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24.02.2026 à 01:26

En Corée du Nord, le parti unique promeut Kim Yo-jong, l'influente soeur de Kim Jong-un

FRANCE 24
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Lors du Congrès du Parti des travailleurs de Corée du Nord, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant Kim Jong-un, a été promue directrice à part entière de département, a rapporté l'agence KCNA mardi. Kim Yo-jong compte depuis longtemps parmi les plus proches lieutenants de son frère et est l'une des femmes les plus influentes dans les sphères du pouvoir nord-coréen.
Lors du Congrès du Parti des travailleurs de Corée du Nord, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant Kim Jong-un, a été promue directrice à part entière de département, a rapporté l'agence KCNA mardi. Kim Yo-jong compte depuis longtemps parmi les plus proches lieutenants de son frère et est l'une des femmes les plus influentes dans les sphères du pouvoir nord-coréen.

24.02.2026 à 00:21

Chef de cartel tué : le Mexique s'embrase

Cécile GALLUCCIO
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Une partie du Mexique vit depuis plusieurs heures maintenant une situation particulièrement instable : après que le baron de la drogue El Mencho a été abattu dimanche avec le soutien des États-unis, son puissant cartel, le CJNG, a violemment répliqué en bloquant des routes et en incendiant des véhicules notamment dans l’ouest du pays. 10 000 soldats ont été déployés. 
Une partie du Mexique vit depuis plusieurs heures maintenant une situation particulièrement instable : après que le baron de la drogue El Mencho a été abattu dimanche avec le soutien des États-unis, son puissant cartel, le CJNG, a violemment répliqué en bloquant des routes et en incendiant des véhicules notamment dans l’ouest du pays. 10 000 soldats ont été déployés. 

23.02.2026 à 23:45

Un médecin influenceur quitte CBS en raison de ses échanges avec Epstein

FRANCE24
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Il s'agit d'un des rares visages américains à connaître des répercussions concrètes liées à ses relations avec Jeffrey Epstein, mort en prison à New York en 2019 en attendant d'être jugé pour trafic sexuel de mineures. Avant lui, Larry Summers, ministre des Finances sous Bill Clinton, s'est retiré de la vie publique. Le milliardaire Thomas Pritzker, président exécutif du groupe hôtelier Hyatt, la directrice juridique de Goldman Sachs, Kathryn Ruemmler, ou encore le directeur du Whitney Museum of Art David Ross ont eux démissionné de leur poste. Peter Attia faisait partie d'un nouveau groupe de chroniqueurs annoncé en janvier, dans le cadre de la reprise en mains de la chaîne par sa nouvelle rédactrice en chef, Bari Weiss. Mais il n'était pas encore apparu à l'antenne à ce titre. Le quinquagénaire, suivi par plus d'un million d'abonnés sur sa chaîne Youtube, "s'est retiré afin que son implication ne perturbe pas le travail important réalisé par CBS", selon un porte-parole du médecin, cité par le Washington Post. "Tu (sais) quel est le plus gros problème quand on devient ami avec toi ?", interroge Peter Attia dans un e-mail en date du 24 juin 2015 adressé à Jeffrey Epstein. "La vie que tu mènes est tellement scandaleuse et pourtant je ne peux en parler à personne...", poursuit-il. "Je m'excuse et regrette de m'être mis dans une position où des emails, certains embarrassants, de mauvais goût et indéfendables, sont désormais publics. C'est ma responsabilité. J'accepte cette réalité et l'humiliation qui va avec", a-t-il écrit au début du mois sur le réseau social X. Le nom de Peter Attia apparaît dans des centaines de documents de l'affaire Epstein dans la dernière salve publiée par le ministère de la Justice, évalue le Washington Post. Toutefois la simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.
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Il s'agit d'un des rares visages américains à connaître des répercussions concrètes liées à ses relations avec Jeffrey Epstein, mort en prison à New York en 2019 en attendant d'être jugé pour trafic sexuel de mineures. Avant lui, Larry Summers, ministre des Finances sous Bill Clinton, s'est retiré de la vie publique. Le milliardaire Thomas Pritzker, président exécutif du groupe hôtelier Hyatt, la directrice juridique de Goldman Sachs, Kathryn Ruemmler, ou encore le directeur du Whitney Museum of Art David Ross ont eux démissionné de leur poste. Peter Attia faisait partie d'un nouveau groupe de chroniqueurs annoncé en janvier, dans le cadre de la reprise en mains de la chaîne par sa nouvelle rédactrice en chef, Bari Weiss. Mais il n'était pas encore apparu à l'antenne à ce titre. Le quinquagénaire, suivi par plus d'un million d'abonnés sur sa chaîne Youtube, "s'est retiré afin que son implication ne perturbe pas le travail important réalisé par CBS", selon un porte-parole du médecin, cité par le Washington Post. "Tu (sais) quel est le plus gros problème quand on devient ami avec toi ?", interroge Peter Attia dans un e-mail en date du 24 juin 2015 adressé à Jeffrey Epstein. "La vie que tu mènes est tellement scandaleuse et pourtant je ne peux en parler à personne...", poursuit-il. "Je m'excuse et regrette de m'être mis dans une position où des emails, certains embarrassants, de mauvais goût et indéfendables, sont désormais publics. C'est ma responsabilité. J'accepte cette réalité et l'humiliation qui va avec", a-t-il écrit au début du mois sur le réseau social X. Le nom de Peter Attia apparaît dans des centaines de documents de l'affaire Epstein dans la dernière salve publiée par le ministère de la Justice, évalue le Washington Post. Toutefois la simple mention du nom d'une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.

23.02.2026 à 23:19

Le Panama prend le contrôle de deux ports du canal exploités par CK Hutchison

FRANCE24
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Fin janvier, la Cour suprême du Panama avait jugé "inconstitutionnel" le contrat qui avait permis depuis 1997 à la société Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, de gérer deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté océan Atlantique, et celui de Balboa, côté Pacifique. Le président panaméen José Raul Mulino a estimé lundi que "sous prétexte d'exploiter les deux ports, on a, pendant des années, mis en place un territoire autonome", dénonçant le contrat avec PPC qui "a soumis tout un pays, sans aucune transparence". Selon la Cour des comptes panaméenne, qui a contesté la concession devant la Cour suprême, le Panama n'a pas perçu 1,2 milliard dus par PPC. La semaine dernière, CK Hutchison avait demandé au gouvernement panaméen d'entamer des négociations afin de lui permettre de continuer à exploiter ces deux terminaux et ainsi "éviter le chaos". Mais lundi, "l'Autorité maritime du Panama a pris possession de ses ports et garantit la continuité de l'exploitation", a annoncé en conférence de presse Max Florez, le directeur des ports de l'institution. La mesure a été formalisée par un décret quelques heures après la publication de la décision de la Cour au journal officiel. Le "décret d'occupation" ouvre une période de transition de 18 mois durant laquelle les ports seront exploités par deux autres entreprises avant d'être attribués dans le cadre d'un nouvel appel d'offres international afin de disposer d'opérateurs de long terme, a-t-il précisé. Transition APM Terminals, filiale du groupe danois Maersk, opèrera le port de Balboa pour un montant de 26 millions de dollars. Terminal Investment Limited (TiL), appartenant au géant logistique MSC, exploitera celui de Cristobal pour environ 16 millions, a annoncé le gouvernement. L'an dernier, 38% des conteneurs ayant transité par le Panama sont passés par ces deux ports. Cette reprise en main intervient alors que les Etats-Unis cherchent à limiter l'influence chinoise sur le canal de Panama, voie stratégique de 80 kilomètres par laquelle transite environ 5% du commerce maritime mondial. PPC a réagi en disant "s'opposer fermement aux démarches du gouvernement visant à développer et à mener à bien cette prise de contrôle illégale, sans transparence ni coordination". "L'Etat est responsable de tout préjudice ou dommage causé", a ajouté PPC, en mettant en garde contre des "risques sérieux" dans les terminaux. - "Pas du bon travail" - La ministre du Travail et du Développement, Jackeline Muñoz, a assuré qu'il n'y aurait "pas de licenciements" dans les deux terminaux, où travaillent quelque 1.200 personnes. "Tout est à l'arrêt, nous ne savons pas ce qu'il adviendra de nous", a toutefois déclaré à l'AFP un salarié ayant requis l'anonymat sur le port de Balboa. Washington s'est réjoui de l'annonce de la prise de contrôle par le Panama. "C'étaient des opérateurs qui ne faisaient pas du bon travail", a déclaré à la presse l'ambassadeur des Etats-Unis au Panama, Kevin Cabrera, soulignant que les Panaméens avaient droit à ce "que leur système judiciaire prenne ses propres décisions". CK Hutchison, se disant victime de "graves préjudices", a annoncé qu'elle contesterait la décision panaméenne devant la Chambre de commerce internationale (CCI), dont le siège est à Paris. La Cour suprême du Panama a jugé que la concession de CK Hutchison, qui avait été renouvelée pour 25 années supplémentaires en 2021, était "inconstitutionnelle" car elle avantageait de façon "disproportionnée" le groupe hongkongais "au détriment des caisses de l'Etat" panaméen. Cette décision avait provoqué la satisfaction de Washington mais une vive réaction de Pékin qui a promis de "protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises".
Texte intégral (645 mots)
Fin janvier, la Cour suprême du Panama avait jugé "inconstitutionnel" le contrat qui avait permis depuis 1997 à la société Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, de gérer deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté océan Atlantique, et celui de Balboa, côté Pacifique. Le président panaméen José Raul Mulino a estimé lundi que "sous prétexte d'exploiter les deux ports, on a, pendant des années, mis en place un territoire autonome", dénonçant le contrat avec PPC qui "a soumis tout un pays, sans aucune transparence". Selon la Cour des comptes panaméenne, qui a contesté la concession devant la Cour suprême, le Panama n'a pas perçu 1,2 milliard dus par PPC. La semaine dernière, CK Hutchison avait demandé au gouvernement panaméen d'entamer des négociations afin de lui permettre de continuer à exploiter ces deux terminaux et ainsi "éviter le chaos". Mais lundi, "l'Autorité maritime du Panama a pris possession de ses ports et garantit la continuité de l'exploitation", a annoncé en conférence de presse Max Florez, le directeur des ports de l'institution. La mesure a été formalisée par un décret quelques heures après la publication de la décision de la Cour au journal officiel. Le "décret d'occupation" ouvre une période de transition de 18 mois durant laquelle les ports seront exploités par deux autres entreprises avant d'être attribués dans le cadre d'un nouvel appel d'offres international afin de disposer d'opérateurs de long terme, a-t-il précisé. Transition APM Terminals, filiale du groupe danois Maersk, opèrera le port de Balboa pour un montant de 26 millions de dollars. Terminal Investment Limited (TiL), appartenant au géant logistique MSC, exploitera celui de Cristobal pour environ 16 millions, a annoncé le gouvernement. L'an dernier, 38% des conteneurs ayant transité par le Panama sont passés par ces deux ports. Cette reprise en main intervient alors que les Etats-Unis cherchent à limiter l'influence chinoise sur le canal de Panama, voie stratégique de 80 kilomètres par laquelle transite environ 5% du commerce maritime mondial. PPC a réagi en disant "s'opposer fermement aux démarches du gouvernement visant à développer et à mener à bien cette prise de contrôle illégale, sans transparence ni coordination". "L'Etat est responsable de tout préjudice ou dommage causé", a ajouté PPC, en mettant en garde contre des "risques sérieux" dans les terminaux. - "Pas du bon travail" - La ministre du Travail et du Développement, Jackeline Muñoz, a assuré qu'il n'y aurait "pas de licenciements" dans les deux terminaux, où travaillent quelque 1.200 personnes. "Tout est à l'arrêt, nous ne savons pas ce qu'il adviendra de nous", a toutefois déclaré à l'AFP un salarié ayant requis l'anonymat sur le port de Balboa. Washington s'est réjoui de l'annonce de la prise de contrôle par le Panama. "C'étaient des opérateurs qui ne faisaient pas du bon travail", a déclaré à la presse l'ambassadeur des Etats-Unis au Panama, Kevin Cabrera, soulignant que les Panaméens avaient droit à ce "que leur système judiciaire prenne ses propres décisions". CK Hutchison, se disant victime de "graves préjudices", a annoncé qu'elle contesterait la décision panaméenne devant la Chambre de commerce internationale (CCI), dont le siège est à Paris. La Cour suprême du Panama a jugé que la concession de CK Hutchison, qui avait été renouvelée pour 25 années supplémentaires en 2021, était "inconstitutionnelle" car elle avantageait de façon "disproportionnée" le groupe hongkongais "au détriment des caisses de l'Etat" panaméen. Cette décision avait provoqué la satisfaction de Washington mais une vive réaction de Pékin qui a promis de "protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises".

23.02.2026 à 23:13

L'UE suspend la mise en oeuvre de son accord commercial avec les Etats-Unis

Laure MANENT
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C'était moins une : ce mardi, la commission du Commerce international devait se prononcer sur la mise en œuvre de l'accord négocié fin juillet à Turnberry, en Ecosse ; ce lundi, le Parlement européen a décidé d'en reporter la mise en oeuvre. Pas d'annulation, "un accord est un accord", insiste Bernd Lange, président de cette commission, mais une pause, le temps d'obtenir des clarifications de la part de Washington. Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé les droits de douane imposés par Donald Trump "illégaux". Le républicain a donc renoncé - temporairement, au moins - à sa politique tarifaire et décidé de créer à la place une "nouvelle taxe mondiale" de 15%. L'UE est circonspecte mais la Chine, avec qui les relations commerciales restent tendues, pourrait y trouver un moyen de pression dans ses négociations avec les Etats-Unis. 
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C'était moins une : ce mardi, la commission du Commerce international devait se prononcer sur la mise en œuvre de l'accord négocié fin juillet à Turnberry, en Ecosse ; ce lundi, le Parlement européen a décidé d'en reporter la mise en oeuvre. Pas d'annulation, "un accord est un accord", insiste Bernd Lange, président de cette commission, mais une pause, le temps d'obtenir des clarifications de la part de Washington. Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a jugé les droits de douane imposés par Donald Trump "illégaux". Le républicain a donc renoncé - temporairement, au moins - à sa politique tarifaire et décidé de créer à la place une "nouvelle taxe mondiale" de 15%. L'UE est circonspecte mais la Chine, avec qui les relations commerciales restent tendues, pourrait y trouver un moyen de pression dans ses négociations avec les Etats-Unis. 

23.02.2026 à 23:03

La frontière entre la RD Congo et le Burundi rouvre, les habitants soulagés

Célia CARACENA
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En RD Congo, la frontière entre Bujumbura et Uvira a rouvert… Elle avait été fermée mi-décembre après la prise de contrôle d’Uvira par l’AFC/M23. Fermé depuis près de deux mois, cette réouverture est accueillie avec enthousiasme par la population. Les précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula.
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En RD Congo, la frontière entre Bujumbura et Uvira a rouvert… Elle avait été fermée mi-décembre après la prise de contrôle d’Uvira par l’AFC/M23. Fermé depuis près de deux mois, cette réouverture est accueillie avec enthousiasme par la population. Les précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

23.02.2026 à 22:31

Ukraine : Trump est soit "un traître", soit un dirigeant "exceptionnel", dit Lech Walesa dans un entretien avec l'AFP

FRANCE24
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"En apparence, aujourd'hui, il semble être le valet de la Russie, un traître tout simplement. C'est une façon de voir les choses", explique le co-fondateur du syndicat Solidarnosc (Solidarité) et ancien président polonais, aujourd'hui âgé de 82 ans, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie. Pour autant, le président américain est peut-être "un responsable politique extrêmement intelligent" qui "sait que si les Etats-Unis se joignaient au choeur antiPoutine, Poutine n'aurait plus le choix et devrait utiliser l'arme atomique". Pourquoi ? "Parce que Poutine est irresponsable", assène-t-il. "C'est un jeu très rusé, très intelligent. Ne pas pousser Poutine à utiliser l'arme nucléaire, jouer l'ami". Ce faisant, Donald Trump gagne du temps et force "l'Europe à s'organiser contre Poutine, sans les Etats-Unis. Parce que si les Etats-Unis entrent en jeu, c'est la guerre nucléaire", prédit celui dont les luttes pour la démocratisation de la Pologne ont contribué à faire tomber le Rideau de fer. "Il y a donc deux façons de voir les choses", résume Lech Walesa : "traître ou homme extrêmement intelligent". "À ce jour, je ne sais toujours pas laquelle s'applique à Trump". Dans la seconde hypothèse, celle d'un dirigeant "exceptionnel", M. Trump "mériterait" à son tour le prix Nobel de la paix, décerné à Lech Walesa en 1983. "Mais s'il est un traître", reprend-il, "il ne le mérite pas, donc il faut attendre. Il est trop tôt pour juger". M. Walesa dit avoir récemment rencontré aux Etats-Unis la cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, lauréate du Nobel de la Paix 2025 qui a offert à Donald Trump la médaille de son prix. A cette occasion, "je lui ai dit qu'elle était allée trop vite en besogne", assure-t-il. "L'Ukraine dans l'UE" L'ancien électricien à la légendaire moustache reçoit dans son bureau au coeur des anciens chantiers navals de Gdansk, une cité hanséatique sur les rives de la Baltique d'où il força le régime à négocier la légalisation des syndicats et les premières élections semi-libres dans la Pologne communiste. Il n'occupe plus de fonctions officielles depuis sa présidence (1990-1995) et n'est plus prophète en son pays. Mais il demeure une autorité morale à l'étranger où il donne de nombreuses conférences, une tribune qu'il met désormais au service de l'Ukraine. Aux murs de son bureau, son panthéon politique et intime : un portrait du pape polonais Jean-Paul II, un crucifix, une reproduction de la Cène, un portrait du maréchal Jozef Pilsudski, le père de l'indépendance polonaise en 1918. Et trois drapeaux : les couleurs de l'Union européenne, de la Pologne et de l'Ukraine. "Nous devons aider l'Ukraine de toutes nos forces", lance Lech Walesa qui dit nourrir "des remords" au sujet de ce pays voisin et défend ainsi son engagement d'aujourd'hui : "A l'époque où j'étais président, j'avais une idée simple : Nous entrons (Pologne et Ukraine) ensemble dans l'Union européenne et dans l'Otan", expose-t-il. De crainte cependant que cela ne compromette l'adhésion polonaise, il décide de garder le projet secret et de le ressortir à sa réélection. Seulement voilà : "J'ai perdu à la présidentielle et tout est tombé à l'eau. J'aurais dû agir plus tôt". "Ennemi extérieur" Conflit le plus sanglant sur le sol européen depuis la Deuxième Guerre mondiale, le conflit en Ukraine, déclenché par l'invasion russe du 24 février 2022, entre mardi dans sa cinquième année. Russes et Ukrainiens négocient depuis 2025 une cessation des hostilités, sous l'impulsion de Donald Trump, en vain jusqu'ici. Pur produit politique de la Guerre froide, lui qui fut un acteur de l'effondrement du monde soviétique prévient que "si la Russie conquiert l'Ukraine, nous pourrons apprendre le chinois et le russe. Les Etats-Unis perdront définitivement". Mais il faut plus qu'une défaite de Moscou pour installer la paix : "si on parvient à vaincre la Russie, celle-ci se relèvera dans dix ans et nos petits-enfants devront à nouveau se battre contre la Russie". Car l'"agressivité russe" plonge ses racines dans l'absence de démocratie dans un pays dont "les autorités, depuis des siècles, entretiennent l'idée qu'un ennemi extérieur menace la Russie". "Le problème de la Russie ne réside ni dans Poutine, ni dans Staline mais dans un mauvais système politique", conclut-il.
Texte intégral (749 mots)
"En apparence, aujourd'hui, il semble être le valet de la Russie, un traître tout simplement. C'est une façon de voir les choses", explique le co-fondateur du syndicat Solidarnosc (Solidarité) et ancien président polonais, aujourd'hui âgé de 82 ans, à la veille du quatrième anniversaire de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie. Pour autant, le président américain est peut-être "un responsable politique extrêmement intelligent" qui "sait que si les Etats-Unis se joignaient au choeur antiPoutine, Poutine n'aurait plus le choix et devrait utiliser l'arme atomique". Pourquoi ? "Parce que Poutine est irresponsable", assène-t-il. "C'est un jeu très rusé, très intelligent. Ne pas pousser Poutine à utiliser l'arme nucléaire, jouer l'ami". Ce faisant, Donald Trump gagne du temps et force "l'Europe à s'organiser contre Poutine, sans les Etats-Unis. Parce que si les Etats-Unis entrent en jeu, c'est la guerre nucléaire", prédit celui dont les luttes pour la démocratisation de la Pologne ont contribué à faire tomber le Rideau de fer. "Il y a donc deux façons de voir les choses", résume Lech Walesa : "traître ou homme extrêmement intelligent". "À ce jour, je ne sais toujours pas laquelle s'applique à Trump". Dans la seconde hypothèse, celle d'un dirigeant "exceptionnel", M. Trump "mériterait" à son tour le prix Nobel de la paix, décerné à Lech Walesa en 1983. "Mais s'il est un traître", reprend-il, "il ne le mérite pas, donc il faut attendre. Il est trop tôt pour juger". M. Walesa dit avoir récemment rencontré aux Etats-Unis la cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, lauréate du Nobel de la Paix 2025 qui a offert à Donald Trump la médaille de son prix. A cette occasion, "je lui ai dit qu'elle était allée trop vite en besogne", assure-t-il. "L'Ukraine dans l'UE" L'ancien électricien à la légendaire moustache reçoit dans son bureau au coeur des anciens chantiers navals de Gdansk, une cité hanséatique sur les rives de la Baltique d'où il força le régime à négocier la légalisation des syndicats et les premières élections semi-libres dans la Pologne communiste. Il n'occupe plus de fonctions officielles depuis sa présidence (1990-1995) et n'est plus prophète en son pays. Mais il demeure une autorité morale à l'étranger où il donne de nombreuses conférences, une tribune qu'il met désormais au service de l'Ukraine. Aux murs de son bureau, son panthéon politique et intime : un portrait du pape polonais Jean-Paul II, un crucifix, une reproduction de la Cène, un portrait du maréchal Jozef Pilsudski, le père de l'indépendance polonaise en 1918. Et trois drapeaux : les couleurs de l'Union européenne, de la Pologne et de l'Ukraine. "Nous devons aider l'Ukraine de toutes nos forces", lance Lech Walesa qui dit nourrir "des remords" au sujet de ce pays voisin et défend ainsi son engagement d'aujourd'hui : "A l'époque où j'étais président, j'avais une idée simple : Nous entrons (Pologne et Ukraine) ensemble dans l'Union européenne et dans l'Otan", expose-t-il. De crainte cependant que cela ne compromette l'adhésion polonaise, il décide de garder le projet secret et de le ressortir à sa réélection. Seulement voilà : "J'ai perdu à la présidentielle et tout est tombé à l'eau. J'aurais dû agir plus tôt". "Ennemi extérieur" Conflit le plus sanglant sur le sol européen depuis la Deuxième Guerre mondiale, le conflit en Ukraine, déclenché par l'invasion russe du 24 février 2022, entre mardi dans sa cinquième année. Russes et Ukrainiens négocient depuis 2025 une cessation des hostilités, sous l'impulsion de Donald Trump, en vain jusqu'ici. Pur produit politique de la Guerre froide, lui qui fut un acteur de l'effondrement du monde soviétique prévient que "si la Russie conquiert l'Ukraine, nous pourrons apprendre le chinois et le russe. Les Etats-Unis perdront définitivement". Mais il faut plus qu'une défaite de Moscou pour installer la paix : "si on parvient à vaincre la Russie, celle-ci se relèvera dans dix ans et nos petits-enfants devront à nouveau se battre contre la Russie". Car l'"agressivité russe" plonge ses racines dans l'absence de démocratie dans un pays dont "les autorités, depuis des siècles, entretiennent l'idée qu'un ennemi extérieur menace la Russie". "Le problème de la Russie ne réside ni dans Poutine, ni dans Staline mais dans un mauvais système politique", conclut-il.

23.02.2026 à 22:18

Trump menace : une nouvelle escalade ?

Stéphanie ANTOINE
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Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial conclu l'année dernière entre l'UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l'impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump.  Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes. 
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Les eurodéputés ont suspendu, lundi, la procédure de mise en œuvre de l'accord commercial conclu l'année dernière entre l'UE et les États-Unis, disant attendre une clarification de Washington sur l'impact de la décision de la Cour suprême américaine qui a invalidé, vendredi, la majeure partie des droits de douane instaurés par Donald Trump.  Les explications avec Christian Saint-Etienne, universitaire, membre du cercle des économistes. 

23.02.2026 à 22:12

La mort d' "El Mencho" au Mexique relance-t-elle la coopération avec les Etats-Unis ?

Anthony SAINT-LÉGER
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Vols annulés, écoles fermées, routes coupées, magasins et véhicules incendiés. Le Mexique reste en alerte face aux violences qui ont découlé de la mort d' "El Mencho". L'un des derniers grands parrains de la drogue est mort, tué par l'armée mexicaine dans une opération menée avec l'appui américain.  Et aussi, le Parlement européen suspend la ratification de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, après que la Cour Supreme américaine a invalidé les droits de douane de Donald Trump.
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Vols annulés, écoles fermées, routes coupées, magasins et véhicules incendiés. Le Mexique reste en alerte face aux violences qui ont découlé de la mort d' "El Mencho". L'un des derniers grands parrains de la drogue est mort, tué par l'armée mexicaine dans une opération menée avec l'appui américain.  Et aussi, le Parlement européen suspend la ratification de l'accord commercial entre l'UE et les Etats-Unis, après que la Cour Supreme américaine a invalidé les droits de douane de Donald Trump.

23.02.2026 à 22:11

Wall Street déstabilisée par le retour du flou commercial

FRANCE24
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Le Dow Jones a cédé 1,66%, l'indice Nasdaq a reculé de 1,13% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 1,04%. "La peur commence à se répandre à Wall Street à propos de plusieurs facteurs", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments. Parmi ceux-ci, la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de juger illégale une large partie des droits de douane mis en place par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. "Les investisseurs réagissent négativement à cette nouvelle, car ils pensaient la semaine dernière que les remboursements des surtaxes étaient susceptibles de soutenir les bénéfices des entreprises à court terme; cependant, cette voie s'est clairement rétrécie", juge Jose Torres, d'Interactive Brokers. Le président américain a répliqué en annonçant une nouvelle surtaxe douanière mondiale de 10%, qu'il a ensuite portée à 15%. Donald Trump "a décidé d'augmenter les droits de douane alors qu'il n'y avait aucune raison de le faire, il aurait pu simplement dire: +je vais utiliser une autre base légale et tout continuer comme avant+", estime Adam Sarhan. De nombreuses interrogations demeurent sur l'impact de ce revers, notamment vis-à-vis des accords commerciaux qui avaient été d'ores et déjà négociés. L'ampleur des remboursements à venir est aussi incertaine. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait franchement à 4,03% vers 21H10 GMT contre 4,08% à la clôture vendredi. Un rendement plus bas signifie généralement qu'un vent de prudence souffle parmi les investisseurs, qui se détournent des actifs jugés risqués. En parallèle, les acteurs du marché s'inquiètent encore des conséquences du développement de l'intelligence artificielle (IA). "Beaucoup craignent que l'IA ne fasse disparaître une grande partie de la capitalisation boursière" d'acteurs technologiques de premier plan "ou force ces entreprises à changer leur mode de fonctionnement", explique Adam Sarhan. Dernière victime en date de ces craintes, IBM a chuté de plus de 13% lundi, plombé par le lancement d'un nouvel outil IA de l'entreprise californienne Anthropic qui vient concurrencer son quasi-monopole sur le langage de programmation Cobol. A ce titre, les résultats trimestriels du mastodonte des puces et symbole de l'engouement pour l'IA Nvidia seront particulièrement scrutés mercredi soir. En cas de mauvaise réception de ces performances financières, "le marché pourrait connaître un recul très important", prévient Adam Sarhan. Ailleurs à la cote, les géants du crédit non bancaire ont encore été à la peine. Blue Owl a cédé 3,42%, Apollo a reculé de 5,00%, Blackstone de 6,23% et Ares Management a perdu 6,97%. Depuis le début d'année, la plupart ont vu leur cours chuter de 20% à 30%. "C'est rarement bon signe de voir de grands secteurs de l'économie s'assécher ou se figer. Or, le crédit privé et le capital-investissement sont des secteurs très importants de l'économie", note M. Sarhan. Le secteur pâtit de craintes sur sa capacité de liquidité mais subit aussi les déboires boursiers des éditeurs de logiciels, à qui il a prêté beaucoup d'argent.
Texte intégral (528 mots)
Le Dow Jones a cédé 1,66%, l'indice Nasdaq a reculé de 1,13% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 1,04%. "La peur commence à se répandre à Wall Street à propos de plusieurs facteurs", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments. Parmi ceux-ci, la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de juger illégale une large partie des droits de douane mis en place par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. "Les investisseurs réagissent négativement à cette nouvelle, car ils pensaient la semaine dernière que les remboursements des surtaxes étaient susceptibles de soutenir les bénéfices des entreprises à court terme; cependant, cette voie s'est clairement rétrécie", juge Jose Torres, d'Interactive Brokers. Le président américain a répliqué en annonçant une nouvelle surtaxe douanière mondiale de 10%, qu'il a ensuite portée à 15%. Donald Trump "a décidé d'augmenter les droits de douane alors qu'il n'y avait aucune raison de le faire, il aurait pu simplement dire: +je vais utiliser une autre base légale et tout continuer comme avant+", estime Adam Sarhan. De nombreuses interrogations demeurent sur l'impact de ce revers, notamment vis-à-vis des accords commerciaux qui avaient été d'ores et déjà négociés. L'ampleur des remboursements à venir est aussi incertaine. Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait franchement à 4,03% vers 21H10 GMT contre 4,08% à la clôture vendredi. Un rendement plus bas signifie généralement qu'un vent de prudence souffle parmi les investisseurs, qui se détournent des actifs jugés risqués. En parallèle, les acteurs du marché s'inquiètent encore des conséquences du développement de l'intelligence artificielle (IA). "Beaucoup craignent que l'IA ne fasse disparaître une grande partie de la capitalisation boursière" d'acteurs technologiques de premier plan "ou force ces entreprises à changer leur mode de fonctionnement", explique Adam Sarhan. Dernière victime en date de ces craintes, IBM a chuté de plus de 13% lundi, plombé par le lancement d'un nouvel outil IA de l'entreprise californienne Anthropic qui vient concurrencer son quasi-monopole sur le langage de programmation Cobol. A ce titre, les résultats trimestriels du mastodonte des puces et symbole de l'engouement pour l'IA Nvidia seront particulièrement scrutés mercredi soir. En cas de mauvaise réception de ces performances financières, "le marché pourrait connaître un recul très important", prévient Adam Sarhan. Ailleurs à la cote, les géants du crédit non bancaire ont encore été à la peine. Blue Owl a cédé 3,42%, Apollo a reculé de 5,00%, Blackstone de 6,23% et Ares Management a perdu 6,97%. Depuis le début d'année, la plupart ont vu leur cours chuter de 20% à 30%. "C'est rarement bon signe de voir de grands secteurs de l'économie s'assécher ou se figer. Or, le crédit privé et le capital-investissement sont des secteurs très importants de l'économie", note M. Sarhan. Le secteur pâtit de craintes sur sa capacité de liquidité mais subit aussi les déboires boursiers des éditeurs de logiciels, à qui il a prêté beaucoup d'argent.

23.02.2026 à 22:07

Mexique: vent de panique à l'aéroport après la rumeur d'une attaque de narcotrafiquants

Jules BOITEAU
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Après la mort dimanche du chef d’un des plus gros cartels du Mexique, certaines rumeurs sont apparues sur les réseaux sociaux. Selon une influenceuse proche de Donald Trump, les États-Unis auraient mené l'opération. En représailles, le cartel auraient lancé une attaque sur un aéroport pour prendre des touristes américains en otage. Des intox qui ont eu des conséquences très concrètes. Décryptage dans Info Intox de Jules BOITEAU. 
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Après la mort dimanche du chef d’un des plus gros cartels du Mexique, certaines rumeurs sont apparues sur les réseaux sociaux. Selon une influenceuse proche de Donald Trump, les États-Unis auraient mené l'opération. En représailles, le cartel auraient lancé une attaque sur un aéroport pour prendre des touristes américains en otage. Des intox qui ont eu des conséquences très concrètes. Décryptage dans Info Intox de Jules BOITEAU. 

23.02.2026 à 22:05

Étrange calme blanc dans New York sous une tempête de neige hors normes

FRANCE24
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Dans le quartier de l'Upper East side, à Manhattan, quelques bus et ambulances équipés de chaines passent au ralenti sur les avenues qui restent dangereuses, malgré la levée de l'interdiction de circulation pour les véhicules non essentiels depuis midi. De nombreux gardiens d'immeubles et employés de magasins déneigent les trottoirs glissants, et quelques propriétaires de chiens bravent les flocons qui tourbillonnent, laissant parfois des traces bien visibles sur le blanc immaculé. Alors que le ramassage des ordures est suspendu, la neige "n'est pas une excuse pour jeter des détritus sur la voie publique ou ne pas nettoyer après votre chien", a d'ailleurs prévenu lundi lors d'une conférence de presse le responsable du département de la propreté de la ville, Javier Lojan. Des enfants en combinaison de ski, accompagnés de leur nounou ou d'un parent, se dirigent vers Central Park, où quelques dizaines d'écoliers ravis que les classes soient annulées dévalent les collines enneigées. "J'adore, c'est vraiment marrant de jouer dans la neige (...) Je n'ai jamais vu autant de neige de ma vie", raconte Dylan, 11 ans, en arrivant en bas de la piste improvisée qu'il a descendue avec sa mère dans une luge-bouée gonflable. Juste derrière lui, une luge en plastique bleu se retourne. Allongée dans la poudreuse, Chloe, trois ans, éclate de rire, emmitouflée dans sa combinaison argentée, avant que son père Eddie, 41 ans, ne la relève. "On a eu de la neige il y a environ un mois. Mais c'est probablement le plus qu'on ait eu depuis une décennie ou deux. Tout le monde adore", lance-t-il, la petite fille cachée entre ses jambes. Coincés dans la poudreuse Enfoncée dans la poudreuse, Gabrielle, 6 ans, le visage complètement dissimulé sous un masque de ski et la capuche de son anorak, est "très, très heureuse" de cette matinée avec son frère et son père. "C'est plutôt génial. On a commencé par déblayer devant la maison et, maintenant, on dirait qu'ils restent coincés à chaque fois qu'ils marchent dans la neige", rigole Ben, le papa. Dans le grand parc de Manhattan, les services météo ont relevé environ 50 cm tombés à 13h00 (18h00 GMT), mais le vent a créé par endroits des couches plus épaisses sur les pelouses. Seules les allées principales sont en partie dégagées. Assez pour que Charlotte, pressée de rentrer retrouver son bébé à la maison, promène son chien en ayant chaussé ses skis de fond. Accoudés à la balustrade d'un des célèbres ponts de Central Park, des touristes lancent des boules de neige sur le lac gelé pour tester la solidité de la glace, tandis que des oies passent au loin, indifférentes aux flocons qui tourbillonnent toujours. D'autres sont moins contents de cette nouvelle tempête de neige, un mois seulement après des chutes importantes et persistantes, à cause des températures extrêmement basses. "La neige venait juste de fondre et, maintenant, on en a encore une tonne. C'est un peu frustrant mais c'est l'hiver, donc ça va", commente Alexa M., habitante de Brooklyn qui n'a pas non plus souhaité donner son nom complet. "C'est pas mal pour l'instant mais, plus tard, quand la température baissera, ce sera plus difficile parce qu'il y a de la glace en dessous", s'inquiète de son côté Joe Schultz, un bon samaritain qui déneige à Brooklyn. La ville continue de recruter des volontaires pour déblayer notamment les passages piétons, pour 30 dollars de l'heure, mais au reste des habitants de New York, le maire, Zohran Mamdani, a demandé de faire ce qu'ils "n'aiment pas", "rester assis sans rien faire". "Allumez cette vidéo Youtube de cheminée qui crépite, appelez ce proche dont vous n'avez pas répondu aux messages WhatsApp, préparez une grosse gamelle de soupe et apportez en à vos voisins du dessus, et surtout restez au chaud, préparés et en sécurité", a-t-il lancé lundi.
Texte intégral (691 mots)
Dans le quartier de l'Upper East side, à Manhattan, quelques bus et ambulances équipés de chaines passent au ralenti sur les avenues qui restent dangereuses, malgré la levée de l'interdiction de circulation pour les véhicules non essentiels depuis midi. De nombreux gardiens d'immeubles et employés de magasins déneigent les trottoirs glissants, et quelques propriétaires de chiens bravent les flocons qui tourbillonnent, laissant parfois des traces bien visibles sur le blanc immaculé. Alors que le ramassage des ordures est suspendu, la neige "n'est pas une excuse pour jeter des détritus sur la voie publique ou ne pas nettoyer après votre chien", a d'ailleurs prévenu lundi lors d'une conférence de presse le responsable du département de la propreté de la ville, Javier Lojan. Des enfants en combinaison de ski, accompagnés de leur nounou ou d'un parent, se dirigent vers Central Park, où quelques dizaines d'écoliers ravis que les classes soient annulées dévalent les collines enneigées. "J'adore, c'est vraiment marrant de jouer dans la neige (...) Je n'ai jamais vu autant de neige de ma vie", raconte Dylan, 11 ans, en arrivant en bas de la piste improvisée qu'il a descendue avec sa mère dans une luge-bouée gonflable. Juste derrière lui, une luge en plastique bleu se retourne. Allongée dans la poudreuse, Chloe, trois ans, éclate de rire, emmitouflée dans sa combinaison argentée, avant que son père Eddie, 41 ans, ne la relève. "On a eu de la neige il y a environ un mois. Mais c'est probablement le plus qu'on ait eu depuis une décennie ou deux. Tout le monde adore", lance-t-il, la petite fille cachée entre ses jambes. Coincés dans la poudreuse Enfoncée dans la poudreuse, Gabrielle, 6 ans, le visage complètement dissimulé sous un masque de ski et la capuche de son anorak, est "très, très heureuse" de cette matinée avec son frère et son père. "C'est plutôt génial. On a commencé par déblayer devant la maison et, maintenant, on dirait qu'ils restent coincés à chaque fois qu'ils marchent dans la neige", rigole Ben, le papa. Dans le grand parc de Manhattan, les services météo ont relevé environ 50 cm tombés à 13h00 (18h00 GMT), mais le vent a créé par endroits des couches plus épaisses sur les pelouses. Seules les allées principales sont en partie dégagées. Assez pour que Charlotte, pressée de rentrer retrouver son bébé à la maison, promène son chien en ayant chaussé ses skis de fond. Accoudés à la balustrade d'un des célèbres ponts de Central Park, des touristes lancent des boules de neige sur le lac gelé pour tester la solidité de la glace, tandis que des oies passent au loin, indifférentes aux flocons qui tourbillonnent toujours. D'autres sont moins contents de cette nouvelle tempête de neige, un mois seulement après des chutes importantes et persistantes, à cause des températures extrêmement basses. "La neige venait juste de fondre et, maintenant, on en a encore une tonne. C'est un peu frustrant mais c'est l'hiver, donc ça va", commente Alexa M., habitante de Brooklyn qui n'a pas non plus souhaité donner son nom complet. "C'est pas mal pour l'instant mais, plus tard, quand la température baissera, ce sera plus difficile parce qu'il y a de la glace en dessous", s'inquiète de son côté Joe Schultz, un bon samaritain qui déneige à Brooklyn. La ville continue de recruter des volontaires pour déblayer notamment les passages piétons, pour 30 dollars de l'heure, mais au reste des habitants de New York, le maire, Zohran Mamdani, a demandé de faire ce qu'ils "n'aiment pas", "rester assis sans rien faire". "Allumez cette vidéo Youtube de cheminée qui crépite, appelez ce proche dont vous n'avez pas répondu aux messages WhatsApp, préparez une grosse gamelle de soupe et apportez en à vos voisins du dessus, et surtout restez au chaud, préparés et en sécurité", a-t-il lancé lundi.

23.02.2026 à 21:57

Doctolib lance son laboratoire d'intelligence artificielle

FRANCE24
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Ce "projet collectif", officiellement lancé lundi après "des mois" de travail, fédère autour de Doctolib des institutions "de référence" dans le domaine de l'IA dont l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA), et l'allemand DFKI, a indiqué à l'AFP Doctolib, confirmant une information du quotidien Le Figaro. Il associe aussi des équipes du CHU de Nantes, divers soignants "utilisateurs" de la plateforme, plusieurs sociétés savantes dont la société Française de Pédiatrie, ou encore "des laboratoires de pointe sur la santé des enfants comme le laboratoire du Pr Mazza à Lyon", précise l'entreprise. Les unités de recherche sont ainsi réparties entre Paris, Nantes et Berlin. L'objectif est de "s'appuyer sur cette expertise" pour offrir à terme aux médecins des outils d'aide à la décision clinique et aux patients "un assistant de santé complet" pour notamment préparer sa consultation, mieux comprendre son diagnostic ou son traitement, avec "la plus grande fiabilité médicale" et "les normes de sécurité les plus sûres", souligne Doctolib. Le géant de la tech rappelle être en contact avec plus de 400.000 soignants, 1.000 établissements de santé et 90 millions de patients. Il a aussi recruté pour porter à 900 le nombre de personnes travaillant dans la recherche et le développement, dont 100 uniquement sur l'IA. Doctolib veut développer des outils qui contrairement aux assistants IA généralistes, ne répondent "que lorsque le niveau de confiance est suffisant", et seront "entraînés sur des connaissances validées et locales, pas sur tout le web", a expliqué au Figaro le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau. Selon le Figaro, le CHU de Nantes contribuera par exemple à établir des règles sur le niveau d’urgence dans la prise en charge des enfants. Pour les services aux médecins, "à l’avenir, (...) nous irons plus loin dans l’aide à l’anamnèse (reconstitution des antécédents médicaux du patient, NDLR) , à la prescription ou au diagnostic. L’IA pourra encore aider à prédire le risque de survenue d’une maladie", a indiqué M. Niox-Chateau au Figaro. Les recherches seront publiées et accessibles pour "favoriser l’innovation en santé en Europe", précise l'entreprise.
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Ce "projet collectif", officiellement lancé lundi après "des mois" de travail, fédère autour de Doctolib des institutions "de référence" dans le domaine de l'IA dont l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA), et l'allemand DFKI, a indiqué à l'AFP Doctolib, confirmant une information du quotidien Le Figaro. Il associe aussi des équipes du CHU de Nantes, divers soignants "utilisateurs" de la plateforme, plusieurs sociétés savantes dont la société Française de Pédiatrie, ou encore "des laboratoires de pointe sur la santé des enfants comme le laboratoire du Pr Mazza à Lyon", précise l'entreprise. Les unités de recherche sont ainsi réparties entre Paris, Nantes et Berlin. L'objectif est de "s'appuyer sur cette expertise" pour offrir à terme aux médecins des outils d'aide à la décision clinique et aux patients "un assistant de santé complet" pour notamment préparer sa consultation, mieux comprendre son diagnostic ou son traitement, avec "la plus grande fiabilité médicale" et "les normes de sécurité les plus sûres", souligne Doctolib. Le géant de la tech rappelle être en contact avec plus de 400.000 soignants, 1.000 établissements de santé et 90 millions de patients. Il a aussi recruté pour porter à 900 le nombre de personnes travaillant dans la recherche et le développement, dont 100 uniquement sur l'IA. Doctolib veut développer des outils qui contrairement aux assistants IA généralistes, ne répondent "que lorsque le niveau de confiance est suffisant", et seront "entraînés sur des connaissances validées et locales, pas sur tout le web", a expliqué au Figaro le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau. Selon le Figaro, le CHU de Nantes contribuera par exemple à établir des règles sur le niveau d’urgence dans la prise en charge des enfants. Pour les services aux médecins, "à l’avenir, (...) nous irons plus loin dans l’aide à l’anamnèse (reconstitution des antécédents médicaux du patient, NDLR) , à la prescription ou au diagnostic. L’IA pourra encore aider à prédire le risque de survenue d’une maladie", a indiqué M. Niox-Chateau au Figaro. Les recherches seront publiées et accessibles pour "favoriser l’innovation en santé en Europe", précise l'entreprise.

23.02.2026 à 21:55

Excuses de la BBC après une insulte raciste entendue lors de la cérémonie des Bafta

FRANCE24
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Cet homme, l'Ecossais John Davidson, touché par cette maladie neurologique caractérisée par des tics moteurs et vocaux, a inspiré le personnage principal de la comédie dramatique "I Swear", pour lequel l'acteur Robert Aramayo a été récompensé lors de la cérémonie. John Davidson, qui était dans l'assistance, a lancé une insulte raciste au moment où deux acteurs noirs, Michael B. Jordan et Delroy Lindo, jouant dans le film "Sinners", étaient sur scène pour remettre le prix des effets spéciaux. Le maître de cérémonie, l'acteur Alan Cumming, a alors présenté des excuses aux spectateurs. L'insulte n'a toutefois pas été coupée par la BBC lors de la diffusion dimanche soir de la cérémonie en différé, avec un décalage de deux heures. "Certains téléspectateurs ont peut-être entendu des propos grossiers et offensants lors de la cérémonie des Bafta", a indiqué lundi un porte-parole de la BBC dans un communiqué. "Ceux-ci résultaient de tics verbaux involontaires associés au syndrome de Tourette et, comme expliqué lors de la cérémonie, n'étaient pas intentionnels", a poursuivi le porte-parole. "Nous nous excusons de ne pas avoir coupé ces propos avant la diffusion et ils seront désormais supprimés de la version disponible sur BBC iPlayer", ajoute la BBC. L'auteur des mots "mortifié" Dans un communiqué adressé à l'agence de presse PA, John Davidson s'est de son côté déclaré "mortifié de penser que quelqu'un puisse considérer que ses tics puissent être volontaires ou porter une quelconque signification". Il a déclaré avoir choisi de quitter la salle, "conscient du trouble que ses tics pouvaient causer". "J'ai passé ma vie à essayer de soutenir la communauté (des porteurs du syndrome) et de professer l'empathie, la gentillesse et la compréhension à l'égard des autres, et je vais continuer à le faire", a-t-il ajouté. L'Académie britannique des arts du film et de la télévision a de son côté déclaré "s'excuser profondément" auprès des deux acteurs Michael B. Jordan et Delroy Lindo "et à tous ceux qui ont été touchés". L'association Tourettes Action, qui soutient les personnes atteintes de cette maladie, a elle aussi déclaré "comprendre profondément" l'émoi causé par cette insulte raciste. "Mais il est essentiel que le public comprenne une vérité fondamentale concernant le syndrome de Tourette : les tics sont involontaires. Ils ne reflètent pas les convictions d'une personne", a indiqué un porte-parole. "Les personnes atteintes du syndrome de Tourette peuvent prononcer des mots ou des phrases qu'elles ne pensent pas, qu'elles n'approuvent pas et qui leur causent ensuite un grand désarroi ", a poursuivi le porte-parole.
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Cet homme, l'Ecossais John Davidson, touché par cette maladie neurologique caractérisée par des tics moteurs et vocaux, a inspiré le personnage principal de la comédie dramatique "I Swear", pour lequel l'acteur Robert Aramayo a été récompensé lors de la cérémonie. John Davidson, qui était dans l'assistance, a lancé une insulte raciste au moment où deux acteurs noirs, Michael B. Jordan et Delroy Lindo, jouant dans le film "Sinners", étaient sur scène pour remettre le prix des effets spéciaux. Le maître de cérémonie, l'acteur Alan Cumming, a alors présenté des excuses aux spectateurs. L'insulte n'a toutefois pas été coupée par la BBC lors de la diffusion dimanche soir de la cérémonie en différé, avec un décalage de deux heures. "Certains téléspectateurs ont peut-être entendu des propos grossiers et offensants lors de la cérémonie des Bafta", a indiqué lundi un porte-parole de la BBC dans un communiqué. "Ceux-ci résultaient de tics verbaux involontaires associés au syndrome de Tourette et, comme expliqué lors de la cérémonie, n'étaient pas intentionnels", a poursuivi le porte-parole. "Nous nous excusons de ne pas avoir coupé ces propos avant la diffusion et ils seront désormais supprimés de la version disponible sur BBC iPlayer", ajoute la BBC. L'auteur des mots "mortifié" Dans un communiqué adressé à l'agence de presse PA, John Davidson s'est de son côté déclaré "mortifié de penser que quelqu'un puisse considérer que ses tics puissent être volontaires ou porter une quelconque signification". Il a déclaré avoir choisi de quitter la salle, "conscient du trouble que ses tics pouvaient causer". "J'ai passé ma vie à essayer de soutenir la communauté (des porteurs du syndrome) et de professer l'empathie, la gentillesse et la compréhension à l'égard des autres, et je vais continuer à le faire", a-t-il ajouté. L'Académie britannique des arts du film et de la télévision a de son côté déclaré "s'excuser profondément" auprès des deux acteurs Michael B. Jordan et Delroy Lindo "et à tous ceux qui ont été touchés". L'association Tourettes Action, qui soutient les personnes atteintes de cette maladie, a elle aussi déclaré "comprendre profondément" l'émoi causé par cette insulte raciste. "Mais il est essentiel que le public comprenne une vérité fondamentale concernant le syndrome de Tourette : les tics sont involontaires. Ils ne reflètent pas les convictions d'une personne", a indiqué un porte-parole. "Les personnes atteintes du syndrome de Tourette peuvent prononcer des mots ou des phrases qu'elles ne pensent pas, qu'elles n'approuvent pas et qui leur causent ensuite un grand désarroi ", a poursuivi le porte-parole.

23.02.2026 à 21:41

Polluants éternels: l'Américain 3M attaqué en justice par les riverains de son usine belge

FRANCE24
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Située à Zwijndrecht, près du port d'Anvers, l'usine inaugurée dans les années 1970 est au coeur d'un scandale depuis 2021, quand ont été révélés, à l'occasion d'un chantier routier, des niveaux de pollution anormaux dans les eaux souterraines et les sols, à proximité du site. Une campagne de prélèvements sanguins a ensuite confirmé l'exposition de centaines d'habitants en particulier à une concentration très haute de PFOS, un des multiples composants chimiques de cette famille de "polluants éternels". Le groupe 3M, connu pour son Scotch et ses Post-it, assure ne plus produire de PFAS depuis 2024 dans cette usine. Mais ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent des milliers d'années à se décomposer dans l'environnement. Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages etc: les PFAS sont abondamment utilisés par l'industrie pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur. Ils peuvent avoir des effets délétères sur la santé, avec l'augmentation du taux de cholestérol et de certains cancers, des incidences sur la fertilité et le développement des fœtus. Le procès, prévu sur trois jours à partir de mardi après-midi à Anvers, se tient devant un juge de paix, auquel les plaignants demandent de juger 3M responsable de "troubles de voisinage excessifs", avec à la clé l'octroi d'indemnités compensatoires. Gert Lenssens, l'avocat qui défend le collectif, assure qu'en 2023 une famille se disant victime de ce voisin pollueur a déjà obtenu gain de cause devant ce même juge, ce qui a gonflé ensuite le nombre de riverains associés à la procédure. Disant représenter quelque 1.400 plaignants, Me Lenssens réclame pour chacun d'eux 20.000 euros de "compensation provisionnelle", dans la perspective de leurs besoins futurs. Soit près d'une trentaine de millions d'euros en tout. Opération de dépollution des sols "C'est important car une maladie peut mettre plusieurs dizaines d'années à se déclarer, comme on l'a vu avec l'amiante", souligne Me Lenssens. Autre type de préjudice potentiel, selon lui: la perte de valeur d'une maison au moment de sa revente. Après les arguments des plaignants, le juge entendra ceux du groupe américain. A l'issue de la dernière audience, jeudi, la décision sera mise en délibéré. Elle n'est pas attendue avant au moins un mois. Sollicité par l'AFP, le groupe 3M a rappelé qu'il participait actuellement à une vaste opération de dépollution des sols à Zwijndrecht, conformément à un accord conclu en 2022 avec les autorités de Flandre. En juillet 2022, ce gouvernement régional et 3M Belgique avaient annoncé un accord à l'amiable au terme duquel l'industriel s'engageait à dépenser un demi-milliard d'euros dans des mesures dites de "réparation". Cinq mois plus tard, le groupe du Minnesota, déjà confronté à des procédures judiciaires liés aux PFAS aux Etats-Unis, avait annoncé qu'il supprimerait ces substances chimiques de tous ses processus de fabrication au plus tard fin 2025. A Anvers, la procédure civile devant le juge de paix a été initiée parallèlement à une enquête pénale, toujours en cours. Le collectif de plaignants s'est baptisé "Darkwater3M", en référence au film "Dark Waters" racontant l'histoire du combat judiciaire qui a été mené aux Etats-Unis contre le groupe DuPont après la contamination d'un réseau d'eau potable par de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA).
Texte intégral (567 mots)
Située à Zwijndrecht, près du port d'Anvers, l'usine inaugurée dans les années 1970 est au coeur d'un scandale depuis 2021, quand ont été révélés, à l'occasion d'un chantier routier, des niveaux de pollution anormaux dans les eaux souterraines et les sols, à proximité du site. Une campagne de prélèvements sanguins a ensuite confirmé l'exposition de centaines d'habitants en particulier à une concentration très haute de PFOS, un des multiples composants chimiques de cette famille de "polluants éternels". Le groupe 3M, connu pour son Scotch et ses Post-it, assure ne plus produire de PFAS depuis 2024 dans cette usine. Mais ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent des milliers d'années à se décomposer dans l'environnement. Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages etc: les PFAS sont abondamment utilisés par l'industrie pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur. Ils peuvent avoir des effets délétères sur la santé, avec l'augmentation du taux de cholestérol et de certains cancers, des incidences sur la fertilité et le développement des fœtus. Le procès, prévu sur trois jours à partir de mardi après-midi à Anvers, se tient devant un juge de paix, auquel les plaignants demandent de juger 3M responsable de "troubles de voisinage excessifs", avec à la clé l'octroi d'indemnités compensatoires. Gert Lenssens, l'avocat qui défend le collectif, assure qu'en 2023 une famille se disant victime de ce voisin pollueur a déjà obtenu gain de cause devant ce même juge, ce qui a gonflé ensuite le nombre de riverains associés à la procédure. Disant représenter quelque 1.400 plaignants, Me Lenssens réclame pour chacun d'eux 20.000 euros de "compensation provisionnelle", dans la perspective de leurs besoins futurs. Soit près d'une trentaine de millions d'euros en tout. Opération de dépollution des sols "C'est important car une maladie peut mettre plusieurs dizaines d'années à se déclarer, comme on l'a vu avec l'amiante", souligne Me Lenssens. Autre type de préjudice potentiel, selon lui: la perte de valeur d'une maison au moment de sa revente. Après les arguments des plaignants, le juge entendra ceux du groupe américain. A l'issue de la dernière audience, jeudi, la décision sera mise en délibéré. Elle n'est pas attendue avant au moins un mois. Sollicité par l'AFP, le groupe 3M a rappelé qu'il participait actuellement à une vaste opération de dépollution des sols à Zwijndrecht, conformément à un accord conclu en 2022 avec les autorités de Flandre. En juillet 2022, ce gouvernement régional et 3M Belgique avaient annoncé un accord à l'amiable au terme duquel l'industriel s'engageait à dépenser un demi-milliard d'euros dans des mesures dites de "réparation". Cinq mois plus tard, le groupe du Minnesota, déjà confronté à des procédures judiciaires liés aux PFAS aux Etats-Unis, avait annoncé qu'il supprimerait ces substances chimiques de tous ses processus de fabrication au plus tard fin 2025. A Anvers, la procédure civile devant le juge de paix a été initiée parallèlement à une enquête pénale, toujours en cours. Le collectif de plaignants s'est baptisé "Darkwater3M", en référence au film "Dark Waters" racontant l'histoire du combat judiciaire qui a été mené aux Etats-Unis contre le groupe DuPont après la contamination d'un réseau d'eau potable par de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA).
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