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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

10.02.2026 à 18:55

Après l'Arménie, le vice-président américain JD Vance est en Azerbaïdjan pour consolider l'accord de paix

FRANCE24
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Cette visite fait suite à la médiation menée l'an dernier par Donald Trump en faveur d'un accord de paix entre les deux rivaux. Elle est aussi censée faire avancer un projet phare de communication et de transport intégrant les deux pays dans une nouvelle route commerciale est-ouest. M. Vance a créé la controverse pendant son déplacement après la suppression d'un tweet publié sur le compte officiel de la vice-présidence sur X annonçant qu'il avait, avec son épouse, déposé des fleurs "au mémorial du génocide arménien pour rendre hommage aux victimes du génocide arménien de 1915". Son équipe a affirmé que le message avait été publié par erreur par un membre qui ne faisait pas partie de la délégation. Selon l'Arménie, qui milite pour la reconnaissance internationale du génocide, jusqu'à 1,5 million de personnes sont mortes entre 1915 et 1916, lorsque les autorités ottomanes ont réprimé la minorité chrétienne arménienne. La Turquie ne reconnaît pas ces événements, estime le nombre de morts arméniens entre 300.000 et 500.000 et affirme qu'autant de Turcs sont morts dans les troubles après que de nombreux Arméniens ont pris le parti des forces russes. Partenariat stratégique L'année dernière, le président américain Donald Trump s'était abstenu, à l'occasion des commémorations, de parler de "génocide", un revirement par rapport à son prédécesseur démocrate Joe Biden. M. Vance a rencontré à Bakou le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avec lequel il a signé un accord de partenariat stratégique entre les Etats-Unis et l'Azerbaïdjan qui "montrera très clairement que la relation entre les Etats-Unis et l'Azerbaïdjan est faite pour durer", selon M. Vance. Les Etats-Unis "vont envoyer de nouveaux bateaux à l'Azerbaïdjan pour vous aider avec la protection des eaux territoriales", a déclaré M. Vance au président Aliev lors d'une conférence de presse commune. M. Aliev de son côté a affirmé que les relations entre les deux pays "entrent dans une nouvelle phase", incluant la coopération dans le domaine de la défense "à travers la vente d'équipements". "Nous allons poursuivre la coopération dans le secteur de la sécurité et travailler ensemble sur des opérations de contre-terrorisme", a-t-il ajouté. Lundi, JD Vance s'est entretenu avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Erevan. "Paix et prospérité" JD Vance a déclaré en amont de sa rencontre avec Ilham Aliev que la question des dirigeants séparatistes arméniens détenus en Azerbaïdjan "reviendrait certainement sur la table" lors de ses entretiens avec les dirigeants azerbaïdjanais. La semaine dernière, un tribunal militaire à Bakou a infligé de lourdes peines, dont des condamnations à perpétuité, à des dirigeants séparatistes arméniens. Plus de 20 organisations arméniennes de défense des droits humains ont adressé une lettre ouverte exhortant le vice-président des Etats-Unis à aider à obtenir la libération des détenus arméniens dans les prisons azerbaïdjanaises, tandis que des réfugiés du Karabakh ont organisé un rassemblement à Erevan pour formuler la même demande. Le département d'Etat américain a précédemment indiqué que cette visite de deux jours permettrait de "faire avancer les efforts de paix du président Donald Trump" et promouvoir un projet de corridor de transit, TRIPP, passant par l'Arménie et reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan, qui intégrerait la région dans une nouvelle route commerciale est-ouest. L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont signé en août un accord à Washington sous l'égide du président américain pour mettre fin au conflit territorial qui les oppose depuis des décennies. Ce conflit concernait notamment le Karabakh, une enclave montagneuse qui a été au centre de deux guerres, l'une à la chute de l'Union soviétique et l'autre en 2020. L'Azerbaïdjan a finalement repris ce territoire aux séparatistes arméniens à l'issue d'une offensive éclair en 2023. M. Aliev a déclaré que le TRIPP "sera une nouvelle contribution à la paix, au développement et la coopération régionale".

10.02.2026 à 18:47

Iran: la sécheresse a alimenté la colère populaire

Audrey RACINE
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L'Iran subit depuis plus de 10 ans de graves sécheresses qui alimentent la colère populaire. En 2021, le mouvement des "assoiffés" avait été durement réprimé. L'automne 2025 a été le plus sec depuis 50 ans. Les barrages qui alimentent Téhéran sont au plus bas et le président iranien a dit, en novembre, envisager une évacuation de la capitale. Si le réchauffement climatique joue un rôle évident dans cette crise de l'eau, elle aurait aussi pu être mieux gérée pour en atténuer les effets.

10.02.2026 à 18:45

Comment la course à l'IA renforce le pouvoir des Big Tech sur l’économie américaine

Sébastian SEIBT
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Les ambitions des géants de la tech dans l’IA donnent le tournis : Alphabet lance un emprunt sur un siècle, tandis qu’Oracle a levé 25 milliards de dollars. Au total, les titans américains du secteur promettent d’investir près de 600 milliards de dollars d’ici 2026. De quoi prendre l’économie américaine et la Bourse en otage ?
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Les ambitions des géants de la tech dans l’IA donnent le tournis : Alphabet lance un emprunt sur un siècle, tandis qu’Oracle a levé 25 milliards de dollars. Au total, les titans américains du secteur promettent d’investir près de 600 milliards de dollars d’ici 2026. De quoi prendre l’économie américaine et la Bourse en otage ?

10.02.2026 à 18:44

Que se passe-t-il avec les médailles des Jeux Olympiques de Milan-Cortina ?

FRANCE24
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Plusieurs athlètes ont eu une mauvaise surprise lorsqu'ils ont célébré leur victoire aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina : leur médaille s'est cassée. Que se passe-t-il ?
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Plusieurs athlètes ont eu une mauvaise surprise lorsqu'ils ont célébré leur victoire aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina : leur médaille s'est cassée. Que se passe-t-il ?

10.02.2026 à 18:40

Yael Naim, une métamorphose vers la lumière

Louise DUPONT
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Six ans après "Night Songs", Yael Naim revient avec "Solaire", un album intime et lumineux, né d’un profond bouleversement personnel et artistique. Révélée au grand public avec le tube planétaire "New Soul", la chanteuse aux trois Victoires de la Musique se raconte aujourd’hui autrement : la peur du succès, la maternité, la place des femmes dans la création, mais aussi les doutes et les échecs.
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Six ans après "Night Songs", Yael Naim revient avec "Solaire", un album intime et lumineux, né d’un profond bouleversement personnel et artistique. Révélée au grand public avec le tube planétaire "New Soul", la chanteuse aux trois Victoires de la Musique se raconte aujourd’hui autrement : la peur du succès, la maternité, la place des femmes dans la création, mais aussi les doutes et les échecs.

10.02.2026 à 18:35

Suicide d'une institutrice: le ministre de l'Education va "proposer une réparation" financière à sa veuve

FRANCE24
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Sollicité par l'AFP, le ministère a précisé que cette réponse pourrait prendre la forme d'une réparation financière. Des discussions devraient s'ouvrir prochainement entre l'avocat de la veuve et le ministère, selon la même source. "Il faut condamner les conséquences, d'abord en termes de responsabilité du ministère, et c'est pour ça que je ferai évidemment une proposition de réparation à Mme Paccoud-Grandjean", sa veuve, a indiqué Édouard Geffray lors des questions au gouvernement. L'enquête administrative avait été diligentée "immédiatement" après le suicide, le jour de la rentrée, de cette directrice d'école harcelée en raison de son homosexualité, a rappelé le ministre. Les conclusions, rendues publiques vendredi par le ministère, "ont témoigné d'une succession de micro-décisions que je qualifierais d'administrativo-bureaucratiques qui, en cumulé, constituent effectivement une défaillance institutionnelle", dans le soutien qui lui a été apporté par le ministère, a-t-il reconnu. Le ministre a cependant souligné qu'"il n'y a pas eu, dans l'analyse (des inspecteurs) de volonté de nuire" ni de faute individuelle identifiée. "Ceux qui gèrent les autres, ce sont aussi des hommes et des femmes. Ils ne sont pas inhumains", a-t-il insisté, évoquant plutôt une mécanique administrative ayant failli. "Il faut profondément humaniser nos procédures de gestion administrative dans un ministère qui compte 1,8 million d'agents", a poursuivi Édouard Geffray. Caroline Grandjean, 42 ans, était la cible depuis septembre 2023 de harcèlement en raison de son homosexualité et s'est suicidée le 1er septembre 2025, un drame qui a suscité l'émoi dans le monde enseignant et au-delà. Des tags "sale gouine" et "gouine = pédophile" avaient notamment été découverts sur les murs de son école de Moussages, un village du Cantal de 200 habitants. Une enquête avait été ouverte après ces inscriptions mais classée sans suite en mars 2025 "en l'absence de faits nouveaux", avait alors indiqué le parquet. En arrêt maladie, l'enseignante s'était vue proposer un poste à quelques kilomètres de Moussages pour la rentrée scolaire mais avait été incapable de reprendre son travail alors. L'épouse de Caroline Grandjean, Christine Grandjean-Paccoud, a depuis porté plainte contre l'Éducation nationale pour "harcèlement".
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Sollicité par l'AFP, le ministère a précisé que cette réponse pourrait prendre la forme d'une réparation financière. Des discussions devraient s'ouvrir prochainement entre l'avocat de la veuve et le ministère, selon la même source. "Il faut condamner les conséquences, d'abord en termes de responsabilité du ministère, et c'est pour ça que je ferai évidemment une proposition de réparation à Mme Paccoud-Grandjean", sa veuve, a indiqué Édouard Geffray lors des questions au gouvernement. L'enquête administrative avait été diligentée "immédiatement" après le suicide, le jour de la rentrée, de cette directrice d'école harcelée en raison de son homosexualité, a rappelé le ministre. Les conclusions, rendues publiques vendredi par le ministère, "ont témoigné d'une succession de micro-décisions que je qualifierais d'administrativo-bureaucratiques qui, en cumulé, constituent effectivement une défaillance institutionnelle", dans le soutien qui lui a été apporté par le ministère, a-t-il reconnu. Le ministre a cependant souligné qu'"il n'y a pas eu, dans l'analyse (des inspecteurs) de volonté de nuire" ni de faute individuelle identifiée. "Ceux qui gèrent les autres, ce sont aussi des hommes et des femmes. Ils ne sont pas inhumains", a-t-il insisté, évoquant plutôt une mécanique administrative ayant failli. "Il faut profondément humaniser nos procédures de gestion administrative dans un ministère qui compte 1,8 million d'agents", a poursuivi Édouard Geffray. Caroline Grandjean, 42 ans, était la cible depuis septembre 2023 de harcèlement en raison de son homosexualité et s'est suicidée le 1er septembre 2025, un drame qui a suscité l'émoi dans le monde enseignant et au-delà. Des tags "sale gouine" et "gouine = pédophile" avaient notamment été découverts sur les murs de son école de Moussages, un village du Cantal de 200 habitants. Une enquête avait été ouverte après ces inscriptions mais classée sans suite en mars 2025 "en l'absence de faits nouveaux", avait alors indiqué le parquet. En arrêt maladie, l'enseignante s'était vue proposer un poste à quelques kilomètres de Moussages pour la rentrée scolaire mais avait été incapable de reprendre son travail alors. L'épouse de Caroline Grandjean, Christine Grandjean-Paccoud, a depuis porté plainte contre l'Éducation nationale pour "harcèlement".

10.02.2026 à 18:31

La Bourse de Paris clôture en toute petite hausse, portée par Kering

FRANCE24
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L'indice vedette CAC 40 a avancé de 4,60 points, à 8.327,88 points, en hausse de 0,06%. Lundi, il avait terminé en hausse de 0,60%. Le CAC 40 a notamment profité mardi de la forte hausse de l'action de Kering (+10,90%, à 288 euros) après que le géant du luxe a publié un bénéfice annuel divisé par près de dix par rapport à l'année dernière, mais également un quatrième trimestre moins mauvais qu'attendu. L'indice parisien a été "porté par Kering", qui était "l'événement du jour sur le marché français", sans que cela ait pour autant entraîné le reste du secteur, analyse pour l'AFP Nicolas Budin, responsable de la gestion actions chez Myria AM. "C'est un marché qui est plutôt bien orienté sur la journée", résume Nicolas Budin, qui note que le CAC 40 navigue désormais "proche de ses records". "On est dans la phase de résultats, donc les réactions peuvent être assez vives parce que le marché est quand même un petit peu sous pression", rappelle également M. Budin. Plusieurs résultats sont attendus mercredi, parmi lesquels TotalEnergies ainsi que Dassault Systèmes, avant l'ouverture de la Bourse. Sur le plan macroéconomique, les investisseurs scrutent cette semaine plusieurs indicateurs américains. La publication des ventes au détail pour le mois de décembre aux Etats-Unis, qui ont stagné malgré la période des fêtes de fin d'année, n'a pas fait bouger la place parisienne. Dans la suite de la semaine, les investisseurs décortiqueront également les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis mercredi, suivis de l'inflation, toujours aux Etats-Unis, vendredi. Ces deux indicateurs sont déterminants pour évaluer la future politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Plus l'inflation et l'activité sont faibles, plus l'institution monétaire sera susceptible de baisser ses taux, ce qui est favorable aux actions. Sur le marché obligataire, le taux français à échéance dix ans a baissé mardi, à 3,40%, contre 3,44% la veille. ArcelorMittal s'engage à Dunkerque Le géant de l'acier ArcelorMittal (+2,01%, à 52,76 euros) a confirmé mardi, en présence d'Emmanuel Macron, la construction à Dunkerque (Nord) de son plus gros four électrique d'Europe, assurant son "engagement en France" après des mois d'atermoiements sur cet investissement majeur, nécessaire pour l'avenir de la filière. D'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an, ce four représente un investissement de 1,3 milliard d'euros et son exploitation doit démarrer courant 2029.
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L'indice vedette CAC 40 a avancé de 4,60 points, à 8.327,88 points, en hausse de 0,06%. Lundi, il avait terminé en hausse de 0,60%. Le CAC 40 a notamment profité mardi de la forte hausse de l'action de Kering (+10,90%, à 288 euros) après que le géant du luxe a publié un bénéfice annuel divisé par près de dix par rapport à l'année dernière, mais également un quatrième trimestre moins mauvais qu'attendu. L'indice parisien a été "porté par Kering", qui était "l'événement du jour sur le marché français", sans que cela ait pour autant entraîné le reste du secteur, analyse pour l'AFP Nicolas Budin, responsable de la gestion actions chez Myria AM. "C'est un marché qui est plutôt bien orienté sur la journée", résume Nicolas Budin, qui note que le CAC 40 navigue désormais "proche de ses records". "On est dans la phase de résultats, donc les réactions peuvent être assez vives parce que le marché est quand même un petit peu sous pression", rappelle également M. Budin. Plusieurs résultats sont attendus mercredi, parmi lesquels TotalEnergies ainsi que Dassault Systèmes, avant l'ouverture de la Bourse. Sur le plan macroéconomique, les investisseurs scrutent cette semaine plusieurs indicateurs américains. La publication des ventes au détail pour le mois de décembre aux Etats-Unis, qui ont stagné malgré la période des fêtes de fin d'année, n'a pas fait bouger la place parisienne. Dans la suite de la semaine, les investisseurs décortiqueront également les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis mercredi, suivis de l'inflation, toujours aux Etats-Unis, vendredi. Ces deux indicateurs sont déterminants pour évaluer la future politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Plus l'inflation et l'activité sont faibles, plus l'institution monétaire sera susceptible de baisser ses taux, ce qui est favorable aux actions. Sur le marché obligataire, le taux français à échéance dix ans a baissé mardi, à 3,40%, contre 3,44% la veille. ArcelorMittal s'engage à Dunkerque Le géant de l'acier ArcelorMittal (+2,01%, à 52,76 euros) a confirmé mardi, en présence d'Emmanuel Macron, la construction à Dunkerque (Nord) de son plus gros four électrique d'Europe, assurant son "engagement en France" après des mois d'atermoiements sur cet investissement majeur, nécessaire pour l'avenir de la filière. D'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an, ce four représente un investissement de 1,3 milliard d'euros et son exploitation doit démarrer courant 2029.

10.02.2026 à 18:11

A Cuba, charbon de bois et panneaux solaires pour affronter la crise énergétique

FRANCE24
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En bord d'une route de la périphérie de la capitale cubaine, quelques vendeurs proposent du charbon à même le bitume et quelques braseros artisanaux, certains fabriqués avec de vieux tambours de machine à laver. "Tout le monde sait ce qui nous attend maintenant. Nous n'avons pas de carburant dans le pays, il faut trouver des alternatives", explique à l'AFP Niurbis Lamothe Robert, une employée d'Etat de 53 ans, qui vient d'acheter un réchaud à charbon. "La situation s'est encore compliquée", raconte une autre acheteuse, qui préfère taire son nom, en regardant un sac de charbon de bois à 2.600 pesos (5,25 dollars), soit près de 50% du salaire moyen cubain. Cette mère d'une fillette explique que son salaire ne lui permet d'acheter ni un groupe électrogène, ni une petite batterie au lithium pour faire face aux longues heures de coupures électriques. "C'est l'option la plus abordable", dit-elle, en chargeant un sac de charbon de bois sur sa moto électrique. Yurisnel Agosto, 36 ans, confirme qu'il n'a jamais "autant vendu" de charbon de bois. Jusque-là ses principaux clients étaient des pizzerias ou des restaurants spécialisés dans les grillades, mais désormais de plus en plus de particuliers achètent pour leur foyer. "Les gens viennent et achètent trois sacs pour se préparer au cas où il n'y aurait pas d'électricité", dit-il, alors que le manque de courant empêche l'utilisation des cuisinières électriques et que le pays souffre d'un manque de bouteilles de gaz. Cuba a vu sa situation économique se dégrader fortement ces six dernières années avec des pénuries en tous genres, des coupures d'électricité et de carburant qui se sont aggravées ces deux dernières années. Désormais l'étranglement énergétique décidé par les Etats-Unis, qui impose déjà un embargo à l'île communiste depuis plus de 60 ans, fait craindre le pire. "Désespérés" Les Cubains, dont certains ont déjà connu la "Période spéciale", la très grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal fournisseur de pétrole à Cuba, tentent de s'adapter, forcés de réorganiser en permanence leur vie quotidienne. L'annonce de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, dont le pays avait pris la relève pour envoyer du pétrole à Cuba à partir des années 2000, a sonné l'alarme dans un pays qui, avant le coup de force de Washington, peinait déjà à assurer la moitié de ses besoins électriques. Les plus aisés voient désormais leur salut dans les panneaux solaires dont les entreprises d'installation se sont multipliées depuis 2024, notamment grâce aux facilités d'importation ouvertes par le gouvernement cubain. "Les gens sont désespérés, ils veulent trouver une solution", raconte à l'AFP Reinier Hernandez, 42 ans, propriétaire d'une société privée d'installation de systèmes solaires qui fait face depuis un mois à une demande exponentielle. Depuis mi-janvier, il ne dort presque plus, entre appels téléphoniques, préparation de devis et organisation du travail de sa vingtaine d'employés qui font des journées à rallonge, week-end compris. "Je n'ai même pas pu me reposer ces deux dernières semaines", confirme Orley Estrada, chef d'équipe de 30 ans. "Parfois, je rentre chez moi à une heure du matin" et "il y a toujours plus de clients qui appellent sans arrêt", dit-il. Dans le quartier de Guanabacoa, dans l'est de La Havane, ses ouvriers s'affairent pour installer 12 panneaux solaires sur le toit d'un foyer pour personnes âgées géré par l'Eglise catholique. Les religieuses vont pouvoir préparer à manger pour environ 80 personnes âgées démunies ou sans abri. "Sans électricité, nous n'avions pas de solution", explique à l'AFP soeur Gertrudis Abreu, une religieuse dominicaine qui s'occupe du foyer et qui a fait un appel aux dons pour réunir les 7.000 dollars nécessaires à l'installation. Mais si la plus petite installation solaire proposée par l'entreprise de Reinier Hernandez coûte 2.000 dollars, elle est loin d'être à portée de tous les Cubains.
Texte intégral (688 mots)
En bord d'une route de la périphérie de la capitale cubaine, quelques vendeurs proposent du charbon à même le bitume et quelques braseros artisanaux, certains fabriqués avec de vieux tambours de machine à laver. "Tout le monde sait ce qui nous attend maintenant. Nous n'avons pas de carburant dans le pays, il faut trouver des alternatives", explique à l'AFP Niurbis Lamothe Robert, une employée d'Etat de 53 ans, qui vient d'acheter un réchaud à charbon. "La situation s'est encore compliquée", raconte une autre acheteuse, qui préfère taire son nom, en regardant un sac de charbon de bois à 2.600 pesos (5,25 dollars), soit près de 50% du salaire moyen cubain. Cette mère d'une fillette explique que son salaire ne lui permet d'acheter ni un groupe électrogène, ni une petite batterie au lithium pour faire face aux longues heures de coupures électriques. "C'est l'option la plus abordable", dit-elle, en chargeant un sac de charbon de bois sur sa moto électrique. Yurisnel Agosto, 36 ans, confirme qu'il n'a jamais "autant vendu" de charbon de bois. Jusque-là ses principaux clients étaient des pizzerias ou des restaurants spécialisés dans les grillades, mais désormais de plus en plus de particuliers achètent pour leur foyer. "Les gens viennent et achètent trois sacs pour se préparer au cas où il n'y aurait pas d'électricité", dit-il, alors que le manque de courant empêche l'utilisation des cuisinières électriques et que le pays souffre d'un manque de bouteilles de gaz. Cuba a vu sa situation économique se dégrader fortement ces six dernières années avec des pénuries en tous genres, des coupures d'électricité et de carburant qui se sont aggravées ces deux dernières années. Désormais l'étranglement énergétique décidé par les Etats-Unis, qui impose déjà un embargo à l'île communiste depuis plus de 60 ans, fait craindre le pire. "Désespérés" Les Cubains, dont certains ont déjà connu la "Période spéciale", la très grave crise économique qui avait suivi la chute en 1991 de l'URSS, alors principal fournisseur de pétrole à Cuba, tentent de s'adapter, forcés de réorganiser en permanence leur vie quotidienne. L'annonce de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, dont le pays avait pris la relève pour envoyer du pétrole à Cuba à partir des années 2000, a sonné l'alarme dans un pays qui, avant le coup de force de Washington, peinait déjà à assurer la moitié de ses besoins électriques. Les plus aisés voient désormais leur salut dans les panneaux solaires dont les entreprises d'installation se sont multipliées depuis 2024, notamment grâce aux facilités d'importation ouvertes par le gouvernement cubain. "Les gens sont désespérés, ils veulent trouver une solution", raconte à l'AFP Reinier Hernandez, 42 ans, propriétaire d'une société privée d'installation de systèmes solaires qui fait face depuis un mois à une demande exponentielle. Depuis mi-janvier, il ne dort presque plus, entre appels téléphoniques, préparation de devis et organisation du travail de sa vingtaine d'employés qui font des journées à rallonge, week-end compris. "Je n'ai même pas pu me reposer ces deux dernières semaines", confirme Orley Estrada, chef d'équipe de 30 ans. "Parfois, je rentre chez moi à une heure du matin" et "il y a toujours plus de clients qui appellent sans arrêt", dit-il. Dans le quartier de Guanabacoa, dans l'est de La Havane, ses ouvriers s'affairent pour installer 12 panneaux solaires sur le toit d'un foyer pour personnes âgées géré par l'Eglise catholique. Les religieuses vont pouvoir préparer à manger pour environ 80 personnes âgées démunies ou sans abri. "Sans électricité, nous n'avions pas de solution", explique à l'AFP soeur Gertrudis Abreu, une religieuse dominicaine qui s'occupe du foyer et qui a fait un appel aux dons pour réunir les 7.000 dollars nécessaires à l'installation. Mais si la plus petite installation solaire proposée par l'entreprise de Reinier Hernandez coûte 2.000 dollars, elle est loin d'être à portée de tous les Cubains.

10.02.2026 à 17:55

Violences contre le producteur Michel Zecler: trois policiers jugés en novembre

FRANCE24
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Ces policiers, âgés de 28, 37 et 49 ans, comparaîtront du 9 au 19 novembre devant la cour criminelle départementale de Paris pour violences volontaires avec incapacité totale de travail supérieure à 45 jours, par personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion et avec arme, ainsi que pour faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP). Le 21 novembre 2020, Michel Zecler avait été interpellé devant chez lui pour non-port du masque, en période de regain de Covid, et suspicion de consommation de cannabis, puis passé à tabac dans son studio d'enregistrement. Ces faits avaient été filmés par une caméra de vidéosurveillance, et les images révélées sur le site Loopsider, devenant virales. L'"avalanche de coups" portés durant quatre minutes "n'était pas nécessaire et s'inscrivait dans le cadre d'une action illégitime", selon l'ordonnance de renvoi dont l'AFP a eu connaissance. L'éventuel caractère raciste de l'agression a été en revanche écarté par les juges d'instruction. Michel Zecler soutenait lui depuis le début de l'affaire qu'un des policiers, Aurélien L., lui avait lancé "sale nègre" et qu'un autre, Philippe T., avait tenu des propos racistes à son encontre. "Cette décision ne postule ni n'affirme que les déclarations de M. Zecler sur ce point seraient insincères. Elle se borne à constater que les éléments de preuve en ce sens ne sont pas à la hauteur des standards applicables à la matière pénale", avaient expliqué les juges. Le ministère public avait, lui, demandé que cette circonstance soit retenue. L'avocate du producteur, Me Caroline Toby, avait regretté en juin que "la circonstance aggravante (de racisme) n'ait pas été retenue (...), et ce malgré les éléments réunis ainsi que les témoignages qui les ont confirmés." Elle avait souligné que Michel Zecler ne souhaitait "rien de moins que la tenue de ce procès, pour enfin mettre cette longue épreuve derrière lui". En novembre dernier, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a réclamé que les policiers mis en cause passent enfin devant un conseil de discipline pour des manquements déontologiques graves, dont la tenue de propos racistes. Elle a pointé des faits d'une "extrême gravité, à la fois pour la victime mais également pour l'image de la police et la confiance qu'elle doit inspirer aux citoyens". Un quatrième fonctionnaire, âgé de 40 ans, sera jugé de son côté en correctionnelle pour des violences avec arme, une grenade lacrymogène lancée contre Michel Zecler et plusieurs jeunes hommes. Contactés mardi par l'AFP, les avocats de Michel Zeclerc et des policiers n'ont soit pas donné suite, soit pas souhaité commenter ce futur procès.
Lire plus (457 mots)
Ces policiers, âgés de 28, 37 et 49 ans, comparaîtront du 9 au 19 novembre devant la cour criminelle départementale de Paris pour violences volontaires avec incapacité totale de travail supérieure à 45 jours, par personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion et avec arme, ainsi que pour faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP). Le 21 novembre 2020, Michel Zecler avait été interpellé devant chez lui pour non-port du masque, en période de regain de Covid, et suspicion de consommation de cannabis, puis passé à tabac dans son studio d'enregistrement. Ces faits avaient été filmés par une caméra de vidéosurveillance, et les images révélées sur le site Loopsider, devenant virales. L'"avalanche de coups" portés durant quatre minutes "n'était pas nécessaire et s'inscrivait dans le cadre d'une action illégitime", selon l'ordonnance de renvoi dont l'AFP a eu connaissance. L'éventuel caractère raciste de l'agression a été en revanche écarté par les juges d'instruction. Michel Zecler soutenait lui depuis le début de l'affaire qu'un des policiers, Aurélien L., lui avait lancé "sale nègre" et qu'un autre, Philippe T., avait tenu des propos racistes à son encontre. "Cette décision ne postule ni n'affirme que les déclarations de M. Zecler sur ce point seraient insincères. Elle se borne à constater que les éléments de preuve en ce sens ne sont pas à la hauteur des standards applicables à la matière pénale", avaient expliqué les juges. Le ministère public avait, lui, demandé que cette circonstance soit retenue. L'avocate du producteur, Me Caroline Toby, avait regretté en juin que "la circonstance aggravante (de racisme) n'ait pas été retenue (...), et ce malgré les éléments réunis ainsi que les témoignages qui les ont confirmés." Elle avait souligné que Michel Zecler ne souhaitait "rien de moins que la tenue de ce procès, pour enfin mettre cette longue épreuve derrière lui". En novembre dernier, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a réclamé que les policiers mis en cause passent enfin devant un conseil de discipline pour des manquements déontologiques graves, dont la tenue de propos racistes. Elle a pointé des faits d'une "extrême gravité, à la fois pour la victime mais également pour l'image de la police et la confiance qu'elle doit inspirer aux citoyens". Un quatrième fonctionnaire, âgé de 40 ans, sera jugé de son côté en correctionnelle pour des violences avec arme, une grenade lacrymogène lancée contre Michel Zecler et plusieurs jeunes hommes. Contactés mardi par l'AFP, les avocats de Michel Zeclerc et des policiers n'ont soit pas donné suite, soit pas souhaité commenter ce futur procès.

10.02.2026 à 17:51

Bourses européennes: Paris quasi stable (+0,06%), Londres (-0,31%) et Francfort (-0,11%) en légère baisse

FRANCE24
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Paris (+0,06%) a terminé légèrement dans le vert, portée par la performance boursière du géant du luxe Kering (+10,90%), tandis que Londres (-0,31%), Francfort (-0,11%) et Milan (-0,04%) ont fini dans le rouge.
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Paris (+0,06%) a terminé légèrement dans le vert, portée par la performance boursière du géant du luxe Kering (+10,90%), tandis que Londres (-0,31%), Francfort (-0,11%) et Milan (-0,04%) ont fini dans le rouge.

10.02.2026 à 17:43

Echanges houleux au Congrès américain entre démocrates et responsables de l'immigration de Trump

FRANCE24
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"Le gouvernement et les agences représentées devant nous ont démontré un mépris total pour la loi et la Constitution", a accusé le représentant démocrate Tim Kennedy. L'audition survient au moment où le Congrès est engagé dans une bataille sur le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépendent ces trois agences, consécutive à la mort de deux Américains tués à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, par des agents fédéraux. Le financement du DHS arrive à expiration samedi, date à laquelle nombre de ses services entreront en situation de paralysie budgétaire. Devant la commission de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants, les responsables de ces trois agences ont vanté leurs accomplissements en matière de lutte contre l'immigration. Le chef de la police aux frontières (CBP), Rodney Scott, a ainsi souligné que depuis le retour du président républicain au pouvoir, les entrées illégales aux Etats-Unis n'ont jamais été à un niveau aussi bas. "La CBP a passé l'an dernier à reconstruire une frontière qui avait été intentionnellement détruite", a-t-il argumenté, en s'attaquant au bilan de l'ancien président démocrate Joe Biden. Tactiques "anti-américaines" Le chef par intérim de la police de l'immigration (ICE), Todd Lyons, a souligné de son côté que 475.000 expulsions avaient été réalisées par ses services en 2025. "Le président nous a chargés d'effectuer des expulsions en masse, et nous accomplissons cette mission", a-t-il affirmé. Après leurs remarques liminaires, les deux responsables ont été soumis au feu des questions des membres démocrates de la commission. L'élu Dan Goldman, s'adressant à Todd Lyons, a notamment fustigé l'ICE et ses "tactiques qui sont anti-américaines et tout simplement fascistes". Son collègue républicain Eli Crane a accusé en retour l'opposition de "diaboliser l'ICE". Des milliers d'agents fédéraux ont multiplié ces dernières semaines les descentes dans cette ville du Minnesota pour arrêter les personnes en situation irrégulière. Leurs opérations ont provoqué des tensions dans la ville, où les habitants manifestent en nombre contre leur présence. En marge de celles-ci, des agents de la CBP et de l'ICE ont tué par balle en janvier, à moins de trois semaines d'intervalle, Renee Good et Alex Pretti. La mort de ces deux Américains, tous deux âgés de 37 ans, a suscité une vague d'émotion à travers le pays. Paralysie Lors de l'audition de mardi, les responsables de ces agences ont condamné quant à eux les attaques perpétrées contre leurs agents. "Nous faisons face à l'environnement opérationnel le plus mortel de l'histoire de notre agence", a affirmé Todd Lyons. Depuis les décès de Renee Good et d'Alex Pretti, les démocrates demandent de vastes réformes du fonctionnement de l'ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de se dissimuler le visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant. A cet effet, les chefs démocrates au Congrès menacent de ne pas approuver le projet de financement 2026 du DHS. Face à leurs demandes, la Maison Blanche a signalé sa volonté de négocier, mais sa réponse lundi n'a pas satisfait l'opposition. "Les républicains ont partagé une ébauche de contre-proposition qui n'incluait aucun détail ni de contenu législatif", ont affirmé le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, et son homologue au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué. En cas d'échec des négociations, le DHS risque de se retrouver en paralysie budgétaire à partir de samedi. Les opérations de la CBP et de l'ICE pourraient continuer grâce à des fonds approuvés par le Congrès l'an dernier, mais d'autres agences, comme celle chargée de la réponse aux catastrophes naturelles (Fema), pourraient être touchées.
Texte intégral (656 mots)
"Le gouvernement et les agences représentées devant nous ont démontré un mépris total pour la loi et la Constitution", a accusé le représentant démocrate Tim Kennedy. L'audition survient au moment où le Congrès est engagé dans une bataille sur le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépendent ces trois agences, consécutive à la mort de deux Américains tués à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, par des agents fédéraux. Le financement du DHS arrive à expiration samedi, date à laquelle nombre de ses services entreront en situation de paralysie budgétaire. Devant la commission de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants, les responsables de ces trois agences ont vanté leurs accomplissements en matière de lutte contre l'immigration. Le chef de la police aux frontières (CBP), Rodney Scott, a ainsi souligné que depuis le retour du président républicain au pouvoir, les entrées illégales aux Etats-Unis n'ont jamais été à un niveau aussi bas. "La CBP a passé l'an dernier à reconstruire une frontière qui avait été intentionnellement détruite", a-t-il argumenté, en s'attaquant au bilan de l'ancien président démocrate Joe Biden. Tactiques "anti-américaines" Le chef par intérim de la police de l'immigration (ICE), Todd Lyons, a souligné de son côté que 475.000 expulsions avaient été réalisées par ses services en 2025. "Le président nous a chargés d'effectuer des expulsions en masse, et nous accomplissons cette mission", a-t-il affirmé. Après leurs remarques liminaires, les deux responsables ont été soumis au feu des questions des membres démocrates de la commission. L'élu Dan Goldman, s'adressant à Todd Lyons, a notamment fustigé l'ICE et ses "tactiques qui sont anti-américaines et tout simplement fascistes". Son collègue républicain Eli Crane a accusé en retour l'opposition de "diaboliser l'ICE". Des milliers d'agents fédéraux ont multiplié ces dernières semaines les descentes dans cette ville du Minnesota pour arrêter les personnes en situation irrégulière. Leurs opérations ont provoqué des tensions dans la ville, où les habitants manifestent en nombre contre leur présence. En marge de celles-ci, des agents de la CBP et de l'ICE ont tué par balle en janvier, à moins de trois semaines d'intervalle, Renee Good et Alex Pretti. La mort de ces deux Américains, tous deux âgés de 37 ans, a suscité une vague d'émotion à travers le pays. Paralysie Lors de l'audition de mardi, les responsables de ces agences ont condamné quant à eux les attaques perpétrées contre leurs agents. "Nous faisons face à l'environnement opérationnel le plus mortel de l'histoire de notre agence", a affirmé Todd Lyons. Depuis les décès de Renee Good et d'Alex Pretti, les démocrates demandent de vastes réformes du fonctionnement de l'ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de se dissimuler le visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant. A cet effet, les chefs démocrates au Congrès menacent de ne pas approuver le projet de financement 2026 du DHS. Face à leurs demandes, la Maison Blanche a signalé sa volonté de négocier, mais sa réponse lundi n'a pas satisfait l'opposition. "Les républicains ont partagé une ébauche de contre-proposition qui n'incluait aucun détail ni de contenu législatif", ont affirmé le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, et son homologue au Sénat, Chuck Schumer, dans un communiqué. En cas d'échec des négociations, le DHS risque de se retrouver en paralysie budgétaire à partir de samedi. Les opérations de la CBP et de l'ICE pourraient continuer grâce à des fonds approuvés par le Congrès l'an dernier, mais d'autres agences, comme celle chargée de la réponse aux catastrophes naturelles (Fema), pourraient être touchées.

10.02.2026 à 17:43

Après la démission de Jack Lang, l'Institut du monde arabe lance la course à sa succession

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Acculé par la mise au jour de ses liens avec le prédateur sexuel américain et l'ouverture d'une enquête judiciaire en France, l'ancien ministre de la Culture de 86 ans a été contraint samedi de lâcher les rênes de l'institution parisienne qu'il préside depuis 2013. Mardi, le ministère des Affaires étrangères, qui contribue pour moitié (12,3 millions d'euros) au budget de cette fondation privée au statut hybride, a indiqué qu'un conseil d'administration était convoqué dans une semaine pour lui trouver un successeur. Dans un communiqué de presse, l'IMA, instrument des relations de la France avec le monde arabe, a confirmé cette échéance et a tenu à saluer l'action de Jack Lang, loué pour avoir "redonné à (l')institution son éclat et un rayonnement mondial". Mardi prochain, les 14 membres du conseil d'administration, composé à parité d'ambassadeurs arabes et de personnalités choisies par le Quai d'Orsay, auront deux options: désigner un successeur à M. Lang jusqu'à fin décembre avant de prolonger son mandat pour trois ans, ou bien choisir un dirigeant par intérim, selon plusieurs sources informées du dossier. La présidence de cette prestigieuse institution, inaugurée en 1987 après un accord entre la France et 22 pays arabes, suscite des convoitises même si plusieurs noms cités ont semblé décliner. L'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui était intéressé par la présidence de l'IMA avant que Jack Lang ne soit reconduit fin 2023, a semblé écarter cette hypothèse. Son entourage a indiqué à l'AFP que l'actuel émissaire d'Emmanuel Macron pour le Liban était "bien dans ce qu'il fait et est utile au pays". Autre personnalité pressentie, l'ancienne ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a fait savoir à l'AFP, par son entourage, qu'elle n'était "pas intéressée par le poste". Directrice exécutive du groupe L'Orient-Le Jour depuis novembre, elle assure être "pleinement engagée sur cette mission". Circulent également les noms d'Audrey Azoulay, qui a quitté la direction générale de l'Unesco en novembre, et de l’ex-secrétaire d'Etat macroniste Sabrina Agresti-Roubache. Tourner la page La nomination du futur dirigeant reviendra au président de la République Emmanuel Macron, mais doit être entérinée par le conseil d'administration de l'institution. Côté français, cet organe comprend deux hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et deux adjoints ainsi qu'un député, un sénateur et le président d'un grand mécène. Côté arabe, les membres sont des ambassadeurs ou adjoints ou ès qualités en poste à Paris, dont la durée du mandat est mouvante puisqu'elle dépend de leur présence en France. La liste précise des pays qui y sont actuellement représentés n'est toutefois pas publique. Après avoir dans un premier temps exclu de quitter son poste, Jack Lang a finalement "proposé" sa démission samedi après la mise au jour de relations personnelles et d'affaires avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 aux Etats-Unis où l'attendait un procès pour exploitation sexuelle. A la suite de ces révélations, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire contre lui et sa fille Caroline pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée". "Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai", a assuré l'ex-ministre socialiste en annonçant son départ de l'IMA. Dans son communiqué de presse, l'Institut du monde arabe, qui a accueilli 750.000 visiteurs en 2023, a tenté de refermer cette page en se projetant sur deux prochaines expositions fin mars, dédiées à la cité libanaise de Byblos et aux "esclaves en Méditerranée", et sur son quarantième anniversaire l'an prochain.
Texte intégral (625 mots)
Acculé par la mise au jour de ses liens avec le prédateur sexuel américain et l'ouverture d'une enquête judiciaire en France, l'ancien ministre de la Culture de 86 ans a été contraint samedi de lâcher les rênes de l'institution parisienne qu'il préside depuis 2013. Mardi, le ministère des Affaires étrangères, qui contribue pour moitié (12,3 millions d'euros) au budget de cette fondation privée au statut hybride, a indiqué qu'un conseil d'administration était convoqué dans une semaine pour lui trouver un successeur. Dans un communiqué de presse, l'IMA, instrument des relations de la France avec le monde arabe, a confirmé cette échéance et a tenu à saluer l'action de Jack Lang, loué pour avoir "redonné à (l')institution son éclat et un rayonnement mondial". Mardi prochain, les 14 membres du conseil d'administration, composé à parité d'ambassadeurs arabes et de personnalités choisies par le Quai d'Orsay, auront deux options: désigner un successeur à M. Lang jusqu'à fin décembre avant de prolonger son mandat pour trois ans, ou bien choisir un dirigeant par intérim, selon plusieurs sources informées du dossier. La présidence de cette prestigieuse institution, inaugurée en 1987 après un accord entre la France et 22 pays arabes, suscite des convoitises même si plusieurs noms cités ont semblé décliner. L'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui était intéressé par la présidence de l'IMA avant que Jack Lang ne soit reconduit fin 2023, a semblé écarter cette hypothèse. Son entourage a indiqué à l'AFP que l'actuel émissaire d'Emmanuel Macron pour le Liban était "bien dans ce qu'il fait et est utile au pays". Autre personnalité pressentie, l'ancienne ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a fait savoir à l'AFP, par son entourage, qu'elle n'était "pas intéressée par le poste". Directrice exécutive du groupe L'Orient-Le Jour depuis novembre, elle assure être "pleinement engagée sur cette mission". Circulent également les noms d'Audrey Azoulay, qui a quitté la direction générale de l'Unesco en novembre, et de l’ex-secrétaire d'Etat macroniste Sabrina Agresti-Roubache. Tourner la page La nomination du futur dirigeant reviendra au président de la République Emmanuel Macron, mais doit être entérinée par le conseil d'administration de l'institution. Côté français, cet organe comprend deux hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et deux adjoints ainsi qu'un député, un sénateur et le président d'un grand mécène. Côté arabe, les membres sont des ambassadeurs ou adjoints ou ès qualités en poste à Paris, dont la durée du mandat est mouvante puisqu'elle dépend de leur présence en France. La liste précise des pays qui y sont actuellement représentés n'est toutefois pas publique. Après avoir dans un premier temps exclu de quitter son poste, Jack Lang a finalement "proposé" sa démission samedi après la mise au jour de relations personnelles et d'affaires avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 aux Etats-Unis où l'attendait un procès pour exploitation sexuelle. A la suite de ces révélations, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire contre lui et sa fille Caroline pour "blanchiment de fraude fiscale aggravée". "Les accusations portées à mon encontre sont inexactes et je le démontrerai", a assuré l'ex-ministre socialiste en annonçant son départ de l'IMA. Dans son communiqué de presse, l'Institut du monde arabe, qui a accueilli 750.000 visiteurs en 2023, a tenté de refermer cette page en se projetant sur deux prochaines expositions fin mars, dédiées à la cité libanaise de Byblos et aux "esclaves en Méditerranée", et sur son quarantième anniversaire l'an prochain.

10.02.2026 à 17:41

L'émoticône, ancêtre de l'emoji

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C'est une suite de trois caractères qui a révolutionné nos messages numériques. Comment est née l'émoticône :-), la maman de nos emojis actuels ?
Texte intégral (625 mots)
C'est une suite de trois caractères qui a révolutionné nos messages numériques. Comment est née l'émoticône :-), la maman de nos emojis actuels ?

10.02.2026 à 17:41

JO-2026: à Milan, l'engouement pour les pin's olympiques ne faiblit pas

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"J'ai découvert la passion des gens pour les pin's aux Jeux olympiques de Paris. J'en ai reçu un en cadeau, puis quelqu'un m'a proposé de l'échanger, et voilà, c'est parti comme ça !", raconte à l'AFPTV Nate, un collectionneur américain de 47 ans originaire du Milwaukee. "On rencontrait des gens du monde entier. Ils avaient tous des pin's de leur pays, et je trouvais ça génial de partager la joie des Jeux olympiques grâce aux pin's", ajoute-t-il. Ce jour-là, une queue d'aficionados s'étire devant le kiosque d'un marchand de journaux de la piazza Giuseppe Missori, en plein centre de Milan et à quelques minutes seulement de la célèbre "Torre Velasca", tour emblématique de la ville qui est représentée sur le pin's du jour. Chaque matin à 8H est annoncé sur Instagram l'endroit - lieu culturel ou commerce - où aura lieu, à partir de midi, et jusqu'à épuisement du stock, la distribution gratuite des 250 pin's du jour. La collection et l'échange de pin's est une vieille tradition des Jeux olympiques. Permettant à l'origine d'identifier les athlètes, les pin's sont rapidement devenus un moyen pour les délégations de briser la glace, via le troc, avec leurs homologues d'autres pays. Un engouement qui a ensuite gagné les spectateurs, notamment sous l'impulsion des sponsors qui y ont vu un moyen populaire de diffuser leur logo. A Milan, pendant les Jeux, un Centre officiel d'échange de pin's olympiques, créé par la Warner Bros Discovery, permet ainsi aux collectionneurs d'échanger ou vendre leurs plus beaux trophées. Les pin's aux couleurs des plus petites délégations sont souvent les plus recherchés. Et, comme pour le vin, certaines années font mouche. "Celui-ci vient de Tokyo", relate à l'AFPTV Edwin Schneider, en désignant un pin's parmi les dizaines accrochés à son écharpe noire. "J'ai dû l'échanger par téléphone, car personne ne pouvait se rendre à Tokyo (en 2020, NDLR) depuis les États-Unis", ajoute le collectionneur américain, dont la passion pour les pin's l'a déjà conduit à assister à 14 Jeux olympiques. "Parfois je me demande pourquoi ma femme reste encore avec moi", conclut-il dans un éclat de rire.
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"J'ai découvert la passion des gens pour les pin's aux Jeux olympiques de Paris. J'en ai reçu un en cadeau, puis quelqu'un m'a proposé de l'échanger, et voilà, c'est parti comme ça !", raconte à l'AFPTV Nate, un collectionneur américain de 47 ans originaire du Milwaukee. "On rencontrait des gens du monde entier. Ils avaient tous des pin's de leur pays, et je trouvais ça génial de partager la joie des Jeux olympiques grâce aux pin's", ajoute-t-il. Ce jour-là, une queue d'aficionados s'étire devant le kiosque d'un marchand de journaux de la piazza Giuseppe Missori, en plein centre de Milan et à quelques minutes seulement de la célèbre "Torre Velasca", tour emblématique de la ville qui est représentée sur le pin's du jour. Chaque matin à 8H est annoncé sur Instagram l'endroit - lieu culturel ou commerce - où aura lieu, à partir de midi, et jusqu'à épuisement du stock, la distribution gratuite des 250 pin's du jour. La collection et l'échange de pin's est une vieille tradition des Jeux olympiques. Permettant à l'origine d'identifier les athlètes, les pin's sont rapidement devenus un moyen pour les délégations de briser la glace, via le troc, avec leurs homologues d'autres pays. Un engouement qui a ensuite gagné les spectateurs, notamment sous l'impulsion des sponsors qui y ont vu un moyen populaire de diffuser leur logo. A Milan, pendant les Jeux, un Centre officiel d'échange de pin's olympiques, créé par la Warner Bros Discovery, permet ainsi aux collectionneurs d'échanger ou vendre leurs plus beaux trophées. Les pin's aux couleurs des plus petites délégations sont souvent les plus recherchés. Et, comme pour le vin, certaines années font mouche. "Celui-ci vient de Tokyo", relate à l'AFPTV Edwin Schneider, en désignant un pin's parmi les dizaines accrochés à son écharpe noire. "J'ai dû l'échanger par téléphone, car personne ne pouvait se rendre à Tokyo (en 2020, NDLR) depuis les États-Unis", ajoute le collectionneur américain, dont la passion pour les pin's l'a déjà conduit à assister à 14 Jeux olympiques. "Parfois je me demande pourquoi ma femme reste encore avec moi", conclut-il dans un éclat de rire.

10.02.2026 à 17:41

L'euro numérique prend corps et veut concurrencer Visa et Mastercard

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Mardi, les députés européens ont apporté un soutien de principe à cette version électronique de la monnaie unique, qui serait utilisable comme les espèces pour effectuer des paiements dans les commerces, en ligne ou entre particuliers. Et ce, assure la Banque centrale européenne, sans aucun surcoût pour les utilisateurs, qui seraient libres de l'utiliser ou pas. Ils ont en effet adopté deux amendements au rapport de la BCE, dans lequel ils approuvent l'initiative. "L'introduction d'un euro numérique (...) est essentielle pour renforcer la souveraineté monétaire de l'UE, réduire la fragmentation des moyens de paiement et soutenir l'intégrité et la résilience du marché unique", fait valoir l'un de ces textes, adopté à une large majorité (438 voix contre 158). Il ne s'agit que d'un soutien symbolique à ce stade, mais qui a de quoi rassurer les esprits au siège de la BCE, à Francfort, où la lenteur du processus législatif commençait à susciter une certaine impatience. L'institution monétaire, qui a commencé à étudier l'opportunité de lancer sa propre monnaie numérique en 2020, compte lancer courant 2027 la phase pilote du projet, et espère pouvoir commencer à émettre des euros numériques en 2029, avant la fin de la décennie, mais à condition qu'un cadre législatif européen soit adopté cette année. Or, cela nécessitera l'accord du Parlement et des Etats membres au projet de loi qui a été proposé en 2023 par la Commission européenne pour autoriser ce projet au long cours. Le Conseil européen, instance qui représente les 27, s'est déjà prononcée en faveur de l'initiative, avec quelques aménagements, mais le Parlement ne se saisira officiellement de cette proposition de législation qu'au printemps. "Dépendance excessive" Auditionnée lundi à Strasbourg, la présidente de la BCE Christine Lagarde avait exhorté les eurodéputés à apporter au plus vite leur soutien, s'efforçant d'apaiser les diverses craintes exprimées par les opposants au projet. La BCE voit dans l'euro numérique un moyen de renforcer la souveraineté économique européenne, alors que les systèmes de paiement en ligne sont actuellement dominés par les groupes américains Visa et Mastercard. Mais des craintes ont été soulevées, notamment quant à la confidentialité des paiements, ou au risque de voir l'euro numérique supplanter à terme les pièces et billets. En aucun cas la BCE "n'aura accès aux données personnelles" des utilisateurs, et "l'euro numérique ne vise pas du tout à remplacer les espèces", a assuré notamment Mme Lagarde devant les parlementaires européens. L'euro numérique "évitera une dépendance excessive à des fournisseurs étrangers pour les systèmes de paiement qui sont essentiels au bon fonctionnement de notre économie", a-t-elle plaidé. Un argument qui fait écho aux appels aux sein de l'UE à s'émanciper des Etats-Unis sur tous les plans (défense, énergie, numérique...), et qui ont atteint leur paroxysme après la crise déclenchée par les visées de Donald Trump sur le Groenland. L'influent député conservateur belge Johan Van Overtveldt a fait part de son scepticisme, tout en reconnaissant le besoin de réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis d'acteurs étrangers. "Je ne suis toujours pas complètement persuadé que l'euro numérique soit la meilleure solution, mais on sait trouver des compromis", a-t-il lancé lundi. Le secteur bancaire s'était en outre mobilisé en coulisses pour essayer de réduire la portée du projet, craignant qu'il ne fasse concurrence à ses propres solutions de paiement numériques, comme la nouvelle plateforme Wero. Certaines banques redoutent en outre de voir les épargnants réduire leurs dépôts bancaires et les transférer vers cette nouvelle incarnation de l'euro, qui pourrait être jugée plus sûre en cas de turbulences financières. "En ce qui concerne les paiements, l'Europe a le choix : ne rien faire et rester totalement dépendants d'acteurs américains. Ou se doter d'une solution paneuropéenne, publique et souveraine", a insisté auprès de l'AFP l'eurodéputé centriste Gilles Boyer, tout en regrettant que le secteur privé n'ait pas été en mesure de fournir une alternative privée à la hauteur des enjeux.
Texte intégral (701 mots)
Mardi, les députés européens ont apporté un soutien de principe à cette version électronique de la monnaie unique, qui serait utilisable comme les espèces pour effectuer des paiements dans les commerces, en ligne ou entre particuliers. Et ce, assure la Banque centrale européenne, sans aucun surcoût pour les utilisateurs, qui seraient libres de l'utiliser ou pas. Ils ont en effet adopté deux amendements au rapport de la BCE, dans lequel ils approuvent l'initiative. "L'introduction d'un euro numérique (...) est essentielle pour renforcer la souveraineté monétaire de l'UE, réduire la fragmentation des moyens de paiement et soutenir l'intégrité et la résilience du marché unique", fait valoir l'un de ces textes, adopté à une large majorité (438 voix contre 158). Il ne s'agit que d'un soutien symbolique à ce stade, mais qui a de quoi rassurer les esprits au siège de la BCE, à Francfort, où la lenteur du processus législatif commençait à susciter une certaine impatience. L'institution monétaire, qui a commencé à étudier l'opportunité de lancer sa propre monnaie numérique en 2020, compte lancer courant 2027 la phase pilote du projet, et espère pouvoir commencer à émettre des euros numériques en 2029, avant la fin de la décennie, mais à condition qu'un cadre législatif européen soit adopté cette année. Or, cela nécessitera l'accord du Parlement et des Etats membres au projet de loi qui a été proposé en 2023 par la Commission européenne pour autoriser ce projet au long cours. Le Conseil européen, instance qui représente les 27, s'est déjà prononcée en faveur de l'initiative, avec quelques aménagements, mais le Parlement ne se saisira officiellement de cette proposition de législation qu'au printemps. "Dépendance excessive" Auditionnée lundi à Strasbourg, la présidente de la BCE Christine Lagarde avait exhorté les eurodéputés à apporter au plus vite leur soutien, s'efforçant d'apaiser les diverses craintes exprimées par les opposants au projet. La BCE voit dans l'euro numérique un moyen de renforcer la souveraineté économique européenne, alors que les systèmes de paiement en ligne sont actuellement dominés par les groupes américains Visa et Mastercard. Mais des craintes ont été soulevées, notamment quant à la confidentialité des paiements, ou au risque de voir l'euro numérique supplanter à terme les pièces et billets. En aucun cas la BCE "n'aura accès aux données personnelles" des utilisateurs, et "l'euro numérique ne vise pas du tout à remplacer les espèces", a assuré notamment Mme Lagarde devant les parlementaires européens. L'euro numérique "évitera une dépendance excessive à des fournisseurs étrangers pour les systèmes de paiement qui sont essentiels au bon fonctionnement de notre économie", a-t-elle plaidé. Un argument qui fait écho aux appels aux sein de l'UE à s'émanciper des Etats-Unis sur tous les plans (défense, énergie, numérique...), et qui ont atteint leur paroxysme après la crise déclenchée par les visées de Donald Trump sur le Groenland. L'influent député conservateur belge Johan Van Overtveldt a fait part de son scepticisme, tout en reconnaissant le besoin de réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis d'acteurs étrangers. "Je ne suis toujours pas complètement persuadé que l'euro numérique soit la meilleure solution, mais on sait trouver des compromis", a-t-il lancé lundi. Le secteur bancaire s'était en outre mobilisé en coulisses pour essayer de réduire la portée du projet, craignant qu'il ne fasse concurrence à ses propres solutions de paiement numériques, comme la nouvelle plateforme Wero. Certaines banques redoutent en outre de voir les épargnants réduire leurs dépôts bancaires et les transférer vers cette nouvelle incarnation de l'euro, qui pourrait être jugée plus sûre en cas de turbulences financières. "En ce qui concerne les paiements, l'Europe a le choix : ne rien faire et rester totalement dépendants d'acteurs américains. Ou se doter d'une solution paneuropéenne, publique et souveraine", a insisté auprès de l'AFP l'eurodéputé centriste Gilles Boyer, tout en regrettant que le secteur privé n'ait pas été en mesure de fournir une alternative privée à la hauteur des enjeux.
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