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06.03.2026 à 20:03

Ciblée par Téhéran, l'Arabie saoudite est-elle tentée de frapper l'Iran ?

Sophian AUBIN
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Visé de nouveau vendredi, le territoire saoudien est dans le viseur de l'Iran depuis le début de l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février. Téhéran cible toute présence des États-Unis, mais aussi les infrastructures pétrolières du royaume. Est-ce suffisant pour entraîner Riyad dans la guerre ? Décryptage.
Visé de nouveau vendredi, le territoire saoudien est dans le viseur de l'Iran depuis le début de l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février. Téhéran cible toute présence des États-Unis, mais aussi les infrastructures pétrolières du royaume. Est-ce suffisant pour entraîner Riyad dans la guerre ? Décryptage.

06.03.2026 à 19:47

A Koweit, la tragédie d'une fillette de 11 ans tuée dans une frappe de son propre pays

FRANCE24
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Peu après, les débris d'un drone iranien ont percuté sa chambre, la tuant dans son sommeil. Sa famille s'était réfugiée dans la cave de leur immeuble dès le début samedi de la campagne de représailles menée par l’Iran dans le Golfe contre l'offensive américano-israélienne sur son territoire. Mais mercredi soir, alors que les bombardements semblaient ralentir, la famille décide de remonter dans leur appartement. "Elena m’a appelé environ deux heures avant" la frappe "et m’a dit : +Papa, j’ai dîné et je vais me coucher (…) Je t’aime+", raconte son père, Abdullah Hussein, qui travaillait tard ce jour-là dans son entreprise de textile. "C’était comme si elle essayait de me dire adieu", ajoute-t-il, la voix étranglée par les larmes. L’AFP a rencontré la famille éplorée lors des funérailles de l'enfant au cimetière de Sulaibikhat, à Koweït, en présence de centaines de personnes. Sa mère était trop bouleversée par le chagrin pour parler. M. Hussein déclare avoir été touché par le soutien témoigné à la famille au Koweït. De nombreuses personnes lui ont exprimé leur solidarité, et ont fait part de leurs condoléances. Situé juste en face de l'Iran, de l'autre côté du Golfe, le Koweït abrite une importante communauté iranienne au sein de sa population étrangère, qui représente environ 70% des habitants de ce petit émirat. "Un don de Dieu" Lors des obsèques, certaines des jeunes amies de la fillette tuée portaient des sweats à capuche blancs, frappés de sa photo. Quand les éclats d’un drone iranien ont frappé le toit de l’appartement familial, au deuxième étage, la fillette dormait paisiblement, avec sa petite soeur, qui a été légèrement blessée, et sa mère, qui en est sortie indemne. Les secours ont tenté de la réanimer dans l’ambulance puis à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures. "C’était un don de Dieu (…) et Dieu a voulu qu’elle retourne auprès de Lui, et nous louons Dieu pour Sa décision", dit son père. Huit des 13 personnes tuées dans le Golfe depuis le début de la guerre opposant Israël et les Etats-Unis à l'Iran se trouvaient au Koweït. La plupart étaient des militaires américains et koweïtiens, mais le bilan inclut aussi deux civils, dont la jeune Elena. Les États-Unis maintiennent une importante présence militaire au Koweït depuis que Washington est venu au secours de l’émirat après l’invasion irakienne de 1990. L'oncle de la petite fille, Mohamed Hussein Abdoullah, confie que la famille, encore sous le choc, "n'a pas encore trouvé la force d’annoncer la nouvelle à sa petite soeur". Le choc est immense (…) Sa mère et les autres enfants de la famille pleurent sans arrêt", témoigne-t-il.
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Peu après, les débris d'un drone iranien ont percuté sa chambre, la tuant dans son sommeil. Sa famille s'était réfugiée dans la cave de leur immeuble dès le début samedi de la campagne de représailles menée par l’Iran dans le Golfe contre l'offensive américano-israélienne sur son territoire. Mais mercredi soir, alors que les bombardements semblaient ralentir, la famille décide de remonter dans leur appartement. "Elena m’a appelé environ deux heures avant" la frappe "et m’a dit : +Papa, j’ai dîné et je vais me coucher (…) Je t’aime+", raconte son père, Abdullah Hussein, qui travaillait tard ce jour-là dans son entreprise de textile. "C’était comme si elle essayait de me dire adieu", ajoute-t-il, la voix étranglée par les larmes. L’AFP a rencontré la famille éplorée lors des funérailles de l'enfant au cimetière de Sulaibikhat, à Koweït, en présence de centaines de personnes. Sa mère était trop bouleversée par le chagrin pour parler. M. Hussein déclare avoir été touché par le soutien témoigné à la famille au Koweït. De nombreuses personnes lui ont exprimé leur solidarité, et ont fait part de leurs condoléances. Situé juste en face de l'Iran, de l'autre côté du Golfe, le Koweït abrite une importante communauté iranienne au sein de sa population étrangère, qui représente environ 70% des habitants de ce petit émirat. "Un don de Dieu" Lors des obsèques, certaines des jeunes amies de la fillette tuée portaient des sweats à capuche blancs, frappés de sa photo. Quand les éclats d’un drone iranien ont frappé le toit de l’appartement familial, au deuxième étage, la fillette dormait paisiblement, avec sa petite soeur, qui a été légèrement blessée, et sa mère, qui en est sortie indemne. Les secours ont tenté de la réanimer dans l’ambulance puis à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures. "C’était un don de Dieu (…) et Dieu a voulu qu’elle retourne auprès de Lui, et nous louons Dieu pour Sa décision", dit son père. Huit des 13 personnes tuées dans le Golfe depuis le début de la guerre opposant Israël et les Etats-Unis à l'Iran se trouvaient au Koweït. La plupart étaient des militaires américains et koweïtiens, mais le bilan inclut aussi deux civils, dont la jeune Elena. Les États-Unis maintiennent une importante présence militaire au Koweït depuis que Washington est venu au secours de l’émirat après l’invasion irakienne de 1990. L'oncle de la petite fille, Mohamed Hussein Abdoullah, confie que la famille, encore sous le choc, "n'a pas encore trouvé la force d’annoncer la nouvelle à sa petite soeur". Le choc est immense (…) Sa mère et les autres enfants de la famille pleurent sans arrêt", témoigne-t-il.

06.03.2026 à 19:37

Mort de Quentin Deranque: deux nouvelles mises en examen, neuf hommes désormais écroués

FRANCE24
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Les deux hommes déférés vendredi devant la justice, âgés de 22 et 26 ans, avaient été arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l'Aube, deux semaines après une première vague d'interpellations, selon des sources policières. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", avait alors précisé l'une de ces sources à l'AFP. Les deux hommes, arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées", ont été placés en détention provisoire. "Nous dénonçons fermement la qualification juridique de meurtre, c'est-à-dire d'homicide volontaire, ajoutée sous la pression par un parquet qui avait lui-même exclu cette qualification initialement", ont commenté dans un communiqué Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, avocats des deux mis en examen. "Il est évident qu'il n'existe aucune intention de donner la mort dans ce dossier", poursuivent ces conseils qui attendent de "l'information judiciaire qu'elle ne cède pas à cette présentation tronquée des faits et que soient considérées les responsabilités des militants fascistes dans le déclenchement des violences". Quentin Deranque, jeune militant de 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, a été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard à l'hôpital. Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d'avoir participé aux violences contre le militant d'extrême droite radicale, survenues après un affrontement entre militants d'ultradroite et d'ultragauche. Six hommes ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire. Jeune Garde Quelques-uns ont reconnu avoir frappé Quentin Deranque ou "d'autres victimes", mais tous nient avoir eu l'intention de le tuer, selon le procureur de Lyon. Âgés de 20 à 26 ans, ils sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches" de la Jeune Garde Antifasciste, un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Parmi eux figurent Adrian Besseyre, 25 ans, qui travaillait dans l'équipe du député Arnault jusqu'à quelques jours avant les faits, et qui a été mis en examen pour homicide volontaire, et Jacques-Elie Favrot, 25 ans, assistant parlementaire du député et qui a été mis en examen pour complicité. Parmi les onze premiers interpellés se trouvaient également trois femmes et un homme, soupçonnés d'avoir aidé certains suspects à se cacher. Ils ont été remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s'expliquer sur les faits, avait indiqué le parquet de Lyon. Parmi eux figure un troisième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, soupçonné d'avoir aidé Adrian Besseyre à se soustraire à la justice. L'extrême droite -- Jordan Bardella en tête -- et la droite ont accusé les Insoumis au pire d'être "responsables" ou "complices" du drame et, au mieux, d'avoir créé, par leurs propos, un climat favorable à la violence de groupes d'ultragauche. Et de réclamer un "cordon sanitaire" politique pour barrer la route à LFI aux élections municipales. A gauche, le soutien renouvelé apporté par Jean-Luc Mélenchon à la Jeune Garde et à un Raphaël Arnault muet et invisible depuis la mort de Quentin Deranque, ont attisé les divisions dans l'optique du second tour des municipales, pour lequel le Parti socialiste et les écologistes pourraient avoir cruellement besoin de LFI. Les propos récents du leader des Insoumis jugés par certains "antisémites" ont également creusé le fossé.
Texte intégral (669 mots)
Les deux hommes déférés vendredi devant la justice, âgés de 22 et 26 ans, avaient été arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l'Aube, deux semaines après une première vague d'interpellations, selon des sources policières. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", avait alors précisé l'une de ces sources à l'AFP. Les deux hommes, arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées", ont été placés en détention provisoire. "Nous dénonçons fermement la qualification juridique de meurtre, c'est-à-dire d'homicide volontaire, ajoutée sous la pression par un parquet qui avait lui-même exclu cette qualification initialement", ont commenté dans un communiqué Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, avocats des deux mis en examen. "Il est évident qu'il n'existe aucune intention de donner la mort dans ce dossier", poursuivent ces conseils qui attendent de "l'information judiciaire qu'elle ne cède pas à cette présentation tronquée des faits et que soient considérées les responsabilités des militants fascistes dans le déclenchement des violences". Quentin Deranque, jeune militant de 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, a été violemment frappé au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard à l'hôpital. Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d'avoir participé aux violences contre le militant d'extrême droite radicale, survenues après un affrontement entre militants d'ultradroite et d'ultragauche. Six hommes ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire. Jeune Garde Quelques-uns ont reconnu avoir frappé Quentin Deranque ou "d'autres victimes", mais tous nient avoir eu l'intention de le tuer, selon le procureur de Lyon. Âgés de 20 à 26 ans, ils sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches" de la Jeune Garde Antifasciste, un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Parmi eux figurent Adrian Besseyre, 25 ans, qui travaillait dans l'équipe du député Arnault jusqu'à quelques jours avant les faits, et qui a été mis en examen pour homicide volontaire, et Jacques-Elie Favrot, 25 ans, assistant parlementaire du député et qui a été mis en examen pour complicité. Parmi les onze premiers interpellés se trouvaient également trois femmes et un homme, soupçonnés d'avoir aidé certains suspects à se cacher. Ils ont été remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s'expliquer sur les faits, avait indiqué le parquet de Lyon. Parmi eux figure un troisième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, soupçonné d'avoir aidé Adrian Besseyre à se soustraire à la justice. L'extrême droite -- Jordan Bardella en tête -- et la droite ont accusé les Insoumis au pire d'être "responsables" ou "complices" du drame et, au mieux, d'avoir créé, par leurs propos, un climat favorable à la violence de groupes d'ultragauche. Et de réclamer un "cordon sanitaire" politique pour barrer la route à LFI aux élections municipales. A gauche, le soutien renouvelé apporté par Jean-Luc Mélenchon à la Jeune Garde et à un Raphaël Arnault muet et invisible depuis la mort de Quentin Deranque, ont attisé les divisions dans l'optique du second tour des municipales, pour lequel le Parti socialiste et les écologistes pourraient avoir cruellement besoin de LFI. Les propos récents du leader des Insoumis jugés par certains "antisémites" ont également creusé le fossé.

06.03.2026 à 19:21

Iran : l'armée israélienne affirme avoir frappé le "bunker" du guide suprême

FRANCE24
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L'armée israélienne a annoncé avoir bombardé à l'aide d'avions vendredi dans le centre de Téhéran le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre, qui aurait continué à être utilisé. Les précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 en Iran.
Texte intégral (669 mots)
L'armée israélienne a annoncé avoir bombardé à l'aide d'avions vendredi dans le centre de Téhéran le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre, qui aurait continué à être utilisé. Les précisions de Siavosh Ghazi, correspondant de France 24 en Iran.

06.03.2026 à 19:17

Liban : au moins 300 000 personnes déplacées à cause des frappes israéliennes

FRANCE24
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Les bombardements israéliens sur le Liban depuis lundi ont fait au moins 300 000 déplacés à l'intérieur du pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Les précisions de Johan Bodin, envoyé spécial de France 24 au Liban, qui a rencontré des familles qui logent désormais sous des tentes et des abris de fortune.
Texte intégral (669 mots)
Les bombardements israéliens sur le Liban depuis lundi ont fait au moins 300 000 déplacés à l'intérieur du pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Les précisions de Johan Bodin, envoyé spécial de France 24 au Liban, qui a rencontré des familles qui logent désormais sous des tentes et des abris de fortune.

06.03.2026 à 19:09

Mort de Quentin Deranque: deux nouvelles mises en examen

FRANCE24
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Agés de 22 et 26 ans, ils avaient été arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l'Aube, deux semaines après une première vague d'interpellations, selon des sources policières. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", avait alors précisé l'une de ces sources à l'AFP. Les deux hommes, arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées", ont été placés en détention provisoire, suivant en cela les réquisitions du parquet. "Nous dénonçons fermement la qualification juridique de meurtre, c'est-à-dire d'homicide volontaire, ajoutée sous la pression par un parquet qui avait lui-même exclu cette qualification initialement", commentent dans un communiqué transmis à l'AFP Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, avocats, basés en région parisienne, des deux mis en examen. "Il est évident qu'il n'existe aucune intention de donner la mort dans ce dossier", poursuivent ces conseils qui attendent de "l'information judiciaire qu'elle ne cède pas à cette présentation tronquée des faits et que soient considérées les responsabilités des militants fascistes dans le déclenchement des violences". Mes Vannier et Kempf estiment encore que "depuis le 12 février 2026, le pays a connu une grave inversion des valeurs: un néofasciste a été présenté comme un pacifique étudiant en philosophie", ajoutant que leurs "clients font les frais de cette présentation médiatico-politique unilatérale". "La justice devra être indépendante face à ces pressions et établir toutes les responsabilité", concluent ces avocats. Le jeune militant de 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, a été frappé violemment au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard. Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d'avoir participé aux violences contre Quentin Deranque, survenues après un affrontement entre militants d'ultradroite et d'ultragauche. Six hommes avaient été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire. Âgés de 20 à 26 ans, ils sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches" de la Jeune garde antifasciste, un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire à l'Assemblée nationale. Parmi les onze interpellés figuraient également trois femmes et un homme, soupçonnés d'avoir aidé certains suspects à se cacher, qui ont été remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s’expliquer sur les faits, avait indiqué le parquet de Lyon.
Texte intégral (511 mots)
Agés de 22 et 26 ans, ils avaient été arrêtés mercredi matin dans la région lyonnaise et dans l'Aube, deux semaines après une première vague d'interpellations, selon des sources policières. "On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque", avait alors précisé l'une de ces sources à l'AFP. Les deux hommes, arrêtés sur commission rogatoire des trois juges d'instruction chargés d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre, participation à une association de malfaiteurs et violences aggravées", ont été placés en détention provisoire, suivant en cela les réquisitions du parquet. "Nous dénonçons fermement la qualification juridique de meurtre, c'est-à-dire d'homicide volontaire, ajoutée sous la pression par un parquet qui avait lui-même exclu cette qualification initialement", commentent dans un communiqué transmis à l'AFP Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, avocats, basés en région parisienne, des deux mis en examen. "Il est évident qu'il n'existe aucune intention de donner la mort dans ce dossier", poursuivent ces conseils qui attendent de "l'information judiciaire qu'elle ne cède pas à cette présentation tronquée des faits et que soient considérées les responsabilités des militants fascistes dans le déclenchement des violences". Mes Vannier et Kempf estiment encore que "depuis le 12 février 2026, le pays a connu une grave inversion des valeurs: un néofasciste a été présenté comme un pacifique étudiant en philosophie", ajoutant que leurs "clients font les frais de cette présentation médiatico-politique unilatérale". "La justice devra être indépendante face à ces pressions et établir toutes les responsabilité", concluent ces avocats. Le jeune militant de 23 ans, qui évoluait dans la galaxie des groupuscules de l'ultradroite lyonnaise, a été frappé violemment au sol le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé deux jours plus tard. Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d'avoir participé aux violences contre Quentin Deranque, survenues après un affrontement entre militants d'ultradroite et d'ultragauche. Six hommes avaient été mis en examen pour "homicide volontaire" et un pour "complicité". Ils sont actuellement tous les sept en détention provisoire. Âgés de 20 à 26 ans, ils sont, selon une source proche du dossier, "connus pour être soit membres, soit proches" de la Jeune garde antifasciste, un mouvement d'ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire à l'Assemblée nationale. Parmi les onze interpellés figuraient également trois femmes et un homme, soupçonnés d'avoir aidé certains suspects à se cacher, qui ont été remis en liberté et seront ultérieurement convoqués pour s’expliquer sur les faits, avait indiqué le parquet de Lyon.

06.03.2026 à 19:01

CMA CGM a maintenu le cap en 2025, mais navigue à vue sur une mer d'intranquillité en 2026

FRANCE24
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L'an passé, CMA CGM a divisé son bénéfice net par deux, à 2,4 milliards de dollars, en raison notamment d'une baisse des prix du transport l'an passé, mais a limité l'érosion de son chiffre d'affaires à 2%, à 54,4 milliards de dollars, selon un communiqué publié vendredi. Le PDG Rodolphe Saadé a qualifié le résultat 2025 de "solide" dans "un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques majeures". La priorité du groupe cette année sera de "s'adapter pour garantir un service fiable et performant" à ses clients "dans un contexte de forte instabilité, notamment au Moyen-Orient", a-t-il dit dans le communiqué. Il prévoit que le transport maritime de conteneurs sur le globe, fortement perturbé au Moyen-Orient, devrait enregistrer "une croissance modérée", c'est-à-dire moins rapide qu'en 2025. CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises en conteneurs - derrière l'italo-suisse MSC et le danois Maersk - exploite plus de 700 porte-conteneurs sur les océans du globe. "Les évolutions au Moyen-Orient notamment en mer Rouge, constitueront des facteurs déterminants pour l'équilibre du marché et l'évolution des taux de fret" en 2026, a-t-il prévenu. 14 porte-conteneurs bloqués dans le Golfe Sur la grande route commerciale entre l'Asie et l'Europe, le passage des bateaux de commerce par la mer Rouge et le Canal de Suez est de nouveau rendu impossible par crainte d'attaques des Houthis, alliés de l'Iran, ce qui rallonge les itinéraires. Les bateaux doivent franchir le cap de Bonne Espérance au sud de l'Afrique avant de remonter vers l'Europe. Ceci renchérit les coûts (carburant, temps..), alors que les taux de fret, favorables aux armateurs, remontent. Trois navires du groupe ont dus être déroutés cette semaine pour éviter le passage de Bab el-Mandeb, point névralgique à l'entrée de la mer Rouge. En plus, depuis samedi, CMA CGM, comme les autres grands armateurs mondiaux, subit aussi le quasi-blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, dans le Golfe arabo-persique. Cette artère est stratégique surtout pour le passage du pétrole et du gaz vers l'Asie. Elle est néanmoins aussi importante pour les porte-conteneurs de marchandises comme ceux de CMA CGM, qui se rendent dans le grand port de Dubaï, plaque tournante régionale du commerce maritime dans le Moyen-Orient. Gregos, San Antonio, Everglade, Saigon ou Galapagos, au total, 14 porte-conteneurs exploités par CMA CGM sont actuellement bloqués dans le Golfe arabo-persique et sept autres (Nevada, Heng HUi 5, Don Pascuale, Vitoria, Zanzibar, Pikex Westerly et APL Cairo) ne parviennent pas à y entrer, a indiqué le groupe sur son site internet. "Tensions géopolitiques" L'année écoulée a été surtout marquée par "la poursuite des tensions géopolitiques et par des évolutions en matière de droits de douane", qui ont "accru l'incertitude" et "influencé la réorganisation des flux du commerce mondial", a noté le transporteur, basé à Marseille. Sur son pôle maritime, sa première activité, CMA CGM a augmenté de 2,8% le volume de marchandises qu'il a transportées, à 24,24 millions de conteneurs EVP (pour "Equivalent Vingt Pieds") le conteneur standard, référence de la profession. Soit une croissance inférieure à celle enregistrée au niveau mondial par l'ensemble des armements dont les volumes transportés ont globalement augmenté de 4,5% l'an passé, à 192,6 millions d'EVP, selon Container Trade statistics. De plus pour ces cargaisons, le chiffre d'affaires obtenu par la division maritime du groupe s'est érodé de 6,1% à 34,28 milliards, et la marge brute d'exploitation de 7,8 points. CMA CGM a néanmoins bénéficié d'un quasi-doublement du chiffre d'affaires de ses activités non directement maritimes, notamment celle de gestion de terminaux, boostée par le rachat du terminal de Santos au Brésil, le plus grand terminal à conteneurs d'Amérique du Sud. Dans les médias, qui représentent une fraction infime de son chiffre d'affaires, le groupe a finalisé l'an passé l'acquisition de Brut et en octobre celle de Chérie 25, offrant désormais "une offre s'adressant à tous les publics et couvrant l'ensemble des canaux": presse régionale, nationale, télévision, radio, et plateformes digitales".
Texte intégral (690 mots)
L'an passé, CMA CGM a divisé son bénéfice net par deux, à 2,4 milliards de dollars, en raison notamment d'une baisse des prix du transport l'an passé, mais a limité l'érosion de son chiffre d'affaires à 2%, à 54,4 milliards de dollars, selon un communiqué publié vendredi. Le PDG Rodolphe Saadé a qualifié le résultat 2025 de "solide" dans "un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques majeures". La priorité du groupe cette année sera de "s'adapter pour garantir un service fiable et performant" à ses clients "dans un contexte de forte instabilité, notamment au Moyen-Orient", a-t-il dit dans le communiqué. Il prévoit que le transport maritime de conteneurs sur le globe, fortement perturbé au Moyen-Orient, devrait enregistrer "une croissance modérée", c'est-à-dire moins rapide qu'en 2025. CMA CGM, troisième transporteur mondial de marchandises en conteneurs - derrière l'italo-suisse MSC et le danois Maersk - exploite plus de 700 porte-conteneurs sur les océans du globe. "Les évolutions au Moyen-Orient notamment en mer Rouge, constitueront des facteurs déterminants pour l'équilibre du marché et l'évolution des taux de fret" en 2026, a-t-il prévenu. 14 porte-conteneurs bloqués dans le Golfe Sur la grande route commerciale entre l'Asie et l'Europe, le passage des bateaux de commerce par la mer Rouge et le Canal de Suez est de nouveau rendu impossible par crainte d'attaques des Houthis, alliés de l'Iran, ce qui rallonge les itinéraires. Les bateaux doivent franchir le cap de Bonne Espérance au sud de l'Afrique avant de remonter vers l'Europe. Ceci renchérit les coûts (carburant, temps..), alors que les taux de fret, favorables aux armateurs, remontent. Trois navires du groupe ont dus être déroutés cette semaine pour éviter le passage de Bab el-Mandeb, point névralgique à l'entrée de la mer Rouge. En plus, depuis samedi, CMA CGM, comme les autres grands armateurs mondiaux, subit aussi le quasi-blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, dans le Golfe arabo-persique. Cette artère est stratégique surtout pour le passage du pétrole et du gaz vers l'Asie. Elle est néanmoins aussi importante pour les porte-conteneurs de marchandises comme ceux de CMA CGM, qui se rendent dans le grand port de Dubaï, plaque tournante régionale du commerce maritime dans le Moyen-Orient. Gregos, San Antonio, Everglade, Saigon ou Galapagos, au total, 14 porte-conteneurs exploités par CMA CGM sont actuellement bloqués dans le Golfe arabo-persique et sept autres (Nevada, Heng HUi 5, Don Pascuale, Vitoria, Zanzibar, Pikex Westerly et APL Cairo) ne parviennent pas à y entrer, a indiqué le groupe sur son site internet. "Tensions géopolitiques" L'année écoulée a été surtout marquée par "la poursuite des tensions géopolitiques et par des évolutions en matière de droits de douane", qui ont "accru l'incertitude" et "influencé la réorganisation des flux du commerce mondial", a noté le transporteur, basé à Marseille. Sur son pôle maritime, sa première activité, CMA CGM a augmenté de 2,8% le volume de marchandises qu'il a transportées, à 24,24 millions de conteneurs EVP (pour "Equivalent Vingt Pieds") le conteneur standard, référence de la profession. Soit une croissance inférieure à celle enregistrée au niveau mondial par l'ensemble des armements dont les volumes transportés ont globalement augmenté de 4,5% l'an passé, à 192,6 millions d'EVP, selon Container Trade statistics. De plus pour ces cargaisons, le chiffre d'affaires obtenu par la division maritime du groupe s'est érodé de 6,1% à 34,28 milliards, et la marge brute d'exploitation de 7,8 points. CMA CGM a néanmoins bénéficié d'un quasi-doublement du chiffre d'affaires de ses activités non directement maritimes, notamment celle de gestion de terminaux, boostée par le rachat du terminal de Santos au Brésil, le plus grand terminal à conteneurs d'Amérique du Sud. Dans les médias, qui représentent une fraction infime de son chiffre d'affaires, le groupe a finalisé l'an passé l'acquisition de Brut et en octobre celle de Chérie 25, offrant désormais "une offre s'adressant à tous les publics et couvrant l'ensemble des canaux": presse régionale, nationale, télévision, radio, et plateformes digitales".

06.03.2026 à 18:59

La Bourse de Paris finit encore dans le rouge, emportée par le risque géopolitique

FRANCE24
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L'indice vedette CAC 40, qui avait commencé la séance en légère hausse, a finalement reculé de 0,65% (-52,31 points) à 7.993,49 points, chutant sous le seuil des 8.000 points pour la première fois depuis novembre. Sur la semaine, le CAC 40 a dévissé de 6,84%, au terme de cinq jours de montagnes russes pour les places boursières mondiales. Les marchés d'actions digèrent "une prime de risque géopolitique qui se confirme", résume Andrea Tueni, responsable des activités marchés de Saxo Bank, interrogé par l'AFP. Au septième jour de la guerre déclenchée contre l'Iran par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump a exigé une "capitulation" de l'Iran. "Il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION!", a-t-il écrit vendredi sur son réseau Truth Social. Le président américain a ainsi "balayé les espoirs d'une médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. "Cela a anéanti les espoirs d'un règlement rapide du conflit." La flambée des prix de l'or noir a repris de plus belle, propulsant les deux références mondiales du brut au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars. Une première en près de deux ans pour le Brent, et depuis octobre 2023 pour le WTI américain, qui est ensuite légèrement redescendu. "Un week-end géopolitiquement agité s'annonce, et l’envie d'acheter des actions est très faible. Personne ne veut pour l'instant  attraper un couteau qui tombe, d'autant que le prix du pétrole continue d'accélérer et que la barre symbolique des 100 dollars devient proche", note Jochen Stanzl, chez CMC Markets. Pétrolières et défense dans le vert Les valeurs du secteur de l'énergie et de la défense se sont maintenues dans le vert, profitant du contexte géopolitique. "Ce sont les seuls secteurs qui peuvent tirer leur épingle du jeu durant ces périodes" de guerre, note Andrea Tueni. TotalEnergies a terminé en hausse de 1,84% à 68 euros. Côté défense, Thales a gagné 2,07% à 241,30 euros, la plus forte hausse de l'indice CAC 40 vendredi, Safran a gagné 0,44% à 317,70 euros et Dassault Systèmes 0,46% à 18,74 euros.
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L'indice vedette CAC 40, qui avait commencé la séance en légère hausse, a finalement reculé de 0,65% (-52,31 points) à 7.993,49 points, chutant sous le seuil des 8.000 points pour la première fois depuis novembre. Sur la semaine, le CAC 40 a dévissé de 6,84%, au terme de cinq jours de montagnes russes pour les places boursières mondiales. Les marchés d'actions digèrent "une prime de risque géopolitique qui se confirme", résume Andrea Tueni, responsable des activités marchés de Saxo Bank, interrogé par l'AFP. Au septième jour de la guerre déclenchée contre l'Iran par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump a exigé une "capitulation" de l'Iran. "Il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION!", a-t-il écrit vendredi sur son réseau Truth Social. Le président américain a ainsi "balayé les espoirs d'une médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. "Cela a anéanti les espoirs d'un règlement rapide du conflit." La flambée des prix de l'or noir a repris de plus belle, propulsant les deux références mondiales du brut au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars. Une première en près de deux ans pour le Brent, et depuis octobre 2023 pour le WTI américain, qui est ensuite légèrement redescendu. "Un week-end géopolitiquement agité s'annonce, et l’envie d'acheter des actions est très faible. Personne ne veut pour l'instant  attraper un couteau qui tombe, d'autant que le prix du pétrole continue d'accélérer et que la barre symbolique des 100 dollars devient proche", note Jochen Stanzl, chez CMC Markets. Pétrolières et défense dans le vert Les valeurs du secteur de l'énergie et de la défense se sont maintenues dans le vert, profitant du contexte géopolitique. "Ce sont les seuls secteurs qui peuvent tirer leur épingle du jeu durant ces périodes" de guerre, note Andrea Tueni. TotalEnergies a terminé en hausse de 1,84% à 68 euros. Côté défense, Thales a gagné 2,07% à 241,30 euros, la plus forte hausse de l'indice CAC 40 vendredi, Safran a gagné 0,44% à 317,70 euros et Dassault Systèmes 0,46% à 18,74 euros.

06.03.2026 à 18:57

Ski de fond: trois fois argenté à Milan Cortina, Desloges vise l'or en 2030

FRANCE24
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"Je vise les titres olympiques pour 2030", lance le skieur de Villard-de-Lans, qui a rencontré l'AFP vendredi dans le cadre d'une tournée des médias. Quasi inconnu il y a un mois, Desloges, qui a défilé comme porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture aux côtés de la biathlète Lou Jeanmonnot, incarne aujourd'hui le renouveau de l'équipe de France qui a battu en Italie son record de médailles (23, dont huit en or), portée par le biathlon. Ses trois médailles d'argent (skiathlon, 10 km classique, relais 4x7,5 km hommes) ont contribué à briser le plafond de verre du ski de fond tricolore, habituellement relégué aux places d'honneur derrière les pays nordiques. "Pas content? Triplé, sourit-il en reprenant l'expression de Kylian Mbappé. Ça fait sens avec les Jeux. Déjà, je fais trois médailles. D'un autre côté, je fais du ski de fond, un sport que peu de gens connaissent, un sport besogneux qui ne donne pas spécialement envie." La logique voudrait qu'il vise l'or à La Clusaz, qui accueillera les épreuves de ski de fond en 2030, mais deux nuages persistent à son altitude. Aucun Français n'a accompli cette prouesse, et il devra battre celui considéré comme le meilleur fondeur de l'histoire, le Norvégien Klaebo, qui a remporté six titres à Milan Cortina. "J'ai 23 ans, il en a 29. Dans quatre ans, je serai plus mature. D'un point de vue physio, je serai dans mes meilleures années. 23 ans, c'est un peu jeune, j'ai peu d'années d'entraînement à gros volume", explique Desloges. Le rendez-vous est déjà donné: Klaebo l'a désigné comme "l'homme à battre" en 2030, dans un entretien avec le quotidien L'Equipe. "Maître et acteur" "C'est un honneur parce que c'est le skieur le plus rapide de tous les temps. Ça ne me donne pas la pression. Ça me donne juste envie de retourner m'entraîner et de lui montrer que, oui, je serai la personne à battre en 2030. C'est un statut que j'ai envie d'assumer", réagit le Français. Desloges a construit son exploit durant deux mois de préparation à haute intensité, à base d'entraînements quotidiens et un peu "de riz et de ketchup", rigole-t-il. Il a pris la décision osée de faire l'impasse sur la Coupe du monde pour se concentrer sur lui-même. "J'aime bien être maître et acteur de mon projet", explique-t-il. Durant la préparation, "plus je faisais des sacrifices, plus je me mettais dans des prédispositions mentales pour faire une médaille. J'ai vraiment besoin de croire à 100% dans ce que je fais", détaille-t-il. Avec les 120.000 euros de primes perçues grâce aux médailles, il compte acquérir un tapis roulant de ski à roulettes pour pouvoir s'entraîner à la maison, par tout temps. "Je suis un passionné d'entraînement et de data, se justifie-t-il, Réinvestir de l'argent que j'ai gagné grâce au ski dans le ski, ça fait vraiment sens." D'ici les JO-2030, Desloges espère se montrer en Coupe du monde, et jouer pourquoi pas un petit globe sur la distance. Son nouveau statut, "j'aime bien et ça ne me dérange pas", affirme-t-il. "Je ne suis pas vraiment quelqu'un de stressé. J'ai une progression d'année en année qui est constante. Aujourd'hui, je pense que j'arrive vraiment à m'écouter et à me connaître. Je vais juste faire les choses comme je sais faire, et être très ambitieux à l'entraînement. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal."
Texte intégral (593 mots)
"Je vise les titres olympiques pour 2030", lance le skieur de Villard-de-Lans, qui a rencontré l'AFP vendredi dans le cadre d'une tournée des médias. Quasi inconnu il y a un mois, Desloges, qui a défilé comme porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture aux côtés de la biathlète Lou Jeanmonnot, incarne aujourd'hui le renouveau de l'équipe de France qui a battu en Italie son record de médailles (23, dont huit en or), portée par le biathlon. Ses trois médailles d'argent (skiathlon, 10 km classique, relais 4x7,5 km hommes) ont contribué à briser le plafond de verre du ski de fond tricolore, habituellement relégué aux places d'honneur derrière les pays nordiques. "Pas content? Triplé, sourit-il en reprenant l'expression de Kylian Mbappé. Ça fait sens avec les Jeux. Déjà, je fais trois médailles. D'un autre côté, je fais du ski de fond, un sport que peu de gens connaissent, un sport besogneux qui ne donne pas spécialement envie." La logique voudrait qu'il vise l'or à La Clusaz, qui accueillera les épreuves de ski de fond en 2030, mais deux nuages persistent à son altitude. Aucun Français n'a accompli cette prouesse, et il devra battre celui considéré comme le meilleur fondeur de l'histoire, le Norvégien Klaebo, qui a remporté six titres à Milan Cortina. "J'ai 23 ans, il en a 29. Dans quatre ans, je serai plus mature. D'un point de vue physio, je serai dans mes meilleures années. 23 ans, c'est un peu jeune, j'ai peu d'années d'entraînement à gros volume", explique Desloges. Le rendez-vous est déjà donné: Klaebo l'a désigné comme "l'homme à battre" en 2030, dans un entretien avec le quotidien L'Equipe. "Maître et acteur" "C'est un honneur parce que c'est le skieur le plus rapide de tous les temps. Ça ne me donne pas la pression. Ça me donne juste envie de retourner m'entraîner et de lui montrer que, oui, je serai la personne à battre en 2030. C'est un statut que j'ai envie d'assumer", réagit le Français. Desloges a construit son exploit durant deux mois de préparation à haute intensité, à base d'entraînements quotidiens et un peu "de riz et de ketchup", rigole-t-il. Il a pris la décision osée de faire l'impasse sur la Coupe du monde pour se concentrer sur lui-même. "J'aime bien être maître et acteur de mon projet", explique-t-il. Durant la préparation, "plus je faisais des sacrifices, plus je me mettais dans des prédispositions mentales pour faire une médaille. J'ai vraiment besoin de croire à 100% dans ce que je fais", détaille-t-il. Avec les 120.000 euros de primes perçues grâce aux médailles, il compte acquérir un tapis roulant de ski à roulettes pour pouvoir s'entraîner à la maison, par tout temps. "Je suis un passionné d'entraînement et de data, se justifie-t-il, Réinvestir de l'argent que j'ai gagné grâce au ski dans le ski, ça fait vraiment sens." D'ici les JO-2030, Desloges espère se montrer en Coupe du monde, et jouer pourquoi pas un petit globe sur la distance. Son nouveau statut, "j'aime bien et ça ne me dérange pas", affirme-t-il. "Je ne suis pas vraiment quelqu'un de stressé. J'ai une progression d'année en année qui est constante. Aujourd'hui, je pense que j'arrive vraiment à m'écouter et à me connaître. Je vais juste faire les choses comme je sais faire, et être très ambitieux à l'entraînement. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal."

06.03.2026 à 18:55

Al-Fayed: trois femmes soupçonnées de "traite d'êtres humains" interrogées par la police londonienne

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Ces femmes, qui ont été interrogées entre le 25 février et le 5 mars, n'ont pas été arrêtées et l'enquête se poursuit, a ajouté la police dans un communiqué. C'est la première fois que la police londonienne interroge des suspects dans cette enquête, qui est "l'une des plus vastes et complexes" qu'elle ait menées. Au total, "154 victimes" ont témoigné auprès des enquêteurs, accusant l'Egyptien Mohammed Al-Fayed d'agression sexuelle, de viol, d'exploitation sexuelle et de traite d'êtres humains. Mohammed Al-Fayed, qui outre Harrods, possédait l'hôtel 5 étoiles le Ritz à Paris, est décédé à 94 ans en 2023 sans jamais avoir été inquiété en dépit de plusieurs plaintes auprès de la police. La plupart des accusatrices étaient de jeunes vendeuses ou assistantes chez Harrods. La diffusion d'une enquête de la BBC en septembre 2024 a relancé l'affaire. Les agissements auraient duré plus de 35 ans, entre 1977 et 2014. Les trois femmes ayant été interrogées sont âgées d'une quarantaine, d'une cinquantaine et d'une soixantaine d'années, a indiqué la police, sans donner leur âge précis. "Bien qu'Al-Fayed ne soit plus en vie pour faire face à des poursuites judiciaires, nous avons toujours été déterminés à traduire en justice toute personne soupçonnée d'avoir joué un rôle dans ses infractions", a déclaré Angela Craggs, commandante à la Metropolitan Police, citée dans le communiqué. Depuis 18 mois, les enquêteurs "ont recueilli des témoignages détaillés auprès des victimes et des témoins", a assuré la police. Ces éléments ainsi que "la poursuite du travail de partenariat au Royaume-Uni et à l'étranger, ont élargi la portée de l'enquête afin de couvrir toutes les infractions signalées, y compris la traite d'êtres humains", a ajouté la Met police. La justice française enquête depuis l'été dernier sur un vaste système présumé de traite de femmes, qui aurait été mis en place par Mohammed Al-Fayed. Des plaignantes ont vivement critiqué le travail de la police britannique, dans des interviews à l'AFP. Elles ont placé leurs espoirs dans la justice parisienne, pour faire la lumière sur ce réseau qui se serait aussi étendu en France. Plusieurs femmes ont été auditionnées à Paris. Parmi elles, Kristina Svensson, employée par l'hôtel 5 étoiles Le Ritz, à Paris, pour être l'assistante en France de Mohamed Al-Fayed de 1998 à 2000. "A chaque fois qu'il me voyait, il m'agressait", a-t-elle affirmé dans un entretien avec l'AFP.
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Ces femmes, qui ont été interrogées entre le 25 février et le 5 mars, n'ont pas été arrêtées et l'enquête se poursuit, a ajouté la police dans un communiqué. C'est la première fois que la police londonienne interroge des suspects dans cette enquête, qui est "l'une des plus vastes et complexes" qu'elle ait menées. Au total, "154 victimes" ont témoigné auprès des enquêteurs, accusant l'Egyptien Mohammed Al-Fayed d'agression sexuelle, de viol, d'exploitation sexuelle et de traite d'êtres humains. Mohammed Al-Fayed, qui outre Harrods, possédait l'hôtel 5 étoiles le Ritz à Paris, est décédé à 94 ans en 2023 sans jamais avoir été inquiété en dépit de plusieurs plaintes auprès de la police. La plupart des accusatrices étaient de jeunes vendeuses ou assistantes chez Harrods. La diffusion d'une enquête de la BBC en septembre 2024 a relancé l'affaire. Les agissements auraient duré plus de 35 ans, entre 1977 et 2014. Les trois femmes ayant été interrogées sont âgées d'une quarantaine, d'une cinquantaine et d'une soixantaine d'années, a indiqué la police, sans donner leur âge précis. "Bien qu'Al-Fayed ne soit plus en vie pour faire face à des poursuites judiciaires, nous avons toujours été déterminés à traduire en justice toute personne soupçonnée d'avoir joué un rôle dans ses infractions", a déclaré Angela Craggs, commandante à la Metropolitan Police, citée dans le communiqué. Depuis 18 mois, les enquêteurs "ont recueilli des témoignages détaillés auprès des victimes et des témoins", a assuré la police. Ces éléments ainsi que "la poursuite du travail de partenariat au Royaume-Uni et à l'étranger, ont élargi la portée de l'enquête afin de couvrir toutes les infractions signalées, y compris la traite d'êtres humains", a ajouté la Met police. La justice française enquête depuis l'été dernier sur un vaste système présumé de traite de femmes, qui aurait été mis en place par Mohammed Al-Fayed. Des plaignantes ont vivement critiqué le travail de la police britannique, dans des interviews à l'AFP. Elles ont placé leurs espoirs dans la justice parisienne, pour faire la lumière sur ce réseau qui se serait aussi étendu en France. Plusieurs femmes ont été auditionnées à Paris. Parmi elles, Kristina Svensson, employée par l'hôtel 5 étoiles Le Ritz, à Paris, pour être l'assistante en France de Mohamed Al-Fayed de 1998 à 2000. "A chaque fois qu'il me voyait, il m'agressait", a-t-elle affirmé dans un entretien avec l'AFP.

06.03.2026 à 18:52

Bureau de la foi, nationalisme chrétien au Pentagone : Donald Trump est-il en croisade ?

Pauline GRAND D'ESNON
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Un chef du Pentagone qui cite les croisades et un bureau de la foi à la Maison Blanche… Le second mandat de Donald Trump est marqué par l’influence de tendances religieuses radicales. Loin de tendre l'autre joue, ce courant instaure une atmosphère propice aux élans guerriers. 
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Un chef du Pentagone qui cite les croisades et un bureau de la foi à la Maison Blanche… Le second mandat de Donald Trump est marqué par l’influence de tendances religieuses radicales. Loin de tendre l'autre joue, ce courant instaure une atmosphère propice aux élans guerriers. 

06.03.2026 à 18:41

Destructions d'emplois, chômage en hausse: coup de semonce au pays de Donald Trump

FRANCE24
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Selon les données officielles publiées vendredi, la première économie mondiale a détruit 92.000 emplois le mois dernier et le chômage a grimpé, à 4,4%. La publication a créé la surprise. Les investisseurs s'attendaient à des créations nettes d'emplois et à ce que le chômage reste inchangé à 4,3%. La baisse du nombre d'emplois est notamment due à une grève dans le secteur de la santé (les grévistes sont temporairement comptés comme des salariés en moins), souligne le service statistique du ministère du Travail (BLS) dans un communiqué. Cela ne suffit toutefois pas à expliquer un tel recul. Surtout, les mois précédents ont subi d'importantes révisions à la baisse. Le rapport de janvier, qui avait été jugé très bon, l'est désormais un peu moins. Et l'actualisation des données montre que les États-Unis avaient en fait déjà détruit des emplois au mois de décembre. "L'histoire économique vient de changer de manière spectaculaire. (...) Les questions relatives à une éventuelle récession sont de nouveau d'actualité", a estimé, sur X, Justin Wolfers, professeur d'économie à l'université du Michigan. Le gouvernement confiant Depuis son retour au pouvoir l'an dernier, le président Donald Trump affirme qu'il a remis l'économie sur les rails. La croissance a toutefois ralenti en 2025, à 2,2% contre 2,8% sous son prédécesseur démocrate Joe Biden. Même si le chômage est resté relativement faible, les embauches ont été au point mort l'an dernier. La santé et le travail social ont été les rares secteurs à créer des emplois du fait du vieillissement de la population. Mais "tout le monde ne peut pas devenir infirmier", pointaient cette semaine des analystes du site de recherche d'emploi Indeed. L'industrie, placée en tête des priorités du gouvernement Trump, a détruit 12.000 emplois en février. Après la publication vendredi, un des principaux conseillers économiques de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a considéré que l'économie américaine était "vraiment solide" et que les destructions d'emplois n'étaient pas un motif d'inquiétude pour le gouvernement. En combinant janvier et février, les créations nettes d'emplois restent "positives", a-t-il mis en avant sur la chaîne de télévision CNBC. "Il y aura bientôt tellement d'activité que tout le monde pourra trouver un emploi s'il le souhaite", a aussi affirmé M. Hassett. "Changer de cap" Dans une toute autre veine, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a vu dans les chiffres de l'emploi "un signal d'alarme retentissant". "Notre économie était déjà faible avant la guerre irréfléchie et inflationniste de Donald Trump", a-t-il estimé dans un communiqué en faisant référence à la guerre au Moyen-Orient, dont l'impact sur les prix à la pompe a été très rapide aux Etats-Unis. "Les droits de douane augmentent les coûts, les prix de l'essence montent en flèche et les emplois se volatilisent", a dénoncé l'élu pour qui les républicains doivent "immédiatement changer de cap". "Plus le conflit dure, plus les répercussions négatives sur l'économie américaine et le marché du travail risquent d'être importantes", a estimé l'économiste de Nationwide, Kathy Bostjancic, dans une note. Après le déclenchement de la guerre la semaine dernière, les marchés avaient conclu que la prochaine baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) arriverait plus tard que prévu, du fait des répercussions du conflit sur les prix de l'énergie et donc l'inflation. Le calcul pourrait changer si le marché du travail américain présentait d'autres signes de faiblesse. Les responsables monétaires s'accordaient jusque-là à dire qu'il semblait en train de se stabiliser.
Texte intégral (632 mots)
Selon les données officielles publiées vendredi, la première économie mondiale a détruit 92.000 emplois le mois dernier et le chômage a grimpé, à 4,4%. La publication a créé la surprise. Les investisseurs s'attendaient à des créations nettes d'emplois et à ce que le chômage reste inchangé à 4,3%. La baisse du nombre d'emplois est notamment due à une grève dans le secteur de la santé (les grévistes sont temporairement comptés comme des salariés en moins), souligne le service statistique du ministère du Travail (BLS) dans un communiqué. Cela ne suffit toutefois pas à expliquer un tel recul. Surtout, les mois précédents ont subi d'importantes révisions à la baisse. Le rapport de janvier, qui avait été jugé très bon, l'est désormais un peu moins. Et l'actualisation des données montre que les États-Unis avaient en fait déjà détruit des emplois au mois de décembre. "L'histoire économique vient de changer de manière spectaculaire. (...) Les questions relatives à une éventuelle récession sont de nouveau d'actualité", a estimé, sur X, Justin Wolfers, professeur d'économie à l'université du Michigan. Le gouvernement confiant Depuis son retour au pouvoir l'an dernier, le président Donald Trump affirme qu'il a remis l'économie sur les rails. La croissance a toutefois ralenti en 2025, à 2,2% contre 2,8% sous son prédécesseur démocrate Joe Biden. Même si le chômage est resté relativement faible, les embauches ont été au point mort l'an dernier. La santé et le travail social ont été les rares secteurs à créer des emplois du fait du vieillissement de la population. Mais "tout le monde ne peut pas devenir infirmier", pointaient cette semaine des analystes du site de recherche d'emploi Indeed. L'industrie, placée en tête des priorités du gouvernement Trump, a détruit 12.000 emplois en février. Après la publication vendredi, un des principaux conseillers économiques de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a considéré que l'économie américaine était "vraiment solide" et que les destructions d'emplois n'étaient pas un motif d'inquiétude pour le gouvernement. En combinant janvier et février, les créations nettes d'emplois restent "positives", a-t-il mis en avant sur la chaîne de télévision CNBC. "Il y aura bientôt tellement d'activité que tout le monde pourra trouver un emploi s'il le souhaite", a aussi affirmé M. Hassett. "Changer de cap" Dans une toute autre veine, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a vu dans les chiffres de l'emploi "un signal d'alarme retentissant". "Notre économie était déjà faible avant la guerre irréfléchie et inflationniste de Donald Trump", a-t-il estimé dans un communiqué en faisant référence à la guerre au Moyen-Orient, dont l'impact sur les prix à la pompe a été très rapide aux Etats-Unis. "Les droits de douane augmentent les coûts, les prix de l'essence montent en flèche et les emplois se volatilisent", a dénoncé l'élu pour qui les républicains doivent "immédiatement changer de cap". "Plus le conflit dure, plus les répercussions négatives sur l'économie américaine et le marché du travail risquent d'être importantes", a estimé l'économiste de Nationwide, Kathy Bostjancic, dans une note. Après le déclenchement de la guerre la semaine dernière, les marchés avaient conclu que la prochaine baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) arriverait plus tard que prévu, du fait des répercussions du conflit sur les prix de l'énergie et donc l'inflation. Le calcul pourrait changer si le marché du travail américain présentait d'autres signes de faiblesse. Les responsables monétaires s'accordaient jusque-là à dire qu'il semblait en train de se stabiliser.

06.03.2026 à 18:40

Guerre au Moyen-Orient : l'économie mondiale en danger

Karina CHABOUR
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Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le Moyen-Orient s'embrase et les cours du brut s'envolent. Les Gardiens de la révolution revendiquent le contrôle total du détroit d’Ormuz, ce goulet par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz mondial. En quelques jours, le conflit s’est étendu aux principales zones de production du Moyen-Orient. Faut-il craindre un nouveau choc énergétique ? Tandis que le trafic maritime est à l’arrêt, la pression est désormais maximale sur l’ensemble du commerce de marchandises. Jusqu’où le blocage peut-il aller ? Et quelles conséquences sur l’économie mondiale ?
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Depuis les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le Moyen-Orient s'embrase et les cours du brut s'envolent. Les Gardiens de la révolution revendiquent le contrôle total du détroit d’Ormuz, ce goulet par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz mondial. En quelques jours, le conflit s’est étendu aux principales zones de production du Moyen-Orient. Faut-il craindre un nouveau choc énergétique ? Tandis que le trafic maritime est à l’arrêt, la pression est désormais maximale sur l’ensemble du commerce de marchandises. Jusqu’où le blocage peut-il aller ? Et quelles conséquences sur l’économie mondiale ?

06.03.2026 à 18:38

Liban : la banlieue Sud de Beyrouth subit une trentaine de frappes israéliennes

FRANCE24
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Depuis le 6 mars, les frappes israéliennes dans le Sud de #Beyrouth contre le Hezbollah sont de plus en plus importantes… et elles ont désormais lieu sans avertissement préalable. Nos reporters se sont rendus dans cette zone quasiment désertée. Selon le ministère de la Santé libanais, le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève à 217 morts 
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Depuis le 6 mars, les frappes israéliennes dans le Sud de #Beyrouth contre le Hezbollah sont de plus en plus importantes… et elles ont désormais lieu sans avertissement préalable. Nos reporters se sont rendus dans cette zone quasiment désertée. Selon le ministère de la Santé libanais, le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élève à 217 morts 

06.03.2026 à 18:27

Arancha González Laya : "Les pays européens non-alignés avec Trump, il les menace d’un embargo"

Caroline DE CAMARET
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Cette semaine, nous recevons Arancha González Laya, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères et actuelle doyenne de la Paris School of International Affairs à Sciences Po. Elle revient sur le conflit au Moyen-Orient et le risque d'embrasement de la région ainsi que sur la brouille diplomatique entre les États-Unis et l'Espagne, seul pays européen à avoir ouvertement condamné les frappes américaines et israéliennes comme une violation du droit international.
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Cette semaine, nous recevons Arancha González Laya, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères et actuelle doyenne de la Paris School of International Affairs à Sciences Po. Elle revient sur le conflit au Moyen-Orient et le risque d'embrasement de la région ainsi que sur la brouille diplomatique entre les États-Unis et l'Espagne, seul pays européen à avoir ouvertement condamné les frappes américaines et israéliennes comme une violation du droit international.
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