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01.09.2026 à 20:55

FRANCE 24
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Le champion de France en titre de basket, l'AS Monaco, exclu de la Ligue nationale de basket pour raisons financières, a annoncé mardi se porter candidat à une place dans le championnat de Nationale 1, le troisième niveau du basket français. La "Roca Team" espère rebondir et "retrouver sa place au sommet".
Le champion de France en titre de basket, l'AS Monaco, exclu de la Ligue nationale de basket pour raisons financières, a annoncé mardi se porter candidat à une place dans le championnat de Nationale 1, le troisième niveau du basket français. La "Roca Team" espère rebondir et "retrouver sa place au sommet".

01.09.2026 à 20:55

FRANCE24
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Dans le cadre du projet de budget pour 2027, Jean-Pierre Farandou a expliqué mardi sur franceinfoTV "regarder" la majoration de pension de 10% pour les parents d'au moins trois enfants. "Comme la pension des hommes est supérieure à la pension des femmes en moyenne, en fait un enfant rapporte plus pour un homme que pour une femme. Ce n'est pas normal", a-t-il poursuivi. "Je suis en train de travailler un texte dans le cadre du budget pour égaliser ces droits familiaux entre les femmes et les hommes", a-t-il ajouté. Selon son cabinet, la majoration de pension pour enfants bénéficie aujourd'hui à un nombre équivalent de pères et de mères. Mais comme les mères ont globalement des retraites inférieures, les sommes versées aux pères sont très largement supérieures, selon cette source. "Les hommes captent aujourd'hui les deux tiers de l'effort de solidarité du système de retraite envers les familles nombreuses", précise-t-on. Le cabinet de M. Farandou affirme que l'objectif "n'est pas de faire des économies", mais de mieux orienter l'effort "vers celles qui en ont le plus besoin: les petites retraites et les carrières hachées". Il défend "un choix de justice pour mieux reconnaître l'impact de la parentalité". Les arbitrages n'ont pas encore été rendus sur cette question, a-t-on indiqué de même source. Dans un rapport récent, qui liste des mesures pour réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies sur les politiques familiales, les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé de remplacer la majoration de 10% par un forfait de 125 euros. Réagissant aux propos de M. Farandou, la fédération Familles de France a appelé à "ne pas faire payer aux familles nombreuses la correction des inégalités femmes-hommes". Il faut "mieux reconnaître les conséquences de la maternité sur les retraites", "ne pas opposer les mères et les pères" mais "ne créer aucun nouveau perdant parmi les familles nombreuses", a indiqué la fédération à l'AFP. "Le sujet est de mieux compenser les conséquences de la parentalité sur les carrières et les retraites", souligne Familles de France, qui rappelle que la majoration de 10% est "une reconnaissance des conséquences de l’éducation de trois enfants ou plus". "La politique familiale ne doit pas devenir une variable d’ajustement budgétaire", avertit la fédération. "A l’heure où la natalité s’écroule, pourquoi les familles nombreuses sont-elles à nouveau dans le viseur?", a réagi l'Union nationale des associations familiales. "Sous couvert d’une mesure soi-disant d’égalité, le risque est de faire de nombreux perdants parmi les familles nombreuses", ajoute l'Unaf.
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Dans le cadre du projet de budget pour 2027, Jean-Pierre Farandou a expliqué mardi sur franceinfoTV "regarder" la majoration de pension de 10% pour les parents d'au moins trois enfants. "Comme la pension des hommes est supérieure à la pension des femmes en moyenne, en fait un enfant rapporte plus pour un homme que pour une femme. Ce n'est pas normal", a-t-il poursuivi. "Je suis en train de travailler un texte dans le cadre du budget pour égaliser ces droits familiaux entre les femmes et les hommes", a-t-il ajouté. Selon son cabinet, la majoration de pension pour enfants bénéficie aujourd'hui à un nombre équivalent de pères et de mères. Mais comme les mères ont globalement des retraites inférieures, les sommes versées aux pères sont très largement supérieures, selon cette source. "Les hommes captent aujourd'hui les deux tiers de l'effort de solidarité du système de retraite envers les familles nombreuses", précise-t-on. Le cabinet de M. Farandou affirme que l'objectif "n'est pas de faire des économies", mais de mieux orienter l'effort "vers celles qui en ont le plus besoin: les petites retraites et les carrières hachées". Il défend "un choix de justice pour mieux reconnaître l'impact de la parentalité". Les arbitrages n'ont pas encore été rendus sur cette question, a-t-on indiqué de même source. Dans un rapport récent, qui liste des mesures pour réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies sur les politiques familiales, les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont proposé de remplacer la majoration de 10% par un forfait de 125 euros. Réagissant aux propos de M. Farandou, la fédération Familles de France a appelé à "ne pas faire payer aux familles nombreuses la correction des inégalités femmes-hommes". Il faut "mieux reconnaître les conséquences de la maternité sur les retraites", "ne pas opposer les mères et les pères" mais "ne créer aucun nouveau perdant parmi les familles nombreuses", a indiqué la fédération à l'AFP. "Le sujet est de mieux compenser les conséquences de la parentalité sur les carrières et les retraites", souligne Familles de France, qui rappelle que la majoration de 10% est "une reconnaissance des conséquences de l’éducation de trois enfants ou plus". "La politique familiale ne doit pas devenir une variable d’ajustement budgétaire", avertit la fédération. "A l’heure où la natalité s’écroule, pourquoi les familles nombreuses sont-elles à nouveau dans le viseur?", a réagi l'Union nationale des associations familiales. "Sous couvert d’une mesure soi-disant d’égalité, le risque est de faire de nombreux perdants parmi les familles nombreuses", ajoute l'Unaf.

01.09.2026 à 20:45

FRANCE24
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À Bharatpur, la forêt s’est transformée en cimetière improvisé. Après la crue dévastatrice du 26 août, les morgues débordent et les corps, parfois emportés sur des centaines de kilomètres, arrivent par dizaines. Les autorités n’ont d’autre choix que d’inhumer provisoirement ces victimes sans nom. Avant chaque enterrement, l'ADN est prélevé, un numéro inscrit sur la tombe, ultime repère pour des familles qui espèrent encore. Près de 300 corps ont été retrouvés, mais seuls neuf ont, pour l’instant, retrouvé une identité. Les envoyés spéciaux de France 24 se sont rendus sur l’un de ces sites d’inhumation, dans le sud du Népal.
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À Bharatpur, la forêt s’est transformée en cimetière improvisé. Après la crue dévastatrice du 26 août, les morgues débordent et les corps, parfois emportés sur des centaines de kilomètres, arrivent par dizaines. Les autorités n’ont d’autre choix que d’inhumer provisoirement ces victimes sans nom. Avant chaque enterrement, l'ADN est prélevé, un numéro inscrit sur la tombe, ultime repère pour des familles qui espèrent encore. Près de 300 corps ont été retrouvés, mais seuls neuf ont, pour l’instant, retrouvé une identité. Les envoyés spéciaux de France 24 se sont rendus sur l’un de ces sites d’inhumation, dans le sud du Népal.

01.09.2026 à 20:25

FRANCE24
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"Si j'ai voulu jusqu'ici maintenir (la tournée, NDLR), ce n'était ni un défi, ni une provocation", écrit sur Instagram le chanteur de 67 ans. "Mais je constate qu'aujourd'hui, cette tournée est devenue autre chose. Elle est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse", ajoute-t-il, en faisant part de sa "décision d'annuler ces concerts". Depuis plusieurs semaines, des responsables politiques, des maires et des associations féministes appelaient le chanteur à renoncer à se produire sur scène alors que des dizaines de femmes l'accusent désormais d'agressions sexuelles. Plaintes et accusations ne cessent de s'accumuler depuis l'enquête de Mediapart parue en mars qui s'était fondée sur le témoignage de huit femmes couvrant une période allant de 1991 à 2019. A ce stade, Patrick Bruel a été mis en examen dans quatre dossiers, notamment pour viol et tentatives de viol, et a été placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans quatre autres dossiers, dont un viol à Dinard (Ille-et-Vilaine) en 2012 et un autre à l'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Dans son message sur Instagram, le chanteur justifie l'annulation de sa tournée par un souci "d'apaisement" mais assure que cette décision "ne signifie en aucun cas qu'(il) renonce à (se) défendre". "Je ne laisserai par dire certaines choses sans les contester pour une raison simple : elles sont fausses", écrit celui qui a toujours contesté les accusations portées contre lui. "Je me battrai pour que mon innocence soit reconnue", ajoute-t-il, tout en assurant "prendre au sérieux ce qui est dit". Le chanteur s'adresse également aux quelque "150.000 personnes" qui attendaient, selon lui, sa tournée de 35 dates qui devait célébrer le 35e anniversaire d'"Alors Regarde", son deuxième opus et le plus grand succès de sa carrière, avec plus de trois millions d'exemplaires vendus. "Une tournée, ce n'est jamais seulement un artiste. Ce sont près d'une centaine de personnes. Des femmes et des hommes qui travaillent depuis des mois (...) Et puis et surtout vous", détaille-t-il. "Plus de 150.000 personnes qui attendiez avec tant d'impatience ce rendez-vous". - Tournée "indécente" - En mai-juin, à mesure que l'étau judiciaire se resserrait sur lui, plusieurs de ses concerts avaient été annulés en France mais aussi à Montréal, au Canada, et Patrick Bruel avait lui-même renoncé à monter sur la scène des festivals de l'été où il était programmé. Les dernières représentations de la pièce dans laquelle il se produisait à Paris avaient elles aussi été annulées après des perturbations par des militantes féministes. Placé en garde à vue et mis en examen début juin, le chanteur n'avait pas été écroué et était astreint à un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se produire sur scène. Après l'annonce de sa décision de renoncer à sa tournée, le collectif féministe NousToutes a salué une "énorme mobilisation féministe", estimant que cette tournée était "indécente, une insulte envers les victimes". Le maire de Chartres, Ladislas Vergne, qui avait déclaré que le chanteur n'était pas le bienvenu dans sa ville, a lui aussi salué l'annulation de la tournée. "Nous avions demandé que la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles soit valorisée et que la justice puisse effectuer son travail. Avec l'annulation de cette date, c'est désormais chose faite", a-t-il déclaré à l'AFP. Aurore Bergé, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui avait appelé Patrick Bruel à renoncer à sa tournée, a, elle, dit "prendre acte" de la décision. "Ecouter et respecter la parole des victimes est notre responsabilité. Le faire dans le cadre de l'Etat de droit notre exigence", a-t-elle ajouté dans une réaction transmise à l'AFP. jt-burs/vg/ybl
Texte intégral (640 mots)
"Si j'ai voulu jusqu'ici maintenir (la tournée, NDLR), ce n'était ni un défi, ni une provocation", écrit sur Instagram le chanteur de 67 ans. "Mais je constate qu'aujourd'hui, cette tournée est devenue autre chose. Elle est devenue l'incarnation d'un débat qui la dépasse", ajoute-t-il, en faisant part de sa "décision d'annuler ces concerts". Depuis plusieurs semaines, des responsables politiques, des maires et des associations féministes appelaient le chanteur à renoncer à se produire sur scène alors que des dizaines de femmes l'accusent désormais d'agressions sexuelles. Plaintes et accusations ne cessent de s'accumuler depuis l'enquête de Mediapart parue en mars qui s'était fondée sur le témoignage de huit femmes couvrant une période allant de 1991 à 2019. A ce stade, Patrick Bruel a été mis en examen dans quatre dossiers, notamment pour viol et tentatives de viol, et a été placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans quatre autres dossiers, dont un viol à Dinard (Ille-et-Vilaine) en 2012 et un autre à l'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Dans son message sur Instagram, le chanteur justifie l'annulation de sa tournée par un souci "d'apaisement" mais assure que cette décision "ne signifie en aucun cas qu'(il) renonce à (se) défendre". "Je ne laisserai par dire certaines choses sans les contester pour une raison simple : elles sont fausses", écrit celui qui a toujours contesté les accusations portées contre lui. "Je me battrai pour que mon innocence soit reconnue", ajoute-t-il, tout en assurant "prendre au sérieux ce qui est dit". Le chanteur s'adresse également aux quelque "150.000 personnes" qui attendaient, selon lui, sa tournée de 35 dates qui devait célébrer le 35e anniversaire d'"Alors Regarde", son deuxième opus et le plus grand succès de sa carrière, avec plus de trois millions d'exemplaires vendus. "Une tournée, ce n'est jamais seulement un artiste. Ce sont près d'une centaine de personnes. Des femmes et des hommes qui travaillent depuis des mois (...) Et puis et surtout vous", détaille-t-il. "Plus de 150.000 personnes qui attendiez avec tant d'impatience ce rendez-vous". - Tournée "indécente" - En mai-juin, à mesure que l'étau judiciaire se resserrait sur lui, plusieurs de ses concerts avaient été annulés en France mais aussi à Montréal, au Canada, et Patrick Bruel avait lui-même renoncé à monter sur la scène des festivals de l'été où il était programmé. Les dernières représentations de la pièce dans laquelle il se produisait à Paris avaient elles aussi été annulées après des perturbations par des militantes féministes. Placé en garde à vue et mis en examen début juin, le chanteur n'avait pas été écroué et était astreint à un contrôle judiciaire qui ne lui interdisait pas de se produire sur scène. Après l'annonce de sa décision de renoncer à sa tournée, le collectif féministe NousToutes a salué une "énorme mobilisation féministe", estimant que cette tournée était "indécente, une insulte envers les victimes". Le maire de Chartres, Ladislas Vergne, qui avait déclaré que le chanteur n'était pas le bienvenu dans sa ville, a lui aussi salué l'annulation de la tournée. "Nous avions demandé que la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles soit valorisée et que la justice puisse effectuer son travail. Avec l'annulation de cette date, c'est désormais chose faite", a-t-il déclaré à l'AFP. Aurore Bergé, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, qui avait appelé Patrick Bruel à renoncer à sa tournée, a, elle, dit "prendre acte" de la décision. "Ecouter et respecter la parole des victimes est notre responsabilité. Le faire dans le cadre de l'Etat de droit notre exigence", a-t-elle ajouté dans une réaction transmise à l'AFP. jt-burs/vg/ybl

01.09.2026 à 20:13

FRANCE24
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La messe a eu lieu dans les jardins de la résidence d'été des papes, à Castel Gandolfo, près de Rome. "Mettons en mode silencieux les nombreux bruits générés par l'activité humaine pour nous permettre d'entendre la voix mélodieuse de la création", a déclaré le pape dans son homélie. Il a dit vouloir faire prendre conscience de "la responsabilité que nous portons à la fois personnellement et collectivement" dans la préservation de "l'harmonie originelle". Dans un message écrit, le pape a également exhorté à "chérir la Terre", évoquant en particulier le "cercle vicieux" des conflits armés et des dégâts environnementaux. "Ces phénomènes ne sont pas indépendants, ils sont un même et unique appel à la guérison et à la paix, émanant d'un monde blessé", a-t-il écrit. Le pape Léon a régulièrement souligné la nécessité de protéger la nature. En novembre dernier, il avait appelé à des "actions concrètes" pour faire face au changement climatique et regretté que certains dirigeants manquent de volonté politique en ce sens. Il a suivi l'exemple de son prédécesseur François qui, en 2015 dans son encyclique Laudato Si', avait dénoncé l'exploitation sans pitié de la nature par l'homme.
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La messe a eu lieu dans les jardins de la résidence d'été des papes, à Castel Gandolfo, près de Rome. "Mettons en mode silencieux les nombreux bruits générés par l'activité humaine pour nous permettre d'entendre la voix mélodieuse de la création", a déclaré le pape dans son homélie. Il a dit vouloir faire prendre conscience de "la responsabilité que nous portons à la fois personnellement et collectivement" dans la préservation de "l'harmonie originelle". Dans un message écrit, le pape a également exhorté à "chérir la Terre", évoquant en particulier le "cercle vicieux" des conflits armés et des dégâts environnementaux. "Ces phénomènes ne sont pas indépendants, ils sont un même et unique appel à la guérison et à la paix, émanant d'un monde blessé", a-t-il écrit. Le pape Léon a régulièrement souligné la nécessité de protéger la nature. En novembre dernier, il avait appelé à des "actions concrètes" pour faire face au changement climatique et regretté que certains dirigeants manquent de volonté politique en ce sens. Il a suivi l'exemple de son prédécesseur François qui, en 2015 dans son encyclique Laudato Si', avait dénoncé l'exploitation sans pitié de la nature par l'homme.

01.09.2026 à 20:10

Stéphanie ANTOINE
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Au lendemain d’une nouvelle attaque massive sur Kiev et sa région qui a fait 12 morts, Volodymyr Zelensky a appellé ses partenaires à lui fournir davantage de capacités de défense balistiques. La tension est encore montée d’un cran entre les Européens et la Russie, alors que le gouvernement allemand a accusé les services secrets russes d'être responsables de la tentative d'attentat au drone explosif contre l'aéroport de Leipzig début août. Le Secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte s'est également exprimé, affirmant que l'alliance "défendra ses membres contre toute menace russe". Moscou pousse-t-il l'Europe à bout ? Comment l'Europe se prépare-t-elle ?
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Au lendemain d’une nouvelle attaque massive sur Kiev et sa région qui a fait 12 morts, Volodymyr Zelensky a appellé ses partenaires à lui fournir davantage de capacités de défense balistiques. La tension est encore montée d’un cran entre les Européens et la Russie, alors que le gouvernement allemand a accusé les services secrets russes d'être responsables de la tentative d'attentat au drone explosif contre l'aéroport de Leipzig début août. Le Secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte s'est également exprimé, affirmant que l'alliance "défendra ses membres contre toute menace russe". Moscou pousse-t-il l'Europe à bout ? Comment l'Europe se prépare-t-elle ?

01.09.2026 à 20:01

FRANCE24
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Son homologue russe Anton Silouanov, dont la venue n'avait pas été annoncée au préalable, participe depuis lundi aux travaux du groupe rassemblant les premières économies mondiales à Asheville (Caroline du Nord, sud des Etats-Unis). Les Européens s'en sont rapidement émus, y voyant une forme de "normalisation" des relations avec la Russie qui bombarde sans relâche leur allié ukrainien. Ils ont obtenu qu'il soit exclu de la traditionnelle photo de famille. La présence d'Anton Soulianov "a créé un malaise, sans aucun doute", a décrit le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne dans un entretien avec l'AFP, au dernier jour du sommet. "Nous avons toujours été très fermes dans notre soutien à l'Ukraine et au peuple ukrainien, et cela ne changera pas. (...) Nous sommes aussi très unis avec nos partenaires européens", a ajouté le ministre. "Constructif et ferme" M. Champagne doit s'entretenir dans l'après-midi avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, l'hôte de l'évènement. Les deux voisins sont engagés dans un nouveau conflit commercial, à coups de droits de douane. Pendant le rendez-vous avec Bessent, le ministre canadien compte être "à la fois constructif et ferme". "Les Canadiens attendent de nous qu'on défende le Canada, notre industrie et nos travailleurs", a affirmé M. Champagne, disant vouloir "renouer le dialogue" avec les Etats-Unis "sur une base mutuellement bénéfique". Ottawa avait rompu récemment les négociations avec Washington, accusant la Maison Blanche de vouloir lui imposer un accord commercial "injuste". Le pays a riposté à l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains avec une série de contre-surtaxes qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre. "Nous n'avons pas voulu de ce conflit commercial mais nous devons réagir pour que les entreprises (canadiennes) ne soient pas désavantagées par rapport aux entreprises américaines", a justifié M. Champagne. Selon lui, "notre réponse a été ciblée, stratégique et proportionnée".
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Son homologue russe Anton Silouanov, dont la venue n'avait pas été annoncée au préalable, participe depuis lundi aux travaux du groupe rassemblant les premières économies mondiales à Asheville (Caroline du Nord, sud des Etats-Unis). Les Européens s'en sont rapidement émus, y voyant une forme de "normalisation" des relations avec la Russie qui bombarde sans relâche leur allié ukrainien. Ils ont obtenu qu'il soit exclu de la traditionnelle photo de famille. La présence d'Anton Soulianov "a créé un malaise, sans aucun doute", a décrit le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne dans un entretien avec l'AFP, au dernier jour du sommet. "Nous avons toujours été très fermes dans notre soutien à l'Ukraine et au peuple ukrainien, et cela ne changera pas. (...) Nous sommes aussi très unis avec nos partenaires européens", a ajouté le ministre. "Constructif et ferme" M. Champagne doit s'entretenir dans l'après-midi avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, l'hôte de l'évènement. Les deux voisins sont engagés dans un nouveau conflit commercial, à coups de droits de douane. Pendant le rendez-vous avec Bessent, le ministre canadien compte être "à la fois constructif et ferme". "Les Canadiens attendent de nous qu'on défende le Canada, notre industrie et nos travailleurs", a affirmé M. Champagne, disant vouloir "renouer le dialogue" avec les Etats-Unis "sur une base mutuellement bénéfique". Ottawa avait rompu récemment les négociations avec Washington, accusant la Maison Blanche de vouloir lui imposer un accord commercial "injuste". Le pays a riposté à l'entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains avec une série de contre-surtaxes qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre. "Nous n'avons pas voulu de ce conflit commercial mais nous devons réagir pour que les entreprises (canadiennes) ne soient pas désavantagées par rapport aux entreprises américaines", a justifié M. Champagne. Selon lui, "notre réponse a été ciblée, stratégique et proportionnée".

01.09.2026 à 19:57

FRANCE24
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"Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l'ennemi américain a commencé", a écrit l'agence de presse iranienne Tasnim. "Les bases et les intérêts américains dans la région sont pris pour cible par des missiles et des drones iraniens". "Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la Révolution en Iran", a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", a menacé Donald Trump, sur son réseau Truth Social. Le président américain, dont la cote de confiance ne cesse de baisser en raison en grande partie de ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, a une nouvelle fois laissé planer la menace, vague, d'une future attaque encore plus dévastatrice. "Un châtiment sévère attend les agresseurs; les Etats-Unis regretteront leurs nouvelles attaques", avait déjà déclaré le porte-parole de la puissante force armée iranienne, Hussein Mohebi, dans un message publié sur X. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian eut appelé à une reprise de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Demandant aux Etats-Unis de respecter un compromis signé en juin et ayant presque aussitôt volé en éclats, il a dit: "Si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d'accord (...), la République islamique d'Iran prendra immédiatement des mesures réciproques". Le dirigeant iranien participait à un sommet au Kirghizstan, en Asie centrale. Le brut bondit La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. La chaîne a précisé qu'"aucun dégât" n'avait été signalé jusqu'à présent dans la province. Puis elle a rapporté d'autres déflagrations aux mêmes endroits, mais aussi sur l'île de Lavan située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont évoqué quatre projectiles ayant frappé des villes situées à l'est du détroit, et annoncé qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé Ces frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours du pétrole ont bondi mardi après ces nouveaux développements, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Asphyxie économique L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a de son côté promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. Par ailleurs, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a émis un avertissement sur le programme nucléaire iranien. L'absence d'accès aux sites nucléaires iraniens pour y vérifier le matériel nucléaire "doit être réglée avec la plus grande urgence", souligne cet organisme dans un rapport confidentiel consulté mardi par l'AFP. L'AIEA n'a pas eu accès aux installations nucléaires majeures Fordo, Natanz et Ispahan depuis des frappes menées par Israël, rejoint par les Etats-Unis, en juin 2025, contre ces sites. Depuis le début du conflit avec Washington le 28 février, des installations nucléaires ont également été visées.
Texte intégral (712 mots)
"Une opération décisive menée par les forces armées iraniennes en riposte à l'ennemi américain a commencé", a écrit l'agence de presse iranienne Tasnim. "Les bases et les intérêts américains dans la région sont pris pour cible par des missiles et des drones iraniens". "Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la Révolution en Iran", a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué. Si Téhéran "riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement et plus fort", a menacé Donald Trump, sur son réseau Truth Social. Le président américain, dont la cote de confiance ne cesse de baisser en raison en grande partie de ce conflit impopulaire aux Etats-Unis, a une nouvelle fois laissé planer la menace, vague, d'une future attaque encore plus dévastatrice. "Un châtiment sévère attend les agresseurs; les Etats-Unis regretteront leurs nouvelles attaques", avait déjà déclaré le porte-parole de la puissante force armée iranienne, Hussein Mohebi, dans un message publié sur X. Les frappes américaines ont commencé peu après que le président iranien Massoud Pezeshkian eut appelé à une reprise de la diplomatie, aujourd'hui au point mort. Demandant aux Etats-Unis de respecter un compromis signé en juin et ayant presque aussitôt volé en éclats, il a dit: "Si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d'accord (...), la République islamique d'Iran prendra immédiatement des mesures réciproques". Le dirigeant iranien participait à un sommet au Kirghizstan, en Asie centrale. Le brut bondit La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz. La chaîne a précisé qu'"aucun dégât" n'avait été signalé jusqu'à présent dans la province. Puis elle a rapporté d'autres déflagrations aux mêmes endroits, mais aussi sur l'île de Lavan située dans le Golfe et qui abrite l'un des terminaux d'exportation de pétrole iranien. Les médias d'Etat iraniens ont évoqué quatre projectiles ayant frappé des villes situées à l'est du détroit, et annoncé qu'un aéroport du sud de l'Iran, dans la province de Kerman, avait été visé Ces frappes américaines de mardi arrivent peu après que deux pétroliers ont été touchés par "des projectiles d'origine inconnue" alors qu'ils sortaient de ce détroit hautement stratégique, selon l'agence maritime grecque Marisks. Les cours du pétrole ont bondi mardi après ces nouveaux développements, le baril WTI américain repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet Les Etats-Unis avaient déjà mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des cibles militaires situées sur une île iranienne. L'Iran avait riposté en attaquant des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis. Asphyxie économique L'Iran veut prélever des droits de passage dans le détroit, où la navigation était libre avant le début du conflit. Le gouvernement américain a de son côté promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, passant par des sanctions dont les contours restent à préciser. Les autorités iraniennes ont appelé mardi à réduire la consommation d'essence dans le pays, alors que Téhéran est confronté à des difficultés d'importation du fait d'un blocus naval imposé par les Etats-Unis. Par ailleurs, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a émis un avertissement sur le programme nucléaire iranien. L'absence d'accès aux sites nucléaires iraniens pour y vérifier le matériel nucléaire "doit être réglée avec la plus grande urgence", souligne cet organisme dans un rapport confidentiel consulté mardi par l'AFP. L'AIEA n'a pas eu accès aux installations nucléaires majeures Fordo, Natanz et Ispahan depuis des frappes menées par Israël, rejoint par les Etats-Unis, en juin 2025, contre ces sites. Depuis le début du conflit avec Washington le 28 février, des installations nucléaires ont également été visées.

01.09.2026 à 19:49

FRANCE24
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Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. Selon ces résultats provisoires annoncés par la Commission nationale électorale du pays mardi après le dépouillement de l'ensemble des votes du référendum organisé dimanche, le oui l'emporte à "70%". Les résultats définitifs doivent être annoncés dans quelques jours par la Cour suprême, qui n'avait à ce stade pas été saisie de recours. La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral. Le général Horta N'Tam, un proche de M. Embalo, a été désigné pour diriger une transition d'un an. Selon la Charte de la Transition adoptée en décembre 2025, il ne peut pas se présenter à la prochaine présidentielle. La présidente de la commission nationale électorale, Carmen Izaura Lobo, a qualifié le référendum de "succès" grâce au "professionnalisme" des commissions régionales et des agents déployés dans les bureaux de vote, a-t-elle dit lors d'un point de presse. Elle s'est félicitée de la "transparence" et de la "crédibilité" selon elle du processus référendaire, qui n'a pas suscité l'engouement des votants venus en ordre dispersé à travers le pays. "Un seul homme" Ce scrutin précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, dans un climat politique tendu. L'opposition avait appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974. Il a dénoncé l'organisation d'un référendum "dans un contexte de restriction des libertés publiques". Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle, en évitant les conflits entre la présidence et la Primature, qui ont miné la stabilité du pays par le passé. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest a en effet connu cinq coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance. La nouvelle Constitution octroie au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. Elle abandonne l'ancien modèle où le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui avait donné lieu à des cohabitations difficiles, comme après les législatives de 2023. Le président Embalo avait alors dissous le Parlement dominé par l'opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu'il a présenté comme une tentative de putsch. Il avait dirigé par ordonnances jusqu'à sa destitution en novembre 2025. Mais une partie de la classe politique et de la société civile conteste avec véhémence la réécriture en profondeur de la Constitution par un pouvoir de transition non élu. "Le système présidentialiste que la junte veut imposer va concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Cela est dangereux pour notre démocratie", avait récemment déclaré Abubacar Ture, président de la Ligue bissau-guinéenne des droits humains.
Texte intégral (637 mots)
Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. Selon ces résultats provisoires annoncés par la Commission nationale électorale du pays mardi après le dépouillement de l'ensemble des votes du référendum organisé dimanche, le oui l'emporte à "70%". Les résultats définitifs doivent être annoncés dans quelques jours par la Cour suprême, qui n'avait à ce stade pas été saisie de recours. La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral. Le général Horta N'Tam, un proche de M. Embalo, a été désigné pour diriger une transition d'un an. Selon la Charte de la Transition adoptée en décembre 2025, il ne peut pas se présenter à la prochaine présidentielle. La présidente de la commission nationale électorale, Carmen Izaura Lobo, a qualifié le référendum de "succès" grâce au "professionnalisme" des commissions régionales et des agents déployés dans les bureaux de vote, a-t-elle dit lors d'un point de presse. Elle s'est félicitée de la "transparence" et de la "crédibilité" selon elle du processus référendaire, qui n'a pas suscité l'engouement des votants venus en ordre dispersé à travers le pays. "Un seul homme" Ce scrutin précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, dans un climat politique tendu. L'opposition avait appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974. Il a dénoncé l'organisation d'un référendum "dans un contexte de restriction des libertés publiques". Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle, en évitant les conflits entre la présidence et la Primature, qui ont miné la stabilité du pays par le passé. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest a en effet connu cinq coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance. La nouvelle Constitution octroie au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement. Elle abandonne l'ancien modèle où le Premier ministre était issu de la majorité au Parlement, ce qui avait donné lieu à des cohabitations difficiles, comme après les législatives de 2023. Le président Embalo avait alors dissous le Parlement dominé par l'opposition en décembre 2023, à la suite de ce qu'il a présenté comme une tentative de putsch. Il avait dirigé par ordonnances jusqu'à sa destitution en novembre 2025. Mais une partie de la classe politique et de la société civile conteste avec véhémence la réécriture en profondeur de la Constitution par un pouvoir de transition non élu. "Le système présidentialiste que la junte veut imposer va concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme. Cela est dangereux pour notre démocratie", avait récemment déclaré Abubacar Ture, président de la Ligue bissau-guinéenne des droits humains.

01.09.2026 à 19:43

FRANCE24
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A l'école primaire Maria Cabrales, dans le quartier Diez de Octubre à La Havane, la rentrée s'est faite sans la sonnerie ni les habituelles chansons de bienvenue diffusées par des enceintes: le quartier n'avait pas d'électricité depuis plus de 28 heures. Mais pour Yannay Miranda, dont la fille de six ans, Olaya, est scolarisée dans cette école, le défi a commencé bien avant le jour de la rentrée. Cette coiffeuse de 35 ans a dû se procurer l'uniforme blanc et rouge que portent les élèves à Cuba, s'organiser pour les repas et goûters à emporter, tout en jonglant avec les inévitables coupures de courant. Cette année, pour elle comme pour des milliers de parents, se procurer l'uniforme a été un des plus grands obstacles. Face aux difficultés de l'Etat à en garantir la vente, les parents ont été contraints de se tourner vers des tailleurs privés, où chaque pièce coûte entre 1.500 et 3.500 pesos cubains (entre 2 et 5 dollars), une dépense considérable dans un contexte d'inflation et de pénuries sur l'île communiste, où le salaire moyen tourne autour de 10 dollars. "Aujourd'hui, l'école repose sur les familles, sur les parents", confie Yannay Miranda à l'AFP, alors que l'éducation gratuite pour tous a été pendant des décennies une des grandes réussites de la révolution cubaine. Outre l'achat de l'uniforme, de nombreuses familles doivent assumer les coûts pour la nourriture, l'achat de produits de nettoyage destinés aux locaux scolaires et, dans certains cas, pallier les problèmes d'accès à l'eau. La crise économique, aggravée depuis janvier par le blocus pétrolier imposé par Washington, a obligé le ministère cubain de l'Education à assouplir l'usage de l'uniforme et les horaires de classe. La dégradation des infrastructures, les difficultés de transport et le manque d'enseignants exacerbent les difficultés. "Réveil sans électricité" Selon le ministère, plus de 25% des postes d'enseignants n'ont pas pu être pourvus pour cette rentrée scolaire. La Havane connaît la situation la plus critique: environ 300 professeurs d'autres provinces ont dû être envoyés en renfort. Lors de l'année scolaire précédente, la gravité de la crise avait déjà empêché des milliers d'élèves de se rendre en classe régulièrement et avait conduit les autorités à avancer de quelques semaines la fin des cours. La situation a encore empiré ces derniers mois avec des coupures d'électricité qui dépassent les 30 heures consécutives dans la capitale et durent plusieurs jours en province. Avec un impact direct sur le sommeil des élèves, qui doivent dormir sans climatisation ou ventilateur sous la chaleur tropicale, et sur les devoirs à la maison. La directrice de l'école Maria Cabrales, Regla Maria Perera, 64 ans, explique que son établissement, peu éclairé par la lumière naturelle, va adapter les cours et activités aux interruptions électriques. "Nous prendrons des décisions au fur et à mesure, en tenant compte des heures de lumière. Nous donnerons la priorité, pendant ces horaires, aux cours et aux matières fondamentales", explique-t-elle. Chez les parents, l'inquiétude est palpable. "La situation est vraiment très difficile", raconte Kasumy Chiu, 47 ans, qui accompagne son fils de dix ans. "Ce matin même, nous nous sommes réveillés sans électricité. Il n'y en a pas eu de toute la nuit", raconte-t-elle à l'AFP. "C'est compliqué de préparer les goûters, beaucoup de nourriture se gâte, mais tant qu'ils auront la possibilité d'apprendre, on se sacrifie", ajoute-t-elle. Lors de la cérémonie officielle de rentrée scolaire, mardi à La Havane, la ministre de l'Education, Naima Trujillo, a attribué une partie des difficultés au durcissement des sanctions américaines, mais "l'éducation à Cuba ne se négocie pas", a-t-elle affirmé. Le président Miguel Diaz-Canel, qui a participé à la cérémonie, a salué sur X cette nouvelle rentrée scolaire, malgré le "plan d'asphyxie" des Etats-Unis contre l'île.
Texte intégral (672 mots)
A l'école primaire Maria Cabrales, dans le quartier Diez de Octubre à La Havane, la rentrée s'est faite sans la sonnerie ni les habituelles chansons de bienvenue diffusées par des enceintes: le quartier n'avait pas d'électricité depuis plus de 28 heures. Mais pour Yannay Miranda, dont la fille de six ans, Olaya, est scolarisée dans cette école, le défi a commencé bien avant le jour de la rentrée. Cette coiffeuse de 35 ans a dû se procurer l'uniforme blanc et rouge que portent les élèves à Cuba, s'organiser pour les repas et goûters à emporter, tout en jonglant avec les inévitables coupures de courant. Cette année, pour elle comme pour des milliers de parents, se procurer l'uniforme a été un des plus grands obstacles. Face aux difficultés de l'Etat à en garantir la vente, les parents ont été contraints de se tourner vers des tailleurs privés, où chaque pièce coûte entre 1.500 et 3.500 pesos cubains (entre 2 et 5 dollars), une dépense considérable dans un contexte d'inflation et de pénuries sur l'île communiste, où le salaire moyen tourne autour de 10 dollars. "Aujourd'hui, l'école repose sur les familles, sur les parents", confie Yannay Miranda à l'AFP, alors que l'éducation gratuite pour tous a été pendant des décennies une des grandes réussites de la révolution cubaine. Outre l'achat de l'uniforme, de nombreuses familles doivent assumer les coûts pour la nourriture, l'achat de produits de nettoyage destinés aux locaux scolaires et, dans certains cas, pallier les problèmes d'accès à l'eau. La crise économique, aggravée depuis janvier par le blocus pétrolier imposé par Washington, a obligé le ministère cubain de l'Education à assouplir l'usage de l'uniforme et les horaires de classe. La dégradation des infrastructures, les difficultés de transport et le manque d'enseignants exacerbent les difficultés. "Réveil sans électricité" Selon le ministère, plus de 25% des postes d'enseignants n'ont pas pu être pourvus pour cette rentrée scolaire. La Havane connaît la situation la plus critique: environ 300 professeurs d'autres provinces ont dû être envoyés en renfort. Lors de l'année scolaire précédente, la gravité de la crise avait déjà empêché des milliers d'élèves de se rendre en classe régulièrement et avait conduit les autorités à avancer de quelques semaines la fin des cours. La situation a encore empiré ces derniers mois avec des coupures d'électricité qui dépassent les 30 heures consécutives dans la capitale et durent plusieurs jours en province. Avec un impact direct sur le sommeil des élèves, qui doivent dormir sans climatisation ou ventilateur sous la chaleur tropicale, et sur les devoirs à la maison. La directrice de l'école Maria Cabrales, Regla Maria Perera, 64 ans, explique que son établissement, peu éclairé par la lumière naturelle, va adapter les cours et activités aux interruptions électriques. "Nous prendrons des décisions au fur et à mesure, en tenant compte des heures de lumière. Nous donnerons la priorité, pendant ces horaires, aux cours et aux matières fondamentales", explique-t-elle. Chez les parents, l'inquiétude est palpable. "La situation est vraiment très difficile", raconte Kasumy Chiu, 47 ans, qui accompagne son fils de dix ans. "Ce matin même, nous nous sommes réveillés sans électricité. Il n'y en a pas eu de toute la nuit", raconte-t-elle à l'AFP. "C'est compliqué de préparer les goûters, beaucoup de nourriture se gâte, mais tant qu'ils auront la possibilité d'apprendre, on se sacrifie", ajoute-t-elle. Lors de la cérémonie officielle de rentrée scolaire, mardi à La Havane, la ministre de l'Education, Naima Trujillo, a attribué une partie des difficultés au durcissement des sanctions américaines, mais "l'éducation à Cuba ne se négocie pas", a-t-elle affirmé. Le président Miguel Diaz-Canel, qui a participé à la cérémonie, a salué sur X cette nouvelle rentrée scolaire, malgré le "plan d'asphyxie" des Etats-Unis contre l'île.

01.09.2026 à 19:33

FRANCE24
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Elle s'est produite lundi peu avant minuit près d'un poste de police à Los Patios, dans le département de Norte de Santander, proche de la frontière avec le Venezuela (nord-est). L'attentat, attribué par les autorités à la guérilla de l'Armée nationale de libération (ELN), a eu lieu le jour même où les militaires ont procédé au bombardement le plus meurtrier de ces dernières années, tuant 20 guérilleros dans l'Amazonie colombienne (sud). Deux policiers figurent parmi les blessés, les autres étant des civils, tout comme celui qui a été tué, un Vénézuélien âgé de 23 ans, a déclaré le colonel Jimmy Belalcazar, le commandant de la police locale, à la radio Caracol. L'un des deux policiers blessés souffre de la "mutilation d'un membre inférieur", tandis que l'autre a "des éclats dans le corps", a-t-il ajouté. Après l'attentat, des dizaines de personnes, à moto ou à pied, sont allées observer le poste de police en flammes, entouré de verre brisé et dont des murs ont été détruits, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. "Main de fer" Cet attentat survient à un moment où la Colombie connaît une nouvelle vague de violences, attisées par la confrontation entre des guérillas et des cartels qui se disputent le contrôle des routes du narcotrafic dans ce pays, le premier producteur mondial de cocaïne. Depuis son investiture le 7 août, le président de droite dure Abelardo de la Espriella, un allié de Donald Trump, a imposé une ligne dure dans la lutte contre les groupes armés, avec le soutien des Etats-Unis. "Nous allons poursuivre d'une main de fer ceux qui s'en prennent aux Colombiens, jusqu'à les capturer, démanteler leurs structures et rendre la tranquillité à nos communautés', a promis M. de la Espriella mardi sur X. "Là où les terroristes prétendront semer la peur, l'Etat sera présent avec toute sa force", a promis le chef de l'Etat, un ex-avocat et riche homme d'affaires. Le bombardement effectué lundi par l'armée a été le troisième en moins d'un mois ayant visé les groupes armés. Ces derniers ont menacé le nouveau gouvernement de riposter. Pendant les premières semaines du nouveau gouvernement, les opérations militaires ont conduit à la mort de 38 guérilleros. Les organisations de défense des droits humains alertent sur le fait que ces frappes aériennes ont causé la mort de quatre mineurs, l'enrôlement d'enfants par les organisations criminelles ayant augmenté ces dernières années. La guérilla de l'ELN, active depuis les années 1960, a participé à des négociations de paix avec le gouvernement du président centriste Juan Manuel Santos (2010-2018), puis avec celui du premier président de gauche de la Colombie, Gustavo Petro (2022-2026). Mais ces pourparlers n'ont pas abouti. Le gouvernement M. de la Espriella doit aussi faire face aux actions violentes des dissidences des Farc (les Forces armées révolutionnaires colombiennes) qui ont rejeté l'accord de paix de 2016. La principale faction de cette organisation, l'Etat-major central (EMC), a enlevé le 6 août un Colombien appartenant à la Légion étrangère française. Dans un communiqué diffusé ce week-end, elle a assuré qu'il était vivant et que son intégrité physique était "pleinement garantie tant qu'aucune opération militaire hostile ne sera(it) menée dans la zone". Avec le nouveau gouvernement, la Colombie a intégré le "Bouclier des Amériques", la coalition de pays dirigée par Trump pour lutter contre le trafic de drogue dans la région.
Texte intégral (604 mots)
Elle s'est produite lundi peu avant minuit près d'un poste de police à Los Patios, dans le département de Norte de Santander, proche de la frontière avec le Venezuela (nord-est). L'attentat, attribué par les autorités à la guérilla de l'Armée nationale de libération (ELN), a eu lieu le jour même où les militaires ont procédé au bombardement le plus meurtrier de ces dernières années, tuant 20 guérilleros dans l'Amazonie colombienne (sud). Deux policiers figurent parmi les blessés, les autres étant des civils, tout comme celui qui a été tué, un Vénézuélien âgé de 23 ans, a déclaré le colonel Jimmy Belalcazar, le commandant de la police locale, à la radio Caracol. L'un des deux policiers blessés souffre de la "mutilation d'un membre inférieur", tandis que l'autre a "des éclats dans le corps", a-t-il ajouté. Après l'attentat, des dizaines de personnes, à moto ou à pied, sont allées observer le poste de police en flammes, entouré de verre brisé et dont des murs ont été détruits, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. "Main de fer" Cet attentat survient à un moment où la Colombie connaît une nouvelle vague de violences, attisées par la confrontation entre des guérillas et des cartels qui se disputent le contrôle des routes du narcotrafic dans ce pays, le premier producteur mondial de cocaïne. Depuis son investiture le 7 août, le président de droite dure Abelardo de la Espriella, un allié de Donald Trump, a imposé une ligne dure dans la lutte contre les groupes armés, avec le soutien des Etats-Unis. "Nous allons poursuivre d'une main de fer ceux qui s'en prennent aux Colombiens, jusqu'à les capturer, démanteler leurs structures et rendre la tranquillité à nos communautés', a promis M. de la Espriella mardi sur X. "Là où les terroristes prétendront semer la peur, l'Etat sera présent avec toute sa force", a promis le chef de l'Etat, un ex-avocat et riche homme d'affaires. Le bombardement effectué lundi par l'armée a été le troisième en moins d'un mois ayant visé les groupes armés. Ces derniers ont menacé le nouveau gouvernement de riposter. Pendant les premières semaines du nouveau gouvernement, les opérations militaires ont conduit à la mort de 38 guérilleros. Les organisations de défense des droits humains alertent sur le fait que ces frappes aériennes ont causé la mort de quatre mineurs, l'enrôlement d'enfants par les organisations criminelles ayant augmenté ces dernières années. La guérilla de l'ELN, active depuis les années 1960, a participé à des négociations de paix avec le gouvernement du président centriste Juan Manuel Santos (2010-2018), puis avec celui du premier président de gauche de la Colombie, Gustavo Petro (2022-2026). Mais ces pourparlers n'ont pas abouti. Le gouvernement M. de la Espriella doit aussi faire face aux actions violentes des dissidences des Farc (les Forces armées révolutionnaires colombiennes) qui ont rejeté l'accord de paix de 2016. La principale faction de cette organisation, l'Etat-major central (EMC), a enlevé le 6 août un Colombien appartenant à la Légion étrangère française. Dans un communiqué diffusé ce week-end, elle a assuré qu'il était vivant et que son intégrité physique était "pleinement garantie tant qu'aucune opération militaire hostile ne sera(it) menée dans la zone". Avec le nouveau gouvernement, la Colombie a intégré le "Bouclier des Amériques", la coalition de pays dirigée par Trump pour lutter contre le trafic de drogue dans la région.

01.09.2026 à 19:31

FRANCE 24
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L'Allemagne a annoncé mardi des mesures de rétorsion contre la Russie, après l'avoir officiellement accusée d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig, une plateforme militaire clé pour l'armée allemande et pour l'Otan.
Texte intégral (604 mots)
L'Allemagne a annoncé mardi des mesures de rétorsion contre la Russie, après l'avoir officiellement accusée d'avoir envoyé un drone chargé d'explosifs début août à l'aéroport de Leipzig, une plateforme militaire clé pour l'armée allemande et pour l'Otan.

01.09.2026 à 19:11

FRANCE24
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Dans son réquisitoire définitif rendu le 6 août, dont l'AFP a eu connaissance, le ministère public demande, après cinq ans d'instruction, que l'avocat de 37 ans soit renvoyé devant une cour criminelle départementale pour un viol commis sur une jeune femme, Marie (le prénom de cette plaignante et celui des autres ont été modifiés), au printemps 2021. Il réclame un non-lieu pour d'autres faits d'agression sexuelle et de viol sur deux autres femmes, Charly et Joséphine, pour lesquels l'avocat est également poursuivi. Au cours de l'instruction, Juan Branco a contesté les faits qui lui étaient reprochés. La décision du parquet, révélée par Libération et Le Parisien, "est un immense soulagement pour notre cliente, après cinq années d'une procédure judiciaire harassante", ont réagi auprès de l'AFP Mes Nicolas Paganelli et Charlie-Elie Martin, les avocats de Marie. "Nous espérons très sincèrement qu'elle mettra un terme au comportement de toute puissance complètement hors de contrôle du mis en examen", même si le juge d'instruction doit encore se prononcer sur la tenue d'un procès, ont-ils ajouté. Leur cliente, alors étudiante en sciences politiques âgée de 20 ans, était allée voir la police après une nuit passée au domicile de Juan Branco, expliquant qu'il lui avait fait consommer un médicament à base d'opium, puis l'avait forcée à un rapport sexuel sans son consentement, alors qu'ils regardaient un film sur son lit. Le parquet a noté ses déclarations "constantes" malgré "les différentes pressions subies" par l'intermédiaire des réseaux sociaux de Juan Branco. Il note également la "vulnérabilité" de Marie par rapport à un homme qu'elle admirait à l'époque. Juan Branco a profité d'un "contexte d'intimidation et d'épuisement forcé" de sa victime "malgré ses multiples refus", ainsi que de "l'état de choc et de sidération dans lesquels elle s'est retrouvée", analyse le parquet. Demandes de non-lieu De son côté, Juan Branco, qui a nié tout viol pendant l'instruction, dénonce un réquisitoire qui aurait été signé "après cinq ans de frénétiques recherches d'autres plaignantes demeurées vaines, afin de sauver un dossier vide", dans un communiqué transmis par l'intermédiaire de son avocat, Me Luc Brossollet. Connu pour son pamphlet anti-Emmanuel Macron "Crépuscule" (2018), l'ancien élève de l'Ecole alsacienne et fils du producteur de cinéma Paulo Branco met également en cause nommément le procureur qui a demandé son renvoi. Il accuse aussi le parquet d'avoir pratiqué de la "rétention" en tardant à rendre ses réquisitions, "à neuf mois de la présidentielle". Sollicité par l'AFP sur ces déclarations, le parquet de Paris n'a pas donné suite dans l'immédiat. Le comportement de Juan Branco pendant l'instruction lui a valu, en octobre 2025, une suspension de neuf mois du barreau, notamment pour avoir publié sur internet des procès-verbaux d'auditions de plusieurs femmes ou d'extraits de la procédure. Il peut aujourd'hui à nouveau exercer, mais attend une décision disciplinaire dans une autre procédure contre lui, pour laquelle 18 mois de suspension ont été demandés, a précisé une source proche du dossier. Dans ses réquisitions, le ministère public demande par ailleurs à ce que Juan Branco bénéficie de deux non-lieux. Le premier concerne Charly : "sans remettre en cause la souffrance exprimée" par la plaignante, le parquet estime que les circonstances des faits dénoncés (un viol sous l'effet de l'emprise et de la sidération en 2017, NDLR) ne sont pas suffisamment corroborés par des éléments objectifs (...) notamment au regard de leur ancienneté et de leur dénonciation tardive". Concernant Joséphine, qui dénonce une agression sexuelle, "le doute devra profiter au mis en examen", l'enquête n'ayant pas permis de réunir suffisamment d'éléments, ajoute-t-il. Des demandes accueillies avec "consternation et colère" par leur avocate, Me Fanny Vial. "Tous les éléments matériels n'ont pas été considérés et (...) le réquisitoire comporte des éléments erronés ou tronqués. Le manque de sérieux est flagrant et préjudiciable pour toutes les parties", dénonce l'avocate. "Il questionne aussi en ce qu'il renvoie en termes d'image de la justice et des attentes légitimes de notre société dans le traitement des violences sexuelles faites aux femmes".
Texte intégral (742 mots)
Dans son réquisitoire définitif rendu le 6 août, dont l'AFP a eu connaissance, le ministère public demande, après cinq ans d'instruction, que l'avocat de 37 ans soit renvoyé devant une cour criminelle départementale pour un viol commis sur une jeune femme, Marie (le prénom de cette plaignante et celui des autres ont été modifiés), au printemps 2021. Il réclame un non-lieu pour d'autres faits d'agression sexuelle et de viol sur deux autres femmes, Charly et Joséphine, pour lesquels l'avocat est également poursuivi. Au cours de l'instruction, Juan Branco a contesté les faits qui lui étaient reprochés. La décision du parquet, révélée par Libération et Le Parisien, "est un immense soulagement pour notre cliente, après cinq années d'une procédure judiciaire harassante", ont réagi auprès de l'AFP Mes Nicolas Paganelli et Charlie-Elie Martin, les avocats de Marie. "Nous espérons très sincèrement qu'elle mettra un terme au comportement de toute puissance complètement hors de contrôle du mis en examen", même si le juge d'instruction doit encore se prononcer sur la tenue d'un procès, ont-ils ajouté. Leur cliente, alors étudiante en sciences politiques âgée de 20 ans, était allée voir la police après une nuit passée au domicile de Juan Branco, expliquant qu'il lui avait fait consommer un médicament à base d'opium, puis l'avait forcée à un rapport sexuel sans son consentement, alors qu'ils regardaient un film sur son lit. Le parquet a noté ses déclarations "constantes" malgré "les différentes pressions subies" par l'intermédiaire des réseaux sociaux de Juan Branco. Il note également la "vulnérabilité" de Marie par rapport à un homme qu'elle admirait à l'époque. Juan Branco a profité d'un "contexte d'intimidation et d'épuisement forcé" de sa victime "malgré ses multiples refus", ainsi que de "l'état de choc et de sidération dans lesquels elle s'est retrouvée", analyse le parquet. Demandes de non-lieu De son côté, Juan Branco, qui a nié tout viol pendant l'instruction, dénonce un réquisitoire qui aurait été signé "après cinq ans de frénétiques recherches d'autres plaignantes demeurées vaines, afin de sauver un dossier vide", dans un communiqué transmis par l'intermédiaire de son avocat, Me Luc Brossollet. Connu pour son pamphlet anti-Emmanuel Macron "Crépuscule" (2018), l'ancien élève de l'Ecole alsacienne et fils du producteur de cinéma Paulo Branco met également en cause nommément le procureur qui a demandé son renvoi. Il accuse aussi le parquet d'avoir pratiqué de la "rétention" en tardant à rendre ses réquisitions, "à neuf mois de la présidentielle". Sollicité par l'AFP sur ces déclarations, le parquet de Paris n'a pas donné suite dans l'immédiat. Le comportement de Juan Branco pendant l'instruction lui a valu, en octobre 2025, une suspension de neuf mois du barreau, notamment pour avoir publié sur internet des procès-verbaux d'auditions de plusieurs femmes ou d'extraits de la procédure. Il peut aujourd'hui à nouveau exercer, mais attend une décision disciplinaire dans une autre procédure contre lui, pour laquelle 18 mois de suspension ont été demandés, a précisé une source proche du dossier. Dans ses réquisitions, le ministère public demande par ailleurs à ce que Juan Branco bénéficie de deux non-lieux. Le premier concerne Charly : "sans remettre en cause la souffrance exprimée" par la plaignante, le parquet estime que les circonstances des faits dénoncés (un viol sous l'effet de l'emprise et de la sidération en 2017, NDLR) ne sont pas suffisamment corroborés par des éléments objectifs (...) notamment au regard de leur ancienneté et de leur dénonciation tardive". Concernant Joséphine, qui dénonce une agression sexuelle, "le doute devra profiter au mis en examen", l'enquête n'ayant pas permis de réunir suffisamment d'éléments, ajoute-t-il. Des demandes accueillies avec "consternation et colère" par leur avocate, Me Fanny Vial. "Tous les éléments matériels n'ont pas été considérés et (...) le réquisitoire comporte des éléments erronés ou tronqués. Le manque de sérieux est flagrant et préjudiciable pour toutes les parties", dénonce l'avocate. "Il questionne aussi en ce qu'il renvoie en termes d'image de la justice et des attentes légitimes de notre société dans le traitement des violences sexuelles faites aux femmes".

01.09.2026 à 19:09

FRANCE 24
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Le ⁠chanteur Patrick Bruel, mis ​en examen en juin pour viol, tentative de ​viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, a annoncé mardi l'annulation de sa tournée de concerts en France qui devait commencer ​début ‌octobre.
Texte intégral (742 mots)
Le ⁠chanteur Patrick Bruel, mis ​en examen en juin pour viol, tentative de ​viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, a annoncé mardi l'annulation de sa tournée de concerts en France qui devait commencer ​début ‌octobre.

01.09.2026 à 18:59

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Au septième mois d'un conflit qui n'en finit pas, les Etats-Unis ont récemment lancé un avertissement aux pays continuant à commercer avec l'Iran, menaçant de les couper du système financier occidental. Pékin, partenaire majeur de Téhéran, en particulier pour le pétrole, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées. Xi Jinping est arrivé en soirée au Caire, où il a été accueilli par son homologue Abdel Fattah al-Sissi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Pendant cette visite de deux jours, les deux hommes doivent s'entretenir "d'un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun", dont la guerre régionale, le commerce et les investissements, selon un communiqué du bureau du président égyptien. "Levier diplomatique" "La visite de Xi intervient à un moment où les intérêts économiques de la Chine sont directement exposés à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran", commente pour l'AFP Gamal Salama, professeur de sciences politiques à l'université de Suez. "La Chine considère Le Caire comme un acteur stratégique influent", souligne-t-il. "Ses relations tant avec Washington qu'avec les acteurs régionaux peuvent offrir à Pékin un accès politique et un levier diplomatique dans une région" où le géant asiatique "veut avoir davantage voix au chapitre". L'Egypte, qui bénéficie de longue date d'une aide militaire américaine, a participé aux efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient et a mis en garde en juillet contre une "escalade", après une attaque de drone sur un de ses ports. "La Chine cherche clairement à obtenir la coopération de l'Egypte pour gérer et orienter les affaires régionales", confirme Liu Jia, chercheur au Middle East Institute, basé à Singapour. Elle est aussi soucieuse de renforcer sa coopération avec les alliés de Washington, en amont de la visite de Xi prévue ce mois-ci aux Etats-Unis. Le roi de Jordanie, pays également entraîné dans la guerre, s'est ainsi récemment rendu à Pékin. "Autonomie stratégique" Avec Abdel Fattah al-Sissi, Xi Jinping devrait aborder la question de l'Iran et du stratégique détroit d'Ormuz, de la mer Rouge et de Gaza, selon les médias au Caire. "Je me réjouis de renouer nos liens d'amitié (...) afin de définir un nouveau plan d'action visant à approfondir le partenariat stratégique global entre la Chine et l'Egypte", a écrit Xi dans une tribune publiée mardi dans la presse égyptienne. Des accords sur l'intelligence artificielle (IA), les centres de données et la zone économique du canal de Suez sont notamment attendus. La Chine, qui jouit d'un important excédent commercial avec l'Egypte, s'est imposée comme un acteur incontournable au Moyen-Orient, multipliant partenariats énergétiques et investissements. A travers cette visite du président chinois, qui intervient après des exercices militaires conjoints menés au mois d'août, l'Egypte recherche avant tout "l'autonomie stratégique: ne pas rompre avec Washington, ne pas s'aligner complètement sur Pékin, mais dégager une marge de manoeuvre suffisante pour défendre ses propres intérêts", résume Gamal Salama.
Texte intégral (535 mots)
Au septième mois d'un conflit qui n'en finit pas, les Etats-Unis ont récemment lancé un avertissement aux pays continuant à commercer avec l'Iran, menaçant de les couper du système financier occidental. Pékin, partenaire majeur de Téhéran, en particulier pour le pétrole, est en première ligne et cherche l'appui du Caire, dont les banques sont aussi ciblées. Xi Jinping est arrivé en soirée au Caire, où il a été accueilli par son homologue Abdel Fattah al-Sissi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Pendant cette visite de deux jours, les deux hommes doivent s'entretenir "d'un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun", dont la guerre régionale, le commerce et les investissements, selon un communiqué du bureau du président égyptien. "Levier diplomatique" "La visite de Xi intervient à un moment où les intérêts économiques de la Chine sont directement exposés à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran", commente pour l'AFP Gamal Salama, professeur de sciences politiques à l'université de Suez. "La Chine considère Le Caire comme un acteur stratégique influent", souligne-t-il. "Ses relations tant avec Washington qu'avec les acteurs régionaux peuvent offrir à Pékin un accès politique et un levier diplomatique dans une région" où le géant asiatique "veut avoir davantage voix au chapitre". L'Egypte, qui bénéficie de longue date d'une aide militaire américaine, a participé aux efforts de médiation dans le conflit au Moyen-Orient et a mis en garde en juillet contre une "escalade", après une attaque de drone sur un de ses ports. "La Chine cherche clairement à obtenir la coopération de l'Egypte pour gérer et orienter les affaires régionales", confirme Liu Jia, chercheur au Middle East Institute, basé à Singapour. Elle est aussi soucieuse de renforcer sa coopération avec les alliés de Washington, en amont de la visite de Xi prévue ce mois-ci aux Etats-Unis. Le roi de Jordanie, pays également entraîné dans la guerre, s'est ainsi récemment rendu à Pékin. "Autonomie stratégique" Avec Abdel Fattah al-Sissi, Xi Jinping devrait aborder la question de l'Iran et du stratégique détroit d'Ormuz, de la mer Rouge et de Gaza, selon les médias au Caire. "Je me réjouis de renouer nos liens d'amitié (...) afin de définir un nouveau plan d'action visant à approfondir le partenariat stratégique global entre la Chine et l'Egypte", a écrit Xi dans une tribune publiée mardi dans la presse égyptienne. Des accords sur l'intelligence artificielle (IA), les centres de données et la zone économique du canal de Suez sont notamment attendus. La Chine, qui jouit d'un important excédent commercial avec l'Egypte, s'est imposée comme un acteur incontournable au Moyen-Orient, multipliant partenariats énergétiques et investissements. A travers cette visite du président chinois, qui intervient après des exercices militaires conjoints menés au mois d'août, l'Egypte recherche avant tout "l'autonomie stratégique: ne pas rompre avec Washington, ne pas s'aligner complètement sur Pékin, mais dégager une marge de manoeuvre suffisante pour défendre ses propres intérêts", résume Gamal Salama.
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