Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

20.05.2026 à 09:27

FRANCE24
img
Depuis début mai, la capitale administrative du pays est l'épicentre de manifestations réclamant le départ du président de centre droit Rodrigo Paz. Dans un pays plongé dans sa pire crise économique depuis 40 ans, les mobilisations de paysans, ouvriers et mineurs notamment provoquent pénuries alimentaires, ruptures de carburant et manque de médicaments dans les hôpitaux. "On n'a pratiquement plus rien: impossible de trouver un œuf", témoigne auprès de l'AFP Sheyla Caya, une mère de famille de 43 ans. "Entre voisins, on finit par se disputer pour un poulet", ajoute-t-elle. Une longue file se forme devant une échoppe vendant des volailles. Des clients crient contre ceux qui tentent de passer devant. Les vendeurs préviennent: un seul poulet par personne. Son bébé dans les bras, Hellen Condori, commerçante de 32 ans, attend son tour. Une employée inscrit au feutre sur son avant-bras son numéro de passage: 132. Aucune issue à la crise ne se dessine pour l'instant. Mardi, les autorités recensaient 44 points de blocage dans tout le pays, douze de plus que la veille. Dans une nouvelle escalade des tensions, des affrontements ont opposé lundi manifestants et police antiémeutes à La Paz. Pierres, bâtons et explosifs artisanaux ont été lancés contre les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Selon l'Assemblée permanente des droits humains, une organisation civile, la journée s'est soldée par plus de 120 interpellations. Le gouvernement a fait état de bâtiments publics pillés, de stations du téléphérique urbain endommagées et d'un véhicule de police incendié. Escalade des tensions Au fil des jours, les revendications des manifestants se sont durcies. Après avoir réclamé des hausses de salaires, davantage de carburant et des mesures contre la crise économique, ils exigent désormais la démission du président, au pouvoir depuis à peine six mois. Jaime Quiroga, un retraité de 75 ans, longe les dizaines d'étals fermés du principal marché de la ville, recouverts de bâches et de plastiques. "Les commerçants n'ont rien à vendre parce que les camions restent bloqués sur les routes", explique-t-il. La police a annoncé mardi le déploiement "dans les prochaines heures" d'une opération pour débloquer les routes autour de La Paz et permettre l'acheminement de nourriture, médicaments et carburant. Samedi dernier, policiers et militaires avaient réussi à faire entrer quelques convois après douze heures d'affrontements avec les manifestants, avant que les barrages ne soient de nouveau renforcés. Le gouvernement a mis en place un "pont aérien" depuis Santa Cruz (est) et Cochabamba (centre) pour ravitailler la ville, sans parvenir à répondre à la demande. Sur son étal de légumes, Graciela Zuleta voit ses ventes chuter. Le kilo de tomates, qu'elle vendait auparavant 0,40 dollar, coûte désormais 1,10 dollar. "Les clients ne sont pas contents. A ce prix-là, beaucoup repartent sans rien acheter", raconte cette femme aymara de 40 ans. Non loin, une file de véhicules s'étire sur plusieurs centaines de mètres devant une station-service. Peu après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz a supprimé les subventions sur les carburants, pointées du doigt pour avoir vidé les réserves en dollars du pays, ce qui a déclenché la crise actuelle. La mesure a fait grimper les prix et des stations-service ont commencé à vendre une essence contaminée, endommageant des milliers de moteurs et alimentant la colère des transporteurs. Fabio Gutiérrez, chauffeur de minibus de 34 ans, affirme avoir déboursé plus de 1.000 dollars pour réparer son véhicule. Cela fait plus de cinq heures qu'il attend pour faire le plein, avec la peur de voir son moteur de nouveau endommagé.

20.05.2026 à 09:21

FRANCE 24
img
Trois personnes ont été tuées, lundi, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l'intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte.  L'attaque a provoqué la sidération au sein d'une communauté musulmane qui se mue dans le recueillement.
Texte intégral (631 mots)
Trois personnes ont été tuées, lundi, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l'intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte.  L'attaque a provoqué la sidération au sein d'une communauté musulmane qui se mue dans le recueillement.

20.05.2026 à 09:17

FRANCE24
img
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis qu'Israël a lancé en janvier 2025 une vaste opération militaire contre les groupes armés palestiniens actifs dans le nord de la Cisjordanie, un mineur palestinien est tué chaque semaine en moyenne dans l'ensemble de ce territoire occupé par Israël depuis 1967, selon l'Unicef (contre un toutes les trois semaines en moyenne en 2021). Soit 70 tués - généralement âgés de 15-16 ans - dont 65 par les forces israéliennes, à la date du rapport le 12 mai. Il faut désormais ajouter Youssef Kaabnah, 16 ans, tué le 13 mai. Et Fahd Oweis, 15 ans, deux jours plus tard. Selon l'armée israélienne, ces deux derniers avaient "lancé des pierres" vers des soldats. C'est probablement aussi ce qu'avait fait Youssef Shtayyeh le 23 avril, à Naplouse, la grande ville du nord de la Cisjordanie. "Je n'y étais pas, je ne sais pas", répète souvent son père, Sameh Shtayyeh, entrepreneur en bâtiment de 48 ans rencontré par l'AFP trois semaines après le drame. Il habite dans un quartier résidentiel tranquille surplombant l'un des grands axes entrant dans Naplouse, par lequel les jeeps de l'armée israélienne avaient quitté la ville après une incursion ce jour-là. Blessures "pour tuer" Youssef Shtayyeh, 15 ans, et ses amis se trouvaient dans une rue perpendiculaire. Un couple en voiture les a vu "jeter des pierres", avant d'apercevoir en contrebas les jeeps sur la route. Une jeep s'arrête, ainsi que les suivantes. "Un soldat est sorti, puis deux autres, ils ont commencé à tirer en direction des enfants", décrit sous couvert d'anonymat le conducteur à l'AFP. La suite est filmée par une voisine. On entend deux tirs, des cris, on voit l'adolescent s'agripper à la poignée de la voiture du couple. "Il m'a dit +je vous en supplie ne me laissez pas, j'ai peur. Ramenez-moi chez mon père, ramenez-moi chez moi+", raconte le conducteur. Rapidement, sur la banquette arrière, l'adolescent ne répond plus. Ils filent à l'hôpital. Youssef Shtayyeh est en arrêt cardiaque quand ils y arrivent. "Une blessure par balle, avec un point d'entrée dans le dos, ressorti par la poitrine", explique à l'AFP le chirurgien qui l'a pris en charge. Les médecins parviennent à le réanimer et le transportent en salle d'opération, mais son coeur s'arrête à nouveau, définitivement. "Avant, c'était des blessures légères, aux jambes, aux bras, ou de balles de caoutchouc" qu'on soignait, dit le Dr Bahaa Fattouh. Mais depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, "on ne voit que des blessures mortelles, à la poitrine, à la tête", des blessures "pour tuer". Et la plupart "meurent sur la table d'opération". "Procédure normale" L'AFP a contacté l'armée israélienne le jour des faits, puis une fois de retour de Naplouse pour demander un commentaire sur les témoignages recueillis. La réponse a été la même, mot pour mot: "un terroriste a lancé des pierres en direction des soldats. Les soldats ont appliqué la procédure normale d'arrestation, qui s'est terminée par des tirs en direction du suspect". En Cisjordanie, "nous tuons comme nous n'avons pas tué depuis 1967", a récemment déclaré lors d'un forum privé le général de division Avi Bluth, chef de l'armée israélienne dans le territoire, selon des propos révélés par le journal Haaretz. Il y avait précisé que 42 Palestiniens avaient été tués en 2025 pour des jets du pierre. Du "terrorisme", selon lui. Debout là où s'était tenu son fils, Sameh Shtayyeh contemple la route empruntée par les jeeps des dizaines de mètres plus bas. "Qu'il ait jeté des pierres ou pas, quelle importance. Où est le danger pour une patrouille de l'armée?". Amer, il ajoute: dans les "manifestations, en Israël, en France", "les gens jettent des pierres et poubelles", et ne risquent pas plus qu'une arrestation. Il a enterré son fils dans le village de sa famille à Tell, à cinq kilomètres de Naplouse. Il y a quelques jours, des femmes y veillaient encore devant la tombe couverte de fleurs où trône un portrait de l'adolescent, ballon au pied sur un terrain de football - son père avait promis de l'emmener en Arabie saoudite voir jouer Cristiano Ronaldo. Sa mère n'y est pas ce jour-là. Pour elle c'est très dur, explique sobrement son mari. Lui s'efforce de faire bonne figure, mais l'absence le "détruit" à chaque fois qu'il se rappelle à lui. Dans cette nouvelle vie, dit-il, il rentre à la maison "et Youssef n'est pas là". Son aîné revient du lycée "et Youssef n'est pas là". Il se retourne vers la banquette arrière de la voiture, mais "Youssef n'est pas là".
Texte intégral (810 mots)
Ce n'est pas un cas isolé. Depuis qu'Israël a lancé en janvier 2025 une vaste opération militaire contre les groupes armés palestiniens actifs dans le nord de la Cisjordanie, un mineur palestinien est tué chaque semaine en moyenne dans l'ensemble de ce territoire occupé par Israël depuis 1967, selon l'Unicef (contre un toutes les trois semaines en moyenne en 2021). Soit 70 tués - généralement âgés de 15-16 ans - dont 65 par les forces israéliennes, à la date du rapport le 12 mai. Il faut désormais ajouter Youssef Kaabnah, 16 ans, tué le 13 mai. Et Fahd Oweis, 15 ans, deux jours plus tard. Selon l'armée israélienne, ces deux derniers avaient "lancé des pierres" vers des soldats. C'est probablement aussi ce qu'avait fait Youssef Shtayyeh le 23 avril, à Naplouse, la grande ville du nord de la Cisjordanie. "Je n'y étais pas, je ne sais pas", répète souvent son père, Sameh Shtayyeh, entrepreneur en bâtiment de 48 ans rencontré par l'AFP trois semaines après le drame. Il habite dans un quartier résidentiel tranquille surplombant l'un des grands axes entrant dans Naplouse, par lequel les jeeps de l'armée israélienne avaient quitté la ville après une incursion ce jour-là. Blessures "pour tuer" Youssef Shtayyeh, 15 ans, et ses amis se trouvaient dans une rue perpendiculaire. Un couple en voiture les a vu "jeter des pierres", avant d'apercevoir en contrebas les jeeps sur la route. Une jeep s'arrête, ainsi que les suivantes. "Un soldat est sorti, puis deux autres, ils ont commencé à tirer en direction des enfants", décrit sous couvert d'anonymat le conducteur à l'AFP. La suite est filmée par une voisine. On entend deux tirs, des cris, on voit l'adolescent s'agripper à la poignée de la voiture du couple. "Il m'a dit +je vous en supplie ne me laissez pas, j'ai peur. Ramenez-moi chez mon père, ramenez-moi chez moi+", raconte le conducteur. Rapidement, sur la banquette arrière, l'adolescent ne répond plus. Ils filent à l'hôpital. Youssef Shtayyeh est en arrêt cardiaque quand ils y arrivent. "Une blessure par balle, avec un point d'entrée dans le dos, ressorti par la poitrine", explique à l'AFP le chirurgien qui l'a pris en charge. Les médecins parviennent à le réanimer et le transportent en salle d'opération, mais son coeur s'arrête à nouveau, définitivement. "Avant, c'était des blessures légères, aux jambes, aux bras, ou de balles de caoutchouc" qu'on soignait, dit le Dr Bahaa Fattouh. Mais depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre 2023, "on ne voit que des blessures mortelles, à la poitrine, à la tête", des blessures "pour tuer". Et la plupart "meurent sur la table d'opération". "Procédure normale" L'AFP a contacté l'armée israélienne le jour des faits, puis une fois de retour de Naplouse pour demander un commentaire sur les témoignages recueillis. La réponse a été la même, mot pour mot: "un terroriste a lancé des pierres en direction des soldats. Les soldats ont appliqué la procédure normale d'arrestation, qui s'est terminée par des tirs en direction du suspect". En Cisjordanie, "nous tuons comme nous n'avons pas tué depuis 1967", a récemment déclaré lors d'un forum privé le général de division Avi Bluth, chef de l'armée israélienne dans le territoire, selon des propos révélés par le journal Haaretz. Il y avait précisé que 42 Palestiniens avaient été tués en 2025 pour des jets du pierre. Du "terrorisme", selon lui. Debout là où s'était tenu son fils, Sameh Shtayyeh contemple la route empruntée par les jeeps des dizaines de mètres plus bas. "Qu'il ait jeté des pierres ou pas, quelle importance. Où est le danger pour une patrouille de l'armée?". Amer, il ajoute: dans les "manifestations, en Israël, en France", "les gens jettent des pierres et poubelles", et ne risquent pas plus qu'une arrestation. Il a enterré son fils dans le village de sa famille à Tell, à cinq kilomètres de Naplouse. Il y a quelques jours, des femmes y veillaient encore devant la tombe couverte de fleurs où trône un portrait de l'adolescent, ballon au pied sur un terrain de football - son père avait promis de l'emmener en Arabie saoudite voir jouer Cristiano Ronaldo. Sa mère n'y est pas ce jour-là. Pour elle c'est très dur, explique sobrement son mari. Lui s'efforce de faire bonne figure, mais l'absence le "détruit" à chaque fois qu'il se rappelle à lui. Dans cette nouvelle vie, dit-il, il rentre à la maison "et Youssef n'est pas là". Son aîné revient du lycée "et Youssef n'est pas là". Il se retourne vers la banquette arrière de la voiture, mais "Youssef n'est pas là".

20.05.2026 à 09:07

FRANCE24
img
La fragmentation de son habitat, les conflits avec les habitants conjugués à du braconnage ont fait de ce primate une espèce menacée. Mais le groupe de conservation Langur Project Penang (LPP) mise sur des projets à faible technologie et un engagement communautaire pour contribuer à sauvegarder l'espèce. Yap Jo Leen, fondatrice du LPP, a pris conscience de la nécessité d'une solution en 2016 lorsqu'elle a vu des semnopithèques obscurs risquer leur vie en traversant les routes. "J'ai réalisé qu'ils ne restent pas seulement dans la forêt. Ils traversent aussi les routes pour se rendre dans la zone côtière à la recherche de nourriture", explique-t-elle à l'AFP. Elle a alors eu l'idée de construire des passerelles suspendues et d'associer ce projet à un engagement communautaire. "A l'époque, l'idée était insensée, car personne ne l'avait jamais réalisée auparavant en Malaisie", ajoute-t-elle. Des ponts de canopée similaires ont aidé d'autres primates menacés dans d'autres régions, notamment en Indonésie, où un orang-outan a récemment été observé utilisant un tel passage pour la première fois. Tuyaux d'incendie Pour construire ces passerelles, l'équipe de Mme Yap a expérimenté différents matériaux avant d'opter pour des tuyaux d'incendie recyclés, "tordus pour imiter des branches d'arbre". Ces passerelles sont reliées d'un côté à un arbre et de l'autre à un poteau. Trois ont été installées à ce jour, la dernière en avril près de la station balnéaire de Batu Ferringhi, sur l'île de Penang. Les recherches menées par le groupe ont démontré l'efficacité de ces structures, assure Mme Yap. Sur un site en particulier, au moins huit singes ont péri dans des accidents de la circulation entre 2016 et 2018. Mais depuis l'installation d'une passerelle en 2019, aucun décès n'a été constaté. Ces ponts suspendus permettent également à des groupes de singes, autrefois largement confinés à une zone, d'étendre leur aire de répartition. Ils réduisent aussi la pression sur les habitants, entrés en conflit avec des bandes de singes errants et affamés à la recherche de nourriture dans les quartiers urbains. "Nous devons coexister" Le LPP recrute des personnes pour servir de "scientifiques citoyens", chargés de suivre les déplacements des langurs à lunettes, de collecter des données et d'enregistrer les coordonnées GPS. Les bénévoles reçoivent une petite indemnité ainsi qu'une formation au travail de terrain, en contrepartie de leur engagement à suivre les singes pendant au moins trois mois. Ces données aident les chercheurs à mieux comprendre les primates, notamment leur zone d'habitat et leurs habitudes alimentaires et pourraient même, à terme, contribuer à orienter les efforts de reforestation. Les bénévoles âgés de 17 à 65 ans se présentent eux-mêmes comme des "traqueurs de singes" ou ceux qui "chuchotent à l'oreille des singes", ajoute Mme Yap, en riant. "Vous n'avez pas besoin de connaissances préalables en zoologie ou en biologie. Tout le monde peut être un scientifique citoyen", témoigne Teo Hoon Cheng, ancien responsable informatique. D'autres habitants collaborent avec le LPP pour apaiser les tensions entre les humains et les singes, explique Tan Soo Siah, graphiste à la retraite. Car les résidents se plaignent notamment du bruit que font les singes lorsqu'ils traversent leurs toits, ainsi que d'"intrusions" occasionnelles. "Il est bon que nous puissions utiliser mon expérience pour montrer comment nous pouvons vivre en harmonie avec les primates", se félicite M. Tan. Et Lim Hock Cheng, un autre habitant, l'assure: la communauté apprend progressivement à accepter les animaux. "Les langurs à lunettes font également partie de notre société", explique-t-il. "Nous avons empiété sur leur habitat (...) Nous devons coexister, apprendre à vivre les uns avec les autres". Cet article s'inscrit dans le cadre d'un projet de reportage mené conjointement par Mongabay, média spécialisé dans l'environnement et l'Agence France-Presse (AFP).
Texte intégral (652 mots)
La fragmentation de son habitat, les conflits avec les habitants conjugués à du braconnage ont fait de ce primate une espèce menacée. Mais le groupe de conservation Langur Project Penang (LPP) mise sur des projets à faible technologie et un engagement communautaire pour contribuer à sauvegarder l'espèce. Yap Jo Leen, fondatrice du LPP, a pris conscience de la nécessité d'une solution en 2016 lorsqu'elle a vu des semnopithèques obscurs risquer leur vie en traversant les routes. "J'ai réalisé qu'ils ne restent pas seulement dans la forêt. Ils traversent aussi les routes pour se rendre dans la zone côtière à la recherche de nourriture", explique-t-elle à l'AFP. Elle a alors eu l'idée de construire des passerelles suspendues et d'associer ce projet à un engagement communautaire. "A l'époque, l'idée était insensée, car personne ne l'avait jamais réalisée auparavant en Malaisie", ajoute-t-elle. Des ponts de canopée similaires ont aidé d'autres primates menacés dans d'autres régions, notamment en Indonésie, où un orang-outan a récemment été observé utilisant un tel passage pour la première fois. Tuyaux d'incendie Pour construire ces passerelles, l'équipe de Mme Yap a expérimenté différents matériaux avant d'opter pour des tuyaux d'incendie recyclés, "tordus pour imiter des branches d'arbre". Ces passerelles sont reliées d'un côté à un arbre et de l'autre à un poteau. Trois ont été installées à ce jour, la dernière en avril près de la station balnéaire de Batu Ferringhi, sur l'île de Penang. Les recherches menées par le groupe ont démontré l'efficacité de ces structures, assure Mme Yap. Sur un site en particulier, au moins huit singes ont péri dans des accidents de la circulation entre 2016 et 2018. Mais depuis l'installation d'une passerelle en 2019, aucun décès n'a été constaté. Ces ponts suspendus permettent également à des groupes de singes, autrefois largement confinés à une zone, d'étendre leur aire de répartition. Ils réduisent aussi la pression sur les habitants, entrés en conflit avec des bandes de singes errants et affamés à la recherche de nourriture dans les quartiers urbains. "Nous devons coexister" Le LPP recrute des personnes pour servir de "scientifiques citoyens", chargés de suivre les déplacements des langurs à lunettes, de collecter des données et d'enregistrer les coordonnées GPS. Les bénévoles reçoivent une petite indemnité ainsi qu'une formation au travail de terrain, en contrepartie de leur engagement à suivre les singes pendant au moins trois mois. Ces données aident les chercheurs à mieux comprendre les primates, notamment leur zone d'habitat et leurs habitudes alimentaires et pourraient même, à terme, contribuer à orienter les efforts de reforestation. Les bénévoles âgés de 17 à 65 ans se présentent eux-mêmes comme des "traqueurs de singes" ou ceux qui "chuchotent à l'oreille des singes", ajoute Mme Yap, en riant. "Vous n'avez pas besoin de connaissances préalables en zoologie ou en biologie. Tout le monde peut être un scientifique citoyen", témoigne Teo Hoon Cheng, ancien responsable informatique. D'autres habitants collaborent avec le LPP pour apaiser les tensions entre les humains et les singes, explique Tan Soo Siah, graphiste à la retraite. Car les résidents se plaignent notamment du bruit que font les singes lorsqu'ils traversent leurs toits, ainsi que d'"intrusions" occasionnelles. "Il est bon que nous puissions utiliser mon expérience pour montrer comment nous pouvons vivre en harmonie avec les primates", se félicite M. Tan. Et Lim Hock Cheng, un autre habitant, l'assure: la communauté apprend progressivement à accepter les animaux. "Les langurs à lunettes font également partie de notre société", explique-t-il. "Nous avons empiété sur leur habitat (...) Nous devons coexister, apprendre à vivre les uns avec les autres". Cet article s'inscrit dans le cadre d'un projet de reportage mené conjointement par Mongabay, média spécialisé dans l'environnement et l'Agence France-Presse (AFP).

20.05.2026 à 08:49

FRANCE24
img
S'il y a eu des avancées dans la prise en compte judiciaire de leur parole, les discours la discréditant n'ont eux pas changé, ajoute la sociologue à l'heure où Patrick Bruel est accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, dont l'animatrice télé Flavie Flament - des faits que le chanteur conteste. La parole des femmes est-elle entendue en France? "Il faut distinguer la prise en compte judiciaire de la parole des femmes victimes de violences sexuelles et sa prise en compte dans les autres espaces, notamment sur les réseaux sociaux. Dans l'affaire Patrick Bruel, on a vu à la suite de la prise de parole de Flavie Flament que des instructions ont été rouvertes. Mais si on se focalise sur les réactions produites face aux prises de parole médiatiques sur les réseaux sociaux notamment, on observe de façon récurrente un déni de la réalité de ces violences et une remise en cause de la parole des victimes. Il y a l'idée derrière que les femmes pourraient mentir quand elles mettent en cause des hommes. On entend un ensemble de discours qui critiquent les attitudes de ces femmes, en disant par exemple qu'elles n'avaient qu'à pas se rendre chez tel ou tel agresseur, ou qu'elles auraient dû faire plus attention. Ces deux mécanismes qui sont anciens, classiques, quasiment systématiques, visent à deux choses : minimiser la réalité des violences sexuelles et minimiser la responsabilité des hommes agresseurs." #Metoo avait permis des avancées, assiste-t-on à un backlash? "Depuis #metoo, se pose la question d'un éventuel retour en arrière. Mais si on ouvre la focale, on observe bien avant 2017 un mouvement assez régulier de moments où les femmes prennent la parole. Dans les années 1970, les mobilisations féministes contre les violences sexuelles ont créé un espace d'ouverture, des débats médiatiques mais aussi des évolutions de politiques publiques, avec en 1980 l'adoption de la loi qui reconnaît le viol comme un crime. Plus récemment le mouvement #metoo a aussi créé un espace d'opportunité à la fois pour que des femmes victimes puissent prendre la parole, mais également pour qu'il y ait des débats et des mesures pour améliorer la prise en charge des femmes victimes et la réception de leurs paroles. Mais l'observation sur le temps long montre que ces mouvements d'ouverture sont systématiquement suivis d'une période pendant laquelle les mêmes discours critiques de remise en cause et de déni vont réémerger et reprendre le dessus. Au moment de #metoo, sur les réseaux sociaux, on disait exactement les mêmes choses que ce qu'on a pu lire ces derniers jours sur la responsabilité des femmes, sur le fait qu'elles auraient dû porter plainte plus tôt, que si c'était vrai, elles n'avaient qu'à porter plainte, que c'était pour nuire à un certain nombre d'hommes...." Quels leviers permettraient de changer la donne ? Derrière ces discours, on peut entrevoir une représentation classique selon laquelle la sexualité masculine est liée à des pulsions, à des instincts, et que finalement des hommes puissants, médiatiques, importants, n'auraient pas besoin de recourir aux violences pour avoir accès à la sexualité. Cette représentation des violences invisibilise la dimension de domination et de violence pour n'en faire qu'une question de sexualité. Pour faire évoluer ces représentations, c'est exclusivement sur du temps long et par des prises de parole, par une éducation précoce à l'égalité et par l'éducation à la vie affective et sexuelle. La prise de parole publique des victimes de violences sexuelles reste essentielle, elle permet de montrer aux femmes qu'elles ne sont pas seules et qu'elles ne sont pas responsables de ce qui leur est arrivé."
Texte intégral (632 mots)
S'il y a eu des avancées dans la prise en compte judiciaire de leur parole, les discours la discréditant n'ont eux pas changé, ajoute la sociologue à l'heure où Patrick Bruel est accusé de viols et d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, dont l'animatrice télé Flavie Flament - des faits que le chanteur conteste. La parole des femmes est-elle entendue en France? "Il faut distinguer la prise en compte judiciaire de la parole des femmes victimes de violences sexuelles et sa prise en compte dans les autres espaces, notamment sur les réseaux sociaux. Dans l'affaire Patrick Bruel, on a vu à la suite de la prise de parole de Flavie Flament que des instructions ont été rouvertes. Mais si on se focalise sur les réactions produites face aux prises de parole médiatiques sur les réseaux sociaux notamment, on observe de façon récurrente un déni de la réalité de ces violences et une remise en cause de la parole des victimes. Il y a l'idée derrière que les femmes pourraient mentir quand elles mettent en cause des hommes. On entend un ensemble de discours qui critiquent les attitudes de ces femmes, en disant par exemple qu'elles n'avaient qu'à pas se rendre chez tel ou tel agresseur, ou qu'elles auraient dû faire plus attention. Ces deux mécanismes qui sont anciens, classiques, quasiment systématiques, visent à deux choses : minimiser la réalité des violences sexuelles et minimiser la responsabilité des hommes agresseurs." #Metoo avait permis des avancées, assiste-t-on à un backlash? "Depuis #metoo, se pose la question d'un éventuel retour en arrière. Mais si on ouvre la focale, on observe bien avant 2017 un mouvement assez régulier de moments où les femmes prennent la parole. Dans les années 1970, les mobilisations féministes contre les violences sexuelles ont créé un espace d'ouverture, des débats médiatiques mais aussi des évolutions de politiques publiques, avec en 1980 l'adoption de la loi qui reconnaît le viol comme un crime. Plus récemment le mouvement #metoo a aussi créé un espace d'opportunité à la fois pour que des femmes victimes puissent prendre la parole, mais également pour qu'il y ait des débats et des mesures pour améliorer la prise en charge des femmes victimes et la réception de leurs paroles. Mais l'observation sur le temps long montre que ces mouvements d'ouverture sont systématiquement suivis d'une période pendant laquelle les mêmes discours critiques de remise en cause et de déni vont réémerger et reprendre le dessus. Au moment de #metoo, sur les réseaux sociaux, on disait exactement les mêmes choses que ce qu'on a pu lire ces derniers jours sur la responsabilité des femmes, sur le fait qu'elles auraient dû porter plainte plus tôt, que si c'était vrai, elles n'avaient qu'à porter plainte, que c'était pour nuire à un certain nombre d'hommes...." Quels leviers permettraient de changer la donne ? Derrière ces discours, on peut entrevoir une représentation classique selon laquelle la sexualité masculine est liée à des pulsions, à des instincts, et que finalement des hommes puissants, médiatiques, importants, n'auraient pas besoin de recourir aux violences pour avoir accès à la sexualité. Cette représentation des violences invisibilise la dimension de domination et de violence pour n'en faire qu'une question de sexualité. Pour faire évoluer ces représentations, c'est exclusivement sur du temps long et par des prises de parole, par une éducation précoce à l'égalité et par l'éducation à la vie affective et sexuelle. La prise de parole publique des victimes de violences sexuelles reste essentielle, elle permet de montrer aux femmes qu'elles ne sont pas seules et qu'elles ne sont pas responsables de ce qui leur est arrivé."

20.05.2026 à 08:15

FRANCE24
img
"Aujourd'hui, le gouvernement de la République d'Indonésie, sous ma direction, publie une règlementation (...) concernant les exportations de matières premières issues des ressources naturelles", a-t-il déclaré devant le Parlement. Les ventes de toutes les ressources naturelles, à commencer par l'huile de palme, le charbon et les alliages de fer devront à l'avenir transiter par des entreprises d'État désignées par le gouvernement, a annoncé le président indonésien. "Cela signifie que le produit de chaque vente à l'exportation sera reversé par les entreprises d'État désignées par le gouvernement aux opérateurs économiques gérant ces activités", a déclaré M. Prabowo. Après cette annonce, la Bourse de Jakarta était en retrait, l'indice composite IDX cédant 1,46% peu avant la mi-journée. Cette réglementation "a le potentiel de modifier fondamentalement la structure du commerce national de l'huile de palme et d'ouvrir la voie aux monopoles commerciaux", a réagi l'Association des organisations de producteurs d'huile de palme d'Indonésie (POPSI). Selon M. Prabowo, cette nouvelle réglementation permettra d'optimiser les recettes fiscales de l'État, alors que le président a présenté devant le Parlement des perspectives optimistes sur la santé économique de l'Indonésie. "La promulgation de cette réglementation constitue une étape stratégique pour renforcer la gouvernance des exportations de nos matières premières", a-t-il encore déclaré. Croissance à 8% en 2029 Son objectif principal est de "renforcer la supervision et le suivi et d'éradiquer les pratiques de sous-facturation (...) ainsi que la fuite des capitaux issus des recettes d'exportation", a-t-il expliqué. Alors que l'archipel célèbre en ce 20 mai l'anniversaire du début du combat pour son indépendance, le président a assuré que la première économie d'Asie du Sud-Est est en bonne voie pour atteindre une croissance économique de 5,8 à 6,5% l'an prochain. Il a rappelé que le pays vise une croissance de 8% en 2029, pour la fin de son mandat. Il a également soutenu que le gouvernement n'aurait pas besoin de dépasser le ratio déficit budgétaire/PIB de 3,0%, fixé par la loi. Le gouvernement, a-t-il également indiqué, va s'efforcer de maintenir le rendement des obligations à 10 ans dans une fourchette comprise entre 6,5 et 7,3%, et le taux de change de la roupie face au dollar américain entre 16.800 et 17.500 roupies pour un dollar, alors que la devise est tombée à un taux historiquement bas. Mardi, la roupie est tombée à un nouveau record à 17.700 roupies pour un dollar. Les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, bien que lointaines, ont un "impact et une influence très importants sur nos vies", a admis l'ancien général. Cette réglementation sur les exportations, a-t-il estimé, constitue une tentative de mieux gérer "ce qui nous appartient". "Nous devons croire que toutes les ressources naturelles de l'Indonésie appartiennent au peuple indonésien", a martelé le président. "Par conséquent, l'État a le droit de savoir en détail lesquelles de nos ressources naturelles sont vendues hors d'Indonésie. Nous ne voulons plus être dupés. Nous voulons savoir exactement quelle part de nos richesses est vendue", a-t-il insisté. Plus tard dans la journée, la Banque centrale d'Indonésie doit annoncer sa décision sur les taux d'intérêt. Les analystes tablent une hausse de 0,25 point de pourcentage du taux directeur. L'inflation dans le pays reste "contenue", a indiqué HSBC Global Investment Research. Mais beaucoup de consommateurs affirment toutefois commencer à s'inquiéter, même si le gouvernement a maintenu inchangé le prix du carburant subventionné.
Texte intégral (595 mots)
"Aujourd'hui, le gouvernement de la République d'Indonésie, sous ma direction, publie une règlementation (...) concernant les exportations de matières premières issues des ressources naturelles", a-t-il déclaré devant le Parlement. Les ventes de toutes les ressources naturelles, à commencer par l'huile de palme, le charbon et les alliages de fer devront à l'avenir transiter par des entreprises d'État désignées par le gouvernement, a annoncé le président indonésien. "Cela signifie que le produit de chaque vente à l'exportation sera reversé par les entreprises d'État désignées par le gouvernement aux opérateurs économiques gérant ces activités", a déclaré M. Prabowo. Après cette annonce, la Bourse de Jakarta était en retrait, l'indice composite IDX cédant 1,46% peu avant la mi-journée. Cette réglementation "a le potentiel de modifier fondamentalement la structure du commerce national de l'huile de palme et d'ouvrir la voie aux monopoles commerciaux", a réagi l'Association des organisations de producteurs d'huile de palme d'Indonésie (POPSI). Selon M. Prabowo, cette nouvelle réglementation permettra d'optimiser les recettes fiscales de l'État, alors que le président a présenté devant le Parlement des perspectives optimistes sur la santé économique de l'Indonésie. "La promulgation de cette réglementation constitue une étape stratégique pour renforcer la gouvernance des exportations de nos matières premières", a-t-il encore déclaré. Croissance à 8% en 2029 Son objectif principal est de "renforcer la supervision et le suivi et d'éradiquer les pratiques de sous-facturation (...) ainsi que la fuite des capitaux issus des recettes d'exportation", a-t-il expliqué. Alors que l'archipel célèbre en ce 20 mai l'anniversaire du début du combat pour son indépendance, le président a assuré que la première économie d'Asie du Sud-Est est en bonne voie pour atteindre une croissance économique de 5,8 à 6,5% l'an prochain. Il a rappelé que le pays vise une croissance de 8% en 2029, pour la fin de son mandat. Il a également soutenu que le gouvernement n'aurait pas besoin de dépasser le ratio déficit budgétaire/PIB de 3,0%, fixé par la loi. Le gouvernement, a-t-il également indiqué, va s'efforcer de maintenir le rendement des obligations à 10 ans dans une fourchette comprise entre 6,5 et 7,3%, et le taux de change de la roupie face au dollar américain entre 16.800 et 17.500 roupies pour un dollar, alors que la devise est tombée à un taux historiquement bas. Mardi, la roupie est tombée à un nouveau record à 17.700 roupies pour un dollar. Les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, bien que lointaines, ont un "impact et une influence très importants sur nos vies", a admis l'ancien général. Cette réglementation sur les exportations, a-t-il estimé, constitue une tentative de mieux gérer "ce qui nous appartient". "Nous devons croire que toutes les ressources naturelles de l'Indonésie appartiennent au peuple indonésien", a martelé le président. "Par conséquent, l'État a le droit de savoir en détail lesquelles de nos ressources naturelles sont vendues hors d'Indonésie. Nous ne voulons plus être dupés. Nous voulons savoir exactement quelle part de nos richesses est vendue", a-t-il insisté. Plus tard dans la journée, la Banque centrale d'Indonésie doit annoncer sa décision sur les taux d'intérêt. Les analystes tablent une hausse de 0,25 point de pourcentage du taux directeur. L'inflation dans le pays reste "contenue", a indiqué HSBC Global Investment Research. Mais beaucoup de consommateurs affirment toutefois commencer à s'inquiéter, même si le gouvernement a maintenu inchangé le prix du carburant subventionné.

20.05.2026 à 08:05

FRANCE24
img
L'audience a débuté à 09H00 (07H00 GMT). Selon le tribunal, les jurés vont délibérer durant plusieurs heures et le prononcé du jugement n'est pas attendu avant la mi-journée. Egisto Ott, 63 ans, est jugé par le tribunal de la capitale autrichienne depuis le 22 janvier pour des activités réalisées sans mandat entre 2015 et 2022, selon le parquet, qui a enquêté durant plus de huit ans et a retenu plus d'une dizaine de chefs d'accusation, dont celui d'espionnage au détriment de l'Autriche. Il risque jusqu'à cinq ans de prison. L'accusation se base partiellement sur des preuves fournies à l'Autriche par un pays occidental, qui a démasqué Egisto Ott au cours d'une enquête. Un témoin britannique a été entendu lors du procès. Egisto Ott, interrogé par l'AFP mardi, a rejeté toutes les accusations, se disant "innocent". "Je n'ai à aucun moment vendu ou transmis d'une quelconque manière des informations à des services de renseignement russes", a-t-il déclaré, précisant avoir toujours agi sur ordre de ses supérieurs ou avec un mandat légal. Selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP, il aurait "adressé des demandes d'entraide" à l'Italie et au Royaume-Uni, ce qui a eu pour effet qu'ils ont agi "à leur insu dans l'intérêt" de Moscou. Il aurait notamment opéré sur ordre de Jan Marsalek, ancien dirigeant autrichien du groupe allemand Wirecard, recherché pour fraude, présumé réfugié en Russie et soupçonné de travailler pour les services de renseignement russes (FSB). Il aurait transmis les téléphones portables des trois plus hauts responsables du ministère autrichien de l'Intérieur, ce qui a entre autres mis en danger la sécurité de réfugiés ukrainiens et tchétchènes en Autriche, tout en exposant des milliers de contacts enregistrés dans les appareils. Nid d'espions Un ordinateur portable "sur lequel est stocké un matériel de sécurité électronique non publiquement connu, utilisé par les Etats de l'UE pour une communication électronique sécurisée", aurait également été remis au FSB. Il aurait ensuite été revendu à l'Iran. Egisto Ott aurait également transmis des informations sur des personnalités "menacées de représailles" en Russie, comme un ancien espion russe réfugié au Monténégro. Il a aussi apporté indirectement de l'aide à un proche du président russe Vladimir Poutine, Arkadi Rotenberg, visé par des sanctions européennes. En effet, Moscou cherchait à savoir pourquoi la petite amie lettonne de l'homme d'affaires rencontrait des problèmes, lors de ses passages à des frontières européennes. Les enquêteurs ont également retrouvé une analyse critique que M. Ott a rédigée sur le modus operandi du meurtre en 2019 d'un Géorgien d'origine tchétchène à Berlin par un agent envoyé par Moscou. Un autre agent autrichien est jugé à ses côtés, qui affirme n'avoir jamais su que les informations demandées par Egisto Ott étaient destinées à la Russie. Plus de quatre ans après l'invasion russe de l'Ukraine, Vienne demeure régulièrement décrite comme un nid d'espions russes et environs 220 employés sont toujours accrédités auprès de l'ambassade de Russie, l'une des plus grandes missions diplomatiques russes en Europe. Car en Autriche, l'espionnage demeure légal, tant qu'il n'est pas opéré au détriment des intérêts du pays hôte, ce qui a dégradé les relations entre ce pays de 9,2 millions d'habitants et les services de renseignement partenaires ces dernières années. Pour faire taire les critiques, le gouvernement de coalition entre les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux envisage d'étendre la répression à l'espionnage au détriment de l'UE ou des organisations internationales installées à Vienne et de pénaliser le recrutement d'agents pour des services de renseignement étrangers.
Texte intégral (640 mots)
L'audience a débuté à 09H00 (07H00 GMT). Selon le tribunal, les jurés vont délibérer durant plusieurs heures et le prononcé du jugement n'est pas attendu avant la mi-journée. Egisto Ott, 63 ans, est jugé par le tribunal de la capitale autrichienne depuis le 22 janvier pour des activités réalisées sans mandat entre 2015 et 2022, selon le parquet, qui a enquêté durant plus de huit ans et a retenu plus d'une dizaine de chefs d'accusation, dont celui d'espionnage au détriment de l'Autriche. Il risque jusqu'à cinq ans de prison. L'accusation se base partiellement sur des preuves fournies à l'Autriche par un pays occidental, qui a démasqué Egisto Ott au cours d'une enquête. Un témoin britannique a été entendu lors du procès. Egisto Ott, interrogé par l'AFP mardi, a rejeté toutes les accusations, se disant "innocent". "Je n'ai à aucun moment vendu ou transmis d'une quelconque manière des informations à des services de renseignement russes", a-t-il déclaré, précisant avoir toujours agi sur ordre de ses supérieurs ou avec un mandat légal. Selon l'acte d'accusation consulté par l'AFP, il aurait "adressé des demandes d'entraide" à l'Italie et au Royaume-Uni, ce qui a eu pour effet qu'ils ont agi "à leur insu dans l'intérêt" de Moscou. Il aurait notamment opéré sur ordre de Jan Marsalek, ancien dirigeant autrichien du groupe allemand Wirecard, recherché pour fraude, présumé réfugié en Russie et soupçonné de travailler pour les services de renseignement russes (FSB). Il aurait transmis les téléphones portables des trois plus hauts responsables du ministère autrichien de l'Intérieur, ce qui a entre autres mis en danger la sécurité de réfugiés ukrainiens et tchétchènes en Autriche, tout en exposant des milliers de contacts enregistrés dans les appareils. Nid d'espions Un ordinateur portable "sur lequel est stocké un matériel de sécurité électronique non publiquement connu, utilisé par les Etats de l'UE pour une communication électronique sécurisée", aurait également été remis au FSB. Il aurait ensuite été revendu à l'Iran. Egisto Ott aurait également transmis des informations sur des personnalités "menacées de représailles" en Russie, comme un ancien espion russe réfugié au Monténégro. Il a aussi apporté indirectement de l'aide à un proche du président russe Vladimir Poutine, Arkadi Rotenberg, visé par des sanctions européennes. En effet, Moscou cherchait à savoir pourquoi la petite amie lettonne de l'homme d'affaires rencontrait des problèmes, lors de ses passages à des frontières européennes. Les enquêteurs ont également retrouvé une analyse critique que M. Ott a rédigée sur le modus operandi du meurtre en 2019 d'un Géorgien d'origine tchétchène à Berlin par un agent envoyé par Moscou. Un autre agent autrichien est jugé à ses côtés, qui affirme n'avoir jamais su que les informations demandées par Egisto Ott étaient destinées à la Russie. Plus de quatre ans après l'invasion russe de l'Ukraine, Vienne demeure régulièrement décrite comme un nid d'espions russes et environs 220 employés sont toujours accrédités auprès de l'ambassade de Russie, l'une des plus grandes missions diplomatiques russes en Europe. Car en Autriche, l'espionnage demeure légal, tant qu'il n'est pas opéré au détriment des intérêts du pays hôte, ce qui a dégradé les relations entre ce pays de 9,2 millions d'habitants et les services de renseignement partenaires ces dernières années. Pour faire taire les critiques, le gouvernement de coalition entre les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux envisage d'étendre la répression à l'espionnage au détriment de l'UE ou des organisations internationales installées à Vienne et de pénaliser le recrutement d'agents pour des services de renseignement étrangers.

20.05.2026 à 07:57

FRANCE24
img
Ces "hubs de retour" sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l'Autriche ou l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir -- avant même d'attendre ce feu vert européen. Ils ont été proposés par la Commission européenne il y a un peu plus d'un an en plus d'autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre d'expulsions du territoire européen. Environ 20% des décisions de renvoi prises dans l'UE aboutissent réellement aujourd'hui. Cela s'explique entre autres par la difficulté qu'ont certains Etats européens à renvoyer des exilés dans leur pays d'origine. Mais ce chiffre est régulièrement brandi par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme comme l'illustration d'une Europe qui n'a pas de prise sur sa gestion des flux migratoires. "Reprendre le contrôle" Sous pression pour serrer la vis, Bruxelles a donc proposé d'autoriser les Etats européens à envoyer des personnes dont la demande d'asile a été rejetée dans des centres installés dans des pays tiers. Les fameux "hubs de retour". Le texte inclut également des règles et sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire. Autant de mesures qui suscitent l'enthousiasme des droites au Parlement et d'une large majorité d'Etats membres. Tous comptent s'accorder sur une version finale en fin de journée mercredi. "Ce n'est pas un texte de plus, mais la condition pour reprendre le contrôle de la politique migratoire en Europe", a déclaré l'eurodéputé français François-Xavier Bellamy à l'AFP. La gauche et les ONG sont au contraire vent debout contre ces mesures, qu'elles jugent contraires au droit international. "Loin de résoudre le problème qu'elles prétendent traiter, à savoir la réduction de la migration irrégulière, ces propositions risquent de précipiter davantage de personnes dans des situations précaires", a alerté Olivia Sundberg Diez, d'Amnesty International. Des accords "d'ici la fin de l'année"? L'idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l'examen de leur demande d'asile n'est pas nouvelle. Elle a été testée par l'Italie en Albanie, sous l'impulsion de la Première ministre Giorgia Meloni. Mais le centre est longtemps resté largement vide, en raison d'une série de contestations judiciaires. En début d'année, il accueillait environ 90 personnes, selon une source au sein des autorités italiennes. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d'obstacles juridiques. Les pays de l'UE intéressés par ces centres -- ils sont aujourd'hui cinq à être particulièrement actifs sur la question -- veulent éviter de répéter les mêmes erreurs. Ils se réunissent donc régulièrement à Bruxelles afin de plancher sur différents modèles. Selon des sources proches des discussions, ils ont notamment élaboré une liste d'une dizaine de pays avec lesquels ils pourraient être susceptibles d'ouvrir des centres, ou d'autres projets migratoires. Et en ont même déjà contacté quelques uns, d'après un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat. Le Rwanda, l'Ouzbékistan ou l'Ouganda sont régulièrement cités comme étant des pistes crédibles. L'Allemagne, très active sur ce dossier, a dit vouloir conclure de premiers accords "d'ici la fin de l'année". D'autres pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres et sont restés en retrait des discussions. L'UE explore en parallèle d'autres façons d'expulser des migrants. Elle a notamment annoncé il y a quelques jours avoir invité une délégation de responsables talibans à Bruxelles pour évoquer le renvoi de migrants en Afghanistan, suscitant là encore une levée de boucliers de la gauche et d'ONG.
Texte intégral (670 mots)
Ces "hubs de retour" sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l'Autriche ou l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir -- avant même d'attendre ce feu vert européen. Ils ont été proposés par la Commission européenne il y a un peu plus d'un an en plus d'autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre d'expulsions du territoire européen. Environ 20% des décisions de renvoi prises dans l'UE aboutissent réellement aujourd'hui. Cela s'explique entre autres par la difficulté qu'ont certains Etats européens à renvoyer des exilés dans leur pays d'origine. Mais ce chiffre est régulièrement brandi par les partisans d'une ligne migratoire plus ferme comme l'illustration d'une Europe qui n'a pas de prise sur sa gestion des flux migratoires. "Reprendre le contrôle" Sous pression pour serrer la vis, Bruxelles a donc proposé d'autoriser les Etats européens à envoyer des personnes dont la demande d'asile a été rejetée dans des centres installés dans des pays tiers. Les fameux "hubs de retour". Le texte inclut également des règles et sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le territoire de l'UE, comme des confiscations de documents d'identité, des détentions et des interdictions d'entrée prolongées sur le territoire. Autant de mesures qui suscitent l'enthousiasme des droites au Parlement et d'une large majorité d'Etats membres. Tous comptent s'accorder sur une version finale en fin de journée mercredi. "Ce n'est pas un texte de plus, mais la condition pour reprendre le contrôle de la politique migratoire en Europe", a déclaré l'eurodéputé français François-Xavier Bellamy à l'AFP. La gauche et les ONG sont au contraire vent debout contre ces mesures, qu'elles jugent contraires au droit international. "Loin de résoudre le problème qu'elles prétendent traiter, à savoir la réduction de la migration irrégulière, ces propositions risquent de précipiter davantage de personnes dans des situations précaires", a alerté Olivia Sundberg Diez, d'Amnesty International. Des accords "d'ici la fin de l'année"? L'idée de créer des hubs pour détenir des migrants avant ou après l'examen de leur demande d'asile n'est pas nouvelle. Elle a été testée par l'Italie en Albanie, sous l'impulsion de la Première ministre Giorgia Meloni. Mais le centre est longtemps resté largement vide, en raison d'une série de contestations judiciaires. En début d'année, il accueillait environ 90 personnes, selon une source au sein des autorités italiennes. Un accord sur le sujet avait également été scellé entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais Londres a rapidement abandonné le projet, là encore en raison d'obstacles juridiques. Les pays de l'UE intéressés par ces centres -- ils sont aujourd'hui cinq à être particulièrement actifs sur la question -- veulent éviter de répéter les mêmes erreurs. Ils se réunissent donc régulièrement à Bruxelles afin de plancher sur différents modèles. Selon des sources proches des discussions, ils ont notamment élaboré une liste d'une dizaine de pays avec lesquels ils pourraient être susceptibles d'ouvrir des centres, ou d'autres projets migratoires. Et en ont même déjà contacté quelques uns, d'après un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat. Le Rwanda, l'Ouzbékistan ou l'Ouganda sont régulièrement cités comme étant des pistes crédibles. L'Allemagne, très active sur ce dossier, a dit vouloir conclure de premiers accords "d'ici la fin de l'année". D'autres pays, dont la France et l'Espagne, se montrent sceptiques quant à l'efficacité de ces centres et sont restés en retrait des discussions. L'UE explore en parallèle d'autres façons d'expulser des migrants. Elle a notamment annoncé il y a quelques jours avoir invité une délégation de responsables talibans à Bruxelles pour évoquer le renvoi de migrants en Afghanistan, suscitant là encore une levée de boucliers de la gauche et d'ONG.

20.05.2026 à 07:53

FRANCE24
img
Les deux candidates s'exprimeront à l'ouverture de la séance plénière, à 14 heures, avant un vote à bulletins secrets, suivi par le discours d'investiture de l'élue à la tête de cette troisième chambre du parlement français, au rôle consultatif. Les conseillers du Cese, pour partie déjà renouvelés en avril, représentent les syndicats pour 52 d'entre eux, et autant siègent au nom des organisations d'employeurs, exploitants agricoles, artisans, professions libérales et des mutuelles. Quarante-cinq autres représentent les associations ou les organismes oeuvrant pour la cohésion sociale et territoriale, et 26 siègent pour des organisations de protection de l'environnement. Agée de 37 ans, Claire Thoury préside depuis cinq ans le Mouvement associatif, qui fédère plus de 700.000 associations, soit la moitié du total en France. Cette sociologue spécialiste des questions d'engagement est soutenue par presque tous les syndicats, une très large part du mouvement associatif, la Mutualité française ou encore les employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes). Elle affronte Dominique Carlac'h, 57 ans, dirigeante d'un cabinet de consultants et ancienne vice-présidente du Medef, soutenue par la plupart des organisations patronales, selon un communiqué publié en mars par le Medef, la CPME, l'U2P, CCI France, les Chambres des métiers et de l'artisanat, les chambres d'agriculture, ainsi que la FNSEA. "C'est ouvert" et "c'est très serré", a affirmé à l'AFP Mme Carlac'h, qui s'est lancée plus tard dans la course. Elle souligne qu'une centaine de conseillers ont été récemment renouvelés et que beaucoup d'organisations n'ont officiellement soutenu personne. Conventions citoyennes "Il y a des organisations qui n'ont pas pris de position publique parce que ce n'est pas dans leur tradition mais qui ont quand même pris des positions" au sein de leurs instances, explique de son côté Claire Thoury, qui assure avoir engrangé les soutiens de nombre d'entre elles. Quelle que soit l'élue, elle devra défendre l'institution face aux critiques sur l'utilité de ses rapports et son coût de fonctionnement, mis en cause en juillet dernier par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des Comptes. Quelque 70 dirigeants syndicaux, patronaux et associatifs avaient en réaction défendu son rôle pour dialoguer et trouver des compromis, soulignant son coût modeste d'"à peine 0,006% du budget de l'Etat". Quelques mois plus tôt, le député LR Philippe Juvin avait déposé une proposition de loi pour supprimer le Cese qui, selon lui, "fait partie de ces dépenses que l’État ne peut plus assumer, au regard de la situation de ses finances publiques". "Il y a cinq ans, le budget du Cese était de 44 millions d'euros, au moment où je pars, il est de 34 millions d'euros" alors que l'inflation cumulée a dépassé 15% sur la période, a fait valoir à l'AFP son président sortant Thierry Beaudet. Grâce à une réforme de 2021 qui fait du Cese la chambre de la participation citoyenne, l'institution a organisé trois conventions citoyennes, dont les effets concrets restent cependant limités: sur le climat, sur la fin de vie (dont le comité de gouvernance était présidé par Claire Thoury), puis en 2025 sur les temps de l'enfant. Aux critiques sur les 140 avis rendus par le Cese en cinq ans, souvent trop consensuels pour être utiles, Claire Thoury répond qu'il "faut qu'on assume la divergence quand elle est constructive" car "le consensus à tout prix n'est pas souhaitable, s'il dilue trop les prises de position". Un point de vue partagé par Dominique Carlac'h, qui relève que "comme le logiciel (du Cese), c'est le consensus" ses avis "manquent par moments d'aspérité".
Texte intégral (618 mots)
Les deux candidates s'exprimeront à l'ouverture de la séance plénière, à 14 heures, avant un vote à bulletins secrets, suivi par le discours d'investiture de l'élue à la tête de cette troisième chambre du parlement français, au rôle consultatif. Les conseillers du Cese, pour partie déjà renouvelés en avril, représentent les syndicats pour 52 d'entre eux, et autant siègent au nom des organisations d'employeurs, exploitants agricoles, artisans, professions libérales et des mutuelles. Quarante-cinq autres représentent les associations ou les organismes oeuvrant pour la cohésion sociale et territoriale, et 26 siègent pour des organisations de protection de l'environnement. Agée de 37 ans, Claire Thoury préside depuis cinq ans le Mouvement associatif, qui fédère plus de 700.000 associations, soit la moitié du total en France. Cette sociologue spécialiste des questions d'engagement est soutenue par presque tous les syndicats, une très large part du mouvement associatif, la Mutualité française ou encore les employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes). Elle affronte Dominique Carlac'h, 57 ans, dirigeante d'un cabinet de consultants et ancienne vice-présidente du Medef, soutenue par la plupart des organisations patronales, selon un communiqué publié en mars par le Medef, la CPME, l'U2P, CCI France, les Chambres des métiers et de l'artisanat, les chambres d'agriculture, ainsi que la FNSEA. "C'est ouvert" et "c'est très serré", a affirmé à l'AFP Mme Carlac'h, qui s'est lancée plus tard dans la course. Elle souligne qu'une centaine de conseillers ont été récemment renouvelés et que beaucoup d'organisations n'ont officiellement soutenu personne. Conventions citoyennes "Il y a des organisations qui n'ont pas pris de position publique parce que ce n'est pas dans leur tradition mais qui ont quand même pris des positions" au sein de leurs instances, explique de son côté Claire Thoury, qui assure avoir engrangé les soutiens de nombre d'entre elles. Quelle que soit l'élue, elle devra défendre l'institution face aux critiques sur l'utilité de ses rapports et son coût de fonctionnement, mis en cause en juillet dernier par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des Comptes. Quelque 70 dirigeants syndicaux, patronaux et associatifs avaient en réaction défendu son rôle pour dialoguer et trouver des compromis, soulignant son coût modeste d'"à peine 0,006% du budget de l'Etat". Quelques mois plus tôt, le député LR Philippe Juvin avait déposé une proposition de loi pour supprimer le Cese qui, selon lui, "fait partie de ces dépenses que l’État ne peut plus assumer, au regard de la situation de ses finances publiques". "Il y a cinq ans, le budget du Cese était de 44 millions d'euros, au moment où je pars, il est de 34 millions d'euros" alors que l'inflation cumulée a dépassé 15% sur la période, a fait valoir à l'AFP son président sortant Thierry Beaudet. Grâce à une réforme de 2021 qui fait du Cese la chambre de la participation citoyenne, l'institution a organisé trois conventions citoyennes, dont les effets concrets restent cependant limités: sur le climat, sur la fin de vie (dont le comité de gouvernance était présidé par Claire Thoury), puis en 2025 sur les temps de l'enfant. Aux critiques sur les 140 avis rendus par le Cese en cinq ans, souvent trop consensuels pour être utiles, Claire Thoury répond qu'il "faut qu'on assume la divergence quand elle est constructive" car "le consensus à tout prix n'est pas souhaitable, s'il dilue trop les prises de position". Un point de vue partagé par Dominique Carlac'h, qui relève que "comme le logiciel (du Cese), c'est le consensus" ses avis "manquent par moments d'aspérité".

20.05.2026 à 07:48

FRANCE24
img
En France, les films sortent traditionnellement le mercredi au cinéma. Mais il n'en a pas toujours été ainsi ! Retour au début du XXe siècle pour découvrir les origines de ce choix.
Texte intégral (618 mots)
En France, les films sortent traditionnellement le mercredi au cinéma. Mais il n'en a pas toujours été ainsi ! Retour au début du XXe siècle pour découvrir les origines de ce choix.

20.05.2026 à 07:48

Grégoire SAUVAGE
img
En conflit avec la direction sur les salaires, 50 000 employés de Samsung sont appelés à le travail à compter du 21 mai pour une grève de 18 jours. Une mobilisation historique qui pourrait coûter cher à l'économie coréenne et impacter les chaînes d'approvisionnement de la tech mondiale. 
Texte intégral (618 mots)
En conflit avec la direction sur les salaires, 50 000 employés de Samsung sont appelés à le travail à compter du 21 mai pour une grève de 18 jours. Une mobilisation historique qui pourrait coûter cher à l'économie coréenne et impacter les chaînes d'approvisionnement de la tech mondiale. 

20.05.2026 à 07:45

Hélène FRADE
img
A la Une de la presse, ce mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur «l’ampleur et la rapidité» de l’épidémie d’Ebola en RDC, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain.  La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque.
Lire plus (98 mots)
A la Une de la presse, ce mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur «l’ampleur et la rapidité» de l’épidémie d’Ebola en RDC, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain.  La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque.

20.05.2026 à 07:43

FRANCE24
img
L'heureux élu remplacera Bear, canidé devenu célèbre pour avoir secouru plus de 100 koalas dans des incendies en dix ans de service. "Bear a mis la barre très haut en matière de chiens détecteurs de koalas", a salué Josey Sharrad, responsable des programmes pour l'Océanie au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). "Mais maintenant, il est temps de trouver un successeur pour suivre ses traces de pattes et continuer à protéger les koalas", a-t-elle ajouté. L'IFAW dit rechercher un chien issu d'un refuge, débordant d'énergie et doté d'un caractère "obsessionnel". Ces caractéristiques pourraient compliquer son adoption, mais sont parfaites pour secourir les koalas, selon l'association. Le futur secouriste devra aussi être doté d'un tempérament doux à l'égard de ses protégés et être de taille moyenne. "Pas trop petit pour ne pas être en difficultés dans la brousse, mais pas trop gros pour pouvoir être porté en cas de besoin", décrit la fiche de poste publiée par l'IFAW. Des entretiens ont déjà commencé, mais l'association examine aussi les candidatures vidéo.
Lire plus (190 mots)
L'heureux élu remplacera Bear, canidé devenu célèbre pour avoir secouru plus de 100 koalas dans des incendies en dix ans de service. "Bear a mis la barre très haut en matière de chiens détecteurs de koalas", a salué Josey Sharrad, responsable des programmes pour l'Océanie au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). "Mais maintenant, il est temps de trouver un successeur pour suivre ses traces de pattes et continuer à protéger les koalas", a-t-elle ajouté. L'IFAW dit rechercher un chien issu d'un refuge, débordant d'énergie et doté d'un caractère "obsessionnel". Ces caractéristiques pourraient compliquer son adoption, mais sont parfaites pour secourir les koalas, selon l'association. Le futur secouriste devra aussi être doté d'un tempérament doux à l'égard de ses protégés et être de taille moyenne. "Pas trop petit pour ne pas être en difficultés dans la brousse, mais pas trop gros pour pouvoir être porté en cas de besoin", décrit la fiche de poste publiée par l'IFAW. Des entretiens ont déjà commencé, mais l'association examine aussi les candidatures vidéo.

20.05.2026 à 07:41

FRANCE24
img
Maladroits et menés de 22 points à 7 minutes 52 de la fin du temps réglementaire, les Knicks ont trouvé les ressources pour arracher une prolongation et s'imposer, dans le sillage de Jalen Brunson, immense avec 38 points (15 sur 29 au tir), dont 15 dans le 4e quart-temps. "Il nous a portés quand on avait besoin de lui", a salué Mikal Bridges à propos de son meneur. "On apprend de nos erreurs", a ajouté l'arrière, mentionnant le match 1 de la finale de conférence Est 2025, un souvenir qui hante encore le Madison Square Garden, une défaite en prolongation face aux Pacers. Neuf jours après une qualification express contre les Philadelphia 76ers, les Knicks ont dominé les Cavaliers 44-12 lors des 12 dernières minutes de jeu (7 dans le temps réglementaire, 5 en prolongation), validant le deuxième plus grand retour gagnant dans un 4e quart-temps en play-offs depuis 1997 (record de 24 points par les Clippers). Harden en difficulté Les Cavaliers, 48 heures après une qualification à Détroit lors du match 7 de leur deuxième tour, ont eux complètement raté leur fin de match, incapables de s'ajuster et à court d'énergie. Ils avaient pourtant maîtrisé une grande partie de la rencontre grâce à Donovan Mitchell (29 points). "Je suis très fier de la façon dont le groupe a joué, on a produit du grand basket pendant trois quart-temps", a tenté de positiver l'entraîneur des visiteurs Kenny Atkinson. Le technicien, ancien adjoint des Bleus vice-champions olympiques à Paris en 2024, n'a quasiment pas utilisé ses temps morts alors que son équipe prenait l'eau en fin de partie: "Je préfère les garder" en cas de nécessité, a-t-il répondu. Les "Cavs" se sont retrouvés presque incapable de marquer sur la fin, à l'image du meneur James Harden (15 points à 5 sur 16 au tir, 3 passes), qui a complètement raté son retour à ce niveau huit ans après. Le célèbre barbu, MVP 2018, a été constamment ciblé par Brunson lors des attaques des Knicks sur la fin, avec succès, pendant que Sam Merrill manquait de peu la balle de match derrière l'arc pour les "Cavs". Brunson "niveau MVP" "Evidemment, nous n'y serions pas arrivés si Jalen Brunson n'avait pas joué comme un MVP, il a été phénoménal", a encore loué le coach des Knicks Mike Brown. A l'attaque près du cercle, à mi-distance ou de loin, le chouchou du public a tout réussi dans le "money time", sa spécialité. Après l'avoir ratée 24 saisons d'affilée, les Knicks et leurs bouillants supporters vivent une deuxième finale de conférence Est de suite. Battus l'an passé par les Indiana Pacers (4-3), les New-Yorkais ont l'occasion de se qualifier pour leur première finale NBA depuis 1999, afin de viser un premier titre depuis 1973. "La ville va prendre feu", si les Knicks sont sacrés champions, prédit auprès de l'AFP John Guercio Jr., "fan depuis la naissance" de cette franchise historique et populaire. Les Cavaliers, sacrés en 2016, retrouvent eux la finale de conférence pour la première fois depuis 2018 et la fin du deuxième passage de LeBron James. Si la soirée s'est achevée sur un succès, les Knicks devront mieux débuter leurs prochaines rencontres, notamment Karl-Anthony Towns (13 points, 13 rebonds). Mikal Bridges (18 pts) a lui trouvé la cible deux fois de loin dans le dernier quart-temps, participant à la remontée folle des siens.
Texte intégral (575 mots)
Maladroits et menés de 22 points à 7 minutes 52 de la fin du temps réglementaire, les Knicks ont trouvé les ressources pour arracher une prolongation et s'imposer, dans le sillage de Jalen Brunson, immense avec 38 points (15 sur 29 au tir), dont 15 dans le 4e quart-temps. "Il nous a portés quand on avait besoin de lui", a salué Mikal Bridges à propos de son meneur. "On apprend de nos erreurs", a ajouté l'arrière, mentionnant le match 1 de la finale de conférence Est 2025, un souvenir qui hante encore le Madison Square Garden, une défaite en prolongation face aux Pacers. Neuf jours après une qualification express contre les Philadelphia 76ers, les Knicks ont dominé les Cavaliers 44-12 lors des 12 dernières minutes de jeu (7 dans le temps réglementaire, 5 en prolongation), validant le deuxième plus grand retour gagnant dans un 4e quart-temps en play-offs depuis 1997 (record de 24 points par les Clippers). Harden en difficulté Les Cavaliers, 48 heures après une qualification à Détroit lors du match 7 de leur deuxième tour, ont eux complètement raté leur fin de match, incapables de s'ajuster et à court d'énergie. Ils avaient pourtant maîtrisé une grande partie de la rencontre grâce à Donovan Mitchell (29 points). "Je suis très fier de la façon dont le groupe a joué, on a produit du grand basket pendant trois quart-temps", a tenté de positiver l'entraîneur des visiteurs Kenny Atkinson. Le technicien, ancien adjoint des Bleus vice-champions olympiques à Paris en 2024, n'a quasiment pas utilisé ses temps morts alors que son équipe prenait l'eau en fin de partie: "Je préfère les garder" en cas de nécessité, a-t-il répondu. Les "Cavs" se sont retrouvés presque incapable de marquer sur la fin, à l'image du meneur James Harden (15 points à 5 sur 16 au tir, 3 passes), qui a complètement raté son retour à ce niveau huit ans après. Le célèbre barbu, MVP 2018, a été constamment ciblé par Brunson lors des attaques des Knicks sur la fin, avec succès, pendant que Sam Merrill manquait de peu la balle de match derrière l'arc pour les "Cavs". Brunson "niveau MVP" "Evidemment, nous n'y serions pas arrivés si Jalen Brunson n'avait pas joué comme un MVP, il a été phénoménal", a encore loué le coach des Knicks Mike Brown. A l'attaque près du cercle, à mi-distance ou de loin, le chouchou du public a tout réussi dans le "money time", sa spécialité. Après l'avoir ratée 24 saisons d'affilée, les Knicks et leurs bouillants supporters vivent une deuxième finale de conférence Est de suite. Battus l'an passé par les Indiana Pacers (4-3), les New-Yorkais ont l'occasion de se qualifier pour leur première finale NBA depuis 1999, afin de viser un premier titre depuis 1973. "La ville va prendre feu", si les Knicks sont sacrés champions, prédit auprès de l'AFP John Guercio Jr., "fan depuis la naissance" de cette franchise historique et populaire. Les Cavaliers, sacrés en 2016, retrouvent eux la finale de conférence pour la première fois depuis 2018 et la fin du deuxième passage de LeBron James. Si la soirée s'est achevée sur un succès, les Knicks devront mieux débuter leurs prochaines rencontres, notamment Karl-Anthony Towns (13 points, 13 rebonds). Mikal Bridges (18 pts) a lui trouvé la cible deux fois de loin dans le dernier quart-temps, participant à la remontée folle des siens.

20.05.2026 à 07:37

FRANCE24
img
Sous l'égide d'un nouveau conseil du commerce, "les deux parties sont convenues en principe de discuter d'un accord-cadre prévoyant des réductions de droits de douane réciproques sur des produits d'une valeur équivalente", couvrant "30 milliards de dollars ou plus de chaque côté", précise le communiqué du ministère. La Chine espère que "la partie américaine honorera ses engagements" conclus durant les derniers pourparlers sino-américains, a-t-il souligné. Le ministère du Commerce a appelé à une prolongation de la trêve commerciale d'un an décrochée l'an dernier, après une guerre livrée à coups de droits de douane dans le sillage du retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025. "S'ils réduisent les droits de douane sur environ 30 milliards de dollars de produits, cela représenterait près de 10% des importations américaines en provenance de Chine", analyse Zhiwei Zhang, économiste en chef du cabinet Pinpoint Asset Management, dans un commentaire transmis à l'AFP. "Ce n'est pas suffisant pour changer les prévisions de croissance du PIB (...) Mais c'est un pas dans la bonne direction. Tant que les deux pays discutent pour stabiliser leurs relations, c'est une bonne nouvelle pour les investisseurs", souligne-t-il. Le ministère chinois du Commerce a également confirmé que Pékin achèterait 200 appareils à l'avionneur Boeing, comme annoncé lors du sommet entre Xi Jinping et Donald Trump de la semaine dernière - mais sans communiquer sur le ou les modèles concernés. Des médias américains évoquaient depuis plusieurs mois une commande potentielle record de Pékin portant sur environ 500 avions monocouloirs 737 MAX et une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777). Concernant les terres rares, un domaine où la Chine domine, le communiqué du ministère reste évasif, se contentant d'indiquer que "les deux parties collaboreront pour examiner et résoudre les préoccupations légitimes et légales de chacune".
Lire plus (319 mots)
Sous l'égide d'un nouveau conseil du commerce, "les deux parties sont convenues en principe de discuter d'un accord-cadre prévoyant des réductions de droits de douane réciproques sur des produits d'une valeur équivalente", couvrant "30 milliards de dollars ou plus de chaque côté", précise le communiqué du ministère. La Chine espère que "la partie américaine honorera ses engagements" conclus durant les derniers pourparlers sino-américains, a-t-il souligné. Le ministère du Commerce a appelé à une prolongation de la trêve commerciale d'un an décrochée l'an dernier, après une guerre livrée à coups de droits de douane dans le sillage du retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025. "S'ils réduisent les droits de douane sur environ 30 milliards de dollars de produits, cela représenterait près de 10% des importations américaines en provenance de Chine", analyse Zhiwei Zhang, économiste en chef du cabinet Pinpoint Asset Management, dans un commentaire transmis à l'AFP. "Ce n'est pas suffisant pour changer les prévisions de croissance du PIB (...) Mais c'est un pas dans la bonne direction. Tant que les deux pays discutent pour stabiliser leurs relations, c'est une bonne nouvelle pour les investisseurs", souligne-t-il. Le ministère chinois du Commerce a également confirmé que Pékin achèterait 200 appareils à l'avionneur Boeing, comme annoncé lors du sommet entre Xi Jinping et Donald Trump de la semaine dernière - mais sans communiquer sur le ou les modèles concernés. Des médias américains évoquaient depuis plusieurs mois une commande potentielle record de Pékin portant sur environ 500 avions monocouloirs 737 MAX et une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777). Concernant les terres rares, un domaine où la Chine domine, le communiqué du ministère reste évasif, se contentant d'indiquer que "les deux parties collaboreront pour examiner et résoudre les préoccupations légitimes et légales de chacune".
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞