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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

15.01.2026 à 18:51

Séquestration d'un financier: jusqu'à 10 ans de réclusion pour un verdict inédit

FRANCE24
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Cet arrêt fera date: il a été rendu par une cour spécialement constituée de cinq magistrats professionnels, comme le prévoit la loi de juillet 2025, notamment destinée à lutter contre le narcotrafic. En vigueur depuis le 5 janvier, cette disposition s'applique désormais pour les crimes en bande organisée. La peine la plus lourde, dix ans de réclusion, a été infligée à Mohamed Chouiyekh, délinquant avignonnais de 37 ans, qui est en fuite. Une de ses connaissances, Samir Debbouz, un Parisien de 41 ans, "à l'origine du passage à l'acte" selon l'arrêt, a été condamné à sept ans de prison. Quatre ans de prison ont été prononcés contre Kevin Petit, 32 ans, qui appartenait à l'entourage de Chouiyekh et avait un rôle d'"exécutant". Un homme qui avait mis à disposition sa voiture a été condamné à 18 mois de prison, tandis que les deux derniers accusés, également poursuivis pour association de malfaiteurs et non directement pour le rapt et la séquestration, ont été acquittés. Emmanuel Hening, 52 ans aujourd'hui, avait été enlevé dans une bourgade du Calvados le matin du 17 décembre 2018, par des hommes munis de brassards de policiers et les traits dissimulés par des masques de silicone. Frappé avec des menottes, yeux et bouche recouverts de scotch, mains liées, il avait été conduit dans un garage souterrain francilien où lui avait été intimé de s'acquitter d'une "dette" d'un million d'euros. Il avait été relâché dans la soirée près de Paris, visage tuméfié et muni d'un téléphone crypté pour les instructions pour le paiement. Les débats ont beaucoup porté sur les relations d'affaires d'Hening avec la grande criminalité organisée. "C'est un escroc à dimension internationale notoire", "un gros poisson", avait cinglé mercredi l'avocat de Chouiyekh, Amar Bouaou. "La justice, c'est la mesure" En Grande-Bretagne, Hening avait été condamné en 2006 à quinze ans de prison pour une escroquerie à la TVA de plus de 50 millions de livres (80 millions d'euros de l'époque), avant que ne soient ajoutées neuf années car il ne s'acquittait pas de sa dette. Mais il avait été libéré en 2012, dès son retour en France, où l'infraction équivalente n'était passible que de cinq ans de prison. Hening, qui n'a pas assisté à son procès et a expliqué par visio avoir toujours peur des représailles, avait mis les enquêteurs sur la trace de Debbouz, évoquant un investissement avorté quelques années plus tôt. La tenue sans jurés citoyens du procès avait suscité, parmi la défense, la crainte de voir les peines singulièrement s'alourdir sur fond de discours politiques répressifs, afin de répondre "au fantasme du laxisme judiciaire", ce "délire politique", selon l'un des avocats, Pierre de Combles de Nayves. Cette inquiétude avait été renforcée par les réquisitions extrêmement lourdes du parquet général: entre quatre ans de prison et 18 années de réclusion criminelle, aucun acquittement demandé. "Puisqu'on est là", devant une cour d'assises spéciale, "autant que ça cogne" et "maintenant qu'on n'a plus les jurés, ça cogne", s'était offusqué Me de Combles de Nayves. La défense avait relevé qu'Emmanuel Hening avait été relâché le soir même sans intervention policière, avec des blessures somme toute modérées comparées à celles que l'on peut trouver dans ces dossiers, et sans utilisation avérée d'armes. Des séquestrations autrement plus graves sont usuellement jugées en correctionnelle avec des peines significativement inférieures, avaient fait valoir les avocats. "C'est la première fois qu'une affaire de séquestration en bande organisée est jugée sans arme", avait ironisé Amar Bouaou, réclamant un verdict équitable: "La justice, c'est la mesure, pas la démesure". "Même devant une cour d'assises spécialement composée, l'association de malfaiteurs doit être un minimum caractérisée", se sont félicités Juliette Triquet et Antonin Gravelin Rodriguez, les avocats de l'un des acquittés, soulagés après le verdict.

15.01.2026 à 18:49

Des "brigades" pour contrôler les denrées importées en France et "rassurer" les agriculteurs

FRANCE24
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Cette brigade, composée d'une centaine d'agents, "devra dès la première année réaliser a minima 3.000 contrôles sur l'ensemble du territoire", a dit la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, depuis la plateforme cargo d'Air France de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. "Vous voyez bien les actions des agriculteurs qui ouvrent des camions sur la route. Il faut organiser tout cela", a-t-elle dit, évoquant une action "rapide et puissante", "une force de contrôle qui rassure" les producteurs, remontés contre la concurrence de denrées produites parfois avec des pesticides ou des antibiotiques interdits dans l'UE. Les agents, dont elle n'a pas détaillé la provenance ni le financement, contrôleront "les camions ou les magasins où se distribuent les produits importés", s'ajoutant à ce qui se fait dans les ports et aéroports. La ministre avait annoncé ce projet dès décembre, au lancement des conférences de la souveraineté alimentaire, puis réitéré la promesse pour calmer les manifestations d'agriculteurs, qui ont parfois mené eux-mêmes des contrôles sauvages à la sortie de ports ou sur des routes. "C'est un signal que je veux donner à nos producteurs, à l'ensemble des consommateurs français, mais aussi à l'Union européenne qui doit intensifier les contrôles des denrées importées" de pays tiers, a dit la ministre jeudi, devant des palettes d'aubergines et de concombres amers venus du Kenya ou d'Afrique du sud. Parmi leurs nombreux griefs, les agriculteurs dénoncent l'accord de libre-échange entre l'UE et quatre pays du Mercosur, qui doit faciliter l'arrivée de produits aux normes de production souvent moins exigeantes que dans l'UE. Les produits de cette région seront-ils visés par ces futures inspections? "Tout (fera) l'objet de contrôles", a-t-elle répondu. "Évidemment, dans le contexte actuel, on aura sans doute un regard particulier sur les produits originaires du Mercosur parce qu'il faut donner un signal à nos producteurs dans les secteurs très sensibles que sont la viande, le sucre, l'éthanol, le miel". Tests et documents Dans les ports et aéroports de France, les denrées importées sont aujourd'hui soumises à des contrôles documentaires "systématiques" et, ponctuellement, des échantillons sont analysés en laboratoires d'Etat, indiquent les Douanes. Pour les végétaux, les résidus de 400 pesticides réglementés en Europe sont recherchés, a expliqué jeudi Frédéric Saltron, responsable du service commun des Laboratoires (Douanes et Répression des fraudes). La France est allée plus loin la semaine dernière en interdisant totalement les importations de produits traités avec cinq de ces substances considérées comme dangereuses pour la santé, même lorsqu'elles ne sont présentes que sous la forme de résidus. La régularité des tests dépend de la sensibilité du produit et du pays d'origine, en fonction d'une liste dressée par l'UE, qui selon les cas impose un taux de test de 10% à 50%, indiquent les Douanes. Par exemple la Commission européenne impose de tester 10% des haricots verts du Kenya, qui à Roissy font l'objet de plusieurs centaines de prélèvements par an, explique Jean-François Depin, de la direction régionale des Douanes. En moyenne, cela fait "un taux de contrôle qui avoisine les 15-20% au global", souligne-t-il. Quant au taux de non conformité des denrées aux normes européennes, un rapport parlementaire français soulignait en décembre qu'il est "impossible d'avoir un chiffre exact". Mais il relevait que "les filières les plus touchées" sont les céréales (blé, maïs, orge), la viande bovine, la volaille, l'apiculture. Au niveau européen, la Cour des comptes européenne a déploré mercredi dans un rapport les contrôles "inexistants" ou "sporadiques" sur la présence de pesticides dans les importations d'huile d'olive extra-européenne, dans les Etats visités (Belgique, Espagne, Grèce, Italie). Ce rapport "confirme la préoccupation de l'agriculture européenne quant au manque de contrôles", a réagi le Copa-Cogeca, alliance des principaux syndicats agricoles d'Europe. Pour tenter de les rassurer, la Commission européenne a promis en décembre d'accroître de 50% le nombre de contrôles à l'étranger sur deux ans.

15.01.2026 à 18:44

Les pesticides, premiers responsables de l'effondrement des populations d'oiseaux

Audrey RACINE
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Des chercheurs ont mené une étude sur les conséquences de l'usage de pesticides en France sur les populations d'oiseaux. Ils ont constaté que plus de 84% des espèces étudiées voyaient leur nombre diminuer dans les zones de fort épandage. Les pesticides sont, selon cette étude, la première cause de perte de biodiversité. Les oiseaux granivores s'empoisonnent avec les semences traitées, les insectivores ne trouvent plus à se nourrir ou s'empoisonnent avec des insectes contaminés.

15.01.2026 à 18:43

Voeux d'Emmanuel Macron aux armées: Le chef de l'Etat veut accélérer

Roselyne FEBVRE
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« Pour être craint, il faut être puissant », c’est ce qu’a dit Emmanuel Macron lors de ses vœux aux forces armées. Le chef de l’Etat veut accélérer le réarmement du pays. Pour faire face aux menaces de Trump sur le Groënland, la France envoie des soldats dans le cadre d’une mission militaire européenne. Les enjeux internationaux seront-ils un des enjeux majeurs de la présidentielle de 2027 ? 
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« Pour être craint, il faut être puissant », c’est ce qu’a dit Emmanuel Macron lors de ses vœux aux forces armées. Le chef de l’Etat veut accélérer le réarmement du pays. Pour faire face aux menaces de Trump sur le Groënland, la France envoie des soldats dans le cadre d’une mission militaire européenne. Les enjeux internationaux seront-ils un des enjeux majeurs de la présidentielle de 2027 ? 

15.01.2026 à 18:33

La Bourse de Paris reste en retrait de la hausse du secteur tech

FRANCE24
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Le CAC 40 a terminé en petite baisse de 0,21%, soit une perte de 17,85 points, pour s'établir à 8.313,12 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,19% à 8.330,97 points. "Malgré le soutien apporté par les valeurs des semi-conducteurs", les marchés d'actions européens ont terminé "mitigés" jeudi, constate Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets. Le secteur des semi-conducteurs a bondi après que le géant taïwanais TSMC a annoncé un bénéfice net en progression de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée. Si Wall Street profite de la dynamique, les "grands mouvements sur la tech aux Etats-Unis" s'essoufflent en Europe, remarque Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France. "Les principaux indices européens sont moins composés de valeurs de croissance, contrairement aux indices aux Etats-Unis", explique-t-il. La défense dans le rouge Les valeurs de la défense ont cédé du terrain "après des propos de Donald Trump laissant entrevoir une désescalade par rapport à la situation en Iran", note Alexandre Baradez. Depuis le début le 28 décembre d'un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d'intervention militaire contre l'Iran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin" et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu". "On observera ça et on verra quelle est la suite", a-t-il ajouté à propos d'une éventuelle action militaire. Thales a terminé en baisse de 3,04% à 255,10 euros, et Dassault Aviation a cédé 0,84% à 308,60 euros. Le luxe à la peine Les valeurs du luxe figurent également en queue de peloton à la Bourse de Paris jeudi, LVMH cédant 1,91% à 625,70 euros et Kering lâchant 3,16% à 301,40 euros. Cette baisse s'explique par "les dernières statistiques venant de la Chine", qui "continuent de montrer un paysage chinois en terme de demande intérieure relativement faible", relève M. Baradez. De quoi retenir les valeurs du luxe et en général les secteurs exportateurs exposés à la Chine. "Il n'y a pas de dynamique forte sur la consommation en Chine actuellement", souligne-t-il.
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Le CAC 40 a terminé en petite baisse de 0,21%, soit une perte de 17,85 points, pour s'établir à 8.313,12 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,19% à 8.330,97 points. "Malgré le soutien apporté par les valeurs des semi-conducteurs", les marchés d'actions européens ont terminé "mitigés" jeudi, constate Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets. Le secteur des semi-conducteurs a bondi après que le géant taïwanais TSMC a annoncé un bénéfice net en progression de 35% au quatrième trimestre, surfant sur la demande pour les technologies d'intelligence artificielle (IA) malgré des "défis" à prévoir sur ses coûts liés à son expansion accélérée. Si Wall Street profite de la dynamique, les "grands mouvements sur la tech aux Etats-Unis" s'essoufflent en Europe, remarque Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés à IG France. "Les principaux indices européens sont moins composés de valeurs de croissance, contrairement aux indices aux Etats-Unis", explique-t-il. La défense dans le rouge Les valeurs de la défense ont cédé du terrain "après des propos de Donald Trump laissant entrevoir une désescalade par rapport à la situation en Iran", note Alexandre Baradez. Depuis le début le 28 décembre d'un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d'intervention militaire contre l'Iran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin" et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement "pas lieu". "On observera ça et on verra quelle est la suite", a-t-il ajouté à propos d'une éventuelle action militaire. Thales a terminé en baisse de 3,04% à 255,10 euros, et Dassault Aviation a cédé 0,84% à 308,60 euros. Le luxe à la peine Les valeurs du luxe figurent également en queue de peloton à la Bourse de Paris jeudi, LVMH cédant 1,91% à 625,70 euros et Kering lâchant 3,16% à 301,40 euros. Cette baisse s'explique par "les dernières statistiques venant de la Chine", qui "continuent de montrer un paysage chinois en terme de demande intérieure relativement faible", relève M. Baradez. De quoi retenir les valeurs du luxe et en général les secteurs exportateurs exposés à la Chine. "Il n'y a pas de dynamique forte sur la consommation en Chine actuellement", souligne-t-il.

15.01.2026 à 18:19

La France épinglée par la CEDH pour les conditions de détention indignes à la prison de Strasbourg

FRANCE24
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Cette prison, "en situation de surpopulation" et "propice à la prolifération des animaux nuisibles", n'offrait pas, "à l'époque de la détention du requérant", des conditions de détention "décentes", ce qui était assimilable à un "traitement inhumain et dégradant", a tranché la CEDH. Les autorités françaises devront verser 7.400 euros au détenu à titre de dédommagement moral. C'est la neuvième fois depuis 2013 que la France est condamnée par la CEDH pour les conditions de vie dans ses prisons, a précisé à l'AFP Patrice Spinosi, l'avocat qui a porté ces dossiers avec l'Observatoire international des prisons (OIP). Au total, ces arrêts concernaient 42 détenus, mais "ce n'est que la partie émergée de l'iceberg" car seule une minorité des personnes concernées ont "l'énergie et le temps" pour saisir la justice, jusqu'au Conseil d'Etat et à la CEDH, afin de dénoncer leurs conditions de détention, a souligné l'avocat. Dans le cas de la maison d'arrêt de Strasbourg, les juges européens ont donné raison au requérant pour la période allant d'avril à juillet 2016. Pendant ces 87 jours, le détenu n'a pu être seul en cellule que pendant quatre jours. Le reste du temps, il devait partager les 9 m2 de son espace de vie avec au moins un autre prisonnier et même, pendant six jours, avec deux codétenus, selon le comptage précis fourni par les autorités françaises. En s'appuyant notamment sur plusieurs rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), la Cour a souligné la vétusté de la prison, la présence de rongeurs et cafards ou les douches "parfois glaciales". Surtout, les toilettes, au sein des cellules, sont installées "à proximité immédiate des lits et des lieux de repas" et ne sont pas séparées par une cloison fermée, si bien que les détenus n'y disposent d'aucune intimité, ont relevé les juges européens. Au vu de tous ces éléments, la CEDH a estimé que le requérant avait été exposé à "une épreuve d'une intensité excédant le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". Pour Me Spinosi, "il n'est pas sûr que cet arrêt change la donne mais c'est un nouveau signal de la situation dantesque dans les prisons, où la surpopulation est à l'origine de l'essentiel des problèmes".
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Cette prison, "en situation de surpopulation" et "propice à la prolifération des animaux nuisibles", n'offrait pas, "à l'époque de la détention du requérant", des conditions de détention "décentes", ce qui était assimilable à un "traitement inhumain et dégradant", a tranché la CEDH. Les autorités françaises devront verser 7.400 euros au détenu à titre de dédommagement moral. C'est la neuvième fois depuis 2013 que la France est condamnée par la CEDH pour les conditions de vie dans ses prisons, a précisé à l'AFP Patrice Spinosi, l'avocat qui a porté ces dossiers avec l'Observatoire international des prisons (OIP). Au total, ces arrêts concernaient 42 détenus, mais "ce n'est que la partie émergée de l'iceberg" car seule une minorité des personnes concernées ont "l'énergie et le temps" pour saisir la justice, jusqu'au Conseil d'Etat et à la CEDH, afin de dénoncer leurs conditions de détention, a souligné l'avocat. Dans le cas de la maison d'arrêt de Strasbourg, les juges européens ont donné raison au requérant pour la période allant d'avril à juillet 2016. Pendant ces 87 jours, le détenu n'a pu être seul en cellule que pendant quatre jours. Le reste du temps, il devait partager les 9 m2 de son espace de vie avec au moins un autre prisonnier et même, pendant six jours, avec deux codétenus, selon le comptage précis fourni par les autorités françaises. En s'appuyant notamment sur plusieurs rapports du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), la Cour a souligné la vétusté de la prison, la présence de rongeurs et cafards ou les douches "parfois glaciales". Surtout, les toilettes, au sein des cellules, sont installées "à proximité immédiate des lits et des lieux de repas" et ne sont pas séparées par une cloison fermée, si bien que les détenus n'y disposent d'aucune intimité, ont relevé les juges européens. Au vu de tous ces éléments, la CEDH a estimé que le requérant avait été exposé à "une épreuve d'une intensité excédant le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". Pour Me Spinosi, "il n'est pas sûr que cet arrêt change la donne mais c'est un nouveau signal de la situation dantesque dans les prisons, où la surpopulation est à l'origine de l'essentiel des problèmes".

15.01.2026 à 18:17

Groenland : début d’une mission militaire européenne

FRANCE24
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 Une mission militaire européenne démarre jeudi 15 janvier au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump.
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 Une mission militaire européenne démarre jeudi 15 janvier au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump.

15.01.2026 à 18:16

Haïti : le chef de gang Jimmy "Barbecue" Cherizier aurait été visé par une frappe

FRANCE24
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Selon le média Gazette Haïti, une frappe aurait visé le domicile du chef de gang Jimmy "Barbecue" Cherizier le 14 janvier.
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Selon le média Gazette Haïti, une frappe aurait visé le domicile du chef de gang Jimmy "Barbecue" Cherizier le 14 janvier.

15.01.2026 à 18:07

Le chef de l'ONU critique les pays qui "sonnent le glas de la coopération internationale"

FRANCE24
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Il a également réitéré être "profondément préoccupé par la répression violente en Iran", quelques heures avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays, à la demande des Etats-Unis. Lors de son dernier discours sur les priorités de l'année, avant la fin de son mandat le 31 décembre, M. Guterres a estimé que le monde était déchiré par des "clivages géopolitiques contre-productifs (et) des violations flagrantes du droit international". Il a aussi dénoncé des "coupes budgétaires massives dans l'aide au développement et l'aide humanitaire", après la baisse du financement des agences de l'ONU par les États-Unis, initiée par l'administration Trump. "Ces forces et bien d'autres ébranlent les fondations de la coopération internationale et mettent à l'épreuve la résilience du multilatéralisme lui-même", a déclaré M. Guterres. "A l'heure où nous avons le plus besoin de coopération internationale, nous semblons être les moins enclins à y faire appel et à y investir", a-t-il déploré. "Certains cherchent à sonner le glas de la coopération internationale." Concernant les priorités de l'ONU, son chef a affirmé que l'institution est "totalement engagée dans la cause de la paix à Gaza, en Ukraine, au Soudan et bien au-delà". A Gaza, M. Guterres a appelé à ce que l'aide humanitaire "circule sans entrave". En Ukraine, il a exhorté à "ne ménager aucun effort" pour mettre fin aux combats. Il a aussi appelé à la reprise des pourparlers en vue d'un cessez-le-feu durable au Soudan. Ces trois conflits prolongés ont marqué son deuxième et dernier mandat à la tête des Nations unies, dans un contexte de critiques sur la capacité de l'organisation à prévenir et à résoudre les conflits. Le président américain Donald Trump remet en question la pertinence de l'ONU et conteste ses priorités, tandis que son Conseil de sécurité est souvent paralysé en raison de l'utilisation de leur droit de veto par certains de ses membres permanents, les États-Unis, la Russie et la Chine. Antonio Guterres a enfin souhaité des mesures pour prévenir les risques liés à l'intelligence artificielle. Il a enjoint à "agir pour le climat" et contre "l'avidité et les inégalités".
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Il a également réitéré être "profondément préoccupé par la répression violente en Iran", quelques heures avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays, à la demande des Etats-Unis. Lors de son dernier discours sur les priorités de l'année, avant la fin de son mandat le 31 décembre, M. Guterres a estimé que le monde était déchiré par des "clivages géopolitiques contre-productifs (et) des violations flagrantes du droit international". Il a aussi dénoncé des "coupes budgétaires massives dans l'aide au développement et l'aide humanitaire", après la baisse du financement des agences de l'ONU par les États-Unis, initiée par l'administration Trump. "Ces forces et bien d'autres ébranlent les fondations de la coopération internationale et mettent à l'épreuve la résilience du multilatéralisme lui-même", a déclaré M. Guterres. "A l'heure où nous avons le plus besoin de coopération internationale, nous semblons être les moins enclins à y faire appel et à y investir", a-t-il déploré. "Certains cherchent à sonner le glas de la coopération internationale." Concernant les priorités de l'ONU, son chef a affirmé que l'institution est "totalement engagée dans la cause de la paix à Gaza, en Ukraine, au Soudan et bien au-delà". A Gaza, M. Guterres a appelé à ce que l'aide humanitaire "circule sans entrave". En Ukraine, il a exhorté à "ne ménager aucun effort" pour mettre fin aux combats. Il a aussi appelé à la reprise des pourparlers en vue d'un cessez-le-feu durable au Soudan. Ces trois conflits prolongés ont marqué son deuxième et dernier mandat à la tête des Nations unies, dans un contexte de critiques sur la capacité de l'organisation à prévenir et à résoudre les conflits. Le président américain Donald Trump remet en question la pertinence de l'ONU et conteste ses priorités, tandis que son Conseil de sécurité est souvent paralysé en raison de l'utilisation de leur droit de veto par certains de ses membres permanents, les États-Unis, la Russie et la Chine. Antonio Guterres a enfin souhaité des mesures pour prévenir les risques liés à l'intelligence artificielle. Il a enjoint à "agir pour le climat" et contre "l'avidité et les inégalités".

15.01.2026 à 17:56

CAN 2025 : Mamadou Sarr, un jeune Lion qui peut venger son père

Stéphanie TROUILLARD
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Mamadou Sarr s'est qualifié avec le Sénégal pour la finale de la CAN 2025 et va pouvoir venger son père, Pape Sarr. Il y a 24 ans, cet ancien international sénégalais n'avait pas pu participer au dernier match de la Coupe d'Afrique en raison de son expulsion en demi-finale.
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Mamadou Sarr s'est qualifié avec le Sénégal pour la finale de la CAN 2025 et va pouvoir venger son père, Pape Sarr. Il y a 24 ans, cet ancien international sénégalais n'avait pas pu participer au dernier match de la Coupe d'Afrique en raison de son expulsion en demi-finale.

15.01.2026 à 17:53

Dakar-2026 auto: triplé Ford lors de la 11e étape, Loeb monte sur le podium du général

FRANCE24
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Au terme de l'avant-dernière étape, entre Bisha et Al-Henakiyah, le quintuple vainqueur du mythique rallye-raid, le Qatari Nasser Al Attiyah en Dacia Sandriders, garde les commandes du classement général provisoire, devant l'Espagnol Nani Roma, lui aussi en Ford Raptor. Le nonuple champion du monde des rallyes Sébastien Loeb hisse sa Dacia à la troisième place. Autre prétendant à la victoire finale, le Sud-Africain Henk Lategan sur sa Toyota Hilux de l'équipe Gazoo Racing avait passé deux mauvaises journées mardi et mercredi en cassant sa direction assistée, tombant en panne d'essence et faisant une grosse erreur de navigation. Jeudi lui a été fatal puisqu'il a cassé le roulement de sa roue arrière gauche, l'obligeant à plus d'une 1 heure 40 d'arrêt pour réparer, selon un communiqué de l'organisation ASO. Il n'a plus aucune chance pour le podium final. Sur les 346 kilomètres de secteur chronométré, c'est Ekström de Ford Racing qui s'est montré le plus rapide en 2 h 47 min et 22 sec, Dumas, sur la même Raptor d'une autre écurie, se plaçant second (à 1 min 22 sec) pour son meilleur résultat au Dakar. Sainz, au volant lui aussi d'une Raptor de Ford Racing terminant à seulement 2 min 26 sec. Au classement général provoisoire, Al Attiyah garde les commandes qu'il avait reprises mercredi. Il est suivi par Roma, à 8 min 40 sec, et Loeb troisième, 10 min encore derrière. Le Français pourrait bien offrir un doublé à Dacia à l'arrivée finale samedi à Yanbu. "On a fait vraiment une belle spéciale aujourd'hui", s'est-il réjoui au micro du diffuseur du Dakar, la chaîne L'Equipe, mais, a-t-il prévenu, "Nani (Roma) était aussi sur un gros rythme et ce sera difficile de lui reprendre du temps".
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Au terme de l'avant-dernière étape, entre Bisha et Al-Henakiyah, le quintuple vainqueur du mythique rallye-raid, le Qatari Nasser Al Attiyah en Dacia Sandriders, garde les commandes du classement général provisoire, devant l'Espagnol Nani Roma, lui aussi en Ford Raptor. Le nonuple champion du monde des rallyes Sébastien Loeb hisse sa Dacia à la troisième place. Autre prétendant à la victoire finale, le Sud-Africain Henk Lategan sur sa Toyota Hilux de l'équipe Gazoo Racing avait passé deux mauvaises journées mardi et mercredi en cassant sa direction assistée, tombant en panne d'essence et faisant une grosse erreur de navigation. Jeudi lui a été fatal puisqu'il a cassé le roulement de sa roue arrière gauche, l'obligeant à plus d'une 1 heure 40 d'arrêt pour réparer, selon un communiqué de l'organisation ASO. Il n'a plus aucune chance pour le podium final. Sur les 346 kilomètres de secteur chronométré, c'est Ekström de Ford Racing qui s'est montré le plus rapide en 2 h 47 min et 22 sec, Dumas, sur la même Raptor d'une autre écurie, se plaçant second (à 1 min 22 sec) pour son meilleur résultat au Dakar. Sainz, au volant lui aussi d'une Raptor de Ford Racing terminant à seulement 2 min 26 sec. Au classement général provoisoire, Al Attiyah garde les commandes qu'il avait reprises mercredi. Il est suivi par Roma, à 8 min 40 sec, et Loeb troisième, 10 min encore derrière. Le Français pourrait bien offrir un doublé à Dacia à l'arrivée finale samedi à Yanbu. "On a fait vraiment une belle spéciale aujourd'hui", s'est-il réjoui au micro du diffuseur du Dakar, la chaîne L'Equipe, mais, a-t-il prévenu, "Nani (Roma) était aussi sur un gros rythme et ce sera difficile de lui reprendre du temps".

15.01.2026 à 17:53

Un homme décède en garde à vue à Paris, enquête ouverte

FRANCE24
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a-t-il indiqué, sollicité par l'AFP. L'homme avait été interpellé mercredi dans la soirée par des policiers des Brigades territoriales de contact (BTC), "qui l'ont vu rouler un joint de cannabis", a précisé le parquet. Il s'était alors rebellé et les policiers avaient été contraints d'utiliser leur pistolet à impulsion électrique, "en mode contact" au niveau du mollet, pour le maîtriser, d'après la source policière. Selon le parquet, lors de son interpellation, il a chuté au sol, entraînant deux policiers. Le dépistage d'alcoolémie de la personne gardée à vue s'est avéré négatif, a encore expliqué le parquet, mais il était en possession de faux documents administratifs et de matière brunâtre s'apparentant à du cannabis. Blessé à l'arcade, il était dans l'attente de son transport à l'hôpital quand il est tombé du banc où il était installé et, malgré l'intervention des secours, est décédé. Le corps de la victime a été transporté à l'institut médico-légal pour une autopsie.
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a-t-il indiqué, sollicité par l'AFP. L'homme avait été interpellé mercredi dans la soirée par des policiers des Brigades territoriales de contact (BTC), "qui l'ont vu rouler un joint de cannabis", a précisé le parquet. Il s'était alors rebellé et les policiers avaient été contraints d'utiliser leur pistolet à impulsion électrique, "en mode contact" au niveau du mollet, pour le maîtriser, d'après la source policière. Selon le parquet, lors de son interpellation, il a chuté au sol, entraînant deux policiers. Le dépistage d'alcoolémie de la personne gardée à vue s'est avéré négatif, a encore expliqué le parquet, mais il était en possession de faux documents administratifs et de matière brunâtre s'apparentant à du cannabis. Blessé à l'arcade, il était dans l'attente de son transport à l'hôpital quand il est tombé du banc où il était installé et, malgré l'intervention des secours, est décédé. Le corps de la victime a été transporté à l'institut médico-légal pour une autopsie.

15.01.2026 à 17:51

Dakar-2026 moto: 11e étape américaine avec Howes vainqueur et Brabec en embuscade au général

FRANCE24
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Le classement général est également très serré puisque l'équipe Honda a stratégiquement laissé l'Argentin Luciano Benavides sur KTM en prendre provisoirement la tête, avec 23 secondes d'avance seulement de l'Américain Ricky Brabec et de l'Espagnol Tosha Schareina, à plus d'un quart d'heure. Ricky Brabec avait gagné le Dakar en 2020 et 2024, tandis que son rival Luciano Benavides est en quête d'une première victoire. Son frère Kevin avait été couronné en 2021 sur Honda et en 2023 sur KTM. "Merci pour le suspense!", s'est exclamé l'organisation ASO dans un communiqué, après une étape disputée dans un magnifique paysage d'immenses dunes entre Bisha et Al Henakiyah. Les 346 kilomètres de secteur chronométré ont été bouclés par Howes en 3 heures 9 minutes 2 seconde. Doublé Honda donc pour cette étape 11, Van Beveren ayant "attendu son coéquipier américain après le ravitaillement pour profiter des +bonifs+", a relevé ASO. Le motard nordiste, qui avait souffert en première semaine avant de réaliser de bonnes étapes à partir de dimanche et de remporter celle de mercredi, finit à 21 secondes de Howes. Il reste sixième au général, mais a regagné du terrain, à 54 minutes du leader argentin. L'Espagnol Edgar Canet, également sur KTM, monte sur la troisième marche du podium de l'étape et pourra aider son coéquipier Benavides vendredi sur la 12e et avant-dernière étape de l'édition 2026 du mythique rallye-raid. Car si le tenant du titre 2025, Daniel Sanders (KTM) a pu finir l'étape malgré sa blessure à une épaule sur chute mercredi, l'Australien pointe à la quatrième place du général, à 23 min 32 sec de l'Argentin.
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Le classement général est également très serré puisque l'équipe Honda a stratégiquement laissé l'Argentin Luciano Benavides sur KTM en prendre provisoirement la tête, avec 23 secondes d'avance seulement de l'Américain Ricky Brabec et de l'Espagnol Tosha Schareina, à plus d'un quart d'heure. Ricky Brabec avait gagné le Dakar en 2020 et 2024, tandis que son rival Luciano Benavides est en quête d'une première victoire. Son frère Kevin avait été couronné en 2021 sur Honda et en 2023 sur KTM. "Merci pour le suspense!", s'est exclamé l'organisation ASO dans un communiqué, après une étape disputée dans un magnifique paysage d'immenses dunes entre Bisha et Al Henakiyah. Les 346 kilomètres de secteur chronométré ont été bouclés par Howes en 3 heures 9 minutes 2 seconde. Doublé Honda donc pour cette étape 11, Van Beveren ayant "attendu son coéquipier américain après le ravitaillement pour profiter des +bonifs+", a relevé ASO. Le motard nordiste, qui avait souffert en première semaine avant de réaliser de bonnes étapes à partir de dimanche et de remporter celle de mercredi, finit à 21 secondes de Howes. Il reste sixième au général, mais a regagné du terrain, à 54 minutes du leader argentin. L'Espagnol Edgar Canet, également sur KTM, monte sur la troisième marche du podium de l'étape et pourra aider son coéquipier Benavides vendredi sur la 12e et avant-dernière étape de l'édition 2026 du mythique rallye-raid. Car si le tenant du titre 2025, Daniel Sanders (KTM) a pu finir l'étape malgré sa blessure à une épaule sur chute mercredi, l'Australien pointe à la quatrième place du général, à 23 min 32 sec de l'Argentin.

15.01.2026 à 17:47

Ouganda: fin du scrutin perturbé par des problèmes techniques, résultats attendus sous 48 heures

FRANCE24
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Sur la chaîne NBS, une télévision privée, le dépouillement était filmé dans plusieurs bureaux du pays. Des agents vêtus de chasubles égrainaient, souvent en extérieur, les noms présents sur les bulletins, devant quelques dizaines de personnes. Nombre d'observateurs voient dans ces élections une formalité pour le président sortant Yoweri Museveni, ex-guérillero âgé de 81 ans, qui vise un septième mandat consécutif en s'appuyant sur un contrôle total de l'appareil électoral et sécuritaire. La population n'a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a été mis en place à travers le pays. Le principal adversaire de M. Museveni est l'ancien chanteur de raggamuffin Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le "président du ghetto", en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala. Après avoir voté, encadré par un important dispositif sécuritaire et une foule de supporters, M. Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a pointé du doigt les problèmes techniques du jour "parmi d'autres irrégularités". "Bourrage des urnes" Sur X, il a accusé le gouvernement de "bourrage massif des urnes" et d'avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur du blocage d'internet. Ces informations n'ont pas pu être vérifiées par l'AFP. Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l'opposition d'avoir "bourré les urnes" lors de l'élection présidentielle de 2021, qu'il a affirmé avoir remporté à "plus de 70%" et non avec 58% des suffrages, comme l'avait déclaré la commission électorale. Il s'est dit confiant d'obtenir 80% des suffrages, mais a reconnu des difficultés techniques rencontrées par les machines biométriques censées vérifier l'identité des votants, qu'il a pu constater lui-même. "J'ai mis l'empreinte de mon pouce droit. La machine ne l'a pas acceptée. Alors j'ai mis le gauche. Elle ne l'a pas accepté", mais "mon visage a été accepté par la machine", a raconté M. Museveni à la presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest). Plus tôt jeudi, des journalistes de l'AFP ont vu des électeurs voter après une longue attente, et de nombreux bureaux contraints de recourir à une vérification manuelle de l'identité des électeurs. "Ils essaient de truquer l'élection", s'est indignée Respy, une jeune femme d'une vingtaine d'années. "Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous." Les résultats doivent constitutionnellement être communiqués sous 48 heures, soit d'ici samedi 17H00 (14H00 GMT), la commission électorale ayant repoussé d'une heure la fermeture des bureaux de vote jeudi, à l'origine prévue à 16H00 (13H00 GMT). "Intimidation généralisée" Le vote se déroule dans un climat "marqué par une répression et une intimidation généralisées", a pointé l'ONU. Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon l'ONG Amnesty international. L'opposant, qui avait été détenu et torturé en 2021, a pris l'habitude de porter un gilet pare-balles. L'autre grand chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui s'est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya pour être ramené en Ouganda, où il reste détenu pour des accusations de trahison. Une dizaine d'ONG se sont vu intimer l'ordre de cesser immédiatement leurs activités dans le pays. Et malgré des promesses répétées qu'il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l'accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la "désinformation" et l'"incitation à la violence". En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d'élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l'opposition, dans l'opacité la plus totale. Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le "père de la nation", qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l'issue d'une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n'a connu que lui au pouvoir. Bobi Wine a promis des manifestations en cas de fraude électorale, ce qui fait craindre des violences, évitées jeudi. "Après avoir voté (...) je ne resterai pas ici", a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des brutalités policières : "J'ai peur."
Texte intégral (775 mots)
Sur la chaîne NBS, une télévision privée, le dépouillement était filmé dans plusieurs bureaux du pays. Des agents vêtus de chasubles égrainaient, souvent en extérieur, les noms présents sur les bulletins, devant quelques dizaines de personnes. Nombre d'observateurs voient dans ces élections une formalité pour le président sortant Yoweri Museveni, ex-guérillero âgé de 81 ans, qui vise un septième mandat consécutif en s'appuyant sur un contrôle total de l'appareil électoral et sécuritaire. La population n'a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a été mis en place à travers le pays. Le principal adversaire de M. Museveni est l'ancien chanteur de raggamuffin Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le "président du ghetto", en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala. Après avoir voté, encadré par un important dispositif sécuritaire et une foule de supporters, M. Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a pointé du doigt les problèmes techniques du jour "parmi d'autres irrégularités". "Bourrage des urnes" Sur X, il a accusé le gouvernement de "bourrage massif des urnes" et d'avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur du blocage d'internet. Ces informations n'ont pas pu être vérifiées par l'AFP. Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l'opposition d'avoir "bourré les urnes" lors de l'élection présidentielle de 2021, qu'il a affirmé avoir remporté à "plus de 70%" et non avec 58% des suffrages, comme l'avait déclaré la commission électorale. Il s'est dit confiant d'obtenir 80% des suffrages, mais a reconnu des difficultés techniques rencontrées par les machines biométriques censées vérifier l'identité des votants, qu'il a pu constater lui-même. "J'ai mis l'empreinte de mon pouce droit. La machine ne l'a pas acceptée. Alors j'ai mis le gauche. Elle ne l'a pas accepté", mais "mon visage a été accepté par la machine", a raconté M. Museveni à la presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest). Plus tôt jeudi, des journalistes de l'AFP ont vu des électeurs voter après une longue attente, et de nombreux bureaux contraints de recourir à une vérification manuelle de l'identité des électeurs. "Ils essaient de truquer l'élection", s'est indignée Respy, une jeune femme d'une vingtaine d'années. "Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous." Les résultats doivent constitutionnellement être communiqués sous 48 heures, soit d'ici samedi 17H00 (14H00 GMT), la commission électorale ayant repoussé d'une heure la fermeture des bureaux de vote jeudi, à l'origine prévue à 16H00 (13H00 GMT). "Intimidation généralisée" Le vote se déroule dans un climat "marqué par une répression et une intimidation généralisées", a pointé l'ONU. Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon l'ONG Amnesty international. L'opposant, qui avait été détenu et torturé en 2021, a pris l'habitude de porter un gilet pare-balles. L'autre grand chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui s'est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya pour être ramené en Ouganda, où il reste détenu pour des accusations de trahison. Une dizaine d'ONG se sont vu intimer l'ordre de cesser immédiatement leurs activités dans le pays. Et malgré des promesses répétées qu'il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l'accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la "désinformation" et l'"incitation à la violence". En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d'élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l'opposition, dans l'opacité la plus totale. Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le "père de la nation", qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l'issue d'une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n'a connu que lui au pouvoir. Bobi Wine a promis des manifestations en cas de fraude électorale, ce qui fait craindre des violences, évitées jeudi. "Après avoir voté (...) je ne resterai pas ici", a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des brutalités policières : "J'ai peur."

15.01.2026 à 17:47

Les Bourses européennes terminent dispersées

FRANCE24
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La Bourse de Paris a perdu 0,21%, quand Francfort a gagné 0,26%, Milan 0,44% et Londres 0,54%, terminant sur un nouveau record en séance comme en clôture.
Texte intégral (775 mots)
La Bourse de Paris a perdu 0,21%, quand Francfort a gagné 0,26%, Milan 0,44% et Londres 0,54%, terminant sur un nouveau record en séance comme en clôture.
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