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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.08.2026 à 05:25

FRANCE24
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Alternative rafraîchissante aux circuits traditionnels, la descente du Tibre - qui a longtemps été l'artère vitale de la ville antique - offre une perspective inhabituelle sur la capitale italienne, loin de la foule compacte qui se presse autour du Colisée ou de la fontaine de Trevi dans une touffeur moite et étouffante. Partant des berges voisines de l'historique Piazza del Popolo, les canots pneumatiques passent devant certains des monuments les plus photographiés de la ville, du château Saint-Ange - imposant mausolée de l'empereur Hadrien - à la basilique Saint-Pierre. Au bout d’environ deux heures, le parcours s'achève dans un ancien port romain du quartier de Trastevere, dont le nom signifie littéralement "de l'autre côté du Tibre". "C’est vraiment agréable de découvrir Rome sous un autre angle. C’est une expérience particulière par rapport à ce que l’on peut voir à pied", déclare à l'AFP Manuel Frank, 19 ans, un touriste allemand qui a enfilé, comme chaque participant, un gilet de sauvetage et un casque avant de prendre la pagaie. Son guide, Giuseppe Battaglia, 37 ans, explique que cette excursion à 40 euros permet aux touristes de découvrir la ville sous un autre angle, en suivant "à peu près le même itinéraire que celui emprunté par les Romains avant de partir à la conquête" du monde. Dans la Rome antique et pendant les siècles qui ont suivi, le troisième plus grand fleuve d’Italie permettait d'acheminer eau et nourriture vers la capitale de l'Empire. "On a toujours l’habitude de penser aux routes, aux voitures et aux motos, mais Rome nous offre également la possibilité de faire une balade sur le fleuve", déclare le guide. Alors que les canots atteignent la pittoresque île Tibérine, le courant s'accélère et forme de légers rapides, éclaboussant les passagers au passage sous certains des plus anciens ponts en pierre de Rome. Pour Sabine Maisano, une touriste belge de 50 ans venue découvrir la capitale italienne avec sa famille, cette sortie constituait l'occasion rêvée de sortir des sentiers battus. "Après une journée passée à marcher pendant des kilomètres, pouvoir s’asseoir dans un bateau (…) même s’il faut pagayer un peu, cela nous permet de nous détendre, de rester au frais et de découvrir la ville à un rythme plus tranquille", confie-t-elle.

20.08.2026 à 05:23

FRANCE24
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Le président américain n'est jamais aussi animé que lorsqu'il évoque ses multiples projets de construction et rénovation. Il l'a une nouvelle fois montré mercredi, en organisant pour la presse une visite impromptue de la vaste plate-forme d'hélicoptère en chantier à l'arrière de la Maison Blanche. "S'il y a une chose que je sais faire, c'est construire", a dit le républicain de 80 ans. "J'aime la construction." Souvent vague quand il parle de politique étrangère ou économique, Donald Trump peut être très précis quand il évoque son sujet favori. Mercredi, cet amateur de matériaux coûteux a donné des explications fort techniques sur la pose d'un revêtement en granite "très spécial". Le président américain a indiqué avoir demandé une semaine supplémentaire de travaux pour que la plate-forme soit exactement conforme à ses attentes esthétiques. "Très bon en mâts de drapeaux" Avec les accents d'un propriétaire d'hôtel qui ferait la promotion de ses salons de réception, l'ancien promoteur immobilier a invité les journalistes à imaginer de futurs événements officiels dans une Maison Blanche rénovée par ses soins. "Les invités arrivent en voiture par cette magnifique nouvelle allée. Ils sortent de voiture et ils marchent jusque là, et ils peuvent prendre un cocktail à l'extérieur, et ensuite, ils se rendent dans la salle de bal", a décrit Donald Trump. Puis le dirigeant républicain a signé au dos d'une plaque en forme de tête d'aigle qui sera insérée dans la plate-forme d'hélicoptère. Il a invité des ouvriers présents à faire de même. Le républicain, qui martèle que les travaux sont financés par des donateurs privés et par lui-même, a aussi admiré un drapeau monumental installé à son initiative: "Je suis très bon en mâts de drapeaux." Donald Trump a aussi répété que sa future salle de bal, autre monumental chantier qu'il a lancé, devait avoir une "composante militaire". C'est l'un des arguments qu'avance l'administration Trump pour défendre ce projet, bloqué par une cour d'appel parce qu'il a été initié sans accord du Congrès, maintenant en attente d'une décision de la Cour suprême. Et si la plus haute juridiction américaine l'obligeait elle aussi à y renoncer? "Je ne peux pas imaginer que cela arrive", a rétorqué le président.

20.08.2026 à 05:23

FRANCE24
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"Personne ne contrôle jamais" les passagers, affirme à l'AFP Donald Somoza, un maçon à la retraite de 75 ans, habitant de la petite ville qui vit du commerce avec le Brésil. Avec ses rues de terre rouge contrastant avec le vert de la forêt tropicale, la localité de 40.000 habitants, plongée dans la torpeur de la chaleur, semble paisible. Mais ses habitants disent vivre dans une insécurité croissante. Selon le gouvernement, Guayaramerin, comme d'autres localités frontalières, est devenue un "refuge" du Primeiro Comando da Capital (PCC) et du Comando Vermelho (CV), des groupes armés brésiliens qui s'affrontent pour le contrôle de corridors servant au trafic de cocaïne vers l'Atlantique. Ces organisations, les plus puissantes du crime organisé au Brésil, ont été classées en mai "organisations terroristes étrangères" par les Etats-Unis. Une douzaine d'assassinats attribués à ces bandes ont été commis ces dernières semaines dans la région, parmi lesquels le massacre d'une famille et le meurtre d'un policier. Plusieurs corps ont également été retrouvés décapités. Une violence qui a stupéfié un pays peu habitué à de tels crimes. Donald Somoza assure avoir été témoin d'un assassinat qui a bouleversé la population locale quelques semaines plus tôt: la victime, un Brésilien, a été atteinte de plus de 80 balles sur la place centrale, lors d'un règlement de comptes présumé lié au narcotrafic. Il s'agit d'"un phénomène assez nouveau en Bolivie", un "pays très sûr jusqu'à il y a quelques années", explique à l'AFP le chercheur Joaquin Chacin, spécialiste du crime organisé. Les bandes de narcotrafiquants bénéficiaient auparavant d'une certaine mansuétude des autorités, désireuses d'éviter toute flambée de violence, explique-t-il. Entre elles régnait une "pax mafiosa", mais cela "s'est rompu d'une certaine manière", ajoute-t-il. "Sous le nez" Ariana Roca, une enseignante bolivienne de 35 ans, débarque avec ses sacs de courses après dix minutes de traversée depuis Guajara-Mirim, la ville brésilienne visible sur l'autre rive du Mamoré - la rivière qui marque la frontière. Les délits sont désormais "plus fréquents" et "parfois, il se passe des choses jusque sous le nez des policiers", raconte-t-elle à l'AFP. A son arrivée, un policier a vérifié sa carte d'identité, mais n'a pas enregistré son entrée. Entre janvier et septembre 2025, 774 homicides ont été signalés en Bolivie, contre 325 sur la même période l'année précédente, selon le ministère de l'Intérieur. Le sentiment d'insécurité progresse aussi avec les attaques à main armée, les enlèvements et autres agressions. A l'ombre d'un parasol, Adhemar Zapata, un changeur de rue, explique avoir été agressé à deux reprises, la dernière début août. L'un des agresseurs était étranger, selon l'enquête. Le gouvernement du président de centre droit bolivien Rodrigo Paz accuse les précédents gouvernements socialistes d'avoir laissé la criminalité se propager. Selon le ministère de l'Intérieur, 17 "chefs" de bandes criminelles internationales ont été arrêtés depuis l'entrée en fonctions de M. Paz en novembre. La semaine dernière, le président bolivien s'est rendu à Guayaramerin pour lancer un plan de sécurité visant à renforcer la présence policière aux frontières, à échanger des renseignements avec le Brésil et à capturer, des deux côtés de la frontière, les criminels en fuite. Pour Joaquin Chacin, renforcer la présence policière aux frontières peut avoir un effet dissuasif, mais il faut aussi s'attaquer à la structure économique du crime organisé et aux circuits de blanchiment d'argent. "Il faut un plan sérieux, mais on n'entend pas dire qu'un tel travail soit en cours", affirme-t-il. Rodrigo Paz a également annoncé la construction d'un pont pour relier les deux rives du Mamoré, élément d'un futur corridor routier allant jusqu'au Pacifique, au Pérou. De nombreux habitants y sont favorables, espérant qu'il dynamisera le commerce. Mais le projet suscite aussi des inquiétudes. "Les bandes, les mafias de voleurs, pourront traverser" plus facilement la rivière, redoute Yestin Duran, une vendeuse de boissons tropicales de 31 ans. Le chef de la police locale, le colonel Johnny Rivas, partage cette inquiétude. La violence "va augmenter", affirme-t-il.

20.08.2026 à 05:23

FRANCE24
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L'organigramme de la Maison Blanche lui donne deux titres officiels: "assistante spéciale" du chef de l'Etat et "assistante exécutive", pour un salaire de 150.000 dollars par an. La journaliste du New York Times Maggie Haberman, l'une des mieux informées sur Donald Trump, lui attribue un rôle de "doudou" auprès du dirigeant de 80 ans, une présence familière et toujours réconfortante. Rares sont les photos du président républicain où ne figure pas cette femme longiligne de 35 ans, au cheveu blond platine et à l'oeil toujours ourlé d'eyeliner. Que ce soit pendant les obligations les plus solennelles, par exemple le retour des corps de militaires tués au Moyen-Orient, ou pendant un week-end de golf, Natalie Harp est là. Camion de ravitaillement L'assistante est selon la presse l'une des rares personnes à avoir accompagné Donald Trump récemment lors d'un changement d'avion en Turquie à bord d'un camion de ravitaillement, une opération de sécurité rocambolesque à laquelle le chef de la diplomatie Marco Rubio et d'autres hauts responsables n'ont pas été associés. Cela n'a pas échappé à Jon Ossoff. Pendant un meeting, le sénateur démocrate de Géorgie a lancé, à propos du président: "Il ne veut plus faire son travail. Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie". La remarque a déclenché une indignation massive et coordonnée des fidèles du milliardaire, ainsi qu'une avalanche d'articles de presse et nombre de commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux. Natalie Harp "est l'une des assistantes les plus loyales et travailleuses dans l'équipe du président Trump", a répondu Davis Ingle, porte-parole de la Maison Blanche, à une demande de commentaire de l'AFP. "Les médias devraient recommencer à livrer de vraies informations ", a-t-il ajouté. "Human printer" Les journalistes qui suivent Donald Trump connaissent Natalie Harp comme "l'imprimante humaine" ("the human printer"), parce qu'elle alimente constamment le président américain, qui préfère le papier, en documents imprimés. La presse lui prête aussi un rôle crucial dans l'animation du compte de Donald Trump sur son réseau Truth Social, qui publie annonces géopolitiques majeures, propos insultants et montages photo ou vidéo en tous genres. Natalie Harp a été remarquée par le républicain, toujours rivé à son petit écran, après avoir assuré à la télévision qu'il lui avait sauvé la vie alors qu'elle luttait contre un cancer des os. Donald Trump l'a alors invitée à ses côtés, pendant une convention religieuse en 2019, pour raconter comment une décision prise pendant son premier mandat (2017-2021) lui avait permis de bénéficier d'un traitement encore expérimental. Sur scène, Natalie Harp a décrit le milliardaire comme son "bon Samaritain" et promis, la voix hachée par l'émotion: "Nous allons nous battre pour vous!" Électron libre Un temps présentatrice sur la chaîne d'extrême-droite OAN, elle a par la suite propagé les affirmations mensongères du camp trumpiste sur une prétendue manipulation de l'élection présidentielle de 2020, remportée par le démocrate Joe Biden. Washington bruisse depuis quelques jours d'anecdotes frappantes sur le dévouement apparemment sans bornes, mais aussi la très grande influence, de l'infatigable assistante, décrite comme un électron libre au sein de la Maison Blanche. CNN affirme ainsi que, faute de place réservée dans le convoi emmenant Donald Trump à une comparution au tribunal à New York, elle s'est un jour glissée dans le coffre d'une voiture pour l'accompagner malgré tout. Le New York Times rapporte qu'elle aurait adressé en 2023 à Donald Trump des lettres d'une telle ferveur que cela a inquiété les proches du président, contenant des propos tels que "Vous êtes tout ce qui compte pour moi" et "Je veux vous apporter de la joie". Plusieurs partisans du républicain ont taxé de "misogynes" les interrogations sur le rôle de Natalie Harp. L'opposition démocrate juge, elle, légitime de questionner l'influence d'une assistante rémunérée sur les deniers publics, tout en rappelant que le président américain lui-même a lancé de nombreuses attaques sexistes contre des adversaires politiques ou des journalistes.

20.08.2026 à 02:21

FRANCE24
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Au total, sept personnes ont péri quand l'hélicoptère qui les transportait pour une excursion s'est écrasé dans le centre du Kenya, avait annoncé plus tôt dans la journée à l'AFP l'autorité d'enquête sur les accidents aériens (AAID) du pays. Cinq citoyens américains font partie des victimes, selon un porte-parole du département d'Etat américain. Le pilote, également tué dans l'accident, était un ressortissant kényan, a indiqué la chaîne américaine ABC news, citant un commandant de police local. Le chef du renseignement de l'Equateur, 44 ans, était un proche du président de droite Daniel Noboa, à la tête d'un pays plongé dans une grave crise sécuritaire. Nommé directeur du renseignement en 2024, M. Sensi-Contugi a occupé simultanément le poste de ministre de l'Intérieur pendant quelques mois. Avant d'entrer dans la fonction publique, il était un homme d'affaires millionnaire du secteur de la mode. Il était également le représentant de M. Noboa au sein d'entreprises publiques, notamment la compagnie pétrolière nationale Petroecuador. Son épouse, Stephany Hollihan, a également été tuée dans le crash. Agée de 42 ans, elle était une amie de la Première dame Lavinia Valbonesi, et créatrice de mode. "Aujourd'hui, Michele et Stephany sont partis bien trop tôt. Je pense à leur famille, en particulier à leurs enfants et à leurs parents", a déploré sur X le ministre équatorien des Infrastructures et des Transports, Roberto Luque. "Aujourd'hui est un jour très triste et douloureux. Il y a des moments où les mots ne suffisent pas pour comprendre ni pour expliquer une perte aussi inattendue", a déclaré sur X la vice-présidente équatorienne María José Pinto, qui a présenté ses condoléances. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil pour la mort du fonctionnaire et de son épouse. -Opérations suspendues- L'Assemblée nationale équatorienne a annoncé sur X que le drapeau du Palais législatif, dans la capitale Quito, serait mis en berne pendant trois jours. La chaîne américaine en langue espagnole Telemundo a parallèlement annoncé que l'un de ses hauts responsables en Floride, José Alberto Suárez, était mort dans l'accident. "Nous sommes bouleversés d'apprendre la tragique nouvelle que José a été tué dans un accident d'hélicoptère au Kenya", regrette dans un communiqué César Conde, président du groupe d'information de sa maison mère NBCUniversal News Group. L'hélicoptère, un EC-130-B4, fabriqué par le groupe européen Eurocopter (désormais Airbus Hélicoptères), s'est écrasé à 09H13 (06H13 GMT) près du mont Ololokwe, à environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Nairobi, selon l'autorité kényane de l'aviation civile (KCAA). "L'hélicoptère transportait des touristes pour un vol d'observation du panorama", a déclaré à l'AFP Fredrick Kabunge, directeur de l'AAID, "il y avait sept personnes à bord de l'hélicoptère, un pilote et six passagers" et "il n'y a aucun survivant". Les équipes de secours ont "découvert l'appareil détruit par l'impact et l'incendie qui a suivi", a-t-il ajouté. Des enquêteurs de l'AAID avaient été dépêchés sur les lieux de l'accident pour enquêter sur les causes de celui-ci, a indiqué M. Kabunge. "Les opérations ont été suspendues jusqu'à demain (jeudi) en raison de l'obscurité et de la complexité du terrain", a déclaré mercredi soir à l'AFP David Nkoroi, chef de la police de la région de Samburu, lieu de l'accident. L'ambassade des Etats-Unis au Kenya a indiqué être en liaison avec les autorités locales, et offrir une assistance consulaire. Le mont Ololokwe, montagne sacrée du peuple samburu dont le sommet s'élève à 2.000 mètres d'altitude, est une zone de randonnée touristique. Des entreprises spécialisées offrent aussi des survols en hélicoptère. Le 1er mars, six personnes, dont un député, avaient péri dans l'accident d'un hélicoptère qui s'était écrasé dans l'ouest du Kenya. Luis Carlos Ávila a été nommé nouveau chef des services de renseignement par intérim, selon un décret publié mercredi.

20.08.2026 à 02:09

FRANCE24
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"J'annonce que TOUT pays qui permettra à ses institutions financières, à ses entreprises, à ses aéroports ou à ses entités gouvernementales d'offrir une quelconque forme de bouée de sauvetage à l'Iran fera lui-même face à de TERRIBLES répercussions économiques", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Dans un long message, il annonce "l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise", et exige que cesse "contrebande de pétrole, échange de devises (et) transferts de liquidités." Il ne cite aucun pays en particulier et ne donne aucun détail sur les mesures ou sanctions envisagées. La semaine passée, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent avait déjà menacé l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu". Entre impopularité du conflit sur la scène politique américaine et réserves de munitions bien entamées, l'imprévisible président américain semble avoir récemment opté pour une posture plus attentiste, en tout cas sur le plan militaire. Deux missiles balistiques Après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a riposté par des frappes sur les pays voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit d'Ormuz, voie de transit stratégique pour les hydrocarbures. Les Etats-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens. Malgré une récente baisse des hostilités, les tensions dans la région restent vives au sixième mois de conflit. Les Emirats arabes unis ont accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient "la navigation maritime", ce que Téhéran dément. Dans la foulée, la diplomatie émiratie a annoncé suspendre jusqu'à nouvel ordre "tous les échanges commerciaux et les transactions financières" avec l'Iran. "Toute assistance ou facilité apportée à l'armée agresseuse américaine équivaut à une participation aux opérations militaires américaines", a répondu, à l'adresse des pays du Golfe, le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, cité par l'agence Mehr. Les deux pays, séparés par le détroit d'Ormuz, partagent des liens culturels et historiques profonds, et les Emirats arabes unis constituaient jusqu'au début du conflit un partenaire commercial majeur pour l'Iran, confronté aux sanctions américaines. Les négociations diplomatiques sont au point mort. "Aucune conversation ni discussion n'a lieu en ce moment ni n'est programmée avec la République islamique d'Iran", a déclaré mardi Donald Trump. "Ingérence étrangère" Selon une source américaine contactée par l'AFP, les échanges ont été suspendus et Donald Trump a demandé à ses équipes de ne pas reprendre le dialogue tant que Téhéran ne se rapprocherait pas des positions américaines. Téhéran n'a guère envoyé de signaux en ce sens. Le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que le détroit ne serait pas ouvert tant que Washington n'aurait pas rempli ses engagements prévus dans le protocole d'accord signé en juin. Ce texte, qui instaurait une trêve de soixante jours en vue d'un règlement durable, a volé en éclats avec la reprise des hostilités en juillet. Mohammad Bagher Ghalibaf, en visite à Bagdad mercredi, a par ailleurs dénoncé "l'ingérence étrangère", au moment où Washington presse l'Irak de désarmer de puissantes factions armées soutenues par Téhéran, et exhorté au "renforcement régional". Dans le même temps, l'Iran et Oman, riverains du détroit d'Ormuz, discutent depuis plusieurs semaines de la future gestion de ce passage. L'Iran, qui prend pour cible des navires tentant de traverser le détroit sans demander d'autorisation, veut imposer des frais de navigation pour des services aux vaisseaux y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région.

20.08.2026 à 02:02

FRANCE 24
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La dette du Trésor américain atteint désormais 40 047 milliards de dollars, un palier franchi pour la première fois, a annoncé le ministère des Finances mercredi. La hausse est plus rapide que prévu, en raison notamment de la hausse des emprunts et des intérêts payés.
Texte intégral (653 mots)
La dette du Trésor américain atteint désormais 40 047 milliards de dollars, un palier franchi pour la première fois, a annoncé le ministère des Finances mercredi. La hausse est plus rapide que prévu, en raison notamment de la hausse des emprunts et des intérêts payés.

20.08.2026 à 01:31

FRANCE 24
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Washington intensifie la pression sur Téhéran. Le président américain a menacé mercredi de "terribles" mesures économiques "tout pays" qui aiderait l'Iran dans son effort de guerre. Plus tôt, l'Iran a fait de même, mettant en garde les pays du Golfe contre toute assistance à l'armée américaine. Suivez notre direct.
Texte intégral (653 mots)
Washington intensifie la pression sur Téhéran. Le président américain a menacé mercredi de "terribles" mesures économiques "tout pays" qui aiderait l'Iran dans son effort de guerre. Plus tôt, l'Iran a fait de même, mettant en garde les pays du Golfe contre toute assistance à l'armée américaine. Suivez notre direct.

20.08.2026 à 00:52

FRANCE24
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Il y a peu, Donald Trump vantait sa bonne relation avec le leader nord-coréen. Il a annoncé mercredi qu'il rencontrerait Kim Jong-un cette année. Cette rencontre pourrait, selon certains experts, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec, rapporte la correspondante de France 24 à Washington, Sonia Dridi. Cette annonce intervient après celle sur la réduction des exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington, une décision qui "fait grincer des dents".
Lire plus (82 mots)
Il y a peu, Donald Trump vantait sa bonne relation avec le leader nord-coréen. Il a annoncé mercredi qu'il rencontrerait Kim Jong-un cette année. Cette rencontre pourrait, selon certains experts, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec, rapporte la correspondante de France 24 à Washington, Sonia Dridi. Cette annonce intervient après celle sur la réduction des exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington, une décision qui "fait grincer des dents".

20.08.2026 à 00:47

FRANCE24
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Le Parlement ukrainien a approuvé mercredi la nomination de Yevhenii Khmara au poste de ministre de la Défense. Son prédécesseur, Mykhaïlo ​Fedorov, a appelé la veille à la tenue d'une élection présidentielle en dépit de la ​guerre, estimant que l'Ukraine est confrontée à une "crise de gouvernance".
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Le Parlement ukrainien a approuvé mercredi la nomination de Yevhenii Khmara au poste de ministre de la Défense. Son prédécesseur, Mykhaïlo ​Fedorov, a appelé la veille à la tenue d'une élection présidentielle en dépit de la ​guerre, estimant que l'Ukraine est confrontée à une "crise de gouvernance".

20.08.2026 à 00:26

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il prévoyait de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un d'ici la fin de l'année, se voulant rassurant sur les intentions de la Corée du Nord qui, selon lui, disposerait de 57 armes nucléaires. Cette rencontre pourrait, selon plusieurs observateurs, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec en Chine.
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il prévoyait de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un d'ici la fin de l'année, se voulant rassurant sur les intentions de la Corée du Nord qui, selon lui, disposerait de 57 armes nucléaires. Cette rencontre pourrait, selon plusieurs observateurs, avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec en Chine.

19.08.2026 à 23:29

FRANCE24
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Engagé dans un bras de fer pour tenter de conserver son buteur star Julian Alvarez, absent du groupe mercredi, le club madrilène avait aligné à sa place Arnau Ortiz, venu de l'équipe réserve. Dans cette configuration, l'Atlético s'est montré complétement inoffensif en première période, avec une seule frappe cadrée, sur une tentative lointaine du milieu Mendoza. Les Colchoneros ont même été sauvés par un double arrêt de Jan Oblak dans le temps additionnel de la première période (45e+1), sur deux frappes sèches de Malaga. Mais l'"Atléti" s'est transformé dès le début du second acte grâce aux entrées de la recrue Kang-in Lee, venue du PSG, et des internationaux espagnols Marcos Llorente et surtout Alex Baena. Le Sud-Coréen s'est immédiatement distingué, avec plusieurs tentatives lointaines, dont une belle frappe enroulée qui a permis de débloquer la partie (1-0, 70e). Baena s'est chargé de doubler la mise d'un superbe coup franc décroisé dans la lucarne gauche, avec l'aide de la barre (2-0, 85e). Entre-temps, les Colchoneros avaient multiplié les assauts, avec plusieurs tirs d'Ademola Lookman repoussés par le gardien Alfonso Herrero, ou une tête de Hancko sur la barre à la suite d'un corner (75e). "Il nous manque encore du rythme, avec plus de travail nous nous améliorerons", a commenté Lee après le match, ajoutant que "toute l’équipe" avait "fait du bon travail." "Je suis très heureux d’avoir inscrit mon premier but au Metropolitano", s'est de son côté félicité Baena, arrivé l'été dernier en provenance de Villarreal mais auteur d'une première saison irrégulière. "Les premiers matches sont toujours compliqués. Malaga est une bonne équipe avec beaucoup de jeunes joueurs et ils nous ont rendu les choses difficiles", a-t-il analysé. Avec ce succès, l'Atletico Madrid rejoint Alavès, Séville et l'Espanyol Barcelone en tête d'une Liga qui reprend en plusieurs temps, en attendant l'entrée en lice du Real Madrid samedi et du FC Barcelone, tenant du titre, dimanche. Pour l'ultime saison au club d'Antoine Griezmann, les Colchoneros avaient terminé quatrièmes du dernier exercice. La rencontre de mercredi a été précédée d'une cérémonie en l'honneur des quatre internationaux espagnols de l'Atlético Madrid (Baena, Grimaldo, Llorente, Pubill) vainqueurs du Mondial-2026, avec le trophée au centre de la pelouse et en présence du sélectionneur Luis de la Fuente en tribunes.
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Engagé dans un bras de fer pour tenter de conserver son buteur star Julian Alvarez, absent du groupe mercredi, le club madrilène avait aligné à sa place Arnau Ortiz, venu de l'équipe réserve. Dans cette configuration, l'Atlético s'est montré complétement inoffensif en première période, avec une seule frappe cadrée, sur une tentative lointaine du milieu Mendoza. Les Colchoneros ont même été sauvés par un double arrêt de Jan Oblak dans le temps additionnel de la première période (45e+1), sur deux frappes sèches de Malaga. Mais l'"Atléti" s'est transformé dès le début du second acte grâce aux entrées de la recrue Kang-in Lee, venue du PSG, et des internationaux espagnols Marcos Llorente et surtout Alex Baena. Le Sud-Coréen s'est immédiatement distingué, avec plusieurs tentatives lointaines, dont une belle frappe enroulée qui a permis de débloquer la partie (1-0, 70e). Baena s'est chargé de doubler la mise d'un superbe coup franc décroisé dans la lucarne gauche, avec l'aide de la barre (2-0, 85e). Entre-temps, les Colchoneros avaient multiplié les assauts, avec plusieurs tirs d'Ademola Lookman repoussés par le gardien Alfonso Herrero, ou une tête de Hancko sur la barre à la suite d'un corner (75e). "Il nous manque encore du rythme, avec plus de travail nous nous améliorerons", a commenté Lee après le match, ajoutant que "toute l’équipe" avait "fait du bon travail." "Je suis très heureux d’avoir inscrit mon premier but au Metropolitano", s'est de son côté félicité Baena, arrivé l'été dernier en provenance de Villarreal mais auteur d'une première saison irrégulière. "Les premiers matches sont toujours compliqués. Malaga est une bonne équipe avec beaucoup de jeunes joueurs et ils nous ont rendu les choses difficiles", a-t-il analysé. Avec ce succès, l'Atletico Madrid rejoint Alavès, Séville et l'Espanyol Barcelone en tête d'une Liga qui reprend en plusieurs temps, en attendant l'entrée en lice du Real Madrid samedi et du FC Barcelone, tenant du titre, dimanche. Pour l'ultime saison au club d'Antoine Griezmann, les Colchoneros avaient terminé quatrièmes du dernier exercice. La rencontre de mercredi a été précédée d'une cérémonie en l'honneur des quatre internationaux espagnols de l'Atlético Madrid (Baena, Grimaldo, Llorente, Pubill) vainqueurs du Mondial-2026, avec le trophée au centre de la pelouse et en présence du sélectionneur Luis de la Fuente en tribunes.

19.08.2026 à 23:13

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Meta s'opposait vivement à la comparution, devant le tribunal fédéral d'Oakland (Californie), de cet ancien responsable de la sécurité des utilisateurs chez Facebook (2009-2015) et ex-consultant (2019-2021). Mais la juge a rejeté cette tentative, selon elle "désespérée", d'écarter un "témoin solide". Le groupe de Menlo Park, déjà condamné deux fois cette année aux Etats-Unis, cherche à éviter une refonte forcée de Facebook et Instagram ainsi qu'une amende salée: la Californie, le New Jersey, le Colorado et le Kentucky --en éclaireurs d'une coalition de 29 procureurs généraux-- réclament près de 200 milliards de dollars, selon un chiffrage provisoire. Au lendemain de l'ouverture des débats, la juge Yvonne Gonzalez Rogers a sermonné les deux camps sur leurs multiples objections tardives et répétées. Et rappelé l'enjeu du procès: "L'allégation est que Meta a menti et a affirmé faussement que ces fonctionnalités n'étaient pas addictives". Pour tenter de le démontrer au jury, les procureurs généraux ont convoqué Arturo Bejar comme premier témoin. La voix de l'ingénieur, qui a déjà témoigné au Congrès américain et dans plusieurs tribunaux, est devenue centrale dans le vaste contentieux qui oppose des familles, des établissements scolaires et des Etats à Meta, mais aussi à TikTok, Snapchat et YouTube, accusés d'être responsables d'une crise de santé mentale chez les jeunes Américains. Courriel à Zuckerberg D'une voix calme, barbe blanche taillée, Arturo Bejar a décrit patiemment au jury comment les fonctions censées lutter contre l'usage excessif des réseaux sociaux ont été "conçues pour échouer", car fondées sur l'initiative des utilisateurs: "C'est comme s'il fallait activer l'airbag chaque fois qu'on monte en voiture". Presque personne n'active le rappel "faire une pause" ou le "mode silencieux", censé couper les notifications nocturnes, a-t-il expliqué: un outil efficace bloquerait l'accès un quart d'heure, afficherait le temps passé et aiderait l'adolescent à se fixer une limite. "Les notifications sont construites et conçues pour faire revenir les gens, pour qu'ils passent plus de temps et rapportent plus de revenus", a résumé le témoin, "elles ne sont pas conçues pour la santé mentale ni pour la sécurité de la personne". L'accusation a exhibé le courriel qu'il a adressé le 5 octobre 2021 à Mark Zuckerberg et trois autres dirigeants, le jour où la lanceuse d'alerte Frances Haugen, à l'origine des "Facebook Files", livrait son témoignage historique devant le Sénat américain. Arturo Bejar, qui n'obtiendra pas de réponse, y écrivait qu'environ la moitié des utilisateurs d'Instagram rapportaient une "expérience négative" sur la semaine écoulée. Sur 10.000 personnes concernées, une centaine effectuait un signalement, et deux obtenaient un retrait de contenu, soit 0,02%. "Temps passé" L'entreprise, qui revendique désormais 3,6 milliards d'utilisateurs quotidiens, mesurait les performances, et donc les rémunérations, sur le nombre d'utilisateurs et leur temps passé en ligne, a encore raconté Arturo Bejar: "tous les chemins mènent au temps passé dans le produit", "la sécurité venait toujours après". En 2021, Mark Zuckerberg conteste en public que son groupe privilégie le profit sur la sécurité. "C'est tellement faux", s'émeut pour la première fois Arturo Bejar. D'autant que le groupe aurait pu faire mieux, selon lui: "Quand Mark décide que quelque chose est prioritaire, les montagnes bougent en quelques mois." Le contre-interrogatoire, mené par l'avocat de Meta Brian Stekloff, a cherché à cantonner le témoin à ses six premières années dans l'entreprise, quand il disposait, a-t-il reconnu, du soutien de la direction et des moyens qu'il réclamait. Meta était "engagé pour le profit et soutenait la sécurité", a concédé Arturo Bejar, qui défendait encore publiquement le groupe en 2018 en travaillant même avec son service de presse pour répondre aux journalistes. La défense de Meta conteste tout mensonge, affirmant avoir reconnu publiquement que certains jeunes avaient un "usage problématique" des réseaux sociaux, mais que la responsabilité des concepteurs et l'addiction aux plateformes ne sont pas scientifiquement établies. Les huit jurés rendront un verdict consultatif fin septembre ou début octobre, avant que la juge, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le procès d'Elon Musk contre OpenAI, ne tranche seule.
Texte intégral (724 mots)
Meta s'opposait vivement à la comparution, devant le tribunal fédéral d'Oakland (Californie), de cet ancien responsable de la sécurité des utilisateurs chez Facebook (2009-2015) et ex-consultant (2019-2021). Mais la juge a rejeté cette tentative, selon elle "désespérée", d'écarter un "témoin solide". Le groupe de Menlo Park, déjà condamné deux fois cette année aux Etats-Unis, cherche à éviter une refonte forcée de Facebook et Instagram ainsi qu'une amende salée: la Californie, le New Jersey, le Colorado et le Kentucky --en éclaireurs d'une coalition de 29 procureurs généraux-- réclament près de 200 milliards de dollars, selon un chiffrage provisoire. Au lendemain de l'ouverture des débats, la juge Yvonne Gonzalez Rogers a sermonné les deux camps sur leurs multiples objections tardives et répétées. Et rappelé l'enjeu du procès: "L'allégation est que Meta a menti et a affirmé faussement que ces fonctionnalités n'étaient pas addictives". Pour tenter de le démontrer au jury, les procureurs généraux ont convoqué Arturo Bejar comme premier témoin. La voix de l'ingénieur, qui a déjà témoigné au Congrès américain et dans plusieurs tribunaux, est devenue centrale dans le vaste contentieux qui oppose des familles, des établissements scolaires et des Etats à Meta, mais aussi à TikTok, Snapchat et YouTube, accusés d'être responsables d'une crise de santé mentale chez les jeunes Américains. Courriel à Zuckerberg D'une voix calme, barbe blanche taillée, Arturo Bejar a décrit patiemment au jury comment les fonctions censées lutter contre l'usage excessif des réseaux sociaux ont été "conçues pour échouer", car fondées sur l'initiative des utilisateurs: "C'est comme s'il fallait activer l'airbag chaque fois qu'on monte en voiture". Presque personne n'active le rappel "faire une pause" ou le "mode silencieux", censé couper les notifications nocturnes, a-t-il expliqué: un outil efficace bloquerait l'accès un quart d'heure, afficherait le temps passé et aiderait l'adolescent à se fixer une limite. "Les notifications sont construites et conçues pour faire revenir les gens, pour qu'ils passent plus de temps et rapportent plus de revenus", a résumé le témoin, "elles ne sont pas conçues pour la santé mentale ni pour la sécurité de la personne". L'accusation a exhibé le courriel qu'il a adressé le 5 octobre 2021 à Mark Zuckerberg et trois autres dirigeants, le jour où la lanceuse d'alerte Frances Haugen, à l'origine des "Facebook Files", livrait son témoignage historique devant le Sénat américain. Arturo Bejar, qui n'obtiendra pas de réponse, y écrivait qu'environ la moitié des utilisateurs d'Instagram rapportaient une "expérience négative" sur la semaine écoulée. Sur 10.000 personnes concernées, une centaine effectuait un signalement, et deux obtenaient un retrait de contenu, soit 0,02%. "Temps passé" L'entreprise, qui revendique désormais 3,6 milliards d'utilisateurs quotidiens, mesurait les performances, et donc les rémunérations, sur le nombre d'utilisateurs et leur temps passé en ligne, a encore raconté Arturo Bejar: "tous les chemins mènent au temps passé dans le produit", "la sécurité venait toujours après". En 2021, Mark Zuckerberg conteste en public que son groupe privilégie le profit sur la sécurité. "C'est tellement faux", s'émeut pour la première fois Arturo Bejar. D'autant que le groupe aurait pu faire mieux, selon lui: "Quand Mark décide que quelque chose est prioritaire, les montagnes bougent en quelques mois." Le contre-interrogatoire, mené par l'avocat de Meta Brian Stekloff, a cherché à cantonner le témoin à ses six premières années dans l'entreprise, quand il disposait, a-t-il reconnu, du soutien de la direction et des moyens qu'il réclamait. Meta était "engagé pour le profit et soutenait la sécurité", a concédé Arturo Bejar, qui défendait encore publiquement le groupe en 2018 en travaillant même avec son service de presse pour répondre aux journalistes. La défense de Meta conteste tout mensonge, affirmant avoir reconnu publiquement que certains jeunes avaient un "usage problématique" des réseaux sociaux, mais que la responsabilité des concepteurs et l'addiction aux plateformes ne sont pas scientifiquement établies. Les huit jurés rendront un verdict consultatif fin septembre ou début octobre, avant que la juge, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le procès d'Elon Musk contre OpenAI, ne tranche seule.

19.08.2026 à 22:55

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 0,22%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,16% et l'indice élargi S&P 500 s'est finalement octroyé 0,21%. Le mouvement haussier "s'explique entièrement par le fait que le ministère des Finances a cherché à apaiser les tensions sur le marché obligataire en doublant ses achats de bons du Trésor", commente auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. A compter du 9 septembre, le montant de ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) s'établira à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement. Le but est d'apporter de la liquidité sur le marché obligataire et de faire baisser les rendements, après la flambée des derniers jours. Vers 20H15 GMT, le rendement à échéance 30 ans des emprunts de l'Etat américain s'établissait à 5,18%, contre jusqu'à 5,34% la veille, un niveau plus vu depuis 2007. A échéance 10 ans, il s'affichait à 4,64% contre près de 4,71% mardi à la clôture. Cette baisse des taux permet au marché boursier de reprendre son souffle, mais les investisseurs demeurent prudents "et garderont un œil sur l'évolution de l'inflation", estime Peter Cardillo. D'autant que les prix du pétrole - à l'origine de la flambée des taux - continuent de grimper mercredi face à la rupture des discussions entre les Etats-Unis et l'Iran. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, reste perché au dessus des 90 dollars le baril. A cela s'ajoute l'émission d'obligations par les entreprises liées à l'intelligence artificielle (IA) ainsi qu'une croissance mondiale qui reste solide, deux éléments qui poussent les taux vers le haut, note Jose Torres, d'Interactive Brokers. Côté entreprises, les banques ont pâti de l'actualité du jour car elles gagnent notamment de l'argent grâce à l'écart entre le coût auquel elles se financent à court terme et les taux auxquels elles prêtent à plus long terme. Citigroup a lâché 3,45%, JP Morgan Chase a perdu 1,65% et Bank of America a reculé de 1,63%. Les laboratoires américains Merck et Moderna ont été applaudis à Wall Street après avoir annoncé mercredi des résultats positifs lors de la dernière phase d'essais cliniques de leur vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau. Le cours de l'action Moderna a été multiplié par plus de 2,5 (+176,97% à 174,38 dollars) soit un gain de plus de 40 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le titre Merck a lui bondi de 12,62% à 152,23 dollars. Le distributeur Target (+4,33% à 159,07 dollars) a été recherché après avoir annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes lui permettant de relever ses prévisions annuelles. L'entreprise a également profité d'un remboursement de près d'un milliard de dollars de droits de douane imposés par l'administration Trump, puis retoqués par la Cour suprême en février dernier. Les titres associés au secteur des cryptomonnaies ont été aidés par la hausse du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (+9,55%) et Robinhood (+4,63%).
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Le Dow Jones a gagné 0,22%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,16% et l'indice élargi S&P 500 s'est finalement octroyé 0,21%. Le mouvement haussier "s'explique entièrement par le fait que le ministère des Finances a cherché à apaiser les tensions sur le marché obligataire en doublant ses achats de bons du Trésor", commente auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities. A compter du 9 septembre, le montant de ses rachats d'obligations à long terme (de 10 à 30 ans) s'établira à au moins 4 milliards de dollars par opération, contre 2 milliards actuellement. Le but est d'apporter de la liquidité sur le marché obligataire et de faire baisser les rendements, après la flambée des derniers jours. Vers 20H15 GMT, le rendement à échéance 30 ans des emprunts de l'Etat américain s'établissait à 5,18%, contre jusqu'à 5,34% la veille, un niveau plus vu depuis 2007. A échéance 10 ans, il s'affichait à 4,64% contre près de 4,71% mardi à la clôture. Cette baisse des taux permet au marché boursier de reprendre son souffle, mais les investisseurs demeurent prudents "et garderont un œil sur l'évolution de l'inflation", estime Peter Cardillo. D'autant que les prix du pétrole - à l'origine de la flambée des taux - continuent de grimper mercredi face à la rupture des discussions entre les Etats-Unis et l'Iran. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, reste perché au dessus des 90 dollars le baril. A cela s'ajoute l'émission d'obligations par les entreprises liées à l'intelligence artificielle (IA) ainsi qu'une croissance mondiale qui reste solide, deux éléments qui poussent les taux vers le haut, note Jose Torres, d'Interactive Brokers. Côté entreprises, les banques ont pâti de l'actualité du jour car elles gagnent notamment de l'argent grâce à l'écart entre le coût auquel elles se financent à court terme et les taux auxquels elles prêtent à plus long terme. Citigroup a lâché 3,45%, JP Morgan Chase a perdu 1,65% et Bank of America a reculé de 1,63%. Les laboratoires américains Merck et Moderna ont été applaudis à Wall Street après avoir annoncé mercredi des résultats positifs lors de la dernière phase d'essais cliniques de leur vaccin expérimental à ARN messager contre le cancer de la peau. Le cours de l'action Moderna a été multiplié par plus de 2,5 (+176,97% à 174,38 dollars) soit un gain de plus de 40 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le titre Merck a lui bondi de 12,62% à 152,23 dollars. Le distributeur Target (+4,33% à 159,07 dollars) a été recherché après avoir annoncé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes lui permettant de relever ses prévisions annuelles. L'entreprise a également profité d'un remboursement de près d'un milliard de dollars de droits de douane imposés par l'administration Trump, puis retoqués par la Cour suprême en février dernier. Les titres associés au secteur des cryptomonnaies ont été aidés par la hausse du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (+9,55%) et Robinhood (+4,63%).

19.08.2026 à 22:47

FRANCE 24
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La mission robotique de sauvetage du télescope Swift, qui risque de se désintégrer sous peu dans l'atmosphère terrestre, a échoué. Le robot de Katalyst "n'attrapera ni ne propulsera" le télescope en raison d'un "problème persistant de contrôle d'altitude", déplore la Nasa, mercredi.
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La mission robotique de sauvetage du télescope Swift, qui risque de se désintégrer sous peu dans l'atmosphère terrestre, a échoué. Le robot de Katalyst "n'attrapera ni ne propulsera" le télescope en raison d'un "problème persistant de contrôle d'altitude", déplore la Nasa, mercredi.
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