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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.06.2026 à 20:49

FRANCE24
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"Au cours des 20 dernières années, l'ONF n'a pas connaissance de procédure judiciaire consécutive à des incendies de forêts visant l'un de ses agents", a indiqué l'office à l'AFP. De mémoire syndicale, c'est même du "jamais vu". "On n'a jamais connu ça, les personnels sont abasourdis, sous le choc", a témoigné Patrice Martin, secrétaire général de Snupfen-Solidaires, majoritaire chez les salariés de droit public de l'ONF. Pour les forestiers, la préservation de la forêt, c'est "une vocation, un engagement très fort", a souligné le syndicaliste. Alors que la "saison des feux" a débuté en France avec la montée des températures, "l'idée que l'un des nôtres est soupçonné, peut-être impliqué dans le déclenchement d'un feu meurtrier, c'est terrible", a indiqué un agent de terrain, sous couvert d'anonymat. L'agent mis en cause, qui conteste son implication, est poursuivi pour "destruction involontaire par incendie aggravée", selon un communiqué du procureur de Montpellier publié jeudi soir. Laissé libre sous contrôle judiciaire, l'agent "ne reprendra pas ses missions de défense des forêts contre les incendies", a précisé l'ONF. L'Office, qui n'est pas en cause, n'a "pas accès au dossier". Deux de ses agents placés en garde à vue ont été libérés sans poursuites. Le parquet n'a donné aucun détail sur les faits précis reprochés au troisième, mais d'après le journal Midi Libre, les enquêteurs cherchent à établir si une cigarette jetée par la fenêtre d'une voiture de patrouille pourrait être à l'origine de l'incendie. Ce feu qui s'était déclaré le 5 août 2025 en bordure d'une route départementale, avait parcouru 17.000 hectares, en en brûlant plus de 11.000. Il avait traversé 16 communes de l'Aude, détruit 36 maisons et causé la mort d'une femme de 65 ans, à son domicile, dans le village de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Il avait été éteint le 28 août. En période estivale, la présence de l'ONF sur le terrain a été "multipliée par deux depuis 2022". L'ONF effectue des patrouilles de surveillance, sensibilisation, contrôle et d'extinction de feux naissants dans 86 départements en 2026 (contre seulement 15 avant 2023). Depuis le début de l'année, "plus de 2.000 départs d'incendies de forêt ou de végétation ont été référencés dans la base de données des incendies de forêt en France (BDIFF). Parmi eux, une trentaine ont dépassé les 10 hectares", notamment en Haute-Marne, Lozère ou à La Réunion.

05.06.2026 à 20:41

FRANCE24
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Le Français, arrêté en août 2025 et alors accusé de conspiration contre les institutions du pays sahélien, dirigé par une junte en rupture avec la France, est en outre frappé de 20 ans d'interdiction de séjour au Mali et doit payer une amende de 5.400 euros, a indiqué à l'AFP une source judiciaire, confirmée par deux autres sources judiciaires. Le procès a eu lieu jeudi devant la chambre criminelle du pôle spécialisé de lutte contre le terrorisme et le jugement a été annoncé vendredi, selon les mêmes sources, qui se sont exprimées de manière anonyme pour des raisons de sécurité. L'une d'elles a indiqué à l'AFP que le procès s'est tenu à huis clos. Le Français, identifié comme Yann V., avait été interpellé le 13 août 2025 lors d'une opération menée par la Sécurité d'État (SE), les services de renseignement maliens. Officiellement affecté à l'ambassade de France à Bamako, l'officier français avait été arrêté en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa). Ces derniers, radiés depuis, n'ont toujours pas été jugés. Ils sont accusés d'avoir mis en place un réseau d'espionnage et de complot visant à déstabiliser les institutions de la transition malienne en vue de perpétrer un coup d'État. Le ministère français des Affaires étrangères avait à l'époque dénoncé des "accusations sans fondement" et demandé la "libération sans délai" de son ressortissant. En réponse à l'arrestation de son agent, la France avait aussi, les jours suivants, suspendu sa coopération antiterroriste avec le Mali et sommé deux diplomates maliens de quitter son territoire. Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a à nouveau récusé des "accusations sans fondement" en réagissant à l'annonce du jugement. "La position de la France sur cette situation est constante depuis l’arrestation de notre agent et demeure inchangée", a assuré le ministère français. "L’arrestation, le 13 août 2025, de notre agent diplomatique dûment accrédité auprès de la République du Mali, sa détention ainsi que son procès représentent une violation flagrante de la convention de Vienne (qui codifie des pratiques internationales) à laquelle la République du Mali est partie", a-t-il ajouté. Paris cherche une "issue rapide" Selon le ministère français, son agent "fait l’objet d’une procédure judiciaire comprenant" des accusations infondées et "tous les moyens sont mis en œuvre pour trouver une issue rapide à ce dossier". Il réaffirme que l'agent français "menait à bien une mission de coopération sécuritaire et en aucun cas la France n’a participé, directement ou indirectement, à la déstabilisation du Mali". Confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires, le Mali est dirigé par une junte militaire arrivée au pouvoir après deux coups d’État en 2020 et 2021. Les autorités de Bamako se sont depuis détournées de leurs partenaires occidentaux, notamment l'ancien colonisateur français, pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie. Le pays sahélien ouest-africain fait face à une situation sécuritaire critique après des attaques menées les 25 et 26 avril par des jihadistes du JNIM ((Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) alliés à la rébellion du Front de libération de l'Azawad (FLA), à dominante touareg. Ces attaques coordonnées, d'une ampleur inédite, ont visé dans plusieurs régions des positions stratégiques de la junte. Elles ont notamment coûté la vie au ministre malien de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, tué dans un attentat-suicide. str-sd-mrb-bur/mba

05.06.2026 à 20:31

FRANCE24
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"C'est vraiment une lame de fond. On est passé d'un marché de 180 millions d'euros en 2016 à 780 millions d'euros en 2025 et c'est encore en train d'accélérer" en France, expose à l'AFP Matteo Neri, directeur d'études chez Xerfi. Initialement cantonnées à la consommation festive de certains jeunes, les boissons énergisantes se sont muées en une alternative au café et à l'alcool, "moins consommés par les nouvelles générations", précise-t-il. Les canettes de Red Bull restent les plus plébiscitées (près de 60% du marché en valeur), selon le directeur d'études, devant Monster (30%) et Crazy Tiger (7%). Mais de nouvelles marques affluent. Celsius, Maison Perrier Energize et, dernière en date, Ciao Energy, lancée début juin par les créateurs de contenus Lena Situations (Lena Mahfouf), Inoxtag (Inès Benazzouz) et Squeezie (Lucas Hauchard) - déjà porté par le succès de sa marque Ciao Kombucha. Ciao Energy se présente comme une alternative "plus saine" aux boissons énergisantes traditionnelles. Un argument récurrent pour "recruter de nouveaux profils de consommateurs", analyse M. Neri, notamment des femmes et personnes surveillant leur poids. Mais ces boissons peuvent entraîner des effets néfastes, rappellent des professionnels de santé. -Symptômes cardiovasculaires- L'appellation "boisson énergisante" n'a pas de définition au plan réglementaire, c'est un terme marketing, relève l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses). Ces boissons vantent des propriétés stimulantes, capables de "booster" le métabolisme pour obtenir de meilleures performances, intellectuelles ou physiques. Elles sont souvent composées de caféine, taurine, D-glucuronolactone, de sucre ou édulcorants, vitamines, extraits de plantes... Si les effets de la caféine sur le maintien de la vigilance et de l'éveil sont établis, il ne faut pas oublier ses effets indésirables: "anxiété, troubles cardiaques, maux de tête, troubles du sommeil...", détaille à l'AFP la diététicienne Violette Babocsay. Les effets de la caféine diffèrent selon les personnes, rendant difficilement quantifiables les doses maximales journalières, rappelle l'Anses, estimant cependant que 30% des adultes dépassent le seuil retenu comme déclencheur d'anxiété. En France, plusieurs effets indésirables ont été signalés en lien avec la consommation de ces boissons: cardiovasculaires (douleurs thoraciques, hypertension artérielle, troubles du rythme allant jusqu'à l'arrêt cardiaque), psychocomportementaux ou neurologiques (anxiété, voire crises de panique, hallucinations, épilepsie). Ils sont le plus souvent liés à une consommation excessive de caféine, éventuellement couplée à une prise d'alcool. En moyenne, les canettes contiennent autant de caféine qu'un café classique -environ 80mg- mais l'excès et les modes de consommation, ainsi que d'autres ingrédients (sucre, édulcorants) peuvent accentuer les risques. -"Enjeux sanitaires et éthiques"- Pour se différencier, la marque des créateurs de contenus vante un faible taux de sucre et l'origine "naturelle" de plusieurs composants, comme la caféine. "Ciao Energy, c'est effectivement 2,7 fois moins de sucre qu'un Red Bull classique, qui existe aussi en version sans sucre, préférable", selon Mme Babocsay. Quant au caractère "naturel", le docteur en santé publique Thibault Fiolet y voit "du marketing", relevant que "le corps ne fait pas la différence" entre de la caféine naturelle ou synthétisée car "cela reste la même molécule". La consommation occasionnelle est possible mais déconseillée pour les enfants et adolescents, ajoute M. Fiolet. "On peut aussi s'interroger sur les enjeux sanitaires et éthiques de promouvoir des boissons énergisantes quand on a un public de mineurs", observe Violette Babocsay. Contacté par l'AFP, Ciao Energy soutient n'avoir "jamais été présentée comme une boisson +healthy+" et s'adresser "aux consommateurs existants de boissons énergisantes en quête d'une formulation plus responsable", tout en le déconseillant aux enfants et femmes enceintes. Plus largement, le syndicat des boissons sans alcool -auquel adhèrent Red Bull, Monster, Crazy Tiger ou Nestlé Waters- indique s'être doté d'une charte pour "assurer un étiquetage clair et une bonne information du consommateur". Parmi les engagements, basés sur le volontariat : ne pas promouvoir directement la consommation de boissons énergisantes auprès des moins de 15 ans. Au Royaume-Uni ou en Espagne, l'interdiction de vendre ces boissons aux mineurs de moins de 16 ans est en projet.

05.06.2026 à 20:15

FRANCE24
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Les passages aux urgences, hospitalisations et consultations SOS Médecins ont augmenté progressivement dès le 22 mai et atteint un pic le 26 mai, avec 411 passages aux urgences et 253 interventions de SOS Médecins, selon un communiqué du ministère de la Santé, cosigné par Santé publique France. Lors de cet épisode, les recours aux soins d'urgence pour des effets des fortes chaleur (hyperthermies, déshydratations, hyponatrémies -baisse du taux de sodium dans le sang- et malaises) ont été "deux fois plus importants dans les départements en vigilance orange canicule" que dans les autres. Les hospitalisations post-urgences ont aussi augmenté, avec un pic à 230 le 29 mai. Si hyperthermies et coups de chaleur ont principalement touché les moins de 15 ans et les 15-44 ans, déshydratations et hyponatrémies ont surtout affecté les seniors de 75 ans et plus. Autre fait notable: "des impacts sanitaires plus marqués" chez les moins de 15 ans et les 15-45 ans, lors de cet épisode "inédit, historique et exceptionnel pour un mois de mai" selon Météo France, que ceux observés habituellement par canicule. Cela "souligne l'importance de renforcer la prévention et l'adaptation des environnements fréquentés par ces populations", jugent le ministère et SpF. Les autorités sanitaires assurent avoir "anticipé les dispositifs de prévention afin de limiter les risques pour la santé" et soulignent que, "tout au long de la saison", ministère, agences régionales de santé, préfectures et collectivités déploient des actions de prévention et d'assistance. "Face aux risques liés aux fortes chaleurs", le ministère appelle aussi "à la responsabilité et à la vigilance de chaque citoyen", rappelant les "bons gestes" recommandés. Fin mai, l'intersyndicale de SpF et le collectif "santé publique en danger" ont dénoncé dans un communiqué l'absence de déploiement d'une campagne sur l'adaptation à la chaleur prête à être diffusée, pointant une "ingérence des services du Premier ministre qui empêche Santé publique France de réaliser ses missions". "Ces épisodes climatiques extrêmes étant malheureusement destinés à se renouveler et à s’intensifier, il serait judicieux de revenir au professionnalisme qui régissait antérieurement ces campagnes de prévention" avec SpF, a jugé Addiction France mardi. Interrogé par l'AFP, le Service d'information du gouvernement (SIG) rattaché à Matignon a affirmé "avoir été saisi le 20 mai pour instruire en urgence une demande d'agrément" d'une "campagne de prévention dédiée aux fortes chaleurs" et avoir rendu un "avis favorable sous 48 heures". Mais "ce type de campagne relevant de la communication de crise", elle "pouvait être initiée dès le contexte de vigilance météorologique élevée connu", a-t-il assuré. Depuis fin janvier et l'annonce du transfert au ministère de la Santé de certaines missions de SpF, dont les campagnes de prévention, des salariés, experts en santé publique et parlementaires redoutent une "reprise en main", aux dépens de données scientifiques indépendantes des lobbies notamment.

05.06.2026 à 20:05

FRANCE24
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"L'équipage se prépare maintenant à quitter le vaisseau Dragon", et à regagner la station, a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'agence spatiale américaine. L'agence spatiale russe Roscosmos avait prévu vendredi des opérations pour colmater une fuite détectée sur l'un de ses modules, Zvezda, a-t-il expliqué. En conséquence, la Nasa a "souhaité redoubler de prudence et de précautions et demander à l'équipage de se mettre en position de sécurité" dans le vaisseau de SpaceX amarré à la station, a-t-il expliqué. Plus tôt, Bethany Stevens, porte-parole de l'agence spatiale américaine, avait fait savoir sur X que cette consigne de mise à l'abri, peu habituelle, concernait les "quatre membres de l'équipage SpaceX Crew-12", les Américains Jessica Meir et Jack Hathaway, le cosmonaute russe Andreï Fediaïev et la Française Sophie Adenot ainsi que "l'astronaute de la Nasa Chris Williams" ayant lui rejoint la station à bord d'un vaisseau russe. Cette procédure "fait partie de la formation de l'équipage" et est "pratiquée non seulement à bord de la Station spatiale internationale, mais aussi lors de leurs entraînements ici sur Terre", a insisté un porte-parole de la Nasa auprès de l'AFP. Réparations à venir Les équipes de l'agence russe n'ont toutefois "effectué aucune action physique" mais ont pris des "mesures" vendredi, a indiqué un porte-parole de la Nasa à l'AFP. Dans un communiqué cité par les médias russes, l'agence Roscosmos a déclaré que ses cosmonautes avaient "découvert deux points susceptibles de présenter des fuites d'air". Si le "premier a été immédiatement colmaté", "les travaux sont en cours pour préparer" la réparation du second, a-t-elle dit. Une portion du module russe Zvezda fait l'objet depuis des années de fuites d'air persistantes. Malgré de récentes réparations, une nouvelle fuite avait été détectée en mai. Occupée en permanence depuis plus de 25 ans, la Station spatiale internationale doit être désorbitée à l'horizon 2030.

05.06.2026 à 19:56

Annie GASNIER
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À quelques jours du Mondial de football, les nations africaines ont brillé dans leurs matches de préparation. La Côte d'Ivoire a fait tomber la France, l'Algérie a battu les Pays-Bas à Rotterdam, le Cap-Vert a dominé la Serbie et la RD Congo a tenu tête au Danemark. L'Afrique arrive-t-elle plus forte que prévu ?
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À quelques jours du Mondial de football, les nations africaines ont brillé dans leurs matches de préparation. La Côte d'Ivoire a fait tomber la France, l'Algérie a battu les Pays-Bas à Rotterdam, le Cap-Vert a dominé la Serbie et la RD Congo a tenu tête au Danemark. L'Afrique arrive-t-elle plus forte que prévu ?

05.06.2026 à 19:46

FRANCE 24
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Un agent des renseignements français sous statut diplomatique, détenu depuis près de 10 mois au Mali, a été condamné à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État", a appris l'AFP vendredi de sources judiciaires. "Des accusations sans fondement" a réaffirmé le ministère français des Affaires étrangères vendredi, après l'annonce du jugement.
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Un agent des renseignements français sous statut diplomatique, détenu depuis près de 10 mois au Mali, a été condamné à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État", a appris l'AFP vendredi de sources judiciaires. "Des accusations sans fondement" a réaffirmé le ministère français des Affaires étrangères vendredi, après l'annonce du jugement.

05.06.2026 à 19:37

FRANCE24
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Ouverte en 2024 sur place, l'information judiciaire sur la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), à l'origine de la mobilisation dans l'archipel du Pacifique sud, avait été dépaysée à Paris en janvier 2025. Quatorze personnes, dont M. Tein, suspectées notamment d'avoir commandité les violences, ont été mises en examen dans ce dossier. Mais les juges d'instruction ont balayé les accusations d'insurrection, évoquées un temps au cours de l'enquête. Ils ont souligné que "quand bien même la revendication tendait-elle à obtenir à terme l'indépendance du territoire, elle n'avait pas pour objet de +mettre en péril les institutions de la République+", ni à prendre le territoire "en attaquant l'Etat français par les armes", selon des éléments dont l'AFP a eu connaissance. "La défense de Christian Tein salue le travail considérable des magistrats instructeurs parisiens qui viennent de lui rendre justice", ont commenté auprès de l'AFP ses avocats, Mes Florian Medico, Pierre Ortet et François Roux. "Après un transfèrement de 17.000 km dans des conditions indignes, une détention provisoire de près d'un an loin des siens, des attaques politiques et des accusations mensongères, une défense pied à pied pour démontrer sa totale innocence, Christian Tein est totalement mis hors de cause, comme les autres", saluent-ils. C'est "le constat sidérant d'une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique", ajoutent-ils. "Etat de droit" "Nous avons parié que les juges d'instruction à Paris sauraient dire la vérité, prouver l'innocence de nos clients et nous avons eu raison. Une belle démonstration de ce qu'est un Etat de droit", s'est félicité de son côté auprès de l'AFP Me François Saint-Pierre, avocat de Frédérique Mulavia, l'une des mis en examen. Dans ce dossier, les juges d'instruction avaient annoncé en janvier la fin de leurs investigations. Cette décision ouvrait un délai de trois mois pour que le parquet se prononce sur l'opportunité de renvoyer ou non les mis en examen devant un tribunal. Vendredi, le parquet a précisé à l'AFP qu'il avait annoncé de telles réquisitions mais "pour le mois de juillet, un magistrat ayant été affecté à plein temps depuis plus d'un mois pour analyser ce dossier de près de 11.500 pièces de fond". Il a donc décidé de faire appel du non-lieu, estimant nécessaire qu'il soit procédé à des actes d'investigations complémentaires. Au printemps 2024, la Nouvelle-Calédonie a connu une vague d'émeutes, l'une des plus graves crises de son histoire, conduisant le président de la République, Emmanuel Macron, à déclencher l'état d'urgence. Les violences, liées notamment au projet de dégel du corps électoral, ont fait 14 morts et provoqué plus de deux milliards d'euros de dégâts. En juin 2024, une vague d'interpellations avait ciblé la CCAT, "structure organisée composée de donneurs d'ordres et d'exécutants" soupçonnée alors par la justice d'avoir mis au point un plan pour "déstabiliser les unités économiques, les administrations et les services de l'État" sur l'archipel. Les membres visés de la CCAT étaient suspectés d'avoir mis en place "une véritable logistique (...) par le recrutement et la mobilisation des émeutiers, le ciblage des objectifs et la collecte des moyens matériels (armes à feu, engins incendiaires, matériels de surveillance) et de communication" (talkies-walkies, drones...). Parmi les chefs de poursuites: complicité de tentative de meurtre d'une personne dépositaire de l'autorité publique, vol en bande organisée avec arme ou participation à une association de malfaiteurs. "Crime d'Etat" Mais les juges d'instruction ont estimé qu'il n'existait pas de "charges suffisantes" contre les 14 mis en examen, jugeant qu'il n'y avait lieu à poursuivre quiconque. Christian Tein, 58 ans, se voyait par exemple reprocher des vols et destructions de banques, supermarchés ou restaurants "découlant du plan d'action" de la CCAT. Signe de la tension autour de ce dossier, la défense avait dénoncé en février dans un courrier aux juges d'instruction le sort qui lui avait été fait. Les avocats s'étaient insurgés "des conditions inadmissibles, constitutives de traitements inhumains et dégradants" dans lesquelles les sept Kanak avaient été transférés dans l'Hexagone, évoquant un "traitement judiciaire exceptionnel" sur "ingérence du gouvernement".
Texte intégral (721 mots)
Ouverte en 2024 sur place, l'information judiciaire sur la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), à l'origine de la mobilisation dans l'archipel du Pacifique sud, avait été dépaysée à Paris en janvier 2025. Quatorze personnes, dont M. Tein, suspectées notamment d'avoir commandité les violences, ont été mises en examen dans ce dossier. Mais les juges d'instruction ont balayé les accusations d'insurrection, évoquées un temps au cours de l'enquête. Ils ont souligné que "quand bien même la revendication tendait-elle à obtenir à terme l'indépendance du territoire, elle n'avait pas pour objet de +mettre en péril les institutions de la République+", ni à prendre le territoire "en attaquant l'Etat français par les armes", selon des éléments dont l'AFP a eu connaissance. "La défense de Christian Tein salue le travail considérable des magistrats instructeurs parisiens qui viennent de lui rendre justice", ont commenté auprès de l'AFP ses avocats, Mes Florian Medico, Pierre Ortet et François Roux. "Après un transfèrement de 17.000 km dans des conditions indignes, une détention provisoire de près d'un an loin des siens, des attaques politiques et des accusations mensongères, une défense pied à pied pour démontrer sa totale innocence, Christian Tein est totalement mis hors de cause, comme les autres", saluent-ils. C'est "le constat sidérant d'une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique", ajoutent-ils. "Etat de droit" "Nous avons parié que les juges d'instruction à Paris sauraient dire la vérité, prouver l'innocence de nos clients et nous avons eu raison. Une belle démonstration de ce qu'est un Etat de droit", s'est félicité de son côté auprès de l'AFP Me François Saint-Pierre, avocat de Frédérique Mulavia, l'une des mis en examen. Dans ce dossier, les juges d'instruction avaient annoncé en janvier la fin de leurs investigations. Cette décision ouvrait un délai de trois mois pour que le parquet se prononce sur l'opportunité de renvoyer ou non les mis en examen devant un tribunal. Vendredi, le parquet a précisé à l'AFP qu'il avait annoncé de telles réquisitions mais "pour le mois de juillet, un magistrat ayant été affecté à plein temps depuis plus d'un mois pour analyser ce dossier de près de 11.500 pièces de fond". Il a donc décidé de faire appel du non-lieu, estimant nécessaire qu'il soit procédé à des actes d'investigations complémentaires. Au printemps 2024, la Nouvelle-Calédonie a connu une vague d'émeutes, l'une des plus graves crises de son histoire, conduisant le président de la République, Emmanuel Macron, à déclencher l'état d'urgence. Les violences, liées notamment au projet de dégel du corps électoral, ont fait 14 morts et provoqué plus de deux milliards d'euros de dégâts. En juin 2024, une vague d'interpellations avait ciblé la CCAT, "structure organisée composée de donneurs d'ordres et d'exécutants" soupçonnée alors par la justice d'avoir mis au point un plan pour "déstabiliser les unités économiques, les administrations et les services de l'État" sur l'archipel. Les membres visés de la CCAT étaient suspectés d'avoir mis en place "une véritable logistique (...) par le recrutement et la mobilisation des émeutiers, le ciblage des objectifs et la collecte des moyens matériels (armes à feu, engins incendiaires, matériels de surveillance) et de communication" (talkies-walkies, drones...). Parmi les chefs de poursuites: complicité de tentative de meurtre d'une personne dépositaire de l'autorité publique, vol en bande organisée avec arme ou participation à une association de malfaiteurs. "Crime d'Etat" Mais les juges d'instruction ont estimé qu'il n'existait pas de "charges suffisantes" contre les 14 mis en examen, jugeant qu'il n'y avait lieu à poursuivre quiconque. Christian Tein, 58 ans, se voyait par exemple reprocher des vols et destructions de banques, supermarchés ou restaurants "découlant du plan d'action" de la CCAT. Signe de la tension autour de ce dossier, la défense avait dénoncé en février dans un courrier aux juges d'instruction le sort qui lui avait été fait. Les avocats s'étaient insurgés "des conditions inadmissibles, constitutives de traitements inhumains et dégradants" dans lesquelles les sept Kanak avaient été transférés dans l'Hexagone, évoquant un "traitement judiciaire exceptionnel" sur "ingérence du gouvernement".

05.06.2026 à 19:33

FRANCE24
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"S'il y a un circuit sur lequel je parierais sur Ferrari, ce serait probablement Monaco. Nous avons parfois des difficultés dans les lignes droites donc ici ce ne devrait pas être un problème et nous avons un voiture performante": le Monégasque Charles Leclerc avait vu juste jeudi en affirmant que la Scuderia devrait tirer son épingle du jeu en Principauté. L'écurie italienne a en effet survolé la première journée dans les rues de Monte-Carlo. Leclerc, le local de l'étape qui rêve de s'imposer une deuxième fois dans sa ville natale après 2024, a d'abord dominé largement la première séance à la mi-journée, avant que son coéquipier britannique Lewis Hamilton ne se montre le plus rapide en fin d'après-midi. La Scuderia sera donc l'équipe à battre lors des qualifications, qui déterminent souvent l'ordre d'arrivée du Grand Prix à Monaco le dimanche tant il est difficile de doubler sur la tracé monégasque. La surprise de la journée est venue du Néerlandais Max Verstappen. Au volant de sa Red Bull, le quadruple champion du monde a tenu tête aux Ferrari en terminant deux fois à la troisième place. Très critique envers les monoplaces 50% thermiques et 50% électriques imposées par la nouvelle réglementation de la F1, "Mad Max" semble de plus en plus à l'aise au fur et à mesure des semaines. Et sur le circuit si particulier de Monaco, où le pilotage est vraiment à l'honneur puisque les pilotes n'ont pas à gérer le rechargement de leur batterie, le Néerlandais s'est montré prometteur vendredi. Hadjar, l'art du rebond Son coéquipier français Isack Hadjar a, lui, connu une journée contrastée. Elle avait mal commencé avec une sortie de piste lors des premiers essais libres. Peu après la mi-séance, le Parisien, qui dispute sa deuxième saison dans la catégorie reine du sport automobile, la première dans l'écurie Red Bull, a perdu l'arrière de sa monoplace à l'entrée de la chicane de la piscine avant de bloquer ses roues et de foncer tout droit dans un mur de protection. Mais le Tricolore a l'art du rebond. Comme souvent après une erreur, il se remet vite d'aplomb. Trois heures après son accident, il est retourné en piste, non sans avoir remercié son équipe d'avoir réparé sa monoplace à temps, et a décroché le sixième chrono, juste derrière les deux Mercedes, si dominatrices cette saison. Les Flèches d'Argent, qui ont remporté les cinq premiers Grands Prix de l'année, et s'attendaient à ce que leur hégémonie soit remise en question sur le Rocher, n'ont pour l'instant pas réussi à suivre le rythme des Ferrari. Toutefois, il ne faut pas enterrer l'Italien Kimi Antonelli et son coéquipier britannique George Russell, qu'il devance de 43 points en tête du championnat. En effet, Mercedes en garde souvent un peu sous la pédale le vendredi avant de lâcher les chevaux le samedi. McLaren, qui avait poussé Mercedes dans ses retranchements à Miami début mai avant de rentrer un peu dans le rang à Montréal trois semaines plus tard, a semblé en retrait vendredi. Respectivement sixième et huitième de la première séance d'essais, le champion du monde en titre Lando Norris et son coéquipier Oscar Piastri n'ont pas réussi à redresser la barre lors de la deuxième session. L'Australien a dû se contenter du septième chrono, alors que l'Anglais a vu sa séance s'interrompre après seulement 15 minutes en raison d'une panne, ce qui n'est vraiment pas la meilleure manière de préparer la qualification pour le vainqueur de l'an dernier...
Texte intégral (628 mots)
"S'il y a un circuit sur lequel je parierais sur Ferrari, ce serait probablement Monaco. Nous avons parfois des difficultés dans les lignes droites donc ici ce ne devrait pas être un problème et nous avons un voiture performante": le Monégasque Charles Leclerc avait vu juste jeudi en affirmant que la Scuderia devrait tirer son épingle du jeu en Principauté. L'écurie italienne a en effet survolé la première journée dans les rues de Monte-Carlo. Leclerc, le local de l'étape qui rêve de s'imposer une deuxième fois dans sa ville natale après 2024, a d'abord dominé largement la première séance à la mi-journée, avant que son coéquipier britannique Lewis Hamilton ne se montre le plus rapide en fin d'après-midi. La Scuderia sera donc l'équipe à battre lors des qualifications, qui déterminent souvent l'ordre d'arrivée du Grand Prix à Monaco le dimanche tant il est difficile de doubler sur la tracé monégasque. La surprise de la journée est venue du Néerlandais Max Verstappen. Au volant de sa Red Bull, le quadruple champion du monde a tenu tête aux Ferrari en terminant deux fois à la troisième place. Très critique envers les monoplaces 50% thermiques et 50% électriques imposées par la nouvelle réglementation de la F1, "Mad Max" semble de plus en plus à l'aise au fur et à mesure des semaines. Et sur le circuit si particulier de Monaco, où le pilotage est vraiment à l'honneur puisque les pilotes n'ont pas à gérer le rechargement de leur batterie, le Néerlandais s'est montré prometteur vendredi. Hadjar, l'art du rebond Son coéquipier français Isack Hadjar a, lui, connu une journée contrastée. Elle avait mal commencé avec une sortie de piste lors des premiers essais libres. Peu après la mi-séance, le Parisien, qui dispute sa deuxième saison dans la catégorie reine du sport automobile, la première dans l'écurie Red Bull, a perdu l'arrière de sa monoplace à l'entrée de la chicane de la piscine avant de bloquer ses roues et de foncer tout droit dans un mur de protection. Mais le Tricolore a l'art du rebond. Comme souvent après une erreur, il se remet vite d'aplomb. Trois heures après son accident, il est retourné en piste, non sans avoir remercié son équipe d'avoir réparé sa monoplace à temps, et a décroché le sixième chrono, juste derrière les deux Mercedes, si dominatrices cette saison. Les Flèches d'Argent, qui ont remporté les cinq premiers Grands Prix de l'année, et s'attendaient à ce que leur hégémonie soit remise en question sur le Rocher, n'ont pour l'instant pas réussi à suivre le rythme des Ferrari. Toutefois, il ne faut pas enterrer l'Italien Kimi Antonelli et son coéquipier britannique George Russell, qu'il devance de 43 points en tête du championnat. En effet, Mercedes en garde souvent un peu sous la pédale le vendredi avant de lâcher les chevaux le samedi. McLaren, qui avait poussé Mercedes dans ses retranchements à Miami début mai avant de rentrer un peu dans le rang à Montréal trois semaines plus tard, a semblé en retrait vendredi. Respectivement sixième et huitième de la première séance d'essais, le champion du monde en titre Lando Norris et son coéquipier Oscar Piastri n'ont pas réussi à redresser la barre lors de la deuxième session. L'Australien a dû se contenter du septième chrono, alors que l'Anglais a vu sa séance s'interrompre après seulement 15 minutes en raison d'une panne, ce qui n'est vraiment pas la meilleure manière de préparer la qualification pour le vainqueur de l'an dernier...

05.06.2026 à 19:13

FRANCE24
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La devise a chuté d'environ 6% à 59.770,90 dollars avant d'atténuer légèrement ses pertes. Vers 16H50 GMT, elle cédait encore 3,58% à 61.297,57 dollars. Le cours du bitcoin a ainsi été divisé par deux depuis le plus haut observé cet automne. Il s'affiche désormais en deçà du niveau auquel il évoluait avant la victoire électorale de Donald Trump, fin 2024. "La correction que subit le bitcoin en 2026 reflète une convergence de pressions qui viennent toutes frapper simultanément ses principaux moteurs de demande", résume auprès de l'AFP Iliya Kalchev, de la plateforme spécialisée dans les actifs numériques Nexo. L'analyste note un contexte géopolitique peu favorable aux prises de risque. "Le bitcoin réagit à cet environnement plus rapidement et de manière plus visible que la plupart des autres actifs", assure M. Kalchev. Avec le conflit au Moyen-Orient, les banques centrales sont aussi plus promptes à envisager des hausses de taux d'intérêt pour éviter de perdre le contrôle sur l'inflation, un frein pour les marchés boursiers mais aussi les cryptomonnaies. "Le sentiment de marché autour des actifs numériques s'est également dégradé", estime Simon Peters, du courtier eToro. Les ETF Bitcoin - qui permettent de profiter de l'évolution de l'actif numérique sans avoir à y placer directement son argent - enregistrent de larges sorties de capitaux, selon les calculs de l'analyste. Les investisseurs sont plus attirés actuellement par les performances spectaculaires des valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA) ainsi que l'entrée prochaine en Bourse de SpaceX, qui promet d'être la plus importante de l'histoire. Le moral des investisseurs à l'égard des actifs numériques s'est encore plus dégradé avec l'annonce en début de semaine de la vente de 32 bitcoins, pour un montant de 2,5 millions de dollars, par la société Strategy, connue pour avoir accumulé la plus grande réserve privée de cette cryptomonnaie. L'élection de Donald Trump, ardent défenseur des cryptoactifs, à la Maison Blanche pour un second mandat avait suscité une vague d'enthousiasme du secteur, faisant décoller le prix du bitcoin à près de 110.000 dollars. Après un coup de mou lié aux retards des lois promises par le chef d'Etat et à son offensive douanière, le bitcoin était remonté jusqu'à un sommet de 126.251,31 dollars en octobre 2025.
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La devise a chuté d'environ 6% à 59.770,90 dollars avant d'atténuer légèrement ses pertes. Vers 16H50 GMT, elle cédait encore 3,58% à 61.297,57 dollars. Le cours du bitcoin a ainsi été divisé par deux depuis le plus haut observé cet automne. Il s'affiche désormais en deçà du niveau auquel il évoluait avant la victoire électorale de Donald Trump, fin 2024. "La correction que subit le bitcoin en 2026 reflète une convergence de pressions qui viennent toutes frapper simultanément ses principaux moteurs de demande", résume auprès de l'AFP Iliya Kalchev, de la plateforme spécialisée dans les actifs numériques Nexo. L'analyste note un contexte géopolitique peu favorable aux prises de risque. "Le bitcoin réagit à cet environnement plus rapidement et de manière plus visible que la plupart des autres actifs", assure M. Kalchev. Avec le conflit au Moyen-Orient, les banques centrales sont aussi plus promptes à envisager des hausses de taux d'intérêt pour éviter de perdre le contrôle sur l'inflation, un frein pour les marchés boursiers mais aussi les cryptomonnaies. "Le sentiment de marché autour des actifs numériques s'est également dégradé", estime Simon Peters, du courtier eToro. Les ETF Bitcoin - qui permettent de profiter de l'évolution de l'actif numérique sans avoir à y placer directement son argent - enregistrent de larges sorties de capitaux, selon les calculs de l'analyste. Les investisseurs sont plus attirés actuellement par les performances spectaculaires des valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA) ainsi que l'entrée prochaine en Bourse de SpaceX, qui promet d'être la plus importante de l'histoire. Le moral des investisseurs à l'égard des actifs numériques s'est encore plus dégradé avec l'annonce en début de semaine de la vente de 32 bitcoins, pour un montant de 2,5 millions de dollars, par la société Strategy, connue pour avoir accumulé la plus grande réserve privée de cette cryptomonnaie. L'élection de Donald Trump, ardent défenseur des cryptoactifs, à la Maison Blanche pour un second mandat avait suscité une vague d'enthousiasme du secteur, faisant décoller le prix du bitcoin à près de 110.000 dollars. Après un coup de mou lié aux retards des lois promises par le chef d'Etat et à son offensive douanière, le bitcoin était remonté jusqu'à un sommet de 126.251,31 dollars en octobre 2025.

05.06.2026 à 19:11

Les Observateurs
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Pour justifier la répression des manifestations de la place Tiananmen le 4 juin 1989, des internautes pro-gouvernement chinois affirment que la majorité des personnes mortes ce jour-là auraient été des soldats, tués lors d'affrontements avec les manifestants. Les archives du gouvernement chinois démontrent pourtant le contraire.
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Pour justifier la répression des manifestations de la place Tiananmen le 4 juin 1989, des internautes pro-gouvernement chinois affirment que la majorité des personnes mortes ce jour-là auraient été des soldats, tués lors d'affrontements avec les manifestants. Les archives du gouvernement chinois démontrent pourtant le contraire.

05.06.2026 à 19:09

FRANCE24
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Cobolli disputera dimanche sa première finale en Grand Chelem contre l'Allemand Alexander Zverev (3e), toujours en quête à 29 ans d'un premier titre dans un tournoi majeur après trois échecs en finale (US Open 2020, Roland-Garros 2024, Open d'Australie 2025). "La nuit dernière, j'ai commencé à me sentir mal", a expliqué Arnaldi en conférence de presse quelques minutes après l'officialisation de son forfait par la Fédération française de tennis (FFT), organisatrice de Roland-Garros. "Je me sentais encore bien hier, je suis venu m'entraîner. La nuit dernière, je me sentais barbouillé au niveau de l'estomac. J'ai commencé à vomir, je n'arrivais pas du tout à dormir", a développé Arnaldi, séparé de trois bons mètres de Flavio Cobolli dans la principale salle de conférences de presse de Roland-Garros. "Etre contraint au forfait avant sa première demi-finale en Grand Chelem, c'est quelque chose que je ne souhaite à personne", a regretté Arnaldi. Mais, a-t-il poursuivi, "je n'arrive pas à me déplacer, ni à manger ni à boire, c'était impossible pour moi d'arriver à disputer un match. Donc c'était la bonne décision à prendre". Arnaldi, joueur le plus mal classé à se hisser en demi-finales de Roland-Garros depuis près de 30 ans, a enchaîné les matches marathon à Paris, passant au total 19h42 en cinq matches disputés sur les courts de Roland-Garros, un record en Grand Chelem. Cobolli a confié lui qu'il a été "au bord des larmes" à l'annonce du forfait de son compatriote, qu'il présente comme une source d'"inspiration". "Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais prêt à jouer ce match. Je suis très triste pour lui, mais en même très content de mes résultats cette semaine", s'est réjoui Cobolli. L'Italien est assuré d'intégrer le Top 10 grâce à la défaite en quatre sets du Tchèque Jakub Mensik (27e) contre Alexander Zverev lors de la première demi-finale.
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Cobolli disputera dimanche sa première finale en Grand Chelem contre l'Allemand Alexander Zverev (3e), toujours en quête à 29 ans d'un premier titre dans un tournoi majeur après trois échecs en finale (US Open 2020, Roland-Garros 2024, Open d'Australie 2025). "La nuit dernière, j'ai commencé à me sentir mal", a expliqué Arnaldi en conférence de presse quelques minutes après l'officialisation de son forfait par la Fédération française de tennis (FFT), organisatrice de Roland-Garros. "Je me sentais encore bien hier, je suis venu m'entraîner. La nuit dernière, je me sentais barbouillé au niveau de l'estomac. J'ai commencé à vomir, je n'arrivais pas du tout à dormir", a développé Arnaldi, séparé de trois bons mètres de Flavio Cobolli dans la principale salle de conférences de presse de Roland-Garros. "Etre contraint au forfait avant sa première demi-finale en Grand Chelem, c'est quelque chose que je ne souhaite à personne", a regretté Arnaldi. Mais, a-t-il poursuivi, "je n'arrive pas à me déplacer, ni à manger ni à boire, c'était impossible pour moi d'arriver à disputer un match. Donc c'était la bonne décision à prendre". Arnaldi, joueur le plus mal classé à se hisser en demi-finales de Roland-Garros depuis près de 30 ans, a enchaîné les matches marathon à Paris, passant au total 19h42 en cinq matches disputés sur les courts de Roland-Garros, un record en Grand Chelem. Cobolli a confié lui qu'il a été "au bord des larmes" à l'annonce du forfait de son compatriote, qu'il présente comme une source d'"inspiration". "Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais prêt à jouer ce match. Je suis très triste pour lui, mais en même très content de mes résultats cette semaine", s'est réjoui Cobolli. L'Italien est assuré d'intégrer le Top 10 grâce à la défaite en quatre sets du Tchèque Jakub Mensik (27e) contre Alexander Zverev lors de la première demi-finale.

05.06.2026 à 19:03

FRANCE24
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Du vote contre la guerre en Iran à la grogne contre son projet de "fonds anti-instrumentalisation de la justice" en passant par sa coûteuse salle de bal à la Maison Blanche, le président américain de 79 ans se heurte à un mécontentement grandissant parmi ses troupes. Donald Trump a en parallèle atteint son taux d'approbation le plus bas, ce qui renforce la crainte des républicains de perdre le contrôle du Congrès lors des législatives de novembre. "Les républicains examinent leurs propres sondages et se rendent compte que Trump est en train de devenir un boulet pour leurs chances de réélection", explique à l'AFP Larry Sabato, politologue à l'université de Virginie. Le président républicain semble lui de plus en plus las des combats politiques, préférant parler de grands projets qui lui sont chers, comme la tenue d'un combat de MMA à la Maison Blanche pour son 80e anniversaire. Les républicains craignent que le président n'apparaisse comme déconnecté de la réalité. "Antipatriotique" Le plus gros revers pour Donald Trump a eu lieu jeudi, quand la chambre des représentants a approuvé une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines dans le conflit contre l'Iran. Le président américain s'est insurgé sur les réseaux sociaux contre une initiative "antipatriotique", s'en prenant aux quatre députés républicains ayant voté pour le texte avec les démocrates. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump tient le parti républicain d'une poigne de fer, les élus conservateurs accédant à la quasi totalité de ses exigences et aux objectifs de son programme "Maga" (Make America Great Again). Il y a eu des couacs, en particulier lors du vote en faveur de la publication du dossier Epstein. Mais les conséquences économiques de la guerre en Iran, avec l'accélération de l'inflation, sont une épine dans le pied de républicains gênés de devoir défendre les priorités de Donald Trump quand leurs électeurs s'inquiètent du coût de la vie. Les républicains "commencent à montrer les premiers signes d'un courage naissant", a estimé l'éditorialiste Rex Huppke dans USA Today. Certaines des priorités présidentielle ont été examinées par les sénateurs lors d'un marathon législatif jeudi et vendredi, en particulier un fonds de 1,8 milliard de dollars censé dédommager ceux que l'administration Trump présente comme des victimes d'une justice partisane, une "caisse noire" qui a scandalisé les démocrates mais aussi certains républicains. L'administration Trump a annoncé renoncer à ce projet cette semaine mais le président américain a dit mercredi qu'il y tenait toujours. L'importance des défections Autre demande problématique, un milliard de dollars réclamés par Donald Trump pour la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche, abandonnée avant d'être mise au vote. Des nominations font également grincer des dents, comme le souhait du président de nommer à titre permanent son ancien avocat personnel Todd Blanche comme ministre de la Justice. Mais malgré ces fissures, la mainmise de Donald Trump sur le parti républicain reste importante. Le Sénat a approuvé vendredi un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration malgré les polémiques autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE) et de la police aux frontières (CBP). Donald Trump a également soutenu avec succès des candidats "MAGA" face à des dissidents républicains lors de primaires. Mais cela pourrait également se retourner contre lui selon Larry Sabato. "Il a battu ou poussé vers la retraite plusieurs sénateurs et députés. En somme, il les a humiliés publiquement, donc maintenant ils n'ont pas l'intention d'accorder la moindre faveur à Trump", analyse le politologue. Dans les deux chambres du Congrès, la majorité républicaine est "serrée et quelques défections peuvent avoir de l'importance."
Texte intégral (663 mots)
Du vote contre la guerre en Iran à la grogne contre son projet de "fonds anti-instrumentalisation de la justice" en passant par sa coûteuse salle de bal à la Maison Blanche, le président américain de 79 ans se heurte à un mécontentement grandissant parmi ses troupes. Donald Trump a en parallèle atteint son taux d'approbation le plus bas, ce qui renforce la crainte des républicains de perdre le contrôle du Congrès lors des législatives de novembre. "Les républicains examinent leurs propres sondages et se rendent compte que Trump est en train de devenir un boulet pour leurs chances de réélection", explique à l'AFP Larry Sabato, politologue à l'université de Virginie. Le président républicain semble lui de plus en plus las des combats politiques, préférant parler de grands projets qui lui sont chers, comme la tenue d'un combat de MMA à la Maison Blanche pour son 80e anniversaire. Les républicains craignent que le président n'apparaisse comme déconnecté de la réalité. "Antipatriotique" Le plus gros revers pour Donald Trump a eu lieu jeudi, quand la chambre des représentants a approuvé une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines dans le conflit contre l'Iran. Le président américain s'est insurgé sur les réseaux sociaux contre une initiative "antipatriotique", s'en prenant aux quatre députés républicains ayant voté pour le texte avec les démocrates. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump tient le parti républicain d'une poigne de fer, les élus conservateurs accédant à la quasi totalité de ses exigences et aux objectifs de son programme "Maga" (Make America Great Again). Il y a eu des couacs, en particulier lors du vote en faveur de la publication du dossier Epstein. Mais les conséquences économiques de la guerre en Iran, avec l'accélération de l'inflation, sont une épine dans le pied de républicains gênés de devoir défendre les priorités de Donald Trump quand leurs électeurs s'inquiètent du coût de la vie. Les républicains "commencent à montrer les premiers signes d'un courage naissant", a estimé l'éditorialiste Rex Huppke dans USA Today. Certaines des priorités présidentielle ont été examinées par les sénateurs lors d'un marathon législatif jeudi et vendredi, en particulier un fonds de 1,8 milliard de dollars censé dédommager ceux que l'administration Trump présente comme des victimes d'une justice partisane, une "caisse noire" qui a scandalisé les démocrates mais aussi certains républicains. L'administration Trump a annoncé renoncer à ce projet cette semaine mais le président américain a dit mercredi qu'il y tenait toujours. L'importance des défections Autre demande problématique, un milliard de dollars réclamés par Donald Trump pour la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche, abandonnée avant d'être mise au vote. Des nominations font également grincer des dents, comme le souhait du président de nommer à titre permanent son ancien avocat personnel Todd Blanche comme ministre de la Justice. Mais malgré ces fissures, la mainmise de Donald Trump sur le parti républicain reste importante. Le Sénat a approuvé vendredi un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l'immigration malgré les polémiques autour des pratiques de la police de l'immigration (ICE) et de la police aux frontières (CBP). Donald Trump a également soutenu avec succès des candidats "MAGA" face à des dissidents républicains lors de primaires. Mais cela pourrait également se retourner contre lui selon Larry Sabato. "Il a battu ou poussé vers la retraite plusieurs sénateurs et députés. En somme, il les a humiliés publiquement, donc maintenant ils n'ont pas l'intention d'accorder la moindre faveur à Trump", analyse le politologue. Dans les deux chambres du Congrès, la majorité républicaine est "serrée et quelques défections peuvent avoir de l'importance."

05.06.2026 à 18:54

Karina CHABOUR
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De plus en plus, Paris se tourne vers les pays anglophones et lusophones. Les entreprises françaises, également, investissent dans des pays comme l'Afrique du Sud, le Nigeria ou l'Angola. Le président français Emmanuel Macron est-il parvenu à tenir sa promesse de mettre un terme à la logique du "pré carré" héritée de la période coloniale ? Face à la concurrence croissante de la Chine, de la Russie, de l'Inde ou de la Turquie, quelle est la place des sociétés françaises, aujourd'hui, sur le continent ?
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De plus en plus, Paris se tourne vers les pays anglophones et lusophones. Les entreprises françaises, également, investissent dans des pays comme l'Afrique du Sud, le Nigeria ou l'Angola. Le président français Emmanuel Macron est-il parvenu à tenir sa promesse de mettre un terme à la logique du "pré carré" héritée de la période coloniale ? Face à la concurrence croissante de la Chine, de la Russie, de l'Inde ou de la Turquie, quelle est la place des sociétés françaises, aujourd'hui, sur le continent ?

05.06.2026 à 18:53

FRANCE24
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"Le travail de Fujiko Nakaya s'inscrit dans toute une partie de l'histoire de l'art", explique Emma Lavigne, conservatrice et directrice de la Collection Pinault, citant notamment "la brume des tableaux" du peintre britannique William Turner ou le mouvement impressionniste. "Ce n'est plus l'artiste qui reproduit de façon mimétique le paysage de la nature mais l'artiste qui essaie, de façon artificielle, avec les composants de la nature, de créer une œuvre d'art", décrit-elle. "Cloud #07156", qui doit son nom au code de la station météorologique la plus proche et est visible jusqu'au 14 septembre, a été créé spécialement pour l'espace de la Rotonde. Derrière ces nuages se cache un système de pompes et de buses qui projettent de l'eau sous forme de microparticules. "Les gouttelettes sont tellement fines qu'elles s'évaporent immédiatement et flottent indéfiniment. C'est ce qui fait la beauté de cette installation", raconte Fujiko Nakaya, 93 ans, à l'AFP. "Pour contrôler la forme du brouillard, j'ai dû réfléchir à la manière de disposer les buses et au nombre de minutes pendant lesquelles les activer ou les couper", poursuit-elle. Née en 1933 à Sapporo, dans le nord du Japon, Fujiko Nakaya a débuté sa carrière artistique par la peinture, avant de créer la première de ses "Fog Sculptures" en 1970, pour l'Exposition universelle d'Osaka. Fille du physicien ayant inventé la neige artificielle, elle s'intéresse, tout au long de sa carrière, au rapport entre science et art. Après 1970, elle réalise de nombreuses sculptures de brouillard pour des institutions culturelles internationales, à l'intérieur de musées, dans l'espace public et des environnements naturels.
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"Le travail de Fujiko Nakaya s'inscrit dans toute une partie de l'histoire de l'art", explique Emma Lavigne, conservatrice et directrice de la Collection Pinault, citant notamment "la brume des tableaux" du peintre britannique William Turner ou le mouvement impressionniste. "Ce n'est plus l'artiste qui reproduit de façon mimétique le paysage de la nature mais l'artiste qui essaie, de façon artificielle, avec les composants de la nature, de créer une œuvre d'art", décrit-elle. "Cloud #07156", qui doit son nom au code de la station météorologique la plus proche et est visible jusqu'au 14 septembre, a été créé spécialement pour l'espace de la Rotonde. Derrière ces nuages se cache un système de pompes et de buses qui projettent de l'eau sous forme de microparticules. "Les gouttelettes sont tellement fines qu'elles s'évaporent immédiatement et flottent indéfiniment. C'est ce qui fait la beauté de cette installation", raconte Fujiko Nakaya, 93 ans, à l'AFP. "Pour contrôler la forme du brouillard, j'ai dû réfléchir à la manière de disposer les buses et au nombre de minutes pendant lesquelles les activer ou les couper", poursuit-elle. Née en 1933 à Sapporo, dans le nord du Japon, Fujiko Nakaya a débuté sa carrière artistique par la peinture, avant de créer la première de ses "Fog Sculptures" en 1970, pour l'Exposition universelle d'Osaka. Fille du physicien ayant inventé la neige artificielle, elle s'intéresse, tout au long de sa carrière, au rapport entre science et art. Après 1970, elle réalise de nombreuses sculptures de brouillard pour des institutions culturelles internationales, à l'intérieur de musées, dans l'espace public et des environnements naturels.
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