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15.01.2026 à 12:13

Iran : "J’ai vu 12 corps tomber devant mes yeux, tués à la mitraillette"

Mariam PIRZADEH
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Une journaliste de France 24 a pu s'entretenir avec un ressortissant iranien arrivé en Europe après avoir participé à des manifestations à Téhéran. Cet homme, qui préfère garder l'anonymat, affirme avoir vu des manifestants se faire tuer par les "forces de sécurité". Après 24 heures d'attente à l'aéroport de Téhéran, il a pu monter dans un avion pour quitter le pays. Voici l'intégralité de ce témoignage exclusif.
Une journaliste de France 24 a pu s'entretenir avec un ressortissant iranien arrivé en Europe après avoir participé à des manifestations à Téhéran. Cet homme, qui préfère garder l'anonymat, affirme avoir vu des manifestants se faire tuer par les "forces de sécurité". Après 24 heures d'attente à l'aéroport de Téhéran, il a pu monter dans un avion pour quitter le pays. Voici l'intégralité de ce témoignage exclusif.

15.01.2026 à 12:13

Déclin démographique: l'avenir de la répartition des écoles en zone rurale en jeu

FRANCE24
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Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances en 2025, selon les statistiques de l'Insee publiées mardi. Au total 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l'année précédente, une chute de 24% par rapport à 2010. "A la campagne, des classes et parfois des écoles vont fermer, c'est un constat", pose Jean-Paul Carteret, premier vice-président de l'association des maires ruraux de France et chargé de la présidence par intérim, qui a la "hantise" qu'il n'y ait, à terme, plus qu'une école et un collège par canton. "Ca s'appellerait vider les territoires", alors que la présence d'une école reste un facteur d'attractivité. A la rentrée de septembre 2025, les effectifs dans les écoles du premier degré (élèves de 3 à 10 ans) ont de nouveau reculé, de 106.900 élèves sur un an (-1,7%), selon une étude de la Direction des études statistiques du ministère français de l'Education (Depp). Dans les 19.600 écoles primaires publiques rurales, la taille moyenne des classes a encore baissé, avec 21,4 enfants en moyenne en maternelle et 21 en élémentaire. "Atterrissage en douceur" "On aura perdu 25% d'élèves en 15 ans dans le premier degré", a souligné à la mi-décembre le ministre de l'Education, Edouard Geffray, sur France 2. "On ne peut pas ne pas en tenir compte". "Soit on suit la démographie, ce n'est pas ce qu'on a fait, sinon il aurait fallu supprimer 9.000 postes, soit on essaye d'avoir un atterrissage en douceur, c'est-à-dire qu'on tient compte de la démographie et en même temps on essaye de faire en sorte qu'il y ait moins d'élèves par classe", a ajouté le ministre, attendu vendredi près de Lyon pour parler de démographie et ruralité. Le projet de budget de l'Etat pour 2026, toujours en débat, prévoit 4.000 suppressions de postes d'enseignants, dont environ 1.891 dans le premier degré, déplore Lucas Romain, délégué FO dans l'Yonne, qui craint que des classes de "triple niveau, avec 29 élèves" par exemple ne se multiplient à la rentrée prochaine et promet "une résistance". Selon plusieurs élus, les nouvelles cartes scolaires ne seront établies qu'après les municipales de mars. "Tant qu'on n'a pas de budget, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé", souligne Aurélie Gagnier, porte-parole de la FSU-Snuipp, principal syndicat d'enseignants du premier degré. Pour elle, "il faut profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de scolarisation des enfants et de travail des enseignants", car "l'école va trop mal pour perdre des postes". Temps de transport Une étude de juin 2025 de l'Institut des politiques publiques (IPP) anticipe une baisse des effectifs dans le premier degré (maternelle et élémentaire) de 30 à 35% entre 2024 et 2034, dans plusieurs départements du Grand Est, de Paris et du Cher notamment. Dans ce département "très rural", "au moins 50% des écoles ont trois classes ou moins, à multiples niveaux", rappelle Jérémie Fabre, responsable départemental de la FCPE, qui "milite pour des regroupements pédagogiques plus importants, mais faits correctement, mieux travaillés, avec les parents dans la boucle". "Peut-être faut-il admettre qu'on ne puisse plus avoir une école dans chaque village", reconnaît le président des maires ruraux de l'Allier, Jean-Louis Périchon, édile du village de Montaigu-le-Blin. "Il faut anticiper et s'organiser", dit-il, saluant "la réflexion à trois ans" mise en place au sein des observatoires des dynamiques rurales, instances coprésidées par le préfet et l'inspecteur d'académie. Mais des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) -- une seule école pour plusieurs communes ou plusieurs sites selon les niveaux -- peuvent augmenter le temps de trajet. Une préoccupation mise en avant notamment par la Convention citoyenne des temps de l'enfant, qui a proposé un plan visant au contraire à limiter les temps de transport.
Texte intégral (663 mots)
Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances en 2025, selon les statistiques de l'Insee publiées mardi. Au total 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l'année précédente, une chute de 24% par rapport à 2010. "A la campagne, des classes et parfois des écoles vont fermer, c'est un constat", pose Jean-Paul Carteret, premier vice-président de l'association des maires ruraux de France et chargé de la présidence par intérim, qui a la "hantise" qu'il n'y ait, à terme, plus qu'une école et un collège par canton. "Ca s'appellerait vider les territoires", alors que la présence d'une école reste un facteur d'attractivité. A la rentrée de septembre 2025, les effectifs dans les écoles du premier degré (élèves de 3 à 10 ans) ont de nouveau reculé, de 106.900 élèves sur un an (-1,7%), selon une étude de la Direction des études statistiques du ministère français de l'Education (Depp). Dans les 19.600 écoles primaires publiques rurales, la taille moyenne des classes a encore baissé, avec 21,4 enfants en moyenne en maternelle et 21 en élémentaire. "Atterrissage en douceur" "On aura perdu 25% d'élèves en 15 ans dans le premier degré", a souligné à la mi-décembre le ministre de l'Education, Edouard Geffray, sur France 2. "On ne peut pas ne pas en tenir compte". "Soit on suit la démographie, ce n'est pas ce qu'on a fait, sinon il aurait fallu supprimer 9.000 postes, soit on essaye d'avoir un atterrissage en douceur, c'est-à-dire qu'on tient compte de la démographie et en même temps on essaye de faire en sorte qu'il y ait moins d'élèves par classe", a ajouté le ministre, attendu vendredi près de Lyon pour parler de démographie et ruralité. Le projet de budget de l'Etat pour 2026, toujours en débat, prévoit 4.000 suppressions de postes d'enseignants, dont environ 1.891 dans le premier degré, déplore Lucas Romain, délégué FO dans l'Yonne, qui craint que des classes de "triple niveau, avec 29 élèves" par exemple ne se multiplient à la rentrée prochaine et promet "une résistance". Selon plusieurs élus, les nouvelles cartes scolaires ne seront établies qu'après les municipales de mars. "Tant qu'on n'a pas de budget, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé", souligne Aurélie Gagnier, porte-parole de la FSU-Snuipp, principal syndicat d'enseignants du premier degré. Pour elle, "il faut profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de scolarisation des enfants et de travail des enseignants", car "l'école va trop mal pour perdre des postes". Temps de transport Une étude de juin 2025 de l'Institut des politiques publiques (IPP) anticipe une baisse des effectifs dans le premier degré (maternelle et élémentaire) de 30 à 35% entre 2024 et 2034, dans plusieurs départements du Grand Est, de Paris et du Cher notamment. Dans ce département "très rural", "au moins 50% des écoles ont trois classes ou moins, à multiples niveaux", rappelle Jérémie Fabre, responsable départemental de la FCPE, qui "milite pour des regroupements pédagogiques plus importants, mais faits correctement, mieux travaillés, avec les parents dans la boucle". "Peut-être faut-il admettre qu'on ne puisse plus avoir une école dans chaque village", reconnaît le président des maires ruraux de l'Allier, Jean-Louis Périchon, édile du village de Montaigu-le-Blin. "Il faut anticiper et s'organiser", dit-il, saluant "la réflexion à trois ans" mise en place au sein des observatoires des dynamiques rurales, instances coprésidées par le préfet et l'inspecteur d'académie. Mais des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) -- une seule école pour plusieurs communes ou plusieurs sites selon les niveaux -- peuvent augmenter le temps de trajet. Une préoccupation mise en avant notamment par la Convention citoyenne des temps de l'enfant, qui a proposé un plan visant au contraire à limiter les temps de transport.

15.01.2026 à 12:12

Groenland : Donald Trump ne renonce pas, les Européens s'activent

FRANCE24
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Donald Trump a répété ​mercredi que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland, disant ne pas pouvoir compter sur le Danemark pour protéger l'île, tout en exprimant son optimisme en vue d'un accord avec Copenhague pour la gouvernance du territoire autonome danois, bien que ces commentaires laissent présager de tensions géopolitiques accrues entre les deux alliés de ⁠l'Otan. Décryptage de Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24
Texte intégral (663 mots)
Donald Trump a répété ​mercredi que les Etats-Unis avaient besoin du Groenland, disant ne pas pouvoir compter sur le Danemark pour protéger l'île, tout en exprimant son optimisme en vue d'un accord avec Copenhague pour la gouvernance du territoire autonome danois, bien que ces commentaires laissent présager de tensions géopolitiques accrues entre les deux alliés de ⁠l'Otan. Décryptage de Karim Yahiaoui, chroniqueur international France 24

15.01.2026 à 12:10

Gaza : la "phase 2" de la trêve décrétée, Washington appelle à désarmer le Hamas

FRANCE24
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L'émissaire de Donald Trump a déclaré que le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza passait désormais à la phase deux, dont l'objectif est de désarmer le Hamas. Correspondance de Claire Duhamel à Jérusalem
Texte intégral (663 mots)
L'émissaire de Donald Trump a déclaré que le plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza passait désormais à la phase deux, dont l'objectif est de désarmer le Hamas. Correspondance de Claire Duhamel à Jérusalem

15.01.2026 à 12:07

Affaire Le Scouarnec: plaintes déontologiques contre trois médecins de l'Ordre du Finistère

FRANCE24
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L'ex-chirurgien septuagénaire a été condamné en mai 2025 par la cour criminelle du Morbihan à 20 ans de réclusion pour des violences sexuelles sur 298 victimes, la plupart des patients mineurs et en "état d'endormissement" au moment des faits. Déjà en 2005, il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des images mettant en scène des violences sexuelles commises sur des enfants par des adultes. Mais Joël Le Scouarnec avait continué à exercer sans encombre au centre hospitalier de Quimperlé (Finistère) et dans différents établissements de l'ouest de la France, multipliant les victimes jusqu'à son arrestation en 2017. Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l'Ordre des médecins n'avaient agi pour encadrer sa pratique médicale. Estimant que "des manquements graves aux obligations déontologiques" ont été commis dans la gestion du dossier Le Scouarnec, l'association L'Enfant Bleu a déposé plainte contre trois médecins ayant exercé des responsabilités au sein du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Finistère (CDOM 29) en 2006, explique à l'AFP son avocat, Me Jean-Christophe Boyer. La condamnation de Joël Le Scouarnec était connue du CDOM, qui a entendu le médecin à ce sujet, ce dernier ayant reconnu les faits. Pourtant, à la question de savoir si la consultation d'images pornographiques mettant en scène des enfants porte atteinte à la déontologie médicale, le CDOM du Finistère vote non à la quasi unanimité (18 non, une abstention). L'Ordre décidera de laisser l'administration "gérer". Avec ses plaintes, L'Enfant Bleu veut "éveiller les consciences", dit Me Boyer. Lors de l'instruction, "les conseils de l'ordre ont la possibilité de s'associer ou non à la plainte, donc ils vont émettre un avis. On veut prendre le pouls et voir si, au point de vue déontologique, les médecins ont avancé un petit peu dans leur tête depuis vingt ans", insiste-t-il. L'un des trois médecins visés par la plainte de l'Enfant Bleu étant l'actuel président du CDOM du Finistère, l'affaire sera dépaysée dans une autre région, selon l'avocat. Dans la foulée du procès Le Scouarnec, le parquet de Lorient a annoncé en juillet 2025 l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour abstentions volontaires d'empêcher des crimes et délits.
Lire plus (394 mots)
L'ex-chirurgien septuagénaire a été condamné en mai 2025 par la cour criminelle du Morbihan à 20 ans de réclusion pour des violences sexuelles sur 298 victimes, la plupart des patients mineurs et en "état d'endormissement" au moment des faits. Déjà en 2005, il avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des images mettant en scène des violences sexuelles commises sur des enfants par des adultes. Mais Joël Le Scouarnec avait continué à exercer sans encombre au centre hospitalier de Quimperlé (Finistère) et dans différents établissements de l'ouest de la France, multipliant les victimes jusqu'à son arrestation en 2017. Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l'Ordre des médecins n'avaient agi pour encadrer sa pratique médicale. Estimant que "des manquements graves aux obligations déontologiques" ont été commis dans la gestion du dossier Le Scouarnec, l'association L'Enfant Bleu a déposé plainte contre trois médecins ayant exercé des responsabilités au sein du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Finistère (CDOM 29) en 2006, explique à l'AFP son avocat, Me Jean-Christophe Boyer. La condamnation de Joël Le Scouarnec était connue du CDOM, qui a entendu le médecin à ce sujet, ce dernier ayant reconnu les faits. Pourtant, à la question de savoir si la consultation d'images pornographiques mettant en scène des enfants porte atteinte à la déontologie médicale, le CDOM du Finistère vote non à la quasi unanimité (18 non, une abstention). L'Ordre décidera de laisser l'administration "gérer". Avec ses plaintes, L'Enfant Bleu veut "éveiller les consciences", dit Me Boyer. Lors de l'instruction, "les conseils de l'ordre ont la possibilité de s'associer ou non à la plainte, donc ils vont émettre un avis. On veut prendre le pouls et voir si, au point de vue déontologique, les médecins ont avancé un petit peu dans leur tête depuis vingt ans", insiste-t-il. L'un des trois médecins visés par la plainte de l'Enfant Bleu étant l'actuel président du CDOM du Finistère, l'affaire sera dépaysée dans une autre région, selon l'avocat. Dans la foulée du procès Le Scouarnec, le parquet de Lorient a annoncé en juillet 2025 l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour abstentions volontaires d'empêcher des crimes et délits.

15.01.2026 à 12:06

Gaza : une nouvelle tempête dévaste les camps de fortune

FRANCE24
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À Gaza, des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des abris précaires. La situation s'est dégradée après le passage de la tempête Byron début décembre.
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À Gaza, des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des abris précaires. La situation s'est dégradée après le passage de la tempête Byron début décembre.

15.01.2026 à 12:05

La Russie annonce l'expulsion d'un diplomate britannique accusé d'espionnage

FRANCE24
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Cette annonce intervient alors que Londres, l'un des principaux soutiens militaires et financiers de Kiev, participe activement aux efforts diplomatiques occidentaux pour tenter de mettre fin à près de quatre ans de conflit. Jeudi matin, la chargée d'affaires britannique Danae Dholakia a été convoquée au ministère russe des Affaires étrangères pour être informée du "retrait de l'accréditation" d'un diplomate de l'ambassade en raison d'"informations reçues (...) sur son appartenance aux services secrets", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Il aura deux semaines pour quitter la Russie, selon la même source. Selon les services russes de sécurité (FSB), il s'agit de Gareth Samuel Davies, "envoyé en Russie sous couvert du poste de deuxième secrétaire de l'ambassade britannique". Moscou "a de nouveau souligné qu'elle ne tolérerait pas sur le territoire russe de membres des services secrets britanniques non déclarés", a ajouté la diplomatie russe en affirmant être prête à "une riposte symétrique décisive si Londres se décide à une escalade". Londres a dénoncé dans la foulée des accusations "malveillantes" et "infondées" et indiqué qu'elle examinait les "options" pour y répondre. "Ce n'est pas la première fois que le Kremlin porte des accusations malveillantes et infondées contre notre personnel", a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. L'entretien de Danae Dholakia au sein du ministère des Affaires étrangères a duré un quart d'heure, selon les agences de presse russes. Les relations entre la Russie et le Royaume-Uni, déjà au plus bas avant le conflit en Ukraine, sont extrêmement tendues depuis le début de l'offensive russe à grande échelle lancée en février 2022 contre son voisin ukrainien. "Influences étrangères" En avril dernier, Londres avait imposé à toute personne travaillant pour l'Etat russe au Royaume-Uni de s'enregistrer auprès du gouvernement dans le cadre d'un système de surveillance des "influences étrangères", sous peine de prison. La Russie avait aussitôt dénoncé comme "insensées" ces restrictions concernant non seulement les personnes liées aux forces armées et la police russes, mais aussi celles en lien avec "plusieurs partis politiques contrôlés par la Russie, dont Russie Unie". Les expulsions réciproques de diplomates sont aussi fréquentes ces dernières années entre la Russie et le Royaume-Uni. Ainsi, le gouvernement britannique a annoncé en mars dernier expulser un diplomate russe et la conjointe d'un diplomate en réponse à une mesure similaire de Moscou, en dénonçant une "campagne de harcèlement" contre ses diplomates. La Russie avait accusé le même mois le deuxième secrétaire de l'ambassade du Royaume-Uni à Moscou et l'époux de la première secrétaire d'effectuer "un travail de subversion et de renseignement" qui menacerait sa sécurité. En novembre 2024, Moscou avait également annoncé des sanctions contre une dizaine de ministres du gouvernement de Keir Starmer, désormais interdits d'entrée en Russie.
Texte intégral (510 mots)
Cette annonce intervient alors que Londres, l'un des principaux soutiens militaires et financiers de Kiev, participe activement aux efforts diplomatiques occidentaux pour tenter de mettre fin à près de quatre ans de conflit. Jeudi matin, la chargée d'affaires britannique Danae Dholakia a été convoquée au ministère russe des Affaires étrangères pour être informée du "retrait de l'accréditation" d'un diplomate de l'ambassade en raison d'"informations reçues (...) sur son appartenance aux services secrets", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Il aura deux semaines pour quitter la Russie, selon la même source. Selon les services russes de sécurité (FSB), il s'agit de Gareth Samuel Davies, "envoyé en Russie sous couvert du poste de deuxième secrétaire de l'ambassade britannique". Moscou "a de nouveau souligné qu'elle ne tolérerait pas sur le territoire russe de membres des services secrets britanniques non déclarés", a ajouté la diplomatie russe en affirmant être prête à "une riposte symétrique décisive si Londres se décide à une escalade". Londres a dénoncé dans la foulée des accusations "malveillantes" et "infondées" et indiqué qu'elle examinait les "options" pour y répondre. "Ce n'est pas la première fois que le Kremlin porte des accusations malveillantes et infondées contre notre personnel", a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. L'entretien de Danae Dholakia au sein du ministère des Affaires étrangères a duré un quart d'heure, selon les agences de presse russes. Les relations entre la Russie et le Royaume-Uni, déjà au plus bas avant le conflit en Ukraine, sont extrêmement tendues depuis le début de l'offensive russe à grande échelle lancée en février 2022 contre son voisin ukrainien. "Influences étrangères" En avril dernier, Londres avait imposé à toute personne travaillant pour l'Etat russe au Royaume-Uni de s'enregistrer auprès du gouvernement dans le cadre d'un système de surveillance des "influences étrangères", sous peine de prison. La Russie avait aussitôt dénoncé comme "insensées" ces restrictions concernant non seulement les personnes liées aux forces armées et la police russes, mais aussi celles en lien avec "plusieurs partis politiques contrôlés par la Russie, dont Russie Unie". Les expulsions réciproques de diplomates sont aussi fréquentes ces dernières années entre la Russie et le Royaume-Uni. Ainsi, le gouvernement britannique a annoncé en mars dernier expulser un diplomate russe et la conjointe d'un diplomate en réponse à une mesure similaire de Moscou, en dénonçant une "campagne de harcèlement" contre ses diplomates. La Russie avait accusé le même mois le deuxième secrétaire de l'ambassade du Royaume-Uni à Moscou et l'époux de la première secrétaire d'effectuer "un travail de subversion et de renseignement" qui menacerait sa sécurité. En novembre 2024, Moscou avait également annoncé des sanctions contre une dizaine de ministres du gouvernement de Keir Starmer, désormais interdits d'entrée en Russie.

15.01.2026 à 12:02

Une mission militaire européenne au Groenland, Washington inflexible

FRANCE24
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Davantage de troupes de l'Otan seront présentes au Groenland "dans les prochains jours", a affirmé le vice-Premier ministre groenlandais après une rencontre à la Maison Blanche entre dirigeants danois, groenlandais et américains.
Texte intégral (510 mots)
Davantage de troupes de l'Otan seront présentes au Groenland "dans les prochains jours", a affirmé le vice-Premier ministre groenlandais après une rencontre à la Maison Blanche entre dirigeants danois, groenlandais et américains.

15.01.2026 à 11:58

Iran : Trump assure que les "tueries ont pris fin" mais laisse planer la menace d'une intervention

FRANCE24
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Donald Trump a affirmé que "les tueries" en Iran avaient "pris fin" après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine, indiquant que Washington suivrait de près la situation. Décryptage de Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran
Texte intégral (510 mots)
Donald Trump a affirmé que "les tueries" en Iran avaient "pris fin" après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine, indiquant que Washington suivrait de près la situation. Décryptage de Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24 et ancienne correspondante à Téhéran

15.01.2026 à 11:56

Iran : calme relatif à Téhéran, après huit jours de contestation

FRANCE24
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Après une semaine de manifestations et de black out numérique, un calme relatif revient en Iran. La répression du vaste mouvement de contestation a fait plus ​de 2 500 morts, a rapporté l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux Etats-Unis. Correspondance de Siavosh Ghazi, correspondant à Téhéran.
Texte intégral (510 mots)
Après une semaine de manifestations et de black out numérique, un calme relatif revient en Iran. La répression du vaste mouvement de contestation a fait plus ​de 2 500 morts, a rapporté l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux Etats-Unis. Correspondance de Siavosh Ghazi, correspondant à Téhéran.

15.01.2026 à 11:56

"Le vrai lion, c'est le lion de l'Atlas" : les supporters marocains les yeux vers le Sénégal

FRANCE24
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À peine leur équipe nationale est-elle venue à bout des Super Eagles nigérians aux tirs au but, que les supporters marocains ont déjà les yeux tournés vers la finale contre le Sénégal.
Texte intégral (510 mots)
À peine leur équipe nationale est-elle venue à bout des Super Eagles nigérians aux tirs au but, que les supporters marocains ont déjà les yeux tournés vers la finale contre le Sénégal.

15.01.2026 à 11:47

Procès RN: la question procédurale de Le Pen sera tranchée lors du délibéré

FRANCE24
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"La cour joint l'incident au fond", a déclaré sa présidente Michèle Agi. La défense de la cheffe de file de l'extrême droite a soulevé mercredi un embrouillamini né de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel (ORTC), ce document récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont saisis à l'audience pour mener le procès. Dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l'ensemble des contrats, quand bien même certains n'avaient pas donné lieu à des mises en examen d'assistants. Le tribunal avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l'ensemble des contrats. Dans le jugement de première instance du 31 mars 2025, le préjudice économique final du Parlement européen a été porté à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus. Représentant l'accusation, les avocats généraux ont également considéré lors des débats de mercredi qu'en première instance, le tribunal correctionnel de Paris a "surestimé" les charges dont il était saisi. Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes sont jugés en appel jusqu'au 11 février dans ce procès décisif pour sa candidature à la présidentielle de 2027.
Lire plus (252 mots)
"La cour joint l'incident au fond", a déclaré sa présidente Michèle Agi. La défense de la cheffe de file de l'extrême droite a soulevé mercredi un embrouillamini né de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel (ORTC), ce document récapitulant le dossier et énumérant les charges dont les magistrats sont saisis à l'audience pour mener le procès. Dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés FN, les juges de première instance avaient pris en compte un tableau annexe, non signé, listant l'ensemble des contrats, quand bien même certains n'avaient pas donné lieu à des mises en examen d'assistants. Le tribunal avait jugé que le document était suffisant pour poursuivre Marine Le Pen en tant que présidente du parti pour complicité de détournement de fonds pour l'ensemble des contrats. Dans le jugement de première instance du 31 mars 2025, le préjudice économique final du Parlement européen a été porté à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus. Représentant l'accusation, les avocats généraux ont également considéré lors des débats de mercredi qu'en première instance, le tribunal correctionnel de Paris a "surestimé" les charges dont il était saisi. Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes sont jugés en appel jusqu'au 11 février dans ce procès décisif pour sa candidature à la présidentielle de 2027.

15.01.2026 à 11:21

Lombard maintient que des milliers de Français aisés échappent à l'impôt sur le revenu

FRANCE24
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"Nous en avons parlé l'année dernière dans la préparation du budget puisque nous avions même un outil fiscal sur lequel nous avions travaillé" et "entamé le dialogue", a souligné l'ancien ministre de l'Economie et des Finances, sur la chaîne Public Sénat. "Le gouvernement à la fin ne l'a pas soutenu", a-t-il souligné, ajoutant que "dans la négociation (...) ça n'a pas fait partie des priorités" du Parti socialiste. "Ils ont mis en priorité, par exemple les retraites", et "beaucoup d'éléments ont été accordés au Parti socialiste sur l'autel de cette négociation à l'époque pour obtenir une non-censure", a précisé l'ex-ministre. Eric Lombard avait affirmé dimanche au journal Libération que des "milliers" de personnes fortunées ne paient "aucun impôt sur le revenu". Ses propos avaient été démentis mercredi par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Eric Lombard a toutefois maintenu ses dires: "nous savons que, de plus en plus, se sont développées pour un certain nombre de personnes ayant des revenus importants et des patrimoines importants, des techniques légales mais qui permettent de baisser fortement la base fiscale. Et c'est documenté". "Je ne parle pas forcément des ultra riches, ça peut concerner par exemple des professions libérales", dont les revenus autrefois "étaient encaissés sous forme de salaire ou d'honoraires", mais pour lesquels "l'habitude s'est répandue" de le faire "dans des sociétés", car "la fiscalité des sociétés est plus avantageuse que la fiscalité des personnes". Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel, a demandé des documents à Bercy, qu'il ira chercher "d'ici lundi", a-t-il précisé sur le réseau X jeudi. L'actuel ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a dit jeudi matin sur France Inter qu'"il n'y a pas de papier qui explique qu'il y a des milliers de Français qui ne payent pas d'impôts". "Ce qui est vrai, en revanche (...) et c'est pour ça qu'on a mis la taxe holding dans le budget, c'est qu'il y a des contribuables aujourd'hui qui font ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale et qui payent moins d'impôts que ce qu'ils devraient", a-t-il ajouté.
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"Nous en avons parlé l'année dernière dans la préparation du budget puisque nous avions même un outil fiscal sur lequel nous avions travaillé" et "entamé le dialogue", a souligné l'ancien ministre de l'Economie et des Finances, sur la chaîne Public Sénat. "Le gouvernement à la fin ne l'a pas soutenu", a-t-il souligné, ajoutant que "dans la négociation (...) ça n'a pas fait partie des priorités" du Parti socialiste. "Ils ont mis en priorité, par exemple les retraites", et "beaucoup d'éléments ont été accordés au Parti socialiste sur l'autel de cette négociation à l'époque pour obtenir une non-censure", a précisé l'ex-ministre. Eric Lombard avait affirmé dimanche au journal Libération que des "milliers" de personnes fortunées ne paient "aucun impôt sur le revenu". Ses propos avaient été démentis mercredi par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Eric Lombard a toutefois maintenu ses dires: "nous savons que, de plus en plus, se sont développées pour un certain nombre de personnes ayant des revenus importants et des patrimoines importants, des techniques légales mais qui permettent de baisser fortement la base fiscale. Et c'est documenté". "Je ne parle pas forcément des ultra riches, ça peut concerner par exemple des professions libérales", dont les revenus autrefois "étaient encaissés sous forme de salaire ou d'honoraires", mais pour lesquels "l'habitude s'est répandue" de le faire "dans des sociétés", car "la fiscalité des sociétés est plus avantageuse que la fiscalité des personnes". Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel, a demandé des documents à Bercy, qu'il ira chercher "d'ici lundi", a-t-il précisé sur le réseau X jeudi. L'actuel ministre de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a dit jeudi matin sur France Inter qu'"il n'y a pas de papier qui explique qu'il y a des milliers de Français qui ne payent pas d'impôts". "Ce qui est vrai, en revanche (...) et c'est pour ça qu'on a mis la taxe holding dans le budget, c'est qu'il y a des contribuables aujourd'hui qui font ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale et qui payent moins d'impôts que ce qu'ils devraient", a-t-il ajouté.

15.01.2026 à 11:16

Égypte : la paradisiaque oasis de Siwa menacée par le surtourisme

Mathilde DELVIGNE
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En Égypte, l’oasis de Siwa, petit paradis perdu dans le désert, voit sa population augmenter à grande vitesse. Ces deux dernières années, près de 100 000 touristes s’y sont rendus. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de visiteurs flottant dans ses lacs de sel à l'eau turquoise, grimpant sur sa citadelle du 13e siècle ou se promenant dans sa forêt de dattiers se multiplient, cumulant des millions de vues. Mais cet afflux de touristes menace l’éco-système fragile de l’oasis de Siwa, préservé depuis 3000 ans. Reportage de notre correspondante, Mathilde Delvigne
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En Égypte, l’oasis de Siwa, petit paradis perdu dans le désert, voit sa population augmenter à grande vitesse. Ces deux dernières années, près de 100 000 touristes s’y sont rendus. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de visiteurs flottant dans ses lacs de sel à l'eau turquoise, grimpant sur sa citadelle du 13e siècle ou se promenant dans sa forêt de dattiers se multiplient, cumulant des millions de vues. Mais cet afflux de touristes menace l’éco-système fragile de l’oasis de Siwa, préservé depuis 3000 ans. Reportage de notre correspondante, Mathilde Delvigne

15.01.2026 à 11:15

Les images générées par l'IA, une stratégie de communication pour Trump

FRANCE24
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Le président américain inonde sa plateforme Truth Social de ces images ultra-réalistes, une stratégie de communication sans précédent visant à glorifier sa personne et à ridiculiser ses critiques. Dans l'une des vidéos générées par IA et partagées par le républicain au début de son second mandat, on le voit aux côtés du dirigeant israélien Benjamin Netanyahu, allongé sur une chaise longue avec une pancarte "Trump Gaza" posée entre les deux hommes. Cette publication, qui faisait référence à la volonté du président de déplacer les Palestiniens hors de Gaza pour reconstruire le territoire en "Riviera du Moyen-Orient", a immédiatement fait polémique. "Avec l'IA, Trump diffuse rapidement des stéréotypes et des récits mensongers dans des publications divertissantes qui résument des questions complexes en arguments politiques simplistes, sans tenir compte des faits", analyse dans un rapport l'institut à but non lucratif Poynter. Attaquer ses opposants Le président de 79 ans utilise ces contenus pour viser en particulier ses opposants politiques et souder sa base électorale. L'année dernière, il a posté une fausse vidéo montrant Barack Obama en train de se faire arrêter dans le Bureau ovale, puis apparaissant dans une cellule de prison. Il en a partagé une autre où l'on voit le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, avec une moustache et un sombrero, afin de critiquer sa vision de l'immigration. Le démocrate a qualifié la publication de raciste. "Pour quelqu'un comme Trump, la production non réglementée de contenus avec l'IA est l'outil idéal pour capter l'attention et déformer la réalité", estime Nora Benavidez, de l'ONG Free Press. "Obama n'a jamais été arrêté dans le Bureau ovale. Mais accuser Trump d'avoir diffusé ce mensonge ne le perturbera ni lui ni ses partisans", juge-t-elle. "Campagne politique" Des analystes estiment que ces contenus générés par IA peuvent s'avérer efficaces pour glaner des votes. Dans une étude publiée le mois dernier par la revue scientifique Nature, des universitaires ont conclu que les contenus générés par IA pour soutenir des candidats ont modifié de manière substantielle les préférences des électeurs aux Etats-Unis, au Canada et en Pologne. La stratégie du président américain montre que "Trump considère son mandat comme une compagne politique permanente", affirme Joshua Tucker, codirecteur du Centre pour les médias sociaux à l'Université de New York. Des membres de son gouvernement font de même. Le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr a récemment partagé une vidéo générée par IA montrant un père Noël au corps d'athlète, en train de courir et faire des pompes, mangeant carottes plutôt que cookies. Des opposants politiques se sont aussi emparés de cette stratégie, à commencer par le gouverneur de la Californie Gavin Newsom. Le démocrate a partagé le mois dernier une fausse vidéo sur X montrant Donald Trump et deux hauts responsables du gouvernement se faire menotter.
Texte intégral (531 mots)
Le président américain inonde sa plateforme Truth Social de ces images ultra-réalistes, une stratégie de communication sans précédent visant à glorifier sa personne et à ridiculiser ses critiques. Dans l'une des vidéos générées par IA et partagées par le républicain au début de son second mandat, on le voit aux côtés du dirigeant israélien Benjamin Netanyahu, allongé sur une chaise longue avec une pancarte "Trump Gaza" posée entre les deux hommes. Cette publication, qui faisait référence à la volonté du président de déplacer les Palestiniens hors de Gaza pour reconstruire le territoire en "Riviera du Moyen-Orient", a immédiatement fait polémique. "Avec l'IA, Trump diffuse rapidement des stéréotypes et des récits mensongers dans des publications divertissantes qui résument des questions complexes en arguments politiques simplistes, sans tenir compte des faits", analyse dans un rapport l'institut à but non lucratif Poynter. Attaquer ses opposants Le président de 79 ans utilise ces contenus pour viser en particulier ses opposants politiques et souder sa base électorale. L'année dernière, il a posté une fausse vidéo montrant Barack Obama en train de se faire arrêter dans le Bureau ovale, puis apparaissant dans une cellule de prison. Il en a partagé une autre où l'on voit le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, avec une moustache et un sombrero, afin de critiquer sa vision de l'immigration. Le démocrate a qualifié la publication de raciste. "Pour quelqu'un comme Trump, la production non réglementée de contenus avec l'IA est l'outil idéal pour capter l'attention et déformer la réalité", estime Nora Benavidez, de l'ONG Free Press. "Obama n'a jamais été arrêté dans le Bureau ovale. Mais accuser Trump d'avoir diffusé ce mensonge ne le perturbera ni lui ni ses partisans", juge-t-elle. "Campagne politique" Des analystes estiment que ces contenus générés par IA peuvent s'avérer efficaces pour glaner des votes. Dans une étude publiée le mois dernier par la revue scientifique Nature, des universitaires ont conclu que les contenus générés par IA pour soutenir des candidats ont modifié de manière substantielle les préférences des électeurs aux Etats-Unis, au Canada et en Pologne. La stratégie du président américain montre que "Trump considère son mandat comme une compagne politique permanente", affirme Joshua Tucker, codirecteur du Centre pour les médias sociaux à l'Université de New York. Des membres de son gouvernement font de même. Le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr a récemment partagé une vidéo générée par IA montrant un père Noël au corps d'athlète, en train de courir et faire des pompes, mangeant carottes plutôt que cookies. Des opposants politiques se sont aussi emparés de cette stratégie, à commencer par le gouverneur de la Californie Gavin Newsom. Le démocrate a partagé le mois dernier une fausse vidéo sur X montrant Donald Trump et deux hauts responsables du gouvernement se faire menotter.
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