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01.06.2026 à 19:42

FRANCE 24
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Chroniqueuse dans les médias de la galaxie Bolloré au service de la propagande russe, Xenia Fedorova embarrasse désormais l’exécutif à double titre : le ministre de l’Intérieur a dû expliquer pourquoi son titre de séjour avait été renouvelé pour dix ans en 2024, tandis que la ministre de l’Agriculture a participé à un déjeuner en sa compagnie.
Chroniqueuse dans les médias de la galaxie Bolloré au service de la propagande russe, Xenia Fedorova embarrasse désormais l’exécutif à double titre : le ministre de l’Intérieur a dû expliquer pourquoi son titre de séjour avait été renouvelé pour dix ans en 2024, tandis que la ministre de l’Agriculture a participé à un déjeuner en sa compagnie.

01.06.2026 à 19:27

FRANCE24
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L'entreprise, qui emploie 243 salariés, a justifié lundi ses difficultés financières par une hausse "du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques" et "du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans, avec une période d'observation de six mois, la verrerie est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. La procédure intervient deux ans, presque jour pour jour, après la dernière en date. La société assure vouloir "tout mettre en œuvre" pour "trouver les solutions optimales de sortie" de cette nouvelle procédure, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Préoccupation" Une audience de revoyure, sorte de "point d'étape" selon une source proche du dossier, est d'ores et déjà fixée au 2 juillet. "Depuis plusieurs semaines, l'État est mobilisé aux côtés de l'entreprise, notamment via la commande engagée d'un audit financier indépendant", a réagi le ministère de l'Economie auprès de l'AFP. Il assure rechercher "les conditions permettant la préservation de l'activité, des savoir-faire industriels et de l'emploi". Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a dit à l'AFP sa "très grande préoccupation", promettant qu'il ferait "tout" pour que Duralex puisse rester "un fleuron industriel régional et national". Très populaire, la marque avait reçu à l'automne plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement en quelques heures, dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mi-avril, son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), a été remplacé par par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. M. Marciano aurait été "mis à pied", d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées", aurait connu le même sort. La mise en oeuvre, il y a plus de 18 mois, d'un plan de transformation commerciale "a commencé à porter ses fruits", affirme Duralex. L'entreprise évoque une "croissance de 7% du chiffre d'affaires constatée au 31 décembre 2025 et "la confirmation" des objectifs sur les premiers mois de l'année 2026, dans un contexte de marché des arts de la table particulièrement tendu. Les Français appelés à l'aide En cette période "complexe", elle appelle les Français à poursuivre leur soutien au projet. Une source proche a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs sont "intenables" pour plusieurs observateurs. Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP. Durement touchée en 2022 par la flambée des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle avait été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'État. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine du groupe, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.
Texte intégral (695 mots)
L'entreprise, qui emploie 243 salariés, a justifié lundi ses difficultés financières par une hausse "du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques" et "du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année". Duralex, fondée en 1945, a inventé le verre trempé et les fameux verres, réputés incassables et vendus dans le monde entier. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans, avec une période d'observation de six mois, la verrerie est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. La procédure intervient deux ans, presque jour pour jour, après la dernière en date. La société assure vouloir "tout mettre en œuvre" pour "trouver les solutions optimales de sortie" de cette nouvelle procédure, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Préoccupation" Une audience de revoyure, sorte de "point d'étape" selon une source proche du dossier, est d'ores et déjà fixée au 2 juillet. "Depuis plusieurs semaines, l'État est mobilisé aux côtés de l'entreprise, notamment via la commande engagée d'un audit financier indépendant", a réagi le ministère de l'Economie auprès de l'AFP. Il assure rechercher "les conditions permettant la préservation de l'activité, des savoir-faire industriels et de l'emploi". Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a dit à l'AFP sa "très grande préoccupation", promettant qu'il ferait "tout" pour que Duralex puisse rester "un fleuron industriel régional et national". Très populaire, la marque avait reçu à l'automne plus de 20 millions d'euros de promesses d'investissement en quelques heures, dans le cadre d'une levée de fonds de 5 millions destinée à assurer la poursuite de son redressement. Mi-avril, son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), a été remplacé par par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. M. Marciano aurait été "mis à pied", d'après la CGT. Son fils Antoine, qu'il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences "n'ont pas été démontrées", aurait connu le même sort. La mise en oeuvre, il y a plus de 18 mois, d'un plan de transformation commerciale "a commencé à porter ses fruits", affirme Duralex. L'entreprise évoque une "croissance de 7% du chiffre d'affaires constatée au 31 décembre 2025 et "la confirmation" des objectifs sur les premiers mois de l'année 2026, dans un contexte de marché des arts de la table particulièrement tendu. Les Français appelés à l'aide En cette période "complexe", elle appelle les Français à poursuivre leur soutien au projet. Une source proche a qualifié de "sombre" la situation de l'entreprise. "Les caisses sont vides et les salariés n'ont touché que 50% de leur dernière paie", a-t-elle ajouté. François Marciano avait annoncé que le chiffre d'affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant d'espérer viser 39 millions d'euros en 2030. Ces objectifs sont "intenables" pour plusieurs observateurs. Duralex "est une usine, qui a besoin de produire à très gros volume", avait expliqué en avril un salarié sous couvert d'anonymat auprès de l'AFP. Durement touchée en 2022 par la flambée des prix de l'énergie après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, elle avait été sauvée temporairement par un prêt de 15 millions d'euros de l'État. Environ 60% des 243 salariés de l'unique usine du groupe, à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont investi dans la coopérative. Le projet de Scop avait été soutenu, y compris financièrement, par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole. Les difficultés de Duralex rappellent celles du groupe Brandt, ancien fleuron de l'électroménager français, liquidé en décembre dernier. Sa principale usine, qui employait 350 salariés sur les quelques 700 que comptait du groupe, se trouvait à sept kilomètres de celle de Duralex.

01.06.2026 à 19:21

FRANCE24
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Fait dans le cadre du sommet annuel Choose France porté par le président Emmanuel Macron, cet investissement doit permettre "un doublement" de la capacité industrielle du site d'Antony, dans ce marché en croissance, selon la direction. Stallergenes Greer développe des traitements de désensibilisation contre les allergies sévères dues aux acariens, graminées, arbres (bouleau, noisetier, aulne ...), chats, moisissures ou encore venins de guêpes et d'abeilles. Des traitements remboursés en France à hauteur de 30% par l'Assurance maladie. Le principe de la désensibilisation consiste à rééduquer progressivement le système immunitaire: la prise initiale est faiblement dosée avant d'être progressivement augmentée pour développer une tolérance qui réduit les symptômes lors de l'exposition aux allergènes. Généralement il est recommandé de suivre le traitement au moins trois ans. En France, le groupe s'appuie sur les 36 allergènes principaux identifiés pour fabriquer des traitements sur mesure: composition, concentration et dosage sont définis par les prescriptions des allergologues. Les flacons sont ensuite conditionnés, étiquetés au nom du patient et expédiés directement à son domicile. Créé en 1962 par l'institut Mérieux, Stallergenes Greer emploie 610 collaborateurs dans l'Hexagone, près de la moitié de ses effectifs mondiaux, dont près de 400 dédiés aux activités industrielles. Le groupe y prévoit cette année une hausse de 12% des effectifs pour soutenir le développement de l'activité. Depuis cinq ans, la filiale française a enregistré "une croissance de plus de 10% par an", a souligné devant la presse son président, Dominique Pezziardi, qui anticipe "au moins" la poursuite de cette trajectoire. En 2024, son chiffre d'affaires a atteint 230 millions d’euros en France, où les personnes allergiques sont environ 18 millions. - 40 milliards d'acariens par an - L'entreprise produit et transforme elle-même ses matières premières. Sur son site d'Amilly (Loiret), elle exploite "un peu plus de 100 hectares plantés en graminées" et utilise "de très gros tracteurs avec des aspirateurs pour récolter le pollen", détaille Julien Storaï, directeur des opérations pharmaceutiques de la filiale française. La "quinzaine d'employés" se charge du suivi des cultures et de la transformation des pollens en préparations pharmaceutiques. Elle y élève aussi 40 milliards d'acariens par an dans des incubateurs où ils sont nourris plusieurs mois avec un mélange de protéines végétales. Ces organismes microscopiques, qui nichent dans les oreillers et matelas, sont la première cause d'allergie respiratoire devant les graminées et les poils de chat: sur les 50.000 espèces existantes, 15.000 peuvent provoquer une réaction allergique. A Amilly, l'équipe se focalise sur trois principales espèces: "les acariens de poussière DPTE et DEFAR responsables de 95% des allergènes et Blomia tropicalis, prévalente" en outre-mer, détaille Céline Gaillac, responsable de production matières premières. Les acariens sont congelés, lyophilisés et broyés pour obtenir une poudre à mélanger à une solution d'extraction pour isoler les allergènes. Pour les poils de chat, la société "a développé des réseaux de collecte en Europe et aux Etats-Unis avec les toiletteurs et travaille avec les vétérinaires", précise M. Storaï. A Antony, les extraits allergéniques sont alors transformés en traitements sous forme de gouttes ou de comprimés à garder sous la langue. Les allergies progressent fortement sous l'effet notamment du changement climatique et de la pollution. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que la moitié de la population mondiale souffrira d'allergies à l'horizon 2050. Deux champions mondiaux, le danois ALK et Stallergenes Greer, se partagent le marché de l'immunothérapie allergénique, évalué à plus de 1,2 milliard d'euros, tandis que les autres acteurs restent positionnés sur des marchés régionaux. Stallergenes Greer, détenu par le fonds B-Flexion de l'entrepreneur suisse Ernesto Bertarelli, vise aussi la Chine comme "axe de croissance". L'an dernier, il a noué un partenariat avec le laboratoire chinois Nuance Pharma pour y commercialiser d'ici 2029 son comprimé contre la rhinite allergique induite par les acariens.
Texte intégral (688 mots)
Fait dans le cadre du sommet annuel Choose France porté par le président Emmanuel Macron, cet investissement doit permettre "un doublement" de la capacité industrielle du site d'Antony, dans ce marché en croissance, selon la direction. Stallergenes Greer développe des traitements de désensibilisation contre les allergies sévères dues aux acariens, graminées, arbres (bouleau, noisetier, aulne ...), chats, moisissures ou encore venins de guêpes et d'abeilles. Des traitements remboursés en France à hauteur de 30% par l'Assurance maladie. Le principe de la désensibilisation consiste à rééduquer progressivement le système immunitaire: la prise initiale est faiblement dosée avant d'être progressivement augmentée pour développer une tolérance qui réduit les symptômes lors de l'exposition aux allergènes. Généralement il est recommandé de suivre le traitement au moins trois ans. En France, le groupe s'appuie sur les 36 allergènes principaux identifiés pour fabriquer des traitements sur mesure: composition, concentration et dosage sont définis par les prescriptions des allergologues. Les flacons sont ensuite conditionnés, étiquetés au nom du patient et expédiés directement à son domicile. Créé en 1962 par l'institut Mérieux, Stallergenes Greer emploie 610 collaborateurs dans l'Hexagone, près de la moitié de ses effectifs mondiaux, dont près de 400 dédiés aux activités industrielles. Le groupe y prévoit cette année une hausse de 12% des effectifs pour soutenir le développement de l'activité. Depuis cinq ans, la filiale française a enregistré "une croissance de plus de 10% par an", a souligné devant la presse son président, Dominique Pezziardi, qui anticipe "au moins" la poursuite de cette trajectoire. En 2024, son chiffre d'affaires a atteint 230 millions d’euros en France, où les personnes allergiques sont environ 18 millions. - 40 milliards d'acariens par an - L'entreprise produit et transforme elle-même ses matières premières. Sur son site d'Amilly (Loiret), elle exploite "un peu plus de 100 hectares plantés en graminées" et utilise "de très gros tracteurs avec des aspirateurs pour récolter le pollen", détaille Julien Storaï, directeur des opérations pharmaceutiques de la filiale française. La "quinzaine d'employés" se charge du suivi des cultures et de la transformation des pollens en préparations pharmaceutiques. Elle y élève aussi 40 milliards d'acariens par an dans des incubateurs où ils sont nourris plusieurs mois avec un mélange de protéines végétales. Ces organismes microscopiques, qui nichent dans les oreillers et matelas, sont la première cause d'allergie respiratoire devant les graminées et les poils de chat: sur les 50.000 espèces existantes, 15.000 peuvent provoquer une réaction allergique. A Amilly, l'équipe se focalise sur trois principales espèces: "les acariens de poussière DPTE et DEFAR responsables de 95% des allergènes et Blomia tropicalis, prévalente" en outre-mer, détaille Céline Gaillac, responsable de production matières premières. Les acariens sont congelés, lyophilisés et broyés pour obtenir une poudre à mélanger à une solution d'extraction pour isoler les allergènes. Pour les poils de chat, la société "a développé des réseaux de collecte en Europe et aux Etats-Unis avec les toiletteurs et travaille avec les vétérinaires", précise M. Storaï. A Antony, les extraits allergéniques sont alors transformés en traitements sous forme de gouttes ou de comprimés à garder sous la langue. Les allergies progressent fortement sous l'effet notamment du changement climatique et de la pollution. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que la moitié de la population mondiale souffrira d'allergies à l'horizon 2050. Deux champions mondiaux, le danois ALK et Stallergenes Greer, se partagent le marché de l'immunothérapie allergénique, évalué à plus de 1,2 milliard d'euros, tandis que les autres acteurs restent positionnés sur des marchés régionaux. Stallergenes Greer, détenu par le fonds B-Flexion de l'entrepreneur suisse Ernesto Bertarelli, vise aussi la Chine comme "axe de croissance". L'an dernier, il a noué un partenariat avec le laboratoire chinois Nuance Pharma pour y commercialiser d'ici 2029 son comprimé contre la rhinite allergique induite par les acariens.

01.06.2026 à 19:11

FRANCE24
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Outre "Fé", alias "Le Chat", les peines les plus sévères ont été demandées à l'encontre de Mohamed Hussein Saleh, considéré comme son "bras droit", pour qui 12 ans de prison ont été requis, et Zine Eddine Belkai, "grand gérant" des points de vente du réseau, en fuite, contre lequel 10 ans ont été réclamés. Le procureur a demandé que ces peines soient assorties d'une période de sûreté des deux tiers, et réclamé des amendes allant jusqu'à 500.000 euros pour Félix Bingui. "Si on les écoute, personne n'a rien fait, n'a rien vu", mais "la réalité, ce sont des quantités astronomiques de drogues proposées à la population marseillaise, des sommes astronomiques qui génèrent des profits colossaux par des circuits organisés", a lancé dans son réquisitoire le représentant du ministère public, soulignant que "les enquêteurs ont travaillé des mois pour atteindre les chefs de réseau". "Le parquet de Marseille a voulu faire de ce procès un laboratoire et de M. Bingui un cobaye pour requérir en matière de trafic de cannabis des peines jusque là inconnues en France", a dénoncé son avocat, Me Philippe Ohayon "C'est une peine très très lourde, totalement disproportionnée", a déploré pour sa part Me Gaétan Poitevin, soulignant que son client, Mohamed Hussein Saleh, "comparaît libre sous contrôle judiciaire". "Lutte acharnée" Depuis le 18 mai, Félix Bingui, 35 ans, est jugé devant le tribunal correctionnel de Marseille aux côtés de 19 coprévenus dont deux sous le coup d'un mandat d'arrêt, pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive. "Le Chat", déjà condamné à de multiples reprises, encourt jusqu'à 20 ans de prison. Pendant deux ans, d'août 2021 à juin 2023, les enquêteurs ont surveillé, écouté, suivi les prévenus mis en cause pour la gestion de plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle et considéré à l'époque comme l'un des plus juteux de Marseille. "Les vidéosurveillances ont montré le passage d'un client toutes les 30 secondes", a rappelé le procureur. Des "barrières" y assuraient une "privatisation de l'espace public", et à la nuit tombée, un feu de palettes permettait "l'éclairage de la cité". Cette cité sera début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre les Yoda, du nom du maître Jedi de Star Wars, et la future DZ Mafia à Marseille. "Ces réseaux sont armés et se livrent à une lutte acharnée pour le contrôle des points de deal et de leur manne financière. La réalité de ces trafics, c'est des assassinats en bande organisée en lien avec la rivalité des réseaux. En 2023, c'est 52 décès et 124 blessés, rien qu'à Marseille", a affirmé le magistrat. "Chef", "patron" Pendant les deux semaines d'audience, Félix Bingui, arrêté au Maroc en mars 2024 puis extradé, a nié tout lien avec le narcotrafic, peinant toutefois à justifier - entre gains au poker et paris sportifs - un train de vie fastueux, avec hôtels de luxe, montres Rolex et vols en classe affaires entre Marseille, l'Espagne, Dubaï, le Maroc ou la Thaïlande. Le magistrat a dénoncé "une véritable organisation avec une équipe chargée de la vente et de la remontée des bénéfices, une équipe de fournisseurs de véhicules, une équipe autour de M. Bingui qui organise ses transports, ses réservations d'hôtel". "Il se positionne en chef d'équipe, en supérieur hiérarchique. On lui rend des comptes, il réprimande", a-t-il ajouté. Il a également longuement évoqué les écoutes et auditions des compagnes de membres du clan, qualifiant Félix Bingui de "chef", "patron" ou "boss", tour à tour admiré ou redouté par ses "larbins". Pour les autres prévenus -convoyeurs, ravitailleurs, conditionneurs, ou "blanchisseurs" -, la plupart comparaissant libres, les peines requises s'échelonnent de un à 6 ans de prison. Les plaidoiries débuteront mardi avant un verdict attendu en fin de semaine.
Texte intégral (699 mots)
Outre "Fé", alias "Le Chat", les peines les plus sévères ont été demandées à l'encontre de Mohamed Hussein Saleh, considéré comme son "bras droit", pour qui 12 ans de prison ont été requis, et Zine Eddine Belkai, "grand gérant" des points de vente du réseau, en fuite, contre lequel 10 ans ont été réclamés. Le procureur a demandé que ces peines soient assorties d'une période de sûreté des deux tiers, et réclamé des amendes allant jusqu'à 500.000 euros pour Félix Bingui. "Si on les écoute, personne n'a rien fait, n'a rien vu", mais "la réalité, ce sont des quantités astronomiques de drogues proposées à la population marseillaise, des sommes astronomiques qui génèrent des profits colossaux par des circuits organisés", a lancé dans son réquisitoire le représentant du ministère public, soulignant que "les enquêteurs ont travaillé des mois pour atteindre les chefs de réseau". "Le parquet de Marseille a voulu faire de ce procès un laboratoire et de M. Bingui un cobaye pour requérir en matière de trafic de cannabis des peines jusque là inconnues en France", a dénoncé son avocat, Me Philippe Ohayon "C'est une peine très très lourde, totalement disproportionnée", a déploré pour sa part Me Gaétan Poitevin, soulignant que son client, Mohamed Hussein Saleh, "comparaît libre sous contrôle judiciaire". "Lutte acharnée" Depuis le 18 mai, Félix Bingui, 35 ans, est jugé devant le tribunal correctionnel de Marseille aux côtés de 19 coprévenus dont deux sous le coup d'un mandat d'arrêt, pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive. "Le Chat", déjà condamné à de multiples reprises, encourt jusqu'à 20 ans de prison. Pendant deux ans, d'août 2021 à juin 2023, les enquêteurs ont surveillé, écouté, suivi les prévenus mis en cause pour la gestion de plusieurs points de vente des quartiers Nord, principalement celui de "La Fontaine", situé à l'entrée de la cité de la Paternelle et considéré à l'époque comme l'un des plus juteux de Marseille. "Les vidéosurveillances ont montré le passage d'un client toutes les 30 secondes", a rappelé le procureur. Des "barrières" y assuraient une "privatisation de l'espace public", et à la nuit tombée, un feu de palettes permettait "l'éclairage de la cité". Cette cité sera début 2023 au cœur de la guerre de territoires entre les Yoda, du nom du maître Jedi de Star Wars, et la future DZ Mafia à Marseille. "Ces réseaux sont armés et se livrent à une lutte acharnée pour le contrôle des points de deal et de leur manne financière. La réalité de ces trafics, c'est des assassinats en bande organisée en lien avec la rivalité des réseaux. En 2023, c'est 52 décès et 124 blessés, rien qu'à Marseille", a affirmé le magistrat. "Chef", "patron" Pendant les deux semaines d'audience, Félix Bingui, arrêté au Maroc en mars 2024 puis extradé, a nié tout lien avec le narcotrafic, peinant toutefois à justifier - entre gains au poker et paris sportifs - un train de vie fastueux, avec hôtels de luxe, montres Rolex et vols en classe affaires entre Marseille, l'Espagne, Dubaï, le Maroc ou la Thaïlande. Le magistrat a dénoncé "une véritable organisation avec une équipe chargée de la vente et de la remontée des bénéfices, une équipe de fournisseurs de véhicules, une équipe autour de M. Bingui qui organise ses transports, ses réservations d'hôtel". "Il se positionne en chef d'équipe, en supérieur hiérarchique. On lui rend des comptes, il réprimande", a-t-il ajouté. Il a également longuement évoqué les écoutes et auditions des compagnes de membres du clan, qualifiant Félix Bingui de "chef", "patron" ou "boss", tour à tour admiré ou redouté par ses "larbins". Pour les autres prévenus -convoyeurs, ravitailleurs, conditionneurs, ou "blanchisseurs" -, la plupart comparaissant libres, les peines requises s'échelonnent de un à 6 ans de prison. Les plaidoiries débuteront mardi avant un verdict attendu en fin de semaine.

01.06.2026 à 19:05

FRANCE24
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Le CAC 40 a finalement lâché 36,75 points (-0,45%) à 8.146,59 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait terminé quasi à l'équilibre, cédant 0,07% à 8.183,34 points. Les nuages ont assombri le moral des investisseurs sur toutes les places européennes aux alentours de 14H00-15H00. L'agence de presse iranienne Tasnim a alors affirmé que Téhéran avait rompu le dialogue indirect avec Washington, notamment à cause de l'offensive israélienne au Liban. L'information a douché les espoirs d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, zone de rétention de 20% de l'offre globale de pétrole, provoquant une nouvelle flambée des prix du brut. "L'Europe est la zone sensible et faible" qui subit "la plus grosse corrélation à l'évolution des matières premières", résume Stanislas de Bailliencourt, gérant d'actifs pour le compte de la société Sycomore. Vers 18H30 de Paris, le Brent pour livraison en août augmentait brutalement (+6,69%) à 97.22 dollars le baril. Le WTI américain (livraison en juillet) progressait encore plus fortement (+7,82%) à 94,19 dollars. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont aussi menacé d'ouvrir de "nouveaux fronts" face à l'offensive d'Israël au Liban, a indiqué lundi la télévision d'Etat iranienne, un conseiller du Guide Suprême, Mohsen Rezaee, avertissant que Téhéran perdait "patience". La tech tire le marché Au palmarès des meilleures performances, Dassault Systèmes a fini en tête (+7,74% à 20,26 euros) bénéficiant d'un rebond technique après son dévissage de vendredi (-5,67%). En fin de semaine dernière, le fabricant de logiciels avait perdu du terrain après l'annonce par Mistral (intelligence artificielle) d'un partenariat avec deux de ses clients traditionnels, Airbus et BMW. Le marché a aussi été tiré par d'autres valeurs technologiques comme CapGemini (+7,01%, 109,10 euros). Les valeurs qui profitent indirectement de l'essor de l'intelligence artificielle sans être elles-mêmes des développeurs de modèles, s'affichent également en hausse. C'est le cas de STMicroelectronics (semi-conducteurs) qui a progressé de 0,59% à 59,30 euros. Schneider Electric a gagné +2,32% à 276,20 euros. Le groupe d'équipements électriques et automatismes industriels est partenaire du projet d'investissement colossal de 75 milliards d'euros en France de Softbank, géant japonais des investissements dans les technologies, annoncé samedi en amont du sommet Choose France qui s'est ouvert lundi. TotalEnergies a bénéficié de la hausse des prix du pétrole (+1,60% à 76,38 euros). Dans le bas du tableau, Thales a reculé (-3,97%) à 230 euros, dans les mêmes proportions que Renault (-3,89% à 28,44 euro) et Airbus Group (-3,69% à 173,18 euros).
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Le CAC 40 a finalement lâché 36,75 points (-0,45%) à 8.146,59 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait terminé quasi à l'équilibre, cédant 0,07% à 8.183,34 points. Les nuages ont assombri le moral des investisseurs sur toutes les places européennes aux alentours de 14H00-15H00. L'agence de presse iranienne Tasnim a alors affirmé que Téhéran avait rompu le dialogue indirect avec Washington, notamment à cause de l'offensive israélienne au Liban. L'information a douché les espoirs d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, zone de rétention de 20% de l'offre globale de pétrole, provoquant une nouvelle flambée des prix du brut. "L'Europe est la zone sensible et faible" qui subit "la plus grosse corrélation à l'évolution des matières premières", résume Stanislas de Bailliencourt, gérant d'actifs pour le compte de la société Sycomore. Vers 18H30 de Paris, le Brent pour livraison en août augmentait brutalement (+6,69%) à 97.22 dollars le baril. Le WTI américain (livraison en juillet) progressait encore plus fortement (+7,82%) à 94,19 dollars. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont aussi menacé d'ouvrir de "nouveaux fronts" face à l'offensive d'Israël au Liban, a indiqué lundi la télévision d'Etat iranienne, un conseiller du Guide Suprême, Mohsen Rezaee, avertissant que Téhéran perdait "patience". La tech tire le marché Au palmarès des meilleures performances, Dassault Systèmes a fini en tête (+7,74% à 20,26 euros) bénéficiant d'un rebond technique après son dévissage de vendredi (-5,67%). En fin de semaine dernière, le fabricant de logiciels avait perdu du terrain après l'annonce par Mistral (intelligence artificielle) d'un partenariat avec deux de ses clients traditionnels, Airbus et BMW. Le marché a aussi été tiré par d'autres valeurs technologiques comme CapGemini (+7,01%, 109,10 euros). Les valeurs qui profitent indirectement de l'essor de l'intelligence artificielle sans être elles-mêmes des développeurs de modèles, s'affichent également en hausse. C'est le cas de STMicroelectronics (semi-conducteurs) qui a progressé de 0,59% à 59,30 euros. Schneider Electric a gagné +2,32% à 276,20 euros. Le groupe d'équipements électriques et automatismes industriels est partenaire du projet d'investissement colossal de 75 milliards d'euros en France de Softbank, géant japonais des investissements dans les technologies, annoncé samedi en amont du sommet Choose France qui s'est ouvert lundi. TotalEnergies a bénéficié de la hausse des prix du pétrole (+1,60% à 76,38 euros). Dans le bas du tableau, Thales a reculé (-3,97%) à 230 euros, dans les mêmes proportions que Renault (-3,89% à 28,44 euro) et Airbus Group (-3,69% à 173,18 euros).

01.06.2026 à 19:03

FRANCE24
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La start-up de San Francisco, éditrice des modèles d'IA Claude, précise dans son communiqué que la décision définitive d'entrer en Bourse "dépendra des conditions de marché et d'autres facteurs". Le contenu du dossier déposé auprès du régulateur américain des marchés financiers, la SEC, pour son examen préalable, reste pour l'heure confidentiel. Jeudi, l'entreprise a annoncé être désormais valorisée 965 milliards de dollars, devançant pour la première fois son rival OpenAI (852 milliards) après une levée de fonds massive de 65 milliards de dollars. La progression vers Wall Street s'accélère pour OpenAI et Anthropic, très attendus par les investisseurs, de même que l'introduction imminente de SpaceX. Ces soumissions confidentielles permettent d'obtenir le feu vert du régulateur sans dévoiler aux concurrents les données financières, et de tester le marché, quitte à renoncer ou à reporter l'introduction. La valorisation d'Anthropic a quasi triplé en trois mois (380 milliards en février), après la conclusion du nouveau tour de table annoncé jeudi, mené par les fonds d'investissement Altimeter Capital, Dragoneer, Greenoaks et Sequoia Capital. La montée en puissance d'Anthropic repose sur un pari: livrer l'IA générative en priorité aux entreprises, là où OpenAI avait investi en priorité le marché grand public, largement dominé par son ChatGPT et par les outils Gemini de Google. L'entreprise affirme que son chiffre d'affaires annualisé (une extrapolation sur 12 mois des revenus récents) a franchi le seuil de 47 milliards de dollars, contre 14 milliards lors de sa levée en février. Ce bond illustre l'adoption accélérée de ses outils, au premier rang desquels Claude Code, son assistant de programmation pour développeurs. Le succès commercial d'Anthropic s'est toutefois accompagné de difficultés pour servir la demande en puissance de calcul, faute d'assez de puces et de serveurs déployés. En réponse, l'entreprise dirigée par la fratrie Dario et Daniela Amodei a multiplié les accords pour trouver plusieurs gigawatts de capacité de calcul auprès d'Amazon, de Google, de Broadcomn, et dernièrement, chez son rival Elon Musk Le multimilliardaire est en voie de précéder Anthropic et OpenAI dans la série d'entrées en Bourse hors normes attendues cette année: SpaceX pourrait voir ses actions s'échanger dès le 12 juin, visant la levée de 75 milliards de dollars environ, ce qui en ferait la plus grande introduction en Bourse de l'histoire.
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La start-up de San Francisco, éditrice des modèles d'IA Claude, précise dans son communiqué que la décision définitive d'entrer en Bourse "dépendra des conditions de marché et d'autres facteurs". Le contenu du dossier déposé auprès du régulateur américain des marchés financiers, la SEC, pour son examen préalable, reste pour l'heure confidentiel. Jeudi, l'entreprise a annoncé être désormais valorisée 965 milliards de dollars, devançant pour la première fois son rival OpenAI (852 milliards) après une levée de fonds massive de 65 milliards de dollars. La progression vers Wall Street s'accélère pour OpenAI et Anthropic, très attendus par les investisseurs, de même que l'introduction imminente de SpaceX. Ces soumissions confidentielles permettent d'obtenir le feu vert du régulateur sans dévoiler aux concurrents les données financières, et de tester le marché, quitte à renoncer ou à reporter l'introduction. La valorisation d'Anthropic a quasi triplé en trois mois (380 milliards en février), après la conclusion du nouveau tour de table annoncé jeudi, mené par les fonds d'investissement Altimeter Capital, Dragoneer, Greenoaks et Sequoia Capital. La montée en puissance d'Anthropic repose sur un pari: livrer l'IA générative en priorité aux entreprises, là où OpenAI avait investi en priorité le marché grand public, largement dominé par son ChatGPT et par les outils Gemini de Google. L'entreprise affirme que son chiffre d'affaires annualisé (une extrapolation sur 12 mois des revenus récents) a franchi le seuil de 47 milliards de dollars, contre 14 milliards lors de sa levée en février. Ce bond illustre l'adoption accélérée de ses outils, au premier rang desquels Claude Code, son assistant de programmation pour développeurs. Le succès commercial d'Anthropic s'est toutefois accompagné de difficultés pour servir la demande en puissance de calcul, faute d'assez de puces et de serveurs déployés. En réponse, l'entreprise dirigée par la fratrie Dario et Daniela Amodei a multiplié les accords pour trouver plusieurs gigawatts de capacité de calcul auprès d'Amazon, de Google, de Broadcomn, et dernièrement, chez son rival Elon Musk Le multimilliardaire est en voie de précéder Anthropic et OpenAI dans la série d'entrées en Bourse hors normes attendues cette année: SpaceX pourrait voir ses actions s'échanger dès le 12 juin, visant la levée de 75 milliards de dollars environ, ce qui en ferait la plus grande introduction en Bourse de l'histoire.

01.06.2026 à 18:55

FRANCE24
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"Cette action est la première en Europe à viser toute la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle générative", a souligné l'Apig dans un communiqué, en précisant qu'une première audience est fixée au 10 septembre devant le tribunal judiciaire de Paris. L'Apig (Alliance de la presse d'information générale) mène cette procédure aux côtés de 53 de ses membres, dont les journaux L'Equipe, Libération, Les Echos, Ouest France ou La Voix du Nord. Au total, ils demandent à Brave environ 80 millions d'euros. Cette entreprise californienne a développé un navigateur internet du même nom et un moteur de recherche (Brave Search). Ce modèle est comparable à celui du géant Google, avec son navigateur Chrome et son moteur de recherche Google Search, même si Brave est beaucoup moins connu et beaucoup moins utilisé par le grand public. "Brave a intégré à son moteur de recherche des fonctionnalités IA synthétisant les publications de presse et met à disposition de l'écosystème de l'intelligence artificielle générative, via son index, plus de quarante milliards de pages, le tout sans autorisation", a expliqué l'Apig. "Ces contenus servent à entraîner et à alimenter en temps réel les réponses des modèles de langage tiers", a poursuivi l'organisation, selon laquelle l'assignation vise "l'ensemble de ces pratiques". L'Apig et ses membres reprochent également à Brave "l'exploitation non autorisée de leurs marques, sous toutes leurs déclinaisons" (titres, logos, signes distinctifs). Ils mènent cette procédure pour "contrefaçon", en invoquant "le droit voisin et le droit des marques" des journaux. Le droit voisin du droit d'auteur permet aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les acteurs d'internet, auxquels il a été étendu en 2019 par une directive européenne. L'utilisation des contenus de presse est un sujet de friction entre les acteurs de l'IA, souvent peu enclins à payer pour cela, et les médias mondiaux, pour qui cette rémunération est un enjeu économique crucial.
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"Cette action est la première en Europe à viser toute la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle générative", a souligné l'Apig dans un communiqué, en précisant qu'une première audience est fixée au 10 septembre devant le tribunal judiciaire de Paris. L'Apig (Alliance de la presse d'information générale) mène cette procédure aux côtés de 53 de ses membres, dont les journaux L'Equipe, Libération, Les Echos, Ouest France ou La Voix du Nord. Au total, ils demandent à Brave environ 80 millions d'euros. Cette entreprise californienne a développé un navigateur internet du même nom et un moteur de recherche (Brave Search). Ce modèle est comparable à celui du géant Google, avec son navigateur Chrome et son moteur de recherche Google Search, même si Brave est beaucoup moins connu et beaucoup moins utilisé par le grand public. "Brave a intégré à son moteur de recherche des fonctionnalités IA synthétisant les publications de presse et met à disposition de l'écosystème de l'intelligence artificielle générative, via son index, plus de quarante milliards de pages, le tout sans autorisation", a expliqué l'Apig. "Ces contenus servent à entraîner et à alimenter en temps réel les réponses des modèles de langage tiers", a poursuivi l'organisation, selon laquelle l'assignation vise "l'ensemble de ces pratiques". L'Apig et ses membres reprochent également à Brave "l'exploitation non autorisée de leurs marques, sous toutes leurs déclinaisons" (titres, logos, signes distinctifs). Ils mènent cette procédure pour "contrefaçon", en invoquant "le droit voisin et le droit des marques" des journaux. Le droit voisin du droit d'auteur permet aux journaux, magazines ou agences de presse de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés par les acteurs d'internet, auxquels il a été étendu en 2019 par une directive européenne. L'utilisation des contenus de presse est un sujet de friction entre les acteurs de l'IA, souvent peu enclins à payer pour cela, et les médias mondiaux, pour qui cette rémunération est un enjeu économique crucial.

01.06.2026 à 18:51

Stéphanie ANTOINE
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La marine de Brest a arraisonné hier le "Tagor", un pétrolier sous sanctions européennes en provenance de Russie. Il s'agit du quatrième pétrolier de la flotte fantôme, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions, à être intercepté par la France depuis septembre. Les explications avec Nicolas Tenzer, politologue, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions stratégiques et internationales.
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La marine de Brest a arraisonné hier le "Tagor", un pétrolier sous sanctions européennes en provenance de Russie. Il s'agit du quatrième pétrolier de la flotte fantôme, utilisée par Moscou pour contourner les sanctions, à être intercepté par la France depuis septembre. Les explications avec Nicolas Tenzer, politologue, enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions stratégiques et internationales.

01.06.2026 à 18:51

FRANCE24
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Cette étape était attendue, Nosoli ayant annoncé la semaine dernière son intention de recourir à cette procédure. Les modalités du plan de redressement n'ont pas été dévoilées à ce stade. "Je pense que rapidement, la direction va revenir vers les comités d'entreprise pour annoncer le plan de restructuration, qui va nous permettre de rebâtir un avenir plus stable et plus serein", a déclaré Franck Brunet, délégué CFDT du Furet du Nord, seul syndicat représenté dans l'enseigne. Toutefois, "un plan de redressement ne se fait pas sans un peu de casse sociale", a-t-il ajouté. "Nous allons rester vigilants au sort des salariés qui pourraient être sacrifiés", a ajouté Gabrielle Marzynski, secrétaire du CSE du Furet du Nord, soulignant que "les détails sont pour le moment confidentiels". Nosoli compte quelque 600 collaborateurs et 27 librairies, dont 18 Furet du Nord, principalement basés dans le Nord, le Pas-de-Calais et en région parisienne, ainsi que neuf magasins Decitre, essentiellement en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2025. Plusieurs axes de transformation ont déjà été identifiés: rééquilibrer l'activité entre les ventes de livres et le hors livre (jeux, papeterie, loisirs créatifs), se renforcer davantage dans le numérique et développer l'activité auprès des professionnels (collectivités, universités, librairies indépendantes, etc.), avait souligné Nosoli la semaine dernière. Le secteur des librairies est en souffrance actuellement en France, confronté notamment à la concurrence toujours plus exacerbée du e-commerce et au déclin de la lecture sur papier. En avril, le tribunal des affaires économiques de Paris a ainsi placé en redressement judiciaire le groupe Gibert, premier libraire indépendant de France, qui souhaite se relancer dans le segment des livres d'occasion. Fondé à Lille en 1921, le Furet du Nord a notamment été la première librairie française en libre-service, à partir de 1959. Après s'être étendu dans sa région d'origine, puis en région parisienne, le Furet du Nord a racheté en 2019 Decitre, autre libraire centenaire d'origine lyonnaise, et l'ensemble a donné naissance en 2022 au groupe Nosoli.
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Cette étape était attendue, Nosoli ayant annoncé la semaine dernière son intention de recourir à cette procédure. Les modalités du plan de redressement n'ont pas été dévoilées à ce stade. "Je pense que rapidement, la direction va revenir vers les comités d'entreprise pour annoncer le plan de restructuration, qui va nous permettre de rebâtir un avenir plus stable et plus serein", a déclaré Franck Brunet, délégué CFDT du Furet du Nord, seul syndicat représenté dans l'enseigne. Toutefois, "un plan de redressement ne se fait pas sans un peu de casse sociale", a-t-il ajouté. "Nous allons rester vigilants au sort des salariés qui pourraient être sacrifiés", a ajouté Gabrielle Marzynski, secrétaire du CSE du Furet du Nord, soulignant que "les détails sont pour le moment confidentiels". Nosoli compte quelque 600 collaborateurs et 27 librairies, dont 18 Furet du Nord, principalement basés dans le Nord, le Pas-de-Calais et en région parisienne, ainsi que neuf magasins Decitre, essentiellement en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2025. Plusieurs axes de transformation ont déjà été identifiés: rééquilibrer l'activité entre les ventes de livres et le hors livre (jeux, papeterie, loisirs créatifs), se renforcer davantage dans le numérique et développer l'activité auprès des professionnels (collectivités, universités, librairies indépendantes, etc.), avait souligné Nosoli la semaine dernière. Le secteur des librairies est en souffrance actuellement en France, confronté notamment à la concurrence toujours plus exacerbée du e-commerce et au déclin de la lecture sur papier. En avril, le tribunal des affaires économiques de Paris a ainsi placé en redressement judiciaire le groupe Gibert, premier libraire indépendant de France, qui souhaite se relancer dans le segment des livres d'occasion. Fondé à Lille en 1921, le Furet du Nord a notamment été la première librairie française en libre-service, à partir de 1959. Après s'être étendu dans sa région d'origine, puis en région parisienne, le Furet du Nord a racheté en 2019 Decitre, autre libraire centenaire d'origine lyonnaise, et l'ensemble a donné naissance en 2022 au groupe Nosoli.

01.06.2026 à 18:45

FRANCE24
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Un jour normal de semaine de 2023, la durée médiane entre l'enregistrement administratif du patient et sa sortie atteignait 3H10, contre 2H15 en 2013, selon cette étude des services statistiques des ministères sociaux. Une partie des patients (presque un sur cinq) n'ont besoin que d'une seule consultation avec le médecin, sans soin particulier ni examen technique. La moitié d'entre eux ressortent alors en moins de 1H35. C'est 20 minutes de plus qu'il y a dix ans. Pour les patients ayant bénéficié à la fois de soins et d'un recours au plateau technique (radiographie, scanner, biologie...), sans être hospitalisé à la fin, la durée médiane s'établit à 3H55, soit 1H15 de plus qu'en 2013. L'attente est encore plus longue pour ceux qui doivent être hospitalisés (un patient sur six): la moitié passent 6H30 aux urgences ou plus, soit 1H45 de plus qu'en 2013. Environ 9% des patients sont eux admis en unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) au sein des urgences, pour être surveillés, passer des examens complémentaires ou pour attendre un lit d'aval dans un autre service. Pour eux, la durée médiane grimpe à 17H30 (+2H40 par rapport à 2013). La durée de passage augmente aussi avec la fréquentation de l'établissement: chez les patients ni hospitalisés ni admis en UHCD par exemple, la médiane atteint 1H45 dans les petits services (moins de 40 passages quotidiens) contre 3H15 dans les plus grands (plus de 120 passages). Dans une seconde étude, la Drees a analysé la durée dans la salle d'attente avant la première évaluation, qui permet de trier les malades en fonction du degré de gravité: moins de 8 minutes pour la moitié des patients, mais plus de 30 minutes pour une personne sur dix. Entre l’arrivée et le début des soins, moins d’une demi-heure s’écoule pour la moitié des patients, mais un sur 10 doivent attendre 2H30 ou davantage. Ces données ne sont pas représentatives des pics d’activité (épidémies hivernales, canicules, lundis...). Ces nouvelles analyses ont été réalisées grâce aux données de "l'Enquête urgences", réalisée le deuxième mardi de juin en 2013 comme en 2023, dans l'ensemble des services d'urgences générales et pédiatriques français, hors Mayotte, avec l'appui notamment des syndicats d'urgentistes SUDF et Amuf.
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Un jour normal de semaine de 2023, la durée médiane entre l'enregistrement administratif du patient et sa sortie atteignait 3H10, contre 2H15 en 2013, selon cette étude des services statistiques des ministères sociaux. Une partie des patients (presque un sur cinq) n'ont besoin que d'une seule consultation avec le médecin, sans soin particulier ni examen technique. La moitié d'entre eux ressortent alors en moins de 1H35. C'est 20 minutes de plus qu'il y a dix ans. Pour les patients ayant bénéficié à la fois de soins et d'un recours au plateau technique (radiographie, scanner, biologie...), sans être hospitalisé à la fin, la durée médiane s'établit à 3H55, soit 1H15 de plus qu'en 2013. L'attente est encore plus longue pour ceux qui doivent être hospitalisés (un patient sur six): la moitié passent 6H30 aux urgences ou plus, soit 1H45 de plus qu'en 2013. Environ 9% des patients sont eux admis en unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) au sein des urgences, pour être surveillés, passer des examens complémentaires ou pour attendre un lit d'aval dans un autre service. Pour eux, la durée médiane grimpe à 17H30 (+2H40 par rapport à 2013). La durée de passage augmente aussi avec la fréquentation de l'établissement: chez les patients ni hospitalisés ni admis en UHCD par exemple, la médiane atteint 1H45 dans les petits services (moins de 40 passages quotidiens) contre 3H15 dans les plus grands (plus de 120 passages). Dans une seconde étude, la Drees a analysé la durée dans la salle d'attente avant la première évaluation, qui permet de trier les malades en fonction du degré de gravité: moins de 8 minutes pour la moitié des patients, mais plus de 30 minutes pour une personne sur dix. Entre l’arrivée et le début des soins, moins d’une demi-heure s’écoule pour la moitié des patients, mais un sur 10 doivent attendre 2H30 ou davantage. Ces données ne sont pas représentatives des pics d’activité (épidémies hivernales, canicules, lundis...). Ces nouvelles analyses ont été réalisées grâce aux données de "l'Enquête urgences", réalisée le deuxième mardi de juin en 2013 comme en 2023, dans l'ensemble des services d'urgences générales et pédiatriques français, hors Mayotte, avec l'appui notamment des syndicats d'urgentistes SUDF et Amuf.

01.06.2026 à 18:35

FRANCE24
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Au moins 69 femmes ont été tuées dans ce pays d'Afrique de l'Est depuis début janvier, selon des informations compilées par l'agrégateur de données Odipo Dev et le média Africa Uncensored. Le gouvernement kényan a également recensé la disparition de 10.581 enfants au cours des 16 derniers mois, dont 1.952 enlèvements et 173 cas de trafic. Vêtus de tee-shirts blancs et brandissant des pancartes "Halte aux féminicides et aux pédicides" (meurtres d'enfants), les manifestants, essentiellement des femmes, ont paralysé le centre de Nairobi avec des chants et des cris de douleur, bloquant une avenue avec un grand panneau qui portait les noms de plus de 500 victimes. "C'est traumatisant, je ne sais pas si je suis la prochaine", a déclaré à l'AFP la militante Racheal Mwikali. Julie Ochieng a montré la nécrologie de sa fille, Kristabel Anyango, expliquant qu'elle a été tuée à l'âge de 28 ans en tentant de quitter une relation toxique. "Si vous êtes fatigués d'elles, laissez-les juste partir. Arrêtez de tuer les femmes", a-t-elle lancé. Le terme "féminicide" est utilisé pour désigner le meurtre de femmes et de filles en raison de leur sexe, mais il n'est pas reconnu comme un crime distinct par la loi kényane. "Crime à part entière" Les militantes affirment que cette lacune contribue à ce que des affaires ne soient pas documentées et que d'autres "traînent dans le système judiciaire". FIDA Kenya, une organisation de défense des droits des femmes, affirme que la moitié des 70 cas hebdomadaires qu'elle traite sont liés à des violences physiques et sexuelles commises par des partenaires. "Il n'y a aucune conséquence, on les balaie d'un revers de main en les qualifiant de petits délits (...) Nous avons besoin d'actions sérieuses et de mesures punitives", a dit la manifestante Njeri Mwangi à l'AFP. Veronicah Were, une militante anti-féminicide d'un bidonville de Nairobi, a affirmé connaître personnellement 10 femmes qui ont été tuées. "J'ai suivi ces affaires, mais la plupart se terminent sans suites", a déploré Mme Were. "Le féminicide devrait être considéré comme un crime à part entière dans notre droit. C'est ainsi que nous pourrons l'éradiquer". L'ONG de défense des droits humains Amnesty International a qualifié la situation de "crise de sécurité nationale", affirmant que "chaque réaction tardive coûte des vies". L'année 2024 a été la pire jamais enregistrée au Kenya, avec en moyenne 14 femmes tuées chaque mois, selon Odipo Dev et Africa Uncensored. Le président William Ruto a mis en place un groupe de travail sur la question l'an dernier. Mais aucune mesure n'a été prise par ailleurs, selon les militantes anti-féminicides. "Quand nos revendications seront-elles prises en compte ? Les massacres continuent", a fustigé Mme Were.
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Au moins 69 femmes ont été tuées dans ce pays d'Afrique de l'Est depuis début janvier, selon des informations compilées par l'agrégateur de données Odipo Dev et le média Africa Uncensored. Le gouvernement kényan a également recensé la disparition de 10.581 enfants au cours des 16 derniers mois, dont 1.952 enlèvements et 173 cas de trafic. Vêtus de tee-shirts blancs et brandissant des pancartes "Halte aux féminicides et aux pédicides" (meurtres d'enfants), les manifestants, essentiellement des femmes, ont paralysé le centre de Nairobi avec des chants et des cris de douleur, bloquant une avenue avec un grand panneau qui portait les noms de plus de 500 victimes. "C'est traumatisant, je ne sais pas si je suis la prochaine", a déclaré à l'AFP la militante Racheal Mwikali. Julie Ochieng a montré la nécrologie de sa fille, Kristabel Anyango, expliquant qu'elle a été tuée à l'âge de 28 ans en tentant de quitter une relation toxique. "Si vous êtes fatigués d'elles, laissez-les juste partir. Arrêtez de tuer les femmes", a-t-elle lancé. Le terme "féminicide" est utilisé pour désigner le meurtre de femmes et de filles en raison de leur sexe, mais il n'est pas reconnu comme un crime distinct par la loi kényane. "Crime à part entière" Les militantes affirment que cette lacune contribue à ce que des affaires ne soient pas documentées et que d'autres "traînent dans le système judiciaire". FIDA Kenya, une organisation de défense des droits des femmes, affirme que la moitié des 70 cas hebdomadaires qu'elle traite sont liés à des violences physiques et sexuelles commises par des partenaires. "Il n'y a aucune conséquence, on les balaie d'un revers de main en les qualifiant de petits délits (...) Nous avons besoin d'actions sérieuses et de mesures punitives", a dit la manifestante Njeri Mwangi à l'AFP. Veronicah Were, une militante anti-féminicide d'un bidonville de Nairobi, a affirmé connaître personnellement 10 femmes qui ont été tuées. "J'ai suivi ces affaires, mais la plupart se terminent sans suites", a déploré Mme Were. "Le féminicide devrait être considéré comme un crime à part entière dans notre droit. C'est ainsi que nous pourrons l'éradiquer". L'ONG de défense des droits humains Amnesty International a qualifié la situation de "crise de sécurité nationale", affirmant que "chaque réaction tardive coûte des vies". L'année 2024 a été la pire jamais enregistrée au Kenya, avec en moyenne 14 femmes tuées chaque mois, selon Odipo Dev et Africa Uncensored. Le président William Ruto a mis en place un groupe de travail sur la question l'an dernier. Mais aucune mesure n'a été prise par ailleurs, selon les militantes anti-féminicides. "Quand nos revendications seront-elles prises en compte ? Les massacres continuent", a fustigé Mme Were.

01.06.2026 à 18:29

FRANCE24
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Les récentes prévisions économiques de la Commission européenne pour 2026 classent la Pologne au deuxième rang des économies à la croissance la plus rapide de l'Union européenne, derrière Malte (3,7%). "L'économie polonaise reste parmi les leaders mondiaux en matière de croissance économique, portée par une forte demande intérieure", s'est félicité Andrzej Domanski sur X. "La Pologne a une réelle chance de devenir l'une des trois économies de l'Europe les plus influentes au cours des 10 prochaines années", a-t-il dit aussi lors du Congrès européen de la Finance qui se tient lundi à Sopot (nord). Selon lui, la Pologne est déjà l'une des six économies les plus fortes de l'Union européenne et participe aux travaux des pays du G20. Depuis 2005, le pays enregistre une croissance annuelle moyenne de 3,7%, dépassant de loin celle l'Allemagne et de la France (1,1% pour les deux pays), selon les chiffres officiels de la Commission européenne. Les données de l'UE confirment que la Pologne devance la plupart des États membres, le bloc affichant une moyenne de 1,1% de croissance annuelle, contre 3,5 % attendus cette année pour la Pologne, après 3,6 % en 2025. Selon les données de 2024, l'Italie se classe au troisième rang derrière l'Allemagne et la France en termes de PIB en standard de pouvoir d'achat (SPA). La Pologne, pays de 37,7 millions d'habitants, se situe au quatrième rang et devrait doubler son SPA pour atteindre le niveau de l'Italie. Les prévisions de la Commission indiquent en outre que la consommation privée en Pologne devrait ralentir par rapport à 2025, car le taux d'inflation plus élevé et la hausse des prix de l'énergie devraient peser sur les dépenses des ménages jusqu'en 2027.
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Les récentes prévisions économiques de la Commission européenne pour 2026 classent la Pologne au deuxième rang des économies à la croissance la plus rapide de l'Union européenne, derrière Malte (3,7%). "L'économie polonaise reste parmi les leaders mondiaux en matière de croissance économique, portée par une forte demande intérieure", s'est félicité Andrzej Domanski sur X. "La Pologne a une réelle chance de devenir l'une des trois économies de l'Europe les plus influentes au cours des 10 prochaines années", a-t-il dit aussi lors du Congrès européen de la Finance qui se tient lundi à Sopot (nord). Selon lui, la Pologne est déjà l'une des six économies les plus fortes de l'Union européenne et participe aux travaux des pays du G20. Depuis 2005, le pays enregistre une croissance annuelle moyenne de 3,7%, dépassant de loin celle l'Allemagne et de la France (1,1% pour les deux pays), selon les chiffres officiels de la Commission européenne. Les données de l'UE confirment que la Pologne devance la plupart des États membres, le bloc affichant une moyenne de 1,1% de croissance annuelle, contre 3,5 % attendus cette année pour la Pologne, après 3,6 % en 2025. Selon les données de 2024, l'Italie se classe au troisième rang derrière l'Allemagne et la France en termes de PIB en standard de pouvoir d'achat (SPA). La Pologne, pays de 37,7 millions d'habitants, se situe au quatrième rang et devrait doubler son SPA pour atteindre le niveau de l'Italie. Les prévisions de la Commission indiquent en outre que la consommation privée en Pologne devrait ralentir par rapport à 2025, car le taux d'inflation plus élevé et la hausse des prix de l'énergie devraient peser sur les dépenses des ménages jusqu'en 2027.

01.06.2026 à 18:29

FRANCE24
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"L'offre a été déposée à 12H00. L'objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l'intégralité des actifs et des salariés", a annoncé à l'AFP un porte-parole de Fibre Excellence, société placée en redressement judiciaire le 27 avril. L'offre qui émane du président du groupe Jean-François Guillot et de son équipe de direction, a d'abord été présentée lundi aux organisations syndicales. Un communiqué de presse doit être diffusé dans l'après-midi pour préciser les conditions de l'offre de relance de l'activité de cette entreprise, qui survient après la décision de son actionnaire indonésien de se désengager, faute de rentabilité. Vendredi, la direction de Fibre Excellence avait fait savoir que l’offre de sauvetage des usines de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) avait le soutien des régions Occitanie et Sud (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et que de nouveaux investisseurs feraient partie du tour de table. Le groupe emploie actuellement 670 salariés. Le tribunal de commerce de Toulouse avait fixé le 1er juin comme date butoir pour le dépôt des offres de reprise. "clauses suspensives" D’après une source proche de l’actionnaire, c’est pour l'heure la seule offre de reprise. Elle fera l'objet d'une audience devant le tribunal le 17 juin. Au préalable, cette juridiction a convoqué mercredi la direction de Fibre Excellence afin d'examiner la trésorerie du groupe. Très investie dans le sauvetage du groupe, dont l'usine de Saint-Gaudens est située dans un bassin d'emploi sinistré au pied des Pyrénées, la région Occitanie a fait savoir qu'elle participerait à hauteur de 5 millions d'euros à l'offre de reprise. Les salariés du groupe veulent croire à ce projet, mais le délégué CGT relève qu'il reste "soumis à des clauses suspensives à lever avant le 17 juin, notamment sur le prix de l’énergie demandé par les repreneurs, qui ne correspond pas à l’offre faite par l’Etat". "On va essayer de trouver des solutions, mais je ne suis pas sûr que ça passe", dit-il. Fibre Excellence produit de la pâte à papier, mais aussi de l'électricité à partir de bois et de copeaux, dont le cours a fortement augmenté ces dernières années, ce qui a rendu déficitaire cette activité complémentaire, plombant les comptes du groupe. filière bois inquiète Le gouvernement a proposé de relever, sous conditions, de 20% le tarif de rachat de l'électricité à Fibre Excellence, une hausse jugée insuffisante pour la direction du groupe. En contrepartie, il avait demandé à l'actionnaire indonésien de débloquer des fonds. Les représentants de Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, ont fait savoir qu'ils n'envisageaient pas d'investissement supplémentaire, affirmant y avoir investi près de 300 millions d'euros. Outre les salariés de Fibre Excellence, la filière bois s’inquiète d’une éventuelle liquidation judiciaire du groupe. "Fibre Excellence, c’est deux usines qui consomment 135 semi-remorques de bois par jour, c'est un client capital pour la filière, il y a des milliers d’emplois indirects qui sont en jeu", alerte le délégué général de Fibois Occitanie, Stéphane Cazaubon. Depuis fin avril et la mise à l'arrêt des deux usines, les fournisseurs occitans de bois de la région, mais aussi ceux de Nouvelle Aquitaine, d'Auvergne-Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont touchés, ajoute-t-il, souffrant du manque à gagner lié à la fermeture de ce débouché habituel, et se trouvant face au défi de stocker un gros volume de bois.
Texte intégral (609 mots)
"L'offre a été déposée à 12H00. L'objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l'intégralité des actifs et des salariés", a annoncé à l'AFP un porte-parole de Fibre Excellence, société placée en redressement judiciaire le 27 avril. L'offre qui émane du président du groupe Jean-François Guillot et de son équipe de direction, a d'abord été présentée lundi aux organisations syndicales. Un communiqué de presse doit être diffusé dans l'après-midi pour préciser les conditions de l'offre de relance de l'activité de cette entreprise, qui survient après la décision de son actionnaire indonésien de se désengager, faute de rentabilité. Vendredi, la direction de Fibre Excellence avait fait savoir que l’offre de sauvetage des usines de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) avait le soutien des régions Occitanie et Sud (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et que de nouveaux investisseurs feraient partie du tour de table. Le groupe emploie actuellement 670 salariés. Le tribunal de commerce de Toulouse avait fixé le 1er juin comme date butoir pour le dépôt des offres de reprise. "clauses suspensives" D’après une source proche de l’actionnaire, c’est pour l'heure la seule offre de reprise. Elle fera l'objet d'une audience devant le tribunal le 17 juin. Au préalable, cette juridiction a convoqué mercredi la direction de Fibre Excellence afin d'examiner la trésorerie du groupe. Très investie dans le sauvetage du groupe, dont l'usine de Saint-Gaudens est située dans un bassin d'emploi sinistré au pied des Pyrénées, la région Occitanie a fait savoir qu'elle participerait à hauteur de 5 millions d'euros à l'offre de reprise. Les salariés du groupe veulent croire à ce projet, mais le délégué CGT relève qu'il reste "soumis à des clauses suspensives à lever avant le 17 juin, notamment sur le prix de l’énergie demandé par les repreneurs, qui ne correspond pas à l’offre faite par l’Etat". "On va essayer de trouver des solutions, mais je ne suis pas sûr que ça passe", dit-il. Fibre Excellence produit de la pâte à papier, mais aussi de l'électricité à partir de bois et de copeaux, dont le cours a fortement augmenté ces dernières années, ce qui a rendu déficitaire cette activité complémentaire, plombant les comptes du groupe. filière bois inquiète Le gouvernement a proposé de relever, sous conditions, de 20% le tarif de rachat de l'électricité à Fibre Excellence, une hausse jugée insuffisante pour la direction du groupe. En contrepartie, il avait demandé à l'actionnaire indonésien de débloquer des fonds. Les représentants de Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, ont fait savoir qu'ils n'envisageaient pas d'investissement supplémentaire, affirmant y avoir investi près de 300 millions d'euros. Outre les salariés de Fibre Excellence, la filière bois s’inquiète d’une éventuelle liquidation judiciaire du groupe. "Fibre Excellence, c’est deux usines qui consomment 135 semi-remorques de bois par jour, c'est un client capital pour la filière, il y a des milliers d’emplois indirects qui sont en jeu", alerte le délégué général de Fibois Occitanie, Stéphane Cazaubon. Depuis fin avril et la mise à l'arrêt des deux usines, les fournisseurs occitans de bois de la région, mais aussi ceux de Nouvelle Aquitaine, d'Auvergne-Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont touchés, ajoute-t-il, souffrant du manque à gagner lié à la fermeture de ce débouché habituel, et se trouvant face au défi de stocker un gros volume de bois.

01.06.2026 à 18:19

FRANCE24
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"Notre profession s'est montrée trop discrète, trop passive et trop fragmentée face aux abus commis par les entreprises qui provoquent la révolution de l'intelligence artificielle", a ajouté le président et directeur de la publication du prestigieux quotidien, devant un auditorium comble au Palais du Pharo. Arthur Gregg Sulzberger, dont l'entreprise poursuit devant les tribunaux OpenAI, créateur de ChatGPT, a mené un véritable réquisitoire contre ces entreprises devant des patrons de journaux du monde entier, réunis à l'occasion du 77e congrès mondial de l'Association mondiale des éditeurs de presse (WAN-IFRA). Selon lui, les entreprises d'IA ont une "emprise démesurée sur nos données et notre attention" mais "manquent à une responsabilité fondamentale qui découle de ce pouvoir: garantir au public l'accès à des informations et à des actualités fiables". Le "péché originel" de leurs produits à base d'IA ? "Un vol sans scrupules de propriété intellectuelle qui se déroule à une échelle sans précédent", a-t-il poursuivi. "Les géants de la tech pillent les sites d'information sans autorisation ni compensation. Ils se réapproprient ces contenus volés comme s'ils en étaient les auteurs, détournant ainsi l'audience et les revenus" des sites d'information, a-t-il insisté. "Le résultat, c'est qu'on va vers un avenir où il y aura de moins en moins de journalistes pour accomplir le travail coûteux et difficile que représente le reportage d'investigation", a poursuivi A. G. Sulzberger, lors d'un discours très applaudi. Le congrès, qui se tient jusqu'à mercredi, est organisé en partenariat avec CMA Media, la branche médias de l'armateur CMA CGM. Il se déroule dans un contexte d'inquiétudes pour le modèle économique des médias, mis sous pression par l'intelligence artificielle et face à une concurrence toujours accrue des réseaux sociaux.
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"Notre profession s'est montrée trop discrète, trop passive et trop fragmentée face aux abus commis par les entreprises qui provoquent la révolution de l'intelligence artificielle", a ajouté le président et directeur de la publication du prestigieux quotidien, devant un auditorium comble au Palais du Pharo. Arthur Gregg Sulzberger, dont l'entreprise poursuit devant les tribunaux OpenAI, créateur de ChatGPT, a mené un véritable réquisitoire contre ces entreprises devant des patrons de journaux du monde entier, réunis à l'occasion du 77e congrès mondial de l'Association mondiale des éditeurs de presse (WAN-IFRA). Selon lui, les entreprises d'IA ont une "emprise démesurée sur nos données et notre attention" mais "manquent à une responsabilité fondamentale qui découle de ce pouvoir: garantir au public l'accès à des informations et à des actualités fiables". Le "péché originel" de leurs produits à base d'IA ? "Un vol sans scrupules de propriété intellectuelle qui se déroule à une échelle sans précédent", a-t-il poursuivi. "Les géants de la tech pillent les sites d'information sans autorisation ni compensation. Ils se réapproprient ces contenus volés comme s'ils en étaient les auteurs, détournant ainsi l'audience et les revenus" des sites d'information, a-t-il insisté. "Le résultat, c'est qu'on va vers un avenir où il y aura de moins en moins de journalistes pour accomplir le travail coûteux et difficile que représente le reportage d'investigation", a poursuivi A. G. Sulzberger, lors d'un discours très applaudi. Le congrès, qui se tient jusqu'à mercredi, est organisé en partenariat avec CMA Media, la branche médias de l'armateur CMA CGM. Il se déroule dans un contexte d'inquiétudes pour le modèle économique des médias, mis sous pression par l'intelligence artificielle et face à une concurrence toujours accrue des réseaux sociaux.
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