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12.05.2026 à 09:20

FRANCE 24
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Le sommet "Africa Forward" ​se poursuit mardi avec la séance plénière d'ouverture. Des discours du président kenyan William Ruto, du président français Emmanuel Macron, du président de l'Union africaine et président burundais Évariste Ndayishimiye, ainsi que celui du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, sont attendus.
Le sommet "Africa Forward" ​se poursuit mardi avec la séance plénière d'ouverture. Des discours du président kenyan William Ruto, du président français Emmanuel Macron, du président de l'Union africaine et président burundais Évariste Ndayishimiye, ainsi que celui du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, sont attendus.

12.05.2026 à 09:19

FRANCE24
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- Un enjeu de santé publique - Dans un rapport publié en mars, l'agence de sécurité sanitaire Anses confirme que, hors tabac, l'alimentation est en France la principale source d'exposition au cadmium, classé comme "cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction". En cas d'exposition prolongée, le cadmium est reconnu "cancérogène certain pour le poumon". Il peut aussi entraîner "des atteintes rénales" ou une fragilité osseuse. Pour l'Anses "une part significative de la population dépasse au cours de sa vie les valeurs sanitaires de référence". Les aliments à base de céréales (blé, riz) sont les principales sources d'apport car très consommés, bien qu'ils présentent des teneurs moins élevées que d'autres aliments (crustacés, chocolat, abats). - D'où vient le cadmium? - Le cadmium est un élément chimique présent naturellement dans le sol. La concentration est plus forte dans la roche sédimentaire, notamment en Afrique du Nord. Elle est moins élevée dans les roches magmatiques de Sibérie ou d'Afrique du Sud. En France, elle est plus forte dans les zones de roches calcaires de Champagne, Charente ou du Jura. La teneur de cadmium dans les sols agricoles et forestiers y est, en moyenne, de 0,30 mg par kilogramme de terre, selon l'institut de recherche Inrae. "Aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés", relève Thibault Sterckeman, ingénieur agronome à l'Inrae. Mais, tempère-t-il, si ces fertilisants constituent désormais la première source de pollution, ces apports ne représentent que "0,1% du stock total de cadmium dans le sol". L'essentiel du cadmium présent est ancien, d'origine géologique ou industrielle (mines, fonderies) comme dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La pollution atmosphérique d'origine industrielle est aujourd'hui très faible. L'apport via les engrais, qui continue d'augmenter, est celui sur lequel l'Homme a les moyens d'intervenir à court terme. - Où se situe la France en Europe? - Selon une analyse publiée par le centre de recherche européen sur les sols (étude Ballabio), la moyenne européenne est de 0,20 mg de cadmium par kg de terre, tous sols confondus, sur une profondeur de 0 à 20 cm. Selon cette étude, la France se situe à 0,25 mg, un peu au-dessus de la moyenne de l'UE: la teneur est supérieure en Pologne (0,37 mg), en Belgique (0,49 mg) et surtout en Irlande (1,04 mg), mais inférieure en Allemagne (0,19 mg), en Finlande (0,18 mg) ou en Hongrie (0,07 mg). La population française est-elle plus exposée que ses voisins ? L'Anses décrit une situation préoccupante que nul ne conteste, mais l'ampleur de l'exposition fait encore débat et devra être affinée lors de prochaines analyses. Comment réduire l'exposition? L'Anses préconise d'agir "à la source", en réduisant la teneur de cadmium des engrais: soit en s'approvisionnant dans des gisements à la teneur plus faible, soit en réduisant le taux par un procédé de "décadmiation". L'agence recommande d'abaisser immédiatement les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 mg/kg, contre 90 mg/kg actuellement en France et 60 mg/kg en Europe. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Agriculture a indiqué envisager un abaissement du seuil progressif, passant "à 60 mg/kg en 2027", puis à "40 mg/kg en 2030" et "20 mg/kg" d'ici 2038. Principal fournisseur de la France (environ 40% des importations), le géant marocain du secteur, l'OCP, assure avoir "réduit significativement" la teneur de ses produits et dit livrer à l'UE, depuis février 2025, des engrais phosphatés contenant "moins de 20 mg/kg". Pour le ministère, une "trajectoire trop brutale d'abaissement" appliquée à l'ensemble des fournisseurs "aurait des répercussions tant sur les capacités d'approvisionnement que sur la souveraineté alimentaire et économique du pays". L'Inrae recommande de "limiter l'usage des engrais de synthèse", qui a déjà diminué "de 70% depuis les années 80". Mais aussi de sélectionner des variétés de céréales, notamment de blé dur pour les pâtes et meunier pour le pain, "moins accumulatrices de cadmium".
Texte intégral (684 mots)
- Un enjeu de santé publique - Dans un rapport publié en mars, l'agence de sécurité sanitaire Anses confirme que, hors tabac, l'alimentation est en France la principale source d'exposition au cadmium, classé comme "cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction". En cas d'exposition prolongée, le cadmium est reconnu "cancérogène certain pour le poumon". Il peut aussi entraîner "des atteintes rénales" ou une fragilité osseuse. Pour l'Anses "une part significative de la population dépasse au cours de sa vie les valeurs sanitaires de référence". Les aliments à base de céréales (blé, riz) sont les principales sources d'apport car très consommés, bien qu'ils présentent des teneurs moins élevées que d'autres aliments (crustacés, chocolat, abats). - D'où vient le cadmium? - Le cadmium est un élément chimique présent naturellement dans le sol. La concentration est plus forte dans la roche sédimentaire, notamment en Afrique du Nord. Elle est moins élevée dans les roches magmatiques de Sibérie ou d'Afrique du Sud. En France, elle est plus forte dans les zones de roches calcaires de Champagne, Charente ou du Jura. La teneur de cadmium dans les sols agricoles et forestiers y est, en moyenne, de 0,30 mg par kilogramme de terre, selon l'institut de recherche Inrae. "Aujourd'hui, la quantité de cadmium qui entre dans les sols provient pour 50 à 70% des engrais phosphatés", relève Thibault Sterckeman, ingénieur agronome à l'Inrae. Mais, tempère-t-il, si ces fertilisants constituent désormais la première source de pollution, ces apports ne représentent que "0,1% du stock total de cadmium dans le sol". L'essentiel du cadmium présent est ancien, d'origine géologique ou industrielle (mines, fonderies) comme dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La pollution atmosphérique d'origine industrielle est aujourd'hui très faible. L'apport via les engrais, qui continue d'augmenter, est celui sur lequel l'Homme a les moyens d'intervenir à court terme. - Où se situe la France en Europe? - Selon une analyse publiée par le centre de recherche européen sur les sols (étude Ballabio), la moyenne européenne est de 0,20 mg de cadmium par kg de terre, tous sols confondus, sur une profondeur de 0 à 20 cm. Selon cette étude, la France se situe à 0,25 mg, un peu au-dessus de la moyenne de l'UE: la teneur est supérieure en Pologne (0,37 mg), en Belgique (0,49 mg) et surtout en Irlande (1,04 mg), mais inférieure en Allemagne (0,19 mg), en Finlande (0,18 mg) ou en Hongrie (0,07 mg). La population française est-elle plus exposée que ses voisins ? L'Anses décrit une situation préoccupante que nul ne conteste, mais l'ampleur de l'exposition fait encore débat et devra être affinée lors de prochaines analyses. Comment réduire l'exposition? L'Anses préconise d'agir "à la source", en réduisant la teneur de cadmium des engrais: soit en s'approvisionnant dans des gisements à la teneur plus faible, soit en réduisant le taux par un procédé de "décadmiation". L'agence recommande d'abaisser immédiatement les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 mg/kg, contre 90 mg/kg actuellement en France et 60 mg/kg en Europe. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Agriculture a indiqué envisager un abaissement du seuil progressif, passant "à 60 mg/kg en 2027", puis à "40 mg/kg en 2030" et "20 mg/kg" d'ici 2038. Principal fournisseur de la France (environ 40% des importations), le géant marocain du secteur, l'OCP, assure avoir "réduit significativement" la teneur de ses produits et dit livrer à l'UE, depuis février 2025, des engrais phosphatés contenant "moins de 20 mg/kg". Pour le ministère, une "trajectoire trop brutale d'abaissement" appliquée à l'ensemble des fournisseurs "aurait des répercussions tant sur les capacités d'approvisionnement que sur la souveraineté alimentaire et économique du pays". L'Inrae recommande de "limiter l'usage des engrais de synthèse", qui a déjà diminué "de 70% depuis les années 80". Mais aussi de sélectionner des variétés de céréales, notamment de blé dur pour les pâtes et meunier pour le pain, "moins accumulatrices de cadmium".

12.05.2026 à 09:13

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris reculait de 1,05%, Francfort de 1,23%, Londres de 1,10% et Milan de 1,44%.
Texte intégral (684 mots)
Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris reculait de 1,05%, Francfort de 1,23%, Londres de 1,10% et Milan de 1,44%.

12.05.2026 à 09:01

FRANCE24
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Le Premier ministre britannique n'en finit pas de se défendre depuis la défaite historique du Labour aux élections locales de la semaine dernière, qui ont vu les travaillistes perdre la majorité dans nombre de ses bastions. Et de marteler qu'il ne "quittera pas" le pouvoir malgré une popularité parmi les plus faibles des Premiers ministres de l'histoire moderne, selon l'institut YouGov. Cet ex-avocat de 63 ans, spécialisé dans les droits humains, était pourtant entré par la grande porte à Downing Street le 5 juillet 2024, après une large victoire du Labour lors des élections législatives. Les attentes étaient grandes envers le dirigeant travailliste, dans un Royaume-Uni confronté à une économie apathique, une hausse du coût de la vie, et à des services publics, notamment de santé, éreintés par des années d'austérité. Fronde sur sa gauche En arrivant au pouvoir, il avait dit que le chemin serait "long et difficile" pour redresser le pays. Son ton précis et sans flamme de juriste, d'abord vu comme un gage de sérieux, l'a vite desservi. Il n'a jamais réussi à briser la glace auprès des Britanniques, ni à s'allier l'opinion lorsque les difficultés sont apparues. Elles n'ont pas manqué: il s'est aliéné l'aile gauche de son imposante majorité avec des mesures jugées antisociales, sur lesquelles il a dû revenir en partie face à la fronde. Ou avec le durcissement de la politique migratoire qu'il a opéré pour tenter de désamorcer, sans succès, la montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage. Il n'a pas non plus échappé aux affaires au sein de son gouvernement. Plusieurs de ses ministres ont été contraints au départ, dont sa numéro deux Angela Rayner, en septembre 2025, désormais vue comme une de ses successeurs potentiels. Et il a été accusé de ne pas prendre ses responsabilités après s'être séparé de plusieurs conseillers et haut fonctionnaires dans le cadre de l'affaire Peter Mandelson: nommé ambassadeur à Washington, l'ex-commissaire européen a été limogé neuf mois plus tard, après des révélations sur son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Ce scandale avait déjà valu à Keir Starmer des appels à la démission, lorsque des documents publiés début 2026 ont montré qu'il avait été averti des "risques" liés à cette nomination. Et que le ministère des Affaires étrangères avait outrepassé une recommandation négative du service chargé d'évaluer les antécédents de Peter Mandelson. Pragmatique plutôt qu'idéologue Keir Starmer a eu un peu plus de succès à l'international, où il s'est évertué à redonner un poids à la voix du Royaume-Uni, affaiblie depuis le Brexit. Il a d'abord maintenu tant bien que mal de bonnes relations avec Donald Trump, qui lui ont permis d'obtenir des droits de douanes plus avantageux que ceux imposés par le président américain à l'UE et d'autres pays. Mais son refus de soutenir pleinement l'offensive israélo-américaine contre l'Iran a ulcéré le président américain qui a multiplié les piques contre lui. Dans le monde économique, on lui sait gré d'avoir relancé les relations avec l'UE, et décroché un assouplissement des barrières commerciales avec les 27. Il a aussi serré les rangs avec ses partenaires européens sur l'Ukraine. Mais les hausses d'impôts et de cotisations des derniers budgets sont mal passées. Après avoir grandi à Oxted, près de Londres, ce fils d'un père outilleur et d'une mère infirmière handicapée par une maladie rare est entré tard en politique. Il est élu député en 2015 dans une circonscription du nord de Londres, après avoir dirigé de 2008 à 2013 le parquet général d'Angleterre et du pays de Galles, un poste-clé du système judiciaire britannique. Ce qui lui a valu d'être anobli en 2014 par la reine Elizabeth II. Keir Starmer - ainsi prénommé en hommage au fondateur du Labour, Keir Hardie - est arrivé à la tête du parti travailliste en 2020 après la déroute électorale subie l'année précédente par son très à gauche prédécesseur Jeremy Corbyn. Il a alors recentré le parti et écarté sans trembler ceux qui, en interne, ne partageait pas sa vision de centre-gauche. Avec aussi la volonté de tourner la page des accusations d'antisémitisme qui avaient entaché le Labour sous Jeremy Corbyn. Flûtiste et violoniste, joueur de football et supporteur d'Arsenal, Keir Starmer se dit volontiers plus "pragmatique" qu'idéologue. Avant son arrivée à Downing Street, il disait espérer qu'on se souvienne de lui comme de "quelqu'un qui a mené un gouvernement travailliste audacieux et réformateur". bur-mhc/cat/cls
Texte intégral (790 mots)
Le Premier ministre britannique n'en finit pas de se défendre depuis la défaite historique du Labour aux élections locales de la semaine dernière, qui ont vu les travaillistes perdre la majorité dans nombre de ses bastions. Et de marteler qu'il ne "quittera pas" le pouvoir malgré une popularité parmi les plus faibles des Premiers ministres de l'histoire moderne, selon l'institut YouGov. Cet ex-avocat de 63 ans, spécialisé dans les droits humains, était pourtant entré par la grande porte à Downing Street le 5 juillet 2024, après une large victoire du Labour lors des élections législatives. Les attentes étaient grandes envers le dirigeant travailliste, dans un Royaume-Uni confronté à une économie apathique, une hausse du coût de la vie, et à des services publics, notamment de santé, éreintés par des années d'austérité. Fronde sur sa gauche En arrivant au pouvoir, il avait dit que le chemin serait "long et difficile" pour redresser le pays. Son ton précis et sans flamme de juriste, d'abord vu comme un gage de sérieux, l'a vite desservi. Il n'a jamais réussi à briser la glace auprès des Britanniques, ni à s'allier l'opinion lorsque les difficultés sont apparues. Elles n'ont pas manqué: il s'est aliéné l'aile gauche de son imposante majorité avec des mesures jugées antisociales, sur lesquelles il a dû revenir en partie face à la fronde. Ou avec le durcissement de la politique migratoire qu'il a opéré pour tenter de désamorcer, sans succès, la montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage. Il n'a pas non plus échappé aux affaires au sein de son gouvernement. Plusieurs de ses ministres ont été contraints au départ, dont sa numéro deux Angela Rayner, en septembre 2025, désormais vue comme une de ses successeurs potentiels. Et il a été accusé de ne pas prendre ses responsabilités après s'être séparé de plusieurs conseillers et haut fonctionnaires dans le cadre de l'affaire Peter Mandelson: nommé ambassadeur à Washington, l'ex-commissaire européen a été limogé neuf mois plus tard, après des révélations sur son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Ce scandale avait déjà valu à Keir Starmer des appels à la démission, lorsque des documents publiés début 2026 ont montré qu'il avait été averti des "risques" liés à cette nomination. Et que le ministère des Affaires étrangères avait outrepassé une recommandation négative du service chargé d'évaluer les antécédents de Peter Mandelson. Pragmatique plutôt qu'idéologue Keir Starmer a eu un peu plus de succès à l'international, où il s'est évertué à redonner un poids à la voix du Royaume-Uni, affaiblie depuis le Brexit. Il a d'abord maintenu tant bien que mal de bonnes relations avec Donald Trump, qui lui ont permis d'obtenir des droits de douanes plus avantageux que ceux imposés par le président américain à l'UE et d'autres pays. Mais son refus de soutenir pleinement l'offensive israélo-américaine contre l'Iran a ulcéré le président américain qui a multiplié les piques contre lui. Dans le monde économique, on lui sait gré d'avoir relancé les relations avec l'UE, et décroché un assouplissement des barrières commerciales avec les 27. Il a aussi serré les rangs avec ses partenaires européens sur l'Ukraine. Mais les hausses d'impôts et de cotisations des derniers budgets sont mal passées. Après avoir grandi à Oxted, près de Londres, ce fils d'un père outilleur et d'une mère infirmière handicapée par une maladie rare est entré tard en politique. Il est élu député en 2015 dans une circonscription du nord de Londres, après avoir dirigé de 2008 à 2013 le parquet général d'Angleterre et du pays de Galles, un poste-clé du système judiciaire britannique. Ce qui lui a valu d'être anobli en 2014 par la reine Elizabeth II. Keir Starmer - ainsi prénommé en hommage au fondateur du Labour, Keir Hardie - est arrivé à la tête du parti travailliste en 2020 après la déroute électorale subie l'année précédente par son très à gauche prédécesseur Jeremy Corbyn. Il a alors recentré le parti et écarté sans trembler ceux qui, en interne, ne partageait pas sa vision de centre-gauche. Avec aussi la volonté de tourner la page des accusations d'antisémitisme qui avaient entaché le Labour sous Jeremy Corbyn. Flûtiste et violoniste, joueur de football et supporteur d'Arsenal, Keir Starmer se dit volontiers plus "pragmatique" qu'idéologue. Avant son arrivée à Downing Street, il disait espérer qu'on se souvienne de lui comme de "quelqu'un qui a mené un gouvernement travailliste audacieux et réformateur". bur-mhc/cat/cls

12.05.2026 à 08:53

FRANCE24
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"El Último Sueño de Frida y Diego" ("Le dernier rêve de Frida et Diego"), chanté en espagnol, est présenté pour la première fois au Metropolitan Opera de New York à partir de jeudi, avant une diffusion cinématographique internationale le 30 mai. Comme son nom l'indique, l'opéra créé en 2022 n'est pas un biopic mais un "fantasme" né de l'imagination de la compositrice américaine Gabriela Lena Frank et du dramaturge américano-cubain Nilo Cruz. L'histoire se déroule en 1957, trois ans après la mort de Frida Kahlo. Dans les dernières heures de sa propre vie, Diego Rivera est hanté par les regrets liés à leur relation tourmentée, entre infidélités, incapacité à avoir un enfant et difficulté pour la peintre de sortir de l'ombre de son mari. A l'occasion de la fête traditionnelle mexicaine du Jour des morts, l'esprit de Frida Kahlo se voit offrir l'opportunité d'aller retrouver son époux dans le monde des vivants. Celle-ci accepte avec réticence, portée surtout par le désir de peindre à nouveau. Leurs retrouvailles outre-tombe ouvrent la voie à une forme de "rédemption", continue Nilo Cruz, inspiré notamment par le tableau "L'étreinte amoureuse de l'Univers, de la Terre (Mexique), de moi-même, de Diego et du Señor Xólotl", dans lequel l'artiste se représente portant Diego Rivera dans ses bras comme un enfant. Surréalisme La chorégraphe brésilienne Deborah Colker livre une mise en scène foisonnante, avec plus de 80 personnes sur scène, inspirée des oeuvres des deux artistes, et plus particulièrement du surréalisme de Frida Kahlo. Omniprésente, la danse met en valeur la partition de Gabriela Lena Frank, qui vient de recevoir un prestigieux prix Pulitzer pour une autre composition ("Picaflor: A Future Myth", puisant dans la mythologie inca pour porter un message écologiste). De ses protagonistes à la culture qu'il met valeur, "El Último Sueño de Frida y Diego" est "une histoire profondément latino", observe la compositrice, d'origine péruvienne notamment. Cette dernière se réjouit que son opéra soit programmé dans une institution aussi prestigieuse que le Met, dans un moment "très difficile" pour les Latinos aux Etats-Unis, cibles de la politique migratoire restrictive de Donald Trump. En parallèle de cette oeuvre, le Musée d'art moderne de New York (MoMa) fait dialoguer, pour la première fois entre ses murs, des dessins et des peintures des deux géants mexicains de l'art du XXe siècle, dans un décor inspiré de celui de l'opéra. Éclipsée de son vivant par les fresques murales parfois monumentales de Diego Rivera, Frida Kahlo est aujourd'hui l'artiste femme la plus chère au monde, après la vente aux enchères d'un de ses tableaux, "Le rêve (La chambre)", pour 54,7 millions de dollars en novembre. Le caractère intime de son oeuvre, son rapport au corps et à la douleur, ainsi que son féminisme assumé résonnent particulièrement avec l'époque et ont fait d'elle une icône contemporaine, qui se décline désormais sur tous les supports - y compris commerciaux. Un phénomène qualifié de "Fridamania".
Texte intégral (536 mots)
"El Último Sueño de Frida y Diego" ("Le dernier rêve de Frida et Diego"), chanté en espagnol, est présenté pour la première fois au Metropolitan Opera de New York à partir de jeudi, avant une diffusion cinématographique internationale le 30 mai. Comme son nom l'indique, l'opéra créé en 2022 n'est pas un biopic mais un "fantasme" né de l'imagination de la compositrice américaine Gabriela Lena Frank et du dramaturge américano-cubain Nilo Cruz. L'histoire se déroule en 1957, trois ans après la mort de Frida Kahlo. Dans les dernières heures de sa propre vie, Diego Rivera est hanté par les regrets liés à leur relation tourmentée, entre infidélités, incapacité à avoir un enfant et difficulté pour la peintre de sortir de l'ombre de son mari. A l'occasion de la fête traditionnelle mexicaine du Jour des morts, l'esprit de Frida Kahlo se voit offrir l'opportunité d'aller retrouver son époux dans le monde des vivants. Celle-ci accepte avec réticence, portée surtout par le désir de peindre à nouveau. Leurs retrouvailles outre-tombe ouvrent la voie à une forme de "rédemption", continue Nilo Cruz, inspiré notamment par le tableau "L'étreinte amoureuse de l'Univers, de la Terre (Mexique), de moi-même, de Diego et du Señor Xólotl", dans lequel l'artiste se représente portant Diego Rivera dans ses bras comme un enfant. Surréalisme La chorégraphe brésilienne Deborah Colker livre une mise en scène foisonnante, avec plus de 80 personnes sur scène, inspirée des oeuvres des deux artistes, et plus particulièrement du surréalisme de Frida Kahlo. Omniprésente, la danse met en valeur la partition de Gabriela Lena Frank, qui vient de recevoir un prestigieux prix Pulitzer pour une autre composition ("Picaflor: A Future Myth", puisant dans la mythologie inca pour porter un message écologiste). De ses protagonistes à la culture qu'il met valeur, "El Último Sueño de Frida y Diego" est "une histoire profondément latino", observe la compositrice, d'origine péruvienne notamment. Cette dernière se réjouit que son opéra soit programmé dans une institution aussi prestigieuse que le Met, dans un moment "très difficile" pour les Latinos aux Etats-Unis, cibles de la politique migratoire restrictive de Donald Trump. En parallèle de cette oeuvre, le Musée d'art moderne de New York (MoMa) fait dialoguer, pour la première fois entre ses murs, des dessins et des peintures des deux géants mexicains de l'art du XXe siècle, dans un décor inspiré de celui de l'opéra. Éclipsée de son vivant par les fresques murales parfois monumentales de Diego Rivera, Frida Kahlo est aujourd'hui l'artiste femme la plus chère au monde, après la vente aux enchères d'un de ses tableaux, "Le rêve (La chambre)", pour 54,7 millions de dollars en novembre. Le caractère intime de son oeuvre, son rapport au corps et à la douleur, ainsi que son féminisme assumé résonnent particulièrement avec l'époque et ont fait d'elle une icône contemporaine, qui se décline désormais sur tous les supports - y compris commerciaux. Un phénomène qualifié de "Fridamania".

12.05.2026 à 08:51

FRANCE24
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Hitler et Mussolini sont-ils à l’origine du Festival de Cannes ? Vous ne le saviez peut-être pas, mais le tapis rouge le plus célèbre du monde est né pour contrer la menace fasciste… Alors, pourquoi et comment ? Tout commence à Venise…
Texte intégral (536 mots)
Hitler et Mussolini sont-ils à l’origine du Festival de Cannes ? Vous ne le saviez peut-être pas, mais le tapis rouge le plus célèbre du monde est né pour contrer la menace fasciste… Alors, pourquoi et comment ? Tout commence à Venise…

12.05.2026 à 08:49

FRANCE24
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Par 3-4°C sous un ciel plombé, le port d'Ushuaïa sur le canal de Beagle, bras de mer glacé reliant Pacifique et Atlantique, vit une lente activité d'hiver. Des bateaux de pêche, quelques cargos, mais pas un des paquebots qui y font 500 escales par an, drainant plus de 150.000 visiteurs. La saison des croisières, de septembre à avril, est bien finie. De petits groupes de touristes pourtant, harnachés contre le froid, profitent des sorties de quelques heures qu'offrent des catamarans, vers les îles proches, l'île aux Oiseaux, l'île des Lions de mer. Sans inquiétude palpable liée à l'hantavirus. Quoique. "Tout ce que je vois est normal, tout à l'air de bien aller", sourit à l'AFP, courbé contre le vent pluvieux, Luis Cardona, Colombien venu en couple pour quelques jours. Qui comme sa femme porte un masque sanitaire. "C'est pour le froid, et pour la situation" de l'hantavirus, avoue-t-il. Le mystère de la décharge "On a bien vu quelques personnes avec des masques, mais très peu", observe Silvina Galarza, Argentine en séjour quatre jours depuis Concordia, à 2.700 km. Qui "bien sûr" était au courant du Hondius, et que "par ici il y a beaucoup de rongeurs. Ca nous a fait un peu peur, mais tout va bien". A bord du catamaran dont elle débarque, avec quelque 40 touristes, "personne ne parlait de ça. Tout (était) normal". Ces derniers jours, les autorités scientifiques, politiques et touristiques de la province de Terre de Feu martèlent à l'envi que la probabilité est "pratiquement nulle" que le passager néerlandais cas zéro ait été infecté à Ushuaïa lors de son séjour de 48 heures avec son épouse avant d'embarquer. Pêle-mêle, elles invoquent le bref délai entre son séjour et ses premiers symptômes apparus en mer, le 6 avril. Elles rappellent l'absence d'hantavirus dans la province depuis que la notification est obligatoire en 1996. Et que le "raton colilargo", rat à longue queue vecteur de la souche Andes du virus (transmissible d'humain à humain) "ne vit pas dans la zone", mais dans des provinces andines bien plus au nord. Même si plane un doute sur une sous-espèce locale, qu'une prochaine mission scientifique de Buenos Aires doit s'attacher à éclaircir. Mais une vaste décharge, à 6-7 km d'Ushuaïa (80.000 habitants), attire les soupçons. C'est là, selon des médias, sans confirmation officielle à ce jour, que pourrait s'être rendu le couple néerlandais, passionné d'oiseaux, pour y observer des espèces locales, comme le Caracara à gorge blanche (daptrius albogularis). La décharge, semi-ordonnée, avec des couches d'enfouissement superposées mais une partie à ciel ouvert, attire quantité de charognards. Elle est grillagée mais des chemins de terre autour permettent d'observer à mi-distance. Mais là encore, les locaux sont sceptiques. Guillermo Deferrari, chercheur du Centre austral d'investigations scientifiques d'Ushuaïa, rappelle à l'AFP que "le rat à longue queue est herbivore, avec un régime de graines et de fruits", d'où sa présence dans des écosystèmes andins boisés "mais pas dans les décharges, au contraire des rats" communs. Rien ne semble y faire, Ushuaïa reste sous soupçons. Lundi, la chambre de tourisme locale s'est agacée, exhortant "la communauté journalistique locale, nationale et internationale à agir avec la plus grande prudence et ne transmettre que des informations dûment vérifiées et/ou officielles". Le "bateau parti d'Ushuaïa" Les autorités de tourisme assurent ne pas avoir constaté à ce jour d'impact sur les réservations de la prochaine saison de croisières, ni en craindre. Un peu tôt? "C'est clairement pas une bonne chose, pour une destination, d'être associée à la transmission d'une maladie", maugrée Angel Brisighelli, gérant d'une entreprise de catamarans. Car bien qu'il n'y ait pas en Terre de Feu d'antécédent d'hantavirus, bien qu'on n'y trouve pas le rat qui le transmet, "la réalité est que tout le monde parle du +bateau qui est parti d'Ushuaïa+", se désole-t-il. Un peu de neige a commencé à tomber sur Ushuaïa lundi. Pas assez pour tenir, mais suffisamment pour poudrer les hauteurs environnantes, dans ce cadre aussi austère que magnifique de montagne et de mer. Avec l'hiver austral viendront d'autres types de touristes que les croisières: les skieurs en quête de glisse à Cerro Castor, station à 26 km de la ville. Luis Cardona n'en sera pas, mais il l'assure: hantavirus ou pas "je n'aurais aucun problème à revenir" à Ushuaïa. "Très jolie."
Texte intégral (753 mots)
Par 3-4°C sous un ciel plombé, le port d'Ushuaïa sur le canal de Beagle, bras de mer glacé reliant Pacifique et Atlantique, vit une lente activité d'hiver. Des bateaux de pêche, quelques cargos, mais pas un des paquebots qui y font 500 escales par an, drainant plus de 150.000 visiteurs. La saison des croisières, de septembre à avril, est bien finie. De petits groupes de touristes pourtant, harnachés contre le froid, profitent des sorties de quelques heures qu'offrent des catamarans, vers les îles proches, l'île aux Oiseaux, l'île des Lions de mer. Sans inquiétude palpable liée à l'hantavirus. Quoique. "Tout ce que je vois est normal, tout à l'air de bien aller", sourit à l'AFP, courbé contre le vent pluvieux, Luis Cardona, Colombien venu en couple pour quelques jours. Qui comme sa femme porte un masque sanitaire. "C'est pour le froid, et pour la situation" de l'hantavirus, avoue-t-il. Le mystère de la décharge "On a bien vu quelques personnes avec des masques, mais très peu", observe Silvina Galarza, Argentine en séjour quatre jours depuis Concordia, à 2.700 km. Qui "bien sûr" était au courant du Hondius, et que "par ici il y a beaucoup de rongeurs. Ca nous a fait un peu peur, mais tout va bien". A bord du catamaran dont elle débarque, avec quelque 40 touristes, "personne ne parlait de ça. Tout (était) normal". Ces derniers jours, les autorités scientifiques, politiques et touristiques de la province de Terre de Feu martèlent à l'envi que la probabilité est "pratiquement nulle" que le passager néerlandais cas zéro ait été infecté à Ushuaïa lors de son séjour de 48 heures avec son épouse avant d'embarquer. Pêle-mêle, elles invoquent le bref délai entre son séjour et ses premiers symptômes apparus en mer, le 6 avril. Elles rappellent l'absence d'hantavirus dans la province depuis que la notification est obligatoire en 1996. Et que le "raton colilargo", rat à longue queue vecteur de la souche Andes du virus (transmissible d'humain à humain) "ne vit pas dans la zone", mais dans des provinces andines bien plus au nord. Même si plane un doute sur une sous-espèce locale, qu'une prochaine mission scientifique de Buenos Aires doit s'attacher à éclaircir. Mais une vaste décharge, à 6-7 km d'Ushuaïa (80.000 habitants), attire les soupçons. C'est là, selon des médias, sans confirmation officielle à ce jour, que pourrait s'être rendu le couple néerlandais, passionné d'oiseaux, pour y observer des espèces locales, comme le Caracara à gorge blanche (daptrius albogularis). La décharge, semi-ordonnée, avec des couches d'enfouissement superposées mais une partie à ciel ouvert, attire quantité de charognards. Elle est grillagée mais des chemins de terre autour permettent d'observer à mi-distance. Mais là encore, les locaux sont sceptiques. Guillermo Deferrari, chercheur du Centre austral d'investigations scientifiques d'Ushuaïa, rappelle à l'AFP que "le rat à longue queue est herbivore, avec un régime de graines et de fruits", d'où sa présence dans des écosystèmes andins boisés "mais pas dans les décharges, au contraire des rats" communs. Rien ne semble y faire, Ushuaïa reste sous soupçons. Lundi, la chambre de tourisme locale s'est agacée, exhortant "la communauté journalistique locale, nationale et internationale à agir avec la plus grande prudence et ne transmettre que des informations dûment vérifiées et/ou officielles". Le "bateau parti d'Ushuaïa" Les autorités de tourisme assurent ne pas avoir constaté à ce jour d'impact sur les réservations de la prochaine saison de croisières, ni en craindre. Un peu tôt? "C'est clairement pas une bonne chose, pour une destination, d'être associée à la transmission d'une maladie", maugrée Angel Brisighelli, gérant d'une entreprise de catamarans. Car bien qu'il n'y ait pas en Terre de Feu d'antécédent d'hantavirus, bien qu'on n'y trouve pas le rat qui le transmet, "la réalité est que tout le monde parle du +bateau qui est parti d'Ushuaïa+", se désole-t-il. Un peu de neige a commencé à tomber sur Ushuaïa lundi. Pas assez pour tenir, mais suffisamment pour poudrer les hauteurs environnantes, dans ce cadre aussi austère que magnifique de montagne et de mer. Avec l'hiver austral viendront d'autres types de touristes que les croisières: les skieurs en quête de glisse à Cerro Castor, station à 26 km de la ville. Luis Cardona n'en sera pas, mais il l'assure: hantavirus ou pas "je n'aurais aucun problème à revenir" à Ushuaïa. "Très jolie."

12.05.2026 à 08:39

FRANCE24
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Baptisé lundi soir, d'un prénom féminin selon la coutume - en hommage à Saint-Barbe, patronne des mineurs -, cet immense train foreur de 95 mètres de long s'élancera fin mai pour relier Bobigny à Bondy, un des segments de la future ligne 15 Est. Autour de l'énorme machine, au fond de la fosse, des ouvriers s'affairent: ils ne seront pas moins de 25, en équipe de 3/8, à accompagner son avancée 24 heures sur 24. Au fur et à mesure que le tunnelier s'enfoncera dans son trou, des voiturettes seront mises en place pour ramener les ouvriers à leur base de départ. L'engin remorquera des sanitaires et même une cafétéria pour ceux qui disparaîtront avec lui dans plusieurs kilomètres de tunnel. Elus locaux et responsables du chantier sont venus dévoiler le nom de l'engin, cérémonie obligée avant le début de son lent périple souterrain sur 5,2 km. Construit sur mesure en Allemagne par le groupe Herrenknecht et acheminé en décembre sur ce site "Normandie-Niémen", entre Drancy et Bobigny, "Rita" est le 35e tunnelier mis en service depuis le début du chantier pharaonique des lignes du Grand Paris Express, vers 2015. Il a reçu le nom d'une ingénieure du groupement de travaux Corea. Deux ans et demi à creuser Les travaux des quatre nouvelles lignes de métro (15, 16, 17 et 18) s'achèveront en 2031, en ayant fait tourner 42 tunneliers au total - tous allemands, sauf deux chinois - pour creuser 180 km de tunnel sur les 200 km de parcours. Arrivé en pièces détachées, le tunnelier a été assemblé au fond du puits, en commençant par sa grande roue foreuse, sorte de vis plate géante de 10 mètres de diamètre, puis tout son train arrière. Quand Rita "partira", selon le vocabulaire du chantier, il n'y aura ni bruit assourdissant ni sol tremblant: si profondément sous terre, un piéton en surface ne s'apercevra de rien. Contrairement au métro parisien qui n'est parfois qu'à 3 ou 4 mètres sous nos pieds, explique Gaëtan Chelles, directeur de projet pour Corea, groupement mené par Eiffage. Le tunnelier démarrera d'ici fin mai à une allure de 12 mètres par jour et creusera durant deux ans et demi, pour arriver en octobre 2028 à Bondy, sa destination finale, a précisé la Société des grands projets, maître d'ouvrage. Le tronçon 15 Est comprendra 12 gares, dont celle de Bobigny-Picasso, reliée à la ligne 5 du métro parisien. Si le tronçon sud de la ligne 15, déjà creusé, sera mis en service dès avril 2027, les tronçons est (de Saint-Denis-Pleyel à Champigny-sur-Marne) et ouest (de Pont de Sèvres à Saint-Denis-Pleyel) n'ouvriront qu'en 2031. La ligne 15, clé de voûte du projet, fera alors une grande boucle autour de Paris. Ce site de Normandie-Niémen verra aussi arriver en 2027 le tunnelier Marine (du nom d'une collaboratrice de la Société des grands projets), en provenance d'Aubervilliers, après deux ans de forage. Pour le maire de Bobigny, Abdel Sadi, "la ligne 15 va révolutionner notre territoire" car "la ville a la chance d'accueillir trois gares de cette ligne". "Il a fallu batailler, se mobiliser longtemps pour s'assurer de son tracé et de ces gares", s'est souvenu le président du département de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel. La Seine-Saint-Denis accueillera 22 gares du Grand Paris Express, a-t-il rappelé, qui permettront un accès facilité à l'emploi, à la culture, aux autres lignes de transport, aux opportunités de logement ainsi que des durées de transport considérablement raccourcies. "De Bobigny à Pleyel en 8 minutes, de Bobigny à la mairie d'Aubervilliers en 8 minutes. C'est dire à quel point ça va tout changer dans la vie quotidienne des gens et dans l'attractivité du territoire", a-t-il conclu.
Texte intégral (626 mots)
Baptisé lundi soir, d'un prénom féminin selon la coutume - en hommage à Saint-Barbe, patronne des mineurs -, cet immense train foreur de 95 mètres de long s'élancera fin mai pour relier Bobigny à Bondy, un des segments de la future ligne 15 Est. Autour de l'énorme machine, au fond de la fosse, des ouvriers s'affairent: ils ne seront pas moins de 25, en équipe de 3/8, à accompagner son avancée 24 heures sur 24. Au fur et à mesure que le tunnelier s'enfoncera dans son trou, des voiturettes seront mises en place pour ramener les ouvriers à leur base de départ. L'engin remorquera des sanitaires et même une cafétéria pour ceux qui disparaîtront avec lui dans plusieurs kilomètres de tunnel. Elus locaux et responsables du chantier sont venus dévoiler le nom de l'engin, cérémonie obligée avant le début de son lent périple souterrain sur 5,2 km. Construit sur mesure en Allemagne par le groupe Herrenknecht et acheminé en décembre sur ce site "Normandie-Niémen", entre Drancy et Bobigny, "Rita" est le 35e tunnelier mis en service depuis le début du chantier pharaonique des lignes du Grand Paris Express, vers 2015. Il a reçu le nom d'une ingénieure du groupement de travaux Corea. Deux ans et demi à creuser Les travaux des quatre nouvelles lignes de métro (15, 16, 17 et 18) s'achèveront en 2031, en ayant fait tourner 42 tunneliers au total - tous allemands, sauf deux chinois - pour creuser 180 km de tunnel sur les 200 km de parcours. Arrivé en pièces détachées, le tunnelier a été assemblé au fond du puits, en commençant par sa grande roue foreuse, sorte de vis plate géante de 10 mètres de diamètre, puis tout son train arrière. Quand Rita "partira", selon le vocabulaire du chantier, il n'y aura ni bruit assourdissant ni sol tremblant: si profondément sous terre, un piéton en surface ne s'apercevra de rien. Contrairement au métro parisien qui n'est parfois qu'à 3 ou 4 mètres sous nos pieds, explique Gaëtan Chelles, directeur de projet pour Corea, groupement mené par Eiffage. Le tunnelier démarrera d'ici fin mai à une allure de 12 mètres par jour et creusera durant deux ans et demi, pour arriver en octobre 2028 à Bondy, sa destination finale, a précisé la Société des grands projets, maître d'ouvrage. Le tronçon 15 Est comprendra 12 gares, dont celle de Bobigny-Picasso, reliée à la ligne 5 du métro parisien. Si le tronçon sud de la ligne 15, déjà creusé, sera mis en service dès avril 2027, les tronçons est (de Saint-Denis-Pleyel à Champigny-sur-Marne) et ouest (de Pont de Sèvres à Saint-Denis-Pleyel) n'ouvriront qu'en 2031. La ligne 15, clé de voûte du projet, fera alors une grande boucle autour de Paris. Ce site de Normandie-Niémen verra aussi arriver en 2027 le tunnelier Marine (du nom d'une collaboratrice de la Société des grands projets), en provenance d'Aubervilliers, après deux ans de forage. Pour le maire de Bobigny, Abdel Sadi, "la ligne 15 va révolutionner notre territoire" car "la ville a la chance d'accueillir trois gares de cette ligne". "Il a fallu batailler, se mobiliser longtemps pour s'assurer de son tracé et de ces gares", s'est souvenu le président du département de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel. La Seine-Saint-Denis accueillera 22 gares du Grand Paris Express, a-t-il rappelé, qui permettront un accès facilité à l'emploi, à la culture, aux autres lignes de transport, aux opportunités de logement ainsi que des durées de transport considérablement raccourcies. "De Bobigny à Pleyel en 8 minutes, de Bobigny à la mairie d'Aubervilliers en 8 minutes. C'est dire à quel point ça va tout changer dans la vie quotidienne des gens et dans l'attractivité du territoire", a-t-il conclu.

12.05.2026 à 08:25

FRANCE24
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Qui est concerné et pourquoi légiférer ? "Le travail via une plateforme numérique est un mode de travail relativement nouveau mettant en relation, par l'intermédiaire d'une plateforme en ligne, telle qu'un site web ou une application, une demande de service émanant d'un client avec la fourniture d'un travail rémunéré par une personne", selon une définition du Conseil de l'Union européenne. Les livreurs de repas sont le symbole de l'"ubérisation" du travail, mais en Europe, plusieurs dizaines de millions de personnes collaborent avec ces entreprises. Une analyse de la Commission européenne datant de 2021 dénombre plus de 500 "plateformes de travail numériques" et 28 millions de travailleurs - avec une projection à 43 millions en 2025. Parmi eux, des chauffeurs VTC en majorité (39%), des livreurs de repas ou de courses à domicile, des déménageurs (24%), des aides-ménagères ou artisans (19%). "Environ 5,5 millions de personnes pourraient être classées à tort dans la catégorie des indépendants", estime le Parlement européen pour lequel il existe dans certains cas "une direction et un contrôle" de la part de l'entreprise caractéristiques du salariat. Ainsi l'UE a-t-elle adopté fin 2024 une législation pour renforcer les droits de ces travailleurs, prévoyant de requalifier comme salariés nombre d'entre eux. En France, le débat est vif et focalisé sur les livreurs de repas Uber Eats et Deliveroo. Syndicats, ONG et associations de livreurs dénoncent unanimement des conditions de travail pénibles, excessives et dangereuses, pour un revenu insuffisant. Et des voix s'élèvent contre l'opacité de l'algorithme déterminant le prix des courses et leur attribution, estimant que cela crée un lien de subordination, le livreur ne maîtrisant ni ses revenus ni ses commandes. Où en est la France ? La France a jusqu'au 2 décembre pour transposer la directive européenne, par ordonnances ou voie législative. En attendant, le gouvernement a missionné trois personnalités pour "proposer des orientations de transposition d’ici la fin du troisième trimestre", selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou devant des parlementaires la semaine dernière. Aujourd'hui, ce sont les travailleurs qui doivent prouver devant la justice qu'ils sont subordonnés à la plateforme - Deliveroo et Frichti ont déjà été condamnés en France pour travail dissimulé. La directive appelle, en France, un renversement de la charge de la preuve "sans pour autant instaurer une obligation de salariat", estime l'Association des plateformes d'indépendants (API) qui regroupe Uber, Uber Eats et Deliveroo, interrogée par l'AFP. En France, l'"environnement juridique (est) déjà très structuré" et le dialogue social "avancé", juge l'API qui "réaffirme (son) "engagement en faveur d’un modèle de travail indépendant". Que risque la France ? Si l'Union européenne laisse les mains libres aux Etats membres sur la manière d'adapter en droit national les directives, elle peut sanctionner si la transposition a du retard ou est incorrecte. Notamment si elle "détecte une infraction au droit de l'UE" : elle peut alors déclencher "une procédure d'infraction", peut-on lire sur le site gouvernemental Vie Publique. Elle peut même aller jusqu'à saisir la Cour de justice de l'Union européenne, ce qui expose l'Etat membre en défaut à des sanctions financières. Quels enjeux sur le monde du travail ? "C'est l'ensemble du monde du travail qui va impacté" par cette directive, estime le sénateur communiste Pascal Savoldelli, car "tous les métiers sont touchés par la +plateformisation+". Lors d'une conférence de presse à Paris la semaine dernière, le parlementaire a demandé, frondeur : "Trouvez-moi un métier que les plateformes ont inventé... Il n'y en a pas, elles ont juste transformé (des métiers qui existaient déjà)". Pascal Savoldelli juge ainsi cruciale la bonne transposition de la directive, devant faire jurisprudence, sans quoi "le patronat va prendre tous les métiers à faible valeur ajoutée pour en faire du travail de plateforme".
Texte intégral (664 mots)
Qui est concerné et pourquoi légiférer ? "Le travail via une plateforme numérique est un mode de travail relativement nouveau mettant en relation, par l'intermédiaire d'une plateforme en ligne, telle qu'un site web ou une application, une demande de service émanant d'un client avec la fourniture d'un travail rémunéré par une personne", selon une définition du Conseil de l'Union européenne. Les livreurs de repas sont le symbole de l'"ubérisation" du travail, mais en Europe, plusieurs dizaines de millions de personnes collaborent avec ces entreprises. Une analyse de la Commission européenne datant de 2021 dénombre plus de 500 "plateformes de travail numériques" et 28 millions de travailleurs - avec une projection à 43 millions en 2025. Parmi eux, des chauffeurs VTC en majorité (39%), des livreurs de repas ou de courses à domicile, des déménageurs (24%), des aides-ménagères ou artisans (19%). "Environ 5,5 millions de personnes pourraient être classées à tort dans la catégorie des indépendants", estime le Parlement européen pour lequel il existe dans certains cas "une direction et un contrôle" de la part de l'entreprise caractéristiques du salariat. Ainsi l'UE a-t-elle adopté fin 2024 une législation pour renforcer les droits de ces travailleurs, prévoyant de requalifier comme salariés nombre d'entre eux. En France, le débat est vif et focalisé sur les livreurs de repas Uber Eats et Deliveroo. Syndicats, ONG et associations de livreurs dénoncent unanimement des conditions de travail pénibles, excessives et dangereuses, pour un revenu insuffisant. Et des voix s'élèvent contre l'opacité de l'algorithme déterminant le prix des courses et leur attribution, estimant que cela crée un lien de subordination, le livreur ne maîtrisant ni ses revenus ni ses commandes. Où en est la France ? La France a jusqu'au 2 décembre pour transposer la directive européenne, par ordonnances ou voie législative. En attendant, le gouvernement a missionné trois personnalités pour "proposer des orientations de transposition d’ici la fin du troisième trimestre", selon le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou devant des parlementaires la semaine dernière. Aujourd'hui, ce sont les travailleurs qui doivent prouver devant la justice qu'ils sont subordonnés à la plateforme - Deliveroo et Frichti ont déjà été condamnés en France pour travail dissimulé. La directive appelle, en France, un renversement de la charge de la preuve "sans pour autant instaurer une obligation de salariat", estime l'Association des plateformes d'indépendants (API) qui regroupe Uber, Uber Eats et Deliveroo, interrogée par l'AFP. En France, l'"environnement juridique (est) déjà très structuré" et le dialogue social "avancé", juge l'API qui "réaffirme (son) "engagement en faveur d’un modèle de travail indépendant". Que risque la France ? Si l'Union européenne laisse les mains libres aux Etats membres sur la manière d'adapter en droit national les directives, elle peut sanctionner si la transposition a du retard ou est incorrecte. Notamment si elle "détecte une infraction au droit de l'UE" : elle peut alors déclencher "une procédure d'infraction", peut-on lire sur le site gouvernemental Vie Publique. Elle peut même aller jusqu'à saisir la Cour de justice de l'Union européenne, ce qui expose l'Etat membre en défaut à des sanctions financières. Quels enjeux sur le monde du travail ? "C'est l'ensemble du monde du travail qui va impacté" par cette directive, estime le sénateur communiste Pascal Savoldelli, car "tous les métiers sont touchés par la +plateformisation+". Lors d'une conférence de presse à Paris la semaine dernière, le parlementaire a demandé, frondeur : "Trouvez-moi un métier que les plateformes ont inventé... Il n'y en a pas, elles ont juste transformé (des métiers qui existaient déjà)". Pascal Savoldelli juge ainsi cruciale la bonne transposition de la directive, devant faire jurisprudence, sans quoi "le patronat va prendre tous les métiers à faible valeur ajoutée pour en faire du travail de plateforme".

12.05.2026 à 08:12

Jean-Luc MOUNIER
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La France du football célèbre, mardi, les 50 ans de la finale de coupe d’Europe perdue par l’AS Saint-Étienne face au Bayern Munich. Une épopée verte qui a marqué les esprits et dont a fait partie Patrick Revelli. Souvenirs du match contre Kiev, dédicace à sa femme, la légende des "poteaux carrés"... Entretien exclusif avec l’ancien attaquant stéphanois.
Texte intégral (664 mots)
La France du football célèbre, mardi, les 50 ans de la finale de coupe d’Europe perdue par l’AS Saint-Étienne face au Bayern Munich. Une épopée verte qui a marqué les esprits et dont a fait partie Patrick Revelli. Souvenirs du match contre Kiev, dédicace à sa femme, la légende des "poteaux carrés"... Entretien exclusif avec l’ancien attaquant stéphanois.

12.05.2026 à 08:09

FRANCE24
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David Inouye laisse la vie sauve à ceux qui sont couverts de pollen, "pour aider les orchidées", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Il existe plus de 3.500 espèces de moustiques à travers le monde, dont une centaine piquent les humains. Seules les femelles sont en quête de sang frais et ciblent les animaux et les humains à la recherche des protéines nécessaires pour produire leurs œufs. Mais les mâles comme les femelles se nourrissent du sucre et du nectar sécrétés par les plantes et les fleurs. Leur rôle dans la reproduction des plantes est pourtant bien moins étudié que celui des abeilles ou des papillons. "C'est peut-être en partie parce que de nombreux moustiques sont nocturnes ou actifs au crépuscule ou à l'aube", estime David Inouye, professeur émérite à l'université du Maryland, qui travaille dans un laboratoire du Colorado. "Donc c'est un peu moins pratique de les étudier par rapport aux abeilles, qui sont actives pendant la journée, ou aux papillons qui sont actifs seulement quand il fait beau". Une autre raison pour laquelle leur fonction de pollinisateur est peut-être négligée: les scientifiques ont tendance à se concentrer sur leur rôle de vecteur de maladies, souligne Lawrence Reeves, entomologiste à l'université de Floride. "Mais les moustiques font partie des rares spécialistes qui ciblent le nectar et d'autres sucres végétaux comme sources de nourriture", ajoute l'expert. "On peut se fonder sur ce fait pour calibrer nos attentes sur leur rôle potentiel de pollinisateur". "Deux camps" Mais l'étendue de ce rôle reste débattu. "Il existe deux camps dans le monde scientifique: celui qui soutient l’idée que les moustiques jouent un rôle important dans la pollinisation et l’autre qui pense que les moustiques sont majoritairement des voleurs de nectar et n’apportent que très rarement un bénéfice à la plante", résume Chloé Lahondère, de l'université américaine Virginia Tech. Cette spécialiste a mené une étude, publiée en 2019, qui a montré que les moustiques du genre Aedes sont attirés par l'odeur d'un type d'orchidée dans l’État de Washington, pompant leur nectar et transportant le pollen d'une fleur à l'autre. L'association entre l'animal et la plante représente "l'un des rares exemples qui montrent que des moustiques sont des pollinisateurs efficaces", conclut l'étude publiée dans la revue de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Celle-ci dénombre parmi eux l'espèce de moustiques Aedes aegypti - par ailleurs l'un des animaux les plus mortels sur Terre puisqu'il transmet la dengue et la fièvre jaune. "Après avoir passé 10 ans à étudier divers systèmes plantes/moustiques, je suis persuadée que les moustiques ont un rôle plus important que l’on pense dans les écosystèmes et participent à la pollinisation de nombreuses plantes", conclut Chloé Lahondère. Éradication La chercheuse travaille sur deux études sur deux espèces invasives aux États-Unis et en Europe - dont le moustique tigre (Aedes albopictus) - qui tendent à démontrer un rôle de pollinisateur des plantes indigènes avec lesquelles elles n'ont pas évolué. "Cela démontre à quel point les moustiques s’adaptent facilement en présence de nouvelles ressources en sucre", relève-t-elle. David Inouye a pour sa part observé des moustiques couverts de pollen d'une espèce d'orchidée dans son laboratoire du Colorado. Il a recensé dans des études 76 espèces de moustiques qui rendent visite à des fleurs. "Il est assez incontestable que les moustiques jouent un rôle dans la pollinisation", juge le chercheur. Même si ce rôle est "relativement mineur" comparé à celui des abeilles ou des papillons, il devrait être mieux étudié, selon lui. "S'il s'avère qu'ils sont des pollinisateurs importants pour plus qu'une seule espèce d'orchidée, cela pourrait influencer ceux qui envisagent des programmes d'éradication de masse des moustiques", conclut-il.
Texte intégral (660 mots)
David Inouye laisse la vie sauve à ceux qui sont couverts de pollen, "pour aider les orchidées", témoigne-t-il auprès de l'AFP. Il existe plus de 3.500 espèces de moustiques à travers le monde, dont une centaine piquent les humains. Seules les femelles sont en quête de sang frais et ciblent les animaux et les humains à la recherche des protéines nécessaires pour produire leurs œufs. Mais les mâles comme les femelles se nourrissent du sucre et du nectar sécrétés par les plantes et les fleurs. Leur rôle dans la reproduction des plantes est pourtant bien moins étudié que celui des abeilles ou des papillons. "C'est peut-être en partie parce que de nombreux moustiques sont nocturnes ou actifs au crépuscule ou à l'aube", estime David Inouye, professeur émérite à l'université du Maryland, qui travaille dans un laboratoire du Colorado. "Donc c'est un peu moins pratique de les étudier par rapport aux abeilles, qui sont actives pendant la journée, ou aux papillons qui sont actifs seulement quand il fait beau". Une autre raison pour laquelle leur fonction de pollinisateur est peut-être négligée: les scientifiques ont tendance à se concentrer sur leur rôle de vecteur de maladies, souligne Lawrence Reeves, entomologiste à l'université de Floride. "Mais les moustiques font partie des rares spécialistes qui ciblent le nectar et d'autres sucres végétaux comme sources de nourriture", ajoute l'expert. "On peut se fonder sur ce fait pour calibrer nos attentes sur leur rôle potentiel de pollinisateur". "Deux camps" Mais l'étendue de ce rôle reste débattu. "Il existe deux camps dans le monde scientifique: celui qui soutient l’idée que les moustiques jouent un rôle important dans la pollinisation et l’autre qui pense que les moustiques sont majoritairement des voleurs de nectar et n’apportent que très rarement un bénéfice à la plante", résume Chloé Lahondère, de l'université américaine Virginia Tech. Cette spécialiste a mené une étude, publiée en 2019, qui a montré que les moustiques du genre Aedes sont attirés par l'odeur d'un type d'orchidée dans l’État de Washington, pompant leur nectar et transportant le pollen d'une fleur à l'autre. L'association entre l'animal et la plante représente "l'un des rares exemples qui montrent que des moustiques sont des pollinisateurs efficaces", conclut l'étude publiée dans la revue de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Celle-ci dénombre parmi eux l'espèce de moustiques Aedes aegypti - par ailleurs l'un des animaux les plus mortels sur Terre puisqu'il transmet la dengue et la fièvre jaune. "Après avoir passé 10 ans à étudier divers systèmes plantes/moustiques, je suis persuadée que les moustiques ont un rôle plus important que l’on pense dans les écosystèmes et participent à la pollinisation de nombreuses plantes", conclut Chloé Lahondère. Éradication La chercheuse travaille sur deux études sur deux espèces invasives aux États-Unis et en Europe - dont le moustique tigre (Aedes albopictus) - qui tendent à démontrer un rôle de pollinisateur des plantes indigènes avec lesquelles elles n'ont pas évolué. "Cela démontre à quel point les moustiques s’adaptent facilement en présence de nouvelles ressources en sucre", relève-t-elle. David Inouye a pour sa part observé des moustiques couverts de pollen d'une espèce d'orchidée dans son laboratoire du Colorado. Il a recensé dans des études 76 espèces de moustiques qui rendent visite à des fleurs. "Il est assez incontestable que les moustiques jouent un rôle dans la pollinisation", juge le chercheur. Même si ce rôle est "relativement mineur" comparé à celui des abeilles ou des papillons, il devrait être mieux étudié, selon lui. "S'il s'avère qu'ils sont des pollinisateurs importants pour plus qu'une seule espèce d'orchidée, cela pourrait influencer ceux qui envisagent des programmes d'éradication de masse des moustiques", conclut-il.

12.05.2026 à 08:01

David RICH
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Le sommet "Africa Forward" a débuté lundi au Kenya avec un "business forum" dédié au renforcement des liens économiques entre la France et l'Afrique. Des milliers d'entreprises du continent et de l'Hexagone y ont participé à l'Université de Nairobi pour étendre leurs réseaux dans l'optique, plus ou moins lointaine, de décrocher des contrats.
Texte intégral (660 mots)
Le sommet "Africa Forward" a débuté lundi au Kenya avec un "business forum" dédié au renforcement des liens économiques entre la France et l'Afrique. Des milliers d'entreprises du continent et de l'Hexagone y ont participé à l'Université de Nairobi pour étendre leurs réseaux dans l'optique, plus ou moins lointaine, de décrocher des contrats.

12.05.2026 à 07:57

FRANCE24
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Cette méthode a déjà fait ses preuves dans son pays aux dimensions continentales, mais son expansion s'y heurte à de sérieux défis. C'est dans une bio-usine à Curitiba, dans le sud du Brésil, que se trouve le plus grand vivier de "wolbitos" au monde. Luciano Moreira, 59 ans, a donné ce surnom à ces moustiques que la bactérie Wolbachia rend inoffensifs pour les humains en inhibant la transmission de maladies comme la dengue (qui provoque notamment fièvre ou maux de tête, et parfois la mort), mais aussi le zika ou le chikungunya. Dans la salle destinée à la reproduction, les employés sont en nage. La température est réglée au niveau idéal pour les insectes, qui sont confinés dans de grandes cages lumineuses en toile translucide. Ils sont nourris avec du sang chaud de cheval et de l'eau sucrée qui répandent une puissante odeur. Cent millions d'oeufs "Nous sommes à un moment décisif de notre expansion au Brésil", dit à l'AFP Luciano Moreira. Cet entomologiste figurait parmi les dix scientifiques mis en lumière l'an dernier par la revue Nature, et cette année dans la liste des cent personnalités les plus influentes de l'hebdomadaire Time. La méthode consiste à lâcher les "wolbitos" dans des zones urbaines où, en l'espace de quelques mois, ils remplacent les moustiques qui propagent la dengue en transmettant la bactérie lors de la reproduction. Si quinze pays l'ont déjà utilisée, c'est au Brésil qu'elle a protégé le plus grand nombre d'habitants: 6 millions depuis les premiers lâchers en 2011. Mais cela n'a pas empêché ce pays de 213 millions d'habitants d'être le plus touché par la dengue en 2024, avec plus de 6.000 morts, même si la situation s'est nettement améliorée l'an dernier. Inaugurée en 2025, la bio-usine de Curitiba a été construite grâce au soutien financier de l'organisme public Fiocruz et de l'ONG internationale World Mosquito Program (WMP). La production peut atteindre cent millions d'oeufs par semaine. Conservés dans des capsules, ils sont expédiés vers leurs villes de destination pour y éclore sur place. Les résultats sont spectaculaires: dans deux villes où des études scientifiques ont été menées sur cette méthode, Niteroi (sud-est, près de Rio de Janeiro) et Campo Grande (centre-ouest), les cas de dengue ont chuté respectivement de 89% et 63%. "Complémentaire" Ces insectes descendent de moustiques Aedes aegypti auxquels la bactérie a été inoculée il y a presque deux décennies en Australie, où Luciano Moreira a effectué son postdoctorat en entomologie. Mais la maladie avance plus vite que le remède, en raison notamment du changement climatique. "Dans le sud du pays, où il fait plus froid, il n'y avait pas de dengue auparavant", explique le scientifique, actuellement conseiller spécial de l'organisation WMP. Et le rôle de l'Etat est fondamental. Le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a reconnu l'intérêt de santé publique de la méthode Wolbachia, et les oeufs produits à Curitiba sont distribués à travers le pays selon les commandes des autorités sanitaires. Mais "la demande n'a pas suivi" le rythme de la production, qui a dû être réduite, déplore M. Moreira. Pour la biologiste et épidémiologiste Ludimila Raupp, professeure à l'Université pontificale catholique de Rio, il y a "urgence", mais "ce n'est pas facile d'étendre la couverture nationale". L'expansion de ce programme comporte des défis "techniques, opérationnels, logistiques et financiers", reconnaît auprès de l'AFP le ministre de la Santé, Alexandre Padilha. Malgré ces difficultés, la méthode Wolbachia sera implantée selon lui dans 54 nouvelles villes cette année, pour atteindre un total de 70 communes. Avec parfois des problèmes qui vont bien au-delà de la logistique: à Rio, la violence liée au crime organisé a "empêché de lâcher des moustiques pendant des semaines" dans certaines favelas, révèle Luciano Moreira. Selon lui, la méthode Wolbachia n'est pas une "formule magique" mais une stratégie "complémentaire" à d'autres, comme les vaccins. Le premier vaccin mondial à dose unique contre la dengue a été approuvé l'an dernier au Brésil.
Texte intégral (713 mots)
Cette méthode a déjà fait ses preuves dans son pays aux dimensions continentales, mais son expansion s'y heurte à de sérieux défis. C'est dans une bio-usine à Curitiba, dans le sud du Brésil, que se trouve le plus grand vivier de "wolbitos" au monde. Luciano Moreira, 59 ans, a donné ce surnom à ces moustiques que la bactérie Wolbachia rend inoffensifs pour les humains en inhibant la transmission de maladies comme la dengue (qui provoque notamment fièvre ou maux de tête, et parfois la mort), mais aussi le zika ou le chikungunya. Dans la salle destinée à la reproduction, les employés sont en nage. La température est réglée au niveau idéal pour les insectes, qui sont confinés dans de grandes cages lumineuses en toile translucide. Ils sont nourris avec du sang chaud de cheval et de l'eau sucrée qui répandent une puissante odeur. Cent millions d'oeufs "Nous sommes à un moment décisif de notre expansion au Brésil", dit à l'AFP Luciano Moreira. Cet entomologiste figurait parmi les dix scientifiques mis en lumière l'an dernier par la revue Nature, et cette année dans la liste des cent personnalités les plus influentes de l'hebdomadaire Time. La méthode consiste à lâcher les "wolbitos" dans des zones urbaines où, en l'espace de quelques mois, ils remplacent les moustiques qui propagent la dengue en transmettant la bactérie lors de la reproduction. Si quinze pays l'ont déjà utilisée, c'est au Brésil qu'elle a protégé le plus grand nombre d'habitants: 6 millions depuis les premiers lâchers en 2011. Mais cela n'a pas empêché ce pays de 213 millions d'habitants d'être le plus touché par la dengue en 2024, avec plus de 6.000 morts, même si la situation s'est nettement améliorée l'an dernier. Inaugurée en 2025, la bio-usine de Curitiba a été construite grâce au soutien financier de l'organisme public Fiocruz et de l'ONG internationale World Mosquito Program (WMP). La production peut atteindre cent millions d'oeufs par semaine. Conservés dans des capsules, ils sont expédiés vers leurs villes de destination pour y éclore sur place. Les résultats sont spectaculaires: dans deux villes où des études scientifiques ont été menées sur cette méthode, Niteroi (sud-est, près de Rio de Janeiro) et Campo Grande (centre-ouest), les cas de dengue ont chuté respectivement de 89% et 63%. "Complémentaire" Ces insectes descendent de moustiques Aedes aegypti auxquels la bactérie a été inoculée il y a presque deux décennies en Australie, où Luciano Moreira a effectué son postdoctorat en entomologie. Mais la maladie avance plus vite que le remède, en raison notamment du changement climatique. "Dans le sud du pays, où il fait plus froid, il n'y avait pas de dengue auparavant", explique le scientifique, actuellement conseiller spécial de l'organisation WMP. Et le rôle de l'Etat est fondamental. Le gouvernement du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a reconnu l'intérêt de santé publique de la méthode Wolbachia, et les oeufs produits à Curitiba sont distribués à travers le pays selon les commandes des autorités sanitaires. Mais "la demande n'a pas suivi" le rythme de la production, qui a dû être réduite, déplore M. Moreira. Pour la biologiste et épidémiologiste Ludimila Raupp, professeure à l'Université pontificale catholique de Rio, il y a "urgence", mais "ce n'est pas facile d'étendre la couverture nationale". L'expansion de ce programme comporte des défis "techniques, opérationnels, logistiques et financiers", reconnaît auprès de l'AFP le ministre de la Santé, Alexandre Padilha. Malgré ces difficultés, la méthode Wolbachia sera implantée selon lui dans 54 nouvelles villes cette année, pour atteindre un total de 70 communes. Avec parfois des problèmes qui vont bien au-delà de la logistique: à Rio, la violence liée au crime organisé a "empêché de lâcher des moustiques pendant des semaines" dans certaines favelas, révèle Luciano Moreira. Selon lui, la méthode Wolbachia n'est pas une "formule magique" mais une stratégie "complémentaire" à d'autres, comme les vaccins. Le premier vaccin mondial à dose unique contre la dengue a été approuvé l'an dernier au Brésil.

12.05.2026 à 07:51

FRANCE24
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Le "King" a-t-il disputé lundi le dernier match de sa carrière, son 302e en play-offs, dans une salle bouillante finalement rendue au silence par le champion en titre, sans pitié pour son immense carrière? "Je ne sais pas ce que le futur me réserve. Je vais prendre du recul, parler à ma famille, faire l'analyse, et quand le temps sera venu ,vous saurez ce que j'ai décidé", a évacué LeBron James, le septième à prendre la parole en conférence de presse après l'entraîneur JJ Redick et cinq coéquipiers. Héros des Lakers depuis 2018, LeBron James s'est démené avec 24 points et 12 rebonds mais a fini par céder face au Thunder, vainqueur 115-110. Le quadruple champion NBA n'a jamais donné d'indice lors de sa 23e saison sur une éventuelle retraite, une prolongation de contrat, ou un départ pour un dernier défi, alors que des rumeurs l'envoient à Cleveland ou à Golden State pour une dernière danse. "J'ai toujours l'amour du jeu", a répété LeBron James pour qui "le processus, l'entraînement", est "plus important que le résultat". "Qu'aurais-je à gagner avec un nouveau titre?", s'est-il interrogé, semblant répondre aux rumeurs de déménagement, avant de préciser que sa famille, dont sa fille de 12 ans, aurait "un poids important" dans son futur choix. Veste bleue ouverte sur un t-shirt blanc, le colosse s'est éclipsé en serrant quelques personnes dans ses bras dans les entrailles de la Crypto.com arena du centre de Los Angeles. Doncic n'était "pas prêt" Légende de la balle orange, le "King" possède déjà d'innombrables records, notamment l'emblématique nombre de points marqués, chipé à Kareem Abdul-Jabbar en 2023. Armé de son physique d'airain soigné par une hygiène de vie et une éthique de travail irréprochables, LeBron James a encore réussi des play-offs de très bonne facture, au côté de son fils Bronny. La saison des or et pourpre s'achève de façon abrupte, après avoir nourri certains espoirs de voir plus loin, envolés depuis la blessure la blessure de Luka Doncic. Le magicien slovène, victime d'une élongation au niveau des muscles adducteurs début avril face au Thunder, n'a pas réussi à revenir à temps pour retrouver Oklahoma City, définitivement le bourreau des Lakers. "Je n'étais pas encore prêt" à revenir, a regretté Doncic, meilleur marqueur de la saison régulière. Après avoir balayé les Phoenix Suns au premier tour, le Thunder s'avance invaincu en finale de conférence Ouest, où il affrontera les San Antonio Spurs ou les Minnesota Timberwolves, dos à dos dans leur série (2-2). SGA marque 35 points OKC fait plus que jamais figure de favori pour conserver son titre, dans le sillage du MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander, auteur de 35 points lundi. SGA a accéléré sur la fin et semble avoir encore de la marge, tant le collectif qui l'entoure est talentueux, à l'image du Belge Ajay Mitchell (28 pts), et capable de monter les barbelés en défense. Après avoir bien débuté grâce aux dribbles déroutants d'Austin Reaves (27 pts), les Lakers ont connu un départ de deuxième quart-temps catastrophique (17-0 OKC). Tout s'est finalement joué dans un quatrième quart-temps magnifique et irrespirable. Marcus Smart a donné l'avantage aux locaux à 40 secondes de la sirène avant un panier musclé de Chet Holmgren pour OKC, un raté de LeBron, un passage assuré sur la ligne des lancers francs par SGA, puis un ultime manqué de Reaves de loin. Reaves a dit avoir été encouragé et félicité pour ce dernier tir par LeBron James,son protecteur depuis son arrivée en NBA, avec qui il "espère" continuer à jouer. Plus tôt, les Cleveland Cavaliers avaient réussi à égaliser dans la journée à 2-2 face aux Detroit Pistons, grâce à un succès 112-103. Donovan Mitchell a mené la charge avec 43 points, dont 39 après la pause, de quoi égaler le record sur une période en play-offs d'Eric "Sleepy" Floyd en 1987 avec les Warriors.
Texte intégral (688 mots)
Le "King" a-t-il disputé lundi le dernier match de sa carrière, son 302e en play-offs, dans une salle bouillante finalement rendue au silence par le champion en titre, sans pitié pour son immense carrière? "Je ne sais pas ce que le futur me réserve. Je vais prendre du recul, parler à ma famille, faire l'analyse, et quand le temps sera venu ,vous saurez ce que j'ai décidé", a évacué LeBron James, le septième à prendre la parole en conférence de presse après l'entraîneur JJ Redick et cinq coéquipiers. Héros des Lakers depuis 2018, LeBron James s'est démené avec 24 points et 12 rebonds mais a fini par céder face au Thunder, vainqueur 115-110. Le quadruple champion NBA n'a jamais donné d'indice lors de sa 23e saison sur une éventuelle retraite, une prolongation de contrat, ou un départ pour un dernier défi, alors que des rumeurs l'envoient à Cleveland ou à Golden State pour une dernière danse. "J'ai toujours l'amour du jeu", a répété LeBron James pour qui "le processus, l'entraînement", est "plus important que le résultat". "Qu'aurais-je à gagner avec un nouveau titre?", s'est-il interrogé, semblant répondre aux rumeurs de déménagement, avant de préciser que sa famille, dont sa fille de 12 ans, aurait "un poids important" dans son futur choix. Veste bleue ouverte sur un t-shirt blanc, le colosse s'est éclipsé en serrant quelques personnes dans ses bras dans les entrailles de la Crypto.com arena du centre de Los Angeles. Doncic n'était "pas prêt" Légende de la balle orange, le "King" possède déjà d'innombrables records, notamment l'emblématique nombre de points marqués, chipé à Kareem Abdul-Jabbar en 2023. Armé de son physique d'airain soigné par une hygiène de vie et une éthique de travail irréprochables, LeBron James a encore réussi des play-offs de très bonne facture, au côté de son fils Bronny. La saison des or et pourpre s'achève de façon abrupte, après avoir nourri certains espoirs de voir plus loin, envolés depuis la blessure la blessure de Luka Doncic. Le magicien slovène, victime d'une élongation au niveau des muscles adducteurs début avril face au Thunder, n'a pas réussi à revenir à temps pour retrouver Oklahoma City, définitivement le bourreau des Lakers. "Je n'étais pas encore prêt" à revenir, a regretté Doncic, meilleur marqueur de la saison régulière. Après avoir balayé les Phoenix Suns au premier tour, le Thunder s'avance invaincu en finale de conférence Ouest, où il affrontera les San Antonio Spurs ou les Minnesota Timberwolves, dos à dos dans leur série (2-2). SGA marque 35 points OKC fait plus que jamais figure de favori pour conserver son titre, dans le sillage du MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander, auteur de 35 points lundi. SGA a accéléré sur la fin et semble avoir encore de la marge, tant le collectif qui l'entoure est talentueux, à l'image du Belge Ajay Mitchell (28 pts), et capable de monter les barbelés en défense. Après avoir bien débuté grâce aux dribbles déroutants d'Austin Reaves (27 pts), les Lakers ont connu un départ de deuxième quart-temps catastrophique (17-0 OKC). Tout s'est finalement joué dans un quatrième quart-temps magnifique et irrespirable. Marcus Smart a donné l'avantage aux locaux à 40 secondes de la sirène avant un panier musclé de Chet Holmgren pour OKC, un raté de LeBron, un passage assuré sur la ligne des lancers francs par SGA, puis un ultime manqué de Reaves de loin. Reaves a dit avoir été encouragé et félicité pour ce dernier tir par LeBron James,son protecteur depuis son arrivée en NBA, avec qui il "espère" continuer à jouer. Plus tôt, les Cleveland Cavaliers avaient réussi à égaliser dans la journée à 2-2 face aux Detroit Pistons, grâce à un succès 112-103. Donovan Mitchell a mené la charge avec 43 points, dont 39 après la pause, de quoi égaler le record sur une période en play-offs d'Eric "Sleepy" Floyd en 1987 avec les Warriors.

12.05.2026 à 07:43

FRANCE24
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Le PDG faisait face aux accusations d'Elon Musk, selon lequel Microsoft a sciemment aidé les créateurs de ChatGPT à trahir leur vocation non lucrative. Il a répondu que son partenariat avait au contraire permis de bâtir "l'une des plus grandes organisations à but non lucratif au monde", celle sur laquelle la société commerciale OpenAI reste adossée. Il s'exprimait devant une cour d'Oakland, près de San Francisco, à la veille de l'audition très attendue de Sam Altman, le puissant et décrié patron d'OpenAI. "Si le gâteau devient plus grand, la fondation en bénéficie aussi, et c'est exactement ce qui s'est produit", s'est défendu le PDG de Microsoft. Elon Musk et lui, "nous avons chacun le numéro de l'autre", a-t-il glissé. Mais le patron de SpaceX, qui l'a assigné en justice en 2024 dans cette affaire, ne l'a jamais contacté pour l'informer que les investissements de Microsoft dans OpenAI violaient des engagements particuliers envers lui. Dans ce procès qui captive la Silicon Valley, Elon Musk accuse les fondateurs d'OpenAI, dont il fut le premier soutien dès 2015, d'avoir détourné ses dons (38 millions de dollars) pour bâtir un empire désormais valorisé plus de 850 milliards de dollars. Il réclame le retour d'OpenAI au statut unique de fondation à but non lucratif, une issue qui menacerait son entrée en Bourse et sa place dans la compétition mondiale de l'IA, face à Anthropic, Google ou le chinois DeepSeek. En face, l'entreprise dénonce une manœuvre pour la ralentir, menée par un concurrent revanchard qui mène ses propres projets lucratifs d'IA au sein de son mastodonte SpaceX. "Bien marché" Documents internes à l'appui, l'avocat d'Elon Musk a fait confirmer que Microsoft projetait un retour de 92 milliards de dollars en 4 ans sur ses 13 milliards investis. "Ça a bien marché parce que nous avons pris un risque", a concédé M. Nadella. La participation du groupe dans OpenAI est estimée à 135 milliards désormais. Le camp Musk a aussi exploité cet interrogatoire pour tenter de convaincre le jury que Microsoft tirait les ficelles du virage commercial controversé d'OpenAI. "Nous avons les gens, nous avons la puissance de calcul, nous avons les données, nous avons tout", s'était vanté M. Nadella en novembre 2023. A l'époque, il avait joué un rôle central dans la crise qui avait vu le conseil d'OpenAI licencier par surprise Sam Altman pour manque de transparence. La nuit du licenciement, M. Nadella avait immédiatement cherché à récupérer les fondateurs évincés : "Je voulais m'assurer que Sam et Greg (Brockman, son cofondateur) ne créent pas une entreprise concurrente et qu'ils rejoignent Microsoft", a-t-il témoigné. Le lendemain matin, Microsoft avait déjà constitué une filiale pour les accueillir et racheter les parts des employés qui les suivraient, ce qui aurait requis environ 25 milliards de dollars selon une estimation d'un des cofondateurs. Sam Altman avait finalement repris le pouvoir après cinq jours de crise, soutenu par une majorité d'employés. L'interrogatoire de ce dernier, prévu de mardi à mercredi, sera suivi des plaidoiries jeudi. Le jury pourrait rendre son verdict la semaine prochaine. Il sera toutefois consultatif, la juge Yvonne Gonzalez Rogers ayant décidé de statuer seule. Détruire l'humanité Depuis fin avril, l'audience étale en détails les querelles intestines d'un cercle d'ingénieurs, d'investisseurs et de dirigeants qui ont précédé la sortie retentissante de ChatGPT, fin 2022. Le procès a déjà donné deux semaines d'auditions saisissantes. Le cofondateur Greg Brockman, dont la participation dans OpenAI est estimée à 30 milliards de dollars sans avoir investi un centime, a été malmené sur ses carnets de 2017, révélant son désir de "gagner de l'argent" et ses scrupules sur la stratégie menée par Sam Altman. Il a ensuite rééquilibré son image en décrivant les manipulations d'un Elon Musk prêt à tout pour obtenir "le contrôle absolu" du laboratoire d'IA et concurrencer celui de Google. Avant lui, Elon Musk s'était dépeint en bienfaiteur désintéressé, soucieux que le développement de l'IA, susceptible de détruire l'humanité, échappe à la pression du profit, avant d'être trahi par ses protégés. L'homme le plus riche du monde a annoncé mercredi un partenariat majeur avec Anthropic, le rival numéro un d'OpenAI.
Texte intégral (729 mots)
Le PDG faisait face aux accusations d'Elon Musk, selon lequel Microsoft a sciemment aidé les créateurs de ChatGPT à trahir leur vocation non lucrative. Il a répondu que son partenariat avait au contraire permis de bâtir "l'une des plus grandes organisations à but non lucratif au monde", celle sur laquelle la société commerciale OpenAI reste adossée. Il s'exprimait devant une cour d'Oakland, près de San Francisco, à la veille de l'audition très attendue de Sam Altman, le puissant et décrié patron d'OpenAI. "Si le gâteau devient plus grand, la fondation en bénéficie aussi, et c'est exactement ce qui s'est produit", s'est défendu le PDG de Microsoft. Elon Musk et lui, "nous avons chacun le numéro de l'autre", a-t-il glissé. Mais le patron de SpaceX, qui l'a assigné en justice en 2024 dans cette affaire, ne l'a jamais contacté pour l'informer que les investissements de Microsoft dans OpenAI violaient des engagements particuliers envers lui. Dans ce procès qui captive la Silicon Valley, Elon Musk accuse les fondateurs d'OpenAI, dont il fut le premier soutien dès 2015, d'avoir détourné ses dons (38 millions de dollars) pour bâtir un empire désormais valorisé plus de 850 milliards de dollars. Il réclame le retour d'OpenAI au statut unique de fondation à but non lucratif, une issue qui menacerait son entrée en Bourse et sa place dans la compétition mondiale de l'IA, face à Anthropic, Google ou le chinois DeepSeek. En face, l'entreprise dénonce une manœuvre pour la ralentir, menée par un concurrent revanchard qui mène ses propres projets lucratifs d'IA au sein de son mastodonte SpaceX. "Bien marché" Documents internes à l'appui, l'avocat d'Elon Musk a fait confirmer que Microsoft projetait un retour de 92 milliards de dollars en 4 ans sur ses 13 milliards investis. "Ça a bien marché parce que nous avons pris un risque", a concédé M. Nadella. La participation du groupe dans OpenAI est estimée à 135 milliards désormais. Le camp Musk a aussi exploité cet interrogatoire pour tenter de convaincre le jury que Microsoft tirait les ficelles du virage commercial controversé d'OpenAI. "Nous avons les gens, nous avons la puissance de calcul, nous avons les données, nous avons tout", s'était vanté M. Nadella en novembre 2023. A l'époque, il avait joué un rôle central dans la crise qui avait vu le conseil d'OpenAI licencier par surprise Sam Altman pour manque de transparence. La nuit du licenciement, M. Nadella avait immédiatement cherché à récupérer les fondateurs évincés : "Je voulais m'assurer que Sam et Greg (Brockman, son cofondateur) ne créent pas une entreprise concurrente et qu'ils rejoignent Microsoft", a-t-il témoigné. Le lendemain matin, Microsoft avait déjà constitué une filiale pour les accueillir et racheter les parts des employés qui les suivraient, ce qui aurait requis environ 25 milliards de dollars selon une estimation d'un des cofondateurs. Sam Altman avait finalement repris le pouvoir après cinq jours de crise, soutenu par une majorité d'employés. L'interrogatoire de ce dernier, prévu de mardi à mercredi, sera suivi des plaidoiries jeudi. Le jury pourrait rendre son verdict la semaine prochaine. Il sera toutefois consultatif, la juge Yvonne Gonzalez Rogers ayant décidé de statuer seule. Détruire l'humanité Depuis fin avril, l'audience étale en détails les querelles intestines d'un cercle d'ingénieurs, d'investisseurs et de dirigeants qui ont précédé la sortie retentissante de ChatGPT, fin 2022. Le procès a déjà donné deux semaines d'auditions saisissantes. Le cofondateur Greg Brockman, dont la participation dans OpenAI est estimée à 30 milliards de dollars sans avoir investi un centime, a été malmené sur ses carnets de 2017, révélant son désir de "gagner de l'argent" et ses scrupules sur la stratégie menée par Sam Altman. Il a ensuite rééquilibré son image en décrivant les manipulations d'un Elon Musk prêt à tout pour obtenir "le contrôle absolu" du laboratoire d'IA et concurrencer celui de Google. Avant lui, Elon Musk s'était dépeint en bienfaiteur désintéressé, soucieux que le développement de l'IA, susceptible de détruire l'humanité, échappe à la pression du profit, avant d'être trahi par ses protégés. L'homme le plus riche du monde a annoncé mercredi un partenariat majeur avec Anthropic, le rival numéro un d'OpenAI.
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