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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

27.03.2026 à 23:47

En Thaïlande, des habitants des montagnes combattent incendies et clichés

FRANCE24
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Lorsqu'il est revenu s'installer à la campagne il y a trois ans après avoir vécu à Chiang Mai, la deuxième ville de Thaïlande, Mongkol Yingyotmongkolsaen a mis ses compétences de photographe au service de la lutte contre le feu. Ce Hmong de 47 ans a installé dans des arbres des caméras bon marché pour pouvoir surveiller à distance et en temps réel les zones les plus à risque. Il pilote également des drones pour repérer plus rapidement les incendies, suivre l'évolution des flammes et planifier des itinéraires plus sûrs et plus efficaces en cas d'intervention. "C'est ma façon de rendre à ma communauté (ce qu'elle m'a donné)", dit-il à l'AFP. Les Hmong, un groupe ethnique originaire des montagnes du sud de la Chine, ont migré vers le nord de la Thaïlande au milieu du XXe siècle. Dans une douzaine de villages du parc national de Doi Suthep-Pui, juste au-dessus de Chiang Mai, environ 270 d'entre eux veillent sur près de 1.600 hectares de forêt. Ces pompiers volontaires sillonnent les collines à pied ou à moto, dispersant les feuilles mortes à l'aide de souffleurs dont le bruit couvre le bourdonnement des drones. "La forêt que nous protégeons fait partie du parc national, qui est le poumon de Chiang Mai. Si elle brûle, la ville perd ses poumons", explique Mathaphan Phuchakritdapa. C'est lui qui a lancé il y a 10 ans ce réseau unique, confronté en 2020 à une série d'incendies dévastateurs au plus fort de la saison sèche en mars et avril. Au moins cinq personnes avaient été tuées et de nombreux habitants contraints d'évacuer leurs maisons alors que les flammes ravageaient les montagnes surplombant la ville, très dépendante du tourisme. "C'est le pire incendie que j'ai vu de ma vie", assure Mathaphan. Il avait fallu plus de 40 jours pour le maîtriser. Brûlis agricoles Le climat plus chaud et sec causé par le changement climatique crée des conditions propices à des incendies plus fréquents et destructeurs. Les départs de feu sont souvent liés à des activités humaines, comme le défrichage pour la cueillette, la chasse ou l'agriculture. Les habitants des montagnes sont souvent accusés d'en être à l'origine. Ils s'en défendent, affirmant que les feux sont allumés par des étrangers à des fins commerciales. "Nous ne détruisons pas la forêt. Nous la protégeons", insiste Mathaphan. Son équipe de volontaires est devenue un modèle pour d'autres communautés hmong pointées du doigt pour des pratiques agricoles néfastes, notamment les brûlis utilisés par les agriculteurs pour nettoyer leurs champs. Afin de contrôler la pollution de l'air, régulièrement problématique à Chiang Mai, les autorités ont annoncé cette année une interdiction stricte de ces brûlis pendant cinq mois. La mesure semble porter ses fruits: les données du service de surveillance des incendies de la Nasa montraient bien moins de feux dans la région à la mi-mars qu'à la même période en 2020. "Les communautés locales, comme les agences de l'Etat, prennent le problème plus au sérieux, ce qui conduit à un contrôle plus strict des brûlis et des départs de feu", apprécie Mathaphan. La surveillance de cette vaste zone revient selon lui à environ 1,5 million de bahts (40.000 euros) par an entre la nourriture, le carburant et l'entretien du matériel. Son équipe de pompiers volontaires ne recevrait qu'autour de 50.000 bahts (1.300 euros) de la part des autorités. Une goutte d'eau face aux flammes.

27.03.2026 à 23:14

RD Congo : violences envers une femme en couches, une vidéo qui fait scandale

Fatimata WANE
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En RD Congo, les réactions d’indignation et de sidération se multiplient après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une femme qui vient à peine d’accoucher se faire frapper par un médecin. Des violences qui révèlent selon les collectifs féministes, un problème plus profond de prise en charge des femmes enceintes dans le pays.
Texte intégral (600 mots)
En RD Congo, les réactions d’indignation et de sidération se multiplient après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une femme qui vient à peine d’accoucher se faire frapper par un médecin. Des violences qui révèlent selon les collectifs féministes, un problème plus profond de prise en charge des femmes enceintes dans le pays.

27.03.2026 à 23:09

Réveil enthousiaste des premiers voyageurs du nouveau train couchette Paris-Berlin

FRANCE24
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Parmi eux, Victor Falzon, un Français de 25 ans, rêvait de visiter Berlin mais hésitait à prendre l'avion pour des raisons écologiques, raconte-t-il à l'AFP sur le quai, débarqué du train peu après 9 heures (8H00 GMT). "Quand on a vu qu'une ligne s'ouvrait, on s'est dit que c'était le moment!", explique ce féru de trains qui a fait le voyage avec sa bande d'amis étudiants en médecine. Ils ont profité du premier trajet de la nouvelle ligne relancée sans subvention publique par la compagnie néerlando-belge European Sleeper, fondée en 2021. Ce nouveau service, entièrement privé, vient en partie pallier la disparition des trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 en grande pompe par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB. La ligne avait été interrompue en décembre 2024 après que le gouvernement français a cessé d'octroyer une subvention de 10 millions d'euros indispensable à sa viabilité économique. Itinéraire plus rentable Le projet a été accueilli par un large soutien du public, qui avait organisé des manifestations en pyjama contre l'arrêt du précédent service dans plusieurs gares européennes. Pendant le trajet de Victor, "dès qu'on arrivait dans une gare, on nous attendait avec des drapeaux", raconte l'étudiant amusé. Avec les paysages qui défilaient et l'excitation du voyage, ses amis et lui ont eu "du mal à s'endormir" dans leur cabine de cinq, "un peu serrés, mais c'est l'ambiance du train!" "C'était confortable et simple", assure Ulrike Jendrezok, 55 ans, qui rentre chez elle en Allemagne après un séjour à Paris avec ses deux enfants. "On a diné, discuté et joué, puis fait les lits tard dans la nuit, et on a bien dormi", raconte cette médecin, qui s'était précipitée sur la billetterie dès son ouverture pour son tout premier trajet en train de nuit. En basse saison, les tarifs en aller simple commencent à 39,99 euros pour une place assise, et à 59,99 euros pour une couchette. Au pic de fréquentation cet été, le train roulera avec 14 wagons, pour transporter jusqu'à 700 passagers par voyage. La liaison de la SNCF passait par Strasbourg. En optant pour un itinéraire passant par Bruxelles, European Sleeper estime qu'il pourra mieux rentabiliser son exploitation. "Il n'y avait tout simplement pas autant de demande" qu'en passant par la capitale belge, explique l'un des deux cofondateurs de la compagnie, Chris Engelsman. Le train n'est plus seulement l'option la plus durable sur le plan environnemental mais aussi "sur le plan énergétique", défend-il, alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué une hausse des prix des carburants dans le monde. Investissement participatif Le transporteur ferroviaire est financé par une communauté de plus de 6.000 copropriétaires, à partir de 160 euros l'action, et espère devenir rentable fin 2026, a ajoute M. Engelsman. Parmi les investisseurs, Zoë Falk, une Britannique de 54 ans, a fait le voyage depuis Oxford grâce à l'Eurostar, pour inaugurer la nouvelle ligne Paris-Berlin, munie de son vélo pliable. Elle compte profiter des lieux historiques et des "nombreux restaurants végétariens" que propose Berlin. European Sleeper relie déjà Bruxelles, Rotterdam, Amsterdam, Berlin, Dresde et Prague, trois fois par semaine. Les billets pour une troisième ligne Bruxelles-Cologne-Milan sont déjà ouverts à la réservation. Et dans les cartons, un projet Bruxelles-Barcelone, qui ne devrait pas passer par Paris, mais "probablement par Avignon, Montpellier et Perpignan", estime M. Engelsman.
Texte intégral (585 mots)
Parmi eux, Victor Falzon, un Français de 25 ans, rêvait de visiter Berlin mais hésitait à prendre l'avion pour des raisons écologiques, raconte-t-il à l'AFP sur le quai, débarqué du train peu après 9 heures (8H00 GMT). "Quand on a vu qu'une ligne s'ouvrait, on s'est dit que c'était le moment!", explique ce féru de trains qui a fait le voyage avec sa bande d'amis étudiants en médecine. Ils ont profité du premier trajet de la nouvelle ligne relancée sans subvention publique par la compagnie néerlando-belge European Sleeper, fondée en 2021. Ce nouveau service, entièrement privé, vient en partie pallier la disparition des trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 en grande pompe par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB. La ligne avait été interrompue en décembre 2024 après que le gouvernement français a cessé d'octroyer une subvention de 10 millions d'euros indispensable à sa viabilité économique. Itinéraire plus rentable Le projet a été accueilli par un large soutien du public, qui avait organisé des manifestations en pyjama contre l'arrêt du précédent service dans plusieurs gares européennes. Pendant le trajet de Victor, "dès qu'on arrivait dans une gare, on nous attendait avec des drapeaux", raconte l'étudiant amusé. Avec les paysages qui défilaient et l'excitation du voyage, ses amis et lui ont eu "du mal à s'endormir" dans leur cabine de cinq, "un peu serrés, mais c'est l'ambiance du train!" "C'était confortable et simple", assure Ulrike Jendrezok, 55 ans, qui rentre chez elle en Allemagne après un séjour à Paris avec ses deux enfants. "On a diné, discuté et joué, puis fait les lits tard dans la nuit, et on a bien dormi", raconte cette médecin, qui s'était précipitée sur la billetterie dès son ouverture pour son tout premier trajet en train de nuit. En basse saison, les tarifs en aller simple commencent à 39,99 euros pour une place assise, et à 59,99 euros pour une couchette. Au pic de fréquentation cet été, le train roulera avec 14 wagons, pour transporter jusqu'à 700 passagers par voyage. La liaison de la SNCF passait par Strasbourg. En optant pour un itinéraire passant par Bruxelles, European Sleeper estime qu'il pourra mieux rentabiliser son exploitation. "Il n'y avait tout simplement pas autant de demande" qu'en passant par la capitale belge, explique l'un des deux cofondateurs de la compagnie, Chris Engelsman. Le train n'est plus seulement l'option la plus durable sur le plan environnemental mais aussi "sur le plan énergétique", défend-il, alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué une hausse des prix des carburants dans le monde. Investissement participatif Le transporteur ferroviaire est financé par une communauté de plus de 6.000 copropriétaires, à partir de 160 euros l'action, et espère devenir rentable fin 2026, a ajoute M. Engelsman. Parmi les investisseurs, Zoë Falk, une Britannique de 54 ans, a fait le voyage depuis Oxford grâce à l'Eurostar, pour inaugurer la nouvelle ligne Paris-Berlin, munie de son vélo pliable. Elle compte profiter des lieux historiques et des "nombreux restaurants végétariens" que propose Berlin. European Sleeper relie déjà Bruxelles, Rotterdam, Amsterdam, Berlin, Dresde et Prague, trois fois par semaine. Les billets pour une troisième ligne Bruxelles-Cologne-Milan sont déjà ouverts à la réservation. Et dans les cartons, un projet Bruxelles-Barcelone, qui ne devrait pas passer par Paris, mais "probablement par Avignon, Montpellier et Perpignan", estime M. Engelsman.

27.03.2026 à 23:02

Les États-Unis se donnent "deux semaines" pour atteindre leurs objectifs en Iran, assure Rubio

FRANCE 24
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Le chef de la diplomatie américaine a estimé que Washington souhaitait atteindre ses objectifs militaires dans les "deux semaines", alors que les ministres du G7 se réunissaient en périphérie de Paris. 
Texte intégral (585 mots)
Le chef de la diplomatie américaine a estimé que Washington souhaitait atteindre ses objectifs militaires dans les "deux semaines", alors que les ministres du G7 se réunissaient en périphérie de Paris. 

27.03.2026 à 23:01

Tiger Woods de nouveau impliqué dans un accident, arrêté pour "conduite sous influence"

FRANCE24
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Faute d'exploits sur les greens, Tiger Woods continue à 50 ans de faire la Une, mais plus souvent pour ses blessures ou sorties de route. Sérieusement blessé à la jambe droite dans un premier accident en 2021, le champion âgé de 50 ans a été arrêté vendredi par la police du comté Martin, sa voiture sur le flanc après avoir coupé la route à un camion. L'Américain est sorti de l'accident près de son domicile à Jupiter Island (à environ 160 kilomètres au nord de Miami) sans blessure grave, mais a été arrêté pour avoir refusé de se soumettre à un test urinaire après avoir subi un test d'alcoolémie négatif. Woods a été inculpé de "conduite sous influence", qui peut recouper aux Etats-Unis l'alcool ou les drogues, "dommages matériels" et "refus de se soumettre à un test". "Signes de déficience" L'ancien N.1 mondial aux 15 victoires en Majeurs n'a plus disputé de compétition depuis juillet 2024. Il y a un an, il avait été opéré d'une rupture du tendon d'Achille gauche, jetant une ombre sur la suite de sa carrière. Il avait encore été opéré du dos en octobre dernier. Sa participation au prochain Masters, le tournoi le plus prestigieux de la saison qui se disputera du 9 au 12 avril à Augusta (Géorgie, Etats-Unis), était encore espérée par le milieu du golf ces derniers jours. "M. Woods a montré des signes de déficience. Nous avons pu conduire plusieurs tests, il nous a expliqué ses blessures et opérations passées, que nous avons pris en compte avant des tests plus poussés sur le bord de la route, avant qu'il soit arrêté et emmené à la prison du comté de Martin", a expliqué vendredi le shérif local John Budensiek lors d'une conférence de presse. "Sur place, les experts en détection des prises de stupéfiant ont pensé qu'il n'était pas sous influence d'alcool mais potentiellement de médicaments ou de drogues. Une fois au poste il a coopéré pour le test d'alcoolémie, mais n'a pas voulu entendre parler d'un test urinaire." "Ami très proche" de Trump Après d'importantes blessures, Woods était revenu en février 2024 à la compétition, participant presque exclusivement aux tournois majeurs. Il avait franchi le cut du Masters en 2024, finissant 60e, avant d'échouer à atteindre la deuxième partie du PGA Championship, de l'US Open puis du British Open. Apparaissant ralenti, parfois en peine pour marcher sur les parcours, Woods n'a pas paru en pleine possession de ses moyens physiques depuis des années. Interrogé à Miami sur l'accident, Donald Trump a dit se sentir "triste, il a eu des problèmes, il y a eu un accident, c'est tout ce que je sais". "C'est un ami très proche, une personne incroyable", a ajouté le président américain, grand amateur de golf lui-même, dont l'ex-femme de son fils Donald Trump Jr., Vanessa Trump, est aujourd'hui en couple avec le célèbre golfeur. Hors des greens, Woods est aussi impliqué dans les interminables négociations entre l'historique circuit nord-américain PGA et son concurrent financé par l'Arabie Saoudite LIV. Il avait également été impliqué dans un accident de la route en 2017, dans lequel il avait été soupçonné de conduite en état d'ivresse. Il avait par la suite plaidé coupable de conduite imprudente et s'était vu infliger une amende de 250 dollars. Il avait également suivi un stage de sensibilisation.
Texte intégral (580 mots)
Faute d'exploits sur les greens, Tiger Woods continue à 50 ans de faire la Une, mais plus souvent pour ses blessures ou sorties de route. Sérieusement blessé à la jambe droite dans un premier accident en 2021, le champion âgé de 50 ans a été arrêté vendredi par la police du comté Martin, sa voiture sur le flanc après avoir coupé la route à un camion. L'Américain est sorti de l'accident près de son domicile à Jupiter Island (à environ 160 kilomètres au nord de Miami) sans blessure grave, mais a été arrêté pour avoir refusé de se soumettre à un test urinaire après avoir subi un test d'alcoolémie négatif. Woods a été inculpé de "conduite sous influence", qui peut recouper aux Etats-Unis l'alcool ou les drogues, "dommages matériels" et "refus de se soumettre à un test". "Signes de déficience" L'ancien N.1 mondial aux 15 victoires en Majeurs n'a plus disputé de compétition depuis juillet 2024. Il y a un an, il avait été opéré d'une rupture du tendon d'Achille gauche, jetant une ombre sur la suite de sa carrière. Il avait encore été opéré du dos en octobre dernier. Sa participation au prochain Masters, le tournoi le plus prestigieux de la saison qui se disputera du 9 au 12 avril à Augusta (Géorgie, Etats-Unis), était encore espérée par le milieu du golf ces derniers jours. "M. Woods a montré des signes de déficience. Nous avons pu conduire plusieurs tests, il nous a expliqué ses blessures et opérations passées, que nous avons pris en compte avant des tests plus poussés sur le bord de la route, avant qu'il soit arrêté et emmené à la prison du comté de Martin", a expliqué vendredi le shérif local John Budensiek lors d'une conférence de presse. "Sur place, les experts en détection des prises de stupéfiant ont pensé qu'il n'était pas sous influence d'alcool mais potentiellement de médicaments ou de drogues. Une fois au poste il a coopéré pour le test d'alcoolémie, mais n'a pas voulu entendre parler d'un test urinaire." "Ami très proche" de Trump Après d'importantes blessures, Woods était revenu en février 2024 à la compétition, participant presque exclusivement aux tournois majeurs. Il avait franchi le cut du Masters en 2024, finissant 60e, avant d'échouer à atteindre la deuxième partie du PGA Championship, de l'US Open puis du British Open. Apparaissant ralenti, parfois en peine pour marcher sur les parcours, Woods n'a pas paru en pleine possession de ses moyens physiques depuis des années. Interrogé à Miami sur l'accident, Donald Trump a dit se sentir "triste, il a eu des problèmes, il y a eu un accident, c'est tout ce que je sais". "C'est un ami très proche, une personne incroyable", a ajouté le président américain, grand amateur de golf lui-même, dont l'ex-femme de son fils Donald Trump Jr., Vanessa Trump, est aujourd'hui en couple avec le célèbre golfeur. Hors des greens, Woods est aussi impliqué dans les interminables négociations entre l'historique circuit nord-américain PGA et son concurrent financé par l'Arabie Saoudite LIV. Il avait également été impliqué dans un accident de la route en 2017, dans lequel il avait été soupçonné de conduite en état d'ivresse. Il avait par la suite plaidé coupable de conduite imprudente et s'était vu infliger une amende de 250 dollars. Il avait également suivi un stage de sensibilisation.

27.03.2026 à 22:51

Le Congrès américain dans l'impasse pour mettre fin à la pagaille dans les aéroports

FRANCE24
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Débutée mi-février en raison du débat tendu autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE), très critiquées à gauche, cette impasse budgétaire a provoqué depuis des files d'attente inhabituellement longues dans les aéroports américains, de quoi mettre la pression sur les parlementaires et l'exécutif pour qu'une solution soit trouvée. Lors d'un vote à main levée dans la nuit de jeudi à vendredi, les sénateurs des deux camps ont approuvé le financement de la majeure partie du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), à l'exception de l'ICE et de la police aux frontières (CBP). Le texte de compromis doit encore passer devant la Chambre des représentants, mais le président républicain de cette dernière a averti vendredi que le texte adopté au Sénat ne convenait pas aux députés de son camp. "La manoeuvre effectuée la nuit dernière est une blague", a dénoncé Mike Johnson, qui a annoncé qu'un texte différent, prévoyant un financement jusqu'au 22 mai de l'ensemble du DHS, serait voté bientôt à la Chambre. Avec peu de chances toutefois qu'il passe ensuite l'épreuve du Sénat, en l'état actuel des négociations avec les démocrates. Le texte voté au Sénat "n'est pas bon", a déclaré Donald Trump dans un bref entretien avec une journaliste de Fox News. "La seule chose" qui bloque une résolution de la crise dans les aéroports, "ce sont les républicains de la Chambre", a de son côté regretté Hakeem Jeffries, chef des députés démocrates. Hormis la CBP et l'ICE, la proposition approuvée par le Sénat prévoit notamment le financement de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) qui dépend du DHS et d'autres agences fédérales. "Point de rupture" Depuis le 14 février, le financement du ministère est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de l'ICE, après la mort de deux manifestants tués par des agents fédéraux à Minneapolis. Les républicains disposent de la majorité aux deux chambres du Congrès, mais en raison du règlement du Sénat, un certain nombre de voix démocrates est nécessaire pour adopter les textes budgétaires. Le gel du budget empêche le versement des salaires des agents de la TSA. L'absentéisme et les démissions ont bondi, réduisant les effectifs disponibles. Rejetant entièrement la faute sur les démocrates, la Maison Blanche a donné vendredi instruction au ministre de la Sécurité intérieure de trouver et d'utiliser des fonds déjà budgétés - sans plus de précision - pour payer autant que possible les salariés de la TSA. "Le système américain de transport aérien a atteint son point de rupture", écrit la Maison Blanche dans sa note au DHS, affirmant que près de 500 agents de la TSA ont quitté leur poste car ils n'étaient pas payés. De premiers salaires seront versés "dès lundi", a affirmé le ministère dans un communiqué sur X. Cherchant à désengorger les aéroports, le gouvernement de Donald Trump avait déployé lundi des agents de l'ICE dans les terminaux. À l'aéroport de Houston au Texas, la queue s'étend à perte de vue, sur deux étages, a constaté vendredi une journaliste de l'AFP. Dans un terminal, des agents de l'aéroport distribuent des bouteilles d'eau et annoncent environ 2 heures d'attente, tandis que des policiers de l'ICE patrouillent.
Texte intégral (616 mots)
Débutée mi-février en raison du débat tendu autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE), très critiquées à gauche, cette impasse budgétaire a provoqué depuis des files d'attente inhabituellement longues dans les aéroports américains, de quoi mettre la pression sur les parlementaires et l'exécutif pour qu'une solution soit trouvée. Lors d'un vote à main levée dans la nuit de jeudi à vendredi, les sénateurs des deux camps ont approuvé le financement de la majeure partie du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), à l'exception de l'ICE et de la police aux frontières (CBP). Le texte de compromis doit encore passer devant la Chambre des représentants, mais le président républicain de cette dernière a averti vendredi que le texte adopté au Sénat ne convenait pas aux députés de son camp. "La manoeuvre effectuée la nuit dernière est une blague", a dénoncé Mike Johnson, qui a annoncé qu'un texte différent, prévoyant un financement jusqu'au 22 mai de l'ensemble du DHS, serait voté bientôt à la Chambre. Avec peu de chances toutefois qu'il passe ensuite l'épreuve du Sénat, en l'état actuel des négociations avec les démocrates. Le texte voté au Sénat "n'est pas bon", a déclaré Donald Trump dans un bref entretien avec une journaliste de Fox News. "La seule chose" qui bloque une résolution de la crise dans les aéroports, "ce sont les républicains de la Chambre", a de son côté regretté Hakeem Jeffries, chef des députés démocrates. Hormis la CBP et l'ICE, la proposition approuvée par le Sénat prévoit notamment le financement de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) qui dépend du DHS et d'autres agences fédérales. "Point de rupture" Depuis le 14 février, le financement du ministère est gelé en raison du profond différend entre démocrates et républicains au Congrès sur les pratiques de l'ICE, après la mort de deux manifestants tués par des agents fédéraux à Minneapolis. Les républicains disposent de la majorité aux deux chambres du Congrès, mais en raison du règlement du Sénat, un certain nombre de voix démocrates est nécessaire pour adopter les textes budgétaires. Le gel du budget empêche le versement des salaires des agents de la TSA. L'absentéisme et les démissions ont bondi, réduisant les effectifs disponibles. Rejetant entièrement la faute sur les démocrates, la Maison Blanche a donné vendredi instruction au ministre de la Sécurité intérieure de trouver et d'utiliser des fonds déjà budgétés - sans plus de précision - pour payer autant que possible les salariés de la TSA. "Le système américain de transport aérien a atteint son point de rupture", écrit la Maison Blanche dans sa note au DHS, affirmant que près de 500 agents de la TSA ont quitté leur poste car ils n'étaient pas payés. De premiers salaires seront versés "dès lundi", a affirmé le ministère dans un communiqué sur X. Cherchant à désengorger les aéroports, le gouvernement de Donald Trump avait déployé lundi des agents de l'ICE dans les terminaux. À l'aéroport de Houston au Texas, la queue s'étend à perte de vue, sur deux étages, a constaté vendredi une journaliste de l'AFP. Dans un terminal, des agents de l'aéroport distribuent des bouteilles d'eau et annoncent environ 2 heures d'attente, tandis que des policiers de l'ICE patrouillent.

27.03.2026 à 22:37

Tiger Woods arrêté après un accident de la route en Floride pour "conduite sous influence"

FRANCE24
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Le golfeur de 50 ans, dont la voiture a terminé sur le flanc, est sorti de l'accident sans blessure grave puis a été arrêté par la police du comté de Martin. Celle-ci a expliqué qu'un test d'alcoolémie s'était avéré négatif mais que le golfeur avait refusé de soumettre un échantillon urinaire. Woods a été inculpé de "conduite sous influence", qui peut recouper aux Etats-Unis l'alcool ou les drogues, "dommages matériels" et "refus de se soumettre à un test". Le champion américain avait été gravement blessé à la jambe droite dans un accident de voiture en 2021 en Californie. L'ancien N.1 mondial aux 15 victoires en Majeurs n'a pas disputé de compétition depuis juillet 2024. Il avait encore été opéré du dos en octobre dernier. Sa participation au prochain Masters, le tournoi le plus prestigieux de la saison qui se disputera du 9 au 12 avril à Augusta (Géorgie, Etats-Unis), était encore espérée par le milieu du golf ces derniers jours. Tiger Woods avait également été impliqué dans un accident de la route en 2017, dans lequel il avait été soupçonné de conduite en état d'ivresse. Il avait par la suite plaidé coupable de conduite imprudente et s'était vu infliger une amende de 250 dollars. Il avait également suivi un stage de sensibilisation.
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Le golfeur de 50 ans, dont la voiture a terminé sur le flanc, est sorti de l'accident sans blessure grave puis a été arrêté par la police du comté de Martin. Celle-ci a expliqué qu'un test d'alcoolémie s'était avéré négatif mais que le golfeur avait refusé de soumettre un échantillon urinaire. Woods a été inculpé de "conduite sous influence", qui peut recouper aux Etats-Unis l'alcool ou les drogues, "dommages matériels" et "refus de se soumettre à un test". Le champion américain avait été gravement blessé à la jambe droite dans un accident de voiture en 2021 en Californie. L'ancien N.1 mondial aux 15 victoires en Majeurs n'a pas disputé de compétition depuis juillet 2024. Il avait encore été opéré du dos en octobre dernier. Sa participation au prochain Masters, le tournoi le plus prestigieux de la saison qui se disputera du 9 au 12 avril à Augusta (Géorgie, Etats-Unis), était encore espérée par le milieu du golf ces derniers jours. Tiger Woods avait également été impliqué dans un accident de la route en 2017, dans lequel il avait été soupçonné de conduite en état d'ivresse. Il avait par la suite plaidé coupable de conduite imprudente et s'était vu infliger une amende de 250 dollars. Il avait également suivi un stage de sensibilisation.

27.03.2026 à 22:31

De retour dans l'arène politique, Villepin se place comme héritier du gaullisme pour 2027

FRANCE24
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Très présent ces derniers temps sur les sujets internationaux, le héraut d'un droit international piétiné, visage du "non" français à la guerre en Irak en 2003, a tenu vendredi soir lors d'une conférence à l'université parisienne de La Sorbonne à parler de la France. Dans la perspective de 2027. Et pour exister en politique, il faut se construire un espace. A 72 ans, Dominique de Villepin le sait très bien. Populaire à gauche pour son soutien affirmé à Gaza, il a dit "ne pas croire" à "la nouvelle France", le concept de Jean-Luc Mélenchon. Tout en précisant, dans un exercice d'équilibre, ne pas croire non plus à "la France de souche". Et pour se différencier de Gabriel Attal auprès d'un électorat centriste ou modéré à qui il pourrait plaire, il a regretté qu'un "jeune ancien Premier ministre" puisse "dire que le droit international ne sert à rien". Venu de la droite, l'ancien ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur, qui a fondé son propre parti, La France humaniste, n'est pas tendre avec son ancienne famille politique dont il dénonce une dérive vers l'extrême droite. "Le droit n'est plus la langue commune du vivre ensemble, à tel point qu'un ministre de l'Intérieur en fonction ait pu, sans vergogne, remettre en cause l'État de droit", a-t-il dénoncé en référence au patron des LR, Bruno Retailleau. Devant plusieurs centaines de personnes, étudiants, actifs (dont le rappeur et acteur Fianso) ou retraités, Dominique de Villepin a appelé au "redressement républicain", qui porte selon lui un nom: "le gaullisme", "repère dans un monde bouillonnant". Pour mieux établir cette filiation avec le général de Gaulle et Jacques Chirac, les trois derniers présidents de la République, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron, n'ont pas été épargnés. "Depuis 2007, la France n'est ni gouvernée, ni réformée, piégée entre l'hyperprésidentialisation de la fonction et la banalisation de la parole des chefs d'État successif", a-t-il martelé, en insistant: "Le macronisme est mort" "Ma part d'erreurs" Concernant les contours de son propre projet, Dominique de Vilepin, fort d'une bonne cote de popularité qui ne se traduit pas pour l'instant en intentions de vote, est resté assez flou et a tenu à dépasser le clivage gauche-droite, faisant notamment applaudir deux de ses prédécesseurs à Matignon: Alain Juppé (RPR) et le récemment décédé Lionel Jospin (PS). Mettant en garde contre "les croisades contre le wokisme", il a également dénoncé le danger du "populisme identitaire" et rappelé sa volonté de supprimer l'âge légal de la retraite pour que ces dernières reposent "sur une règle de durée de cotisations". "La famille est devenue l'impensé de la gauche, le fantasme de la droite", a-t-il également regretté. "Mon lignage ce n'est ni une idéologie, ni un parti", a-t-il martelé. Sa tentative présidentielle, en 2012, s'était arrêtée dans la douleur quand il avait échoué à rassembler les parrainages d'élus locaux nécessaires. Il dit en avoir tiré les leçons. "J'ai eu ma part d'erreurs aussi, c'est vrai. Je n'ai jamais craint de les reconnaître. Sur le CPE (le contrat première embauche réservé aux jeunes, NDLR), sur les autoroutes, sur les banlieues", a-t-il énuméré vendredi soir. Concernant ses ambitions personnelles, il a confirmé, entre les lignes, vouloir se présenter à la présidentielle de l'an prochain sans toutefois l'énoncer clairement. "Il vient un moment dans une vie où l'on n'a plus d'autre devoir que de transmettre ce que l'on a reçu de meilleur", a-t-il déclaré vendredi. Quand sera-t-il officiellement candidat ? "C'est la précampagne présidentielle qui s'ouvre", a dit son entourage à l'AFP. Pour la vraie campagne, patience. Son entourage affirme que l'annonce de candidature pourrait arriver "dès avril comme en décembre" 2026. Questionné en janvier concernant son calendrier, Dominique de Villepin avait répondu qu'il fallait attendre que les Français soient "dans le temps de la présidentielle". Les élections municipales étant passées, la route est dégagée.
Texte intégral (695 mots)
Très présent ces derniers temps sur les sujets internationaux, le héraut d'un droit international piétiné, visage du "non" français à la guerre en Irak en 2003, a tenu vendredi soir lors d'une conférence à l'université parisienne de La Sorbonne à parler de la France. Dans la perspective de 2027. Et pour exister en politique, il faut se construire un espace. A 72 ans, Dominique de Villepin le sait très bien. Populaire à gauche pour son soutien affirmé à Gaza, il a dit "ne pas croire" à "la nouvelle France", le concept de Jean-Luc Mélenchon. Tout en précisant, dans un exercice d'équilibre, ne pas croire non plus à "la France de souche". Et pour se différencier de Gabriel Attal auprès d'un électorat centriste ou modéré à qui il pourrait plaire, il a regretté qu'un "jeune ancien Premier ministre" puisse "dire que le droit international ne sert à rien". Venu de la droite, l'ancien ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Intérieur, qui a fondé son propre parti, La France humaniste, n'est pas tendre avec son ancienne famille politique dont il dénonce une dérive vers l'extrême droite. "Le droit n'est plus la langue commune du vivre ensemble, à tel point qu'un ministre de l'Intérieur en fonction ait pu, sans vergogne, remettre en cause l'État de droit", a-t-il dénoncé en référence au patron des LR, Bruno Retailleau. Devant plusieurs centaines de personnes, étudiants, actifs (dont le rappeur et acteur Fianso) ou retraités, Dominique de Villepin a appelé au "redressement républicain", qui porte selon lui un nom: "le gaullisme", "repère dans un monde bouillonnant". Pour mieux établir cette filiation avec le général de Gaulle et Jacques Chirac, les trois derniers présidents de la République, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron, n'ont pas été épargnés. "Depuis 2007, la France n'est ni gouvernée, ni réformée, piégée entre l'hyperprésidentialisation de la fonction et la banalisation de la parole des chefs d'État successif", a-t-il martelé, en insistant: "Le macronisme est mort" "Ma part d'erreurs" Concernant les contours de son propre projet, Dominique de Vilepin, fort d'une bonne cote de popularité qui ne se traduit pas pour l'instant en intentions de vote, est resté assez flou et a tenu à dépasser le clivage gauche-droite, faisant notamment applaudir deux de ses prédécesseurs à Matignon: Alain Juppé (RPR) et le récemment décédé Lionel Jospin (PS). Mettant en garde contre "les croisades contre le wokisme", il a également dénoncé le danger du "populisme identitaire" et rappelé sa volonté de supprimer l'âge légal de la retraite pour que ces dernières reposent "sur une règle de durée de cotisations". "La famille est devenue l'impensé de la gauche, le fantasme de la droite", a-t-il également regretté. "Mon lignage ce n'est ni une idéologie, ni un parti", a-t-il martelé. Sa tentative présidentielle, en 2012, s'était arrêtée dans la douleur quand il avait échoué à rassembler les parrainages d'élus locaux nécessaires. Il dit en avoir tiré les leçons. "J'ai eu ma part d'erreurs aussi, c'est vrai. Je n'ai jamais craint de les reconnaître. Sur le CPE (le contrat première embauche réservé aux jeunes, NDLR), sur les autoroutes, sur les banlieues", a-t-il énuméré vendredi soir. Concernant ses ambitions personnelles, il a confirmé, entre les lignes, vouloir se présenter à la présidentielle de l'an prochain sans toutefois l'énoncer clairement. "Il vient un moment dans une vie où l'on n'a plus d'autre devoir que de transmettre ce que l'on a reçu de meilleur", a-t-il déclaré vendredi. Quand sera-t-il officiellement candidat ? "C'est la précampagne présidentielle qui s'ouvre", a dit son entourage à l'AFP. Pour la vraie campagne, patience. Son entourage affirme que l'annonce de candidature pourrait arriver "dès avril comme en décembre" 2026. Questionné en janvier concernant son calendrier, Dominique de Villepin avait répondu qu'il fallait attendre que les Français soient "dans le temps de la présidentielle". Les élections municipales étant passées, la route est dégagée.

27.03.2026 à 22:20

Cinéma : "Allah n’est pas obligé", l’animation au service de la mémoire des enfants-soldats

FRANCE24
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À l’occasion de la sortie africaine du film d’animation Allah n’est pas obligé, adaptation du roman d’Ahmadou Kourouma, le producteur Sébastien Onomo est l’invité du Journal de l’Afrique. Un projet fort qui raconte, à travers les yeux d’un enfant-soldat, les violences des guerres ouest-africaines. Pourquoi avoir choisi l’animation pour un sujet aussi dur ? Quelle place pour ce type de récit dans le cinéma africain contemporain ? Entretien.
Texte intégral (695 mots)
À l’occasion de la sortie africaine du film d’animation Allah n’est pas obligé, adaptation du roman d’Ahmadou Kourouma, le producteur Sébastien Onomo est l’invité du Journal de l’Afrique. Un projet fort qui raconte, à travers les yeux d’un enfant-soldat, les violences des guerres ouest-africaines. Pourquoi avoir choisi l’animation pour un sujet aussi dur ? Quelle place pour ce type de récit dans le cinéma africain contemporain ? Entretien.

27.03.2026 à 22:13

Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demie contre Lehecka, qui a rendez-vous avec Sinner en finale

FRANCE24
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Lehecka affrontera dimanche en finale le N.2 mondial Jannik Sinner, vainqueur de l'Allemand Alexander Zverev 6-3, 7-6 (7/4). Fils (21 ans, 31e joueur mondial) avait l'ambition de devenir le dixième Français à atteindre la finale d'un Masters 1000 sur le circuit ATP, le deuxième à Miami après Sébastien Grosjean en 1999, mais a vu son aventure floridienne s'arrêter brutalement face à un adversaire au pedigree similaire (24 ans, 22e mondial), qu'il avait vaincu en quart de finale à Doha le mois dernier. En début de deuxième set, Fils s'est tourné vers son clan en levant les bras l'air interrogateur, se demandant ce qu'il pouvait faire pour contrer le Tchèque excellent vendredi, notamment en retour de service. Alors que Fils n'avait pas été breaké dans tout le tournoi, Lehecka lui a volé quatre fois sa mise en jeu, grâce à une qualité de retour exceptionnelle. A l'inverse, le Tricolore ne s'est pas procuré une seule balle de break. "J'étais fatigué, mais plutôt mentalement que physiquement, a reconnu le Français. Dans ces matches très importants j'ai besoin d'une stimulation supplémentaire, une nouvelle énergie. Je n'ai que 21 ans, on va travailler là-dessus." Retour dans le Top 30 Dès le premier jeu du match, Fils a sauvé deux balles de break avant de céder à la 3e opportunité adverse, poussé à la faute. Lehecka a de nouveau pris son service (5-2) avant de finir la manche sur une faute du Français. Après avoir sauvé quatre balles de match consécutives au tour précédent contre Tommy Paul, Fils n'a pas réussi à créer les conditions d'un nouveau miracle. Son lourd coup droit a été contré par Lehecka, à l'aise sur tous les coups et dans tous les compartiments du jeu, en fond de court ou au filet. Si Fils peut être déçu, il a franchi un nouveau cap à Miami avec une première demi-finale de Masters 1000, et continué sur la lancée de son retour réussi sur le circuit en février après huit mois d'absence à cause d'une blessure au dos. Déjà quart de finaliste à Indian Wells il y a deux semaines, le Francilien va retrouver le Top 30 lundi (28e) et peut se projeter avec envie sur la saison de terre battue en Europe, puis sur la fin d'année où il n'aura aucun point au classement à défendre. Sinner pour un doublé Lehecka atteint en Floride sa première finale d'un tournoi de ce niveau. Il y affrontera Jannik Sinner, qui vise après son titre à Indian Wells le "Sunshine double", plus réussi chez les hommes depuis Roger Federer en 2017. En fin de journée, Sinner a dominé Zverev pour la 7e fois de suite (il mène 8-4 dans leurs duels), deux semaines après la demi-finale à Indian Wells, déjà. L'Italien reste sur une série impressionnante de 32 sets gagnés en Masters 1000 après ses succès à Paris fin 2025 puis en Californie, qui l'ont porté à une 4e finale à Miami, où il avait été sacré en 2024. Sans paraître grandement supérieur à son adversaire vendredi, Sinner s'est montré plus solide dans les points importants. L'Italien, très efficace au service (15 aces contre 5), a sauvé les deux balles de break concédées, et réussi à s'emparer du service adverse sur un contre-pied en première manche (3-1). Dans l'ultime tie-break, une faute de l'Allemand sur un smash en reculant a offert une brèche à Sinner (5-4), qui a enchaîné au service. Le N.2 mondial a remporté ses trois précédents duels contre Lehecka.
Texte intégral (599 mots)
Lehecka affrontera dimanche en finale le N.2 mondial Jannik Sinner, vainqueur de l'Allemand Alexander Zverev 6-3, 7-6 (7/4). Fils (21 ans, 31e joueur mondial) avait l'ambition de devenir le dixième Français à atteindre la finale d'un Masters 1000 sur le circuit ATP, le deuxième à Miami après Sébastien Grosjean en 1999, mais a vu son aventure floridienne s'arrêter brutalement face à un adversaire au pedigree similaire (24 ans, 22e mondial), qu'il avait vaincu en quart de finale à Doha le mois dernier. En début de deuxième set, Fils s'est tourné vers son clan en levant les bras l'air interrogateur, se demandant ce qu'il pouvait faire pour contrer le Tchèque excellent vendredi, notamment en retour de service. Alors que Fils n'avait pas été breaké dans tout le tournoi, Lehecka lui a volé quatre fois sa mise en jeu, grâce à une qualité de retour exceptionnelle. A l'inverse, le Tricolore ne s'est pas procuré une seule balle de break. "J'étais fatigué, mais plutôt mentalement que physiquement, a reconnu le Français. Dans ces matches très importants j'ai besoin d'une stimulation supplémentaire, une nouvelle énergie. Je n'ai que 21 ans, on va travailler là-dessus." Retour dans le Top 30 Dès le premier jeu du match, Fils a sauvé deux balles de break avant de céder à la 3e opportunité adverse, poussé à la faute. Lehecka a de nouveau pris son service (5-2) avant de finir la manche sur une faute du Français. Après avoir sauvé quatre balles de match consécutives au tour précédent contre Tommy Paul, Fils n'a pas réussi à créer les conditions d'un nouveau miracle. Son lourd coup droit a été contré par Lehecka, à l'aise sur tous les coups et dans tous les compartiments du jeu, en fond de court ou au filet. Si Fils peut être déçu, il a franchi un nouveau cap à Miami avec une première demi-finale de Masters 1000, et continué sur la lancée de son retour réussi sur le circuit en février après huit mois d'absence à cause d'une blessure au dos. Déjà quart de finaliste à Indian Wells il y a deux semaines, le Francilien va retrouver le Top 30 lundi (28e) et peut se projeter avec envie sur la saison de terre battue en Europe, puis sur la fin d'année où il n'aura aucun point au classement à défendre. Sinner pour un doublé Lehecka atteint en Floride sa première finale d'un tournoi de ce niveau. Il y affrontera Jannik Sinner, qui vise après son titre à Indian Wells le "Sunshine double", plus réussi chez les hommes depuis Roger Federer en 2017. En fin de journée, Sinner a dominé Zverev pour la 7e fois de suite (il mène 8-4 dans leurs duels), deux semaines après la demi-finale à Indian Wells, déjà. L'Italien reste sur une série impressionnante de 32 sets gagnés en Masters 1000 après ses succès à Paris fin 2025 puis en Californie, qui l'ont porté à une 4e finale à Miami, où il avait été sacré en 2024. Sans paraître grandement supérieur à son adversaire vendredi, Sinner s'est montré plus solide dans les points importants. L'Italien, très efficace au service (15 aces contre 5), a sauvé les deux balles de break concédées, et réussi à s'emparer du service adverse sur un contre-pied en première manche (3-1). Dans l'ultime tie-break, une faute de l'Allemand sur un smash en reculant a offert une brèche à Sinner (5-4), qui a enchaîné au service. Le N.2 mondial a remporté ses trois précédents duels contre Lehecka.

27.03.2026 à 22:03

Les Bourses occidentales craignent les effets d'une guerre prolongée sur l'économie

FRANCE24
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"Les marchés sont plus fébriles, (...) les investisseurs perdent confiance dans la capacité de Donald Trump à mettre fin à la guerre et à conclure un accord avec l'Iran", souligne l'analyste Kathleen Brooks de XTB. "La semaine a été dominée par l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz", résument les analystes d'Edmond de Rothschild AM. Le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole dans le monde, s'est installé au-dessus des 110 dollars le baril. Quant au West Texas Intermediate (WTI), variété américaine de référence, il a franchi 100 dollars après le fixing (18H30 GMT). La hausse des prix de l'énergie entraîne un risque d'inflation et son cortège de réactions en chaîne sur la consommation, la production, les taux d'intérêt, la croissance, les rentrées fiscales... "Les investisseurs sont confrontés aux faits: le détroit d'Ormuz est de facto fermé et il ne semble pas y avoir de véritable issue à la guerre en vue", note Mme Brooks. Le sujet domine les préoccupations d'une réunion du G7 débutée jeudi à Paris et à laquelle s'est joint vendredi le chef de la diplomatie américaine. La cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper a exhorté à "une résolution rapide" du conflit. "L'Iran ne devrait pas pouvoir prendre en otage l'économie mondiale, au moyen d'un détroit par lequel passent les routes maritimes internationales", a-t-elle argué. Habituellement, environ 20% de la production mondiale de pétrole et gaz transite par l'étroit passage d'Ormuz, dont le blocage a fait flamber les prix de l'énergie ces dernières semaines. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont par ailleurs forcé trois navires à faire demi-tour dans le détroit, précisant que cette route stratégique était désormais fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à "l'ennemi". Informations contradictoires Les salles de marché font toujours face à un flux d'informations contradictoires après un mois d'une guerre qui déstabilise l'économie mondiale. L'Iran a appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des forces américaines au Moyen-Orient, un avertissement qui contraste avec les propos la veille de Donald Trump, convaincu que les négociations se passent "très bien". "Trump semble perdre son emprise sur les marchés", relève Fawad Razaqzada, analyste de marché chez Forex.com. "Les investisseurs ne prennent plus ses déclarations au pied de la lettre - au contraire, ils commencent à aller à l'encontre de celles-ci, attendant des preuves concrètes avant de réagir." "Actuellement, il est difficile d'évaluer si la guerre en Iran se déroule réellement comme les États-Unis et Israël l'avaient prévu", note Andreas Lipkow, de CMC Markets. "Certains indices vont à l’encontre de cette hypothèse, tandis que les déclarations de la Maison Blanche visent à maintenir l'image d’un contrôle total." "Les marchés européens sont restés particulièrement instables cette semaine, alternant entre phases de rebond et de correction au gré des développements géopolitiques", notent les analystes d'Edmond de Rothschild AM. En Europe, la Bourse de Paris a perdu 0,87%, celle de Francfort 1,38%, Londres a cédé 0,08% et Milan 0,74%. A Wall Street, l''indice Dow Jones a conclu en baisse de 1,73% et l'indice élargi S&P 500 de 1,67%, mais, tout comme la veille, c'est le Nasdaq, à forte composition technologique, qui a mené la descente, abandonnant 2,15%. Remontée des taux d'intérêt sur la dette des Etats Par ailleurs, avec la flambée des prix de l'énergie, "la menace inflationniste est bien réelle et son impact varie considérablement d'une économie à l'autre", estime Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM. Les taux d'intérêt sur la dette des Etats à 10 ans montent. Face au risque d'inflation, qui diminue la valeur réelle des remboursements futurs, les créanciers demandent en effet une hausse des taux d'intérêt afin de préserver leur rendement réel. Référence en Europe, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (le "Bund") était de 3,11% vendredi contre 3,07% la veille. Son homologue français affichait un rendement de 3,85%, contre 3,80% la veille.
Texte intégral (720 mots)
"Les marchés sont plus fébriles, (...) les investisseurs perdent confiance dans la capacité de Donald Trump à mettre fin à la guerre et à conclure un accord avec l'Iran", souligne l'analyste Kathleen Brooks de XTB. "La semaine a été dominée par l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz", résument les analystes d'Edmond de Rothschild AM. Le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole dans le monde, s'est installé au-dessus des 110 dollars le baril. Quant au West Texas Intermediate (WTI), variété américaine de référence, il a franchi 100 dollars après le fixing (18H30 GMT). La hausse des prix de l'énergie entraîne un risque d'inflation et son cortège de réactions en chaîne sur la consommation, la production, les taux d'intérêt, la croissance, les rentrées fiscales... "Les investisseurs sont confrontés aux faits: le détroit d'Ormuz est de facto fermé et il ne semble pas y avoir de véritable issue à la guerre en vue", note Mme Brooks. Le sujet domine les préoccupations d'une réunion du G7 débutée jeudi à Paris et à laquelle s'est joint vendredi le chef de la diplomatie américaine. La cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper a exhorté à "une résolution rapide" du conflit. "L'Iran ne devrait pas pouvoir prendre en otage l'économie mondiale, au moyen d'un détroit par lequel passent les routes maritimes internationales", a-t-elle argué. Habituellement, environ 20% de la production mondiale de pétrole et gaz transite par l'étroit passage d'Ormuz, dont le blocage a fait flamber les prix de l'énergie ces dernières semaines. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont par ailleurs forcé trois navires à faire demi-tour dans le détroit, précisant que cette route stratégique était désormais fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à "l'ennemi". Informations contradictoires Les salles de marché font toujours face à un flux d'informations contradictoires après un mois d'une guerre qui déstabilise l'économie mondiale. L'Iran a appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des forces américaines au Moyen-Orient, un avertissement qui contraste avec les propos la veille de Donald Trump, convaincu que les négociations se passent "très bien". "Trump semble perdre son emprise sur les marchés", relève Fawad Razaqzada, analyste de marché chez Forex.com. "Les investisseurs ne prennent plus ses déclarations au pied de la lettre - au contraire, ils commencent à aller à l'encontre de celles-ci, attendant des preuves concrètes avant de réagir." "Actuellement, il est difficile d'évaluer si la guerre en Iran se déroule réellement comme les États-Unis et Israël l'avaient prévu", note Andreas Lipkow, de CMC Markets. "Certains indices vont à l’encontre de cette hypothèse, tandis que les déclarations de la Maison Blanche visent à maintenir l'image d’un contrôle total." "Les marchés européens sont restés particulièrement instables cette semaine, alternant entre phases de rebond et de correction au gré des développements géopolitiques", notent les analystes d'Edmond de Rothschild AM. En Europe, la Bourse de Paris a perdu 0,87%, celle de Francfort 1,38%, Londres a cédé 0,08% et Milan 0,74%. A Wall Street, l''indice Dow Jones a conclu en baisse de 1,73% et l'indice élargi S&P 500 de 1,67%, mais, tout comme la veille, c'est le Nasdaq, à forte composition technologique, qui a mené la descente, abandonnant 2,15%. Remontée des taux d'intérêt sur la dette des Etats Par ailleurs, avec la flambée des prix de l'énergie, "la menace inflationniste est bien réelle et son impact varie considérablement d'une économie à l'autre", estime Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM. Les taux d'intérêt sur la dette des Etats à 10 ans montent. Face au risque d'inflation, qui diminue la valeur réelle des remboursements futurs, les créanciers demandent en effet une hausse des taux d'intérêt afin de préserver leur rendement réel. Référence en Europe, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (le "Bund") était de 3,11% vendredi contre 3,07% la veille. Son homologue français affichait un rendement de 3,85%, contre 3,80% la veille.

27.03.2026 à 22:02

Le pape Léon XIV à Monaco : un choix déroutant mais pas si étonnant

Grégoire SAUVAGE
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Léon XIV se rend samedi à Monaco pour une visite-éclair. Une première historique pour un pape régnant qui a surpris plus d'un observateur mais illustre les liens puissants entre le Vatican et la principauté. Le souverain pontife doit notamment célébrer une messe au stade Louis II devant 15 000 personnes.
Texte intégral (720 mots)
Léon XIV se rend samedi à Monaco pour une visite-éclair. Une première historique pour un pape régnant qui a surpris plus d'un observateur mais illustre les liens puissants entre le Vatican et la principauté. Le souverain pontife doit notamment célébrer une messe au stade Louis II devant 15 000 personnes.

27.03.2026 à 21:57

Rarissime observation d'une naissance de cachalot sauvage

FRANCE24
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Le 8 juillet 2023 au large de l'île antillaise de la Dominique, l'équipe du projet CETI (Cetacean Translation Initiative), une initiative internationale visant à comprendre la communication acoustique des cachalots, s'est retrouvée à proximité de onze cétacés bien connus des scientifiques locaux. Entourée des siens, Rounder, une femelle de 19 ans, s'apprêtait à donner naissance à son deuxième petit. Pendant près de cinq heures et demie, les chercheurs ont pu scruter le comportement du groupe, en l'observant depuis le bateau, en le filmant avec des drones et en réalisant des enregistrements sonores sous-marins. Ces données, publiées dans Scientific Reports et Science, sont exceptionnelles. Parmi les 93 espèces de cétacés connues, seules neuf ont fait l'objet d'observations de naissance en milieu naturel. Les cachalots naissent après une période de gestation de 14 à 16 mois, une des plus longues du règne animal. Les petits, qui mesurent 4 mètres de long à la naissance, dépendent du lait maternel pendant au moins deux ans. En grandissant, ils deviennent le "centre des interactions sociales du groupe", notamment via la garde collective - une sorte de "baby-sitting" - pendant que les mères vont chercher de la nourriture, rappellent les auteurs. La naissance observée par l'équipe du CETI a duré 34 minutes entre l'apparition des nageoires caudales et la fin de l'expulsion. Pendant le travail, d'autres femelles adultes ont été observées plongeant sous la nageoire dorsale de Rounder, souvent sur le dos, la tête orientée vers sa fente génitale. Vocalisations Immédiatement après la naissance, le niveau d'activité du groupe a "brusquement changé": les membres du clan, y compris les plus jeunes, sont devenus très actifs. "Les adultes pressaient le corps du nouveau‑né entre les leurs, le touchaient avec leur tête, orientaient leur rostre (partie avant allongée du crâne, ndlr) vers lui, le poussaient sous l'eau, ou encore le faisaient glisser et rouler sur leur corps", afin de le soulever et de le maintenir à la surface, racontent les auteurs. Un comportement qui remonterait à plus de 36 millions d'années, et aurait pour origine l'histoire singulière des cétacés. Après que leurs lointains ancêtres sont sortis de l'eau et se sont adaptés à la vie terrestre, les cétacés sont les seuls mammifères à être revenus dans le milieu océanique. Ce retour en eaux profondes a nécessité de nombreuses modifications évolutives pour éviter la noyade des nouveaux-nés, qui doivent très rapidement être capables de remonter à la surface pour respirer. Par exemple, le fait que le petit se présente par le siège - ou plutôt par la queue - et non par la tête comme les autres mammifères. Mais cela ne suffit pas. Les bébés cachalots ont naturellement tendance à couler, même s'ils deviennent de bons nageurs en quelques heures. Le soulèvement par le clan est "probablement essentiel pour éviter l'enfoncement du nouveau‑né et faciliter ses premières respirations", avancent les chercheurs. "Après des millions d'années d'adaptation aux grandes profondeurs, une forte pression sélective a favorisé un soutien actif au nouveau‑né afin d'assurer sa survie", poursuivent-ils. Parmi les autres mammifères, seuls les primates - dont les humains - sont connus pour de tels comportements d'assistance lors des naissances. Pendant cette naissance, les cachalots ont émis de nombreuses vocalisations, avec des changements de style à des moments clés, semblant "indiquer un ajustement vocal pour faciliter la coordination du groupe, que ce soit pour soutenir la mise bas ou pour protéger le nouveau‑né" de globicéphales (des cétacés de la famille des dauphins, ndlr) s'étant approchés du groupe, note l'étude. Par la suite, le groupe n'a plus été observé pendant plus d'un an. Jusqu'à ce que le nouveau-né soit repéré avec Accra et Aurora, les autres jeunes du clan, le 25 juillet 2024. Un bon signe, puisqu'un cachalot a de meilleures chances d'atteindre l’âge adulte après avoir survécu à sa première année, se félicite l'équipe du CETI.
Texte intégral (692 mots)
Le 8 juillet 2023 au large de l'île antillaise de la Dominique, l'équipe du projet CETI (Cetacean Translation Initiative), une initiative internationale visant à comprendre la communication acoustique des cachalots, s'est retrouvée à proximité de onze cétacés bien connus des scientifiques locaux. Entourée des siens, Rounder, une femelle de 19 ans, s'apprêtait à donner naissance à son deuxième petit. Pendant près de cinq heures et demie, les chercheurs ont pu scruter le comportement du groupe, en l'observant depuis le bateau, en le filmant avec des drones et en réalisant des enregistrements sonores sous-marins. Ces données, publiées dans Scientific Reports et Science, sont exceptionnelles. Parmi les 93 espèces de cétacés connues, seules neuf ont fait l'objet d'observations de naissance en milieu naturel. Les cachalots naissent après une période de gestation de 14 à 16 mois, une des plus longues du règne animal. Les petits, qui mesurent 4 mètres de long à la naissance, dépendent du lait maternel pendant au moins deux ans. En grandissant, ils deviennent le "centre des interactions sociales du groupe", notamment via la garde collective - une sorte de "baby-sitting" - pendant que les mères vont chercher de la nourriture, rappellent les auteurs. La naissance observée par l'équipe du CETI a duré 34 minutes entre l'apparition des nageoires caudales et la fin de l'expulsion. Pendant le travail, d'autres femelles adultes ont été observées plongeant sous la nageoire dorsale de Rounder, souvent sur le dos, la tête orientée vers sa fente génitale. Vocalisations Immédiatement après la naissance, le niveau d'activité du groupe a "brusquement changé": les membres du clan, y compris les plus jeunes, sont devenus très actifs. "Les adultes pressaient le corps du nouveau‑né entre les leurs, le touchaient avec leur tête, orientaient leur rostre (partie avant allongée du crâne, ndlr) vers lui, le poussaient sous l'eau, ou encore le faisaient glisser et rouler sur leur corps", afin de le soulever et de le maintenir à la surface, racontent les auteurs. Un comportement qui remonterait à plus de 36 millions d'années, et aurait pour origine l'histoire singulière des cétacés. Après que leurs lointains ancêtres sont sortis de l'eau et se sont adaptés à la vie terrestre, les cétacés sont les seuls mammifères à être revenus dans le milieu océanique. Ce retour en eaux profondes a nécessité de nombreuses modifications évolutives pour éviter la noyade des nouveaux-nés, qui doivent très rapidement être capables de remonter à la surface pour respirer. Par exemple, le fait que le petit se présente par le siège - ou plutôt par la queue - et non par la tête comme les autres mammifères. Mais cela ne suffit pas. Les bébés cachalots ont naturellement tendance à couler, même s'ils deviennent de bons nageurs en quelques heures. Le soulèvement par le clan est "probablement essentiel pour éviter l'enfoncement du nouveau‑né et faciliter ses premières respirations", avancent les chercheurs. "Après des millions d'années d'adaptation aux grandes profondeurs, une forte pression sélective a favorisé un soutien actif au nouveau‑né afin d'assurer sa survie", poursuivent-ils. Parmi les autres mammifères, seuls les primates - dont les humains - sont connus pour de tels comportements d'assistance lors des naissances. Pendant cette naissance, les cachalots ont émis de nombreuses vocalisations, avec des changements de style à des moments clés, semblant "indiquer un ajustement vocal pour faciliter la coordination du groupe, que ce soit pour soutenir la mise bas ou pour protéger le nouveau‑né" de globicéphales (des cétacés de la famille des dauphins, ndlr) s'étant approchés du groupe, note l'étude. Par la suite, le groupe n'a plus été observé pendant plus d'un an. Jusqu'à ce que le nouveau-né soit repéré avec Accra et Aurora, les autres jeunes du clan, le 25 juillet 2024. Un bon signe, puisqu'un cachalot a de meilleures chances d'atteindre l’âge adulte après avoir survécu à sa première année, se félicite l'équipe du CETI.

27.03.2026 à 21:51

Wall Street encore en nette baisse, la guerre fait craindre pour croissance et inflation

FRANCE24
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L'indice Dow Jones a conclu en baisse de 1,73% et l'indice élargi S&P 500 de 1,67%, mais, tout comme la veille, c'est le Nasdaq, à forte composition technologique, qui a mené la descente, abandonnant 2,15%. Le Nasdaq est désormais en situation de correction, ce qui signifie qu'il a perdu plus de 10% par rapport à son sommet récent, fin octobre. Il a été rejoint vendredi dans ce cercle par le Dow Jones, le S&P 500 ayant seul réussi à maintenir la tête hors de l'eau (-9%). Après avoir longtemps évolué au gré des déclarations de Donald Trump sur la guerre contre l'Iran, la place new-yorkaise s'impatiente, alors que le conflit va entrer dans son second mois. "Les cours du pétrole approchent de nouveau de 100 dollars pour le WTI", principale variété américaine, "et cela ajoute aux craintes que l'impact soit plus significatif que prévu sur la croissance et l'inflation", a expliqué Angelo Kourkafas, analyste d'Edward Jones. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), le WTI a ainsi dépassé ce seuil symbolique. Bien que l'heure soit à l'aversion au risque, le mouvement ne profite pas au marché obligataire, car les investisseurs se méfient de l'accélération de l'inflation et d'un durcissement de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Le rendement des emprunts d'Etat américain à 10 ans, qui évolue en sens inverse de leur prix, s'est encore tendu, jusqu'à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture. Cette remontée handicape particulièrement les secteurs de croissance, comme la tech, a souligné Angelo Kourkafas. Leurs bénéfices futurs apparaissent ainsi moins attractifs face à des taux d'intérêt plus élevés. Sous pression Cette situation a mis sous pression les capitalisations géantes de la tech, notament Amazon (-4,02%), Nvidia (-2,17%) et Tesla (-2,76%). Quant à Meta (-4,02%), il était particulièrement fragilisé après sa condamnation, mardi et mercredi, dans deux affaires liées à ses réseaux sociaux, reconnus responsables de mise en danger de mineurs et d'avoir favorisé la dépression d'une adolescente. La déflagration qu'a occasionnée ces deux jugements touchait aussi le réseau social Reddit (-4,26%), ainsi que Snap (-3,93%), maison mère de Snapchat. Toujours dans le secteur technologique, plusieurs spécialistes de cybersécurité ont été sanctionnés après une fuite concernant le nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) d'Anthropic, rapportée par le site du magazine Fortune. Ce nouveau modèle possède notamment des capacités nouvelles en matière de cybersécurité, qui pourrait créer de nouvelles vulnérabilités. L'information a pesé sur Crowdstrike (-5,87%), Palo Alto (-5,97%) et Fortinet (-3,49%). Le groupe américain de spiritueux Brown-Forman (+5,63%), propriétaire du whisky Jack Daniel's et du rhum Diplomatico, continuait à s'apprécier, après avoir confirmé, mercredi, être en discussions avec son concurrent Français Pernod Ricard en vue d'une fusion à parité. En l'état, le groupe de Louisville (Kentucky) affiche une capitalisation boursière nettement inférieure à celle de Pernord Ricard. Le redressement de l'or et de l'argent a profité aux minières, notamment l'Américaine Coeur Mining (+5,94%) et la Canadien Aura Minerals (+5,73%). Le secteur des cryptomonnaies a été malmené, après un nouveau repli du bitcoin. La plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a lâché 7,06%, et sa rivale Robinhood 6,15%.
Texte intégral (563 mots)
L'indice Dow Jones a conclu en baisse de 1,73% et l'indice élargi S&P 500 de 1,67%, mais, tout comme la veille, c'est le Nasdaq, à forte composition technologique, qui a mené la descente, abandonnant 2,15%. Le Nasdaq est désormais en situation de correction, ce qui signifie qu'il a perdu plus de 10% par rapport à son sommet récent, fin octobre. Il a été rejoint vendredi dans ce cercle par le Dow Jones, le S&P 500 ayant seul réussi à maintenir la tête hors de l'eau (-9%). Après avoir longtemps évolué au gré des déclarations de Donald Trump sur la guerre contre l'Iran, la place new-yorkaise s'impatiente, alors que le conflit va entrer dans son second mois. "Les cours du pétrole approchent de nouveau de 100 dollars pour le WTI", principale variété américaine, "et cela ajoute aux craintes que l'impact soit plus significatif que prévu sur la croissance et l'inflation", a expliqué Angelo Kourkafas, analyste d'Edward Jones. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), le WTI a ainsi dépassé ce seuil symbolique. Bien que l'heure soit à l'aversion au risque, le mouvement ne profite pas au marché obligataire, car les investisseurs se méfient de l'accélération de l'inflation et d'un durcissement de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Le rendement des emprunts d'Etat américain à 10 ans, qui évolue en sens inverse de leur prix, s'est encore tendu, jusqu'à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture. Cette remontée handicape particulièrement les secteurs de croissance, comme la tech, a souligné Angelo Kourkafas. Leurs bénéfices futurs apparaissent ainsi moins attractifs face à des taux d'intérêt plus élevés. Sous pression Cette situation a mis sous pression les capitalisations géantes de la tech, notament Amazon (-4,02%), Nvidia (-2,17%) et Tesla (-2,76%). Quant à Meta (-4,02%), il était particulièrement fragilisé après sa condamnation, mardi et mercredi, dans deux affaires liées à ses réseaux sociaux, reconnus responsables de mise en danger de mineurs et d'avoir favorisé la dépression d'une adolescente. La déflagration qu'a occasionnée ces deux jugements touchait aussi le réseau social Reddit (-4,26%), ainsi que Snap (-3,93%), maison mère de Snapchat. Toujours dans le secteur technologique, plusieurs spécialistes de cybersécurité ont été sanctionnés après une fuite concernant le nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) d'Anthropic, rapportée par le site du magazine Fortune. Ce nouveau modèle possède notamment des capacités nouvelles en matière de cybersécurité, qui pourrait créer de nouvelles vulnérabilités. L'information a pesé sur Crowdstrike (-5,87%), Palo Alto (-5,97%) et Fortinet (-3,49%). Le groupe américain de spiritueux Brown-Forman (+5,63%), propriétaire du whisky Jack Daniel's et du rhum Diplomatico, continuait à s'apprécier, après avoir confirmé, mercredi, être en discussions avec son concurrent Français Pernod Ricard en vue d'une fusion à parité. En l'état, le groupe de Louisville (Kentucky) affiche une capitalisation boursière nettement inférieure à celle de Pernord Ricard. Le redressement de l'or et de l'argent a profité aux minières, notamment l'Américaine Coeur Mining (+5,94%) et la Canadien Aura Minerals (+5,73%). Le secteur des cryptomonnaies a été malmené, après un nouveau repli du bitcoin. La plateforme d'échanges de devises numériques Coinbase a lâché 7,06%, et sa rivale Robinhood 6,15%.

27.03.2026 à 21:49

L'Ukraine a-t-elle recruté des combattants volontaires en Côte d'Ivoire ?

Jules BOITEAU
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Ce sont des révélations faites par un consortium de médias internationaux, dont les Observateurs de France24. Un réseau d'agents russes spécialisés dans la désinformation propage sa propagande anti-Ukraine dans toute l'Afrique et en particulier en Côte d'Ivoire depuis plusieurs années. Son nom : la "Compagnie". Décryptage de Jules BOITEAU dans Info Intox. 
Texte intégral (563 mots)
Ce sont des révélations faites par un consortium de médias internationaux, dont les Observateurs de France24. Un réseau d'agents russes spécialisés dans la désinformation propage sa propagande anti-Ukraine dans toute l'Afrique et en particulier en Côte d'Ivoire depuis plusieurs années. Son nom : la "Compagnie". Décryptage de Jules BOITEAU dans Info Intox. 
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