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25.08.2026 à 12:09

FRANCE24
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Cette décision a été justifiée par le directeur du parc du Loir-et-Cher, Rodolphe Delord par le coût du chantier, désormais estimé à 45 millions d'euros, contre 25 à 30 millions initialement, les recours juridiques engagés à son encontre et l'absence d'engagement du gouvernement. "Les incertitudes juridiques et financières qui pèsent aujourd'hui sur le projet ne nous permettent pas de le mener dans des conditions acceptables", a déclaré M. Delord à l'AFP, évoquant également "le refus du gouvernement qu'une partie du financement puisse bénéficier d'une garantie de l'État". Il y a un an, le projet décrit comme "hors norme" et imaginé "à la demande du gouvernement et de certaines associations", était présenté comme une solution viable pour les dauphins du Marineland d'Antibes, dont le sort est en suspens depuis la fermeture du parc en janvier 2025. "Nous avions prévu d'accueillir environ 25 dauphins", dont au moins huit des douze cétacés du Marineland d'Antibes et "onze de Planète Sauvage", parc animalier situé près de Nantes, a rappelé Rodolphe Delord auprès de l'AFP. Dès l'officialisation du projet, une dizaine d'ONG, dont C'est Assez! et One Voice, s'y étaient opposées, allant jusqu'à déposer plusieurs recours en justice et à organiser des rassemblements, dont le dernier en date le 1er août avait réuni une quarantaine de personnes. Un avenir en Asie pour les dauphins ? Ces associations dénonçaient notamment la reproduction des cétacés en captivité et la poursuite des transferts, qu'elles estiment contraires aux dispositions de la loi de 2021 sur le bien-être animal. D'autres, à l'instar de Sea Shepherd, ont dit adopter une "approche pragmatique" en soutenant l'idée de Beauval, faute d'autre solution pour ces dauphins. "La reproduction d'un dauphin est limitée et contrôlée", s'est défendu Rodolphe Delord. "Beaucoup de ces dauphins, âgés, n'étaient pas en capacité de se reproduire et la contraception nuit à la vie sociale d'une famille". "Certaines associations présenteront sans doute l'abandon de ce projet comme une victoire", a ajouté M. Delord. Mais "ceux qui se sont opposés portent désormais une responsabilité morale. Car s'opposer à une solution ne suffit pas, il faut être capable d'en proposer une autre qui soit au moins aussi bonne pour les animaux". "À ce jour, Beauval était le seul projet permettant de les accueillir en France", a insisté M. Delord. Huit des douze dauphins du Marineland d'Antibes, fermé en janvier 2025, ont été transférés en Espagne en juillet, dans un parc à Benalmádena, près de Malaga, dans le sud de l'Espagne. Une situation décrite comme provisoire, devant l'état critique des bassins de l'ancien parc des Alpes-Maritimes, avant leur retour en France. Sans Beauval, ils pourraient finalement être envoyés en Asie, dans "des hôtels ou des parcs d'attractions", d'après Rodolphe Delord. "Nous sommes vraiment inquiets pour leur avenir", a conclu M. Delord, dont l'établissement a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023. "J'avais décalé d'autres projets, pour celui-ci, que je vais reprendre aujourd'hui". Quant aux deux emblématiques orques du Marineland, qui n'étaient pas inclus dans le projet imaginé à Beauval, ils pourraient rejoindre Tenerife, aux îles Canaries. Mais leur situation reste, elle aussi, désespérément dans l'attente.

25.08.2026 à 11:57

FRANCE24
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Après l’échec des négociations, le président américain menace de porter à 50% les droits de douane sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier importés du Canada à compter du 1er janvier 2027, contre 25% aujourd’hui pour les véhicules. Le point sur la situation avec Joanne Profeta depuis Montréal.
Texte intégral (555 mots)
Après l’échec des négociations, le président américain menace de porter à 50% les droits de douane sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier importés du Canada à compter du 1er janvier 2027, contre 25% aujourd’hui pour les véhicules. Le point sur la situation avec Joanne Profeta depuis Montréal.

25.08.2026 à 11:57

FRANCE24
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"La première moitié de l'année a été plus forte que prévue sur l'ensemble de nos activités", a déclaré Niels Christiansen, qui table sur une croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année 2026, L'entreprise familiale a ainsi enregistré un bénéfice net en hausse de 32% à 8,6 milliards de couronnes danoises (115 millions d'euros). Quant à son chiffre d'affaires, il a bondi de 26%, à taux de change constant, à 41,9 milliards de couronnes (5,6 milliards d'euros). "Nous constatons un bénéfice supérieur à ce que nous anticipions au début de l'année", s'est réjoui M. Christiansen. Toutefois, le groupe, dont le nom est une contraction de +Leg godt+ (joue bien, en danois), peine à convaincre les consommateurs chinois. "Le marché chinois est simplement très difficile, les consommateurs sont un peu réticents à dépenser", a constaté le patron du groupe. La part de matériaux renouvelables et recyclés achetés et utilisés pour fabriquer les fameuses briques en plastique a augmenté, a souligné Lego dans un communiqué, sans donner de chiffres exacts. Ce choix ne s'est pas répercuté sur le prix des jouets. De même, la flambée des prix du pétrole, composant essentiel du plastique, n'a pas affecté le prix des briques. "Nous pouvons les gérer, cela ne détruit pas la rentabilité (...) notre croissance nous aide. Car lorsque vous grandissez plus vite, vous avez des opportunités de mieux utiliser vos usines, d'être plus productifs", a souligné M. Christiansen. Et le fabricant entend poursuivre son offensive auprès des enfants et des adultes à la fois avec des kits maisons, comme les Lego Technic, Botanicals ou des franchises telles Harry Potter, Formula 1 ou la Coupe du Monde. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, dans la partie ouest du Danemark, compte actuellement 332 nouveaux produits. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.106 magasins du groupe à travers 54 marchés. Le groupe, qui n'est pas coté, a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée.
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"La première moitié de l'année a été plus forte que prévue sur l'ensemble de nos activités", a déclaré Niels Christiansen, qui table sur une croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année 2026, L'entreprise familiale a ainsi enregistré un bénéfice net en hausse de 32% à 8,6 milliards de couronnes danoises (115 millions d'euros). Quant à son chiffre d'affaires, il a bondi de 26%, à taux de change constant, à 41,9 milliards de couronnes (5,6 milliards d'euros). "Nous constatons un bénéfice supérieur à ce que nous anticipions au début de l'année", s'est réjoui M. Christiansen. Toutefois, le groupe, dont le nom est une contraction de +Leg godt+ (joue bien, en danois), peine à convaincre les consommateurs chinois. "Le marché chinois est simplement très difficile, les consommateurs sont un peu réticents à dépenser", a constaté le patron du groupe. La part de matériaux renouvelables et recyclés achetés et utilisés pour fabriquer les fameuses briques en plastique a augmenté, a souligné Lego dans un communiqué, sans donner de chiffres exacts. Ce choix ne s'est pas répercuté sur le prix des jouets. De même, la flambée des prix du pétrole, composant essentiel du plastique, n'a pas affecté le prix des briques. "Nous pouvons les gérer, cela ne détruit pas la rentabilité (...) notre croissance nous aide. Car lorsque vous grandissez plus vite, vous avez des opportunités de mieux utiliser vos usines, d'être plus productifs", a souligné M. Christiansen. Et le fabricant entend poursuivre son offensive auprès des enfants et des adultes à la fois avec des kits maisons, comme les Lego Technic, Botanicals ou des franchises telles Harry Potter, Formula 1 ou la Coupe du Monde. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, dans la partie ouest du Danemark, compte actuellement 332 nouveaux produits. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.106 magasins du groupe à travers 54 marchés. Le groupe, qui n'est pas coté, a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée.

25.08.2026 à 11:55

FRANCE24
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La visite de Mohammed ben Salmane à Paris se traduit par une annonce d’investissement saoudien d’ampleur : 6 milliards d’euros seront consacrés à un complexe de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, près de Paris. Porté par le groupe saoudien Qiddiya, le projet doit créer jusqu’à 22 000 emplois directs et devenir l’un des plus grands investissements récents dans les loisirs en France. Reportage France 2.
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La visite de Mohammed ben Salmane à Paris se traduit par une annonce d’investissement saoudien d’ampleur : 6 milliards d’euros seront consacrés à un complexe de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, près de Paris. Porté par le groupe saoudien Qiddiya, le projet doit créer jusqu’à 22 000 emplois directs et devenir l’un des plus grands investissements récents dans les loisirs en France. Reportage France 2.

25.08.2026 à 11:53

FRANCE24
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"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août. L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures. Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts. Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale. Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire. Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle. Deux minutes pour sécher A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été. Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées. L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés. Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes. Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés. "J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il. Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit. "C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."
Texte intégral (524 mots)
"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août. L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures. Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts. Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale. Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire. Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle. Deux minutes pour sécher A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été. Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées. L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés. Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes. Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés. "J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il. Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit. "C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."

25.08.2026 à 11:53

FRANCE24
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🌪️ À Pomas, dans le sud de la France, une tornade a tout balayé sur son passage. Au moins 39 personnes sont blessées, et 300 habitations endommagées.
Texte intégral (524 mots)
🌪️ À Pomas, dans le sud de la France, une tornade a tout balayé sur son passage. Au moins 39 personnes sont blessées, et 300 habitations endommagées.

25.08.2026 à 11:50

FRANCE24
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L'Ultra-Trail du Mont-Blanc a débuté à Chamonix, avec son épreuve reine de 174 kilomètres autour du massif. Mais le succès grandissant de l'événement suscite aussi des critiques chez certains riverains, qui dénoncent ses effets sur la vie locale. Récit d'Alice Brogat et Carys Garland.
Texte intégral (524 mots)
L'Ultra-Trail du Mont-Blanc a débuté à Chamonix, avec son épreuve reine de 174 kilomètres autour du massif. Mais le succès grandissant de l'événement suscite aussi des critiques chez certains riverains, qui dénoncent ses effets sur la vie locale. Récit d'Alice Brogat et Carys Garland.

25.08.2026 à 11:48

FRANCE24
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En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola s'étend désormais à six provinces. Les autorités redoutent une propagation du virus par le fleuve Congo, emprunté chaque jour par des milliers de passagers. Reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.
Texte intégral (524 mots)
En République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola s'étend désormais à six provinces. Les autorités redoutent une propagation du virus par le fleuve Congo, emprunté chaque jour par des milliers de passagers. Reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

25.08.2026 à 11:45

FRANCE24
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Sa main droite tient fermement le yabara, grande calebasse contenant des graines séchées qui, frappée contre sa paume gauche, s'entrechoquent et libèrent un cliquetis sec. Le son rythme le "n'goussoumbala", grand balafon doté de calebasses particulièrement résonnantes propre au Bélédougou, région historique et culturelle du centre-ouest du Mali connue pour la richesse de ses sociétés rurales et de ses musiques anciennes. La chanteuse tourne sur elle-même, rapide comme une toupie. Ses genoux fléchissent, son corps s'abaisse avant de se redresser, la tête part en arrière, puis revient. Encore et encore. Peu avant, l'artiste avait mis ses bras dans son dos, en signe de respect aux "génies protecteurs" et aux griots, les dépositaires de la parole, pour prévenir tout malheur, avant d'entonner de sa voix puissante des traditions vocales bambara, rendant nostalgique des places de village au clair de la lune. Véritable mémoire vivante du patrimoine malien, Mariam Bagayoko, surnommée le "rossignol du Bélédougou", a porté à l'international des cultures locales de ce pays longtemps restées en marge des grandes scènes. Fin 2025, elle a été distinguée à Londres par les Aga Khan Music Awards pour l'ensemble de sa carrière, figurant parmi les onze lauréats finaux choisis sur plus de 400 candidats originaires d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Europe. Le jury, composé notamment de la diva malienne Oumou Sangaré ou du célèbre maître catalan de la musique ancienne Jordi Savall, l'a récompensée pour son "dévouement passionné et indéfectible à élever et transmettre le patrimoine musical du Mali, en particulier auprès des femmes et des jeunes filles, au travers de chants et de danses qui dynamisent, enchantent et ouvrent les coeurs à travers le monde". "Chanter avant de savoir parler" Née à Kolokani (127 km au nord de Bamako), dans le Bélédougou, où le chant et la danse rythment chaque étape de la vie sociale, Mme Bagayoko a appris à "chanter avant de savoir parler". Toute petite, elle traînait auprès des femmes du village qui se réunissaient pour piler les noix de karité destinées à la fabrication du beurre, moments de travail rythmés par des chants. "Je rejoignais ces femmes pour chanter avec elles, ma petite calebasse à la main. Au début, personne ne faisait attention à moi. Puis, peu à peu, ma présence est devenue indispensable", raconte-t-elle à l'AFP. De simples mélodies qui allaient, des décennies plus tard, propulser Mariam Bagayoko au rang d'icône du patrimoine musical traditionnel du Mali. Mais son père, instrumentiste et chansonnier dans les troupes Koteba, forme de théâtre traditionnel satirique et moraliste, s'oppose à sa carrière musicale dans un milieu bambara réputé pour ses croyances mystiques et ses sociétés secrètes. "Il avait peur qu'en ayant vite du succès, je ne vive pas longtemps, que l'on ne m'empoisonne par jalousie...", explique l'artiste. "La relève est assurée" Sa musique, inspirée des chants traditionnels de son terroir, célèbre les valeurs du travail, dénonce des faits de société et donne des conseils selon l'actualité. "C'est le privilège de l'artiste de pouvoir dénoncer. A travers le chant, on donne des leçons sans forcément heurter les gens, même s'ils se reconnaissent dans ce que l'on dit!", lance-t-elle. L'une de ses interprétations les plus célèbres est "Ciwara", qui exalte le travail bien fait et la bravoure des cultivateurs. Elle est aussi connue pour sa manière singulière de danser sur les lames du n'goussoumbala, qui devient une scène à part entière... Sa renommée repose aussi sur son rôle dans la préservation des traditions musicales et chorégraphiques du patrimoine bambara. "J'ai formé beaucoup de jeunes qui volent de leurs propres ailes et qui me sont toujours reconnaissants. L'idée, c'est vraiment que tout cela ne disparaisse pas...", dit-elle. Elle craint de voir cette musique traditionnelle perdre sa "valeur intrinsèque" et les rythmes qui "tombent dans l'oubli" sous l'effet des nouvelles technologies. "Aujourd'hui, le n'goussoumbala et le yabara sont toujours présents dans nos musiques. Mais on n'y retrouve plus les rythmes du terroir. La nouvelle génération les a modernisés et adaptés aux rythmes d'autres pays", regrette-t-elle. Avec son projet culturel "Tiébilentiè", l'artiste a contribué à faire vivre une danse acrobatique avec des masques - autrefois réservée aux cérémonies rituelles - dans les mariages et les fêtes populaires au Mali comme à l'étranger, "jusqu'aux Etats-Unis". Officier de l'Ordre national du Mali, elle dit avoir le sentiment d'avoir transmis son héritage à ses enfants et aux jeunes. Lors du concert au Palais de la culture le 14 août, "ma fille a chanté et dansé devant le public comme moi", confie avec joie Mme Bagayoko. "Elle est montée sur le balafon aussi, c'était mémorable. La relève est assurée!".
Texte intégral (841 mots)
Sa main droite tient fermement le yabara, grande calebasse contenant des graines séchées qui, frappée contre sa paume gauche, s'entrechoquent et libèrent un cliquetis sec. Le son rythme le "n'goussoumbala", grand balafon doté de calebasses particulièrement résonnantes propre au Bélédougou, région historique et culturelle du centre-ouest du Mali connue pour la richesse de ses sociétés rurales et de ses musiques anciennes. La chanteuse tourne sur elle-même, rapide comme une toupie. Ses genoux fléchissent, son corps s'abaisse avant de se redresser, la tête part en arrière, puis revient. Encore et encore. Peu avant, l'artiste avait mis ses bras dans son dos, en signe de respect aux "génies protecteurs" et aux griots, les dépositaires de la parole, pour prévenir tout malheur, avant d'entonner de sa voix puissante des traditions vocales bambara, rendant nostalgique des places de village au clair de la lune. Véritable mémoire vivante du patrimoine malien, Mariam Bagayoko, surnommée le "rossignol du Bélédougou", a porté à l'international des cultures locales de ce pays longtemps restées en marge des grandes scènes. Fin 2025, elle a été distinguée à Londres par les Aga Khan Music Awards pour l'ensemble de sa carrière, figurant parmi les onze lauréats finaux choisis sur plus de 400 candidats originaires d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Europe. Le jury, composé notamment de la diva malienne Oumou Sangaré ou du célèbre maître catalan de la musique ancienne Jordi Savall, l'a récompensée pour son "dévouement passionné et indéfectible à élever et transmettre le patrimoine musical du Mali, en particulier auprès des femmes et des jeunes filles, au travers de chants et de danses qui dynamisent, enchantent et ouvrent les coeurs à travers le monde". "Chanter avant de savoir parler" Née à Kolokani (127 km au nord de Bamako), dans le Bélédougou, où le chant et la danse rythment chaque étape de la vie sociale, Mme Bagayoko a appris à "chanter avant de savoir parler". Toute petite, elle traînait auprès des femmes du village qui se réunissaient pour piler les noix de karité destinées à la fabrication du beurre, moments de travail rythmés par des chants. "Je rejoignais ces femmes pour chanter avec elles, ma petite calebasse à la main. Au début, personne ne faisait attention à moi. Puis, peu à peu, ma présence est devenue indispensable", raconte-t-elle à l'AFP. De simples mélodies qui allaient, des décennies plus tard, propulser Mariam Bagayoko au rang d'icône du patrimoine musical traditionnel du Mali. Mais son père, instrumentiste et chansonnier dans les troupes Koteba, forme de théâtre traditionnel satirique et moraliste, s'oppose à sa carrière musicale dans un milieu bambara réputé pour ses croyances mystiques et ses sociétés secrètes. "Il avait peur qu'en ayant vite du succès, je ne vive pas longtemps, que l'on ne m'empoisonne par jalousie...", explique l'artiste. "La relève est assurée" Sa musique, inspirée des chants traditionnels de son terroir, célèbre les valeurs du travail, dénonce des faits de société et donne des conseils selon l'actualité. "C'est le privilège de l'artiste de pouvoir dénoncer. A travers le chant, on donne des leçons sans forcément heurter les gens, même s'ils se reconnaissent dans ce que l'on dit!", lance-t-elle. L'une de ses interprétations les plus célèbres est "Ciwara", qui exalte le travail bien fait et la bravoure des cultivateurs. Elle est aussi connue pour sa manière singulière de danser sur les lames du n'goussoumbala, qui devient une scène à part entière... Sa renommée repose aussi sur son rôle dans la préservation des traditions musicales et chorégraphiques du patrimoine bambara. "J'ai formé beaucoup de jeunes qui volent de leurs propres ailes et qui me sont toujours reconnaissants. L'idée, c'est vraiment que tout cela ne disparaisse pas...", dit-elle. Elle craint de voir cette musique traditionnelle perdre sa "valeur intrinsèque" et les rythmes qui "tombent dans l'oubli" sous l'effet des nouvelles technologies. "Aujourd'hui, le n'goussoumbala et le yabara sont toujours présents dans nos musiques. Mais on n'y retrouve plus les rythmes du terroir. La nouvelle génération les a modernisés et adaptés aux rythmes d'autres pays", regrette-t-elle. Avec son projet culturel "Tiébilentiè", l'artiste a contribué à faire vivre une danse acrobatique avec des masques - autrefois réservée aux cérémonies rituelles - dans les mariages et les fêtes populaires au Mali comme à l'étranger, "jusqu'aux Etats-Unis". Officier de l'Ordre national du Mali, elle dit avoir le sentiment d'avoir transmis son héritage à ses enfants et aux jeunes. Lors du concert au Palais de la culture le 14 août, "ma fille a chanté et dansé devant le public comme moi", confie avec joie Mme Bagayoko. "Elle est montée sur le balafon aussi, c'était mémorable. La relève est assurée!".

25.08.2026 à 11:45

FRANCE24
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Une violente tornade a frappé lundi après-midi le village de Pomas, près de Carcassonne, dans l’Aude. Le phénomène a fait 41 blessés, dont 15 personnes hospitalisées, et endommagé près de 300 habitations.
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Une violente tornade a frappé lundi après-midi le village de Pomas, près de Carcassonne, dans l’Aude. Le phénomène a fait 41 blessés, dont 15 personnes hospitalisées, et endommagé près de 300 habitations.

25.08.2026 à 11:43

FRANCE24
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Ces compétitions ont débuté par des commentaires sur les réseaux sociaux, puis se sont transformées en rassemblements physiques, plutôt rares à l'ère du numérique. Convoquées via les réseaux sociaux, elles ont essaimé en Argentine, au Brésil, au Pérou ou en Bolivie. Dans une ville du Honduras, le maire les a interdites. "Farming" fait référence aux tactiques pour amasser des ressources et des points dans les jeux vidéo. "Aura" fait allusion au "style" ou à l'"attitude" : des commentaires comme "+10 000 aura", "+100 aura" ou "100% aura" sont courants sur TikTok ou Instagram. Et c'est ainsi que les scores sont attribués: c'est une bataille d'attitude. "Celui qui a le plus d'allure, qui se la joue le mieux, qui fait le plus rire, qui a le plus confiance en lui, c'est lui qui gagne", explique Aldhir González, 22 ans, organisateur d'un des premiers duels devant l'imposant Palais des Beaux-Arts de Mexico. La plupart des participants sont âgés de 14 à 20 ans. "Siuuuu" contre "six-sept" Il est essentiel de faire référence, par les gestes, à un maximum de mèmes et de vidéos humoristiques circulant sur internet. Carlos Quintana atteint la finale. Pendant le duel, le jeune homme de 14 ans imite le "Siuuuu" du footballeur Cristiano Ronaldo lorsqu'il marque un but. Puis il fait un "mewing", posture visant à exprimer la supériorité: mâchoire carrée, regard fixe. Son adversaire réplique. Il agite les mains simultanément en référence au "six-sept", une expression popularisée sur TikTok. Les jeunes l'utilisent pour dire "plus ou moins", d'autres pour plaisanter ou s'amuser. Joan Deivid participe maintenant à la compétition. Déguisé en grenouille, il frappe son adversaire avec un sabot en caoutchouc géant qu'il porte à la main. "C'est ça, l'aura", déclare le jeune homme de 19 ans avec un sourire. Des jeunes se rassemblent autour des participants, filmant la scène avec leurs téléphones portables. Une musique de jeu vidéo résonne dans un haut-parleur. "Communication bien réelle" En Argentine, les compétitions de "farming" ont donné naissance à de nombreux mèmes qui ont même atteint les clubs de football : Boca Juniors a publié sur X une photo du milieu de terrain Santiago Ascacíbar célébrant un but et a plaisanté sur la difficulté de rivaliser avec lui en termes d'aura. "L'aura, c'est un mode de vie" que "presque personne ne comprend", affirme l'organisateur du tournoi de samedi à Buenos Aires, qui se présente comme "Gonzalo, un vrai clochard". Ces batailles gagnent en popularité, dans un contexte de débat au Mexique sur la réglementation des réseaux sociaux et l'usage des téléphones portables à l'école. Elles sont la cible de moqueries et de critiques, notamment auprès d'un public plus âgé. "Si ça ne tenait qu'à moi, il y aurait un service militaire obligatoire", a lancé un maire du Honduras qui les a interdites. La psychologue vénézuélienne María Eugenia Tovar, quant à elle, souligne "l'importance de la communication via les réseaux sociaux et les mèmes". "Toute cette communication numérique est bien réelle pour les adolescents et a un véritable impact sur eux, au point de pouvoir mener à des rencontres physiques", explique-t-elle à l'AFP. "Me changer les idées" Dernier duel devant le Palais des Beaux-Arts à Mexico: la finale. Le public et un jury désignent les vainqueurs en fonction de celui qui a "amassé le plus d'aura". Le vainqueur remporte 3.000 pesos, soit environ 177 dollars. En Argentine, le prix est... "une aura infinie". Kaled Rosales sort victorieux. Il explique avoir étudié les mouvements de contre-attaque. Un juge lui a attribué de l'"aura" dès qu'il a vu son short et ses sabots rouges à l'effigie de Flash McQueen, la voiture du film "Cars" de Disney. "Je compte faire d'autres batailles" et les partager sur les réseaux, confie Kaled Rosales à l'AFP. "Plus que pour un prix, je le fais pour m'amuser et me changer les idées".
Texte intégral (676 mots)
Ces compétitions ont débuté par des commentaires sur les réseaux sociaux, puis se sont transformées en rassemblements physiques, plutôt rares à l'ère du numérique. Convoquées via les réseaux sociaux, elles ont essaimé en Argentine, au Brésil, au Pérou ou en Bolivie. Dans une ville du Honduras, le maire les a interdites. "Farming" fait référence aux tactiques pour amasser des ressources et des points dans les jeux vidéo. "Aura" fait allusion au "style" ou à l'"attitude" : des commentaires comme "+10 000 aura", "+100 aura" ou "100% aura" sont courants sur TikTok ou Instagram. Et c'est ainsi que les scores sont attribués: c'est une bataille d'attitude. "Celui qui a le plus d'allure, qui se la joue le mieux, qui fait le plus rire, qui a le plus confiance en lui, c'est lui qui gagne", explique Aldhir González, 22 ans, organisateur d'un des premiers duels devant l'imposant Palais des Beaux-Arts de Mexico. La plupart des participants sont âgés de 14 à 20 ans. "Siuuuu" contre "six-sept" Il est essentiel de faire référence, par les gestes, à un maximum de mèmes et de vidéos humoristiques circulant sur internet. Carlos Quintana atteint la finale. Pendant le duel, le jeune homme de 14 ans imite le "Siuuuu" du footballeur Cristiano Ronaldo lorsqu'il marque un but. Puis il fait un "mewing", posture visant à exprimer la supériorité: mâchoire carrée, regard fixe. Son adversaire réplique. Il agite les mains simultanément en référence au "six-sept", une expression popularisée sur TikTok. Les jeunes l'utilisent pour dire "plus ou moins", d'autres pour plaisanter ou s'amuser. Joan Deivid participe maintenant à la compétition. Déguisé en grenouille, il frappe son adversaire avec un sabot en caoutchouc géant qu'il porte à la main. "C'est ça, l'aura", déclare le jeune homme de 19 ans avec un sourire. Des jeunes se rassemblent autour des participants, filmant la scène avec leurs téléphones portables. Une musique de jeu vidéo résonne dans un haut-parleur. "Communication bien réelle" En Argentine, les compétitions de "farming" ont donné naissance à de nombreux mèmes qui ont même atteint les clubs de football : Boca Juniors a publié sur X une photo du milieu de terrain Santiago Ascacíbar célébrant un but et a plaisanté sur la difficulté de rivaliser avec lui en termes d'aura. "L'aura, c'est un mode de vie" que "presque personne ne comprend", affirme l'organisateur du tournoi de samedi à Buenos Aires, qui se présente comme "Gonzalo, un vrai clochard". Ces batailles gagnent en popularité, dans un contexte de débat au Mexique sur la réglementation des réseaux sociaux et l'usage des téléphones portables à l'école. Elles sont la cible de moqueries et de critiques, notamment auprès d'un public plus âgé. "Si ça ne tenait qu'à moi, il y aurait un service militaire obligatoire", a lancé un maire du Honduras qui les a interdites. La psychologue vénézuélienne María Eugenia Tovar, quant à elle, souligne "l'importance de la communication via les réseaux sociaux et les mèmes". "Toute cette communication numérique est bien réelle pour les adolescents et a un véritable impact sur eux, au point de pouvoir mener à des rencontres physiques", explique-t-elle à l'AFP. "Me changer les idées" Dernier duel devant le Palais des Beaux-Arts à Mexico: la finale. Le public et un jury désignent les vainqueurs en fonction de celui qui a "amassé le plus d'aura". Le vainqueur remporte 3.000 pesos, soit environ 177 dollars. En Argentine, le prix est... "une aura infinie". Kaled Rosales sort victorieux. Il explique avoir étudié les mouvements de contre-attaque. Un juge lui a attribué de l'"aura" dès qu'il a vu son short et ses sabots rouges à l'effigie de Flash McQueen, la voiture du film "Cars" de Disney. "Je compte faire d'autres batailles" et les partager sur les réseaux, confie Kaled Rosales à l'AFP. "Plus que pour un prix, je le fais pour m'amuser et me changer les idées".

25.08.2026 à 11:42

FRANCE24
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Environ quarante personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi à Kenscoff, près de la capitale haïtienne, lors d'une attaque menée par des membres de gangs armés. Cette nouvelle tuerie illustre la persistance des violences qui frappent Haïti.
Texte intégral (676 mots)
Environ quarante personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi à Kenscoff, près de la capitale haïtienne, lors d'une attaque menée par des membres de gangs armés. Cette nouvelle tuerie illustre la persistance des violences qui frappent Haïti.

25.08.2026 à 11:40

FRANCE24
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Les États-Unis ont officiellement retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, où elle figurait depuis 1979. Cette décision marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Washington et le gouvernement syrien d’Ahmed al-Charaa, après la fin de la période d’examen imposée au Congrès américain. Récit d'Alice Brogat.
Texte intégral (676 mots)
Les États-Unis ont officiellement retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, où elle figurait depuis 1979. Cette décision marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Washington et le gouvernement syrien d’Ahmed al-Charaa, après la fin de la période d’examen imposée au Congrès américain. Récit d'Alice Brogat.

25.08.2026 à 11:39

FRANCE24
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À l’occasion de la visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane, la France et l’Arabie saoudite ont signé un accord de principe pour 6 milliards d’euros d’investissements dans un vaste complexe de loisirs près de Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris. Le projet, porté par le groupe saoudien Qiddiya, prévoit la création de trois parcs à thème sur le site de l’ancien parc Mirapolis. Explications d'Alexandra Quarini.
Texte intégral (676 mots)
À l’occasion de la visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane, la France et l’Arabie saoudite ont signé un accord de principe pour 6 milliards d’euros d’investissements dans un vaste complexe de loisirs près de Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris. Le projet, porté par le groupe saoudien Qiddiya, prévoit la création de trois parcs à thème sur le site de l’ancien parc Mirapolis. Explications d'Alexandra Quarini.

25.08.2026 à 11:37

FRANCE24
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Dans les rues poussiéreuses, l’employée municipale de 21 ans laisse traîner un parfum de fleur blanche. Téléphone rose en main, elle traque les traces de normalité pour les réseaux sociaux de la mairie. L’occupation russe de la ville en mars 2022, au début de l’invasion de l'Ukraine, puis sa libération six mois plus tard, ont laissé de profonds stigmates. Les parterres de fleurs jurent avec les immeubles éventrés, alors, sur ses photos, Violetta cherche "des angles, pour que ça ne se voie pas trop". Mais la jeune femme est tendue. Les filets anti-drones ne cessent de s'étendre ces derniers mois au-dessus des routes, signe que la guerre se rapproche inexorablement d'Izioum. - Nouveaux amis – Avant mars, sa vie était pourtant "paisible". Comme une majorité des 45.000 habitants d'Izioum avant l'invasion, sa famille est revenue dès l'automne 2022, les troupes russes ayant été repoussées à une soixantaine de kilomètres. Il fallait alors "reconstruire" la ville meurtrie, assure Violetta. "Si tu restes assis à attendre que quelqu’un d’autre le fasse, alors personne ne le fera". Aujourd'hui, le front est à trente kilomètres, et la jeune femme voit ses camarades partir de nouveau. Alors elle s'adapte. Pour croiser du monde, direction la salle de sport cachée dans le sous-sol d'un supermarché - ses mastodontes barbus et son épaisse odeur de sueur. En soulevant la fonte, Violetta discute avec les militaires et leurs épouses, souvent bien plus âgées qu'elle. Parfois, ils jouent au beach-volley près de la rivière, "le plus bel endroit de la ville", malgré l'écho des explosions. Après le sport, elle rejoint son bureau - lézardes aux murs, aluminium sur les vitres contre les bris de verre en cas d'explosion. Une jeune collègue aux cheveux bleus sort un petit miroir, et trace une ligne de gloss sur ses lèvres, puis lève les yeux vers la fenêtre: au-dehors, des filets antidrones. Résister Dans un autre centre administratif, quelques notes de violon se mêlent aux sirènes. Deux pupitres, un drapeau ukrainien et un immense dessin représentant un château rose: Tamara Géorgiina, 58 ans, prépare une salle pour un mariage. "Ce n'est que de la résistance. Rien que de la résistance", insiste l'employée de mairie, qui a vécu l'occupation russe à Izioum. "Nous travaillons, vivons, montrons que nous ne nous rendons pas, que nous la reconstruisons et que ce sera toujours ainsi", dit-elle fermement. Derrière, le futur époux - un soldat - enchaîne les appels au sujet d'un missile en approche. "C’est pas pour nous", lâche-t-il finalement. La cérémonie commence. Elle sera courte. De nombreux bâtiments d’Izioum sont désormais "marqués", selon la formule des habitants lorsqu'un édifice est connu comme potentielle cible de l'armée russe. Un sceau qui touche aussi les lieux où se retrouvaient les jeunes. Alors certains tuent le temps dans les ruines du palais de la culture, vapotant parmi les odeurs d'urine. Violetta, qui voudrait les voir ailleurs, milite auprès de l'administration pour la reconstruction d'un skatepark car, sans les jeunes, "la ville est finie". "Je veux que notre commune se développe. Je ne veux pas qu’elle reste, comment dire... grise". Aller simple Nouvelle journée pour Violetta, qui prend cette fois des photos d'enfants autour d'un tableau. Le thème du jour: "Évaluez votre résilience émotionnelle". C'est l'une des initiatives mises en place pour maintenir un semblant de normalité pour les quelque 2.000 enfants encore présents. Les activités se tiennent dans le sous-sol de l'école. La classe que fréquentait, élève, Violetta, se situe juste au-dessus. Elle n'y a pas remis les pieds depuis le 24 février 2022, jour du début de l'invasion. "On ne va pas à l'école", avait écrit sobrement son prof. Sa robe de bal de promo devait arriver le lendemain. L'écho de ses pas résonne entre les chaises recouvertes de poussière. Elle s'assoit à son ancien pupitre. "Les sentiments ne sont pas très bons", glisse-t-elle. Le lieu à servi de base aux troupes russes durant l’occupation. Elle montre une photo d'elle de 2021, en robe noire à volants de dentelle blanche. Elle avait tout d'une petite fille. Aujourd'hui, elle dit le sentiment "effrayant et incompréhensible" d'avoir vieilli trop vite. Violetta a entamé des études de droit, par correspondance, à cause du danger. "Je pense que tout ça est temporaire, il faut juste attendre", assure-t-elle. Pourtant, ses crises d'angoisse se multiplient. L’idée de fuir fait son chemin et, avec ses parents, Violetta réfléchit déjà à l'endroit où se réfugier, loin de sa précieuse Izioum. "Mais je ne veux pas". "Je sais que ce sera un aller simple".
Texte intégral (808 mots)
Dans les rues poussiéreuses, l’employée municipale de 21 ans laisse traîner un parfum de fleur blanche. Téléphone rose en main, elle traque les traces de normalité pour les réseaux sociaux de la mairie. L’occupation russe de la ville en mars 2022, au début de l’invasion de l'Ukraine, puis sa libération six mois plus tard, ont laissé de profonds stigmates. Les parterres de fleurs jurent avec les immeubles éventrés, alors, sur ses photos, Violetta cherche "des angles, pour que ça ne se voie pas trop". Mais la jeune femme est tendue. Les filets anti-drones ne cessent de s'étendre ces derniers mois au-dessus des routes, signe que la guerre se rapproche inexorablement d'Izioum. - Nouveaux amis – Avant mars, sa vie était pourtant "paisible". Comme une majorité des 45.000 habitants d'Izioum avant l'invasion, sa famille est revenue dès l'automne 2022, les troupes russes ayant été repoussées à une soixantaine de kilomètres. Il fallait alors "reconstruire" la ville meurtrie, assure Violetta. "Si tu restes assis à attendre que quelqu’un d’autre le fasse, alors personne ne le fera". Aujourd'hui, le front est à trente kilomètres, et la jeune femme voit ses camarades partir de nouveau. Alors elle s'adapte. Pour croiser du monde, direction la salle de sport cachée dans le sous-sol d'un supermarché - ses mastodontes barbus et son épaisse odeur de sueur. En soulevant la fonte, Violetta discute avec les militaires et leurs épouses, souvent bien plus âgées qu'elle. Parfois, ils jouent au beach-volley près de la rivière, "le plus bel endroit de la ville", malgré l'écho des explosions. Après le sport, elle rejoint son bureau - lézardes aux murs, aluminium sur les vitres contre les bris de verre en cas d'explosion. Une jeune collègue aux cheveux bleus sort un petit miroir, et trace une ligne de gloss sur ses lèvres, puis lève les yeux vers la fenêtre: au-dehors, des filets antidrones. Résister Dans un autre centre administratif, quelques notes de violon se mêlent aux sirènes. Deux pupitres, un drapeau ukrainien et un immense dessin représentant un château rose: Tamara Géorgiina, 58 ans, prépare une salle pour un mariage. "Ce n'est que de la résistance. Rien que de la résistance", insiste l'employée de mairie, qui a vécu l'occupation russe à Izioum. "Nous travaillons, vivons, montrons que nous ne nous rendons pas, que nous la reconstruisons et que ce sera toujours ainsi", dit-elle fermement. Derrière, le futur époux - un soldat - enchaîne les appels au sujet d'un missile en approche. "C’est pas pour nous", lâche-t-il finalement. La cérémonie commence. Elle sera courte. De nombreux bâtiments d’Izioum sont désormais "marqués", selon la formule des habitants lorsqu'un édifice est connu comme potentielle cible de l'armée russe. Un sceau qui touche aussi les lieux où se retrouvaient les jeunes. Alors certains tuent le temps dans les ruines du palais de la culture, vapotant parmi les odeurs d'urine. Violetta, qui voudrait les voir ailleurs, milite auprès de l'administration pour la reconstruction d'un skatepark car, sans les jeunes, "la ville est finie". "Je veux que notre commune se développe. Je ne veux pas qu’elle reste, comment dire... grise". Aller simple Nouvelle journée pour Violetta, qui prend cette fois des photos d'enfants autour d'un tableau. Le thème du jour: "Évaluez votre résilience émotionnelle". C'est l'une des initiatives mises en place pour maintenir un semblant de normalité pour les quelque 2.000 enfants encore présents. Les activités se tiennent dans le sous-sol de l'école. La classe que fréquentait, élève, Violetta, se situe juste au-dessus. Elle n'y a pas remis les pieds depuis le 24 février 2022, jour du début de l'invasion. "On ne va pas à l'école", avait écrit sobrement son prof. Sa robe de bal de promo devait arriver le lendemain. L'écho de ses pas résonne entre les chaises recouvertes de poussière. Elle s'assoit à son ancien pupitre. "Les sentiments ne sont pas très bons", glisse-t-elle. Le lieu à servi de base aux troupes russes durant l’occupation. Elle montre une photo d'elle de 2021, en robe noire à volants de dentelle blanche. Elle avait tout d'une petite fille. Aujourd'hui, elle dit le sentiment "effrayant et incompréhensible" d'avoir vieilli trop vite. Violetta a entamé des études de droit, par correspondance, à cause du danger. "Je pense que tout ça est temporaire, il faut juste attendre", assure-t-elle. Pourtant, ses crises d'angoisse se multiplient. L’idée de fuir fait son chemin et, avec ses parents, Violetta réfléchit déjà à l'endroit où se réfugier, loin de sa précieuse Izioum. "Mais je ne veux pas". "Je sais que ce sera un aller simple".
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