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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

14.03.2026 à 17:33

Six nations: l'Irlande douche l'Ecosse avant un "Crunch" décisif

FRANCE24
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L'équipe de France (2e, 16 pts) devra remporter le "Crunch", même sans bonus offensif, pour conserver son titre devant les champions 2023 et 2024, détenteurs pour l'heure de la première place avec 19 points. Les Verts ont brillé sous le soleil de Dublin et éteint au passage l'Ecosse de Finn Russell, qui rêvait d'offrir à son pays un premier titre depuis 1999. Le XV du Chardon termine à la troisième place, comme en 2023, après une campagne mal née (défaite en Italie), revigorée par des succès contre l'Angleterre et le pays de Galles, sublimée par un triomphe face aux Français (50-40), et achevée sur une défaite sans contestation possible. L'Irlande, chez elle, a lancé les hostilités très vite, très fort, avec une défense de fer et une attaque de feu (trois essais dès les vingt premières minutes), et terminé la rencontre de manière tout aussi furieuse. Attaque déchaînée L'arrière Jamie Osborne (3e), le talonneur Dan Sheehan (11e) et l'ailier Robert Baloucoune (19e, 19-7) ont mis trois des quarts essais nécessaires pour décrocher le bonus offensif. Les deux premiers sont partis d'une touche, le suivant est venu d'une belle passe sautée de Stuart McCloskey vers son coéquipier de l'Ulster, Baloucoune, qui a fait parler vitesse et puissance pour conclure. L'ailier de 28 ans, freiné par des blessures ces derniers mois, est un des grands gagnants du Tournoi, pour son retour après plus de trois ans d'absence en sélection. Après l'essai de Baloucoune, le tableau d'affichage s'est étonnamment figé pendant plus d'une demi-heure de jeu, de chaque côté de la mi-temps, avant de s'animer de nouveau. Finn Russell a feinté la passe et aplati entre Jamison Gisbson-Park et Dan Sheehan pour le deuxième essai écossais (52e, 19-14), l'Irlande a répliqué par Darragh Murray (57e, 26-14) avant que l'Ecosse ne revienne à cinq points grâce à Rory Darge (52e, 19-14). Les locaux ont ensuite mis à profit leur profondeur de banc, avec les entrées de Bundee Aki, Ronan Kelleher et Finlay Bealham, notamment, pour remporter la bataille physique de la tête et des épaules dans la dernière demi-heure. Cette domination s'est concrétisée par un doublé d'essais, signé de l'ailier Tommy O'Brien (67e, 80e), et des points offerts par la botte de Jack Crowley.

14.03.2026 à 17:33

Ski alpin: Pinturault, plus grand palmarès français, arrêtera sa carrière à la fin de l'hiver

FRANCE24
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"L'idée pour moi, c'est de me retirer et de passer à autre chose", a annoncé depuis sa station de Courchevel le skieur de bientôt 35 ans, freiné par deux grosses blessures ces derniers hivers et qui avait échoué à se qualifier aux JO-2026 de Milan Cortina en février. "Si on n'arrive plus à trouver la raison, ou une raison suffisante (pour continuer), c'est le moment de tourner cette fameuse page. Je pense qu'aujourd'hui, j'en suis là", a-t-il ajouté. L'annonce de la retraite de "Pintu", vainqueur du gros globe de cristal en 2021, n'est pas une surprise tant le skieur de Courchevel peine depuis trois ans à retrouver le plus haut niveau. Alexis Pinturault n'a plus gagné depuis son titre mondial à domicile en 2023, apothéose de son immense carrière qu'il avait alors souhaité poursuivre en prenant un virage décisif à partir de l'hiver 2023-2024: abandonner le slalom pour tenter de gagner une descente, la discipline reine et la seule sur laquelle il ne s'est jamais imposé. Mais à déjà 30 ans passés, "Pintu", devenu papa, a été rattrapé par deux grosses blessures en janvier 2024, puis en janvier 2025, dont il s'est remis péniblement non sans songer, déjà, à tout arrêter. C'est la perspective d'ultimes Jeux olympiques, dans les Alpes pour la première fois de sa carrière, en Italie, qui l'avait motivé à continuer cette saison. Mais le skieur de Courchevel n'a pas réussi à se qualifier. "Les Jeux olympiques, c'était clairement l'objectif de l'année, c'est ce qui m'avait motivé à revenir" après les blessures, avait concédé fin février Pinturault. Il a précisé samedi qu'il avait pris sa décision depuis longtemps: "je trouve que c'est le moment, je suis à l'aise avec cette décision". Impossible toutefois pour Pinturault de tourner la page sans adieux à son public. Si sa dernière course aura lieu à Hafjell, en Norvège, le 24 mars pour les finales de la Coupe du monde, il prendra dimanche le départ du super-G de Courchevel en tant qu'ouvreur, devant ses proches, ses coéquipiers et son public, pour des adieux qui s'annoncent émouvant dans la station qui l'a vu grandir.

14.03.2026 à 17:27

Paris-Nice: c'est court mais c'est bon pour Godon

FRANCE24
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Déposé à la perfection par ses coéquipiers d'Ineos, le bolide de Vitry-sur-Seine s'est imposé au sprint devant l'Erythréen Biniam Girmay et le Néerlandais Cees Bol après seulement une heure de course pour apporter à la France sa première victoire dans cette 84e édition particulièrement arrosée. "Je ne pensais jamais gagner une étape de montagne un jour sur Paris-Nice", a plaisanté ce gros gabarit après avoir triomphé dans cet ersatz de ce qui devait être l'étape-reine de la "Course au soleil". Dès vendredi, les organisateurs avaient décidé de raccourcir l'étape puisque les chutes de neige rendaient impossible une arrivée dans la station de ski d'Auron. Ils ont encore réduit le kilométrage samedi matin alors que des trombes d'eau s'abattaient sur Nice, rendant la première partie du parcours trop dangereuse. "Ca tombait très fort, on a eu beaucoup de cailloux sur la route. Il ne fallait surtout pas prendre ce risque-là", a expliqué le directeur de la course, Yannick Talabardon, à l'arrivée. Après un transfert en bus, les coureurs ont finalement pris le départ à 13h45 au Plan du Var, où il ne pleuvait plus. Un chasse-neige avait permis de dégager la route à Isola où des flocons étaient tombés dans la matinée. Même le départ improvisé a été agité puisque le directeur technique de l'épreuve, Thierry Gouvenou, a failli se faire renverser par le peloton. Et quelques mètres plus loin, plusieurs coureurs sont allés au sol dans un rond-point. A la présentation des équipes sous le déluge, de nombreux coureurs avaient rechigné à prendre le départ. Certains préféraient en rire à l'image de l'Australien Jensen Plowright, qui s'est présenté avec un masque de... plongée sous-marine sur le nez, ou le Français Axel Zingle, en chaussettes-claquettes. "Comme sur le canapé" Au final, la course a pu avoir lieu – "on a eu le feu vert de la préfecture des Alpes-Maritimes vers 13h20", a expliqué Talabardon – dans un format minimaliste sur des routes humides mais larges et praticables. "C'est très important que l'étape ait lieu, on est sur une des plus grandes courses au monde. A mon avis, on aurait juste pu s'arrêter dix kilomètres plus tôt, car c'était très glissant à la fin et on a vu plusieurs chutes", a estimé Jonas Vingegaard, toujours nanti d'une avance énorme de 3 min 22 sec sur le Colombien Dani Martinez au classement général à la veille de l'arrivée finale à Nice. Vidée de l'essentiel de sa substance, l'étape s'est donc résumée à une montée en faux-plat jusqu'à Isola. Mais cela n'a rien enlevé au bonheur de Dorian Godon qui regrettait seulement de ne pas s'imposer avec le maillot bleu-blanc-rouge puisqu'il portait une veste de pluie aux couleurs de son équipe par dessus. Déjà deuxième la veille à Apt - "je tournais autour et je commençais à en avoir marre" - il a été idéalement emmené par son équipe pour décrocher la 17e victoire de sa carrière, la première avec Ineos, qu'il a rejoint cet hiver. "Un train de fou, j'étais comme sur le canapé", a savouré le Français. Dimanche, lors de la dernière étape, il se donnera "à 300%" pour essayer d'emmener son leader Kévin Vauquelin, actuellement quatrième du général, sur le podium. Et ensuite, il se fera plaisir. "Avant le début de saison, j'avais acheté une bouteille de vin qui s'appelle Satisfait. Elle est à la maison et je n'avais pas le droit de l'ouvrir tant que je n'avais pas gagné. C'est l'objectif désormais."

14.03.2026 à 16:52

Liban : une invasion terrestre en préparation ?

FRANCE24
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Israël prévoit d’élargir considérablement son opération terrestre au Liban, avec pour objectif de s’emparer de toute la zone située au sud du fleuve Litani et de démanteler l’infrastructure militaire du Hezbollah, a rapporté vendredi 13 mars le média Axios, citant des responsables israéliens et américains. Nous en parlons avec notre correspondante à Jérusalem Claire Duhamel.
Texte intégral (623 mots)
Israël prévoit d’élargir considérablement son opération terrestre au Liban, avec pour objectif de s’emparer de toute la zone située au sud du fleuve Litani et de démanteler l’infrastructure militaire du Hezbollah, a rapporté vendredi 13 mars le média Axios, citant des responsables israéliens et américains. Nous en parlons avec notre correspondante à Jérusalem Claire Duhamel.

14.03.2026 à 16:50

Liban : frappe israélienne sur un centre de santé, le Hezbollah prêt à une "longue confrontation"

FRANCE24
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Une frappe israélienne a tué au moins 12 membres du personnel de santé au Liban, a annoncé samedi 14 mars le ministère de la Santé, tandis que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit son groupe prêt à "une longue confrontation" avec Israël.
Texte intégral (623 mots)
Une frappe israélienne a tué au moins 12 membres du personnel de santé au Liban, a annoncé samedi 14 mars le ministère de la Santé, tandis que le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit son groupe prêt à "une longue confrontation" avec Israël.

14.03.2026 à 16:49

Iran : "Beaucoup d'amis pensaient que quelques frappes suffiraient pour que le régime tombe"

FRANCE24
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Quinzième jour de guerre au Moyen-Orient. Nous recevons l'écrivaine franco-iranienne Sorour Kasmaï pour parler de l'état d'esprit des Iraniens dans ce contexte. Elle constate que ses contacts en Iran sont davantage "réservés", alors que la guerre pèse de plus en plus sur le quotidien des habitants.
Texte intégral (623 mots)
Quinzième jour de guerre au Moyen-Orient. Nous recevons l'écrivaine franco-iranienne Sorour Kasmaï pour parler de l'état d'esprit des Iraniens dans ce contexte. Elle constate que ses contacts en Iran sont davantage "réservés", alors que la guerre pèse de plus en plus sur le quotidien des habitants.

14.03.2026 à 16:47

Liban : "Si l'escalade continue, Israël mettra sa menace à exécution"

FRANCE24
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Au Liban, "les frappes israéliennes commencent à atteindre les zones qui étaient moins concernées par la guerre", rapporte notre invité Fouad Khoury-Helou, ancien directeur de l'Orient-Le Jour.
Texte intégral (623 mots)
Au Liban, "les frappes israéliennes commencent à atteindre les zones qui étaient moins concernées par la guerre", rapporte notre invité Fouad Khoury-Helou, ancien directeur de l'Orient-Le Jour.

14.03.2026 à 16:46

Iran : que représente l'île de Kharg, hub pétrolier du pays ?

FRANCE24
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L'île de Kharg, prise pour cible vendredi par des frappes américaines, est un site pétrolier clef de l'Iran d'où partent environ 90% de ses exportations de brut. Nous en parlons avec notre collègue James André.
Texte intégral (623 mots)
L'île de Kharg, prise pour cible vendredi par des frappes américaines, est un site pétrolier clef de l'Iran d'où partent environ 90% de ses exportations de brut. Nous en parlons avec notre collègue James André.

14.03.2026 à 16:28

Pirates, pétrole, guerres... La longue histoire mouvementée du détroit d'Ormuz

Stéphanie TROUILLARD
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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est devenu l'un des points sensibles de ce conflit. L'Iran maintient son blocage, instaurant le chaos sur cette route pétrolière stratégique. Ce point de passage qui relie le golfe d'Oman et le golfe Persique est au cœur de conflits depuis des siècles.
Texte intégral (623 mots)
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est devenu l'un des points sensibles de ce conflit. L'Iran maintient son blocage, instaurant le chaos sur cette route pétrolière stratégique. Ce point de passage qui relie le golfe d'Oman et le golfe Persique est au cœur de conflits depuis des siècles.

14.03.2026 à 16:07

Irak : une attaque contre l’ambassade américaine à Bagdad

FRANCE24
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Une attaque a visé samedi à l'aube l'ambassade américaine à Bagdad 🇮🇶, après des frappes dans la capitale irakienne contre un influent groupe armé irakien pro-Iran qui auraient fait deux morts.
Texte intégral (623 mots)
Une attaque a visé samedi à l'aube l'ambassade américaine à Bagdad 🇮🇶, après des frappes dans la capitale irakienne contre un influent groupe armé irakien pro-Iran qui auraient fait deux morts.

14.03.2026 à 16:05

Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"

FRANCE24
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"Il y a six mois, on l'a proposé à Washington, mais à l'époque ils ont refusé. Aujourd'hui, ils reviennent vers nous en disant +OK, donnez‑nous vos technologies anti‑Shahed+", raconte à l'AFP Oleksandre Iourtchak, directeur de l'Association ukrainienne de l'automatisation industrielle. Il fait partie d'une délégation ukrainienne rencontrée cette semaine par l'AFP au salon JEC World consacré aux composites à Villepinte, au nord de Paris, venue nouer des partenariats afin d'allier l'agilité et expérience du combat ukrainiennes aux matériaux et technologies occidentales. En Europe, même état d'esprit: "les Ukrainiens se battent avec de petits drones, nous misons sur des technologies très sophistiquées, dans lesquelles nous avons investi pendant des années", ajoute M. Iourtchak. La guerre au Moyen-Orient montre néanmoins qu'"il ne s'agit pas d'une guerre de pauvres, mais d'un changement d'approche" dans un conflit moderne alors que les Occidentaux "n'ont pas revu leurs doctrines, ni leurs tactiques", relève-t-il. "A coûts équivalents" "Israël a manifesté de l'intérêt depuis une semaine. Les Etats du Golfe et l'Arabie saoudite sont en train de courir après de possibles contrats avec des Ukrainiens", assure Emmanuel Lowe, ambassadeur international du cluster ukrainien des technologies à double usage. Pourquoi après quatre ans de guerre en Ukraine où les drones sont responsables de 70% des pertes sur le front, les bases américaines et européennes au Moyen-Orient ne sont-elles toujours pas protégées contre des Shahed ayant déjà coûté la vie à un militaire français? "Cela ne leur faisait pas mal et ce n'était pas leur priorité", résume Iouri, un ingénieur concepteur de drones ukrainien qui ne donne pas son nom de famille pour des raisons de sécurité et ne révèle pas les entreprises pour lesquelles il travaille, invoquant des clauses de confidentialité. Les Shahed envoyés par essaims sont "terriblement efficaces" et il faut disposer de "moyens à coûts équivalents" pour les neutraliser, a souligné cette semaine le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l’Armée de l'air et de l'espace française lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de défense. Concepteur de ce drone, testé et perfectionné par la Russie sur le terrain en Ukraine, l'Iran utilise aujourd'hui sa version avancée contre Israël et les Occidentaux au Moyen-Orient. "Il fait l'objet d'une amélioration continue" et "les modes d'action pour le contrer évoluent très vite", rappelle le général en évoquant filet antidrones, brouillage et drones intercepteurs, la tactique la plus utilisée en Ukraine. "Le drone intercepteur d'un coût similaire (au drone ennemi), c'est l'invention de la guerre russo-ukrainienne" pour ne pas abattre un drone qui coûte 50.000 euros par un missile à plusieurs millions, explique Evguen Rokytsky, responsable de l'Association ukrainienne des clusters d'innovation et spatiaux. Le brouillage a ses limites: couvrir un large spectre peut endommager les systèmes alliés. "Dans ce combat, celui qui réussit à changer rapidement de fréquence, couvrir un spectre plus large et gérer l'alimentation électrique prend l’avantage. (...) Les Ukrainiens savent le faire, mais les Russes sont meilleurs", estime-t-il. 90% de composants chinois "En France, on produit sur une année 10.000 drones. L'année dernière, on a eu 4,5 millions de drones uniquement côté ukrainien, un chiffre plus que doublé avec les russes. Quantitativement, l'expérience est très largement supérieure", souligné Emmanuel Lowe. "On le voit sur les tests des Français, des Anglais, etc. Ils viennent en Ukraine, pensant avoir LE drone qui va tout battre. Et ils repartent car plus de la moitié est déjà obsolète", poursuit-il. C'est "l'expérience imposée aux Ukrainiens sur comment atteindre un résultat avec un minimum de ressources" qui pourrait être intéressante pour les Occidentaux ainsi que de pouvoir tester leurs caméras, antennes ou convertisseurs de fréquences dans des conditions réelles, estime Iouri. En contrepartie, les Ukrainiens, refusant d'être un terrain d’essai gratuit, veulent accéder aux technologies et matériaux modernes, alors que 90% des composants des drones fabriqués aujourd'hui sont d’origine chinoise.
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"Il y a six mois, on l'a proposé à Washington, mais à l'époque ils ont refusé. Aujourd'hui, ils reviennent vers nous en disant +OK, donnez‑nous vos technologies anti‑Shahed+", raconte à l'AFP Oleksandre Iourtchak, directeur de l'Association ukrainienne de l'automatisation industrielle. Il fait partie d'une délégation ukrainienne rencontrée cette semaine par l'AFP au salon JEC World consacré aux composites à Villepinte, au nord de Paris, venue nouer des partenariats afin d'allier l'agilité et expérience du combat ukrainiennes aux matériaux et technologies occidentales. En Europe, même état d'esprit: "les Ukrainiens se battent avec de petits drones, nous misons sur des technologies très sophistiquées, dans lesquelles nous avons investi pendant des années", ajoute M. Iourtchak. La guerre au Moyen-Orient montre néanmoins qu'"il ne s'agit pas d'une guerre de pauvres, mais d'un changement d'approche" dans un conflit moderne alors que les Occidentaux "n'ont pas revu leurs doctrines, ni leurs tactiques", relève-t-il. "A coûts équivalents" "Israël a manifesté de l'intérêt depuis une semaine. Les Etats du Golfe et l'Arabie saoudite sont en train de courir après de possibles contrats avec des Ukrainiens", assure Emmanuel Lowe, ambassadeur international du cluster ukrainien des technologies à double usage. Pourquoi après quatre ans de guerre en Ukraine où les drones sont responsables de 70% des pertes sur le front, les bases américaines et européennes au Moyen-Orient ne sont-elles toujours pas protégées contre des Shahed ayant déjà coûté la vie à un militaire français? "Cela ne leur faisait pas mal et ce n'était pas leur priorité", résume Iouri, un ingénieur concepteur de drones ukrainien qui ne donne pas son nom de famille pour des raisons de sécurité et ne révèle pas les entreprises pour lesquelles il travaille, invoquant des clauses de confidentialité. Les Shahed envoyés par essaims sont "terriblement efficaces" et il faut disposer de "moyens à coûts équivalents" pour les neutraliser, a souligné cette semaine le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l’Armée de l'air et de l'espace française lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de défense. Concepteur de ce drone, testé et perfectionné par la Russie sur le terrain en Ukraine, l'Iran utilise aujourd'hui sa version avancée contre Israël et les Occidentaux au Moyen-Orient. "Il fait l'objet d'une amélioration continue" et "les modes d'action pour le contrer évoluent très vite", rappelle le général en évoquant filet antidrones, brouillage et drones intercepteurs, la tactique la plus utilisée en Ukraine. "Le drone intercepteur d'un coût similaire (au drone ennemi), c'est l'invention de la guerre russo-ukrainienne" pour ne pas abattre un drone qui coûte 50.000 euros par un missile à plusieurs millions, explique Evguen Rokytsky, responsable de l'Association ukrainienne des clusters d'innovation et spatiaux. Le brouillage a ses limites: couvrir un large spectre peut endommager les systèmes alliés. "Dans ce combat, celui qui réussit à changer rapidement de fréquence, couvrir un spectre plus large et gérer l'alimentation électrique prend l’avantage. (...) Les Ukrainiens savent le faire, mais les Russes sont meilleurs", estime-t-il. 90% de composants chinois "En France, on produit sur une année 10.000 drones. L'année dernière, on a eu 4,5 millions de drones uniquement côté ukrainien, un chiffre plus que doublé avec les russes. Quantitativement, l'expérience est très largement supérieure", souligné Emmanuel Lowe. "On le voit sur les tests des Français, des Anglais, etc. Ils viennent en Ukraine, pensant avoir LE drone qui va tout battre. Et ils repartent car plus de la moitié est déjà obsolète", poursuit-il. C'est "l'expérience imposée aux Ukrainiens sur comment atteindre un résultat avec un minimum de ressources" qui pourrait être intéressante pour les Occidentaux ainsi que de pouvoir tester leurs caméras, antennes ou convertisseurs de fréquences dans des conditions réelles, estime Iouri. En contrepartie, les Ukrainiens, refusant d'être un terrain d’essai gratuit, veulent accéder aux technologies et matériaux modernes, alors que 90% des composants des drones fabriqués aujourd'hui sont d’origine chinoise.

14.03.2026 à 15:45

Kolesnikova, opposante bélarusse, reçoit le prix Charlemagne en Allemagne

FRANCE24
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Décernée aux personnalités s'engageant de façon marquante en faveur de l'entente en Europe, cette récompense aurait dû lui être remise en mai 2022. Mais en raison de son emprisonnement, c'était sa soeur qui s'était alors rendue à la cérémonie. "Ce prix appartient à toutes celles et ceux qui ont cru, qui ont combattu et qui n’ont pas abandonné", a déclaré cette musicienne de formation, qui avait été l'une des meneuses des manifestations contre la réélection jugée frauduleuse de M. Loukachenko en 2020. Elle a "remercié l’Allemagne de de lui offrir la possibilité de vivre et de travailler ici en sécurité". "Pour quelqu’un qui sort tout juste de prison, cela signifie plus que les mots ne peuvent l’exprimer", a-t-elle insisté. Contrairement à d'autres opposants, Maria Kolesnikova ne s'était pas exilée après le déclin des manifestations contre M. Loukachenko. Cette flûtiste et chef d'orchestre professionnelle avait alors été condamnée à onze ans de prison à l’issue d’un procès à huis clos. Le prix Charlemagne a été créé en 1949 à Aix-la-Chapelle, ancienne capitale de l'empire carolingien, pour promouvoir la construction européenne, après les destructions de la Seconde guerre mondiale. Outre Maria Kolesnikova, deux autres figures de l'opposition bélarusse avaient reçu ce prix en 2022: Svetlana Tikhanovskaïa et Veronika Tsepkalo.
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Décernée aux personnalités s'engageant de façon marquante en faveur de l'entente en Europe, cette récompense aurait dû lui être remise en mai 2022. Mais en raison de son emprisonnement, c'était sa soeur qui s'était alors rendue à la cérémonie. "Ce prix appartient à toutes celles et ceux qui ont cru, qui ont combattu et qui n’ont pas abandonné", a déclaré cette musicienne de formation, qui avait été l'une des meneuses des manifestations contre la réélection jugée frauduleuse de M. Loukachenko en 2020. Elle a "remercié l’Allemagne de de lui offrir la possibilité de vivre et de travailler ici en sécurité". "Pour quelqu’un qui sort tout juste de prison, cela signifie plus que les mots ne peuvent l’exprimer", a-t-elle insisté. Contrairement à d'autres opposants, Maria Kolesnikova ne s'était pas exilée après le déclin des manifestations contre M. Loukachenko. Cette flûtiste et chef d'orchestre professionnelle avait alors été condamnée à onze ans de prison à l’issue d’un procès à huis clos. Le prix Charlemagne a été créé en 1949 à Aix-la-Chapelle, ancienne capitale de l'empire carolingien, pour promouvoir la construction européenne, après les destructions de la Seconde guerre mondiale. Outre Maria Kolesnikova, deux autres figures de l'opposition bélarusse avaient reçu ce prix en 2022: Svetlana Tikhanovskaïa et Veronika Tsepkalo.

14.03.2026 à 14:56

Tournoi des Six Nations en direct : l'Irlande bat l'Écosse et met la pression sur la France

Olivier BRAS
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L'Irlande a largement dominé l'Écosse samedi à Dublin et elle occupe temporairement la première place du classement du Tournoi des Six Nations, devant la France. Les Bleus reçoivent l'Angleterre dans la soirée et devront s'imposer pour obtenir un deuxième sacre consécutif dans cette compétition. Le pays de Galles et l'Italie s'affrontent à Cardiff. Suivez en direct la cinquième et dernière journée de l'édition 2026. 
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L'Irlande a largement dominé l'Écosse samedi à Dublin et elle occupe temporairement la première place du classement du Tournoi des Six Nations, devant la France. Les Bleus reçoivent l'Angleterre dans la soirée et devront s'imposer pour obtenir un deuxième sacre consécutif dans cette compétition. Le pays de Galles et l'Italie s'affrontent à Cardiff. Suivez en direct la cinquième et dernière journée de l'édition 2026. 

14.03.2026 à 14:47

Coup de filet contre la DZ Mafia : 26 personnes mises en examen dont un avocat

FRANCE 24
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Une quarantaine de personnes liées à l’organisation criminelle DZ Mafia avaient été interpellées en début de semaine lors d’une opération d’ampleur.
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Une quarantaine de personnes liées à l’organisation criminelle DZ Mafia avaient été interpellées en début de semaine lors d’une opération d’ampleur.

14.03.2026 à 14:41

Irak: attaque contre l'ambassade américaine, trois morts dans des frappes sur un groupe pro-Iran

FRANCE24
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Samedi au lever du jour, un journaliste de l'AFP a vu de la fumée noire s'élever au-dessus de l'ambassade américaine, située dans l'ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, abritant représentations diplomatiques, institutions internationales et instances gouvernementales. Deux responsables sécuritaires interrogés par l'AFP ont évoqué une attaque de drone. Contactée par l'AFP, l'ambassade américaine n'a pas réagi dans l'immédiat. Il s'agit de la deuxième attaque contre l'ambassade depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Elle intervient quelques heures après des frappes contre les Brigades du Hezbollah. Le groupe armé pro-Iran, classé groupe "terroriste" par Washington, n'a publié aucune annonce dans l'immédiat. Tentative d'"assassinat"? Peu après 02H00 du matin (23H00 GMT), dans le quartier huppé d'Arassat, où des factions armées pro-iraniens sont installées, un tir de missile a visé une maison servant de locaux aux Brigades du Hezbollah, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité. Trois combattants, dont un commandant, sont décédés dans ce bombardement, selon un bilan actualisé communiqué samedi à l'AFP par un responsable du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires englobant les Brigades du Hezbollah. Des journalistes de l'AFP ont entendu de fortes déflagrations, avant que ne retentissent des sirènes d'ambulances. Des témoins ont dit avoir vu de la fumée blanche s'élever dans le quartier. "Personne dans le quartier ne savait que cette maison était occupée par les Brigades du Hezbollah", a indiqué à l'AFP un riverain. Les Brigades du Hezbollah ont tenu des funérailles à Bagdad pour rendre hommage aux trois combattants, parmi lesquels le commandant Abou Ali al-Amiri. Le responsable du Hachd a qualifié l'attaque de tentative "d'assassinat ciblé". Des informations circulant en Irak ont suggéré que le chef du groupe, Ahmad al-Hamidawi, aurait été blessé, mais l'AFP n'était pas en mesure de les vérifier de manière indépendante. Deux heures après l'attaque de Arassat, une frappe aérienne a visé un véhicule près d'un pont dans l'est de Bagdad. Deux sources sécuritaires ont annoncé initialement un décès, avant que le responsable du Hachd ne contredise ce bilan, évoquant un blessé, également membre des Brigades du Hezbollah. Le groupe fait partie de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes sur des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.
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Samedi au lever du jour, un journaliste de l'AFP a vu de la fumée noire s'élever au-dessus de l'ambassade américaine, située dans l'ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, abritant représentations diplomatiques, institutions internationales et instances gouvernementales. Deux responsables sécuritaires interrogés par l'AFP ont évoqué une attaque de drone. Contactée par l'AFP, l'ambassade américaine n'a pas réagi dans l'immédiat. Il s'agit de la deuxième attaque contre l'ambassade depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Elle intervient quelques heures après des frappes contre les Brigades du Hezbollah. Le groupe armé pro-Iran, classé groupe "terroriste" par Washington, n'a publié aucune annonce dans l'immédiat. Tentative d'"assassinat"? Peu après 02H00 du matin (23H00 GMT), dans le quartier huppé d'Arassat, où des factions armées pro-iraniens sont installées, un tir de missile a visé une maison servant de locaux aux Brigades du Hezbollah, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité. Trois combattants, dont un commandant, sont décédés dans ce bombardement, selon un bilan actualisé communiqué samedi à l'AFP par un responsable du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires englobant les Brigades du Hezbollah. Des journalistes de l'AFP ont entendu de fortes déflagrations, avant que ne retentissent des sirènes d'ambulances. Des témoins ont dit avoir vu de la fumée blanche s'élever dans le quartier. "Personne dans le quartier ne savait que cette maison était occupée par les Brigades du Hezbollah", a indiqué à l'AFP un riverain. Les Brigades du Hezbollah ont tenu des funérailles à Bagdad pour rendre hommage aux trois combattants, parmi lesquels le commandant Abou Ali al-Amiri. Le responsable du Hachd a qualifié l'attaque de tentative "d'assassinat ciblé". Des informations circulant en Irak ont suggéré que le chef du groupe, Ahmad al-Hamidawi, aurait été blessé, mais l'AFP n'était pas en mesure de les vérifier de manière indépendante. Deux heures après l'attaque de Arassat, une frappe aérienne a visé un véhicule près d'un pont dans l'est de Bagdad. Deux sources sécuritaires ont annoncé initialement un décès, avant que le responsable du Hachd ne contredise ce bilan, évoquant un blessé, également membre des Brigades du Hezbollah. Le groupe fait partie de la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre "des dizaines" d'attaques de drones et de roquettes sur des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.
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