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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 14 dernières parutions

04.07.2026 à 11:31

FRANCE24
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Depuis environ 5 heures (locales et GMT), des attaques sont en cours dans les localités maliennes de Gao, Anéfis, Aguelhok (nord), Sévaré (centre) et contre la prison de Kéniéroba (ou Kenioroba) à 70 kilomètres de Bamako, selon l'armée, des habitants joints par l'AFP et des sources sécuritaires. Ces combats surviennent un peu plus de deux mois après des attaques d'ampleur menées par le JNIM (affilié à Al Qaïda) et les indépendantistes du FLA (Front de Libération de l'Azawad) les 25 et 26 avril qui ont porté un coup considérable à la junte au pouvoir à Bamako et tué le ministre de la Défense. A Anéfis, les indépendantistes du FLA ont pris "plusieurs postes" et "le combat est toujours en cours à l'intérieur de la ville", selon un porte-parole des rebelles, Mohamed Elmaouloud Ramadane. "Les groupes armés sont dans la ville, mais l'armée y résiste toujours. Le camp n'est pas encore tombé", affirme un habitant joint par l'AFP. Anéfis et Aguelhok sont les derniers lieux où l'armée malienne est présente dans la région de Kidal, depuis les attaques des 25 et 26 avril. Véritable camouflet pour les militaires au pouvoir, Kidal, ville stratégique du nord Mali, est passée sous le contrôle des touareg du FLA lors de ces offensives. À Gao, dans le nord, plusieurs tirs et des "fortes détonations" ont été signalés à l'AFP par des habitants à proximité d'un camp de l'armée. Dans le centre du pays, à Sévaré, "des explosions ont retenti (...) vers 05h00 du matin, sans que leur origine ne soit encore connue. Peu après, plusieurs appareils aériens ont été repérés survolant le secteur", a affirmé une source sécuritaire à l'AFP. A quelques dizaines de kilomètres de la capitale Bamako, l'important centre pénitentiaire de Kéniéroba, où sont notamment détenus des jihadistes, est attaqué. "Nous sommes sous nos lits, les tirs continuent", a indiqué à l'AFP un prisonnier joint par téléphone. Depuis, les communications semblent avoir été coupées à l'intérieur de la prison, ont constaté des journalistes de l'AFP. Prise de Kidal Depuis 2012, ce pays sahélien fait face à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires. Cette crise sécuritaire s'ajoute à une grave crise économique. Depuis deux coups d'Etat successifs en 2020 et 2021, le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir sur la promesse de rétablir la sécurité et de conserver l'intégrité territoriale de ce vaste pays désertique en proie à une insurrection jihadistes et aux revendications indépendantistes de groupes touareg. La junte du général Assimi Goïta, a tourné le dos à la France, l'ancienne puissance coloniale, pour se rapprocher de la Russie, désormais son plus grand allié avec qui Bamako coopère dans les domaines de l'énergie, la défense ou l'enseignement supérieur. Appuyée par les paramilitaires russes du groupe Wagner, devenu depuis Africa Corps, l'armée malienne avait repris en novembre 2023 la ville de Kidal aux rebelles touareg. La reprise de la plus grande ville du nord par le FLA lors de l'offensive de la fin avril constitue un camouflet pour le pouvoir central. Après leurs attaques, qui ont fait officiellement 23 morts civils et militaires, les jihadistes et leurs alliés indépendantistes ont maintenu leur pression sur la junte en bloquant des routes menant vers Bamako. Depuis septembre 2025, le JNIM a mené plusieurs blocus de la capitale, allant jusqu'à asphyxier son économie et créant de grosses pénuries de carburant. sd-lar-str-els/lth

04.07.2026 à 11:31

FRANCE24
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L'intérieur de son pavillon, à flanc de coteau, avec vue sur la mer, a été totalement détruit le 8 juillet 2025. La prof d'EPS retraitée était seule avec son chien quand elle a vu le feu arriver, en début d'après-midi. Jusqu'à 18h, elle a lutté contre les flammes armée de deux seaux d'eau. Evelyne a sauvé les murs de sa maison, mais reste traumatisée. Un an après, elle ne comprend toujours pas pourquoi son quartier a été aussi impacté. Elle regrette notamment l'arrivée tardive des pompiers, venus en renfort des Alpes-Maritimes: "J'ai dû leur montrer où étaient les bornes à incendie, ils étaient perdus". Sa voisine, Fabienne Kriegel, a reçu comme tous les Marseillais ce 8 juillet un SMS lui disant de rester confinée. "C'était écrit: +vous ne risquez rien chez vous+", s'étrangle-t-elle. "Si on était restés, on serait morts étouffés!". Elle a fui dès 16H00 avec son mari, malade d'un cancer du poumon. Le lendemain, une amie l'appelle: "Elle m'a dit +Fabienne, assieds-toi... tu n'as plus de maison+". deuil impossible Ces doutes sur les consignes et l'organisation des secours, "ça rend impossible le deuil de nos maisons, de nos vies d'avant", témoigne Marie-Blanche Chamoulaud, membre de l'association des victimes de l'incendie. Une centaine de plaintes contre X, pour mise en danger de la vie d'autrui, ont été déposées par des sinistrés selon elle. Sollicité par l'AFP, le parquet de Marseille n'a pas souhaité communiquer sur ce point. L'association vise particulièrement le préfet de l'époque, qui avait pris la main sur les opérations et transféré le commandement des sapeurs-pompiers (Sdis13), en charge du départ du feu sur une commune voisine, aux marins-pompiers de Marseille, compétents sur le territoire de la deuxième ville de France, au milieu de l'après-midi, et de l'incendie. Le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM), contacté par l'AFP, le changement de commandement opérationnel, "sur décision du préfet", est prévu par le règlement départemental. "Ce type de passation est régulièrement travaillé au travers d'entraînements", ajoute le BMPM. Une source proche du dossier assure pourtant que "la manœuvre a un peu surpris". "Un changement de commandement en plein barouf, c'est du temps perdu", critique Grégory Allione, ex-patron du Sdis 13 jusqu'en janvier 2023, aujourd'hui député européen (Renew). A la mairie de Marseille, Samia Ghali dénonce: "le préfet aurait dû laisser faire les pompiers, qui connaissent leur métier et le territoire!". Aujourd'hui préfet d'Ile-de-France, Georges-François Leclerc n'a pu être joint par l'AFP. Recours Dans les suites du drame, Mme Chamoulaud déplore "le silence" de la préfecture, à qui l'association réclame la création d'un Clav (comité local d'aide aux victimes). "On parle de gens qui n'ont plus de maison, qui ont tout perdu, et la préfecture ne veut pas les entendre!", fustige Samia Ghali. L'actuel préfet Jacques Witkowski botte en touche: "l'aide aux victimes, c'est le ministère de la Justice". Le collectif a aussi dû solliciter la Cada (commission d'accès aux documents administratifs) pour obtenir de la préfecture les documents relatifs à la journée du 8 juillet. Mais ils attendent toujours ceux des pompiers. Leur avocate, Me Shirley Leturcq, a déposé un recours au tribunal administratif face à ce "refus implicite" de communiquer. L'actuel maire du 15-16, Jean-Marc Coppola (PCF), s'est engagé, "si rien ne bouge d'ici là", à convoquer un comité de suivi à la rentrée. "On invitera tout le monde, préfecture, pompiers, etc, et chacun prendra ses responsabilités". Il veut notamment aider les sinistrés aux prises avec les assurances, certains attendant toujours un "chiffrage d'indemnisation". Une source proche du dossier souligne toutefois que "des dizaines de constructions étaient illégales, d’où les problèmes avec les assurances". Des constructions sauvages qui ont aussi parfois gêné l'accès des secours... Mercredi soir, un feu s'est de nouveau dangereusement approché de l'Estaque. "Qu'une métropole comme la nôtre ne puisse pas protéger un arrondissement, ça n'est pas rassurant", se désole Marie-Blanche. Le BMPM observe des feux "de plus en plus complexes" et virulents et milite pour "une défense en profondeur", avec des équipes positionnées "plusieurs centaines de mètres en arrière" du front de flamme et appelle à "un effort collectif", par l'obligation de débroussaillement notamment. Evelyne, elle, veut vendre son petit coin de paradis devenu cauchemar, quand les travaux seront finis: "pour la première fois de ma vie, j'ai peur".

04.07.2026 à 11:29

FRANCE24
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Les Etats-Unis célèbrent samedi leurs 250 ans, un jalon historique atteint à un moment où le pays est profondément divisé, avec Donald Trump bien décidé à s'attribuer le premier rôle à Washington.
Texte intégral (770 mots)
Les Etats-Unis célèbrent samedi leurs 250 ans, un jalon historique atteint à un moment où le pays est profondément divisé, avec Donald Trump bien décidé à s'attribuer le premier rôle à Washington.

04.07.2026 à 11:27

FRANCE24
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Serge Daniel, notre correspondant régional, est en direct.
Texte intégral (770 mots)
Serge Daniel, notre correspondant régional, est en direct.

04.07.2026 à 11:19

L'Equipe TV
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Les champions du monde en titre ont été poussés en prolongations par le Cap-Vert, finalement battu 3-2 après un but contre son camp à dix minutes de la fin. Lionel Messi a marqué son septième but de cette édition.
Texte intégral (770 mots)
Les champions du monde en titre ont été poussés en prolongations par le Cap-Vert, finalement battu 3-2 après un but contre son camp à dix minutes de la fin. Lionel Messi a marqué son septième but de cette édition.

04.07.2026 à 10:53

FRANCE24
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Des files de voitures se sont formées devant les stations-service à Saipan, dans les Iles Mariannes du Nord, et les habitants se pressent dans les magasins de bricolage à la recherche de contreplaqué pour se barricader, comme dans les supermarchés pour se procurer nourriture et eau en bouteille. A 21H00 GMT vendredi, le typhon Bavi se déplaçait vers l'ouest, en direction des Iles Marshall et des Iles Mariannes du Nord, avec des vents soutenus de 259 kilomètres/heure et des rafales de 314 km/h, a indiqué le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) dans son dernier bulletin. Il a atteint le statut de super typhon samedi matin, soit l'équivalent d'un ouragan de catégorie 5, d'après le JTWC. Il est ensuit prévu qu'il s'affaiblisse légèrement, mais qu'il balaie néanmoins lundi matin Guam et les Iles Mariannes du Nord, déjà durement éprouvées en avril par le super typhon Sinlaku, qui a privé des dizaines de milliers de personnes d'électricité, déraciné des arbres, renversé des voitures et arraché les toits en tôle de nombreux bâtiments. "Les trajectoires prévues continuent d'indiquer des perspectives inquiétantes pour les Mariannes. Tous les habitants de Guam et des Iles Mariannes du Nord doivent se préparer et s'attendre au minimum à des conditions de tempête tropicale", a indiqué le service météorologique national américain. Les préparatifs au 250e anniversaire des Etats-Unis samedi ont été rapidement éclipsés par les mesures de préparation à la tempête. L'archipel des Mariannes du Nord abrite environ 40.000 personnes, et l'île voisine de Guam, un territoire américain distinct, environ 170.000 personnes. "Deux super typhons en deux mois, c'est historique. C'est du jamais vu pour les Mariannes", soupire Castro, qui a scotché les fenêtres de sa maison avec du ruban adhésif et rempli des réservoirs d'eau. L'Organisation météorologique mondiale a averti vendredi que le phénomène climatique El Niño, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure neuf à douze mois, a déjà commencé dans le Pacifique tropical. Ce phénomène réchauffe les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations
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Des files de voitures se sont formées devant les stations-service à Saipan, dans les Iles Mariannes du Nord, et les habitants se pressent dans les magasins de bricolage à la recherche de contreplaqué pour se barricader, comme dans les supermarchés pour se procurer nourriture et eau en bouteille. A 21H00 GMT vendredi, le typhon Bavi se déplaçait vers l'ouest, en direction des Iles Marshall et des Iles Mariannes du Nord, avec des vents soutenus de 259 kilomètres/heure et des rafales de 314 km/h, a indiqué le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) dans son dernier bulletin. Il a atteint le statut de super typhon samedi matin, soit l'équivalent d'un ouragan de catégorie 5, d'après le JTWC. Il est ensuit prévu qu'il s'affaiblisse légèrement, mais qu'il balaie néanmoins lundi matin Guam et les Iles Mariannes du Nord, déjà durement éprouvées en avril par le super typhon Sinlaku, qui a privé des dizaines de milliers de personnes d'électricité, déraciné des arbres, renversé des voitures et arraché les toits en tôle de nombreux bâtiments. "Les trajectoires prévues continuent d'indiquer des perspectives inquiétantes pour les Mariannes. Tous les habitants de Guam et des Iles Mariannes du Nord doivent se préparer et s'attendre au minimum à des conditions de tempête tropicale", a indiqué le service météorologique national américain. Les préparatifs au 250e anniversaire des Etats-Unis samedi ont été rapidement éclipsés par les mesures de préparation à la tempête. L'archipel des Mariannes du Nord abrite environ 40.000 personnes, et l'île voisine de Guam, un territoire américain distinct, environ 170.000 personnes. "Deux super typhons en deux mois, c'est historique. C'est du jamais vu pour les Mariannes", soupire Castro, qui a scotché les fenêtres de sa maison avec du ruban adhésif et rempli des réservoirs d'eau. L'Organisation météorologique mondiale a averti vendredi que le phénomène climatique El Niño, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure neuf à douze mois, a déjà commencé dans le Pacifique tropical. Ce phénomène réchauffe les températures de l'eau dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, modifiant à l'échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations

04.07.2026 à 10:45

FRANCE24
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La télévision d'Etat iranienne a annoncé vers 06H00 (02H30 GMT) le début des obsèques nationales du défunt guide suprême dans un vaste complexe qui comprend une mosquée. "Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance", s'écrie un laudateur devant des fidèles en pleurs. Dans la foule, nombreux sont ceux à agiter des drapeaux rouges avec l'inscription "Martyr" ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran. Ali Khamenei a été tué le 28 février à 86 ans, lors du bombardement de sa résidence à Téhéran par des frappes israélo-américaines qui ont embrasé le Moyen-Orient. Des banderoles rouges appellent à la "vengeance" et à "#TuerTrump", au moment où les Etats-Unis célèbrent leur 250e anniversaire. Parmi les fidèles, on compte de nombreuses personnes d'apparence conservatrice: des femmes en tchador et des hommes vêtus de noir. Certains sont venus en famille avec leurs enfants. "Je n'ai jamais eu la chance de voir le guide suprême de près et je le regrette. Aujourd'hui je suis venu pour lui dire un dernier adieu", déclare à l'AFP Javad Akbari, 43 ans, un employé dans l'alimentaire. Deux rangées de drapeaux iraniens entourent le cercueil de Khamenei exposé sous le dôme de l'immense Mosalla, conçue pour les prières. "Nous avons promis au guide suprême de rester avec lui jusqu'au bout. Tout ce monde est là pour lui" car il "s'est sacrifié pour nous", dit Reza, un professeur d'université de 37 ans. Camp retranché Des chants religieux et patriotiques ajoutent de l'émotion, tandis que des fidèles se recueillent à même le sol. Comme le veut la tradition dans l'islam chiite, beaucoup se frappent la poitrine en signe de deuil. Certains scandent "Mort à l'Amérique, mort à Israël!", un slogan régulièrement entendu dans les rassemblements officiels. Par intermittence, de l'eau est pulvérisée sur la foule alors que les températures devraient dépasser dans la journée les 35°C. Depuis sa nomination en mars, le dirigeant n'est toujours pas apparu publiquement et ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués. Ces funérailles publiques se déroulent dans un contexte de fragile cessez-le-feu avec les Etats-Unis et six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir. Le centre de Téhéran a samedi des allures de camp retranché: des blocs de béton et des voitures de police bloquent toutes les rues menant au site sur environ deux kilomètres. Les autorités iraniennes disent attendre entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national qui se déroule sur six jours avec une escale en Irak voisin. Lundi, la dépouille d'Ali Khamenei traversera les rues de Téhéran pour un dernier adieu, avant que le cortège funèbre ne gagne le lendemain la ville sainte de Qom. Le défunt sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire.
Texte intégral (518 mots)
La télévision d'Etat iranienne a annoncé vers 06H00 (02H30 GMT) le début des obsèques nationales du défunt guide suprême dans un vaste complexe qui comprend une mosquée. "Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance", s'écrie un laudateur devant des fidèles en pleurs. Dans la foule, nombreux sont ceux à agiter des drapeaux rouges avec l'inscription "Martyr" ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran. Ali Khamenei a été tué le 28 février à 86 ans, lors du bombardement de sa résidence à Téhéran par des frappes israélo-américaines qui ont embrasé le Moyen-Orient. Des banderoles rouges appellent à la "vengeance" et à "#TuerTrump", au moment où les Etats-Unis célèbrent leur 250e anniversaire. Parmi les fidèles, on compte de nombreuses personnes d'apparence conservatrice: des femmes en tchador et des hommes vêtus de noir. Certains sont venus en famille avec leurs enfants. "Je n'ai jamais eu la chance de voir le guide suprême de près et je le regrette. Aujourd'hui je suis venu pour lui dire un dernier adieu", déclare à l'AFP Javad Akbari, 43 ans, un employé dans l'alimentaire. Deux rangées de drapeaux iraniens entourent le cercueil de Khamenei exposé sous le dôme de l'immense Mosalla, conçue pour les prières. "Nous avons promis au guide suprême de rester avec lui jusqu'au bout. Tout ce monde est là pour lui" car il "s'est sacrifié pour nous", dit Reza, un professeur d'université de 37 ans. Camp retranché Des chants religieux et patriotiques ajoutent de l'émotion, tandis que des fidèles se recueillent à même le sol. Comme le veut la tradition dans l'islam chiite, beaucoup se frappent la poitrine en signe de deuil. Certains scandent "Mort à l'Amérique, mort à Israël!", un slogan régulièrement entendu dans les rassemblements officiels. Par intermittence, de l'eau est pulvérisée sur la foule alors que les températures devraient dépasser dans la journée les 35°C. Depuis sa nomination en mars, le dirigeant n'est toujours pas apparu publiquement et ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués. Ces funérailles publiques se déroulent dans un contexte de fragile cessez-le-feu avec les Etats-Unis et six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir. Le centre de Téhéran a samedi des allures de camp retranché: des blocs de béton et des voitures de police bloquent toutes les rues menant au site sur environ deux kilomètres. Les autorités iraniennes disent attendre entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national qui se déroule sur six jours avec une escale en Irak voisin. Lundi, la dépouille d'Ali Khamenei traversera les rues de Téhéran pour un dernier adieu, avant que le cortège funèbre ne gagne le lendemain la ville sainte de Qom. Le défunt sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire.

04.07.2026 à 10:37

FRANCE 24
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De nouvelles attaques coordonnées sont en cours au Mali, menées par des jihadistes et leurs alliés indépendantistes touareg, dans les localités de Gao, Anefis, Aguelhoc (nord), Sévaré (centre) et contre la prison de Kéniéroba à 70 kilomètres de la capitale, selon l'armée, des sources sécuritaires et civiles. 
Texte intégral (518 mots)
De nouvelles attaques coordonnées sont en cours au Mali, menées par des jihadistes et leurs alliés indépendantistes touareg, dans les localités de Gao, Anefis, Aguelhoc (nord), Sévaré (centre) et contre la prison de Kéniéroba à 70 kilomètres de la capitale, selon l'armée, des sources sécuritaires et civiles. 

04.07.2026 à 10:27

FRANCE24
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Plusieurs équipes de secouristes sont passées jeudi devant les restes de l’immeuble Tahití, pour finalement conclure vendredi qu’il n’y avait plus aucun signe de vie. Des rumeurs avaient ravivé l’espoir de sauver encore quelqu’un: un enfant. Des influenceurs ont publié des vidéos sur les réseaux sociaux depuis Caraballeda, dans l’État de La Guaira, où se concentre essentiel des victimes et des destructions du double séisme, qui a fait au moins 2.645 morts. Dès jeudi, des Américains se sont rendus sur la zone, aidés de chiens, utilisant des appareils très sensibles pour tenter de détecter des sons. Diagnostic: personne en vie, selon un secouriste américain à l'AFP. Mais quelques heures plus tard, un volontaire vénézuélien assure avoir entendu des cris au petit matin. Les chiens ne détectent rien parce que l'enfant est enseveli "trop profondément", a-t-il déclaré à l'AFP. La rumeur grandit et des militaires encerclent alors les lieux, interdisant l’accès à la presse. Vendredi, une équipe de secours espagnole se rend sur place et confirme malheureusement le constat américain, affirme à l'AFP Katherine Lendoiro, qui a accompagné la famille de l’enfant pendant les opérations de recherche. "Il y a des gens qui sont venus faire des TikTok et ça a circulé dans le monde entier", se désole un voisin, José Francisco Liendo, 50 ans, qui ne s’est à aucun moment éloigné des lieux, dans sa tentative de récupérer les corps de son père et de sa sœur. Ils ont dit qu’il "y avait soi-disant un enfant vivant, que l’enfant respirait, ensuite qu’il urinait, ensuite qu’il avait donné des coups", s’indigne M. Liendo. "À chaque fois que des personnes qui creusent entrent, on leur demande: +Tu l’as vu ?+ (et ils répondent) +Non, je ne l’ai pas vu, mais il est là+. Ils n’arrivent pas à dire la vérité. En fait, ils jouent avec la douleur des familles", regrette-t-il. Aloa Gonzalez, 50 ans, veille elle aussi nuit et jour au pied des décombres, d’où elle veut extraire les corps de sa sœur et de sa tante. Elle est consternée par les faux espoirs suscités par la supposée découverte d’un enfant vivant. "Il y a eu plusieurs versions au sujet des survivants. D’abord, on a dit qu’ils ne pouvaient pas atteindre les personnes, qu’il n’y avait aucun moyen, aucune façon, qu’il n’y avait pas de passage possible", explique-t-elle. Ensuite, on a dit qu’"ils ne savaient pas si c’était un garçon ou une fille, un homme ou une femme. (Ils disaient) qu’il avait soi-disant donné des coups, qu’il y avait 70 % de chances qu’il y ait de la vie là-dessous", raconte-t-elle. "Au début (quand on m'a dit qu'il y avait un enfant) Je me suis dit +Super, le gamin. Ma sœur et ma tante sont là-dessous, et si on sauve l’enfant je serais la personne la plus heureuse du monde. Mais ensuite, tous les secouristes sont partis", lâche-t-elle durement. Quelque 6.462 personnes ont été secourues depuis le double séisme le 24 juin. Et une seule jeudi, un miracle: Hernan Gil, gardien de parking, a résisté près de huit jours sous les décombres. Mais il avait été contacté dès lundi et on avait pu lui fournir de l’eau et de l’oxygène par des tubes. Après 72 heures, il est presque impossible de survivre sans apport extérieur. Il n’existe pour l’instant aucun chiffre officiel sur le nombre de disparus, bien que l’ONU a estimé qu’il pourrait atteindre 50.000.
Texte intégral (633 mots)
Plusieurs équipes de secouristes sont passées jeudi devant les restes de l’immeuble Tahití, pour finalement conclure vendredi qu’il n’y avait plus aucun signe de vie. Des rumeurs avaient ravivé l’espoir de sauver encore quelqu’un: un enfant. Des influenceurs ont publié des vidéos sur les réseaux sociaux depuis Caraballeda, dans l’État de La Guaira, où se concentre essentiel des victimes et des destructions du double séisme, qui a fait au moins 2.645 morts. Dès jeudi, des Américains se sont rendus sur la zone, aidés de chiens, utilisant des appareils très sensibles pour tenter de détecter des sons. Diagnostic: personne en vie, selon un secouriste américain à l'AFP. Mais quelques heures plus tard, un volontaire vénézuélien assure avoir entendu des cris au petit matin. Les chiens ne détectent rien parce que l'enfant est enseveli "trop profondément", a-t-il déclaré à l'AFP. La rumeur grandit et des militaires encerclent alors les lieux, interdisant l’accès à la presse. Vendredi, une équipe de secours espagnole se rend sur place et confirme malheureusement le constat américain, affirme à l'AFP Katherine Lendoiro, qui a accompagné la famille de l’enfant pendant les opérations de recherche. "Il y a des gens qui sont venus faire des TikTok et ça a circulé dans le monde entier", se désole un voisin, José Francisco Liendo, 50 ans, qui ne s’est à aucun moment éloigné des lieux, dans sa tentative de récupérer les corps de son père et de sa sœur. Ils ont dit qu’il "y avait soi-disant un enfant vivant, que l’enfant respirait, ensuite qu’il urinait, ensuite qu’il avait donné des coups", s’indigne M. Liendo. "À chaque fois que des personnes qui creusent entrent, on leur demande: +Tu l’as vu ?+ (et ils répondent) +Non, je ne l’ai pas vu, mais il est là+. Ils n’arrivent pas à dire la vérité. En fait, ils jouent avec la douleur des familles", regrette-t-il. Aloa Gonzalez, 50 ans, veille elle aussi nuit et jour au pied des décombres, d’où elle veut extraire les corps de sa sœur et de sa tante. Elle est consternée par les faux espoirs suscités par la supposée découverte d’un enfant vivant. "Il y a eu plusieurs versions au sujet des survivants. D’abord, on a dit qu’ils ne pouvaient pas atteindre les personnes, qu’il n’y avait aucun moyen, aucune façon, qu’il n’y avait pas de passage possible", explique-t-elle. Ensuite, on a dit qu’"ils ne savaient pas si c’était un garçon ou une fille, un homme ou une femme. (Ils disaient) qu’il avait soi-disant donné des coups, qu’il y avait 70 % de chances qu’il y ait de la vie là-dessous", raconte-t-elle. "Au début (quand on m'a dit qu'il y avait un enfant) Je me suis dit +Super, le gamin. Ma sœur et ma tante sont là-dessous, et si on sauve l’enfant je serais la personne la plus heureuse du monde. Mais ensuite, tous les secouristes sont partis", lâche-t-elle durement. Quelque 6.462 personnes ont été secourues depuis le double séisme le 24 juin. Et une seule jeudi, un miracle: Hernan Gil, gardien de parking, a résisté près de huit jours sous les décombres. Mais il avait été contacté dès lundi et on avait pu lui fournir de l’eau et de l’oxygène par des tubes. Après 72 heures, il est presque impossible de survivre sans apport extérieur. Il n’existe pour l’instant aucun chiffre officiel sur le nombre de disparus, bien que l’ONU a estimé qu’il pourrait atteindre 50.000.

04.07.2026 à 10:11

FRANCE24
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Basile Baudez, professeur en histoire de l'architecture à l'Université de Princeton, est notre invité.
Texte intégral (633 mots)
Basile Baudez, professeur en histoire de l'architecture à l'Université de Princeton, est notre invité.

04.07.2026 à 10:10

Jean-Luc MOUNIER
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En marquant trois buts en quatre matches, Ismael Saibari brille avec le Maroc depuis le début de la Coupe du monde. Dans un rôle de faux 9, le polyvalent milieu de terrain révèle tout son potentiel au plus haut niveau à 25 ans. Une éclosion qui n'a pas échappé au Bayern Munich, qui l'a officiellement recruté mercredi. Et un aboutissement pour un joueur qui a dû faire face à l'adversité avant d'être en haut de l'affiche.
Texte intégral (633 mots)
En marquant trois buts en quatre matches, Ismael Saibari brille avec le Maroc depuis le début de la Coupe du monde. Dans un rôle de faux 9, le polyvalent milieu de terrain révèle tout son potentiel au plus haut niveau à 25 ans. Une éclosion qui n'a pas échappé au Bayern Munich, qui l'a officiellement recruté mercredi. Et un aboutissement pour un joueur qui a dû faire face à l'adversité avant d'être en haut de l'affiche.

04.07.2026 à 10:09

FRANCE24
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Autant de travaux cosmétiques pour faire bonne impression auprès des chefs d'Etat et délégations de 32 pays, dont le président américain Donald Trump, attendus dans la capitale turque à partir de mardi pour le sommet de l'Otan, dénoncent l'opposition et la population. En raison des mesures de sécurité, plusieurs grands axes seront fermés pendant les deux jours du sommet, contraignant habitants et commerçants à limiter leurs déplacements et parfois à fermer temporairement leurs boutiques. Tout rassemblement ou manifestation a aussi été interdit à Ankara depuis le 28 juin jusqu'à l'issue du sommet. "Ankara est pratiquement devenue une prison à ciel ouvert. (...) Toute la capitale est paralysée pour faciliter la circulation de quelques cortèges officiels", a protesté le co-président du parti de l'opposition prokurde DEM Tuncer Bakirhan. "On parle même de fermer les parcs pour qu'un président puisse y courir! Les habitants sont traités comme des indésirables dans leur propre ville", a-t-il ajouté, reprenant la rumeur, pourtant démentie, d'une fermeture de plusieurs parcs de la capitale supposément réservés au jogging matinal du président français, Emmanuel Macron. -Quartiers pauvres cachés- Selon la presse turque, l'ensemble des préparatifs, y compris la rénovation d'un aéroport militaire et la construction de nouvelles routes, a coûté plus de 11 milliards de livres turques (plus de 205 millions d'euros). Les autorités présentent ces travaux comme des investissements pérennes destinés à moderniser les infrastructures de la capitale. "C'est notre argent qui est dilapidé. On ne dépense pas pour nous ou les quartiers pauvres, cachés derrière ces panneaux, mais pour les présidents d'autres pays", s'insurge néanmoins Ümit Örkan, gérant d'une supérette dont l'entrée est obstruée par des panneaux vantant le sommet et les attractions touristiques d'Ankara. "Nous, les commerçants, sommes dans une situation très difficile. Les clients ne peuvent plus venir. Nous sommes obligés de fermer pendant une semaine", se plaint M. Örkan. "J'ai sept employés, une assurance, un loyer à payer. Mais aucune indemnisation n'est prévue pour compenser la perte de revenus". "Notre commerce repose sur sa visibilité. Les clients s'arrêtent en voyant nos plantes. Ces panneaux ont réduit nos ventes de 95%", renchérit le fleuriste Kadir Kokus. "On n'y peut rien... On doit supporter ça pendant dix jours", soupire-t-il, l'installation des panneaux géants ayant commencé fin juin. -Des loukoums dans les taxis- La Fédération turque des chauffeurs de taxi en revanche saisit la balle au bond: elle impose pantalon gris et chemise blanche aux conducteurs et prévoit assaut d'amabilités pour les visiteurs. "Nous offrirons à nos clients de l'eau, des loukoums et de l'eau de Cologne pour témoigner de l'hospitalité turque", a annoncé le président de la Fédération Mehmet Yiginer. Autres nouveautés: pour la première fois, des policiers à cheval seront en patrouille dans la capitale, les trous des chaussées sont bouchés, les trottoirs repeints et les plaques d'égouts enfin ajustées au ras du bitume. Tous ces préparatifs génèrent quantités de plaisanteries sur les réseaux sociaux: "Désormais si tu fais des efforts pour tes invités, on te dira que tu accueilles l'OTAN" dit l'un. Un autre suggère aux salons de beauté de proposer des "soins OTAN" à leurs clients. "C'est bien tous ces efforts mais j'aurais voulu qu'ils le soient pour nous et pas pour l'Otan", regrette Cem Özbek, gérant d'une pâtisserie proche d'une avenue qui sera fermée pendant le sommet. "Les routes interdites sont connues à l'avance, mais les itinéraires alternatifs ne sont pas clairs. Nos clients, nos employés et les fournisseurs auront du mal à venir ici. Les petites entreprises vont beaucoup souffrir", craint-il. De nombreux habitants préfèrent fuir la capitale: les train et les avions au départ d'Ankara sont déjà pleins à l'approche du sommet. "Je ne compte pas rester en ville. Beaucoup de lieux seront fermés, les transports seront perturbés", indique Demir Balemir, jeune diplômé de l'université. "Tout ce maquillage n'est pas pour nous", déplore Sima, étudiante, qui reprend une blague devenue virale sur les réseaux sociaux: "Si Macron pouvait prendre les transports en commun, nous aurions peut-être enfin la climatisation dans les bus!".
Texte intégral (733 mots)
Autant de travaux cosmétiques pour faire bonne impression auprès des chefs d'Etat et délégations de 32 pays, dont le président américain Donald Trump, attendus dans la capitale turque à partir de mardi pour le sommet de l'Otan, dénoncent l'opposition et la population. En raison des mesures de sécurité, plusieurs grands axes seront fermés pendant les deux jours du sommet, contraignant habitants et commerçants à limiter leurs déplacements et parfois à fermer temporairement leurs boutiques. Tout rassemblement ou manifestation a aussi été interdit à Ankara depuis le 28 juin jusqu'à l'issue du sommet. "Ankara est pratiquement devenue une prison à ciel ouvert. (...) Toute la capitale est paralysée pour faciliter la circulation de quelques cortèges officiels", a protesté le co-président du parti de l'opposition prokurde DEM Tuncer Bakirhan. "On parle même de fermer les parcs pour qu'un président puisse y courir! Les habitants sont traités comme des indésirables dans leur propre ville", a-t-il ajouté, reprenant la rumeur, pourtant démentie, d'une fermeture de plusieurs parcs de la capitale supposément réservés au jogging matinal du président français, Emmanuel Macron. -Quartiers pauvres cachés- Selon la presse turque, l'ensemble des préparatifs, y compris la rénovation d'un aéroport militaire et la construction de nouvelles routes, a coûté plus de 11 milliards de livres turques (plus de 205 millions d'euros). Les autorités présentent ces travaux comme des investissements pérennes destinés à moderniser les infrastructures de la capitale. "C'est notre argent qui est dilapidé. On ne dépense pas pour nous ou les quartiers pauvres, cachés derrière ces panneaux, mais pour les présidents d'autres pays", s'insurge néanmoins Ümit Örkan, gérant d'une supérette dont l'entrée est obstruée par des panneaux vantant le sommet et les attractions touristiques d'Ankara. "Nous, les commerçants, sommes dans une situation très difficile. Les clients ne peuvent plus venir. Nous sommes obligés de fermer pendant une semaine", se plaint M. Örkan. "J'ai sept employés, une assurance, un loyer à payer. Mais aucune indemnisation n'est prévue pour compenser la perte de revenus". "Notre commerce repose sur sa visibilité. Les clients s'arrêtent en voyant nos plantes. Ces panneaux ont réduit nos ventes de 95%", renchérit le fleuriste Kadir Kokus. "On n'y peut rien... On doit supporter ça pendant dix jours", soupire-t-il, l'installation des panneaux géants ayant commencé fin juin. -Des loukoums dans les taxis- La Fédération turque des chauffeurs de taxi en revanche saisit la balle au bond: elle impose pantalon gris et chemise blanche aux conducteurs et prévoit assaut d'amabilités pour les visiteurs. "Nous offrirons à nos clients de l'eau, des loukoums et de l'eau de Cologne pour témoigner de l'hospitalité turque", a annoncé le président de la Fédération Mehmet Yiginer. Autres nouveautés: pour la première fois, des policiers à cheval seront en patrouille dans la capitale, les trous des chaussées sont bouchés, les trottoirs repeints et les plaques d'égouts enfin ajustées au ras du bitume. Tous ces préparatifs génèrent quantités de plaisanteries sur les réseaux sociaux: "Désormais si tu fais des efforts pour tes invités, on te dira que tu accueilles l'OTAN" dit l'un. Un autre suggère aux salons de beauté de proposer des "soins OTAN" à leurs clients. "C'est bien tous ces efforts mais j'aurais voulu qu'ils le soient pour nous et pas pour l'Otan", regrette Cem Özbek, gérant d'une pâtisserie proche d'une avenue qui sera fermée pendant le sommet. "Les routes interdites sont connues à l'avance, mais les itinéraires alternatifs ne sont pas clairs. Nos clients, nos employés et les fournisseurs auront du mal à venir ici. Les petites entreprises vont beaucoup souffrir", craint-il. De nombreux habitants préfèrent fuir la capitale: les train et les avions au départ d'Ankara sont déjà pleins à l'approche du sommet. "Je ne compte pas rester en ville. Beaucoup de lieux seront fermés, les transports seront perturbés", indique Demir Balemir, jeune diplômé de l'université. "Tout ce maquillage n'est pas pour nous", déplore Sima, étudiante, qui reprend une blague devenue virale sur les réseaux sociaux: "Si Macron pouvait prendre les transports en commun, nous aurions peut-être enfin la climatisation dans les bus!".

04.07.2026 à 09:54

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Francesca Basile, responsable migration Croix-Rouge italienne, est en direct de Lampedusa.
Texte intégral (733 mots)
Francesca Basile, responsable migration Croix-Rouge italienne, est en direct de Lampedusa.

04.07.2026 à 09:51

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Un reportage signé Pascale Mariani et Maxime Pluvinet.
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Un reportage signé Pascale Mariani et Maxime Pluvinet.
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