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11.06.2026 à 21:02

FRANCE24
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Les jeunes danseurs de la troupe des Ghetto Kids, composée d'enfants des rues d'Ouganda ont été invités à danser par Shakira lors de la mi-temps de la finale de la coupe du monde 2026. Une occasion en or pour ces jeunes âgés entre 4 et 16 ans de se faire connaître davantage, après être arrivés en finale du télécrochet « Britain's Got Talent »
Les jeunes danseurs de la troupe des Ghetto Kids, composée d'enfants des rues d'Ouganda ont été invités à danser par Shakira lors de la mi-temps de la finale de la coupe du monde 2026. Une occasion en or pour ces jeunes âgés entre 4 et 16 ans de se faire connaître davantage, après être arrivés en finale du télécrochet « Britain's Got Talent »

11.06.2026 à 20:53

FRANCE24
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Comme annoncé par le président madrilène Florentino Pérez, réélu dimanche jusqu'en 2030, le tacticien portugais de 63 ans s'est engagé officiellement pour trois saisons, jusqu'en juin 2029, après plusieurs semaines de spéculations. Mourinho, reconnu comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire du football, revient à Madrid pour relever un immense défi: aider le géant espagnol à gagner à nouveau, après deux saisons d'affilée sans titre majeur, et alors que sa propre étoile de technicien a clairement pâli depuis son départ de Manchester United il y a bientôt huit ans. Libéré pour 15 millions d'euros par le Benfica, selon le club portugais, le coach portugais sera chargé de remettre de l'ordre dans un vestiaire fracturé et de rebâtir une équipe compétitive. Pour cela, il peut déjà compter sur un premier renfort, celui du défenseur international français Ibrahima Konaté, en provenance de Liverpool et dont le transfert a été confirmé lundi. Selon les promesses faites par Florentino Pérez dans le cadre de sa campagne pour sa réélection, celui du latéral néerlandais Denzel Dumfries, de l'Inter Milan, pourrait suivre. Le "Special One", connu pour son tempérament volcanique et provocateur et ses talents de meneur d'hommes, sera en revanche confronté aux mêmes dilemmes que ses prédécesseurs Carlo Ancelotti, Xabi Alonso et Alvaro Arbeloa, qui ont tous échoué à faire évoluer ensemble les trois superstars Kylian Mbappé, Vinicius Junior et Jude Bellingham sans déséquilibrer leur onze. Héritage contesté Le retour du "Mou" est le fruit de la volonté de Florentino Pérez, convaincu que l'ex-entraîneur de Chelsea a "renforcé la compétitivité" du club madrilène lors de son premier passage sur le banc (2010-2013) et posé les bases des succès de la dernière décennie, soit "six Ligue des champions en dix ans". Mais il est loin de faire l'unanimité. Adulé par les uns, détesté par d'autres, Mourinho est considéré en Espagne comme celui qui a mis fin à l'hégémonie du grand Barça de Pep Guardiola et Lionel Messi au début des années 2010, en raflant une Liga, une Coupe du Roi et une Supercoupe d'Espagne, mais pas de Ligue des champions. Pour de nombreux supporters, il avait certes permis au Real de gagner à nouveau, en réussissant notamment à gérer les égos démesurés de ses stars, dont Cristiano Ronaldo. Mais il a aussi - et surtout - divisé et abîmé durablement l'image institutionnelle du club, où il a installé une culture du conflit, avec des attaques constantes envers son rival catalan, les arbitres et même ses propres joueurs (Benzema, Casillas, Ramos...). Il ne sera en tout cas pas dépaysé par le climat délétère dans lequel il va débarquer, au terme d'une saison chaotique marquée par des tensions internes, illustrées en mai dernier par la violente altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde, qui a envoyé le milieu uruguayen à l'hôpital. Et sa mission sera, en somme, plutôt similaire à celle de l'époque: stopper à tout prix la domination du FC Barcelone, double champion d'Espagne en titre, et ramener le Roi d'Europe où il se doit, parmi les prétendants à un titre en Ligue des champions.
Texte intégral (559 mots)
Comme annoncé par le président madrilène Florentino Pérez, réélu dimanche jusqu'en 2030, le tacticien portugais de 63 ans s'est engagé officiellement pour trois saisons, jusqu'en juin 2029, après plusieurs semaines de spéculations. Mourinho, reconnu comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire du football, revient à Madrid pour relever un immense défi: aider le géant espagnol à gagner à nouveau, après deux saisons d'affilée sans titre majeur, et alors que sa propre étoile de technicien a clairement pâli depuis son départ de Manchester United il y a bientôt huit ans. Libéré pour 15 millions d'euros par le Benfica, selon le club portugais, le coach portugais sera chargé de remettre de l'ordre dans un vestiaire fracturé et de rebâtir une équipe compétitive. Pour cela, il peut déjà compter sur un premier renfort, celui du défenseur international français Ibrahima Konaté, en provenance de Liverpool et dont le transfert a été confirmé lundi. Selon les promesses faites par Florentino Pérez dans le cadre de sa campagne pour sa réélection, celui du latéral néerlandais Denzel Dumfries, de l'Inter Milan, pourrait suivre. Le "Special One", connu pour son tempérament volcanique et provocateur et ses talents de meneur d'hommes, sera en revanche confronté aux mêmes dilemmes que ses prédécesseurs Carlo Ancelotti, Xabi Alonso et Alvaro Arbeloa, qui ont tous échoué à faire évoluer ensemble les trois superstars Kylian Mbappé, Vinicius Junior et Jude Bellingham sans déséquilibrer leur onze. Héritage contesté Le retour du "Mou" est le fruit de la volonté de Florentino Pérez, convaincu que l'ex-entraîneur de Chelsea a "renforcé la compétitivité" du club madrilène lors de son premier passage sur le banc (2010-2013) et posé les bases des succès de la dernière décennie, soit "six Ligue des champions en dix ans". Mais il est loin de faire l'unanimité. Adulé par les uns, détesté par d'autres, Mourinho est considéré en Espagne comme celui qui a mis fin à l'hégémonie du grand Barça de Pep Guardiola et Lionel Messi au début des années 2010, en raflant une Liga, une Coupe du Roi et une Supercoupe d'Espagne, mais pas de Ligue des champions. Pour de nombreux supporters, il avait certes permis au Real de gagner à nouveau, en réussissant notamment à gérer les égos démesurés de ses stars, dont Cristiano Ronaldo. Mais il a aussi - et surtout - divisé et abîmé durablement l'image institutionnelle du club, où il a installé une culture du conflit, avec des attaques constantes envers son rival catalan, les arbitres et même ses propres joueurs (Benzema, Casillas, Ramos...). Il ne sera en tout cas pas dépaysé par le climat délétère dans lequel il va débarquer, au terme d'une saison chaotique marquée par des tensions internes, illustrées en mai dernier par la violente altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde, qui a envoyé le milieu uruguayen à l'hôpital. Et sa mission sera, en somme, plutôt similaire à celle de l'époque: stopper à tout prix la domination du FC Barcelone, double champion d'Espagne en titre, et ramener le Roi d'Europe où il se doit, parmi les prétendants à un titre en Ligue des champions.

11.06.2026 à 20:50

FRANCE 24
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L'entraîneur portugais José Mourinho a été nommé jeudi sur le banc du Real Madrid pour les trois prochaines saisons, a annoncé le club madrilène. Il aura la lourde tâche de redresser la barre après une saison blanche pour les Merengue.
Texte intégral (559 mots)
L'entraîneur portugais José Mourinho a été nommé jeudi sur le banc du Real Madrid pour les trois prochaines saisons, a annoncé le club madrilène. Il aura la lourde tâche de redresser la barre après une saison blanche pour les Merengue.

11.06.2026 à 20:39

FRANCE24
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"Derrière Jean-Christophe Piel, combien d'autres vies ont été détruites par cette femme ?", a tonné l'avocat général, soulignant "les mensonges et la simulation, une constante" dans sa vie et demandant que soit retirée l'autorité parentale de Delphine Pinto sur leurs deux filles. Le représentant de l'accusation a demandé une peine de sûreté maximale de 22 ans pour l'accusée, poursuivie pour complicité de meurtre en bande organisée, et pour le tireur présumé, jugé pour meurtre en bande organisée, soulignant leur "absence totale de remise en question". Ce dernier a déjà été condamné plusieurs fois pour trafic de stupéfiants et délits routiers par le passé. Leur culpabilité "n'est pas qu'une hypothèse" mais "la clé" qui permet d'expliquer la mort de Jean-Christophe Piel, un kinésithérapeute de 41 ans abattu d'une balle dans la tête en août 2021 alors qu'il cueillait des roses dans son jardin à Breuil-le-Vert (Oise). L'avocat général a également réclamé 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre de "l'intermédiaire", amant de Delphine Pinto, qui a mis cette dernière en relation avec le tireur présumé. Le magistrat a en outre requis quatorze ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'homme soupçonné d'avoir fourni l'arme du crime, et cinq ans dont un avec sursis à l'encontre du fils issu du premier mariage de Mme Pinto, accusé d'avoir été eu connaissance du plan d'assassinat. Ces réquisitions ont été accueillies avec émotion et soulagement par les proches de M. Piel, nombreux sur les bancs des parties civiles, qui se sont montrés soudés et dignes lors de l'audience. "dizaines de contradictions" L'avocat général a dépeint les "dizaines d'évolutions" et "dizaines de contradictions" dans les versions avancées par les accusés. "A eux cinq, ils ont tout dit et son contraire", a-t-il martelé dans son réquisitoire. Les accusés ont livré au cours du procès des déclarations contradictoires au sujet de leurs différentes rencontres présumées, tous niant leur implication dans le meurtre. Pour les filles de Delphine Pinto et Jean-Christophe Piel, nées en 2014 et 2017, "il n'y a pas d'autre consolation que la vérité, et cette vérité ne leur a pas été donnée par les co-accusés" a déploré Valérie Bulard, avocate de SOS Jeunesse, administrateur ad hoc de ces petites filles. Mme Pinto, 48 ans, avait assuré mercredi n'avoir "jamais commandité le meurtre" de son époux, tout en ayant pu "souhaiter sa mort" et le faire savoir à son amant. Des témoins ont décrit une femme menaçante et un mari sous emprise. Une semaine avant sa mort, Jean-Christophe Piel avait bénéficié d'une ordonnance de non-lieu alors qu'il était accusé par Mme Pinto d'agression sexuelle incestueuse sur l'une de leurs petites filles. Il avait également été accusé d'agressions sexuelles par deux des trois autres enfants de Mme Pinto, nés d'une précédente relation mais qu'il avait adoptés. Des "calomnies", a assuré l'avocat général, qui a estimé que M. Piel était un "homme innocent". "Delphine Pinto, ce n'est pas cette mère qui ferait tout pour protéger ses enfants", avait aussi estimé Murielle Bellier, avocate de proches de M. Piel, plus tôt jeudi. Me Bellier a dénoncé notamment le mensonge "ignoble" de Mme Pinto, qui avait fait croire à ses enfants que son fils, atteint d'une maladie du dos, allait mourir de façon imminente. Delphine Pinto avait aussi reconnu, après une question du président de la cour, être "mythomane", alors qu'elle a déjà été condamnée avant cette affaire pour des faits d'escroquerie et d'usurpation d'identité. L'avocat général est également revenu sur un appel entre Mme Pinto et son amant, mentionnant des "travaux réalisés" juste après la mort de M. Piel. "Dès les premiers mots, nous comprenons que l'échange est codé", a-t-il détaillé, assurant que le "vocabulaire commun et connu à l'avance" démontre que "l'échange révèle un unique objet: l'annonce de l'exécution de Jean-Christophe Piel". Le procès doit reprendre vendredi à 9H00 avec les plaidoiries de la défense. La décision sera ensuite attendue dans la soirée.
Texte intégral (718 mots)
"Derrière Jean-Christophe Piel, combien d'autres vies ont été détruites par cette femme ?", a tonné l'avocat général, soulignant "les mensonges et la simulation, une constante" dans sa vie et demandant que soit retirée l'autorité parentale de Delphine Pinto sur leurs deux filles. Le représentant de l'accusation a demandé une peine de sûreté maximale de 22 ans pour l'accusée, poursuivie pour complicité de meurtre en bande organisée, et pour le tireur présumé, jugé pour meurtre en bande organisée, soulignant leur "absence totale de remise en question". Ce dernier a déjà été condamné plusieurs fois pour trafic de stupéfiants et délits routiers par le passé. Leur culpabilité "n'est pas qu'une hypothèse" mais "la clé" qui permet d'expliquer la mort de Jean-Christophe Piel, un kinésithérapeute de 41 ans abattu d'une balle dans la tête en août 2021 alors qu'il cueillait des roses dans son jardin à Breuil-le-Vert (Oise). L'avocat général a également réclamé 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre de "l'intermédiaire", amant de Delphine Pinto, qui a mis cette dernière en relation avec le tireur présumé. Le magistrat a en outre requis quatorze ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'homme soupçonné d'avoir fourni l'arme du crime, et cinq ans dont un avec sursis à l'encontre du fils issu du premier mariage de Mme Pinto, accusé d'avoir été eu connaissance du plan d'assassinat. Ces réquisitions ont été accueillies avec émotion et soulagement par les proches de M. Piel, nombreux sur les bancs des parties civiles, qui se sont montrés soudés et dignes lors de l'audience. "dizaines de contradictions" L'avocat général a dépeint les "dizaines d'évolutions" et "dizaines de contradictions" dans les versions avancées par les accusés. "A eux cinq, ils ont tout dit et son contraire", a-t-il martelé dans son réquisitoire. Les accusés ont livré au cours du procès des déclarations contradictoires au sujet de leurs différentes rencontres présumées, tous niant leur implication dans le meurtre. Pour les filles de Delphine Pinto et Jean-Christophe Piel, nées en 2014 et 2017, "il n'y a pas d'autre consolation que la vérité, et cette vérité ne leur a pas été donnée par les co-accusés" a déploré Valérie Bulard, avocate de SOS Jeunesse, administrateur ad hoc de ces petites filles. Mme Pinto, 48 ans, avait assuré mercredi n'avoir "jamais commandité le meurtre" de son époux, tout en ayant pu "souhaiter sa mort" et le faire savoir à son amant. Des témoins ont décrit une femme menaçante et un mari sous emprise. Une semaine avant sa mort, Jean-Christophe Piel avait bénéficié d'une ordonnance de non-lieu alors qu'il était accusé par Mme Pinto d'agression sexuelle incestueuse sur l'une de leurs petites filles. Il avait également été accusé d'agressions sexuelles par deux des trois autres enfants de Mme Pinto, nés d'une précédente relation mais qu'il avait adoptés. Des "calomnies", a assuré l'avocat général, qui a estimé que M. Piel était un "homme innocent". "Delphine Pinto, ce n'est pas cette mère qui ferait tout pour protéger ses enfants", avait aussi estimé Murielle Bellier, avocate de proches de M. Piel, plus tôt jeudi. Me Bellier a dénoncé notamment le mensonge "ignoble" de Mme Pinto, qui avait fait croire à ses enfants que son fils, atteint d'une maladie du dos, allait mourir de façon imminente. Delphine Pinto avait aussi reconnu, après une question du président de la cour, être "mythomane", alors qu'elle a déjà été condamnée avant cette affaire pour des faits d'escroquerie et d'usurpation d'identité. L'avocat général est également revenu sur un appel entre Mme Pinto et son amant, mentionnant des "travaux réalisés" juste après la mort de M. Piel. "Dès les premiers mots, nous comprenons que l'échange est codé", a-t-il détaillé, assurant que le "vocabulaire commun et connu à l'avance" démontre que "l'échange révèle un unique objet: l'annonce de l'exécution de Jean-Christophe Piel". Le procès doit reprendre vendredi à 9H00 avec les plaidoiries de la défense. La décision sera ensuite attendue dans la soirée.

11.06.2026 à 20:08

Stéphanie ANTOINE
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Coup d’envoi ce jeudi de la Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada. L’événement sportif le plus suivi de la planète s’ouvre dans un contexte géopolitique tendu. Avant même le premier coup de sifflet, Donald Trump est pointé du doigt pour sa politique autoritaire et les difficultés d’accès au territoire américain, où se déroulera la majorité des matchs.
Texte intégral (718 mots)
Coup d’envoi ce jeudi de la Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada. L’événement sportif le plus suivi de la planète s’ouvre dans un contexte géopolitique tendu. Avant même le premier coup de sifflet, Donald Trump est pointé du doigt pour sa politique autoritaire et les difficultés d’accès au territoire américain, où se déroulera la majorité des matchs.

11.06.2026 à 19:45

FRANCE24
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Le premier des 104 matches de ce Mondial hors normes, Mexique-Afrique du Sud, a débuté avec un peu de retard, à 13h06 locales (19h06 GMT, 21h06 à Paris) dans le mythique stade Azteca qui peut accueillir 80.824 spectateurs. "C'est déjà la fête au Mexique", lance à l'AFP Ingrid Orozco, une supportrice de 40 ans. "C'est extraordinaire", abonde avec émotion Gustavo Ramírez, 19 ans. L’enceinte accueille son troisième match d'ouverture, un record, après une cérémonie mêlant musique traditionnelle et moderne. Des danses en habits coutumiers et costumes indigènes ont célébré "l'unité, la diversité et la culture ancestrale" du Mexique. Shakira a été la star de cette cérémonie. Après l'hymne du Mondial-2010 Waka Waka (This Time for Africa), la Colombienne, lunettes de soleil, body jaune et jupe mauve, a chanté "Dai Dai", une des chansons créées pour le tournoi, avec l'étoile nigériane Burna Boy. Un titre en espagnol et anglais mêlant afrobeat et rythmes caribéens, interprété au milieu de dizaines de danseuses et danseurs. Les festivités, ponctuées par des feux d'artifice au-dessus du stade, ont réuni également le groupe mexicain Maná, le chanteur pop vénézuélien Danny Ocean, le groupe Los Ángeles Azules, la star colombienne du reggaeton J Balvin ou encore l'Hispano-Mexicaine Belinda. "Boycott" Avant le début du match, les porte-drapeaux des 48 pays participants ont fait un cercle au centre du terrain avant que le ténor italien Andrea Bocelli et la star de k-pop Ejae interprètent l'hymne officiel du Mondial, intitulé DNA, un mélange d'opéra et de musique électronique produit par le DJ français David Guetta. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a enfin présenté à la foule le trophée de la compétition. Des milliers de supporters, vêtus du maillot de leur équipe nationale, des chapeaux de charro, des coiffes autochtones et des drapeaux, ont déferlé toute la matinée vers le stade, certains étant arrivés dès 6h30. Des centaines de membres de la Garde nationale — une force de police militarisée — et des policiers en tenue anti-émeute protègent les entrées et les abords de l’Azteca. Des policiers à cheval ont aussi été déployés. "Nous voulons simplement nous plonger dans l’ambiance et découvrir toutes les activités, la musique et les animations, explique à l'AFP Sheree Toomes, une fan écossaise qui avoue toutefois être effrayée par la présence de nombreuses forces de l'ordre. "La police, l’armée, on ne voit pas ça au Royaume-Uni", dit-elle. Sur la grande avenue menant au stade Azteca, une grande pancarte "Boycott de la Coupe du monde de la FIFA 2026 !" a été installée. "Soif de victoire" Ces derniers jours, des enseignants en grève ont profité du tournoi pour faire entendre leurs revendications. Ils ont ont bloqué une partie de la capitale et conduit le gouvernement à fermer avec des barrières métalliques les accès à la grande place centrale, le Zocalo, où est installée une zone pour les supporters pouvant accueillir 55.000 personnes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a cependant affirmé que tout était "sous contrôle" et la fan zone a ouvert comme prévu jeudi matin. Mais l'impatience de milliers de supporters attendant à l'entrée du site a provoqué d'importantes bousculades, a constaté un journaliste de l'AFP. "Arrêtez de pousser, il y a des enfants, vous vous comportez comme des animaux!, a lancé au mégaphone un responsable de la municipalité. "Je suis venu voir la sélection mexicaine, la soutenir", dit à l'AFP Luis Enrique Huerta, un serveur de 22 ans. "Aujourd'hui il faut laisser la politique de côté pour se concentrer sur les 90 minutes qu’est le football." Rafael Hernandez, un supporter de 29 ans arborant un drapeau du Mexique, assure que "l’attitude des gens, ce qui se dégage aux alentours, donne une ambiance de Coupe du monde qui crie la faim et la soif de victoire, c’est la seule chose importante".
Texte intégral (680 mots)
Le premier des 104 matches de ce Mondial hors normes, Mexique-Afrique du Sud, a débuté avec un peu de retard, à 13h06 locales (19h06 GMT, 21h06 à Paris) dans le mythique stade Azteca qui peut accueillir 80.824 spectateurs. "C'est déjà la fête au Mexique", lance à l'AFP Ingrid Orozco, une supportrice de 40 ans. "C'est extraordinaire", abonde avec émotion Gustavo Ramírez, 19 ans. L’enceinte accueille son troisième match d'ouverture, un record, après une cérémonie mêlant musique traditionnelle et moderne. Des danses en habits coutumiers et costumes indigènes ont célébré "l'unité, la diversité et la culture ancestrale" du Mexique. Shakira a été la star de cette cérémonie. Après l'hymne du Mondial-2010 Waka Waka (This Time for Africa), la Colombienne, lunettes de soleil, body jaune et jupe mauve, a chanté "Dai Dai", une des chansons créées pour le tournoi, avec l'étoile nigériane Burna Boy. Un titre en espagnol et anglais mêlant afrobeat et rythmes caribéens, interprété au milieu de dizaines de danseuses et danseurs. Les festivités, ponctuées par des feux d'artifice au-dessus du stade, ont réuni également le groupe mexicain Maná, le chanteur pop vénézuélien Danny Ocean, le groupe Los Ángeles Azules, la star colombienne du reggaeton J Balvin ou encore l'Hispano-Mexicaine Belinda. "Boycott" Avant le début du match, les porte-drapeaux des 48 pays participants ont fait un cercle au centre du terrain avant que le ténor italien Andrea Bocelli et la star de k-pop Ejae interprètent l'hymne officiel du Mondial, intitulé DNA, un mélange d'opéra et de musique électronique produit par le DJ français David Guetta. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a enfin présenté à la foule le trophée de la compétition. Des milliers de supporters, vêtus du maillot de leur équipe nationale, des chapeaux de charro, des coiffes autochtones et des drapeaux, ont déferlé toute la matinée vers le stade, certains étant arrivés dès 6h30. Des centaines de membres de la Garde nationale — une force de police militarisée — et des policiers en tenue anti-émeute protègent les entrées et les abords de l’Azteca. Des policiers à cheval ont aussi été déployés. "Nous voulons simplement nous plonger dans l’ambiance et découvrir toutes les activités, la musique et les animations, explique à l'AFP Sheree Toomes, une fan écossaise qui avoue toutefois être effrayée par la présence de nombreuses forces de l'ordre. "La police, l’armée, on ne voit pas ça au Royaume-Uni", dit-elle. Sur la grande avenue menant au stade Azteca, une grande pancarte "Boycott de la Coupe du monde de la FIFA 2026 !" a été installée. "Soif de victoire" Ces derniers jours, des enseignants en grève ont profité du tournoi pour faire entendre leurs revendications. Ils ont ont bloqué une partie de la capitale et conduit le gouvernement à fermer avec des barrières métalliques les accès à la grande place centrale, le Zocalo, où est installée une zone pour les supporters pouvant accueillir 55.000 personnes. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a cependant affirmé que tout était "sous contrôle" et la fan zone a ouvert comme prévu jeudi matin. Mais l'impatience de milliers de supporters attendant à l'entrée du site a provoqué d'importantes bousculades, a constaté un journaliste de l'AFP. "Arrêtez de pousser, il y a des enfants, vous vous comportez comme des animaux!, a lancé au mégaphone un responsable de la municipalité. "Je suis venu voir la sélection mexicaine, la soutenir", dit à l'AFP Luis Enrique Huerta, un serveur de 22 ans. "Aujourd'hui il faut laisser la politique de côté pour se concentrer sur les 90 minutes qu’est le football." Rafael Hernandez, un supporter de 29 ans arborant un drapeau du Mexique, assure que "l’attitude des gens, ce qui se dégage aux alentours, donne une ambiance de Coupe du monde qui crie la faim et la soif de victoire, c’est la seule chose importante".

11.06.2026 à 19:43

FRANCE24
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Texte intégral (680 mots)

11.06.2026 à 19:25

FRANCE24
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Six Géorgiens sont jugés depuis mardi pour le vol d'ouvrages d'écrivains russes classiques, en particulier du poète et romancier Alexandre Pouchkine, dans plusieurs bibliothèques prestigieuses en France. Pour l'accusation, ils faisaient partie d'un "réseau criminel structuré", qui a sévi dans l'Hexagone mais aussi dans une dizaine d'autres pays européens entre 2022 et 2024. A la BNF, ce sont six éditions de Pouchkine, mais aussi deux de Mikhaïl Lermontov et une d'Evgueni Baratynski qui ont été dérobées en 2023, au nez et à la barbe des employés de l'institution. Pour Jean-Marc Chatelain, directeur de la réserve des livres rares de l'établissement, "cette affaire a été tout à fait inédite dans le département", qui conserve quelque 210.000 ouvrages, dont 800 pour le fonds russe. "C'était la première fois que quelque chose d'aussi massif se produisait, avec un tel mode opératoire, de substitution par des fac-similés, que nous n'avions pas connu". Les vols à la BNF ont été commis par un des prévenus, Mikheil Z., qui a reconnu devant la justice les faits, tout en affirmant avoir "agi seul". Ce quinquagénaire s'est rendu une quarantaine de fois à la bibliothèque pour y consulter les ouvrages, prétextant faire des recherches sur la démocratie dans la littérature russe au XIXe siècle. Sur place, il photographiait et prenait les mesures des livres, puis revenait plus tard pour les remplacer discrètement par des fac-similés dont la couverture était d'excellente facture et reproduisait les taches d'usure, bernant ainsi les conservateurs et magasiniers de la BNF. "Stupeur" et "consternation" En octobre 2023, l'institution est informée que d'autres bibliothèques ont été victimes de vols selon ce mode opératoire. Un premier contrôle rapide est effectué mais rien de suspect n'est détecté. Des mesures de vigilance renforcée sont toutefois édictées. Puis la directrice des collections de la BNF apprend lors d'un consortium européen des bibliothèques de recherches que la Bibliothèque nationale de Vilnius, en Lituanie, a été touchée, et demande de procéder à un nouveau contrôle. Jean-Marc Chatelain se charge de cette vérification et découvre, cette fois-ci, la supercherie. "Inutile de dire la stupeur, la consternation de l'équipe de la réserve des livres rares quand nous nous sommes aperçus qu'en dépit de nos alertes, (...) en dépit des mesures de sécurité, nous avons été victimes de ces vols", témoigne M. Chatelain. "Ca a été un vrai traumatisme, quelque chose pour nous qui reste un événement très douloureux". Car, au-delà du préjudice matériel, estimé à pas moins de 650.000 euros, les oeuvres dérobées représentent un trésor inestimable pour l'institution: "les éditions de Pouchkine étaient présentes dans les collections de la BNF depuis 1836". Leur acquisition "constitue un moment absolument décisif dans la réception de l'oeuvre de Pouchkine en Occident", développe-t-il, voyant dans leur vol "une atteinte très forte au bien commun que représentent ces collections". Sans compter l'atteinte portée à la réputation de la BNF: "dès que l'affaire des vols a été rendue publique par un article du Parisien, en janvier 2024, mon premier soin a été de voir un collectionneur qui nous avait fait la confiance de nous donner plusieurs livres rares du XIXe siècle pour le rassurer" et lui dire que ceux-ci ne faisaient pas partie des ouvrages subtilisés. A ce jour, ces derniers n'ont pas été retrouvés. En 2024, M. Chatelain a fait un signalement auprès des enquêteurs après avoir repéré dans le catalogue d'une vente aux enchères annoncée par la maison russe Litfond un exemplaire du "Prisonnier du Caucase", de Pouchkine, pouvant correspondre à une des éditions dérobées. Mais la maison d'enchères a assuré aux autorités françaises disposer des documents d'acquisition du livre par son propriétaire en Russie en 2014/2015.
Texte intégral (666 mots)
Six Géorgiens sont jugés depuis mardi pour le vol d'ouvrages d'écrivains russes classiques, en particulier du poète et romancier Alexandre Pouchkine, dans plusieurs bibliothèques prestigieuses en France. Pour l'accusation, ils faisaient partie d'un "réseau criminel structuré", qui a sévi dans l'Hexagone mais aussi dans une dizaine d'autres pays européens entre 2022 et 2024. A la BNF, ce sont six éditions de Pouchkine, mais aussi deux de Mikhaïl Lermontov et une d'Evgueni Baratynski qui ont été dérobées en 2023, au nez et à la barbe des employés de l'institution. Pour Jean-Marc Chatelain, directeur de la réserve des livres rares de l'établissement, "cette affaire a été tout à fait inédite dans le département", qui conserve quelque 210.000 ouvrages, dont 800 pour le fonds russe. "C'était la première fois que quelque chose d'aussi massif se produisait, avec un tel mode opératoire, de substitution par des fac-similés, que nous n'avions pas connu". Les vols à la BNF ont été commis par un des prévenus, Mikheil Z., qui a reconnu devant la justice les faits, tout en affirmant avoir "agi seul". Ce quinquagénaire s'est rendu une quarantaine de fois à la bibliothèque pour y consulter les ouvrages, prétextant faire des recherches sur la démocratie dans la littérature russe au XIXe siècle. Sur place, il photographiait et prenait les mesures des livres, puis revenait plus tard pour les remplacer discrètement par des fac-similés dont la couverture était d'excellente facture et reproduisait les taches d'usure, bernant ainsi les conservateurs et magasiniers de la BNF. "Stupeur" et "consternation" En octobre 2023, l'institution est informée que d'autres bibliothèques ont été victimes de vols selon ce mode opératoire. Un premier contrôle rapide est effectué mais rien de suspect n'est détecté. Des mesures de vigilance renforcée sont toutefois édictées. Puis la directrice des collections de la BNF apprend lors d'un consortium européen des bibliothèques de recherches que la Bibliothèque nationale de Vilnius, en Lituanie, a été touchée, et demande de procéder à un nouveau contrôle. Jean-Marc Chatelain se charge de cette vérification et découvre, cette fois-ci, la supercherie. "Inutile de dire la stupeur, la consternation de l'équipe de la réserve des livres rares quand nous nous sommes aperçus qu'en dépit de nos alertes, (...) en dépit des mesures de sécurité, nous avons été victimes de ces vols", témoigne M. Chatelain. "Ca a été un vrai traumatisme, quelque chose pour nous qui reste un événement très douloureux". Car, au-delà du préjudice matériel, estimé à pas moins de 650.000 euros, les oeuvres dérobées représentent un trésor inestimable pour l'institution: "les éditions de Pouchkine étaient présentes dans les collections de la BNF depuis 1836". Leur acquisition "constitue un moment absolument décisif dans la réception de l'oeuvre de Pouchkine en Occident", développe-t-il, voyant dans leur vol "une atteinte très forte au bien commun que représentent ces collections". Sans compter l'atteinte portée à la réputation de la BNF: "dès que l'affaire des vols a été rendue publique par un article du Parisien, en janvier 2024, mon premier soin a été de voir un collectionneur qui nous avait fait la confiance de nous donner plusieurs livres rares du XIXe siècle pour le rassurer" et lui dire que ceux-ci ne faisaient pas partie des ouvrages subtilisés. A ce jour, ces derniers n'ont pas été retrouvés. En 2024, M. Chatelain a fait un signalement auprès des enquêteurs après avoir repéré dans le catalogue d'une vente aux enchères annoncée par la maison russe Litfond un exemplaire du "Prisonnier du Caucase", de Pouchkine, pouvant correspondre à une des éditions dérobées. Mais la maison d'enchères a assuré aux autorités françaises disposer des documents d'acquisition du livre par son propriétaire en Russie en 2014/2015.

11.06.2026 à 19:13

FRANCE24
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Les gens étaient accueillants quand il s'est installé à Belfast en 2017 à son arrivée de Syrie, raconte-t-il devant le Sham Supermarket, dans une odeur persistante de plastique brûlé. "La situation s'est vraiment dégradée ces deux ou trois dernières années", dit-il la voix tremblante, en tirant sur une cigarette. Il avait arrêté le tabac il y a 11 ans mais a repris après l'attaque mardi soir contre le magasin. Ce soir-là, des violences anti-immigrés ont éclaté, à la suite de la diffusion en ligne d'une vidéo particulièrement choquante d'une attaque au couteau commise lundi soir à Belfast, dont le suspect est un réfugié soudanais, et qui a provoqué des appels à manifester relayés par l'extrême droite. Le Sham Supermarket avait déjà été ciblé en 2024, et Mohammed n'a pas voulu donner son nom de famille par crainte pour sa sécurité. A Belfast, des émeutiers cagoulés ont incendié un bus, des voitures, des commerces et des habitations, prenant notamment pour cible plusieurs logements appartenant à des familles d'immigrés ainsi que des hébergements pour demandeurs d'asile. "Nous avons reçu des témoignages selon lesquels des personnes avaient été arrêtées dans leur voiture pour être interrogées sur leur nationalité alors qu'elles se rendaient au travail, et c'est tout à fait inacceptable", a déclaré jeudi à Sky News Hilary Benn, ministre chargé de l'Irlande du Nord. "Reconstruire" Husnain, un étudiant pakistanais de 27 ans, n'a pas été surpris par les émeutes, après avoir vu la colère en ligne en réaction à la vidéo de l'agression. "Ca ne s'arrêtera jamais", dit-il. "Les gens commettent des crimes, et c'est nous qui finissons par en payer le prix". Selon l'étudiant, bon nombre de ses amis et de ses proches musulmans sont restés chez eux depuis le début des manifestations. "Nous avons peur. (...) Nous vivons cachés". La mosquée qu'il fréquente, le Belfast Islamic Centre, a fermé ses portes mardi et mercredi. C'est la première fois depuis son ouverture il y a près de 50 ans, selon son président, Mohammed Arshed, 73 ans. La population immigrée a fortement augmenté ces dernières années à Belfast, dit-il. "Cela a peut-être inquiété certaines personnes, mais sans raison, car la plupart des gens qui arrivent sont des personnes paisibles", assure-t-il. Ses enfants l'ont exhorté à rester chez lui mercredi, mais Mohammed Arshed a refusé: "Nous avons le droit de sortir dans la rue", a-t-il dit. Sultan, le fils du propriétaire du Sham Supermarket, a indiqué que l'autre magasin de la famille était fermé depuis le début des émeutes. Les violences "affectent tous les commerces, tout le monde (...), les habitants, les entreprises", dit cet homme de 25 ans. "Les gens perdent de l'argent à chaque minute", déplore-t-il, pendant qu'un employé jette de la viande calcinée. Il estime que le coût des dégâts au Sham Supermarket va atteindre 400.000 livres (environ 460.000 euros). "On ne peut pas expliquer ce que l'on ressent", dit Sultan. "Mais nous espérons pouvoir continuer et reconstruire à nouveau. La vie ne va pas s'arrêter".
Texte intégral (526 mots)
Les gens étaient accueillants quand il s'est installé à Belfast en 2017 à son arrivée de Syrie, raconte-t-il devant le Sham Supermarket, dans une odeur persistante de plastique brûlé. "La situation s'est vraiment dégradée ces deux ou trois dernières années", dit-il la voix tremblante, en tirant sur une cigarette. Il avait arrêté le tabac il y a 11 ans mais a repris après l'attaque mardi soir contre le magasin. Ce soir-là, des violences anti-immigrés ont éclaté, à la suite de la diffusion en ligne d'une vidéo particulièrement choquante d'une attaque au couteau commise lundi soir à Belfast, dont le suspect est un réfugié soudanais, et qui a provoqué des appels à manifester relayés par l'extrême droite. Le Sham Supermarket avait déjà été ciblé en 2024, et Mohammed n'a pas voulu donner son nom de famille par crainte pour sa sécurité. A Belfast, des émeutiers cagoulés ont incendié un bus, des voitures, des commerces et des habitations, prenant notamment pour cible plusieurs logements appartenant à des familles d'immigrés ainsi que des hébergements pour demandeurs d'asile. "Nous avons reçu des témoignages selon lesquels des personnes avaient été arrêtées dans leur voiture pour être interrogées sur leur nationalité alors qu'elles se rendaient au travail, et c'est tout à fait inacceptable", a déclaré jeudi à Sky News Hilary Benn, ministre chargé de l'Irlande du Nord. "Reconstruire" Husnain, un étudiant pakistanais de 27 ans, n'a pas été surpris par les émeutes, après avoir vu la colère en ligne en réaction à la vidéo de l'agression. "Ca ne s'arrêtera jamais", dit-il. "Les gens commettent des crimes, et c'est nous qui finissons par en payer le prix". Selon l'étudiant, bon nombre de ses amis et de ses proches musulmans sont restés chez eux depuis le début des manifestations. "Nous avons peur. (...) Nous vivons cachés". La mosquée qu'il fréquente, le Belfast Islamic Centre, a fermé ses portes mardi et mercredi. C'est la première fois depuis son ouverture il y a près de 50 ans, selon son président, Mohammed Arshed, 73 ans. La population immigrée a fortement augmenté ces dernières années à Belfast, dit-il. "Cela a peut-être inquiété certaines personnes, mais sans raison, car la plupart des gens qui arrivent sont des personnes paisibles", assure-t-il. Ses enfants l'ont exhorté à rester chez lui mercredi, mais Mohammed Arshed a refusé: "Nous avons le droit de sortir dans la rue", a-t-il dit. Sultan, le fils du propriétaire du Sham Supermarket, a indiqué que l'autre magasin de la famille était fermé depuis le début des émeutes. Les violences "affectent tous les commerces, tout le monde (...), les habitants, les entreprises", dit cet homme de 25 ans. "Les gens perdent de l'argent à chaque minute", déplore-t-il, pendant qu'un employé jette de la viande calcinée. Il estime que le coût des dégâts au Sham Supermarket va atteindre 400.000 livres (environ 460.000 euros). "On ne peut pas expliquer ce que l'on ressent", dit Sultan. "Mais nous espérons pouvoir continuer et reconstruire à nouveau. La vie ne va pas s'arrêter".

11.06.2026 à 19:07

FRANCE24
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La naissance du petit animal est "un événement d'une grande rareté et un rempart direct contre l'extinction définitive de l'espèce", selon les équipes du parc zoologique du muséum de la Citadelle de Besançon, spécialisé dans la sauvegarde des lémuriens. Le grand hapalémur, un primate au pelage marron-gris et aux yeux noisette qui se nourrit de bambous, est l'un des lémuriens les plus menacés de la planète. Surnommé "petit panda de Madagascar", il est classé depuis 1996 "en danger critique d'extinction" par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), et a frôlé la disparition totale. Le bébé né le 6 mai, dont les soigneurs ne connaissent pas le sexe, vit avec sa mère, son père et sa tante dans une grande cage agrémentée de verdure, de branches et d'accessoires en bois. C'est le premier petit de Tsingy, jeune femelle de 3 ans. Dès la naissance, elle a eu les bons réflexes et son bébé est monté à la mamelle pour s'alimenter. "Elle est très protectrice, ce qui est une bonne chose", observe l'un de ses soigneurs, Kevin Faivre-Chalon. Le père, Dakari, "a envie de voir son petit, il est intrigué et curieux", mais Tsingy ne le laisse pas s'approcher, remarque-t-il. Seule "une quarantaine" d'individus de l'espèce "grand hapalémur" sont préservés en captivité dans le monde, tous en Europe, et entre 1.000 et 1.500 spécimens vivent à l'état sauvage dans "une petite zone du centre-est de Madagascar", selon Margaux Pizzo, responsable du parc zoologique. L'animal est menacé par "à la fois la déforestation, le braconnage et d'autres problématiques majeures comme le changement climatique" ou plus récemment les "forts cyclones qui ont impacté les forêts où vit cette espèce", précise-t-elle. L'objectif du muséum bisontin est ainsi "de préserver une diversité génétique au sein de la population captive et de préserver aussi les comportements les plus naturels possibles" de l'animal. L'enjeu est "d'avoir une population de sauvegarde" et de "mieux connaître l'espèce pour mieux la préserver dans la nature", souligne Mme Pizzo. Depuis 2005, l'établissement a vu naitre sept bébés grand hapalémur, mais la dernière naissance remontait à 2013.
Lire plus (385 mots)
La naissance du petit animal est "un événement d'une grande rareté et un rempart direct contre l'extinction définitive de l'espèce", selon les équipes du parc zoologique du muséum de la Citadelle de Besançon, spécialisé dans la sauvegarde des lémuriens. Le grand hapalémur, un primate au pelage marron-gris et aux yeux noisette qui se nourrit de bambous, est l'un des lémuriens les plus menacés de la planète. Surnommé "petit panda de Madagascar", il est classé depuis 1996 "en danger critique d'extinction" par l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), et a frôlé la disparition totale. Le bébé né le 6 mai, dont les soigneurs ne connaissent pas le sexe, vit avec sa mère, son père et sa tante dans une grande cage agrémentée de verdure, de branches et d'accessoires en bois. C'est le premier petit de Tsingy, jeune femelle de 3 ans. Dès la naissance, elle a eu les bons réflexes et son bébé est monté à la mamelle pour s'alimenter. "Elle est très protectrice, ce qui est une bonne chose", observe l'un de ses soigneurs, Kevin Faivre-Chalon. Le père, Dakari, "a envie de voir son petit, il est intrigué et curieux", mais Tsingy ne le laisse pas s'approcher, remarque-t-il. Seule "une quarantaine" d'individus de l'espèce "grand hapalémur" sont préservés en captivité dans le monde, tous en Europe, et entre 1.000 et 1.500 spécimens vivent à l'état sauvage dans "une petite zone du centre-est de Madagascar", selon Margaux Pizzo, responsable du parc zoologique. L'animal est menacé par "à la fois la déforestation, le braconnage et d'autres problématiques majeures comme le changement climatique" ou plus récemment les "forts cyclones qui ont impacté les forêts où vit cette espèce", précise-t-elle. L'objectif du muséum bisontin est ainsi "de préserver une diversité génétique au sein de la population captive et de préserver aussi les comportements les plus naturels possibles" de l'animal. L'enjeu est "d'avoir une population de sauvegarde" et de "mieux connaître l'espèce pour mieux la préserver dans la nature", souligne Mme Pizzo. Depuis 2005, l'établissement a vu naitre sept bébés grand hapalémur, mais la dernière naissance remontait à 2013.

11.06.2026 à 18:43

David RICH
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Interrogé sur le taux de l’inflation aux États-Unis, qui a bondi de 4,2 % en un an, Donald Trump a salué mercredi des "chiffres supers", déclarant "adorer l’inflation", qu’il avait pourtant promis de faire "disparaitre" durant sa campagne.
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Interrogé sur le taux de l’inflation aux États-Unis, qui a bondi de 4,2 % en un an, Donald Trump a salué mercredi des "chiffres supers", déclarant "adorer l’inflation", qu’il avait pourtant promis de faire "disparaitre" durant sa campagne.

11.06.2026 à 18:36

Roselyne FEBVRE
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La mort de Lyhanna a marqué une rupture de confiance des Français envers leurs institutions – notamment la justice, qui a échoué à protéger la jeune fille. Au-delà des responsabilités individuelles ou collectives, n’est-ce pas le système politique, en imposant ses lois ou ses visions successives, qui a éteint toute velléité pour les administrations de gagner en autonomie et de se corriger de l’intérieur ?
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La mort de Lyhanna a marqué une rupture de confiance des Français envers leurs institutions – notamment la justice, qui a échoué à protéger la jeune fille. Au-delà des responsabilités individuelles ou collectives, n’est-ce pas le système politique, en imposant ses lois ou ses visions successives, qui a éteint toute velléité pour les administrations de gagner en autonomie et de se corriger de l’intérieur ?

11.06.2026 à 18:35

FRANCE24
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Pour la star de l'équipe Visma-Lease a Bike, il s'agit d'un sixième succès individuel sur les routes de l'ex-Dauphiné dont le favori, le Français Paul Seixas, occupe toujours la 10e place au général à une minute du leader, son compatriote Alex Baudin. Jamais inquiet, le maillot jaune a vécu une journée tranquille à l'instar des favoris à la victoire finale que l'on verra davantage en tête de course dès vendredi lors des trois dernières étapes dans les Alpes que Van Aert avoue lui "redouter" tant il "manque encore de condition". Le vainqueur de Paris-Roubaix, qui effectue sa rentrée deux mois après son mémorable succès dans l'Enfer du Nord, avait fait peine à voir lors des trois premiers jours de course. En souffrance dimanche lors de l'étape d'ouverture, Van Aert avait terminé à 24 minutes de Baudin faisant redouter un abandon une semaine après une lourde chute à l'entraînement sur son vélo de chrono. "Aujourd'hui (jeudi), j'avais encore assez mal au coude. Il m'a fallu de l'amour-propre pour gagner. J'espère que le choses vont rapidement évoluer", a-t-il dit. Pire, mardi lors du contre-la-montre par équipes, le décuple vainqueur d'étapes sur le Tour de France avait été sorti des roues de ses équipiers dès le huitième des vingt-huit kilomètres d'une épreuve que Visma allait toutefois finir par remporter. Mais le Flamand a du caractère: "il n'a jamais été dans mon intention d'abandonner". "Repris confiance" Et mercredi, même hors de forme, il avait demandé à ses équipiers de lui "faire confiance" et de travailler pour lui en prévision d'un sprint au bout de la longue ligne droite de Montrond-les-Bains. Les équipes de sprinteurs avaient toutefois buté à quatre secondes du vainqueur, l'échappé américain Quinn Simmons. Mais Van Aert avait "repris confiance" en remportant le sprint du peloton. Jeudi au départ de Saint-Chamond, où seul Seixas a fait mieux que lui à l'applaudimètre, le populaire coureur belge a donc logiquement accepté le costume de favori, indiquant "se méfier en priorité de (l'Allemand) Phil Bauhaus", finalement 3e dans la roue d'Hugo Hofstetter, extrêmement déçu. "J'ai bouffé du vent (dans les derniers mètres). Même derrière un champion comme Van Aert, c'est vraiment dur", a déclaré, en pleurs, le Français de l'équipe NSN. Van Aert savourait lui son premier succès dans un emballage massif depuis une victoire sur la Vuelta 2024. "Un sprint en peloton, ce n'est plus trop pour moi. Je ne suis plus capable de battre des gars comme Merlier ou Philipsen. Mais aujourd'hui, c'était dans mes cordes", a expliqué le natif d'Herentals, concédant être "content", sans plus, de son succès. "Ma victoire (en avril) à Roubaix m'a procuré un tel sentiment de joie, c'était tellement fort, qu'aujourd'hui, j'ai simplement un sentiment de satisfaction. Je suis content", a-t-il expliqué à la veille de la première des trois étapes de montagne qui attendent le peloton d'ici à l'arrivée dimanche au sommet du plateau de Solaison. Vendredi, les coureurs effectueront 182 km entre Saint-Vulbas et Crest-Voland où sera jugée l'arrivée après deux difficultés de 1re catégorie dans les vingt derniers kilomètres.
Texte intégral (545 mots)
Pour la star de l'équipe Visma-Lease a Bike, il s'agit d'un sixième succès individuel sur les routes de l'ex-Dauphiné dont le favori, le Français Paul Seixas, occupe toujours la 10e place au général à une minute du leader, son compatriote Alex Baudin. Jamais inquiet, le maillot jaune a vécu une journée tranquille à l'instar des favoris à la victoire finale que l'on verra davantage en tête de course dès vendredi lors des trois dernières étapes dans les Alpes que Van Aert avoue lui "redouter" tant il "manque encore de condition". Le vainqueur de Paris-Roubaix, qui effectue sa rentrée deux mois après son mémorable succès dans l'Enfer du Nord, avait fait peine à voir lors des trois premiers jours de course. En souffrance dimanche lors de l'étape d'ouverture, Van Aert avait terminé à 24 minutes de Baudin faisant redouter un abandon une semaine après une lourde chute à l'entraînement sur son vélo de chrono. "Aujourd'hui (jeudi), j'avais encore assez mal au coude. Il m'a fallu de l'amour-propre pour gagner. J'espère que le choses vont rapidement évoluer", a-t-il dit. Pire, mardi lors du contre-la-montre par équipes, le décuple vainqueur d'étapes sur le Tour de France avait été sorti des roues de ses équipiers dès le huitième des vingt-huit kilomètres d'une épreuve que Visma allait toutefois finir par remporter. Mais le Flamand a du caractère: "il n'a jamais été dans mon intention d'abandonner". "Repris confiance" Et mercredi, même hors de forme, il avait demandé à ses équipiers de lui "faire confiance" et de travailler pour lui en prévision d'un sprint au bout de la longue ligne droite de Montrond-les-Bains. Les équipes de sprinteurs avaient toutefois buté à quatre secondes du vainqueur, l'échappé américain Quinn Simmons. Mais Van Aert avait "repris confiance" en remportant le sprint du peloton. Jeudi au départ de Saint-Chamond, où seul Seixas a fait mieux que lui à l'applaudimètre, le populaire coureur belge a donc logiquement accepté le costume de favori, indiquant "se méfier en priorité de (l'Allemand) Phil Bauhaus", finalement 3e dans la roue d'Hugo Hofstetter, extrêmement déçu. "J'ai bouffé du vent (dans les derniers mètres). Même derrière un champion comme Van Aert, c'est vraiment dur", a déclaré, en pleurs, le Français de l'équipe NSN. Van Aert savourait lui son premier succès dans un emballage massif depuis une victoire sur la Vuelta 2024. "Un sprint en peloton, ce n'est plus trop pour moi. Je ne suis plus capable de battre des gars comme Merlier ou Philipsen. Mais aujourd'hui, c'était dans mes cordes", a expliqué le natif d'Herentals, concédant être "content", sans plus, de son succès. "Ma victoire (en avril) à Roubaix m'a procuré un tel sentiment de joie, c'était tellement fort, qu'aujourd'hui, j'ai simplement un sentiment de satisfaction. Je suis content", a-t-il expliqué à la veille de la première des trois étapes de montagne qui attendent le peloton d'ici à l'arrivée dimanche au sommet du plateau de Solaison. Vendredi, les coureurs effectueront 182 km entre Saint-Vulbas et Crest-Voland où sera jugée l'arrivée après deux difficultés de 1re catégorie dans les vingt derniers kilomètres.

11.06.2026 à 18:33

FRANCE24
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Jeudi au départ de la 5e étape à Saint-Chamond dans la Loire, le Lyonnais, actuellement 10e de la course dont il est le favori, joue à domicile, "pas loin de chez mes parents, de chez moi, sur mes routes d'entraînements", explique-t-il sur le podium signature devant une foule venue "rien que pour lui". "Paul, il est licencié dans mon club. On l'adore. Il va gagner le Tour", s'enflamme Thibaut, jeune coureur (12 ans) affilié à La Motte-Servolex Cyclisme. Gagner le Tour, rien que cela ! Les fans présents depuis le départ de l'ex-Dauphiné, samedi à Vizille, en sont pour la plupart convaincus. "Sans doute pas cette année mais très bientôt", estime un autre aficionado. Le speaker de l'épreuve, Marc Chavet, en rajoute une couche alors que le vainqueur de la Flèche wallonne rejoint la ligne de départ: "Voici celui que la public attend pour succéder à Bernard Hinault, le dernier vainqueur français du Tour". C'était en 1985. Il est donc demandé à une jeune homme de 19 ans de combler un manque de 41 ans. Une éternité. Et une sacrée pression qui semble pour le moment ne pas peser sur la pépite de la formation Décathlon CMA CGM qui découvrira la Grande Boucle le mois prochain. Conscient de la "hype" autour de son coureur, le manager de la formation française Julien Jurdie refuse toutefois "de déjà se projeter sur le Tour", même si "Paul est un phénomène de précocité et que ses "datas sont incroyables". "Il reste humble, lucide et a encore besoin d'être accompagné même s'il est extrêmement pointu pour son âge et veut tout maîtriser, de la nutrition jusqu'à la tactique", poursuit celui qui avait dirigé un autre Français très populaire, Romain Bardet 2e du Tour 2016. Santé mentale Au milieu de ce concert de louanges, Paul Seixas reste "tranquille". "C'est dans ma nature, je suis quelque de confiant et de calme". "Je crois que Paul ne se rend pas compte de tout ce qu'il représente. Il ne réalise pas tout à fait, pas encore du moins, à quel point le Tour de France est un événement immense, et à quel point il va le devenir pour lui", estime son directeur sportif Luke Rowe. Accueilli dans une petite salle surchauffée par une trentaine de journalistes samedi à la veille du Tour Aura, Seixas avait simplement fait part de son "plaisir" d'être là, au départ d'une épreuve dont il avait pris la 8e place un an plus tôt alors qu'il découvrait le haut niveau d'une épreuve de ce standing. Et quand la question de la santé mentale lui a été posée, le jeune homme a presque été étonné. "La préparation mentale, honnêtement, j'ai un suivi qui est assez léger. Je n'ai jamais eu vraiment trop besoin de cela, même si on peut se dire que c'est toujours important", a-t-il expliqué. "Après, bien sûr, s'il y a des moments qui sont difficiles, peut-être que là, j'irai chercher quelqu'un pour m'aider là-dessus. Mais dans l'équipe, on est vraiment bien entourés. Donc si jamais j'ai besoin, j'aurai toujours de l'aide", a-t-il expliqué. Seixas est en effet choyé par son entourage professionnel. Il est d'ailleurs le seul coureur du peloton à être assisté par sa propre attachée de presse, Dominique Issartel, une ancienne journaliste de L'Equipe. Quant au responsable de la performance chez Décathlon, Jean-Baptiste Quiclet, il veille aux "bonnes dispositions environnementales qui permettent à Paul de lâcher prise une fois sur le vélo". "Nous dialoguons beaucoup avec lui car il a besoin de savoir où il va et comment il y va pour donner le meilleur de lui-même en course".
Texte intégral (635 mots)
Jeudi au départ de la 5e étape à Saint-Chamond dans la Loire, le Lyonnais, actuellement 10e de la course dont il est le favori, joue à domicile, "pas loin de chez mes parents, de chez moi, sur mes routes d'entraînements", explique-t-il sur le podium signature devant une foule venue "rien que pour lui". "Paul, il est licencié dans mon club. On l'adore. Il va gagner le Tour", s'enflamme Thibaut, jeune coureur (12 ans) affilié à La Motte-Servolex Cyclisme. Gagner le Tour, rien que cela ! Les fans présents depuis le départ de l'ex-Dauphiné, samedi à Vizille, en sont pour la plupart convaincus. "Sans doute pas cette année mais très bientôt", estime un autre aficionado. Le speaker de l'épreuve, Marc Chavet, en rajoute une couche alors que le vainqueur de la Flèche wallonne rejoint la ligne de départ: "Voici celui que la public attend pour succéder à Bernard Hinault, le dernier vainqueur français du Tour". C'était en 1985. Il est donc demandé à une jeune homme de 19 ans de combler un manque de 41 ans. Une éternité. Et une sacrée pression qui semble pour le moment ne pas peser sur la pépite de la formation Décathlon CMA CGM qui découvrira la Grande Boucle le mois prochain. Conscient de la "hype" autour de son coureur, le manager de la formation française Julien Jurdie refuse toutefois "de déjà se projeter sur le Tour", même si "Paul est un phénomène de précocité et que ses "datas sont incroyables". "Il reste humble, lucide et a encore besoin d'être accompagné même s'il est extrêmement pointu pour son âge et veut tout maîtriser, de la nutrition jusqu'à la tactique", poursuit celui qui avait dirigé un autre Français très populaire, Romain Bardet 2e du Tour 2016. Santé mentale Au milieu de ce concert de louanges, Paul Seixas reste "tranquille". "C'est dans ma nature, je suis quelque de confiant et de calme". "Je crois que Paul ne se rend pas compte de tout ce qu'il représente. Il ne réalise pas tout à fait, pas encore du moins, à quel point le Tour de France est un événement immense, et à quel point il va le devenir pour lui", estime son directeur sportif Luke Rowe. Accueilli dans une petite salle surchauffée par une trentaine de journalistes samedi à la veille du Tour Aura, Seixas avait simplement fait part de son "plaisir" d'être là, au départ d'une épreuve dont il avait pris la 8e place un an plus tôt alors qu'il découvrait le haut niveau d'une épreuve de ce standing. Et quand la question de la santé mentale lui a été posée, le jeune homme a presque été étonné. "La préparation mentale, honnêtement, j'ai un suivi qui est assez léger. Je n'ai jamais eu vraiment trop besoin de cela, même si on peut se dire que c'est toujours important", a-t-il expliqué. "Après, bien sûr, s'il y a des moments qui sont difficiles, peut-être que là, j'irai chercher quelqu'un pour m'aider là-dessus. Mais dans l'équipe, on est vraiment bien entourés. Donc si jamais j'ai besoin, j'aurai toujours de l'aide", a-t-il expliqué. Seixas est en effet choyé par son entourage professionnel. Il est d'ailleurs le seul coureur du peloton à être assisté par sa propre attachée de presse, Dominique Issartel, une ancienne journaliste de L'Equipe. Quant au responsable de la performance chez Décathlon, Jean-Baptiste Quiclet, il veille aux "bonnes dispositions environnementales qui permettent à Paul de lâcher prise une fois sur le vélo". "Nous dialoguons beaucoup avec lui car il a besoin de savoir où il va et comment il y va pour donner le meilleur de lui-même en course".

11.06.2026 à 18:33

Grégoire SAUVAGE
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni jeudi les formations politiques pour aborder la question des ingérences électorales. À l’approche de la présidentielle, les autorités françaises redoutent des tentatives de manipulation numérique venues de l’étranger, dont l'efficacité est décuplée par les progrès de l'intelligence artificielle. Entretien avec Benoît Grünemwald, expert en cybersécurité à Eset.
Texte intégral (635 mots)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni jeudi les formations politiques pour aborder la question des ingérences électorales. À l’approche de la présidentielle, les autorités françaises redoutent des tentatives de manipulation numérique venues de l’étranger, dont l'efficacité est décuplée par les progrès de l'intelligence artificielle. Entretien avec Benoît Grünemwald, expert en cybersécurité à Eset.
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