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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

01.05.2026 à 13:47

Les droits de douane lestent durablement les exportations britanniques vers les USA

FRANCE24
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En avril 2025, après l'annonce de droits de douanes mondiaux par Donald Trump, ces exportations ont chuté de plus de 14% par rapport à avril 2024, soit une baisse de 800 millions de livres (927 millions d'euros), et "sont restées relativement faibles" depuis, relève l'Office national des statistiques (ONS) dans un communiqué. Un accord avait été conclu il y a près d'un an entre Londres et Washington pour limiter l'impact des droits de douane américains --plafonnés notamment à 10% sur l'automobile, mais dans la limite de 100.000 véhicules par an. Mais les expéditions de voitures vers les États-Unis "ont diminué" et c'est même l'un des principaux moteurs de la baisse des exportations, pointe l'ONS, précisant que la cyberattaque qui a mis à l'arrêt pendant plus d'un mois Jaguar Land Rover (JLR) autour du mois de septembre a aussi joué un rôle. Donald Trump a annoncé jeudi un geste supplémentaire sur le whisky écossais, sur lequel il a décidé de supprimer les droits de douane à la suite du voyage aux Etats-Unis de Charles III et de la reine Camilla. "Les distillateurs vont pouvoir souffler un peu", a remercié dans un communiqué Mark Kent, le directeur de la Scotch Whisky Association, représentant de l'industrie, soulignant que les Etats-Unis représentent leur marché d'exportation le plus important. Le ministre du Commerce Peter Kyle a de son côté salué "une excellente nouvelle" pour un secteur "qui représente près d'un milliard de livres d'exportations et soutient des milliers d'emplois à travers le Royaume-Uni". Si les exportations du spiritueux avaient pâti des droits de douane, la tendance de fond est à la baisse depuis des années, nuance auprès de l'AFP Luke Tegner, directeur du conseil au cabinet londonien IWSR Drinks Market Analysis. "La consommation de Scotch aux États-Unis diminue lentement depuis plusieurs décennies, le volume représentant aujourd'hui 45% de ce qu'il était en 1990", précise-t-il. Selon l'ONS, la diminution des exportations vers les Etats-Unis s'explique aussi par une baisse sur le secteur des médicaments qui "peut être liée" à la politique de Washington "visant à promouvoir la production pharmaceutique nationale". Pour autant, "les États-Unis restent notre premier partenaire pour les exportations de biens", relève l'institut statistique.

01.05.2026 à 13:41

Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge

FRANCE24
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Essa Suleiman, Britannique de 45 ans né en Somalie et arrivé enfant au Royaume-Uni, a été inculpé de deux chefs de "tentative de meurtre" et pour "possession d'un objet tranchant dans un lieu public". Lors de sa comparution devant un juge du tribunal de Westminster à Londres vendredi, il est apparu le visage tuméfié après son arrestation musclée. La police avait notamment utilisé un pistolet à impulsion électrique. Il a simplement confirmé son identité et son adresse, un établissement psychiatrique. La police avait auparavant évoqué ses "antécédents de violence et des problèmes psychologiques" et avait indiqué qu'il avait été signalé en 2020 au programme gouvernemental de prévention de l'extrémisme. Son dossier avait été classé la même année. A l'issue de l'audience, le juge a décidé son maintien en détention, avant sa prochaine comparution devant la cour criminelle de l'Old Bailey le 15 mai. L'attaque de mercredi, qualifiée de "terroriste" par la police, s'inscrit dans une série d'incendies et de tentatives d'incendie qui, depuis fin mars, visent notamment des synagogues dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale, où vit une importante communauté juive. Elle a augmenté les inquiétudes de cette communauté, qui a accusé les autorités de ne pas la protéger suffisamment. "Pandémie d'antisémitisme" Le Royaume-Uni a rehaussé jeudi son niveau de menace terroriste d'un cran, à "sévère", évoquant à la fois l'attaque antisémite survenue la veille et une hausse de la "menace islamiste et d'extrême droite". Cela signifie qu'une action terroriste est considérée comme "hautement probable", a précisé la ministre de l'Intérieur. "Nous sommes confrontés à une sorte de pandémie d'antisémitisme dans la société", s'est inquiété vendredi le chef de la Metropolitan Police Mark Rowley sur Times Radio. Le gouvernement a annoncé jeudi 25 millions de livres supplémentaires pour augmenter les patrouilles de police. Le Premier ministre Keir Starmer a également appelé jeudi le pays à "s'unir pour lutter contre l'antisémitisme", après s'être rendu dans le quartier de Golders Green, où s'est déroulée l'attaque de mercredi et où il a été hué par des habitants. Il a notamment mis en cause certains slogans scandés lors de marches propalestiniennes, qui se tiennent régulièrement dans les grandes villes du pays depuis la guerre à Gaza, déclenchée après l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas. Le collectif "Stop the war coalition", qui co-organise ces marches propalestiniennes, a jugé "inacceptable" de les lier aux attaques contre la communauté juive. Un blessé toujours hospitalisé Les deux hommes blessés dans l'attaque, Shloime Rand et Moshe Shine, sont respectivement âgés de 34 et 76 ans. Le plus jeune est sorti de l'hôpital et le second reste hospitalisé "dans un état stable", selon la police. Essa Suleiman a également été inculpé de tentative de meurtre en lien avec un autre incident qui s'est produit mercredi matin dans un quartier du sud de Londres. Armé d'un couteau, il aurait eu une altercation avec une personne qu'il connaissait et qui a été légèrement blessée, selon la police. Un groupe nébuleux, baptisé "Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya" (Hayi), et qui serait pro-Iran, a revendiqué les incendies et tentatives d'incendie à Londres ces dernières semaines, ainsi que d'autres ailleurs en Europe. Mercredi, il a salué l'attaque au couteau de Golders Green et l'a attribuée à ses "loups solitaires". Sans citer ce groupe, Keir Starmer a promis jeudi d'agir "pour faire face à la menace malveillante que représentent des États comme l'Iran". "Nous savons pertinemment qu'ils veulent nuire aux Juifs britanniques", a dit le dirigeant travailliste, qui a récemment promis d'interdire le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), l'armée idéologique de l'Iran.

01.05.2026 à 13:19

1er-Mai: Lecornu achète son pain dans une boulangerie de Haute-Loire

FRANCE24
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A l'invitation de Laurent Wauquiez, député du département et président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, le chef du gouvernement a déambulé dans les rues du village. Il s'est d'abord arrêté chez une fleuriste, avant d'entrer dans la boulangerie-pâtisserie "Un brin gourmand". Le Premier ministre a interrogé le boulanger sur les conditions dans lesquelles il a ouvert son commerce en ce 1er-Mai. L'artisan lui a répondu ne pas avoir hésité, et avoir demandé à un employé et une vendeuse de venir travailler. "Il s'est beaucoup battu pour que ça puisse être ouvert le 1er-Mai, notre Premier ministre", a alors lancé Laurent Wauquiez. "On n'a pas une Assemblée nationale toujours bien facile", a répondu Sébastien Lecornu. Le débat sur la possibilité pour les artisans boulangers et fleuristes, et pour d'autres commerçants de proximité, d'employer du personnel le 1er-Mai a pris une dimension nationale ces dernières semaines. Le gouvernement avait choisi de ne pas faire avancer au Parlement une proposition de loi poussée par l'ex-Premier ministre macroniste Gabriel Attal, face au blocage à l'Assemblée nationale. Il avait en revanche indiqué que les boulangers et fleuristes pourraient ouvrir avec leur personnel dès cette année, avant qu'un projet de loi ne formalise ce dispositif à partir de l'an prochain. Jusqu'ici le cadre légal empêche les commerçants d'employer du personnel le 1er-Mai. Selon une source gouvernementale, cinq contrôles (trois boulangeries et deux fleuristes) avaient été effectués par l'inspection du travail à la mi-journée. Avant de quitter la boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, le Premier ministre a réglé son pain pour 4,40 euros. Il doit ensuite déjeuner avec des artisans de Haute-Loire. De son côté, Gabriel Attal, qui prépare une candidature à l'élection présidentielle, s'est lui aussi rendu vendredi matin une boulangerie dans sa circonscription de Vanves (Hauts-de-Seine). L'ancien Premier ministre et chef du parti Renaissance, qui se pose en défenseur des commerçants de proximité désireux d'ouvrir le 1er-Mai, est brièvement passé derrière le comptoir de l'établissement, "Les Toqués du pain", pour servir une cliente. "Ce serait un scandale s'il y avait des verbalisations qui étaient mises par des inspecteurs du travail aujourd'hui, sur des boulangers et des fleuristes, j'espère que l'intelligence collective prévaudra", a-t-il dit. Il avait regretté que le gouvernement ait renoncé à faire avancer son texte au Parlement le mois dernier, estimant qu'il aurait sécurisé juridiquement dès cette année la situation des commerçants. La boulangère qui l'accueillait a expliqué qu'elle pouvait employer une partie de son personnel en ce 1er-Mai, après avoir dû faire travailler des membres de sa famille l'année dernière, comme le permet la loi actuelle.

01.05.2026 à 13:11

Pour le 1er-Mai, Attal s'affiche dans une boulangerie de Vanves

FRANCE24
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"Ce serait un scandale s'il y avait des verbalisations qui étaient mises par des inspecteurs du travail aujourd'hui, sur des boulangers et des fleuristes, j'espère que l'intelligence collective prévaudra", a dit le chef du parti présidentiel Renaissance à la presse après une visite de cette boulangerie, "Les Toqués du pain", au cours de laquelle il est brièvement passé derrière le comptoir et a encaissé une cliente. Le débat sur la possibilité pour les artisans boulangers et fleuristes, et pour d'autres commerçants de proximité, d'employer du personnel le 1er-Mai a pris une dimension nationale ces dernières semaines, notamment sous l'impulsion de Gabriel Attal, qui prépare sa candidature à l'élection présidentielle de l'année prochaine. Et le gouvernement a indiqué que les boulangers et fleuristes indépendants pourraient ouvrir avec leurs salariés dès cette année, avant qu'un projet de loi ne formalise ce dispositif à partir de l'an prochain. La boulangère qui accueillait M. Attal a expliqué qu'elle pouvait faire travailler une partie de son personnel en ce 1er-Mai, après avoir dû faire travailler des membres de sa famille l'année dernière, comme le permet la loi. "Il faut sortir de cette situation ubuesque et avoir un peu de bon sens", a plaidé Gabriel Attal, qui a également acheté un bouquet de muguet dans la rue. Le Premier ministre Sébastien Lecornu est lui aussi en visite vendredi en Haute-Loire auprès de fleuristes et de boulangers, ouverts en ce 1er-Mai.

01.05.2026 à 13:05

Au Soudan, des élèves au défi de rattraper les années volées par la guerre

FRANCE24
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Même pendant les mois où elle a été déscolarisée, déplacée par les combats qui font rage depuis avril 2023 entre l'armée et ses rivaux paramilitaires, "je révisais mes leçons encore et encore", confie cette adolescente à l'AFP, dans le camp d'Al-Hichan, près de Port-Soudan. Elle fait partie des plus de 25 millions de mineurs que compte le Soudan, soit la moitié de la population, dont plus de huit millions sont actuellement déscolarisés selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Sur un terrain vague du site, des tentes, disposées en carré, font office d'école pour plus de 1.000 élèves. Près d'un tiers d'entre eux ont d'abord suivi un programme accéléré de l'agence onusienne pour se remettre à niveau. Le camp résonne désormais de rires, les élèves s'ébattent à l'heure de la récréation, mais la plupart ont survécu à des horreurs, connu la faim, les tirs de roquettes. Soif d'apprendre Des chars, des armes et la mort omniprésente: dans les premiers jours, leurs dessins étaient dominés par la guerre. "Ils arrivent ici effrayés, épuisés, isolés, mais avec le temps on voit leurs croquis changer, ils commencent à s'adapter et à assimiler ce qu'ils ont vécu", explique Mira Nasser, porte-parole de l'Unicef. Dans une tente, des enfants répètent, après une travailleuse sociale, comment se laver les mains et des filles récitent un poème en choeur. Ailleurs, une enseignante, elle-même déplacée, dispense à sa classe de sixième les bases de physique-chimie, tandis que son fils de trois ans tire sur sa jupe. Awatef al-Ghaly, professeure d'arabe de 48 ans déplacée du Nord-Darfour, se souvient de ses premiers jours sur le site, quand des milliers de familles erraient, hébétées, avec leurs enfants. "Nous étions 60 enseignants ici, nous nous sommes simplement mis au travail", raconte-t-elle. Ils ont réparti les élèves par niveau, bricolé un emploi du temps et commencé les cours par des révisions. "Il a fallu beaucoup de patience, au début les enfants étaient tous assis par terre", relate Souad Awadallah, 52 ans, qui a donné des cours d'anglais pendant quatre décennies au Sud-Darfour avant d'arriver à Port-Soudan. Des pupitres s'alignent désormais dans les tentes. Les élèves s'y serrent à quatre sur un banc. Malgré les difficultés, leur détermination est indomptable et l'établissement de fortune a vu sa première promotion passer de l'école primaire au collège, souligne Mme Ghaly avec fierté. "Même quand c'était difficile, en pleine chaleur estivale et avec des insectes partout, les enfants voulaient apprendre", dit-elle. "Avant les examens, certains nous suivaient jusque chez nous en nous suppliant d'organiser des révisions supplémentaires". - "Aider les gens" - Leur avenir "est en jeu et l'éducation est en soi une forme de protection", explique Mira Nasser. "Ici ils peuvent au moins retrouver un semblant de normalité". Selon elle, certains "avaient même oublié comment lire et écrire" quand ils sont arrivés au camp. "Cette guerre a détruit les gens psychologiquement", souffle Fatma, 16 ans, qui rattrape deux années de scolarité perdues et veut devenir psychiatre. "Mon père se trouvait dans le grand marché de Khartoum quand les paramilitaires ont débarqué et tué les gens. Il s'est échappé mais il ressent encore cette douleur", poursuit-elle. Les blessures sont aussi physiques. Une fillette salue de son unique main l'équipe de l'AFP: elle a été blessée à Khartoum, son bras droit est amputé au-dessus du coude. Sans compter la faim: parmi les plus de cinq millions d'enfants déplacés au Soudan, beaucoup en souffrent et plus de 825.000 petits de moins de 5 ans sont victimes de malnutrition aiguë. Le recours à des enfants soldats a aussi été signalé partout dans le pays, et la violence sexuelle endémique visant les filles empêche nombre d'entre elles de retourner à l'école, même dans les zones à l'abri des combats. Pour les élèves d'Al-Hichan, la reprise des cours leur donne des ailes malgré la nostalgie de la vie d'avant. "Mes amis et ma famille me manquent, mon école à Khartoum me manque, elle était pleine d'arbres", décrit Ibrahim, 14 ans. Mais lui aussi a un objectif: "devenir ingénieur pétrolier". Un autre garçon, Rizeq, maillot rouge de Manchester United, prend son courage à deux mains et s'avance vers les adultes. "Je veux plus de cours d'anglais le soir", dit-il, la voix un peu tremblante mais la poitrine bombée pour défendre sa cause.

01.05.2026 à 13:03

Un Oscar perdu dans un vol Lufthansa

FRANCE24
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Pavel Talankine, qui a remporté un Oscar pour son documentaire "Mr Nobody contre Poutine", n’a pas été autorisé à emporter la statuette en cabine lors d’un vol depuis l’aéroport JFK mercredi, a rapporté le site d’actualité cinématographique Deadline. Les responsables de l'Agence de sécurité dans les transports américaine(TSA) lui ont dit que la statuette pouvait être utilisée comme une arme et il a été contraint de l’enregistrer en soute dans une boîte en carton, selon Deadline. À son arrivée en Allemagne, la statuette dorée avait disparu. "Nous regrettons profondément cette situation", a déclaré Lufthansa dans un communiqué. "Notre équipe traite cette affaire avec le plus grand soin et la plus grande urgence, et nous menons une recherche exhaustive afin de nous assurer que l’Oscar soit retrouvé et restitué aussi rapidement que possible". Pavel Talankine, 35 ans, vidéaste dans une petite école russe de province, a créé la sensation lorsqu’il a remporté en mars l'Oscar du meilleur long métrage documentaire aux côtés du réalisateur américain David Borenstein. Composé d’images que Talankine avait fait sortir clandestinement de Russie, "Mr Nobody contre Poutine" retrace l’introduction, dans les écoles russes, de cours patriotiques pro-guerre sous la présidence de Vladimir Poutine, dans le contexte de l’offensive de Moscou en Ukraine. Talankine a déclaré à Deadline qu’il avait pris l’avion au moins une douzaine de fois avec la statuette sans aucun problème. "C’est totalement incompréhensible qu’ils considèrent un Oscar comme une arme", a-t-il déclaré à son arrivée à Francfort jeudi matin, ajoutant que lors de ses précédents vols, il "l’avait emporté en cabine, et il n’y avait jamais eu le moindre problème". Un agent de Lufthansa lui avait proposé de l’accompagner jusqu’à la porte d’embarquement et de garder la statuette pendant le vol, mais ce plan a été rejeté par un responsable de la TSA, selon Deadline.

01.05.2026 à 13:01

Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès

FRANCE24
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Mais son gouvernement a laissé entendre qu'il ignorera cette obligation qui incombe au président américain en principe vendredi, et que les démocrates se retrouvent impuissants à faire respecter. Les Etats-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran le 28 février, et instauré un cessez-le-feu depuis le 8 avril, en dépit duquel le bras de fer entre entre Téhéran et Washington se poursuit, propulsant les cours des hydrocarbures à des sommets inédits depuis quatre ans. Selon la Constitution américaine, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence, à condition, s'il engage des troupes américaines plus de 60 jours, qu'il obtienne une autorisation du pouvoir législatif. Vendredi représente donc la date limite, mais le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a argué jeudi qu'en raison du cessez-le-feu "l'horloge des 60 jours est suspendue". "Les hostilités qui ont commencé le samedi 28 février sont terminées", a ajouté à l'AFP un haut responsable de l'administration américaine. "Il n'y a pas eu d'échanges de tirs entre les forces armées américaines et l'Iran depuis le mardi 7 avril". Un haut responsable américain a évoqué une possible prolongation de cette mesure "pendant des mois". Face à la perspective d'un enlisement du conflit, le Brent, la référence mondiale du pétrole brut, a brièvement dépassé jeudi les 126 dollars, un sommet depuis début 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Vendredi, il gagnait 0,59% à 111,05 dollars vers 05H00 GMT. "Défaite honteuse" Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à l'Iran. Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui dénoncé le blocus américain comme un "prolongement des opérations militaires". A Téhéran, des systèmes de défense antiaérienne ont été activés jeudi soir, contre des drones et des aéronefs dont la provenance n'a pas été communiquée. "Le bruit de la défense antiaérienne a cessé après environ 20 minutes d'activité et de riposte contre de petits aéronefs", ont indiqué les agences Tasnim et Fars précisant que Téhéran se trouvait de nouveau dans une "situation normale". La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Malgré la trêve et de premières discussions le 11 avril à Islamabad, la diplomatie semble dans l'impasse. Pendant que les négociations piétinent, les répercussions du blocage d'Ormuz se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale, entre pénuries rampantes, poussées d'inflation et révisions à la baisse de la croissance. "Le monde est confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire", a jugé le patron de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. "Au bord du gouffre" Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est aussi alarmé de l'"étranglement" de l'économie planétaire en raison de la paralysie du détroit. "C'est à présent le temps du dialogue, de solutions qui nous éloignent du bord du gouffre et de mesures capables d'ouvrir une voie vers la paix", a-t-il plaidé dans un message sur X. Sur le front libanais, de nouvelles frappes israéliennes sur le sud du pays ont fait au moins dix-sept morts jeudi. L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé à une rencontre entre ce dernier et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, considérant le Liban "à un tournant". "Son peuple a l'occasion historique de reprendre en main son pays et de forger son avenir", a-t-elle estimé sur X. Les opérations menées au Liban par Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, ont fait plus de 2.500 morts et plus d'un million de déplacés depuis début mars, selon les autorités. burx-vl-es/lgo/ega

01.05.2026 à 12:57

Donald Trump va-t-il snober le Congrès pour poursuivre la guerre en Iran ?

FRANCE24
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Donald Trump a-t-il le droit de poursuivre la guerre contre l'Iran? En théorie, il devrait obtenir l'aval du congrès… une exigence que son administration conteste. Comment Trump peut-il faire l'impasse sur le Congrès ? Et deux mois après le début de cette guerre, où en sont les objectifs ? Éléments de réponse avec Bruno Daroux, chroniqueur international France 24.
Texte intégral (667 mots)
Donald Trump a-t-il le droit de poursuivre la guerre contre l'Iran? En théorie, il devrait obtenir l'aval du congrès… une exigence que son administration conteste. Comment Trump peut-il faire l'impasse sur le Congrès ? Et deux mois après le début de cette guerre, où en sont les objectifs ? Éléments de réponse avec Bruno Daroux, chroniqueur international France 24.

01.05.2026 à 12:53

Commerce international: avec la guerre, des routes maritimes se redessinent, l'Afrique en pivot

FRANCE24
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Localement, depuis deux mois, le blocage d'Ormuz a aussi poussé les armateurs à trouver des corridors terrestres alternatifs pour livrer par camion, denrées et produits manufacturés qui ne peuvent plus arriver par la mer dans les pays côtiers du Golfe. - Quels sont les itinéraires alternatifs pour livrer les pays du Golfe? Le port saoudien de Jeddah sur la mer Rouge devient un nouveau "hub" régional, où arrivent par le canal de Suez les navires des géants des mers MSC, CMA CGM, Maersk ou Cosco. Les chargements partent ensuite par camion sur une autoroute du désert pour livrer des émirats comme Sharjah, Bahrein ou le Koweit, qui ne sont plus desservis par la mer depuis deux mois. Mais "le port de Jeddah n'est pas du tout dimensionné pour absorber tous ces volumes d'importation, et un phénomène de congestion du port se dessine", a indiqué à l'AFP Arthur Barillas de Thé, cofondateur de OVRsea, commissionnaire de transports, une sorte d'agence de voyages pour marchandises. Selon les données de Kpler Marine Traffic, onze porte-conteneurs étaient à quai à Jeddah mercredi et neuf en attente, avec en moyenne un jour et demi d'attente avant de décharger, au lieu de 17 heures la semaine précédente. - Quelles sont les autres routes alternatives pour livrer les pays du Golfe? Les armateurs ont annoncé utiliser un port omanais, Sohar, et deux ports émiratis, KhorFakkan et Fujairah, situés à l'extérieur du détroit d'Ormuz et reliés par voie terrestre aux autres villes des Emirats arabes unis. Le port d'Aqaba en Jordanie sert de base pour envoyer des marchandises vers Bagdad ou Bassorah, en Irak. Et un corridor turc permet aussi d'acheminer des marchandises vers le nord de l'Irak. - Sur les lignes internationales, pourquoi les porte-conteneurs Asie-Europe évitent-ils le canal de Suez? Cela a commencé bien avant la guerre en Iran. Mais c'est bien lié à l'Iran. L'évitement de la mer Rouge, du détroit de Bab-el-Mandeb et du canal de Suez date du 19 novembre 2023, lors de la première attaque menée par la milice Houthi, alliée de l'Iran, depuis la côte yéménite, contre un porte-conteneurs, rappelle la revue spécialisée dans les matières premières CyclOpe. Le reroutage des bateaux est désormais systématique depuis la reprise des attaques Houthi, note Ronan Boudet, analyste du marché des conteneurs chez Kpler. Ils contournent l'Afrique en longeant ses côtes à l'est jusqu'au cap de Bonne-Espérance, au sud de l'Afrique du Sud, avant de repartir au nord vers l'Europe et la Méditerranée. "Avec la situation actuelle dans le Golfe, on a remis plusieurs pièces dans la machine, ça ne va pas s'arranger tout de suite", a souligné auprès de l'AFP Edouard Louis-Dreyfus, président de Louis Dreyfus Armateurs. "Aujourd'hui, 70% des flux de marchandises qui passaient en 2023 par la mer Rouge sont détournés par le cap de Bonne-Espérance", a précisé Yves Guillo, expert des chaînes d'approvisionnement au cabinet Efeso. Selon les données de la plateforme Portwatch du Fonds monétaire international (FMI), basées sur les signaux GPS des navires, les passages de porte-conteneurs à Bonne-Espérance ont plus que triplé en trois ans, alors que ceux via le détroit de Bab-el-Mandeb et le canal de Suez ont chuté de plus de moitié. Entre le 1er mars et le 24 avril 2026, vingt porte-conteneurs ont passé le cap de Bonne-Espérance en moyenne chaque jour, contre six sur la même période en 2023. En comparaison, la navigation de porte-conteneurs en mer Rouge a fondu: de 18 passages par jour via Bab-el-Mandeb entre mars et avril 2023, la moyenne est tombée à 5 trois ans plus tard. - Quelles conséquences? Les temps de transport se sont allongés entre l'Asie et l'Europe, de deux semaines en moyenne, les coûts ont augmenté, parce qu'il faut 30 à 50% de carburant en plus, et 10 à 20% de bateaux supplémentaires pour assurer les mêmes fréquences de passage, détaille M. Guillo. Le prix moyen payé pour transporter un conteneur standard de 40 pieds sur les principales voies maritimes a augmenté de 14% en avril 2026 par rapport à avril 2025, ajoute-t-il, en citant l'indice Drewry des taux de fret, avec de grandes disparités selon les lignes. Certains ports africains voient leur activité augmenter. Le port de Tanger Med a traité 11 millions de conteneurs standard en 2025 (+8,4%), d'après son site internet. Mais l'Egypte a perdu les redevances du péage du canal de Suez, qui constituaient une bonne part de ses revenus. Selon CyclOpe, en 2024, le pays a perdu 7 milliards de dollars de recettes, une baisse de plus de 60% par rapport à 2023.
Texte intégral (779 mots)
Localement, depuis deux mois, le blocage d'Ormuz a aussi poussé les armateurs à trouver des corridors terrestres alternatifs pour livrer par camion, denrées et produits manufacturés qui ne peuvent plus arriver par la mer dans les pays côtiers du Golfe. - Quels sont les itinéraires alternatifs pour livrer les pays du Golfe? Le port saoudien de Jeddah sur la mer Rouge devient un nouveau "hub" régional, où arrivent par le canal de Suez les navires des géants des mers MSC, CMA CGM, Maersk ou Cosco. Les chargements partent ensuite par camion sur une autoroute du désert pour livrer des émirats comme Sharjah, Bahrein ou le Koweit, qui ne sont plus desservis par la mer depuis deux mois. Mais "le port de Jeddah n'est pas du tout dimensionné pour absorber tous ces volumes d'importation, et un phénomène de congestion du port se dessine", a indiqué à l'AFP Arthur Barillas de Thé, cofondateur de OVRsea, commissionnaire de transports, une sorte d'agence de voyages pour marchandises. Selon les données de Kpler Marine Traffic, onze porte-conteneurs étaient à quai à Jeddah mercredi et neuf en attente, avec en moyenne un jour et demi d'attente avant de décharger, au lieu de 17 heures la semaine précédente. - Quelles sont les autres routes alternatives pour livrer les pays du Golfe? Les armateurs ont annoncé utiliser un port omanais, Sohar, et deux ports émiratis, KhorFakkan et Fujairah, situés à l'extérieur du détroit d'Ormuz et reliés par voie terrestre aux autres villes des Emirats arabes unis. Le port d'Aqaba en Jordanie sert de base pour envoyer des marchandises vers Bagdad ou Bassorah, en Irak. Et un corridor turc permet aussi d'acheminer des marchandises vers le nord de l'Irak. - Sur les lignes internationales, pourquoi les porte-conteneurs Asie-Europe évitent-ils le canal de Suez? Cela a commencé bien avant la guerre en Iran. Mais c'est bien lié à l'Iran. L'évitement de la mer Rouge, du détroit de Bab-el-Mandeb et du canal de Suez date du 19 novembre 2023, lors de la première attaque menée par la milice Houthi, alliée de l'Iran, depuis la côte yéménite, contre un porte-conteneurs, rappelle la revue spécialisée dans les matières premières CyclOpe. Le reroutage des bateaux est désormais systématique depuis la reprise des attaques Houthi, note Ronan Boudet, analyste du marché des conteneurs chez Kpler. Ils contournent l'Afrique en longeant ses côtes à l'est jusqu'au cap de Bonne-Espérance, au sud de l'Afrique du Sud, avant de repartir au nord vers l'Europe et la Méditerranée. "Avec la situation actuelle dans le Golfe, on a remis plusieurs pièces dans la machine, ça ne va pas s'arranger tout de suite", a souligné auprès de l'AFP Edouard Louis-Dreyfus, président de Louis Dreyfus Armateurs. "Aujourd'hui, 70% des flux de marchandises qui passaient en 2023 par la mer Rouge sont détournés par le cap de Bonne-Espérance", a précisé Yves Guillo, expert des chaînes d'approvisionnement au cabinet Efeso. Selon les données de la plateforme Portwatch du Fonds monétaire international (FMI), basées sur les signaux GPS des navires, les passages de porte-conteneurs à Bonne-Espérance ont plus que triplé en trois ans, alors que ceux via le détroit de Bab-el-Mandeb et le canal de Suez ont chuté de plus de moitié. Entre le 1er mars et le 24 avril 2026, vingt porte-conteneurs ont passé le cap de Bonne-Espérance en moyenne chaque jour, contre six sur la même période en 2023. En comparaison, la navigation de porte-conteneurs en mer Rouge a fondu: de 18 passages par jour via Bab-el-Mandeb entre mars et avril 2023, la moyenne est tombée à 5 trois ans plus tard. - Quelles conséquences? Les temps de transport se sont allongés entre l'Asie et l'Europe, de deux semaines en moyenne, les coûts ont augmenté, parce qu'il faut 30 à 50% de carburant en plus, et 10 à 20% de bateaux supplémentaires pour assurer les mêmes fréquences de passage, détaille M. Guillo. Le prix moyen payé pour transporter un conteneur standard de 40 pieds sur les principales voies maritimes a augmenté de 14% en avril 2026 par rapport à avril 2025, ajoute-t-il, en citant l'indice Drewry des taux de fret, avec de grandes disparités selon les lignes. Certains ports africains voient leur activité augmenter. Le port de Tanger Med a traité 11 millions de conteneurs standard en 2025 (+8,4%), d'après son site internet. Mais l'Egypte a perdu les redevances du péage du canal de Suez, qui constituaient une bonne part de ses revenus. Selon CyclOpe, en 2024, le pays a perdu 7 milliards de dollars de recettes, une baisse de plus de 60% par rapport à 2023.

01.05.2026 à 12:53

Grèce: des militants de "la flottille pour Gaza" débarqués en Crète

FRANCE24
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Escortés par des garde-côtes grecs, environ 175 militants, majoritairement ressortissants de pays européens, ont été conduits dans quatre autocars sur le port d'Atherinolakkos, dans le sud-est de l'île, près de la ville d'Iérapetra. Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, "tous les militants de la flottille sont désormais en Grèce, à l'exception de Saif Abu Keshek et Thiago Avila". Saif Abu Keshek est "soupçonné d'appartenir à une organisation terroriste et Thiago Ávila d'activités illégales", a indiqué sur son compte X le ministère israélien des Affaires étrangères, ajoutant que ces deux hommes "seront transférés en Israël pour y être interrogés". En s'approchant du port, les militants scandaient "Free Palestine" (Palestine libre, ndlr), selon le journaliste de l'AFP. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem avait affirmé que 175 militants (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux avaient été arrêtés au large de la Crète et étaient en route pour Israël. La Grèce "va veiller à leur retour en toute sécurité dans leurs pays", avait ajouté le ministère. Les autorités grecques "sont en contact avec les autorités consulaires" de chacun des militants "pour assurer leur retour" vers leurs pays, a confirmé vendredi le ministère grec des Affaires étrangères. "Violations du droit international" Plusieurs gouvernements européens, dont des ressortissants figurent parmi les personnes arrêtées, ont réagi, Rome demandant notamment leur libération, tandis que certains pays, dont l'Espagne, la Turquie ou le Pakistan, dénonçaient "des violations flagrantes du droit international" par Israël. Lors d'une conférence de presse en ligne jeudi, les organisateurs de la flottille ont affirmé que plusieurs de leurs bateaux avaient été interceptés dans les eaux internationales, près de l'île grecque de Crète, à une distance "sans précédent" d'Israël et que "211 personnes avaient été enlevées". Les organisateurs ont précisé sur X que leurs bateaux avaient été abordés dans la nuit "par des vedettes militaires", ajoutant que leurs occupants avaient "pointé des lasers et des armes d'assaut semi-automatiques" et "ordonné aux participants de se rassembler à l'avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes". Le voyage de cette nouvelle Flottille mondiale Sumud ("résilience" en arabe) pour la bande de Gaza est le deuxième depuis celui en 2025 de la même organisation qui avait attiré l'attention du monde entier. Plusieurs centaines de militants, dont la Suédoise Greta Thunberg ou l'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, avaient été arrêtés en mer, transférés en Israël puis expulsés. Composée initialement de plus de 50 bateaux, cette flottille avait pour objectif, selon les organisateurs, de briser le blocus de Gaza et apporter de l'aide humanitaire à ce territoire palestinien, dont l'accès reste encore largement restreint malgré un fragile cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas en vigueur depuis octobre.
Texte intégral (508 mots)
Escortés par des garde-côtes grecs, environ 175 militants, majoritairement ressortissants de pays européens, ont été conduits dans quatre autocars sur le port d'Atherinolakkos, dans le sud-est de l'île, près de la ville d'Iérapetra. Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, "tous les militants de la flottille sont désormais en Grèce, à l'exception de Saif Abu Keshek et Thiago Avila". Saif Abu Keshek est "soupçonné d'appartenir à une organisation terroriste et Thiago Ávila d'activités illégales", a indiqué sur son compte X le ministère israélien des Affaires étrangères, ajoutant que ces deux hommes "seront transférés en Israël pour y être interrogés". En s'approchant du port, les militants scandaient "Free Palestine" (Palestine libre, ndlr), selon le journaliste de l'AFP. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem avait affirmé que 175 militants (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux avaient été arrêtés au large de la Crète et étaient en route pour Israël. La Grèce "va veiller à leur retour en toute sécurité dans leurs pays", avait ajouté le ministère. Les autorités grecques "sont en contact avec les autorités consulaires" de chacun des militants "pour assurer leur retour" vers leurs pays, a confirmé vendredi le ministère grec des Affaires étrangères. "Violations du droit international" Plusieurs gouvernements européens, dont des ressortissants figurent parmi les personnes arrêtées, ont réagi, Rome demandant notamment leur libération, tandis que certains pays, dont l'Espagne, la Turquie ou le Pakistan, dénonçaient "des violations flagrantes du droit international" par Israël. Lors d'une conférence de presse en ligne jeudi, les organisateurs de la flottille ont affirmé que plusieurs de leurs bateaux avaient été interceptés dans les eaux internationales, près de l'île grecque de Crète, à une distance "sans précédent" d'Israël et que "211 personnes avaient été enlevées". Les organisateurs ont précisé sur X que leurs bateaux avaient été abordés dans la nuit "par des vedettes militaires", ajoutant que leurs occupants avaient "pointé des lasers et des armes d'assaut semi-automatiques" et "ordonné aux participants de se rassembler à l'avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes". Le voyage de cette nouvelle Flottille mondiale Sumud ("résilience" en arabe) pour la bande de Gaza est le deuxième depuis celui en 2025 de la même organisation qui avait attiré l'attention du monde entier. Plusieurs centaines de militants, dont la Suédoise Greta Thunberg ou l'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, avaient été arrêtés en mer, transférés en Israël puis expulsés. Composée initialement de plus de 50 bateaux, cette flottille avait pour objectif, selon les organisateurs, de briser le blocus de Gaza et apporter de l'aide humanitaire à ce territoire palestinien, dont l'accès reste encore largement restreint malgré un fragile cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste Hamas en vigueur depuis octobre.

01.05.2026 à 12:51

Le MICA Center, vigie des mers et d'Ormuz en pleine guerre au Moyen-Orient

FRANCE24
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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février, ce centre français d'expertise en sûreté maritime rattaché à la Marine nationale fournit un soutien précieux aux navires et aux équipages civils bloqués dans le Golfe. En cas d'attaque, une alerte est aussitôt lancée via une messagerie cryptée aux bateaux situés dans un rayon de 50 milles nautiques: "On détaille la nature de l'évènement, son contexte et sa position exacte", explique à l'AFP Thomas Scalabre, le commandant du MICA Center, logé dans un sous-sol hautement sécurisé de la préfecture maritime de Brest, dans l'ouest de la France. "Ils peuvent ainsi réagir rapidement, s'éloigner du danger s'il y a des tirs, des débris, ou encore éteindre leur système AIS pour ne pas être repérés", détaille-t-il. Les informations qui clignotent dans la pénombre agrègent les données d'images satellites, de centres partenaires localisés sur l’ensemble de la planète, de systèmes de suivi AIS mais aussi des signalements effectués par les marins en mer, ensuite relayés dans le réseau. Quelques 85 compagnies ou armateurs - dont les géants français CMA CGM et danois Maersk - sont déjà adhérentes au MICA Center. Et les sollicitations se multiplient avec le blocage du très stratégique détroit d'Ormuz, par où transitait 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux avant le conflit en Iran. Plus de 750 navires dont une cinquantaine d'intérêt français, porte-containers, cargos ou bateaux de croisière, se sont retrouvés piégés dans ce passage désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Une poignée seulement ont pu en sortir ces dernières semaines. Une quarantaine d'incidents de sécurité, dont 24 attaques délibérées de l'Iran sur des navires de commerce ayant fait "plusieurs morts", ont été recensées depuis le 28 février, selon Thomas Scalabre. "Flotte moustique" A la différence de la mer Rouge, où la menace des drones et missiles des rebelles houthis persiste, il n'existe aucune voie de contournement au goulot d'Ormuz, ni possibilité d'escorte militaire. La France et la Grande-Bretagne veulent rassembler des pays non-belligérants au sein d'"une mission neutre (...) afin d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe", selon le président français Emmanuel Macron. Mais une telle mission, si elle voit le jour, n'est prévue que pour l'après-guerre. En attendant, "les règles imposées par l'Iran pour la navigation demeurent très floues, très mouvantes", relève le commandant Scalabre. Les mines que l'Iran affirme avoir disséminées sous l'eau? "C'est un peu comme l'emploi des sous-marins: ce qui compte c'est l'effet psychologique. Personne ne prendra le risque de s'y aventurer", répond-il. Pour le reste, "il n'y a pas forcément de logique dans la politique de ciblage des Gardiens de la Révolution, on a eu beaucoup de nationalités, de types de navires différents". Plusieurs bateaux sont parvenus à s'extraire du Golfe le 18 avril, après que l'Iran a brièvement annoncé la levée de la fermeture du détroit. Le Sanmar Herald, battant pavillon indien, qui fait pourtant partie de la liste des pays décrits comme "amis" de l'Iran, avec la Chine, la Russie, l'Irak et le Pakistan, a lui été visé. Selon la société de renseignement Vanguard Tech, deux patrouilleurs des Gardiens de la Révolution ont "tiré des coups de feu" sans contact radio ni sommation. Les navires doivent obtenir une autorisation de Téhéran pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz. Mais "même lorsqu'ils l'obtiennent, la +flotte moustique+ des Gardiens de la Révolution peut intervenir pour interdire le passage, raconte Thomas Scalabre. Dans son bureau, le commandant agrandit une image montrant une attaque de ces petites unités rapides, agiles et lourdement armées (mitrailleuses lourdes, missiles), cachées le long des côtes: les vedettes surgissent par essaim de 10 ou 20, traçant derrière elles des sillons d'écume blanche pour encercler et saisir un navire avant qu'il puisse sortir. "Pour bloquer rapidement tout mouvement, elles peuvent mener des attaques aveugles, pays considérés ami ou pas", souligne le commandant du MICA Center. "Pour Téhéran, la maîtrise du détroit d'Ormuz reste une de ses carte maîtresse pour faire pression et négocier" une issue.
Texte intégral (773 mots)
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février, ce centre français d'expertise en sûreté maritime rattaché à la Marine nationale fournit un soutien précieux aux navires et aux équipages civils bloqués dans le Golfe. En cas d'attaque, une alerte est aussitôt lancée via une messagerie cryptée aux bateaux situés dans un rayon de 50 milles nautiques: "On détaille la nature de l'évènement, son contexte et sa position exacte", explique à l'AFP Thomas Scalabre, le commandant du MICA Center, logé dans un sous-sol hautement sécurisé de la préfecture maritime de Brest, dans l'ouest de la France. "Ils peuvent ainsi réagir rapidement, s'éloigner du danger s'il y a des tirs, des débris, ou encore éteindre leur système AIS pour ne pas être repérés", détaille-t-il. Les informations qui clignotent dans la pénombre agrègent les données d'images satellites, de centres partenaires localisés sur l’ensemble de la planète, de systèmes de suivi AIS mais aussi des signalements effectués par les marins en mer, ensuite relayés dans le réseau. Quelques 85 compagnies ou armateurs - dont les géants français CMA CGM et danois Maersk - sont déjà adhérentes au MICA Center. Et les sollicitations se multiplient avec le blocage du très stratégique détroit d'Ormuz, par où transitait 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux avant le conflit en Iran. Plus de 750 navires dont une cinquantaine d'intérêt français, porte-containers, cargos ou bateaux de croisière, se sont retrouvés piégés dans ce passage désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Une poignée seulement ont pu en sortir ces dernières semaines. Une quarantaine d'incidents de sécurité, dont 24 attaques délibérées de l'Iran sur des navires de commerce ayant fait "plusieurs morts", ont été recensées depuis le 28 février, selon Thomas Scalabre. "Flotte moustique" A la différence de la mer Rouge, où la menace des drones et missiles des rebelles houthis persiste, il n'existe aucune voie de contournement au goulot d'Ormuz, ni possibilité d'escorte militaire. La France et la Grande-Bretagne veulent rassembler des pays non-belligérants au sein d'"une mission neutre (...) afin d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe", selon le président français Emmanuel Macron. Mais une telle mission, si elle voit le jour, n'est prévue que pour l'après-guerre. En attendant, "les règles imposées par l'Iran pour la navigation demeurent très floues, très mouvantes", relève le commandant Scalabre. Les mines que l'Iran affirme avoir disséminées sous l'eau? "C'est un peu comme l'emploi des sous-marins: ce qui compte c'est l'effet psychologique. Personne ne prendra le risque de s'y aventurer", répond-il. Pour le reste, "il n'y a pas forcément de logique dans la politique de ciblage des Gardiens de la Révolution, on a eu beaucoup de nationalités, de types de navires différents". Plusieurs bateaux sont parvenus à s'extraire du Golfe le 18 avril, après que l'Iran a brièvement annoncé la levée de la fermeture du détroit. Le Sanmar Herald, battant pavillon indien, qui fait pourtant partie de la liste des pays décrits comme "amis" de l'Iran, avec la Chine, la Russie, l'Irak et le Pakistan, a lui été visé. Selon la société de renseignement Vanguard Tech, deux patrouilleurs des Gardiens de la Révolution ont "tiré des coups de feu" sans contact radio ni sommation. Les navires doivent obtenir une autorisation de Téhéran pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz. Mais "même lorsqu'ils l'obtiennent, la +flotte moustique+ des Gardiens de la Révolution peut intervenir pour interdire le passage, raconte Thomas Scalabre. Dans son bureau, le commandant agrandit une image montrant une attaque de ces petites unités rapides, agiles et lourdement armées (mitrailleuses lourdes, missiles), cachées le long des côtes: les vedettes surgissent par essaim de 10 ou 20, traçant derrière elles des sillons d'écume blanche pour encercler et saisir un navire avant qu'il puisse sortir. "Pour bloquer rapidement tout mouvement, elles peuvent mener des attaques aveugles, pays considérés ami ou pas", souligne le commandant du MICA Center. "Pour Téhéran, la maîtrise du détroit d'Ormuz reste une de ses carte maîtresse pour faire pression et négocier" une issue.

01.05.2026 à 12:51

Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne

FRANCE24
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En avril, les ventes de voitures neuves toutes motorisations confondues se sont élevées à 138.339 unités, un tassement de 0,26% sur un an, selon des chiffres publiés vendredi par la Plateforme automobile (PFA) qui regroupe les professionnels du secteur. Au total, elles atteignent 539.895 unités depuis janvier, soit un recul de 1,6% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Et si l'on compare aux ventes de voitures neuves d'avant la crise sanitaire, le marché reste inférieur de 27,19% à ce qu'il était lors des quatre premiers mois de 2019. "Le mois d'avril est un petit mois, les ventes mensuelles atteignaient quelque 175.000 unités avant le covid", a souligné un porte-parole des constructeurs. "Depuis l'avant-covid, le marché s'est contracté d'un quart, ce qui équivaut à globalement 500.000 véhicules de moins par an" a-t-il ajouté. Les constructeurs pointent le retour de l'inflation et une croissance nulle au premier trimestre, malgré un rebond de la consommation des ménages enregistré en mars. Stellantis et ses neuf marques vendues en France (Abarth, Alfa Romeo, Citroën, DS, Fiat, Jeep, Maserati, Opel et Peugeot) reste en première position avec 36.522 voitures vendues en avril (+8,1%) ce qui lui confère 26,4% du marché. Mais le constructeur reste encalminé par rapport à l'avant-covid, avec des ventes inférieures de 49,5% à ce qu'elles étaient en avril 2019. Nouveau leasing social En deuxième position, Renault et ses trois marques (Alpine, Dacia et Renault) ont vendu 35.174 voitures, (-9,9% par rapport à avril 2025, part de marché de 25,4%), un recul de 20,69% par rapport à avril 2019. Par modèles, trois Renault et deux Stellantis figurent dans les cinq premières voitures vendues en avril, avec la Clio de Renault en première position (7.216 unités en version essence ou hybride). Viennent ensuite la Peugeot 208 (6.469 unités), la Sandero Dacia (5.353), la Peugeot 2008 (3.780), et la Renault 5 (3.418), qui est aussi la première voiture tout électrique vendue le mois dernier en France. L'embellie notable du marché porte justement sur la "progression significative" des ventes de voitures électriques sur les quatre premiers mois de l'année. Sur le seul mois d'avril, leur part de marché s'est stabilisée à 26%, et 32% si l'on inclue les hybrides rechargeables, selon la PFA Elle s'accompagne d'une forte progression de la part des marques chinoises (BYD, Xpeng, MG..) qui "représentent 7% de part de marché dans le véhicule électrique", souligne la porte-parole de la PFA. L'impact de la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour le choix d'achat d'une voiture électrique n'est ni quantifié ni quantifiable encore dans les statistiques. "On ne pourra voir un effet qu'à compter des commandes enregistrées en avril qui seront connues en mai", a précisé le porte-parole de la PFA. Les constructeurs attribuent le regain électrique à un rattrapage puisque les ventes 2026 se comparent à un début d'année 2025 en baisse, à une augmentation de l'offre des modèles électriques d'entrée de gamme (comme la Twingo de chez Renault) et à l'impact de la loi obligeant les flottes à s'électrifier. L'effet des mesures d'aide à l'acquisition de voitures électriques, via un "leasing social" portant sur 50.000 véhicules l'automne dernier s'est estompé, mais le gouvernement a annoncé un nouveau chapitre de "leasing social" pour 50.000 véhicules électriques supplémentaires attendu dans les prochains mois. Dans le domaine des tout électriques, la Renault 5 en pole position des ventes d'avril est suivie par la Scenic V (2.114 exemplaires), la Citroen EC3 (1.611), la Tesla Model Y (1.456), et la Volkswagen ID4 (1.216).
Texte intégral (568 mots)
En avril, les ventes de voitures neuves toutes motorisations confondues se sont élevées à 138.339 unités, un tassement de 0,26% sur un an, selon des chiffres publiés vendredi par la Plateforme automobile (PFA) qui regroupe les professionnels du secteur. Au total, elles atteignent 539.895 unités depuis janvier, soit un recul de 1,6% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Et si l'on compare aux ventes de voitures neuves d'avant la crise sanitaire, le marché reste inférieur de 27,19% à ce qu'il était lors des quatre premiers mois de 2019. "Le mois d'avril est un petit mois, les ventes mensuelles atteignaient quelque 175.000 unités avant le covid", a souligné un porte-parole des constructeurs. "Depuis l'avant-covid, le marché s'est contracté d'un quart, ce qui équivaut à globalement 500.000 véhicules de moins par an" a-t-il ajouté. Les constructeurs pointent le retour de l'inflation et une croissance nulle au premier trimestre, malgré un rebond de la consommation des ménages enregistré en mars. Stellantis et ses neuf marques vendues en France (Abarth, Alfa Romeo, Citroën, DS, Fiat, Jeep, Maserati, Opel et Peugeot) reste en première position avec 36.522 voitures vendues en avril (+8,1%) ce qui lui confère 26,4% du marché. Mais le constructeur reste encalminé par rapport à l'avant-covid, avec des ventes inférieures de 49,5% à ce qu'elles étaient en avril 2019. Nouveau leasing social En deuxième position, Renault et ses trois marques (Alpine, Dacia et Renault) ont vendu 35.174 voitures, (-9,9% par rapport à avril 2025, part de marché de 25,4%), un recul de 20,69% par rapport à avril 2019. Par modèles, trois Renault et deux Stellantis figurent dans les cinq premières voitures vendues en avril, avec la Clio de Renault en première position (7.216 unités en version essence ou hybride). Viennent ensuite la Peugeot 208 (6.469 unités), la Sandero Dacia (5.353), la Peugeot 2008 (3.780), et la Renault 5 (3.418), qui est aussi la première voiture tout électrique vendue le mois dernier en France. L'embellie notable du marché porte justement sur la "progression significative" des ventes de voitures électriques sur les quatre premiers mois de l'année. Sur le seul mois d'avril, leur part de marché s'est stabilisée à 26%, et 32% si l'on inclue les hybrides rechargeables, selon la PFA Elle s'accompagne d'une forte progression de la part des marques chinoises (BYD, Xpeng, MG..) qui "représentent 7% de part de marché dans le véhicule électrique", souligne la porte-parole de la PFA. L'impact de la hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient pour le choix d'achat d'une voiture électrique n'est ni quantifié ni quantifiable encore dans les statistiques. "On ne pourra voir un effet qu'à compter des commandes enregistrées en avril qui seront connues en mai", a précisé le porte-parole de la PFA. Les constructeurs attribuent le regain électrique à un rattrapage puisque les ventes 2026 se comparent à un début d'année 2025 en baisse, à une augmentation de l'offre des modèles électriques d'entrée de gamme (comme la Twingo de chez Renault) et à l'impact de la loi obligeant les flottes à s'électrifier. L'effet des mesures d'aide à l'acquisition de voitures électriques, via un "leasing social" portant sur 50.000 véhicules l'automne dernier s'est estompé, mais le gouvernement a annoncé un nouveau chapitre de "leasing social" pour 50.000 véhicules électriques supplémentaires attendu dans les prochains mois. Dans le domaine des tout électriques, la Renault 5 en pole position des ventes d'avril est suivie par la Scenic V (2.114 exemplaires), la Citroen EC3 (1.611), la Tesla Model Y (1.456), et la Volkswagen ID4 (1.216).

01.05.2026 à 12:50

L'actu en dessin : la liberté de la presse en situation "très grave" dans la moitié du globe

FRANCE 24
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La liberté de la presse continue de reculer dans la majorité des pays du monde, atteignant son niveau le plus bas depuis 25 ans. Reporters sans frontières (RSF) a publié jeudi 30 avril son classement annuel, l'ONG alerte sur une dégradation généralisée, marquée par des pressions économiques, politiques et juridiques croissantes.
Texte intégral (568 mots)
La liberté de la presse continue de reculer dans la majorité des pays du monde, atteignant son niveau le plus bas depuis 25 ans. Reporters sans frontières (RSF) a publié jeudi 30 avril son classement annuel, l'ONG alerte sur une dégradation généralisée, marquée par des pressions économiques, politiques et juridiques croissantes.

01.05.2026 à 12:43

Le fintlock, plus grand exercice des forces américaines en Afrique s'achève

FRANCE24
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En Côte d’Ivoire, le plus grand exercice militaire des forces spéciales américaines en Afrique s’est achevé ce jeudi. Axé sur la lutte anti-terroriste, il a réuni pendant plusieurs semaines des militaires d’une trentaine de pays. C’est la deuxième fois que le pays accueille l’exercice - une manière de se positionner comme leader sur les questions sécuritaires dans la sous-région. Précisions de Julia Guggenheim, correspondante de France 24.
Lire plus (82 mots)
En Côte d’Ivoire, le plus grand exercice militaire des forces spéciales américaines en Afrique s’est achevé ce jeudi. Axé sur la lutte anti-terroriste, il a réuni pendant plusieurs semaines des militaires d’une trentaine de pays. C’est la deuxième fois que le pays accueille l’exercice - une manière de se positionner comme leader sur les questions sécuritaires dans la sous-région. Précisions de Julia Guggenheim, correspondante de France 24.

01.05.2026 à 12:42

La liberté de la presse au plus bas : la Tunisie occupe la 137ème position sur 180

FRANCE24
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Le classement annuel de Reporters sans frontières sur l’état de la liberté de la presse dans le monde a été publié le 30 avril. Pour l'ONG, le constat est sombre en 2026 et le continent africain ne fait pas exception. Coup de projecteur sur la Tunisie : le pays perd huit places et occupe la 137ème position sur 180 pays. Une dégradation dans un contexte où plusieurs journalistes sont poursuivis et emprisonnés. Précisions de Lilia Blaise, correspondante de France 24, suivie d’un entretien avec Yassmine Zeghidi, fille du journaliste Mourad Zeghidi en détention depuis plus de 700 jours.
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Le classement annuel de Reporters sans frontières sur l’état de la liberté de la presse dans le monde a été publié le 30 avril. Pour l'ONG, le constat est sombre en 2026 et le continent africain ne fait pas exception. Coup de projecteur sur la Tunisie : le pays perd huit places et occupe la 137ème position sur 180 pays. Une dégradation dans un contexte où plusieurs journalistes sont poursuivis et emprisonnés. Précisions de Lilia Blaise, correspondante de France 24, suivie d’un entretien avec Yassmine Zeghidi, fille du journaliste Mourad Zeghidi en détention depuis plus de 700 jours.
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