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12.02.2026 à 23:25

Coupe du Roi: l'Atlético Madrid foudroie le Barça et fait un grand pas vers la finale

FRANCE24
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Il faut deux grandes équipes pour voir un grand match, dit l'adage. Et il n'y en a eu qu'une seule, jeudi soir, sur la pelouse du Metropolitano, où l'Atlético a exposé au grand jour les failles d'une défense barcelonaise à l'agonie. Ce n'est pas la première fois que le champion d'Espagne en titre prend totalement l'eau dans un grand match (comme à Chelsea, 3-0). Mais l'humiliation fut totale pour les Catalans, foudroyés par l'intensité des Colchoneros, portés par leur nouveau trident offensif Lookman-Griezmann-Alvarez. Privés de leur métronome Pedri et de leur leader d'attaque Raphinha, les hommes d'Hansi Flick - pas aidés par une pelouse en piteux état - n'ont tout simplement pas vu le jour, malgré une réaction timide en seconde période. Griezmann décisif, Alvarez libéré Leur supplice a débuté très tôt, lorsque le gardien blaugrana Joan Garcia, impérial depuis le début de saison, s'est complètement troué et a laissé une passe en retrait anodine d'Eric Garcia franchir sa ligne (7e, 1-0), récompensant sur le coup l'entame électrique des Rojiblancos. Distancés en championnat, à 13 points de leur adversaire du soir, les hommes de Diego Simeone ont défendu avec courage et joué tous les coups à 200%, à l'image de cette relance supersonique du portier Juan Musso pour lancer la recrue nigériane Ademola Lookman, à l'origine du deuxième but inscrit par Antoine Griezmann (14e, 2-0). La cinquième réalisation dans la compétition de l'attaquant français de 34 ans. Côté barcelonais, le jeune Fermin Lopez a eu l'opportunité de tout relancer mais sa volée a échoué sur la barre (20e), et il a fallu un sauvetage de Jules Koundé pour priver l'Atlético d'un troisième but (23e). Ce dernier a fini par arriver quand même, des pieds de l'inévitable Lookman (33e, 3-0), à la conclusion d'un superbe mouvement initié par Griezmann, encore épatant dans sa justesse technique. La défense blaugrana, en souffrance sur chaque accélération adverse, a ensuite été prise de vitesse une nouvelle fois, alors qu'Hansi Flick a lancé dès la 37e minute son buteur Robert Lewandowski pour tenter de revenir dans la partie. En pleine crise de confiance, l'Argentin Julian Alvarez, encore bien servi par Lookman, est ainsi venu enfoncer le clou juste avant la mi-temps et mettre fin à une disette de onze rencontres sans marquer d'une frappe puissante du droit (45e+3, 4-0). Le jeune défenseur barcelonais Pau Cubarsi a cru relancer un peu le suspense à la suite d'un coup franc de Lamine Yamal mal dégagé par la défense rojiblanca (52e), mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu de Lewandowski. Son compère Eric Garcia, déjà chanceux d'être encore sur le terrain, a laissé ses coéquipiers terminer la rencontre à dix après un carton rouge logique pour une semelle sur Alex Baena (85e). La fin d'une soirée cauchemardesque, venue rappeler la fragilité actuelle d'un Barça désormais contraint à l'exploit pour espérer conserver ses chances de reproduire le triplé (Liga, Supercoupe d'Espagne, Coupe du Roi) de la saison passée.

12.02.2026 à 22:59

Le secret de la dextérité des éléphants ? Leurs moustaches

FRANCE24
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L'étude détaille comment les propriétés uniques des poils qui couvrent les trompes des éléphants leur permettent une dextérité hors du commun. Les éléphants naissent avec environ 1.000 vibrisses, ces organes sensoriels que l'on appelle plus communément moustaches, détaille à l'AFP le principal auteur de l'étude, Andrew Schulz. La plupart de ces poils sont ancrés dans les rides de la trompe et agissent comme des antennes, aidant les animaux à appréhender leur environnement. Une équipe regroupant ingénieurs, neuroscientifiques et autres scientifiques spécialisés, a analysé la géométrie, la porosité et les propriétés de ces vibrisses, s'attendant à trouver des résultats semblables à celles des souris et des rats: une structure circulaire, solide et rigide de bout en bout. Mais les chercheurs ont trouvé à la place que les vibrisses des éléphants ressemblent plutôt à des lames, avec une structure poreuse similaire à celle des cornes de mouton qui les aide à absorber les chocs lorsqu'ils mangent. Autre différence, note Andrew Schulz: la structure atypique de ces poils, qui permet d'amplifier le sens du toucher. "Je pense que la découverte la plus incroyable que nous ayons faite, c'est que ces poils ont une base très, très rigide qui se transforme ensuite en une extrémité très, très souple", explique le chercheur de l'Institut Max-Planck pour les systèmes intelligents basé à Stuttgart, en Allemagne. Ces moustaches évoluent de sorte qu'elles ne se cassent pas car, contrairement à la plupart des mammifères dotés de vibrisses, celles des éléphants ne repoussent pas, souligne le chercheur. Aider la technologie Chez les autres animaux, les vibrisses sont souvent moins sensibles que chez les éléphants. Les moustaches d'un rat, par exemple, captent les vibrations, mais de manière beaucoup moins précise. Contrairement à celles des chats, dont la structure se rapproche plus de celles des éléphants, et permettent donc plus de sensibilité, selon Andrew Schulz. La structure des vibrisses chez l'éléphant, d'abord rigide puis souple, l'aide à différencier des objets lorsqu'il cherche sa nourriture et lorsqu'il mange, son activité principale. D'autres recherches sur les éléphants montrent qu'ils utilisent leur trompe pour établir un contact social. "Ils utilisent l'extérieur de leur trompe, c'est-à-dire les parties recouvertes de vibrisses", souligne M. Schulz. Caitlin O'Connell-Rodwell, une chercheuse en écologie comportementale et experte des éléphants, qui a dédié ses travaux à leur façon d'échanger et mis en évidence leur communication sismo-accoustique, a qualifié ces trouvailles de "fascinantes". "C'est vraiment passionnant pour moi de voir une nouvelle confirmation de la sensibilité de leur trompe", déclare-t-elle à l'AFP. Ces résultats peuvent aider de futures recherches sur le comportement des éléphants, souligne-t-elle, estimant que "cela leur permet non seulement d'atteindre plus facilement les fruits ou les gousses dans les arbres" mais pourrait aussi "avoir des implications en matière de communication". Leurs moustaches pourraient également inspirer la technologie, et notamment la robotique, souligne Andrew Schulz. On retrouve leur structure - rigide à la base, souple à l'extrémité - "partout en biologie", ajoute le chercheur, notamment au niveau des ligaments croisés antérieurs. Une meilleure compréhension de ces structures pourrait, par exemple, améliorer les technologies de réparation.

12.02.2026 à 22:57

Wall Street a fini en nette baisse avant l'inflation américaine, le Nasdaq a perdu 2%

FRANCE24
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Le Dow Jones a perdu 1,34%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 2,03% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 1,57%. La place américaine avait pourtant démarré la séance dans le vert. "Au cours des deux derniers jours, les actions ont progressé à l'ouverture, avant de baisser lourdement, les espoirs déçus en matière d'intelligence artificielle (IA) coïncidant avec des rapports économiques peu encourageants", souligne Jose Torres, d'Interactive Brokers. Dernier indicateur en date accueilli par le marché, les ventes de logements anciens ont reculé en janvier aux Etats-Unis alors même que le pouvoir d'achat des acquéreurs s'est amélioré, d'après le rapport mensuel de la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR). La veille, le rapport officiel sur le marché du travail américain avait surpris le marché, avec plus d'emplois créés qu'attendu en janvier, et un taux de chômage plus faible. Mais ce même rapport avait fait état d'un emploi morose sur toute l'année 2025. Cette faiblesse sur le plan des données associée à des commentaires de responsables de la Réserve fédérale (Fed) appelant à un maintien des taux "n'est pas prometteuse pour les bénéfices" et plombe les cours, assure auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial. Selon lui, "cette année, l'inflation va s'avérer bien plus importante que la croissance ou l'emploi pour la Fed". En conséquence, la publication de l'indice des prix à la consommation (CPI) du mois de janvier sera particulièrement scrutée vendredi. Jeudi, le marché a aussi été miné par de nouvelles ventes des valeurs technologiques. Nvidia a cédé 1,61%, Apple 5% et Meta 2,82%. Christopher Low note "des prises de bénéfices après une hausse spectaculaire du secteur l'année dernière". Le marché reste aussi à cran face aux immenses dépenses dédiées au développement de l'IA et aux enjeux pour certains modèles d'affaires, en particulier des développeurs de logiciels. Sur le marché obligataire, après s'être tendu jusqu'à 4,20% la veille, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain reprenait son souffle. Il s'établissait à 4,10% vers 21H20 GMT, contre 4,17% à la clôture mercredi. Côté entreprises, le groupe américain de restauration rapide McDonald's (+2,74% à 332,08 dollars) a profité de l'accélération de son activité au quatrième trimestre, en particulier aux Etats-Unis. Le groupe a aussi annoncé qu'il prévoyait d'ouvrir davantage de restaurants cette année. Le chiffre d'affaires a progressé de 9,7% sur un an, à 7 milliards de dollars, selon un communiqué publié mercredi, contre 6,9 milliards estimés par les analystes. Le fabricant de sabots en caoutchouc Crocs (+19,01% à 98,46 dollars) s'est envolé après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes pour le dernier trimestre. Ses prévisions pour le trimestre en cours ont aussi positivement surpris les analystes. Restaurant Brands International, qui chapeaute Burger King, a reculé de 6,15% à 66,35 dollars. D'octobre à décembre 2025, l'entreprise a fait un peu mieux qu'attendu, mais la hausse du coût des matières premières, en particulier du boeuf, a fait fondre son bénéfice.

12.02.2026 à 22:49

Incendies de Los Angeles: la Californie ouvre une enquête sur le manque d'alerte dans les quartiers afro-américains

FRANCE24
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Cette investigation concerne la ville d'Altadena, banlieue métissée où le Eaton Fire a fait 19 morts en janvier 2025. La colère y reste vive dans la partie ouest de la cité, repaire historique de la population noire, car les ordres d'évacuation y ont été émis avec plusieurs heures de retard par rapport à la partie est, à majorité blanche. "Mon bureau va enquêter pour déterminer s'il y a eu des discriminations fondées sur la race, l'âge ou le handicap dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena, où au moins 19 personnes ont perdu la vie", a annoncé le procureur Rob Bonta, dans un communiqué. "Plus précisément, nous vérifierons si les systèmes et structures en place ont contribué à retarder l'avis d'évacuation du comté et à d'éventuelles disparités dans l'intervention des secours dans l'ouest d'Altadena", a ajouté le magistrat démocrate. "Nous savons que les avertissements d'évacuation pour le quartier historiquement noir de l'ouest d'Altadena sont arrivés plusieurs heures après l'envoi des mêmes avertissements au reste d'Altadena", a-t-il souligné, en estimant que les habitants de la zone "méritent des réponses à leurs questions". Les incendies de Los Angeles ont fait 31 morts au total et détruit des milliers d'habitations et commerces. Outre la ville d'Altadena, ils ont également ravagé le quartier huppé de Pacific Palisades, où résident de nombreuses célébrités, et une partie de la ville côtière de Malibu. Plus d'un an après cette catastrophe, le ressentiment envers les autorités y reste puissant, car les secours ont été handicapés par de multiples dysfonctionnements. Un peu partout, certains habitants se sont plaints de retards dans l'intervention des secours. Et dans le quartier de Pacific Palisades, de nombreuses bouches d'incendies ont rapidement été asséchées, car le réservoir qui les alimentait était largement vide, à cause de travaux. La maire de Los Angeles, Karen Bass, a également été vivement critiquée pour avoir approuvé des coupes dans le budget des pompiers de Los Angeles, quelques mois avant ces incendies.

12.02.2026 à 22:21

Trump menace l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il refuse un accord sur le nucléaire

FRANCE 24
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Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.
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Donald Trump a menacé, jeudi, l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a quant à lui exprimé un "certain scepticisme" quant aux chances de conclure ledit accord.

12.02.2026 à 22:11

Mineurs séquestrés par un réseau de drogue: jusqu'à 18 ans de prison

FRANCE24
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En janvier 2022, deux adolescents en fugue, âgés à l'époque de 16 ans et originaires de deux communes rurales des Bouches-du-Rhône, s'étaient fait recruter par un réseau de Frais Vallon, cité des quartiers nord de Marseille. Contraints de travailler gratuitement au prétexte d'une dette imaginaire, quatre jours durant ils avaient été séquestrés, frappés à coups de pied, de poing, de bâtons. Obligés de danser nus, une des victimes dit avoir subi une tentative de viol et un viol commis avec un bâton. Leurs tortionnaires : six hommes dont deux frères de 24 et 25 ans, considérés comme les gérants du point de deal. Ces derniers ont été condamnés à 18 ans de réclusion par la cour d'assises, qui a suivi les réquisitions de l’avocat général. La cour a infligé 16 ans de prison à un accusé que la victime avait décrit comme "le plus violent". Les juges ont en revanche accordé une sorte de "prime à l’aveu" en condamnant un accusé surnommé "Souris" à 14 ans de réclusion, en deça des 16 ans requis tandis qu'un "geôlier" a été lui condamné à 12 ans de réclusion. Tous les deux avaient finalement partiellement reconnu les faits lors des débats après avoir nié durant l'instruction. Les six hommes avaient été identifiés sur des planches photographiques présentées à Kevin (prénom modifié), la victime la plus rudement atteinte, puis lors de parades d'identification. Dans son réquisitoire, l'avocat général avait dénoncé "la sauvagerie" et les "méthodes d'asservissement" pratiquées par les réseaux à l'encontre des "jobbeurs" (petites mains des trafics). "Pour se procurer une main d'œuvre qui ne coûte strictement rien, on leur invente un carottage dans le produit ou un trou imaginaire dans la comptabilité afin de les faire travailler gratuitement", expliquait-il. "Salle de tortures" Plus tôt jeudi, la défense a plaidé un acquittement des principaux accusés, dénonçant un dossier uniquement construit autour des déclarations d'une victime. Lors de sa plaidoirie, Me Karim Bouguessa, qui représente un des deux frères, a déploré "une justice qui ne veut plus réprimer des faits mais adresser des messages d'exemples". "Ne laissez pas la parole d'un homme briser la vie d'autres hommes", a-t-il lancé. Son client a été désigné par la victime comme "celui qui lui a fait les pires choses". Défenseur de l'accusé désigné par la victime comme étant le chef, Me Frédéric Coffano a appelé la cour d'assises spécialement composée à "ne pas prendre les déclarations de ce jeune homme pour argent comptant". "Il fait erreur", a-t-il plaidé, pointant des failles de l'instruction. "On requiert 18 ans mais est-ce qu'ils nous disent la vérité, ces deux mineurs qui fuguent et vont travailler dans le trafic de stupéfiants ?" Me Nicolas Lemoine, avocat du seul accusé comparaissant libre, a pointé l'absence de son ADN dans la cave où la victime avait été frappée. La cour l’a condamné à six ans de prison, le jeune homme ayant une crise d'angoisse à l’énoncé du verdict nécessitant l’intervention des pompiers. Lors du procès à Aix-en-Provence, en visio-conférence depuis une prison où il est détenu pour violences, Kevin avait raconté comment avec son camarade, ils avaient vainement tenté d'alerter la police en distribuant des petits mots aux consommateurs qu'ils servaient en stupéfiants: "Bonjour, séquestrés par le réseau. SVP appelle la police. Ils nous oblige (sic) à vendre gratuit, on a 13 ans, ils nous ont tabassés avec des barres. On a besoin d'aide". Au bout de quatre jours d'exploitation forcée, les deux victimes avaient sauté du troisième étage d'une tour pour échapper à leurs tortionnaires. Immobilisé par une fracture ouverte à la jambe, Kevin avait été traîné pour subir trois à quatre heures de calvaire dans une cave, le repaire de l'équipe - "véritables salle de tortures" selon l'accusation.
Texte intégral (670 mots)
En janvier 2022, deux adolescents en fugue, âgés à l'époque de 16 ans et originaires de deux communes rurales des Bouches-du-Rhône, s'étaient fait recruter par un réseau de Frais Vallon, cité des quartiers nord de Marseille. Contraints de travailler gratuitement au prétexte d'une dette imaginaire, quatre jours durant ils avaient été séquestrés, frappés à coups de pied, de poing, de bâtons. Obligés de danser nus, une des victimes dit avoir subi une tentative de viol et un viol commis avec un bâton. Leurs tortionnaires : six hommes dont deux frères de 24 et 25 ans, considérés comme les gérants du point de deal. Ces derniers ont été condamnés à 18 ans de réclusion par la cour d'assises, qui a suivi les réquisitions de l’avocat général. La cour a infligé 16 ans de prison à un accusé que la victime avait décrit comme "le plus violent". Les juges ont en revanche accordé une sorte de "prime à l’aveu" en condamnant un accusé surnommé "Souris" à 14 ans de réclusion, en deça des 16 ans requis tandis qu'un "geôlier" a été lui condamné à 12 ans de réclusion. Tous les deux avaient finalement partiellement reconnu les faits lors des débats après avoir nié durant l'instruction. Les six hommes avaient été identifiés sur des planches photographiques présentées à Kevin (prénom modifié), la victime la plus rudement atteinte, puis lors de parades d'identification. Dans son réquisitoire, l'avocat général avait dénoncé "la sauvagerie" et les "méthodes d'asservissement" pratiquées par les réseaux à l'encontre des "jobbeurs" (petites mains des trafics). "Pour se procurer une main d'œuvre qui ne coûte strictement rien, on leur invente un carottage dans le produit ou un trou imaginaire dans la comptabilité afin de les faire travailler gratuitement", expliquait-il. "Salle de tortures" Plus tôt jeudi, la défense a plaidé un acquittement des principaux accusés, dénonçant un dossier uniquement construit autour des déclarations d'une victime. Lors de sa plaidoirie, Me Karim Bouguessa, qui représente un des deux frères, a déploré "une justice qui ne veut plus réprimer des faits mais adresser des messages d'exemples". "Ne laissez pas la parole d'un homme briser la vie d'autres hommes", a-t-il lancé. Son client a été désigné par la victime comme "celui qui lui a fait les pires choses". Défenseur de l'accusé désigné par la victime comme étant le chef, Me Frédéric Coffano a appelé la cour d'assises spécialement composée à "ne pas prendre les déclarations de ce jeune homme pour argent comptant". "Il fait erreur", a-t-il plaidé, pointant des failles de l'instruction. "On requiert 18 ans mais est-ce qu'ils nous disent la vérité, ces deux mineurs qui fuguent et vont travailler dans le trafic de stupéfiants ?" Me Nicolas Lemoine, avocat du seul accusé comparaissant libre, a pointé l'absence de son ADN dans la cave où la victime avait été frappée. La cour l’a condamné à six ans de prison, le jeune homme ayant une crise d'angoisse à l’énoncé du verdict nécessitant l’intervention des pompiers. Lors du procès à Aix-en-Provence, en visio-conférence depuis une prison où il est détenu pour violences, Kevin avait raconté comment avec son camarade, ils avaient vainement tenté d'alerter la police en distribuant des petits mots aux consommateurs qu'ils servaient en stupéfiants: "Bonjour, séquestrés par le réseau. SVP appelle la police. Ils nous oblige (sic) à vendre gratuit, on a 13 ans, ils nous ont tabassés avec des barres. On a besoin d'aide". Au bout de quatre jours d'exploitation forcée, les deux victimes avaient sauté du troisième étage d'une tour pour échapper à leurs tortionnaires. Immobilisé par une fracture ouverte à la jambe, Kevin avait été traîné pour subir trois à quatre heures de calvaire dans une cave, le repaire de l'équipe - "véritables salle de tortures" selon l'accusation.

12.02.2026 à 21:56

"Israël, ennemi commun de l’humanité" : itinéraire d'une citation prêtée à tort à Francesca Albanese

Jules BOITEAU
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La France exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens après ses propos lors d'un forum à Doha organisé par la chaine Al-Jazeera. Problème, la citation qui lui est reprochée - "Israël est l'ennemi commun de l'humanité" - n'existe pas et a été déformée. Anatomie d'une polémique avec Jules BOITEAU dans Info Intox. 
Texte intégral (670 mots)
La France exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour les territoires palestiniens après ses propos lors d'un forum à Doha organisé par la chaine Al-Jazeera. Problème, la citation qui lui est reprochée - "Israël est l'ennemi commun de l'humanité" - n'existe pas et a été déformée. Anatomie d'une polémique avec Jules BOITEAU dans Info Intox. 

12.02.2026 à 21:55

Nils, une tempête amplifiée par le dérèglement climatique

Audrey RACINE
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Nils est la 3è tempête d'importance à toucher la France depuis le début de l'hiver, après Benjamin en octobre et Goretti en janvier. Cette succession de tempêtes est un "rail de dépressions" tout à fait normal en hiver. Ce qui l'est moins, c'est la force de ces tempêtes. Nils a été fortement amplifiée par le réchauffement climatique, les scientifiques du ClimaMeter l'affirment. Ils ont noté une augmentation de la vitesse des vents et une pluviométrie renforcée.
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Nils est la 3è tempête d'importance à toucher la France depuis le début de l'hiver, après Benjamin en octobre et Goretti en janvier. Cette succession de tempêtes est un "rail de dépressions" tout à fait normal en hiver. Ce qui l'est moins, c'est la force de ces tempêtes. Nils a été fortement amplifiée par le réchauffement climatique, les scientifiques du ClimaMeter l'affirment. Ils ont noté une augmentation de la vitesse des vents et une pluviométrie renforcée.

12.02.2026 à 21:09

Au Venezuela, première grande manifestation de l'opposition depuis la chute de Maduro

FRANCE 24
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Des milliers de personnes participent, jeudi, à la première grande manifestation d'opposition depuis la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération américaine début janvier. Cette mobilisation a lieu le jour où l'Assemblée nationale devait adopter une loi d'amnistie devant conduire à des libérations massives de prisonniers politiques. L'approbation de cette loi a finalement été reportée.
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Des milliers de personnes participent, jeudi, à la première grande manifestation d'opposition depuis la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération américaine début janvier. Cette mobilisation a lieu le jour où l'Assemblée nationale devait adopter une loi d'amnistie devant conduire à des libérations massives de prisonniers politiques. L'approbation de cette loi a finalement été reportée.

12.02.2026 à 20:45

Une douleur "indélébile": vingt ans après, Bagneux rend hommage à Ilan Halimi

FRANCE24
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Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées en début de soirée à l'entrée d'un jardin qui porte son nom, dans cette commune située au sud de Paris, lors d'un hommage placé sous haute surveillance policière et empreint d'un grand recueillement. "Il y a vingt ans, j'apprenais brutalement par des journalistes (...) qu'un jeune homme de 23 ans disparu depuis plusieurs semaines avait été assassiné dans notre commune", a rappelé devant la foule la maire communiste de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, élue pour la première fois en 2004. "Ce crime est une douleur indélébile pour notre ville", a-t-elle témoigné, visiblement émue. Ilan Halimi, 23 ans, a été enlevé, séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux par une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler "le gang des barbares", sous la direction de Youssouf Fofana. Le 13 février 2006, découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, le long d'une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), le jeune homme est mort pendant son transfert à l'hôpital. "La lutte contre l'antisémitisme est quelque chose qui nous concerne tous", a déclaré le président du Consistoire central Elie Korchia, également présent. "Nous devons renforcer la prévention vis-à-vis des jeunes", a-t-il estimé, appelant à "une prise de conscience collective". Pour Annie Foie, 79 ans, qui habite cette ville populaire depuis plus de 50 ans, le meurtre d'Ilan Halimi a été un "choc". "Je travaillais à l'époque chez une dame. Ilan avait été séquestré dans la cave de son immeuble. Sous le choc, cette dame avait appelé son fils pour qu'il l'emmène à Marseille, elle ne pouvait plus rester là", a raconté à l'AFP cette retraitée, une tulipe à la main. Une fois les discours terminés, la foule a été invitée à déposer les fleurs qui leur avaient été remises au pied de la stèle d'Ilan Halimi puis à assister à des spectacles montés par de jeunes habitants de la ville (chorale, musique, danse, etc) dans un théâtre du quartier. En France, 1.320 actes antisémites ont été recensés sur l'année 2025 soit une baisse de 16% par rapport à 2024, ce qui reste "un niveau historiquement élevé", a relevé le ministère de l'Intérieur. Depuis vingt-cinq ans, les actes antisémites "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années", selon cette même source, dans un contexte de forte hausse à la suite des attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël et qui ont entraîné la mort de 1.221 personnes.
Lire plus (438 mots)
Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées en début de soirée à l'entrée d'un jardin qui porte son nom, dans cette commune située au sud de Paris, lors d'un hommage placé sous haute surveillance policière et empreint d'un grand recueillement. "Il y a vingt ans, j'apprenais brutalement par des journalistes (...) qu'un jeune homme de 23 ans disparu depuis plusieurs semaines avait été assassiné dans notre commune", a rappelé devant la foule la maire communiste de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, élue pour la première fois en 2004. "Ce crime est une douleur indélébile pour notre ville", a-t-elle témoigné, visiblement émue. Ilan Halimi, 23 ans, a été enlevé, séquestré et torturé en janvier 2006 à Bagneux par une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler "le gang des barbares", sous la direction de Youssouf Fofana. Le 13 février 2006, découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, le long d'une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), le jeune homme est mort pendant son transfert à l'hôpital. "La lutte contre l'antisémitisme est quelque chose qui nous concerne tous", a déclaré le président du Consistoire central Elie Korchia, également présent. "Nous devons renforcer la prévention vis-à-vis des jeunes", a-t-il estimé, appelant à "une prise de conscience collective". Pour Annie Foie, 79 ans, qui habite cette ville populaire depuis plus de 50 ans, le meurtre d'Ilan Halimi a été un "choc". "Je travaillais à l'époque chez une dame. Ilan avait été séquestré dans la cave de son immeuble. Sous le choc, cette dame avait appelé son fils pour qu'il l'emmène à Marseille, elle ne pouvait plus rester là", a raconté à l'AFP cette retraitée, une tulipe à la main. Une fois les discours terminés, la foule a été invitée à déposer les fleurs qui leur avaient été remises au pied de la stèle d'Ilan Halimi puis à assister à des spectacles montés par de jeunes habitants de la ville (chorale, musique, danse, etc) dans un théâtre du quartier. En France, 1.320 actes antisémites ont été recensés sur l'année 2025 soit une baisse de 16% par rapport à 2024, ce qui reste "un niveau historiquement élevé", a relevé le ministère de l'Intérieur. Depuis vingt-cinq ans, les actes antisémites "n'ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années", selon cette même source, dans un contexte de forte hausse à la suite des attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël et qui ont entraîné la mort de 1.221 personnes.

12.02.2026 à 20:39

Belgique: accord pour un gouvernement régional à Bruxelles après 600 jours de crise politique

FRANCE24
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L'accord a été annoncé en début de soirée devant les télévisions belges par plusieurs dirigeants de partis. Cette coalition régionale gauche-droite comptera au total sept partis. Une image proclamant "Bruxelles gagnante" avec en fond une cheminée crachant de la fumée blanche a été publiée sur X par le président du Mouvement réformateur (MR, libéraux francophones), premier parti de la capitale, autour duquel s'articule cette coalition. La Belgique, qui a opté pour le scrutin proportionnel, est gouvernée par des coalitions à tous les niveaux de pouvoir (Etat, régions, communes). Elle est coutumière des tractations politiques interminables. Mais l'impasse dans les négociations à la région Bruxelles-Capitale était d'une longueur inédite, au-delà des 541 jours sans gouvernement de plein exercice au niveau fédéral en 2010-2011. Sans nouveau gouvernement, pas de trajectoire budgétaire: la région comptant 1,2 million d'habitants a été forcée de suspendre des investissements et des subventions au point que le roi Philippe s'était inquiété fin janvier des "graves conséquences de cet enlisement" pour les Bruxellois. "Cela nuit à la réputation de notre pays. Tout le monde m'interroge là-dessus et me demande +c'est quoi ce bordel?+", avait lancé lundi le Premier ministre Bart De Wever, en appelant à une réforme institutionnelle. La situation politique à Bruxelles était bloquée depuis le lendemain des élections de juin 2024; il y a 613 jours, un scrutin marqué par une accentuation de la fragmentation politique, avec 14 partis représentés au parlement régional. Elle s'est progressivement enlisée en raison des multiples vétos ou conditions posés par les état-majors politiques. En définitive, l'accord a été scellé après trois jours de "conclave" autour du MR et du Parti socialiste, les deux premières formations de Bruxelles, représentant ensemble la majorité des 72 députés régionaux francophones. "Lâcheté" Dans ce Parlement de 89 sièges, il y a aussi 17 élus néerlandophones, un autre collège linguistique au sein duquel devait aussi se dégager une majorité. Celle-ci sera formée par quatre partis, dont les écologistes de Groen, mais sans la "Team Fouad Ahidar", une nouvelle formation lancée par un ex-élu socialiste ayant créé la surprise au scrutin de 2024, mais qui était accusée par la droite d'encourager le communautarisme. Un des éléments du déblocage a été l'entrée en jeu des libéraux flamands d'Anders (ex-Open VLD), dont les deux élus étaient nécessaires pour une majorité néerlandophone excluant les extrêmes. Ce parti libéral avait longtemps exigé que les conservateurs flamands de la N-VA - le parti du Premier ministre belge - soient inclus, ce qui était irrecevable pour le PS francophone. Depuis fin 2025 un collectif de citoyens baptisé "Respect Brussels" avait organisé plusieurs manifestations pour dénoncer la "lâcheté" des politiques bruxellois, et l'abandon, faute de moyens budgétaires, de quantité d'acteurs du monde associatif social et culturel. "Chaque mois qui passe c'est 100 millions de dette en plus pour les Bruxellois", dénonçait cette semaine Yvan Verougstraete, dirigeant du parti centriste Les Engagés. Cette formation qui n'a pas ménagé ses efforts depuis 20 mois pour rapprocher PS et MR fera aussi partie de la coalition régionale. Les partis associés à la coalition doivent faire avaliser l'accord par leurs militants, pour certains dès jeudi soir.
Texte intégral (570 mots)
L'accord a été annoncé en début de soirée devant les télévisions belges par plusieurs dirigeants de partis. Cette coalition régionale gauche-droite comptera au total sept partis. Une image proclamant "Bruxelles gagnante" avec en fond une cheminée crachant de la fumée blanche a été publiée sur X par le président du Mouvement réformateur (MR, libéraux francophones), premier parti de la capitale, autour duquel s'articule cette coalition. La Belgique, qui a opté pour le scrutin proportionnel, est gouvernée par des coalitions à tous les niveaux de pouvoir (Etat, régions, communes). Elle est coutumière des tractations politiques interminables. Mais l'impasse dans les négociations à la région Bruxelles-Capitale était d'une longueur inédite, au-delà des 541 jours sans gouvernement de plein exercice au niveau fédéral en 2010-2011. Sans nouveau gouvernement, pas de trajectoire budgétaire: la région comptant 1,2 million d'habitants a été forcée de suspendre des investissements et des subventions au point que le roi Philippe s'était inquiété fin janvier des "graves conséquences de cet enlisement" pour les Bruxellois. "Cela nuit à la réputation de notre pays. Tout le monde m'interroge là-dessus et me demande +c'est quoi ce bordel?+", avait lancé lundi le Premier ministre Bart De Wever, en appelant à une réforme institutionnelle. La situation politique à Bruxelles était bloquée depuis le lendemain des élections de juin 2024; il y a 613 jours, un scrutin marqué par une accentuation de la fragmentation politique, avec 14 partis représentés au parlement régional. Elle s'est progressivement enlisée en raison des multiples vétos ou conditions posés par les état-majors politiques. En définitive, l'accord a été scellé après trois jours de "conclave" autour du MR et du Parti socialiste, les deux premières formations de Bruxelles, représentant ensemble la majorité des 72 députés régionaux francophones. "Lâcheté" Dans ce Parlement de 89 sièges, il y a aussi 17 élus néerlandophones, un autre collège linguistique au sein duquel devait aussi se dégager une majorité. Celle-ci sera formée par quatre partis, dont les écologistes de Groen, mais sans la "Team Fouad Ahidar", une nouvelle formation lancée par un ex-élu socialiste ayant créé la surprise au scrutin de 2024, mais qui était accusée par la droite d'encourager le communautarisme. Un des éléments du déblocage a été l'entrée en jeu des libéraux flamands d'Anders (ex-Open VLD), dont les deux élus étaient nécessaires pour une majorité néerlandophone excluant les extrêmes. Ce parti libéral avait longtemps exigé que les conservateurs flamands de la N-VA - le parti du Premier ministre belge - soient inclus, ce qui était irrecevable pour le PS francophone. Depuis fin 2025 un collectif de citoyens baptisé "Respect Brussels" avait organisé plusieurs manifestations pour dénoncer la "lâcheté" des politiques bruxellois, et l'abandon, faute de moyens budgétaires, de quantité d'acteurs du monde associatif social et culturel. "Chaque mois qui passe c'est 100 millions de dette en plus pour les Bruxellois", dénonçait cette semaine Yvan Verougstraete, dirigeant du parti centriste Les Engagés. Cette formation qui n'a pas ménagé ses efforts depuis 20 mois pour rapprocher PS et MR fera aussi partie de la coalition régionale. Les partis associés à la coalition doivent faire avaliser l'accord par leurs militants, pour certains dès jeudi soir.

12.02.2026 à 20:37

Des planètes dans le désordre intriguent les astronomes

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Dans notre système solaire, les quatre planètes les plus proches de notre étoile (Mercure, Vénus, la Terre et Mars) sont rocheuses, tandis que les quatre suivantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) sont des géantes gazeuses. Et les scientifiques pensaient ce schéma bien établi. Jusqu'à l'observation approfondie de l'étoile LHS 1903, située dans l'épaisseur du disque de la Voie Lactée, et de ses exoplanètes. Depuis la détection de la première planète hors de notre système solaire en 1995, quelque 6.000 d'entre elles ont été identifiées grâce aux légères variations de luminosité qu'elles provoquent en passant devant leur étoile. Lancé en 2019, le télescope spatial européen CHEOPS scrute des étoiles déjà réputées héberger des exoplanètes afin de les analyser finement: taille, masse, densité, structure, atmosphère... D'autres instruments avaient déjà révélé que la naine rouge LHS 1903, une petite étoile plus froide et moins lumineuse que notre Soleil, possédait trois planètes: une rocheuse suivie de deux gazeuses. Mais en analysant les données recueillies par CHEOPS, une équipe internationale d'astronomes a eu la surprise de découvrir l'existence d'une quatrième planète, plus éloignée et... rocheuse. "Les planètes rocheuses ne se forment généralement pas aussi loin de leur étoile", rappelle dans un communiqué de l'Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Wilson, de l'Université anglaise de Warwick, premier auteur de l'étude publiée dans Science. Petite dernière Les théories actuelles, confirmées par de nombreuses observations, prédisent que les planètes les plus proches de leur étoile (dite internes) sont petites et rocheuses car le rayonnement intense de l'astre chasse les gaz environnants. Plus loin, dans les régions froides du système, une atmosphère épaisse peut se constituer autour d'un noyau pour former une planète gazeuse. Les astronomes ont cherché une explication à ce phénomène inhabituel. Et sont parvenus à une scénario encore plus intrigant: les planètes de ce système auraient pu se former les unes après les autres et non simultanément, un autre accroc dans la théorie. Selon nos connaissance actuelles, les planètes se forment dans un disque de gaz et de poussière en s'agrégeant au même moment pour former des embryons de planètes. Ces "protoplanètes" évoluent ensuite différemment sur des millions d'années. Au moment où cette planète externe s'est formée, "le système avait peut‑être déjà épuisé son gaz, pourtant considéré comme essentiel à la formation planétaire. Et pourtant, voici un petit monde rocheux défiant toutes les attentes. Nous avons peut‑être trouvé la première preuve d'une planète formée dans ce que nous appelons un environnement appauvri en gaz", se réjouit M. Wilson. "Historiquement, nos théories de formation planétaire reposent sur ce que nous observons dans notre propre système solaire", souligne dans le même communiqué Isabel Rebollido, chercheuse à l'ESA. "A mesure que nous découvrons davantage de systèmes exoplanétaires différents, nous commençons à revisiter ces théories". "Trouver des indices comme celui-ci est précisément l'objectif de CHEOPS", abonde Maximilian Günther, scientifique du projet CHEOPS à l'ESA.
Texte intégral (557 mots)
Dans notre système solaire, les quatre planètes les plus proches de notre étoile (Mercure, Vénus, la Terre et Mars) sont rocheuses, tandis que les quatre suivantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) sont des géantes gazeuses. Et les scientifiques pensaient ce schéma bien établi. Jusqu'à l'observation approfondie de l'étoile LHS 1903, située dans l'épaisseur du disque de la Voie Lactée, et de ses exoplanètes. Depuis la détection de la première planète hors de notre système solaire en 1995, quelque 6.000 d'entre elles ont été identifiées grâce aux légères variations de luminosité qu'elles provoquent en passant devant leur étoile. Lancé en 2019, le télescope spatial européen CHEOPS scrute des étoiles déjà réputées héberger des exoplanètes afin de les analyser finement: taille, masse, densité, structure, atmosphère... D'autres instruments avaient déjà révélé que la naine rouge LHS 1903, une petite étoile plus froide et moins lumineuse que notre Soleil, possédait trois planètes: une rocheuse suivie de deux gazeuses. Mais en analysant les données recueillies par CHEOPS, une équipe internationale d'astronomes a eu la surprise de découvrir l'existence d'une quatrième planète, plus éloignée et... rocheuse. "Les planètes rocheuses ne se forment généralement pas aussi loin de leur étoile", rappelle dans un communiqué de l'Agence spatiale européenne (ESA) Thomas Wilson, de l'Université anglaise de Warwick, premier auteur de l'étude publiée dans Science. Petite dernière Les théories actuelles, confirmées par de nombreuses observations, prédisent que les planètes les plus proches de leur étoile (dite internes) sont petites et rocheuses car le rayonnement intense de l'astre chasse les gaz environnants. Plus loin, dans les régions froides du système, une atmosphère épaisse peut se constituer autour d'un noyau pour former une planète gazeuse. Les astronomes ont cherché une explication à ce phénomène inhabituel. Et sont parvenus à une scénario encore plus intrigant: les planètes de ce système auraient pu se former les unes après les autres et non simultanément, un autre accroc dans la théorie. Selon nos connaissance actuelles, les planètes se forment dans un disque de gaz et de poussière en s'agrégeant au même moment pour former des embryons de planètes. Ces "protoplanètes" évoluent ensuite différemment sur des millions d'années. Au moment où cette planète externe s'est formée, "le système avait peut‑être déjà épuisé son gaz, pourtant considéré comme essentiel à la formation planétaire. Et pourtant, voici un petit monde rocheux défiant toutes les attentes. Nous avons peut‑être trouvé la première preuve d'une planète formée dans ce que nous appelons un environnement appauvri en gaz", se réjouit M. Wilson. "Historiquement, nos théories de formation planétaire reposent sur ce que nous observons dans notre propre système solaire", souligne dans le même communiqué Isabel Rebollido, chercheuse à l'ESA. "A mesure que nous découvrons davantage de systèmes exoplanétaires différents, nous commençons à revisiter ces théories". "Trouver des indices comme celui-ci est précisément l'objectif de CHEOPS", abonde Maximilian Günther, scientifique du projet CHEOPS à l'ESA.

12.02.2026 à 20:35

Comment l'effondrement surprise d'une étoile pourrait nous en apprendre plus sur les trous noirs

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Cette transformation, rapportée jeudi dans la prestigieuse revue Science, constitue la preuve la plus solide à ce jour d'un phénomène longtemps théorisé selon lequel certaines étoiles s'effacent doucement en trou noir sans produire d'explosion spectaculaire, selon les auteurs. Leur projet ne portait pourtant pas sur ces mystérieux corps célestes, explique à l'AFP l'astrophysicien Kishalay De, auteur principal de l'étude. Avec ses collègues, il étudiait en effet des étoiles de la galaxie d'Andromède voisine quand soudain est apparu un objet inhabituel qui s'est d'abord illuminé... puis s'est assombri jusqu'à disparaître. "C'est là que le mystère a vraiment commencé", raconte-t-il. Pour comprendre de quoi il s'agissait, l'équipe s'est alors plongée dans les archives de la mission NEOWISE de la Nasa, qui utilise les images infrarouges d'un télescope spatial pour détecter et caractériser des objets à proximité de la Terre. Grâce à ces données, ils ont reconstitué un historique d'au moins une décennie. "Supernova ratée" Ce n'est pas la première fois que des scientifiques observent ce qu'ils pensent être une "supernova ratée", c'est-à-dire une étoile s'effondrant directement en trou noir sans explosion éblouissante dite "supernova". Un premier cas avait déjà été identifié il y a environ dix ans. Mais cette nouvelle observation présente un avantage de taille: elle provient de la galaxie la plus proche de la nôtre, à quelque 2,5 millions d'années lumière de la Terre, ce qui la rend beaucoup plus lumineuse et plus facile à étudier. En outre, il existe plus d'une décennie de données d'observations de l'étoile en question, ce qui permettra donc aux scientifiques de pouvoir en retracer l'histoire récente, souligne pour l'AFP Daniel Holz, astrophysicien à l'Université de Chicago. Pour ce spécialiste des trous noirs qui n'a pas participé à ces travaux, la nature "fortuite" de cette nouvelle découverte est extrêmement enthousiasmante. Les scientifiques cherchent depuis longtemps des astres qui disparaissent brusquement, "mais les prendre sur le fait est difficile", souligne-t-il, rappelant que la mort d'une étoile survient après des milliards d'années d'existence. "Il faut vraiment avoir de la chance. On ne peut pas se contenter de fixer une étoile en se disant 'je vais attendre ici'", relève-t-il. "Dernier souffle" C'est précisément pour cette raison que cette étude pourrait ouvrir de nouvelles portes, dit Kishalay De. Car avant de s'éteindre, les étoiles sont censées expulser une partie de leur matière et paraître ainsi momentanément plus brillantes. Et c'est précisément ce phénomène qui "nous a été signalé en lumière infrarouge, et qui a conduit à la découverte", explique-t-il. "Cela nous oriente vers une méthode entièrement nouvelle pour identifier la disparition des étoiles: non plus en cherchant uniquement les étoiles qui s'effacent, mais en repérant le rayonnement infrarouge associé au processus", poursuit-il qualifiant ce phénomène de "dernier souffle" de l'étoile. L'étoile identifiée était plus petite que ce que l'on attendrait "normalement" d'un futur trou noir, relève également l'astrophysicien. "Cela nous montre que le spectre des étoiles susceptibles de se transformer en trous noirs est peut-être bien plus large que ce que nous envisagions dans le passé", conclut M. De. Pour Daniel Holz, cette découverte constitue "une avancée formidable" dans la compréhension des trous noirs dans l'univers. "C'est une nouvelle preuve qu'ils sont bel et bien là (...) Et c'est tout simplement incroyable."
Texte intégral (588 mots)
Cette transformation, rapportée jeudi dans la prestigieuse revue Science, constitue la preuve la plus solide à ce jour d'un phénomène longtemps théorisé selon lequel certaines étoiles s'effacent doucement en trou noir sans produire d'explosion spectaculaire, selon les auteurs. Leur projet ne portait pourtant pas sur ces mystérieux corps célestes, explique à l'AFP l'astrophysicien Kishalay De, auteur principal de l'étude. Avec ses collègues, il étudiait en effet des étoiles de la galaxie d'Andromède voisine quand soudain est apparu un objet inhabituel qui s'est d'abord illuminé... puis s'est assombri jusqu'à disparaître. "C'est là que le mystère a vraiment commencé", raconte-t-il. Pour comprendre de quoi il s'agissait, l'équipe s'est alors plongée dans les archives de la mission NEOWISE de la Nasa, qui utilise les images infrarouges d'un télescope spatial pour détecter et caractériser des objets à proximité de la Terre. Grâce à ces données, ils ont reconstitué un historique d'au moins une décennie. "Supernova ratée" Ce n'est pas la première fois que des scientifiques observent ce qu'ils pensent être une "supernova ratée", c'est-à-dire une étoile s'effondrant directement en trou noir sans explosion éblouissante dite "supernova". Un premier cas avait déjà été identifié il y a environ dix ans. Mais cette nouvelle observation présente un avantage de taille: elle provient de la galaxie la plus proche de la nôtre, à quelque 2,5 millions d'années lumière de la Terre, ce qui la rend beaucoup plus lumineuse et plus facile à étudier. En outre, il existe plus d'une décennie de données d'observations de l'étoile en question, ce qui permettra donc aux scientifiques de pouvoir en retracer l'histoire récente, souligne pour l'AFP Daniel Holz, astrophysicien à l'Université de Chicago. Pour ce spécialiste des trous noirs qui n'a pas participé à ces travaux, la nature "fortuite" de cette nouvelle découverte est extrêmement enthousiasmante. Les scientifiques cherchent depuis longtemps des astres qui disparaissent brusquement, "mais les prendre sur le fait est difficile", souligne-t-il, rappelant que la mort d'une étoile survient après des milliards d'années d'existence. "Il faut vraiment avoir de la chance. On ne peut pas se contenter de fixer une étoile en se disant 'je vais attendre ici'", relève-t-il. "Dernier souffle" C'est précisément pour cette raison que cette étude pourrait ouvrir de nouvelles portes, dit Kishalay De. Car avant de s'éteindre, les étoiles sont censées expulser une partie de leur matière et paraître ainsi momentanément plus brillantes. Et c'est précisément ce phénomène qui "nous a été signalé en lumière infrarouge, et qui a conduit à la découverte", explique-t-il. "Cela nous oriente vers une méthode entièrement nouvelle pour identifier la disparition des étoiles: non plus en cherchant uniquement les étoiles qui s'effacent, mais en repérant le rayonnement infrarouge associé au processus", poursuit-il qualifiant ce phénomène de "dernier souffle" de l'étoile. L'étoile identifiée était plus petite que ce que l'on attendrait "normalement" d'un futur trou noir, relève également l'astrophysicien. "Cela nous montre que le spectre des étoiles susceptibles de se transformer en trous noirs est peut-être bien plus large que ce que nous envisagions dans le passé", conclut M. De. Pour Daniel Holz, cette découverte constitue "une avancée formidable" dans la compréhension des trous noirs dans l'univers. "C'est une nouvelle preuve qu'ils sont bel et bien là (...) Et c'est tout simplement incroyable."

12.02.2026 à 20:32

La France et la Norvège signent un accord pour soutenir l'Ukraine, Oslo achète des bombes françaises

FRANCE 24
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Un accord entre la Paris et Oslo a été lancé, jeudi, pour soutenir militairement l'Ukraine face à l'invasion russe. Le ministère norvégien de la Défense a annoncé l'achat d'un "gros volume" de bombes planantes françaises.
Texte intégral (588 mots)
Un accord entre la Paris et Oslo a été lancé, jeudi, pour soutenir militairement l'Ukraine face à l'invasion russe. Le ministère norvégien de la Défense a annoncé l'achat d'un "gros volume" de bombes planantes françaises.

12.02.2026 à 20:27

Un adolescent condamné à 17 ans de prison pour le meurtre d'un chauffeur de VTC à Marseille

FRANCE24
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A l'issue de trois jours de procès à huis clos et quatre heures de délibéré, le mineur a été déclaré coupable par le tribunal pour enfants de meurtre en bande organisée pour avoir tué par balle le conducteur Nessim Ramdane, une affaire qui avait marqué les esprits pour sa violence gratuite et la jeunesse de son auteur. Pour la première fois dans un procès, les réquisitions ont été prises par le nouveau parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en activité début janvier et basé dans la capitale. "Courage mon fils, courage", a lancé son père, lui-même détenu mais qui a pu assister par visioconférence au bref prononcé du jugement en public, à l'adolescent à l'air juvénile qui comparaissait dans le box. Le tribunal a ordonné à l'encontre du garçon 10 ans de suivi socio-judiciaire et une mesure éducative judiciaire pour une durée de cinq ans. Du fait de son âge, l'adolescent encourait 20 ans de prison, contre la perpétuité s'il avait été majeur. Ayant 14 ans au moment des faits, donc moins de 16 ans, l'excuse de minorité ne pouvait être écartée par les juges. "C'est la peine exemplaire que nous avions espérée, la peine qui me semble juste", a réagi à l'issue de l'audience Anne Santana-Marc, avocate de la partie civile, indiquant que le Pnaco avait requis 20 ans de prison. A l'inverse, les avocates du jeune homme, Eva Bensoussan et Coline Grindel, ont regretté "un quantum réellement trop élevé au regard de son parcours de vie" et ont annoncé leur intention de faire appel. Huis-clos de 27 minutes Le 4 octobre 2024, le chauffeur de VTC Nessim Ramdane, un père de famille de 36 ans, avait été retrouvé tué par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d'une école maternelle à Marseille. Ce contrat était censé venger la mort d'un adolescent de 15 ans, qu'il avait précédemment envoyé intimider ce concurrent, mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif. Mécontent de son nouveau tueur, qui a abattu une personne sans lien avec sa cible, le commanditaire l'a dénoncé à la police qui a interpellé ce dernier dans la foulée. Juste après le meurtre, le procureur de Marseille Nicolas Bessone avait donné des détails sur le profil du mineur, expliquant qu'il avait été placé en foyer depuis ses neuf ans, ses parents étant eux-mêmes détenus dans des affaires liées aux stupéfiants. Recruté sur Snapchat pour ce contrat, l'adolescent a été récupéré dans le Gard et installé dans un hôtel à Marseille où lui avaient été remis une arme et un téléphone, d'après une source judiciaire. L'apprenti-tueur a commandé un VTC Bolt pour aller exécuter sa cible. Mais en raison d'un différend avec le chauffeur, dont la nature n'est pas claire, le mineur l'a abattu d'une balle de revolver à l'arrière du crâne durant le trajet. "On ne saura jamais vraiment ce qu'il y a eu dans ce huis-clos qui a quand même duré 27 minutes à l'intérieur du Bolt (...) Le mineur nous a dit que Nessim avait essayé d'engager la conversation, mais que lui, évidemment, il n'était pas là pour discuter", a relaté Me Santana-Marc à la sortie de l'audience. L'information judiciaire sur les éventuels commanditaires et complices de l'adolescent dans cette affaire sanglante est toujours en cours, la législation sur les mineurs imposant des délais de jugement beaucoup plus courts que pour les majeurs. L'affaire amorce la vague de procès liées à l'embauche croissante de mineurs par la criminalité organisée marseillaise, qui s'est déjà matérialisée dans la hausse de 18% de l'activité pénale du tribunal pour enfants de Marseille l'année dernière.
Texte intégral (642 mots)
A l'issue de trois jours de procès à huis clos et quatre heures de délibéré, le mineur a été déclaré coupable par le tribunal pour enfants de meurtre en bande organisée pour avoir tué par balle le conducteur Nessim Ramdane, une affaire qui avait marqué les esprits pour sa violence gratuite et la jeunesse de son auteur. Pour la première fois dans un procès, les réquisitions ont été prises par le nouveau parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en activité début janvier et basé dans la capitale. "Courage mon fils, courage", a lancé son père, lui-même détenu mais qui a pu assister par visioconférence au bref prononcé du jugement en public, à l'adolescent à l'air juvénile qui comparaissait dans le box. Le tribunal a ordonné à l'encontre du garçon 10 ans de suivi socio-judiciaire et une mesure éducative judiciaire pour une durée de cinq ans. Du fait de son âge, l'adolescent encourait 20 ans de prison, contre la perpétuité s'il avait été majeur. Ayant 14 ans au moment des faits, donc moins de 16 ans, l'excuse de minorité ne pouvait être écartée par les juges. "C'est la peine exemplaire que nous avions espérée, la peine qui me semble juste", a réagi à l'issue de l'audience Anne Santana-Marc, avocate de la partie civile, indiquant que le Pnaco avait requis 20 ans de prison. A l'inverse, les avocates du jeune homme, Eva Bensoussan et Coline Grindel, ont regretté "un quantum réellement trop élevé au regard de son parcours de vie" et ont annoncé leur intention de faire appel. Huis-clos de 27 minutes Le 4 octobre 2024, le chauffeur de VTC Nessim Ramdane, un père de famille de 36 ans, avait été retrouvé tué par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d'une école maternelle à Marseille. Ce contrat était censé venger la mort d'un adolescent de 15 ans, qu'il avait précédemment envoyé intimider ce concurrent, mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif. Mécontent de son nouveau tueur, qui a abattu une personne sans lien avec sa cible, le commanditaire l'a dénoncé à la police qui a interpellé ce dernier dans la foulée. Juste après le meurtre, le procureur de Marseille Nicolas Bessone avait donné des détails sur le profil du mineur, expliquant qu'il avait été placé en foyer depuis ses neuf ans, ses parents étant eux-mêmes détenus dans des affaires liées aux stupéfiants. Recruté sur Snapchat pour ce contrat, l'adolescent a été récupéré dans le Gard et installé dans un hôtel à Marseille où lui avaient été remis une arme et un téléphone, d'après une source judiciaire. L'apprenti-tueur a commandé un VTC Bolt pour aller exécuter sa cible. Mais en raison d'un différend avec le chauffeur, dont la nature n'est pas claire, le mineur l'a abattu d'une balle de revolver à l'arrière du crâne durant le trajet. "On ne saura jamais vraiment ce qu'il y a eu dans ce huis-clos qui a quand même duré 27 minutes à l'intérieur du Bolt (...) Le mineur nous a dit que Nessim avait essayé d'engager la conversation, mais que lui, évidemment, il n'était pas là pour discuter", a relaté Me Santana-Marc à la sortie de l'audience. L'information judiciaire sur les éventuels commanditaires et complices de l'adolescent dans cette affaire sanglante est toujours en cours, la législation sur les mineurs imposant des délais de jugement beaucoup plus courts que pour les majeurs. L'affaire amorce la vague de procès liées à l'embauche croissante de mineurs par la criminalité organisée marseillaise, qui s'est déjà matérialisée dans la hausse de 18% de l'activité pénale du tribunal pour enfants de Marseille l'année dernière.
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