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14.08.2026 à 15:27

FRANCE24
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Deux réserves d'interprétation des "Sages", destinataires de cinq saisines sur ce texte, concernent la clause de conscience, qui permet à un soignant de refuser de participer à l'acte létal. Le Conseil juge qu'un établissement privé peut refuser de pratiquer l'aide à mourir "lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement" et à condition qu'il ne soit pas seul à pouvoir répondre aux "besoins locaux". Au niveau individuel, l'institution présidée par Richard Ferrand estime que la clause de conscience ne s'appliquera pas seulement aux soignants appelés à participer à l'acte, mais également aux pharmaciens qui refuseraient de préparer le produit létal. Troisième réserve, le Conseil prévient, pour les patients sous tutelle ou curatelle qui demanderaient une aide à mourir, que le médecin chargé de donner ou non son feu vert devra "prendre en compte" les observations du tuteur. La loi demande à solliciter ce dernier, mais ne dit pas explicitement à quel point en tenir compte. En se limitant à ces trois réserves, le Conseil ne demande pas la réécriture du texte, adopté mi-juillet par les parlementaires après un parcours de plusieurs années de débats publics, dont une Convention citoyenne, puis législatifs. C'est donc une étape essentielle qui est franchie vers la mise en oeuvre effective de ce texte, réforme sociétale majeure et marqueur du second quinquennat d'Emmanuel Macron. De manière inhabituelle, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, avait lui-même saisi le Conseil constitutionnel, l'interrogeant notamment sur les dispositions liées à la clause de conscience ainsi qu'aux adultes sous tutelle et curatelle. Quatre autres saisines avaient été déposées. Hormis ses trois réserves, le Conseil a rejeté l'ensemble des contestations. Celles-ci concernaient notamment la définition jugée trop imprécise de l'aide à mourir, les conditions d'accès, accusées d'être trop larges ou imprécises, et le délai de réflexion pour confirmer sa demande d'aide à mourir, jugé trop court par certains. Aux termes de la loi, un patient peut être aidé à mourir s'il est majeur, Français ou résident de longue date, souffrir physiquement de manière insupportable, et capable de formuler, jusqu'au dernier moment, son choix de façon éclairé. Enfin, il doit être atteint d'une affection "grave et incurable", en phase terminale ou "avancée". Une fois le feu vert médical donné, le patient devra attendre un minimum de deux jours avant que l'acte soit accompli. Il devra encore confirmer son choix le jour-même. Le patient devra s'administrer lui-même le produit létal, sauf s'il en est physiquement incapable, auquel cas un soignant peut accomplir l'acte.

14.08.2026 à 15:24

FRANCE24
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14.08.2026 à 15:23

FRANCE24
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Epicé, sucré, singulièrement élastique, le "latiao", à l'apparence de longue frite aplatie et rougeâtre, n'est plus seulement un en-cas populaire en Chine; il commence à avoir ses amateurs à l'étranger, malgré sa réputation de malbouffe. Le latiao - littéralement "bande épicée" - ne fait pas partie des spécialités séculaires dont s'enorgueillit la cuisine chinoise. Il a été inventé en 1998 à Pingjiang (centre) comme aliment de secours. Des inondations dévastatrices avaient à l'époque anéanti les récoltes de soja, base de l'alimentation locale. Le latiao est, lui, confectionné en cuisant à haute température et sous haute pression une pâte à base de farine de blé. Il a envahi les supermarchés chinois. Il représente aujourd'hui une industrie de plus de 60 millions de yuans (7,7 millions d'euros). Une usine de Pingjiang (province du Hunan) où s'est rendue l'AFP en produit environ 700 tonnes par jour. Mala Wangzi, l'opérateur, écoule pour l'instant toute la marchandise sur le marché chinois. Mais le latiao est en train de conquérir une clientèle étrangère de plus en plus nombreuse, au moment où la Chine devient tendance sur les réseaux sociaux. "Les latiao sont désormais exportés dans plus de 160 pays à travers le monde, ce qui montre que le marché s'oriente de plus en plus vers l'international", explique à l'AFP Li Manliang, vice-président de Mala Wangzi. Certaines marques se sont implantées en Asie de l'Est et du Sud-Est, où elles enregistrent une forte croissance. Les amateurs américains ou australiens se procurent les latiao dans des boutiques spécialisées ou en ligne, via des plateformes de e-commerce ou le réseau social TikTok. Les exportations de Weilong, entreprise cotée à Hong Kong et premier producteur de latiao en Chine, ont atteint 117 millions de yuans (15 millions d'euros) l'an dernier, presque 50% de plus qu'en 2024. Des vidéos d'influenceurs non Chinois goûtant le latiao recueillent des millions de vues sur TikTok et Instagram. "Si vous supportez les épices, je pense que vous allez aimer", proclame une vidéaste australienne dans une vidéo cumulant 2,6 millions de vues sur TikTok. Mauvaise image? Il traîne l'image d'un aliment mauvais pour la santé et fabriqué dans des conditions peu hygiéniques. "Quand j'étais jeune, mes parents pensaient qu'il contenait trop d'additifs", se souvient Wang Jingfei, une Pékinoise de 22 ans. "Mais avec le développement du secteur et l'apparition de nouvelles marques, on prête une grande attention à la sécurité alimentaire (...) Donc je ne pense pas que ce soit un gros problème d'en manger de temps en temps", ajoute-t-elle. Les fabricants cherchent à se défaire de cette étiquette. Dans l'usine de Mala Wangzi, une employée diffusait en direct sur les réseaux sociaux des images de l'atelier pour en vanter l'hygiène lors de la venue de l'AFP. M. Li assure que son usine s'est alignée sur les normes en vigueur dans l'industrie pharmaceutique. "Nous réduisons l'utilisation d'huile, de sel, de sucre et d'additifs, et nous utilisons plus d'ingrédients naturels bruts", assure-t-il. Hors des usines, l'entreprise sort le grand jeu pour séduire les jeunes. Elle a ouvert des musées éphémères dans le pays, a sponsorisé des événements d'e-sport, des festivals... Et a même organisé plus de 4.000 mariages sur le thème du latiao. "Je trouve que le latiao est assez addictif et aide à se détendre", décrit Yang Xuhao, 24 ans. "Quand je n'ai pas envie d'un vrai repas, je mange juste des latiao à la place. J'aime aussi les grignoter quand je regarde la télé". Mais en Chine comme ailleurs, difficile de savoir si les efforts des industriels suffiront à redorer l'image de cet en-cas. "Je veux avoir un mode de vie plus sain et me remettre en forme, donc j'ai arrêté d'en manger", explique Li Peng, 22 ans, qui avait pris l'habitude d'en grignoter au cours de ses études.
Texte intégral (657 mots)
Epicé, sucré, singulièrement élastique, le "latiao", à l'apparence de longue frite aplatie et rougeâtre, n'est plus seulement un en-cas populaire en Chine; il commence à avoir ses amateurs à l'étranger, malgré sa réputation de malbouffe. Le latiao - littéralement "bande épicée" - ne fait pas partie des spécialités séculaires dont s'enorgueillit la cuisine chinoise. Il a été inventé en 1998 à Pingjiang (centre) comme aliment de secours. Des inondations dévastatrices avaient à l'époque anéanti les récoltes de soja, base de l'alimentation locale. Le latiao est, lui, confectionné en cuisant à haute température et sous haute pression une pâte à base de farine de blé. Il a envahi les supermarchés chinois. Il représente aujourd'hui une industrie de plus de 60 millions de yuans (7,7 millions d'euros). Une usine de Pingjiang (province du Hunan) où s'est rendue l'AFP en produit environ 700 tonnes par jour. Mala Wangzi, l'opérateur, écoule pour l'instant toute la marchandise sur le marché chinois. Mais le latiao est en train de conquérir une clientèle étrangère de plus en plus nombreuse, au moment où la Chine devient tendance sur les réseaux sociaux. "Les latiao sont désormais exportés dans plus de 160 pays à travers le monde, ce qui montre que le marché s'oriente de plus en plus vers l'international", explique à l'AFP Li Manliang, vice-président de Mala Wangzi. Certaines marques se sont implantées en Asie de l'Est et du Sud-Est, où elles enregistrent une forte croissance. Les amateurs américains ou australiens se procurent les latiao dans des boutiques spécialisées ou en ligne, via des plateformes de e-commerce ou le réseau social TikTok. Les exportations de Weilong, entreprise cotée à Hong Kong et premier producteur de latiao en Chine, ont atteint 117 millions de yuans (15 millions d'euros) l'an dernier, presque 50% de plus qu'en 2024. Des vidéos d'influenceurs non Chinois goûtant le latiao recueillent des millions de vues sur TikTok et Instagram. "Si vous supportez les épices, je pense que vous allez aimer", proclame une vidéaste australienne dans une vidéo cumulant 2,6 millions de vues sur TikTok. Mauvaise image? Il traîne l'image d'un aliment mauvais pour la santé et fabriqué dans des conditions peu hygiéniques. "Quand j'étais jeune, mes parents pensaient qu'il contenait trop d'additifs", se souvient Wang Jingfei, une Pékinoise de 22 ans. "Mais avec le développement du secteur et l'apparition de nouvelles marques, on prête une grande attention à la sécurité alimentaire (...) Donc je ne pense pas que ce soit un gros problème d'en manger de temps en temps", ajoute-t-elle. Les fabricants cherchent à se défaire de cette étiquette. Dans l'usine de Mala Wangzi, une employée diffusait en direct sur les réseaux sociaux des images de l'atelier pour en vanter l'hygiène lors de la venue de l'AFP. M. Li assure que son usine s'est alignée sur les normes en vigueur dans l'industrie pharmaceutique. "Nous réduisons l'utilisation d'huile, de sel, de sucre et d'additifs, et nous utilisons plus d'ingrédients naturels bruts", assure-t-il. Hors des usines, l'entreprise sort le grand jeu pour séduire les jeunes. Elle a ouvert des musées éphémères dans le pays, a sponsorisé des événements d'e-sport, des festivals... Et a même organisé plus de 4.000 mariages sur le thème du latiao. "Je trouve que le latiao est assez addictif et aide à se détendre", décrit Yang Xuhao, 24 ans. "Quand je n'ai pas envie d'un vrai repas, je mange juste des latiao à la place. J'aime aussi les grignoter quand je regarde la télé". Mais en Chine comme ailleurs, difficile de savoir si les efforts des industriels suffiront à redorer l'image de cet en-cas. "Je veux avoir un mode de vie plus sain et me remettre en forme, donc j'ai arrêté d'en manger", explique Li Peng, 22 ans, qui avait pris l'habitude d'en grignoter au cours de ses études.

14.08.2026 à 15:22

FRANCE 24
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Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, invoquant "une atteinte disproportionnée" à leur liberté d'expression.
Texte intégral (657 mots)
Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, invoquant "une atteinte disproportionnée" à leur liberté d'expression.

14.08.2026 à 15:11

FRANCE24
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21h30. L'alarme du téléphone de Thomas (prénom modifié) retentit. L'heure où ce jeune homme de 21 ans, adepte du bodybuilding, commence ses injections. Il sort du réfrigérateur des fioles de GHK-Cu -"pour avoir une belle peau"- et de Retatrutide -"pour moins sentir la faim"-, désinfecte aiguilles et seringues, reconstitue les peptides à l'aide d'eau bactériostatique, puis se pique dans le bas du ventre. "C'est comme ça tous les jours pour le GHK-Cu, trois fois par semaine pour le Retatrutide. Ça demande une petite organisation mais c'est devenu une routine", décrit à l'AFP cet habitué de la salle de sport, six jours sur sept. Ces molécules - les peptides - sont de petites chaînes d'acides aminés qui, en s'assemblant, forment les protéines de notre organisme. Reproduits en laboratoire, ils servent de principes actifs à des médicaments connus, comme l'insuline ou certains traitements anti-obésité de type GLP-1. Depuis plusieurs mois, de nombreux peptides synthétiques, interdits mais en vente sur certains sites, sont promus par des influenceurs et dans des salles de musculation pour perdre de la graisse, gagner du muscle ou mieux récupérer. -Preuves limitées- Thomas, déjà consommateur de stéroïdes, a été initié aux peptides par des "connaissances", il y a six mois. Il s'injecte aussi parfois du Selank, pour "gérer l'anxiété", et vante le BPC-157, pour "aider à réparer les ligaments". Ces peptides ne disposant pas d'autorisation de mise sur le marché en France, aucune recommandation officielle n'encadre leur usage. Certains de ceux autorisés comme médicaments sont parfois détournés. Sur des forums de discussion comme Reddit ou Discord, des communautés de plusieurs centaines de personnes -des hommes essentiellement- échangent leurs conseils de dosage et de cadence d'injection. "Tu lis les études, tu regardes les tests de laboratoire et tu vois tous les effets positifs", avance Thomas, selon lequel les risques sont "rares et pas graves". Mais les connaissances restent limitées car ces molécules "n'ont souvent pas été testées chez l'humain", affirme à l'AFP Armelle Rancillac, chercheuse en neurosciences à l'Inserm. Dans une note publiée début 2026, l'institut rapporte qu'à ce jour, "aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l'humain, n'a confirmé" les "effets" promis, et que certains peptides présentent "des risques bien réels pour la santé". "On ne laisse pas le temps à la recherche de faire ses preuves" et on donne foi à des témoignages d'auto-expérimentation "qui ne valent rien scientifiquement", déplore Mme Rancillac. L'agence de sécurité du médicament (ANSM) dit avoir déjà reçu une "dizaine de signalements", dont des hospitalisations, liés à l'utilisation de peptides illégaux. Achetés en ligne, ces produits échappent au circuit pharmaceutique contrôlé et leur composition ou concentration ne sont donc pas garanties. -"Sonner l'alerte"- L'AFP a identifié plusieurs sites basés à l'étranger -Suisse, Hongrie...- en commercialisant en France. La plupart indiquent que les produits sont destinés "à la recherche préclinique" et pas approuvés "pour l'usage humain". Simple "artifice", dénonce l'ANSM, puisque de nombreux consommateurs s'y fournissent. L'Observatoire des médicaments au sein de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières constate "une explosion de la diversité des peptides" en circulation et "assez peu d'efforts de dissimulation". S'il est difficile de quantifier le nombre d'amateurs de peptides, il existe "une configuration plutôt favorable à la diffusion de ces consommations", suffisante pour "sonner l'alerte", estime Fabien Ohl, sociologue du sport à l'Université de Lausanne. Il évoque une perception du corps "comme un capital" à valoriser, et une "vision biologisante" de l'homme, qui pourrait "améliorer" son physique "grâce aux sciences" et à "la consommation de substances chimiques". L'un des sites commercialisant des peptides promet ainsi de fournir "l'architecture chimique pour ceux qui visent l'optimisation biologique absolue". Sur les réseaux sociaux, des experts autoproclamés vendent aussi leurs "protocoles" censés aider les hommes à "optimiser" leur physique. Selon le sociologue, cette tendance traduit également la vision d'une masculinité définie par "le muscle et la force" et normalisant "le mâle biologique, potentiellement plus violent, plus agressif", ce qui peut "poser des problèmes", notamment sur les rapports de genre.
Texte intégral (719 mots)
21h30. L'alarme du téléphone de Thomas (prénom modifié) retentit. L'heure où ce jeune homme de 21 ans, adepte du bodybuilding, commence ses injections. Il sort du réfrigérateur des fioles de GHK-Cu -"pour avoir une belle peau"- et de Retatrutide -"pour moins sentir la faim"-, désinfecte aiguilles et seringues, reconstitue les peptides à l'aide d'eau bactériostatique, puis se pique dans le bas du ventre. "C'est comme ça tous les jours pour le GHK-Cu, trois fois par semaine pour le Retatrutide. Ça demande une petite organisation mais c'est devenu une routine", décrit à l'AFP cet habitué de la salle de sport, six jours sur sept. Ces molécules - les peptides - sont de petites chaînes d'acides aminés qui, en s'assemblant, forment les protéines de notre organisme. Reproduits en laboratoire, ils servent de principes actifs à des médicaments connus, comme l'insuline ou certains traitements anti-obésité de type GLP-1. Depuis plusieurs mois, de nombreux peptides synthétiques, interdits mais en vente sur certains sites, sont promus par des influenceurs et dans des salles de musculation pour perdre de la graisse, gagner du muscle ou mieux récupérer. -Preuves limitées- Thomas, déjà consommateur de stéroïdes, a été initié aux peptides par des "connaissances", il y a six mois. Il s'injecte aussi parfois du Selank, pour "gérer l'anxiété", et vante le BPC-157, pour "aider à réparer les ligaments". Ces peptides ne disposant pas d'autorisation de mise sur le marché en France, aucune recommandation officielle n'encadre leur usage. Certains de ceux autorisés comme médicaments sont parfois détournés. Sur des forums de discussion comme Reddit ou Discord, des communautés de plusieurs centaines de personnes -des hommes essentiellement- échangent leurs conseils de dosage et de cadence d'injection. "Tu lis les études, tu regardes les tests de laboratoire et tu vois tous les effets positifs", avance Thomas, selon lequel les risques sont "rares et pas graves". Mais les connaissances restent limitées car ces molécules "n'ont souvent pas été testées chez l'humain", affirme à l'AFP Armelle Rancillac, chercheuse en neurosciences à l'Inserm. Dans une note publiée début 2026, l'institut rapporte qu'à ce jour, "aucun essai clinique de grande ampleur, randomisé et contrôlé, mené chez l'humain, n'a confirmé" les "effets" promis, et que certains peptides présentent "des risques bien réels pour la santé". "On ne laisse pas le temps à la recherche de faire ses preuves" et on donne foi à des témoignages d'auto-expérimentation "qui ne valent rien scientifiquement", déplore Mme Rancillac. L'agence de sécurité du médicament (ANSM) dit avoir déjà reçu une "dizaine de signalements", dont des hospitalisations, liés à l'utilisation de peptides illégaux. Achetés en ligne, ces produits échappent au circuit pharmaceutique contrôlé et leur composition ou concentration ne sont donc pas garanties. -"Sonner l'alerte"- L'AFP a identifié plusieurs sites basés à l'étranger -Suisse, Hongrie...- en commercialisant en France. La plupart indiquent que les produits sont destinés "à la recherche préclinique" et pas approuvés "pour l'usage humain". Simple "artifice", dénonce l'ANSM, puisque de nombreux consommateurs s'y fournissent. L'Observatoire des médicaments au sein de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières constate "une explosion de la diversité des peptides" en circulation et "assez peu d'efforts de dissimulation". S'il est difficile de quantifier le nombre d'amateurs de peptides, il existe "une configuration plutôt favorable à la diffusion de ces consommations", suffisante pour "sonner l'alerte", estime Fabien Ohl, sociologue du sport à l'Université de Lausanne. Il évoque une perception du corps "comme un capital" à valoriser, et une "vision biologisante" de l'homme, qui pourrait "améliorer" son physique "grâce aux sciences" et à "la consommation de substances chimiques". L'un des sites commercialisant des peptides promet ainsi de fournir "l'architecture chimique pour ceux qui visent l'optimisation biologique absolue". Sur les réseaux sociaux, des experts autoproclamés vendent aussi leurs "protocoles" censés aider les hommes à "optimiser" leur physique. Selon le sociologue, cette tendance traduit également la vision d'une masculinité définie par "le muscle et la force" et normalisant "le mâle biologique, potentiellement plus violent, plus agressif", ce qui peut "poser des problèmes", notamment sur les rapports de genre.

14.08.2026 à 15:03

FRANCE24
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"J'ai essayé jusqu'à la dernière seconde de ne pas franchir les lignes rouges, mais on dirait bien qu'elles ont bougé", explique à l'AFP cet homme politique de 63 ans, depuis la banlieue parisienne où il est arrivé début août, après avoir quitté la Russie via le Kazakhstan. Pendant longtemps, Boris Nadejdine a été accusé par ses détracteurs d'être une caution d'opposition dans le système de pouvoir russe. Cet ancien député (1999-2003) connaît personnellement Vladimir Poutine, avec qui il prenait occasionnelement le thé au début des années 2000. Il a travaillé avec Sergueï Kirienko, puissant premier chef adjoint de l'administration présidentielle, et a pendant de nombreuses années participé à des émissions de propagande pro-Kremlin à la télévision russe. Quand Moscou a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022, le pouvoir s'est crispé: les apparences de pluralisme ont disparu et toute critique de la guerre, baptisée +opération militaire spéciale+ par le Kremlin, a été interdite. Les principaux opposants ont fui, ont été emprisonnés ou sont morts. Boris Nadejdine pensait, lui, pouvoir réussir à rester dans les clous. "Si en 2024 je pouvais encore critiquer Poutine et la guerre, maintenant je ne le peux plus", affirme cet homme, connu pour son tempérament affable et son sourire facile. Il a tenté de se présenter à l'élection présidentielle de 2024, mais en a été empêché après être devenu une figure fédératrice de ceux qui étaient contre la guerre. En juillet, il a appris que ses nouvelles tentatives de défier le Kremlin pourraient le conduire en prison. Il a voulu se présenter aux prochaines élections législatives de septembre, mais a été déclaré "agent de l'étranger", étiquette utilisée pour étouffer la dissidence. Il a aussi été condamné à une amende pour "extrémisme". - "Ils veulent la paix" – Après avoir été convoqué pour un interrogatoire, il a fait ses bagages. Peu après sa fuite, le seul parti antiguerre de Russie, Iabloko, s'est lui aussi vu interdire de participer aux élections. En Russie, la demande de changement et de paix est "énorme", assure-t-il, évoquant ses conversations avec des Russes avant que sa campagne soit interrompue. "J'ai rencontré des centaines, peut-être même des milliers de jeunes. Ils disent qu'ils veulent la paix, et ils disent tous qu'ils veulent un retour à une vie normale." "Je pense que c'est pour cela qu'ils (le pouvoir) n'ont pas laissé Iabloko et moi nous présenter", poursuit Nadejdine. "Poutine croit que tout le monde le soutient et que l'armée russe est sur le point de gagner", ajoute-t-il. Mais "chaque jour, des drones ukrainiens survolent le pays et des gens meurent. Tous les jours", rappelle M. Nadejdine: "Des enfants meurent. Il y a des problèmes d'essence. Internet ne fonctionne pas. Les prix augmentent". Evaluer l'opposition à la guerre est difficile en Russie en raison de la censure. Selon un sondage réalisé en juillet par le Centre Levada, qui figure sur la liste des "agents de l'étranger", 62% des personnes interrogées soutiennent l'ouverture de pourparlers de paix avec l'Ukraine, tandis que 28% sont favorables à la poursuite des combats. "Véritable coût" Selon Boris Nadejdine, qui a travaillé au gouvernement dans les années 1990, les élites sont frustrées mais trop effrayées pour agir. "Ils respectent tous la ligne officielle, ils me répètent: +Boris, tu comprends, n'est-ce pas? Un faux pas, et nous sommes finis+". Bien que la popularité de Vladimir Poutine recule, les observateurs estiment que son contrôle du pouvoir reste solide. Mais s'il s'obstine dans l'intensification de la guerre, sa popularité pourrait encore s'effriter, estime l'opposant. "Après cinq ans de guerre, les électeurs russes ont très bien compris le véritable coût de ces prétendues grandes victoires." Boris Nadejdine ne regrette pas son parcours dans les cercles de pouvoir russes. "J'aurais fait un bon homme politique européen", sourit-il, "quelqu'un qui sait rechercher des compromis, trouver un terrain d'entente, comprendre l'humeur de l'opinion publique et s'y adapter". Aujourd'hui, il ne sait pas de quoi demain sera fait. Ses parents âgés et ses enfants sont toujours en Russie et il redoute de déraciner sa famille. "Je n'ai pas d'idée claire de mes projets", dit-il: "Mais je ferai tout mon possible pour tenir jusqu'au jour où je pourrai rentrer en Russie."
Texte intégral (739 mots)
"J'ai essayé jusqu'à la dernière seconde de ne pas franchir les lignes rouges, mais on dirait bien qu'elles ont bougé", explique à l'AFP cet homme politique de 63 ans, depuis la banlieue parisienne où il est arrivé début août, après avoir quitté la Russie via le Kazakhstan. Pendant longtemps, Boris Nadejdine a été accusé par ses détracteurs d'être une caution d'opposition dans le système de pouvoir russe. Cet ancien député (1999-2003) connaît personnellement Vladimir Poutine, avec qui il prenait occasionnelement le thé au début des années 2000. Il a travaillé avec Sergueï Kirienko, puissant premier chef adjoint de l'administration présidentielle, et a pendant de nombreuses années participé à des émissions de propagande pro-Kremlin à la télévision russe. Quand Moscou a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022, le pouvoir s'est crispé: les apparences de pluralisme ont disparu et toute critique de la guerre, baptisée +opération militaire spéciale+ par le Kremlin, a été interdite. Les principaux opposants ont fui, ont été emprisonnés ou sont morts. Boris Nadejdine pensait, lui, pouvoir réussir à rester dans les clous. "Si en 2024 je pouvais encore critiquer Poutine et la guerre, maintenant je ne le peux plus", affirme cet homme, connu pour son tempérament affable et son sourire facile. Il a tenté de se présenter à l'élection présidentielle de 2024, mais en a été empêché après être devenu une figure fédératrice de ceux qui étaient contre la guerre. En juillet, il a appris que ses nouvelles tentatives de défier le Kremlin pourraient le conduire en prison. Il a voulu se présenter aux prochaines élections législatives de septembre, mais a été déclaré "agent de l'étranger", étiquette utilisée pour étouffer la dissidence. Il a aussi été condamné à une amende pour "extrémisme". - "Ils veulent la paix" – Après avoir été convoqué pour un interrogatoire, il a fait ses bagages. Peu après sa fuite, le seul parti antiguerre de Russie, Iabloko, s'est lui aussi vu interdire de participer aux élections. En Russie, la demande de changement et de paix est "énorme", assure-t-il, évoquant ses conversations avec des Russes avant que sa campagne soit interrompue. "J'ai rencontré des centaines, peut-être même des milliers de jeunes. Ils disent qu'ils veulent la paix, et ils disent tous qu'ils veulent un retour à une vie normale." "Je pense que c'est pour cela qu'ils (le pouvoir) n'ont pas laissé Iabloko et moi nous présenter", poursuit Nadejdine. "Poutine croit que tout le monde le soutient et que l'armée russe est sur le point de gagner", ajoute-t-il. Mais "chaque jour, des drones ukrainiens survolent le pays et des gens meurent. Tous les jours", rappelle M. Nadejdine: "Des enfants meurent. Il y a des problèmes d'essence. Internet ne fonctionne pas. Les prix augmentent". Evaluer l'opposition à la guerre est difficile en Russie en raison de la censure. Selon un sondage réalisé en juillet par le Centre Levada, qui figure sur la liste des "agents de l'étranger", 62% des personnes interrogées soutiennent l'ouverture de pourparlers de paix avec l'Ukraine, tandis que 28% sont favorables à la poursuite des combats. "Véritable coût" Selon Boris Nadejdine, qui a travaillé au gouvernement dans les années 1990, les élites sont frustrées mais trop effrayées pour agir. "Ils respectent tous la ligne officielle, ils me répètent: +Boris, tu comprends, n'est-ce pas? Un faux pas, et nous sommes finis+". Bien que la popularité de Vladimir Poutine recule, les observateurs estiment que son contrôle du pouvoir reste solide. Mais s'il s'obstine dans l'intensification de la guerre, sa popularité pourrait encore s'effriter, estime l'opposant. "Après cinq ans de guerre, les électeurs russes ont très bien compris le véritable coût de ces prétendues grandes victoires." Boris Nadejdine ne regrette pas son parcours dans les cercles de pouvoir russes. "J'aurais fait un bon homme politique européen", sourit-il, "quelqu'un qui sait rechercher des compromis, trouver un terrain d'entente, comprendre l'humeur de l'opinion publique et s'y adapter". Aujourd'hui, il ne sait pas de quoi demain sera fait. Ses parents âgés et ses enfants sont toujours en Russie et il redoute de déraciner sa famille. "Je n'ai pas d'idée claire de mes projets", dit-il: "Mais je ferai tout mon possible pour tenir jusqu'au jour où je pourrai rentrer en Russie."

14.08.2026 à 14:51

FRANCE24
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Depuis dimanche 9 août, des colons israéliens assiègent plusieurs maisons en Cisjordanie occupée. Les habitants sont privés de nourriture et d'eau potable. L'ambassadeur américain en Israël dénonce des "actions répugnantes".
Texte intégral (739 mots)
Depuis dimanche 9 août, des colons israéliens assiègent plusieurs maisons en Cisjordanie occupée. Les habitants sont privés de nourriture et d'eau potable. L'ambassadeur américain en Israël dénonce des "actions répugnantes".

14.08.2026 à 14:47

FRANCE24
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La France fait face à une situation de sécheresse particulièrement précoce et intense, alors que les autorités renforcent les mesures de restriction pour préserver la ressource en eau. Agriculture, biodiversité, usages domestiques : quels sont les secteurs les plus exposés et comment adapter les territoires à ces épisodes de sécheresse ? Antoine Cadi, directeur de la recherche et de l’innovation de CDC Biodiversité, répond à nos questions.
Texte intégral (739 mots)
La France fait face à une situation de sécheresse particulièrement précoce et intense, alors que les autorités renforcent les mesures de restriction pour préserver la ressource en eau. Agriculture, biodiversité, usages domestiques : quels sont les secteurs les plus exposés et comment adapter les territoires à ces épisodes de sécheresse ? Antoine Cadi, directeur de la recherche et de l’innovation de CDC Biodiversité, répond à nos questions.

14.08.2026 à 14:46

FRANCE 24
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La commission électorale zambienne a annoncé jeudi la suspension du dépouillement de l'élection présidentielle, invoquant des violences. Edgar Lungu Brian Mundubile, figure de proue de l'opposition, affirme avoir remporté le scrutin, dont l'issue devrait être connue le 17 août. 
Texte intégral (739 mots)
La commission électorale zambienne a annoncé jeudi la suspension du dépouillement de l'élection présidentielle, invoquant des violences. Edgar Lungu Brian Mundubile, figure de proue de l'opposition, affirme avoir remporté le scrutin, dont l'issue devrait être connue le 17 août. 

14.08.2026 à 14:41

FRANCE24
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L'accident s'est produit à Chittagong, la grande ville portuaire du Bangladesh, sur le chantier de démolition et de recyclage naval de Ferdous Steel. L'entreprise avait acheté ce navire qui avait auparavant été utilisé pour le transport de gaz naturel liquéfié (GNL). Huit personnes sont mortes et les recherches se poursuivaient pour retrouver les ouvriers portés disparus, a indiqué à l'AFP le haut responsable de la police Abdul Kuddus Chowdhury. Une enquête a été ouverte et "les autorités ont ordonné un audit de ce chantier", a-t-il précisé. Il a déclaré que le site était répertorié comme un chantier de recyclage naval écologique et conforme à la réglementation. Selon le responsable des pompiers, Md Towfiqul Islam Bhuiyan, les procédures de sécurité semblent ne pas avoir été respectées, le navire ayant dû être totalement débarrassé de tout gaz avant le début des opérations de découpe. "Les responsables du chantier n'ont pas suivi les instructions. Les ouvriers qui ont été exposés aux gaz sont morts, tandis que ceux qui se trouvaient plus loin ont survécu", a déclaré M. Bhuiyan à l'AFP. "Nous avons récupéré trois corps sur place et avons vu plusieurs personnes allongées inconscientes au sol. Elles ont été transportées dans un hôpital de Chittagong", a-t-il précisé à l'AFP. Des témoins ont déclaré avoir entendu des cris provenant de l'intérieur du chantier de démolition et avoir vu des ouvriers emmener certains des blessés à l'hôpital. "Que vais-je devenir désormais ?", se demandait en larmes Bhoumika Jaladas, enceinte de huit mois, qui a perdu son époux, Palash Jaladas, dans l'accident. Le secteur de la démolition navale fait vivre directement des dizaines de milliers de personnes dans la région portuaire de Chittagong, sur les rives du golfe du Bengale. C'est l'un des plus grands pôles de démantèlement de navires au monde. Depuis des années, le secteur est dans le viseur des organisations de défense des travailleurs et de l'environnement, qui dénoncent des normes de sécurité insuffisantes et des conditions de travail précaires.
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L'accident s'est produit à Chittagong, la grande ville portuaire du Bangladesh, sur le chantier de démolition et de recyclage naval de Ferdous Steel. L'entreprise avait acheté ce navire qui avait auparavant été utilisé pour le transport de gaz naturel liquéfié (GNL). Huit personnes sont mortes et les recherches se poursuivaient pour retrouver les ouvriers portés disparus, a indiqué à l'AFP le haut responsable de la police Abdul Kuddus Chowdhury. Une enquête a été ouverte et "les autorités ont ordonné un audit de ce chantier", a-t-il précisé. Il a déclaré que le site était répertorié comme un chantier de recyclage naval écologique et conforme à la réglementation. Selon le responsable des pompiers, Md Towfiqul Islam Bhuiyan, les procédures de sécurité semblent ne pas avoir été respectées, le navire ayant dû être totalement débarrassé de tout gaz avant le début des opérations de découpe. "Les responsables du chantier n'ont pas suivi les instructions. Les ouvriers qui ont été exposés aux gaz sont morts, tandis que ceux qui se trouvaient plus loin ont survécu", a déclaré M. Bhuiyan à l'AFP. "Nous avons récupéré trois corps sur place et avons vu plusieurs personnes allongées inconscientes au sol. Elles ont été transportées dans un hôpital de Chittagong", a-t-il précisé à l'AFP. Des témoins ont déclaré avoir entendu des cris provenant de l'intérieur du chantier de démolition et avoir vu des ouvriers emmener certains des blessés à l'hôpital. "Que vais-je devenir désormais ?", se demandait en larmes Bhoumika Jaladas, enceinte de huit mois, qui a perdu son époux, Palash Jaladas, dans l'accident. Le secteur de la démolition navale fait vivre directement des dizaines de milliers de personnes dans la région portuaire de Chittagong, sur les rives du golfe du Bengale. C'est l'un des plus grands pôles de démantèlement de navires au monde. Depuis des années, le secteur est dans le viseur des organisations de défense des travailleurs et de l'environnement, qui dénoncent des normes de sécurité insuffisantes et des conditions de travail précaires.

14.08.2026 à 14:35

FRANCE24
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Les conditions de vie des marins à bord du porte-avions Abraham Lincoln, déployé depuis plus de huit mois en mer, se détériorent à mesure que la guerre en Iran s'enlise, au grand dam des élus et des familles, malgré l'espoir d'un possible relais par un autre navire.
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Les conditions de vie des marins à bord du porte-avions Abraham Lincoln, déployé depuis plus de huit mois en mer, se détériorent à mesure que la guerre en Iran s'enlise, au grand dam des élus et des familles, malgré l'espoir d'un possible relais par un autre navire.

14.08.2026 à 14:33

FRANCE24
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Les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla se préparent-elles à une nouvelle crise migratoire ? Alors que de nouveaux appels à la traversée circulent sur les réseaux sociaux, les autorités marocaines et espagnoles ont renforcé leur dispositif de sécurité. Une situation sous haute tension, deux semaines après l’arrivée de plus de 70 000 migrants à Ceuta en quelques jours.
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Les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla se préparent-elles à une nouvelle crise migratoire ? Alors que de nouveaux appels à la traversée circulent sur les réseaux sociaux, les autorités marocaines et espagnoles ont renforcé leur dispositif de sécurité. Une situation sous haute tension, deux semaines après l’arrivée de plus de 70 000 migrants à Ceuta en quelques jours.

14.08.2026 à 14:32

FRANCE24
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Israël a envoyé jeudi des troupes dans un village de Cisjordanie occupée, où des colons ont assiégé des maisons palestiniennes, l'ambassadeur américain dénonçant "un acte de terreur" dans une très inhabituelle déclaration.
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Israël a envoyé jeudi des troupes dans un village de Cisjordanie occupée, où des colons ont assiégé des maisons palestiniennes, l'ambassadeur américain dénonçant "un acte de terreur" dans une très inhabituelle déclaration.

14.08.2026 à 14:26

FRANCE24
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La Coupe d’Afrique des nations féminine de football s’apprête à livrer son dernier verdict, avec une finale aussi surprenante qu’inédite. Après avoir éliminé le Maroc aux tirs au but, le Cameroun défiera le Malawi pour le titre, dans une affiche qui opposera deux nations encore en quête d’un premier sacre continental. Pour décrypter cette finale et les enjeux du football féminin africain, rencontre avec Sebe Coulibaly, ancienne milieu de terrain de l’équipe du Mali et fondatrice de Ladies Squad, une application qui entend rendre la pratique du football plus accessible aux femmes.
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La Coupe d’Afrique des nations féminine de football s’apprête à livrer son dernier verdict, avec une finale aussi surprenante qu’inédite. Après avoir éliminé le Maroc aux tirs au but, le Cameroun défiera le Malawi pour le titre, dans une affiche qui opposera deux nations encore en quête d’un premier sacre continental. Pour décrypter cette finale et les enjeux du football féminin africain, rencontre avec Sebe Coulibaly, ancienne milieu de terrain de l’équipe du Mali et fondatrice de Ladies Squad, une application qui entend rendre la pratique du football plus accessible aux femmes.

14.08.2026 à 14:25

FRANCE24
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Avec cette acquisition, dont le montant n'a pas été dévoilé, Lactalis UK enrichit son portefeuille de marques très consommées au Royaume-Uni: les cheddars Cathedral City et Davidstow les beurres Country Life ou encore les matières grasses à tartiner Clover et Utterly Butterly. "Distribués en crémeries-fromageries, en grande distribution et en restauration hors domicile, les produits de la filiale sont principalement destinés au marché britannique, qui représente 94% des ventes, les 6% restants étant exportés en Europe, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord", explique Lactalis dans un communiqué. La division rachetée compte environ 1.300 collaborateurs et cinq sites de production et a généré un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros lors de son dernier exercice financier, précise Lactalis. La finalisation de la transaction est attendue d'ici la fin du premier trimestre 2027. "Cette acquisition marque une étape clé dans le développement de Lactalis au Royaume-Uni. En accueillant des marques emblématiques et des expertises reconnues, nous renforçons notre position outre-Manche et poursuivons notre engagement à offrir aux consommateurs des produits laitiers de haute qualité", a déclaré Emmanuel Besnier, président de Lactalis, cité dans le communiqué. La division produits laitiers au Royaume-Uni de Saputo est issue d'une acquisition faite par le groupe en 2019. Saputo avait racheté, pour près d'un milliard de livres, le fabricant britannique de fromage et de beurre Dairy Crest, fondé en 1933. Le groupe canadien Saputo est présent dans 50 pays et possède 54 usines. En 2026, il a généré un chiffre d'affaires de 17,6 milliards de dollars canadiens. Le géant laitier Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) est présent dans 50 pays, compte 85.000 collaborateurs et a enregistré un chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros en 2025. Mi-juillet, le groupe avait annoncé un accord pour acheter trois marques de fromages du canadien Agropur.
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Avec cette acquisition, dont le montant n'a pas été dévoilé, Lactalis UK enrichit son portefeuille de marques très consommées au Royaume-Uni: les cheddars Cathedral City et Davidstow les beurres Country Life ou encore les matières grasses à tartiner Clover et Utterly Butterly. "Distribués en crémeries-fromageries, en grande distribution et en restauration hors domicile, les produits de la filiale sont principalement destinés au marché britannique, qui représente 94% des ventes, les 6% restants étant exportés en Europe, en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord", explique Lactalis dans un communiqué. La division rachetée compte environ 1.300 collaborateurs et cinq sites de production et a généré un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros lors de son dernier exercice financier, précise Lactalis. La finalisation de la transaction est attendue d'ici la fin du premier trimestre 2027. "Cette acquisition marque une étape clé dans le développement de Lactalis au Royaume-Uni. En accueillant des marques emblématiques et des expertises reconnues, nous renforçons notre position outre-Manche et poursuivons notre engagement à offrir aux consommateurs des produits laitiers de haute qualité", a déclaré Emmanuel Besnier, président de Lactalis, cité dans le communiqué. La division produits laitiers au Royaume-Uni de Saputo est issue d'une acquisition faite par le groupe en 2019. Saputo avait racheté, pour près d'un milliard de livres, le fabricant britannique de fromage et de beurre Dairy Crest, fondé en 1933. Le groupe canadien Saputo est présent dans 50 pays et possède 54 usines. En 2026, il a généré un chiffre d'affaires de 17,6 milliards de dollars canadiens. Le géant laitier Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) est présent dans 50 pays, compte 85.000 collaborateurs et a enregistré un chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros en 2025. Mi-juillet, le groupe avait annoncé un accord pour acheter trois marques de fromages du canadien Agropur.
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