Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

24.06.2026 à 14:25

FRANCE24
img
Lors de la deuxième journée de la phase de groupes, Cristiano Ronaldo a signé un doublé et porté le Portugal vers une large victoire 5-0 face à l’Ouzbékistan, confirmant son record de but dans six Coupes du monde. De son côté, l’Angleterre a été tenue en échec par le Ghana (0-0), tandis que la Croatie s’est imposée de justesse face au Panama (1-0) sans encore valider sa qualification pour les huitièmes.

24.06.2026 à 14:23

FRANCE24
img
Les condamnations internationales se sont multipliées depuis mai quant au traitement réservé à ces 430 militants, dont une trentaine de Français. La France et l'Italie ont ouvert des enquêtes judiciaires pour tortures et crimes de guerre, qui tenteront d'établir les responsabilités, tandis que l'Australie annonçait une enquête indépendante. Les autorités israéliennes ont rejeté ces accusations. Meriem Hadjal, Noé Tissot et Malika Baouya étaient tous les trois sur la même embarcation, le Peluxo, un voilier chargé de fournitures scolaires, de lait infantile et de médicaments, lorsqu'ils ont été interceptés par une vedette rapide israélienne, dans les eaux internationales. Les violences auraient culminé lors de leur regroupement, en mer, sur ce que les militants ont appelé le "bateau prison". Pour monter à bord, "on m'a tirée par le bras, soulevée avec les mains attachées en arrière. J'ai hurlé de douleur, j'ai cru qu'on m'avait arraché le bras", se souvient Malika Baouya, infirmière niçoise. "On marche tête baissée, mains sur la nuque. On nous allonge sur le sol, dans l'eau de mer stagnante. Des hommes sont +tasés+ (électrocutés avec un taser, NDLR)". Ne gardant qu'un minimum de vêtements, munis d'un bracelet numérotés, les militants, toujours courbés vers le sol et entravés, racontent avoir été conduits un à un vers un conteneur plongé dans l'obscurité. "Rouée de coups" "Lorsque la porte s'ouvre, je vois un camarade allongé sur le sol, pantalon baissé. Un soldat commence à me palper les seins de façon sexuelle. Je prends une grosse claque. Une autre. Des soldats veulent me pousser vers le fond du conteneur. J'avais peur qu'ils me tuent", relate Meriem Hadjal, 38 ans. "J'étais une proie face à des prédateurs. Un soldat m'attrape par les cheveux, un autre commence à me frapper. L'un passe sa main sur mes seins, mes fesses, à travers mon t-shirt", poursuit-elle. Passée elle aussi par ce conteneur aveugle, Malika Baouya se souvient d'un "collègue au sol (qui) se fait frapper". "Je l'entends gémir, c'est horrible. Trois hommes cagoulés me tombent dessus, me rouent de coups", développe-t-elle. Au sol, elle dit qu'elle ne peut plus respirer, un soldat la "soulève par le chignon", un autre "tente de (lui) arracher la culotte". Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne "rejette les accusations d'abus qui auraient été commis par des soldats", et assure veiller à un "traitement respectueux et approprié" des participants aux flottilles interceptés, jusqu'à leur transfert à la police à terre. Rencontrée par l'AFP à Melbourne en Australie, la militante Violet Coco affirme que des soldats l'ont "rouée de coups". "Ils m'ont frappée plusieurs fois à la tête. Je me souviens qu'ils riaient parce que je ne répondais pas", témoigne-t-elle. "Ensuite ils m'ont donné des coups de pieds, j'ai tenté de me protéger. J'ai été blessée à la main. J'ai chuté contre la paroi du conteneur et ça les a fait rire encore. Ils ont agrippé mes parties intimes, j'ai fini avec des bleus à la poitrine et ailleurs". Tollé Lorsque le sas se rouvre, les militants sont enfermés dans un espace rectangulaire sur le pont du navire, où ils seront retenus pendant plusieurs jours, encadrés par des containers surmontés de barbelés, que l'on peut apercevoir sur une vidéo diffusée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a suscité un tollé. "Je me retrouve dans cette cour face à une centaine de collègues décoiffés, visage en sang", témoigne Malika Baouya, qui souffre d'une fracture au niveau des cervicales. "J'ai vu une camarade sortir du conteneur de torture le visage tuméfié, en état de choc, un autre le T-shirt déchiré, couvert d'ecchymoses, avant de tomber au sol", ajoute Meriem Hadjal, blessée au pied. Les Français décrivent les cris, les soldats qui les visent avec des grenades assourdissantes ou des balles de caoutchouc, le manque d'eau, d'hygiène et de nourriture, l'eau de mer qui s'infiltre partout. Ils racontent avoir dormi à même le métal glacial et le bois des conteneurs. Les militants seront ensuite débarqués en Israël, puis détenus à la prison de Ktziot (sud). Ils décrivent d'autres mauvais traitements et humiliations à terre. En mai, l'administration pénitentiaire israélienne (IPS) avait elle aussi récusé les accusations. "Coups de crosse" "A la queue-leu-leu, ils nous insultaient, faisaient des bruits d'animaux, donnaient des coups de crosse" à l'arrivée près du port, a raconté Noé Tissot, 32 ans, aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH). Dans une tente, "un soldat m'a frappé d'un énorme coup de poing dans la tête et les côtes", a-t-il témoigné sur procès-verbal. Il aura une côte fêlée. Rentré à Bochum en Allemagne, le travailleur social Johannes Happel, 29 ans, raconte à l'AFP que sa "tête a été cognée contre un poteau de tente". "J'ai vu un ami à moi se faire tabasser à coups de poing et être à plusieurs reprises jeté par terre". "Cruel, sadique et inhumain sont les adjectifs qui me viennent à l'esprit pour tout ce que j'ai vu là-bas", ajoute-t-il. "Il y avait eu des côtes cassées, des pommettes fracturées, et une recrudescence de violences sexuelles", résume une autre activiste australienne, Neve O'Connor, qui a participé à plusieurs flottilles. "Ce qu'on a vécu, protégés par nos passeports, n'est qu'un avant-goût de ce que vivent les prisonniers palestiniens", tient à préciser Meriem Hadjal, qui voit son témoignage comme "une arme" et pense que certains soldats ou policiers impliqués étaient franco-israéliens. "Si on parle, ce n'est pas pour nous, c'est pour les Palestiniens", ajoute Malika Baouya, qui s'apprête à être entendue à son tour dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste français. fbe-mj-pca-bur/asl/alv

24.06.2026 à 14:22

FRANCE24
img
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a démenti toute « corruption généralisée » autour de son gouvernement, alors que plusieurs affaires touchent de près son entourage politique et familial. Parmi les personnes mises en cause figurent notamment son épouse, son frère, ainsi que d’anciens proches comme l’ex-ministre des Transports condamné et l’ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero, tandis que l’opposition réclame sa démission.
Texte intégral (1002 mots)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a démenti toute « corruption généralisée » autour de son gouvernement, alors que plusieurs affaires touchent de près son entourage politique et familial. Parmi les personnes mises en cause figurent notamment son épouse, son frère, ainsi que d’anciens proches comme l’ex-ministre des Transports condamné et l’ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero, tandis que l’opposition réclame sa démission.

24.06.2026 à 14:19

FRANCE24
img
À El Obeid, au Soudan, la situation se dégrade rapidement et rappelle les violences survenues à El Fasher en novembre 2025, où des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes auraient été tuées. La ville est désormais encerclée par les Forces de soutien rapides (FSR), qui multiplient les bombardements aveugles, rendant la vie des civils de plus en plus insupportable. Face à cette escalade, la communauté internationale appelle à un arrêt immédiat des combats. Les précisions de Bastien Renouil, correspondant dans la région.
Lire plus (89 mots)
À El Obeid, au Soudan, la situation se dégrade rapidement et rappelle les violences survenues à El Fasher en novembre 2025, où des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes auraient été tuées. La ville est désormais encerclée par les Forces de soutien rapides (FSR), qui multiplient les bombardements aveugles, rendant la vie des civils de plus en plus insupportable. Face à cette escalade, la communauté internationale appelle à un arrêt immédiat des combats. Les précisions de Bastien Renouil, correspondant dans la région.

24.06.2026 à 14:17

FRANCE24
img
Réunis à Londres pour une conférence sur le climat, les Nations unies appellent les acteurs de l’intelligence artificielle à davantage de transparence sur son impact environnemental. L’ONU alerte sur la forte consommation d’énergie et d’eau des centres de données et demande des règles plus strictes pour encadrer un secteur en pleine expansion.
Lire plus (89 mots)
Réunis à Londres pour une conférence sur le climat, les Nations unies appellent les acteurs de l’intelligence artificielle à davantage de transparence sur son impact environnemental. L’ONU alerte sur la forte consommation d’énergie et d’eau des centres de données et demande des règles plus strictes pour encadrer un secteur en pleine expansion.

24.06.2026 à 14:11

FRANCE24
img
Cette réforme s'inscrit dans une politique de simplification réglementaire et administrative tous azimuts, menée depuis deux ans par Bruxelles pour renforcer la compétitivité des entreprises européennes. Les mesures présentées mercredi comprennent notamment une exonération de la retenue à la source sur tous les paiements transfrontaliers de dividendes, d'intérêts et de redevances entre entreprises de l'UE. Selon la Commission, elles devraient faire économiser un total de 8 milliards d'euros par an aux entreprises, dont 3,3 milliards en coûts administratifs. "Partout, les entreprises réclament un environnement réglementaire plus simple, plus rapide et plus intelligent, pour leur permettre de prospérer et d'être plus compétitives sur la scène mondiale. C'est pourquoi nous présentons aujourd'hui un train de mesures ambitieux", a affirmé le commissaire à l'Economie, Valdis Dombrovskis. Ces propositions incluent aussi une révision de la directive européenne contre l'évasion fiscale, ce qui suscite les craintes de certaines ONG. "Nous ne faisons aucun compromis sur ce qui est essentiel, en préservant les garanties essentielles contre l'évasion et la fraude fiscale", a assuré le commissaire chargé du climat et de la croissance durable, Wopke Hoekstra. "Alors que les bénéfices des entreprises battent des records et que les inégalités explosent, après des décennies de course au moins-disant en matière d'imposition des sociétés, la meilleure réponse serait de s'assurer que ceux qui gagnent le plus contribuent plus que les autres", au lieu de "distribuer des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises", a dénoncé Julien Desiderio, de l'association Oxfam. Reste aussi à voir quel traitement les pays de l'UE réserveront à ces propositions, dont certaines nécessiteront l'accord unanime des 27 pour pouvoir entrer en vigueur.
Lire plus (296 mots)
Cette réforme s'inscrit dans une politique de simplification réglementaire et administrative tous azimuts, menée depuis deux ans par Bruxelles pour renforcer la compétitivité des entreprises européennes. Les mesures présentées mercredi comprennent notamment une exonération de la retenue à la source sur tous les paiements transfrontaliers de dividendes, d'intérêts et de redevances entre entreprises de l'UE. Selon la Commission, elles devraient faire économiser un total de 8 milliards d'euros par an aux entreprises, dont 3,3 milliards en coûts administratifs. "Partout, les entreprises réclament un environnement réglementaire plus simple, plus rapide et plus intelligent, pour leur permettre de prospérer et d'être plus compétitives sur la scène mondiale. C'est pourquoi nous présentons aujourd'hui un train de mesures ambitieux", a affirmé le commissaire à l'Economie, Valdis Dombrovskis. Ces propositions incluent aussi une révision de la directive européenne contre l'évasion fiscale, ce qui suscite les craintes de certaines ONG. "Nous ne faisons aucun compromis sur ce qui est essentiel, en préservant les garanties essentielles contre l'évasion et la fraude fiscale", a assuré le commissaire chargé du climat et de la croissance durable, Wopke Hoekstra. "Alors que les bénéfices des entreprises battent des records et que les inégalités explosent, après des décennies de course au moins-disant en matière d'imposition des sociétés, la meilleure réponse serait de s'assurer que ceux qui gagnent le plus contribuent plus que les autres", au lieu de "distribuer des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises", a dénoncé Julien Desiderio, de l'association Oxfam. Reste aussi à voir quel traitement les pays de l'UE réserveront à ces propositions, dont certaines nécessiteront l'accord unanime des 27 pour pouvoir entrer en vigueur.

24.06.2026 à 14:11

FRANCE24
img
L’Espagne, habituée aux fortes chaleurs, multiplie les dispositifs pour aider sa population à s’adapter à la canicule. Parmi les mesures mises en place : l’instauration de journées continues qui permet le décalage des horaires de travail, ainsi que le développement de refuges climatiques et d’un "congé climatique" en cas de chaleur extrême. Les précisions de Maude Petit-Jové depuis Madrid pour France 24.
Lire plus (296 mots)
L’Espagne, habituée aux fortes chaleurs, multiplie les dispositifs pour aider sa population à s’adapter à la canicule. Parmi les mesures mises en place : l’instauration de journées continues qui permet le décalage des horaires de travail, ainsi que le développement de refuges climatiques et d’un "congé climatique" en cas de chaleur extrême. Les précisions de Maude Petit-Jové depuis Madrid pour France 24.

24.06.2026 à 14:07

FRANCE24
img
À l’hôpital Lariboisière, à Paris, la chaleur complique les conditions d’accueil et d’hospitalisation en pleine canicule. Le bâtiment, jugé peu adapté à ces épisodes de fortes températures, peine à maintenir un environnement confortable pour les patients comme pour les soignants. Sur place, ces derniers multiplient les efforts pour rafraîchir les locaux, permettant de rendre la situation plus supportable selon les témoignages recueillis par Marie Schuster auprès des patients.
Lire plus (296 mots)
À l’hôpital Lariboisière, à Paris, la chaleur complique les conditions d’accueil et d’hospitalisation en pleine canicule. Le bâtiment, jugé peu adapté à ces épisodes de fortes températures, peine à maintenir un environnement confortable pour les patients comme pour les soignants. Sur place, ces derniers multiplient les efforts pour rafraîchir les locaux, permettant de rendre la situation plus supportable selon les témoignages recueillis par Marie Schuster auprès des patients.

24.06.2026 à 14:05

FRANCE24
img
Espagne, Italie, Angleterre, Belgique... la France n'est pas la seule à étouffer : les chaleurs sont accablantes dans ces pays européens, et les habitants essayent de trouver des moyens de se rafraîchir en cette période de canicule. Le continent est particulièrement vulnérable au changement climatique et se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale.
Lire plus (296 mots)
Espagne, Italie, Angleterre, Belgique... la France n'est pas la seule à étouffer : les chaleurs sont accablantes dans ces pays européens, et les habitants essayent de trouver des moyens de se rafraîchir en cette période de canicule. Le continent est particulièrement vulnérable au changement climatique et se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale.

24.06.2026 à 14:03

FRANCE24
img
Ce projet s'inscrit dans un plan visant à générer 20 millions d'euros d'économies dans l'ensemble du groupe, soit 5% de ses coûts. CMA Media est détenu par l'armateur CMA CGM, dirigé par le milliardaire Rodophe Saadé. "Nous avons besoin de réduire nos coûts sur nos métiers traditionnels (coûts de production, de grille, coûts techniques et de diffusion, ndlr) pour investir dans les nouveaux segments comme le sport, les créateurs de contenu, les réseaux sociaux", a déclaré à l'AFP la directrice générale de CMA Media, Claire Léost. Dans un contexte général de mutation du marché de la télé (durée d'écoute en baisse et captation de la publicité par les plateformes numériques), "nous ne trouvons pas le modèle économique sur l'activité des chaînes locales", a expliqué la dirigeante. Ces chaînes "dépendent de la publicité locale, qui a complètement migré vers les plateformes", et "des investissements des collectivités locales", qui ont eux aussi diminué, a-t-elle développé. "Notre objectif est de trouver des repreneurs pour ces chaînes, qui auront un modèle économique plus pérenne avec des groupes probablement plutôt locaux qu'avec un groupe comme CMA Media", a-t-elle ajouté. Selon elle, son groupe a déjà reçu "plusieurs marques d'intérêt", et l'objectif est de "trouver une solution d'ici la fin de l'année". Elles sont au nombre de neuf: Lyon, Marseille Provence, Grand Lille, Grand Littoral, Dici (Alpes du Sud et Haute-Provence), Toulon Var, Nice Côte d'Azur, Alsace et Normandie. Une dixième, BFM Paris Île-de-France, a fermé en mars 2025. Dans le cadre de ce projet "d'optimisation des coûts", CMA Media va ouvrir un plan de départs volontaires au sein de son pôle audiovisuel RMC BFM. Les procédures légales d'information et de consultation des représentants du personnel s'ouvriront fin août. A ce stade, aucun objectif en termes de nombre de départs n'a été donné par la direction. Parallèlement à ces économies, CMA Media assure vouloir "poursuivre ses investissements dans les activités qui porteront sa croissance dans les années à venir", selon un communiqué interne consulté par l'AFP. Le groupe lancera en septembre sa nouvelle plateforme de streaming, RMC+, et a annoncé la création de CMA Studio, branche de production audiovisuelle qui entend toucher "le marché des plateformes et des réseaux sociaux", selon Mme Léost. En outre, CMA Media est en train de racheter la chaîne de télévision RMC Sport. Elle appartient au groupe Altice, qui avait vendu BFMTV et RMC à CMA CGM en 2024. Enfin, CMA Media veut se développer dans la création de contenu en ligne, en s'associant avec des créateurs.
Lire plus (469 mots)
Ce projet s'inscrit dans un plan visant à générer 20 millions d'euros d'économies dans l'ensemble du groupe, soit 5% de ses coûts. CMA Media est détenu par l'armateur CMA CGM, dirigé par le milliardaire Rodophe Saadé. "Nous avons besoin de réduire nos coûts sur nos métiers traditionnels (coûts de production, de grille, coûts techniques et de diffusion, ndlr) pour investir dans les nouveaux segments comme le sport, les créateurs de contenu, les réseaux sociaux", a déclaré à l'AFP la directrice générale de CMA Media, Claire Léost. Dans un contexte général de mutation du marché de la télé (durée d'écoute en baisse et captation de la publicité par les plateformes numériques), "nous ne trouvons pas le modèle économique sur l'activité des chaînes locales", a expliqué la dirigeante. Ces chaînes "dépendent de la publicité locale, qui a complètement migré vers les plateformes", et "des investissements des collectivités locales", qui ont eux aussi diminué, a-t-elle développé. "Notre objectif est de trouver des repreneurs pour ces chaînes, qui auront un modèle économique plus pérenne avec des groupes probablement plutôt locaux qu'avec un groupe comme CMA Media", a-t-elle ajouté. Selon elle, son groupe a déjà reçu "plusieurs marques d'intérêt", et l'objectif est de "trouver une solution d'ici la fin de l'année". Elles sont au nombre de neuf: Lyon, Marseille Provence, Grand Lille, Grand Littoral, Dici (Alpes du Sud et Haute-Provence), Toulon Var, Nice Côte d'Azur, Alsace et Normandie. Une dixième, BFM Paris Île-de-France, a fermé en mars 2025. Dans le cadre de ce projet "d'optimisation des coûts", CMA Media va ouvrir un plan de départs volontaires au sein de son pôle audiovisuel RMC BFM. Les procédures légales d'information et de consultation des représentants du personnel s'ouvriront fin août. A ce stade, aucun objectif en termes de nombre de départs n'a été donné par la direction. Parallèlement à ces économies, CMA Media assure vouloir "poursuivre ses investissements dans les activités qui porteront sa croissance dans les années à venir", selon un communiqué interne consulté par l'AFP. Le groupe lancera en septembre sa nouvelle plateforme de streaming, RMC+, et a annoncé la création de CMA Studio, branche de production audiovisuelle qui entend toucher "le marché des plateformes et des réseaux sociaux", selon Mme Léost. En outre, CMA Media est en train de racheter la chaîne de télévision RMC Sport. Elle appartient au groupe Altice, qui avait vendu BFMTV et RMC à CMA CGM en 2024. Enfin, CMA Media veut se développer dans la création de contenu en ligne, en s'associant avec des créateurs.

24.06.2026 à 13:31

FRANCE24
img
"L'épreuve de français du brevet", qui lancera vendredi le diplôme national du brevet (DNB) "comme toutes les épreuves des examens du matin, est maintenue puisqu'elle est le matin", a déclaré Édouard Geffray à la presse. Alors que la France, et plus largement l'Europe, est frappée par une canicule exceptionnelle qui devrait se prolonger plusieurs jours, l'épreuve bénéficiera d'un "certain nombre d'aménagements pour permettre aux élèves d'être dans des situations un peu plus confortables", a précisé le ministre. Les responsables des centres d'examen pourront "décider de deux pauses" de 15 mn entre les trois étapes de l'examen, a-t-il détaillé. En outre, "toutes les règles qui d'habitude président, notamment le fait qu'on n'a pas le droit d'aller aux toilettes pendant la première étape, ne trouveront pas à s'appliquer", a-t-il ajouté. Les élèves ne seront pas "les uns sur les autres", a assuré M. Geffray. "On n'est pas dans une configuration habituelle où vous avez 30 élèves côte à côte", a-t-il insisté. "On est sur des salles qui généralement abritent entre 10 et 15 élèves." "Aucune solution entièrement satisfaisante" Maintenir l'épreuve de français est "une décision dangereuse", dénonce le Snalc dans un communiqué, qui fait peser un "risque maximal pour les candidats, comme pour les collègues". En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule. "Devoir gérer des sorties incessantes des élèves entre les composantes de l'épreuve, ça va être un bazar sans fin", prédit auprès de l'AFP Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, qui réclamait également un report des épreuves. "Il n'y avait aucune solution entièrement satisfaisante", souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. "Les deux options avaient des limites: le reporter, c'était allonger le calendrier et avec des incertitudes de météo et de conditions de correction. Le maintenir, c'est le tenir dans des conditions très difficiles pour les élèves et les personnels", poursuit-elle. Un calendrier à repenser De son côté, Patrick Bedel, secrétaire général adjoint du syndicat des chefs d'établissement ID-FO, plaidait pour le maintien du brevet en l'avançant à 8H00 plutôt que de le maintenir à 9H00. Vendredi, "ça permettait de finir à 11H15 pour la majorité des élèves", sans compter ceux bénéficiant d'un tiers-temps pour compenser un handicap, "c'était raisonnable", estime-t-il. Une option envisagée par le ministre pour le futur. "Il faut qu'on repense très clairement l'organisation des examens pour tout mettre le matin, oraux, comme écrits, au cours des années à venir", a répété Édouard Geffray mercredi. Les épreuves de brevet pourraient "commencer plus tôt le matin", à 8H00, comme pour les écrits du bac, a-t-il ajouté. Des travaux seront lancés cet été, dès juillet, pour repenser le calendrier des examens, dont les conclusions seront présentés à la rentrée. Si le calendrier du brevet n'est pas modifié, la canicule bouleverse quelque peu celui des oraux du baccalauréat. En tout, 10.300 candidats au grand oral et aux oraux anticipés de français, sur un total de 120.000 à 130.000 par jour auront vu leurs épreuves décalées cette semaine. Au niveau des écoles, 6.000 ont annoncé être soit fermées, pour 788 d'entre elles, soit aménagées pour la journée de mercredi. Un chiffre "à prendre avec précaution", a souligné le ministre, rappelant que le mercredi est en soi un jour où les écoles sont fermées.
Texte intégral (614 mots)
"L'épreuve de français du brevet", qui lancera vendredi le diplôme national du brevet (DNB) "comme toutes les épreuves des examens du matin, est maintenue puisqu'elle est le matin", a déclaré Édouard Geffray à la presse. Alors que la France, et plus largement l'Europe, est frappée par une canicule exceptionnelle qui devrait se prolonger plusieurs jours, l'épreuve bénéficiera d'un "certain nombre d'aménagements pour permettre aux élèves d'être dans des situations un peu plus confortables", a précisé le ministre. Les responsables des centres d'examen pourront "décider de deux pauses" de 15 mn entre les trois étapes de l'examen, a-t-il détaillé. En outre, "toutes les règles qui d'habitude président, notamment le fait qu'on n'a pas le droit d'aller aux toilettes pendant la première étape, ne trouveront pas à s'appliquer", a-t-il ajouté. Les élèves ne seront pas "les uns sur les autres", a assuré M. Geffray. "On n'est pas dans une configuration habituelle où vous avez 30 élèves côte à côte", a-t-il insisté. "On est sur des salles qui généralement abritent entre 10 et 15 élèves." "Aucune solution entièrement satisfaisante" Maintenir l'épreuve de français est "une décision dangereuse", dénonce le Snalc dans un communiqué, qui fait peser un "risque maximal pour les candidats, comme pour les collègues". En 2019, le ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de repousser de quelques jours le brevet en raison de la canicule. "Devoir gérer des sorties incessantes des élèves entre les composantes de l'épreuve, ça va être un bazar sans fin", prédit auprès de l'AFP Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, qui réclamait également un report des épreuves. "Il n'y avait aucune solution entièrement satisfaisante", souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. "Les deux options avaient des limites: le reporter, c'était allonger le calendrier et avec des incertitudes de météo et de conditions de correction. Le maintenir, c'est le tenir dans des conditions très difficiles pour les élèves et les personnels", poursuit-elle. Un calendrier à repenser De son côté, Patrick Bedel, secrétaire général adjoint du syndicat des chefs d'établissement ID-FO, plaidait pour le maintien du brevet en l'avançant à 8H00 plutôt que de le maintenir à 9H00. Vendredi, "ça permettait de finir à 11H15 pour la majorité des élèves", sans compter ceux bénéficiant d'un tiers-temps pour compenser un handicap, "c'était raisonnable", estime-t-il. Une option envisagée par le ministre pour le futur. "Il faut qu'on repense très clairement l'organisation des examens pour tout mettre le matin, oraux, comme écrits, au cours des années à venir", a répété Édouard Geffray mercredi. Les épreuves de brevet pourraient "commencer plus tôt le matin", à 8H00, comme pour les écrits du bac, a-t-il ajouté. Des travaux seront lancés cet été, dès juillet, pour repenser le calendrier des examens, dont les conclusions seront présentés à la rentrée. Si le calendrier du brevet n'est pas modifié, la canicule bouleverse quelque peu celui des oraux du baccalauréat. En tout, 10.300 candidats au grand oral et aux oraux anticipés de français, sur un total de 120.000 à 130.000 par jour auront vu leurs épreuves décalées cette semaine. Au niveau des écoles, 6.000 ont annoncé être soit fermées, pour 788 d'entre elles, soit aménagées pour la journée de mercredi. Un chiffre "à prendre avec précaution", a souligné le ministre, rappelant que le mercredi est en soi un jour où les écoles sont fermées.

24.06.2026 à 13:27

FRANCE24
img
"Notre galaxie, la Voie Lactée, est un disque, c'est une galaxie spirale. Et au centre de cette galaxie spirale, se trouve le bulbe, une grosse bulle comptant des milliards d'étoiles", explique à l'AFP l'astronome du CEA Jean-Charles Cuillandre, qui collabore à la mission Euclid de l'ESA. Le 23 mars 2025, ce télescope spatial européen - surnommé "le détective de l'Univers sombre" - en orbite à 1,5 million de kilomètres, a tourné sa visée vers le disque de notre galaxie et son cœur brillant. "L'industrie européenne a produit une merveille de technologie. On a créé un télescope qui était principalement conçu pour traquer l'Univers sombre, la matière noire, en observant des galaxies extrêmement lointaines et peu lumineuses. Et là, on a décidé de pointer Euclid sur la zone la plus brillante du ciel. Et ça marche superbement, c'est extraordinaire", s'enthousiasme l'astronome. L'image obtenue est en effet fascinante. On croirait voir des peintures pariétales, ou encore des minerais d'or. Coloriser Euclid a capturé cette immense image en à peine 26 heures. C'est une mosaïque composée de neuf champs, chacun comptant 16 méga images monochrome (noir et blanc). Jean-Charles Cuillandre s'est donc attaché à enrichir en couleurs les données fournies par Euclid grâce à de nouvelles observations obtenues avec la caméra MegaCam construite par le CEA et montée sur le télescope au sol Canada-France-Hawaï (CFHT). "Grâce à MegaCam, on perçoit ici les vraies couleurs du ciel", souligne l'astronome. Reste maintenant à exploiter ce nouveau matériel. "Ce travail est motivé avant tout par la science. On n'a pas fait ça juste pour produire une belle image", rappelle Jean-Charles Cuillandre. Les données récoltées ont déjà permis de revisiter des phénomènes connus dans cette zone, notamment des exoplanètes (c'est-à-dire des planètes hors du Système solaire). Des observations qui sont enrichies grâce à de futures collaborations scientifiques internationales. Fin avril, la Nasa a dévoilé son nouveau télescope spatial Nancy Grace Roman pensé pour balayer de larges portions de l'Univers à la recherche d'exoplanètes mais aussi de réponses aux grands mystères physiques que constituent la matière et l'énergie noires, dont on ne connaît pas l'origine mais que l'on pense représenter 95% de notre Univers. Il devrait être envoyé dans l'espace au plus tôt début septembre. Microlentillage Concrètement, l'image obtenue par Euclid va permettre de découvrir de nouvelles exoplanètes, et de mesurer leur masse en exploitant les variations de lumière stellaire au fil du temps, le microlentillage gravitationnel. Le microlentillage repose sur l'alignement fortuit de deux étoiles par rapport à un observateur. Lorsqu'une étoile passe devant une autre, l'étoile la plus proche agit comme une loupe cosmique, déviant et amplifiant la lumière de l'étoile en arrière-plan. Si une planète orbite autour de l'étoile la plus proche, sa gravité dévie également cette lumière, de manière légèrement irrégulière. C'est cette infime variation supplémentaire de luminosité qui permet de révéler la présence d'une planète, explique l'ESA dans un communiqué. Au cours des vingt dernières années, près de 300 exoplanètes ont été découvertes grâce à cette technique, toutes à l'aide de télescopes terrestres et toutes situées vers le centre de notre galaxie. "Cette image d'Euclid comprend 51 systèmes planétaires connus - et elle permettra d'étudier bien d'autres encore qui seront découverts", conclut Jean-Philippe Beaulieu, de l'Institut d'astrophysique de Paris et de l'université de Tasmanie, en Australie, dans le communiqué de l'ESA.
Texte intégral (612 mots)
"Notre galaxie, la Voie Lactée, est un disque, c'est une galaxie spirale. Et au centre de cette galaxie spirale, se trouve le bulbe, une grosse bulle comptant des milliards d'étoiles", explique à l'AFP l'astronome du CEA Jean-Charles Cuillandre, qui collabore à la mission Euclid de l'ESA. Le 23 mars 2025, ce télescope spatial européen - surnommé "le détective de l'Univers sombre" - en orbite à 1,5 million de kilomètres, a tourné sa visée vers le disque de notre galaxie et son cœur brillant. "L'industrie européenne a produit une merveille de technologie. On a créé un télescope qui était principalement conçu pour traquer l'Univers sombre, la matière noire, en observant des galaxies extrêmement lointaines et peu lumineuses. Et là, on a décidé de pointer Euclid sur la zone la plus brillante du ciel. Et ça marche superbement, c'est extraordinaire", s'enthousiasme l'astronome. L'image obtenue est en effet fascinante. On croirait voir des peintures pariétales, ou encore des minerais d'or. Coloriser Euclid a capturé cette immense image en à peine 26 heures. C'est une mosaïque composée de neuf champs, chacun comptant 16 méga images monochrome (noir et blanc). Jean-Charles Cuillandre s'est donc attaché à enrichir en couleurs les données fournies par Euclid grâce à de nouvelles observations obtenues avec la caméra MegaCam construite par le CEA et montée sur le télescope au sol Canada-France-Hawaï (CFHT). "Grâce à MegaCam, on perçoit ici les vraies couleurs du ciel", souligne l'astronome. Reste maintenant à exploiter ce nouveau matériel. "Ce travail est motivé avant tout par la science. On n'a pas fait ça juste pour produire une belle image", rappelle Jean-Charles Cuillandre. Les données récoltées ont déjà permis de revisiter des phénomènes connus dans cette zone, notamment des exoplanètes (c'est-à-dire des planètes hors du Système solaire). Des observations qui sont enrichies grâce à de futures collaborations scientifiques internationales. Fin avril, la Nasa a dévoilé son nouveau télescope spatial Nancy Grace Roman pensé pour balayer de larges portions de l'Univers à la recherche d'exoplanètes mais aussi de réponses aux grands mystères physiques que constituent la matière et l'énergie noires, dont on ne connaît pas l'origine mais que l'on pense représenter 95% de notre Univers. Il devrait être envoyé dans l'espace au plus tôt début septembre. Microlentillage Concrètement, l'image obtenue par Euclid va permettre de découvrir de nouvelles exoplanètes, et de mesurer leur masse en exploitant les variations de lumière stellaire au fil du temps, le microlentillage gravitationnel. Le microlentillage repose sur l'alignement fortuit de deux étoiles par rapport à un observateur. Lorsqu'une étoile passe devant une autre, l'étoile la plus proche agit comme une loupe cosmique, déviant et amplifiant la lumière de l'étoile en arrière-plan. Si une planète orbite autour de l'étoile la plus proche, sa gravité dévie également cette lumière, de manière légèrement irrégulière. C'est cette infime variation supplémentaire de luminosité qui permet de révéler la présence d'une planète, explique l'ESA dans un communiqué. Au cours des vingt dernières années, près de 300 exoplanètes ont été découvertes grâce à cette technique, toutes à l'aide de télescopes terrestres et toutes situées vers le centre de notre galaxie. "Cette image d'Euclid comprend 51 systèmes planétaires connus - et elle permettra d'étudier bien d'autres encore qui seront découverts", conclut Jean-Philippe Beaulieu, de l'Institut d'astrophysique de Paris et de l'université de Tasmanie, en Australie, dans le communiqué de l'ESA.

24.06.2026 à 13:21

FRANCE24
img
"Les gens ont commencé à me contacter depuis le cessez-le-feu, pour dégager les débris devant leur maison", raconte l'homme de 45 ans, dont les bulldozers et pelleteuses sont très demandés. Ils "accourent, impatients de fouiller les décombres à la recherche de leurs affaires", raconte-t-il à l'AFP, s'activant à prélever avec sa pelleteuse des gravats bloquant l'entrée d'un dépôt. Mais la plupart du temps "ils se rendent compte qu'il n'y a rien à trouver", ajoute-t-il. Des décombres jonchent plusieurs quartiers de la ville, en particulier Abou Dib et Al-Ghadir, situés en bord de mer et visés par des raids israéliens. De nombreuses frappes se sont abattues sur Tyr, l’une des plus grandes villes méridionales. Le Liban et particulièrement le sud du pays a été entraîné dans la guerre le 2 mars par le Hezbollah, après des tirs vers Israël en soutien à l'Iran. A ce stade, la municipalité a recensé 60 morts, 26 immeubles détruits et près de 1.000 habitations endommagées. Début juin, l'armée israélienne a émis un ordre d'évacuation incluant pour la première fois toute la ville même le quartier chrétien, avant des frappes contre le Hezbollah. Il n'y avait plus de refuge et des dizaines de milliers d'habitants ont fui vers le nord. Selon les autorités locales, plus des deux tiers d'entre eux sont rentrés après l’accord conclu la semaine dernière entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre régionale qui a permis une relative accalmie. -"Comme le phénix"- Hussein Hassan, 40 ans, est revenu cette semaine pour rouvrir son salon de coiffure bien que la façade en verre ait été soufflée et un mur fissuré. Les habitants de Tyr "aiment la vie et le travail. Nous secouons la poussière et nous relevons comme le phénix", dit-il fièrement, en accueillant des clients dans une boutique désormais à l'air libre, sans vitrine. "Même après des dizaines de guerres, nous serions capables de nous relever (...) et retourner au travail", assure-t-il. La ville reprend vie, mais Hassan comme d'autres confient à l’AFP leur crainte que ce calme ne soit que provisoire. "Par expérience, nous ne faisons pas confiance" à Israël mais "nous ne pouvons pas simplement rester assis à attendre la mort", ajoute le coiffeur. Malgré l'incertitude, et tandis que des troupes israéliennes se trouvent toujours dans une partie du sud au Liban, y compris près de Tyr, certains commencent à réparer leurs maisons ou leurs commerces. La façade et un mur de cette supérette ont été détruits. Ali Samhat, 26 ans, supervise le déblaiement: "nous savons tous qu’Israël aime la destruction, mais la vie continue. Ce n'est pas une frappe ou une roquette qui nous en dissuaderont". -"L'odeur de ma maison"- Dans une rue avoisinante, une autre frappe israélienne a réduit en ruines un immeuble de plusieurs étages le mois dernier. Abbas Achour y avait sa maison. Vivant et travaillant en Grande-Bretagne depuis plus de 20 ans avec sa famille, il retient ses larmes en cherchant désespérément dans les décombres. "J'essaie de prélever n'importe quel objet (...) J’ai des choses précieuses ici (...) jusqu’au parfum de ma maison et de mes enfants", confie cet homme de 59 ans, enfilant des gants de protection. Majd Jaffal, 19 ans, est lui si heureux de retrouver la Méditerranée. "Depuis notre retour, je viens ici tous les jours (...) la mer nous a manqué, c'est le coeur battant de Tyr", lance cet étudiant en informatique, se prélassant avec sa famille dans un restaurant en bord de mer. Malgré les destructions, la ville se prépare pour une nouvelle saison estivale sur sa célèbre plage, selon son maire adjoint Alwan Charafeddine. "Quand nous nous couchons le soir sans entendre de frappes (...) nous savons que la situation est plus calme (...) j'espère que ça restera sous contrôle", dit Majd Jaffal, déjà trois fois déplacé.
Texte intégral (686 mots)
"Les gens ont commencé à me contacter depuis le cessez-le-feu, pour dégager les débris devant leur maison", raconte l'homme de 45 ans, dont les bulldozers et pelleteuses sont très demandés. Ils "accourent, impatients de fouiller les décombres à la recherche de leurs affaires", raconte-t-il à l'AFP, s'activant à prélever avec sa pelleteuse des gravats bloquant l'entrée d'un dépôt. Mais la plupart du temps "ils se rendent compte qu'il n'y a rien à trouver", ajoute-t-il. Des décombres jonchent plusieurs quartiers de la ville, en particulier Abou Dib et Al-Ghadir, situés en bord de mer et visés par des raids israéliens. De nombreuses frappes se sont abattues sur Tyr, l’une des plus grandes villes méridionales. Le Liban et particulièrement le sud du pays a été entraîné dans la guerre le 2 mars par le Hezbollah, après des tirs vers Israël en soutien à l'Iran. A ce stade, la municipalité a recensé 60 morts, 26 immeubles détruits et près de 1.000 habitations endommagées. Début juin, l'armée israélienne a émis un ordre d'évacuation incluant pour la première fois toute la ville même le quartier chrétien, avant des frappes contre le Hezbollah. Il n'y avait plus de refuge et des dizaines de milliers d'habitants ont fui vers le nord. Selon les autorités locales, plus des deux tiers d'entre eux sont rentrés après l’accord conclu la semaine dernière entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre régionale qui a permis une relative accalmie. -"Comme le phénix"- Hussein Hassan, 40 ans, est revenu cette semaine pour rouvrir son salon de coiffure bien que la façade en verre ait été soufflée et un mur fissuré. Les habitants de Tyr "aiment la vie et le travail. Nous secouons la poussière et nous relevons comme le phénix", dit-il fièrement, en accueillant des clients dans une boutique désormais à l'air libre, sans vitrine. "Même après des dizaines de guerres, nous serions capables de nous relever (...) et retourner au travail", assure-t-il. La ville reprend vie, mais Hassan comme d'autres confient à l’AFP leur crainte que ce calme ne soit que provisoire. "Par expérience, nous ne faisons pas confiance" à Israël mais "nous ne pouvons pas simplement rester assis à attendre la mort", ajoute le coiffeur. Malgré l'incertitude, et tandis que des troupes israéliennes se trouvent toujours dans une partie du sud au Liban, y compris près de Tyr, certains commencent à réparer leurs maisons ou leurs commerces. La façade et un mur de cette supérette ont été détruits. Ali Samhat, 26 ans, supervise le déblaiement: "nous savons tous qu’Israël aime la destruction, mais la vie continue. Ce n'est pas une frappe ou une roquette qui nous en dissuaderont". -"L'odeur de ma maison"- Dans une rue avoisinante, une autre frappe israélienne a réduit en ruines un immeuble de plusieurs étages le mois dernier. Abbas Achour y avait sa maison. Vivant et travaillant en Grande-Bretagne depuis plus de 20 ans avec sa famille, il retient ses larmes en cherchant désespérément dans les décombres. "J'essaie de prélever n'importe quel objet (...) J’ai des choses précieuses ici (...) jusqu’au parfum de ma maison et de mes enfants", confie cet homme de 59 ans, enfilant des gants de protection. Majd Jaffal, 19 ans, est lui si heureux de retrouver la Méditerranée. "Depuis notre retour, je viens ici tous les jours (...) la mer nous a manqué, c'est le coeur battant de Tyr", lance cet étudiant en informatique, se prélassant avec sa famille dans un restaurant en bord de mer. Malgré les destructions, la ville se prépare pour une nouvelle saison estivale sur sa célèbre plage, selon son maire adjoint Alwan Charafeddine. "Quand nous nous couchons le soir sans entendre de frappes (...) nous savons que la situation est plus calme (...) j'espère que ça restera sous contrôle", dit Majd Jaffal, déjà trois fois déplacé.

24.06.2026 à 13:21

FRANCE24
img
Le texte, annoncé en avril à Marseille par Sébastien Lecornu et Vincent Jeanbrun, sera enrichi d'amendements sur l'adaptation des logements aux fortes chaleurs, notamment pour faciliter le vote en copropriété de travaux de pose de volets ou stores. Selon une étude de la société de conseil Pouget Consultants et l'Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), un logement sur deux serait "insuffisamment adapté" aux canicules et se transforme en bouilloire thermique lors des vagues de chaleur. Interrogé à l'issue du Conseil des ministres sur le manque de protections contre la chaleur dans des bâtiments neufs ou fraîchement rénovés, Vincent Jeanbrun a concédé que "on a beaucoup lutté contre le froid et produit des normes qui proposent de l'inertie thermique des bâtiments. On se rend compte que quand on a des phénomènes caniculaires exceptionnels comme aujourd'hui, la chaleur va finir par rester" dans le bâtiment. "Il va falloir maintenant que cette question" de l'adaptation aux canicules "soit au cœur de nos préoccupations, y compris dans les normes et les exigences architecturales et environnementales", a-t-il assuré. D'autres mesures sont en réflexion, sur l'urbanisme et les règles de préservation du patrimoine par exemple, et seront débattues par les parlementaires. Dans une interview au Monde publiée mardi soir, Vincent Jeanbrun ajoute que le débat entre "préservation du patrimoine et habitabilité de nos villes" doit "avancer rapidement". Les Architectes des Bâtiments de France (ABF) "sont conscients que, s'il n'y a pas d'assouplissement, des logements ne pourront plus être habités, ni loués, que ce patrimoine ne vaudra plus rien, ne sera plus entretenu", estime-t-il. Le ministre indique aussi que "la question du confort d'été devra systématiquement figurer dans le cahier des charges" utilisé pour octroyer des subventions à la rénovation énergétique globale d'un logement. Cette prise en compte passera par la formation des conseillers en rénovation énergétique, sans devenir obligatoire pour les particuliers. 700.000 passoires Pour répondre à "l'urgence" de la crise du logement, devenue "une véritable bombe sociale", le ministre compte, avec ce texte, "répondre aux besoins des quartiers les plus fragiles" avec un troisième programme de renouvellement urbain, "construire plus vite et mieux", "rénover plus efficacement" et "faire confiance aux maires", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. Il propose de permettre de louer les logements considérés comme des passoires énergétiques, à condition que le propriétaire s'engage à faire des travaux via la signature d'un contrat avec une entreprise et le versement d'un acompte. Cette "souplesse", selon le ministre, de trois ans pour les maisons et de cinq ans en copropriété concerne jusqu'à 700.000 logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique et dont la location est progressivement interdite. "En pleine canicule, il (le projet de loi, NDLR) repousse de 5 ans l'obligation pour les bailleurs de lutter contre les logements bouilloires !", s'indigne la plateforme Logement pour tous, qui regroupe des associations de défense des locataires et des syndicats. Le projet de loi prévoit aussi de renforcer le dispositif d'incitation à l'investissement locatif, le "statut du bailleur privé" ou "dispositif Jeanbrun", en abaissant le seuil de travaux requis lors de l'achat d'un logement ancien. Une procédure d'urbanisme simplifiée est créée pour construire des logements plus vite et des pouvoirs supplémentaires sont donnés aux maires, sur la base du volontariat: la gestion des aides MaPrimeRénov', ainsi que le droit de proposer des candidats pour l'attribution d'un logement social, ou de s'opposer à l'octroi d'un logement à un ménage condamné pour trouble à l'ordre public. Le texte devrait être examiné à la rentrée en séance à l'Assemblée nationale, avant d'arriver au Sénat à l'automne. Le ministère espère une adoption avant la fin de l'année.
Texte intégral (651 mots)
Le texte, annoncé en avril à Marseille par Sébastien Lecornu et Vincent Jeanbrun, sera enrichi d'amendements sur l'adaptation des logements aux fortes chaleurs, notamment pour faciliter le vote en copropriété de travaux de pose de volets ou stores. Selon une étude de la société de conseil Pouget Consultants et l'Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), un logement sur deux serait "insuffisamment adapté" aux canicules et se transforme en bouilloire thermique lors des vagues de chaleur. Interrogé à l'issue du Conseil des ministres sur le manque de protections contre la chaleur dans des bâtiments neufs ou fraîchement rénovés, Vincent Jeanbrun a concédé que "on a beaucoup lutté contre le froid et produit des normes qui proposent de l'inertie thermique des bâtiments. On se rend compte que quand on a des phénomènes caniculaires exceptionnels comme aujourd'hui, la chaleur va finir par rester" dans le bâtiment. "Il va falloir maintenant que cette question" de l'adaptation aux canicules "soit au cœur de nos préoccupations, y compris dans les normes et les exigences architecturales et environnementales", a-t-il assuré. D'autres mesures sont en réflexion, sur l'urbanisme et les règles de préservation du patrimoine par exemple, et seront débattues par les parlementaires. Dans une interview au Monde publiée mardi soir, Vincent Jeanbrun ajoute que le débat entre "préservation du patrimoine et habitabilité de nos villes" doit "avancer rapidement". Les Architectes des Bâtiments de France (ABF) "sont conscients que, s'il n'y a pas d'assouplissement, des logements ne pourront plus être habités, ni loués, que ce patrimoine ne vaudra plus rien, ne sera plus entretenu", estime-t-il. Le ministre indique aussi que "la question du confort d'été devra systématiquement figurer dans le cahier des charges" utilisé pour octroyer des subventions à la rénovation énergétique globale d'un logement. Cette prise en compte passera par la formation des conseillers en rénovation énergétique, sans devenir obligatoire pour les particuliers. 700.000 passoires Pour répondre à "l'urgence" de la crise du logement, devenue "une véritable bombe sociale", le ministre compte, avec ce texte, "répondre aux besoins des quartiers les plus fragiles" avec un troisième programme de renouvellement urbain, "construire plus vite et mieux", "rénover plus efficacement" et "faire confiance aux maires", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. Il propose de permettre de louer les logements considérés comme des passoires énergétiques, à condition que le propriétaire s'engage à faire des travaux via la signature d'un contrat avec une entreprise et le versement d'un acompte. Cette "souplesse", selon le ministre, de trois ans pour les maisons et de cinq ans en copropriété concerne jusqu'à 700.000 logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique et dont la location est progressivement interdite. "En pleine canicule, il (le projet de loi, NDLR) repousse de 5 ans l'obligation pour les bailleurs de lutter contre les logements bouilloires !", s'indigne la plateforme Logement pour tous, qui regroupe des associations de défense des locataires et des syndicats. Le projet de loi prévoit aussi de renforcer le dispositif d'incitation à l'investissement locatif, le "statut du bailleur privé" ou "dispositif Jeanbrun", en abaissant le seuil de travaux requis lors de l'achat d'un logement ancien. Une procédure d'urbanisme simplifiée est créée pour construire des logements plus vite et des pouvoirs supplémentaires sont donnés aux maires, sur la base du volontariat: la gestion des aides MaPrimeRénov', ainsi que le droit de proposer des candidats pour l'attribution d'un logement social, ou de s'opposer à l'octroi d'un logement à un ménage condamné pour trouble à l'ordre public. Le texte devrait être examiné à la rentrée en séance à l'Assemblée nationale, avant d'arriver au Sénat à l'automne. Le ministère espère une adoption avant la fin de l'année.

24.06.2026 à 13:15

FRANCE24
img
La République démocratique du congo s’est inclinée 1-0 face à la Colombie. Malgré une occasion dès la première minute, les Léopards ne sont pas parvenus à concrétiser. Auteur d’une très bonne prestation, le portier congolais a cédé à la 76e minute, offrant ainsi la qualification des Cafeteros. Cette défaite ne rime pas avec élimination pour les Léopards qui peuvent se qualifier pour les 16es de finale, en cas de victoire face à l’Ouzbékistan.
Lire plus (86 mots)
La République démocratique du congo s’est inclinée 1-0 face à la Colombie. Malgré une occasion dès la première minute, les Léopards ne sont pas parvenus à concrétiser. Auteur d’une très bonne prestation, le portier congolais a cédé à la 76e minute, offrant ainsi la qualification des Cafeteros. Cette défaite ne rime pas avec élimination pour les Léopards qui peuvent se qualifier pour les 16es de finale, en cas de victoire face à l’Ouzbékistan.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞