Le RN, "c'est en même temps qui ne s'assume pas. Social dans le Nord, libéral dans le Sud", a lancé le président d'Horizons.
Et de tacler Jordan Bardella "converti au libéralisme, à l'Europe, au capitalisme" et amateur de "petits fours à Monte-Carlo", une allusion à sa présence au Grand Prix de F1 de Monaco avec sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles.
De l'autre, Marine Le Pen qui dit "l'inverse" et se revendique "la porte-voix" des "classes populaires".
Mardi, la triple candidate malheureuse à l'Elysée saura si elle peut concourir une quatrième fois à l'Elysée : une peine de plus de deux ans d'inéligibilité prononcée par la cour d'appel de Paris la conduirait à devoir céder à contrecoeur la place à Jordan Bardella, 30 ans. Elle sera ensuite l'invitée du 20 heures de TF1.
Accolade très appuyée, baiser sur la joue, "total soutien", "immense confiance" : samedi, lors d'un "banquet champêtre" à Liévin, au coeur du fief du Pas-de-Calais de la patronne de l'extrême droite, les deux responsables du Rassemblement national n'ont eu de cesse devant les militants et plusieurs dizaines de journalistes de jouer la carte de la proximité et de l'unité dans les épreuves.
"Nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu'au bout, jusqu'à la victoire", a lancé Marine Le Pen.
Mais la décision du 7 juillet rebat les cartes et le jeune patron du parti est jugé plus fragile que celle qui a déjà trois campagnes présidentielles à son actif.
"On a un poids super-léger", Jordan Bardella - ses adversaires mettent en avant sa jeunesse, son inexpérience et son inconsistance supposée -, et "un poids lourd", Marine Le Pen, rompue à l'exercice, a résumé samedi sur Radio J le maire PS de Saint-Ouen Karim Bouamrane.
Jean-Luc Mélenchon se dit lui persuadé d'"éliminer" - "peut-être" même dès le premier tour - le candidat du Rassemblement national quel qu'il soit.
"Je le battrai"
En 2022, "on annonçait Marine Le Pen avec 20 points d'avance sur moi, comme aujourd'hui entre moi et Jordan Bardella. Or, à un cheveu près, elle a pu rester", a souligné le tribun insoumis. 420.000 voix le séparaient alors de la candidate du RN pour qu'il puisse accéder au second tour.
Cinq ans plus tard, je vais "peut-être réussir à éliminer" leur candidat dès le premier tour, le 18 avril, a-t-il ajouté, invité de "Dimanche en politique" sur France 3.
Si ce n'est pas le cas, "je le battrai" au second, "je n'ai pas le moindre doute sur ce sujet", a-t-il assuré car "notre patrie n'est pas un pays raciste, elle n'est pas un pays suprémaciste, elle n'est pas un pays islamophobe".
Quid de l'adversaire ? Jean-Luc Mélenchon a pris soin de ne pas se prononcer pour une des deux options.
"Ce n'est pas une affaire de goût personnel", a-t-il lancé au sujet de Marine Le Pen qu'il a déjà affronté trois fois.
Quant à Jordan Bardella, ne craint-il pas qu'il soit un adversaire susceptible de siphonner une partie des voix des jeunes électeurs ?
"C'est moi qui suis le mieux placé, paraît il, dans la jeunesse. Et ce n'est pas à cause de mon âge", a assuré le tribun insoumis, 74 ans. "Les jeunes gens ne se déterminent pas sur les apparences. Et je ne suis pas candidat à être leur copain, je suis candidat à être président de ce pays".
Interrogé en marge du congrès du PCF, Fabien Roussel, réélu, sans surprise, secrétaire national du Parti communiste et qui a bien l'intention de briguer une nouvelle candidature à la présidentielle, n'a pas davantage voulu jouer au jeu des pronostics. "Je n'ai pas envie de parler du Rassemblement national (...) je m'en fous c'est leur problème. Qu'ils lavent leur linge sale" entre eux.
Texte intégral (643 mots)
Le RN, "c'est en même temps qui ne s'assume pas. Social dans le Nord, libéral dans le Sud", a lancé le président d'Horizons.
Et de tacler Jordan Bardella "converti au libéralisme, à l'Europe, au capitalisme" et amateur de "petits fours à Monte-Carlo", une allusion à sa présence au Grand Prix de F1 de Monaco avec sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles.
De l'autre, Marine Le Pen qui dit "l'inverse" et se revendique "la porte-voix" des "classes populaires".
Mardi, la triple candidate malheureuse à l'Elysée saura si elle peut concourir une quatrième fois à l'Elysée : une peine de plus de deux ans d'inéligibilité prononcée par la cour d'appel de Paris la conduirait à devoir céder à contrecoeur la place à Jordan Bardella, 30 ans. Elle sera ensuite l'invitée du 20 heures de TF1.
Accolade très appuyée, baiser sur la joue, "total soutien", "immense confiance" : samedi, lors d'un "banquet champêtre" à Liévin, au coeur du fief du Pas-de-Calais de la patronne de l'extrême droite, les deux responsables du Rassemblement national n'ont eu de cesse devant les militants et plusieurs dizaines de journalistes de jouer la carte de la proximité et de l'unité dans les épreuves.
"Nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu'au bout, jusqu'à la victoire", a lancé Marine Le Pen.
Mais la décision du 7 juillet rebat les cartes et le jeune patron du parti est jugé plus fragile que celle qui a déjà trois campagnes présidentielles à son actif.
"On a un poids super-léger", Jordan Bardella - ses adversaires mettent en avant sa jeunesse, son inexpérience et son inconsistance supposée -, et "un poids lourd", Marine Le Pen, rompue à l'exercice, a résumé samedi sur Radio J le maire PS de Saint-Ouen Karim Bouamrane.
Jean-Luc Mélenchon se dit lui persuadé d'"éliminer" - "peut-être" même dès le premier tour - le candidat du Rassemblement national quel qu'il soit.
"Je le battrai"
En 2022, "on annonçait Marine Le Pen avec 20 points d'avance sur moi, comme aujourd'hui entre moi et Jordan Bardella. Or, à un cheveu près, elle a pu rester", a souligné le tribun insoumis. 420.000 voix le séparaient alors de la candidate du RN pour qu'il puisse accéder au second tour.
Cinq ans plus tard, je vais "peut-être réussir à éliminer" leur candidat dès le premier tour, le 18 avril, a-t-il ajouté, invité de "Dimanche en politique" sur France 3.
Si ce n'est pas le cas, "je le battrai" au second, "je n'ai pas le moindre doute sur ce sujet", a-t-il assuré car "notre patrie n'est pas un pays raciste, elle n'est pas un pays suprémaciste, elle n'est pas un pays islamophobe".
Quid de l'adversaire ? Jean-Luc Mélenchon a pris soin de ne pas se prononcer pour une des deux options.
"Ce n'est pas une affaire de goût personnel", a-t-il lancé au sujet de Marine Le Pen qu'il a déjà affronté trois fois.
Quant à Jordan Bardella, ne craint-il pas qu'il soit un adversaire susceptible de siphonner une partie des voix des jeunes électeurs ?
"C'est moi qui suis le mieux placé, paraît il, dans la jeunesse. Et ce n'est pas à cause de mon âge", a assuré le tribun insoumis, 74 ans. "Les jeunes gens ne se déterminent pas sur les apparences. Et je ne suis pas candidat à être leur copain, je suis candidat à être président de ce pays".
Interrogé en marge du congrès du PCF, Fabien Roussel, réélu, sans surprise, secrétaire national du Parti communiste et qui a bien l'intention de briguer une nouvelle candidature à la présidentielle, n'a pas davantage voulu jouer au jeu des pronostics. "Je n'ai pas envie de parler du Rassemblement national (...) je m'en fous c'est leur problème. Qu'ils lavent leur linge sale" entre eux.