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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

23.01.2026 à 06:51

Iran: Trump affirme qu'une "armada" navigue vers le golfe Persique

FRANCE24
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Le président américain a plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression du récent mouvement de contestation dans ce pays, mais il avait semblé revenir sur cette menace la semaine dernière après avoir assuré que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants. "Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où", a-t-il déclaré jeudi à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One, qui le ramenait du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. "Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près", a ajouté Donald Trump. Le chef des Gardiens de la révolution islamique a averti jeudi Washington que ses forces avaient "le doigt sur la gâchette" après plusieurs semaines de manifestations et de répression en Iran. M. Trump n'a toutefois pas fermé la porte au dialogue. "L'Iran veut effectivement parler, et nous parlerons", a-t-il déclaré jeudi à Davos. Mais le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, a mis de l'huile sur le feu jeudi. "Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique et notre cher Iran ont le doigt sur la gâchette, plus préparés que jamais, prêts à exécuter les ordres et mesures du guide suprême, un leader qui leur est plus cher que leur propre vie", a prévenu M. Pakpour, en faisant référence à l'ayatollah Ali Khamenei. Mohammad Pakpour avait été nommé en juin dernier par M. Khamenei pour succéder à Hossein Salami, tué lors des frappes aériennes israéliennes. Ses propos ont été lus à la télévision d'Etat à l'occasion du jour de célébration nationale des Gardiens de la Révolution islamique, bras idéologique du guide suprême et force armée extrêmement organisée, accusée par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire en Iran. "Cibles légitimes" Un autre haut responsable militaire iranien, le général Ali Abdollahi Aliabadi, a de son côté averti qu'en cas d'attaque américaine, "tous les intérêts, bases et centres d'influence américains" seraient des "cibles légitimes" pour les forces armées iraniennes. L'Iran et les Etats-Unis, ennemis jurés depuis la Révolution islamique de 1979, ne cessent d'échanger des menaces. Donald Trump avait ainsi haussé le ton mardi à l'égard des dirigeants iraniens, menaçant de les "rayer de la surface de la Terre" si "quoi que ce soit" lui arrivait. Plus tôt, le général iranien Abolfazl Shekarchi l'avait menacé de mort si Washington s'en prenait à la personne de l'ayatollah Ali Khamenei. Tout en brandissant lui aussi la menace d'une rispote, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dans une tribune mardi dans le Wall Street Journal, avait assuré que l'Iran était toujours "prêt à mener des négociations réelles et sérieuses". - Deux semaines sans internet - Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation en Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d'être violemment réprimée. La télévision d'Etat iranienne - citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants - a annoncé mercredi que 3.117 personnes avaient été tuées, un premier bilan officiel très inférieur à ceux avancés par des défenseurs des droits humains. Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts. Une coupure nationale d'internet, qui a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression, dure depuis "deux semaines complètes", a relevé jeudi l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, précisant que ces derniers jours l'accès a été très sporadique et limité à des sites gouvernementaux.

23.01.2026 à 06:07

Japon: un avocat rockeur en première ligne du combat pour la justice climatique

FRANCE24
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A 63 ans, Me Shima a rallié le mois dernier plus de 450 plaignants japonais à cette action en justice inédite visant l'État nippon, accusé d'inaction "inconstitutionnelle" face au changement climatique. Pour lui, ce procès est "l'aboutissement de tout" ce pour quoi il se bat depuis des années, d'abord comme musicien, puis comme avocat. Lorsque le mouvement punk a déferlé sur le Japon à la fin des années 1970, Akihiro Shima, alors adolescent, était persuadé qu'il allait "changer la société par le rock'n'roll", raconte‑t‑il à l'AFP. Des décennies plus tard, son ardeur est intacte. Dans la pénombre d'un minuscule bar de Tokyo, il entonnait en décembre "Libérez la Palestine !" et "Dansez dans la rue pour vos droits", évoquant sa dernière bataille judiciaire entre deux morceaux. "Il y a des gens qui rejettent du dioxyde de carbone en masse à cause de modes de vie égoïstes, tandis que d'autres, qui ne vivent pas comme ça du tout, voient leurs îles menacées", a‑t‑il lancé au public, ajoutant: "les générations futures seront les plus grandes victimes". Kumiko Aoki, une aide‑soignante de 60 ans qui participait à la plainte sur le climat, était dans le public, trouvant "super cool" qu'il "intègre dans ses chansons des messages clairs comme +non à la guerre+". Cette plainte dénonce la lutte "extrêmement insuffisante" du pays contre le changement climatique, arguant que cette inaction porte atteinte aux droits constitutionnels des plaignants à la santé et à une vie paisible. Le Japon s'est engagé à réduire de 60% ses émissions d'ici 2035 par rapport à 2013, et de 73% d'ici 2040, avec pour objectif la neutralité carbone à l'horizon 2050. Des experts estiment que les chances de victoire au procès sont limitées, mais qu'il pourrait sensibiliser l'opinion publique. Rendre le climat "cool" Pour Akihiro Shima, ce combat s'inscrit dans un parcours commencé à l'adolescence après la lecture d'un roman japonais intitulé "Pollution composite", une charge contre les dérives industrielles et chimiques. Il se souvient avoir pensé que "tant que nous resterons obsédés par le matérialisme et la croissance économique, notre planète ne tiendra pas". Il est devenu un "radical" au sein de sa famille, poussant ses parents à changer leurs habitudes de consommation, et s'engageant dans d'autres causes, de la pauvreté aux discriminations. Pendant longtemps, la musique a été son principal moyen d'expression, et il a pleinement embrassé le message anti‑système du punk, posant même nu avec ses amis musiciens devant le Parlement japonais pour la pochette d'un CD, en guise de protestation politique. Mais il dit avoir eu une révélation à 41 ans: ses discours et son groupe "ne changeaient pas la société". C'est là qu'il a décidé de reprendre ses études, devenant avocat en 2010. Son premier procès citait un ours polaire comme plaignant, estimant que le réchauffement climatique constitue une forme de pollution. Après la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, il a attaqué en justice de grands fabriquants de réacteurs et fondé un nouveau groupe, Shima Kick Jiro & No Nukes Rights. Conscient de son âge, M. Shima admet que ce procès pourrait être son dernier. "Nous voulons amener la société à se demander dans quel monde elle souhaite vivre dans 30 ans ", dit‑il. Malgré son engagement, il reconnaît ne pas encore avoir écrit de chansons sur le climat. "Je n'ai pas trouvé comment rendre le mot +climat+ cool", sourit‑il. A travers sa plainte, il dit cependant vouloir "essayer".

23.01.2026 à 05:55

Trump s'autoproclame "faiseur de paix" mais son Conseil interroge

FRANCE24
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Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l'UE avait de "sérieux doutes" au sujet de cette structure, "concernant son champ d'action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies". Contrairement aux Nations unies, où chaque membre a son mot à dire et où les cinq grandes puissances disposent d'un droit de veto, le "Conseil de paix" naissant est clairement dirigé non seulement par les Etats-Unis, mais aussi personnellement par Donald Trump. Il aura le dernier mot et pourra rester à la tête de l'organisation après son mandat présidentiel. Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis. Mais il a surpris en envoyant des invitations à de nombreux pays, notamment au président russe Vladimir Poutine, malgré la guerre en Ukraine. En lançant formellement ce conseil jeudi en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, M. Trump a déclaré qu'il pourrait "s'étendre à d'autres domaines à mesure que nous réussirons à Gaza". Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a même affirmé que "les possibilités étaient infinies". Donald Trump se vante d'avoir mis fin à huit guerres depuis son retour au pouvoir l'an dernier et se plaint amèrement de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix. Il a promis que le nouvel organe agirait "en coordination" avec les Nations unies mais il a dans le même temps à nouveau vilipendé l'ONU, que les Etats-Unis accusent d'inaction. "Sur les huit guerres que j'ai menées à terme, je n'ai jamais parlé aux Nations unies. On aurait pu croire que j'aurais dû le faire", a-t-il dit. La question financière suscite également des interrogations, car le milliardaire fait déjà l'objet d'allégations d'enrichissement personnel depuis son retour à la Maison Blanche. Le ticket d'entrée au "Conseil de paix" est d'un milliard de dollars pour un siège permanent. Un responsable américain a toutefois précisé que les membres n'auraient pas à débourser cette somme colossale pour un mandat temporaire de deux ans et a promis "les contrôles financiers et les mécanismes de surveillance les plus stricts", même si la destination réelle de cet argent reste incertaine. "Loin des réalités" Les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d'attirer l'attention du président américain. La France a dit non et le Royaume Uni, allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a refusé de faire partie des signataires. "Ce forum n'a pas l'envergure nécessaire et ne dispose pas d'un ensemble de principes directeurs qui permettraient à des pays sérieux de s'y joindre", affirme Aaron David Miller, ancien négociateur américain pour le Moyen-Orient et membre du Carnegie Endowment for International Peace. Selon lui, M. Trump se sent enhardi après avoir ordonné la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier, et est convaincu que les institutions mondiales existantes "ne comprennent pas que le moteur central du système international actuel est la puissance américaine". M. Trump a annoncé jeudi retirer son invitation au Premier ministre canadien, Mark Carney, à rejoindre son "Conseil", après que le dirigeant a invité mardi à Davos les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques", visant notamment les Etats-Unis. Un groupe de pays à majorité musulmane (Arabie saoudite, Turquie, Egypte, Jordanie, Indonésie, Pakistan, Qatar et Emirats arabes unis) a salué la création de ce conseil, tout en soulignant dans une déclaration commune qu'il devrait s'agir d'une "administration transitoire" pour Gaza. Pour Richard Gowan, de l'International Crisis Group, un cercle de réflexion sur la résolution des conflits, le "Conseil de paix" donne une indication de la manière dont Trump souhaite mener sa diplomatie pendant les trois années restantes de son mandat. "Il semble vouloir mettre un terme aux institutions multilatérales existantes telles que les Nations unies et se tourner vers sa propre organisation, qu'il peut contrôler entièrement", affirme l'expert. Mais, ajoute-t-il, la première tâche du conseil étant Gaza, où M. Trump a proposé un projet de reconstruction fastueux, "si Gaza implose, le conseil n'aura pas beaucoup de crédibilité ailleurs".

23.01.2026 à 04:59

TikTok évite son interdiction aux États-Unis grâce à la création d'une coentreprise

FRANCE 24
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Les activités de Tiktok aux États-Unis seront désormais gérées par une coentreprise détenue par une majorité d'investisseurs américains, dont plusieurs riches soutiens du président Donald Trump. Le réseau social chinois évite ainsi d'être interdit sur le sol américain.
Texte intégral (757 mots)
Les activités de Tiktok aux États-Unis seront désormais gérées par une coentreprise détenue par une majorité d'investisseurs américains, dont plusieurs riches soutiens du président Donald Trump. Le réseau social chinois évite ainsi d'être interdit sur le sol américain.

23.01.2026 à 04:37

Reprise vendredi du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur mineure

FRANCE24
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Initialement prévue sur une seule après-midi le 19 décembre dernier, l'audience avait été mise en continuation au mois suivant en raison de l'heure tardive. A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l'interrogatoire laborieux du réalisateur. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d'impatience et de nervosité. Lors d'un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s'était enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n'être "ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre". Aujourd'hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne, dans la foulée de l'éprouvant tournage du film d'auteur "Les diables", où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma. Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique. "Si j'avais fait ce qu'elle m'accuse d'avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu'une fois, je n'aurais jamais pu me regarder dans la glace et j'aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n'est jamais arrivé", s'est indigné Christophe Ruggia devant la cour. Pour justifier les visites d'Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s'est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde. "J'ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (...). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets", a-t-il soutenu. "Reconstruction" De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l'occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne. S'il concède une "souffrance authentique" de la part de l'actrice, aujourd'hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une "reconstruction" mentale postérieure de sa part. D'après lui, Adèle Haenel, qui avait à l'époque du mal à décrocher un autre rôle après "Les diables", lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu'il préparait. "Il y a une reconstruction dans les souvenirs d'Adèle qui va jusqu'à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+", a-t-il hasardé. "Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j'ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles". En raison du report de l'audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n'avait pas eu l'occasion d'être appelée à la barre en décembre. En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l'actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma. Elle avait interrompu son interrogatoire en hurlant "mais ferme ta gueule !" avant de quitter la salle d'audience. Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son ascendant sur l'actrice débutante, "conséquence de la relation instaurée" pendant le tournage du film "Les diables". À l'occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia "continuait d'exercer son autorité de réalisateur, (l'adolescente) n'était pas en mesure de s'opposer ni de s'extraire de cette emprise", avaient estimé les juges. Après son rôle le plus marquant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.
Texte intégral (684 mots)
Initialement prévue sur une seule après-midi le 19 décembre dernier, l'audience avait été mise en continuation au mois suivant en raison de l'heure tardive. A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l'interrogatoire laborieux du réalisateur. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d'impatience et de nervosité. Lors d'un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s'était enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n'être "ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre". Aujourd'hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne, dans la foulée de l'éprouvant tournage du film d'auteur "Les diables", où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma. Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique. "Si j'avais fait ce qu'elle m'accuse d'avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu'une fois, je n'aurais jamais pu me regarder dans la glace et j'aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n'est jamais arrivé", s'est indigné Christophe Ruggia devant la cour. Pour justifier les visites d'Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s'est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde. "J'ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (...). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets", a-t-il soutenu. "Reconstruction" De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l'occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne. S'il concède une "souffrance authentique" de la part de l'actrice, aujourd'hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une "reconstruction" mentale postérieure de sa part. D'après lui, Adèle Haenel, qui avait à l'époque du mal à décrocher un autre rôle après "Les diables", lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu'il préparait. "Il y a une reconstruction dans les souvenirs d'Adèle qui va jusqu'à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+", a-t-il hasardé. "Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j'ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles". En raison du report de l'audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n'avait pas eu l'occasion d'être appelée à la barre en décembre. En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l'actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma. Elle avait interrompu son interrogatoire en hurlant "mais ferme ta gueule !" avant de quitter la salle d'audience. Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son ascendant sur l'actrice débutante, "conséquence de la relation instaurée" pendant le tournage du film "Les diables". À l'occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia "continuait d'exercer son autorité de réalisateur, (l'adolescente) n'était pas en mesure de s'opposer ni de s'extraire de cette emprise", avaient estimé les juges. Après son rôle le plus marquant dans "Portrait de la jeune fille en feu" (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.

23.01.2026 à 04:19

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

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Les députés devraient rejeter vendredi les deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et l'extrême droite en réponse au 49.3 déclenché par Sébastien Lecornu sur la partie "recettes" du budget, permettant à celui-ci d'engager un deuxième 49.3, sur la partie "dépenses" du texte.
Texte intégral (684 mots)
Les députés devraient rejeter vendredi les deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et l'extrême droite en réponse au 49.3 déclenché par Sébastien Lecornu sur la partie "recettes" du budget, permettant à celui-ci d'engager un deuxième 49.3, sur la partie "dépenses" du texte.

23.01.2026 à 03:49

Abu Dhabi accueille une réunion tripartite Russie-Ukraine-États-Unis

FRANCE 24
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Le président russe Vladimir Poutine a reçu jeudi soir l'émissaire américain Steve Witkoff au sujet de la guerre en Ukraine. À l'issue de leur entretien, une réunion tripartite entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine a été prévue ce vendredi à Abu Dhabi.
Texte intégral (684 mots)
Le président russe Vladimir Poutine a reçu jeudi soir l'émissaire américain Steve Witkoff au sujet de la guerre en Ukraine. À l'issue de leur entretien, une réunion tripartite entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine a été prévue ce vendredi à Abu Dhabi.

23.01.2026 à 03:43

Incendies au Chili: le parquet annonce l'arrestation du principal suspect

FRANCE24
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La police a interpellé "un homme adulte impliqué dans l'incendie", a déclaré à la presse Marcela Cartagena, la procureure de la région du Biobio où ont péri 20 personnes (le 21e décès a eu lieu dans la région voisine du Ñuble). Depuis le début de la semaine, les autorités ont déjà interpellé trois autres suspects, dont l'un a été relâché. Les autorités privilégient la piste criminelle. "C'est de la pure méchanceté, juste pour faire du mal, il n'y a pas d'autre explication", a déclaré à l'AFP Felicia Lara, 68 ans, une habitante de Punta Parra, dans le Biobio, dont la maison a été entièrement détruite, comme une grande partie de la localité. Selon la police, le suspect est un Chilien de 39 ans connu pour des antécédents de "coups et blessures graves", ainsi que pour des infractions à la législation sur la propriété industrielle et intellectuelle. Selon le gouvernement, ces incendies ont fait 21 morts et quelque 20.000 sinistrés. Les feux touchent les régions de l'Auracanie, du Ñuble et du Biobio. Les fortes températures de l'été austral, combinées à des vents puissants, ont favorisé la propagation des flammes, détruisant des villages entiers. En février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclarés aux abords de Viña del Mar, à 110 km de Santiago, faisant 138 morts. Des enquêtes ultérieures ont déterminé que des pompiers et des gardes forestiers avaient volontairement déclenché les feux.
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La police a interpellé "un homme adulte impliqué dans l'incendie", a déclaré à la presse Marcela Cartagena, la procureure de la région du Biobio où ont péri 20 personnes (le 21e décès a eu lieu dans la région voisine du Ñuble). Depuis le début de la semaine, les autorités ont déjà interpellé trois autres suspects, dont l'un a été relâché. Les autorités privilégient la piste criminelle. "C'est de la pure méchanceté, juste pour faire du mal, il n'y a pas d'autre explication", a déclaré à l'AFP Felicia Lara, 68 ans, une habitante de Punta Parra, dans le Biobio, dont la maison a été entièrement détruite, comme une grande partie de la localité. Selon la police, le suspect est un Chilien de 39 ans connu pour des antécédents de "coups et blessures graves", ainsi que pour des infractions à la législation sur la propriété industrielle et intellectuelle. Selon le gouvernement, ces incendies ont fait 21 morts et quelque 20.000 sinistrés. Les feux touchent les régions de l'Auracanie, du Ñuble et du Biobio. Les fortes températures de l'été austral, combinées à des vents puissants, ont favorisé la propagation des flammes, détruisant des villages entiers. En février 2024, plusieurs incendies s'étaient déclarés aux abords de Viña del Mar, à 110 km de Santiago, faisant 138 morts. Des enquêtes ultérieures ont déterminé que des pompiers et des gardes forestiers avaient volontairement déclenché les feux.

23.01.2026 à 01:27

Japon: dissolution du Parlement, l'inflation au cœur des débats

FRANCE24
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La chambre basse du Parlement nippon a été officiellement dissoute dans la matinée via une lettre lue dans l'hémicycle par le président de l'institution, tandis que les députés scandaient le traditionnel cri de ralliement "Banzai!". Cette dissolution décidée par Mme Takaichi, devenue en octobre la première femme cheffe du gouvernement de l'archipel, ouvre la voie à des élections législatives anticipées le 8 février. La dirigeante ultra-nationalise mise sur ses bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), alors que la coalition gouvernementale n'est majoritaire que de justesse au Parlement. Un scrutin placé sous le signe de l'économie dans un pays longtemps hanté par la déflation mais confronté depuis trois ans et demi à la flambée du coût de la vie et à la faiblesse chronique du yen qui renchérit les produits importés. Juste avant cette dissolution, des chiffres officiels ont fait état d'un ralentissement de l'inflation (hors produits frais) à 2,4% sur un an en décembre, en-deçà des 3% enregistrés en novembre. Un essoufflement qui s'explique essentiellement par les subventions énergétiques accordées en décembre, tandis que les prix alimentaires continuent eux de bondir, le riz s'envolant encore de 34% sur un an. Le riz est même devenu un symbole: son prix avait plus que doublé mi-2025. Le mécontentement populaire pour l'inflation a largement contribué à faire tomber Shigeru Ishiba, le prédécesseur de Sanae Takaichi. Soucieuse de rassurer, cette dernière a dévoilé en novembre un plan de relance équivalant à 117 milliards d'euros pour soulager ménages et entreprises, avec subventions et allocations. La Banque du Japon (BoJ), qui resserre sa politique depuis début 2024 pour juguler l'inflation, a relevé en décembre son taux directeur au plus haut niveau depuis 30 ans. Elle a choisi lundi le statu quo monétaire mais continue de scruter la flambée des prix. Et le sujet sera au cœur de la campagne des législatives: Sanae Takaichi a promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation de 8% pendant deux ans. Les partis d'opposition réclament aussi cet allègement, avec d'autres mesures comme le réexamen des cotisations d'assurance sociale. "Ce qui préoccupe le public, ce sont les mesures pour faire face à l'inflation", confirme à l'AFP Hidehiro Yamamoto, professeur de sciences politiques à l'université Tsukuba. "Il n'est pas certain non plus que le fort soutien populaire à l'administration Takaichi se traduise réellement par un appui au PLD" tempère-t-il, citant de récents scandales liés aux fonds politiques. Dette sous pression Certes, le gouvernement vient d'approuver un nouveau budget record pour l'exercice 2026 commençant en avril, promettant d'obtenir promptement l'aval du Parlement afin de soutenir les ménages. Mais Jun Azumi, secrétaire général de la principale formation d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), juge que la dissolution risque de retarder l'adoption du budget en "sacrifiant" les besoins des ménages - tout en voulant lui aussi sabrer les taxes sur la consommation. Plus généralement, Mme Takaichi entend, avec ce scrutin, conforter son mandat pour poursuivre sa politique budgétaire accommodante. Au risque de gonfler l'endettement déjà pharaonique du pays, qui devrait dépasser 230% du PIB sur l'exercice 2025. La perspective d'allègements fiscaux a affolé cette semaine le marché obligataire, déjà échaudé par le colossal plan de relance de 2025 et inquiet de dérapages budgétaires financés par la dette. Les rendements des obligations souveraines nippones se sont envolés à des sommets inédits, signe de défiance des investisseurs. Enjeu des jeunes Face au PLD, puissante formation qui dirige le Japon presque sans discontinuer depuis 1955, et à son partenaire de coalition, le Parti de l'innovation, des forces de l'opposition s'organisent pour cette courte campagne électorale. Le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre gauche) et le petit parti bouddhiste Komeito (centre droit) s'unissent au sein d'une "Alliance centriste pour la réforme". Les analystes estiment que l'élection pourrait être serrée selon le degré de succès de cette alliance, mais les chances que l'opposition l'emporte restent minces. "L'enjeu déterminant sera le comportement électoral des groupes de jeunes et de personnes d'âge moyen", estime Mizuho Research dans une note. Le gouvernement Takaichi recueillait quelque 90% de soutien chez les moins de 30 ans dans un sondage publié fin décembre.
Texte intégral (735 mots)
La chambre basse du Parlement nippon a été officiellement dissoute dans la matinée via une lettre lue dans l'hémicycle par le président de l'institution, tandis que les députés scandaient le traditionnel cri de ralliement "Banzai!". Cette dissolution décidée par Mme Takaichi, devenue en octobre la première femme cheffe du gouvernement de l'archipel, ouvre la voie à des élections législatives anticipées le 8 février. La dirigeante ultra-nationalise mise sur ses bons sondages d'opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), alors que la coalition gouvernementale n'est majoritaire que de justesse au Parlement. Un scrutin placé sous le signe de l'économie dans un pays longtemps hanté par la déflation mais confronté depuis trois ans et demi à la flambée du coût de la vie et à la faiblesse chronique du yen qui renchérit les produits importés. Juste avant cette dissolution, des chiffres officiels ont fait état d'un ralentissement de l'inflation (hors produits frais) à 2,4% sur un an en décembre, en-deçà des 3% enregistrés en novembre. Un essoufflement qui s'explique essentiellement par les subventions énergétiques accordées en décembre, tandis que les prix alimentaires continuent eux de bondir, le riz s'envolant encore de 34% sur un an. Le riz est même devenu un symbole: son prix avait plus que doublé mi-2025. Le mécontentement populaire pour l'inflation a largement contribué à faire tomber Shigeru Ishiba, le prédécesseur de Sanae Takaichi. Soucieuse de rassurer, cette dernière a dévoilé en novembre un plan de relance équivalant à 117 milliards d'euros pour soulager ménages et entreprises, avec subventions et allocations. La Banque du Japon (BoJ), qui resserre sa politique depuis début 2024 pour juguler l'inflation, a relevé en décembre son taux directeur au plus haut niveau depuis 30 ans. Elle a choisi lundi le statu quo monétaire mais continue de scruter la flambée des prix. Et le sujet sera au cœur de la campagne des législatives: Sanae Takaichi a promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation de 8% pendant deux ans. Les partis d'opposition réclament aussi cet allègement, avec d'autres mesures comme le réexamen des cotisations d'assurance sociale. "Ce qui préoccupe le public, ce sont les mesures pour faire face à l'inflation", confirme à l'AFP Hidehiro Yamamoto, professeur de sciences politiques à l'université Tsukuba. "Il n'est pas certain non plus que le fort soutien populaire à l'administration Takaichi se traduise réellement par un appui au PLD" tempère-t-il, citant de récents scandales liés aux fonds politiques. Dette sous pression Certes, le gouvernement vient d'approuver un nouveau budget record pour l'exercice 2026 commençant en avril, promettant d'obtenir promptement l'aval du Parlement afin de soutenir les ménages. Mais Jun Azumi, secrétaire général de la principale formation d'opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), juge que la dissolution risque de retarder l'adoption du budget en "sacrifiant" les besoins des ménages - tout en voulant lui aussi sabrer les taxes sur la consommation. Plus généralement, Mme Takaichi entend, avec ce scrutin, conforter son mandat pour poursuivre sa politique budgétaire accommodante. Au risque de gonfler l'endettement déjà pharaonique du pays, qui devrait dépasser 230% du PIB sur l'exercice 2025. La perspective d'allègements fiscaux a affolé cette semaine le marché obligataire, déjà échaudé par le colossal plan de relance de 2025 et inquiet de dérapages budgétaires financés par la dette. Les rendements des obligations souveraines nippones se sont envolés à des sommets inédits, signe de défiance des investisseurs. Enjeu des jeunes Face au PLD, puissante formation qui dirige le Japon presque sans discontinuer depuis 1955, et à son partenaire de coalition, le Parti de l'innovation, des forces de l'opposition s'organisent pour cette courte campagne électorale. Le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre gauche) et le petit parti bouddhiste Komeito (centre droit) s'unissent au sein d'une "Alliance centriste pour la réforme". Les analystes estiment que l'élection pourrait être serrée selon le degré de succès de cette alliance, mais les chances que l'opposition l'emporte restent minces. "L'enjeu déterminant sera le comportement électoral des groupes de jeunes et de personnes d'âge moyen", estime Mizuho Research dans une note. Le gouvernement Takaichi recueillait quelque 90% de soutien chez les moins de 30 ans dans un sondage publié fin décembre.

23.01.2026 à 00:27

Que sait-on de l'accord sur le Groenland annoncé par Donald Trump ?

Cécile GALLUCCIO
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Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé le cadre d'un futur accord sur le Groenland. Si ses contours sont encore flous, il a permis la levée des menaces douanières et militaires. Plusieurs pistes ont été évoquées entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte. De son côté, le Danemark revendique sa souveraineté.
Texte intégral (735 mots)
Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé le cadre d'un futur accord sur le Groenland. Si ses contours sont encore flous, il a permis la levée des menaces douanières et militaires. Plusieurs pistes ont été évoquées entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte. De son côté, le Danemark revendique sa souveraineté.

22.01.2026 à 23:45

Ligue Europa: Lille se saborde à Vigo et continue de creuser

FRANCE24
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Qu’elle semble loin, cette campagne européenne lilloise 2024-25. Ces deux énormes coups réalisés contre le Real Madrid et l’Atlético, et cette qualification directe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Le parcours admirable des Dogues s’y était alors arrêté cruellement face à Dortmund, avec le sentiment d’avoir mérité mieux. Moins d’un an plus tard, les joueurs de Bruno Genesio (21e, 9 points), auteurs d'une prestation calamiteuse, ne méritent pas de figurer plus haut dans le classement unifié de C3, et joueront leur peau la semaine prochaine au stade Pierre-Mauroy contre Fribourg (3e), pour espérer faire partie des barragistes. Venus en Galice pour sceller leur place parmi les 24 équipes qui continueront l'aventure, les Lillois se sont sabordés tout seuls dès la 35e seconde de jeu en offrant un premier but gag aux locaux, puis un second, en deuxième période, sur un corner presque anodin. "Ce qui me fait enrager c'est ce premier but d'entrée qu'on prend au bout de 30 secondes, alors qu'on s'était fait punir en tout début de match aussi contre Lyon (2-1). On s'est dit des choses, mais on refait les mêmes erreurs", a réagi Olivier Giroud sur Canal+. Alexsandro impardonnable Sous pression, le défenseur brésilien Alexsandro, de retour d'une longue blessure, a relancé dans les pieds de l'international espagnol Borja Iglesias, et le capitaine Iago Aspas a servi sur un plateau l'attaquant suédois Williot Swedberg (1e, 1-0) pour ouvrir le score. Une entame cauchemardesque dont les Nordistes ne se sont jamais vraiment remis, surtout après la blessure à l'épaule de l'essentiel Nabil Bentaled, remplacé par Aissa Mandi (9e). Battu dans les duels et en difficulté pour relancer, le LOSC a cru sombrer définitivement dès la 19e minute lorsque Borja Iglesias a doublé la mise au terme d'une action simple mais déjà trop compliquée à suivre pour une défense dépassée. Mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu. Le Celta, 7e de Liga et assuré d'être au minimum barragiste (13e), s'est ensuite relâché, et le maladroit Hugo Sotelo, auteur d'une vilaine semelle sur le mollet de Mandi (28e), a laissé les siens à dix, alors qu'ils étaient largement supérieurs. Les Lillois sont cependant restés incapables de récupérer le ballon sans faire faute, ni de créer quoi que ce soit offensivement, même lorsque le vétéran Marcos Alonso leur rendait le ballon. Il a fallu attendre le temps additionnel pour voir Aissa Mandi cadrer une première frappe sans danger pour le gardien adverse (45e), et Olivier Giroud passer à quelques centimètres de pouvoir reprendre un bon centre de la tête (45e+5). Malgré les entrées de Matias Fernandez-Pardo et Tiago Santos, une possession de près de 75% et de nombreux centres, le LOSC n'a pas su revenir, et a même laissé le défenseur suédois Carl Starfelt bien seul pour faire le break de la tête sur corner (69e, 2-0). Bien contenu par le colosse scandinave, Giroud a sauvé l'honneur avec un peu de réussite en déviant au premier poteau un centre en retrait du jeune Soriba Diaoune, 18 ans (86e, 2-1). Insuffisant, cependant, pour sauver une soirée indéfendable. Une de plus.
Texte intégral (567 mots)
Qu’elle semble loin, cette campagne européenne lilloise 2024-25. Ces deux énormes coups réalisés contre le Real Madrid et l’Atlético, et cette qualification directe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Le parcours admirable des Dogues s’y était alors arrêté cruellement face à Dortmund, avec le sentiment d’avoir mérité mieux. Moins d’un an plus tard, les joueurs de Bruno Genesio (21e, 9 points), auteurs d'une prestation calamiteuse, ne méritent pas de figurer plus haut dans le classement unifié de C3, et joueront leur peau la semaine prochaine au stade Pierre-Mauroy contre Fribourg (3e), pour espérer faire partie des barragistes. Venus en Galice pour sceller leur place parmi les 24 équipes qui continueront l'aventure, les Lillois se sont sabordés tout seuls dès la 35e seconde de jeu en offrant un premier but gag aux locaux, puis un second, en deuxième période, sur un corner presque anodin. "Ce qui me fait enrager c'est ce premier but d'entrée qu'on prend au bout de 30 secondes, alors qu'on s'était fait punir en tout début de match aussi contre Lyon (2-1). On s'est dit des choses, mais on refait les mêmes erreurs", a réagi Olivier Giroud sur Canal+. Alexsandro impardonnable Sous pression, le défenseur brésilien Alexsandro, de retour d'une longue blessure, a relancé dans les pieds de l'international espagnol Borja Iglesias, et le capitaine Iago Aspas a servi sur un plateau l'attaquant suédois Williot Swedberg (1e, 1-0) pour ouvrir le score. Une entame cauchemardesque dont les Nordistes ne se sont jamais vraiment remis, surtout après la blessure à l'épaule de l'essentiel Nabil Bentaled, remplacé par Aissa Mandi (9e). Battu dans les duels et en difficulté pour relancer, le LOSC a cru sombrer définitivement dès la 19e minute lorsque Borja Iglesias a doublé la mise au terme d'une action simple mais déjà trop compliquée à suivre pour une défense dépassée. Mais son but a été refusé pour un léger hors-jeu. Le Celta, 7e de Liga et assuré d'être au minimum barragiste (13e), s'est ensuite relâché, et le maladroit Hugo Sotelo, auteur d'une vilaine semelle sur le mollet de Mandi (28e), a laissé les siens à dix, alors qu'ils étaient largement supérieurs. Les Lillois sont cependant restés incapables de récupérer le ballon sans faire faute, ni de créer quoi que ce soit offensivement, même lorsque le vétéran Marcos Alonso leur rendait le ballon. Il a fallu attendre le temps additionnel pour voir Aissa Mandi cadrer une première frappe sans danger pour le gardien adverse (45e), et Olivier Giroud passer à quelques centimètres de pouvoir reprendre un bon centre de la tête (45e+5). Malgré les entrées de Matias Fernandez-Pardo et Tiago Santos, une possession de près de 75% et de nombreux centres, le LOSC n'a pas su revenir, et a même laissé le défenseur suédois Carl Starfelt bien seul pour faire le break de la tête sur corner (69e, 2-0). Bien contenu par le colosse scandinave, Giroud a sauvé l'honneur avec un peu de réussite en déviant au premier poteau un centre en retrait du jeune Soriba Diaoune, 18 ans (86e, 2-1). Insuffisant, cependant, pour sauver une soirée indéfendable. Une de plus.

22.01.2026 à 23:41

Euro de hand: les Bleus ont vu rouge face aux Danois de Nielsen

FRANCE24
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Avec deux points - conservés à l'issue du tour préliminaire - les champions d'Europe en titre ont encore les cartes en main après ce premier choc du tour principal, mais devront l'emporter devant les Portugais samedi pour éviter de commencer à voir rouge. Du rouge, ils en ont vu jeudi, alors que les tribunes de la Boxen de Herning s'étaient remplies tout au long de la journée pour encourager les protégés danois, déjà sous pression et sans point au moment d'entamer cette nouvelle phase de l'Euro, après lequel ils courent depuis 2012. De tension, il y en a eu aussi, et les Français y ont longtemps fait face, alors que la soirée n'a cessé de basculer de part et d'autre, avant de pencher dans les dix dernières minutes en faveur des champions olympiques en titre emmenés par un Nielsen décisif (11 arrêts, à 28% de réussite). "C'est super dur, pendant 55 minutes on livre un match de grande qualité, a réagi, frustré, Thibaud Briet. Un sentiment partagé par son capitaine Ludovic Fabregas, qui admet que "cela aurait pu basculer de notre côté". Car avant cela, les Bleus ont un temps parfaitement répondu à l'agressivité imposée d'entrée par leur adversaire. "Plein de belles choses" Tels des lions en cage, les deux formations se sont rendu coup pour coup dans une première période aussi irrespirable que fermée. Et Charles Bolzinger a peu à peu répondu aux éclairs de Nielsen (5 arrêts chacun à la pause). Comme lors de ces deux arrêts de suite devant Dika Mem, l'ancien Nantais a d'abord longtemps maintenu ses coéquipiers à un seul but d'écart quand en face, la défense tricolore s'employait à frustrer Mathias Gidsel - considéré comme le meilleur joueur au monde - et consorts. "Il y a eu beaucoup d'investissement, dans un match d'une incroyable intensité, a salué Guillaume Gille, mais dans les moments où ça se joue, ce sont eux qui mettent les buts, font les défenses et arrêts qui fonctionnent. Même s'il y a plein de belles choses". Alors que les Bleus ont peiné par moment à se montrer efficaces et ont légèrement baissé le pied défensivement, Emil Nielsen, lui, a continué à multiplier les parades décisives. Quand de l'autre côté Gidsel s’est réveillé pour mettre les siens devant (9/14). Poussés dans les cinq dernières minutes par leur public, les locaux ont définitivement pris l'ascendant, Gidsel s'employant à nouveau pour offrir au Danemark le choc du soir. "Cette défaite va nous donner encore plus les crocs, assure Thibaud Briet, on est des chiens, et on va aller chercher (la qualification) comme des grands". Avant d'éventuellement se retrouver pour une revanche ? Cela passera d'abord par un sursaut samedi après-midi face aux Portugais, qui comptent autant de points (2) que les Français, à égalité pour le moment avec le Danemark et la Norvège. Seule l'Allemagne a pris une première avance (4 pts) dans la course aux deux premières places, qualificatives pour le dernier carré.
Texte intégral (522 mots)
Avec deux points - conservés à l'issue du tour préliminaire - les champions d'Europe en titre ont encore les cartes en main après ce premier choc du tour principal, mais devront l'emporter devant les Portugais samedi pour éviter de commencer à voir rouge. Du rouge, ils en ont vu jeudi, alors que les tribunes de la Boxen de Herning s'étaient remplies tout au long de la journée pour encourager les protégés danois, déjà sous pression et sans point au moment d'entamer cette nouvelle phase de l'Euro, après lequel ils courent depuis 2012. De tension, il y en a eu aussi, et les Français y ont longtemps fait face, alors que la soirée n'a cessé de basculer de part et d'autre, avant de pencher dans les dix dernières minutes en faveur des champions olympiques en titre emmenés par un Nielsen décisif (11 arrêts, à 28% de réussite). "C'est super dur, pendant 55 minutes on livre un match de grande qualité, a réagi, frustré, Thibaud Briet. Un sentiment partagé par son capitaine Ludovic Fabregas, qui admet que "cela aurait pu basculer de notre côté". Car avant cela, les Bleus ont un temps parfaitement répondu à l'agressivité imposée d'entrée par leur adversaire. "Plein de belles choses" Tels des lions en cage, les deux formations se sont rendu coup pour coup dans une première période aussi irrespirable que fermée. Et Charles Bolzinger a peu à peu répondu aux éclairs de Nielsen (5 arrêts chacun à la pause). Comme lors de ces deux arrêts de suite devant Dika Mem, l'ancien Nantais a d'abord longtemps maintenu ses coéquipiers à un seul but d'écart quand en face, la défense tricolore s'employait à frustrer Mathias Gidsel - considéré comme le meilleur joueur au monde - et consorts. "Il y a eu beaucoup d'investissement, dans un match d'une incroyable intensité, a salué Guillaume Gille, mais dans les moments où ça se joue, ce sont eux qui mettent les buts, font les défenses et arrêts qui fonctionnent. Même s'il y a plein de belles choses". Alors que les Bleus ont peiné par moment à se montrer efficaces et ont légèrement baissé le pied défensivement, Emil Nielsen, lui, a continué à multiplier les parades décisives. Quand de l'autre côté Gidsel s’est réveillé pour mettre les siens devant (9/14). Poussés dans les cinq dernières minutes par leur public, les locaux ont définitivement pris l'ascendant, Gidsel s'employant à nouveau pour offrir au Danemark le choc du soir. "Cette défaite va nous donner encore plus les crocs, assure Thibaud Briet, on est des chiens, et on va aller chercher (la qualification) comme des grands". Avant d'éventuellement se retrouver pour une revanche ? Cela passera d'abord par un sursaut samedi après-midi face aux Portugais, qui comptent autant de points (2) que les Français, à égalité pour le moment avec le Danemark et la Norvège. Seule l'Allemagne a pris une première avance (4 pts) dans la course aux deux premières places, qualificatives pour le dernier carré.

22.01.2026 à 23:31

Mélenchon: aux municipales, LFI doit incarner "la nouvelle France" de la diversité

FRANCE24
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"Nous avons besoin d'élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps", a lancé M. Mélenchon, devant une salle de "plus de 1.500 personnes", selon les organisateurs. "Ce n'est pas parce qu'il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d'être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs", a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine. Dans un discours de plus d'une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car "nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays". M. Mélenchon a par ailleurs ironisé sur les listes concurrentes de gauche qui n'ont qu'une "chose à dire, la même -- ils ne sont même pas originaux -- d'une ville à l'autre: ils disent (à propos de LFI, ndlr) ils ne feront pas 10% et le pire qui leur arrive, c'est qu'ils croient à leur propre propagande". "Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c'est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin", a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit "une puissance qui n'a peur de personne (...) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur". Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l'ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l'assaut du Capitole, avait appelé à en finir "avec quatorze années de droite réactionnaire" dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).
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"Nous avons besoin d'élections municipales qui puissent être une démonstration du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité, de la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps", a lancé M. Mélenchon, devant une salle de "plus de 1.500 personnes", selon les organisateurs. "Ce n'est pas parce qu'il y a dix dingues dans un coin qui ont peur d'être remplacés par leurs enfants que nous devons partager leurs peurs", a-t-il ajouté, devant une assistance où flottaient des drapeaux français, de LFI, du NPA ou de la Palestine. Dans un discours de plus d'une heure jalonné de références historiques et de nombreux commentaires sur la situation internationale, le leader de LFI a estimé que la bataille des municipales était liée à celle de la présidentielle car "nous allons faire localement des choses dont on voudra donner le goût pour tout le pays". M. Mélenchon a par ailleurs ironisé sur les listes concurrentes de gauche qui n'ont qu'une "chose à dire, la même -- ils ne sont même pas originaux -- d'une ville à l'autre: ils disent (à propos de LFI, ndlr) ils ne feront pas 10% et le pire qui leur arrive, c'est qu'ils croient à leur propre propagande". "Ne rentrez pas la tête dans les épaules, ne regardez pas ailleurs, ce que nous faisons, c'est construire cette France dont non seulement les Français ont besoin mais dont le monde a besoin", a lancé M. Mélenchon à ses partisans, souhaitant que la France soit "une puissance qui n'a peur de personne (...) et qui porte haut la voix pour dire: M. Trump, vous êtes un grossier plouc, vous ne nous faites pas peur". Avant lui, François Piquemal, député LFI des quartiers populaires de l'ouest de Toulouse, qui se lance à 41 ans pour la première fois à l'assaut du Capitole, avait appelé à en finir "avec quatorze années de droite réactionnaire" dans la ville rose, incarnées selon lui par le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (DVD).

22.01.2026 à 23:15

La justice requiert de fermer pendant un an une communauté catholique d'Ardèche

FRANCE24
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"Certains membres ont fait de l'anorexie, des dépressions, des tentatives de suicide, ils s'automutilaient", a déclaré la magistrate, Cécile Nainani, au dernier jour du procès de la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) et de son supérieur, le père Bernard. Pour elle, l'abus de faiblesse est manifeste au vu "des techniques de persuasion et de manipulation", "de dépersonnalisation", "d'enfermement psychique", du "fonctionnement autoritaire, qui passe par un système de surveillance des membres, par la délation", le tout "couplé à une dévotion des fondateurs". Pour autant, a-t-elle poursuivi, "je ne requiers ni la dissolution de la personne morale ni la fermeture définitive" de la communauté: "je considère que la question de l'existence de la communauté, ce n'est pas à la justice de la trancher, c'est la responsabilité de l'Eglise". Pour laisser "le temps à l'institution ecclésiale de se saisir de la question", la procureure a requis la fermeture pour un an du siège de la FMND, à Saint-Pierre-de-Colombier, dans le sud de l'Ardèche, qualifié d'"épicentre des abus des symptômes sectaires", tout en réclamant une amende de 100.000 euros. A l'encontre de son supérieur, Gérard Pinède dans la vie civile, 74 ans, Céline Nainani a requis deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer la prêtrise pendant 5 ans. "Les signalements pleuvent depuis de nombreuses années, mais les supérieurs (...) restent hermétique à toute remise en question", a ajouté la procureure, en écartant un mobile financier. Pour elle, "l'objectif c'est la captation des esprits et des vocations et d'étouffer la dissidence." "Fourre-tout idéologique" "Je n'ai pas de délit à me reprocher", a réagi le père Bernard, qui a toujours nié avoir exercé une quelconque emprise sur les quelque 160 missionnaires de la FMND, répartis sur une quinzaine de sites. Cinq anciens membres, âgés de 25 à 55 ans, se sont constitués parties civiles dans le dossier, et deux ont témoigné mercredi de leurs souffrances à la barre du tribunal correctionnel de Privas "au nom de toutes les victimes qui ne peuvent pas parler". Mais la FMND compte aussi des partisans, qui ont assisté aux audiences depuis lundi. Elle avait publié sur son site internet une pétition d'une centaine de familles de membres assurant que leurs enfants étaient "heureux" et "libres" en son sein. "On a quoi? Cinq plaignants et 10 accusateurs sur 200 membres et anciens membres", a relevé l'avocat de la Défense, Jérôme Triomphe, dans sa plaidoirie. "Alors évidemment, il va y avoir un frère ou une sœur, qui peut faire une dépression, avoir un problème psychologique... mais comme dans la société", a-t-il balayé. Listant ce qu'il a appelé les incohérences du dossier, il a dénoncé une "enquête à charge" et "l'inculture crasse des différents intervenants" de la Police judiciaire en matière de religion. "Dans ce fourre-tout, avec un prisme idéologique, on essaie de faire une infraction. (...) Vous relaxerez parce qu'il n'y a pas de faits", a-t-il plaidé. L'avocat a conclu sa plaidoirie de trois heures, en regrettant la saisie de la justice dans un dossier qui, pour lui aussi, concerne avant tout l'autorité ecclésiastique. "C'est la ligne de crête, il n'appartient pas au tribunal civil de juger les faits religieux. Vous êtes le dernier maillon par lequel on tente d'attaquer une œuvre d'église. Le jugement sera prononcé le 24 mars à 13h30.
Texte intégral (578 mots)
"Certains membres ont fait de l'anorexie, des dépressions, des tentatives de suicide, ils s'automutilaient", a déclaré la magistrate, Cécile Nainani, au dernier jour du procès de la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) et de son supérieur, le père Bernard. Pour elle, l'abus de faiblesse est manifeste au vu "des techniques de persuasion et de manipulation", "de dépersonnalisation", "d'enfermement psychique", du "fonctionnement autoritaire, qui passe par un système de surveillance des membres, par la délation", le tout "couplé à une dévotion des fondateurs". Pour autant, a-t-elle poursuivi, "je ne requiers ni la dissolution de la personne morale ni la fermeture définitive" de la communauté: "je considère que la question de l'existence de la communauté, ce n'est pas à la justice de la trancher, c'est la responsabilité de l'Eglise". Pour laisser "le temps à l'institution ecclésiale de se saisir de la question", la procureure a requis la fermeture pour un an du siège de la FMND, à Saint-Pierre-de-Colombier, dans le sud de l'Ardèche, qualifié d'"épicentre des abus des symptômes sectaires", tout en réclamant une amende de 100.000 euros. A l'encontre de son supérieur, Gérard Pinède dans la vie civile, 74 ans, Céline Nainani a requis deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer la prêtrise pendant 5 ans. "Les signalements pleuvent depuis de nombreuses années, mais les supérieurs (...) restent hermétique à toute remise en question", a ajouté la procureure, en écartant un mobile financier. Pour elle, "l'objectif c'est la captation des esprits et des vocations et d'étouffer la dissidence." "Fourre-tout idéologique" "Je n'ai pas de délit à me reprocher", a réagi le père Bernard, qui a toujours nié avoir exercé une quelconque emprise sur les quelque 160 missionnaires de la FMND, répartis sur une quinzaine de sites. Cinq anciens membres, âgés de 25 à 55 ans, se sont constitués parties civiles dans le dossier, et deux ont témoigné mercredi de leurs souffrances à la barre du tribunal correctionnel de Privas "au nom de toutes les victimes qui ne peuvent pas parler". Mais la FMND compte aussi des partisans, qui ont assisté aux audiences depuis lundi. Elle avait publié sur son site internet une pétition d'une centaine de familles de membres assurant que leurs enfants étaient "heureux" et "libres" en son sein. "On a quoi? Cinq plaignants et 10 accusateurs sur 200 membres et anciens membres", a relevé l'avocat de la Défense, Jérôme Triomphe, dans sa plaidoirie. "Alors évidemment, il va y avoir un frère ou une sœur, qui peut faire une dépression, avoir un problème psychologique... mais comme dans la société", a-t-il balayé. Listant ce qu'il a appelé les incohérences du dossier, il a dénoncé une "enquête à charge" et "l'inculture crasse des différents intervenants" de la Police judiciaire en matière de religion. "Dans ce fourre-tout, avec un prisme idéologique, on essaie de faire une infraction. (...) Vous relaxerez parce qu'il n'y a pas de faits", a-t-il plaidé. L'avocat a conclu sa plaidoirie de trois heures, en regrettant la saisie de la justice dans un dossier qui, pour lui aussi, concerne avant tout l'autorité ecclésiastique. "C'est la ligne de crête, il n'appartient pas au tribunal civil de juger les faits religieux. Vous êtes le dernier maillon par lequel on tente d'attaquer une œuvre d'église. Le jugement sera prononcé le 24 mars à 13h30.

22.01.2026 à 23:03

Côte d'Ivoire : la filière cacao dans une situation critique avec la chute des ventes

Célia CARACENA
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La filière cacao est en crise en Côte d'Ivoire. Son cours a chuté mais le prix fixé par l'Etat ne baisse pas, et des milliers de tonnes de cacao ne trouvent plus d'acheteurs et s’entassent dans les entrepôts. L'Etat s'est engagé à racheter le stock. Mais l'Etat et les syndicats ne sont pas d'accord sur le volume de cacao entassé dans les entrepôts. Reportage de Julia Guggenheim.
Texte intégral (578 mots)
La filière cacao est en crise en Côte d'Ivoire. Son cours a chuté mais le prix fixé par l'Etat ne baisse pas, et des milliers de tonnes de cacao ne trouvent plus d'acheteurs et s’entassent dans les entrepôts. L'Etat s'est engagé à racheter le stock. Mais l'Etat et les syndicats ne sont pas d'accord sur le volume de cacao entassé dans les entrepôts. Reportage de Julia Guggenheim.
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