Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.02.2026 à 07:49

Anutin Charnvirakul, un caméléon politique déterminé à rester Premier ministre de Thaïlande

FRANCE24
img
Après avoir collectionné les portefeuilles ministériels dans des coalitions variées pendant plus de deux décennies, l'homme politique de 59 ans est devenu début septembre 2025 chef du gouvernement et n'entend pas céder sa place de sitôt. Adroit manœuvrier, il s'est assuré le poste de Premier ministre grâce au soutien du Parti du peuple, réformiste, le plus grand groupe parlementaire, que les sondages donnent à nouveau en tête dimanche, devant le parti de centre droit qu'il dirige, le Bhumjaithai. Mais sans majorité absolue attendue, les analystes prévoient qu'Anutin ressorte des négociations post-électorales à la tête d'une nouvelle coalition. Son partenaire le plus probable: le Pheu Thai, parti populiste du clan Shinawatra qui domine la politique thaïlandaise depuis des décennies, mais est affaibli depuis l'emprisonnement de son fondateur, l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, et la destitution de sa fille Paetongtarn du poste de Première ministre - à laquelle a succédé Anutin. "Je ne me suis pas préparé à une défaite", lance l'héritier fortuné devant un bol de nouilles, en campagne dans le quartier chinois de la capitale. Sa famille a bâti sa fortune grâce à une puissante entreprise de construction, Sino-Thai Engineering, et de juteux contrats publics, comme le principal aéroport de Bangkok, ou le bâtiment du Parlement. Mais Anutin se présente en homme du peuple. Sur les réseaux sociaux, il cuisine en short et joue de vieux airs pop thaïlandaise au piano et au saxophone. - Cannabis - S'il est surnommé "Noo" ("souris" ou "rat", en thaïlandais), c'est aussi un caméléon: il a été ministre de la Santé, ministre de l'Intérieur puis vice-Premier ministre de trois gouvernements entre 2019 et 2025. Lors de la crise du Covid-19, il avait dû présenter ses excuses après avoir accusé les Occidentaux de propager le virus dans son pays dépendant du tourisme. Anutin a aussi fait les gros titres lorsqu'il a soutenu la dépénalisation du cannabis en 2022 en tant que ministre de la Santé. Sa carrière politique est liée dès le départ à celle de l'omniprésente famille Shinawatra. A la fin des années 1990, après des études d'ingénieur industriel à New York, il devient conseiller du ministère des Affaires étrangères du royaume et membre du parti de Thaksin. Mais après la dissolution de la formation politique pour fraude électorale en 2007, Anutin Charnvirakul est interdit d'activité politique pendant cinq ans. Il apprend à piloter et se constitue une petite flotte d'avions privés pour transporter des malades à l'hôpital et livrer des organes. Instincts conservateurs Sa peine purgée, il revient en politique en 2012 en prenant la tête du parti de centre droit Bhumjaithai, succédant à son père Chawarat - Premier ministre par intérim lors de la crise politique de 2008, puis ministre de l'Intérieur pendant trois ans. Il obtient des portefeuilles ministériels succcessifs au sein des diverses coalitions. Son parti s'est hissé à la troisième place lors des élections législatives de 2023. Mais en juin 2025, il retire son parti, le Bhumjaithai, de la coalition avec le Pheu Thai après la fuite d'un échange téléphonique entre Paetongtarn Shinawatra, alors Première ministre, et l'ex-dirigeant cambodgien Hun Sen, qui déclenche une crise politique. Le conflit transfrontalier de longue date entre Thaïlande et Cambodge s'est à nouveau embrasé et des combats en juillet et en décembre ont causé des dizaines de morts et près d'un million de déplacés. Selon les analystes, la vague de nationalisme suscitée par le conflit a renforcé le soutien à Bhumjaithai, dont l'opposition à l'assouplissement des strictes lois de lèse-majesté est considérée comme la preuve de ses instincts conservateurs. "Le conflit a recentré les priorités des électeurs autour du rôle de l'armée" et "la souveraineté territoriale de la Thaïlande", note le politologue Napon Jatusripitak. "Le seul parti crédible qui puisse adopter (...) une posture nationaliste et belliciste sur la question est le Bhumjaithai", a-t-il ajouté. En campagne dans les rues de Bangkok, Anutin plaide : "Personne ne veut de combats, personne ne veut de conflit. Mais nous devons défendre notre intégrité et notre souveraineté". bur-sjc-sco-ega/jnd/lgo

05.02.2026 à 07:45

Des grandes surfaces au gouvernement, Serge Papin nouveau chantre du "Made in France"

FRANCE24
img
Après une défaite en première instance, l'Etat va demander jeudi en appel à la justice de suspendre la plateforme asiatique d'ultra fast-fashion où la vente de produits illicites a fait scandale cet automne. "J'espère qu'on va gagner (...) on a de bons arguments", assurait en janvier à l'AFP Serge Papin, regard noir derrière ses lunettes rondes et voix rauque d'ancien fumeur, qui a hérité en octobre d'un portefeuille incluant pouvoir d'achat, artisanat et tourisme. Procès, taxe sur les petits colis... Le gouvernement tente de contrer "la concurrence déloyale" du géant de l'e-commerce Shein. Mais la riposte passera aussi par le développement du "Made in France accessible", plaide le septuagénaire, brandissant à l'envi une brosse à dents à un euro produite par une PME de Beauvais (La Brosserie française). Sinon, "on se fait bouffer", tranche ce fils d'épiciers, PDG du groupement d'indépendants Système U (devenu Coopérative U) de 2005 à 2018. "Comme dirait Jean-Pierre Papin, le combat sera long, mais je suis sur le ballon", a-t-il plaisanté lors de ses voeux aux acteurs économiques. Quelques jours plus tôt, l'homonyme de l'icône du foot tricolore avait surpris en lançant "il faut casser la gueule aux Chinois" à des patrons réunis par la CPME. Une sortie "complètement assumée" qui "n'attaque en rien" les personnes elles-mêmes, assure à l'AFP son entourage. Mercredi au parlement, le ministre a néanmoins présenté des excuses, réfutant toute intention raciste ou xénophobe. "Sa parole est libre" "Sa parole est libre, du fait de son parcours, c'est aussi ce qui fait son charme", défend l'entourage du ministre de l'Economie Roland Lescure. "Spontané", le ministre qui "tutoie facilement" a, lui, "vraiment tiré des palettes", souligne auprès de l'AFP le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers, le jugeant néanmoins "naïf" sur Shein. Né le 1er août 1955, Serge Papin s'installe à 8 ans dans un bourg vendéen, La Châtaigneraie, où ses parents reprennent un magasin Codec, futur Super U qu'il rachètera lui-même en 2012. Au collège, il est en pension, lit Albert Camus et René Char mais, rebelle, se fait exclure en 3e. Après une année de comptabilité et un BEP commerce obtenu en candidat libre, il devient, à 17 ans, manutentionnaire dans un Intermarché. Il fait son service militaire en Nouvelle-Calédonie, puis suit une formation à la Chambre de commerce de Nantes, où il rencontre, lors d'un faux entretien d'embauche, Jean-Claude Jaunait, dirigeant de Système U et de son ancêtre Unico de 1973 à 2003. Recruté pour de vrai comme promoteur des ventes, Serge Papin y passera 43 ans. "Consommation responsable" Devenu PDG, celui qui a fondé le service communication du groupement défend son secteur dans les médias - comme le rival Michel-Edouard Leclerc. Si "Leclerc, c'est le prix", le "combat" de Serge Papin depuis 20 ans, c'est la "consommation responsable": "il a toujours pensé que l'entreprise avait une responsabilité sociétale", résume pour l'AFP Thierry Cotillard, patron de Mousquetaires/Intermarché. Auteur d'ouvrages comme "Consommer moins, consommer mieux", engagé sur le bio, Serge Papin "voyait les choses un peu avant les autres", salue Thierry Desouches, ex-porte parole de Système U. "Mu par la volonté de faire avancer tout le monde dans le même sens", selon une ancienne collaboratrice, il a remis le rapport qui a nourri, en 2021, la loi Egalim 2 visant à protéger la rémunération des agriculteurs. "C'est le meilleur des distributeurs qui pouvait prendre ce poste" de ministre, assure à l'AFP un représentant des industriels dont les négociations annuelles avec les supermarchés sont traditionnellement houleuses. La même source regrette toutefois que le ministre soit déchargé des dossiers liés à Auchan, car il a été administrateur d'Auchan Retail International de 2022 à 2025. Père de cinq enfants, Serge Papin vivait à La Rochelle avant de rejoindre le gouvernement "à 70 balais" et, assure-t-il, sans plan de carrière ni "enjeu financier".

05.02.2026 à 07:21

Lyon rejoint les quarts de finale de la Coupe de France grâce à Endrick

L'Equipe TV
img
Arrivé en janvier en provenance du Real Madrid, Endrick est déjà la nouvelle star de Lyon. Auteur de 4 buts depuis son arrivée, le jeune attaquant brésilien en a inscrit un 5e mercredi en Coupe de France face à Laval. Un but plus important que les autres puisqu’il a permis à Lyon de débloquer la situation à la 80e minute. Vainqueurs finalement 2-0, les Lyonnais sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe de France, où ils rejoignent notamment Lens, Toulouse et Nice.

05.02.2026 à 07:14

Rugby : le "taulier” Dupont revient chez des Bleus qui veulent retrouver la flamme contre l’Irlande

Olivier BRAS
img
L’édition 2026 du Tournoi des Six Nations s’ouvre jeudi avec un choc au sommet entre la France, championne en titre, et l’Irlande. Une compétition au cours de laquelle le XV de France espère proposer un rugby efficace et séduisant, en s’appuyant sur de jeunes pousses et le retour de son capitaine emblématique Antoine Dupont. 
Lire plus (89 mots)
L’édition 2026 du Tournoi des Six Nations s’ouvre jeudi avec un choc au sommet entre la France, championne en titre, et l’Irlande. Une compétition au cours de laquelle le XV de France espère proposer un rugby efficace et séduisant, en s’appuyant sur de jeunes pousses et le retour de son capitaine emblématique Antoine Dupont. 

05.02.2026 à 07:03

JO-2026: Romain Allemand pour un premier frisson bleu en snowboard

FRANCE24
img
"Je me sens vraiment bien, j'ai hâte de commencer la compétition", a assuré mardi le jeune athlète olympique de 19 ans, licencié au club des sports de La Plagne (Haute-Savoie), loin de ressentir la moindre pression à l'idée de débuter si tôt sa quinzaine des JO. La cérémonie d'ouverture n'aura pas encore débuté qu'il saura déjà s'il fait partie des 12 finalistes prétendants à une médaille olympique en snowboard freestyle, qui échappe à la France depuis 2002 et l'argent de Doriane Vidal en half-pipe à Salt Lake City. Jeudi, à partir de 19h30, Allemand va décoller planche aux pieds d'un tremplin géant, similaire à celui des sauteurs à ski, pour effectuer des figures évaluées par des juges selon leur amplitude, leur difficulté et leur originalité. "La structure du big air est assez impressionnante. Les athlètes savent déjà, au moment de se lancer, ce qu'ils vont faire. Ils ont trois essais et les deux meilleures notes constituent leur score final", explique Maxence Tevelle, coach de l'équipe de France. "Viser une médaille" "Romain a un style qui lui est propre. Il a des figures très créatives, donc on a du mal à estimer exactement le score qu'il peut obtenir à l'avance, mais cela a des chances de très bien payer, comme lors des dernières compétitions", ajoute le technicien. Depuis quelques semaines, son protégé est en effet en pleine ascension. Mi-janvier, à Laax (Suisse), Allemand a signé la toute première victoire d'un Français en Coupe du monde de slopestyle, l'autre discipline du snowboard freestyle, également au programme à Livigno. Une semaine plus tard, il a terminé au pied du podium du big air des prestigieux X Games à Aspen (Etats-Unis). "Je savais que je pouvais le faire. Ces résultats n'ont pas changé mon état d'esprit à l'approche des JO, j'ai envie de viser une médaille", reprend-il. "C'est très inspirant de voir sa fraicheur et sa spontanéité et c'est une chance de l'avoir dans l'équipe", estime l'expérimenté Enzo Valax, 25 ans et deuxième représentant français engagé en big air et en slopestyle. La concurrence sera toutefois rude pour les Bleus. Les meilleurs snowboardeurs chinois et japonais, qui occupent actuellement les six premières places du classement mondial en big air, sont annoncés comme les grands favoris. Mais pas de quoi décourager Romain Allemand : "Il y a de gros noms partout sur la liste des engagés. Tous ceux qui sont ici ont une chance". Lui y compris.
Lire plus (426 mots)
"Je me sens vraiment bien, j'ai hâte de commencer la compétition", a assuré mardi le jeune athlète olympique de 19 ans, licencié au club des sports de La Plagne (Haute-Savoie), loin de ressentir la moindre pression à l'idée de débuter si tôt sa quinzaine des JO. La cérémonie d'ouverture n'aura pas encore débuté qu'il saura déjà s'il fait partie des 12 finalistes prétendants à une médaille olympique en snowboard freestyle, qui échappe à la France depuis 2002 et l'argent de Doriane Vidal en half-pipe à Salt Lake City. Jeudi, à partir de 19h30, Allemand va décoller planche aux pieds d'un tremplin géant, similaire à celui des sauteurs à ski, pour effectuer des figures évaluées par des juges selon leur amplitude, leur difficulté et leur originalité. "La structure du big air est assez impressionnante. Les athlètes savent déjà, au moment de se lancer, ce qu'ils vont faire. Ils ont trois essais et les deux meilleures notes constituent leur score final", explique Maxence Tevelle, coach de l'équipe de France. "Viser une médaille" "Romain a un style qui lui est propre. Il a des figures très créatives, donc on a du mal à estimer exactement le score qu'il peut obtenir à l'avance, mais cela a des chances de très bien payer, comme lors des dernières compétitions", ajoute le technicien. Depuis quelques semaines, son protégé est en effet en pleine ascension. Mi-janvier, à Laax (Suisse), Allemand a signé la toute première victoire d'un Français en Coupe du monde de slopestyle, l'autre discipline du snowboard freestyle, également au programme à Livigno. Une semaine plus tard, il a terminé au pied du podium du big air des prestigieux X Games à Aspen (Etats-Unis). "Je savais que je pouvais le faire. Ces résultats n'ont pas changé mon état d'esprit à l'approche des JO, j'ai envie de viser une médaille", reprend-il. "C'est très inspirant de voir sa fraicheur et sa spontanéité et c'est une chance de l'avoir dans l'équipe", estime l'expérimenté Enzo Valax, 25 ans et deuxième représentant français engagé en big air et en slopestyle. La concurrence sera toutefois rude pour les Bleus. Les meilleurs snowboardeurs chinois et japonais, qui occupent actuellement les six premières places du classement mondial en big air, sont annoncés comme les grands favoris. Mais pas de quoi décourager Romain Allemand : "Il y a de gros noms partout sur la liste des engagés. Tous ceux qui sont ici ont une chance". Lui y compris.

05.02.2026 à 07:03

JO-2026: les Bleues du hockey en quête de visibilité et des quarts pour leur grande première

FRANCE24
img
Le hockey féminin est arrivé aux JO en 1998, à Nagano, mais les Bleues ne s'étaient encore jamais qualifiées. Malgré une 14e place au classement mondial, elles ont réussi un bon parcours en qualifications et ont été repêchées en tant que meilleur deuxième après l'éviction de la Russie, suite à l'invasion de l'Ukraine. Une aubaine dont les Tricolores veulent bénéficier pour accroître la visibilité de leur sport et contribuer à son développement dans l'Hexagone. En effet, le championnat français n'offre pas un niveau de jeu suffisant et la plupart des internationales françaises sont obligées d'aller jouer à l'étranger pour évoluer à un niveau compétitif. Etudiantes dans les universités nord-américaines, expatriées en Allemagne, en Suisse ou en Finlande, elles sont presque toutes amateures. "On n'a pas envie d'aller là-bas pour faire les touristes, on veut être performantes. Mais j'espère aussi qu'on parlera de nos histoires d'équipe, de nos histoires individuelles, de nos engagements, et comment on fait pour se dépatouiller entre tout et jouer en équipe de France", expliquait récemment à l'AFP la capitaine Lore Baudrit, qui évolue en club à Ingolstadt, dans le championnat allemand. "Le groupe se construit depuis 2022 dans cet objectif des Jeux olympiques. A travers cette route vers la découverte des JO, nous avons également l'expérience de vivre ensemble des matches à enjeux", note le sélectionneur tricolore Grégory Tarlé. "C'est donc un groupe fort où chacun et chacune connaît son rôle et sa place, et par-delà ses différences, se rassemble autour d'une passion et d'un objectif communs." "Un challenge élevé" Dans ce tournoi au format particulier qui rassemble dix équipes, les cinq meilleures nations mondiales s'affronteront dans le groupe A, pendant que les Françaises devront terminer dans les trois premières du groupe B pour accéder aux quarts de finale, leur objectif affiché. Pour ce faire, elles devront laisser deux équipes derrière elles parmi les autres membres du groupe, Suède, Japon, Allemagne et Italie. Si les Suédoises, qui furent médaillées d'argent aux JO-2006 à Turin, semblent favorites de ce groupe B, rien n'est joué pour les deux autres places qualificatives. Les Italiennes sont probablement un adversaire à la portée de l'équipe de France: 17e mondiales, elles n'ont participé aux Jeux qu'une seule fois, en 2006 à Turin, qualifiées en tant que pays organisateur. Et tout est possible pour les Bleues contre le Japon et l'Allemagne, deux adversaires contre lesquels les affrontements sont souvent serrés. Ainsi, lors des tournois de préparation à l'automne, les Françaises ont été battues seulement aux tirs au but par les Allemandes (3-2), et elles ont poussé le Japon en prolongation (défaite 3-2). "Il faudra qu'on joue avec nos valeurs, pour réaliser l'objectif d'atteindre les quarts de finale, qui est un challenge élevé mais qui correspond à là où nous en sommes: nous avons déjà été 9e mondial, il faudra entrer dans le top 8", insiste Grégory Tarlé. Les Bleues disputent leur premier match jeudi contre l'Italie, avant d'affronter le Japon le lendemain, la Suède le 8 février et l'Allemagne le 9 février dans une rencontre qui pourrait être décisive en vue de la qualification.
Texte intégral (549 mots)
Le hockey féminin est arrivé aux JO en 1998, à Nagano, mais les Bleues ne s'étaient encore jamais qualifiées. Malgré une 14e place au classement mondial, elles ont réussi un bon parcours en qualifications et ont été repêchées en tant que meilleur deuxième après l'éviction de la Russie, suite à l'invasion de l'Ukraine. Une aubaine dont les Tricolores veulent bénéficier pour accroître la visibilité de leur sport et contribuer à son développement dans l'Hexagone. En effet, le championnat français n'offre pas un niveau de jeu suffisant et la plupart des internationales françaises sont obligées d'aller jouer à l'étranger pour évoluer à un niveau compétitif. Etudiantes dans les universités nord-américaines, expatriées en Allemagne, en Suisse ou en Finlande, elles sont presque toutes amateures. "On n'a pas envie d'aller là-bas pour faire les touristes, on veut être performantes. Mais j'espère aussi qu'on parlera de nos histoires d'équipe, de nos histoires individuelles, de nos engagements, et comment on fait pour se dépatouiller entre tout et jouer en équipe de France", expliquait récemment à l'AFP la capitaine Lore Baudrit, qui évolue en club à Ingolstadt, dans le championnat allemand. "Le groupe se construit depuis 2022 dans cet objectif des Jeux olympiques. A travers cette route vers la découverte des JO, nous avons également l'expérience de vivre ensemble des matches à enjeux", note le sélectionneur tricolore Grégory Tarlé. "C'est donc un groupe fort où chacun et chacune connaît son rôle et sa place, et par-delà ses différences, se rassemble autour d'une passion et d'un objectif communs." "Un challenge élevé" Dans ce tournoi au format particulier qui rassemble dix équipes, les cinq meilleures nations mondiales s'affronteront dans le groupe A, pendant que les Françaises devront terminer dans les trois premières du groupe B pour accéder aux quarts de finale, leur objectif affiché. Pour ce faire, elles devront laisser deux équipes derrière elles parmi les autres membres du groupe, Suède, Japon, Allemagne et Italie. Si les Suédoises, qui furent médaillées d'argent aux JO-2006 à Turin, semblent favorites de ce groupe B, rien n'est joué pour les deux autres places qualificatives. Les Italiennes sont probablement un adversaire à la portée de l'équipe de France: 17e mondiales, elles n'ont participé aux Jeux qu'une seule fois, en 2006 à Turin, qualifiées en tant que pays organisateur. Et tout est possible pour les Bleues contre le Japon et l'Allemagne, deux adversaires contre lesquels les affrontements sont souvent serrés. Ainsi, lors des tournois de préparation à l'automne, les Françaises ont été battues seulement aux tirs au but par les Allemandes (3-2), et elles ont poussé le Japon en prolongation (défaite 3-2). "Il faudra qu'on joue avec nos valeurs, pour réaliser l'objectif d'atteindre les quarts de finale, qui est un challenge élevé mais qui correspond à là où nous en sommes: nous avons déjà été 9e mondial, il faudra entrer dans le top 8", insiste Grégory Tarlé. Les Bleues disputent leur premier match jeudi contre l'Italie, avant d'affronter le Japon le lendemain, la Suède le 8 février et l'Allemagne le 9 février dans une rencontre qui pourrait être décisive en vue de la qualification.

05.02.2026 à 06:56

En direct : Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abu Dhabi

FRANCE 24
img
L'Ukraine et la Russie doivent poursuivre jeudi leurs pourparlers en présence des Américains à Abu Dhabi, dans un contexte de pression soutenue de Moscou qui cherche toujours à imposer ses conditions à Kiev. Suivez notre direct.
Texte intégral (549 mots)
L'Ukraine et la Russie doivent poursuivre jeudi leurs pourparlers en présence des Américains à Abu Dhabi, dans un contexte de pression soutenue de Moscou qui cherche toujours à imposer ses conditions à Kiev. Suivez notre direct.

05.02.2026 à 06:41

L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne

FRANCE24
img
"A 20H54, une panne s'est produite dans la sous-station Holguin 220 kV, provoquant la déconnexion du réseau électrique dans la partie orientale du pays", a indiqué sur X l'entreprise publique Union Eléctrica de Cuba (UNE). La compagnie a précisé que se trouvaient "sans courant, de façon partielle la province de Holguin, et en totalité les provinces de Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo". La ville de Santiago de Cuba, située dans la province du même nom, compte 400.000 habitants. Cuba, sous embargo américain, souffre régulièrement depuis deux ans de coupures géantes de courant. Ce pays de 9,6 millions d'habitants a connu cinq coupures générales depuis fin 2024, certaines ayant duré plusieurs jours. La population subit aussi de très longs délestages quotidiens qui se sont aggravés depuis la chute, début janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de La Havane, et la fin des envois de pétrole de Caracas à destination de l'île. La situation pourrait encore empirer après la décision du président américain Donald Trump de signer un décret disposant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Lundi, Donald Trump a assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. La veille, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avait annoncé son intention d'envoyer de l'aide humanitaire sur l'île et avait dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.
Lire plus (300 mots)
"A 20H54, une panne s'est produite dans la sous-station Holguin 220 kV, provoquant la déconnexion du réseau électrique dans la partie orientale du pays", a indiqué sur X l'entreprise publique Union Eléctrica de Cuba (UNE). La compagnie a précisé que se trouvaient "sans courant, de façon partielle la province de Holguin, et en totalité les provinces de Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo". La ville de Santiago de Cuba, située dans la province du même nom, compte 400.000 habitants. Cuba, sous embargo américain, souffre régulièrement depuis deux ans de coupures géantes de courant. Ce pays de 9,6 millions d'habitants a connu cinq coupures générales depuis fin 2024, certaines ayant duré plusieurs jours. La population subit aussi de très longs délestages quotidiens qui se sont aggravés depuis la chute, début janvier, du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de La Havane, et la fin des envois de pétrole de Caracas à destination de l'île. La situation pourrait encore empirer après la décision du président américain Donald Trump de signer un décret disposant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Lundi, Donald Trump a assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. La veille, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avait annoncé son intention d'envoyer de l'aide humanitaire sur l'île et avait dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole.

05.02.2026 à 04:47

Municipales à Nîmes: Retailleau au chevet d'une droite divisée et fragilisée

FRANCE24
img
Après la déroute de LR dimanche lors d'une partielle en Haute-Savoie face à un candidat ciottiste, allié au Rassemblement national, l'ancien ministre de l'Intérieur vient soutenir son candidat Franck Proust, à qui incombe la lourde tâche de conserver la dernière ville de plus de 100.000 habitants dirigée par un LR. Echanges avec des Nîmois dans un café, rencontre avec la presse, "Facebook live" en compagnie du sénateur Laurent Burgoa, Bruno Retailleau va passer trois heures dans l'ancienne cité romaine avant de se rendre à la Grande Motte, pour un meeting avec le maire sortant et candidat LR Stephan Rossignol, bien parti pour remporter un quatrième mandat. Les choses s'annoncent nettement plus compliquées à Nîmes, où Bruno Retailleau rendra également visite au maire sortant, son ancien collègue sénateur Jean-Paul Fournier qui, à 80 ans, a décidé de ne pas se représenter, ouvrant la voie à une bataille de succession fratricide. D'un côté, il y a Franck Proust, 62 ans, officiellement investi par LR en juillet, actuel premier adjoint au maire et président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole. De l'autre, Julien Plantier, 40 ans, ancien premier adjoint entré en dissidence début 2025, tête de liste au côté de Valérie Rouverand (Renaissance). "Le match à Nîmes, c'est entre le communiste, LFI et moi. Le RN ne peut pas gagner", affirme à l'AFP Franck Proust, saluant la venue de son président de parti dans une commune qu'il "est important pour les Républicains de conserver". "Fébrilité" Face à la rivalité Proust-Plantier, la gauche peut espérer la victoire grâce à une liste d'union, à l'exception de LFI, menée par le communiste Vincent Bouget, enseignant de 46 ans. La venue de Bruno Retailleau "est le signe d'une fébrilité réelle dans le camp" de Franck Proust, analyse M. Bouget, qui accuse le candidat LR de "chercher à marquer sa campagne très à droite" pour capter une partie de l'électorat de l'extrême droite. Le Rassemblement national, qui a remporté les six sièges de députés du Gard lors des dernières législatives, a lancé dans la bataille l'une de ses figures de proue, son vice-président et député européen Julien Sanchez, 42 ans. "Nous sommes aujourd'hui dans une situation grave puisque l'extrême gauche peut légitimement gagner la ville de Nîmes en raison de la bêtise et des egos de la droite sortante", a martelé en janvier lors de l'annonce de sa candidature M. Sanchez, qui fut maire de Beaucaire pendant dix ans, jusqu'en 2024, quatrième ville du Gard. Après son meeting jeudi soir à la Grande Motte, Bruno Retailleau participera vendredi à un "apéritif militant" à Marseille, un terrain plus difficile où l'extrême droite éclipse la droite et le centre, pourtant unis derrière Martine Vassal face au maire sortant, le divers gauche Benoît Payan, au coude-à-coude dans les sondages avec le député RN Franck Allisio. Elu il y a un an à la tête des Républicains avec 75% des voix face à Laurent Wauquiez, M. Retailleau serait conforté dans sa stratégie et son souhait, pas encore officiel, de briguer l'Elysée en 2027 en cas de victoire aux municipales dans des grandes villes comme Paris ou Lyon. Des défaites, notamment à Nîmes, risqueraient au contraire de l'affaiblir, alors que certains dans le parti semblent hésiter entre une alliance avec le RN, comme l'a fait Eric Ciotti dans sa stratégie d'union des droites, ou au contraire un rapprochement avec la macronie pour désigner un candidat unique.
Texte intégral (602 mots)
Après la déroute de LR dimanche lors d'une partielle en Haute-Savoie face à un candidat ciottiste, allié au Rassemblement national, l'ancien ministre de l'Intérieur vient soutenir son candidat Franck Proust, à qui incombe la lourde tâche de conserver la dernière ville de plus de 100.000 habitants dirigée par un LR. Echanges avec des Nîmois dans un café, rencontre avec la presse, "Facebook live" en compagnie du sénateur Laurent Burgoa, Bruno Retailleau va passer trois heures dans l'ancienne cité romaine avant de se rendre à la Grande Motte, pour un meeting avec le maire sortant et candidat LR Stephan Rossignol, bien parti pour remporter un quatrième mandat. Les choses s'annoncent nettement plus compliquées à Nîmes, où Bruno Retailleau rendra également visite au maire sortant, son ancien collègue sénateur Jean-Paul Fournier qui, à 80 ans, a décidé de ne pas se représenter, ouvrant la voie à une bataille de succession fratricide. D'un côté, il y a Franck Proust, 62 ans, officiellement investi par LR en juillet, actuel premier adjoint au maire et président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole. De l'autre, Julien Plantier, 40 ans, ancien premier adjoint entré en dissidence début 2025, tête de liste au côté de Valérie Rouverand (Renaissance). "Le match à Nîmes, c'est entre le communiste, LFI et moi. Le RN ne peut pas gagner", affirme à l'AFP Franck Proust, saluant la venue de son président de parti dans une commune qu'il "est important pour les Républicains de conserver". "Fébrilité" Face à la rivalité Proust-Plantier, la gauche peut espérer la victoire grâce à une liste d'union, à l'exception de LFI, menée par le communiste Vincent Bouget, enseignant de 46 ans. La venue de Bruno Retailleau "est le signe d'une fébrilité réelle dans le camp" de Franck Proust, analyse M. Bouget, qui accuse le candidat LR de "chercher à marquer sa campagne très à droite" pour capter une partie de l'électorat de l'extrême droite. Le Rassemblement national, qui a remporté les six sièges de députés du Gard lors des dernières législatives, a lancé dans la bataille l'une de ses figures de proue, son vice-président et député européen Julien Sanchez, 42 ans. "Nous sommes aujourd'hui dans une situation grave puisque l'extrême gauche peut légitimement gagner la ville de Nîmes en raison de la bêtise et des egos de la droite sortante", a martelé en janvier lors de l'annonce de sa candidature M. Sanchez, qui fut maire de Beaucaire pendant dix ans, jusqu'en 2024, quatrième ville du Gard. Après son meeting jeudi soir à la Grande Motte, Bruno Retailleau participera vendredi à un "apéritif militant" à Marseille, un terrain plus difficile où l'extrême droite éclipse la droite et le centre, pourtant unis derrière Martine Vassal face au maire sortant, le divers gauche Benoît Payan, au coude-à-coude dans les sondages avec le député RN Franck Allisio. Elu il y a un an à la tête des Républicains avec 75% des voix face à Laurent Wauquiez, M. Retailleau serait conforté dans sa stratégie et son souhait, pas encore officiel, de briguer l'Elysée en 2027 en cas de victoire aux municipales dans des grandes villes comme Paris ou Lyon. Des défaites, notamment à Nîmes, risqueraient au contraire de l'affaiblir, alors que certains dans le parti semblent hésiter entre une alliance avec le RN, comme l'a fait Eric Ciotti dans sa stratégie d'union des droites, ou au contraire un rapprochement avec la macronie pour désigner un candidat unique.

05.02.2026 à 04:39

Le président du Nigeria ordonne le déploiement de l'armée après le massacre de 162 personnes

FRANCE24
img
Des hommes armés ont pris d'assaut le village de Woro, dans l'Etat de Kwara, et "selon les derniers rapports, le bilan s'élève désormais à 162 morts, tandis que les recherches pour retrouver d'autres corps se poursuivent", a indiqué Babaomo Ayodeji, secrétaire de la branche de Kwara de la Croix-Rouge nigériane. Il s'agit de l'un des pires massacres dans le pays depuis plusieurs mois. En réaction, le président Bola Tinubu "a ordonné le déploiement d'un bataillon de l'armée dans la circonscription de Kaiama, dans l'Etat de Kwara, où les terroristes de Boko Haram ont tué pendant la nuit des villageois sans défense à Woro", dans une attaque "lâche et bestiale", selon un communiqué de la présidence diffusé mercredi soir. De son côté, le gouverneur de l'Etat, AbdulRahman AbdulRazaq a évoqué 75 personnes tuées, dans une vidéo diffusée par le porte-parole du gouvernement local. Woro "a refusé de céder à une forme provocatrice de doctrine islamique", a déclaré le gouverneur. "Il est louable que les membres de la communauté, bien que musulmans, aient refusé d'être enrôlés dans une croyance étrange qui prônait la violence plutôt que la paix et le dialogue", s'est exprimé M. Tinubu. Mercredi matin, Sa'idu Baba Ahmed, membre de l'assemblée locale, a expliqué à l'AFP que les bandits avaient incendié des commerces et le palais royal du village. "A l'heure actuelle, nous ne savons pas où se trouve le roi", a-t-il déploré. La police a confirmé l'attaque mais n'a pas donné de bilan pour le moment. L'Etat de Kwara est en proie à une insécurité multifactorielle, entre des bandes armées (localement appelées bandits) qui pillent les villages, kidnappent et terrorisent les habitants, et une menace jihadiste en augmentation, avec des groupes actifs dans le nord-ouest du pays qui étendent leur champ d'action vers le sud. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a affirmé en octobre avoir mené sa première attaque sur le sol nigérian dans cet Etat, tout près de Woro. Face à l'insécurité, les autorités locales ont mis en place des couvre-feux dans certaines zones et fermé les écoles pendant plusieurs semaines, avant d'ordonner leur réouverture lundi. "Frustration" Le gouverneur AbdulRahman AbdulRazaq considère que la tuerie est une "expression lâche de la frustration des cellules terroristes suite aux campagnes" menées par les forces de sécurité. Il y a quelques jours, l'armée nigériane avait annoncé avoir "neutralisé" des "terroristes" (environ 150, selon les médias locaux) dans les forêts de Kwara, ajoutant qu'il s'agissait de bandits - mais sans préciser si elle les avait capturés ou tués. Dans une attaque perpétrée mardi dans l'Etat de Katsina (nord), des criminels ont par ailleurs tué 23 civils, d'après un rapport préparé pour l'ONU et consulté par l'AFP. Il s'agirait de représailles à de récentes opérations militaires dans cette région, selon l'armée. Le Nigeria, pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d'Afrique, fait face depuis 2009 à une insurrection jihadiste dans le nord-est menée par Boko Haram et son rival l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, tandis que des groupes armés criminels sévissent dans le nord-ouest et le centre-nord, auxquels se sont ajoutés des mouvements jihadistes locaux comme Lakurawa et Mahmuda. Des chercheurs ont récemment établi un lien entre certains membres de Lakurawa – le principal groupe jihadiste basé dans l'Etat de Sokoto (nord) – et l'Etat islamique au Sahel (EISS), actif au Niger voisin. L'Etat de Kwara n'est pas le terrain habituel de Boko Haram. La hausse des attaques et des enlèvements avait poussé le président nigérian Bola Tinubu à déclarer fin novembre l'état d'urgence sécuritaire dans le pays et augmenter les effectifs des forces armées et de police afin d'intensifier la lutte contre les criminels, qui trouvent en général refuge dans des zones forestières reculées et difficiles d'accès. L'insécurité au Nigeria est devenue un sujet d'intérêt pour les Etats-Unis, dont le président Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont "persécutés" et victimes d'un "génocide" perpétré par des "terroristes". Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans. L'armée américaine a mené des frappes dans l'Etat de Sokoto le jour de Noël, visant, selon elle, des membres de l'Etat islamique. Depuis, la coopération militaire entre les deux pays s'est renforcée avec la fourniture d'armement des Etats-Unis au Nigeria, le partage de renseignements et le déploiement d'une équipe de militaires américains chargée d'assister l'armée nigériane.
Texte intégral (812 mots)
Des hommes armés ont pris d'assaut le village de Woro, dans l'Etat de Kwara, et "selon les derniers rapports, le bilan s'élève désormais à 162 morts, tandis que les recherches pour retrouver d'autres corps se poursuivent", a indiqué Babaomo Ayodeji, secrétaire de la branche de Kwara de la Croix-Rouge nigériane. Il s'agit de l'un des pires massacres dans le pays depuis plusieurs mois. En réaction, le président Bola Tinubu "a ordonné le déploiement d'un bataillon de l'armée dans la circonscription de Kaiama, dans l'Etat de Kwara, où les terroristes de Boko Haram ont tué pendant la nuit des villageois sans défense à Woro", dans une attaque "lâche et bestiale", selon un communiqué de la présidence diffusé mercredi soir. De son côté, le gouverneur de l'Etat, AbdulRahman AbdulRazaq a évoqué 75 personnes tuées, dans une vidéo diffusée par le porte-parole du gouvernement local. Woro "a refusé de céder à une forme provocatrice de doctrine islamique", a déclaré le gouverneur. "Il est louable que les membres de la communauté, bien que musulmans, aient refusé d'être enrôlés dans une croyance étrange qui prônait la violence plutôt que la paix et le dialogue", s'est exprimé M. Tinubu. Mercredi matin, Sa'idu Baba Ahmed, membre de l'assemblée locale, a expliqué à l'AFP que les bandits avaient incendié des commerces et le palais royal du village. "A l'heure actuelle, nous ne savons pas où se trouve le roi", a-t-il déploré. La police a confirmé l'attaque mais n'a pas donné de bilan pour le moment. L'Etat de Kwara est en proie à une insécurité multifactorielle, entre des bandes armées (localement appelées bandits) qui pillent les villages, kidnappent et terrorisent les habitants, et une menace jihadiste en augmentation, avec des groupes actifs dans le nord-ouest du pays qui étendent leur champ d'action vers le sud. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a affirmé en octobre avoir mené sa première attaque sur le sol nigérian dans cet Etat, tout près de Woro. Face à l'insécurité, les autorités locales ont mis en place des couvre-feux dans certaines zones et fermé les écoles pendant plusieurs semaines, avant d'ordonner leur réouverture lundi. "Frustration" Le gouverneur AbdulRahman AbdulRazaq considère que la tuerie est une "expression lâche de la frustration des cellules terroristes suite aux campagnes" menées par les forces de sécurité. Il y a quelques jours, l'armée nigériane avait annoncé avoir "neutralisé" des "terroristes" (environ 150, selon les médias locaux) dans les forêts de Kwara, ajoutant qu'il s'agissait de bandits - mais sans préciser si elle les avait capturés ou tués. Dans une attaque perpétrée mardi dans l'Etat de Katsina (nord), des criminels ont par ailleurs tué 23 civils, d'après un rapport préparé pour l'ONU et consulté par l'AFP. Il s'agirait de représailles à de récentes opérations militaires dans cette région, selon l'armée. Le Nigeria, pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d'Afrique, fait face depuis 2009 à une insurrection jihadiste dans le nord-est menée par Boko Haram et son rival l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, tandis que des groupes armés criminels sévissent dans le nord-ouest et le centre-nord, auxquels se sont ajoutés des mouvements jihadistes locaux comme Lakurawa et Mahmuda. Des chercheurs ont récemment établi un lien entre certains membres de Lakurawa – le principal groupe jihadiste basé dans l'Etat de Sokoto (nord) – et l'Etat islamique au Sahel (EISS), actif au Niger voisin. L'Etat de Kwara n'est pas le terrain habituel de Boko Haram. La hausse des attaques et des enlèvements avait poussé le président nigérian Bola Tinubu à déclarer fin novembre l'état d'urgence sécuritaire dans le pays et augmenter les effectifs des forces armées et de police afin d'intensifier la lutte contre les criminels, qui trouvent en général refuge dans des zones forestières reculées et difficiles d'accès. L'insécurité au Nigeria est devenue un sujet d'intérêt pour les Etats-Unis, dont le président Donald Trump affirme que les chrétiens du Nigeria sont "persécutés" et victimes d'un "génocide" perpétré par des "terroristes". Abuja et la majorité des experts nient fermement, les violences touchant en général indifféremment chrétiens et musulmans. L'armée américaine a mené des frappes dans l'Etat de Sokoto le jour de Noël, visant, selon elle, des membres de l'Etat islamique. Depuis, la coopération militaire entre les deux pays s'est renforcée avec la fourniture d'armement des Etats-Unis au Nigeria, le partage de renseignements et le déploiement d'une équipe de militaires américains chargée d'assister l'armée nigériane.

05.02.2026 à 04:33

Ukraine et Russie poursuivent leurs pourparlers à Abou Dhabi

FRANCE24
img
Au terme d'une première journée de discussions mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit tabler sur un nouvel échange de prisonniers "dans un avenir proche". C'est le seul résultat concret auquel les deux camps étaient parvenus lors de précédents pourparlers en Turquie en 2025. Mercredi, Moscou a de nouveau insisté sur le fait que l'Ukraine devait se plier à ses exigences, renforçant les doutes sur les chances de succès des efforts diplomatiques menés sous l'impulsion du président américain, Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a averti le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine déclenchée par Moscou en 2022. Moscou exige notamment que Kiev abandonne à la Russie l'intégralité du Donbass, dans l'est du pays, en échange d'un éventuel gel de la ligne de front. Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision France 2 mercredi soir, M. Zelensky a estimé que Moscou devrait sacrifier 800.000 hommes supplémentaires pour achever de conquérir militairement cette région. "Il leur faudra deux ans au minimum avec une progression très lente. A mon avis, ils ne tiendront pas aussi longtemps", a-t-il souligné, selon des propos traduits par la chaîne française. M. Zelensky a toutefois reconnu que le conflit pesait également lourdement sur les forces vives de son pays, avec "un grand nombre de disparus" et "55.000" militaires ukrainiens tués, un chiffre très inférieur aux estimations occidentales. Kiev se refuse jusqu'à présent à abandonner les territoires réclamés par Moscou dans la région orientale de Donetsk, où sont situées ses principales défenses face aux assauts russes. "Peur que de Trump" Durant les pourparlers, auxquels participent l'émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, la Russie maintient la pression sur les populations civiles ukrainiennes. Mercredi, une frappe russe sur un marché dans la ville de Droujkivka, dans l'est de l'Ukraine, a fait au moins sept morts et 15 blessés, selon le gouverneur régional. Après une brève pause obtenue sur requête du président américain, Moscou a par ailleurs repris mardi ses frappes sur les infrastructures énergétiques du pays, entraînant des coupures de chauffage et d'électricité pour des centaines de milliers de foyers, par des températures frôlant les -20°C. La Russie cible également les voies ferrées avec l'objectif "de couper certaines régions d'Ukraine et de semer la peur dans l'esprit des populations", selon des propos du directeur de la compagnie nationale ferroviaire Ukrzaliznytsia, Oleksandr Pertsovskyi, à l'AFP mercredi. Dans ce contexte, les Ukrainiens interrogés par l'AFP doutent qu'un accord puisse être conclu. "Je pense que tout cela n'est qu'une mise en scène pour le public", résume Petro, un habitant de Kiev. "Nous devons nous préparer au pire et espérer le meilleur." A Moscou en revanche, les Russes interrogés ont fait part de leur espoir de voir la guerre se terminer. "Cela doit finir un jour, tout le monde en a assez", a souligné Anton, un ingénieur de 43 ans, tandis que Dmitri, 44 ans, dit souhaiter que "les drones cessent de survoler nos têtes et que les gens cessent de mourir". Russes, Ukrainiens et Américains s'étaient déjà retrouvés aux Emirats arabes unis fin janvier pour des discussions, dont sont exclus les alliés européens de Kiev, malgré leur souhait d'être associés aux pourparlers. Mais président russe n'a "pas peur des Européens", a souligné mercredi M. Zelensky sur France 2. "Poutine n'a peur que de Trump", a-t-il jugé, ajoutant que le dirigeant américain a "un moyen de pression par l'économie, par les sanctions, par les armes qu'il pourrait nous transférer".
Texte intégral (663 mots)
Au terme d'une première journée de discussions mercredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit tabler sur un nouvel échange de prisonniers "dans un avenir proche". C'est le seul résultat concret auquel les deux camps étaient parvenus lors de précédents pourparlers en Turquie en 2025. Mercredi, Moscou a de nouveau insisté sur le fait que l'Ukraine devait se plier à ses exigences, renforçant les doutes sur les chances de succès des efforts diplomatiques menés sous l'impulsion du président américain, Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a averti le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine déclenchée par Moscou en 2022. Moscou exige notamment que Kiev abandonne à la Russie l'intégralité du Donbass, dans l'est du pays, en échange d'un éventuel gel de la ligne de front. Dans une interview diffusée par la chaîne de télévision France 2 mercredi soir, M. Zelensky a estimé que Moscou devrait sacrifier 800.000 hommes supplémentaires pour achever de conquérir militairement cette région. "Il leur faudra deux ans au minimum avec une progression très lente. A mon avis, ils ne tiendront pas aussi longtemps", a-t-il souligné, selon des propos traduits par la chaîne française. M. Zelensky a toutefois reconnu que le conflit pesait également lourdement sur les forces vives de son pays, avec "un grand nombre de disparus" et "55.000" militaires ukrainiens tués, un chiffre très inférieur aux estimations occidentales. Kiev se refuse jusqu'à présent à abandonner les territoires réclamés par Moscou dans la région orientale de Donetsk, où sont situées ses principales défenses face aux assauts russes. "Peur que de Trump" Durant les pourparlers, auxquels participent l'émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, la Russie maintient la pression sur les populations civiles ukrainiennes. Mercredi, une frappe russe sur un marché dans la ville de Droujkivka, dans l'est de l'Ukraine, a fait au moins sept morts et 15 blessés, selon le gouverneur régional. Après une brève pause obtenue sur requête du président américain, Moscou a par ailleurs repris mardi ses frappes sur les infrastructures énergétiques du pays, entraînant des coupures de chauffage et d'électricité pour des centaines de milliers de foyers, par des températures frôlant les -20°C. La Russie cible également les voies ferrées avec l'objectif "de couper certaines régions d'Ukraine et de semer la peur dans l'esprit des populations", selon des propos du directeur de la compagnie nationale ferroviaire Ukrzaliznytsia, Oleksandr Pertsovskyi, à l'AFP mercredi. Dans ce contexte, les Ukrainiens interrogés par l'AFP doutent qu'un accord puisse être conclu. "Je pense que tout cela n'est qu'une mise en scène pour le public", résume Petro, un habitant de Kiev. "Nous devons nous préparer au pire et espérer le meilleur." A Moscou en revanche, les Russes interrogés ont fait part de leur espoir de voir la guerre se terminer. "Cela doit finir un jour, tout le monde en a assez", a souligné Anton, un ingénieur de 43 ans, tandis que Dmitri, 44 ans, dit souhaiter que "les drones cessent de survoler nos têtes et que les gens cessent de mourir". Russes, Ukrainiens et Américains s'étaient déjà retrouvés aux Emirats arabes unis fin janvier pour des discussions, dont sont exclus les alliés européens de Kiev, malgré leur souhait d'être associés aux pourparlers. Mais président russe n'a "pas peur des Européens", a souligné mercredi M. Zelensky sur France 2. "Poutine n'a peur que de Trump", a-t-il jugé, ajoutant que le dirigeant américain a "un moyen de pression par l'économie, par les sanctions, par les armes qu'il pourrait nous transférer".

05.02.2026 à 04:31

Le chef de la diplomatie française au Proche et au Moyen-Orient

FRANCE24
img
Jean-Noël Barrot est attendu jeudi matin en Syrie puis se rendra dans l'après-midi en Irak, avant d'être vendredi après-midi et samedi au Liban, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. "Cette tournée vient de la conjonction de deux crises" : celle qui a eu lieu tout récemment dans le nord-est syrien, avec des affrontements entre les autorités syriennes de Damas et les forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, et la menace toujours présente d'une escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran", a expliqué cette source. A Damas, le ministre français rencontrera son homologue Assaad al-Chibani avec lequel il abordera la manière d'empêcher la résurgence de Daech (l'acronyme arabe du groupe Etat islamique), à quelques jours d'une réunion de la coalition occidentale anti-EI lundi à Riyad, en Arabie Saoudite. Jusqu'à présent, les FDS étaient le principal partenaire opérationnel sur le terrain de cette coalition. Désormais, les Occidentaux doivent composer avec les autorités syriennes avec lesquelles "il n'y a pas le même historique, il n'y a pas les mêmes réflexes acquis ensemble, il n'y a pas les mêmes liens de confiance", a poursuivi la source diplomatique, faisant allusion au passé d'ancien jihadiste du président Ahmad al-Chareh. Ce dernier, qui a renversé en décembre 2024 le dictateur Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble de la Syrie. "Il y a toute une architecture contre-terroriste qui est à réinventer dans le nord-est syrien", a insisté la source diplomatique, même si les FDS resteront intégrées à l'Etat syrien. Ce sujet sera aussi abordé jeudi après-midi avec les autorités irakiennes et jeudi soir avec les autorités régionales kurdes irakiennes "puisque Daech est également une menace syro-irakienne". Paris martèle que la stabilité de la Syrie est un facteur incontournable de la sécurité régionale. Contenir les alliés de l'Iran La question de l'intégration des minorités au nouveau paysage politique sera également au cœur des discussions. La France se pose en garant de la préservation des droits des Kurdes. Elle entend ainsi veiller au respect de l'accord signé la semaine dernière, visant à faire entrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Cet accord a néanmoins anéanti les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé ce pays entre 2011 et 2024. "Cet accord est un développement positif (après les affrontements, NDLR) mais il y a un certain nombre de défis de mise en œuvre", reconnaît-on à Paris. "Ce sont des acteurs qui viennent de s'affronter, la confiance entre eux n'est donc pas très élevée", observe-t-on, "avec, dans les deux camps, des radicaux qui peuvent faire échouer le processus". En Irak et au Liban, Jean-Noël Barrot apportera en outre "une forme de réassurance" à des pays qui comptent sur leur sol des groupes alliés à l'Iran: les milices chiites et le mouvement Hezbollah. "Ces pays sont susceptibles d'être entraînés dans une escalade, le Liban l'a déjà été en 2024, l'Irak jusqu'ici a réussi à éviter cet engrenage néfaste, mais il faut qu'on puisse évoquer avec ces deux pays, avec leurs dirigeants, le défi que représente cette crise autour de l'Iran", a encore dit la source diplomatique. A Beyrouth, il sera ainsi question de la poursuite du désarmement du Hezbollah prévu dans l'accord de cessez-le-feu de fin 2024 conclu entre Israël et le mouvement pro-iranien. Le ministre français évoquera la préparation de la conférence de soutien à l'armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, prévue pour le 5 mars à Paris, dont l'objectif est d'apporter aide financière et équipements pour les renforcer précisément dans leur mission de désarmement du mouvement. Dans la capitale libanaise, Jean-Noël Barrot rencontrera tour à tour le président, le Premier ministre, le président du Parlement ainsi que le chef d'état-major de l'armée libanaise.
Texte intégral (707 mots)
Jean-Noël Barrot est attendu jeudi matin en Syrie puis se rendra dans l'après-midi en Irak, avant d'être vendredi après-midi et samedi au Liban, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. "Cette tournée vient de la conjonction de deux crises" : celle qui a eu lieu tout récemment dans le nord-est syrien, avec des affrontements entre les autorités syriennes de Damas et les forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes, et la menace toujours présente d'une escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran", a expliqué cette source. A Damas, le ministre français rencontrera son homologue Assaad al-Chibani avec lequel il abordera la manière d'empêcher la résurgence de Daech (l'acronyme arabe du groupe Etat islamique), à quelques jours d'une réunion de la coalition occidentale anti-EI lundi à Riyad, en Arabie Saoudite. Jusqu'à présent, les FDS étaient le principal partenaire opérationnel sur le terrain de cette coalition. Désormais, les Occidentaux doivent composer avec les autorités syriennes avec lesquelles "il n'y a pas le même historique, il n'y a pas les mêmes réflexes acquis ensemble, il n'y a pas les mêmes liens de confiance", a poursuivi la source diplomatique, faisant allusion au passé d'ancien jihadiste du président Ahmad al-Chareh. Ce dernier, qui a renversé en décembre 2024 le dictateur Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble de la Syrie. "Il y a toute une architecture contre-terroriste qui est à réinventer dans le nord-est syrien", a insisté la source diplomatique, même si les FDS resteront intégrées à l'Etat syrien. Ce sujet sera aussi abordé jeudi après-midi avec les autorités irakiennes et jeudi soir avec les autorités régionales kurdes irakiennes "puisque Daech est également une menace syro-irakienne". Paris martèle que la stabilité de la Syrie est un facteur incontournable de la sécurité régionale. Contenir les alliés de l'Iran La question de l'intégration des minorités au nouveau paysage politique sera également au cœur des discussions. La France se pose en garant de la préservation des droits des Kurdes. Elle entend ainsi veiller au respect de l'accord signé la semaine dernière, visant à faire entrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Cet accord a néanmoins anéanti les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé ce pays entre 2011 et 2024. "Cet accord est un développement positif (après les affrontements, NDLR) mais il y a un certain nombre de défis de mise en œuvre", reconnaît-on à Paris. "Ce sont des acteurs qui viennent de s'affronter, la confiance entre eux n'est donc pas très élevée", observe-t-on, "avec, dans les deux camps, des radicaux qui peuvent faire échouer le processus". En Irak et au Liban, Jean-Noël Barrot apportera en outre "une forme de réassurance" à des pays qui comptent sur leur sol des groupes alliés à l'Iran: les milices chiites et le mouvement Hezbollah. "Ces pays sont susceptibles d'être entraînés dans une escalade, le Liban l'a déjà été en 2024, l'Irak jusqu'ici a réussi à éviter cet engrenage néfaste, mais il faut qu'on puisse évoquer avec ces deux pays, avec leurs dirigeants, le défi que représente cette crise autour de l'Iran", a encore dit la source diplomatique. A Beyrouth, il sera ainsi question de la poursuite du désarmement du Hezbollah prévu dans l'accord de cessez-le-feu de fin 2024 conclu entre Israël et le mouvement pro-iranien. Le ministre français évoquera la préparation de la conférence de soutien à l'armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, prévue pour le 5 mars à Paris, dont l'objectif est d'apporter aide financière et équipements pour les renforcer précisément dans leur mission de désarmement du mouvement. Dans la capitale libanaise, Jean-Noël Barrot rencontrera tour à tour le président, le Premier ministre, le président du Parlement ainsi que le chef d'état-major de l'armée libanaise.

05.02.2026 à 04:23

Le vote de la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop

FRANCE24
img
Qualifié de "boîte à outils essentielle à la bonne livraison des Jeux" par la ministre des Sports Marina Ferrari, le texte - issu d'un compromis entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire - a été largement approuvé mardi à l'Assemblée nationale par 390 voix contre 99, les députés insoumis et écologistes ayant voté contre, comme quelques députés communistes. Jeudi matin, le Sénat devrait également donner son feu vert, marquant la fin d'un long périple parlementaire pour ce projet de loi olympique adopté en première lecture en juin par la Chambre haute, puis mis en suspens par la crise politique. Le Comité international olympique (CIO) s'est lui-même réjoui dès mardi de cette "bonne nouvelle que la loi olympique soit finalement passée devant le Parlement français, et que le vote final se tienne jeudi, c'est une bonne étape de franchie", a commenté Pierre-Olivier Beckers, chargé de superviser les préparatifs de ces jeux d'hiver organisés par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Le texte permet des dérogations temporaires au droit commun en matière d'urbanisme, de logement, de santé, de travail mais aussi de sécurité - un volet dont certaines mesures ont été dénoncées à gauche comme liberticides. Est notamment prolongé jusqu'en 2027 l'expérimentation d'un dispositif de vidéosurveillance algorithmique, dont une phase de test lancée à l'occasion des Jeux olympiques de Paris-2024 a pris fin en mars 2025. Et est prévu la possibilité pour les agents privés de sécurité de procéder à l'inspection visuelle des véhicules et leur coffre. La question environnementale a aussi fait débat tout au long de l'examen: "l'artificialisation liée aux Alpes-2030, soit environ 20 hectares, sera bien décomptée" dans les quotas de l'objectif zéro artificialisation nette (ZAN) "mais au niveau national", a tenu à souligner la ministre mardi, l'idée étant de ne pas pénaliser les communes concernées. quid des partenaires? Marina Ferrari a également mis en avant un amendement porté par le gouvernement "imposant au Comité d'organisation, l'organisation d'au moins une réunion publique physique par bassin de vie accueillant des épreuves ou un site olympique". Dénonçant l'absence "de participation du public au processus décisionnel" avant la candidature comme depuis l'attribution des JO-2030, le collectif citoyen JOP 2030 a lancé trois procédures, devant les tribunaux administratifs de Lyon et Marseille et auprès d'un organe onusien à Genève. Fin janvier, le tribunal de Marseille a réclamé à la Solideo, chargée des ouvrages olympiques de 2030, plus de transparence dans la communication et l'information concernant ses projets. L'établissement s'est pourvu en cassation, indiquant être "d’ores et déjà pleinement engagé dans une démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages". Le projet Alpes 2030 pâtit également d'une crise ouverte au sein de son comité d'organisation (Cojop), après les démissions en deux mois de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations. Ce dernier, Bertrand Méheut, ancien président du groupe Canal+ et ex-patron du PMU, a notamment pointé dans un courrier une "dérive importante qui (le) conduit à douter du succès du projet que ce soit en matière de délais et de coûts". "Les dernières informations autour de l'organisation d'Alpes 2030 n'appellent guère pour l'instant à l'optimisme et m'inquiètent, en ma qualité de coprésident du groupe de travail chargé du suivi de la préparation de ces JOP. L'organisation d'un tel événement appelle à la stabilité au sein de leur gouvernance", a relevé mardi le député PS Belkhir Belhaddad. Il "s'interroge" aussi "sur l'enveloppe budgétaire de l'organisation", en raison de "l'absence, à date, du soutien de certains partenaires privés de premier plan". En novembre, le Cojop disait "souhaiter pouvoir annoncer de premiers partenariats pour [les JO] Milan-Cortina", dont la cérémonie d'ouverture aura lieu vendredi. kd-parl/cpb/
Texte intégral (672 mots)
Qualifié de "boîte à outils essentielle à la bonne livraison des Jeux" par la ministre des Sports Marina Ferrari, le texte - issu d'un compromis entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire - a été largement approuvé mardi à l'Assemblée nationale par 390 voix contre 99, les députés insoumis et écologistes ayant voté contre, comme quelques députés communistes. Jeudi matin, le Sénat devrait également donner son feu vert, marquant la fin d'un long périple parlementaire pour ce projet de loi olympique adopté en première lecture en juin par la Chambre haute, puis mis en suspens par la crise politique. Le Comité international olympique (CIO) s'est lui-même réjoui dès mardi de cette "bonne nouvelle que la loi olympique soit finalement passée devant le Parlement français, et que le vote final se tienne jeudi, c'est une bonne étape de franchie", a commenté Pierre-Olivier Beckers, chargé de superviser les préparatifs de ces jeux d'hiver organisés par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. Le texte permet des dérogations temporaires au droit commun en matière d'urbanisme, de logement, de santé, de travail mais aussi de sécurité - un volet dont certaines mesures ont été dénoncées à gauche comme liberticides. Est notamment prolongé jusqu'en 2027 l'expérimentation d'un dispositif de vidéosurveillance algorithmique, dont une phase de test lancée à l'occasion des Jeux olympiques de Paris-2024 a pris fin en mars 2025. Et est prévu la possibilité pour les agents privés de sécurité de procéder à l'inspection visuelle des véhicules et leur coffre. La question environnementale a aussi fait débat tout au long de l'examen: "l'artificialisation liée aux Alpes-2030, soit environ 20 hectares, sera bien décomptée" dans les quotas de l'objectif zéro artificialisation nette (ZAN) "mais au niveau national", a tenu à souligner la ministre mardi, l'idée étant de ne pas pénaliser les communes concernées. quid des partenaires? Marina Ferrari a également mis en avant un amendement porté par le gouvernement "imposant au Comité d'organisation, l'organisation d'au moins une réunion publique physique par bassin de vie accueillant des épreuves ou un site olympique". Dénonçant l'absence "de participation du public au processus décisionnel" avant la candidature comme depuis l'attribution des JO-2030, le collectif citoyen JOP 2030 a lancé trois procédures, devant les tribunaux administratifs de Lyon et Marseille et auprès d'un organe onusien à Genève. Fin janvier, le tribunal de Marseille a réclamé à la Solideo, chargée des ouvrages olympiques de 2030, plus de transparence dans la communication et l'information concernant ses projets. L'établissement s'est pourvu en cassation, indiquant être "d’ores et déjà pleinement engagé dans une démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages". Le projet Alpes 2030 pâtit également d'une crise ouverte au sein de son comité d'organisation (Cojop), après les démissions en deux mois de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations. Ce dernier, Bertrand Méheut, ancien président du groupe Canal+ et ex-patron du PMU, a notamment pointé dans un courrier une "dérive importante qui (le) conduit à douter du succès du projet que ce soit en matière de délais et de coûts". "Les dernières informations autour de l'organisation d'Alpes 2030 n'appellent guère pour l'instant à l'optimisme et m'inquiètent, en ma qualité de coprésident du groupe de travail chargé du suivi de la préparation de ces JOP. L'organisation d'un tel événement appelle à la stabilité au sein de leur gouvernance", a relevé mardi le député PS Belkhir Belhaddad. Il "s'interroge" aussi "sur l'enveloppe budgétaire de l'organisation", en raison de "l'absence, à date, du soutien de certains partenaires privés de premier plan". En novembre, le Cojop disait "souhaiter pouvoir annoncer de premiers partenariats pour [les JO] Milan-Cortina", dont la cérémonie d'ouverture aura lieu vendredi. kd-parl/cpb/

05.02.2026 à 04:05

BCE: l'euro fort et l'inflation au ralenti en ligne de mire jeudi

FRANCE24
img
La semaine dernière, l'euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre à 1,18 dollar, face à la perspective que Kevin Warsh, partisan d'une politique monétaire stricte, devienne le prochain président de la Réserve fédérale américaine. L'inflation en zone euro est descendue à 1,7% en janvier, après 1,9% en décembre, soit un deuxième mois d'affilée sous l'objectif de 2% visé par l'institution, selon les données d'Eurostat. De quoi sortir la BCE de sa "bonne position" affirmée à l'envi face aux risques économiques ? Sa présidente Christine Lagarde devrait s'en tenir jeudi à des interventions verbales, après le statu quo attendu sur la politique monétaire. Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, va demeurer à 2% pour la cinquième réunion d'affilée depuis juillet, selon les observateurs. "Pleine flexibilité" Mme Lagarde "choisira pour le sujet de l'euro une formulation du type +nous suivons attentivement les évolutions+, sans indiquer une orientation claire de la politique monétaire si l'euro atteint un certain niveau ou un certain rythme d'appréciation", affirme à l'AFP Marco Wagner, économiste chez Commerzbank. En maniant au passage des éléments de langage tels que "pleine flexibilité" et "aucun engagement à l'avance", ajoute-t-il. L'appréciation de l'euro face au billet vert repose moins sur la dynamique économique européenne que sur les inquiétudes suscitées par la politique jugée imprévisible de Donald Trump, selon les économistes. Cette dépréciation du dollar "est susceptible de se maintenir et même de s'intensifier car c'est une politique délibérée souvent revendiquée par l'administration présidentielle aux Etats-Unis", commente Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management. Même loin du record d'1,60 dollar pour un euro en 2008, le taux de change actuel inquiète les grands argentiers en zone euro. Avant la réunion de jeudi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a souligné sur LinkedIn que la BCE "suit de près cette appréciation de l'euro et ses conséquences possibles en termes de baisse de l'inflation". Son homologue autrichien, Martin Kocher, a estimé que l'appréciation de l'euro, si elle se poursuivait, pourrait contraindre la BCE à "réagir en termes de politique monétaire". Incertitude élevée Si la BCE ne vise aucun niveau de change précis, elle rappelle régulièrement que les fluctuations de la monnaie sont surveillées, car elles influencent directement la trajectoire de l'inflation. Un euro fort rend les importations libellées en dollars moins chères sur des biens comme le pétrole, le gaz naturel liquéfié et d'autres matières premières, accentuant les pressions désinflationnistes, alors que la BCE anticipe déjà une inflation inférieure à son objectif cette année et l'an prochain. Lors de la dernière réunion de décembre, les avis ont divergé sur l'inflation au sein du conseil des gouverneurs de l'institution, avec de longs échanges sur les risques à la hausse et à la baisse des prix. Le haut degré d'incertitude lié aux risques géopolitiques va également peser sur les débats jeudi. "Bien que le conflit autour du Groenland semble temporairement résolu, la BCE n'est pas naïve : les tensions pourraient réapparaître à tout moment", faisant que "l'incertitude sur les perspectives économiques reste élevée", estime Dirk Schumacher, économiste à la banque publique KfW. Si la BCE devait agir sur ses taux, elle a par le passé pris son temps, comme en 2022, lorsqu'elle avait d'abord jugé temporaire la flambée des prix consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avant de lancer, des mois plus tard, une série inédite de hausses de taux.
Texte intégral (631 mots)
La semaine dernière, l'euro a brièvement dépassé 1,20 dollar, un plus haut en quatre ans et demi, avant de redescendre à 1,18 dollar, face à la perspective que Kevin Warsh, partisan d'une politique monétaire stricte, devienne le prochain président de la Réserve fédérale américaine. L'inflation en zone euro est descendue à 1,7% en janvier, après 1,9% en décembre, soit un deuxième mois d'affilée sous l'objectif de 2% visé par l'institution, selon les données d'Eurostat. De quoi sortir la BCE de sa "bonne position" affirmée à l'envi face aux risques économiques ? Sa présidente Christine Lagarde devrait s'en tenir jeudi à des interventions verbales, après le statu quo attendu sur la politique monétaire. Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, va demeurer à 2% pour la cinquième réunion d'affilée depuis juillet, selon les observateurs. "Pleine flexibilité" Mme Lagarde "choisira pour le sujet de l'euro une formulation du type +nous suivons attentivement les évolutions+, sans indiquer une orientation claire de la politique monétaire si l'euro atteint un certain niveau ou un certain rythme d'appréciation", affirme à l'AFP Marco Wagner, économiste chez Commerzbank. En maniant au passage des éléments de langage tels que "pleine flexibilité" et "aucun engagement à l'avance", ajoute-t-il. L'appréciation de l'euro face au billet vert repose moins sur la dynamique économique européenne que sur les inquiétudes suscitées par la politique jugée imprévisible de Donald Trump, selon les économistes. Cette dépréciation du dollar "est susceptible de se maintenir et même de s'intensifier car c'est une politique délibérée souvent revendiquée par l'administration présidentielle aux Etats-Unis", commente Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management. Même loin du record d'1,60 dollar pour un euro en 2008, le taux de change actuel inquiète les grands argentiers en zone euro. Avant la réunion de jeudi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a souligné sur LinkedIn que la BCE "suit de près cette appréciation de l'euro et ses conséquences possibles en termes de baisse de l'inflation". Son homologue autrichien, Martin Kocher, a estimé que l'appréciation de l'euro, si elle se poursuivait, pourrait contraindre la BCE à "réagir en termes de politique monétaire". Incertitude élevée Si la BCE ne vise aucun niveau de change précis, elle rappelle régulièrement que les fluctuations de la monnaie sont surveillées, car elles influencent directement la trajectoire de l'inflation. Un euro fort rend les importations libellées en dollars moins chères sur des biens comme le pétrole, le gaz naturel liquéfié et d'autres matières premières, accentuant les pressions désinflationnistes, alors que la BCE anticipe déjà une inflation inférieure à son objectif cette année et l'an prochain. Lors de la dernière réunion de décembre, les avis ont divergé sur l'inflation au sein du conseil des gouverneurs de l'institution, avec de longs échanges sur les risques à la hausse et à la baisse des prix. Le haut degré d'incertitude lié aux risques géopolitiques va également peser sur les débats jeudi. "Bien que le conflit autour du Groenland semble temporairement résolu, la BCE n'est pas naïve : les tensions pourraient réapparaître à tout moment", faisant que "l'incertitude sur les perspectives économiques reste élevée", estime Dirk Schumacher, économiste à la banque publique KfW. Si la BCE devait agir sur ses taux, elle a par le passé pris son temps, comme en 2022, lorsqu'elle avait d'abord jugé temporaire la flambée des prix consécutive à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, avant de lancer, des mois plus tard, une série inédite de hausses de taux.

05.02.2026 à 02:36

Nigeria : le président déploie l'armée après le massacre de 162 personnes dans l'État de Kwara

FRANCE 24
img
Après l'un des pires massacres commis au Nigeria depuis plusieurs mois, le président Bola Tinubu a annoncé mercredi soir le déploiement d'un bataillon de l'armée dans l'État de Kwara, accusant les "terroristes de Boko Haram" d'avoir tué des dizaines de "villageois sans défense".
Texte intégral (631 mots)
Après l'un des pires massacres commis au Nigeria depuis plusieurs mois, le président Bola Tinubu a annoncé mercredi soir le déploiement d'un bataillon de l'armée dans l'État de Kwara, accusant les "terroristes de Boko Haram" d'avoir tué des dizaines de "villageois sans défense".
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞