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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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14.08.2026 à 09:07

FRANCE24
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Pour la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, il y a un "risque majeur d'une crise humaine inédite à l'automne". La Confédération paysanne, troisième syndicat, prévient que les "braises de la colère" pourraient se raviver. Mais les solutions proposées sont bien différentes. Habituée des actions coup de poing, la Coordination rurale appelle notamment à irriguer sans respecter les restrictions et à la réintroduction de pesticides interdits. Quand la Confédération paysanne appelle à une "bifurcation agroécologique indispensable" et soutient les appels à manifester en octobre contre les pesticides. Interrogé sur l'adaptation des fermes au changement climatique, le président de la FNSEA, syndicat dominant, a affirmé qu'elle était en cours mais prendrait des années. "Avant de parler du moyen et long terme, encore faut-il survivre à cette crise", a ajouté Arnaud Rousseau, tout en assurant ultérieurement que son syndicat n'a pas pour l'instant en tête de manifester. Injonctions "contradictoires" Pour Claire Ruault, sociologue spécialiste de l'agriculture, le contexte "exacerbe les clivages idéologiques" et entraîne plus des réponses d'urgence pour "compenser financièrement au lieu d'une réflexion globale sur l'adaptation en prenant en compte la complexité du monde agricole". "On demande aux agriculteurs de changer depuis la période de modernisation de l'après-guerre. Ce qui est différent aujourd'hui, c'est que les orientations ne sont pas claires", ajoute la coordinatrice du Gerdal, association de recherche sur le développement agricole. "Il y a des objectifs de maintien de la productivité, des exportations sur un marché ultra compétitif. Les agriculteurs doivent produire beaucoup, à bas coût. C'est assez peu compatible avec les exigences de la transition agro-écologique affichées par ailleurs par le gouvernement mais pour lesquelles les moyens ne sont pas en adéquation". Pour la sociologue, le malaise dans les fermes face à ces injonctions contradictoires est renforcé par une "culpabilisation individuelle" des agriculteurs, face aux résultats d'études sur les dangers de résidus de pesticides, d'additifs ou de PFAS dans les produits. "Déconnexion" Pour Eve Fouilleux, directrice de recherche au CNRS en science politique, "les politiques publiques ont favorisé depuis des décennies l'agrandissement et l'hyperspécialisation des exploitations agricoles par l'utilisation massive d'engrais et de pesticides, ce qui les rend plus vulnérables aux crises tout en générant des problèmes environnementaux et sanitaires majeurs". La sécheresse record et les canicules à répétition vont créer à la rentrée des "situations dramatiques". Les agriculteurs ont "très peu de marges de manoeuvre du fait d'un endettement massif" alors qu'ils sont "en première ligne des conséquences du réchauffement climatique", affirme cette agroéconomiste de formation. Dans les campagnes, nombre d'agriculteurs se disent "assommés" par les pertes et l'inquiétude grandit sur le risque de suicides dans la profession, qui s'est déjà mobilisée trois hivers d'affilée. Si Eve Fouilleux n'exclut pas une mobilisation des agriculteurs indépendante des syndicats - comme en 2024 pour demander des revenus -, ou à l'initiative de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne - comme en 2025 pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine -, elle rappelle que ces mobilisations ont été "récupérées" in fine par l'alliance syndicale dominante de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Selon la chercheuse, "la FNSEA a les ressources politiques et économiques pour mobiliser des troupes et réorienter le débat public autour de la fausse idée selon laquelle la souveraineté alimentaire serait menacée en France. Et donc de défendre ce qu'ils appellent les moyens de production: les pesticides et l'accès prioritaire à l'eau, dans un but principal d'exportation", comme en témoignent les grands thèmes de la loi d'urgence agricole. Les deux chercheuses soulignent que l'alliance a toutefois perdu sa majorité aux dernières élections professionnelles et que les dirigeants de la FNSEA sont "déconnectés" de la base, ce qui participe au malaise des agriculteurs. Claire Ruault ajoute qu'au niveau local, les agriculteurs peinent à construire un point de vue collectif, et à le porter dans leurs interactions avec les autres acteurs, pour alimenter les politiques agricoles. "Quand on interroge les agriculteurs individuellement sur la transition écologique, ils sont massivement pour", souligne Eve Fouilleux, "mais le système ne les incite pas à changer".

14.08.2026 à 08:41

FRANCE24
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Traduite dans de nombreuses langues, la romancière belge explique, dans un entretien à l'AFP, la genèse de son nouveau livre, "L'adolescence du perroquet" (Albin Michel), qui sort le 19 août, et comment elle trouve toujours du plaisir à écrire même si "c'est affreusement difficile". R: J'ai une fascination pour les oiseaux. Ils ont deux façons de me fasciner: par le vol et par la phonation. Le perroquet est le champion absolu de la parole: il parle et comprend ce qu'il dit; il crie et son cri est d'une violence et d'une nocivité extraordinaires; et il peut être un chanteur exceptionnel. Jo, le perroquet du roman, est un gris du Gabon, l'espèce la plus intelligente, qui parle le mieux, mais aussi la plus agressive et perverse. C'est la plus intéressante. R: Je n'en suis pas sûre. S'il y en a une, c'est que l'amour est un sentiment sans morale. Alban, le narrateur, a un amour fou pour cet oiseau, qui ne le lui rend pas. C'est une situation que beaucoup de gens connaissent. L'amour n'est pas un dû. R: L'émotion est encore plus grande. Je suis dans la situation de quelqu'un qui vit une formidable histoire d'amour depuis 34 ans. C'est un tel miracle, mais rien n'est garanti. Je veux me montrer à la hauteur d'une telle histoire d'amour avec les lecteurs. Cela demande de l'investissement. R: D'après ce que j'ai pu voir, mes lecteurs, c'est tout le monde: des gens cultivés ou pas, des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes... Il n'y a vraiment pas de type. Si vous me demandez ce qu'ils aiment dans mes romans, je n'en sais rien. Le style? Je veux y croire. Et on me dit que mes romans permettent très fort l'identification. Beaucoup de lecteurs me disent: "Je me suis reconnu dans votre personnage". R: J'écris trois romans par an. Quand je les écris, je ne sais pas du tout lequel est destiné à la publication. À la fin de l'hiver, je les relis et je fais mon choix. Je m'organise de manière à pouvoir écrire quatre heures par jour. Je commence à 04H00 du matin et je termine à 08H00. Puis je vais chez mon éditeur Albin Michel où je réponds aux nombreuses lettres que je reçois. R: J'ai besoin de commencer ma journée par ce qui est le plus difficile. C'est une très bonne hygiène. Écrire chaque matin me paraît insurmontable, c'est affreusement difficile. Et plus je le fais, plus ça me paraît affreusement difficile. Mais c’est pour ça que j’aime ça. Je ne laisserai à personne d'autre ce plaisir-là. Avec les années, j'ai appris à avoir la sensation physique de l'endroit de mon cerveau où je dois me tenir pour écrire, juste à la frontière entre la folie et ce qui fait sens. Le plus difficile, c'est de trouver l'équivalent verbal au son qu'on a en soi. Eviter les fausses notes. Plus les années passent, plus je m'efforce d'épurer ce son. Depuis mes premiers romans, il s'est considérablement simplifié. Le but n'est pas de faire plus court, il est d'épurer. Dans 30 ans, j'aurai peut-être atteint le stade du haïku, la pierre philosophale.

14.08.2026 à 08:35

FRANCE24
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"Là, ils sont gentils, ils répondent à nos questions... Mais dans six mois, quand la pression médiatique sera retombée, est-ce qu'ils ne nous ressortiront pas un petit alinéa qu'on n'avait pas vu?", poursuit Yves Brugieregarde, un ancien militaire à la retraite, qui a perdu sa maison au Porge. Dans cette commune de 3.500 habitants, 183 habitations ont brûlé - sur les 240 au total - dans l'immense incendie fin juillet qui a parcouru 42.000 hectares et entraîné l'évacuation de 220.000 personnes. Devant un terrain carbonisé, des murets noircis par les flammes sont tout ce qu'il reste de la maison achetée avec sa compagne en 2012. "Tout a brûlé, c'est le néant. Ah si, cette chaise verte en bois et ce parasol, miraculeusement épargnés", sourit-il. Des boules de pétanque ont tellement chauffé qu'elles sont devenues ovales. Un expert de son assurance est déjà passé, mais M. Brugieregarde refuse de signer le constat, qu'il juge "décalé avec la réalité" et envisage de recourir à un expert indépendant, "même si ça nous coûterait très, très cher". "Coefficient de vétusté" L'enjeu est de taille. "Être dédommagé correctement de façon à pouvoir reconstruire notre maison à l'identique et couvrir toutes nos pertes matérielles". Cet artiste sculpteur à ses heures perdues regrette de ne pas avoir pris des photos de sa maison et surtout de ne pas avoir fait réévaluer la valeur de ses biens au fil des ans. "On nous oppose un +coefficient de vétusté", qui fait perdre de la valeur à nos biens. On a le sentiment que nos vies ne valent rien", souffle-t-il, atterré. Pour écarter ce sentiment, la Macif a déployé un bus sur la place centrale du Porge, afin de "court-circuiter la distance du téléphone ou d'une page web". Pendant deux jours, du personnel est présent pour "répondre à toutes les questions de nos sociétaires mais aussi effectuer des remboursements rapides sur présentation de factures", explique Marie-Ghislaine Lacapère, mandataire pour la Nouvelle-Aquitaine. D'autres assurances sont également présentes et France Assureurs tient une permanence depuis le retour, le 3 août, des habitants. "C'est un sinistre particulier, d'une ampleur quasi inégalée, qui pose plusieurs difficultés", explique Guillaume Cadier, expert spécialisé "sinistres majeurs" dans une société intervenant pour le compte des compagnies d'assurance. "Forcer le bras" Il cite notamment des "bâtiments complètement fracassés", mais aussi une "quantité énorme de dossiers à traiter en même temps". "Une des premières questions qu'on nous pose c'est: +Quand il n'y a plus rien, comment on fait?+ Eh bien, on écoute d'abord la personne sinistrée. C'est elle qui connaît le mieux sa maison et pourra nous permettre de reconstituer ce qu'était le bien", relate-t-il. Il y a aussi les observations de l'expert sur place, les plans du bâtiment pouvant être récupérés ailleurs, ce qui avait été déclaré à l'assurance, etc... Il faudra ensuite de longues semaines ou mois pour établir le chiffrage précis, attendu par les sinistrés pour se projeter. Mais cet incendie hors normes provoque aussi des situations plus compliquées à appréhender. Le véhicule de Béatrice, resté au Porge pendant les incendies, "toussote". Elle souhaiterait changer le filtre à particules, mais son "assurance n'a pas forcément de réponse" et parle "d'une franchise de 300 euros". "Vraiment? Aucun geste commercial pour les habitants du Porge?", dit-elle, remontée. Les restaurateurs espèrent aussi faire reconnaître une "perte d'exploitation sans dégâts", alors qu'ils ont dû fermer pendant une dizaine de jours, en plein mois de juillet. "Premier coup de fil, on me dit +Pas de problème+. Deuxième coup de fil, on commence à me parler de tout un tas de documents à fournir, de distance kilométrique avec l'incendie. Je sens qu'ils sont en train de se dérober", déplore Julien Picot, patron d'une brasserie au Porge-Océan. Tous espèrent que le gouvernement, attendu en nombre lundi au Porge, "forcera un peu la main aux assurances", face au plus important incendie en France depuis 1949.

14.08.2026 à 08:25

FRANCE24
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Selon les résultats annoncés vendredi par les autorités électorales, M. Farage, 62 ans, a recueilli 22.239 suffrages contre 9.455 pour son adversaire, soit près de 63% des suffrages exprimés, lors de cette partielle dans la station balnéaire vieillotte de Clacton-on-Sea qu'il avait lui-même provoquée et qui a été boycottée par les autres grands partis. Les sondages et les analystes avaient largement anticipé la victoire du héraut du Brexit. Mais le score de Tête-de-Poubelle, qui a recueilli 27% des voix, est beaucoup plus haut que les estimations qui le donnaient à 20%, un score hypothétique déjà considéré comme remarquable. Le taux de participation, lui, s'est établi à 44%, un chiffre inférieur aux 59% enregistrés lors des élections générales de 2024, mais pas inhabituel pour une élection partielle. "Le résultat à Clacton parle de lui-même", a réagi sur X M. Farage, qui n'a pas assisté à l'annonce des résultats. Les partis traditionnels - travaillistes, conservateurs et libéraux-démocrates- avaient décidé de boycotter ce scrutin dès que Nigel Farage avait annoncé le 7 juillet sa démission du Parlement, déclenchant automatiquement cette élection anticipée, et sa candidature. Farage avait décidé de remettre en jeu son siège de député - conquis pour la première fois en juillet 2024, après sept tentatives infructueuses - après avoir été rattrapé par des affaires de dons non déclarés. Le gendarme de l'éthique parlementaire enquête sur un don de cinq millions de livres (5,7 millions d'euros) qu'il a reçu d'un milliardaire ayant fait fortune dans les cryptomonnaies, Christopher Harborne, peu avant son élection comme député à Clacton en juillet 2024. Selon le Times, Farage aurait également reçu un don non déclaré de George Cottrell, entrepreneur en cryptomonnaies condamné pour fraude aux Etats-Unis en 2017. Le "peuple" versus "l'élite" Face à ces enquêtes qui l'ont visiblement déstabilisé et mis le doigt sur sa fortune, Farage a présenté le scrutin comme le "verdict du peuple" contre "l'establishment". "L'establishment a décidé de lancer une offensive tous azimuts contre nous", a affirmé Nigel Farage. "Que le peuple soit mon juge et non l'élite de Westminster". Son parti Reform UK a connu une ascension spectaculaire depuis deux ans, ralliant plusieurs personnalités du parti conservateur. Il a notamment remporté les élections locales en mai, qui ont contribué à la démission du Premier ministre travailliste Keir Starmer, remplacé le 20 juillet par Andy Burnham. Mais Reform a perdu du terrain dans les sondages depuis l'arrivée d'Andy Burnham à Downing Street. Certains commentateurs se demandent s'il n'a pas atteint son pic, alors que les prochaines législatives au Royaume-Uni ne sont pas attendues avant 2029. Cette victoire pourra-t-elle le relancer? Selon plusieurs analystes, catte élection n'a fait que lui fournir un bref répit car l'enquête parlementaire, mise en pause le temps de l'élection, va désormais reprendre. Si elle devait conclure à une faute sérieuse, il pourrait être suspendu du Parlement pour plus de 10 jours, ce qui déclencherait une nouvelle élection à l'issue moins prévisible: les partis traditionnels ont déjà annoncé qu'ils présenteraient alors des candidats. Si Farage a semblé affaibli récemment, le politologue John Curtice estime néanmoins qu'il pourrait encore sortir indemne de ces enquêtes. Et repartir au combat, avec pour principale cible le parti conservateur, qu'il espère "détruire" ou "avaler", après avoir déjà rallié à Reform plusieurs personnalités issues des Tories. Les prochaines législatives au Royaume-Uni ne sont pas attendues avant 2029

14.08.2026 à 08:21

FRANCE24
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Lorsque l'été bat son plein sur le littoral du Var, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) effectue des rondes pour s'assurer que les lourdes ancres et longues chaînes des bateaux ne raclent pas les fonds et arrachent des rhizomes - ou racines - des herbiers de posidonie, grands alliés dans la lutte contre le changement climatique. "Des mètres carrés de posidonie enlevés, c'est de la production d'oxygène en moins. Pour la planète, c'est un peu comme si on rasait des forêts entières", résume Pierre Mingeaud, plongeur et inspecteur de l'environnement à la DDTM. Plante endémique en Méditerranée aux longues feuilles fines, la posidonie séquestre du carbone et produit de l'oxygène. Elle filtre l'eau, préserve les plages de l'érosion et sert d'abris à de nombreuses espèces. A quelques encablures de l'île de Porquerolles, devant un paysage idyllique de collines boisées plongeant dans une mer azur, des dizaines de bateaux sont au mouillage. Deux plongeurs de la DDTM, épaulés par une équipe du Parc national de Port-Cros, s'immergent pour filmer tout potentiel arrachage de racines. Si le bateau ne provoque pas de dommages, il en ira d'un simple rappel de la règlementation qui interdit l'ancrage des bateaux sur ces herbiers sous-marins. Si des rhizomes sont arrachés, l'infraction est passible d'une peine de 150.000 euros et trois ans d'emprisonnement selon le code de l'environnement. Une amende doublée en cas d'infraction dans un parc national. "Planter une pioche" Pour des touristes italiens, la journée s'assombrit. En retirant l'ancre de leur yacht, un mètre carré de posidonie arraché, estime à sa sortie de l'eau Pierre Mingeaud. "C'est un peu comme si vous plantez dans la pelouse une pioche et que vous tirez vers vous, ça fait un sillon", explique-t-il. Mécontent, le plaisancier conteste. Le parquet devra décider d'éventuelles poursuites devant le tribunal maritime de Marseille. Dans le bassin méditerranéen, les herbiers de posidonie ont perdu 10% de leur surface au cours du siècle passé. Comme dans d'autres pays européens, plusieurs initiatives en France visent à enrayer cette perte et à accroître la superficie des herbiers. La Méditerranée française en abrite quelque 80.000 hectares, 66% en Corse et 33% en Provence-Alpes-Côtes d'Azur, rappelle à l'AFP le chef de l'unité littorale des Affaires Maritimes du Var, Franck Goguy. Sur une vingtaine de bateaux contrôlés en une journée, nombreux sont les plaisanciers qui méconnaissent ou négligent la règlementation, imposant de jeter l'ancre sur les bancs de sable. Tout comme ils ignorent généralement l'existence d'applications permettant de différencier zones sableuses et prairies de posidonie. "Il y a encore besoin de faire de la pédagogie", reconnaît M. Goguy, précisant que les contrôles permettent aussi de sensibiliser le public. En 2025, sur 1.500 bateaux contrôlés, ses services ont recensé plus de 1.100 "suspicions d'infraction", ayant abouti à une centaine de procès-verbaux. "Équilibre à trouver" Ces dernières années, le tribunal maritime de Marseille a prononcé des amendes - parfois avec sursis - de dizaines de milliers d'euros. Pour la première fois en 2024, il avait même reconnu au civil la notion de préjudice écologique d'atteinte à l'herbier de posidonie. Mais au grand dam des associations de défense de l'environnement, un arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence en juillet a renversé cette jurisprudence, établie au fil d'une douzaine de décisions. Dans cette affaire, la cour a noté l'absence au dossier de constat sous l'eau, de photographie ou de relevé "permettant d'objectiver une atteinte effective aux herbiers, imputable aux mouillages." Thomas Abiven, garde-moniteur du parc de Port-Cros, exhibe des touffes de posidonie arrachées par un bateau qu'il a contrôlé et verbalisé. Le contrevenant paiera une amende d'une centaine d'euros pour destruction d'espèce protégée. Il rappelle l'importance de protéger la posidonie, "un des poumons de la Méditerranée", qui, une fois arrachée, met "énormément de temps" à se régénérer. Dans une région très prisée des touristes, "pour que l'économie aille bien, il faut que l'environnement aille bien aussi. C'est un équilibre à trouver."

14.08.2026 à 08:07

FRANCE24
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Durant les ventes de yearlings (pur-sang d'un an révolu) à Deauville qui se déroulent de samedi à lundi, plus de 300 chevaux seront présentés aux enchères, qui avaient atteint l'an dernier des records avec la vente d'une pouliche à 3 millions d'euros. Un investissement "passion" qui ne garantit aucune rentabilité, préviennent les professionnels. "Est-ce que je peux vous dire que j'ai gagné de l'argent en 40 ans aux courses? Non", assure à l'AFP le président de France Galop, organisme chargé du contrôle de la filière des courses de galop, Guillaume de Saint-Seine, qui compare cet investissement avec l'achat d'art contemporain. "Pour dire que +vous avez une patte+", il est possible de devenir propriétaire en indivision en achetant au minimum 5% d'un cheval, explique-t-il. Il faut pour cela déposer un dossier avec notamment des preuves de revenus assurant l'entretien du cheval avant d'être agréé comme associé avec l'aval de France Galop et du service central des courses et jeux du ministère de l'Intérieur. C'est ce qu'à fait Laurent, 68 ans, en investissant il y a 8 ans dans un cheval avec un ami malgré "une connaissance très limitée de ce milieu". "On a vécu quelques bonnes expériences, la découverte de quelques champs de course, l'ambiance autour des hippodromes", raconte-t-il mais "avec une réussite qui aurait dû nous inciter à arrêter". Posséder "5% d'un cheval en région parisienne, c'est 4 à 5 euros par jour de participation aux frais d'entraînement", auxquels s'ajoutent des frais de vétérinaire, des frais de transport, d'assurance, etc, estime Guillaume de Saint-Seine. "Des micro-bouts de chevaux" "Ce qui peut être fastidieux dans la qualité d'associé, c'est que vous recevez des relevés de compte tous les mois", selon lui. Il existe alors des "racing clubs" avec "autant d'actionnaires qu'il y a de porteurs de parts" dans la société qui peut posséder plusieurs chevaux, ajoute-t-il, "vous mettez l'argent maintenant et vous n'avez plus rien à payer pendant deux ou trois ans". C'est par ce biais que Laurent a continué ses investissements. Après avoir été associé "un an ou deux", il prend des parts avec une vingtaine de personnes dans la société Everest Racing créée par Ghislain Bozo, courtier en chevaux de course, et la banque Oddo BHF. Une façon de "répartir les risques", explique Ghislain Bozo à l'AFP. Dans Everest Racing, "on a fait des parts à 50.000 euros", sans "redemander d'argent pendant 4 ans", détaille-t-il. "Je ne l'ai jamais vendu comme un investissement mais comme une une expérience", dit-il. Après quatre premières pouliches, Everest Racing acquiert Malavath pour 145.000 euros et la revend un an et demi plus tard 3,5 millions d'euros, puis Lindy pour 90.000 euros et revendue 2 millions de dollars. Finalement les investisseurs "ont fait +70% de résultats", se réjouit Ghislain Bozo, "les bonnes histoires existent mais il faut juste être prêt à des moments difficiles". A 26 ans, Thibault de Seyssel, courtier hippique, souhaitant "rendre le plus abordable possible" l’accès à la propriété de chevaux de course, s'est inspiré des Etats-Unis. Il a eu l'idée d'une plateforme participative où "des nouveaux propriétaires passionnés par les courses hippiques, qui n'ont jamais eu ni l'occasion, ni forcément les moyens d'investir dans un cheval de course" pourront acquérir "des micro-bouts de chevaux", jusqu'à 0,01% de l'équidé. Son projet, monté avec le groupe Matchem, filiale de la NJJ holding de Xavier Niel, doit d'abord être examiné par l'Autorité des marchés financiers (AMF) car il s'agit d'une plateforme de financement participatif. Il espère un agrément pour 2027. La France comptait 25.482 chevaux à l'entrainement pour 10.121 propriétaires en 2025, selon des données du site du ministère de l'agriculture.

14.08.2026 à 07:23

FRANCE24
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Blessé à un adducteur lors des Championnats de France, le quadruple champion olympique a été contraint de revoir ses ambitions à la baisse pour l'Euro avec seulement deux courses individuelles à son programme. "Je vais enfin pouvoir venir à la piscine juste pour regarder les courses, donc ça va être cool", disait-il à la veille du coup d'envoi de l'Euro. Après avoir décroché l'argent au relais 4x200 m nage libre lundi, Marchand démarre donc sa compétition individuelle avec les séries et demies du 200 m papillon vendredi avant la finale espérée samedi. "J'ai une légère gêne en papillon quand je suis vraiment à une intensité à 100%, parce que j'utilise vachement mes adducteurs aussi en ondulation. Mais c'est vraiment une gêne, ce n'est pas une douleur, donc je pense que ça va aller", a-t-il expliqué avant le début de la compétition. Ses premières coulées dans le bassin olympique de Saint-Denis ont en tout cas rassuré tout le monde sur son état de forme. Lundi, il a entamé sa semaine avec un 200 m de haute volée lors du relais 4x200 m nage libre, qui a propulsé les Bleus vers la médaille d'argent, devenant au passage le sixième meilleur performeur de l'histoire sur cette distance. Des débuts à la hauteur de son statut d'extraterrestre et particulièrement encourageants pour la suite de sa compétition. A Saint-Denis, le Toulousain semble hors d'atteinte sur le 200 m papillon, dont il détient le titre olympique. D'autant que son rival de Paris-2024, le Hongrois Kristof Milak, qu'il avait avalé dans une dernière ligne droite d'anthologie il y a deux ans, ne s'est pas aligné sur la distance cette saison. Les Avengers réunis Mais c'est un autre Hongrois qui pourrait le titiller, Hubert Kos, spécialiste du dos et titré mardi sur 200 m dos, qui a décidé de s'aventurer sur le papillon cette saison. Les deux amis s'entraînent ensemble à Austin au Texas dans le groupe du coach emblématique de Michael Phelps, Bob Bowman. Ce collectif, qui rassemble pas moins de six champions olympiques, est "encore meilleur que les Avengers" selon Kos. "Je crois que, dans toute l'histoire de la natation, on n'a jamais vu un groupe comme celui-là." Le Hongrois reconnaît toutefois la supériorité du Français sur l'épreuve. "Ca va être presque impossible de le battre. Il est tellement fort sur cette distance, mais j'espère simplement pouvoir m'améliorer. C'est l'objectif principal et pourquoi pas me battre pour une médaille." Ce duel, "ça va être génial!", anticipe Marchand. "Kos est mon meilleur partenaire d'entraînement. On se la donne vraiment en dos et en papillon tous les jours. J'ai hâte de voir ce que ça peut donner. C'est super cool de pouvoir faire des courses avec des gens que je connais bien." Le Français conclura ensuite sa compétition dimanche avec le 400 m nage libre, son nouveau défi en vue des JO de Los Angeles.

14.08.2026 à 07:23

FRANCE24
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Dans une saison sans championnats majeurs (Mondiaux ou JO), la perspective de voir tomber le plus vieux record du monde de l'athlétisme, les très controversés 1 min 53 sec 28 de la Tchèque Jarmila Kratochvilova en 1983, a fait couler beaucoup d'encre en début d'été. La championne olympique de la discipline Keely Hodgkinson avait annoncé de longue date vouloir s'y attaquer mais c'est finalement la Suissesse Audrey Werro qui s'en est approchée le plus près en courant à deux reprises sous les 1 min 54 (1:53.98 à Stockholm devant Hodgkinson et 1:53.80 à Paris), des chronos plus vus depuis quarante ans. La Britannique et la Suissesse mènent désormais une discipline entrée dans une nouvelle ère. Et à leurs retrouvailles vendredi s'ajoute la présence de la Néerlandaise Femke Broeders-Bol, la double championne du monde du 400 m haies qui s'est mise cette année au 800 m. - Quels choix tactiques? - Le moins que l'on puisse dire, c'est que la transition est réussie: avec sa foulée rebondie, Broeders-Bol a couru le double tour de piste en 1 min 55 sec 60 et est la troisième meilleure performeuse mondiale de l'année. De quoi transformer la finale en véritable feu d'artifice, d'autant que les trois athlètes n'ont jamais été alignées ensemble sur une même ligne de départ. Dans une discipline tactique, où le placement est crucial, quels seront les choix de courses ? Doit-on s'attendre à une course ultra-rapide vers des chronos inexplorés, ou à une course tactique pour la médaille d'or, quitte à laisser leurs chances aux outsiders ? "Je ne vois pas quel serait l'intérêt de faire une course tactique, alors que Keely et Audrey ont déjà l'habitude de courir vite devant", estime Anaïs Bourgoin, candidate au podium avec un record personnel (1:55.65) tout près de celui de Broeders-Bol. De leurs côtés, Werro comme Hodgkinson ont répété qu'elles visaient l'or à Birmingham avant de penser au record. "Je ne sais pas si la course sera rapide ou tactique mais on est sur un championnat, l'objectif est de décrocher la médaille donc je ne pense pas que ce soit le meilleur endroit pour battre un record du monde", a balayé Werro, repêchée pour la finale après une chute en demies. "On se fiche des chronos" "On va enchaîner trois courses en quatre jours, ça change tout", a aussi prévenu Hodgkinson. "Il n'y a pas de lièvres, on se fiche des chronos, il s'agit de savoir gérer la pression d'un championnat." Hodgkinson le sait mieux que personne: en 2021, elle décroche la médaille d'argent olympique alors qu'elle n'était pas vue comme une favorite. A l'inverse, elle a dû se contenter du bronze aux Mondiaux-2025 alors que tout le monde la voyait en or. Si Audrey Werro semble la plus forte sur le papier, Keely Hodgkinson est celle qui a le plus d'expérience en championnats. Pour Femke Broeders-Bol, la finale risque à l'inverse d'être une découverte, elle qui n'a pas encore trop eu l'occasion de courir dans un peloton qui se bouscule. "Ce n'est pas moi qui vais contrôler la course", a admis Broeders-Bol après les séries. "Sur 400 m haies, j'avais mon propre couloir, mes propres haies, je savais ce que je valais. Là, tout est nouveau !"

14.08.2026 à 07:21

FRANCE24
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Swiatek, sextuple lauréate de tournois du Grand Chelem et ex-N.1 mondiale, n'avait jusque-là pas atteint la moindre finale en 2026 et sa défense du titre à Wimbledon s'était arrêtée dès le troisième tour. Elle s'est toutefois imposée haut la main face à Rybakina, N.2 mondiale et championne de l'Open d'Australie, s'offrant ainsi un premier sacre au Canada. Après cette victoire qui lui permettra de passer de la huitième à la cinquième place mondiale à l'approche de l'US Open, la joueuse de 25 ans a tenu à s'adresser à ceux qui doutaient d'elle et ont contribué à ce qu'elle a qualifié d'année la plus difficile sur le court. "Cela compte énormément pour moi", a-t-elle déclaré en recevant son douzième trophée dans un tournoi WTA 1000, qui se situe en termes de prestige juste derrière les tournois du Grand Chelem. "Ces derniers mois n'ont pas été faciles. Je suis vraiment heureuse d'avoir continué à me concentrer sur ma progression, à faire évoluer un peu mon jeu et à m'améliorer, malgré tous les avis que beaucoup de gens expriment à mon sujet chaque jour sur internet", a-t-elle souligné. "Ce n'est pas facile de gérer tout cela. Je suis donc ravie que la réalité soit différente. J'ai des gens qui me connaissent très bien et qui me soutiennent chaque semaine, chaque jour... alors merci à l'équipe." Rybakina, qui était restée sur le court jusqu'à 1 heure du matin pour remporter sa demi-finale contre l'Américaine Coco Gauff, a connu une entame poussive, offrant un break à Swiatek dès le premier jeu à la suite de deux doubles fautes. Elle a ensuite su réagir en remportant ses deux jeux de service suivants sans concéder le moindre point, mais après avoir manqué deux balles de break dans le sixième jeu, elle a de nouveau cédé sa mise en jeu à Swiatek. Menée 5-2, Rybakina a vu son adversaire servir pour le gain de la première manche après à peine plus de 20 minutes de jeu. Swiatek, qui semblait extrêmement confiante au service, a remporté la manche sur un jeu blanc, empochant sa balle de set grâce à un deuxième service gagnant avec effet. La Polonaise n'a pratiquement pas été inquiétée dans le deuxième set, prenant le contrôle en menant 3-2 après un break, puis en breakant à nouveau Rybakina dans le dernier jeu grâce à un coup gagnant du revers sur sa deuxième balle de match.

14.08.2026 à 07:20

Romain BRUNET
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De la dédiabolisation à la présidentialisation du RN (1/3). En prenant en 2011 la succession de son père Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, Marine Le Pen se retrouve aux commandes d’un parti englué dans les polémiques antisémites à répétition lancées par son cofondateur. Elle décide alors d’accélérer la dédiabolisation du parti d’extrême droite, tout en portant une ligne plus sociale dans son discours.

14.08.2026 à 07:19

FRANCE24
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Shelton, 23 ans, a décroché le septième titre ATP de sa carrière et son quatrième de l'année après ses sacres à Dallas, Munich et Stuttgart. Il doit passer de la 10e à la 6e place au classement ATP. Shelton rejoint Andy Murray, Novak Djokovic et Rafael Nadal, qui ont tous remporté le tournoi canadien deux années de suite au cours de ce siècle. C'était la première finale de Masters entre Américains depuis celle ayant opposé Andy Roddick et Mardy Fish à Cincinnati il y a 23 ans. "Jouer de la manière dont je l'ai fait ici, passer sans perdre un set... cela reflète le travail que j'ai fourni et ma solidité mentale", a déclaré Shelton. "J'ai réussi à rester concentré cette semaine, et pourtant ma saison n'a pas été si simple", a ajouté le joueur, qui n'avait remporté qu'un seul match de Masters 1000 sur cinq disputés cette saison avant le début du tournoi de Montréal. "Je joue au maximum de mes capacités (...) je n'ai pas de mots", a-t-il dit. Avant cette première finale 100 % américaine au Canada depuis 1995, lorsque Andre Agassi avait affronté Pete Sampras, Nakashima avait été battu par Shelton lors de leurs cinq précédentes confrontations. Shelton n'a eu besoin que d'un seul break, dans le septième jeu, pour empocher la première manche, puis a enchaîné cinq jeux consécutifs — ne concédant que cinq points — pour mener d'un set et 1-0. Il a pris l'avantage 6-5 grâce à une paire d'aces, puis a conclu au jeu décisif en plaçant un coup droit gagnant dans le coin, hors de portée de Nakashima. Cette victoire en 87 minutes a offert à Shelton son quatrième titre de la saison, tous remportés sur des surfaces différentes. Il s'est également imposé sur dur indoor à Dallas, sur terre battue à Munich et sur gazon à Stuttgart. Shelton se dirige maintenant vers le Masters de Cincinnati, dans le Midwest américain, fort d'une série de 12 victoires consécutives au Canada. Il utilisera ce dernier grand rendez-vous avant le début de l'US Open, le 30 août, pour tenter de conserver sa forme en vue du dernier Grand Chelem de la saison.

14.08.2026 à 07:07

L'Equipe TV
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Le Paris Saint-Germain a trouvé un accord avec le FC Barcelone pour l'arrivée de Ferran Torres, auteur du but de la victoire de l'Espagne en finale de la dernière Coupe du monde. L'attaquant de 26 ans devrait rejoindre le champion d'Europe en titre pour un montant estimé à 50M€.
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Le Paris Saint-Germain a trouvé un accord avec le FC Barcelone pour l'arrivée de Ferran Torres, auteur du but de la victoire de l'Espagne en finale de la dernière Coupe du monde. L'attaquant de 26 ans devrait rejoindre le champion d'Europe en titre pour un montant estimé à 50M€.

14.08.2026 à 05:35

FRANCE24
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Le président américain a justifié cette décision par la protection de la sécurité nationale des Etats-Unis, alors que les drones peuvent avoir un double usage, à la fois civil et militaire. Une taxe de 100% doit s'appliquer pour les drones dont le poids au décollage dépasse 25 kilogrammes, pour ceux équipés de caméras thermiques, pour les stations d'accueil pour drones et pour certains composants. Un droit de douane de 25% est prévu pour les drones plus petits. Cela signifie que sont "surtout visés les drones industriels et commerciaux" et moins ceux destinés au grand public, souligne auprès de l'AFP Clayton Swope, spécialiste au sein du centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS). Pas compétitif Le but, selon Donald Trump, est d'"encourager la production" de drones aux Etats-Unis et de "réduire la dépendance" à des fournisseurs étrangers. L'industrie américaine "n'a souvent pas été compétitive en termes de coûts face aux drones fabriqués à l'étranger", explique Clayton Swope. Ces nouveaux droits de douane, qui doivent pour la plupart entrer en vigueur le 3 septembre, constituent la dernière mesure en date du gouvernement pour renverser la vapeur et soutenir une industrie américaine du drone, indépendante des fournisseurs étrangers, et particulièrement chinois. La société chinoise DJI, fondée en 2006, contrôle plus des deux tiers du marché mondial des drones, selon plusieurs études. Ses produits sont très populaires dans le monde entier, jusqu'à la ligne de front entre l'Ukraine et la Russie. Il est "essentiel que l'Amérique puisse produire ses propres drones sans pièces ou même matériaux venus de Chine", souligne auprès de l'AFP Joshua Steinman, un ancien responsable du Conseil de sécurité national de la Maison Blanche, chargé de la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Double usage Dans une note officielle de décembre 2025, le gouvernement américain établissait le besoin de construire des drones et leurs composants aux Etats-Unis, ce qui "réduirait le risque d'attaque directe et de perturbation par des drones, de surveillance non autorisée, d'exfiltration de données sensibles et d'autres risques à la patrie." Cette "résolution de sécurité nationale" soulignait aussi que les drones sont, de manière "inhérente", à double usage: la plupart des drones, même vendus pour un usage civil, peuvent être utilisés de manière militaire. La guerre en Ukraine a montré l'importance capitale de ces appareils sans pilote sur les champs de bataille actuels. A la suite de cette résolution de décembre le régulateur américain des télécommunications, la FCC, a ajouté les drones et leurs composants à une liste qui permettrait d'interdire leur importation à l'avenir, même si pour l'instant, "les appareils déjà autorisés peuvent continuer à être utilisés." Le leader chinois DJI est depuis plusieurs années dans le collimateur de Washington, qui lui a reproché d'avoir fourni des produits pour la surveillance des minorités ethniques en Chine, en particulier les Ouïghours. L'entreprise est depuis 2022 sur la liste américaine des entreprises chinoises liées à son armée, et qui font dès lors l'objet de restrictions dans l'accès aux technologies américaines. DJI s'était battu en 2024 contre sa présence sur cette liste, assurant n'être "ni détenu ni contrôlé par l'armée chinoise." Parce que Washington craint que les drones "aient des portes dérobées qui permettent un espionnage à distance", Clayton Swope précise que nombre de règles limitent déjà la possibilité pour le gouvernement fédéral, et donc l'armée américaine, de s'équiper en drones étrangers.
Texte intégral (625 mots)
Le président américain a justifié cette décision par la protection de la sécurité nationale des Etats-Unis, alors que les drones peuvent avoir un double usage, à la fois civil et militaire. Une taxe de 100% doit s'appliquer pour les drones dont le poids au décollage dépasse 25 kilogrammes, pour ceux équipés de caméras thermiques, pour les stations d'accueil pour drones et pour certains composants. Un droit de douane de 25% est prévu pour les drones plus petits. Cela signifie que sont "surtout visés les drones industriels et commerciaux" et moins ceux destinés au grand public, souligne auprès de l'AFP Clayton Swope, spécialiste au sein du centre de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS). Pas compétitif Le but, selon Donald Trump, est d'"encourager la production" de drones aux Etats-Unis et de "réduire la dépendance" à des fournisseurs étrangers. L'industrie américaine "n'a souvent pas été compétitive en termes de coûts face aux drones fabriqués à l'étranger", explique Clayton Swope. Ces nouveaux droits de douane, qui doivent pour la plupart entrer en vigueur le 3 septembre, constituent la dernière mesure en date du gouvernement pour renverser la vapeur et soutenir une industrie américaine du drone, indépendante des fournisseurs étrangers, et particulièrement chinois. La société chinoise DJI, fondée en 2006, contrôle plus des deux tiers du marché mondial des drones, selon plusieurs études. Ses produits sont très populaires dans le monde entier, jusqu'à la ligne de front entre l'Ukraine et la Russie. Il est "essentiel que l'Amérique puisse produire ses propres drones sans pièces ou même matériaux venus de Chine", souligne auprès de l'AFP Joshua Steinman, un ancien responsable du Conseil de sécurité national de la Maison Blanche, chargé de la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Double usage Dans une note officielle de décembre 2025, le gouvernement américain établissait le besoin de construire des drones et leurs composants aux Etats-Unis, ce qui "réduirait le risque d'attaque directe et de perturbation par des drones, de surveillance non autorisée, d'exfiltration de données sensibles et d'autres risques à la patrie." Cette "résolution de sécurité nationale" soulignait aussi que les drones sont, de manière "inhérente", à double usage: la plupart des drones, même vendus pour un usage civil, peuvent être utilisés de manière militaire. La guerre en Ukraine a montré l'importance capitale de ces appareils sans pilote sur les champs de bataille actuels. A la suite de cette résolution de décembre le régulateur américain des télécommunications, la FCC, a ajouté les drones et leurs composants à une liste qui permettrait d'interdire leur importation à l'avenir, même si pour l'instant, "les appareils déjà autorisés peuvent continuer à être utilisés." Le leader chinois DJI est depuis plusieurs années dans le collimateur de Washington, qui lui a reproché d'avoir fourni des produits pour la surveillance des minorités ethniques en Chine, en particulier les Ouïghours. L'entreprise est depuis 2022 sur la liste américaine des entreprises chinoises liées à son armée, et qui font dès lors l'objet de restrictions dans l'accès aux technologies américaines. DJI s'était battu en 2024 contre sa présence sur cette liste, assurant n'être "ni détenu ni contrôlé par l'armée chinoise." Parce que Washington craint que les drones "aient des portes dérobées qui permettent un espionnage à distance", Clayton Swope précise que nombre de règles limitent déjà la possibilité pour le gouvernement fédéral, et donc l'armée américaine, de s'équiper en drones étrangers.

14.08.2026 à 05:29

FRANCE24
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Les pluies torrentielles tombées jeudi soir ont entraîné des alertes aux glissements de terrain et des coupures de courant à l'est de la capitale, les météorologistes émettant pour la première fois le niveau d'alerte maximal pour fortes pluies dans le département de Chiba, jouxtant Tokyo. Parmi les victimes de ces pluies torrentielles figure une femme de 66 ans coincée dans sa voiture sur une route inondée, a précisé le Bureau de gestion des catastrophes de Chiba. Vendredi à la mi-journée, la chaîne publique NHK faisait état de deux autres décès, portant le total des décès à six. Près de 26.000 foyers de Chiba sont privés d'électricité, a précisé le Bureau local de gestion des catastrophes. "Nous allons vers un niveau de pluie intense sans précédent", avait averti jeudi en soirée un responsable de l'Agence météorologique japonaise (JMA), lors d'une conférence de presse. Environ 6.000 personnes sont restées bloquées pendant la nuit à Narita, l'un des deux principaux aéroports de Tokyo, de nombreux trains à destination et en provenance de l'aéroport ayant été annulés jusqu'à vendredi après-midi. "Faire avec" De nombreux passagers, qui avaient reçu de l'eau, de la nourriture et des sacs de couchage, ont passé la nuit dans les terminaux, et dans la matinée. D'immenses files d’attente pour les enregistrements sont constatées par l'AFP. Un voyageur venu du Royaume-Uni, prénommé Philip, a raconté à l’AFP qu’il avait dû effectuer un périple de neuf heures, incluant un trajet en taxi, avant d’arriver à l’aéroport tôt vendredi matin. Un sac de couchage à la main, il a "essayé de dormir un peu". "Il faut simplement faire avec, n’est-ce pas. On ne peut rien y faire." "Je n'aurais jamais pensé passer la nuit à l'aéroport, mais c'est ainsi et nous apprenons à faire avec", a déclaré à NHK un autre voyageur, lui aussi contraint de rester sur place. Des centaines de personnes se sont également retrouvées bloquées en soirée à la gare ferroviaire de Chiba en raison de la suspension du trafic, a constaté un journaliste de l'AFP jeudi soir. Des centaines de personnes ont dû passer la nuit dans des centres d'hébergement à Chiba, a encore rapporté NHK, montrant des voitures immergées jusqu'aux phares dans la ville de Kashiwa. "Tout cela est arrivé soudainement, cela a donc été une surprise totale. Il n'y a plus d'électricité, donc je m'inquiète de savoir si je pourrai rouvrir mon commerce dans les prochains jours", a expliqué une habitante d'Ichikawa, située à Chiba. Les scientifiques estiment que le changement climatique provoqué par l'activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus longs et plus intenses.
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Les pluies torrentielles tombées jeudi soir ont entraîné des alertes aux glissements de terrain et des coupures de courant à l'est de la capitale, les météorologistes émettant pour la première fois le niveau d'alerte maximal pour fortes pluies dans le département de Chiba, jouxtant Tokyo. Parmi les victimes de ces pluies torrentielles figure une femme de 66 ans coincée dans sa voiture sur une route inondée, a précisé le Bureau de gestion des catastrophes de Chiba. Vendredi à la mi-journée, la chaîne publique NHK faisait état de deux autres décès, portant le total des décès à six. Près de 26.000 foyers de Chiba sont privés d'électricité, a précisé le Bureau local de gestion des catastrophes. "Nous allons vers un niveau de pluie intense sans précédent", avait averti jeudi en soirée un responsable de l'Agence météorologique japonaise (JMA), lors d'une conférence de presse. Environ 6.000 personnes sont restées bloquées pendant la nuit à Narita, l'un des deux principaux aéroports de Tokyo, de nombreux trains à destination et en provenance de l'aéroport ayant été annulés jusqu'à vendredi après-midi. "Faire avec" De nombreux passagers, qui avaient reçu de l'eau, de la nourriture et des sacs de couchage, ont passé la nuit dans les terminaux, et dans la matinée. D'immenses files d’attente pour les enregistrements sont constatées par l'AFP. Un voyageur venu du Royaume-Uni, prénommé Philip, a raconté à l’AFP qu’il avait dû effectuer un périple de neuf heures, incluant un trajet en taxi, avant d’arriver à l’aéroport tôt vendredi matin. Un sac de couchage à la main, il a "essayé de dormir un peu". "Il faut simplement faire avec, n’est-ce pas. On ne peut rien y faire." "Je n'aurais jamais pensé passer la nuit à l'aéroport, mais c'est ainsi et nous apprenons à faire avec", a déclaré à NHK un autre voyageur, lui aussi contraint de rester sur place. Des centaines de personnes se sont également retrouvées bloquées en soirée à la gare ferroviaire de Chiba en raison de la suspension du trafic, a constaté un journaliste de l'AFP jeudi soir. Des centaines de personnes ont dû passer la nuit dans des centres d'hébergement à Chiba, a encore rapporté NHK, montrant des voitures immergées jusqu'aux phares dans la ville de Kashiwa. "Tout cela est arrivé soudainement, cela a donc été une surprise totale. Il n'y a plus d'électricité, donc je m'inquiète de savoir si je pourrai rouvrir mon commerce dans les prochains jours", a expliqué une habitante d'Ichikawa, située à Chiba. Les scientifiques estiment que le changement climatique provoqué par l'activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus longs et plus intenses.

14.08.2026 à 05:21

FRANCE24
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"Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: "Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine." Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. "Nous avons de très bonnes discussions", avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord. Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole. Cette nouvelle escalade verbale intervient alors que la guerre, déclenchée fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, approche de son sixième mois: le protocole d'accord conclu en juin pour y mettre durablement fin a volé en éclats début juillet, avant que Donald Trump ne suspende les frappes à la fin du mois, en conditionnant cette pause à la conclusion rapide d'un accord. Tout accord devait inclure l'ouverture "complète et totale" du détroit d'Ormuz et "la fin de la menace nucléaire iranienne", avait-il affirmé le 1er août. Le président américain semble depuis privilégier une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique. "Actes de piraterie" Sur le terrain, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole mondial, reste le point de friction le plus brûlant. Les Emirats arabes unis ont dénoncé une attaque iranienne menée jeudi soir contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC qui franchissaient le détroit. Abou Dhabi a condamné les "actes de piraterie" des Gardiens de la Révolution qui constituent "une menace directe" pour "la sécurité énergétique mondiale". Les Emirats ont demandé à l'Iran de "rouvrir complètement et sans condition" ce passage. Téhéran a de son côté fustigé jeudi les "mensonges" de Donald Trump, qui avait assuré la veille, sur son réseau Truth Social, que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit. Ormuz reste "sous la gestion et le contrôle total de la République islamique", a martelé Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya. Dans les faits, le détroit est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, tandis que les Etats-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce que Washington refuse. Avant Scott Bessent, le vice-président JD Vance avait affiché jeudi sur Fox News la priorité donnée à l'arme économique: "l'objectif numéro un" des Etats-Unis est de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire". M. Bessent a, lui, présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant Cuba et le Venezuela en comparaison: "Le Venezuela s'est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus", s'est-il félicité. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les Etats-Unis de "mauvais calculs" liés à des défaillances du renseignement. "Un exemple: la guerre contre l'Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d'Ormuz", a-t-il écrit sur X.
Texte intégral (621 mots)
"Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: "Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine." Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. "Nous avons de très bonnes discussions", avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord. Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole. Cette nouvelle escalade verbale intervient alors que la guerre, déclenchée fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, approche de son sixième mois: le protocole d'accord conclu en juin pour y mettre durablement fin a volé en éclats début juillet, avant que Donald Trump ne suspende les frappes à la fin du mois, en conditionnant cette pause à la conclusion rapide d'un accord. Tout accord devait inclure l'ouverture "complète et totale" du détroit d'Ormuz et "la fin de la menace nucléaire iranienne", avait-il affirmé le 1er août. Le président américain semble depuis privilégier une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique. "Actes de piraterie" Sur le terrain, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole mondial, reste le point de friction le plus brûlant. Les Emirats arabes unis ont dénoncé une attaque iranienne menée jeudi soir contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC qui franchissaient le détroit. Abou Dhabi a condamné les "actes de piraterie" des Gardiens de la Révolution qui constituent "une menace directe" pour "la sécurité énergétique mondiale". Les Emirats ont demandé à l'Iran de "rouvrir complètement et sans condition" ce passage. Téhéran a de son côté fustigé jeudi les "mensonges" de Donald Trump, qui avait assuré la veille, sur son réseau Truth Social, que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit. Ormuz reste "sous la gestion et le contrôle total de la République islamique", a martelé Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya. Dans les faits, le détroit est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, tandis que les Etats-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce que Washington refuse. Avant Scott Bessent, le vice-président JD Vance avait affiché jeudi sur Fox News la priorité donnée à l'arme économique: "l'objectif numéro un" des Etats-Unis est de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire". M. Bessent a, lui, présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant Cuba et le Venezuela en comparaison: "Le Venezuela s'est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus", s'est-il félicité. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les Etats-Unis de "mauvais calculs" liés à des défaillances du renseignement. "Un exemple: la guerre contre l'Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d'Ormuz", a-t-il écrit sur X.
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