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27.01.2026 à 23:28

"Désarmer le Hamas et démilitariser Gaza" sont les priorités d'Israël, selon Benjamin Netanyahu

FRANCE 24
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu, mardi, toute reconstruction de la bande de Gaza tant que deux missions n'auront pas été remplies : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels". Le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu, mardi, toute reconstruction de la bande de Gaza tant que deux missions n'auront pas été remplies : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels". Le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.

27.01.2026 à 23:13

Israël va se concentrer sur les tâches de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", dit Netanyahu

FRANCE24
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Ce rapatriement, qui marque la fin du long combat des familles d'otages enlevés à Gaza, était exigé par Israël avant toute avancée dans le cadre du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. M. Netanyahu a aussi exclu toute reconstruction dans le territoire palestinien dévasté tant que ces deux missions n’auront pas été accomplies. "Nous nous concentrons désormais sur l'achèvement des deux tâches restantes: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Comme je l'ai indiqué au président" américain Donald Trump, "cela se fera de manière facile, ou de manière difficile. Mais dans tous les cas, nous y parviendrons", a -t-il ajouté. Le mouvement islamiste palestinien a réaffirmé lundi son "engagement" envers l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur sous pression américaine le 10 octobre. Mais le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël. Après l'instauration de la fragile trêve, la deuxième phase du plan Trump prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale. "J’entends encore, à l’heure actuelle, des affirmations selon lesquelles la reconstruction de Gaza sera autorisée avant la démilitarisation — cela n’arrivera pas", a dit M. Netanyahu. - "Du Jourdain à la mer" - Il a aussi réaffirmé qu'il ne ne permettrait pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza. "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il affirmé, se prévalant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien". La guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a relancé les appels internationaux en faveur d'une solution à deux Etats, au conflit israélo-palestinien. "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il insisté. Israël, a-t-il souligné, "maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée, soit le territoire israélien et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés. Le chef du gouvernement israélien a aussi adressé un message de fermeté à l'Iran, contre lequel Washington laisse planer la menace d'une action militaire après la répression dans le sang d'une vaste mouvement de contestation. "Si l'Iran commet la grave erreur d'attaquer Israël, nous répondrons avec une force que l'Iran n'a encore jamais vue", a-t-il menacé. Les deux pays se sont livrés en 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié israélien en frappant trois sites nucléaires dans la nuit du 21 au 22 juin. Sur le front intérieur israélien, M. Netanyahu, menacé d'élections anticipées s'il ne parvient pas à faire adopter le budget de l'Etat d'ici au 31 mars, a jugé que tenir des élections maintenant serait "une erreur".
Texte intégral (559 mots)
Ce rapatriement, qui marque la fin du long combat des familles d'otages enlevés à Gaza, était exigé par Israël avant toute avancée dans le cadre du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. M. Netanyahu a aussi exclu toute reconstruction dans le territoire palestinien dévasté tant que ces deux missions n’auront pas été accomplies. "Nous nous concentrons désormais sur l'achèvement des deux tâches restantes: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "Comme je l'ai indiqué au président" américain Donald Trump, "cela se fera de manière facile, ou de manière difficile. Mais dans tous les cas, nous y parviendrons", a -t-il ajouté. Le mouvement islamiste palestinien a réaffirmé lundi son "engagement" envers l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur sous pression américaine le 10 octobre. Mais le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël. Après l'instauration de la fragile trêve, la deuxième phase du plan Trump prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne qui contrôle encore environ la moitié de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale. "J’entends encore, à l’heure actuelle, des affirmations selon lesquelles la reconstruction de Gaza sera autorisée avant la démilitarisation — cela n’arrivera pas", a dit M. Netanyahu. - "Du Jourdain à la mer" - Il a aussi réaffirmé qu'il ne ne permettrait pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza. "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il affirmé, se prévalant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien". La guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a relancé les appels internationaux en faveur d'une solution à deux Etats, au conflit israélo-palestinien. "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il insisté. Israël, a-t-il souligné, "maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée, soit le territoire israélien et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés. Le chef du gouvernement israélien a aussi adressé un message de fermeté à l'Iran, contre lequel Washington laisse planer la menace d'une action militaire après la répression dans le sang d'une vaste mouvement de contestation. "Si l'Iran commet la grave erreur d'attaquer Israël, nous répondrons avec une force que l'Iran n'a encore jamais vue", a-t-il menacé. Les deux pays se sont livrés en 2025 une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié israélien en frappant trois sites nucléaires dans la nuit du 21 au 22 juin. Sur le front intérieur israélien, M. Netanyahu, menacé d'élections anticipées s'il ne parvient pas à faire adopter le budget de l'Etat d'ici au 31 mars, a jugé que tenir des élections maintenant serait "une erreur".

27.01.2026 à 23:07

Un juge rouvre une procédure pour agression sexuelle contre Marilyn Manson

FRANCE24
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La plainte, déposée en mai 2021, avait été classée sans suite en décembre en raison de l'ancienneté des faits présumés. Mais la plaignante, Ashley Walters, a invoqué une nouvelle loi prévoyant un délai supplémentaire de deux ans pour examiner les affaires d'agression sexuelle prescrites. Le juge Steve Cochran, qui avait prononcé le classement sans suite, est revenu sur cette décision lors d'une audience lundi. "Je pense que la loi réactive la plainte", a-t-il expliqué, cité par les médias américains. Ashley Walters accuse Marilyn Manson de l'avoir agressée sexuellement et de l'avoir obligée à voyager avec de la drogue lorsqu'elle travaillait pour lui en 2010-2011. Elle affirme également que le chanteur, de son vrai nom Brian Hugh Warner, s'est vanté devant elle de violer des femmes et qu'il lui aurait montré une vidéo dans laquelle il agresse sexuellement une fan mineure. L'avocat de Marilyn Manson, Howard King, a assuré mardi que cette nouvelle plainte n'aboutirait pas. "Bien que Mme Walters ait porté plusieurs accusations maintenant sans objet de harcèlement sur le lieu de travail, elle n'a plus de plainte en cours pour agression sexuelle selon la définition du code pénal, comme l'exige la nouvelle loi, et n'a pas le droit d'en déposer de nouvelle", a-t-il fait valoir dans un communiqué envoyé à l'AFP. "L'indéniable réalité est que M. Warner n'a jamais commis d'agression sexuelle", a-t-il insisté. Ces dernières années, plusieurs femmes, dont l'ex-fiancée du chanteur de 57 ans, Evan Rachel Wood, et l'actrice de "Game of Thrones" Esmé Bianco, ont publiquement accusé Marilyn Manson de viols ou d'agressions sexuelles, qu'il a toujours niés. L'une de ces procédures a été classée sans suite il y a un an pour cause de prescription.
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La plainte, déposée en mai 2021, avait été classée sans suite en décembre en raison de l'ancienneté des faits présumés. Mais la plaignante, Ashley Walters, a invoqué une nouvelle loi prévoyant un délai supplémentaire de deux ans pour examiner les affaires d'agression sexuelle prescrites. Le juge Steve Cochran, qui avait prononcé le classement sans suite, est revenu sur cette décision lors d'une audience lundi. "Je pense que la loi réactive la plainte", a-t-il expliqué, cité par les médias américains. Ashley Walters accuse Marilyn Manson de l'avoir agressée sexuellement et de l'avoir obligée à voyager avec de la drogue lorsqu'elle travaillait pour lui en 2010-2011. Elle affirme également que le chanteur, de son vrai nom Brian Hugh Warner, s'est vanté devant elle de violer des femmes et qu'il lui aurait montré une vidéo dans laquelle il agresse sexuellement une fan mineure. L'avocat de Marilyn Manson, Howard King, a assuré mardi que cette nouvelle plainte n'aboutirait pas. "Bien que Mme Walters ait porté plusieurs accusations maintenant sans objet de harcèlement sur le lieu de travail, elle n'a plus de plainte en cours pour agression sexuelle selon la définition du code pénal, comme l'exige la nouvelle loi, et n'a pas le droit d'en déposer de nouvelle", a-t-il fait valoir dans un communiqué envoyé à l'AFP. "L'indéniable réalité est que M. Warner n'a jamais commis d'agression sexuelle", a-t-il insisté. Ces dernières années, plusieurs femmes, dont l'ex-fiancée du chanteur de 57 ans, Evan Rachel Wood, et l'actrice de "Game of Thrones" Esmé Bianco, ont publiquement accusé Marilyn Manson de viols ou d'agressions sexuelles, qu'il a toujours niés. L'une de ces procédures a été classée sans suite il y a un an pour cause de prescription.

27.01.2026 à 23:03

Ski: le Français Elezi Cannaferina, 3e à Schladming, fonce vers les JO

FRANCE24
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C'est ce qu'on appelle répondre présent le jour J. Avec toute l'insouciance de ses 22 ans, le skieur de Courchevel a réussi un véritable coup de maître en décrochant son premier podium au moment où l'encadrement de l'équipe de France s'arrache les cheveux pour finaliser sa sélection pour les JO (6-22 février). Le camp français avait appris la veille au soir qu'il récupérait un quota olympique supplémentaire, redonnant de l'espoir à plusieurs athlètes initialement écartés, dont Alexis Pinturault, le plus grand palmarès du ski alpin français. Mais, alors qu'ils étaient attendus au tournant pour jouer leur place, Pinturault (25e) et Thibaut Favrot (sorti dans la première manche) sont passés à travers, tout comme Léo Anguenot (23e), déjà assuré de son strapontin pour les Jeux grâce à sa 3e place dans le géant d'Adelboden. Et c'est alors qu'a surgi Alban Elezi Cannaferina qui a, lui, répondu présent et même un peu plus encore lors d'une deuxième manche de feu pour s'inviter avec fracas dans la discussion, voire clore carrément le débat. La décision sera prise mercredi soir après le slalom de Schladming qui pourrait encore rebattre les cartes en cas de grosse performance par exemple de Victor Muffat-Jeandet. Mais le champion du monde juniors du géant en 2023 a mis la barre très haut mardi. "Incroyable pour moi" "C'est incroyable pour moi, c'est une telle expérience de faire mon premier podium ici à Schladming, j'espère que je serai aux Jeux", a réagi le Français, extatique au moment de saluer la foule, dans une ambiance énorme. Si Meillard, impressionnant pour sa neuvième victoire en Coupe du monde, l'a devancé de 90/100 (Braathen finit à 73/100 du Suisse), le jeune Français, huitième de la première manche, a réussi un deuxième acte quasi parfait. Se payant même le luxe, sur une piste bien glacée comme il l'aime, de devancer le meilleur skieur du monde, Marco Odermatt, quatrième. Skieur ultra polyvalent, Elezi Cannaferina est sur une dynamique ascendante et avait déjà marqué les esprits le week-end dernier à Kitzbuehel avec une 12e place en descente et une 14e en Super G. "Dans mes rêves, j'ai toujours voulu faire toutes les disciplines", a expliqué en janvier à Wengen le skieur de Courchevel qui échange beaucoup avec Cyprien Sarrazin pour l'accompagner dans sa trajectoire éclair. "Le chemin que je parcours est ultra rapide, il est ultra clair. Physiquement j'ai énormément travaillé cet été, j'ai passé beaucoup de caps", a ajouté à Wengen celui qui était devenu champion du monde juniors du géant en 2023, douze ans après Alexis Pinturault. Mardi soir, il a sans doute définitivement mis fin aux espoirs de "Pintu" de participer à ces derniers JO en poussant sa propre candidature à la place.
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C'est ce qu'on appelle répondre présent le jour J. Avec toute l'insouciance de ses 22 ans, le skieur de Courchevel a réussi un véritable coup de maître en décrochant son premier podium au moment où l'encadrement de l'équipe de France s'arrache les cheveux pour finaliser sa sélection pour les JO (6-22 février). Le camp français avait appris la veille au soir qu'il récupérait un quota olympique supplémentaire, redonnant de l'espoir à plusieurs athlètes initialement écartés, dont Alexis Pinturault, le plus grand palmarès du ski alpin français. Mais, alors qu'ils étaient attendus au tournant pour jouer leur place, Pinturault (25e) et Thibaut Favrot (sorti dans la première manche) sont passés à travers, tout comme Léo Anguenot (23e), déjà assuré de son strapontin pour les Jeux grâce à sa 3e place dans le géant d'Adelboden. Et c'est alors qu'a surgi Alban Elezi Cannaferina qui a, lui, répondu présent et même un peu plus encore lors d'une deuxième manche de feu pour s'inviter avec fracas dans la discussion, voire clore carrément le débat. La décision sera prise mercredi soir après le slalom de Schladming qui pourrait encore rebattre les cartes en cas de grosse performance par exemple de Victor Muffat-Jeandet. Mais le champion du monde juniors du géant en 2023 a mis la barre très haut mardi. "Incroyable pour moi" "C'est incroyable pour moi, c'est une telle expérience de faire mon premier podium ici à Schladming, j'espère que je serai aux Jeux", a réagi le Français, extatique au moment de saluer la foule, dans une ambiance énorme. Si Meillard, impressionnant pour sa neuvième victoire en Coupe du monde, l'a devancé de 90/100 (Braathen finit à 73/100 du Suisse), le jeune Français, huitième de la première manche, a réussi un deuxième acte quasi parfait. Se payant même le luxe, sur une piste bien glacée comme il l'aime, de devancer le meilleur skieur du monde, Marco Odermatt, quatrième. Skieur ultra polyvalent, Elezi Cannaferina est sur une dynamique ascendante et avait déjà marqué les esprits le week-end dernier à Kitzbuehel avec une 12e place en descente et une 14e en Super G. "Dans mes rêves, j'ai toujours voulu faire toutes les disciplines", a expliqué en janvier à Wengen le skieur de Courchevel qui échange beaucoup avec Cyprien Sarrazin pour l'accompagner dans sa trajectoire éclair. "Le chemin que je parcours est ultra rapide, il est ultra clair. Physiquement j'ai énormément travaillé cet été, j'ai passé beaucoup de caps", a ajouté à Wengen celui qui était devenu champion du monde juniors du géant en 2023, douze ans après Alexis Pinturault. Mardi soir, il a sans doute définitivement mis fin aux espoirs de "Pintu" de participer à ces derniers JO en poussant sa propre candidature à la place.

27.01.2026 à 23:03

Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500

FRANCE24
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Le Dow Jones a reculé de 0,83%, l'indice Nasdaq a gagné 0,83% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,41%, établissant ainsi un nouveau record à 6.978,60 points. "Alors qu'une vague de mauvais temps balaye une grande partie des États-Unis, les investisseurs traversent également une période saisonnière importante pour les marchés", souligne Adam Turnquist, de LPL Financial. Cette semaine, environ 20% des entreprises composant l'indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières. "L'attitude favorable au risque à Wall Street, qui n'hésite pas à augmenter ses expositions, est révélatrice de la conviction des acteurs du marché que les résultats seront supérieurs aux prévisions et augmenteront globalement", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parmi les grands gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors a été porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges. Son titre a pris 8,97% à 86,56 dollars. En revanche, l'avionneur Boeing n'a pas su convaincre les investisseurs, même s'il a enregistré son premier bénéfice net annuel depuis 2018. Son cours a reculé de 1,56%, à 244,56 dollars l'action. Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street. D'autres "événements à risque notables restent au calendrier, notamment la conclusion demain de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed", remarque Adam Turnquist. Un maintien des taux est quasi unanimement attendu mais les investisseurs écouteront avec attention le discours du président de l'institution, Jerome Powell. Celui-ci est sous le feu des critiques de Donald Trump, qui pousse pour des taux bien plus bas. M. Powell a récemment révélé faire l'objet d'une procédure lancée par le ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,24% vers 21H40 GMT, contre 4,21% à la clôture lundi. Côté indicateurs, la confiance des consommateurs plonge en janvier aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, plombée par le coût de la vie, selon le baromètre de référence de l'association professionelle Conference Board. Ailleurs à la cote, les assureurs ont souffert de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d'assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%. UnitedHealth a dévissé de 19,61% à 282,70 dollars, au plus bas depuis l'été. Sa chute explique le recul du Dow Jones, UnitedHealth ayant un poids important dans l'indice historique. L'assureur CVS a chuté de plus de 14% et Humana de plus de 21%. Le réseau social Pinterest (-9,61% à 23,41 dollars) a aussi connu une mauvaise séance mardi, après avoir annoncé son intention de supprimer environ 15% de ses effectifs afin de consacrer davantage de ressources à l'adoption de l'intelligence artificielle (IA).
Texte intégral (513 mots)
Le Dow Jones a reculé de 0,83%, l'indice Nasdaq a gagné 0,83% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,41%, établissant ainsi un nouveau record à 6.978,60 points. "Alors qu'une vague de mauvais temps balaye une grande partie des États-Unis, les investisseurs traversent également une période saisonnière importante pour les marchés", souligne Adam Turnquist, de LPL Financial. Cette semaine, environ 20% des entreprises composant l'indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières. "L'attitude favorable au risque à Wall Street, qui n'hésite pas à augmenter ses expositions, est révélatrice de la conviction des acteurs du marché que les résultats seront supérieurs aux prévisions et augmenteront globalement", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parmi les grands gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors a été porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges. Son titre a pris 8,97% à 86,56 dollars. En revanche, l'avionneur Boeing n'a pas su convaincre les investisseurs, même s'il a enregistré son premier bénéfice net annuel depuis 2018. Son cours a reculé de 1,56%, à 244,56 dollars l'action. Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street. D'autres "événements à risque notables restent au calendrier, notamment la conclusion demain de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed", remarque Adam Turnquist. Un maintien des taux est quasi unanimement attendu mais les investisseurs écouteront avec attention le discours du président de l'institution, Jerome Powell. Celui-ci est sous le feu des critiques de Donald Trump, qui pousse pour des taux bien plus bas. M. Powell a récemment révélé faire l'objet d'une procédure lancée par le ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,24% vers 21H40 GMT, contre 4,21% à la clôture lundi. Côté indicateurs, la confiance des consommateurs plonge en janvier aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, plombée par le coût de la vie, selon le baromètre de référence de l'association professionelle Conference Board. Ailleurs à la cote, les assureurs ont souffert de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d'assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%. UnitedHealth a dévissé de 19,61% à 282,70 dollars, au plus bas depuis l'été. Sa chute explique le recul du Dow Jones, UnitedHealth ayant un poids important dans l'indice historique. L'assureur CVS a chuté de plus de 14% et Humana de plus de 21%. Le réseau social Pinterest (-9,61% à 23,41 dollars) a aussi connu une mauvaise séance mardi, après avoir annoncé son intention de supprimer environ 15% de ses effectifs afin de consacrer davantage de ressources à l'adoption de l'intelligence artificielle (IA).

27.01.2026 à 23:00

Sénégal : décès de l’actrice Halima Gadji à 36 ans, émotion parmi les téléspectateurs

Célia CARACENA
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C'est une disparition qui a profondément choqué au Sénégal : l’actrice Halima Gadji est décédée à l’âge de 36 ans des suite d’un malaise. Révélée au grand public en 2019 par son rôle de Marième Dial dans la série à succès “Maîtresse d’un homme marié”, Halima Gadji a incarné des personnages qui ont marqué les téléspectateurs. Sa disparition a provoqué une véritable onde de choc dans le monde culturel ouest africain. Aminatou Diallo à Dakar nous en dit plus.
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C'est une disparition qui a profondément choqué au Sénégal : l’actrice Halima Gadji est décédée à l’âge de 36 ans des suite d’un malaise. Révélée au grand public en 2019 par son rôle de Marième Dial dans la série à succès “Maîtresse d’un homme marié”, Halima Gadji a incarné des personnages qui ont marqué les téléspectateurs. Sa disparition a provoqué une véritable onde de choc dans le monde culturel ouest africain. Aminatou Diallo à Dakar nous en dit plus.

27.01.2026 à 22:51

Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat

FRANCE24
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Ces dernières années, une série d'études ayant fait la Une de l'actualité ont affirmé que des microplastiques avaient été retrouvés dans l'entièreté du corps humain, ses organes dont le cerveau, ainsi que le sang. Toutefois certaines de ces recherches, en particulier celle affirmant avoir retrouvé l'équivalent d'une cuillère en plastique dans le cerveau de cadavres, ont été vivement critiquées. Pour certains scientifiques, elles seraient faussées par une contamination due à l'omniprésence des matières plastiques dans les laboratoires, et les techniques utilisées par les chercheurs pourraient confondre des tissus humains tels que la graisse cérébrale, avec du plastique. Afin de trancher le débat, 30 scientifiques issus de 20 instituts de recherche à travers le monde ont proposé un nouveau cadre pour la recherche sur les microplastiques, fruit de travaux publiés mardi par la revue Environment & Health. Cette méthode permet aux chercheurs de préciser leur degré de certitude quant au niveau de microplastiques détectés. L'omniprésence des microplastiques dans l'environnement, elle, n'est pas contestée. Il est aussi "très probable" que nous ingérions régulièrement des microplastiques présents dans l'air et les aliments, explique à l'AFP Leon Barron, chercheur à l'Imperial College de Londres. Mais il n'existe pas encore assez de preuves pour affirmer que ces microplastiques sont nocifs pour notre santé, selon l'auteur principal du cadre présenté mardi. Alors que les microplastiques, et a fortiori les nanoplastiques, encore plus petits, sont très difficiles à détecter, certaines recherches ont rapporté en avoir trouvé dans des zones du corps humain où leur présence était la "moins plausible", indique M. Barron. "Scène de crime" Ainsi une étude publiée dans la revue Nature Medicine début 2025 affirmait avoir détecté des particules de plastique relativement grandes dans le cerveau de personnes décédées récemment. Mais cela supposerait qu'elles aient traversé les puissantes défenses de la barrière hémato-encéphalique, qui isole le cerveau, ont objecté, sceptiques, des scientifiques. En février 2025, CNN avait rapporté que la quantité de plastique retrouvée représentait un volume global équivalent à celui d'une cuillère à café. Matthew Campen, professeur à l'université du Nouveau Mexique (Etats-Unis), auteur principal de cette étude, affirme toutefois à l'AFP que "le concept de la cuillère à café était une invention des médias". "Le problème était l'extrapolation d'un seul échantillon du cerveau à l'ensemble de cerveau, ce qui constituait une surestimation significative", a-t-il dit. D'autres études ont été critiquées pour ne pas avoir utilisé de mesures de contrôle qualité permettant d'exclure toute contamination croisée. Sans elles, "impossible de savoir si les plastiques détectés proviennent des tissus eux-mêmes ou des contenants, des produits chimiques, des équipements de laboratoire ou des particules de plastique présentes dans l'air", a déclaré à l'AFP Dušan Materić, chercheur spécialisé dans les microplastiques. Le cadre proposé invite les chercheurs à utiliser des techniques différentes pour rechercher les microplastiques de manière fiable. Pour M. Barron, il ressemble à la méthode utilisée par les scientifiques en médecine légale pour analyser les fibres de tapis retrouvées sur une scène de crime. L'idée est de "mettre tous les laboratoires qui mènent ces travaux sur un pied d'égalité" en leur permettant de préciser leur degré de confiance dans leurs résultats, a-t-il déclaré. Cette idée "commence déjà à faire son chemin", selon lui. Cela implique que les chercheurs fassent preuve de transparence en publiant toutes les données brutes de leurs études, et en adoptant des pratiques de contrôle qualité rigoureuses. "Pour être clair, les microplastiques sont un problème", résume M. Barron. "Toutes les recherches menées jusqu'à présent l'ont été de bonne foi", dit-il, mais pour déterminer si les microplastiques sont nocifs pour notre santé, il convient de s'entendre sur les niveaux retrouvés dans le corps humain. Pour lui, "les scientifiques qui se dénigrent mutuellement dans les médias ne sont pas constructifs".
Texte intégral (686 mots)
Ces dernières années, une série d'études ayant fait la Une de l'actualité ont affirmé que des microplastiques avaient été retrouvés dans l'entièreté du corps humain, ses organes dont le cerveau, ainsi que le sang. Toutefois certaines de ces recherches, en particulier celle affirmant avoir retrouvé l'équivalent d'une cuillère en plastique dans le cerveau de cadavres, ont été vivement critiquées. Pour certains scientifiques, elles seraient faussées par une contamination due à l'omniprésence des matières plastiques dans les laboratoires, et les techniques utilisées par les chercheurs pourraient confondre des tissus humains tels que la graisse cérébrale, avec du plastique. Afin de trancher le débat, 30 scientifiques issus de 20 instituts de recherche à travers le monde ont proposé un nouveau cadre pour la recherche sur les microplastiques, fruit de travaux publiés mardi par la revue Environment & Health. Cette méthode permet aux chercheurs de préciser leur degré de certitude quant au niveau de microplastiques détectés. L'omniprésence des microplastiques dans l'environnement, elle, n'est pas contestée. Il est aussi "très probable" que nous ingérions régulièrement des microplastiques présents dans l'air et les aliments, explique à l'AFP Leon Barron, chercheur à l'Imperial College de Londres. Mais il n'existe pas encore assez de preuves pour affirmer que ces microplastiques sont nocifs pour notre santé, selon l'auteur principal du cadre présenté mardi. Alors que les microplastiques, et a fortiori les nanoplastiques, encore plus petits, sont très difficiles à détecter, certaines recherches ont rapporté en avoir trouvé dans des zones du corps humain où leur présence était la "moins plausible", indique M. Barron. "Scène de crime" Ainsi une étude publiée dans la revue Nature Medicine début 2025 affirmait avoir détecté des particules de plastique relativement grandes dans le cerveau de personnes décédées récemment. Mais cela supposerait qu'elles aient traversé les puissantes défenses de la barrière hémato-encéphalique, qui isole le cerveau, ont objecté, sceptiques, des scientifiques. En février 2025, CNN avait rapporté que la quantité de plastique retrouvée représentait un volume global équivalent à celui d'une cuillère à café. Matthew Campen, professeur à l'université du Nouveau Mexique (Etats-Unis), auteur principal de cette étude, affirme toutefois à l'AFP que "le concept de la cuillère à café était une invention des médias". "Le problème était l'extrapolation d'un seul échantillon du cerveau à l'ensemble de cerveau, ce qui constituait une surestimation significative", a-t-il dit. D'autres études ont été critiquées pour ne pas avoir utilisé de mesures de contrôle qualité permettant d'exclure toute contamination croisée. Sans elles, "impossible de savoir si les plastiques détectés proviennent des tissus eux-mêmes ou des contenants, des produits chimiques, des équipements de laboratoire ou des particules de plastique présentes dans l'air", a déclaré à l'AFP Dušan Materić, chercheur spécialisé dans les microplastiques. Le cadre proposé invite les chercheurs à utiliser des techniques différentes pour rechercher les microplastiques de manière fiable. Pour M. Barron, il ressemble à la méthode utilisée par les scientifiques en médecine légale pour analyser les fibres de tapis retrouvées sur une scène de crime. L'idée est de "mettre tous les laboratoires qui mènent ces travaux sur un pied d'égalité" en leur permettant de préciser leur degré de confiance dans leurs résultats, a-t-il déclaré. Cette idée "commence déjà à faire son chemin", selon lui. Cela implique que les chercheurs fassent preuve de transparence en publiant toutes les données brutes de leurs études, et en adoptant des pratiques de contrôle qualité rigoureuses. "Pour être clair, les microplastiques sont un problème", résume M. Barron. "Toutes les recherches menées jusqu'à présent l'ont été de bonne foi", dit-il, mais pour déterminer si les microplastiques sont nocifs pour notre santé, il convient de s'entendre sur les niveaux retrouvés dans le corps humain. Pour lui, "les scientifiques qui se dénigrent mutuellement dans les médias ne sont pas constructifs".

27.01.2026 à 22:30

Iran : Trump doit-il intervenir ?

Stéphanie ANTOINE
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Le bilan du massacre du régime iranien pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts selon Mai Sato, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, et cela rien que pour les 8 et 9 janvier derniers. C’est dix fois plus que le chiffre communiqué par Téhéran qui évoque 3117 morts. Le décompte des victimes est très difficile notamment parce qu’internet est coupé depuis le 12 janvier dans le pays. Donald Trump avait laissé entendre qu’une intervention militaire était imminente, et s'est félicité ce mardi de l’arrivée du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte près de l'Iran. Téhéran a réagi et mis en garde Washington contre une intervention. Quel est le message de Trump alors qu’une armada est déployée près de l’Iran ? Les États-Unis doivent-ils intervenir militairement ?
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Le bilan du massacre du régime iranien pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts selon Mai Sato, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, et cela rien que pour les 8 et 9 janvier derniers. C’est dix fois plus que le chiffre communiqué par Téhéran qui évoque 3117 morts. Le décompte des victimes est très difficile notamment parce qu’internet est coupé depuis le 12 janvier dans le pays. Donald Trump avait laissé entendre qu’une intervention militaire était imminente, et s'est félicité ce mardi de l’arrivée du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte près de l'Iran. Téhéran a réagi et mis en garde Washington contre une intervention. Quel est le message de Trump alors qu’une armada est déployée près de l’Iran ? Les États-Unis doivent-ils intervenir militairement ?

27.01.2026 à 22:17

A Minneapolis, des habitants "écœurés" par les "mensonges" de l'administration Trump

FRANCE24
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"Quand j'ai vu les images, j'étais dégoûtée", raconte à l'AFP cette Américaine d'origine hispanique, refusant de donner son nom complet par peur de représailles. "Comment le gouvernement peut-il en faire un terroriste intérieur ?", s'indigne cette employée du bâtiment, qui a fabriqué une croix en bois pour le mémorial en hommage de cet infirmier de 37 ans. "Il y a des preuves claires de ce qui s'est passé, ils mentent". Samedi, Alex Pretti est devenu le deuxième habitant de cette ville du Midwest tué par balles par la police de l'immigration en moins de trois semaines. Après la mort début janvier de Renee Good, 37 ans également, une colère sourde couve face à l'empressement de l'administration Trump pour discréditer les deux victimes, dépeints comme "terroristes" contre toute vraisemblance. L'agent qui a tué Renee Good se trouvait sur le côté de la voiture de cette mère de famille lorsqu'elle a démarré, selon plusieurs vidéos. Celles prises lors du décès d'Alex Pretti le montrent en train d'approcher des agents fédéraux avec son téléphone, et non pas une arme comme l'a initialement suggéré l'administration. Même une fois roué de coups au sol, il ne semble pas chercher à s'emparer de son pistolet, pour lequel il avait un permis. Au milieu des fleurs déposées à sa mémoire sur un trottoir de la ville, deux pancartes résument le sentiment des nombreux passants bravant le froid polaire pour lui rendre hommage: "Croyez vos yeux, pas les mensonges", intime l'une ; "Trump est un meurtrier", dénonce l'autre. "Ils n'admettront jamais qu'ils chassent et tuent des gens, tout simplement", peste Fabiola. "Ce sont eux les criminels." "Terroriser les citoyens" "Tout la communauté est vraiment écœurée par tout ça", confie Stephen McLaughlin, venu se recueillir lui aussi. Pour cet ex-procureur à la retraite, les dérives de la militarisation de la lutte contre l'immigration par "un président qui se croit au-dessus des lois" étaient inévitables. "Trump disait déjà en 2016 qu'il pourrait commettre un meurtre sur la 5e Avenue (de New York) et s'en tirer sans conséquence. Ce que nous subissons aujourd'hui n'est que le prolongement logique de ce raisonnement", enrage-t-il. "Le but du gouvernement est de terroriser les citoyens, c'est vraiment effrayant", insiste le sexagénaire. Face à l'indignation suscitée jusque dans son camp par la mort de M. Pretti et la communication hâtive de son administration, Donald Trump semble mettre un peu d'eau dans son vin. Le milliardaire républicain s'est entretenu avec les autorités locales démocrates, et une partie des 3.000 agents fédéraux dépêchés à Minneapolis depuis des semaines devrait bientôt quitter la ville. Le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui faisait polémique avec son manteau long rappelant à certains l'esthétique nazie, est également écarté de Minneapolis. Mais sur place, les habitants remarquent que le président ne désavoue pas les méthodes des deux agences chargées de lutter contre l'immigration - l'ICE et la CBP -, et que l'enquête sur la mort d'Alex Pretti reste pilotée par le ministère de la Sécurité intérieure. "Je n'ai aucune confiance en eux", poursuit M. McLaughlin. "Pour obtenir une enquête indépendante, le peuple doit l'exiger dans la rue." Désabusé lui aussi, Jay Taylor se raccroche au sifflet qu'il porte autour du cou pour signaler la présence d'agents fédéraux. "On va les bouter en dehors de cette ville, on va gagner parce qu'on est du côté de la vérité", espère cet Afro-Américain de 44 ans. Ces récentes tragédies ravivent chez lui le souve0nir du meurtre de George Floyd par un policier au printemps 2020, à Minneapolis. A l'époque, la mort de cet homme noir avait provoqué d'immenses manifestations, mais aussi des émeutes dans cette ville. "Cette fois, ça se passe en hiver, donc il n'y a pas autant de personnes dans la rue", fulmine M. Taylor. "Trump a eu de la chance."
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"Quand j'ai vu les images, j'étais dégoûtée", raconte à l'AFP cette Américaine d'origine hispanique, refusant de donner son nom complet par peur de représailles. "Comment le gouvernement peut-il en faire un terroriste intérieur ?", s'indigne cette employée du bâtiment, qui a fabriqué une croix en bois pour le mémorial en hommage de cet infirmier de 37 ans. "Il y a des preuves claires de ce qui s'est passé, ils mentent". Samedi, Alex Pretti est devenu le deuxième habitant de cette ville du Midwest tué par balles par la police de l'immigration en moins de trois semaines. Après la mort début janvier de Renee Good, 37 ans également, une colère sourde couve face à l'empressement de l'administration Trump pour discréditer les deux victimes, dépeints comme "terroristes" contre toute vraisemblance. L'agent qui a tué Renee Good se trouvait sur le côté de la voiture de cette mère de famille lorsqu'elle a démarré, selon plusieurs vidéos. Celles prises lors du décès d'Alex Pretti le montrent en train d'approcher des agents fédéraux avec son téléphone, et non pas une arme comme l'a initialement suggéré l'administration. Même une fois roué de coups au sol, il ne semble pas chercher à s'emparer de son pistolet, pour lequel il avait un permis. Au milieu des fleurs déposées à sa mémoire sur un trottoir de la ville, deux pancartes résument le sentiment des nombreux passants bravant le froid polaire pour lui rendre hommage: "Croyez vos yeux, pas les mensonges", intime l'une ; "Trump est un meurtrier", dénonce l'autre. "Ils n'admettront jamais qu'ils chassent et tuent des gens, tout simplement", peste Fabiola. "Ce sont eux les criminels." "Terroriser les citoyens" "Tout la communauté est vraiment écœurée par tout ça", confie Stephen McLaughlin, venu se recueillir lui aussi. Pour cet ex-procureur à la retraite, les dérives de la militarisation de la lutte contre l'immigration par "un président qui se croit au-dessus des lois" étaient inévitables. "Trump disait déjà en 2016 qu'il pourrait commettre un meurtre sur la 5e Avenue (de New York) et s'en tirer sans conséquence. Ce que nous subissons aujourd'hui n'est que le prolongement logique de ce raisonnement", enrage-t-il. "Le but du gouvernement est de terroriser les citoyens, c'est vraiment effrayant", insiste le sexagénaire. Face à l'indignation suscitée jusque dans son camp par la mort de M. Pretti et la communication hâtive de son administration, Donald Trump semble mettre un peu d'eau dans son vin. Le milliardaire républicain s'est entretenu avec les autorités locales démocrates, et une partie des 3.000 agents fédéraux dépêchés à Minneapolis depuis des semaines devrait bientôt quitter la ville. Le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui faisait polémique avec son manteau long rappelant à certains l'esthétique nazie, est également écarté de Minneapolis. Mais sur place, les habitants remarquent que le président ne désavoue pas les méthodes des deux agences chargées de lutter contre l'immigration - l'ICE et la CBP -, et que l'enquête sur la mort d'Alex Pretti reste pilotée par le ministère de la Sécurité intérieure. "Je n'ai aucune confiance en eux", poursuit M. McLaughlin. "Pour obtenir une enquête indépendante, le peuple doit l'exiger dans la rue." Désabusé lui aussi, Jay Taylor se raccroche au sifflet qu'il porte autour du cou pour signaler la présence d'agents fédéraux. "On va les bouter en dehors de cette ville, on va gagner parce qu'on est du côté de la vérité", espère cet Afro-Américain de 44 ans. Ces récentes tragédies ravivent chez lui le souve0nir du meurtre de George Floyd par un policier au printemps 2020, à Minneapolis. A l'époque, la mort de cet homme noir avait provoqué d'immenses manifestations, mais aussi des émeutes dans cette ville. "Cette fois, ça se passe en hiver, donc il n'y a pas autant de personnes dans la rue", fulmine M. Taylor. "Trump a eu de la chance."

27.01.2026 à 22:13

"Rafles" d'étrangers: procédure disciplinaire au Conseil d'Etat contre Arno Klarsfeld

FRANCE24
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"Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l'ICE (la police américaine de l'immigration, NDLR) des sortes de grandes rafles un peu partout. Mais en organisant des grandes rafles, c'est-à-dire en essayant d'attraper le plus d'étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices", avait estimé sur CNews le fils des chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfled. Le numéro un de la haute juridiction administrative, qui porte le titre de "vice-président", Didier-Roland Tabuteau, a saisi la commission supérieure de l'institution pour "manquement à la déontologie", a indiqué la source proche du dossier, qui a qualifié cette procédure de "rare". Cette commission est composée du bureau du Conseil d'État - à l’exception du président du contentieux et du vice-président -, de conseillers d’État élus et de trois personnalités qualifiées choisies par le Sénat, l’Assemblée nationale et le président de la République. Arno Klarsfeld encourt une sanction qui peut aller de l'avertissement jusqu'à la radiation, en passant par le blâme et la suspension temporaire du Conseil d'Etat où il siège depuis 2010. L'ancien avocat participait samedi soir à un débat sur la chaîne propriété du conservateur Vincent Bolloré, durant lequel était évoqué le viol d'une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté. "C'est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF" (sous obligation de quitter le territoire français), avait-il fait valoir. "Regardez ce que fait Trump aux Etats-Unis, il le fait, c'est-à-dire il a décidé une politique, une politique dure d'envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs", a-t-il poursuivi. Ses propos ont suscité l'indignation dans la classe politique, notamment à gauche: "La loi du 24 juillet 1881 permettra de condamner sa provocation à la discrimination, la haine et la violence, mais aussi l'apologie du crime", avait estimé le patron du PS Olivier Faure, prévenant qu'il allait saisir la procureure de la République, comme l'avaient déjà indiqué des députés de la France insoumise, comme Thomas Portes notamment. Ce dernier a annoncé qu'il effectuait également une démarche auprès de l'Arcom, le régulateur des médias. "Arno Klarsfeld, descendant de personnes raflées et déportées, appelle en direct à la télévision à la rafle et à la capture d'étrangers présents sur le territoire français. Dans quel état de folie ce pays est-il en train de sombrer ?", a questionné Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis. Face aux critiques, Arno Klarsfeld avait tenté dimanche de se défendre sur X: "Sur le mot +rafle+, il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n'est pas la même chose d'arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s'emparer d'enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés".
Texte intégral (510 mots)
"Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l'ICE (la police américaine de l'immigration, NDLR) des sortes de grandes rafles un peu partout. Mais en organisant des grandes rafles, c'est-à-dire en essayant d'attraper le plus d'étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices", avait estimé sur CNews le fils des chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfled. Le numéro un de la haute juridiction administrative, qui porte le titre de "vice-président", Didier-Roland Tabuteau, a saisi la commission supérieure de l'institution pour "manquement à la déontologie", a indiqué la source proche du dossier, qui a qualifié cette procédure de "rare". Cette commission est composée du bureau du Conseil d'État - à l’exception du président du contentieux et du vice-président -, de conseillers d’État élus et de trois personnalités qualifiées choisies par le Sénat, l’Assemblée nationale et le président de la République. Arno Klarsfeld encourt une sanction qui peut aller de l'avertissement jusqu'à la radiation, en passant par le blâme et la suspension temporaire du Conseil d'Etat où il siège depuis 2010. L'ancien avocat participait samedi soir à un débat sur la chaîne propriété du conservateur Vincent Bolloré, durant lequel était évoqué le viol d'une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté. "C'est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF" (sous obligation de quitter le territoire français), avait-il fait valoir. "Regardez ce que fait Trump aux Etats-Unis, il le fait, c'est-à-dire il a décidé une politique, une politique dure d'envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs", a-t-il poursuivi. Ses propos ont suscité l'indignation dans la classe politique, notamment à gauche: "La loi du 24 juillet 1881 permettra de condamner sa provocation à la discrimination, la haine et la violence, mais aussi l'apologie du crime", avait estimé le patron du PS Olivier Faure, prévenant qu'il allait saisir la procureure de la République, comme l'avaient déjà indiqué des députés de la France insoumise, comme Thomas Portes notamment. Ce dernier a annoncé qu'il effectuait également une démarche auprès de l'Arcom, le régulateur des médias. "Arno Klarsfeld, descendant de personnes raflées et déportées, appelle en direct à la télévision à la rafle et à la capture d'étrangers présents sur le territoire français. Dans quel état de folie ce pays est-il en train de sombrer ?", a questionné Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis. Face aux critiques, Arno Klarsfeld avait tenté dimanche de se défendre sur X: "Sur le mot +rafle+, il suffit de se rapporter au dictionnaire et ce n'est pas la même chose d'arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s'emparer d'enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés".

27.01.2026 à 22:10

L'ex-sénateur Joël Guerriau condamné à 30 mois de prison, dont 18 ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

FRANCE24
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Texte intégral (510 mots)

27.01.2026 à 22:03

Non, des milliards d'euros n'ont pas été détournés sur la vente de Rafale à l'Ukraine

Jules BOITEAU
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Depuis plusieurs jours, la nouvelle circule énormément sur les réseaux sociaux. De hauts responsables et militaires français et ukrainiens auraient détournés 2 milliards d'euros sur la vente de 100 avions de chasse Rafale de Paris à Kiev. Problème : cette vente n'a pas encore eu lieu. Décryptage de cette intox par Jules Boiteau, qui réutilise les modes opératoires de la désinformation russe. 
Texte intégral (510 mots)
Depuis plusieurs jours, la nouvelle circule énormément sur les réseaux sociaux. De hauts responsables et militaires français et ukrainiens auraient détournés 2 milliards d'euros sur la vente de 100 avions de chasse Rafale de Paris à Kiev. Problème : cette vente n'a pas encore eu lieu. Décryptage de cette intox par Jules Boiteau, qui réutilise les modes opératoires de la désinformation russe. 

27.01.2026 à 21:45

Gabriel Attal: chez Renaissance, combien de divisions ?

FRANCE24
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Renaissance organisait mardi soir la "Nuit de la Nouvelle République" au Palais Brongniart à Paris. Une soirée de débats dont la teneur tranchait quelque peu avec leurs intitulés iconoclastes ("Faut-il tout péter pour refonder la France ?", "Ecologie, économie, autorité: tout est foutu ?"). Avec des invités de marque, de Patrick Martin (Medef) et Amir Reza-Tofighi (CPME) à Marylise Léon, ou encore Alain Finkielkraut, un peu bougon de devoir répondre à une question posée par l'animateur de la soirée, une intelligence artificielle baptisée "Nuit", qui ne s'est pas formalisée des remontrances de l'académicien. "Ce n'est pas un meeting politique", a expliqué en ouverture Gabriel Attal. Car "dans la période d'affrontements, de doute que traverse notre pays, je veux y voir une forme de parenthèse, loin du tumulte de la vie politique" car "notre pays a besoin d'apaisement". "Nouvelle République" ? Si le changement de nom n'est pas encore officiel -renvoyé à l'après-municipales-, l'appellation s'affiche déjà au fronton du siège du parti. Cette démarche, l'ancien Premier ministre l'a lancée en septembre à Arras. Lors de cette rentrée du parti, un certain nombre de ténors avaient séché son discours, invoquant malicieusement les Journées du patrimoine, en réalité pour protester contre la tonalité trop émancipée de leur secrétaire général vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Parmi eux, Élisabeth Borne, qui a remis une pièce lundi, expliquant qu'elle ne se rendrait pas au Palais Brongniart. "On peut avoir en tête l'échéance présidentielle mais il ne faut pas perdre de vue qu'il y a avant une échéance municipale. Et je crois que c'est important que notre parti, y compris son secrétaire général, s'implique", a-t-elle lancé, ajoutant qu'un parti devait être "un collectif" et non "un outil d'une communication personnelle". "Je suis secrétaire général de ce parti. Les militants m'ont élu pour ça, et mon objectif c'est d'en faire un véritable parti, de tout refonder. (...) Pour le reste il y a toujours des commentaires", a rétorqué Gabriel Attal mardi sur RMC et BFMTV. "Un après-municipales" "La politique, c'est une incarnation et des idées. Et Gabriel, depuis un an, il apporte l'incarnation qu'on avait avec le président et qu'on n'avait plus depuis. Et le parti n'a jamais autant travaillé", défend une dirigeante. M. Attal et ses équipes mettent régulièrement en avant les nombreuses conventions thématiques organisées depuis un an. D'abord sur les questions régaliennes, un "angle mort de ce qu'a été le macronisme", mais aussi sur l'écologie, l'économie ou encore les retraites. D'autres conventions, sur la santé et l'éducation, livreront leurs conclusions dans les prochaines semaines, qui devraient également voir M. Attal dévoiler des propositions sur les institutions. Le patron de Renaissance a également porté l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, votée lundi à l'Assemblée, sur fond de concurrence avec l’Élysée. "Attal doit montrer ce qu'il veut incarner lui, et ses thèmes. Et ensuite, au niveau du parti, recréer une dynamique sur les propositions, comme il l'a fait sur les retraites", souligne une députée. Faudra-t-il déjà réussir les élections municipales ? Un autre sujet de critiques. "On n’existe nulle part", fulmine une figure du parti, regrettant l'absence de candidat estampillé Renaissance dans la plupart des plus grandes villes. "La stratégie de 2020 consistant à planter le drapeau partout nous a conduit à ne pas avoir d'élu à Paris, Lyon, Marseille, qui étaient quand même des bastions", rétorque un proche de M. Attal, qui vante la stratégie "d'implantation locale" retenue pour 2026. Gabriel Attal peaufine sa candidature présidentielle. Sans pour l'heure se déclarer: le projet avant tout. Mais "il y aura un après-municipales", pronostique un député. "Si c'est le parti d'Attal et de personne d'autre, il y aura un moment de clarification... Sauf s'il s'impose dans les sondages".
Texte intégral (675 mots)
Renaissance organisait mardi soir la "Nuit de la Nouvelle République" au Palais Brongniart à Paris. Une soirée de débats dont la teneur tranchait quelque peu avec leurs intitulés iconoclastes ("Faut-il tout péter pour refonder la France ?", "Ecologie, économie, autorité: tout est foutu ?"). Avec des invités de marque, de Patrick Martin (Medef) et Amir Reza-Tofighi (CPME) à Marylise Léon, ou encore Alain Finkielkraut, un peu bougon de devoir répondre à une question posée par l'animateur de la soirée, une intelligence artificielle baptisée "Nuit", qui ne s'est pas formalisée des remontrances de l'académicien. "Ce n'est pas un meeting politique", a expliqué en ouverture Gabriel Attal. Car "dans la période d'affrontements, de doute que traverse notre pays, je veux y voir une forme de parenthèse, loin du tumulte de la vie politique" car "notre pays a besoin d'apaisement". "Nouvelle République" ? Si le changement de nom n'est pas encore officiel -renvoyé à l'après-municipales-, l'appellation s'affiche déjà au fronton du siège du parti. Cette démarche, l'ancien Premier ministre l'a lancée en septembre à Arras. Lors de cette rentrée du parti, un certain nombre de ténors avaient séché son discours, invoquant malicieusement les Journées du patrimoine, en réalité pour protester contre la tonalité trop émancipée de leur secrétaire général vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Parmi eux, Élisabeth Borne, qui a remis une pièce lundi, expliquant qu'elle ne se rendrait pas au Palais Brongniart. "On peut avoir en tête l'échéance présidentielle mais il ne faut pas perdre de vue qu'il y a avant une échéance municipale. Et je crois que c'est important que notre parti, y compris son secrétaire général, s'implique", a-t-elle lancé, ajoutant qu'un parti devait être "un collectif" et non "un outil d'une communication personnelle". "Je suis secrétaire général de ce parti. Les militants m'ont élu pour ça, et mon objectif c'est d'en faire un véritable parti, de tout refonder. (...) Pour le reste il y a toujours des commentaires", a rétorqué Gabriel Attal mardi sur RMC et BFMTV. "Un après-municipales" "La politique, c'est une incarnation et des idées. Et Gabriel, depuis un an, il apporte l'incarnation qu'on avait avec le président et qu'on n'avait plus depuis. Et le parti n'a jamais autant travaillé", défend une dirigeante. M. Attal et ses équipes mettent régulièrement en avant les nombreuses conventions thématiques organisées depuis un an. D'abord sur les questions régaliennes, un "angle mort de ce qu'a été le macronisme", mais aussi sur l'écologie, l'économie ou encore les retraites. D'autres conventions, sur la santé et l'éducation, livreront leurs conclusions dans les prochaines semaines, qui devraient également voir M. Attal dévoiler des propositions sur les institutions. Le patron de Renaissance a également porté l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, votée lundi à l'Assemblée, sur fond de concurrence avec l’Élysée. "Attal doit montrer ce qu'il veut incarner lui, et ses thèmes. Et ensuite, au niveau du parti, recréer une dynamique sur les propositions, comme il l'a fait sur les retraites", souligne une députée. Faudra-t-il déjà réussir les élections municipales ? Un autre sujet de critiques. "On n’existe nulle part", fulmine une figure du parti, regrettant l'absence de candidat estampillé Renaissance dans la plupart des plus grandes villes. "La stratégie de 2020 consistant à planter le drapeau partout nous a conduit à ne pas avoir d'élu à Paris, Lyon, Marseille, qui étaient quand même des bastions", rétorque un proche de M. Attal, qui vante la stratégie "d'implantation locale" retenue pour 2026. Gabriel Attal peaufine sa candidature présidentielle. Sans pour l'heure se déclarer: le projet avant tout. Mais "il y aura un après-municipales", pronostique un député. "Si c'est le parti d'Attal et de personne d'autre, il y aura un moment de clarification... Sauf s'il s'impose dans les sondages".

27.01.2026 à 21:13

Minuit plus proche que jamais pour l'horloge de l'apocalypse

FRANCE24
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Le Bulletin of the Atomic Scientists l'a réglée à 85 secondes avant minuit, soit quatre secondes de moins qu'il y a un an. Cette annonce intervient un an après le début du second mandat du président américain Donald Trump, au cours duquel il a bouleversé l'ordre mondial, ordonnant des attaques unilatérales et se retirant d'une série d'organisations internationales. La Russie, la Chine, les Etats-Unis et d'autres grands pays sont "devenus de plus en plus agressifs, hostiles et nationalistes", a indiqué ce groupe de scientifiques dans un communiqué annonçant l'avancement de l'horloge, décidé après consultation d'un comité incluant huit lauréats du prix Nobel. "Les accords internationaux obtenus de haute lutte sont en train de s'effondrer, accélérant une compétition entre grandes puissances où le vainqueur remporte tout et sapant la coopération internationale essentielle pour réduire les risques de guerre nucléaire, de changement climatique, d'utilisation abusive des biotechnologies, de menace potentielle de l'intelligence artificielle et d'autres dangers apocalyptiques", ont-ils affirmé. Les experts se sont également inquiétés de la montée des autocraties dans le monde, citant en particulier les Etats-Unis. "Nous constatons avec inquiétude les récentes tragédies survenues dans le Minnesota et l'érosion des droits constitutionnels des citoyens américains", a affirmé Daniel Holz, physicien à l'université de Chicago et membre du Bulletin of Atomic Scientists lors d'une conférence de presse virtuelle. Il faisait référence aux événements des dernières semaines à Minneapolis et à la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux, sur fond de manifestations contre la présence de la police de l'immigration. "L'histoire a montré que lorsque les gouvernements ne rendent plus de comptes à leurs propres citoyens, les conflits et la misère s'ensuivent", a-t-il dit. Le comité a également mis en garde contre les risques accrus d'une course aux armements nucléaires, alors que le traité New Start sur la réduction des armes nucléaires entre les Etats-Unis et la Russie doit expirer la semaine prochaine et que M. Trump fait pression pour mettre en place un système de défense antimissile coûteux, le "Dôme d'or", qui placerait des armes en orbite. Si le traité venait à expirer, "pour la première fois en un demi-siècle, rien ne pourra prévenir une course incontrôlée à l'armement nucléaire", a dit M. Holz. "Technologie prédatrice" Le comité d'experts a aussi souligné les niveaux record d'émissions de dioxyde de carbone, principal facteur du réchauffement climatique. Là aussi, Donald Trump a radicalement inversé la politique américaine en matière de lutte contre le changement climatique. "Nous vivons un Armageddon de l'information – la crise sous-jacente à toutes les crises – alimenté par une technologie prédatrice qui propage les mensonges plus vite que les faits et tire profit de nos divisions", a par ailleurs déclaré Maria Ressa, journaliste d'investigation philippine et lauréate du prix Nobel de la paix en 2021. Parfois nommé horloge de la fin du monde, cet indicateur métaphorique a été créé en 1947 face à la montée du péril nucléaire et l'affrontement entre les deux blocs pendant la Guerre froide. L'année de sa création, l'horloge avait été réglée à minuit moins sept minutes. Depuis, les membres de cette organisation basée à Chicago ont élargi les critères pour inclure, par exemple, les pandémies, la crise climatique ou les campagnes étatiques de désinformation. Le Bulletin of the Atomic Scientists a été fondé en 1945 par Albert Einstein et des scientifiques ayant travaillé sur le projet "Manhattan", qui produisit la première bombe atomique. Le groupe d'experts fixe chaque année la nouvelle heure.
Texte intégral (628 mots)
Le Bulletin of the Atomic Scientists l'a réglée à 85 secondes avant minuit, soit quatre secondes de moins qu'il y a un an. Cette annonce intervient un an après le début du second mandat du président américain Donald Trump, au cours duquel il a bouleversé l'ordre mondial, ordonnant des attaques unilatérales et se retirant d'une série d'organisations internationales. La Russie, la Chine, les Etats-Unis et d'autres grands pays sont "devenus de plus en plus agressifs, hostiles et nationalistes", a indiqué ce groupe de scientifiques dans un communiqué annonçant l'avancement de l'horloge, décidé après consultation d'un comité incluant huit lauréats du prix Nobel. "Les accords internationaux obtenus de haute lutte sont en train de s'effondrer, accélérant une compétition entre grandes puissances où le vainqueur remporte tout et sapant la coopération internationale essentielle pour réduire les risques de guerre nucléaire, de changement climatique, d'utilisation abusive des biotechnologies, de menace potentielle de l'intelligence artificielle et d'autres dangers apocalyptiques", ont-ils affirmé. Les experts se sont également inquiétés de la montée des autocraties dans le monde, citant en particulier les Etats-Unis. "Nous constatons avec inquiétude les récentes tragédies survenues dans le Minnesota et l'érosion des droits constitutionnels des citoyens américains", a affirmé Daniel Holz, physicien à l'université de Chicago et membre du Bulletin of Atomic Scientists lors d'une conférence de presse virtuelle. Il faisait référence aux événements des dernières semaines à Minneapolis et à la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux, sur fond de manifestations contre la présence de la police de l'immigration. "L'histoire a montré que lorsque les gouvernements ne rendent plus de comptes à leurs propres citoyens, les conflits et la misère s'ensuivent", a-t-il dit. Le comité a également mis en garde contre les risques accrus d'une course aux armements nucléaires, alors que le traité New Start sur la réduction des armes nucléaires entre les Etats-Unis et la Russie doit expirer la semaine prochaine et que M. Trump fait pression pour mettre en place un système de défense antimissile coûteux, le "Dôme d'or", qui placerait des armes en orbite. Si le traité venait à expirer, "pour la première fois en un demi-siècle, rien ne pourra prévenir une course incontrôlée à l'armement nucléaire", a dit M. Holz. "Technologie prédatrice" Le comité d'experts a aussi souligné les niveaux record d'émissions de dioxyde de carbone, principal facteur du réchauffement climatique. Là aussi, Donald Trump a radicalement inversé la politique américaine en matière de lutte contre le changement climatique. "Nous vivons un Armageddon de l'information – la crise sous-jacente à toutes les crises – alimenté par une technologie prédatrice qui propage les mensonges plus vite que les faits et tire profit de nos divisions", a par ailleurs déclaré Maria Ressa, journaliste d'investigation philippine et lauréate du prix Nobel de la paix en 2021. Parfois nommé horloge de la fin du monde, cet indicateur métaphorique a été créé en 1947 face à la montée du péril nucléaire et l'affrontement entre les deux blocs pendant la Guerre froide. L'année de sa création, l'horloge avait été réglée à minuit moins sept minutes. Depuis, les membres de cette organisation basée à Chicago ont élargi les critères pour inclure, par exemple, les pandémies, la crise climatique ou les campagnes étatiques de désinformation. Le Bulletin of the Atomic Scientists a été fondé en 1945 par Albert Einstein et des scientifiques ayant travaillé sur le projet "Manhattan", qui produisit la première bombe atomique. Le groupe d'experts fixe chaque année la nouvelle heure.

27.01.2026 à 20:53

Mort d'un streamer en direct en France: mandats d'arrêt requis contre les gérants de Kick

FRANCE24
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La procureure de Paris Laure Beccuau a annoncé mardi demander des mandats d'arrêt contre "les gérants de fait et de droit" de Kick car ces derniers, convoqués par le parquet pour être auditionnés, ne se sont pas présentés. Ces mis en cause se trouvent actuellement en Australie, a précisé une source proche du dossier à l'AFP. La mort de "Jean Pormanove" cet été avait déclenché un vif émoi et soulevé de nombreuses questions sur le contrôle des plateformes de streaming en France. Le vidéaste, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé à l'âge de 46 ans près de Nice lors d'une diffusion en direct le 18 août 2025 sur Kick. Il avait déjà subi plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu'un autre homme, violenté et humilié par deux personnes. Deux enquêtes ont été ouvertes: l'une par le parquet de Nice pour éclaircir les circonstances du décès, et l'autre à Paris pour investiguer sur les pratiques de Kick. Ces deux enquêtes ont connu des avancées majeures mardi. A Nice, deux suspects, les streamers Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, ont été placés en garde à vue. Ils sont interrogés pour violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l'orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d'images de violences. A Paris, le parquet a ouvert une information judiciaire pour réclamer des mandats d'arrêt. La procureure a expliqué avoir convoqué les gérants de la plateforme pour "recueillir leurs observations sur les faits reprochés" ainsi que "sur les mesures de mise en conformité que la société Kick était susceptible d'avoir prises depuis le décès de Jean Pormanove". Mais ces gérants sont restés aux abonnés absents, malgré des "échanges" préalables, une enquête "ouverte au contradictoire" et l'autorisation, pour leurs avocats de "consulter la procédure" les visant. "Flux financiers suspects" C'est le juge d'instruction, désormais en charge des investigations, qui décidera de l'émission ou non des mandats. Ce magistrat instructeur doit notamment "approfondir l'analyse des différents montages et schémas financiers de la société", encore "opaques à ce stade", poursuit le communiqué. Et "clarifier les liens économiques" entre le vidéaste décédé et la plateforme. "Des flux financiers suspects ont été identifiés, permettant de suspecter un financement direct de cette chaîne par la société Kick et ses dirigeants", a souligné le parquet. Précisément, le juge d'instruction est saisi pour "fourniture illicite de plateforme en ligne en bande organisée", "blanchiment d’un crime ou délit en bande organisée", "non-assistance à personne en danger", "non empêchement de crime ou délit contre l’intégrité corporelle" et enfin pour "diffusion d'enregistrement d’image d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne". Sur la question des images, justement, la chaîne "jeanpormanove" n'est plus accessible depuis la France depuis le 22 août. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné en décembre que Kick maintienne cette inaccessibilité, mais s'est prononcé contre le blocage total de la plateforme australienne. Kick avait alors salué une décision qui indique que la plateforme "n'est pas, de manière systémique, porteuse de contenus dommageables et vient reconnaître les mesures déjà déployées" par l'entreprise. Elle avait aussi assuré "son plein engagement à coopérer étroitement avec les autorités françaises".
Texte intégral (604 mots)
La procureure de Paris Laure Beccuau a annoncé mardi demander des mandats d'arrêt contre "les gérants de fait et de droit" de Kick car ces derniers, convoqués par le parquet pour être auditionnés, ne se sont pas présentés. Ces mis en cause se trouvent actuellement en Australie, a précisé une source proche du dossier à l'AFP. La mort de "Jean Pormanove" cet été avait déclenché un vif émoi et soulevé de nombreuses questions sur le contrôle des plateformes de streaming en France. Le vidéaste, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé à l'âge de 46 ans près de Nice lors d'une diffusion en direct le 18 août 2025 sur Kick. Il avait déjà subi plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu'un autre homme, violenté et humilié par deux personnes. Deux enquêtes ont été ouvertes: l'une par le parquet de Nice pour éclaircir les circonstances du décès, et l'autre à Paris pour investiguer sur les pratiques de Kick. Ces deux enquêtes ont connu des avancées majeures mardi. A Nice, deux suspects, les streamers Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, ont été placés en garde à vue. Ils sont interrogés pour violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l'orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d'images de violences. A Paris, le parquet a ouvert une information judiciaire pour réclamer des mandats d'arrêt. La procureure a expliqué avoir convoqué les gérants de la plateforme pour "recueillir leurs observations sur les faits reprochés" ainsi que "sur les mesures de mise en conformité que la société Kick était susceptible d'avoir prises depuis le décès de Jean Pormanove". Mais ces gérants sont restés aux abonnés absents, malgré des "échanges" préalables, une enquête "ouverte au contradictoire" et l'autorisation, pour leurs avocats de "consulter la procédure" les visant. "Flux financiers suspects" C'est le juge d'instruction, désormais en charge des investigations, qui décidera de l'émission ou non des mandats. Ce magistrat instructeur doit notamment "approfondir l'analyse des différents montages et schémas financiers de la société", encore "opaques à ce stade", poursuit le communiqué. Et "clarifier les liens économiques" entre le vidéaste décédé et la plateforme. "Des flux financiers suspects ont été identifiés, permettant de suspecter un financement direct de cette chaîne par la société Kick et ses dirigeants", a souligné le parquet. Précisément, le juge d'instruction est saisi pour "fourniture illicite de plateforme en ligne en bande organisée", "blanchiment d’un crime ou délit en bande organisée", "non-assistance à personne en danger", "non empêchement de crime ou délit contre l’intégrité corporelle" et enfin pour "diffusion d'enregistrement d’image d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne". Sur la question des images, justement, la chaîne "jeanpormanove" n'est plus accessible depuis la France depuis le 22 août. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné en décembre que Kick maintienne cette inaccessibilité, mais s'est prononcé contre le blocage total de la plateforme australienne. Kick avait alors salué une décision qui indique que la plateforme "n'est pas, de manière systémique, porteuse de contenus dommageables et vient reconnaître les mesures déjà déployées" par l'entreprise. Elle avait aussi assuré "son plein engagement à coopérer étroitement avec les autorités françaises".
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