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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

11.02.2026 à 13:48

B. Netanyahu rend visite à Donald Trump et fait monter la pression sur l'Iran

FRANCE24
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Donald Trump va recevoir Benjamin Netanyahu mercredi à la Maison blanche, où le Premier ministre israélien entend faire pression pour que les discussions entre les États-Unis et l'Iran ne portent pas que sur le nucléaire, comme le souhaite Téhéran, mais également ​sur son programme ‌de missiles et d'autres questions de sécurité. Précisions et analyse de Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24.
Donald Trump va recevoir Benjamin Netanyahu mercredi à la Maison blanche, où le Premier ministre israélien entend faire pression pour que les discussions entre les États-Unis et l'Iran ne portent pas que sur le nucléaire, comme le souhaite Téhéran, mais également ​sur son programme ‌de missiles et d'autres questions de sécurité. Précisions et analyse de Gauthier Rybinski, chroniqueur international France 24.

11.02.2026 à 13:43

Affaire Epstein: le gouvernement "encourage les femmes qui auraient été victimes à se tourner vers la justice"

FRANCE24
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"Bien sûr, toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire", a-t-elle affirmé à l'issue du Conseil des ministres, jugeant que c'était à la justice de "faire son travail". La publication, fin janvier, de millions de nouveaux documents liés à l'homme d'affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a suscité une onde de choc à travers le monde, avec de très nombreuses personnalités apparaissant dans ces documents. Le nom d'un diplomate français, Fabrice Aidan, y est cité à plusieurs reprises. Selon les documents consultés par l'AFP, il a échangé des dizaines de courriels pendant plusieurs années avec Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. D'après Mediapart et Radio France qui ont révélé l'affaire, Fabrice Aidan a fait bénéficier Jeffrey Epstein "d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international". Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est dit mercredi "effaré" et "indigné". Fabrice Aidan est actuellement "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles", avait indiqué le ministre mardi soir sur X. Il exerçait au sein de l'énergéticien Engie, dont il a été suspendu en raison des révélations dans les médias, a indiqué le groupe à l'AFP. La mention d'un nom dans les correspondances du criminel sexuel ne présuppose aucun acte répréhensible.
Lire plus (231 mots)
"Bien sûr, toute la lumière doit être faite sur cette affaire effroyable et tentaculaire", a-t-elle affirmé à l'issue du Conseil des ministres, jugeant que c'était à la justice de "faire son travail". La publication, fin janvier, de millions de nouveaux documents liés à l'homme d'affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a suscité une onde de choc à travers le monde, avec de très nombreuses personnalités apparaissant dans ces documents. Le nom d'un diplomate français, Fabrice Aidan, y est cité à plusieurs reprises. Selon les documents consultés par l'AFP, il a échangé des dizaines de courriels pendant plusieurs années avec Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019. D'après Mediapart et Radio France qui ont révélé l'affaire, Fabrice Aidan a fait bénéficier Jeffrey Epstein "d'informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l'international". Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est dit mercredi "effaré" et "indigné". Fabrice Aidan est actuellement "secrétaire des Affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles", avait indiqué le ministre mardi soir sur X. Il exerçait au sein de l'énergéticien Engie, dont il a été suspendu en raison des révélations dans les médias, a indiqué le groupe à l'AFP. La mention d'un nom dans les correspondances du criminel sexuel ne présuppose aucun acte répréhensible.

11.02.2026 à 13:38

Mort d'un étudiant au Sénégal : Dakar reconnaît des "actes de violence" des forces de sécurité

FRANCE24
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Au lendemain de la mort d'un étudiant en médecine lors de heurts violents avec la police à Dakar, le ministre sénégalais de l'Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a évoqué une "tragédie" et a annoncé l'ouverture d'une enquête.
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Au lendemain de la mort d'un étudiant en médecine lors de heurts violents avec la police à Dakar, le ministre sénégalais de l'Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a évoqué une "tragédie" et a annoncé l'ouverture d'une enquête.

11.02.2026 à 13:21

Un tribunal néerlandais ouvre une enquête sur l'entreprise chinoise de semi-conducteurs Nexperia

FRANCE24
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"La cour estime qu’il existe des raisons valables de douter de la solidité de la politique et de la conduite des affaires chez Nexperia et ordonne une enquête", a déclaré la Chambre des sociétés d’Amsterdam dans un communiqué. L'entreprise, dont la maison mère est le chinois Wingtech, est au cœur d'une lutte mondiale pour le contrôle des technologies critiques dans le domaine des semi-conducteurs. L'enquête devrait durer plusieurs mois. En octobre, la Chambre des sociétés a suspendu le directeur général chinois de l'entreprise, Zhang Xuezheng, aussi appelé M. Wing, mettant en avant des inquiétudes quant à sa gestion. Dans une décision d'urgence, le tribunal a également transféré toutes les actions, à l'exception d'une seule, à un administrateur judiciaire indépendant. Ces mesures restent en vigueur avec l'ouverture de l’enquête, a indiqué le tribunal. "Le directeur demeure suspendu. La nomination d’un directeur intérimaire chez Nexperia et le transfert des actions de Nexperia restent en vigueur", a déclaré le tribunal dans un communiqué. La justice a estimé qu’il y avait "une conduite négligente impliquant un conflit d’intérêts", ajoutant que M. Wing avait modifié la stratégie de l’entreprise sans consulter les autres membres du conseil d’administration, refusé d’honorer des accords avec les autorités néerlandaises et restreint les pouvoirs des dirigeants européens de Nexperia. "Politique de la terre brûlée" Lors des audiences le mois dernier, les avocats de Nexperia ont accusé Wingtech de mener une "politique de la terre brûlée" dans sa tentative de prendre les rênes de l’entreprise. L’un des avocats de Nexperia, Jeroen van der Schrieck, a déclaré que Wingtech "faisait tout pour déstabiliser Nexperia, déjà sous pression". Les représentants de Wingtech ont rétorqué que l’intervention néerlandaise était "incompréhensible" et que la querelle avait "dégénéré inutilement". M. Wing n’a pas assisté aux audiences du mois dernier. Son avocat a indiqué que l’affaire avait affecté sa santé. En plus de la décision de justice, l'État néerlandais s'est immiscé dans le conflit, utilisant pour la première fois une loi datant de la guerre froide pour prendre le contrôle de l'entreprise. Cette décision avait provoqué la fureur à Pékin, qui avait aussitôt ordonné le blocage des exportations de produits Nexperia depuis la Chine. Les semi-conducteurs sont fabriqués en Europe, puis envoyés en Chine pour la finition, avant d'être réexportées vers les clients en Europe et sur d'autres marchés. Des constructeurs automobiles européens, tels que Volkswagen, ont averti qu'une pénurie de ces semi-conducteurs pourrait entraîner des arrêts de production, car elles sont indispensables à l'électronique embarquée. Fin octobre, à la suite de négociations commerciales entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, Pékin a accepté de reprendre ses exportations. En réponse, le gouvernement néerlandais a annoncé la suspension de sa procédure d'expropriation d'urgence. Les États-Unis ont quant à eux inscrit Wingtech sur l’une de leurs "listes d’entités" en décembre dernier, Washington estimant qu’elle agissait contre ses intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère.
Texte intégral (567 mots)
"La cour estime qu’il existe des raisons valables de douter de la solidité de la politique et de la conduite des affaires chez Nexperia et ordonne une enquête", a déclaré la Chambre des sociétés d’Amsterdam dans un communiqué. L'entreprise, dont la maison mère est le chinois Wingtech, est au cœur d'une lutte mondiale pour le contrôle des technologies critiques dans le domaine des semi-conducteurs. L'enquête devrait durer plusieurs mois. En octobre, la Chambre des sociétés a suspendu le directeur général chinois de l'entreprise, Zhang Xuezheng, aussi appelé M. Wing, mettant en avant des inquiétudes quant à sa gestion. Dans une décision d'urgence, le tribunal a également transféré toutes les actions, à l'exception d'une seule, à un administrateur judiciaire indépendant. Ces mesures restent en vigueur avec l'ouverture de l’enquête, a indiqué le tribunal. "Le directeur demeure suspendu. La nomination d’un directeur intérimaire chez Nexperia et le transfert des actions de Nexperia restent en vigueur", a déclaré le tribunal dans un communiqué. La justice a estimé qu’il y avait "une conduite négligente impliquant un conflit d’intérêts", ajoutant que M. Wing avait modifié la stratégie de l’entreprise sans consulter les autres membres du conseil d’administration, refusé d’honorer des accords avec les autorités néerlandaises et restreint les pouvoirs des dirigeants européens de Nexperia. "Politique de la terre brûlée" Lors des audiences le mois dernier, les avocats de Nexperia ont accusé Wingtech de mener une "politique de la terre brûlée" dans sa tentative de prendre les rênes de l’entreprise. L’un des avocats de Nexperia, Jeroen van der Schrieck, a déclaré que Wingtech "faisait tout pour déstabiliser Nexperia, déjà sous pression". Les représentants de Wingtech ont rétorqué que l’intervention néerlandaise était "incompréhensible" et que la querelle avait "dégénéré inutilement". M. Wing n’a pas assisté aux audiences du mois dernier. Son avocat a indiqué que l’affaire avait affecté sa santé. En plus de la décision de justice, l'État néerlandais s'est immiscé dans le conflit, utilisant pour la première fois une loi datant de la guerre froide pour prendre le contrôle de l'entreprise. Cette décision avait provoqué la fureur à Pékin, qui avait aussitôt ordonné le blocage des exportations de produits Nexperia depuis la Chine. Les semi-conducteurs sont fabriqués en Europe, puis envoyés en Chine pour la finition, avant d'être réexportées vers les clients en Europe et sur d'autres marchés. Des constructeurs automobiles européens, tels que Volkswagen, ont averti qu'une pénurie de ces semi-conducteurs pourrait entraîner des arrêts de production, car elles sont indispensables à l'électronique embarquée. Fin octobre, à la suite de négociations commerciales entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, Pékin a accepté de reprendre ses exportations. En réponse, le gouvernement néerlandais a annoncé la suspension de sa procédure d'expropriation d'urgence. Les États-Unis ont quant à eux inscrit Wingtech sur l’une de leurs "listes d’entités" en décembre dernier, Washington estimant qu’elle agissait contre ses intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère.

11.02.2026 à 13:19

Municipales: à Bordeaux, le duel Cazenave-Hurmic suspendu à plusieurs inconnues

FRANCE24
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Triangulaire, quadrangulaire, voire quinquangulaire... D'après le seul sondage publié, réalisé par OpinionWay courant novembre, le second tour du scrutin ne devrait pas opposer que les deux têtes d'affiche. Pour le premier, cette étude donnait l'avantage à Pierre Hurmic - élu en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre - sur Thomas Cazenave, tout en créditant Nordine Raymond (LFI), Julie Rechagneux (RN) et Philippe Dessertine (sans étiquette) de scores qualificatifs. "Les jeux sont ouverts", estime Ludovic Renard, enseignant à Sciences Po Bordeaux, évoquant aussi les résultats des dernières élections dans la ville. Aux européennes, LFI et RN avaient devancé les écologistes et le politologue ne juge "pas aberrant de penser" que leurs candidats "seront en position de se maintenir" au soir du 15 mars, malgré la concurrence de Philippe Poutou (NPA) et Virginie Bonthoux Tournay (Reconquête!). Crédité de 12% des intentions de vote au premier tour par le sondage automnal, l'universitaire Philippe Dessertine pourrait compléter le casting du 22 mars. "Celui qui dérange" Ce docteur en gestion qui enseigne à Paris, habitué des plateaux télévisés, mène une liste "citoyenne" qui séduit, selon lui. "Je prends aux deux", Cazenave et Hurmic, affirme-t-il. Vague ou bulle électorale ? "Nous, on sent que ça vibre". Son "optimisme", slogan de campagne qui le fait claironner depuis des mois qu'il sera le prochain maire, fort d'une "vision" qu'il dit unique pour la ville et d'un programme "extraordinaire" - qui en recoupe d'autres, en matière de sécurité notamment -, détonne, voire déconcerte. "Je suis un Ovni par rapport au monde politique actuel, ce qui déstabilise mes concurrents", assume celui dont l'épouse était dans l'équipe de l'ancien maire Alain Juppé. "Je suis celui qui dérange tout le monde." Certains plus que d'autres: le camp Cazenave surveille Dessertine de près, sur les réseaux sociaux comme sur le terrain, où la greffe du candidat macroniste n'a pas pris sur toute la droite bordelaise malgré le ralliement des appareils. En face, Pierre Hurmic a tout intérêt à ménager cet adversaire-trublion, jugé "plus sérieux et plus sincère" que son rival de Renaissance - quand bien même les deux se rejoignent dans leur critique du sortant, accusé d'avoir rendu la ville plus sale et plus dangereuse, entre autres décrépitudes. Reste que "Dessertine, c'est à double détente", souligne Ludovic Renard: "Il peut enquiquiner Cazenave au premier tour mais sauf à être au coude-à-coude avec lui, on peut penser qu'il jouera le jeu d'un accord au second, même s'il affirme le contraire." "Vraie compétition" De quoi contraindre le maire sortant à une alliance pour l'emporter ? Pour l'heure, il a reconduit ses partenaires de 2020 (PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne), en ajoutant Place publique au détriment des Radicaux de gauche. LFI avait proposé de faire liste commune au premier tour, en vain. "Ma position est connue, constante, pour moi, ils se situent clairement dans l'opposition à la politique que nous avons menée", justifie Pierre Hurmic. Sans insulter l'avenir: "Je ne réponds à aucune question sur le second tour car je ne connais pas encore mes adversaires et je crois qu'ils seront nombreux, il y a une vraie compétition". Nordine Raymond, candidat du parti mélenchoniste, ambitionne de son côté "d'être devant" au soir du 15 mars, pour "retendre la main sur la base de notre programme". "Ils veulent gauchiser Hurmic mais on ne le gauchisera pas, il est trop droitier", balaie Philippe Poutou qui exclut, lui, toute fusion. Sa liste, alors soutenue par LFI, avait obtenu trois sièges il y a six ans. Cela n'avait pas empêché l'écologiste de battre le dauphin d'Alain Juppé... "par accident", sur fond de Covid et d'abstention, allèguent ses détracteurs, revanchards. Des observateurs de la politique bordelaise y ont plutôt vu la traduction, dans les urnes, des évolutions sociologiques d'une ville qui, hors municipales, ne votait déjà plus à droite depuis longtemps.
Texte intégral (677 mots)
Triangulaire, quadrangulaire, voire quinquangulaire... D'après le seul sondage publié, réalisé par OpinionWay courant novembre, le second tour du scrutin ne devrait pas opposer que les deux têtes d'affiche. Pour le premier, cette étude donnait l'avantage à Pierre Hurmic - élu en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre - sur Thomas Cazenave, tout en créditant Nordine Raymond (LFI), Julie Rechagneux (RN) et Philippe Dessertine (sans étiquette) de scores qualificatifs. "Les jeux sont ouverts", estime Ludovic Renard, enseignant à Sciences Po Bordeaux, évoquant aussi les résultats des dernières élections dans la ville. Aux européennes, LFI et RN avaient devancé les écologistes et le politologue ne juge "pas aberrant de penser" que leurs candidats "seront en position de se maintenir" au soir du 15 mars, malgré la concurrence de Philippe Poutou (NPA) et Virginie Bonthoux Tournay (Reconquête!). Crédité de 12% des intentions de vote au premier tour par le sondage automnal, l'universitaire Philippe Dessertine pourrait compléter le casting du 22 mars. "Celui qui dérange" Ce docteur en gestion qui enseigne à Paris, habitué des plateaux télévisés, mène une liste "citoyenne" qui séduit, selon lui. "Je prends aux deux", Cazenave et Hurmic, affirme-t-il. Vague ou bulle électorale ? "Nous, on sent que ça vibre". Son "optimisme", slogan de campagne qui le fait claironner depuis des mois qu'il sera le prochain maire, fort d'une "vision" qu'il dit unique pour la ville et d'un programme "extraordinaire" - qui en recoupe d'autres, en matière de sécurité notamment -, détonne, voire déconcerte. "Je suis un Ovni par rapport au monde politique actuel, ce qui déstabilise mes concurrents", assume celui dont l'épouse était dans l'équipe de l'ancien maire Alain Juppé. "Je suis celui qui dérange tout le monde." Certains plus que d'autres: le camp Cazenave surveille Dessertine de près, sur les réseaux sociaux comme sur le terrain, où la greffe du candidat macroniste n'a pas pris sur toute la droite bordelaise malgré le ralliement des appareils. En face, Pierre Hurmic a tout intérêt à ménager cet adversaire-trublion, jugé "plus sérieux et plus sincère" que son rival de Renaissance - quand bien même les deux se rejoignent dans leur critique du sortant, accusé d'avoir rendu la ville plus sale et plus dangereuse, entre autres décrépitudes. Reste que "Dessertine, c'est à double détente", souligne Ludovic Renard: "Il peut enquiquiner Cazenave au premier tour mais sauf à être au coude-à-coude avec lui, on peut penser qu'il jouera le jeu d'un accord au second, même s'il affirme le contraire." "Vraie compétition" De quoi contraindre le maire sortant à une alliance pour l'emporter ? Pour l'heure, il a reconduit ses partenaires de 2020 (PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne), en ajoutant Place publique au détriment des Radicaux de gauche. LFI avait proposé de faire liste commune au premier tour, en vain. "Ma position est connue, constante, pour moi, ils se situent clairement dans l'opposition à la politique que nous avons menée", justifie Pierre Hurmic. Sans insulter l'avenir: "Je ne réponds à aucune question sur le second tour car je ne connais pas encore mes adversaires et je crois qu'ils seront nombreux, il y a une vraie compétition". Nordine Raymond, candidat du parti mélenchoniste, ambitionne de son côté "d'être devant" au soir du 15 mars, pour "retendre la main sur la base de notre programme". "Ils veulent gauchiser Hurmic mais on ne le gauchisera pas, il est trop droitier", balaie Philippe Poutou qui exclut, lui, toute fusion. Sa liste, alors soutenue par LFI, avait obtenu trois sièges il y a six ans. Cela n'avait pas empêché l'écologiste de battre le dauphin d'Alain Juppé... "par accident", sur fond de Covid et d'abstention, allèguent ses détracteurs, revanchards. Des observateurs de la politique bordelaise y ont plutôt vu la traduction, dans les urnes, des évolutions sociologiques d'une ville qui, hors municipales, ne votait déjà plus à droite depuis longtemps.

11.02.2026 à 13:09

Daniel Siad, recruteur de mannequins aux liens étroits avec Epstein

FRANCE24
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Le nom de cet homme, visé par une plainte pour viol en France, figure dans plus d'un millier de pièces dans les dernières archives déclassifiées du dossier Epstein. Les échanges concernant des femmes se mêlent à des sollicitations apparentes d'argent. "Dans ce business je me sens comme un pêcheur. Parfois j'attrape vite, parfois il n'y a pas de poisson", écrit Daniel Siad à Jeffrey Epstein en 2014 à propos des femmes qu'il repère. Détenteur d'un passeport suédois selon les documents, Daniel Siad n'a pu être joint par l'AFP depuis lundi, quand il a été nommé par des médias dans le cadre de l'affaire tentaculaire Epstein. Interrogé par France 2, il affirme n'avoir pas été "dans la situation où (il pouvait) savoir que ce monsieur (était) dangereux" et assure que le criminel sexuel américain avait "utilisé (sa) confiance". "Je n'ai rien à me reprocher", a-t-il renchéri dans une vidéo sur le réseau social X, reprise par BFMTV, où il se présente comme originaire de Kabylie, "né Français et citoyen suédois" et se défend d'être un "rabatteur". L'âge des jeunes femmes fréquemment évoqué Une ex‑mannequin suédoise, Ebba Karlsson, a déposé mardi une plainte pour viol et traite d'êtres humains contre Daniel Siad. Dans cette plainte, elle a dit avoir été attirée par cet homme sous prétexte d'une opportunité de carrière, avant de se retrouver piégée dans le sud de la France en 1990, à l'âge de 20 ans, a appris l'AFP de source proche du dossier. Elle affirme l'avoir reconnu sur une photo. Sur BFMTV, elle dit avoir reçu des menaces de mort de la part de ce chasseur de têtes. Les premiers échanges de courriels figurant dans les documents du département américain de la Justice datent de 2009, soit un an après la condamnation de Jeffrey Epstein pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Ils se poursuivent jusqu'en 2019, peu avant l'arrestation et le suicide en prison du criminel américain. Dans les nombreux courriels échangés avec Epstein, Daniel Siad évoque des femmes et des adolescentes qu'il dit avoir repérées, souvent en Europe de l'Est ou en Scandinavie, et il lui envoie leurs photographies. L'âge des jeunes femmes est fréquemment évoqué. Le 2 juin 2009, Daniel Siad écrit: "Je viens d'en trouver une incroyable. Elle a 20 ans mais elle paraît plus jeune, elle vient de Lettonie". Sept photos sont en pièces jointes. Dans un autre message, en juillet 2014, il évoque "au moins cinq" recrues potentielles "de 16 et 17 ans" et une adolescente française de 15 ans. Habitué aux déplacements internationaux, l'homme semble avoir travaillé au début des années 2010 pour une fondation thaïlandaise dirigée par Mom Luang Rajadarasri Jayankura, qui se présente comme descendante de la famille royale. Il fait le lien entre cette structure et Jeffrey Epstein, sollicitant notamment l'aide du financier pour obtenir le statut d'organisme non lucratif aux États-Unis. Coordonnées bancaires Les documents consultés par l'AFP laissent entendre qu'Epstein a régulièrement effectué des versements d'argent à Daniel Siad, dont certains de plusieurs milliers d'euros. En 2018, Epstein transfère des coordonnées bancaires de Siad à son comptable Richard Kahn avec la mention "prêt de 25.000 dollars sur cinq ans". En juillet 2010, Daniel Siad propose à Epstein de rencontrer à Ibiza un autre recruteur nommé Tigran, qu'il dit intéressé par du business avec le criminel américain. Il écrit que Tigran "a les mannequins de très haut niveau les plus incroyables en attente". Les documents mettent aussi en évidence des liens entre Daniel Siad et Jean-Luc Brunel. Cet ancien dirigeant français d'agence de mannequins avait été accusé de violences sexuelles par Virginia Giuffre, l'une des victimes d'Epstein. Il a été retrouvé pendu en détention en 2022. Une correspondance publiée par la justice américaine fin janvier laisse penser que Brunel avait identifié Daniel Siad comme recruteur de filles et de femmes pour Epstein. Dans un message de 2016, Stan Pottinger, avocat de nombreuses victimes d'Epstein, écrit à la procureure adjointe au District Sud de New York pour lui transmettre des informations reçues de Jean‑Luc Brunel. "Hier j'ai parlé de Daniel Siad, que Jean-Luc Brunel décrit comme +scout+ ou recruteur de filles et/ou femmes pour J. Epstein", indique Pottinger. La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose, à elle seule, aucun acte répréhensible de sa part.
Texte intégral (755 mots)
Le nom de cet homme, visé par une plainte pour viol en France, figure dans plus d'un millier de pièces dans les dernières archives déclassifiées du dossier Epstein. Les échanges concernant des femmes se mêlent à des sollicitations apparentes d'argent. "Dans ce business je me sens comme un pêcheur. Parfois j'attrape vite, parfois il n'y a pas de poisson", écrit Daniel Siad à Jeffrey Epstein en 2014 à propos des femmes qu'il repère. Détenteur d'un passeport suédois selon les documents, Daniel Siad n'a pu être joint par l'AFP depuis lundi, quand il a été nommé par des médias dans le cadre de l'affaire tentaculaire Epstein. Interrogé par France 2, il affirme n'avoir pas été "dans la situation où (il pouvait) savoir que ce monsieur (était) dangereux" et assure que le criminel sexuel américain avait "utilisé (sa) confiance". "Je n'ai rien à me reprocher", a-t-il renchéri dans une vidéo sur le réseau social X, reprise par BFMTV, où il se présente comme originaire de Kabylie, "né Français et citoyen suédois" et se défend d'être un "rabatteur". L'âge des jeunes femmes fréquemment évoqué Une ex‑mannequin suédoise, Ebba Karlsson, a déposé mardi une plainte pour viol et traite d'êtres humains contre Daniel Siad. Dans cette plainte, elle a dit avoir été attirée par cet homme sous prétexte d'une opportunité de carrière, avant de se retrouver piégée dans le sud de la France en 1990, à l'âge de 20 ans, a appris l'AFP de source proche du dossier. Elle affirme l'avoir reconnu sur une photo. Sur BFMTV, elle dit avoir reçu des menaces de mort de la part de ce chasseur de têtes. Les premiers échanges de courriels figurant dans les documents du département américain de la Justice datent de 2009, soit un an après la condamnation de Jeffrey Epstein pour avoir eu recours à des prostituées mineures. Ils se poursuivent jusqu'en 2019, peu avant l'arrestation et le suicide en prison du criminel américain. Dans les nombreux courriels échangés avec Epstein, Daniel Siad évoque des femmes et des adolescentes qu'il dit avoir repérées, souvent en Europe de l'Est ou en Scandinavie, et il lui envoie leurs photographies. L'âge des jeunes femmes est fréquemment évoqué. Le 2 juin 2009, Daniel Siad écrit: "Je viens d'en trouver une incroyable. Elle a 20 ans mais elle paraît plus jeune, elle vient de Lettonie". Sept photos sont en pièces jointes. Dans un autre message, en juillet 2014, il évoque "au moins cinq" recrues potentielles "de 16 et 17 ans" et une adolescente française de 15 ans. Habitué aux déplacements internationaux, l'homme semble avoir travaillé au début des années 2010 pour une fondation thaïlandaise dirigée par Mom Luang Rajadarasri Jayankura, qui se présente comme descendante de la famille royale. Il fait le lien entre cette structure et Jeffrey Epstein, sollicitant notamment l'aide du financier pour obtenir le statut d'organisme non lucratif aux États-Unis. Coordonnées bancaires Les documents consultés par l'AFP laissent entendre qu'Epstein a régulièrement effectué des versements d'argent à Daniel Siad, dont certains de plusieurs milliers d'euros. En 2018, Epstein transfère des coordonnées bancaires de Siad à son comptable Richard Kahn avec la mention "prêt de 25.000 dollars sur cinq ans". En juillet 2010, Daniel Siad propose à Epstein de rencontrer à Ibiza un autre recruteur nommé Tigran, qu'il dit intéressé par du business avec le criminel américain. Il écrit que Tigran "a les mannequins de très haut niveau les plus incroyables en attente". Les documents mettent aussi en évidence des liens entre Daniel Siad et Jean-Luc Brunel. Cet ancien dirigeant français d'agence de mannequins avait été accusé de violences sexuelles par Virginia Giuffre, l'une des victimes d'Epstein. Il a été retrouvé pendu en détention en 2022. Une correspondance publiée par la justice américaine fin janvier laisse penser que Brunel avait identifié Daniel Siad comme recruteur de filles et de femmes pour Epstein. Dans un message de 2016, Stan Pottinger, avocat de nombreuses victimes d'Epstein, écrit à la procureure adjointe au District Sud de New York pour lui transmettre des informations reçues de Jean‑Luc Brunel. "Hier j'ai parlé de Daniel Siad, que Jean-Luc Brunel décrit comme +scout+ ou recruteur de filles et/ou femmes pour J. Epstein", indique Pottinger. La simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose, à elle seule, aucun acte répréhensible de sa part.

11.02.2026 à 13:08

Dernier jour de procès pour Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du RN

FRANCE24
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Après quatre semaines de débats, le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National vit sa dernière journée. Ce sera, pour la défense, la dernière occasion de plaider pour contre l’inéligibilité de Marine Le Pen, qui espère pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2027. La cour d'appel de Paris communiquera tout à l'heure la date de sa décision, a priori "à l'été". Précisions de Marie Schuster, journaliste France 24.
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Après quatre semaines de débats, le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National vit sa dernière journée. Ce sera, pour la défense, la dernière occasion de plaider pour contre l’inéligibilité de Marine Le Pen, qui espère pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2027. La cour d'appel de Paris communiquera tout à l'heure la date de sa décision, a priori "à l'été". Précisions de Marie Schuster, journaliste France 24.

11.02.2026 à 13:04

Sénégal : un étudiant meurt après des heurts entre manifestants et la police

FRANCE24
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Un étudiant en médecine est décédé lundi à Dakar après des heurts violents dans une grande université de la capitale entre les forces de sécurité et des étudiants qui protestent régulièrement contre des retards de paiement de leurs arriérés de bourse, dans un contexte économique très difficile au Sénégal. Récit de Sérine Bey.
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Un étudiant en médecine est décédé lundi à Dakar après des heurts violents dans une grande université de la capitale entre les forces de sécurité et des étudiants qui protestent régulièrement contre des retards de paiement de leurs arriérés de bourse, dans un contexte économique très difficile au Sénégal. Récit de Sérine Bey.

11.02.2026 à 13:03

Un collier IA promet d'être votre ami et suscite des inquiétudes

FRANCE24
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"Je serai toujours d'accord pour prendre un café avec toi", "je ne laisserai jamais de vaisselle dans l'évier": difficile pour les Parisiens d'échapper aux affiches faisant la promotion de ce collier blanc dans les stations de métro. Derrière cette campagne, déjà déclinée dans le métro new-yorkais: la start-up américaine Friend. Elle propose un ami virtuel, alimenté par l'IA conversationnelle. Vendu aux Etats-Unis depuis octobre 2023, l'objet est disponible à la livraison dans l'Union européenne pour 113 euros. "Vous pouvez discuter avec votre ami via le pendentif et il peut entendre tout ce qui se passe autour de lui à toute heure", explique le site de Friend. Ce compagnon virtuel répond ensuite par message sur smartphone à l'aide de l'IA de Google, Gemini. La journaliste française Charlotte Vautier s'est procuré le collier il y a un an, pour le tester pour sa chaîne YouTube. "Rien que de l'avoir utilisé pendant une heure, c'est déjà assez déroutant parce qu'à la différence d'autres IA, celle-ci est un peu cassante, elle fait des blagues un peu bizarres", raconte-t-elle à l'AFP. "On dirait un vieux pote qui est honnête avec toi et qui te rembarre un peu." Vie privée Mais "il existe de forts soupçons de manquements aux obligations" de respect de la vie privée, selon le député écologiste Jérémie Iordanoff, qui a adressé un courrier à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), l'invitant à ouvrir une instruction. Pour fonctionner, l'application de Friend demande en effet de "cocher plusieurs cases pour dire que tu acceptes de donner les droits d'enregistrement des personnes qui t'entourent, sans même leur demander à eux", indique Charlotte Vautier. "Le galet ne s'éteint pas, le voyant lumineux reste allumé. Je n'ai pas réussi à savoir s'il continuait d'écouter, alors même que l'application est fermée", ajoute la journaliste. Friend est "plus fiable que d'autres chatbots", car les "souvenirs" que génère le collier sont chiffrés, se défend après de l'AFP le fondateur franco-américain de la marque, Avi Schiffmann. Mais, pour la Cnil, interrogée par l'AFP, "le dispositif peut entraîner une collecte massive de données - possiblement sensibles: santé, opinion politique, orientation sexuelle". La Cnil s'interroge aussi "sur le sort des données, leur lieu de stockage, leur sécurisation et sur leur possible réutilisation à des fins d’entraînement du système d’IA". Elle prévoit de contacter Friend pour "examiner sa conformité au RGPD", le règlement européen sur la protection des données personnelles. Avi Schiffmann n'a pas souhaité commenter ses échanges avec les autorités françaises. Saturation Affiches arrachées, taguées, dans le métro à New York ou à Paris: une campagne publicitaire, dite de "saturation" selon Avi Schiffmann, a suscité de vives réactions. "J'ai trouvé qu'en faisant ces campagnes provocatrices dans le métro, surtout lorsque les gens réagissent en les taguant ou les arrachant, ça déclenche une discussion" et "c'est très cool à voir", se félicite le patron de Friend. Ces actes de vandalisme sont surtout la cristallisation d'une "réaction néo-luddite (rejet du progrès technique, NDLR) généralisée qui prend une forme délinquante", observe pour l'AFP le professeur en géopolitique du cyber Fabrice Epelboin. Quand on rejette l'IA, "c'est plus facile d'attaquer une affiche dans le métro qu'un data center en banlieue éloignée!", souligne-t-il. Il est encore difficile d'estimer un volume de ventes de ce collier. En octobre, le magazine Fortune évoquait 3.000 exemplaires écoulés aux Etats-Unis, tandis qu'Avi Schiffmann s'est réjoui auprès de Cosmopolitan d'avoir "atteint plus de 200.000 utilisateurs", sans préciser s'il s'agissait d'achats du collier. Avec son objet, Friend espère séduire principalement les jeunes. "Chaque génération est marquée par une révolution sociale", estime Avi Schiffmann. "Pour la mienne, c'étaient les réseaux sociaux", poursuit l'entrepreneur de 23 ans, "et je pense que les compagnons IA marqueront la nouvelle génération alpha", c'est-à-dire celle née après 2010.
Texte intégral (693 mots)
"Je serai toujours d'accord pour prendre un café avec toi", "je ne laisserai jamais de vaisselle dans l'évier": difficile pour les Parisiens d'échapper aux affiches faisant la promotion de ce collier blanc dans les stations de métro. Derrière cette campagne, déjà déclinée dans le métro new-yorkais: la start-up américaine Friend. Elle propose un ami virtuel, alimenté par l'IA conversationnelle. Vendu aux Etats-Unis depuis octobre 2023, l'objet est disponible à la livraison dans l'Union européenne pour 113 euros. "Vous pouvez discuter avec votre ami via le pendentif et il peut entendre tout ce qui se passe autour de lui à toute heure", explique le site de Friend. Ce compagnon virtuel répond ensuite par message sur smartphone à l'aide de l'IA de Google, Gemini. La journaliste française Charlotte Vautier s'est procuré le collier il y a un an, pour le tester pour sa chaîne YouTube. "Rien que de l'avoir utilisé pendant une heure, c'est déjà assez déroutant parce qu'à la différence d'autres IA, celle-ci est un peu cassante, elle fait des blagues un peu bizarres", raconte-t-elle à l'AFP. "On dirait un vieux pote qui est honnête avec toi et qui te rembarre un peu." Vie privée Mais "il existe de forts soupçons de manquements aux obligations" de respect de la vie privée, selon le député écologiste Jérémie Iordanoff, qui a adressé un courrier à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), l'invitant à ouvrir une instruction. Pour fonctionner, l'application de Friend demande en effet de "cocher plusieurs cases pour dire que tu acceptes de donner les droits d'enregistrement des personnes qui t'entourent, sans même leur demander à eux", indique Charlotte Vautier. "Le galet ne s'éteint pas, le voyant lumineux reste allumé. Je n'ai pas réussi à savoir s'il continuait d'écouter, alors même que l'application est fermée", ajoute la journaliste. Friend est "plus fiable que d'autres chatbots", car les "souvenirs" que génère le collier sont chiffrés, se défend après de l'AFP le fondateur franco-américain de la marque, Avi Schiffmann. Mais, pour la Cnil, interrogée par l'AFP, "le dispositif peut entraîner une collecte massive de données - possiblement sensibles: santé, opinion politique, orientation sexuelle". La Cnil s'interroge aussi "sur le sort des données, leur lieu de stockage, leur sécurisation et sur leur possible réutilisation à des fins d’entraînement du système d’IA". Elle prévoit de contacter Friend pour "examiner sa conformité au RGPD", le règlement européen sur la protection des données personnelles. Avi Schiffmann n'a pas souhaité commenter ses échanges avec les autorités françaises. Saturation Affiches arrachées, taguées, dans le métro à New York ou à Paris: une campagne publicitaire, dite de "saturation" selon Avi Schiffmann, a suscité de vives réactions. "J'ai trouvé qu'en faisant ces campagnes provocatrices dans le métro, surtout lorsque les gens réagissent en les taguant ou les arrachant, ça déclenche une discussion" et "c'est très cool à voir", se félicite le patron de Friend. Ces actes de vandalisme sont surtout la cristallisation d'une "réaction néo-luddite (rejet du progrès technique, NDLR) généralisée qui prend une forme délinquante", observe pour l'AFP le professeur en géopolitique du cyber Fabrice Epelboin. Quand on rejette l'IA, "c'est plus facile d'attaquer une affiche dans le métro qu'un data center en banlieue éloignée!", souligne-t-il. Il est encore difficile d'estimer un volume de ventes de ce collier. En octobre, le magazine Fortune évoquait 3.000 exemplaires écoulés aux Etats-Unis, tandis qu'Avi Schiffmann s'est réjoui auprès de Cosmopolitan d'avoir "atteint plus de 200.000 utilisateurs", sans préciser s'il s'agissait d'achats du collier. Avec son objet, Friend espère séduire principalement les jeunes. "Chaque génération est marquée par une révolution sociale", estime Avi Schiffmann. "Pour la mienne, c'étaient les réseaux sociaux", poursuit l'entrepreneur de 23 ans, "et je pense que les compagnons IA marqueront la nouvelle génération alpha", c'est-à-dire celle née après 2010.

11.02.2026 à 13:01

XV de France: Depoortere forfait contre les Gallois, doute autour de Moefana

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Le centre de 23 ans, qui a fêté sa huitième cape lors du succès contre l'Irlande (36-14) en ouverture du Tournoi jeudi au Stade de France, n'est pas remplacé dans le groupe des 42 qui préparent le match à Cardiff, a précisé la Fédération française de rugby, sans indiquer la nature de la blessure du joueur de l'UBB. Depoortere, qui avait joué l'intégralité de la rencontre contre le XV du Trèfle, a "ressenti des courbatures pendant la +muscu+" mardi matin à Marcoussis, a précisé mardi Patrick Arlettaz, l'entraîneur des lignes arrières des Bleus, indiquant que le joueur de l'UBB allait "passer des examens" dans l'après-midi. Lors de l'entraînement mardi à Marcoussis, Depoortere était remplacé par le centre palois Emilien Gailleton (22 ans, 11 sélections) sous le maillot 13, au côté de Fabien Brau-Boirie, son partenaire de la Section, qui portait lui le N.12. La titularisation de cette paire pourrait être confirmée jeudi à 11h00 lors de l'annonce officielle de la composition du XV de France par le sélectionneur Fabien Galthié, la présence de Yoram Moefana au poste de premier centre étant toujours incertaine. "Yoram a pris un petit coup sur le genou pendant le match contre l'Irlande, c'est pour ça qu'on l'a fait sortir" à la 50e minute, a précisé Arlettaz mardi, soulignant que pour être sélectionné, "il faut des joueurs aptes à y aller à 100%". Une ouverture vers ce qui serait la première sélection de Brau-Boirie, 20 ans, sous le maillot bleu. "Il était déjà là sur la fin de la préparation du Tournoi dernier, c'est un joueur qui est épatant avec la Section paloise, ça fait un an et demi qu'il est très, très bon", a insisté mardi l'ancien joueur de Perpignan, évoquant le centre béarnais: "On aurait dû le prendre pour la tournée d'été (NDLR: en Nouvelle-Zélande), mais il avait une entorse à la cheville, ce qui l'a retardé". Brau-Boirie "a cette espèce de talent un peu à la Jauzion, pour être sobre et très efficace, pour faire bien jouer autour de lui, avec des axes de course toujours très purs", a décrit Arlettaz: "Mais il y a beaucoup de centres très très bons en ce moment. Donc il attend son heure".
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Le centre de 23 ans, qui a fêté sa huitième cape lors du succès contre l'Irlande (36-14) en ouverture du Tournoi jeudi au Stade de France, n'est pas remplacé dans le groupe des 42 qui préparent le match à Cardiff, a précisé la Fédération française de rugby, sans indiquer la nature de la blessure du joueur de l'UBB. Depoortere, qui avait joué l'intégralité de la rencontre contre le XV du Trèfle, a "ressenti des courbatures pendant la +muscu+" mardi matin à Marcoussis, a précisé mardi Patrick Arlettaz, l'entraîneur des lignes arrières des Bleus, indiquant que le joueur de l'UBB allait "passer des examens" dans l'après-midi. Lors de l'entraînement mardi à Marcoussis, Depoortere était remplacé par le centre palois Emilien Gailleton (22 ans, 11 sélections) sous le maillot 13, au côté de Fabien Brau-Boirie, son partenaire de la Section, qui portait lui le N.12. La titularisation de cette paire pourrait être confirmée jeudi à 11h00 lors de l'annonce officielle de la composition du XV de France par le sélectionneur Fabien Galthié, la présence de Yoram Moefana au poste de premier centre étant toujours incertaine. "Yoram a pris un petit coup sur le genou pendant le match contre l'Irlande, c'est pour ça qu'on l'a fait sortir" à la 50e minute, a précisé Arlettaz mardi, soulignant que pour être sélectionné, "il faut des joueurs aptes à y aller à 100%". Une ouverture vers ce qui serait la première sélection de Brau-Boirie, 20 ans, sous le maillot bleu. "Il était déjà là sur la fin de la préparation du Tournoi dernier, c'est un joueur qui est épatant avec la Section paloise, ça fait un an et demi qu'il est très, très bon", a insisté mardi l'ancien joueur de Perpignan, évoquant le centre béarnais: "On aurait dû le prendre pour la tournée d'été (NDLR: en Nouvelle-Zélande), mais il avait une entorse à la cheville, ce qui l'a retardé". Brau-Boirie "a cette espèce de talent un peu à la Jauzion, pour être sobre et très efficace, pour faire bien jouer autour de lui, avec des axes de course toujours très purs", a décrit Arlettaz: "Mais il y a beaucoup de centres très très bons en ce moment. Donc il attend son heure".

11.02.2026 à 13:01

Un tribunal néerlandais ouvre une enquête sur l'entreprise chinoise de semi-conducteurs Nexperia

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"La cour estime qu’il existe des raisons valables de douter de la solidité de la politique et de la conduite des affaires chez Nexperia et ordonne une enquête", a déclaré la Chambre des sociétés d’Amsterdam dans un communiqué. L'entreprise, dont la maison mère est le chinois Wingtech, est au cœur d'une lutte mondiale pour le contrôle des technologies critiques dans le domaine des semi-conducteurs. L'enquête devrait durer plusieurs mois. En octobre, la Chambre des sociétés a suspendu le directeur général chinois de l'entreprise, Zhang Xuezheng, aussi appelé M. Wing, mettant en avant des inquiétudes quant à sa gestion. Dans une décision d'urgence, le tribunal a également transféré toutes les actions, à l'exception d'une seule, à un administrateur judiciaire indépendant. Ces mesures restent en vigueur avec l'ouverture de l’enquête, a indiqué le tribunal. "Le directeur demeure suspendu. La nomination d’un directeur intérimaire chez Nexperia et le transfert des actions de Nexperia restent en vigueur", a déclaré le tribunal dans un communiqué.
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"La cour estime qu’il existe des raisons valables de douter de la solidité de la politique et de la conduite des affaires chez Nexperia et ordonne une enquête", a déclaré la Chambre des sociétés d’Amsterdam dans un communiqué. L'entreprise, dont la maison mère est le chinois Wingtech, est au cœur d'une lutte mondiale pour le contrôle des technologies critiques dans le domaine des semi-conducteurs. L'enquête devrait durer plusieurs mois. En octobre, la Chambre des sociétés a suspendu le directeur général chinois de l'entreprise, Zhang Xuezheng, aussi appelé M. Wing, mettant en avant des inquiétudes quant à sa gestion. Dans une décision d'urgence, le tribunal a également transféré toutes les actions, à l'exception d'une seule, à un administrateur judiciaire indépendant. Ces mesures restent en vigueur avec l'ouverture de l’enquête, a indiqué le tribunal. "Le directeur demeure suspendu. La nomination d’un directeur intérimaire chez Nexperia et le transfert des actions de Nexperia restent en vigueur", a déclaré le tribunal dans un communiqué.

11.02.2026 à 12:55

Cinéma: Harris Dickinson, nouveau garçon dans le vent

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Dans ce tumulte, Londres, sa ville de naissance, l'aide à conserver la tête froide. "J'ai l'impression que Londres me garde ancré", confie-t-il dans un entretien à l'AFP. "J'ai mes proches, ma famille, ma petite communauté là-bas". La "hype" qui l'entoure ne cesse pourtant de s'amplifier depuis sa révélation comme top model désorienté et amoral dans "Sans filtre" de Ruben Östlund, Palme d'or à Cannes en 2022. En 2024, "Babygirl" en a fait un jeune stagiaire pris dans une relation torride avec une Pdg campée par Nicole Kidman, et le réalisateur oscarisé Sam Mendes l'a choisi pour incarner John Lennon dans un biopic monumental sur les Beatles, qui sera découpé en quatre films pour autant de garçons dans le vent. Le tournage est en cours et l'agenda de Dickinson très chargé. "Je me lève à 4h45 tous les jours et je rentre chez moi à 20h00", explique-t-il, ravi de travailler avec Sam Mendes ("American Beauty"...) qu'il voit comme un "réalisateur grand format". Gueule d'ange, carrure d'athlète et regard triste, Harris Dickinson est également régulièrement cité parmi ceux qui pourraient reprendre le rôle de James Bond, laissé en friche par Daniel Craig depuis "Mourir peut attendre" en 2021. "Obscurité" En plus de ses caméos d'acteur, le Britannique a pris le temps de signer sa première réalisation, "Urchin", qui a eu les honneurs de la sélection cannoise au printemps 2025. La projection sur la Croisette, dans la catégorie Un certain regard, lui a causé des nausées en raison du stress. Dickinson y filme les errements d'un sans-abri après sa sortie de prison, dont les écarts et les abus de psychotropes finissent par épuiser ses proches. "C’est très courant, même pour des personnes avec une bonne structure familiale ou des amis, d'arriver à un point où plus personne ne veut les aider", explique le jeune cinéaste. Le combat contre les comportements autodestructeurs ne lui est pas étranger, lui qui a vu les ravages de l'alcool dans sa famille et qui évolue dans une industrie du divertissement notoirement sujette aux addictions. "Au final, la sécurité n'est garantie pour personne. Il faut un certain travail pour rester sur la bonne voie, surtout si l'on a des tendances addictives ou destructrices", assure-t-il. Pour ses prochains rôles, Harris Dickinson veut sonder encore davantage la part sombre de l'humanité, lui qui se dit "intéressé par tout ce qui est apocalyptique, dystopique, ou film de survie". "Je m'intéresse à l’idée de ce qui se passe quand la société s’effondre, ce qui se passe quand il ne nous reste rien ou qu'on est dépouillé de tout", affirme-t-il, même s'il prend soin de ne pas trop plonger dans les tourments réels de notre époque. "Il m'arrive de traverser des périodes où je me coupe un peu de l’actualité parce que je peux devenir obsessionnel", relate-t-il. "Je ne pense pas que nos cerveaux et nos organismes soient conçus pour être aussi connectés à l’injustice, à la tragédie et à l’obscurité".
Texte intégral (520 mots)
Dans ce tumulte, Londres, sa ville de naissance, l'aide à conserver la tête froide. "J'ai l'impression que Londres me garde ancré", confie-t-il dans un entretien à l'AFP. "J'ai mes proches, ma famille, ma petite communauté là-bas". La "hype" qui l'entoure ne cesse pourtant de s'amplifier depuis sa révélation comme top model désorienté et amoral dans "Sans filtre" de Ruben Östlund, Palme d'or à Cannes en 2022. En 2024, "Babygirl" en a fait un jeune stagiaire pris dans une relation torride avec une Pdg campée par Nicole Kidman, et le réalisateur oscarisé Sam Mendes l'a choisi pour incarner John Lennon dans un biopic monumental sur les Beatles, qui sera découpé en quatre films pour autant de garçons dans le vent. Le tournage est en cours et l'agenda de Dickinson très chargé. "Je me lève à 4h45 tous les jours et je rentre chez moi à 20h00", explique-t-il, ravi de travailler avec Sam Mendes ("American Beauty"...) qu'il voit comme un "réalisateur grand format". Gueule d'ange, carrure d'athlète et regard triste, Harris Dickinson est également régulièrement cité parmi ceux qui pourraient reprendre le rôle de James Bond, laissé en friche par Daniel Craig depuis "Mourir peut attendre" en 2021. "Obscurité" En plus de ses caméos d'acteur, le Britannique a pris le temps de signer sa première réalisation, "Urchin", qui a eu les honneurs de la sélection cannoise au printemps 2025. La projection sur la Croisette, dans la catégorie Un certain regard, lui a causé des nausées en raison du stress. Dickinson y filme les errements d'un sans-abri après sa sortie de prison, dont les écarts et les abus de psychotropes finissent par épuiser ses proches. "C’est très courant, même pour des personnes avec une bonne structure familiale ou des amis, d'arriver à un point où plus personne ne veut les aider", explique le jeune cinéaste. Le combat contre les comportements autodestructeurs ne lui est pas étranger, lui qui a vu les ravages de l'alcool dans sa famille et qui évolue dans une industrie du divertissement notoirement sujette aux addictions. "Au final, la sécurité n'est garantie pour personne. Il faut un certain travail pour rester sur la bonne voie, surtout si l'on a des tendances addictives ou destructrices", assure-t-il. Pour ses prochains rôles, Harris Dickinson veut sonder encore davantage la part sombre de l'humanité, lui qui se dit "intéressé par tout ce qui est apocalyptique, dystopique, ou film de survie". "Je m'intéresse à l’idée de ce qui se passe quand la société s’effondre, ce qui se passe quand il ne nous reste rien ou qu'on est dépouillé de tout", affirme-t-il, même s'il prend soin de ne pas trop plonger dans les tourments réels de notre époque. "Il m'arrive de traverser des périodes où je me coupe un peu de l’actualité parce que je peux devenir obsessionnel", relate-t-il. "Je ne pense pas que nos cerveaux et nos organismes soient conçus pour être aussi connectés à l’injustice, à la tragédie et à l’obscurité".

11.02.2026 à 12:53

Au Royaume-Uni, le réseau de canaux en péril

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Une scène illustrant le délabrement du réseau de canaux britanniques, vieux de 200 ans, dont le développement a accompagné la révolution industrielle. " L'ensemble du réseau de canaux est vulnérable", s'inquiète Charlie Norman, le directeur des campagnes de l'Inland Waterways Association (IWA), une association qui milite pour l'entretien des canaux et des rivières britanniques. En cause: les effets accrus du changement climatique, tels que les sécheresses estivales et les fortes pluies hivernales, qui fragilisent encore davantage les voies navigables. Mais aussi un "financement insuffisant dans tout le secteur" qui a entraîné une "détérioration générale" de ce réseau long de 7.600 km. Le mois dernier, une douzaine d'ouvriers ont été mobilisés pour superviser l'opération complexe destinée à récupérer trois narrowboats - d'étroites péniches conçues pour les dimensions des canaux britanniques -, échoués dans un canal à Whitchurch, en Angleterre, tout près du Pays de Galles. De la berge, portant un gilet de sécurité et un casque, Julie Sharman, la directrice des opérations du Canal & River Trust, une organisation chargée de l'entretien d'environ 3.200 km de voies navigables en Angleterre et au Pays de Galles, observe la scène. – "Décisions difficiles" – "Il est indéniable qu'il faut plus d'argent pour entretenir notre réseau de canaux ", dit-elle. " Les gens pensent parfois que les canaux sont entretenus par les autorités locales ou par le gouvernement mais ce n'est pas le cas. Ils sont entretenus par nous, une organisation caritative ", poursuit Mme Sharman, interrogée par l'AFP. "Nos ingénieurs doivent prendre des décisions difficiles chaque semaine" quant aux chantiers prioritaires et "il y a toujours une très longue liste de choses à faire", souligne-t-elle. Le Canal & River Trust enquête sur l'affaissement du canal de Whitchurch. " De petites ruptures et de petites défaillances se produisent" régulièrement mais "il est rare d'avoir une rupture de cette ampleur", commente Mme Sharman. En janvier 2025, un autre effondrement s'était produit, à Bridgewater dans le nord-ouest de l'Angleterre, entraînant l'assèchement de près de trois kilomètres du canal. Le Canal & River Trust touche actuellement une subvention gouvernementale annuelle de 52,6  millions de livres (60 millions d'euros), soit 22% de ses revenus annuels, le reste provenant de l'exploitation commerciale de ces voies navigables et de dons. Mais cette subvention va diminuer chaque année de 5% sur la prochaine décennie, regrette l'association. Le gouvernement britannique a toutefois promis le 4 février de lui accorder un financement supplémentaire de 6,5  millions de livres " afin d'aider à renforcer la résilience du réseau sur le long terme" et le "préserver" face aux effets du changement climatique. Après la disparition en 2012 de British Waterways, un organisme public lié au gouvernement britannique, la maintenance des canaux et des rivières a été confiée à une série d'autorités, la plus importante étant Canal & River Trust. – Transport et loisirs – " Avant les canaux, le transport des marchandises à travers la Grande-Bretagne se limitait aux chevaux et aux charrettes", rappelle l'historien Mike Clarke. Le développement des canaux a considérablement augmenté les capacités de transport. Après une période de déclin, " un mouvement de restauration est apparu dans les années 1960" et les gens ont commencé à vivre sur des péniches, poursuit Mike Clarke. Aujourd'hui, plus de 35.000 bateaux sont enregistrés auprès du Canal & River Trust et empruntent le réseau, qu'ils soient utilisés pour transporter des marchandises, pour les loisirs ou en résidences permanentes. Environ 15.000 personnes vivent sur des péniches, comme Matt Gibson, dont le bateau décoré de plantes est amarré sur Regent's Canal à Londres. "J'adore vivre ici. Je n'ai pas besoin de beaucoup plus d'espace", confie cet homme de 52 ans, qui a fait le choix au moment de la pandémie d'"explorer un autre mode de vie".
Texte intégral (661 mots)
Une scène illustrant le délabrement du réseau de canaux britanniques, vieux de 200 ans, dont le développement a accompagné la révolution industrielle. " L'ensemble du réseau de canaux est vulnérable", s'inquiète Charlie Norman, le directeur des campagnes de l'Inland Waterways Association (IWA), une association qui milite pour l'entretien des canaux et des rivières britanniques. En cause: les effets accrus du changement climatique, tels que les sécheresses estivales et les fortes pluies hivernales, qui fragilisent encore davantage les voies navigables. Mais aussi un "financement insuffisant dans tout le secteur" qui a entraîné une "détérioration générale" de ce réseau long de 7.600 km. Le mois dernier, une douzaine d'ouvriers ont été mobilisés pour superviser l'opération complexe destinée à récupérer trois narrowboats - d'étroites péniches conçues pour les dimensions des canaux britanniques -, échoués dans un canal à Whitchurch, en Angleterre, tout près du Pays de Galles. De la berge, portant un gilet de sécurité et un casque, Julie Sharman, la directrice des opérations du Canal & River Trust, une organisation chargée de l'entretien d'environ 3.200 km de voies navigables en Angleterre et au Pays de Galles, observe la scène. – "Décisions difficiles" – "Il est indéniable qu'il faut plus d'argent pour entretenir notre réseau de canaux ", dit-elle. " Les gens pensent parfois que les canaux sont entretenus par les autorités locales ou par le gouvernement mais ce n'est pas le cas. Ils sont entretenus par nous, une organisation caritative ", poursuit Mme Sharman, interrogée par l'AFP. "Nos ingénieurs doivent prendre des décisions difficiles chaque semaine" quant aux chantiers prioritaires et "il y a toujours une très longue liste de choses à faire", souligne-t-elle. Le Canal & River Trust enquête sur l'affaissement du canal de Whitchurch. " De petites ruptures et de petites défaillances se produisent" régulièrement mais "il est rare d'avoir une rupture de cette ampleur", commente Mme Sharman. En janvier 2025, un autre effondrement s'était produit, à Bridgewater dans le nord-ouest de l'Angleterre, entraînant l'assèchement de près de trois kilomètres du canal. Le Canal & River Trust touche actuellement une subvention gouvernementale annuelle de 52,6  millions de livres (60 millions d'euros), soit 22% de ses revenus annuels, le reste provenant de l'exploitation commerciale de ces voies navigables et de dons. Mais cette subvention va diminuer chaque année de 5% sur la prochaine décennie, regrette l'association. Le gouvernement britannique a toutefois promis le 4 février de lui accorder un financement supplémentaire de 6,5  millions de livres " afin d'aider à renforcer la résilience du réseau sur le long terme" et le "préserver" face aux effets du changement climatique. Après la disparition en 2012 de British Waterways, un organisme public lié au gouvernement britannique, la maintenance des canaux et des rivières a été confiée à une série d'autorités, la plus importante étant Canal & River Trust. – Transport et loisirs – " Avant les canaux, le transport des marchandises à travers la Grande-Bretagne se limitait aux chevaux et aux charrettes", rappelle l'historien Mike Clarke. Le développement des canaux a considérablement augmenté les capacités de transport. Après une période de déclin, " un mouvement de restauration est apparu dans les années 1960" et les gens ont commencé à vivre sur des péniches, poursuit Mike Clarke. Aujourd'hui, plus de 35.000 bateaux sont enregistrés auprès du Canal & River Trust et empruntent le réseau, qu'ils soient utilisés pour transporter des marchandises, pour les loisirs ou en résidences permanentes. Environ 15.000 personnes vivent sur des péniches, comme Matt Gibson, dont le bateau décoré de plantes est amarré sur Regent's Canal à Londres. "J'adore vivre ici. Je n'ai pas besoin de beaucoup plus d'espace", confie cet homme de 52 ans, qui a fait le choix au moment de la pandémie d'"explorer un autre mode de vie".

11.02.2026 à 12:51

A Orange, fief de l'extrême droite, des municipales de père en fils... en père

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Une candidature qui divise dans ce bastion de l'extrême droite du Vaucluse, ouvrant une brèche inespérée à ses adversaires. "Je remplace Yann qui a été condamné injustement", explique Jacques Bompard, attablé à une brasserie avec son fils, propulsé directeur de campagne. En vingt-quatre heures, les deux hommes ont vu leurs sorts judiciaires et ambitions politiques s'inverser. Le 26 janvier, Yann Bompard, 39 ans, est condamné à cinq ans d'inéligibilité pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, l'écartant de la course aux municipales de mars. Le lendemain, Jacques Bompard redevenait éligible suite à un recours, cinq ans après sa condamnation pour prise illégale d'intérêts. Son programme, baptisé "le sens du bien commun", "reste inchangé" depuis 1995, quand il a arraché Orange (30.000 habitants) à la gauche, faisant de la ville l'un des trois premiers bastions d'importance du FN (ajourd'hui RN), avec Toulon et Marignane. "En France, la règle c'est le gaspillage de l'argent public et nous on a assaini les finances de la ville", se vante celui qui fut un fidèle de Jean-Marie Le Pen, avant de se faire exclure du parti et fonder la Ligue du Sud. Si les dépenses de fonctionnement sont "sensiblement inférieures" aux communes comparables selon la Cour régionale des comptes, celle-ci relève d'importants sous-investissements dans le patrimoine. "Le centre-ville se meurt, les bâtiments se dégradent", pointe Jean-Dominique Artaud, transfuge de la majorité municipale qui mène désormais une liste RN dissidente. "Les relations avec le préfet, le département, les commerçants et les associations se sont dégradées", ajoute le chef d'entreprise. "Il faut remettre de l'humain." Trente ans de "bompardisme" ont laissé des traces dans cette ville aux taux de pauvreté (23%) et de chômage (16,9%) bien supérieurs à la moyenne nationale. "Chasse aux sorcières" Pour illustrer "le lien rompu entre les Orangeois, entre les communautés", l'opposition multiplie les anecdotes: bancs publics disparus au profit d'assises individuelles, lancement d'un "festival du cochon", limitation à 71 caractères des tribunes de l'oposition dans le journal municipal... A l'arrivée des Bompard, "il y a eu une chasse aux sorcières, on nous a coupé les subventions. On était suspectés de retenir des populations dites +indésirables+", confie Brigitte Laouriga, travailleuse sociale pendant 37 ans. Son centre d'accueil dans le quartier de l'Aygues a mis la clé sous la porte faute de moyens, se désole la retraitée qui s'est engagée sur la liste sans étiquette menée par la conseillère municipale d'opposition Carole Normani. "Rassembler", c'est désormais le mot d'ordre de la candidate, ex-macroniste, qui mise sur la division de l'extrême droite pour "se glisser au milieu" et tourner la page de "la dynastie Bompard". Cette négociante en vin veut "attirer les entreprises, créer des animations dans une ville désertée par les touristes l'hiver" sans négliger la sécurité. Un constat que partage Hakim Baraka, 35 ans, qui a ouvert son salon de coiffure sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Le commerçant reproche à la majorité de ne "rien faire pour les jeunes" et déplore "la mort" du centre-ville l'hiver. Il évoque aussi des difficultés administratives pour ouvrir son salon. "Un Maghrébin qui ouvre son barber shop en face de la mairie, ils devaient penser que ça poserait problème avec les touristes", sourit-il en exhibant son compte Instagram où posent des clients comblés. Yann Bompard balaie les critiques, assurant n'avoir "abandonné aucun quartier". "On a réinstauré énormément de commerces qu'on a préemptés pour faire disparaitre le deal, les marchands de sommeil." Une fois sa condamnation totalement exécutoire, il n'aura accès à aucune fonction publique, mais compte bien conseiller son père "lors du repas du dimanche"... Comme celui-ci l'avait fait pour lui.
Texte intégral (644 mots)
Une candidature qui divise dans ce bastion de l'extrême droite du Vaucluse, ouvrant une brèche inespérée à ses adversaires. "Je remplace Yann qui a été condamné injustement", explique Jacques Bompard, attablé à une brasserie avec son fils, propulsé directeur de campagne. En vingt-quatre heures, les deux hommes ont vu leurs sorts judiciaires et ambitions politiques s'inverser. Le 26 janvier, Yann Bompard, 39 ans, est condamné à cinq ans d'inéligibilité pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire, l'écartant de la course aux municipales de mars. Le lendemain, Jacques Bompard redevenait éligible suite à un recours, cinq ans après sa condamnation pour prise illégale d'intérêts. Son programme, baptisé "le sens du bien commun", "reste inchangé" depuis 1995, quand il a arraché Orange (30.000 habitants) à la gauche, faisant de la ville l'un des trois premiers bastions d'importance du FN (ajourd'hui RN), avec Toulon et Marignane. "En France, la règle c'est le gaspillage de l'argent public et nous on a assaini les finances de la ville", se vante celui qui fut un fidèle de Jean-Marie Le Pen, avant de se faire exclure du parti et fonder la Ligue du Sud. Si les dépenses de fonctionnement sont "sensiblement inférieures" aux communes comparables selon la Cour régionale des comptes, celle-ci relève d'importants sous-investissements dans le patrimoine. "Le centre-ville se meurt, les bâtiments se dégradent", pointe Jean-Dominique Artaud, transfuge de la majorité municipale qui mène désormais une liste RN dissidente. "Les relations avec le préfet, le département, les commerçants et les associations se sont dégradées", ajoute le chef d'entreprise. "Il faut remettre de l'humain." Trente ans de "bompardisme" ont laissé des traces dans cette ville aux taux de pauvreté (23%) et de chômage (16,9%) bien supérieurs à la moyenne nationale. "Chasse aux sorcières" Pour illustrer "le lien rompu entre les Orangeois, entre les communautés", l'opposition multiplie les anecdotes: bancs publics disparus au profit d'assises individuelles, lancement d'un "festival du cochon", limitation à 71 caractères des tribunes de l'oposition dans le journal municipal... A l'arrivée des Bompard, "il y a eu une chasse aux sorcières, on nous a coupé les subventions. On était suspectés de retenir des populations dites +indésirables+", confie Brigitte Laouriga, travailleuse sociale pendant 37 ans. Son centre d'accueil dans le quartier de l'Aygues a mis la clé sous la porte faute de moyens, se désole la retraitée qui s'est engagée sur la liste sans étiquette menée par la conseillère municipale d'opposition Carole Normani. "Rassembler", c'est désormais le mot d'ordre de la candidate, ex-macroniste, qui mise sur la division de l'extrême droite pour "se glisser au milieu" et tourner la page de "la dynastie Bompard". Cette négociante en vin veut "attirer les entreprises, créer des animations dans une ville désertée par les touristes l'hiver" sans négliger la sécurité. Un constat que partage Hakim Baraka, 35 ans, qui a ouvert son salon de coiffure sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Le commerçant reproche à la majorité de ne "rien faire pour les jeunes" et déplore "la mort" du centre-ville l'hiver. Il évoque aussi des difficultés administratives pour ouvrir son salon. "Un Maghrébin qui ouvre son barber shop en face de la mairie, ils devaient penser que ça poserait problème avec les touristes", sourit-il en exhibant son compte Instagram où posent des clients comblés. Yann Bompard balaie les critiques, assurant n'avoir "abandonné aucun quartier". "On a réinstauré énormément de commerces qu'on a préemptés pour faire disparaitre le deal, les marchands de sommeil." Une fois sa condamnation totalement exécutoire, il n'aura accès à aucune fonction publique, mais compte bien conseiller son père "lors du repas du dimanche"... Comme celui-ci l'avait fait pour lui.

11.02.2026 à 12:45

Favori à Perpignan, Aliot risque de devoir démissionner peu après l'élection

FRANCE24
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"S'il gagne, il sera en CDD de six mois", ironise Agnès Langevine, tête de liste PS-Place publique à ces élections des 15 et 22 mars, alors que le procès des assistants parlementaires du FN (devenu RN) doit se clore jeudi devant la cour d'appel de Paris. Si la cour suit les avocats généraux, elle déclarera le maire de Perpignan inéligible vers le début de l'été. Celui-ci pourra cependant rester à son poste en se pourvoyant en cassation, ce qu'il compte faire. Ensuite, si la cour de cassation confirme son inéligibilité début 2027, il devra quitter son poste. La cour d'appel pourrait aussi ne pas suivre les réquisitions et le déclarer inéligible avec exécution provisoire, l'obligeant à quitter son poste immédiatement, ou ne pas le déclarer inéligible, ce qui lui permettrait d'achever son mandat. Pour Mme Langevine, "il faut qu'il nous dise qui serait le maire de Perpignan", le cas échéant. "Le conseil municipal décidera avec conscience quelle est celle ou celui qui sera le plus apte" le moment venu, "mais je ne peux pas me placer dans cette perspective-là, parce que sinon ce serait déjà partir perdant", répond à l'AFP M. Aliot. En attendant, il travaille à sa réélection et n'exclut pas de devenir ensuite président de la communauté de communes, un poste qui lui a échappé en 2020, au profit de Robert Vila, l'un des 36 autres maires de l'agglomération. Un sondage Ifop réalisé entre fin novembre et début décembre auprès de 501 personnes place M. Aliot largement en tête, avec près de 44% d'intentions de vote, quelque huit points de plus qu'au premier tour de 2020. Outre Mme Langevine, il aura face à lui Bruno Nougayrède, soutenu par la droite et les macronistes, Mickaël Idrac (LFI), allié aux Ecologistes, et le socialiste Mathias Blanc, soutenu par le PCF et les militants locaux du PS, même si les instances nationales lui ont préféré la candidate Place publique. "Remettre de l'ordre" Attaqué par ses adversaires, M. Aliot juge son bilan "plutôt positif". "On a été élu pour (...) remettre de l'ordre, non seulement dans les affaires de la ville, mais aussi dans l'administration. Et c'est ce qu'on a fait", assure-t-il. Sur la sécurité, un sujet emblématique pour le RN, "je suis allé à l'extrême limite de ce que le maire peut faire (...). On a 205 policiers armés, une police sept jours sur sept, 24 heures sur 24, on a remis des postes de police de proximité dans les quartiers", ajoute-t-il, tout en reconnaissant que "les chiffres sont peut-être moins bons que ce qu'on attendait". La ville catalane a connu en 2025 une hausse de près de 16% des atteintes à l'intégrité physique, de 17% des cambriolages et de plus de 21% des atteintes aux biens, une augmentation "fortement liée toutefois à la création de la plainte en ligne", a précisé le 22 janvier le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier. "M. Aliot n'a objectivement rien fait" pendant son mandat, assure M. Nougayrède, selon lequel "les chiffres de l'insécurité sont plus mauvais qu'avant" et "les finances publiques se sont dégradées". Un constat que semble partager M. Blanc, de l'autre côté de l'échiquier politique. "L'investissement frénétique dans les armes et dans les caméras de surveillance n'a aucun impact puisque les crimes et délits augmentent", explique de son côté M. Idrac, préconisant "le retour d'une vraie police de proximité avec des agents municipaux qui seraient pour partie réaffectés à des missions sans armes". Dénonçant ceux qui "veulent désarmer la police municipale", le maire sortant promet d'embaucher 50 policiers municipaux supplémentaires et de "généraliser la vidéoprotection dans les quartiers périphériques", tout en soulignant que la sécurité est "une responsabilité de l'Etat". Attaqué aussi sur la pauvreté, M. Aliot souligne encore la responsabilité de l'Etat, mais défend son bilan: augmentation "de plus de 1,5 million d'euros" du budget du Centre communal d'action sociale (CCAS) et réouverture "des maisons de quartier et des centres sociaux qui avaient été fermés". Selon une étude de l'Insee de novembre dernier, l'agglomération de Perpignan dépassait en 2020 les trois autres principales villes d'Occitanie (Nîmes, Montpellier et Toulouse) en pourcentage d'habitants (25%) vivant dans des quartiers pauvres, des quartiers concentrés dans la commune de Perpignan, dirigée par le maire RN.
Texte intégral (750 mots)
"S'il gagne, il sera en CDD de six mois", ironise Agnès Langevine, tête de liste PS-Place publique à ces élections des 15 et 22 mars, alors que le procès des assistants parlementaires du FN (devenu RN) doit se clore jeudi devant la cour d'appel de Paris. Si la cour suit les avocats généraux, elle déclarera le maire de Perpignan inéligible vers le début de l'été. Celui-ci pourra cependant rester à son poste en se pourvoyant en cassation, ce qu'il compte faire. Ensuite, si la cour de cassation confirme son inéligibilité début 2027, il devra quitter son poste. La cour d'appel pourrait aussi ne pas suivre les réquisitions et le déclarer inéligible avec exécution provisoire, l'obligeant à quitter son poste immédiatement, ou ne pas le déclarer inéligible, ce qui lui permettrait d'achever son mandat. Pour Mme Langevine, "il faut qu'il nous dise qui serait le maire de Perpignan", le cas échéant. "Le conseil municipal décidera avec conscience quelle est celle ou celui qui sera le plus apte" le moment venu, "mais je ne peux pas me placer dans cette perspective-là, parce que sinon ce serait déjà partir perdant", répond à l'AFP M. Aliot. En attendant, il travaille à sa réélection et n'exclut pas de devenir ensuite président de la communauté de communes, un poste qui lui a échappé en 2020, au profit de Robert Vila, l'un des 36 autres maires de l'agglomération. Un sondage Ifop réalisé entre fin novembre et début décembre auprès de 501 personnes place M. Aliot largement en tête, avec près de 44% d'intentions de vote, quelque huit points de plus qu'au premier tour de 2020. Outre Mme Langevine, il aura face à lui Bruno Nougayrède, soutenu par la droite et les macronistes, Mickaël Idrac (LFI), allié aux Ecologistes, et le socialiste Mathias Blanc, soutenu par le PCF et les militants locaux du PS, même si les instances nationales lui ont préféré la candidate Place publique. "Remettre de l'ordre" Attaqué par ses adversaires, M. Aliot juge son bilan "plutôt positif". "On a été élu pour (...) remettre de l'ordre, non seulement dans les affaires de la ville, mais aussi dans l'administration. Et c'est ce qu'on a fait", assure-t-il. Sur la sécurité, un sujet emblématique pour le RN, "je suis allé à l'extrême limite de ce que le maire peut faire (...). On a 205 policiers armés, une police sept jours sur sept, 24 heures sur 24, on a remis des postes de police de proximité dans les quartiers", ajoute-t-il, tout en reconnaissant que "les chiffres sont peut-être moins bons que ce qu'on attendait". La ville catalane a connu en 2025 une hausse de près de 16% des atteintes à l'intégrité physique, de 17% des cambriolages et de plus de 21% des atteintes aux biens, une augmentation "fortement liée toutefois à la création de la plainte en ligne", a précisé le 22 janvier le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier. "M. Aliot n'a objectivement rien fait" pendant son mandat, assure M. Nougayrède, selon lequel "les chiffres de l'insécurité sont plus mauvais qu'avant" et "les finances publiques se sont dégradées". Un constat que semble partager M. Blanc, de l'autre côté de l'échiquier politique. "L'investissement frénétique dans les armes et dans les caméras de surveillance n'a aucun impact puisque les crimes et délits augmentent", explique de son côté M. Idrac, préconisant "le retour d'une vraie police de proximité avec des agents municipaux qui seraient pour partie réaffectés à des missions sans armes". Dénonçant ceux qui "veulent désarmer la police municipale", le maire sortant promet d'embaucher 50 policiers municipaux supplémentaires et de "généraliser la vidéoprotection dans les quartiers périphériques", tout en soulignant que la sécurité est "une responsabilité de l'Etat". Attaqué aussi sur la pauvreté, M. Aliot souligne encore la responsabilité de l'Etat, mais défend son bilan: augmentation "de plus de 1,5 million d'euros" du budget du Centre communal d'action sociale (CCAS) et réouverture "des maisons de quartier et des centres sociaux qui avaient été fermés". Selon une étude de l'Insee de novembre dernier, l'agglomération de Perpignan dépassait en 2020 les trois autres principales villes d'Occitanie (Nîmes, Montpellier et Toulouse) en pourcentage d'habitants (25%) vivant dans des quartiers pauvres, des quartiers concentrés dans la commune de Perpignan, dirigée par le maire RN.
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