces débats. L'une d'elles, de manière inhabituelle, émanait du Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu, à la tête d'un gouvernement réunissant le camp macroniste - plutôt favorable au texte mais pas de manière uniforme - et les Républicains - largement opposés. Clause de conscience Les autres provenaient du président du Sénat Gérard Larcher (LR), de 60 députés du bloc central, de LR et du PS, de 60 sénateurs LR et de 60 parlementaires du RN. Le Conseil a largement rejeté les objections formulées. Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir -deux jours après un éventuel feu vert -, jugé trop court par certains. Mais le Conseil formule trois réserves qui, sans nécessiter de réécriture du texte, supposent de mieux préciser son application dans la pratique. Deux d'entre elles concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer au geste létal. En premier lieu, le Conseil valide le principe d'une clause qui ne soit pas juste applicable à un soignant donné mais à l'échelle d'un établissement entier. C'était une revendication importante dans le milieu des établissements de soins catholiques. La direction d'un tel établissement pourra refuser de participer à une procédure d'aide à mourir, selon le Conseil. Mais, précise-t-il, ce sera seulement s'il existe une alternative au niveau local. Seconde réserve, cette fois au niveau individuel: la clause de conscience ne se limite pas, selon le Conseil, aux soignants refusant de participer directement à l'acte. Elle pourra inclure un pharmacien qui refuse de préparer le produit létal. Le syndicat majoritaire des pharmaciens des établissements de santé (Synprefh) "salue" cette réserve, qui reconnaît que "préparer et délivrer une substance létale engage la conscience du pharmacien" au même titre que les autres professionnels de santé. "Que les pharmaciens et les responsables de certains établissements puissent refuser de participer à cette loi ne saurait masquer le désastre de la validation constitutionnelle de la levée de l’interdit de provoquer la mort", a déploré de son côté Alliance Vita. La dernière réserve concerne les patients sous curatelle ou tutelle. Si l'un d'entre eux demande d'être aidé à mourir, le médecin devra "prendre en compte" l'avis de son tuteur. La loi demande bien à solliciter ce dernier mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte. L'impartialité de plusieurs de ses membres avait été mise en cause par certains opposants à la loi, dont le chef de file des Républicains, Bruno Retailleau, qui avait appelé certains membres à se retirer de la décision, les accusant d'avoir pris par le passé des positions favorables au suicide assisté ou à l'euthanasie. Huit des neuf membres ont finalement participé à la décision, qui n'aurait pu être rendue si plus de deux d'entre eux s'étaient retirés. Le seul à s'être déporté : François Séners, ancien directeur de cabinet de Gérard Larcher et nommé au Conseil par ce dernier.

14.08.2026 à 17:35

Fantine DANTZER
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En un demi-siècle, le Népal s’est imposé comme une référence mondiale en matière de conservation. Près de 20 % du territoire de ce petit État enclavé dans l’Himalaya est classé en zones protégées, fruit d’une politique de lutte contre le braconnage. Des espèces emblématiques comme le rhinocéros unicorne, autrefois au bord de l’extinction, ont pu être sauvés. 
Texte intégral (870 mots)
En un demi-siècle, le Népal s’est imposé comme une référence mondiale en matière de conservation. Près de 20 % du territoire de ce petit État enclavé dans l’Himalaya est classé en zones protégées, fruit d’une politique de lutte contre le braconnage. Des espèces emblématiques comme le rhinocéros unicorne, autrefois au bord de l’extinction, ont pu être sauvés. 
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