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10.02.2026 à 00:41

Israël : Smotrich veut enterrer "l'idée d'un État palestinien"

Cécile GALLUCCIO
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Les critiques contre Israël se multiplient à l'international après les annonces de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie. Dimanche, le cabinet de sécurité israélien a étendu ses prérogatives notamment dans les zones A et B, enterrant un peu plus les accords d'Oslo.
Les critiques contre Israël se multiplient à l'international après les annonces de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie. Dimanche, le cabinet de sécurité israélien a étendu ses prérogatives notamment dans les zones A et B, enterrant un peu plus les accords d'Oslo.

09.02.2026 à 23:59

JO: Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry dans le bon tempo

FRANCE24
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A Milan, Cizeron, champion olympique il y a quatre ans aux côtés de Gabriella Papadakis, tente le pari osé de décrocher l'or olympique avec une nouvelle partenaire. A l'issue de leur danse rythmique, ils ont décroché 90,18 points, 0,46 point de plus que le duo américain, triple champion du monde, qui était plutôt attendu en tête. Le titre sera attribué mercredi à l'issue de la danse libre et la lutte s'annonce très serrée pour l'or. Dans la patinoire milanaise, la génération des millenials s'est régalée au cours d'une soirée qui se déroulait sur le thème imposé des années 1990. Ricky Martin, George Michael, les Spice Girls ou encore les Backstreet Boys ont ainsi résonné dans les enceintes de la Milano Ice Skating Arena. Les Français avaient choisi eux le tube "Vogue" de Madonna pour défendre leurs chances avec une prestation inspirée du voguing, un style de danse urbaine, née dans les communautés LGBT+ de New York et axée sur les mouvements de bras, qui représentait un "gros challenge technique" de l'aveu même du couple. "Un très beau moment" Après avoir pu tester une dernière fois leur programme lors de l'épreuve par équipes, ils ont réussi à augmenter leur score de 2/10e par rapport à leur performance de vendredi, pour atteindre leur record personnel. Le couple a enchaîné les portés, les séquences de pas et les twizzles avec fluidité et grâce, parvenant à "libérer" leurs nerfs, lui dans une combinaison noire, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier. "On est très heureux de notre score", a réagi Cizeron. "On voulait essayer de danser un maximum, se libérer ce soir et essayer d'apprécier le moment. On a eu beaucoup de soutien de la part du public, donc ça nous a fait vraiment chaud au cœur. C'était vraiment un très beau moment." "Je pense qu'on a délivré la meilleure performance qu'on pouvait ce soir", même si tout "n'était pas à 100% parfait" selon le Clermontois. Après leur performance, ils se sont emparés de la tête mais ont dû attendre le passage de 17 autres couples avant de connaître leur classement final. Considérés comme leurs principaux rivaux pour l'or, les Américains Madison Chock et Evan Bates, au pied du podium olympique il y a quatre ans, passaient en dernière position. Quelques sifflets Leur prestation électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz leur a valu 89,72 points, légèrement en-dessous de leur record personnel établi vendredi (91,06). La différence s'est faite principalement sur la note technique (51,94 contre 51,54) et notamment sur une séquence de pas moins bien notée pour les Américains. Dans une robe tigrée à paillettes, Chock était pourtant radieuse aux bras de son compagnon Evan Bates et leur final a enflammé la patinoire. Leur classement, lui, a provoqué quelques sifflets des spectateurs. "On est vraiment satisfaits de notre performance et on va continuer sur cette lancée", a toutefois assuré Madison Chock. "Il y a toujours match, on ne change rien, on est prêts. On se connaît et on connaît notre routine. Ça va aller!" Après le premier acte de la compétition, les Français, qui ont pu compter sur le soutien d'une partie des hockeyeurs et des patineurs de vitesse tricolores venus en tribune, ont donc de quoi aborder la danse libre, leur traditionnel point fort, avec confiance. "On est très ambitieux. On est venus ici pour gagner l'or. C'est une grande ambition", a assumé Laurence Fournier Beaudry. L'autre duo français en lice, Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, a également produit un programme réussi. Portés par Daft Punk, ils ont obtenu 82,25 points et pointent provisoirement en 8e position.
Texte intégral (662 mots)
A Milan, Cizeron, champion olympique il y a quatre ans aux côtés de Gabriella Papadakis, tente le pari osé de décrocher l'or olympique avec une nouvelle partenaire. A l'issue de leur danse rythmique, ils ont décroché 90,18 points, 0,46 point de plus que le duo américain, triple champion du monde, qui était plutôt attendu en tête. Le titre sera attribué mercredi à l'issue de la danse libre et la lutte s'annonce très serrée pour l'or. Dans la patinoire milanaise, la génération des millenials s'est régalée au cours d'une soirée qui se déroulait sur le thème imposé des années 1990. Ricky Martin, George Michael, les Spice Girls ou encore les Backstreet Boys ont ainsi résonné dans les enceintes de la Milano Ice Skating Arena. Les Français avaient choisi eux le tube "Vogue" de Madonna pour défendre leurs chances avec une prestation inspirée du voguing, un style de danse urbaine, née dans les communautés LGBT+ de New York et axée sur les mouvements de bras, qui représentait un "gros challenge technique" de l'aveu même du couple. "Un très beau moment" Après avoir pu tester une dernière fois leur programme lors de l'épreuve par équipes, ils ont réussi à augmenter leur score de 2/10e par rapport à leur performance de vendredi, pour atteindre leur record personnel. Le couple a enchaîné les portés, les séquences de pas et les twizzles avec fluidité et grâce, parvenant à "libérer" leurs nerfs, lui dans une combinaison noire, elle dans un corset rose évoquant le bustier conique de Madonna façon Jean-Paul Gaultier. "On est très heureux de notre score", a réagi Cizeron. "On voulait essayer de danser un maximum, se libérer ce soir et essayer d'apprécier le moment. On a eu beaucoup de soutien de la part du public, donc ça nous a fait vraiment chaud au cœur. C'était vraiment un très beau moment." "Je pense qu'on a délivré la meilleure performance qu'on pouvait ce soir", même si tout "n'était pas à 100% parfait" selon le Clermontois. Après leur performance, ils se sont emparés de la tête mais ont dû attendre le passage de 17 autres couples avant de connaître leur classement final. Considérés comme leurs principaux rivaux pour l'or, les Américains Madison Chock et Evan Bates, au pied du podium olympique il y a quatre ans, passaient en dernière position. Quelques sifflets Leur prestation électrique sur la voix sensuelle de Lenny Kravitz leur a valu 89,72 points, légèrement en-dessous de leur record personnel établi vendredi (91,06). La différence s'est faite principalement sur la note technique (51,94 contre 51,54) et notamment sur une séquence de pas moins bien notée pour les Américains. Dans une robe tigrée à paillettes, Chock était pourtant radieuse aux bras de son compagnon Evan Bates et leur final a enflammé la patinoire. Leur classement, lui, a provoqué quelques sifflets des spectateurs. "On est vraiment satisfaits de notre performance et on va continuer sur cette lancée", a toutefois assuré Madison Chock. "Il y a toujours match, on ne change rien, on est prêts. On se connaît et on connaît notre routine. Ça va aller!" Après le premier acte de la compétition, les Français, qui ont pu compter sur le soutien d'une partie des hockeyeurs et des patineurs de vitesse tricolores venus en tribune, ont donc de quoi aborder la danse libre, leur traditionnel point fort, avec confiance. "On est très ambitieux. On est venus ici pour gagner l'or. C'est une grande ambition", a assumé Laurence Fournier Beaudry. L'autre duo français en lice, Evgeniia Lopareva et Geoffrey Brissaud, a également produit un programme réussi. Portés par Daft Punk, ils ont obtenu 82,25 points et pointent provisoirement en 8e position.

09.02.2026 à 23:51

Hong Kong sous emprise de la Chine ?

Stéphanie ANTOINE
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Le magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a été condamné lundi par un tribunal de Hong Kong à une peine de 20 ans de prison pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Le chef de l'exécutif hongkongais, John Lee, a jugé "profondément satisfaisante" cette condamnation, tandis que l'ONG Human Rights Watch a estimé qu'elle équivalait à un "arrêt de mort". Les explications de Marie Holzman, sinologue, présidente de solidarité Chine.
Texte intégral (662 mots)
Le magnat de la presse et activiste prodémocratie Jimmy Lai a été condamné lundi par un tribunal de Hong Kong à une peine de 20 ans de prison pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Le chef de l'exécutif hongkongais, John Lee, a jugé "profondément satisfaisante" cette condamnation, tandis que l'ONG Human Rights Watch a estimé qu'elle équivalait à un "arrêt de mort". Les explications de Marie Holzman, sinologue, présidente de solidarité Chine.

09.02.2026 à 23:43

Ski: fracture complexe du tibia gauche pour Lindsey Vonn qui "n'a aucun regret"

FRANCE24
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"Hier, mon rêve olympique ne s'est pas terminé comme je l'aurais rêvé, ce n'était pas une fin digne d'un livre ou d'un conte de fées, c'était juste la vie", a-t-elle écrit dans un long message sur son compte Instagram. "En descente, la différence entre une trajectoire stratégique et une blessure catastrophique n'est parfois que de quelques centimètres. J'avais simplement une trajectoire trop serrée de quelques centimètres, si bien que mon bras droit s'est pris dans la porte, m'a déséquilibrée et m'a fait chuter. Mon ligament croisé antérieur (du genou gauche qu'elle s'est rompue récemment, NDLR) et mes précédentes blessures n'y sont pour rien", a poursuivi la "Speed Queen". "Malheureusement, je souffre d'une fracture complexe du tibia qui a été stabilisée mais qui nécessitera plusieurs opérations pour être bien soignée", a-t-elle détaillé. "Même si la journée d'hier ne s'est pas terminée comme je l'avais espéré, et même si je souffre beaucoup physiquement, je n'ai aucun regret", a insisté Vonn. L'Américaine a chuté 13 secondes après s'être lancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane où elle s'était imposée à 12 reprises en Coupe du monde. Elle a été déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Après une longue intervention des services de secours sur la piste, elle a été transportée par hélicoptère à l'hôpital de Cortina d'Ampezzo pour des premiers examens, puis transférée à Trévise, toujours en hélicoptère. Elle a déjà subi deux interventions chirurgicales à l'hôpital Ca’ Foncello de Trévise. La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier. Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en neuf courses, dont deux victoires,avant sa chute à Crans-Montana (Suisse).
Lire plus (375 mots)
"Hier, mon rêve olympique ne s'est pas terminé comme je l'aurais rêvé, ce n'était pas une fin digne d'un livre ou d'un conte de fées, c'était juste la vie", a-t-elle écrit dans un long message sur son compte Instagram. "En descente, la différence entre une trajectoire stratégique et une blessure catastrophique n'est parfois que de quelques centimètres. J'avais simplement une trajectoire trop serrée de quelques centimètres, si bien que mon bras droit s'est pris dans la porte, m'a déséquilibrée et m'a fait chuter. Mon ligament croisé antérieur (du genou gauche qu'elle s'est rompue récemment, NDLR) et mes précédentes blessures n'y sont pour rien", a poursuivi la "Speed Queen". "Malheureusement, je souffre d'une fracture complexe du tibia qui a été stabilisée mais qui nécessitera plusieurs opérations pour être bien soignée", a-t-elle détaillé. "Même si la journée d'hier ne s'est pas terminée comme je l'avais espéré, et même si je souffre beaucoup physiquement, je n'ai aucun regret", a insisté Vonn. L'Américaine a chuté 13 secondes après s'être lancée sur la piste de l'Olimpia delle Tofane où elle s'était imposée à 12 reprises en Coupe du monde. Elle a été déséquilibrée sur une bosse en percutant une porte avec son bras droit, a été projetée en l'air et a violemment percuté la piste, sans perdre ses skis. Après une longue intervention des services de secours sur la piste, elle a été transportée par hélicoptère à l'hôpital de Cortina d'Ampezzo pour des premiers examens, puis transférée à Trévise, toujours en hélicoptère. Elle a déjà subi deux interventions chirurgicales à l'hôpital Ca’ Foncello de Trévise. La championne olympique 2010 de descente tentait un incroyable pari en convoitant l'or olympique après une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche survenue fin janvier. Elle avait repris sa carrière l'hiver dernier après presque six années d'absence et faisait figure de grande favorite des JO-2026 avec un impressionnant bilan de sept podiums en neuf courses, dont deux victoires,avant sa chute à Crans-Montana (Suisse).

09.02.2026 à 23:09

Affaire Epstein : des personnalités africaines citées dans les documents

Célia CARACENA
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L'affaire Epstein aurat-elle des répercussions sur le continent africain? Plusieurs personnalités africaines sont citées, comme le Sénégalais Karim Wade et les deux anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma. Dans quel contexte leurs noms apparaîssent-ils? On fera le point dans ce journal.
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L'affaire Epstein aurat-elle des répercussions sur le continent africain? Plusieurs personnalités africaines sont citées, comme le Sénégalais Karim Wade et les deux anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma. Dans quel contexte leurs noms apparaîssent-ils? On fera le point dans ce journal.

09.02.2026 à 22:59

L’armement, une industrie sur le pied de guerre en France

Laure MANENT
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Le groupe français Thalès, leader mondial des hautes technologies de défense, vient d’annoncer qu’il allait recruter 9000 personnes en 2026, dont 3300 en France ; la moitié le seront dans ses activités de défense. Le secteur se porte bien, et même de mieux en mieux depuis février 2022 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Depuis, la France est entrée dans une phase de réarmement accéléré, des mastodontes de la défense aux entreprises de taille plus modeste. L'entreprise KNDS a ainsi triplé ses cadences de production, passant de deux canons Caesar par mois en 2022 à six en 2024. De son côté, France Travail a annoncé la création d'un pôle consacré de l'industrie de défense, un secteur où 10 000 postes restent à pourvoir.  
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Le groupe français Thalès, leader mondial des hautes technologies de défense, vient d’annoncer qu’il allait recruter 9000 personnes en 2026, dont 3300 en France ; la moitié le seront dans ses activités de défense. Le secteur se porte bien, et même de mieux en mieux depuis février 2022 et l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Depuis, la France est entrée dans une phase de réarmement accéléré, des mastodontes de la défense aux entreprises de taille plus modeste. L'entreprise KNDS a ainsi triplé ses cadences de production, passant de deux canons Caesar par mois en 2022 à six en 2024. De son côté, France Travail a annoncé la création d'un pôle consacré de l'industrie de défense, un secteur où 10 000 postes restent à pourvoir.  

09.02.2026 à 22:15

Au Liban, l'effondrement d'un immeuble révèle la déliquescence d'une ville

FRANCE24
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Dimanche, ce commerçant de 54 ans a fermé comme d'habitude son magasin du rez-de chaussée, où il travaille depuis trois décennies, avant de rentrer chez lui. Il a échappé de peu à la catastrophe. "Nos voisins, nos proches sont morts... Des gens ont perdu leur gagne-pain", explique ce père de quatre enfants, désormais sans revenus. "On sentait bien que l'immeuble n'était pas en très bon état. Nous avons sollicité la mairie, mais nous n'avons eu aucune réponse", regrette-t-il auprès de l'AFP. Seulement huit personnes ont pu être extraites vivantes des débris de cet immeuble qui comptait 12 appartements, dans le quartier de Bab el-Tabbaneh. Au lendemain du drame, les habitants oscillent entre colère et tristesse. Certains se penchent sur les balcons pour observer les secouristes déblayer les lieux. "Les politiques viennent, font leur numéro et repartent. Ce sont tous des menteurs. Personne ne se soucie des pauvres", déplore Adnan Mardash. "Si un officiel avait vécu dans cet immeuble, ça aurait été réglé en un claquement de doigts". Un peu plus loin, Naser Fadel, 60 ans, regarde la scène, en larmes, devant sa boutique. Il a toujours vécu dans le quartier. "Ici, nous vivons dans l'extrême pauvreté. Nous avons traversé les guerres... il n'y a pas de mots pour dire ce que nous avons enduré", témoigne-t-il. "Ceux qui sont morts étaient des gens formidables. Pauvres et humbles". Avant même le début de la crise économique qui a frappé le Liban à partir de 2019, plus de la moitié de la population de la ville vivait sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU. -114 immeubles évacués- L'immeuble qui s'est effondré se trouve dans la rue qui sépare le quartier sunnite de Bab el-Tabbaneh du quartier alaouite de Jabal Mohsen, théâtres de fréquents affrontements communautaires entre 2007 et 2014. Impacts de balles, trous d'obus... certains bâtiments en portent encore des stigmates. Et le tremblement de terre de 2023 qui a frappé la Turquie et la Syrie voisine, et a été ressenti jusqu'ici, a encore aggravé la situation. Dimanche, la mairie de Tripoli a déclaré la ville "sinistrée" et a exhorté l'Etat à assumer ses responsabilités. A l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement lundi, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé l'évacuation de 114 immeubles menaçant de s'effondrer, et le versement d'une allocation logement d'un an pour les familles affectées. Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, confie à l'AFP qu'au moins 600 autres bâtiments nécessitent "une intervention immédiate pour les consolider", tout en suggérant que ce nombre pourrait être beaucoup plus élevé. Il précise que la mairie a récemment procédé à l'évacuation de 12 immeubles et relogé les habitants. Yousef Ahmed, 80 ans, a lui déménagé dans le quartier de Qubbah, non loin de Bab el-Tabbaneh, après avoir perdu son logement dans l'effondrement de son immeuble, fin janvier à Tripoli - un autre drame qui avait fait deux morts. "Personne ne nous a aidés... Il y a des élus, des gens riches" dans la ville, mais "personne ne se soucie de notre situation", déplore-t-il. -"Absence de contrôle"- Le pays est parsemé d'immeubles abandonnés, et de nombreux bâtiments habités sont dans un état de délabrement avancé. Plusieurs d'entre eux se sont écroulés ces dernières années, à Tripoli comme ailleurs, et les autorités peinent à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité. De nombreux édifices ont été construits illégalement, particulièrement au cours de la guerre civile des années 1975-1990. Certains propriétaires ont parfois ajouté des étages, sans aucun permis de construire. Selon Abir Saksouk, co-fondatrice de l'agence de recherche et d'urbanisme Public Works Studio, les autorités libanaises ont laissé les bâtiments se dégrader. Elle pointe "l'absence de contrôle" des chantiers de construction, la faiblesse des textes règlementaires, et des politiques de logement "injustes" qui laissent bien des résidents dans des appartements en piteux état. Mohammed al-Sayed, 56 ans, reste ainsi dans le logement où il a vécu toute sa vie, malgré la chute de morceaux du balcon du deuxième étage. Il reconnait que la mairie l'a mis en garde sur l'apparition de fissures depuis que quatre niveaux supplémentaires ont été rajoutés aux deux étages initiaux. "Mais je n'ai aucun autre endroit où vivre", confie-t-il.
Texte intégral (746 mots)
Dimanche, ce commerçant de 54 ans a fermé comme d'habitude son magasin du rez-de chaussée, où il travaille depuis trois décennies, avant de rentrer chez lui. Il a échappé de peu à la catastrophe. "Nos voisins, nos proches sont morts... Des gens ont perdu leur gagne-pain", explique ce père de quatre enfants, désormais sans revenus. "On sentait bien que l'immeuble n'était pas en très bon état. Nous avons sollicité la mairie, mais nous n'avons eu aucune réponse", regrette-t-il auprès de l'AFP. Seulement huit personnes ont pu être extraites vivantes des débris de cet immeuble qui comptait 12 appartements, dans le quartier de Bab el-Tabbaneh. Au lendemain du drame, les habitants oscillent entre colère et tristesse. Certains se penchent sur les balcons pour observer les secouristes déblayer les lieux. "Les politiques viennent, font leur numéro et repartent. Ce sont tous des menteurs. Personne ne se soucie des pauvres", déplore Adnan Mardash. "Si un officiel avait vécu dans cet immeuble, ça aurait été réglé en un claquement de doigts". Un peu plus loin, Naser Fadel, 60 ans, regarde la scène, en larmes, devant sa boutique. Il a toujours vécu dans le quartier. "Ici, nous vivons dans l'extrême pauvreté. Nous avons traversé les guerres... il n'y a pas de mots pour dire ce que nous avons enduré", témoigne-t-il. "Ceux qui sont morts étaient des gens formidables. Pauvres et humbles". Avant même le début de la crise économique qui a frappé le Liban à partir de 2019, plus de la moitié de la population de la ville vivait sous le seuil de pauvreté, selon l'ONU. -114 immeubles évacués- L'immeuble qui s'est effondré se trouve dans la rue qui sépare le quartier sunnite de Bab el-Tabbaneh du quartier alaouite de Jabal Mohsen, théâtres de fréquents affrontements communautaires entre 2007 et 2014. Impacts de balles, trous d'obus... certains bâtiments en portent encore des stigmates. Et le tremblement de terre de 2023 qui a frappé la Turquie et la Syrie voisine, et a été ressenti jusqu'ici, a encore aggravé la situation. Dimanche, la mairie de Tripoli a déclaré la ville "sinistrée" et a exhorté l'Etat à assumer ses responsabilités. A l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement lundi, le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé l'évacuation de 114 immeubles menaçant de s'effondrer, et le versement d'une allocation logement d'un an pour les familles affectées. Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, confie à l'AFP qu'au moins 600 autres bâtiments nécessitent "une intervention immédiate pour les consolider", tout en suggérant que ce nombre pourrait être beaucoup plus élevé. Il précise que la mairie a récemment procédé à l'évacuation de 12 immeubles et relogé les habitants. Yousef Ahmed, 80 ans, a lui déménagé dans le quartier de Qubbah, non loin de Bab el-Tabbaneh, après avoir perdu son logement dans l'effondrement de son immeuble, fin janvier à Tripoli - un autre drame qui avait fait deux morts. "Personne ne nous a aidés... Il y a des élus, des gens riches" dans la ville, mais "personne ne se soucie de notre situation", déplore-t-il. -"Absence de contrôle"- Le pays est parsemé d'immeubles abandonnés, et de nombreux bâtiments habités sont dans un état de délabrement avancé. Plusieurs d'entre eux se sont écroulés ces dernières années, à Tripoli comme ailleurs, et les autorités peinent à prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité. De nombreux édifices ont été construits illégalement, particulièrement au cours de la guerre civile des années 1975-1990. Certains propriétaires ont parfois ajouté des étages, sans aucun permis de construire. Selon Abir Saksouk, co-fondatrice de l'agence de recherche et d'urbanisme Public Works Studio, les autorités libanaises ont laissé les bâtiments se dégrader. Elle pointe "l'absence de contrôle" des chantiers de construction, la faiblesse des textes règlementaires, et des politiques de logement "injustes" qui laissent bien des résidents dans des appartements en piteux état. Mohammed al-Sayed, 56 ans, reste ainsi dans le logement où il a vécu toute sa vie, malgré la chute de morceaux du balcon du deuxième étage. Il reconnait que la mairie l'a mis en garde sur l'apparition de fissures depuis que quatre niveaux supplémentaires ont été rajoutés aux deux étages initiaux. "Mais je n'ai aucun autre endroit où vivre", confie-t-il.

09.02.2026 à 21:48

Non, Jeffrey Epstein n'a pas été aperçu vivant en Israël

Jules BOITEAU
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C'est la mère de toutes les théories complotistes : et si Jeffrey Epstein était toujours vivant ? C'est ce que prétendent certains internautes sur les réseaux sociaux, sur la base de photographies supposément volées ou du jeu vidéo Fortnite. Décryptage de Jules Boiteau dans Info Intox. 
Texte intégral (746 mots)
C'est la mère de toutes les théories complotistes : et si Jeffrey Epstein était toujours vivant ? C'est ce que prétendent certains internautes sur les réseaux sociaux, sur la base de photographies supposément volées ou du jeu vidéo Fortnite. Décryptage de Jules Boiteau dans Info Intox. 

09.02.2026 à 21:31

Amélie de Montchalin va prendre les rênes de la Cour des comptes

FRANCE24
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La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.
Texte intégral (715 mots)
La ministre âgée de 40 ans, qui sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026, a été choisie par le président de la République, a affirmé à l'AFP une source au sein de l'exécutif lundi, confirmant une information du Figaro. Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres. Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés. A peine la page budgétaire refermée, Amélie de Montchalin va donc quitter le gouvernement, alors qu'un léger remaniement est attendu dans les prochains jours avant les élections municipales. Cet "ajustement" sera donc finalement un peu plus conséquent qu'attendu, avec ce poste important à pourvoir dans l'équipe de Sébastien Lecornu, en plus du départ de Rachida Dati, notamment. Contexte instable Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel. Mme de Montchalin elle-même avait rappelé ces derniers jours l'importance de revenir au plus vite sous les 3% pour rentrer dans les règles de l'Union européenne. "Ca doit être au plus tard (en) 2029", a-t-elle estimé ces derniers jours, qualifiant cet objectif non pas de "comptable" mais "de puissance, de souveraineté". La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique. La nomination d'Amélie de Montchalin en tant que Première présidente de la Cour des comptes est uniquement du ressort du chef de l'Etat et ne nécessitera pas d'approbation par les commissions des Finances du Parlement, comme c'est le cas pour d'autres nominations. Harvard, OCDE, ministères Les prestations de la ministre à l'Assemblée nationale et au Sénat l'avaient en tout cas propulsée en première ligne au sein de l'équipe gouvernementale. Ses compétences techniques, sa répartie notamment vis-à-vis des oppositions et son ton didactique au fil de dizaines d'heures de débat avaient notamment été saluées par de nombreux parlementaires. Le profil de cette économiste passée par quatre fonctions ministérielles est donc sorti du lot, alors que d'autres noms étaient avancés comme celui de l'ex-Première ministre Elisabeth Borne, du patron de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, ou de la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, Emmanuelle Wargon. Diplômée de HEC et de Harvard, passée par le secteur bancaire (BNP Paribas) et l'assurance (Axa), Amélie de Montchalin avait été représentante permanente de la France auprès de l'OCDE après sa défaite aux législatives dans l'Essonne en 2022. Elle a été rappelée au gouvernement à la surprise générale fin décembre 2024 par l'ex-Premier ministre, François Bayrou, avant que Sébastien Lecornu ne la confirme à l'automne. Sa nomination rue Cambon fait suite au mandat de deux personnalités plutôt issues de l'opposition à l'exécutif en place: Didier Migaud, nommé par Nicolas Sarkozy en 2010, puis Pierre Moscovici, choisi par Emmanuel Macron en 2020. L'ancien ministre de l'Economie sous François Hollande a quitté la Cour des comptes fin 2025 pour rejoindre à Luxembourg la Cour des comptes de l'Union européenne. C'est Carine Camby qui assurait l'intérim depuis le 1er janvier.

09.02.2026 à 21:31

Meta et Google sur le banc des accusés pour avoir "fabriqué l'addiction" de jeunes utilisateurs

FRANCE 24
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Le procès de Meta et YouTube s'est ouvert, lundi, devant un tribunal de Los Angeles, où douze jurés devront déterminer si les deux groupes ont sciemment conçu leur plateforme pour rendre les enfants dépendants de leurs plateformes. 
Texte intégral (715 mots)
Le procès de Meta et YouTube s'est ouvert, lundi, devant un tribunal de Los Angeles, où douze jurés devront déterminer si les deux groupes ont sciemment conçu leur plateforme pour rendre les enfants dépendants de leurs plateformes. 

09.02.2026 à 20:37

Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

FRANCE24
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Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.
Texte intégral (668 mots)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats". Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction". "Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole. Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi. Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien". "Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi. Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie". Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien". "Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles. Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité. Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie. Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité. "Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant. La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée". Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. "Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.

09.02.2026 à 20:35

Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah

FRANCE24
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Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. Outre les combattants à Rafah, six Palestiniens ont été tués lundi dans des attaques israéliennes, selon la Défense civile de Gaza, dont quatre dans un bombardement sur un appartement de Gaza-ville. Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu. Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition". Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire. 20.000 combattants Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024. Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza. Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. "Trouver une tente" La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump. Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines. "Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire. Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.
Texte intégral (646 mots)
Israël et le mouvement islamiste Hamas s'accusent mutuellement de violer ce cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre après deux ans de guerre. Outre les combattants à Rafah, six Palestiniens ont été tués lundi dans des attaques israéliennes, selon la Défense civile de Gaza, dont quatre dans un bombardement sur un appartement de Gaza-ville. Le même jour, "quatre terroristes armés sont sortis d'un tunnel et ont ouvert le feu en direction de soldats", avant d'être "éliminés", a déclaré de son côté l'armée israélienne, en dénonçant "une violation flagrante" du cessez-le-feu. Les soldats "continuent à opérer dans le secteur afin de localiser et éliminer tous les terroristes se trouvant à l'intérieur du réseau de tunnels", a ajouté l'armée. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a salué "une résistance héroïque" de la part de combattants qui ont "choisi la mort plutôt que la reddition". Le Hamas avait annoncé fin novembre que des dizaines de ses combattants restaient coincés dans des tunnels de Rafah, sous une partie de la bande de Gaza encore occupée par l'armée. En vertu de l'accord de cessez-le-feu, celle-ci s'est retirée de près de la moitié du territoire. 20.000 combattants Ce secteur se trouve à proximité du passage de Rafah avec l'Egypte, seul accès vers le monde extérieur pour les habitants de la bande de Gaza assiégée par Israël, qui était largement fermé depuis mai 2024. Israël a accepté de rouvrir le 2 février, mais de manière très limitée, ce poste-frontière par lequel environ 200 Palestiniens de Gaza seulement ont transité en une semaine dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. Malgré les violences qui se poursuivent, les Etats-Unis ont annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. La deuxième phase du "plan Trump" comprend notamment le désarmement du Hamas et le retrait de l'armée israélienne de la bande de Gaza. Mais le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens. "Trouver une tente" La gouvernance du territoire doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, toujours attendus à Gaza, qui seront placés sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump. Les Palestiniens de Gaza continuent pendant ce temps de survivre dans leur territoire en ruines. "Notre plus grand souhait aujourd'hui est de trouver une tente où vivre, de trouver une miche de pain pour nourrir nos enfants. Notre plus grand souhait est de passer une nuit sans peur, en sécurité", a confié à l'AFP un père de famille de 58 ans, Akram Atiya Jaradeh, déplacé dans le nord du territoire. Un total de 581 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de quatre soldats tués. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations et bilans des différentes parties.

09.02.2026 à 20:31

BCE et Bundesbank plaident pour une politique monétaire prudente malgré l'incertitude

FRANCE24
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"Dans l'environnement incertain actuel", marqué par des "tensions géopolitiques accrues" et "et une incertitude persistante en matière de politiques", "notre approche de la politique monétaire, guidée par les données et décidée au fil des réunions, nous est bien utile", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lors d'une audition devant le Parlement européen à Strasbourg. Face au recul de l'inflation en zone euro, revenue proche de la cible de 2%, la BCE a abaissé pour la dernière fois ses taux directeurs en juin dernier: le principal d'entre eux, sur les dépôts, a été maintenu lors des cinq dernières réunions à 2%, la dernière fois jeudi. "L'immobilisme monétaire inquiète", a déploré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, s'exprimant dans l'hémicycle après Mme Lagarde, parmi d'autres députés européens. La BCE n'a plus réduit ses taux "alors même que la croissance demeure fragile et que l'inflation ralentit dans plusieurs États membres, notamment en France" à 0,3% en janvier, a-t-il poursuivi, demandant à la BCE de ne pas "agir trop tard". Dans une zone euro marquée par une grande hétérogénéité des taux de croissance et d'inflation entre les 21 pays de l'UE qui la composent, "nous portons une attention très détaillée à ce que les gens paient réellement, et nous savons que cela varie d'un État membre à l'autre", a répondu en fin de session Mme Lagarde, s'adressant à "ceux qui pensent que je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans le monde réel, ce qui n'est pas le cas". "Notre but est de maintenir cette stabilité des prix et de préserver la crédibilité de l'euro" qui "est apprécié par environ 80% de nos concitoyens européens", a-t-elle martelé. De son côté, le président de la Bundesbank Joachim  Nagel a estimé que la politique monétaire actuelle de la BCE, qualifiée de "main tranquille" et suivie depuis l'été 2025, s'était "révélée efficace et devrait être poursuivie", dans un discours en Allemagne, à Karlsruhe (sud). "Même si l'inflation venait à se situer légèrement en dessous de notre objectif au cours des prochains trimestres, il n'y a pas de besoin immédiat d'agir", a estimé M. Nagel.
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"Dans l'environnement incertain actuel", marqué par des "tensions géopolitiques accrues" et "et une incertitude persistante en matière de politiques", "notre approche de la politique monétaire, guidée par les données et décidée au fil des réunions, nous est bien utile", a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, lors d'une audition devant le Parlement européen à Strasbourg. Face au recul de l'inflation en zone euro, revenue proche de la cible de 2%, la BCE a abaissé pour la dernière fois ses taux directeurs en juin dernier: le principal d'entre eux, sur les dépôts, a été maintenu lors des cinq dernières réunions à 2%, la dernière fois jeudi. "L'immobilisme monétaire inquiète", a déploré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, s'exprimant dans l'hémicycle après Mme Lagarde, parmi d'autres députés européens. La BCE n'a plus réduit ses taux "alors même que la croissance demeure fragile et que l'inflation ralentit dans plusieurs États membres, notamment en France" à 0,3% en janvier, a-t-il poursuivi, demandant à la BCE de ne pas "agir trop tard". Dans une zone euro marquée par une grande hétérogénéité des taux de croissance et d'inflation entre les 21 pays de l'UE qui la composent, "nous portons une attention très détaillée à ce que les gens paient réellement, et nous savons que cela varie d'un État membre à l'autre", a répondu en fin de session Mme Lagarde, s'adressant à "ceux qui pensent que je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans le monde réel, ce qui n'est pas le cas". "Notre but est de maintenir cette stabilité des prix et de préserver la crédibilité de l'euro" qui "est apprécié par environ 80% de nos concitoyens européens", a-t-elle martelé. De son côté, le président de la Bundesbank Joachim  Nagel a estimé que la politique monétaire actuelle de la BCE, qualifiée de "main tranquille" et suivie depuis l'été 2025, s'était "révélée efficace et devrait être poursuivie", dans un discours en Allemagne, à Karlsruhe (sud). "Même si l'inflation venait à se situer légèrement en dessous de notre objectif au cours des prochains trimestres, il n'y a pas de besoin immédiat d'agir", a estimé M. Nagel.

09.02.2026 à 20:23

Les parents de la "petite martyre de l'A10" jugés 39 ans après sa mort

FRANCE24
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La mère de la petite Inass, surnommée "la martyre de l'A10" en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour "torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort" sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour "complicité". Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans. Ce procès marquera l'aboutissement d'un des plus anciens cold cases en France, objet de plusieurs séries documentaires. Il doit s'étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a appris l'AFP auprès d'avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l'A10 par deux agents de l'autoroute, à hauteur de Suèvres, village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire. L'affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l'AFP. A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d'identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies. Non résolu Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire non résolue. Ce n'est qu'environ 30 ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu'aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence. La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant, permettant enfin d'identifier le corps, puis d'interpeller les parents en juin 2018. Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction ont retardé la tenue d'un procès. En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès et validé les chefs d'accusations initiaux. Halima El Bakhti, la mère, devra répondre de ces actes "volontaires, nombreux et échelonnés dans le temps" ayant conduit à la mort de sa fille, selon un rapport des enquêteurs consulté par l'AFP. "Procès sensible" Son mari, Ahmed Touloub, est lui soupçonné d'avoir eu "connaissance des violences" exercées par sa femme et sera jugé pour "complicité". Pendant leur garde à vue, aucun des parents n'avait reconnu être l'auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s'accusant mutuellement de violences conjugales. Prévue pour une durée de trois semaines, l'audience va bénéficier du label "procès sensible". Ce dispositif doit offrir à la cour d'appel d'Orléans, qui avait sollicité le dépaysement du procès en janvier 2025, un soutien "organisationnel et financier". "C'est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité", a estimé auprès de l'AFP Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage. La fillette a été enterrée au cimetière de Suèvres, près du lieu de la découverte du corps. Pour l'avocat de la commune, Me Jean Sannier, "chaque jour de plus" sans justice rendue "est un coup de plus donné à cette petite" à laquelle "tout une petite commune" s'est liée.
Texte intégral (608 mots)
La mère de la petite Inass, surnommée "la martyre de l'A10" en raison des marques de violences retrouvées sur son corps, doit être jugée pour "torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort" sans intention de la donner, tandis que le père sera jugé pour "complicité". Ils sont respectivement âgés de 71 et 74 ans. Ce procès marquera l'aboutissement d'un des plus anciens cold cases en France, objet de plusieurs séries documentaires. Il doit s'étaler sur trois semaines du 9 au 27 novembre, a appris l'AFP auprès d'avocats. La découverte, le 11 août 1987, de la dépouille mutilée de cette fillette dans un fossé de l'A10 par deux agents de l'autoroute, à hauteur de Suèvres, village du Loir-et-Cher situé entre Orléans et Tours, a alimenté pendant des décennies la chronique judiciaire. L'affaire a été marquée par de multiples rebondissements. Le corps portait des marques de violences, dont des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, attribuées à une femme, selon les médecins légistes et des rapports consultés par l'AFP. A court de pistes, la gendarmerie avait lancé le plus grand appel à témoin jamais initié en France pour tenter d'identifier la victime. Son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans 65.000 écoles et 30.000 mairies. Non résolu Deux ordonnances de non-lieu rendues en 1991 et 1997 après des recherches infructueuses avaient laissé cette affaire non résolue. Ce n'est qu'environ 30 ans plus tard, en 2018, que les enquêteurs sont parvenus à remonter jusqu'aux parents, grâce à un prélèvement ADN effectué sur le frère de la victime dans une affaire de violence. La comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) révèle une correspondance avec des traces ADN retrouvées sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant, permettant enfin d'identifier le corps, puis d'interpeller les parents en juin 2018. Mais plusieurs recours des parents et du parquet de Blois contre l'ordonnance de mise en accusation du juge d'instruction ont retardé la tenue d'un procès. En septembre 2024, la Cour de cassation a finalement ouvert la voie à un procès et validé les chefs d'accusations initiaux. Halima El Bakhti, la mère, devra répondre de ces actes "volontaires, nombreux et échelonnés dans le temps" ayant conduit à la mort de sa fille, selon un rapport des enquêteurs consulté par l'AFP. "Procès sensible" Son mari, Ahmed Touloub, est lui soupçonné d'avoir eu "connaissance des violences" exercées par sa femme et sera jugé pour "complicité". Pendant leur garde à vue, aucun des parents n'avait reconnu être l'auteur des violences ayant entraîné la mort de la petite Inass, s'accusant mutuellement de violences conjugales. Prévue pour une durée de trois semaines, l'audience va bénéficier du label "procès sensible". Ce dispositif doit offrir à la cour d'appel d'Orléans, qui avait sollicité le dépaysement du procès en janvier 2025, un soutien "organisationnel et financier". "C'est une première étape pour redonner un peu de dignité à cette fillette qui a perdu son identité", a estimé auprès de l'AFP Agathe Morel, avocate de l'association Enfance et partage. La fillette a été enterrée au cimetière de Suèvres, près du lieu de la découverte du corps. Pour l'avocat de la commune, Me Jean Sannier, "chaque jour de plus" sans justice rendue "est un coup de plus donné à cette petite" à laquelle "tout une petite commune" s'est liée.

09.02.2026 à 20:13

Logement social: un décret fige les obligations des communes au grand dam du secteur

FRANCE24
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Ce décret publié fin janvier au Journal officiel permet à des métropoles comme Toulouse, Caen ou Dijon d'échapper à un durcissement de leurs obligations. Avec l'aggravation de la pénurie, la pression locative a grimpé dans la "Ville rose", dépassant le ratio de cinq demandes pour une attribution. Elle aurait dû basculer vers un objectif de 25% de parc social pour la période 2026-2028, contre 20% actuellement. Grâce à la révision de la règle de calcul, elle se maintient au taux plancher, un niveau proche de son parc existant (22%), s'épargnant un rattrapage forcé des constructions. Le texte modifie le "seuil de tension", le ratio entre demandes et attributions annuelles. Fixé jusqu'ici à 4, ce taux déclenchant l'obligation majorée dans la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) passe désormais à 5,5. Ce changement de paramètre fige la situation pour des territoires où les besoins ont pourtant augmenté. "En bougeant ce taux, de fait, ils disent +c'est bon, on est dans les clous+. Mais la réalité, c'est qu'il y a besoin de logements sociaux à Toulouse", s'indigne Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement, auprès de l'AFP. Pour la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), cette mesure masque l'aggravation de la pénurie alors qu'il "y a moins de logements aujourd'hui disponibles qu'il y a trois ans". Elle s'alarme pour les demandeurs face à des "listes d'attente de 15, 20 ans" qui "doivent s'allonger". L'entourage du ministère du Logement justifie cette révision par la nécessité de s'adapter aux "réalités locales", estimant que les communes concernées manqueraient de foncier pour atteindre des cibles plus élevées. Une logique contestée par l'USH, dont la majorité des membres a voté contre ce décret en commission nationale, dénonçant l'absence d'"explication scientifique". Sans cette modification, des dizaines d'agglomérations auraient vu leurs contraintes durcies. Au niveau national, ce sont 87 agglomérations et 144 intercommunalités qui restent soumises au taux de 20%, selon la liste annexée au décret.
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Ce décret publié fin janvier au Journal officiel permet à des métropoles comme Toulouse, Caen ou Dijon d'échapper à un durcissement de leurs obligations. Avec l'aggravation de la pénurie, la pression locative a grimpé dans la "Ville rose", dépassant le ratio de cinq demandes pour une attribution. Elle aurait dû basculer vers un objectif de 25% de parc social pour la période 2026-2028, contre 20% actuellement. Grâce à la révision de la règle de calcul, elle se maintient au taux plancher, un niveau proche de son parc existant (22%), s'épargnant un rattrapage forcé des constructions. Le texte modifie le "seuil de tension", le ratio entre demandes et attributions annuelles. Fixé jusqu'ici à 4, ce taux déclenchant l'obligation majorée dans la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) passe désormais à 5,5. Ce changement de paramètre fige la situation pour des territoires où les besoins ont pourtant augmenté. "En bougeant ce taux, de fait, ils disent +c'est bon, on est dans les clous+. Mais la réalité, c'est qu'il y a besoin de logements sociaux à Toulouse", s'indigne Emmanuelle Cosse, ancienne ministre du Logement, auprès de l'AFP. Pour la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), cette mesure masque l'aggravation de la pénurie alors qu'il "y a moins de logements aujourd'hui disponibles qu'il y a trois ans". Elle s'alarme pour les demandeurs face à des "listes d'attente de 15, 20 ans" qui "doivent s'allonger". L'entourage du ministère du Logement justifie cette révision par la nécessité de s'adapter aux "réalités locales", estimant que les communes concernées manqueraient de foncier pour atteindre des cibles plus élevées. Une logique contestée par l'USH, dont la majorité des membres a voté contre ce décret en commission nationale, dénonçant l'absence d'"explication scientifique". Sans cette modification, des dizaines d'agglomérations auraient vu leurs contraintes durcies. Au niveau national, ce sont 87 agglomérations et 144 intercommunalités qui restent soumises au taux de 20%, selon la liste annexée au décret.
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