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11.06.2026 à 08:48

David RICH
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Lors du congrès du Pastef, sa formation politique, Ousmane Sonko a évoqué samedi les élections locales de 2027, exhortant ses troupes à se préparer activement pour cette échéance. Un scrutin perçu comme un premier test pour jauger le rapport de force entre président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre.   
Lors du congrès du Pastef, sa formation politique, Ousmane Sonko a évoqué samedi les élections locales de 2027, exhortant ses troupes à se préparer activement pour cette échéance. Un scrutin perçu comme un premier test pour jauger le rapport de force entre président Bassirou Diomaye Faye et son ex-Premier ministre.   

11.06.2026 à 08:47

FRANCE24
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Dans la capitale européenne, plus de 17.000 organisations - entreprises, consultants, ONG... - cherchent à influencer les politiques de l'UE. Et selon un rapport publié jeudi, les plus grandes entreprises dépensent environ 381,75 millions d'euros par an pour défendre leurs intérêts à Bruxelles, une hausse de 7,8% par rapport à 2025. Réalisée à partir de données publiques par deux ONG, Corporate Europe Observatory et LobbyControl, cette étude passe en revue les secteurs qui investissent le plus pour essayer de peser dans les décisions européennes. Les géants de la tech, comme Amazon, Apple ou Meta, arrivent en tête avec un total de 73 millions d'euros dépensés, devant le secteur bancaire (66,7 millions). Suivent le secteur de l'énergie (52 millions) avec une augmentation notable du lobbying en faveur de l'hydrogène, puis l'industrie chimique et "l'agrobusiness" à hauteur de 46,5 millions d'euros. Depuis le coup d'envoi du second mandat d'Ursula von der Leyen il y a bientôt deux ans, la période est particulièrement favorable pour les lobbyistes, assurent les deux ONG. Car l'Union européenne a engagé un agenda de "simplification" tous azimuts de ses lois, afin de relancer son économie, fragilisée par les droits de douane des Etats-Unis et par la concurrence de la Chine. Avec cette "vague de dérégulation", "les décideurs européens ouvrent grand leurs portes aux plus grands lobbies industriels", accuse Vicky Cann, l'une des responsables de Corporate Europe Observatory. En novembre dernier, c'est la médiatrice de l'Union européenne, Teresa Anjinho, qui avait reproché à la Commission d'avoir travaillé trop vite et trop près des industriels pour réviser une loi sur le "devoir de vigilance environnementale" des grandes entreprises. Lors des consultations pour préparer cette loi, "la plupart des parties prenantes invitées étaient des représentants de l'industrie", avait regretté la médiatrice. La Commission européenne avait répliqué avoir largement consulté "entreprises, syndicats et ONG", avant de simplifier sa loi fin 2025. "Ces échanges sont naturellement répartis selon les portefeuilles des commissaires" européens, disait alors le cabinet de Stéphane Séjourné, le commissaire en charge de l'industrie. Agendas publics Sur le volet numérique, une enquête du collectif de journalistes Investigate Europe avait affirmé en avril que l'Union européenne avait repris quasiment mot pour mot des arguments des géants de la tech pour éviter de dévoiler de façon détaillée l'empreinte environnementale de leurs centres de données en Europe. Sur la défensive, la Commission européenne avait contesté tout copié-collé. Cette loi sur l'efficacité énergétique, actée en 2024 avant le second mandat d'Ursula von der Leyen, précisait "clairement que les informations qui seront rendues publiques n'incluent pas celles soumises" au secret des affaires des entreprises, selon l'exécutif. Bruxelles souligne aussi régulièrement que la transparence constitue l'un de ses principes clés. Et le lobbying, une activité légale, est encadré par une série de règles. Depuis 2011, l'Union européenne a mis en place un registre de transparence, où les représentants d'intérêts recensent leurs activités visant à influer sur les politiques publiques. Les commissaires européens, leurs cabinets, certains hauts fonctionnaires et des eurodéputés en charge de lois en cours d'examen doivent aussi publier leur agenda, pour y mentionner leurs rendez-vous avec les lobbies. Les règles ont été renforcées à plusieurs reprises dans l'UE, notamment depuis le scandale du Qatargate fin 2022: une enquête de la justice belge sur d'ex-eurodéputés sociaux-démocrates soupçonnés d'avoir été corrompus par le Qatar et le Maroc. Les deux pays, qui sont suspectés d'avoir fait des cadeaux ou des versements en liquide afin de lisser leur image en matière de droits humains, ont toujours fermement nié. La transparence dans l'UE reste insuffisante aux yeux des ONG ou d'élus comme l'écologiste Daniel Freund. Cet eurodéputé allemand attend toujours la première réunion d'un nouvel organe européen chargé de l'éthique, dont la création a été approuvée par le Parlement européen en avril 2024, mais qui tarde à démarrer ses travaux, en raison de désaccords entre les groupes politiques.
Texte intégral (709 mots)
Dans la capitale européenne, plus de 17.000 organisations - entreprises, consultants, ONG... - cherchent à influencer les politiques de l'UE. Et selon un rapport publié jeudi, les plus grandes entreprises dépensent environ 381,75 millions d'euros par an pour défendre leurs intérêts à Bruxelles, une hausse de 7,8% par rapport à 2025. Réalisée à partir de données publiques par deux ONG, Corporate Europe Observatory et LobbyControl, cette étude passe en revue les secteurs qui investissent le plus pour essayer de peser dans les décisions européennes. Les géants de la tech, comme Amazon, Apple ou Meta, arrivent en tête avec un total de 73 millions d'euros dépensés, devant le secteur bancaire (66,7 millions). Suivent le secteur de l'énergie (52 millions) avec une augmentation notable du lobbying en faveur de l'hydrogène, puis l'industrie chimique et "l'agrobusiness" à hauteur de 46,5 millions d'euros. Depuis le coup d'envoi du second mandat d'Ursula von der Leyen il y a bientôt deux ans, la période est particulièrement favorable pour les lobbyistes, assurent les deux ONG. Car l'Union européenne a engagé un agenda de "simplification" tous azimuts de ses lois, afin de relancer son économie, fragilisée par les droits de douane des Etats-Unis et par la concurrence de la Chine. Avec cette "vague de dérégulation", "les décideurs européens ouvrent grand leurs portes aux plus grands lobbies industriels", accuse Vicky Cann, l'une des responsables de Corporate Europe Observatory. En novembre dernier, c'est la médiatrice de l'Union européenne, Teresa Anjinho, qui avait reproché à la Commission d'avoir travaillé trop vite et trop près des industriels pour réviser une loi sur le "devoir de vigilance environnementale" des grandes entreprises. Lors des consultations pour préparer cette loi, "la plupart des parties prenantes invitées étaient des représentants de l'industrie", avait regretté la médiatrice. La Commission européenne avait répliqué avoir largement consulté "entreprises, syndicats et ONG", avant de simplifier sa loi fin 2025. "Ces échanges sont naturellement répartis selon les portefeuilles des commissaires" européens, disait alors le cabinet de Stéphane Séjourné, le commissaire en charge de l'industrie. Agendas publics Sur le volet numérique, une enquête du collectif de journalistes Investigate Europe avait affirmé en avril que l'Union européenne avait repris quasiment mot pour mot des arguments des géants de la tech pour éviter de dévoiler de façon détaillée l'empreinte environnementale de leurs centres de données en Europe. Sur la défensive, la Commission européenne avait contesté tout copié-collé. Cette loi sur l'efficacité énergétique, actée en 2024 avant le second mandat d'Ursula von der Leyen, précisait "clairement que les informations qui seront rendues publiques n'incluent pas celles soumises" au secret des affaires des entreprises, selon l'exécutif. Bruxelles souligne aussi régulièrement que la transparence constitue l'un de ses principes clés. Et le lobbying, une activité légale, est encadré par une série de règles. Depuis 2011, l'Union européenne a mis en place un registre de transparence, où les représentants d'intérêts recensent leurs activités visant à influer sur les politiques publiques. Les commissaires européens, leurs cabinets, certains hauts fonctionnaires et des eurodéputés en charge de lois en cours d'examen doivent aussi publier leur agenda, pour y mentionner leurs rendez-vous avec les lobbies. Les règles ont été renforcées à plusieurs reprises dans l'UE, notamment depuis le scandale du Qatargate fin 2022: une enquête de la justice belge sur d'ex-eurodéputés sociaux-démocrates soupçonnés d'avoir été corrompus par le Qatar et le Maroc. Les deux pays, qui sont suspectés d'avoir fait des cadeaux ou des versements en liquide afin de lisser leur image en matière de droits humains, ont toujours fermement nié. La transparence dans l'UE reste insuffisante aux yeux des ONG ou d'élus comme l'écologiste Daniel Freund. Cet eurodéputé allemand attend toujours la première réunion d'un nouvel organe européen chargé de l'éthique, dont la création a été approuvée par le Parlement européen en avril 2024, mais qui tarde à démarrer ses travaux, en raison de désaccords entre les groupes politiques.

11.06.2026 à 08:31

FRANCE24
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"Fin 2025, le nombre de personnes contraintes de fuir les persécutions, les conflits, les violences, les violations des droits humains ou les événements troublant gravement l’ordre public (...) est tombé à 117,8 millions", a annoncé l'agence onusienne. Selon le HCR, il s'agit de la première baisse depuis une décennie avec 5,4 millions de personnes déplacées en moins par rapport à la fin 2024. Parmi ces déplacés 58% l'étaient à l'intérieur de leur propre pays. L'agence indique que "cette évolution s'explique par une forte augmentation des retours de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays dans certaines des plus importantes crises de déplacement au monde, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie". "Nombre de ces retours ne se sont pas déroulés dans des conditions de sécurité et de stabilité, mais sous diverses formes de pression, vers des pays où l’insécurité persiste, où les infrastructures ont été endommagées et où l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques demeure très limité", a cependant alerté devant la presse le Haut-Commissaire aux réfugiés Barham Salih. Soudan et Ukraine en tête en 2025 Au sujet des demandeurs d'asile, le nombre de nouvelles demandes individuelles a dépassé celui des décisions rendues, entraînant une hausse de 645.300 du nombre de demandeurs en attente d’une décision, qui atteignait ainsi près de 9 millions de personnes dans le monde. "Les demandeurs d’asile doivent avoir accès à des procédures équitables et efficaces permettant d’examiner leur demande de protection. Les personnes qui fuient les conflits, les persécutions et les violences doivent disposer de voies effectives pour chercher refuge", a réclamé M. Salih. L'agence estimait par ailleurs à 4,5 millions le nombre de personnes apatrides dans le monde fin 2025, soit 3% de plus qu'un an plus tôt. Le HCR a établi que pour la seule année 2025, près de 5,4 millions de personnes avaient été contraintes de fuir leur pays pour trouver refuge ailleurs, le plus souvent dans des États voisins. Huit pays représentaient à eux seuls près de six déplacés transfrontaliers sur dix : le Soudan (952.700), l’Ukraine (788.100), le Venezuela (455.300), le Soudan du Sud (232.800), le Burkina Faso (221.300), l'Afghanistan (191.400), le Mali (177.200) et la Birmanie (165.400). Concernant les retours, atteignant en 2025 plus de 14,7 millions de personnes, ils ont été concentrés à 92% dans six pays: la République démocratique du Congo (3,6 millions), le Soudan (3,6 millions), la Syrie (3,3 millions), l’Afghanistan (2 millions), l’Ukraine (718.300) et la Birmanie (415.200). Par ailleurs le nombre de réfugiés arrivés dans des pays de réinstallation, qui avait atteint en 2024 son plus haut niveau depuis au moins quarante ans, a chuté en 2025, notamment en raison de la baisse des admissions dans les principaux pays d'accueil, en particulier les Etats-Unis. Cette diminution intervient alors que le HCR estimait à 2,9 millions le nombre de réfugiés ayant besoin d’être réinstallés en 2025, "illustrant l’écart croissant entre les besoins et les solutions disponibles". L'impact des crises Au début de l’année 2026, plusieurs crises ont influencé les tendances mondiales des déplacements forcés, comme au Liban (1 million de déplacés internes) ou en Iran (3,2 millions). Ces conflits ont également entraîné une hausse des retours dans des conditions difficiles. Ainsi à la mi-mai 2026, environ 549.800 Syriens et 678.500 Afghans étaient retournés dans leur pays d’origine depuis plusieurs pays, souvent en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans leur pays d’asile, notamment au Liban et en Iran. Devant la presse à Genève, Barham Salih a dit s'être donné pour objectif de réduire de plus de moitié le nombre de réfugiés au cours de la prochaine décennie. L'idée est selon lui de développer davantage les possibilités de retour volontaire, de réinstallation et de visas humanitaires, en passant d’une assistance humanitaire traditionnelle à des approches favorisant l’autonomie économique des réfugiés. "Nous devons faire comprendre aux États membres, aux différentes parties prenantes et aux pays d’accueil qu’au-delà de l’assistance immédiate, il existe une voie permettant d’aboutir à une situation plus durable", a expliqué M. Salih. Selon le HCR, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde restait globalement stable fin avril 2026 par rapport à fin 2025, à environ 117 à 118 millions.
Texte intégral (745 mots)
"Fin 2025, le nombre de personnes contraintes de fuir les persécutions, les conflits, les violences, les violations des droits humains ou les événements troublant gravement l’ordre public (...) est tombé à 117,8 millions", a annoncé l'agence onusienne. Selon le HCR, il s'agit de la première baisse depuis une décennie avec 5,4 millions de personnes déplacées en moins par rapport à la fin 2024. Parmi ces déplacés 58% l'étaient à l'intérieur de leur propre pays. L'agence indique que "cette évolution s'explique par une forte augmentation des retours de réfugiés et de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays dans certaines des plus importantes crises de déplacement au monde, notamment en Afghanistan, en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie". "Nombre de ces retours ne se sont pas déroulés dans des conditions de sécurité et de stabilité, mais sous diverses formes de pression, vers des pays où l’insécurité persiste, où les infrastructures ont été endommagées et où l’accès aux services de base ainsi qu’aux opportunités économiques demeure très limité", a cependant alerté devant la presse le Haut-Commissaire aux réfugiés Barham Salih. Soudan et Ukraine en tête en 2025 Au sujet des demandeurs d'asile, le nombre de nouvelles demandes individuelles a dépassé celui des décisions rendues, entraînant une hausse de 645.300 du nombre de demandeurs en attente d’une décision, qui atteignait ainsi près de 9 millions de personnes dans le monde. "Les demandeurs d’asile doivent avoir accès à des procédures équitables et efficaces permettant d’examiner leur demande de protection. Les personnes qui fuient les conflits, les persécutions et les violences doivent disposer de voies effectives pour chercher refuge", a réclamé M. Salih. L'agence estimait par ailleurs à 4,5 millions le nombre de personnes apatrides dans le monde fin 2025, soit 3% de plus qu'un an plus tôt. Le HCR a établi que pour la seule année 2025, près de 5,4 millions de personnes avaient été contraintes de fuir leur pays pour trouver refuge ailleurs, le plus souvent dans des États voisins. Huit pays représentaient à eux seuls près de six déplacés transfrontaliers sur dix : le Soudan (952.700), l’Ukraine (788.100), le Venezuela (455.300), le Soudan du Sud (232.800), le Burkina Faso (221.300), l'Afghanistan (191.400), le Mali (177.200) et la Birmanie (165.400). Concernant les retours, atteignant en 2025 plus de 14,7 millions de personnes, ils ont été concentrés à 92% dans six pays: la République démocratique du Congo (3,6 millions), le Soudan (3,6 millions), la Syrie (3,3 millions), l’Afghanistan (2 millions), l’Ukraine (718.300) et la Birmanie (415.200). Par ailleurs le nombre de réfugiés arrivés dans des pays de réinstallation, qui avait atteint en 2024 son plus haut niveau depuis au moins quarante ans, a chuté en 2025, notamment en raison de la baisse des admissions dans les principaux pays d'accueil, en particulier les Etats-Unis. Cette diminution intervient alors que le HCR estimait à 2,9 millions le nombre de réfugiés ayant besoin d’être réinstallés en 2025, "illustrant l’écart croissant entre les besoins et les solutions disponibles". L'impact des crises Au début de l’année 2026, plusieurs crises ont influencé les tendances mondiales des déplacements forcés, comme au Liban (1 million de déplacés internes) ou en Iran (3,2 millions). Ces conflits ont également entraîné une hausse des retours dans des conditions difficiles. Ainsi à la mi-mai 2026, environ 549.800 Syriens et 678.500 Afghans étaient retournés dans leur pays d’origine depuis plusieurs pays, souvent en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans leur pays d’asile, notamment au Liban et en Iran. Devant la presse à Genève, Barham Salih a dit s'être donné pour objectif de réduire de plus de moitié le nombre de réfugiés au cours de la prochaine décennie. L'idée est selon lui de développer davantage les possibilités de retour volontaire, de réinstallation et de visas humanitaires, en passant d’une assistance humanitaire traditionnelle à des approches favorisant l’autonomie économique des réfugiés. "Nous devons faire comprendre aux États membres, aux différentes parties prenantes et aux pays d’accueil qu’au-delà de l’assistance immédiate, il existe une voie permettant d’aboutir à une situation plus durable", a expliqué M. Salih. Selon le HCR, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde restait globalement stable fin avril 2026 par rapport à fin 2025, à environ 117 à 118 millions.

11.06.2026 à 08:07

FRANCE24
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Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays - dont plusieurs auteurs du Giec, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU - ont mis à jour 12 indicateurs clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans. "Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du Giec. Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du Giec. 2030 En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37°C attribuable à l'homme, estiment les chercheurs. Avec un rythme de 0,27°C de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data. Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies. "Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'Université de Leeds (Grande-Bretagne) et coordinateur du rapport. Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record; et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules. Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015. Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France. Moins de mesures? Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an. Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marine a plus que triplé depuis 1991, et a atteint 65 jours en 2025. Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du Giec et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028. Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes. Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis. "Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays, et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle. Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".
Texte intégral (679 mots)
Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays - dont plusieurs auteurs du Giec, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU - ont mis à jour 12 indicateurs clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans. "Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du Giec. Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du Giec. 2030 En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37°C attribuable à l'homme, estiment les chercheurs. Avec un rythme de 0,27°C de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data. Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies. "Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'Université de Leeds (Grande-Bretagne) et coordinateur du rapport. Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record; et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules. Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015. Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France. Moins de mesures? Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an. Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marine a plus que triplé depuis 1991, et a atteint 65 jours en 2025. Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du Giec et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028. Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes. Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis. "Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays, et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme. Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle. Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".

11.06.2026 à 07:41

FRANCE24
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A la sortie de l'hôtel de la "Team Melli", ils étaient une trentaine à acclamer les joueurs perses et réclamer des autographes, comme s'il s'agissait de leur propre équipe nationale. "J'ai de la peine pour eux", confie à l'AFP José Leyva, 28 ans. Ce pizzaïolo a patienté plusieurs heures devant le grillage pour faire signer son album Panini par Mehdi Taremi, l'attaquant star de l'équipe d'Iran. Pour lui, "on ne mélange pas la politique et le sport". Gael Gonzalez Hernandez, 14 ans, maillot mexicain sur le dos, est là lui-aussi avec son album Panini à signer : "C'est injuste", lâche l'adolescent. Tous deux se désolent que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, ait autant d'impact sur cette Coupe du Monde. Le conflit, marqué par une reprise des frappes au Moyen-Orient ces derniers jours malgré le cessez-le-feu, oblige la Team Melli à des contorsions inédites. Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur sa participation. Finalement, la sélection iranienne a établi son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie, au lieu de Tucson en Arizona. Les Etats-Unis, où l'équipe iranienne doit disputer ses trois premiers matches, ont aussi refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement. Et la fédération iranienne accuse maintenant les Etats-Unis de lui avoir retiré son quota de billets pour le tournoi, en violation du règlement de la Fifa, qui prévoit l'attribution de 8% des tickets pour chaque match aux fédérations des pays à l'affiche. "C'est mal ce qu'ils ont fait à ces frères iraniens", souffle M. Leyva, sous sa casquette. Au-delà du cas iranien, le jeune mexicain se scandalise de la manière dont cette Coupe du Monde, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est ternie par la politique migratoire inflexible de Donald Trump. "Honte des Etats-Unis" Ces derniers jours, un arbitre somalien approuvé par la Fifa a été refoulé la police américaine des frontières à Miami, et un joueur irakien a été retenu près de sept heures à l'aéroport de Chicago. "Ils traitent tout le monde comme des terroristes", dénonce M. Leyva. "Nous savons tous que la Coupe du monde aurait dû se dérouler uniquement au Mexique. Nous sommes les meilleurs hôtes", lance-t-il, en référence à la passion des Mexicains pour le foot. "J'ai honte de ce que font les États-Unis", abonde Lisa Arambula, après avoir accueilli l'équipe d'Iran sous les vivas. Cette quadragénaire, qui reprend ses études de droit, a tenu à venir les encourager "pour qu'ils sentent (...) toute notre affection, tout notre amour". Au Mexique, "nous accueillons les gens d'autres pays à bras ouverts", dit-elle, se félicitant de la manière dont Tijuana s'est mobilisée à la dernière minute pour recevoir la Team Melli. Le club local des Xollos a organisé mercredi un match amical au pied levé entre son équipe des moins de 21 ans et la sélection iranienne, pour lui permettre de finaliser sa préparation bouleversée par la géopolitique. Initialement, l'Iran devait jouer son dernier match d'entraînement contre Porto Rico aux Etats-Unis, mais la rencontre est tombée à l'eau lorsque son séjour en Arizona a été annulé. Les joueurs perses avaient trouvé un autre opposant acceptant de venir jouer au Mexique, la Grenade. Mais l'équipe caribéenne s'est retirée à la dernière minute, en invoquant une "préparation insuffisante" pour les affronter. Au final, les Iraniens ont facilement remporté leur match, joué à huis clos contre l'équipe de réserve des Xollos, 3-0. "Ca ne peut pas remplacer pas l'entraînement qu'ils avaient prévu" contre les autres équipes nationales, regrette Mme Arambula. "Soyons sincères, il s'agit de jeunes qui font tout juste leur premiers pas."
Texte intégral (641 mots)
A la sortie de l'hôtel de la "Team Melli", ils étaient une trentaine à acclamer les joueurs perses et réclamer des autographes, comme s'il s'agissait de leur propre équipe nationale. "J'ai de la peine pour eux", confie à l'AFP José Leyva, 28 ans. Ce pizzaïolo a patienté plusieurs heures devant le grillage pour faire signer son album Panini par Mehdi Taremi, l'attaquant star de l'équipe d'Iran. Pour lui, "on ne mélange pas la politique et le sport". Gael Gonzalez Hernandez, 14 ans, maillot mexicain sur le dos, est là lui-aussi avec son album Panini à signer : "C'est injuste", lâche l'adolescent. Tous deux se désolent que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, ait autant d'impact sur cette Coupe du Monde. Le conflit, marqué par une reprise des frappes au Moyen-Orient ces derniers jours malgré le cessez-le-feu, oblige la Team Melli à des contorsions inédites. Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur sa participation. Finalement, la sélection iranienne a établi son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie, au lieu de Tucson en Arizona. Les Etats-Unis, où l'équipe iranienne doit disputer ses trois premiers matches, ont aussi refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement. Et la fédération iranienne accuse maintenant les Etats-Unis de lui avoir retiré son quota de billets pour le tournoi, en violation du règlement de la Fifa, qui prévoit l'attribution de 8% des tickets pour chaque match aux fédérations des pays à l'affiche. "C'est mal ce qu'ils ont fait à ces frères iraniens", souffle M. Leyva, sous sa casquette. Au-delà du cas iranien, le jeune mexicain se scandalise de la manière dont cette Coupe du Monde, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada, est ternie par la politique migratoire inflexible de Donald Trump. "Honte des Etats-Unis" Ces derniers jours, un arbitre somalien approuvé par la Fifa a été refoulé la police américaine des frontières à Miami, et un joueur irakien a été retenu près de sept heures à l'aéroport de Chicago. "Ils traitent tout le monde comme des terroristes", dénonce M. Leyva. "Nous savons tous que la Coupe du monde aurait dû se dérouler uniquement au Mexique. Nous sommes les meilleurs hôtes", lance-t-il, en référence à la passion des Mexicains pour le foot. "J'ai honte de ce que font les États-Unis", abonde Lisa Arambula, après avoir accueilli l'équipe d'Iran sous les vivas. Cette quadragénaire, qui reprend ses études de droit, a tenu à venir les encourager "pour qu'ils sentent (...) toute notre affection, tout notre amour". Au Mexique, "nous accueillons les gens d'autres pays à bras ouverts", dit-elle, se félicitant de la manière dont Tijuana s'est mobilisée à la dernière minute pour recevoir la Team Melli. Le club local des Xollos a organisé mercredi un match amical au pied levé entre son équipe des moins de 21 ans et la sélection iranienne, pour lui permettre de finaliser sa préparation bouleversée par la géopolitique. Initialement, l'Iran devait jouer son dernier match d'entraînement contre Porto Rico aux Etats-Unis, mais la rencontre est tombée à l'eau lorsque son séjour en Arizona a été annulé. Les joueurs perses avaient trouvé un autre opposant acceptant de venir jouer au Mexique, la Grenade. Mais l'équipe caribéenne s'est retirée à la dernière minute, en invoquant une "préparation insuffisante" pour les affronter. Au final, les Iraniens ont facilement remporté leur match, joué à huis clos contre l'équipe de réserve des Xollos, 3-0. "Ca ne peut pas remplacer pas l'entraînement qu'ils avaient prévu" contre les autres équipes nationales, regrette Mme Arambula. "Soyons sincères, il s'agit de jeunes qui font tout juste leur premiers pas."

11.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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L'historique franchise new-yorkaise, escortée de ses bouillants supporteurs, mène ainsi 3-1 dans cette finale au meilleur des sept matches, et aura l'occasion de remporter son troisième trophée, le premier depuis 1973, samedi à San Antonio. Une seule formation menée 3-1 en finale NBA a fini par s'imposer: les Cavaliers de LeBron James en 2016 face aux Warriors de Stephen Curry. Ce match 4 pivot, qui a finalement propulsé les Knicks près du titre, a bien failli relancer les Spurs dans cette finale, grâce à une première période fantastique (76-49 Spurs), avec notamment Dylan Harper (21 points). Mais c'est l'ailier new-yorkais OG Anunoby (33 points), excellent depuis le début de la série, qui a eu le dernier mot à un peu plus d'une seconde de la sirène, en s'envolant au rebond offensif pour pousser le ballon dans le panier, faisant exploser le mythique Madison Square Garden. Les Knicks, plus saignants dans les fins de match, ont ainsi remporté leur deuxième rencontre d'un point dans cette finale, après le match 2 (105-104) au Texas. "Ca fait mal" Victor Wembanyama, qui avait parfaitement débuté la partie, a fini par s'écrouler comme l'ensemble de son collectif, terminant avec 24 points, 13 rebonds et 3 contres. "Les choses peuvent aller dans deux directions une bonne et une mauvaise. Soit on abandonne, soit on s'en sert pour devenir plus forts, resserrer le collectif, et je sais que c'est ce que l'on va faire", a commenté "Wemby". "Ca fait mal, tout simplement", a-t-il ajouté. Conspué par le public depuis l'échauffement, le Français de 22 ans semblait pourtant avoir enfilé sa cape de super-vilain à Gotham City, surnom de New York en hommage à la célèbre ville de fiction de Comics. Très adroit en début de rencontre, malin pour se frayer un chemin au cercle avec des lay-ups, Wembanyama s'est aussi montré roué et chambreur, rentrant dans la tête de ses adversaires, comme il l'a signalé, index sur la tempe, à Mitchell Robinson, auteur d'un coup de coude sanctionné après un joli mouvement du Français. Mais "Wemby" a lui-même écopé d'une faute flagrante pour un coude trop amical avec le visage de Karl-Anthony Towns, à 9 min 40 de la fin du 3e quart-temps, le moment pivot qui a vu l'avance de 29 points (81-52) commencer à fondre. Les Texans ont mis 5 minutes avant de retrouver le panier, et se sont enfermés dans des tirs lointains devenus stériles (3 sur 17 à 17,6%) après avoir été diaboliques avant la pause (14 sur 26 à 53,8%). San Antonio a respiré en début de quatrième quart-temps en trouvant Wembanyama sur alley-oop. Le Français a aussi soulagé les siens d'un tir à mi-distance à 3 min 30, mais a raté deux lancers francs cruciaux à 1 minute 47 de la sirène. Brunson marque 36 points Jalen Brunson, fantastique avec 36 points, 5 rebonds et 7 passes, a donné l'avantage aux Knicks pour la première fois à 1 minute 22 du terme, quelques secondes après avoir rentré un tir lointain irréel par-dessus Wembanyama. "Toute l'année on a parlé d'effort collectif dans l'adversité. Il faut l'expérimenter pour savoir à quel point on est soudés dans ces moments là. Nos joueurs ont montré leur résilience", a apprécié l'entraîneur Mike Brown. Si Stephon Castle (13 points) a pu redonner la tête aux Spurs aux lancers, la fête du MSG n'a été que plus belle grâce à l'ultime action d'Anunoby, qui a validé le plus grand renversement des finales, devant les 24 points remontés par les Celtics contre les Lakers en 2008. En grande majorité, le public est resté de longues minutes sans vouloir quitter son chaudron, la joie se transmettant depuis le premier rang dédié aux VIP, les rappeurs ASAP Rocky et RZA du Wu-Tang Clan hurlant de bonheur pour lancer une nuit de liesse dans Manhattan. Les Spurs ont eux 72 heures pour rebondir et prolonger leur saison à domicile.
Texte intégral (645 mots)
L'historique franchise new-yorkaise, escortée de ses bouillants supporteurs, mène ainsi 3-1 dans cette finale au meilleur des sept matches, et aura l'occasion de remporter son troisième trophée, le premier depuis 1973, samedi à San Antonio. Une seule formation menée 3-1 en finale NBA a fini par s'imposer: les Cavaliers de LeBron James en 2016 face aux Warriors de Stephen Curry. Ce match 4 pivot, qui a finalement propulsé les Knicks près du titre, a bien failli relancer les Spurs dans cette finale, grâce à une première période fantastique (76-49 Spurs), avec notamment Dylan Harper (21 points). Mais c'est l'ailier new-yorkais OG Anunoby (33 points), excellent depuis le début de la série, qui a eu le dernier mot à un peu plus d'une seconde de la sirène, en s'envolant au rebond offensif pour pousser le ballon dans le panier, faisant exploser le mythique Madison Square Garden. Les Knicks, plus saignants dans les fins de match, ont ainsi remporté leur deuxième rencontre d'un point dans cette finale, après le match 2 (105-104) au Texas. "Ca fait mal" Victor Wembanyama, qui avait parfaitement débuté la partie, a fini par s'écrouler comme l'ensemble de son collectif, terminant avec 24 points, 13 rebonds et 3 contres. "Les choses peuvent aller dans deux directions une bonne et une mauvaise. Soit on abandonne, soit on s'en sert pour devenir plus forts, resserrer le collectif, et je sais que c'est ce que l'on va faire", a commenté "Wemby". "Ca fait mal, tout simplement", a-t-il ajouté. Conspué par le public depuis l'échauffement, le Français de 22 ans semblait pourtant avoir enfilé sa cape de super-vilain à Gotham City, surnom de New York en hommage à la célèbre ville de fiction de Comics. Très adroit en début de rencontre, malin pour se frayer un chemin au cercle avec des lay-ups, Wembanyama s'est aussi montré roué et chambreur, rentrant dans la tête de ses adversaires, comme il l'a signalé, index sur la tempe, à Mitchell Robinson, auteur d'un coup de coude sanctionné après un joli mouvement du Français. Mais "Wemby" a lui-même écopé d'une faute flagrante pour un coude trop amical avec le visage de Karl-Anthony Towns, à 9 min 40 de la fin du 3e quart-temps, le moment pivot qui a vu l'avance de 29 points (81-52) commencer à fondre. Les Texans ont mis 5 minutes avant de retrouver le panier, et se sont enfermés dans des tirs lointains devenus stériles (3 sur 17 à 17,6%) après avoir été diaboliques avant la pause (14 sur 26 à 53,8%). San Antonio a respiré en début de quatrième quart-temps en trouvant Wembanyama sur alley-oop. Le Français a aussi soulagé les siens d'un tir à mi-distance à 3 min 30, mais a raté deux lancers francs cruciaux à 1 minute 47 de la sirène. Brunson marque 36 points Jalen Brunson, fantastique avec 36 points, 5 rebonds et 7 passes, a donné l'avantage aux Knicks pour la première fois à 1 minute 22 du terme, quelques secondes après avoir rentré un tir lointain irréel par-dessus Wembanyama. "Toute l'année on a parlé d'effort collectif dans l'adversité. Il faut l'expérimenter pour savoir à quel point on est soudés dans ces moments là. Nos joueurs ont montré leur résilience", a apprécié l'entraîneur Mike Brown. Si Stephon Castle (13 points) a pu redonner la tête aux Spurs aux lancers, la fête du MSG n'a été que plus belle grâce à l'ultime action d'Anunoby, qui a validé le plus grand renversement des finales, devant les 24 points remontés par les Celtics contre les Lakers en 2008. En grande majorité, le public est resté de longues minutes sans vouloir quitter son chaudron, la joie se transmettant depuis le premier rang dédié aux VIP, les rappeurs ASAP Rocky et RZA du Wu-Tang Clan hurlant de bonheur pour lancer une nuit de liesse dans Manhattan. Les Spurs ont eux 72 heures pour rebondir et prolonger leur saison à domicile.

11.06.2026 à 07:27

FRANCE24
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QUESTION - Pourquoi le Scaf a échoué? REPONSE - "Projet mort-né", "équation pas solvable": lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel puis rejoint deux ans plus tard par l'Espagne, le Scaf (Système de combat aérien du futur) a été décidé au niveau politique sans concertation avec les industriels, tandis que le contexte géopolitique et les façons de faire la guerre ont profondément évolué. Explication officielle du fiasco: les divergences entre Dassault représentant la France qui réclamait le leadership sur le chasseur et Airbus, porte-voix de l'Allemagne et de l'Espagne, qui souhaitait le développer à parts égales, irrésolues malgré la médiation politique. Le patron d'Airbus Guillaume Faury a déclaré fin mai qu'à l'aune de la guerre en Ukraine, le projet n'était plus valable. Avec l'utilisation massive de drones révélant les limites du chasseur face à ces nouvelles menaces, "on se trompe de débat" en se focalisant sur l'avion de combat, estime Antoine Kimmel, expert aérospatial et défense du cabinet de conseil international Roland Berger. Les armées de l'air ont également des besoins différents et un compromis dans le design "est de moins en moins acceptable", a fait valoir Mike Schoellhorn, responsable du Scaf chez Airbus. "Le Scaf a été pensé au moment où les budgets de défense étaient stagnants, voire en décroissance (...) Il y avait un enjeu de mutualiser. Aujourd'hui, on est dans un autre schéma", avec l'augmentation des budgets pour contrer la menace russe et le désengagement des Etats-Unis au sein de l'Otan", déclare à l'AFP Florian Aknin, du cabinet Roland Berger. Q- Quel scénario pour Airbus? R - Airbus doit officialiser jeudi à Berlin une alliance des huit entreprises presque toutes allemandes pour développer un avion de combat de sixième génération, alternatif au Scaf. Une démarche de "lobbying", "ce n'est pas un consortium qui va faire l'avion de demain", tempère un connaisseur du dossier européen interrogé par l'AFP. Il relève l'absence d'entreprises espagnoles ainsi que le profil de certains signataires comme le missilier européen MBDA qui "n'a rien à voir avec l'avion". Fabricant de Rafale, "Dassault sait faire un avion de chasse de A à Z. Airbus n'a pas cette capacité en interne. Sur Eurofighter, ils se sont appuyés sur les compétences de BAE Systems et de Leonardo", souligne un autre expert européen industriel sous couvert de l'anonymat. S'allier avec le suédois Saab semble peu réaliste. "Saab fait des petits avions pour la surveillance des frontières. Les Allemands veulent de la supériorité aérienne", détaille le connaisseur du dossier européen. Q - Et pour Dassault? - Depuis le début du projet, 2,5 milliards d'euros ont été investis en France, "dont 50% de développement 100% souverain et 50% de développement en partenariat", a annoncé mercredi la ministre des Armées Catherine Vautrin. "Cela veut dire que la quasi-totalité de ces investissements vont nous permettre de continuer à travailler sur un avion de chasse à l'horizon 2040", a-t-elle poursuivi. Le PDG de Dassault n'a cessé d'affirmer que l'entreprise saurait tout faire "toute seule". "On est très bons" mais la France peut-elle +se payer seule+ un avion de combat de 6e génération? Non (...) Surtout sans partager les technologies sous-jacentes", écrit Stéphane Audrand, consultant indépendant et chercheur associé à l'Ifri sur Linkedin. "L'ère où d'autres pays nous achetaient des avions sans contrepartie technologique touche à sa fin. Le Rafale était notre chant du cygne", ajoute-t-il. Q - Qui paiera? R - "La France n'a pas les moyens de développer un chasseur seule ou alors il faudra faire des modifications des budgets. Ca va être compliqué, mais pas impossible", souligne Florian Aknin. Une autre source interrogée par l'AFP avance que Dassault va devoir se tourner vers des pays comme les Émirats, ce qui est pour lui "un non-sens géostratégique" après le divorce avec les Allemands. L'Allemagne se présente aujourd'hui en position de force avec des budgets militaires conséquents, mais cela pourrait ne pas durer, met-il en garde. "Est-ce que dans trois ou quatre ans, l'Allemagne ne sera pas surendettée comme la France?" alors qu'elle fait face à la "destruction de l'emploi industriel" et la "dépendance" de l'énergie étrangère chère?
Texte intégral (727 mots)
QUESTION - Pourquoi le Scaf a échoué? REPONSE - "Projet mort-né", "équation pas solvable": lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel puis rejoint deux ans plus tard par l'Espagne, le Scaf (Système de combat aérien du futur) a été décidé au niveau politique sans concertation avec les industriels, tandis que le contexte géopolitique et les façons de faire la guerre ont profondément évolué. Explication officielle du fiasco: les divergences entre Dassault représentant la France qui réclamait le leadership sur le chasseur et Airbus, porte-voix de l'Allemagne et de l'Espagne, qui souhaitait le développer à parts égales, irrésolues malgré la médiation politique. Le patron d'Airbus Guillaume Faury a déclaré fin mai qu'à l'aune de la guerre en Ukraine, le projet n'était plus valable. Avec l'utilisation massive de drones révélant les limites du chasseur face à ces nouvelles menaces, "on se trompe de débat" en se focalisant sur l'avion de combat, estime Antoine Kimmel, expert aérospatial et défense du cabinet de conseil international Roland Berger. Les armées de l'air ont également des besoins différents et un compromis dans le design "est de moins en moins acceptable", a fait valoir Mike Schoellhorn, responsable du Scaf chez Airbus. "Le Scaf a été pensé au moment où les budgets de défense étaient stagnants, voire en décroissance (...) Il y avait un enjeu de mutualiser. Aujourd'hui, on est dans un autre schéma", avec l'augmentation des budgets pour contrer la menace russe et le désengagement des Etats-Unis au sein de l'Otan", déclare à l'AFP Florian Aknin, du cabinet Roland Berger. Q- Quel scénario pour Airbus? R - Airbus doit officialiser jeudi à Berlin une alliance des huit entreprises presque toutes allemandes pour développer un avion de combat de sixième génération, alternatif au Scaf. Une démarche de "lobbying", "ce n'est pas un consortium qui va faire l'avion de demain", tempère un connaisseur du dossier européen interrogé par l'AFP. Il relève l'absence d'entreprises espagnoles ainsi que le profil de certains signataires comme le missilier européen MBDA qui "n'a rien à voir avec l'avion". Fabricant de Rafale, "Dassault sait faire un avion de chasse de A à Z. Airbus n'a pas cette capacité en interne. Sur Eurofighter, ils se sont appuyés sur les compétences de BAE Systems et de Leonardo", souligne un autre expert européen industriel sous couvert de l'anonymat. S'allier avec le suédois Saab semble peu réaliste. "Saab fait des petits avions pour la surveillance des frontières. Les Allemands veulent de la supériorité aérienne", détaille le connaisseur du dossier européen. Q - Et pour Dassault? - Depuis le début du projet, 2,5 milliards d'euros ont été investis en France, "dont 50% de développement 100% souverain et 50% de développement en partenariat", a annoncé mercredi la ministre des Armées Catherine Vautrin. "Cela veut dire que la quasi-totalité de ces investissements vont nous permettre de continuer à travailler sur un avion de chasse à l'horizon 2040", a-t-elle poursuivi. Le PDG de Dassault n'a cessé d'affirmer que l'entreprise saurait tout faire "toute seule". "On est très bons" mais la France peut-elle +se payer seule+ un avion de combat de 6e génération? Non (...) Surtout sans partager les technologies sous-jacentes", écrit Stéphane Audrand, consultant indépendant et chercheur associé à l'Ifri sur Linkedin. "L'ère où d'autres pays nous achetaient des avions sans contrepartie technologique touche à sa fin. Le Rafale était notre chant du cygne", ajoute-t-il. Q - Qui paiera? R - "La France n'a pas les moyens de développer un chasseur seule ou alors il faudra faire des modifications des budgets. Ca va être compliqué, mais pas impossible", souligne Florian Aknin. Une autre source interrogée par l'AFP avance que Dassault va devoir se tourner vers des pays comme les Émirats, ce qui est pour lui "un non-sens géostratégique" après le divorce avec les Allemands. L'Allemagne se présente aujourd'hui en position de force avec des budgets militaires conséquents, mais cela pourrait ne pas durer, met-il en garde. "Est-ce que dans trois ou quatre ans, l'Allemagne ne sera pas surendettée comme la France?" alors qu'elle fait face à la "destruction de l'emploi industriel" et la "dépendance" de l'énergie étrangère chère?

11.06.2026 à 07:22

L'Equipe TV
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L'équipe de France a atterri mercredi à Boston, son camp de base pour le Mondial 2026. Les 26 joueurs de Didier Deschamps ont pris leurs quartiers au Four Seasons, en plein centre-ville, avant de rejoindre leurs installations d'entraînement sur le campus de Bentley University. 
Texte intégral (727 mots)
L'équipe de France a atterri mercredi à Boston, son camp de base pour le Mondial 2026. Les 26 joueurs de Didier Deschamps ont pris leurs quartiers au Four Seasons, en plein centre-ville, avant de rejoindre leurs installations d'entraînement sur le campus de Bentley University. 

11.06.2026 à 07:20

Stéphanie TROUILLARD
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Co-organisateur du Mondial 2026, le Mexique ⁠entame jeudi ​sa Coupe du monde à domicile face à l'Afrique du Sud dans le  mythique de l'Estadio Azteca, où le tournoi fait son retour pour la troisième fois. El Tri est sous pression pour offrir aux supporters le début victorieux ​qu'ils attendent.
Texte intégral (727 mots)
Co-organisateur du Mondial 2026, le Mexique ⁠entame jeudi ​sa Coupe du monde à domicile face à l'Afrique du Sud dans le  mythique de l'Estadio Azteca, où le tournoi fait son retour pour la troisième fois. El Tri est sous pression pour offrir aux supporters le début victorieux ​qu'ils attendent.

11.06.2026 à 06:00

FRANCE 24
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Grâce à une époustouflante fin de rencontre, les New York Knicks ont remporté mercredi leur troisième match de la finale NBA contre les San Antonio Spurs et ne sont plus qu'à une victoire du titre. Ils ont signé une folle remontée, emmenés notamment par un fantastique Jalen Brunson. Flamboyant en début de partie, le Français Victor Wembanyama s'est effondré au fil de de ce match 4 pivot, à l'image du collectif texan.
Texte intégral (727 mots)
Grâce à une époustouflante fin de rencontre, les New York Knicks ont remporté mercredi leur troisième match de la finale NBA contre les San Antonio Spurs et ne sont plus qu'à une victoire du titre. Ils ont signé une folle remontée, emmenés notamment par un fantastique Jalen Brunson. Flamboyant en début de partie, le Français Victor Wembanyama s'est effondré au fil de de ce match 4 pivot, à l'image du collectif texan.

11.06.2026 à 05:19

FRANCE24
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Cette décision clôt une enquête de plusieurs mois visant la plus grande plateforme de vente en ligne du pays, ouverte après l'apparition en novembre d'allégations concernant une fuite de données d'ampleur --sur fond de frictions entre Séoul et Washington. "Nous avons décidé d'infliger des amendes s'élevant au total à 624,68 milliards de wons pour avoir enfreint les obligations de sécurité et collecté des données sans fondement juridique", a indiqué la Commission de protection des informations personnelles. L'organisme conclut que les données de plus de 37 millions d'usagers avaient été exposées "en raison de mesures de protection de base insuffisantes, notamment une mauvaise gestion des clés de signature d'authentification et des contrôles d'accès laxistes". Coupang, dont le siège social mondial se situe à Seattle aux Etats-Unis et qui est coté à New York, est incontournable dans l'e-commerce en Corée du Sud, proposant des produits en tous genres. Le fuite de données, entre juin et novembre 2025, concernait des noms, adresses email, numéros de téléphone, adresses de livraison et historiques de commande. Informations de paiement et identifiants de connexion ont toutefois été épargnés. Le groupe assure, lui, que seuls 3.000 dossiers clients ont effectivement été compromis. "Nous regrettons que les mesures proactives prises pour prévenir tout préjudice secondaire, ainsi que nos explications fondées sur des faits avérés n'aient pas été suffisamment prises en compte", a déploré Coupang jeudi, évoquant sans détail des "procédures judiciaires pour établir clairement les faits". Tensions diplomatiques L'affaire a pris une tournure diplomatique: un groupe de parlementaires américains du Parti républicain a dénoncé en avril une enquête "discriminatoire" à l'égard des entreprises américaines. En réplique, une centaine de députés sud-coréens ont appelé les États-Unis à mettre fin à des "pressions excessives" et à stopper "toute demande ou intervention indue", dans une lettre à l'ambassadeur américain à Séoul. Ils y soulignaient que les tentatives d'"acteurs politiques extérieurs" visant à influencer l'enquête "soulèvent de graves questions au regard des principes de l'État de droit et des normes internationales établies". Selon la presse sud-coréenne, Washington a menacé de suspendre les pourparlers de haut niveau sur la sécurité entre les deux pays à moins que Séoul ne garantisse la sécurité juridique du président de Coupang, Kim Bom, un citoyen américain également connu sous le nom de Kim Bom-suk. Environ 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour contribuer à la défense contre la Corée du Nord, qui dispose de l'arme nucléaire. Par ailleurs, Séoul est sous la pression de Washington pour accélérer la concrétisation d'un accord conclu en octobre, qui prévoit 350 milliards de dollars d'investissements sud-coréens aux Etats-Unis en échange d'un abaissement des droits de douane américains. Cette amende est de loin la plus lourde jamais infligée pour une fuite de données en Corée du Sud, dépassant largement les 76 millions d'euros imposés l'an dernier à l'opérateur mobile SK Telecom. Cette pénalité massive infligée à Coupang "suscitera à nouveau des réactions négatives de la part des États-Unis", estime Kim Dae-jong, professeur à l'université Sejong de Séoul. "Avec un montant est bien supérieur au précédent record, Washington devrait dénoncer cette décision en la jugeant excessive. Et Coupang va certainement la contester en portant l'affaire devant les tribunaux", indique-t-il à l'AFP. Outre la fuite de données, l'enquête a montré que Coupang avait "collecté illégalement les historiques d'activité en ligne d'environ 11,17 millions d'utilisateurs sur des sites web et applications tiers, les stockant (...) sous une forme permettant l'identification", selon la Commission. La présidente de la Commission, Song Kyung-hee, a déclaré jeudi que l'entreprise aurait dû informer les personnes concernées dans les 72 heures suivant la fuite de données, et que le retard enregistré "avait empêchées celles-ci de prendre des mesures pour prévenir des préjudices ultérieurs".
Texte intégral (684 mots)
Cette décision clôt une enquête de plusieurs mois visant la plus grande plateforme de vente en ligne du pays, ouverte après l'apparition en novembre d'allégations concernant une fuite de données d'ampleur --sur fond de frictions entre Séoul et Washington. "Nous avons décidé d'infliger des amendes s'élevant au total à 624,68 milliards de wons pour avoir enfreint les obligations de sécurité et collecté des données sans fondement juridique", a indiqué la Commission de protection des informations personnelles. L'organisme conclut que les données de plus de 37 millions d'usagers avaient été exposées "en raison de mesures de protection de base insuffisantes, notamment une mauvaise gestion des clés de signature d'authentification et des contrôles d'accès laxistes". Coupang, dont le siège social mondial se situe à Seattle aux Etats-Unis et qui est coté à New York, est incontournable dans l'e-commerce en Corée du Sud, proposant des produits en tous genres. Le fuite de données, entre juin et novembre 2025, concernait des noms, adresses email, numéros de téléphone, adresses de livraison et historiques de commande. Informations de paiement et identifiants de connexion ont toutefois été épargnés. Le groupe assure, lui, que seuls 3.000 dossiers clients ont effectivement été compromis. "Nous regrettons que les mesures proactives prises pour prévenir tout préjudice secondaire, ainsi que nos explications fondées sur des faits avérés n'aient pas été suffisamment prises en compte", a déploré Coupang jeudi, évoquant sans détail des "procédures judiciaires pour établir clairement les faits". Tensions diplomatiques L'affaire a pris une tournure diplomatique: un groupe de parlementaires américains du Parti républicain a dénoncé en avril une enquête "discriminatoire" à l'égard des entreprises américaines. En réplique, une centaine de députés sud-coréens ont appelé les États-Unis à mettre fin à des "pressions excessives" et à stopper "toute demande ou intervention indue", dans une lettre à l'ambassadeur américain à Séoul. Ils y soulignaient que les tentatives d'"acteurs politiques extérieurs" visant à influencer l'enquête "soulèvent de graves questions au regard des principes de l'État de droit et des normes internationales établies". Selon la presse sud-coréenne, Washington a menacé de suspendre les pourparlers de haut niveau sur la sécurité entre les deux pays à moins que Séoul ne garantisse la sécurité juridique du président de Coupang, Kim Bom, un citoyen américain également connu sous le nom de Kim Bom-suk. Environ 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour contribuer à la défense contre la Corée du Nord, qui dispose de l'arme nucléaire. Par ailleurs, Séoul est sous la pression de Washington pour accélérer la concrétisation d'un accord conclu en octobre, qui prévoit 350 milliards de dollars d'investissements sud-coréens aux Etats-Unis en échange d'un abaissement des droits de douane américains. Cette amende est de loin la plus lourde jamais infligée pour une fuite de données en Corée du Sud, dépassant largement les 76 millions d'euros imposés l'an dernier à l'opérateur mobile SK Telecom. Cette pénalité massive infligée à Coupang "suscitera à nouveau des réactions négatives de la part des États-Unis", estime Kim Dae-jong, professeur à l'université Sejong de Séoul. "Avec un montant est bien supérieur au précédent record, Washington devrait dénoncer cette décision en la jugeant excessive. Et Coupang va certainement la contester en portant l'affaire devant les tribunaux", indique-t-il à l'AFP. Outre la fuite de données, l'enquête a montré que Coupang avait "collecté illégalement les historiques d'activité en ligne d'environ 11,17 millions d'utilisateurs sur des sites web et applications tiers, les stockant (...) sous une forme permettant l'identification", selon la Commission. La présidente de la Commission, Song Kyung-hee, a déclaré jeudi que l'entreprise aurait dû informer les personnes concernées dans les 72 heures suivant la fuite de données, et que le retard enregistré "avait empêchées celles-ci de prendre des mesures pour prévenir des préjudices ultérieurs".

11.06.2026 à 05:09

FRANCE24
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Texte intégral (684 mots)

11.06.2026 à 04:29

FRANCE24
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"Pas un seul pays en Europe n'échappe" aux ingérences électorales depuis 2024, souligne l'eurodéputée Horizons Nathalie Loiseau, spécialiste de ces questions au Parlement européen. L'initiative du Premier ministre vise à faire la transparence sur les ingérences passées, comme celle qui a visé, en provenance d'une entreprise israélienne des candidats de la France insoumise aux municipales, et à "identifier les risques" pour les suivantes en 2027, avec potentiellement deux scrutins, la présidentielle et des législatives. Le chef du gouvernement est également attendu sur les outils prévus dans un projet de loi annoncé en avril par Emmanuel Macron. Ces mesures ont été présentées pour avis au Conseil d'Etat, selon une source proche du dossier. Le président de la République, lui-même victime d'ingérence dans sa campagne en 2017 avec la cyberattaque "Macron leaks", a notamment ciblé la Russie qui "achète massivement en période électorale des millions de faux comptes" sur les réseaux sociaux. Sur les municipales, un rapport de Viginum, le service de lutte contre les manipulations en ligne, doit être rendu public. Et possiblement un autre rapport détaillant techniquement les ingérences ayant visé LFI. "Désinformation" Car ce scrutin a pu servir de "répétition générale", comme l'avait souligné le Secrétaire général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ces craintes de manipulation du débat public sont aussi alimentées par la place grandissante tenue, dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, par l'ancienne patronne de la chaîne d'Etat russe RT, Xenia Fedorova. Pour l'exécutif français, elle est une "propagandiste" relais de "la désinformation du Kremlin". Des eurodéputés ont réclamé des sanctions, et des questions ont émergé sur le renouvellement de son titre de séjour en 2024, pour 10 ans. Avant de répondre à la presse, le Premier ministre réunira les formations politiques. Avec à ses côtés trois ministres, Laurent Nunez (Intérieur), Catherine Vautrin (Armées) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), les patrons des services de renseignement, le SGDSN et des représentants de Viginum. LFI avait alerté fin mai sur le "péril" des ingérences qui, les concernant, a pris la forme par exemple d'une fausse accusation de viol ou de faux visuels de campagne, et demandé au gouvernement d'agir. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. En attendant de connaître le caractère étatique ou non de cette campagne de manipulation, la formation de Jean-Luc Mélenchon demandera jeudi au gouvernement de la "condamner clairement" et "formulera des propositions pour protéger la campagne" de 2027, a détaillé auprès de l'AFP son coordinateur Manuel Bompard. "Guerre du pauvre" Plusieurs responsables politiques ont en outre accusé d'ingérence l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, pour avoir affirmé qu'il souhaitait que "n'importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon" remporte la présidentielle de 2027. La frontière est ténue entre craintes d'ingérence, influence, et affirmation de la liberté d'expression. Car "exprimer un avis, ce n'est pas une ingérence", a rappelé dimanche le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, pour qui une ingérence "c'est tenter de manipuler le débat public ou les processus électoraux". "La France est une démocratie, elle ne va pas décider ce qu'on peut lire ou pas en ligne", reconnaît Nathalie Loiseau, mais "c'est important d'informer" sur les ingérences et "chacun ensuite exerce son esprit critique". Elle accuse néanmoins l'extrême droite, en se focalisant sur la liberté d'expression, d'être dans le "déni" sur le sujet. A la présidentielle de 2024 en Moldavie, rappelle le ministre délégué à l'Europe Benjamin Haddad, "10% des voix ont été achetées via Telegram avec notamment des virements en cryptomonnaie" et "ça a coûté à la Russie l'équivalent d'une journée de guerre en Ukraine". Les ingérences, c'est la "guerre du pauvre pour des pays qui veulent décider à notre place", prévient Mme Loiseau. En France en 2024, année d'élections européennes et législatives, 25 tentatives d'ingérences numériques étrangères avaient été détectées par Viginum, mais elles n'avaient pas eu beaucoup de visibilité, donc peu d'effet sur le débat public.
Texte intégral (730 mots)
"Pas un seul pays en Europe n'échappe" aux ingérences électorales depuis 2024, souligne l'eurodéputée Horizons Nathalie Loiseau, spécialiste de ces questions au Parlement européen. L'initiative du Premier ministre vise à faire la transparence sur les ingérences passées, comme celle qui a visé, en provenance d'une entreprise israélienne des candidats de la France insoumise aux municipales, et à "identifier les risques" pour les suivantes en 2027, avec potentiellement deux scrutins, la présidentielle et des législatives. Le chef du gouvernement est également attendu sur les outils prévus dans un projet de loi annoncé en avril par Emmanuel Macron. Ces mesures ont été présentées pour avis au Conseil d'Etat, selon une source proche du dossier. Le président de la République, lui-même victime d'ingérence dans sa campagne en 2017 avec la cyberattaque "Macron leaks", a notamment ciblé la Russie qui "achète massivement en période électorale des millions de faux comptes" sur les réseaux sociaux. Sur les municipales, un rapport de Viginum, le service de lutte contre les manipulations en ligne, doit être rendu public. Et possiblement un autre rapport détaillant techniquement les ingérences ayant visé LFI. "Désinformation" Car ce scrutin a pu servir de "répétition générale", comme l'avait souligné le Secrétaire général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ces craintes de manipulation du débat public sont aussi alimentées par la place grandissante tenue, dans les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, par l'ancienne patronne de la chaîne d'Etat russe RT, Xenia Fedorova. Pour l'exécutif français, elle est une "propagandiste" relais de "la désinformation du Kremlin". Des eurodéputés ont réclamé des sanctions, et des questions ont émergé sur le renouvellement de son titre de séjour en 2024, pour 10 ans. Avant de répondre à la presse, le Premier ministre réunira les formations politiques. Avec à ses côtés trois ministres, Laurent Nunez (Intérieur), Catherine Vautrin (Armées) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), les patrons des services de renseignement, le SGDSN et des représentants de Viginum. LFI avait alerté fin mai sur le "péril" des ingérences qui, les concernant, a pris la forme par exemple d'une fausse accusation de viol ou de faux visuels de campagne, et demandé au gouvernement d'agir. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. En attendant de connaître le caractère étatique ou non de cette campagne de manipulation, la formation de Jean-Luc Mélenchon demandera jeudi au gouvernement de la "condamner clairement" et "formulera des propositions pour protéger la campagne" de 2027, a détaillé auprès de l'AFP son coordinateur Manuel Bompard. "Guerre du pauvre" Plusieurs responsables politiques ont en outre accusé d'ingérence l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, pour avoir affirmé qu'il souhaitait que "n'importe qui plutôt que Jean-Luc Mélenchon" remporte la présidentielle de 2027. La frontière est ténue entre craintes d'ingérence, influence, et affirmation de la liberté d'expression. Car "exprimer un avis, ce n'est pas une ingérence", a rappelé dimanche le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, pour qui une ingérence "c'est tenter de manipuler le débat public ou les processus électoraux". "La France est une démocratie, elle ne va pas décider ce qu'on peut lire ou pas en ligne", reconnaît Nathalie Loiseau, mais "c'est important d'informer" sur les ingérences et "chacun ensuite exerce son esprit critique". Elle accuse néanmoins l'extrême droite, en se focalisant sur la liberté d'expression, d'être dans le "déni" sur le sujet. A la présidentielle de 2024 en Moldavie, rappelle le ministre délégué à l'Europe Benjamin Haddad, "10% des voix ont été achetées via Telegram avec notamment des virements en cryptomonnaie" et "ça a coûté à la Russie l'équivalent d'une journée de guerre en Ukraine". Les ingérences, c'est la "guerre du pauvre pour des pays qui veulent décider à notre place", prévient Mme Loiseau. En France en 2024, année d'élections européennes et législatives, 25 tentatives d'ingérences numériques étrangères avaient été détectées par Viginum, mais elles n'avaient pas eu beaucoup de visibilité, donc peu d'effet sur le débat public.

11.06.2026 à 04:25

FRANCE24
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Le pape réalise ainsi le souhait de son prédécesseur François, le pape argentin mort il y a un an sans avoir pu effectuer ce voyage dans l'archipel des Canaries, situé au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, où plus de 46.000 personnes sont arrivées en 2024, une année record, en bravant la mer à bord d'embarcations de fortune. Léon XIV arrivera jeudi à la mi-journée, peu avant 11H00 GMT, au port d'Aguineguín, où il écoutera le témoignage de migrants, et déposera une offrande florale avant de prononcer un discours. "À l'époque, nous avons vécu ici de nombreuses émotions, nous continuons d'en vivre beaucoup. De la joie en de nombreuses occasions, parce que l'intervention s'est bien passée", explique à l'AFP José Antonio Rodríguez Verona, responsable régional de la Croix-Rouge chargé de la première intervention d'urgence auprès des populations migrantes. "Et d'autres fois, nous avons aussi été abattus, car certaines personnes qui arrivent au pied du quai décèdent ou sont déjà décédés", ajoute-t-il. "Braquer un faisceau sur la migration" L'an dernier, près de 1.200 migrants sont morts ou ont disparu sur la route vers ces îles espagnoles, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). "Le pape François nous a écrit une lettre dans laquelle il nous disait deux choses. La première était son désir de venir encourager et accompagner le peuple des Canaries et l'Église des Canaries dans la réponse qu'ils apportaient à la migration", se rappelle pour l'AFP José Mazuelos, évêque du diocèse des Canaries. L'autre message du pape, a ajouté José Mazuelos, était sa volonté de "braquer un faisceau de lumière sur la question et la réalité de la migration". Pour tout cela, "le port d'Arguineguín, que l'on a appelé +le quai de la honte+, parce que plus de 3.000 personnes arrivées en même temps y ont été entassées pendant la pandémie de Covid-19, était un lieu emblématique", conclut l'évêque. La présence du pape sur place vise à "changer cette image de quai de la honte, qui a été la conséquence d'une mauvaise gestion du système d'accueil humanitaire, pour en faire le quai de l'intégration", souhaite Caya Suárez, secrétaire générale de Cáritas des Canaries. Parmi les personnes qui rencontreront jeudi à Arguineguin Léon XIV, d'autres ont toutefois eu un parcours différent, comme Cecilia Tinoco, 33 ans, arrivée en avion aux Canaries, comme de nombreux autres migrants originaires d'Amérique latine. Péruvienne comme le pape, né aux Etats-Unis mais qui a aussi la nationalité péruvienne, elle se réjouit de le rencontrer. "Il a été lui-même un pape migrant. Il a vécu au Pérou", fait-elle valoir, rappelant le passé du souverain pontife comme évêque du diocèse péruvien de Chiclayo. "Apporter une réponse coordonnée" La question de l'accueil des migrants est chère à Léon XIV, qui a déjà abordé ce sujet lundi lors de son discours devant le Congrès des députés espagnol, à un moment où les politiques migratoires se durcissent dans de nombreux pays et où l'Espagne fait justement figure d'exception avec des mesures beaucoup plus libérales. "Il est indispensable d'apporter une réponse coordonnée, solidaire et efficace, capable de garantir protection, accueil et réelles opportunités d'intégration" aux migrants, avait-il alors plaidé, appelant à des efforts internationaux. Avant la Grande Canarie, Léon XIV s'est rendu à Madrid et Barcelone au cours de son voyage en Espagne entamé samedi dernier. Cette visite s'achèvera vendredi sur une autre île de l'archipel des Canaries, Tenerife, où il se rendra également dans un centre pour migrants avant une dernière messe en plein air sur le port de Santa Cruz. À Barcelone, il a célébré une messe dans la célèbre basilique de la Sagrada Familia, puis a béni la tour de Jésus Christ, qui, avec ses 172,5 mètres, en fait l'église la plus haute du monde, lors de l'un des moments les plus attendus de son voyage.
Texte intégral (703 mots)
Le pape réalise ainsi le souhait de son prédécesseur François, le pape argentin mort il y a un an sans avoir pu effectuer ce voyage dans l'archipel des Canaries, situé au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, où plus de 46.000 personnes sont arrivées en 2024, une année record, en bravant la mer à bord d'embarcations de fortune. Léon XIV arrivera jeudi à la mi-journée, peu avant 11H00 GMT, au port d'Aguineguín, où il écoutera le témoignage de migrants, et déposera une offrande florale avant de prononcer un discours. "À l'époque, nous avons vécu ici de nombreuses émotions, nous continuons d'en vivre beaucoup. De la joie en de nombreuses occasions, parce que l'intervention s'est bien passée", explique à l'AFP José Antonio Rodríguez Verona, responsable régional de la Croix-Rouge chargé de la première intervention d'urgence auprès des populations migrantes. "Et d'autres fois, nous avons aussi été abattus, car certaines personnes qui arrivent au pied du quai décèdent ou sont déjà décédés", ajoute-t-il. "Braquer un faisceau sur la migration" L'an dernier, près de 1.200 migrants sont morts ou ont disparu sur la route vers ces îles espagnoles, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). "Le pape François nous a écrit une lettre dans laquelle il nous disait deux choses. La première était son désir de venir encourager et accompagner le peuple des Canaries et l'Église des Canaries dans la réponse qu'ils apportaient à la migration", se rappelle pour l'AFP José Mazuelos, évêque du diocèse des Canaries. L'autre message du pape, a ajouté José Mazuelos, était sa volonté de "braquer un faisceau de lumière sur la question et la réalité de la migration". Pour tout cela, "le port d'Arguineguín, que l'on a appelé +le quai de la honte+, parce que plus de 3.000 personnes arrivées en même temps y ont été entassées pendant la pandémie de Covid-19, était un lieu emblématique", conclut l'évêque. La présence du pape sur place vise à "changer cette image de quai de la honte, qui a été la conséquence d'une mauvaise gestion du système d'accueil humanitaire, pour en faire le quai de l'intégration", souhaite Caya Suárez, secrétaire générale de Cáritas des Canaries. Parmi les personnes qui rencontreront jeudi à Arguineguin Léon XIV, d'autres ont toutefois eu un parcours différent, comme Cecilia Tinoco, 33 ans, arrivée en avion aux Canaries, comme de nombreux autres migrants originaires d'Amérique latine. Péruvienne comme le pape, né aux Etats-Unis mais qui a aussi la nationalité péruvienne, elle se réjouit de le rencontrer. "Il a été lui-même un pape migrant. Il a vécu au Pérou", fait-elle valoir, rappelant le passé du souverain pontife comme évêque du diocèse péruvien de Chiclayo. "Apporter une réponse coordonnée" La question de l'accueil des migrants est chère à Léon XIV, qui a déjà abordé ce sujet lundi lors de son discours devant le Congrès des députés espagnol, à un moment où les politiques migratoires se durcissent dans de nombreux pays et où l'Espagne fait justement figure d'exception avec des mesures beaucoup plus libérales. "Il est indispensable d'apporter une réponse coordonnée, solidaire et efficace, capable de garantir protection, accueil et réelles opportunités d'intégration" aux migrants, avait-il alors plaidé, appelant à des efforts internationaux. Avant la Grande Canarie, Léon XIV s'est rendu à Madrid et Barcelone au cours de son voyage en Espagne entamé samedi dernier. Cette visite s'achèvera vendredi sur une autre île de l'archipel des Canaries, Tenerife, où il se rendra également dans un centre pour migrants avant une dernière messe en plein air sur le port de Santa Cruz. À Barcelone, il a célébré une messe dans la célèbre basilique de la Sagrada Familia, puis a béni la tour de Jésus Christ, qui, avec ses 172,5 mètres, en fait l'église la plus haute du monde, lors de l'un des moments les plus attendus de son voyage.

11.06.2026 à 04:25

FRANCE24
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Comme c'est la coutume, pour parer à un imprévu, la date de vendredi ne sera officialisée que jeudi en fin de journée, mais Wall Street retient déjà son souffle depuis plusieurs jours. Selon le compte spécialisé Elon Musk's Jet Tracking sur Bluesky, le patron de SpaceX Elon Musk est arrivé dans la région de New York dès mardi. Le premier jour de cotation pour les entreprises de premier plan voit systématiquement leurs dirigeants venir sonner symboliquement la cloche à l'ouverture de la séance, en l'occurrence à Times Square, siège du Nasdaq, la Bourse électronique qui va accueillir SpaceX. Tout indique qu'Elon Musk a réussi son pari de lever 75 milliards de dollars pour son groupe aérospatial, soit le triple de la plus importante entrée en Bourse de l'histoire, celle du pétrolier Saudi Aramco en 2019. SpaceX est désormais valorisé 1.765 milliards de dollars, soit plus que les 1.700 milliards du groupe saoudien à l'époque, ce qui en ferait, d'ores et déjà, l'une des dix plus grosses capitalisations boursières du monde. Malgré ces chiffres mirobolants, "il y a une bonne chance que le cours de l'action bondisse" vendredi une fois cotée, prévient Jay Ritter, spécialiste des entrées en Bourse à l'université de Floride. "Il semble que la demande des investisseurs institutionnels représente le quadruple des titres qui vont effectivement leur être vendus", ajoute l'universitaire. Coloniser Mars SpaceX est à ce point sûr de son fait qu'il a décidé, selon CNBC, d'attribuer quasiment un tiers (30%) des actions nouvelles à des investisseurs individuels, une proportion très inhabituelle. Beaucoup de ces petits porteurs adhèrent à la vision d'Elon Musk, celle d'un conglomérat multi-facettes, hétéroclite pour certains, entre fusées, intelligence artificielle (IA), puces, internet par satellite et réseau social. C'est aussi un groupe dont la croissance a ralenti l'an dernier et qui a perdu près de cinq milliards de dollars en 2025, lesté par des investissements massifs dans l'IA. "Si vous regardez les comptes", estime Jay Ritter, "il n'y a aucun moyen de justifier une telle valorisation. (...) Mais le marché ne ferait pas ça s'il ne croyait pas un minimum aux projections optimistes" de SpaceX. Ce que vend Elon Musk aux investisseurs, bien plus que les activités qui rapportent déjà, comme le lanceur Falcon ou le réseau internet Starlink, c'est un potentiel et des marchés qui n'existent pas encore, comme celui des centres de données dans l'espace. Aucune autre entreprise de cette taille ne parle de coloniser la Lune ou Mars comme le fait SpaceX. Vétéran des démarrages en Bourse, Jay Ritter ne se souvient pas d'un enthousiasme comparable, mis à part pour Facebook. "Des centaines de millions de personnes avaient déjà un compte Facebook, donc ça a fait beaucoup de bruit." Un accueil favorable à Wall Street vendredi pourrait propulser la fortune d'Elon Musk au-delà du seuil symbolique des mille milliards de dollars, du jamais-vu. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a appelé mercredi le gendarme des marchés, la SEC, à suspendre cette entrée en Bourse le temps de vérifications pour s'assurer que les investisseurs ne sont pas floués. Vendredi, le groupe Stop Funding Billionaires (Stop au financement des milliardaires) organise un rassemblement pour dénoncer cette levée de fonds qui va, entre autres, donner "plus de dollars à l'autoritarisme", en référence au soutien financier d'Elon Musk à Donald Trump. Mais rien, que ce soit les sceptiques ou les critiques des positions publiques très à droite d'Elon Musk, ne semble en mesure de ternir ce triomphe annoncé.
Texte intégral (607 mots)
Comme c'est la coutume, pour parer à un imprévu, la date de vendredi ne sera officialisée que jeudi en fin de journée, mais Wall Street retient déjà son souffle depuis plusieurs jours. Selon le compte spécialisé Elon Musk's Jet Tracking sur Bluesky, le patron de SpaceX Elon Musk est arrivé dans la région de New York dès mardi. Le premier jour de cotation pour les entreprises de premier plan voit systématiquement leurs dirigeants venir sonner symboliquement la cloche à l'ouverture de la séance, en l'occurrence à Times Square, siège du Nasdaq, la Bourse électronique qui va accueillir SpaceX. Tout indique qu'Elon Musk a réussi son pari de lever 75 milliards de dollars pour son groupe aérospatial, soit le triple de la plus importante entrée en Bourse de l'histoire, celle du pétrolier Saudi Aramco en 2019. SpaceX est désormais valorisé 1.765 milliards de dollars, soit plus que les 1.700 milliards du groupe saoudien à l'époque, ce qui en ferait, d'ores et déjà, l'une des dix plus grosses capitalisations boursières du monde. Malgré ces chiffres mirobolants, "il y a une bonne chance que le cours de l'action bondisse" vendredi une fois cotée, prévient Jay Ritter, spécialiste des entrées en Bourse à l'université de Floride. "Il semble que la demande des investisseurs institutionnels représente le quadruple des titres qui vont effectivement leur être vendus", ajoute l'universitaire. Coloniser Mars SpaceX est à ce point sûr de son fait qu'il a décidé, selon CNBC, d'attribuer quasiment un tiers (30%) des actions nouvelles à des investisseurs individuels, une proportion très inhabituelle. Beaucoup de ces petits porteurs adhèrent à la vision d'Elon Musk, celle d'un conglomérat multi-facettes, hétéroclite pour certains, entre fusées, intelligence artificielle (IA), puces, internet par satellite et réseau social. C'est aussi un groupe dont la croissance a ralenti l'an dernier et qui a perdu près de cinq milliards de dollars en 2025, lesté par des investissements massifs dans l'IA. "Si vous regardez les comptes", estime Jay Ritter, "il n'y a aucun moyen de justifier une telle valorisation. (...) Mais le marché ne ferait pas ça s'il ne croyait pas un minimum aux projections optimistes" de SpaceX. Ce que vend Elon Musk aux investisseurs, bien plus que les activités qui rapportent déjà, comme le lanceur Falcon ou le réseau internet Starlink, c'est un potentiel et des marchés qui n'existent pas encore, comme celui des centres de données dans l'espace. Aucune autre entreprise de cette taille ne parle de coloniser la Lune ou Mars comme le fait SpaceX. Vétéran des démarrages en Bourse, Jay Ritter ne se souvient pas d'un enthousiasme comparable, mis à part pour Facebook. "Des centaines de millions de personnes avaient déjà un compte Facebook, donc ça a fait beaucoup de bruit." Un accueil favorable à Wall Street vendredi pourrait propulser la fortune d'Elon Musk au-delà du seuil symbolique des mille milliards de dollars, du jamais-vu. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a appelé mercredi le gendarme des marchés, la SEC, à suspendre cette entrée en Bourse le temps de vérifications pour s'assurer que les investisseurs ne sont pas floués. Vendredi, le groupe Stop Funding Billionaires (Stop au financement des milliardaires) organise un rassemblement pour dénoncer cette levée de fonds qui va, entre autres, donner "plus de dollars à l'autoritarisme", en référence au soutien financier d'Elon Musk à Donald Trump. Mais rien, que ce soit les sceptiques ou les critiques des positions publiques très à droite d'Elon Musk, ne semble en mesure de ternir ce triomphe annoncé.
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