"Nous sommes étonnés de voir la question de la mafia, qui est au centre des préoccupations des Corses, oubliée, éludée pendant cette campagne, alors que la mairie est le système de base de la démocratie en France. Nous ne comprenons pas", a regretté Jean-Toussaint Plasenzotti, l'un des membres fondateurs du collectif Maxime-Susini, du nom de son neveu assassiné en 2019.
"Nous souhaiterions que les candidats s'expriment sur cette question, qu'ils fassent des propositions pour lutter contre la mafia car ils sont en première ligne concernant les pressions mafieuses, notamment avec les marchés publics et les plans locaux d'urbanisme", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
David Brugioni, ex-maire de Centuri (Haute-Corse) et référent de l'association Anticor sur l'île, a pour sa part invité les élus à ne plus se cacher et à rejoindre le combat de la coordination antimafia.
"J'ai encore récemment rencontré une élue qui a été menacée, je l'ai vécu aussi et je sais ce que cela peut représenter. On s'aperçoit que malgré la coordination antimafia, malgré les avancées qu'il y a pu y avoir, on a encore des élus qui sont menacés, intimidés, dénigrés au quotidien et que rien n'est fait, ne serait-ce que pour les protéger psychologiquement", a-t-il déploré.
La coordination propose que les élus soient formés pour résister, à l'instar de la campagne de sensibilisation que mènent actuellement les services de l'État auprès de 1.000 agents publics, sur l'île, pour qu'ils signalent toute tentative de pression et "les signaux faibles" d'une présence criminelle dans leur activité.
Elle réclame également une application effective de la charte de l'élu local, portée par Anticor, qui prévoit notamment que toute personne amenée à exercer un mandat électif ait "un casier judiciaire vierge de toute infraction à la probité", et plaide pour davantage de protection des lanceurs d'alerte.
Plusieurs manifestations ont été organisées en Corse par cette coordination inédite créée fin septembre, réunissant une douzaine de structures dont les collectifs "A Maffia no, a Vita ié" (Non à la mafia, oui à la vie) et Maxime-Susini, le syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) et les associations de défense de l'environnement U Levante et Le Garde.
Lire plus (391 mots)
"Nous sommes étonnés de voir la question de la mafia, qui est au centre des préoccupations des Corses, oubliée, éludée pendant cette campagne, alors que la mairie est le système de base de la démocratie en France. Nous ne comprenons pas", a regretté Jean-Toussaint Plasenzotti, l'un des membres fondateurs du collectif Maxime-Susini, du nom de son neveu assassiné en 2019.
"Nous souhaiterions que les candidats s'expriment sur cette question, qu'ils fassent des propositions pour lutter contre la mafia car ils sont en première ligne concernant les pressions mafieuses, notamment avec les marchés publics et les plans locaux d'urbanisme", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
David Brugioni, ex-maire de Centuri (Haute-Corse) et référent de l'association Anticor sur l'île, a pour sa part invité les élus à ne plus se cacher et à rejoindre le combat de la coordination antimafia.
"J'ai encore récemment rencontré une élue qui a été menacée, je l'ai vécu aussi et je sais ce que cela peut représenter. On s'aperçoit que malgré la coordination antimafia, malgré les avancées qu'il y a pu y avoir, on a encore des élus qui sont menacés, intimidés, dénigrés au quotidien et que rien n'est fait, ne serait-ce que pour les protéger psychologiquement", a-t-il déploré.
La coordination propose que les élus soient formés pour résister, à l'instar de la campagne de sensibilisation que mènent actuellement les services de l'État auprès de 1.000 agents publics, sur l'île, pour qu'ils signalent toute tentative de pression et "les signaux faibles" d'une présence criminelle dans leur activité.
Elle réclame également une application effective de la charte de l'élu local, portée par Anticor, qui prévoit notamment que toute personne amenée à exercer un mandat électif ait "un casier judiciaire vierge de toute infraction à la probité", et plaide pour davantage de protection des lanceurs d'alerte.
Plusieurs manifestations ont été organisées en Corse par cette coordination inédite créée fin septembre, réunissant une douzaine de structures dont les collectifs "A Maffia no, a Vita ié" (Non à la mafia, oui à la vie) et Maxime-Susini, le syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne) et les associations de défense de l'environnement U Levante et Le Garde.