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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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08.03.2026 à 09:03

A Montauban, l'ombre de l'ex-maire Brigitte Barèges plane sur les municipales

FRANCE24
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L'ancienne maire, ex-LR et désormais UDR, qui dirigeait la ville depuis 2001, a quitté son poste en 2024 après être redevenue députée lors des législatives anticipées. Mais elle a été déclarée inéligible un an plus tard par le Conseil constitutionnel en raison d'irrégularités dans ses comptes de campagne. Celle qui a longuement régné sur la vie publique montalbanaise et n'est donc plus élue était pourtant dans les locaux de France 3, mercredi, avec cinq des sept candidats venus débattre avant le premier tour pour soutenir celui qu'elle a choisi comme héritier: son ancien directeur général des services, Didier Lallemand. En coulisses, elle a entendu ce dernier assurer qu'il serait bien maire "pendant les six années" du prochain mandat, en réponse à ses concurrents qui accusent Mme Barèges de vouloir récupérer son siège en juillet, au terme de son année d'inéligibilité. "Injustice" "Je voudrais arriver à rétablir cette injustice", confie à l'AFP l'ancienne édile à propos de la décision du Conseil constitutionnel, "en faisant en sorte de faire élire des personnes de ma tendance et des gens en qui j'ai confiance, car Montauban, c'est un peu ma passion". D'où le choix, "rassurant" pour elle, de M. Lallemand, son ex-collaborateur, ancien cadre de France Télécom et Orange, aujourd'hui âgé de 69 ans. "Je ne devais pas être maire de Montauban", reconnaît volontiers auprès de l'AFP celui qui se revendique aujourd'hui comme le "successeur" de Mme Barèges. "Je ne suis pas inquiet sur le fait qu'elle me laissera ma place et que je prendrai ma place, parce que les gens qui me connaissent savent que, quand je m'engage, (...) je veux avoir les rênes", assure-t-il encore, réfutant l'étiquette de "marionnette" dont l'affublent ses adversaires. Quitter son poste pour le rendre à son ex-cheffe serait "trahir les électeurs", ajoute-t-il dans son local de campagne à l'entrée duquel une Brigitte Barèges grandeur nature accueille le visiteur sur une affiche où elle et son poulain posent dos à dos, bras croisés, "à la Starsky et Hutch". "Une idée à moi", dit-il. "Tourner la page" Le poids de Mme Barèges dans cette élection dépasse largement celui lié à son rôle de directrice de campagne de M. Lallemand, tous les candidats se positionnant par rapport à elle. Son ex-premier adjoint, Thierry Deville, conduit ainsi la liste LR, où figure aussi son ancien adjoint aux Sports Bernard Pécou; et une troisième adjointe, Aurore Kothé, a rejoint la liste centriste de l'avocat Jean-Lou Lévi. M. Deville, après avoir pris ses distances avec Brigitte Barèges lorsqu'elle a rallié Eric Ciotti, assure aujourd'hui que "tout le monde, sauf elle", considère qu'il a la "légitimité" d'assurer sa succession à la tête de la cité d'Ingres. "Après elle, la droite ne repousse plus", accuse-t-il, notant qu'après un quart de siècle à la mairie, Mme Barèges n'avait pas de "successeur" évident. "Il pensait naturellement qu'il était peut-être mon dauphin, ce que je n'ai pas considéré. Donc, il s'est froissé de cette situation", analyse Mme Barèges, qui voit dans le revirement de son ancien allié une "trahison". Principal opposant au conseil municipal après avoir obtenu, en 2020, 45,54% à la tête d'une liste d'union de la gauche, le socialiste Arnaud Hilion, 49 ans, veut désormais "tourner la page" de ce qu'il appelle la "Barégie", "un système de gouvernance très pyramidal avec un goulot d'étranglement, la maire". Allié aux Verts, M. Hilion, enseignant-chercheur en mathématiques à l'université de Toulouse, refuse toute alliance avec LFI, qui soutient au premier tour la liste conduite par Samir Chikhi (Génération.s). "Nous, on est prêts à fusionner au deuxième tour", a assuré lors du débat M. Chikhi, qui n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Richard Blanco (Lutte ouvrière) et Jean-Philippe Labarre (sans étiquette) complètent la grille de départ.

08.03.2026 à 08:55

GP d'Australie: Russell et Mercedes montrent les muscles

FRANCE24
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La saison 2026, marquée par l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation technique qui a bouleversé les monoplaces et notamment leurs moteurs, désormais 50% thermiques et 50% électriques, a enfin débuté et les Flèches d'Argent semblent très en avance sur leurs concurrentes. Mercedes fait déjà figure d'équipe à battre cette année, même si la hiérarchie pourrait évoluer en fonction des circuits car la gestion de l'énergie électrique sera parfois très différente d'un tracé à l'autre. Toutefois, comme en 2014 lors de l'introduction de moteurs hybrides (à 15% environ), l'écurie allemande semble avoir très bien travaillé. "La course s'est déroulée comme on le pensait avec un départ chaotique, des difficultés pour gérer la batterie, on a un peu fait le yoyo... mais je suis super content", a expliqué Russell (28 ans), qui a décroché la sixième victoire de sa carrière en Grand Prix. Ferrari dans le coup L'autre enseignement de la journée est la bonne performance de Ferrari. La Scuderia a en effet tenu la dragée haute à Mercedes en début de course puisque le Monégasque Charles Leclerc, finalement troisième, a occupé la tête après avoir pris un superbe départ. Et le septuple champion du monde Lewis Hamilton, parti de la septième place sur la grille, a réalisé une course solide pour finir quatrième. "C'était une course très très compliquée même si au début ce fut agréable. Mercedes avait un peu plus de rythme que nous, mais pas autant qu'hier en qualifications donc c'est une bonne chose", a estimé Leclerc. Alors que beaucoup de pilotes avaient émis des doutes quant à la possibilité de doubler, le premier Grand Prix a été plutôt spectaculaire, avec de nombreux dépassements, notamment en tête de la course lors des premiers tours entre Russell et Leclerc. Mais la plupart des acteurs, à l'image du Britannique Lando Norris (McLaren), ont qualifié d'"artificiels" tous ces dépassements car beaucoup de pilotes qui parvenaient à doubler se faisaient redépasser dans la ligne droite suivante. Le champion du monde en titre a pris la cinquième place dimanche, mais à plus de 50 secondes de Russell, un écart abyssal. Il a toutefois réussi à résister au retour tonitruant de Max Verstappen (Red Bull). Verstappen efficace mais frustré Le quadruple champion du monde, 20e sur la grille après avoir eu un accident lors de la première partie des qualifications samedi, a encore réalisé une superbe remontée pour terminer sixième... mais a encore critiqué vertement la nouvelle réglementation. "C'était génial, vraiment très amusant", a-t-il ironisé, avant d'appeler à "changer beaucoup de choses", tout en reconnaissant que ce n'était désormais "pas possible". Les coéquipiers de Norris et Verstappen ont en revanche connu un dimanche noir. Oscar Piastri (McLaren) a en effet été victime d'une sortie de piste lors du tour de mise en grille, alors que le Français Isack Hadjar (Red Bull), troisième des qualifications samedi, a dû abandonner au 12e tour en raison d'un problème moteur alors qu'il pointait au cinquième rang. "Je savais que le moteur allait exploser. Le bruit a totalement changé après le départ. Le seul point positif, c'est que je prends un super départ", a estimé le Parisien. Un Tricolore, Pierre Gasly (Alpine), a toutefois réussi à arracher le point de la dixième place, au nez et à la barbe de son compatriote Esteban Ocon (Haas), qui a terminé à une frustrante 11e place. Comme durant tout le reste du week-end, la course a été marquée par d'importants problèmes de fiabilité pour certaines écuries, à l'image d'Aston Martin. Le deuxième GP de la saison, le week-end prochain en Chine s'annonce tout aussi chaotique, d'autant qu'avec la première course sprint de la saison, les équipes n'auront qu'une seule séance d'essais libres pour peaufiner les réglages de leurs monoplaces.

08.03.2026 à 08:47

Mode féminine: les plus de 50 ans gagnent en visibilité

FRANCE24
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En faisant ouvrir le défilé Haute Couture de Chanel fin janvier par la mannequin Stéphanie Cavalli, 50 ans, à la chevelure poivre et sel, Matthieu Blazy a frappé les esprits. "Les femmes plus âgées apportent une dimension complètement différente aux vêtements. Elles ont vécu, elles ont vu le monde", s'est justifié le styliste auprès du New York Times. Une opinion que partage Simon Porte Jacquemus, dont deux des égéries assument leurs rides - Pamela Anderson (58 ans) et Lio (63 ans) - et qui a choisi sa grand-mère Liline, 79 ans, comme première "ambassadrice" de sa marque. Pour Stéphanie Cavalli, même si la majorité des mannequins ont encore moins de 30 ans, davantage de diversité d'âge sur les podiums est la preuve que "les mentalités ont évolué, (que) le fait de pouvoir être soi-même" est désormais davantage admis. "C'est une évolution qui peut avancer lentement ou rapidement, mais elle est là, tangible. Avec mes collègues de la même génération, nous disons souvent qu'aujourd'hui est le meilleur moment pour avoir 50 ans et être mannequin", confiait-elle à Vogue France début février. Vécu Mannequin star des années 90, l'Anglaise Kate Moss, 52 ans, a elle aussi fait sensation en clôturant mi-février le premier défilé de Gucci par Demna, dans une robe dos nu moulante et scintillante. Autre icône de mode anglaise, mais des années 60, Twiggy, 76 ans, a elle été choisie par Burberry pour être l'image de sa campagne de publicité pour le printemps/été 2026. L'actrice américaine Laura Dern, 59 ans, a ouvert le défilé Gabriela Hearst à l'automne 2025 à Paris. Quant aux femmes stylistes, elles ont presque toutes aussi dépassé les 50 ans: Maria Grazia Chiuri (Fendi), Victoria Beckham, Sarah Burton (Givenchy), Stella McCartney... Pour Victoria Dartigues, directrice des achats femme et accessoires aux Galeries Lafayette, cette tendance reflète le fait que la mode veut désormais parler à "des gens qui ont de l'expérience et des relations durables avec les marques". "C'est comme vendre un antiride avec un mannequin qui a 20 ans: ce n'est pas la vraie vie", affirme-t-elle à l'AFP. Alors certes, ajoute-t-elle, "il existe de très jeunes femmes qui peuvent s'acheter des marques de luxe, mais la plupart du temps, on parle à des +business women+, à des femmes qui travaillent", qui ont du pouvoir d'achat et donc un certain âge. "Injonctions" D'autant que les géants du luxe, LVMH (Louis Vuitton, Dior, Celine) et Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga) en tête, sont dans une situation financière compliquée, et cherchent à booster leurs ventes. Or, acheter du luxe n'est pas un acte anodin, précise Victoria Dartigues: "il faut avoir une certaine expérience, une connaissance du vêtement, une culture de mode, qu'on n'a pas forcément quand on a 20 ans". Au premier rang des défilés, on retrouve: Demi Moore, en total look cuir chez Gucci à 63 ans, Andie MacDowell arborant un chignon gris chez Armani conforme à ses 67 ans, ou Michelle Pfeiffer, 67 ans également, en invitée surprise chez Saint Laurent. Attention cependant, prévient Sophie Fontanel, critique de mode au Nouvel Obs, à ne pas tomber dans le "piège" d'un excès de jeunisme chez ces quinquas - "un mot que je déteste", confie-t-elle à l'AFP. "On nous montre des femmes entre 50 et 65 ans, parfois plus, qui sont encore incroyables, affirme-t-elle. Comme si la femme était obligée de continuer à rentrer dans les prototypes des couturiers, d'être super mince, super sexy... Mais tout ça, c'est plein d'injonctions". Enfin, "je suis contente quand même", car "ça se libère: il y a quelque chose qui s'est décrispé", selon elle.

08.03.2026 à 07:27

Ligue 1: face aux absences, Lyon mise sur l'état d'esprit

FRANCE24
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Les nombreuses indisponibilités déplorées par l'OL réduisent pourtant les choix de l'entraîneur Paulo Fonseca. "Je suis très fier de l'équipe, de l'état d'esprit affiché depuis ce début de saison", a positivé le directeur technique Matthieu Louis-Jean jeudi, après l'élimination contre Lens aux tirs au but en quart de finale de la Coupe. "C'est une période difficile avec l'enchaînement des matches. On joue avec un effectif plutôt restreint et une ligne offensive plus ou moins blessée. Ce n'est pas simple. Le coach a dû beaucoup s'adapter mais les joueurs répondent sur le terrain", a encore dit le dirigeant. Face à Lens, l'arrière droit anglais Ainsley Maitland-Niles, blessé aux adducteurs, s'est ajouté à la longue liste des absents. Cette blessure va le tenir éloigné de l'équipe durant deux semaines, a annoncé vendredi Fonseca, qui déplorait déjà en défense l'indisponibilité de Ruben Kluivert, encore blessé aux ischios-jambiers. En attaque aussi, la pénurie se fait sentir: le Portugais Afonso Moreira et le Tchèque Pavel Sulc, meilleur buteur de l'équipe (14 buts toutes compétitions confondues), souffrent de lésions derrière la cuisse. Tous ces joueurs seront absents non seulement contre le PFC mais aussi contre le club espagnol du Celta Vigo le 12 mars dans un huitième de finale aller de Ligue Europa pour lequel le Belge Malick Fofana, forfait de longue durée, ne sera pas opérationnel. De plus, les défenseurs Hans Hateboer et Noham Kamara ne sont pas inscrits pour la coupe d'Europe et feront aussi défaut contre Vigo. Options de changements limitées Paulo Fonseca doit donc trouver des solutions pour former son onze de départ. Et en cours de match, les options de changements sont très limitées. "Et encore, nous avons eu la chance de pouvoir compter sur la révélation du jeune Rémi Himbert", a confié vendredi en conférence de presse le technicien qui n'utilise pas toujours l'option d'opérer les cinq remplacements auxquels il a droit. Contre le Paris FC, il n'écarte pas l'idée d'aligner Himbert d'entrée aux côtés du Brésilien Endrick et de l'Ukrainien Roman Yaremchuk. "Celui-ci ne devait d'ailleurs pas débuter si tôt", reconnaît Paulo Fonseca. En attendant des jours meilleurs en ce qui concerne l'effectif, l'OL compte donc sur la positive attitude de ses joueurs pour défendre sa troisième place qu'il détient avec deux points d'avance sur Marseille. "Malgré la déception de perdre ce match-là, il y a un état d'esprit qui continue et c'est ce qui nous rassure pour la suite du championnat et bien sûr de la Coupe d'Europe", a estimé Louis-Jean. "Revenir de 2-0 contre Lens va nous servir. Ce n'est pas quelque chose de simple et ce sont les valeurs qu'on va avoir sur la deuxième partie de saison", a assuré le directeur technique, espérant le rebond dès dimanche contre le Paris FC, 14e.

08.03.2026 à 07:25

Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse

FRANCE24
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Contrairement aux saisons précédentes, des pépites du cru ont su faire leur trou et le club a repensé sa stratégie en la matière. C’était un souhait depuis plusieurs saisons du propriétaire du club, Joseph Oughourlian, qui ne s’est jamais aussi bien concrétisé que cette année. Pour repasser la marche avant en championnat devant Metz sur la pelouse de Bollaert-Delelis dimanche soir, les Sang et Or s’appuieront à nouveau sur des jeunes formés dans l'Artois: Ismaëlo Ganiou (20 ans, 17 matches) en défense centrale, Rayan Fofana (20 ans, 23 matches, 6 buts) devant ont tous deux été biberonnés au centre de formation de la Gaillette-Gervais Martel, redevenu une passerelle régulière pour l'équipe première. Joseph Ourghourlian en a fait une priorité et Benjamin Parrot, l'actuel directeur général, a revu l’organigramme de la formation l’été dernier (en nommant en directeur David Ducourtioux) et misé sur une sélection plus drastique à l’entrée. La qualité avant la quantité Formateur dans l’âme, Pierre Sage a lui déjà utilisé cinq jeunes ayant fait leurs classes dans le bassin minier (Ganiou, Fofana, Bermont, Sylla, Antonio). "Ça a été plus rapide que je ne le pensais, analyse l’entraîneur lensois. D’une part parce qu’il y avait des besoins mais aussi parce qu’ils (les jeunes) ont envoyé des signaux assez forts." Et puis il y a ces "opportunités", prolonge le technicien, saisies au bon, comme Ganiou, "un défenseur qui aime défendre et aime le duel", abonde l’arrière gauche Arthur Masuaku, qui a, d’une certaine manière, profité de la grave blessure de Jonathan Gradit en novembre dernier (fracture du tibia-péroné) pour être aligné et ne plus lâcher son strapontin. L’âge n’est plus un critère Depuis David Pereira Da Costa (2012-2025 à Lens), le "Petit prince de la Gaillette", aucun nom n’émergeait véritablement de la formation lensoise, malgré quelques apparitions de Tom Pouilly. "Parfois on aligne cinq ou six (jeunes), insiste Pierre Sage, mais au-delà de l’âge, c’est la performance qui compte." Et celle-ci est régulièrement à la hauteur, surtout au regard d’une saison où Lens bataille pour le titre en Ligue 1 et reste en course en Coupe de France. "Les cadres ont permis à tous ces jeunes de s’intégrer rapidement", considère le latéral Matthieu Udol. "Isma (Ganiou) dégage une belle maturité sur le terrain à un poste pas simple, Rayan (Fofana), avec son insouciance, a été efficace même avec moins de temps de jeu." A dix journées de la fin du championnat, la question de l'âge ne se pose plus pour Pierre Sage, car cette fringante nouvelle garde artésienne "connaît notre manière de jouer, l’état d’esprit que doit avoir notre équipe". Ces joueurs, "tant qu’ils sont dans cette ligne là, ils seront alignés, qu’ils aient eu 20 ans hier ou 35 ans demain".

08.03.2026 à 06:29

Les Israéliens favorables à la poursuite de la guerre, Netanyahu va continuer jusqu'à la victoire

FRANCE24
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81 % de la population des Israéliens est favorable à la poursuite de la guerre au Moyen-Orient, rapporte Stéphane Amar, correspondant de France 24 à Jérusalem. En écho à ces opinions, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit qu'il va continuer jusqu'à la victoire finale qui passe selon lui, par l'annihilation du programme iranien et "la chute du régime".
Texte intégral (508 mots)
81 % de la population des Israéliens est favorable à la poursuite de la guerre au Moyen-Orient, rapporte Stéphane Amar, correspondant de France 24 à Jérusalem. En écho à ces opinions, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit qu'il va continuer jusqu'à la victoire finale qui passe selon lui, par l'annihilation du programme iranien et "la chute du régime".

08.03.2026 à 06:25

Pékin dit que la guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu"

FRANCE24
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Le chef de la diplomatie chinoise s'est livré lors d'une conférence de presse à Pékin à un tour d'horizon des affaires internationales. Moyen-Orient: arrêt des hostilités "C'est une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu, et une guerre qui n'apporte aucun bénéfice à aucune des parties", a-t-il dit. Il a répété le mantra chinois: "Le monde ne peut pas retourner à la loi de la jungle". "Recourir systématiquement à la force ne prouve rien de sa propre puissance", a-t-il dit dans une claire référence aux Etats-Unis. Il a renouvelé l'appel de la Chine à un arrêt des hostilités et au respect de la souveraineté des Etats. La Chine a exprimé sa colère face aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Les experts jugent improbable, malgré l'impact sur ses importations de pétrole, qu'elle sacrifie ses intérêts et fasse front face aux Etats-Unis pour porter secours au partenaire iranien. Relations avec les Etats-Unis: appel à la maîtrise Une visite en Chine du président Donald Trump est annoncée en avril côté américain. La Chine ne l'a pas confirmée et Wang Yi s'en est tenu à la même discrétion lors de cette conférence de presse d'une heure trente, exercice rare et très encadré qui a surtout consisté en un énoncé de grands principes. 2026 est "une année importante pour les relations sino-américaines (...) Il convient désormais aux deux parties de se préparer minutieusement, de créer un environnement propice, de contrôler les différends existants et d'éliminer toute ingérence inutile", a plaidé M. Wang. Les deux premières économies mondiales se sont livré en 2025 une âpre bataille commerciale aux retombées globales, avant une trêve conclue en octobre. De nouvelles négociations sont préues dans les prochaines semaines. Relations avec la Russie: "inébranlables" "Malgré un contexte international turbulent et complexe, les relations sino-russes restent fermes et inébranlables", a-t-il dit. Les Européens et les soutiens de l'Ukraine pressent la Chine d'user de ses relations étroites avec la Russie pour metttre fin à la guerre. Ils critiquent les importations chinoises d'hydrocarbures russes et l'accusent de livrer à la Russie des équipements à double usage civil et militaire. Pékin se défend de tout rôle dans le conflit tout en appelant à sa résolution. Relations avec l'Europe: partenaire, pas "concurrent" "Eriger des remparts et des barrières ne fait que mener à l'isolement. Nous saluons le fait que nos amis européens sortent du réduit du protectionnisme et viennent à la salle de sport qu'est le marché chinois, pour y renforcer leurs muscles et accroître leur compétitivité", a-t-il dit. Les relations commerciales Chine-UE se sont tendues ces dernières années. Les Européens dénoncent des pratiques déloyales et s'émeuvent des excédents commerciaux chinois. Les Chinois dénoncent les restrictions d'accès au marché européen. Les dirigeants français, britannique et allemand se sont succédé ces derniers mois en Chine pour renforcer la coopération. "De plus en plus d'Européens clairvoyants comprennent que la Chine n'est pas un concurrent, mais un partenaire mondial", a dit Wang Yi. Mise en garde au Japon "Se rappeler que le militarisme japonais a jadis instrumentalisé une crise de survie pour lancer des agressions contre d'autres pays ne peut que renforcer la vigilance et l'inquiétude des peuples chinois et asiatiques. Où va le Japon?", a-t-il demandé. Les rapports historiquement conflictuels ou délicats entre la Chine et le Japon se sont à nouveau détériorés depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté. Wang Yi a dit espérer que le Japon ne renouvellerait pas les "erreurs désastreuses" du passé. "1,4 milliard de Chinois ne permettront jamais à personne de glorifier le colonialisme". Taïwan: intransigeance "Il n'y jamais eu, il n'y a et il n'y aura jamais aucune possibilité qu'elle (Taïwan) devienne un pays" distinct, a-t-il dit. Les revendications d'indépendance sont à la racine des tensions sécuritaires dans le détroit, a-t-il déclaré. L'appartenance de Taïwan à la Chine est "une ligne rouge à ne pas franchir ou fouler".
Texte intégral (726 mots)
Le chef de la diplomatie chinoise s'est livré lors d'une conférence de presse à Pékin à un tour d'horizon des affaires internationales. Moyen-Orient: arrêt des hostilités "C'est une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu, et une guerre qui n'apporte aucun bénéfice à aucune des parties", a-t-il dit. Il a répété le mantra chinois: "Le monde ne peut pas retourner à la loi de la jungle". "Recourir systématiquement à la force ne prouve rien de sa propre puissance", a-t-il dit dans une claire référence aux Etats-Unis. Il a renouvelé l'appel de la Chine à un arrêt des hostilités et au respect de la souveraineté des Etats. La Chine a exprimé sa colère face aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Les experts jugent improbable, malgré l'impact sur ses importations de pétrole, qu'elle sacrifie ses intérêts et fasse front face aux Etats-Unis pour porter secours au partenaire iranien. Relations avec les Etats-Unis: appel à la maîtrise Une visite en Chine du président Donald Trump est annoncée en avril côté américain. La Chine ne l'a pas confirmée et Wang Yi s'en est tenu à la même discrétion lors de cette conférence de presse d'une heure trente, exercice rare et très encadré qui a surtout consisté en un énoncé de grands principes. 2026 est "une année importante pour les relations sino-américaines (...) Il convient désormais aux deux parties de se préparer minutieusement, de créer un environnement propice, de contrôler les différends existants et d'éliminer toute ingérence inutile", a plaidé M. Wang. Les deux premières économies mondiales se sont livré en 2025 une âpre bataille commerciale aux retombées globales, avant une trêve conclue en octobre. De nouvelles négociations sont préues dans les prochaines semaines. Relations avec la Russie: "inébranlables" "Malgré un contexte international turbulent et complexe, les relations sino-russes restent fermes et inébranlables", a-t-il dit. Les Européens et les soutiens de l'Ukraine pressent la Chine d'user de ses relations étroites avec la Russie pour metttre fin à la guerre. Ils critiquent les importations chinoises d'hydrocarbures russes et l'accusent de livrer à la Russie des équipements à double usage civil et militaire. Pékin se défend de tout rôle dans le conflit tout en appelant à sa résolution. Relations avec l'Europe: partenaire, pas "concurrent" "Eriger des remparts et des barrières ne fait que mener à l'isolement. Nous saluons le fait que nos amis européens sortent du réduit du protectionnisme et viennent à la salle de sport qu'est le marché chinois, pour y renforcer leurs muscles et accroître leur compétitivité", a-t-il dit. Les relations commerciales Chine-UE se sont tendues ces dernières années. Les Européens dénoncent des pratiques déloyales et s'émeuvent des excédents commerciaux chinois. Les Chinois dénoncent les restrictions d'accès au marché européen. Les dirigeants français, britannique et allemand se sont succédé ces derniers mois en Chine pour renforcer la coopération. "De plus en plus d'Européens clairvoyants comprennent que la Chine n'est pas un concurrent, mais un partenaire mondial", a dit Wang Yi. Mise en garde au Japon "Se rappeler que le militarisme japonais a jadis instrumentalisé une crise de survie pour lancer des agressions contre d'autres pays ne peut que renforcer la vigilance et l'inquiétude des peuples chinois et asiatiques. Où va le Japon?", a-t-il demandé. Les rapports historiquement conflictuels ou délicats entre la Chine et le Japon se sont à nouveau détériorés depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté. Wang Yi a dit espérer que le Japon ne renouvellerait pas les "erreurs désastreuses" du passé. "1,4 milliard de Chinois ne permettront jamais à personne de glorifier le colonialisme". Taïwan: intransigeance "Il n'y jamais eu, il n'y a et il n'y aura jamais aucune possibilité qu'elle (Taïwan) devienne un pays" distinct, a-t-il dit. Les revendications d'indépendance sont à la racine des tensions sécuritaires dans le détroit, a-t-il déclaré. L'appartenance de Taïwan à la Chine est "une ligne rouge à ne pas franchir ou fouler".

08.03.2026 à 05:15

"Une bataille après l'autre" ou comment filmer la course-poursuite parfaite

FRANCE24
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Mais pour la poursuite spectaculaire qui conclut le film "Une bataille après l'autre", nommé 13 fois aux Oscars, le réalisateur Paul Thomas Anderson voulait quelque chose d'un peu différent, a expliqué à l'AFP son chef repéreur, Michael Glaser, 44 ans. Ils ont choisi de filmer une route qui monte et qui descend dans le désert, un serpent d'asphalte qui offre des creux d'où l'on ne voit rien et des sommets d'où l'on ne voit guère mieux. Cela donne une course-poursuite effrénée sans pareille dans l'histoire du cinéma moderne. "Les choses apparaissent, puis disparaissent, puis réapparaissent", explique Michael Glaser. "C'est le flux et le reflux de la route. On ne peut pas vraiment voir ce qu'il y a de l'autre côté." La route située dans le sud de la Californie s'appelle "River of hills" (rivière des collines). Les angles de la caméra rasant l'asphalte donnent au public l'impression d'être à bord des bolides impliqués. Le film raconte l'histoire de Bob Ferguson, un gauchiste has been (Leonardo DiCaprio) contraint de se remettre en selle quand sa fille (Chase Infiniti) disparaît. Brouillard mental Ferguson doit surmonter le brouillard mental consécutif à des décennies de consommation de cannabis, qui lui fait oublier mots de passe et planques, pour l'emporter sur le colonel Lockjaw (Sean Penn), qui travaille pour des suprémacistes blanc richissimes. Dans la dernière séquence du film, Bob recherche désespérément sa fille qui tente de semer ses ennemis dans le désert. Pour Michael Glaser, qui a emmené l'AFP sur le tronçon de la route 78 où une partie de la poursuite a été filmée, la route est une métaphore. "Les personnages qui se tirent et se poussent mutuellement à travers quelque chose." L'équipe s'est également servie d'un autre tronçon de route à Borrego Springs, l'un des quelque 200 lieux proposés par le régisseur pour le film. "Nous avons tourné pendant plusieurs jours", dit à l'AFP Andy Jurgensen, le monteur nommé aux Oscars. "On commence simplement à filmer et on s'assure d'avoir toutes les prises de vue à l'avant et à l'arrière de toutes les voitures, et on s'assure que la distance soit cohérente." Les chefs repéreurs sont parmi les premiers à rejoindre un projet et parmi les derniers à le quitter, explique Michael Glaser. L'escalier de Rocky Les sites qu'ils trouvent sont essentiels à l'ambiance d'un film. Dans certains cas, ils vivent au-delà du film, comme les marches du musée d'art de Philadelphie dans "Rocky", devenues un lieu de pèlerinage pour des générations de fans. "Je considère souvent les lieux de tournage comme des personnages inconscients du film", ajoute Michael Glaser. Ils "créent une ambiance, une palette, une atmosphère pour les personnages". Le film parcourt la Californie du nord au sud. "En partant d'Eureka, où tout est vert et luxuriant, nous descendons vers le centre de la Californie, où l'on trouve davantage de vignobles et de chênes, et où la végétation est moins verte et moins luxuriante." "Puis, on se retrouve dans la désolation et l'aridité du désert au moment où les personnages concluent leur histoire." Michael Glaser compare le processus de repérage à la pousse d'un arbre. "Certaines branches mouraient, tandis que d'autres poussaient", dit-il. C'était particulièrement le cas du désert, qui a donné forme au troisième acte du film. "Il n'y a personne ici pour vous surveiller, vous aider ou vous confiner. Vous êtes en quelque sorte livré à vous-même." "Une bataille après l'autre" part favori pour la statuette du meilleur film pour la 98e cérémonie des Oscars le 15 mars, offrant au réalisateur une vraie chance de gloire. Pour Michael Glaser, dont le travail ne correspond à aucune des catégories de la plus grande soirée d'Hollywood, toute reconnaissance accordée au film est partagée. "L'ADN de chacun est dans le film", dit-il. "Nous ne le réalisons pas, nous ne sommes pas devant la caméra. Mais, vous savez, il y a un petit bout de nous dedans."
Texte intégral (691 mots)
Mais pour la poursuite spectaculaire qui conclut le film "Une bataille après l'autre", nommé 13 fois aux Oscars, le réalisateur Paul Thomas Anderson voulait quelque chose d'un peu différent, a expliqué à l'AFP son chef repéreur, Michael Glaser, 44 ans. Ils ont choisi de filmer une route qui monte et qui descend dans le désert, un serpent d'asphalte qui offre des creux d'où l'on ne voit rien et des sommets d'où l'on ne voit guère mieux. Cela donne une course-poursuite effrénée sans pareille dans l'histoire du cinéma moderne. "Les choses apparaissent, puis disparaissent, puis réapparaissent", explique Michael Glaser. "C'est le flux et le reflux de la route. On ne peut pas vraiment voir ce qu'il y a de l'autre côté." La route située dans le sud de la Californie s'appelle "River of hills" (rivière des collines). Les angles de la caméra rasant l'asphalte donnent au public l'impression d'être à bord des bolides impliqués. Le film raconte l'histoire de Bob Ferguson, un gauchiste has been (Leonardo DiCaprio) contraint de se remettre en selle quand sa fille (Chase Infiniti) disparaît. Brouillard mental Ferguson doit surmonter le brouillard mental consécutif à des décennies de consommation de cannabis, qui lui fait oublier mots de passe et planques, pour l'emporter sur le colonel Lockjaw (Sean Penn), qui travaille pour des suprémacistes blanc richissimes. Dans la dernière séquence du film, Bob recherche désespérément sa fille qui tente de semer ses ennemis dans le désert. Pour Michael Glaser, qui a emmené l'AFP sur le tronçon de la route 78 où une partie de la poursuite a été filmée, la route est une métaphore. "Les personnages qui se tirent et se poussent mutuellement à travers quelque chose." L'équipe s'est également servie d'un autre tronçon de route à Borrego Springs, l'un des quelque 200 lieux proposés par le régisseur pour le film. "Nous avons tourné pendant plusieurs jours", dit à l'AFP Andy Jurgensen, le monteur nommé aux Oscars. "On commence simplement à filmer et on s'assure d'avoir toutes les prises de vue à l'avant et à l'arrière de toutes les voitures, et on s'assure que la distance soit cohérente." Les chefs repéreurs sont parmi les premiers à rejoindre un projet et parmi les derniers à le quitter, explique Michael Glaser. L'escalier de Rocky Les sites qu'ils trouvent sont essentiels à l'ambiance d'un film. Dans certains cas, ils vivent au-delà du film, comme les marches du musée d'art de Philadelphie dans "Rocky", devenues un lieu de pèlerinage pour des générations de fans. "Je considère souvent les lieux de tournage comme des personnages inconscients du film", ajoute Michael Glaser. Ils "créent une ambiance, une palette, une atmosphère pour les personnages". Le film parcourt la Californie du nord au sud. "En partant d'Eureka, où tout est vert et luxuriant, nous descendons vers le centre de la Californie, où l'on trouve davantage de vignobles et de chênes, et où la végétation est moins verte et moins luxuriante." "Puis, on se retrouve dans la désolation et l'aridité du désert au moment où les personnages concluent leur histoire." Michael Glaser compare le processus de repérage à la pousse d'un arbre. "Certaines branches mouraient, tandis que d'autres poussaient", dit-il. C'était particulièrement le cas du désert, qui a donné forme au troisième acte du film. "Il n'y a personne ici pour vous surveiller, vous aider ou vous confiner. Vous êtes en quelque sorte livré à vous-même." "Une bataille après l'autre" part favori pour la statuette du meilleur film pour la 98e cérémonie des Oscars le 15 mars, offrant au réalisateur une vraie chance de gloire. Pour Michael Glaser, dont le travail ne correspond à aucune des catégories de la plus grande soirée d'Hollywood, toute reconnaissance accordée au film est partagée. "L'ADN de chacun est dans le film", dit-il. "Nous ne le réalisons pas, nous ne sommes pas devant la caméra. Mais, vous savez, il y a un petit bout de nous dedans."

08.03.2026 à 05:03

L'Iran se dit prêt à au moins six mois de guerre

FRANCE24
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La guerre au Moyen-Orient, entrée dimanche dans son neuvième jour, a aussi donné lieu à de nouvelles attaques aériennes dans plusieurs pays du Golfe. Et l'armée israélienne a annoncé dans la matinée le lancement d'une nouvelle vague de frappes pour toucher des sites militaires "à travers l'Iran". "Les forces armées de la République islamique d'Iran sont capables de poursuivre au moins six mois de guerre intense au rythme actuel des opérations", a assuré à la télévision d'Etat Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique. "Dans les jours à venir, des attaques d'un nouveau style seront menées au moyen de missiles de longue portée, avancés et moins utilisés. L'ennemi doit s'attendre à des frappes ciblées plus douloureuses et plus précises", a affirmé le porte-parole. De leur côté, les Etats-Unis et Israël ont visé samedi un dépôt de pétrole du sud de Téhéran, selon les médias d'Etat iraniens, la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début de la guerre. Des frappes ont aussi touché un dépôt de carburant dans le nord-ouest de la capitale, selon un journaliste de l'AFP qui a vu des flammes et de la fumée s'élever du site. Dimanche matin, à quelque 1.500 km de là, la banlieue sud de Beyrouth est de nouveau la cible de bombardements, selon des images de l'AFPTV. L'armée israélienne avait annoncé y cibler des infrastructures du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah dans le secteur, qui lui sert de bastion. "Frappe de précision" Le cœur de la capitale libanaise a lui aussi été touché dans la nuit. D'après le ministère de la Santé, Israël a frappé un hôtel, faisant quatre morts et 10 blessés. L'établissement - l'hôtel Ramada - est situé dans le quartier de Raouché, sur le front de mer, une zone touristique jusqu'à présent épargnée par les frappes israéliennes visant le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Israël a décrit une "frappe de précision" contre "d'importants commandants" de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, que l'armée israélienne accuse d'"attaques terroristes". Outre les quatre morts de l'hôtel à Beyrouth, 12 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes à travers le Liban dans la nuit, selon l'agence de presse officielle Ani. Dans une allocution, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé plus tôt que son pays allait poursuivre "de toute sa force" la guerre contre l'Iran, au moyen d'"un plan méthodique, avec de nombreuses surprises". Des pays du Golfe visés dans la nuit La guerre a démarré le 28 février à l'initiative d'Israël et de Washington, qui ont frappé le cœur du pouvoir à Téhéran et tué, entre autres, le guide suprême, Ali Khamenei. Depuis, les bombardements israélo-américains continuent sur l'Iran, en parallèle de frappes israéliennes au Liban. L'armée israélienne a dit avoir mené 3.400 frappes en une semaine. Washington en a rapporté 3.000. Le régime iranien réplique en envoyant des missiles et des drones vers des Etats du Golfe qui abritent des intérêts américains, et aussi vers Israël, où les sirènes d'alerte ont retenti dimanche matin à travers le pays pour cause de missiles iraniens en approche, selon l'armée. La guerre déstabilise tout le Moyen-Orient et au-delà, en raison notamment des impacts sur la production et la distribution des hydrocarbures, qui font flamber les prix. Après une annonce similaire dans la nuit, le Koweït a déclaré dimanche matin être toujours aux prises avec une attaque de missiles et de drones. Plus tôt, le pays avait dénoncé le ciblage des réservoirs de carburant de son aéroport international. Avertissement de Pezeshkian En Arabie saoudite, le quartier diplomatique de Ryad a été visé par une attaque de drone, déjouée selon le gouvernement du royaume. Et aux Emirats arabes unis, une menace de missiles et de drones a été signalée dans la matinée. Le président iranien Massoud Pezeshkian a averti dimanche que "si l'ennemi tente d'utiliser le territoire d'un pays pour lancer une agression contre notre territoire, nous serons forcés de riposter", selon un message diffusé à la télévision d'Etat. La veille, il avait présenté ses excuses aux Etats voisins pour les frappes les ayant visés. Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe tiendront dimanche une réunion d'urgence par visioconférence sur les attaques iraniennes contre les territoires de plusieurs membres. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a estimé que les Etats-Unis s'étaient "piégés" en misant sur une résistance de courte durée. Au début de la guerre, qui a embrasé la région et fait s'envoler les cours du pétrole, Donald Trump avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979. Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément avoir. Le président américain a évoqué samedi un possible envoi futur de troupes au sol en Iran pour contrôler les stocks d'uranium enrichi du pays. "Peut-être qu'à un moment nous le ferons. Ce serait formidable", a-t-il dit à bord d'Air Force One. C'est "quelque chose que nous pourrions faire plus tard. Mais pas maintenant", a-t-il ajouté. Les autorités iraniennes ont recensé environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, des affirmations que l'AFP n'a pas pu vérifier. La guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu", a lancé dimanche le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, refusant un retour à la "loi de la jungle" au niveau international. burx-jnd/roc
Texte intégral (1037 mots)
La guerre au Moyen-Orient, entrée dimanche dans son neuvième jour, a aussi donné lieu à de nouvelles attaques aériennes dans plusieurs pays du Golfe. Et l'armée israélienne a annoncé dans la matinée le lancement d'une nouvelle vague de frappes pour toucher des sites militaires "à travers l'Iran". "Les forces armées de la République islamique d'Iran sont capables de poursuivre au moins six mois de guerre intense au rythme actuel des opérations", a assuré à la télévision d'Etat Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique. "Dans les jours à venir, des attaques d'un nouveau style seront menées au moyen de missiles de longue portée, avancés et moins utilisés. L'ennemi doit s'attendre à des frappes ciblées plus douloureuses et plus précises", a affirmé le porte-parole. De leur côté, les Etats-Unis et Israël ont visé samedi un dépôt de pétrole du sud de Téhéran, selon les médias d'Etat iraniens, la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début de la guerre. Des frappes ont aussi touché un dépôt de carburant dans le nord-ouest de la capitale, selon un journaliste de l'AFP qui a vu des flammes et de la fumée s'élever du site. Dimanche matin, à quelque 1.500 km de là, la banlieue sud de Beyrouth est de nouveau la cible de bombardements, selon des images de l'AFPTV. L'armée israélienne avait annoncé y cibler des infrastructures du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah dans le secteur, qui lui sert de bastion. "Frappe de précision" Le cœur de la capitale libanaise a lui aussi été touché dans la nuit. D'après le ministère de la Santé, Israël a frappé un hôtel, faisant quatre morts et 10 blessés. L'établissement - l'hôtel Ramada - est situé dans le quartier de Raouché, sur le front de mer, une zone touristique jusqu'à présent épargnée par les frappes israéliennes visant le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Israël a décrit une "frappe de précision" contre "d'importants commandants" de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, que l'armée israélienne accuse d'"attaques terroristes". Outre les quatre morts de l'hôtel à Beyrouth, 12 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes à travers le Liban dans la nuit, selon l'agence de presse officielle Ani. Dans une allocution, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé plus tôt que son pays allait poursuivre "de toute sa force" la guerre contre l'Iran, au moyen d'"un plan méthodique, avec de nombreuses surprises". Des pays du Golfe visés dans la nuit La guerre a démarré le 28 février à l'initiative d'Israël et de Washington, qui ont frappé le cœur du pouvoir à Téhéran et tué, entre autres, le guide suprême, Ali Khamenei. Depuis, les bombardements israélo-américains continuent sur l'Iran, en parallèle de frappes israéliennes au Liban. L'armée israélienne a dit avoir mené 3.400 frappes en une semaine. Washington en a rapporté 3.000. Le régime iranien réplique en envoyant des missiles et des drones vers des Etats du Golfe qui abritent des intérêts américains, et aussi vers Israël, où les sirènes d'alerte ont retenti dimanche matin à travers le pays pour cause de missiles iraniens en approche, selon l'armée. La guerre déstabilise tout le Moyen-Orient et au-delà, en raison notamment des impacts sur la production et la distribution des hydrocarbures, qui font flamber les prix. Après une annonce similaire dans la nuit, le Koweït a déclaré dimanche matin être toujours aux prises avec une attaque de missiles et de drones. Plus tôt, le pays avait dénoncé le ciblage des réservoirs de carburant de son aéroport international. Avertissement de Pezeshkian En Arabie saoudite, le quartier diplomatique de Ryad a été visé par une attaque de drone, déjouée selon le gouvernement du royaume. Et aux Emirats arabes unis, une menace de missiles et de drones a été signalée dans la matinée. Le président iranien Massoud Pezeshkian a averti dimanche que "si l'ennemi tente d'utiliser le territoire d'un pays pour lancer une agression contre notre territoire, nous serons forcés de riposter", selon un message diffusé à la télévision d'Etat. La veille, il avait présenté ses excuses aux Etats voisins pour les frappes les ayant visés. Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe tiendront dimanche une réunion d'urgence par visioconférence sur les attaques iraniennes contre les territoires de plusieurs membres. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ari Larijani, a estimé que les Etats-Unis s'étaient "piégés" en misant sur une résistance de courte durée. Au début de la guerre, qui a embrasé la région et fait s'envoler les cours du pétrole, Donald Trump avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979. Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément avoir. Le président américain a évoqué samedi un possible envoi futur de troupes au sol en Iran pour contrôler les stocks d'uranium enrichi du pays. "Peut-être qu'à un moment nous le ferons. Ce serait formidable", a-t-il dit à bord d'Air Force One. C'est "quelque chose que nous pourrions faire plus tard. Mais pas maintenant", a-t-il ajouté. Les autorités iraniennes ont recensé environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, des affirmations que l'AFP n'a pas pu vérifier. La guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu", a lancé dimanche le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, refusant un retour à la "loi de la jungle" au niveau international. burx-jnd/roc

08.03.2026 à 04:55

Réunion pour désigner un nouveau guide suprême : "deux noms retenus"

FRANCE24
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"Un député a annoncé que deux noms avaient été retenus par une commission spéciale qui est chargée de sélectionner les différents candidats" pour succéder à Ali Khamenei, rapporte Siavosh Ghazi le correspondant de France 24 à Téhéran. L'Iran refuse l'ingérence américaine dans ce processus, Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, affirmant que "le président américain est attardé lorsqu'il dit que c'est à lui de choisir le guide suprême iranien".
Lire plus (88 mots)
"Un député a annoncé que deux noms avaient été retenus par une commission spéciale qui est chargée de sélectionner les différents candidats" pour succéder à Ali Khamenei, rapporte Siavosh Ghazi le correspondant de France 24 à Téhéran. L'Iran refuse l'ingérence américaine dans ce processus, Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, affirmant que "le président américain est attardé lorsqu'il dit que c'est à lui de choisir le guide suprême iranien".

08.03.2026 à 04:00

En direct : Une station de dessalement d'eau à Bahreïn endommagée par un drone iranien

FRANCE 24
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Une station de dessalement d'eau de mer à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drone iranien, ont indiqué les autorités locales dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé dans la nuit être capables d'affronter "au moins six mois de guerre intense" et avoir déjà frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes. Suivez notre direct.
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Une station de dessalement d'eau de mer à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drone iranien, ont indiqué les autorités locales dans un communiqué. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé dans la nuit être capables d'affronter "au moins six mois de guerre intense" et avoir déjà frappé plus de 200 cibles américaines et israéliennes. Suivez notre direct.

08.03.2026 à 03:57

Allemagne: dans le Bade-Wurtemberg, un premier test électoral pour Merz

FRANCE24
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Dans cette région riche mais dont l'industrie est en crise, la CDU veut marquer le coup, un an après une victoire étriquée aux législatives fédérales, et ravir le Land aux Verts qui y sont à la tête d'une rare coalition avec elle. Le match est serré, la CDU ayant récemment perdu du terrain. Elle se retrouve, selon une enquête publiée jeudi, à égalité (28%), avec les écologistes de Cem Özdemir, un Allemand d'origine turque et figure centriste des Verts. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) arriverait troisième avec 18 à 20% des intentions de vote, un record dans cette région du sud-ouest de l'Allemagne. Et à l'échelle nationale, l'AfD est au coude-à-coude avec la CDU, à environ 25%. Un revers dans le Bade-Wurtemberg serait donc un mauvais signal pour Friedrich Merz, avant des scrutins prévus dans plusieurs Länder en 2026, alors que son parti tente de reconquérir, avec une politique migratoire ferme, des électeurs partis à l'AfD, sans pour autant faire fuir ses centristes. Le chancelier s'est rendu vendredi à un meeting de campagne pour soutenir le candidat CDU local. Il y a défendu son action pour "réduire le nombre de migrants entrant illégalement en Allemagne". "Les chrétiens-démocrates allemands ont-ils encore la force de remporter des élections?", s'est-il interrogé devant des sympathisants, évoquant une élection de portée nationale et européenne. Bastion de l'automobile Le 22 mars, son parti espère aussi vaincre les sociaux-démocrates dans un autre Land de l'Ouest, en Rhénanie-Palatinat. Si son écurie remporte ces scrutins, elle pourra attaquer avec un peu plus de confiance ceux de septembre, en ex-Allemagne de l'Est, où l'AfD caracole en tête des sondages. Le Bade-Wurtemberg abrite aussi certains des plus grands noms de l'automobile allemande: Mercedes et Porsche. A leur arrivée à Stuttgart, les voyageurs ne peuvent pas rater l'étoile de Mercedes surplombant la gare, emblème d'une région où l'automobile emploie près d'un demi-million de personnes. Mais ce secteur stratégique est en crise depuis plus de deux ans, enchaînant les plans sociaux, sur fond de prix de l'énergie en hausse, de retard technologique et de concurrence chinoise. Interrogé par l'AFP, un électeur, Brian Fürderer, qui dirige à 34 ans sa société d'équipements médicaux, se plaint d'une campagne "faible" et "pas orientée vers le cœur de l'économie", citant la dépendance énergétique de l'Allemagne et son retard dans l'intelligence artificielle. Le sauvetage de l'industrie est pourtant au centre du discours de M. Merz qui a notamment fait pression pour que la Commission européenne renonce en décembre à l'objectif du tout-électrique pour les voitures neuves en 2035. Cem Özdemir a aussi plaidé pour plus de souplesse s'agissant de l'abandon des moteurs à combustion. L'AfD à Washington Né dans une petite ville de la région, le candidat vert de 60 ans est une célébrité en Allemagne. Il fut en 1994 l'un des deux premiers députés allemands d'origine turque, a codirigé les Verts et a été ministre de l'Agriculture. En cas de victoire dimanche, il succéderait à son collègue écologiste centriste Winfried Kretschmann, aux commandes du Land depuis 15 ans. M. Özdemir a pris soin de se distancer de l'aile gauche des Verts, jugeant les idées de son parti "pas forcément toujours justes" et qu'une "bonne idée" pouvait aussi venir de la CDU. Face à lui, Manuel Hagel, 37 ans, chef régional des conservateurs, longtemps en tête des sondages. Fin février, sa campagne a été perturbée par la rediffusion de propos déplacés au sujet d'adolescentes après une visite scolaire en 2018. Du côté de l'AfD, le député Markus Frohnmaier est une figure nationale aux liens avec la Russie et le mouvement MAGA aux Etats-Unis. Il s'est affiché jeudi à Washington avec des partisans de Donald Trump, deux jours après la visite du chancelier Merz à la Maison Blanche. Réagissant sur X à un sondage lui donnant 20% des voix, il a salué "un score sensationnel" qui serait "le meilleur résultat" de l'AfD lors d'une élection régionale en Allemagne de l'Ouest. De bon augure avant les scrutins à l'Est en septembre.
Texte intégral (707 mots)
Dans cette région riche mais dont l'industrie est en crise, la CDU veut marquer le coup, un an après une victoire étriquée aux législatives fédérales, et ravir le Land aux Verts qui y sont à la tête d'une rare coalition avec elle. Le match est serré, la CDU ayant récemment perdu du terrain. Elle se retrouve, selon une enquête publiée jeudi, à égalité (28%), avec les écologistes de Cem Özdemir, un Allemand d'origine turque et figure centriste des Verts. Le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) arriverait troisième avec 18 à 20% des intentions de vote, un record dans cette région du sud-ouest de l'Allemagne. Et à l'échelle nationale, l'AfD est au coude-à-coude avec la CDU, à environ 25%. Un revers dans le Bade-Wurtemberg serait donc un mauvais signal pour Friedrich Merz, avant des scrutins prévus dans plusieurs Länder en 2026, alors que son parti tente de reconquérir, avec une politique migratoire ferme, des électeurs partis à l'AfD, sans pour autant faire fuir ses centristes. Le chancelier s'est rendu vendredi à un meeting de campagne pour soutenir le candidat CDU local. Il y a défendu son action pour "réduire le nombre de migrants entrant illégalement en Allemagne". "Les chrétiens-démocrates allemands ont-ils encore la force de remporter des élections?", s'est-il interrogé devant des sympathisants, évoquant une élection de portée nationale et européenne. Bastion de l'automobile Le 22 mars, son parti espère aussi vaincre les sociaux-démocrates dans un autre Land de l'Ouest, en Rhénanie-Palatinat. Si son écurie remporte ces scrutins, elle pourra attaquer avec un peu plus de confiance ceux de septembre, en ex-Allemagne de l'Est, où l'AfD caracole en tête des sondages. Le Bade-Wurtemberg abrite aussi certains des plus grands noms de l'automobile allemande: Mercedes et Porsche. A leur arrivée à Stuttgart, les voyageurs ne peuvent pas rater l'étoile de Mercedes surplombant la gare, emblème d'une région où l'automobile emploie près d'un demi-million de personnes. Mais ce secteur stratégique est en crise depuis plus de deux ans, enchaînant les plans sociaux, sur fond de prix de l'énergie en hausse, de retard technologique et de concurrence chinoise. Interrogé par l'AFP, un électeur, Brian Fürderer, qui dirige à 34 ans sa société d'équipements médicaux, se plaint d'une campagne "faible" et "pas orientée vers le cœur de l'économie", citant la dépendance énergétique de l'Allemagne et son retard dans l'intelligence artificielle. Le sauvetage de l'industrie est pourtant au centre du discours de M. Merz qui a notamment fait pression pour que la Commission européenne renonce en décembre à l'objectif du tout-électrique pour les voitures neuves en 2035. Cem Özdemir a aussi plaidé pour plus de souplesse s'agissant de l'abandon des moteurs à combustion. L'AfD à Washington Né dans une petite ville de la région, le candidat vert de 60 ans est une célébrité en Allemagne. Il fut en 1994 l'un des deux premiers députés allemands d'origine turque, a codirigé les Verts et a été ministre de l'Agriculture. En cas de victoire dimanche, il succéderait à son collègue écologiste centriste Winfried Kretschmann, aux commandes du Land depuis 15 ans. M. Özdemir a pris soin de se distancer de l'aile gauche des Verts, jugeant les idées de son parti "pas forcément toujours justes" et qu'une "bonne idée" pouvait aussi venir de la CDU. Face à lui, Manuel Hagel, 37 ans, chef régional des conservateurs, longtemps en tête des sondages. Fin février, sa campagne a été perturbée par la rediffusion de propos déplacés au sujet d'adolescentes après une visite scolaire en 2018. Du côté de l'AfD, le député Markus Frohnmaier est une figure nationale aux liens avec la Russie et le mouvement MAGA aux Etats-Unis. Il s'est affiché jeudi à Washington avec des partisans de Donald Trump, deux jours après la visite du chancelier Merz à la Maison Blanche. Réagissant sur X à un sondage lui donnant 20% des voix, il a salué "un score sensationnel" qui serait "le meilleur résultat" de l'AfD lors d'une élection régionale en Allemagne de l'Ouest. De bon augure avant les scrutins à l'Est en septembre.

08.03.2026 à 03:57

Des dizaines de milliers de manifestants attendus en France pour la journée des droits des femmes

FRANCE 24
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À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, des manifestations seront organisées dans 150 lieux en France, dimanche. Une mobilisation pour dénoncer les violences sexistes, sexuelles et économiques, mais aussi pour alerter sur la montée du conservatisme. À Paris, le collectif d'extrême droite Némésis organise un contre-rassemblement.
Texte intégral (707 mots)
À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, des manifestations seront organisées dans 150 lieux en France, dimanche. Une mobilisation pour dénoncer les violences sexistes, sexuelles et économiques, mais aussi pour alerter sur la montée du conservatisme. À Paris, le collectif d'extrême droite Némésis organise un contre-rassemblement.

08.03.2026 à 03:05

Liban: quatre morts dans une frappe israélienne contre un hôtel à Beyrouth

FRANCE24
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L'attaque a visé l'hôtel Ramada dans le quartier de Raouche, sur le front de mer, une zone touristique jusqu'à présent épargnée par les frappes israéliennes visant le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Un photographe de l'AFP qui s'est rendu à l'hôtel a vu une chambre située au quatrième étage aux vitres brisées et aux murs noircis, et des dizaines de clients paniqués fuir l'établissement avec leurs bagages. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'identité des victimes, mais une source sécuritaire présente sur les lieux a déclaré sous couvert d'anonymat que des ambulanciers affiliés au Hezbollah avaient évacué trois corps de l'hôtel. Le quartier de Raouche comprend de nombreux hôtels qui sont actuellement pris d'assaut par des personnes déplacées par les nouveaux combats qui ont éclaté lundi entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne a affirmé avoir "mené une frappe précise contre des commandants-clés du Corps du Liban de la Force Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne à Beyrouth". "Le régime terroriste iranien opère de manière systématique au cœur de la population civile en Iran et au Liban, exploitant cyniquement la population civile comme boucliers humains", a-t-elle accusé sur Telegram. Outre les quatre morts de l'hôtel de Beyrouth, 12 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes dans la nuit de samedi à dimanche, a rapporté l'agence de presse officielle Ani. Selon des images de l'AFPTV, des bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Samedi, le ministère libanais de la Santé avait annoncé que les frappes israéliennes, menées depuis lundi sur le Liban en riposte à une attaque du Hezbollah disant vouloir "venger" la mort de l'ayatollah Ali Khamenei en Iran, avaient fait 300 morts. Opération commando Vendredi soir, une opération commando israélienne pour tenter, en vain, de retrouver les restes d'un aviateur israélien capturé au Liban en 1986 a fait 41 morts dans le village de Nabi Chit, dans l'est du pays. "C'était digne d'un film", a raconté à l'AFP un habitant de 55 ans, Mohammed Moussa, lors d'une visite organisée samedi pour la presse par le mouvement chiite libanais: "Ils ont commencé à bombarder et ont mené environ 20 frappes" avant l'arrivée des forces spéciales israéliennes par hélicoptère. "On sentait que quelque chose clochait (...) on a compris par la suite qu'une opération commando était en cours quand nous avons entendu les hélicoptères", ajoute-t-il. L'AFP a vu dans le village des immeubles effondrés, des toits arrachés, des munitions éparpillées, une voiture propulsée par une explosion jusqu'au deuxième étage d'un bâtiment éventré, et un trou creusé dans la terre brune du cimetière, apparemment une tombe ouverte et fouillée par les soldats israéliens à la recherche de la dépouille de leur camarade. Cet officier de l'armée de l'air, Ron Arad, s'était éjecté en 1986 de son appareil, abattu au-dessus du Liban, au cours d'une mission contre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il avait été capturé par des groupes chiites pendant la guerre civile libanaise (1975-1990). Il est aujourd'hui présumé mort, ses restes n'ayant jamais été restitués. Son sort préoccupe depuis des décennies Israël, où le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national. Selon le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, les soldats israéliens sont arrivés à Nabi Chit vêtus d'uniformes similaires à ceux de l'armée libanaise et utilisaient des véhicules militaires ressemblant à ceux utilisés par le Hezbollah. L'armée israélienne a de son côté indiqué que ses "forces spéciales" avaient mené vendredi soir une opération "pour localiser des restes liés au pilote disparu Ron Arad", en vain. L'opération n'a fait selon elle "aucune victime" côté israélien.
Texte intégral (676 mots)
L'attaque a visé l'hôtel Ramada dans le quartier de Raouche, sur le front de mer, une zone touristique jusqu'à présent épargnée par les frappes israéliennes visant le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah. Un photographe de l'AFP qui s'est rendu à l'hôtel a vu une chambre située au quatrième étage aux vitres brisées et aux murs noircis, et des dizaines de clients paniqués fuir l'établissement avec leurs bagages. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'identité des victimes, mais une source sécuritaire présente sur les lieux a déclaré sous couvert d'anonymat que des ambulanciers affiliés au Hezbollah avaient évacué trois corps de l'hôtel. Le quartier de Raouche comprend de nombreux hôtels qui sont actuellement pris d'assaut par des personnes déplacées par les nouveaux combats qui ont éclaté lundi entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne a affirmé avoir "mené une frappe précise contre des commandants-clés du Corps du Liban de la Force Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne à Beyrouth". "Le régime terroriste iranien opère de manière systématique au cœur de la population civile en Iran et au Liban, exploitant cyniquement la population civile comme boucliers humains", a-t-elle accusé sur Telegram. Outre les quatre morts de l'hôtel de Beyrouth, 12 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes dans la nuit de samedi à dimanche, a rapporté l'agence de presse officielle Ani. Selon des images de l'AFPTV, des bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Samedi, le ministère libanais de la Santé avait annoncé que les frappes israéliennes, menées depuis lundi sur le Liban en riposte à une attaque du Hezbollah disant vouloir "venger" la mort de l'ayatollah Ali Khamenei en Iran, avaient fait 300 morts. Opération commando Vendredi soir, une opération commando israélienne pour tenter, en vain, de retrouver les restes d'un aviateur israélien capturé au Liban en 1986 a fait 41 morts dans le village de Nabi Chit, dans l'est du pays. "C'était digne d'un film", a raconté à l'AFP un habitant de 55 ans, Mohammed Moussa, lors d'une visite organisée samedi pour la presse par le mouvement chiite libanais: "Ils ont commencé à bombarder et ont mené environ 20 frappes" avant l'arrivée des forces spéciales israéliennes par hélicoptère. "On sentait que quelque chose clochait (...) on a compris par la suite qu'une opération commando était en cours quand nous avons entendu les hélicoptères", ajoute-t-il. L'AFP a vu dans le village des immeubles effondrés, des toits arrachés, des munitions éparpillées, une voiture propulsée par une explosion jusqu'au deuxième étage d'un bâtiment éventré, et un trou creusé dans la terre brune du cimetière, apparemment une tombe ouverte et fouillée par les soldats israéliens à la recherche de la dépouille de leur camarade. Cet officier de l'armée de l'air, Ron Arad, s'était éjecté en 1986 de son appareil, abattu au-dessus du Liban, au cours d'une mission contre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il avait été capturé par des groupes chiites pendant la guerre civile libanaise (1975-1990). Il est aujourd'hui présumé mort, ses restes n'ayant jamais été restitués. Son sort préoccupe depuis des décennies Israël, où le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national. Selon le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, les soldats israéliens sont arrivés à Nabi Chit vêtus d'uniformes similaires à ceux de l'armée libanaise et utilisaient des véhicules militaires ressemblant à ceux utilisés par le Hezbollah. L'armée israélienne a de son côté indiqué que ses "forces spéciales" avaient mené vendredi soir une opération "pour localiser des restes liés au pilote disparu Ron Arad", en vain. L'opération n'a fait selon elle "aucune victime" côté israélien.

07.03.2026 à 23:37

Ligue 1: l'OM prend sa revanche à Toulouse

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Grâce au 15e but en championnat de Mason Greenwood (18e), les Marseillais chipent ainsi la troisième place à Lyon, qu'ils avaient aussi battu lors de la précédente journée. L'OL devra donc s'imposer dimanche soir (20h45) face au Paris FC pour reprendre cette dernière place directement qualificative pour la Ligue des champions. Pour Toulouse, l'éclaircie en Coupe de France, avec une demi-finale à venir face à Lens le 21 avril, aura été de courte durée. En s'inclinant au Stadium, le TFC confirme sa (très) mauvaise série en L1 avec quatre défaites et deux nuls lors des six derniers matches. Les joueurs de Carles Martinez Novell n'ont gagné qu'une fois en 2026… et ça remonte au 17 janvier, contre Nice (5-1). Sorti en C1 par Bruges, éliminé de la Coupe de France par Toulouse (2-2, 4 à 3 aux tirs au but) donc, l'OM se devait de réagir sous peine d'hypothéquer la fin de saison du deuxième budget de L1. Indispensable Greenwood C'est chose faite, grâce à l'indispensable Mason Greenwood, auteur du seul but du match sur un centre en retrait de Paixao, qui avait pris de vitesse Warren Kamanzi. L'Anglais, qui arrivait à toute vitesse, a tiré en force et en hauteur pour battre Guillaume Restes (18e). Dix minutes plus tard, Pierre-Emerick Aubameyang a manqué de doubler la mise sur une grossière passe en retrait de Cristian Casseres. Mais face au portier toulousain, sorti, "Auba" a trop croisé sa frappe qui a frôlé le poteau gauche devant un Rasmus Nicolaisen déséquilibré. Combatifs en deuxième mi-temps, notamment grâce à l'entrée du remuant Santiago Hidalgo à la place d'Emersonn, fantomatique, les Toulousains n'ont pas su faire leur retard malgré la passivité de l'OM, guère plus dangereux. Yann Gboho a bien failli remettre les Violets dans le coup, mais sa lourde frappe après un une-deux avec Aron Donnum a fracassé la transversale (52e) Symboles de l'apathie marseillaise, Mason Greenwood et Geoffrey Kondogbia sont sortis à la 65e. L'Anglais avait notamment reçu dix minutes plus tôt un carton jaune après une empoignade avec Donnum, également sanctionné, qui l'avait ceinturé après une jolie roulette. Surpris d'être renvoyé sur le banc, Greenwood n'a pas eu un regard pour son entraîneur Habib Beye, venu échanger quelques mots. Avec son 15e but, le n°10 de l'OM prend seul la tête du classement des buteurs. Cette victoire en demi-teinte intervient alors que Marseille vit une deuxième partie de saison en dents de scie, depuis la reprise en 2026, avec quatre victoires pour trois défaites et deux nuls. Grâce à ces trois points, les hommes de Beye éloignent pour l'instant la menace de Monaco, 5e en pleine confiance après quatre victoires d'affilée dont une de prestige contre le Paris Saint-Germain (1-3) au Parc des Princes vendredi soir, mais aussi celles de Lille et Rennes. Toulouse, revenu avec de belles intentions après la pause, pourra avoir des regrets et reste englué dans le ventre mou du classement (12e). Il faudra montrer un autre visage face à Lens, en demies de Coupe de France, pour espérer remporter ce trophée à nouveau, trois ans après se l'être arrogé aux dépens du FC Nantes.
Texte intégral (545 mots)
Grâce au 15e but en championnat de Mason Greenwood (18e), les Marseillais chipent ainsi la troisième place à Lyon, qu'ils avaient aussi battu lors de la précédente journée. L'OL devra donc s'imposer dimanche soir (20h45) face au Paris FC pour reprendre cette dernière place directement qualificative pour la Ligue des champions. Pour Toulouse, l'éclaircie en Coupe de France, avec une demi-finale à venir face à Lens le 21 avril, aura été de courte durée. En s'inclinant au Stadium, le TFC confirme sa (très) mauvaise série en L1 avec quatre défaites et deux nuls lors des six derniers matches. Les joueurs de Carles Martinez Novell n'ont gagné qu'une fois en 2026… et ça remonte au 17 janvier, contre Nice (5-1). Sorti en C1 par Bruges, éliminé de la Coupe de France par Toulouse (2-2, 4 à 3 aux tirs au but) donc, l'OM se devait de réagir sous peine d'hypothéquer la fin de saison du deuxième budget de L1. Indispensable Greenwood C'est chose faite, grâce à l'indispensable Mason Greenwood, auteur du seul but du match sur un centre en retrait de Paixao, qui avait pris de vitesse Warren Kamanzi. L'Anglais, qui arrivait à toute vitesse, a tiré en force et en hauteur pour battre Guillaume Restes (18e). Dix minutes plus tard, Pierre-Emerick Aubameyang a manqué de doubler la mise sur une grossière passe en retrait de Cristian Casseres. Mais face au portier toulousain, sorti, "Auba" a trop croisé sa frappe qui a frôlé le poteau gauche devant un Rasmus Nicolaisen déséquilibré. Combatifs en deuxième mi-temps, notamment grâce à l'entrée du remuant Santiago Hidalgo à la place d'Emersonn, fantomatique, les Toulousains n'ont pas su faire leur retard malgré la passivité de l'OM, guère plus dangereux. Yann Gboho a bien failli remettre les Violets dans le coup, mais sa lourde frappe après un une-deux avec Aron Donnum a fracassé la transversale (52e) Symboles de l'apathie marseillaise, Mason Greenwood et Geoffrey Kondogbia sont sortis à la 65e. L'Anglais avait notamment reçu dix minutes plus tôt un carton jaune après une empoignade avec Donnum, également sanctionné, qui l'avait ceinturé après une jolie roulette. Surpris d'être renvoyé sur le banc, Greenwood n'a pas eu un regard pour son entraîneur Habib Beye, venu échanger quelques mots. Avec son 15e but, le n°10 de l'OM prend seul la tête du classement des buteurs. Cette victoire en demi-teinte intervient alors que Marseille vit une deuxième partie de saison en dents de scie, depuis la reprise en 2026, avec quatre victoires pour trois défaites et deux nuls. Grâce à ces trois points, les hommes de Beye éloignent pour l'instant la menace de Monaco, 5e en pleine confiance après quatre victoires d'affilée dont une de prestige contre le Paris Saint-Germain (1-3) au Parc des Princes vendredi soir, mais aussi celles de Lille et Rennes. Toulouse, revenu avec de belles intentions après la pause, pourra avoir des regrets et reste englué dans le ventre mou du classement (12e). Il faudra montrer un autre visage face à Lens, en demies de Coupe de France, pour espérer remporter ce trophée à nouveau, trois ans après se l'être arrogé aux dépens du FC Nantes.
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