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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

30.05.2026 à 10:11

FRANCE24
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Cette semaine, en arrivant comme d'habitude au centre de réunions du village, ce dirigeant communautaire de 73 ans a trouvé le toit en tôle du bâtiment éventré par une nouvelle attaque de drones chargés d'explosifs, fréquentes dans la commune de Suarez. La Colombie traverse la pire flambée de violence de la dernière décennie: de nombreux dirigeants communautaires ont été assassinés, des civils ont péri dans des attentats, l'armée et la police sont la cible d'attaques à répétition et un prétendant à la présidence a été tué l'an dernier sur une place publique. C'est dans ce contexte que les habitants de Suarez, 34.000 âmes, choisiront dimanche le successeur de Gustavo Petro, premier dirigeant de gauche de l'histoire du pays, qui a tenté en vain de négocier la paix avec les groupes armés. "Les enfants, dès qu'ils voient un hélicoptère (…) qu'ils entendent le moindre bruit, s'écrient immédiatement +la guerre arrive, la guerre arrive !+", constate tristement M. Moran, interrogé par l'AFP. "Ils sont traumatisés", se désole-t-il. Entourée de montagnes couvertes de nuages et de végétation tropicale, cette petite ville rurale du département du Cauca se trouve à proximité d'une base militaire régulièrement prise pour cible par des guérilléros dissidents qui se sont écartés de l'accord de paix signé en 2016 entre l'Etat et les Farc. Peuplée majoritairement d'afro-descendants et d'indigènes, Suarez est sous la menace constante des membres de l'organisation dirigée par Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché du pays. Plusieurs organisations criminelles s'affrontent dans cette zone pour le contrôle de l'exploitation minière illégale et du narcotrafic, dans un pays qui est le premier producteur mondial de cocaïne. "Le problème, c'est que nous, nous sommes coincés au milieu", déplore M. Moran. Violence "hors de contrôle" Lors de la présidentielle de dimanche s'affronteront deux visions opposées sur la manière d'en finir avec un conflit armé vieux de six décennies en Colombie. Le favori des sondages pour le premier tour, le sénateur de gauche Ivan Cepeda, mise sur la poursuite de la politique de "paix totale" de Petro, critiquée par l'opposition qui la juge trop indulgente envers les groupes armés. Son principal rival, l'avocat de droite Abelardo de la Espriella, s'engage au contraire à affronter les organisations d'une main de fer. Il prévoit notamment de supprimer le tribunal issu de l'accord avec les Farc, qui juge les pires crimes du conflit avec des peines alternatives à la prison pour ceux qui avouent la vérité. Quel que soit le vainqueur du scrutin, Flor Valencia, espère que "qu'il puisse apporter un peu de paix et de tranquillité". Quand les explosions "commencent à retentir, on a envie de pleurer de désespoir" et "les enfants ont très peur", explique cette employée de l'école, qui raconte comment elle essaie de protéger les élèves des balles. L'année dernière, Suarez a subi 77 attaques à l'explosif et au drone, visant principalement la base militaire et le commissariat de police même si les civils sont régulièrement touchés, assure le maire César Ceron. La violence est "hors de contrôle", ajoute‑t‑il. Dans un hôtel face au commissariat, les employés sont désespérés par les attaques à la voiture piégée et au drone. "Les touristes, par peur de la violence, ne veulent pas séjourner chez nous", se plaint Tania Cervantes, gérante de l'établissement. "Que la paix arrive, s'il vous plaît", implore la jeune femme de 25 ans. C'est à Suarez qu'est née Francia Marquez, vice‑présidente de Petro et lauréate en 2018 du prix Goldman, considéré comme le Nobel de l'environnement. Elle a survécu à une attaque au fusil et à la grenade en 2019 en représailles à son opposition à l'exploitation minière. Pour le maire de la ville, "le prochain président (…) doit vraiment nous garantir une sécurité totale". Il estime toutefois que la paix ne s'obtient pas "uniquement avec la botte militaire", mais aussi avec des politiques sociales qui "offrent des garanties économiques aux familles".

30.05.2026 à 10:11

FRANCE24
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Bien que les négociations sur cet accord - qui entrera en vigueur en juillet s'il est approuvé par les membres du syndicat - aient été "très intenses", le ton des discussions s'est révélé "beaucoup plus collaboratif", a assuré le responsable lors d'un entretien avec l'AFP. Duncan Crabtree-Ireland est le négociateur en chef du très influent syndicat américain des acteurs, qui compte plus de 160.000 membres issus du cinéma, de la télévision ou des jeux vidéo. "Je pense vraiment que les grèves de 2023, bien qu'elles aient été difficiles pour chacun de nous, ont contribué à relancer la relation entre les studios et les syndicats en général", ajoute-t-il. Les scénaristes américains, rejoints par les acteurs, s'étaient mis en grève pour demander une meilleure rémunération et un encadrement de l'IA. Cette action collective avait paralysé pendant plusieurs mois la production de films et séries américains. Les studios et les plateformes disent désormais mieux comprendre l'importance que revêt l'IA pour les membres du syndicat, et s'accordent sur le fait que la majeure partie du travail doit être réalisée par un humain. - Protection contre l'IA- Mais l'IA suscite "toujours beaucoup d'inquiétudes", affirme Duncan Crabtree-Ireland. Cela s'explique par les progrès technologiques réalisés ces trois dernières années, affirme-t-il citant en exemple le personnage généré par IA, Tilly Norwood. Créée par la société Particle6, elle a fait sensation lors de ses débuts dans un court-métrage diffusé sur les réseaux sociaux en 2025. Le nouvel accord ne ferme pas la porte à l'IA, mais met en place de nouvelles protections contre l'utilisation de certaines formes de cette technologie, que Duncan Crabtree-Ireland classe en deux catégories. D'abord, les répliques numériques où l'IA est utilisée "pour reproduire un artiste vivant ou ayant vécu par le passé". Cette technologie doit avoir "le consentement et une rémunération juste", précise Duncan Crabtree-Ireland. Puis, les répliques synthétiques qui englobent des personnages créés par l'IA "sans se fonder sur une personne réelle qui existe dans le monde, mais sur l'information sur laquelle a été entraînée l'IA", décrit-il. Dans ce cas, la technologie ne représente pas une personne en particulier donc aucun besoin de consentement ou de rémunération. L'accord stipule que les répliques synthétiques ne devront être "utilisées que dans des cas exceptionnels ou des circonstances inhabituelles". Sans aller jusqu'à l'interdiction totale, l'accord crée des conditions "très dissuasives" à leur recours. Une autre mesure de protection concerne le doublage, afin d'empêcher que la voix d'un acteur principal d'un film soit reproduite dans d'autres langues sans son accord.

30.05.2026 à 10:09

FRANCE24
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La Commission européenne dévoilera mercredi un grand plan pour la "souveraineté technologique", au risque de déclencher un nouveau bras de fer avec les Etats-Unis de Donald Trump. Des propositions qui s'inscrivent dans la volonté de l'UE de "reconquérir sa place dans la course mondiale à la puissance géoéconomique", affirme un document de synthèse consulté par l'AFP. L'UE s'inquiète tout particulièrement de sa dépendance écrasante aux géants américains des services informatiques à distrance ou "cloud", Amazon, Microsoft et Google, qui contrôlent 70% du marché européen. En effet, les gouvernements européens redoutent de plus en plus que les services numériques reposant sur des fournisseurs américains, notamment dans la défense, puissent être désactivés via un mécanisme d'arrêt d'urgence (ou "kill switch" en anglais), en cas de crise ouverte avec l'administration Trump. Les responsables européens ont pris soin de ne pas cibler ouvertement les fournisseurs américains, mais ces derniers dominent l'écosystème numérique en Europe à pratiquement tous les niveaux, des services informatiques aux réseaux sociaux en passant par le commerce en ligne. "Nous devons développer nos propres capacités, pour que nos décisions, nos valeurs et notre économie ne puissent plus être influencés par d'autres", a plaidé ce mois-ci Teresa Ribera, une des responsables de la Commission. leçon cuisante Les Européens gardent en tête une leçon cuisante : les sanctions prononcées l'an dernier par Washington contre les juges de la Cour pénale internationale (CPI). L'un d'entre eux, le magistrat français Nicolas Guillou, avait frappé les esprits en racontant s'être retrouvé privé de carte bancaire, car les réseaux de paiement hexagonaux dépendent des groupes américains Visa, Mastercard et American Express. Les Etats-Unis ont déjà mis en garde l'UE contre toute vélléité protectionniste, et les champions technologiques américains affirment que l'Europe aurait tout à perdre à vouloir se passer de leurs services. Dans un entretien à l'AFP en avril, l'ambassadeur américain auprès de l'UE, Andrew Puzder, avait fait valoir qu'entraver les activités des fournisseurs américains dans l'IA ou le cloud ne ferait que priver les Européens "de l'expérience et des innovations développées aux Etats-Unis". Les propositions attendues mercredi vont inclure un texte "sur le développement du cloud et de l'IA", devant faciliter la création dans l'UE d'infrastructures clés, comme les centres de données. Ainsi qu'un "règlement sur les puces électroniques", qui vise à sécuriser l'approvisionnement en semi-conducteurs en réduisant la dépendance aux fournisseurs étrangers. Et enfin, des dispositions pour un recours accru aux logiciels en open source dans les administrations et les services publics. Il ne s'agit pas "de s'attaquer à nos partenaires commerciaux ou de fermer notre marché", assure l'eurodéputé allemand Oliver Schenk, partisan de telles mesures. "L'Europe veut éviter d'être structurellement dépendante de tout acteur extérieur", dit cet élu du PPE (droite). "Pas qu'une question de frontières" Le document consulté par l'AFP, susceptible d'être modifié d'ici mercredi, précise que les 27 pays de l'UE devront conduire des "évaluations des risques en matière de souveraineté" dans le cloud et l'IA, pour "améliorer leur résilience" et identifier les alternatives européennes aux prestataires étrangers. En ce qui concerne les puces électroniques, la Commission veut obtenir le pouvoir d'intervenir dans les chaînes de production en cas de crise. Elle pourrait ainsi obliger les fabricants à suspendre leurs contrats pour "produire en priorité des composants critiques", selon un autre document consulté par l'AFP. Elle propose aussi un système d'achat en commun, pour aider les Etats membres souffrant de "pénuries sévères" à s'approvisionner. Les géants américains de la tech, eux, cherchent à montrer patte blanche. "Il n'y a aucun +kill switch+", a assuré à l'AFP Aaron Cooper, de la Business Software Alliance, une des principales organisations défendant les intérêts du secteur technologique. "La souveraineté numérique n'est pas qu'une question de frontières", insiste également Ana Paula Assis, responsable d'IBM pour l'Europe, ajoutant que son entreprise aide ses clients à "conserver l'autorité sur l'ensemble de leur parc informatique". Et Ben Brake, dirigeant de DOT Europe, organisme qui compte Amazon et Apple parmi ses adhérents, estime que "s'en prendre aux entreprises américaines (...) n'aidera pas l'Europe à se redresser en matière d'innovation et de compétitivité".

30.05.2026 à 10:07

FRANCE24
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En fonctions depuis 2018, M. Abiy est le premier Oromo, le plus nombreux des quelque 80 peuples de l’Éthiopie, à diriger l'exécutif du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique. Dans un État qui a longtemps marginalisé les Oromo, c'est une fierté pour les habitants de Beshasha, petite localité rurale d'un peu plus de 8.000 habitants aujourd'hui, où Abiy Ahmed est né le 15 août 1976 dans un milieu modeste. L'accession au pouvoir d'Abiy Ahmed, choisi à l'époque par une coalition dirigeante très contestée dans la rue, notamment par la population oromo, "était complètement inattendue", explique à l'AFP Haider Fayidi, 29 ans, qui tient une échoppe de vêtements et parfums. "Auparavant, on nous répétait sans cesse qu'un Oromo ne pourrait jamais accéder au pouvoir. On n'aurait jamais imaginé que le dirigeant de l’Éthiopie viendrait de cette ville", ajoute-t-il. Représentant environ un tiers des 130 millions d’Éthiopiens, les Oromo ont longtemps vu leurs revendications identitaires, politiques, culturelles et linguistiques étouffées par les divers régimes qui se sont succédé depuis le XIXe siècle à la tête de l’Éthiopie moderne. A environ 400 km au sud-ouest de la capitale fédérale Addis Abeba, Beshasha, où l'AFP a pu se rendre accompagnée en permanence d'un représentant de district, est située dans une zone de culture du café à flanc de colline. Malgré sa taille modeste, la localité profite des projets et chantiers de modernisation des grandes villes et de certains territoires reculés portés par M. Abiy. Des habitations et une bibliothèque sortent de terre, de nombreuses petites boutiques flambant neuves s'alignent au bord de la route au tarmac impeccablement lisse venant de Jimma, la grande ville des environs. "On ne s'attendait même pas à ce que de telles routes soient construites ici. En seulement huit ou neuf mois, ont été achevés des projets qui ont complètement transformé la région", se félicite Haider Fayidi. "Grands progrès" Lui aussi originaire de Beshasha, Abdulqadir Abagaron a connu Abiy Ahmed avant qu'il ne devienne Premier ministre et fait part de sa "joie" que le chef de l'exécutif vienne de la région. "C'était vraiment un enfant exceptionnel. Déjà à cette époque, il œuvrait sans relâche pour la paix", affirme ce fermier de 59 ans. En 2019, M. Abiy s'est vu décerner le prix Nobel de la paix pour ses efforts de réconciliation entre l’Éthiopie et l’Érythrée voisine, après deux décennies de conflit meurtrier (1998-2000) puis de relations acrimonieuses. Mais la guerre qu'il a menée entre 2020 et 2022 dans l’État régional du Tigré entré en dissidence, qui a fait au moins 600.000 morts, ont fait pâlir son étoile d'homme de paix. Et ces trois dernières années, les relations sont à nouveau tendues avec l’Érythrée, faisant craindre un nouveau conflit. A l'international et dans une partie de l’Éthiopie, les critiques contre un pouvoir jugé de plus en plus autocratique ont fait oublier la période de grâce ayant accompagné l'arrivée de M. Abiy aux commandes, porteuse d'espoir après trois décennies de gouvernement autoritaire. Mais à Beshasha, "l'Abiymania" reste bien bien vivante. Tous les habitants interrogés par l'AFP affirment qu'ils voteront pour Abiy Ahmed, candidat à la députation dans la circonscription englobant Beshasha. C'est dans sa ville natale qu'il votera le 1er juin et quelques jours avant avant son arrivée, des dizaines d'habitants, balais en main, nettoyaient les rues. Sur les devantures des boutiques sont collées de nombreuses affiches montrant des épis de blé, symbole du Parti de la prospérité (PP) que le Premier ministre a fondé peu après son arrivée au pouvoir et qui détient 96% des sièges dans le Parlement sortant. Pour Fuad Raya, administrateur du district depuis presque deux ans, ce soutien populaire est dû aux "grands progrès (économiques) qui ont été réalisés".

30.05.2026 à 09:51

FRANCE24
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Considéré comme l'écrivain cubain vivant le plus lu au monde, Leonardo Padura, 70 ans, reçoit l'AFP à l'Institut Cervantes à Paris, où il présente la traduction française de son roman "Aller à La Havane" (éditions Métailié). Son île, qui vit sous embargo américain depuis 1962, traverse une profonde crise économique, aggravée depuis plusieurs mois par le blocus pétrolier imposé par Washington et d'autres sanctions économiques américaines. S'il se refuse initialement à parler de la situation actuelle de Cuba, sur laquelle il est sans cesse interrogé depuis son arrivée en France, l'écrivain finit par l'évoquer, comme rattrapé par cette réalité qui s'invite dans son travail quotidien. "À Cuba, peu importe si ta situation économique te permet d'avoir un rapport différent à la réalité. La réalité ne frappe pas à la porte, elle l'ouvre et entre chez toi", dit-il. "Lorsqu'il y a une coupure (de courant), je peux passer une journée à attendre d'avoir une connexion internet ou des données mobiles et pouvoir avancer dans mon travail", raconte l'écrivain, qui se dit toutefois "privilégié" par rapport à la majorité de la population. "Je disais à mon frère il y a quelques jours: +Chaque fois que nous prenons la voiture, ce n'est pas un trajet de plus que l'on fait, mais un de moins puisqu'on ne sait pas quand on aura à nouveau de l'essence+". Réalité "douloureuse" Ecrire "Aller à La Havane", dans lequel il retrace l'histoire de sa ville natale, était pour lui une "dette", un "besoin" qu'il a comblé en 2024. Deux ans plus tard, s'il devait écrire un livre sur La Havane d'aujourd'hui, comment la décrirait-il ? "Il y a un peu plus de délabrement, mais, pour l'essentiel, la ville et les besoins des gens restent les mêmes. Peut-être que tout cela s'est aggravé ces deux dernières années, depuis que j'ai écrit le livre", dit-il. "Il y a dix ans, que se passait-il à Cuba ? Il y avait un concert des Rolling Stones, (Barack) Obama était en visite à Cuba, un match de baseball entre l'équipe cubaine et celles des Ligues majeures" américaines, se souvient-il. Au regard de la situation actuelle, "c'est comme si nous étions deux pays différents". Elu président des Etats-Unis en 2017 puis à nouveau en 2025, Donald Trump applique une stratégie de "pression maximale" envers l'île communiste. Leonardo Padura craint que Washington ne finisse par lancer une opération militaire, voire des bombardements, dont les "dommages collatéraux" seraient "terribles". Et s'il devait situer une histoire dans une Havane du futur ? "Je ne sais pas à quoi pourrait ressembler La Havane de demain ou d'après-demain", dit-il: "L'avenir est un immense point d'interrogation pour tout le monde et l'incertitude est universelle. Mais, dans le cas cubain, c'est une réalité très palpable, très douloureuse, et qui est là, face à nous".

30.05.2026 à 09:43

FRANCE24
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Cet esprit encyclopédique, politiquement à gauche, restait toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque. L'originalité de ce juif laïque, qui se percevait comme un "braconnier du savoir", a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire, afin d'affronter "la complexité du réel". On l'appelait "le penseur planétaire" car il a visé, à travers le concept de "pensée complexe", à "relier ce qui, dans notre perception habituelle, ne l'est pas", à identifier "ce qui nous unit comme êtres humains". "Optipessimiste" Edgar Morin estimait que plus s'aggravent les risques de crises (liées à la dissémination des armes nucléaires, à la dégradation de la biosphère ou à la dérégulation de l'économie), plus s'accroissent les chances de solutions. À la question, qu'on lui a très souvent posée, de savoir s'il était un optimiste ou un pessimiste, il répondait en 2005 : "Je suis un +optipessimiste+ (...), j'espère sur un fond de désespérance". Quatorze ans plus tard, il le formulait différemment: "j'ai gardé mes inspirations adolescentes tout en perdant mes illusions. Je ne crois plus à aucune promesse, aucun avenir radieux, aucun messie". Edgar Nahoum naît enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. Ses parents ont un magasin de textile. La mort de sa mère alors qu'il a 10 ans le hantera toute sa vie. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin. Avec des licences (histoire, géographie et droit) pour bagage académique hérité de la Seconde Guerre mondiale, il publie son premier livre "L'An zéro de l'Allemagne" en 1946. Il fait du journalisme, entre au CNRS en 1950. Il y sera directeur de recherches de 1970 à 1993, puis directeur émérite. Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie. En 1969, son audience s'élargit avec "La Rumeur d'Orléans", ouvrage sur un phénomène antisémite français. Précurseur de la "sociologie du présent", il va alors s'intéresser à des phénomènes jusque-là peu étudiés par la sociologie traditionnelle: cinéma, nouvelles technologies, sport, métamorphose des campagnes françaises, aspirations de la jeunesse, etc. À la fois historien, philosophe et scientifique, il tente de briser les frontières entre les disciplines. Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrit: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme". Cause palestinienne Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits. En 2024, il publiait encore quatre livres et continuait de produire des tribunes de presse. Parmi ses écrits figurent une biographie familiale, "Vidal et les siens" (1989, reprenant le prénom de son père), et un texte poignant sur sa femme, morte en 2008, "Edwige, l'inséparable". Ayant perçu très tôt l'importance des enjeux écologiques, il signe en 1992 "Terre-Patrie" et, en 2007, "L'an I de l'ère écologique", un dialogue avec Nicolas Hulot. Edgar Morin a été au cœur d'une affaire ayant fait couler beaucoup d'encre: coauteur d'un article en 2002 affirmant que "les juifs qui furent les victimes d'un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens", il est poursuivi pour antisémitisme par deux associations. Il gagne en cassation. En 2012, il débat avec le futur président Hollande sur les "pistes pour sortir de la crise de civilisation", devenu un livre. "Le progrès des connaissances a suscité une régression de la pensée", écrivait-il dans Le Monde en 2024 appelant à la "résistance de l'esprit" aux "asservissements, aux ignominies et aux mensonges". On a pu pendant longtemps croiser ce père de deux filles faire ses courses en toute simplicité dans le centre de Paris, casquette de marin vissée sur le crâne et sourire aux lèvres, avant qu'il ne déménage, à 97 ans, à Montpellier (Hérault), heureux de "sortir au soleil" et de "faire la causette avec des voisins" (Le Monde, 2019).

30.05.2026 à 09:40

Pauline ROUQUETTE
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Alors que plusieurs organismes alertent sur la santé mentale des jeunes, proches et professionnels veulent se former pour ne plus se sentir démunis. France 24 a assisté à une formation aux premiers secours en santé mentale dédiée à la souffrance psychique endurée sous diverses formes par les jeunes.
Texte intégral (764 mots)
Alors que plusieurs organismes alertent sur la santé mentale des jeunes, proches et professionnels veulent se former pour ne plus se sentir démunis. France 24 a assisté à une formation aux premiers secours en santé mentale dédiée à la souffrance psychique endurée sous diverses formes par les jeunes.

30.05.2026 à 09:22

FRANCE 24
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Les Maltais sont appelés aux urnes samedi pour des élections législatives anticipées convoquées par le Premier ministre Robert Abela, qui devraient se traduire par un quatrième mandat consécutif pour le gouvernement travailliste. Les premiers résultats du vote sont attendus dimanche après-midi.
Texte intégral (764 mots)
Les Maltais sont appelés aux urnes samedi pour des élections législatives anticipées convoquées par le Premier ministre Robert Abela, qui devraient se traduire par un quatrième mandat consécutif pour le gouvernement travailliste. Les premiers résultats du vote sont attendus dimanche après-midi.

30.05.2026 à 09:21

FRANCE24
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Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science. "Jusqu’à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Aujourd’hui, le vide qu’il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté. Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque. Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits. L'originalité de ce juif laïque, qui se percevait comme un "braconnier du savoir", a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. À la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines. Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme". Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin. Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.
Lire plus (359 mots)
Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle et se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science. "Jusqu’à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, aux autres, et aux grands enjeux humains qui ont nourri sa pensée", a indiqué son épouse, Sabah Abouessalam Morin, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Aujourd’hui, le vide qu’il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux êtres et aux idées, son exigence morale et son espérance continuent de nous accompagner", a-t-elle ajouté. Malgré son grand âge, Edgar Morin était toujours présent et écouté dans le débat intellectuel. Car ses réflexions sur le changement de nos modes de vie, alors que s'accélère la mondialisation, disent beaucoup sur notre époque. Docteur honoris causa de 38 universités étrangères, il a écrit une quarantaine d'ouvrages, largement traduits. L'originalité de ce juif laïque, qui se percevait comme un "braconnier du savoir", a été de refuser la parcellisation de la connaissance, au profit d'une vision culturelle et scientifique pluridisciplinaire. À la fois historien, philosophe et scientifique, il a tenté de briser les frontières entre les disciplines. Dans le cinquième volume de son maître-livre, qui en compte six, "La Méthode", il écrivait: "Plus nous connaissons l'humain, moins nous le comprenons. Les dissociations entre disciplines le fragmentent, le vident de vie, de chair, de complexité et certaines sciences réputées humaines vidangent même la notion d'homme". Edgar Nahoum était né enfant unique le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive originaire de Salonique en Grèce, émigrée à Paris. En 1941, il rejoint le Parti communiste et entre dans la Résistance sous le pseudonyme de Morin. Il frappe les esprits en publiant en 1959 "Autocritique", qui relate son exclusion du PCF, dont il a été un des cadres, et ses propres aveuglements face au stalinisme. Il est aussi à cette époque l'un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d'Algérie.

30.05.2026 à 08:43

FRANCE24
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30.05.2026 à 08:42

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Considéré comme un des derniers grands intellectuels français, le sociologue et philosophe Edgar Morin, est mort vendredi à l'âge de 104 ans. Géant de la pensée, marqué politiquement à gauche, cet ancien résistant était l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont "La Méthode", largement traduits dans le monde occidental. 
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Considéré comme un des derniers grands intellectuels français, le sociologue et philosophe Edgar Morin, est mort vendredi à l'âge de 104 ans. Géant de la pensée, marqué politiquement à gauche, cet ancien résistant était l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont "La Méthode", largement traduits dans le monde occidental. 

30.05.2026 à 08:17

FRANCE24
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"On a zéro vision du futur pour l'instant", confie Cécile de Taffin, une vigneronne de 42 ans, qui dirige, avec son mari, le Château l'Insoumise à Saint-André-de-Cubzac, au nord de Bordeaux. Face à des ventes en baisse continue depuis 2018, le couple se résout à réduire son vignoble, passant de 25 à 17 hectares en quelques années, et réfléchit à une production parallèle pour renflouer les caisses. Avec le kiwi, "il y a un véritable marché à prendre en France. Et c'est plus rentable que la vigne", glisse Mme de Taffin. Ils se contenteront d'un hectare cette année, car leur trésorerie est faible et l'investissement très important. Le Bordelais, premier vignoble AOC de France, traverse une crise profonde, marquée par une baisse durable de la consommation de vin, en particulier des rouges, et un essoufflement des débouchés à l'export. Peinant à écouler leurs stocks, nombre de viticulteurs ont recouru à des plans d'arrachage subventionnés. Depuis 2023, plus de 20.000 hectares du vignoble ont disparu, plongeant sa surface à 86.000 hectares, la plus basse depuis 1986, selon le CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux). "Impasse de la monoculture" Face à cet "effondrement structurel" et à "l'impasse de la monoculture", la diversification "est l'unique condition de survie", soutient la chambre d'agriculture départementale. Dans l'Entre-deux-Mers, vaste zone comprise entre la Dordogne et la Garonne subissant la crise de plein fouet, Fabien Bougès a lancé en 2021 un élevage de 700 poules pondeuses. "C'est ce qui sauve aujourd'hui l'exploitation", confie ce viticulteur de 42 ans installé près de La Réole. Depuis 2020, son activité viticole perd environ 100.000 euros de chiffre d'affaires par an. Il en récupère 70.000 euros avec la vente d'oeufs. "Le modèle 100% vigne est trop fragile, d'autant qu'on ne maîtrise pas la valorisation du produit", témoigne le quadragénaire en cave coopérative, fustigeant les marges "entre 40 et 80% de la grande distribution". Pour l'avenir, il souhaite favoriser la vente directe avec ses oeufs et l'huile des oliviers qu'il a plantés. Cette philosophie de la diversification et la "valorisation maximale du produit", Olivier Reumaux, 63 ans, l'a instinctivement adoptée depuis des décennies, balayant cette "croyance très ancrée dans le Bordelais consistant à considérer la viticulture comme l'aristocratie de l'agriculture". "Révolution" En reprenant dans les années 1990 l'exploitation viticole de son père, il s'est en parallèle lancé dans le maraîchage en vente directe, une activité qui représente aujourd'hui 50% de son chiffre d'affaires. Basé à Camblanes-et-Meynac, également dans l'Entre-deux-Mers, il estime "s'en sortir beaucoup mieux que les autres" et arrive presque à compenser en légumes les diminutions de ventes de vin. "Il faut sans cesse se réinventer et s'adapter au marché", soutient l'agriculteur qui produit déjà une cinquantaine de légumes et se lance dans les fruits rouges. Mais contrairement à la vigne qui pousse partout et n'a presque pas besoin d'irrigation, il faut, pour se diversifier, "prendre en compte la qualité des sols, très inégale en Gironde, et la ressource en eau", explique à l'AFP Géraud Peylet, chargé de l'accompagnement à la diversification à la chambre d'agriculture. "Il n'y a pas une solution miracle pour tous", insiste-t-il, pointant aussi le besoin de se former, les difficultés psychologiques d'un changement de mode de vie, ou encore l'important investissement financier. Certains ont pu utiliser les aides à l'arrachage du CIVB et de l'Etat destinées à la diversification (6.000 euros/hectare). La région Nouvelle-Aquitaine a également accompagné à ce jour 45 projets de diversification pour un montant de 1,4 million d'euros. La diversification devient économiquement intéressante pour un territoire "si elle s'inscrit dans une stratégie collective et accompagnée, et non dans une succession d'initiatives isolées", soutient la chambre d'agriculture. Le mouvement est déjà lancé, estime M. Peylet, pour qui la Gironde vit "une révolution de son agriculture qui va durer plusieurs années".
Texte intégral (643 mots)
"On a zéro vision du futur pour l'instant", confie Cécile de Taffin, une vigneronne de 42 ans, qui dirige, avec son mari, le Château l'Insoumise à Saint-André-de-Cubzac, au nord de Bordeaux. Face à des ventes en baisse continue depuis 2018, le couple se résout à réduire son vignoble, passant de 25 à 17 hectares en quelques années, et réfléchit à une production parallèle pour renflouer les caisses. Avec le kiwi, "il y a un véritable marché à prendre en France. Et c'est plus rentable que la vigne", glisse Mme de Taffin. Ils se contenteront d'un hectare cette année, car leur trésorerie est faible et l'investissement très important. Le Bordelais, premier vignoble AOC de France, traverse une crise profonde, marquée par une baisse durable de la consommation de vin, en particulier des rouges, et un essoufflement des débouchés à l'export. Peinant à écouler leurs stocks, nombre de viticulteurs ont recouru à des plans d'arrachage subventionnés. Depuis 2023, plus de 20.000 hectares du vignoble ont disparu, plongeant sa surface à 86.000 hectares, la plus basse depuis 1986, selon le CIVB (Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux). "Impasse de la monoculture" Face à cet "effondrement structurel" et à "l'impasse de la monoculture", la diversification "est l'unique condition de survie", soutient la chambre d'agriculture départementale. Dans l'Entre-deux-Mers, vaste zone comprise entre la Dordogne et la Garonne subissant la crise de plein fouet, Fabien Bougès a lancé en 2021 un élevage de 700 poules pondeuses. "C'est ce qui sauve aujourd'hui l'exploitation", confie ce viticulteur de 42 ans installé près de La Réole. Depuis 2020, son activité viticole perd environ 100.000 euros de chiffre d'affaires par an. Il en récupère 70.000 euros avec la vente d'oeufs. "Le modèle 100% vigne est trop fragile, d'autant qu'on ne maîtrise pas la valorisation du produit", témoigne le quadragénaire en cave coopérative, fustigeant les marges "entre 40 et 80% de la grande distribution". Pour l'avenir, il souhaite favoriser la vente directe avec ses oeufs et l'huile des oliviers qu'il a plantés. Cette philosophie de la diversification et la "valorisation maximale du produit", Olivier Reumaux, 63 ans, l'a instinctivement adoptée depuis des décennies, balayant cette "croyance très ancrée dans le Bordelais consistant à considérer la viticulture comme l'aristocratie de l'agriculture". "Révolution" En reprenant dans les années 1990 l'exploitation viticole de son père, il s'est en parallèle lancé dans le maraîchage en vente directe, une activité qui représente aujourd'hui 50% de son chiffre d'affaires. Basé à Camblanes-et-Meynac, également dans l'Entre-deux-Mers, il estime "s'en sortir beaucoup mieux que les autres" et arrive presque à compenser en légumes les diminutions de ventes de vin. "Il faut sans cesse se réinventer et s'adapter au marché", soutient l'agriculteur qui produit déjà une cinquantaine de légumes et se lance dans les fruits rouges. Mais contrairement à la vigne qui pousse partout et n'a presque pas besoin d'irrigation, il faut, pour se diversifier, "prendre en compte la qualité des sols, très inégale en Gironde, et la ressource en eau", explique à l'AFP Géraud Peylet, chargé de l'accompagnement à la diversification à la chambre d'agriculture. "Il n'y a pas une solution miracle pour tous", insiste-t-il, pointant aussi le besoin de se former, les difficultés psychologiques d'un changement de mode de vie, ou encore l'important investissement financier. Certains ont pu utiliser les aides à l'arrachage du CIVB et de l'Etat destinées à la diversification (6.000 euros/hectare). La région Nouvelle-Aquitaine a également accompagné à ce jour 45 projets de diversification pour un montant de 1,4 million d'euros. La diversification devient économiquement intéressante pour un territoire "si elle s'inscrit dans une stratégie collective et accompagnée, et non dans une succession d'initiatives isolées", soutient la chambre d'agriculture. Le mouvement est déjà lancé, estime M. Peylet, pour qui la Gironde vit "une révolution de son agriculture qui va durer plusieurs années".

30.05.2026 à 07:19

FRANCE 24
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La France attend samedi la fin de son premier épisode de fortes chaleurs de l'année, l'ouest de l'Hexagone étant déjà repassé en vigilance jaune. À trois semaines du début de l'été, les préoccupations, quant au niveau de préparation du pays aux prochaines canicules, restent nombreuses.
Texte intégral (643 mots)
La France attend samedi la fin de son premier épisode de fortes chaleurs de l'année, l'ouest de l'Hexagone étant déjà repassé en vigilance jaune. À trois semaines du début de l'été, les préoccupations, quant au niveau de préparation du pays aux prochaines canicules, restent nombreuses.

30.05.2026 à 06:56

Marc DAOU
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Les États-Unis disposent de stocks d'armes plus que suffisants et sont "plus que capables" de redémarrer la guerre contre l'Iran, a affirmé samedi le chef de la diplomatie américaine, Pete Hegseth, alors que Donald Trump a dit ⁠vendredi qu'il se prononcerait rapidement sur un éventuel accord avec Téhéran. Suivez notre direct.
Texte intégral (643 mots)
Les États-Unis disposent de stocks d'armes plus que suffisants et sont "plus que capables" de redémarrer la guerre contre l'Iran, a affirmé samedi le chef de la diplomatie américaine, Pete Hegseth, alors que Donald Trump a dit ⁠vendredi qu'il se prononcerait rapidement sur un éventuel accord avec Téhéran. Suivez notre direct.

30.05.2026 à 06:41

FRANCE24
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"Le président Trump est toujours en excellente santé et présente des fonctions cardiaques, pulmonaires, neurologiques et physiques générales solides", a déclaré le médecin présidentiel, le capitaine de la marine Sean Barbabella, le jugeant "pleinement apte à exercer toutes les fonctions de commandant en chef et de chef de l'Etat". Le rapport de trois pages rend compte de l'examen médical et des tests diagnostiques effectués mardi sur Donald Trump à l'hôpital militaire Walter Reed, près de Washington. Selon le capitaine Barbabella, l'âge cardiaque de Trump est "d'environ 14 ans plus jeune que son âge chronologique", et le président a obtenu "30 sur 30" à l'évaluation cognitive. Donald Trump mesure 1,91 mètre et pèse 108 kg, contre 101,6 kg lors de son bilan de santé d'avril 2025. "Des conseils préventifs ont été prodigués, notamment des recommandations en matière d'alimentation, la prise d'aspirine à faible dose, une augmentation de l'activité physique et la poursuite de la perte de poids", indique le texte. Trump, qui aura 80 ans le 14 juin, prend trois médicaments, dont deux destinés à contrôler son taux de cholestérol et le troisième, de l'aspirine, à des fins de "prévention cardiaque". Cicatrice à l'oreille Le rapport mentionne également "une cicatrice à l'oreille droite correspondant à une blessure par balle antérieure", héritage de la tentative d'assassinat de Donald Trump, alors candidat à la présidence, lors d'un meeting électoral en Pennsylvanie en 2024. L'examen de mardi est le troisième depuis son investiture le 20 janvier 2025, soit un rythme semestriel de visites médicales jusqu'ici, plutôt que la cadence annuelle habituelle. "Tout s'est PARFAITEMENT bien passé", avait écrit M. trump mardi après ces examens. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le dirigeant américain présente à la main droite un hématome persistant, recouvert de maquillage, que le rapport rendu public vendredi attribue "à des poignées de main fréquentes" alliées à "la prise d'aspirine à des fins de prévention cardiovasculaire". La Maison Blanche a également révélé que Donald Trump souffrait d'insuffisance veineuse chronique, une affection répandue et bénigne, causant des gonflements ou encore des crampes. Le président a réduit le rythme de ses déplacements aux Etats-Unis par rapport à son premier mandat, mais maintient une cadence plutôt soutenue de voyages à l'étranger et répond fréquemment à la presse. Pendant son premier mandat, il avait été accusé de manquer de transparence sur sa santé, en particulier au moment où il avait été hospitalisé après avoir contracté le Covid-19 en octobre 2020. L'état de forme du président américain ne suscite pas dans l'opinion publique des interrogations aussi soutenues que celui de Joe Biden à la fin de son mandat, quand le démocrate multipliait les chutes ou les confusions. Mais de nombreux Américains ont des doutes sur ses facultés. Dans un récent sondage Washington Post/ABC News/Ipsos, 59% des personnes interrogées jugent que Donald Trump n'a pas les capacités mentales de diriger le pays et 55% qu'il n'a pas la santé physique nécessaire. Le président américain assure, lui, être en pleine forme. "Je me sens comme il y a cinquante ans. C'est dingue", a-t-il lancé le 12 mai.
Texte intégral (542 mots)
"Le président Trump est toujours en excellente santé et présente des fonctions cardiaques, pulmonaires, neurologiques et physiques générales solides", a déclaré le médecin présidentiel, le capitaine de la marine Sean Barbabella, le jugeant "pleinement apte à exercer toutes les fonctions de commandant en chef et de chef de l'Etat". Le rapport de trois pages rend compte de l'examen médical et des tests diagnostiques effectués mardi sur Donald Trump à l'hôpital militaire Walter Reed, près de Washington. Selon le capitaine Barbabella, l'âge cardiaque de Trump est "d'environ 14 ans plus jeune que son âge chronologique", et le président a obtenu "30 sur 30" à l'évaluation cognitive. Donald Trump mesure 1,91 mètre et pèse 108 kg, contre 101,6 kg lors de son bilan de santé d'avril 2025. "Des conseils préventifs ont été prodigués, notamment des recommandations en matière d'alimentation, la prise d'aspirine à faible dose, une augmentation de l'activité physique et la poursuite de la perte de poids", indique le texte. Trump, qui aura 80 ans le 14 juin, prend trois médicaments, dont deux destinés à contrôler son taux de cholestérol et le troisième, de l'aspirine, à des fins de "prévention cardiaque". Cicatrice à l'oreille Le rapport mentionne également "une cicatrice à l'oreille droite correspondant à une blessure par balle antérieure", héritage de la tentative d'assassinat de Donald Trump, alors candidat à la présidence, lors d'un meeting électoral en Pennsylvanie en 2024. L'examen de mardi est le troisième depuis son investiture le 20 janvier 2025, soit un rythme semestriel de visites médicales jusqu'ici, plutôt que la cadence annuelle habituelle. "Tout s'est PARFAITEMENT bien passé", avait écrit M. trump mardi après ces examens. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le dirigeant américain présente à la main droite un hématome persistant, recouvert de maquillage, que le rapport rendu public vendredi attribue "à des poignées de main fréquentes" alliées à "la prise d'aspirine à des fins de prévention cardiovasculaire". La Maison Blanche a également révélé que Donald Trump souffrait d'insuffisance veineuse chronique, une affection répandue et bénigne, causant des gonflements ou encore des crampes. Le président a réduit le rythme de ses déplacements aux Etats-Unis par rapport à son premier mandat, mais maintient une cadence plutôt soutenue de voyages à l'étranger et répond fréquemment à la presse. Pendant son premier mandat, il avait été accusé de manquer de transparence sur sa santé, en particulier au moment où il avait été hospitalisé après avoir contracté le Covid-19 en octobre 2020. L'état de forme du président américain ne suscite pas dans l'opinion publique des interrogations aussi soutenues que celui de Joe Biden à la fin de son mandat, quand le démocrate multipliait les chutes ou les confusions. Mais de nombreux Américains ont des doutes sur ses facultés. Dans un récent sondage Washington Post/ABC News/Ipsos, 59% des personnes interrogées jugent que Donald Trump n'a pas les capacités mentales de diriger le pays et 55% qu'il n'a pas la santé physique nécessaire. Le président américain assure, lui, être en pleine forme. "Je me sens comme il y a cinquante ans. C'est dingue", a-t-il lancé le 12 mai.
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