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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

11.02.2026 à 09:29

Magistrate de Grenoble enlevée avec sa mère: le parquet anticriminalité organisée annonce se saisir du dossier

FRANCE24
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Six personnes, dont un mineur, ont été interpellées le weekend dernier dans ce dossier, avait indiqué dimanche le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran. Deux des personnes interpellées dans la nuit de samedi à dimanche tentaient de prendre un bus pour l'Espagne, selon une source proche du dossier. Dans ce type d'affaires, les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures. Les deux victimes, âgées de 35 et 67 ans, ont été retrouvées blessées vendredi dans un garage dans la Drôme après avoir été séquestrées pendant une trentaine d'heures. La magistrate, qui exerce à Grenoble, a été enlevée jeudi vers 2h50 à son domicile de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), près de Grenoble, avec sa mère, avait indiqué vendredi le procureur de Lyon lors d'une conférence de presse. Son compagnon, "associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaies", était absent lors du rapt mais a prévenu la police vers 09h30 jeudi matin, après avoir reçu un message de la part des ravisseurs, menaçant de mutiler les victimes si un versement de rançon en cryptomonnaies n'était pas rapidement effectué", selon M. Dran, qui a refusé de préciser le montant demandé. Aucune rançon n'a été versée, avait ajouté M. Dran.

11.02.2026 à 09:29

UE: le secteur aérien demande une "révision immédiate" du nouveau système de contrôle aux frontières

FRANCE24
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"En l’absence de mesures immédiates visant à apporter une flexibilité suffisante, de graves perturbations pendant les mois de pointe estivaux sont à prévoir, avec des files d’attente pouvant atteindre 4 heures, voire davantage", indiquent dans un communiqué conjoint la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), l'association Airlines for Europe (A4E) et l'association internationale du transport aérien (IATA). Les trois organisations affirment avoir écrit à Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, pour lui signaler des "temps d'attente excessifs", pouvant aller "jusqu'à deux heures" déjà observés dans l'état actuel du déploiement du nouveau système d'entrée/sortie (EES). Devant se substituer à terme aux tampons manuels, l'EES permet d'enregistrer les coordonnées et les données biométriques des voyageurs concernés, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée. Dans leur lettre au commissaire européen, les trois organisations expliquent avoir pointé notamment "un sous-effectif chronique" des services de contrôles aux frontières, ainsi que des "problèmes technologiques non résolus" en matière d'automatisation. Elles exhortent donc la Commission "à confirmer" que les Etats membres de Schengen "conserveront la possibilité de suspendre partiellement ou totalement l'EES jusqu'à fin octobre 2026. La mise en place progressive de l'EES s'effectue depuis le 12 octobre aux frontières terrestres et maritimes de l'UE, ainsi que dans les aéroports. Dans le calendrier actuel, 35% des visiteurs de pays tiers sont enregistrés, et ce taux doit atteindre 100% le 10 avril, à l'orée de la haute saison touristique.

11.02.2026 à 09:28

Melanie Vogel (Les Ecologistes) : "Amélie de Montchalin sera dans un conflit d'intérêt permanent"

Frédéric RIVIÈRE
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Alors que le Premier ministre s’apprête à faire passer par décret la programmation pluriannuelle de l'énergie, Mélanie Vogel, sénatrice écologiste, estime que "ce décret est indispensable" mais se dit "consternée par la réintroduction du nucléaire". 
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Alors que le Premier ministre s’apprête à faire passer par décret la programmation pluriannuelle de l'énergie, Mélanie Vogel, sénatrice écologiste, estime que "ce décret est indispensable" mais se dit "consternée par la réintroduction du nucléaire". 

11.02.2026 à 09:25

La tempête Nils débarque sur la France, 19 départements en vigilance orange

FRANCE24
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"La tempête abordera la façade atlantique mercredi soir et se décalera jeudi en direction du golfe du Lion, puis de la Corse. Les rafales attendues sont de l'ordre de 120 à 140 km/h près de l'océan, de 100 à 110 km/h dans l'intérieur du Sud-Ouest avec des pointes locales possiblement plus fortes sous des grains orageux, de 130 à 150 km/h près de la Méditerranée", souligne Météo-France dans son dernier bulletin. La Corse va particulièrement être secouée par le vent, avec des rafales jusqu'à 140 à 160 km/h sur le cap Corse, et en particulier sur sa côte orientale, 100 à 120 km/h sur la région bastiaise et 110 à 130 km/h plus au sud, sur la côte orientale entre Solenzara et Porto-Vecchio. La Charente-Maritime, la Gironde, les Landes et la Vendée sont également concernés par la vigilance orange pour le vent. Ainsi, sur le littoral aquitain et charentais, Météo-France anticipe des rafales pouvant atteindre "jusqu'à 120 à 140 km/h" et "100 à 110 km/h dans les terres du Sud-Ouest". En Gironde, quelque 2.500 clients étaient privés d'électricité mercredi matin, a indiqué Enedis à l'AFP. "Débordements importants" Par ailleurs, le service Vigicrues met en garde contre un "risque de crue génératrice de débordements importants", alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d'eau, et que de nouvelles perturbations s'annoncent. En Charente-Maritime, "des premiers débordements sont observés" sur la Seugne, et "des débordements importants sur l'amont du tronçon pourraient être observés", selon Vigicrues. "Les sols détrempés constituent un facteur aggravant pour la végétation" et 13 départements sont ainsi à surveiller (Ariège, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Dordogne, Haute-Garonne, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Morbihan, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne et Haute-Vienne). "Des épisodes pluvieux importants se succèdent depuis plusieurs semaines en France. La Bretagne a été particulièrement touchée et continue de l'être. C'est maintenant une large moitié ouest du pays qui est concernée par ces pluies qui entraînent une élévation du niveau des rivières", a prévenu le ministère de la Transition écologique mardi soir, mettant en garde contre une situation "fortement évolutive". Ces pluies sont aggravées "par l'apport dû à la fonte de la neige présente sur le relief, susceptible d'engendrer des réactions des cours d'eau", selon l'institut météorologique. "Les cumuls de précipitations attendus sont de l'ordre de 40 à 60 mm en moyenne sur les massifs du Cantal et du Sancy, avec localement plus de 80mm", poursuit Météo-France, soulignant un risque de "coulées de boue". Le Cantal et le Puy-de-Dôme sont placés mercredi en vigilance orange pluie-inondation. Sur l'ensemble du pays, 56 départements sont eux placés en vigilance jaune.
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"La tempête abordera la façade atlantique mercredi soir et se décalera jeudi en direction du golfe du Lion, puis de la Corse. Les rafales attendues sont de l'ordre de 120 à 140 km/h près de l'océan, de 100 à 110 km/h dans l'intérieur du Sud-Ouest avec des pointes locales possiblement plus fortes sous des grains orageux, de 130 à 150 km/h près de la Méditerranée", souligne Météo-France dans son dernier bulletin. La Corse va particulièrement être secouée par le vent, avec des rafales jusqu'à 140 à 160 km/h sur le cap Corse, et en particulier sur sa côte orientale, 100 à 120 km/h sur la région bastiaise et 110 à 130 km/h plus au sud, sur la côte orientale entre Solenzara et Porto-Vecchio. La Charente-Maritime, la Gironde, les Landes et la Vendée sont également concernés par la vigilance orange pour le vent. Ainsi, sur le littoral aquitain et charentais, Météo-France anticipe des rafales pouvant atteindre "jusqu'à 120 à 140 km/h" et "100 à 110 km/h dans les terres du Sud-Ouest". En Gironde, quelque 2.500 clients étaient privés d'électricité mercredi matin, a indiqué Enedis à l'AFP. "Débordements importants" Par ailleurs, le service Vigicrues met en garde contre un "risque de crue génératrice de débordements importants", alors que de fortes précipitations ont été observées ces derniers jours sur des sols déjà gorgés d'eau, et que de nouvelles perturbations s'annoncent. En Charente-Maritime, "des premiers débordements sont observés" sur la Seugne, et "des débordements importants sur l'amont du tronçon pourraient être observés", selon Vigicrues. "Les sols détrempés constituent un facteur aggravant pour la végétation" et 13 départements sont ainsi à surveiller (Ariège, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Dordogne, Haute-Garonne, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Morbihan, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne et Haute-Vienne). "Des épisodes pluvieux importants se succèdent depuis plusieurs semaines en France. La Bretagne a été particulièrement touchée et continue de l'être. C'est maintenant une large moitié ouest du pays qui est concernée par ces pluies qui entraînent une élévation du niveau des rivières", a prévenu le ministère de la Transition écologique mardi soir, mettant en garde contre une situation "fortement évolutive". Ces pluies sont aggravées "par l'apport dû à la fonte de la neige présente sur le relief, susceptible d'engendrer des réactions des cours d'eau", selon l'institut météorologique. "Les cumuls de précipitations attendus sont de l'ordre de 40 à 60 mm en moyenne sur les massifs du Cantal et du Sancy, avec localement plus de 80mm", poursuit Météo-France, soulignant un risque de "coulées de boue". Le Cantal et le Puy-de-Dôme sont placés mercredi en vigilance orange pluie-inondation. Sur l'ensemble du pays, 56 départements sont eux placés en vigilance jaune.

11.02.2026 à 09:23

Affaire Epstein: Jean-Noël Barrot "effaré" et "indigné" par les révélations sur un diplomate français

FRANCE24
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"Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai été effaré et j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place" en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative ainsi qu'une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre sur RTL. Il assure avoir découvert seulement mardi cette situation qui "l'indigne personnellement". Les faits allégués "sont d'une très grande gravité", a encore dit le ministre. "Mais je vous interdis de laisser entendre que cela éclabousserait les agents du ministère des Affaires étrangères (...) qui n'ont pas à être mêlés à cela", a-t-il ajouté, sans "exclure" que d'autres diplomates français puissent être impliqués. Fabrice Aidan est actuellement "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles", avait indiqué Jean-Noël Barrot mardi soir sur X. Il exerçait au sein de l'énergéticien Engie, dont il a été suspendu, en raison des révélations dans les médias, a indiqué le groupe à l'AFP. Selon les documents consultés par l'AFP, Fabrice Aidan a échangé des dizaines de courriels pendant plusieurs années avec l'homme d'affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. Selon Mediapart et Radio France qui ont révélé l'affaire, Fabrice Aidan a fait bénéficier Jeffrey Epstein "d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international". Les premiers échanges répertoriés remontent à 2010, lorsque le diplomate était détaché par la France aux Nations unies où il était conseiller du diplomate norvégien Terje Rød-Larsen, qui fait lui-même l'objet d'une enquête en Norvège, ainsi que son épouse Mona Juul, pour "complicité de corruption aggravée" et "corruption aggravée" en raison de leurs liens avec Jeffrey Epstein. La publication des Epstein files soulève des "soupçons graves sur des méfaits commis par des personnes individuelles, mais aussi d'influences d'interférence dans la vie politique de pays européens, dont la France", a encore dit Jean-Noël Barrot sur RTL. "Il me semble que c'est que la place de ces documents, c'est dans des tribunaux, des tribunaux judiciaires plutôt que sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté. Selon Mediapart, l'ONU avait été alertée en 2013 par le FBI de l'existence d'une enquête susceptible de mettre en cause Fabrice Aidan à New York pour des consultations présumées de sites pédopornographiques. Un porte-parole du Quai d'Orsay a expliqué à Mediapart qu'aucune charge n'ayant été retenue par la justice états-unienne à l'époque, aucune sanction n'avait été envisagée en France. Le ministre Barrot ne s'est pas exprimé sur ce point sur RTL.
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"Quand j'ai pris connaissance de ces informations, j'ai été effaré et j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place" en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative ainsi qu'une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre sur RTL. Il assure avoir découvert seulement mardi cette situation qui "l'indigne personnellement". Les faits allégués "sont d'une très grande gravité", a encore dit le ministre. "Mais je vous interdis de laisser entendre que cela éclabousserait les agents du ministère des Affaires étrangères (...) qui n'ont pas à être mêlés à cela", a-t-il ajouté, sans "exclure" que d'autres diplomates français puissent être impliqués. Fabrice Aidan est actuellement "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles", avait indiqué Jean-Noël Barrot mardi soir sur X. Il exerçait au sein de l'énergéticien Engie, dont il a été suspendu, en raison des révélations dans les médias, a indiqué le groupe à l'AFP. Selon les documents consultés par l'AFP, Fabrice Aidan a échangé des dizaines de courriels pendant plusieurs années avec l'homme d'affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. Selon Mediapart et Radio France qui ont révélé l'affaire, Fabrice Aidan a fait bénéficier Jeffrey Epstein "d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international". Les premiers échanges répertoriés remontent à 2010, lorsque le diplomate était détaché par la France aux Nations unies où il était conseiller du diplomate norvégien Terje Rød-Larsen, qui fait lui-même l'objet d'une enquête en Norvège, ainsi que son épouse Mona Juul, pour "complicité de corruption aggravée" et "corruption aggravée" en raison de leurs liens avec Jeffrey Epstein. La publication des Epstein files soulève des "soupçons graves sur des méfaits commis par des personnes individuelles, mais aussi d'influences d'interférence dans la vie politique de pays européens, dont la France", a encore dit Jean-Noël Barrot sur RTL. "Il me semble que c'est que la place de ces documents, c'est dans des tribunaux, des tribunaux judiciaires plutôt que sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté. Selon Mediapart, l'ONU avait été alertée en 2013 par le FBI de l'existence d'une enquête susceptible de mettre en cause Fabrice Aidan à New York pour des consultations présumées de sites pédopornographiques. Un porte-parole du Quai d'Orsay a expliqué à Mediapart qu'aucune charge n'ayant été retenue par la justice états-unienne à l'époque, aucune sanction n'avait été envisagée en France. Le ministre Barrot ne s'est pas exprimé sur ce point sur RTL.

11.02.2026 à 09:13

Attal veut que la France dirige "une coalition d'Etats" pour "faire tomber" le régime iranien

FRANCE24
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Ces nations s'attacheraient à "renforcer partout où c'est possible et rendre vraiment effectives les sanctions" contre Téhéran, a dit le patron du parti Renaissance sur France Inter. Ces pays s'engageraient aussi "à publier des listes extrêmement précises de tous les exécutants du régime" pour qu'ils puissent être un jour poursuivis, a-t-il ajouté. La coalition préparerait aussi "l'après", pour éviter le "chaos" après l'hypothétique chute des mollahs, a indiqué Gabriel Attal, sans s'étendre sur la méthode qui permettrait de faire tomber ce régime. Le député a répété que si un Etat décidait d'intervenir en Iran, il se "garderait bien de le condamner". Le président américain Donald Trump a multiplié en janvier les menaces d'intervention militaire en Iran face à la répression des rassemblements. Mais le sujet semble avoir été éludé lors des pourparlers qui se sont tenus à Oman, les premiers depuis la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël. Des manifestations antigouvernementales massives ont commencé le 28 décembre contre la hausse du coût de la vie en Iran et ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir. Mardi, des habitants de la capitale Téhéran ont de nouveau scandé des slogans contre la République islamique, selon des images publiées sur les réseaux sociaux. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a dit de son côté avoir confirmé la mort de 6.964 personnes, des manifestants pour l'écrasante majorité, et enquêter sur 11.730 autres cas.
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Ces nations s'attacheraient à "renforcer partout où c'est possible et rendre vraiment effectives les sanctions" contre Téhéran, a dit le patron du parti Renaissance sur France Inter. Ces pays s'engageraient aussi "à publier des listes extrêmement précises de tous les exécutants du régime" pour qu'ils puissent être un jour poursuivis, a-t-il ajouté. La coalition préparerait aussi "l'après", pour éviter le "chaos" après l'hypothétique chute des mollahs, a indiqué Gabriel Attal, sans s'étendre sur la méthode qui permettrait de faire tomber ce régime. Le député a répété que si un Etat décidait d'intervenir en Iran, il se "garderait bien de le condamner". Le président américain Donald Trump a multiplié en janvier les menaces d'intervention militaire en Iran face à la répression des rassemblements. Mais le sujet semble avoir été éludé lors des pourparlers qui se sont tenus à Oman, les premiers depuis la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël. Des manifestations antigouvernementales massives ont commencé le 28 décembre contre la hausse du coût de la vie en Iran et ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir. Mardi, des habitants de la capitale Téhéran ont de nouveau scandé des slogans contre la République islamique, selon des images publiées sur les réseaux sociaux. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a dit de son côté avoir confirmé la mort de 6.964 personnes, des manifestants pour l'écrasante majorité, et enquêter sur 11.730 autres cas.

11.02.2026 à 09:13

L'Arcom inflige 100.000 euros d'amende à CNews pour deux séquences sur les Algériens et les Palestiniens

FRANCE24
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Ces deux sanctions interviennent dans un contexte tumultueux pour la chaîne d'info dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, dont l'animateur vedette Jean-Marc Morandini a fini par se retirer lundi après des condamnations définitives, notamment pour corruption de mineurs. Avant cela, la décision de le maintenir à l'antenne avait conduit l'une de ses journalistes les plus en vue, Sonia Mabrouk, à démissionner. La première séquence visée par l'Arcom, diffusée le 8 août dans l'émission "L'heure des Pros 2 Eté", portait sur la rétention des étrangers en situation irrégulière. En plateau, l'ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle Lenoir, avait déclaré: "vous avez des millions d'Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule". Quatre jours plus tard, la chroniqueuse Françoise Laborde avait critiqué à l'antenne de la même émission "tous les penseurs de l'Ouest libéral" qui prennent la défense des "Palestiniens". "Arrive le 7 octobre (2023)", jour des attaques du Hamas, sans précédent en Israël, qui ont entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils. "Et qu'est-ce qu'ils découvrent avec horreur? Tous ces... j'allais dire, naïfs occidentaux, que ces gens, ces opprimés qui étaient des gens qu'il fallait absolument défendre, se révèlent être les sauvages, sanguinaires, les plus épouvantables qu'on puisse imaginer, et font un pogrom le 7 octobre", avait-elle poursuivi. Dans les deux cas, l'Arcom a jugé que les propos étaient de nature à "encourager des comportements discriminatoires". D'une part en "assimilant (...) la présence en France des ressortissants Algériens y résidant (...) à un facteur majeur de risque pour la sécurité publique", et d'autre part en associant "l'ensemble des Palestiniens aux auteurs des attaques terroristes du 7 octobre", écrit le régulateur dans les deux décisions datées du 5 février. La séquence du 8 août 2025 a été sanctionnée d'une amende de 25.000 euros, celle du 12 août d'une amende de 75.000. Dans ses deux décisions, l'Arcom rappelle qu'elle avait déjà mis en demeure CNews, après de précédentes séquences litigieuses, de veiller "à ne pas encourager des comportements discriminatoires". Contactée, CNews n'a pas réagi dans l'immédiat.
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Ces deux sanctions interviennent dans un contexte tumultueux pour la chaîne d'info dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, dont l'animateur vedette Jean-Marc Morandini a fini par se retirer lundi après des condamnations définitives, notamment pour corruption de mineurs. Avant cela, la décision de le maintenir à l'antenne avait conduit l'une de ses journalistes les plus en vue, Sonia Mabrouk, à démissionner. La première séquence visée par l'Arcom, diffusée le 8 août dans l'émission "L'heure des Pros 2 Eté", portait sur la rétention des étrangers en situation irrégulière. En plateau, l'ancienne ministre déléguée aux Affaires européennes, Noëlle Lenoir, avait déclaré: "vous avez des millions d'Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n'importe où, ou prendre une voiture et rentrer dans une foule". Quatre jours plus tard, la chroniqueuse Françoise Laborde avait critiqué à l'antenne de la même émission "tous les penseurs de l'Ouest libéral" qui prennent la défense des "Palestiniens". "Arrive le 7 octobre (2023)", jour des attaques du Hamas, sans précédent en Israël, qui ont entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils. "Et qu'est-ce qu'ils découvrent avec horreur? Tous ces... j'allais dire, naïfs occidentaux, que ces gens, ces opprimés qui étaient des gens qu'il fallait absolument défendre, se révèlent être les sauvages, sanguinaires, les plus épouvantables qu'on puisse imaginer, et font un pogrom le 7 octobre", avait-elle poursuivi. Dans les deux cas, l'Arcom a jugé que les propos étaient de nature à "encourager des comportements discriminatoires". D'une part en "assimilant (...) la présence en France des ressortissants Algériens y résidant (...) à un facteur majeur de risque pour la sécurité publique", et d'autre part en associant "l'ensemble des Palestiniens aux auteurs des attaques terroristes du 7 octobre", écrit le régulateur dans les deux décisions datées du 5 février. La séquence du 8 août 2025 a été sanctionnée d'une amende de 25.000 euros, celle du 12 août d'une amende de 75.000. Dans ses deux décisions, l'Arcom rappelle qu'elle avait déjà mis en demeure CNews, après de précédentes séquences litigieuses, de veiller "à ne pas encourager des comportements discriminatoires". Contactée, CNews n'a pas réagi dans l'immédiat.

11.02.2026 à 09:11

Les Bourses européennes ouvrent prudemment

FRANCE24
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Vers 08H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris prenait 0,14%, Francfort était à l'équilibre (-0,05%) et Milan était immobile (+0,00%). Seule Londres avançait clairement (+0,60%).
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Vers 08H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris prenait 0,14%, Francfort était à l'équilibre (-0,05%) et Milan était immobile (+0,00%). Seule Londres avançait clairement (+0,60%).

11.02.2026 à 08:41

Fin de non-recevoir de la FDA à un projet de vaccin antigrippal à base d'ARN messager

FRANCE24
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Cette décision intervient alors que la FDA a demandé une révision des procédures d'autorisation de certains vaccins, notamment contre la grippe, des changements proposés par le président Donald Trump qui inquiètent le monde médical. Selon Moderna, un laboratoire américain, le responsable de la réglementation des vaccins au sein de la FDA, Vinay Prasad, a écrit dans une lettre que l'essai clinique de Moderna n'était pas "adéquat et bien contrôlé", et que le vaccin expérimental n'avait pas été testé par rapport au meilleur produit disponible sur le marché. Dans le cadre d'un essai clinique à grande échelle, Moderna avait comparé son nouveau produit au Fluarix, un vaccin contre la grippe du groupe pharmaceutique GSK. Moderna estime que ce rejet est "incompatible avec les communications écrites précédentes" avec la branche de la FDA qui réglemente les produits biologiques, y compris les vaccins, connue sous l'acronyme CBER. Cette décision "n'a identifié aucun problème de sécurité ou d'efficacité concernant notre produit" et "ne contribue pas à notre objectif commun qui est de renforcer le leadership américain dans le développement de médicaments innovants", s'est plaint dans un communiqué le PDG de Moderna, Stéphane Bancel. "Il ne devrait pas prêter à controverse de procéder à un examen complet d'une demande d'autorisation de vaccin contre la grippe utilisant comme comparateur un vaccin approuvé par la FDA, dans une étude discutée et approuvée par le CBER avant son lancement", a-t-il ajouté. D'après Moderna, la lettre de refus de la FDA n'a identifié aucun risque de sécurité ou problème d'efficacité du vaccin ARNm, que les régulateurs de l'Union européenne, du Canada et de l'Australie ont pour leur part déjà accepté d'examiner. Moderna et son concurrent et compatriote BioNTech-Pfizer avaient été les premiers laboratoires à commercialiser des vaccins contre le Covid-19 utilisant la technologie de l'ARN messager, ce qui leur avait rapporté des milliards de dollars. Si, au cours de son premier mandat, Donald Trump avait qualifié l'ARN de "miracle des temps modernes", son ton a changé depuis son retour au pouvoir. Son ministre de la Santé Robert F. Kennedy, un vaccino-sceptique de longue date, a notamment supprimé des financements pour la recherche sur l'ARN messager.
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Cette décision intervient alors que la FDA a demandé une révision des procédures d'autorisation de certains vaccins, notamment contre la grippe, des changements proposés par le président Donald Trump qui inquiètent le monde médical. Selon Moderna, un laboratoire américain, le responsable de la réglementation des vaccins au sein de la FDA, Vinay Prasad, a écrit dans une lettre que l'essai clinique de Moderna n'était pas "adéquat et bien contrôlé", et que le vaccin expérimental n'avait pas été testé par rapport au meilleur produit disponible sur le marché. Dans le cadre d'un essai clinique à grande échelle, Moderna avait comparé son nouveau produit au Fluarix, un vaccin contre la grippe du groupe pharmaceutique GSK. Moderna estime que ce rejet est "incompatible avec les communications écrites précédentes" avec la branche de la FDA qui réglemente les produits biologiques, y compris les vaccins, connue sous l'acronyme CBER. Cette décision "n'a identifié aucun problème de sécurité ou d'efficacité concernant notre produit" et "ne contribue pas à notre objectif commun qui est de renforcer le leadership américain dans le développement de médicaments innovants", s'est plaint dans un communiqué le PDG de Moderna, Stéphane Bancel. "Il ne devrait pas prêter à controverse de procéder à un examen complet d'une demande d'autorisation de vaccin contre la grippe utilisant comme comparateur un vaccin approuvé par la FDA, dans une étude discutée et approuvée par le CBER avant son lancement", a-t-il ajouté. D'après Moderna, la lettre de refus de la FDA n'a identifié aucun risque de sécurité ou problème d'efficacité du vaccin ARNm, que les régulateurs de l'Union européenne, du Canada et de l'Australie ont pour leur part déjà accepté d'examiner. Moderna et son concurrent et compatriote BioNTech-Pfizer avaient été les premiers laboratoires à commercialiser des vaccins contre le Covid-19 utilisant la technologie de l'ARN messager, ce qui leur avait rapporté des milliards de dollars. Si, au cours de son premier mandat, Donald Trump avait qualifié l'ARN de "miracle des temps modernes", son ton a changé depuis son retour au pouvoir. Son ministre de la Santé Robert F. Kennedy, un vaccino-sceptique de longue date, a notamment supprimé des financements pour la recherche sur l'ARN messager.

11.02.2026 à 08:39

Le brasseur Heineken va supprimer entre 5.000 et 6.000 emplois

FRANCE24
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Le brasseur néerlandais a déclaré dans un communiqué qu'il allait "accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes, en supprimant 5.000 à 6.000 postes au cours des deux prochaines années". Une décision bien accueillie par les investisseurs, le titre Heineken ayant pris 3,9% lors des premiers échanges à la Bourse d'Amsterdam. "Nous restons prudents dans nos prévisions à court terme concernant les conditions du marché de la bière", a déclaré le directeur général Dolf van den Brink. Ce dernier a créé la surprise en janvier en annonçant son départ de la tête de l'entreprise après presque six ans. Lors d'un appel avec les journalistes, M. van den Brink a déclaré ressentir "des sentiments mitigés" concernant son départ. Il avait reconnu en janvier avoir guidé l'entreprise "à travers une période économique et politique turbulente". "Ma priorité pour les mois à venir est de laisser Heineken dans la position la plus forte possible", a-t-il déclaré. Difficultés aux Etats-Unis et en Europe Le 2e brasseur mondial derrière AB InBev connaît des difficultés, notamment aux États-Unis et en Europe. En octobre, Heineken avait déjà annoncé la suppression ou le transfert de 400 emplois dans le cadre d'une réorganisation majeure de son siège social à Amsterdam afin de tirer parti des nouvelles technologies. L'entreprise emploie environ 87.000 personnes dans le monde. Les dirigeants ont refusé de préciser où aura lieu la plupart des suppressions d'emplois, mais le directeur financier Harold van den Broek a laissé entendre qu'elles concerneraient l'Europe. "L'Europe représente une part importante de notre activité", a-t-il déclaré aux journalistes. "Et les résultats financiers montrent également qu'il est très difficile d'y obtenir un bon effet de levier opérationnel", a-t-il ajouté. Le deuxième brasseur mondial après AB InBev a par ailleurs affiché une baisse de 2,4% de ses volumes globaux de bière en 2025, particulièrement ressentie en Europe et en Amérique. Le chiffre d'affaires s'est établi à 34,4 milliards d'euros en 2025, contre les 36 milliards enregistrés l'année dernière. L'entreprise a également fait état d'une hausse de 4,9% de son bénéfice net avant éléments exceptionnels et amortissements des actifs liés aux acquisitions, à hauteur de 2,7 milliards d'euros. Le bénéfice d'exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, la mesure privilégiée par l'entreprise, s'est quant à lui élevé à 4,4 milliards d'euros, soit une hausse de 4,4% sur un an. Pour 2026, Heineken table sur un bénéfice d'exploitation annuel compris entre 2 et 6 %.
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Le brasseur néerlandais a déclaré dans un communiqué qu'il allait "accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes, en supprimant 5.000 à 6.000 postes au cours des deux prochaines années". Une décision bien accueillie par les investisseurs, le titre Heineken ayant pris 3,9% lors des premiers échanges à la Bourse d'Amsterdam. "Nous restons prudents dans nos prévisions à court terme concernant les conditions du marché de la bière", a déclaré le directeur général Dolf van den Brink. Ce dernier a créé la surprise en janvier en annonçant son départ de la tête de l'entreprise après presque six ans. Lors d'un appel avec les journalistes, M. van den Brink a déclaré ressentir "des sentiments mitigés" concernant son départ. Il avait reconnu en janvier avoir guidé l'entreprise "à travers une période économique et politique turbulente". "Ma priorité pour les mois à venir est de laisser Heineken dans la position la plus forte possible", a-t-il déclaré. Difficultés aux Etats-Unis et en Europe Le 2e brasseur mondial derrière AB InBev connaît des difficultés, notamment aux États-Unis et en Europe. En octobre, Heineken avait déjà annoncé la suppression ou le transfert de 400 emplois dans le cadre d'une réorganisation majeure de son siège social à Amsterdam afin de tirer parti des nouvelles technologies. L'entreprise emploie environ 87.000 personnes dans le monde. Les dirigeants ont refusé de préciser où aura lieu la plupart des suppressions d'emplois, mais le directeur financier Harold van den Broek a laissé entendre qu'elles concerneraient l'Europe. "L'Europe représente une part importante de notre activité", a-t-il déclaré aux journalistes. "Et les résultats financiers montrent également qu'il est très difficile d'y obtenir un bon effet de levier opérationnel", a-t-il ajouté. Le deuxième brasseur mondial après AB InBev a par ailleurs affiché une baisse de 2,4% de ses volumes globaux de bière en 2025, particulièrement ressentie en Europe et en Amérique. Le chiffre d'affaires s'est établi à 34,4 milliards d'euros en 2025, contre les 36 milliards enregistrés l'année dernière. L'entreprise a également fait état d'une hausse de 4,9% de son bénéfice net avant éléments exceptionnels et amortissements des actifs liés aux acquisitions, à hauteur de 2,7 milliards d'euros. Le bénéfice d'exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, la mesure privilégiée par l'entreprise, s'est quant à lui élevé à 4,4 milliards d'euros, soit une hausse de 4,4% sur un an. Pour 2026, Heineken table sur un bénéfice d'exploitation annuel compris entre 2 et 6 %.

11.02.2026 à 08:27

Lithium: l'Etat va investir 50 millions d'euros dans la mine d'Imerys dans l'Allier

FRANCE24
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La finalisation de cette transaction "est prévue dans les prochains mois", précise l'entreprise. L'investissement doit permettre "la finalisation de l'étude de faisabilité définitive", prévue début 2027 et requise "avant toute décision finale d'investissement" dans le futur site de production. Imerys, qui vise une entrée en fonction de cette mine en 2030, précise prévoir de "collaborer étroitement" avec l'Etat "dans le cadre de ce partenariat stratégique". Cité dans le communiqué d'Imerys, le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a dit se réjouir "de cette prise de participation qui contribue concrètement à la sécurisation des approvisionnements en minerais et métaux critiques". "Ce projet illustre notre volonté de couvrir une partie de nos besoins au niveau national: une mine exemplaire, une mine du XXIᵉ siècle, répondant aux meilleurs standards environnementaux et sociaux, que nous souhaitons encourager partout dans le monde", a précisé Bercy à l'AFP mercredi. Cette source a par ailleurs confirmé à l'AFP que la participation de l'Etat dans le projet minier s'élevait aux alentours de 30% du capital, comme indiqué par Les Echos. Le gisement de lithium de Beauvoir dans l'Allier est présenté par Imerys comme l'un des "cinq premiers" en roche dure à l'échelle mondiale, ce qui exclut les gisements issus de saumure. 700.000 véhicules Il doit pouvoir, selon l'entreprise, "alimenter en lithium environ 700.000 véhicules électriques par an, tout en minimisant son empreinte environnementale". Interrogé lors d'un point téléphonique avec les agences de presse, le directeur général Alessandro Dazza a indiqué être "a priori" toujours en recherche d'autres partenaires financiers pour l'exploitation, même si ce sera "à décider avec notre partenaire actuel". "On a toujours dit qu'on ne peut pas faire tout seul", a rappelé le dirigeant. Il a précisé qu'être majoritaire dans cette exploitation n'était pour Imerys "pas une condition nécessaire". "On a l'expertise et on fait (ce genre d'activité) tous les jours dans le monde, donc nous espérons être la société qui gère le projet", a dit M. Dazza. L'entreprise, qui publie ses résultats financiers annuels le 19 février après Bourse, avait annoncé fin octobre un plan pour réduire ses coûts et améliorer ses performances afin de redresser sa rentabilité, dans un contexte de ralentissement de l'activité constaté sur ses principaux marchés au deuxième trimestre. Elle a réalisé en 2024 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie 12.400 personnes dans 40 pays.
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La finalisation de cette transaction "est prévue dans les prochains mois", précise l'entreprise. L'investissement doit permettre "la finalisation de l'étude de faisabilité définitive", prévue début 2027 et requise "avant toute décision finale d'investissement" dans le futur site de production. Imerys, qui vise une entrée en fonction de cette mine en 2030, précise prévoir de "collaborer étroitement" avec l'Etat "dans le cadre de ce partenariat stratégique". Cité dans le communiqué d'Imerys, le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a dit se réjouir "de cette prise de participation qui contribue concrètement à la sécurisation des approvisionnements en minerais et métaux critiques". "Ce projet illustre notre volonté de couvrir une partie de nos besoins au niveau national: une mine exemplaire, une mine du XXIᵉ siècle, répondant aux meilleurs standards environnementaux et sociaux, que nous souhaitons encourager partout dans le monde", a précisé Bercy à l'AFP mercredi. Cette source a par ailleurs confirmé à l'AFP que la participation de l'Etat dans le projet minier s'élevait aux alentours de 30% du capital, comme indiqué par Les Echos. Le gisement de lithium de Beauvoir dans l'Allier est présenté par Imerys comme l'un des "cinq premiers" en roche dure à l'échelle mondiale, ce qui exclut les gisements issus de saumure. 700.000 véhicules Il doit pouvoir, selon l'entreprise, "alimenter en lithium environ 700.000 véhicules électriques par an, tout en minimisant son empreinte environnementale". Interrogé lors d'un point téléphonique avec les agences de presse, le directeur général Alessandro Dazza a indiqué être "a priori" toujours en recherche d'autres partenaires financiers pour l'exploitation, même si ce sera "à décider avec notre partenaire actuel". "On a toujours dit qu'on ne peut pas faire tout seul", a rappelé le dirigeant. Il a précisé qu'être majoritaire dans cette exploitation n'était pour Imerys "pas une condition nécessaire". "On a l'expertise et on fait (ce genre d'activité) tous les jours dans le monde, donc nous espérons être la société qui gère le projet", a dit M. Dazza. L'entreprise, qui publie ses résultats financiers annuels le 19 février après Bourse, avait annoncé fin octobre un plan pour réduire ses coûts et améliorer ses performances afin de redresser sa rentabilité, dans un contexte de ralentissement de l'activité constaté sur ses principaux marchés au deuxième trimestre. Elle a réalisé en 2024 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie 12.400 personnes dans 40 pays.

11.02.2026 à 08:23

Face à la dénatalité, un rapport prône une "révolution" de la politique familiale

FRANCE24
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"J'appelle à une révolution de la politique familiale" pour "permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant", explique à l'AFP le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus. Il signe ce rapport publié mercredi, à l'issue d'une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité, observée en France depuis une quinzaine d'années. En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour, soit 2,3% de moins qu'en 2024 et surtout 24% de moins qu'en 2010, selon l'Insee. Il s'agit du plus faible nombre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Deux ans après l'appel controversé d'Emmanuel Macron au "réarmement démographique", cette mission d'information constate que le désir d'enfant reste "élevé en France" mais que "sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques". Une nouvelle politique familiale, "fondée sur les principes de liberté, d'universalité, de lisibilité et de stabilité", doit ainsi répondre à ce "désir d'enfant empêché", décrit le rapport, consulté par l'AFP. Celle-ci serait pilotée par un ministère dédié, rattaché au Premier ministre. 250 euros mensuels Mesure phare proposée: la création d'un "versement familial unique" de 250 euros par enfant et par mois, attribué sans conditions de ressources, dès le premier enfant, jusqu'à ses 20 ans. Cette prestation fusionnerait une dizaine d'aides existantes, pour un surcoût d'environ 5 à 10 milliards d'euros, selon le rapporteur. D'autres propositions visent à soutenir financièrement les familles (possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée, relever le plafond des avantages fiscaux des foyers avec enfants) ou à les aider à se loger (création d'un prêt à taux zéro pour l'acquisition d'un logement lors d'une naissance, permettre une meilleure rotation du logement social). Des mesures veulent améliorer les conditions d'accueil d'un enfant et aider à la conciliation entre vie professionnelle et personnelle: création d'un "congé parental unifié" rémunérés douze mois proportionnellement au salaire, ouverture du congé proche aidant aux grands-parents pour qu'ils puissent ponctuellement garder leurs petits-enfants ou encore accorder aux parents et grands-parents des autorisations d'absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). "Au-delà de l'Etat, la société entière doit s'adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer", estime Jérémie Patrier-Leitus. Espaces enfants Son rapport recommande également de rendre obligatoire l'aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum "sans enfants", perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance "no-kids". "On ne peut pas d'un côté s'alarmer du fait qu'en France on ne fait plus d'enfants et de l'autre ne plus les tolérer", pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d'information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Elle a également émis une série de recommandations complémentaires, parfois proches de celles du rapporteur. Que deviendront les propositions du rapport ? Certaines "peuvent se mettre en place d'ici 2027", mais d'autres ont leur place "dans un projet présidentiel", estime le rapporteur Jérémie Patrier-Leitus, qui espère les voir portées par Edouard Philippe. Face à la chute de la natalité, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) a appelé en janvier le gouvernement à réinvestir dans la politique familiale. Si le sujet préoccupe tout l'échiquier politique pour différentes raisons, il n'est pas certain que les partis s'en emparent. Cela reste "un terrain assez miné", estimait récemment auprès de l'AFP Didier Breton, professeur de démographie à l'université de Strasbourg. La démographie reste un phénomène complexe, devant être pris en compte dans l'ensemble des politiques publiques, sur un temps relativement long.
Texte intégral (654 mots)
"J'appelle à une révolution de la politique familiale" pour "permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant", explique à l'AFP le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus. Il signe ce rapport publié mercredi, à l'issue d'une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité, observée en France depuis une quinzaine d'années. En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour, soit 2,3% de moins qu'en 2024 et surtout 24% de moins qu'en 2010, selon l'Insee. Il s'agit du plus faible nombre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Deux ans après l'appel controversé d'Emmanuel Macron au "réarmement démographique", cette mission d'information constate que le désir d'enfant reste "élevé en France" mais que "sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques". Une nouvelle politique familiale, "fondée sur les principes de liberté, d'universalité, de lisibilité et de stabilité", doit ainsi répondre à ce "désir d'enfant empêché", décrit le rapport, consulté par l'AFP. Celle-ci serait pilotée par un ministère dédié, rattaché au Premier ministre. 250 euros mensuels Mesure phare proposée: la création d'un "versement familial unique" de 250 euros par enfant et par mois, attribué sans conditions de ressources, dès le premier enfant, jusqu'à ses 20 ans. Cette prestation fusionnerait une dizaine d'aides existantes, pour un surcoût d'environ 5 à 10 milliards d'euros, selon le rapporteur. D'autres propositions visent à soutenir financièrement les familles (possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée, relever le plafond des avantages fiscaux des foyers avec enfants) ou à les aider à se loger (création d'un prêt à taux zéro pour l'acquisition d'un logement lors d'une naissance, permettre une meilleure rotation du logement social). Des mesures veulent améliorer les conditions d'accueil d'un enfant et aider à la conciliation entre vie professionnelle et personnelle: création d'un "congé parental unifié" rémunérés douze mois proportionnellement au salaire, ouverture du congé proche aidant aux grands-parents pour qu'ils puissent ponctuellement garder leurs petits-enfants ou encore accorder aux parents et grands-parents des autorisations d'absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). "Au-delà de l'Etat, la société entière doit s'adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer", estime Jérémie Patrier-Leitus. Espaces enfants Son rapport recommande également de rendre obligatoire l'aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum "sans enfants", perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance "no-kids". "On ne peut pas d'un côté s'alarmer du fait qu'en France on ne fait plus d'enfants et de l'autre ne plus les tolérer", pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d'information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Elle a également émis une série de recommandations complémentaires, parfois proches de celles du rapporteur. Que deviendront les propositions du rapport ? Certaines "peuvent se mettre en place d'ici 2027", mais d'autres ont leur place "dans un projet présidentiel", estime le rapporteur Jérémie Patrier-Leitus, qui espère les voir portées par Edouard Philippe. Face à la chute de la natalité, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) a appelé en janvier le gouvernement à réinvestir dans la politique familiale. Si le sujet préoccupe tout l'échiquier politique pour différentes raisons, il n'est pas certain que les partis s'en emparent. Cela reste "un terrain assez miné", estimait récemment auprès de l'AFP Didier Breton, professeur de démographie à l'université de Strasbourg. La démographie reste un phénomène complexe, devant être pris en compte dans l'ensemble des politiques publiques, sur un temps relativement long.

11.02.2026 à 08:09

L'amour au travail: très répandu mais pas sans risques

FRANCE24
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Aux Etats-Unis, "un salarié sur deux aurait déjà eu des rapports sexuels avec un collègue", selon une étude publiée en mai 2024 dans le magazine Business Insider et rapportée dans l'ouvrage "L'entreprise après #MeToo ? Entre romances et violences, que peut le management" (Editions ems). "Pour 17% d'entre eux, ces rapports auraient même été réguliers. En France, près d'un salarié sur trois aurait eu une relation sentimentale ou sexuelle avec un ou une collègue et un salarié sur dix a rencontré son conjoint ou sa conjointe sur son lieu de travail, selon une enquête publiée en 2012", détaille Christine Noël-Lemaitre, chercheuse et une des co-autrices de l'ouvrage. Mais parfois, une histoire d'amour entre collègues peut aller jusqu'au contentieux. M. I. était contrôleur de gestion junior lorsqu'il a été recruté par le groupe de luxe français Chanel, avant de gravir les échelons et devenir "auditeur interne senior" pour trois régions. Jusqu'au jour où il a été licencié "pour une cause réelle et sérieuse par lettre du 18 décembre 2018", selon le résumé fait par la justice. L'entreprise de haute couture reprochait à son salarié un "défaut de loyauté": il n'avait pas informé son employeur de sa relation avec Mme T., sa compagne et ancienne collègue indirecte, contrairement aux dispositions prévues dans son contrat de travail et dans la "charte éthique" qu'il avait signée. Poussées par leurs partenaires américaines, de nombreuses entreprises françaises ont lancé il y a une quinzaine d'années des "chartes éthiques", qui "n'ont pas une valeur juridique" mais tentent de "formaliser les relations" et "servir à la gestion des risques" en entreprise, rappelle Christine Noël-Lemaitre. En vain. Contrairement aux juridictions précédentes, la Cour de cassation a estimé, elle, que "le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de sa vie privée". Et "l'employeur ne peut, sans violation de cette liberté fondamentale, obliger ses salariés à lui communiquer des informations sur leur situation familiale", poursuit l'arrêt de la Cour rendu en décembre. Le "droit d'aimer" Reste que "l'existence d'un couple ou d'une relation va avoir un impact sur la manière dont on va gérer la cohésion d'une équipe", estime Mme Noël-Lemaitre, et parfois créer des remous. "On pourrait écrire un livre": Claire, 36 ans, n'oublie pas le week-end de séminaires ou plutôt de fêtes à outrance organisées par son entreprise en Côte d'Azur, il y a deux ans, et les innombrables tromperies d'un soir ou plus. "On a retrouvé un string dans les toilettes, un autre dans le jardin" et "le directeur a eu une liaison avec la directrice du juridique", se souvient la trentenaire. Sauf que cette relation extra-conjugale "a totalement pourri l'ambiance au travail. Les uns et les autres étaient épiés, certains étaient sanctionnés, virés... en fait le directeur demandait à sa maîtresse de sanctionner des salariés", confie-t-elle. L'affaire se soldera à l'amiable, à bas bruit, les deux cadres acceptant de signer une rupture conventionnelle proposée par la direction, résume-t-elle. Odile (prénom d'emprunt), agent hospitalier de 53 ans, a vécu un enfer il y a une dizaine d'année: "J'étais directrice d'une équipe à l'hôpital lorsqu'une collègue a fait venir son compagnon dans notre service". "Si on n'était pas avec eux, on était contre eux. A chaque fois que j'émettais une remarque sur le travail de l'un, l'autre le défendait" jusqu'au jour où le duo se retourne contre elle et "l'accuse de détournements", se souvient encore émue Odile. Sollicitée, "ma direction estimait que je faisais des vagues, que j'avais tort et qu'il fallait avant tout que le service tourne", analyse Odile, qui a "préféré partir". L'employeur doit-il alors codifier ou interdire les relations ? "Je crois que ça ne sert à rien parce qu'au fond, on a le droit d'être amoureux de qui on veut."
Texte intégral (674 mots)
Aux Etats-Unis, "un salarié sur deux aurait déjà eu des rapports sexuels avec un collègue", selon une étude publiée en mai 2024 dans le magazine Business Insider et rapportée dans l'ouvrage "L'entreprise après #MeToo ? Entre romances et violences, que peut le management" (Editions ems). "Pour 17% d'entre eux, ces rapports auraient même été réguliers. En France, près d'un salarié sur trois aurait eu une relation sentimentale ou sexuelle avec un ou une collègue et un salarié sur dix a rencontré son conjoint ou sa conjointe sur son lieu de travail, selon une enquête publiée en 2012", détaille Christine Noël-Lemaitre, chercheuse et une des co-autrices de l'ouvrage. Mais parfois, une histoire d'amour entre collègues peut aller jusqu'au contentieux. M. I. était contrôleur de gestion junior lorsqu'il a été recruté par le groupe de luxe français Chanel, avant de gravir les échelons et devenir "auditeur interne senior" pour trois régions. Jusqu'au jour où il a été licencié "pour une cause réelle et sérieuse par lettre du 18 décembre 2018", selon le résumé fait par la justice. L'entreprise de haute couture reprochait à son salarié un "défaut de loyauté": il n'avait pas informé son employeur de sa relation avec Mme T., sa compagne et ancienne collègue indirecte, contrairement aux dispositions prévues dans son contrat de travail et dans la "charte éthique" qu'il avait signée. Poussées par leurs partenaires américaines, de nombreuses entreprises françaises ont lancé il y a une quinzaine d'années des "chartes éthiques", qui "n'ont pas une valeur juridique" mais tentent de "formaliser les relations" et "servir à la gestion des risques" en entreprise, rappelle Christine Noël-Lemaitre. En vain. Contrairement aux juridictions précédentes, la Cour de cassation a estimé, elle, que "le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de sa vie privée". Et "l'employeur ne peut, sans violation de cette liberté fondamentale, obliger ses salariés à lui communiquer des informations sur leur situation familiale", poursuit l'arrêt de la Cour rendu en décembre. Le "droit d'aimer" Reste que "l'existence d'un couple ou d'une relation va avoir un impact sur la manière dont on va gérer la cohésion d'une équipe", estime Mme Noël-Lemaitre, et parfois créer des remous. "On pourrait écrire un livre": Claire, 36 ans, n'oublie pas le week-end de séminaires ou plutôt de fêtes à outrance organisées par son entreprise en Côte d'Azur, il y a deux ans, et les innombrables tromperies d'un soir ou plus. "On a retrouvé un string dans les toilettes, un autre dans le jardin" et "le directeur a eu une liaison avec la directrice du juridique", se souvient la trentenaire. Sauf que cette relation extra-conjugale "a totalement pourri l'ambiance au travail. Les uns et les autres étaient épiés, certains étaient sanctionnés, virés... en fait le directeur demandait à sa maîtresse de sanctionner des salariés", confie-t-elle. L'affaire se soldera à l'amiable, à bas bruit, les deux cadres acceptant de signer une rupture conventionnelle proposée par la direction, résume-t-elle. Odile (prénom d'emprunt), agent hospitalier de 53 ans, a vécu un enfer il y a une dizaine d'année: "J'étais directrice d'une équipe à l'hôpital lorsqu'une collègue a fait venir son compagnon dans notre service". "Si on n'était pas avec eux, on était contre eux. A chaque fois que j'émettais une remarque sur le travail de l'un, l'autre le défendait" jusqu'au jour où le duo se retourne contre elle et "l'accuse de détournements", se souvient encore émue Odile. Sollicitée, "ma direction estimait que je faisais des vagues, que j'avais tort et qu'il fallait avant tout que le service tourne", analyse Odile, qui a "préféré partir". L'employeur doit-il alors codifier ou interdire les relations ? "Je crois que ça ne sert à rien parce qu'au fond, on a le droit d'être amoureux de qui on veut."

11.02.2026 à 08:04

Sénégal: "Abdoulaye Ba, symbole d'une université en crise"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mercredi 11 février, l'annonce, en Ukraine, d'élections et d'un référendum sur un éventuel accord de paix avec la Russie au printemps prochain. La sidération et la colère, au Sénégal, après les heurts entre étudiants et forces de l’ordre qui ont fait un mort, lundi, dans la principale université de Dakar. La mise au jour d’un réseau pédo-criminel présumé entre la France et le Sénégal, et les remous judiciaires de l’affaire Epstein. Et des polémiques culinaires.
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A la Une de la presse, ce mercredi 11 février, l'annonce, en Ukraine, d'élections et d'un référendum sur un éventuel accord de paix avec la Russie au printemps prochain. La sidération et la colère, au Sénégal, après les heurts entre étudiants et forces de l’ordre qui ont fait un mort, lundi, dans la principale université de Dakar. La mise au jour d’un réseau pédo-criminel présumé entre la France et le Sénégal, et les remous judiciaires de l’affaire Epstein. Et des polémiques culinaires.

11.02.2026 à 08:01

NBA: Wembanyama diabolique avec 40 points face à des Lakers diminués, avant le All-Star Game

FRANCE24
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Face à des locaux privés de leurs vedettes, "Wemby" a écrasé ses adversaires, étalant une supériorité technique et physique rare dès les premières secondes d'un match qui a tourné à la démonstration pour les San Antonio Spurs, vainqueurs 136-108. Le Français a compilé 40 points (13 sur 20 au tir), dont 37 dès la pause (!), 12 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 1 contre en 26 minutes de jeu. "Pas de pitié en effet, on a été assez inconstants contre les équipes moins fortes ou avec des absents, je voulais me prouver quelque chose et prouver à mon équipe, que les grandes équipes ne font pas la différence", a-t-il expliqué en français avec le sourire en conférence de presse, après avoir joué sous les yeux de ses parents. Le panier martyrisé par ses dunks, les passes acrobatiques de ses coéquipiers, la défense adverse transparente et animée d'une intensité de gastéropode: la rencontre a eu un petit goût de All-Star Game, qui aura lieu dimanche dans l'Intuit Dome des Clippers. Premier quart-temps record Après un crochet à San Francisco mercredi pour affronter les Golden State Warriors, Wembanyama reviendra jeudi dans la Cité des Anges, où il pourra profiter d'un peu de temps libre pendant deux jours, avant de remplir ses obligations médiatiques samedi puis de disputer son deuxième match des étoiles, son premier en tant que "titulaire" pour sa 3e saison NBA. Vingt-quatre heures après une défaite contre le Thunder, les Lakers, privés de Luka Doncic (ischio) et Marcus Smart (cheville droite), avaient eux décidé de sacrifier la rencontre en mettant au repos Austin Reaves, LeBron James (pied), et Deandre Ayton (genou). Sans danger, "Wemby" s'est lancé dans une partie de solitaire en débutant le match façon dragster, avec 17 points en un peu plus de 4 minutes, puis 25 points en fin de quart-temps, soit plus que toute l'équipe des Lakers (20), son record sur une période, le plus gros total d'un Spur depuis 30 ans ! Le Français âgé de 22 ans a insisté lors des douze minutes suivantes avec une nouvelle flopée de alley-oops et de dunks imparables derrière ses double-pas de géant (2,24 m), pour atteindre 37 points à la pause, un record en NBA cette saison. "Il ne faut pas lâcher l'accélérateur", a-t-il imagé. Parmi les "cinq meilleurs du monde" Pour l'entraîneur des Lakers JJ Redick, "Wemby" est "l'un des cinq meilleurs joueurs du monde", dont l'impact se ressent "au-delà des statistiques", venant de "sa présence défensive" notamment. Visiblement avide de faire monter le total malgré l'écart (84-55), Wembanyama a beaucoup joué lors du 3e quart-temps, sans trop de réussite cette fois, sauf pour atteindre 40 points grâce à un tir de loin (4/6 à trois points), égalant son meilleur score de la saison. Le tricolore, dont le record est de 50 points marqués, n'est pas revenu sur le parquet lors du 4e quart-temps. Les Spurs continuent leur magnifique exercice 2025-2026 (2es à l'Ouest, 37v-16d), mais ont vu Stephon Castle sortir lors du 2e quart-temps, touché au bassin sur une lourde chute consécutive à un énorme contre en altitude face à Rui Hachimura. Après sa démonstration, Wembanyama doit retrouver Luka Doncic en tant que coéquipier dimanche lors du All-Star Game dans l'équipe "monde", affrontant notamment le "King" LeBron James dans l'une des deux formations composée d'Américains, pour l'inauguration d'un nouveau format de compétition. En début de soirée les Indiana Pacers ont créé la surprise 137 à 134 sur le parquet des New York Knicks après prolongation grâce à 30 points de Pascal Siakam face aux 40 points de Jalen Brunson.
Texte intégral (613 mots)
Face à des locaux privés de leurs vedettes, "Wemby" a écrasé ses adversaires, étalant une supériorité technique et physique rare dès les premières secondes d'un match qui a tourné à la démonstration pour les San Antonio Spurs, vainqueurs 136-108. Le Français a compilé 40 points (13 sur 20 au tir), dont 37 dès la pause (!), 12 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 1 contre en 26 minutes de jeu. "Pas de pitié en effet, on a été assez inconstants contre les équipes moins fortes ou avec des absents, je voulais me prouver quelque chose et prouver à mon équipe, que les grandes équipes ne font pas la différence", a-t-il expliqué en français avec le sourire en conférence de presse, après avoir joué sous les yeux de ses parents. Le panier martyrisé par ses dunks, les passes acrobatiques de ses coéquipiers, la défense adverse transparente et animée d'une intensité de gastéropode: la rencontre a eu un petit goût de All-Star Game, qui aura lieu dimanche dans l'Intuit Dome des Clippers. Premier quart-temps record Après un crochet à San Francisco mercredi pour affronter les Golden State Warriors, Wembanyama reviendra jeudi dans la Cité des Anges, où il pourra profiter d'un peu de temps libre pendant deux jours, avant de remplir ses obligations médiatiques samedi puis de disputer son deuxième match des étoiles, son premier en tant que "titulaire" pour sa 3e saison NBA. Vingt-quatre heures après une défaite contre le Thunder, les Lakers, privés de Luka Doncic (ischio) et Marcus Smart (cheville droite), avaient eux décidé de sacrifier la rencontre en mettant au repos Austin Reaves, LeBron James (pied), et Deandre Ayton (genou). Sans danger, "Wemby" s'est lancé dans une partie de solitaire en débutant le match façon dragster, avec 17 points en un peu plus de 4 minutes, puis 25 points en fin de quart-temps, soit plus que toute l'équipe des Lakers (20), son record sur une période, le plus gros total d'un Spur depuis 30 ans ! Le Français âgé de 22 ans a insisté lors des douze minutes suivantes avec une nouvelle flopée de alley-oops et de dunks imparables derrière ses double-pas de géant (2,24 m), pour atteindre 37 points à la pause, un record en NBA cette saison. "Il ne faut pas lâcher l'accélérateur", a-t-il imagé. Parmi les "cinq meilleurs du monde" Pour l'entraîneur des Lakers JJ Redick, "Wemby" est "l'un des cinq meilleurs joueurs du monde", dont l'impact se ressent "au-delà des statistiques", venant de "sa présence défensive" notamment. Visiblement avide de faire monter le total malgré l'écart (84-55), Wembanyama a beaucoup joué lors du 3e quart-temps, sans trop de réussite cette fois, sauf pour atteindre 40 points grâce à un tir de loin (4/6 à trois points), égalant son meilleur score de la saison. Le tricolore, dont le record est de 50 points marqués, n'est pas revenu sur le parquet lors du 4e quart-temps. Les Spurs continuent leur magnifique exercice 2025-2026 (2es à l'Ouest, 37v-16d), mais ont vu Stephon Castle sortir lors du 2e quart-temps, touché au bassin sur une lourde chute consécutive à un énorme contre en altitude face à Rui Hachimura. Après sa démonstration, Wembanyama doit retrouver Luka Doncic en tant que coéquipier dimanche lors du All-Star Game dans l'équipe "monde", affrontant notamment le "King" LeBron James dans l'une des deux formations composée d'Américains, pour l'inauguration d'un nouveau format de compétition. En début de soirée les Indiana Pacers ont créé la surprise 137 à 134 sur le parquet des New York Knicks après prolongation grâce à 30 points de Pascal Siakam face aux 40 points de Jalen Brunson.
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