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07.02.2026 à 22:13

En Haïti, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé prend le pouvoir

FRANCE 24
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Le Conseil présidentiel de transition en Haïti a laissé sa place, samedi, à Alix Didier Fils-Aimé. Dans un contexte politique tendu, le Premier ministre a obtenu le pouvoir exécutif dont la priorité reste la lutte contre les gangs terroristes de l'île.
Le Conseil présidentiel de transition en Haïti a laissé sa place, samedi, à Alix Didier Fils-Aimé. Dans un contexte politique tendu, le Premier ministre a obtenu le pouvoir exécutif dont la priorité reste la lutte contre les gangs terroristes de l'île.

07.02.2026 à 20:55

"Les Pins de Rachmaya" : écrire le Proche-Orient à deux voix

David DELOS
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"Les Pins de Rachmaya", publié aux Éditions Arthaud, est né d’une correspondance quasi quotidienne entre deux grands connaisseurs du Proche et du Moyen-Orient. Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de Libération, ancienne correspondante à Jérusalem lors de la Seconde Intifada, échange avec Fouad Elkoury, photographe et vidéaste de renommée internationale. Une écriture à chaud, intime et engagée : comment est née l’idée de ce livre à quatre mains ?
"Les Pins de Rachmaya", publié aux Éditions Arthaud, est né d’une correspondance quasi quotidienne entre deux grands connaisseurs du Proche et du Moyen-Orient. Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de Libération, ancienne correspondante à Jérusalem lors de la Seconde Intifada, échange avec Fouad Elkoury, photographe et vidéaste de renommée internationale. Une écriture à chaud, intime et engagée : comment est née l’idée de ce livre à quatre mains ?

07.02.2026 à 20:19

La Syrie et l'Arabie saoudite signent de nouveaux accords d'investissement

FRANCE24
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Les nouvelles autorités syriennes s'emploient à attirer des investissements pour reconstruire le pays, après une guerre civile de plus de 13 ans. Elles ont déjà signé une série d'accords avec des pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite, devenue une alliée d'Ahmad al-Chareh, le président de transition islamiste qui a renversé le dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024. Talal al-Hilali, chef de l'Autorité syrienne d'investissement, a annoncé samedi à Damas devant la presse cinq accords entre les deux pays, dont l'un pour la création d'"une compagnie aérienne low-cost syro-saoudienne" baptisée "Nas Syria". Il comprend aussi la construction d'un nouvel aéroport à Alep (nord de la Syrie) d'une capacité de 12 millions de passagers, ainsi que des travaux dans l'aéroport existant. Un projet baptisé SilkLink vise à développer "les infrastructures de télécommunications et la connectivité numérique" en Syrie, a-t-il encore détaillé. Il est doté d'une enveloppe "d'environ 1 milliard de dollars", a indiqué le ministre syrien des Télécommunications, Abdulsalam Haykal. Un autre accord porte sur le dessalement de l'eau et la coopération au développement. "Secteurs vitaux" Le ministre saoudien de l'Investissement, Khaled el-Faleh, a en outre évoqué le lancement d'un fonds d'investissement pour "des projets majeurs en Syrie avec la participation du secteur privé" (saoudien). L'enjeu est de "construire un partenariat stratégique", a-t-il résumé. Les projets concernent "des secteurs vitaux qui touchent la vie des gens et constituent des piliers essentiels pour la reconstruction de l'économie syrienne", a mis en avant M. Hilali. En juillet, Ryad avait déjà signé des accords d'investissement et de partenariat avec la Syrie d'une valeur de 6,4 milliards de dollars. "Ce n'est qu'un début", a affirmé samedi à l'AFP un responsable du ministère saoudien de l'Investissement. Il est prévu "que les investissements s'étendent à tous les secteurs qui constituent une priorité urgente pour la vie des Syriens", a-t-il assuré. L'envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a salué ces accords, estimant sur X que "des partenariats stratégiques dans l'aviation, les infrastructures et les télécommunications contribueront de manière significative aux efforts de reconstruction de la Syrie". L'analyste Benjamin Fève, spécialiste de l’économie syrienne, reste néanmoins prudent sur leur portée. "A court terme, je dirais que ces accords ont davantage d'importance en tant que signal politique qu'en tant que facteur de changement économique", note-t-il, jugeant que les projets retenus "ne sont pas prioritaires et ne sont pas suffisants pour reconstruire le pays". Les Etats-Unis ont définitivement levé en décembre les sanctions américaines sur la Syrie, un pays resté longtemps dans les sphères d'influence de l'Iran et de la Russ La Syrie faisait l'objet de sanctions internationales depuis 1979, renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, qui a débouché sur la guerre civile. La loi dite "Caesar" - adoptée en 2019 lors du premier mandat de Donald Trump - imposait des sanctions américaines drastiques, dont la mise au ban de la Syrie du système bancaire international et des transactions financières en dollars. Le coût de la reconstruction de la Syrie pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Lors d'une visite en Arabie saoudite fin octobre, M. Chareh avait affirmé que son pays avait attiré 28 milliards de dollars d'investissements depuis la chute de Bachar al-Assad. En avril, l'Arabie saoudite et le Qatar se sont engagés à régler la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, qui s'élève à environ 15 millions de dollars.
Texte intégral (610 mots)
Les nouvelles autorités syriennes s'emploient à attirer des investissements pour reconstruire le pays, après une guerre civile de plus de 13 ans. Elles ont déjà signé une série d'accords avec des pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite, devenue une alliée d'Ahmad al-Chareh, le président de transition islamiste qui a renversé le dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024. Talal al-Hilali, chef de l'Autorité syrienne d'investissement, a annoncé samedi à Damas devant la presse cinq accords entre les deux pays, dont l'un pour la création d'"une compagnie aérienne low-cost syro-saoudienne" baptisée "Nas Syria". Il comprend aussi la construction d'un nouvel aéroport à Alep (nord de la Syrie) d'une capacité de 12 millions de passagers, ainsi que des travaux dans l'aéroport existant. Un projet baptisé SilkLink vise à développer "les infrastructures de télécommunications et la connectivité numérique" en Syrie, a-t-il encore détaillé. Il est doté d'une enveloppe "d'environ 1 milliard de dollars", a indiqué le ministre syrien des Télécommunications, Abdulsalam Haykal. Un autre accord porte sur le dessalement de l'eau et la coopération au développement. "Secteurs vitaux" Le ministre saoudien de l'Investissement, Khaled el-Faleh, a en outre évoqué le lancement d'un fonds d'investissement pour "des projets majeurs en Syrie avec la participation du secteur privé" (saoudien). L'enjeu est de "construire un partenariat stratégique", a-t-il résumé. Les projets concernent "des secteurs vitaux qui touchent la vie des gens et constituent des piliers essentiels pour la reconstruction de l'économie syrienne", a mis en avant M. Hilali. En juillet, Ryad avait déjà signé des accords d'investissement et de partenariat avec la Syrie d'une valeur de 6,4 milliards de dollars. "Ce n'est qu'un début", a affirmé samedi à l'AFP un responsable du ministère saoudien de l'Investissement. Il est prévu "que les investissements s'étendent à tous les secteurs qui constituent une priorité urgente pour la vie des Syriens", a-t-il assuré. L'envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a salué ces accords, estimant sur X que "des partenariats stratégiques dans l'aviation, les infrastructures et les télécommunications contribueront de manière significative aux efforts de reconstruction de la Syrie". L'analyste Benjamin Fève, spécialiste de l’économie syrienne, reste néanmoins prudent sur leur portée. "A court terme, je dirais que ces accords ont davantage d'importance en tant que signal politique qu'en tant que facteur de changement économique", note-t-il, jugeant que les projets retenus "ne sont pas prioritaires et ne sont pas suffisants pour reconstruire le pays". Les Etats-Unis ont définitivement levé en décembre les sanctions américaines sur la Syrie, un pays resté longtemps dans les sphères d'influence de l'Iran et de la Russ La Syrie faisait l'objet de sanctions internationales depuis 1979, renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, qui a débouché sur la guerre civile. La loi dite "Caesar" - adoptée en 2019 lors du premier mandat de Donald Trump - imposait des sanctions américaines drastiques, dont la mise au ban de la Syrie du système bancaire international et des transactions financières en dollars. Le coût de la reconstruction de la Syrie pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Lors d'une visite en Arabie saoudite fin octobre, M. Chareh avait affirmé que son pays avait attiré 28 milliards de dollars d'investissements depuis la chute de Bachar al-Assad. En avril, l'Arabie saoudite et le Qatar se sont engagés à régler la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, qui s'élève à environ 15 millions de dollars.

07.02.2026 à 19:49

Six nations: l'Angleterre écrase comme attendu le pays de Galles

FRANCE24
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Le XV de la Rose prend la tête du Tournoi après la première journée, à la différence de points incrits/encaissés par rapport à la France, également vainqueur avec le bonus offensif contre l'Irlande jeudi (36-14), et un point devant l'Italie, qui s'est défaite de l'Écosse (18-15) plus tôt samedi. Les Anglais iront en Écosse le week-end prochain, tandis que les Gallois accueilleront la France. "C’était bien de commencer la compétition de cette manière. Dans l'ensemble, je pense que notre performance a été bonne" a estimé l'ouvreur George Ford, désigné homme du match mais qui a aussi pointé des "moments de déconcentration" auprès de la BBC. "Nous avons regardé le match de la France et nous en avons beaucoup appris. Nous chercherons encore à nous améliorer cette semaine", a-t-il dit alors que les deux équipes favorites de cette édition s'affronteront en clôture du Tournoi, le 14 mars au Stade de France. Face à des Gallois incapables de gagner contre une autre équipe que le Japon depuis le Mondial-2023, et qui avaient perdu 68-14 en 2025 dans le Tournoi contre ces même Anglais, le XV de la Rose a fait le travail sans trembler, bien aidé par l'indiscipline galloise en début de match, avec neuf pénalités et une double infériorité numérique de 10 minutes lors des 25 premières minutes. L'ancien ailier du Racing 92 Henry Arundell en a profité pour marquer les deux premiers essais de son équipe (15-0, 19), imité ensuite par Ben Earl (22-0, 24) face à une défense bien trop tendre. Et lors d'une des rares tentatives d'attaque galloise de la première période, une passe pas dans les temps a rendu le ballon à l'Angleterre et Henry Arundell a filé pour donner le bonus offensif à son équipe avant même la pause (29-0, 37). Les Gallois ont toutefois sauvé l'honneur dans une deuxième période sans enjeu en marquant un essai par Josh Adams à la suite d'un siège de plusieurs minutes de l'en-but anglais. Mais les Anglais avaient scoré auparavant par Tom Roebuck. Moins efficaces, réduits à 14 par le carton jaune contre Maro Itoje vingt secondes après son entrée en jeu, ils ont attendu le dernier quart d'heure pour marquer de nouveau, avec un essai de pénalité aggravé d'un carton jaune qui a réduit une fois encore les Gallois à 13 (43-7, 68). Malgré les entrées de Marcus Smith et de Henry Pollock, qui ont donné plus d'énergie au jeu, les Anglais ont attendu la 79e minute pour marquer de nouveau, par Tommy Freeman. Ils enchaînent une deuxième victoire consécutive.
Lire plus (445 mots)
Le XV de la Rose prend la tête du Tournoi après la première journée, à la différence de points incrits/encaissés par rapport à la France, également vainqueur avec le bonus offensif contre l'Irlande jeudi (36-14), et un point devant l'Italie, qui s'est défaite de l'Écosse (18-15) plus tôt samedi. Les Anglais iront en Écosse le week-end prochain, tandis que les Gallois accueilleront la France. "C’était bien de commencer la compétition de cette manière. Dans l'ensemble, je pense que notre performance a été bonne" a estimé l'ouvreur George Ford, désigné homme du match mais qui a aussi pointé des "moments de déconcentration" auprès de la BBC. "Nous avons regardé le match de la France et nous en avons beaucoup appris. Nous chercherons encore à nous améliorer cette semaine", a-t-il dit alors que les deux équipes favorites de cette édition s'affronteront en clôture du Tournoi, le 14 mars au Stade de France. Face à des Gallois incapables de gagner contre une autre équipe que le Japon depuis le Mondial-2023, et qui avaient perdu 68-14 en 2025 dans le Tournoi contre ces même Anglais, le XV de la Rose a fait le travail sans trembler, bien aidé par l'indiscipline galloise en début de match, avec neuf pénalités et une double infériorité numérique de 10 minutes lors des 25 premières minutes. L'ancien ailier du Racing 92 Henry Arundell en a profité pour marquer les deux premiers essais de son équipe (15-0, 19), imité ensuite par Ben Earl (22-0, 24) face à une défense bien trop tendre. Et lors d'une des rares tentatives d'attaque galloise de la première période, une passe pas dans les temps a rendu le ballon à l'Angleterre et Henry Arundell a filé pour donner le bonus offensif à son équipe avant même la pause (29-0, 37). Les Gallois ont toutefois sauvé l'honneur dans une deuxième période sans enjeu en marquant un essai par Josh Adams à la suite d'un siège de plusieurs minutes de l'en-but anglais. Mais les Anglais avaient scoré auparavant par Tom Roebuck. Moins efficaces, réduits à 14 par le carton jaune contre Maro Itoje vingt secondes après son entrée en jeu, ils ont attendu le dernier quart d'heure pour marquer de nouveau, avec un essai de pénalité aggravé d'un carton jaune qui a réduit une fois encore les Gallois à 13 (43-7, 68). Malgré les entrées de Marcus Smith et de Henry Pollock, qui ont donné plus d'énergie au jeu, les Anglais ont attendu la 79e minute pour marquer de nouveau, par Tommy Freeman. Ils enchaînent une deuxième victoire consécutive.

07.02.2026 à 19:29

Hangar néonazi ou salle de MMA ? Des militants antifascistes manifestent dans un village

FRANCE24
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Les participants ont parcouru environ 2,5 km à travers la campagne, derrière une banderole proclamant "Fermez-la! fermons tous les lieux nazis", illustrée d'un dessin représentant un poing écrasant une croix gammée, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Nous attendons de l'Etat qu'il prenne ses responsabilités et ferme ce local qui sert de QG à une idéologie raciste, masculiniste et suprémaciste", a dit à l'AFP Julien Boillot, membre du collectif "Fermez-la!". Ce dernier comprend de nombreuses organisations politiques (LFI, PCF, PS, les Ecologistes) et syndicales (FSU, CGT, Solidaires). La marche vers le petit village d'une centaine d'habitants s'est globalement déroulée de façon pacifique, à part quelques brefs heurts à la fin. Plusieurs dizaines de militants vêtus de noir et le visage masqué ont pris part au défilé, a constaté l'AFP, mais aucun débordement n'a eu lieu. - "Tout le monde a peur" Les gendarmes, déployés en nombre, ont maintenu les militants antifascistes à distance de la "Taverne de Thor", un hangar agricole reconverti en salle de sport - pour des combats de MMA, notamment. Selon les organisateurs de la manifestation, il sert de lieu de réunion pour les membres d'un groupe néonazi présent dans plusieurs pays, les Hammerskins. "Pas de fachos dans les villages, pas de hangar pour les fachos", ont scandé les protestataires depuis la route, à bonne distance. "Tous les républicains devraient être là aujourd'hui. Que ce lieu ne soit pas encore fermé, ça me révolte", a dit à l'AFP le député LFI Christophe Bex, présent aux côtés de deux autres élus insoumis. "Malheureusement, de nos jours la tendance est bien souvent celle de regarder ailleurs, de minimiser, et de se raconter que +ces néonazis ne font de mal à personne+", a déploré à la tribune l'un des organisateurs, qui a souhaité rester anonyme. Selon lui, "beaucoup de riverains et riveraines n'osent pas se positionner publiquement par crainte de représailles". Interrogée par l'AFP, une habitante du village, Julia, 92 ans - qui n'a pas souhaité donner son nom de famille - a indiqué que "tout le monde a peur" dans le village quand des réunions ont lieu à la "Taverne de Thor". Seulement "une salle de sport" Selon le collectif, la "Taverne de Thor" a d'abord été installée dans une zone industrielle de Toul (Meurthe-et-Moselle) où elle a été démantelée sur décision administrative en 2013. Elle a alors déménagé à Combres-sous-les-Côtes en 2015. Plus de 300 néonazis y ont participé en juin dernier à un tournoi de MMA (arts martiaux mixtes), avait dénoncé à l'époque le conseil départemental de la Meuse. Le propriétaire des lieux, Jérémy Flament, 43 ans, a déclaré au quotidien régional Le Républicain lorrain de samedi que l'association "la Taverne de Thor" n'existait plus. Son local n'est qu'une "salle de sport" dont les voisins n'ont jamais eu à se plaindre, selon lui. "Je n'ai plus rien à voir avec les Hammerskins (...) Nos chemins se sont séparés", a encore indiqué celui qui se définit comme "patriote", ajoutant cependant: "je ne renie rien du tout". En fin de parcours, quelques dizaines de protestataires ont tenté de s'approcher au plus près du hangar, en scandant "Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens", ou "la police protège les nazis". Les gendarmes ont lancé quatre grenades lacrymogènes. Après quoi, la manifestation s'est achevée dans le calme.
Texte intégral (579 mots)
Les participants ont parcouru environ 2,5 km à travers la campagne, derrière une banderole proclamant "Fermez-la! fermons tous les lieux nazis", illustrée d'un dessin représentant un poing écrasant une croix gammée, ont constaté des journalistes de l'AFP. "Nous attendons de l'Etat qu'il prenne ses responsabilités et ferme ce local qui sert de QG à une idéologie raciste, masculiniste et suprémaciste", a dit à l'AFP Julien Boillot, membre du collectif "Fermez-la!". Ce dernier comprend de nombreuses organisations politiques (LFI, PCF, PS, les Ecologistes) et syndicales (FSU, CGT, Solidaires). La marche vers le petit village d'une centaine d'habitants s'est globalement déroulée de façon pacifique, à part quelques brefs heurts à la fin. Plusieurs dizaines de militants vêtus de noir et le visage masqué ont pris part au défilé, a constaté l'AFP, mais aucun débordement n'a eu lieu. - "Tout le monde a peur" Les gendarmes, déployés en nombre, ont maintenu les militants antifascistes à distance de la "Taverne de Thor", un hangar agricole reconverti en salle de sport - pour des combats de MMA, notamment. Selon les organisateurs de la manifestation, il sert de lieu de réunion pour les membres d'un groupe néonazi présent dans plusieurs pays, les Hammerskins. "Pas de fachos dans les villages, pas de hangar pour les fachos", ont scandé les protestataires depuis la route, à bonne distance. "Tous les républicains devraient être là aujourd'hui. Que ce lieu ne soit pas encore fermé, ça me révolte", a dit à l'AFP le député LFI Christophe Bex, présent aux côtés de deux autres élus insoumis. "Malheureusement, de nos jours la tendance est bien souvent celle de regarder ailleurs, de minimiser, et de se raconter que +ces néonazis ne font de mal à personne+", a déploré à la tribune l'un des organisateurs, qui a souhaité rester anonyme. Selon lui, "beaucoup de riverains et riveraines n'osent pas se positionner publiquement par crainte de représailles". Interrogée par l'AFP, une habitante du village, Julia, 92 ans - qui n'a pas souhaité donner son nom de famille - a indiqué que "tout le monde a peur" dans le village quand des réunions ont lieu à la "Taverne de Thor". Seulement "une salle de sport" Selon le collectif, la "Taverne de Thor" a d'abord été installée dans une zone industrielle de Toul (Meurthe-et-Moselle) où elle a été démantelée sur décision administrative en 2013. Elle a alors déménagé à Combres-sous-les-Côtes en 2015. Plus de 300 néonazis y ont participé en juin dernier à un tournoi de MMA (arts martiaux mixtes), avait dénoncé à l'époque le conseil départemental de la Meuse. Le propriétaire des lieux, Jérémy Flament, 43 ans, a déclaré au quotidien régional Le Républicain lorrain de samedi que l'association "la Taverne de Thor" n'existait plus. Son local n'est qu'une "salle de sport" dont les voisins n'ont jamais eu à se plaindre, selon lui. "Je n'ai plus rien à voir avec les Hammerskins (...) Nos chemins se sont séparés", a encore indiqué celui qui se définit comme "patriote", ajoutant cependant: "je ne renie rien du tout". En fin de parcours, quelques dizaines de protestataires ont tenté de s'approcher au plus près du hangar, en scandant "Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens", ou "la police protège les nazis". Les gendarmes ont lancé quatre grenades lacrymogènes. Après quoi, la manifestation s'est achevée dans le calme.

07.02.2026 à 18:59

Angleterre: Arsenal au top, Manchester United et Chelsea puissance 4

FRANCE24
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Seul le troisième Aston Villa, parmi les équipes de tête, a marqué le pas sur la pelouse de Bournemouth (1-1). L'équipe d'Unai Emery (3e, 47 pts) tourne au ralenti avec une seule victoire en cinq matches de championnat pendant le mois écoulé, ce qui la relègue à neuf longueurs du leader Arsenal (56 pts). Les Gunners misent maintenant sur une contre-performance de Manchester City (2e, 47 pts) dimanche dans l'affiche de la 25e journée à Liverpool, le champion sortant, pour rendre leur rêve de titre encore plus réel. Les Londoniens ont affiché toutes leurs qualités en grand, samedi à domicile contre les Back Cats de Régis Le Bris: une défense de fer, une attaque en forme et un banc de remplaçants riche en ressources, malgré les absents du jour (Odegaard, Saka, Merino). Entré en seconde période, l'avant-centre Viktor Gyökeres a inscrit un doublé (66e, 90e+3) pour donner le relief mérité à la victoire enclenchée par Martin Zubimendi (42e, 1-0). Sunderland est "un adversaire vraiment coriace", très bon pour "briser votre pressing, conserver le ballon" et contre il est "très difficile de créer une dynamique", a résumé l'entraîneur Mikel Arteta. "Je pense que le premier but a vraiment aidé à débloquer cela. Et puis, les +finisseurs+ sont entrés et ont eu immédiatement un impact énorme". Man Utd sur un nuage Le Manchester United souffreteux sous l'ancien manager Ruben Amorim a laissé place à une machine à gagner plaisante à regarder, comme samedi contre Tottenham (2-0) à Old Trafford, où Michael Carrick a obtenu un quatrième succès en autant de matches. L'ancien joueur emblématique du club a réinstallé une défense à quatre, relancé le jeune milieu Kobbie Mainoo et placé Bruno Fernandes un cran plus haut, dans sa position préférentielle. "Michael est arrivé avec les bonnes idées, il a donné aux joueurs des responsabilités et de la liberté sur le terrain", a résumé le capitaine portugais sur TNT Sports. Le meneur des Red Devils a tiré un corner malin, joué court avec Mainoo, sur le premier but signé Bryan Mbeumo (38e) et s'est chargé du second (81e). Le capitaine adverse, Cristian Romero, a lui abandonné ses coéquipiers, dans tous les sens du terme, en récolant un carton rouge très tôt (29e). La pression devient écrasante pour l'entraîneur Thomas Frank, privé de victoire depuis sept matches en Premier League et coincé à la quatorzième place. Chelsea enchaîne Manchester United (4e, 44 pts) revient lui à trois points d'Aston Villa et resté talonné par Chelsea (5e, 43 pts). Les Blues de Liam Rosenior, l'ex-entraîneur de Strasbourg, ont concassé la lanterne rouge Wolverhampton (3-1) dès la première période avec trois buts, dont deux sur pénalty, signés Cole Palmer (13e, 35e, 38e). Ils auront l'occasion de prolonger la belle dynamique dans les deux prochains matches contre Leeds et Burnley, deux mal-classés. L'avant-dernier Burnley (19e, 15 pts), justement, a perdu 2-0 samedi le match à ne pas perdre contre le premier relégable West Ham (18e, 23 pts), à domicile de surcroît. Les visiteurs ont été mis sur orbite après moins d'un quart par un nouveau but de Crysencio Summerville. L'attaquant néerlandais a marqué dans chacun de ses cinq derniers matches avec West Ham, après n'avoir mis qu'un but dans ses 38 première apparitions. Le club de l'est londonien revient à seulement trois longueurs de Nottingham Forest (17e, 26 pts), première équipe au-dessus de la zone rouge. Everton est venu s'imposer 2-1 à Fulham et apparaît à une surprenante septième place avec 37 points, deux de moins que le rival voisin Liverpool (6e, 39 pts).
Texte intégral (617 mots)
Seul le troisième Aston Villa, parmi les équipes de tête, a marqué le pas sur la pelouse de Bournemouth (1-1). L'équipe d'Unai Emery (3e, 47 pts) tourne au ralenti avec une seule victoire en cinq matches de championnat pendant le mois écoulé, ce qui la relègue à neuf longueurs du leader Arsenal (56 pts). Les Gunners misent maintenant sur une contre-performance de Manchester City (2e, 47 pts) dimanche dans l'affiche de la 25e journée à Liverpool, le champion sortant, pour rendre leur rêve de titre encore plus réel. Les Londoniens ont affiché toutes leurs qualités en grand, samedi à domicile contre les Back Cats de Régis Le Bris: une défense de fer, une attaque en forme et un banc de remplaçants riche en ressources, malgré les absents du jour (Odegaard, Saka, Merino). Entré en seconde période, l'avant-centre Viktor Gyökeres a inscrit un doublé (66e, 90e+3) pour donner le relief mérité à la victoire enclenchée par Martin Zubimendi (42e, 1-0). Sunderland est "un adversaire vraiment coriace", très bon pour "briser votre pressing, conserver le ballon" et contre il est "très difficile de créer une dynamique", a résumé l'entraîneur Mikel Arteta. "Je pense que le premier but a vraiment aidé à débloquer cela. Et puis, les +finisseurs+ sont entrés et ont eu immédiatement un impact énorme". Man Utd sur un nuage Le Manchester United souffreteux sous l'ancien manager Ruben Amorim a laissé place à une machine à gagner plaisante à regarder, comme samedi contre Tottenham (2-0) à Old Trafford, où Michael Carrick a obtenu un quatrième succès en autant de matches. L'ancien joueur emblématique du club a réinstallé une défense à quatre, relancé le jeune milieu Kobbie Mainoo et placé Bruno Fernandes un cran plus haut, dans sa position préférentielle. "Michael est arrivé avec les bonnes idées, il a donné aux joueurs des responsabilités et de la liberté sur le terrain", a résumé le capitaine portugais sur TNT Sports. Le meneur des Red Devils a tiré un corner malin, joué court avec Mainoo, sur le premier but signé Bryan Mbeumo (38e) et s'est chargé du second (81e). Le capitaine adverse, Cristian Romero, a lui abandonné ses coéquipiers, dans tous les sens du terme, en récolant un carton rouge très tôt (29e). La pression devient écrasante pour l'entraîneur Thomas Frank, privé de victoire depuis sept matches en Premier League et coincé à la quatorzième place. Chelsea enchaîne Manchester United (4e, 44 pts) revient lui à trois points d'Aston Villa et resté talonné par Chelsea (5e, 43 pts). Les Blues de Liam Rosenior, l'ex-entraîneur de Strasbourg, ont concassé la lanterne rouge Wolverhampton (3-1) dès la première période avec trois buts, dont deux sur pénalty, signés Cole Palmer (13e, 35e, 38e). Ils auront l'occasion de prolonger la belle dynamique dans les deux prochains matches contre Leeds et Burnley, deux mal-classés. L'avant-dernier Burnley (19e, 15 pts), justement, a perdu 2-0 samedi le match à ne pas perdre contre le premier relégable West Ham (18e, 23 pts), à domicile de surcroît. Les visiteurs ont été mis sur orbite après moins d'un quart par un nouveau but de Crysencio Summerville. L'attaquant néerlandais a marqué dans chacun de ses cinq derniers matches avec West Ham, après n'avoir mis qu'un but dans ses 38 première apparitions. Le club de l'est londonien revient à seulement trois longueurs de Nottingham Forest (17e, 26 pts), première équipe au-dessus de la zone rouge. Everton est venu s'imposer 2-1 à Fulham et apparaît à une surprenante septième place avec 37 points, deux de moins que le rival voisin Liverpool (6e, 39 pts).

07.02.2026 à 18:45

Jack Lang "propose" sa démission de l'Institut du monde arabe, Barrot "prend acte"

FRANCE24
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"Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire", a écrit l'actuel président de l'IMA alors qu'il était convoqué dimanche au Quai d'Orsay. Vendredi, le PNF a ouvert une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" concernant Jack Lang et sa fille Caroline. Le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot, dont le ministère a la tutelle sur l'IMA, "prend acte" de l'offre de démission de Jack Lang, a-t-il réagi samedi auprès de journalistes. "Je lance la procédure pour désigner son ou sa successeur à la tête de l'IMA et je convoque un conseil d'administration sous 7 jours qui désignera un ou une président(e) par intérim", a-t-il ajouté, de retour à Paris après une tournée internationale. Jack Lang était sur la sellette après la publication fin janvier de nouveaux documents sur le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui ont fait apparaître des liens entre les deux hommes. Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l'ancien ministre, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein et ses liens d'intérêt avec le financier américain ont poussé de nombreux membres de la classe politique à exiger son départ de l'IMA. "Les accusations portées à mon encontre sont infondées", avait assuré Jack Lang plus tôt samedi dans un communiqué transmis à l'AFP. mng-Dt-fz-dab/frd/
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"Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire", a écrit l'actuel président de l'IMA alors qu'il était convoqué dimanche au Quai d'Orsay. Vendredi, le PNF a ouvert une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée" concernant Jack Lang et sa fille Caroline. Le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot, dont le ministère a la tutelle sur l'IMA, "prend acte" de l'offre de démission de Jack Lang, a-t-il réagi samedi auprès de journalistes. "Je lance la procédure pour désigner son ou sa successeur à la tête de l'IMA et je convoque un conseil d'administration sous 7 jours qui désignera un ou une président(e) par intérim", a-t-il ajouté, de retour à Paris après une tournée internationale. Jack Lang était sur la sellette après la publication fin janvier de nouveaux documents sur le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui ont fait apparaître des liens entre les deux hommes. Si aucune charge ne pèse à ce stade contre l'ancien ministre, la mention de son nom à 673 reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein et ses liens d'intérêt avec le financier américain ont poussé de nombreux membres de la classe politique à exiger son départ de l'IMA. "Les accusations portées à mon encontre sont infondées", avait assuré Jack Lang plus tôt samedi dans un communiqué transmis à l'AFP. mng-Dt-fz-dab/frd/

07.02.2026 à 18:22

Affaire Epstein : Jack Lang "propose" sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe

FRANCE 24
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L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, "propose" samedi sa démission de l'Institut du monde arabe (IMA), a affirmé l'AFP après avoir consulté une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères. La veille, une enquête a été ouverte par le Parquet national financier pour ses liens supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.
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L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, "propose" samedi sa démission de l'Institut du monde arabe (IMA), a affirmé l'AFP après avoir consulté une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères. La veille, une enquête a été ouverte par le Parquet national financier pour ses liens supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.

07.02.2026 à 18:07

Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication "en fin de semaine prochaine"

FRANCE24
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L'énergie "est probablement un des dossiers les plus urgents" à traiter, ajoute le Premier ministre dans un entretien à la presse régionale. Il justifie la prise d'un décret "en raison de l’urgence" et parce qu'il estime que "les débats ont largement eu lieu". Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035, avait été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables. Cette PPE s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement. M. Lecornu confirme que six réacteurs nucléaires EPR "seront inscrits dans la PPE et huit supplémentaires en option", conformément aux promesses du président Emmanuel Macron en 2022 à Belfort. Le gouvernement investira aussi "dans l’éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie" et l’éolien terrestre. Mais cette dernière source d'énergie "est parfois source de conflit localement, la priorité sera donc donnée à la remotorisation des parcs existants avec des turbines plus puissantes pour éviter le mitage des paysages", précise M. Lecornu. Quant au prix de l'électricité, "il n’augmentera pas en France", promet-il, grâce à une "stratégie ambitieuse d’offre". Alors que le gouvernement envisage d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), Sébastien Lecornu ajoute qu'il "faudra réfléchir à des incitations pour accélérer" cette électrification afin "d'arriver à ce que 60% de notre consommation en 2030 soit électrique". Sur le plan militaire, le Premier ministre assure que la mise à jour (actualisation) de la loi de programmation militaire "arrivera à l'Assemblée nationale dès avril pour être adoptée avant le discours aux Armées du président de la République, le 13 juillet". Le projet de budget 2026 prévoit 57,2 milliards d'euros pour les armées (+13%), dont 3,5 mds de "surmarche" budgétaire qui n'étaient pas prévus par la LPM actuelle. Le président avait souhaité une autre "surmarche" de 3 mds d'euros pour 2027. Le projet de décentralisation, qui devait faire l'objet d'un seul texte en décembre, sera en fait décliné en "plusieurs textes", sur lesquels "la concertation n’est pas terminée". Le premier portera sur "la vie des collectivités locales, avec une cinquantaine de mesures de simplification et de clarification" et sera présenté "avant les municipales". Le second se penchera sur "la réforme de l'État, la décentralisation et la clarification d'un certain nombre de compétences" et un troisième texte "spécifique, sur la simplification du mille feuilles de la métropole du Grand Paris", sera présenté "après consultation" avec les différents acteurs".
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L'énergie "est probablement un des dossiers les plus urgents" à traiter, ajoute le Premier ministre dans un entretien à la presse régionale. Il justifie la prise d'un décret "en raison de l’urgence" et parce qu'il estime que "les débats ont largement eu lieu". Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu'en 2035, avait été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables. Cette PPE s'achemine vers un ralentissement de l'éolien terrestre et du solaire parce que l'électrification de l'économie - un des leviers pour réduire les énergies fossiles - avance moins vite que prévu, selon le gouvernement. M. Lecornu confirme que six réacteurs nucléaires EPR "seront inscrits dans la PPE et huit supplémentaires en option", conformément aux promesses du président Emmanuel Macron en 2022 à Belfort. Le gouvernement investira aussi "dans l’éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie" et l’éolien terrestre. Mais cette dernière source d'énergie "est parfois source de conflit localement, la priorité sera donc donnée à la remotorisation des parcs existants avec des turbines plus puissantes pour éviter le mitage des paysages", précise M. Lecornu. Quant au prix de l'électricité, "il n’augmentera pas en France", promet-il, grâce à une "stratégie ambitieuse d’offre". Alors que le gouvernement envisage d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), Sébastien Lecornu ajoute qu'il "faudra réfléchir à des incitations pour accélérer" cette électrification afin "d'arriver à ce que 60% de notre consommation en 2030 soit électrique". Sur le plan militaire, le Premier ministre assure que la mise à jour (actualisation) de la loi de programmation militaire "arrivera à l'Assemblée nationale dès avril pour être adoptée avant le discours aux Armées du président de la République, le 13 juillet". Le projet de budget 2026 prévoit 57,2 milliards d'euros pour les armées (+13%), dont 3,5 mds de "surmarche" budgétaire qui n'étaient pas prévus par la LPM actuelle. Le président avait souhaité une autre "surmarche" de 3 mds d'euros pour 2027. Le projet de décentralisation, qui devait faire l'objet d'un seul texte en décembre, sera en fait décliné en "plusieurs textes", sur lesquels "la concertation n’est pas terminée". Le premier portera sur "la vie des collectivités locales, avec une cinquantaine de mesures de simplification et de clarification" et sera présenté "avant les municipales". Le second se penchera sur "la réforme de l'État, la décentralisation et la clarification d'un certain nombre de compétences" et un troisième texte "spécifique, sur la simplification du mille feuilles de la métropole du Grand Paris", sera présenté "après consultation" avec les différents acteurs".

07.02.2026 à 17:59

Remaniement: Lecornu prévoit un "ajustement" gouvernemental d'ici le 22 février

FRANCE24
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"Ce sera un ajustement, les Français - et les administrations - veulent surtout de la stabilité", a expliqué le Premier ministre. La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à Paris, avait notamment fait savoir le 18 janvier qu'elle quitterait le gouvernement. Deux autres membres du gouvernement sont candidats en tête de liste: Marina Ferrari (Sports) à Aix-les-Bains et Michel Fournier (Ruralité) aux Voivres (Vosges). "Le sujet, c’est Dati. Rachida, elle n'a pas du tout envie de partir. Et le président aime bien Rachida, il n'a pas envie de la pousser dehors", expliquait cette semaine une source au sein de l'exécutif. Interrogé par ailleurs sur le cas de Gérald Darmanin, M. Lecornu a répondu: "La règle n'a pas changé. Les ministres doivent s’occuper de leurs ministères et des affaires de l’État, non pas d’affaires partisanes. C’est ce que fait Gérald Darmanin". Le garde des Sceaux a notamment expliqué mercredi sur RTL qu'il y avait "urgence à s'entendre" pour que le centre et la droite "'n'aient qu'un seul candidat à l'été" pour la présidentielle. De la séquence budgétaire, qui s'est soldée par le vote du budget de la Sécurité sociale et l'adoption par un 49.3 du budget de l’État, M. Lecornu estime qu'"il existe bien une majorité pour voter des textes de compromis". Quant au 49.3, "ce choix n'était pas confortable, mais il était devenu indispensable pour adopter le budget". "J'ai la conviction que cette période laisse une trace: celles et ceux qui gouverneront après moi, y compris avec des majorités solides, seront contraints à davantage de concertation", "il ne pourra plus y avoir de 49.3 de facilité",estime le chef du gouvernement. "J’ai fait mon devoir, loyalement, jusqu’au bout. J’ai pris des décisions difficiles, parfois contraires à mes convictions personnelles, ce qui est très inconfortable, parce que l’intérêt du pays passait avant tout", a encore déclaré M. Lecornu. "Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je l'ai dit, je le redis", a ajouté le Premier ministre. Quant aux municipales des 15 et 22 mars, interrogé pour savoir s'il irait soutenir des candidats, le locataire de Matignon a estimé que ce n'était pas son rôle "dans ces circonstances particulières". "Mais j’incite les ministres à s’engager sur des listes chez eux" pour ce scrutin, a-t-il ajouté.
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"Ce sera un ajustement, les Français - et les administrations - veulent surtout de la stabilité", a expliqué le Premier ministre. La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à Paris, avait notamment fait savoir le 18 janvier qu'elle quitterait le gouvernement. Deux autres membres du gouvernement sont candidats en tête de liste: Marina Ferrari (Sports) à Aix-les-Bains et Michel Fournier (Ruralité) aux Voivres (Vosges). "Le sujet, c’est Dati. Rachida, elle n'a pas du tout envie de partir. Et le président aime bien Rachida, il n'a pas envie de la pousser dehors", expliquait cette semaine une source au sein de l'exécutif. Interrogé par ailleurs sur le cas de Gérald Darmanin, M. Lecornu a répondu: "La règle n'a pas changé. Les ministres doivent s’occuper de leurs ministères et des affaires de l’État, non pas d’affaires partisanes. C’est ce que fait Gérald Darmanin". Le garde des Sceaux a notamment expliqué mercredi sur RTL qu'il y avait "urgence à s'entendre" pour que le centre et la droite "'n'aient qu'un seul candidat à l'été" pour la présidentielle. De la séquence budgétaire, qui s'est soldée par le vote du budget de la Sécurité sociale et l'adoption par un 49.3 du budget de l’État, M. Lecornu estime qu'"il existe bien une majorité pour voter des textes de compromis". Quant au 49.3, "ce choix n'était pas confortable, mais il était devenu indispensable pour adopter le budget". "J'ai la conviction que cette période laisse une trace: celles et ceux qui gouverneront après moi, y compris avec des majorités solides, seront contraints à davantage de concertation", "il ne pourra plus y avoir de 49.3 de facilité",estime le chef du gouvernement. "J’ai fait mon devoir, loyalement, jusqu’au bout. J’ai pris des décisions difficiles, parfois contraires à mes convictions personnelles, ce qui est très inconfortable, parce que l’intérêt du pays passait avant tout", a encore déclaré M. Lecornu. "Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je l'ai dit, je le redis", a ajouté le Premier ministre. Quant aux municipales des 15 et 22 mars, interrogé pour savoir s'il irait soutenir des candidats, le locataire de Matignon a estimé que ce n'était pas son rôle "dans ces circonstances particulières". "Mais j’incite les ministres à s’engager sur des listes chez eux" pour ce scrutin, a-t-il ajouté.

07.02.2026 à 17:46

Décryptage : "une guerre de l'énergie" en Ukraine

FRANCE24
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L'Ukraine a été visée dans la matinée par une importante attaque contre son réseau énergétique qui a provoqué des coupures de courant dans une grande partie du pays. Washington veut voir la fin de la guerre en Ukraine d'ici le mois de juin, a indiqué samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, annonçant que les délégations russe et ukrainienne avaient été invitées aux États-Unis la semaine prochaine pour de nouvelles discussions.
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L'Ukraine a été visée dans la matinée par une importante attaque contre son réseau énergétique qui a provoqué des coupures de courant dans une grande partie du pays. Washington veut voir la fin de la guerre en Ukraine d'ici le mois de juin, a indiqué samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, annonçant que les délégations russe et ukrainienne avaient été invitées aux États-Unis la semaine prochaine pour de nouvelles discussions.

07.02.2026 à 17:35

Affaire Epstein: Jack Lang annonce sa démission de l'Institut du monde arabe

FRANCE24
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"Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire", a écrit l'actuel président de l'IMA, dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, transmise à l'AFP. Jean-Noël Barrot, a immédiatement "pris acte" de cette décision, suivi par l'Elysée, et a précisé qu'il lançait la procédure de désignation de son successeur à la tête de l'IMA. "Je convoque un conseil d'administration sous sept jours qui désignera un ou une président(e) par intérim", a-t-il ajouté. A 86 ans, le président de ce prestigieux institut culturel français passera donc la main avant la fin de son quatrième mandat, en raison de ses liens récemment révélés avec le financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Initialement convoqué par le Quai d'Orsay dimanche, M. Lang ne s'y rendra pas, mais a avancé son retour à Paris depuis l'étranger à samedi soir, a précisé à l'AFP son entourage. La décision met fin à une semaine de tensions, provoquée par la publication fin janvier de millions de documents, nouveau volet des "Epstein files". Accusé d'avoir entretenu des liens proches avec un homme déjà condamné pour sollicitation de prostituée mineure, l'ancien ministre de la Culture emblématique de François Mitterrand a d'abord résisté aux demandes de démission. Mercredi, il avait rejeté toute hypothèse d'un départ de l'IMA. Mais les pressions se sont accélérées, d'abord au sein de la classe politique puis jusqu'au sommet de l'Etat, quand l'Elysée et Matignon avaient exigé sa convocation auprès du ministère des Affaires étrangères. Jean-Noël Barrot avait déclaré se réserver "toutes les options" quant au mandat de M. Lang, qualifiant les premiers éléments de l'affaire d'"inédits et d'une extrême gravité". "Très triste" La défense de l'ancien ministre n'a quant à elle pas beaucoup évolué. Après avoir assumé ses liens avec Jeffrey Epstein, puis plaidé la naïveté, il a réaffirmé son innocence samedi. "Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai", a-t-il assuré dans le courrier au ministre des Affaires étrangères. "Je me réjouis que la justice se saisisse de ce dossier", a-t-il aussi affirmé, évoquant l'enquête préliminaire ouverte vendredi par le parquet national financier (PNF) contre lui et sa fille Caroline Lang pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", après des "faits révélés par Mediapart". Sur la base des nouveaux éléments publiés par l'administration américaine, le média a fait état de liens financiers et d'intérêts économiques communs entre la famille Lang et le financier. D'après son avocat Laurent Merlet, interrogé samedi sur BFM TV, Jack Lang "est à la fois très triste de quitter une institution muséale qu'il aime beaucoup" mais également "extrêmement combatif et ne laissera pas les calomnies prendre le terrain". D'après les messages exhumés, le nom de l'ancien ministre ressort 673 fois de la correspondance de l'ancien homme d'affaires américain décédé en prison en 2019. Les deux hommes ont notamment négocié en 2015 la vente entre eux d'un riad à Marrakech, et les messages ont continué les années suivantes. "Cher Jeffrey, (...) votre générosité est infinie", aurait écrit Jack Lang en 2017. "Puis-je encore abuser ?", avait-il aussi demandé, avant de solliciter le milliardaire pour qu'il le transporte en voiture à une fête organisée hors de Paris. La fille de l'ancien ministre, Caroline Lang, a quant à elle démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après les révélations sur une société "offshore" qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain. Au micro de BFM TV samedi, avant la démission du président de l'IMA, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé "la complaisance du système politique et du système médiatique à l'égard de Jack Lang". En 1977, Jack Lang avait fait partie des signataires d'une pétition défendant les relations sexuelles entre adultes et enfants, publiée dans Le Monde mais aussi dans Libération. Avoir signé cette pétition "était une connerie", avait-il regretté en 2021.
Texte intégral (724 mots)
"Je propose de remettre ma démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire", a écrit l'actuel président de l'IMA, dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, transmise à l'AFP. Jean-Noël Barrot, a immédiatement "pris acte" de cette décision, suivi par l'Elysée, et a précisé qu'il lançait la procédure de désignation de son successeur à la tête de l'IMA. "Je convoque un conseil d'administration sous sept jours qui désignera un ou une président(e) par intérim", a-t-il ajouté. A 86 ans, le président de ce prestigieux institut culturel français passera donc la main avant la fin de son quatrième mandat, en raison de ses liens récemment révélés avec le financier et criminel sexuel Jeffrey Epstein. Initialement convoqué par le Quai d'Orsay dimanche, M. Lang ne s'y rendra pas, mais a avancé son retour à Paris depuis l'étranger à samedi soir, a précisé à l'AFP son entourage. La décision met fin à une semaine de tensions, provoquée par la publication fin janvier de millions de documents, nouveau volet des "Epstein files". Accusé d'avoir entretenu des liens proches avec un homme déjà condamné pour sollicitation de prostituée mineure, l'ancien ministre de la Culture emblématique de François Mitterrand a d'abord résisté aux demandes de démission. Mercredi, il avait rejeté toute hypothèse d'un départ de l'IMA. Mais les pressions se sont accélérées, d'abord au sein de la classe politique puis jusqu'au sommet de l'Etat, quand l'Elysée et Matignon avaient exigé sa convocation auprès du ministère des Affaires étrangères. Jean-Noël Barrot avait déclaré se réserver "toutes les options" quant au mandat de M. Lang, qualifiant les premiers éléments de l'affaire d'"inédits et d'une extrême gravité". "Très triste" La défense de l'ancien ministre n'a quant à elle pas beaucoup évolué. Après avoir assumé ses liens avec Jeffrey Epstein, puis plaidé la naïveté, il a réaffirmé son innocence samedi. "Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai", a-t-il assuré dans le courrier au ministre des Affaires étrangères. "Je me réjouis que la justice se saisisse de ce dossier", a-t-il aussi affirmé, évoquant l'enquête préliminaire ouverte vendredi par le parquet national financier (PNF) contre lui et sa fille Caroline Lang pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée", après des "faits révélés par Mediapart". Sur la base des nouveaux éléments publiés par l'administration américaine, le média a fait état de liens financiers et d'intérêts économiques communs entre la famille Lang et le financier. D'après son avocat Laurent Merlet, interrogé samedi sur BFM TV, Jack Lang "est à la fois très triste de quitter une institution muséale qu'il aime beaucoup" mais également "extrêmement combatif et ne laissera pas les calomnies prendre le terrain". D'après les messages exhumés, le nom de l'ancien ministre ressort 673 fois de la correspondance de l'ancien homme d'affaires américain décédé en prison en 2019. Les deux hommes ont notamment négocié en 2015 la vente entre eux d'un riad à Marrakech, et les messages ont continué les années suivantes. "Cher Jeffrey, (...) votre générosité est infinie", aurait écrit Jack Lang en 2017. "Puis-je encore abuser ?", avait-il aussi demandé, avant de solliciter le milliardaire pour qu'il le transporte en voiture à une fête organisée hors de Paris. La fille de l'ancien ministre, Caroline Lang, a quant à elle démissionné lundi de la tête d'un syndicat de producteurs de cinéma après les révélations sur une société "offshore" qu'elle a fondée en 2016 avec l'homme d'affaires américain. Au micro de BFM TV samedi, avant la démission du président de l'IMA, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé "la complaisance du système politique et du système médiatique à l'égard de Jack Lang". En 1977, Jack Lang avait fait partie des signataires d'une pétition défendant les relations sexuelles entre adultes et enfants, publiée dans Le Monde mais aussi dans Libération. Avoir signé cette pétition "était une connerie", avait-il regretté en 2021.

07.02.2026 à 17:12

L'Arabie saoudite annonce des investissements "stratégiques" en Syrie

FRANCE 24
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Des responsables syriens et saoudiens ont annoncé samedi cinq accords "stratégiques" concernant l'aérien, les télécommunications et le dessalement de l'eau. Un acte fort alors que la Syrie entame sa reconstruction économique.
Texte intégral (724 mots)
Des responsables syriens et saoudiens ont annoncé samedi cinq accords "stratégiques" concernant l'aérien, les télécommunications et le dessalement de l'eau. Un acte fort alors que la Syrie entame sa reconstruction économique.

07.02.2026 à 16:19

Deux Français arrivent à Shanghai, ralliée à pied depuis la France

FRANCE24
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Épuisés mais heureux, Loïc Voisot, 26 ans, et Benjamin Humblot, 27 ans, partis d'Annecy, dans les Alpes françaises, en septembre 2024, se sont embrassés en arrivant sur le boulevard touristique du Bund, à Shanghai, dans l'est de la Chine. "Nous avons pensé à ce moment presque tous les jours depuis plus d'un an maintenant, alors c'est un sentiment vraiment intense," s'est exclamé en anglais Benjamin Humblot. "On a du mal à réaliser que c'est réel, qu'on est enfin arrivé", a confié à l'AFP Loïc Voisot. "Tous les gens qu'on a rencontrés sur la route, c'était merveilleux... qui nous ont aidés, hébergés, donné à manger, ou juste souri, indiqué la route", raconte-t-il. "On est fier surtout d'avoir osé faire ça (...), fier d'avoir osé essayer", a-t-il témoigné. Loïc Voisot, consultant en changement climatique, et Benjamin Humblot, qui gérait des équipes informatiques avant le départ, avaient décidé de rallier à pied la ville portuaire chinoise pour réaliser leur rêve de "grande aventure". Depuis la France, la Chine "est un des points les plus éloignés qu'on peut rejoindre à pied en prenant la direction de l'est, ça symbolise le bout du monde", a expliqué à l'AFP Benjamin Humblot. Le duo, qui voulait visiter la Chine, ne voulait pas prendre l'avion pour s'y rendre, en raison de l'impact de ce mode de transport sur le changement climatique. "Nous sommes tous les deux conscients du changement climatique, et de la responsabilité des humains pour ce qui arrive", souligné Loïc Voisot. Leur périple s'est achevé après 518 jours et quelque 12.850 kilomètres - environ 45 km par jour - parcourus à pied, à l'exception d'un tronçon en Russie effectué en car pour des raisons de sécurité et de logistique. Il a été financé pour environ la moitié par une cagnotte sur internet, et par des entreprises de la région d'Annecy pour le reste, ont-ils expliqué à l'AFP. "Si tes rêves sont fous..." Une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées au point de départ des 10 derniers kilomètres de l'odyssée des deux marcheurs, rejoints au bord du chemin par des journalistes, des Français vivant à Shanghai, et de nombreux Chinois qui avaient suivi leur progression dans le pays sur les réseaux sociaux. "Si tes rêves sont fous, avance simplement pas à pas : parfois tu n'y arriveras pas, mais parfois tu y arriveras", a dit Loïc Voisot. Les deux Français se connaissent depuis l'âge de dix ans, et ont été à l'école et à l'université ensemble. Le nombre de leurs supporteurs n'a cessé d'augmenter au fil de leur périple. "C'est très impressionnant qu'ils aient eu cette idée et l'aient réalisée", a dit Salome Gao, une Chinoise de 28 ans qui leur a demandé des autographes. Luo, une autre femme, âgée de 57 ans, a confié avoir elle-même marché deux heures pour rejoindre les deux Français sur les derniers kilomètres de leur périple. Les deux hommes ont cependant confié que ce voyage n'avait pas été toujours facile. "Il y a eu des hivers très rigoureux, nous devions traverser le désert en Ouzbékistan", a souligné Loïc Voisot. Mais ils ont ajouté ne pas exclure de poursuivre l'aventure. "Nous avons atteint l'océan, et nous nous disions - pourquoi ne pas prendre un bateau pour continuer vers l'est et les Etats-Unis?", a dit Benjamin Humblot. Dans ce cas, ils devraient traverser le continent américain, puis monter à nouveau dans un bateau à destination du nord de la France, et marcher encore jusqu'à Annecy, pour boucler la boucle. Pour le court terme, les projets sont plus simples, dit Loïc Voisot : "Dormir beaucoup !"
Texte intégral (620 mots)
Épuisés mais heureux, Loïc Voisot, 26 ans, et Benjamin Humblot, 27 ans, partis d'Annecy, dans les Alpes françaises, en septembre 2024, se sont embrassés en arrivant sur le boulevard touristique du Bund, à Shanghai, dans l'est de la Chine. "Nous avons pensé à ce moment presque tous les jours depuis plus d'un an maintenant, alors c'est un sentiment vraiment intense," s'est exclamé en anglais Benjamin Humblot. "On a du mal à réaliser que c'est réel, qu'on est enfin arrivé", a confié à l'AFP Loïc Voisot. "Tous les gens qu'on a rencontrés sur la route, c'était merveilleux... qui nous ont aidés, hébergés, donné à manger, ou juste souri, indiqué la route", raconte-t-il. "On est fier surtout d'avoir osé faire ça (...), fier d'avoir osé essayer", a-t-il témoigné. Loïc Voisot, consultant en changement climatique, et Benjamin Humblot, qui gérait des équipes informatiques avant le départ, avaient décidé de rallier à pied la ville portuaire chinoise pour réaliser leur rêve de "grande aventure". Depuis la France, la Chine "est un des points les plus éloignés qu'on peut rejoindre à pied en prenant la direction de l'est, ça symbolise le bout du monde", a expliqué à l'AFP Benjamin Humblot. Le duo, qui voulait visiter la Chine, ne voulait pas prendre l'avion pour s'y rendre, en raison de l'impact de ce mode de transport sur le changement climatique. "Nous sommes tous les deux conscients du changement climatique, et de la responsabilité des humains pour ce qui arrive", souligné Loïc Voisot. Leur périple s'est achevé après 518 jours et quelque 12.850 kilomètres - environ 45 km par jour - parcourus à pied, à l'exception d'un tronçon en Russie effectué en car pour des raisons de sécurité et de logistique. Il a été financé pour environ la moitié par une cagnotte sur internet, et par des entreprises de la région d'Annecy pour le reste, ont-ils expliqué à l'AFP. "Si tes rêves sont fous..." Une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées au point de départ des 10 derniers kilomètres de l'odyssée des deux marcheurs, rejoints au bord du chemin par des journalistes, des Français vivant à Shanghai, et de nombreux Chinois qui avaient suivi leur progression dans le pays sur les réseaux sociaux. "Si tes rêves sont fous, avance simplement pas à pas : parfois tu n'y arriveras pas, mais parfois tu y arriveras", a dit Loïc Voisot. Les deux Français se connaissent depuis l'âge de dix ans, et ont été à l'école et à l'université ensemble. Le nombre de leurs supporteurs n'a cessé d'augmenter au fil de leur périple. "C'est très impressionnant qu'ils aient eu cette idée et l'aient réalisée", a dit Salome Gao, une Chinoise de 28 ans qui leur a demandé des autographes. Luo, une autre femme, âgée de 57 ans, a confié avoir elle-même marché deux heures pour rejoindre les deux Français sur les derniers kilomètres de leur périple. Les deux hommes ont cependant confié que ce voyage n'avait pas été toujours facile. "Il y a eu des hivers très rigoureux, nous devions traverser le désert en Ouzbékistan", a souligné Loïc Voisot. Mais ils ont ajouté ne pas exclure de poursuivre l'aventure. "Nous avons atteint l'océan, et nous nous disions - pourquoi ne pas prendre un bateau pour continuer vers l'est et les Etats-Unis?", a dit Benjamin Humblot. Dans ce cas, ils devraient traverser le continent américain, puis monter à nouveau dans un bateau à destination du nord de la France, et marcher encore jusqu'à Annecy, pour boucler la boucle. Pour le court terme, les projets sont plus simples, dit Loïc Voisot : "Dormir beaucoup !"

07.02.2026 à 15:57

Municipales à Paris: Emmanuel Grégoire présente ses propositions sur les mobilités

FRANCE24
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L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo propose notamment un "cœur piéton" dans chacun des 80 quartiers de la capitale, avec un objectif de "1.000 rues piétonnes". Le socialiste suggère également la création de "deux nouvelles promenades", d'une part le prolongement de la piétonnisation des berges de la Seine sur chacune des deux rives, vers Bercy à l'est et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à l'ouest, d'autre part la poursuite de l'ouverture de l'ex-petite ceinture ferroviaire, avec l'ambition de créer 10 km supplémentaires "de promenade calme et végétalisée". A propos des transports en commun, celui qui mène une coalition PS, Ecologistes, PCF, Place publique (parti de Raphaël Glucksmann) et L'Après (qui regroupe d'anciens mélenchonistes exclus de LFI) propose la transformation des "15 lignes de bus les plus empruntées" en "bus express" avec couloirs dédiés, "parcours sécurisé" et "super-priorité" aux carrefours, "avec vidéoverbalisation pour la faire respecter". Objectif: une fréquence de cinq minutes aux heures de pointe. Emmanuel Grégoire a par ailleurs renouvelé son souhait d'une "expérimentation progressive" de l'ouverture 24H/24 des trois lignes de métros automatiques de la capitale, "avec sécurité renforcée". L'ancien bras droit d'Anne Hidalgo entend encore poursuivre le déploiement de pistes cyclables dans "100% des rues parisiennes, à double sens de circulation" avec un doublement du nombre d'arceaux pour stationner les bicyclettes. "Nous allons créer une brigade spécialisée de la police municipale pour lutter contre les +violences motorisées+ faites aux piétons et cyclistes, notamment à l'heure de pointe du matin et du soir", poursuit-il, en "priorisant notamment l'action de la police municipale sur des campagnes de contrôle et de verbalisation du non-respect de la priorité piétonne au droit des passages piétons". Concernant les voitures, celui qui s'était fait élire en 2024 député PS du centre-est parisien entend réserver "au moins 25% des places de stationnement sur l'espace public soit pour les personnes à mobilité réduite, soit pour les livraisons ou pour les professionnels" et "encourager les résidents à se garer dans les parkings souterrains grâce à la mise en place de tarifs de stationnement résidentiels attractifs". Dans une étude Cluster 17 pour Politico parue lundi, la liste Grégoire recueille 33% d'intentions de vote au premier tour, devant celles de Rachida Dati (LR-MoDem) avec 26%; de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), 14%; de Sophia Chikirou (LFI), 12%; et de Sarah Knafo (Reconquête!), 10%, le seuil minimal pour se maintenir au second tour.
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L'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo propose notamment un "cœur piéton" dans chacun des 80 quartiers de la capitale, avec un objectif de "1.000 rues piétonnes". Le socialiste suggère également la création de "deux nouvelles promenades", d'une part le prolongement de la piétonnisation des berges de la Seine sur chacune des deux rives, vers Bercy à l'est et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à l'ouest, d'autre part la poursuite de l'ouverture de l'ex-petite ceinture ferroviaire, avec l'ambition de créer 10 km supplémentaires "de promenade calme et végétalisée". A propos des transports en commun, celui qui mène une coalition PS, Ecologistes, PCF, Place publique (parti de Raphaël Glucksmann) et L'Après (qui regroupe d'anciens mélenchonistes exclus de LFI) propose la transformation des "15 lignes de bus les plus empruntées" en "bus express" avec couloirs dédiés, "parcours sécurisé" et "super-priorité" aux carrefours, "avec vidéoverbalisation pour la faire respecter". Objectif: une fréquence de cinq minutes aux heures de pointe. Emmanuel Grégoire a par ailleurs renouvelé son souhait d'une "expérimentation progressive" de l'ouverture 24H/24 des trois lignes de métros automatiques de la capitale, "avec sécurité renforcée". L'ancien bras droit d'Anne Hidalgo entend encore poursuivre le déploiement de pistes cyclables dans "100% des rues parisiennes, à double sens de circulation" avec un doublement du nombre d'arceaux pour stationner les bicyclettes. "Nous allons créer une brigade spécialisée de la police municipale pour lutter contre les +violences motorisées+ faites aux piétons et cyclistes, notamment à l'heure de pointe du matin et du soir", poursuit-il, en "priorisant notamment l'action de la police municipale sur des campagnes de contrôle et de verbalisation du non-respect de la priorité piétonne au droit des passages piétons". Concernant les voitures, celui qui s'était fait élire en 2024 député PS du centre-est parisien entend réserver "au moins 25% des places de stationnement sur l'espace public soit pour les personnes à mobilité réduite, soit pour les livraisons ou pour les professionnels" et "encourager les résidents à se garer dans les parkings souterrains grâce à la mise en place de tarifs de stationnement résidentiels attractifs". Dans une étude Cluster 17 pour Politico parue lundi, la liste Grégoire recueille 33% d'intentions de vote au premier tour, devant celles de Rachida Dati (LR-MoDem) avec 26%; de Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance), 14%; de Sophia Chikirou (LFI), 12%; et de Sarah Knafo (Reconquête!), 10%, le seuil minimal pour se maintenir au second tour.
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