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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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17.04.2026 à 00:25

Ligue conférence : le RC Strasbourg écrase Mayence et s'offre sa première demi-finale européenne

FRANCE 24
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Battus 2-0 au match aller, Strasbourg a réussi à retourner la situation pour s'imposer 4-0 face à Mayence, jeudi. Pour la première fois de leur existence, les Alsaciens se qualifient pour les demi-finales d'une Coupe d'Europe. Ils affronteront les Espagnols du Rayo Vallecano, le 30 avril et le 7 mai.
Battus 2-0 au match aller, Strasbourg a réussi à retourner la situation pour s'imposer 4-0 face à Mayence, jeudi. Pour la première fois de leur existence, les Alsaciens se qualifient pour les demi-finales d'une Coupe d'Europe. Ils affronteront les Espagnols du Rayo Vallecano, le 30 avril et le 7 mai.

16.04.2026 à 23:59

"Top Gun 3" officiellement en préparation, annonce Paramount

FRANCE24
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Le co-directeur de Paramount Films, Josh Greenstein, a déclaré que "Top Gun 3" était "officiellement en développement" et que son scénario était "bien avancé". Sorti en 1986, le premier volet avait propulsé Tom Cruise vers la célébrité, et sa suite avait rapporté 1,5 milliard de dollars dans le monde entier en 2022 alors qu'Hollywood se remettait difficilement de la pandémie de Covid-19. L'acteur, 63 ans, n'était pas présent lors de la présentation de Paramount, mais il est apparu dans une vidéo diffusée en ouverture de l'événement. On l'y voit juché sur le célèbre château d'eau du studio à Hollywood, affirmant: "l'avenir s'annonce radieux vu d'ici." Le patron de Paramount Skydance, David Ellison, a par ailleurs profité de l'événement pour annoncer une fenêtre d'exploitation de 45 jours pour les films du groupe avant leur arrivée en streaming, dans un contexte de tensions liées à sa fusion avec Warner Bros. "Une fois que nous aurons fusionné avec Warner Bros, nous produirons un minimum de 30 films par an", a-t-il promis, avant de lancer: "longue vie aux films." Paramount Skydance avait annoncé en février le rachat de son concurrent Warner Bros pour 111 milliards de dollars, mettant un terme à une bataille de longue haleine avec Netflix. Hollywood craint avec ce rachat une baisse de l'investissement dans la production cinématographique, ce qui pourrait provoquer des effets en cascade dans une industrie qui emploie des dizaines de milliers de personnes, notamment en Californie.
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Le co-directeur de Paramount Films, Josh Greenstein, a déclaré que "Top Gun 3" était "officiellement en développement" et que son scénario était "bien avancé". Sorti en 1986, le premier volet avait propulsé Tom Cruise vers la célébrité, et sa suite avait rapporté 1,5 milliard de dollars dans le monde entier en 2022 alors qu'Hollywood se remettait difficilement de la pandémie de Covid-19. L'acteur, 63 ans, n'était pas présent lors de la présentation de Paramount, mais il est apparu dans une vidéo diffusée en ouverture de l'événement. On l'y voit juché sur le célèbre château d'eau du studio à Hollywood, affirmant: "l'avenir s'annonce radieux vu d'ici." Le patron de Paramount Skydance, David Ellison, a par ailleurs profité de l'événement pour annoncer une fenêtre d'exploitation de 45 jours pour les films du groupe avant leur arrivée en streaming, dans un contexte de tensions liées à sa fusion avec Warner Bros. "Une fois que nous aurons fusionné avec Warner Bros, nous produirons un minimum de 30 films par an", a-t-il promis, avant de lancer: "longue vie aux films." Paramount Skydance avait annoncé en février le rachat de son concurrent Warner Bros pour 111 milliards de dollars, mettant un terme à une bataille de longue haleine avec Netflix. Hollywood craint avec ce rachat une baisse de l'investissement dans la production cinématographique, ce qui pourrait provoquer des effets en cascade dans une industrie qui emploie des dizaines de milliers de personnes, notamment en Californie.

16.04.2026 à 23:41

"L'impression de flotter": l'équipage d'Artémis II n'a pas encore complètement les pieds sur Terre

FRANCE24
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"Cela a été une semaine de tests médicaux, tests physiques, de rendez-vous avec des médecins", a expliqué le commandant Reid Wiseman lors d'une conférence de presse depuis le centre de la Nasa à Houston. "Nous n'avons pas encore eu ce temps de réflexion" ni de "décompression" depuis l'amerrissage de leur vaisseau vendredi soir dans le Pacifique, a-t-il ajouté. A ses côtés, ses compatriotes américains Victor Glover et Christina Koch et leur collègue canadien Jeremy Hansen sont eux aussi revenus sur leurs impressions depuis la fin de cette mission qui les a conduits à aller plus loin dans l'espace que personne avant eux. "J'ai essayé de rester à l'écart, de ne pas regarder les réseaux sociaux ni les infos cette semaine. Donc je ne sais pas" ce qu'il s'est dit, a confessé le pilote Victor Glover, tout en reconnaissant que ses enfants et ses voisins lui avaient néanmoins donné une idée de l'ampleur de l'engouement suscité, notamment auprès des plus jeunes. Cette mission habitée, la première à s'aventurer jusqu'à la Lune depuis 1972 et la seule de l'histoire à avoir compté une femme, un astronaute noir et un non-américain, a été diffusée en direct par la Nasa et été suivie par des centaines de milliers d'internautes, sur YouTube notamment. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes se sont passionnées pour le parcours de Christina Koch, exploratrice et astronaute chevronnée, un phénomène dont elle a appris l'existence par sa famille. "Quand mon mari m'a pris entre quatre yeux et dit pendant cet appel vidéo: +Non, vraiment, tu as fait la différence+, j'en ai eu les larmes aux yeux", a-t-elle confié. Christina Koch a par ailleurs décrit avoir eu "l'impression de flotter" au réveil lors des premiers jours. "J'ai dû me convaincre que ce n'était pas le cas", s'est-elle étonnée. Leur mission, qui a duré presque 10 jours, est la première habitée du programme Artémis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune en vue cette fois d'y établir une base au sol et de préparer de futures missions vers Mars. Interrogé sur le sujet, l'équipage s'est dit confiant dans les capacités de l'agence spatiale américaine à atteindre cet objectif dans les années à venir. Les Etats-Unis mettent actuellement les bouchées doubles pour réaliser un alunissage en 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump et avant l'échéance fixée par leurs grands rivaux chinois.
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"Cela a été une semaine de tests médicaux, tests physiques, de rendez-vous avec des médecins", a expliqué le commandant Reid Wiseman lors d'une conférence de presse depuis le centre de la Nasa à Houston. "Nous n'avons pas encore eu ce temps de réflexion" ni de "décompression" depuis l'amerrissage de leur vaisseau vendredi soir dans le Pacifique, a-t-il ajouté. A ses côtés, ses compatriotes américains Victor Glover et Christina Koch et leur collègue canadien Jeremy Hansen sont eux aussi revenus sur leurs impressions depuis la fin de cette mission qui les a conduits à aller plus loin dans l'espace que personne avant eux. "J'ai essayé de rester à l'écart, de ne pas regarder les réseaux sociaux ni les infos cette semaine. Donc je ne sais pas" ce qu'il s'est dit, a confessé le pilote Victor Glover, tout en reconnaissant que ses enfants et ses voisins lui avaient néanmoins donné une idée de l'ampleur de l'engouement suscité, notamment auprès des plus jeunes. Cette mission habitée, la première à s'aventurer jusqu'à la Lune depuis 1972 et la seule de l'histoire à avoir compté une femme, un astronaute noir et un non-américain, a été diffusée en direct par la Nasa et été suivie par des centaines de milliers d'internautes, sur YouTube notamment. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes se sont passionnées pour le parcours de Christina Koch, exploratrice et astronaute chevronnée, un phénomène dont elle a appris l'existence par sa famille. "Quand mon mari m'a pris entre quatre yeux et dit pendant cet appel vidéo: +Non, vraiment, tu as fait la différence+, j'en ai eu les larmes aux yeux", a-t-elle confié. Christina Koch a par ailleurs décrit avoir eu "l'impression de flotter" au réveil lors des premiers jours. "J'ai dû me convaincre que ce n'était pas le cas", s'est-elle étonnée. Leur mission, qui a duré presque 10 jours, est la première habitée du programme Artémis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune en vue cette fois d'y établir une base au sol et de préparer de futures missions vers Mars. Interrogé sur le sujet, l'équipage s'est dit confiant dans les capacités de l'agence spatiale américaine à atteindre cet objectif dans les années à venir. Les Etats-Unis mettent actuellement les bouchées doubles pour réaliser un alunissage en 2028, avant la fin du mandat de Donald Trump et avant l'échéance fixée par leurs grands rivaux chinois.

16.04.2026 à 23:41

Affaire Mandelson/Epstein: Starmer appelé à démissionner après de nouvelles révélations

FRANCE24
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Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d'aller "contre la recommandation" de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement "n'étaient au courant" de ces éléments "avant le début de la semaine". Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d'un porte-parole "travailler en urgence" à apporter des réponses sur l'octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu'un "contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité" avait permis à Peter Mandelson d'obtenir "l'habilitation nécessaire pour occuper ce poste". Le cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que "Starmer a trahi la sécurité nationale" et doit donc "démissionner". Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que "si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir". Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l'ex-ambassadeur d'avoir "menti de manière répétée" à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l'un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d'apprendre que M. Starmer avait été averti du "risque réputationnel" posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l'ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010.
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Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d'aller "contre la recommandation" de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement "n'étaient au courant" de ces éléments "avant le début de la semaine". Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d'un porte-parole "travailler en urgence" à apporter des réponses sur l'octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu'un "contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité" avait permis à Peter Mandelson d'obtenir "l'habilitation nécessaire pour occuper ce poste". Le cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que "Starmer a trahi la sécurité nationale" et doit donc "démissionner". Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que "si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir". Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l'ex-ambassadeur d'avoir "menti de manière répétée" à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l'un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d'apprendre que M. Starmer avait été averti du "risque réputationnel" posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l'ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010.

16.04.2026 à 23:37

Le Chili promet d'intensifier les expulsions de migrants après un premier vol

FRANCE24
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Le président d'extrême droite José Antonio Kast est arrivé au pouvoir en mars avec la promesse d'une politique de "fermeté" contre l'immigration irrégulière, qu'il associe à une hausse de la criminalité. "Nous allons intensifier les vols" et "il y aura aussi des départs en bus", a déclaré à la presse le vice-ministre de l'Intérieur Maximo Pavez, sans préciser le calendrier ni l'ampleur de ces opérations. Le vol de jeudi est "le premier d'une longue série" qui, avec les expulsions par voie terrestre, "permettra de faire sortir de manière continue les migrants irréguliers qui ne doivent pas rester dans notre pays", a déclaré José Antonio Kast mercredi soir lors de son premier message à la nation. Ces expulsions s'inscrivent pour l'heure dans la continuité des pratiques des gouvernements précédents. Sous les présidences du conservateur Sebastian Piñera (2018-2022) et du président de gauche Gabriel Boric (2022-2026), respectivement 6.668 et 4.544 migrants en situation irrégulière ont été expulsés, selon le Service national des migrations. Pour Juan Pablo Ramaciotti, directeur exécutif du Centre de politiques migratoires, le gouvernement n'a pas encore tracé de rupture claire avec ses prédécesseurs. Plus de 330.000 migrants en situation irrégulière vivent au Chili, la majorité étant des Vénézuéliens. A raison de trois vols mensuels de 40 passagers chacun, quelque 1.500 personnes seraient expulsées en un an, calcule l'expert. Dans ses premiers jours à la présidence, le président Kast a lancé la construction de tranchées aux frontières avec le Pérou et la Bolivie pour freiner les entrées irrégulières, et suspendu les procédures de régularisation d'environ 180.000 étrangers. Le Service des migrations a précisé que, depuis sa victoire à la présidentielle en décembre 2025, 2.180 Vénézuéliens ont quitté le pays volontairement. En l'absence de relations diplomatiques avec le Venezuela depuis 2024, le gouvernement chilien entend privilégier les départs volontaires pour ses ressortissants. Deux projets de loi doivent en outre être soumis au Parlement, l'un visant à criminaliser l'entrée irrégulière sur le territoire, l'autre à sanctionner ceux qui la facilitent.
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Le président d'extrême droite José Antonio Kast est arrivé au pouvoir en mars avec la promesse d'une politique de "fermeté" contre l'immigration irrégulière, qu'il associe à une hausse de la criminalité. "Nous allons intensifier les vols" et "il y aura aussi des départs en bus", a déclaré à la presse le vice-ministre de l'Intérieur Maximo Pavez, sans préciser le calendrier ni l'ampleur de ces opérations. Le vol de jeudi est "le premier d'une longue série" qui, avec les expulsions par voie terrestre, "permettra de faire sortir de manière continue les migrants irréguliers qui ne doivent pas rester dans notre pays", a déclaré José Antonio Kast mercredi soir lors de son premier message à la nation. Ces expulsions s'inscrivent pour l'heure dans la continuité des pratiques des gouvernements précédents. Sous les présidences du conservateur Sebastian Piñera (2018-2022) et du président de gauche Gabriel Boric (2022-2026), respectivement 6.668 et 4.544 migrants en situation irrégulière ont été expulsés, selon le Service national des migrations. Pour Juan Pablo Ramaciotti, directeur exécutif du Centre de politiques migratoires, le gouvernement n'a pas encore tracé de rupture claire avec ses prédécesseurs. Plus de 330.000 migrants en situation irrégulière vivent au Chili, la majorité étant des Vénézuéliens. A raison de trois vols mensuels de 40 passagers chacun, quelque 1.500 personnes seraient expulsées en un an, calcule l'expert. Dans ses premiers jours à la présidence, le président Kast a lancé la construction de tranchées aux frontières avec le Pérou et la Bolivie pour freiner les entrées irrégulières, et suspendu les procédures de régularisation d'environ 180.000 étrangers. Le Service des migrations a précisé que, depuis sa victoire à la présidentielle en décembre 2025, 2.180 Vénézuéliens ont quitté le pays volontairement. En l'absence de relations diplomatiques avec le Venezuela depuis 2024, le gouvernement chilien entend privilégier les départs volontaires pour ses ressortissants. Deux projets de loi doivent en outre être soumis au Parlement, l'un visant à criminaliser l'entrée irrégulière sur le territoire, l'autre à sanctionner ceux qui la facilitent.

16.04.2026 à 23:33

Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances"

FRANCE24
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Suivi par plus de 20.000 personnes, ce groupe, créé en juin 2023 à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a diffusé pendant plus d'un an des informations privées concernant une centaine de personnes, pour la plupart passées par la prison. Ces publications comportaient de nombreux détails, tels que leur adresse, des extraits de leur dossier judiciaire ou encore leur numéro de cellule. Incarcéré depuis l'âge de 20 ans, le créateur du groupe, Kevin M., dont le casier judiciaire comporte 13 mentions, purge actuellement une peine de 14 ans de prison, notamment pour enlèvement et vol aggravé. Son groupe, affublé d'un smiley "balance" et d'un drapeau pirate, se présentait comme "l'ennemi public n°1 des balances". "Les textes me font honte mais je savais que c'est ce que voulait ma communauté", a justifié le jeune homme. Parmi les extraits projetés à l'audience, une photo d'un homme souriant en short sur une plage était accompagnée d'un long texte descriptif se concluant par: "on compte sur vous, faites le job". "Qu'est-ce que cela signifie +faites le job+ ?", interroge le président, Guillaume Daieff. "C'était juste pour faire le buzz, c'est ce qu'attendait le public", répond le prévenu, assurant n'avoir jamais cherché à provoquer de représailles contre les "balances". "On m'a balancé" "Il n'y a pas eu de preuves de violences commises à la suite de ses publications", précise son avocate, Me Sukeyna Elachguer, qui a demandé à la cour de revoir la peine à la baisse. "Il a voulu faire le buzz entre détenus. En prison, il ne reste que l'honneur", a-t-elle résumé. Une victime du groupe, également détenue, a témoigné en visioconférence des conséquences de la publication d'une conversation qu'il avait eue avec un policier, décrivant l'expérience comme "le plus gros coup d'épée reçu dans sa vie". D'autres groupes, comme "Balance ton four", ont été créés en parallèle, présentés par le prévenu comme des sortes de "filiales". "Je me servais de la visibilité de +Balance ta Balance+", explique Kevin A., qui relayait des annonces de dealers afin de gagner de l'argent. "C'était comme de la publicité, avec des jeux-tombolas pour gagner des stupéfiants", précise-t-il. Dénonçant une forme de "justice privée" dans laquelle les victimes ont été "livrées à la vindicte populaire", la procureure Flore Mevel l'interroge sur sa définition du mot "balance". "C'est quelqu'un qui veut s'en sortir, qui n'assume pas ses actes et qui dénonce ses proches", résume Kevin M. "Etes-vous incarcéré à cause d'une +balance+?", poursuit la magistrate. "Oui, on m'a balancé", dit-il. Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire. Avant de finalement collaborer en septembre 2024, peu après l'arrestation de son dirigeant Pavel Durov, notamment pour la modération déficiente de sa plateforme. Dans une déclaration transmise à l'AFP, la plateforme a estimé que c'était "le processus de transmission des demandes qui était défaillant, non la réponse de Telegram à ces demandes". La décision sera rendue le 19 mai.
Texte intégral (532 mots)
Suivi par plus de 20.000 personnes, ce groupe, créé en juin 2023 à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a diffusé pendant plus d'un an des informations privées concernant une centaine de personnes, pour la plupart passées par la prison. Ces publications comportaient de nombreux détails, tels que leur adresse, des extraits de leur dossier judiciaire ou encore leur numéro de cellule. Incarcéré depuis l'âge de 20 ans, le créateur du groupe, Kevin M., dont le casier judiciaire comporte 13 mentions, purge actuellement une peine de 14 ans de prison, notamment pour enlèvement et vol aggravé. Son groupe, affublé d'un smiley "balance" et d'un drapeau pirate, se présentait comme "l'ennemi public n°1 des balances". "Les textes me font honte mais je savais que c'est ce que voulait ma communauté", a justifié le jeune homme. Parmi les extraits projetés à l'audience, une photo d'un homme souriant en short sur une plage était accompagnée d'un long texte descriptif se concluant par: "on compte sur vous, faites le job". "Qu'est-ce que cela signifie +faites le job+ ?", interroge le président, Guillaume Daieff. "C'était juste pour faire le buzz, c'est ce qu'attendait le public", répond le prévenu, assurant n'avoir jamais cherché à provoquer de représailles contre les "balances". "On m'a balancé" "Il n'y a pas eu de preuves de violences commises à la suite de ses publications", précise son avocate, Me Sukeyna Elachguer, qui a demandé à la cour de revoir la peine à la baisse. "Il a voulu faire le buzz entre détenus. En prison, il ne reste que l'honneur", a-t-elle résumé. Une victime du groupe, également détenue, a témoigné en visioconférence des conséquences de la publication d'une conversation qu'il avait eue avec un policier, décrivant l'expérience comme "le plus gros coup d'épée reçu dans sa vie". D'autres groupes, comme "Balance ton four", ont été créés en parallèle, présentés par le prévenu comme des sortes de "filiales". "Je me servais de la visibilité de +Balance ta Balance+", explique Kevin A., qui relayait des annonces de dealers afin de gagner de l'argent. "C'était comme de la publicité, avec des jeux-tombolas pour gagner des stupéfiants", précise-t-il. Dénonçant une forme de "justice privée" dans laquelle les victimes ont été "livrées à la vindicte populaire", la procureure Flore Mevel l'interroge sur sa définition du mot "balance". "C'est quelqu'un qui veut s'en sortir, qui n'assume pas ses actes et qui dénonce ses proches", résume Kevin M. "Etes-vous incarcéré à cause d'une +balance+?", poursuit la magistrate. "Oui, on m'a balancé", dit-il. Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire. Avant de finalement collaborer en septembre 2024, peu après l'arrestation de son dirigeant Pavel Durov, notamment pour la modération déficiente de sa plateforme. Dans une déclaration transmise à l'AFP, la plateforme a estimé que c'était "le processus de transmission des demandes qui était défaillant, non la réponse de Telegram à ces demandes". La décision sera rendue le 19 mai.

16.04.2026 à 23:29

Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban entre en vigueur après un mois et demi de conflit

FRANCE 24
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Israël et le Liban sont convenus d'un cessez-le-feu de 10 jours, annoncé par Donald Trump, qui a débuté jeudi à minuit. Le président américain a dit vouloir organiser une rencontre entre les dirigeants des deux pays. Benjamin Netanyahu, qui a confirmé avoir accepté la trêve, a souligné qu'Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban et contrôlerait une "zone de sécurité élargie".
Texte intégral (532 mots)
Israël et le Liban sont convenus d'un cessez-le-feu de 10 jours, annoncé par Donald Trump, qui a débuté jeudi à minuit. Le président américain a dit vouloir organiser une rencontre entre les dirigeants des deux pays. Benjamin Netanyahu, qui a confirmé avoir accepté la trêve, a souligné qu'Israël ne retirerait pas ses troupes du Liban et contrôlerait une "zone de sécurité élargie".

16.04.2026 à 23:11

Un magnat australien poursuit Meta pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

FRANCE24
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L'affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l'image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s'abritant derrière la Section 230 d'une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu'il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s'étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu'à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu'il classe lui-même à "haut risque" de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. "C'est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n'a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires", a expliqué à l'AFP Simon Clarke, l'avocat d'Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n'est pas applicable en l'espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d'intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n'avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l'appareil de l'annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l'avocat d'Andrew Forrest a défendu, lors d'une audience préliminaire, un recours accusant Meta d'avoir volontairement détruit ou laissé s'effacer des données essentielles au dossier. La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée. Cette affaire s'inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d'Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d'avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les "likes", les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos.
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L'affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l'image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s'abritant derrière la Section 230 d'une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu'il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s'étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu'à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu'il classe lui-même à "haut risque" de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. "C'est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n'a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires", a expliqué à l'AFP Simon Clarke, l'avocat d'Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n'est pas applicable en l'espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d'intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n'avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l'appareil de l'annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l'avocat d'Andrew Forrest a défendu, lors d'une audience préliminaire, un recours accusant Meta d'avoir volontairement détruit ou laissé s'effacer des données essentielles au dossier. La date d'un éventuel procès n'a pas encore été fixée. Cette affaire s'inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d'Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d'avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les "likes", les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos.

16.04.2026 à 23:05

Afrique du Sud: l'opposant radical Julius Malema condamné à 5 ans de prison pour tir avec une arme

FRANCE24
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Le leader des "Economic Freedom Fighters" (EFF, "Combattants pour la liberté économique") et figure clivante de la scène politique locale s'est toutefois vu accorder son maintien en liberté, le temps de la procédure d'appel. Sitôt la décision prononcée, Julius Malema a harangué ses centaines de partisans réunis devant une scène montée à l'extérieur du tribunal de KuGompo (ex-East London), la grande ville côtière du sud du pays où il a comparu. Reste que le député de 45 ans, en attendant l'appel, pourra poursuivre son mandat à l'Assemblée nationale pour le plus grand bonheur de ses soutiens. "Je suis tellement content. Je ne pouvais pas imaginer que notre commandant en chef allait dormir en prison", s'est réjoui auprès de l'AFP Manyema Mahlatse. Ce chômeur de 32 ans participait à un rassemblement de quelques centaines de personnes dans le centre de Johannesburg. D'autres étaient organisés dans plusieurs métropoles du pays. A KuGompo, un dispositif policier conséquent était visible selon une équipe de l'AFP. La police sud-africaine a prévenu qu'elle "ne tolérera aucune forme d'anarchie". Dans l'est, à Mbombela, après une tentative de blocage d'une des principales routes du pays et des jets de pierre de la part de sympathisants de l'EFF, la police a dit avoir fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc dans un communiqué. "On combat l'ennemi et l'ennemi, c'est le suprémacisme blanc", a encore lancé le tribun Malema. "Ils essaient à tout prix de me faire taire. Ils n'y arriveront jamais. C'est encore raté aujourd'hui." Vêtu d'un costume et d'une chemise noirs mais d'une cravate rouge --la couleur de son parti de gauche radicale--, l'ancien provocateur de la ligue de la jeunesse de l'ANC, avant d'être exclu du parti de Nelson Mandela en 2012, avait accueilli la décision de justice en restant stoïque. Lui et son ancien garde du corps étaient accusés d'avoir tiré en l'air avec une arme à feu lors de la célébration du cinquième anniversaire de l'EFF près de KuGompo. Il risquait 15 ans de prison, la peine requise par le parquet sud-africain. "Un grand jour" "Gardez à l'esprit que ce n'est pas un parti politique qui a été condamné ici", a déclaré la juge. "C'est une personne, un individu". En août, Julius Malema a été reconnu coupable de discours haineux pour avoir déclaré à ses partisans lors d'un rassemblement en 2022 qu'ils ne devaient "jamais avoir peur de tuer". Julius Malema concentre de nombreuses critiques des groupes identitaires afrikaners, descendants des colons européens, car il entonne régulièrement un chant historique de la lutte contre l'apartheid "Kill the Boer, kill the farmer !" (Tuez les Boers, tuez les fermiers). Il était le personnage central de la vidéo diffusée il y a un an par Donald Trump à la Maison Blanche devant son homologue sud-africain. "Pourquoi vous ne l'arrêtez pas ?", avait interpellé le président américain. Malgré le recul de l'ANC aux dernières élections parlementaires, la formation de Julius Malema a perdu du terrain au scrutin de 2024. Avec un peu moins de 10% des voix, l'EFF était le quatrième parti politique du pays. Le nouveau leader de l'Alliance démocratique, le parti de centre-droit qui est la deuxième formation du pays et participe à la coalition gouvernementale, s'est "félicité" de la décision et d'un "grand jour pour l'état de droit". "La violence par arme à feu est hors de contrôle en Afrique du Sud", a réagi dans un communiqué ce dernier, le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis. "Cette condamnation envoie également un message clair: en Afrique du Sud, personne n'est au-dessus des lois." D'inspiration marxiste, l'EFF soutient des mesures de redistribution des richesses, y compris par l'expropriation, pour corriger les inégalités criantes du pays héritées de la colonisation puis de l'apartheid.
Texte intégral (658 mots)
Le leader des "Economic Freedom Fighters" (EFF, "Combattants pour la liberté économique") et figure clivante de la scène politique locale s'est toutefois vu accorder son maintien en liberté, le temps de la procédure d'appel. Sitôt la décision prononcée, Julius Malema a harangué ses centaines de partisans réunis devant une scène montée à l'extérieur du tribunal de KuGompo (ex-East London), la grande ville côtière du sud du pays où il a comparu. Reste que le député de 45 ans, en attendant l'appel, pourra poursuivre son mandat à l'Assemblée nationale pour le plus grand bonheur de ses soutiens. "Je suis tellement content. Je ne pouvais pas imaginer que notre commandant en chef allait dormir en prison", s'est réjoui auprès de l'AFP Manyema Mahlatse. Ce chômeur de 32 ans participait à un rassemblement de quelques centaines de personnes dans le centre de Johannesburg. D'autres étaient organisés dans plusieurs métropoles du pays. A KuGompo, un dispositif policier conséquent était visible selon une équipe de l'AFP. La police sud-africaine a prévenu qu'elle "ne tolérera aucune forme d'anarchie". Dans l'est, à Mbombela, après une tentative de blocage d'une des principales routes du pays et des jets de pierre de la part de sympathisants de l'EFF, la police a dit avoir fait usage de gaz lacrymogène et de tirs de balles en caoutchouc dans un communiqué. "On combat l'ennemi et l'ennemi, c'est le suprémacisme blanc", a encore lancé le tribun Malema. "Ils essaient à tout prix de me faire taire. Ils n'y arriveront jamais. C'est encore raté aujourd'hui." Vêtu d'un costume et d'une chemise noirs mais d'une cravate rouge --la couleur de son parti de gauche radicale--, l'ancien provocateur de la ligue de la jeunesse de l'ANC, avant d'être exclu du parti de Nelson Mandela en 2012, avait accueilli la décision de justice en restant stoïque. Lui et son ancien garde du corps étaient accusés d'avoir tiré en l'air avec une arme à feu lors de la célébration du cinquième anniversaire de l'EFF près de KuGompo. Il risquait 15 ans de prison, la peine requise par le parquet sud-africain. "Un grand jour" "Gardez à l'esprit que ce n'est pas un parti politique qui a été condamné ici", a déclaré la juge. "C'est une personne, un individu". En août, Julius Malema a été reconnu coupable de discours haineux pour avoir déclaré à ses partisans lors d'un rassemblement en 2022 qu'ils ne devaient "jamais avoir peur de tuer". Julius Malema concentre de nombreuses critiques des groupes identitaires afrikaners, descendants des colons européens, car il entonne régulièrement un chant historique de la lutte contre l'apartheid "Kill the Boer, kill the farmer !" (Tuez les Boers, tuez les fermiers). Il était le personnage central de la vidéo diffusée il y a un an par Donald Trump à la Maison Blanche devant son homologue sud-africain. "Pourquoi vous ne l'arrêtez pas ?", avait interpellé le président américain. Malgré le recul de l'ANC aux dernières élections parlementaires, la formation de Julius Malema a perdu du terrain au scrutin de 2024. Avec un peu moins de 10% des voix, l'EFF était le quatrième parti politique du pays. Le nouveau leader de l'Alliance démocratique, le parti de centre-droit qui est la deuxième formation du pays et participe à la coalition gouvernementale, s'est "félicité" de la décision et d'un "grand jour pour l'état de droit". "La violence par arme à feu est hors de contrôle en Afrique du Sud", a réagi dans un communiqué ce dernier, le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis. "Cette condamnation envoie également un message clair: en Afrique du Sud, personne n'est au-dessus des lois." D'inspiration marxiste, l'EFF soutient des mesures de redistribution des richesses, y compris par l'expropriation, pour corriger les inégalités criantes du pays héritées de la colonisation puis de l'apartheid.

16.04.2026 à 23:02

Etape symbolique du pape Léon XIV dans l'épicentre du conflit anglophone à Bamenda au Cameroun

Kalidou SY
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Au deuxième jour de sa visite pontificale au Cameroun, le pape Léon XIV est à Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-ouest, épicentre de la crise qui déchire les deux régions anglophones du pays depuis plus d’une décennie. Le Pape y a prêché la paix et la réconciliation nationale, lors d’une conférence sur la paix et une messe pontificale célébrée en plein air devant des dizaines de milliers de fidèles enthousiastes.
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Au deuxième jour de sa visite pontificale au Cameroun, le pape Léon XIV est à Bamenda, chef-lieu de la région anglophone du Nord-ouest, épicentre de la crise qui déchire les deux régions anglophones du pays depuis plus d’une décennie. Le Pape y a prêché la paix et la réconciliation nationale, lors d’une conférence sur la paix et une messe pontificale célébrée en plein air devant des dizaines de milliers de fidèles enthousiastes.

16.04.2026 à 22:37

NBA: Doncic et Cunningham finalement éligibles au trophée de MVP

FRANCE24
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Doncic et Cunningham, deux des tout meilleurs meneurs de la NBA, ont manqué de justesse le seuil fatidique de matches requis pour prétendre aux récompenses de fin de saison, le premier ayant disputé 64 rencontres et le second 63. En revanche, Anthony Edwards, l'arrière des Minnesota Timberwolves, qui en a disputé 60, n'a pas bénéficié de la même dérogation. Evoquant "des circonstances exceptionnelles" concernant les deux premiers joueurs, la Ligue et le Syndicat des joueurs professionnels (NBPA) ont décidé de requalifier de fait le duo pour les trophées de la NBA. Selon les deux organisations, Doncic et Cunningham "remplissent les conditions pour être éligibles aux récompenses au titre de la clause relative aux circonstances exceptionnelles prévue dans la convention collective (CBA)", a souligné la NBA dans un communiqué. Doncic "reconnaissant" La star des Lakers, principal artisan de la fin de saison canon de son équipe et meilleur marqueur de la saison (33,5 pts par match), a été écarté des terrains pendant plusieurs matchs au début du mois en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Il a également manqué deux rencontres pour assister à la naissance de sa fille en Slovénie. Quant au meneur des Pistons, deuxième passeur (9,7 offrandes par match), il a été sur le flanc notamment pendant 12 rencontres en mars car souffrant des poumons. "Je suis reconnaissant envers la NBPA d’avoir plaidé ma cause et envers la NBA pour sa décision juste (...). Cette saison a été très spéciale pour moi en raison de ce que mes coéquipiers et moi avons accompli", a salué Luka +Magic+ Doncic, "honoré d’avoir l’opportunité d’être pris en considération pour les récompenses de fin de saison". En revanche, l'inéligibilité d'Anthony Edwards a suscité une vive incompréhension au sein de son équipe, l'entraîneur Chris Finch estimant que "ce serait vraiment bien d’entendre une explication" sur le refus de cette dérogation. "Je ne comprends pas pourquoi nous avons une règle, si nous avons une procédure d’appel qui l'annule dans les deux tiers des cas qui lui sont soumis. On a davantage l’impression d’une suggestion que d’une règle", a-t-il fustigé devant les journalistes. La lutte pour le titre de MVP de cette saison est considérée comme l’une des plus ouvertes depuis des années, avec Doncic et Cunningham désormais parmi un groupe de prétendants mené par le sortant Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder), le phénomène Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) et le pivot polyvalent Nikola Jokic (Denver Nuggets).
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Doncic et Cunningham, deux des tout meilleurs meneurs de la NBA, ont manqué de justesse le seuil fatidique de matches requis pour prétendre aux récompenses de fin de saison, le premier ayant disputé 64 rencontres et le second 63. En revanche, Anthony Edwards, l'arrière des Minnesota Timberwolves, qui en a disputé 60, n'a pas bénéficié de la même dérogation. Evoquant "des circonstances exceptionnelles" concernant les deux premiers joueurs, la Ligue et le Syndicat des joueurs professionnels (NBPA) ont décidé de requalifier de fait le duo pour les trophées de la NBA. Selon les deux organisations, Doncic et Cunningham "remplissent les conditions pour être éligibles aux récompenses au titre de la clause relative aux circonstances exceptionnelles prévue dans la convention collective (CBA)", a souligné la NBA dans un communiqué. Doncic "reconnaissant" La star des Lakers, principal artisan de la fin de saison canon de son équipe et meilleur marqueur de la saison (33,5 pts par match), a été écarté des terrains pendant plusieurs matchs au début du mois en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Il a également manqué deux rencontres pour assister à la naissance de sa fille en Slovénie. Quant au meneur des Pistons, deuxième passeur (9,7 offrandes par match), il a été sur le flanc notamment pendant 12 rencontres en mars car souffrant des poumons. "Je suis reconnaissant envers la NBPA d’avoir plaidé ma cause et envers la NBA pour sa décision juste (...). Cette saison a été très spéciale pour moi en raison de ce que mes coéquipiers et moi avons accompli", a salué Luka +Magic+ Doncic, "honoré d’avoir l’opportunité d’être pris en considération pour les récompenses de fin de saison". En revanche, l'inéligibilité d'Anthony Edwards a suscité une vive incompréhension au sein de son équipe, l'entraîneur Chris Finch estimant que "ce serait vraiment bien d’entendre une explication" sur le refus de cette dérogation. "Je ne comprends pas pourquoi nous avons une règle, si nous avons une procédure d’appel qui l'annule dans les deux tiers des cas qui lui sont soumis. On a davantage l’impression d’une suggestion que d’une règle", a-t-il fustigé devant les journalistes. La lutte pour le titre de MVP de cette saison est considérée comme l’une des plus ouvertes depuis des années, avec Doncic et Cunningham désormais parmi un groupe de prétendants mené par le sortant Shai Gilgeous-Alexander (Oklahoma City Thunder), le phénomène Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) et le pivot polyvalent Nikola Jokic (Denver Nuggets).

16.04.2026 à 22:33

L'UE prévoit de débloquer un important prêt pour l'Ukraine avant fin juin

FRANCE24
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"Les résultats des élections en Hongrie nous permettent désormais de débloquer notre programme de soutien de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine pour cette année et l'année prochaine", s'est réjoui M. Dombrovskis. "Nous visons à ce que la première tranche de notre prêt à l'Ukraine soit transférée à ce pays dès le deuxième trimestre de cette année", soit avant fin juin, a-t-il ajouté. Cet important prêt était bloqué depuis fin 2025 par le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du président russe Vladimir Poutine. Avec la défaite électorale de M. Orban dimanche, qui va propulser Peter Magyar aux manettes du pays en mai, Bruxelles espère un dégel rapide de ces fonds. Des responsables de l'Union européenne participeront d'ailleurs vendredi à Budapest à une première réunion avec les équipes du futur Premier ministre hongrois. Les 90 milliards d'euros du prêt doivent couvrir les deux tiers des besoins financiers de l'Ukraine, selon M. Dombrovksis. Mais d'après le commissaire européen, "on peut être assez confiant quant à notre capacité à couvrir l’intégralité des besoins de financement de l’Ukraine", grâce à l'aide d'autres partenaires. "En bonne place" Présent à Washington cette semaine dans le cadre des rencontres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui rassemblent de nombreux responsables économiques et ministres, Vladis Dombrovskis a assuré que le soutien de l'UE à Kiev "figurait en bonne place" dans son agenda. "Ainsi que le maintien des pressions et des sanctions contre la Russie, l'agresseur", a-t-il ajouté. Selon lui, Moscou "sort gagnant de cette guerre en Iran, car celle-ci lui procure des profits exceptionnels qui alimentent (sa) machine de guerre". Le conflit au Moyen-Orient soumet aussi les perspectives économiques "à une très grande incertitude", a ajouté Vladis Dombrovskis. La flambée des prix de l'énergie fait craindre une forte accélération de l'inflation et un coup d'arrêt économique pour de nombreux pays. Le commissaire européen à l'Economie s'attend à ce que la croissance dans l'UE soit amputée de 0,2 à 0,6 point de pourcentage cette année, selon l'évolution du conflit. Selon lui, la réponse des pays membres au bond des prix, en particulier de l'énergie, doit rester mesurée et temporaire, au risque de trop peser sur les finances publiques.
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"Les résultats des élections en Hongrie nous permettent désormais de débloquer notre programme de soutien de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine pour cette année et l'année prochaine", s'est réjoui M. Dombrovskis. "Nous visons à ce que la première tranche de notre prêt à l'Ukraine soit transférée à ce pays dès le deuxième trimestre de cette année", soit avant fin juin, a-t-il ajouté. Cet important prêt était bloqué depuis fin 2025 par le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proche du président russe Vladimir Poutine. Avec la défaite électorale de M. Orban dimanche, qui va propulser Peter Magyar aux manettes du pays en mai, Bruxelles espère un dégel rapide de ces fonds. Des responsables de l'Union européenne participeront d'ailleurs vendredi à Budapest à une première réunion avec les équipes du futur Premier ministre hongrois. Les 90 milliards d'euros du prêt doivent couvrir les deux tiers des besoins financiers de l'Ukraine, selon M. Dombrovksis. Mais d'après le commissaire européen, "on peut être assez confiant quant à notre capacité à couvrir l’intégralité des besoins de financement de l’Ukraine", grâce à l'aide d'autres partenaires. "En bonne place" Présent à Washington cette semaine dans le cadre des rencontres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui rassemblent de nombreux responsables économiques et ministres, Vladis Dombrovskis a assuré que le soutien de l'UE à Kiev "figurait en bonne place" dans son agenda. "Ainsi que le maintien des pressions et des sanctions contre la Russie, l'agresseur", a-t-il ajouté. Selon lui, Moscou "sort gagnant de cette guerre en Iran, car celle-ci lui procure des profits exceptionnels qui alimentent (sa) machine de guerre". Le conflit au Moyen-Orient soumet aussi les perspectives économiques "à une très grande incertitude", a ajouté Vladis Dombrovskis. La flambée des prix de l'énergie fait craindre une forte accélération de l'inflation et un coup d'arrêt économique pour de nombreux pays. Le commissaire européen à l'Economie s'attend à ce que la croissance dans l'UE soit amputée de 0,2 à 0,6 point de pourcentage cette année, selon l'évolution du conflit. Selon lui, la réponse des pays membres au bond des prix, en particulier de l'énergie, doit rester mesurée et temporaire, au risque de trop peser sur les finances publiques.

16.04.2026 à 22:17

Explosion des violences sexuelles au Soudan

FRANCE24
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Près de 12 millions de personnes, soit un quart de la population, sont exposées à des risques de violences basées sur le genre, notamment des viols et des agressions sexuelles. Les violences sexuelles explosent dans un contexte où ces violences restent largement sous-répertoriées. L'ONG Plan International appelle à action coordonnée des États. Clémence Lagouardat responsable des programmes humanitaires de l'ONG était l'invitée du journal de l'Afrique.
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Près de 12 millions de personnes, soit un quart de la population, sont exposées à des risques de violences basées sur le genre, notamment des viols et des agressions sexuelles. Les violences sexuelles explosent dans un contexte où ces violences restent largement sous-répertoriées. L'ONG Plan International appelle à action coordonnée des États. Clémence Lagouardat responsable des programmes humanitaires de l'ONG était l'invitée du journal de l'Afrique.

16.04.2026 à 22:13

Wall Street termine en hausse, poursuit son rebond

FRANCE24
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Pour la deuxième séance d'affilée, l'indice Nasdaq et l'indice élargi S&P 500 ont une nouvelle fois décroché un record en clôture, gagnant respectivement 0,36% à 24.102,70 points et 0,26% à 7.041,28 points. Le Dow Jones a progressé de 0,24%.
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Pour la deuxième séance d'affilée, l'indice Nasdaq et l'indice élargi S&P 500 ont une nouvelle fois décroché un record en clôture, gagnant respectivement 0,36% à 24.102,70 points et 0,26% à 7.041,28 points. Le Dow Jones a progressé de 0,24%.

16.04.2026 à 22:01

Présidentielle au Pérou : extrême droite et gauche radicale au coude-a-coude pour la deuxième place

FRANCE24
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L'ancien maire d'extrême droite de Lima, Rafael Lopez Aliaga, admirateur de Donald Trump, est au coude-a-coude avec le candidat de gauche radicale et ancien ministre Roberto Sanchez pour le second tour prévu le 7 juin. Avec 93% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori, 50 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori au pouvoir dans les années 1990, arrive en tête avec environ 17%. Roberto Sanchez, 57 ans, et Rafael Lopez Aliaga, 65 ans, sont crédités chacun d'environ 11,9%, le premier conservant un avantage de moins de 7.000 voix. Le dépouillement progresse très lentement et les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant plusieurs semaines, en raison de contestations portant sur des milliers de procès-verbaux. Ces documents, qui représentent des centaines de milliers de voix, ont été transmis aux jurys électoraux spéciaux pour examen, un processus qui peut prendre du temps, explique à l'AFP Alvaro Henzler, président de l'ONG Transparencia. "Je ne pense pas que le résultat officiel soit connu avant la fin avril au minimum", estime également Fernando Tuesta, politologue et ancien président de l'Office national des processus électoraux (ONPE). Avec un écart aussi réduit entre les candidats, ces procès-verbaux pourraient encore déterminer l'identité de celui qui affrontera Keiko Fujimori au second tour, souligne-t-il. Le scrutin, marqué par un record de 35 candidats, intervient dans un climat de défiance, exacerbé par des dysfonctionnements logistiques et des accusations de fraude. Récompense Des retards dans l'acheminement du matériel électoral ont empêché plus de 50.000 électeurs de voter dimanche, contraignant les autorités à prolonger le scrutin d'une journée. Dans ce contexte, Rafael Lopez Aliaga a offert jeudi une récompense d'environ 5.800 dollars pour toute information sur d'éventuelles irrégularités ou cas de fraudes. "Le Pérou mérite des élections transparentes", a écrit l'homme d'affaires, garantissant "la confidentialité et l'anonymat". Mardi, il avait rassemblé des centaines de partisans à Lima pour dénoncer "une fraude" et donné "24 heures" aux autorités pour annuler le scrutin. Le parti de Roberto Sanchez, Juntos por el Perú, a dénoncé cette initiative, estimant que les doutes devaient être portés devant les autorités compétentes et non "payés", avertissant qu'elle risquait de "pousser le pays vers le chaos". Le JNE a déposé plainte lundi contre le chef de l'Office national des processus électoraux (ONPE), chargée de l'organisation du scrutin, Piero Corvetto et plusieurs autres responsables de l'organisme, pour atteinte au droit de vote et entrave au bon déroulement du vote. Plus de 27 millions d'électeurs ont été appelés à voter lors de ce scrutin obligatoire, qui doit également renouveler le Parlement avec le retour à un système bicaméral inédit depuis 1990. La campagne a été dominée par la question de l'insécurité, dans un pays confronté à une hausse des extorsions et des crimes violents. La plupart des candidats ont promis des mesures de fermeté. L'actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter. Son successeur doit être investi le 28 juillet. Il sera le neuvième président du pays andin en dix ans.
Texte intégral (532 mots)
L'ancien maire d'extrême droite de Lima, Rafael Lopez Aliaga, admirateur de Donald Trump, est au coude-a-coude avec le candidat de gauche radicale et ancien ministre Roberto Sanchez pour le second tour prévu le 7 juin. Avec 93% des procès-verbaux dépouillés, Keiko Fujimori, 50 ans, fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori au pouvoir dans les années 1990, arrive en tête avec environ 17%. Roberto Sanchez, 57 ans, et Rafael Lopez Aliaga, 65 ans, sont crédités chacun d'environ 11,9%, le premier conservant un avantage de moins de 7.000 voix. Le dépouillement progresse très lentement et les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant plusieurs semaines, en raison de contestations portant sur des milliers de procès-verbaux. Ces documents, qui représentent des centaines de milliers de voix, ont été transmis aux jurys électoraux spéciaux pour examen, un processus qui peut prendre du temps, explique à l'AFP Alvaro Henzler, président de l'ONG Transparencia. "Je ne pense pas que le résultat officiel soit connu avant la fin avril au minimum", estime également Fernando Tuesta, politologue et ancien président de l'Office national des processus électoraux (ONPE). Avec un écart aussi réduit entre les candidats, ces procès-verbaux pourraient encore déterminer l'identité de celui qui affrontera Keiko Fujimori au second tour, souligne-t-il. Le scrutin, marqué par un record de 35 candidats, intervient dans un climat de défiance, exacerbé par des dysfonctionnements logistiques et des accusations de fraude. Récompense Des retards dans l'acheminement du matériel électoral ont empêché plus de 50.000 électeurs de voter dimanche, contraignant les autorités à prolonger le scrutin d'une journée. Dans ce contexte, Rafael Lopez Aliaga a offert jeudi une récompense d'environ 5.800 dollars pour toute information sur d'éventuelles irrégularités ou cas de fraudes. "Le Pérou mérite des élections transparentes", a écrit l'homme d'affaires, garantissant "la confidentialité et l'anonymat". Mardi, il avait rassemblé des centaines de partisans à Lima pour dénoncer "une fraude" et donné "24 heures" aux autorités pour annuler le scrutin. Le parti de Roberto Sanchez, Juntos por el Perú, a dénoncé cette initiative, estimant que les doutes devaient être portés devant les autorités compétentes et non "payés", avertissant qu'elle risquait de "pousser le pays vers le chaos". Le JNE a déposé plainte lundi contre le chef de l'Office national des processus électoraux (ONPE), chargée de l'organisation du scrutin, Piero Corvetto et plusieurs autres responsables de l'organisme, pour atteinte au droit de vote et entrave au bon déroulement du vote. Plus de 27 millions d'électeurs ont été appelés à voter lors de ce scrutin obligatoire, qui doit également renouveler le Parlement avec le retour à un système bicaméral inédit depuis 1990. La campagne a été dominée par la question de l'insécurité, dans un pays confronté à une hausse des extorsions et des crimes violents. La plupart des candidats ont promis des mesures de fermeté. L'actuel président de gauche par intérim, José Maria Balcazar, ne pouvait pas se présenter. Son successeur doit être investi le 28 juillet. Il sera le neuvième président du pays andin en dix ans.
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