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31.03.2026 à 07:59

Mondial-2026: l'Italie en Bosnie pour stopper sa malédiction des barrages

FRANCE24
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En célébrant avec un peu trop d'effusion devant des caméras de télévision la qualification de la Bosnie au détriment du pays de Galles aux tirs au but (1-1, 4 tab à 2) jeudi soir, Federico Dimarco, Sandro Tonali et quelques coéquipiers ont créé la polémique et piqué au vif leurs futurs adversaires et leurs supporters. Il y a sans doute mieux pour préparer l'un des matches les plus importants de l'histoire récente de la Nazionale. Dimarco s'est depuis défendu d'avoir "manqué de respect à la Bosnie et aux Bosniens" et d'avoir fait preuve d'arrogance en considérant les "Zmajevi" ("les Dragons") comme un adversaire plus abordable que les Gallois. Mais le mal est fait: l'Italie, quadruple championne du monde mais absente des deux dernières Coupes du monde, tentera de décrocher son visa pour l'Amérique dans un contexte hostile et une ambiance de feu. Il n'y aura pourtant que 8.800 spectateurs dans le stade Bilino-Polje de Zenica, à 70 km de la capitale Sarajevo. La capacité habituelle de l'enceinte est de 14.000 places, mais la Bosnie est sous le coup d'une sanction de la Fifa pour comportement raciste et discriminatoire de ses supporters durant un match de qualification en novembre dernier contre la Roumanie. "Plus de Totti ni de Del Piero" C'est tout un pays qui sera derrière sa sélection, 66e au classement Fifa et qui vise, grâce à son inusable Edin Dzeko (40 ans) une seconde participation à la Coupe du monde après 2014. "L'Italie ne nous sous-estimera pas, mais elle n'a plus de Totti ni de Del Piero. Elle a de la qualité, mais une qualité différente de l'Italie d'autrefois (...) L'Italie peut beaucoup souffrir contre nous", a prévenu l'attaquant aux 73 buts en 147 sélections. Si l'ambiance s'annonce bouillante, la météo, elle, devrait être hivernale, avec de la neige ces derniers jours et de la pluie annoncée à l'heure du match. Si bien que Gennaro Gattuso a décidé de repousser de 24 heures le départ de son équipe pour la Bosnie, prévu initialement dimanche, le temps d'une dernière répétition sous le soleil de Coverciano, le centre d'entraînement du football italien, près de Florence. Le champion du monde 2006, qui a succédé en juin 2025 à Luciano Spalletti après une déroute à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires, doit tordre le cou aux fantômes de 2018 et 2022 qui ont traumatisé l'Italie et ses tifosi. Privée en barrages, et à chaque fois à domicile, du Mondial russe par la Suède, puis quatre ans plus tard de la Coupe du monde au Qatar par la Macédoine du Nord, la Nazionale a fait, grâce à une victoire sans éclat (2-0) contre la modeste Irlande du Nord jeudi à Bergame, la moitié du chemin. Esposito plutôt que Retegui ? Contre la Bosnie, Gattuso devrait reconduire les vainqueurs des Nord-Irlandais. A moins qu'il ne donne sa chance d'entrée à l'un des rares phénomènes italiens de la Serie A, Francesco Pio Esposito (20 ans), plutôt qu'à Mateo Retegui, décevant jeudi. "Quand on fait ce métier, on veut vivre des soirées comme celle-là, il n’y a rien de plus beau", a insisté en conférence de presse Gattuso. "On affronte une équipe forte sur le plan physique, avec des joueurs de grande qualité, il faudra une Italie courageuse et forte pour venir à bout de cette Bosnie (...) Dans son histoire, la Nazionale a décroché ses plus beaux succès pas forcément en jouant le mieux au football mais en souffrant, en faisant preuve d’orgueil et d’un état d’esprit irréprochable", a-t-il rappelé. Son capitaine Gianluigi Donnarumma en est persuadé: "L'équipe est prête, a affirmé le gardien de but, je l’ai vu dans les yeux de mes coéquipiers à l’entraînement." C'est ce qu'espère toute l'Italie, qui a suivi le dernier match de sa sélection lors d'une Coupe du monde en 2014 au Brésil, terminée dès la phase de poules.

31.03.2026 à 07:49

NBA: Wembanyama flambe avec 41 points contre les Bulls

FRANCE24
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Les Spurs, inarrêtables en cette fin de saison, se sont détachés lors du deuxième quart-temps. Wembanyama n'a pas attendu si longtemps pour briller: il a cumulé 10 points et 10 rebonds, soit un "double-double", en huit minutes et 31 secondes de jeu, un record en NBA. Le Français de 22 ans, candidat déclaré et de plus en plus crédible à la récompense de MVP, a fini la nuit avec une nouvelle démonstration de force, cumulant 41 points, 6 rebonds, 4 passes et 3 contres. Cette saison, il avait inscrit au maximum 40 points, à deux reprises, contre Dallas le 22 octobre puis les Los Angeles Lakers le 10 février. Son record reste de 50 points, la saison dernière. "Ca n'a pas été parfait collectivement et individuellement", a-t-il toutefois déploré. "J'aurais aimé faire mieux, mais ça reste satisfaisant." Wembanyama a affronté le capitaine de l'équipe de France Guerschon Yabusele, auteur de 15 points et 5 rebonds. Yabusele, souvent en défense sur son compatriote, a pu constater ses progrès et sa puissance nouvelle, lui qui a vu "Wemby" lui monter dessus pour un dunk à une main. Profitant de la défense permissive des Bulls, les Spurs n'ont cessé de nourrir de alley-oops leur "alien" de 2,24 m, qui a inscrit un dernier panier irréel, montant au dunk après un double pas de géant débuté derrière la ligne des lancers francs. Stephon Castle a ajouté 21 points, 8 rebonds et 10 passes pour les Spurs. Les Texans, deuxièmes à l'Ouest (57v-18d) continuent ainsi de mettre la pression au classement sur le Thunder d'Oklahoma City (60v-16d), qui s'est fait peur à domicile avec un succès 114-110 après prolongation face aux Detroit Pistons, pourtant très diminués (absences de Cade Cunningham, Jalen Duren, Duncan Robinson, Tobias Harris). Le choc entre les deux leaders de conférence a été plus serré que prévu, obligeant le MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander à sortir le grand jeu avec 47 points. Le Canadien, favori pour être de nouveau élu MVP devant Wembanyama, pensait avoir inscrit le panier de la victoire avant la prolongation, mais les arbitres ont sifflé une faute offensive. Ailleurs en NBA, les Atlanta Hawks ont réussi un joli coup en s'imposant 112-102 face aux Boston Celtics, malgré 29 points, 10 rebonds et 9 passes de Jaylen Brown. LeBron James a lui réussi son troisième triple-double de la saison avec 21 points, 10 rebonds et 12 passes face à Washington, battu 120-101 par les Lakers.

31.03.2026 à 07:44

Déserteurs ukrainiens: Sur la ligne de front, "un huis clos à devenir fou"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mardi 31 mars, les propositions de Volodymyr Zelensky à la Russie. Le président ukrainien se dit prêt à un «cessez-le-feu» pour Pâques et à une «trêve énergétique». L’Ukraine, qui sort à peine de l’hiver le plus rigoureux qu’elle ait connu depuis vingt ans, aggravé par les frappes russes ses installations énergétiques. Un éléphant blanc élu au sénat colombien. Des superfans de Disney adultes. Et la (mauvaise) vie dans les pays machistes.

31.03.2026 à 07:33

Explosions et coupures de courant à Téhéran, Trump menace d'"anéantir" des sites énergétiques iraniens

FRANCE24
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L'agence de presse Fars a évoqué "plusieurs explosions" et des pannes de courant "dans certaines parties" de Téhéran, quand l'agence Tasnim a mentionné des explosions dans l'est et l'ouest de la capitale, ainsi que des perturbations de l'approvisionnement en énergie dans l'est - ensuite résolues, d'après elle. L'armée israélienne avait, peu avant, appelé les habitants d'un quartier résidentiel à rester à l'abri en prévision d'une attaque contre "une infrastructure militaire". Engagé aux côtés de Washington, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait estimé lundi que plus de la moitié de ses objectifs de guerre étaient remplis, sans s'avancer sur un calendrier. Et d'ajouter: "je pense que ce régime va s'effondrer de l'intérieur". Continuant de souffler le chaud et le froid après plus d'un mois d'une guerre qui a ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump a menacé quant à lui lundi l'Iran de s'en prendre à ses sites énergétiques si leurs discussions n'aboutissaient pas "rapidement" et si le détroit d'Ormuz, essentiel au trafic mondial d'hydrocarbures et presque entièrement bloqué par l'Iran, n'était "pas immédiatement" rouvert. Le président américain a évoqué comme cibles l'île de Kharg, haut-lieu du pétrole iranien, mais aussi ses centrales électriques, puits de pétrole, et "peut-être toutes les usines de dessalement" du pays, sur son réseau Truth Social. Dimanche, il avait déjà évoqué une possible opération terrestre pour s'emparer du terminal de Kharg et "prendre le pétrole" iranien. Malgré ces menaces, l'Iran a continué dans la nuit de faire feu au Moyen-Orient, où la guerre a fait des milliers de morts depuis l'attaque américano-israélienne sur l'Iran du 28 février. Un journaliste de l'AFP a entendu au moins 10 explosions au-dessus de Jérusalem, après l'émission d'une alerte aux missiles iraniens par l'armée israélienne. La radio-télévision d'Etat iranienne Irib a, elle, annoncé le tir de missiles en direction d'Israël. A Dubaï, une attaque iranienne a visé un pétrolier sous pavillon koweïtien, selon l'agence du Koweït citant la société pétrolière nationale. L'Al-Salmi "était entièrement chargé", un incendie s'est déclaré à bord et sa coque a été endommagée, a ajouté la même source, sans signaler de blessés. Quatre personnes ont aussi été blessées dans l'émirat par la chute de débris lors d'une interception de la défense aérienne, quand l'Arabie saoudite a dit, elle, avoir intercepté huit missiles balistiques sans préciser leur provenance. "L'Iran respecte le Royaume d'Arabie saoudite", avait assuré plus tôt le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi sur X, "nos opérations visent les agresseurs ennemis qui n'ont aucun respect pour les Arabes ou les Iraniens (...) Il est grand temps d'expulser les forces américaines". "Enormes progrès" Les Bourses asiatiques ont été marquées mardi matin par un regain d'optimisme, dans le sillage d'un article du Wall Street Journal, avant de refluer à nouveau. Le pétrole, lui, restait au-dessus des 100 dollars vers 04H40 GMT. Selon le quotidien américain, Donald Trump aurait dit à ses conseillers être prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit "au-delà de son calendrier de quatre à six semaines". D'après le WSJ, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de cette voie de passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux. En cas d'échec, M. Trump prévoirait de solliciter ses alliés d'Europe et du Golfe pour forcer sa réouverture, ont dit des responsables américains au quotidien. "D'énormes progrès ont été réalisés" dans les discussions "sérieuses" avec l'Iran, a assuré lundi le président américain, sur Truth Social. Son chef de la diplomatie, Marco Rubio, s'est dit optimiste sur la possibilité de pouvoir travailler avec des interlocuteurs - non identifiés - du pouvoir iranien, après "quelques échanges" positifs. Mais à rebours des exigences de Donald Trump, une commission parlementaire iranienne a approuvé lundi un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit, selon des médias d'Etat. Et le texte inclut une "interdiction de passage" pour les Etats-Unis et Israël. A New York, l'ONU tiendra mardi à 14H00 GMT une réunion d'urgence de son Conseil de sécurité après la mort de trois Casques bleus indonésiens de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), des "incidents gravissimes" condamnés "avec la plus grande fermeté" par la France, à l'origine de cette requête. Deux ont été tués lundi dans "une explosion d'origine inconnue" dans le sud du pays. Un autre était mort dimanche après l'explosion d'un projectile d'origine inconnue dans la zone frontalière. Le Liban a été entraîné dans la guerre par une attaque le 2 mars du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Les frappes israéliennes y ont tué plus de 1.200 personnes, et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne a, elle, perdu 10 soldats au total, avec la mort annoncée mardi de quatre de ses militaires dans un même "incident" au Sud-Liban. burx-cg-es-jnd/gmo

31.03.2026 à 07:13

En Iran, les Gardiens de la révolution en pleine campagne de recrutement d'enfants-soldats

Bahar MAKOOI
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Les Gardiens de la révolution ont lancé une campagne officielle en Iran visant à recruter des enfants dès 12 ans pour ce qu’ils appellent la "défense de la patrie". En pleine guerre, les ONG dénoncent des risques mortels et rappellent que l’utilisation de mineurs constitue un crime de guerre selon le droit international.
Texte intégral (896 mots)
Les Gardiens de la révolution ont lancé une campagne officielle en Iran visant à recruter des enfants dès 12 ans pour ce qu’ils appellent la "défense de la patrie". En pleine guerre, les ONG dénoncent des risques mortels et rappellent que l’utilisation de mineurs constitue un crime de guerre selon le droit international.

31.03.2026 à 07:11

Céline Dion officialise son grand retour, avec dix concerts à Paris

FRANCE24
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Pour fêter ses 58 ans, Céline Dion a annoncé lundi soir dans une vidéo et via des messages projetés sur la tour Eiffel, une série de dix concerts en septembre et octobre à Paris, officialisant son retour après six ans loin du public. Dix concerts sont prévus du 12 septembre au 14 octobre, à raison de deux concerts par semaine, les samedis et mercredis.
Texte intégral (896 mots)
Pour fêter ses 58 ans, Céline Dion a annoncé lundi soir dans une vidéo et via des messages projetés sur la tour Eiffel, une série de dix concerts en septembre et octobre à Paris, officialisant son retour après six ans loin du public. Dix concerts sont prévus du 12 septembre au 14 octobre, à raison de deux concerts par semaine, les samedis et mercredis.

31.03.2026 à 07:09

Liban : réunion d'urgence à l'ONU après la mort de trois Casques bleus

FRANCE24
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Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence mardi après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban, zone d'affrontements entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah. La France a demandé la tenue de cette réunion, qui débutera à 10 h (14 h GMT), au moment où Israël a ordonné à son armée d'élargir la "zone de sécurité" au Liban où elle mène des frappes massives et une profonde incursion terrestre.
Lire plus (90 mots)
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence mardi après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban, zone d'affrontements entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah. La France a demandé la tenue de cette réunion, qui débutera à 10 h (14 h GMT), au moment où Israël a ordonné à son armée d'élargir la "zone de sécurité" au Liban où elle mène des frappes massives et une profonde incursion terrestre.

31.03.2026 à 07:06

Guerre au Moyen-Orient : les usines de dessalement, la nouvelle cible

FRANCE24
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Le gouvernement koweïtien a déploré lundi une attaque iranienne contre une usine de dessalement qui génère aussi de l'électricité, où un ressortissant indien a été tué. De son côté, l'armée iranienne a démenti, attribuant l'attaque à Israël. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des installations similaires ont été ciblées : à Bahreïn, une attaque de drone iranienne avait endommagé une usine de dessalement le 8 mars dernier.
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Le gouvernement koweïtien a déploré lundi une attaque iranienne contre une usine de dessalement qui génère aussi de l'électricité, où un ressortissant indien a été tué. De son côté, l'armée iranienne a démenti, attribuant l'attaque à Israël. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des installations similaires ont été ciblées : à Bahreïn, une attaque de drone iranienne avait endommagé une usine de dessalement le 8 mars dernier.

31.03.2026 à 07:06

Football : un Ghana valeureux tombe de justesse face à l'Allemangne

L'Equipe TV
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Le Ghana s’est incliné (2-1) face à l’Allemagne en match amical à Stuttgart. Le Ghana entamera sa Coupe du monde le 18 juin face au Panama, avant d’affronter l’Angleterre et la Croatie.
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Le Ghana s’est incliné (2-1) face à l’Allemagne en match amical à Stuttgart. Le Ghana entamera sa Coupe du monde le 18 juin face au Panama, avant d’affronter l’Angleterre et la Croatie.

31.03.2026 à 07:00

Iran : Donald Trump menace d'"anéantir" l'île de Kharg

FRANCE24
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Le président américain Donald Trump, continue de souffler le chaud et le froid sur la guerre au Moyen-Orient, a menacé lundi l'Iran d'anéantir l'île de Kharg, un site pétrolier essentiel pour l'Iran, si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et si les discussions avec Téhéran, qu'il qualifie de "sérieuses", n'aboutissent pas "rapidement".
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Le président américain Donald Trump, continue de souffler le chaud et le froid sur la guerre au Moyen-Orient, a menacé lundi l'Iran d'anéantir l'île de Kharg, un site pétrolier essentiel pour l'Iran, si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert et si les discussions avec Téhéran, qu'il qualifie de "sérieuses", n'aboutissent pas "rapidement".

31.03.2026 à 06:57

Israël : une loi décriée sur la peine de mort pour les Palestiniens adoptée par le Parlement

FRANCE24
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Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant "la peine de mort pour les terroristes", taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières, l'Autorité palestinienne dénonçant une tentative de "légitimer des exécutions extrajudiciaires". Le Conseil de l'Europe a déploré un "grave recul", une fois la loi adoptée.
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Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant "la peine de mort pour les terroristes", taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières, l'Autorité palestinienne dénonçant une tentative de "légitimer des exécutions extrajudiciaires". Le Conseil de l'Europe a déploré un "grave recul", une fois la loi adoptée.

31.03.2026 à 06:51

Italie: Giorgia Meloni tente de rebondir avec une réforme électorale

FRANCE24
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Elle veut tourner la page en changeant le mode de scrutin, qui pourrait accroître ses chances de rester au pouvoir à l'issue des législatives de 2027. La coalition gouvernementale dispose toujours d'une confortable majorité au parlement, mais le premier véritable revers enregistré depuis son arrivée au pouvoir en 2022 a sapé l'autorité de Giorgia Meloni et déstabilisé ses alliés. "Meloni est en difficulté et montre d'indéniables signes de faiblesse", analyse pour l’AFP Giovanni Orsina, politologue à l'université Luiss de Rome. Les démissions de deux ministres n’ont pas suffi à enrayer les spéculations sur l’avenir du gouvernement. Certains commentateurs estiment que Giorgia Meloni pourrait même être contrainte de provoquer des élections anticipées, même si elle a répété qu’elle irait jusqu'au bout de son mandat. Si elle démissionnait une fois la loi électorale adoptée, elle pourrait déclencher un scrutin en octobre et profiter d’une gauche divisée. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini, chef de la Ligue d’extrême droite membre de sa coalition, a promis lundi que le gouvernement "irait au terme de la législature sans aucun doute ni hésitation", même s’il est lui-même affaibli par une scission au sein de son parti. Forza Italia, le parti de centre droit du vice-Premier ministre Antonio Tajani, moteur du référendum, est lui aussi sous pression. Sollicités, les services de la cheffe du gouvernement ont refusé tout commentaire. Effet boomerang? Une démission de la Première ministre reste "hautement improbable", juge cependant Giovanni Orsina, mais l’enjeu est désormais d’enrayer "l’effet boule de neige" déclenché par la défaite au référendum. La présidente du conseil a besoin d’un nouveau projet pour remobiliser son camp. Mais son parti Fratelli d’Italia (extrême droite) est divisé sur l’opportunité de pousser la réforme électorale, écrivait lundi le commentateur Ilario Lombardo dans le quotidien La Stampa. "D’un côté, ils voient (dans la réforme) le seul moyen d’éviter un déclin potentiellement irréversible", écrit-il. "De l'autre, ils craignent qu'insister sur la loi électorale ne sonne faux dans un moment d’incertitude mondiale, avec la guerre, les prix de l'énergie qui s’envolent, la crise du coût de la vie et un allié à Washington sur lequel on ne peut pas compter". Et même si les partis de la coalition gouvernementale restent en tête dans les sondages, le nouveau mode de scrutin pourrait se transformer en boomerang électoral. Le système actuel attribue des sièges au scrutin majoritaire uninominal à un tour mais aussi à la proportionnelle, à la Chambre des députés comme au Sénat. La réforme ferait passer l’Italie à un système entièrement proportionnel, avec un bonus de sièges dans les deux chambres pour la coalition qui obtiendrait plus de 40% des voix. Une simulation réalisée en février par l’institut de sondage YouTrend a montré que, dans le cadre du système actuel, ni le centre droit ni le centre gauche n’obtiendraient de majorité parlementaire lors des élections de 2027. "Lourde charge" Avec le nouveau système, le centre droit remporterait probablement les sièges bonus. Mais une simulation publiée lundi par le sondeur Nando Pagnoncelli a montré que le centre-gauche pourrait aussi récupérer ces sièges bonus si le bloc de droite venait à perdre le soutien du tout nouveau parti dissident d’extrême droite Futuro Nazionale. La gauche ne fait pas front commun sur les grands dossiers et manque d’un candidat d'union à la tête du gouvernement, mais elle a été revigorée par sa victoire au référendum. Salvatore Vassallo, professeur de Sciences politiques à l’université de Bologne, estime que le principal problème de Giorgia Meloni est sa proximité avec le président américain Donald Trump, considérée aussi par les sondeurs comme un handicap grandissant. Cette relation "risque de devenir un lourd handicap, à la fois en raison de l’embarras suscité par les choix et les méthodes de Trump, et en raison de leur impact potentiellement dévastateur sur l’économie italienne", dit-il à l’AFP.
Texte intégral (714 mots)
Elle veut tourner la page en changeant le mode de scrutin, qui pourrait accroître ses chances de rester au pouvoir à l'issue des législatives de 2027. La coalition gouvernementale dispose toujours d'une confortable majorité au parlement, mais le premier véritable revers enregistré depuis son arrivée au pouvoir en 2022 a sapé l'autorité de Giorgia Meloni et déstabilisé ses alliés. "Meloni est en difficulté et montre d'indéniables signes de faiblesse", analyse pour l’AFP Giovanni Orsina, politologue à l'université Luiss de Rome. Les démissions de deux ministres n’ont pas suffi à enrayer les spéculations sur l’avenir du gouvernement. Certains commentateurs estiment que Giorgia Meloni pourrait même être contrainte de provoquer des élections anticipées, même si elle a répété qu’elle irait jusqu'au bout de son mandat. Si elle démissionnait une fois la loi électorale adoptée, elle pourrait déclencher un scrutin en octobre et profiter d’une gauche divisée. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini, chef de la Ligue d’extrême droite membre de sa coalition, a promis lundi que le gouvernement "irait au terme de la législature sans aucun doute ni hésitation", même s’il est lui-même affaibli par une scission au sein de son parti. Forza Italia, le parti de centre droit du vice-Premier ministre Antonio Tajani, moteur du référendum, est lui aussi sous pression. Sollicités, les services de la cheffe du gouvernement ont refusé tout commentaire. Effet boomerang? Une démission de la Première ministre reste "hautement improbable", juge cependant Giovanni Orsina, mais l’enjeu est désormais d’enrayer "l’effet boule de neige" déclenché par la défaite au référendum. La présidente du conseil a besoin d’un nouveau projet pour remobiliser son camp. Mais son parti Fratelli d’Italia (extrême droite) est divisé sur l’opportunité de pousser la réforme électorale, écrivait lundi le commentateur Ilario Lombardo dans le quotidien La Stampa. "D’un côté, ils voient (dans la réforme) le seul moyen d’éviter un déclin potentiellement irréversible", écrit-il. "De l'autre, ils craignent qu'insister sur la loi électorale ne sonne faux dans un moment d’incertitude mondiale, avec la guerre, les prix de l'énergie qui s’envolent, la crise du coût de la vie et un allié à Washington sur lequel on ne peut pas compter". Et même si les partis de la coalition gouvernementale restent en tête dans les sondages, le nouveau mode de scrutin pourrait se transformer en boomerang électoral. Le système actuel attribue des sièges au scrutin majoritaire uninominal à un tour mais aussi à la proportionnelle, à la Chambre des députés comme au Sénat. La réforme ferait passer l’Italie à un système entièrement proportionnel, avec un bonus de sièges dans les deux chambres pour la coalition qui obtiendrait plus de 40% des voix. Une simulation réalisée en février par l’institut de sondage YouTrend a montré que, dans le cadre du système actuel, ni le centre droit ni le centre gauche n’obtiendraient de majorité parlementaire lors des élections de 2027. "Lourde charge" Avec le nouveau système, le centre droit remporterait probablement les sièges bonus. Mais une simulation publiée lundi par le sondeur Nando Pagnoncelli a montré que le centre-gauche pourrait aussi récupérer ces sièges bonus si le bloc de droite venait à perdre le soutien du tout nouveau parti dissident d’extrême droite Futuro Nazionale. La gauche ne fait pas front commun sur les grands dossiers et manque d’un candidat d'union à la tête du gouvernement, mais elle a été revigorée par sa victoire au référendum. Salvatore Vassallo, professeur de Sciences politiques à l’université de Bologne, estime que le principal problème de Giorgia Meloni est sa proximité avec le président américain Donald Trump, considérée aussi par les sondeurs comme un handicap grandissant. Cette relation "risque de devenir un lourd handicap, à la fois en raison de l’embarras suscité par les choix et les méthodes de Trump, et en raison de leur impact potentiellement dévastateur sur l’économie italienne", dit-il à l’AFP.

31.03.2026 à 05:37

En Inde, quand l'hindouité envahit les nuits festives de la jeunesse

FRANCE24
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Dans la ville nouvelle de Noïda, en lisière sud de la capitale, le ChaiLeela est l'un des nouveaux temples de cette mode. Ce soir-là, des clients serrés en grappes entre les tables de ce café se déhanchent au rythme d'un refrain célébrant le dieu Krishna. "Je me sens rempli d'énergie et tellement vivant", lâche un habitué, Himanshu Gupta, un professionnel de la "tech" âgé de 30 ans. Les paroles qui l'inspirent, ce sont celles des "bhajans", ces chants puisés aux racines de la religion hindoue et destinés à établir un pont spirituel entre les individus et les dieux. Le "bhajan clubbing" - ainsi que le désignent ses adeptes - peut se définir comme la version moderne de cette tradition. Il est devenu un phénomène incontournable à New Delhi, théâtre ce seul mois de mars pas moins de cinq méga-concerts. Celui qui s'est déroulé sur le site du fort historique de Purana Qila a rassemblé quelque 7.000 adeptes dans une ambiance plus proche de la "rave party" que de la cérémonie religieuse. "Droit chemin" "Ces événements sont l'occasion pour nous les jeunes de nous réunir dans une ambiance de dévotion et de spiritualité", dit l'une des participantes, Aishwarya Gupta, le visage grêlé de signes religieux tracés à la peinture. "C'est si bon d'être là", souffle cette physicienne nucléaire de 31 ans. Autour d'elle, la foule s'agite, comme en transe. "C'est un sentiment très reposant", décrit Kumar Shubham, 27 ans et influenceur. "Les jeunes d'aujourd'hui semblent intéressés par d'autres choses que la religion", ajoute Jay Ahuja, un commerçant de 28 ans, "mais ce que vous voyez ici (...) leur montre le droit chemin, c'est un bon moyen d'être en relation avec Dieu". Nombre d'observateurs le relèvent, le phénomène s'inscrit dans l'ère du temps en Inde, où l'identité hindoue et ses valeurs sont revenues en force ces dernières années. Promoteur en chef de cette "hindouité" depuis qu'il a pris les rênes du pays en 2014, le Premier ministre Narendra Modi, 75 ans, a accordé son onction au "bhajan clubbing", résurrection d'une tradition "au coeur de l'âme indienne depuis des décennies". Une tendance, s'est réjoui en janvier le dirigeant ultranationaliste hindou lors d'une adresse radiodiffusée, qui "introduit l'esprit de dévotion dans l'expérience et le mode de vie de la jeunesse". Quand l'un des plus grands stades de Delhi a accueilli plus tôt ce mois-ci un concert géant, il a sans surprise été ouvert par le nouveau chef de l'exécutif de la capitale, Rekha Gupta, un membre éminent du parti de l'homme fort du pays. "Voyage spirituel" "La spiritualité est nécessaire à l'unité de la nouvelle génération", plaide Nikunj Gupta, 26 ans. L'organisateur du festival qui s'est déroulé au pied du fort de Purana Qila souligne qu'il promeut, lui, des événements festifs sans la consommation d'alcool qui y est généralement associée. "Cela leur donne le moyen d'explorer une nouvelle activité, sans aller dans une discothèque ou un club où ils boivent avec amis", insiste-t-il, "nous voulons des jeunes pleins de spiritualité, et non pas pleins de spiritueux..." Loin de se limiter à la seule Inde, le mouvement du "bhajan clubbing" a commencé à se propager au-delà de ses frontières.Notamment au Népal à majorité hindoue où une représentation a réuni plus de 3.000 fervents en février. "L'idée est de promouvoir les +bhajans+ auprès des jeunes", explique son coorganisateur, Abhishek Adhikari, 28 ans. "C'est destiné à tous ceux qui veulent entamer leur voyage spirituel. Les gens adorent, et ça devient de plus en plus populaire". Figure éminente de la mode en Inde, Ratnadeep Lal assure avoir retrouvé dans ce phénomène quelque chose des concerts des stars internationales de la chanson. "Ces événements qui recourent à la musique spirituelle pour instruire et rassembler la future génération en Inde, vraiment j'adore". burs/pa/vgu
Texte intégral (678 mots)
Dans la ville nouvelle de Noïda, en lisière sud de la capitale, le ChaiLeela est l'un des nouveaux temples de cette mode. Ce soir-là, des clients serrés en grappes entre les tables de ce café se déhanchent au rythme d'un refrain célébrant le dieu Krishna. "Je me sens rempli d'énergie et tellement vivant", lâche un habitué, Himanshu Gupta, un professionnel de la "tech" âgé de 30 ans. Les paroles qui l'inspirent, ce sont celles des "bhajans", ces chants puisés aux racines de la religion hindoue et destinés à établir un pont spirituel entre les individus et les dieux. Le "bhajan clubbing" - ainsi que le désignent ses adeptes - peut se définir comme la version moderne de cette tradition. Il est devenu un phénomène incontournable à New Delhi, théâtre ce seul mois de mars pas moins de cinq méga-concerts. Celui qui s'est déroulé sur le site du fort historique de Purana Qila a rassemblé quelque 7.000 adeptes dans une ambiance plus proche de la "rave party" que de la cérémonie religieuse. "Droit chemin" "Ces événements sont l'occasion pour nous les jeunes de nous réunir dans une ambiance de dévotion et de spiritualité", dit l'une des participantes, Aishwarya Gupta, le visage grêlé de signes religieux tracés à la peinture. "C'est si bon d'être là", souffle cette physicienne nucléaire de 31 ans. Autour d'elle, la foule s'agite, comme en transe. "C'est un sentiment très reposant", décrit Kumar Shubham, 27 ans et influenceur. "Les jeunes d'aujourd'hui semblent intéressés par d'autres choses que la religion", ajoute Jay Ahuja, un commerçant de 28 ans, "mais ce que vous voyez ici (...) leur montre le droit chemin, c'est un bon moyen d'être en relation avec Dieu". Nombre d'observateurs le relèvent, le phénomène s'inscrit dans l'ère du temps en Inde, où l'identité hindoue et ses valeurs sont revenues en force ces dernières années. Promoteur en chef de cette "hindouité" depuis qu'il a pris les rênes du pays en 2014, le Premier ministre Narendra Modi, 75 ans, a accordé son onction au "bhajan clubbing", résurrection d'une tradition "au coeur de l'âme indienne depuis des décennies". Une tendance, s'est réjoui en janvier le dirigeant ultranationaliste hindou lors d'une adresse radiodiffusée, qui "introduit l'esprit de dévotion dans l'expérience et le mode de vie de la jeunesse". Quand l'un des plus grands stades de Delhi a accueilli plus tôt ce mois-ci un concert géant, il a sans surprise été ouvert par le nouveau chef de l'exécutif de la capitale, Rekha Gupta, un membre éminent du parti de l'homme fort du pays. "Voyage spirituel" "La spiritualité est nécessaire à l'unité de la nouvelle génération", plaide Nikunj Gupta, 26 ans. L'organisateur du festival qui s'est déroulé au pied du fort de Purana Qila souligne qu'il promeut, lui, des événements festifs sans la consommation d'alcool qui y est généralement associée. "Cela leur donne le moyen d'explorer une nouvelle activité, sans aller dans une discothèque ou un club où ils boivent avec amis", insiste-t-il, "nous voulons des jeunes pleins de spiritualité, et non pas pleins de spiritueux..." Loin de se limiter à la seule Inde, le mouvement du "bhajan clubbing" a commencé à se propager au-delà de ses frontières.Notamment au Népal à majorité hindoue où une représentation a réuni plus de 3.000 fervents en février. "L'idée est de promouvoir les +bhajans+ auprès des jeunes", explique son coorganisateur, Abhishek Adhikari, 28 ans. "C'est destiné à tous ceux qui veulent entamer leur voyage spirituel. Les gens adorent, et ça devient de plus en plus populaire". Figure éminente de la mode en Inde, Ratnadeep Lal assure avoir retrouvé dans ce phénomène quelque chose des concerts des stars internationales de la chanson. "Ces événements qui recourent à la musique spirituelle pour instruire et rassembler la future génération en Inde, vraiment j'adore". burs/pa/vgu

31.03.2026 à 04:58

En direct : l'Iran poursuit ses frappes, quatre soldats israéliens tués dans le sud du Liban

FRANCE 24
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L'Iran a poursuivi ses frappes sur les pays du Golfe, mardi, en dépit des menaces de Donald Trump d'"anéantir" son île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière. L'armée israélienne a annoncé la mort de quatre soldats lors du même "incident" dans le sud du Liban. Suivez notre direct.
Texte intégral (678 mots)
L'Iran a poursuivi ses frappes sur les pays du Golfe, mardi, en dépit des menaces de Donald Trump d'"anéantir" son île de Kharg, point névralgique de son industrie pétrolière. L'armée israélienne a annoncé la mort de quatre soldats lors du même "incident" dans le sud du Liban. Suivez notre direct.

31.03.2026 à 04:43

Sept tonnes de drogue en plein Paris: jugement attendu pour l'ex-chef des stups

FRANCE24
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Dans ce dossier "hors norme" qui a conduit à réformer la lutte anti-drogue en France, le parquet a requis la relaxe du commissaire François Thierry et réclamé 20 ans de prison, peine maximale encourue, contre son ancien "indic" Sophiane Hambli, absent au procès car détenu au Maroc. Une décennie d'enquête, 70 tomes de procédure, près d'un mois d'audience... À partir de cette masse d'éléments, les trois magistrats du tribunal doivent se prononcer sur l'éventuelle responsabilité du policier (58 ans ce mardi), soupçonné d'avoir "favorisé" cet arrivage record au profit de son informateur, un trafiquant chevronné ayant précédemment permis de démanteler des dizaines de réseaux. "On vous reproche d'avoir aidé ou assisté à la commission d'un trafic par les choix que vous avez opérés", a résumé la présidente du tribunal à l'audience. "Piètre image" Tout au long des débats, l'ex-patron de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a défendu la stratégie "Myrmidon" mise en place pendant son mandat (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour ensuite appréhender les têtes de réseau. Pour l'une de ces opérations, le commissaire avait notamment organisé une garde à vue fictive de Sophiane Hambli en 2012. Il a été acquitté pour ces faits en 2024 à Lyon. En 2015, une autre de ces affaires conduit les douanes, sur fond de guerre des services, à découvrir, dans plusieurs fourgonnettes boulevard Exelmans (Paris XVIe), la drogue censée être "surveillée" par la police. "Un naufrage opérationnel", a reconnu l'ex-chef de l'Ocrtis à la barre. "Si on peut estimer que François Thierry a une lourde responsabilité dans le fiasco d'octobre 2015, si j'estime qu'il a donné une assez piètre image de la police et de la lutte contre le trafic de stupéfiants, je ne suis pas convaincu par sa responsabilité pénale", a estimé le procureur dans ses réquisitions. Dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, le parquet avait déjà requis, au terme de l'enquête, un non-lieu concernant le policier. Mais les juges d'instruction l'ont renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic et destruction de preuves. "Diable" Celui qui dirige désormais le service de la transformation numérique (STN) de la police nationale a-t-il manqué à son devoir d'information de l'autorité judiciaire lors de cette "livraison surveillée"? Lui martèle avoir informé le parquet de Perpignan de l'entrée de la drogue sur le territoire et n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". A-t-il négligé la surveillance de la cargaison, arrivée du Maroc via l'Espagne, transférée près de Lyon puis en région parisienne? "Quand mes hommes sur place me disent: +c'est trop dangereux (de surveiller)+, j'ai tendance à les croire!", a lancé le commissaire, avançant également un manque d'effectifs. A-t-il, enfin, franchi "les limites" dans sa relation avec son informateur ? Le policier a nié tout "affect" envers lui et plaidé la nécessité de s'en remettre à des sources sulfureuses pour obtenir des renseignements précieux. "Je comprends que ça pose des questions, ça nous en pose en permanence. Vous avez l'impression de partager votre cuillère avec le diable", a résumé François Thierry. Sophiane Hambli (50 ans) soutient, lui, n'avoir été que le simple "logisticien" d'une opération validée par l'Ocrtis, et non le "commanditaire" d'une livraison dont l'ampleur fait débat: entre 12 et 40 tonnes, 15 ayant été saisies entre Paris, Ancenis (Loire-Atlantique) et la Belgique. Quinze autres prévenus seront fixés mardi dans ce dossier très médiatique qui a inspiré un film et plusieurs livres: le parquet a notamment requis 10 ans de prison contre Hakim Hambli, frère de Sophiane, ou contre "Grincheux", ex-"homme à tout faire" du trafiquant. En outre, l'avocate des douanes a réclamé 33 millions d'euros d'amende douanière à l'encontre de neuf des prévenus.
Texte intégral (664 mots)
Dans ce dossier "hors norme" qui a conduit à réformer la lutte anti-drogue en France, le parquet a requis la relaxe du commissaire François Thierry et réclamé 20 ans de prison, peine maximale encourue, contre son ancien "indic" Sophiane Hambli, absent au procès car détenu au Maroc. Une décennie d'enquête, 70 tomes de procédure, près d'un mois d'audience... À partir de cette masse d'éléments, les trois magistrats du tribunal doivent se prononcer sur l'éventuelle responsabilité du policier (58 ans ce mardi), soupçonné d'avoir "favorisé" cet arrivage record au profit de son informateur, un trafiquant chevronné ayant précédemment permis de démanteler des dizaines de réseaux. "On vous reproche d'avoir aidé ou assisté à la commission d'un trafic par les choix que vous avez opérés", a résumé la présidente du tribunal à l'audience. "Piètre image" Tout au long des débats, l'ex-patron de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a défendu la stratégie "Myrmidon" mise en place pendant son mandat (2010-2016): infiltrer des filières grâce à des "indics", quitte à laisser entrer la drogue sur le territoire, pour ensuite appréhender les têtes de réseau. Pour l'une de ces opérations, le commissaire avait notamment organisé une garde à vue fictive de Sophiane Hambli en 2012. Il a été acquitté pour ces faits en 2024 à Lyon. En 2015, une autre de ces affaires conduit les douanes, sur fond de guerre des services, à découvrir, dans plusieurs fourgonnettes boulevard Exelmans (Paris XVIe), la drogue censée être "surveillée" par la police. "Un naufrage opérationnel", a reconnu l'ex-chef de l'Ocrtis à la barre. "Si on peut estimer que François Thierry a une lourde responsabilité dans le fiasco d'octobre 2015, si j'estime qu'il a donné une assez piètre image de la police et de la lutte contre le trafic de stupéfiants, je ne suis pas convaincu par sa responsabilité pénale", a estimé le procureur dans ses réquisitions. Dans ce dossier dépaysé à Bordeaux, le parquet avait déjà requis, au terme de l'enquête, un non-lieu concernant le policier. Mais les juges d'instruction l'ont renvoyé devant le tribunal pour complicité de trafic et destruction de preuves. "Diable" Celui qui dirige désormais le service de la transformation numérique (STN) de la police nationale a-t-il manqué à son devoir d'information de l'autorité judiciaire lors de cette "livraison surveillée"? Lui martèle avoir informé le parquet de Perpignan de l'entrée de la drogue sur le territoire et n'avoir jamais "voulu dissimuler quoi que ce soit". A-t-il négligé la surveillance de la cargaison, arrivée du Maroc via l'Espagne, transférée près de Lyon puis en région parisienne? "Quand mes hommes sur place me disent: +c'est trop dangereux (de surveiller)+, j'ai tendance à les croire!", a lancé le commissaire, avançant également un manque d'effectifs. A-t-il, enfin, franchi "les limites" dans sa relation avec son informateur ? Le policier a nié tout "affect" envers lui et plaidé la nécessité de s'en remettre à des sources sulfureuses pour obtenir des renseignements précieux. "Je comprends que ça pose des questions, ça nous en pose en permanence. Vous avez l'impression de partager votre cuillère avec le diable", a résumé François Thierry. Sophiane Hambli (50 ans) soutient, lui, n'avoir été que le simple "logisticien" d'une opération validée par l'Ocrtis, et non le "commanditaire" d'une livraison dont l'ampleur fait débat: entre 12 et 40 tonnes, 15 ayant été saisies entre Paris, Ancenis (Loire-Atlantique) et la Belgique. Quinze autres prévenus seront fixés mardi dans ce dossier très médiatique qui a inspiré un film et plusieurs livres: le parquet a notamment requis 10 ans de prison contre Hakim Hambli, frère de Sophiane, ou contre "Grincheux", ex-"homme à tout faire" du trafiquant. En outre, l'avocate des douanes a réclamé 33 millions d'euros d'amende douanière à l'encontre de neuf des prévenus.
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