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21.07.2026 à 09:13

FRANCE24
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Ils travaillent pour leurs maîtres sans être payés, se transmettent en héritage, sont parfois brutalisés, pour les femmes violées. Et leurs enfants subiront le même sort car "ce statut on ne peut pas l'effacer", comme le dit Kanisius Kanyali Hambarita. Le jeune homme de 34 ans est l'esclave de Umbu Ana Rara de trois ans son cadet. Pour atteindre leur village de Tengeddu, connu des touristes pour ses spectaculaires chutes d'eau, il faut parcourir une route cahoteuse qui serpente entre la mer et des collines arides, à 50 km de Waingapu, principale ville de Sumba. On y croise des chèvres et des vaches errantes. Au loin gambadent des troupeaux de chevaux sauvages. En cette fin de matinée, les deux hommes chiquent des noix de bétel, cette graine de palmier aux effets euphorisants, assis devant la demeure du maître au typique toit en forme de cône. En apparence, rien ne les distingue. Ils sont habillés de T-shirt et de sarong, habitent la même maison traversée de poules et de cochons, dorment sur le même type de natte au sol et partagent la même vie hors du temps où l'on cuisine au feu de bois et où l'on ne capte pas de signal pour le téléphone mobile. Umbu Ana Rara dit traiter son esclave "comme un membre de la famille". Il l'autorise à gagner un peu d'argent comme moto-taxi et lui confie un lopin de terre qu'il cultive pour ses propres besoins. Que pense Kanisius Kanyali Hambarita de son statut ? "Je ne m'y oppose pas, c'est comme ça. Ce n'est pas un poids. Ce n'est que le symbole d'une tradition héritée de nos ancêtres", dit-il à l'AFP devant son maître qui souvent finit ses phrases à sa place. L'esclavage, qui remonte ici au XVIe siècle selon les historiens, a été officiellement aboli en Indonésie en 1860 alors sous domination néerlandaise. Mais il reste profondément ancré dans la culture de Sumba, essentiellement dans la partie orientale. Dans cette île de 685.000 habitants, à 80% chrétiens dans un pays en grande majorité musulman, la société est divisée en trois castes: "les nobles, appelés maramba, souvent grands propriétaires terriens ; les gens ordinaires, appelés kabihu et les esclaves/serviteurs, les atas", détaille Martha Hebi autrice de plusieurs études sur le sujet. Et sauf à être libéré par son maître, un ata "ne peut perdre son statut même par le mariage". La vie est ainsi organisée: les marambas possèdent la terre, les vaches, les chevaux élevés pour des courses avant d'être exportés, valeur économique la plus importante avec les esclaves ; les atas, travaillent du matin au soir, cultivent les champs où les charrues sont tirées par des buffles, s'occupent de la maison, des enfants, des bêtes, plus ou moins bien traités selon les maîtres. "Si elle se refuse" "On trouve des cas de travail forcé ailleurs en Indonésie ou de sujétion temporaire, comme chez les Dayak de Kalimantan en cas de dettes", dit à l'AFP Bondan Kanumoyoso, historien à l'Université d'Indonésie à Depok. Mais selon lui, l'esclavage en vigueur à Sumba est unique. "L'essence de cette stratification sociale (...) se trouve dans le marapu", religion locale, qui mélange animisme, culte des ancêtres et monde des esprits, explique le prêtre marapu Umbu Remi Deta. La légende orale "dit que les marambas ont obtenu des atas en arrivant à Sumba". Leur nombre est difficile à établir. Une travailleuse sociale, souhaitant conserver l'anonymat, les évalue à "environ 1.700" dans le district de Sumba Est qui compte 350.000 habitants. Certains parlent de plusieurs milliers. Eloignée des grands centres urbains et touristiques, à 2.000 km de Jakarta et 1.000 km de Bali, cette île est longtemps restée isolée, y compris de la domination néerlandaise, d'où un maintien des structures sociales ancestrales. Les Portugais au XVIe siècle puis la Compagnie néerlandaise des Indes orientales au XVIIe siècle, s'y procuraient du bois de santal et des esclaves, comme le documente l'anthropologue britannique Rodney Needham. Ces derniers étaient expédiés à Batavia (Jakarta) ou d'autres régions indonésiennes, mais aussi à Madagascar ou l'île Maurice. En 1824, un navire venu de l'île Bourbon (l'actuelle île de la Réunion) y prit livraison de "500 esclaves", détaille l'anthropologue dans son ouvrage "Sumba and the slave trade". L'arrivée de la modernité n'a pas bouleversé le système ni mis fin aux violences accompagnant le statut. "J'ai assez souffert depuis mon enfance", confie M., un ata d'une quarantaine d'années, rencontré à l'extérieur de son village Napu sans la présence de son maramba et que l'AFP préfère ne pas nommer pour préserver sa sécurité. "J'étais battu parce que je ne travaillais pas ou pas comme il faut", poursuit-il. "Dès que je rentrais de l'école, je devais travailler à nouveau, arracher l'herbe, nourrir les cochons." Encore aujourd'hui les esclaves subissent "des violences non seulement physiques mais aussi sexuelles. Car selon la tradition, le maître a le droit, entre guillemets +d'utiliser+ sa servante", confirme Marlin Lomi, pasteur et présidente du synode protestant de Sumba Est. Un maramba, interrogé sous condition d'anonymat, le reconnaît : "Si une femme esclave me plaît mais qu'elle se refuse à moi, je battrai son mari". "Les rapports sexuels ne sont pas considérés comme un viol. Il ne s'agit, selon eux, que d'exercer leur autorité sur ce qui leur appartient", rappelle Andy Yentriyani, ex-présidente de la Commission nationale sur les violences faites aux femmes (Komnas Perempuan). - Sacrifice - Les violences ne sont pas rares et restent souvent impunies "car les victimes n'osent pas témoigner", selon Mme Hebi qui a fondé l'ONG Solidarité pour les femmes et les enfants de Sumba (Sopan). En 2024, une esclave de 18 ans, violée depuis l'âge de 13 ans par son maître et son fils, s'est retrouvée enceinte et a accouché avant d'aller dénoncer ses agresseurs à la police de Waingapu. Selon la presse locale, le principal suspect a été interrogé, ainsi que dix autres témoins. Deux ans plus tard, "l'enquête n'est pas close", a indiqué à l'AFP Dian Sasmita, membre de la Commission indonésienne pour la protection de l'enfance (KPAI) qui suit d'autres affaires de près et "exhorte les autorités à faire la lumière sur ces dossiers" de violence. La jeune victime, d'abord recueillie par une ONG, vit désormais dans son village sous protection. Le synode "aide les victimes pour autant qu'elles se confient", dit le pasteur Marlin Lomi. Ce système est tellement ancré et la pression de l'élite locale tellement forte que "pour changer l'état d'esprit des nobles il faudra un long processus", convient l'ancien chef de district de Waingapu (2008 à 2021), Gidion Mbilijora, qui possède lui-même "deux atas". L'AFP rencontre le notable lors des grandioses funérailles d'un noble, organisées dans la ville portuaire avec 4.000 invités atas compris. Célébrées selon le rite marapu, encore observé par la plupart des habitants de Sumba qu'ils soient chrétiens ou musulmans, les funérailles de cet homme sont ponctuées du sacrifice rituel de deux chevaux. Jusqu'au début des années 1990, la police qui craignait des sacrifices humains, surveillait de près ce genre de cérémonies funéraires, ainsi que le rapporte l'anthropologue américaine Janet Hoskins. Car dans un passé encore récent, un noble devait être inhumé en compagnie d'un de ses esclaves, selon le rituel marapu. Banni par la Constitution La pratique de l'esclavage à Sumba se heurte pourtant à la loi indonésienne. Selon la Constitution de 1945, "nul ne peut être maintenu en esclavage ou en servitude". Le code pénal rend passible de poursuites criminelles "toute personne qui prive intentionnellement et illégalement une autre personne de sa liberté". Mais dans le même temps, le code prévoit que l'Etat reconnaît certaines formes de droit coutumier. "Il faut comprendre que l'Indonésie est une société extrêmement plurielle et que le développement social n'est pas le même selon les groupes ethniques", dit à l'AFP le ministre de la Justice et des Droits humains Yusril Ihza Mahendra. "Le gouvernement ne veut pas imposer de changements soudains mais plutôt accompagner le développement social de chaque communauté pas à pas", ajoute-t-il. Pour le porte-parole d'Amnesty International Indonésie, Haeril Halim, le gouvernement "est conscient de la situation à Sumba", mais jusqu'à présent "n'a pris aucune mesure pour éliminer les pratiques esclavagistes". Sur place, des nobles commencent à améliorer le sort de leurs esclaves, à leur rythme. En son temps, le grand-père de Norlina Rambu Jola Kalunga, responsable de la communauté protestante de Sumba Central, a "donné leur liberté à tous les atas" de cette région, dit cette femme de 54 ans. Mais l'ex-rectrice de l'Université chrétienne de Sumba n'a pas pu émanciper les cinq dont elle a hérité en épousant le fils d'une famille royale de la partie orientale de l'île à Waingapu. A défaut, elle explique casser ce "système rigide" dans son foyer. Tamu Rambu Margaretha, elle, a envoyé toutes ses atas à l'école, en compagnie de ses propres enfants qui eux ont ensuite étudié à l'université. Avant cela, la plupart ne savaient ni lire ni écrire. "Si quelqu'un est illettré, il y a beaucoup de choses qu'il ne comprendra pas, il ne saura pas ce qui est bien ou mal", suggère-t-elle. Mama Margaretha est une figure locale qui œuvre depuis des années pour briser la chaîne de l'esclavagisme. Elle est considérée comme la plus progressiste en la matière. Venue d'un village situé à 60 km, elle est arrivée avec ses cinq servantes à Waingapu en 1969 pour épouser un noble. "C'est la tradition ici à Sumba. Si l'on appartient à la classe noble, les servantes nous suivent. Cela existe depuis nos ancêtres", explique la vieille dame. Tous vivent avec leurs enfants dans les vastes domaines de la famille. Mama Margaretha, qui subvient aux besoins de ses atas, dit qu'elle "ne s'opposera" pas à leur départ bien que, déclare-t-elle, "aucune", pour des raisons essentiellement économiques, n'ait encore choisi de la quitter. - "Etre indépendant" - "Un jour cela changera définitivement. Car les progrès de la science, du savoir et de la technologie permettront aux gens de classe inférieure de réaliser (...) que ce lien social n'est plus approprié", veut croire l'ex-chef de district Gidion Mbilijora. M., ce ata du village de Napu qui a tant souffert enfant, en a pris conscience il y a longtemps. "Je regardais le maramba, sa façon de vivre. Je me disais :+ c'est si facile pour eux de nous donner des ordres comme ça+. Mais je ne l'ai pas affronté directement, (...) je pouvais voir à quoi la liberté ressemblait, c'est pour ça que je me suis vraiment battu, pour être indépendant", explique-t-il. Toujours esclave du maître qui le maltraitait, M. vit désormais avec sa femme et ses quatre enfants dans une maison inoccupée de son maramba, il cultive du maïs et du manioc sur un terrain qu'il lui prête, il a des poules et des cochons. Maintenant "il y a des lois qui nous protègent, peut-être le maramba comprend-il cela, il ne nous embête plus trop". Grâce à la vente d'animaux et des bourses du gouvernement, il a réussi à envoyer deux de ses enfants à l'université. "Si on a la connaissance alors on est libre", assure-t-il. "Je dis à mes enfants: +Je ne veux pas que vous subissiez ce que j'ai subi+."

21.07.2026 à 09:13

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,14%, Francfort 0,20% et Milan 0,57%, quand Londres reculait de 0,12%.
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,14%, Francfort 0,20% et Milan 0,57%, quand Londres reculait de 0,12%.

21.07.2026 à 08:53

FRANCE24
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"C'est évidemment les conséquences de ce qui se passe au Moyen-Orient. Les Français le savent et je comprends que c'est très difficile pour beaucoup de nos concitoyens", a affirmé Maud Bregeon sur France 2, évoquant "des fluctuations qu'on a du mal à anticiper". "La tendance à l'heure où on se parle est à la hausse. Je ne suis pas en mesure de vous dire ce qui se passera dans les jours ou dans les semaines à venir. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que le gouvernement a déployé des aides" pour "les secteurs d'activité les plus exposés" et "les Français les plus précaires", a-t-elle dit. "Ces aides sont toujours en place", a-t-elle ajouté, précisant que les concernés peuvent y avoir recours jusqu'à fin août. Questionnée sur la possibilité que ces dispositifs soient prolongés, la ministre a répondu que le gouvernement "fera le point d'ici à fin août". Plusieurs crises géopolitiques expliquent la hausse des prix des carburants. D'un côté, la Russie, important producteur de gazole, a annoncé le 8 juillet interdire ses exportations de gazole pour faire face aux pénuries de carburant dans le pays, provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries. De l'autre, les prix des carburants affichent une augmentation quasi-continue depuis la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le 26 juin. Avant cela, ils avaient diminué pendant près de deux semaines, à la suite de la signature d'un accord de paix entre les deux pays le 15 juin.
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"C'est évidemment les conséquences de ce qui se passe au Moyen-Orient. Les Français le savent et je comprends que c'est très difficile pour beaucoup de nos concitoyens", a affirmé Maud Bregeon sur France 2, évoquant "des fluctuations qu'on a du mal à anticiper". "La tendance à l'heure où on se parle est à la hausse. Je ne suis pas en mesure de vous dire ce qui se passera dans les jours ou dans les semaines à venir. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que le gouvernement a déployé des aides" pour "les secteurs d'activité les plus exposés" et "les Français les plus précaires", a-t-elle dit. "Ces aides sont toujours en place", a-t-elle ajouté, précisant que les concernés peuvent y avoir recours jusqu'à fin août. Questionnée sur la possibilité que ces dispositifs soient prolongés, la ministre a répondu que le gouvernement "fera le point d'ici à fin août". Plusieurs crises géopolitiques expliquent la hausse des prix des carburants. D'un côté, la Russie, important producteur de gazole, a annoncé le 8 juillet interdire ses exportations de gazole pour faire face aux pénuries de carburant dans le pays, provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries. De l'autre, les prix des carburants affichent une augmentation quasi-continue depuis la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, le 26 juin. Avant cela, ils avaient diminué pendant près de deux semaines, à la suite de la signature d'un accord de paix entre les deux pays le 15 juin.

21.07.2026 à 07:52

FRANCE24
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21.07.2026 à 07:03

L'Equipe TV
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L’Espagne a retrouvé ses supporters, à Madrid, moins de 24 heures après son titre mondial remporté face à l’Argentine (1-0, a.p.). Les joueurs de la Roja, accompagnés de leur sélectionneur Luis de la Fuente, ont présenté le trophée dès leur arrivée à l'aéroport avant de participer aux célébrations dans les rues de la capitale. Plus d’un million de personnes ont assisté à la parade, conclue sur la place de Cybèle par un grand concert.
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L’Espagne a retrouvé ses supporters, à Madrid, moins de 24 heures après son titre mondial remporté face à l’Argentine (1-0, a.p.). Les joueurs de la Roja, accompagnés de leur sélectionneur Luis de la Fuente, ont présenté le trophée dès leur arrivée à l'aéroport avant de participer aux célébrations dans les rues de la capitale. Plus d’un million de personnes ont assisté à la parade, conclue sur la place de Cybèle par un grand concert.

21.07.2026 à 06:37

FRANCE24
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De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment contre des centres de commandement militaire et des cibles maritimes, "afin de diminuer la faculté de l'Iran à continuer d'attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz". Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu'ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d'Oman, "après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord". L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d'un navire touché par un "projectile non-identifié" à 8 milles nautiques (15 kilomètres environ) au nord-est de Limah, à Oman. Dans un rapport ultérieur, elle a précisé que l'équipage avait quitté le bateau. Déjà au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, le trafic maritime dans la région menace de se gripper encore davantage depuis que les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde. Cela menace sa capacité à contourner le détroit d'Ormuz, lui-même bloqué. Face à cette menace des Houthis pro-Téhéran et à l'intensification des hostilités entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole ont atteint lundi un plus haut depuis plus d'un mois. Après cette remontée, ils évoluaient en petite baisse mardi. "Attaques encore plus puissantes" Un peu plus d'un mois après la signature du protocole d'accord qui devait mener à la paix, Donald Trump a affirmé que l'Iran paierait "plusieurs fois" le prix de chaque soldat américain tué au Moyen-Orient, quand Téhéran a estimé faire face à "une guerre totale". Depuis le début du conflit en février, 17 militaires américains sont morts, dont trois récemment en Jordanie et en Irak, les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Et près de 100 ont été blessées depuis cette même date, la plupart légèrement, selon le Pentagone. Côté iranien, le dernier bilan officiel datant de vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis la résurgence des affrontements. Mardi, les forces armées iraniennes ont annoncé de nouvelles frappes dans le Golfe, en représailles aux attaques américaines. Les Gardiens ont affirmé avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux avant-postes américains à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs, de réception radar et satellite au Koweït. Après cette attaque contre ces outils de repérage, "l'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont-ils prévenu dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Irna. L'armée a pour sa part dit, dans une déclaration portée par la télévision d'Etat, avoir frappé "trois importantes bases" utilisées par les Etats-Unis au Koweït, Arifjan, Al-Udairi et Ahmad Al-Jaber, avec des drones suicide. Rencontre Aoun-Trump Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins assuré que les efforts diplomatiques se poursuivaient via les pays médiateurs. Le ministre de l'Intérieur de la République islamique, Eskandar Momeni, est d'ailleurs au Pakistan, où il doit rencontrer le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef des armées Asim Munir, d'après Islamabad. Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, demeure un point de contentieux majeur, et le protocole d'accord prévoyait sa réouverture. Mais Téhéran l'a de nouveau verrouillé après la reprise des hostilités, les Etats-Unis réimposant de leur côté un blocus aux ports iraniens. En outre, le président libanais Joseph Aoun doit être reçu mardi par son homologue américain Donald Trump, dont l'administration fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-Iran, qui a entraîné le Liban dans la guerre. Pour Israël, le désarmement du mouvement est une condition à son retrait du sud du pays, qu'exige l'Iran en demandant que tout accord de paix concerne aussi le front libanais.
Texte intégral (726 mots)
De son côté, l'armée américaine a annoncé avoir conclu une dixième nuit de bombardements consécutive contre la République islamique, notamment contre des centres de commandement militaire et des cibles maritimes, "afin de diminuer la faculté de l'Iran à continuer d'attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz". Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont indiqué que deux pétroliers avaient été stoppés dans cette voie stratégique, alors qu'ils empruntaient une route non-reconnue par Téhéran au large d'Oman, "après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord". L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d'un navire touché par un "projectile non-identifié" à 8 milles nautiques (15 kilomètres environ) au nord-est de Limah, à Oman. Dans un rapport ultérieur, elle a précisé que l'équipage avait quitté le bateau. Déjà au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, le trafic maritime dans la région menace de se gripper encore davantage depuis que les rebelles houthis du Yémen ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde. Cela menace sa capacité à contourner le détroit d'Ormuz, lui-même bloqué. Face à cette menace des Houthis pro-Téhéran et à l'intensification des hostilités entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole ont atteint lundi un plus haut depuis plus d'un mois. Après cette remontée, ils évoluaient en petite baisse mardi. "Attaques encore plus puissantes" Un peu plus d'un mois après la signature du protocole d'accord qui devait mener à la paix, Donald Trump a affirmé que l'Iran paierait "plusieurs fois" le prix de chaque soldat américain tué au Moyen-Orient, quand Téhéran a estimé faire face à "une guerre totale". Depuis le début du conflit en février, 17 militaires américains sont morts, dont trois récemment en Jordanie et en Irak, les premiers depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Et près de 100 ont été blessées depuis cette même date, la plupart légèrement, selon le Pentagone. Côté iranien, le dernier bilan officiel datant de vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis la résurgence des affrontements. Mardi, les forces armées iraniennes ont annoncé de nouvelles frappes dans le Golfe, en représailles aux attaques américaines. Les Gardiens ont affirmé avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux avant-postes américains à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs, de réception radar et satellite au Koweït. Après cette attaque contre ces outils de repérage, "l'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont-ils prévenu dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Irna. L'armée a pour sa part dit, dans une déclaration portée par la télévision d'Etat, avoir frappé "trois importantes bases" utilisées par les Etats-Unis au Koweït, Arifjan, Al-Udairi et Ahmad Al-Jaber, avec des drones suicide. Rencontre Aoun-Trump Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a néanmoins assuré que les efforts diplomatiques se poursuivaient via les pays médiateurs. Le ministre de l'Intérieur de la République islamique, Eskandar Momeni, est d'ailleurs au Pakistan, où il doit rencontrer le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef des armées Asim Munir, d'après Islamabad. Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures, demeure un point de contentieux majeur, et le protocole d'accord prévoyait sa réouverture. Mais Téhéran l'a de nouveau verrouillé après la reprise des hostilités, les Etats-Unis réimposant de leur côté un blocus aux ports iraniens. En outre, le président libanais Joseph Aoun doit être reçu mardi par son homologue américain Donald Trump, dont l'administration fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-Iran, qui a entraîné le Liban dans la guerre. Pour Israël, le désarmement du mouvement est une condition à son retrait du sud du pays, qu'exige l'Iran en demandant que tout accord de paix concerne aussi le front libanais.

21.07.2026 à 06:12

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne lors d’un casse rocambolesque. Les plages du D-Day peut-être bientôt inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Et un artiste incompris.
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A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne lors d’un casse rocambolesque. Les plages du D-Day peut-être bientôt inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Et un artiste incompris.

21.07.2026 à 05:43

FRANCE24
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A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir. Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge". Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée. John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée. Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique. "Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute. Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron. Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur. Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif. "Changements profonds" La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement. Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie. Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir". S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat. Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination. Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029. Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.
Texte intégral (602 mots)
A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir. Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge". Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée. John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée. Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique. "Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute. Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron. Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur. Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif. "Changements profonds" La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement. Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie. Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir". S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat. Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination. Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029. Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.

21.07.2026 à 04:53

Yona HELAOUA
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L'armée américaine a annoncé, lundi, avoir conclu une dixième nuit de frappes consécutives contre l'Iran, ayant notamment visé des centres de commandement militaire et des cibles maritimes de la République islamique. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, mardi, avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït et avoir stoppé deux pétroliers, qui circulaient par ladite "route Sud" du détroit d'Ormuz, non reconnue par Téhéran. Suivez notre direct.
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L'armée américaine a annoncé, lundi, avoir conclu une dixième nuit de frappes consécutives contre l'Iran, ayant notamment visé des centres de commandement militaire et des cibles maritimes de la République islamique. Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, mardi, avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït et avoir stoppé deux pétroliers, qui circulaient par ladite "route Sud" du détroit d'Ormuz, non reconnue par Téhéran. Suivez notre direct.

21.07.2026 à 04:31

FRANCE 24
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John Healey aux Finances, Ed Miliband aux Affaires étrangères, Wes Streeting à la Défense... Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a dévoilé lundi son gouvernement, écartant plusieurs proches de son prédécesseur Keir Starmer. 
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John Healey aux Finances, Ed Miliband aux Affaires étrangères, Wes Streeting à la Défense... Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham a dévoilé lundi son gouvernement, écartant plusieurs proches de son prédécesseur Keir Starmer. 

21.07.2026 à 04:25

FRANCE 24
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En France, les députés devraient définitivement adopter l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe. Une loi destinée à protéger la santé des plus jeunes, qu'Emmanuel Macron veut voir mise en œuvre dès septembre.
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En France, les députés devraient définitivement adopter l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe. Une loi destinée à protéger la santé des plus jeunes, qu'Emmanuel Macron veut voir mise en œuvre dès septembre.

21.07.2026 à 03:55

FRANCE24
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Les débats se sont nettement tendus peu après minuit, face au refus du gouvernement de permettre aux députés de voter sur des amendements déposés par plusieurs d'entre eux pour supprimer du texte le volet sur les néonicotinoïdes, introduit au Sénat. A ce stade de la procédure, le gouvernement bénéficie en effet d'un droit de veto, et peut décider de leur mise au vote. Une partie du bloc central a protesté avec vigueur contre ce choix, encouragé par toute la gauche: "Si le débat doit avoir lieu, ayons ce débat", a imploré l'ancienne ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher (Renaissance), face à une Annie Genevard inflexible. Plus mesuré, le président du groupe EPR Gabriel Attal s'est lui aussi étonné que le gouvernement ne laisse pas le Parlement "trancher", comme il avait semblé prêt à lui en laisser la prérogative dans l'après-midi. La ministre de l'Agriculture a finalement eu la satisfaction de voir son texte approuvé par une large majorité - 296 voix contre 224. Son homologue de la Transition écologique, Monique Barbut, n'était elle pas présente au banc. Mais selon son entourage le scénario de la démission de cette figure issue de la société civile est désormais plus que jamais sur la table. "Petits pas méthodiques" De quoi jeter un voile sombre sur une journée qui devrait au total voir six textes adoptés définitivement. Au Sénat, le projet de loi d'urgence agricole devrait passer triomphalement, après avoir surmonté sans égratignure l'épreuve de l'Assemblée. Les textes sur le sport professionnel, et sur la montagne vivante et souveraine, approuvés lundi à l'Assemblée, devraient aussi être adoptés sans difficultés. Au Palais Bourbon, les projets de loi sur la sécurité du quotidien (Ripost), l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi qu'une proposition de loi sur l'immobilier de l'Etat, devraient eux aussi obtenir un ultime feu vert. Sans se douter du clash à venir lundi soir, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, s'était félicitée dimanche dans le JDD d'une année parlementaire où les "travaux ont été denses et exigeants", avec "plus de 42 textes" promulgués. "La stratégie des +petits pas méthodiques+ de Sébastien Lecornu a fonctionné", avait-elle salué. Mais certains votes n'ont été obtenus qu'au prix de concessions majeures sur le fond - ainsi du projet de loi justice criminelle de Gérald Darmanin, amputé d'un article phare sur le plaider-coupable criminel, rejeté tant par la gauche que par le RN. Et pour nombre de textes, que ce soit sur le versant régalien ou économique, les majorités n'ont souvent été atteintes que grâce au soutien du Rassemblement national. Les députés d'extrême droite n'ont pas manqué de le souligner, moquant les bancs souvent clairsemés de la coalition gouvernementale. Une situation qui désole la gauche. Auprès de l'AFP, le député du groupe écologiste Pouria Amirshahi pointe une "accélération de l'agenda réactionnaire", avec la "bascule de nos institutions vers des dispositifs qui sont soit d'inspiration lepéniste (...), soit votée avec le concours de leurs troupes". Dans son viseur notamment, la loi sur la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre, adoptée le 7 juillet à l'Assemblée, et contre laquelle plus de 700.000 personnes ont signé une pétition. Côté PS, un des porte-paroles du groupe, Romain Eskenazi, se satisfait de l'adoption définitive la semaine dernière de la loi créant un droit à l'aide à mourir, une "avancée sociétale voulue par les Français depuis très longtemps". Mais il "constate une dérive du bloc central, vers la droite, voire l'extrême droite" que ce soit sur le plan "sécuritaire" ou sur les "questions écologiques", comme l'a encore illustré selon lui la loi d'urgence agricole. Sur tous les bancs, des critiques se font aussi jour sur une fabrique de la loi parfois confuse, comme l'a illustré le texte sur la protection de l'enfance, modifié jusqu'au dernier moment au fil de l'actualité. Après cette salve de textes, l'Assemblée fermera mercredi, pour environ deux mois. Avec déjà dans toutes les têtes le casse-tête de la discussion budgétaire, qui s'annonce "inextricable" selon M. Amirshahi.
Texte intégral (737 mots)
Les débats se sont nettement tendus peu après minuit, face au refus du gouvernement de permettre aux députés de voter sur des amendements déposés par plusieurs d'entre eux pour supprimer du texte le volet sur les néonicotinoïdes, introduit au Sénat. A ce stade de la procédure, le gouvernement bénéficie en effet d'un droit de veto, et peut décider de leur mise au vote. Une partie du bloc central a protesté avec vigueur contre ce choix, encouragé par toute la gauche: "Si le débat doit avoir lieu, ayons ce débat", a imploré l'ancienne ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher (Renaissance), face à une Annie Genevard inflexible. Plus mesuré, le président du groupe EPR Gabriel Attal s'est lui aussi étonné que le gouvernement ne laisse pas le Parlement "trancher", comme il avait semblé prêt à lui en laisser la prérogative dans l'après-midi. La ministre de l'Agriculture a finalement eu la satisfaction de voir son texte approuvé par une large majorité - 296 voix contre 224. Son homologue de la Transition écologique, Monique Barbut, n'était elle pas présente au banc. Mais selon son entourage le scénario de la démission de cette figure issue de la société civile est désormais plus que jamais sur la table. "Petits pas méthodiques" De quoi jeter un voile sombre sur une journée qui devrait au total voir six textes adoptés définitivement. Au Sénat, le projet de loi d'urgence agricole devrait passer triomphalement, après avoir surmonté sans égratignure l'épreuve de l'Assemblée. Les textes sur le sport professionnel, et sur la montagne vivante et souveraine, approuvés lundi à l'Assemblée, devraient aussi être adoptés sans difficultés. Au Palais Bourbon, les projets de loi sur la sécurité du quotidien (Ripost), l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi qu'une proposition de loi sur l'immobilier de l'Etat, devraient eux aussi obtenir un ultime feu vert. Sans se douter du clash à venir lundi soir, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, s'était félicitée dimanche dans le JDD d'une année parlementaire où les "travaux ont été denses et exigeants", avec "plus de 42 textes" promulgués. "La stratégie des +petits pas méthodiques+ de Sébastien Lecornu a fonctionné", avait-elle salué. Mais certains votes n'ont été obtenus qu'au prix de concessions majeures sur le fond - ainsi du projet de loi justice criminelle de Gérald Darmanin, amputé d'un article phare sur le plaider-coupable criminel, rejeté tant par la gauche que par le RN. Et pour nombre de textes, que ce soit sur le versant régalien ou économique, les majorités n'ont souvent été atteintes que grâce au soutien du Rassemblement national. Les députés d'extrême droite n'ont pas manqué de le souligner, moquant les bancs souvent clairsemés de la coalition gouvernementale. Une situation qui désole la gauche. Auprès de l'AFP, le député du groupe écologiste Pouria Amirshahi pointe une "accélération de l'agenda réactionnaire", avec la "bascule de nos institutions vers des dispositifs qui sont soit d'inspiration lepéniste (...), soit votée avec le concours de leurs troupes". Dans son viseur notamment, la loi sur la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre, adoptée le 7 juillet à l'Assemblée, et contre laquelle plus de 700.000 personnes ont signé une pétition. Côté PS, un des porte-paroles du groupe, Romain Eskenazi, se satisfait de l'adoption définitive la semaine dernière de la loi créant un droit à l'aide à mourir, une "avancée sociétale voulue par les Français depuis très longtemps". Mais il "constate une dérive du bloc central, vers la droite, voire l'extrême droite" que ce soit sur le plan "sécuritaire" ou sur les "questions écologiques", comme l'a encore illustré selon lui la loi d'urgence agricole. Sur tous les bancs, des critiques se font aussi jour sur une fabrique de la loi parfois confuse, comme l'a illustré le texte sur la protection de l'enfance, modifié jusqu'au dernier moment au fil de l'actualité. Après cette salve de textes, l'Assemblée fermera mercredi, pour environ deux mois. Avec déjà dans toutes les têtes le casse-tête de la discussion budgétaire, qui s'annonce "inextricable" selon M. Amirshahi.

21.07.2026 à 03:19

FRANCE24
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La Coupe du monde 2026, c'est fini. Et pour les boutiques de souvenirs de New York, le bilan est mitigé.
Texte intégral (737 mots)
La Coupe du monde 2026, c'est fini. Et pour les boutiques de souvenirs de New York, le bilan est mitigé.

21.07.2026 à 02:33

FRANCE24
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Emmanuel Macron, qui avait érigé la protection de l'enfance en priorité de son second quinquennat, visitera mardi matin à Paris un centre de soins dédié aux jeunes de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Dans l'après-midi, à partir de 16H30, les députés se pencheront sur ce projet de loi, promis en 2025 pour répondre aux défaillances de l'ASE en charge de plus de 380.000 enfants et jeunes majeurs. Pourtant, le texte apparaît loin de répondre à la crise structurelle du secteur, mise en lumière par une commission parlementaire. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a défendu poser une "brique" d'une future stratégie nationale de refondation. Du côté des associations, les critiques sont sévères : "Il s'agit tout au plus de mesurettes", déplore auprès de l'AFP Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants placés. "Nous, les enfants de l'ASE, sommes encore la dernière roue du carrosse", poursuit-il, fustigeant "une opération de communication venue répondre à une successions d'affaires". Les trois jours de débats ont largement porté sur le volet pénal du texte, ajouté par le gouvernement pour répondre aux polémiques suscitées par l'affaire Lyhanna. Point d'orgue de ces discussions : l'adoption jeudi de l'imprescriptibilité des crimes commis sur des mineurs, un régime jusqu'ici réservé aux crimes contre l'humanité. A l'heure où la société prend davantage conscience de l'ampleur des violences sexuelles sur les enfants, et de mécanismes tels que l'amnésie traumatique, des députés de différents bords ont souhaité l'introduire. La mesure pourrait toutefois se heurter à un risque d'inconstitutionnalité. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de tout mettre en œuvre pour la "sécuriser juridiquement". Mardi, toutefois, c'est une autre mesure qui refera débat : l'instauration d'une peine de perpétuité encourue en cas de viols en série lorsque des mineurs de moins de 15 ans figurent parmi les victimes. Rejetée vendredi à l'initiative de la gauche, et en l'absence de mobilisation du camp gouvernemental, la mesure fera l'objet d'une nouvelle délibération mardi, avant le vote sur l'ensemble du texte. Mesure "populiste" ou "culture de l'excuse" L'occasion était trop belle pour l'extrême droite de s'en prendre à la gauche, accusée par le député Julien Odoul (RN) de porter une "culture de l'excuse". La co-rapporteure LFI Marianne Maximi rejette vigoureusement ces accusations. "Je refuse d'entendre qu'on serait des soutiens des pédocriminels parce que nous sommes opposés à cette mesure", affirme-t-elle. Selon elle, le gouvernement défend la perpétuité, "en réaction à l'affaire Lyhanna", avec une disposition "populiste" empruntée au RN et destinée à masquer "son inaction". Elle souligne par ailleurs qu'il ne s'agit pas d'une demande des associations de victimes. "Toutes s'accordent sur l'immensité du problème, à savoir que 97% des auteurs ne sont jamais condamnés", relève-t-elle, regrettant l'absence de mesures préventives, et de moyens. De son côté, Perrine Goulet (MoDem), présidente de la délégation aux droits des enfants, s'interroge sur la stratégie de la gauche : "Est-ce qu'ils n'auraient pas une envie de torpiller ce texte pour faire de la loi intégrale l'alpha et l'oméga de la protection des enfants, pour tirer la couverture et dire c'est grâce à nous ?". La forte mobilisation dans les rues après l'affaire Lyhanna réclamant l'examen d'une proposition de loi socialiste "dite intégrale" pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, a conduit le gouvernement à l'inscrire à l'agenda de l'Assemblée à l'automne. Les socialistes indiquent à l'AFP n'avoir pas arrêté leur position sur le nouveau vote sur la perpétuité, ni sur l'ensemble du texte. Le groupe doit se décider en réunion mardi matin. Avec ou sans les socialistes, l'adoption du projet de loi ne laisse guère de suspense, bénéficiant d'une majorité avec le soutien du camp gouvernemental et de l'extrême droite. Un examen au Sénat est prévu à la rentrée, pour une adoption définitive espérée d'ici le début de l'année prochaine, selon la co-rapporteure Nathalie Colin-Oesterle (Horizons).
Texte intégral (691 mots)
Emmanuel Macron, qui avait érigé la protection de l'enfance en priorité de son second quinquennat, visitera mardi matin à Paris un centre de soins dédié aux jeunes de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Dans l'après-midi, à partir de 16H30, les députés se pencheront sur ce projet de loi, promis en 2025 pour répondre aux défaillances de l'ASE en charge de plus de 380.000 enfants et jeunes majeurs. Pourtant, le texte apparaît loin de répondre à la crise structurelle du secteur, mise en lumière par une commission parlementaire. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a défendu poser une "brique" d'une future stratégie nationale de refondation. Du côté des associations, les critiques sont sévères : "Il s'agit tout au plus de mesurettes", déplore auprès de l'AFP Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants placés. "Nous, les enfants de l'ASE, sommes encore la dernière roue du carrosse", poursuit-il, fustigeant "une opération de communication venue répondre à une successions d'affaires". Les trois jours de débats ont largement porté sur le volet pénal du texte, ajouté par le gouvernement pour répondre aux polémiques suscitées par l'affaire Lyhanna. Point d'orgue de ces discussions : l'adoption jeudi de l'imprescriptibilité des crimes commis sur des mineurs, un régime jusqu'ici réservé aux crimes contre l'humanité. A l'heure où la société prend davantage conscience de l'ampleur des violences sexuelles sur les enfants, et de mécanismes tels que l'amnésie traumatique, des députés de différents bords ont souhaité l'introduire. La mesure pourrait toutefois se heurter à un risque d'inconstitutionnalité. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de tout mettre en œuvre pour la "sécuriser juridiquement". Mardi, toutefois, c'est une autre mesure qui refera débat : l'instauration d'une peine de perpétuité encourue en cas de viols en série lorsque des mineurs de moins de 15 ans figurent parmi les victimes. Rejetée vendredi à l'initiative de la gauche, et en l'absence de mobilisation du camp gouvernemental, la mesure fera l'objet d'une nouvelle délibération mardi, avant le vote sur l'ensemble du texte. Mesure "populiste" ou "culture de l'excuse" L'occasion était trop belle pour l'extrême droite de s'en prendre à la gauche, accusée par le député Julien Odoul (RN) de porter une "culture de l'excuse". La co-rapporteure LFI Marianne Maximi rejette vigoureusement ces accusations. "Je refuse d'entendre qu'on serait des soutiens des pédocriminels parce que nous sommes opposés à cette mesure", affirme-t-elle. Selon elle, le gouvernement défend la perpétuité, "en réaction à l'affaire Lyhanna", avec une disposition "populiste" empruntée au RN et destinée à masquer "son inaction". Elle souligne par ailleurs qu'il ne s'agit pas d'une demande des associations de victimes. "Toutes s'accordent sur l'immensité du problème, à savoir que 97% des auteurs ne sont jamais condamnés", relève-t-elle, regrettant l'absence de mesures préventives, et de moyens. De son côté, Perrine Goulet (MoDem), présidente de la délégation aux droits des enfants, s'interroge sur la stratégie de la gauche : "Est-ce qu'ils n'auraient pas une envie de torpiller ce texte pour faire de la loi intégrale l'alpha et l'oméga de la protection des enfants, pour tirer la couverture et dire c'est grâce à nous ?". La forte mobilisation dans les rues après l'affaire Lyhanna réclamant l'examen d'une proposition de loi socialiste "dite intégrale" pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, a conduit le gouvernement à l'inscrire à l'agenda de l'Assemblée à l'automne. Les socialistes indiquent à l'AFP n'avoir pas arrêté leur position sur le nouveau vote sur la perpétuité, ni sur l'ensemble du texte. Le groupe doit se décider en réunion mardi matin. Avec ou sans les socialistes, l'adoption du projet de loi ne laisse guère de suspense, bénéficiant d'une majorité avec le soutien du camp gouvernemental et de l'extrême droite. Un examen au Sénat est prévu à la rentrée, pour une adoption définitive espérée d'ici le début de l'année prochaine, selon la co-rapporteure Nathalie Colin-Oesterle (Horizons).

21.07.2026 à 01:27

FRANCE24
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Ce communiqué américain a été diffusé peu après l'arrivée du secrétaire d'Etat Marco Rubio à Manille, où sont réunis les représentants diplomatiques des 11 pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) - et ceux d'Etats partenaires, comme la Russie. Au menu, figure notamment la question de la Birmanie, en guerre civile et au ban de l'organisation. Marco Rubio, qui effectue son premier déplacement aux Philippines comme secrétaire d'Etat, s'est dit disposé à rencontrer son homologue chinois Wang Yi, également attendu. Dans une tribune publiée dans la presse philippine mardi, M. Rubio a mis en avant l'engagement américain "en faveur de la liberté de navigation en Asie du Sud-Est". "Si ces eaux tombaient sous le contrôle d'une puissance disposée à utiliser le commerce comme une arme géopolitique, tant les Etats-Unis que les Etats de l'Asean seraient confrontés à de nouvelles menaces graves pour leur souveraineté, leur sécurité et leur avenir économique", a-t-il averti, dans une allusion à la Chine. Lundi, l'armée philippine a accusé les garde-côtes chinois d'avoir blessé un de ses marins, près d'un îlot disputé en mer de Chine méridionale, dernier épisode en date d'un différend maritime ancien entre les deux voisins. Ce nouvel incident, également condamné par l'Australie, s'est déroulé près du récif Second Thomas, dans l'archipel des Spratleys. Des soldats philippins y sont stationnés sur un navire qui a été volontairement échoué par Manille en 1999 pour affirmer sa souveraineté. "C'est la partie philippine qui a provoqué en premier, mais elle s'est ensuite posée en victime, a déformé les faits et fait un battage médiatique malveillant sur cette affaire", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères. Pékin a convoqué l'ambassadeur des Philippines et dénoncé une "provocation délibérée". Des navires des deux pays s'accrochent régulièrement dans ce carrefour du commerce maritime. Pékin revendique la souveraineté sur sa quasi-totalité, au grand dam de pays riverains, et malgré une décision internationale lui ayant donné tort. Cet incident jette un doute de plus sur la capacité de l'Asean à aboutir à un Code de conduite avec la Chine, souhaité par Manille pour encadrer les différends dans cette mer. Selon certains analystes, tout accord que Pékin serait prêt à signer serait sans effet. Energie et Birmanie La séquence diplomatique à Manille a lieu au moment où la guerre au Moyen-Orient retrouve une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril et met sous pression l'économie mondiale, en particulier l'approvisionnement en hydrocarbures. Les Philippines ont déclaré l'état d'urgence énergétique en mars et été contraintes de diversifier leurs achats de pétrole, notamment auprès de la Russie - représentée à Manille par son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov. L'Asean a appelé à la ratification rapide d'un accord-cadre sur la sécurité pétrolière, un programme de partage des carburants. Et en mai, les pays membres avaient approuvé l'idée d'une connexion de leurs réseaux d'électricité. Aucun sujet ne divise cependant davantage les diplomates de l'Asean que la place de la Birmanie. Cet Etat membre a vu ses hauts responsables officiellement exclus des grandes rencontres de l'organisation depuis le coup d'Etat de la junte en 2021 et la guerre civile qui a suivi. Plus de 100.000 personnes ont été tuées en Birmanie, tous camps confondus, selon une ONG. En mai, le président philippin Ferdinand Marcos avait appelé à "affiner" le Consensus en cinq points, un plan de paix adopté par l'Asean en 2021, d'abord accepté par la junte puis ignoré par elle. La Thaïlande milite pour la réintégration du pays, avec qui elle partage une longue frontière, et dont elle accueille nombre de réfugiés. "Nous pensons, après cinq ans, qu'il est temps de parler, d'écouter, et que eux doivent expliquer", a déclaré la semaine dernière le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow. A l'inverse, son homologue malaisien Mohamad Hasan a fait savoir à la presse en mai que son pays reste opposé à des entretiens à haut niveau tant que "l'oppression se poursuit".
Texte intégral (702 mots)
Ce communiqué américain a été diffusé peu après l'arrivée du secrétaire d'Etat Marco Rubio à Manille, où sont réunis les représentants diplomatiques des 11 pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) - et ceux d'Etats partenaires, comme la Russie. Au menu, figure notamment la question de la Birmanie, en guerre civile et au ban de l'organisation. Marco Rubio, qui effectue son premier déplacement aux Philippines comme secrétaire d'Etat, s'est dit disposé à rencontrer son homologue chinois Wang Yi, également attendu. Dans une tribune publiée dans la presse philippine mardi, M. Rubio a mis en avant l'engagement américain "en faveur de la liberté de navigation en Asie du Sud-Est". "Si ces eaux tombaient sous le contrôle d'une puissance disposée à utiliser le commerce comme une arme géopolitique, tant les Etats-Unis que les Etats de l'Asean seraient confrontés à de nouvelles menaces graves pour leur souveraineté, leur sécurité et leur avenir économique", a-t-il averti, dans une allusion à la Chine. Lundi, l'armée philippine a accusé les garde-côtes chinois d'avoir blessé un de ses marins, près d'un îlot disputé en mer de Chine méridionale, dernier épisode en date d'un différend maritime ancien entre les deux voisins. Ce nouvel incident, également condamné par l'Australie, s'est déroulé près du récif Second Thomas, dans l'archipel des Spratleys. Des soldats philippins y sont stationnés sur un navire qui a été volontairement échoué par Manille en 1999 pour affirmer sa souveraineté. "C'est la partie philippine qui a provoqué en premier, mais elle s'est ensuite posée en victime, a déformé les faits et fait un battage médiatique malveillant sur cette affaire", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères. Pékin a convoqué l'ambassadeur des Philippines et dénoncé une "provocation délibérée". Des navires des deux pays s'accrochent régulièrement dans ce carrefour du commerce maritime. Pékin revendique la souveraineté sur sa quasi-totalité, au grand dam de pays riverains, et malgré une décision internationale lui ayant donné tort. Cet incident jette un doute de plus sur la capacité de l'Asean à aboutir à un Code de conduite avec la Chine, souhaité par Manille pour encadrer les différends dans cette mer. Selon certains analystes, tout accord que Pékin serait prêt à signer serait sans effet. Energie et Birmanie La séquence diplomatique à Manille a lieu au moment où la guerre au Moyen-Orient retrouve une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril et met sous pression l'économie mondiale, en particulier l'approvisionnement en hydrocarbures. Les Philippines ont déclaré l'état d'urgence énergétique en mars et été contraintes de diversifier leurs achats de pétrole, notamment auprès de la Russie - représentée à Manille par son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov. L'Asean a appelé à la ratification rapide d'un accord-cadre sur la sécurité pétrolière, un programme de partage des carburants. Et en mai, les pays membres avaient approuvé l'idée d'une connexion de leurs réseaux d'électricité. Aucun sujet ne divise cependant davantage les diplomates de l'Asean que la place de la Birmanie. Cet Etat membre a vu ses hauts responsables officiellement exclus des grandes rencontres de l'organisation depuis le coup d'Etat de la junte en 2021 et la guerre civile qui a suivi. Plus de 100.000 personnes ont été tuées en Birmanie, tous camps confondus, selon une ONG. En mai, le président philippin Ferdinand Marcos avait appelé à "affiner" le Consensus en cinq points, un plan de paix adopté par l'Asean en 2021, d'abord accepté par la junte puis ignoré par elle. La Thaïlande milite pour la réintégration du pays, avec qui elle partage une longue frontière, et dont elle accueille nombre de réfugiés. "Nous pensons, après cinq ans, qu'il est temps de parler, d'écouter, et que eux doivent expliquer", a déclaré la semaine dernière le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow. A l'inverse, son homologue malaisien Mohamad Hasan a fait savoir à la presse en mai que son pays reste opposé à des entretiens à haut niveau tant que "l'oppression se poursuit".
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