Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

20.04.2026 à 08:21

Ligue 1 : en battant Paris, Lyon relance la course au titre et à l'Europe

L'Equipe TV
img
Le Paris Saint-Germain s'est incliné face à Lyon (2-1) et voit Lens se rapprocher. Lyon peut encore espérer se qualifier directement pour la Ligue des champions.
Le Paris Saint-Germain s'est incliné face à Lyon (2-1) et voit Lens se rapprocher. Lyon peut encore espérer se qualifier directement pour la Ligue des champions.

20.04.2026 à 08:17

Dans la Fonction publique, la crainte de l'immobilisme jusqu'en 2027

FRANCE24
img
Qu'il est loin le temps où Stanislas Guérini, ministre de la Fonction publique entre 2022 et 2024, s'apprêtait à présenter son grand projet de réforme du secteur, finalement stoppé par la dissolution de l'Assemblée nationale en juillet 2024. Depuis, la configuration parlementaire a refroidi l'hypothèse d'une grande réforme pour les 5,8 millions d'agents publics. Quatre ministres se sont succédé, et le portefeuille est passé sous l'autorité de Bercy. Un signal qui a crispé les syndicats qui y voient l'illustration d'une approche "comptable", quand le gouvernement a fait de la consolidation des finances publiques sa principale priorité. Surtout, depuis la promotion de David Amiel aux Comptes publics, le siège reste vacant. Une nomination a un temps été évoquée pour après les élections municipales, mais cette perspective s'éloigne, d'autant plus après qu'un décret a offert au ministre de l'Action et des Comptes publics la possibilité de recruter des collaborateurs supplémentaires, par dérogation. L'absence de ministre dédié traduit un "manque de considération pour la Fonction publique, et la prive de visibilité", déplore Johan Theuret, co-fondateur du groupe de réflexion Sens du service public. Travaux de long terme Pour illustrer le climat actuel, certains syndicats citent une réunion sur les rémunérations mardi à laquelle David Amiel a consacré trop peu de temps à leur goût avant de s'absenter, provoquant le départ prématuré des organisations syndicales. Moins que "les casquettes ou les personnes", la priorité c'est de "prendre en compte la situation difficile des agents publics", nuance la secrétaire générale de la FSU, Caroline Chevé. Or les demandes des syndicats se heurtent régulièrement au renvoi de certains sujets à plus tard: en témoigne le lancement d'une revue prospective de la Fonction publique à horizon 2035-2050, censée nourrir le débat public avant l'élection présidentielle 2027, ou de simples "groupes de travail" sur les rémunérations, sans négociation contrairement aux demandes de plusieurs organisations. "On refuse d'entendre qu'aucune décision urgente n'est possible d'ici 2027", selon Caroline Chevé, qui ne se dit pas fermée à des discussions sur l'avenir de la Fonction publique. Une négociation sociale sur l'intelligence artificielle a été lancée, une proposition de loi sur le logement des agents publics est en cours d'examen, et les négociations pour un accord égalité professionnelle se poursuivent, répond l'entourage de David Amiel. Les travaux de long terme "n'ignorent pas les enjeux immédiats liés notamment à la crise qui pèse sur le pouvoir d'achat des agents. Mais nous ne pouvons pas laisser les urgences d'aujourd'hui nous empêcher de préparer les réformes de demain", poursuit Bercy. Budget de l'Etat "Plus de ministre ça signifie plus de dialogue social", tranche Philippe Laurent, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), selon lequel "il faut un interlocuteur politique" pour la Fonction publique. La négociation du budget sera la "priorité" de David Amiel, ce qui est "incompatible" avec la gestion des enjeux propres aux agents publics, embraye le maire de Sceaux. Or, "j'ai rarement vu un ministre défendre auprès de lui-même une augmentation de la valeur du point d'indice ou des mesures catégorielles", poursuit-il. Sur le terrain, la "colère monte (...) plus personne ne peut tenir, et on court toujours après le Smic. La seule chose qui ne peut pas attendre 2027, c'est la revalorisation de la valeur du point d'indice", estime Sylviane Brousse, l'une des responsables de la CGT Fonction publique. Des revendications ravivées par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient avec la hausse de l'inflation et l'augmentation des prix des carburants. Alors que de nouvelles réunions sont prévues entre syndicats et administration la semaine prochaine, des organisations ont proposé une réunion de l'intersyndicale. "Il y a une combativité émoussée, et une forme de résignation malgré les élections professionnelles à venir. Mais les choses pourraient se tendre après l'été", met en garde Philippe Laurent.
Texte intégral (678 mots)
Qu'il est loin le temps où Stanislas Guérini, ministre de la Fonction publique entre 2022 et 2024, s'apprêtait à présenter son grand projet de réforme du secteur, finalement stoppé par la dissolution de l'Assemblée nationale en juillet 2024. Depuis, la configuration parlementaire a refroidi l'hypothèse d'une grande réforme pour les 5,8 millions d'agents publics. Quatre ministres se sont succédé, et le portefeuille est passé sous l'autorité de Bercy. Un signal qui a crispé les syndicats qui y voient l'illustration d'une approche "comptable", quand le gouvernement a fait de la consolidation des finances publiques sa principale priorité. Surtout, depuis la promotion de David Amiel aux Comptes publics, le siège reste vacant. Une nomination a un temps été évoquée pour après les élections municipales, mais cette perspective s'éloigne, d'autant plus après qu'un décret a offert au ministre de l'Action et des Comptes publics la possibilité de recruter des collaborateurs supplémentaires, par dérogation. L'absence de ministre dédié traduit un "manque de considération pour la Fonction publique, et la prive de visibilité", déplore Johan Theuret, co-fondateur du groupe de réflexion Sens du service public. Travaux de long terme Pour illustrer le climat actuel, certains syndicats citent une réunion sur les rémunérations mardi à laquelle David Amiel a consacré trop peu de temps à leur goût avant de s'absenter, provoquant le départ prématuré des organisations syndicales. Moins que "les casquettes ou les personnes", la priorité c'est de "prendre en compte la situation difficile des agents publics", nuance la secrétaire générale de la FSU, Caroline Chevé. Or les demandes des syndicats se heurtent régulièrement au renvoi de certains sujets à plus tard: en témoigne le lancement d'une revue prospective de la Fonction publique à horizon 2035-2050, censée nourrir le débat public avant l'élection présidentielle 2027, ou de simples "groupes de travail" sur les rémunérations, sans négociation contrairement aux demandes de plusieurs organisations. "On refuse d'entendre qu'aucune décision urgente n'est possible d'ici 2027", selon Caroline Chevé, qui ne se dit pas fermée à des discussions sur l'avenir de la Fonction publique. Une négociation sociale sur l'intelligence artificielle a été lancée, une proposition de loi sur le logement des agents publics est en cours d'examen, et les négociations pour un accord égalité professionnelle se poursuivent, répond l'entourage de David Amiel. Les travaux de long terme "n'ignorent pas les enjeux immédiats liés notamment à la crise qui pèse sur le pouvoir d'achat des agents. Mais nous ne pouvons pas laisser les urgences d'aujourd'hui nous empêcher de préparer les réformes de demain", poursuit Bercy. Budget de l'Etat "Plus de ministre ça signifie plus de dialogue social", tranche Philippe Laurent, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), selon lequel "il faut un interlocuteur politique" pour la Fonction publique. La négociation du budget sera la "priorité" de David Amiel, ce qui est "incompatible" avec la gestion des enjeux propres aux agents publics, embraye le maire de Sceaux. Or, "j'ai rarement vu un ministre défendre auprès de lui-même une augmentation de la valeur du point d'indice ou des mesures catégorielles", poursuit-il. Sur le terrain, la "colère monte (...) plus personne ne peut tenir, et on court toujours après le Smic. La seule chose qui ne peut pas attendre 2027, c'est la revalorisation de la valeur du point d'indice", estime Sylviane Brousse, l'une des responsables de la CGT Fonction publique. Des revendications ravivées par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient avec la hausse de l'inflation et l'augmentation des prix des carburants. Alors que de nouvelles réunions sont prévues entre syndicats et administration la semaine prochaine, des organisations ont proposé une réunion de l'intersyndicale. "Il y a une combativité émoussée, et une forme de résignation malgré les élections professionnelles à venir. Mais les choses pourraient se tendre après l'été", met en garde Philippe Laurent.

20.04.2026 à 08:11

Au Japon, un retour de la culture des "bad boys"

FRANCE24
img
Dans le Japon bouillonnant des années 1980, des adolescents au sang chaud défiaient la société à travers de dangereuses virées à moto, des "guerres" entre écoles et de sanglantes bagarres de rue. Ces jeunes gens sont même devenus depuis des chouchous de la pop culture japonaise ou des films d'animation, malgré le conformisme d'une grande partie de la population et son aversion pour les fauteurs de troubles. Une exposition sur le thème "yankii" (délinquants) fait actuellement revivre à Tokyo le chaos des années 1980 avec des motos flamboyantes et modifiées et les tenues militaires richement brodées portées par ces motards. Reona, lui, imite ces voyous des années 80 en enfilant un pantalon excessivement ample, symbole populaire des rebelles. "Je trouve que leur virilité brute et sans complexe est vraiment cool", confie-t-il à l’AFP. Leur esprit bagarreur, la loyauté envers leurs amis et leur franchise sont des traits de caractère souvent associés à cette sous-culture, à l'opposé, des délinquants modernes raillés pour leur quête de notoriété sur les réseaux sociaux, le harcèlement en ligne et les escroqueries envers des personnes âgées. "Se faire arrêter pour avoir roulé à moto peut avoir un certain éclat, mais se faire arrêter pour des bétises sur les sushis, c’est juste nul", estime Reona, en référence à une tendance "réseaux sociaux" montrant de jeunes clients qui se comportent mal dans des restaurants de sushis. "C'est sa vie, à lui d'en profiter" Hirotaka Sotooka, 43 ans, rit du penchant précoce de son fils de 8 ans pour une tenue façon gangster, mais fixe des limites. Ce père se dit prêt à tolérer les motos ou les bagarres, mais "je ne veux pas qu’il s’en prenne aux faibles, soit violent envers les femmes ou fasse du mal juste pour le plaisir", déclare-t-il à l’AFP. "Sinon, c’est sa vie, à lui d’en profiter", ajoute-t-il, regardant fièrement son fils prendre une pose parfaite de dur à cuire. Même si des rodéos-motos ou des échauffourées font encore parfois la une des journaux, le nombre de membres de gangs de motards a chuté de près de 90 % depuis l'apogée des années 1980 et ils n'étaient plus que 5.880 en 2024, selon des données de la police. "Les caméras de surveillance sont désormais partout et "tout le monde vous filme sur son iPhone", explique à l’AFP Kenichiro Iwahashi, ancien motard hors-la-loi reconverti en expert de la délinquance. Les yankii restent mal vus par l'opinion nippone en raison de leurs comportements transgressifs et de leur image associée aux activités criminelles. Satoru Saito, un "humoriste yankii" avec une banane impressionnante, des sourcils rasés et une veste militaire, se retrouve parfois attaqué en ligne par des personnes qui rejettent son apparence "antisociale". "La plupart de ces yankii se battent ou commettent des crimes, et rouler à moto à minuit peut être extrêmement bruyant, donc je comprends pourquoi ils sont détestés", affirme le trentenaire. "Eviter le sensationnalisme" Le dernier à surfer sur ces "bad boys" est Netflix, dont la récente émission de téléréalité "Badly in Love" braque les projecteurs sur cette culture en mettant en scène 11 hommes et femmes, dont d’anciens membres de gangs de motards. De "Tokyo Revengers" à "Crows", les mangas et les films centrés sur les gangs scolaires ont toujours constitué un divertissement populaire mais rarement à la télévision. Sur les chaînes classiques, ce serait "vu comme une caution de la culture yankii", explique à l’AFP Motohiko Tokuriki, chroniqueur de divertissement. Conscient du risque, Netflix affirme vouloir "éviter le sensationnalisme". "Notre espoir était de montrer que ces jeunes, souvent marginalisés, sont juste des adolescents inquiets qui luttent et grandissent comme ils peuvent", déclare à l’AFP Dai Ota, directeur exécutif de "Badly in Love", attentif à ce que l'émission "ne soit pas perçue comme glorifiant ou cautionnant la violence". Et c'est un succès: l’émission, dont la saison 2 est déjà en production, s’est maintenue pendant plusieurs semaines dans le Top 10, notamment en Corée du Sud, à Taïwan et à Hong Kong.
Texte intégral (706 mots)
Dans le Japon bouillonnant des années 1980, des adolescents au sang chaud défiaient la société à travers de dangereuses virées à moto, des "guerres" entre écoles et de sanglantes bagarres de rue. Ces jeunes gens sont même devenus depuis des chouchous de la pop culture japonaise ou des films d'animation, malgré le conformisme d'une grande partie de la population et son aversion pour les fauteurs de troubles. Une exposition sur le thème "yankii" (délinquants) fait actuellement revivre à Tokyo le chaos des années 1980 avec des motos flamboyantes et modifiées et les tenues militaires richement brodées portées par ces motards. Reona, lui, imite ces voyous des années 80 en enfilant un pantalon excessivement ample, symbole populaire des rebelles. "Je trouve que leur virilité brute et sans complexe est vraiment cool", confie-t-il à l’AFP. Leur esprit bagarreur, la loyauté envers leurs amis et leur franchise sont des traits de caractère souvent associés à cette sous-culture, à l'opposé, des délinquants modernes raillés pour leur quête de notoriété sur les réseaux sociaux, le harcèlement en ligne et les escroqueries envers des personnes âgées. "Se faire arrêter pour avoir roulé à moto peut avoir un certain éclat, mais se faire arrêter pour des bétises sur les sushis, c’est juste nul", estime Reona, en référence à une tendance "réseaux sociaux" montrant de jeunes clients qui se comportent mal dans des restaurants de sushis. "C'est sa vie, à lui d'en profiter" Hirotaka Sotooka, 43 ans, rit du penchant précoce de son fils de 8 ans pour une tenue façon gangster, mais fixe des limites. Ce père se dit prêt à tolérer les motos ou les bagarres, mais "je ne veux pas qu’il s’en prenne aux faibles, soit violent envers les femmes ou fasse du mal juste pour le plaisir", déclare-t-il à l’AFP. "Sinon, c’est sa vie, à lui d’en profiter", ajoute-t-il, regardant fièrement son fils prendre une pose parfaite de dur à cuire. Même si des rodéos-motos ou des échauffourées font encore parfois la une des journaux, le nombre de membres de gangs de motards a chuté de près de 90 % depuis l'apogée des années 1980 et ils n'étaient plus que 5.880 en 2024, selon des données de la police. "Les caméras de surveillance sont désormais partout et "tout le monde vous filme sur son iPhone", explique à l’AFP Kenichiro Iwahashi, ancien motard hors-la-loi reconverti en expert de la délinquance. Les yankii restent mal vus par l'opinion nippone en raison de leurs comportements transgressifs et de leur image associée aux activités criminelles. Satoru Saito, un "humoriste yankii" avec une banane impressionnante, des sourcils rasés et une veste militaire, se retrouve parfois attaqué en ligne par des personnes qui rejettent son apparence "antisociale". "La plupart de ces yankii se battent ou commettent des crimes, et rouler à moto à minuit peut être extrêmement bruyant, donc je comprends pourquoi ils sont détestés", affirme le trentenaire. "Eviter le sensationnalisme" Le dernier à surfer sur ces "bad boys" est Netflix, dont la récente émission de téléréalité "Badly in Love" braque les projecteurs sur cette culture en mettant en scène 11 hommes et femmes, dont d’anciens membres de gangs de motards. De "Tokyo Revengers" à "Crows", les mangas et les films centrés sur les gangs scolaires ont toujours constitué un divertissement populaire mais rarement à la télévision. Sur les chaînes classiques, ce serait "vu comme une caution de la culture yankii", explique à l’AFP Motohiko Tokuriki, chroniqueur de divertissement. Conscient du risque, Netflix affirme vouloir "éviter le sensationnalisme". "Notre espoir était de montrer que ces jeunes, souvent marginalisés, sont juste des adolescents inquiets qui luttent et grandissent comme ils peuvent", déclare à l’AFP Dai Ota, directeur exécutif de "Badly in Love", attentif à ce que l'émission "ne soit pas perçue comme glorifiant ou cautionnant la violence". Et c'est un succès: l’émission, dont la saison 2 est déjà en production, s’est maintenue pendant plusieurs semaines dans le Top 10, notamment en Corée du Sud, à Taïwan et à Hong Kong.

20.04.2026 à 07:55

Pérou: des milliers de manifestants dénoncent une "fraude" lors de la présidentielle

FRANCE24
img
Une semaine après un premier tour perturbé par des défaillances de l'acheminement du matériel électoral, l'identité des deux qualifiés pour le second n'est toujours pas connue. Le résultat devrait être connu vers la mi-mai, selon le Jury national des élections, qui a invoqué la lenteur du dépouillement et l'examen de milliers de procès-verbaux électoraux. "Non à la fraude, respectez le vote", ont scandé des protestataires munis de banderoles et de pancartes, rassemblés sur une avenue proche du Bureau national des processus électoraux (ONPE). Avec 93,4% des procès-verbaux dépouillés, les résultats partiels donnent comme favorite pour le second tour la candidate de droite Keiko Fujimori, avec 17% des suffrages. Derrière elle, le candidat de gauche radicale Roberto Sánchez (12%) et l'ultraconservateur Rafael López Aliaga (11,9%) sont au coude-à-coude. M. López Aliaga, ex-maire de la capitale Lima, est le plus critique envers ce scrutin dont il réclame l'annulation, offrant même des récompenses de 5.800 dollars pour toute preuve d'irrégularité. "Mes amis, ils volent notre pays. Ce que nous subissons actuellement était planifié. Nous n'avions jamais vu ça dans l'histoire du Pérou", a lancé l'organisateur de la manifestation. De son côté, une mission d'observation de l'Union européenne a déclaré ne disposer d'aucun élément soutenant la thèse d'une fraude. "Nous ne sommes pas d'accord avec le comptage des votes parce qu'il y a beaucoup d'irrégularités", a néanmoins affirmé Victor Suarez, manifestant de 40 ans. Le parquet et la police ont perquisitionné les locaux de l'ONPE. Son chef, Piero Corvetto, a été mis en cause par le Jury national des élections, de même que trois fonctionnaires du Bureau, pour délits électoraux présumés.
Lire plus (296 mots)
Une semaine après un premier tour perturbé par des défaillances de l'acheminement du matériel électoral, l'identité des deux qualifiés pour le second n'est toujours pas connue. Le résultat devrait être connu vers la mi-mai, selon le Jury national des élections, qui a invoqué la lenteur du dépouillement et l'examen de milliers de procès-verbaux électoraux. "Non à la fraude, respectez le vote", ont scandé des protestataires munis de banderoles et de pancartes, rassemblés sur une avenue proche du Bureau national des processus électoraux (ONPE). Avec 93,4% des procès-verbaux dépouillés, les résultats partiels donnent comme favorite pour le second tour la candidate de droite Keiko Fujimori, avec 17% des suffrages. Derrière elle, le candidat de gauche radicale Roberto Sánchez (12%) et l'ultraconservateur Rafael López Aliaga (11,9%) sont au coude-à-coude. M. López Aliaga, ex-maire de la capitale Lima, est le plus critique envers ce scrutin dont il réclame l'annulation, offrant même des récompenses de 5.800 dollars pour toute preuve d'irrégularité. "Mes amis, ils volent notre pays. Ce que nous subissons actuellement était planifié. Nous n'avions jamais vu ça dans l'histoire du Pérou", a lancé l'organisateur de la manifestation. De son côté, une mission d'observation de l'Union européenne a déclaré ne disposer d'aucun élément soutenant la thèse d'une fraude. "Nous ne sommes pas d'accord avec le comptage des votes parce qu'il y a beaucoup d'irrégularités", a néanmoins affirmé Victor Suarez, manifestant de 40 ans. Le parquet et la police ont perquisitionné les locaux de l'ONPE. Son chef, Piero Corvetto, a été mis en cause par le Jury national des élections, de même que trois fonctionnaires du Bureau, pour délits électoraux présumés.

20.04.2026 à 07:35

NBA: Wembanyama réussit sa première en play-offs avec 35 points

FRANCE24
img
Le phénomène français de 22 ans vient de franchir une nouvelle étape de sa carrière, comme d'habitude à grandes enjambées, avec une entrée fracassante dans le nouveau monde des phases finales, conclue par 35 points, 5 rebonds, 2 contres, et une domination quasi totale. Après une première saison réussie (rookie de l'année) mais chiche en victoires (22, pour 60 défaites), une deuxième bien lancée (première sélection au All-Star Game), mais terminée dès février avec une thrombose veineuse, "Wemby" a intégré lors de ce troisième exercice le cercle des meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine au coeur d'un collectif aux progrès fulgurants. Les San Antonio Spurs sont en effet passés en douze mois de la treizième (34 succès) à la deuxième place de la conférence Ouest (62 succès), et le Français de 22 ans candidate à la récompense individuelle de MVP, pour laquelle il fait partie des trois finalistes avec Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic. Si les Spurs retrouvent pour la première fois depuis 2019 les play-offs, ils font déjà partie des outsiders pour le titre, auquel le Français ne peut pas "s'empêcher de rêver". "Une belle première" Pour sa première rencontre de phase finale, début d'une série au meilleur des sept matches contre Portland, Wembanyama a attaqué à fond une partie au tempo élevé. A l'attaque du cercle après une toupie, au dunk, ou de loin, "Wemby" comptait déjà 21 points à la pause, une première pour un débutant en play-offs depuis 28 ans. "Wemby est incroyable" a alors tweeté la star américaine de la balle orange Caitlin Clark. Le Français n'a pas scoré lors du 3e quart-temps et les Trail Blazers sont revenus à 2 points. Un joli run de Devin Vassell (15 points) a précédé le réveil de "l'alien", qui a fait la différence avec son adresse de loin (5 sur 6). "C'est une belle première, on a été solides", a salué au micro de NBC celui qui a battu le record de points d'un Spur débutant en play-offs. "Ce n'est pas tant que ça (son nombre de points), ça montre l'esprit collectif de cette équipe", a-t-il ajouté. Avec une énergie de tous les instants, le Français a fait plaisir à son public, avide de le voir reprendre le flambeau d'une franchise cinq fois titrée. Il a notamment marqué à mi-distance sur le côté avec la planche, le tir signature du glorieux Tim Duncan, qui a pu apprécier en tribunes. Portland a résisté grâce à une grande performance de Deni Avdija (30 points, 10 rebonds, 5 passes), et défiera de nouveau les Spurs mardi à San Antonio. OKC facile Plus tôt dans la journée, les Detroit Pistons ont été surpris à domicile par le Magic d'Orlando 112-101. Pourtant à la tête du meilleur bilan de la conférence Est, les Pistons ont subi une leçon d'intensité par le Magic, sorti des barrages vendredi après plusieurs semaines moribondes. Cade Cunningham a tout tenté (39 points), mais Paolo Banchero (23 points) a mené un cinq majeur complet à 16 points ou plus. Les autres favoris ont assuré avec la manière. Le Thunder d'Oklahoma City, champion en titre, a éteint les Phoenix Suns, écrasés 119 à 84. OKC a appliqué sa recette habituelle avec une défense de fer et Shai Gilgeous-Alexander pour mener l'offensive (25 points). Les Boston Celtics se sont baladés contre les Philadelphia 76ers 123-91, dans le sillage de leur duo Jayson Tatum (25 points, 11 rebonds, 7 passes) et Jaylen Brown (26 points).
Texte intégral (601 mots)
Le phénomène français de 22 ans vient de franchir une nouvelle étape de sa carrière, comme d'habitude à grandes enjambées, avec une entrée fracassante dans le nouveau monde des phases finales, conclue par 35 points, 5 rebonds, 2 contres, et une domination quasi totale. Après une première saison réussie (rookie de l'année) mais chiche en victoires (22, pour 60 défaites), une deuxième bien lancée (première sélection au All-Star Game), mais terminée dès février avec une thrombose veineuse, "Wemby" a intégré lors de ce troisième exercice le cercle des meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine au coeur d'un collectif aux progrès fulgurants. Les San Antonio Spurs sont en effet passés en douze mois de la treizième (34 succès) à la deuxième place de la conférence Ouest (62 succès), et le Français de 22 ans candidate à la récompense individuelle de MVP, pour laquelle il fait partie des trois finalistes avec Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic. Si les Spurs retrouvent pour la première fois depuis 2019 les play-offs, ils font déjà partie des outsiders pour le titre, auquel le Français ne peut pas "s'empêcher de rêver". "Une belle première" Pour sa première rencontre de phase finale, début d'une série au meilleur des sept matches contre Portland, Wembanyama a attaqué à fond une partie au tempo élevé. A l'attaque du cercle après une toupie, au dunk, ou de loin, "Wemby" comptait déjà 21 points à la pause, une première pour un débutant en play-offs depuis 28 ans. "Wemby est incroyable" a alors tweeté la star américaine de la balle orange Caitlin Clark. Le Français n'a pas scoré lors du 3e quart-temps et les Trail Blazers sont revenus à 2 points. Un joli run de Devin Vassell (15 points) a précédé le réveil de "l'alien", qui a fait la différence avec son adresse de loin (5 sur 6). "C'est une belle première, on a été solides", a salué au micro de NBC celui qui a battu le record de points d'un Spur débutant en play-offs. "Ce n'est pas tant que ça (son nombre de points), ça montre l'esprit collectif de cette équipe", a-t-il ajouté. Avec une énergie de tous les instants, le Français a fait plaisir à son public, avide de le voir reprendre le flambeau d'une franchise cinq fois titrée. Il a notamment marqué à mi-distance sur le côté avec la planche, le tir signature du glorieux Tim Duncan, qui a pu apprécier en tribunes. Portland a résisté grâce à une grande performance de Deni Avdija (30 points, 10 rebonds, 5 passes), et défiera de nouveau les Spurs mardi à San Antonio. OKC facile Plus tôt dans la journée, les Detroit Pistons ont été surpris à domicile par le Magic d'Orlando 112-101. Pourtant à la tête du meilleur bilan de la conférence Est, les Pistons ont subi une leçon d'intensité par le Magic, sorti des barrages vendredi après plusieurs semaines moribondes. Cade Cunningham a tout tenté (39 points), mais Paolo Banchero (23 points) a mené un cinq majeur complet à 16 points ou plus. Les autres favoris ont assuré avec la manière. Le Thunder d'Oklahoma City, champion en titre, a éteint les Phoenix Suns, écrasés 119 à 84. OKC a appliqué sa recette habituelle avec une défense de fer et Shai Gilgeous-Alexander pour mener l'offensive (25 points). Les Boston Celtics se sont baladés contre les Philadelphia 76ers 123-91, dans le sillage de leur duo Jayson Tatum (25 points, 11 rebonds, 7 passes) et Jaylen Brown (26 points).

20.04.2026 à 07:35

Anthropic entend "mettre sur la table" les risques de son modèle d'IA Mythos

FRANCE24
img
Ce modèle "commence à dépasser la capacité des humains dans le monde du cyber" vante le Français Guillaume Princen, directeur international des entreprises technologiques d'Anthropic, lors d'un entretien à l'AFP. Il "est capable de déceler des failles informatiques qui existent depuis des dizaines d'années dans des systèmes qui ont été testés par des experts humains et des automates et n'avaient jamais été découvertes avant", selon lui. Jugé trop dangereux en l'état par ses créateurs et des acteurs du secteur, Mythos a vu sa commercialisation repoussée, Anthropic le partageant seulement avec une poignée de géants technologiques américains, tels Nvidia, Amazon, J. P Morgan Chase ou Apple, et d'organisations pour sécuriser leurs infrastructures critiques. Coup de com'? Mais l'entreprise à l'origine de Claude est aussi accusée de surjouer les dangers d'une technologie qu'elle commercialise activement, dans une compétition acharnée avec son rival OpenAI et son puissant modèle ChatGPT. D'autant plus que ces annonces surviennent au moment où les rumeurs bruissent sur son intention d'entrer en Bourse dans le courant de l'année. "On préfère être transparent et mettre ces risques sur la table", balaie Guillaume Princen, pour qui les préoccupations de sécurité sont au "coeur de l'ADN d'Anthropic". "Nous n'avons pas toutes les solutions mais cela doit être une conversation entre les acteurs technologiques comme nous, qui ont un certain nombre de données, le monde académique, le monde politique et le monde des économistes", poursuit-il. Exagérés ou non, les risques de cybersécurité de Mythos suscitent des inquiétudes au sein du système bancaire américain, du gouvernement britannique ou encore de l'Union européenne qui s'est entretenue avec Anthropic pour obtenir davantage d'informations. Aucune entreprise européenne ne fait d'ailleurs partie des testeurs du consortium créé par la start-up, soulevant la question de la préparation du reste du monde face à un modèle dont les capacités offensives ne s'arrêteraient pas aux frontières des Etats-Unis. "Ce n'est sûrement pas un modèle qui va être ouvert au grand public bientôt pour des raisons évidentes mais on est en train de réfléchir aux prochaines vagues d'ouverture", avance Guillaume Princen. Dynamique européenne L'Europe constitue pourtant la région qui se développe le plus fortement pour Anthropic. La croissance de son outil pour les développeurs, Claude Code, qui génère 2,5 milliards de chiffre d'affaires annualisé, c'est-à-dire extrapolé à partir des revenus récents, dans le monde, vient en partie "des entreprises européennes" qui ont "pris cette vague", explique M. Princen. Anthropic, qui réalise 80% de son chiffre d'affaires auprès des entreprises, collabore notamment avec la start-up suédoise Lovable, spécialisée dans le code, ou l'assureur allemand Allianz. Pour étendre sa présence sur le Vieux Continent, elle a ouvert l'année dernière des bureaux à Paris et Munich et a récemment annoncé une expansion significative de ses antennes à Dublin et à Londres. Fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, Anthropic était jusqu'à récemment moins connue du grand public que ses concurrents. Elle a pris une nouvelle dimension fin février lorsqu'elle a refusé de voir ses outils d'intelligence artificielle être utilisés par le Pentagone pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes. En représailles, l'administration Trump l'a désigné comme "un risque" pour la sécurité nationale. Plusieurs procès sont en cours pour régler ce différend avec le gouvernement américain qui pourrait faire perdre plusieurs milliards de dollars de revenus à Anthropic cette année, a mis en garde sa directrice financière Krishna Rao dans des documents juridiques consultés par l'AFP. Dans le même temps, "on a vu un mouvement intéressant, il y a beaucoup de gens qui se sont mis à utiliser Claude de par cette position qu'on a prise sur le sujet", raconte Guillaume Princen. Anthropic a ainsi annoncé début avril avoir multiplié par trois ses revenus en un trimestre, faisant état d'un chiffre d'affaires annualisé, qui a dépassé 30 milliards de dollars, soit davantage qu'OpenAI.
Texte intégral (704 mots)
Ce modèle "commence à dépasser la capacité des humains dans le monde du cyber" vante le Français Guillaume Princen, directeur international des entreprises technologiques d'Anthropic, lors d'un entretien à l'AFP. Il "est capable de déceler des failles informatiques qui existent depuis des dizaines d'années dans des systèmes qui ont été testés par des experts humains et des automates et n'avaient jamais été découvertes avant", selon lui. Jugé trop dangereux en l'état par ses créateurs et des acteurs du secteur, Mythos a vu sa commercialisation repoussée, Anthropic le partageant seulement avec une poignée de géants technologiques américains, tels Nvidia, Amazon, J. P Morgan Chase ou Apple, et d'organisations pour sécuriser leurs infrastructures critiques. Coup de com'? Mais l'entreprise à l'origine de Claude est aussi accusée de surjouer les dangers d'une technologie qu'elle commercialise activement, dans une compétition acharnée avec son rival OpenAI et son puissant modèle ChatGPT. D'autant plus que ces annonces surviennent au moment où les rumeurs bruissent sur son intention d'entrer en Bourse dans le courant de l'année. "On préfère être transparent et mettre ces risques sur la table", balaie Guillaume Princen, pour qui les préoccupations de sécurité sont au "coeur de l'ADN d'Anthropic". "Nous n'avons pas toutes les solutions mais cela doit être une conversation entre les acteurs technologiques comme nous, qui ont un certain nombre de données, le monde académique, le monde politique et le monde des économistes", poursuit-il. Exagérés ou non, les risques de cybersécurité de Mythos suscitent des inquiétudes au sein du système bancaire américain, du gouvernement britannique ou encore de l'Union européenne qui s'est entretenue avec Anthropic pour obtenir davantage d'informations. Aucune entreprise européenne ne fait d'ailleurs partie des testeurs du consortium créé par la start-up, soulevant la question de la préparation du reste du monde face à un modèle dont les capacités offensives ne s'arrêteraient pas aux frontières des Etats-Unis. "Ce n'est sûrement pas un modèle qui va être ouvert au grand public bientôt pour des raisons évidentes mais on est en train de réfléchir aux prochaines vagues d'ouverture", avance Guillaume Princen. Dynamique européenne L'Europe constitue pourtant la région qui se développe le plus fortement pour Anthropic. La croissance de son outil pour les développeurs, Claude Code, qui génère 2,5 milliards de chiffre d'affaires annualisé, c'est-à-dire extrapolé à partir des revenus récents, dans le monde, vient en partie "des entreprises européennes" qui ont "pris cette vague", explique M. Princen. Anthropic, qui réalise 80% de son chiffre d'affaires auprès des entreprises, collabore notamment avec la start-up suédoise Lovable, spécialisée dans le code, ou l'assureur allemand Allianz. Pour étendre sa présence sur le Vieux Continent, elle a ouvert l'année dernière des bureaux à Paris et Munich et a récemment annoncé une expansion significative de ses antennes à Dublin et à Londres. Fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, Anthropic était jusqu'à récemment moins connue du grand public que ses concurrents. Elle a pris une nouvelle dimension fin février lorsqu'elle a refusé de voir ses outils d'intelligence artificielle être utilisés par le Pentagone pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes. En représailles, l'administration Trump l'a désigné comme "un risque" pour la sécurité nationale. Plusieurs procès sont en cours pour régler ce différend avec le gouvernement américain qui pourrait faire perdre plusieurs milliards de dollars de revenus à Anthropic cette année, a mis en garde sa directrice financière Krishna Rao dans des documents juridiques consultés par l'AFP. Dans le même temps, "on a vu un mouvement intéressant, il y a beaucoup de gens qui se sont mis à utiliser Claude de par cette position qu'on a prise sur le sujet", raconte Guillaume Princen. Anthropic a ainsi annoncé début avril avoir multiplié par trois ses revenus en un trimestre, faisant état d'un chiffre d'affaires annualisé, qui a dépassé 30 milliards de dollars, soit davantage qu'OpenAI.

20.04.2026 à 05:43

La Corée du Nord a testé des missiles à sous-munitions, une menace pour son voisin sud-coréen

FRANCE 24
img
La Corée du Nord a annoncé lundi avoir testé des missiles balistiques tactiques équipés d'ogives à sous-munitions. Ce type d'arme menace en premier lieu la Corée du Sud et les militaires américains qui y sont stationnés, selon les analystes.
Texte intégral (704 mots)
La Corée du Nord a annoncé lundi avoir testé des missiles balistiques tactiques équipés d'ogives à sous-munitions. Ce type d'arme menace en premier lieu la Corée du Sud et les militaires américains qui y sont stationnés, selon les analystes.

20.04.2026 à 05:09

Hong Kong: des habitants retrouvent leur logement après l'incendie qui a fait 168 morts

FRANCE24
img
L'incendie, le plus meurtrier qu'ait connu cette région administrative spéciale de la Chine depuis des décennies, avait fait 168 morts et ravagé sept des huit immeubles d'habitation du complexe Wang Fuk Court en novembre. Environ 6.000 résidents disposent dorénavant de créneaux de trois heures pour entrer dans leurs logements et récupérer leurs affaires. Avec 1.700 appartements à inspecter, les autorités espèrent que le processus, débuté lundi, sera achevé début mai. Les autorités leur ont conseillé de se préparer mentalement, et donné pour consigne de revêtir masque, casque et gants. Steven Chong a récupéré dans son appartement un ordinateur contenant des photos de famille, a-t-il raconté à des journalistes. L'homme a aussi pris le temps de faire ses adieux à son chat, décédé dans l'incendie. "Je ne sais pas où il est mort mais je suis allé à l'endroit où il aimait habituellement dormir et lui ai dit de se réincarner rapidement", a dit M. Chong, 50 ans. "C'était étrange, il y a beaucoup de choses que j'avais arrêté de remarquer quand j'habitais là. En y retournant, c'était comme, +oh, c'est donc comme ça que j'avais décoré l'endroit, j'avais oublié+", a-t-il ajouté. Un autre habitant, qui n'a pas souhaité communiquer son nom, a déclaré que son logement avait entièrement brûlé. "Il n'y a rien" à y voir, a-t-il lâché après être revenu de ce qui était autrefois son domicile. "Nous sommes restés un moment pour jeter un coup d'œil, nous avons rendu hommage (à l'appartement) et sommes partis." D'après les pompiers, plus de 920 logements ont été endommagés et certains complètement détruits par l'incendie. Des images diffusées par les autorités montrent que les plafonds et les murs de certains appartements se sont effondrés ou ont été noircis par les flammes, et que les intérieurs sont jonchés de débris. Les secteurs endommagés du complexe résidentiel, dans le district de Tai Po à Hong Kong, ont été bouclés en tant que "zones dangereuses", tandis que des travaux de renforcement ont été effectués là où la structure avait été fragilisée. "Temps limité" Le survivant Harry Leung, l'un des derniers habitants à avoir quitté le complexe le jour de l'incendie, a dit à l'AFP être partagé à l'idée d'y retourner. Bien qu'il ait hâte de revoir l'appartement où il a passé la majeure partie de sa vie, il affirme être déçu par le temps limité - trois heures - qui lui est accordé. Les autorités de Hong Kong ont proposé de racheter les appartements à un prix proche de leur valeur de marché avant l'incendie, malgré les dégâts, mais ont indiqué que reconstruire le complexe sur le même site n'était "pas envisageable". "Je pense qu'il y a en réalité pas mal de gens qui ne veulent pas accepter (l'offre du gouvernement), mais n'ont pas d'autre choix. Ils ont été forcés de l'accepter", a déclaré M. Leung à l'AFP. "Si j'avais le choix, je ne voudrais vraiment pas partir" de Wang Fuk Court, a-t-il ajouté. Betty Ho, qui prévoit de retourner en mai dans l'appartement où elle a vécu plus de 30 ans, a déclaré à l'AFP que ce qu'elle souhaite le plus récupérer, ce sont les albums photo de son enfance. Les "biens de toute une vie" de sa famille se trouvent dans cet immeuble, a-t-elle indiqué. Après l'incendie - le plus meurtrier dans un complexe résidentiel au monde depuis 1980 - Mme Ho a été relogée dans des hébergements temporaires mis en place pour les résidents de Wang Fuk Court à proximité du site. Pour l'instant, elle est autorisée à y rester jusqu'à la fin de l'année, mais elle a confié à l'AFP se sentir anxieuse et démunie face à l'incertitude concernant son futur logement. "Serons-nous expulsés?" a-t-elle demandé. "Où vais-je trouver un endroit où vivre?"
Texte intégral (671 mots)
L'incendie, le plus meurtrier qu'ait connu cette région administrative spéciale de la Chine depuis des décennies, avait fait 168 morts et ravagé sept des huit immeubles d'habitation du complexe Wang Fuk Court en novembre. Environ 6.000 résidents disposent dorénavant de créneaux de trois heures pour entrer dans leurs logements et récupérer leurs affaires. Avec 1.700 appartements à inspecter, les autorités espèrent que le processus, débuté lundi, sera achevé début mai. Les autorités leur ont conseillé de se préparer mentalement, et donné pour consigne de revêtir masque, casque et gants. Steven Chong a récupéré dans son appartement un ordinateur contenant des photos de famille, a-t-il raconté à des journalistes. L'homme a aussi pris le temps de faire ses adieux à son chat, décédé dans l'incendie. "Je ne sais pas où il est mort mais je suis allé à l'endroit où il aimait habituellement dormir et lui ai dit de se réincarner rapidement", a dit M. Chong, 50 ans. "C'était étrange, il y a beaucoup de choses que j'avais arrêté de remarquer quand j'habitais là. En y retournant, c'était comme, +oh, c'est donc comme ça que j'avais décoré l'endroit, j'avais oublié+", a-t-il ajouté. Un autre habitant, qui n'a pas souhaité communiquer son nom, a déclaré que son logement avait entièrement brûlé. "Il n'y a rien" à y voir, a-t-il lâché après être revenu de ce qui était autrefois son domicile. "Nous sommes restés un moment pour jeter un coup d'œil, nous avons rendu hommage (à l'appartement) et sommes partis." D'après les pompiers, plus de 920 logements ont été endommagés et certains complètement détruits par l'incendie. Des images diffusées par les autorités montrent que les plafonds et les murs de certains appartements se sont effondrés ou ont été noircis par les flammes, et que les intérieurs sont jonchés de débris. Les secteurs endommagés du complexe résidentiel, dans le district de Tai Po à Hong Kong, ont été bouclés en tant que "zones dangereuses", tandis que des travaux de renforcement ont été effectués là où la structure avait été fragilisée. "Temps limité" Le survivant Harry Leung, l'un des derniers habitants à avoir quitté le complexe le jour de l'incendie, a dit à l'AFP être partagé à l'idée d'y retourner. Bien qu'il ait hâte de revoir l'appartement où il a passé la majeure partie de sa vie, il affirme être déçu par le temps limité - trois heures - qui lui est accordé. Les autorités de Hong Kong ont proposé de racheter les appartements à un prix proche de leur valeur de marché avant l'incendie, malgré les dégâts, mais ont indiqué que reconstruire le complexe sur le même site n'était "pas envisageable". "Je pense qu'il y a en réalité pas mal de gens qui ne veulent pas accepter (l'offre du gouvernement), mais n'ont pas d'autre choix. Ils ont été forcés de l'accepter", a déclaré M. Leung à l'AFP. "Si j'avais le choix, je ne voudrais vraiment pas partir" de Wang Fuk Court, a-t-il ajouté. Betty Ho, qui prévoit de retourner en mai dans l'appartement où elle a vécu plus de 30 ans, a déclaré à l'AFP que ce qu'elle souhaite le plus récupérer, ce sont les albums photo de son enfance. Les "biens de toute une vie" de sa famille se trouvent dans cet immeuble, a-t-elle indiqué. Après l'incendie - le plus meurtrier dans un complexe résidentiel au monde depuis 1980 - Mme Ho a été relogée dans des hébergements temporaires mis en place pour les résidents de Wang Fuk Court à proximité du site. Pour l'instant, elle est autorisée à y rester jusqu'à la fin de l'année, mais elle a confié à l'AFP se sentir anxieuse et démunie face à l'incertitude concernant son futur logement. "Serons-nous expulsés?" a-t-elle demandé. "Où vais-je trouver un endroit où vivre?"

20.04.2026 à 04:37

Huit enfants tués par balles dans des violences intrafamiliales en Louisiane

FRANCE24
img
Cette tuerie, la pire aux Etats-Unis depuis plus de deux ans, a eu lieu à Shreveport, une importante agglomération du nord-ouest de l'Etat de Louisiane. Appelés tôt dimanche pour répondre à des violences, les policiers ont découvert des victimes dans deux habitations distinctes, a souligné le caporal de police Chris Bordelon lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'un troisième lieu est concerné par l'enquête. "Trois garçons et cinq filles âgés de 3 à 11 ans ont été abattus", a indiqué le bureau du médecin légiste. Sept d'entre eux étaient frères et soeurs, et le dernier un cousin. Selon le caporal Bordelon, un total de dix personnes ont été touchées par balles, "dont huit sont décédées". Sept des huit mineurs tués étaient les enfants de l'auteur présumé, a-t-il ajouté. Les deux autres personnes, grièvement blessées par balles, sont des femmes dont au moins l'une était la mère de plusieurs des enfants tués, a indiqué la police, qui "mène activement l'enquête pour tenter de déterminer les motifs" des crimes. La police a indiqué à l'AFP qu'une des femmes, blessée par balle au bas du visage, avait alerté un voisin, qui avait appelé les secours. Le maire de Shreveport, Tom Arceneaux, a indiqué sur CNN que les deux femmes étaient des proches du suspect, sans plus de précisions. Au total, neuf enfants se trouvaient dans la deuxième résidence où s'est rendu le tireur. L'un d'entre eux a survécu et a été hospitalisé pour une blessure sans gravité, a déclaré M. Arceneaux à la presse. Suspect abattu La police a identifié le tireur comme étant Shamar Elkins, 31 ans. Après avoir pris la fuite à bord d'un véhicule volé, le suspect a été pris en chasse par les forces de l'ordre puis abattu. "A l'issue de cette course-poursuite, le suspect est sorti du véhicule avec une arme, et nos agents ont été contraints de le neutraliser", a expliqué Chris Bordelon à la presse. Aucun policier n'a été blessé. Un journaliste vidéo de l'AFP présent sur les lieux a vu cinq impacts de balle sur la porte de l'une des maisons. Selon la police, Shamar Elkins avait déjà été arrêté en 2019 pour détention d'armes. Les autorités ont toutefois précisé n'avoir connaissance d'aucun antécédent de violences intrafamiliales le concernant. "Tragédie insensée" Freddie Montgomery, un habitant du quartier âgé de 72 ans, a raconté avoir vu la police sortir les corps des enfants dimanche. "Hier après-midi, à cette heure-ci, tous ces enfants jouaient dans le jardin devant la maison. Et lui, il était assis sous le porche", a-t-il confié à l'AFP. Le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, a déclaré avoir le "coeur brisé". Mike Johnson, président de la Chambre américaine des représentants et député de la région, a dénoncé sur X une "tragédie insensée." Selon les données de l'ONG Gun Violence Archive, qui font autorité, il s'agit du pire bilan d'une tuerie par arme à feu aux Etats-Unis depuis la mort de huit personnes dans une banlieue de Chicago en janvier 2024. Avec plus d'armes à feu en circulation que d'habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé de tous les pays développés. Les fusillades sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n'ont jusqu'à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes. En 2025, près de 15.000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon Gun Violence Archive.
Texte intégral (619 mots)
Cette tuerie, la pire aux Etats-Unis depuis plus de deux ans, a eu lieu à Shreveport, une importante agglomération du nord-ouest de l'Etat de Louisiane. Appelés tôt dimanche pour répondre à des violences, les policiers ont découvert des victimes dans deux habitations distinctes, a souligné le caporal de police Chris Bordelon lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'un troisième lieu est concerné par l'enquête. "Trois garçons et cinq filles âgés de 3 à 11 ans ont été abattus", a indiqué le bureau du médecin légiste. Sept d'entre eux étaient frères et soeurs, et le dernier un cousin. Selon le caporal Bordelon, un total de dix personnes ont été touchées par balles, "dont huit sont décédées". Sept des huit mineurs tués étaient les enfants de l'auteur présumé, a-t-il ajouté. Les deux autres personnes, grièvement blessées par balles, sont des femmes dont au moins l'une était la mère de plusieurs des enfants tués, a indiqué la police, qui "mène activement l'enquête pour tenter de déterminer les motifs" des crimes. La police a indiqué à l'AFP qu'une des femmes, blessée par balle au bas du visage, avait alerté un voisin, qui avait appelé les secours. Le maire de Shreveport, Tom Arceneaux, a indiqué sur CNN que les deux femmes étaient des proches du suspect, sans plus de précisions. Au total, neuf enfants se trouvaient dans la deuxième résidence où s'est rendu le tireur. L'un d'entre eux a survécu et a été hospitalisé pour une blessure sans gravité, a déclaré M. Arceneaux à la presse. Suspect abattu La police a identifié le tireur comme étant Shamar Elkins, 31 ans. Après avoir pris la fuite à bord d'un véhicule volé, le suspect a été pris en chasse par les forces de l'ordre puis abattu. "A l'issue de cette course-poursuite, le suspect est sorti du véhicule avec une arme, et nos agents ont été contraints de le neutraliser", a expliqué Chris Bordelon à la presse. Aucun policier n'a été blessé. Un journaliste vidéo de l'AFP présent sur les lieux a vu cinq impacts de balle sur la porte de l'une des maisons. Selon la police, Shamar Elkins avait déjà été arrêté en 2019 pour détention d'armes. Les autorités ont toutefois précisé n'avoir connaissance d'aucun antécédent de violences intrafamiliales le concernant. "Tragédie insensée" Freddie Montgomery, un habitant du quartier âgé de 72 ans, a raconté avoir vu la police sortir les corps des enfants dimanche. "Hier après-midi, à cette heure-ci, tous ces enfants jouaient dans le jardin devant la maison. Et lui, il était assis sous le porche", a-t-il confié à l'AFP. Le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, a déclaré avoir le "coeur brisé". Mike Johnson, président de la Chambre américaine des représentants et député de la région, a dénoncé sur X une "tragédie insensée." Selon les données de l'ONG Gun Violence Archive, qui font autorité, il s'agit du pire bilan d'une tuerie par arme à feu aux Etats-Unis depuis la mort de huit personnes dans une banlieue de Chicago en janvier 2024. Avec plus d'armes à feu en circulation que d'habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé de tous les pays développés. Les fusillades sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n'ont jusqu'à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes. En 2025, près de 15.000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon Gun Violence Archive.

20.04.2026 à 04:17

Dans la tourmente de l'affaire Mandelson Epstein, Keir Starmer face aux députés britanniques

FRANCE 24
img
Le Premier ministre britannique Keir Starmer se présente lundi devant le Parlement, pour tenter d'apaiser la colère déclenchée par un nouvel épisode dans l'affaire Peter Mandelson. Ce haut membre du Parti travailliste avait été nomméambassadeur aux États-Unis malgré ses liens avec Jeffrey Epstein.
Texte intégral (619 mots)
Le Premier ministre britannique Keir Starmer se présente lundi devant le Parlement, pour tenter d'apaiser la colère déclenchée par un nouvel épisode dans l'affaire Peter Mandelson. Ce haut membre du Parti travailliste avait été nomméambassadeur aux États-Unis malgré ses liens avec Jeffrey Epstein.

20.04.2026 à 04:09

La dissuasion nucléaire au cœur de la rencontre entre Tusk et Macron en Pologne

FRANCE 24
img
Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi, à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus "forte" et plus "souveraine" face à la Russie et aux États-Unis. Au menu, notamment : dissuasion nucléaire, satellites militaires ou encore industrie de défense.
Texte intégral (619 mots)
Les dirigeants pro-européens Emmanuel Macron et Donald Tusk vont s'attacher, lundi, à Gdansk, en Pologne, à renforcer la coopération franco-polonaise pour une Europe plus "forte" et plus "souveraine" face à la Russie et aux États-Unis. Au menu, notamment : dissuasion nucléaire, satellites militaires ou encore industrie de défense.

20.04.2026 à 04:03

Elon Musk convoqué par la justice française dans le cadre de son enquête sur les dérives de X

FRANCE 24
img
Le milliardaire Elon Musk doit être entendu en audition libre par le parquet de Paris, lundi, dans le cadre de l'enquête française "sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française", et notamment les deepfakes sexuels. Rien n'indique si Elon Musk va s'y présenter, ce dernier a dénoncé "une attaque politique".
Texte intégral (619 mots)
Le milliardaire Elon Musk doit être entendu en audition libre par le parquet de Paris, lundi, dans le cadre de l'enquête française "sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française", et notamment les deepfakes sexuels. Rien n'indique si Elon Musk va s'y présenter, ce dernier a dénoncé "une attaque politique".

20.04.2026 à 03:51

Le braqueur Ferrara devant la justice en Belgique pour un projet d'attaque en Allemagne

FRANCE24
img
Le 27 février 2025 à l'aube, le projet est mis en échec par une opération de police dans la ville belge d'Eupen, non loin de la frontière allemande, où les malfaiteurs avaient loué un logement. Selon les enquêteurs, ils devaient s'attaquer de manière imminente à un établissement bancaire de Bochum (Allemagne). La justice française enquêtait depuis l'automne 2024 sur cette association de malfaiteurs impliquant plusieurs noms connus dans le grand banditisme. La coopération avec la Belgique aboutit finalement à ce coup de filet d'Eupen. Et à un procès à partir de lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Des audiences ont été programmées jusqu'au 29 avril. Le jugement sera ensuite mis en délibéré. Antonio Ferrara, 52 ans, est considéré par l'accusation comme un des cerveaux de ce projet, autour duquel s'est constituée une équipe "chevronnée" et "déterminée", qui devait passer à l'acte avec armes de guerre, grenades et explosifs. Mais il va contester les charges qui pèsent contre lui. "Aucune arme n'a été retrouvée dans le véhicule où se trouvait Antonio Ferrara" à son arrestation, avait déclaré à l'AFP son avocat Olivier Martins début avril, au moment de la fixation du calendrier des débats. L'avocat a affirmé que l'enquête de téléphonie n'avait pas réussi à démontrer ses liens avec la bande qui s'apprêtait à passer à l'acte en Allemagne. L'attaque devait cibler un centre-fort qui est un lieu où les banques entreposent billets, bijoux et autres valeurs. Des récidivistes Né en octobre 1973 dans le sud de l'Italie, installé avec sa famille en région parisienne, Antonio Ferrara est surnommé le "roi de la belle" depuis sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes, en banlieue parisienne, en 2003. Il a été condamné en France pour des braquages et une tentative de meurtre, ainsi que pour deux évasions au total. A Bruxelles, il est jugé aux côtés de neuf complices présumés, dont l'un de ses frères, Massimiliano Ferrara. Tous deux comptent parmi les prévenus récidivistes, déjà condamnés pour des faits similaires, avec Kader Doumbia, originaire de région parisienne, et Abderahim Bekhti, un Belgo-marocain également connu de la justice française. Détention d'explosifs, d'armes prohibées, vol aggravé, tentative de vol avec violences et menaces, participation à une organisation criminelle, etc. La liste des infractions retenues est longue. L'un des prévenus, l'Algérien Yacine Bentouati, doit aussi répondre de tentative de meurtre pour avoir foncé sur une voiture de police en tentant de fuir. Un policier belge des unités spéciales avait été blessé. L'Etat belge s'est constitué partie civile. Les prévenus comparaissent presque tous libres, ou placés sous bracelet électronique. Antonio Ferrara a effectué environ huit mois de détention provisoire en Belgique, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre 2025. La France avait émis un mandat d'arrêt européen pour obtenir sa remise. Sa dernière lourde condamnation à Paris remonte à octobre 2010 quand il avait écopé de 12 ans -- une peine réduite en appel -- pour son évasion de Fresnes. Il avait été libéré en juillet 2022.
Texte intégral (531 mots)
Le 27 février 2025 à l'aube, le projet est mis en échec par une opération de police dans la ville belge d'Eupen, non loin de la frontière allemande, où les malfaiteurs avaient loué un logement. Selon les enquêteurs, ils devaient s'attaquer de manière imminente à un établissement bancaire de Bochum (Allemagne). La justice française enquêtait depuis l'automne 2024 sur cette association de malfaiteurs impliquant plusieurs noms connus dans le grand banditisme. La coopération avec la Belgique aboutit finalement à ce coup de filet d'Eupen. Et à un procès à partir de lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Des audiences ont été programmées jusqu'au 29 avril. Le jugement sera ensuite mis en délibéré. Antonio Ferrara, 52 ans, est considéré par l'accusation comme un des cerveaux de ce projet, autour duquel s'est constituée une équipe "chevronnée" et "déterminée", qui devait passer à l'acte avec armes de guerre, grenades et explosifs. Mais il va contester les charges qui pèsent contre lui. "Aucune arme n'a été retrouvée dans le véhicule où se trouvait Antonio Ferrara" à son arrestation, avait déclaré à l'AFP son avocat Olivier Martins début avril, au moment de la fixation du calendrier des débats. L'avocat a affirmé que l'enquête de téléphonie n'avait pas réussi à démontrer ses liens avec la bande qui s'apprêtait à passer à l'acte en Allemagne. L'attaque devait cibler un centre-fort qui est un lieu où les banques entreposent billets, bijoux et autres valeurs. Des récidivistes Né en octobre 1973 dans le sud de l'Italie, installé avec sa famille en région parisienne, Antonio Ferrara est surnommé le "roi de la belle" depuis sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes, en banlieue parisienne, en 2003. Il a été condamné en France pour des braquages et une tentative de meurtre, ainsi que pour deux évasions au total. A Bruxelles, il est jugé aux côtés de neuf complices présumés, dont l'un de ses frères, Massimiliano Ferrara. Tous deux comptent parmi les prévenus récidivistes, déjà condamnés pour des faits similaires, avec Kader Doumbia, originaire de région parisienne, et Abderahim Bekhti, un Belgo-marocain également connu de la justice française. Détention d'explosifs, d'armes prohibées, vol aggravé, tentative de vol avec violences et menaces, participation à une organisation criminelle, etc. La liste des infractions retenues est longue. L'un des prévenus, l'Algérien Yacine Bentouati, doit aussi répondre de tentative de meurtre pour avoir foncé sur une voiture de police en tentant de fuir. Un policier belge des unités spéciales avait été blessé. L'Etat belge s'est constitué partie civile. Les prévenus comparaissent presque tous libres, ou placés sous bracelet électronique. Antonio Ferrara a effectué environ huit mois de détention provisoire en Belgique, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre 2025. La France avait émis un mandat d'arrêt européen pour obtenir sa remise. Sa dernière lourde condamnation à Paris remonte à octobre 2010 quand il avait écopé de 12 ans -- une peine réduite en appel -- pour son évasion de Fresnes. Il avait été libéré en juillet 2022.

20.04.2026 à 03:06

La marine américaine a pris le contrôle d'un cargo iranien, doutes autour des négociations

FRANCE24
img
Alors que le cessez-le-feu entamé le 8 avril doit s'achever mercredi, Donald Trump annonce qu'un cargo iranien a tenté de franchir "le blocus naval", dimanche. Le Touska a alors été intercepté par la marine américaine, qui a pris le contrôle du navire. Cet événement intervient alors que les pourparlers doivent reprendre à Islamabad lundi, mais Téhéran ne compte pas y participer, selon la télévision d'État.
Texte intégral (531 mots)
Alors que le cessez-le-feu entamé le 8 avril doit s'achever mercredi, Donald Trump annonce qu'un cargo iranien a tenté de franchir "le blocus naval", dimanche. Le Touska a alors été intercepté par la marine américaine, qui a pris le contrôle du navire. Cet événement intervient alors que les pourparlers doivent reprendre à Islamabad lundi, mais Téhéran ne compte pas y participer, selon la télévision d'État.

20.04.2026 à 02:56

L'élection de Roumen Radev accueillie de manière "plus sereine" que prévu par l'Europe

FRANCE24
img
Certains en Europe pouvaient craindre, après la défaite de Viktor Orban en Hongrie, de le voir être remplacé dans le clan des euro-sceptiques par Roumen Radev - qui remporte les législatives bulgares. Mais ce pro-russe a déjà promis qu'il ne mettrait pas de veto contre le 20e train de sanctions contre la Russie ou le prêt destiné à l'Ukraine. "Il ne menace pas totalement le fonctionnement de l'UE, contrairement à Viktor Orban", rapporte Pierre Benazet, correspondant pour France 24 à Bruxelles.
Lire plus (84 mots)
Certains en Europe pouvaient craindre, après la défaite de Viktor Orban en Hongrie, de le voir être remplacé dans le clan des euro-sceptiques par Roumen Radev - qui remporte les législatives bulgares. Mais ce pro-russe a déjà promis qu'il ne mettrait pas de veto contre le 20e train de sanctions contre la Russie ou le prêt destiné à l'Ukraine. "Il ne menace pas totalement le fonctionnement de l'UE, contrairement à Viktor Orban", rapporte Pierre Benazet, correspondant pour France 24 à Bruxelles.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞