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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

16.06.2026 à 11:33

FRANCE24
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Au lendemain de la déconvenue de l'Espagne, autre grand prétendant à la couronne incapable de venir à bout (0-0) du Cap-Vert néophyte en Coupe du monde, l'équipe de France serait inspirée d'éviter pareil scénario, pour ne pas laisser le doute s'immiscer dès le début de sa campagne. Avec un carré, qu'on se plait à imaginer magique en attaque, avec la superstar Kylian Mbappé, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, la sensation Michael Olise et le virevoltant Désiré Doué, les Tricolores semblent armés pour imposer leur jeu ou, à tout le moins, marquer des buts comme ils l'ont fait toute la saison en clubs en Europe. "On est très ambitieux parce que cette équipe regorge de talent. Généralement, on fixe le dernier carré" comme objectif minimum, "mais je pense que, dans les têtes, tout le monde a une (troisième) étoile" de champion du monde, a admis le président de la Fédération français de football Philippe Diallo, mardi sur France Inter. Pour sa dernière campagne, Didier Deschamps est tellement conscient de la pression générée par une entrée dans le Mondial - son quatrième en tant que sélectionneur des Bleus - qu'il a appelé ses joueurs "à être concentrés et décontractés". "Ce premier match est très important mais il n'est pas décisif parce qu'il y aura deux autres matches après (contre l'Irak et la Norvège). Commencer par une victoire dans un groupe à quatre équipes, c'est l'idéal, c'est toujours l'objectif quand on aborde ce premier match. Mais c'est l'aspect émotionnel que l'on n'arrive pas à mesurer et à quantifier. Des joueurs peuvent se crisper de par l'ambiance du match et l'environnement", a-t-il anticipé en conférence de presse. "Pas une revanche" Diallo a, lui, estimé que c'était "la sérénité qui dominait" chez les Bleus, même s'ils ont "peut-être le (groupe le) plus difficile de cette Coupe du Monde". "Ils savent qu'il faudra être à 100%, mais ça ne suscite pas, je pense, chez eux, de stress particulier", a-t-il complété. Quant aux conditions climatiques sur la pelouse du MetLife Stadium, en banlieue de New York où les Français espèrent bien revenir en finale le 19 juillet, elles seront chaudes mais pas insupportables avec 25°C annoncés. Un faux-pas dès la première rencontre ferait néanmoins désordre. Il rappellerait aussi cette défaite 1-0 des champions du monde en titre lors du match d'ouverture du Mondial-2002 face à ce même Sénégal, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour, qu’aucun Français ne souhaite revivre. "On veut une victoire aujourd'hui, pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition et aller le plus loin possible", a affirmé N'Golo Kanté, champion du monde 2018 qui devrait être remplaçant mardi pour le premier match de cette Coupe du monde américaine. Les Lions de la Teranga de Sadio Mané, champions d'Afrique sur le terrain mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc à l'issue d'une finale de la CAN-2025 chaotique, n'envisagent eux qu'un bégaiement de l'histoire. "Ce ne serait pas une surprise si on battait la France qui a des joueurs de classe mondiale. La France est favorite mais notre équipe a été championne d'Afrique, on s'est qualifiés pour la troisième fois d'affilée pour la Coupe du monde", a plaidé le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, qui pourra compter sur un groupe au complet, avec notamment le défenseur Kalidou Koulibaly, rétabli d'une blessure au dos. kn-lh-nip-hap/cyj/ig

16.06.2026 à 11:21

FRANCE24
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Dans une échoppe du quartier, une petite fille au regard concentré tourne sur elle-même, faisant virevolter les pans d'une large jupe blanche mouchetée d'argenté. Un sourire timide se dessine sur son visage. Cette robe brillante, à laquelle est assorti une coiffe de tulle, semble être faite pour les grandes occasions. Impossible de deviner qu'elle a en réalité été confectionnée à partir de morceaux de tissus récupérés dans les ruines du territoire palestinien, totalement exsangue après deux ans de guerre entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste Hamas et malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre. Derrière cette création, Amir al-Rantisi, un couturier de 24 ans qui a appris à fabriquer des robes élégantes malgré les pénuries auxquelles est confrontée la bande de Gaza. "Quand je vais à Gaza-ville pour chercher du tissu, je le récupère dans des endroits détruits, parmi des vieux stocks de tissu encore disponibles, qui ont parfois été brûlés ou endommagés par des éclats d'obus", explique-t-il à l'AFP. "Je sélectionne certaines parties et je confectionne des robes à partir de ces morceaux. Je récupère aussi de vieilles robes que je recycle". Dans son atelier aux murs plein d'impacts, des morceaux de tissus brillants ou vaporeux sont entassés sur une table au milieu de piles de vieilles robes qui attendent d'être transformées en tenues de fête. Bricolage Chaque étape de la confection relève du défi et maintenir l'activité exige un bon sens de l'improvisation. "Nous souffrons énormément des coupures d'électricité", explique sa mère, Nisreen al-Rantisi, alors que l'alimentation électrique reste très perturbée dans le territoire, la majorité des infrastructures ayant été détruites par les combats. "Il arrive que nous ayons des commandes ou du travail que nous ne pouvons pas terminer" en raison des pannes de courant. Amir al-Rantisi a trouvé une solution à ce problème: il a relié la pédale d'un vieux vélo à sa machine à coudre, un système de fortune qui lui permet de continuer à travailler quand l'électricité vient à manquer. Mais cette méthode reste un bricolage à l'efficacité limitée, souligne sa mère. "La couture se fait manuellement, une personne doit coudre pendant qu'une autre s'occupe du reste", comme faire tourner le pédalier, dit-elle. Parallèlement, le coût des matériaux a explosé. Avec les restrictions sévères sur les importations vers Gaza, même des biens élémentaires sont devenus difficiles à trouver. "Cette bobine de fil noir, ce n'est plus possible d'en trouver", montre Amir al-Rantisi, "et lorsqu'on en trouve, elle coute 50 shekels (près de 15 euros, NDLR) alors qu'auparavant c'était sept shekels", environ deux euros. Israël contrôle l'ensemble des points d'entrée du territoire, et selon les ONG présentes sur le terrain, le nombre de camions transportant de l'aide internationale et des marchandises destinées au secteur privé reste bien trop faible pour atténuer les pénuries et la flambée des prix provoquées par la guerre.

16.06.2026 à 11:21

FRANCE24
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Avec l'IA, "notre responsabilité est simple: faire en sorte que cette révolution profite aux Français", "protège notre souveraineté" et "renforce nos services publics", résume le Premier ministre dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, à la veille de l'ouverture à Paris du salon VivaTech, plus grand événement européen dédié aux nouvelles technologies. L'IA, les robots et la souveraineté numérique face aux géants technologiques américains et chinois seront au centre de la 10e édition du salon, qui se tient de mercredi à samedi. Après le "temps des expérimentations", "le temps de la généralisation commence", "parce qu’on ne peut pas se reposer sur les outils développés par des puissances étrangères" et que "les données de l'État sont notre richesse et doivent rester protégées", fait valoir M. Lecornu. Le programme public d'investissements dans l'innovation France 2030 consacrera "655 millions d'euros supplémentaires" au développement de l'IA, qui iront "soutenir les infrastructures, les capacités de calcul, la recherche, les entreprises et les filières industrielles", détaille-t-il. DGSI rompt avec Palantir Par ailleurs, Sébastien Lecornu a annoncé que le renseignement intérieur français (DGSI) avait décidé de rompre avec le géant américain de l'analyse de données Palantir, dont le cofondateur Peter Thiel est proche du président américain Donald Trump. La DGSI a finalement "retenu" la société française ChapsVision. "Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique", a-t-il justifié, désireux de "construire une véritable autonomie" pour ne "pas dépendre du bon vouloir de certains partenaires, capables (...) de couper le robinet d'accès" à l'IA. L'administration Trump a ordonné la semaine dernière à la start-up américaine d’intelligence artificielle Anthropic de suspendre à "tout ressortissant étranger" l’accès à ses deux modèles les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5, invoquant la "sécurité nationale". Une injonction qui a fait réagir plusieurs candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle en France. Ils ont alerté contre une "guerre de l'IA" et le besoin d'indépendance face aux États-Unis. Pour inciter l'Etat français à recourir à l'IA, en espérant faire en même temps des économies, M. Lecornu prévient que la "capacité" des ministères à utiliser l'IA "sera désormais prise en compte dans les arbitrages budgétaires" pour 2027. Le gouvernement va aussi commencer la généralisation d'un agent conversationnel utilisant l'IA auprès de un million d'agents de la Fonction publique d'Etat (sur un total de 2,6 millions), après une expérimentation auprès de 10.000 d'entre eux, a annoncé le ministère de l'Action et des comptes publics. L'installation de cet outil, baptisé l'Assistant et alimenté par les modèles de la start-up française d'IA Mistral, devrait coûter environ 700.000 euros. Une négociation avec les syndicats doit démarrer en fin de semaine. - "Assistant santé public"- Cet outil pourrait ainsi aider à fluidifier la gestion de certaines procédures judiciaires ou assister les enseignants-chercheurs dans leurs appels à projets. Le gouvernement espère notamment réduire l'usage d'outils d'IA "clandestins" qui peuvent comporter des risques pour la sécurité. Ces annonces s'inscrivent dans le contexte d'une réorganisation du numérique de l'Etat, après une importante attaque informatique visant l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui a concerné les données de près de 12 millions d'utilisateurs. Le gouvernement avait annoncé mi-mai la création à venir d'une nouvelle Autorité du numérique et de l'intelligence artificielle de l'Etat, au côté de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Les ministères de la Justice et de l'Intérieur disposeront en outre "dès cette année" des technologies "les plus avancées" du portail GenIAl, déjà utilisé par les armées, afin de "traiter des données sensibles" ou "accélérer le traitement des visas". En matière de santé, le site Ameli de l'Assurance maladie disposera d'un "assistant santé public" à base d'intelligence artificielle pour mieux guider les patients. Sébastien Lecornu promet également, grâce à l'IA, un meilleur accès aux données publiques, du type démographiques, économiques, géographiques et administratives, via une nouvelle plateforme dédiée.

16.06.2026 à 11:17

FRANCE24
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Les habitants du coin avaient l'habitude d'acheter leurs poissons directement sur place à son embarcadère de fortune, près de la ville thaïlandaise de Chiang Saen, à la frontière avec la Birmanie et le Laos. Mais depuis la détection l'an dernier d'arsenic et de métaux lourds dans plusieurs affluents du Mékong, les clients se font tellement rares que carpes et poissons-chats finissent parfois par pourrir. "L'impact a été énorme", dit à l'AFP le pêcheur de 69 ans, la tête couverte d'un chapeau de paille effrité. "Je n'ai jamais eu peur, mais d'autres villageois sont inquiets. Ils ne mangent pas de poissons, certains ne veulent même pas les toucher". Concentrée jusqu'ici dans d'autres rivières en amont, la pollution s'est étendue ces derniers mois jusqu'au mythique Mékong, dont dépendent au quotidien des millions de personnes en Asie du Sud-Est. Des résultats d'analyses publiés en avril par le Département thaïlandais de contrôle de la pollution montrent des concentrations d'arsenic atteignant 296 milligrammes par kilogramme de sédiment, soit près de dix fois le seuil de sécurité. Chercheurs et défenseurs de l'environnement l'attribuent principalement aux rejets toxiques déversés dans les cours d'eau par des mines illégales en Birmanie voisine. La guerre civile qui y fait rage facilite l'exploitation de ressources naturelles en dehors de tout cadre règlementaire, notamment les terres rares, utilisées dans les smartphones, éoliennes, véhicules électriques... "L'eau est morte" Maître de conférences à l'université de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, Wan Wiriya analyse avec son équipe des prélèvements de la rivière Kok, un affluent du Mékong. Là aussi, les chiffres sont dix fois au-dessus des normes. Le chercheur aux lunettes rondes évoque une "bombe à retardement", avec des risques de "cancers" ou de "troubles neurologiques" sur le long terme. Conduite par de jeunes moines bouddhistes en robe safran, une marche a été organisée la semaine dernière le long du cours d'eau contaminé pour alerter la population et les pouvoirs publics. "Les rivières sont les veines de nos vies", "Pas de mines près des rivières", clament pancartes et banderoles brandies par les participants, parmi lesquels Sansoen Duangdee. "On ne voit plus d'enfants jouer dans l'eau. On ne voit plus d'oiseaux, plus de papillons...", se désole l'artiste de 69 ans. "L'eau est morte. Et si l'eau est morte, qu'en est-il des gens?" L'une des organisatrices de la marche, Pianporn Deetes, directrice de l'organisation Rivers and Rights, appelle à un "dialogue diplomatique" entre la Thaïlande et les autres pays concernés, dont la Chine, principale importatrice des terres rares birmanes et laotiennes. Mais ni la Birmanie ni Pékin ne sont membres à part entière de la Mekong River Commission, qui s'est engagée à renforcer la surveillance régionale à la suite des dernières découvertes. Les "larmes" du Mékong La militante dénonce des "mafieux" faisant "ce qu'ils veulent sans aucune conséquence", et un manque de mobilisation politique face à un péril encore largement "invisible". "On n'en meurt pas immédiatement. Mais tôt ou tard, il y aura des bébés avec des handicaps ou des malformations du cerveau. Doit‑on vraiment attendre ce jour‑là pour reconnaître le problème?", interroge-t-elle. A Chiang Saen, dans le "triangle d'or" jadis tristement célèbre pour son trafic d'opium, les inquiétudes initiales semblent s'être progressivement estompées malgré la progression de la pollution. "Les clients commencent à revenir", confirme Buakhlee Srisawat derrière son étal d'un petit marché de bord de route. "Le poisson ici est comestible, il n'y a aucun contaminant. De nombreuses agences sont venues l'inspecter". Les autorités conseillent seulement d'en éviter les viscères, ainsi que les coquillages, et beaucoup d'habitants n'ont pas vraiment d'alternatives à cette ressource locale bon marché. Alors, le pêcheur Somdet Singthong n'a pas changé ses habitudes alimentaires et continue de "vivre normalement" depuis qu'on a trouvé de l'arsenic dans ses ongles et ses urines. "On ne peut rien faire d'autre de toute façon. On doit vivre avec ce fleuve, quoi qu'il lui arrive", témoigne-t-il, fataliste. "On dit que le fleuve, c'est la vie elle-même. Prenez ce Mékong: s'il pouvait pleurer, il aurait déjà versé toutes ses larmes".

16.06.2026 à 11:13

FRANCE24
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Les Colombiens choisiront leur futur dirigeant entre le millionnaire Abelardo de la Espriella, un novice en politique soutenu par le président américain Donald Trump, et le sénateur de gauche Ivan Cepeda, proche du président sortant Gustavo Petro. Interdit de réélection par la Constitution, M. Petro termine son mandat sur une forte popularité parmi les classes populaires, reconnaissantes pour la réduction de la pauvreté, les salaires plus élevés et une baisse du chômage dans l'un des pays les plus inégalitaires au monde. Ses opposants fustigent au contraire la politique de "paix totale" par laquelle il a tenté, en vain, de démobiliser les groupes armés (guérillas d'extrême gauche, ex-paramilitaires, cartels). Ils lui reprochent d'avoir favorisé l'expansion d'une myriade d'organisations criminelles ainsi qu'une flambée de violence inédite depuis l'accord de paix avec la guérilla des Farc en 2016. Ces quinze derniers mois, de nombreux dirigeants communautaires ont été assassinés, des civils ont péri dans des attentats, l'armée et la police ont été la cible d'attaques à répétition et un prétendant à la présidence a été tué. "Tout ce que je demande, c'est que le prochain président fasse preuve de fermeté (...). Il y a trop d'insécurité", dit à l'AFP Ariel Jamaica, militaire à la retraite de 48 ans à Bogota. Polarisation Abelardo De la Espriella, homme d'affaires de 47 ans qui se fait appeler "Le Tigre", incarne le rejet de la figure de Gustavo Petro et une ligne dure face aux guérillas et narcotrafiquants dans un pays qui est le premier producteur de cocaïne au monde. Au premier tour, il a créé la surprise en devançant Ivan Cepeda, philosophe de 63 ans, défenseur des droits humains et pièce maîtresse de la politique de "paix totale" du président Petro. "Le rejet ou l'approbation du président a vraiment conditionné la campagne", relève Sergio Guzman, directeur du cabinet de conseil Colombia Risk Analysis. Le second tour fera donc office de référendum sur le premier gouvernement de gauche de l'histoire de la Colombie, à l'heure où de nombreux pays d'Amérique latine ont viré à droite. Défenseur des victimes d'un conflit armé interne vieux de six décennies, Ivan Cepeda promet de poursuivre les réformes sociales amorcées par le gouvernement actuel. Après le premier tour, ce fils d'un homme politique communiste assassiné par des policiers alliés aux paramilitaires dans les années 90 a modéré ses propositions. Dans un entretien à l'AFP, il s'est dit disposé à revoir certains aspects de la politique de négociation avec les groupes armés. A l'opposé, Abelardo de la Espriella entretient un slogan prônant la "fermeté pour la patrie", accompagné d'un salut militaire. Admirateur des présidents salvadorien Nayib Bukele, argentin Javier Milei et de Donald Trump, le candidat de la droite dure, critiqué pour ses déclarations misogynes et homophobes, défend la plus grande fermeté contre le crime organisé. Il veut faire construire des méga-prisons où les détenus seraient nourris "de pain et d'eau", bombarder les camps de narcotrafiquants avec le soutien de Washington et d'Israël, et supprimer le tribunal issu de l'accord de paix avec les Farc. "Je vais défendre la Colombie par la raison ou par la force contre Petro et toute autre vermine", a lancé cet avocat qui s'est fait connaître en représentant des paramilitaires, narcotrafiquants et stars de foot. De nationalités colombienne et américaine, il entend réduire de 40% l'appareil d'Etat notamment via des suppressions de postes, baisser les impôts et développer la fracturation hydraulique. Kevin Guetivo, agriculteur de 28 ans dans le département amazonien du Putumayo, se dit "inquiet" face à ce candidat qui "cherche à détruire l'environnement". Les relations avec Washington, allié historique de Bogota, sont un autre marqueur de la campagne. Donald Trump, qui a eu des altercations répétées avec Gustavo Petro, a apporté dans l'entre-deux-tours un soutien appuyé à Abelardo de la Espriella. Ivan Cepeda a pour sa part prévenu que son pays ne se transformerait pas en "colonie" des Etats-Unis.

16.06.2026 à 11:12

Dana ALBOZ
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La Syrie est particulièrement impactée par la baisse de l’aide humanitaire mondiale, notamment américaine. Dans le nord-ouest du pays, des centaines de milliers de déplacés vivent toujours dans des abris de fortune. A la chute du régime, ils espéraient pouvoir rentrer chez eux. Mais en voyant leurs villages détruits, la plupart sont restés coincés dans des camps en attendant une reconstruction qui prendra des années. A mesure que le temps passe, les conditions de vie s’y dégradent et les infrastructures vitales comme les hôpitaux menacent de fermer. Reportage de Dana Alboz, Sophie Guignon et Mohamad Daboul dans l’immense camp de Qah, auprès des déplacés oubliés.

16.06.2026 à 11:03

FRANCE24
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A l'approche de la mousson, période propice aux semis, la demande pour cet engrais augmente, sur fond d'inquiétudes concernant l'approvisionnement en phosphates - indispensables à la fabrication des engrais chimiques - depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L'Inde utilise environ 63 millions de tonnes de fertilisants chimiques chaque année, ce qui en fait l'un des plus gros consommateurs au monde. Les intrants d'origine biologique suscitent un intérêt croissant chez les agriculteurs, porté par les incertitudes sur l'approvisionnement, la promotion d'une agriculture durable par les pouvoirs publics indiens et une prise de conscience accrue de la dégradation des sols. A ce jour, cela reste un marché modeste, estimé à environ 150 millions de dollars (130 millions d'euros), mais qui progresse d'environ 10 % par an selon des estimations du secteur, avec de plus en plus d'agriculteurs expérimentant des alternatives. "Nous avons commencé à réfléchir à ce qui pourrait bénéficier aux petits exploitants, alors que la prise de conscience de la dégradation des sols s'intensifie”, explique Kamlesh Devi, 57 ans, directrice de la coopérative Tappal Samriddhi Mahila Kisan propriétaire de cette unité de production d’engrais biologiques dans l'État de l'Uttar Pradesh. Créée l'an dernier dans le cadre d'un programme gouvernemental, elle compte environ 1.050 membres, uniquement des femmes réparties dans 92 villages de cet Etat. "Les agriculteurs qui possèdent de petites superficies ont du mal à se procurer suffisamment d'engrais", explique-t-elle à l'AFP. Leur fertilisant biologique, fabriqué à partir de matières premières locales, a été mis au point en s'appuyant sur des connaissances traditionnelles de fabrication du fumier. Pas de résultats immédiats Depuis le début de l'année, quelque 200 exploitants, pour l'essentiel installés dans des villages situés non loin de Tappal, ont reçu leur engrais. "Les agriculteurs sont inquiets, surtout concernant la disponibilité de l'urée" et certains ont commencé à faire des réserves, affirme Amit Chauhan, agriculteur et chef du village de Bharatpur. Les rumeurs d'une possible pénurie ont poussé Kishan Prasad, un agriculteur d'un village voisin, à stocker 40 sacs d'urée pour ses cultures de riz. Le biofertilisant produit à Tappal est vendu 300 roupies (3,13 dollars) le sac de 40 kg, contre 266 roupies (2,78 dollars) pour un sac subventionné de 50 kilos d'urée et environ 1.350 roupies (14,10 dollars) pour 50 kg d'engrais phosphaté. Neetu, une agricultrice de 28 ans, explique avoir utilisé le biofertilisant sur sa culture de mil, ce qui lui a permis de réduire d'environ un tiers l'apport d'urée sans affecter les rendements. "Pour le riz aussi, je prévois de réduire l'utilisation d'engrais chimiques", a-t-elle confié. Les experts soulignent cependant que les engrais naturels, à eux seuls, ne peuvent pas répondre aux besoins de l'Inde. "Les biofertilisants sont des compléments écologiques et rentables aux engrais chimiques", affirme Brijesh Mishra, chercheur principal à l'Institut indien de recherche agricole. Mais leur utilisation reste limitée, en partie parce que leurs effets ne sont pas immédiats et nécessitent une application adaptée à chaque culture. "Les agriculteurs attendent souvent des résultats immédiats et utilisent parfois un seul type de biofertilisant, ce qui en limite l'efficacité", explique-t-il. "Différentes cultures nécessitent différentes combinaisons et les bénéfices augmentent progressivement dans le temps", selon lui. Au niveau mondial, les émissions liées aux engrais représentent environ 5% des émissions annuelles, selon une étude de chercheurs de l'université de Cambridge publiée en 2023. Pour les habitantes de Tappal, dont l'entreprise a contribué à l'émancipation, l'objectif est plus immédiat. Selon Suman, une autre directrice de Tappal Samriddhi Mahila Kisan, "nos sols étaient autrefois en bien meilleure santé, nous voulons simplement retrouver cet état".

16.06.2026 à 11:01

Christophe DANSETTE
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L’interdiction d’accès aux modèles les plus avancés d’Anthropic a créé une onde de choc en Europe. Alors que Paris annonce 655 millions d’euros supplémentaires pour l’intelligence artificielle. L’épisode rappelle la dépendance du continent aux technologies américaines.
Texte intégral (609 mots)
L’interdiction d’accès aux modèles les plus avancés d’Anthropic a créé une onde de choc en Europe. Alors que Paris annonce 655 millions d’euros supplémentaires pour l’intelligence artificielle. L’épisode rappelle la dépendance du continent aux technologies américaines.

16.06.2026 à 10:58

L'Equipe TV
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L’équipe de France fait son entrée en lice dans la Coupe du monde face au Sénégal. Les Bleus veulent éviter un remake du match d’ouverture de la Coupe du monde 2002 (défaite 1-0).
Texte intégral (609 mots)
L’équipe de France fait son entrée en lice dans la Coupe du monde face au Sénégal. Les Bleus veulent éviter un remake du match d’ouverture de la Coupe du monde 2002 (défaite 1-0).

16.06.2026 à 10:51

FRANCE24
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Vers 10H30 de Paris, l'indice du CAC 40 progressait de 0,59% à 8.435,81 points. La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait gagné 0,40%. "Le marché achète la fin du choc pétrolier, mais pas encore la fin complète du choc inflationniste", résume Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier. "L'accord sur" la guerre en "Iran a favorisé un regain d'appétit pour le risque global", soulignent les analystes et les stratégistes de Natixis, qui rappellent que le Stoxx 600 (indice des 600 meilleures valeurs européennes) a brièvement atteint lundi un plus haut historique en séance, avant de reculer. A New York comme en Europe, la rotation des actifs a favorisé l'automobile, l'industrie, les banques, les compagnies aériennes, les mines, le secteur voyages et loisirs, au détriment de l'énergie, la défense, les télécommunications et la santé, détaillent-ils. Vecteur d'inflation, le prix du pétrole poursuivait sa décrue avec la perspective d'un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de passage de 20% de la production mondiale. Vers 10H20 de Paris, le Brent de la mer du Nord, référence du brut, accélérait son recul du jour (-1,97%) à 81,53 dollars le baril (-2,20% à 78,97 dollars pour le WTI américain). TotalEnergies commençait la journée à l'équilibre (+0,01% à 73,04 euros le titre) après avoir subi une correction la veille. "Ce mélange d'euphorie sur la technologie, toujours entraînée par l'IA, et le soulagement du recul du prix du pétrole devrait donner encore de l'allant au marché, mais les valorisations deviennent plus exigeantes et devraient limiter la progression des indices", selon les spécialistes de la Banque Postale. Mardi matin, Schneider Electric séduisait particulièrement les investisseurs (+2,42% à 276,70 euros, meilleure performance). L'équipementier électrique français a annoncé la veille un partenariat avec le spécialiste taiwanais de l'assemblage électronique Foxconn afin de lancer la prochaine génération de centres de données basés sur l'IA. STMicroelectronics en peine Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics réalisait la deuxième plus mauvaise performance du jour après Renault (-2,25% à 66,91 euros). Juste avant la séance, STMicroelectronics a annoncé une nouvelle émission d'obligations convertibles en actions pour 1,5 milliard de dollars. L'entreprise a aussi annoncé le remboursement anticipé d'obligations convertibles. st/max/spi
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Vers 10H30 de Paris, l'indice du CAC 40 progressait de 0,59% à 8.435,81 points. La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait gagné 0,40%. "Le marché achète la fin du choc pétrolier, mais pas encore la fin complète du choc inflationniste", résume Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier. "L'accord sur" la guerre en "Iran a favorisé un regain d'appétit pour le risque global", soulignent les analystes et les stratégistes de Natixis, qui rappellent que le Stoxx 600 (indice des 600 meilleures valeurs européennes) a brièvement atteint lundi un plus haut historique en séance, avant de reculer. A New York comme en Europe, la rotation des actifs a favorisé l'automobile, l'industrie, les banques, les compagnies aériennes, les mines, le secteur voyages et loisirs, au détriment de l'énergie, la défense, les télécommunications et la santé, détaillent-ils. Vecteur d'inflation, le prix du pétrole poursuivait sa décrue avec la perspective d'un retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, point de passage de 20% de la production mondiale. Vers 10H20 de Paris, le Brent de la mer du Nord, référence du brut, accélérait son recul du jour (-1,97%) à 81,53 dollars le baril (-2,20% à 78,97 dollars pour le WTI américain). TotalEnergies commençait la journée à l'équilibre (+0,01% à 73,04 euros le titre) après avoir subi une correction la veille. "Ce mélange d'euphorie sur la technologie, toujours entraînée par l'IA, et le soulagement du recul du prix du pétrole devrait donner encore de l'allant au marché, mais les valorisations deviennent plus exigeantes et devraient limiter la progression des indices", selon les spécialistes de la Banque Postale. Mardi matin, Schneider Electric séduisait particulièrement les investisseurs (+2,42% à 276,70 euros, meilleure performance). L'équipementier électrique français a annoncé la veille un partenariat avec le spécialiste taiwanais de l'assemblage électronique Foxconn afin de lancer la prochaine génération de centres de données basés sur l'IA. STMicroelectronics en peine Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics réalisait la deuxième plus mauvaise performance du jour après Renault (-2,25% à 66,91 euros). Juste avant la séance, STMicroelectronics a annoncé une nouvelle émission d'obligations convertibles en actions pour 1,5 milliard de dollars. L'entreprise a aussi annoncé le remboursement anticipé d'obligations convertibles. st/max/spi

16.06.2026 à 10:47

FRANCE 24
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L'entraîneur iranien Amir Ghalenoei a déclaré lundi que son équipe était "maltraitée" en raison de changements à la dernière minute dans les horaires de voyage, dus aux tensions entre l'Iran et les États-Unis. D'après lui, ces mauvaises conditions ont affecté les performances de ses joueurs qui n'ont récolté qu'un match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande.
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L'entraîneur iranien Amir Ghalenoei a déclaré lundi que son équipe était "maltraitée" en raison de changements à la dernière minute dans les horaires de voyage, dus aux tensions entre l'Iran et les États-Unis. D'après lui, ces mauvaises conditions ont affecté les performances de ses joueurs qui n'ont récolté qu'un match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande.

16.06.2026 à 10:39

Stéphanie TROUILLARD
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Les Coupes du monde sont souvent le théâtre d’histoires extraordinaires, et l’édition 2026 tient déjà la sienne. Celle de Vozinha, le gardien du Cap-Vert, qui a largement contribué à l’exploit retentissant lundi de sa sélection face à l’Espagne (0-0). À 40 ans, pour sa première apparition dans la compétition, il s’est érigé en héros d’un résultat historique pour son pays.
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Les Coupes du monde sont souvent le théâtre d’histoires extraordinaires, et l’édition 2026 tient déjà la sienne. Celle de Vozinha, le gardien du Cap-Vert, qui a largement contribué à l’exploit retentissant lundi de sa sélection face à l’Espagne (0-0). À 40 ans, pour sa première apparition dans la compétition, il s’est érigé en héros d’un résultat historique pour son pays.

16.06.2026 à 10:39

FRANCE24
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Ce qui devait être un relogement provisoire après l'effondrement de leur immeuble s'est transformé en installation durable. La salle de boxe Jesus Montané, dans le quartier de la Vieille Havane, est devenue leur abri permanent. Les promesses de relogement des autorités sont restées sans suite. Dayana Garcia, une mère de famille, ne se montre guère optimiste et juge "très difficile" d'obtenir un logement "avec la situation actuelle du pays". L'île de 9,6 millions d'habitants est secouée par une très grave crise économique et sociale. Les services sociaux se sont fortement détériorés et plus de 900.000 logements seraient nécessaires pour répondre à la demande. Des draps suspendus entre des piquets, des cartons et quelques meubles délimitent le périmètre des "appartements" au milieu de la salle, sans pour autant les préserver ni du bruit ni des regards des jeunes qui viennent s'entraîner. Felicia Crespo, femme au foyer de 57 ans, s'est installée près de l'entrée du gymnase. Ses possessions se résument à un lit en métal, un brasero à charbon, quelques appareils électroménagers et deux fauteuils en bois. L'installation électrique est précaire: des câbles au sol partent en ramifications jusqu'à chacun des espaces familiaux. L'eau provient d'une citerne que les habitants jugent insalubre. "On ne peut pas la boire", raconte Felicia Crespo à l'AFP. "On s'en sert pour laver, nettoyer". Dès huit heures du matin, le gymnase se remplit d'activités. Des enfants et adolescents viennent s'entraîner, courent et crient dans les allées improvisés entre les "appartements". Il est impossible pour les familles de se reposer. Sans compter les problèmes sanitaires. Punaises de lit, rats et humidité font partie du quotidien. "En réalité, ce n'est pas fait pour y vivre (...) il y a des rats, il y a des chats, ce n'est pas un endroit pour faire vivre des gens", se plaint Felicia Crespo. Chaleur suffocante Pendant la journée, un fonctionnaire vient distribuer un repas aux familles: du riz et des haricots noirs dans un seau en plastique sans couvercle et de la viande hachée dans un sac en plastique. D'un geste résigné, Felicia Crespo répartit la nourriture entre les voisins. "Ce n'est pas une vie, nous ne sommes pas des animaux". De l'autre côté du gymnase vit Dayana Garcia, 35 ans, qui élève seule ses trois enfants. La plus jeune, qui a presque trois ans, a toujours vécu dans le gymnase. "La petite est tombée malade plusieurs fois, et le petit aussi, des poumons en raison de l'humidité, il a une lésion au poumon droit", explique-t-elle. Elle-même dit avoir des champignons en raison du manque d'hygiène des lieux. "Je ne vois pas de solution, parce que personne ne vient nous voir. Personne du gouvernement, du ministère du Logement (...) pour voir comment nous allons, si nous sommes vivants ou morts", se lamente-t-elle. "Je n'ai aucun espoir qu'on me donne une maison", dit-elle. Sous le toit en tôle, la chaleur est suffocante. Et avec les coupures d'électricité qui dépassent à présent les 24 heures dans la capitale cubaine et empêchent de mettre des ventilateurs, rester à l'intérieur est presque impossible. "C'est un sauna", lâche Orestes Zambrano, un gardien d'immeuble de 63 ans, qui est hébergé sur les lieux. Quant aux sportifs, ils semblent s'être faits à la situation. "Au début, c'était étrange, mais on s'est habitué au fait que des gens vivent ici", reconnaît Radamés Castillo, un des professeurs de boxe. Les familles vivent, elles, leur propre combat, sans arbitre ni temps réglementaire, contraintes de survivre sans intimité, sans repos et avec peu d'espoir de voir leur sort s'améliorer.
Texte intégral (635 mots)
Ce qui devait être un relogement provisoire après l'effondrement de leur immeuble s'est transformé en installation durable. La salle de boxe Jesus Montané, dans le quartier de la Vieille Havane, est devenue leur abri permanent. Les promesses de relogement des autorités sont restées sans suite. Dayana Garcia, une mère de famille, ne se montre guère optimiste et juge "très difficile" d'obtenir un logement "avec la situation actuelle du pays". L'île de 9,6 millions d'habitants est secouée par une très grave crise économique et sociale. Les services sociaux se sont fortement détériorés et plus de 900.000 logements seraient nécessaires pour répondre à la demande. Des draps suspendus entre des piquets, des cartons et quelques meubles délimitent le périmètre des "appartements" au milieu de la salle, sans pour autant les préserver ni du bruit ni des regards des jeunes qui viennent s'entraîner. Felicia Crespo, femme au foyer de 57 ans, s'est installée près de l'entrée du gymnase. Ses possessions se résument à un lit en métal, un brasero à charbon, quelques appareils électroménagers et deux fauteuils en bois. L'installation électrique est précaire: des câbles au sol partent en ramifications jusqu'à chacun des espaces familiaux. L'eau provient d'une citerne que les habitants jugent insalubre. "On ne peut pas la boire", raconte Felicia Crespo à l'AFP. "On s'en sert pour laver, nettoyer". Dès huit heures du matin, le gymnase se remplit d'activités. Des enfants et adolescents viennent s'entraîner, courent et crient dans les allées improvisés entre les "appartements". Il est impossible pour les familles de se reposer. Sans compter les problèmes sanitaires. Punaises de lit, rats et humidité font partie du quotidien. "En réalité, ce n'est pas fait pour y vivre (...) il y a des rats, il y a des chats, ce n'est pas un endroit pour faire vivre des gens", se plaint Felicia Crespo. Chaleur suffocante Pendant la journée, un fonctionnaire vient distribuer un repas aux familles: du riz et des haricots noirs dans un seau en plastique sans couvercle et de la viande hachée dans un sac en plastique. D'un geste résigné, Felicia Crespo répartit la nourriture entre les voisins. "Ce n'est pas une vie, nous ne sommes pas des animaux". De l'autre côté du gymnase vit Dayana Garcia, 35 ans, qui élève seule ses trois enfants. La plus jeune, qui a presque trois ans, a toujours vécu dans le gymnase. "La petite est tombée malade plusieurs fois, et le petit aussi, des poumons en raison de l'humidité, il a une lésion au poumon droit", explique-t-elle. Elle-même dit avoir des champignons en raison du manque d'hygiène des lieux. "Je ne vois pas de solution, parce que personne ne vient nous voir. Personne du gouvernement, du ministère du Logement (...) pour voir comment nous allons, si nous sommes vivants ou morts", se lamente-t-elle. "Je n'ai aucun espoir qu'on me donne une maison", dit-elle. Sous le toit en tôle, la chaleur est suffocante. Et avec les coupures d'électricité qui dépassent à présent les 24 heures dans la capitale cubaine et empêchent de mettre des ventilateurs, rester à l'intérieur est presque impossible. "C'est un sauna", lâche Orestes Zambrano, un gardien d'immeuble de 63 ans, qui est hébergé sur les lieux. Quant aux sportifs, ils semblent s'être faits à la situation. "Au début, c'était étrange, mais on s'est habitué au fait que des gens vivent ici", reconnaît Radamés Castillo, un des professeurs de boxe. Les familles vivent, elles, leur propre combat, sans arbitre ni temps réglementaire, contraintes de survivre sans intimité, sans repos et avec peu d'espoir de voir leur sort s'améliorer.

16.06.2026 à 10:35

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"Si le rythme de cette réduction ralentit par rapport aux années 2022 (-6,8%) et 2023 (-3,9%), les résultats restent plus favorables que ceux anticipés par la dernière estimation", qui "proposait des diminutions de 1,8% en 2024 et de 1,5% en 2025", note cet organisme chargé d'établir le bilan officiel des émissions françaises. Ce nouveau bilan plus complet prend en compte des données qui n'avaient pas été intégrées aux estimations précédentes, comme par exemple la forte réduction des émissions associées à la production d'électricité à La Réunion en 2024, explique le Citepa. Ce dernier fournit aussi une première estimation pour les émissions (hors puits de carbone comme les forêts) du premier trimestre 2026, qui s'inscrivent en nette baisse de 5,2% par rapport au premier trimestre 2025. Une diminution "principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments, des transports et de l'industrie manufacturière", selon le rapport. Le Citepa souligne que la France va devoir fortement accélérer sa décarbonation ces prochaines années pour tenir ses objectifs climatiques, formalisés dans sa 3e Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3): "à partir de 2026, des baisses annuelles de l'ordre de 5 à 6% seront nécessaires pour rester sur la trajectoire définie" par ce texte. "Les canicules de plus en plus précoces et intenses et qui mettent en danger les plus vulnérables sont un nouveau signal d'alarme pour rappeler aux décideurs publics la nécessité d'agir plus vite et plus fort pour le climat", a commenté auprès de l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat (RAC). "C'est un enjeu vital pour le climat, mais aussi pour notre souveraineté économique en nous libérant de notre dépendance au pétrole et au gaz fossile massivement importés", souligne-t-elle.
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"Si le rythme de cette réduction ralentit par rapport aux années 2022 (-6,8%) et 2023 (-3,9%), les résultats restent plus favorables que ceux anticipés par la dernière estimation", qui "proposait des diminutions de 1,8% en 2024 et de 1,5% en 2025", note cet organisme chargé d'établir le bilan officiel des émissions françaises. Ce nouveau bilan plus complet prend en compte des données qui n'avaient pas été intégrées aux estimations précédentes, comme par exemple la forte réduction des émissions associées à la production d'électricité à La Réunion en 2024, explique le Citepa. Ce dernier fournit aussi une première estimation pour les émissions (hors puits de carbone comme les forêts) du premier trimestre 2026, qui s'inscrivent en nette baisse de 5,2% par rapport au premier trimestre 2025. Une diminution "principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments, des transports et de l'industrie manufacturière", selon le rapport. Le Citepa souligne que la France va devoir fortement accélérer sa décarbonation ces prochaines années pour tenir ses objectifs climatiques, formalisés dans sa 3e Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3): "à partir de 2026, des baisses annuelles de l'ordre de 5 à 6% seront nécessaires pour rester sur la trajectoire définie" par ce texte. "Les canicules de plus en plus précoces et intenses et qui mettent en danger les plus vulnérables sont un nouveau signal d'alarme pour rappeler aux décideurs publics la nécessité d'agir plus vite et plus fort pour le climat", a commenté auprès de l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat (RAC). "C'est un enjeu vital pour le climat, mais aussi pour notre souveraineté économique en nous libérant de notre dépendance au pétrole et au gaz fossile massivement importés", souligne-t-elle.

16.06.2026 à 10:15

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Question: Tout redeviendra-t-il comme avant? Réponse: "Une réouverture crédible du détroit d'Ormuz constituerait l'un des développements les plus importants pour l'économie mondiale à l'heure actuelle", a réagi lundi l'économiste en chef du cabinet Rystad Energy, Claudio Galimberti. Depuis fin février, ce corridor maritime crucial pour le commerce de pétrole et de gaz est devenu un symbole de la fragilité des chaînes d'approvisionnement. Le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi à la chaîne CNBC que les Etats-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'applique pas de péage du détroit lors de sa réouverture complète, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime. "Nous sommes passés à une nouvelle donne", résumait l'expert des matières premières Philippe Chalmin, coordinateur du rapport de référence CyclOpe, lors d'une conférence de presse début juin. "Ormuz peut être bloqué, ce que nul n'avait imaginé." Il faisait aussi le constat d'un détroit qui "ne sera plus jamais comme avant", quelle que soit l'issue du conflit, et formulait l'hypothèse d'un lieu de transit qui deviendrait "probablement un +détroit péage+, ce qui honnêtement n'est pas dramatique". Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait jugé mi-avril préférable une réouverture du détroit, "même si cela implique de verser une compensation", plutôt que de maintenir le passage verrouillé. Q: Accord Iran-Etats-Unis: quelles conséquences dans l'immédiat? R: L'annonce de l'accord a entraîné une baisse des prix des hydrocarbures et une hausse des marchés boursiers. Pour autant, les professionnels temporisent: "on est vraiment dans l'attente de la signature d'un accord qui soit bien concret et des preuves tangibles que le détroit d'Ormuz rouvre", souligne auprès de l'AFP Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française (Ufipem). "S'il y a effectivement ces signes de stabilité politique propres à redonner une stabilité aussi sur les marchés", les prix continueront à baisser, dit-elle. Mais "il faudra du temps pour que la production remonte en puissance, que les chaînes logistiques se normalisent et pour dissiper la prime de risque intégrée aux prix du pétrole brut", poursuit Claudio Galimberti, de Rystad Energy. "Il y a des doutes sur les capacités d’un certain nombre de puits à repartir rapidement en production, ce n’est pas un robinet qu’on tourne", a aussi déclaré lundi à l'AFP Philippe Chalmin, en référence aux infrastructures endommagées dans le Golfe. Q: Comment les géants du secteur vont-ils s'adapter ? R: Au-delà du risque géopolitique, la guerre a mis en évidence le "risque logistique, assurantiel, de stockage" du commerce énergétique lié au détroit d'Ormuz, souligne Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management. En clair: "on peut produire un baril, mais si la voie maritime est perturbée, il devient un stock bloqué", résume-t-il auprès de l'AFP. Cette prise de conscience pourrait accélérer le passage d'une logistique énergétique du "+juste à temps+ à une logistique du +au cas où+", ajoute-t-il. Concrètement, le secteur des hydrocarbures va devoir "repenser le stockage, les pipelines, la diversification de la production et des routes de transit, mais uniquement dans des limites réalistes". TotalEnergies, par exemple, compte lancer de nouveaux projets de petite envergure, capables de produire rapidement. Son PDG Patrick Pouyanné a aussi évoqué récemment la construction de "nouveaux pipelines". Mais cela n'est utile que pour le pétrole brut. Car "pour les produits raffinés et le gaz naturel, si le détroit d'Ormuz est bloqué, vous êtes bloqués à 100%", soulignait l'expert du pétrole Francis Perrin début juin, en marge de la présentation du rapport CyclOpe. Des producteurs comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent déjà grâce au développement de leur pipelines "de routes de contournement significatives". Mais leurs capacités de transport "ne peuvent pas remplacer le détroit d'Ormuz", ajoute Stephen Innes. "On peut construire des marges de sécurité, mais on ne construit pas un autre Ormuz du jour au lendemain", prévient l'analyste.
Texte intégral (705 mots)
Question: Tout redeviendra-t-il comme avant? Réponse: "Une réouverture crédible du détroit d'Ormuz constituerait l'un des développements les plus importants pour l'économie mondiale à l'heure actuelle", a réagi lundi l'économiste en chef du cabinet Rystad Energy, Claudio Galimberti. Depuis fin février, ce corridor maritime crucial pour le commerce de pétrole et de gaz est devenu un symbole de la fragilité des chaînes d'approvisionnement. Le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi à la chaîne CNBC que les Etats-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'applique pas de péage du détroit lors de sa réouverture complète, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime. "Nous sommes passés à une nouvelle donne", résumait l'expert des matières premières Philippe Chalmin, coordinateur du rapport de référence CyclOpe, lors d'une conférence de presse début juin. "Ormuz peut être bloqué, ce que nul n'avait imaginé." Il faisait aussi le constat d'un détroit qui "ne sera plus jamais comme avant", quelle que soit l'issue du conflit, et formulait l'hypothèse d'un lieu de transit qui deviendrait "probablement un +détroit péage+, ce qui honnêtement n'est pas dramatique". Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait jugé mi-avril préférable une réouverture du détroit, "même si cela implique de verser une compensation", plutôt que de maintenir le passage verrouillé. Q: Accord Iran-Etats-Unis: quelles conséquences dans l'immédiat? R: L'annonce de l'accord a entraîné une baisse des prix des hydrocarbures et une hausse des marchés boursiers. Pour autant, les professionnels temporisent: "on est vraiment dans l'attente de la signature d'un accord qui soit bien concret et des preuves tangibles que le détroit d'Ormuz rouvre", souligne auprès de l'AFP Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française (Ufipem). "S'il y a effectivement ces signes de stabilité politique propres à redonner une stabilité aussi sur les marchés", les prix continueront à baisser, dit-elle. Mais "il faudra du temps pour que la production remonte en puissance, que les chaînes logistiques se normalisent et pour dissiper la prime de risque intégrée aux prix du pétrole brut", poursuit Claudio Galimberti, de Rystad Energy. "Il y a des doutes sur les capacités d’un certain nombre de puits à repartir rapidement en production, ce n’est pas un robinet qu’on tourne", a aussi déclaré lundi à l'AFP Philippe Chalmin, en référence aux infrastructures endommagées dans le Golfe. Q: Comment les géants du secteur vont-ils s'adapter ? R: Au-delà du risque géopolitique, la guerre a mis en évidence le "risque logistique, assurantiel, de stockage" du commerce énergétique lié au détroit d'Ormuz, souligne Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management. En clair: "on peut produire un baril, mais si la voie maritime est perturbée, il devient un stock bloqué", résume-t-il auprès de l'AFP. Cette prise de conscience pourrait accélérer le passage d'une logistique énergétique du "+juste à temps+ à une logistique du +au cas où+", ajoute-t-il. Concrètement, le secteur des hydrocarbures va devoir "repenser le stockage, les pipelines, la diversification de la production et des routes de transit, mais uniquement dans des limites réalistes". TotalEnergies, par exemple, compte lancer de nouveaux projets de petite envergure, capables de produire rapidement. Son PDG Patrick Pouyanné a aussi évoqué récemment la construction de "nouveaux pipelines". Mais cela n'est utile que pour le pétrole brut. Car "pour les produits raffinés et le gaz naturel, si le détroit d'Ormuz est bloqué, vous êtes bloqués à 100%", soulignait l'expert du pétrole Francis Perrin début juin, en marge de la présentation du rapport CyclOpe. Des producteurs comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent déjà grâce au développement de leur pipelines "de routes de contournement significatives". Mais leurs capacités de transport "ne peuvent pas remplacer le détroit d'Ormuz", ajoute Stephen Innes. "On peut construire des marges de sécurité, mais on ne construit pas un autre Ormuz du jour au lendemain", prévient l'analyste.
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