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10.04.2026 à 08:15

Pourparlers au Pakistan: incertitudes sur la venue des Iraniens à cause des frappes au Liban

FRANCE24
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Ces frappes israéliennes, les plus meurtrières au Liban depuis le début de la guerre fin février, rendent "les négociations dénuées de sens", a jugé le président iranien Massoud Pezeshkian jeudi. "La tenue de pourparlers visant à mettre fin à la guerre dépend du respect par les Etats-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts, en particulier au Liban", a abondé Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, dont les propos sont rapportés par l'agence Isna. Au moment de l'annonce du cessez-le-feu entre "l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés" - qui entre dans son troisième jour vendredi - le Pakistan, pays médiateur dans ce conflit qui a fait des milliers de mort au Moyen-Orient, avait assuré que la trêve s'appliquait "partout, y compris au Liban". Ce qu'ont démenti par la suite Israéliens et Américains. Sous haute sécurité, Islamabad s'est transformée en ville fantôme, jeudi et vendredi ont été décrétés fériés. L'hôtel de luxe qui doit accueillir les délégations a été vidé de sa clientèle habituelle. Le vice-président JD Vance doit mener la délégation américaine au Pakistan pour des discussions samedi sur l'Iran, aux côtés de l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a annoncé la Maison Blanche. Auprès de NBC News, le président américain s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays. Moins de certitudes côté iranien: peu après avoir annoncé sur le réseau X l'arrivée d'une délégation iranienne au Pakistan jeudi soir pour les pourparlers, l'ambassadeur d'Iran à Islamabad a supprimé son message. Il avait été envoyé prématurément, selon les explications d'un fonctionnaire de l'ambassade à l'AFP, qui n'a pas précisé si la délégation iranienne était alors toujours attendue. Obstacle supplémentaire, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a qualifié jeudi soir sur X Israël de "diabolique" et de "malédiction sur l'humanité", l'accusant de commettre un génocide au Liban. Un message "honteux", ont rétorqué les services du Premier ministre israélien. Ce message faisait suite aux frappes israéliennes mercredi qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés au Liban, pays entraîné dans le conflit par le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah défiant Israël après l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. L'ONU s'est vivement inquiétée de la poursuite de la campagne israélienne, quand Paris, Londres et Ankara ont plaidé pour l'intégration du Liban dans la trêve. Nouvelles frappes Tôt vendredi, les sirènes d'alerte ont retenti à travers Israël, y compris à Tel-Aviv, a indiqué l'armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le Hezbollah a revendiqué après minuit plusieurs frappes de roquettes et drones, notamment deux contre des "regroupements de soldats" de chaque côté de la frontière entre le Liban et Israël et une autre sur une ville frontalière en Israël. Quelques heures auparavant, dans la soirée de jeudi, le Koweït a fait état d'attaques de drones "visant plusieurs installations vitales", une première dans le Golfe depuis l'annonce de la trêve entre Iran et Etats-Unis. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont assuré vendredi n'avoir tiré aucun missile depuis le cessez-le-feu. Des pourparlers doivent aussi avoir lieu la semaine prochaine entre Liban et Israël à Washington, a dit jeudi à l'AFP un responsable américain. Le Hezbollah a rejeté cette initiative. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé juste avant avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban. Mais le Liban insiste sur "un cessez-le-feu avant tout début de négociations", a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat. - Revendications opposées - Si la venue des Iraniens au Pakistan voisin demeure floue, les contours d'un accord de paix pérenne le sont également car les deux belligérants ont des positions opposées sur des points majeurs. Ainsi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a exclu toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium, une des demandes fondamentales des Etats-Unis et d'Israël, dans un entretien avec l'agence Isna. Dans le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était pourtant l'une des conditions du cessez-le-feu, le trafic est toujours nettement grippé et Donald Trump a accusé jeudi l'Iran de faire du "mauvais boulot" sur ce dossier. Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a ainsi franchi jeudi ce passage maritime essentiel au commerce mondial. Après l'intense mais bref soulagement apporté par la trêve, la prudence règne sur les marchés, où le prix du pétrole restait jeudi matin sous les 100 dollars le baril.

10.04.2026 à 07:53

Golf: McIlroy lance parfaitement sa quête de doublé au Masters

FRANCE24
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Le Nord-Irlandais, N.2 mondial, a rendu une carte de 67, cinq coups sous le par, et pointe au sommet du classement à égalité avec l'Américain Sam Burns. Le N.1 mondial Scottie Scheffler est sixième à trois coups. Trois birdies consécutifs entre les trous 13 et 15 ont propulsé McIlroy, auteur au total de six birdies et un bogey. Le Nord-Irlandais de 36 ans vise un rare doublé: seuls Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002) ont remporté deux fois d'affilée le tournoi le plus prestigieux du monde. Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), McIlroy avait fini par enfiler l'an passé la célèbre veste verte afin de compléter sa collection de tournois majeurs, suivant une décennie de désillusions, qui avaient fini par former une malédiction. "Je pensais que je me sentirais différent, mais quand j'ai tapé ma première balle du jour la pression était la même que d'habitude", a commenté McIlroy, qui a toutefois apprécié "un super départ". "J'ai commencé à trouver mon jeu sur le retour (les 9 derniers trous, ndlr). J'ai raté quelques mises en jeu à l'aller mais j'ai insisté et ça a fini par venir, à partir du trou N.8." Burns partage la tête Le Nord-Irlandais a notamment réussi un birdie au N.15 grâce à un putt de près de 9 mètres de long. "Le vent est inconstant, il n'y a pas une brise très forte mais il peut y avoir des bourrasques qui influencent votre balle", a-t-il encore noté. Aucun vainqueur sortant n'avait mené après le premier tour depuis Jordan Spieth en 2016. Sam Burns (29 ans) vise lui un premier succès majeur, et a profité jeudi d'un excellent départ avec un eagle dès le deuxième trou. Il n'a jamais fait mieux que 29e à Augusta, ou 7e en majeur à l'US Open l'an dernier. Trois joueurs se partagent la troisième place à deux coups: l'Australien Jason Day et les Américains Kurt Kitayama et Patrick Reed. Le N.1 mondial Scottie Scheffler, qui vise un troisième succès au Masters après 2022 et 2024, partage la sixième place avec son compatriote Xander Schauffele, l'Irlandais Shane Lowry et l'Anglais Justin Rose, battu l'an passé en play-offs par McIlroy. Scheffler a lui aussi réussi un eagle au N.2, grâce à un putt de plus de 5 mètres, avant d'enchaîner avec un birdie, mais a fini par commettre un bogey au N.11. Schauffele, vainqueur du PGA Championship et du British Open en 2024, a lui vu son engagement au N.8 atterrir dans le sac d'une spectatrice, mais a réussi à sauver le par sur ce trou.

10.04.2026 à 07:45

NBA: les Knicks dominent les Celtics, 8e succès de suite pour Houston

FRANCE24
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Les Knicks se sont imposés 112 à 106 grâce notamment à deux paniers lointains de Josh Hart (26 points dont 15 dans le 4e quart-temps) dans la dernière minute. Jalen Brunson a mené ses Knicks avec 25 points et 10 passes, face à la grosse partie de Jayson Tatum (24 points, 13 rebonds, 8 passes). Tatum avait admis avant la partie sa "nervosité" pour son retour dans le Madison Square Garden, là où il s'était rompu le tendon d'Achille droit au mois de mai l'an dernier, lors des demi-finales de conférence Est. Tatum a réussi un retour express sur les parquets et brille depuis un mois, de quoi appuyer la candidature de Boston au titre NBA. Leur succès permet aux Knicks, troisièmes à l'Est (52v-28d), de mettre à distance Cleveland (4e, 51v-29d) et de continuer à mettre la pression à Boston, deuxième (54v-26d) alors qu'il ne reste plus que deux matches de saison régulière à disputer pour chaque franchise, vendredi et dimanche. S'ils restent à leur position actuelle, Knicks et Celtics pourraient se retrouver au deuxième tour des play-offs pour un duel électrique, comme en 2025. Les Houston Rockets ont eux conquis un 8e succès d'affilée contre les Philadelphia 76ers 113-102. Kevin Durant, à 37 ans et dans sa 19e saison NBA a encore brillé avec 29 points, 7 rebonds et 5 passes, face aux 23 points de Tyrese Maxey. Les 76ers réalisent une mauvaise opération dans la course très serrée aux places de 5e et 6e à l'Est. Ils sont désormais 8es avec 43 victoires et 37 défaites. Philadelphie était privé pour la rencontre de son pivot Joel Embiid, opéré dans la journée de l'appendicite. La franchise n'a pas précisé de date de retour pour le MVP 2023. Les Rockets restent à la 5e place à l'Ouest mais avec le même bilan que les Los Angeles Lakers (51v-29d), vainqueurs chez les Warriors 119-103 avec un bon match de LeBron James (26 points, 8 rebonds, 11 passes), les deux formations pouvant encore viser la 3e place de Denver (52v-28d). Les Toronto Raptors, 5es (45v-35d) ont eux assuré avec un succès 128-114 contre le Miami Heat, presque condamné à la 10e place (41v-39d), la dernière de barragiste. Le Français Guerschon Yabusele est sorti touché à l'épaule gauche lors du succès de Chicago à Washington 119-108.

10.04.2026 à 07:41

Birmanie: le chef de la junte s'installe comme président

FRANCE24
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Le dirigeant de 69 ans s'est solennellement engagé lors d'une cérémonie au Parlement à "continuer à faire prospérer les principes éternels de justice, de liberté et d'égalité". "Notre pays est revenu sur la voie de la démocratie et se dirige vers un avenir meilleur", a-t-il affirmé à l'aube de son mandat présidentiel de cinq ans, se disant "pleinement conscient" des "nombreux défis" qui attendent son gouvernement. Alors chef des forces armées, Min Aung Hlaing a renversé en 2021 le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis. Après cinq années de régime autoritaire, sa junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie. Le scrutin n'a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires, qui l'ont porté à la présidence. De nombreux pays et observateurs internationaux ont dénoncé une manoeuvre destinée à un transfert de pouvoir de l'armée à elle-même, sous un déguisement civil. Plus des deux tiers des 30 ministres du nouveau gouvernement, également investis vendredi, sont des militaires retraités ou encore en service, et une dizaine d'entre eux ont été visés par des sanctions internationales. Min Aung Hlaing a lui démissionné de son poste de général en chef pour pouvoir devenir président, juste avant la fête de Thingyan, qui débute lundi et célèbre le Nouvel An par des cérémonies de jets d'eau symbolisant le renouveau. "Liens d'amitié" Selon des analystes, les élections étaient en partie destinées à donner une façade de légitimité au régime afin d'améliorer les relations diplomatiques de la Birmanie et attirer davantage d'investissements étrangers. "MAH" a déclaré lors de son premier discours en tant que président qu'il s'emploierait à "renforcer les liens d'amitié" avec les pays voisins et "rétablir des relations normales" avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean). Des représentants de la Chine, de l'Inde et de la Thaïlande ont assisté à la cérémonie d'investiture dans la capitale, Naypyidaw, placée sous haute sécurité. Selon les médias d'Etat birmans, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a envoyé cette semaine un message de félicitations, affirmant que les relations entre les deux pays "se renforceraient encore davantage" sous la "direction compétente" de Min Aung Hlaing. La Chine a été de son côté le principal soutien des élections législatives, à l'occasion desquelles ont été relancées des discussions sur des projets d'infrastructures soutenus par Pékin longtemps bloqués par la guerre. L'armée a dirigé la Birmanie pendant la majeure partie de son histoire depuis son indépendance en 1948, se présentant comme la seule force capable de lui garantir stabilité et prospérité. Les généraux ont desserré leur emprise durant une décennie d'interlude démocratique, entre 2011 et 2021, marquée par une vague de réformes et d'optimisme dans le sillage de la très populaire Aung San Suu Kyi. Le pays est déchiré par une guerre civile depuis le coup d'Etat, des militants pro‑démocratie ayant pris les armes contre la junte, aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central. Min Aung Hlaing a évoqué vendredi des "amnisties", sans en préciser les bénéficiaires, afin de "soutenir la réconciliation sociale, la justice et la paix".

10.04.2026 à 06:56

Présidentielle au Bénin : Patrice Talon, de "golden-boy" à chef d'État omnipotent

Grégoire SAUVAGE
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Élu pour la première fois en 2016 à la tête du Bénin, Patrice Talon quittera la présidence après l'élection de dimanche. Homme d'affaires à succès converti à la politique, l'ancien roi du coton, a connu un parcours mouvementé avant d'accéder à la fonction suprême. Il laisse derrière lui un pays transformé d'un point de vue économique mais divisé par son tournant autoritaire. 
Texte intégral (605 mots)
Élu pour la première fois en 2016 à la tête du Bénin, Patrice Talon quittera la présidence après l'élection de dimanche. Homme d'affaires à succès converti à la politique, l'ancien roi du coton, a connu un parcours mouvementé avant d'accéder à la fonction suprême. Il laisse derrière lui un pays transformé d'un point de vue économique mais divisé par son tournant autoritaire. 

10.04.2026 à 05:15

Film, spectacles, streaming: le business Michael Jackson échappe aux controverses

FRANCE24
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Selon le magazine Variety, le studio Lionsgate table sur 700 millions de dollars de recettes pour le long-métrage dont la première mondiale a lieu vendredi à Berlin. Ce chiffre placerait "Michael" loin devant toutes les productions du genre, à l'exception de "Bohemian Rhapsody" (910 millions). La comédie musicale "MJ", créée en 2022 à Broadway et déclinée ensuite dans plusieurs pays, l'a montré: Michael Jackson fait vendre, comme jamais depuis son décès, en 2009, voire même depuis la fin de sa dernière tournée, en 1997. "J'ai vu (la comédie musicale) deux fois et c'était plein à chaque fois", se souvient Mychael Darklighter, un fan qui vit en Australie. "Il y avait tous les âges et le public était en transe." A Las Vegas, le spectacle "Michael Jackson ONE", créé par le Cirque du soleil, tourne sans interruption depuis 2013. L'an passé, pour la 13e fois en 16 ans depuis sa disparition, le "roi de la pop" est arrivé en tête des célébrités défuntes ayant généré le plus de revenus. "Je pense que le film va encore augmenter le spectre commercial" de la marque "MJ", suppose Vincent Amen, ancien collaborateur du chanteur de 2002 à 2004. Sur Spotify, le natif de Gary (Indiana) compte déjà plus d'auditeurs mensuels que Beyoncé, Post Malone ou Olivia Dean, figures de la pop actuelle. "Préservé" "Le business Michael Jackson est certainement plus rentable aujourd'hui sans les problèmes (qu'avait l'artiste) de son vivant, avec moins de controverses", avance Kimberly Krautter, de la société de relations publiques K-Factor Strategies, qui a côtoyé des musiciens ayant travaillé avec lui. Pour elle, l'ancienne vedette du groupe Jackson 5 a, durant une bonne partie de sa vie d'adulte, multiplié les "bourdes de communication". Lui vient notamment à l'esprit la scène durant laquelle, en 2002, le chanteur a tenu au-dessus du vide son fils Prince Michael II au balcon d'un hôtel de Berlin tout en saluant des fans massés en bas. "Il lui arrivait de faire parler de lui en bien", se souvient Vincent Amen, "mais c'était parfois contrebalancé par ses erreurs, et cela rendait très difficile le développement de ses affaires." Autre exemple quelques mois plus tard, en 2003, lorsque dans le documentaire "Living with Michael Jackson", la star explique qu'il invite encore des enfants à dormir dans son lit, alors qu'il est la cible d'allégations de pédocriminalité depuis dix ans. Malgré son acquittement, en 2005, lors d'un procès pénal pour agression sexuelle sur mineur, "MJ" n'a jamais réussi à redorer durablement son image de son vivant. En 2013, 2014, puis en mars 2026, d'autres victimes présumées ont saisi la justice civile. Si plusieurs procédures sont toujours en cours, l'artiste n'a jamais été condamné, ni au pénal, ni au civil. Rien de ces épisodes ne figure dans la comédie musicale ou, selon plusieurs médias, dans le film qui sort le 22 avril en France, tous deux produits sous le contrôle de la famille Jackson. "J'adorerais que le film dépeigne l'histoire de Michael Jackson de la façon la plus humaine possible, avec les succès, les travers et les échecs, mais Hollywood ne traite pas les célébrités de cette manière-là", réagit Mark Anthony Neal, professeur d'études afro-américaines à l'université Duke. "La famille a investi dans ce film", poursuit-il, "et le moins polémique il est, le mieux ce sera." Pour Kimberly Krauter, si l'image de Michael Jackson a été relativement épargnée, c'est parce que ce dernier est mort près de dix ans avant le mouvement MeToo, qui a notamment fait tomber le chanteur R. Kelly pour pédocriminalité. "Je pense que son héritage est préservé, malgré les tentatives pour détruire sa réputation", estime quant à lui Mychael Darklighter, convaincu que "Michael Jackson n'a rien fait de mal".
Texte intégral (648 mots)
Selon le magazine Variety, le studio Lionsgate table sur 700 millions de dollars de recettes pour le long-métrage dont la première mondiale a lieu vendredi à Berlin. Ce chiffre placerait "Michael" loin devant toutes les productions du genre, à l'exception de "Bohemian Rhapsody" (910 millions). La comédie musicale "MJ", créée en 2022 à Broadway et déclinée ensuite dans plusieurs pays, l'a montré: Michael Jackson fait vendre, comme jamais depuis son décès, en 2009, voire même depuis la fin de sa dernière tournée, en 1997. "J'ai vu (la comédie musicale) deux fois et c'était plein à chaque fois", se souvient Mychael Darklighter, un fan qui vit en Australie. "Il y avait tous les âges et le public était en transe." A Las Vegas, le spectacle "Michael Jackson ONE", créé par le Cirque du soleil, tourne sans interruption depuis 2013. L'an passé, pour la 13e fois en 16 ans depuis sa disparition, le "roi de la pop" est arrivé en tête des célébrités défuntes ayant généré le plus de revenus. "Je pense que le film va encore augmenter le spectre commercial" de la marque "MJ", suppose Vincent Amen, ancien collaborateur du chanteur de 2002 à 2004. Sur Spotify, le natif de Gary (Indiana) compte déjà plus d'auditeurs mensuels que Beyoncé, Post Malone ou Olivia Dean, figures de la pop actuelle. "Préservé" "Le business Michael Jackson est certainement plus rentable aujourd'hui sans les problèmes (qu'avait l'artiste) de son vivant, avec moins de controverses", avance Kimberly Krautter, de la société de relations publiques K-Factor Strategies, qui a côtoyé des musiciens ayant travaillé avec lui. Pour elle, l'ancienne vedette du groupe Jackson 5 a, durant une bonne partie de sa vie d'adulte, multiplié les "bourdes de communication". Lui vient notamment à l'esprit la scène durant laquelle, en 2002, le chanteur a tenu au-dessus du vide son fils Prince Michael II au balcon d'un hôtel de Berlin tout en saluant des fans massés en bas. "Il lui arrivait de faire parler de lui en bien", se souvient Vincent Amen, "mais c'était parfois contrebalancé par ses erreurs, et cela rendait très difficile le développement de ses affaires." Autre exemple quelques mois plus tard, en 2003, lorsque dans le documentaire "Living with Michael Jackson", la star explique qu'il invite encore des enfants à dormir dans son lit, alors qu'il est la cible d'allégations de pédocriminalité depuis dix ans. Malgré son acquittement, en 2005, lors d'un procès pénal pour agression sexuelle sur mineur, "MJ" n'a jamais réussi à redorer durablement son image de son vivant. En 2013, 2014, puis en mars 2026, d'autres victimes présumées ont saisi la justice civile. Si plusieurs procédures sont toujours en cours, l'artiste n'a jamais été condamné, ni au pénal, ni au civil. Rien de ces épisodes ne figure dans la comédie musicale ou, selon plusieurs médias, dans le film qui sort le 22 avril en France, tous deux produits sous le contrôle de la famille Jackson. "J'adorerais que le film dépeigne l'histoire de Michael Jackson de la façon la plus humaine possible, avec les succès, les travers et les échecs, mais Hollywood ne traite pas les célébrités de cette manière-là", réagit Mark Anthony Neal, professeur d'études afro-américaines à l'université Duke. "La famille a investi dans ce film", poursuit-il, "et le moins polémique il est, le mieux ce sera." Pour Kimberly Krauter, si l'image de Michael Jackson a été relativement épargnée, c'est parce que ce dernier est mort près de dix ans avant le mouvement MeToo, qui a notamment fait tomber le chanteur R. Kelly pour pédocriminalité. "Je pense que son héritage est préservé, malgré les tentatives pour détruire sa réputation", estime quant à lui Mychael Darklighter, convaincu que "Michael Jackson n'a rien fait de mal".

10.04.2026 à 05:13

L'isolationniste JD Vance chargé par Trump de mettre fin à la guerre avec l'Iran

FRANCE24
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Envoyé par Donald Trump, il doit se rendre au Pakistan pour y lancer une session de négociations avec comme objectif de transformer le très fragile cessez-le-feu de deux semaines en un accord de paix de long terme. L'ambitieux homme politique de 41 ans s'extrait ainsi de semaines discrètes sur la guerre au Moyen-Orient pour endosser ce qui est sans doute le rôle le plus important de sa jeune carrière. Bien placé dans la course pour succéder à Donald Trump lors de l'élection de 2028, JD Vance risque cependant de buter sur un noeud diplomatique à Islamabad. "Je ne vois pas de cas où le vice-président a déjà mené des négociations officielles de cette manière", estime auprès de l'AFP Aaron Wolf Mannes, maître de conférences à l'université du Maryland. "C'est quelque chose de très risqué, mais avec peut-être une forte récompense" à la clé, ajoute-t-il. JD Vance a construit sa carrière politique sur un isolationnisme forcené, déterminé à ne plus engager les Etats-Unis dans une guerre à l'étranger, comme celle en Irak où il a combattu. Il est dans une position délicate depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février, évitant les prises de parole et réussissant à être loin, en Hongrie, quand l'accord de cessez-le-feu a été annoncé mardi. Le New York Times a rapporté cette semaine qu'il était, dans les semaines précédant les premiers bombardements, l'une des rares voix à s'opposer auprès du président à une intervention américaine, estimant que cela pourrait déclencher un embrasement régional et fracturer l'électorat de Donald Trump. Il est désormais au centre de l'effort diplomatique pour mettre fin au conflit avec Téhéran. "J'étais beaucoup au téléphone", a-t-il dit à la presse en partant de Hongrie. JD Vance a joué "un rôle très important, central" dans les discussions, "et ce depuis le début", a insisté la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt en annonçant sa venue samedi à Islamabad. Concurrence politique Le vice-président américain sera accompagné au Pakistan de l'émissaire Steve Witkoff et du gendre du président Jared Kushner, tous deux habitués à ce type de discussions. "Le président est optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord susceptible de déboucher sur une paix durable au Moyen-Orient", a déclaré une porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, dans un communiqué transmis à l'AFP. Les Iraniens pourraient préférer JD Vance que d'autres responsables américains: il a tenu un discours plus accommodant quand il a déclaré mercredi qu'il y avait pu avoir "un réel malentendu" de la part de l'Iran sur l'inclusion ou non du Liban dans le cessez-le-feu, alors que les frappes israéliennes frappaient Beyrouth. Mais il n'a pas toujours été aussi diplomatique. Critique de longue date du soutien américain à l'Ukraine, c'est lui qui avait déclenché une attaque en règle contre Volodymyr Zelensky lors d'une visite officielle du président ukrainien à la Maison Blanche. En Hongrie cette semaine, à l'approche d'élections, il est venu défendre son allié de droite Viktor Orban tout en s'en prenant aux interférences étrangères sur la scène politique hongroise. Ce catholique converti sait aussi se montrer dans un rôle diplomatique plus traditionnel, comme l'ont montré de récentes visites en Arménie et en Azerbaïdjan. Mais sa position de vice-président est forcément délicate, coincé entre une proximité avec Donald Trump - qu'il remplacerait immédiatement en cas de décès ou de départ soudain - et la nécessité de s'en émanciper pour préparer son avenir politique. Son déplacement au Pakistan arrive alors que se dessine un duel pour la succession de Donald Trump entre le secrétaire d'Etat Marco Rubio et lui. "S'il parvient à trouver une solution qui permette de masquer le problème sans s'attaquer aux véritables enjeux, cela suffira probablement", reprend l'universitaire Aaron Wolf Mannes. "Mais si rien de bon n'en ressort", ajoute-t-il, "cela soulèvera des questions quant à ses compétences, ce qui ne va pas l'aider sur le plan électoral. Et bien sûr, Rubio est là, prêt à devenir un rival potentiel pour 2028."
Texte intégral (722 mots)
Envoyé par Donald Trump, il doit se rendre au Pakistan pour y lancer une session de négociations avec comme objectif de transformer le très fragile cessez-le-feu de deux semaines en un accord de paix de long terme. L'ambitieux homme politique de 41 ans s'extrait ainsi de semaines discrètes sur la guerre au Moyen-Orient pour endosser ce qui est sans doute le rôle le plus important de sa jeune carrière. Bien placé dans la course pour succéder à Donald Trump lors de l'élection de 2028, JD Vance risque cependant de buter sur un noeud diplomatique à Islamabad. "Je ne vois pas de cas où le vice-président a déjà mené des négociations officielles de cette manière", estime auprès de l'AFP Aaron Wolf Mannes, maître de conférences à l'université du Maryland. "C'est quelque chose de très risqué, mais avec peut-être une forte récompense" à la clé, ajoute-t-il. JD Vance a construit sa carrière politique sur un isolationnisme forcené, déterminé à ne plus engager les Etats-Unis dans une guerre à l'étranger, comme celle en Irak où il a combattu. Il est dans une position délicate depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février, évitant les prises de parole et réussissant à être loin, en Hongrie, quand l'accord de cessez-le-feu a été annoncé mardi. Le New York Times a rapporté cette semaine qu'il était, dans les semaines précédant les premiers bombardements, l'une des rares voix à s'opposer auprès du président à une intervention américaine, estimant que cela pourrait déclencher un embrasement régional et fracturer l'électorat de Donald Trump. Il est désormais au centre de l'effort diplomatique pour mettre fin au conflit avec Téhéran. "J'étais beaucoup au téléphone", a-t-il dit à la presse en partant de Hongrie. JD Vance a joué "un rôle très important, central" dans les discussions, "et ce depuis le début", a insisté la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt en annonçant sa venue samedi à Islamabad. Concurrence politique Le vice-président américain sera accompagné au Pakistan de l'émissaire Steve Witkoff et du gendre du président Jared Kushner, tous deux habitués à ce type de discussions. "Le président est optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord susceptible de déboucher sur une paix durable au Moyen-Orient", a déclaré une porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, dans un communiqué transmis à l'AFP. Les Iraniens pourraient préférer JD Vance que d'autres responsables américains: il a tenu un discours plus accommodant quand il a déclaré mercredi qu'il y avait pu avoir "un réel malentendu" de la part de l'Iran sur l'inclusion ou non du Liban dans le cessez-le-feu, alors que les frappes israéliennes frappaient Beyrouth. Mais il n'a pas toujours été aussi diplomatique. Critique de longue date du soutien américain à l'Ukraine, c'est lui qui avait déclenché une attaque en règle contre Volodymyr Zelensky lors d'une visite officielle du président ukrainien à la Maison Blanche. En Hongrie cette semaine, à l'approche d'élections, il est venu défendre son allié de droite Viktor Orban tout en s'en prenant aux interférences étrangères sur la scène politique hongroise. Ce catholique converti sait aussi se montrer dans un rôle diplomatique plus traditionnel, comme l'ont montré de récentes visites en Arménie et en Azerbaïdjan. Mais sa position de vice-président est forcément délicate, coincé entre une proximité avec Donald Trump - qu'il remplacerait immédiatement en cas de décès ou de départ soudain - et la nécessité de s'en émanciper pour préparer son avenir politique. Son déplacement au Pakistan arrive alors que se dessine un duel pour la succession de Donald Trump entre le secrétaire d'Etat Marco Rubio et lui. "S'il parvient à trouver une solution qui permette de masquer le problème sans s'attaquer aux véritables enjeux, cela suffira probablement", reprend l'universitaire Aaron Wolf Mannes. "Mais si rien de bon n'en ressort", ajoute-t-il, "cela soulèvera des questions quant à ses compétences, ce qui ne va pas l'aider sur le plan électoral. Et bien sûr, Rubio est là, prêt à devenir un rival potentiel pour 2028."

10.04.2026 à 04:35

En direct : le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran fragilisé avant les négociations

FRANCE 24
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Les sirènes d’alerte ont retenti tôt vendredi matin à travers Israël, y compris à Tel-Aviv et dans la ville côtière d’Ashdod, a indiqué l’armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran semblait de plus en plus fragile vendredi, alors que Washington a accusé Téhéran de ne pas respecter ses promesses concernant le détroit d'Ormuz et qu'Israël a mené des bombardements au Liban. Suivez notre direct.
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Les sirènes d’alerte ont retenti tôt vendredi matin à travers Israël, y compris à Tel-Aviv et dans la ville côtière d’Ashdod, a indiqué l’armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran semblait de plus en plus fragile vendredi, alors que Washington a accusé Téhéran de ne pas respecter ses promesses concernant le détroit d'Ormuz et qu'Israël a mené des bombardements au Liban. Suivez notre direct.

10.04.2026 à 04:25

Top départ du festival Coachella avec Sabrina Carpenter et Justin Bieber

FRANCE24
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Cette édition 2026 verra jeunes talents et artistes confirmés défiler sur les nombreuses scènes du festival pendant deux weekends d'affilée. L'Américaine Sabrina Carpenter montera sur scène dès vendredi, la popstar promettant dans une interview à Perfect magazine le "show le plus ambitieux" de sa carrière. Des jeunes talents comme Teddy Swims et Katseye joueront la même journée que la chanteuse des tubes "Manchild" et "Espresso", avant un concert du DJ italo-américain Anyma qui s'annonce riche visuellement. L'attente est tout aussi grande autour de Justin Bieber, qui jouera à Indio samedi. Des vidéos de fans ont déjà circulé cette semaine montrant le Canadien de 32 ans lors de répétitions. A ses côtés, un beau mélange des genres avec le rock du groupe The Strokes, la pop de la jeune Addison Rae ou encore la techno du Français David Guetta. Iguane et princesse du reggaeton La cerise sur le gâteau tombera dimanche avec la figure du reggaeton Karol G, première artiste latino en tête d'affiche du festival. La lauréate de huit Latin Grammy Awards a fait ses débuts à Coachella en 2022 en rendant hommage à des icônes de la musique latino-américaine, comme Selena, Celia Cruz et Daddy Yankee. Cette année, la chanteuse colombienne devrait adopter les codes d'une "showgirl des Caraïbes" pour le spectacle de son dernier album "Tropicoqueta". Dans un autre registre, Iggy Pop, 78 ans, surnommé l'"iguane", se déhanchera torse nu sur scène quand Major Lazer fera danser le parterre. Le festival se terminera cette année par une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans. Coachella sera aussi diffusé en direct sur YouTube.
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Cette édition 2026 verra jeunes talents et artistes confirmés défiler sur les nombreuses scènes du festival pendant deux weekends d'affilée. L'Américaine Sabrina Carpenter montera sur scène dès vendredi, la popstar promettant dans une interview à Perfect magazine le "show le plus ambitieux" de sa carrière. Des jeunes talents comme Teddy Swims et Katseye joueront la même journée que la chanteuse des tubes "Manchild" et "Espresso", avant un concert du DJ italo-américain Anyma qui s'annonce riche visuellement. L'attente est tout aussi grande autour de Justin Bieber, qui jouera à Indio samedi. Des vidéos de fans ont déjà circulé cette semaine montrant le Canadien de 32 ans lors de répétitions. A ses côtés, un beau mélange des genres avec le rock du groupe The Strokes, la pop de la jeune Addison Rae ou encore la techno du Français David Guetta. Iguane et princesse du reggaeton La cerise sur le gâteau tombera dimanche avec la figure du reggaeton Karol G, première artiste latino en tête d'affiche du festival. La lauréate de huit Latin Grammy Awards a fait ses débuts à Coachella en 2022 en rendant hommage à des icônes de la musique latino-américaine, comme Selena, Celia Cruz et Daddy Yankee. Cette année, la chanteuse colombienne devrait adopter les codes d'une "showgirl des Caraïbes" pour le spectacle de son dernier album "Tropicoqueta". Dans un autre registre, Iggy Pop, 78 ans, surnommé l'"iguane", se déhanchera torse nu sur scène quand Major Lazer fera danser le parterre. Le festival se terminera cette année par une projection sous les étoiles du premier épisode de la troisième saison d'"Euphoria", la série HBO qui fait son retour à la télévision après une pause de quatre ans. Coachella sera aussi diffusé en direct sur YouTube.

10.04.2026 à 04:23

Première rencontre entre Emmanuel Macron et le pape Léon XIV, le Liban au cœur des préoccupations

FRANCE 24
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Emmanuel Macron rencontre vendredi Léon XIV au Vatican, près d'un an après l'élection du pape américain qui, comme lui, s'est démarqué de la rhétorique guerrière de Donald Trump. Cette première première visite devrait être dominée par le conflit au Moyen-Orient, et une préoccupation partagée pour le Liban.
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Emmanuel Macron rencontre vendredi Léon XIV au Vatican, près d'un an après l'élection du pape américain qui, comme lui, s'est démarqué de la rhétorique guerrière de Donald Trump. Cette première première visite devrait être dominée par le conflit au Moyen-Orient, et une préoccupation partagée pour le Liban.

10.04.2026 à 04:14

Guerre au Moyen-Orient : Washington va accueillir des pourparlers entre Israël et le Liban

FRANCE 24
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Un responsable américain a affirmé jeudi que Washington accueillerait la semaine prochaine une réunion "pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban". En attendant, les frappes israéliennes contre le Hezbollah continuent. Ce vendredi, c'est le Pakistan qui accueille des pourparlers diplomatiques, cette fois entre l'Iran et les États-Unis.
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Un responsable américain a affirmé jeudi que Washington accueillerait la semaine prochaine une réunion "pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban". En attendant, les frappes israéliennes contre le Hezbollah continuent. Ce vendredi, c'est le Pakistan qui accueille des pourparlers diplomatiques, cette fois entre l'Iran et les États-Unis.

10.04.2026 à 04:13

Moody's rend sa décision sur la France, les économistes penchent pour un statu quo

FRANCE24
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Moody's classe encore la France parmi les dettes de bonne qualité, avec une note Aa3, quand Fitch et Standard & Poor's lui accordent seulement A+ depuis l'automne, ce qui caractérise une dette "de qualité moyenne supérieure". Fin octobre, néanmoins, Moody's a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors "la fragmentation du paysage politique français" qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette — la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l'Italie — et du déficit public, le plus important de la zone euro. En "logique", soutient auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg, Moody's abaissera sa note vendredi, d'autant que la guerre pourrait engendrer un ralentissement défavorable aux finances publiques. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1% à 0,9%, et l'Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. "Un peu clair" M. Dor juge par ailleurs "absurde" que Moody's classe encore des pays comme l'Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. Mais d'autres économistes pensent que Moody's verra cette fois au-delà des chiffres, pour tenir compte de la confusion économique mondiale créée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. "Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n'est absolument pas le cas en ce moment", remarque Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode. Moody's pourrait juger "qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'huile sur le feu et un peu de stress sur les marchés obligataires" en abaissant la note de la France, considère aussi Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa. D'autant que la croissance de l'économie française, modérée mais résistante, et les prévisions prudentes du gouvernement sur les taux d'intérêt de la dette à dix ans éloignent le risque d'une aggravation brutale des finances publiques, remarque-t-il. Moody's pourrait aussi être tentée d'attendre le résultat du comité d'alerte des finances publiques, le 21 avril, au cours duquel Bercy dévoilera une éventuelle adaptation de ses prévisions macroéconomiques. Latitude Les partisans du statu quo soulignent aussi l'amélioration du déficit public l'an dernier, passé de 5,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 5,1%. "Bercy a en la matière un savoir-faire reconnu par les agences de notation", relevait jeudi Alain Trannoy, directeur d'études à l'EHESS, lors d'une réunion de presse du Cercle des économistes à Paris. Pour l'instant, Bercy a seulement pour ambition de ramener le déficit à 5% du PIB cette année, un très petit pas sur la voie du retour promis sous les 3% en 2029. "Je pense qu'on peut faire un peu mieux mais (Bercy) a raison de ne pas s'engager au-delà de 5% car il pourrait y avoir d'autres secteurs d'activité à aider", dans le cadre de la guerre, outre les 70 millions d'euros déjà distribués aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs victimes de la hausse du carburant, estime M. Chollet. La question de l'instabilité politique qui tracasse les agences reviendra sans doute "à partir de l'été" avec les préparatifs d'un budget "qui promet d'être très compliqué" avant la présidentielle de 2027, souligne-t-il. "Moody's aura alors plus de latitude pour dégrader la France à l'automne", selon lui. Xavier Ragot, le président de l'OFCE, ne l'espère pas. "Si j'étais une agence de notation, je ne changerais pas la note avant la présidentielle et la clarification du débat" économique qu'elle apportera, a-t-il indiqué jeudi.
Texte intégral (639 mots)
Moody's classe encore la France parmi les dettes de bonne qualité, avec une note Aa3, quand Fitch et Standard & Poor's lui accordent seulement A+ depuis l'automne, ce qui caractérise une dette "de qualité moyenne supérieure". Fin octobre, néanmoins, Moody's a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation. Elle évoquait alors "la fragmentation du paysage politique français" qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette — la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l'Italie — et du déficit public, le plus important de la zone euro. En "logique", soutient auprès de l'AFP Eric Dor, directeur des études économiques de l'Ieseg, Moody's abaissera sa note vendredi, d'autant que la guerre pourrait engendrer un ralentissement défavorable aux finances publiques. La Banque de France a récemment abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 1% à 0,9%, et l'Insee a diminué ses prévisions pour chacun des deux premiers trimestres à 0,2% au lieu de 0,3%. "Un peu clair" M. Dor juge par ailleurs "absurde" que Moody's classe encore des pays comme l'Espagne et le Portugal trois crans sous la France, alors que leurs finances publiques sont en bien meilleur état. Mais d'autres économistes pensent que Moody's verra cette fois au-delà des chiffres, pour tenir compte de la confusion économique mondiale créée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. "Les agences de notation aiment faire leur travail dans un environnement où elles voient un peu clair, ce qui n'est absolument pas le cas en ce moment", remarque Anthony Morlet-Lavidalie, de Rexecode. Moody's pourrait juger "qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter de l'huile sur le feu et un peu de stress sur les marchés obligataires" en abaissant la note de la France, considère aussi Paul Chollet, chef économiste chez Crédit Mutuel Arkéa. D'autant que la croissance de l'économie française, modérée mais résistante, et les prévisions prudentes du gouvernement sur les taux d'intérêt de la dette à dix ans éloignent le risque d'une aggravation brutale des finances publiques, remarque-t-il. Moody's pourrait aussi être tentée d'attendre le résultat du comité d'alerte des finances publiques, le 21 avril, au cours duquel Bercy dévoilera une éventuelle adaptation de ses prévisions macroéconomiques. Latitude Les partisans du statu quo soulignent aussi l'amélioration du déficit public l'an dernier, passé de 5,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 5,1%. "Bercy a en la matière un savoir-faire reconnu par les agences de notation", relevait jeudi Alain Trannoy, directeur d'études à l'EHESS, lors d'une réunion de presse du Cercle des économistes à Paris. Pour l'instant, Bercy a seulement pour ambition de ramener le déficit à 5% du PIB cette année, un très petit pas sur la voie du retour promis sous les 3% en 2029. "Je pense qu'on peut faire un peu mieux mais (Bercy) a raison de ne pas s'engager au-delà de 5% car il pourrait y avoir d'autres secteurs d'activité à aider", dans le cadre de la guerre, outre les 70 millions d'euros déjà distribués aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs victimes de la hausse du carburant, estime M. Chollet. La question de l'instabilité politique qui tracasse les agences reviendra sans doute "à partir de l'été" avec les préparatifs d'un budget "qui promet d'être très compliqué" avant la présidentielle de 2027, souligne-t-il. "Moody's aura alors plus de latitude pour dégrader la France à l'automne", selon lui. Xavier Ragot, le président de l'OFCE, ne l'espère pas. "Si j'étais une agence de notation, je ne changerais pas la note avant la présidentielle et la clarification du débat" économique qu'elle apportera, a-t-il indiqué jeudi.

10.04.2026 à 04:09

Les Djiboutiens votent pour une présidentielle sans vrai suspense

FRANCE24
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Deux heures après l'ouverture officielle du scrutin à 06H00 (03H00 GMT), l'affluence reste extrêmement faible dans la capitale, Djibouti-Ville, où certains bureaux ont ouvert avec retard, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les électeurs ont le choix entre un bulletin vert au nom du chef de l'Etat et un bulletin bleu au nom de son adversaire, Mohamed Farah Samatar, président du Centre démocrate unifié (CDU) - parti sans élu au Parlement - et personnalité peu connue de ses concitoyens. Un peu plus de 256.000 citoyens sont appelés aux urnes, mais en début de matinée dans la capitale, de rares électeurs se présentaient dans les bureaux de vote. A la mairie, où le président doit voter dans la matinée, seule une dizaine de votants se sont présentés en deux heures. "C'est un devoir et je vote à chaque élection", déclare Salouan Sami Mohamed, 52 ans propriétaire d'un commerce, l'un des rares venus tôt, expliquant toujours voter aux premières heures. "Les gens viennent plus tard, vers midi", ajoute-t-il. Dans une école primaire, seuls des militaires en treillis, arrivés en car, faisaient la queue. - adversaire invisible "Pour l'instant, peu de monde est venu", admet un assesseur sans donner son nom, "les gens viendront après midi". Les bureaux fermeront à 18H00 et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. A la tête depuis 1999 de l'un des pays les moins peuplés du continent (un peu plus d'un million d'habitants), le chef de l'Etat, que tout le monde appelle par ses initiales IOG, a su faire fructifier cette position géographique, dans une Corne de l'Afrique par ailleurs troublée et théâtre de luttes d'influences étrangères. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques. Cette ancienne colonie française, où l'islam est religion d'Etat, borde le détroit de Bab-el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre Asie et Occident. Lors de la précédente présidentielle en 2021, largement boycottée par l'opposition, le chef de l'Etat a été réélu avec plus de 97% des voix. Dans les rues de la capitale Djibouti-Ville, les affiches électorales vantent toutes les mérites d'IOG. Le visage de son adversaire est invisible. "Je vais voter pour Ismaïl Omar Guelleh (...) je ne connais même pas le visage" de son adversaire, indiquait la veille du scrutin Deka Aden Mohamed, chômeuse de 38 ans. Chômage et dette Alors qu'IOG a multiplié les déplacements dans le pays, réunissant des milliers de personnes, M. Samatar a peiné à mobiliser. La télévision nationale a diffusé des images d'un de ses meetings réunissant péniblement quelques dizaines de personnes. Les autorités djiboutiennes sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des voix dissidentes. L'opposition, fragmentée et "muselée" selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), est inaudible. Djibouti pointe au 168e rang sur 180 du classement 2025 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), qui décrit un "paysage médiatique (...) complètement verrouillé" et se limitant "presque exclusivement aux médias d'Etat". Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé qu'il passerait la main en 2026, mais une révision constitutionnelle en novembre a levé la limite d'âge des candidats à la présidentielle, lui permettant de se représenter. Son entourage présente cette nouvelle candidature comme justifiée par une nécessaire "stabilité" dans une région troublée, mais des analystes estiment qu'elle est surtout motivée par les risques de fracturation du régime que fait peser l'absence de successeur faisant l'unanimité. Diplomates et analystes s'interrogent néanmoins sur l'état de santé du président, âgé de 78 ans. Pénalisé par un climat aride peu propice à l'agriculture (environ 1% du PIB), Djibouti a misé sur le développement des activités portuaires qui assurent désormais 70% de son PIB, mais le rendent dépendant des soubresauts régionaux, notamment de la situation en Ethiopie dont les marchandises représentent l'écrasante majorité du trafic. Quelque 70% des jeunes sont au chômage et le développement des infrastructures du pays s'est fait au prix d'une importante dette, surtout vis-à-vis de la Chine.
Texte intégral (746 mots)
Deux heures après l'ouverture officielle du scrutin à 06H00 (03H00 GMT), l'affluence reste extrêmement faible dans la capitale, Djibouti-Ville, où certains bureaux ont ouvert avec retard, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les électeurs ont le choix entre un bulletin vert au nom du chef de l'Etat et un bulletin bleu au nom de son adversaire, Mohamed Farah Samatar, président du Centre démocrate unifié (CDU) - parti sans élu au Parlement - et personnalité peu connue de ses concitoyens. Un peu plus de 256.000 citoyens sont appelés aux urnes, mais en début de matinée dans la capitale, de rares électeurs se présentaient dans les bureaux de vote. A la mairie, où le président doit voter dans la matinée, seule une dizaine de votants se sont présentés en deux heures. "C'est un devoir et je vote à chaque élection", déclare Salouan Sami Mohamed, 52 ans propriétaire d'un commerce, l'un des rares venus tôt, expliquant toujours voter aux premières heures. "Les gens viennent plus tard, vers midi", ajoute-t-il. Dans une école primaire, seuls des militaires en treillis, arrivés en car, faisaient la queue. - adversaire invisible "Pour l'instant, peu de monde est venu", admet un assesseur sans donner son nom, "les gens viendront après midi". Les bureaux fermeront à 18H00 et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. A la tête depuis 1999 de l'un des pays les moins peuplés du continent (un peu plus d'un million d'habitants), le chef de l'Etat, que tout le monde appelle par ses initiales IOG, a su faire fructifier cette position géographique, dans une Corne de l'Afrique par ailleurs troublée et théâtre de luttes d'influences étrangères. Sur ses seulement 23.000 km2, Djibouti accueille des bases militaires de cinq puissances (France, Etats-Unis, Chine, Japon, Italie), engendrant d'importants bénéfices financiers, mais aussi sécuritaires et politiques. Cette ancienne colonie française, où l'islam est religion d'Etat, borde le détroit de Bab-el-Mandeb donnant accès à la mer Rouge depuis le golfe d'Aden et par lequel transite une grande part du commerce entre Asie et Occident. Lors de la précédente présidentielle en 2021, largement boycottée par l'opposition, le chef de l'Etat a été réélu avec plus de 97% des voix. Dans les rues de la capitale Djibouti-Ville, les affiches électorales vantent toutes les mérites d'IOG. Le visage de son adversaire est invisible. "Je vais voter pour Ismaïl Omar Guelleh (...) je ne connais même pas le visage" de son adversaire, indiquait la veille du scrutin Deka Aden Mohamed, chômeuse de 38 ans. Chômage et dette Alors qu'IOG a multiplié les déplacements dans le pays, réunissant des milliers de personnes, M. Samatar a peiné à mobiliser. La télévision nationale a diffusé des images d'un de ses meetings réunissant péniblement quelques dizaines de personnes. Les autorités djiboutiennes sont régulièrement pointées du doigt pour la répression des voix dissidentes. L'opposition, fragmentée et "muselée" selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), est inaudible. Djibouti pointe au 168e rang sur 180 du classement 2025 sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), qui décrit un "paysage médiatique (...) complètement verrouillé" et se limitant "presque exclusivement aux médias d'Etat". Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé qu'il passerait la main en 2026, mais une révision constitutionnelle en novembre a levé la limite d'âge des candidats à la présidentielle, lui permettant de se représenter. Son entourage présente cette nouvelle candidature comme justifiée par une nécessaire "stabilité" dans une région troublée, mais des analystes estiment qu'elle est surtout motivée par les risques de fracturation du régime que fait peser l'absence de successeur faisant l'unanimité. Diplomates et analystes s'interrogent néanmoins sur l'état de santé du président, âgé de 78 ans. Pénalisé par un climat aride peu propice à l'agriculture (environ 1% du PIB), Djibouti a misé sur le développement des activités portuaires qui assurent désormais 70% de son PIB, mais le rendent dépendant des soubresauts régionaux, notamment de la situation en Ethiopie dont les marchandises représentent l'écrasante majorité du trafic. Quelque 70% des jeunes sont au chômage et le développement des infrastructures du pays s'est fait au prix d'une importante dette, surtout vis-à-vis de la Chine.

10.04.2026 à 04:07

Les océans proches de leur record de chaleur

FRANCE24
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Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi, est un signal d'alarme: après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d'El Niño dans la seconde partie de l'année fait craindre aux climatologues que l'humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. La température de surface des océans a été de 20,97°C en mars (hors zones polaires), un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d'augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d'une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans "témoigne d'une transition probable vers des conditions El Niño", juge Copernicus. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) de l'ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s'estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L'OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu'il apparaisse d'ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones. Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat. Pressions "de plus en plus fortes" Presque toute l'Europe - le continent qui se réchauffe plus vite - a connu des températures supérieurs aux normales de saison, en particulier dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. Le mois a également été marqué par une vague de chaleur précoce "sans précédent" dans l'ouest des Etats-Unis, où le thermomètre a dépassé 40°C et atteint par endroits 44°C. "Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. "Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d'un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes", a-t-il jugé. Copernicus a aussi confirmé que l'étendue de la banquise de l'Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée, à un niveau similaire au record de l'an dernier, comme l'avait déjà annoncé un institut américain de référence dans ce domaine, le NSIDC. La banquise, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du réchauffement, la proportion dans laquelle elle se reforme chaque hiver est en déclin.
Texte intégral (547 mots)
Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi, est un signal d'alarme: après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d'El Niño dans la seconde partie de l'année fait craindre aux climatologues que l'humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes. La température de surface des océans a été de 20,97°C en mars (hors zones polaires), un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d'augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d'une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans "témoigne d'une transition probable vers des conditions El Niño", juge Copernicus. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) de l'ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s'estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L'OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu'il apparaisse d'ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones. Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat. Pressions "de plus en plus fortes" Presque toute l'Europe - le continent qui se réchauffe plus vite - a connu des températures supérieurs aux normales de saison, en particulier dans les pays nordiques, les Etats baltes et le nord-ouest de la Russie. Le mois a également été marqué par une vague de chaleur précoce "sans précédent" dans l'ouest des Etats-Unis, où le thermomètre a dépassé 40°C et atteint par endroits 44°C. "Les données de Copernicus pour mars 2026 nous donnent à réfléchir", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service Copernicus sur le changement climatique, cité dans le bulletin. "Chaque chiffre est frappant en soi, mais ensemble, ils offrent un tableau d'un système climatique soumis à des pressions soutenues et de plus en plus fortes", a-t-il jugé. Copernicus a aussi confirmé que l'étendue de la banquise de l'Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée, à un niveau similaire au record de l'an dernier, comme l'avait déjà annoncé un institut américain de référence dans ce domaine, le NSIDC. La banquise, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du réchauffement, la proportion dans laquelle elle se reforme chaque hiver est en déclin.

10.04.2026 à 04:05

Mission Artémis II : l'heure du retour sur Terre a sonné pour les quatre astronautes

FRANCE 24
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Après avoir fait le tour de la Lune, les quatre astronautes de la mission Artémis II seront de retour sur Terre vendredi soir. La capsule Orion transportant les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen doit se poser au large de San Diego en fin de journée.
Texte intégral (547 mots)
Après avoir fait le tour de la Lune, les quatre astronautes de la mission Artémis II seront de retour sur Terre vendredi soir. La capsule Orion transportant les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen doit se poser au large de San Diego en fin de journée.
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