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19.03.2026 à 09:27

Le pétrole bondit après les attaques d'infrastructures énergétiques, repli des Bourses en Asie

FRANCE24
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Le pétrole bondit à nouveau, le spectre de l'escalade Vers 06H30 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, prenait 1,06% à 97,34 dollars. Mais le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'envolait de 5,57% à 113,33 dollars, atteignant des niveaux plus vus depuis le 9 mars. Le marché reste suspendu aux développements du conflit au Moyen-Orient, alarmé par les frappes sur les infrastructures énergétiques susceptibles de perturber durablement l'offre de brut. La compagnie énergétique publique du Qatar a ainsi fait état jeudi d'incendies et de nouveaux "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site majeur de production de gaz naturel liquéfié (GNL). Donald Trump a menacé de détruire le champ gazier iranien de South Pars en cas de nouvelle attaque de l'Iran contre les installations gazières au Qatar. Selon la télévision d'Etat iranienne, Israël a déjà frappé avec les Etats-Unis le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l'Iran et le Qatar. "Le flux d'actualités est multiforme. Les titres de presse faisant état d'attaques contre des installations énergétiques iraniennes, des sites au Bahreïn et la plus grande usine de gaz naturel liquéfié au monde située au Qatar ont tous eu un impact sur les marchés de l'énergie", observe Chris Weston, du courtier Pepperstone. Et "le contrôle du détroit d'Ormuz demeure crucial pour la dynamique des prix du pétrole et du gaz, les efforts du président Trump pour rallier ses alliés à la sécurisation de cette voie maritime n'ont jusqu'à présent eu qu'un impact limité", complète Lloy Chan, de la banque MUFG. La paralysie de ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième du commerce mondial de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié, se poursuit. Rechute des Bourses en Asie, la BoJ surveillée A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en chute de 3,37% à 53.372,53 points. A Séoul, l'indice phare Kospi a lâché 2,73%. Sydney a reculé de 1,65%, Taipei de 1,92%. L'indice hongkongais Hang Seng perdait 1,85% vers 06H30 GMT. Les Bourses asiatiques sont retombées dans le rouge après avoir esquissé un net rebond ces dernières séances, dans la foulée du repli de Wall Street mercredi. Au Japon, "l'attention se tourne ce jeudi vers la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) et un sommet" entre la Première ministre Sanae Takaichi et le président américain Donald Trump à Washington, notaient les experts de Tokai Tokyo Intelligence. "Le rythme de progression (de l'inflation) devrait être tiré à la hausse, sous l'effet de la récente augmentation des cours du pétrole brut", a prévenu jeudi la Banque du Japon, tout en laissant ses taux inchangés. "À court terme, la hausse des cours de l'énergie fera grimper l'inflation globale", avait déjà averti mercredi le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell. "L'effervescence et le climat général d'aversion au risque devraient se traduire par une séance dynamique en Asie (...) Il ne fait guère de doute que la hausse des prix du pétrole commence à exercer un impact plus large" sur l'économie et les marchés, note M. Weston. "Par ailleurs, compte tenu de la volatilité ambiante, le risque lié aux actualités et aux titres de presse demeure omniprésent", insiste-t-il. L'or trébuche à nouveau, le dollar stable L'or s'enfonçait à nouveau, lâchant 0,81% à 4.778 dollars l'once vers 06H30 GMT, restant sous forte pression en dépit de son traditionnel statut de valeur refuge. La combinaison d'un dollar plus fort et de rendements obligataires américains en hausse pèse sur le métal jaune, que les investisseurs vendent pour se procurer des liquidités. La monnaie japonaise se stabilisait à 159,71 yens pour un dollar.

19.03.2026 à 09:24

Municipales 2026 : avec ou sans LFI, les paris de la gauche pour le second tour

Romain BRUNET
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De nombreux candidats socialistes ou écologistes ont choisi de s'allier localement avec des candidats Insoumis en vue du second tour des élections municipales dimanche, en dépit de la mise au ban, ces dernières semaines, du parti de Jean-Luc Mélenchon par le reste de la gauche. D'autres en revanche, plus en phase avec la ligne de Raphaël Glucksmann, ont fait le pari, parfois risqué, de refuser la main tendue par LFI.
Texte intégral (682 mots)
De nombreux candidats socialistes ou écologistes ont choisi de s'allier localement avec des candidats Insoumis en vue du second tour des élections municipales dimanche, en dépit de la mise au ban, ces dernières semaines, du parti de Jean-Luc Mélenchon par le reste de la gauche. D'autres en revanche, plus en phase avec la ligne de Raphaël Glucksmann, ont fait le pari, parfois risqué, de refuser la main tendue par LFI.

19.03.2026 à 09:09

"Du moment que le RN ne passe pas!", à Avignon, la fusion des gauches ne braque qu'à droite

FRANCE24
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A l'intérieur des remparts de la Cité des papes, dans une rue commerçante et passante, Bernadette Deschamps, retraitée, "séduite" par l'ancien journaliste, "une surprise", se rendra à son appel à se mobiliser pour que la ville "ne tombe pas aux mains de LFI", selon les mots du candidat. Elle qui n'a "jamais voté à gauche" explique "être contre les extrêmes" et la fusion des listes menées par le PS et LFI l'a renforcée dans ses convictions. Moktar, 55 ans, sort d'une boulangerie du quartier prioritaire des Olivades quand il apprend la nouvelle: "Ils ont fusionné LFI et le PS?", et réagit dans un haussement d'épaules: "du moment que le RN ne passe pas!". C'est ici, loin de l'intra-muros, qu'une quinzaine de militants de la nouvelle liste "ensemble et solidaires", rassemblant du PS à LFI, en passant par Génération.s, ont choisi de tracter ensemble. Au pied des immeubles de logements sociaux, où des points de deal sont signalés par des tags sur les façades dégradées, les CRS patrouillent activement et fouillent les sacoches d'un groupe d'adolescents. Quand les militants frappent aux portes, on leur ouvre avec méfiance, mais le discours de "justice sociale" de la "seule liste de gauche qui reste" passe bien. "Je comprends pas trop, vous n'étiez pas d'accord et maintenant vous fusionnez?" demande cependant une jeune femme. "Mais ok, l'essentiel c'est que la gauche gagne", conclut-t-elle. Quasi-égalité sur la liste Avignon, capitale mondiale du théâtre un mois par an, est aussi une ville très pauvre, dont 70% des habitants sont éligibles à un logement social. La fusion "technique" des listes de la LFI Mathilde Louvain et du socialiste David Fournier, ex-adjoint de la maire sortante PS qui ne s'est pas représentée, s'est imposée au soir des résultats. Les deux ont fini à moins d'un point d'écart, 19,03% pour elle et 19,89% pour lui. "On a respecté le choix des Avignonnais", assure David Fournier, en constituant une liste à quasi-égalité entre les deux anciens rivaux. Parmi les 18 candidats éligibles présentés par Mathilde Louvain, cette dernière insiste: "il y a moins de 10 LFI, qui constitueront un groupe autonome". Pas "dans l'opposition", précise la trentenaire, "mais on garde la liberté de voter contre le budget s'il n'est pas à la hauteur du projet qu'on défend". La fusion a fait des remous et certains ont préféré se retirer, à l'image de l'ancien colistier de David Fournier, Pierre Maurel, du Parti radical de gauche, qui a dénoncé le passage d'une "ligne rouge" et prédit: "ce sera difficile de gouverner dans ces conditions". "Mains sales" L'adversaire numéro un de la gauche, le candidat sans étiquette Olivier Galzi (27% des voix), accable lui les "compromissions partisanes" de ses rivaux. "L'argument fallacieux du barrage antifasciste ne tient pas", insiste-t-il, rappelant que la candidate RN, Anne-Sophie Rigault, est arrivée derrière lui, avec 25% des voix. Il agite comme chiffon rouge la figure de Raphaël Arnault, le député LFI d'Avignon, qui s'est totalement retiré de la campagne de Mathilde Louvain et de la vie publique après l'affaire Quentin Deranque. Pour M. Galzi, le PS, en s'alliant avec les Insoumis, a "les mains sales". Le "petit nouveau" en politique, raille le sénateur PS Lucien Stanzione, à la tête de la fédération du Vaucluse, qui "ferait bien de se calmer". Selon lui, l'analyse que fait Olivier Galzi d'un risque RN faible est dangereuse: dans un département fief de l'extrême droite, où Avignon fait figure de citadelle assiégée, "Rigault progresse chaque fois, rien ne dit qu'elle ne progressera pas encore..." jp/so/ dch
Texte intégral (618 mots)
A l'intérieur des remparts de la Cité des papes, dans une rue commerçante et passante, Bernadette Deschamps, retraitée, "séduite" par l'ancien journaliste, "une surprise", se rendra à son appel à se mobiliser pour que la ville "ne tombe pas aux mains de LFI", selon les mots du candidat. Elle qui n'a "jamais voté à gauche" explique "être contre les extrêmes" et la fusion des listes menées par le PS et LFI l'a renforcée dans ses convictions. Moktar, 55 ans, sort d'une boulangerie du quartier prioritaire des Olivades quand il apprend la nouvelle: "Ils ont fusionné LFI et le PS?", et réagit dans un haussement d'épaules: "du moment que le RN ne passe pas!". C'est ici, loin de l'intra-muros, qu'une quinzaine de militants de la nouvelle liste "ensemble et solidaires", rassemblant du PS à LFI, en passant par Génération.s, ont choisi de tracter ensemble. Au pied des immeubles de logements sociaux, où des points de deal sont signalés par des tags sur les façades dégradées, les CRS patrouillent activement et fouillent les sacoches d'un groupe d'adolescents. Quand les militants frappent aux portes, on leur ouvre avec méfiance, mais le discours de "justice sociale" de la "seule liste de gauche qui reste" passe bien. "Je comprends pas trop, vous n'étiez pas d'accord et maintenant vous fusionnez?" demande cependant une jeune femme. "Mais ok, l'essentiel c'est que la gauche gagne", conclut-t-elle. Quasi-égalité sur la liste Avignon, capitale mondiale du théâtre un mois par an, est aussi une ville très pauvre, dont 70% des habitants sont éligibles à un logement social. La fusion "technique" des listes de la LFI Mathilde Louvain et du socialiste David Fournier, ex-adjoint de la maire sortante PS qui ne s'est pas représentée, s'est imposée au soir des résultats. Les deux ont fini à moins d'un point d'écart, 19,03% pour elle et 19,89% pour lui. "On a respecté le choix des Avignonnais", assure David Fournier, en constituant une liste à quasi-égalité entre les deux anciens rivaux. Parmi les 18 candidats éligibles présentés par Mathilde Louvain, cette dernière insiste: "il y a moins de 10 LFI, qui constitueront un groupe autonome". Pas "dans l'opposition", précise la trentenaire, "mais on garde la liberté de voter contre le budget s'il n'est pas à la hauteur du projet qu'on défend". La fusion a fait des remous et certains ont préféré se retirer, à l'image de l'ancien colistier de David Fournier, Pierre Maurel, du Parti radical de gauche, qui a dénoncé le passage d'une "ligne rouge" et prédit: "ce sera difficile de gouverner dans ces conditions". "Mains sales" L'adversaire numéro un de la gauche, le candidat sans étiquette Olivier Galzi (27% des voix), accable lui les "compromissions partisanes" de ses rivaux. "L'argument fallacieux du barrage antifasciste ne tient pas", insiste-t-il, rappelant que la candidate RN, Anne-Sophie Rigault, est arrivée derrière lui, avec 25% des voix. Il agite comme chiffon rouge la figure de Raphaël Arnault, le député LFI d'Avignon, qui s'est totalement retiré de la campagne de Mathilde Louvain et de la vie publique après l'affaire Quentin Deranque. Pour M. Galzi, le PS, en s'alliant avec les Insoumis, a "les mains sales". Le "petit nouveau" en politique, raille le sénateur PS Lucien Stanzione, à la tête de la fédération du Vaucluse, qui "ferait bien de se calmer". Selon lui, l'analyse que fait Olivier Galzi d'un risque RN faible est dangereuse: dans un département fief de l'extrême droite, où Avignon fait figure de citadelle assiégée, "Rigault progresse chaque fois, rien ne dit qu'elle ne progressera pas encore..." jp/so/ dch

19.03.2026 à 08:33

"Le mandat de trop"? À Brest, l’usure du maire menace la majorité de gauche

FRANCE24
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"Le 5e mandat, c'est pas possible!", râle Michelle, 75 ans, retraitée énergique aux lunettes rouges et pull rose, sous la halle du marché de Kérinou, un quartier proche du centre-ville. Dimanche dernier, comme beaucoup d'électeurs de gauche, cette ancienne fonctionnaire n'a pas voté pour le maire socialiste sortant François Cuillandre, candidat à un cinquième mandat. L'édile de 71 ans, qui avait promis de ne pas se représenter, n'a récolté que 23,8% des suffrages, arrivant derrière le candidat de droite Stéphane Roudaut (30,2%), dans cette ville gérée par le Parti socialiste depuis 1989. Élu depuis 37 ans, adjoint au maire dès 1995, M. Cuillandre est connu pour son caractère bourru, traversant souvent les marchés de Brest le visage fermé, sans adresser un bonjour à ses administrés. Craignant de se faire balayer à la tête de la deuxième ville bretonne (140.000 habitants), l'élu s'est finalement résolu lundi à une "fusion technique" avec la liste LFI, conduite par Cécile Beaudouin, 33 ans, arrivée en troisième position avec 15,4% des voix. - "Alliance opportuniste"- "Un accord de la honte et du déshonneur, un alliance totalement opportuniste", tacle M. Roudaut, qui rappelle que M. Cuillandre, un proche de François Hollande, a toujours été opposé aux accords électoraux avec LFI. Les Brestois se souviennent de cette vidéo amateur, tournée en juin 2022, dans laquelle le maire arrachait les affiches de campagne du candidat insoumis Pierre-Yves Cadalen. Élu député en 2024, ce dernier figure aujourd'hui en position éligible sur la liste de la "gauche unie". "Je suis dégoûtée, atterrée... Je ne veux pas de LFI!", lâche Michelle, entre deux étals de légumes, tout en annonçant qu'elle votera quand même pour M. Cuillandre, par rejet de la droite. "Entre deux maux, je choisis le moindre", dit-elle. Approuvé par les électeurs LFI, la fusion "technique" est souvent mal perçue par un électorat plus modéré. "Cet accord, c'est une connerie", tance ainsi une quadragénaire à lunettes et pull marin, avant de filer acheter des poireaux. "Les insoumis sont dans l'opposition systématique", abonde Yolande Schneider, 68 ans, qui aurait préféré une autre tête de liste que le maire sortant. "C'est le mandat de trop. Ça a été un bon maire mais, à un moment donné, il faut trouver une nouvelle dynamique", estime cette ancienne directrice de service à la mairie. Cette critique du "mandat de trop", "on l'entend tous les jours", admet Yohann Nédélec, adjoint de M. Cuillandre, un paquet de tracts à la main. Dauphin pressenti du maire sortant, ce quadragénaire affable avait jeté l'éponge à l'automne, face à la volonté du "Menhir" de rempiler. Sur le marché, plusieurs Brestois viennent lui dire leur regret qu'il ne soit pas tête de liste. M. Nédélec tente de les convaincre de voter pour le maire sortant, dont il est colistier. "Maintenant, c'est binaire: vous voulez une ville à droite ou à gauche?", interroge-t-il. -Besoin de renouvellement- Un argumentaire qui ne convainc pas Guy Chuiton, retraité des télécoms de 73 ans, casque de vélo à la main, qui a opté pour une liste divers gauche au premier tour et votera "tout sauf Cuillandre" au deuxième. "Quand un système politique est installé depuis 25 ans, c'est malsain", dit-il. "C'est pas mauvais qu'il y ait un petit renouvellement." Un état d'esprit dont espère profiter M. Roudaut, 48 ans, qui assure rencontrer "énormément d'électeurs de gauche, de sociaux-démocrates, qui vont voter pour nous". Cet ancien chiraquien, partisan d'une "droite sociale", entend déjouer une arithmétique électorale qui lui est défavorable, alors que le RN (11,1%) sera présent au deuxième tour pour la première fois dans l'histoire de la ville. "L'arithmétique me donnait, au mois de septembre, à 18% derrière Cuillandre, dans un sondage", rappelle-t-il, ajoutant: "on est la seule liste en dynamique aujourd'hui".
Texte intégral (655 mots)
"Le 5e mandat, c'est pas possible!", râle Michelle, 75 ans, retraitée énergique aux lunettes rouges et pull rose, sous la halle du marché de Kérinou, un quartier proche du centre-ville. Dimanche dernier, comme beaucoup d'électeurs de gauche, cette ancienne fonctionnaire n'a pas voté pour le maire socialiste sortant François Cuillandre, candidat à un cinquième mandat. L'édile de 71 ans, qui avait promis de ne pas se représenter, n'a récolté que 23,8% des suffrages, arrivant derrière le candidat de droite Stéphane Roudaut (30,2%), dans cette ville gérée par le Parti socialiste depuis 1989. Élu depuis 37 ans, adjoint au maire dès 1995, M. Cuillandre est connu pour son caractère bourru, traversant souvent les marchés de Brest le visage fermé, sans adresser un bonjour à ses administrés. Craignant de se faire balayer à la tête de la deuxième ville bretonne (140.000 habitants), l'élu s'est finalement résolu lundi à une "fusion technique" avec la liste LFI, conduite par Cécile Beaudouin, 33 ans, arrivée en troisième position avec 15,4% des voix. - "Alliance opportuniste"- "Un accord de la honte et du déshonneur, un alliance totalement opportuniste", tacle M. Roudaut, qui rappelle que M. Cuillandre, un proche de François Hollande, a toujours été opposé aux accords électoraux avec LFI. Les Brestois se souviennent de cette vidéo amateur, tournée en juin 2022, dans laquelle le maire arrachait les affiches de campagne du candidat insoumis Pierre-Yves Cadalen. Élu député en 2024, ce dernier figure aujourd'hui en position éligible sur la liste de la "gauche unie". "Je suis dégoûtée, atterrée... Je ne veux pas de LFI!", lâche Michelle, entre deux étals de légumes, tout en annonçant qu'elle votera quand même pour M. Cuillandre, par rejet de la droite. "Entre deux maux, je choisis le moindre", dit-elle. Approuvé par les électeurs LFI, la fusion "technique" est souvent mal perçue par un électorat plus modéré. "Cet accord, c'est une connerie", tance ainsi une quadragénaire à lunettes et pull marin, avant de filer acheter des poireaux. "Les insoumis sont dans l'opposition systématique", abonde Yolande Schneider, 68 ans, qui aurait préféré une autre tête de liste que le maire sortant. "C'est le mandat de trop. Ça a été un bon maire mais, à un moment donné, il faut trouver une nouvelle dynamique", estime cette ancienne directrice de service à la mairie. Cette critique du "mandat de trop", "on l'entend tous les jours", admet Yohann Nédélec, adjoint de M. Cuillandre, un paquet de tracts à la main. Dauphin pressenti du maire sortant, ce quadragénaire affable avait jeté l'éponge à l'automne, face à la volonté du "Menhir" de rempiler. Sur le marché, plusieurs Brestois viennent lui dire leur regret qu'il ne soit pas tête de liste. M. Nédélec tente de les convaincre de voter pour le maire sortant, dont il est colistier. "Maintenant, c'est binaire: vous voulez une ville à droite ou à gauche?", interroge-t-il. -Besoin de renouvellement- Un argumentaire qui ne convainc pas Guy Chuiton, retraité des télécoms de 73 ans, casque de vélo à la main, qui a opté pour une liste divers gauche au premier tour et votera "tout sauf Cuillandre" au deuxième. "Quand un système politique est installé depuis 25 ans, c'est malsain", dit-il. "C'est pas mauvais qu'il y ait un petit renouvellement." Un état d'esprit dont espère profiter M. Roudaut, 48 ans, qui assure rencontrer "énormément d'électeurs de gauche, de sociaux-démocrates, qui vont voter pour nous". Cet ancien chiraquien, partisan d'une "droite sociale", entend déjouer une arithmétique électorale qui lui est défavorable, alors que le RN (11,1%) sera présent au deuxième tour pour la première fois dans l'histoire de la ville. "L'arithmétique me donnait, au mois de septembre, à 18% derrière Cuillandre, dans un sondage", rappelle-t-il, ajoutant: "on est la seule liste en dynamique aujourd'hui".

19.03.2026 à 08:20

Liverpool rejoint le PSG en quarts de finale de la Ligue des champions

L'Equipe TV
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Un air de déjà-vu. Le PSG et Liverpool vont se retrouver en Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, cette fois-ci en quarts de finale. Battus 1-0 par Galatasaray à l'aller, les Reds ont totalement renversé la situation au retour en s'imposant 4-0. De quoi leur offrir la chance de prendre leur revanche contre les Parisiens, qui les avaient éliminés aux tirs au but l'année dernière en huitièmes de finale.
Lire plus (81 mots)
Un air de déjà-vu. Le PSG et Liverpool vont se retrouver en Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, cette fois-ci en quarts de finale. Battus 1-0 par Galatasaray à l'aller, les Reds ont totalement renversé la situation au retour en s'imposant 4-0. De quoi leur offrir la chance de prendre leur revanche contre les Parisiens, qui les avaient éliminés aux tirs au but l'année dernière en huitièmes de finale.

19.03.2026 à 08:17

Thaïlande: le leader conservateur Anutin Charnvirakul reconduit comme Premier ministre

FRANCE24
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"Je serai un Premier ministre qui travaillera avec chaque représentant pour le bien du pays et des Thaïlandais", a déclaré dans l'hémicycle avant le vote des députés Anutin, 59 ans, qui a obtenu 293 voix sur 498 à l'issue du scrutin. Son gouvernement devra faire face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient, gérer un pays qui souffre d'une croissance économique anémique et les tensions frontalières persistantes avec le Cambodge voisin. Le parti Bhumjaithai d'Anutin Charnvirakul, pro-armée et pro-monarchie, a obtenu le meilleur score électoral de son histoire en février, surfant sur un argumentaire nationaliste après deux épisodes d'affrontements meurtriers avec le Cambodge en 2025. Le Premier ministre a promis au cours de sa campagne de construire un mur à la frontière avec le Cambodge, de maintenir fermés tous les postes-frontières et de recruter 100.000 soldats volontaires. En tête mais sans majorité absolue, son parti a formé une coalition avec le Pheu Thai, parti populiste de l'ancien dirigeant emprisonné Thaksin Shinawatra, et plusieurs petites formations. Le Parti du peuple réformiste, arrivé deuxième aux élections, a pris la tête de l'opposition. Dix de ses députés nouvellement élus, dont le chef du parti, sont cependant accusés de manquement à l'éthique pour avoir tenté de réformer la loi sur l'outrage à la royauté, ce qui pourrait leur valoir d'être exclus de la vie politique. Priorité à l'économie Anutin Charnvirakul, héritier multimillionnaire d'une famille qui a fait fortune dans la construction, avait élu au poste de Premier ministre pour la première fois en septembre 2025, après la destitution de sa prédécesseure, Paetongtarn Shinawatra. Il va devoir trouver des solutions pour relancer la croissance, qui a ralenti l'année dernière. L'important secteur touristique thaïlandais est en difficulté, tandis que le Vietnam, en pleine expansion, attire désormais davantage d'investissements étrangers. Au lendemain des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui ont déclenché une guerre inquiétant les marchés mondiaux, Anutin Charnvirakul s'est engagé à "transformer cette crise au Moyen-Orient en une opportunité pour la Thaïlande". Le pays doit désormais faire face à une hausse des prix du carburant et à des difficultés d'approvisionnement. "Pour le moment, le gouvernement n'a pas pris de mesures décisives pour réduire les coûts du carburant, se contentant de solutions +pansements+ comme le télétravail", dit à l'AFP le politologue Yuttaporn Issarachai. Le conflit frontalier avec le Cambodge reste également une préoccupation de premier plan, même si un cessez-le-feu fragile est toujours en vigueur. Peu après être devenu Premier ministre pour la première fois, Anutin avait autorisé les forces armées à prendre toutes les mesures qu'elles jugeaient appropriées à la frontière, sans en référer au gouvernement au préalable. Mais "pour la population, l'économie est la priorité absolue", souligne Yuttaporn Issarachai.
Lire plus (488 mots)
"Je serai un Premier ministre qui travaillera avec chaque représentant pour le bien du pays et des Thaïlandais", a déclaré dans l'hémicycle avant le vote des députés Anutin, 59 ans, qui a obtenu 293 voix sur 498 à l'issue du scrutin. Son gouvernement devra faire face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient, gérer un pays qui souffre d'une croissance économique anémique et les tensions frontalières persistantes avec le Cambodge voisin. Le parti Bhumjaithai d'Anutin Charnvirakul, pro-armée et pro-monarchie, a obtenu le meilleur score électoral de son histoire en février, surfant sur un argumentaire nationaliste après deux épisodes d'affrontements meurtriers avec le Cambodge en 2025. Le Premier ministre a promis au cours de sa campagne de construire un mur à la frontière avec le Cambodge, de maintenir fermés tous les postes-frontières et de recruter 100.000 soldats volontaires. En tête mais sans majorité absolue, son parti a formé une coalition avec le Pheu Thai, parti populiste de l'ancien dirigeant emprisonné Thaksin Shinawatra, et plusieurs petites formations. Le Parti du peuple réformiste, arrivé deuxième aux élections, a pris la tête de l'opposition. Dix de ses députés nouvellement élus, dont le chef du parti, sont cependant accusés de manquement à l'éthique pour avoir tenté de réformer la loi sur l'outrage à la royauté, ce qui pourrait leur valoir d'être exclus de la vie politique. Priorité à l'économie Anutin Charnvirakul, héritier multimillionnaire d'une famille qui a fait fortune dans la construction, avait élu au poste de Premier ministre pour la première fois en septembre 2025, après la destitution de sa prédécesseure, Paetongtarn Shinawatra. Il va devoir trouver des solutions pour relancer la croissance, qui a ralenti l'année dernière. L'important secteur touristique thaïlandais est en difficulté, tandis que le Vietnam, en pleine expansion, attire désormais davantage d'investissements étrangers. Au lendemain des frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui ont déclenché une guerre inquiétant les marchés mondiaux, Anutin Charnvirakul s'est engagé à "transformer cette crise au Moyen-Orient en une opportunité pour la Thaïlande". Le pays doit désormais faire face à une hausse des prix du carburant et à des difficultés d'approvisionnement. "Pour le moment, le gouvernement n'a pas pris de mesures décisives pour réduire les coûts du carburant, se contentant de solutions +pansements+ comme le télétravail", dit à l'AFP le politologue Yuttaporn Issarachai. Le conflit frontalier avec le Cambodge reste également une préoccupation de premier plan, même si un cessez-le-feu fragile est toujours en vigueur. Peu après être devenu Premier ministre pour la première fois, Anutin avait autorisé les forces armées à prendre toutes les mesures qu'elles jugeaient appropriées à la frontière, sans en référer au gouvernement au préalable. Mais "pour la population, l'économie est la priorité absolue", souligne Yuttaporn Issarachai.

19.03.2026 à 08:09

NBA: les Lakers et les Hawks enchaînent

FRANCE24
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. Doncic et James portent les Lakers Luka Doncic a inscrit 40 points et LeBron James en a ajouté 30 pour permettre aux Lakers de s'imposer à Houston (124-116) et de porter à sept leur série de victoires consécutives. Meilleur marqueur de la ligue cette saison (33 points de moyenne par match), Doncic a ajouté 10 passes décisives et 9 rebonds, alors que James a réussi 13 de ses 14 tirs. "Il a fait la différence avec des tirs décisifs, à un moment crucial", a déclaré le vétéran de 41 ans, couvrant de louanges son coéquipier slovène. "Il a fait ça toute l'année pour nous et il est dans un excellent rythme depuis le début de la saison; nous essayons simplement de le soutenir", a-t-il ajouté. James, le meilleur marqueur de tous les temps de la NBA, a livré une performance magistrale. "Je ne me sentais pas très bien à mon réveil, ni même en arrivant au stade. J'étais assez fatigué après le dernier match", a-t-il souligné. "Mais une fois que l'esprit de compétition s'est mis en marche, on a trouvé notre rythme et on a simplement essayé de réaliser quelques belles actions", a expliqué LBJ. Chez les Rockets, Kevin Durant, discret dans le premier acte, s'est réveillé dans le second pour finir avec 18 points. Alperen Sengun (27 points, dix passes) a été une nouvelle fois le pilier de la franchise texane. Amen Thompson (26 points) a lui été trop inefficace dans la raquette pour que Houston l'emporte. Au classement, les Lakers, en 3e position à l'Ouest, ont une belle marge pour espérer valider leur billet pour les play-offs dès la fin du mois. Cinquièmes, les Rockets, qui pointent à trois victoires derrière, sont également en bonne posture. . Onze à la suite pour les Hawks Les Hawks se sont imposés chez les Mavericks (135-120), signant une 11e victoire consécutive. CJ McCollum a mené Atlanta avec 24 points, bien épaulé par Jalen Johnson, proche du triple-double (17 points, 11 passes, 9 rebonds). Le Français Zaccharie Risacher a marqué cinq points et pris six rebonds en 16 minutes. Les Hawks ont fait la différence collectivement tandis qu'en face, Daniel Gafford, sorti du banc, a inscrit 24 points (9/10 aux tirs) mais son équipe a encore souffert défensivement. Dallas, qui a subi son onzième revers en 13 matches, poursuit sa chute au classement à l’Ouest, en 13e position. A l'inverse, Atlanta se retrouve 8e à l'Est. Les joueurs de Quin Snyder peuvent viser une place directe pour les play-offs puisque Toronto, 5e, ne compte qu'une victoire de plus. Les Raptors ont battu les Bulls à Chicago (139-109) pour signer un troisième succès d'affilée. . Le Thunder sur sa lancée Le Thunder d'Oklahoma City a écrasé les Brooklyn Nets (121-92) à New York, enchaînant une 10e victoire consécutive et consolidant le meilleur bilan de la ligue (55v-15d). Shai Gilgeous-Alexander a inscrit 20 points, prolongeant son record de matches consécutifs à au moins 20 unités, et Jared McCain a ajouté 26 points en sortie de banc. Oklahoma City a rapidement plié la rencontre, menant 60-24 à la pause. De leur côté, les Nets ont égalé leur plus faible total de points sur une mi-temps qui remontait à la saison 1997-98. Le meneur français de Brooklyn Nolan Traoré (13 points et six passes) n'a rentré que quatre tirs sur 14. Son équipe, battue pour la cinquième fois de suite et 13e à l'Est, n'a plus rien à jouer cette saison.
Texte intégral (579 mots)
. Doncic et James portent les Lakers Luka Doncic a inscrit 40 points et LeBron James en a ajouté 30 pour permettre aux Lakers de s'imposer à Houston (124-116) et de porter à sept leur série de victoires consécutives. Meilleur marqueur de la ligue cette saison (33 points de moyenne par match), Doncic a ajouté 10 passes décisives et 9 rebonds, alors que James a réussi 13 de ses 14 tirs. "Il a fait la différence avec des tirs décisifs, à un moment crucial", a déclaré le vétéran de 41 ans, couvrant de louanges son coéquipier slovène. "Il a fait ça toute l'année pour nous et il est dans un excellent rythme depuis le début de la saison; nous essayons simplement de le soutenir", a-t-il ajouté. James, le meilleur marqueur de tous les temps de la NBA, a livré une performance magistrale. "Je ne me sentais pas très bien à mon réveil, ni même en arrivant au stade. J'étais assez fatigué après le dernier match", a-t-il souligné. "Mais une fois que l'esprit de compétition s'est mis en marche, on a trouvé notre rythme et on a simplement essayé de réaliser quelques belles actions", a expliqué LBJ. Chez les Rockets, Kevin Durant, discret dans le premier acte, s'est réveillé dans le second pour finir avec 18 points. Alperen Sengun (27 points, dix passes) a été une nouvelle fois le pilier de la franchise texane. Amen Thompson (26 points) a lui été trop inefficace dans la raquette pour que Houston l'emporte. Au classement, les Lakers, en 3e position à l'Ouest, ont une belle marge pour espérer valider leur billet pour les play-offs dès la fin du mois. Cinquièmes, les Rockets, qui pointent à trois victoires derrière, sont également en bonne posture. . Onze à la suite pour les Hawks Les Hawks se sont imposés chez les Mavericks (135-120), signant une 11e victoire consécutive. CJ McCollum a mené Atlanta avec 24 points, bien épaulé par Jalen Johnson, proche du triple-double (17 points, 11 passes, 9 rebonds). Le Français Zaccharie Risacher a marqué cinq points et pris six rebonds en 16 minutes. Les Hawks ont fait la différence collectivement tandis qu'en face, Daniel Gafford, sorti du banc, a inscrit 24 points (9/10 aux tirs) mais son équipe a encore souffert défensivement. Dallas, qui a subi son onzième revers en 13 matches, poursuit sa chute au classement à l’Ouest, en 13e position. A l'inverse, Atlanta se retrouve 8e à l'Est. Les joueurs de Quin Snyder peuvent viser une place directe pour les play-offs puisque Toronto, 5e, ne compte qu'une victoire de plus. Les Raptors ont battu les Bulls à Chicago (139-109) pour signer un troisième succès d'affilée. . Le Thunder sur sa lancée Le Thunder d'Oklahoma City a écrasé les Brooklyn Nets (121-92) à New York, enchaînant une 10e victoire consécutive et consolidant le meilleur bilan de la ligue (55v-15d). Shai Gilgeous-Alexander a inscrit 20 points, prolongeant son record de matches consécutifs à au moins 20 unités, et Jared McCain a ajouté 26 points en sortie de banc. Oklahoma City a rapidement plié la rencontre, menant 60-24 à la pause. De leur côté, les Nets ont égalé leur plus faible total de points sur une mi-temps qui remontait à la saison 1997-98. Le meneur français de Brooklyn Nolan Traoré (13 points et six passes) n'a rentré que quatre tirs sur 14. Son équipe, battue pour la cinquième fois de suite et 13e à l'Est, n'a plus rien à jouer cette saison.

19.03.2026 à 07:54

Prêt à l'Ukraine bloqué : nouveau bras de fer en vue entre l'UE et Viktor Orban

FRANCE 24
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Les dirigeants européens se retrouvent à Bruxelles jeudi pour une énième passe d'armes avec le Premier ministre hongrois. En pleine campagne électorale, Viktor Orban bloque depuis des mois un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine voué à financer sa guerre contre la Russie.
Texte intégral (579 mots)
Les dirigeants européens se retrouvent à Bruxelles jeudi pour une énième passe d'armes avec le Premier ministre hongrois. En pleine campagne électorale, Viktor Orban bloque depuis des mois un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine voué à financer sa guerre contre la Russie.

19.03.2026 à 07:37

La BCE bousculée par le choc énergétique au Moyen-Orient

FRANCE24
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Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran — passage clé par lequel transite environ 20% du pétrole mondial — ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, faisant bondir les prix du pétrole et du gaz. L'impact se fait sentir en Europe sur les prix de l'essence à la pompe et dans les entreprises, en particulier celles énergivores. De quoi, en cas de prolongation du conflit, fragiliser davantage une croissance déjà poussive et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour les gardiens de l'euro. Si des tensions inflationnistes poussent généralement à relever les taux, la BCE devrait néanmoins selon les économistes laisser les siens inchangés dans l'immédiat, le temps d'évaluer les répercussions d'un conflit qui n'en est qu'à sa troisième semaine. Le taux de dépôt, qui sert de référence, va demeurer à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%. "Naviguer à vue" En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, celle excluant les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", explique à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank. "Ils vont simplement naviguer à vue", ajoute-t-il. D'autres banques centrales vont opter cette semaine pour la même prudence. La Réserve fédérale américaine a sans surprise maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant dans un communiqué que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines". La Banque d'Angleterre et celle du Japon devraient, elles aussi, maintenir leurs taux lors de leurs réunions jeudi. Nouvelles projections La BCE se décidera sur son cap monétaire en fonction de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028. Un exercice reposant normalement sur des hypothèses arrêtées un mois à l'avance, mais qui devrait cette fois intégrer au moins partiellement les hausses du prix du Brent et du gaz observées depuis fin février, avec leurs effets difficiles à jauger sur l'économie réelle. Felix Schmidt, économiste chez Berenberg, estime que la patronne de la BCE, Christine Lagarde, "insistera très probablement devant la presse sur le degré d'incertitude exceptionnel et sur une approche dépendante des données, réunion par réunion". La semaine dernière, elle avait affirmé que l'institution ferait "tout ce qui est nécessaire" pour maîtriser l'inflation, un message qui pourrait également être réitéré. Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer. Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente. Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées créé un "cocktail explosif pour l'inflation". "Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il. Enfin, Christine Lagarde pourrait être interrogée sur son avenir à la tête de la BCE, après un article du Financial Times en février laissant entendre qu'elle pourrait quitter ses fonctions avant le terme prévu fin octobre 2027. Elle a depuis affirmé qu'elle entendait "aller jusqu'au terme" de son mandat.
Texte intégral (610 mots)
Le conflit a entraîné une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz par l'Iran — passage clé par lequel transite environ 20% du pétrole mondial — ainsi que des attaques contre des infrastructures énergétiques du Golfe, faisant bondir les prix du pétrole et du gaz. L'impact se fait sentir en Europe sur les prix de l'essence à la pompe et dans les entreprises, en particulier celles énergivores. De quoi, en cas de prolongation du conflit, fragiliser davantage une croissance déjà poussive et gonfler l'inflation, le pire des scénarios pour les gardiens de l'euro. Si des tensions inflationnistes poussent généralement à relever les taux, la BCE devrait néanmoins selon les économistes laisser les siens inchangés dans l'immédiat, le temps d'évaluer les répercussions d'un conflit qui n'en est qu'à sa troisième semaine. Le taux de dépôt, qui sert de référence, va demeurer à 2%, comme depuis juillet, tandis que l'inflation évolue ces derniers mois autour de l'objectif de 2%. "Naviguer à vue" En l'absence de signes d'une accélération de l'inflation sous-jacente, celle excluant les prix volatils de l'énergie et des matières premières, la BCE n'a "pas vraiment d'argument pour une hausse de taux", explique à l'AFP Reinhard Pfingsten, directeur des investissements d'ApoBank. "Ils vont simplement naviguer à vue", ajoute-t-il. D'autres banques centrales vont opter cette semaine pour la même prudence. La Réserve fédérale américaine a sans surprise maintenu mercredi ses taux inchangés pour la deuxième réunion consécutive, expliquant dans un communiqué que "les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines". La Banque d'Angleterre et celle du Japon devraient, elles aussi, maintenir leurs taux lors de leurs réunions jeudi. Nouvelles projections La BCE se décidera sur son cap monétaire en fonction de nouvelles projections économiques à l'horizon 2028. Un exercice reposant normalement sur des hypothèses arrêtées un mois à l'avance, mais qui devrait cette fois intégrer au moins partiellement les hausses du prix du Brent et du gaz observées depuis fin février, avec leurs effets difficiles à jauger sur l'économie réelle. Felix Schmidt, économiste chez Berenberg, estime que la patronne de la BCE, Christine Lagarde, "insistera très probablement devant la presse sur le degré d'incertitude exceptionnel et sur une approche dépendante des données, réunion par réunion". La semaine dernière, elle avait affirmé que l'institution ferait "tout ce qui est nécessaire" pour maîtriser l'inflation, un message qui pourrait également être réitéré. Les marchés, qui ont nettement avancé leurs anticipations de première hausse des taux de la BCE cette année en raison de la flambée du pétrole, scruteront tout signal susceptible de les confirmer. Mme Lagarde pourrait aussi relativiser les comparaisons avec la forte inflation qui avait suivi l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, période durant laquelle la BCE avait été critiquée pour sa réaction jugée trop lente. Le contexte était alors "très différent", selon Jack Allen-Reynolds, économiste Europe chez Capital Economics: un mélange de politiques monétaire et budgétaire accommodantes, de choc énergétique et de chaînes d'approvisionnement perturbées créé un "cocktail explosif pour l'inflation". "Nous ne sommes plus dans ce monde-là aujourd'hui", conclut-il. Enfin, Christine Lagarde pourrait être interrogée sur son avenir à la tête de la BCE, après un article du Financial Times en février laissant entendre qu'elle pourrait quitter ses fonctions avant le terme prévu fin octobre 2027. Elle a depuis affirmé qu'elle entendait "aller jusqu'au terme" de son mandat.

19.03.2026 à 07:15

Ligue Europa: au ralenti, Lyon retrouve des forces offensives au moment de recevoir Vigo

FRANCE24
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A l'aller, le 12 mars, les deux clubs se sont séparés sur un score de parité (1-1) à Vigo, où l'OL a sauvé le nul grâce à son Brésilien Endrick, retenu depuis dans le groupe de la Seleçao pour des matches amicaux contre la France et la Croatie, à la fin du mois. Et si le sort de cette double confrontation contre l'actuel 6e de Liga reste indécise, l'OL récupère dans son groupe trois atouts offensifs: le Tchèque Pavel Sulc, meilleur buteur de l'équipe, et le Portugais Afonso Moreira, tous deux victimes de lésions musculaires, mais aussi le Belge Malick Fofana, indisponible depuis fin octobre pour une blessure à une cheville. Sulc et Moreira ont un poids considérable sur le front de l'attaque rhodanienne. Le premier affiche 13 buts et sept passes décisives quand le second a marqué six fois pour 9 offrandes, toutes compétitions confondues. "Bien sûr, ils ne sont pas prêts pour jouer 90 minutes mais leur retour est très positif et va nous permettre d'avoir plus de qualité à proposer et de trouver d'autres solutions", s'est félicité l'entraîneur Paulo Fonseca mercredi en conférence de presse. "Ils ont tous compté au cours de la saison. On est super contents de les retrouver", a souligné de son côté le défenseur central Moussa Niakhaté. Il a évoqué "des atouts majeurs pour le match de jeudi mais aussi pour la suite", alors que l'OL joue aussi gros en Ligue 1, où il occupe la 4e place. Vigo, puis Monaco "Par rapport à nos derniers matches, nous devons nous améliorer sur la finition. Nous avons eu beaucoup d'opportunités à Vigo mais nous n'avons marqué qu'une fois, malgré un contenu "séduisant", a jugé l'international sénégalais. En revanche, Fonseca récuse, en s'appuyant sur des données chiffrées, l'idée d'une fatigue physique généralisée de son équipe, qui semble même plutôt progresser sur cet aspect selon lui. Le technicien portugais reconnaît plutôt une nette baisse d'efficacité offensive. "Nous avons eu des matches très intenses et le groupe a très bien répondu en particulier sur les deux dernières rencontres. Mais ces derniers temps, il a fallu aussi changer de système de jeu car nous n'avions que Roman Yaremchuk et Endrick pour jouer devant", a-t-il expliqué. "Par ailleurs, Fofana, comme Moreira, très rapides, sont des joueurs d'initiative individuelle qui amènent de la profondeur et tirent au but. C'est ce qui nous a manqué principalement. Sulc a aussi cet instinct du buteur", a encore insisté Paulo Fonseca. L'entraîneur de l'OL a tout de même mis en garde contre la tentation de partir à l'abordage. "Il nous faudra quand même être équilibré car le Celta est très dangereux en contre... Nous devrons donc faire preuve de patience car si nous ne pensons qu'à attaquer, nous risquons de nous faire piéger", a-t-il prévenu. Avec le choc face à un Monaco en pleine forme, dimanche en L1, encore au Groupama stadium, la semaine sera importante pour l'Olympique lyonnais, qui doit enfin retrouver le chemin de la victoire. "Tous les joueurs en sont conscients mais nous n'avons pas de raisons d'être négatifs", a conclu Paulo Fonseca.
Texte intégral (553 mots)
A l'aller, le 12 mars, les deux clubs se sont séparés sur un score de parité (1-1) à Vigo, où l'OL a sauvé le nul grâce à son Brésilien Endrick, retenu depuis dans le groupe de la Seleçao pour des matches amicaux contre la France et la Croatie, à la fin du mois. Et si le sort de cette double confrontation contre l'actuel 6e de Liga reste indécise, l'OL récupère dans son groupe trois atouts offensifs: le Tchèque Pavel Sulc, meilleur buteur de l'équipe, et le Portugais Afonso Moreira, tous deux victimes de lésions musculaires, mais aussi le Belge Malick Fofana, indisponible depuis fin octobre pour une blessure à une cheville. Sulc et Moreira ont un poids considérable sur le front de l'attaque rhodanienne. Le premier affiche 13 buts et sept passes décisives quand le second a marqué six fois pour 9 offrandes, toutes compétitions confondues. "Bien sûr, ils ne sont pas prêts pour jouer 90 minutes mais leur retour est très positif et va nous permettre d'avoir plus de qualité à proposer et de trouver d'autres solutions", s'est félicité l'entraîneur Paulo Fonseca mercredi en conférence de presse. "Ils ont tous compté au cours de la saison. On est super contents de les retrouver", a souligné de son côté le défenseur central Moussa Niakhaté. Il a évoqué "des atouts majeurs pour le match de jeudi mais aussi pour la suite", alors que l'OL joue aussi gros en Ligue 1, où il occupe la 4e place. Vigo, puis Monaco "Par rapport à nos derniers matches, nous devons nous améliorer sur la finition. Nous avons eu beaucoup d'opportunités à Vigo mais nous n'avons marqué qu'une fois, malgré un contenu "séduisant", a jugé l'international sénégalais. En revanche, Fonseca récuse, en s'appuyant sur des données chiffrées, l'idée d'une fatigue physique généralisée de son équipe, qui semble même plutôt progresser sur cet aspect selon lui. Le technicien portugais reconnaît plutôt une nette baisse d'efficacité offensive. "Nous avons eu des matches très intenses et le groupe a très bien répondu en particulier sur les deux dernières rencontres. Mais ces derniers temps, il a fallu aussi changer de système de jeu car nous n'avions que Roman Yaremchuk et Endrick pour jouer devant", a-t-il expliqué. "Par ailleurs, Fofana, comme Moreira, très rapides, sont des joueurs d'initiative individuelle qui amènent de la profondeur et tirent au but. C'est ce qui nous a manqué principalement. Sulc a aussi cet instinct du buteur", a encore insisté Paulo Fonseca. L'entraîneur de l'OL a tout de même mis en garde contre la tentation de partir à l'abordage. "Il nous faudra quand même être équilibré car le Celta est très dangereux en contre... Nous devrons donc faire preuve de patience car si nous ne pensons qu'à attaquer, nous risquons de nous faire piéger", a-t-il prévenu. Avec le choc face à un Monaco en pleine forme, dimanche en L1, encore au Groupama stadium, la semaine sera importante pour l'Olympique lyonnais, qui doit enfin retrouver le chemin de la victoire. "Tous les joueurs en sont conscients mais nous n'avons pas de raisons d'être négatifs", a conclu Paulo Fonseca.

19.03.2026 à 07:15

Ligue Europa: le vent en poupe, Lille file à Villa Park pour un grand défi

FRANCE24
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La montagne que doivent escalader les Lillois à Villa Park paraît bien moins escarpée mercredi que la semaine dernière, au coup de sifflet final, où l'équipe anglaise a acquis un avantage d'un but au stade Pierre-Mauroy (1-0). Car entre-temps, sur le chemin des Midlands de l'Ouest, les Nordistes ont effectué un détour par Rennes peut-être salvateur. Au Roazhon Park, les Dogues ont retrouvé leur mordant offensif tout en conservant leur solidité défensive (2-1) pour réussir, sans doute, leur meilleur match de l'année, face à une équipe en grande forme. "J'ai retrouvé dans de nombreuses séquences ce que j'aime voir de mon équipe, à savoir du jeu, du football, de l'intensité bien sûr, mais aussi des prises de risques et la joie de jouer aussi. En dehors du résultat, qui est forcément très très positif, le contenu m'a énormément plu", a synthétisé l'entraîneur Bruno Genesio, mercredi depuis Birmingham. Les Lillois ont en outre réussi cette performance remarquée sans le capitaine Benjamin André, qui sera de nouveau forfait en Angleterre. Villa en délicatesse Pour mener son attaque, Lille a pu compter sur Matias Fernandez-Pardo, qui a marqué et offert un but à Hakon Haraldsson à Rennes. Le réveil de ces deux joueurs, sans doute les atouts offensifs les plus talentueux de l'effectif, peut donner espoir aux Nordistes. D'autant qu'en face, les Villans aborderont la rencontre dans la même position que le match aller: en panne de résultats. Entre l'aller et le retour, les joueurs d'Unai Emery ont subi une troisième défaite consécutive en championnat, contre Manchester United. Le moral n'est pas au zénith et le capitaine John McGinn l'a reconnu mercredi face aux médias. "C'est tout à fait naturel, quand vous gagnez des matches et que vous jouez bien, les choses deviennent plus faciles: les joueurs marquent, font des passes décisives, défendent mieux", a-t-il listé. Dans les périodes de doute, "c'est là qu'il est important de rester soudés, garder la tête haute et s'assurer que cela revienne petit à petit". Contre Lille, "on sait que c'est un match important, probablement un peu plus important encore à cause des derniers résultats", n'a pas caché le milieu écossais. Der pour Giroud? Sur la scène européenne, cependant, l'actuel quatrième de Premier League apparaît comme un candidat crédible à la victoire finale, dans une compétition où son entraîneur Unai Emery a excellé (vainqueur sur le banc de Séville en 2014, 2015 et 2016, puis avec Villarreal en 2021). Champion d'Europe en 1982, Aston Villa est "un géant qui s'était un petit peu endormi et qui se réveille. Donc, c'est un défi énorme qui nous attend", a lancé Genesio. Son attaquant vétéran, Olivier Giroud, n'a pas hésité à parler "d'exploit" à accomplir jeudi. "Ce sera un match sous haute tension, il faudra gagner avec les jambes et avec la tête", a mis en garde l'ancien joueur d'Arsenal et Chelsea. A 39 ans, le meilleur buteur de l'histoire des Bleus sait aussi que cela "peut être (son) dernier match de coupe d'Europe", alors il le donnera "tout" pour "ne pas avoir de regrets". Giroud encourage ses coéquipiers à "s'inspirer de ce qu'on a bien fait à Belgrade", en barrages retour contre l'Étoile rouge (2-0) après avoir perdu à l'aller. "Il faudra être solide, patient et croire en nous".
Texte intégral (576 mots)
La montagne que doivent escalader les Lillois à Villa Park paraît bien moins escarpée mercredi que la semaine dernière, au coup de sifflet final, où l'équipe anglaise a acquis un avantage d'un but au stade Pierre-Mauroy (1-0). Car entre-temps, sur le chemin des Midlands de l'Ouest, les Nordistes ont effectué un détour par Rennes peut-être salvateur. Au Roazhon Park, les Dogues ont retrouvé leur mordant offensif tout en conservant leur solidité défensive (2-1) pour réussir, sans doute, leur meilleur match de l'année, face à une équipe en grande forme. "J'ai retrouvé dans de nombreuses séquences ce que j'aime voir de mon équipe, à savoir du jeu, du football, de l'intensité bien sûr, mais aussi des prises de risques et la joie de jouer aussi. En dehors du résultat, qui est forcément très très positif, le contenu m'a énormément plu", a synthétisé l'entraîneur Bruno Genesio, mercredi depuis Birmingham. Les Lillois ont en outre réussi cette performance remarquée sans le capitaine Benjamin André, qui sera de nouveau forfait en Angleterre. Villa en délicatesse Pour mener son attaque, Lille a pu compter sur Matias Fernandez-Pardo, qui a marqué et offert un but à Hakon Haraldsson à Rennes. Le réveil de ces deux joueurs, sans doute les atouts offensifs les plus talentueux de l'effectif, peut donner espoir aux Nordistes. D'autant qu'en face, les Villans aborderont la rencontre dans la même position que le match aller: en panne de résultats. Entre l'aller et le retour, les joueurs d'Unai Emery ont subi une troisième défaite consécutive en championnat, contre Manchester United. Le moral n'est pas au zénith et le capitaine John McGinn l'a reconnu mercredi face aux médias. "C'est tout à fait naturel, quand vous gagnez des matches et que vous jouez bien, les choses deviennent plus faciles: les joueurs marquent, font des passes décisives, défendent mieux", a-t-il listé. Dans les périodes de doute, "c'est là qu'il est important de rester soudés, garder la tête haute et s'assurer que cela revienne petit à petit". Contre Lille, "on sait que c'est un match important, probablement un peu plus important encore à cause des derniers résultats", n'a pas caché le milieu écossais. Der pour Giroud? Sur la scène européenne, cependant, l'actuel quatrième de Premier League apparaît comme un candidat crédible à la victoire finale, dans une compétition où son entraîneur Unai Emery a excellé (vainqueur sur le banc de Séville en 2014, 2015 et 2016, puis avec Villarreal en 2021). Champion d'Europe en 1982, Aston Villa est "un géant qui s'était un petit peu endormi et qui se réveille. Donc, c'est un défi énorme qui nous attend", a lancé Genesio. Son attaquant vétéran, Olivier Giroud, n'a pas hésité à parler "d'exploit" à accomplir jeudi. "Ce sera un match sous haute tension, il faudra gagner avec les jambes et avec la tête", a mis en garde l'ancien joueur d'Arsenal et Chelsea. A 39 ans, le meilleur buteur de l'histoire des Bleus sait aussi que cela "peut être (son) dernier match de coupe d'Europe", alors il le donnera "tout" pour "ne pas avoir de regrets". Giroud encourage ses coéquipiers à "s'inspirer de ce qu'on a bien fait à Belgrade", en barrages retour contre l'Étoile rouge (2-0) après avoir perdu à l'aller. "Il faudra être solide, patient et croire en nous".

19.03.2026 à 07:15

Biathlon: le cristal à portée de main pour Jeanmonnot et Perrot au terme d'une saison historique

FRANCE24
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L'histoire s'écrira dans le stade d'Holmenkollen, connu pour son mythique tremplin de saut à ski, situé sur les collines qui surplombent la capitale norvégienne. C'est aussi là que Lou Jeanmonnot a chuté l'an dernier, à l'avant-dernier virage de l'ultime course de la saison, laissant filer le gros globe au profit de l'Allemande Franziska Preuss, pour 20 points. La quadruple médaillée aux JO-2026, venue vaincre ses démons, dispose désormais d'un matelas bien plus confortable avec 201 points d'avance sur la Finlandaise Suvi Minkkinen (1.009 contre 808) avant les trois dernières courses de la saison. "On est toutes entamées mais ça promet des belles courses pour Oslo", a promis la Jurassienne de 27 ans. Mathématiquement, Jeanmonnot assurera le gain du gros globe de cristal dès jeudi si elle finit 2e du sprint, ou si Minkkinen finit au-delà de la 20e place de la course sur 7,5 km. Peu inspirée depuis son retour des Jeux, la native de Pontarlier (Doubs) a retrouvé ses standards derrière la carabine à Otepää, en Estonie, avec un sans-faute au sprint (3e) et un 19/20 dans la poursuite (3e). A Oslo, elle peut encore réaliser le Grand Chelem: après avoir verrouillé deux petits globes (individuel, sprint), elle compte respectivement 20 points et 45 points de retard au classement de la poursuite et de la mass start, les deux dernières courses de la saison. Hégémonie tricolore Après le record de médailles aux Jeux olympiques de Milan Cortina (13 dont 6 en or), le biathlon français peut étendre sa suprématie sur la saison régulière en remportant les Coupes du monde féminine et masculine, un exploit qu'il n'a jamais réalisé. L'équipe de France a souvent eu un athlète ultra-dominateur, à l'image de Raphaël Poirée, Sandrine Bailly ou Martin Fourcade, mais jamais dans les deux catégories la même saison. La prouesse n'a d'ailleurs été réalisée que par l'URSS (Svetlana Petcherskaia et Sergueï Tchepikov en 1990/91), l'Allemagne (Andrea Henkel et Michael Greis en 2006/07) et la Norvège (Tiril Eckhoff et Johannes Boe en 2020/21) Triple médaillé à Anterselva, Eric Perrot compte 244 points d'avance sur le Suédois Sebastian Samuelsson (1058 contre 814) au classement général. Il peut lui aussi arracher le gros globe dès vendredi s'il termine devant Samuelsson, s'il finit dans le top 15 (26 pts minimum), si le Suédois ne monte pas sur le podium, s'il finit 2e et Perrot 30e ou 3e et 40e (limite des points). L'ambitieux leader du groupe masculin vise lui aussi un Grand Chelem, en plus des deux petits globes déjà acquis (individuel, mass start). Il dispose de 23 points d'avance sur Samuelsson au classement de la poursuite et 45 points de retard sur le Suédois au classement du sprint. Pour cela, Perrot devra rebondir après un trou d'air lors de la dernière étape à Otepää, 12e du sprint et 11e de la poursuite, ses deux premières courses hors du top 10 cet hiver. "J'arrive à limiter la casse, j'y pense tout le long. Là on doit se battre pour le général, alors il faut que je sois à la hauteur, même dans une mauvaise journée. Je m'en sors pas mal. Cap sur la semaine prochaine, avec le +smile+ (sourire) et ça va bien se passer", a assuré le natif de Bourg-Saint-Maurice.
Texte intégral (557 mots)
L'histoire s'écrira dans le stade d'Holmenkollen, connu pour son mythique tremplin de saut à ski, situé sur les collines qui surplombent la capitale norvégienne. C'est aussi là que Lou Jeanmonnot a chuté l'an dernier, à l'avant-dernier virage de l'ultime course de la saison, laissant filer le gros globe au profit de l'Allemande Franziska Preuss, pour 20 points. La quadruple médaillée aux JO-2026, venue vaincre ses démons, dispose désormais d'un matelas bien plus confortable avec 201 points d'avance sur la Finlandaise Suvi Minkkinen (1.009 contre 808) avant les trois dernières courses de la saison. "On est toutes entamées mais ça promet des belles courses pour Oslo", a promis la Jurassienne de 27 ans. Mathématiquement, Jeanmonnot assurera le gain du gros globe de cristal dès jeudi si elle finit 2e du sprint, ou si Minkkinen finit au-delà de la 20e place de la course sur 7,5 km. Peu inspirée depuis son retour des Jeux, la native de Pontarlier (Doubs) a retrouvé ses standards derrière la carabine à Otepää, en Estonie, avec un sans-faute au sprint (3e) et un 19/20 dans la poursuite (3e). A Oslo, elle peut encore réaliser le Grand Chelem: après avoir verrouillé deux petits globes (individuel, sprint), elle compte respectivement 20 points et 45 points de retard au classement de la poursuite et de la mass start, les deux dernières courses de la saison. Hégémonie tricolore Après le record de médailles aux Jeux olympiques de Milan Cortina (13 dont 6 en or), le biathlon français peut étendre sa suprématie sur la saison régulière en remportant les Coupes du monde féminine et masculine, un exploit qu'il n'a jamais réalisé. L'équipe de France a souvent eu un athlète ultra-dominateur, à l'image de Raphaël Poirée, Sandrine Bailly ou Martin Fourcade, mais jamais dans les deux catégories la même saison. La prouesse n'a d'ailleurs été réalisée que par l'URSS (Svetlana Petcherskaia et Sergueï Tchepikov en 1990/91), l'Allemagne (Andrea Henkel et Michael Greis en 2006/07) et la Norvège (Tiril Eckhoff et Johannes Boe en 2020/21) Triple médaillé à Anterselva, Eric Perrot compte 244 points d'avance sur le Suédois Sebastian Samuelsson (1058 contre 814) au classement général. Il peut lui aussi arracher le gros globe dès vendredi s'il termine devant Samuelsson, s'il finit dans le top 15 (26 pts minimum), si le Suédois ne monte pas sur le podium, s'il finit 2e et Perrot 30e ou 3e et 40e (limite des points). L'ambitieux leader du groupe masculin vise lui aussi un Grand Chelem, en plus des deux petits globes déjà acquis (individuel, mass start). Il dispose de 23 points d'avance sur Samuelsson au classement de la poursuite et 45 points de retard sur le Suédois au classement du sprint. Pour cela, Perrot devra rebondir après un trou d'air lors de la dernière étape à Otepää, 12e du sprint et 11e de la poursuite, ses deux premières courses hors du top 10 cet hiver. "J'arrive à limiter la casse, j'y pense tout le long. Là on doit se battre pour le général, alors il faut que je sois à la hauteur, même dans une mauvaise journée. Je m'en sors pas mal. Cap sur la semaine prochaine, avec le +smile+ (sourire) et ça va bien se passer", a assuré le natif de Bourg-Saint-Maurice.

19.03.2026 à 07:08

Guerre au Moyen-Orient : vers une crise économique mondiale majeure ?

Jean-Luc MOUNIER
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Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran déstabilise le Moyen-Orient et plus largement l’économie mondiale. La paralysie d’une partie du pétrole et du gaz crée des tensions énergétiques, et l’augmentation des cours de plusieurs matières premières soulève aussi des inquiétudes. Se dirige-t-on vers une crise économique mondiale sans précédent ? Éléments de réponse.
Texte intégral (557 mots)
Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran déstabilise le Moyen-Orient et plus largement l’économie mondiale. La paralysie d’une partie du pétrole et du gaz crée des tensions énergétiques, et l’augmentation des cours de plusieurs matières premières soulève aussi des inquiétudes. Se dirige-t-on vers une crise économique mondiale sans précédent ? Éléments de réponse.

19.03.2026 à 06:51

Guerre au Moyen-Orient, Poutine dit "Spassiba"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce jeudi 19 mars, la poursuite des opérations israéliennes au Liban, dont la capitale a subi de nouvelles frappes, hier. La guerre qui provoque une flambée des prix de l’énergie, avantageuse pour la Russie de Vladimir Poutine, qui tente toujours de recruter des étrangers pour l'Ukraine. Des révélations sur le fléau de la pédocriminalité au sein de l’Eglise, et des accusations d’agressions sexuelles contre une figure syndicalisme aux Etats-Unis.
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A la Une de la presse, ce jeudi 19 mars, la poursuite des opérations israéliennes au Liban, dont la capitale a subi de nouvelles frappes, hier. La guerre qui provoque une flambée des prix de l’énergie, avantageuse pour la Russie de Vladimir Poutine, qui tente toujours de recruter des étrangers pour l'Ukraine. Des révélations sur le fléau de la pédocriminalité au sein de l’Eglise, et des accusations d’agressions sexuelles contre une figure syndicalisme aux Etats-Unis.

19.03.2026 à 06:05

Trump menace de cibler les champs gaziers iraniens après des attaques contre le Qatar

FRANCE24
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Si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar. Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump. En représailles, l'Iran s'en est pris mercredi au complexe gazier qatari de Ras Laffan, plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Cela a de nouveau été le cas jeudi. La compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" causés à l'aube sur ce site. Les incendies provoqués par l'attaque ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée. Pétrole à plus de 112 dollars Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis et Ras Laffan son premier site de production de GNL. Déjà mercredi, ce site avait subi des dommages "considérables" dans une attaque attribuée à l'Iran. Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "ont franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales". Ce nouvel épisode dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran a de nouveau fait grimper le prix pétrole, poussant le baril de Brent au-delà des 112 dollars. Les craintes d'une régionalisation du conflit à tout le Moyen-Orient s'accentue, l'Arabie saoudite ayant souligné jeudi se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles. Un couloir sécurisé pour Ormuz ? Le blocage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux, reste au coeur de l'attention. C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO. Un incendie s'est déclenché à bord du bateau. Un autre navire a été touché au large de Ras Laffan, selon l'UKMTO. Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique. L'organe onusien chargé de la sécurité en mer estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz. Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie due à la guerre dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui redoute des conséquences sur l'inflation et la croissance. Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à un moratoire concernant "les infrastructures civiles", notamment énergétiques, après un échange avec Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. "Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l'escalade militaire", a-t-il souligné. En presque trois semaines, la guerre a fait plus de 2.200 morts, selon les autorités, essentiellement en Iran et au Liban, deuxième principal front de guerre, où s'affrontent le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et Israël. burx-maj/phs
Texte intégral (659 mots)
Si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar. Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump. En représailles, l'Iran s'en est pris mercredi au complexe gazier qatari de Ras Laffan, plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Cela a de nouveau été le cas jeudi. La compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" causés à l'aube sur ce site. Les incendies provoqués par l'attaque ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée. Pétrole à plus de 112 dollars Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis et Ras Laffan son premier site de production de GNL. Déjà mercredi, ce site avait subi des dommages "considérables" dans une attaque attribuée à l'Iran. Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "ont franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales". Ce nouvel épisode dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran a de nouveau fait grimper le prix pétrole, poussant le baril de Brent au-delà des 112 dollars. Les craintes d'une régionalisation du conflit à tout le Moyen-Orient s'accentue, l'Arabie saoudite ayant souligné jeudi se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles. Un couloir sécurisé pour Ormuz ? Le blocage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux, reste au coeur de l'attention. C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO. Un incendie s'est déclenché à bord du bateau. Un autre navire a été touché au large de Ras Laffan, selon l'UKMTO. Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique. L'organe onusien chargé de la sécurité en mer estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz. Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie due à la guerre dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui redoute des conséquences sur l'inflation et la croissance. Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à un moratoire concernant "les infrastructures civiles", notamment énergétiques, après un échange avec Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. "Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l'escalade militaire", a-t-il souligné. En presque trois semaines, la guerre a fait plus de 2.200 morts, selon les autorités, essentiellement en Iran et au Liban, deuxième principal front de guerre, où s'affrontent le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et Israël. burx-maj/phs
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