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22.06.2026 à 08:23

FRANCE24
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Alors que les Lions sénégalais s’apprêtent à affronter la Norvège, direction Little Sénégal à Harlem avec l'influenceur Barros. Dans ce quartier emblématique de New York, la diaspora sénégalaise fait vivre la Teranga à des milliers de kilomètres de Dakar. Dans les rues animées, les associations et les commerces communautaires, immersion dans ce petit coin de Sénégal qui rêve d'une victoire. 
Alors que les Lions sénégalais s’apprêtent à affronter la Norvège, direction Little Sénégal à Harlem avec l'influenceur Barros. Dans ce quartier emblématique de New York, la diaspora sénégalaise fait vivre la Teranga à des milliers de kilomètres de Dakar. Dans les rues animées, les associations et les commerces communautaires, immersion dans ce petit coin de Sénégal qui rêve d'une victoire. 

22.06.2026 à 07:53

FRANCE24
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Domiciliée à Bobigny juste à côté de la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Camélia est une collégienne de dix ans; Younes, conseiller retraite, a 50 ans; Lily, entrée seulement l'an dernier dans ce théâtre pour la première fois, en a 73... Après une première réunion publique en octobre, tous ont rejoint la troupe éphémère formée de 43 amateurs et amatrices, un comédien et une comédienne, trois chanteuses lyriques, deux danseurs et un pianiste. "Je les ai d'abord vus 12 jours depuis novembre, puis 12 pour finir le spectacle... Heureusement qu'on s'est trouvés tout de suite!", dit en marge des répétitions la metteuse en scène Claire Lasne Darcueil, ancienne directrice du Conservatoire national supérieur d'art dramatique. L'autrice de 60 ans, qui aura "passé presque toute sa vie à monter Tchekhov", adore les premiers actes qui présentent les personnages sur scène, les uns après les autres. La pièce qu'elle a d'abord écrite avec "son imagination d'enfant", s'est ensuite nourrie des micro-récits de vie recueillis auprès d'habitants. La création - qu'elle cosigne avec le chorégraphe Feroz Saboulamide et qui se joue du 24 au 28 juin - se centre sur les tenanciers d'un café, Samy et Samir. "Un couple qui s'aimait de manière un peu solaire et ne s'engueulait jamais sauf sur un point: l'heure, le jour et le lieu où ils s'étaient rencontrés", résume-t-elle. Le spectateur ne les connaîtra qu'à travers les évocations qu'en feront les membres de leur grande famille, biologique et amicale, jouant et rejouant le scénario de la rencontre. Dans la lumière bleutée du plateau, en répétitions, Alima et Yann s'approprient, timidement d'abord, la scène du coup de foudre en discothèque, sur l'air groove disco-funk de "September", puis pas à pas, l'un vers l'autre, accompagnés par la soprano Calliopée Perrot. L'amatrice au centre, c'est Alima Sacko, 45 ans. Elle dit s'être sentie accueillie comme elle est, avec ses Doc Martens, ses habits, invariablement noirs ("les costumières ont respecté ça") et les doutes générés par ses "gros problèmes neurologiques"... "Normalement, plus il y a de monde, plus j'ai un sentiment d'étrangeté, mais ici je ne l'ai pas", confie à l'AFP cette Balbynienne éloquente, pour qui danser sur scène, filmée en gros plan, constituait "un vrai défi". - "Pays en guerre" - Le danseur palestinien Bashar Albelbeisi a rejoint la distribution, près d'un an après avoir été grièvement blessé à Gaza dans le bombardement meurtrier du café Al-Baqa. Lui revient le rôle d'"une personne qu'on essaie de sauver d'un pays en guerre". Il "pose le pied par terre depuis très peu de temps", mentionne Claire Lasne Darcueil. Trentenaire sorti d'un long coma après avoir subi "une agression raciste" en Espagne en 2023, l'amateur Zakaria Labidi endosse son propre rôle: "Tout est vrai", dit-il à l'AFP, l'élocution entravée par des séquelles cérébrales. Il lève le doigt pour prendre la parole en répétition: "Claire, il faut tourner la chose en étant euphoriques parce que je suis en vie!". "Mais si on raconte la chose en étant morts de rire, ça ne passera pas, non?", s'interroge-t-elle. Finalement, "Zak" dira sobrement sa phrase-clef: "Vous n'allez pas faire la gueule toute ma deuxième vie". Le travail corporel préparatoire a été guidé par le danseur Feroz Sahoulamide, "tellement doué qu'il arrive à nous faire bouger d'abord une phalange jusqu'à ce qu'on finisse quasiment démantibulés à faire du smurf", admire Luc Costenoble, retraité de la RATP, "pas à l'aise" avec son corps au départ. La directrice de la MC93, Hortense Archambault, se dit "frappée par la douceur" de cette création. Un des projets au long cours qu'elle aime fomenter, créant des liens durables entre des personnes et le théâtre public. Répétant la scène de la fête d'anniversaire, Clémentine, 13 ans, est d'autant plus à l'aise entre ces murs qu'elle s'y est déjà impliquée dans un autre projet avec des enfants de Bobigny, "la petite troupe". L'adolescente résume d'une phrase l'effet que lui fait "Chez Samy": "Je n'aurais pas cru qu'avec autant de personnes on puisse être autant connecté".
Texte intégral (726 mots)
Domiciliée à Bobigny juste à côté de la Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Camélia est une collégienne de dix ans; Younes, conseiller retraite, a 50 ans; Lily, entrée seulement l'an dernier dans ce théâtre pour la première fois, en a 73... Après une première réunion publique en octobre, tous ont rejoint la troupe éphémère formée de 43 amateurs et amatrices, un comédien et une comédienne, trois chanteuses lyriques, deux danseurs et un pianiste. "Je les ai d'abord vus 12 jours depuis novembre, puis 12 pour finir le spectacle... Heureusement qu'on s'est trouvés tout de suite!", dit en marge des répétitions la metteuse en scène Claire Lasne Darcueil, ancienne directrice du Conservatoire national supérieur d'art dramatique. L'autrice de 60 ans, qui aura "passé presque toute sa vie à monter Tchekhov", adore les premiers actes qui présentent les personnages sur scène, les uns après les autres. La pièce qu'elle a d'abord écrite avec "son imagination d'enfant", s'est ensuite nourrie des micro-récits de vie recueillis auprès d'habitants. La création - qu'elle cosigne avec le chorégraphe Feroz Saboulamide et qui se joue du 24 au 28 juin - se centre sur les tenanciers d'un café, Samy et Samir. "Un couple qui s'aimait de manière un peu solaire et ne s'engueulait jamais sauf sur un point: l'heure, le jour et le lieu où ils s'étaient rencontrés", résume-t-elle. Le spectateur ne les connaîtra qu'à travers les évocations qu'en feront les membres de leur grande famille, biologique et amicale, jouant et rejouant le scénario de la rencontre. Dans la lumière bleutée du plateau, en répétitions, Alima et Yann s'approprient, timidement d'abord, la scène du coup de foudre en discothèque, sur l'air groove disco-funk de "September", puis pas à pas, l'un vers l'autre, accompagnés par la soprano Calliopée Perrot. L'amatrice au centre, c'est Alima Sacko, 45 ans. Elle dit s'être sentie accueillie comme elle est, avec ses Doc Martens, ses habits, invariablement noirs ("les costumières ont respecté ça") et les doutes générés par ses "gros problèmes neurologiques"... "Normalement, plus il y a de monde, plus j'ai un sentiment d'étrangeté, mais ici je ne l'ai pas", confie à l'AFP cette Balbynienne éloquente, pour qui danser sur scène, filmée en gros plan, constituait "un vrai défi". - "Pays en guerre" - Le danseur palestinien Bashar Albelbeisi a rejoint la distribution, près d'un an après avoir été grièvement blessé à Gaza dans le bombardement meurtrier du café Al-Baqa. Lui revient le rôle d'"une personne qu'on essaie de sauver d'un pays en guerre". Il "pose le pied par terre depuis très peu de temps", mentionne Claire Lasne Darcueil. Trentenaire sorti d'un long coma après avoir subi "une agression raciste" en Espagne en 2023, l'amateur Zakaria Labidi endosse son propre rôle: "Tout est vrai", dit-il à l'AFP, l'élocution entravée par des séquelles cérébrales. Il lève le doigt pour prendre la parole en répétition: "Claire, il faut tourner la chose en étant euphoriques parce que je suis en vie!". "Mais si on raconte la chose en étant morts de rire, ça ne passera pas, non?", s'interroge-t-elle. Finalement, "Zak" dira sobrement sa phrase-clef: "Vous n'allez pas faire la gueule toute ma deuxième vie". Le travail corporel préparatoire a été guidé par le danseur Feroz Sahoulamide, "tellement doué qu'il arrive à nous faire bouger d'abord une phalange jusqu'à ce qu'on finisse quasiment démantibulés à faire du smurf", admire Luc Costenoble, retraité de la RATP, "pas à l'aise" avec son corps au départ. La directrice de la MC93, Hortense Archambault, se dit "frappée par la douceur" de cette création. Un des projets au long cours qu'elle aime fomenter, créant des liens durables entre des personnes et le théâtre public. Répétant la scène de la fête d'anniversaire, Clémentine, 13 ans, est d'autant plus à l'aise entre ces murs qu'elle s'y est déjà impliquée dans un autre projet avec des enfants de Bobigny, "la petite troupe". L'adolescente résume d'une phrase l'effet que lui fait "Chez Samy": "Je n'aurais pas cru qu'avec autant de personnes on puisse être autant connecté".

22.06.2026 à 07:43

FRANCE24
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"Jusqu'où va ta curiosité?" demande le photographe Amar Kiliç en agitant les négatifs sous l'eau. "Jusqu'au bout du monde", répond l'enfant. Originaire de Mardin, dans le sud-est de la Turquie, Zeynep est l'une des huit élèves de cet atelier de photographie argentique réservé aux enfants turcs et réfugiés de la province, aux frontières de l'Irak et de la Syrie. Le projet "Fotohane Darkroom" a été créé par Amar Kilic, 40 ans, et le photographe et éducateur syrien Serbest Salih en 2024 à Mardin. Le nom, Fotohane, choisi par les enfants, signifie "maison de la photo" en turc comme en arabe, en kurde et en persan. Amar Kilic insiste sur le fait que les enfants sont à la tête du processus: "Ils chargent la pellicule, la développent et impriment leurs photos. Ils vont sur le terrain et définissent leurs propres règles." - Fuir l'EI - En surplomb de la grande plaine de Mésopotamie, les murs dorés de la vieille ville de Mardin, traversée de rues étroites et témoins de millénaires d'histoire, attirent des touristes du monde entier. Mais loin des boutiques souvenirs et des cafés du centre, la ville abrite des familles défavorisées ou réfugiées. Parmi ces dernières, celles de Yahya, Sam, Yusuf et Nihal, âgés de 11 à 13 ans, ont fui Damas pendant la guerre en Syrie en 2014 et 2015, et l'avancée des djihadistes du groupe Etat Islamique (EI). "Je suis très heureuse quand je prends des photos", sourit Nihal en balançant sa caméra noire attachée à son poignet, à la recherche d'une scène à figer. Serbest Salih, 32 ans et le regard vif, piqué de curiosité, a fui la ville kurde de Kobane dans le nord de la Syrie quand l'EI en a pris le contrôle en 2014. Des milliers de réfugiés syriens ont alors franchi la frontière turque pour s'installer dans des villes turques proches comme Mardin, sans forcément rentrer après la chute du président Bachar al-Assad. Salih évite de s'épancher sur ses propres difficultés. Toute l'attention selon lui devrait se porter sur les enfants qu'il forme avec patience, passant sans problème du turc au kurde ou à l'arabe et l'anglais. Depuis son arrivée en Turquie, il essaye d'établir un pont entre communautés et de favoriser la tolérance et l'intégration. Il a organisé ses premiers ateliers de photo argentique en 2015, se rendant avec sa vieille caravane dans les villages le long de la frontière pour rencontrer des enfants réfugiés. "L'argentique leur donne confiance en eux. La photo digitale, tu peux la supprimer instantanément. Mais avec une pellicule, ils passent tout le temps de l'atelier à penser aux 36 images qu'ils ne découvriront qu'à la fin", explique-t-il. "Et leurs photos sont magnifiques". - "La chambre magique" - A la question: "quelle est ton étape préférée du processus?", tous les enfants sont unanimes: la chambre noire. C'est là que les images saisies dans le viseur prennent vie. "Ils l'appellent la chambre magique", indique Murat Kilic qui pilote en souriant les phases de développement et d'impression des photos. "C'est un sentiment très spécial pour les enfants de voir l'image se former sur le papier blanc. Ils se disent: +J'ai réussi à créer ça+". Le projet est principalement financé par des expositions organisées à l'étranger et par des dons - les travaux des enfants seront exposées cet été en Italie, en Belgique, au Royaume-Uni et en Indonésie. Serbest Salih et Amar Kilic songent à reprendre la route avec la chambre noire dans une caravane. "Pour aller dans d'autres régions offrir notre savoir-faire et former (d'autres enfants)", justifie Kilic.
Texte intégral (632 mots)
"Jusqu'où va ta curiosité?" demande le photographe Amar Kiliç en agitant les négatifs sous l'eau. "Jusqu'au bout du monde", répond l'enfant. Originaire de Mardin, dans le sud-est de la Turquie, Zeynep est l'une des huit élèves de cet atelier de photographie argentique réservé aux enfants turcs et réfugiés de la province, aux frontières de l'Irak et de la Syrie. Le projet "Fotohane Darkroom" a été créé par Amar Kilic, 40 ans, et le photographe et éducateur syrien Serbest Salih en 2024 à Mardin. Le nom, Fotohane, choisi par les enfants, signifie "maison de la photo" en turc comme en arabe, en kurde et en persan. Amar Kilic insiste sur le fait que les enfants sont à la tête du processus: "Ils chargent la pellicule, la développent et impriment leurs photos. Ils vont sur le terrain et définissent leurs propres règles." - Fuir l'EI - En surplomb de la grande plaine de Mésopotamie, les murs dorés de la vieille ville de Mardin, traversée de rues étroites et témoins de millénaires d'histoire, attirent des touristes du monde entier. Mais loin des boutiques souvenirs et des cafés du centre, la ville abrite des familles défavorisées ou réfugiées. Parmi ces dernières, celles de Yahya, Sam, Yusuf et Nihal, âgés de 11 à 13 ans, ont fui Damas pendant la guerre en Syrie en 2014 et 2015, et l'avancée des djihadistes du groupe Etat Islamique (EI). "Je suis très heureuse quand je prends des photos", sourit Nihal en balançant sa caméra noire attachée à son poignet, à la recherche d'une scène à figer. Serbest Salih, 32 ans et le regard vif, piqué de curiosité, a fui la ville kurde de Kobane dans le nord de la Syrie quand l'EI en a pris le contrôle en 2014. Des milliers de réfugiés syriens ont alors franchi la frontière turque pour s'installer dans des villes turques proches comme Mardin, sans forcément rentrer après la chute du président Bachar al-Assad. Salih évite de s'épancher sur ses propres difficultés. Toute l'attention selon lui devrait se porter sur les enfants qu'il forme avec patience, passant sans problème du turc au kurde ou à l'arabe et l'anglais. Depuis son arrivée en Turquie, il essaye d'établir un pont entre communautés et de favoriser la tolérance et l'intégration. Il a organisé ses premiers ateliers de photo argentique en 2015, se rendant avec sa vieille caravane dans les villages le long de la frontière pour rencontrer des enfants réfugiés. "L'argentique leur donne confiance en eux. La photo digitale, tu peux la supprimer instantanément. Mais avec une pellicule, ils passent tout le temps de l'atelier à penser aux 36 images qu'ils ne découvriront qu'à la fin", explique-t-il. "Et leurs photos sont magnifiques". - "La chambre magique" - A la question: "quelle est ton étape préférée du processus?", tous les enfants sont unanimes: la chambre noire. C'est là que les images saisies dans le viseur prennent vie. "Ils l'appellent la chambre magique", indique Murat Kilic qui pilote en souriant les phases de développement et d'impression des photos. "C'est un sentiment très spécial pour les enfants de voir l'image se former sur le papier blanc. Ils se disent: +J'ai réussi à créer ça+". Le projet est principalement financé par des expositions organisées à l'étranger et par des dons - les travaux des enfants seront exposées cet été en Italie, en Belgique, au Royaume-Uni et en Indonésie. Serbest Salih et Amar Kilic songent à reprendre la route avec la chambre noire dans une caravane. "Pour aller dans d'autres régions offrir notre savoir-faire et former (d'autres enfants)", justifie Kilic.

22.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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Tout en maîtrise en seconde période, les Bleus ont finalement eu la peau des Lions de la Teranga mardi à East Rutherford (New Jersey) et ont idéalement lancé leur Coupe du monde dans le sillage de leur grande vedette, auteur d'un doublé. Il s'agit désormais de garder le même élan et le même rythme tout en sécurisant d'ores et déjà la qualification pour le prochain tour, histoire de s'éviter une corvée inutile et d'aborder plus sereinement le choc contre la Norvège d'Erling Haaland, quatre jours plus tard à Foxborough (Massachusetts), avec pour enjeu la cruciale première place du groupe I. L'Irak étant sur le papier l'adversaire le plus faible de la poule, la tâche devrait être théoriquement une formalité pour les Tricolores, qui font partie des principaux prétendants au titre suprême. Mais pas question de se faire piéger par une formation qui a certes été écrasée par les Norvégiens (4-1) mais qui avait tout de même réussi à tenir en échec rien de moins que l'Espagne en match de préparation (1-1), le 4 juin à La Corogne. La vigilance est donc de mise et Didier Deschamps n'a cessé de marteler ce message à ses hommes durant les six jours précédant la rencontre. "Ne les considérez pas comme une petite équipe parce que ce n'est pas le cas, je peux vous l'assurer", leur a-t-il dit juste avant la séance d'entraînement de vendredi, selon une vidéo diffusée par la Fédération française de football, rappelant le succès des Lions de la Mésopotamie lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars au Mexique. Le mur du 100 pour Mbappé La consigne a visiblement été retenue par les Bleus. "Cela va être un match très intense. Ils vont jouer pour rester dans la compétition. Ce sera très physique et on sait dans quel système ils jouent avec leur 4-4-2 et leurs deux attaquants. Je pense que ce sera un match assez direct et il faudra être prêt pour ça", a averti samedi le défenseur Lucas Digne, qui devrait suppléer à gauche Théo Hernandez, guère à son aise contre le Sénégal. Le défenseur William Saliba a lui quelque peu dramatisé l'affrontement et a dit s'attendre "à une grande bataille". Pour ne pas connaître de mauvaise surprise, le sélectionneur a décidé de ne pas trop bouleverser son onze de départ et de mobiliser ses cadres. Outre Digne, le milieu Manu Koné et l'attaquant Bradley Barcola devraient être les seuls à bénéficier de ce léger turn-over. Kylian Mbappé ne manquerait lui pour rien au monde ce deuxième acte. L'attaquant du Real Madrid, qui est devenu mardi le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France avec 58 réalisations, peut encore un peu plus entrer dans la légende en atteignant le cap des 100 apparitions sous le maillot bleu. Et s'il arrivait à agrémenter son total de deux autres buts, il égalerait le record de Miroslav Klose et de Lionel Messi en Coupe du monde (16). Un défi à la mesure de ce joueur hors normes, plus que jamais galvanisé par son épreuve fétiche et qui a encore une fois prouvé combien il était indispensable à la sélection française. Avant son duel tant attendu avec le serial buteur de Manchester City, Erling Haaland, nul doute qu'il aura à coeur de marquer à nouveau les esprits et son territoire.
Texte intégral (597 mots)
Tout en maîtrise en seconde période, les Bleus ont finalement eu la peau des Lions de la Teranga mardi à East Rutherford (New Jersey) et ont idéalement lancé leur Coupe du monde dans le sillage de leur grande vedette, auteur d'un doublé. Il s'agit désormais de garder le même élan et le même rythme tout en sécurisant d'ores et déjà la qualification pour le prochain tour, histoire de s'éviter une corvée inutile et d'aborder plus sereinement le choc contre la Norvège d'Erling Haaland, quatre jours plus tard à Foxborough (Massachusetts), avec pour enjeu la cruciale première place du groupe I. L'Irak étant sur le papier l'adversaire le plus faible de la poule, la tâche devrait être théoriquement une formalité pour les Tricolores, qui font partie des principaux prétendants au titre suprême. Mais pas question de se faire piéger par une formation qui a certes été écrasée par les Norvégiens (4-1) mais qui avait tout de même réussi à tenir en échec rien de moins que l'Espagne en match de préparation (1-1), le 4 juin à La Corogne. La vigilance est donc de mise et Didier Deschamps n'a cessé de marteler ce message à ses hommes durant les six jours précédant la rencontre. "Ne les considérez pas comme une petite équipe parce que ce n'est pas le cas, je peux vous l'assurer", leur a-t-il dit juste avant la séance d'entraînement de vendredi, selon une vidéo diffusée par la Fédération française de football, rappelant le succès des Lions de la Mésopotamie lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars au Mexique. Le mur du 100 pour Mbappé La consigne a visiblement été retenue par les Bleus. "Cela va être un match très intense. Ils vont jouer pour rester dans la compétition. Ce sera très physique et on sait dans quel système ils jouent avec leur 4-4-2 et leurs deux attaquants. Je pense que ce sera un match assez direct et il faudra être prêt pour ça", a averti samedi le défenseur Lucas Digne, qui devrait suppléer à gauche Théo Hernandez, guère à son aise contre le Sénégal. Le défenseur William Saliba a lui quelque peu dramatisé l'affrontement et a dit s'attendre "à une grande bataille". Pour ne pas connaître de mauvaise surprise, le sélectionneur a décidé de ne pas trop bouleverser son onze de départ et de mobiliser ses cadres. Outre Digne, le milieu Manu Koné et l'attaquant Bradley Barcola devraient être les seuls à bénéficier de ce léger turn-over. Kylian Mbappé ne manquerait lui pour rien au monde ce deuxième acte. L'attaquant du Real Madrid, qui est devenu mardi le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France avec 58 réalisations, peut encore un peu plus entrer dans la légende en atteignant le cap des 100 apparitions sous le maillot bleu. Et s'il arrivait à agrémenter son total de deux autres buts, il égalerait le record de Miroslav Klose et de Lionel Messi en Coupe du monde (16). Un défi à la mesure de ce joueur hors normes, plus que jamais galvanisé par son épreuve fétiche et qui a encore une fois prouvé combien il était indispensable à la sélection française. Avant son duel tant attendu avec le serial buteur de Manchester City, Erling Haaland, nul doute qu'il aura à coeur de marquer à nouveau les esprits et son territoire.

22.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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Le musée, érigé en 1973 à Ciudad Bolivar, dans la ville natale de l'artiste, réunit le plus célèbre architecte vénézuélien Carlos Villanueva (1900-1975), auteur notamment de l'Université centrale du Venezuela (patrimoine mondial de l'humanité), et le "génie" Soto (1923-2005). "L'architecture du musée est une œuvre d'art en soi (...) Ses espaces lumineux et la parfaite intégration avec l'environnement naturel invitent à l'introspection et à l'émerveillement", souligne le musée dans un texte. Villanueva a dessiné les bâtiments spécialement pour le travail de Soto, un ami avec lequel il a notamment collaboré pour le Pavillon du Venezuela à l'exposition universelle de Montréal en 1967, où trônait une œuvre de Soto. L'architecte a notamment prévu des hauts plafonds pour pouvoir suspendre les œuvres, et une salle sans fenêtres pour le "Rotante Amarillo y Plata" (Rotatif jaune et argent, 1971), une des créations majeures de l'artiste qui "combine cinétisme, mécanique et lumière" avec des moteurs faisant tourner des tiges jaunes et argentées illuminées depuis le sol, souligne l'une des guides du musée, Oasis Bolivar. Cette œuvre est l'une des rares de Soto dotée d'un moteur. L'artiste aimait dire que le "moteur" devait être "l'œil". "Vie propre" Régulièrement exposé au Centre Pompidou, à la Fondation Louis Vuitton et par de nombreuses autres institutions à travers le monde, Soto fut "l'un des plus grands représentants de l'art cinétique, il a laissé un héritage historique et artistique, non seulement ici au Venezuela, mais dans le monde entier", estime la guide. Né le 5 juin 1923 dans une famille modeste, l'artiste dessinait au charbon lorsqu'il était enfant, faute de matériel, raconte Mme Bolivar. Grâce à des bourses, il s'est rendu à Caracas, la capitale, puis à Maracaibo, la deuxième ville du pays, avant de partir pour la France, où sa carrière a pris son envol. Fasciné par le mouvement et l'interaction avec le spectateur, Soto a commencé à explorer l'art cinétique en 1950 dans l'Hexagone. Le musée portant son nom accueille également les œuvres d'amis ou artistes ayant influencé son travail, comme son concitoyen Carlos Cruz-Diez, le Polonais Henryk Berlewi, l'Equatorien Luis Molinari ou encore Victor Vasarely, que Soto avait côtoyé lors de l'historique exposition "Le Mouvement" en 1955 à Paris. "L'intention de Soto est que l'œuvre ne soit pas quelque chose d'immobile, mais que le spectateur puisse l'expérimenter et en devenir une partie fondamentale, et que celle-ci puisse avoir une sorte de vie propre", explique Oasis Bolivar. Soto estimait que "l'œuvre d'art doit être capable de susciter une émotion chez celui qui la contemple, mais cela ne veut pas dire qu'elle doive naître d'une situation émotive. Si elle a une origine, c'est la pensée, la rigueur, la logique de la recherche artistique", souligne la guide.
Lire plus (475 mots)
Le musée, érigé en 1973 à Ciudad Bolivar, dans la ville natale de l'artiste, réunit le plus célèbre architecte vénézuélien Carlos Villanueva (1900-1975), auteur notamment de l'Université centrale du Venezuela (patrimoine mondial de l'humanité), et le "génie" Soto (1923-2005). "L'architecture du musée est une œuvre d'art en soi (...) Ses espaces lumineux et la parfaite intégration avec l'environnement naturel invitent à l'introspection et à l'émerveillement", souligne le musée dans un texte. Villanueva a dessiné les bâtiments spécialement pour le travail de Soto, un ami avec lequel il a notamment collaboré pour le Pavillon du Venezuela à l'exposition universelle de Montréal en 1967, où trônait une œuvre de Soto. L'architecte a notamment prévu des hauts plafonds pour pouvoir suspendre les œuvres, et une salle sans fenêtres pour le "Rotante Amarillo y Plata" (Rotatif jaune et argent, 1971), une des créations majeures de l'artiste qui "combine cinétisme, mécanique et lumière" avec des moteurs faisant tourner des tiges jaunes et argentées illuminées depuis le sol, souligne l'une des guides du musée, Oasis Bolivar. Cette œuvre est l'une des rares de Soto dotée d'un moteur. L'artiste aimait dire que le "moteur" devait être "l'œil". "Vie propre" Régulièrement exposé au Centre Pompidou, à la Fondation Louis Vuitton et par de nombreuses autres institutions à travers le monde, Soto fut "l'un des plus grands représentants de l'art cinétique, il a laissé un héritage historique et artistique, non seulement ici au Venezuela, mais dans le monde entier", estime la guide. Né le 5 juin 1923 dans une famille modeste, l'artiste dessinait au charbon lorsqu'il était enfant, faute de matériel, raconte Mme Bolivar. Grâce à des bourses, il s'est rendu à Caracas, la capitale, puis à Maracaibo, la deuxième ville du pays, avant de partir pour la France, où sa carrière a pris son envol. Fasciné par le mouvement et l'interaction avec le spectateur, Soto a commencé à explorer l'art cinétique en 1950 dans l'Hexagone. Le musée portant son nom accueille également les œuvres d'amis ou artistes ayant influencé son travail, comme son concitoyen Carlos Cruz-Diez, le Polonais Henryk Berlewi, l'Equatorien Luis Molinari ou encore Victor Vasarely, que Soto avait côtoyé lors de l'historique exposition "Le Mouvement" en 1955 à Paris. "L'intention de Soto est que l'œuvre ne soit pas quelque chose d'immobile, mais que le spectateur puisse l'expérimenter et en devenir une partie fondamentale, et que celle-ci puisse avoir une sorte de vie propre", explique Oasis Bolivar. Soto estimait que "l'œuvre d'art doit être capable de susciter une émotion chez celui qui la contemple, mais cela ne veut pas dire qu'elle doive naître d'une situation émotive. Si elle a une origine, c'est la pensée, la rigueur, la logique de la recherche artistique", souligne la guide.

22.06.2026 à 07:16

FRANCE 24
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L'Espagne enfin lancée, la Belgique en danger, le Cap-Vert homérique une fois de plus et la victoire historique de l'Égypte… Retrouvez les résultats des matches disputés dans la nuit, les temps forts et les derniers articles de France 24 sur la Coupe du monde 2026.
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22.06.2026 à 06:51

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce lundi 22 juin, le divorce entre Girogia Meloni et Donald Trump. La démission annoncée du Premier ministre britannique Keir Starmer, presque 10 ans jour jour après le référendum sur le Brexit. Etl’entrée, demain, au Panthéon, de l’historien et résistant Marc Bloch et de son épouse, Simonne Vidal.
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A la Une de la presse, ce lundi 22 juin, le divorce entre Girogia Meloni et Donald Trump. La démission annoncée du Premier ministre britannique Keir Starmer, presque 10 ans jour jour après le référendum sur le Brexit. Etl’entrée, demain, au Panthéon, de l’historien et résistant Marc Bloch et de son épouse, Simonne Vidal.

22.06.2026 à 06:03

FRANCE 24
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Abelardo de la Espriella, le candidat d'extrême droite soutenu par Donald Trump, a battu d'une courte tête le candidat de gauche Ivan Cepeda dimanche soir au second tour de la présidentielle en Colombie, selon les résultats préliminaires. "Le Tigre", comme le surnomment ses supporters, a célébré le début d'une "nouvelle ère". Son rival Ivan Cepeda a assuré qu'il n'accepterait pas la défaite avant le dépouillement final, lequel devrait prendre plusieurs jours.
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Abelardo de la Espriella, le candidat d'extrême droite soutenu par Donald Trump, a battu d'une courte tête le candidat de gauche Ivan Cepeda dimanche soir au second tour de la présidentielle en Colombie, selon les résultats préliminaires. "Le Tigre", comme le surnomment ses supporters, a célébré le début d'une "nouvelle ère". Son rival Ivan Cepeda a assuré qu'il n'accepterait pas la défaite avant le dépouillement final, lequel devrait prendre plusieurs jours.

22.06.2026 à 05:27

FRANCE 24
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Pékin a annoncé lundi riposter à une liste noire d'entreprises chinoises publiée par le Pentagone et ainsi sanctionner des dizaines d'entreprises américaines, notamment des secteurs de la défense et de l'aéronautique.
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Pékin a annoncé lundi riposter à une liste noire d'entreprises chinoises publiée par le Pentagone et ainsi sanctionner des dizaines d'entreprises américaines, notamment des secteurs de la défense et de l'aéronautique.

22.06.2026 à 05:08

Cassandre TOUSSAINT
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En s'imposant dimanche face à la Nouvelle-Zélande après avoir été menée, l'Égypte connaît enfin le premier succès de son histoire en Coupe du Monde (3-1). Elle prend du même coup la tête du groupe G, celui des matches nuls, et peut entrevoir les 16es de finale.
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En s'imposant dimanche face à la Nouvelle-Zélande après avoir été menée, l'Égypte connaît enfin le premier succès de son histoire en Coupe du Monde (3-1). Elle prend du même coup la tête du groupe G, celui des matches nuls, et peut entrevoir les 16es de finale.

22.06.2026 à 05:07

FRANCE24
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22.06.2026 à 05:07

FRANCE24
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Plus de 200.000 articles contrefaits saisis, une valeur estimée de 42 millions d'euros, cinq jours à ratisser les stands des commerçants : l'opération menée en février par les forces de l'ordre a confirmé l'ampleur prise par la contrefaçon dans le labyrinthique bazar situé non loin de la gare Saint-Charles. Une partie de ces marchandises - imitations de baskets Nike, sabots Vuitton, sacoches Hermès - est passée à la broyeuse des douanes lors d'une action symbolique organisée quelques jours avant l'ouverture du procès pour une semaine devant le tribunal correctionnel de Marseille. Signe de la valeur d'exemple que le parquet donne à cette affaire : pour le procureur de la cité phocéenne Nicolas Bessone, venu assister à l'opération de destruction, le Marché du Soleil "était devenu quasiment le centre français de la marchandise contrefaisante". Au point que dans les guides touristiques "ce marché était donné comme un must pour Marseille", s'est-il scandalisé. Trafic et "vivre ensemble" Par décision administrative, ce dédale de stands ouvert il y a 45 ans dans une ancienne halle au grain est fermé depuis février, une décision valable pour six mois et pouvant être prolongée. Plus de deux ans d'investigations ont abouti au renvoi devant la justice de 18 prévenus, dont trois sociétés, poursuivis notamment pour "détention, production et vente en bande organisée de marchandise contrefaisante", "blanchiment" et "extorsion". Parmi eux, trois policiers municipaux jugés pour corruption et extorsion. Leur rôle, selon l'accusation : avertir par avance lorsque des contrôles sur le marché étaient prévus mais aussi intervenir en faveur de tel commerçant dans le viseur des autorités ou "faire pression" sur tel autre, mauvais payeur. Leur rétribution : une large palette d'articles disponibles sur le marché. Une fonctionnaire préfectorale est également poursuivie pour avoir touché un pot de vin. Principale figure du procès : Georges Dahan, 81 ans, propriétaire via sa société des 3.600 m2 du marché et de ses quelque 170 emplacements, des "box" loués aux commerçants 800 euros par mois. "Le Marché du Soleil ou le vivre ensemble par la preuve", proclame le site internet du lieu qui vante, "plus que des bonnes affaires (...), une vraie vie de quartier" et le "brassage d'une population, dont les communautés pieds noirs et maghrébines ont donné naissance au marché et en ont fait sa renommée jusqu'au delà de nos frontières". Presses à floquer Les investigations menées depuis 2023 racontent une autre histoire : une "gestion opaque et frauduleuse participant au trafic de contrefaçons (...) vendues aux yeux et su de tous", "un comportement passif et négligent" des propriétaires les rendant "complices d'un trafic d'ampleur". Georges Dahan "a perdu pied" dans la gestion de sa société et "la contrefaçon a explosé il y a deux ou trois ans" sans qu'il en réalise l'ampleur, affirme son avocat Stéphane Ceccaldi, joint par l'AFP. "Mais il n'est que bailleur, il n'est pas contrefacteur, il n'est pas commerçant". "Où sont les contrefacteurs dans ce procès ?", interroge l'avocat. Lors de leur opération, les enquêteurs ont mis la main sur une quinzaine de machines à coudre, quatre presses à floquer et un tampon sec de la marque Hermès. Le sort du marché semble scellé, entre condamnations pénales, possible peine de confiscation des murs, demande de lourdes indemnités des marques de luxe parties civiles au dossier - Dior, Hermès, Kenzo, Givenchy, Guerlain, etc.. Une autre condamnation guette Georges Dahan qui n'avait pas respecté de précédents arrêtés de fermeture pour non-conformité aux règles de sécurité de ce dédale d'étals et de commerces. En 2024, 21,47 millions de produits de contrefaçon ont été saisis en France, pour une valeur estimée à 645,2 millions d'euros, selon l'Union des Fabricants (Unifab), association française de lutte anti-contrefaçon.
Texte intégral (650 mots)
Plus de 200.000 articles contrefaits saisis, une valeur estimée de 42 millions d'euros, cinq jours à ratisser les stands des commerçants : l'opération menée en février par les forces de l'ordre a confirmé l'ampleur prise par la contrefaçon dans le labyrinthique bazar situé non loin de la gare Saint-Charles. Une partie de ces marchandises - imitations de baskets Nike, sabots Vuitton, sacoches Hermès - est passée à la broyeuse des douanes lors d'une action symbolique organisée quelques jours avant l'ouverture du procès pour une semaine devant le tribunal correctionnel de Marseille. Signe de la valeur d'exemple que le parquet donne à cette affaire : pour le procureur de la cité phocéenne Nicolas Bessone, venu assister à l'opération de destruction, le Marché du Soleil "était devenu quasiment le centre français de la marchandise contrefaisante". Au point que dans les guides touristiques "ce marché était donné comme un must pour Marseille", s'est-il scandalisé. Trafic et "vivre ensemble" Par décision administrative, ce dédale de stands ouvert il y a 45 ans dans une ancienne halle au grain est fermé depuis février, une décision valable pour six mois et pouvant être prolongée. Plus de deux ans d'investigations ont abouti au renvoi devant la justice de 18 prévenus, dont trois sociétés, poursuivis notamment pour "détention, production et vente en bande organisée de marchandise contrefaisante", "blanchiment" et "extorsion". Parmi eux, trois policiers municipaux jugés pour corruption et extorsion. Leur rôle, selon l'accusation : avertir par avance lorsque des contrôles sur le marché étaient prévus mais aussi intervenir en faveur de tel commerçant dans le viseur des autorités ou "faire pression" sur tel autre, mauvais payeur. Leur rétribution : une large palette d'articles disponibles sur le marché. Une fonctionnaire préfectorale est également poursuivie pour avoir touché un pot de vin. Principale figure du procès : Georges Dahan, 81 ans, propriétaire via sa société des 3.600 m2 du marché et de ses quelque 170 emplacements, des "box" loués aux commerçants 800 euros par mois. "Le Marché du Soleil ou le vivre ensemble par la preuve", proclame le site internet du lieu qui vante, "plus que des bonnes affaires (...), une vraie vie de quartier" et le "brassage d'une population, dont les communautés pieds noirs et maghrébines ont donné naissance au marché et en ont fait sa renommée jusqu'au delà de nos frontières". Presses à floquer Les investigations menées depuis 2023 racontent une autre histoire : une "gestion opaque et frauduleuse participant au trafic de contrefaçons (...) vendues aux yeux et su de tous", "un comportement passif et négligent" des propriétaires les rendant "complices d'un trafic d'ampleur". Georges Dahan "a perdu pied" dans la gestion de sa société et "la contrefaçon a explosé il y a deux ou trois ans" sans qu'il en réalise l'ampleur, affirme son avocat Stéphane Ceccaldi, joint par l'AFP. "Mais il n'est que bailleur, il n'est pas contrefacteur, il n'est pas commerçant". "Où sont les contrefacteurs dans ce procès ?", interroge l'avocat. Lors de leur opération, les enquêteurs ont mis la main sur une quinzaine de machines à coudre, quatre presses à floquer et un tampon sec de la marque Hermès. Le sort du marché semble scellé, entre condamnations pénales, possible peine de confiscation des murs, demande de lourdes indemnités des marques de luxe parties civiles au dossier - Dior, Hermès, Kenzo, Givenchy, Guerlain, etc.. Une autre condamnation guette Georges Dahan qui n'avait pas respecté de précédents arrêtés de fermeture pour non-conformité aux règles de sécurité de ce dédale d'étals et de commerces. En 2024, 21,47 millions de produits de contrefaçon ont été saisis en France, pour une valeur estimée à 645,2 millions d'euros, selon l'Union des Fabricants (Unifab), association française de lutte anti-contrefaçon.

22.06.2026 à 05:05

FRANCE 24
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L'Iran et les États-Unis ont bouclé aux premières heures lundi une première séance de pourparlers afin de mettre fin de manière durable à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations, organisées en Suisse, doivent durer toute la semaine. Voici ce qu'il faut retenir à ce stade.
Texte intégral (650 mots)
L'Iran et les États-Unis ont bouclé aux premières heures lundi une première séance de pourparlers afin de mettre fin de manière durable à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations, organisées en Suisse, doivent durer toute la semaine. Voici ce qu'il faut retenir à ce stade.

22.06.2026 à 05:03

FRANCE24
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Réunies dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, les délégations iranienne et américaine ont accompli "des progrès encourageants", ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. Elles se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" pour le restant de la semaine. "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban", a pour sa part affirmé sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui fait partie de la délégation de son pays en Suisse. "Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, le blocus est levé, certains avoirs gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l'Iran a été lancé", s'est-il félicité, énumérant des points du protocole d'accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran. Les Etats-Unis, dont la délégation est emmenée par le vice-président JD Vance, n'ont pas réagi dans l'immédiat. Selon le communiqué du Pakistan et du Qatar, Téhéran et Washington vont mettre en place une "cellule de gestion des conflits" pour mettre fin aux combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, qui ont fragilisé les négociations. "Ligne de communication" sur Ormuz Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah se sont en effet poursuivis vendredi et samedi au Liban, en dépit d'une clause du protocole d'accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts. En représailles, Téhéran a annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. Ces annonces ont fait reculer les prix du pétrole. Vers 03h25 GMT, le prix du baril de WTI nord-américain baissait de 0,20% à 75,70 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 1,41% à 79,43 dollars La cellule de prévention au Liban sera "le premier test réel", a commenté M. Araghchi. Possible signe de détente, Israël a annoncé la levée, à partir de lundi matin, de toutes les restrictions de rassemblement liées à la guerre dans le nord du pays, près de la frontière avec le Liban. Mais l'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu. De son côté, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé toute zone de sécurité israélienne dans le sud de son pays. Les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.106 morts depuis début mars, selon Beyrouth. L'armée israélienne y a recensé 36 militaires tués. Coup d'éclat iranien Selon l'agence officielle iranienne Irna, la délégation iranienne a quitté la table des pourparlers en Suisse au bout de seulement une heure et vingt minutes dimanche, en réaction à "la publication d'un message insultant du président des Etats-Unis". Mais les négociations ont continué par l'intermédiaire des médiateurs. Le coup d'éclat iranien était dû à un message du président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, dans lequel il enjoignait Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban, en référence au mouvement chiite du Hezbollah, de "causer des problèmes", sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes. "Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement", avait rétorqué sur X l'influent chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. En vertu du protocole d'accord du 17 juin, les deux parties doivent "se garder de menacer d'avoir recours à la force l'une contre l'autre" lors des discussions. Ces dernières doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Les différends portent aussi sur le programme nucléaire de Téhéran, qui empoisonne les relations bilatérales depuis des décennies. Selon la télévision d'Etat iranienne, il n'en a pas été question pendant la première session de discussion. Cette même source a affirmé que la délégation iranienne avait refusé de poser pour une photographie avec la délégation américaine, qui outre JD Vance comprend l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. "Nous avons mené des discussions approfondies sur tous les aspects de l'accord sur le nucléaire", a affirmé au contraire dans les premières heures de lundi un haut-diplomate américain à Bürgenstock. burx-roc/tmt
Texte intégral (853 mots)
Réunies dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, les délégations iranienne et américaine ont accompli "des progrès encourageants", ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. Elles se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" pour le restant de la semaine. "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban", a pour sa part affirmé sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui fait partie de la délégation de son pays en Suisse. "Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, le blocus est levé, certains avoirs gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l'Iran a été lancé", s'est-il félicité, énumérant des points du protocole d'accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran. Les Etats-Unis, dont la délégation est emmenée par le vice-président JD Vance, n'ont pas réagi dans l'immédiat. Selon le communiqué du Pakistan et du Qatar, Téhéran et Washington vont mettre en place une "cellule de gestion des conflits" pour mettre fin aux combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, qui ont fragilisé les négociations. "Ligne de communication" sur Ormuz Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah se sont en effet poursuivis vendredi et samedi au Liban, en dépit d'une clause du protocole d'accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts. En représailles, Téhéran a annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. Ces annonces ont fait reculer les prix du pétrole. Vers 03h25 GMT, le prix du baril de WTI nord-américain baissait de 0,20% à 75,70 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 1,41% à 79,43 dollars La cellule de prévention au Liban sera "le premier test réel", a commenté M. Araghchi. Possible signe de détente, Israël a annoncé la levée, à partir de lundi matin, de toutes les restrictions de rassemblement liées à la guerre dans le nord du pays, près de la frontière avec le Liban. Mais l'armée israélienne restera dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire", a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu. De son côté, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a refusé toute zone de sécurité israélienne dans le sud de son pays. Les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.106 morts depuis début mars, selon Beyrouth. L'armée israélienne y a recensé 36 militaires tués. Coup d'éclat iranien Selon l'agence officielle iranienne Irna, la délégation iranienne a quitté la table des pourparlers en Suisse au bout de seulement une heure et vingt minutes dimanche, en réaction à "la publication d'un message insultant du président des Etats-Unis". Mais les négociations ont continué par l'intermédiaire des médiateurs. Le coup d'éclat iranien était dû à un message du président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, dans lequel il enjoignait Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban, en référence au mouvement chiite du Hezbollah, de "causer des problèmes", sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes. "Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement", avait rétorqué sur X l'influent chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. En vertu du protocole d'accord du 17 juin, les deux parties doivent "se garder de menacer d'avoir recours à la force l'une contre l'autre" lors des discussions. Ces dernières doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Les différends portent aussi sur le programme nucléaire de Téhéran, qui empoisonne les relations bilatérales depuis des décennies. Selon la télévision d'Etat iranienne, il n'en a pas été question pendant la première session de discussion. Cette même source a affirmé que la délégation iranienne avait refusé de poser pour une photographie avec la délégation américaine, qui outre JD Vance comprend l'émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. "Nous avons mené des discussions approfondies sur tous les aspects de l'accord sur le nucléaire", a affirmé au contraire dans les premières heures de lundi un haut-diplomate américain à Bürgenstock. burx-roc/tmt

22.06.2026 à 04:59

FRANCE24
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Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester et grand favori pour succéder à Keir Starmer, doit être officiellement investi député lundi à Westminster. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste puis prendre la tête du gouvernement. Keir Starmer, très impopulaire, avait répété vendredi qu'il se battrait pour rester au pouvoir mais la pression a continué de monter ce week-end. Selon le Guardian, il "devrait annoncer lundi qu’il démissionnera de son poste de Premier ministre après une pression écrasante des députés travaillistes pour céder la place à Andy Burnham". Pour la BBC, les signes indiquant que Keir Starmer pourrait annoncer un plan de démission dès lundi "se multiplient". Il est "sur le point de démissionner", a aussi écrit le Financial Times, même si un allié du chef du gouvernement a dit à ce journal qu'"aucune décision définitive n'avait été prise". Selon la télévision Sky, des poids lourds de son gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, l'ont exhorté à fixer une date pour son départ du 10, Downing Street. Plus de 100 députés travaillistes réclameraient désormais le départ de Keir Starmer, soit environ un quart des députés du parti. Il est probable, d'après le Guardian, qu'il reste dans ses fonctions jusqu'à la fin de l'été au moins. Puis le nouveau dirigeant serait désigné au cours du congrès du parti fin septembre. Donald Trump a pris pour acquis dimanche une démission du dirigeant du Labour auquel il a souhaité "le meilleur". "Keir Starmer va démissionner" de son poste, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants - L'IMMIGRATION ET L'ENERGIE (EXPLOITEZ LE PETROLE DE LA MER DU NORD!)", a déclaré Donald Trump, qui multiplie les attaques contre Keir Starmer depuis des mois. "Changer le pays" Interrogé par l'AFP, Downing Street a cependant affirmé que Keir Starmer demeurait sur la même position que vendredi. Il aurait passé le week-end à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres, où il se serait entretenu avec ses alliés et sa famille. Si Keir Starmer quitte prochainement ses fonctions, le Royaume-Uni aura son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l'histoire moderne de ce pays. Cet ex-avocat de 63 ans était pourtant arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du parti travailliste aux législatives. Les attentes étaient grandes après 14 années de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni est toujours confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie. Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci a été limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Début mai, le Labour a subi une écrasante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, ce qui a intensifié les critiques contre Keir Starmer au sein du parti. Au contraire, Andy Burnham, 56 ans, l'a emporté jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l'Angleterre, avec 54,8% des voix contre 34,5% pour le candidat de Reform UK. Andy Burnham, devenu maire du Grand Manchester en 2017 et surnommé le "roi du Nord", a répété pendant la campagne qu'il voulait "changer le Labour et le pays". S'il a connu deux échecs dans des tentatives de prendre la tête du parti travailliste - en 2010 et 2015 -, il est la personnalité politique préférée des Britanniques, selon l'institut YouGov.
Texte intégral (634 mots)
Andy Burnham, le populaire maire du Grand Manchester et grand favori pour succéder à Keir Starmer, doit être officiellement investi député lundi à Westminster. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste puis prendre la tête du gouvernement. Keir Starmer, très impopulaire, avait répété vendredi qu'il se battrait pour rester au pouvoir mais la pression a continué de monter ce week-end. Selon le Guardian, il "devrait annoncer lundi qu’il démissionnera de son poste de Premier ministre après une pression écrasante des députés travaillistes pour céder la place à Andy Burnham". Pour la BBC, les signes indiquant que Keir Starmer pourrait annoncer un plan de démission dès lundi "se multiplient". Il est "sur le point de démissionner", a aussi écrit le Financial Times, même si un allié du chef du gouvernement a dit à ce journal qu'"aucune décision définitive n'avait été prise". Selon la télévision Sky, des poids lourds de son gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, l'ont exhorté à fixer une date pour son départ du 10, Downing Street. Plus de 100 députés travaillistes réclameraient désormais le départ de Keir Starmer, soit environ un quart des députés du parti. Il est probable, d'après le Guardian, qu'il reste dans ses fonctions jusqu'à la fin de l'été au moins. Puis le nouveau dirigeant serait désigné au cours du congrès du parti fin septembre. Donald Trump a pris pour acquis dimanche une démission du dirigeant du Labour auquel il a souhaité "le meilleur". "Keir Starmer va démissionner" de son poste, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. "Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants - L'IMMIGRATION ET L'ENERGIE (EXPLOITEZ LE PETROLE DE LA MER DU NORD!)", a déclaré Donald Trump, qui multiplie les attaques contre Keir Starmer depuis des mois. "Changer le pays" Interrogé par l'AFP, Downing Street a cependant affirmé que Keir Starmer demeurait sur la même position que vendredi. Il aurait passé le week-end à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres, où il se serait entretenu avec ses alliés et sa famille. Si Keir Starmer quitte prochainement ses fonctions, le Royaume-Uni aura son septième Premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l'histoire moderne de ce pays. Cet ex-avocat de 63 ans était pourtant arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du parti travailliste aux législatives. Les attentes étaient grandes après 14 années de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni est toujours confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie. Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci a été limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Début mai, le Labour a subi une écrasante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, ce qui a intensifié les critiques contre Keir Starmer au sein du parti. Au contraire, Andy Burnham, 56 ans, l'a emporté jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l'Angleterre, avec 54,8% des voix contre 34,5% pour le candidat de Reform UK. Andy Burnham, devenu maire du Grand Manchester en 2017 et surnommé le "roi du Nord", a répété pendant la campagne qu'il voulait "changer le Labour et le pays". S'il a connu deux échecs dans des tentatives de prendre la tête du parti travailliste - en 2010 et 2015 -, il est la personnalité politique préférée des Britanniques, selon l'institut YouGov.
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