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▸ les 15 dernières parutions

07.04.2026 à 14:29

A Cuba, une nouvelle génération de Castro: des politiques et un influenceur

FRANCE24
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Depuis janvier, Washington applique une politique de pression maximale à l'égard de l'île communiste, en exigeant des changements économiques et politiques, et en l'empêchant d'importer du pétrole. Mais la famille Castro conserve son influence dans ce pays de 9,6 millions d'habitants. Raul Guillermo Rodriguez Castro, colonel du ministère de l'Intérieur et petit-fils de l'ex-président Raul Castro, 94 ans, aurait participé à de récents pourparlers avec des responsables américains. De son côté, Oscar Perez-Oliva, le fils de l'aînée des sœurs de Fidel et Raul Castro, a été promu récemment vice-Premier ministre. Et puis il y a le fantasque Sandro Castro, 34 ans, patron d'un bar et petit-fils de l'ancien dirigeant de la révolution cubaine, Fidel Castro (1926-2016). Suivi par près de 160.000 personnes sur Instagram, il publie des vidéos loufoques sur les difficultés que traverse l'île. Il y a une semaine, il a fait parler de lui en déclarant à la chaîne américaine CNN que le président Miguel Diaz-Canel "ne fait pas du bon boulot" et que "la majorité des Cubains veulent le capitalisme, pas le communisme". Les médias d'Etat l'ont fustigé, tandis que pour les exilés cubains il représente une élite privilégiée, déconnectée des réalités, dans un pays où le salaire moyen est de 6.680 pesos (environ 14 dollars). Dans une vidéo récente, Sandro Castro échange avec un imitateur de Donald Trump, qui lui dit vouloir acheter Cuba. Le sketch a été publié le jour même où le président cubain a confirmé des pourparlers entre Washington et La Havane. Lillian Guerra, professeure d'histoire de Cuba à l'Université de Floride, estime auprès de l'AFP que Sandro Castro fait partie d'un plan "bien mis en scène" destiné à convaincre l'opinion publique américaine que le régime castriste ne représente aucune menace. Mais pour Andres Pertierra, historien à l'Université du Wisconsin, Sandro Castro ne doit pas être pris "autant au sérieux que quelqu'un qui occupe un poste plus élevé au sein du gouvernement". Contacté par l'AFP, Sandro Castro a renvoyé la demande d'entretien à son "manager", qui n'a pas répondu. Sur CNN, il s'est présenté comme "un simple citoyen". Ascension rapide En parallèle, Raul Guillermo Rodriguez Castro, garde du corps de son grand-père, a aussi attiré les regards lorsqu'il a été vu mi-mars au premier rang de la conférence de presse où le président Diaz-Canel a confirmé des pourparlers avec le puissant voisin. Il n'occupe aucune fonction officielle au sein du gouvernement, mais plusieurs médias américains ont affirmé que le "Crabe" - son surnom car il est né avec six doigts à une main - a joué les intermédiaires lors de ces contacts. L'ascension rapide d'Oscar Perez-Oliva, 55 ans, nourrit également les spéculations sur un possible renouvellement au sommet de l'Etat. "Perez-Oliva semble être un candidat beaucoup plus sérieux pour une nouvelle génération qui est liée à la famille et bénéficie probablement de sa confiance, mais qui a en même temps l'avantage de ne pas porter le nom" de Castro, estime Andres Pertierra. Nommé ministre du Commerce extérieur et des investissements étrangers en 2024 puis, un an plus tard, vice‑Premier ministre, Oscar Perez-Oliva a également été élu à l'Assemblée nationale, condition indispensable pour devenir président. En février, il a annoncé sur la chaîne américaine NBC que les Cubains vivant à l'étranger pourraient désormais investir sur l'île. Le Secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, d'origine cubaine, a cependant estimé que la réforme n'était pas suffisante. Ces deux représentants de la nouvelle génération apparaissent au grand jour au moment où surgissent des interrogations sur l'avenir du président Diaz-Canel, 65 ans. En succédant à Raul Castro en 2018, il avait été le premier non-membre de la famille Castro à accéder à la présidence depuis la révolution de 1959. Même s'il est officiellement retiré de toute fonction décisionnelle, Raul Castro reste une figure centrale du pouvoir. Et Miguel Diaz-Canel a reconnu qu'il dirigeait, avec lui, les pourparlers avec Washington. "Les Castro vont continuer à jouer un certain rôle dans le système politique cubain pendant encore très, très longtemps, même lorsque les Castro n'auront plus nécessairement le nom de famille Castro", prédit Andres Pertierra.

07.04.2026 à 14:21

Egypte: Eni annonce la découverte d'un important gisement de gaz offshore

FRANCE24
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"Les premières estimations font état d'environ deux billions de pieds cubes de gaz", soit environ 57 milliards de mètres cubes, dans le champ pétrolier et gazier de Temsah, en Méditerranée orientale, a indiqué le groupe dans un communiqué. Le ministère égyptien du Pétrole a précisé que le gisement découvert comprenait également "130 millions de barils de condensats de pétrole", un pétrole très léger. Cette découverte s'inscrit dans un ensemble de politiques menées pour "soutenir l'augmentation de la production et réduire la facture des importations", a affirmé le ministère. Il a précisé qu'un puits était en cours de préparation pour des essais, après lesquels d'autres puits seraient forés et une plateforme de production offshore construite. Les approvisionnements en gaz naturel de l'Egypte en provenance du Qatar et d'Israël ont été fortement perturbés par la guerre au Moyen-Orient, contraignant le gouvernement à imposer des mesures d'économie d'énergie, dont un couvre-feu à tous les commerces et une augmentation des prix des carburants. Le Premier ministre, Moustafa Madbouly, avait annoncé fin mars que la facture énergétique mensuelle avait triplé, passant de 560 millions (environ 466 millions d'euros) à 1.650 millions de dollars (environ 1.483 millions d'euros). Le mois dernier, l'Egypte avait annoncé, avec la société Apache Corporation, la découverte dans le désert d'un autre gisement de gaz, d'une capacité de production d'environ 735.000 mètres cubes par jour. Ces dernières années, l'Egypte a rencontré des difficultés d'approvisionnement énergétique, cherchant à la fois à satisfaire ses besoins nationaux et à se positionner comme un hub énergétique régional. En 2015, la découverte du gisement de Zohr au large des côtes, le plus grand gisement de gaz de Méditerranée contenant environ 850 milliards de mètres cubes, avait fait naître l'espoir d'assurer une autonomie énergétique et d'acquérir un rôle majeur d'exportateur de gaz. Mais ces dernières années, le pays s'est recentré sur le traitement et l'exportation de gaz, utilisant ses terminaux de liquéfaction pour acheminer le gaz offshore provenant d'autres pays, dont Chypre.

07.04.2026 à 14:11

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie avant les législatives de dimanche

FRANCE24
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L'avion de JD Vance a atterri peu avant 11H00 (09H00 GMT), selon des images d'AFPTV le montrant accueilli, à sa descente de l'appareil, par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto. "On discutera d'un certain nombre de choses ayant trait aux relations entre les Etats-Unis et la Hongrie. Evidemment, je suis sûr que l'Europe et l'Ukraine et tout le reste sera discuté", a déclaré M. Vance à la presse lundi soir, avant de s'envoler pour la Hongrie depuis la base aérienne Andrews, près de Washington, se disant heureux de rejoindre "son bon ami" Viktor Orban. JD Vance est accompagné pour ce voyage de son épouse Usha Vance. Le conservateur de 41 ans est, au sein de l'administration américaine, l'un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en Europe. Sa visite marque une manifestation de soutien à Viktor Orban dans la dernière ligne droite avant les élections dimanche prochain. Orban, proche du gouvernement américain Le Premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans et proche de Moscou, bénéficierait selon des analystes de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection. Des parlementaires du Conseil de l'Europe se sont alarmés récemment du caractère "toxique" de la campagne, marquée par la "propagande incendiaire" du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social. Les sondages des instituts indépendants prédisent une victoire écrasante pour le parti Tisza du conservateur proeuropéen Peter Magyar. Il a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois, qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale. Les institutions pro-gouvernementales donnent, elles, la coalition Fidesz-KDNP de Viktor Orban, 62 ans, gagnante. L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le "succès" de son allié hongrois. Viktor Orban est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique ant-immigrants. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain voit en lui un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

07.04.2026 à 14:05

Face à la polémique, Kanye West propose de rencontrer la communauté juive britannique

FRANCE24
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"Mon objectif est de venir à Londres et de présenter un spectacle de changement, en apportant unité, paix et amour à travers ma musique", écrit le chanteur de 48 ans dans un encart publié dans le Wall Street Journal, intitulé "A ceux que j'ai blessés". "Je sais que les mots ne suffisent pas. Je vais devoir montrer le changement par mes actes. Si vous êtes ouverts, je suis là", poursuit l'ex-époux de Kim Kardashian, se disant prêt à rencontrer des membres de la communauté juive du Royaume-Uni pour "les écouter". Ye, comme il se fait appeler désormais, a perdu ces dernières années de nombreux fans et plusieurs contrats commerciaux après des saillies antisémites et racistes. Il avait notamment affirmé en 2023 qu'il "adorait les nazis", et a sorti en mai 2025 un titre baptisé "Heil Hitler". "Je ne demande ni compassion ni passe-droit, même si j’aspire à mériter votre pardon", écrit-il, invoquant ses troubles bipolaires pour justifier ses saillies racistes. L'annonce de sa venue comme artiste principal trois soirs de suite au festival Wireless, du 10 au 12 juillet à Londres, a suscité l'indignation, jusqu'au Premier ministre Keir Starmer qui a qualifié sa présence de "profondément inquiétante". Plusieurs représentants d'organisations juives et le maire de Londres Sadiq Khan ont protesté contre sa venue. Et des sponsors du festival, dont Pepsi et Diageo, ont annoncé leur retrait de l'événement. Le directeur général de Festival Republic, Melvin Benn, a lui maintenu son invitation, appelant "au pardon". "S’il veut le pardon, ce n’est pas du mien dont il a besoin, c’est de celui des communautés juives, et je ne pense pas qu’il ait fait quoi que ce soit pour le mériter", a déclaré mardi le ministre de la Santé Wes Streeting sur la radio BBC 4. Selon M. Streeting, le ministère de l'Intérieur "étudie" la possibilité de lui refuser l'entrée sur le territoire britannique. Cette polémique intervient alors que la prévente des billets pour le festival commence ce mardi à 12H00 heure locale (11H00 GMT). Malgré les controverses, Ye suscite toujours un fort engouement: il doit par exemple se produire le 6 juin au Gelredome d'Arnhem au Pays-Bas, ou encore le 11 juin au stade Vélodrome de Marseille, dans le sud de la France, où sa venue suscite également des critiques.

07.04.2026 à 13:55

Indonésie: un couple flagellé 100 fois pour des relations sexuelles hors mariage

FRANCE24
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L'homme et la femme, dont l'âge n'a pas été précisé, ont reçu chacun 100 coups d'un bâton de rotin dans le dos dans un parc public de la capitale provinciale, Banda Aceh, sous les yeux de dizaines de personnes. Quatre autres personnes ont été fouettées en public mardi. Elles ont reçu entre huit et 29 coups chacune pour des infractions telles que le contact physique avec une personne du sexe opposé ou la consommation d'alcool. Une femme condamnée à 27 coups de canne s'est évanouie et a dû être prise en charge par les secours. "Nous appliquons la loi islamique à Aceh, donc chaque fois que quelqu'un l’enfreint, nous devons infliger des sanctions comme la flagellation", a déclaré à l'AFP Rajesh Kana, un responsable du parquet local. Les relations sexuelles entre personnes non mariées sont interdites dans cette province ultra-conservatrice, la seule à imposer la charia dans le pays à majorité musulmane. L'Indonésie a interdit les relations sexuelles hors mariage dans son dernier code pénal en 2022, une loi entrée en vigueur dans tout l'archipel début janvier 2026. En janvier, la police de la charia de Banda Aceh a infligé 140 coups de canne à un autre couple non marié, l'une des sentences les plus sévères depuis l'entrée en vigueur de la loi islamique dans cette province en 2001.

07.04.2026 à 13:35

A l'ouverture d'un nouveau procès, Patrick Balkany dénonce une "parodie de justice"

FRANCE24
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Vêtu d'un costume, d'une cravate et de chaussettes bleus, d'une chemise bleu clair et de chaussures noires bien cirées, l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), âgé de 77 ans, a fait son retour au tribunal au côté de son avocat, Me Robin Binsard. Dès l'ouverture de l'audience, la défense a d'abord réclamé un renvoi en solidarité avec une grève du barreau local, une requête immédiatement rejetée par la présidente. Me Binsard a ensuite exigé l'annulation de la procédure, dénonçant un délai "déraisonnable" et une "mascarade judiciaire". L'avocat a pointé une enquête ouverte il y a dix ans, émaillée de sept années d'inactivité policière au total. Il a souligné que le principal protagoniste, l'ancien directeur du développement économique Renaud Guillot-Corail, était décédé en août 2020 sans avoir jamais été auditionné. "Je trouve ça invraisemblable de me retrouver ici, face à cette parodie de justice", a réagi Patrick Balkany à la barre, citant même l'ancien président Georges Pompidou pour appuyer son agacement: "Arrêtons d'emmerder les Français". Les débats se sont concentrés sur l'association communale Codeeil. La justice soupçonne l'ancien baron francilien d'avoir utilisé cette structure, qualifiée de "satellite" sans autonomie, pour continuer à rémunérer M. Guillot-Corail après son départ à la retraite en 2012, grâce à 855.000 euros de subventions municipales. "On est en train de juger du travail de quelqu'un qui est mort en 2020, (...) c'est carnavalesque", s'est emporté le prévenu, assurant ne s'être "jamais occupé de cette association". Il a loué le travail "considérable" de son collaborateur pour attirer des investisseurs étrangers et organiser la coopération avec l'Afrique. Et M. Balkany de préciser: "son salaire était loin d'être exagéré compte tenu du travail qu'il fournissait". "Des ministres disent qu'il faut travailler après la retraite et vous me convoquez pour me dire qu'il ne fallait pas faire travailler un retraité, il vous a fallu des années pour me dire ça", a-t-il lancé. Face à lui, la présidente a lu les auditions d'anciennes collaboratrices décrivant une association à l'autonomie "proche de zéro".

07.04.2026 à 13:23

Turquie: fusillade devant le consulat israélien à Istanbul, un assaillant tué

FRANCE24
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Deux policiers en faction devant les locaux ont été "légèrement" atteints, l'un à une oreille, l'autre à une jambe, a précisé le ministère de l'Intérieur. Deux autres personnes "en relation avec l'attaque" ont été interpellées peu après les faits et placées en garde à vue, a rapporté la chaine de télévision publique TRT. Selon le gouvernorat d'Istanbul, "des individus non identifiés ont ouvert le feu sur des policiers en service" aux alentours de 12H15 (09H15 GMT) avant d'être visés par des tirs de riposte. Aucun diplomate israélien "ne se trouve actuellement sur le sol turc", a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Les représentations diplomatiques israéliennes avaient été évacuées "non seulement en Turquie mais dans toute la région pour raisons de sécurité", peu après les attaques du 7 octobre 2023 conduites par le Hamas palestinien sur le sol israélien, selon cette source. "J'ai vu une fusillade éclater soudainement de l'autre côté. Ça a duré un bon moment. J'ai vu un policier s'effondrer. Les gens ont paniqué", a raconté à l'AFP un marchand de rue qui a souhaité l'anonymat. Un autre commerçant, qui a lui aussi préféré taire son nom, a estimé que "les tirs ont duré entre huit et dix minutes", affirmant avoir "eu peur qu'une balle n'atteigne [son] kiosque". "Organisation terroriste" Le ministre de l'Intérieur, Mustafa Çiftçi, a précisé que les assaillants étaient arrivés mardi matin de la province voisine d'Izmit (nord-ouest), à bord d'une voiture de location. Les autorités ont identifié les trois assaillants et, selon le ministère de l'Intérieur, celui qui est décédé était "lié à une organisation terroriste qui instrumentalise la religion". Les deux autres, des frères, sont actuellement interrogés par la police. Selon les images diffusées sur les réseaux sociaux, les trois suspects qui se cachent derrière des voitures garées pour tirer, étaient armés de fusils d'assaut; tous trois portaient des hauts et des gants noirs, un pantalon beige et un sac à dos. Des dizaines de policiers casqués et équipés de gilets pare-balles ont été déployés devant le consulat, situé dans le quartier d'affaires de Levent, sur la rive européenne d'Istanbul, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu plusieurs ambulances quitter les lieux. Les journalistes ont également vu des traces de sang au sol sur un parking adjacent. Les accès au consulat, situé dans une haute tour de bureaux, sont filtrés même en temps normal, le périmètre étant encadré par des barrières de police. Des images diffusées par la chaîne NTV montrent des policiers, certains en civil, ouvrir le feu près d'un axe très fréquenté ainsi qu'une personne blessée évacuée sur un brancard. Une enquête a été ouverte par le parquet d'Istanbul et trois procureurs ont été chargés des investigations, a indiqué sur X le ministre turc de la Justice, Akin Gürlek. "Attaque perfide" "La terreur ne nous intimidera pas", a réagi sur X le ministère israélien des Affaires étrangères, "saluant l'action rapide des forces de sécurité turques qui ont déjoué cette attaque". "Les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque d'aujourd'hui contre le consulat israélien à Istanbul", a également écrit sur X l'ambassadeur des Etats-Unis à Ankara, Tom Barrack. Fin décembre, trois policiers avaient été tués ainsi que six suspects lourdement armés accusés d'appartenir au groupe Etat islamique (EI) lors d'une affrontement dans la province de Yalova, au sud d'Istanbul. Les autorités avaient annoncé peu après l'arrestation de 125 personnes soupçonnées d'être affiliées aux jihadistes de l'EI. L'EI a perpétré dans le passé plusieurs attaques meurtrières dans le pays - dont l'une, dans une discothèque d'Istanbul, a fait 39 morts en 2017. Le directeur de la communication à la présidence turque, Burhanettin Duran, a dénoncé mardi sur X une "attaque perfide (qui) n'ébranlera jamais notre foi et notre détermination à atteindre notre objectif d'une +Turquie sans terrorisme+".

07.04.2026 à 13:23

"L'heure des crocs", le réquisitoire de Philippe Bilger contre CNews, son ancienne chaîne

FRANCE24
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"CNews n'est absolument pas légitime pour donner des leçons de pluralisme et de liberté intellectuelle", assène M. Bilger dans un entretien à l'AFP avant la parution de "L'heure des crocs" (éditions l'Archipel). Ce titre fait référence à l'émission "L'heure des pros" de Pascal Praud, vedette de la chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Première chaîne info de France en 2025, CNews est fréquemment accusée à gauche de promouvoir des thèses d'extrême droite, ce qu'elle conteste, à l'image de la polémique qui l'oppose au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Ce dernier a porté plainte après des propos prononcés à son sujet en plateau, et une enquête pour "injure publique" à caractère raciste a été ouverte. La chaîne, elle, "conteste formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus" à l'antenne. "Pensée conservatrice" Homme de droite revendiqué, Philippe Bilger souligne qu'il "adhère à 90% de la pensée conservatrice de CNews". Mais il lui reproche de préférer "le simplisme" et la "détestation des personnes" à "la nuance, la contradiction, la complexité". "On sait immédiatement ce qu'il faut aimer, ce qu'il ne faut pas aimer: Trump est formidable, Sarkozy est forcément innocent, Israël a toujours raison, Sandrine Rousseau est une imbécile", développe l'ancien avocat général, 82 ans. A ses yeux, cela dénote un fonctionnement "totalitaire", alors que CNews "se vante d'incarner la liberté d'expression": "On veut en permanence l'instauration d'une pensée unique, parce qu'on considère que c'est la seule qui peut s'imprimer dans la tête des gens". "Il est important que ce livre ait été écrit par un réactionnaire, dans la définition très particulière que je donne à ce mot, plutôt que par un adversaire compulsif de CNews, qui ne regarde même pas la chaîne", fait-il valoir. Sollicitée par l'AFP, CNews estime que M. Bilger "a été un intervenant de grande qualité", avec "850 interventions à l'antenne en 8 ans". "Nous regrettons qu'il soit dans une telle aigreur, de notre côté il n'y en a pas du tout", commente la chaîne. "Heureux" Philippe Bilger était chroniqueur régulier dans "L'heure des pros" depuis 2023, jusqu'à son éviction soudaine le 23 janvier. Elle lui a été annoncée par un programmateur, selon lui. "Je n'ai jamais eu l'ombre d'une explication officielle", déplore-t-il, en visant le directeur général de CNews, Serge Nedjar, et Pascal Praud. Il voit deux raisons principales à son exclusion: son rejet de la "partialité" affichée à l'antenne en faveur de Nicolas Sarkozy après sa condamnation à cinq ans de prison dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, et ses critiques envers Israël. La chaîne, elle, assure qu'il n'en est rien: "D'autres intervenants sont partis, d'autres arriveront, c'est la vie d'une collaboration". Le jour de son éviction, Philippe Bilger était en outre cité dans un article du Monde où il disait avoir "été traité comme de la merde" par CNews, qui avait déjà réduit ses collaborations. "C'est une familiarité que je regrette", avoue-t-il, en reconnaissant qu'elle a pu jouer dans son exclusion. Pour autant, l'ancien magistrat jure que ce départ forcé l'a rendu "heureux": "Je n'aurais jamais eu la résolution de le faire moi-même, pour des raisons utilitaires", alors que "j'étais de moins en moins heureux d'aller sur le plateau". Et il se défend de mordre la main qui l'a nourri: "Je ne crache pas dans la soupe, c'est la soupe qui a craché sur moi, alors que j'avais participé à son élaboration et, modestement, favorisé son succès".

07.04.2026 à 13:19

Carburants: des pêcheurs mobilisés en Corse et au Havre

FRANCE24
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A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés dans les ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière qui a fini par être dérouté vers Gênes (Italie). "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Au cours de la matinée, des bateaux bloqués en mer ont finalement pu accoster dans plusieurs ports de l'île. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant Amarrée. La préfecture de Corse a indiqué à l'AFP avoir proposé aux pêcheurs qui bloquent les ports insulaires de participer à une table ronde "demain après-midi", mercredi, pour comprendre le prix du gazole marin et "trouver des solutions". Le préalable à la participation à cette table ronde est la levée des blocages qui paralysent en mer "entre 2.500 et 3.000 passagers", selon la préfecture sans compter les passagers du bateau de croisière à Ajaccio. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée ce mardi par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Un mot d'ordre que n'a pas suivi le syndicat pour la défense des pêcheurs corses. "On va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. Au Havre, la quinzaine de patrons de pêche se sont entendus pour rester à quai mardi, a indiqué à l'AFP Mathieu Vimard, directeur adjoint de l'Organisation des Pêcheurs Normands. "Aujourd'hui on devrait arriver à 1,30 euro le litre (de gasoil pêche NDLR) contre 65 centimes avant la guerre", a-t-il précisé. Les matelots, payés en fin de mois après déduction des "frais communs" dont le carburant, pourraient, selon lui, perdre 1.500 euros sur leurs salaires ce mois-ci, soit la moitié de leur rémunération.

07.04.2026 à 12:49

Iran : le gouvernement appelle les jeunes à protéger les infrastructures énergétiques

FRANCE24
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Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Alireza Rahimi, a exhorté mardi 7 avril les jeunes Iraniens à former des "chaînes humaines" pour protéger les infrastructures énergétiques, après les nouvelles menaces de Donald Trump la veille.
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Le vice-ministre iranien de la Jeunesse et des Sports, Alireza Rahimi, a exhorté mardi 7 avril les jeunes Iraniens à former des "chaînes humaines" pour protéger les infrastructures énergétiques, après les nouvelles menaces de Donald Trump la veille.

07.04.2026 à 12:49

Artemis II : la Lune, nouvel Eldorado ? Parlons-en avec P. Henarejos, S. Rousseau et O. Sanguy

Pauline PACCARD
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Aujourd’hui dans Parlons-en, direction la Lune ! On la connait mieux depuis quelques heures, alors que les astronautes de la Nasa en ont fait le tour. Qu’a-t-on appris d’utile pour nous, les Terriens ? Verra-t-on vraiment un homme ou une femme marcher sur la Lune dans deux ans ? Sera-t-il ou elle Américain ou Chinois ?
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Aujourd’hui dans Parlons-en, direction la Lune ! On la connait mieux depuis quelques heures, alors que les astronautes de la Nasa en ont fait le tour. Qu’a-t-on appris d’utile pour nous, les Terriens ? Verra-t-on vraiment un homme ou une femme marcher sur la Lune dans deux ans ? Sera-t-il ou elle Américain ou Chinois ?

07.04.2026 à 12:49

Carburants: les principaux ports corses bloqués par des pêcheurs

FRANCE24
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A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés au sein des ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière, a constaté une journaliste de l'AFP. "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée pour début avril par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Le syndicat pour la défense des pêcheurs a de son côté estimé que la mobilisation devait être maintenue. Sur l'île, le prix des carburants est traditionnellement plus cher de plusieurs centimes que sur le continent. "Surtout maintenant, on va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. "A partir d'aujourd'hui, soit on trouve un protocole d'accord et on trouve une solution, soit on continuera le blocage le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.
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A l'appel du jeune syndicat pour la défense des pêcheurs Corse, plusieurs bateaux de pêche se sont positionnés au sein des ports d'Ajaccio, Bastia, Propriano, l'Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, rendant impossible toute navigation d'autres embarcations. Un bateau de la Corsica Linea transportant passagers et vivres depuis Marseille était à l'arrêt dans le golfe d'Ajaccio tout comme un bateau de croisière, a constaté une journaliste de l'AFP. "Notre but est de mettre fin à cette spirale mortifère de cette augmentation du gasoil", a indiqué à l'AFP, Joseph Sanna, porte-parole du syndicat pour la défense des pêcheurs Corse. Le prix moyen du litre de gazole pêche détaxé s'établissait à 1,09 euro le 2 avril, contre 64 centimes le 2 mars, au début de la crise énergétique générée par la guerre au Moyen-Orient, selon l'observatoire du carburant. Une mobilisation des pêcheurs méditerranéens avait été envisagée pour début avril par les comités du sud-est de la France (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA) et Corse). Finalement, ils avaient décidé "dans l'intérêt général" d'attendre pour "privilégier les négociations avec le gouvernement français", a expliqué à l'AFP Bernard Perez, président du Comité régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) Occitanie. Le syndicat pour la défense des pêcheurs a de son côté estimé que la mobilisation devait être maintenue. Sur l'île, le prix des carburants est traditionnellement plus cher de plusieurs centimes que sur le continent. "Surtout maintenant, on va mettre les pieds dans le plat une fois pour toutes: il faut rétablir la situation entre la Corse et le continent avec les pêcheurs continentaux qui eux sont à 45 voire 50 centimes moins chers que nous", a réclamé M. Sanna. "A partir d'aujourd'hui, soit on trouve un protocole d'accord et on trouve une solution, soit on continuera le blocage le temps qu'il faudra", a-t-il ajouté.

07.04.2026 à 12:49

Céline Dion : les gagnants du tirage au sort peuvent réserver leur billet en avance

FRANCE24
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Quelque 30 000 places seront disponibles pour chacun des dix concerts de Céline Dion à Paris La Défense Arena, qui se prépare à accueillir la star mondiale après plusieurs reports, a indiqué mardi à l'AFP le PDG de la plus grande salle couverte d'Europe.
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Quelque 30 000 places seront disponibles pour chacun des dix concerts de Céline Dion à Paris La Défense Arena, qui se prépare à accueillir la star mondiale après plusieurs reports, a indiqué mardi à l'AFP le PDG de la plus grande salle couverte d'Europe.

07.04.2026 à 12:48

Législatives en Hongrie : les sondages indépendants prédisent une victoire de Magyar

FRANCE24
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Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant la tenue dimanche d'élections législatives très disputées. Les précisions de Romain le Guiniou, co-fondateur et directeur général du think tank Euro Créative.
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Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Hongrie mardi pour apporter le soutien de Donald Trump à son allié, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avant la tenue dimanche d'élections législatives très disputées. Les précisions de Romain le Guiniou, co-fondateur et directeur général du think tank Euro Créative.

07.04.2026 à 12:47

"Cirque" ou exercice de transparence ? Fin de la commission sur l'audiovisuel public

FRANCE24
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Pour fermer le bal, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci devra répondre pour la seconde fois mercredi aux questions des députés, principalement celles du rapporteur de l'UDR allié au RN, Charles Alloncle. Celui-ci a concentré les critiques pour ses méthodes "inquisitoriales", mais s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public. Cette commission avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche. Au fil de 67 auditions qui ont vu défiler 234 protagonistes devant la commission, les travaux ont été marqués par de nombreux incidents qui ont régalé les réseaux sociaux. Ils ont souvent tourné au dialogue de sourds entre le député et ses interlocuteurs, qui lui reprochaient des questions biaisées ou le fait qu'il n'écoutait pas les réponses. Lors de sa première audition, Delphine Ernotte Cunci avait regretté un "prisme de l'anecdote". Un "cirque", s'est emporté Xavier Niel, fondateur du géant de la production audiovisuelle Mediawan, qui a accusé Charles Alloncle de propager des "fake news". "J'accuse" Charles Alloncle estime au contraire que son travail a permis de découvrir "un système de gabegies largement assumé" dans les 4 milliards d'euros annuels que l'Etat distribue aux chaînes et radios publiques. Il dénonce aussi un "système de castes et de privilèges", de l'opacité et des conflits d'intérêts dans l'attribution des contrats de France Télévisions aux sociétés de production. Des griefs qu'il répète dans un entretien au dernier numéro de "L'Incorrect", intitulé "J'accuse", une comparaison avec le combat d'Emile Zola dans l'affaire Dreyfus qui a "choqué" et "indigné" le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Selon ce dernier, les travaux ont tout de même mis au jour la nécessité de "mieux encadrer les cumuls d'activité de certaines figures du service public", des questions soulevées lors des auditions de Samuel Etienne, Hugo Clément ou Léa Salamé. Mais parmi les personnes auditionnées, y compris du secteur privé, "personne n'a demandé la privatisation de l'audiovisuel public", prônée par le Rassemblement national, ajoute-t-il à l'AFP. rejet ou "compromis" Pour la professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon Assas, Nathalie Sonnac, la commission est passée à côté d'"enjeux majeurs". Elle cite la place de l'audiovisuel public au milieu de "la concurrence des grandes plateformes" telles que YouTube ou "des réseaux sociaux, qui ne sont pas soumis à une régulation comme celle du temps de parole politique, l'obligation d'investir dans les contenus, et où l'opinion peut être totalement confondue avec de l'information ou de la désinformation". "C'est un grand gâchis, car l'audiovisuel public est garant de l'intérêt général, d'une impartialité, qu'il nous assure le pluralisme, et qu'il est un pilier économique de l’écosystème audiovisuel", ajoute-t-elle à l'AFP. La situation budgétaire reste difficile pour France Télévisions, qui a adopté un plan de 150 millions d'euros d'économies pour faire face à des baisses de dotation de l'Etat et rester à l'équilibre en 2026. Au passage, sa présidente a promis de diviser par deux les dépenses de taxi du groupe (3,8 millions d'euros en 2024). La députée macroniste Céline Calvez regrette elle que la commission ait "oublié de poser les questions les plus importantes: quelles sont les missions de l'audiovisuel public" dans le paysage actuel ? et "y a-t-il suffisamment de différence avec l'offre privée ?". Charles Alloncle a pour mission de rédiger son rapport qu'il soumettra dans une quinzaine de jours à la lecture puis au vote des membres de la commission. En cas de rejet, une situation rare, les travaux pourraient en théorie ne pas être rendus publics au nom de l'instance. "Il faudra discuter avec le rapporteur pour arriver aussi à une forme de compromis", a prévenu M. Patrier-Leitus sur RTL.
Texte intégral (701 mots)
Pour fermer le bal, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci devra répondre pour la seconde fois mercredi aux questions des députés, principalement celles du rapporteur de l'UDR allié au RN, Charles Alloncle. Celui-ci a concentré les critiques pour ses méthodes "inquisitoriales", mais s'est taillé un franc succès auprès des pourfendeurs de l'audiovisuel public. Cette commission avait été réclamée par le parti d'Eric Ciotti dans la foulée d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen en pleine discussion privée avec des responsables du PS, dont le contenu a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche. Au fil de 67 auditions qui ont vu défiler 234 protagonistes devant la commission, les travaux ont été marqués par de nombreux incidents qui ont régalé les réseaux sociaux. Ils ont souvent tourné au dialogue de sourds entre le député et ses interlocuteurs, qui lui reprochaient des questions biaisées ou le fait qu'il n'écoutait pas les réponses. Lors de sa première audition, Delphine Ernotte Cunci avait regretté un "prisme de l'anecdote". Un "cirque", s'est emporté Xavier Niel, fondateur du géant de la production audiovisuelle Mediawan, qui a accusé Charles Alloncle de propager des "fake news". "J'accuse" Charles Alloncle estime au contraire que son travail a permis de découvrir "un système de gabegies largement assumé" dans les 4 milliards d'euros annuels que l'Etat distribue aux chaînes et radios publiques. Il dénonce aussi un "système de castes et de privilèges", de l'opacité et des conflits d'intérêts dans l'attribution des contrats de France Télévisions aux sociétés de production. Des griefs qu'il répète dans un entretien au dernier numéro de "L'Incorrect", intitulé "J'accuse", une comparaison avec le combat d'Emile Zola dans l'affaire Dreyfus qui a "choqué" et "indigné" le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Selon ce dernier, les travaux ont tout de même mis au jour la nécessité de "mieux encadrer les cumuls d'activité de certaines figures du service public", des questions soulevées lors des auditions de Samuel Etienne, Hugo Clément ou Léa Salamé. Mais parmi les personnes auditionnées, y compris du secteur privé, "personne n'a demandé la privatisation de l'audiovisuel public", prônée par le Rassemblement national, ajoute-t-il à l'AFP. rejet ou "compromis" Pour la professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon Assas, Nathalie Sonnac, la commission est passée à côté d'"enjeux majeurs". Elle cite la place de l'audiovisuel public au milieu de "la concurrence des grandes plateformes" telles que YouTube ou "des réseaux sociaux, qui ne sont pas soumis à une régulation comme celle du temps de parole politique, l'obligation d'investir dans les contenus, et où l'opinion peut être totalement confondue avec de l'information ou de la désinformation". "C'est un grand gâchis, car l'audiovisuel public est garant de l'intérêt général, d'une impartialité, qu'il nous assure le pluralisme, et qu'il est un pilier économique de l’écosystème audiovisuel", ajoute-t-elle à l'AFP. La situation budgétaire reste difficile pour France Télévisions, qui a adopté un plan de 150 millions d'euros d'économies pour faire face à des baisses de dotation de l'Etat et rester à l'équilibre en 2026. Au passage, sa présidente a promis de diviser par deux les dépenses de taxi du groupe (3,8 millions d'euros en 2024). La députée macroniste Céline Calvez regrette elle que la commission ait "oublié de poser les questions les plus importantes: quelles sont les missions de l'audiovisuel public" dans le paysage actuel ? et "y a-t-il suffisamment de différence avec l'offre privée ?". Charles Alloncle a pour mission de rédiger son rapport qu'il soumettra dans une quinzaine de jours à la lecture puis au vote des membres de la commission. En cas de rejet, une situation rare, les travaux pourraient en théorie ne pas être rendus publics au nom de l'instance. "Il faudra discuter avec le rapporteur pour arriver aussi à une forme de compromis", a prévenu M. Patrier-Leitus sur RTL.
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