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17.04.2026 à 12:24

Cameroun - Le pape Léon XIV fustige "une spirale de déstabilisation et de mort"

FRANCE24
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Le pape Léon XIV a poursuivi sa visite au Cameroun ce 16 avril 2026, à Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest, en proie depuis 10 ans à un conflit entre le pouvoir central et les séparatistes. Il y a exhorté à la paix et dénoncé ceux qui provoquent des souffrances.
Le pape Léon XIV a poursuivi sa visite au Cameroun ce 16 avril 2026, à Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest, en proie depuis 10 ans à un conflit entre le pouvoir central et les séparatistes. Il y a exhorté à la paix et dénoncé ceux qui provoquent des souffrances.

17.04.2026 à 12:21

La France veut quintupler d'ici à 2035 ses bornes électriques sur autoroutes et nationales

FRANCE24
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Cette "stratégie d'électrification du réseau routier national", annoncée dans un communiqué, est l'une des déclinaisons du plan d'électrification de l'économie française qu'a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi matin sur Sud Radio "le frein" à l'achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui on est à 4.500", et il s'agira de "monter à plus de de 20.000. À 22.000 très exactement" en 2035 pour les véhicules légers. S'ajoute l'objectif de 8.000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd'hui le passage à l'électrique n'en est qu'à ses tout débuts, avec 2% du marché des véhicules neufs en France. Ces grands axes, soit 20.000 km d'autoroutes et nationales, représentent 2% du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur "près de 900 aires de repos et de service" pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes. Pour les poids lourds, où le gouvernement cible "près de 560 aires", les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d'une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW. "Il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides", a souligné M. Tabarot sur Sud Radio. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendantes de carburants issus d'un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l'électricité que sont Enedis et EDF, n'a pas été précisé dans l'immédiat.
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Cette "stratégie d'électrification du réseau routier national", annoncée dans un communiqué, est l'une des déclinaisons du plan d'électrification de l'économie française qu'a dit vouloir accélérer le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 11 avril. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a évoqué vendredi matin sur Sud Radio "le frein" à l'achat de voitures électriques que constituait le manque de bornes de recharge pour faire de longues distances. "Avec ce plan sur les recharges, on doit pouvoir combler ce déficit", a-t-il expliqué. "Aujourd'hui on est à 4.500", et il s'agira de "monter à plus de de 20.000. À 22.000 très exactement" en 2035 pour les véhicules légers. S'ajoute l'objectif de 8.000 bornes de recharge pour les poids lourds, segment dans lequel aujourd'hui le passage à l'électrique n'en est qu'à ses tout débuts, avec 2% du marché des véhicules neufs en France. Ces grands axes, soit 20.000 km d'autoroutes et nationales, représentent 2% du réseau routier, mais un tiers des kilomètres parcourus. Les bornes doivent être installées sur "près de 900 aires de repos et de service" pour les véhicules légers. Elles ont une puissance de 150 kW, soit une recharge en 20 à 25 minutes. Pour les poids lourds, où le gouvernement cible "près de 560 aires", les plus fréquentées, la puissance varie entre 100 kW (adaptée à une charge nocturne), 400 kW (45 minutes, soit le temps d'une pause pour un chauffeur) et plus de 800 kW. "Il faut de la disponibilité, que l'attente ne soit pas trop longue, avec des recharges qui soient des recharges rapides", a souligné M. Tabarot sur Sud Radio. L'objectif est double: réduire les émissions de CO2 du transport routier, et rendre ménages et entreprises moins dépendantes de carburants issus d'un pétrole importé. Le coût de ce plan, discuté avec les acteurs de l'électricité que sont Enedis et EDF, n'a pas été précisé dans l'immédiat.

17.04.2026 à 12:13

À Mayotte, les pêcheurs bloqués à quai depuis novembre, faute d'autorisation

FRANCE24
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Assoumane Mohammed contemple cette scène avec un regard amer. "Ça fait déjà cinq mois que je ne travaille pas", souffle ce marin-pêcheur qui emploie trois salariés. Depuis novembre 2025, une grande partie des pêcheurs de l'île ne naviguent plus. Ils possèdent majoritairement des barques à moteur, non conformes aux normes européennes, qui leur permettaient jusque-là de pêcher jusqu'au poissonneux banc de la Zélée, à 110 km au nord-est de Mayotte, grâce à une dérogation préfectorale. Mais elle n'a pas été renouvelée. Malgré des discussions avec la préfecture, "il n'y a pas de solution en vue", déplore Abdoul Karim Saïd Nidhoim, président du Syndicat maritime des pêcheurs professionnels mahorais. La préfecture du 101e département français n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Un bateau à moteur s'arrête au point de débarquement. En sortent rougets et poissons perroquet. Mohammed Amidou, qui pêchait habituellement au large pour attraper de plus gros poissons, comme le thon, est désormais contraint de partager le bateau d'un confrère cantonné au lagon. "Mes deux bateaux sont bloqués", explique-t-il. Des aides existent pour moderniser les embarcations et les mettre aux normes mais pour Bacoco Lahadji, vice-président chargé de la pêche à la Chambre de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture de Mayotte, les exigences pour les percevoir ne sont pas adaptées à Mayotte. Il explique qu'il manque des modules aux permis de navigation de certains pêcheurs, car "ce sont des anciens, ils ne maîtrisent pas le français et l'école maritime exige qu'ils parlent français". Abdoul Karim Saïd Nidhoim dénonce "une pêche trop sur-réglementée et très sous-développée, malgré les efforts de l'Europe qui nous octroie des aides qui ne sont jamais parvenues aux potentiels bénéficiaires". - Réglementation inadaptée - Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture a ainsi alloué 12 millions d'euros à Mayotte. Selon le syndicaliste, l'argent a servi à financer d'autres projets que le renouvellement de la flotte. Bacoco Lahadji, lui, impute la situation au manque d'information des professionnels. Début avril, une nouvelle aide a apporté un peu d'espoir: la Commission européenne a validé l'ouverture d'aides à la modernisation pour les navires de pêche ultramarins. Mais un seul "segment de flotte" -la catégorie de bateau en langage bruxellois- est concernée pour Mayotte: les plus petits, inférieurs à 12 mètres. "Des pêcheurs vont être exclus", redoute Abdoul Karim Saïd Nidhoim, qui demande l'ajout d'un segment concernant les navires se rendant jusqu'au banc de la Zélée. Une délégation sénatoriale, conduite par le Mahorais Saïd Omar Oili, s'est rendue la semaine dernière au Four à Chaux pour écouter les pêcheurs. Elle a assuré "faire remonter la problématique au niveau national" afin que Mayotte obtienne plus de segments. Cette complexité vient affaiblir une filière déjà fragile. Avec seulement 84 bateaux professionnels actifs, l'activité est en pleine structuration et reste artisanale, selon le Parc naturel marin de Mayotte. La faiblesse de la filière se lit dans les chiffres: selon la même source, les pêcheurs mahorais capturent une centaine de tonnes de thon par an, soit l'équivalent d'un seul coup de senne (filet encerclant) d'un thonier senneur industriel. Au point que Mayotte, malgré 70.000 km2 de zone économique exclusive, importe plus de 50% de ses besoins en produits de la mer, estime l'Agence de développement et d'innovation de Mayotte. "Il n'y a pas beaucoup de pontons, pas de structure de criée comme en métropole où le poisson peut être stocké au frais (...) Il n'y a pas de Comité des pêches" non plus, énumère Cyrielle Jac, chargée de mission pêche au Parc. Et pas même de port de pêche, déplorent Abdoul Karim Saïd Nidhoim et Bacoco Lahadji, Le Four à Chaux étant un simple débarcadère.
Texte intégral (678 mots)
Assoumane Mohammed contemple cette scène avec un regard amer. "Ça fait déjà cinq mois que je ne travaille pas", souffle ce marin-pêcheur qui emploie trois salariés. Depuis novembre 2025, une grande partie des pêcheurs de l'île ne naviguent plus. Ils possèdent majoritairement des barques à moteur, non conformes aux normes européennes, qui leur permettaient jusque-là de pêcher jusqu'au poissonneux banc de la Zélée, à 110 km au nord-est de Mayotte, grâce à une dérogation préfectorale. Mais elle n'a pas été renouvelée. Malgré des discussions avec la préfecture, "il n'y a pas de solution en vue", déplore Abdoul Karim Saïd Nidhoim, président du Syndicat maritime des pêcheurs professionnels mahorais. La préfecture du 101e département français n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Un bateau à moteur s'arrête au point de débarquement. En sortent rougets et poissons perroquet. Mohammed Amidou, qui pêchait habituellement au large pour attraper de plus gros poissons, comme le thon, est désormais contraint de partager le bateau d'un confrère cantonné au lagon. "Mes deux bateaux sont bloqués", explique-t-il. Des aides existent pour moderniser les embarcations et les mettre aux normes mais pour Bacoco Lahadji, vice-président chargé de la pêche à la Chambre de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture de Mayotte, les exigences pour les percevoir ne sont pas adaptées à Mayotte. Il explique qu'il manque des modules aux permis de navigation de certains pêcheurs, car "ce sont des anciens, ils ne maîtrisent pas le français et l'école maritime exige qu'ils parlent français". Abdoul Karim Saïd Nidhoim dénonce "une pêche trop sur-réglementée et très sous-développée, malgré les efforts de l'Europe qui nous octroie des aides qui ne sont jamais parvenues aux potentiels bénéficiaires". - Réglementation inadaptée - Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture a ainsi alloué 12 millions d'euros à Mayotte. Selon le syndicaliste, l'argent a servi à financer d'autres projets que le renouvellement de la flotte. Bacoco Lahadji, lui, impute la situation au manque d'information des professionnels. Début avril, une nouvelle aide a apporté un peu d'espoir: la Commission européenne a validé l'ouverture d'aides à la modernisation pour les navires de pêche ultramarins. Mais un seul "segment de flotte" -la catégorie de bateau en langage bruxellois- est concernée pour Mayotte: les plus petits, inférieurs à 12 mètres. "Des pêcheurs vont être exclus", redoute Abdoul Karim Saïd Nidhoim, qui demande l'ajout d'un segment concernant les navires se rendant jusqu'au banc de la Zélée. Une délégation sénatoriale, conduite par le Mahorais Saïd Omar Oili, s'est rendue la semaine dernière au Four à Chaux pour écouter les pêcheurs. Elle a assuré "faire remonter la problématique au niveau national" afin que Mayotte obtienne plus de segments. Cette complexité vient affaiblir une filière déjà fragile. Avec seulement 84 bateaux professionnels actifs, l'activité est en pleine structuration et reste artisanale, selon le Parc naturel marin de Mayotte. La faiblesse de la filière se lit dans les chiffres: selon la même source, les pêcheurs mahorais capturent une centaine de tonnes de thon par an, soit l'équivalent d'un seul coup de senne (filet encerclant) d'un thonier senneur industriel. Au point que Mayotte, malgré 70.000 km2 de zone économique exclusive, importe plus de 50% de ses besoins en produits de la mer, estime l'Agence de développement et d'innovation de Mayotte. "Il n'y a pas beaucoup de pontons, pas de structure de criée comme en métropole où le poisson peut être stocké au frais (...) Il n'y a pas de Comité des pêches" non plus, énumère Cyrielle Jac, chargée de mission pêche au Parc. Et pas même de port de pêche, déplorent Abdoul Karim Saïd Nidhoim et Bacoco Lahadji, Le Four à Chaux étant un simple débarcadère.

17.04.2026 à 12:12

Russie : peut-on encore critiquer Vladimir Poutine ?

Elena VOLOCHINE
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Ces dernières semaines, des critiques ont émergé dans l’espace informationnel russe quant à une mauvaise gestion du pays par les autorités. La vidéo d’une influenceuse célèbre, notamment, a fait des millions de vues sur les réseaux sociaux ? Mais peut-on vraiment critiquer Vladimir Poutine ? Décryptage.
Texte intégral (678 mots)
Ces dernières semaines, des critiques ont émergé dans l’espace informationnel russe quant à une mauvaise gestion du pays par les autorités. La vidéo d’une influenceuse célèbre, notamment, a fait des millions de vues sur les réseaux sociaux ? Mais peut-on vraiment critiquer Vladimir Poutine ? Décryptage.

17.04.2026 à 12:09

Dans un Cuba en crise, le rôle social des Eglises se renforce

FRANCE24
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Cuba traverse depuis six ans une grave crise économique sous les effets conjugués d'un renforcement des sanctions américaines et des faiblesses structurelles de son économie centralisée. Les 9,6 millions d'habitants subissent des coupures électriques, des pénuries de nourriture et de médicaments, et une forte inflation. La situation a encore empiré avec les restrictions à l'importation de pétrole imposées depuis janvier par Washington. Dans ce contexte, les Eglises, longtemps marginalisées par le gouvernement communiste, représentent une bouée de sauvetage pour une partie de la population alors que l'Etat n'arrive plus à répondre aux besoins. Tous les mardis et jeudis, devant l'église Santa Cruz de Jérusalem, la distribution de médicaments commence à 09H30, selon l'ordre d'arrivée des bénéficiaires, qui doivent impérativement présenter une ordonnance. Les médicaments proviennent de dons de congrégations franciscaines et de laïcs vivant à l'étranger. Juana Emilia Zamora, une retraitée de 71 ans, est venue car "il n'y a pas (les médicaments dont elle a besoin) dans la pharmacie" d'Etat près de chez elle. "L'autre possibilité, c'est de recourir aux personnes qui en vendent (sur le marché noir), mais les prix sont très élevés", raconte la septuagénaire qui reçoit une retraite de 2.000 pesos (environ 4 dollars). Lorsque la paroisse a commencé à distribuer des médicaments gratuits en 2022, une ou deux personnes venaient chaque semaine demander de l'aide, se souvient Gretel Agrelo, une laïque de la paroisse. Mais désormais jusqu'à 300 personnes, surtout des personnes âgées, s'en remettent à l'Eglise. "La situation s'est aggravée" et "nous n'avons pas suffisamment" de médicaments pour répondre à la demande, se désole l'assistante paroissiale. Le frère Luis Pernas, un des prêtres franciscains de l'église, déplore qu'un nombre croissant de Cubains se retrouvent "privés du minimum pour vivre", sur fond de hausse de la pauvreté et des inégalités. Relation compliquée A Cuba, l'Eglise catholique a longtemps entretenu une relation compliquée avec la révolution socialiste menée par Fidel Castro: en 1961, ses oeuvres sociales ont été confisquées par l'Etat, soucieux d'avoir la main sur l'éducation et la santé. La fin de l'athéisme d'Etat dans les années 1990 et les crises économiques ont cependant renforcé les prérogatives sociales des institutions catholiques au fil des ans. Sans compter le rôle de médiateur joué de longue date par le Vatican entre La Havane et Washington. C'est d'ailleurs l'Eglise catholique et son ONG caritative Caritas qui ont été chargées par Washington de distribuer 9 millions de dollars d'aide humanitaire américaine envoyée depuis janvier aux sinistrés de l'ouragan Melissa qui a frappé l'est de l'île en 2025. Face à la crise, les congrégations protestantes ne sont pas en reste. Trois fois par semaine, quelque 400 personnes se rendent à l'église baptiste Nazareth du quartier de La Vibora, à La Havane, pour assister au culte. Elles peuvent ensuite déjeuner sur place et recevoir une consultation médicale. "La majorité sont des personnes âgées qui vivent seules ou dont la famille a peu de ressources", explique à l'AFP le pasteur Karell Lescay, un pédiatre de 52 ans. Il y a deux ans, son équipe a commencé à préparer un repas pour "90 personnes", mais le nombre de bénéficiaires a explosé ces derniers mois en raison de "l'effondrement économique" du pays, explique-t-il. "En cette période tellement difficile (...) l'Eglise est là, solide, forte", se félicite Aleida Rodriguez, 84 ans, qui attend d'être reçue par le médecin. Face à la détérioration des services de santé et de transport, une telle consultation "est une aide très importante", confie-t-elle. Une bonne odeur de cuisine envahit les lieux. Haricots noirs, riz, viande et salade de chou: sans l'aide de l'église, les bénéficiaires ne pourraient jamais avoir accès à un tel repas. D'autant que l'Etat ne parvient plus à garantir la "livreta", ces denrées de base vendues à la population à prix subventionnés. Les aliments et les médicaments fournis proviennent de dons de Cubains vivant sur l'île, explique le pasteur. Mais faire fonctionner cette distribution reste un "énorme défi" face aux coupures d'électricité et à l'inflation, souligne-t-il.
Texte intégral (716 mots)
Cuba traverse depuis six ans une grave crise économique sous les effets conjugués d'un renforcement des sanctions américaines et des faiblesses structurelles de son économie centralisée. Les 9,6 millions d'habitants subissent des coupures électriques, des pénuries de nourriture et de médicaments, et une forte inflation. La situation a encore empiré avec les restrictions à l'importation de pétrole imposées depuis janvier par Washington. Dans ce contexte, les Eglises, longtemps marginalisées par le gouvernement communiste, représentent une bouée de sauvetage pour une partie de la population alors que l'Etat n'arrive plus à répondre aux besoins. Tous les mardis et jeudis, devant l'église Santa Cruz de Jérusalem, la distribution de médicaments commence à 09H30, selon l'ordre d'arrivée des bénéficiaires, qui doivent impérativement présenter une ordonnance. Les médicaments proviennent de dons de congrégations franciscaines et de laïcs vivant à l'étranger. Juana Emilia Zamora, une retraitée de 71 ans, est venue car "il n'y a pas (les médicaments dont elle a besoin) dans la pharmacie" d'Etat près de chez elle. "L'autre possibilité, c'est de recourir aux personnes qui en vendent (sur le marché noir), mais les prix sont très élevés", raconte la septuagénaire qui reçoit une retraite de 2.000 pesos (environ 4 dollars). Lorsque la paroisse a commencé à distribuer des médicaments gratuits en 2022, une ou deux personnes venaient chaque semaine demander de l'aide, se souvient Gretel Agrelo, une laïque de la paroisse. Mais désormais jusqu'à 300 personnes, surtout des personnes âgées, s'en remettent à l'Eglise. "La situation s'est aggravée" et "nous n'avons pas suffisamment" de médicaments pour répondre à la demande, se désole l'assistante paroissiale. Le frère Luis Pernas, un des prêtres franciscains de l'église, déplore qu'un nombre croissant de Cubains se retrouvent "privés du minimum pour vivre", sur fond de hausse de la pauvreté et des inégalités. Relation compliquée A Cuba, l'Eglise catholique a longtemps entretenu une relation compliquée avec la révolution socialiste menée par Fidel Castro: en 1961, ses oeuvres sociales ont été confisquées par l'Etat, soucieux d'avoir la main sur l'éducation et la santé. La fin de l'athéisme d'Etat dans les années 1990 et les crises économiques ont cependant renforcé les prérogatives sociales des institutions catholiques au fil des ans. Sans compter le rôle de médiateur joué de longue date par le Vatican entre La Havane et Washington. C'est d'ailleurs l'Eglise catholique et son ONG caritative Caritas qui ont été chargées par Washington de distribuer 9 millions de dollars d'aide humanitaire américaine envoyée depuis janvier aux sinistrés de l'ouragan Melissa qui a frappé l'est de l'île en 2025. Face à la crise, les congrégations protestantes ne sont pas en reste. Trois fois par semaine, quelque 400 personnes se rendent à l'église baptiste Nazareth du quartier de La Vibora, à La Havane, pour assister au culte. Elles peuvent ensuite déjeuner sur place et recevoir une consultation médicale. "La majorité sont des personnes âgées qui vivent seules ou dont la famille a peu de ressources", explique à l'AFP le pasteur Karell Lescay, un pédiatre de 52 ans. Il y a deux ans, son équipe a commencé à préparer un repas pour "90 personnes", mais le nombre de bénéficiaires a explosé ces derniers mois en raison de "l'effondrement économique" du pays, explique-t-il. "En cette période tellement difficile (...) l'Eglise est là, solide, forte", se félicite Aleida Rodriguez, 84 ans, qui attend d'être reçue par le médecin. Face à la détérioration des services de santé et de transport, une telle consultation "est une aide très importante", confie-t-elle. Une bonne odeur de cuisine envahit les lieux. Haricots noirs, riz, viande et salade de chou: sans l'aide de l'église, les bénéficiaires ne pourraient jamais avoir accès à un tel repas. D'autant que l'Etat ne parvient plus à garantir la "livreta", ces denrées de base vendues à la population à prix subventionnés. Les aliments et les médicaments fournis proviennent de dons de Cubains vivant sur l'île, explique le pasteur. Mais faire fonctionner cette distribution reste un "énorme défi" face aux coupures d'électricité et à l'inflation, souligne-t-il.

17.04.2026 à 11:53

Bourse de Paris: le CAC 40 progresse, Alstom plonge

FRANCE24
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A 11H10 à Paris, le CAC 40 progressait de 35,84 points (+0,43%), à 8.297 points, sur fond d'espoir de reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran. Jeudi, l'indice parisien de référence avait terminé en léger recul de 0,14%, à 8.262,70 points, soit un repli de 11,87 points. Au palmarès des valeurs vendredi, Hermès se reprenait après les mouvements de vente de ces derniers jours, qui avaient suivi l'annonce de résultats décevants au premier trimestre. Le titre du groupe de luxe gagnait 2,78%, portant à 1.700,50 euros cette action, de loin la plus chère de l'ensemble des 40 valeurs de l'indice vedette. Lanterne rouge du jour, Orange reculait de 3,29%, à 17,50 euros le titre. Visiblement, les détenteurs d'actions de l'opérateur ont mal reçu l'information du jour pour le secteur des télécoms: Altice France, maison mère de SFR, a annoncé être entrée en négociations exclusives avec Orange et deux autres opérateurs, Bouygues Telecom et Iliad (Free), pour la cession de SFR sur la base d'une nouvelle offre à 20,35 milliards d'euros. Bouygues a également reculé (-1,90%) à l'annonce de ces discussions. Alstom déraille Ces mouvements de réaction ne pèsent presque rien par rapport au décrochage du titre Alstom vendredi matin, qui perd plus d'un quart de sa valeur, chutant de 28,8% à 16,27 euros vers 11H10. Les investisseurs ont très mal réagi au communiqué du constructeur ferroviaire publié jeudi soir après la clôture de la Bourse. Alstom y annonçait qu'un retard de livraison de matériel roulant l'obligeait à abaisser ses prévisions de performance financière pour l'exercice 2025-26 et à inscrire une provision dans ses comptes. "Si le groupe a enregistré une forte prise de commandes et atteint ses objectifs de génération de trésorerie au cours de l'exercice 2025-26, la rentabilité est restée en deçà des attentes", a déploré Martin Sion, qui a succédé au début du mois à Henri Poupart-Lafarge au poste de directeur général. Alstom est coté sur l'indice élargi SBF 120.
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A 11H10 à Paris, le CAC 40 progressait de 35,84 points (+0,43%), à 8.297 points, sur fond d'espoir de reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran. Jeudi, l'indice parisien de référence avait terminé en léger recul de 0,14%, à 8.262,70 points, soit un repli de 11,87 points. Au palmarès des valeurs vendredi, Hermès se reprenait après les mouvements de vente de ces derniers jours, qui avaient suivi l'annonce de résultats décevants au premier trimestre. Le titre du groupe de luxe gagnait 2,78%, portant à 1.700,50 euros cette action, de loin la plus chère de l'ensemble des 40 valeurs de l'indice vedette. Lanterne rouge du jour, Orange reculait de 3,29%, à 17,50 euros le titre. Visiblement, les détenteurs d'actions de l'opérateur ont mal reçu l'information du jour pour le secteur des télécoms: Altice France, maison mère de SFR, a annoncé être entrée en négociations exclusives avec Orange et deux autres opérateurs, Bouygues Telecom et Iliad (Free), pour la cession de SFR sur la base d'une nouvelle offre à 20,35 milliards d'euros. Bouygues a également reculé (-1,90%) à l'annonce de ces discussions. Alstom déraille Ces mouvements de réaction ne pèsent presque rien par rapport au décrochage du titre Alstom vendredi matin, qui perd plus d'un quart de sa valeur, chutant de 28,8% à 16,27 euros vers 11H10. Les investisseurs ont très mal réagi au communiqué du constructeur ferroviaire publié jeudi soir après la clôture de la Bourse. Alstom y annonçait qu'un retard de livraison de matériel roulant l'obligeait à abaisser ses prévisions de performance financière pour l'exercice 2025-26 et à inscrire une provision dans ses comptes. "Si le groupe a enregistré une forte prise de commandes et atteint ses objectifs de génération de trésorerie au cours de l'exercice 2025-26, la rentabilité est restée en deçà des attentes", a déploré Martin Sion, qui a succédé au début du mois à Henri Poupart-Lafarge au poste de directeur général. Alstom est coté sur l'indice élargi SBF 120.

17.04.2026 à 11:49

Parité: le Conseil constitutionnel juge conforme le mécanisme qui a pénalisé le parti de Ciotti

FRANCE24
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L'UDR, allié du RN, avait saisi le Conseil constitutionnel après avoir été privé de plus de 1,3 million d'euros pour avoir soutenu cinq fois plus d'hommes que de femmes lors de ces élections. Cette formation a ainsi dû se contenter de 600.000 euros d'aide publique. Le mécanisme de modulation de l'aide publique aux partis prévoit que lorsque l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe dépasse 2% du nombre total de candidats, le montant de l’aide publique diminue de 150% de cet écart. Dans sa décision, publiée sur son site, le Conseil constitutionnel écarte le "grief tiré de la méconnaissance du principe du pluralisme des courants d’idées et d’opinions" invoqué par le parti d'Eric Ciotti. Il estime, au contraire, que "le dispositif contesté ne constitue pas une sanction ayant le caractère d’une punition mais une modulation". "En faisant dépendre le montant de cette fraction de l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe ayant déclaré se rattacher à ces partis ou groupements par rapport au nombre total de ces candidats, le législateur s’est fondé sur des critères objectifs et rationnels au regard du but incitatif poursuivi", relève les Sages. Egalement privé de cette aide l'an dernier, le Parti communiste français avait fait exactement l'inverse: il a été pénalisé pour avoir présenté plus de femmes que d'hommes aux législatives.
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L'UDR, allié du RN, avait saisi le Conseil constitutionnel après avoir été privé de plus de 1,3 million d'euros pour avoir soutenu cinq fois plus d'hommes que de femmes lors de ces élections. Cette formation a ainsi dû se contenter de 600.000 euros d'aide publique. Le mécanisme de modulation de l'aide publique aux partis prévoit que lorsque l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe dépasse 2% du nombre total de candidats, le montant de l’aide publique diminue de 150% de cet écart. Dans sa décision, publiée sur son site, le Conseil constitutionnel écarte le "grief tiré de la méconnaissance du principe du pluralisme des courants d’idées et d’opinions" invoqué par le parti d'Eric Ciotti. Il estime, au contraire, que "le dispositif contesté ne constitue pas une sanction ayant le caractère d’une punition mais une modulation". "En faisant dépendre le montant de cette fraction de l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe ayant déclaré se rattacher à ces partis ou groupements par rapport au nombre total de ces candidats, le législateur s’est fondé sur des critères objectifs et rationnels au regard du but incitatif poursuivi", relève les Sages. Egalement privé de cette aide l'an dernier, le Parti communiste français avait fait exactement l'inverse: il a été pénalisé pour avoir présenté plus de femmes que d'hommes aux législatives.

17.04.2026 à 11:45

Le défi de l'UE, boucler le budget avant une possible victoire de l'extrême droite en France

FRANCE24
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Les négociations budgétaires des Vingt-Sept sont toujours un exercice périlleux avec "des menaces de blocage de nombreux camps", souligne une diplomate européenne, qui souhaite garder l'anonymat. Dans un tel contexte, "c'est plus facile d'avoir un président et un gouvernement français modérés qu'eurosceptiques". Même si la présidentielle est encore lointaine, le Rassemblement national représente un épouvantail pour la plupart des fonctionnaires et diplomates de la bulle européenne. Aux yeux de Bruxelles, l'un des enjeux décisifs de l'élection française est budgétaire: le Rassemblement national ne cesse de répéter qu'il veut réduire nettement la contribution annuelle de la France à l'Union européenne, fixée à environ 28,8 milliards d'euros en 2026. Pour s'en prémunir, l'UE voudrait obtenir dès la fin de l'année un accord sur le budget de 2028 à 2034, qui fixe l'enveloppe financière globale et les grandes priorités. Sceller un compromis avant la présidentielle française est une stratégie "assumée", affirme un haut fonctionnaire européen. "En cas de victoire, le RN pourrait mettre en scène un blocage des négociations. Ce serait une catastrophe économique". Le rabais que Marine Le Pen, la cheffe de file du RN, et Jordan Bardella, son président, réclament pour la France "serait inacceptable pour les autres puissances, alors que la France est bénéficiaire de la politique agricole commune (PAC) et que, rapporté à la population, elle paie moins que les Pays-Bas ou l'Allemagne", ajoute-t-il. Le calendrier s'annonce très serré, tant les négociations sont sensibles, notamment sur la PAC ou les ressources propres de l'Europe, nouvelles taxes ou non, recours à l'endettement... Les dirigeants européens aborderont le budget lors d'un sommet informel à Chypre jeudi et vendredi prochains. "Nous devons avoir un débat franc", "notamment sur l'importance des nouvelles ressources propres", plaide Antonio Costa, le président du Conseil européen, l'instance qui représente les Vingt-Sept. Selon lui, il n'est pas possible de faire approuver le budget pendant la longue séquence électorale de 2027, marquée par la présidentielle en France et des législatives attendues en Italie, en Pologne, en Grèce ou en Espagne. Il vise donc un accord dès décembre lors d'un sommet qui s'annonce déjà extrêmement difficile et pourrait s'étirer sur plusieurs jours. "Sous stéroïdes" L'accélération du calendrier est liée à "l'inquiétude des autres Etats membres. Ils ont très peur que la France bascule" à l'extrême droite, assure l'eurodéputée centriste Fabienne Keller. Le Conseil européen avance toutefois un argument technique: les administrations auront besoin de temps pour s'adapter à la nouvelle architecture du budget et tout doit être prêt pour décaisser des fonds dès le 1er janvier 2028. "Cet argument ne tient pas la route", balaie l'eurodéputé RN Julien Sanchez. Le calendrier européen est "politique", estime-t-il. "Il est anormal que le budget européen 2028-2034 qui concernera le prochain ou la prochaine présidente (en France) soit décidé par son prédécesseur". Au passage, cet élu relève que le précédent budget pour la période 2021-2027, assorti d'un plan de relance face au Covid, n'avait été validé qu'en juillet 2020. Le budget n'est qu'un baromètre de l'inquiétude plus générale à Bruxelles autour de la présidentielle en France, où l'extrême droite caracole dans les sondages. "L'euroscepticisme est sous stéroïdes en France", s'alarme un haut fonctionnaire. La défaite de Viktor Orban en Hongrie dimanche dernier - l'un des principaux alliés du parti lepéniste - a-t-elle rassuré les détracteurs du RN? Electoralement, ce sont deux dynamiques très différentes, répond un diplomate, puisque le Premier ministre nationaliste hongrois sortait de seize années au pouvoir, quand le RN n'a jamais gouverné. En attendant la présidentielle, le RN s'emploie à gagner du terrain au Parlement européen, en travaillant davantage le fond des dossiers, pour peser sur les évolutions législatives. Fin mars, grâce à une alliance de la droite et de l'extrême droite, les eurodéputés ont par exemple adopté une loi ouvrant la voie à des "hubs de retour", des centres où renvoyer les migrants en dehors de l'Union européenne.
Texte intégral (723 mots)
Les négociations budgétaires des Vingt-Sept sont toujours un exercice périlleux avec "des menaces de blocage de nombreux camps", souligne une diplomate européenne, qui souhaite garder l'anonymat. Dans un tel contexte, "c'est plus facile d'avoir un président et un gouvernement français modérés qu'eurosceptiques". Même si la présidentielle est encore lointaine, le Rassemblement national représente un épouvantail pour la plupart des fonctionnaires et diplomates de la bulle européenne. Aux yeux de Bruxelles, l'un des enjeux décisifs de l'élection française est budgétaire: le Rassemblement national ne cesse de répéter qu'il veut réduire nettement la contribution annuelle de la France à l'Union européenne, fixée à environ 28,8 milliards d'euros en 2026. Pour s'en prémunir, l'UE voudrait obtenir dès la fin de l'année un accord sur le budget de 2028 à 2034, qui fixe l'enveloppe financière globale et les grandes priorités. Sceller un compromis avant la présidentielle française est une stratégie "assumée", affirme un haut fonctionnaire européen. "En cas de victoire, le RN pourrait mettre en scène un blocage des négociations. Ce serait une catastrophe économique". Le rabais que Marine Le Pen, la cheffe de file du RN, et Jordan Bardella, son président, réclament pour la France "serait inacceptable pour les autres puissances, alors que la France est bénéficiaire de la politique agricole commune (PAC) et que, rapporté à la population, elle paie moins que les Pays-Bas ou l'Allemagne", ajoute-t-il. Le calendrier s'annonce très serré, tant les négociations sont sensibles, notamment sur la PAC ou les ressources propres de l'Europe, nouvelles taxes ou non, recours à l'endettement... Les dirigeants européens aborderont le budget lors d'un sommet informel à Chypre jeudi et vendredi prochains. "Nous devons avoir un débat franc", "notamment sur l'importance des nouvelles ressources propres", plaide Antonio Costa, le président du Conseil européen, l'instance qui représente les Vingt-Sept. Selon lui, il n'est pas possible de faire approuver le budget pendant la longue séquence électorale de 2027, marquée par la présidentielle en France et des législatives attendues en Italie, en Pologne, en Grèce ou en Espagne. Il vise donc un accord dès décembre lors d'un sommet qui s'annonce déjà extrêmement difficile et pourrait s'étirer sur plusieurs jours. "Sous stéroïdes" L'accélération du calendrier est liée à "l'inquiétude des autres Etats membres. Ils ont très peur que la France bascule" à l'extrême droite, assure l'eurodéputée centriste Fabienne Keller. Le Conseil européen avance toutefois un argument technique: les administrations auront besoin de temps pour s'adapter à la nouvelle architecture du budget et tout doit être prêt pour décaisser des fonds dès le 1er janvier 2028. "Cet argument ne tient pas la route", balaie l'eurodéputé RN Julien Sanchez. Le calendrier européen est "politique", estime-t-il. "Il est anormal que le budget européen 2028-2034 qui concernera le prochain ou la prochaine présidente (en France) soit décidé par son prédécesseur". Au passage, cet élu relève que le précédent budget pour la période 2021-2027, assorti d'un plan de relance face au Covid, n'avait été validé qu'en juillet 2020. Le budget n'est qu'un baromètre de l'inquiétude plus générale à Bruxelles autour de la présidentielle en France, où l'extrême droite caracole dans les sondages. "L'euroscepticisme est sous stéroïdes en France", s'alarme un haut fonctionnaire. La défaite de Viktor Orban en Hongrie dimanche dernier - l'un des principaux alliés du parti lepéniste - a-t-elle rassuré les détracteurs du RN? Electoralement, ce sont deux dynamiques très différentes, répond un diplomate, puisque le Premier ministre nationaliste hongrois sortait de seize années au pouvoir, quand le RN n'a jamais gouverné. En attendant la présidentielle, le RN s'emploie à gagner du terrain au Parlement européen, en travaillant davantage le fond des dossiers, pour peser sur les évolutions législatives. Fin mars, grâce à une alliance de la droite et de l'extrême droite, les eurodéputés ont par exemple adopté une loi ouvrant la voie à des "hubs de retour", des centres où renvoyer les migrants en dehors de l'Union européenne.

17.04.2026 à 11:42

Guerre en Iran : Trump se dit "choqué" par le manque de "courage" de Meloni

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump a vivement critiqué mardi 14 avril la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".
Texte intégral (723 mots)
Le président américain Donald Trump a vivement critiqué mardi 14 avril la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".

17.04.2026 à 11:34

Au Cameroun, un million de personnes attendues pour la messe géante de Léon XIV

FRANCE24
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Le déplacement du pape Léon XIV jeudi 16 avril dans ​la ville anglophone de Bamenda a suscité un mince espoir de voir progresser une résolution du conflit, enraciné dans l'histoire coloniale et post-coloniale complexe du pays. Plus d'un million de personnes sont désormais attendues vendredi 17 avril à Douala pour assister à une messe géante avec le souverain pontife, la rencontre de plus grande ampleur de sa visite au Cameroun, marquée par ses incessants appels à la paix et sa dénonciation des "tyrans" qui "ravagent le monde". Nous en parlons avec notre correspondant Marcel Amoko.
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Le déplacement du pape Léon XIV jeudi 16 avril dans ​la ville anglophone de Bamenda a suscité un mince espoir de voir progresser une résolution du conflit, enraciné dans l'histoire coloniale et post-coloniale complexe du pays. Plus d'un million de personnes sont désormais attendues vendredi 17 avril à Douala pour assister à une messe géante avec le souverain pontife, la rencontre de plus grande ampleur de sa visite au Cameroun, marquée par ses incessants appels à la paix et sa dénonciation des "tyrans" qui "ravagent le monde". Nous en parlons avec notre correspondant Marcel Amoko.

17.04.2026 à 11:31

Conférence au sommet à Paris pour la sécurisation du détroit d'Ormuz

FRANCE24
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Le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, vont travailler vendredi 17 avril à Paris avec une "trentaine de participants" à la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz, une fois que le fragile cessez-le-feu irano-américain sera consolidé. Nous en parlons avec notre chroniqueuse Anne Corpet.
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Le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, vont travailler vendredi 17 avril à Paris avec une "trentaine de participants" à la mise en place d'une mission de sécurisation de la navigation dans le détroit d'Ormuz, une fois que le fragile cessez-le-feu irano-américain sera consolidé. Nous en parlons avec notre chroniqueuse Anne Corpet.

17.04.2026 à 11:24

Trafiquants d'espoirs : enquête sur la mafia du foot au Sénégal

Sarah SAKHO
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Derrière les exploits des stars africaines du ballon rond se joue une autre compétition, bien plus dangereuse : celle d'une jeunesse ouest-africaine qui voit dans le football sa seule chance d'un avenir meilleur. Des jeunes joueurs sont prêts à tout sacrifier pour atteindre les championnats étrangers, devenant la cible parfaite des réseaux de faux agents, véritables "mafias du football" qui se multiplient dans la région. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.
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Derrière les exploits des stars africaines du ballon rond se joue une autre compétition, bien plus dangereuse : celle d'une jeunesse ouest-africaine qui voit dans le football sa seule chance d'un avenir meilleur. Des jeunes joueurs sont prêts à tout sacrifier pour atteindre les championnats étrangers, devenant la cible parfaite des réseaux de faux agents, véritables "mafias du football" qui se multiplient dans la région. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

17.04.2026 à 11:19

Télécoms: Bouygues, Free et Orange entrent en négociations exclusives pour le rachat de SFR

FRANCE24
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"Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange annoncent la remise d'une nouvelle offre et entrent en négociations exclusives avec le groupe Altice France en vue de l'acquisition de SFR" pour un montant de 20,35 milliards d'euros, ont-ils indiqué dans un communiqué. Il s'agit d'une première dans le secteur, la maison mère de SFR, Altice France, n'ayant jusqu'alors accepté aucune potentielle offre de rachat. Orange et le groupe Bouygues, les deux seuls acteurs côtés en bourse, voyaient leurs titres baisser en fin de matinée. A 11h20, l'action d'Orange perdait 3,4% à 17,48 euros, tandis que celle du groupe Bouygues baissait de 1,9% à 51,52 euros. "Cette annonce marque une étape importante pour une opération structurante qui concerne l'ensemble du secteur télécom français et européen", a réagi Bercy. Altice France avait refusé en octobre une première offre, déposée par le consortium constitué des trois opérateurs, qui proposait un prix de 17 milliards d'euros. "Sur la valorisation, même si l'offre a été améliorée, on n'est pas sur un prix drastiquement différent" dans cette deuxième offre, a commenté auprès de l'AFP Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil BearingPoint. Le partage des actifs de SFR entre les trois potentiels acquéreurs est resté quant à lui quasiment inchangé par rapport à l'offre refusée en octobre. L'accord dévoilé vendredi répartit les actifs à hauteur de 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Iliad, et 27% pour Orange. Bouygues Telecom devrait hériter du segment "B2B", les offres dédiées aux professionnels, tandis que l'activité grand public et les infrastructures seraient partagées entre les trois acheteurs. "Rupture importante" Avec cette offre menée par trois concurrents, le marché renoue avec l'hypothèse d'un rapprochement entre opérateurs, inédite depuis la tentative de rachat de Bouygues Telecom par Orange abandonnée en 2016. "Il s'agirait d'une rupture importante", souligne Sylvain Chevallier, qui rappelle néanmoins que le marché français "a vécu longtemps avec trois opérateurs", avant l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. D'après l'analyste, ce retour à trois acteurs serait bienvenu, dans un secteur où "la concurrence était totalement exacerbée, et les prix trop bas". Une approche également défendue par les opérateurs français, qui se sont depuis plusieurs années déclarés favorables à une consolidation du marché. "Que les consommateurs se rassurent, on va rester dans un marché très concurrentiel", a ajouté M. Chevallier. Le ministère de l'Économie a quant à lui assuré vendredi qu'il resterait "extrêmement vigilant quant à la préservation de l'emploi, à l'impact sur les prix des abonnements pour les consommateurs, ainsi qu'au maintien des investissements dans les réseaux". "Discuter et négocier" Si l'accord signé par les quatre opérateurs ouvre une période de négociations exclusives jusqu'au 15 mai 2026, le processus de consolidation devrait être long. "Afin d'aboutir, l'accord de vente devra être validé par les autorités de concurrence compétentes, ont souligné les quatre opérateurs dans le communiqué, ajoutant prudemment qu'"il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée." "A ce stade, de nombreux détails restent à discuter et à négocier", ont indiqué le PDG d'Altice France, Arthur Dreyfuss, et le PDG de SFR Mathieu Cocq, dans un mail interne adressé aux salariés de l'entreprise consulté par l'AFP. Ils précisent également que "le projet final sera présenté aux instances représentatives du personnel de chacun des entreprises". L'annonce a rapidement fait réagir les syndicats vendredi. "Des garanties d'emploi pour les salariés de SFR sont envisagées. Mais limiter ces protections à un seul opérateur reviendrait à transférer le risque social d'un opérateur vers l'autre, en faisant des salariés des autres entreprises la variable d'ajustement", a indiqué la CFDT Télécoms.
Texte intégral (650 mots)
"Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange annoncent la remise d'une nouvelle offre et entrent en négociations exclusives avec le groupe Altice France en vue de l'acquisition de SFR" pour un montant de 20,35 milliards d'euros, ont-ils indiqué dans un communiqué. Il s'agit d'une première dans le secteur, la maison mère de SFR, Altice France, n'ayant jusqu'alors accepté aucune potentielle offre de rachat. Orange et le groupe Bouygues, les deux seuls acteurs côtés en bourse, voyaient leurs titres baisser en fin de matinée. A 11h20, l'action d'Orange perdait 3,4% à 17,48 euros, tandis que celle du groupe Bouygues baissait de 1,9% à 51,52 euros. "Cette annonce marque une étape importante pour une opération structurante qui concerne l'ensemble du secteur télécom français et européen", a réagi Bercy. Altice France avait refusé en octobre une première offre, déposée par le consortium constitué des trois opérateurs, qui proposait un prix de 17 milliards d'euros. "Sur la valorisation, même si l'offre a été améliorée, on n'est pas sur un prix drastiquement différent" dans cette deuxième offre, a commenté auprès de l'AFP Sylvain Chevallier, analyste télécoms et associé du cabinet de conseil BearingPoint. Le partage des actifs de SFR entre les trois potentiels acquéreurs est resté quant à lui quasiment inchangé par rapport à l'offre refusée en octobre. L'accord dévoilé vendredi répartit les actifs à hauteur de 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Iliad, et 27% pour Orange. Bouygues Telecom devrait hériter du segment "B2B", les offres dédiées aux professionnels, tandis que l'activité grand public et les infrastructures seraient partagées entre les trois acheteurs. "Rupture importante" Avec cette offre menée par trois concurrents, le marché renoue avec l'hypothèse d'un rapprochement entre opérateurs, inédite depuis la tentative de rachat de Bouygues Telecom par Orange abandonnée en 2016. "Il s'agirait d'une rupture importante", souligne Sylvain Chevallier, qui rappelle néanmoins que le marché français "a vécu longtemps avec trois opérateurs", avant l'arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012. D'après l'analyste, ce retour à trois acteurs serait bienvenu, dans un secteur où "la concurrence était totalement exacerbée, et les prix trop bas". Une approche également défendue par les opérateurs français, qui se sont depuis plusieurs années déclarés favorables à une consolidation du marché. "Que les consommateurs se rassurent, on va rester dans un marché très concurrentiel", a ajouté M. Chevallier. Le ministère de l'Économie a quant à lui assuré vendredi qu'il resterait "extrêmement vigilant quant à la préservation de l'emploi, à l'impact sur les prix des abonnements pour les consommateurs, ainsi qu'au maintien des investissements dans les réseaux". "Discuter et négocier" Si l'accord signé par les quatre opérateurs ouvre une période de négociations exclusives jusqu'au 15 mai 2026, le processus de consolidation devrait être long. "Afin d'aboutir, l'accord de vente devra être validé par les autorités de concurrence compétentes, ont souligné les quatre opérateurs dans le communiqué, ajoutant prudemment qu'"il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée." "A ce stade, de nombreux détails restent à discuter et à négocier", ont indiqué le PDG d'Altice France, Arthur Dreyfuss, et le PDG de SFR Mathieu Cocq, dans un mail interne adressé aux salariés de l'entreprise consulté par l'AFP. Ils précisent également que "le projet final sera présenté aux instances représentatives du personnel de chacun des entreprises". L'annonce a rapidement fait réagir les syndicats vendredi. "Des garanties d'emploi pour les salariés de SFR sont envisagées. Mais limiter ces protections à un seul opérateur reviendrait à transférer le risque social d'un opérateur vers l'autre, en faisant des salariés des autres entreprises la variable d'ajustement", a indiqué la CFDT Télécoms.

17.04.2026 à 11:07

Le pape Léon XIV en Afrique, trois ans de guerre au Soudan, Kemi Seba arrêté : l'hebdo Afrique

FRANCE 24
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Texte intégral (650 mots)

17.04.2026 à 11:07

Crise chez Grasset: Macron juge "important de défendre" le "pluralisme éditorial"

FRANCE24
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"En France on reste attaché à tout ce qui fait notre force d'ailleurs, la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l'éditeur", a dit le chef de l'Etat à des journalistes en visitant le salon du livre à Paris. "C'est très important d'exprimer, de défendre ce pluralisme", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a dit avoir "beaucoup d'estime pour ces grandes maisons", citant Gallimard et Grasset. "C'est des maisons qui sont à respecter", "un catalogue c'est une histoire littéraire, et après c'est la liberté de ces auteurs", a-t-il estimé. "L'éditeur ce n'est pas simplement celui qui imprime les livres", "c'est un esprit, c'est une maison, c'est aussi ce qui fait partie du patrimoine littéraire", une "chaîne humaine", a encore dit le président. En matière de culture, de "la vie des idées" et de littérature, a-t-il encore plaidé, "la propriété ne doit pas prendre le dessus sur la liberté". "Ce qui est important c'est que les grandes maisons d'édition, elles soient protégées dans leur pluralisme et leur diversité", "une maison d'édition c'est pas fait pour défendre une seule idée, justement, ou pour polariser", a-t-il martelé. Quelque 170 écrivains ont secoué le monde d'ordinaire feutré de l'édition avec leur décision inédite de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset pour dénoncer le "licenciement" d'Olivier Nora, à sa tête depuis 26 ans. Dans leur lettre ouverte, ces auteurs dénoncent "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la prestigieuse maison. Cette fronde a éclaté alors que le Festival du Livre de Paris s'est ouvert jeudi soir au Grand Palais. Avec 450 exposants et 1.800 auteurs attendus, tout le secteur est présent, à l'exception notable de la plupart des maisons d'édition, notamment Grasset, appartenant à Hachette, le numéro un français de l'édition, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
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"En France on reste attaché à tout ce qui fait notre force d'ailleurs, la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l'éditeur", a dit le chef de l'Etat à des journalistes en visitant le salon du livre à Paris. "C'est très important d'exprimer, de défendre ce pluralisme", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a dit avoir "beaucoup d'estime pour ces grandes maisons", citant Gallimard et Grasset. "C'est des maisons qui sont à respecter", "un catalogue c'est une histoire littéraire, et après c'est la liberté de ces auteurs", a-t-il estimé. "L'éditeur ce n'est pas simplement celui qui imprime les livres", "c'est un esprit, c'est une maison, c'est aussi ce qui fait partie du patrimoine littéraire", une "chaîne humaine", a encore dit le président. En matière de culture, de "la vie des idées" et de littérature, a-t-il encore plaidé, "la propriété ne doit pas prendre le dessus sur la liberté". "Ce qui est important c'est que les grandes maisons d'édition, elles soient protégées dans leur pluralisme et leur diversité", "une maison d'édition c'est pas fait pour défendre une seule idée, justement, ou pour polariser", a-t-il martelé. Quelque 170 écrivains ont secoué le monde d'ordinaire feutré de l'édition avec leur décision inédite de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset pour dénoncer le "licenciement" d'Olivier Nora, à sa tête depuis 26 ans. Dans leur lettre ouverte, ces auteurs dénoncent "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la prestigieuse maison. Cette fronde a éclaté alors que le Festival du Livre de Paris s'est ouvert jeudi soir au Grand Palais. Avec 450 exposants et 1.800 auteurs attendus, tout le secteur est présent, à l'exception notable de la plupart des maisons d'édition, notamment Grasset, appartenant à Hachette, le numéro un français de l'édition, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
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