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14.07.2026 à 06:12

FRANCE24
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Avant la demi-finale de Coupe du monde qui opposera la France à l'Espagne ce mardi 14 juillet, les supporters des Bleus (mais pas que) se montrent confiants quant à l'issue du match.
Avant la demi-finale de Coupe du monde qui opposera la France à l'Espagne ce mardi 14 juillet, les supporters des Bleus (mais pas que) se montrent confiants quant à l'issue du match.

14.07.2026 à 05:37

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Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée. Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna. Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom. "Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes. Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair. Les sirènes d'alerte avaient été déclenchées plus tôt dans le royaume. Deux tankers attaqués Les Emirats arabes unis ont rapporté des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien. Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible". Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli. Ce blocus entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine. Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons" transitant par la voie maritime, contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation. Pétrole en hausse Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours". Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole. Les cours se sont envolés lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, s'envolant de plus de 9%. Mardi vers 03H00 GMT, il gagnait encore 1,32% à 84,40 dollars. Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord. Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé". La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP. Protocole d'accord "en crise" Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise". "Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l'AFP. Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il assuré. Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes. "Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a averti le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï. D'après des médias d'Etat iraniens, les bombardements américains des derniers jours ont touché de vastes zones de l'ouest et du sud, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, mais aussi la province du Khouzistan, frontalière de l'Irak. Au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles. burx-rle/ev/eml/lgo
Texte intégral (794 mots)
Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée. Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna. Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom. "Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes. Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair. Les sirènes d'alerte avaient été déclenchées plus tôt dans le royaume. Deux tankers attaqués Les Emirats arabes unis ont rapporté des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien. Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible". Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli. Ce blocus entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine. Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons" transitant par la voie maritime, contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation. Pétrole en hausse Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours". Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole. Les cours se sont envolés lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, s'envolant de plus de 9%. Mardi vers 03H00 GMT, il gagnait encore 1,32% à 84,40 dollars. Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord. Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé". La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP. Protocole d'accord "en crise" Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise". "Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l'AFP. Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il assuré. Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes. "Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a averti le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï. D'après des médias d'Etat iraniens, les bombardements américains des derniers jours ont touché de vastes zones de l'ouest et du sud, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, mais aussi la province du Khouzistan, frontalière de l'Irak. Au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles. burx-rle/ev/eml/lgo

14.07.2026 à 05:27

FRANCE24
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Pedro Sanchez aux côtés des équipes de secours mobilisées face à l'incendie meurtrier qui a ravagé l'Andalousie. "L'urgence climatique tue", rappelle le Premier ministre espagnol, qui appelle à "prévenir" et pas seulement" réagir". Le bilan humain est très lourd : treize victimes sont comptabilisées, avec neuf étrangers - dont une Française. Mais il reste encore provisoire et pourrait s'alourdir.
Texte intégral (794 mots)
Pedro Sanchez aux côtés des équipes de secours mobilisées face à l'incendie meurtrier qui a ravagé l'Andalousie. "L'urgence climatique tue", rappelle le Premier ministre espagnol, qui appelle à "prévenir" et pas seulement" réagir". Le bilan humain est très lourd : treize victimes sont comptabilisées, avec neuf étrangers - dont une Française. Mais il reste encore provisoire et pourrait s'alourdir.

14.07.2026 à 05:27

FRANCE24
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Près de 6.700 troupes à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules: jamais autant de militaires n'auront défilé sur les Champs-Elysées afin d'illustrer "le réarmement de la France, l'autonomie stratégique de la France et le réveil stratégique européen", selon l'Elysée. Au lendemain d'un nouveau sommet dans la capitale française des 37 pays de la "coalition des volontaires" pour l'Ukraine, la France met à l'honneur des contingents de chacun de ces pays -500 défilants au total- ainsi que 25 militaires ukrainiens qui défileront à leur suite. Pour la présidence française, c'est un "symbole fort de l'Europe qui prend conscience de la dangerosité du monde et qu'il faut prendre en main son destin", alors que la Russie menace la sécurité du continent et que les Etats-Unis de Donald Trump sont perçus comme imprévisibles. Cette coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni et composée essentiellement d'Européens, s'est engagée à soutenir militairement l'Ukraine, y compris par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un cessez-le-feu conclu, afin de dissuader la Russie de toute nouvelle offensive. "Une coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre", a réagi lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que 24 chefs d'Etat ou de gouvernement européens, parmi lesquels l'Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer, le Polonais Donald Tusk ou encore la Danoise Mette Frederiksen, doivent assister au défilé. "Le message que nous envoyons au monde est le suivant: oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut", a déclaré le chef de l'Etat lors de son traditionnel discours aux Armées à la veille de la fête nationale. "Signalement stratégique" Le défilé sera ouvert par la Patrouille de France suivie de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France. Des avions de dix pays européens y participeront également. Pour son dernier défilé en tant que chef des Armées, Emmanuel Macron, qui avait invité le président américain Donald Trump pour son premier en 2017, entend aussi montrer la remontée en puissance des armées sous sa présidence, au cours de laquelle le budget de défense aura doublé. "L'engagement a été tenu, les faits sont là et l'histoire jugera", a-t-il fait valoir lundi. La loi de programmation militaire, dont l'actualisation a été approuvée le 1er juillet par le Parlement, prévoit 436 milliards d'euros sur la période 2024-2030, soit 36 milliards de plus que dans sa version adoptée en 2023. Selon l'Elysée, "il faut concevoir ce défilé comme un signalement stratégique, c'est-à-dire un message que la France envoie, celui d'armées puissantes qui sont capables d'entrer en premier dans un conflit, de combattre". La France entend donc montrer ses muscles avec des avions qui voleront au-dessus des Champs-Elysées avec des maquettes d'armements sous les ailes, une première pour un 14-Juillet, ou encore des hélicoptères qui défileront "au-dessus des chars, de façon à reproduire un petit peu ce qui se passe sur le champ de bataille", explique-t-on à l'Elysée, qui entend montrer "une armée modernisée prête au combat". Au cours du défilé seront également mis à l'honneur les militaires français déployés sur le flanc Est de l'Europe, notamment en Estonie et en Roumanie, ainsi que la Marine nationale qui célèbre ses 400 ans.
Texte intégral (607 mots)
Près de 6.700 troupes à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules: jamais autant de militaires n'auront défilé sur les Champs-Elysées afin d'illustrer "le réarmement de la France, l'autonomie stratégique de la France et le réveil stratégique européen", selon l'Elysée. Au lendemain d'un nouveau sommet dans la capitale française des 37 pays de la "coalition des volontaires" pour l'Ukraine, la France met à l'honneur des contingents de chacun de ces pays -500 défilants au total- ainsi que 25 militaires ukrainiens qui défileront à leur suite. Pour la présidence française, c'est un "symbole fort de l'Europe qui prend conscience de la dangerosité du monde et qu'il faut prendre en main son destin", alors que la Russie menace la sécurité du continent et que les Etats-Unis de Donald Trump sont perçus comme imprévisibles. Cette coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni et composée essentiellement d'Européens, s'est engagée à soutenir militairement l'Ukraine, y compris par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un cessez-le-feu conclu, afin de dissuader la Russie de toute nouvelle offensive. "Une coalition d'illuminés et de va-t-en-guerre", a réagi lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que 24 chefs d'Etat ou de gouvernement européens, parmi lesquels l'Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer, le Polonais Donald Tusk ou encore la Danoise Mette Frederiksen, doivent assister au défilé. "Le message que nous envoyons au monde est le suivant: oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut", a déclaré le chef de l'Etat lors de son traditionnel discours aux Armées à la veille de la fête nationale. "Signalement stratégique" Le défilé sera ouvert par la Patrouille de France suivie de deux Mirage 2000 français, avec à leur bord des copilotes ukrainiens formés en France. Des avions de dix pays européens y participeront également. Pour son dernier défilé en tant que chef des Armées, Emmanuel Macron, qui avait invité le président américain Donald Trump pour son premier en 2017, entend aussi montrer la remontée en puissance des armées sous sa présidence, au cours de laquelle le budget de défense aura doublé. "L'engagement a été tenu, les faits sont là et l'histoire jugera", a-t-il fait valoir lundi. La loi de programmation militaire, dont l'actualisation a été approuvée le 1er juillet par le Parlement, prévoit 436 milliards d'euros sur la période 2024-2030, soit 36 milliards de plus que dans sa version adoptée en 2023. Selon l'Elysée, "il faut concevoir ce défilé comme un signalement stratégique, c'est-à-dire un message que la France envoie, celui d'armées puissantes qui sont capables d'entrer en premier dans un conflit, de combattre". La France entend donc montrer ses muscles avec des avions qui voleront au-dessus des Champs-Elysées avec des maquettes d'armements sous les ailes, une première pour un 14-Juillet, ou encore des hélicoptères qui défileront "au-dessus des chars, de façon à reproduire un petit peu ce qui se passe sur le champ de bataille", explique-t-on à l'Elysée, qui entend montrer "une armée modernisée prête au combat". Au cours du défilé seront également mis à l'honneur les militaires français déployés sur le flanc Est de l'Europe, notamment en Estonie et en Roumanie, ainsi que la Marine nationale qui célèbre ses 400 ans.

14.07.2026 à 05:13

FRANCE24
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Cet accord, scellé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni et qui sera signé mardi à Bruxelles, vise à supprimer les barrières physiques et les contrôles sur les personnes et biens circulant entre l'Espagne et l'enclave, située à l'extrême sud de la péninsule ibérique, comme dans le reste de l'espace Shengen. Gibraltar, minuscule territoire britannique de près de 40.000 habitants à l'extrême sud de la péninsule ibérique, accueille chaque jour quelques 15.000 travailleurs espagnols, soit près de la moitié de sa main d’œuvre. Une "frontière fluide va faciliter la vie" ainsi que le recrutement et la fidélisation, par les entreprises de Gibraltar, des travailleurs qui vivent en Espagne, souligne Owen Smith, président de la Fédération des petites entreprises de Gibraltar, auprès de l'AFP. L'accord a été conclu après des années de négociations difficiles dans la foulée des tensions entre Londres et Bruxelles après le Brexit. "Abattre le dernier mur" Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez doit se rendre dans la zone frontalière mercredi, où des ouvriers démontent depuis plusieurs semaines l'ancienne clôture métallique et les postes-frontières séparant l'enclave de l'Espagne. "Enfin, après des centaines d'années, il va être possible d'abattre le dernier mur qui subsiste au sein de l'Union européenne", a-t-il salué. Le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, a estimé que cet accord permettait de lever "les barrières physiques d'une époque révolue marquée par les tensions", tout en conservant "les clés de notre propre porte d'entrée". Les tensions avaient été à leur comble en 1969, lorsque le régime du dictateur Francisco Franco avait fermé la frontière après que Gibraltar avait voté massivement lors d'un référendum en faveur du maintien sous la souveraineté britannique. La frontière n'avait totalement rouvert qu'en 1985. Tensions diplomatiques Depuis cette réouverture, de longues files d'attente se formaient au gré des tensions diplomatiques entre Madrid et Londres sur la souveraineté de ce territoire, conduisant l'Espagne à renforcer ses contrôles. Souvent, "de nombreux travailleurs ne savaient pas quand ils devaient partir de chez eux pour arriver à l'heure au travail" ni ne savaient à quelle heure ils allaient rentrer chez eux, a expliqué un responsable syndical de la région espagnole Campo de Gibraltar, Manuel Triano Paulete. "Il est important que cette épée de Damoclès disparaisse", a ajouté ce secrétaire général de la CCOO (Confédération syndicale des Commissions ouvrières). Avec une économie fondée sur les services financiers et les jeux d’argent en ligne, Gibraltar – plus petit que le bois de Vincennes à Paris – affiche l'un des revenus par habitant les plus élevés au monde. Le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne en 2020, laissant non résolue la relation entre Gibraltar - historiquement une base militaire importante pour les Britanniques - et le bloc européen. Fin 2020, Madrid et Londres sont parvenus in extremis à un accord provisoire, afin de maintenir la liberté de mouvement à la frontière entre l'Espagne et le Rocher. Mais la signature d'un accord définitif tardait à se concrétiser. L'Espagne a cédé Gibraltar à la couronne britannique en 1713 dans le cadre du traité d'Utrecht mais elle n'a depuis jamais cessé d'en revendiquer la souveraineté, ce qui donne lieu à des tensions régulières entre Madrid et Londres.
Texte intégral (570 mots)
Cet accord, scellé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni et qui sera signé mardi à Bruxelles, vise à supprimer les barrières physiques et les contrôles sur les personnes et biens circulant entre l'Espagne et l'enclave, située à l'extrême sud de la péninsule ibérique, comme dans le reste de l'espace Shengen. Gibraltar, minuscule territoire britannique de près de 40.000 habitants à l'extrême sud de la péninsule ibérique, accueille chaque jour quelques 15.000 travailleurs espagnols, soit près de la moitié de sa main d’œuvre. Une "frontière fluide va faciliter la vie" ainsi que le recrutement et la fidélisation, par les entreprises de Gibraltar, des travailleurs qui vivent en Espagne, souligne Owen Smith, président de la Fédération des petites entreprises de Gibraltar, auprès de l'AFP. L'accord a été conclu après des années de négociations difficiles dans la foulée des tensions entre Londres et Bruxelles après le Brexit. "Abattre le dernier mur" Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez doit se rendre dans la zone frontalière mercredi, où des ouvriers démontent depuis plusieurs semaines l'ancienne clôture métallique et les postes-frontières séparant l'enclave de l'Espagne. "Enfin, après des centaines d'années, il va être possible d'abattre le dernier mur qui subsiste au sein de l'Union européenne", a-t-il salué. Le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, a estimé que cet accord permettait de lever "les barrières physiques d'une époque révolue marquée par les tensions", tout en conservant "les clés de notre propre porte d'entrée". Les tensions avaient été à leur comble en 1969, lorsque le régime du dictateur Francisco Franco avait fermé la frontière après que Gibraltar avait voté massivement lors d'un référendum en faveur du maintien sous la souveraineté britannique. La frontière n'avait totalement rouvert qu'en 1985. Tensions diplomatiques Depuis cette réouverture, de longues files d'attente se formaient au gré des tensions diplomatiques entre Madrid et Londres sur la souveraineté de ce territoire, conduisant l'Espagne à renforcer ses contrôles. Souvent, "de nombreux travailleurs ne savaient pas quand ils devaient partir de chez eux pour arriver à l'heure au travail" ni ne savaient à quelle heure ils allaient rentrer chez eux, a expliqué un responsable syndical de la région espagnole Campo de Gibraltar, Manuel Triano Paulete. "Il est important que cette épée de Damoclès disparaisse", a ajouté ce secrétaire général de la CCOO (Confédération syndicale des Commissions ouvrières). Avec une économie fondée sur les services financiers et les jeux d’argent en ligne, Gibraltar – plus petit que le bois de Vincennes à Paris – affiche l'un des revenus par habitant les plus élevés au monde. Le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne en 2020, laissant non résolue la relation entre Gibraltar - historiquement une base militaire importante pour les Britanniques - et le bloc européen. Fin 2020, Madrid et Londres sont parvenus in extremis à un accord provisoire, afin de maintenir la liberté de mouvement à la frontière entre l'Espagne et le Rocher. Mais la signature d'un accord définitif tardait à se concrétiser. L'Espagne a cédé Gibraltar à la couronne britannique en 1713 dans le cadre du traité d'Utrecht mais elle n'a depuis jamais cessé d'en revendiquer la souveraineté, ce qui donne lieu à des tensions régulières entre Madrid et Londres.

14.07.2026 à 05:05

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Son époux Andriï Doubnytsky fait partie, selon Kiev, des centaines de prisonniers de guerre exécutés par les forces russes depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Le nombre de victimes recensées varie selon les sources ukrainiennes. Mais toutes insistent sur deux points: la liste des cas connus n'est pas exhaustive, et ces exécutions relèvent d'une politique délibérée de Moscou. Andriï Doubnytsky est mort en février 2024 à l'âge de 25 ans, lorsque les forces ukrainiennes ont abandonné la ville d'Avdiïvka, dans la région orientale de Donetsk, épicentre de combats acharnés. Blessé lors d'une tentative de repli, ce soldat de la 110e brigade reste sur une position avec cinq de ses compagnons d'armes. Malgré la situation, Andriï espère encore une évacuation. Il téléphone à sa "Liouda" le 15 février. "Il était extrêmement nerveux et pleurait", confie à l'AFP cette femme de 27 ans aux longs cheveux bruns. Et quelques heures plus tard, il lui envoie un message pour dire que son groupe va très probablement être capturé, puis disparaît du réseau. Selon toute vraisemblance, c'est ce qui est arrivé: sur une vidéo publiée par des médias, son camarade Ivan Jytnyk apparaît parlant en visio avec un proche lorsqu'un soldat russe lui ordonne de déposer les armes. Pourtant, le 17 février, Lioudmyla voit sur un réseau russe une vidéo montrant cinq corps gisant dans une flaque gelée rougie par le sang, et reconnaît l'un d'entre eux comme étant celui de son mari. "Nette recrudescence" des cas Deux jours plus tard, la 110e brigade confirme la mort de plusieurs militaires, dont Andriï Doubnytsky et Ivan Jytnyk, et accuse les forces russes d'avoir violé un accord sur leur évacuation. Le Parquet ukrainien a ouvert une enquête pour "exécutions par balles" de prisonniers de guerre désarmés. Le cas d'Andriï n'est pas isolé. Le nombre de victimes n'est pas connu avec certitude, mais selon Kiev, les exécutions par les troupes russes ont commencé à augmenter à partir de 2023. "Cela découle d'une politique de la Russie qui a de fait encouragé et rendu possibles de tels crimes, les commandants donnant ensuite les ordres en ce sens", dit à l'AFP Andriï Atamantchouk, un responsable du Parquet ukrainien qui supervise les enquêtes sur ces faits. Un rapport de l'ONU de fin juin évoque 129 cas vérifiés d'exécutions de prisonniers de guerre ukrainiens et l'organisation s'alarmait début 2025 d'une "nette recrudescence" de ces faits. A ce jour, l'Ukraine a ouvert 116 enquêtes portant sur le meurtre de 306 militaires ukrainiens depuis 2022, selon M. Atamantchouk, qui ajoute que ce total est loin d'être exhaustif. Les services de renseignement ukrainiens mènent leur propre recensement, qui fait état de "plus de 900 militaires" tués dans "plus de 340" incidents depuis 2022, a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable au sein de ces structures, pour qui ce chiffre ne représente sans doute qu'"entre 25% et 40%" de l'ensemble de ces cas. Interrogées par l'AFP sur l'écart entre leurs statistiques, les deux structures ont évoqué une différence de méthodologie: le Parquet dit s'appuyer sur "des faits documentés et prouvés" tandis que le renseignement affirme recevoir "les informations plus rapidement" de la part d'unités déployées sur le front et d'autres sources. "Rendre justice" Les autorités russes n'ont pas donné suite aux demandes de l'AFP de commenter ces allégations mais Moscou rejette systématiquement les accusations de crimes de guerre et accuse en retour les forces ukrainiennes d'en commettre. D'après le renseignement ukrainien, le groupe paramilitaire russe Wagner, démantelé après sa rébellion avortée de juin 2023, a "donné le ton" en matière d'exécutions et en recrutant des détenus condamnés pour des crimes violents. Le plus souvent, les victimes sont abattues par balles, comme ce soldat ukrainien que l'on voit être tué après avoir lancé "Gloire à l'Ukraine" dans une vidéo devenue virale en 2023. Les enquêteurs font également état de meurtres d'une extrême brutalité, notamment par décapitation. Pour l'heure, seulement cinq militaires russes ont été condamnés en Ukraine pour des exécutions de captifs ukrainiens, dont deux par contumace, selon le procureur Atamantchouk, qui évoque l'extrême complexité des enquêtes, notamment faute d'accès aux zones de combat. Il espère toutefois qu'il sera un jour possible de "rendre justice" aux familles des victimes, ne serait-ce qu'en leur donnant "les noms de ceux qui ont tué leurs proches". Pour Lioudmyla Doubnytska "cela n'a aucun sens". "Je ne sais pas en quoi cela me soulagera, même si je sais un jour qui l'a fait", lance la jeune femme, les larmes aux yeux.
Texte intégral (802 mots)
Son époux Andriï Doubnytsky fait partie, selon Kiev, des centaines de prisonniers de guerre exécutés par les forces russes depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Le nombre de victimes recensées varie selon les sources ukrainiennes. Mais toutes insistent sur deux points: la liste des cas connus n'est pas exhaustive, et ces exécutions relèvent d'une politique délibérée de Moscou. Andriï Doubnytsky est mort en février 2024 à l'âge de 25 ans, lorsque les forces ukrainiennes ont abandonné la ville d'Avdiïvka, dans la région orientale de Donetsk, épicentre de combats acharnés. Blessé lors d'une tentative de repli, ce soldat de la 110e brigade reste sur une position avec cinq de ses compagnons d'armes. Malgré la situation, Andriï espère encore une évacuation. Il téléphone à sa "Liouda" le 15 février. "Il était extrêmement nerveux et pleurait", confie à l'AFP cette femme de 27 ans aux longs cheveux bruns. Et quelques heures plus tard, il lui envoie un message pour dire que son groupe va très probablement être capturé, puis disparaît du réseau. Selon toute vraisemblance, c'est ce qui est arrivé: sur une vidéo publiée par des médias, son camarade Ivan Jytnyk apparaît parlant en visio avec un proche lorsqu'un soldat russe lui ordonne de déposer les armes. Pourtant, le 17 février, Lioudmyla voit sur un réseau russe une vidéo montrant cinq corps gisant dans une flaque gelée rougie par le sang, et reconnaît l'un d'entre eux comme étant celui de son mari. "Nette recrudescence" des cas Deux jours plus tard, la 110e brigade confirme la mort de plusieurs militaires, dont Andriï Doubnytsky et Ivan Jytnyk, et accuse les forces russes d'avoir violé un accord sur leur évacuation. Le Parquet ukrainien a ouvert une enquête pour "exécutions par balles" de prisonniers de guerre désarmés. Le cas d'Andriï n'est pas isolé. Le nombre de victimes n'est pas connu avec certitude, mais selon Kiev, les exécutions par les troupes russes ont commencé à augmenter à partir de 2023. "Cela découle d'une politique de la Russie qui a de fait encouragé et rendu possibles de tels crimes, les commandants donnant ensuite les ordres en ce sens", dit à l'AFP Andriï Atamantchouk, un responsable du Parquet ukrainien qui supervise les enquêtes sur ces faits. Un rapport de l'ONU de fin juin évoque 129 cas vérifiés d'exécutions de prisonniers de guerre ukrainiens et l'organisation s'alarmait début 2025 d'une "nette recrudescence" de ces faits. A ce jour, l'Ukraine a ouvert 116 enquêtes portant sur le meurtre de 306 militaires ukrainiens depuis 2022, selon M. Atamantchouk, qui ajoute que ce total est loin d'être exhaustif. Les services de renseignement ukrainiens mènent leur propre recensement, qui fait état de "plus de 900 militaires" tués dans "plus de 340" incidents depuis 2022, a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable au sein de ces structures, pour qui ce chiffre ne représente sans doute qu'"entre 25% et 40%" de l'ensemble de ces cas. Interrogées par l'AFP sur l'écart entre leurs statistiques, les deux structures ont évoqué une différence de méthodologie: le Parquet dit s'appuyer sur "des faits documentés et prouvés" tandis que le renseignement affirme recevoir "les informations plus rapidement" de la part d'unités déployées sur le front et d'autres sources. "Rendre justice" Les autorités russes n'ont pas donné suite aux demandes de l'AFP de commenter ces allégations mais Moscou rejette systématiquement les accusations de crimes de guerre et accuse en retour les forces ukrainiennes d'en commettre. D'après le renseignement ukrainien, le groupe paramilitaire russe Wagner, démantelé après sa rébellion avortée de juin 2023, a "donné le ton" en matière d'exécutions et en recrutant des détenus condamnés pour des crimes violents. Le plus souvent, les victimes sont abattues par balles, comme ce soldat ukrainien que l'on voit être tué après avoir lancé "Gloire à l'Ukraine" dans une vidéo devenue virale en 2023. Les enquêteurs font également état de meurtres d'une extrême brutalité, notamment par décapitation. Pour l'heure, seulement cinq militaires russes ont été condamnés en Ukraine pour des exécutions de captifs ukrainiens, dont deux par contumace, selon le procureur Atamantchouk, qui évoque l'extrême complexité des enquêtes, notamment faute d'accès aux zones de combat. Il espère toutefois qu'il sera un jour possible de "rendre justice" aux familles des victimes, ne serait-ce qu'en leur donnant "les noms de ceux qui ont tué leurs proches". Pour Lioudmyla Doubnytska "cela n'a aucun sens". "Je ne sais pas en quoi cela me soulagera, même si je sais un jour qui l'a fait", lance la jeune femme, les larmes aux yeux.

14.07.2026 à 05:03

FRANCE24
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"L'abricot est un symbole de l'Arménie. Son goût et son parfum sont royaux, c'est une merveille parmi les merveilles", assure cet agriculteur de 75 ans à l'AFP. Aramais Kazaryan cultive ses terres depuis plus de trois décennies, dans le village de Vosketap, dans la vallée de l'Ararat, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Turquie. Mais il observe désormais avec inquiétude ses fruits emblématiques qui mûrissent à l'ombre de la montagne biblique, car ils figurent parmi les victimes collatérales de la dégradation des relations entre Moscou et Erevan. Quelques jours avant les élections législatives du 7 juin, la Russie a imposé une série de restrictions sur les importations de produits arméniens, invoquant des préoccupations sanitaires non détaillées. En Arménie, beaucoup y voient des mesures de rétorsion politique sanctionnant le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian pour son rapprochement avec l'Occident. "C'est impardonnable" Aramais Kazaryan a planté son premier arbre en 1991, après l'effondrement de l'Union soviétique et la redistribution des terres agricoles aux propriétaires privés. Cinq ans plus tard, il expédiait ses premiers fruits, exclusivement vers le marché russe. Connu des Romains sous le nom de "pomme d'Arménie", l'abricot figure parmi les principales productions agricoles du pays. Comme les autres fruits, il est désormais interdit de l'importer en Russie, de même que les légumes et les fleurs, ainsi que plusieurs produits phares du pays, notamment l'eau minérale de Jermuk, le poisson, le vin et le brandy arménien. "Pendant des décennies, ce commerce a fonctionné normalement. Et soudain, tout a changé?", s'interroge Aramais Kazaryan. "C'est impardonnable. Cela ne vise ni Pachinian ni les dirigeants, mais notre peuple", ajoute-t-il. La fermeture soudaine de ce marché oblige les producteurs à revoir leur stratégie, axée sur la quantité plutôt que sur la qualité. Refroidissement Longtemps considéré comme l'un des alliés les plus fidèles du Kremlin dans le Caucase, le pays a progressivement pris ses distances avec la Russie après les affrontements avec l'Azerbaïdjan autour du Karabakh. Les autorités arméniennes reprochent notamment à Moscou de ne pas avoir suffisamment agi lorsque Bakou a repris le contrôle total de ce territoire en 2023. Depuis, le gouvernement de Nikol Pachinian a gelé sa participation à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire dominée par Moscou, renforcé ses relations avec Washington et engagé le pays sur la voie d'un rapprochement avec l'Union européenne. Cependant, le pays reste membre de l'Union économique eurasiatique dirigée par Moscou et accueille une base militaire russe sur son territoire. Malgré ce climat tendu, le parti du Premier ministre est sorti vainqueur des élections législatives du 7 juin. Moscou a évoqué de supposées irrégularités dans le scrutin et le président Vladimir Poutine n'a toujours pas adressé de félicitations officielles au dirigeant arménien. Guerre commerciale Face aux conséquences de ce qui est désormais qualifié de guerre commerciale par de nombreux observateurs, les autorités arméniennes tentent d'amortir le choc. Début juin, le gouvernement a approuvé plusieurs mesures de soutien aux agriculteurs, dont des subventions aux exportateurs exploitant des serres. Erevan prend également en charge certains droits de douane pour les fruits, légumes et fleurs exportés vers les marchés européens. La Commission européenne a de son côté annoncé plus de 50 millions d'euros d'aide immédiate, ainsi que des mesures accordant à près de 80% des exportations arméniennes un accès sans droits de douane au marché unique de l'UE. "Le temps où l'on considérait les produits arméniens comme non compétitifs en Europe est révolu", a récemment déclaré au parlement le ministre de l'Economie, Gevorg Papoyan. Des investisseurs italiens ont déjà planté de vastes vergers dans un village voisin de Vosketap et ont commencé à exporter leurs produits vers leur pays d'origine. Cependant, les économistes jugent la transition incertaine. Selon Ashot Aramyan, l'Arménie a exporté en 2025 près de 200 millions de dollars de fruits, légumes et fleurs frais. Plus de 93% de ces exportations étaient destinées à la Russie. "Il sera impossible de rediriger l'intégralité de cette production vers les marchés européens ou d'autres destinations", estime l'économiste. Selon lui, les producteurs risquent de se retrouver confrontés à une surproduction importante, susceptible d'entraîner faillites et tensions sociales dans les régions rurales. Le gouverneur de la Banque centrale, Martin Galstyan, a averti que l'économie arménienne pourrait se contracter jusqu'à 2% si les exportateurs ne parviennent pas à trouver rapidement de nouveaux débouchés.
Texte intégral (788 mots)
"L'abricot est un symbole de l'Arménie. Son goût et son parfum sont royaux, c'est une merveille parmi les merveilles", assure cet agriculteur de 75 ans à l'AFP. Aramais Kazaryan cultive ses terres depuis plus de trois décennies, dans le village de Vosketap, dans la vallée de l'Ararat, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Turquie. Mais il observe désormais avec inquiétude ses fruits emblématiques qui mûrissent à l'ombre de la montagne biblique, car ils figurent parmi les victimes collatérales de la dégradation des relations entre Moscou et Erevan. Quelques jours avant les élections législatives du 7 juin, la Russie a imposé une série de restrictions sur les importations de produits arméniens, invoquant des préoccupations sanitaires non détaillées. En Arménie, beaucoup y voient des mesures de rétorsion politique sanctionnant le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian pour son rapprochement avec l'Occident. "C'est impardonnable" Aramais Kazaryan a planté son premier arbre en 1991, après l'effondrement de l'Union soviétique et la redistribution des terres agricoles aux propriétaires privés. Cinq ans plus tard, il expédiait ses premiers fruits, exclusivement vers le marché russe. Connu des Romains sous le nom de "pomme d'Arménie", l'abricot figure parmi les principales productions agricoles du pays. Comme les autres fruits, il est désormais interdit de l'importer en Russie, de même que les légumes et les fleurs, ainsi que plusieurs produits phares du pays, notamment l'eau minérale de Jermuk, le poisson, le vin et le brandy arménien. "Pendant des décennies, ce commerce a fonctionné normalement. Et soudain, tout a changé?", s'interroge Aramais Kazaryan. "C'est impardonnable. Cela ne vise ni Pachinian ni les dirigeants, mais notre peuple", ajoute-t-il. La fermeture soudaine de ce marché oblige les producteurs à revoir leur stratégie, axée sur la quantité plutôt que sur la qualité. Refroidissement Longtemps considéré comme l'un des alliés les plus fidèles du Kremlin dans le Caucase, le pays a progressivement pris ses distances avec la Russie après les affrontements avec l'Azerbaïdjan autour du Karabakh. Les autorités arméniennes reprochent notamment à Moscou de ne pas avoir suffisamment agi lorsque Bakou a repris le contrôle total de ce territoire en 2023. Depuis, le gouvernement de Nikol Pachinian a gelé sa participation à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire dominée par Moscou, renforcé ses relations avec Washington et engagé le pays sur la voie d'un rapprochement avec l'Union européenne. Cependant, le pays reste membre de l'Union économique eurasiatique dirigée par Moscou et accueille une base militaire russe sur son territoire. Malgré ce climat tendu, le parti du Premier ministre est sorti vainqueur des élections législatives du 7 juin. Moscou a évoqué de supposées irrégularités dans le scrutin et le président Vladimir Poutine n'a toujours pas adressé de félicitations officielles au dirigeant arménien. Guerre commerciale Face aux conséquences de ce qui est désormais qualifié de guerre commerciale par de nombreux observateurs, les autorités arméniennes tentent d'amortir le choc. Début juin, le gouvernement a approuvé plusieurs mesures de soutien aux agriculteurs, dont des subventions aux exportateurs exploitant des serres. Erevan prend également en charge certains droits de douane pour les fruits, légumes et fleurs exportés vers les marchés européens. La Commission européenne a de son côté annoncé plus de 50 millions d'euros d'aide immédiate, ainsi que des mesures accordant à près de 80% des exportations arméniennes un accès sans droits de douane au marché unique de l'UE. "Le temps où l'on considérait les produits arméniens comme non compétitifs en Europe est révolu", a récemment déclaré au parlement le ministre de l'Economie, Gevorg Papoyan. Des investisseurs italiens ont déjà planté de vastes vergers dans un village voisin de Vosketap et ont commencé à exporter leurs produits vers leur pays d'origine. Cependant, les économistes jugent la transition incertaine. Selon Ashot Aramyan, l'Arménie a exporté en 2025 près de 200 millions de dollars de fruits, légumes et fleurs frais. Plus de 93% de ces exportations étaient destinées à la Russie. "Il sera impossible de rediriger l'intégralité de cette production vers les marchés européens ou d'autres destinations", estime l'économiste. Selon lui, les producteurs risquent de se retrouver confrontés à une surproduction importante, susceptible d'entraîner faillites et tensions sociales dans les régions rurales. Le gouverneur de la Banque centrale, Martin Galstyan, a averti que l'économie arménienne pourrait se contracter jusqu'à 2% si les exportateurs ne parviennent pas à trouver rapidement de nouveaux débouchés.

14.07.2026 à 05:01

FRANCE24
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Organisées dans l'enceinte pleine à craquer du Yankee Stadium, dans le Bronx, les trois soirées ont vu se succéder sur scène aux côtés du rappeur une kyrielle de stars, dont son épouse Beyoncé, Rihanna, Eminem, Pharrell Williams, Alicia Keys, Usher, Nas ou encore Pusha T. Le troisième concert, dimanche soir, a été marqué par un retard de plusieurs heures. Selon les organisateurs, des "centaines" de fans ont tenté d'entrer sans billet, obligeant la sécurité à fermer les accès puis les ouvrir au compte-goutte. Résultat: des spectateurs munis de tickets ont mis des heures à entrer - certains affirmant sur les réseaux n'y être jamais parvenus - et Jay-Z est arrivé sur scène à minuit passé, visiblement contrarié et s'excusant pour l'attente. Homme d'affaires Mais passé l'incident, la foule a repris à pleins poumons les succès du rappeur de 56 ans, en terminant par son méga tube "Empire State of Mind", devenu l'hymne officieux d'une ville où chacune de ses prestations est saluée comme un retour aux sources. "Rares sont les artistes hip-hop capables de remplir une enceinte aussi mythique que le Yankee Stadium. Plus rares encore ceux qui y parviennent en s'appuyant essentiellement sur un répertoire vieux de plusieurs décennies", observe auprès de l'AFP Timothy Welbeck, chercheur en études afro-américaines à l'université Temple. Le dernier album de Jay-Z ("4:44") remonte à 2017. Mais pour deux de ses trois concerts, il a choisi de mettre l'accent sur des opus datant pour le premier de 30 ans ("Reasonable Doubt") et le second de 25 ans ("The Blueprint"), les deux ayant marqué l'histoire du hip-hop. S'il a plus ou moins délaissé la scène et les studios, c'est surtout que l'ancien petit dealer de drogue de Brooklyn est devenu aujourd'hui un homme d'affaires à plein temps, premier rappeur milliardaire de l'histoire selon Forbes, impliqué financièrement dans le sport, les spiritueux, les médias ou la mode. Paris et Londres en septembre Loin du rap de la rue qui a forgé ses débuts, le couple qu'il forme avec Beyoncé, autre superstar mondiale, a par ailleurs renforcé son statut d'icône glamour, les deux apparaissant régulièrement parmi les personnalités les plus influentes du monde du spectacle. De retour sur scène, l'artiste est revenu aux origines de son art, tranchant. Enchaînant les titres, pas forcément les tubes, sans lâcher une seconde le micro de tout le show, arpentant la scène avec une joie évidente dans une mise en scène plutôt dépouillée au regard du gigantisme de l'endroit. Dans la foule, à chaque morceau, des milliers de voix lui ont répondu en écho, une large partie du public connaissant par coeur les longs textes de ses chansons. Après avoir rempli trois fois le Yankee Stadium pour un total cumulé de 135.000 à 140.000 personnes, Jay-Z se produira en septembre au Stade de France - qui n'est pas encore plein -, ainsi qu'à Londres au stade de Tottenham puis enfin à Los Angeles. En prélude à d'autres nouveaux projets ? "Les spéculations vont bon train sur une éventuelle sortie d'un nouvel album de Jay-Z dans le courant de l'année. S'il venait à voir le jour, ce disque pourrait l'amener à entreprendre une tournée plus vaste", avance Timothy Welbeck.
Texte intégral (550 mots)
Organisées dans l'enceinte pleine à craquer du Yankee Stadium, dans le Bronx, les trois soirées ont vu se succéder sur scène aux côtés du rappeur une kyrielle de stars, dont son épouse Beyoncé, Rihanna, Eminem, Pharrell Williams, Alicia Keys, Usher, Nas ou encore Pusha T. Le troisième concert, dimanche soir, a été marqué par un retard de plusieurs heures. Selon les organisateurs, des "centaines" de fans ont tenté d'entrer sans billet, obligeant la sécurité à fermer les accès puis les ouvrir au compte-goutte. Résultat: des spectateurs munis de tickets ont mis des heures à entrer - certains affirmant sur les réseaux n'y être jamais parvenus - et Jay-Z est arrivé sur scène à minuit passé, visiblement contrarié et s'excusant pour l'attente. Homme d'affaires Mais passé l'incident, la foule a repris à pleins poumons les succès du rappeur de 56 ans, en terminant par son méga tube "Empire State of Mind", devenu l'hymne officieux d'une ville où chacune de ses prestations est saluée comme un retour aux sources. "Rares sont les artistes hip-hop capables de remplir une enceinte aussi mythique que le Yankee Stadium. Plus rares encore ceux qui y parviennent en s'appuyant essentiellement sur un répertoire vieux de plusieurs décennies", observe auprès de l'AFP Timothy Welbeck, chercheur en études afro-américaines à l'université Temple. Le dernier album de Jay-Z ("4:44") remonte à 2017. Mais pour deux de ses trois concerts, il a choisi de mettre l'accent sur des opus datant pour le premier de 30 ans ("Reasonable Doubt") et le second de 25 ans ("The Blueprint"), les deux ayant marqué l'histoire du hip-hop. S'il a plus ou moins délaissé la scène et les studios, c'est surtout que l'ancien petit dealer de drogue de Brooklyn est devenu aujourd'hui un homme d'affaires à plein temps, premier rappeur milliardaire de l'histoire selon Forbes, impliqué financièrement dans le sport, les spiritueux, les médias ou la mode. Paris et Londres en septembre Loin du rap de la rue qui a forgé ses débuts, le couple qu'il forme avec Beyoncé, autre superstar mondiale, a par ailleurs renforcé son statut d'icône glamour, les deux apparaissant régulièrement parmi les personnalités les plus influentes du monde du spectacle. De retour sur scène, l'artiste est revenu aux origines de son art, tranchant. Enchaînant les titres, pas forcément les tubes, sans lâcher une seconde le micro de tout le show, arpentant la scène avec une joie évidente dans une mise en scène plutôt dépouillée au regard du gigantisme de l'endroit. Dans la foule, à chaque morceau, des milliers de voix lui ont répondu en écho, une large partie du public connaissant par coeur les longs textes de ses chansons. Après avoir rempli trois fois le Yankee Stadium pour un total cumulé de 135.000 à 140.000 personnes, Jay-Z se produira en septembre au Stade de France - qui n'est pas encore plein -, ainsi qu'à Londres au stade de Tottenham puis enfin à Los Angeles. En prélude à d'autres nouveaux projets ? "Les spéculations vont bon train sur une éventuelle sortie d'un nouvel album de Jay-Z dans le courant de l'année. S'il venait à voir le jour, ce disque pourrait l'amener à entreprendre une tournée plus vaste", avance Timothy Welbeck.

14.07.2026 à 03:41

FRANCE 24
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Cinq Britanniques, trois Belges, une Française et un Espagnol ont été identifiés grâce aux autopsies parmi les victimes de l'incendie en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, ont indiqué lundi les autorités. Le feu, désormais maîtrisé, est l'un des plus meurtriers de l'histoire récente du pays.
Texte intégral (550 mots)
Cinq Britanniques, trois Belges, une Française et un Espagnol ont été identifiés grâce aux autopsies parmi les victimes de l'incendie en Andalousie, dans le sud de l'Espagne, ont indiqué lundi les autorités. Le feu, désormais maîtrisé, est l'un des plus meurtriers de l'histoire récente du pays.

14.07.2026 à 03:20

FRANCE24
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Le Centcom confirme qu'une nouvelle vague de frappes américaines a visé des installations militaires iraniennes, rapporte le correspondant de France 24 à Washington, Mathieu Mabin. Elles touchent "les moyens de défense iraniens qui ne sont pas illimités", mais pas que. "C'est la capacité iranienne à contourner le blocus (du détroit d'Ormuz) qui est visée, et notamment des voies ferrées et nœuds routiers vers le Baloutchistan pakistanais, des voies de sortie pour les exportations iraniennes."
Lire plus (80 mots)
Le Centcom confirme qu'une nouvelle vague de frappes américaines a visé des installations militaires iraniennes, rapporte le correspondant de France 24 à Washington, Mathieu Mabin. Elles touchent "les moyens de défense iraniens qui ne sont pas illimités", mais pas que. "C'est la capacité iranienne à contourner le blocus (du détroit d'Ormuz) qui est visée, et notamment des voies ferrées et nœuds routiers vers le Baloutchistan pakistanais, des voies de sortie pour les exportations iraniennes."

14.07.2026 à 03:06

FRANCE24
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L'incendie en forêt de Fontainebleau, près de Paris, continue sa progression lundi soir. Il a parcouru plus de 1 300 hectares en 24 heures. "Les dégâts matériels sont pour l'heure limités, un entrepôt d'une mairie aurait pris feu", rapporte le journaliste de France 24 Jean Barrère, sur place. Il fait état de deux feux sur la zone qui ont entraîné un millier d'évacuations et d'importants dispositifs mobilisés. 
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L'incendie en forêt de Fontainebleau, près de Paris, continue sa progression lundi soir. Il a parcouru plus de 1 300 hectares en 24 heures. "Les dégâts matériels sont pour l'heure limités, un entrepôt d'une mairie aurait pris feu", rapporte le journaliste de France 24 Jean Barrère, sur place. Il fait état de deux feux sur la zone qui ont entraîné un millier d'évacuations et d'importants dispositifs mobilisés. 

14.07.2026 à 01:31

Sandra CAZENAVE
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Les États-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens. Malgré ces bombardements, Donald Trump a estimé qu'un accord avec l'Iran était encore "possible". Les Émirats arabes unis ont par ailleurs fait état d'attaques de missiles iraniens contre deux tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien. Suivez notre direct.
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Les États-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens. Malgré ces bombardements, Donald Trump a estimé qu'un accord avec l'Iran était encore "possible". Les Émirats arabes unis ont par ailleurs fait état d'attaques de missiles iraniens contre deux tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien. Suivez notre direct.

14.07.2026 à 01:17

FRANCE24
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Car ce décès par balle survenu à Biddeford, ville de 22.000 habitants de l'Etat du Maine (nord-est), a eu lieu moins d'une semaine après qu'un agent de l'ICE a abattu un Mexicain au Texas. Le sénateur du Maine Angus King a d'abord déclaré aux journalistes avoir appris du ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, que la victime faisait l'objet d'un mandat d'arrêt lié à son statut migratoire. Mais l'élu est ensuite revenu sur ses déclarations: "la personne qui a été tuée n'était pas la personne qu'ils (ICE) recherchaient", a-t-il déclaré à la chaîne CNN, après avoir reçu de nouvelles informations des autorités. Le sénateur a appelé à une "enquête complète, transparente et ouverte". Selon lui, toutefois, les agents impliqués ne portaient pas de caméras-piétons. Le bureau du procureur général du Maine avait précédemment indiqué que "la personne visée avait tenté de prendre la fuite au volant d'un véhicule en direction de l'agent" qui a ouvert le feu. Il avait ajouté que le policier serait placé en congé administratif, conformément au protocole. Le FBI a, lui, indiqué avoir ouvert une enquête. "J'ai essayé de m'arrêter" Un témoin, Daniel Boucher, a rapporté à l'AFP qu'il était chez lui quand il a entendu plusieurs coups de feu. Par une fenêtre de son domicile, il a alors vu une petite berline heurtée par un SUV blanc. Puis il raconte qu'un agent de l'ICE a ensuite sorti le conducteur du premier véhicule et l'a allongé au sol. "La personne avait la tête et le visage ensanglantés. C'était vraiment terrible. A ce moment-là, j'ai clairement entendu la victime dire : +J'ai essayé de m'arrêter+, ou quelque chose dans ce genre-là". Puis elle est morte quelques secondes plus tard. Un porte-parole de l'ICE a expliqué lundi que ses agents avaient tenté d'arrêter un véhicule vers 07H00 (11H00 GMT), après avoir surveillé la dernière adresse connue d'une personne visée par une mesure d'expulsion. "Le véhicule a tenté de fuir les lieux et, craignant pour la sécurité du public, un agent a fait usage de son arme", touchant le conducteur de l'automobile, qui est décédé des suites de ses blessures, a décrit le porte-parole. "ICE dehors" Deux associations, la Maine Immigrants' Rights Coalition et Presente Maine, qui ont conjointement identifié la victime, ont indiqué que l'homme était autorisé à travailler aux Etats-Unis. "Nous ne laisserons pas cette mort être réduite à une simple note de bas de page dans les statistiques de cette administration", a déclaré Crystal Cron, directrice exécutive de Presente Maine. Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, n'a pas immédiatement commenté. Sur place, dans cette rue résidentielle, un périmètre de sécurité a été établi. Des manifestants ont défilé dans le secteur avec des pancartes proclamant "ICE dehors!", avant de se rassembler devant les bureaux de l'autre sénatrice du Maine, Susan Collins, membre du Parti républicain. "Une personne est morte, et ses proches ainsi que les habitants de notre communauté méritent des réponses claires sur ce qui s'est passé", a déclaré le maire de Biddeford, Liam LaFountain, dans un communiqué. "Je mesure la peur et l'incertitude qu'un événement d'une telle ampleur a suscitées dans notre ville", a-t-il ajouté. Chargés de mettre en œuvre la campagne d'expulsions massives voulue par Donald Trump, les agents de l'ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l'objet de critiques à travers le pays en raison de leurs méthodes jugées agressives, ainsi qu'après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis cette année.
Texte intégral (649 mots)
Car ce décès par balle survenu à Biddeford, ville de 22.000 habitants de l'Etat du Maine (nord-est), a eu lieu moins d'une semaine après qu'un agent de l'ICE a abattu un Mexicain au Texas. Le sénateur du Maine Angus King a d'abord déclaré aux journalistes avoir appris du ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, que la victime faisait l'objet d'un mandat d'arrêt lié à son statut migratoire. Mais l'élu est ensuite revenu sur ses déclarations: "la personne qui a été tuée n'était pas la personne qu'ils (ICE) recherchaient", a-t-il déclaré à la chaîne CNN, après avoir reçu de nouvelles informations des autorités. Le sénateur a appelé à une "enquête complète, transparente et ouverte". Selon lui, toutefois, les agents impliqués ne portaient pas de caméras-piétons. Le bureau du procureur général du Maine avait précédemment indiqué que "la personne visée avait tenté de prendre la fuite au volant d'un véhicule en direction de l'agent" qui a ouvert le feu. Il avait ajouté que le policier serait placé en congé administratif, conformément au protocole. Le FBI a, lui, indiqué avoir ouvert une enquête. "J'ai essayé de m'arrêter" Un témoin, Daniel Boucher, a rapporté à l'AFP qu'il était chez lui quand il a entendu plusieurs coups de feu. Par une fenêtre de son domicile, il a alors vu une petite berline heurtée par un SUV blanc. Puis il raconte qu'un agent de l'ICE a ensuite sorti le conducteur du premier véhicule et l'a allongé au sol. "La personne avait la tête et le visage ensanglantés. C'était vraiment terrible. A ce moment-là, j'ai clairement entendu la victime dire : +J'ai essayé de m'arrêter+, ou quelque chose dans ce genre-là". Puis elle est morte quelques secondes plus tard. Un porte-parole de l'ICE a expliqué lundi que ses agents avaient tenté d'arrêter un véhicule vers 07H00 (11H00 GMT), après avoir surveillé la dernière adresse connue d'une personne visée par une mesure d'expulsion. "Le véhicule a tenté de fuir les lieux et, craignant pour la sécurité du public, un agent a fait usage de son arme", touchant le conducteur de l'automobile, qui est décédé des suites de ses blessures, a décrit le porte-parole. "ICE dehors" Deux associations, la Maine Immigrants' Rights Coalition et Presente Maine, qui ont conjointement identifié la victime, ont indiqué que l'homme était autorisé à travailler aux Etats-Unis. "Nous ne laisserons pas cette mort être réduite à une simple note de bas de page dans les statistiques de cette administration", a déclaré Crystal Cron, directrice exécutive de Presente Maine. Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l'ICE, n'a pas immédiatement commenté. Sur place, dans cette rue résidentielle, un périmètre de sécurité a été établi. Des manifestants ont défilé dans le secteur avec des pancartes proclamant "ICE dehors!", avant de se rassembler devant les bureaux de l'autre sénatrice du Maine, Susan Collins, membre du Parti républicain. "Une personne est morte, et ses proches ainsi que les habitants de notre communauté méritent des réponses claires sur ce qui s'est passé", a déclaré le maire de Biddeford, Liam LaFountain, dans un communiqué. "Je mesure la peur et l'incertitude qu'un événement d'une telle ampleur a suscitées dans notre ville", a-t-il ajouté. Chargés de mettre en œuvre la campagne d'expulsions massives voulue par Donald Trump, les agents de l'ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l'objet de critiques à travers le pays en raison de leurs méthodes jugées agressives, ainsi qu'après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis cette année.

14.07.2026 à 00:58

FRANCE 24
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Le président américain a annoncé lundi qu'il prononcera une allocution jeudi soir, alors que les affrontements avec l'Iran ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines. La dernière allocution télévisée de Donald Trump remonte au 1er avril.
Texte intégral (649 mots)
Le président américain a annoncé lundi qu'il prononcera une allocution jeudi soir, alors que les affrontements avec l'Iran ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines. La dernière allocution télévisée de Donald Trump remonte au 1er avril.

13.07.2026 à 23:59

FRANCE 24
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Un accord passé entre Donald Trump et l'administration fiscale américaine (IRS) permettait au président américain, sa famille et ses entreprises de bénéficier d'une immunité fiscale rétroactive. La juge Kathleen Williams, saisie par 35 anciens juges fédéraux, a décidé lundi de révoquer cet accord, estimant que la plainte initiale du président américain avait été déposée "dans un but inapproprié".
Texte intégral (649 mots)
Un accord passé entre Donald Trump et l'administration fiscale américaine (IRS) permettait au président américain, sa famille et ses entreprises de bénéficier d'une immunité fiscale rétroactive. La juge Kathleen Williams, saisie par 35 anciens juges fédéraux, a décidé lundi de révoquer cet accord, estimant que la plainte initiale du président américain avait été déposée "dans un but inapproprié".
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