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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

20.06.2026 à 15:07

FRANCE24
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La collision a eu lieu vendredi en fin d'après-midi au sud de Bedford, ville située à environ 90 kilomètres au nord de la capitale britannique, selon la compagnie East Midlands Railway (EMR). L'accident a impliqué deux trains d'EMR, dont l'un a percuté l'arrière de l'autre. Des images montrent la locomotive du deuxième train encastrée dans le dernier wagon du premier train. "Malheureusement, le conducteur de l'un des trains est décédé dans la collision", a déclaré samedi lors d'une conférence de presse Lucy D'Orsi, cheffe de la police des transports britannique. "Plus de 80 personnes ont été prises en charge à l'hôpital hier (vendredi) soir. Ce (samedi) matin, 28 d'entre elles sont toujours hospitalisées, dont neuf dans un état critique", a-t-elle ajouté. Les raisons de l'accident ne sont pas connues. Lucy D'Orsi a appelé à s'abstenir "de toute spéculation". Des enquêteurs spécialisés de la police des transports britannique travaillent en collaboration avec leurs collègues de la Direction des enquêtes sur les accidents ferroviaires afin de "déterminer ce qui s'est passé", a-t-elle dit. "Réseau ferroviaire ancien" La ministre des Transports Heidi Alexander a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi qu'il était "trop tôt" pour connaître les causes de l'accident, affirmant que les trains britanniques étaient "parmi les plus sûrs du monde". "Nous veillerons à ce qu'une enquête approfondie soit menée afin de (...) tirer les leçons qui s'imposent pour qu'un tel incident ne se reproduise plus jamais", a-t-elle ajouté. Un passager, Brett Byatt, a fait part de sa colère à la BBC. "Le problème, c’est que nous avons l'un des réseaux ferroviaires les plus anciens et que les pannes de signalisation sont fréquentes", a-t-il critiqué. Il a raconté avoir entendu "un boum" puis des "cris et gémissements de douleur". Lui n'a pas été blessé, contrairement à "probablement 90% des personnes" dans son wagon. Il a décrit des passagers qui "ne pouvaient pas se tenir debout ou ne pouvaient pas bouger le cou" et a raconté avoir vu une femme avec la jambe cassée. "Nous étions à l'arrêt quand, soudain, nous avons été violemment percutés par l'arrière", a témoigné auprès de la BBC un autre passager, Paul Calvin. Son train roulait à destination de la gare de St Pancras à Londres. Le roi Charles III est "profondément attristé" par cet accident, a indiqué un porte-parole du palais de Buckingham. "Ses pensées vont à la famille de la victime ainsi qu'à toutes les personnes blessées ou touchées par cet événement tragique", a-t-il ajouté. "C’est une journée profondément triste pour la communauté ferroviaire", a déclaré le directeur d'EMR, Will Rogers, lors de la conférence de presse. En septembre 2023, plusieurs personnes avaient été blessées après la collision de deux trains en gare d'Aviemore, dans les Highlands écossais. Trois ans plus tôt, en août 2020, un train matinal reliant Aberdeen à Glasgow avait déraillé, tuant trois personnes près de la ville de Stonehaven, dans le nord-est de l'Ecosse, après un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies.

20.06.2026 à 14:49

FRANCE24
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Les joueurs et le sélectionneur se sont succédé devant les médias pour afficher leur sérénité malgré l'immense contre-performance inaugurale contre le Cap-Vert (0-0), 64e nation Fifa. "On n'a jamais de doutes. On connaît le niveau qu'ont l'effectif et le staff et il faut toujours faire confiance", a assuré vendredi Pau Cubarsi. Et le défenseur central du FC Barcelone d'insister: "on ne sort pas d'un grand match, mais on a les batteries rechargées, on a très envie de montrer un bon niveau". Fidèle à sa ligne consistant à défendre ses joueurs, contre vents et marées, le sélectionneur Luis de la Fuente a livré le même message dès lundi: "nous n'avons pas eu la justesse dans les dernières passes et il s'est passé cela, mais rien qui doive susciter des doutes ou une inquiétude excessive". Contre l'Arabie saoudite à Atlanta, la Roja aura seulement "besoin d'un peu plus de grinta, plus de hargne devant le but, mais surtout de donner un peu plus de vitesse au ballon pour fatiguer davantage l'adversaire, pour trouver plus d'espaces. On doit faire la même chose, mais avec un tout petit peu plus d'intensité", a listé Cubarsi. Infirmerie et transferts Derrière les discours bien calibrés, se cache une pression bien réelle pour les favoris de cette Coupe du monde, tenus de se relancer pour éviter la crise. Ne pas parvenir à marquer face à un si faible adversaire que le Cap-Vert, avec l'armada dont dispose la Roja même sans Lamine Yamal au coup d'envoi, reste un sacré accroc. Mardi, au lendemain du match, les visages étaient plus fermés que les jours précédents. L'ambiance était davantage détendue vendredi lors d'une séance sous la chaleur et l'humidité de Chattanooga (Tennessee). Mais deux éléments troublent la quiétude de l'Espagne dans le bois verdoyant qui entoure les terrains de la Baylor School, son camp de base: les joueurs diminués physiquement et le marché des transferts. Depuis le début du Mondial, il y a déjà eu la signature de Marc Cucurella au Real Madrid, celle de Victor Munoz à Liverpool, et c'est désormais Alex Grimaldo qui pourrait quitter le Bayer Leverkusen, selon plusieurs médias. Mais le sélectionneur l'affirme: ses hommes ont l'habitude et ne sont pas perturbés par cette actualité. Yamal pas à 100% L'autre sujet de discussion, voire d'inquiétude, c'est la forme physique de plusieurs des cadres espagnols, à commencer par celle du prodige Lamine Yamal, indispensable à l'équipe du haut de ses 18 ans. Malgré sa vingtaine de minutes prometteuses en fin de match contre le Cap-Vert, qui avait fait du bien à l'attaque amorphe de la Roja, le Barcelonais n'est pas assez remis d'une blessure à la cuisse pour jouer un match entier. "C'est très tôt, c'est inutile, je suis en pleine période d'adaptation, ce n'est pas le moment de disputer un match entier, mais je peux jouer les minutes que le coach voudra", a déclaré l'ailier, qui n'avait plus joué depuis le 22 avril, à la télévision publique espagnole (RTVE). Dimanche, il pourrait jouer "une heure", a indiqué Luis de la Fuente à la radio Cope, sans préciser s'il débuterait comme titulaire ou entrerait en cours de match. La situation de Nico Williams, l'autre ailier percutant, est identique. De retour d'une blessure au pied, Mikel Merino ne s'est pas entraîné mardi et Victor Munoz a rechuté après une blessure musculaire.

20.06.2026 à 14:43

FRANCE24
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L214, association de défense des animaux utilisés comme ressources alimentaires, a mené cette action surprise dans l'hypermarché de Villiers-en-Bière près de Melun. Sa porte-parole, Marine Le Tallec, 27 ans, jointe par l'AFP, a rapporté qu'une centaine de portraits d'animaux avaient été brandis solennellement dans les rayons de viande et charcuterie, tels ceux d'"un cochon mutilé dès sa naissance" ou d'"un lapin enfermé à vie". L214 assure qu'ils ont été photographiés lors de ses enquêtes "dans des élevages approvisionnant directement Carrefour ou des marques vendues par l’enseigne". L'association entendait dénoncer "la mise à mort de plus de 100 millions d’animaux par an" pour les approvisionnements de Carrefour. Pendant l'épisode de canicule en France, Marine Le Tallec a appelé à "ne pas oublier les animaux dans les élevages intensifs, tels les poulets qui supportent mal la chaleur et peuvent mourir par dizaines de milliers". "Diviser de moitié le nombre d'animaux tués permettrait de réduire de 35% les gaz à effet de serre, mesure prioritaire pour lutter contre le réchauffement climatique", a-t-elle argumenté. La directrice de L214, Brigitte Gothiere, 53 ans, a affirmé à l'AFP que "dans cet hypermarché immense, il y a un rayon jambon qui fait une dizaine de mètres, avec l'impression d'un très grand choix, alors que 95% des cochons sont élevés de la même façon, sans aucun accès à l'extérieur, sur les sols ajourés (caillebotis), les truies enfermées dans des cases où les petits tètent à travers les barreaux". Sollicité en réaction, Carrefour a déclaré à l'AFP que "le combat pour le bien-être animal est essentiel pour mieux nourrir les Français mais ne doit pas servir de cheval de Troie pour diaboliser l'élevage ou imposer brutalement la fin de la viande à des millions de citoyens, comme nous le demande L214". Deuxième distributeur français derrière E.Leclerc, le groupe a regretté d'avoir été ciblé par l'association, faisant par exemple valoir "l'affichage du score AEBEA (Association étiquette bien-être animal) sur son offre de poulet Carrefour". Le distributeur s'est cependant dit "prêt à coconstruire un plan global d'amélioration" avec l'association, assurant avoir déjà, "comme lui demandait L214, calculé son ratio de protéines végétales qui représente plus du tiers de ses ventes aujourd’hui".

20.06.2026 à 14:43

FRANCE24
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Détenu pendant près d'un an en Algérie avant d'être libéré en novembre, l'écrivain a pris place au premier rang sous les acclamations, a constaté un journaliste de l'AFP. Il devait s'exprimer à la tribune devant les plus de 4.000 personnes attendues au Parc floral à Paris. Boualem Sansal a apporté vendredi sur LCI son soutien au candidat des Républicains dont il vante les mérites: "très probablement, je voterai pour Bruno Retailleau", a-t-il affirmé. "C'est mon ami, je l'aime beaucoup. Il n'a aucune méchanceté. Il n'a pas le sens du complot". La présence de l'auteur de "La Légende", livre paru début juin chez Grasset, maison d'édition appartenant à Vincent Bolloré, devrait permettre à Bruno Retailleau de prendre une fois de plus ses distances lors de son discours avec la macronie et rappeler qu'il n'était pas parvenu à convaincre le chef de l'Etat de hausser le ton avec l'Algérie. Lorsqu'il était à Beauvau, le Vendéen s'en était pris frontalement au régime algérien pour son refus de libérer l'écrivain, présenté comme un symbole de la liberté d'expression en Algérie, et de reprendre ses citoyens sous OQTF (obligation de quitter le territoire français).

20.06.2026 à 13:49

FRANCE24
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Lors d'une représentation unique samedi soir, à guichet fermé, l'Opéra national de Grèce revient pour la première fois depuis 65 ans dans cet amphithéâtre du IVe siècle avant Jésus-Christ, à 200 kilomètres d'Athènes, réputé pour son exceptionnelle acoustique. Cette tragédie lyrique qui voit Médée, figure de la mythologie grecque éperdue de fureur et de désespoir, tuer ses enfants, ouvre l'édition 2026 du festival d'Athènes et d'Epidaure. Et c'est la mezzo-soprano italienne Anna Pirozzi qui interprète le rôle-titre de "Médée", de Luigi Cherubini, inspiré de la tragédie d’Euripide et tiré à l'époque de l’oubli grâce à Maria Callas. La chanteuse lyrique marche ainsi dans les pas de "la "diva assoluta" dans cette "production légendaire" qui, en 1961 dans ce même site archéologique, avait "suscité un immense enthousiasme" bien au-delà de la Grèce, rappelle le directeur artistique de l'Opéra national de Grèce, Giorgos Koumendakis. Gestes dramatiques "Je ne veux pas copier, je ne veux pas imiter" Maria Callas, a confié à l'AFP Anna Pirozzi, dans sa loge, peu avant la répétition générale jeudi. Pourtant, ajoute l'artiste, "j'adore (...) comment elle interprète le rôle. J'ai pris quelques gestes qu'elle a fait en 1961 car je pense qu'ils sont très dramatiques". "Maria Callas et Anna Pirozzi ont la même vérité dans le chant, dans le jeu", renchérit le metteur en scène, Panaghis Pagoulatos. "Mais ce n'est pas du tout la même personnalité, ce n'est pas du tout la même voix". Cette époustouflante reconstitution, qui a enthousiasmé le public venu assister à la répétition générale, s’inscrit dans la thématique de l’année de l’institution grecque, "de l’héritage du passé à l’opéra de l’avenir". Des décors aux costumes en passant par la lumière, chaque détail de ce travail de recherches titanesque a été pensé pour restituer le plus fidèlement la production de 1961. "La principale difficulté était de parvenir à saisir l’esthétique de l’époque et à la faire entrer dans le présent sans qu’elle ne paraisse (...) décalée", a expliqué Giorgos Koumendakis. Les équipes artistiques, qui ont travaillé durant trois ans sur ce projet unique, se sont servies des cahiers du metteur en scène grec de l'époque, Alexis Minotis, et des dessins de son compatriote, Yannis Tsarouchis, qui en réalisa les costumes et les décors. Nous disposions ainsi de notes "sur les chœurs, sur la chorégraphie, sur les figurants mais pas sur les solistes", selon Panaghis Pagoulatos qui est également directeur de casting de l'Opéra national de Grèce. Photographies Autre difficulté que souligne M. Koumendakis: "il n’existe absolument aucun" enregistrement vidéo de l'époque. "Nous ne disposons que de photographies en noir et blanc" pour reconstituer les décors, poursuit-il. Chaque pierre de la scène du théâtre, parmi les mieux préservés du monde antique, a dû être recouverte par un caisson en bois pour les protéger. Pour les costumes, d'une richesse exceptionnelle, les équipes se sont appuyées sur les quelque 150 tenues conservées depuis 1961. "Si l'on regarde les costumes (de l'époque) à la lumière du soleil, les couleurs sont incroyables!", s'exclame en coulisses Tota Pritsa, cheffe costumière. Le baryton Tassis Christoyannis, qui interprète Créon, le roi de Corinthe, porte ainsi le costume de 1961. "Le plus difficile, ce fut les étoffes" car certaines ne sont plus fabriquées aujourd'hui, comme par exemple le jersey de soie, a-t-elle détaillé. Et certains tissus ont dû être teints ou lavés de multiples fois afin de leur donner la patine d'antan. Sur la scène d'Epidaure, en cette soirée tiède et étoilée, "les costumes anciens et nouveaux se mélangent mais même moi, je ne peux pas les distinguer!", résume Panaghis Pagoulatos. Le site archéologique accueille également une exposition consacrée aux représentations des 6 et 13 août 1961. Pour la représentation de samedi, seul le nombre de figurants a dû être revu à la baisse. "A l'époque, ils avaient eu recours à des jeunes qui faisaient leur service militaire donc il y avait un monde fou sur scène!", sourit M. Pagoulatos. "Mais aujourd'hui on ne peut pas aller dans les casernes et dire: +allez hop, on va jouer ce soir au théâtre!+".

20.06.2026 à 13:22

L'Equipe TV
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Après le Mexique, les États-Unis ont eux aussi obtenu leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du monde, grâce à leur succès contre l'Australie (2-0), samedi. Le Maroc et le Brésil, qui s'étaient affrontés lors de leur entrée en lice, ont battu respectivement l'Écosse (1-0) et Haïti (3-0).
Texte intégral (754 mots)
Après le Mexique, les États-Unis ont eux aussi obtenu leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe du monde, grâce à leur succès contre l'Australie (2-0), samedi. Le Maroc et le Brésil, qui s'étaient affrontés lors de leur entrée en lice, ont battu respectivement l'Écosse (1-0) et Haïti (3-0).

20.06.2026 à 13:19

FRANCE24
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"Le yoga n'est pas (seulement) un exercice physique", explique M. Veer qui, après avoir enseigné cette discipline notamment en Grèce, en France, au Canada, aux Etats-Unis et pendant onze ans à Hong Kong, a ouvert en 2023 un studio à New Delhi. "L’histoire du yoga remonte à plus de 10.000 ans. Il trouve ses origines dans les plus anciennes écritures indiennes, les Vedas, dont le Rig Veda, explique ce titulaire d'une thèse sur les origines et l'essence de cette discipline. "Dans la tradition indienne, nous travaillons sur le corps, le souffle, le mental, ainsi que les dimensions de sagesse et de béatitude", explique M. Veer, qui regrette qu’en Occident "la pratique soit réduite à 95% aux asanas (postures), et peu au prana (souffle)". Il se réjouit pourtant de l’engouement mondial pour cette discipline, amorcé dans les années 1970‑80 aux Etats‑Unis, où des enseignants indiens se sont installés avant de "devenir populaire en Europe, puis à Hong Kong, Singapour, au Japon...". "C’est dans notre sang" Au départ, "le hatha yoga, la pratique la plus traditionnelle, était la forme la plus répandue en Occident". Puis petit à petit de nouvelles méthodes sont apparues, comme l'Iyengar yoga, l'Ashtanga ou le Sivananda qui doivent leur nom aux maîtres qui les ont conçues, ou le Vinyasa ou le Ashtanga, un enchaînement de mouvements. Mais si "les séquences et les postures peuvent être différentes, toutes sont basées sur le hatha yoga", souligne lors d’un entretien à l’AFP ce yogiste de 51 ans, initié par son père à l’âge de neuf ans. Selon lui, ce n'est pas un mythe de dire que la plupart des Indiens pratiquent le yoga au quotidien mais pas de la manière dont on l'entend à l'étranger. La méditation s’enseigne dès l’enfance au sein des familles indiennes : "C’est dans notre culture, c’est dans notre sang". "A la maison, quand on parle hindi nous disons toujours +dhyan se khao+, ce qui signifie : +mange avec attention+. De même, +dhyan se padho+ : +étudie en te concentrant+. Dhyan, c’est méditation, autrement dit, quoi que l’on fasse, il faut le faire en étant pleinement concentré et en méditant". Formation à revoir Ce disciple du yogi et philosophe indien Sri Aurobindo se félicite de constater que, porté par son succès mondial, le yoga gagne en popularité en Inde, où il fait désormais partie des programmes scolaires et universitaires. Il espère que cela incitera davantage de personnes à pratiquer une activité physique, souvent négligée dans le pays, et à en reconnaître les bienfaits pour la santé. Selon lui, le Premier ministre Narendra Modi, à l'origine d'une résolution de l'ONU qui depuis 2015 fait du 21 juin la Journée internationale du yoga, a largement contribué à sa promotion aux niveaux national et international. Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le dirigeant nationaliste hindou a fait de la culture ancienne de l'Inde un axe majeur de sa politique culturelle et a même crée un ministère dédié au yoga et aux médecines traditionnelles comme l'ayurvédique. M. Veer regrette toutefois que la formation des professeurs de yoga ne soit pas mieux encadrée et réglementée à l’échelle mondiale. "C’est un gros problème, surtout en Occident : après 200 ou 500 heures de formation, vous pouvez commencer à enseigner. Ce n’est bon ni pour la culture du yoga, ni pour les professeurs, ni pour les élèves, ni pour l’humanité", confie M. Veer, qui précise recruter des enseignants diplômés des nombreuses universités de yoga en Inde. Après plus de 40 ans de pratique, M. Veer, qui consacre quotidiennement entre 90 minutes et deux heures par jour à cette discipline, invite "l’Occident à revoir sa manière de former et d’enseigner le yoga".
Texte intégral (649 mots)
"Le yoga n'est pas (seulement) un exercice physique", explique M. Veer qui, après avoir enseigné cette discipline notamment en Grèce, en France, au Canada, aux Etats-Unis et pendant onze ans à Hong Kong, a ouvert en 2023 un studio à New Delhi. "L’histoire du yoga remonte à plus de 10.000 ans. Il trouve ses origines dans les plus anciennes écritures indiennes, les Vedas, dont le Rig Veda, explique ce titulaire d'une thèse sur les origines et l'essence de cette discipline. "Dans la tradition indienne, nous travaillons sur le corps, le souffle, le mental, ainsi que les dimensions de sagesse et de béatitude", explique M. Veer, qui regrette qu’en Occident "la pratique soit réduite à 95% aux asanas (postures), et peu au prana (souffle)". Il se réjouit pourtant de l’engouement mondial pour cette discipline, amorcé dans les années 1970‑80 aux Etats‑Unis, où des enseignants indiens se sont installés avant de "devenir populaire en Europe, puis à Hong Kong, Singapour, au Japon...". "C’est dans notre sang" Au départ, "le hatha yoga, la pratique la plus traditionnelle, était la forme la plus répandue en Occident". Puis petit à petit de nouvelles méthodes sont apparues, comme l'Iyengar yoga, l'Ashtanga ou le Sivananda qui doivent leur nom aux maîtres qui les ont conçues, ou le Vinyasa ou le Ashtanga, un enchaînement de mouvements. Mais si "les séquences et les postures peuvent être différentes, toutes sont basées sur le hatha yoga", souligne lors d’un entretien à l’AFP ce yogiste de 51 ans, initié par son père à l’âge de neuf ans. Selon lui, ce n'est pas un mythe de dire que la plupart des Indiens pratiquent le yoga au quotidien mais pas de la manière dont on l'entend à l'étranger. La méditation s’enseigne dès l’enfance au sein des familles indiennes : "C’est dans notre culture, c’est dans notre sang". "A la maison, quand on parle hindi nous disons toujours +dhyan se khao+, ce qui signifie : +mange avec attention+. De même, +dhyan se padho+ : +étudie en te concentrant+. Dhyan, c’est méditation, autrement dit, quoi que l’on fasse, il faut le faire en étant pleinement concentré et en méditant". Formation à revoir Ce disciple du yogi et philosophe indien Sri Aurobindo se félicite de constater que, porté par son succès mondial, le yoga gagne en popularité en Inde, où il fait désormais partie des programmes scolaires et universitaires. Il espère que cela incitera davantage de personnes à pratiquer une activité physique, souvent négligée dans le pays, et à en reconnaître les bienfaits pour la santé. Selon lui, le Premier ministre Narendra Modi, à l'origine d'une résolution de l'ONU qui depuis 2015 fait du 21 juin la Journée internationale du yoga, a largement contribué à sa promotion aux niveaux national et international. Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le dirigeant nationaliste hindou a fait de la culture ancienne de l'Inde un axe majeur de sa politique culturelle et a même crée un ministère dédié au yoga et aux médecines traditionnelles comme l'ayurvédique. M. Veer regrette toutefois que la formation des professeurs de yoga ne soit pas mieux encadrée et réglementée à l’échelle mondiale. "C’est un gros problème, surtout en Occident : après 200 ou 500 heures de formation, vous pouvez commencer à enseigner. Ce n’est bon ni pour la culture du yoga, ni pour les professeurs, ni pour les élèves, ni pour l’humanité", confie M. Veer, qui précise recruter des enseignants diplômés des nombreuses universités de yoga en Inde. Après plus de 40 ans de pratique, M. Veer, qui consacre quotidiennement entre 90 minutes et deux heures par jour à cette discipline, invite "l’Occident à revoir sa manière de former et d’enseigner le yoga".

20.06.2026 à 13:15

FRANCE24
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La Coupe du monde s'est dans le même temps achevée pour deux premières sélections: Haïti, sans surprise, et surtout une bien décevante Turquie, qui prennent tous deux la porte après deux défaites d'affilée, tandis que le Brésil et le Maroc ont eux fait un grand pas vers le deuxième tour. . Choc Allemagne - Côte d'Ivoire Tous deux victorieux pour leur entrée en lice, Allemands et Ivoiriens peuvent se qualifier pour les 16es de finale dès samedi et faire un pas important vers la première place du groupe en cas de succès dans le choc qui les oppose dans le groupe E à Toronto. Après la démonstration contre le petit poucet Curaçao (7-1), l'Allemagne, qui reste sur deux échecs cuisants en 2018 et 2022 où elle n'était pas sortie des poules, va passer un test d'une autre envergure contre la Côte d'Ivoire et sa pépite Yan Diomandé, "rookie" de l'année en Bundesliga avec Leipzig. Les Eléphants, qui avaient dominé l'Equateur (1-0) en ouverture, pourront bien compter sur leur attaquant Elye Wahi, dont la participation au match a été un temps compromise, en raison des incertitudes sur son visa. Au coeur d'une enquête ouverte en France sur des paris sportifs suspects concernant un carton jaune qu'il a reçu lors de la dernière journée de Ligue 1, Wahi a finalement pu rentrer sur le territoire canadien, ne faisant pas à ce stade l'objet de poursuites. . Les Oranje sous pression Accrochés par le Japon (2-2) en toute fin de rencontre alors qu'ils menaient 1-0 puis 2-1, les Pays-Bas de Virgil van Dijk sont quant à eux sous pression au moment d'affronter à Houston l'autre favori du groupe F, la Suède. Les Néerlandais, trois fois finalistes du Mondial (1974, 1978 et 2010) et dotés d'un riche effectif, sont sur le papier favoris dans une rencontre aux faux airs de Premier League où évoluent de nombreux joueurs des Oranje, tout comme les Suédois Alexander Isak (Liverpool) et Viktor Gyökeres (Arsenal). Mais grâce à son carton contre la Tunisie (5-1), qui a coûté sa place au sélectionneur tunisien, la Suède a fait le plein de confiance, et rejoindra les 16es en cas de succès, même si le sélectionneur anglais de la Suède Graham Potter annonce "un match difficile" face à "l'une des équipes favorites de la compétition". . La millième et une première Les amateurs de statistiques apprécieront d'apprendre que la rencontre, samedi à Monterrey, entre le Japon et la Tunisie sera la 1.000e de l'histoire de la Coupe du monde, qui a débuté en Uruguay en 1930. Ce sera aussi la grande première du Français Hervé Renard sur le banc tunisien, quatre jours après avoir remplacé Sabri Lamouchi, limogé dans la foulée de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche. L'entraîneur globe-trotter de 57 ans dispute sa troisième Coupe du Monde, après 2018 à la tête du Maroc et 2022 avec l'Arabie saoudite, qu'il a qualifiée pour le Mondial-2026 avant d'être renvoyé en avril. . Team USA rejoint le Mexique, la Turquie déçoit La Coupe du monde réussit à ses hôtes: après le Mexique, les Etats-Unis ont décroché vendredi leur sésame pour la phase à élimination directe, grâce à leur victoire face à l'Australie (2-0) à Seattle. Team USA est même sûre de terminer première de son groupe D, à la faveur de la défaite (1-0) d'une très faible Turquie, incapable d'égaliser face à des Paraguayens réduits à dix, et qui quitte piteusement la compétition. Troisièmes en 2002, les Turcs avaient depuis échoué à se qualifier aux Coupes du monde suivante, et déçoivent de nouveau au vu de leur potentiel offensif, avec des joueurs comme Kenan Yildiz (Juventus), Hakan Calhanoglu (Inter Milan), Arda Güler (Real Madrid)... Ce match à San Francisco a été marqué par le carton rouge infligé pour la première fois à un joueur -le Paraguayen Miguel Almiron- qui avait parlé en couvrant sa bouche de la main lors d'une altercation avec un adversaire, une nouvelle règle introduite lors du Mondial-2026 pour lutter contre les insultes racistes. Dans les autres rencontres de vendredi, le Brésil s'est lui rassuré après son nul contre le Maroc (1-1) en disposant facilement d'Haïti (3-0), au passage éliminé, tandis que les Lions de l'Atlas ont dominé l'Ecosse (1-0).
Texte intégral (755 mots)
La Coupe du monde s'est dans le même temps achevée pour deux premières sélections: Haïti, sans surprise, et surtout une bien décevante Turquie, qui prennent tous deux la porte après deux défaites d'affilée, tandis que le Brésil et le Maroc ont eux fait un grand pas vers le deuxième tour. . Choc Allemagne - Côte d'Ivoire Tous deux victorieux pour leur entrée en lice, Allemands et Ivoiriens peuvent se qualifier pour les 16es de finale dès samedi et faire un pas important vers la première place du groupe en cas de succès dans le choc qui les oppose dans le groupe E à Toronto. Après la démonstration contre le petit poucet Curaçao (7-1), l'Allemagne, qui reste sur deux échecs cuisants en 2018 et 2022 où elle n'était pas sortie des poules, va passer un test d'une autre envergure contre la Côte d'Ivoire et sa pépite Yan Diomandé, "rookie" de l'année en Bundesliga avec Leipzig. Les Eléphants, qui avaient dominé l'Equateur (1-0) en ouverture, pourront bien compter sur leur attaquant Elye Wahi, dont la participation au match a été un temps compromise, en raison des incertitudes sur son visa. Au coeur d'une enquête ouverte en France sur des paris sportifs suspects concernant un carton jaune qu'il a reçu lors de la dernière journée de Ligue 1, Wahi a finalement pu rentrer sur le territoire canadien, ne faisant pas à ce stade l'objet de poursuites. . Les Oranje sous pression Accrochés par le Japon (2-2) en toute fin de rencontre alors qu'ils menaient 1-0 puis 2-1, les Pays-Bas de Virgil van Dijk sont quant à eux sous pression au moment d'affronter à Houston l'autre favori du groupe F, la Suède. Les Néerlandais, trois fois finalistes du Mondial (1974, 1978 et 2010) et dotés d'un riche effectif, sont sur le papier favoris dans une rencontre aux faux airs de Premier League où évoluent de nombreux joueurs des Oranje, tout comme les Suédois Alexander Isak (Liverpool) et Viktor Gyökeres (Arsenal). Mais grâce à son carton contre la Tunisie (5-1), qui a coûté sa place au sélectionneur tunisien, la Suède a fait le plein de confiance, et rejoindra les 16es en cas de succès, même si le sélectionneur anglais de la Suède Graham Potter annonce "un match difficile" face à "l'une des équipes favorites de la compétition". . La millième et une première Les amateurs de statistiques apprécieront d'apprendre que la rencontre, samedi à Monterrey, entre le Japon et la Tunisie sera la 1.000e de l'histoire de la Coupe du monde, qui a débuté en Uruguay en 1930. Ce sera aussi la grande première du Français Hervé Renard sur le banc tunisien, quatre jours après avoir remplacé Sabri Lamouchi, limogé dans la foulée de la déroute des Aigles de Carthage contre la Suède (5-1) dimanche. L'entraîneur globe-trotter de 57 ans dispute sa troisième Coupe du Monde, après 2018 à la tête du Maroc et 2022 avec l'Arabie saoudite, qu'il a qualifiée pour le Mondial-2026 avant d'être renvoyé en avril. . Team USA rejoint le Mexique, la Turquie déçoit La Coupe du monde réussit à ses hôtes: après le Mexique, les Etats-Unis ont décroché vendredi leur sésame pour la phase à élimination directe, grâce à leur victoire face à l'Australie (2-0) à Seattle. Team USA est même sûre de terminer première de son groupe D, à la faveur de la défaite (1-0) d'une très faible Turquie, incapable d'égaliser face à des Paraguayens réduits à dix, et qui quitte piteusement la compétition. Troisièmes en 2002, les Turcs avaient depuis échoué à se qualifier aux Coupes du monde suivante, et déçoivent de nouveau au vu de leur potentiel offensif, avec des joueurs comme Kenan Yildiz (Juventus), Hakan Calhanoglu (Inter Milan), Arda Güler (Real Madrid)... Ce match à San Francisco a été marqué par le carton rouge infligé pour la première fois à un joueur -le Paraguayen Miguel Almiron- qui avait parlé en couvrant sa bouche de la main lors d'une altercation avec un adversaire, une nouvelle règle introduite lors du Mondial-2026 pour lutter contre les insultes racistes. Dans les autres rencontres de vendredi, le Brésil s'est lui rassuré après son nul contre le Maroc (1-1) en disposant facilement d'Haïti (3-0), au passage éliminé, tandis que les Lions de l'Atlas ont dominé l'Ecosse (1-0).

20.06.2026 à 13:13

FRANCE24
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Le président polonais, Karol Nawrocki, a déclaré vendredi soir que l'Ordre de l'Aigle blanc serait retiré au président ukrainien à la suite de la décision, fin mai, de Volodymyr Zelensky de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) -- une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue en Pologne pour responsable de la mort de plus de 100.000 Polonais. M. Nawrocki s'était dit "indigné" de la démarche de son homologue ukrainien. En signe de protestation contre la décision de M. Nawrocki, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a aussitôt réagi en indiquant qu'il rendrait à la Pologne sa distinction de l'Ordre du mérite de la République de Pologne. "Nous regrettons que les émotions aient pris le dessus à Varsovie et poussé les responsables politiques polonais à prendre des mesures injustifiées, impulsives et méprisantes", a-t-il écrit sur Facebook, évoquant une "escalade inutile" entre les deux pays. Samedi matin sur le réseau X, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne et ancien chef du renseignement, Kyrylo Boudanov, a lui aussi annoncé qu'il renonçait à sa décoration de l'Ordre du mérite de la République polonaise. -"Apaiser les émotions"- Selon lui la décision de M. Nawrocki est un "cadeau fait à l'agresseur moscovite, qui ne manquera pas de l'utiliser contre nos deux pays", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. A Moscou, l'ancien président et Premier ministre Dmitri Medvedev s'est réjouit sur X de la décision de M. Nawrocki, accusant Kiev de proximité avec le nazisme. Et la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a demandé sur Telegram si le dignitaire nazi Hermann Göring (1893-1946) s'était lui aussi vu retirer sa décoration polonaise. L'UPA a été la branche militaire d'un mouvement indépendantiste ukrainien qui a combattu l'Armée rouge, mais a également affronté la résistance polonaise et tué des civils polonais et juifs. L'UPA a aussi parfois collaboré avec les nazis, se retournant contre eux à d'autres moments. Vue de Pologne, l'action de l'UPA s'apparente à du nettoyage ethnique destiné à créer un territoire ukrainien homogène, et est considérée comme un génocide. L'Ukraine reconnaît les massacres, mais rejette le terme de génocide, préférant parler d'un conflit tragique dans un contexte de guerre. Le Premier ministre polonais Donald Tusk, proeuropéen et soutien fervent de l'Ukraine, a lui aussi réagit sur X samedi : "le conflit entre la Pologne et l'Ukraine réjouit Poutine et choque nos alliés. La tâche des présidents Zelensky et Nawrocki est d'apaiser les émotions, et non d'attiser les tensions". "S'entendre sur l'avenir" Samedi matin encore, l'ambassadeur d'Ukraine en Pologne, Vasyl Bodnar, a lui aussi annoncé renoncer à sa propre distinction de l'Ordre du Mérite de la République de Pologne. "Je ne peux pas ignorer une décision que je considère comme historiquement injuste. Tout en comprenant les émotions qui dominent en Pologne, je ne peux accepter que le président de l'Ukraine (...), ait été privé de la plus haute distinction polonaise", a-t-il dit sur Facebook. Avant même son arrivée au pouvoir en 2025, M. Nawrocki n'avait jamais caché ses opinions critiques vis-à-vis de Kiev, se montrant hostile notamment à l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan et à l'UE. Toutefois, vendredi soir, il a assuré que "cette décision n'est pas dirigée contre le peuple ukrainien" et "ne signifie pas un changement dans l'orientation stratégique de la politique de sécurité de la Pologne". En Pologne, la mémoire des victimes est devenue un élément central de la "diplomatie historique", notamment sous l'impulsion des nationalistes, liant parfois le soutien à l'Ukraine (ou son intégration à l'UE) à la résolution de ce contentieux historique. Mais dans un entretien avec le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung paru samedi, le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a assuré que la Pologne était "favorable à l'ouverture des chapitres (des négociations d'adhésion de l'UE, ndlr) dès que les conditions techniques seront remplies". "Le secrétaire général de l'ONU m'a dit un jour: il est très difficile pour des pays de parvenir à un accord sur le passé. Il est beaucoup plus facile de s'entendre sur l'avenir", a-t-il conclu.
Texte intégral (724 mots)
Le président polonais, Karol Nawrocki, a déclaré vendredi soir que l'Ordre de l'Aigle blanc serait retiré au président ukrainien à la suite de la décision, fin mai, de Volodymyr Zelensky de baptiser une unité militaire du nom de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) -- une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale tenue en Pologne pour responsable de la mort de plus de 100.000 Polonais. M. Nawrocki s'était dit "indigné" de la démarche de son homologue ukrainien. En signe de protestation contre la décision de M. Nawrocki, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a aussitôt réagi en indiquant qu'il rendrait à la Pologne sa distinction de l'Ordre du mérite de la République de Pologne. "Nous regrettons que les émotions aient pris le dessus à Varsovie et poussé les responsables politiques polonais à prendre des mesures injustifiées, impulsives et méprisantes", a-t-il écrit sur Facebook, évoquant une "escalade inutile" entre les deux pays. Samedi matin sur le réseau X, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne et ancien chef du renseignement, Kyrylo Boudanov, a lui aussi annoncé qu'il renonçait à sa décoration de l'Ordre du mérite de la République polonaise. -"Apaiser les émotions"- Selon lui la décision de M. Nawrocki est un "cadeau fait à l'agresseur moscovite, qui ne manquera pas de l'utiliser contre nos deux pays", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. A Moscou, l'ancien président et Premier ministre Dmitri Medvedev s'est réjouit sur X de la décision de M. Nawrocki, accusant Kiev de proximité avec le nazisme. Et la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a demandé sur Telegram si le dignitaire nazi Hermann Göring (1893-1946) s'était lui aussi vu retirer sa décoration polonaise. L'UPA a été la branche militaire d'un mouvement indépendantiste ukrainien qui a combattu l'Armée rouge, mais a également affronté la résistance polonaise et tué des civils polonais et juifs. L'UPA a aussi parfois collaboré avec les nazis, se retournant contre eux à d'autres moments. Vue de Pologne, l'action de l'UPA s'apparente à du nettoyage ethnique destiné à créer un territoire ukrainien homogène, et est considérée comme un génocide. L'Ukraine reconnaît les massacres, mais rejette le terme de génocide, préférant parler d'un conflit tragique dans un contexte de guerre. Le Premier ministre polonais Donald Tusk, proeuropéen et soutien fervent de l'Ukraine, a lui aussi réagit sur X samedi : "le conflit entre la Pologne et l'Ukraine réjouit Poutine et choque nos alliés. La tâche des présidents Zelensky et Nawrocki est d'apaiser les émotions, et non d'attiser les tensions". "S'entendre sur l'avenir" Samedi matin encore, l'ambassadeur d'Ukraine en Pologne, Vasyl Bodnar, a lui aussi annoncé renoncer à sa propre distinction de l'Ordre du Mérite de la République de Pologne. "Je ne peux pas ignorer une décision que je considère comme historiquement injuste. Tout en comprenant les émotions qui dominent en Pologne, je ne peux accepter que le président de l'Ukraine (...), ait été privé de la plus haute distinction polonaise", a-t-il dit sur Facebook. Avant même son arrivée au pouvoir en 2025, M. Nawrocki n'avait jamais caché ses opinions critiques vis-à-vis de Kiev, se montrant hostile notamment à l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan et à l'UE. Toutefois, vendredi soir, il a assuré que "cette décision n'est pas dirigée contre le peuple ukrainien" et "ne signifie pas un changement dans l'orientation stratégique de la politique de sécurité de la Pologne". En Pologne, la mémoire des victimes est devenue un élément central de la "diplomatie historique", notamment sous l'impulsion des nationalistes, liant parfois le soutien à l'Ukraine (ou son intégration à l'UE) à la résolution de ce contentieux historique. Mais dans un entretien avec le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung paru samedi, le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a assuré que la Pologne était "favorable à l'ouverture des chapitres (des négociations d'adhésion de l'UE, ndlr) dès que les conditions techniques seront remplies". "Le secrétaire général de l'ONU m'a dit un jour: il est très difficile pour des pays de parvenir à un accord sur le passé. Il est beaucoup plus facile de s'entendre sur l'avenir", a-t-il conclu.

20.06.2026 à 13:13

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Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques "à interpréter avec une extrême prudence", témoigne de décennies de "violences systémiques" et "institutionnelles", de 1950 à 2000, estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause. L'identification de 37 auteurs, religieux et laïcs, écarte la thèse d'une "addition d'actes individuels" et se rapproche plus de l'organisation de "crimes de masse", ajoute cette ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit. "Défaillance générale" des contrôles "Dans ces murs se sont déroulées des violences d'une exceptionnelle gravité, que l'on peut assimiler à du sadisme et de la torture", a déclaré à l'intérieur de cet établissement scolaire privé proche de Lourdes, Jean-Pierre Massias, président de la commission d'enquête composée de magistrats, juristes et psychologues. La piste d'une "prétendue tolérance de l'époque" à la violence, au sein de cette institution, longtemps prisée dans le Sud-Ouest pour sa réputation autoritaire marquée par "la valorisation de la dureté", doit être également rejetée, affirment les auteurs, après avoir interrogé près de 140 anciens élèves et acteurs de la congrégation, qui gérait plusieurs écoles, collèges et lycées en France et en Afrique. Gustavo Eduardo Agin, supérieur général des frères de Bétharram, a demandé samedi "pardon à toutes les victimes", à l'Eglise et à la société, "au nom de toute la congrégation" et condamné "ces événements" "avec la plus grande fermeté". Piqûres d'eau, abus sexuels, gifles, enfants dénudés près d'un cours d'eau gelé: un "système institutionnel de violences (...) bien rôdé" a perduré durant "des décennies" via des "mécanismes de silenciation" des élèves, "fondés sur la peur, la honte et la domination", insistent les enquêteurs. Les alertes "dispersées" et "fragmentées" de victimes ou de leurs proches ont également été perçues comme "peu crédibles" localement face à "la réputation de l'établissement", appuyé par "l'attachement de nombreux anciens élèves" et au "prestige attaché à l'autorité religieuse", relève également l'IFJD, qui pointe "une défaillance générale des mécanismes de contrôle" de l'Eglise comme de l'Etat. L'ex-Premier ministre et figure politique locale François Bayrou, qui avait des enfants scolarisés à Bétharram, avait notamment été accusé d'avoir eu connaissances d'abus au sein de l'établissement sans intervenir, ce qu'il a toujours nié. La congrégation "n'est pas la seule responsable", ont appuyé devant la presse les enquêteurs, évoquant une "faute par omission" "des autorités publiques". "Reconstruction" Pour la "reconstruction" des victimes, dont les violences font "l'effet d'une bombe à fragmentation" à vie, la commission préconise "l'organisation d'un tribunal citoyen", alors que l'essentiel des abus dénoncés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l'ancienneté des faits - seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen. L'IFJD soutient aussi la création "d'un mécanisme de réparation financière", en parallèle aux 1,4 million d'euros d'indemnisation versés par la congrégation à 48 victimes d'abus sexuels à ce jour, afin d'indemniser aussi celles qui ont subi des violences psychologiques ou physiques. Mais les victimes, "réléguées à un rôle de subordonné" et absentes lors de la remise du rapport, "ne se laisseront pas berner par des organisations parallèles, juste là pour apprendre ce que l'on sait déjà", a averti le porte-parole d'un collectif d'anciens de Bétharram, Alain Esquerre, qui avait claqué la porte de cette commission l'an dernier en désaccord avec sa composition. Les frères de Bétharram "peuvent financer des dizaines de commissions, ils n'arriveront pas à nous faire taire" et "leurs crimes ne resteront pas impunis", a martelé ce lanceur d'alerte dans une vidéo envoyée à la presse. Dévoilée en 2023 par des témoignages d'anciens élèves publiés en cascade sur Facebook, l'affaire Bétharram n'est pas "une anomalie" et "montre que la protection des enfants ne peut reposer sur le courage exceptionnel de quelques lanceurs d'alerte", conclut le rapport, qui implore la société d'"écouter" les enfants "lorsque leur parole trouble l'ordre établi". Pour la magistrat enquêteur de l'IFJD, Jean-Pierre Rosenczveig, "après la libération de la parole des enfants victimes de violences sexuelles dans les années 1980, on s'attendait à une rivière". "Ce fut un fleuve, et ce sera un tsunami si toutes les victimes parlent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.
Texte intégral (792 mots)
Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques "à interpréter avec une extrême prudence", témoigne de décennies de "violences systémiques" et "institutionnelles", de 1950 à 2000, estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause. L'identification de 37 auteurs, religieux et laïcs, écarte la thèse d'une "addition d'actes individuels" et se rapproche plus de l'organisation de "crimes de masse", ajoute cette ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit. "Défaillance générale" des contrôles "Dans ces murs se sont déroulées des violences d'une exceptionnelle gravité, que l'on peut assimiler à du sadisme et de la torture", a déclaré à l'intérieur de cet établissement scolaire privé proche de Lourdes, Jean-Pierre Massias, président de la commission d'enquête composée de magistrats, juristes et psychologues. La piste d'une "prétendue tolérance de l'époque" à la violence, au sein de cette institution, longtemps prisée dans le Sud-Ouest pour sa réputation autoritaire marquée par "la valorisation de la dureté", doit être également rejetée, affirment les auteurs, après avoir interrogé près de 140 anciens élèves et acteurs de la congrégation, qui gérait plusieurs écoles, collèges et lycées en France et en Afrique. Gustavo Eduardo Agin, supérieur général des frères de Bétharram, a demandé samedi "pardon à toutes les victimes", à l'Eglise et à la société, "au nom de toute la congrégation" et condamné "ces événements" "avec la plus grande fermeté". Piqûres d'eau, abus sexuels, gifles, enfants dénudés près d'un cours d'eau gelé: un "système institutionnel de violences (...) bien rôdé" a perduré durant "des décennies" via des "mécanismes de silenciation" des élèves, "fondés sur la peur, la honte et la domination", insistent les enquêteurs. Les alertes "dispersées" et "fragmentées" de victimes ou de leurs proches ont également été perçues comme "peu crédibles" localement face à "la réputation de l'établissement", appuyé par "l'attachement de nombreux anciens élèves" et au "prestige attaché à l'autorité religieuse", relève également l'IFJD, qui pointe "une défaillance générale des mécanismes de contrôle" de l'Eglise comme de l'Etat. L'ex-Premier ministre et figure politique locale François Bayrou, qui avait des enfants scolarisés à Bétharram, avait notamment été accusé d'avoir eu connaissances d'abus au sein de l'établissement sans intervenir, ce qu'il a toujours nié. La congrégation "n'est pas la seule responsable", ont appuyé devant la presse les enquêteurs, évoquant une "faute par omission" "des autorités publiques". "Reconstruction" Pour la "reconstruction" des victimes, dont les violences font "l'effet d'une bombe à fragmentation" à vie, la commission préconise "l'organisation d'un tribunal citoyen", alors que l'essentiel des abus dénoncés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l'ancienneté des faits - seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen. L'IFJD soutient aussi la création "d'un mécanisme de réparation financière", en parallèle aux 1,4 million d'euros d'indemnisation versés par la congrégation à 48 victimes d'abus sexuels à ce jour, afin d'indemniser aussi celles qui ont subi des violences psychologiques ou physiques. Mais les victimes, "réléguées à un rôle de subordonné" et absentes lors de la remise du rapport, "ne se laisseront pas berner par des organisations parallèles, juste là pour apprendre ce que l'on sait déjà", a averti le porte-parole d'un collectif d'anciens de Bétharram, Alain Esquerre, qui avait claqué la porte de cette commission l'an dernier en désaccord avec sa composition. Les frères de Bétharram "peuvent financer des dizaines de commissions, ils n'arriveront pas à nous faire taire" et "leurs crimes ne resteront pas impunis", a martelé ce lanceur d'alerte dans une vidéo envoyée à la presse. Dévoilée en 2023 par des témoignages d'anciens élèves publiés en cascade sur Facebook, l'affaire Bétharram n'est pas "une anomalie" et "montre que la protection des enfants ne peut reposer sur le courage exceptionnel de quelques lanceurs d'alerte", conclut le rapport, qui implore la société d'"écouter" les enfants "lorsque leur parole trouble l'ordre établi". Pour la magistrat enquêteur de l'IFJD, Jean-Pierre Rosenczveig, "après la libération de la parole des enfants victimes de violences sexuelles dans les années 1980, on s'attendait à une rivière". "Ce fut un fleuve, et ce sera un tsunami si toutes les victimes parlent." Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.

20.06.2026 à 12:59

FRANCE24
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Si l'intensité des violences avait d'abord drastiquement baissé entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban, occupé en partie par l'armée israélienne, elles ont repris ces deux derniers jours et mettent en péril le texte irano-américain annoncé lundi. Celui-ci entend mettre fin à trois mois de guerre au Moyen-Orient et prévoit l'arrêt des hostilités "sur tous les fronts, y compris au Liban" - un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté. Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, une vingtaine de bombardements ont été recensés samedi dans l'est et le sud du Liban. L'armée libanaise avait plus tôt annoncé la mort de l'un de ses soldats. Israël a indiqué viser des positions du Hezbollah, en représailles à des attaques contre ses soldats déployés dans le sud. Selon l'armée israélienne, "plus de 50 projectiles" ont été tirés par l'organisation chiite contre ses soldats dans la nuit de vendredi à samedi. Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaques depuis l'annonce de cessez-le-feu vendredi, mais Hassan Fadlallah, un député du mouvement, a estimé que celui-ci avait "pleinement le droit de faire face" à Israël "lorsqu'il nous attaque, car c'est lui l'agresseur et l'occupant". "Il est question d'un cessez-le-feu. Pour nous, ce qui importe, c'est que l'ennemi respecte pleinement et totalement ce cessez-le-feu, et qu'il ne tente pas d'attaquer notre pays et nos villages, ni d'occuper de nouvelles positions", a déclaré le député. Depuis le côté israélien de la frontière, un correspondant de l'AFP a vu de nombreuses explosions dans le sud du Liban, avec des panaches de fumée s'élevant au-dessus de la forteresse de Beaufort, dont s'est emparée l'armée israélienne fin mai. Pourparlers irano-américains en attente Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes sur Téhéran. L'annonce d'une nouvelle trêve a fait suite à celle du 17 avril, qui n'avait pas été suivie d'effet. L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a assuré vendredi qu'Israël s'engageait à respecter le cessez-le-feu, à condition que le Hezbollah en fasse de même. Un responsable américain a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que ce nouveau cessez-le-feu avait été négocié par les médiateurs américains et qataris, après des discussions avec Israël et l'Iran. Avant son annonce, qu'il n'a toujours pas commentée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait assuré vendredi que les troupes israéliennes resteraient dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au Hezbollah. Du côté des pourparlers irano-américains, initialement prévus vendredi en Suisse et censés lancer un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire et mener à un accord final, aucune nouvelle date n'a été annoncée. Le vice-président américain JD Vance, qui devait se rendre en Suisse, a annulé son voyage, mais l'émissaire Steve Witkoff est lui en route, selon des médias américains. L'envoyé de Trump, Jared Kushner, y est également attendu, ont indiqué les médias Axios et CNN, citant tous deux des responsables américains. Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur, est lui arrivé samedi en Iran dans le cadre des tractations. burs/cgo/hme
Texte intégral (600 mots)
Si l'intensité des violences avait d'abord drastiquement baissé entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban, occupé en partie par l'armée israélienne, elles ont repris ces deux derniers jours et mettent en péril le texte irano-américain annoncé lundi. Celui-ci entend mettre fin à trois mois de guerre au Moyen-Orient et prévoit l'arrêt des hostilités "sur tous les fronts, y compris au Liban" - un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté. Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, une vingtaine de bombardements ont été recensés samedi dans l'est et le sud du Liban. L'armée libanaise avait plus tôt annoncé la mort de l'un de ses soldats. Israël a indiqué viser des positions du Hezbollah, en représailles à des attaques contre ses soldats déployés dans le sud. Selon l'armée israélienne, "plus de 50 projectiles" ont été tirés par l'organisation chiite contre ses soldats dans la nuit de vendredi à samedi. Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaques depuis l'annonce de cessez-le-feu vendredi, mais Hassan Fadlallah, un député du mouvement, a estimé que celui-ci avait "pleinement le droit de faire face" à Israël "lorsqu'il nous attaque, car c'est lui l'agresseur et l'occupant". "Il est question d'un cessez-le-feu. Pour nous, ce qui importe, c'est que l'ennemi respecte pleinement et totalement ce cessez-le-feu, et qu'il ne tente pas d'attaquer notre pays et nos villages, ni d'occuper de nouvelles positions", a déclaré le député. Depuis le côté israélien de la frontière, un correspondant de l'AFP a vu de nombreuses explosions dans le sud du Liban, avec des panaches de fumée s'élevant au-dessus de la forteresse de Beaufort, dont s'est emparée l'armée israélienne fin mai. Pourparlers irano-américains en attente Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes sur Téhéran. L'annonce d'une nouvelle trêve a fait suite à celle du 17 avril, qui n'avait pas été suivie d'effet. L'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a assuré vendredi qu'Israël s'engageait à respecter le cessez-le-feu, à condition que le Hezbollah en fasse de même. Un responsable américain a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que ce nouveau cessez-le-feu avait été négocié par les médiateurs américains et qataris, après des discussions avec Israël et l'Iran. Avant son annonce, qu'il n'a toujours pas commentée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait assuré vendredi que les troupes israéliennes resteraient dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au Hezbollah. Du côté des pourparlers irano-américains, initialement prévus vendredi en Suisse et censés lancer un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire et mener à un accord final, aucune nouvelle date n'a été annoncée. Le vice-président américain JD Vance, qui devait se rendre en Suisse, a annulé son voyage, mais l'émissaire Steve Witkoff est lui en route, selon des médias américains. L'envoyé de Trump, Jared Kushner, y est également attendu, ont indiqué les médias Axios et CNN, citant tous deux des responsables américains. Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur, est lui arrivé samedi en Iran dans le cadre des tractations. burs/cgo/hme

20.06.2026 à 12:46

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Toutes les semaines, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son émission "Avec Judith". Cette fois-ci, c'est Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste et magistrat à la cour d’appel de Versailles, livre un regard sans concession sur l’état de la justice française. Entre protection de l’enfance, montée de la violence chez les mineurs, indépendance judiciaire et lutte contre le terrorisme, il dénonce un système sous tension, confronté à un manque chronique de moyens et à des choix de société qui peinent à être assumés.
Lire plus (92 mots)
Toutes les semaines, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son émission "Avec Judith". Cette fois-ci, c'est Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste et magistrat à la cour d’appel de Versailles, livre un regard sans concession sur l’état de la justice française. Entre protection de l’enfance, montée de la violence chez les mineurs, indépendance judiciaire et lutte contre le terrorisme, il dénonce un système sous tension, confronté à un manque chronique de moyens et à des choix de société qui peinent à être assumés.

20.06.2026 à 12:45

FRANCE24
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Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques "à interpréter avec une extrême prudence", témoigne de décennies de "violences systémiques" et "institutionnelles", et écarte la thèse d'une "addition d’actes individuels", estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause. La piste d'une "prétendue tolérance de l'époque" à la violence, au sein de cet établissement privé, longtemps prisé dans le Sud-Ouest pour sa réputation autoritaire marquée par "la valorisation de la dureté", doit être également rejetée, affirment les auteurs, après avoir interrogé près de 140 anciens élèves et acteurs de la congrégation, qui gérait plusieurs écoles, collèges et lycées en France et en Afrique. Ce "système institutionnel de violences (...) bien rôdé" a perduré durant "des décennies" via des "mécanismes de silenciation" des élèves, "fondés sur la peur, la honte et la domination". Les alertes "dispersées" et "fragmentées" de victimes ou de leurs proches ont également été perçues comme "peu crédibles" localement face à "la réputation de l'établissement", appuyé par "l'attachement de nombreux anciens élèves" et au "prestige attaché à l'autorité religieuse", relève également l'IFJD, qui pointe "une défaillance générale des mécanismes de contrôle" de l'Eglise comme de l'Etat. L'ex-Premier ministre et figure politique locale François Bayrou, qui avait des enfants scolarisés à Bétharram, avait notamment été accusé d'avoir eu connaissance d'abus au sein de l'établissement sans intervenir, ce qu'il a toujours nié. Pour les victimes, le rapport préconise "l'organisation d'un tribunal citoyen", alors que l'essentiel des abus dénoncés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l'ancienneté des faits - seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen. L'IFJD, ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit, soutient aussi la création "d'un mécanisme de réparation financière", en parallèle aux 1,4 million d'euros d'indemnisation versés par la congrégation à 48 victimes à ce jour. Mais l'affaire Bétharram, "rendue possible par une succession de renoncements, d'aveuglements, de silences et de défaillances", "n'est pas une anomalie", ajoutent les auteurs. Dévoilée en 2023 par des témoignages d'anciens élèves publiés en cascade sur Facebook, elle "montre que la protection des enfants ne peut reposer sur le courage exceptionnel de quelques lanceurs d'alerte", conclut le rapport, qui implore la société d'"écouter" les enfants "lorsque leur parole trouble l'ordre établi". Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année.
Lire plus (464 mots)
Cet "ordre de grandeur", tiré de plusieurs projections statistiques "à interpréter avec une extrême prudence", témoigne de décennies de "violences systémiques" et "institutionnelles", et écarte la thèse d'une "addition d’actes individuels", estime l'Institut Louis Joinet (IFDJ), qui a enquêté plus d'un an à la demande de la congrégation mise en cause. La piste d'une "prétendue tolérance de l'époque" à la violence, au sein de cet établissement privé, longtemps prisé dans le Sud-Ouest pour sa réputation autoritaire marquée par "la valorisation de la dureté", doit être également rejetée, affirment les auteurs, après avoir interrogé près de 140 anciens élèves et acteurs de la congrégation, qui gérait plusieurs écoles, collèges et lycées en France et en Afrique. Ce "système institutionnel de violences (...) bien rôdé" a perduré durant "des décennies" via des "mécanismes de silenciation" des élèves, "fondés sur la peur, la honte et la domination". Les alertes "dispersées" et "fragmentées" de victimes ou de leurs proches ont également été perçues comme "peu crédibles" localement face à "la réputation de l'établissement", appuyé par "l'attachement de nombreux anciens élèves" et au "prestige attaché à l'autorité religieuse", relève également l'IFJD, qui pointe "une défaillance générale des mécanismes de contrôle" de l'Eglise comme de l'Etat. L'ex-Premier ministre et figure politique locale François Bayrou, qui avait des enfants scolarisés à Bétharram, avait notamment été accusé d'avoir eu connaissance d'abus au sein de l'établissement sans intervenir, ce qu'il a toujours nié. Pour les victimes, le rapport préconise "l'organisation d'un tribunal citoyen", alors que l'essentiel des abus dénoncés dans près de 250 plaintes sont prescrits, en raison de l'ancienneté des faits - seuls deux hommes, un laïc et un religieux, ont été mis en examen. L'IFJD, ONG spécialisée dans la justice transitionnelle en zone de conflit, soutient aussi la création "d'un mécanisme de réparation financière", en parallèle aux 1,4 million d'euros d'indemnisation versés par la congrégation à 48 victimes à ce jour. Mais l'affaire Bétharram, "rendue possible par une succession de renoncements, d'aveuglements, de silences et de défaillances", "n'est pas une anomalie", ajoutent les auteurs. Dévoilée en 2023 par des témoignages d'anciens élèves publiés en cascade sur Facebook, elle "montre que la protection des enfants ne peut reposer sur le courage exceptionnel de quelques lanceurs d'alerte", conclut le rapport, qui implore la société d'"écouter" les enfants "lorsque leur parole trouble l'ordre établi". Selon la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année.

20.06.2026 à 12:36

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Ces quatre dernières années, l'Ukraine s'est adaptée aux menaces et aux attaques russes. Depuis un an, Kiev déploie une nouvelle arme redoutable : le drone intercepteur, un petit engin kamikaze qui coûte à peine plus de 2 000 euros. Une technologie que le pays propose à présent à ses alliés, des États-Unis au Moyen-Orient. Notre correspondant Gulliver Cragg a passé une journée avec l'une des équipes qui l'utilisent.
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Ces quatre dernières années, l'Ukraine s'est adaptée aux menaces et aux attaques russes. Depuis un an, Kiev déploie une nouvelle arme redoutable : le drone intercepteur, un petit engin kamikaze qui coûte à peine plus de 2 000 euros. Une technologie que le pays propose à présent à ses alliés, des États-Unis au Moyen-Orient. Notre correspondant Gulliver Cragg a passé une journée avec l'une des équipes qui l'utilisent.

20.06.2026 à 12:31

FRANCE24
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Le Parlement européen a approuvé mercredi le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d'asile, une réforme de l'UE incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention ("hubs de retour") hors des frontières de l'Union. "Les pays de l'UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en termes de droits humains", a déclaré dans un communiqué Volker Türk, le haut commissaire de l'ONU aux Droits humains. "La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains", a-t-il ajouté. Il a souligné qu'il devait y avoir dans ce cadre "une attention particulière à la protection des droits humains et de la dignité - dans les faits et dans la loi". Aujourd'hui dans l'Union européenne, environ 20% des décisions d'expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains. "La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire: personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains", a souligné M. Türk. "C'est le principe fondamental du non-refoulement. Il doit être pleinement respecté par tous les pays et territoires, en toutes circonstances", a-t-il ajouté. "Les décisions d'expulsion doivent toujours être fondées sur des décisions individuelles et ne doivent pas prendre effet avant la conclusion des procédures d'appel", a-t-il dit. Le haut commissaire aux Droits humains a souligné la nécessité d'une approche de la question "prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes".
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Le Parlement européen a approuvé mercredi le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d'asile, une réforme de l'UE incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention ("hubs de retour") hors des frontières de l'Union. "Les pays de l'UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en termes de droits humains", a déclaré dans un communiqué Volker Türk, le haut commissaire de l'ONU aux Droits humains. "La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains", a-t-il ajouté. Il a souligné qu'il devait y avoir dans ce cadre "une attention particulière à la protection des droits humains et de la dignité - dans les faits et dans la loi". Aujourd'hui dans l'Union européenne, environ 20% des décisions d'expulsion des étrangers en situation irrégulière aboutissent réellement à un retour, une statistique très critiquée par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme. Sous pression pour serrer la vis, la Commission européenne a donc présenté il y a un an un texte visant à augmenter le nombre d'expulsions, au grand dam des élus de gauche et des ONG de défense des droits humains. "La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire: personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains", a souligné M. Türk. "C'est le principe fondamental du non-refoulement. Il doit être pleinement respecté par tous les pays et territoires, en toutes circonstances", a-t-il ajouté. "Les décisions d'expulsion doivent toujours être fondées sur des décisions individuelles et ne doivent pas prendre effet avant la conclusion des procédures d'appel", a-t-il dit. Le haut commissaire aux Droits humains a souligné la nécessité d'une approche de la question "prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes".
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