Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.09.2026 à 02:31

FRANCE24
img
Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. Les parents des frères Robinson, Martin et Debra, étaient présents dans la salle d'audience, accompagnés de l'ambassadeur d'Australie au Mexique et d'un interprète qui leur rendait compte des débats pendant les suspensions de séance, le tribunal n'ayant pas autorisé la traduction simultanée. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes le père des deux Australiens, Martin Robinson. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Pendant cette première audience, Debra Robinson a fixé les accusés du regard à plusieurs reprises avant d'éclater en sanglots. Les trois hommes avaient été déclarés disparus le 27 avril 2024 et leurs corps retrouvés le 3 mai, cachés dans une falaise, avec des impacts de balles dans la tête. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. "Bons téléphones" Ary Gisell Silva, 23 ans, avait avoué avoir incité son compagnon, connu sous le surnom de "El Kekas", et deux autres hommes à dévaliser les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Le procès, qui a commencé après 16H30 GMT lundi, devrait durer environ un mois et demi, a indiqué le tribunal. La première audience a été essentiellement consacrée à fixer les 54 dépositions prévues, dont 49 à la charge du ministère public, entre témoins du crime, experts, policiers et amis des victimes. Le premier témoin à comparaître, prénommé Ramon et beau-fils d'"El Kekas", a été entendu depuis une pièce voisine, le visage dissimulé. Il a déclaré avoir accompagné en voiture les trois meurtriers présumés jusque sur le lieu du crime, mais être resté à bord du véhicule en écoutant de la musique pendant les meurtres. "J'ai entendu du grabuge, je suis descendu du pick-up et j'ai filé à toute vitesse jusqu'à la maison de mon oncle, où je me suis caché dans la salle de bain", a-t-il raconté. Les trois meurtriers présumés l'ont ensuite rejoint et menacé, affirmant qu'"il lui arriverait la même chose qu’aux gringos" s'il parlait. Il a décrit "El Kekas" comme un homme violent qui s'en était déjà pris à sa mère, également attendue à la barre des témoins. Les deux autres accusés avaient initialement été arrêtés pour possession de métamphétamine, avant que des éléments ne les relient au triple meurtre. Les crimes ont suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad, un entrepreneur résidant en Californie, devait se marier quelques mois plus tard. La Basse-Californie, l'un des Etats du Mexique connaissant le plus de violences, est minée par le crime organisé et le trafic de drogue. Mais les activités des cartels y affectent rarement les touristes. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte Pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.

08.09.2026 à 01:12

FRANCE24
img
Ce week-end, la Fabrique de la Diplomatie se tenait à Paris, à l'université Sorbonne Nouvelle. Organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cet évènement proposait au public d'entrer dans les rouages de la diplomatie, rencontres d'ambassadeurs, tables rondes étaient au programme. Parmi les visiteurs, de très nombreux jeunes intéressés dès le lycée par les métiers en lien avec les relations internationales. Valentine Erba et Tarek Kai les ont rencontrés.

08.09.2026 à 00:38

FRANCE 24
img
Environ 200 manifestants ont perturbé dimanche l'arrivée d'une embarcation de migrants à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, où les autorités s'inquiètent d'une nouvelle route migratoire depuis la France. Lundi, le gouvernement britannique a condamné "sans réserve" ces événements, tandis qu'un porte-parole du ministère de l'Intérieur a fustigé "le comportement intimidant et brutal" des manifestants.
Lire plus (83 mots)
Environ 200 manifestants ont perturbé dimanche l'arrivée d'une embarcation de migrants à Portsmouth, dans le sud de l'Angleterre, où les autorités s'inquiètent d'une nouvelle route migratoire depuis la France. Lundi, le gouvernement britannique a condamné "sans réserve" ces événements, tandis qu'un porte-parole du ministère de l'Intérieur a fustigé "le comportement intimidant et brutal" des manifestants.

08.09.2026 à 00:19

Cécile GALLUCCIO
img
Au lendemain de la victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt, le chancelier allemand, Friedrich Merz se dit profondément choqué. L'Alternative für Deutschland a raflé près de 44% des voix alors que son parti, la CDU, seulement 17%. La formation AfD, aujourd'hui anti-migrants et pro-russe, est née en 2013 en pleine crise de la dette.
Lire plus (83 mots)
Au lendemain de la victoire de l'extrême droite en Saxe-Anhalt, le chancelier allemand, Friedrich Merz se dit profondément choqué. L'Alternative für Deutschland a raflé près de 44% des voix alors que son parti, la CDU, seulement 17%. La formation AfD, aujourd'hui anti-migrants et pro-russe, est née en 2013 en pleine crise de la dette.

07.09.2026 à 23:23

Anthony SAINT-LÉGER
img
Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.
Lire plus (83 mots)
Avant que l’Alternative für Deutschland ne remporte les élections régionales de Saxe -Anhalt, le scrutin a été précédé de nombreuses allégations fausses et trompeuses alimentant les soupçons de fraude et de manipulation liées au vote par correspondance.

07.09.2026 à 23:00

Laure MANENT
img
La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.
Lire plus (87 mots)
La Saxe-Anhalt est un Land âgé, pauvre, rural où la population souffre d'un sentiment de déclassement depuis la réunification allemande. Le PIB par habitant y est inférieur à la moyenne nationale ; le chômage, supérieur et la désindustrialisation des années 1990 s'est accélérée avec la concurrence chinoise et l’affaissement de la demande intérieure. Tant et si bien que le PIB du Land a reculé de 0,2% en 2025 quand il a augmenté de 0,2% dans le reste de l'Allemagne.

07.09.2026 à 22:47

FRANCE24
img
Dimanche sur BFMTV, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a jugé "absurde" l'interdiction de l'abaya, rebondissant sur des images montrant "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Interrogée sur l'intention de LFI de revenir sur cette interdiction en cas de victoire de M. Mélenchon l'an prochain, la réponse a fusé: "Sur l'abaya ? Oui bien sûr". A moins de huit mois de l'élection présidentielle, les réactions parmi les candidats ne se sont pas fait attendre. "Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants de l'idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans", a lancé lundi matin Marine Le Pen sur X. La candidate du Rassemblement national a accusé "l'extrême gauche" de vouloir "instiller partout le poison du communautarisme" (sic) et "excite(r) la concurrence des revendications identitaires au détriment de la communauté nationale". En déplacement à Alès (Gard), l'ex-Premier ministre Edouard Philippe a aussi étrillé la proposition insoumise. "La loi qui interdit le port des insignes religieux à l'école (...) est une bonne loi, elle est bien appliquée. Et je dois vous dire que la proposition de M. Mélenchon ou de Mme Panot de revenir sur ce dispositif m'apparaît être une trahison de la laïcité", a déclaré le patron d'Horizons à des journalistes. Il s'est dit "consterné que quelqu'un qui se dit de gauche puisse trahir et fouler aux pieds le principe de laïcité et de surcroît à l'école". "discrimination" L'interdiction de l'abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l'Education et avait fait de cette décision un de ses marqueurs. A gauche aussi, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, s'est dite défavorable à l'idée de relancer ce débat. "Ca a été réglé, l'abaya est interdit. Rouvrir ce débat-là encore sur les vêtements des femmes, pour se disputer sur ce sujet-là, non", a-t-elle jugé sur BFMTV. "C'est un stress pour les enseignants, ces changements permanents." La loi de 2004 interdit "le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse" (voiles, kippas, grosses croix...). Mais pour LFI, l'interdiction de l'abaya à l'école "est une discrimination", s'est insurgée sur BFMTV la députée insoumise Danièle Obono. "Tous les religieux ont expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse à l'abaya", a-t-elle martelé. Au cours de l'année scolaire 2024-2025, 4% des incidents graves signalés dans les écoles, collèges et lycées étaient liés à des atteintes à la laïcité, selon une note du service statistiques du ministère de l’Education nationale publiée en février, qui n’entre pas dans le détail de ces atteintes, abayas ou autres motifs. Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas directement commenté cette polémique, il avait déclaré la semaine dernière lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste". Ces derniers jours, le patriarche insoumis a également reconnu avoir "changé d'avis" et évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, disant même avoir commis une "erreur terrible" lorsqu'il y était opposé.
Texte intégral (580 mots)
Dimanche sur BFMTV, la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a jugé "absurde" l'interdiction de l'abaya, rebondissant sur des images montrant "deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe on lui interdisait l'entrée", et pas l'autre. Interrogée sur l'intention de LFI de revenir sur cette interdiction en cas de victoire de M. Mélenchon l'an prochain, la réponse a fusé: "Sur l'abaya ? Oui bien sûr". A moins de huit mois de l'élection présidentielle, les réactions parmi les candidats ne se sont pas fait attendre. "Mélenchon et LFI sont devenus les sous-traitants de l'idéologie islamiste qui prend en otage les Français musulmans", a lancé lundi matin Marine Le Pen sur X. La candidate du Rassemblement national a accusé "l'extrême gauche" de vouloir "instiller partout le poison du communautarisme" (sic) et "excite(r) la concurrence des revendications identitaires au détriment de la communauté nationale". En déplacement à Alès (Gard), l'ex-Premier ministre Edouard Philippe a aussi étrillé la proposition insoumise. "La loi qui interdit le port des insignes religieux à l'école (...) est une bonne loi, elle est bien appliquée. Et je dois vous dire que la proposition de M. Mélenchon ou de Mme Panot de revenir sur ce dispositif m'apparaît être une trahison de la laïcité", a déclaré le patron d'Horizons à des journalistes. Il s'est dit "consterné que quelqu'un qui se dit de gauche puisse trahir et fouler aux pieds le principe de laïcité et de surcroît à l'école". "discrimination" L'interdiction de l'abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l'Education et avait fait de cette décision un de ses marqueurs. A gauche aussi, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, s'est dite défavorable à l'idée de relancer ce débat. "Ca a été réglé, l'abaya est interdit. Rouvrir ce débat-là encore sur les vêtements des femmes, pour se disputer sur ce sujet-là, non", a-t-elle jugé sur BFMTV. "C'est un stress pour les enseignants, ces changements permanents." La loi de 2004 interdit "le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse" (voiles, kippas, grosses croix...). Mais pour LFI, l'interdiction de l'abaya à l'école "est une discrimination", s'est insurgée sur BFMTV la députée insoumise Danièle Obono. "Tous les religieux ont expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse à l'abaya", a-t-elle martelé. Au cours de l'année scolaire 2024-2025, 4% des incidents graves signalés dans les écoles, collèges et lycées étaient liés à des atteintes à la laïcité, selon une note du service statistiques du ministère de l’Education nationale publiée en février, qui n’entre pas dans le détail de ces atteintes, abayas ou autres motifs. Si Jean-Luc Mélenchon n'a pas directement commenté cette polémique, il avait déclaré la semaine dernière lors d'un discours devant des militants que "ceux qui sont musulmans et docteurs de la foi ont dit que l'abaya n'est pas une tenue islamiste". Ces derniers jours, le patriarche insoumis a également reconnu avoir "changé d'avis" et évolué au cours des années sur la question du port du voile islamique, disant même avoir commis une "erreur terrible" lorsqu'il y était opposé.

07.09.2026 à 22:39

FRANCE24
img
Ce montant, présenté par le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez en vue du vote annuel sur l'embargo à l'Assemblée générale de l'ONU prévu pour octobre, constitue sur un an un "record" et est supérieur "de 7% à celui de l'année précédente", a-t-il dit en conférence de presse. Ce chiffre "n'inclut pas les dommages provoqués par le siège énergétique, ni ceux provoqués par les sanctions secondaires", a par ailleurs souligné le ministre, évoquant les mesures coercitives prises depuis début 2026 par le gouvernement de Donald Trump. Depuis fin janvier, celui-ci menace de droits de douanes tout pays désireux de livrer du pétrole à Cuba, imposant de facto un blocus pétrolier à l'île. Un seul pétrolier russe est arrivé depuis cette date. En mai, Washington a aussi édicté un régime de "sanctions secondaires" concernant les entreprises étrangères collaborant avec Cuba. Ces menaces de sanctions ont entraîné le départ de nombreuses sociétés étrangères, en particulier dans le tourisme et les mines, deux secteurs fortement pourvoyeurs de devises pour l'île de 9,4 millions d'habitants. "Le blocus ne punit pas un gouvernement, il punit la vie quotidienne d'un peuple dans tous les domaines", a accusé le chef de la diplomatie cubaine. Il a dénoncé un "plan froidement calculé" qui a aggravé la crise énergétique touchant l'île depuis plusieurs années, avec des coupures électriques incessantes, des conséquences sur la distribution d'eau potable, les transports et les services de santé. A titre d'exemple, il a affirmé que certaines opérations chirurgicales ont dû être achevées à la lumière des téléphones portables du personnel médical. Selon Bruno Rodriguez, le taux de mortalité infantile à Cuba est passé de 4 pour 1.000 en 2018 à 9,9 pour 1.000 en 2025. "Il n'y aura pas de crise humanitaire à Cuba", a-t-il toutefois affirmé, soulignant la solidarité des Cubains face à la situation. "Paradoxe" M. Rodriguez a assuré que La Havane restait en contact avec le département d'Etat américain, mais a répété qu'il n'y avait pas de progrès dans les pourparlers. Selon le ministre, le gouvernement américain n'a concrétisé qu'une petit partie de l'aide humanitaire promise en mai par le secrétaire d'Etat Marco Rubio. "Sur les 100 millions de dollars proposés, un seul envoi a eu lieu, un lot de denrées alimentaires et de produits d'hygiène pour 700 familles cubaines", a-t-il affirmé. L'annonce des pertes financières imputées par les autorités cubaines à l'embargo coïncide avec une hausse sans précédent des importations en provenance des Etats-Unis par le secteur privé cubain, en constante croissance. Selon des données publiées la semaine dernière par le Bureau américain du recensement, Cuba a importé en juillet pour 149 millions de dollars de marchandises, le montant mensuel le plus élevé enregistré depuis 1992. Entre janvier et juillet de cette année, les achats se sont élevés à 674 millions de dollars, soit presque la totalité des importations de 2025. C'est un "paradoxe que très peu de gens auraient pu prévoir : tandis que Washington applique certaines des mesures les plus dures contre Cuba depuis des décennies, les exportations américaines vers l'île battent des records historiques", analyse auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres. Selon lui, si le rythme actuel se maintient, 2026 pourrait devenir la première année où le commerce bilatéral dépasse le milliard de dollars depuis le début des statistiques, grâce en particulier aux achats de carburant par le secteur privé, qui ont augmenté de façon "exorbitante". Le blocus pétrolier a forcé le gouvernement communiste à mettre fin à son monopole d'importation de carburant, aux mains désormais, à plus petite échelle, du secteur privé qui a reçu l'autorisation de Washington d'importer depuis les Etats-Unis. Dans la foulée, en juillet, le gouvernement a approuvé la libéralisation de pans entiers de l'économie, jusque-là dominée par des entreprises d'Etat, et commence à inscrire dans sa législation ce virage sans précédent depuis l'instauration du communisme il y a près de 70 ans.
Texte intégral (700 mots)
Ce montant, présenté par le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez en vue du vote annuel sur l'embargo à l'Assemblée générale de l'ONU prévu pour octobre, constitue sur un an un "record" et est supérieur "de 7% à celui de l'année précédente", a-t-il dit en conférence de presse. Ce chiffre "n'inclut pas les dommages provoqués par le siège énergétique, ni ceux provoqués par les sanctions secondaires", a par ailleurs souligné le ministre, évoquant les mesures coercitives prises depuis début 2026 par le gouvernement de Donald Trump. Depuis fin janvier, celui-ci menace de droits de douanes tout pays désireux de livrer du pétrole à Cuba, imposant de facto un blocus pétrolier à l'île. Un seul pétrolier russe est arrivé depuis cette date. En mai, Washington a aussi édicté un régime de "sanctions secondaires" concernant les entreprises étrangères collaborant avec Cuba. Ces menaces de sanctions ont entraîné le départ de nombreuses sociétés étrangères, en particulier dans le tourisme et les mines, deux secteurs fortement pourvoyeurs de devises pour l'île de 9,4 millions d'habitants. "Le blocus ne punit pas un gouvernement, il punit la vie quotidienne d'un peuple dans tous les domaines", a accusé le chef de la diplomatie cubaine. Il a dénoncé un "plan froidement calculé" qui a aggravé la crise énergétique touchant l'île depuis plusieurs années, avec des coupures électriques incessantes, des conséquences sur la distribution d'eau potable, les transports et les services de santé. A titre d'exemple, il a affirmé que certaines opérations chirurgicales ont dû être achevées à la lumière des téléphones portables du personnel médical. Selon Bruno Rodriguez, le taux de mortalité infantile à Cuba est passé de 4 pour 1.000 en 2018 à 9,9 pour 1.000 en 2025. "Il n'y aura pas de crise humanitaire à Cuba", a-t-il toutefois affirmé, soulignant la solidarité des Cubains face à la situation. "Paradoxe" M. Rodriguez a assuré que La Havane restait en contact avec le département d'Etat américain, mais a répété qu'il n'y avait pas de progrès dans les pourparlers. Selon le ministre, le gouvernement américain n'a concrétisé qu'une petit partie de l'aide humanitaire promise en mai par le secrétaire d'Etat Marco Rubio. "Sur les 100 millions de dollars proposés, un seul envoi a eu lieu, un lot de denrées alimentaires et de produits d'hygiène pour 700 familles cubaines", a-t-il affirmé. L'annonce des pertes financières imputées par les autorités cubaines à l'embargo coïncide avec une hausse sans précédent des importations en provenance des Etats-Unis par le secteur privé cubain, en constante croissance. Selon des données publiées la semaine dernière par le Bureau américain du recensement, Cuba a importé en juillet pour 149 millions de dollars de marchandises, le montant mensuel le plus élevé enregistré depuis 1992. Entre janvier et juillet de cette année, les achats se sont élevés à 674 millions de dollars, soit presque la totalité des importations de 2025. C'est un "paradoxe que très peu de gens auraient pu prévoir : tandis que Washington applique certaines des mesures les plus dures contre Cuba depuis des décennies, les exportations américaines vers l'île battent des records historiques", analyse auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres. Selon lui, si le rythme actuel se maintient, 2026 pourrait devenir la première année où le commerce bilatéral dépasse le milliard de dollars depuis le début des statistiques, grâce en particulier aux achats de carburant par le secteur privé, qui ont augmenté de façon "exorbitante". Le blocus pétrolier a forcé le gouvernement communiste à mettre fin à son monopole d'importation de carburant, aux mains désormais, à plus petite échelle, du secteur privé qui a reçu l'autorisation de Washington d'importer depuis les Etats-Unis. Dans la foulée, en juillet, le gouvernement a approuvé la libéralisation de pans entiers de l'économie, jusque-là dominée par des entreprises d'Etat, et commence à inscrire dans sa législation ce virage sans précédent depuis l'instauration du communisme il y a près de 70 ans.

07.09.2026 à 22:29

Meriem AMELLAL
img
En Guinée, l’ex magistrat récemment révoqué a été transféré à la prison de Macenta, située à environ 700 km de Conakry. Algassimou Diallo est poursuivi pour des faits de provocation à la discrimination, à la haine et d’association de malfaiteurs. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve un présumé enregistrement audio entre Algassimou Diallo et l’opposant en exil Cellou Dalein Diallo. Son transfert suscite l’incompréhension de ses avocats.    
Texte intégral (700 mots)
En Guinée, l’ex magistrat récemment révoqué a été transféré à la prison de Macenta, située à environ 700 km de Conakry. Algassimou Diallo est poursuivi pour des faits de provocation à la discrimination, à la haine et d’association de malfaiteurs. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve un présumé enregistrement audio entre Algassimou Diallo et l’opposant en exil Cellou Dalein Diallo. Son transfert suscite l’incompréhension de ses avocats.    

07.09.2026 à 22:11

FRANCE24
img
Voici quelques éléments à connaître sur l'introduction en bourse et sur l'entreprise, dont la méga-raffinerie est située à la périphérie de Lagos, la capitale économique du Nigeria. En quoi consiste cette entrée en bourse ? L’introduction en bourse, qui débutera le 14 septembre, vise à attirer jusqu’à 10 millions d’actionnaires à travers l’Afrique. Les investisseurs pourront acquérir un minimum de 10 actions à 525 nairas, ce qui pourrait permettre de lever jusqu’à 2.150 milliards de nairas (1,4 milliard d'euros). S'exprimant lundi lors d'un événement à Lagos pour signer les documents administratifs, M. Dangote a déclaré que la levée de fonds n'était qu'une partie d'un plan plus vaste. Son objectif plus large est d'offrir aux Nigérians et aux Africains ordinaires la possibilité de détenir une participation dans ce qui serait le plus grand projet industriel du continent. "Il ne s'agit pas tellement de lever des fonds. Il s'agit plutôt d'intégrer pleinement nos compatriotes africains à ce projet de raffinerie", a affirmé M. Dangote. Il a dit souhaiter que cet investissement devienne un atout durable pour la population, comparant ses ambitions à celles du géant américain Amazon, dont les premiers actionnaires ont vu la valeur de leurs investissements croître considérablement. "Nous créons de grandes entreprises" et "nous voulons partager ce plaisir avec le reste de l'Afrique", a-t-il assuré. Quelle sera l'ampleur de cette introduction en bourse ? M. Dangote estime que l'opération, qui se clôture le 13 octobre, sera la plus importante introduction en bourse de l'histoire africaine. La raffinerie a démarré ses activités en 2024 en périphérie de Lagos. C'est l'une des plus grandes raffineries à train unique au monde et elle est devenue un élément majeur de l'empire Dangote, dont les activités s'étendent de la production de ciment à celle de sucre et d'engrais. Les recettes serviront en partie à financer l'agrandissement de la raffinerie, le groupe Dangote cherchant à accroître sa capacité de production et à consolider sa position de fournisseur essentiel de produits pétroliers raffinés. Le Nigeria est le premier producteur de pétrole brut d'Afrique. Selon le projet d'expansion, la raffinerie deviendrait la plus grande du monde d'ici 2028. Dangote a également annoncé son intention d'étendre ses activités en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Namibie. Que signifie cette entrée en bourse pour les particuliers ? L'introduction en bourse est conçue pour encourager la participation des particuliers et permettre aux personnes à faibles revenus d'y participer. David Bird, PDG et directeur général du groupe Dangote, a déclaré à l'AFP que l'entreprise souhaitait placer les investisseurs particuliers au cœur de l'opération. "C'est avant tout une introduction en bourse pour le peuple", a affirmé M. Bird. "Nous souhaitons encourager la participation des particuliers afin que tous les Nigérians, quels que soient leurs revenus ou leur statut social, puissent profiter de la création de richesse qui découlera de cet immense projet industriel et de cette entreprise qui non seulement fonctionne déjà à grande échelle, mais est en pleine expansion". La raffinerie Dangote de Lagos est "la raffinerie la plus moderne, la plus récente, la plus efficace énergétiquement, la plus automatisée et la plus riche en données au monde", a-t-il ajouté. L'entreprise se développe également dans d'autres pays africains, notamment avec des parcs de stockage en Namibie et un pipeline qui approvisionnera les marchés intérieurs mal desservis. "Il s'agit véritablement d'une plateforme énergétique panafricaine", a estimé M. Bird. L'analyste Bismark Rewane a indiqué à l'AFP qu'au lieu de dépenser leur argent dans les paris sportifs sur des clubs de football étrangers, investir dans l'offre de Dangote serait "bien plus rentable" pour les jeunes. "Je vois cela comme une démocratisation de l'économie, par opposition à la démocratisation de la politique car jusqu'à présent, la démocratisation de la politique n'a pas été une réussite éclatante", a-t-il estimé.
Texte intégral (663 mots)
Voici quelques éléments à connaître sur l'introduction en bourse et sur l'entreprise, dont la méga-raffinerie est située à la périphérie de Lagos, la capitale économique du Nigeria. En quoi consiste cette entrée en bourse ? L’introduction en bourse, qui débutera le 14 septembre, vise à attirer jusqu’à 10 millions d’actionnaires à travers l’Afrique. Les investisseurs pourront acquérir un minimum de 10 actions à 525 nairas, ce qui pourrait permettre de lever jusqu’à 2.150 milliards de nairas (1,4 milliard d'euros). S'exprimant lundi lors d'un événement à Lagos pour signer les documents administratifs, M. Dangote a déclaré que la levée de fonds n'était qu'une partie d'un plan plus vaste. Son objectif plus large est d'offrir aux Nigérians et aux Africains ordinaires la possibilité de détenir une participation dans ce qui serait le plus grand projet industriel du continent. "Il ne s'agit pas tellement de lever des fonds. Il s'agit plutôt d'intégrer pleinement nos compatriotes africains à ce projet de raffinerie", a affirmé M. Dangote. Il a dit souhaiter que cet investissement devienne un atout durable pour la population, comparant ses ambitions à celles du géant américain Amazon, dont les premiers actionnaires ont vu la valeur de leurs investissements croître considérablement. "Nous créons de grandes entreprises" et "nous voulons partager ce plaisir avec le reste de l'Afrique", a-t-il assuré. Quelle sera l'ampleur de cette introduction en bourse ? M. Dangote estime que l'opération, qui se clôture le 13 octobre, sera la plus importante introduction en bourse de l'histoire africaine. La raffinerie a démarré ses activités en 2024 en périphérie de Lagos. C'est l'une des plus grandes raffineries à train unique au monde et elle est devenue un élément majeur de l'empire Dangote, dont les activités s'étendent de la production de ciment à celle de sucre et d'engrais. Les recettes serviront en partie à financer l'agrandissement de la raffinerie, le groupe Dangote cherchant à accroître sa capacité de production et à consolider sa position de fournisseur essentiel de produits pétroliers raffinés. Le Nigeria est le premier producteur de pétrole brut d'Afrique. Selon le projet d'expansion, la raffinerie deviendrait la plus grande du monde d'ici 2028. Dangote a également annoncé son intention d'étendre ses activités en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Namibie. Que signifie cette entrée en bourse pour les particuliers ? L'introduction en bourse est conçue pour encourager la participation des particuliers et permettre aux personnes à faibles revenus d'y participer. David Bird, PDG et directeur général du groupe Dangote, a déclaré à l'AFP que l'entreprise souhaitait placer les investisseurs particuliers au cœur de l'opération. "C'est avant tout une introduction en bourse pour le peuple", a affirmé M. Bird. "Nous souhaitons encourager la participation des particuliers afin que tous les Nigérians, quels que soient leurs revenus ou leur statut social, puissent profiter de la création de richesse qui découlera de cet immense projet industriel et de cette entreprise qui non seulement fonctionne déjà à grande échelle, mais est en pleine expansion". La raffinerie Dangote de Lagos est "la raffinerie la plus moderne, la plus récente, la plus efficace énergétiquement, la plus automatisée et la plus riche en données au monde", a-t-il ajouté. L'entreprise se développe également dans d'autres pays africains, notamment avec des parcs de stockage en Namibie et un pipeline qui approvisionnera les marchés intérieurs mal desservis. "Il s'agit véritablement d'une plateforme énergétique panafricaine", a estimé M. Bird. L'analyste Bismark Rewane a indiqué à l'AFP qu'au lieu de dépenser leur argent dans les paris sportifs sur des clubs de football étrangers, investir dans l'offre de Dangote serait "bien plus rentable" pour les jeunes. "Je vois cela comme une démocratisation de l'économie, par opposition à la démocratisation de la politique car jusqu'à présent, la démocratisation de la politique n'a pas été une réussite éclatante", a-t-il estimé.

07.09.2026 à 21:53

FRANCE24
img
Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes Martin Robinson, le père des deux Australiens, en entrant dans le tribunal avec son épouse. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Les autorités affirment que les trois étrangers ont été tués au cours d'une tentative de vol de leur camionnette, qui a été retrouvée incendiée près de leurs corps. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. Ary Gisell Silva avait avoué avoir incité son petit ami et deux autres hommes à voler les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Ces crimes avaient suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de l'annonce de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad devait se marier quelques mois plus tard. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.
Lire plus (329 mots)
Les frères Jake et Callum Robinson, âgés respectivement de 30 et 33 ans, ont été abattus en avril 2024 avec leur ami américain Jack Carter Rhoad, 30 ans, tandis qu'ils campaient sur une plage isolée d'Ensenada, une localité de Basse-Californie (nord-ouest) située sur le Pacifique. Trois Mexicains sont accusés d'homicides. "Il s'agit de représenter nos fils, d'être ici pour eux", a déclaré aux journalistes Martin Robinson, le père des deux Australiens, en entrant dans le tribunal avec son épouse. "Je sais qu'ils veulent que nous soyons ici (...) Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé, nous voulons savoir pourquoi", a-t-il ajouté, même s'il "se peut que nous ne le sachions jamais". Les autorités affirment que les trois étrangers ont été tués au cours d'une tentative de vol de leur camionnette, qui a été retrouvée incendiée près de leurs corps. La petite amie de l'un des accusés a été condamnée à 20 ans de prison l'an dernier après avoir reconnu avoir été l'instigatrice du vol. Ary Gisell Silva avait avoué avoir incité son petit ami et deux autres hommes à voler les surfeurs car ils avaient "de bons téléphones et de bons pneus". Ces crimes avaient suscité une forte émotion dans les pays de ces surfeurs, où une intense campagne de recherche avait été lancée dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de l'annonce de leur disparition. Callum Robinson était un joueur professionnel de lacrosse aux Etats-Unis. Son frère Jake était sur le point de devenir médecin. Jack Carter Rhoad devait se marier quelques mois plus tard. D'autres visiteurs étrangers ont toutefois été pris pour cible par des criminels sur la côte pacifique mexicaine ces dernières années. En novembre 2015, deux surfeurs australiens qui voyageaient dans l'Etat de Sinaloa (nord-ouest), Dean Lucas et Adam Coleman, avaient été assassinés et leurs corps brûlés.

07.09.2026 à 21:39

FRANCE24
img
Dévoilant les noms des candidats de son parti, Yashar, en vue du scrutin du 27 octobre, l'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne a reproché au Premier ministre de se soustraire de ses responsabilités depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la plus meurtrière jamais vécue en Israël. "Face à la profonde fracture qui s'est ouverte le 7 octobre, et face aux grands défis auxquels est confronté l'Etat d'Israël, nous avons besoin d'une direction qui se montre à la hauteur de l'enjeu, qui sache comment rassembler et qui restaure les principes du sionisme", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Rosh Haayin. Selon un sondage diffusé par la chaîne publique Kan dimanche, Yashar est crédité de 23 sièges lors des prochaines élections, devant le Likoud de Benjamin Netanyahu, crédité de 20 sièges, sur les 120 que compte la Knesset. Les formations d'opposition pourraient obtenir 51 sièges, contre 52 pour les formations susceptibles d'entrer en coalition avec le Likoud. Si aucun bloc ne dispose des 61 sièges requis pour disposer de la majorité absolue au Parlement, des alliances pourraient être conclues avec d'autres formations politiques, notamment deux formations présentant majoritairement des candidats arabes, créditées de 13 sièges.
Lire plus (205 mots)
Dévoilant les noms des candidats de son parti, Yashar, en vue du scrutin du 27 octobre, l'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne a reproché au Premier ministre de se soustraire de ses responsabilités depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la plus meurtrière jamais vécue en Israël. "Face à la profonde fracture qui s'est ouverte le 7 octobre, et face aux grands défis auxquels est confronté l'Etat d'Israël, nous avons besoin d'une direction qui se montre à la hauteur de l'enjeu, qui sache comment rassembler et qui restaure les principes du sionisme", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Rosh Haayin. Selon un sondage diffusé par la chaîne publique Kan dimanche, Yashar est crédité de 23 sièges lors des prochaines élections, devant le Likoud de Benjamin Netanyahu, crédité de 20 sièges, sur les 120 que compte la Knesset. Les formations d'opposition pourraient obtenir 51 sièges, contre 52 pour les formations susceptibles d'entrer en coalition avec le Likoud. Si aucun bloc ne dispose des 61 sièges requis pour disposer de la majorité absolue au Parlement, des alliances pourraient être conclues avec d'autres formations politiques, notamment deux formations présentant majoritairement des candidats arabes, créditées de 13 sièges.

07.09.2026 à 21:31

FRANCE24
img
Au cours du procès, la journaliste a raconté les "stratégies d'évitement" adoptées par elle-même et les autres femmes à chaque présence du consultant sportif qui, en 2016, était désigné par L'Equipe comme la 10e personnalité la plus influente du football français. Pierre Ménès avait saisi la justice trois mois après la parution du livre de Marie Portolano, "Je suis la femme du plateau", paru en mars 2024 aux éditions Stock, dans lequel la journaliste sportive relatait une agression sexuelle subie sur le plateau de Canal Football Club en 2016. Les débats se sont déroulés en l'absence de l'ancien chroniqueur, dont la demande de renvoi a été rejetée par le tribunal. Dans ce contexte et étant donné les nombreux témoignages fournis par la défense de Marie Portolano, l'audience de la journaliste s'est transformée en un panorama des agissements reprochés à Pierre Menès. "On s'est tous rassemblés (...) pour faire une photo avec Antoine Griezmann, notre invité, et à ce moment-là, Pierre m'a soulevé la jupe" sous les yeux du public, a témoigné Marie Portolano à la barre, ajoutant l'avoir "frappé devant tout le monde" avant de quitter le plateau, "très énervée". Un récit corroboré par trois témoignages directs, dont celui d'Hervé Mathoux, présentateur historique du Canal Football Club, a ensuite indiqué Me Christophe Bigot, avocat de Marie Portolano et des éditions Stock. "Dès que j'étais en contact avec lui, soit il touchait mes seins, soit il touchait mes fesses", a raconté la journaliste. Une situation partagée avec les maquilleuses, à qui il "attrap(ait) les fesses". "Il avait un droit de cuissage, c'est vraiment ce qu'on disait entre nous", a assuré Mme Portolano, pour expliquer l'un des passages de son livre qui fait l'objet de la plainte en diffamation. "Qu'est-ce que vous voulez de plus?", a tonné Me Bigot, mentionnant les conclusions de l'Inspection du travail qui font état de "palpations de seins" des femmes enceintes, de "mains aux fesses répétées" et d'"humiliations en public" de la part du consultant déchu. "On attend de lui qu'il comprenne que les femmes ne sont pas ses choses, qu'il ne dispose pas de leur corps comme il l'entend", a cinglé Me Bigot. Le procureur de la République a estimé qu'il y avait "une base factuelle suffisante" pour que la journaliste porte "en toute bonne foi" ces accusations. La forêt derrière l'arbre Devant les juges, Mme Portolano a rappelé que son livre - dans lequel Pierre Ménès n'est pas nommé une seule fois - visait surtout à dénoncer un "système". "J'ai écrit ce livre parce que j'étais mécontente du fait que toute la forêt se cache derrière l'arbre, et que l'arbre, ce soit lui", a expliqué Marie Portolano. "Les vrais coupables sont les personnes qui l'ont laissé faire." Genèse du livre, la diffusion retentissante du documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", co-réalisé par Marie Portolano en 2021, donnait la parole à 18 femmes afin de dénoncer le sexisme dans les rédactions sportives. Mais un extrait impliquant Pierre Ménès, coupé au montage sur demande du producteur Canal+ pour protéger son chroniqueur, avait cristallisé toute l'attention lors de sa révélation. Pierre Ménès y assurait ne pas se souvenir de l'agression en plateau, tout en affirmant qu'il pourrait le refaire. "J'avais fait attention à bien expliquer qu'il n'y avait pas un homme coupable, mais une société coupable, qui encourageait en permanence ce genre de comportement, notamment dans les relations sportives", a déclaré Marie Portolano. Pierre Ménès, qui n'était pas représenté par un avocat après la demande de renvoi, espérait obtenir ce report pour cause de rendez-vous médical, mais le tribunal a estimé que cet impératif n'était "pas justifié". La défense avait elle dénoncé un "choix tactique" visant à essayer de reporter l'audience après le procès du 16 novembre, dans lequel le tribunal de Nanterre doit se prononcer sur le fond de l'affaire. Le délibéré sera rendu le 4 novembre.
Texte intégral (705 mots)
Au cours du procès, la journaliste a raconté les "stratégies d'évitement" adoptées par elle-même et les autres femmes à chaque présence du consultant sportif qui, en 2016, était désigné par L'Equipe comme la 10e personnalité la plus influente du football français. Pierre Ménès avait saisi la justice trois mois après la parution du livre de Marie Portolano, "Je suis la femme du plateau", paru en mars 2024 aux éditions Stock, dans lequel la journaliste sportive relatait une agression sexuelle subie sur le plateau de Canal Football Club en 2016. Les débats se sont déroulés en l'absence de l'ancien chroniqueur, dont la demande de renvoi a été rejetée par le tribunal. Dans ce contexte et étant donné les nombreux témoignages fournis par la défense de Marie Portolano, l'audience de la journaliste s'est transformée en un panorama des agissements reprochés à Pierre Menès. "On s'est tous rassemblés (...) pour faire une photo avec Antoine Griezmann, notre invité, et à ce moment-là, Pierre m'a soulevé la jupe" sous les yeux du public, a témoigné Marie Portolano à la barre, ajoutant l'avoir "frappé devant tout le monde" avant de quitter le plateau, "très énervée". Un récit corroboré par trois témoignages directs, dont celui d'Hervé Mathoux, présentateur historique du Canal Football Club, a ensuite indiqué Me Christophe Bigot, avocat de Marie Portolano et des éditions Stock. "Dès que j'étais en contact avec lui, soit il touchait mes seins, soit il touchait mes fesses", a raconté la journaliste. Une situation partagée avec les maquilleuses, à qui il "attrap(ait) les fesses". "Il avait un droit de cuissage, c'est vraiment ce qu'on disait entre nous", a assuré Mme Portolano, pour expliquer l'un des passages de son livre qui fait l'objet de la plainte en diffamation. "Qu'est-ce que vous voulez de plus?", a tonné Me Bigot, mentionnant les conclusions de l'Inspection du travail qui font état de "palpations de seins" des femmes enceintes, de "mains aux fesses répétées" et d'"humiliations en public" de la part du consultant déchu. "On attend de lui qu'il comprenne que les femmes ne sont pas ses choses, qu'il ne dispose pas de leur corps comme il l'entend", a cinglé Me Bigot. Le procureur de la République a estimé qu'il y avait "une base factuelle suffisante" pour que la journaliste porte "en toute bonne foi" ces accusations. La forêt derrière l'arbre Devant les juges, Mme Portolano a rappelé que son livre - dans lequel Pierre Ménès n'est pas nommé une seule fois - visait surtout à dénoncer un "système". "J'ai écrit ce livre parce que j'étais mécontente du fait que toute la forêt se cache derrière l'arbre, et que l'arbre, ce soit lui", a expliqué Marie Portolano. "Les vrais coupables sont les personnes qui l'ont laissé faire." Genèse du livre, la diffusion retentissante du documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", co-réalisé par Marie Portolano en 2021, donnait la parole à 18 femmes afin de dénoncer le sexisme dans les rédactions sportives. Mais un extrait impliquant Pierre Ménès, coupé au montage sur demande du producteur Canal+ pour protéger son chroniqueur, avait cristallisé toute l'attention lors de sa révélation. Pierre Ménès y assurait ne pas se souvenir de l'agression en plateau, tout en affirmant qu'il pourrait le refaire. "J'avais fait attention à bien expliquer qu'il n'y avait pas un homme coupable, mais une société coupable, qui encourageait en permanence ce genre de comportement, notamment dans les relations sportives", a déclaré Marie Portolano. Pierre Ménès, qui n'était pas représenté par un avocat après la demande de renvoi, espérait obtenir ce report pour cause de rendez-vous médical, mais le tribunal a estimé que cet impératif n'était "pas justifié". La défense avait elle dénoncé un "choix tactique" visant à essayer de reporter l'audience après le procès du 16 novembre, dans lequel le tribunal de Nanterre doit se prononcer sur le fond de l'affaire. Le délibéré sera rendu le 4 novembre.

07.09.2026 à 20:37

FRANCE24
img
Ce programme de formation de 100 heures, obligatoire, s'appliquera aux 3.000 animateurs titulaires et contractuels de la filière, a précisé l'édile socialiste, rappelant sa promesse de "contractualiser 2.000 agents supplémentaires dans les années qui viennent". "L'objectif est de former 500 animateurs par an aux 100 heures", a expliqué Isabelle Cordier, directrice de "l'école du périscolaire", centre de formation initiale et continue situé dans XIIIe arrondissement. La Ville souhaite aussi "développer considérablement" les formations au BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur), qui n'est pas obligatoire. "Cette école est une démarche positive, mais ça reste des formations non diplômantes", a regretté Eric Leclerc du syndicat Supap-FSU. "En termes qualitatifs, on ne voit pas bien ce que ça change", a jugé de son côté Alexandre Herzog de la CGT. Depuis février, la totalité des 14.000 animateurs de la Ville, vacataires compris, sont par ailleurs obligés de suivre une formation de 48 heures sur la prévention des violences sexuelles et les violences éducatives ordinaires. "Je différencie la question des violences faites aux enfants et celle du risque de pédocriminalité. Ca n'est pas vrai que c'est une affaire de statut ou de formation. Mais il peut y avoir une inaptitude et cette formation de 48 heures nous permet de faire une première évaluation", a estimé M. Grégoire. Le nouveau maire de Paris a annoncé en avril un plan à 20 millions d'euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire, "priorité numéro un" de son début de mandat. "Nous avons déjà dépassé les 20 millions d'euros engagés, qui étaient des premières mesures d'urgence", a affirmé l'édile, assurant que la Ville mettrait "tous les moyens nécessaires" pour professionnaliser la filière, qui souffre de précarité et de sous-effectifs. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville de Paris, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales sont par ailleurs en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon le parquet. Vendredi, une quinzaine de familles qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles ont annoncé déposer plainte contre la Ville de Paris et le maire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo dont il fut l'adjoint. "J'en ai pris acte et, sur le fond du dossier, je serai amené à apporter des éléments dès la semaine prochaine", le 16 septembre, lors de son audition par la commission d'enquête du Sénat sur le périscolaire.
Lire plus (424 mots)
Ce programme de formation de 100 heures, obligatoire, s'appliquera aux 3.000 animateurs titulaires et contractuels de la filière, a précisé l'édile socialiste, rappelant sa promesse de "contractualiser 2.000 agents supplémentaires dans les années qui viennent". "L'objectif est de former 500 animateurs par an aux 100 heures", a expliqué Isabelle Cordier, directrice de "l'école du périscolaire", centre de formation initiale et continue situé dans XIIIe arrondissement. La Ville souhaite aussi "développer considérablement" les formations au BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur), qui n'est pas obligatoire. "Cette école est une démarche positive, mais ça reste des formations non diplômantes", a regretté Eric Leclerc du syndicat Supap-FSU. "En termes qualitatifs, on ne voit pas bien ce que ça change", a jugé de son côté Alexandre Herzog de la CGT. Depuis février, la totalité des 14.000 animateurs de la Ville, vacataires compris, sont par ailleurs obligés de suivre une formation de 48 heures sur la prévention des violences sexuelles et les violences éducatives ordinaires. "Je différencie la question des violences faites aux enfants et celle du risque de pédocriminalité. Ca n'est pas vrai que c'est une affaire de statut ou de formation. Mais il peut y avoir une inaptitude et cette formation de 48 heures nous permet de faire une première évaluation", a estimé M. Grégoire. Le nouveau maire de Paris a annoncé en avril un plan à 20 millions d'euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire, "priorité numéro un" de son début de mandat. "Nous avons déjà dépassé les 20 millions d'euros engagés, qui étaient des premières mesures d'urgence", a affirmé l'édile, assurant que la Ville mettrait "tous les moyens nécessaires" pour professionnaliser la filière, qui souffre de précarité et de sous-effectifs. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville de Paris, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales sont par ailleurs en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon le parquet. Vendredi, une quinzaine de familles qui dénoncent des violences et atteintes sexuelles ont annoncé déposer plainte contre la Ville de Paris et le maire, ainsi que sa prédécesseure Anne Hidalgo dont il fut l'adjoint. "J'en ai pris acte et, sur le fond du dossier, je serai amené à apporter des éléments dès la semaine prochaine", le 16 septembre, lors de son audition par la commission d'enquête du Sénat sur le périscolaire.

07.09.2026 à 20:36

Stéphanie ANTOINE
img
La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt marque une nouvelle progression de l’extrême droite en Allemagne. Avec 44 % des suffrages, le parti n’est plus qu’à trois sièges de la majorité absolue. Ce scrutin régional dépasse le cadre local et fragilise davantage le chancelier Friedrich Merz. Le dirigeant allemand s’est dit profondément choqué par cette percée électorale de l’AfD. 
Lire plus (424 mots)
La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt marque une nouvelle progression de l’extrême droite en Allemagne. Avec 44 % des suffrages, le parti n’est plus qu’à trois sièges de la majorité absolue. Ce scrutin régional dépasse le cadre local et fragilise davantage le chancelier Friedrich Merz. Le dirigeant allemand s’est dit profondément choqué par cette percée électorale de l’AfD. 
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞