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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

19.06.2026 à 10:25

FRANCE24
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La nouvelle espèce, collectée lors d'expéditions sur le terrain dans l'Etat de Sabah, dans l'est de la Malaisie, est un "hyperparasite" qui se nourrit des tissus du champignon initial infectant l'insecte, a expliqué vendredi Jaya Seelan Sathiya Seelan. "Ce champignon appartient au genre Pleurocordyceps et agit comme un hyperparasite spécialisé", a déclaré M. Seelan à l'AFP. Il vise des fourmis déjà infectées par un autre champignon, appelé Ophiocordyceps, surnommé le "champignon zombie" car, après avoir infecté une fourmi, il manipule son système nerveux avant de la tuer et d'émerger de la carcasse de l'insecte. "Pleurocordyceps infiltre et se nourrit directement du tissu d'Ophiocordyceps en plein développement à l'intérieur de l'hôte", a précisé M. Seelan, directeur adjoint de l'Institut de biologie tropicale et de conservation de l'Université Malaysia Sabah. Nommée d'après sa structure unique en forme de corne, Pleurocordyceps cornusynnemata a été découverte après l'étude d'une fourmi morte collectée dans la vallée de Danum, une zone reculée du sud de Sabah. Et bien qu'il ne s'agisse pas du premier hyperparasite de ce type jamais découvert, "c'est le premier membre connu de son genre à présenter cette structure en forme de corne particulièrement distinctive", selon M. Seelan. Cette découverte majeure a été publiée en avril dans la revue de référence en botanique taxonomique Phytotaxa. Popularisé notamment par National Geographic, le "champignon zombie" contraint une fourmi à grimper en hauteur avant de l'obliger à enfoncer ses mâchoires dans une nervure de feuille, puis de la tuer. Les scientifiques ont également découvert une nouvelle espèce de champignon tuant des araignées, appelée Leptobacillium geminatum, en raison de l'agencement par paires de ses structures produisant des spores, a précisé M. Seelan. Ces espèces parasites ciblent généralement les araignées. Interrogé sur l'importance de ces découvertes, M. Seelan a déclaré : "Ces nouveaux champignons documentés présentent un potentiel considérable, à la fois comme sources pour le développement de médicaments antimicrobiens de nouvelle génération et comme agents de biocontrôle très efficaces contre les ravageurs agricoles."

19.06.2026 à 10:15

FRANCE24
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Alors que 53 départements sont placés en vigilance orange canicule vendredi, une partie des habitants de cette commune pittoresque du Loir-et-Cher, semblent vivre comme dans une bulle. " La canicule n'est clairement pas un sujet d'inquiétude pour nous, on sait qu'on peut rester au frais toute la journée si nécessaire", témoigne auprès de l'AFP Jean-Luc Eclercy-Deterpigny, président de l'association Troo tourisme. "On est des privilégiés", lance-t-il. Cet ancien Parisien, âgé de 57 ans, a décidé de changer de vie après la pandémie de Covid. Séduit par ces habitations atypiques creusées dans la pierre, qui offrent une "température stable toute l'année grâce à la masse de roche qui les entoure ", il s'est installé en 2020 à Troo, village niché sur une colline de tuffeau, pierre tendre utilisée pour bâtir maisons et châteaux de la région. Même si le thermomètre flirte vendredi avec les 34°C, "on a l'impression de pénétrer dans un réfrigérateur", sourit M. Eclercy-Deterpigny, assurant relever régulièrement "un différentiel d'une vingtaine de degrés lors des pics de chaleur". Fraîcheur Troo compte environ 315 habitants, dont de nombreux artistes. Seules une dizaine d'habitations entièrement creusées dans la roche sont encore occupées à l'année ou proposées en location saisonnière, selon la mairie. Mais de nombreuses autres bénéficient au moins d'un accès aménagé à une grotte. Dominique Opéron et son mari Jean-Paul ont quitté leur chaumière normande mal isolée au profit d'une maison troglodytique de 145m2. Leur ancien logement " montait facilement en température lors des fortes chaleurs ". "Ici, on ne craint ni l'été ni l'hiver, avec ce sentiment d'être protégés des températures", souligne Dominique Opéron, 71 ans. Il apprécie cette "fraîcheur très douce, une fraîcheur naturelle qui n'a rien à voir avec un climatiseur ". - De lourds travaux - "Ici, la canicule n'est pas une contrainte majeure pour plusieurs des habitants : ils peuvent rester à l'intérieur et profiter de cette fraîcheur constante", souligne le nouveau maire, élu en mars, Patrick Eclercy-Deterpigny. "Des gens viennent visiter le village et disent, +mais waouh, c'est génial: avec la chaleur qu'on a de plus en plus souvent et plus longtemps, c'est vraiment intéressant+", assure-t-il. Selon le consensus scientifique, le changement climatique d'origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur de plus en plus intenses. La commune compte entre six et huit kilomètres de galeries, qui pourraient à terme permettre de multiplier le nombre d'habitations troglodytiques. Le maire assure que de nouveaux habitants sont intéressés. A condition toutefois de bénéficier d'une exposition plein sud, pour plus de lumière naturelle, sans laquelle ces maisons peuvent être très sombres. Elles nécessitent aussi de lourds travaux d'aménagement, notamment pour abaisser et réguler le taux d'humidité : ventilation, drainage de l'eau, utilisation d'enduits à la chaux... Ces cavités, qui ont servi d'abris lors de conflits avant d'être exploitées pour extraire le tuffeau, pourraient représenter "un modèle d'habitat d'avenir", anticipe le maire.

19.06.2026 à 10:13

FRANCE24
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"Le président Trump a dit que le moment était venu de prêter attention à la question nord-coréenne", a affirmé Lee Jae Myung aux journalistes à Séoul, en leur dévoilant les détails de sa rencontre avec le président des États-Unis lors du sommet du G7 à Evian. Le président sud-coréen a aussi déclaré avoir dit à M. Trump que "les sanctions et la pression" imposées à la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire étaient "inefficaces". "L'efficacité des sanctions a diminué en raison de la coopération militaire entre la Corée du Nord et la Russie liée à la guerre en Ukraine", a-t-il poursuivi. "Même une faible aide de la Russie est d'une grande utilité pour la Corée du Nord", selon lui. M. Lee a écrit sur X avoir eu avec Donald Trump "des conversations approfondies sur la paix dans la péninsule coréenne et les relations entre la Corée et les États-Unis, et des progrès significatifs ont été réalisés". Les deux Corées restent techniquement en guerre, car leur conflit de 1950-1953 s'est achevé par un armistice, et non par un traité de paix, et elles sont séparées par une zone démilitarisée le long de laquelle court la frontière. Signaux de Trump à Kim Kim Jong Un a récemment cherché à renforcer sa stature auprès de ses alliés, en envoyant des troupes et des munitions pour soutenir la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine. Il a également reçu à Pyongyang le président chinois Xi Jinping, peu après que ce dernier avait tenu à Pékin des sommets coup sur coup avec M. Trump et le président russe Vladimir Poutine. Ni les déclarations officielles de Pyongyang ni celles de Pékin n'ont mentionné la question de la dénucléarisation nord-coréenne, ce que des experts ont interprété comme une acceptation tacite de la part de la Chine. Depuis l'échec en 2019 d'un sommet Trump-Kim à Hanoï sur les questions de la dénucléarisation et d'un allègement des sanctions, Pyongyang s'est à plusieurs reprises déclaré comme étant un État nucléaire "irréversible". M. Trump a rencontré M. Kim à trois reprises durant son premier mandat, déclarant une fois qu'ils étaient tombés "amoureux", alors qu'il cherchait à conclure un accord longtemps convoité sur la dénucléarisation. Mais aucun progrès tangible n'a été réalisé. Dimanche, quelques heures après avoir annoncé un accord avec l'Iran, M. Trump a publié sur les réseaux sociaux une photographie sans légende de lui-même avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, prise lors de leur rencontre à Singapour en 2018. M. Trump a intensifié ses démarches en direction de M. Kim lors d'une tournée en Asie l'an dernier, affirmant être ouvert "à 100%" à une rencontre. L'offre est restée sans réponse. Le président américain est même allé à l'encontre de décennies de politique américaine en déclarant que la Corée du Nord était "en quelque sorte une puissance nucléaire".

19.06.2026 à 09:55

FRANCE24
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Cet homme de 56 ans, qui se décrit comme partisan d'un "socialisme pro-entreprises", fait figure de favori pour remplacer l'impopulaire Keir Starmer. Il a franchi une première étape en remportant haut la main, devant l'extrême droite, l'élection législative partielle de Makerfield, dans son fief de la région de Manchester, condition requise pour espérer prendre les rênes du parti et s'installer à Downing Street. "C'est la dernière chance pour changer" le parti travailliste, a-t-il réagi dans un court discours de victoire. C'est "l'occasion de construire une nouvelle politique fondée sur l'unité et l'espoir", loin de celle, "sombre et divisée" que "l'on observe aux États-Unis", a-t-il ajouté, promettant "l'équité pour les régions que Westminster a négligées". Dans la course à la direction du Labour, la troisième fois pourrait être la bonne: Andy Burnham avait été candidat malheureux en 2010, face à Ed Miliband, puis en 2015, date de la victoire du très à gauche Jeremy Corbyn. Son retour au Parlement de Westminster va le contraindre à abandonner la mairie du Grand Manchester, agglomération de 2,8 millions d'habitants qu'il a conquise en 2017 et où il a su se faire apprécier, se faisant réélire confortablement ensuite deux fois. Lui-même est un enfant de cette région au passé industriel : il a grandi dans une petite ville à mi-chemin entre Liverpool où il est né - il est resté supporter du club liverpudien d'Everton - et Manchester. Dans cette cité qui connaît depuis 2015 une croissance économique deux fois supérieure à la moyenne nationale, la principale réussite d'Andy Burnham est d'avoir amélioré les transports publics, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l'intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. "Inflexion à gauche" C'est pendant la pandémie de Covid-19 qu'il gagne son surnom de "roi du Nord", grâce à son combat face au Premier ministre conservateur Boris Johnson pour obtenir davantage de fonds pour soutenir les entreprises et employés de cette région touchée par la crise. Celui qui peut s'enorgueillir du plus fort taux de popularité parmi les personnalités politiques du pays (35% selon l'institut YouGov) s'est opposé parfois ouvertement à Keir Starmer, notamment lorsque ce dernier a réduit les aides sociales aux handicapés. S'il n'a pas détaillé son projet politique, des sources proches d'Andy Burnham ont récemment indiqué au Guardian qu'il était favorable à certaines nationalisations, notamment dans le secteur de la distribution d'eau où la principale compagnie, Thames Water, est en difficulté financière. Interventionniste, il décrivait en janvier "les quatre cavaliers de l'apocalypse britannique: dérégulation, privatisation, austérité et Brexit". Il s'est toutefois engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuelle ministre des Finances Rachel Reeves, afin de tenter de rassurer les marchés. Pour Andrew Fisher, ancien directeur de la politique du Labour sous Jeremy Corbyn et désormais commentateur au journal "i", un gouvernement dirigé par Andy Burnham se traduirait par une "légère inflexion à gauche". Tandis que le quotidien de droite The Daily Telegraph s'inquiétait mercredi de la "probabilité effrayante de voir arriver une coalition de gauche radicale déterminée à anéantir la Grande-Bretagne conservatrice". "Madchester" Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d'un technicien des télécommunications et d'une réceptionniste médicale. Il entre au Labour à l'âge de 14 ans, "radicalisé", dit-il, par la grève des mineurs de 1984-85, écrasée par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher. Pendant sa jeunesse, il apprécie la bouillonnante scène musicale et culturelle de Manchester dans les années 1990, "Madchester". Il fait des études d'anglais à Cambridge. En 2001, il est élu député de Leigh, dans l'agglomération de Manchester. Il entre ensuite au gouvernement de Tony Blair, d'abord comme sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur. Il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis ministre de la Culture en 2008 et ministre de la Santé (2009-2010). Cet homme aux épais cheveux sombres et lunettes assorties s'est fait tatouer sur le bras une abeille ouvrière, symbole de la ville de Manchester qui a pris une nouvelle dimension après l'attentat qui a endeuillé la ville en 2017. Il est marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, femme d'affaires d'origine néerlandaise rencontrée à l'université et avec qui il a eu trois enfants.

19.06.2026 à 09:45

FRANCE24
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Ces derniers jours, le quotidien Aftonbladet a révélé des pratiques éthiques douteuses du chef du gouvernement et de son épouse, Birgitta Ed, pasteure luthérienne. Selon le journal, une fondation dirigée par Mme Ed a recruté des bénévoles pour collecter des fonds et rénover le manoir de la fondation, en échange d'un "bon réseau" de contacts et de réunions organisées à la résidence officielle du Premier ministre. Deux de ces bénévoles auraient ensuite été nommés à des postes au sein du gouvernement, précise-t-il. Kristersson a qualifié ces informations de "fausses accusations", déclarant à Aftonbladet : "cette fondation est dirigée par mon épouse et n'a rien à voir avec moi". La journaliste d'Aftonbladet a également déclaré avoir pu accéder sans contrôle de sécurité à la chambre du couple dans la propriété. Dans une autre enquête, le journal révèle que la directrice générale de l'Agence suédoise de santé publique a été congédiée en 2024 après avoir remis en cause une directive gouvernementale visant à donner la priorité à la "santé existentielle". Au même moment Mme Ed lançait une entreprise proposant des retraites consacrées justement ..à la "santé existentielle". Dans une autre affaire médiatisée, Kristersson a été vivement critiqué en 2023 pour avoir embauché un ami d'enfance au poste de conseiller à la sécurité nationale. Il l'a ensuite défendu lorsque celui-ci a laissé des documents classifiés dans un casier non verrouillé d'un centre de conférences de Stockholm. Kristersson, dont le gouvernement de droite est soutenu par l'extrême droite, a également essuyé de vives critiques en 2025 pour avoir soutenu son ministre de l'Immigration alors que le fils de ce dernier, âgé de 16 ans, entretenait des liens avec des groupes suprémacistes blancs. Le Premier ministre a en outre été accusé de conflit d'intérêts concernant les affaires de sa belle-sœur. "De manière continue" Pour Olle Lundin, professeur de droit à l'université d'Uppsala, ces scandales constituent des cas de corruption. "Il y a corruption lorsque quelqu'un abuse de son pouvoir public à son propre profit ou à celui d'autrui. Et on peut presque affirmer qu'il agit ainsi de manière continue", a déclaré M. Lundin à l'AFP. Pourtant ces affaires n'ont eu quasiment aucune conséquence judiciaire et très peu d'appels à sa démission, dans un pays classé sixième parmi les moins corrompus au monde, selon Transparency International. "Il n'y a rien de criminel, ni d'illégal, dans tout cela", reconnaît M. Lundin, qui souligne que le seul verdict viendra des urnes le 13 septembre. Les sondages pour ces législatives donnent le bloc de droite devancé par l'opposition d'environ 10 points. "Mais c'était déjà le cas avant les derniers scandales", souligne auprès de l'AFP Nicklas Källebring, responsable de l'analyse des sondages à l'institut Ipsos. Le gouvernement a récemment annoncé une série de réformes visant à lutter contre la criminalité et l'immigration, dont certaines propositions très controversées lui ont nui dans les sondages, ajoute-t-il. Corruption ou négligence ? Pour la dirigeante social-démocrate Magdalena Andersson, candidate au poste de Première ministre, ces scandales sont la preuve "d'une culture de corruption chez Kristersson". Pas suffisant pour lui nuire politiquement, estime toutefois Andreas Bågenholm, politologue à l'université de Göteborg. "Je ne sais pas si les électeurs considèrent cela comme des scandales, ou plutôt comme de la négligence, voire un manque de discernement", dit-il. "Il n'y a pas de véritables scandales croustillants où Kristersson aurait de façon évidente tiré un avantage financier; je ne pense donc pas que tout cela lui collera vraiment à la peau". Ses actions ont été "très délibérées et intentionnelles", répond M. Lundin, l'expert en corruption, mais ces scandales "glissent sur lui comme l'eau sur les plumes d'un canard". L'une des rares personnes à avoir appelé à la démission de Kristersson est Nalin Baksi, une commentatrice politique social-démocrate, qui juge dans le quotidien Expressen que ses liens d'amitié et ses contacts fréquents avec des hommes d'affaires en vue et des lobbyistes devraient "l'écarter d'emblée" du poste de Premier ministre.

19.06.2026 à 09:43

FRANCE24
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Texte intégral (707 mots)

19.06.2026 à 09:43

FRANCE 24
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Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera bien jugé pour viol devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine, a indiqué vendredi la cour d'appel de Versailles dans un communiqué. La date du procès n'est pas connue à ce stade.
Texte intégral (707 mots)
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera bien jugé pour viol devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine, a indiqué vendredi la cour d'appel de Versailles dans un communiqué. La date du procès n'est pas connue à ce stade.

19.06.2026 à 09:43

FRANCE24
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"J'étais loin de me douter de ce que j'allais trouver", confie François-Pierre Goy, conservateur au département de la musique de la BnF. Son trésor : un manuscrit autographe de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), une "découverte majeure reconnue par les spécialistes" selon l'institution. Ce cahier recèle une douzaine de "leçons de composition", des exercices donnés quotidiennement, de mai à juillet 1778, par le compositeur autrichien à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, excellente harpiste, fille du duc de Guînes lui-même flûtiste renommé, explique François-Pierre Goy. Ses quarante-quatre pages comprennent également sept pièces pour flûte et harpe, dont la dernière est inachevée, a-t-il détaillé à l'AFP en présentant le précieux document, bien conservé. Elles seront jouées pour la première fois dimanche à l'occasion de la Fête de la musique, interprétées par deux musiciens de l'Orchestre philharmonique de Radio France, Mathilde Calderini (flûte) et Nicolas Tulliez (harpiste), devant un public d'invités à la BnF. Cette découverte renseigne "sur le jeune professeur Mozart, en dialogue avec son élève", la duchesse de Guînes, qui était sa première élève connue dans la composition, relève Gilles Pécout, président de la BnF. Expertise, passion et chance Dans les pièces composées, "les mains du maître et de l'élève se mêlent dans des proportions variables", selon la BNF, mais elles "partent toujours d'une idée proposée par Mozart". Par exemple, "il écrit la partie de la harpe" et demande à la duchesse "d'écrire la partie de flûte. Ensuite, ils inversent", précise M. Goy. Le document a été expertisé fin avril par la direction de la Bibliotheca Mozartiana du Mozarteum de Salzbourg, ville natale du musicien. Des découvertes "sur un compositeur aussi célèbre, on n'en fait quasiment jamais", relève Mathias Auclair, directeur du département musique. Elles se comptent sur les doigts d'une main. En 2012, par exemple, une partition pour piano, un "Allegro molto" de quelques minutes composé par Mozart à onze ans, inconnu jusqu'alors, avait été retrouvée dans un cahier resté dans le grenier d'une maison particulière en Autriche. Expertise, persévérance, passion et un brin de chance sont à l'origine de cette trouvaille. Le 2 février, François-Pierre Goy, qui a un goût particulier pour les manuscrits anonymes, ces "mal-aimés", ouvre ce petit cahier "qui ne paie pas de mine", sans titre, parmi une vingtaine d'autres qu'il a l'intention d'examiner avant son départ prochain à la retraite, raconte-t-il. Découverte "inespérée" "Il se trouve que dans les semaines précédentes, j'avais eu à regarder des manuscrits pédagogiques de Mozart". Parcourant les notes et les portées, certains éléments "caractéristiques" de l'écriture l'interrogent: d'abord ces accolades - symbole graphique qui regroupe plusieurs lignes de portées sur une partition - comportant deux traits obliques. Puis "les clés de sol assez arrondies un peu inclinées vers l'avant" ou encore "la clé de fa" faite dans le sens inverse de la façon de la représenter en France. "Est-ce que ça ne pourrait pas être lui ?", se demande-t-il alors. Des comparaisons avec d'autres autographes numérisés, le papier utilisé, français, ou encore le fait que le cahier comporte les mêmes estampilles qu'une copie française du "Concerto pour flûte et harpe" de Mozart commandé par le duc de Guînes, vont dans le sens de son intuition. L'avis d'une musicologue puis l'expertise du Mozarteum de Salzbourg viendront la confirmer. Ce manuscrit "fait partie de deux paquets de musique confisqués au domicile du duc de Guînes en 1794" lors de la Révolution française, "entrés dans les années suivantes à la Bibliothèque", selon la BnF. Pour les musiciens harpistes et flûtistes, qui ont "assez peu de répertoire" à leur disposition, c'est une découverte "inespérée", relève Mathias Auclair. "Miraculeusement", arrivent sept nouveaux morceaux à jouer ! Le manuscrit original sera dévoilé à l'occasion du concert dimanche. Par la suite, il devrait être présenté dans le musée de la BnF. Les morceaux d'une durée de 20 minutes au total, ont aussi été enregistrés cette semaine et seront diffusés lundi sur France Musique à 15H00 (13H00 GMT).
Texte intégral (731 mots)
"J'étais loin de me douter de ce que j'allais trouver", confie François-Pierre Goy, conservateur au département de la musique de la BnF. Son trésor : un manuscrit autographe de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), une "découverte majeure reconnue par les spécialistes" selon l'institution. Ce cahier recèle une douzaine de "leçons de composition", des exercices donnés quotidiennement, de mai à juillet 1778, par le compositeur autrichien à Marie-Louise-Philippine de Bonnières de Guînes, excellente harpiste, fille du duc de Guînes lui-même flûtiste renommé, explique François-Pierre Goy. Ses quarante-quatre pages comprennent également sept pièces pour flûte et harpe, dont la dernière est inachevée, a-t-il détaillé à l'AFP en présentant le précieux document, bien conservé. Elles seront jouées pour la première fois dimanche à l'occasion de la Fête de la musique, interprétées par deux musiciens de l'Orchestre philharmonique de Radio France, Mathilde Calderini (flûte) et Nicolas Tulliez (harpiste), devant un public d'invités à la BnF. Cette découverte renseigne "sur le jeune professeur Mozart, en dialogue avec son élève", la duchesse de Guînes, qui était sa première élève connue dans la composition, relève Gilles Pécout, président de la BnF. Expertise, passion et chance Dans les pièces composées, "les mains du maître et de l'élève se mêlent dans des proportions variables", selon la BNF, mais elles "partent toujours d'une idée proposée par Mozart". Par exemple, "il écrit la partie de la harpe" et demande à la duchesse "d'écrire la partie de flûte. Ensuite, ils inversent", précise M. Goy. Le document a été expertisé fin avril par la direction de la Bibliotheca Mozartiana du Mozarteum de Salzbourg, ville natale du musicien. Des découvertes "sur un compositeur aussi célèbre, on n'en fait quasiment jamais", relève Mathias Auclair, directeur du département musique. Elles se comptent sur les doigts d'une main. En 2012, par exemple, une partition pour piano, un "Allegro molto" de quelques minutes composé par Mozart à onze ans, inconnu jusqu'alors, avait été retrouvée dans un cahier resté dans le grenier d'une maison particulière en Autriche. Expertise, persévérance, passion et un brin de chance sont à l'origine de cette trouvaille. Le 2 février, François-Pierre Goy, qui a un goût particulier pour les manuscrits anonymes, ces "mal-aimés", ouvre ce petit cahier "qui ne paie pas de mine", sans titre, parmi une vingtaine d'autres qu'il a l'intention d'examiner avant son départ prochain à la retraite, raconte-t-il. Découverte "inespérée" "Il se trouve que dans les semaines précédentes, j'avais eu à regarder des manuscrits pédagogiques de Mozart". Parcourant les notes et les portées, certains éléments "caractéristiques" de l'écriture l'interrogent: d'abord ces accolades - symbole graphique qui regroupe plusieurs lignes de portées sur une partition - comportant deux traits obliques. Puis "les clés de sol assez arrondies un peu inclinées vers l'avant" ou encore "la clé de fa" faite dans le sens inverse de la façon de la représenter en France. "Est-ce que ça ne pourrait pas être lui ?", se demande-t-il alors. Des comparaisons avec d'autres autographes numérisés, le papier utilisé, français, ou encore le fait que le cahier comporte les mêmes estampilles qu'une copie française du "Concerto pour flûte et harpe" de Mozart commandé par le duc de Guînes, vont dans le sens de son intuition. L'avis d'une musicologue puis l'expertise du Mozarteum de Salzbourg viendront la confirmer. Ce manuscrit "fait partie de deux paquets de musique confisqués au domicile du duc de Guînes en 1794" lors de la Révolution française, "entrés dans les années suivantes à la Bibliothèque", selon la BnF. Pour les musiciens harpistes et flûtistes, qui ont "assez peu de répertoire" à leur disposition, c'est une découverte "inespérée", relève Mathias Auclair. "Miraculeusement", arrivent sept nouveaux morceaux à jouer ! Le manuscrit original sera dévoilé à l'occasion du concert dimanche. Par la suite, il devrait être présenté dans le musée de la BnF. Les morceaux d'une durée de 20 minutes au total, ont aussi été enregistrés cette semaine et seront diffusés lundi sur France Musique à 15H00 (13H00 GMT).

19.06.2026 à 09:39

FRANCE24
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"Tout est politique dans le football. Et nous sommes contre ce que l'Afrique du Sud défend", affirme Shahim, une Kényane de 37 ans, serrant les poings de joie à chaque occasion sud-africaine manquée. "Nous voudrions que la majorité des Sud-Africains soit contre ce qui se passe chez eux, qu'ils se dressent contre les violences xénophobes. Mais rien ne se passe." L'Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations réclamant le départ des immigrés clandestins. Ces marches n'ont jamais dépassé quelques milliers de personnes mais elles se sont accompagnées d'un torrent de haine xénophobe en ligne et ont eu un fort écho médiatique. "Nous soutenons toutes les autres équipes africaines. Mais nous voulons montrer aux Sud-Africains que leurs actes ont des conséquences, acquiesce Fatma, une agricultrice de 34 ans, amie de Shahim. Quand tu as un complexe de supériorité, tu souffres tout seul." L'Afrique du Sud a annoncé dimanche avoir rapatrié 2.745 étrangers en une semaine, suite à la promesse du président Cyril Ramaphosa de durcir la lutte contre l'immigration illégale. Ces dernières semaines, le Ghana et le Nigeria ont rapatrié plusieurs centaines de leurs ressortissants. Quelque 600 Mozambicains sont également rentrés chez eux après des violences dans la ville de Mossel Bay (sud) qui ont fait au moins deux morts, selon la police - cinq selon les autorités de Maputo - et donné lieu à des pillages et incendies volontaires début juin. Dimanche, des ressortissants du Malawi ont également été évacués vers leur pays, depuis un terrain vague de la ville portuaire de Durban (est) où 7.000 ressortissants étrangers ont trouvé refuge. Une situation qui passe mal dans le reste de l'Afrique. Beaucoup ont donc pris les Bafana Bafana en grippe pour dénoncer cette situation, prêts à soutenir tous leurs adversaires durant la Coupe du monde. Les commentaires de soutien au Mexique, qui s'est facilement défait 2-0 des Sud-Africains lors du match d'ouverture, ont déferlé sur la toile, où l'on pouvait voir une carte du continent africain recouvert du drapeau mexicain, à l'exception de l'Afrique du Sud. "Message entendu" "L'Afrique du Sud ne peut même pas attaquer le Mexique. Les seuls qu'ils peuvent attaquer sont les Ghanéens chez eux", dénonçait sur X, avant le premier match, l'influenceur ghanéen Eric Boateng. "Tout le continent semble être devenu Afro-Mexicain", ironisait aussi Wode Maya, l'un des vlogeurs ghanéens les plus suivis, demandant à ses fans de lui répondre en espagnol. Même un communicant de la Confédération africaine de football, Ibrahim Sannie Daara, s'en était pris sur X aux Bafana Bafana - "Vous ne pouvez pas maltraiter l'Afrique et attendre sa bénédiction sur la scène mondiale" -, avant de modérer ses propos et d'appeler tous les Africains à "porter le maillot" sud-africain. Un message qui n'est que partiellement arrivé jusqu'à Nairobi. L'esprit est bien resté bon enfant dans le bar dans lequel l'AFP s'est rendu, où quelques Sud-Africains étaient présents. Edwin, un communicant kényan de 50 ans, s'est dit décidé à soutenir l'Afrique du Sud en tant qu'équipe africaine, se refusant à "juger tout le pays au nom d'une minorité" xénophobe. Et rappelant des temps bien plus durs encore en Afrique de l'Est, quand le dictateur Idi Amin Dada avait fait expulser des dizaines de milliers d'Ougandais d'origine indo-pakistanaise en 1972, ce que "tous les Ougandais ne soutenaient pas". Richie, un consultant tanzanien en voyage à Nairobi, n'a toutefois donné aucune excuse aux Sud-Africains. Et par extension aux Bafana Bafana. "Ce n'est pas parce que tu n'as pas de boulot que tu peux t'en prendre à d'autres Africains. Il faut leur donner une leçon, tranche-t-il. Et s'il faut que ce soit par leur équipe de foot, tant pis pour eux. Le message a été entendu." La Fédération de football sud-africaine a dénoncé mercredi dans un communiqué le "harcèlement en ligne" et les "messages injurieux" adressés à ses joueurs, qu'elle a qualifiés d'"inacceptables". Lors d'une conférence de presse jeudi, le gardien et capitaine des Bafana Bafana Ronwen Williams a confié "souffrir" de la polémique. "Vous voulez vous concentrer sur votre travail, qui est d'être un footballeur, a-t-il poursuivi, mais on vous implique dans la politique, un endroit où vous ne voulez vraiment pas vous trouver."
Texte intégral (731 mots)
"Tout est politique dans le football. Et nous sommes contre ce que l'Afrique du Sud défend", affirme Shahim, une Kényane de 37 ans, serrant les poings de joie à chaque occasion sud-africaine manquée. "Nous voudrions que la majorité des Sud-Africains soit contre ce qui se passe chez eux, qu'ils se dressent contre les violences xénophobes. Mais rien ne se passe." L'Afrique du Sud est en proie depuis plusieurs mois à des manifestations réclamant le départ des immigrés clandestins. Ces marches n'ont jamais dépassé quelques milliers de personnes mais elles se sont accompagnées d'un torrent de haine xénophobe en ligne et ont eu un fort écho médiatique. "Nous soutenons toutes les autres équipes africaines. Mais nous voulons montrer aux Sud-Africains que leurs actes ont des conséquences, acquiesce Fatma, une agricultrice de 34 ans, amie de Shahim. Quand tu as un complexe de supériorité, tu souffres tout seul." L'Afrique du Sud a annoncé dimanche avoir rapatrié 2.745 étrangers en une semaine, suite à la promesse du président Cyril Ramaphosa de durcir la lutte contre l'immigration illégale. Ces dernières semaines, le Ghana et le Nigeria ont rapatrié plusieurs centaines de leurs ressortissants. Quelque 600 Mozambicains sont également rentrés chez eux après des violences dans la ville de Mossel Bay (sud) qui ont fait au moins deux morts, selon la police - cinq selon les autorités de Maputo - et donné lieu à des pillages et incendies volontaires début juin. Dimanche, des ressortissants du Malawi ont également été évacués vers leur pays, depuis un terrain vague de la ville portuaire de Durban (est) où 7.000 ressortissants étrangers ont trouvé refuge. Une situation qui passe mal dans le reste de l'Afrique. Beaucoup ont donc pris les Bafana Bafana en grippe pour dénoncer cette situation, prêts à soutenir tous leurs adversaires durant la Coupe du monde. Les commentaires de soutien au Mexique, qui s'est facilement défait 2-0 des Sud-Africains lors du match d'ouverture, ont déferlé sur la toile, où l'on pouvait voir une carte du continent africain recouvert du drapeau mexicain, à l'exception de l'Afrique du Sud. "Message entendu" "L'Afrique du Sud ne peut même pas attaquer le Mexique. Les seuls qu'ils peuvent attaquer sont les Ghanéens chez eux", dénonçait sur X, avant le premier match, l'influenceur ghanéen Eric Boateng. "Tout le continent semble être devenu Afro-Mexicain", ironisait aussi Wode Maya, l'un des vlogeurs ghanéens les plus suivis, demandant à ses fans de lui répondre en espagnol. Même un communicant de la Confédération africaine de football, Ibrahim Sannie Daara, s'en était pris sur X aux Bafana Bafana - "Vous ne pouvez pas maltraiter l'Afrique et attendre sa bénédiction sur la scène mondiale" -, avant de modérer ses propos et d'appeler tous les Africains à "porter le maillot" sud-africain. Un message qui n'est que partiellement arrivé jusqu'à Nairobi. L'esprit est bien resté bon enfant dans le bar dans lequel l'AFP s'est rendu, où quelques Sud-Africains étaient présents. Edwin, un communicant kényan de 50 ans, s'est dit décidé à soutenir l'Afrique du Sud en tant qu'équipe africaine, se refusant à "juger tout le pays au nom d'une minorité" xénophobe. Et rappelant des temps bien plus durs encore en Afrique de l'Est, quand le dictateur Idi Amin Dada avait fait expulser des dizaines de milliers d'Ougandais d'origine indo-pakistanaise en 1972, ce que "tous les Ougandais ne soutenaient pas". Richie, un consultant tanzanien en voyage à Nairobi, n'a toutefois donné aucune excuse aux Sud-Africains. Et par extension aux Bafana Bafana. "Ce n'est pas parce que tu n'as pas de boulot que tu peux t'en prendre à d'autres Africains. Il faut leur donner une leçon, tranche-t-il. Et s'il faut que ce soit par leur équipe de foot, tant pis pour eux. Le message a été entendu." La Fédération de football sud-africaine a dénoncé mercredi dans un communiqué le "harcèlement en ligne" et les "messages injurieux" adressés à ses joueurs, qu'elle a qualifiés d'"inacceptables". Lors d'une conférence de presse jeudi, le gardien et capitaine des Bafana Bafana Ronwen Williams a confié "souffrir" de la polémique. "Vous voulez vous concentrer sur votre travail, qui est d'être un footballeur, a-t-il poursuivi, mais on vous implique dans la politique, un endroit où vous ne voulez vraiment pas vous trouver."

19.06.2026 à 09:32

FRANCE 24
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Pour les dix ans du salon VivaTech, ‪France Médias Monde (FMM) déploie un dispositif inédit au cœur de l'événement et une programmation exceptionnelle. À suivre sur YouTube lors de cette troisième journée de salon, vendredi : une master class sur les choix de FMM en matière d'IA, une table ronde sur le continent africain et la tech, et une discussion avec l'équipe d'ENTR sur les réseaux sociaux et la loi des algorithmes.
Lire plus (83 mots)
Pour les dix ans du salon VivaTech, ‪France Médias Monde (FMM) déploie un dispositif inédit au cœur de l'événement et une programmation exceptionnelle. À suivre sur YouTube lors de cette troisième journée de salon, vendredi : une master class sur les choix de FMM en matière d'IA, une table ronde sur le continent africain et la tech, et une discussion avec l'équipe d'ENTR sur les réseaux sociaux et la loi des algorithmes.

19.06.2026 à 09:27

FRANCE24
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Après quelques minutes d'échanges, Paris (+0,18%) et Francfort (+0,16%) prenaient quelques risques contrairement à Londres (-0,12%), sur fond d'incertitudes politiques au Royaume-Uni. Les marchés restaient attentifs aux futurs pourparlers Iran/Etats-Unis et au durcissement du discours de la Fed, malgré la baisse des prix du pétrole.
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Après quelques minutes d'échanges, Paris (+0,18%) et Francfort (+0,16%) prenaient quelques risques contrairement à Londres (-0,12%), sur fond d'incertitudes politiques au Royaume-Uni. Les marchés restaient attentifs aux futurs pourparlers Iran/Etats-Unis et au durcissement du discours de la Fed, malgré la baisse des prix du pétrole.

19.06.2026 à 09:25

FRANCE24
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Mais l'analyse récente de dizaines de fossiles provenant de Mazon Creek, un site archéologique du nord des Etats-Unis connu pour la conservation exceptionnelle de spécimens datant d'il y a plus de 300 millions d'années, chamboule cette théorie. Publiée jeudi dans la revue Science, l'étude comble des lacunes dans notre compréhension du développement des créatures à l'origine des premiers vertébrés terrestres, estiment les scientifiques. On pensait jusqu'à présent que certains poissons avaient évolué il y a des millions d'années en amphibiens, et qu'une partie d'entre eux s'étaient mués en reptiles tandis que d'autres avaient évolué en mammifères. Mais les fossiles de Mazon modifient le détail de ce scénario. L'un d'eux est identifié comme étant probablement un bébé embolomère - un animal ressemblant au crocodile moderne et qui vivait principalement dans l'eau mais avait développé de petites pattes. Or, ce jeune embolomère ne présente pas de caractéristiques de têtard, comme des branchies externes, contrairement à ce à quoi les chercheurs s'attendaient, explique à l'AFP Jason Pardo, co-auteur de l'étude. Au contraire, son fossile montre plutôt des signes de développement direct, c'est-à-dire qu'il était constitué à peu près de la même façon qu'un embolomère adulte. "Nous avons désormais des preuves fossiles directes" que "cette métamorphose, ce cycle de vie de type amphibien que nous supposions depuis 150 ans faire partie de notre histoire, n'en faisait en réalité pas partie", explique le chercheur du musée Field d'histoire naturelle de Chicago. "Premiers stades de vie" Pour John Long, paléontologue australien ayant également mené des recherches approfondies dans ce domaine, l'étude est tout simplement "remarquable". "On ne savait pas grand-chose" des "premiers stades de vie" des tétrapodes, classe de vertébrés dont descendent notamment les reptiles, oiseaux et mammifères, relève-t-il auprès de l'AFP. "Ce travail minutieux sur un ensemble de fossiles absolument splendides démontre qu'ils passaient directement à une phase juvénile, sans avoir besoin de passer par le stade têtard", abonde-t-il. Pour Jason Anderson, de l'université canadienne de Calgary, cette étude met en lumière "le pouvoir des fossiles de répondre à des questions que l'on croyait impossibles à élucider". Et en plus de nous renseigner sur l'évolution des tétrapodes, cette étude revèle l'aspect singulier de l'évolution des amphibiens. "Au lieu d'être des reliques de stades antérieurs de l'histoire évolutive des tétrapodes, (les amphibiens) sont eux-mêmes des créatures hautement évoluées", pointe auprès de l'AFP Jason Anderson. "Lettre d'amour" Le fossile au coeur de l'étude faisait partie des collections du musée d'histoire naturelle de Chicago depuis longtemps lorsque le directeur de l'époque le montra à Arjan Mann, paléontologue co-auteur de l'article, qui fut immédiatement captivé. Alors en doctorat au Canada comme Jadon Pardo, le jeune chercheur a continué des années durant de s'interroger à ce sujet. Une analyse par microscopie électronique à balayage réalisée par le Musée canadien de la nature a finalement permis de confirmer qu'il s'agissait probablement d'un embolomère. Le duo a étudié les caractéristiques juvéniles de ce fossile, ainsi que d'un autre embolomère plus petit et d'autres fossiles de bébés tétrapodes apparentés. Aujourd'hui conservateur au musée Field, Arjan Mann rappelle que toutes ces découvertes n'ont été rendues possibles que grâce au travail réalisé par des scientifiques amateurs à Mazon Creek. Ces passionnés ont arpenté le site des décennies durant et mis au jour de nombreux fossiles, dont ces spécimens analysés par leurs soins. "Cet étude est, d'une certaine façon, une lettre d'amour à leur égard" car elle "illustre ce que nous pouvons accomplir en collaborant avec cette communauté", dit-il à l'AFP.
Texte intégral (649 mots)
Mais l'analyse récente de dizaines de fossiles provenant de Mazon Creek, un site archéologique du nord des Etats-Unis connu pour la conservation exceptionnelle de spécimens datant d'il y a plus de 300 millions d'années, chamboule cette théorie. Publiée jeudi dans la revue Science, l'étude comble des lacunes dans notre compréhension du développement des créatures à l'origine des premiers vertébrés terrestres, estiment les scientifiques. On pensait jusqu'à présent que certains poissons avaient évolué il y a des millions d'années en amphibiens, et qu'une partie d'entre eux s'étaient mués en reptiles tandis que d'autres avaient évolué en mammifères. Mais les fossiles de Mazon modifient le détail de ce scénario. L'un d'eux est identifié comme étant probablement un bébé embolomère - un animal ressemblant au crocodile moderne et qui vivait principalement dans l'eau mais avait développé de petites pattes. Or, ce jeune embolomère ne présente pas de caractéristiques de têtard, comme des branchies externes, contrairement à ce à quoi les chercheurs s'attendaient, explique à l'AFP Jason Pardo, co-auteur de l'étude. Au contraire, son fossile montre plutôt des signes de développement direct, c'est-à-dire qu'il était constitué à peu près de la même façon qu'un embolomère adulte. "Nous avons désormais des preuves fossiles directes" que "cette métamorphose, ce cycle de vie de type amphibien que nous supposions depuis 150 ans faire partie de notre histoire, n'en faisait en réalité pas partie", explique le chercheur du musée Field d'histoire naturelle de Chicago. "Premiers stades de vie" Pour John Long, paléontologue australien ayant également mené des recherches approfondies dans ce domaine, l'étude est tout simplement "remarquable". "On ne savait pas grand-chose" des "premiers stades de vie" des tétrapodes, classe de vertébrés dont descendent notamment les reptiles, oiseaux et mammifères, relève-t-il auprès de l'AFP. "Ce travail minutieux sur un ensemble de fossiles absolument splendides démontre qu'ils passaient directement à une phase juvénile, sans avoir besoin de passer par le stade têtard", abonde-t-il. Pour Jason Anderson, de l'université canadienne de Calgary, cette étude met en lumière "le pouvoir des fossiles de répondre à des questions que l'on croyait impossibles à élucider". Et en plus de nous renseigner sur l'évolution des tétrapodes, cette étude revèle l'aspect singulier de l'évolution des amphibiens. "Au lieu d'être des reliques de stades antérieurs de l'histoire évolutive des tétrapodes, (les amphibiens) sont eux-mêmes des créatures hautement évoluées", pointe auprès de l'AFP Jason Anderson. "Lettre d'amour" Le fossile au coeur de l'étude faisait partie des collections du musée d'histoire naturelle de Chicago depuis longtemps lorsque le directeur de l'époque le montra à Arjan Mann, paléontologue co-auteur de l'article, qui fut immédiatement captivé. Alors en doctorat au Canada comme Jadon Pardo, le jeune chercheur a continué des années durant de s'interroger à ce sujet. Une analyse par microscopie électronique à balayage réalisée par le Musée canadien de la nature a finalement permis de confirmer qu'il s'agissait probablement d'un embolomère. Le duo a étudié les caractéristiques juvéniles de ce fossile, ainsi que d'un autre embolomère plus petit et d'autres fossiles de bébés tétrapodes apparentés. Aujourd'hui conservateur au musée Field, Arjan Mann rappelle que toutes ces découvertes n'ont été rendues possibles que grâce au travail réalisé par des scientifiques amateurs à Mazon Creek. Ces passionnés ont arpenté le site des décennies durant et mis au jour de nombreux fossiles, dont ces spécimens analysés par leurs soins. "Cet étude est, d'une certaine façon, une lettre d'amour à leur égard" car elle "illustre ce que nous pouvons accomplir en collaborant avec cette communauté", dit-il à l'AFP.

19.06.2026 à 09:05

FRANCE24
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A VivaTech, salon parisien des nouvelles technologies, des équipes de France Travail présentent fièrement sur un stand leurs outils IA. L'IA "me permet d'absorber toutes les tâches chronophages sans valeur ajoutée et d'avoir plus de temps pour recevoir des demandeurs d'emploi", par exemple "faire des simulations d'entretien avec quelqu'un qui n'arrive pas à bien se mettre en avant", vante Marie Bertin, conseillère à la Roche-sur-Yon (Vendée). En pointe sur le sujet, France Travail expérimente des outils IA depuis 2024 et indique y avoir investi 15 millions d'euros en 2025, 93 entre 2017 et 2024. ChatFT, le plus avancé d'entre eux, déjà déployé dans toute la France, est un agent conversationnel développé avec le Français Mistral. Il peut par exemple aider un conseiller à résumer un entretien avec un demandeur d’emploi. "Un conseiller peut gagner trois heures par semaine avec cet outil et réinvestir ce temps dans l'accompagnement", souligne la directrice IA de France Travail, Béatrice Grenade. Testé dans six régions avant une généralisation en 2027, ChatFT Écoute va plus loin en synthétisant les entretiens des conseillers, téléphoniques ou physiques, avec les demandeurs d'emploi ou les recruteurs. Objectif: supprimer l'ordinateur entre conseillers et demandeurs d'emploi, affiche la direction. A VivaTech, un écran projette une conversation générée par un autre outil, MatchFT, également en test, qui vise à trouver plus vite le bon candidat pour une offre d'emploi. Des SMS sont ainsi envoyés aux candidats potentiels pour vérifier, par exemple, si les horaires leur conviennent. Un demandeur d'emploi répond "carrément" à une question de l'IA sur sa disponibilité, sans déstabiliser l'outil, qui enchaîne avec une question sur sa mobilité. CoachFT est quant à lui testé auprès d'un public particulier, celui des contrats d'engagement jeunes. Les jeunes concernés déclarent "en langage naturel" les démarches qu'ils ont effectuées à un outil qui retranscrit leurs propos. L'IA aide aussi les recruteurs à rédiger leurs annonces et fait augmenter le taux d'inscription aux formations. "On est une des rares organisations qui est à l'intersection d'une transformation pour nous-mêmes, (...) pour améliorer notre performance, et de l'accompagnement de la société dans une transformation qui lui sera imposée par ces innovations technologiques", souligne le directeur général adjoint technologies, Samir Amellal. En France, le gouvernement vise la formation de 15 millions de professionnels à l'IA d'ici 2030. France Travail compte prendre sa part en formant ses conseillers et les demandeurs d'emploi. L'opérateur est aussi confronté aux besoins de recrutements de ce secteur, particulièrement forts pour les métiers d'expert en cybersécurité ou spécialiste de la data. L'opérateur prépare une plateforme pour faciliter la rencontre entre employeurs et "talents" dans ce domaine. - "Bienveillance" - En interne, les syndicats demandent plus de transparence dans la course à l'IA. La négociation d'un accord est prévue en septembre prochain. Le représentant de la CGT Guillaume Bourdic déplore ne pas disposer actuellement d'une "cartographie des cas d'usage" de l'IA chez France Travail. "On a très peur que le développement de l'intelligence artificielle, pensé uniquement en termes de gains d'efficience et de gains de temps, participe à la fois à des suppressions de postes, à une intensification du travail et à la déqualification des conseillers", liste-t-il. Le syndicaliste espère que l'accord d'entreprise empêchera des mécanismes d'automatisation dans lesquels les conseillers n'auraient plus la main. Christophe Moreau, de la FSU, craint aussi "une standardisation des conclusions d'entretiens" et que les gains de productivité nourrissent les réductions d'effectifs. A horizon 2027, la direction affiche comme objectif le redéploiement de 800 équivalents temps plein (ETP) "dans l'accompagnement humain" grâce à l'IA. En attendant, France Travail doit perdre 515 ETP en 2026, sur un total de 54.000 agents. Conseillère près de Caen, présente à VivaTech, Claire Belarbi se félicite que les quelque 400 demandeurs d'emploi qu'elle suit n'aient plus besoin de répéter inlassablement leurs parcours, grâce à l'IA. Référente IA de son agence, elle incite ses collègues à "bien relire" les synthèses d'entretiens et d'exiger dans le prompt "un ton de bienveillance".
Texte intégral (693 mots)
A VivaTech, salon parisien des nouvelles technologies, des équipes de France Travail présentent fièrement sur un stand leurs outils IA. L'IA "me permet d'absorber toutes les tâches chronophages sans valeur ajoutée et d'avoir plus de temps pour recevoir des demandeurs d'emploi", par exemple "faire des simulations d'entretien avec quelqu'un qui n'arrive pas à bien se mettre en avant", vante Marie Bertin, conseillère à la Roche-sur-Yon (Vendée). En pointe sur le sujet, France Travail expérimente des outils IA depuis 2024 et indique y avoir investi 15 millions d'euros en 2025, 93 entre 2017 et 2024. ChatFT, le plus avancé d'entre eux, déjà déployé dans toute la France, est un agent conversationnel développé avec le Français Mistral. Il peut par exemple aider un conseiller à résumer un entretien avec un demandeur d’emploi. "Un conseiller peut gagner trois heures par semaine avec cet outil et réinvestir ce temps dans l'accompagnement", souligne la directrice IA de France Travail, Béatrice Grenade. Testé dans six régions avant une généralisation en 2027, ChatFT Écoute va plus loin en synthétisant les entretiens des conseillers, téléphoniques ou physiques, avec les demandeurs d'emploi ou les recruteurs. Objectif: supprimer l'ordinateur entre conseillers et demandeurs d'emploi, affiche la direction. A VivaTech, un écran projette une conversation générée par un autre outil, MatchFT, également en test, qui vise à trouver plus vite le bon candidat pour une offre d'emploi. Des SMS sont ainsi envoyés aux candidats potentiels pour vérifier, par exemple, si les horaires leur conviennent. Un demandeur d'emploi répond "carrément" à une question de l'IA sur sa disponibilité, sans déstabiliser l'outil, qui enchaîne avec une question sur sa mobilité. CoachFT est quant à lui testé auprès d'un public particulier, celui des contrats d'engagement jeunes. Les jeunes concernés déclarent "en langage naturel" les démarches qu'ils ont effectuées à un outil qui retranscrit leurs propos. L'IA aide aussi les recruteurs à rédiger leurs annonces et fait augmenter le taux d'inscription aux formations. "On est une des rares organisations qui est à l'intersection d'une transformation pour nous-mêmes, (...) pour améliorer notre performance, et de l'accompagnement de la société dans une transformation qui lui sera imposée par ces innovations technologiques", souligne le directeur général adjoint technologies, Samir Amellal. En France, le gouvernement vise la formation de 15 millions de professionnels à l'IA d'ici 2030. France Travail compte prendre sa part en formant ses conseillers et les demandeurs d'emploi. L'opérateur est aussi confronté aux besoins de recrutements de ce secteur, particulièrement forts pour les métiers d'expert en cybersécurité ou spécialiste de la data. L'opérateur prépare une plateforme pour faciliter la rencontre entre employeurs et "talents" dans ce domaine. - "Bienveillance" - En interne, les syndicats demandent plus de transparence dans la course à l'IA. La négociation d'un accord est prévue en septembre prochain. Le représentant de la CGT Guillaume Bourdic déplore ne pas disposer actuellement d'une "cartographie des cas d'usage" de l'IA chez France Travail. "On a très peur que le développement de l'intelligence artificielle, pensé uniquement en termes de gains d'efficience et de gains de temps, participe à la fois à des suppressions de postes, à une intensification du travail et à la déqualification des conseillers", liste-t-il. Le syndicaliste espère que l'accord d'entreprise empêchera des mécanismes d'automatisation dans lesquels les conseillers n'auraient plus la main. Christophe Moreau, de la FSU, craint aussi "une standardisation des conclusions d'entretiens" et que les gains de productivité nourrissent les réductions d'effectifs. A horizon 2027, la direction affiche comme objectif le redéploiement de 800 équivalents temps plein (ETP) "dans l'accompagnement humain" grâce à l'IA. En attendant, France Travail doit perdre 515 ETP en 2026, sur un total de 54.000 agents. Conseillère près de Caen, présente à VivaTech, Claire Belarbi se félicite que les quelque 400 demandeurs d'emploi qu'elle suit n'aient plus besoin de répéter inlassablement leurs parcours, grâce à l'IA. Référente IA de son agence, elle incite ses collègues à "bien relire" les synthèses d'entretiens et d'exiger dans le prompt "un ton de bienveillance".

19.06.2026 à 09:03

FRANCE24
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Haut d'un mètre vingt, Ego, doté de bras et de mains finement articulés ainsi que de sourcils expressifs, peut représenter un médecin qui serait à distance, apporter une bouteille d'eau à un patient ou le guider dans les couloirs pour ses soins. Daniel Senna, un patient âgé de 31 ans de l'hôpital Maugeri de Milan, évalue via un écran fixé sur la poitrine du robot son niveau de douleur, une donnée essentielle pour son suivi, immédiatement envoyée aux infirmières. "Salut Dani, comment tu vas ? Tu as besoin de quelque chose ?", demande Ego à cet homme en fauteuil roulant. Le robot est testé depuis le mois d'avril dans un service de cet hôpital qui accueille les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative. "Très satisfait" "Au début, nous avions peur que le patient puisse avoir une réaction négative", explique Christian Lunetta, le directeur du département de rééducation neuromotrice dans cet établissement. "Au contraire, on a été très satisfait parce que le robot a été conçu pour susciter la curiosité et il a des mouvements ou en tout cas des fonctions qui laissent entrevoir plein d'utilisations". Ce projet de l'Institut italien de technologie et l'université de Pise (nord) est pour l'instant piloté à distance par un opérateur. Il sera toutefois autonome au cours d'une nouvelle phase de tests en juillet. La montée en puissance de l'intelligence artificielle (IA) a fortement accéléré les progrès de la robotique mais les robots ont encore besoin de beaucoup d'entraînement pour se débrouiller seuls. L'enjeu de l'expérience milanaise est notamment de comprendre, en lien avec les patients et les soignants, les limites de ce que peut ou doit faire un robot dans un service hospitalier, relève Manuel Catalano, de l'Institut italien de technologie. Ce robot pourrait aussi à terme accompagner les patients et leurs aidants à domicile, souligne-t-il. "Comme dans toute entreprise, il y a dans les hôpitaux des activités répétitives, qui doivent être réalisées avec une certaine précision", note Christian Lunetta. "Toutes ces activités répétitives et d’une certaine manière usantes pourraient être déléguées à un bon robot. Cela permet aussi de valoriser l’être humain, d’une certaine façon de lui donner le temps de s’occuper de cette relation humaine qu’il doit entretenir avec le patient". "Toutes les activités de contact avec la personne sont restées réservées aux soignants et aux aidants", déclare la neurologue Rachele Piras. Par exemple, "personne n’a envisagé de déléguer directement l’administration des comprimés", selon la neurologue. Pendant qu’ils distribuent les médicaments, les infirmiers contrôlent beaucoup de choses : si la personne a bien entendu, si tout se passe correctement". Mais "à mesure que la maladie (neurodégénérative) avance, il y a énormément de besoins", dit Rachele Piras. "D’un côté, le patient a la possibilité de demander directement des choses au robot et se sent plus à l’aise. De l’autre, l’aidant est moins dans l’assistance directe et revient, à certains moments, en tant que simple compagnon, mère ou fille".
Texte intégral (553 mots)
Haut d'un mètre vingt, Ego, doté de bras et de mains finement articulés ainsi que de sourcils expressifs, peut représenter un médecin qui serait à distance, apporter une bouteille d'eau à un patient ou le guider dans les couloirs pour ses soins. Daniel Senna, un patient âgé de 31 ans de l'hôpital Maugeri de Milan, évalue via un écran fixé sur la poitrine du robot son niveau de douleur, une donnée essentielle pour son suivi, immédiatement envoyée aux infirmières. "Salut Dani, comment tu vas ? Tu as besoin de quelque chose ?", demande Ego à cet homme en fauteuil roulant. Le robot est testé depuis le mois d'avril dans un service de cet hôpital qui accueille les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative. "Très satisfait" "Au début, nous avions peur que le patient puisse avoir une réaction négative", explique Christian Lunetta, le directeur du département de rééducation neuromotrice dans cet établissement. "Au contraire, on a été très satisfait parce que le robot a été conçu pour susciter la curiosité et il a des mouvements ou en tout cas des fonctions qui laissent entrevoir plein d'utilisations". Ce projet de l'Institut italien de technologie et l'université de Pise (nord) est pour l'instant piloté à distance par un opérateur. Il sera toutefois autonome au cours d'une nouvelle phase de tests en juillet. La montée en puissance de l'intelligence artificielle (IA) a fortement accéléré les progrès de la robotique mais les robots ont encore besoin de beaucoup d'entraînement pour se débrouiller seuls. L'enjeu de l'expérience milanaise est notamment de comprendre, en lien avec les patients et les soignants, les limites de ce que peut ou doit faire un robot dans un service hospitalier, relève Manuel Catalano, de l'Institut italien de technologie. Ce robot pourrait aussi à terme accompagner les patients et leurs aidants à domicile, souligne-t-il. "Comme dans toute entreprise, il y a dans les hôpitaux des activités répétitives, qui doivent être réalisées avec une certaine précision", note Christian Lunetta. "Toutes ces activités répétitives et d’une certaine manière usantes pourraient être déléguées à un bon robot. Cela permet aussi de valoriser l’être humain, d’une certaine façon de lui donner le temps de s’occuper de cette relation humaine qu’il doit entretenir avec le patient". "Toutes les activités de contact avec la personne sont restées réservées aux soignants et aux aidants", déclare la neurologue Rachele Piras. Par exemple, "personne n’a envisagé de déléguer directement l’administration des comprimés", selon la neurologue. Pendant qu’ils distribuent les médicaments, les infirmiers contrôlent beaucoup de choses : si la personne a bien entendu, si tout se passe correctement". Mais "à mesure que la maladie (neurodégénérative) avance, il y a énormément de besoins", dit Rachele Piras. "D’un côté, le patient a la possibilité de demander directement des choses au robot et se sent plus à l’aise. De l’autre, l’aidant est moins dans l’assistance directe et revient, à certains moments, en tant que simple compagnon, mère ou fille".

19.06.2026 à 08:59

FRANCE24
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Solidement installé en tête du championnat presque sans interruption depuis la 8e journée, en octobre, le triple champion de France en titre n'a jamais tremblé pour sa qualification. Il y a plusieurs saisons déjà que la gestion des doublons avec le XV de France n'est plus un problème et à la fin du Tournoi mi-mars, Toulouse affichait un bilan comptable de 14 victoires pour 4 défaites et 12 points d'avance sur son premier poursuivant. Mais cette fois le retour des internationaux ne s'est pas passé comme prévu, avec comme gros accroc la défaite contre l'UBB en quarts de finale de la Champions Cup, le 12 avril. Dès lors, face à deux mois sans aucun enjeu réel, les Toulousains ont ralenti le rythme, avec quatre défaites sur les huit derniers matches de championnat. Symbole de ce coup de mou, même la star Antoine Dupont, revenu plutôt en forme en décembre de sa grave blessure au genou droit, a semblé un ton en-dessous. Puis, victime d'une gêne musculaire, il n'a plus joué depuis plus le 9 mai dernier face à Toulon... au Vélodrome. Et une autre très grosse tuile est venue plomber la préparation toulousaine: le buteur et taulier Thomas Ramos manquera à l'appel, blessé et pas suffisamment remis pour tenir sa place. "Cette année, on a battu tous les records de commotions, de blessures", a déploré Mola jeudi. "Être en demi-finales dans le contexte qui est le nôtre, on est un peu les rescapés de l'histoire", a-t-il noté, manière de rappeler que les Toulousains sont les seuls à être au rendez-vous du dernier carré par rapport à la saison dernière. Au vert et au calme Entre deux eaux depuis deux mois, le club aux 24 boucliers de Brennus, pourra-t-il retrouver l'intensité lors des phases finales? "Tout le monde s'inquiète de savoir si Toulouse est bien. Toulouse est premier. Et vous feriez mieux de vous inquiéter de ceux qui ne sont pas qualifiés", avait sèchement répondu l'entraîneur Ugo Mola après la dernière journée et une défaite 31-20 sur le terrain du Racing 92. Depuis, les Toulousains se sont mis au vert, avec un désormais traditionnel stage en Espagne près de Gérone, pendant que les Franciliens devaient eux s'arracher pour battre Pau en barrage. Et ils ont coupé toute ouverture médiatique avant l'obligatoire conférence de presse d'avant-match, jeudi au Vélodrome à la veille de la rencontre programmée vendredi (21h05). "Quand ils ferment les écoutilles, qu'ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu'ils se préparent", se méfie Patrice Collazo, le manager des Racingmen, qualifiant carrément les Toulousains de "fossoyeurs". Les atouts ne leur manquent pas, entre l'expérience d'un club qui a gagné cinq des six derniers titres en Top 14 et deux Coupes d'Europe dans le même intervalle, un effectif rempli de stars et une farouche volonté de marquer l'histoire. Intensité A l'inverse de Toulouse, le Racing 92 - "une belle bande de mecs costauds" selon Mola - est porté par une dynamique de six victoires sur ses sept derniers matches, dont trois loin de ses bases (Montauban, Clermont, Pau). Et la puissance de l'effectif, tant à l'avant que sur les lignes arrières, a fait très mal aux Palois, également surpris par plusieurs mouvements collectifs. L'effectif francilien a été chamboulé à l'intersaison, avec une quinzaine de recrues qui semblent avoir enfin trouvé la bonne entente. Même si le spectre plane d'un scénario à la rochelaise, avec une série de six victoires des Maritimes avant d'exploser contre le Stade français en barrage (45-5). Avantage non négligeable, le vainqueur de cette demie pourra bénéficier d'un jour de plus de récupération en vue de la finale, le samedi 27 juin, par rapport à leur adversaire, Montpellier ou le Stade français, qui s'affronteront samedi, toujours à Marseille.
Texte intégral (658 mots)
Solidement installé en tête du championnat presque sans interruption depuis la 8e journée, en octobre, le triple champion de France en titre n'a jamais tremblé pour sa qualification. Il y a plusieurs saisons déjà que la gestion des doublons avec le XV de France n'est plus un problème et à la fin du Tournoi mi-mars, Toulouse affichait un bilan comptable de 14 victoires pour 4 défaites et 12 points d'avance sur son premier poursuivant. Mais cette fois le retour des internationaux ne s'est pas passé comme prévu, avec comme gros accroc la défaite contre l'UBB en quarts de finale de la Champions Cup, le 12 avril. Dès lors, face à deux mois sans aucun enjeu réel, les Toulousains ont ralenti le rythme, avec quatre défaites sur les huit derniers matches de championnat. Symbole de ce coup de mou, même la star Antoine Dupont, revenu plutôt en forme en décembre de sa grave blessure au genou droit, a semblé un ton en-dessous. Puis, victime d'une gêne musculaire, il n'a plus joué depuis plus le 9 mai dernier face à Toulon... au Vélodrome. Et une autre très grosse tuile est venue plomber la préparation toulousaine: le buteur et taulier Thomas Ramos manquera à l'appel, blessé et pas suffisamment remis pour tenir sa place. "Cette année, on a battu tous les records de commotions, de blessures", a déploré Mola jeudi. "Être en demi-finales dans le contexte qui est le nôtre, on est un peu les rescapés de l'histoire", a-t-il noté, manière de rappeler que les Toulousains sont les seuls à être au rendez-vous du dernier carré par rapport à la saison dernière. Au vert et au calme Entre deux eaux depuis deux mois, le club aux 24 boucliers de Brennus, pourra-t-il retrouver l'intensité lors des phases finales? "Tout le monde s'inquiète de savoir si Toulouse est bien. Toulouse est premier. Et vous feriez mieux de vous inquiéter de ceux qui ne sont pas qualifiés", avait sèchement répondu l'entraîneur Ugo Mola après la dernière journée et une défaite 31-20 sur le terrain du Racing 92. Depuis, les Toulousains se sont mis au vert, avec un désormais traditionnel stage en Espagne près de Gérone, pendant que les Franciliens devaient eux s'arracher pour battre Pau en barrage. Et ils ont coupé toute ouverture médiatique avant l'obligatoire conférence de presse d'avant-match, jeudi au Vélodrome à la veille de la rencontre programmée vendredi (21h05). "Quand ils ferment les écoutilles, qu'ils descendent dans les eaux profondes, ça veut dire qu'ils se préparent", se méfie Patrice Collazo, le manager des Racingmen, qualifiant carrément les Toulousains de "fossoyeurs". Les atouts ne leur manquent pas, entre l'expérience d'un club qui a gagné cinq des six derniers titres en Top 14 et deux Coupes d'Europe dans le même intervalle, un effectif rempli de stars et une farouche volonté de marquer l'histoire. Intensité A l'inverse de Toulouse, le Racing 92 - "une belle bande de mecs costauds" selon Mola - est porté par une dynamique de six victoires sur ses sept derniers matches, dont trois loin de ses bases (Montauban, Clermont, Pau). Et la puissance de l'effectif, tant à l'avant que sur les lignes arrières, a fait très mal aux Palois, également surpris par plusieurs mouvements collectifs. L'effectif francilien a été chamboulé à l'intersaison, avec une quinzaine de recrues qui semblent avoir enfin trouvé la bonne entente. Même si le spectre plane d'un scénario à la rochelaise, avec une série de six victoires des Maritimes avant d'exploser contre le Stade français en barrage (45-5). Avantage non négligeable, le vainqueur de cette demie pourra bénéficier d'un jour de plus de récupération en vue de la finale, le samedi 27 juin, par rapport à leur adversaire, Montpellier ou le Stade français, qui s'affronteront samedi, toujours à Marseille.
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