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15.03.2026 à 15:51

Guerre au Moyen-Orient : va-t-il y avoir un avant et un après pour les monarchies du Golfe ?

FRANCE24
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La guerre en Iran touche aussi ses voisins du Golfe Persique, affectés par les frappes iraniennes. "C'est le scénario cauchemar pour les monarchies du Golfe. Elles s'y préparaient, mais la réalité dépasse un peu leurs préparations", analyse notre invité Joseph Bahout, professeur de sciences politiques et directeur de l'Institut Issam Farès.
La guerre en Iran touche aussi ses voisins du Golfe Persique, affectés par les frappes iraniennes. "C'est le scénario cauchemar pour les monarchies du Golfe. Elles s'y préparaient, mais la réalité dépasse un peu leurs préparations", analyse notre invité Joseph Bahout, professeur de sciences politiques et directeur de l'Institut Issam Farès.

15.03.2026 à 15:51

Santiags et chapeau de cowboy: la country plus tendance que jamais chez les jeunes Britanniques

FRANCE24
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Est-ce Londres ou Nashville sur Tamise? A l'O2, immense espace de concert dans l'est de la capitale britannique, chapeaux de cowboy, blousons à franges, micro shorts en jean et santiags sont de rigueur au festival Country to Country (C2C). De vendredi à dimanche, des stars de la musique Country, allant de Keith Urban à Zach Top, des célébrités de demain, y compris des artistes britanniques, se succèdent sur les différentes scènes. Le festival, le plus grand du genre dans le pays, attend sur trois jours selon ses organisateurs environ 45.000 personnes, pour beaucoup âgées d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années. Le stand de tatouage ne désemplit pas: la botte de cowboy, le cactus et le crâne de taureau ont particulièrement la cote. Les danses en ligne font fureur. "On apprend depuis un an, alors pouvoir la pratiquer avec tous ceux qui partagent la même passion, c'est vraiment génial", dit Trinity Smith, une enseignante de 24 ans, venue de Peterborough (est de l'Angleterre) avec son compagnon. "J'aime le moment où on tape le talon", sourit-elle. Le C2C existe depuis plusieurs années mais ne cesse de grandir. Le festival se tient aussi à Glasgow, en Ecosse, et Belfast, en Irlande du Nord. L'an prochain, Manchester sera une nouvelle étape. Mi-mai, le vénérable Royal Albert Hall accueillera un autre festival de country. Le succès de cette musique s'étend depuis des années au-delà aux Etats-Unis, où elle est née. En France notamment, elle compte de nombreux fans, en particulier dans les campagnes. Au Royaume-Uni, pays des Beatles, des Rolling Stones et d'Oasis, le succès de la country ne cesse de progresser ces dernières années. "C'est le genre musical qui connaît la plus forte croissance, et c'est ici que cette croissance est la plus rapide au monde", assure John Finch, directeur de la Country Music Association britannique. Camion et chagrin d'amour La country représente 2% du marché britannique total, mais en un an, sa consommation a augmenté de près de 11%, "ce qui est énorme", se réjouit-il. "Ca vient surtout de la jeune génération, bien plus que des personnes âgées comme moi, qui aiment la country depuis longtemps". Dans son rapport 2025, le BPI (British Phonographic Industry), l'organisme professionnel représentant l'industrie musicale britannique, s'est penché sur le succès "spectaculaire" de la country. Il a mis en avant l'influence d'artistes comme Beyoncé, avec son tube country "Texas Hold 'Em", Morgan Wallen et Post Malone. Sans oublier bien sûr Taylor Swift, qui a d'abord été connue pour ce genre musical. Il y a aussi l'effet TikTok, où n'importe qui peut s'essayer à la country et trouver une audience mondiale. Pour Lewis Pittam, un comédien et chanteur de 26 ans, qui vit près de Londres, le genre "s'est vraiment modernisé, (...) avec des chanteurs tellement plus jeunes!". William Martin et Cameron Fulton, deux amis de 22 et 23 ans de Newcastle (nord de l'Angleterre), aiment particulièrement les paroles. "Un instant, la chanson parle d'un camion, d'une bière. L'instant d'après, c'est à propos d'une fille dont on n'est plus amoureux. Une chanson différente pour chaque occasion!", dit le premier. "Il y a les chansons tristes, celles qui parlent de chagrin d'amour, et puis les chansons pour faire la fête en été", ajoute Cameron, mécanicien. L'Américaine Alyssa Flaherty est venue de Nashville, la capitale incontestée de la country, où elle vit avec sa famille depuis ses 16 ans, pour jouer sur scène dimanche. A 22 ans, elle est déjà assez connue dans le milieu. Le succès de la country au Royaume-Uni continue de la surprendre. Elle a donné son premier concert en Angleterre en août, à York (nord). "Je ne savais pas si les gens me connaîtraient et pourquoi même ils venaient. En réalité, les gens face à moi ont commencé à chanter mes chansons! Je n'en revenais pas!", dit-elle, encore ébahie.
Texte intégral (666 mots)
Est-ce Londres ou Nashville sur Tamise? A l'O2, immense espace de concert dans l'est de la capitale britannique, chapeaux de cowboy, blousons à franges, micro shorts en jean et santiags sont de rigueur au festival Country to Country (C2C). De vendredi à dimanche, des stars de la musique Country, allant de Keith Urban à Zach Top, des célébrités de demain, y compris des artistes britanniques, se succèdent sur les différentes scènes. Le festival, le plus grand du genre dans le pays, attend sur trois jours selon ses organisateurs environ 45.000 personnes, pour beaucoup âgées d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années. Le stand de tatouage ne désemplit pas: la botte de cowboy, le cactus et le crâne de taureau ont particulièrement la cote. Les danses en ligne font fureur. "On apprend depuis un an, alors pouvoir la pratiquer avec tous ceux qui partagent la même passion, c'est vraiment génial", dit Trinity Smith, une enseignante de 24 ans, venue de Peterborough (est de l'Angleterre) avec son compagnon. "J'aime le moment où on tape le talon", sourit-elle. Le C2C existe depuis plusieurs années mais ne cesse de grandir. Le festival se tient aussi à Glasgow, en Ecosse, et Belfast, en Irlande du Nord. L'an prochain, Manchester sera une nouvelle étape. Mi-mai, le vénérable Royal Albert Hall accueillera un autre festival de country. Le succès de cette musique s'étend depuis des années au-delà aux Etats-Unis, où elle est née. En France notamment, elle compte de nombreux fans, en particulier dans les campagnes. Au Royaume-Uni, pays des Beatles, des Rolling Stones et d'Oasis, le succès de la country ne cesse de progresser ces dernières années. "C'est le genre musical qui connaît la plus forte croissance, et c'est ici que cette croissance est la plus rapide au monde", assure John Finch, directeur de la Country Music Association britannique. Camion et chagrin d'amour La country représente 2% du marché britannique total, mais en un an, sa consommation a augmenté de près de 11%, "ce qui est énorme", se réjouit-il. "Ca vient surtout de la jeune génération, bien plus que des personnes âgées comme moi, qui aiment la country depuis longtemps". Dans son rapport 2025, le BPI (British Phonographic Industry), l'organisme professionnel représentant l'industrie musicale britannique, s'est penché sur le succès "spectaculaire" de la country. Il a mis en avant l'influence d'artistes comme Beyoncé, avec son tube country "Texas Hold 'Em", Morgan Wallen et Post Malone. Sans oublier bien sûr Taylor Swift, qui a d'abord été connue pour ce genre musical. Il y a aussi l'effet TikTok, où n'importe qui peut s'essayer à la country et trouver une audience mondiale. Pour Lewis Pittam, un comédien et chanteur de 26 ans, qui vit près de Londres, le genre "s'est vraiment modernisé, (...) avec des chanteurs tellement plus jeunes!". William Martin et Cameron Fulton, deux amis de 22 et 23 ans de Newcastle (nord de l'Angleterre), aiment particulièrement les paroles. "Un instant, la chanson parle d'un camion, d'une bière. L'instant d'après, c'est à propos d'une fille dont on n'est plus amoureux. Une chanson différente pour chaque occasion!", dit le premier. "Il y a les chansons tristes, celles qui parlent de chagrin d'amour, et puis les chansons pour faire la fête en été", ajoute Cameron, mécanicien. L'Américaine Alyssa Flaherty est venue de Nashville, la capitale incontestée de la country, où elle vit avec sa famille depuis ses 16 ans, pour jouer sur scène dimanche. A 22 ans, elle est déjà assez connue dans le milieu. Le succès de la country au Royaume-Uni continue de la surprendre. Elle a donné son premier concert en Angleterre en août, à York (nord). "Je ne savais pas si les gens me connaîtraient et pourquoi même ils venaient. En réalité, les gens face à moi ont commencé à chanter mes chansons! Je n'en revenais pas!", dit-elle, encore ébahie.

15.03.2026 à 15:27

Elections en Hongrie: les partisans d'Orban et Magyar défilent dimanche dans un contexte électoral tendu

FRANCE24
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Plus tard dans la journée de dimanche, le chef de l'opposition Peter Magyar a annoncé un défilé rival, toujours à Budapest, alors que les deux hommes n'ont cessé de dénoncer une ingérence étrangère dans les élections du 12 avril. "Nous ne serons pas une colonie ukrainienne", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies en tête du cortège lors de la "marche pour la paix" pro-Orban. Des sympathisants venus de tout le pays se sont rendus dans la capitale, beaucoup d'entre eux à bord d'autocars, pour manifester leur soutien à Orban, qui devait s'adresser à la foule devant le Parlement. "Il y a des troubles partout dans le monde, et ici, dans notre petit pays, nous voulons préserver la paix, le calme et la sécurité. Et Viktor Orban nous garantit cela", a lancé Sandorne Pista, 60 ans, venu de Pécs (sud). A la traîne dans les sondages indépendants, M. Orban, qui brigue un cinquième mandat consécutif lors du scrutin du 12 avril, accuse l'Union européenne et l'Ukraine de soutenir l'opposition, voire de la financer. Des panneaux d'affichage représentant le président ukrainien Volodymyr Zelensky sous un jour négatif ont fleuri dans tout le pays. Le chef de l'opposition, Peter Magyar, accuse de son côté M. Orban de chercher l'aide de la Russie et de son ami Vladimir Poutine pour se maintenir au pouvoir, après des révélations du média d'investigation régional VSquare et du quotidien britannique Financial Times concernant une campagne russe secrète sur les réseaux sociaux. Les deux camps ont œuvré à mobiliser leurs partisans dimanche, jour de fête nationale qui commémore le soulèvement de 1848 contre la domination autrichienne et le règne des Habsbourg. Les sympathisants du parti Fidesz de M. Orban manifestaient dans la matinée, et ce dernier devait prononcer un discours à la mi-journée devant le Parlement. Quant à Peter Magyar, il doit s'adresser à la foule à 16H30 (15H30 GMT) sur la place des Héros, à l'issue de sa "marche nationale". - "Psychose de la guerre" - Distancé dans les sondages, Viktor Orban a récemment concentré sa campagne sur les attaques contre le président ukrainien, dont Peter Magyar serait la "marionnette" qui entraînerait les Hongrois dans la guerre contre la Russie. "Il fait tout ce qu'il peut pour ramener au même niveau la psychose de la guerre qui lui a valu une quatrième super-majorité en 2022", souligne Robert Laszlo, spécialiste des élections au sein du groupe de réflexion Political Capital. Cette stratégie, jusqu'ici sans effet, cherche à détourner l'attention des questions intérieures, souligne l'analyste, car "après 16 ans au pouvoir, Orban n'a pas de bonne réponse au principal message de Magyar, selon lequel les services publics s'effondrent à cause de la corruption généralisée". Le gouvernement, adepte des consultations de la population, en a lancé une nouvelle avec pour slogan "Ne laissons pas Zelensky avoir le dernier mot", doublée d'une campagne d'affichage le représentant tout sourire, comme en train de narguer les Hongrois. Le dirigeant ukrainien est l'homme politique le plus impopulaire en Hongrie, derrière le président russe Vladimir Poutine, selon une étude publiée l'an dernier par l'institut de recherche politique Policy Solutions. Oléoduc La semaine dernière, le ton était vivement monté entre MM. Orban et Zelensky après l'arrestation par la Hongrie de sept convoyeurs de fonds ukrainiens et la saisie d'environ 70 millions d'euros qu'ils transportaient, sur fond de dispute concernant l'oléoduc Droujba, dont la Hongrie attribue le blocage à la volonté de Kiev de lui nuire. L'Ukraine affirme que les réparations de cet oléoduc qui passe par son territoire et livre du gaz russe à la Hongrie et la Slovaquie ne sont pas terminées, après qu'il a été endommagé fin janvier par des frappes russes. Mais le président Zelensky a aussi récemment laissé entendre qu'il aimerait qu'elles ne soient pas faites "car il s'agit de pétrole russe". En représailles, Viktor Orban bloque un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE au pays en guerre, ainsi qu'un nouveau train de sanctions contre la Russie. Le mois dernier, il avait ordonné le renforcement de la sécurité autour des principales installations énergétiques hongroises, affirmant que l'Ukraine préparait des "opérations" contre ces sites. Une annonce qui a conduit de nouvelles accusations de Peter Magyar selon lesquelles il pourrait se préparer une "opération sous fausse bannière".
Texte intégral (757 mots)
Plus tard dans la journée de dimanche, le chef de l'opposition Peter Magyar a annoncé un défilé rival, toujours à Budapest, alors que les deux hommes n'ont cessé de dénoncer une ingérence étrangère dans les élections du 12 avril. "Nous ne serons pas une colonie ukrainienne", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies en tête du cortège lors de la "marche pour la paix" pro-Orban. Des sympathisants venus de tout le pays se sont rendus dans la capitale, beaucoup d'entre eux à bord d'autocars, pour manifester leur soutien à Orban, qui devait s'adresser à la foule devant le Parlement. "Il y a des troubles partout dans le monde, et ici, dans notre petit pays, nous voulons préserver la paix, le calme et la sécurité. Et Viktor Orban nous garantit cela", a lancé Sandorne Pista, 60 ans, venu de Pécs (sud). A la traîne dans les sondages indépendants, M. Orban, qui brigue un cinquième mandat consécutif lors du scrutin du 12 avril, accuse l'Union européenne et l'Ukraine de soutenir l'opposition, voire de la financer. Des panneaux d'affichage représentant le président ukrainien Volodymyr Zelensky sous un jour négatif ont fleuri dans tout le pays. Le chef de l'opposition, Peter Magyar, accuse de son côté M. Orban de chercher l'aide de la Russie et de son ami Vladimir Poutine pour se maintenir au pouvoir, après des révélations du média d'investigation régional VSquare et du quotidien britannique Financial Times concernant une campagne russe secrète sur les réseaux sociaux. Les deux camps ont œuvré à mobiliser leurs partisans dimanche, jour de fête nationale qui commémore le soulèvement de 1848 contre la domination autrichienne et le règne des Habsbourg. Les sympathisants du parti Fidesz de M. Orban manifestaient dans la matinée, et ce dernier devait prononcer un discours à la mi-journée devant le Parlement. Quant à Peter Magyar, il doit s'adresser à la foule à 16H30 (15H30 GMT) sur la place des Héros, à l'issue de sa "marche nationale". - "Psychose de la guerre" - Distancé dans les sondages, Viktor Orban a récemment concentré sa campagne sur les attaques contre le président ukrainien, dont Peter Magyar serait la "marionnette" qui entraînerait les Hongrois dans la guerre contre la Russie. "Il fait tout ce qu'il peut pour ramener au même niveau la psychose de la guerre qui lui a valu une quatrième super-majorité en 2022", souligne Robert Laszlo, spécialiste des élections au sein du groupe de réflexion Political Capital. Cette stratégie, jusqu'ici sans effet, cherche à détourner l'attention des questions intérieures, souligne l'analyste, car "après 16 ans au pouvoir, Orban n'a pas de bonne réponse au principal message de Magyar, selon lequel les services publics s'effondrent à cause de la corruption généralisée". Le gouvernement, adepte des consultations de la population, en a lancé une nouvelle avec pour slogan "Ne laissons pas Zelensky avoir le dernier mot", doublée d'une campagne d'affichage le représentant tout sourire, comme en train de narguer les Hongrois. Le dirigeant ukrainien est l'homme politique le plus impopulaire en Hongrie, derrière le président russe Vladimir Poutine, selon une étude publiée l'an dernier par l'institut de recherche politique Policy Solutions. Oléoduc La semaine dernière, le ton était vivement monté entre MM. Orban et Zelensky après l'arrestation par la Hongrie de sept convoyeurs de fonds ukrainiens et la saisie d'environ 70 millions d'euros qu'ils transportaient, sur fond de dispute concernant l'oléoduc Droujba, dont la Hongrie attribue le blocage à la volonté de Kiev de lui nuire. L'Ukraine affirme que les réparations de cet oléoduc qui passe par son territoire et livre du gaz russe à la Hongrie et la Slovaquie ne sont pas terminées, après qu'il a été endommagé fin janvier par des frappes russes. Mais le président Zelensky a aussi récemment laissé entendre qu'il aimerait qu'elles ne soient pas faites "car il s'agit de pétrole russe". En représailles, Viktor Orban bloque un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE au pays en guerre, ainsi qu'un nouveau train de sanctions contre la Russie. Le mois dernier, il avait ordonné le renforcement de la sécurité autour des principales installations énergétiques hongroises, affirmant que l'Ukraine préparait des "opérations" contre ces sites. Une annonce qui a conduit de nouvelles accusations de Peter Magyar selon lesquelles il pourrait se préparer une "opération sous fausse bannière".

15.03.2026 à 15:17

Dubaï polit son image pour tenter de préserver sa réputation de ville sûre malgré la guerre

FRANCE24
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Pendant des décennies, le Golfe a été perçu comme une oasis de sécurité dans le tumulte de la région, les Émirats arabes unis se targuant d'être parmi les pays les plus sûrs. Mais cette image a volé en éclats sous le coup des quelque 1.800 missiles et drones, la plupart interceptés, tirés par l'Iran en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février. La République islamique vise aéroports, bases militaires, installations énergétiques et zones résidentielles du Golfe, où sont installées des bases américaines. A Dubaï, des volutes noires de fumée sont ainsi venues s'ajouter au bleu de la mer et tours de verre de la "skyline". Et alors que la façade du luxueux hôtel Burj Al Arab a été incendiée, l'aéroport - l'un des plus fréquentés au monde - et le port de Jebel Ali frappés, les autorités redoublent d'efforts pour juguler d'éventuelles retombées négatives sur la réputation de l'émirat. En musique d'abord, avec le titre "Dubaï est sûre, et le sera toujours" diffusé aux 5,8 millions d’abonnés du compte Instagram de Dubaï. Ou en images, avec celles du président émirati Mohammed ben Zayed Al Nahyane se promenant avec son imposante suite dans le Dubai Mall. Des influenceurs basés à Dubaï affichent aussi leur soutien, à l'instar d'Ebraheem Alsamadi. Cette figure américano-koweïtienne de l’émission de télé-réalité "Dubai Bling" a assuré dans une vidéo rester aux Emirats, "pays le plus sûr du monde". "C'est ici que je vis depuis 16 ans et je ne vais pas partir en 16 secondes (...) Je resterai fidèle à ce pays, tout comme il m'a été fidèle", assure-t-il. Des résidents ont à l'opposé choisi de partir et des touristes raconté à des médias internationaux leur fuite dans le fracas des bombardements. - Transats vides - La sécurité fait depuis longtemps partie intégrante de l’identité de la ville. "Les responsables de cette stratégie se demandent actuellement comment la faire évoluer face à cette insécurité manifeste, mais pour l'instant, ils s'en tiennent à leurs habitudes", estime Ryan Bohl, analyste géopolitique au sein du Rane Network. Les Émirats "espèrent également que la guerre sera suffisamment brève pour que les gens n'associent pas le conflit au pays", dit-il, "et l’un des meilleurs moyens d’y parvenir est de minimiser l’impact du conflit sur les Émirats eux-mêmes". Environ 90% des habitants sont des étrangers, une main-d’œuvre essentielle pour dynamiser et diversifier une économie reposant plus sur le tourisme, son hub aérien et les services que le seul pétrole. Mais sur la célèbre plage de Jumeirah Beach Residence, habituellement bondée en cette période de haute saison, les transats alignés restaient vides vendredi, comme les terrasses des restaurants. Le promoteur immobilier Emaar, qui gère des centres commerciaux emblématiques, y a interdit aux enseignes de fermer ou réduire les heures d'ouverture, des mesures qui, "portent atteinte à l’ordre public, suscitent des inquiétudes inutiles et nuisent à la réputation" des Émirats, a-t-il estimé dans une note consultée par l’AFP. - "Non fiables" - Mercredi, des firmes internationales ont prié leurs salariés d'évacuer les bureaux dans le quartier financier international. L'Iran a menacé de frapper les "centres économiques et les banques" liés aux Etats-Unis et à Israël. Des SMS ont par ailleurs été envoyés aux résidents, les prévenant d'éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou de diffusion "d'informations non fiables". La police de Dubaï à elle mis en garde contre la "diffusion de rumeurs" et le fait de photographier des sites sensibles. Au Qatar, les autorités ont d'ailleurs arrêté plus de 300 personnes pour publication d'images et d'"informations trompeuses ainsi que des rumeurs". Selon M. Bohl toutefois, cette stratégie "se retournera contre eux auprès de certains publics, en particulier les Occidentaux et d’autres ressortissants de démocraties habitués à la liberté d’expression". "Si les grands investisseurs, notamment dans les infrastructures, la technologie, l’immobilier, etc, ne croient plus que leurs investissements sont en sécurité, cela aurait un impact bien plus significatif", dit-il, et cela "remettrait en cause les plans de diversification des Émirats arabes unis".
Texte intégral (738 mots)
Pendant des décennies, le Golfe a été perçu comme une oasis de sécurité dans le tumulte de la région, les Émirats arabes unis se targuant d'être parmi les pays les plus sûrs. Mais cette image a volé en éclats sous le coup des quelque 1.800 missiles et drones, la plupart interceptés, tirés par l'Iran en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février. La République islamique vise aéroports, bases militaires, installations énergétiques et zones résidentielles du Golfe, où sont installées des bases américaines. A Dubaï, des volutes noires de fumée sont ainsi venues s'ajouter au bleu de la mer et tours de verre de la "skyline". Et alors que la façade du luxueux hôtel Burj Al Arab a été incendiée, l'aéroport - l'un des plus fréquentés au monde - et le port de Jebel Ali frappés, les autorités redoublent d'efforts pour juguler d'éventuelles retombées négatives sur la réputation de l'émirat. En musique d'abord, avec le titre "Dubaï est sûre, et le sera toujours" diffusé aux 5,8 millions d’abonnés du compte Instagram de Dubaï. Ou en images, avec celles du président émirati Mohammed ben Zayed Al Nahyane se promenant avec son imposante suite dans le Dubai Mall. Des influenceurs basés à Dubaï affichent aussi leur soutien, à l'instar d'Ebraheem Alsamadi. Cette figure américano-koweïtienne de l’émission de télé-réalité "Dubai Bling" a assuré dans une vidéo rester aux Emirats, "pays le plus sûr du monde". "C'est ici que je vis depuis 16 ans et je ne vais pas partir en 16 secondes (...) Je resterai fidèle à ce pays, tout comme il m'a été fidèle", assure-t-il. Des résidents ont à l'opposé choisi de partir et des touristes raconté à des médias internationaux leur fuite dans le fracas des bombardements. - Transats vides - La sécurité fait depuis longtemps partie intégrante de l’identité de la ville. "Les responsables de cette stratégie se demandent actuellement comment la faire évoluer face à cette insécurité manifeste, mais pour l'instant, ils s'en tiennent à leurs habitudes", estime Ryan Bohl, analyste géopolitique au sein du Rane Network. Les Émirats "espèrent également que la guerre sera suffisamment brève pour que les gens n'associent pas le conflit au pays", dit-il, "et l’un des meilleurs moyens d’y parvenir est de minimiser l’impact du conflit sur les Émirats eux-mêmes". Environ 90% des habitants sont des étrangers, une main-d’œuvre essentielle pour dynamiser et diversifier une économie reposant plus sur le tourisme, son hub aérien et les services que le seul pétrole. Mais sur la célèbre plage de Jumeirah Beach Residence, habituellement bondée en cette période de haute saison, les transats alignés restaient vides vendredi, comme les terrasses des restaurants. Le promoteur immobilier Emaar, qui gère des centres commerciaux emblématiques, y a interdit aux enseignes de fermer ou réduire les heures d'ouverture, des mesures qui, "portent atteinte à l’ordre public, suscitent des inquiétudes inutiles et nuisent à la réputation" des Émirats, a-t-il estimé dans une note consultée par l’AFP. - "Non fiables" - Mercredi, des firmes internationales ont prié leurs salariés d'évacuer les bureaux dans le quartier financier international. L'Iran a menacé de frapper les "centres économiques et les banques" liés aux Etats-Unis et à Israël. Des SMS ont par ailleurs été envoyés aux résidents, les prévenant d'éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou de diffusion "d'informations non fiables". La police de Dubaï à elle mis en garde contre la "diffusion de rumeurs" et le fait de photographier des sites sensibles. Au Qatar, les autorités ont d'ailleurs arrêté plus de 300 personnes pour publication d'images et d'"informations trompeuses ainsi que des rumeurs". Selon M. Bohl toutefois, cette stratégie "se retournera contre eux auprès de certains publics, en particulier les Occidentaux et d’autres ressortissants de démocraties habitués à la liberté d’expression". "Si les grands investisseurs, notamment dans les infrastructures, la technologie, l’immobilier, etc, ne croient plus que leurs investissements sont en sécurité, cela aurait un impact bien plus significatif", dit-il, et cela "remettrait en cause les plans de diversification des Émirats arabes unis".

15.03.2026 à 14:51

Bruno Salomone, acteur dans "Fais pas ci, fais pas ça", est décédé à 55 ans

FRANCE24
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Egalement connu du grand public pour avoir été le rival de Jean Dujardin dans "Brice de Nice" (2005) avec son rôle d'Igor d'Hossegor, ainsi que la voix off du jeu "Burger Quiz" d'Alain Chabat, Bruno Salomone avait commencé sa carrière comme humoriste, notamment au sein de la troupe des "Nous ç Nous" aux côtés du même Jean Dujardin. "C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone" à l'âge de 55 ans, a indiqué son agent Laurent Grégoire. "Il s'est éteint ce dimanche 15 mars après s'être battu contre une longue maladie", a-t-il ajouté. "Fais pas ci, fais pas ça" a quitté l'antenne en 2017 après 9 saisons. La série avait fait un premier retour fin 2020 avec un téléfilm de Noël, puis un second en décembre 2024, pour deux épisodes inédits. Le ressort comique de cette série à succès est l'antagonisme entre une famille bobo, les Bouley (interprétés par Isabelle Gélinas et Bruno Salomone), et une famille bourgeoise, les Lepic (Valérie Bonneton et Guillaume de Tonquédec). Après avoir passé une partie de son enfance à Marseille puis en banlieue parisienne, Bruno Salomone s'était fait connaître en participant en 1996 à l'émission "Graines de stars" sur M6. Il était ensuite devenu membre des "Nous ç Nous", avant de se lancer en solo sur scène. Comédien de cinéma, de télévision mais aussi de théâtre, il avait également pratiqué le doublage, en étant notamment la voix de Jolly Jumper dans le "Lucky Luke" de James Huth (2009), dont le rôle-titre avait été confié à Jean Dujardin. Sa dernière apparition à la télévision date de l'an dernier, dans la série "A priori" sur France 3. La chaîne vient d'annoncer que la saison 2 reprendrait fin mars avec comme tête d'affiche, à la place de Bruno Salomone, l'ancien nageur Florent Manaudou.
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Egalement connu du grand public pour avoir été le rival de Jean Dujardin dans "Brice de Nice" (2005) avec son rôle d'Igor d'Hossegor, ainsi que la voix off du jeu "Burger Quiz" d'Alain Chabat, Bruno Salomone avait commencé sa carrière comme humoriste, notamment au sein de la troupe des "Nous ç Nous" aux côtés du même Jean Dujardin. "C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone" à l'âge de 55 ans, a indiqué son agent Laurent Grégoire. "Il s'est éteint ce dimanche 15 mars après s'être battu contre une longue maladie", a-t-il ajouté. "Fais pas ci, fais pas ça" a quitté l'antenne en 2017 après 9 saisons. La série avait fait un premier retour fin 2020 avec un téléfilm de Noël, puis un second en décembre 2024, pour deux épisodes inédits. Le ressort comique de cette série à succès est l'antagonisme entre une famille bobo, les Bouley (interprétés par Isabelle Gélinas et Bruno Salomone), et une famille bourgeoise, les Lepic (Valérie Bonneton et Guillaume de Tonquédec). Après avoir passé une partie de son enfance à Marseille puis en banlieue parisienne, Bruno Salomone s'était fait connaître en participant en 1996 à l'émission "Graines de stars" sur M6. Il était ensuite devenu membre des "Nous ç Nous", avant de se lancer en solo sur scène. Comédien de cinéma, de télévision mais aussi de théâtre, il avait également pratiqué le doublage, en étant notamment la voix de Jolly Jumper dans le "Lucky Luke" de James Huth (2009), dont le rôle-titre avait été confié à Jean Dujardin. Sa dernière apparition à la télévision date de l'an dernier, dans la série "A priori" sur France 3. La chaîne vient d'annoncer que la saison 2 reprendrait fin mars avec comme tête d'affiche, à la place de Bruno Salomone, l'ancien nageur Florent Manaudou.

15.03.2026 à 14:37

Ski: Shiffrin remporte le slalom d'Are devant Aicher, suspense pour le gros globe

FRANCE24
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Le suspense est inexistant en slalom cet hiver tant Mikaela Shiffrin domine la discipline : sacrée championne olympique de la spécialité en février, elle a aussi remporté huit des neuf slaloms du circuit Coupe du monde et est assurée depuis plusieurs semaines déjà de décrocher un neuvième petit globe de la spécialité. Dimanche pour le premier slalom depuis les JO-2026, elle a encore une fois survolé la course pour devancer sa grande rivale allemande dans la course au classement général Emma Aicher (+94/100e) et la Suissesse Wendy Holdener (+1.00). Déjà en tête de la première manche avec une demi-seconde d'avance sur Aicher, Shiffrin a creusé l'écart en deuxième manche, malgré une petite erreur en fin de course qui aurait pu lui coûter cher si elle n'avait pas autant de marge en slalom. "J'étais assez nerveuse ce matin et la piste était difficile à skier, donc je suis déjà contente d'avoir réussi à passer la ligne d'arrivée", a souri l'Américaine, qui a fêté vendredi ses 31 ans, au micro de la Fédération internationale de ski. Avec sa victoire dimanche et les 100 points qui vont avec, Shiffrin totalise désormais 1.286 points au classement général de la Coupe du monde de ski, soit 140 de plus qu'Emma Aicher (1.146). Elle semble la favorite pour aller décrocher un sixième gros globe de cristal et égaler ainsi le record féminin détenu par l'Autrichienne Annemarie Moser-Pröll (six gros globes entre 1971 et 1979). Mais rien n'est encore joué : il reste quatre courses (une descente, un super-G, un géant, un slalom) à disputer et donc 400 points à distribuer lors des finales à Lillehammer en Norvège (21-25 mars). Emma Aicher, seule athlète du circuit à s'aligner sur les quatre disciplines, est capable de monter autant sur les podiums en vitesse qu'en technique et pourrait donc refaire son retard. Garder l'esprit "combatif" Car si la polyvalente Allemande participera aux quatre courses des finales, Shiffrin n'en courra au maximum que trois. Elle s'alignera pour sûr en géant et en slalom, les deux disciplines qu'elle a courues tout l'hiver, mais va même peut-être devoir bousculer son programme en participant également au super-G afin de marquer quelques points supplémentaires. Mais dans tous les cas, elle ne pourra pas participer à la descente des finales car elle n'a pas du tout couru dans la discipline cet hiver (elle a par contre pris le départ d'un super-G). "Il y a encore de l'énergie à fournir. Emma skie très bien dans chaque discipline donc je dois rester dans un esprit combatif", a admis Shiffrin, qui n'a plus gagné le gros globe depuis 2023. Le classement du général ? "C'est ce qui me motive au quotidien pour continuer à rester dans le bon état d'esprit mais quand vient la course, j'essaye juste de skier le mieux possible", a affirmé l'Américaine. Coté Françaises, Marion Chevrier a pris la 18e place à 2 sec 93 de Shiffrin dimanche, juste devant Caitlin McFarlane 19e à 3 sec 03. La Coupe du monde de ski se poursuit le 21 mars avec le début des finales à Lillehammer en Norvège.
Texte intégral (533 mots)
Le suspense est inexistant en slalom cet hiver tant Mikaela Shiffrin domine la discipline : sacrée championne olympique de la spécialité en février, elle a aussi remporté huit des neuf slaloms du circuit Coupe du monde et est assurée depuis plusieurs semaines déjà de décrocher un neuvième petit globe de la spécialité. Dimanche pour le premier slalom depuis les JO-2026, elle a encore une fois survolé la course pour devancer sa grande rivale allemande dans la course au classement général Emma Aicher (+94/100e) et la Suissesse Wendy Holdener (+1.00). Déjà en tête de la première manche avec une demi-seconde d'avance sur Aicher, Shiffrin a creusé l'écart en deuxième manche, malgré une petite erreur en fin de course qui aurait pu lui coûter cher si elle n'avait pas autant de marge en slalom. "J'étais assez nerveuse ce matin et la piste était difficile à skier, donc je suis déjà contente d'avoir réussi à passer la ligne d'arrivée", a souri l'Américaine, qui a fêté vendredi ses 31 ans, au micro de la Fédération internationale de ski. Avec sa victoire dimanche et les 100 points qui vont avec, Shiffrin totalise désormais 1.286 points au classement général de la Coupe du monde de ski, soit 140 de plus qu'Emma Aicher (1.146). Elle semble la favorite pour aller décrocher un sixième gros globe de cristal et égaler ainsi le record féminin détenu par l'Autrichienne Annemarie Moser-Pröll (six gros globes entre 1971 et 1979). Mais rien n'est encore joué : il reste quatre courses (une descente, un super-G, un géant, un slalom) à disputer et donc 400 points à distribuer lors des finales à Lillehammer en Norvège (21-25 mars). Emma Aicher, seule athlète du circuit à s'aligner sur les quatre disciplines, est capable de monter autant sur les podiums en vitesse qu'en technique et pourrait donc refaire son retard. Garder l'esprit "combatif" Car si la polyvalente Allemande participera aux quatre courses des finales, Shiffrin n'en courra au maximum que trois. Elle s'alignera pour sûr en géant et en slalom, les deux disciplines qu'elle a courues tout l'hiver, mais va même peut-être devoir bousculer son programme en participant également au super-G afin de marquer quelques points supplémentaires. Mais dans tous les cas, elle ne pourra pas participer à la descente des finales car elle n'a pas du tout couru dans la discipline cet hiver (elle a par contre pris le départ d'un super-G). "Il y a encore de l'énergie à fournir. Emma skie très bien dans chaque discipline donc je dois rester dans un esprit combatif", a admis Shiffrin, qui n'a plus gagné le gros globe depuis 2023. Le classement du général ? "C'est ce qui me motive au quotidien pour continuer à rester dans le bon état d'esprit mais quand vient la course, j'essaye juste de skier le mieux possible", a affirmé l'Américaine. Coté Françaises, Marion Chevrier a pris la 18e place à 2 sec 93 de Shiffrin dimanche, juste devant Caitlin McFarlane 19e à 3 sec 03. La Coupe du monde de ski se poursuit le 21 mars avec le début des finales à Lillehammer en Norvège.

15.03.2026 à 14:20

Liban : sur le souk de Saïda, l'ombre de la guerre

FRANCE24
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Saïda, à environ 40 kilomètres au sud de Beyrouth, est la troisième ville du Liban. Carrefour historique et commercial du sud du pays, elle a pour l’instant été relativement épargnée par les frappes israéliennes qui s’abattent sur le Liban depuis le 2 mars. La ville accueille de nombreux déplacés des environs et tente de continuer à fonctionner malgré la guerre. Nos envoyées spéciales se sont rendues au souk à la rencontre des habitants. 
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Saïda, à environ 40 kilomètres au sud de Beyrouth, est la troisième ville du Liban. Carrefour historique et commercial du sud du pays, elle a pour l’instant été relativement épargnée par les frappes israéliennes qui s’abattent sur le Liban depuis le 2 mars. La ville accueille de nombreux déplacés des environs et tente de continuer à fonctionner malgré la guerre. Nos envoyées spéciales se sont rendues au souk à la rencontre des habitants. 

15.03.2026 à 14:11

Guerre au Moyen-Orient, pénuries d'essence et Zelensky à Paris : la semaine en images

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Retour sur les temps forts de la semaine : la troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, les craintes de pénuries d'essence en France et à l'étranger, la visite de Volodymyr Zelensky à Paris et une œuvre d'art contestataire représentant le président Donald Trump et Jeffrey Epstein installée à Washington.
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Retour sur les temps forts de la semaine : la troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, les craintes de pénuries d'essence en France et à l'étranger, la visite de Volodymyr Zelensky à Paris et une œuvre d'art contestataire représentant le président Donald Trump et Jeffrey Epstein installée à Washington.

15.03.2026 à 12:55

Le pape renouvelle son appel à la paix au Moyen-Orient

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"Chers frères et soeurs, depuis deux semaines, les peuples du Moyen-Orient subissent les violences atroces de la guerre", a déclaré le souverain pontife américain lors de sa prière hebdomadaire de l'Angélus au Vatican. "Je réitère ma solidarité avec tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans les attaques qui ont frappé des écoles, des hôpitaux et des zones résidentielles", a-t-il lancé. La pape a souligné que la situation au Liban était particulièrement préoccupante. "Au nom des chrétiens du Moyen-Orient et de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, je m'adresse à ceux qui portent la responsabilité de ce conflit. Cessez le feu! Que les voies du dialogue soient rouvertes!", a-t-il lancé. "La violence ne peut jamais mener à la justice, à la stabilité et à la paix que les gens attendent", a encore affirmé le pape.
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"Chers frères et soeurs, depuis deux semaines, les peuples du Moyen-Orient subissent les violences atroces de la guerre", a déclaré le souverain pontife américain lors de sa prière hebdomadaire de l'Angélus au Vatican. "Je réitère ma solidarité avec tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans les attaques qui ont frappé des écoles, des hôpitaux et des zones résidentielles", a-t-il lancé. La pape a souligné que la situation au Liban était particulièrement préoccupante. "Au nom des chrétiens du Moyen-Orient et de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, je m'adresse à ceux qui portent la responsabilité de ce conflit. Cessez le feu! Que les voies du dialogue soient rouvertes!", a-t-il lancé. "La violence ne peut jamais mener à la justice, à la stabilité et à la paix que les gens attendent", a encore affirmé le pape.

15.03.2026 à 12:45

Moins de 20% de participation à midi, suspense dans les grandes villes

FRANCE24
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Près ⁠de 49 millions ​de Français sont appelés aux urnes ce dimanche ​pour le premier tour des élections municipales destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35.000 communes. Nous en parlons avec notre envoyé spécial James André.
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Près ⁠de 49 millions ​de Français sont appelés aux urnes ce dimanche ​pour le premier tour des élections municipales destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35.000 communes. Nous en parlons avec notre envoyé spécial James André.

15.03.2026 à 12:43

Iran : le ministre iranien des Affaires étrangères évoque la fin de la guerre

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Le ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué une possible fin de la guerre dans un média arabophone, rapporte notre correspondant Siavosh Ghazi.
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Le ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué une possible fin de la guerre dans un média arabophone, rapporte notre correspondant Siavosh Ghazi.

15.03.2026 à 12:30

Les États-Unis pourraient de nouveau frapper Kharg, dit Trump

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Les États-Unis pourraient de nouveau frapper l'île iranienne de ⁠Kharg "pour le plaisir", a ​déclaré Donald Trump, ajoutant que les conditions d'un éventuel accord pour mettre fin au conflit n'étaient pas encore réunies bien que Téhéran y semble prêt selon lui, deux semaines ​après le début du conflit au Moyen-Orient.
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Les États-Unis pourraient de nouveau frapper l'île iranienne de ⁠Kharg "pour le plaisir", a ​déclaré Donald Trump, ajoutant que les conditions d'un éventuel accord pour mettre fin au conflit n'étaient pas encore réunies bien que Téhéran y semble prêt selon lui, deux semaines ​après le début du conflit au Moyen-Orient.

15.03.2026 à 12:00

🔴 Municipales 2026 en direct : le taux de participation à midi pour la France métropolitaine est de 19,37 %

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15.03.2026 à 11:47

XV de France: LBB, Ramos, Meafou... les hommes du titre

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. Bielle-Biarrey "sur les traces de Dupont" L'ailier au casque rouge a encore une fois cassé tous les records et l'a fait au meilleur moment avec un quadruplé samedi contre l'Angleterre (48-46). Dans le Tournoi des six nations, seul l'Anglais Chris Ashton contre l'Italie en 2011 avait réussi une telle performance. LBB a marqué neuf essais dans le Tournoi, un record, et réalisé un deuxième Grand chelem d'essais consécutif, soit marquer contre toutes les équipes, là aussi de l'inédit. "Arme fatale, record d'essais, production, en tout cas jusqu'à l'heure actuelle, incroyablement prolixe (...) Et peut-être le meilleur joueur du tournoi. C'était l'année dernière qu'il l'avait été aussi, non ? Il marche sur les traces d'Antoine [Dupont]. Il s'inspire de toi", a souri le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié, présent au côté de son capitaine en conférence de presse. . Ramos, botte en or La lecture du Tournoi des Bleus aurait été bien différente si sa pénalité à 45 m à gauche des poteaux n'était pas passé pile entre les perches... Mais Thomas Ramos n'a pas tremblé pour offrir la victoire face à l'Angleterre après la sirène (48-46), comme en 2024, et le titre aux Bleus. L'action met un peu plus la lumière sur son excellent Tournoi. Avec 74 points, il est le meilleur réalisateur de la compétition, dont il est aussi l'artilleur le plus précis (87,5%). Egalement marqueur d'essais (3), organisateur du jeu, leader vocal, le Toulousain de 30 ans n'en finit pas d'impressionner. . Jalibert, un Tournoi au coeur des Bleus On ne sait pas si l'ouvreur, auteur d'une saison de grande classe avec l'Union Bordeaux-Bègles, aurait été titulaire au début du Tournoi sans la blessure de Romain Ntamack. En revanche, tous s'accordent à dire que le N. 10 (27 ans, 39 sélections), a parfaitement saisi sa chance. Magistral contre l'Irlande et le pays de Galles, il manque l'Italie sur blessure et est loin d'être à pointer du doigt lors de la défaite en Ecosse. Sa présence a poussé la défense des Bleus à se réorganiser, pour moins l'exposer, mais ses progrès dans ce secteur sont à souligner. "Je voulais être moi-même, me faire plaisir dans le collectif bien sûr, mais sortir la tête haute. Je pense qu'on a vu le vrai Matthieu sur le terrain, donc pour ça, je suis très content", s'est satisfait le joueur aux 14 passes après contact et six passes décisives (1er) en zone mixte après l'Angleterre. . Emmanuel Meafou, l'atout puissance Le pack des Bleus s'est montré moins à son avantage que les arrières dans ce Tournoi. Présent lors des cinq matches (deux titularisations), Emmanuel Meafou a cependant montré sa puissance retrouvée, après plusieurs mois de baisse de régime. En jeu 80 minutes, une rareté pour un deuxième ligne massif comme lui, et auteur de son meilleur match en Bleu contre l'Italie, avec son premier essai international en prime, le Toulousain a bien réagi à la concurrence nouvelle du Lyonnais Mickaël Guillard, avec qui il a le plus souvent alterné en N.5. "Je reviens à des choses simples, à mes points forts. J'attaque fort, dans un plaquage, dans tous les contacts", avait savouré avant le match le deuxième ligne, qui termine avec neuf plaquages dominants, troisième meilleur joueur du Tournoi. . Gros, première ligne besogneuse Se lamenter des difficultés en mêlée des Bleus ne doit pas faire oublier le Tournoi encore réussi du pilier gauche Jean-Baptiste Gros. Toujours aussi discret en dehors des terrains, le Toulonnais a été titulaire lors des cinq matches, comme il l'avait été en 2025. Dans le jeu, le pilier de 26 ans (44 sélections) a été un infatigable plaqueur, précis (98,8% sur le Tournoi) et aussi mobile, à l'image de son intervention contre l'arrière Blair Kinghorn lancé en travers contre l'Ecosse, match dans lequel il fut un des rares à tenir son rang.
Texte intégral (657 mots)
. Bielle-Biarrey "sur les traces de Dupont" L'ailier au casque rouge a encore une fois cassé tous les records et l'a fait au meilleur moment avec un quadruplé samedi contre l'Angleterre (48-46). Dans le Tournoi des six nations, seul l'Anglais Chris Ashton contre l'Italie en 2011 avait réussi une telle performance. LBB a marqué neuf essais dans le Tournoi, un record, et réalisé un deuxième Grand chelem d'essais consécutif, soit marquer contre toutes les équipes, là aussi de l'inédit. "Arme fatale, record d'essais, production, en tout cas jusqu'à l'heure actuelle, incroyablement prolixe (...) Et peut-être le meilleur joueur du tournoi. C'était l'année dernière qu'il l'avait été aussi, non ? Il marche sur les traces d'Antoine [Dupont]. Il s'inspire de toi", a souri le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié, présent au côté de son capitaine en conférence de presse. . Ramos, botte en or La lecture du Tournoi des Bleus aurait été bien différente si sa pénalité à 45 m à gauche des poteaux n'était pas passé pile entre les perches... Mais Thomas Ramos n'a pas tremblé pour offrir la victoire face à l'Angleterre après la sirène (48-46), comme en 2024, et le titre aux Bleus. L'action met un peu plus la lumière sur son excellent Tournoi. Avec 74 points, il est le meilleur réalisateur de la compétition, dont il est aussi l'artilleur le plus précis (87,5%). Egalement marqueur d'essais (3), organisateur du jeu, leader vocal, le Toulousain de 30 ans n'en finit pas d'impressionner. . Jalibert, un Tournoi au coeur des Bleus On ne sait pas si l'ouvreur, auteur d'une saison de grande classe avec l'Union Bordeaux-Bègles, aurait été titulaire au début du Tournoi sans la blessure de Romain Ntamack. En revanche, tous s'accordent à dire que le N. 10 (27 ans, 39 sélections), a parfaitement saisi sa chance. Magistral contre l'Irlande et le pays de Galles, il manque l'Italie sur blessure et est loin d'être à pointer du doigt lors de la défaite en Ecosse. Sa présence a poussé la défense des Bleus à se réorganiser, pour moins l'exposer, mais ses progrès dans ce secteur sont à souligner. "Je voulais être moi-même, me faire plaisir dans le collectif bien sûr, mais sortir la tête haute. Je pense qu'on a vu le vrai Matthieu sur le terrain, donc pour ça, je suis très content", s'est satisfait le joueur aux 14 passes après contact et six passes décisives (1er) en zone mixte après l'Angleterre. . Emmanuel Meafou, l'atout puissance Le pack des Bleus s'est montré moins à son avantage que les arrières dans ce Tournoi. Présent lors des cinq matches (deux titularisations), Emmanuel Meafou a cependant montré sa puissance retrouvée, après plusieurs mois de baisse de régime. En jeu 80 minutes, une rareté pour un deuxième ligne massif comme lui, et auteur de son meilleur match en Bleu contre l'Italie, avec son premier essai international en prime, le Toulousain a bien réagi à la concurrence nouvelle du Lyonnais Mickaël Guillard, avec qui il a le plus souvent alterné en N.5. "Je reviens à des choses simples, à mes points forts. J'attaque fort, dans un plaquage, dans tous les contacts", avait savouré avant le match le deuxième ligne, qui termine avec neuf plaquages dominants, troisième meilleur joueur du Tournoi. . Gros, première ligne besogneuse Se lamenter des difficultés en mêlée des Bleus ne doit pas faire oublier le Tournoi encore réussi du pilier gauche Jean-Baptiste Gros. Toujours aussi discret en dehors des terrains, le Toulonnais a été titulaire lors des cinq matches, comme il l'avait été en 2025. Dans le jeu, le pilier de 26 ans (44 sélections) a été un infatigable plaqueur, précis (98,8% sur le Tournoi) et aussi mobile, à l'image de son intervention contre l'arrière Blair Kinghorn lancé en travers contre l'Ecosse, match dans lequel il fut un des rares à tenir son rang.

15.03.2026 à 11:47

Zelensky dénonce le "chantage" européen envers Kiev sur la réouverture de l'oléoduc Droujba

FRANCE24
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M. Zelensky a affirmé que les Européens le pressaient de réparer l'oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe, en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards de dollars, bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l'Ukraine. L'oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l'ouest de l'Ukraine, est depuis au coeur d'une dispute entre ce pays et la Hongrie voisine. "Ils me forcent à rétablir le Droujba", a déclaré M. Zelensky samedi à un groupe de journalistes dont l'AFP - les propos étaient sous embargo jusqu'à dimanche. "J'ai dit à nos amis en Europe que cela s'appelle du chantage". "En quoi cela est-il différent de la levée des sanctions contre les Russes?" s'est-il interrogé en référence à la décision américaine d'assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe en raison de la crise pétrolière déclenchée par la guerre en Iran. L'Ukraine affirme que les réparations de l'oléoduc pourraient prendre jusqu'à six semaines, ce qui met en colère la Hongrie et la Slovaquie, qui en dépendent pour leurs besoins énergétiques. Conseillers russes en Hongrie? La Commission européenne a proposé d'envoyer une mission pour l'inspecter. Selon M. Zelensky, le dossier a également été soulevé par Emmanuel Macron lors de son voyage à Paris vendredi. "Si l'on me pose comme condition que l'Ukraine ne recevra pas d'armes, alors, excusez-moi, je suis impuissant... Je ne peux pas laisser l'armée sans armes", s'est insurgé le président ukrainien. Il a par ailleurs accusé le gouvernement actuel de Viktor Orban, l'un des rares dirigeants européens proches du Kremlin de "diffuser un sentiment antiukrainien" dans son pays, et affirmé que des conseillers en communication russes se trouvaient en Hongrie pour aider ce dernier dans sa campagne électorale pour les législatives d'avril. "Ce sont les conseillers en communication russes qui (...) se trouvent sur le territoire hongrois et aident le gouvernement actuel dans le processus électoral". L'Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui "n'est pas un allié" de Vladimir Poutine, a affirmé M. Zelensky, à un mois d'élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement. Inquiétude sur les Etats-Unis Dans sa guerre avec la Russie, l'Ukraine ne veut pas perdre le soutien américain "en raison" de la crise au Moyen-Orient, a par ailleurs déclaré M. Zelensky. Washington a été soutien principal de Kiev face à la Russie jusqu'au retour à la Maison Blanche de Donald Trump qui a coupé quasiment toute aide à l'Ukraine et la pousse à conclure un accord avec Moscou. Des représentants américains ont toutefois demandé de l'aide de Kiev pour contrer les attaques de drones iraniens dans les pays du Golfe, selon M. Zelensky. Kiev a envoyé cette semaine ses spécialistes au Qatar, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Jordanie pour partager leur expertise de lutte contre les drones iraniens Shahed, que la Russie utilise contre Kiev depuis plusieurs années. "Nous démontrons notre volonté d'aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient" en leur offrant l'expertise ukrainienne en drones, a-t-il expliqué. Les Ukrainiens ne combattront pas au Moyen-Orient Concepteur du modèle de drone Shahed, perfectionné par la Russie qui le construit désormais elle-même en masse, l'Iran utilise aujourd'hui sa version avancée contre Israël et les pays du Golfe, visés pour la présence d'intérêts américains - militaires ou économiques. L'Ukraine a de son côté développé des capacités de brouillage et de destruction de drones, notamment avec des intercepteurs. Les spécialistes ukrainiens ne vont pas participer aux opérations militaires dans le Golfe, a cependant assuré M. Zelensky. "Nous ne sommes pas en guerre avec l'Iran (...) Pour l'instant, il s'agit uniquement de (partager) l'expertise", a-t-il dit. L'Ukraine va recevoir cette année de France un nouveau système de défense SAMP/T et le testera contre des missiles balistiques russes comme "alternative" au système américain Patriot, a encore annoncé M. Zelensky. La Russie tire presque quotidiennement des missiles balistiques sur des zones résidentielles et infrastructures essentielles en Ukraine depuis le début de son invasion de ce pays en février 2022, pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Seuls les systèmes Patriot peuvent les intercepter, mais l'Ukraine en manque cruellement — en batteries comme en missiles — et craint que la crise au Moyen-Orient n'aggrave encore la pénurie.
Texte intégral (765 mots)
M. Zelensky a affirmé que les Européens le pressaient de réparer l'oléoduc Droujba qui transporte du pétrole russe, en liant ce dossier à un prêt européen de 90 milliards de dollars, bloqué par Budapest et qui sert notamment à acheter des armes pour l'Ukraine. L'oléoduc, endommagé selon Kiev par une frappe russe en janvier sur l'ouest de l'Ukraine, est depuis au coeur d'une dispute entre ce pays et la Hongrie voisine. "Ils me forcent à rétablir le Droujba", a déclaré M. Zelensky samedi à un groupe de journalistes dont l'AFP - les propos étaient sous embargo jusqu'à dimanche. "J'ai dit à nos amis en Europe que cela s'appelle du chantage". "En quoi cela est-il différent de la levée des sanctions contre les Russes?" s'est-il interrogé en référence à la décision américaine d'assouplir les sanctions sur les ventes de pétrole russe en raison de la crise pétrolière déclenchée par la guerre en Iran. L'Ukraine affirme que les réparations de l'oléoduc pourraient prendre jusqu'à six semaines, ce qui met en colère la Hongrie et la Slovaquie, qui en dépendent pour leurs besoins énergétiques. Conseillers russes en Hongrie? La Commission européenne a proposé d'envoyer une mission pour l'inspecter. Selon M. Zelensky, le dossier a également été soulevé par Emmanuel Macron lors de son voyage à Paris vendredi. "Si l'on me pose comme condition que l'Ukraine ne recevra pas d'armes, alors, excusez-moi, je suis impuissant... Je ne peux pas laisser l'armée sans armes", s'est insurgé le président ukrainien. Il a par ailleurs accusé le gouvernement actuel de Viktor Orban, l'un des rares dirigeants européens proches du Kremlin de "diffuser un sentiment antiukrainien" dans son pays, et affirmé que des conseillers en communication russes se trouvaient en Hongrie pour aider ce dernier dans sa campagne électorale pour les législatives d'avril. "Ce sont les conseillers en communication russes qui (...) se trouvent sur le territoire hongrois et aident le gouvernement actuel dans le processus électoral". L'Ukraine est toutefois prête à travailler avec tout dirigeant hongrois qui "n'est pas un allié" de Vladimir Poutine, a affirmé M. Zelensky, à un mois d'élections législatives en Hongrie qui pourraient entraîner un changement de gouvernement. Inquiétude sur les Etats-Unis Dans sa guerre avec la Russie, l'Ukraine ne veut pas perdre le soutien américain "en raison" de la crise au Moyen-Orient, a par ailleurs déclaré M. Zelensky. Washington a été soutien principal de Kiev face à la Russie jusqu'au retour à la Maison Blanche de Donald Trump qui a coupé quasiment toute aide à l'Ukraine et la pousse à conclure un accord avec Moscou. Des représentants américains ont toutefois demandé de l'aide de Kiev pour contrer les attaques de drones iraniens dans les pays du Golfe, selon M. Zelensky. Kiev a envoyé cette semaine ses spécialistes au Qatar, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Jordanie pour partager leur expertise de lutte contre les drones iraniens Shahed, que la Russie utilise contre Kiev depuis plusieurs années. "Nous démontrons notre volonté d'aider les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient" en leur offrant l'expertise ukrainienne en drones, a-t-il expliqué. Les Ukrainiens ne combattront pas au Moyen-Orient Concepteur du modèle de drone Shahed, perfectionné par la Russie qui le construit désormais elle-même en masse, l'Iran utilise aujourd'hui sa version avancée contre Israël et les pays du Golfe, visés pour la présence d'intérêts américains - militaires ou économiques. L'Ukraine a de son côté développé des capacités de brouillage et de destruction de drones, notamment avec des intercepteurs. Les spécialistes ukrainiens ne vont pas participer aux opérations militaires dans le Golfe, a cependant assuré M. Zelensky. "Nous ne sommes pas en guerre avec l'Iran (...) Pour l'instant, il s'agit uniquement de (partager) l'expertise", a-t-il dit. L'Ukraine va recevoir cette année de France un nouveau système de défense SAMP/T et le testera contre des missiles balistiques russes comme "alternative" au système américain Patriot, a encore annoncé M. Zelensky. La Russie tire presque quotidiennement des missiles balistiques sur des zones résidentielles et infrastructures essentielles en Ukraine depuis le début de son invasion de ce pays en février 2022, pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Seuls les systèmes Patriot peuvent les intercepter, mais l'Ukraine en manque cruellement — en batteries comme en missiles — et craint que la crise au Moyen-Orient n'aggrave encore la pénurie.
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