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07.06.2026 à 05:55

FRANCE24
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Les sondages placent les deux candidats au coude-à-coude, dans un scrutin qui s'annonce très serré. Aucun des deux n'avait suscité un large soutien au premier tour, où ils ont totalisé moins de 30% des suffrages à eux deux. "Nous sommes entre le marteau et l'enclume", estime Omar Cubas, administrateur de 35 ans à Lima, à propos des deux candidats aux antipodes. Keiko Fujimori, 51 ans, fille de l'ancien président Alberto Fujimori, qui a dirigé le pays d'une main de fer dans les années 1990, brigue la présidence pour la quatrième fois consécutive. Elle revendique l'héritage contrasté de son père, crédité par ses partisans d'avoir stabilisé l'économie et vaincu les guérillas des années 1980 et 1990, mais condamné pour corruption et crimes contre l'humanité. Roberto Sanchez, ancien ministre de 57 ans, se présente pour la première fois, porté par un fort soutien dans les régions andines, où de nombreux électeurs s'estiment délaissés par le pouvoir central de Lima. Un juge a décidé vendredi de le renvoyer en procès pour de présumées irrégularités dans le financement de campagnes locales entre 2018 et 2020, des accusations qu'il rejette. Quel que soit le vainqueur dimanche, il héritera d'un pays plongé dans une crise politique persistante qui a vu se succéder huit présidents depuis 2016. Au centre de cette instabilité figure une disposition constitutionnelle permettant au Parlement de destituer le président pour "incapacité morale permanente", une notion aux contours flous. "Au rythme actuel, nous aurons peut-être encore cinq présidents en cinq ans", se désole Omar Cubas. Aucun des deux candidats ne disposera d'une majorité au Parlement, ce qui obligera le futur président à nouer des alliances pour espérer terminer son mandat. "L'antifujimorisme reste fort, même s'il s'est affaibli, et Sanchez demeure largement méconnu. Si l'écart est très serré, le vainqueur risque de voir sa légitimité contestée, ce qui pourrait alimenter davantage l'instabilité", estime l'analyste David Sulmont. "Beaucoup de désordre" L'insécurité constitue l'autre grande préoccupation des électeurs. Selon un sondage, près de 70% des Péruviens espèrent que la lutte contre la criminalité sera la priorité du prochain président. Lima a enregistré 23 homicides pour 100.000 habitants en 2025, soit trois fois plus que cinq ans plus tôt. L'extorsion touche particulièrement le secteur des transports. "Un passager monte et il peut te tirer dessus par derrière", explique Jacob Condor, chauffeur de bus de 33 ans. Au moins 75 chauffeurs de bus ont été assassinés en 2025, principalement à Lima. La candidate de droite promet de déployer l'armée en soutien à la police, de démanteler les réseaux d'extorsion et d'expulser les étrangers en situation irrégulière condamnés pour des délits. "Nous représentons le progrès, eux le recul", a-t-elle lancé jeudi lors de son dernier meeting à Lima. Roberto Sanchez défend une approche différente. Selon lui, la lutte contre la criminalité passe d'abord par le rétablissement de la confiance dans les institutions, le renforcement du système judiciaire et une réforme de la police. Dimanche, "le peuple se lèvera pour réclamer la démocratie, les droits humains, la justice sociale et la paix sociale", a-t-il lancé lors de son dernier meeting, coiffé du chapeau paysan offert par l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, dont il revendique l'héritage politique. L'ancien instituteur est emprisonné depuis sa tentative avortée de dissoudre le Parlement en 2022. Roberto Sanchez a promis de le gracier s'il l'emporte. Initialement soutenu par des mouvements ultranationalistes, Roberto Sanchez a recentré son discours au fil de la campagne, insistant sur le consensus, la stabilité et le respect des institutions. Près de 27 millions de Péruviens sont appelés aux urnes dans un scrutin où le vote est obligatoire. Le prochain président assumera ses fonctions le 28 juillet. Les bureaux de vote ouvrent à 07H00 (12H00 GMT) et fermeront à 17H00 (22H00 GMT).

07.06.2026 à 05:37

FRANCE24
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"Plus tôt dans la journée, les forces américaines au Moyen-Orient ont abattu deux drones d'attaque iraniens à usage unique qui menaçaient le trafic maritime international dans le détroit d'Ormuz", a écrit le Commandement central américain (Centcom) sur son compte X. "Les forces américaines restent en alerte et prêtes à continuer de se défendre contre l'agression iranienne", a-t-il ajouté. Vendredi soir, le Centcom avait annoncé avoir abattu quatre drones d'attaque iraniens lancés en direction du détroit, puis frappé des sites de radars de surveillance côtiers iraniens. En représailles, l'Iran avait dit avoir tiré une salve de missiles contre des installations militaires au Koweït et au Bahreïn, alliés des Etats-Unis. L'armée américaine a affirmé avoir abattu six missiles balistiques, tandis qu'un septième a raté sa cible. Washington et Téhéran sont engagés depuis plusieurs semaines dans des pourparlers indirects en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais les négociations ne donnent aucun signe d'avancée. Depuis la trêve du 8 avril, les hostilités avaient quasiment cessé entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais elles ont récemment repris, en particulier autour du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. "C'est notre argent" Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, a parlé dans un entretien à CNN d'"impasse", et appelé Donald Trump à "en sortir" en débloquant des fonds iraniens à l'étranger, gelés à cause des sanctions américaines. Selon une source proche du dossier, le Trésor américain examine la possibilité que ces avoirs puissent, au contraire, servir à compenser les pays du Golfe pour les dommages causés par les frappes iraniennes. Autre point majeur de discorde, le Liban. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le sol libanais entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, tandis que les Etats-Unis voudraient traiter les deux dossiers séparément. Frappes au Liban Samedi, le chef de l'armée libanaise est parti rencontrer son homologue au Pakistan, principal médiateur dans les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran. Le même jour, des bombardements israéliens ont fait au moins cinq morts au Liban, dont trois soldats de l'armée libanaise, Israël annonçant de son côté la mort de deux de ses militaires. Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 29 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée. Le Hezbollah a de son côté revendiqué dimanche matin plusieurs attaques de drones contre des troupes israéliennes au Liban. Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsen Naqvi, est lui arrivé à Téhéran, où il doit notamment rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Pendant ce temps, l'équipe de football d'Iran est attendue dimanche à Tijuana, au Mexique, son camp de base pour la Coupe du Monde organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. Les joueurs ont obtenu des visas pour entrer aux Etats-Unis, où ils doivent disputer leurs trois matches de la phase de groupes dont le premier le 15 juin à Los Angeles, mais l'Iran a dénoncé un "traitement discriminatoire" alors que plusieurs membres de l'encadrement n'ont pas obtenu le sésame. burx-roc/tmt

07.06.2026 à 04:53

FRANCE24
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L'Arménie et la Russie, liées par deux siècles d'histoire au sein de l'empire russe puis de l'Union soviétique, sont officiellement toujours alliées. Mais depuis la reprise par la force par l'Azerbaïdjan de l'enclave du Karabakh, que n'a pas empêchée la Russie, Erevan multiplie les reproches envers Moscou et se tourne vers l'Union européenne et les Etats-Unis. Fin mai, le président américain Donald Trump a apporté son soutien "complet et total" à Nikol Pachinian. La Russie a, elle, ouvertement mis en garde l'Arménie, rappelant que le rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne avait été à l'origine des problèmes de ce pays, confronté à l'armée russe depuis février 2022. Au-delà de la relation avec Moscou, le scrutin de dimanche intervient après des années de profonds bouleversements en Arménie depuis l'arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian à l'issue de manifestations en 2018. Ce petit pays à majorité chrétienne du Caucase est encore sous le choc de sa défaite militaire contre l'ennemi turcophone azerbaïdjanais en 2020 et de la perte du Karabakh en 2023, qui a provoqué l'exode de dizaines de milliers d'Arméniens de ce territoire montagneux disputé depuis des décennies. Nikol Pachinian, ancien journaliste âgé de 51 ans, a présenté ce scrutin comme un choix entre une paix durable, quoique controversée, avec Bakou, et un retour à la guerre. Rancœur envers Moscou M. Pachinian avait reproché à Moscou de ne pas avoir apporté son aide à l'Arménie lors de la guerre de 2020. La Russie avait déployé des forces de maintien de la paix au Karabakh, mais n'était pas intervenue directement, soucieuse de préserver ses relations avec l'Azerbaïdjan, autre ancienne république soviétique. Prenant acte de cette situation, M. Pachinian a gelé la participation arménienne à une alliance régionale chapeautée par Moscou et a cherché à renforcer les liens avec Bruxelles et Washington, allant même jusqu'à évoquer une potentielle adhésion de son pays à l'UE. Une éventualité considérée par la Russie comme une ingérence occidentale dans son pré carré. "Tout ce qui se passe actuellement en Ukraine (...) Comment tout cela a-t-il commencé? Par la tentative de l'Ukraine de rejoindre l'UE", a averti le président russe Vladimir Poutine en mai, dans des propos qui sonnent comme une menace. L'Ukraine, en 2014, s'apprêtait en réalité à signer un simple accord d'association avec l'Union européenne. La Russie est le principal partenaire commercial de l'Arménie et un marché clef pour ses exportations agricoles et textiles. De nombreux Arméniens vivent et travaillent en Russie et Erevan est dépendant de Moscou pour ses fournitures d'armements et d'énergie. Première mesure de représailles: la Russie a interdit l'importation d'une série de produits agricoles arméniens, suscitant l'inquiétude d'Erevan. Le Kremlin a aussi été accusé de chercher à influencer le scrutin. Soutien européen Nikol Pachinian affirme cependant ne pas souhaiter rompre avec Moscou. "Nous n'avons jamais eu, n'avons pas et n'aurons jamais l'intention de nuire aux intérêts de la Russie", a-t-il plaidé. Pour autant, la campagne électorale a pris des airs de combat pour l'avenir géopolitique de l'Arménie. M. Pachinian est allé jusqu'à assurer qu'une "guerre catastrophique" avec l'Azerbaïdjan pourrait avoir lieu si son parti perdait la majorité. Son principal concurrent, l'homme d'affaires russo-arménien Samvel Karapetyan, a mis en garde contre toute "ruée imprudente" vers l'Occident. "La Russie est et restera notre partenaire stratégique et notre principal partenaire économique", a-t-il déclaré. Les Européens, de leur côté, ne cachent guère leur souhait de voir Nikol Pachinian l'emporter, et sont venus soutenir le partenariat UE-Arménie lors d'un sommet à Erevan début mai, investissements à l'appui dans cette zone essentielle pour l'acheminement des hydrocarbures. Le parti Contrat civil du Premier ministre est donné en tête dans les sondages, mais le système politique est très fragmenté. Au total, 19 partis et blocs sont en lice pour les 101 sièges du Parlement. Le bilan démocratique de Nikol Pachinian est également en jeu. Huit ans après son arrivée au pouvoir sur la promesse de démanteler le système oligarchique post-soviétique arménien, il fait face à des critiques croissantes. L'Arménie dérive "du populisme vers des méthodes de gouvernance autoritaires", affirme l'analyste indépendant Gevorg Poghosyan. Pour autant, pour de nombreux Arméniens, l'opposition reste associée à l'influence russe et aux oligarques. Armen Pogossyan, 77 ans, président d'une association de consommateurs, a dit à la veille du scrutin qu'il réfléchissait encore pour qui voter, tout en assurant que ce ne serait pas pour le Premier ministre. "La première tâche, c'est qu'il ne soit plus là", a-t-il déclaré, reprochant à M. Pachinian la perte du Karabakh et son attitude envers les réfugiés. Garik Petrossyan, un spécialiste en informatique de 31 ans, comptait lui voter pour le gouvernement sortant, pour "l'indépendance de l'Arménie."

07.06.2026 à 04:21

FRANCE24
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Le meeting, qui commencera à 15H30, doit se tenir en plein-air, place Victor Hugo. Un lieu symbolique, situé entre la mairie dirigée par l'Insoumis Bally Bagayoko depuis les dernières municipales et la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. "Je crois à ça, à la force des lieux", a souligné Jean-Luc Mélenchon dans la semaine. "C'est le démarrage de la campagne", après l'officialisation - sans grande surprise - de sa candidature début mai, a-t-il prévenu. Dans la plus grande ville de banlieue parisienne, les Insoumis entendent faire une "démonstration de force": au moins 10.000 spectateurs sont attendus. Pour l'occasion, une très grande majorité des élus LFI seront présents. Notamment le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, une des révélations des municipales avec sa victoire surprise au premier tour dans cette commune populaire, porté par une forte visibilité médiatique et une bonne cote de popularité. Une des incarnations pour Jean-Luc Mélenchon de sa "Nouvelle France", une société plus connectée, urbaine et métissée. Ce meeting doit servir de pont entre mémoire et projet politique: "Ce sera l'occasion de faire le lien entre la Nouvelle France et l'histoire de France. Ça ne sera pas un meeting programmatique au sens pur mais plutôt l'occasion de développer les grands axes de campagne", précise à l'AFP Manuel Bompard, le coordinateur de LFI et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Dans cet exercice de prise de parole en public, dont Jean-Luc Mélenchon raffole et où il est particulièrement à l'aise, le tribun insoumis pourra compter sur le soutien des écrivains Annie Ernaux (prix Nobel de littérature 2022) et Eric Vuillard (prix Goncourt 2017), qui doivent également s'exprimer sur scène. "On est dans cette idée d'une campagne instructive, avec de l'éducation populaire", résume Manuel Bompard. "Bons indicateurs" Les Insoumis entendent capitaliser sur leur bon lancement de campagne: des sondages qui donnent parfois Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour et surtout un contraste entre l'efficacité qui se dégage de l'appareil LFI et le reste de la gauche, encore embourbée dans la question de la primaire unitaire. Une efficacité symbolisée par la formule de Jean-Luc Mélenchon à l'annonce de sa candidature: "Nous, c'est carré". "Le lancement de campagne est allé au-delà de nos espérances, on a presque été pris de court et on a dû vite enchaîner", indique même un cadre du mouvement de gauche radicale. "On n'avait pas imaginé que certains soutiens arriveraient aussi vite", ajoute Manuel Bompard, précisant que les sondages, qui donnent à Jean-Luc Mélenchon entre 13 et 15% d'intentions de vote au premier tour, "sont venus confirmer les bons indicateurs qu'on avait de notre côté". "Depuis que Jean-Luc s'est lancé, nos téléphones sonnent pas mal", se réjouit même un député LFI. "Il y a pas mal de gens chez les écolos qui se rapprochent de nous", affirme la même source. Derrière leur dirigeante Marine Tondelier, les Ecologistes sont toujours engagés dans le processus de la primaire, mais ce dernier ne semble toujours pas décoller en raison du refus d'une partie du Parti socialiste et de Raphaël Glucksmann d'y participer. Pour sortir de cette impasse, la direction du PS a proposé une "double primaire": d'abord au sein de l'espace social-démocrate, puis avec le reste de la gauche "non-mélenchoniste". Une formule qui fait sourire les Insoumis, qui répètent à l'envi que "détester Mélenchon n'est pas un programme". Après le meeting de Jean-Luc Mélenchon, d'autres candidats - affirmés ou pressentis - réuniront leurs troupes aux cours des week-ends qui suivent: Raphaël Glucksmann (13 juin), Bruno Retailleau (20 juin) et Edouard Philippe (5 juillet). Avant un rendez-vous judiciaire majeur: la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants RN au Parlement européen (7 juillet), qui décidera du sort de la candidature de Marine Le Pen... ou de Jordan Bardella.

07.06.2026 à 04:15

FRANCE24
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Les joueurs iraniens se sont envolés samedi pour le Mexique après un stage d'entraînement de 15 jours à Antalya, en Turquie, a annoncé la télévision d'Etat iranienne, à quelques jours du coup d'envoi, le 11 juin, de la compétition coorganisée par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. Après une escale en Espagne, les joueurs doivent arriver tôt dimanche matin à Tijuana, où ils établiront leur camp de base pendant toute la durée de la compétition. Dans cette ville située à la frontière avec les Etats-Unis, la sécurité a été renforcée avant l'arrivée de l'équipe, a constaté samedi un journaliste de l'AFP. Des soldats de la garde nationale sont stationnés, lourdement armés, devant le stade où s'entraînera la Team Melli, tout comme devant l'hôtel où elle séjournera. Si l'administration américaine a affirmé avoir délivré les visas nécessaires aux joueurs iraniens et à leur personnel d'encadrement, l'ambassadeur d'Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a déclaré que "15 membres de l'équipe administrative et d'encadrement" s'étaient vus opposer un refus. Selon des médias iraniens à Téhéran, cela inclut le président de la fédération iranienne Mehdi Taj. L'ambassade d'Iran en Turquie a dénoncé un "traitement discriminatoire intentionnel". Sans manager ni attaché de presse ? "M. Trump devrait répondre à cette question: si le manager et l'attaché de presse de l'équipe ne sont pas présents, qui est censé assister à la réunion de coordination d'avant-match?", s'est interrogé dans un entretien télévisé Amir Mahdi Alavi, porte-parole de la Fédération iranienne de football, précisant qu'un courrier avait été envoyé à la FIFA. La sélection iranienne devra, en outre, entrer et sortir des Etats-Unis le jour même de ses matches, a déclaré samedi à Tijuana l'ambassadeur iranien au Mexique, qui s'exprimait devant la presse avant l'arrivée de l'équipe plus tard dans la journée. "Nous pouvons entrer dans la matinée et nous devons repartir le jour même", a-t-il affirmé selon une traduction officielle en espagnol du farsi. Le porte-parole de la fédération avait pourtant indiqué auparavant que les joueurs, qui ont reçu des visas à entrées multiples, devaient arriver aux Etats-Unis un jour avant le premier match, et deux jours avant pour les rencontres suivantes. L'Iran a été l'un des premiers pays qualifiés pour le Mondial, mais sa participation a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février. Les incertitudes quant à l'obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana. L'équipe y sera basée pendant toute la durée du tournoi, mais ses trois rencontres de la phase de groupes sont prévues aux Etats-Unis: à Los Angeles le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande et le 21 juin face à la Belgique, et le 26 juin à Seattle contre l'Egypte. Enthousiasme en berne Les hostilités ont été interrompues par un cessez-le-feu le 8 avril, qui semble se déliter rapidement après des semaines de menaces et une reprise, ces derniers jours, des frappes tant américaines qu'iraniennes dans le Golfe. En Iran, les habitants se préparent à suivre la Coupe du monde avec une ferveur un peu ternie par le risque d'une reprise des bombardements et une crise économique exacerbée par le conflit. "Je ne vois pas le même enthousiasme que lors des éditions précédentes", constate Houman, un vendeur de 17 ans, debout entre des rangées de maillots, de ballons et de chaussures de sport dans le quartier Mouniriyeh à Téhéran. "La situation s'annonce particulièrement délicate pour les joueurs de l'équipe nationale, amenés à jouer dans un pays avec lequel l'Iran est en conflit", résume Mohammad Pahlavan, un lycéen de 18 ans qui arbore un maillot de l'AC Milan.

07.06.2026 à 04:01

FRANCE24
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Les parents ont annoncé leur présence à cette marche, qui commencera à 15H00, et "remercient le maire de Fleurance de son initiative", par l'intermédiaire d'un communiqué de leur avocat, François Roujou de Boubée. Ils prient "les maires présents à leurs côtés depuis le début des recherches de bien vouloir les accompagner". La mairie attend 5.000 personnes dans ses rues. Dans ce bourg du Gers de 6.000 habitants, à 80 km de Toulouse, l'ambiance était encore lourde samedi, deux jours après la découverte du corps de Lyhanna dans le silo d'un site agricole désaffecté. A la sortie du marché, qui se tient dans une halle à l'architecture typique de la région, Florence Arnaud a invité "des amis" à se rendre à la marche avec elle, raconte-t-elle à l'AFP. "C'est important d'être là, pour être avec ces personnes (...), c'est rassurant, pour comprendre que ça peut tous nous toucher", ajoute-t-elle très émue, sacs de courses à la main. Comme de très nombreux habitants, elle est en colère contre le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineures visant le principal suspect, mis en examen et incarcéré lundi pour enlèvement et séquestration. "Reconnaître qu'il y a de grosses fautes, c'est le minimum", souligne-t-elle, évoquant les excuses présentées à la famille par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. "Il faudrait des actes", tance Marilou Dedes, croisée alors qu'elle se rend au marché. Elle ne pense pas aller à la marche blanche, "je ne peux pas, je suis trop remontée", glisse-t-elle, la voix brisée par les larmes. "Dysfonctionnement inacceptable" Quatre plaintes et deux signalements pour violences sexuelles sur des mineures visent le principal suspect, Jérôme B., 41 ans. Malgré des soupçons de pédocriminalité, il n'a jamais été entendu par les enquêteurs. Selon la procureure de la République d'Auch, Jérôme B. avait fait l'objet de plaintes pour viol en 2022 et 2025. La première a été classée sans suite. Une enquête est en cours pour la seconde. Cette seconde plainte suscite la colère dans le Gers et au-delà: déposée en août 2025, le parquet de Toulouse l'a ensuite transmise au parquet d'Auch, les faits s'étant produits à Montestruc-sur-Gers, où habitait Jérôme B. Selon la procureure d'Auch, elle n'a été reçue qu'en décembre 2025, puis transmise à la gendarmerie en janvier 2026. Jérôme B. n'a jamais été entendu dans cette affaire, un ratage suscitant l'ire des habitants de Fleurance. Ces dysfonctionnements ont été pointés du doigt jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, qui accable l'institution judiciaire. Gérald Darmanin, "furieux" du traitement du suspect par la justice, a présenté vendredi ses "excuses au nom de la Justice" à la famille de Lyhanna. "Il est clair qu'il y a un dysfonctionnement (...) et c'est inacceptable", a déclaré depuis le Monténégro le président Emmanuel Macron, qui ne veut "entendre aucun argument de moyens dans cette affaire". Mais pour l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), demeure "l'impression qu'il faut des boucs émissaires et vite. Il y a peut-être eu des dysfonctionnements, mais il n'y a que les rapports d'inspection qui peuvent dire ça", a indiqué son secrétaire général adjoint, Aurélien Martini. Il pointe, auprès de l'AFP, la multiplication des circulaires "sans se poser la question de savoir si les services ont la capacité de les intégrer".

07.06.2026 à 03:57

FRANCE24
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Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui ont accueilli le pape samedi à son arrivée dans la capitale espagnole, se joindront aux fidèles sur l'emblématique place de Cibeles, où se rassemblent habituellement les fans du Real Madrid pour célébrer les titres du club. Les autorités ont préparé un vaste dispositif logistique et sécuritaire pour la messe, après laquelle Léon XIV conduira la procession du Corpus Christi sur quelques centaines de mètres. Plus de 30.000 œillets, majoritairement jaunes et blancs — les couleurs du drapeau du Vatican — orneront le parcours de la procession. Des milliers de fidèles, dont des pèlerins venus de toute l'Espagne et de l'étranger, devaient se presser dans les rues du centre de Madrid dimanche pour voir le pontife à bord de la papamobile après la messe. Le pape doit participer à d'autres grands rassemblements au cours de sa visite de sept jours en Espagne, bastion historique du catholicisme en Europe où la pratique religieuse a considérablement diminué ces dernières décennies. Dimanche après-midi, Léon XIV rencontrera des personnalités du monde de la culture, du sport et de l’économie. Samedi, plusieurs centaines de milliers de participants, en majorité des jeunes, se sont rassemblés devant le stade Bernabéu du Real Madrid pour une veillée de prière avec le pape. Le pontife a été reçu samedi au Palais royal de Madrid, où il a appelé à mettre fin aux "discours qui divisent" la société et aux "simplifications stériles" lors de la première journée de sa visite en Espagne qui sera notamment centrée sur la question des migrants, un sujet qui polarise le débat dans de nombreux pays, dont l'Espagne. Lors du vol vers Madrid, le pontife a aussi évoqué la question des violences sexuelles au sein de l'Église. "Les abus sont une plaie toujours ouverte", a déclaré Léon XIV, qui rencontrera des victimes lors de son séjour en Espagne. Mardi, Léon XIV se rendra à Barcelone, où il célébrera une messe à la Sagrada Família, devenue depuis quelques mois l’église la plus haute du monde. Le pape achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière, où il rendra hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l’Atlantique.

07.06.2026 à 02:03

FRANCE24
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Popularisée au Mexique lors de la Coupe du monde 1986, la "ola" consiste à se mettre debout en levant les bras, puis à se rasseoir quand ses voisins reproduisent le geste à leur tour, mimant une vague dont elle tire son nom. Il n'est pas encore 9 heures du matin et déjà des milliers de personnes en maillots de la sélection nationale sont rassemblés à Mexico sur le Paseo de la Reforma, avenue de la capitale, bien décidés à entrer dans le livre Guiness des records. Leur "ola" doit s'étendre sur deux kilomètres. "Je dis qu'on va le battre: on est déjà nombreux et c'est possible, on va y arriver comme nous l'avons toujours fait, à chaque match, dans chaque stade", s'enthousiasme Sally Avilés, créatrice de contenu de 31 ans. Maquillés, déguisés, en musique, les participants suivent avec attention les consignes du meneur. "Attention! On se met à genoux, on se penche et on se relève le plus vite possible sur la pointe des pieds, les mains bien en l'air!", crie celui-ci. La foule se met alors onduler, et la houle prend forme. "Je ne pouvais pas manquer cet événement merveilleux, montrer au monde ce que le Mexique est réellement, l'ambiance, l'amour, l'union, la paix", réagit Gloria Fragoso, employée dans le privé de 55 ans, venue avec une coiffe traditionnelle. "Nous sommes un pays qui accueille, qui rayonne", se réjouit-t-elle, affirmant que Mexico est "plus que prête" à accueillir le Mondial de foot, que le pays coorganise avec les Etats-Unis et le Canada à partir de jeudi. Les autorités culturelles mexicaines ont annoncé ensuite que le record avait bel et bien été battu, sans donner de détails sur la performance.

07.06.2026 à 02:03

FRANCE24
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"Notre statut de puissance nucléaire est absolument non-négociable. Nous ne tolérerons aucune menace", a déclaré Kim Yo Jong dans une tribune datée de samedi et publiée par le quotidien officiel Rodong Sinmun dans son édition de dimanche. La soeur de Kim Jong Un n'est officiellement que la directrice du département des affaires générales du Parti des travailleurs de Corée au pouvoir. Mais elle est considérée comme le bras droit et la confidente de son frère, et comme une actrice-clé de la communication et de la politique étrangère du pays. La Corée du Nord a gravé en 2023 dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut de puissance nucléaire, un principe proclamé un an plus tôt par Kim Jong Un, alors que le pays est sous le coup de lourdes sanctions internationales pour ses programmes d'armes atomiques et de missiles balistiques. La Corée du Sud, les Etats-Unis et d'autres membres de la communauté internationale posent la dénucléarisation de la Corée du Nord comme la condition préalable à toute levée des sanctions. Mais Pyongyang considère son arsenal nucléaire, estimé à quelques dizaines d'ogives, comme une assurance-vie contre toute tentative d'invasion ou de renversement de son régime. Une conviction renforcée par les interventions militaires menées ces derniers mois par les Etats-Unis contre l'Iran et le Venezuela. "Rêves anachroniques" La tribune de Kim Yo Jong réagissait à un texte publié le 17 mai par la Maison Blanche, qui assurait qu'au cours d'une visite d'Etat à Pékin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient "réaffirmé leur objectif commun de dénucléarisation de la Corée du Nord". "Certains responsables aux Etats-Unis ne se sont pas encore réveillés de leurs rêves irréalistes et anachroniques", a fustigé Mme Kim dans sa tribune. "Ce n'est rien d'autre qu'une vieille pratique des États-Unis visant à diffuser de fausses informations". "Toute tentative des Etats-Unis visant à nier ou à contester le statut de puissance nucléaire de la République populaire démocratique de Corée n'a aucune valeur juridique, et personne ne sera lié par les déclarations rhétoriques unilatérales de Washington", a-t-elle poursuivi, désignant la Corée du Nord par son nom officiel. "La politique de renforcement continu de la force de dissuasion nucléaire défensive du pays, telle que définie par le dirigeant de la nation, est une voie irréversible qui doit être mise en œuvre sans faillir", a-t-elle ajouté. Les déclarations de Kim Yo Jong sont publiées à la veille de l'arrivée en Corée du Nord de Xi Jinping, dont le pays est l'allié et le principal soutien économique de Pyongyang. Dans le passé, la Chine, préoccupée par la possibilité d'un conflit régional à ses portes, a soutenu le principe de dénucléarisation de la Péninsule coréenne, et a même voté plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sanctionnant Pyongyang entre 2006 et 2017. Sa position à l'égard du programme nucléaire nord-coréen s'est cependant adoucie depuis, la première priorité de Pékin étant, selon les analystes, la stabilité du régime en Corée du Nord, Etat-tampon face aux forces américaines en Corée du Sud. Selon Hong Min, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale, la réaction de Kim Yo Jong illustre la sensibilité extrême de la Corée du Nord face à toute allusion à une entente entre la Chine et les Etats-Unis la concernant. "Le message central de Kim est un rejet catégorique des informations faisant état de discussions entre les États-Unis et la Chine sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, qu'elle a qualifiées de fausses", a-t-il estimé. M. Hong a jugé probable que Pyongyang ait "confirmé auprès de Pékin", lors du processus de coordination de la visite de M. Xi, qu'aucune discussion de ce type n'avait eu lieu.

07.06.2026 à 02:01

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Après avoir prolongé vendredi de 48 heures la période de négociations exclusives ouvertes mi-avril, les quatre acteurs ont finalement trouvé un terrain d'entente le lendemain, avec notamment un potentiel complément de prix pouvant atteindre 650 millions d'euros à la clôture de l'opération - espérée au second semestre 2027 - et l'assurance donnée aux salariés de SFR repris que leur emploi serait garanti jusqu'à début 2029, ont-ils détaillé dans un communiqué commun. Cette transaction représente "l'une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications", soulignent les entreprises, alors que se profile une reconfiguration inédite avec un retour à trois opérateurs en France. Elle reste encore soumise à l'examen des autorités de la concurrence et, "à ce stade, il n'y a aucune certitude que cette opération soit réalisée", précisent les groupes dans leur communiqué. Selon le protocole d'accord, Bouygues Telecom prendra à sa charge 42% du prix de vente, Free-Groupe Iliad 31% et Orange 27%, à travers l'acquisition de titres de la société SFR. En termes de répartition des actifs, la filiale du groupe Bouygues décrocherait notamment le segment "B2B" de SFR, c'est-à-dire les offres dédiées aux professionnels, ainsi qu'une partie de ses activités grand public (soit environ 6,4 millions de clients mobile et fixe). Free hériterait des quelque 6 millions de clients de l'offre RED by SFR, ainsi que de près de deux millions de clients de son activité grand public, tandis qu'Orange se verrait attribuer environ 4,9 millions de clients. Les trois acquéreurs ont également prévu de se partager les fréquences pour le moment exploitées par SFR. Au total, le chiffre d'affaires du périmètre concerné par l'opération a atteint 8 milliards d'euros en 2025. Bouygues Telecom se taillerait la part du lion dans ce montant (52%), devant Iliad (27%) et Orange (21%), qui doit se contenter d'une portion moindre en raison de sa position dominante sur le marché. Migration des abonnés Avant cela, "la migration de millions d'abonnés, des infrastructures et des systèmes constitue un programme industriel pluriannuel", ont fait savoir les opérateurs, qui visent des "synergies significatives" et assurent que ces gains vont permettre de "renforcer (leurs) capacités d'investissement". Dans une réaction séparée, le ministre français de l'Economie, Roland Lescure, a estimé que "cette annonce marque une étape majeure et déterminante pour une opération structurante qui concerne l'ensemble du secteur télécom français et européen". "Elle doit désormais faire l'objet d'un examen approfondi par les autorités de la concurrence compétentes, qui auront la responsabilité d'évaluer avec la plus grande rigueur ses conséquences sur le marché, la diversité de l'offre, ainsi que sur l'équilibre concurrentiel", a-t-il ajouté. "Cette annonce constitue une étape importante" pour SFR, ont pour leur part indiqué le PDG d'Altice France, Arthur Dreyfuss, et le PDG de SFR, Mathieu Cocq, dans un mail interne adressé aux salariés de l'entreprise et consulté par l'AFP. Ils précisent également qu'il s'agit "d'un processus complexe, impliquant des sociétés cotées, qui exige de la patience et beaucoup de rigueur", et que les trois acheteurs se sont engagés à ouvrir un dialogue social avec les organisations syndicales représentatives de SFR. De son côté, le directeur général du groupe Iliad, Thomas Reynaud, a salué dans un communiqué "une bonne nouvelle pour Free, mais aussi pour le marché français des télécommunications", précédemment bouleversé en 2012 par son groupe lorsqu'il était devenu le quatrième opérateur mobile du pays.

06.06.2026 à 23:33

FRANCE24
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A l'issue d'un dernier feu d'artifices d'essais et de suspense, le bouclier de Brennus 2026 connaît donc ses six prétendants: le leader et triple champion de France en titre toulousain, et son dauphin Montpellier, champion de France 2022, sont directement qualifiés pour les demi-finales de Marseille. Les quatre barragistes sont le Stade français (3e) qui accueillera La Rochelle (6e) et la Section paloise (4e) qui recevra les ciel et blanc du Racing 92 (5e). . L'UBB au bout du rouleau Mais pas de Bordeaux-Bègles donc, seulement 8e. Après avoir échoué deux fois de suite à conquérir ce trophée de champion de France, l'UBB, au bout de ses forces après sa campagne européenne victorieuse, a été éjectée du top 6, battue 34-31 devant son public de Chaban par les "Jaunards" de l'ASM. Pendant que les Bordelais s'écroulaient, les Rochelais ont fait le boulot à Marcel-Deflandre contre les Soldats roses parisiens (27-22), grâce à un nouveau festival de leur N.9 Nolann Le Garrec, auteur de 17 points dont un essai. Résultat, une sixième place à l'arrachée, devant des Clermontois (7e) qui paient très cher leur défaite à domicile contre le Racing il y a une semaine. Une remontée fantastique pour l'équipe à la caravelle, hors du top 6 depuis la 10e journée et qui se rattrape au finish après avoir échoué à la septième place la saison passée. Une grosse désillusion en revanche pour LBB, Lucu, Moefana et autres Jalibert ou Penaud, pourtant en position de qualifiés depuis la 8e journée! . Le MHR, doublé en tête L'autre grand gagnant de cette 26e journée est le MHR, qui a sécurisé sa deuxième place en allant s'imposer 28-25 chez des Lyonnais qui terminent 11e, comme la saison passée. Victorieuse en Challenge Cup, la petite finale continentale, l'équipe héraultaise est donc toujours en course pour le doublé Coupe d'Europe - Championnat. Battu à La Rochelle, mais avec le bonus défensif, le Stade français a lui conservé sa troisième place. Et ce sont donc ces mêmes Rochelais qu'ils vont retrouver dans une semaine en barrage sur leur pelouse de Jean-Bouin. Lors de leur dernier affrontement à Paris, le 11 octobre, les Soldats roses s'étaient imposés à la dernière seconde sur une pénalité de leur ouvreur Louis Carbonel. Pour Pau, cette 26e journée promettait d'être une formalité, face au promu et lanterne rouge Montauban, promis depuis longtemps à la relégation. Et ce fut le cas, avec un 71-35 et 11 essais à 5. . Pau, première qualification depuis dix ans Seule équipe du Top 14 invaincue à domicile cette saison, la Section, qualifiée pour la première fois en phase finale depuis son retour en Top 14 il y a dix ans, recevra le Racing 92 en barrage sur sa pelouse du Hameau. Des Racingmen qui ont fini 5e grâce à leur victoire 31-20 contre le leader toulousain sur leur pelouse de l'Arena. Mais les Franciliens peuvent remercier les Rouge et Noir, qui n'ont transformé aucun de leurs quatre essais et ont gâché plusieurs occasions nettes. Dans cette rencontre sans aucun enjeu pour eux, les champions de France toulousains ont amélioré le record d'essais pour un club sur une saison (134 contre 118 l'an passé) ainsi que le record de points marqués par une équipe sur une saison (981 contre 891 l'an dernier). Deux records qui étaient déjà en leur possession. Les deux dernières rencontres, marquées par la victoire 38-21 de Castres (10e) à domicile contre Toulon (9e) et celle de Bayonne (12e) contre Perpignan (13e) 52-7 n'avaient aucun enjeu. Les Catalans, qui joueront leur survie dans le Top 14 samedi prochain à Aix-en-Provence, contre Provence Rugby, finaliste malheureux de Pro D2 contre Vannes (18-14), avaient envoyé une équipe B. De retour dans l'élite du rugby français un an après, les Bretons vont eux remplacer Montauban, relégués après une saison cauchemar, avec sept points et une seule victoire au compteur.

06.06.2026 à 23:27

FRANCE24
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L'ASM termine 7e avec 71 points et l'UBB 8e, avec 70 points, à respectivement une et deux longueurs de La Rochelle, sixième et dernier qualifié. C'est la première fois depuis 2019 que le club girondin, double finaliste malheureux des deux dernières éditions du championnat de France, rate la phase finale. Il ne pourra donc pas s'offrir un premier Bouclier de Brennus pour célébrer son 20e anniversaire. L'UBB, titrée pour la deuxième fois en Champions Cup il y a deux semaines, a été moins performante cette saison en Top 14, à l'image de cette quatrième défaite à domicile, après celles concédées à Chaban contre Pau, le Stade Français et Montpellier, tous trois qualifiés pour la phase finale. Sans Jalibert (mollet), Tameifuna (épaule), Woki (genou), et Depoortere (épaule), la tâche était relevée face à Clermont, qui gardait un infime espoir de se qualifier malgré sa déroute chez lui dimanche dernier face au Racing (41-13). En dépit d'un essai contre le cours du jeu de l'ouvreur de l'ASM Plummer (7-3, 16e), après un contre, trois lancers en touche perdus dans les 22 mètres auvergnats et deux ballons relâchés par Matiu et Palu à cinq mètres de la ligne, Bordeaux-Bègles semblait avoir fait une bonne partie du chemin à la mi-temps (24-14). Elle avait en effet concrétisé la domination de ses avants en marquant trois essais par Lucu (20e) après une pénalité vite jouée à cinq mètres de la ligne, Matiu en partant tout seul derrière une mêlée sur les 22 m (27e) puis Bochaton en force (37e). Mais après avoir réduit le score avant la pause par Darricarrère (40), l'ASM a ensuite profité de l'indiscipline girondine pour prendre l'avantage, grâce à deux nouveaux essais de Akhaladze (50) et Hamdaoui (64), ainsi qu'une pénalité de Plummer (58). Portée par son public, pour son premier match à domicile depuis son nouveau sacre européen, et l'énergie du désespoir, Bordeaux-Bègles a réussi à recoller à 34-34 grâce à son inévitable capitaine Lucu (72). Mais elle n'avait plus assez de gaz, à l'image de Penaud, sorti avant l'heure de jeu, et s'inclinait sur un drop de Plummer juste avant la fin (77).

06.06.2026 à 23:11

Fatimata WANE
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Après des mois de tensions entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et la région du Tigré, dirigée par le TPLF, une attaque de drone a frappé la ville de Sheraro, dans le nord du territoire, près de la frontière avec l'Érythrée. Il y a des craintes d'une reprise du conflit qui pourrait impliquer de nombreux acteurs, alors que la région ne s'est toujours pas remise de la dernière guerre, l'une des plus meurtrières du XXIe siècle.

06.06.2026 à 22:18

FRANCE 24
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L'ex-Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a été largement réélu samedi à la tête de son parti, le Pastef, dans un contexte de brouille avec le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye. 
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L'ex-Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale du Sénégal, a été largement réélu samedi à la tête de son parti, le Pastef, dans un contexte de brouille avec le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye. 

06.06.2026 à 22:10

FRANCE24
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Au large des côtes ouest-africaines, une ressource essentielle est en train de s'épuiser : le poisson. Si la pêche illégale menée par certaines flottes industrielles étrangères reste un problème majeur, elle n'explique plus à elle seule l'effondrement progressif de certaines espèces emblématiques comme la sardinelle ronde. Dans cet entretien, l'océanologue Timothée Brochier, chercheur à l'IRD, analyse les multiples causes de cette crise : développement des usines de farine de poisson, intensification des captures, pression croissante de la demande mondiale et manque de coordination entre les États de la sous-région. Une discussion essentielle sur les enjeux environnementaux, économiques et alimentaires qui concernent directement le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée et l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Entretien réalisé dans le Journal de l'Afrique sur France 24.
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Au large des côtes ouest-africaines, une ressource essentielle est en train de s'épuiser : le poisson. Si la pêche illégale menée par certaines flottes industrielles étrangères reste un problème majeur, elle n'explique plus à elle seule l'effondrement progressif de certaines espèces emblématiques comme la sardinelle ronde. Dans cet entretien, l'océanologue Timothée Brochier, chercheur à l'IRD, analyse les multiples causes de cette crise : développement des usines de farine de poisson, intensification des captures, pression croissante de la demande mondiale et manque de coordination entre les États de la sous-région. Une discussion essentielle sur les enjeux environnementaux, économiques et alimentaires qui concernent directement le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée et l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Entretien réalisé dans le Journal de l'Afrique sur France 24.
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