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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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26.01.2026 à 13:07

JO-2026: triple médaillé olympique en ski, Alexis Pinturault grand absent de la sélection

FRANCE24
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Le skieur de Courchevel aux 34 victoires en Coupe du monde, trois podiums olympiques et trois titres mondiaux, en manque de gros résultats cet hiver, n'a pas été retenu parmi les sept hommes sélectionnés en ski alpin, dont le champion olympique du slalom Clément Noël et la révélation de l'hiver Paco Rassat. En raison d'une règle complexe d'allocation des quotas olympiques entre les pays par la Fédération internationale de ski, qui prend en compte les résultats depuis un an et demi en privilégiant les skieurs polyvalents, le clan français avait déchanté il y a dix jours en comprenant qu'au lieu des 11 places escomptées pour les hommes, il n'en obtiendrait finalement que sept (huit pour les femmes). "Ça va être assez difficile", anticipait déjà mi-janvier Xavier Fournier-Bidoz, entraîneur du groupe vitesse de l'équipe de France. Pour quelques skieurs (le champion olympique Clément Noël, la révélation du slalom Paco Rassat, le spécialiste de la vitesse Nils Allègre), la sélection ne faisait pas de doute mais pour d'autres cas les sélectionneurs avaient de quoi s'arracher les cheveux. En slalom, qui de Steven Amiez ou de Victor Muffat-Jeandet, tous les deux dans le top 15 mondial ? En vitesse, Nils Alphand et Matthieu Bailet ont montré qu'ils pouvaient frapper de grands coups, mais Maxence Muzaton a redistribué toutes les cartes samedi en arrachant à 35 ans et à la surprise générale la 3e place de la mythique descente de Kitzbühel. Et en géant, comment décider de se priver d'Alexis Pinturault, immense nom du ski français, quand bien même il n'est pas le plus performant cet hiver ? Face au casse-tête, les sélectionneurs ont tranché. Ce sera Nils Alphand et Maxence Muzaton en vitesse, Steven Amiez en slalom et Léo Anguenot en géant. En renonçant donc à Alexis Pinturault, cadre de l'équipe de France depuis plus de douze ans. "Je n'estime pas avoir un passe-droit" A 34 ans, le skieur de Courchevel avait fait des Jeux olympiques de Milan Cortina une des ses principales sources de motivation pour ne pas arrêter pour de bon sa carrière après deux graves blessures aux genoux en janvier 2024 puis en janvier 2025. Triple médaillé olympique, la première fois en 2014 (3e en géant), il avait décidé, cette saison, d'abandonner les épreuves de vitesse, auxquelles il s'était consacré depuis deux ans, pour se concentrer uniquement sur le géant, "ce que je maîtrise le mieux" et y espérer une qualification olympique. Mais les résultats cet hiver (trois top 15, cinq top 20 en six courses en Coupe du monde) n'auront pas été suffisants. "J'avais utilisé les mots +course contre la montre+, je n'ai pas parlé de +préparation+ dans l'objectif des Jeux olympiques. J'étais lucide sur le fait qu'il y a énormément de choses à reconstruire dans un temps qui est très court", affirmait-il début janvier, déjà conscient que sa place n'était pas garantie. "Je n'estime pas avoir un passe-droit, je pense que, comme tout le monde, je dois montrer des résultats", ajoutait alors le vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2021. Le skieur doit s'aligner mardi sur le géant de Coupe du monde à Schladming en Autriche. Il a plusieurs fois répété qu'il voulait se laisser le temps de la réflexion avant de décider de prendre sa retraite, évoquant la possibilité de continuer jusqu'aux Mondiaux-2027. Chez les femmes, la France disposait de huit quotas en ski alpin, pour à peine plus d'athlètes évoluant sur le circuit de la Coupe du monde. Cheffe de file des Bleues, Romane Miradoli a été sélectionnée avec Camille Cerutti et Laura Gauché, Marie Lamure, Marion Chevrier, Clara Direz, Caitlin McFarlane et Doriane Escané. Au total 160 athlètes français (158 + 2 remplaçants pour le bobsleigh) ont été sélectionnés pour les JO de Milan Cortina, un record pour des Jeux d'hiver. La France vise "un top 5 olympique", avec l'ambition de faire "un peu plus de 50% de médailles par rapport aux Jeux de Pékin" en 2022 (14 médailles, dont 5 en or), avait indiqué en octobre dernier Yann Cucherat, manager de la haute performance à l'Agence nationale du sport.

26.01.2026 à 13:05

Ran Gvili, "le défenseur d'Aloumim", dernier otage israélien à Gaza, tué le 7-Octobre

FRANCE24
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Agé de 24 ans, ce sous-officier passionné de moto et membre de Yassam, une unité d'élite de la police, dans la région désertique du Néguev, était en arrêt maladie le jour de l'attaque, dans l'attente d'une opération à l'épaule, selon sa famille. Vivant dans la petite ville de Meitar (sud) avec ses parents, le jeune homme décide de sortir de chez lui avec son arme personnelle pour rejoindre son unité quand il comprend que celle-ci se porte au devant des combattants du mouvement islamiste palestinien infiltrés en Israël. Surnommé le "défenseur d'Aloumim", il est blessé dans des combats devant ce kibboutz à moins de 5 kilomètres de la bande de Gaza. "Nous avons été blessés tous les deux", a raconté à la chaîne de télévision publique KAN le colonel Guy Madar, présent à son côté devant l'entrée du kibboutz Aloumim, théâtre de combats ayant opposé selon son témoignage des défenseurs israéliens en nombre très inférieur à une quarantaine d'assaillants palestiniens. Cet officier de l'armée, le dernier à l'avoir vu, raconte qu'ils se sont séparés après avoir été blessés. Il faudra plusieurs mois avant que les autorités israéliennes annoncent en janvier 2024 aux parents que le jeune policier avait été tué le 7-Octobre et son corps emmené dans la bande de Gaza pour servir d'otage. "Là pour tout le monde" "Le 7-Octobre (...) il a couru pour aider, pour sauver des gens (...) alors même qu'il était déjà blessé. Mais c'était Rani (son diminutif, NDLR), courant toujours de l'avant, le premier à aider et le premier à se jeter dans l'action", a dit son père Yitzik Gvili, lors d'un entretien avec l'AFP en décembre. Agile de ses mains, le jeune homme profitait de son congé maladie pour effectuer des travaux dans la maison familiale. Son père se souvient l'avoir vu travailler devant la maison avec un ouvrier palestinien de Gaza, quelques jours avant l'attaque du Hamas. "Il est parti le premier et revient le dernier", répète sa mère, Talik Gvili, lors des événements organisés à travers le pays pour exiger son retour avant le passage à la phase 2 du plan américain pour Gaza. Un de ses amis proches, Emmanuel Ohayon, a décrit Ran Gvili comme "un homme de grande stature physique, mais aussi doux et agréable". "Lorsqu'il entrait dans une pièce, on sentait sa présence — non pas à cause de sa taille, mais parce qu'il savait être là pour tout le monde", a ajouté M. Ohayon samedi soir, lors du rassemblement hebdomadaire à Meitar pour demander son retour. Le 7 octobre 2023, au cours de l'attaque du Hamas ayant déclenché la guerre de Gaza, 251 personnes, dont 44 déjà mortes, ont été emmenées pour servir d'otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité. A ce jour, tous les captifs sont rentrés, à l'exception de la dépouille de Ran Gvili.

26.01.2026 à 13:00

Froid polaire aux Etats-Unis : plus d'un million de foyers privés d'électricité

FRANCE24
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Une tempête hivernale majeure a causé la mort d'au moins dix personnes aux Etats-Unis, privant également plus d'un million de foyers d'électricité et clouant au sol des milliers d'avions.
Texte intégral (508 mots)
Une tempête hivernale majeure a causé la mort d'au moins dix personnes aux Etats-Unis, privant également plus d'un million de foyers d'électricité et clouant au sol des milliers d'avions.

26.01.2026 à 12:51

Grève reconduite au Louvre : le musée de nouveau fermé lundi

FRANCE24
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Fragilisé par le casse du 19 octobre, le musée le plus visité du monde peine à mettre fin à ce conflit social, l’un des plus longs de son histoire, malgré plusieurs séances de négociations avec le ministère de la Culture et la direction. Réunis lundi matin en assemblée générale, au moins 300 salariés ont voté la reconduction de la grève lancée le 15 décembre pour dénoncer les sous-effectifs et les écarts de rémunération avec d’autres agents relevant du ministère de la Culture, selon les syndicats CGT et CFDT. "Ce qu’il nous faut, c’est une volonté politique pour que ces écarts de rémunération soient compensés sans attendre", a déclaré à l’AFP Christian Galani, qui dit vouloir prendre au mot la ministre de la Culture, Rachida Dati, laquelle a jugé les revendications des grévistes "légitimes". "Si nos demandes sont légitimes, il faut qu’elle s’en occupe avant son départ du ministère" pour briguer la mairie de Paris, a-t-il ajouté. Selon Valérie Baud, représentante de la CFDT, la direction du Louvre a transmis dimanche une "première mouture" de propositions sur les conditions de travail, jugée "insuffisante" par les salariés. Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à trois reprises et d’ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions. Même lorsque la grève n’était pas reconduite, les assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé d’environ deux heures l’ouverture du musée, au grand dam des touristes massés devant les entrées. Mi-janvier, le Louvre avait évalué à "au moins un million d’euros" les pertes de recettes liées à ce mouvement social.
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Fragilisé par le casse du 19 octobre, le musée le plus visité du monde peine à mettre fin à ce conflit social, l’un des plus longs de son histoire, malgré plusieurs séances de négociations avec le ministère de la Culture et la direction. Réunis lundi matin en assemblée générale, au moins 300 salariés ont voté la reconduction de la grève lancée le 15 décembre pour dénoncer les sous-effectifs et les écarts de rémunération avec d’autres agents relevant du ministère de la Culture, selon les syndicats CGT et CFDT. "Ce qu’il nous faut, c’est une volonté politique pour que ces écarts de rémunération soient compensés sans attendre", a déclaré à l’AFP Christian Galani, qui dit vouloir prendre au mot la ministre de la Culture, Rachida Dati, laquelle a jugé les revendications des grévistes "légitimes". "Si nos demandes sont légitimes, il faut qu’elle s’en occupe avant son départ du ministère" pour briguer la mairie de Paris, a-t-il ajouté. Selon Valérie Baud, représentante de la CFDT, la direction du Louvre a transmis dimanche une "première mouture" de propositions sur les conditions de travail, jugée "insuffisante" par les salariés. Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à trois reprises et d’ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions. Même lorsque la grève n’était pas reconduite, les assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé d’environ deux heures l’ouverture du musée, au grand dam des touristes massés devant les entrées. Mi-janvier, le Louvre avait évalué à "au moins un million d’euros" les pertes de recettes liées à ce mouvement social.

26.01.2026 à 12:41

Trafic d'êtres humains: plus de 3.700 arrestations dans le monde, annonce Interpol

FRANCE24
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Baptisée Liberterra III, elle s'est déroulée du 10 au 21 novembre 2025 dans 119 pays, mobilisant plus de 14.000 agents des forces de l'ordre, a précisé dans un communiqué l'organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon (France). Selon les premiers rapports transmis par les pays participants, 3.744 suspects ont été interpellés dont plus de 1.800 pour des infractions liées à la traite des êtres humains et au trafic de migrants. Plus de 720 nouvelles enquêtes ont été ouvertes dont un grand nombre "sont toujours en cours", a-t-elle ajouté. "Ces groupes criminels sont très résistants et ils se sont adaptés rapidement, les forces de l'ordre doivent donc en faire autant", a déclaré David Caunter, le directeur du département de la criminalité organisée et émergente d'Interpol, lors d'une conférence de presse. L'opération Liberterra a, en outre, permis de protéger "4.414 victimes potentielles de la traite des êtres humains et de détecter 12.992 migrants en situation irrégulière". Les cas impliquant des victimes sud-américaines et asiatiques en Afrique "témoignent d'une évolution de la dynamique de la traite, contrastant avec les schémas observés historiquement, à savoir l'acheminement de victimes africaines vers l'étranger", précise le communiqué. Si l'exploitation sexuelle demeure largement signalée, le travail forcé et la criminalité sont en nette progression, outre des cas de servitude domestique et de prélèvements d'organes. Parmi les victimes évoquées : des enfants qui ont travaillé dans une verrerie au Belize, une jeune fille vendue à un homme de 73 ans au Salvador et un garçon de huit ans enlevé au Mozambique pour un trafic d'organes, précise le document. Au Costa Rica, un homme surnommé "El Gordo", accusé d'avoir contraint des mineures d'un lycée technique à tourner des vidéos à caractère sexuel a été arrêté, un réseau transnational de passeurs de migrants lié au Pakistan, à l'Afghanistan, au Mexique et aux États-Unis démantelé au Brésil, selon Interpol. Au Pérou, la police a mis fin aux exactions d'un groupe criminel soupçonné d'avoir fait passer clandestinement trente migrants vénézuéliens, dont six mineurs, au Chili. En Asie, des actions ont été menées contre des centres d'escroquerie en ligne présumés, notamment avec le démantèlement en Birmanie d'un complexe abritant quelque 450 personnes.
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Baptisée Liberterra III, elle s'est déroulée du 10 au 21 novembre 2025 dans 119 pays, mobilisant plus de 14.000 agents des forces de l'ordre, a précisé dans un communiqué l'organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon (France). Selon les premiers rapports transmis par les pays participants, 3.744 suspects ont été interpellés dont plus de 1.800 pour des infractions liées à la traite des êtres humains et au trafic de migrants. Plus de 720 nouvelles enquêtes ont été ouvertes dont un grand nombre "sont toujours en cours", a-t-elle ajouté. "Ces groupes criminels sont très résistants et ils se sont adaptés rapidement, les forces de l'ordre doivent donc en faire autant", a déclaré David Caunter, le directeur du département de la criminalité organisée et émergente d'Interpol, lors d'une conférence de presse. L'opération Liberterra a, en outre, permis de protéger "4.414 victimes potentielles de la traite des êtres humains et de détecter 12.992 migrants en situation irrégulière". Les cas impliquant des victimes sud-américaines et asiatiques en Afrique "témoignent d'une évolution de la dynamique de la traite, contrastant avec les schémas observés historiquement, à savoir l'acheminement de victimes africaines vers l'étranger", précise le communiqué. Si l'exploitation sexuelle demeure largement signalée, le travail forcé et la criminalité sont en nette progression, outre des cas de servitude domestique et de prélèvements d'organes. Parmi les victimes évoquées : des enfants qui ont travaillé dans une verrerie au Belize, une jeune fille vendue à un homme de 73 ans au Salvador et un garçon de huit ans enlevé au Mozambique pour un trafic d'organes, précise le document. Au Costa Rica, un homme surnommé "El Gordo", accusé d'avoir contraint des mineures d'un lycée technique à tourner des vidéos à caractère sexuel a été arrêté, un réseau transnational de passeurs de migrants lié au Pakistan, à l'Afghanistan, au Mexique et aux États-Unis démantelé au Brésil, selon Interpol. Au Pérou, la police a mis fin aux exactions d'un groupe criminel soupçonné d'avoir fait passer clandestinement trente migrants vénézuéliens, dont six mineurs, au Chili. En Asie, des actions ont été menées contre des centres d'escroquerie en ligne présumés, notamment avec le démantèlement en Birmanie d'un complexe abritant quelque 450 personnes.

26.01.2026 à 12:39

Éolien offshore : à Hambourg, neuf pays misent gros sur la mer du Nord

Christophe DANSETTE
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Neuf pays riverains de la mer du Nord se retrouvent à Hambourg pour un sommet stratégique consacré à l’éolien offshore, devenu un pilier de la souveraineté énergétique et industrielle européenne. La sécurité maritime et les tensions géopolitiques, avec en toile de fond le Groenland, s’invitent aussi à l’agenda. Explications.
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Neuf pays riverains de la mer du Nord se retrouvent à Hambourg pour un sommet stratégique consacré à l’éolien offshore, devenu un pilier de la souveraineté énergétique et industrielle européenne. La sécurité maritime et les tensions géopolitiques, avec en toile de fond le Groenland, s’invitent aussi à l’agenda. Explications.

26.01.2026 à 12:31

Bronchiolite: l'UE étend l'autorisation du vaccin Arexvy de GSK à tous les adultes

FRANCE24
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Le vaccin Arexvy, contre le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite, est jusqu'à présent approuvé chez les adultes âgés de 60 ans et plus, ainsi que chez les personnes âgées de 50 à 59 ans présentant un risque accru de contracter une maladie liée au VRS. "La mise à jour de l'indication permet désormais aux pays européens de mettre le vaccin à la disposition de tous les adultes âgés de 18 ans et plus", souligne GSK dans un communiqué. Dans l'Union européenne, 158.000 adultes âgés de 18 ans et plus sont hospitalisés chaque année en raison d'infections au VRS, souligne le groupe pharmaceutique. Chez les personnes en bonne santé, les symptômes d'une infection au VRS, qui affecte les poumons et les voies respiratoires, sont généralement bénins et disparaissent en une semaine. Cependant, le VRS peut entraîner des maladies graves, voire le décès, chez les personnes vulnérables, notamment les prématurés et les nourrissons, les enfants atteints de maladies pulmonaires chroniques ou de cardiopathies congénitales, et les personnes âgées de plus de 65 ans. Contagieux, le VRS touche chaque année environ 64 millions de personnes de tous âges dans le monde et cause 160.000 décès chaque année, selon l'institut de recherche américain sur les allergies et maladies infectieuses.
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Le vaccin Arexvy, contre le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite, est jusqu'à présent approuvé chez les adultes âgés de 60 ans et plus, ainsi que chez les personnes âgées de 50 à 59 ans présentant un risque accru de contracter une maladie liée au VRS. "La mise à jour de l'indication permet désormais aux pays européens de mettre le vaccin à la disposition de tous les adultes âgés de 18 ans et plus", souligne GSK dans un communiqué. Dans l'Union européenne, 158.000 adultes âgés de 18 ans et plus sont hospitalisés chaque année en raison d'infections au VRS, souligne le groupe pharmaceutique. Chez les personnes en bonne santé, les symptômes d'une infection au VRS, qui affecte les poumons et les voies respiratoires, sont généralement bénins et disparaissent en une semaine. Cependant, le VRS peut entraîner des maladies graves, voire le décès, chez les personnes vulnérables, notamment les prématurés et les nourrissons, les enfants atteints de maladies pulmonaires chroniques ou de cardiopathies congénitales, et les personnes âgées de plus de 65 ans. Contagieux, le VRS touche chaque année environ 64 millions de personnes de tous âges dans le monde et cause 160.000 décès chaque année, selon l'institut de recherche américain sur les allergies et maladies infectieuses.

26.01.2026 à 12:21

Femmes et enfants dénudés par l'IA Grok : l'UE ouvre une enquête visant le réseau social X

FRANCE24
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L'Europe ne "tolérera pas les comportements insensés" des plateformes numériques, comme "les fausses images dénudées de femmes et d'enfant", a affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, dans une déclaration à l'AFP. "Notre position est claire: nous ne confierons pas le consentement et la protection de l'enfance à des plateformes technologiques pour qu'elles les violent et les monétisent", a assuré la cheffe de l'exécutif européen, ajoutant que "des mesures ont été prises, mais nous devons en faire plus protéger les citoyens, en ligne comme hors ligne". Cette nouvelle enquête vise à vérifier si le réseau, anciennement connu sous le nom de Twitter, a enfreint les puissantes règles européennes sur le numérique qui lui imposent de protéger les utilisateurs contre les contenus illégaux. L'exécutif européen a par ailleurs décidé d'étendre le périmètre d'une première enquête lancée en décembre 2023 contre X, toujours dans le cadre de sa législation sur les services numériques, le DSA (Digital services act). En cause: une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de demander à Grok de créer de fausses images dénudées à partir de photos réelles de mineurs ou de femmes. Des millions d'images sexualisées Face au tollé soulevé par la prolifération de telles images, des procédures ont déjà été lancées dans plusieurs pays, notamment en France et au Royaume-Uni, et l'accès à X a même été suspendu ou bloqué par plusieurs Etats. Après avoir d'abord limité l'accès à cette fonctionnalité, X a annoncé mi-janvier un bridage de son outil d'IA dans les pays où la création de telles images sexuelles est illégale. Selon une étude publiée par le Center for Countering Digital Hate, ONG qui dénonce fréquemment les pratiques de X, Grok a généré quelque trois millions d'images sexualisées de femmes et d'enfants sur une période de 11 jours seulement, soit 190 images par minute en moyenne. Une autre analyse, réalisée par l'organisation AI Forensics, montrait que sur plus de 20.000 images générées par Grok, plus de la moitié représentaient des personnes légèrement vêtues, dont 81% étaient des femmes et 2% paraissaient mineures. Parallèlement à la nouvelle procédure lancée lundi, la Commission européenne a en outre décidé d'étendre le périmètre d'une autre enquête lancée en décembre 2023 contre X, qui l'avait déjà poussée à infliger en décembre une amende de 120 millions d'euros au réseau d'Elon Musk. Menaces de Trump Le réseau social était dans le collimateur de l'Union européenne depuis plusieurs semaines en raison de ce scandale. Bruxelles avait pris une première mesure début janvier, en ordonnant à X de conserver tous ses documents et données internes relatifs à Grok, jusqu'à la fin de l'année. Avec cette nouvelle procédure ciblant X, l'Europe prend le risque de s'attirer de nouvelles représailles de la part du président américain Donald Trump, alors que les tensions suscitées par sa volonté de s'emparer du Groenland viennent juste de s'apaiser. M. Trump ne cesse d'accuser Bruxelles de cibler via sa législation numérique les champions américains de la tech. Son administration a pris des mesures en représailles fin décembre, en imposant des sanctions à l'ancien commissaire Thierry Breton, artisan du DSA, ainsi qu'à quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.
Texte intégral (611 mots)
L'Europe ne "tolérera pas les comportements insensés" des plateformes numériques, comme "les fausses images dénudées de femmes et d'enfant", a affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, dans une déclaration à l'AFP. "Notre position est claire: nous ne confierons pas le consentement et la protection de l'enfance à des plateformes technologiques pour qu'elles les violent et les monétisent", a assuré la cheffe de l'exécutif européen, ajoutant que "des mesures ont été prises, mais nous devons en faire plus protéger les citoyens, en ligne comme hors ligne". Cette nouvelle enquête vise à vérifier si le réseau, anciennement connu sous le nom de Twitter, a enfreint les puissantes règles européennes sur le numérique qui lui imposent de protéger les utilisateurs contre les contenus illégaux. L'exécutif européen a par ailleurs décidé d'étendre le périmètre d'une première enquête lancée en décembre 2023 contre X, toujours dans le cadre de sa législation sur les services numériques, le DSA (Digital services act). En cause: une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de demander à Grok de créer de fausses images dénudées à partir de photos réelles de mineurs ou de femmes. Des millions d'images sexualisées Face au tollé soulevé par la prolifération de telles images, des procédures ont déjà été lancées dans plusieurs pays, notamment en France et au Royaume-Uni, et l'accès à X a même été suspendu ou bloqué par plusieurs Etats. Après avoir d'abord limité l'accès à cette fonctionnalité, X a annoncé mi-janvier un bridage de son outil d'IA dans les pays où la création de telles images sexuelles est illégale. Selon une étude publiée par le Center for Countering Digital Hate, ONG qui dénonce fréquemment les pratiques de X, Grok a généré quelque trois millions d'images sexualisées de femmes et d'enfants sur une période de 11 jours seulement, soit 190 images par minute en moyenne. Une autre analyse, réalisée par l'organisation AI Forensics, montrait que sur plus de 20.000 images générées par Grok, plus de la moitié représentaient des personnes légèrement vêtues, dont 81% étaient des femmes et 2% paraissaient mineures. Parallèlement à la nouvelle procédure lancée lundi, la Commission européenne a en outre décidé d'étendre le périmètre d'une autre enquête lancée en décembre 2023 contre X, qui l'avait déjà poussée à infliger en décembre une amende de 120 millions d'euros au réseau d'Elon Musk. Menaces de Trump Le réseau social était dans le collimateur de l'Union européenne depuis plusieurs semaines en raison de ce scandale. Bruxelles avait pris une première mesure début janvier, en ordonnant à X de conserver tous ses documents et données internes relatifs à Grok, jusqu'à la fin de l'année. Avec cette nouvelle procédure ciblant X, l'Europe prend le risque de s'attirer de nouvelles représailles de la part du président américain Donald Trump, alors que les tensions suscitées par sa volonté de s'emparer du Groenland viennent juste de s'apaiser. M. Trump ne cesse d'accuser Bruxelles de cibler via sa législation numérique les champions américains de la tech. Son administration a pris des mesures en représailles fin décembre, en imposant des sanctions à l'ancien commissaire Thierry Breton, artisan du DSA, ainsi qu'à quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.

26.01.2026 à 12:11

Extrême droite: la justice sonne la fin de la dynastie Bompard à Orange

FRANCE24
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Yann Bompard, jugé à Marseille pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, devra aussi démissionner de son mandat de conseiller départemental. Il avait succédé à son père, Jacques Bompard, maire de cette ville de 30.000 habitants depuis 1995, quand celui-ci avait été condamné pour prise illégale d'intérêt. L'élu n'était pas présent à l'annonce du jugement lundi matin. Sollicités par l'AFP après l'audience, ses avocats n'ont pas souhaité faire de commentaire. La députée RN Marie-France Lorho, elle aussi prévenue dans cette affaire comme employeuse de Yann Bompard, est elle venue à la barre. Le tribunal correctionnel de Marseille l'a également condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Tous deux sont aussi condamnés à 18 mois de prison avec sursis. Expliquant la décision d'exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n'étaient "pas aptes à exercer (leurs) fonctions et ce dès aujourd'hui". L'avocat de Mme Lorho, Guillaume de Palma, a indiqué à l'AFP qu'elle resterait députée "jusqu'à la fin de son mandat actuel", comme le prévoit la jurisprudence et que sa cliente n'avait pas encore décidé d'un éventuel appel. Marie-France Lorho était devenue députée sous l'étiquette Ligue du Sud, petit parti créé par Jacques Bompard, quand celui-ci avait laissé sa place pour cause de cumul des mandats en 2017. C'est à la fin de ce premier mandat qu'elle avait engagé Yann Bompard comme collaborateur, avant d'être reconduite en 2022 puis en 2024, cette fois sous l'étiquette RN. "Facteur aggravant" La justice lui reproche de ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail alors que M. Bompard ne l'effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie d'Orange, fin 2021. La présidente du tribunal a fait remarquer que Yann Bompard n'utilisait plus les moyens mis à sa disposition pour faire son travail de collaborateur parlementaire, "son bureau, son adresse mail". Les multiples casquettes du fils Bompard, conseiller départemental, président d'intercommunalité, collaborateur parlementaire puis, surtout, maire d'Orange, faisaient que "matériellement (...) il manquait de temps pour remplir ses obligations contractuelles" dont "la grande majorité (...) n'était pas effectuée", avait pointé la procureure lors de l'audience, en réclamant cette peine d'inéligibilité avec application immédiate. "Alors qu’elle disposait des moyens de mettre fin à l’infraction, Marie-France Lorho a persisté à employer et à rémunérer Yann Bompard, et ce pendant plus d’une année", a relevé le tribunal dans ses motivations. Le tribunal a aussi estimé que les justifications de Mme Lorho, qui a fait part de craintes des réactions de la famille Bompard si elle mettait fin à leur collaboration, est un "facteur aggravant. "Marie-France Lorho a choisi de se positionner puis de se maintenir sous la coupe d’un responsable politique local. Elle a choisi de favoriser les intérêts financiers de la famille de ce dernier" et "de préserver son propre avenir politique au détriment du bien public". Elle a également été condamnée à une amende de 10.000 euros. Jacques Bompard, lui, accusé de s'être enrichi personnellement en percevant un salaire indu, est condamné à une amende de 40.000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75.000 euros à l'Assemblée nationale, partie civile.
Texte intégral (555 mots)
Yann Bompard, jugé à Marseille pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, devra aussi démissionner de son mandat de conseiller départemental. Il avait succédé à son père, Jacques Bompard, maire de cette ville de 30.000 habitants depuis 1995, quand celui-ci avait été condamné pour prise illégale d'intérêt. L'élu n'était pas présent à l'annonce du jugement lundi matin. Sollicités par l'AFP après l'audience, ses avocats n'ont pas souhaité faire de commentaire. La députée RN Marie-France Lorho, elle aussi prévenue dans cette affaire comme employeuse de Yann Bompard, est elle venue à la barre. Le tribunal correctionnel de Marseille l'a également condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Tous deux sont aussi condamnés à 18 mois de prison avec sursis. Expliquant la décision d'exécution provisoire, la présidente du tribunal a estimé que les deux prévenus n'étaient "pas aptes à exercer (leurs) fonctions et ce dès aujourd'hui". L'avocat de Mme Lorho, Guillaume de Palma, a indiqué à l'AFP qu'elle resterait députée "jusqu'à la fin de son mandat actuel", comme le prévoit la jurisprudence et que sa cliente n'avait pas encore décidé d'un éventuel appel. Marie-France Lorho était devenue députée sous l'étiquette Ligue du Sud, petit parti créé par Jacques Bompard, quand celui-ci avait laissé sa place pour cause de cumul des mandats en 2017. C'est à la fin de ce premier mandat qu'elle avait engagé Yann Bompard comme collaborateur, avant d'être reconduite en 2022 puis en 2024, cette fois sous l'étiquette RN. "Facteur aggravant" La justice lui reproche de ne pas avoir mis fin à ce contrat de travail alors que M. Bompard ne l'effectuait plus après avoir succédé à son père Jacques à la tête de la mairie d'Orange, fin 2021. La présidente du tribunal a fait remarquer que Yann Bompard n'utilisait plus les moyens mis à sa disposition pour faire son travail de collaborateur parlementaire, "son bureau, son adresse mail". Les multiples casquettes du fils Bompard, conseiller départemental, président d'intercommunalité, collaborateur parlementaire puis, surtout, maire d'Orange, faisaient que "matériellement (...) il manquait de temps pour remplir ses obligations contractuelles" dont "la grande majorité (...) n'était pas effectuée", avait pointé la procureure lors de l'audience, en réclamant cette peine d'inéligibilité avec application immédiate. "Alors qu’elle disposait des moyens de mettre fin à l’infraction, Marie-France Lorho a persisté à employer et à rémunérer Yann Bompard, et ce pendant plus d’une année", a relevé le tribunal dans ses motivations. Le tribunal a aussi estimé que les justifications de Mme Lorho, qui a fait part de craintes des réactions de la famille Bompard si elle mettait fin à leur collaboration, est un "facteur aggravant. "Marie-France Lorho a choisi de se positionner puis de se maintenir sous la coupe d’un responsable politique local. Elle a choisi de favoriser les intérêts financiers de la famille de ce dernier" et "de préserver son propre avenir politique au détriment du bien public". Elle a également été condamnée à une amende de 10.000 euros. Jacques Bompard, lui, accusé de s'être enrichi personnellement en percevant un salaire indu, est condamné à une amende de 40.000 euros. Ils doivent aussi, solidairement, rembourser près de 75.000 euros à l'Assemblée nationale, partie civile.

26.01.2026 à 11:55

Une panne perturbe partiellement le trafic du tunnel sous la Manche

FRANCE24
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Cette panne n'affecte pas les trains Eurostar transportant des voyageurs, ni les trains de fret et voitures depuis le Royaume-Uni vers la France, précise la société qui exploite le tunnel reliant les deux pays. Ce sont les navettes "Shuttle", permettant le transport de voitures et de leurs passagers sur des trains et "Shuttle Fret", pour le transport de camions de marchandises, qui sont concernées depuis l'aube. Cette panne électrique, qui n'affecte pas le tunnel lui-même mais le terminal ferroviaire de Coquelles (Pas-de-Calais) ralentit "l'enregistrement des passagers" de ces deux services et "leur passage aux postes de frontières", précise encore l'entreprise. Eurotunnel a précisé lundi matin que "le retour à la normale" pour l'accueil des clients du transport de marchandises était prévu "pour 13H00" lundi, et celui des passagers qui empruntent les navettes transportant des véhicules devrait "reprendre dans le courant d'après-midi".
Lire plus (152 mots)
Cette panne n'affecte pas les trains Eurostar transportant des voyageurs, ni les trains de fret et voitures depuis le Royaume-Uni vers la France, précise la société qui exploite le tunnel reliant les deux pays. Ce sont les navettes "Shuttle", permettant le transport de voitures et de leurs passagers sur des trains et "Shuttle Fret", pour le transport de camions de marchandises, qui sont concernées depuis l'aube. Cette panne électrique, qui n'affecte pas le tunnel lui-même mais le terminal ferroviaire de Coquelles (Pas-de-Calais) ralentit "l'enregistrement des passagers" de ces deux services et "leur passage aux postes de frontières", précise encore l'entreprise. Eurotunnel a précisé lundi matin que "le retour à la normale" pour l'accueil des clients du transport de marchandises était prévu "pour 13H00" lundi, et celui des passagers qui empruntent les navettes transportant des véhicules devrait "reprendre dans le courant d'après-midi".

26.01.2026 à 11:39

Mort d'Alex Pretti à Minneapolis : ce que montrent les images du drame

FRANCE24
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Alex Pretti, un Américain de 37 ans a été tué samedi par des agents fédéraux à Minneapolis. Des images authentifiées provenant des réseaux sociaux montrent que cet infirmier filmait des agents fédéraux avant une violente altercation.
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Alex Pretti, un Américain de 37 ans a été tué samedi par des agents fédéraux à Minneapolis. Des images authentifiées provenant des réseaux sociaux montrent que cet infirmier filmait des agents fédéraux avant une violente altercation.

26.01.2026 à 11:37

L'Union européenne lance une procédure contre Grok, l'IA d'Elon Musk

FRANCE 24
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Grok, le chatbot du réseau social X d'Elon Musk, est visé par une enquête de la Commission européenne pourproduction d'images explicites, a déclaré lundi ​une députée européenne. En cause : la génération et la diffusion de photos et vidéos à caractère sexuel, explicites et violentes, impliquant des mineurs et des femmes.
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Grok, le chatbot du réseau social X d'Elon Musk, est visé par une enquête de la Commission européenne pourproduction d'images explicites, a déclaré lundi ​une députée européenne. En cause : la génération et la diffusion de photos et vidéos à caractère sexuel, explicites et violentes, impliquant des mineurs et des femmes.

26.01.2026 à 11:17

France : ouverture du procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty

FRANCE24
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Le procès en appel de quatre personnes, condamnées en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, survenu après une campagne de haine et d'intimidation, s'ouvre lundi.
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Le procès en appel de quatre personnes, condamnées en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, survenu après une campagne de haine et d'intimidation, s'ouvre lundi.

26.01.2026 à 11:17

Greg Bovino, le symbole de la lutte menée par Trump contre l'immigration

FRANCE24
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N'hésitant pas à aller sur le terrain pour lancer lui-même une grenade lacrymogène sur des manifestants, Greg Bovino, soutenu à fond par l'administration Trump, justifie les méthodes de ses policiers y compris après la mort de deux citoyens américains tués par balles par des agents fédéraux dans la ville démocrate de Minneapolis. Même si plusieurs vidéos montrent des policiers ouvrir le feu sur Alex Pretti, un infirmier en service de soins intensifs, alors qu'il était à terre, Greg Bovino a soutenu mordicus les agents fédéraux. "Les victimes sont les agents de la police des frontières. Je ne les blâme pas", a-t-il dit sur CNN. Celui dont il n'a jamais cité le nom et qu'il a qualifié de "suspect" s'est "immiscé" dans une opération de police fédérale et avait "très probablement" l'intention d'agresser des policiers, a insisté Greg Bovino. Alex Pretti portait une arme à la ceinture pour laquelle il disposait d'un permis. Mais aucune vidéo ne le montre une arme à la main. Les agents fédéraux ont empêché une fusillade, a encore affirmé le haut responsable fédéral, avant de remercier les forces de l'ordre pour avoir "maîtrisé" Alex Pretti "avant qu'il ne puisse" déclencher une fusillade. Cesar Garcia Hernandez, professeur de droit de l'immigration à l'Université d'Etat de l'Ohio, estime que le bouillant quinquagénaire n'a pas été choisi par hasard pour exécuter le projet de l'administration Trump d'expulser des millions de migrants en situation irrégulière. "Il transforme en réalité opérationnelle la rhétorique agressive de la ministre chargée de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, du président Trump et d'autres hauts responsables", explique l'universitaire à l'AFP. "Agir et Dégager" L'an passé, Greg Bovino, visage émacié et cheveux ras, avait dirigé plusieurs opérations très médiatisées, notamment à Los Angeles et Chicago, en recourant à ce qu'il appelle la tactique "agir et dégager" : procéder à des arrestations rapides puis se retirer promptement avant l'arrivée de manifestants. Greg Bovino dirigeait une opération à Minneapolis le 7 janvier lorsqu'un agent a abattu mortellement Renee Good, une mère de famille âgée de 37 ans, dans sa voiture. C'est encore lui qui a défendu le fait que ses agents aient arrêté un garçon de cinq ans la semaine dernière alors qu'ils cherchaient à arrêter son père. "Nous sommes des experts dans la gestion des enfants", n'a pas hésité à clamer le responsable. La semaine dernière, des images ont montré l'officier de police en train de lancer une cartouche de gaz irritant sur un groupe de manifestants à Minneapolis. "Je vais gazer. Reculez. Le gaz arrive", l'entend-on dire avant de projeter la cartouche sur les manifestants tandis que des volutes de fumée verte s'élèvent dans les airs. Contrairement à nombre d'agents encagoulés en opérations, Greg Bovino, descendant d'immigrés italiens qui a grandi dans l'Etat rural de Caroline du Nord, aime la lumière et la controverse. Lorsqu'il ne porte pas d'équipement de combat, il aime se promener habillé d'un long manteau vert croisé à larges revers, populaire pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, qui amène certains critiques à des comparaisons peu flatteuses. "Greg Bovino s'est littéralement habillé comme s'il était allé sur eBay acheter un uniforme SS", a déclaré la semaine dernière Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie. L'officier a répliqué que ce manteau était un uniforme de la "Border Patrol" (police des frontières, une autre agence fédérale de l'immigration), qu'il possède depuis plus de 25 ans. "Ils essaient de présenter les agents de la Police des frontières et de l'ICE comme la Gestapo, des nazis et bien d'autres qualificatifs", a-t-il déploré sur CNN, ajoutant qu'Alex Pretti pourrait avoir été influencé par de telles déclarations. "Cet individu a-t-il été victime, comme tant d'autres, de ce type de rhétorique enflammée ?", s'est-il interrogé. Pour Cesar Garcia Hernandez, Greg Bovino envoit un message clair. "Il ne fait aucun doute que la position de l'administration Trump est qu'il n'y a pas de place pour la dissidence aux États-Unis, et c'est une perspective effrayante".
Texte intégral (716 mots)
N'hésitant pas à aller sur le terrain pour lancer lui-même une grenade lacrymogène sur des manifestants, Greg Bovino, soutenu à fond par l'administration Trump, justifie les méthodes de ses policiers y compris après la mort de deux citoyens américains tués par balles par des agents fédéraux dans la ville démocrate de Minneapolis. Même si plusieurs vidéos montrent des policiers ouvrir le feu sur Alex Pretti, un infirmier en service de soins intensifs, alors qu'il était à terre, Greg Bovino a soutenu mordicus les agents fédéraux. "Les victimes sont les agents de la police des frontières. Je ne les blâme pas", a-t-il dit sur CNN. Celui dont il n'a jamais cité le nom et qu'il a qualifié de "suspect" s'est "immiscé" dans une opération de police fédérale et avait "très probablement" l'intention d'agresser des policiers, a insisté Greg Bovino. Alex Pretti portait une arme à la ceinture pour laquelle il disposait d'un permis. Mais aucune vidéo ne le montre une arme à la main. Les agents fédéraux ont empêché une fusillade, a encore affirmé le haut responsable fédéral, avant de remercier les forces de l'ordre pour avoir "maîtrisé" Alex Pretti "avant qu'il ne puisse" déclencher une fusillade. Cesar Garcia Hernandez, professeur de droit de l'immigration à l'Université d'Etat de l'Ohio, estime que le bouillant quinquagénaire n'a pas été choisi par hasard pour exécuter le projet de l'administration Trump d'expulser des millions de migrants en situation irrégulière. "Il transforme en réalité opérationnelle la rhétorique agressive de la ministre chargée de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, du président Trump et d'autres hauts responsables", explique l'universitaire à l'AFP. "Agir et Dégager" L'an passé, Greg Bovino, visage émacié et cheveux ras, avait dirigé plusieurs opérations très médiatisées, notamment à Los Angeles et Chicago, en recourant à ce qu'il appelle la tactique "agir et dégager" : procéder à des arrestations rapides puis se retirer promptement avant l'arrivée de manifestants. Greg Bovino dirigeait une opération à Minneapolis le 7 janvier lorsqu'un agent a abattu mortellement Renee Good, une mère de famille âgée de 37 ans, dans sa voiture. C'est encore lui qui a défendu le fait que ses agents aient arrêté un garçon de cinq ans la semaine dernière alors qu'ils cherchaient à arrêter son père. "Nous sommes des experts dans la gestion des enfants", n'a pas hésité à clamer le responsable. La semaine dernière, des images ont montré l'officier de police en train de lancer une cartouche de gaz irritant sur un groupe de manifestants à Minneapolis. "Je vais gazer. Reculez. Le gaz arrive", l'entend-on dire avant de projeter la cartouche sur les manifestants tandis que des volutes de fumée verte s'élèvent dans les airs. Contrairement à nombre d'agents encagoulés en opérations, Greg Bovino, descendant d'immigrés italiens qui a grandi dans l'Etat rural de Caroline du Nord, aime la lumière et la controverse. Lorsqu'il ne porte pas d'équipement de combat, il aime se promener habillé d'un long manteau vert croisé à larges revers, populaire pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, qui amène certains critiques à des comparaisons peu flatteuses. "Greg Bovino s'est littéralement habillé comme s'il était allé sur eBay acheter un uniforme SS", a déclaré la semaine dernière Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie. L'officier a répliqué que ce manteau était un uniforme de la "Border Patrol" (police des frontières, une autre agence fédérale de l'immigration), qu'il possède depuis plus de 25 ans. "Ils essaient de présenter les agents de la Police des frontières et de l'ICE comme la Gestapo, des nazis et bien d'autres qualificatifs", a-t-il déploré sur CNN, ajoutant qu'Alex Pretti pourrait avoir été influencé par de telles déclarations. "Cet individu a-t-il été victime, comme tant d'autres, de ce type de rhétorique enflammée ?", s'est-il interrogé. Pour Cesar Garcia Hernandez, Greg Bovino envoit un message clair. "Il ne fait aucun doute que la position de l'administration Trump est qu'il n'y a pas de place pour la dissidence aux États-Unis, et c'est une perspective effrayante".

26.01.2026 à 10:41

Lutte contre le harcèlement: "l'école ne peut pas tout faire", selon le ministre de l'Education

FRANCE24
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"C'est un sujet sur lequel on lutte, nous, sur un terrain qui est l'environnement scolaire. Mais en dehors de l'environnement scolaire, je ne sais pas faire, et l'école ne peut pas tout faire", a-t-il déclaré sur franceinfo, au lendemain d'une marche en Seine-et-Marne en hommage à une lycéenne qui s'est récemment suicidée. "Il y a des choses que je sais faire dans l'école, au-delà des murs, ça devient compliqué", a-t-il ajouté. Selon lui, la lutte contre le harcèlement chez les enfants et les adolescents, un phénomène "à la fois massif et pernicieux" qui se "poursuit sur les réseaux sociaux", n'est pas un problème de moyens, mais un sujet sur lequel "il faut constamment se reformer". "On a tous une part de responsabilité pour protéger nos enfants. Vous êtes adulte, vous êtes enfant, vous êtes témoin, vous êtes victime, vous décrochez votre téléphone, vous faites le 3018" numéro dédié gratuit, anonyme et confidentiel, a-t-il insisté. "On l'appelle, et après, nous derrière, on assure." "On a un programme qui s'appelle Phare, qui normalement est déployé dans tous les établissements. Je vais relancer aujourd'hui même tous les recteurs et tous les directeurs académiques pour faire en sorte que ce soit effectivement le cas et pour remettre un nouveau coup d'accélérateur sur ce sujet-là", a-t-il promis. Ce programme s'appuie "sur un réseau de 150 responsables académiques et départementaux dédiés" qui "traitent les situations de harcèlement signalées par les chefs d’établissement", selon le site du ministère. Interrogé sur le suicide de Camélia, une lycéenne âgée de 17 ans de Seine-et-Marne qui a mis fin à ses jours le 13 janvier, Edouard Geffray a rapporté qu'il avait eu des alertes "probablement au niveau de l'établissement", mais pas "au-dessus". "Il n'y a pas de tribunal numérique en France. Il faut faire attention à ne pas tout de suite imputer des responsabilités. Il y a une enquête (...) et s'il y a des mesures à prendre, je les prendrai", a-t-il assuré. Environ 2.000 personnes ont marché dimanche pour rendre hommage à Camélia. Une enquête pénale pour "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider" et une enquête administrative sont en cours.
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"C'est un sujet sur lequel on lutte, nous, sur un terrain qui est l'environnement scolaire. Mais en dehors de l'environnement scolaire, je ne sais pas faire, et l'école ne peut pas tout faire", a-t-il déclaré sur franceinfo, au lendemain d'une marche en Seine-et-Marne en hommage à une lycéenne qui s'est récemment suicidée. "Il y a des choses que je sais faire dans l'école, au-delà des murs, ça devient compliqué", a-t-il ajouté. Selon lui, la lutte contre le harcèlement chez les enfants et les adolescents, un phénomène "à la fois massif et pernicieux" qui se "poursuit sur les réseaux sociaux", n'est pas un problème de moyens, mais un sujet sur lequel "il faut constamment se reformer". "On a tous une part de responsabilité pour protéger nos enfants. Vous êtes adulte, vous êtes enfant, vous êtes témoin, vous êtes victime, vous décrochez votre téléphone, vous faites le 3018" numéro dédié gratuit, anonyme et confidentiel, a-t-il insisté. "On l'appelle, et après, nous derrière, on assure." "On a un programme qui s'appelle Phare, qui normalement est déployé dans tous les établissements. Je vais relancer aujourd'hui même tous les recteurs et tous les directeurs académiques pour faire en sorte que ce soit effectivement le cas et pour remettre un nouveau coup d'accélérateur sur ce sujet-là", a-t-il promis. Ce programme s'appuie "sur un réseau de 150 responsables académiques et départementaux dédiés" qui "traitent les situations de harcèlement signalées par les chefs d’établissement", selon le site du ministère. Interrogé sur le suicide de Camélia, une lycéenne âgée de 17 ans de Seine-et-Marne qui a mis fin à ses jours le 13 janvier, Edouard Geffray a rapporté qu'il avait eu des alertes "probablement au niveau de l'établissement", mais pas "au-dessus". "Il n'y a pas de tribunal numérique en France. Il faut faire attention à ne pas tout de suite imputer des responsabilités. Il y a une enquête (...) et s'il y a des mesures à prendre, je les prendrai", a-t-il assuré. Environ 2.000 personnes ont marché dimanche pour rendre hommage à Camélia. Une enquête pénale pour "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider" et une enquête administrative sont en cours.
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