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27.08.2026 à 15:07

FRANCE24
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Meta doit "aussi protéger nos enfants", a affirmé un porte-parole jeudi, rappelant que le groupe américain fait l'objet d'enquêtes à Bruxelles pour les mêmes motifs. "Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes (...) Il appartient désormais à l'entreprise de proposer ces engagements au sein de l'Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici", a affirmé devant la presse Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique. Meta a accepté mercredi de payer jusqu'à 17 milliards de dollars et de brider Instagram et Facebook pour les adolescents d'une cinquantaine d'Etats et territoires américains, en concluant un accord avec leurs procureurs généraux. Le débat sur l'addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux connaît le même retentissement des deux côtés de l'Atlantique. La France a inscrit dans sa législation fin juillet l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette loi a depuis été censurée par le conseil constitutionnel, mais le gouvernement français entend présenter rapidement une nouvelle mouture. La Commission européenne, qui a ouvert des enquêtes contre Meta mais aussi à l'encontre d'autres réseaux sociaux comme TikTok, réfléchit à des restrictions d'âge similaires. Accès "progressif et gradué" La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pourrait les évoquer début septembre, devant le Parlement européen à Strasbourg, à l'occasion de son discours sur l'état de l'Union. L'UE envisage d'instaurer un accès "progressif et gradué" des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, comme l'ont recommandé des experts dans un rapport demandé par Bruxelles et remis le 13 juillet. Trois jours plus tôt, l'exécutif européen avait sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop "addictives", sous peine d'une très lourde amende. Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible. "La balle est dans le camp de Meta" et le groupe "sait ce que nous attendons d'eux", a rappelé jeudi M. Regnier. "Nous avons eu des échanges avec Meta depuis que cet accord a été annoncé de l'autre côté de l'Atlantique", a-t-il précisé. "C'est un dialogue continu que nous menons afin d'offrir à nos enfants, ici dans l'Union européenne, une protection au moins aussi bonne", a rappelé ce porte-parole. Bruxelles n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados. Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en s'engageant à travailler avec la Commission afin "d'offrir un environnement en ligne sûr et positif". La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne. Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok.

27.08.2026 à 15:04

FRANCE 24
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Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 (19 juin – 17 juillet 2027) ont lieu durant la prochaine fenêtre internationale Fifa, du 21 septembre au 6 octobre. Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun... Découvrez le programme complet des premiers matches qualificatifs pour la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroulera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.
Texte intégral (578 mots)
Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 (19 juin – 17 juillet 2027) ont lieu durant la prochaine fenêtre internationale Fifa, du 21 septembre au 6 octobre. Maroc, Sénégal, Côte d'Ivoire, Cameroun... Découvrez le programme complet des premiers matches qualificatifs pour la Coupe d'Afrique des Nations qui se déroulera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

27.08.2026 à 14:57

FRANCE24
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"C'est la responsabilité pénale individuelle de Mme Hidalgo et de M. Bloche qui est engagée. Ils avaient pleinement conscience de la gravité de la situation", a affirmé à l'AFP l'avocate des trois familles, Me Lise-Honorine Bornes, confirmant une information révélée par Le Point. Sollicité, l'avocat de Mme Hidalgo, Me Patrick Klugman, n'a pas souhaité réagir. Séparément, ces familles avaient déjà déposé plainte entre mars et mai dernier pour "agression sexuelle", "violence" ou encore "non-assistance à personne en danger", et pour l'une pour "viol", commis sur leurs enfants pendant la période du périscolaire à l'école Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement. Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai "pour des faits à caractère sexuel" et écroués, dans le cadre d'une information judiciaire portant sur "des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants", selon le parquet. Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Mme Hidalgo et M. Bloche, les faits dénoncés ont été commis contre deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, contre une entre août et décembre 2025, et une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026. "Péril grave" Selon Me Bornes, les plaintes sont "documentées" et s'appuient sur "des éléments probants", montrant que Mme Hidalgo et M. Bloche avaient "connaissance d'un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants", "placés sous leur responsabilité", mais qu'il y a eu un "déni complet". Dans les plaintes consultées par l'AFP, il est précisé qu'au cours d'une séance du Conseil de Paris, le 14 avril 2015, l'édile avait été interpellée par le maire LR du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, qui avait affirmé que "des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires". Dix ans plus tard, le 20 novembre 2025, Inès de Raguenel, élue LR du XVe arrondissement, avait alerté sur une explosion des signalements. Toujours selon les plaintes, la maire avait à chaque fois refusé de répondre, et a refusé "de recevoir les familles en détresse". Dès décembre 2021, le collectif SOS Périscolaire avait par ailleurs adressé un mail à M. Bloche - alors adjoint en charge des affaires scolaires - afin de l'interpeller sur des faits de maltraitance. En janvier 2026, dans l'émission Cash Investigation sur France 2, qui a fait éclater le scandale -- en filmant en caméra cachée le comportement de certains agents -- l'ex-premier adjoint a reconnu "plusieurs dysfonctionnements", de "mauvaises habitudes" sur le fait de déplacer d'une école à l'autre des animateurs suspectés de violence. "Omerta" Mme Hidalgo et M. Bloche ont "délibérément" pris la décision "d'organiser une véritable omerta", accusent les plaintes. Interrogé, le parquet n'a pas souhaité communiquer à ce stade. "Quand les mairies ne font pas ce qu'il faut pour appliquer un principe de précaution efficace, quand elles ne communiquent pas et se soustraient à leurs obligations légales (article 40 par exemple), il est naturel pour les parents de vouloir les mettre (...) face à leur responsabilité", a réagi SOS Périscolaire. En février 2026, en pleine campagne pour les municipales, l'ancienne édile socialiste avait reconnu sur France Inter une part de responsabilité, étant à la tête d'une administration. Mais "je ne peux pas laisser dire que nous serions restés depuis 2015 sans rien faire", s'était-elle défendue, indiquant qu'"un certain nombre de personnes ont été écartées, licenciées à différentes strates de la hiérarchie qui n'avaient pas signalé" ces agissements. En décembre 2025, elle avait aussi nommé Dominique Versini Défenseure des enfants de la ville de Paris, une fonction à laquelle le nouveau maire Emmanuel Grégoire a mis fin en engageant un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes". En juin, une vingtaine d'élus de la droite et du centre, dont la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, ainsi que le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI), ont fait un signalement à la procureure Laure Beccuau, mettant en cause la responsabilité pénale de la ville.
Texte intégral (698 mots)
"C'est la responsabilité pénale individuelle de Mme Hidalgo et de M. Bloche qui est engagée. Ils avaient pleinement conscience de la gravité de la situation", a affirmé à l'AFP l'avocate des trois familles, Me Lise-Honorine Bornes, confirmant une information révélée par Le Point. Sollicité, l'avocat de Mme Hidalgo, Me Patrick Klugman, n'a pas souhaité réagir. Séparément, ces familles avaient déjà déposé plainte entre mars et mai dernier pour "agression sexuelle", "violence" ou encore "non-assistance à personne en danger", et pour l'une pour "viol", commis sur leurs enfants pendant la période du périscolaire à l'école Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement. Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai "pour des faits à caractère sexuel" et écroués, dans le cadre d'une information judiciaire portant sur "des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants", selon le parquet. Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Mme Hidalgo et M. Bloche, les faits dénoncés ont été commis contre deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, contre une entre août et décembre 2025, et une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026. "Péril grave" Selon Me Bornes, les plaintes sont "documentées" et s'appuient sur "des éléments probants", montrant que Mme Hidalgo et M. Bloche avaient "connaissance d'un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants", "placés sous leur responsabilité", mais qu'il y a eu un "déni complet". Dans les plaintes consultées par l'AFP, il est précisé qu'au cours d'une séance du Conseil de Paris, le 14 avril 2015, l'édile avait été interpellée par le maire LR du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, qui avait affirmé que "des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires". Dix ans plus tard, le 20 novembre 2025, Inès de Raguenel, élue LR du XVe arrondissement, avait alerté sur une explosion des signalements. Toujours selon les plaintes, la maire avait à chaque fois refusé de répondre, et a refusé "de recevoir les familles en détresse". Dès décembre 2021, le collectif SOS Périscolaire avait par ailleurs adressé un mail à M. Bloche - alors adjoint en charge des affaires scolaires - afin de l'interpeller sur des faits de maltraitance. En janvier 2026, dans l'émission Cash Investigation sur France 2, qui a fait éclater le scandale -- en filmant en caméra cachée le comportement de certains agents -- l'ex-premier adjoint a reconnu "plusieurs dysfonctionnements", de "mauvaises habitudes" sur le fait de déplacer d'une école à l'autre des animateurs suspectés de violence. "Omerta" Mme Hidalgo et M. Bloche ont "délibérément" pris la décision "d'organiser une véritable omerta", accusent les plaintes. Interrogé, le parquet n'a pas souhaité communiquer à ce stade. "Quand les mairies ne font pas ce qu'il faut pour appliquer un principe de précaution efficace, quand elles ne communiquent pas et se soustraient à leurs obligations légales (article 40 par exemple), il est naturel pour les parents de vouloir les mettre (...) face à leur responsabilité", a réagi SOS Périscolaire. En février 2026, en pleine campagne pour les municipales, l'ancienne édile socialiste avait reconnu sur France Inter une part de responsabilité, étant à la tête d'une administration. Mais "je ne peux pas laisser dire que nous serions restés depuis 2015 sans rien faire", s'était-elle défendue, indiquant qu'"un certain nombre de personnes ont été écartées, licenciées à différentes strates de la hiérarchie qui n'avaient pas signalé" ces agissements. En décembre 2025, elle avait aussi nommé Dominique Versini Défenseure des enfants de la ville de Paris, une fonction à laquelle le nouveau maire Emmanuel Grégoire a mis fin en engageant un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes". En juin, une vingtaine d'élus de la droite et du centre, dont la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, ainsi que le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI), ont fait un signalement à la procureure Laure Beccuau, mettant en cause la responsabilité pénale de la ville.

27.08.2026 à 14:55

FRANCE24
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Après que des crues soudaines ont détruit des villages entiers dans une vallée himalayenne située à la frontière entre le Népal et le Tibet, les recherches se poursuivent pour retrouver près de 1 500 personnes portées disparues. 
Texte intégral (698 mots)
Après que des crues soudaines ont détruit des villages entiers dans une vallée himalayenne située à la frontière entre le Népal et le Tibet, les recherches se poursuivent pour retrouver près de 1 500 personnes portées disparues. 

27.08.2026 à 14:51

FRANCE24
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Texte intégral (698 mots)

27.08.2026 à 14:49

FRANCE24
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Les importations du nombre de ces paquets ont chuté de l'ordre de 30% à 40% dans l'Union européenne, a annoncé jeudi le ministère de l'Economie, citant un chiffre des douanes françaises. Contacté par l'AFP, Shein n'a pas souhaité commenter. Temu et AliExpress n'avaient pas réagi dans l'immédiat. Ce repli est la conséquence de la décision de Bruxelles d'instaurer au 1er juillet une taxe de 3 euros sur chaque catégorie de produit logé dans ces petits colis. Il s'agissait de freiner l'essor grandissant des plateformes asiatiques. En 2025, près de 5,9 milliards de petits colis sont entrés sur le marché européen, soit plus de 180 chaque seconde. C'est quatre fois plus qu'en 2022. Sur ce total, 93% provenaient de Chine, dont les entreprises bénéficient d'une exonération de droits de douane sur ces petits colis de moins de 150 euros importés en Europe. Des chiffres d'autant plus affolants que l'Union européenne soupçonne une partie substantielle des produits importés d'être non conformes au droit communautaire voire dangereux. De grandes plateformes asiatiques de vente en ligne, dont Shein, Temu et AliExpress sont les figures de proue, ont profité de cette clémence douanière pour investir en force le marché européen. Ce faisant, elles ont provoqué l'ire des autorités publiques, des associations, des parlementaires les accusant de pollution environnementale au vu des volumes, de concurrence déloyale voire de travail forcé. "Pas de fatalité" "Face à la Chine, il n'y a pas de fatalité", a asséné le ministre de l'Economie Roland Lescure, lors de l'événement de rentrée du Medef, se réjouissant des effets de ce dispositif. "Si on met en place les bonnes politiques publiques, on peut gagner, on va gagner", a-t-il encore assuré. La taxe est temporaire: elle est mise en place jusqu'à une refonte en profondeur du système douanier européen, prévue dans deux ans. Par ailleurs, elle sera complétée à partir de novembre par des "frais de traitement", qui aideront à financer les services douaniers. Le montant n'a pas encore été fixé mais pourrait s'élever à deux euros par colis. L'application de shopping Joko, qui s'appuie sur les transactions bancaires d'1,5 million de personnes en France, a révélé que les ventes en volumes chutaient drastiquement chez les entreprises visées par la taxe. Le site chinois de type "bazar" Temu a enregistré une baisse de 50% entre juin et juillet, tandis que son homologue AliExpress subissait une chute de 37% et l'asiatique Shein de 15%. "Plusieurs enseignes augmentent leur panier moyen pour absorber le coût de la taxe, avec +30% chez Temu et +27% chez AliExpress entre juin et juillet 2026. AliExpress a confirmé désormais inclure les droits de douane dans ses prix", a encore analysé le site. La relative résistance de la plateforme de mode Shein, originaire de Chine mais désormais basée à Singapour, s'explique par l'ouverture d'un "entrepôt géant" en Pologne "dès décembre 2025", ce qui "réduit son exposition à la taxe", selon Joko.
Texte intégral (507 mots)
Les importations du nombre de ces paquets ont chuté de l'ordre de 30% à 40% dans l'Union européenne, a annoncé jeudi le ministère de l'Economie, citant un chiffre des douanes françaises. Contacté par l'AFP, Shein n'a pas souhaité commenter. Temu et AliExpress n'avaient pas réagi dans l'immédiat. Ce repli est la conséquence de la décision de Bruxelles d'instaurer au 1er juillet une taxe de 3 euros sur chaque catégorie de produit logé dans ces petits colis. Il s'agissait de freiner l'essor grandissant des plateformes asiatiques. En 2025, près de 5,9 milliards de petits colis sont entrés sur le marché européen, soit plus de 180 chaque seconde. C'est quatre fois plus qu'en 2022. Sur ce total, 93% provenaient de Chine, dont les entreprises bénéficient d'une exonération de droits de douane sur ces petits colis de moins de 150 euros importés en Europe. Des chiffres d'autant plus affolants que l'Union européenne soupçonne une partie substantielle des produits importés d'être non conformes au droit communautaire voire dangereux. De grandes plateformes asiatiques de vente en ligne, dont Shein, Temu et AliExpress sont les figures de proue, ont profité de cette clémence douanière pour investir en force le marché européen. Ce faisant, elles ont provoqué l'ire des autorités publiques, des associations, des parlementaires les accusant de pollution environnementale au vu des volumes, de concurrence déloyale voire de travail forcé. "Pas de fatalité" "Face à la Chine, il n'y a pas de fatalité", a asséné le ministre de l'Economie Roland Lescure, lors de l'événement de rentrée du Medef, se réjouissant des effets de ce dispositif. "Si on met en place les bonnes politiques publiques, on peut gagner, on va gagner", a-t-il encore assuré. La taxe est temporaire: elle est mise en place jusqu'à une refonte en profondeur du système douanier européen, prévue dans deux ans. Par ailleurs, elle sera complétée à partir de novembre par des "frais de traitement", qui aideront à financer les services douaniers. Le montant n'a pas encore été fixé mais pourrait s'élever à deux euros par colis. L'application de shopping Joko, qui s'appuie sur les transactions bancaires d'1,5 million de personnes en France, a révélé que les ventes en volumes chutaient drastiquement chez les entreprises visées par la taxe. Le site chinois de type "bazar" Temu a enregistré une baisse de 50% entre juin et juillet, tandis que son homologue AliExpress subissait une chute de 37% et l'asiatique Shein de 15%. "Plusieurs enseignes augmentent leur panier moyen pour absorber le coût de la taxe, avec +30% chez Temu et +27% chez AliExpress entre juin et juillet 2026. AliExpress a confirmé désormais inclure les droits de douane dans ses prix", a encore analysé le site. La relative résistance de la plateforme de mode Shein, originaire de Chine mais désormais basée à Singapour, s'explique par l'ouverture d'un "entrepôt géant" en Pologne "dès décembre 2025", ce qui "réduit son exposition à la taxe", selon Joko.

27.08.2026 à 14:47

FRANCE 24
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Ratko Mladic, l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, est mort en détention, a annoncé la télévision publique serbe jeudi. Le "Boucher des Balkans" avait été condamné en 2017 par la justice internationale à la perpétuité pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie.
Texte intégral (507 mots)
Ratko Mladic, l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, est mort en détention, a annoncé la télévision publique serbe jeudi. Le "Boucher des Balkans" avait été condamné en 2017 par la justice internationale à la perpétuité pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie.

27.08.2026 à 14:41

FRANCE24
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A 10H30, une coupure de courant dans un local de supervision des départs et arrivées de la gare avait provoqué une interruption totale du trafic, a expliqué à l'AFP le gestionnaire des voies et des caténaires SNCF Réseau. Cet incident a eu de lourdes répercussions sur les départs, avec une cascade d'annulations de trains jusqu'à 15H00, particulièrement sur les liaisons TGV vers la Bretagne, Nantes ou encore Bordeaux. SNCF Voyageurs a confirmé peu après 14H00 que le diagnostic technique était achevé et que "l'autorisation de reprise" avait été délivrée. Les trains peuvent de nouveau circuler dans les deux sens, mais la compagnie ferroviaire a prévenu que des modifications de dessertes, des suppressions et d'importants retards sont à prévoir jusqu'en fin de soirée. Vers 14H00, sur les quais, les trains censés arriver dans la matinée affichaient plus de trois heures de retard, notamment en provenance de Toulouse, Hendaye ou Tarbes, alors qu'une annonce en gare invitait les usagers à reporter leur voyage. "Nous rentrons à Bordeaux après nos vacances, cela fait deux heures que nous attendons sans trop d'informations" regrette Kevin Jurion, interrogé par l'AFP alors qu'il patientait, comme beaucoup d'autres voyageurs, assis sur son sac. Des travaux restent en cours pour permettre à la gare parisienne de récupérer la totalité de ses voies, a précisé la SNCF. L'incident affecte également le réseau de banlieue Transilien, coupé entre Paris-Montparnasse et la gare de Versailles-Chantiers. Les équipes de SNCF Réseau sont "pleinement mobilisées pour rétablir au plus vite les conditions de circulation", a indiqué sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot. Il a invité les voyageurs devant emprunter la gare parisienne à vérifier la situation de leur train avant de se déplacer.
Lire plus (302 mots)
A 10H30, une coupure de courant dans un local de supervision des départs et arrivées de la gare avait provoqué une interruption totale du trafic, a expliqué à l'AFP le gestionnaire des voies et des caténaires SNCF Réseau. Cet incident a eu de lourdes répercussions sur les départs, avec une cascade d'annulations de trains jusqu'à 15H00, particulièrement sur les liaisons TGV vers la Bretagne, Nantes ou encore Bordeaux. SNCF Voyageurs a confirmé peu après 14H00 que le diagnostic technique était achevé et que "l'autorisation de reprise" avait été délivrée. Les trains peuvent de nouveau circuler dans les deux sens, mais la compagnie ferroviaire a prévenu que des modifications de dessertes, des suppressions et d'importants retards sont à prévoir jusqu'en fin de soirée. Vers 14H00, sur les quais, les trains censés arriver dans la matinée affichaient plus de trois heures de retard, notamment en provenance de Toulouse, Hendaye ou Tarbes, alors qu'une annonce en gare invitait les usagers à reporter leur voyage. "Nous rentrons à Bordeaux après nos vacances, cela fait deux heures que nous attendons sans trop d'informations" regrette Kevin Jurion, interrogé par l'AFP alors qu'il patientait, comme beaucoup d'autres voyageurs, assis sur son sac. Des travaux restent en cours pour permettre à la gare parisienne de récupérer la totalité de ses voies, a précisé la SNCF. L'incident affecte également le réseau de banlieue Transilien, coupé entre Paris-Montparnasse et la gare de Versailles-Chantiers. Les équipes de SNCF Réseau sont "pleinement mobilisées pour rétablir au plus vite les conditions de circulation", a indiqué sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot. Il a invité les voyageurs devant emprunter la gare parisienne à vérifier la situation de leur train avant de se déplacer.

27.08.2026 à 14:09

FRANCE24
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La Japonaise Yayoi Kusama, l'une des artistes contemporaines les plus célèbres au monde, est morte à l'âge de 97 ans, a annoncé jeudi sa société, suscitant une vague d'hommages de la part de ses admirateurs.
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La Japonaise Yayoi Kusama, l'une des artistes contemporaines les plus célèbres au monde, est morte à l'âge de 97 ans, a annoncé jeudi sa société, suscitant une vague d'hommages de la part de ses admirateurs.

27.08.2026 à 14:08

FRANCE24
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Les recherches se poursuivent au Népal et au Tibet, au lendemain de crues dévastatrices provoquées par l’effondrement d’un glacier. Plus de 1 300 personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles de nombreux touristes et pèlerins étrangers.
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Les recherches se poursuivent au Népal et au Tibet, au lendemain de crues dévastatrices provoquées par l’effondrement d’un glacier. Plus de 1 300 personnes sont toujours portées disparues, parmi lesquelles de nombreux touristes et pèlerins étrangers.

27.08.2026 à 14:06

FRANCE24
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Un match à sept sur le court central de Roland-Garros : le Medef organise jeudi le premier grand débat entre les principaux candidats à la présidentielle, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, questionnés sur leur projet économique par des chefs d'entreprise.
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Un match à sept sur le court central de Roland-Garros : le Medef organise jeudi le premier grand débat entre les principaux candidats à la présidentielle, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, questionnés sur leur projet économique par des chefs d'entreprise.

27.08.2026 à 14:05

FRANCE24
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Après les crues meurtrières qui ont frappé la frontière entre le Népal et le Tibet, entretien avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste et fondateur de l’association humanitaire Karuna-Shechen. Vivant une grande partie de l’année dans la région, il a pu échanger avec la directrice du bureau de Katmandou de l’association et livre les informations qui lui sont parvenues sur la situation. Il revient également sur l’isolement des populations touchées et leur vulnérabilité face au dérèglement climatique.
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Après les crues meurtrières qui ont frappé la frontière entre le Népal et le Tibet, entretien avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste et fondateur de l’association humanitaire Karuna-Shechen. Vivant une grande partie de l’année dans la région, il a pu échanger avec la directrice du bureau de Katmandou de l’association et livre les informations qui lui sont parvenues sur la situation. Il revient également sur l’isolement des populations touchées et leur vulnérabilité face au dérèglement climatique.

27.08.2026 à 13:53

FRANCE24
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🇪🇹 En Éthiopie, un nouveau système de cartes d’identité pour réfugiés est mis en place par le gouvernement pour faciliter leur quotidien. Liberté de mouvement, accès à l’école et à l’emploi : plus d’un million de réfugiés et demandeurs d’asile sont concernés.
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🇪🇹 En Éthiopie, un nouveau système de cartes d’identité pour réfugiés est mis en place par le gouvernement pour faciliter leur quotidien. Liberté de mouvement, accès à l’école et à l’emploi : plus d’un million de réfugiés et demandeurs d’asile sont concernés.

27.08.2026 à 13:47

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"Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes (...) Il appartient désormais à l'entreprise de proposer ces engagements au sein de l'Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici", a affirmé devant la presse Thomas Regnier, un des porte-paroles de la Commission européenne. Meta a accepté mercredi de payer jusqu'à 17 milliards de dollars et de brider Instagram et Facebook pour les adolescents d'une cinquantaine d'Etats et territoires américains, en concluant un accord avec leurs procureurs généraux. Dans l'UE, le géant américain de la tech est également l'objet d'enquêtes de la Commission européenne pour des raisons similaires. Le 10 juillet, l'exécutif européen avait sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop "addictives", sous peine d'une très lourde amende. Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible. "La balle est dans le camp de Meta" et le groupe "sait ce que nous attendons d'eux", a rappelé jeudi M. Regnier. "Nous avons eu des échanges avec Meta depuis que cet accord a été annoncé de l'autre côté de l'Atlantique", a-t-il précisé. "C'est un dialogue continu que nous menons afin d'offrir à nos enfants, ici dans l'Union européenne, une protection au moins aussi bonne", a rappelé ce porte-parole. Bruxelles n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados. Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en s'engageant à travailler avec la Commission afin "d'offrir un environnement en ligne sûr et positif". La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne. Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok.
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"Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes (...) Il appartient désormais à l'entreprise de proposer ces engagements au sein de l'Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici", a affirmé devant la presse Thomas Regnier, un des porte-paroles de la Commission européenne. Meta a accepté mercredi de payer jusqu'à 17 milliards de dollars et de brider Instagram et Facebook pour les adolescents d'une cinquantaine d'Etats et territoires américains, en concluant un accord avec leurs procureurs généraux. Dans l'UE, le géant américain de la tech est également l'objet d'enquêtes de la Commission européenne pour des raisons similaires. Le 10 juillet, l'exécutif européen avait sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop "addictives", sous peine d'une très lourde amende. Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible. "La balle est dans le camp de Meta" et le groupe "sait ce que nous attendons d'eux", a rappelé jeudi M. Regnier. "Nous avons eu des échanges avec Meta depuis que cet accord a été annoncé de l'autre côté de l'Atlantique", a-t-il précisé. "C'est un dialogue continu que nous menons afin d'offrir à nos enfants, ici dans l'Union européenne, une protection au moins aussi bonne", a rappelé ce porte-parole. Bruxelles n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados. Meta avait contesté les conclusions préliminaires de Bruxelles, tout en s'engageant à travailler avec la Commission afin "d'offrir un environnement en ligne sûr et positif". La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne. Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok.

27.08.2026 à 13:39

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Une proposition de dépenses soutenue par les partis d'opposition a été adoptée par le Yuan législatif (parlement) après le rejet d'un plan présenté par le gouvernement. Le gouvernement du président Lai Ching-te souhaitait allouer jusqu'à 6,6 milliards de dollars (5,6 milliards d'euros) dans une enveloppe budgétaire spécifique consacrée à des appareils sans pilote fabriqués à Taïwan, notamment des drones de surveillance côtière, d'attaque et de surface. Ces dépenses auraient été étalées sur plus de cinq ans et supervisées par le ministère de la Défense. Le Kuomintang et le Parti populaire taïwanais, les deux partis d'opposition qui détiennent la majorité des sièges au parlement, ont préféré soutenir la proposition prévoyant une enveloppe de 7,6 milliards de dollars (6,5 milliards d'euros) sur six ans, intégrée au budget annuel. Interrogé par les journalistes sur son intention d'approuver ou non le projet de loi de l'opposition, le Premier ministre Cho Jung-tai a déclaré que sa priorité était la sécurité nationale. "Ce qui m'importe, c'est de savoir si la législation répond aux besoins de la nation, si elle s'inscrit dans le cadre de notre stratégie de défense nationale et si elle répond aux différentes exigences liées au développement de notre industrie de drones et de véhicules sans pilote", a déclaré M. Cho. "Nous examinerons attentivement ces points en fonction des besoins du pays et de la sécurité nationale", a-t-il poursuivi. La porte-parole du gouvernement, Michelle Lee, a déclaré par la suite que, bien que la proposition du gouvernement n'ait pas été retenue, celui-ci "mettra tout en oeuvre pour obtenir le financement nécessaire dès que possible" en vue de l'acquisition des drones. "La sécurité nationale ne tolère aucun retard", a-t-elle souligné. Budget de défense record pour 2027 "Alors que nous favorisons le développement de l'industrie des drones, nous devons véritablement encourager la localisation et la production nationale", a déclaré avant le vote Hsu Chiao-hsin, députée du Kuomintang. "Nous devons soutenir les fabricants réputés capables de fournir des chaînes d'approvisionnement exemptes de technologies chinoises, de garantir un certain niveau de cybersécurité et de maintenir une croissance stable", a-t-elle ajouté. Taïwan "doit de toute urgence renforcer ses capacités en matière de drones et de lutte antidrones" pour répondre aux tactiques de zone grise - ces actions coercitives qui ne constituent pas un acte de guerre - ainsi qu'à d'éventuelles menaces militaires, a déclaré mercredi la vice-présidente de l'île, Hsiao Bi-khim à l’Agence centrale de presse de Taïwan (CNA). La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle souhaite "réunifier" avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une prise de contrôle pacifique mais n'exclut pas le recours à la force et accroît sa pression militaire sur l'île. Taïwan reste fortement dépendante des ventes d'armes américaines pour dissuader la Chine et subit des pressions de la part de Washington pour qu'elle consacre davantage de moyens à sa propre sécurité. Le Yuan législatif a approuvé à la mi-août le budget du gouvernement pour 2026 avec un retard record de près de huit mois. Le budget total de la défense taïwanaise pour 2027 - incluant à la fois le budget annuel et le budget spécial atteindra 1.122,5 milliards de dollars taïwanais (plus de 30 milliards d'euros), soit plus de 3% du PIB, un record.
Texte intégral (610 mots)
Une proposition de dépenses soutenue par les partis d'opposition a été adoptée par le Yuan législatif (parlement) après le rejet d'un plan présenté par le gouvernement. Le gouvernement du président Lai Ching-te souhaitait allouer jusqu'à 6,6 milliards de dollars (5,6 milliards d'euros) dans une enveloppe budgétaire spécifique consacrée à des appareils sans pilote fabriqués à Taïwan, notamment des drones de surveillance côtière, d'attaque et de surface. Ces dépenses auraient été étalées sur plus de cinq ans et supervisées par le ministère de la Défense. Le Kuomintang et le Parti populaire taïwanais, les deux partis d'opposition qui détiennent la majorité des sièges au parlement, ont préféré soutenir la proposition prévoyant une enveloppe de 7,6 milliards de dollars (6,5 milliards d'euros) sur six ans, intégrée au budget annuel. Interrogé par les journalistes sur son intention d'approuver ou non le projet de loi de l'opposition, le Premier ministre Cho Jung-tai a déclaré que sa priorité était la sécurité nationale. "Ce qui m'importe, c'est de savoir si la législation répond aux besoins de la nation, si elle s'inscrit dans le cadre de notre stratégie de défense nationale et si elle répond aux différentes exigences liées au développement de notre industrie de drones et de véhicules sans pilote", a déclaré M. Cho. "Nous examinerons attentivement ces points en fonction des besoins du pays et de la sécurité nationale", a-t-il poursuivi. La porte-parole du gouvernement, Michelle Lee, a déclaré par la suite que, bien que la proposition du gouvernement n'ait pas été retenue, celui-ci "mettra tout en oeuvre pour obtenir le financement nécessaire dès que possible" en vue de l'acquisition des drones. "La sécurité nationale ne tolère aucun retard", a-t-elle souligné. Budget de défense record pour 2027 "Alors que nous favorisons le développement de l'industrie des drones, nous devons véritablement encourager la localisation et la production nationale", a déclaré avant le vote Hsu Chiao-hsin, députée du Kuomintang. "Nous devons soutenir les fabricants réputés capables de fournir des chaînes d'approvisionnement exemptes de technologies chinoises, de garantir un certain niveau de cybersécurité et de maintenir une croissance stable", a-t-elle ajouté. Taïwan "doit de toute urgence renforcer ses capacités en matière de drones et de lutte antidrones" pour répondre aux tactiques de zone grise - ces actions coercitives qui ne constituent pas un acte de guerre - ainsi qu'à d'éventuelles menaces militaires, a déclaré mercredi la vice-présidente de l'île, Hsiao Bi-khim à l’Agence centrale de presse de Taïwan (CNA). La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle souhaite "réunifier" avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une prise de contrôle pacifique mais n'exclut pas le recours à la force et accroît sa pression militaire sur l'île. Taïwan reste fortement dépendante des ventes d'armes américaines pour dissuader la Chine et subit des pressions de la part de Washington pour qu'elle consacre davantage de moyens à sa propre sécurité. Le Yuan législatif a approuvé à la mi-août le budget du gouvernement pour 2026 avec un retard record de près de huit mois. Le budget total de la défense taïwanaise pour 2027 - incluant à la fois le budget annuel et le budget spécial atteindra 1.122,5 milliards de dollars taïwanais (plus de 30 milliards d'euros), soit plus de 3% du PIB, un record.
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