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01.03.2026 à 10:20

En Iran, "des foules en colère demandent vengeance" après la mort de Khamenei

FRANCE24
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Des soutiens du régime se sont rassemblés dimanche dans la capitale pour rendre hommage au guide suprême Ali Khamenei, tué dans des frappes à Téhéran lors de l'attaque israélo-américaine samedi.
Des soutiens du régime se sont rassemblés dimanche dans la capitale pour rendre hommage au guide suprême Ali Khamenei, tué dans des frappes à Téhéran lors de l'attaque israélo-américaine samedi.

01.03.2026 à 10:18

Mort du guide suprême Ali Khamenei en Iran : "Un jour historique"

FRANCE24
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Téhéran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême, Ali Khamenei, tué dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, lequel a riposté en visant Israël et plusieurs pays arabes. "Il y a deux Iran : l’un, majoritaire, hostile à la République islamique, et l’autre, minoritaire, qui soutient encore le régime", explique la journaliste Mariam Pirzadeh, ancienne correspondante de France 24 à Téhéran.
Téhéran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême, Ali Khamenei, tué dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, lequel a riposté en visant Israël et plusieurs pays arabes. "Il y a deux Iran : l’un, majoritaire, hostile à la République islamique, et l’autre, minoritaire, qui soutient encore le régime", explique la journaliste Mariam Pirzadeh, ancienne correspondante de France 24 à Téhéran.

01.03.2026 à 10:12

Iran : la classe politique israélienne favorable à l'opération américano-israélienne

FRANCE24
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Les États-Unis et Israël ont ⁠lancé samedi une campagne ​de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens font état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays.
Les États-Unis et Israël ont ⁠lancé samedi une campagne ​de frappes aériennes présentée comme "préventive" contre l'Iran, précisant que celle-ci devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias officiels iraniens font état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays.

01.03.2026 à 09:37

Comment le scénariste de "Bugonia" a créé un complotiste attachant

FRANCE24
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Mais lorsque le scénariste Will Tracy a écrit son script pour "Bugonia", qui lui vaut d'être nommé aux Oscars, il souhaitait absolument créer un personnage nuancé. "Ce que je voulais avant tout, c'est le sentiment d'empathie que vous éprouvez pour Teddy", le personnage principal, confie-t-il à l'AFP. "Il est assez facile d'imaginer une version de cette histoire où il serait une sorte d'incel toxique, un complotiste cinglé avec lequel on n'a pas vraiment de sympathie", poursuit-il, en faisant référence au courant des célibataires involontaires, un mouvement masculiniste misogyne. A contrario, "je voulais faire de mon mieux pour en faire un type qui a (...) vraiment été maltraité par le système", explique-t-il. "Bugonia" raconte l'histoire de Teddy Gatz (Jesse Plemons), un Américain reclus qui vit avec son cousin simple d'esprit, Don. Ce duo de pieds nickelés kidnappe, tant bien que mal, la PDG d'un grand groupe pharmaceutique, Michelle Fuller (Emma Stone, nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice), parce que Teddy est persuadé qu'elle appartient à une espèce extraterrestre qui a infiltré les élites pour dominer la planète. Une variante de la théorie des reptiliens, associée aux milieux conspirationnistes de l'extrême droite américaine. Alien Au fil de plusieurs scènes dérangeantes mais teintées d'un humour noir et grinçant, Teddy et Don torturent Michelle, qui tente de les convaincre qu'elle est humaine et qu'ils se fourvoient complètement. Empreinte d'un certain mépris de classe, la riche patronne incarnée par Emma Stone fait de toute façon figure d'alien, de par son décalage social avec ses deux bourreaux, issus de l'Amérique profonde. Et elle est loin d'être aussi innocente qu'il y paraît: son empire pharmaceutique a notamment des comptes à rendre concernant la mort de la mère de Teddy. Le réalisateur Yorgos Lanthimos amène le spectateur à compatir avec Teddy, malgré son comportement de plus en plus extrême. Tout cela est voulu, rappelle M. Tracy. Car Teddy n'est pas - ou du moins pas uniquement - un fou furieux. "Il n’a pas complètement tort, et en fait, il finit par avoir raison sur pas mal de choses", explique Tracy. "Je pense qu'il a quelques griefs légitimes." Le script, en lice pour l'Oscar du meilleur scénario adapté, est une relecture de "Save the Green Planet!, un film sud-coréen de 2003. "Liberté" M. Tracy tenait à respecter l'œuvre originelle, sans pour autant se sentir bridé. "Je pense que j'ai essayé de ne pas être trop fidèle. Je ne voulais pas que le film soit dans un coin de ma tête, comme une ombre au-dessus de moi", estime l'Américain. "J'ai donc essayé de m'en emparer avec une assez grande liberté et de tracer mon propre sillon." Son scénario a attiré l'attention de Yorgos Lanthimos, le cinéaste grec auteur de "Pauvres Créatures", qui avait raflé quatre Oscars en 2023, dont celui de la meilleure actrice pour Emma Stone. "Lorsqu'il est arrivé sur le projet (...) il n'a pas vraiment bidouillé le scénario, il est resté plus ou moins tel que je l'avais écrit", apprécie le scénariste. "J'ai découvert que, sans le vouloir, j'avais écrit un scénario très +lanthimosien+, parce que nos sensibilités étaient vraiment en phase." Cela a permis de conserver les ambiguïtés du script, qui chute sur un final surprenant. "Je crois qu'il voulait préserver le mystère et aussi faire ce genre de film où, quand vous sortez de la salle, vous pouvez aller dîner avec les gens avec qui vous l'avez vu, et chacun peut avoir des opinions complètement différentes sur ce que signifie la fin", conclut M. Tracy. Les Oscars seront remis à Hollywood le 15 mars.
Texte intégral (639 mots)
Mais lorsque le scénariste Will Tracy a écrit son script pour "Bugonia", qui lui vaut d'être nommé aux Oscars, il souhaitait absolument créer un personnage nuancé. "Ce que je voulais avant tout, c'est le sentiment d'empathie que vous éprouvez pour Teddy", le personnage principal, confie-t-il à l'AFP. "Il est assez facile d'imaginer une version de cette histoire où il serait une sorte d'incel toxique, un complotiste cinglé avec lequel on n'a pas vraiment de sympathie", poursuit-il, en faisant référence au courant des célibataires involontaires, un mouvement masculiniste misogyne. A contrario, "je voulais faire de mon mieux pour en faire un type qui a (...) vraiment été maltraité par le système", explique-t-il. "Bugonia" raconte l'histoire de Teddy Gatz (Jesse Plemons), un Américain reclus qui vit avec son cousin simple d'esprit, Don. Ce duo de pieds nickelés kidnappe, tant bien que mal, la PDG d'un grand groupe pharmaceutique, Michelle Fuller (Emma Stone, nommée pour l'Oscar de la meilleure actrice), parce que Teddy est persuadé qu'elle appartient à une espèce extraterrestre qui a infiltré les élites pour dominer la planète. Une variante de la théorie des reptiliens, associée aux milieux conspirationnistes de l'extrême droite américaine. Alien Au fil de plusieurs scènes dérangeantes mais teintées d'un humour noir et grinçant, Teddy et Don torturent Michelle, qui tente de les convaincre qu'elle est humaine et qu'ils se fourvoient complètement. Empreinte d'un certain mépris de classe, la riche patronne incarnée par Emma Stone fait de toute façon figure d'alien, de par son décalage social avec ses deux bourreaux, issus de l'Amérique profonde. Et elle est loin d'être aussi innocente qu'il y paraît: son empire pharmaceutique a notamment des comptes à rendre concernant la mort de la mère de Teddy. Le réalisateur Yorgos Lanthimos amène le spectateur à compatir avec Teddy, malgré son comportement de plus en plus extrême. Tout cela est voulu, rappelle M. Tracy. Car Teddy n'est pas - ou du moins pas uniquement - un fou furieux. "Il n’a pas complètement tort, et en fait, il finit par avoir raison sur pas mal de choses", explique Tracy. "Je pense qu'il a quelques griefs légitimes." Le script, en lice pour l'Oscar du meilleur scénario adapté, est une relecture de "Save the Green Planet!, un film sud-coréen de 2003. "Liberté" M. Tracy tenait à respecter l'œuvre originelle, sans pour autant se sentir bridé. "Je pense que j'ai essayé de ne pas être trop fidèle. Je ne voulais pas que le film soit dans un coin de ma tête, comme une ombre au-dessus de moi", estime l'Américain. "J'ai donc essayé de m'en emparer avec une assez grande liberté et de tracer mon propre sillon." Son scénario a attiré l'attention de Yorgos Lanthimos, le cinéaste grec auteur de "Pauvres Créatures", qui avait raflé quatre Oscars en 2023, dont celui de la meilleure actrice pour Emma Stone. "Lorsqu'il est arrivé sur le projet (...) il n'a pas vraiment bidouillé le scénario, il est resté plus ou moins tel que je l'avais écrit", apprécie le scénariste. "J'ai découvert que, sans le vouloir, j'avais écrit un scénario très +lanthimosien+, parce que nos sensibilités étaient vraiment en phase." Cela a permis de conserver les ambiguïtés du script, qui chute sur un final surprenant. "Je crois qu'il voulait préserver le mystère et aussi faire ce genre de film où, quand vous sortez de la salle, vous pouvez aller dîner avec les gens avec qui vous l'avez vu, et chacun peut avoir des opinions complètement différentes sur ce que signifie la fin", conclut M. Tracy. Les Oscars seront remis à Hollywood le 15 mars.

01.03.2026 à 09:37

Pour la compositrice Diane Warren, la 17e nomination aux Oscars sera-t-elle la bonne?

FRANCE24
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Cette artiste incontournable aux Etats-Unis, qui a été parolière pour Beyoncé, Céline Dion, Cher ou encore Aerosmith, est nommée pour la 17e fois dans la catégorie meilleure chanson originale. Depuis sa première nomination en 1987, elle est toujours repartie bredouille. Alors, l'issue pourrait-elle enfin être victorieuse ? "Cette année, c'est particulièrement spécial", confie à l'AFP l'auteure-compositrice de 69 ans. Car le titre retenu "est une chanson que j'ai écrite sur moi, ce qui la rend très différente". Son morceau est une lettre d'amour et d'émancipation adressée à la jeune fille qu'elle a été, victime de harcèlement à l'école. Interprétée par Kesha, "Dear Me" fait partie de la bande originale de "Diane Warren: Relentless", un documentaire sur la vie et la carrière de ce pilier de la musique américaine. "C'est la chanson la plus personnelle que j'aie jamais faite pour un film", insiste Mme Warren. Le titre rencontre le succès aux Etats-Unis, où beaucoup s'identifient à l'enfance tourmentée de l'artiste. "Quand j'étais petite, on me harcelait beaucoup", raconte-t-elle. "Je n'ai pas eu une enfance facile et je me sentais juste seule, avec l'impression que le monde était contre moi." "La musique m'a globalement sauvée", poursuit-elle. Après cette rédemption artistique et une vie couronnée de succès, elle a imaginé un message d'espoir pour rappeler à l'enfant qu'elle a été que tout finit par s'arranger. "Déjà gagné" "Je voulais lui écrire une lettre d'amour, pour lui dire: +tu vas t'en sortir+", retrace-t-elle. "Tu ne le sais pas maintenant, quand tu es assise dans ta chambre en train de pleurer ; tu as peur d'aller à l'école parce que les autres veulent te tabasser, mais tu sais, tu vas t'en sortir." "Et en plus, tu vas retourner à la réunion (de ton lycée), ils auront pris un sacré coup de vieux, et toi tu auras toujours bonne mine", rit-elle. Détentrice du record du plus grand nombre de nominations sans victoire, Diane Warren a reçu un Oscar d'honneur en 2022, pour l'ensemble de sa carrière. Mais pour elle, le véritable honneur est simplement d'être en lice aussi régulièrement pour ces récompenses. "Nous sommes choisis par les meilleurs des meilleurs de la planète dans le domaine de la musique de film – compositeurs, paroliers, monteurs son", souligne-t-elle. "Donc, s'ils vous sélectionnent parmi des centaines de chansons ou de partitions, vous avez déjà gagné." Cette année, l'Américaine est en lice face à "Golden", l'hymne entêtant du phénomène Netflix "K-Pop Demon Hunters", "Train Dreams", chanson tirée du film éponyme, le morceau de blues "I Lied to You" de "Sinners", et "Sweet Dreams of Joy", composée par Nicholas Pike pour le documentaire "Viva Verdi!", qui plonge dans une maison de retraite pour chanteurs d'opéra en Italie. "C'est vraiment formidable d'être parmi toutes ces personnes", confirme M. Pike. Pour lui aussi, dont c'est la première nomination, "tout le monde est gagnant". La 98e cérémonie des Oscars aura lieu le 15 mars à Hollywood.
Texte intégral (522 mots)
Cette artiste incontournable aux Etats-Unis, qui a été parolière pour Beyoncé, Céline Dion, Cher ou encore Aerosmith, est nommée pour la 17e fois dans la catégorie meilleure chanson originale. Depuis sa première nomination en 1987, elle est toujours repartie bredouille. Alors, l'issue pourrait-elle enfin être victorieuse ? "Cette année, c'est particulièrement spécial", confie à l'AFP l'auteure-compositrice de 69 ans. Car le titre retenu "est une chanson que j'ai écrite sur moi, ce qui la rend très différente". Son morceau est une lettre d'amour et d'émancipation adressée à la jeune fille qu'elle a été, victime de harcèlement à l'école. Interprétée par Kesha, "Dear Me" fait partie de la bande originale de "Diane Warren: Relentless", un documentaire sur la vie et la carrière de ce pilier de la musique américaine. "C'est la chanson la plus personnelle que j'aie jamais faite pour un film", insiste Mme Warren. Le titre rencontre le succès aux Etats-Unis, où beaucoup s'identifient à l'enfance tourmentée de l'artiste. "Quand j'étais petite, on me harcelait beaucoup", raconte-t-elle. "Je n'ai pas eu une enfance facile et je me sentais juste seule, avec l'impression que le monde était contre moi." "La musique m'a globalement sauvée", poursuit-elle. Après cette rédemption artistique et une vie couronnée de succès, elle a imaginé un message d'espoir pour rappeler à l'enfant qu'elle a été que tout finit par s'arranger. "Déjà gagné" "Je voulais lui écrire une lettre d'amour, pour lui dire: +tu vas t'en sortir+", retrace-t-elle. "Tu ne le sais pas maintenant, quand tu es assise dans ta chambre en train de pleurer ; tu as peur d'aller à l'école parce que les autres veulent te tabasser, mais tu sais, tu vas t'en sortir." "Et en plus, tu vas retourner à la réunion (de ton lycée), ils auront pris un sacré coup de vieux, et toi tu auras toujours bonne mine", rit-elle. Détentrice du record du plus grand nombre de nominations sans victoire, Diane Warren a reçu un Oscar d'honneur en 2022, pour l'ensemble de sa carrière. Mais pour elle, le véritable honneur est simplement d'être en lice aussi régulièrement pour ces récompenses. "Nous sommes choisis par les meilleurs des meilleurs de la planète dans le domaine de la musique de film – compositeurs, paroliers, monteurs son", souligne-t-elle. "Donc, s'ils vous sélectionnent parmi des centaines de chansons ou de partitions, vous avez déjà gagné." Cette année, l'Américaine est en lice face à "Golden", l'hymne entêtant du phénomène Netflix "K-Pop Demon Hunters", "Train Dreams", chanson tirée du film éponyme, le morceau de blues "I Lied to You" de "Sinners", et "Sweet Dreams of Joy", composée par Nicholas Pike pour le documentaire "Viva Verdi!", qui plonge dans une maison de retraite pour chanteurs d'opéra en Italie. "C'est vraiment formidable d'être parmi toutes ces personnes", confirme M. Pike. Pour lui aussi, dont c'est la première nomination, "tout le monde est gagnant". La 98e cérémonie des Oscars aura lieu le 15 mars à Hollywood.

01.03.2026 à 09:35

Recteur ou maire: à Clichy-sous-Bois, Olivier Klein refuse de choisir

FRANCE24
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"Bonjour madame, comment allez-vous ? Tenez, c'est mon programme, je compte sur vous !": sous une pluie battante, Olivier Klein, barbe poivre et sel, jean et parka bleu marine sur le dos, arpente les allées du marché des Saveurs à Clichy-sous-Bois, dédié au Ramadan. En congé sans solde de l'Académie jusqu'au second tour le 22 mars, le maire sortant se concentre sur sa campagne de réélection. Sur le marché en bordure de Montfermeil, "Monsieur le maire", comme l'appellent les commerçants, distribue sourires et tracts en saluant certains passants par leur prénom. Olivier Klein, qui vient de fêter ses 59 ans, dirige Clichy-sous-Bois depuis 2011, à l’exception d’une parenthèse entre 2022 et 2023 lorsqu’il était ministre délégué à la Ville. L'ex-socialiste cumule aujourd'hui sa fonction de maire avec celle de recteur de l'Académie de Strasbourg, où il a été nommé en juin 2024, partageant sa semaine entre l'Alsace et Clichy-sous-Bois. "Aujourd'hui, avec les visios, avec les moyens techniques que l'on a, on peut être maire et ne pas être en mairie tous les jours et heureusement", se défend l'édile, interrogé sur son emploi du temps. "Je peux vous assurer que depuis presque deux ans que je suis recteur, aucun dossier clichois n'a eu à pâtir de cette situation, ni aucun dossier strasbourgeois". Sur le marché des Saveurs, Karim, 30 ans, (qui n'a pas voulu donner son patronyme), aimerait que le maire "reste concentré sur Clichy". "C'est lourd quand même ici", ajoute le jeune homme. Clichy-sous-Bois, avec presque 30.000 habitants, reste la 3e ville la plus pauvre de France métropolitaine (42% de la population sous le seuil de pauvreté), malgré 20 ans de rénovation urbaine. C'est aussi un territoire marqué par la mort, en 2005, de Zyed et Bouna, deux adolescents électrocutés après une course-poursuite avec la police, et par les émeutes qui ont suivi. "Moi, je trouve que c'est un bon maire", affirme Nazan Kaya, 46 ans, depuis son stand de lahmacun, une pizza turque. "Le travail à Clichy roule et c'est ça qui compte. Donc pour moi, il n'y a pas de problème. C'est même un plus", affirme-t-elle. Un atout supplémentaire, c'est ce que revendique aussi l’édile, ancien professeur de physique-chimie, qui dit "se nourrir intellectuellement" de sa fonction de recteur, d’où notamment son idée de distribuer à tous les collégiens de Clichy-sous-Bois une pochette pour y déposer leur téléphone en entrant dans l’établissement. Mais en Alsace, l'ambition du natif de Seine-Saint-Denis fait grincer des dents. "Ce n’est pas une mission honorifique, il y a pas mal de choses à gérer, il y a assez à faire pour un recteur à temps plein", déclare à l'AFP Laurent Feisthauer, secrétaire académique CGT Educ’action. À la rentrée 2025, quelque 316.550 élèves étaient scolarisés dans l’académie de Strasbourg et plus de 30.000 personnels y travaillaient. "On ne le sent pas moins présent que les recteurs précédents", estime elle Géraldine Delaye, de la FSU. Semaine à Strasbourg, week-end en banlieue parisienne: Olivier Klein maintient qu'il "arrive à faire les deux". "Et si à un moment, j'estime qu'un dossier à Clichy ou à Strasbourg prend du retard à cause de ces deux fonctions, j'en tirerai les conclusions", finit-il par lâcher. Pour les trois prochaines semaines, Olivier Klein garde les yeux tournés uniquement vers la mairie. "Je n’ai pas de concurrent", balaie-t-il, écartant d’un geste les quatre autres listes en lice à Clichy-sous-Bois, dont celle de son adjointe, Samira Tayebi, qui l’avait remplacé à la mairie lorsqu’il était ministre. "J'ai un bilan, un programme, et j'ai surtout une ville qui me passionne", conclut Olivier Klein, qui, quoi qu'il arrive à Clichy, retrouvera son poste à l'Académie de Strasbourg au lendemain du second tour.
Texte intégral (626 mots)
"Bonjour madame, comment allez-vous ? Tenez, c'est mon programme, je compte sur vous !": sous une pluie battante, Olivier Klein, barbe poivre et sel, jean et parka bleu marine sur le dos, arpente les allées du marché des Saveurs à Clichy-sous-Bois, dédié au Ramadan. En congé sans solde de l'Académie jusqu'au second tour le 22 mars, le maire sortant se concentre sur sa campagne de réélection. Sur le marché en bordure de Montfermeil, "Monsieur le maire", comme l'appellent les commerçants, distribue sourires et tracts en saluant certains passants par leur prénom. Olivier Klein, qui vient de fêter ses 59 ans, dirige Clichy-sous-Bois depuis 2011, à l’exception d’une parenthèse entre 2022 et 2023 lorsqu’il était ministre délégué à la Ville. L'ex-socialiste cumule aujourd'hui sa fonction de maire avec celle de recteur de l'Académie de Strasbourg, où il a été nommé en juin 2024, partageant sa semaine entre l'Alsace et Clichy-sous-Bois. "Aujourd'hui, avec les visios, avec les moyens techniques que l'on a, on peut être maire et ne pas être en mairie tous les jours et heureusement", se défend l'édile, interrogé sur son emploi du temps. "Je peux vous assurer que depuis presque deux ans que je suis recteur, aucun dossier clichois n'a eu à pâtir de cette situation, ni aucun dossier strasbourgeois". Sur le marché des Saveurs, Karim, 30 ans, (qui n'a pas voulu donner son patronyme), aimerait que le maire "reste concentré sur Clichy". "C'est lourd quand même ici", ajoute le jeune homme. Clichy-sous-Bois, avec presque 30.000 habitants, reste la 3e ville la plus pauvre de France métropolitaine (42% de la population sous le seuil de pauvreté), malgré 20 ans de rénovation urbaine. C'est aussi un territoire marqué par la mort, en 2005, de Zyed et Bouna, deux adolescents électrocutés après une course-poursuite avec la police, et par les émeutes qui ont suivi. "Moi, je trouve que c'est un bon maire", affirme Nazan Kaya, 46 ans, depuis son stand de lahmacun, une pizza turque. "Le travail à Clichy roule et c'est ça qui compte. Donc pour moi, il n'y a pas de problème. C'est même un plus", affirme-t-elle. Un atout supplémentaire, c'est ce que revendique aussi l’édile, ancien professeur de physique-chimie, qui dit "se nourrir intellectuellement" de sa fonction de recteur, d’où notamment son idée de distribuer à tous les collégiens de Clichy-sous-Bois une pochette pour y déposer leur téléphone en entrant dans l’établissement. Mais en Alsace, l'ambition du natif de Seine-Saint-Denis fait grincer des dents. "Ce n’est pas une mission honorifique, il y a pas mal de choses à gérer, il y a assez à faire pour un recteur à temps plein", déclare à l'AFP Laurent Feisthauer, secrétaire académique CGT Educ’action. À la rentrée 2025, quelque 316.550 élèves étaient scolarisés dans l’académie de Strasbourg et plus de 30.000 personnels y travaillaient. "On ne le sent pas moins présent que les recteurs précédents", estime elle Géraldine Delaye, de la FSU. Semaine à Strasbourg, week-end en banlieue parisienne: Olivier Klein maintient qu'il "arrive à faire les deux". "Et si à un moment, j'estime qu'un dossier à Clichy ou à Strasbourg prend du retard à cause de ces deux fonctions, j'en tirerai les conclusions", finit-il par lâcher. Pour les trois prochaines semaines, Olivier Klein garde les yeux tournés uniquement vers la mairie. "Je n’ai pas de concurrent", balaie-t-il, écartant d’un geste les quatre autres listes en lice à Clichy-sous-Bois, dont celle de son adjointe, Samira Tayebi, qui l’avait remplacé à la mairie lorsqu’il était ministre. "J'ai un bilan, un programme, et j'ai surtout une ville qui me passionne", conclut Olivier Klein, qui, quoi qu'il arrive à Clichy, retrouvera son poste à l'Académie de Strasbourg au lendemain du second tour.

01.03.2026 à 09:31

🔴 En direct : l'armée israélienne annonce lancer des frappes massives "au coeur de Téhéran"

FRANCE24
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Texte intégral (626 mots)

01.03.2026 à 09:23

Mort d'Ali Khamenei : "Un moment de rupture après plus de 47 ans de théocratie"

FRANCE24
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Maya Khadra, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, analyse l'impact de la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors de l'attaque israélo-américaine à Téhéran.
Texte intégral (626 mots)
Maya Khadra, journaliste spécialiste du Moyen-Orient, analyse l'impact de la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors de l'attaque israélo-américaine à Téhéran.

01.03.2026 à 08:57

L1: Un duel olympique crucial pour l'OM, un peu moins pour Lyon

FRANCE24
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Présent samedi en conférence de presse, le milieu de terrain néerlandais de l'OM Quentin Timber, arrivé lors du mercato, a joliment résumé les dernières semaines vécues par son club: "Je suis là depuis un mois, mais cela m'a paru plus long." En un mois, Timber a en effet connu quelques rares succès et plusieurs sévères désillusions, mais il en est surtout à son troisième entraîneur. Après le départ de Roberto De Zerbi et le bref intermède assuré par Jacques Abardonado, c'est désormais Habib Beye qui est aux commandes avec pour objectif de sauver ce qui peut l'être encore dans la chaotique saison marseillaise. Mercredi, l'OM recevra Toulouse en quart de finale de la Coupe de France, dernier trophée encore à sa portée, mais il y a d'abord dimanche ce sommet face à Lyon, que l'OM n'a pas le luxe de rater. Battus par Brest la semaine dernière pour le premier match de Beye, les Marseillais sont en effet à cinq longueurs de l'OL, bien installé sur la troisième marche du podium, même s'il a lui aussi chuté lors de la précédente journée, sur la pelouse de Strasbourg. Les Marseillais à Marbella S'il s'impose, l'OM peut donc revenir dans la course. Mais en cas de nul et surtout de défaite, la qualification directe pour la Ligue des champions s'éloignerait considérablement. "Je suis très optimiste. On veut gagner pour revenir à deux points de Lyon, sachant qu'il reste 11 matches et 33 points à prendre. Il n'y a pas de crainte, il n'y a pas de peur. Il y a de l'excitation", a pourtant assuré le nouvel entraîneur marseillais. "Je veux voir une équipe conquérante, avec de l'ambition. C'est le duel des Olympiques, on sait l'importance que ça a pour nos supporters et l'importance que ça a pour nos objectifs", a-t-il ajouté. "Ce sont deux équipes qui prétendent à la Ligue des Champions. On doit recoller à ce trio de tête et accrocher le bon wagon pour avoir une fin de saison passionnante avec des objectifs très élevés. On doit avoir l'ambition d'aller chercher les plus belles places du championnat", a conclu Beye, très satisfait de la semaine de travail de ses joueurs à Marbella. Sur le modèle des désormais fameux "ritiri" organisés la saison dernière par Roberto De Zerbi à Mallemort puis Rome, les Marseillais sont en effet partis travailler de lundi à vendredi dans le sud de l'Espagne. "très positif" Après la défaite à Brest, le gardien marseillais Geronimo Rulli avait expliqué que ce court séjour allait permettre de "sortir un peu de La Commanderie, sortir un peu de Marseille". "Ca va aider dans les têtes", avait assuré l'Argentin. "Ca a été très, très bien. On a eu beaucoup d'entrain, beaucoup de sourires. Ils ont passé aussi beaucoup de temps ensemble et c’est essentiel pour la cohésion du groupe. C'est très, très positif", a de son côté jugé Beye, qui a aussi parlé d'"énorme émulation" aux entraînements. Côté lyonnais, forcément, la sérénité est plus naturelle et il n'y a pas besoin de recourir à la méthode Coué. "C’était difficile d’imaginer il y a quelques temps que nous affronterions Marseille en étant troisièmes avec cinq points d'avance. Nous devons rester tranquilles, équilibrés et être la même équipe que nous avons été jusqu’à maintenant", a ainsi posé le coach Paulo Fonseca. Le capitaine Corentin Tolisso, lui, a résumé l'affaire de façon encore plus simple: "On a la chance d’être troisièmes avec cinq points d’avance. C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq points de retard."
Texte intégral (641 mots)
Présent samedi en conférence de presse, le milieu de terrain néerlandais de l'OM Quentin Timber, arrivé lors du mercato, a joliment résumé les dernières semaines vécues par son club: "Je suis là depuis un mois, mais cela m'a paru plus long." En un mois, Timber a en effet connu quelques rares succès et plusieurs sévères désillusions, mais il en est surtout à son troisième entraîneur. Après le départ de Roberto De Zerbi et le bref intermède assuré par Jacques Abardonado, c'est désormais Habib Beye qui est aux commandes avec pour objectif de sauver ce qui peut l'être encore dans la chaotique saison marseillaise. Mercredi, l'OM recevra Toulouse en quart de finale de la Coupe de France, dernier trophée encore à sa portée, mais il y a d'abord dimanche ce sommet face à Lyon, que l'OM n'a pas le luxe de rater. Battus par Brest la semaine dernière pour le premier match de Beye, les Marseillais sont en effet à cinq longueurs de l'OL, bien installé sur la troisième marche du podium, même s'il a lui aussi chuté lors de la précédente journée, sur la pelouse de Strasbourg. Les Marseillais à Marbella S'il s'impose, l'OM peut donc revenir dans la course. Mais en cas de nul et surtout de défaite, la qualification directe pour la Ligue des champions s'éloignerait considérablement. "Je suis très optimiste. On veut gagner pour revenir à deux points de Lyon, sachant qu'il reste 11 matches et 33 points à prendre. Il n'y a pas de crainte, il n'y a pas de peur. Il y a de l'excitation", a pourtant assuré le nouvel entraîneur marseillais. "Je veux voir une équipe conquérante, avec de l'ambition. C'est le duel des Olympiques, on sait l'importance que ça a pour nos supporters et l'importance que ça a pour nos objectifs", a-t-il ajouté. "Ce sont deux équipes qui prétendent à la Ligue des Champions. On doit recoller à ce trio de tête et accrocher le bon wagon pour avoir une fin de saison passionnante avec des objectifs très élevés. On doit avoir l'ambition d'aller chercher les plus belles places du championnat", a conclu Beye, très satisfait de la semaine de travail de ses joueurs à Marbella. Sur le modèle des désormais fameux "ritiri" organisés la saison dernière par Roberto De Zerbi à Mallemort puis Rome, les Marseillais sont en effet partis travailler de lundi à vendredi dans le sud de l'Espagne. "très positif" Après la défaite à Brest, le gardien marseillais Geronimo Rulli avait expliqué que ce court séjour allait permettre de "sortir un peu de La Commanderie, sortir un peu de Marseille". "Ca va aider dans les têtes", avait assuré l'Argentin. "Ca a été très, très bien. On a eu beaucoup d'entrain, beaucoup de sourires. Ils ont passé aussi beaucoup de temps ensemble et c’est essentiel pour la cohésion du groupe. C'est très, très positif", a de son côté jugé Beye, qui a aussi parlé d'"énorme émulation" aux entraînements. Côté lyonnais, forcément, la sérénité est plus naturelle et il n'y a pas besoin de recourir à la méthode Coué. "C’était difficile d’imaginer il y a quelques temps que nous affronterions Marseille en étant troisièmes avec cinq points d'avance. Nous devons rester tranquilles, équilibrés et être la même équipe que nous avons été jusqu’à maintenant", a ainsi posé le coach Paulo Fonseca. Le capitaine Corentin Tolisso, lui, a résumé l'affaire de façon encore plus simple: "On a la chance d’être troisièmes avec cinq points d’avance. C’est mieux d’avoir cinq points d’avance que cinq points de retard."

01.03.2026 à 08:52

La bataille pour Paris : Bournazel, Knafo et Chikirou donnent des sueurs froides aux favoris

Romain BRUNET
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Les campagnes de Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo et Sophia Chikirou perturbent le duel des favoris entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, au point de créer une grande incertitude concernant la configuration et l’issue du second tour des municipales dans la capitale. La bataille pour Paris, épisode 5.
Texte intégral (641 mots)
Les campagnes de Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo et Sophia Chikirou perturbent le duel des favoris entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, au point de créer une grande incertitude concernant la configuration et l’issue du second tour des municipales dans la capitale. La bataille pour Paris, épisode 5.

01.03.2026 à 07:25

🔴 Iran : la transition après la mort de l'ayatollah ​Ali Khamenei va commencer aujourd'hui. Suivez notre direct

FRANCE24
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Texte intégral (641 mots)

01.03.2026 à 06:54

En direct : l'armée israélienne dit avoir lancé une vaste offensive aérienne "au cœur de Téhéran"

David RICH
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L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir lancé une vaste offensive aérienne au cœur de Téhéran, alors que des milliers de soutiens du régime se sont rassemblés dans la capitale iranienne pour rendre hommage à Ali Khamenei, tué samedi dans des frappes, lors de l'offensive israélo-américaine en Iran. Le chef d'état-major de l'armée iranienne, le ministre de la Défense et le chef du service des renseignements de la police ont également été tués. Suivez notre direct.
Lire plus (90 mots)
L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir lancé une vaste offensive aérienne au cœur de Téhéran, alors que des milliers de soutiens du régime se sont rassemblés dans la capitale iranienne pour rendre hommage à Ali Khamenei, tué samedi dans des frappes, lors de l'offensive israélo-américaine en Iran. Le chef d'état-major de l'armée iranienne, le ministre de la Défense et le chef du service des renseignements de la police ont également été tués. Suivez notre direct.

01.03.2026 à 05:31

Pétrole: quelle hausse de production de l'Opep+ face au conflit en Iran ?

FRANCE24
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Cette réunion programmée doit rassembler cinq pays de l'Opep (Arabie saoudite, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, Algérie) et trois alliés (Russie, Kazakhstan, Oman). L'Iran ne participe pas. Anticipée par les analystes avant même le conflit engagé samedi par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, cette hausse apparaît plus probable encore avec le début de la guerre. Cette dernière compromet les acheminements via la porte du Golfe, le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% de la consommation mondiale de pétrole. Elle affecte aussi la production de l'Iran. Après avoir rehaussé leurs quotas d'environ 2,9 millions de barils par jour en 2025, les huit pays avaient marqué une pause en début d'année face à des cours qui s'étaient érodés. Mais depuis, le cours du baril de Brent, la référence internationale de l'or noir, avait intégré avant même le conflit une prime de risque géopolitique croissante pour s'afficher à plus de 72 dollars, contre 61 dollars en début d'année. D'autres facteurs ont aussi limité l'offre depuis le début d'année, comme "le froid aux Etats-Unis en janvier qui a entraîné des arrêts temporaires de production", "les perturbations en Russie" liées aux attaques de drones ukrainiens et celles au Kazakhstan où "une panne de courant a perturbé la production du champ pétrolier de Tengiz", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS. Baril à 120 dollars ? C'est pourquoi, avant les frappes sur l'Iran de samedi, le marché attendait une hausse des quotas de 137.000 barils par jour. Mais dans le contexte de la guerre, une telle hausse n'aurait qu'une influence marginale sur les prix du pétrole. Selon Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, ceux-ci pourraient bondir au-delà des 120 dollars, un niveau plus vu depuis des années, en cas de guerre prolongée avec un embrasement régional. Car une fermeture du détroit d'Ormuz signifie 20 millions de barils de brut en moins sur le marché chaque jour. Et il n'y a pratiquement pas d'alternative. Seuls l'Arabie saoudite et les Emirats disposent d'un réseau d'oléoducs permettant de le contourner, avec cependant une capacité limitée à 2,6 millions de barils par jour, selon l'Agence américaine de l'Energie. Il reste aussi à voir si les pétroliers pourront toujours emprunter le canal de Suez. Pour autant, il n'est pas sûr que l'Opep+ décide d'augmenter dimanche ses quotas au-delà des 137.000 barils initialement prévus, même avec le conflit, prévenait M. Falakshahi avant le week-end, ses membres souhaitant peut-être attendre de voir les conséquences réelles du conflit sur les flux. Pour le cartel, ajouter des barils serait toutefois l'occasion de reprendre sa stratégie de gains de parts de marché face à la concurrence des Etats-Unis, du Canada, du Brésil ou encore du Guyana. Dans tous les cas, les seuls pays de l'Opep+ "qui peuvent réellement augmenter leur production sont l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, ainsi que dans une moindre mesure, le Koweït et l'Irak", les autres disposant de capacités restreintes, note Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy. La production russe a même eu tendance à diminuer depuis novembre. "On pense que la Russie produit au maximum" et a "perdu des parts de marché notamment en Inde", souligne M. Falakshahi. Dans ce contexte, et même si une hausse de 137.000 barils seulement était annoncée, "l'augmentation réelle de la production serait en fait inférieure à la moitié", juge Jorge Leon.
Texte intégral (588 mots)
Cette réunion programmée doit rassembler cinq pays de l'Opep (Arabie saoudite, Irak, Emirats arabes unis, Koweït, Algérie) et trois alliés (Russie, Kazakhstan, Oman). L'Iran ne participe pas. Anticipée par les analystes avant même le conflit engagé samedi par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, cette hausse apparaît plus probable encore avec le début de la guerre. Cette dernière compromet les acheminements via la porte du Golfe, le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% de la consommation mondiale de pétrole. Elle affecte aussi la production de l'Iran. Après avoir rehaussé leurs quotas d'environ 2,9 millions de barils par jour en 2025, les huit pays avaient marqué une pause en début d'année face à des cours qui s'étaient érodés. Mais depuis, le cours du baril de Brent, la référence internationale de l'or noir, avait intégré avant même le conflit une prime de risque géopolitique croissante pour s'afficher à plus de 72 dollars, contre 61 dollars en début d'année. D'autres facteurs ont aussi limité l'offre depuis le début d'année, comme "le froid aux Etats-Unis en janvier qui a entraîné des arrêts temporaires de production", "les perturbations en Russie" liées aux attaques de drones ukrainiens et celles au Kazakhstan où "une panne de courant a perturbé la production du champ pétrolier de Tengiz", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS. Baril à 120 dollars ? C'est pourquoi, avant les frappes sur l'Iran de samedi, le marché attendait une hausse des quotas de 137.000 barils par jour. Mais dans le contexte de la guerre, une telle hausse n'aurait qu'une influence marginale sur les prix du pétrole. Selon Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, ceux-ci pourraient bondir au-delà des 120 dollars, un niveau plus vu depuis des années, en cas de guerre prolongée avec un embrasement régional. Car une fermeture du détroit d'Ormuz signifie 20 millions de barils de brut en moins sur le marché chaque jour. Et il n'y a pratiquement pas d'alternative. Seuls l'Arabie saoudite et les Emirats disposent d'un réseau d'oléoducs permettant de le contourner, avec cependant une capacité limitée à 2,6 millions de barils par jour, selon l'Agence américaine de l'Energie. Il reste aussi à voir si les pétroliers pourront toujours emprunter le canal de Suez. Pour autant, il n'est pas sûr que l'Opep+ décide d'augmenter dimanche ses quotas au-delà des 137.000 barils initialement prévus, même avec le conflit, prévenait M. Falakshahi avant le week-end, ses membres souhaitant peut-être attendre de voir les conséquences réelles du conflit sur les flux. Pour le cartel, ajouter des barils serait toutefois l'occasion de reprendre sa stratégie de gains de parts de marché face à la concurrence des Etats-Unis, du Canada, du Brésil ou encore du Guyana. Dans tous les cas, les seuls pays de l'Opep+ "qui peuvent réellement augmenter leur production sont l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, ainsi que dans une moindre mesure, le Koweït et l'Irak", les autres disposant de capacités restreintes, note Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy. La production russe a même eu tendance à diminuer depuis novembre. "On pense que la Russie produit au maximum" et a "perdu des parts de marché notamment en Inde", souligne M. Falakshahi. Dans ce contexte, et même si une hausse de 137.000 barils seulement était annoncée, "l'augmentation réelle de la production serait en fait inférieure à la moitié", juge Jorge Leon.

01.03.2026 à 04:49

Avant les Oscars, "Une bataille après l'autre" et "Sinners" s'affrontent aux Actor Awards

FRANCE24
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La fresque de Paul Thomas Anderson sur les dérives extrémistes aux Etats-Unis part en tête avec sept nominations. Elle est portée par Leonardo DiCaprio, qui y interprète un ex-militant à l'esprit embrumé par la fumette, forcé de se ressaisir pour secourir sa fille métisse des griffes d'un suprémaciste blanc. Conte de vampires sur l'Amérique ségrégationniste, "Sinners" compte lui cinq nominations. Le film a pour tête d'affiche Michael B. Jordan, qui prête ses traits à deux jumeaux mafieux rêvant d'ouvrir un bar clandestin malgré la prohibition des années 1930. Les deux films sont en concurrence pour le prix du meilleur ensemble d'acteurs, le plus prestigieux de cette cérémonie organisée par le syndicat des acteurs américains, SAG-AFTRA. Cette récompense, décernée à l'ensemble du casting, est parfois un bon indicateur pour prédire le gagnant de l'Oscar du meilleur film. Mais pas cette année, selon Scott Feinberg, chroniqueur au Hollywood Reporter. "Je pense que +Sinners+ va presque à coup sûr remporter le prix du meilleur ensemble", explique le spécialiste à l'AFP. Mais "je ne suis pas aussi sûr que le film remportera l'Oscar du meilleur film", ajoute-t-il. "C'est possible, mais ces deux récompenses sont allées à des films différents presque aussi souvent qu'au même film." Et cette année, c'est plutôt "Une bataille après l'autre" qui est pressenti pour l'Oscar. Timothée Chalamet favori Malgré ce duel au sommet, DiCaprio et Jordan ne sont pas favoris pour l'Actor Award du meilleur acteur. Car Timothée Chalamet devrait leur damer le pion, grâce à son rôle de joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". "Il a gagné l'an dernier pour (le biopic de Bob Dylan) +Un parfait inconnu+ (...) donc nous savons que ce groupe l'apprécie vraiment", souligne M. Feinberg. "Et cette année, il est donné gagnant pour l'Oscar." Ethan Hawke, qui interprète un parolier has-been dans "Blue Moon", et Jesse Plemons, qui incarne un complotiste fragile dans "Bugonia", sont également nommés dans cette catégorie. Du côté des femmes, tous les pronostics misent sur Jessie Buckley, remarquable dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. La comédienne irlandaise a raflé tous les prix cette saison. Elle ne semble donc laisser aucune chance à ses concurrentes: Rose Byrne, qui joue une mère au bout du rouleau dans "If I Had Legs, I'd Kick You", Kate Hudson, chanteuse amoureuse de "Sur un air de blues", Chase Infiniti, qui interprète la fille de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", et Emma Stone, impeccable en patronne de labo pharmaceutique séquestrée dans "Bugonia". Suspense chez les seconds rôles La course est beaucoup plus imprévisible pour les seconds rôles, chez les hommes comme chez les femmes. "Ces catégories partent dans tous les sens", résume M. Feinberg, en rappelant que les autres grandes remises de prix ont toutes couronné des vainqueurs différents. Le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle est allé à Teyana Taylor, l'ex-amante révolutionnaire de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", le Critics Choice Award a été à Amy Madigan, la sorcière redoutable d'"Évanouis", tandis que les BAFTA - l'équivalent des Césars au Royaume-Uni - ont récompensé Wunmi Mosaku pour son rôle de campagnarde adepte du vaudou dans "Sinners". Ariana Grande ("Wicked: Partie II") et Odessa A'zion ("Marty Supreme") sont les autres nommées. Côté masculin, les Critics Choice Awards ont distingué Jacob Elordi pour "Frankenstein", le BAFTA est allé à Sean Penn ("Une bataille après l'autre") et le Golden Globe à Stellan Skarsgard pour "Valeur Sentimentale", qui n'est pas nommé aux Actor Awards. Cette catégorie est complétée par Benicio del Toro ("Une bataille après l'autre"), Paul Mescal, qui incarne Shakespeare dans "Hamnet", et Miles Caton ("Sinners"). La cérémonie, qui rendra hommage à Harrison Ford pour l'ensemble de sa carrière, sera animée par l'actrice Kristen Bell et diffusée en direct sur Netflix.
Texte intégral (698 mots)
La fresque de Paul Thomas Anderson sur les dérives extrémistes aux Etats-Unis part en tête avec sept nominations. Elle est portée par Leonardo DiCaprio, qui y interprète un ex-militant à l'esprit embrumé par la fumette, forcé de se ressaisir pour secourir sa fille métisse des griffes d'un suprémaciste blanc. Conte de vampires sur l'Amérique ségrégationniste, "Sinners" compte lui cinq nominations. Le film a pour tête d'affiche Michael B. Jordan, qui prête ses traits à deux jumeaux mafieux rêvant d'ouvrir un bar clandestin malgré la prohibition des années 1930. Les deux films sont en concurrence pour le prix du meilleur ensemble d'acteurs, le plus prestigieux de cette cérémonie organisée par le syndicat des acteurs américains, SAG-AFTRA. Cette récompense, décernée à l'ensemble du casting, est parfois un bon indicateur pour prédire le gagnant de l'Oscar du meilleur film. Mais pas cette année, selon Scott Feinberg, chroniqueur au Hollywood Reporter. "Je pense que +Sinners+ va presque à coup sûr remporter le prix du meilleur ensemble", explique le spécialiste à l'AFP. Mais "je ne suis pas aussi sûr que le film remportera l'Oscar du meilleur film", ajoute-t-il. "C'est possible, mais ces deux récompenses sont allées à des films différents presque aussi souvent qu'au même film." Et cette année, c'est plutôt "Une bataille après l'autre" qui est pressenti pour l'Oscar. Timothée Chalamet favori Malgré ce duel au sommet, DiCaprio et Jordan ne sont pas favoris pour l'Actor Award du meilleur acteur. Car Timothée Chalamet devrait leur damer le pion, grâce à son rôle de joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". "Il a gagné l'an dernier pour (le biopic de Bob Dylan) +Un parfait inconnu+ (...) donc nous savons que ce groupe l'apprécie vraiment", souligne M. Feinberg. "Et cette année, il est donné gagnant pour l'Oscar." Ethan Hawke, qui interprète un parolier has-been dans "Blue Moon", et Jesse Plemons, qui incarne un complotiste fragile dans "Bugonia", sont également nommés dans cette catégorie. Du côté des femmes, tous les pronostics misent sur Jessie Buckley, remarquable dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. La comédienne irlandaise a raflé tous les prix cette saison. Elle ne semble donc laisser aucune chance à ses concurrentes: Rose Byrne, qui joue une mère au bout du rouleau dans "If I Had Legs, I'd Kick You", Kate Hudson, chanteuse amoureuse de "Sur un air de blues", Chase Infiniti, qui interprète la fille de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", et Emma Stone, impeccable en patronne de labo pharmaceutique séquestrée dans "Bugonia". Suspense chez les seconds rôles La course est beaucoup plus imprévisible pour les seconds rôles, chez les hommes comme chez les femmes. "Ces catégories partent dans tous les sens", résume M. Feinberg, en rappelant que les autres grandes remises de prix ont toutes couronné des vainqueurs différents. Le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle est allé à Teyana Taylor, l'ex-amante révolutionnaire de DiCaprio dans "Une bataille après l'autre", le Critics Choice Award a été à Amy Madigan, la sorcière redoutable d'"Évanouis", tandis que les BAFTA - l'équivalent des Césars au Royaume-Uni - ont récompensé Wunmi Mosaku pour son rôle de campagnarde adepte du vaudou dans "Sinners". Ariana Grande ("Wicked: Partie II") et Odessa A'zion ("Marty Supreme") sont les autres nommées. Côté masculin, les Critics Choice Awards ont distingué Jacob Elordi pour "Frankenstein", le BAFTA est allé à Sean Penn ("Une bataille après l'autre") et le Golden Globe à Stellan Skarsgard pour "Valeur Sentimentale", qui n'est pas nommé aux Actor Awards. Cette catégorie est complétée par Benicio del Toro ("Une bataille après l'autre"), Paul Mescal, qui incarne Shakespeare dans "Hamnet", et Miles Caton ("Sinners"). La cérémonie, qui rendra hommage à Harrison Ford pour l'ensemble de sa carrière, sera animée par l'actrice Kristen Bell et diffusée en direct sur Netflix.

01.03.2026 à 04:35

Après la charge de Bardella, Mélenchon en meeting à Perpignan

FRANCE24
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A 24 heures d'intervalle, RN et LFI s'affrontent ainsi dans la plus grande ville de France gérée par le Rassemblement national, où les Insoumis veulent faire de ce meeting une "riposte antifasciste", après avoir réuni 2.000 personnes à Lyon jeudi. Plusieurs cadres de LFI, comme Manuel Bompard, Clémence Guetté et Paul Vannier, sont également attendus à Perpignan pour soutenir le candidat du parti au premier tour des municipales du 15 mars, Mickaël Idrac, dont la liste compte notamment le soutien des Ecologistes, face au maire sortant RN Louis Aliot. Sous le feu des critiques depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, le 14 février, Jean-Luc Mélenchon doit prendre la parole après Jordan Bardella qui a appelé samedi la gauche "dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI" et "à refuser toute alliance de second tour". Très applaudi par le public, qui agitait de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge, le président du RN a présenté une nouvelle fois ses condoléances à la famille de Quentin Deranque, avant une nouvelle charge contre LFI devant plus de 3.000 personnes. "A Lyon, dans les rues de France, l'extrême gauche a tué (...) non par accident, non par rixe qui aurait mal tourné, comme on a pu le lire dans certains journaux. Ce drame est le résultat d'un climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par M. Mélenchon et par ses amis", a ajouté M. Bardella, avant de s'adresser au leader de LFI. "Je le dis solennellement à Jean-Luc Mélenchon: on ne peut pas prétendre incarner la République et tolérer que prospèrent autour de soi un climat d'intimidation, de menaces et de violence", a-t-il ajouté. Estimant que "la violence n'a pas sa place dans la République", M. Bardella a assuré qu'"avec nous, vous pouvez en être persuadé, elle ne l'aura jamais". "Rupture claire et définitive" Ces critiques du président du RN viennent s'ajouter à d'autres venant aussi bien de la droite que de la gauche. Pour l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, les propos de Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de jeudi à Lyon sur le nom du délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein "relèvent de l'irresponsabilité politique". "Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté", a-t-il pointé sur X. De son côté, la présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, a affirmé à La Tribune Dimanche que "les déclarations de Jean-Luc Mélenchon reprennent une nouvelle fois les références les plus classiques de l'antisémitisme et du complotisme". Elle a aussi demandé "une fois de plus, à la direction du Parti socialiste une rupture claire et définitive avec La France insoumise". Le candidat LFI à Perpignan dit pourtant attendre "sereinement" le meeting de dimanche, deux semaines avant le premier tour des municipales. Son combat électoral dans la ville catalane, où la gauche est divisée, s'annonce difficile. Louis Aliot part grand favori, mais pourrait, en cas de réélection, être obligé de démissionner quelques mois plus tard si la justice le déclare inéligible dans le procès des assistants parlementaires du RN.
Texte intégral (550 mots)
A 24 heures d'intervalle, RN et LFI s'affrontent ainsi dans la plus grande ville de France gérée par le Rassemblement national, où les Insoumis veulent faire de ce meeting une "riposte antifasciste", après avoir réuni 2.000 personnes à Lyon jeudi. Plusieurs cadres de LFI, comme Manuel Bompard, Clémence Guetté et Paul Vannier, sont également attendus à Perpignan pour soutenir le candidat du parti au premier tour des municipales du 15 mars, Mickaël Idrac, dont la liste compte notamment le soutien des Ecologistes, face au maire sortant RN Louis Aliot. Sous le feu des critiques depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, le 14 février, Jean-Luc Mélenchon doit prendre la parole après Jordan Bardella qui a appelé samedi la gauche "dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI" et "à refuser toute alliance de second tour". Très applaudi par le public, qui agitait de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge, le président du RN a présenté une nouvelle fois ses condoléances à la famille de Quentin Deranque, avant une nouvelle charge contre LFI devant plus de 3.000 personnes. "A Lyon, dans les rues de France, l'extrême gauche a tué (...) non par accident, non par rixe qui aurait mal tourné, comme on a pu le lire dans certains journaux. Ce drame est le résultat d'un climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par M. Mélenchon et par ses amis", a ajouté M. Bardella, avant de s'adresser au leader de LFI. "Je le dis solennellement à Jean-Luc Mélenchon: on ne peut pas prétendre incarner la République et tolérer que prospèrent autour de soi un climat d'intimidation, de menaces et de violence", a-t-il ajouté. Estimant que "la violence n'a pas sa place dans la République", M. Bardella a assuré qu'"avec nous, vous pouvez en être persuadé, elle ne l'aura jamais". "Rupture claire et définitive" Ces critiques du président du RN viennent s'ajouter à d'autres venant aussi bien de la droite que de la gauche. Pour l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, les propos de Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de jeudi à Lyon sur le nom du délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein "relèvent de l'irresponsabilité politique". "Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté", a-t-il pointé sur X. De son côté, la présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, a affirmé à La Tribune Dimanche que "les déclarations de Jean-Luc Mélenchon reprennent une nouvelle fois les références les plus classiques de l'antisémitisme et du complotisme". Elle a aussi demandé "une fois de plus, à la direction du Parti socialiste une rupture claire et définitive avec La France insoumise". Le candidat LFI à Perpignan dit pourtant attendre "sereinement" le meeting de dimanche, deux semaines avant le premier tour des municipales. Son combat électoral dans la ville catalane, où la gauche est divisée, s'annonce difficile. Louis Aliot part grand favori, mais pourrait, en cas de réélection, être obligé de démissionner quelques mois plus tard si la justice le déclare inéligible dans le procès des assistants parlementaires du RN.
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