Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

30.07.2026 à 05:45

FRANCE24
img
"Dans un village en périphérie de Kryvyï Rig, un tir direct d'un missile balistique Iskander-M, lancé depuis Voronej, a frappé une maison privée où vivait une famille nombreuse, tuant deux fillettes de 5 et 12 ans ainsi que quatre adultes", a précisé sur Telegram le chef de l'administration militaire municipale de Kryvyï Rig, Oleksandr Vilkoul. "Huit autres personnes ont été blessées, dont deux enfants, des garçons de 6 et 15 ans", a ajouté la même source. Le conseil du village de Novopillia où se trouvait la famille Voronov a présenté ses condoléances. Dans la capitale "un décès a été confirmé", a annoncé sur Telegram l'administration militaire de Kiev. Deux personnes ont été blessées dans la capitale, ont précisé plus tard les autorités. Dans le district de Brovary, dans la région de la capitale ukrainienne, cinq personnes ont été blessées dont un mineur et deux femmes. "L'ennemi attaque la capitale avec des armes balistiques. La menace de nouvelles attaques demeure. Restez dans les abris!" avait auparavant écrit sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitchko. M. Klitchko a fait état d'incendies dans plusieurs quartiers de la ville. Au cours de la nuit, une journaliste de l'AFP dans la capitale a entendu plusieurs explosions après le déclenchement de l'alerte aérienne. Par ailleurs, à Poltava (centre), une frappe de drone a été enregistrée sur les locaux d'une entreprise privée où une personne a été tuée, selon les autorités militaires. Et au moins cinq personnes ont été blessées à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, où la mairie a par ailleurs fait état de personnes ensevelies sous les décombres d'un immeuble. Mise en garde de Zelensky Ces attaques nocturnes surviennent après une mise en garde mercredi soir du président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon qui il existait une "forte probabilité" pour que la Russie mène une frappe massive dans la nuit contre l'Ukraine. "Les Russes ont préparé une attaque massive il y a quelques jours, et il y a une forte probabilité que la frappe soit menée cette nuit", a écrit M. Zelensky sur X, en demandant à nouveau aux alliés de l'Ukraine de lui fournir les missiles qui manquent à sa défense. La Russie a intensifié ces dernières semaines ses frappes de missiles balistiques, que seuls les systèmes américains Patriot sont capables d'abattre. L'Ukraine manque cruellement de ces missiles intercepteurs PAC-3, une pénurie qui s'est aggravée depuis la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran en février. Le président ukrainien s'est entretenu mardi avec son homologue américain Donald Trump à la Maison Blanche lors d'une rencontre pendant laquelle ils ont évoqué la possibilité pour l'Ukraine de produire des intercepteurs Patriot, vitaux pour la défense antiaérienne de Kiev. Début juillet, Donald Trump avait fait part de sa volonté d'autoriser l'Ukraine à produire ces missiles sol-air. La Russie bombarde l'Ukraine quasi-quotidiennement depuis le déclenchement de son invasion à grande échelle en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, alors que les efforts diplomatiques pour y mettre fin sont à l'arrêt.

30.07.2026 à 05:03

FRANCE 24
img
Les secours poursuivent leurs recherches jeudi à Kashima, dans le centre du Japon où un centre commercial s'est effondré lors d'un puissant séisme survenu mardi. Le dernier bilan fait état de 28 morts et des dizaines de milliers de foyers restent privés d'eau et d'électricité.
Texte intégral (539 mots)
Les secours poursuivent leurs recherches jeudi à Kashima, dans le centre du Japon où un centre commercial s'est effondré lors d'un puissant séisme survenu mardi. Le dernier bilan fait état de 28 morts et des dizaines de milliers de foyers restent privés d'eau et d'électricité.

30.07.2026 à 04:59

FRANCE24
img
Fumeroles s'échappant des tourbières, racines qui brûlent à petit feu... Les sapeurs-pompiers girondins déjà mobilisés sur l'incendie de Landiras (plus de 20.000 hectares) en 2022 savent que le feu parti de Saumos risque de durer longtemps après la phase aiguë de la lutte. Car dans un sol sec ou un terrain tourbeux s'agissant des secteurs de Saumos, Andernos ou Le Porge, le feu peut couver sous la terre, puis réapparaître ou ressortir plus loin, ce qu'on appelle le phénomène de "feu zombie". "Le feu est partout, il couve. C'est le cas aujourd'hui, mais ce sera le cas aussi pendant des semaines, voire des années", résume pour l'AFP le lieutenant Cyril Venière, pompier venu en renfort d'Indre-et-Loire. "Le feu de Landiras est resté chaud pendant deux ans, il est encore sous surveillance, relève-t-il. Ici, ça va mettre des semaines, au minimum, voire des mois avant d'arriver à l'éteindre complètement. Il faudra aussi surveiller de très près toute la zone." "Difficile d'en venir à bout" En forêt, la tourbe est une accumulation de matière spongieuse inflammable, riche en carbone, qui résulte de la décomposition au fil du temps de la matière végétale. Un combustible idéal pour ces braises enfouies, qui attendent des conditions favorables, vent et sécheresse, pour reflamber en plein jour. Le commandant Matthieu Jomain, officier du Service d'incendie et de secours de Gironde (Sdis 33), se souvient lui aussi de reprises de feu soudaines autour de Landiras, plusieurs jours ou semaines après le mégafeu de 2022. "Ces feux qui couvent et qui spontanément émergent d'une parcelle ou d'un environnement dépourvu de source d'émission, qualifiés de zombies, nous ont créé beaucoup de problématiques puisqu'ils apparaissaient ici et là, sans forcément de cohérence", relève-t-il. "Il était très difficile d'en venir à bout parce que prenant racine au plus profond de la terre, il fallait systématiquement aller chercher au plus profond, avec quasiment du terrassement", se remémore-t-il. "Des reprises tous les jours" L'incendie de Saumos, qui a ravagé l'ouest du département, des abords de la presqu'île du Cap-Ferret jusqu'à menacer la métropole de Bordeaux, présente néanmoins des profils géologiques plus "hétéroclites" qu'à Landiras, observe l'officier, entre cordon dunaire et zones tourbées. D'où l'intérêt selon lui de "cartographier" le secteur avec les services compétents pour "assurer une surveillance de tous les instants", qui pourrait durer "quelques mois". Cette veille des zones incendiées, appelée la "garde du feu", est notamment assurée par l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI) et ses bénévoles (2.500 en Aquitaine), souligne son président Bruno Lafon, qui espère néanmoins des renforts pour y parvenir. "Vu la superficie, vous imaginez ? Le tour du feu fait 130 km ! Au mois d'août, il fera chaud, donc il va y avoir des reprises tous les jours", s'inquiète-t-il. "On a du travail jusqu'aux pluies de l'hiver." La DFCI aura néanmoins besoin de l'aide d'autres acteurs pour éteindre ces braises, dont les agriculteurs. "On va faire appel aux bonnes volontés", dit Bruno Lafon, et "on va peut-être nous laisser quelques militaires aussi". Dans la forêt calcinée, il va falloir surveiller le feu, souche par souche. Les feux zombies, "c'est ça qui nous fait peur" car "on ne sera pas assez nombreux" pour les contenir, redoute-t-il.
Texte intégral (591 mots)
Fumeroles s'échappant des tourbières, racines qui brûlent à petit feu... Les sapeurs-pompiers girondins déjà mobilisés sur l'incendie de Landiras (plus de 20.000 hectares) en 2022 savent que le feu parti de Saumos risque de durer longtemps après la phase aiguë de la lutte. Car dans un sol sec ou un terrain tourbeux s'agissant des secteurs de Saumos, Andernos ou Le Porge, le feu peut couver sous la terre, puis réapparaître ou ressortir plus loin, ce qu'on appelle le phénomène de "feu zombie". "Le feu est partout, il couve. C'est le cas aujourd'hui, mais ce sera le cas aussi pendant des semaines, voire des années", résume pour l'AFP le lieutenant Cyril Venière, pompier venu en renfort d'Indre-et-Loire. "Le feu de Landiras est resté chaud pendant deux ans, il est encore sous surveillance, relève-t-il. Ici, ça va mettre des semaines, au minimum, voire des mois avant d'arriver à l'éteindre complètement. Il faudra aussi surveiller de très près toute la zone." "Difficile d'en venir à bout" En forêt, la tourbe est une accumulation de matière spongieuse inflammable, riche en carbone, qui résulte de la décomposition au fil du temps de la matière végétale. Un combustible idéal pour ces braises enfouies, qui attendent des conditions favorables, vent et sécheresse, pour reflamber en plein jour. Le commandant Matthieu Jomain, officier du Service d'incendie et de secours de Gironde (Sdis 33), se souvient lui aussi de reprises de feu soudaines autour de Landiras, plusieurs jours ou semaines après le mégafeu de 2022. "Ces feux qui couvent et qui spontanément émergent d'une parcelle ou d'un environnement dépourvu de source d'émission, qualifiés de zombies, nous ont créé beaucoup de problématiques puisqu'ils apparaissaient ici et là, sans forcément de cohérence", relève-t-il. "Il était très difficile d'en venir à bout parce que prenant racine au plus profond de la terre, il fallait systématiquement aller chercher au plus profond, avec quasiment du terrassement", se remémore-t-il. "Des reprises tous les jours" L'incendie de Saumos, qui a ravagé l'ouest du département, des abords de la presqu'île du Cap-Ferret jusqu'à menacer la métropole de Bordeaux, présente néanmoins des profils géologiques plus "hétéroclites" qu'à Landiras, observe l'officier, entre cordon dunaire et zones tourbées. D'où l'intérêt selon lui de "cartographier" le secteur avec les services compétents pour "assurer une surveillance de tous les instants", qui pourrait durer "quelques mois". Cette veille des zones incendiées, appelée la "garde du feu", est notamment assurée par l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI) et ses bénévoles (2.500 en Aquitaine), souligne son président Bruno Lafon, qui espère néanmoins des renforts pour y parvenir. "Vu la superficie, vous imaginez ? Le tour du feu fait 130 km ! Au mois d'août, il fera chaud, donc il va y avoir des reprises tous les jours", s'inquiète-t-il. "On a du travail jusqu'aux pluies de l'hiver." La DFCI aura néanmoins besoin de l'aide d'autres acteurs pour éteindre ces braises, dont les agriculteurs. "On va faire appel aux bonnes volontés", dit Bruno Lafon, et "on va peut-être nous laisser quelques militaires aussi". Dans la forêt calcinée, il va falloir surveiller le feu, souche par souche. Les feux zombies, "c'est ça qui nous fait peur" car "on ne sera pas assez nombreux" pour les contenir, redoute-t-il.

30.07.2026 à 04:56

FRANCE 24
img
Hadi Matar, qui avait agressé l'écrivain Salman Rushdie à l'aide d'un couteau en 2022, a été reconnu coupable d'"acte de terrorisme" par la justice fédérale américaine, mercredi, pour ses sympathies envers l'Iran et le Hezbollah libanais. Déjà condamné à 25 ans de prison par la justice de l'État de New York pour cette tentative de meurtre, il risque désormais la prison à vie.
Texte intégral (591 mots)
Hadi Matar, qui avait agressé l'écrivain Salman Rushdie à l'aide d'un couteau en 2022, a été reconnu coupable d'"acte de terrorisme" par la justice fédérale américaine, mercredi, pour ses sympathies envers l'Iran et le Hezbollah libanais. Déjà condamné à 25 ans de prison par la justice de l'État de New York pour cette tentative de meurtre, il risque désormais la prison à vie.

30.07.2026 à 04:55

FRANCE24
img
Cette astronome de 55 ans, originaire d'Argentine et spécialisée dans la structure, la dynamique et la formation de la Voie lactée, fait partie cette année des trois lauréats du prestigieux prix Kavli en astrophysique, souvent considéré comme l'équivalent du prix Nobel dans cette discipline. Les trois prix Kavli récompensent depuis 2005 les travaux scientifiques exceptionnels dans les domaines de l'astrophysique, des nanosciences et des neurosciences. Chaque prix consiste en une somme d4un million de dollars, une médaille en or ainsi qu'un parchemin. "Pour moi, c'est une reconnaissance équivalente au prix Nobel, (...) c'est un immense honneur de recevoir ce prix," a expliqué Amina Helmi lors d'un entretien avec l'AFP. "Je pense également que pour notre domaine, qui est relativement jeune mais qui s'est considérablement développé ces dernières années, c'est aussi une très belle reconnaissance." "Archéologie galactique" Amina Helmi, Vasily Belokurov (Université de Cambridge) et Rodrigo Ibata (Université de Strasbourg) ont été récompensés pour avoir démontré que la Voie lactée n'a pas évolué de manière régulière et continue, mais qu'elle est plutôt le résultat d'une succession de collisions majeures et violentes avec des galaxies naines. Le domaine de recherche des trois lauréats, souvent appelé "archéologie galactique", consiste à élucider ce qui s'est passé dans notre galaxie dans le passé et à entrevoir son avenir en utilisant les étoiles comme des "fossiles cosmiques". "Nous pouvons, par exemple, mesurer les abondances chimiques dans les étoiles. Ces données constituent en quelque sorte l'ADN d'une étoile, dans la mesure où elles conservent des informations sur le lieu où elle est née et sur l'environnement dans lequel elle s'est formée", explique la professeure. Loin de l'image de l'astronome collée à son télescope, Mme Helmi a plutôt les yeux rivés sur des catalogues de données organisées en tableaux comportant 2 milliards de lignes et jusqu'à 200 colonnes, contenant de précieuses informations sur les astres. En 2018, la deuxième publication de données de la mission Gaia - mission de l'Agence spatiale européenne visant à cartographier en 3D la Voie lactée - a déclenché une véritable révolution. "Cela a permis de mesurer les mouvements d'environ un milliard et demi d'étoiles sur un volume bien plus vaste qu'auparavant. Ce n'était pas seulement le nombre considérable d'objets, mais aussi la précision avec laquelle nous pouvions mesurer ces mouvements", explique Mme Helmi, qui a elle-même apporté ses contributions à la mission. "Jeunesse tumultueuse" A partir de ces données, Mme Helmi et ses collègues ont fait la découverte de l'événement qui a véritablement marqué un tournant dans l'histoire de notre galaxie. Il y a 10 milliards d'années, bien avant la naissance du Soleil et des étoiles que nous pouvons voir aujourd'hui, une grande galaxie naine baptisée Gaia-Encelade est entrée en collision avec la Voie lactée primitive et a fusionné avec celle-ci, détruisant Gaia-Encelade au passage. "Depuis, il ne s'est pas passé grand-chose. On pourrait dire qu'elle a connu une jeunesse tumultueuse et qu'elle vit désormais, à l'âge adulte, une vie calme et sereine", plaisante Mme Helmi. L'astronome recevra le prix Kavli en main propre à Oslo, en Norvège, le 1er septembre, après quoi elle songe à utiliser une partie de l'argent reçu pour encourager les jeunes chercheurs, peut-être dans son Argentine natale. Elle postule désormais à de nouvelles bourses pour sa recherche, plusieurs pistes se dessinant, avec une nouvelle publication de données de Gaia qui arrivera fin 2026. "Je pense qu'il faut aussi aller beaucoup plus loin en matière de modélisation, car nous disposons d'une quantité considérable de données, nous sommes confrontés à de plus en plus d'énigmes et nous n'avons pas de modèle qui nous aide à comprendre ces données", ajoute-t-elle.
Texte intégral (658 mots)
Cette astronome de 55 ans, originaire d'Argentine et spécialisée dans la structure, la dynamique et la formation de la Voie lactée, fait partie cette année des trois lauréats du prestigieux prix Kavli en astrophysique, souvent considéré comme l'équivalent du prix Nobel dans cette discipline. Les trois prix Kavli récompensent depuis 2005 les travaux scientifiques exceptionnels dans les domaines de l'astrophysique, des nanosciences et des neurosciences. Chaque prix consiste en une somme d4un million de dollars, une médaille en or ainsi qu'un parchemin. "Pour moi, c'est une reconnaissance équivalente au prix Nobel, (...) c'est un immense honneur de recevoir ce prix," a expliqué Amina Helmi lors d'un entretien avec l'AFP. "Je pense également que pour notre domaine, qui est relativement jeune mais qui s'est considérablement développé ces dernières années, c'est aussi une très belle reconnaissance." "Archéologie galactique" Amina Helmi, Vasily Belokurov (Université de Cambridge) et Rodrigo Ibata (Université de Strasbourg) ont été récompensés pour avoir démontré que la Voie lactée n'a pas évolué de manière régulière et continue, mais qu'elle est plutôt le résultat d'une succession de collisions majeures et violentes avec des galaxies naines. Le domaine de recherche des trois lauréats, souvent appelé "archéologie galactique", consiste à élucider ce qui s'est passé dans notre galaxie dans le passé et à entrevoir son avenir en utilisant les étoiles comme des "fossiles cosmiques". "Nous pouvons, par exemple, mesurer les abondances chimiques dans les étoiles. Ces données constituent en quelque sorte l'ADN d'une étoile, dans la mesure où elles conservent des informations sur le lieu où elle est née et sur l'environnement dans lequel elle s'est formée", explique la professeure. Loin de l'image de l'astronome collée à son télescope, Mme Helmi a plutôt les yeux rivés sur des catalogues de données organisées en tableaux comportant 2 milliards de lignes et jusqu'à 200 colonnes, contenant de précieuses informations sur les astres. En 2018, la deuxième publication de données de la mission Gaia - mission de l'Agence spatiale européenne visant à cartographier en 3D la Voie lactée - a déclenché une véritable révolution. "Cela a permis de mesurer les mouvements d'environ un milliard et demi d'étoiles sur un volume bien plus vaste qu'auparavant. Ce n'était pas seulement le nombre considérable d'objets, mais aussi la précision avec laquelle nous pouvions mesurer ces mouvements", explique Mme Helmi, qui a elle-même apporté ses contributions à la mission. "Jeunesse tumultueuse" A partir de ces données, Mme Helmi et ses collègues ont fait la découverte de l'événement qui a véritablement marqué un tournant dans l'histoire de notre galaxie. Il y a 10 milliards d'années, bien avant la naissance du Soleil et des étoiles que nous pouvons voir aujourd'hui, une grande galaxie naine baptisée Gaia-Encelade est entrée en collision avec la Voie lactée primitive et a fusionné avec celle-ci, détruisant Gaia-Encelade au passage. "Depuis, il ne s'est pas passé grand-chose. On pourrait dire qu'elle a connu une jeunesse tumultueuse et qu'elle vit désormais, à l'âge adulte, une vie calme et sereine", plaisante Mme Helmi. L'astronome recevra le prix Kavli en main propre à Oslo, en Norvège, le 1er septembre, après quoi elle songe à utiliser une partie de l'argent reçu pour encourager les jeunes chercheurs, peut-être dans son Argentine natale. Elle postule désormais à de nouvelles bourses pour sa recherche, plusieurs pistes se dessinant, avec une nouvelle publication de données de Gaia qui arrivera fin 2026. "Je pense qu'il faut aussi aller beaucoup plus loin en matière de modélisation, car nous disposons d'une quantité considérable de données, nous sommes confrontés à de plus en plus d'énigmes et nous n'avons pas de modèle qui nous aide à comprendre ces données", ajoute-t-elle.

30.07.2026 à 04:49

FRANCE24
img
Quelles données seront utilisées, comment, dans quel but, et peut-on s'y opposer ? Ce qu'il faut savoir. - A quoi ça sert ? Doctolib a récemment lancé un laboratoire de recherche en "IA clinique" avec plusieurs institutions scientifiques. L'un des premiers projets, qui durera trois ans, va "étudier comment des outils d'IA peuvent aider à mieux anticiper certains risques, à partir de l'historique médical" des patients, et à optimiser leur parcours, indique Doctolib. Il prendra la forme d'une thèse réalisée par une doctorante, avec deux chercheurs de l'équipe HeKA commune à l'Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité, et deux de Doctolib. "On se dirige vers des outils à destination des professionnels de santé", explique à l'AFP Nicolas Barascud, data scientist (statisticien) responsable de l'unité, permettant par exemple d'anticiper "l'évolution d'une maladie déjà diagnostiquée" chez un patient pour "ajuster sa surveillance, son traitement", ou "recommander le bon examen, l'orientation vers un spécialiste, en s'appuyant sur des milliers de parcours similaires". Autres "finalités possibles": alerter sur "une situation d'urgence", "repérer un risque accru de maladie comme le diabète, à un horizon de un, cinq, dix ans" ou "aider des soignants sur des cas de maladies rares" à partir de "milliers d'autres cas", selon lui. - Quelles données ? L'équipe pourra utiliser l'ensemble des "données démographiques et de santé" des utilisateurs majeurs "nécessaires aux fins de recherche", celles de leurs "proches rattachés au compte Doctolib" (sauf les enfants), explique Doctolib. Cela peut inclure des données saisies par le patient lui-même, ou par des soignants dans leur logiciel Doctolib: "antécédents, médicaments, état de santé général, diagnostics, évolution du traitement", des ordonnances, des documents et images (examens d'imagerie, analyses sanguines...). Les données seront "pseudonymisées", c'est-à-dire dissociées de l'identité du patient. Elles seront conservées cinq ans maximum. - Sur quoi portent les inquiétudes ? Si elles fuitaient, ces "données sensibles", intimes, font courir "un risque non négligeable de stigmatisation, discrimination et profilage abusif", a alerté dans un communiqué la Ligue des droits de l'Homme, pour qui la "pseudonymisation" n'est pas sûre car "diverses méthodes techniques" permettent de ré-identifier la personne. Or les cyberattaques se multiplient: la plateforme de tiers-payant Almerys s'est fait dérober des données de millions de clients en mai, les données administratives de 15 millions de Français ont fuité avec le piratage d'un logiciel de Cegedim santé cet hiver. Et Doctolib héberge des données chez Amazon, entreprise américaine soumise aux lois des Etats-Unis, qui permettent notamment aux autorités d'avoir accès aux données dans le cadre d'enquêtes pénales, fait valoir l'association. Surtout, le consentement des patients est accordé par défaut, sauf opposition explicite, ces recherches scientifiques étant considérées "d'intérêt public", ont critiqué la LDH, l'association Que Choisir et des internautes. - Comment s'opposer ? Informés par mail début juillet, les utilisateurs peuvent refuser cette utilisation de leurs données, sans conséquences sur l'utilisation des services, via un formulaire en ligne. Ils peuvent aussi demander la suppression des données en écrivant à Doctolib (contact.dataprivacy@doctolib.com). Ils seront alors exclus de la base, s'ils s'opposent avant le lancement de la "phase d'entraînement technique" du modèle, en septembre. Mais "peut-on considérer que les patients sont éclairés, que le consentement donné (par défaut) est libre" quand l'information est envoyée "en plein été", qu'il faut répondre rapidement ? "Ça nous semble problématique", a commenté lundi sur France Culture Juliette Alibert, avocate et membre du collectif de médecins et chercheurs Interhop. Si les médecins peuvent aussi s'opposer, ils ne savent pas forcément que sur leur compte, "une case automatiquement cochée permet la réutilisation des données à des fins de recherche", selon elle. - Quelles protections ? Doctolib dit respecter le cadre fixé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Les données, "chiffrées", ne seront accessibles qu'aux chercheurs, dans un environnement "clos" et "sécurisé", hébergé "en Europe, auprès de partenaires de confiance", précise l'entreprise. Elles ne seront ni partagées à des fins commerciales, ni utilisées pour entraîner les modèles d'IA internes. "Plus de 10.000 projets" réalisés ou en cours, menés notamment par des CHU avec "des données hospitalières", utilisent cette méthodologie, assure M. Barascud.
Texte intégral (750 mots)
Quelles données seront utilisées, comment, dans quel but, et peut-on s'y opposer ? Ce qu'il faut savoir. - A quoi ça sert ? Doctolib a récemment lancé un laboratoire de recherche en "IA clinique" avec plusieurs institutions scientifiques. L'un des premiers projets, qui durera trois ans, va "étudier comment des outils d'IA peuvent aider à mieux anticiper certains risques, à partir de l'historique médical" des patients, et à optimiser leur parcours, indique Doctolib. Il prendra la forme d'une thèse réalisée par une doctorante, avec deux chercheurs de l'équipe HeKA commune à l'Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité, et deux de Doctolib. "On se dirige vers des outils à destination des professionnels de santé", explique à l'AFP Nicolas Barascud, data scientist (statisticien) responsable de l'unité, permettant par exemple d'anticiper "l'évolution d'une maladie déjà diagnostiquée" chez un patient pour "ajuster sa surveillance, son traitement", ou "recommander le bon examen, l'orientation vers un spécialiste, en s'appuyant sur des milliers de parcours similaires". Autres "finalités possibles": alerter sur "une situation d'urgence", "repérer un risque accru de maladie comme le diabète, à un horizon de un, cinq, dix ans" ou "aider des soignants sur des cas de maladies rares" à partir de "milliers d'autres cas", selon lui. - Quelles données ? L'équipe pourra utiliser l'ensemble des "données démographiques et de santé" des utilisateurs majeurs "nécessaires aux fins de recherche", celles de leurs "proches rattachés au compte Doctolib" (sauf les enfants), explique Doctolib. Cela peut inclure des données saisies par le patient lui-même, ou par des soignants dans leur logiciel Doctolib: "antécédents, médicaments, état de santé général, diagnostics, évolution du traitement", des ordonnances, des documents et images (examens d'imagerie, analyses sanguines...). Les données seront "pseudonymisées", c'est-à-dire dissociées de l'identité du patient. Elles seront conservées cinq ans maximum. - Sur quoi portent les inquiétudes ? Si elles fuitaient, ces "données sensibles", intimes, font courir "un risque non négligeable de stigmatisation, discrimination et profilage abusif", a alerté dans un communiqué la Ligue des droits de l'Homme, pour qui la "pseudonymisation" n'est pas sûre car "diverses méthodes techniques" permettent de ré-identifier la personne. Or les cyberattaques se multiplient: la plateforme de tiers-payant Almerys s'est fait dérober des données de millions de clients en mai, les données administratives de 15 millions de Français ont fuité avec le piratage d'un logiciel de Cegedim santé cet hiver. Et Doctolib héberge des données chez Amazon, entreprise américaine soumise aux lois des Etats-Unis, qui permettent notamment aux autorités d'avoir accès aux données dans le cadre d'enquêtes pénales, fait valoir l'association. Surtout, le consentement des patients est accordé par défaut, sauf opposition explicite, ces recherches scientifiques étant considérées "d'intérêt public", ont critiqué la LDH, l'association Que Choisir et des internautes. - Comment s'opposer ? Informés par mail début juillet, les utilisateurs peuvent refuser cette utilisation de leurs données, sans conséquences sur l'utilisation des services, via un formulaire en ligne. Ils peuvent aussi demander la suppression des données en écrivant à Doctolib (contact.dataprivacy@doctolib.com). Ils seront alors exclus de la base, s'ils s'opposent avant le lancement de la "phase d'entraînement technique" du modèle, en septembre. Mais "peut-on considérer que les patients sont éclairés, que le consentement donné (par défaut) est libre" quand l'information est envoyée "en plein été", qu'il faut répondre rapidement ? "Ça nous semble problématique", a commenté lundi sur France Culture Juliette Alibert, avocate et membre du collectif de médecins et chercheurs Interhop. Si les médecins peuvent aussi s'opposer, ils ne savent pas forcément que sur leur compte, "une case automatiquement cochée permet la réutilisation des données à des fins de recherche", selon elle. - Quelles protections ? Doctolib dit respecter le cadre fixé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Les données, "chiffrées", ne seront accessibles qu'aux chercheurs, dans un environnement "clos" et "sécurisé", hébergé "en Europe, auprès de partenaires de confiance", précise l'entreprise. Elles ne seront ni partagées à des fins commerciales, ni utilisées pour entraîner les modèles d'IA internes. "Plus de 10.000 projets" réalisés ou en cours, menés notamment par des CHU avec "des données hospitalières", utilisent cette méthodologie, assure M. Barascud.

30.07.2026 à 04:47

FRANCE24
img
Voici cinq choses à savoir sur cette région stratégique sur les rives de la mer Noire qui joue un rôle central dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine - et dans leur histoire. Position stratégique sur la mer Noire Avec ses montagnes verdoyantes et ses plages, la Crimée est prisée pour sa beauté. Son sol est en outre propice à la viticulture. Sa position sur la mer Noire a suscité l'envie de la part des marines européennes et été l'enjeu de guerres au cours des siècles. Occupée par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, elle accueille en 1945 la conférence de Yalta au cours de laquelle l’Europe est divisée en zones d’influence. Après la chute de l'URSS en 1991, la péninsule, déjà administrativement rattachée à l'Ukraine soviétique en 1954, est intégrée au territoire de l'Ukraine indépendante. La Russie conserve cependant le droit de mouiller sa flotte de la mer Noire dans le port de Sébastopol en vertu d'accords signés dans les années 1990. Simféropol, la capitale régionale, située à l'intérieur des terres, et les villes portuaires de Sébastopol, de Yalta et d'Eupatoria en sont les principaux centres urbains. L'annexion de 2014 En 2014, la Russie prend le contrôle de la Crimée, dans la foulée de la révolution pro-européenne en Ukraine et du renversement du président Viktor Ianoukovitch soutenu par Moscou. Des militaires, masqués et sans insignes, s'emparent des bâtiments publics et assiègent les bases militaires ukrainiennes. Vladimir Poutine reconnaîtra plus tard qu'il s'agissait de soldats russes. Au cours d'un référendum ensuite organisé par les autorités russes, la population locale vote sous la menace des armes le rattachement de la Crimée à la Russie. Les Occidentaux dénoncent une imposture et imposent des sanctions à ce pays. L'annexion de mars 2014 entraîne la guerre dans l'est de l'Ukraine, où des séparatistes prorusses soutenus par Moscou se rebellent contre Kiev. Le conflit fait des milliers de victimes entre 2014 et 2022, date à laquelle la Russie déclenche son offensive de grande envergure contre l'Ukraine. L'annexion de la Crimée n'est reconnue que par une poignée de pays, tels Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela. Elle marque un tournant pour le président Vladimir Poutine, scellant notamment une rupture des relations avec les Occidentaux. Ceux qui refusent de vivre sous tutelle russe fuient en nombre. La Russie contrôle étroitement la vie sur place, interdit les symboles ukrainiens et exige de facto que les habitants de cette presqu'île se procurent des passeports russes. Les Tatars réprimés Les Russes sont accusés de prendre des mesures répressives contre les Tatars de Crimée, des habitants historiques de cette péninsule en majorité musulmans sunnites et turcophones. En 2016, le Mejlis, l'organe représentatif de cette communauté, est déclaré "extrémiste", marquant le début d'une vague d'arrestations et d'exils forcés. A l'époque soviétique, les Tatars de Crimée ont été déportés par dizaines de milliers sur ordre de Staline, principalement en Asie centrale. Ils n'ont commencé à retourner sur leurs terres que dans les années 1980. Peu après l'annexion de la Crimée, Vladimir Poutine signe un décret officialisant leur réhabilitation. Mais, en 2024, Amnesty international a accusé Moscou de vouloir "éradiquer" les identités ukrainienne et tatare de Crimée en procédant notamment à "des transferts forcés de population". Tremplin pour l'offensive de 2022 La Russie lance son offensive sur l'Ukraine en février 2022 à partir du nord, de l'est et du sud, y compris de Crimée, où elle a massé ses troupes pendant des mois. L'Ukraine vise désormais régulièrement dans cette péninsule avec des drones et des missiles des cibles militaires, énergétiques et des routes de ravitaillement, en représailles aux bombardements quotidiens sur son territoire. Ses drones navals coulent en outre plusieurs navires russes en mer Noire. En septembre 2023, le quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol est frappé par les Ukrainiens et plusieurs officiers de haut rang sont tués. Pont symbolique Inauguré en grande pompe en 2018 par Vladimir Poutine, le pont de Crimée, un ouvrage de 19 km de long, est pour la Russie l'un des symboles de son autorité sur la péninsule dans laquelle elle a investi sans compter. C'est aussi une infrastructure logistique militaire essentielle dans son offensive sur l'Ukraine. Les services de sécurité ukrainiens ont revendiqué en octobre 2022 l'explosion qui a emporté une partie du pont, un camouflet pour les Russes qui souffraient déjà de revers sur le champ de bataille. L'armée ukrainienne a par la suite visé cet ouvrage à de multiples reprises.
Texte intégral (812 mots)
Voici cinq choses à savoir sur cette région stratégique sur les rives de la mer Noire qui joue un rôle central dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine - et dans leur histoire. Position stratégique sur la mer Noire Avec ses montagnes verdoyantes et ses plages, la Crimée est prisée pour sa beauté. Son sol est en outre propice à la viticulture. Sa position sur la mer Noire a suscité l'envie de la part des marines européennes et été l'enjeu de guerres au cours des siècles. Occupée par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, elle accueille en 1945 la conférence de Yalta au cours de laquelle l’Europe est divisée en zones d’influence. Après la chute de l'URSS en 1991, la péninsule, déjà administrativement rattachée à l'Ukraine soviétique en 1954, est intégrée au territoire de l'Ukraine indépendante. La Russie conserve cependant le droit de mouiller sa flotte de la mer Noire dans le port de Sébastopol en vertu d'accords signés dans les années 1990. Simféropol, la capitale régionale, située à l'intérieur des terres, et les villes portuaires de Sébastopol, de Yalta et d'Eupatoria en sont les principaux centres urbains. L'annexion de 2014 En 2014, la Russie prend le contrôle de la Crimée, dans la foulée de la révolution pro-européenne en Ukraine et du renversement du président Viktor Ianoukovitch soutenu par Moscou. Des militaires, masqués et sans insignes, s'emparent des bâtiments publics et assiègent les bases militaires ukrainiennes. Vladimir Poutine reconnaîtra plus tard qu'il s'agissait de soldats russes. Au cours d'un référendum ensuite organisé par les autorités russes, la population locale vote sous la menace des armes le rattachement de la Crimée à la Russie. Les Occidentaux dénoncent une imposture et imposent des sanctions à ce pays. L'annexion de mars 2014 entraîne la guerre dans l'est de l'Ukraine, où des séparatistes prorusses soutenus par Moscou se rebellent contre Kiev. Le conflit fait des milliers de victimes entre 2014 et 2022, date à laquelle la Russie déclenche son offensive de grande envergure contre l'Ukraine. L'annexion de la Crimée n'est reconnue que par une poignée de pays, tels Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela. Elle marque un tournant pour le président Vladimir Poutine, scellant notamment une rupture des relations avec les Occidentaux. Ceux qui refusent de vivre sous tutelle russe fuient en nombre. La Russie contrôle étroitement la vie sur place, interdit les symboles ukrainiens et exige de facto que les habitants de cette presqu'île se procurent des passeports russes. Les Tatars réprimés Les Russes sont accusés de prendre des mesures répressives contre les Tatars de Crimée, des habitants historiques de cette péninsule en majorité musulmans sunnites et turcophones. En 2016, le Mejlis, l'organe représentatif de cette communauté, est déclaré "extrémiste", marquant le début d'une vague d'arrestations et d'exils forcés. A l'époque soviétique, les Tatars de Crimée ont été déportés par dizaines de milliers sur ordre de Staline, principalement en Asie centrale. Ils n'ont commencé à retourner sur leurs terres que dans les années 1980. Peu après l'annexion de la Crimée, Vladimir Poutine signe un décret officialisant leur réhabilitation. Mais, en 2024, Amnesty international a accusé Moscou de vouloir "éradiquer" les identités ukrainienne et tatare de Crimée en procédant notamment à "des transferts forcés de population". Tremplin pour l'offensive de 2022 La Russie lance son offensive sur l'Ukraine en février 2022 à partir du nord, de l'est et du sud, y compris de Crimée, où elle a massé ses troupes pendant des mois. L'Ukraine vise désormais régulièrement dans cette péninsule avec des drones et des missiles des cibles militaires, énergétiques et des routes de ravitaillement, en représailles aux bombardements quotidiens sur son territoire. Ses drones navals coulent en outre plusieurs navires russes en mer Noire. En septembre 2023, le quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol est frappé par les Ukrainiens et plusieurs officiers de haut rang sont tués. Pont symbolique Inauguré en grande pompe en 2018 par Vladimir Poutine, le pont de Crimée, un ouvrage de 19 km de long, est pour la Russie l'un des symboles de son autorité sur la péninsule dans laquelle elle a investi sans compter. C'est aussi une infrastructure logistique militaire essentielle dans son offensive sur l'Ukraine. Les services de sécurité ukrainiens ont revendiqué en octobre 2022 l'explosion qui a emporté une partie du pont, un camouflet pour les Russes qui souffraient déjà de revers sur le champ de bataille. L'armée ukrainienne a par la suite visé cet ouvrage à de multiples reprises.

30.07.2026 à 04:45

FRANCE24
img
"Tout va bien", avance Guéorgui, café à la main et barbe de hipster. "En fait, on est habitué, donc rien ne nous fait peur", dit cet homme de 31 ans, calé sur le parapet de la promenade maritime avec une amie. "Là, on est assis, on boit un café. S'il y a des bruits, ils proviennent très probablement des exercices", raisonne Guéorgui. Il travaille "dans le tourisme" à Sébastopol, ville qui comme toute la Crimée, annexée en 2014, est largement perçue comme faisant partie de leur pays par les Russes. Le long de la corniche, des mamies font trempette, un gamin éclabousse ses frères et des Musclor exhibent leurs pectoraux. Dans le skatepark, des ados enchaînent les figures près d'un des innombrables abris que compte Sébastopol. Un coup d'oeil au compte Telegram de Mikhaïl Razvojaïev, le dirigeant de la ville: cette fois, pas d'alerte aérienne annoncée. Mais ces alertes pleuvent depuis la mi-juin avec la montée en puissance des frappes ukrainiennes contre les dépôts d'hydrocarbures et les installations électriques. Conséquences directes: les pannes de courant et les pénuries de carburants font désormais partie du quotidien des 2,4 millions d'habitants de la Crimée et des estivants, quatre ans et demi après le début de l'offensive à grande échelle de la Russie contre l'Ukraine. Des civils sont aussi régulièrement tués et blessés dans ces raids. Mecredi, le gouverneur local installé par Moscou, Sergueï Axionov, a ainsi annoncé la mort de deux personnes, tuées dans une "nouvelle attaque nocturne ennemie". Saison "catastrophique" Et chaque jour ou presque, Crimenergo, le distributeur d'électricité local, annonce sur son site des coupures. Dans les stations balnéaires, les commerces et hôtels qui en ont les moyens sont équipés de générateurs. A Yalta, la torpeur de l'après-midi n'est interrompue que par le ronronnement de ces engins qui carburent pour beaucoup au diesel. "On n'a pas le choix", explique Oksana, qui tient une épicerie. "C'est ça (le générateur, ndlr) ou toutes mes glaces fondent (...). Cette saison est catastrophique". Comme dans de nombreuses provinces russes, les carburants sont rares en Crimée. Sur les routes, le regard croise les batteries de la défense aérienne russe, des sous-stations électriques à la façade en partie calcinée par les incendies provoqués par les frappes de drones et des stations-service fermées ou réservées aux transports essentiels. Lorsque, par chance, du sans-plomb ou du diesel est disponible pour le chauffeur lambda, les stations rationnent et "elles n'affichent pas les prix pour ne pas mettre les automobilistes en rogne", explique Dmitri (prénom modifié), chauffeur de taxi. Le litre de sans-plomb 95 tutoie les 250 roubles (environ 2,80 euros), quand il en valait trois à quatre fois moins auparavant. Et l'approvisionnement depuis la Russie est devenu un véritable gymkhana. La route qui relie la péninsule à la région russe de Rostov-sur-le-Don par le nord en passant par Mélitopol et Marioupol, deux villes ukrainiennes contrôlées par Moscou, a hérité du surnom de "route de la mort". En cause: les bombardements ukrainiens qui visent les camions-citernes et autres transporteurs d'hydrocarbures, selon les chauffeurs locaux. "Joyau de la couronne" Reste l'emblématique pont de Kertch qui relie la Crimée à la Russie sur 19 km au-dessus des flots. Or, si les trains et voitures peuvent l'emprunter, les camons-citernes sont interdits. Et le risque que l'ouvrage soit attaqué, comme il l'a été par le passé, est toujours présent. Avec ses raids, Kiev veut "forcer la Russie à mettre fin à la guerre et restituer la justice", a expliqué le président Volodymyr Zelensky en juin. "Et c'est la Crimée qui est au centre de cette politique". La Crimée est "le joyau de la couronne des conquêtes territoriales de la Russie depuis 2014", estime auprès de l'AFP Maria Snegovaya, chercheuse au Centre for Strategic and International Studies (CSIS). Si Vladimir Poutine justifie "l'occupation du Donbass par le récit de la +protection des russophones +, la Crimée est présentée comme une terre russe historiquement sacrée", poursuit-elle. Les responsables locaux n'ont pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Impossible d'en savoir plus sur le plan de contingence au cas où le pont de Kertch deviendrait impraticable. Impossible aussi de savoir combien d'habitants ont quitté la péninsule pour s'établir ailleurs. Une vie à l'étranger, c'est la perspective à laquelle se préparent Ekaterina et Anastasia, qui se baignent à Yalta. Originaires de Crimée, elles étudient à Moscou, "où les gens n'ont jamais entendu d'alerte", et sont revenues pour l'été. Son diplôme de créatrice de vêtements en poche, Ekaterina, 18 ans, pense à se rendre "d'abord en Asie, mais c'est difficile d'y obtenir un permis de séjour. Donc, peut-être les Pays-Bas ou un autre pays européen. Il y a plus de possibilités là-bas".
Texte intégral (832 mots)
"Tout va bien", avance Guéorgui, café à la main et barbe de hipster. "En fait, on est habitué, donc rien ne nous fait peur", dit cet homme de 31 ans, calé sur le parapet de la promenade maritime avec une amie. "Là, on est assis, on boit un café. S'il y a des bruits, ils proviennent très probablement des exercices", raisonne Guéorgui. Il travaille "dans le tourisme" à Sébastopol, ville qui comme toute la Crimée, annexée en 2014, est largement perçue comme faisant partie de leur pays par les Russes. Le long de la corniche, des mamies font trempette, un gamin éclabousse ses frères et des Musclor exhibent leurs pectoraux. Dans le skatepark, des ados enchaînent les figures près d'un des innombrables abris que compte Sébastopol. Un coup d'oeil au compte Telegram de Mikhaïl Razvojaïev, le dirigeant de la ville: cette fois, pas d'alerte aérienne annoncée. Mais ces alertes pleuvent depuis la mi-juin avec la montée en puissance des frappes ukrainiennes contre les dépôts d'hydrocarbures et les installations électriques. Conséquences directes: les pannes de courant et les pénuries de carburants font désormais partie du quotidien des 2,4 millions d'habitants de la Crimée et des estivants, quatre ans et demi après le début de l'offensive à grande échelle de la Russie contre l'Ukraine. Des civils sont aussi régulièrement tués et blessés dans ces raids. Mecredi, le gouverneur local installé par Moscou, Sergueï Axionov, a ainsi annoncé la mort de deux personnes, tuées dans une "nouvelle attaque nocturne ennemie". Saison "catastrophique" Et chaque jour ou presque, Crimenergo, le distributeur d'électricité local, annonce sur son site des coupures. Dans les stations balnéaires, les commerces et hôtels qui en ont les moyens sont équipés de générateurs. A Yalta, la torpeur de l'après-midi n'est interrompue que par le ronronnement de ces engins qui carburent pour beaucoup au diesel. "On n'a pas le choix", explique Oksana, qui tient une épicerie. "C'est ça (le générateur, ndlr) ou toutes mes glaces fondent (...). Cette saison est catastrophique". Comme dans de nombreuses provinces russes, les carburants sont rares en Crimée. Sur les routes, le regard croise les batteries de la défense aérienne russe, des sous-stations électriques à la façade en partie calcinée par les incendies provoqués par les frappes de drones et des stations-service fermées ou réservées aux transports essentiels. Lorsque, par chance, du sans-plomb ou du diesel est disponible pour le chauffeur lambda, les stations rationnent et "elles n'affichent pas les prix pour ne pas mettre les automobilistes en rogne", explique Dmitri (prénom modifié), chauffeur de taxi. Le litre de sans-plomb 95 tutoie les 250 roubles (environ 2,80 euros), quand il en valait trois à quatre fois moins auparavant. Et l'approvisionnement depuis la Russie est devenu un véritable gymkhana. La route qui relie la péninsule à la région russe de Rostov-sur-le-Don par le nord en passant par Mélitopol et Marioupol, deux villes ukrainiennes contrôlées par Moscou, a hérité du surnom de "route de la mort". En cause: les bombardements ukrainiens qui visent les camions-citernes et autres transporteurs d'hydrocarbures, selon les chauffeurs locaux. "Joyau de la couronne" Reste l'emblématique pont de Kertch qui relie la Crimée à la Russie sur 19 km au-dessus des flots. Or, si les trains et voitures peuvent l'emprunter, les camons-citernes sont interdits. Et le risque que l'ouvrage soit attaqué, comme il l'a été par le passé, est toujours présent. Avec ses raids, Kiev veut "forcer la Russie à mettre fin à la guerre et restituer la justice", a expliqué le président Volodymyr Zelensky en juin. "Et c'est la Crimée qui est au centre de cette politique". La Crimée est "le joyau de la couronne des conquêtes territoriales de la Russie depuis 2014", estime auprès de l'AFP Maria Snegovaya, chercheuse au Centre for Strategic and International Studies (CSIS). Si Vladimir Poutine justifie "l'occupation du Donbass par le récit de la +protection des russophones +, la Crimée est présentée comme une terre russe historiquement sacrée", poursuit-elle. Les responsables locaux n'ont pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Impossible d'en savoir plus sur le plan de contingence au cas où le pont de Kertch deviendrait impraticable. Impossible aussi de savoir combien d'habitants ont quitté la péninsule pour s'établir ailleurs. Une vie à l'étranger, c'est la perspective à laquelle se préparent Ekaterina et Anastasia, qui se baignent à Yalta. Originaires de Crimée, elles étudient à Moscou, "où les gens n'ont jamais entendu d'alerte", et sont revenues pour l'été. Son diplôme de créatrice de vêtements en poche, Ekaterina, 18 ans, pense à se rendre "d'abord en Asie, mais c'est difficile d'y obtenir un permis de séjour. Donc, peut-être les Pays-Bas ou un autre pays européen. Il y a plus de possibilités là-bas".

30.07.2026 à 04:45

FRANCE24
img
Depuis deux semaines, il est si bas dans cette ville du sud de la Roumanie que les embarcations ne peuvent plus entrer ni sortir à cause des bancs de sable qui se sont formés. "L'an dernier, on pouvait encore traverser à la nage, mais maintenant l'eau nous arrive à la poitrine", constate Doru, un pêcheur de 71 ans, en désignant dépité un îlot au milieu du fleuve. Et de présager : "Dans deux ans, on pourra traverser à pied". En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du deuxième fleuve le plus long du continent ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. De sa source, dans la Forêt-Noire en Allemagne, jusqu'à son embouchure dans la mer Noire, les pays situés le long de ses 2.850 kilomètres en subissent les conséquences. Que ce soit en Slovaquie ou en Bulgarie, les navires marchands ne peuvent plus être chargés à pleine capacité et la navigation est ralentie. La Roumanie et la Hongrie ont quant à elles dû réduire la production électrique de leurs centrales nucléaires qui utilisent les eaux du Danube pour refroidir leurs réacteurs. "Il faut agir" Déjà sévère, la sécheresse actuelle a été aggravée par le changement climatique d'origine humaine, selon un rapport publié la semaine dernière par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution. Le fleuve est à son niveau le plus bas depuis 30 ans en Roumanie et en Slovaquie, et n'a jamais été aussi bas en Hongrie. En Bulgarie, près du pont Vidin-Calafat qui enjambe le Danube vers la Roumanie, les bateaux des pêcheurs sont bloqués sur la rive. "Il n'a jamais été aussi sec", confie à l'AFP Rossen Dobrev. "Maintenant, on peut même aller jusqu'en Roumanie à pied." "Je suis pêcheur depuis 39 ans, et il n'y a jamais eu une sécheresse comme celle-ci", renchérit Aleksandar Angelov. "Les responsables là-haut doivent agir", ajoute cet homme de 59 ans, dont le front profondément ridé trahit l'inquiétude. Les liaisons par ferry entre la Roumanie et la Bulgarie ont été temporairement suspendues à deux endroits. Mardi, les 186 passagers d'un bateau de croisière ont dû être évacués par les services de secours après s'être échoués dans le nord-ouest de la Bulgarie. Quant aux cargos, ils "sont obligés d'attendre ou de naviguer avec une charge réduite", a dit à l'AFP un porte-parole de l'agence en charge du Danube au sein du gouvernement bulgare. En Roumanie, le niveau du fleuve sur certains tronçons est tombé un mètre en dessous du minimum navigable. "C'est une situation exceptionnelle. Nous sommes surpris par ce niveau très, très bas", a déclaré à l'AFP Adrian Maizel, de l'Administration du bas Danube. "Nous faisons tout notre possible pour maintenir un chenal navigable, même plus étroit", ajoute-t-il, évoquant des opérations de dragage. "Sables mouvants" En amont, à Budapest, la capitale hongroise, le Danube a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré. Des dizaines de villes et de villages hongrois ont été soumis à des restrictions d'eau lors de la vague de chaleur de juin. Certaines croisières ont été suspendues en juillet. Plus en amont encore, au barrage slovaque de Gabcikovo, le passage aux écluses a été ralenti, entraînant des temps d'attente rallongés, et les capitaines ont été invités à vérifier la navigabilité de leurs bateaux. Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est attendue cette semaine en Europe centrale, aucun répit ne se profile. "Je vis ici depuis 25 ans, et l'eau n'a jamais été aussi basse", confie à l'AFP Mitica Nicolae, un habitant de Corabia, en train de pêcher dans un canal d'irrigation. Ce retraité de 65 ans, qui écoute la radio publique chaque matin pour connaître le niveau du fleuve, constate qu'il attrape moins de poissons que par le passé, et se dit aussi préoccupé pour les agriculteurs, après l'annonce des autorités roumaines de restrictions d'irrigation dans le sud-est du pays. Ceux rencontrés par l'AFP affirment toutefois ne pas être concernés pour le moment. A quelques kilomètres de là, un garçon patauge les pieds nus dans une eau qui ne lui arrive qu'aux chevilles. "C'est comme des sables mouvants", s'exclame-t-il, surpris, en direction de sa famille.
Texte intégral (733 mots)
Depuis deux semaines, il est si bas dans cette ville du sud de la Roumanie que les embarcations ne peuvent plus entrer ni sortir à cause des bancs de sable qui se sont formés. "L'an dernier, on pouvait encore traverser à la nage, mais maintenant l'eau nous arrive à la poitrine", constate Doru, un pêcheur de 71 ans, en désignant dépité un îlot au milieu du fleuve. Et de présager : "Dans deux ans, on pourra traverser à pied". En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du deuxième fleuve le plus long du continent ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. De sa source, dans la Forêt-Noire en Allemagne, jusqu'à son embouchure dans la mer Noire, les pays situés le long de ses 2.850 kilomètres en subissent les conséquences. Que ce soit en Slovaquie ou en Bulgarie, les navires marchands ne peuvent plus être chargés à pleine capacité et la navigation est ralentie. La Roumanie et la Hongrie ont quant à elles dû réduire la production électrique de leurs centrales nucléaires qui utilisent les eaux du Danube pour refroidir leurs réacteurs. "Il faut agir" Déjà sévère, la sécheresse actuelle a été aggravée par le changement climatique d'origine humaine, selon un rapport publié la semaine dernière par le groupe de scientifiques du World Weather Attribution. Le fleuve est à son niveau le plus bas depuis 30 ans en Roumanie et en Slovaquie, et n'a jamais été aussi bas en Hongrie. En Bulgarie, près du pont Vidin-Calafat qui enjambe le Danube vers la Roumanie, les bateaux des pêcheurs sont bloqués sur la rive. "Il n'a jamais été aussi sec", confie à l'AFP Rossen Dobrev. "Maintenant, on peut même aller jusqu'en Roumanie à pied." "Je suis pêcheur depuis 39 ans, et il n'y a jamais eu une sécheresse comme celle-ci", renchérit Aleksandar Angelov. "Les responsables là-haut doivent agir", ajoute cet homme de 59 ans, dont le front profondément ridé trahit l'inquiétude. Les liaisons par ferry entre la Roumanie et la Bulgarie ont été temporairement suspendues à deux endroits. Mardi, les 186 passagers d'un bateau de croisière ont dû être évacués par les services de secours après s'être échoués dans le nord-ouest de la Bulgarie. Quant aux cargos, ils "sont obligés d'attendre ou de naviguer avec une charge réduite", a dit à l'AFP un porte-parole de l'agence en charge du Danube au sein du gouvernement bulgare. En Roumanie, le niveau du fleuve sur certains tronçons est tombé un mètre en dessous du minimum navigable. "C'est une situation exceptionnelle. Nous sommes surpris par ce niveau très, très bas", a déclaré à l'AFP Adrian Maizel, de l'Administration du bas Danube. "Nous faisons tout notre possible pour maintenir un chenal navigable, même plus étroit", ajoute-t-il, évoquant des opérations de dragage. "Sables mouvants" En amont, à Budapest, la capitale hongroise, le Danube a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré. Des dizaines de villes et de villages hongrois ont été soumis à des restrictions d'eau lors de la vague de chaleur de juin. Certaines croisières ont été suspendues en juillet. Plus en amont encore, au barrage slovaque de Gabcikovo, le passage aux écluses a été ralenti, entraînant des temps d'attente rallongés, et les capitaines ont été invités à vérifier la navigabilité de leurs bateaux. Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est attendue cette semaine en Europe centrale, aucun répit ne se profile. "Je vis ici depuis 25 ans, et l'eau n'a jamais été aussi basse", confie à l'AFP Mitica Nicolae, un habitant de Corabia, en train de pêcher dans un canal d'irrigation. Ce retraité de 65 ans, qui écoute la radio publique chaque matin pour connaître le niveau du fleuve, constate qu'il attrape moins de poissons que par le passé, et se dit aussi préoccupé pour les agriculteurs, après l'annonce des autorités roumaines de restrictions d'irrigation dans le sud-est du pays. Ceux rencontrés par l'AFP affirment toutefois ne pas être concernés pour le moment. A quelques kilomètres de là, un garçon patauge les pieds nus dans une eau qui ne lui arrive qu'aux chevilles. "C'est comme des sables mouvants", s'exclame-t-il, surpris, en direction de sa famille.

30.07.2026 à 04:43

FRANCE24
img
Deuxième économie de la zone euro, la France sera la première à dire comment son produit intérieur brut (PIB) a évolué entre avril et juin. Suivront dans la matinée d'autres poids lourds européens, Espagne, Allemagne ou Italie, avant la publication du chiffre de la zone euro. Le PIB irlandais, déjà publié mercredi, a rebondi sur le trimestre, progressant de 3,9% après une lourde chute en début d'année liée aux opérations comptables des nombreuses multinationales installées dans le pays, qui avait pesé sur la croissance de la zone euro dans son ensemble. En France, l'Insee prévoit sur la période un "regain temporaire" de croissance, à 0,3%, après un recul du PIB de 0,1% sur le premier trimestre. La Banque de France table sur une croissance de 0,2%, avec un rebond dans l'industrie et les services marchands. Les analystes sondés par Bloomberg prévoient aussi en moyenne une progression de 0,2%. "Contribution des exportations" Pour l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco, le trimestre sera "faiblement positif". La baisse du PIB en début d'année "avait quand même surpris un peu tout le monde. C'était notamment les exports qui avaient contribué très négativement, avec des commandes aéronautiques qui avaient été livrées en retard", analyse-t-il. "Sur le deuxième trimestre, la contribution des exportations va jouer dans l'autre sens. Donc on va être sur une croissance, mais faible, parce qu'il y a quand même eu le choc énergétique", ajoute-t-il, anticipant une "consommation des ménages peu dynamique". Moins optimiste, l'économiste Peter Vanden Houte de la banque ING table sur une stagnation du PIB au deuxième trimestre, du fait de l'impact de la guerre au Moyen-Orient. "Les prix énergétiques ont quand même fortement augmenté pendant tout un temps. Cela a pesé sur le revenu disponible des ménages, donc nous pensons que la croissance de la consommation va rester très faible, voire même négative", ajoute-t-il. Il reconnaît cependant que les exportations pourraient être "un facteur plus positif". Le recul du PIB au premier trimestre avait fait craindre à certains économistes une récession technique, soit deux trimestres consécutifs de recul, sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie avec le conflit au Moyen-Orient, qui a débuté fin février. Impact de la canicule et des incendies L'inflation avait connu un pic à 2,4% en mai. Mais elle avait reflué à 1,8% sur un an en juin, après la signature d'un protocole d'accord le 17 juin entre les États-Unis et l'Iran, permettant d'éclaircir l'horizon économique. "On s'attendait à un pétrole à 150 ou 200 dollars, et il a plafonné à 120 puis rebaissé ensuite", donc "la crise énergétique a été moins violente que ce qu'on avait craint", souligne Sylvain Bersinger. La Banque de France, qui tablait au départ sur une stagnation du PIB au deuxième trimestre, avait révisé à la hausse sa prévision début juillet. Le gouvernement, avait, lui, estimé en juillet que le "deuxième trimestre devrait être marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l'activité", et fait preuve "d'une approche prudente pour les troisième et quatrième trimestres". Il table sur une croissance du PIB de 0,7% pour l'ensemble de l'année. Pour les analystes d'ING, qui estiment que la croissance "ne va probablement pas dépasser 0,5%" sur l'ensemble de l'année, "il y a évidemment encore un point d'interrogation sur l'impact de la canicule et des incendies, qui vont aussi avoir un effet négatif sur la croissance". "Cela pourrait encore peser sur la croissance au troisième trimestre", estime Peter Vanden Houte. "Mais si les hostilités au Moyen-Orient s'arrêtent dans un proche avenir, on peut toujours espérer un rebond au second semestre", poursuit-il.
Texte intégral (639 mots)
Deuxième économie de la zone euro, la France sera la première à dire comment son produit intérieur brut (PIB) a évolué entre avril et juin. Suivront dans la matinée d'autres poids lourds européens, Espagne, Allemagne ou Italie, avant la publication du chiffre de la zone euro. Le PIB irlandais, déjà publié mercredi, a rebondi sur le trimestre, progressant de 3,9% après une lourde chute en début d'année liée aux opérations comptables des nombreuses multinationales installées dans le pays, qui avait pesé sur la croissance de la zone euro dans son ensemble. En France, l'Insee prévoit sur la période un "regain temporaire" de croissance, à 0,3%, après un recul du PIB de 0,1% sur le premier trimestre. La Banque de France table sur une croissance de 0,2%, avec un rebond dans l'industrie et les services marchands. Les analystes sondés par Bloomberg prévoient aussi en moyenne une progression de 0,2%. "Contribution des exportations" Pour l'économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco, le trimestre sera "faiblement positif". La baisse du PIB en début d'année "avait quand même surpris un peu tout le monde. C'était notamment les exports qui avaient contribué très négativement, avec des commandes aéronautiques qui avaient été livrées en retard", analyse-t-il. "Sur le deuxième trimestre, la contribution des exportations va jouer dans l'autre sens. Donc on va être sur une croissance, mais faible, parce qu'il y a quand même eu le choc énergétique", ajoute-t-il, anticipant une "consommation des ménages peu dynamique". Moins optimiste, l'économiste Peter Vanden Houte de la banque ING table sur une stagnation du PIB au deuxième trimestre, du fait de l'impact de la guerre au Moyen-Orient. "Les prix énergétiques ont quand même fortement augmenté pendant tout un temps. Cela a pesé sur le revenu disponible des ménages, donc nous pensons que la croissance de la consommation va rester très faible, voire même négative", ajoute-t-il. Il reconnaît cependant que les exportations pourraient être "un facteur plus positif". Le recul du PIB au premier trimestre avait fait craindre à certains économistes une récession technique, soit deux trimestres consécutifs de recul, sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie avec le conflit au Moyen-Orient, qui a débuté fin février. Impact de la canicule et des incendies L'inflation avait connu un pic à 2,4% en mai. Mais elle avait reflué à 1,8% sur un an en juin, après la signature d'un protocole d'accord le 17 juin entre les États-Unis et l'Iran, permettant d'éclaircir l'horizon économique. "On s'attendait à un pétrole à 150 ou 200 dollars, et il a plafonné à 120 puis rebaissé ensuite", donc "la crise énergétique a été moins violente que ce qu'on avait craint", souligne Sylvain Bersinger. La Banque de France, qui tablait au départ sur une stagnation du PIB au deuxième trimestre, avait révisé à la hausse sa prévision début juillet. Le gouvernement, avait, lui, estimé en juillet que le "deuxième trimestre devrait être marqué par les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l'activité", et fait preuve "d'une approche prudente pour les troisième et quatrième trimestres". Il table sur une croissance du PIB de 0,7% pour l'ensemble de l'année. Pour les analystes d'ING, qui estiment que la croissance "ne va probablement pas dépasser 0,5%" sur l'ensemble de l'année, "il y a évidemment encore un point d'interrogation sur l'impact de la canicule et des incendies, qui vont aussi avoir un effet négatif sur la croissance". "Cela pourrait encore peser sur la croissance au troisième trimestre", estime Peter Vanden Houte. "Mais si les hostilités au Moyen-Orient s'arrêtent dans un proche avenir, on peut toujours espérer un rebond au second semestre", poursuit-il.

30.07.2026 à 04:07

FRANCE24
img
L'armée américaine a "frappé des dizaines de cibles du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) en Iran, notamment des centres de commandement militaires, des installations de missiles et de drones, des sites de surveillance et de défense côtières, ainsi que des capacités maritimes", a écrit le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. Les Etats-Unis ont affirmé avoir riposté au lancement mardi par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, de "multiples missiles balistiques" lors d'une "tentative d'attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient", précisant que tous ces missiles avaient été interceptés. "Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée", avait prévenu mercredi le président américain dans des propos rapportés par un journaliste de la chaîne Fox News. "On va les frapper très fort, parce que c'est à notre tour", avait-il insisté plus tard devant la presse à la Maison Blanche. Les médias officiels iraniens ont fait état d'attaques dans les provinces méridionales du Khuzestan et d'Hormozgan. Sur l'île de Qeshm, "des équipes de secours cherchent à retrouver deux personnes piégées sous les décombres" d'une maison, a indiqué l'agence Irna. Dans la nuit de mardi à mercredi, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite avaient annoncé avoir mené des frappes conjointes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, accusés d'avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes (ce qu'ils ont démenti). Riposte inévitable Ces attaques dans plusieurs villes d'Irak ont fait 20 morts - dont cinq Iraniens - et 32 blessés dans les rangs du Hachd al-Chaabi, a indiqué ce réseau de factions à majorité chiite, intégré aux forces armées irakiennes et englobant des groupes armés pro-Iran. Si M. Trump a affirmé, selon le journaliste de Fox News, que les frappes étaient "coordonnées avec le gouvernement irakien", la présidence irakienne a dénoncé une "violation flagrante de la souveraineté de l'Irak". Téhéran a condamné les frappes chez son voisin. Dans la capitale iranienne, des habitants exhalent leur lassitude. "On ne sait pas vraiment si nous sommes en guerre ou en paix (...) Ce que je vois, c'est une population profondément découragée et déprimée", déclare à l'AFP Golrokh, une retraitée de 60 ans. Avant les dernières frappes, le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis s'était étendu à un autre front opposant les rebelles yéménites houthis à l'Arabie saoudite. Ryad soutient militairement le gouvernement yéménite face aux Houthis, soutenus par l'Iran. Les rebelles ont affirmé mardi avoir visé avec des missiles un pétrolier saoudien en mer Rouge, l'accusant d'avoir "violé le blocus naval" dont ils menacent le royaume, premier exportateur de brut au monde. "Téhéran utilise désormais son réseau de proxys (...). La guerre par procuration est la poursuite de la guerre directe par d'autres moyens, et elle est menée avec une cohérence stratégique considérable", a déclaré à l'AFP Hesham Alghannam, analyste et chercheur saoudien spécialisé dans les questions de sécurité. Le gouvernement yéménite a accusé mercredi les Houthis de vouloir imposer des droits de passage aux navires transitant par la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement à son extrémité sud. L'Arabie saoudite compte sur la mer Rouge pour poursuivre ses exportations, alors que l'Iran verrouille de nouveau le stratégique détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule. burx-roc/ega
Texte intégral (602 mots)
L'armée américaine a "frappé des dizaines de cibles du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) en Iran, notamment des centres de commandement militaires, des installations de missiles et de drones, des sites de surveillance et de défense côtières, ainsi que des capacités maritimes", a écrit le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. Les Etats-Unis ont affirmé avoir riposté au lancement mardi par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, de "multiples missiles balistiques" lors d'une "tentative d'attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient", précisant que tous ces missiles avaient été interceptés. "Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée", avait prévenu mercredi le président américain dans des propos rapportés par un journaliste de la chaîne Fox News. "On va les frapper très fort, parce que c'est à notre tour", avait-il insisté plus tard devant la presse à la Maison Blanche. Les médias officiels iraniens ont fait état d'attaques dans les provinces méridionales du Khuzestan et d'Hormozgan. Sur l'île de Qeshm, "des équipes de secours cherchent à retrouver deux personnes piégées sous les décombres" d'une maison, a indiqué l'agence Irna. Dans la nuit de mardi à mercredi, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite avaient annoncé avoir mené des frappes conjointes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, accusés d'avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes (ce qu'ils ont démenti). Riposte inévitable Ces attaques dans plusieurs villes d'Irak ont fait 20 morts - dont cinq Iraniens - et 32 blessés dans les rangs du Hachd al-Chaabi, a indiqué ce réseau de factions à majorité chiite, intégré aux forces armées irakiennes et englobant des groupes armés pro-Iran. Si M. Trump a affirmé, selon le journaliste de Fox News, que les frappes étaient "coordonnées avec le gouvernement irakien", la présidence irakienne a dénoncé une "violation flagrante de la souveraineté de l'Irak". Téhéran a condamné les frappes chez son voisin. Dans la capitale iranienne, des habitants exhalent leur lassitude. "On ne sait pas vraiment si nous sommes en guerre ou en paix (...) Ce que je vois, c'est une population profondément découragée et déprimée", déclare à l'AFP Golrokh, une retraitée de 60 ans. Avant les dernières frappes, le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis s'était étendu à un autre front opposant les rebelles yéménites houthis à l'Arabie saoudite. Ryad soutient militairement le gouvernement yéménite face aux Houthis, soutenus par l'Iran. Les rebelles ont affirmé mardi avoir visé avec des missiles un pétrolier saoudien en mer Rouge, l'accusant d'avoir "violé le blocus naval" dont ils menacent le royaume, premier exportateur de brut au monde. "Téhéran utilise désormais son réseau de proxys (...). La guerre par procuration est la poursuite de la guerre directe par d'autres moyens, et elle est menée avec une cohérence stratégique considérable", a déclaré à l'AFP Hesham Alghannam, analyste et chercheur saoudien spécialisé dans les questions de sécurité. Le gouvernement yéménite a accusé mercredi les Houthis de vouloir imposer des droits de passage aux navires transitant par la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement à son extrémité sud. L'Arabie saoudite compte sur la mer Rouge pour poursuivre ses exportations, alors que l'Iran verrouille de nouveau le stratégique détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule. burx-roc/ega

30.07.2026 à 03:05

FRANCE24
img
Les autorités ont démantelé mercredi ce rudimentaire laboratoire de méthamphétamine, après qu'un procès en cours impliquant trois ressortissants mexicains a donné lieu, la semaine dernière, à une journée d'audience délocalisée sur place. L'AFP a accompagné sur les lieux, dans l'Etat d'Ogun (sud-ouest), des membres de l'Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA) qui ont fait appel à un soudeur et à un menuisier locaux pour démanteler les chaudrons et les équipements de filtrage utilisés pour fabriquer cette drogue de synthèse. L'Afrique de l'Ouest s'est imposée ces dernières années comme une plaque tournante pour les stupéfiants en transit de l'Amérique du Sud vers l'Europe, principalement la cocaïne. Cette saisie de méthamphétamine, qui a permis de démanteler le plus grand laboratoire de ce type jamais découvert au Nigeria, révèle l'implication de cartels mexicains dans le pays, d'après les autorités locales. "Au sujet de notre capacité à lutter contre les cartels… oui, nous sommes prêts", déclare à l'AFP James Taalba, commandant adjoint chargé de la lutte contre les stupéfiants au sein de la NDLEA. "Nous disposons de personnel capable de mettre un terme à une telle situation", assure-t-il. Le laboratoire était installé sur environ 4.000 mètres carrés dans une forêt à la limite entre les villages d'Abidagba et d'Iroto. En mai, les autorités ont arrêté dix personnes, dont sept ressortissants nigérians, et effectué une descente dans ce hangar ainsi que dans deux résidences d'un quartier huppé de Lagos. Elles ont ainsi saisi quelque 360 millions de dollars de méthamphétamine et produits chimiques utilisés dans sa fabrication. Odeurs nauséabondes et pollution La procédure judiciaire est toujours en cours à Lagos. Le tribunal a ordonné le démantèlement du laboratoire pour des raisons environnementales, a exposé Patricia Afolabi, directrice des services médico-légaux de la NDLEA, invoquant la pollution des nappes phréatiques et de l'air causée par les substances utilisées pour préparer la drogue. Lors de la visite de l'AFP dans le hangar abandonné, les fûts de produits chimiques et de produits semi-finis laissés là en tant que pièces à conviction dégageaient encore des vapeurs suffocantes. Des terres agricoles se trouvent à moins de 500 mètres du site. Agricultrice locale, Florence Banjo raconte à l'AFP que l'odeur nauséabonde, qu'elle attribuait au départ à une porcherie, se propageait parfois jusqu'à son village d'Abidagba, à environ un kilomètre. Les ports d'Afrique de l'Ouest sont devenus des escales clés pour les livraisons transcontinentales de cocaïne vers l'Europe, et une partie de cette marchandise se retrouve sur le marché régional de la drogue. Une évolution que les services de santé locaux peinent à endiguer avec leurs maigres ressources financières. Mais d'autres substances, comme la méthamphétamine, peuvent aussi être produites localement. Au Nigeria, les saisies de méthamphétamine et les descentes dans des laboratoires sont en hausse depuis environ 2011, selon un rapport de 2019 de l'Institut d'études sur la sécurité, à mesure que des trafiquants sud-américains y exportent leur savoir-faire. Un autre ressortissant mexicain a été arrêté lors d'une opération contre la méthamphétamine en juin, dans l'Etat d'Oyo, frontalier de celui d'Ogun.
Texte intégral (557 mots)
Les autorités ont démantelé mercredi ce rudimentaire laboratoire de méthamphétamine, après qu'un procès en cours impliquant trois ressortissants mexicains a donné lieu, la semaine dernière, à une journée d'audience délocalisée sur place. L'AFP a accompagné sur les lieux, dans l'Etat d'Ogun (sud-ouest), des membres de l'Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (NDLEA) qui ont fait appel à un soudeur et à un menuisier locaux pour démanteler les chaudrons et les équipements de filtrage utilisés pour fabriquer cette drogue de synthèse. L'Afrique de l'Ouest s'est imposée ces dernières années comme une plaque tournante pour les stupéfiants en transit de l'Amérique du Sud vers l'Europe, principalement la cocaïne. Cette saisie de méthamphétamine, qui a permis de démanteler le plus grand laboratoire de ce type jamais découvert au Nigeria, révèle l'implication de cartels mexicains dans le pays, d'après les autorités locales. "Au sujet de notre capacité à lutter contre les cartels… oui, nous sommes prêts", déclare à l'AFP James Taalba, commandant adjoint chargé de la lutte contre les stupéfiants au sein de la NDLEA. "Nous disposons de personnel capable de mettre un terme à une telle situation", assure-t-il. Le laboratoire était installé sur environ 4.000 mètres carrés dans une forêt à la limite entre les villages d'Abidagba et d'Iroto. En mai, les autorités ont arrêté dix personnes, dont sept ressortissants nigérians, et effectué une descente dans ce hangar ainsi que dans deux résidences d'un quartier huppé de Lagos. Elles ont ainsi saisi quelque 360 millions de dollars de méthamphétamine et produits chimiques utilisés dans sa fabrication. Odeurs nauséabondes et pollution La procédure judiciaire est toujours en cours à Lagos. Le tribunal a ordonné le démantèlement du laboratoire pour des raisons environnementales, a exposé Patricia Afolabi, directrice des services médico-légaux de la NDLEA, invoquant la pollution des nappes phréatiques et de l'air causée par les substances utilisées pour préparer la drogue. Lors de la visite de l'AFP dans le hangar abandonné, les fûts de produits chimiques et de produits semi-finis laissés là en tant que pièces à conviction dégageaient encore des vapeurs suffocantes. Des terres agricoles se trouvent à moins de 500 mètres du site. Agricultrice locale, Florence Banjo raconte à l'AFP que l'odeur nauséabonde, qu'elle attribuait au départ à une porcherie, se propageait parfois jusqu'à son village d'Abidagba, à environ un kilomètre. Les ports d'Afrique de l'Ouest sont devenus des escales clés pour les livraisons transcontinentales de cocaïne vers l'Europe, et une partie de cette marchandise se retrouve sur le marché régional de la drogue. Une évolution que les services de santé locaux peinent à endiguer avec leurs maigres ressources financières. Mais d'autres substances, comme la méthamphétamine, peuvent aussi être produites localement. Au Nigeria, les saisies de méthamphétamine et les descentes dans des laboratoires sont en hausse depuis environ 2011, selon un rapport de 2019 de l'Institut d'études sur la sécurité, à mesure que des trafiquants sud-américains y exportent leur savoir-faire. Un autre ressortissant mexicain a été arrêté lors d'une opération contre la méthamphétamine en juin, dans l'Etat d'Oyo, frontalier de celui d'Ogun.

30.07.2026 à 03:04

FRANCE 24
img
L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes en Iran dans la nuit de mercredi à jeudi en réponse à l'attaque iranienne de mardi visant ses forces "basées au Moyen-Orient", les premières sur le sol iranien depuis presque une semaine. Des médias font état d'attaques sur l'île de Qeshm et la ville d'Abadan. Suivez notre direct.
Texte intégral (557 mots)
L'armée américaine a annoncé avoir lancé de nouvelles frappes en Iran dans la nuit de mercredi à jeudi en réponse à l'attaque iranienne de mardi visant ses forces "basées au Moyen-Orient", les premières sur le sol iranien depuis presque une semaine. Des médias font état d'attaques sur l'île de Qeshm et la ville d'Abadan. Suivez notre direct.

30.07.2026 à 00:41

FRANCE24
img
Le mégafeu en Gironde, dans le sud-ouest de la France, est toujours stabilisé ce mercredi. Les sapeurs-pompiers ont dû affronter sept départs de feu avec l’appui des moyens aériens. Leur objectif : noyer ces reprises de feux dans le massif. Pour cela, l'aide bénévole des agriculteurs, employés de travaux publics est indispensable.
Texte intégral (557 mots)
Le mégafeu en Gironde, dans le sud-ouest de la France, est toujours stabilisé ce mercredi. Les sapeurs-pompiers ont dû affronter sept départs de feu avec l’appui des moyens aériens. Leur objectif : noyer ces reprises de feux dans le massif. Pour cela, l'aide bénévole des agriculteurs, employés de travaux publics est indispensable.

30.07.2026 à 00:34

FRANCE 24
img
Des bombardements russes ont fait au moins huit morts en Ukraine, dont six d'une même famille, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dit un peu plus tôt s'attendre à une attaque massive de la Russie. L'armée polonaise a fait savoir durant la nuit qu'elle avait déployé par précaution des avions de chasse pour protéger son espace aérien.
Texte intégral (557 mots)
Des bombardements russes ont fait au moins huit morts en Ukraine, dont six d'une même famille, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dit un peu plus tôt s'attendre à une attaque massive de la Russie. L'armée polonaise a fait savoir durant la nuit qu'elle avait déployé par précaution des avions de chasse pour protéger son espace aérien.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞