Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

04.06.2026 à 11:31

FRANCE24
img
"Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d'un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l'amour de sa vie", a indiqué son entourage dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP. Exilée en France depuis 1994, naturalisée en 2006, Marjane Satrapi avait marqué les esprits avec la saga autobiographique "Persepolis" (éditions l'Association) dans laquelle elle racontait son enfance en Iran sous le joug des mollahs, la répression subie par le peuple iranien et son douloureux départ vers l'Europe. D'un trait simple, servi par des planches en noir et blanc, Marjane Satrapi avait dépeint la grande complexité de la société iranienne et le choc intime et politique provoqué par l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeini en 1979. "Cette image de la femme corbeau et de l'homme barbu intégriste, ce que vous avez pu voir à la télévision, c'est ce qui était permis d'être vu par le gouvernement. Mais l'Iran, c'est une dictature, et une dictature ne montre pas tout", avait-elle déclaré en 2003, regrettant les "clichés" entourant son pays natal. Primé en 2001 au festival de BD d'Angoulême, le premier volet de "Persepolis" avait été suivi de trois autres et porté à écran par Marjane Satrapi en 2007, avec Vincent Paronnaud à la co-réalisation, décrochant le prix du jury du festival de Cannes en 2007. "Même si ce film est universel, je tiens à le dédier à tous les Iraniens", avait alors déclaré Marjane Satrapi, qui dénonçait régulièrement les agissements de la République islamique d'Iran. "Marjane était une artiste extraordinaire et une femme attachante qui incarnait la joie de la création et la tristesse de l'exil et des mémoires douloureuses. Nous la pleurons ce matin", a réagi Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, dans une déclaration à l'AFP. Artiste "décisive" Son pays natal, où elle a grandi dans une famille d'intellectuels, a irrigué toute l'œuvre de cette diplômée de l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Paru en 2003, l'album "Broderies" avait mis en scène un florilège d'anecdotes de femmes iraniennes. En 2005, un autre de ses albums situé en Iran, "Poulet aux Prunes", avait décroché le prix du meilleur album à Angoulême et Marjane Satrapi en avait également co-réalisé l'adaptation au cinéma en 2011 avec, au casting, Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria de Medeiros. Sur Instagram, la dessinatrice et autrice française Pénélope Bagieu a salué une artiste "décisive" pour elle et beaucoup d'autres artistes femmes. "Je pense à nous toutes à qui elle a ouvert une porte, un possible", écrit l'autrice de "Culottées". Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer "l'attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l'Iran", qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. "Depuis un moment, j'ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l'Iran", avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de "jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas". "Le refus de la Légion d'honneur n'est en aucun cas une action ou une pensée contre la France. Bien au contraire, j'aime profondément ce pays qui est le mien", avait-elle précisé. Son compte Instagram portait la trace du chagrin causé par la perte de son mari en 2025. Réparti sur plusieurs posts, un message proclamait ainsi: "I Lost the love of my life" (j'ai perdu l'amour de ma vie).

04.06.2026 à 11:23

FRANCE24
img
L'enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en 2024 a ciblé "plus de 1.600 garages, centres automobiles et concessionnaires". "Près de 40% des 1.600 établissements contrôlés (...) ont présenté des manquements faisant l'objet de suites correctives et répressives", indique la DGCCRF dans un communiqué. La plupart des manquements constatés concernent un défaut d'information sur les prix ou des pratiques commerciales trompeuses. "De nombreux affichages de tarifs étaient incomplets ou illisibles pour le consommateur et les factures insuffisamment détaillées sur la nature et le prix des prestations réalisées", explique la Répression des fraudes. Elle pointe notamment "l'absence récurrente d'affichage des tarifs pour des prestations qui sont pourtant systématiquement facturées au consommateur, tels que les frais de diagnostic, de gardiennage ou de main d'oeuvre". Concernant les pratiques commerciales trompeuses, il s'agit souvent de "prix facturés au consommateur plus élevés que ceux annoncés ou la facturation de prestations qui n'ont pas été réalisées". Par exemple, "des garagistes (facturent) aux consommateurs des prestations de retrait et de remplacement de pièces détachées, alors qu'aucune manipulation de la sorte (n'a) été réalisée", note la DGCCRF. Des contrôleurs ont également repéré dans certains cas des contrats avec "des clauses litigieuses ou illégales", ou encore des "manipulations illégales sur les véhicules", comme le retrait d'un dispositif antipollution. A la suite de ces contrôles, 220 procès-verbaux administratifs ou pénaux ont été dressés. 500 entreprises ont été visées par des injonctions de mise en conformité et plus de 580 autres ont reçu un avertissement. La part d'entreprises du secteur ayant fait l'objet de "suites correctives ou répressives" a augmenté de 10 points entre la précédente enquête de la DGCCRF, datant de 2022, et celle de 2024. Néanmoins, cette hausse "ne reflète pas un taux représentatif de la moyenne du secteur", mais peut traduire un meilleur ciblage", note la Répression des fraudes. Le coût moyen d'une réparation a augmenté de plus de 20% entre 2019 et 2023, ce qui en fait "l'un des postes de dépenses les plus importants pour les ménages", dit le communiqué.

04.06.2026 à 11:21

Raphael KAHANE
img
En actant la rupture politique avec le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko place l'Assemblée nationale en tribune de l'opposition contre le nouveau gouvernement du Sénégal. On va plus loin avec Zyad Limam et Bruno Daroux.
Lire plus (385 mots)
En actant la rupture politique avec le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko place l'Assemblée nationale en tribune de l'opposition contre le nouveau gouvernement du Sénégal. On va plus loin avec Zyad Limam et Bruno Daroux.

04.06.2026 à 11:21

FRANCE24
img
A voir le public dépassant rarement 30 ans dans un bar baissant rideau à minuit, ce microcosme perdu à l'entrée du semi-désert du Karoo aimante une certaine jeunesse, intégralement blanche et descendant des premiers colons européens. Baignés d'une lumière bleue et bercés de country afrikaans, des fils et filles d'Orania se mêlent dans la fumée de tabac du Stokkies à des étudiants suivant des formations en électricité, plomberie ou encore ingénierie civile. Inaugurées il y a quelques années, elles sont en pleine expansion. Patron de ce pub où figure une table de bras de fer "pour régler les histoires", Thomas de Villiers, 31 ans, a un profil fréquent à Orania, celui du revenant. Parti adulte vers la métropole cosmopolite du Cap après avoir posé ses cartons à 8 ans avec ses parents dans l'enclave, ce membre d'une confrérie de motards a fini par revenir au bercail, poussé par les trajectoires contradictoires du coût exorbitant de la vie là-bas et de ses revenus s'effilochant. Comme lui, Charlotte van Niekerk, 22 ans, a choisi de revenir s'installer à Orania, au moment de quitter le foyer familial. Elle y avait vécu avec ses parents de ses 4 à 14 ans, avant qu'ils ne déménagent dans des fermes isolées. "Beaucoup de jeunes avaient hâte d'avoir 18 ans pour enfin partir d'ici", raconte à l'AFP cette marketeuse aux airs de Taylor Swift. "Mais c'est drôle, parce que souvent, ils reviennent après quelques années, quand ils se rendent compte que ce n'est pas si génial dehors." Si le cinéma lui manque le plus, l'arrivée d'étudiants a rajeuni la bourgade. "Ca a élargi les horizons", estime-t-elle. "Car il y avait beaucoup moins de jeunes avant." Réinvention du phalanstère en version identitaire afrikaner, Orania a créé en 2019 un établissement de formation supérieure technique. Presque tous originaires du reste du pays, ses 250 étudiants sont cooptés, comme toute cette communauté fermée, sur des critères ethnique et religieux, le goût du travail, et leurs antécédents judiciaires sont validés. Orania vise 800 étudiants dans quatre ans, explique à l'AFP son porte-parole Joost Strydom en montrant des dortoirs en construction. Peu ont vocation à rester. Le marché du travail demeure étriqué dans ce coin isolé: la première grande ville aux alentours, Hopetown, 10.000 habitants, pointe à 40 km. En attendant, ils dépensent à la station de carburant, à la supérette ou au Stokkies. Pêche et motocross Les rues pavillonnaires d'Orania tracées dans des plaines arides ne frappent pas comme la destination rêvée d'étudiants. "Ca dépend de chacun", concède David Loock, 21 ans. "La vie sociale est assez différente de Pretoria, Johannesburg et du Cap." Sa candidature n'a pas été retenue dans la ville étudiante de Stellenbosch, voisine du Cap où il vivait. Venu aussi d'une grande ville, Johannesburg, Divan van der Westhuizen, 19 ans, apprécie l'atmosphère. "Ca a été un grand changement pour moi qui venais d'un endroit où on est mélangés avec beaucoup de monde", explique ce moustachu en short et chemisette typiques des Boers. "Ca m'a fait du bien de retrouver les miens, les Afrikaners." "On est la majorité ici" Faire d'Orania un phénomène représentatif serait un raccourci. Ses habitants ne représentent qu'une infime fraction des Afrikaners, estimés à environ 2,6 millions des 62 millions d'habitants de l'Afrique du Sud en 2022. Voir ce modèle séduire des jeunes n'est cependant pas si étonnant. La droite MAGA trumpiste aux Etats-Unis comme les partis d'extrême droite européens ont enregistré des percées dans cet électorat dernièrement en attisant ou répondant à la peur du "grand remplacement". Le fait minoritaire est une réalité depuis toujours pour les Afrikaners. Sauf que le pays a longtemps été régi par des dirigeants issus de cette frange de la population, en particulier sous le régime raciste et ségrégationniste de l'apartheid. C'est au moment de son démantèlement progressif au croisement des années 1980 et 1990 qu'Orania a été fondé, en 1991. "A partir de ce moment, c'est devenu comme une grande nation arc-en-ciel. Dans nos têtes, on savait que ça ne devait pas se passer comme ça", explique Doret Le Cornu, 23 ans dont trois passés à Orania. "On est la majorité ici, sans crainte d'une population plus importante autour de nous."
Texte intégral (738 mots)
A voir le public dépassant rarement 30 ans dans un bar baissant rideau à minuit, ce microcosme perdu à l'entrée du semi-désert du Karoo aimante une certaine jeunesse, intégralement blanche et descendant des premiers colons européens. Baignés d'une lumière bleue et bercés de country afrikaans, des fils et filles d'Orania se mêlent dans la fumée de tabac du Stokkies à des étudiants suivant des formations en électricité, plomberie ou encore ingénierie civile. Inaugurées il y a quelques années, elles sont en pleine expansion. Patron de ce pub où figure une table de bras de fer "pour régler les histoires", Thomas de Villiers, 31 ans, a un profil fréquent à Orania, celui du revenant. Parti adulte vers la métropole cosmopolite du Cap après avoir posé ses cartons à 8 ans avec ses parents dans l'enclave, ce membre d'une confrérie de motards a fini par revenir au bercail, poussé par les trajectoires contradictoires du coût exorbitant de la vie là-bas et de ses revenus s'effilochant. Comme lui, Charlotte van Niekerk, 22 ans, a choisi de revenir s'installer à Orania, au moment de quitter le foyer familial. Elle y avait vécu avec ses parents de ses 4 à 14 ans, avant qu'ils ne déménagent dans des fermes isolées. "Beaucoup de jeunes avaient hâte d'avoir 18 ans pour enfin partir d'ici", raconte à l'AFP cette marketeuse aux airs de Taylor Swift. "Mais c'est drôle, parce que souvent, ils reviennent après quelques années, quand ils se rendent compte que ce n'est pas si génial dehors." Si le cinéma lui manque le plus, l'arrivée d'étudiants a rajeuni la bourgade. "Ca a élargi les horizons", estime-t-elle. "Car il y avait beaucoup moins de jeunes avant." Réinvention du phalanstère en version identitaire afrikaner, Orania a créé en 2019 un établissement de formation supérieure technique. Presque tous originaires du reste du pays, ses 250 étudiants sont cooptés, comme toute cette communauté fermée, sur des critères ethnique et religieux, le goût du travail, et leurs antécédents judiciaires sont validés. Orania vise 800 étudiants dans quatre ans, explique à l'AFP son porte-parole Joost Strydom en montrant des dortoirs en construction. Peu ont vocation à rester. Le marché du travail demeure étriqué dans ce coin isolé: la première grande ville aux alentours, Hopetown, 10.000 habitants, pointe à 40 km. En attendant, ils dépensent à la station de carburant, à la supérette ou au Stokkies. Pêche et motocross Les rues pavillonnaires d'Orania tracées dans des plaines arides ne frappent pas comme la destination rêvée d'étudiants. "Ca dépend de chacun", concède David Loock, 21 ans. "La vie sociale est assez différente de Pretoria, Johannesburg et du Cap." Sa candidature n'a pas été retenue dans la ville étudiante de Stellenbosch, voisine du Cap où il vivait. Venu aussi d'une grande ville, Johannesburg, Divan van der Westhuizen, 19 ans, apprécie l'atmosphère. "Ca a été un grand changement pour moi qui venais d'un endroit où on est mélangés avec beaucoup de monde", explique ce moustachu en short et chemisette typiques des Boers. "Ca m'a fait du bien de retrouver les miens, les Afrikaners." "On est la majorité ici" Faire d'Orania un phénomène représentatif serait un raccourci. Ses habitants ne représentent qu'une infime fraction des Afrikaners, estimés à environ 2,6 millions des 62 millions d'habitants de l'Afrique du Sud en 2022. Voir ce modèle séduire des jeunes n'est cependant pas si étonnant. La droite MAGA trumpiste aux Etats-Unis comme les partis d'extrême droite européens ont enregistré des percées dans cet électorat dernièrement en attisant ou répondant à la peur du "grand remplacement". Le fait minoritaire est une réalité depuis toujours pour les Afrikaners. Sauf que le pays a longtemps été régi par des dirigeants issus de cette frange de la population, en particulier sous le régime raciste et ségrégationniste de l'apartheid. C'est au moment de son démantèlement progressif au croisement des années 1980 et 1990 qu'Orania a été fondé, en 1991. "A partir de ce moment, c'est devenu comme une grande nation arc-en-ciel. Dans nos têtes, on savait que ça ne devait pas se passer comme ça", explique Doret Le Cornu, 23 ans dont trois passés à Orania. "On est la majorité ici, sans crainte d'une population plus importante autour de nous."

04.06.2026 à 11:10

Raphael KAHANE
img
En saisissant un quatrième navire qu'elle soupçonne d'appartenir à la "flotte fantôme", la France se pose-t-elle en adversaire résolue à Moscou ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Bruno Daroux.
Texte intégral (738 mots)
En saisissant un quatrième navire qu'elle soupçonne d'appartenir à la "flotte fantôme", la France se pose-t-elle en adversaire résolue à Moscou ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Bruno Daroux.

04.06.2026 à 11:10

Elena VOLOCHINE
img
En mars 2022, Macha, scolarisée dans une petite ville de l'ouest de la Russie, esquisse un dessin contre la guerre en Ukraine menée par la Russie de Vladimir Poutine. Elle est immédiatement dénoncée par la directrice de l’école, qui appelle la police. Macha est envoyée dans un foyer. Son père est emprisonné pour "discrédit" de l'armée russe et purge deux ans en colonie pénitentiaire. Aujourd'hui, Macha et son père ont trouvé refuge en France, à Strasbourg. Notre reporter, Elena Volochine, est allée à leur rencontre.
Lire plus (97 mots)
En mars 2022, Macha, scolarisée dans une petite ville de l'ouest de la Russie, esquisse un dessin contre la guerre en Ukraine menée par la Russie de Vladimir Poutine. Elle est immédiatement dénoncée par la directrice de l’école, qui appelle la police. Macha est envoyée dans un foyer. Son père est emprisonné pour "discrédit" de l'armée russe et purge deux ans en colonie pénitentiaire. Aujourd'hui, Macha et son père ont trouvé refuge en France, à Strasbourg. Notre reporter, Elena Volochine, est allée à leur rencontre.

04.06.2026 à 10:50

Emily BOYLE
img
À la Une de la presse ce jeudi 4 juin : les mères des victimes de Tiananmen ne sont pas autorisées à se rendre au cimetière en ce 37ème anniversaire du massacre. Le président de la FIFA Gianni Infantino est sous le feu des critiques pour sa philosophie du “toujours plus”. Et, alors que Victor Webanyama fait un premier match décevant pendant les finales de la NBA, un corgi est convaincu qu’il en sortira vainqueur. 
Lire plus (97 mots)
À la Une de la presse ce jeudi 4 juin : les mères des victimes de Tiananmen ne sont pas autorisées à se rendre au cimetière en ce 37ème anniversaire du massacre. Le président de la FIFA Gianni Infantino est sous le feu des critiques pour sa philosophie du “toujours plus”. Et, alors que Victor Webanyama fait un premier match décevant pendant les finales de la NBA, un corgi est convaincu qu’il en sortira vainqueur. 

04.06.2026 à 10:37

FRANCE24
img
Vers 10H00 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 prenait 0,61% pour s'établir à 8.200,28 points. La veille, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises avait cédé 0,71%, pour terminer à 8.150,42 points. Paris, comme la majorité des places européennes, profite du léger recul des cours du brut. Les prix du pétrole cèdent légèrement du terrain "après des informations indiquant qu'Israël et le Liban seraient parvenus à un cessez-le-feu, alimentant l'espoir qu'une solution au conflit avec l'Iran puisse être trouvée", affirme Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et de créer des "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise. Rotation dans le secteur tech Les valeurs liées à l'intelligence artificielle sont pénalisées jeudi par la publication du géant des puces Broadcom la veille après la clôture de Wall Street. Le groupe a pourtant fait état d'un chiffre d'affaires de 22,2 milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice décalé (clôturé début mai), en hausse de 48% sur un an. Le bénéfice net est lui ressorti à 9,3 milliards (+88%). Mais "l'absence de relèvement des prévisions annuelles a clairement déçu de nombreux investisseurs", note Matt Britzman, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. La déception provoquée par les perspectives de Broadcom "ravive les interrogations sur le rythme réel de croissance de l'intelligence artificielle, un thème qui a largement porté les marchés mondiaux depuis le début de l'année", souligne John Plassard, de Cité Gestion. La défiance envers les valeurs liées à l'IA et aux semi-conducteurs provoque une rotation sectorielle au sein même de la tech. Ainsi, les éditeurs de logiciels français se démarquent jeudi: Capgemini (+5,28% à 102,90 euros) prenait la tête du CAC 40 vers 10H00 heure de Paris, suivi de Dassault Systèmes (+3,55% à 19,71 euros). A l'inverse, STMicroelectronics, plus sensible aux anticipations de croissance et aux cycles d’investissement autour de l'IA, perdait 3,58% à 66,04 euros. Rémy Cointreau ravi Rémy Cointreau a annoncé jeudi un bénéfice net annuel en recul de 35% pour son exercice décalé 2025-26, sous l'effet de droits de douane additionnels appliqués en Chine comme aux Etats-Unis, et de coûts de production accrus. Les résultats sont cependant légèrement supérieurs aux attentes des analystes, d'après Bloomberg, ce qui faisait grimper l'action à la Bourse de Paris. Vers 10H00 heure de Paris, le titre Rémy Cointreau bondissait de 10,19% à 41,32 euros.
Lire plus (443 mots)
Vers 10H00 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 prenait 0,61% pour s'établir à 8.200,28 points. La veille, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises avait cédé 0,71%, pour terminer à 8.150,42 points. Paris, comme la majorité des places européennes, profite du léger recul des cours du brut. Les prix du pétrole cèdent légèrement du terrain "après des informations indiquant qu'Israël et le Liban seraient parvenus à un cessez-le-feu, alimentant l'espoir qu'une solution au conflit avec l'Iran puisse être trouvée", affirme Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et de créer des "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise. Rotation dans le secteur tech Les valeurs liées à l'intelligence artificielle sont pénalisées jeudi par la publication du géant des puces Broadcom la veille après la clôture de Wall Street. Le groupe a pourtant fait état d'un chiffre d'affaires de 22,2 milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice décalé (clôturé début mai), en hausse de 48% sur un an. Le bénéfice net est lui ressorti à 9,3 milliards (+88%). Mais "l'absence de relèvement des prévisions annuelles a clairement déçu de nombreux investisseurs", note Matt Britzman, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. La déception provoquée par les perspectives de Broadcom "ravive les interrogations sur le rythme réel de croissance de l'intelligence artificielle, un thème qui a largement porté les marchés mondiaux depuis le début de l'année", souligne John Plassard, de Cité Gestion. La défiance envers les valeurs liées à l'IA et aux semi-conducteurs provoque une rotation sectorielle au sein même de la tech. Ainsi, les éditeurs de logiciels français se démarquent jeudi: Capgemini (+5,28% à 102,90 euros) prenait la tête du CAC 40 vers 10H00 heure de Paris, suivi de Dassault Systèmes (+3,55% à 19,71 euros). A l'inverse, STMicroelectronics, plus sensible aux anticipations de croissance et aux cycles d’investissement autour de l'IA, perdait 3,58% à 66,04 euros. Rémy Cointreau ravi Rémy Cointreau a annoncé jeudi un bénéfice net annuel en recul de 35% pour son exercice décalé 2025-26, sous l'effet de droits de douane additionnels appliqués en Chine comme aux Etats-Unis, et de coûts de production accrus. Les résultats sont cependant légèrement supérieurs aux attentes des analystes, d'après Bloomberg, ce qui faisait grimper l'action à la Bourse de Paris. Vers 10H00 heure de Paris, le titre Rémy Cointreau bondissait de 10,19% à 41,32 euros.

04.06.2026 à 10:33

FRANCE24
img
La devise indonésienne s'échangeait jeudi matin à 18.028 roupies pour un dollar. Dans ce contexte, le Parlement a adopté un amendement législatif qui suscite de vives inquiétudes quant à l'indépendance de la banque centrale. Le texte élargit le rôle de la banque centrale afin d'y inclure la responsabilité de superviser la croissance économique et permettra aux législateurs d'évaluer les performances de l'institution. La veille, le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a déclaré que l'amendement visait à stimuler la croissance économique et à renforcer la compétitivité à un moment où le pays est confronté à de multiples pressions dues aux prix élevés du pétrole. "Il ne s'agit pas seulement de la stabilité du taux de change ou de l'inflation. Il s'agit aussi de prêter attention à la croissance économique et à la création d'emplois", a déclaré le ministre. Le Parlement sera ainsi chargé d'évaluer les performances de la banque centrale, ainsi que celles de la Société indonésienne d'assurance des dépôts (LPS) et de l'Autorité des services financiers (OJK). En vertu de cet amendement, les institutions seront tenues de suivre les recommandations du Parlement. - Inégalités - La roupie indonésienne a chuté de plus de 7% cette année et a été la devise la moins performante d'Asie, selon Bloomberg News. La chute de la roupie "va créer des inégalités, un écart visible entre ceux qui gagnent des dollars et ceux qui gagnent des roupies", a réagi auprès de l'AFP Diana Murdiana, une retraitée de 60 ans vivant à Jakarta. "Nos responsables ne cessent de répéter que nos fondamentaux économiques sont solides. Le sont-ils vraiment ?", s'interroge Ryandi Febri Nurcahyo, fonctionnaire de 35 ans. La baisse de la roupie "touche les personnes à faibles revenus comme la classe moyenne. Peut-être n'a-t-elle pas beaucoup d'impact sur les plus riches". Pour l'économiste en chef de Permata Bank, Josua Pardede, un taux de change sous les 18.000 roupies pour un dollar constitue un "seuil psychologique". Cet affaiblissement de la roupie a été alimenté par une demande accrue de dollars due à la flambée du pétrole et à la réduction de l'excédent commercial, a-t-il ajouté. L'Indonésie est un importateur net de pétrole et subit les pressions de la hausse des prix du brut, alors même que le gouvernement insiste pour maintenir inchangés les prix subventionnés des carburants, ce qui pèse sur les finances publiques. "Programmes populistes coûteux" L'excédent commercial de l'archipel a fondu, tombant à 89 millions de dollars en avril, contre 3,3 milliards de dollars le mois précédent, ce qui a encore diminué l'offre de dollars sur le marché indonésien, pour Josua Pardede. "L'offre de dollars provenant du commerce de marchandises diminue, tandis que les besoins en dollars pour les importations d'énergie, les matières premières, les dividendes, les paiements de la dette extérieure restent importants", a-t-il expliqué. "C'est pourquoi la hausse du taux directeur et l'intervention de la banque centrale ne suffisent pas à inverser la dépréciation de la roupie", a-t-il encore analysé. Fin mai, la banque centrale d'Indonésie (BI) a relevé son taux directeur de 0,5 point à 5,25%. Elle a également durci les règles relatives aux achats de dollars: les acheteurs de plus de 25.000 dollars par mois doivent justifier leur besoin en devises. Pour Teuku Riefky, économiste à l'Université d'Indonésie, la roupie a réagi non seulement aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, mais aussi à "divers programmes populistes coûteux", notamment le programme de repas gratuits pour les scolaires. De plus, la confiance des investisseurs dans la capacité de Jakarta à rembourser ses dettes s'amenuise. "Si cela continue, l'impact sera une inflation durable due à la hausse des coûts de production et des matières premières", a-t-il anticipé, interrogé par l'AFP. Ajoutant aux inquiétudes des investisseurs, le président Prabowo Subianto a annoncé le mois dernier un renforcement du contrôle des exportations de matières premières. Jeudi matin, la bourse de Jakarta a chuté de près de 4%.
Texte intégral (685 mots)
La devise indonésienne s'échangeait jeudi matin à 18.028 roupies pour un dollar. Dans ce contexte, le Parlement a adopté un amendement législatif qui suscite de vives inquiétudes quant à l'indépendance de la banque centrale. Le texte élargit le rôle de la banque centrale afin d'y inclure la responsabilité de superviser la croissance économique et permettra aux législateurs d'évaluer les performances de l'institution. La veille, le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a déclaré que l'amendement visait à stimuler la croissance économique et à renforcer la compétitivité à un moment où le pays est confronté à de multiples pressions dues aux prix élevés du pétrole. "Il ne s'agit pas seulement de la stabilité du taux de change ou de l'inflation. Il s'agit aussi de prêter attention à la croissance économique et à la création d'emplois", a déclaré le ministre. Le Parlement sera ainsi chargé d'évaluer les performances de la banque centrale, ainsi que celles de la Société indonésienne d'assurance des dépôts (LPS) et de l'Autorité des services financiers (OJK). En vertu de cet amendement, les institutions seront tenues de suivre les recommandations du Parlement. - Inégalités - La roupie indonésienne a chuté de plus de 7% cette année et a été la devise la moins performante d'Asie, selon Bloomberg News. La chute de la roupie "va créer des inégalités, un écart visible entre ceux qui gagnent des dollars et ceux qui gagnent des roupies", a réagi auprès de l'AFP Diana Murdiana, une retraitée de 60 ans vivant à Jakarta. "Nos responsables ne cessent de répéter que nos fondamentaux économiques sont solides. Le sont-ils vraiment ?", s'interroge Ryandi Febri Nurcahyo, fonctionnaire de 35 ans. La baisse de la roupie "touche les personnes à faibles revenus comme la classe moyenne. Peut-être n'a-t-elle pas beaucoup d'impact sur les plus riches". Pour l'économiste en chef de Permata Bank, Josua Pardede, un taux de change sous les 18.000 roupies pour un dollar constitue un "seuil psychologique". Cet affaiblissement de la roupie a été alimenté par une demande accrue de dollars due à la flambée du pétrole et à la réduction de l'excédent commercial, a-t-il ajouté. L'Indonésie est un importateur net de pétrole et subit les pressions de la hausse des prix du brut, alors même que le gouvernement insiste pour maintenir inchangés les prix subventionnés des carburants, ce qui pèse sur les finances publiques. "Programmes populistes coûteux" L'excédent commercial de l'archipel a fondu, tombant à 89 millions de dollars en avril, contre 3,3 milliards de dollars le mois précédent, ce qui a encore diminué l'offre de dollars sur le marché indonésien, pour Josua Pardede. "L'offre de dollars provenant du commerce de marchandises diminue, tandis que les besoins en dollars pour les importations d'énergie, les matières premières, les dividendes, les paiements de la dette extérieure restent importants", a-t-il expliqué. "C'est pourquoi la hausse du taux directeur et l'intervention de la banque centrale ne suffisent pas à inverser la dépréciation de la roupie", a-t-il encore analysé. Fin mai, la banque centrale d'Indonésie (BI) a relevé son taux directeur de 0,5 point à 5,25%. Elle a également durci les règles relatives aux achats de dollars: les acheteurs de plus de 25.000 dollars par mois doivent justifier leur besoin en devises. Pour Teuku Riefky, économiste à l'Université d'Indonésie, la roupie a réagi non seulement aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, mais aussi à "divers programmes populistes coûteux", notamment le programme de repas gratuits pour les scolaires. De plus, la confiance des investisseurs dans la capacité de Jakarta à rembourser ses dettes s'amenuise. "Si cela continue, l'impact sera une inflation durable due à la hausse des coûts de production et des matières premières", a-t-il anticipé, interrogé par l'AFP. Ajoutant aux inquiétudes des investisseurs, le président Prabowo Subianto a annoncé le mois dernier un renforcement du contrôle des exportations de matières premières. Jeudi matin, la bourse de Jakarta a chuté de près de 4%.

04.06.2026 à 10:27

FRANCE24
img
Installé à Courtenay (Isère), à une quarantaine de kilomètres à l'est de Lyon, il a repris en 2015 les 225 hectares - 120 de céréales (maïs, blé, tournesol) et le reste en prairie - qu'il cultivait jusque-là avec son oncle. C'est avec son père, aussi agriculteur, et ses oncles qu'il a attrapé la passion du grand air "sur les tracteurs". Il admire alors leur capacité à être "gardien de leur temps" et à surmonter les années difficiles. Il choisit un lycée agricole puis un BTS analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole, après avoir envisagé de travailler en cuisine ou d'être journaliste sportif. Jocelyn Dubost gère seul sa ferme où il compte bientôt engager un salarié pour l'aider, un recours fréquent pour les responsables syndicaux. Il découvre le syndicalisme en devenant bénévole pour un concours de labour, en 2014. Il apprécie "la convivialité" mais trouve surtout le plaisir de "porter des dossiers" en s'investissant sur l'installation des jeunes et la gestion de l'eau. Parmi ceux qui ont travaillé avec lui au niveau cantonal, départemental puis régional (il a présidé pendant quatre ans les JA Auvergne-Rhône-Alpes), on le dit investi et fin connaisseur de tous les dossiers. Reconnecter avec le terrain A l'échelle nationale, il souhaite poursuivre le travail sur les "plans et contrats d'avenir", proposition des JA pour planifier la transition des exploitations face au changement climatique tout en garantissant des revenus aux agriculteurs et aux jeunes qui s'installent. Ces plans ont été intégrés au projet de loi d'urgence agricole (actuellement au Parlement), sous la forme de projets et contrats entre les agriculteurs et des industriels ou même des distributeurs afin de sécuriser des revenus pour ceux qui décident de transformer leur exploitation. Sur sa ferme, Jocelyn Dubost a ajouté des cultures de soja, pour lequel la France dépend encore largement des importations. Il s'est aussi essayé aux lentilles et au chanvre mais n'a pas trouvé les essais "concluants". Il a, en revanche, développé la gestion de prairies et l'échange de foin contre du fumier avec les agriculteurs de la région. "Économe" en eau Il s'est aussi investi au sein de l'association d'irrigants qui rassemble 28 agriculteurs qui pompent directement dans le Rhône. "On fait attention, on a un organisme unique de gestion collective, donc on a une gestion des volumes qui est maîtrisée avec des compteurs depuis 1988 ou 89. Il n'y a pas de conflit, mais on essaye au maximum de les anticiper en étant le plus économes en eau, sans mettre en péril derrière nos cultures", affirme-t-il lors d'un entretien avec l'AFP. En écho aux discussions qui animent le Parlement sur le volet eau du projet de loi agricole, il dit vouloir "sortir des débats manichéens" sur la question. De gros dossiers attendent le président des JA: l'arrivée d'un nouveau bachelor agro à la rentrée 2026, la mise en place de France Services Agriculture et leur guichet unique pour l'installation et la transmission d'exploitations et, surtout, la reconnexion avec le terrain. L'alliance FNSEA-JA a perdu sa majorité aux dernières élections professionnelles et fait face à des divisions dans ses rangs. Certains JA ont même rejoint la Coordination rurale et la Confédération paysanne lors des manifestations de l'hiver. "Je ne veux pas tomber dans le spectacle à outrance pour rameuter les jeunes, mais il faut aller leur parler", conclut Jocelyn Dubost.
Texte intégral (585 mots)
Installé à Courtenay (Isère), à une quarantaine de kilomètres à l'est de Lyon, il a repris en 2015 les 225 hectares - 120 de céréales (maïs, blé, tournesol) et le reste en prairie - qu'il cultivait jusque-là avec son oncle. C'est avec son père, aussi agriculteur, et ses oncles qu'il a attrapé la passion du grand air "sur les tracteurs". Il admire alors leur capacité à être "gardien de leur temps" et à surmonter les années difficiles. Il choisit un lycée agricole puis un BTS analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole, après avoir envisagé de travailler en cuisine ou d'être journaliste sportif. Jocelyn Dubost gère seul sa ferme où il compte bientôt engager un salarié pour l'aider, un recours fréquent pour les responsables syndicaux. Il découvre le syndicalisme en devenant bénévole pour un concours de labour, en 2014. Il apprécie "la convivialité" mais trouve surtout le plaisir de "porter des dossiers" en s'investissant sur l'installation des jeunes et la gestion de l'eau. Parmi ceux qui ont travaillé avec lui au niveau cantonal, départemental puis régional (il a présidé pendant quatre ans les JA Auvergne-Rhône-Alpes), on le dit investi et fin connaisseur de tous les dossiers. Reconnecter avec le terrain A l'échelle nationale, il souhaite poursuivre le travail sur les "plans et contrats d'avenir", proposition des JA pour planifier la transition des exploitations face au changement climatique tout en garantissant des revenus aux agriculteurs et aux jeunes qui s'installent. Ces plans ont été intégrés au projet de loi d'urgence agricole (actuellement au Parlement), sous la forme de projets et contrats entre les agriculteurs et des industriels ou même des distributeurs afin de sécuriser des revenus pour ceux qui décident de transformer leur exploitation. Sur sa ferme, Jocelyn Dubost a ajouté des cultures de soja, pour lequel la France dépend encore largement des importations. Il s'est aussi essayé aux lentilles et au chanvre mais n'a pas trouvé les essais "concluants". Il a, en revanche, développé la gestion de prairies et l'échange de foin contre du fumier avec les agriculteurs de la région. "Économe" en eau Il s'est aussi investi au sein de l'association d'irrigants qui rassemble 28 agriculteurs qui pompent directement dans le Rhône. "On fait attention, on a un organisme unique de gestion collective, donc on a une gestion des volumes qui est maîtrisée avec des compteurs depuis 1988 ou 89. Il n'y a pas de conflit, mais on essaye au maximum de les anticiper en étant le plus économes en eau, sans mettre en péril derrière nos cultures", affirme-t-il lors d'un entretien avec l'AFP. En écho aux discussions qui animent le Parlement sur le volet eau du projet de loi agricole, il dit vouloir "sortir des débats manichéens" sur la question. De gros dossiers attendent le président des JA: l'arrivée d'un nouveau bachelor agro à la rentrée 2026, la mise en place de France Services Agriculture et leur guichet unique pour l'installation et la transmission d'exploitations et, surtout, la reconnexion avec le terrain. L'alliance FNSEA-JA a perdu sa majorité aux dernières élections professionnelles et fait face à des divisions dans ses rangs. Certains JA ont même rejoint la Coordination rurale et la Confédération paysanne lors des manifestations de l'hiver. "Je ne veux pas tomber dans le spectacle à outrance pour rameuter les jeunes, mais il faut aller leur parler", conclut Jocelyn Dubost.

04.06.2026 à 10:23

FRANCE24
img
"Longtemps, on a pensé que le cancer était une maladie touchant indistinctement l'ensemble de la population", mais des études plus récentes, plus fines, montrent "un lien extrêmement fort avec la situation des individus, notamment socio-démographique", a souligné Thomas Wanecq, à la tête de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, lors d'un décryptage avec les chercheurs à l'origine de ce travail. Ce service publie une étude confirmant que le cancer, première cause de mortalité en France avec plus de 160.000 décès chaque année, frappe plus durement certaines catégories de la population, réalité déjà pointée par d'autres travaux. Nouveauté de ce travail: un éclairage des inégalités sociales d'incidence et de gravité à l'échelle individuelle, qui tient notamment compte des diverses localisations des tumeurs. Sa force, selon ses auteurs, vient aussi de sa combinaison de données de remboursement de l'Assurance maladie avec celles d'un échantillon démographique permanent de l’Insee, entre 2013 et 2020. Si l'on regarde les organes touchés, certains cancers sont plus fréquents chez les plus modestes, d'autres chez les plus aisés. Le cancer du poumon touche ainsi beaucoup plus souvent les personnes les plus modestes, pointe l'étude. Entre 2013 et 2020, les hommes appartenant aux 10% les plus modestes avaient un risque 2,2 fois plus élevé que ceux des 10% les plus aisés d'en développer un. À l’inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquents parmi les Françaises et Français les plus aisés. Parmi les hypothèses d'explications avancées par les chercheurs: des écarts d’exposition à des facteurs de risque - comme le tabagisme pour le poumon, ou la prise antérieure de certaines pilules contraceptives et un âge plus tardif de grossesse pour le sein -, et des différences de recours au dépistage, notamment pour la prostate. Mais les plus modestes développent plus souvent des cancers associés à des chances moindres de survie (avec un risque 1,7 fois plus élevé de cancer de mauvais pronostic pour les 10% les plus modestes comparé aux 10% les plus aisés) et subissent des formes plus agressives. Inégalités "à plusieurs étapes" Le moment du diagnostic est aussi associé à de fortes inégalités. Détecter un cancer à un stade précoce permet de le soigner plus facilement, mais aussi de limiter les séquelles de la maladie et de certains traitements. Pour les cancers du sein, colorectal ou du col de l'utérus, objets de dépistages organisés, les diagnostics surviennent plus souvent alors qu'il y a des métastases pour les plus modestes. Pour les cancers non dépistables, ces écarts avec les plus aisés n’apparaissent pas. Or "les plus modestes ont moins souvent recours que les plus favorisés" aux trois dépistages nationaux, en raison de freins financiers mais aussi d'information et de rapport aux soins, a montré une autre étude de la Drees en février. Pour le cancer du poumon, tumeur maligne la plus fatale en France, un programme pilote de dépistage a démarré mi-mai dans cinq régions. Vingt mille fumeurs ou ex-fumeurs de 50 à 74 ans doivent ainsi bénéficier de scanners thoraciques, d'un suivi et, si nécessaire, d'une prise en charge médicale. Autre inégalité exposée par l'étude dévoilée jeudi: les cancers "évitables", liés notamment au tabac ou à l'alcool, sont plus fréquents chez les plus modestes - le risque est plus de deux fois supérieur pour les 10% les moins favorisés comparé aux 10% les plus aisés. "Ces résultats mettent en évidence que les inégalités sociales face au cancer se construisent à plusieurs étapes: l’exposition aux facteurs de risque, le recours au dépistage et la précocité du diagnostic", conclut la Drees dans un communiqué, en alertant sur la prévention. Ses travaux s'appuient cependant sur des données antérieures au développement d'initiatives de l'Assurance maladie ciblant les publics recourant le moins aux dépistages. L'impact de ces actions d'"aller vers" sera évalué ultérieurement, selon les chercheurs. A l'automne, la Drees publiera une étude explorant les questions spécifiques liées à la mortalité et à la survie des cancers.
Texte intégral (713 mots)
"Longtemps, on a pensé que le cancer était une maladie touchant indistinctement l'ensemble de la population", mais des études plus récentes, plus fines, montrent "un lien extrêmement fort avec la situation des individus, notamment socio-démographique", a souligné Thomas Wanecq, à la tête de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, lors d'un décryptage avec les chercheurs à l'origine de ce travail. Ce service publie une étude confirmant que le cancer, première cause de mortalité en France avec plus de 160.000 décès chaque année, frappe plus durement certaines catégories de la population, réalité déjà pointée par d'autres travaux. Nouveauté de ce travail: un éclairage des inégalités sociales d'incidence et de gravité à l'échelle individuelle, qui tient notamment compte des diverses localisations des tumeurs. Sa force, selon ses auteurs, vient aussi de sa combinaison de données de remboursement de l'Assurance maladie avec celles d'un échantillon démographique permanent de l’Insee, entre 2013 et 2020. Si l'on regarde les organes touchés, certains cancers sont plus fréquents chez les plus modestes, d'autres chez les plus aisés. Le cancer du poumon touche ainsi beaucoup plus souvent les personnes les plus modestes, pointe l'étude. Entre 2013 et 2020, les hommes appartenant aux 10% les plus modestes avaient un risque 2,2 fois plus élevé que ceux des 10% les plus aisés d'en développer un. À l’inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquents parmi les Françaises et Français les plus aisés. Parmi les hypothèses d'explications avancées par les chercheurs: des écarts d’exposition à des facteurs de risque - comme le tabagisme pour le poumon, ou la prise antérieure de certaines pilules contraceptives et un âge plus tardif de grossesse pour le sein -, et des différences de recours au dépistage, notamment pour la prostate. Mais les plus modestes développent plus souvent des cancers associés à des chances moindres de survie (avec un risque 1,7 fois plus élevé de cancer de mauvais pronostic pour les 10% les plus modestes comparé aux 10% les plus aisés) et subissent des formes plus agressives. Inégalités "à plusieurs étapes" Le moment du diagnostic est aussi associé à de fortes inégalités. Détecter un cancer à un stade précoce permet de le soigner plus facilement, mais aussi de limiter les séquelles de la maladie et de certains traitements. Pour les cancers du sein, colorectal ou du col de l'utérus, objets de dépistages organisés, les diagnostics surviennent plus souvent alors qu'il y a des métastases pour les plus modestes. Pour les cancers non dépistables, ces écarts avec les plus aisés n’apparaissent pas. Or "les plus modestes ont moins souvent recours que les plus favorisés" aux trois dépistages nationaux, en raison de freins financiers mais aussi d'information et de rapport aux soins, a montré une autre étude de la Drees en février. Pour le cancer du poumon, tumeur maligne la plus fatale en France, un programme pilote de dépistage a démarré mi-mai dans cinq régions. Vingt mille fumeurs ou ex-fumeurs de 50 à 74 ans doivent ainsi bénéficier de scanners thoraciques, d'un suivi et, si nécessaire, d'une prise en charge médicale. Autre inégalité exposée par l'étude dévoilée jeudi: les cancers "évitables", liés notamment au tabac ou à l'alcool, sont plus fréquents chez les plus modestes - le risque est plus de deux fois supérieur pour les 10% les moins favorisés comparé aux 10% les plus aisés. "Ces résultats mettent en évidence que les inégalités sociales face au cancer se construisent à plusieurs étapes: l’exposition aux facteurs de risque, le recours au dépistage et la précocité du diagnostic", conclut la Drees dans un communiqué, en alertant sur la prévention. Ses travaux s'appuient cependant sur des données antérieures au développement d'initiatives de l'Assurance maladie ciblant les publics recourant le moins aux dépistages. L'impact de ces actions d'"aller vers" sera évalué ultérieurement, selon les chercheurs. A l'automne, la Drees publiera une étude explorant les questions spécifiques liées à la mortalité et à la survie des cancers.

04.06.2026 à 10:15

FRANCE24
img
"Ce que l'on découvre jour après jour est absolument insupportable. Ça nous ramène à une question plus profonde: quelle place on donne à la parole des victimes ? Comment se déroulent les enquêtes ? Comment ces enquêtes sont suivies ?", s'est-elle interrogée sur Europe 1/Cnews. L'homme soupçonné de l'enlèvement de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont on est sans nouvelles depuis vendredi, avait été visé par plusieurs plaintes et signalements ces dernières années. Une procédure a été notamment initiée après une plainte déposée le 22 août 2025 par la mère d'une mineure née en 2014, qui a dénoncé des viols commis "entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile" du suspect, selon la procureure de la République d'Auch. Mais, depuis le dépôt de cette plainte il y a neuf mois, le suspect n'a pas été entendu, ce qui suscite de la "colère" dans l'opinion, a reconnu Mme Bregeon. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a demandé avec son homologue de la Justice Gérald Darmanin l'ouverture d'une enquête administrative, confiée à l'Inspection générale de la justice et à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, pour identifier "d'éventuels dysfonctionnements" dans ces enquêtes. "Il y a une question de rapidité de la justice et pour cela il faut des moyens. Nous avons massivement augmenté les moyens de la justice depuis neuf ans, mais de toute évidence il faudra aller au-delà", a jugé Mme Bregeon. Sur franceinfo, Raphaël Glucksmann s'est dit également "révolté" par ces révélations. "On ne peut pas avoir une plainte et dix mois plus tard rien", s'est indigné le dirigeant de Place publique, demandant également "des moyens supplémentaires pour la justice pour que les dossiers soient traités beaucoup plus rapidement et remontent tout en haut de la pile à chaque fois".
Lire plus (320 mots)
"Ce que l'on découvre jour après jour est absolument insupportable. Ça nous ramène à une question plus profonde: quelle place on donne à la parole des victimes ? Comment se déroulent les enquêtes ? Comment ces enquêtes sont suivies ?", s'est-elle interrogée sur Europe 1/Cnews. L'homme soupçonné de l'enlèvement de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont on est sans nouvelles depuis vendredi, avait été visé par plusieurs plaintes et signalements ces dernières années. Une procédure a été notamment initiée après une plainte déposée le 22 août 2025 par la mère d'une mineure née en 2014, qui a dénoncé des viols commis "entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile" du suspect, selon la procureure de la République d'Auch. Mais, depuis le dépôt de cette plainte il y a neuf mois, le suspect n'a pas été entendu, ce qui suscite de la "colère" dans l'opinion, a reconnu Mme Bregeon. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a demandé avec son homologue de la Justice Gérald Darmanin l'ouverture d'une enquête administrative, confiée à l'Inspection générale de la justice et à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale, pour identifier "d'éventuels dysfonctionnements" dans ces enquêtes. "Il y a une question de rapidité de la justice et pour cela il faut des moyens. Nous avons massivement augmenté les moyens de la justice depuis neuf ans, mais de toute évidence il faudra aller au-delà", a jugé Mme Bregeon. Sur franceinfo, Raphaël Glucksmann s'est dit également "révolté" par ces révélations. "On ne peut pas avoir une plainte et dix mois plus tard rien", s'est indigné le dirigeant de Place publique, demandant également "des moyens supplémentaires pour la justice pour que les dossiers soient traités beaucoup plus rapidement et remontent tout en haut de la pile à chaque fois".

04.06.2026 à 10:15

FRANCE24
img
Elles pullulaient, dans les allées du dernier salon technologique CES à Las Vegas, en janvier, ces start-up passées par la case Kickstarter, que ce soit Ascentiz ou Dnsys avec leurs exosquelettes, ou Yarbo et ses tondeuses autonomes. Cette plateforme lancée en 2009, qui permet de lever des fonds sans avoir à céder de parts de l'entreprise, était initialement connue pour ses projets artistiques, des jeux de société aux albums musicaux. Les prétendants présentent leur produit ou leur initiative sur la plateforme et se fixent un montant minimum à récolter pour aller de l'avant. Si le seuil n'est pas atteint (dans plus de la moitié des cas), les fonds ne sont pas transférés. En échange de leur contribution, les internautes participants auront droit à une récompense, souvent sous la forme du produit lui-même. Ces dernières années, le design (de produits notamment) et la technologie "ont explosé" et représentent désormais "la plus grosse catégorie" du site, explique Heather Hunt, responsable de ce domaine chez Kickstarter. Si la librairie d'icônes numériques Font Awesome a déjà réussi à lever plus d'un million de dollars, les campagnes portent beaucoup plus souvent sur des produits physiques que des logiciels, dit-elle, "parce que nous sommes une plateforme basée sur les récompenses (aux internautes faisant des dons), qui sont souvent des objets physiques". En 2025, les candidats dans le design et la tech ont attiré environ 400 millions de dollars sur le site. L'intelligence artificielle, qui permet de développer plus rapidement des prototypes mais aussi d'augmenter les capacités des objets personnels connectés, lunettes intelligentes ou robots ménagers, a encore accéléré l'afflux de projets. Kickstarter prélève 5% des sommes collectées si le montant visé est atteint ou dépassé, tout comme son principal concurrent sur le marché du financement participatif sans accès au capital, Indiegogo. "Les fonds d'amorçage" ou les "business angels", premiers investisseurs d'une jeune société qui lui permettent de se lancer, "vont souvent vous saigner" et prendre une place imposante au capital, avertit Anthony Mattana, fondateur de Fraimic (cadres avec des images IA) et habitué de Kickstarter. "Communauté de fidèles" Pour Anthony Mattana, la plateforme autorise, sans ouvrir son actionnariat, à "trouver un marché et pouvoir ensuite aller voir des investisseurs institutionnels en pouvant leur dire: des gens sont intéressés (par le produit), ils en veulent". Car Kickstarter n'est souvent qu'une étape avant l'entrée dans le circuit du capital-investissement traditionnel, mais aussi une validation déterminante d'un concept. "Le financement participatif sans actions joue un rôle très important et multifacettes dans l'écosystème des jeunes entreprises de la tech", abonde Maciej Kuc, numéro deux de Gamefound, qui a racheté Indiegogo en juillet 2025. Le "crowdfunding", de son nom anglais, offre un angle promotionnel différent des campagnes institutionnelles, et la possibilité d'une relation plus directe avec les consommateurs. "Cela aide à bâtir une communauté de fidèles de la première heure, qui sont susceptibles de devenir des ambassadeurs de la marque sur le long terme", explique Maciej Kuc. A tel point que certaines sociétés bien établies et financées reviennent ponctuellement sur Kickstarter pour tester l'appétit pour un prototype. Anthony Mattana cite Peak Design, qui fabrique notamment des supports pour smartphones, "qui ont fait plusieurs levées de fonds auprès d'investisseurs institutionnels, ont (de nombreux) employés mais continuent à lancer (des produits) sur Kickstarter parce que c'est là que se trouve leur communauté".
Texte intégral (595 mots)
Elles pullulaient, dans les allées du dernier salon technologique CES à Las Vegas, en janvier, ces start-up passées par la case Kickstarter, que ce soit Ascentiz ou Dnsys avec leurs exosquelettes, ou Yarbo et ses tondeuses autonomes. Cette plateforme lancée en 2009, qui permet de lever des fonds sans avoir à céder de parts de l'entreprise, était initialement connue pour ses projets artistiques, des jeux de société aux albums musicaux. Les prétendants présentent leur produit ou leur initiative sur la plateforme et se fixent un montant minimum à récolter pour aller de l'avant. Si le seuil n'est pas atteint (dans plus de la moitié des cas), les fonds ne sont pas transférés. En échange de leur contribution, les internautes participants auront droit à une récompense, souvent sous la forme du produit lui-même. Ces dernières années, le design (de produits notamment) et la technologie "ont explosé" et représentent désormais "la plus grosse catégorie" du site, explique Heather Hunt, responsable de ce domaine chez Kickstarter. Si la librairie d'icônes numériques Font Awesome a déjà réussi à lever plus d'un million de dollars, les campagnes portent beaucoup plus souvent sur des produits physiques que des logiciels, dit-elle, "parce que nous sommes une plateforme basée sur les récompenses (aux internautes faisant des dons), qui sont souvent des objets physiques". En 2025, les candidats dans le design et la tech ont attiré environ 400 millions de dollars sur le site. L'intelligence artificielle, qui permet de développer plus rapidement des prototypes mais aussi d'augmenter les capacités des objets personnels connectés, lunettes intelligentes ou robots ménagers, a encore accéléré l'afflux de projets. Kickstarter prélève 5% des sommes collectées si le montant visé est atteint ou dépassé, tout comme son principal concurrent sur le marché du financement participatif sans accès au capital, Indiegogo. "Les fonds d'amorçage" ou les "business angels", premiers investisseurs d'une jeune société qui lui permettent de se lancer, "vont souvent vous saigner" et prendre une place imposante au capital, avertit Anthony Mattana, fondateur de Fraimic (cadres avec des images IA) et habitué de Kickstarter. "Communauté de fidèles" Pour Anthony Mattana, la plateforme autorise, sans ouvrir son actionnariat, à "trouver un marché et pouvoir ensuite aller voir des investisseurs institutionnels en pouvant leur dire: des gens sont intéressés (par le produit), ils en veulent". Car Kickstarter n'est souvent qu'une étape avant l'entrée dans le circuit du capital-investissement traditionnel, mais aussi une validation déterminante d'un concept. "Le financement participatif sans actions joue un rôle très important et multifacettes dans l'écosystème des jeunes entreprises de la tech", abonde Maciej Kuc, numéro deux de Gamefound, qui a racheté Indiegogo en juillet 2025. Le "crowdfunding", de son nom anglais, offre un angle promotionnel différent des campagnes institutionnelles, et la possibilité d'une relation plus directe avec les consommateurs. "Cela aide à bâtir une communauté de fidèles de la première heure, qui sont susceptibles de devenir des ambassadeurs de la marque sur le long terme", explique Maciej Kuc. A tel point que certaines sociétés bien établies et financées reviennent ponctuellement sur Kickstarter pour tester l'appétit pour un prototype. Anthony Mattana cite Peak Design, qui fabrique notamment des supports pour smartphones, "qui ont fait plusieurs levées de fonds auprès d'investisseurs institutionnels, ont (de nombreux) employés mais continuent à lancer (des produits) sur Kickstarter parce que c'est là que se trouve leur communauté".

04.06.2026 à 09:59

FRANCE24
img
Fraîchement réaménagée pour permettre aux visiteurs d'"interagir" avec certains objets exposés ainsi que pour les prendre en photo sans restriction, la galerie blanche du sol au plafond à l'éclairage tamisé a été pensée pour favoriser une expérience "immersive", explique à l'AFP Tinuke Odunfa, qui a piloté le relooking. La galerie abrite l'une des collections les plus complètes du pays, avec des objets archéologiques et ethnographiques majeurs tels que les terres cuites Nok du Ve siècle, classés par ordre chronologique, chacun accompagné d’une brève note explicative. Quelques pièces de l'exposition permanente, en particulier celles en bois et en métal, sont disposées de manière à ce que les visiteurs puissent les toucher et "les ressentir", abonde Olusegun Adeleye, 51 ans, responsable des expositions du musée. "Cela me rappelle certains aspects des musées londoniens", réagit Joanna Lampejo, 38 ans, une Londonienne qui visite le Nigeria pour la première fois. "British Museum, how far ?" Entre humour et provocation, dans un coin de la galerie, trônent trois boîtes vides, simplement occupées par un petit drapeau nigérian et une inscription "British Museum, how far?" ("Que se passe-t-il" en pidgin nigérian). Le message invective directement le British Museum, qui refuse de restituer au Nigeria les oeuvres pillées pendant la colonisation, contrairement à d'autres institutions d'art internationales et certaines anciennes puissances coloniales qui ont consenti à rendre un certain nombre de ces trésors. Au Nigeria, ce sont principalement des bronzes du royaume du Bénin qui ont été restitués ces dernières années par des institutions allemandes, écossaises, néerlandaises et américaines, mais on estime que des centaines d'autres objets se trouvent encore en Europe et en Amérique. Ces objets d'art et d'artisanat ont été pillés en 1897 par l'armée britannique lors d'une expédition punitive marquée par la mise à sac de l'actuelle Benin City, ancienne capitale du Royaume du Bénin et actuelle capitale de l'Etat d'Edo dans le sud du Nigeria. "Cette rénovation montre que nous pouvons protéger et préserver nos objets nous-mêmes, nous n'avons pas besoin qu'un autre pays le fasse à notre place", affirme la conservatrice du musée, Nkechi Adedeji. Réseaux sociaux Depuis que la galerie rénovée a ouvert ses portes au public en avril, elle attire plus de visiteurs qu'auparavant, déclare Mme Adedeji, sans donner de chiffres. Son nouveau look photogénique attire davantage d'écoliers et de jeunes adultes, les photos et les vidéos étant de plus en plus partagées en ligne sur les réseaux sociaux, ce qui en fait une destination populaire parmi les "créateurs de contenu" actifs sur Instagram et TikTok. "Ils viennent ici, créent du contenu et, en un clin d'œil, c'est partout", commente la conservatrice, heureuse de pouvoir affirmer que désormais, "les jeunes affluent en masse". "J'adore la façon dont les objets sont exposés", s'enthousiasme Oyin Isioye, une photographe de 25 ans qui visite le musée pour la première fois et a "appris beaucoup de choses...d'où viennent les objets, ce qu'ils représentent". A travers le pays le plus peuplé d'Afrique, d'autres projets de rénovation des sites des musées nationaux sont envisagés, notamment pour accueillir le retour de nouvelles oeuvres pillées. Mais les financements sont maigres et le gouvernement nigérian recherche des partenaires privés pour mener à bien le vaste chantier de résurrection de ses musées.
Texte intégral (595 mots)
Fraîchement réaménagée pour permettre aux visiteurs d'"interagir" avec certains objets exposés ainsi que pour les prendre en photo sans restriction, la galerie blanche du sol au plafond à l'éclairage tamisé a été pensée pour favoriser une expérience "immersive", explique à l'AFP Tinuke Odunfa, qui a piloté le relooking. La galerie abrite l'une des collections les plus complètes du pays, avec des objets archéologiques et ethnographiques majeurs tels que les terres cuites Nok du Ve siècle, classés par ordre chronologique, chacun accompagné d’une brève note explicative. Quelques pièces de l'exposition permanente, en particulier celles en bois et en métal, sont disposées de manière à ce que les visiteurs puissent les toucher et "les ressentir", abonde Olusegun Adeleye, 51 ans, responsable des expositions du musée. "Cela me rappelle certains aspects des musées londoniens", réagit Joanna Lampejo, 38 ans, une Londonienne qui visite le Nigeria pour la première fois. "British Museum, how far ?" Entre humour et provocation, dans un coin de la galerie, trônent trois boîtes vides, simplement occupées par un petit drapeau nigérian et une inscription "British Museum, how far?" ("Que se passe-t-il" en pidgin nigérian). Le message invective directement le British Museum, qui refuse de restituer au Nigeria les oeuvres pillées pendant la colonisation, contrairement à d'autres institutions d'art internationales et certaines anciennes puissances coloniales qui ont consenti à rendre un certain nombre de ces trésors. Au Nigeria, ce sont principalement des bronzes du royaume du Bénin qui ont été restitués ces dernières années par des institutions allemandes, écossaises, néerlandaises et américaines, mais on estime que des centaines d'autres objets se trouvent encore en Europe et en Amérique. Ces objets d'art et d'artisanat ont été pillés en 1897 par l'armée britannique lors d'une expédition punitive marquée par la mise à sac de l'actuelle Benin City, ancienne capitale du Royaume du Bénin et actuelle capitale de l'Etat d'Edo dans le sud du Nigeria. "Cette rénovation montre que nous pouvons protéger et préserver nos objets nous-mêmes, nous n'avons pas besoin qu'un autre pays le fasse à notre place", affirme la conservatrice du musée, Nkechi Adedeji. Réseaux sociaux Depuis que la galerie rénovée a ouvert ses portes au public en avril, elle attire plus de visiteurs qu'auparavant, déclare Mme Adedeji, sans donner de chiffres. Son nouveau look photogénique attire davantage d'écoliers et de jeunes adultes, les photos et les vidéos étant de plus en plus partagées en ligne sur les réseaux sociaux, ce qui en fait une destination populaire parmi les "créateurs de contenu" actifs sur Instagram et TikTok. "Ils viennent ici, créent du contenu et, en un clin d'œil, c'est partout", commente la conservatrice, heureuse de pouvoir affirmer que désormais, "les jeunes affluent en masse". "J'adore la façon dont les objets sont exposés", s'enthousiasme Oyin Isioye, une photographe de 25 ans qui visite le musée pour la première fois et a "appris beaucoup de choses...d'où viennent les objets, ce qu'ils représentent". A travers le pays le plus peuplé d'Afrique, d'autres projets de rénovation des sites des musées nationaux sont envisagés, notamment pour accueillir le retour de nouvelles oeuvres pillées. Mais les financements sont maigres et le gouvernement nigérian recherche des partenaires privés pour mener à bien le vaste chantier de résurrection de ses musées.

04.06.2026 à 09:57

FRANCE24
img
Texte intégral (595 mots)
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞