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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

10.07.2026 à 11:45

FRANCE24
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Cette nouvelle offre surprise transforme un processus de vente avancé avec Castlelake en potentielle bataille entre les deux fonds américains pour le contrôle de la deuxième compagnie à bas coûts d'Europe, derrière Ryanair. L'offre d'Apollo, à 7,15 livres par action, valorise EasyJet à 5,7 milliards de livres (6,7 milliards d'euros), et surpasse celle de Castlelake, à 6,90 livres. La compagnie indique être disposée à la recommander à ses actionnaires si une offre ferme est effectivement déposée avant la date limite du 7 août. L'annonce de cet "accord de principe" a fait s'envoler le cours d'EasyJet de près de 14,5% à la Bourse de Londres, à plus de 6,73 livres. EasyJet avait déjà annoncé le 5 juillet un accord de principe avec Castlelake, important acteur du leasing aéronautique disposant d'une flotte de 375 avions. Ce fonds a lui jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme, mais la compagnie précise désormais qu'elle n'est plus prête à recommander sa dernière proposition. "Actif de premier choix" "Une guerre des offres est lancée. Castlelake pourrait revenir et il ne faut pas exclure l'arrivée d'un rival comme IAG (maison mère de British Airways et Iberia, ndlr) ou Air France‑KLM", estime Neil Wilson analyste de Saxo Markets, qui dit privilégier "un scénario de consolidation" à un scénario de rachat par un fonds d'investissement, car il juge les compagnies aériennes européennes "beaucoup trop fragmentées". L'analyste voit dans EasyJet "un actif de premier choix" avec "des créneaux de décollage et d'atterrissage de premier ordre, la croissance de son activité de séjours (...) et un carnet de commandes rempli de tout nouveaux Airbus". L'entreprise "devrait pouvoir valoir davantage, même si la guerre en Iran a mis en lumière les problèmes du secteur et que le titre ne s'est jamais vraiment remis de la pandémie" de Covid-19, estime-t-il, soulignant que "l'action n'a plus dépassé 7 livres depuis 2021". EasyJet a publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pointant les conséquences du conflit au Moyen-Orient, et avait prévenu que le second semestre serait aussi affecté. Il compte cependant s'appuyer sur la vitalité de son offre de séjours EasyJet Holidays, en fort développement ces derniers mois. "Profiter du spectacle" "C'est sans doute l'un des aspects les plus attractifs pour Apollo. Les voyages à forfait génèrent des marges plus élevées et des revenus plus prévisibles que la seule vente de billets d'avion", relève Susannah Streeter, analyste chez Wealth Club. Apollo, qui indiquait gérer plus de 1.000 milliards de dollars (875 milliards d'euros) d'actifs dans le monde au 31 mars, n'est pas novice dans le secteur aérien, le groupe ayant déjà investi dans les compagnies Aeromexico, Sun Country Airlines et Atlas Air, tout en finançant notamment Air France-KLM et Virgin Atlantic. Le fonds "croit en la stratégie actuelle d'EasyJet visant à faire évoluer et à renforcer le modèle de compagnie à bas coûts, notamment via l'augmentation de la capacité de la flotte", souligne EasyJet dans son communiqué. Apollo affirme pouvoir s'appuyer sur un partenaire européen pour mener l'opération à bien, sans fournir davantage de précisions. Les groupes américain Apollo et Castlelake ne peuvent en effet posséder seuls EasyJet, les règles britanniques et européennes exigeant qu'une compagnie aérienne reste majoritairement détenue et effectivement contrôlée par des actionnaires européens. "Les projecteurs se tournent à nouveau vers le prétendant initial pour voir s'il sera prêt à aller encore plus loin pour dépasser Apollo", souligne Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell. "Les actionnaires, eux, peuvent s'installer confortablement et profiter du spectacle."

10.07.2026 à 11:44

Mairead DUNDAS
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Le 28 avril 1996, dans le village historique de Port Arthur en Tasmanie, une région australienne, un homme tire à vue sur la foule, armé de fusils semi-automatique et de pistolets. Cette tuerie de masse - 35 morts et des dizaines de blessés -, la pire de l’histoire du pays, a bouleversé le rapport de l’Australie aux armes à feu. Alors qu’une fusillade a eu lieu en décembre 2025 à Bondi, près de Sydney, les réformes adoptées de l'époque sont-elles suffisantes ?

10.07.2026 à 11:40

Marine RESSE
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Sous couvert de lutte contre la délinquance, São Paulo, centre financier du Brésil et plus grande ville d'Amérique latine, s'est dotée du plus grand système de reconnaissance faciale jamais déployé. L’Inde, la Chine, Hong Kong ou encore le Royaume-Uni ont mis en place des systèmes similaires avec des cadres législatifs flous… Mais à l’échelle d’une seule ville, São Paulo reste le plus grand "Big Brother" au monde.  

10.07.2026 à 11:24

Antoine FENAUX
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A la une de la presse ce vendredi : une équipe impressionnante, un cadeau surprenant et une disparition.
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A la une de la presse ce vendredi : une équipe impressionnante, un cadeau surprenant et une disparition.

10.07.2026 à 11:17

FRANCE24
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"Beaucoup de clubs nous ont remonté la sensation de vivre un deuxième Covid: pas une crise sanitaire, mais une crise solaire", résume Denis Lafoux, co-président de la Fédération des clubs omnisports qui fédère 900.000 pratiquants. "Il y a un vrai constat de non-anticipation, la première réaction quand il fait chaud, c'est de dire 'boum, on arrête tout', parce qu'on ne sait pas trop comment gérer cette situation. Les décisions stratégiques ou politiques sur l'arrêt ou non des activités sont très variables selon les territoires", déplore-t-il auprès de l'AFP. Pourtant, "on sait que si on réduit le nombre de jours d'activité sportive, ce n'est pas bon pour la santé", met en avant Denis Lafoux, qui appelle à une "réflexion sur l'adaptation des rythmes d'activité, sur les temps de matinée ou de fin de journée" par exemple. En 2021, un rapport de la fondation WWF estimait que les Français pourraient perdre "jusqu'à deux mois d'activité par an dans un monde à +4 degrés". Ces deux derniers mois, lors des trois vagues de chaleur, des dizaines d'arrêtés ont interdit des événements sportifs, comme le triathlon Ironman de Nice. De nombreuses compétitions ont aussi été reprogrammées. Présidente de l'association sportive Aboi dans la Sarthe, qui compte 18 sections (judo, cyclisme, badminton, basket...), Audrey Boiron explique que pour les activités en extérieur "qui le pouvaient, les séances ont été décalées en soirée mais ce n'était pas toujours possible. Et pour notre triathlon en juin, les épreuves ont été regroupées le matin". Mais pour les sports d'intérieur, "vu que les chaleurs sont arrivées en fin de saison, beaucoup de sections n'ont pas adapté les horaires car il y avait impossibilité de décaler les créneaux de gymnase ou de dojo", détaille-t-elle. Car l'indoor est tout aussi concerné par les canicules: chez Arkose, les deux tiers des 27 salles d'escalade de l'Hexagone sont déjà climatisées et le reste va suivre "dans les deux années qui viennent", indique le PDG Steve Guillou. Des sports d'été en automne "C'est devenu incontournable, pas uniquement pour les canicules mais simplement les étés plus chauds qui font qu'on a des températures difficilement compatibles avec la pratique sportive. Et même dans un endroit climatisé, quand il fait 37 ou 40 degrés dehors, que les gens ont tellement chaud chez eux, au travail, dans la rue, aller faire une séance de yoga ou de sport, c'est pas la priorité" selon lui. Expert climat et sport, Maël Besson rappelle que "50% des infrastructures sportives datent d'avant les années 1990 donc ne sont absolument pas pensées dans une idée de performance énergétique. Et quand elles le sont, souvent on est sur de l'isolation hivernale". Il fait le constat que "pour le moment on annule des événements sportifs, on reporte, mais on ne s'adapte pas" au réchauffement climatique. Au-delà de la rénovation du bâti, ce spécialiste estime que l'organisation de la pratique va devoir évoluer et que "des sports qu'on faisait l'été vont se décaler à l'automne ou au printemps". Il indique que c'est déjà le cas pour la voile "avec des plans d'eau où il y a des cyanobactéries dues aux fortes chaleurs, donc on interdit la pratique en période estivale qui était le gros de l'activité. Le calendrier des sports d'eau vive s'étale maintenant sur mai, juin, septembre, octobre là où avant il y avait plus de compétitions en été". Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, "aucune compétition, quelle que soit la discipline, ne pourra demain s'exonérer de prendre des mesures différentes si nous continuons à avoir des températures telles que nous les connaissons", a-t-elle estimé cette semaine sur franceinfo. "On va lister tous les paramètres pour ne pas faire du coup par coup, et pour qu'on ait un référentiel très pédagogique pour mieux accompagner les organisateurs: l'idée n'est pas d'interdire les manifestations, mais qu'elles puissent se tenir dans les meilleures conditions possibles. On travaille là-dessus en intergouvernemental", a-t-elle précisé à l'AFP.
Texte intégral (716 mots)
"Beaucoup de clubs nous ont remonté la sensation de vivre un deuxième Covid: pas une crise sanitaire, mais une crise solaire", résume Denis Lafoux, co-président de la Fédération des clubs omnisports qui fédère 900.000 pratiquants. "Il y a un vrai constat de non-anticipation, la première réaction quand il fait chaud, c'est de dire 'boum, on arrête tout', parce qu'on ne sait pas trop comment gérer cette situation. Les décisions stratégiques ou politiques sur l'arrêt ou non des activités sont très variables selon les territoires", déplore-t-il auprès de l'AFP. Pourtant, "on sait que si on réduit le nombre de jours d'activité sportive, ce n'est pas bon pour la santé", met en avant Denis Lafoux, qui appelle à une "réflexion sur l'adaptation des rythmes d'activité, sur les temps de matinée ou de fin de journée" par exemple. En 2021, un rapport de la fondation WWF estimait que les Français pourraient perdre "jusqu'à deux mois d'activité par an dans un monde à +4 degrés". Ces deux derniers mois, lors des trois vagues de chaleur, des dizaines d'arrêtés ont interdit des événements sportifs, comme le triathlon Ironman de Nice. De nombreuses compétitions ont aussi été reprogrammées. Présidente de l'association sportive Aboi dans la Sarthe, qui compte 18 sections (judo, cyclisme, badminton, basket...), Audrey Boiron explique que pour les activités en extérieur "qui le pouvaient, les séances ont été décalées en soirée mais ce n'était pas toujours possible. Et pour notre triathlon en juin, les épreuves ont été regroupées le matin". Mais pour les sports d'intérieur, "vu que les chaleurs sont arrivées en fin de saison, beaucoup de sections n'ont pas adapté les horaires car il y avait impossibilité de décaler les créneaux de gymnase ou de dojo", détaille-t-elle. Car l'indoor est tout aussi concerné par les canicules: chez Arkose, les deux tiers des 27 salles d'escalade de l'Hexagone sont déjà climatisées et le reste va suivre "dans les deux années qui viennent", indique le PDG Steve Guillou. Des sports d'été en automne "C'est devenu incontournable, pas uniquement pour les canicules mais simplement les étés plus chauds qui font qu'on a des températures difficilement compatibles avec la pratique sportive. Et même dans un endroit climatisé, quand il fait 37 ou 40 degrés dehors, que les gens ont tellement chaud chez eux, au travail, dans la rue, aller faire une séance de yoga ou de sport, c'est pas la priorité" selon lui. Expert climat et sport, Maël Besson rappelle que "50% des infrastructures sportives datent d'avant les années 1990 donc ne sont absolument pas pensées dans une idée de performance énergétique. Et quand elles le sont, souvent on est sur de l'isolation hivernale". Il fait le constat que "pour le moment on annule des événements sportifs, on reporte, mais on ne s'adapte pas" au réchauffement climatique. Au-delà de la rénovation du bâti, ce spécialiste estime que l'organisation de la pratique va devoir évoluer et que "des sports qu'on faisait l'été vont se décaler à l'automne ou au printemps". Il indique que c'est déjà le cas pour la voile "avec des plans d'eau où il y a des cyanobactéries dues aux fortes chaleurs, donc on interdit la pratique en période estivale qui était le gros de l'activité. Le calendrier des sports d'eau vive s'étale maintenant sur mai, juin, septembre, octobre là où avant il y avait plus de compétitions en été". Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, "aucune compétition, quelle que soit la discipline, ne pourra demain s'exonérer de prendre des mesures différentes si nous continuons à avoir des températures telles que nous les connaissons", a-t-elle estimé cette semaine sur franceinfo. "On va lister tous les paramètres pour ne pas faire du coup par coup, et pour qu'on ait un référentiel très pédagogique pour mieux accompagner les organisateurs: l'idée n'est pas d'interdire les manifestations, mais qu'elles puissent se tenir dans les meilleures conditions possibles. On travaille là-dessus en intergouvernemental", a-t-elle précisé à l'AFP.

10.07.2026 à 11:15

Valérie FAYOLLE
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Un Paris des Arts en musique pour accompagner votre été ! Kalash, figure incontournable de la scène musicale francophone est notre invité, à l’occasion de la sortie de son nouvel album "Ex-Voto". Le rappeur se dévoile sans filtre et nous parle de sa quête de spiritualité et de reconnaissance. "J'ai juste laissé parler ce que je ressentais sur le moment de création et c'est tout ce qui en ressort, ce sont les états d'âme d'un homme, je pense, un père de famille de 38 ans".
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Un Paris des Arts en musique pour accompagner votre été ! Kalash, figure incontournable de la scène musicale francophone est notre invité, à l’occasion de la sortie de son nouvel album "Ex-Voto". Le rappeur se dévoile sans filtre et nous parle de sa quête de spiritualité et de reconnaissance. "J'ai juste laissé parler ce que je ressentais sur le moment de création et c'est tout ce qui en ressort, ce sont les états d'âme d'un homme, je pense, un père de famille de 38 ans".

10.07.2026 à 11:13

FRANCE24
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Baptisé Vega, ce véhicule d'investissement va racheter au groupe de télécommunications émirati Emirates Telecommunications (e&), sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires espérée d'ici la fin de l'année, la part de 16,2% du capital de Vodafone qu'il détient. Vega n'a pas l'intention de devenir actionnaire majoritaire de l'entreprise britannique, précise le texte. Le directeur général d'e&, Hatem Dowidar, qui siégeait au conseil d'administration de Vodafone, a démissionné avec effet immédiat, a détaillé le groupe britannique dans un communiqué séparé. Après une restructuration en profondeur ces dernières années, notamment la cession de ses opérations en Espagne et en Italie ainsi qu'une fusion avec un concurrent au Royaume-Uni, Vodafone est parvenu à réduire ses pertes. Il a ainsi affiché une perte nette de 397 millions d'euros pour son exercice annuel décalé, achevé le 31 mars, contre un résultat négatif abyssal de 4,17 milliards d'euros un an plus tôt, qui s'expliquait notamment par des dépréciations d'actifs. Le cours de l'action Vodafone gagnait 10,79% vendredi à la Bourse de Londres vers 8H30 GMT (10H30 à Paris). Outre son vaisseau amiral Iliad, présent en France, en Italie et en Pologne, Xavier Niel détient des participations dans plusieurs opérateurs, en Europe ou en Amérique latine, pour un total de quelque 139 millions d'abonnés et environ 24 milliards d'euros de revenus annuels.
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Baptisé Vega, ce véhicule d'investissement va racheter au groupe de télécommunications émirati Emirates Telecommunications (e&), sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires espérée d'ici la fin de l'année, la part de 16,2% du capital de Vodafone qu'il détient. Vega n'a pas l'intention de devenir actionnaire majoritaire de l'entreprise britannique, précise le texte. Le directeur général d'e&, Hatem Dowidar, qui siégeait au conseil d'administration de Vodafone, a démissionné avec effet immédiat, a détaillé le groupe britannique dans un communiqué séparé. Après une restructuration en profondeur ces dernières années, notamment la cession de ses opérations en Espagne et en Italie ainsi qu'une fusion avec un concurrent au Royaume-Uni, Vodafone est parvenu à réduire ses pertes. Il a ainsi affiché une perte nette de 397 millions d'euros pour son exercice annuel décalé, achevé le 31 mars, contre un résultat négatif abyssal de 4,17 milliards d'euros un an plus tôt, qui s'expliquait notamment par des dépréciations d'actifs. Le cours de l'action Vodafone gagnait 10,79% vendredi à la Bourse de Londres vers 8H30 GMT (10H30 à Paris). Outre son vaisseau amiral Iliad, présent en France, en Italie et en Pologne, Xavier Niel détient des participations dans plusieurs opérateurs, en Europe ou en Amérique latine, pour un total de quelque 139 millions d'abonnés et environ 24 milliards d'euros de revenus annuels.

10.07.2026 à 10:59

FRANCE24
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Alignés dans une clairière poussiéreuse, ils saluent les drapeaux rouges et blancs des Forces de défense du peuple (PDF), un mouvement pro-démocratie formé en réaction au coup d'Etat militaire de 2021. Une centaine de soldats sont basés dans ce camp secret de la région de Sagaing, dans le nord de la Birmanie. La plupart arborent un paon sur leur uniforme, le symbole des PDF de Mandalay, l'un groupes les mieux organisés du pays. Cinq ans après le début de la guerre civile, le site est bien établi. Des structures en bois entourent la place d'armes, qui sert aussi de terrain de football, sur lequel certains jouent pieds nus sous le regard de leurs camarades. Dans une des baraques, les hommes dorment côte à côte sur une longue plateforme surélevée, où l'espace de chacun est seulement délimité par une couverture pliée, un sac à dos et un fusil d'assaut. Après avoir connu quelques succès, les rebelles ont perdu du terrain sur l'armée et plusieurs groupes ethniques armés qui combattaient à leurs côtés ont conclu des trêves sous l'égide de la Chine voisine. Skate a rejoint les PDF de Mandalay (région au centre du pays) pour éviter d'être enrôlé de force dans l'armée après l'adoption en février 2024 d'une loi sur la conscription. Le jeune homme de 25 ans, désormais chef d'escouade, reconnaît que " beaucoup de gens sont mécontents de la situation actuelle" au sein de la population birmane. "Ils disent des choses comme +votre révolution va échouer+ ou +vous ne pourrez pas vous relever+", dit-il à l'AFP. "Même nos propres soldats ressentent parfois la même chose". "Refus de l'injustice" Plus de 100.000 personnes ont été tuées, tous camps confondus, depuis le début de la guerre civile, selon l'ONG Acled, spécialisée dans le suivi des conflits. "Tant de morts, aussi bien des camarades avec qui on a combattu que des civils déplacés par les combats", déplore Skate. "Mais ça nous motive aussi à surmonter les difficultés". Après le coup d'Etat, les PDF ont trouvé une cause commune avec les organisations ethniques armées depuis longtemps hostiles au pouvoir central, qui les ont formées tout en leur fournissant armes et munitions. Mon Mon Nway Oo, l'une des rares femmes du camp, faisait partie des rebelles qui ont pris la ville minière de Mogok dans le nord, connue pour ses rubis. Ils ont dû s'en retirer lorsque leurs alliés de l'Armée de libération nationale Ta'ang a accepté un cessez-le-feu fin novembre dans le cadre d'un accord négocié par la Chine. "Je suis triste de perdre des territoires comme celui-là après les avoir conquis", regrette la jeune femme de 24 ans. "On ne comprend pas certains aspects militaires.  Je sais juste qu'on a dû battre en retraite". Plus fournie en effectifs, l'armée dispose également d'une supériorité écrasante en matière d'armement lourd et dans les airs, grâce aux avions fournis par la Chine et la Russie. Et bien que les rebelles aient été les premiers à adopter les drones sur le champ de bataille, beaucoup affirment que l'armée les a désormais dépassés dans cette technologie. Nay, un soldat de 33 ans, affirme toutefois que les PDF ont un avantage clé sur l'ennemi: le "mental". "On a commencé cette révolution les mains vides et on a maintenant des armes et des troupes", souligne-t-il. "C'est parce qu'on se révolte avec un esprit de défi et un refus de l'injustice".
Texte intégral (615 mots)
Alignés dans une clairière poussiéreuse, ils saluent les drapeaux rouges et blancs des Forces de défense du peuple (PDF), un mouvement pro-démocratie formé en réaction au coup d'Etat militaire de 2021. Une centaine de soldats sont basés dans ce camp secret de la région de Sagaing, dans le nord de la Birmanie. La plupart arborent un paon sur leur uniforme, le symbole des PDF de Mandalay, l'un groupes les mieux organisés du pays. Cinq ans après le début de la guerre civile, le site est bien établi. Des structures en bois entourent la place d'armes, qui sert aussi de terrain de football, sur lequel certains jouent pieds nus sous le regard de leurs camarades. Dans une des baraques, les hommes dorment côte à côte sur une longue plateforme surélevée, où l'espace de chacun est seulement délimité par une couverture pliée, un sac à dos et un fusil d'assaut. Après avoir connu quelques succès, les rebelles ont perdu du terrain sur l'armée et plusieurs groupes ethniques armés qui combattaient à leurs côtés ont conclu des trêves sous l'égide de la Chine voisine. Skate a rejoint les PDF de Mandalay (région au centre du pays) pour éviter d'être enrôlé de force dans l'armée après l'adoption en février 2024 d'une loi sur la conscription. Le jeune homme de 25 ans, désormais chef d'escouade, reconnaît que " beaucoup de gens sont mécontents de la situation actuelle" au sein de la population birmane. "Ils disent des choses comme +votre révolution va échouer+ ou +vous ne pourrez pas vous relever+", dit-il à l'AFP. "Même nos propres soldats ressentent parfois la même chose". "Refus de l'injustice" Plus de 100.000 personnes ont été tuées, tous camps confondus, depuis le début de la guerre civile, selon l'ONG Acled, spécialisée dans le suivi des conflits. "Tant de morts, aussi bien des camarades avec qui on a combattu que des civils déplacés par les combats", déplore Skate. "Mais ça nous motive aussi à surmonter les difficultés". Après le coup d'Etat, les PDF ont trouvé une cause commune avec les organisations ethniques armées depuis longtemps hostiles au pouvoir central, qui les ont formées tout en leur fournissant armes et munitions. Mon Mon Nway Oo, l'une des rares femmes du camp, faisait partie des rebelles qui ont pris la ville minière de Mogok dans le nord, connue pour ses rubis. Ils ont dû s'en retirer lorsque leurs alliés de l'Armée de libération nationale Ta'ang a accepté un cessez-le-feu fin novembre dans le cadre d'un accord négocié par la Chine. "Je suis triste de perdre des territoires comme celui-là après les avoir conquis", regrette la jeune femme de 24 ans. "On ne comprend pas certains aspects militaires.  Je sais juste qu'on a dû battre en retraite". Plus fournie en effectifs, l'armée dispose également d'une supériorité écrasante en matière d'armement lourd et dans les airs, grâce aux avions fournis par la Chine et la Russie. Et bien que les rebelles aient été les premiers à adopter les drones sur le champ de bataille, beaucoup affirment que l'armée les a désormais dépassés dans cette technologie. Nay, un soldat de 33 ans, affirme toutefois que les PDF ont un avantage clé sur l'ennemi: le "mental". "On a commencé cette révolution les mains vides et on a maintenant des armes et des troupes", souligne-t-il. "C'est parce qu'on se révolte avec un esprit de défi et un refus de l'injustice".

10.07.2026 à 10:55

FRANCE24
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"Je ne réalise toujours pas", concède le jeune homme de 26 ans, assis dans le vertigineux lobby de l'hôtel de l'équipe de France, à 48 heures d'affronter les Wallabies, revenant, auprès de l'AFP, sur les méandres d'une carrière rêvée dès la petite enfance à Londres, où il est né. "Le chemin a été long, il a été atypique, il a été rempli de difficultés, de belles choses également. C'était vraiment mon objectif depuis le début de ma petite carrière de rugbyman, être international de rugby à XV. Et forcément, l'idée au début c'était de jouer pour la Rose !" Ambitieux, l'adolescent délaisse vite le basket pour le ballon ovale, qu'il a découvert à la Saint Olave's Grammar School, avant de décrocher une bourse pour la Saint Mary's University, à côté de... Twickenham. Et ses qualités le mènent effectivement au maillot blanc anglais, à VII. Mais rien du côté du XV, Et c'est le CA Brive qui récupère ce rugbyman mal dégrossi de 19 ans. "Cinq ans un peu compliqué", lâche-t-il. Il ne réussit pas à s'imposer, et c'est l'équipe de France à VII qui le remet en selle, jusqu'à ce couronnement au Stade de France, contre les maîtres fidjiens, à côté d'un certain Antoine Dupont. Un essai en prime. "Sans le VII je ne serais pas là aujourd'hui", reconnaît-il. "Mais moi, après les JO, le but c'était de me consacrer pleinement au XV. Avec un objectif en tête, viser une cape en équipe de France... Et aujourd'hui j'en suis là ! Je suis trop fier !" "Choc culturel" et rugbystique Et c'est la Section qui saisit l'occasion: "J'ai eu la chance d'avoir Seb (NDLR: Sébastien Piqueronies, le manager béarnais) qui m'a proposé de venir à Pau". Mais le retour à XV est compliqué. "Le club m'attendait sur les ballons hauts, et au début, clairement, j'ai été très très nul. Ah oui, très très nul. C'est là où je veux remercier le staff de la Section. Ils ne m'ont pas lâché. Dans certains clubs, j'aurais peut-être été mis de côté. Eux, ils m'ont donné ma chance". Et comme le constate Piqueronies, le nouveau capé des Bleus a retrouvé son "super pouvoir" sur les ballons aériens, du haut de son 1,87m pour 94 kg. Désormais acclimaté au XV, le jeune Londonien passionné de mode, de musique et de design s'est aussi fait à la vie en province. Même si, au départ, "Londres-Brive, waouh ! Ca a été un gros choc culturel !" Après la Corrèze, c'est donc les Pyrénées. Et une nouvelle passion, le golf. En attendant que l'autre Aaron, "Aztec", le DJ, retrouve ses platines: "Avec ma compagne, on a rénové une maison. Et j'ai une pièce dédiée à la musique, j'ai tout pour mixer, pour créer. Guitare, piano, synthétiseurs, j'ai tout. Aztec, il est toujours là, quelque part". Mais Aaron Grandidier-Nkanang, c'est aussi ce deuxième nom, celui de son père, d'origine nigériane. "C'est volontaire de porter tout mon héritage", explique-t-il, heureux d'avoir découvert ce pays en avril, "pour un projet en lien avec le rugby forcément, la mode, la musique et la nourriture", avec un documentaire à venir. En attendant, le rugby est prioritaire. Et il veut encore progresser: recordman français à VII, avec 11 essais en un week-end de compétition, l'ailier palois n'est pas encore un serial marqueur à XV: "Le nez d'un finisseur, sentir les coups, c'est quelque chose qui me manque un petit peu. Et la confiance de prendre des risques, de jouer mes duels à fond". Mais, en regardant le chemin parcouru, le nouvel ailier du XV de France est surtout fier: "Ca a été long, très long. Mais pour moi, ça a été juste une conscience permanente que je méritais, que j'avais les capacités de jouer au plus haut niveau. Même quand ça ne marchait pas bien, c'est ça qui m'a permis de ne rien lâcher. Donc voilà !"
Texte intégral (692 mots)
"Je ne réalise toujours pas", concède le jeune homme de 26 ans, assis dans le vertigineux lobby de l'hôtel de l'équipe de France, à 48 heures d'affronter les Wallabies, revenant, auprès de l'AFP, sur les méandres d'une carrière rêvée dès la petite enfance à Londres, où il est né. "Le chemin a été long, il a été atypique, il a été rempli de difficultés, de belles choses également. C'était vraiment mon objectif depuis le début de ma petite carrière de rugbyman, être international de rugby à XV. Et forcément, l'idée au début c'était de jouer pour la Rose !" Ambitieux, l'adolescent délaisse vite le basket pour le ballon ovale, qu'il a découvert à la Saint Olave's Grammar School, avant de décrocher une bourse pour la Saint Mary's University, à côté de... Twickenham. Et ses qualités le mènent effectivement au maillot blanc anglais, à VII. Mais rien du côté du XV, Et c'est le CA Brive qui récupère ce rugbyman mal dégrossi de 19 ans. "Cinq ans un peu compliqué", lâche-t-il. Il ne réussit pas à s'imposer, et c'est l'équipe de France à VII qui le remet en selle, jusqu'à ce couronnement au Stade de France, contre les maîtres fidjiens, à côté d'un certain Antoine Dupont. Un essai en prime. "Sans le VII je ne serais pas là aujourd'hui", reconnaît-il. "Mais moi, après les JO, le but c'était de me consacrer pleinement au XV. Avec un objectif en tête, viser une cape en équipe de France... Et aujourd'hui j'en suis là ! Je suis trop fier !" "Choc culturel" et rugbystique Et c'est la Section qui saisit l'occasion: "J'ai eu la chance d'avoir Seb (NDLR: Sébastien Piqueronies, le manager béarnais) qui m'a proposé de venir à Pau". Mais le retour à XV est compliqué. "Le club m'attendait sur les ballons hauts, et au début, clairement, j'ai été très très nul. Ah oui, très très nul. C'est là où je veux remercier le staff de la Section. Ils ne m'ont pas lâché. Dans certains clubs, j'aurais peut-être été mis de côté. Eux, ils m'ont donné ma chance". Et comme le constate Piqueronies, le nouveau capé des Bleus a retrouvé son "super pouvoir" sur les ballons aériens, du haut de son 1,87m pour 94 kg. Désormais acclimaté au XV, le jeune Londonien passionné de mode, de musique et de design s'est aussi fait à la vie en province. Même si, au départ, "Londres-Brive, waouh ! Ca a été un gros choc culturel !" Après la Corrèze, c'est donc les Pyrénées. Et une nouvelle passion, le golf. En attendant que l'autre Aaron, "Aztec", le DJ, retrouve ses platines: "Avec ma compagne, on a rénové une maison. Et j'ai une pièce dédiée à la musique, j'ai tout pour mixer, pour créer. Guitare, piano, synthétiseurs, j'ai tout. Aztec, il est toujours là, quelque part". Mais Aaron Grandidier-Nkanang, c'est aussi ce deuxième nom, celui de son père, d'origine nigériane. "C'est volontaire de porter tout mon héritage", explique-t-il, heureux d'avoir découvert ce pays en avril, "pour un projet en lien avec le rugby forcément, la mode, la musique et la nourriture", avec un documentaire à venir. En attendant, le rugby est prioritaire. Et il veut encore progresser: recordman français à VII, avec 11 essais en un week-end de compétition, l'ailier palois n'est pas encore un serial marqueur à XV: "Le nez d'un finisseur, sentir les coups, c'est quelque chose qui me manque un petit peu. Et la confiance de prendre des risques, de jouer mes duels à fond". Mais, en regardant le chemin parcouru, le nouvel ailier du XV de France est surtout fier: "Ca a été long, très long. Mais pour moi, ça a été juste une conscience permanente que je méritais, que j'avais les capacités de jouer au plus haut niveau. Même quand ça ne marchait pas bien, c'est ça qui m'a permis de ne rien lâcher. Donc voilà !"

10.07.2026 à 10:37

FRANCE24
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L'AIE, qui prévoyait mi-juin une baisse de la demande de 1,1 million de barils par jour en 2026, table désormais sur une baisse de 1 million de barils. L'organisation observe que l'offre mondiale a "rebondi" grâce à la reprise partielle du transit dans le détroit d'Ormuz après le cessez-le-feu signé le 17 juin, mais la production reste largement sous les niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, le trafic dans le détroit d'Ormuz a de nouveau nettement ralenti, en particulier sur la route maritime omanaise soutenue par l'ONU, en raison des attaques ayant visé plusieurs navires et un nouvel échange de frappes entre l'Iran et les États-Unis. L'AIE a observé sur juin une offre mondiale de pétrole atteignant 98,8 millions de barils par jour et anticipe une moyenne de 102,6 mb/j en 2026, "sous réserve d'une désescalade rapide des nouvelles hostilités". La production mondiale reste "environ 9,4 mb/j en dessous des niveaux d'avant-guerre". L'AIE relève par ailleurs que les stocks de pétrole au niveau mondial ont augmenté en juin pour la première fois depuis le déclenchement fin février de la guerre dans le Golfe, de 21 millions de barils. C'est la conséquence de l'accroissement des volumes de pétrole en transit sur les mers. Les stocks des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont toutefois encore diminué de 62 millions de barils en juin. L'AIE s'attend à ce que le rythme de prélèvement sur ces stocks se "modère davantage en juillet et au-delà". Les stocks de brut hors pays membres de l'OCDE se sont aussi contractés, de 37 millions de barils en juin, tirés par un "important prélèvement de 41 millions de barils sur les stocks terrestres de brut en Chine, alors que les importations sont restées à des niveaux historiquement bas", relève encore l'organisation créée en 1974 avec comme mission fondatrice d'assurer la sécurité énergétique. Elle relève enfin que les marges de produits raffinés ont atteint des sommets depuis quatre ans en juillet. L'augmentation des volumes de brut a "entraîné une forte baisse des prix du pétrole", tandis que les marchés des produits raffinés restaient "tendus".
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L'AIE, qui prévoyait mi-juin une baisse de la demande de 1,1 million de barils par jour en 2026, table désormais sur une baisse de 1 million de barils. L'organisation observe que l'offre mondiale a "rebondi" grâce à la reprise partielle du transit dans le détroit d'Ormuz après le cessez-le-feu signé le 17 juin, mais la production reste largement sous les niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, le trafic dans le détroit d'Ormuz a de nouveau nettement ralenti, en particulier sur la route maritime omanaise soutenue par l'ONU, en raison des attaques ayant visé plusieurs navires et un nouvel échange de frappes entre l'Iran et les États-Unis. L'AIE a observé sur juin une offre mondiale de pétrole atteignant 98,8 millions de barils par jour et anticipe une moyenne de 102,6 mb/j en 2026, "sous réserve d'une désescalade rapide des nouvelles hostilités". La production mondiale reste "environ 9,4 mb/j en dessous des niveaux d'avant-guerre". L'AIE relève par ailleurs que les stocks de pétrole au niveau mondial ont augmenté en juin pour la première fois depuis le déclenchement fin février de la guerre dans le Golfe, de 21 millions de barils. C'est la conséquence de l'accroissement des volumes de pétrole en transit sur les mers. Les stocks des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont toutefois encore diminué de 62 millions de barils en juin. L'AIE s'attend à ce que le rythme de prélèvement sur ces stocks se "modère davantage en juillet et au-delà". Les stocks de brut hors pays membres de l'OCDE se sont aussi contractés, de 37 millions de barils en juin, tirés par un "important prélèvement de 41 millions de barils sur les stocks terrestres de brut en Chine, alors que les importations sont restées à des niveaux historiquement bas", relève encore l'organisation créée en 1974 avec comme mission fondatrice d'assurer la sécurité énergétique. Elle relève enfin que les marges de produits raffinés ont atteint des sommets depuis quatre ans en juillet. L'augmentation des volumes de brut a "entraîné une forte baisse des prix du pétrole", tandis que les marchés des produits raffinés restaient "tendus".

10.07.2026 à 10:31

FRANCE24
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L'opération de transfert, très délicate, a été entourée de secret. Le moment est historique: la célèbre broderie du XIe siècle, narrant la conquête d'Angleterre par Guillaume le Conquérant, n'avait jusqu'alors jamais été prêtée par la France. Peu avant 03H00 (02H00 GMT) vendredi, le véhicule parti la veille en fin de journée de Bayeux et transportant la tapisserie franchit le portail situé à l'arrière du British Museum. Le directeur du musée, Nicholas Cullinan, en gilet réfléchissant, serre la main de l'ambassadrice de France Hélène Duchêne. Un petit groupe de journalistes, dont l'AFP, est là pour immortaliser la scène. "C'est quelque chose de très spécial d'assister à l'arrivée de la tapisserie de Bayeux, et surtout de la voir revenir sur nos côtes pour la première fois depuis probablement un millénaire", commente Nicholas Cullinan, saluant un "moment unique". "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers la France (...) d'avoir rendu cela possible", déclare-t-il à l'AFP. Selon le British Museum, de nombreux spécialistes jugent probable que la tapisserie ait été brodée par des femmes dans la région de Canterbury, dans le sud-est de l'Angleterre. "Très émouvant" Cette œuvre "fait partie intégrante de l'histoire britannique, quelque chose que nous connaissons tous, que nous apprenons tous, mais que beaucoup de gens n'ont sans doute jamais vu", indique encore le directeur du musée. "D'une certaine manière, on pourrait dire qu'elle est de retour chez elle. Mais l'année prochaine, elle rentrera vraiment chez elle, lorsqu'elle reviendra à Bayeux", ajoute-t-il. "C'est un moment très émouvant", juge aussi Hélène Duchêne, saluant le travail entre les équipes britanniques et françaises pour cette arrivée qui constitue une "prouesse technique". Elle se dit "très heureuse" de voir la tapisserie à Londres. "Certains pensent qu'elle a été faite en France, certains pensent qu'elle a été faite à Canterbury parce qu'il y avait des ateliers. Je crois qu'on ne sait pas, mais voilà, c'est une longue histoire et on est là plutôt pour écrire la suite", estime l'ambassadrice de France au Royaume-Uni. La tapisserie va encore rester enfermée quelques jours dans sa caisse pour s'acclimater, avant de pouvoir être déballée, explique Millie Horton-Insch, la commissaire de l'exposition qui se tiendra au British Museum à partir du 10 septembre, jusqu'au 11 juillet 2027. Longue de 68,3 mètres et constituée de neuf panneaux en lin reliés, elle sera pour la première fois installée à plat et non fixée au mur comme cela est le cas dans son cadre habituel en Normandie. Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet.
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L'opération de transfert, très délicate, a été entourée de secret. Le moment est historique: la célèbre broderie du XIe siècle, narrant la conquête d'Angleterre par Guillaume le Conquérant, n'avait jusqu'alors jamais été prêtée par la France. Peu avant 03H00 (02H00 GMT) vendredi, le véhicule parti la veille en fin de journée de Bayeux et transportant la tapisserie franchit le portail situé à l'arrière du British Museum. Le directeur du musée, Nicholas Cullinan, en gilet réfléchissant, serre la main de l'ambassadrice de France Hélène Duchêne. Un petit groupe de journalistes, dont l'AFP, est là pour immortaliser la scène. "C'est quelque chose de très spécial d'assister à l'arrivée de la tapisserie de Bayeux, et surtout de la voir revenir sur nos côtes pour la première fois depuis probablement un millénaire", commente Nicholas Cullinan, saluant un "moment unique". "Nous sommes extrêmement reconnaissants envers la France (...) d'avoir rendu cela possible", déclare-t-il à l'AFP. Selon le British Museum, de nombreux spécialistes jugent probable que la tapisserie ait été brodée par des femmes dans la région de Canterbury, dans le sud-est de l'Angleterre. "Très émouvant" Cette œuvre "fait partie intégrante de l'histoire britannique, quelque chose que nous connaissons tous, que nous apprenons tous, mais que beaucoup de gens n'ont sans doute jamais vu", indique encore le directeur du musée. "D'une certaine manière, on pourrait dire qu'elle est de retour chez elle. Mais l'année prochaine, elle rentrera vraiment chez elle, lorsqu'elle reviendra à Bayeux", ajoute-t-il. "C'est un moment très émouvant", juge aussi Hélène Duchêne, saluant le travail entre les équipes britanniques et françaises pour cette arrivée qui constitue une "prouesse technique". Elle se dit "très heureuse" de voir la tapisserie à Londres. "Certains pensent qu'elle a été faite en France, certains pensent qu'elle a été faite à Canterbury parce qu'il y avait des ateliers. Je crois qu'on ne sait pas, mais voilà, c'est une longue histoire et on est là plutôt pour écrire la suite", estime l'ambassadrice de France au Royaume-Uni. La tapisserie va encore rester enfermée quelques jours dans sa caisse pour s'acclimater, avant de pouvoir être déballée, explique Millie Horton-Insch, la commissaire de l'exposition qui se tiendra au British Museum à partir du 10 septembre, jusqu'au 11 juillet 2027. Longue de 68,3 mètres et constituée de neuf panneaux en lin reliés, elle sera pour la première fois installée à plat et non fixée au mur comme cela est le cas dans son cadre habituel en Normandie. Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet.

10.07.2026 à 10:05

FRANCE24
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Le ministre espagnol des Finances Carlos Cuerpo a présenté jeudi à ses collègues de la zone euro une proposition visant à établir un mécanisme d'emprunt européen, auquel les 27 pourraient participer sur une base volontaire. Son dispositif prévoit que l'UE emprunte pour le compte des Etats membres, puis leur prête les montants levés, ce qui permettrait d'économiser d'importantes sommes, en profitant des taux d'intérêts généralement avantageux dont l'Europe bénéficie sur les marchés. "C'est une proposition intéressante parce que généralement, les gens préconisent davantage de dette commune qui viendrait s'ajouter aux dettes nationales", a commenté M. Lescure sur la chaîne Euronews. "Il y a toutefois un point qui me préoccupe (...) c'est le risque d'aléa moral, le fait qu'un pays transfère sa dette à l'ensemble de la communauté pourrait l'inciter à s'endetter davantage", a-t-il cependant ajouté. Mais pour "faire de l'euro une monnaie mondiale de premier plan", l'Europe a "besoin de davantage de compétitivité, d'une union des marchés de capitaux, nous avons besoin de tout le paquet", a-t-il dit, car cela ne "passe pas simplement par un transfert de dette". Cette proposition fait en quelque sorte écho à l'idée émise par le président français Emmanuel Macron, qui défend depuis des mois un recours à l'emprunt pour aider à financer le futur budget de l'UE, afin d'investir davantage dans les secteurs d'avenir. "C'est un débat qui revient régulièrement, mais la réponse est claire : nous ne le ferons pas", a martelé jeudi Eelco Heinen, le ministre néerlandais des Finances, ajoutant que plutôt que des garanties, "ce qui rendrait la discussion plus facile, c'est que les finances publiques soient d'abord en ordre". L'idée refait surface alors que les 27 veulent boucler d'ici la fin de l'année les négociations sur ce futur budget (2028-2034). Le prochain sommet européen, en octobre, sera largement consacré à cette question et en particulier au volet des recettes.
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Le ministre espagnol des Finances Carlos Cuerpo a présenté jeudi à ses collègues de la zone euro une proposition visant à établir un mécanisme d'emprunt européen, auquel les 27 pourraient participer sur une base volontaire. Son dispositif prévoit que l'UE emprunte pour le compte des Etats membres, puis leur prête les montants levés, ce qui permettrait d'économiser d'importantes sommes, en profitant des taux d'intérêts généralement avantageux dont l'Europe bénéficie sur les marchés. "C'est une proposition intéressante parce que généralement, les gens préconisent davantage de dette commune qui viendrait s'ajouter aux dettes nationales", a commenté M. Lescure sur la chaîne Euronews. "Il y a toutefois un point qui me préoccupe (...) c'est le risque d'aléa moral, le fait qu'un pays transfère sa dette à l'ensemble de la communauté pourrait l'inciter à s'endetter davantage", a-t-il cependant ajouté. Mais pour "faire de l'euro une monnaie mondiale de premier plan", l'Europe a "besoin de davantage de compétitivité, d'une union des marchés de capitaux, nous avons besoin de tout le paquet", a-t-il dit, car cela ne "passe pas simplement par un transfert de dette". Cette proposition fait en quelque sorte écho à l'idée émise par le président français Emmanuel Macron, qui défend depuis des mois un recours à l'emprunt pour aider à financer le futur budget de l'UE, afin d'investir davantage dans les secteurs d'avenir. "C'est un débat qui revient régulièrement, mais la réponse est claire : nous ne le ferons pas", a martelé jeudi Eelco Heinen, le ministre néerlandais des Finances, ajoutant que plutôt que des garanties, "ce qui rendrait la discussion plus facile, c'est que les finances publiques soient d'abord en ordre". L'idée refait surface alors que les 27 veulent boucler d'ici la fin de l'année les négociations sur ce futur budget (2028-2034). Le prochain sommet européen, en octobre, sera largement consacré à cette question et en particulier au volet des recettes.

10.07.2026 à 09:47

FRANCE24
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C'est une "petite usine" au sein de la maternité du CHRU de Nancy, observe la responsable du pôle, Valérie Ratajczak: derrière les portes du lactarium, des dizaines de flacons, emplis d'un lait qui vient d'être collecté chez des donneuses anonymes, s'alignent dans des congélateurs. Donner son lait requiert du temps, de l'organisation et quelques contraintes logistiques, mais "ce n'est pas la mer à boire par rapport à ce que ça peut apporter" aux bébés qui en bénéficieront, qui sont "les plus petits et les plus fragiles", relativise Cléa - désignée sous un prénom d'emprunt, comme toutes les donneuses interrogées, afin de respecter leur anonymat. Après la naissance de son premier enfant, il y a cinq ans, Cléa a été confrontée à une production abondante de lait, et est devenue donneuse une première fois sur les conseils de sa grand-mère. Au début, elle tirait son lait huit fois par jour, "c'était compliqué de tout relaver, stériliser à chaque fois", se souvient-elle. "Super reconnaissante" Depuis un an et la naissance de son deuxième enfant, elle donne à nouveau. Cela lui évite de jeter son lait, et surtout "sans ça, des grands prématurés ne pourraient pas survivre", souligne-t-elle. Pour devenir donneuses, les mamans doivent remplir certaines conditions et se soumettre à des analyses sanguines, ce qui "n'est pas vraiment contraignant, c'est tous les trois mois environ", selon Cléa. Le plus compliqué, "c'est d'avoir un peu de place dans le congélateur" pour stocker les biberons en attendant le passage du camion frigorifique qui viendra les chercher, dit-elle. Charlie, quant à elle, est devenue donneuse après avoir elle-même bénéficié de dons, pendant quelques jours, pour sa fille née grande prématurée en février 2025, le temps que sa propre production se mette en route. "J'étais super reconnaissante qu'elle ait pu bénéficier du lait de quelqu'un d'autre", explique la maman, qui peut désormais donner à son tour car elle produit plus de lait que ce que sa fille consomme. Au lactarium, le lait issu de la collecte est transféré dans des biberons stériles, puis placé dans une cuve où il sera pasteurisé à 62,5°C. Avant de le distribuer aux nourrissons, les puéricultrices attendent le résultat des analyses biologiques. "Moins de 10%" des flacons doivent être détruits à cause de bactéries, selon Christine Rabin, coordinatrice en lactation. Le reste peut être congelé jusqu'à huit mois, et servira à nourrir les bébés du service. "C'est précieux, c'est de l'or", sourit Mme Rabin. Comme un médicament La plupart des bébés peuvent consommer du lait infantile industriel, en complément ou comme alternative au lait maternel, explique à l'AFP Apolline Wittwer, cheffe du service de néonatalogie. Mais ce n'est pas le cas des enfants prématurés, qui "ne peuvent pas digérer autre chose que du lait maternel", lequel "diminue le risque d'infection ou de complications digestives", énumère la pédiatre. Parfois, leur mère ne peut pas leur en fournir, d'où le recours à des donneuses anonymes, après prescription médicale. Des enfants particulièrement fragiles, ou présentant des pathologies, notamment digestives, peuvent aussi en avoir besoin. Le lait maternel est considéré comme un médicament. Plus de 90 procédures sont à respecter dans tout le processus, de la sélection de la donneuse à la distribution du breuvage au nourrisson hospitalisé, en passant par le tirage du lait, sa pasteurisation ou son stockage. En 2025, 1.895 litres de lait ont été collectés par le lactarium de Nancy auprès de 183 donneuses, dans huit départements. Seuls les lactariums peuvent distribuer du lait maternel. Les "marchés parallèles", comme la vente sur Internet de lait à d'autres mamans, sont illégaux et constituent "une grosse prise de risque" pour la santé de l'enfant, met en garde le Dr Wittwer.
Texte intégral (660 mots)
C'est une "petite usine" au sein de la maternité du CHRU de Nancy, observe la responsable du pôle, Valérie Ratajczak: derrière les portes du lactarium, des dizaines de flacons, emplis d'un lait qui vient d'être collecté chez des donneuses anonymes, s'alignent dans des congélateurs. Donner son lait requiert du temps, de l'organisation et quelques contraintes logistiques, mais "ce n'est pas la mer à boire par rapport à ce que ça peut apporter" aux bébés qui en bénéficieront, qui sont "les plus petits et les plus fragiles", relativise Cléa - désignée sous un prénom d'emprunt, comme toutes les donneuses interrogées, afin de respecter leur anonymat. Après la naissance de son premier enfant, il y a cinq ans, Cléa a été confrontée à une production abondante de lait, et est devenue donneuse une première fois sur les conseils de sa grand-mère. Au début, elle tirait son lait huit fois par jour, "c'était compliqué de tout relaver, stériliser à chaque fois", se souvient-elle. "Super reconnaissante" Depuis un an et la naissance de son deuxième enfant, elle donne à nouveau. Cela lui évite de jeter son lait, et surtout "sans ça, des grands prématurés ne pourraient pas survivre", souligne-t-elle. Pour devenir donneuses, les mamans doivent remplir certaines conditions et se soumettre à des analyses sanguines, ce qui "n'est pas vraiment contraignant, c'est tous les trois mois environ", selon Cléa. Le plus compliqué, "c'est d'avoir un peu de place dans le congélateur" pour stocker les biberons en attendant le passage du camion frigorifique qui viendra les chercher, dit-elle. Charlie, quant à elle, est devenue donneuse après avoir elle-même bénéficié de dons, pendant quelques jours, pour sa fille née grande prématurée en février 2025, le temps que sa propre production se mette en route. "J'étais super reconnaissante qu'elle ait pu bénéficier du lait de quelqu'un d'autre", explique la maman, qui peut désormais donner à son tour car elle produit plus de lait que ce que sa fille consomme. Au lactarium, le lait issu de la collecte est transféré dans des biberons stériles, puis placé dans une cuve où il sera pasteurisé à 62,5°C. Avant de le distribuer aux nourrissons, les puéricultrices attendent le résultat des analyses biologiques. "Moins de 10%" des flacons doivent être détruits à cause de bactéries, selon Christine Rabin, coordinatrice en lactation. Le reste peut être congelé jusqu'à huit mois, et servira à nourrir les bébés du service. "C'est précieux, c'est de l'or", sourit Mme Rabin. Comme un médicament La plupart des bébés peuvent consommer du lait infantile industriel, en complément ou comme alternative au lait maternel, explique à l'AFP Apolline Wittwer, cheffe du service de néonatalogie. Mais ce n'est pas le cas des enfants prématurés, qui "ne peuvent pas digérer autre chose que du lait maternel", lequel "diminue le risque d'infection ou de complications digestives", énumère la pédiatre. Parfois, leur mère ne peut pas leur en fournir, d'où le recours à des donneuses anonymes, après prescription médicale. Des enfants particulièrement fragiles, ou présentant des pathologies, notamment digestives, peuvent aussi en avoir besoin. Le lait maternel est considéré comme un médicament. Plus de 90 procédures sont à respecter dans tout le processus, de la sélection de la donneuse à la distribution du breuvage au nourrisson hospitalisé, en passant par le tirage du lait, sa pasteurisation ou son stockage. En 2025, 1.895 litres de lait ont été collectés par le lactarium de Nancy auprès de 183 donneuses, dans huit départements. Seuls les lactariums peuvent distribuer du lait maternel. Les "marchés parallèles", comme la vente sur Internet de lait à d'autres mamans, sont illégaux et constituent "une grosse prise de risque" pour la santé de l'enfant, met en garde le Dr Wittwer.

10.07.2026 à 09:22

FRANCE 24
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L'Iran préparerait un plan pour assassiner le président américain selon des informations des services de renseignement israéliens, ont rapporté jeudi les médias américains CNN et le Wall Street Journal. Donald Trump avait déclaré plus tôt dans la semaine être "sur une sorte de liste" et que Téhéran voulait l'éliminer.
Texte intégral (660 mots)
L'Iran préparerait un plan pour assassiner le président américain selon des informations des services de renseignement israéliens, ont rapporté jeudi les médias américains CNN et le Wall Street Journal. Donald Trump avait déclaré plus tôt dans la semaine être "sur une sorte de liste" et que Téhéran voulait l'éliminer.

10.07.2026 à 09:17

FRANCE24
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Vers 07H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris (+0,06%), Francfort (-0,07%) étaient proches de l'équilibre. Milan prenait 0,31% et Londres 0,24%.
Texte intégral (660 mots)
Vers 07H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris (+0,06%), Francfort (-0,07%) étaient proches de l'équilibre. Milan prenait 0,31% et Londres 0,24%.
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