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17.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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En franchissant la ligne, le coureur de Jayco-AlUla a subitement levé son vélo pour se fendre d'une magnifique roue arrière, un geste acrobatique osé pour lancer les célébrations alors qu'il était encore à la lutte avec le Colombien Harold Tejada pour se disputer la victoire au sprint. Mais cette fois, elle n'allait pas lui échapper, un an après avoir cédé de justesse à Toulouse face à Jonas Abrahamsen dans un match à deux déjà, un vrai crève-cœur à l'époque, pour signer à 26 ans sa première victoire sur le Tour. La première pour un Suisse depuis Marc Hirschi en 2020. "J'ai travaillé extrêmement dur pour cette victoire. L'an dernier, j'étais si proche", a réagi le solide coursier de Bülach, ville du canton de Zurich. Son directeur sportif, Mathew Hayman, était presque plus content que son coureur, un "gars très intelligent qui n'arrive pas en retard parce qu'il est Suisse mais jamais en avance non plus". "Quand tu passes aussi près d'une victoire sur le Tour de France, tu ne sais pas si tu retrouveras un jour une telle occasion. Aujourd'hui il a montré toute sa classe", a insisté Hayman. Mais, comme tout dans ce Tour, rien n'aura été facile pour Schmid dans l'étape la plus longue (205 km) de ces trois semaines, avalée à la moyenne ahurissante de 50 km/h alors qu'un col de neuf kilomètres, le Ballon d'Alsace, était au programme. "On volait" "On volait", a résumé Tadej Pogacar qui a coupé la ligne au sein du peloton avec 7:33 de retard sur le vainqueur du jour. Le maillot jaune possède toujours 3:36 d'avance sur Jonas Vingegaard avant les deux étapes de montagne du week-end dans les Vosges et les Alpes. Dans la longue portion plate au départ de Dole, une échappée monstre de 57 coureurs s'est dégagée après la jonction de deux groupes comprenant à la fois des sprinteurs alléchés par le sprint intermédiaire et de solides baroudeurs intéressés par la victoire. En haut du Ballon d'Alsace, noir de monde, ils n'étaient plus que neuf, bientôt rejoints par Tim Wellens, dont trois Français : Kévin Vauquelin, Jordan Jegat, Clément Braz Afonso, Luke Plapp, Brandon McNulty, Maxim van Gils, Harold Tejada, Mauro Schmid et Tom Pidcock, le mieux placé de l'échappée au départ de l'étape (10e à 11:49 du maillot jaune). Finalement troisième à Belfort, le Britannique remonte à la quatrième place du général, sans représenter à ce stade une vraie menace pour le podium. Il visait d'ailleurs d'abord la victoire d'étape et il a tout fait pour l'avoir, en multipliant les attaques, en vain. Comme Vauquelin ou Jegat, également très offensifs dans le final, Pidcock s'est fait piéger par Schmid et Tejada qui sont partis seuls à 15 km de l'arrivée dans la longue descente vers Belfort où les deux hommes ont joué au chat et à la souris avant que le Suisse, plus rapide, ne s'impose logiquement, malgré un début de crampes. "On l'attendait tellement" "C'était une journée incroyablement difficile. On était motivés avec toute l'équipe pour être dans l'échappée. On a déjà essayé plein de fois ces derniers jours et jusqu'ici ça n'avait pas marché. Je me suis senti vraiment bien. Et les gars sont revenus de l'arrière, donc j'ai pu rester dans les roues. C'était quasiment parfait", a savouré le Suisse qui a pu compter sur trois coéquipiers super solides à l'avant, offrant à Jayco-AlUla plusieurs options tactiques, avec Ben O'Connor, Luke Plapp et Michael Matthews. Ce dernier a été admirable de courage dans le Ballon d'Alsace pour signer son retour dans la lumière après plusieurs blessures graves ces deux derniers années. "Cette victoire, on l'attendait tellement, a-t-il dit. C'est ce qu'on cherchait depuis le premier jour, on a une équipe tellement forte ici. Je suis fier que Mauro ait mis au fond pour nous." Pour la Suisse, c'est une libération, six ans après. La France, malgré les tentatives de Vauquelin et Jegat, attend, elle, toujours sa première victoire dans cette 113e édition, la journée s'étant montrée trop difficile pour Romain Grégoire, le régional de l'étape. Il lui reste huit étapes pour ne pas repartir bredouille, ce qui ne lui est arrivée qu'à deux reprises, en 1926 et en 1999.

17.07.2026 à 19:15

FRANCE24
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A 93 ans, l'interprète du titre légendaire "Downtown" chérit toujours la connexion entre le public et l'artiste, ainsi que l'humanité qui transparaît dans la performance vocale. Deux sensations qui pourraient se trouver menacées par les chansons générées par IA. "Nous sommes tous très inquiets par rapport à cela, et on dit même qu'à terme l'IA sera dotée d'émotions", a récemment confié Petula Clark à l'AFP à Genève. "Je ne sais pas si ce sera un problème pour moi parce que je suis à la fin de ma carrière, mais pour l'avenir, c'est pour le moins déconcertant." "Qui sait? Vu la tournure que prennent les choses, tout finira peut-être par être remplacé de toute façon. Mais je ne l'espère pas." Avec les années, Petula Clark admet que sa tessiture vocale a évolué, mais que la magie demeure présente. "Ma voix a changé. (...) Mais quoi qu'il en soit, elle est toujours là. Elle est devenue un peu plus grave mais en fait ça me plaît bien!" Chanter en français Née le 15 novembre 1932, Sally Olwen Clark - appelée Petula par son père - commence par un parcours d'enfant star à la radio britannique BBC pendant la Seconde Guerre mondiale avant sa rencontre avec l'agent français Claude Wolff en 1957, qu'elle épousera avant de plonger dans le bain artistique français. "Je ne parlais pas un mot de français, (...) mais petit à petit, j'ai appris. (...) Certaines stations de radio ne voulaient simplement pas diffuser de chansons en anglais. C'était comme ça à l'époque." Elle est ainsi devenue une star en France, par "accident", assure-t-elle. Serge Gainsbourg lui a notamment écrit des chansons comme "Vilaine fille, mauvais garçon" et surtout "La Gadoue". "Il aimait jouer avec la langue et c'était difficile pour moi, mais il m'a beaucoup aidée." Lorsqu'elle cherche de nouvelles chansons, c'est "toujours la mélodie" qui attire son attention, "car la mélodie est universelle", explique-t-elle. Son tube emblématique de 1964 "Downtown", qui s'est vendu à des millions d'exemplaires et lui a valu un Grammy award, n'avait d'ailleurs pas encore de paroles lorsqu'elle a entendu pour la première fois le compositeur Tony Hatch le jouer au piano. "Certaines chansons ont tout simplement ce petit quelque chose", explique-t-elle, assurant n'avoir à l'époque "aucune idée du fait qu'il s'agissait d'un tube monstre". Star multi-facettes La carrière de Petula Clark a connu de nombreux rebondissements. Elle a joué dans des films avec Alec Guinness, Fred Astaire et Peter O'Toole, ainsi que dans des comédies musicales à New York et Londres. Le concert "Une soirée avec Petula" ("An Evening with Petula") a été la première émission diffusée en couleur sur la chaîne BBC One en 1969. "Ça a été une longue vie, une vie très passionnante, très triste et très heureuse", confie-t-elle quelques mois après la publication de sa biographie. L'ouvrage est titré "Est-ce que c'est toi Petula?" ("Is That You, Petula?"), reprenant les mots de John Lennon lors de son "bed-in for peace" en 1969 à Montréal, un événement qu'il a organisé avec son épouse, l'artiste plasticienne Yoko Ono, pour protester contre la guerre du Vietnam. Petula Clark dit maintenant espérer avoir apporté de la joie aux gens au fil des décennies. "Ils m'ont rendue heureuse aussi." Mais elle n'a pas dit son dernier mot, avec un concert prévu dans un théâtre londonien, peut-être plus tard cette année. "Ce sera très important pour moi, et aussi très émouvant. Ce sera peut être mon dernier concert, qui sait? Mais j'ai vraiment hâte de remonter sur scène devant un public."

17.07.2026 à 19:01

FRANCE24
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Bienvenue dans l'univers de la compétition de Rubik's Cube, ou "speedcubing" pour les initiés, où les participants s'affrontent dans des épreuves allant de la résolution de cubes avec des maniques en passant par le défi aux yeux bandés. La championne de France, Juliette Sébastien, mesure ses talents à ceux de 1.200 concurrents venus de 53 pays lors des 11e championnats d'Europe de speedcubing à Arnhem, ville de l'est des Pays-Bas. Cette étudiante de 25 ans s'entraîne au moins une heure par jour, mais elle est passée à l'approche de la compétition à trois ou quatre heures quotidiennes, malgré une fâcheuse piqûre de guêpe à la main. "Je m'entraîne par séries de 100, 200, parfois 300 résolutions (...) Il y a toujours de nouvelles techniques à apprendre", explique-t-elle à l'AFP. Si son temps dans l'épreuve du 4x4 (un Rubik's cube légèrement plus grand et plus difficile à résoudre que le classique 3x3) est honorable, les vitesses atteintes dans les disciplines les plus rapides sont ahurissantes. Le speedcubeur chinois Ziyu Ye détient notamment le record du monde du 2x2 avec pas plus de 0,39 seconde. Alors que le cliquetis des cubes résonne dans les cinq gymnases qui accueillent la compétition, les concurrents, vêtus de leurs maillots nationaux, déambulent dans les couloirs en résolvant nonchalamment des cubes les yeux fermés, parfois d'une seule main. Il ne faut pourtant pas s'y tromper, il s'agit bien d'une affaire sérieuse, et la compétition est strictement réglementée et gérée avec une précision militaire. Avant de monter sur scène, les concurrents remettent leurs cubes aux "mélangeurs", dont la mission est de les placer secrètement dans la même position, pour garantir que tous les candidats soient sur un pied d'égalité. Deux joueurs sont ensuite assis côte à côte, sous l'œil vigilant d'un arbitre et sous la surveillance d'une caméra qui suit chacun de leurs mouvements, tandis qu'un chronomètre enregistre leur temps au centième de seconde près. Le cube fraîchement mélangé arrive dissimulé dans une boîte. Lorsque celle-ci est retournée, les concurrents disposent de 15 secondes pour examiner le cube avant de poser les mains sur un capteur qui déclenchera le chronomètre. Enfin, la résolution peut commencer. Une sensation "sableuse" Contre toute attente, le secret pour résoudre un cube comme un professionnel est... le lubrifiant. Chaque joueur applique en effet une quantité précise de lubrifiant sur son cube pour s'assurer qu'il tourne exactement à la vitesse voulue, explique Loes Wentink, qui tient un stand de lubrification durant le tournoi. "Ça fait une grande différence en compétition", déclare cette étudiante en génie électrique de 21 ans. Certains lubrifiants augmentent la friction, tandis que d'autres servent à éliminer cette sensation "sableuse" redoutée, lorsque le cube semble "rugueux" quand on le fait tourner entre ses mains, précise-t-elle. Pour les speedcubeurs, le choix de la combinaison cube/lubrifiant est aussi personnel que la tension d'une raquette pour un joueur de tennis. Les récentes avancées technologiques ont amélioré la pratique : de nombreux joueurs portent des caméras GoPro sur la tête afin de pouvoir revoir leurs résolutions et améliorer leur technique. Les "Smartcubes", interdits en compétition, enregistrent quant à eux via un capteur Bluetooth chaque mouvement dans une application et suggèrent des améliorations. La technologie n'est toutefois d'aucune aide dans l'épreuve aux yeux bandés, l'une des plus populaires parmi les 17 disciplines. Les joueurs disposent d'une heure pour mémoriser autant de cubes que possible avant de les résoudre, les yeux bandés. Le record est de 63 cubes résolus. La compétition a attiré des participants âgés de 8 à 71 ans, a indiqué à l'AFP Yinte Dik, comptable de 25 ans qui veille au bon déroulement du tournoi aux côtés de 250 bénévoles et officiels. Au niveau européen, les Polonais sont l'équipe à battre, mais les États-Unis et la Chine sont les leaders mondiaux. Bien que le speedcubing puisse être stressant, il s'agit d'une communauté soudée et d'une discipline accessible à tous, souligne Mme Dik. "Tout le monde peut s'entraîner, pas besoin d'être surdoué ou quoi que ce soit, tout le monde peut y arriver".

17.07.2026 à 18:53

FRANCE24
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Cet homme de 56 ans qui se décrit comme partisan d'un "socialisme pro-entreprises", amateur de football et de rock, a officiellement pris vendredi la tête du Labour, parti de centre-gauche majoritaire au Parlement. Il succède au démissionnaire Keir Starmer, et fera son entrée lundi à Downing Street. Celui qui a fait toute sa carrière dans la politique contrairement à l'ex-avocat Keir Starmer, plus à l'aise que ce dernier dans la communication, accède ainsi au sommet. Il avait tenté deux fois sans succès de briguer la direction du Parti travailliste - en 2010, face à Ed Miliband, puis en 2015, face au très à gauche Jeremy Corbyn. Il est revenu au Parlement de Westminster après avoir remporté haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, une législative partielle le 18 juin à Makerfield, dans son fief de Manchester. Devant des membres du Labour rassemblés vendredi au siège de la confédération syndicale TUC à Londres pour assister à son intronisation à la tête du parti, il a promis de tracer "une nouvelle voie" afin que "l'économie fonctionne pour toute la population et toutes les régions". Andy Burnham, qui revendique fièrement ses racines nordistes et populaires, a conquis en 2017 la mairie du Grand Manchester, agglomération de près de 3 millions d'habitants où il s'est fait réélire deux fois. Tee-shirt noir Lui-même est un enfant de cette région au passé industriel: il a grandi dans une petite ville à mi-chemin entre Liverpool, où il est né, et Manchester. Dans cette cité qui connaît un renouveau économique, sa principale réussite est d'avoir amélioré les transports, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l'intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. C'est pendant la pandémie de Covid-19 qu'il gagne son surnom de "roi du Nord", pour son combat face au Premier ministre conservateur Boris Johnson à propos du soutien financier à apporter aux entreprises et employés de cette région. Cet homme brun à lunettes et au style vestimentaire souvent informel, qui s'est fait tatouer sur le bras une abeille ouvrière -- symbole de la ville de Manchester --, a déjà fait l'objet de railleries de la cheffe des Tories Kemi Badenoch, qui ne voit en lui qu'"une paire de cils et un tee-shirt noir". "Il est bleu foncé, en fait", a répondu l'intéressé dans un battement de paupières, dans une vidéo publiée fin juin sur les réseaux sociaux, dont il est un grand utilisateur. Pour le journaliste Joshi Herrmann, fondateur du média en ligne Mill Media, basé à Manchester, Andy Burnham "parvient à se présenter comme un type normal à une époque où beaucoup d'hommes politiques donnent l'impression d'être très bizarres ou très ennuyeux". "Madchester" Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d'un technicien des télécommunications et d'une réceptionniste médicale. Il entre au Labour adolescent et étudie la littérature anglaise à Cambridge, où il dit avoir souffert du "syndrôme de l'imposteur" en raison de ses origines sociales. Pendant sa jeunesse, il apprécie la bouillonnante scène musicale et culturelle de Manchester des années 1980-90, "Madchester". Son discours vendredi s'est achevé sur un morceau d'un groupe emblématique de cette époque, New Order, sur lequel il a même esquissé quelques pas de danse, vêtu pour l'occasion d'un costume-cravate. Elu député en 2001, il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis ministre de la Culture et des Sports (2008-2009), et ministre de la Santé (2009-2010). Il est marié depuis 2000 avec Marie-France van Heel, femme d'affaires d'origine néerlandaise rencontrée à l'université et avec qui il a eu trois enfants. Il a confié vendredi que son père souffrait de la maladie d'Alzheimer, se disant engager à réformer le système d'aide à la personne. S'il a aussi annoncé vouloir mener une politique de décentralisation et promis d'oeuvrer pour réduire le coût de la vie, son programme reste vague à ce stade. Ses détracteurs l'accusent d'être un caméléon politique s'adaptant à l'air du temps. En janvier, il énonçait "les quatre cavaliers de l'apocalypse britannique: dérégulation, privatisation, austérité et Brexit". Face à des marchés inquiets, il s'est toutefois engagé à tenir les objectifs d'équilibre budgétaire fixés par l'actuel gouvernement.

17.07.2026 à 18:50

FRANCE24
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#Mondial2026 : qui va gagner ? L’Espagne ou l’Argentine ? On a posé la question aux journalistes de la rédaction… et la réponse penche (beaucoup) plus pour l’un que pour l’autre.Et selon vous, qui va gagner cette Coupe du monde ?
Texte intégral (743 mots)
#Mondial2026 : qui va gagner ? L’Espagne ou l’Argentine ? On a posé la question aux journalistes de la rédaction… et la réponse penche (beaucoup) plus pour l’un que pour l’autre.Et selon vous, qui va gagner cette Coupe du monde ?

17.07.2026 à 18:49

FRANCE24
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Cette œuvre du XIème siècle, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, est parvenue le 10 juillet au célèbre musée londonien pour un prêt d'un an décidé en juillet 2025 par le président français Emmanuel Macron. Elle y sera exposée du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027. Ce transfert historique depuis Bayeux, dans l'ouest de la France, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie très fragile. "Elle est très bien arrivée, en très bon état. On est en train d'opérer toutes les investigations pour vérifier que tout ce voyage s'est bien passé", a déclaré Catherine Pégard, interrogée par l'AFP au British Museum. La ministre a salué "un travail titanesque" ainsi qu'un "exploit technique". Des équipes françaises vont rester au British Museum "jusqu'à la mi-août pour accompagner tout le travail d'installation de la tapisserie", a-t-elle précisé. La broderie de près de 70 mètres a été extraite jeudi du caisson dans lequel elle avait été acheminée, conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants. L'œuvre a été déposée sur la table où elle sera exposée, en une seule ligne, à plat, dans une longue salle aux murs sombres. Elle va être placée dans les prochains jours sous une vitrine scellée. Cette installation a été "vraiment formidable à voir", a dit à l'AFP le conservateur de l'exposition, Michael Lewis. "Je suis soulagé et content que tout se soit déroulé comme prévu". A son retour en France courant 2027, cette œuvre regagnera le musée de Bayeux et devra faire l'objet en 2028 d'une restauration plusieurs fois repoussée par le passé. Reste une question: où a été réalisée la tapisserie, commandée en 1077 à des artisans par l'évêque Odon qui souhaitait décorer la cathédrale de Bayeux ? Des spécialistes anglais jugent probable qu'elle ait été brodée dans la région de Canterbury en Angleterre. "Ils sont assez catégoriques sur cette information. (...) Mais apparemment il n'y a aucune preuve totalement intangible qui permette de dire qu'elle a été faite ici. Donc on gardera le mystère", a dit Catherine Pégard.
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Cette œuvre du XIème siècle, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, est parvenue le 10 juillet au célèbre musée londonien pour un prêt d'un an décidé en juillet 2025 par le président français Emmanuel Macron. Elle y sera exposée du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027. Ce transfert historique depuis Bayeux, dans l'ouest de la France, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie très fragile. "Elle est très bien arrivée, en très bon état. On est en train d'opérer toutes les investigations pour vérifier que tout ce voyage s'est bien passé", a déclaré Catherine Pégard, interrogée par l'AFP au British Museum. La ministre a salué "un travail titanesque" ainsi qu'un "exploit technique". Des équipes françaises vont rester au British Museum "jusqu'à la mi-août pour accompagner tout le travail d'installation de la tapisserie", a-t-elle précisé. La broderie de près de 70 mètres a été extraite jeudi du caisson dans lequel elle avait été acheminée, conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants. L'œuvre a été déposée sur la table où elle sera exposée, en une seule ligne, à plat, dans une longue salle aux murs sombres. Elle va être placée dans les prochains jours sous une vitrine scellée. Cette installation a été "vraiment formidable à voir", a dit à l'AFP le conservateur de l'exposition, Michael Lewis. "Je suis soulagé et content que tout se soit déroulé comme prévu". A son retour en France courant 2027, cette œuvre regagnera le musée de Bayeux et devra faire l'objet en 2028 d'une restauration plusieurs fois repoussée par le passé. Reste une question: où a été réalisée la tapisserie, commandée en 1077 à des artisans par l'évêque Odon qui souhaitait décorer la cathédrale de Bayeux ? Des spécialistes anglais jugent probable qu'elle ait été brodée dans la région de Canterbury en Angleterre. "Ils sont assez catégoriques sur cette information. (...) Mais apparemment il n'y a aucune preuve totalement intangible qui permette de dire qu'elle a été faite ici. Donc on gardera le mystère", a dit Catherine Pégard.

17.07.2026 à 18:40

FRANCE24
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Andy Burnham, qui succédera lundi à Keir Starmer comme Premier ministre du Royaume-Uni, s'est engagé vendredi 17 juillet à "redonner de l'espoir" aux Britanniques, dans un discours prononcé à l'occasion de sa nomination comme nouveau chef du Parti travailliste.
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Andy Burnham, qui succédera lundi à Keir Starmer comme Premier ministre du Royaume-Uni, s'est engagé vendredi 17 juillet à "redonner de l'espoir" aux Britanniques, dans un discours prononcé à l'occasion de sa nomination comme nouveau chef du Parti travailliste.

17.07.2026 à 18:25

FRANCE24
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Le CAC 40 a perdu 0,47%, à 8.339,81 points. La veille, l'indice vedette parisien était resté stable (-0,05%). "La vague de ventes sur les valeurs des semi-conducteurs à l'échelle mondiale ne montre aucun signe d'essoufflement", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année. Mais les investisseurs doutent désormais de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises de semi-conducteurs, ses principaux bénéficiaires. Résultat, depuis plusieurs jours, ces entreprises ont subi de nets reculs en Bourse, plombant l'humeur des marchés d'actions. A Paris, Soitec a lâché vendredi 3,15% et 10,88% sur la semaine. STMicroelectronics a cédé 3,91% à 53,80 euros, et a perdu 13,23% depuis lundi. Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-1,67% à 135,40 euros) et Schneider Electric (-0,72% à 262,45 euros) ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper. Le Moyen-Orient pèse aussi "La baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, pointant la situation au Moyen-Orient qui se détériore "d'heure en heure". "Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à des niveaux comparables à ceux observés en période de guerre", résume-t-elle, et "aucune solution rapide ne semble se dessiner". Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi, Téhéran les accusant d'avoir visé des cibles civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont fait état d'attaques les ciblant. Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit. Vers 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, prenait 2,65%, à 86,46 dollars le baril, et le WTI, son équivalent américain, gagnait 2,84%, à 81,19 dollars le baril. Côté obligataire, le taux d'intérêt français est resté stable à un haut niveau, à 3,93%, comme la veille.
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Le CAC 40 a perdu 0,47%, à 8.339,81 points. La veille, l'indice vedette parisien était resté stable (-0,05%). "La vague de ventes sur les valeurs des semi-conducteurs à l'échelle mondiale ne montre aucun signe d'essoufflement", résume Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. Les promesses de croissance et de révolution industrielle liées à la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie mondiale sont les principaux moteurs des marchés d'actions depuis le début de l'année. Mais les investisseurs doutent désormais de la rentabilité future des investissements pour développer cette technologie et des valorisations boursières gigantesques des entreprises de semi-conducteurs, ses principaux bénéficiaires. Résultat, depuis plusieurs jours, ces entreprises ont subi de nets reculs en Bourse, plombant l'humeur des marchés d'actions. A Paris, Soitec a lâché vendredi 3,15% et 10,88% sur la semaine. STMicroelectronics a cédé 3,91% à 53,80 euros, et a perdu 13,23% depuis lundi. Les fournisseurs d'infrastructures électriques Legrand (-1,67% à 135,40 euros) et Schneider Electric (-0,72% à 262,45 euros) ont aussi été emportés par ces doutes car la part de leurs activités liées aux centres de données pour l'IA ne cesse de grimper. Le Moyen-Orient pèse aussi "La baisse des valeurs technologiques n'est pas la seule raison expliquant la morosité actuelle des marchés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, pointant la situation au Moyen-Orient qui se détériore "d'heure en heure". "Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé à des niveaux comparables à ceux observés en période de guerre", résume-t-elle, et "aucune solution rapide ne semble se dessiner". Les Etats-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi, Téhéran les accusant d'avoir visé des cibles civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont fait état d'attaques les ciblant. Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril, minant les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable au conflit. Vers 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, prenait 2,65%, à 86,46 dollars le baril, et le WTI, son équivalent américain, gagnait 2,84%, à 81,19 dollars le baril. Côté obligataire, le taux d'intérêt français est resté stable à un haut niveau, à 3,93%, comme la veille.

17.07.2026 à 18:19

FRANCE 24
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Un séisme de magnitude 7,3, suivi d'une réplique de 5,3 a frappé vendredi le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, selon l'institut géologique américain USGS. La secousse, qui s'est produite au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, n'aurait, selon les premiers rapports, pas fait de dégâts majeurs.
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Un séisme de magnitude 7,3, suivi d'une réplique de 5,3 a frappé vendredi le sud du Mexique à sa frontière avec le Guatemala, selon l'institut géologique américain USGS. La secousse, qui s'est produite au large dans le Pacifique et à 15 km de profondeur, n'aurait, selon les premiers rapports, pas fait de dégâts majeurs.

17.07.2026 à 18:17

FRANCE24
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La Russie continue d'enrôler des Africains pour combattre sur le front ukrainien. La plateforme "Stop Russian Recruiters" - qui est liée au ministère de la Défense ukrainien - dénombre désormais près de 3 000 recrues, et une sur six aurait déjà été tuée. Parmi les pays les plus affectés par ces morts : le Cameroun, le Ghana, l'Égypte ou encore le Kenya, où l'on retrouve Bastien Renouil pour plus de précisions.
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La Russie continue d'enrôler des Africains pour combattre sur le front ukrainien. La plateforme "Stop Russian Recruiters" - qui est liée au ministère de la Défense ukrainien - dénombre désormais près de 3 000 recrues, et une sur six aurait déjà été tuée. Parmi les pays les plus affectés par ces morts : le Cameroun, le Ghana, l'Égypte ou encore le Kenya, où l'on retrouve Bastien Renouil pour plus de précisions.

17.07.2026 à 18:09

FRANCE24
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Le Forum africain de l'eau s'est achevé ce jeudi à N'Djamena. Organisé avec la Banque mondiale, il a réuni des acteurs du secteur et des dirigeants politiques pour réfléchir à l'amélioration de l'accès à l'eau sur le continent. Au Tchad comme dans de nombreux pays africains, l'accès à l'eau potable reste un défi majeur.
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Le Forum africain de l'eau s'est achevé ce jeudi à N'Djamena. Organisé avec la Banque mondiale, il a réuni des acteurs du secteur et des dirigeants politiques pour réfléchir à l'amélioration de l'accès à l'eau sur le continent. Au Tchad comme dans de nombreux pays africains, l'accès à l'eau potable reste un défi majeur.

17.07.2026 à 18:06

Les Observateurs
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Invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2026, la délégation ukrainienne a été la cible de plusieurs intox de la part d’internautes pro-russes et d’un ex-sénateur. 
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Invitée à défiler sur les Champs Elysées le 14 juillet 2026, la délégation ukrainienne a été la cible de plusieurs intox de la part d’internautes pro-russes et d’un ex-sénateur. 

17.07.2026 à 18:04

FRANCE24
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En France, au nord de Saint-Etienne, une mini-tornade a parcouru plusieurs kilomètres, allant jusqu'à renverser deux poids lourds. De violents orages ont traversé une grande partie du pays dans la nuit du 16 au 17 juillet. Les intempéries ont fait deux morts et causés de nombreux dégâts.
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En France, au nord de Saint-Etienne, une mini-tornade a parcouru plusieurs kilomètres, allant jusqu'à renverser deux poids lourds. De violents orages ont traversé une grande partie du pays dans la nuit du 16 au 17 juillet. Les intempéries ont fait deux morts et causés de nombreux dégâts.

17.07.2026 à 18:03

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"Chaque jour on lâche 32 mètres cube d'eau par seconde (m3/s) pour alimenter la Seine. Sans cela, le fleuve serait en crise avec toutes les restrictions associées", explique à l'AFP Marc Delannoy, directeur des aménagements hydrauliques de Seine Grands Lacs, l'organisme chargé de la gestion des quatre grands ouvrages-réservoirs du bassin de la Seine. Jeudi matin, le débit de la Seine mesuré à la station de Paris-Austerlitz était de 57,3 m3/s. C'est deux tiers de moins que la référence historique pour un mois de juillet (171 m3/s), signe que le fleuve comme la plupart des rivières françaises souffre lui aussi de la sécheresse. Mercredi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a alerté sur l'état "très préoccupant" des cours d'eau métropolitains. Près d'un tiers sont sous les "minima observés ces vingt dernières années" et un quart des petits cours d'eau sont à sec, une situation "inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012". "C'est deux fois pire qu'à la même période lors de la sécheresse historique de 2022", a indiqué jeudi l'Office français de la biodiversité, faisant état de "819 cours d'eau touchés, avec un axe rouge critique de la Vendée au Grand-Est". "Poumons hydrauliques" "Aujourd'hui environ 40% du débit de la Seine vient de l'eau accumulée cet hiver dans les lacs-réservoirs", indique M. Delannoy. De quoi maintenir le fleuve au-dessus du seuil de crise, fixé à 45 m3/s. Et le phénomène ne concerne pas seulement la Seine: ses principaux affluents - Marne, Aube, Yonne - bénéficient aussi de ce soutien, imaginé dans les années 1930 après la grande sécheresse de 1921. Des réserves plus ou moins similaires existent également pour les autres fleuves français comme la Loire ou la Garonne. Le principe est simple : stocker l'eau en hiver ou après de fortes pluies, puis la libérer quand la ressource se raréfie. Grâce à un réseau de vannes, de barrages mobiles et de canaux, ces réservoirs jouent le rôle de véritables "poumons hydrauliques" pour le bassin de la Seine. Cette année, les ouvrages de Seine Grands Lacs — lac du Der, lac d'Orient, lac d'Amance-Temple et lac de Pannecière — sont mis à rude épreuve par la succession d'épisodes de chaleur depuis fin mai. Le déstockage a commencé le 2 juin, avec un mois d'avance sur les années précédentes. Une situation "assez exceptionnelle", souligne M. Delannoy. Et lors de la canicule de fin juin, Seine Grands Lacs a dû doubler ses lâchers à deux reprises, les 22 et 25 juin. Tiendra, tiendra pas ? "On n'est pas encore sur les volumes déversés lors de la sécheresse de 1976, mais on est tout de même sur une +perte+ de 3 millions de mètres cubes par jour", explique M. Delannoy. Autre effet pervers de la chaleur: une très forte évaporation de l'eau des lacs-réservoirs, d'environ 5 m3/s sur le lac du Der et 2,5 m3/s sur ceux d'Orient et d'Amance-Temple, "l'équivalent d'une piscine toutes les 7 secondes". Le système pourra-t-il tenir si les chaleurs persistent ? "Pour l'instant, on n'est pas outre mesure inquiet", grâce à un remplissage hivernal important, notamment favorisé par les pluies de février, assure M. Delannoy. D'une capacité totale de 808 millions de m3, les quatre lacs-réservoirs étaient remplis à 90% au 2 juin, et encore "autour des 80%" au 10 juillet. Donc pour "juillet/août on tiendra". Mais "tout l'enjeu est de tenir jusqu'à novembre", explique le responsable, qui évoque des "interrogations" si la sécheresse persistait jusqu'à l'automne. Pour "tenir sur la durée", il faut "garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages", sans pour autant "compromettre la disponibilité de la ressource", explique Seine Grands Lacs. Mais la gestion des réserves est "anticipée, concertée et prudente", assure l'établissement public. Donc "on pense que oui, ça doit tenir" jusqu'au retour des pluies, assure M. Delannoy.
Texte intégral (684 mots)
"Chaque jour on lâche 32 mètres cube d'eau par seconde (m3/s) pour alimenter la Seine. Sans cela, le fleuve serait en crise avec toutes les restrictions associées", explique à l'AFP Marc Delannoy, directeur des aménagements hydrauliques de Seine Grands Lacs, l'organisme chargé de la gestion des quatre grands ouvrages-réservoirs du bassin de la Seine. Jeudi matin, le débit de la Seine mesuré à la station de Paris-Austerlitz était de 57,3 m3/s. C'est deux tiers de moins que la référence historique pour un mois de juillet (171 m3/s), signe que le fleuve comme la plupart des rivières françaises souffre lui aussi de la sécheresse. Mercredi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a alerté sur l'état "très préoccupant" des cours d'eau métropolitains. Près d'un tiers sont sous les "minima observés ces vingt dernières années" et un quart des petits cours d'eau sont à sec, une situation "inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012". "C'est deux fois pire qu'à la même période lors de la sécheresse historique de 2022", a indiqué jeudi l'Office français de la biodiversité, faisant état de "819 cours d'eau touchés, avec un axe rouge critique de la Vendée au Grand-Est". "Poumons hydrauliques" "Aujourd'hui environ 40% du débit de la Seine vient de l'eau accumulée cet hiver dans les lacs-réservoirs", indique M. Delannoy. De quoi maintenir le fleuve au-dessus du seuil de crise, fixé à 45 m3/s. Et le phénomène ne concerne pas seulement la Seine: ses principaux affluents - Marne, Aube, Yonne - bénéficient aussi de ce soutien, imaginé dans les années 1930 après la grande sécheresse de 1921. Des réserves plus ou moins similaires existent également pour les autres fleuves français comme la Loire ou la Garonne. Le principe est simple : stocker l'eau en hiver ou après de fortes pluies, puis la libérer quand la ressource se raréfie. Grâce à un réseau de vannes, de barrages mobiles et de canaux, ces réservoirs jouent le rôle de véritables "poumons hydrauliques" pour le bassin de la Seine. Cette année, les ouvrages de Seine Grands Lacs — lac du Der, lac d'Orient, lac d'Amance-Temple et lac de Pannecière — sont mis à rude épreuve par la succession d'épisodes de chaleur depuis fin mai. Le déstockage a commencé le 2 juin, avec un mois d'avance sur les années précédentes. Une situation "assez exceptionnelle", souligne M. Delannoy. Et lors de la canicule de fin juin, Seine Grands Lacs a dû doubler ses lâchers à deux reprises, les 22 et 25 juin. Tiendra, tiendra pas ? "On n'est pas encore sur les volumes déversés lors de la sécheresse de 1976, mais on est tout de même sur une +perte+ de 3 millions de mètres cubes par jour", explique M. Delannoy. Autre effet pervers de la chaleur: une très forte évaporation de l'eau des lacs-réservoirs, d'environ 5 m3/s sur le lac du Der et 2,5 m3/s sur ceux d'Orient et d'Amance-Temple, "l'équivalent d'une piscine toutes les 7 secondes". Le système pourra-t-il tenir si les chaleurs persistent ? "Pour l'instant, on n'est pas outre mesure inquiet", grâce à un remplissage hivernal important, notamment favorisé par les pluies de février, assure M. Delannoy. D'une capacité totale de 808 millions de m3, les quatre lacs-réservoirs étaient remplis à 90% au 2 juin, et encore "autour des 80%" au 10 juillet. Donc pour "juillet/août on tiendra". Mais "tout l'enjeu est de tenir jusqu'à novembre", explique le responsable, qui évoque des "interrogations" si la sécheresse persistait jusqu'à l'automne. Pour "tenir sur la durée", il faut "garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages", sans pour autant "compromettre la disponibilité de la ressource", explique Seine Grands Lacs. Mais la gestion des réserves est "anticipée, concertée et prudente", assure l'établissement public. Donc "on pense que oui, ça doit tenir" jusqu'au retour des pluies, assure M. Delannoy.

17.07.2026 à 17:57

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Le coureur de l'équipe Jayco-Alula décroche, à 26 ans, son premier succès sur la Grande Boucle dans cette étape pour baroudeurs comprenant l'ascension du Ballon d'Alsace et marquée par une échappée fleuve qui comptait jusqu'à 57 coureurs. Le Britannique Tom Pidcock, qui était le mieux placé de l'échappée au départ de l'étape (10e à 11:49 du maillot jaune), termine troisième et fait un beau rapproché au classement général, à la quatrième place, avant les deux étapes de montagne du week-end. Le peloton a coupé la ligne avec 7:33 de retard dans cette étape avalé à la moyenne ahurissante de 50 km/h alors qu'un col de neuf kilomètres était au programme. Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel, juste devant Pidcock (4:15). Dans les 140 premiers kilomètres plats de cette étape la plus longue de ce Tour (205 km), une échappée monstre de 57 coureurs s'est dégagée après la jonction de deux groupes comprenant à la fois des sprinteurs alléchés par le sprint intermédiaire et de solides baroudeurs intéressés par la victoire. En haut du Ballon d'Alsace, noir de monde, ils n'étaient plus que neuf dont Tom Pidcock et trois Français, Kévin Vauquelin, Jordan Jegat et Clément Braz Afonso. Également dans le bon coup: Luke Plapp, Brandon McNulty, Maxim van Gils, Harold Tejada et Mauro Schmid. Alors que Tim Wellens, un des lieutenants de Tadej Pogacar, a recollé dans la descente, Tejada et Schmid se sont fait la malle à 15 km de l'arrivée pour résister au retour des autres fuyards. Vauquelin a terminé sixième et meilleur Français devant Jegat et Braz Afonso mais les Bleus courent toujours après une première victoire d'étape.
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Le coureur de l'équipe Jayco-Alula décroche, à 26 ans, son premier succès sur la Grande Boucle dans cette étape pour baroudeurs comprenant l'ascension du Ballon d'Alsace et marquée par une échappée fleuve qui comptait jusqu'à 57 coureurs. Le Britannique Tom Pidcock, qui était le mieux placé de l'échappée au départ de l'étape (10e à 11:49 du maillot jaune), termine troisième et fait un beau rapproché au classement général, à la quatrième place, avant les deux étapes de montagne du week-end. Le peloton a coupé la ligne avec 7:33 de retard dans cette étape avalé à la moyenne ahurissante de 50 km/h alors qu'un col de neuf kilomètres était au programme. Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4:06 sur le Belge Remco Evenepoel, juste devant Pidcock (4:15). Dans les 140 premiers kilomètres plats de cette étape la plus longue de ce Tour (205 km), une échappée monstre de 57 coureurs s'est dégagée après la jonction de deux groupes comprenant à la fois des sprinteurs alléchés par le sprint intermédiaire et de solides baroudeurs intéressés par la victoire. En haut du Ballon d'Alsace, noir de monde, ils n'étaient plus que neuf dont Tom Pidcock et trois Français, Kévin Vauquelin, Jordan Jegat et Clément Braz Afonso. Également dans le bon coup: Luke Plapp, Brandon McNulty, Maxim van Gils, Harold Tejada et Mauro Schmid. Alors que Tim Wellens, un des lieutenants de Tadej Pogacar, a recollé dans la descente, Tejada et Schmid se sont fait la malle à 15 km de l'arrivée pour résister au retour des autres fuyards. Vauquelin a terminé sixième et meilleur Français devant Jegat et Braz Afonso mais les Bleus courent toujours après une première victoire d'étape.
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