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30.04.2026 à 07:51

A Fos-sur-Mer, la chasse au méthane accélérateur du réchauffement climatique

FRANCE24
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L'organisation environnementale Clean Air Task Force mène avec la fédération Les Amis de la Terre France une campagne de détection des émissions de méthane, molécule du gaz naturel responsable d'un tiers du réchauffement climatique depuis l'ère pré-industrielle. Dans leur viseur: des infrastructures gazières et pétrolières. "En France, environ 65% des sites qu'on visite dégagent des émissions, c'est la moyenne européenne", confie à l'AFP Théophile Humann-Guilleminot, expert de Clean Air Task Force, déjà intervenu en Allemagne, Roumanie et en Italie. Ces émissions -fuites ou délestages intentionnels en principe strictement encadrés- représentent dans l'Hexagone une perte annuelle de 300 millions de mètres cubes, précise-t-il, citant une étude académique. C'est moins de 1% de ce qui traverse les gazoducs, mais c'est la consommation de 200 à 250.000 foyers soit "une ville de taille moyenne." En tournée dans le sud de la France, M. Humann-Guilleminot a détecté en quelques jours une trentaine de fuites sur une trentaine de sites. Sa caméra infrarouge, rivée sur un poste de contrôle et d'entretien d'un gazoduc, dévoile sur l'écran comme des panaches de fumée s'échappant à deux endroits différents. "Peu de transparence" Outre la pollution atmosphérique, ces fuites représentent autant de volume de gaz perdu au moment où l'Europe, dépendante de ses importations gazières, s'inquiète des répercussions du conflit au Moyen-Orient, après la guerre en Ukraine. Avec leur campagne de détection, les associations de défense de l'environnement veulent contrôler l'application par la France d'un règlement européen adopté à l'été 2024 pour juguler les émissions de méthane. Une soixantaine d'inspections sont prévues, près de Valence, Bordeaux et en Aquitaine, avant un rapport à venir fin mai. L'occasion de voir "s'il y a des différences entre les entreprises, de comparer au niveau européen, d'identifier bonnes et mauvaises pratiques", explique Anna-Lena Rebaud, spécialiste gaz fossile aux Amis de la Terre. Car, confie la militante, il y a "très peu de transparence." Paris n'a pas encore rendu public les rapports sur la quantification des émissions de méthane, demandés aux entreprises concernées par le règlement européen pour février dernier. Et si un régime de sanctions est rédigé, il attend toujours d'être voté, ajoute Mme Rebaud. Or le méthane -produit principalement par l'agriculture, l'élevage de bétail et l'exploitation de combustibles fossiles- présente un pouvoir réchauffant 80 fois plus puissant sur 20 ans que le CO2. Traitement des fuites "conforme" Deuxième opérateur de transport de gaz en Europe, la société Natran gère 32.600 kilomètres de canalisations en France, dont des conduites observées par les deux ONG. Ses équipes techniques "oeuvrent quotidiennement pour détecter et traiter les émissions diffuses" qui sont "par nature faibles" et ne posent "aucun danger" pour riverains et salariés, indique l'exploitant à l'AFP. Concernant des fuites sur deux sites près de Fos-sur-Mer, Natran indique qu'elles avaient été identifiées. Les émissions d'un des sites ont été notifiées à l'autorité compétente et "leur traitement est bien prévu conformément" au règlement européen. L'exploitant s'engage à diviser par six, à l'horizon 2030, ses émissions de méthane par rapport à celles de 2019. Ces émissions sont loin d'être les seules problématiques environnementales à Fos-sur-Mer, qui abrite le quatrième complexe pétrochimique d'Europe et est régulièrement épinglé pour une pollution calamiteuse, empoisonnant le secteur de l'Etang de Berre. En février, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Atmosud présentait le suivi d'une étude sur les risques sanitaires, liés à la pollution atmosphérique dans cette zone où vivent 628.000 personnes. Le rapport évoquait une baisse ou une stabilisation des concentrations de polluants déjà identifiés en 2015, tout en reconnaissant que plusieurs polluants présentent un risque sanitaire: l'ozone O3, le dioxyde d'azote, et des particules fines. Par ailleurs, un "excès de risque supplémentaire" existe à cause d'un "cumul des expositions" à d'autres polluants cancérigènes, mutagènes, ou reprotoxiques (dangereux pour la reproduction humaine). "Des polluants principalement émis par l'industrie", souligne l'étude.

30.04.2026 à 07:45

La Société Générale garde le rythme au premier trimestre

FRANCE24
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"L'exécution méthodique et rigoureuse de notre plan stratégique nous permet d'avancer avec confiance", a commenté le directeur général du groupe Slawomir Krupa, cité dans un communiqué, ce malgré "un contexte géopolitique et économique particulièrement incertain". Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, s'élève à 7,1 milliards d'euros sur la période de janvier à mars (+0,3%). La division regroupant la banque de détail en France - qui a subi un plan drastique de réduction des coûts - l'assurance et la banque privée (réservée à une clientèle fortunée) voit sa rentabilité décoller au premier trimestre. La baisse du taux du Livret A en l'espace d'un an, que les banques rémunèrent en partie, les taux de crédit immobilier relativement élevés et les dépôts importants sur les assurances-vie ont permis au bénéfice net de cette branche de croître de 48,4% sur un an, à 625 millions d'euros. La banque en ligne maison, Boursobank, se paie même le luxe d'afficher 92 millions d'euros de bénéfice net au premier trimestre, une marche importante pour son objectif annuel de plus 300 millions d'euros. Elle compte désormais près de 8,9 millions de clients, précise la Société Générale. Les activités de banque de détail à l'international et la division mobilité, comprenant notamment le crédit-bail automobile, représenté par la filiale Ayvens, se portent bien elles aussi avec un bénéfice net de 365 millions d'euros, en hausse de 14,5% sur un an. Création de valeur Si elle reste le premier moteur du groupe, la banque de financement et d'investissement (BFI), réservée aux grandes entreprises et aux institutions, voit en revanche son bénéfice net diminuer de 9,7%, à 773 millions d'euros. En Europe, les produits de taux et de change, comme les couvertures que prennent par exemple les entreprises pour se prémunir des variations de l'euro face au dollar, ont connu une "activité commerciale moins dynamique et des conditions de marché moins favorables", selon le communiqué. La BFI pâtit également de l'effet de comparaison avec un premier trimestre 2025 qui avait été particulièrement faste. En difficulté en 2023, Société Générale s'est redressée depuis l'arrivée du directeur général Slawomir Krupa et a atteint en 2025 des niveaux records de revenus et de bénéfice net (6 milliards d'euros). M. Krupa a recentré la banque sur les activités les plus rentables en multipliant les cessions et lancé un plan d'économies tous azimuts. Cela a bénéficié au cours de l'action, qui a enregistré la meilleure performance du CAC 40 l'an passé. Ces bons résultats ont aussi maintenu à un niveau élevé le nombre de salariés payés un million d'euros ou plus l'an dernier: la banque en a dénombré 184, dont 79 en France, selon un rapport publié sur son site ce mois-ci. Le conseil d'administration a par ailleurs proposé une hausse de 45% de la rémunération fixe de M. Krupa, à quelque 2,4 millions d'euros par an à partir de 2026, en raison d'"une performance exceptionnelle" du groupe depuis son arrivée. Cette augmentation substantielle sera soumise au vote des actionnaires lors de l'assemblée générale le 27 mai. Les salariés ont de leur côté eu droit cette année à un intéressement supplémentaire de 1.400 euros brut ainsi qu'une enveloppe d'augmentations individuelles équivalente à 1,5% de la masse salariale.

30.04.2026 à 07:44

La liberté de la presse dans la pire situation depuis 25 ans, selon Reporters sans frontières

FRANCE 24
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Reporters sans frontières (RSF) alerte jeudi sur une dégradation de la liberté de la presse à l'échelle mondiale depuis 25 ans. Si des journalistes sont toujours tués ou emprisonnés en raison de leur travail, les pressions économiques, politiques et juridiques s'intensifient, d'après l'ONG. Les États-Unis, sur fond d'attaques répétées de Donald Trump, chutent à la 64e au classement mondial.
Texte intégral (583 mots)
Reporters sans frontières (RSF) alerte jeudi sur une dégradation de la liberté de la presse à l'échelle mondiale depuis 25 ans. Si des journalistes sont toujours tués ou emprisonnés en raison de leur travail, les pressions économiques, politiques et juridiques s'intensifient, d'après l'ONG. Les États-Unis, sur fond d'attaques répétées de Donald Trump, chutent à la 64e au classement mondial.

30.04.2026 à 07:42

Attaque antisémite de Londres: "Le gouvernement travailliste a failli aux juifs britanniques"

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce jeudi 30 avril, les réactions à l’attaque au couteau, hier, à Londres, dans le quartier juif de Golders Green, qui a fait deux blessés. Le coup de froid entre les Etats-Unis et l’Allemagne. La polémique, en France, autour du 1er-Mai. Des propositions pour défendre les journalistes et les créateurs face à l’IA. Et peut-être la fin du diktat du « summer body ».
Texte intégral (583 mots)
A la Une de la presse, ce jeudi 30 avril, les réactions à l’attaque au couteau, hier, à Londres, dans le quartier juif de Golders Green, qui a fait deux blessés. Le coup de froid entre les Etats-Unis et l’Allemagne. La polémique, en France, autour du 1er-Mai. Des propositions pour défendre les journalistes et les créateurs face à l’IA. Et peut-être la fin du diktat du « summer body ».

30.04.2026 à 07:18

Ligue des champions : pas de vainqueur entre l'Atlético Madrid et Arsenal en demi-finales aller

L'Equipe TV
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Au terme d'un match fermé et moins emballant que celui de la veille, Gunners et Colchoneros se quittent bons amis (1-1) et joueront leur place en finale à Londres mardi prochain. Les deux seuls buts de la rencontre ont été inscrits sur penalty.
Texte intégral (583 mots)
Au terme d'un match fermé et moins emballant que celui de la veille, Gunners et Colchoneros se quittent bons amis (1-1) et joueront leur place en finale à Londres mardi prochain. Les deux seuls buts de la rencontre ont été inscrits sur penalty.

30.04.2026 à 06:51

Iran: Washington évoque un long blocus, le pétrole à 125 dollars

FRANCE24
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Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l'invasion russe de l'Ukraine, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'est encore envolé de 7% jeudi, atteignant vers 4H45 GMT 125,60 dollars. C'est le double de son cours avant l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale. Si les armes se sont tues depuis un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait naguère un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain. Cette nouvelle flambée intervient après qu'un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison Blanche envisageait de "poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire". "Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements", a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Au total, 42 bateaux ont été interceptés à ce jour alors qu'ils tentaient de "violer le blocus" et 41 tankers ne peuvent pas quitter l'Iran, selon l'amiral Brad Cooper, commandant américain pour le Moyen-Orient, qui a jugé le blocus "hautement efficace". Le marché pétrolier s'est encore emballé jeudi à la publication d'un article du média Axios affirmant que Donald Trump devait être briefé jeudi par l'armée sur de possibles nouvelles actions militaires contre l'Iran. "Désastre stratégique" Lors d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les "conséquences dommageables" qu'aurait une nouvelle action militaire contre l'Iran, "non seulement pour l'Iran et ses voisins, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale". "Les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n'émerge", ont relevé les experts du cabinet DNB, disant redouter une "impasse prolongée" alors que les pourparlers sont au point mort. Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit mercredi à une volée de bois vert lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit. "Catastrophe géopolitique", "désastre stratégique", "incompétence", "blessure auto-infligée", "bourbier" et autres mensonges... les députés américains n'ont pas ménagé Pete Hegseth. Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu'à présent, la justifiant par une question: "Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire?" "Pas d'espoir" Les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979. "L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie a confié Ali, architecte téhéranais de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris. Si la trêve a été prolongée sine die, les deux camps n'arrivent toujours pas à s'entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a menacé de frapper le Hezbollah "au delà de la ligne jaune", qui délimite une zone contrôlée par ses troupes au sud du Liban, selon un communiqué militaire. Le président Joseph Aoun a appelé Israël à "pleinement mettre en oeuvre" le cessez-le-feu du 17 avril, avant toute négociation directe de paix entre les deux pays, dont il a dit attendre que les Etats-Unis fixent une date. Les opérations israéliennes au Liban ont fait plus de 2.500 morts et plus d'un million de déplacés depuis début mars, et 1,2 million de personnes sont menacées d'insécurité alimentaire aiguë selon le Programme alimentaire mondial (PAM). burx/phs/gmo
Texte intégral (735 mots)
Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l'invasion russe de l'Ukraine, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'est encore envolé de 7% jeudi, atteignant vers 4H45 GMT 125,60 dollars. C'est le double de son cours avant l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale. Si les armes se sont tues depuis un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait naguère un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain. Cette nouvelle flambée intervient après qu'un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison Blanche envisageait de "poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire". "Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements", a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Au total, 42 bateaux ont été interceptés à ce jour alors qu'ils tentaient de "violer le blocus" et 41 tankers ne peuvent pas quitter l'Iran, selon l'amiral Brad Cooper, commandant américain pour le Moyen-Orient, qui a jugé le blocus "hautement efficace". Le marché pétrolier s'est encore emballé jeudi à la publication d'un article du média Axios affirmant que Donald Trump devait être briefé jeudi par l'armée sur de possibles nouvelles actions militaires contre l'Iran. "Désastre stratégique" Lors d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les "conséquences dommageables" qu'aurait une nouvelle action militaire contre l'Iran, "non seulement pour l'Iran et ses voisins, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale". "Les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n'émerge", ont relevé les experts du cabinet DNB, disant redouter une "impasse prolongée" alors que les pourparlers sont au point mort. Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit mercredi à une volée de bois vert lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit. "Catastrophe géopolitique", "désastre stratégique", "incompétence", "blessure auto-infligée", "bourbier" et autres mensonges... les députés américains n'ont pas ménagé Pete Hegseth. Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu'à présent, la justifiant par une question: "Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire?" "Pas d'espoir" Les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979. "L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie a confié Ali, architecte téhéranais de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris. Si la trêve a été prolongée sine die, les deux camps n'arrivent toujours pas à s'entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a menacé de frapper le Hezbollah "au delà de la ligne jaune", qui délimite une zone contrôlée par ses troupes au sud du Liban, selon un communiqué militaire. Le président Joseph Aoun a appelé Israël à "pleinement mettre en oeuvre" le cessez-le-feu du 17 avril, avant toute négociation directe de paix entre les deux pays, dont il a dit attendre que les Etats-Unis fixent une date. Les opérations israéliennes au Liban ont fait plus de 2.500 morts et plus d'un million de déplacés depuis début mars, et 1,2 million de personnes sont menacées d'insécurité alimentaire aiguë selon le Programme alimentaire mondial (PAM). burx/phs/gmo

30.04.2026 à 05:37

Un homme mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 34 enfants près de Lyon

FRANCE 24
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Déjà mis en examen en 2025 pour viols sur des jeunes garçons, un homme de 40 ans l'a de nouveau été en avril après l'identification de nouvelles victimes, portant leur total à 34 enfants âgés de trois à neuf ans, a indiqué mercredi le parquet de Villefranche-sur-Saône. Le suspect ciblait des garçons scolarisés dans la même école que ses enfants.
Texte intégral (735 mots)
Déjà mis en examen en 2025 pour viols sur des jeunes garçons, un homme de 40 ans l'a de nouveau été en avril après l'identification de nouvelles victimes, portant leur total à 34 enfants âgés de trois à neuf ans, a indiqué mercredi le parquet de Villefranche-sur-Saône. Le suspect ciblait des garçons scolarisés dans la même école que ses enfants.

30.04.2026 à 05:21

Trump dit envisager une réduction des forces armées américaines en Allemagne

FRANCE24
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"Les Etats-Unis étudient et examinent actuellement la possibilité d'une réduction des effectifs militaires en Allemagne, et une décision sera prise très prochainement", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Plus de 35.000 militaires américains étaient stationnés en Allemagne en 2024, selon le Service de recherche du Congrès, mais les médias allemands estiment que leur nombre est aujourd'hui plus proche de 50.000. Le républicain n'a cessé, lors de ses deux mandats, de critiquer vertement l'Otan et de brandir la menace d'une réduction des troupes américaines en Allemagne et dans d'autres pays européens. Sa décision mercredi de revoir les effectifs en Allemagne arrive au lendemain de vives critiques envers le chancelier allemand Friedrich Merz. Il l'a accusé de "ne pas savoir de quoi il parlait" sur l'Iran, après que le dirigeant allemand avait asséné que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran et jugé que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale. Après ces diatribes et avant la décision de Donald Trump d'envisager le retrait des troupes en Allemagne, le secrétaire d'Etat américain s'est entretenu mercredi au téléphone avec le ministre allemand des Affaires étrangères. Johann Wadephul et Marco Rubio ont abordé la question de l'Iran et l'importance de garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, selon le porte-parole du département d'Etat Tommy Pigott. Le chancelier allemand avait apaisé les tensions mercredi, disant que ses relations avec Donald Trump restaient "bonnes et inchangées". Mais Washington semble déterminé à mettre en place des mesures de rétorsion à l'encontre d'alliés occidentaux pour leur manque d'engagement dans la guerre en Iran. La semaine dernière, un article indiquait que les Etats-Unis envisageaient de suspendre l'Espagne de l'Otan et qu'ils pourraient revoir leur position concernant les îles Malouines en réponse au manque de soutien britannique à la guerre menée contre l'Iran. Washington a par la suite réaffirmé la neutralité concernant la souveraineté contestée des îles Malouines entre l'Argentine et la Grande-Bretagne, qui se sont livrées en 1982 à une guerre courte mais sanglante pour le contrôle de l'archipel, remportée par la Grande-Bretagne.
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"Les Etats-Unis étudient et examinent actuellement la possibilité d'une réduction des effectifs militaires en Allemagne, et une décision sera prise très prochainement", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Plus de 35.000 militaires américains étaient stationnés en Allemagne en 2024, selon le Service de recherche du Congrès, mais les médias allemands estiment que leur nombre est aujourd'hui plus proche de 50.000. Le républicain n'a cessé, lors de ses deux mandats, de critiquer vertement l'Otan et de brandir la menace d'une réduction des troupes américaines en Allemagne et dans d'autres pays européens. Sa décision mercredi de revoir les effectifs en Allemagne arrive au lendemain de vives critiques envers le chancelier allemand Friedrich Merz. Il l'a accusé de "ne pas savoir de quoi il parlait" sur l'Iran, après que le dirigeant allemand avait asséné que "les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie" en Iran et jugé que Téhéran "humiliait" la première puissance mondiale. Après ces diatribes et avant la décision de Donald Trump d'envisager le retrait des troupes en Allemagne, le secrétaire d'Etat américain s'est entretenu mercredi au téléphone avec le ministre allemand des Affaires étrangères. Johann Wadephul et Marco Rubio ont abordé la question de l'Iran et l'importance de garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, selon le porte-parole du département d'Etat Tommy Pigott. Le chancelier allemand avait apaisé les tensions mercredi, disant que ses relations avec Donald Trump restaient "bonnes et inchangées". Mais Washington semble déterminé à mettre en place des mesures de rétorsion à l'encontre d'alliés occidentaux pour leur manque d'engagement dans la guerre en Iran. La semaine dernière, un article indiquait que les Etats-Unis envisageaient de suspendre l'Espagne de l'Otan et qu'ils pourraient revoir leur position concernant les îles Malouines en réponse au manque de soutien britannique à la guerre menée contre l'Iran. Washington a par la suite réaffirmé la neutralité concernant la souveraineté contestée des îles Malouines entre l'Argentine et la Grande-Bretagne, qui se sont livrées en 1982 à une guerre courte mais sanglante pour le contrôle de l'archipel, remportée par la Grande-Bretagne.

30.04.2026 à 05:15

La flottille pour Gaza encerclée par l'armée israélienne selon ses organisateurs

FRANCE24
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"Des navires militaires israéliens ont illégalement encerclé la flottille dans les eaux internationales et ont lancé des menaces d'enlèvement et de recours à la violence", a déclaré dans un communiqué publié dans la nuit la Flottille mondiale Sumud. "Le contact avec 11 navires a été perdu", a ajouté l'organisation. Cette flottille est composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille en France, Barcelone en Espagne et Syracuse en Italie. Ils se trouvent actuellement à l'ouest de la Crète (Grèce), selon le suivi en direct sur le site de l'organisation. "Nos bateaux ont été abordés par des vedettes militaires qui se sont identifiées comme d'+Israël+", a précisé l'organisation sur X, ajoutant que les occupants avaient "pointé des lasers et des armes d'assaut semi-automatiques" et "ordonné aux participants de se rassembler à l'avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes". A l'été et l'automne 2025, un premier voyage de la Flottille globale Sumud à travers la mer Méditerranée jusqu'aux abords de Gaza avait attiré l'attention du monde entier. La cinquantaine de bateaux qui la composaient avait été interceptée par Israël au large des côtes de l'Egypte et de la bande de Gaza au début du mois d'octobre. L'opération israélienne, qualifiée d'illégale par les organisateurs et par Amnesty International, avait suscité des condamnations internationales. Les membres d'équipage avaient été arrêtés puis expulsés par Israël. La bande de Gaza, gouvernée par l'organisation islamiste Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007. Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux ans de guerre, déclenchée par l'attaque d'une ampleur sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
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"Des navires militaires israéliens ont illégalement encerclé la flottille dans les eaux internationales et ont lancé des menaces d'enlèvement et de recours à la violence", a déclaré dans un communiqué publié dans la nuit la Flottille mondiale Sumud. "Le contact avec 11 navires a été perdu", a ajouté l'organisation. Cette flottille est composée de plus de 50 bateaux partis ces dernières semaines de Marseille en France, Barcelone en Espagne et Syracuse en Italie. Ils se trouvent actuellement à l'ouest de la Crète (Grèce), selon le suivi en direct sur le site de l'organisation. "Nos bateaux ont été abordés par des vedettes militaires qui se sont identifiées comme d'+Israël+", a précisé l'organisation sur X, ajoutant que les occupants avaient "pointé des lasers et des armes d'assaut semi-automatiques" et "ordonné aux participants de se rassembler à l'avant des bateaux et de se mettre à quatre pattes". A l'été et l'automne 2025, un premier voyage de la Flottille globale Sumud à travers la mer Méditerranée jusqu'aux abords de Gaza avait attiré l'attention du monde entier. La cinquantaine de bateaux qui la composaient avait été interceptée par Israël au large des côtes de l'Egypte et de la bande de Gaza au début du mois d'octobre. L'opération israélienne, qualifiée d'illégale par les organisateurs et par Amnesty International, avait suscité des condamnations internationales. Les membres d'équipage avaient été arrêtés puis expulsés par Israël. La bande de Gaza, gouvernée par l'organisation islamiste Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007. Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violer un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux ans de guerre, déclenchée par l'attaque d'une ampleur sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

30.04.2026 à 05:15

Samsung voit son bénéfice net trimestriel multiplié par six grâce à l'IA

FRANCE24
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Samsung s'est imposé comme un acteur clé, avec son compatriote SK hynix, dans les puces de haute performance dont la demande explose pour les centres de données IA. Leurs résultats atténuent les craintes de voir le conflit au Moyen-Orient peser sur le secteur des semiconducteurs. Le bénéfice net de Samsung sur les trois premiers mois de l'année s'élève à 47.200 milliards de wons (plus de 27 milliards d'euros), d'après le communiqué du groupe. "Les chaînes de production de semiconducteurs fonctionnent actuellement normalement" en dépit du contexte économique international perturbé, a indiqué le directeur financier Park Soon-cheol après la publication des résultats. "Le risque est faible grâce à des voies logistiques sécurisées et à la diversification de nos partenaires commerciaux aux Etats-Unis, au Japon et dans d'autres régions", selon lui. Son chiffre d'affaires a doublé à 133.900 milliards de wons (plus de 77 milliards d'euros) sur la période. Samsung Electronics "a réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice d'exploitation trimestriels record grâce à des innovations technologiques en matière d'IA et à une réponse proactive aux besoins du marché", d'après le communiqué. La division spécialisée dans les mémoires (Device solutions, DS) a battu un record de ventes trimestrielles à 81.700 milliards de wons (47 milliards d'euros), en réponse à la demande en IA à forte valeur ajoutée et sur fond de "hausse des prix à l'échelle du secteur". "Maintien" de la demande "La forte demande en mémoire devrait se maintenir dans le contexte de l'expansion des infrastructures d'IA", prévoit le groupe pour le deuxième trimestre. Les mémoires à large bande passante de Samsung, utilisées dans les accélérateurs d'IA et les centres de données, ont fait l'objet de commandes solides de la part de grandes entreprises technologiques, ce qui a contribué à faire grimper les prix et à soutenir la reprise du cycle des semi-conducteurs. Ce phénomène tire aussi vers le haut les prix des puces moins avancées, risquant d'entraîner une hausse des prix des téléphones et ordinateurs portables dans le monde. L'entreprise avait déclaré plus tôt dans le mois s'attendre à un niveau trimestriel record de son bénéfice d'exploitation à environ 57.200 milliards de wons (33 milliards d'euros), qu'elle a atteint jeudi. Son compatriote SK hynix a annoncé la semaine dernière un bénéfice net trimestriel record (40.300 milliards de wons, soit environ 23 milliards d'euros) grâce à l'essor de l'intelligence artificielle. Menace de grève Plusieurs dizaines de milliers de salariés de Samsung ont manifesté la semaine dernière en Corée du Sud pour réclamer des hausses de salaires et primes. Ils menacent d'arrêter de travailler du 21 mai au 7 juin si leurs revendications ne sont pas acceptées. L'entreprise "réagira aussi largement que la loi le permet (...) pour s'assurer que la production ne soit pas perturbée même en cas de grève", a déclaré M. Park. L'entreprise fait également l'objet d'une action en justice aux Etats-Unis, où elle est accusée d'avoir violé des brevets liés à la technologie des smartphones pliables en fabriquant et en vendant sans autorisation les appareils Galaxy Z Fold, Z Flip et Z TriFold, selon des documents judiciaires. Le gouvernement sud-coréen s'est engagé à faire du pays l'une des trois premières puissances mondiales en matière d'IA, aux côtés des Etats-Unis et de la Chine. Les actions de Samsung ont progressé d'environ 300% au cours de l'année écoulée, l'IA stimulant la croissance sud-coréenne et propulsant le marché boursier vers de nouveaux records. Vers 01h15 GMT, l'action du groupe restait stable (-0,11%) à la Bourse de Séoul, dont l'indice vedette Kospi a ouvert jeudi à un nouveau plus haut dans le sillage des solides résultats publiés par Samsung et des géants technologiques américains.
Texte intégral (650 mots)
Samsung s'est imposé comme un acteur clé, avec son compatriote SK hynix, dans les puces de haute performance dont la demande explose pour les centres de données IA. Leurs résultats atténuent les craintes de voir le conflit au Moyen-Orient peser sur le secteur des semiconducteurs. Le bénéfice net de Samsung sur les trois premiers mois de l'année s'élève à 47.200 milliards de wons (plus de 27 milliards d'euros), d'après le communiqué du groupe. "Les chaînes de production de semiconducteurs fonctionnent actuellement normalement" en dépit du contexte économique international perturbé, a indiqué le directeur financier Park Soon-cheol après la publication des résultats. "Le risque est faible grâce à des voies logistiques sécurisées et à la diversification de nos partenaires commerciaux aux Etats-Unis, au Japon et dans d'autres régions", selon lui. Son chiffre d'affaires a doublé à 133.900 milliards de wons (plus de 77 milliards d'euros) sur la période. Samsung Electronics "a réalisé un chiffre d'affaires et un bénéfice d'exploitation trimestriels record grâce à des innovations technologiques en matière d'IA et à une réponse proactive aux besoins du marché", d'après le communiqué. La division spécialisée dans les mémoires (Device solutions, DS) a battu un record de ventes trimestrielles à 81.700 milliards de wons (47 milliards d'euros), en réponse à la demande en IA à forte valeur ajoutée et sur fond de "hausse des prix à l'échelle du secteur". "Maintien" de la demande "La forte demande en mémoire devrait se maintenir dans le contexte de l'expansion des infrastructures d'IA", prévoit le groupe pour le deuxième trimestre. Les mémoires à large bande passante de Samsung, utilisées dans les accélérateurs d'IA et les centres de données, ont fait l'objet de commandes solides de la part de grandes entreprises technologiques, ce qui a contribué à faire grimper les prix et à soutenir la reprise du cycle des semi-conducteurs. Ce phénomène tire aussi vers le haut les prix des puces moins avancées, risquant d'entraîner une hausse des prix des téléphones et ordinateurs portables dans le monde. L'entreprise avait déclaré plus tôt dans le mois s'attendre à un niveau trimestriel record de son bénéfice d'exploitation à environ 57.200 milliards de wons (33 milliards d'euros), qu'elle a atteint jeudi. Son compatriote SK hynix a annoncé la semaine dernière un bénéfice net trimestriel record (40.300 milliards de wons, soit environ 23 milliards d'euros) grâce à l'essor de l'intelligence artificielle. Menace de grève Plusieurs dizaines de milliers de salariés de Samsung ont manifesté la semaine dernière en Corée du Sud pour réclamer des hausses de salaires et primes. Ils menacent d'arrêter de travailler du 21 mai au 7 juin si leurs revendications ne sont pas acceptées. L'entreprise "réagira aussi largement que la loi le permet (...) pour s'assurer que la production ne soit pas perturbée même en cas de grève", a déclaré M. Park. L'entreprise fait également l'objet d'une action en justice aux Etats-Unis, où elle est accusée d'avoir violé des brevets liés à la technologie des smartphones pliables en fabriquant et en vendant sans autorisation les appareils Galaxy Z Fold, Z Flip et Z TriFold, selon des documents judiciaires. Le gouvernement sud-coréen s'est engagé à faire du pays l'une des trois premières puissances mondiales en matière d'IA, aux côtés des Etats-Unis et de la Chine. Les actions de Samsung ont progressé d'environ 300% au cours de l'année écoulée, l'IA stimulant la croissance sud-coréenne et propulsant le marché boursier vers de nouveaux records. Vers 01h15 GMT, l'action du groupe restait stable (-0,11%) à la Bourse de Séoul, dont l'indice vedette Kospi a ouvert jeudi à un nouveau plus haut dans le sillage des solides résultats publiés par Samsung et des géants technologiques américains.

30.04.2026 à 05:07

Attentat de Bondi: la police australienne avait été alertée sur le risque d'attaque antisémite

FRANCE24
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Naveed Akram et son père Sajid Akram, tué par la police lors de l'attaque, sont accusés d'avoir ouvert le feu pendant une dizaine de minutes le 14 décembre sur une foule rassemblée pour célébrer la fête juive de Hanouka, faisant 15 morts. "Un attentat terroriste contre la communauté juive de Nouvelle-Galles du Sud (l'Etat où se trouve Sydney, NDLR) est probable et le niveau d'incitation à la haine antisémite est élevé", avait écrit le Community Security Group (CSG) dans un e-mail envoyé moins d'une semaine avant la tuerie et rendu public par la commission d'enquête. A l'époque, la police avait, selon l'organisation, répondu qu'elle n'était pas en mesure de mobiliser des agents dédiés en permanence, proposant à la place l'envoi de patrouilles mobiles pour "passer et surveiller l'événement". Cet échange a été révélé à l'occasion de la publication des conclusions préliminaires de la commission présidée par la juge à la retraite Virginia Bell. Il est rendu public alors que le gouvernement a déjà essuyé de vives critiques après le drame, accusé d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme depuis le début de la guerre menée par Israël à Gaza à la suite de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Sous pression et face à l'émotion, le gouvernement avait convoqué en janvier cette commission publique, du plus haut niveau en Australie. Naveed Akram a été inculpé de terrorisme et de 15 meurtres pour l'attaque la plus meurtrière en Australie depuis trois décennies. Il a comparu pour la première fois mi-février, durant environ cinq minutes par liaison vidéo depuis sa prison. Selon les autorités, l'attentat était inspiré par l'idéologie du groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais les deux hommes n'ont pas reçu d'aide extérieure et ne faisaient pas partie d'une organisation terroriste. Naveed Akram avait fait l'objet d'une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens avec le groupe EI. Préconisations La commission royale d'enquête a également recommandé la refonte des unités de lutte contre le terrorisme, qui "devrait porter sur les structures de commandement, l'intégration des équipes, l'accès aux systèmes ainsi que les modalités de partage d'informations". La police devrait également envisager de renforcer les dispositifs de sécurité lors des célébrations juives "présentant une dimension publique". Plusieurs recommandations de la commission touchant à la sécurité nationale et contenant des informations sensibles ou pouvant compromettre des enquêtes en cours ont pour leur part été caviardées. Alex Ryvchin, un représentant de la communauté juive locale, a admis que les organisateurs de l'événement de la plage de Bondi avaient été frappés par un "sentiment général d'inquiétude" à l'approche de Hanouka. "C'est la police qui prend les décisions en matière d'allocation des ressources et il semble que cela n'ait pas été fait de manière adéquate", a-t-il jugé auprès du média ABC. "Nous devons comprendre pourquoi ces décisions-ci (...) ont été prises." Après le drame, le Parlement avait durci en janvier sa législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu. Les familles des victimes avaient également écrit une lettre au Premier ministre Anthony Albanese en décembre en demandant "des réponses" et une enquête de niveau fédéral sur les événements. Jeudi, le Premier ministre de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud a fait amende honorable. "La plus haute responsabilité du gouvernement d'un Etat est de protéger son peuple, et le 14 décembre de l'an dernier nous n'avons pas fait cela. Nous en assumons la responsabilité aujourd'hui", a déclaré le travailliste Chris Minns à des journalistes. La police de cet Etat a pour sa part déclaré qu'elle examinerait les conclusions de la commission d'enquête mais décliné les demandes de commentaires du fait des investigations en cours. La dernière commission royale fédérale en date remontait à 2022. Elle était chargée d'enquêter sur un vaste scandale de demandes de recouvrement de dettes frauduleuses. D'autres commissions s'étaient penchées sur des dysfonctionnements après des affaires de pédocriminalité ou de protection de l'environnement.
Texte intégral (719 mots)
Naveed Akram et son père Sajid Akram, tué par la police lors de l'attaque, sont accusés d'avoir ouvert le feu pendant une dizaine de minutes le 14 décembre sur une foule rassemblée pour célébrer la fête juive de Hanouka, faisant 15 morts. "Un attentat terroriste contre la communauté juive de Nouvelle-Galles du Sud (l'Etat où se trouve Sydney, NDLR) est probable et le niveau d'incitation à la haine antisémite est élevé", avait écrit le Community Security Group (CSG) dans un e-mail envoyé moins d'une semaine avant la tuerie et rendu public par la commission d'enquête. A l'époque, la police avait, selon l'organisation, répondu qu'elle n'était pas en mesure de mobiliser des agents dédiés en permanence, proposant à la place l'envoi de patrouilles mobiles pour "passer et surveiller l'événement". Cet échange a été révélé à l'occasion de la publication des conclusions préliminaires de la commission présidée par la juge à la retraite Virginia Bell. Il est rendu public alors que le gouvernement a déjà essuyé de vives critiques après le drame, accusé d'avoir laissé prospérer l'antisémitisme depuis le début de la guerre menée par Israël à Gaza à la suite de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Sous pression et face à l'émotion, le gouvernement avait convoqué en janvier cette commission publique, du plus haut niveau en Australie. Naveed Akram a été inculpé de terrorisme et de 15 meurtres pour l'attaque la plus meurtrière en Australie depuis trois décennies. Il a comparu pour la première fois mi-février, durant environ cinq minutes par liaison vidéo depuis sa prison. Selon les autorités, l'attentat était inspiré par l'idéologie du groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais les deux hommes n'ont pas reçu d'aide extérieure et ne faisaient pas partie d'une organisation terroriste. Naveed Akram avait fait l'objet d'une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens avec le groupe EI. Préconisations La commission royale d'enquête a également recommandé la refonte des unités de lutte contre le terrorisme, qui "devrait porter sur les structures de commandement, l'intégration des équipes, l'accès aux systèmes ainsi que les modalités de partage d'informations". La police devrait également envisager de renforcer les dispositifs de sécurité lors des célébrations juives "présentant une dimension publique". Plusieurs recommandations de la commission touchant à la sécurité nationale et contenant des informations sensibles ou pouvant compromettre des enquêtes en cours ont pour leur part été caviardées. Alex Ryvchin, un représentant de la communauté juive locale, a admis que les organisateurs de l'événement de la plage de Bondi avaient été frappés par un "sentiment général d'inquiétude" à l'approche de Hanouka. "C'est la police qui prend les décisions en matière d'allocation des ressources et il semble que cela n'ait pas été fait de manière adéquate", a-t-il jugé auprès du média ABC. "Nous devons comprendre pourquoi ces décisions-ci (...) ont été prises." Après le drame, le Parlement avait durci en janvier sa législation sur les crimes motivés par la haine et les armes à feu. Les familles des victimes avaient également écrit une lettre au Premier ministre Anthony Albanese en décembre en demandant "des réponses" et une enquête de niveau fédéral sur les événements. Jeudi, le Premier ministre de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud a fait amende honorable. "La plus haute responsabilité du gouvernement d'un Etat est de protéger son peuple, et le 14 décembre de l'an dernier nous n'avons pas fait cela. Nous en assumons la responsabilité aujourd'hui", a déclaré le travailliste Chris Minns à des journalistes. La police de cet Etat a pour sa part déclaré qu'elle examinerait les conclusions de la commission d'enquête mais décliné les demandes de commentaires du fait des investigations en cours. La dernière commission royale fédérale en date remontait à 2022. Elle était chargée d'enquêter sur un vaste scandale de demandes de recouvrement de dettes frauduleuses. D'autres commissions s'étaient penchées sur des dysfonctionnements après des affaires de pédocriminalité ou de protection de l'environnement.

30.04.2026 à 05:03

Après la conférence de Santa Marta, quelle suite pour la sortie du pétrole?

FRANCE24
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"Quand ils nous regarderont dans le futur, ils se souviendront que nous étions ici, pour résoudre les défis de notre temps", a déclaré en clôture la ministre colombienne de l'Environnement, Irene Velez Torres. Tout tranchait avec les COP dans cet hôtel de la ville portuaire de Santa Marta où les Colombiens avaient choisi d'accueillir cette conférence d'un nouveau genre: une atmosphère apaisée, pas de négociations nocturnes ni de portes qui claquent, et aucun compromis à négocier avec les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre et producteurs de pétrole et de gaz, absents (Chine, Etats-Unis, Inde, pays du Golfe...). Cinquante-six pays d'Europe, d'Amérique latine et des Caraïbes et des petites îles du Pacifique ont envoyé des délégués. Beaucoup ont confié se sentir libérés de la lourde contrainte des conférences annuelles de l'ONU sur le climat, qui ont l'avantage de rassembler près de 200 pays mais où toute décision doit être approuvée par tous - un processus "pris en otage" et devenu "obsolète", estime Juan Monterrey, le représentant du Panama. "Santa Marta est historique car c'est la première fois que nous pouvons ouvrir notre coeur, notre cerveau, et avoir de vraies conversations sans des rappels à l'ordre stupides, sans des procédures stupides qui font dérailler toute les négociations", poursuit-il. Tous considèrent que la guerre au Moyen Orient et le blocage des exportations du Golfe, qui ont fait grimper les prix des pleins d'essence et des billets d'avion partout dans le monde, leur donnent raison pour accélérer la sortie du pétrole, du gaz et du charbon. Un objectif adopté universellement à Dubaï en 2023 mais dans l'impasse politique depuis. Le blocus du détroit d'Ormuz "a bouleversé le système des énergies fossiles", a commenté le secrétaire d'Etat allemand à l'Environnement, Jochen Flasbarth, présent à Santa Marta. "On le sentait très bien ici, il y a un nouveau départ, un signal d'alarme, les choses ne peuvent plus continuer ainsi". Sortir progressivement Des pays africains riches en gaz et en pétrole représentés à Santa Marta ont affirmé qu'ils continueraient à forer pour financer leur développement, illustrant les tensions entre les impératifs climatiques et les besoins du développement. "Pas de sortie (des énergies fossiles, ndlr) - une réduction progressive. Tel est le message", résume auprès de l'AFP Onuoha Magnus Chidi, conseiller auprès du ministre nigérian du développement régional. "Il faut que ce soit équitable." Au Nigeria, sixième pays le plus peuplé du monde et l'un des premiers producteurs africains, démanteler l'économie fossile prendra du temps, insiste-t-il. "Des gens vont perdre leur emploi... Comment allez-vous les réinsérer dans d'autres secteurs?", demande-t-il, plaidant pour davantage d'aides financières. Non contraignant mais influent Les textes adoptés à Santa Marta n'ont aucun caractère contraignant. Un rapport, fruit de débats et contributions écrites, détaille des solutions et mesures, et un groupe scientifique a été désigné pour conseiller les gouvernements qui le souhaitent. Les pays ont aussi décidé que ce rendez-vous serait renouvelé. La deuxième conférence sur la sortie des énergies fossiles aura lieu en 2027 dans le minuscule archipel de Tuvalu dans le Pacifique, organisée en duo avec l'Irlande, comme Santa Marta le fut avec un autre pays européen, les Pays-Bas. D'ici là, tous ces pays porteront ce message structuré aux prochaines négociations onusiennes sur le climat, en novembre à Antalya, en Turquie (COP31), où le Brésil, hôte de la COP30, espère toujours formaliser l'idée de feuilles de route pour sortir des énergies fossiles.
Texte intégral (625 mots)
"Quand ils nous regarderont dans le futur, ils se souviendront que nous étions ici, pour résoudre les défis de notre temps", a déclaré en clôture la ministre colombienne de l'Environnement, Irene Velez Torres. Tout tranchait avec les COP dans cet hôtel de la ville portuaire de Santa Marta où les Colombiens avaient choisi d'accueillir cette conférence d'un nouveau genre: une atmosphère apaisée, pas de négociations nocturnes ni de portes qui claquent, et aucun compromis à négocier avec les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre et producteurs de pétrole et de gaz, absents (Chine, Etats-Unis, Inde, pays du Golfe...). Cinquante-six pays d'Europe, d'Amérique latine et des Caraïbes et des petites îles du Pacifique ont envoyé des délégués. Beaucoup ont confié se sentir libérés de la lourde contrainte des conférences annuelles de l'ONU sur le climat, qui ont l'avantage de rassembler près de 200 pays mais où toute décision doit être approuvée par tous - un processus "pris en otage" et devenu "obsolète", estime Juan Monterrey, le représentant du Panama. "Santa Marta est historique car c'est la première fois que nous pouvons ouvrir notre coeur, notre cerveau, et avoir de vraies conversations sans des rappels à l'ordre stupides, sans des procédures stupides qui font dérailler toute les négociations", poursuit-il. Tous considèrent que la guerre au Moyen Orient et le blocage des exportations du Golfe, qui ont fait grimper les prix des pleins d'essence et des billets d'avion partout dans le monde, leur donnent raison pour accélérer la sortie du pétrole, du gaz et du charbon. Un objectif adopté universellement à Dubaï en 2023 mais dans l'impasse politique depuis. Le blocus du détroit d'Ormuz "a bouleversé le système des énergies fossiles", a commenté le secrétaire d'Etat allemand à l'Environnement, Jochen Flasbarth, présent à Santa Marta. "On le sentait très bien ici, il y a un nouveau départ, un signal d'alarme, les choses ne peuvent plus continuer ainsi". Sortir progressivement Des pays africains riches en gaz et en pétrole représentés à Santa Marta ont affirmé qu'ils continueraient à forer pour financer leur développement, illustrant les tensions entre les impératifs climatiques et les besoins du développement. "Pas de sortie (des énergies fossiles, ndlr) - une réduction progressive. Tel est le message", résume auprès de l'AFP Onuoha Magnus Chidi, conseiller auprès du ministre nigérian du développement régional. "Il faut que ce soit équitable." Au Nigeria, sixième pays le plus peuplé du monde et l'un des premiers producteurs africains, démanteler l'économie fossile prendra du temps, insiste-t-il. "Des gens vont perdre leur emploi... Comment allez-vous les réinsérer dans d'autres secteurs?", demande-t-il, plaidant pour davantage d'aides financières. Non contraignant mais influent Les textes adoptés à Santa Marta n'ont aucun caractère contraignant. Un rapport, fruit de débats et contributions écrites, détaille des solutions et mesures, et un groupe scientifique a été désigné pour conseiller les gouvernements qui le souhaitent. Les pays ont aussi décidé que ce rendez-vous serait renouvelé. La deuxième conférence sur la sortie des énergies fossiles aura lieu en 2027 dans le minuscule archipel de Tuvalu dans le Pacifique, organisée en duo avec l'Irlande, comme Santa Marta le fut avec un autre pays européen, les Pays-Bas. D'ici là, tous ces pays porteront ce message structuré aux prochaines négociations onusiennes sur le climat, en novembre à Antalya, en Turquie (COP31), où le Brésil, hôte de la COP30, espère toujours formaliser l'idée de feuilles de route pour sortir des énergies fossiles.

30.04.2026 à 04:55

La BCE va maintenir ses taux malgré le choc énergétique

FRANCE24
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Les gardiens de l'euro se réunissent sans savoir si les négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient vont reprendre et en plein blocage au sujet du détroit d'Ormuz. La fermeture de cette voie stratégique, par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, a provoqué la hausse brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE. Ils ravivent néanmoins les craintes inflationnistes au moment même où la croissance économique montre des signes d'essoufflement. Dans la zone euro, l'inflation s'est accélérée en mars à 2,6%, son plus haut niveau depuis mi-2024, et elle pourrait monter à 3% en avril, selon un panel d'économistes sondé par Factset. Cette dynamique inquiète déjà les ménages, dont les attentes d'inflation sur douze mois ont "fortement augmenté" à 4% en mars, contre 2,5% en février, d'après une récente enquête de la BCE. Leurs anticipations à cinq ans sont en revanche restées quasi inchangées, proches de l'objectif de la BCE de 2%. Pour Éric Dor, directeur des études économiques de l'Iéseg, cela montre la "crédibilité en matière de maîtrise de l'inflation à moyen terme" de l'institution francfortoise. Cela pourra aussi rassurer les banquiers centraux partisans d'un "report de toute nouvelle hausse des taux", explique-t-il à l'AFP. D'autant que du côté de la conjoncture, les signaux sont également préoccupants. Les derniers indices PMI des directeurs d'achats montrent que l'activité économique en zone euro s'est contractée en avril pour la première fois en seize mois. Risque de stagflation Les banques, devenues plus frileuses, ont quant à elles fortement durci leurs conditions de crédit aux entreprises début 2026, comme jamais depuis plus de deux ans, selon une autre enquête de la BCE. " La guerre et la hausse des prix de l'énergie ne constituent pas seulement un choc inflationniste, mais un véritable choc stagflationniste", mélange de stagnation du taux de croissance et de hausse des prix, analyse Carsten Brzeski, économiste chez ING. Dans ce contexte, la BCE a intérêt à "jouer la montre", croit Ludovic Subran, d'Allianz. Le taux de dépôt devrait être maintenu jeudi à 2%, niveau inchangé depuis juin dernier, selon les observateurs. Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette entre 3,50% et 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient. La Banque d'Angleterre (BoE) devrait également laisser son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, les investisseurs n'anticipant plus comme avant fin février de prochaines baisses de taux . Parmi les banques centrales, la BoE pourrait être "parmi les plus sensibles à la hausse des prix de l'énergie", mais une croissance faible et un marché du travail fragile font que "la barre est haute" pour qu'elle relève ses taux à court terme, indique James Smith, analyste à ING. Pour la zone euro, les marchés anticipent une hausse des taux en juin, avec la publication de nouvelles projections économiques intégrant plus finement les conséquences du conflit armé. Plus le conflit avec l'Iran va s'éterniser, plus les prix d'énergie élevés risquent de se répandre sur des secteurs clés comme les semi-conducteurs, les engrais, la chimie ou les plastiques, craint la BCE. Mais selon M. Brzeski, "si la remontée des anticipations d'inflation alimente le débat sur de nouvelles hausses de taux, les signes croissants de détérioration de la croissance rendent des resserrements agressifs moins évidents ". Garante du maintien de l'inflation à 2%, l'institution monétaire ne cherchera pas à "combattre un choc externe en aggravant le ralentissement économique", conclut l'expert.
Texte intégral (632 mots)
Les gardiens de l'euro se réunissent sans savoir si les négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient vont reprendre et en plein blocage au sujet du détroit d'Ormuz. La fermeture de cette voie stratégique, par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, a provoqué la hausse brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE. Ils ravivent néanmoins les craintes inflationnistes au moment même où la croissance économique montre des signes d'essoufflement. Dans la zone euro, l'inflation s'est accélérée en mars à 2,6%, son plus haut niveau depuis mi-2024, et elle pourrait monter à 3% en avril, selon un panel d'économistes sondé par Factset. Cette dynamique inquiète déjà les ménages, dont les attentes d'inflation sur douze mois ont "fortement augmenté" à 4% en mars, contre 2,5% en février, d'après une récente enquête de la BCE. Leurs anticipations à cinq ans sont en revanche restées quasi inchangées, proches de l'objectif de la BCE de 2%. Pour Éric Dor, directeur des études économiques de l'Iéseg, cela montre la "crédibilité en matière de maîtrise de l'inflation à moyen terme" de l'institution francfortoise. Cela pourra aussi rassurer les banquiers centraux partisans d'un "report de toute nouvelle hausse des taux", explique-t-il à l'AFP. D'autant que du côté de la conjoncture, les signaux sont également préoccupants. Les derniers indices PMI des directeurs d'achats montrent que l'activité économique en zone euro s'est contractée en avril pour la première fois en seize mois. Risque de stagflation Les banques, devenues plus frileuses, ont quant à elles fortement durci leurs conditions de crédit aux entreprises début 2026, comme jamais depuis plus de deux ans, selon une autre enquête de la BCE. " La guerre et la hausse des prix de l'énergie ne constituent pas seulement un choc inflationniste, mais un véritable choc stagflationniste", mélange de stagnation du taux de croissance et de hausse des prix, analyse Carsten Brzeski, économiste chez ING. Dans ce contexte, la BCE a intérêt à "jouer la montre", croit Ludovic Subran, d'Allianz. Le taux de dépôt devrait être maintenu jeudi à 2%, niveau inchangé depuis juin dernier, selon les observateurs. Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette entre 3,50% et 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient. La Banque d'Angleterre (BoE) devrait également laisser son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, les investisseurs n'anticipant plus comme avant fin février de prochaines baisses de taux . Parmi les banques centrales, la BoE pourrait être "parmi les plus sensibles à la hausse des prix de l'énergie", mais une croissance faible et un marché du travail fragile font que "la barre est haute" pour qu'elle relève ses taux à court terme, indique James Smith, analyste à ING. Pour la zone euro, les marchés anticipent une hausse des taux en juin, avec la publication de nouvelles projections économiques intégrant plus finement les conséquences du conflit armé. Plus le conflit avec l'Iran va s'éterniser, plus les prix d'énergie élevés risquent de se répandre sur des secteurs clés comme les semi-conducteurs, les engrais, la chimie ou les plastiques, craint la BCE. Mais selon M. Brzeski, "si la remontée des anticipations d'inflation alimente le débat sur de nouvelles hausses de taux, les signes croissants de détérioration de la croissance rendent des resserrements agressifs moins évidents ". Garante du maintien de l'inflation à 2%, l'institution monétaire ne cherchera pas à "combattre un choc externe en aggravant le ralentissement économique", conclut l'expert.

30.04.2026 à 04:49

L'Insee va annoncer sur quel pied la croissance a entamé l'année

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Pour tenir compte des effets de la guerre contre l'Iran entamée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait s'envoler les cours du pétrole, le gouvernement a déjà abaissé de 0,1 point sa prévision de croissance pour l'année entière, à 0,9%, un niveau similaire à celui prévu par la Banque de France. Cette révision s'explique, a indiqué lundi devant la Commission des Finances le ministre de l'Economie Roland Lescure, "par l'affaiblissement de la demande intérieure privée, du fait de la hausse de l'inflation et du regain - temporaire nous l'espérons - de l'incertitude". Le ministre a cependant jugé cette révision "minime par rapport à celle attendue dans d'autres pays dont la consommation énergétique dépend davantage que nous des importations du Moyen-Orient". L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie ou encore le Portugal publieront également jeudi leur croissance du premier trimestre. C'est aussi le cas des Etats-Unis. "Impact limité" Le gouvernement a dû aussi revoir en hausse la prévision d'inflation pour cette année, à 1,9% au lieu de 1,3%. Les prix à la consommation, qui en février n'augmentaient que de 0,9% sur un an, ont bondi à 1,7% en mars à cause du prix des hydrocarbures. L'Institut national de la statistique (Insee) dira, jeudi également, ce qu'il en a été en avril. Pourtant, dans sa dernière note mensuelle publiée le 13 avril, la Banque de France estimait que la guerre devrait avoir eu "un impact limité" sur l'activité des entreprises au premier trimestre, anticipant une croissance trimestrielle dynamique, allant "jusqu'à 0,3%". L'Insee s'est, lui, montré prudent dès le 24 mars, dans une note de conjoncture trimestrielle baptisée "Inflation ravivée, croissance fragilisée", en abaissant à 0,2% sa prévision pour chacun des deux premiers trimestres, qui était à 0,3% auparavant. Il avait ainsi traduit l'effet mécanique sur la croissance de l'envol du prix du baril: le Brent a doublé depuis décembre, passant de 60 dollars à 119 dollars mercredi. Pour Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, la croissance a mal commencé l'année dès avant la guerre. Il l'estime au plus à 0,1% au premier trimestre. Il relève en effet un "écart" entre les enquêtes de conjoncture réalisées par l'Insee en janvier et février auprès des ménages et des entreprises, plutôt basées sur le ressenti, et les données réelles publiées postérieurement. "Si le conflit s'enlise" Ainsi, alors que selon l'Insee la confiance des ménages repartait "légèrement à la hausse" en février, en fin de compte leurs dépenses de consommation en biens - qui représentent un quart du PIB - ont reculé de 1,4%, au plus bas depuis dix ans (hors Covid). Le directeur des études et synthèses économiques de l'Insee, Cédric Audenis, a lui-même confirmé que depuis la révision à 0,2% faite par l'institut en mars, "les indicateurs sur la consommation de biens de février ou sur la production industrielle ne sont pas très bons". Cela "nous conforte dans l'idée que la croissance subsiste, mais qu'elle se tasse", a-t-il résumé sur Radio-Classique mardi. Or la croissance du premier trimestre pèse arithmétiquement très lourd dans le chiffre annuel, quatre fois plus que celle du quatrième trimestre, car son effet se fait sentir sur toute l'année. L'économiste d'ING Charlotte de Montpellier prédit une croissance de 0,7% cette année, mais moins "si le conflit s'enlise". Le début du deuxième trimestre semble déjà bien affecté par la guerre. Selon l'Insee, le climat des affaires s'est "assombri nettement" en avril, retrouvant son niveau de juillet 2024, juste après la dissolution de l'Assemblée nationale, et la confiance des ménages s'est "dégradée fortement", connaissant sa plus forte baisse depuis mars 2022 et le début de la guerre en Ukraine.
Texte intégral (639 mots)
Pour tenir compte des effets de la guerre contre l'Iran entamée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait s'envoler les cours du pétrole, le gouvernement a déjà abaissé de 0,1 point sa prévision de croissance pour l'année entière, à 0,9%, un niveau similaire à celui prévu par la Banque de France. Cette révision s'explique, a indiqué lundi devant la Commission des Finances le ministre de l'Economie Roland Lescure, "par l'affaiblissement de la demande intérieure privée, du fait de la hausse de l'inflation et du regain - temporaire nous l'espérons - de l'incertitude". Le ministre a cependant jugé cette révision "minime par rapport à celle attendue dans d'autres pays dont la consommation énergétique dépend davantage que nous des importations du Moyen-Orient". L'Allemagne, l'Espagne, l'Italie ou encore le Portugal publieront également jeudi leur croissance du premier trimestre. C'est aussi le cas des Etats-Unis. "Impact limité" Le gouvernement a dû aussi revoir en hausse la prévision d'inflation pour cette année, à 1,9% au lieu de 1,3%. Les prix à la consommation, qui en février n'augmentaient que de 0,9% sur un an, ont bondi à 1,7% en mars à cause du prix des hydrocarbures. L'Institut national de la statistique (Insee) dira, jeudi également, ce qu'il en a été en avril. Pourtant, dans sa dernière note mensuelle publiée le 13 avril, la Banque de France estimait que la guerre devrait avoir eu "un impact limité" sur l'activité des entreprises au premier trimestre, anticipant une croissance trimestrielle dynamique, allant "jusqu'à 0,3%". L'Insee s'est, lui, montré prudent dès le 24 mars, dans une note de conjoncture trimestrielle baptisée "Inflation ravivée, croissance fragilisée", en abaissant à 0,2% sa prévision pour chacun des deux premiers trimestres, qui était à 0,3% auparavant. Il avait ainsi traduit l'effet mécanique sur la croissance de l'envol du prix du baril: le Brent a doublé depuis décembre, passant de 60 dollars à 119 dollars mercredi. Pour Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, la croissance a mal commencé l'année dès avant la guerre. Il l'estime au plus à 0,1% au premier trimestre. Il relève en effet un "écart" entre les enquêtes de conjoncture réalisées par l'Insee en janvier et février auprès des ménages et des entreprises, plutôt basées sur le ressenti, et les données réelles publiées postérieurement. "Si le conflit s'enlise" Ainsi, alors que selon l'Insee la confiance des ménages repartait "légèrement à la hausse" en février, en fin de compte leurs dépenses de consommation en biens - qui représentent un quart du PIB - ont reculé de 1,4%, au plus bas depuis dix ans (hors Covid). Le directeur des études et synthèses économiques de l'Insee, Cédric Audenis, a lui-même confirmé que depuis la révision à 0,2% faite par l'institut en mars, "les indicateurs sur la consommation de biens de février ou sur la production industrielle ne sont pas très bons". Cela "nous conforte dans l'idée que la croissance subsiste, mais qu'elle se tasse", a-t-il résumé sur Radio-Classique mardi. Or la croissance du premier trimestre pèse arithmétiquement très lourd dans le chiffre annuel, quatre fois plus que celle du quatrième trimestre, car son effet se fait sentir sur toute l'année. L'économiste d'ING Charlotte de Montpellier prédit une croissance de 0,7% cette année, mais moins "si le conflit s'enlise". Le début du deuxième trimestre semble déjà bien affecté par la guerre. Selon l'Insee, le climat des affaires s'est "assombri nettement" en avril, retrouvant son niveau de juillet 2024, juste après la dissolution de l'Assemblée nationale, et la confiance des ménages s'est "dégradée fortement", connaissant sa plus forte baisse depuis mars 2022 et le début de la guerre en Ukraine.

30.04.2026 à 04:49

Destination Caracas: premier vol direct jeudi au départ des Etats-Unis

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Le vol est affrété par American Airlines, qui est la première compagnie aérienne américaine à être autorisée à reprendre ses vols vers le Venezuela. Depuis la capture du président Nicolas Maduro par les forces américaines en janvier, les Etats-Unis et le gouvernement intérimaire de Delcy Rodriguez sont convenus de rétablir leurs relations diplomatiques rompues en 2019 et s'efforcent de normaliser peu à peu leurs relations dans tous les domaines. L'ambassade américaine à Caracas a repris ses activités fin mars, tandis que le Venezuela a de nouveau pris possession de son ambassade à Washington. En parallèle, le président Donald Trump assouplit graduellement les sanctions contre le Venezuela, qui de son côté a fait voter de nouvelles lois sur les hydrocarbures et le secteur minier, ouvrant ces secteurs au privé dans un pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde. Enlevé le 3 janvier à Caracas avec son épouse lors d'une spectaculaire opération militaire de l'armée américaine, Nicolas Maduro est poursuivi aux Etats-Unis pour quatre chefs d'accusation, dont narcoterrorisme. Lui et son épouse sont incarcérés dans une prison new-yorkaise. Liaison quotidienne American Airlines prévoit de faire voler des avions Embraer 175 entre Miami et Caracas avec sa filiale Envoy Air. Miami et ses alentours abritent une importante communauté latino-américaine, notamment vénézuélienne. Il s'agira dans un premier temps d'un vol quotidien aller-retour, un deuxième vol quotidien étant prévu à partir du 21 mai, selon la compagnie. Toutefois, le département d'Etat déconseille aux ressortissants américains de se rendre au Venezuela, pays classé au niveau 3 sur une échelle de 4, "en raison des risques liés à la criminalité, aux enlèvements, au terrorisme et à l'insuffisance des infrastructures sanitaires", selon le dernier avis de voyage en date du 19 mars. Envoy Air avait déposé le 13 février une demande pour reprendre ces liaisons entre Miami et Caracas, qui a été approuvée par le gouvernement américain en mars. L'autorisation américaine, qui prévoit aussi la desserte de la ville de Maracaibo, a une durée de deux ans. American Airlines, basée à Fort Worth (Texas), avait commencé ses liaisons avec le Venezuela en 1987, revendiquant être la plus importante compagnie américaine à desservir ce pays avant la suspension des vols en 2019. Pour marquer l'événement, les médias et des représentants du département d'Etat, des Transports, de la ville de Miami et des compagnies aériennes, ainsi que l'ambassadeur du Venezuela aux Etats-Unis Félix Plasencia, ont été conviés jeudi matin porte D55 avec un décollage prévu à 10H16 (14H16 GMT). Arrivée programmée à l'aéroport Simon Bolivar de Caracas, plus connu sous le nom de Maiquetia, à 13H36 (17H36 GMT).
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Le vol est affrété par American Airlines, qui est la première compagnie aérienne américaine à être autorisée à reprendre ses vols vers le Venezuela. Depuis la capture du président Nicolas Maduro par les forces américaines en janvier, les Etats-Unis et le gouvernement intérimaire de Delcy Rodriguez sont convenus de rétablir leurs relations diplomatiques rompues en 2019 et s'efforcent de normaliser peu à peu leurs relations dans tous les domaines. L'ambassade américaine à Caracas a repris ses activités fin mars, tandis que le Venezuela a de nouveau pris possession de son ambassade à Washington. En parallèle, le président Donald Trump assouplit graduellement les sanctions contre le Venezuela, qui de son côté a fait voter de nouvelles lois sur les hydrocarbures et le secteur minier, ouvrant ces secteurs au privé dans un pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde. Enlevé le 3 janvier à Caracas avec son épouse lors d'une spectaculaire opération militaire de l'armée américaine, Nicolas Maduro est poursuivi aux Etats-Unis pour quatre chefs d'accusation, dont narcoterrorisme. Lui et son épouse sont incarcérés dans une prison new-yorkaise. Liaison quotidienne American Airlines prévoit de faire voler des avions Embraer 175 entre Miami et Caracas avec sa filiale Envoy Air. Miami et ses alentours abritent une importante communauté latino-américaine, notamment vénézuélienne. Il s'agira dans un premier temps d'un vol quotidien aller-retour, un deuxième vol quotidien étant prévu à partir du 21 mai, selon la compagnie. Toutefois, le département d'Etat déconseille aux ressortissants américains de se rendre au Venezuela, pays classé au niveau 3 sur une échelle de 4, "en raison des risques liés à la criminalité, aux enlèvements, au terrorisme et à l'insuffisance des infrastructures sanitaires", selon le dernier avis de voyage en date du 19 mars. Envoy Air avait déposé le 13 février une demande pour reprendre ces liaisons entre Miami et Caracas, qui a été approuvée par le gouvernement américain en mars. L'autorisation américaine, qui prévoit aussi la desserte de la ville de Maracaibo, a une durée de deux ans. American Airlines, basée à Fort Worth (Texas), avait commencé ses liaisons avec le Venezuela en 1987, revendiquant être la plus importante compagnie américaine à desservir ce pays avant la suspension des vols en 2019. Pour marquer l'événement, les médias et des représentants du département d'Etat, des Transports, de la ville de Miami et des compagnies aériennes, ainsi que l'ambassadeur du Venezuela aux Etats-Unis Félix Plasencia, ont été conviés jeudi matin porte D55 avec un décollage prévu à 10H16 (14H16 GMT). Arrivée programmée à l'aéroport Simon Bolivar de Caracas, plus connu sous le nom de Maiquetia, à 13H36 (17H36 GMT).
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