Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

11.02.2026 à 22:40

JO de Milan-Cortina 2026 : la délégation ukrainienne tenue "le plus loin possible" des autres ?

Maya YATAGHENE
img
Le sport n’est pas à l’abri de la désinformation … On l’avait vu pour les JO d’été à Paris en 2024, cette fois-ci ce sont les Jeux Olympiques d’hiver à Milan-Cortina qui sont touchés - et tout particulièrement les athlètes ukrainiens. Une série de rumeurs vise à les présenter comme agressifs, ou sur le point de fuir leur pays. Les supporters sont quant à eux accusés d'essayer d'arnaquer les visiteurs cherchant à réserver une chambre sur place. En réalité, ces intox sont propagées par des réseaux de désinformation pro-russes selon la technique connue sous le nom de "matryoshka".

11.02.2026 à 22:16

Fusillade au Canada : la police précise le profil de la suspecte

FRANCE 24
img
La police a indiqué, mercredi, que la suspecte de la fusillade de Tumbler Ridge, qui a fait huit morts dans l'ouest du Canada, est une femme de 18 ans, habitante de cette petite ville. Elle a aussi ouvert le feu sur les forces de l'ordre et a abattu sa mère et son demi-frère, ont précisé les autorités.
Lire plus (109 mots)
La police a indiqué, mercredi, que la suspecte de la fusillade de Tumbler Ridge, qui a fait huit morts dans l'ouest du Canada, est une femme de 18 ans, habitante de cette petite ville. Elle a aussi ouvert le feu sur les forces de l'ordre et a abattu sa mère et son demi-frère, ont précisé les autorités.

11.02.2026 à 22:11

Wall Street en demi-teinte après l'emploi américain

FRANCE24
img
Le Dow Jones a perdu 0,13%, l'indice Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (-0,00%). Le mois dernier, le marché du travail aux États-Unis a fait mieux qu'anticipé par les analystes, avec 130.000 créations d'emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%, selon le rapport officiel publié mercredi. Pour Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, il s'agit d'une "surprise positive sur tous les fronts". "Ces chiffres solides ont vraiment apaisé certaines des craintes" des investisseurs sur l'état de l'économie américaine, assure-t-il auprès de l'AFP. Les principaux indices américains ont donc évolué en hausse pendant la première partie de séance, avant de se retourner. Ce rapport "donne des arguments aux faucons de la Fed (les responsables favorables à une politique monétaire restrictive, ndlr) pour maintenir une approche patiente en matière de baisse des taux", estime M. Kourkafas. Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché se montre plus circonspect sur l'hypothèse d'accueillir une première baisse de taux de l'année dès juin. "Il faudrait une surprise à la baisse de l'inflation vendredi" pour redonner de l'espoir au marché, prévient Angelo Kourkafas. "Les efforts de la Fed devraient prochainement se concentrer sur le volet inflation de son mandat, en particulier si l'indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi ne montre pas d'amélioration", abonde Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,17% vers 21H20 GMT contre 4,14% à la clôture mardi. L'échéance à deux ans, plus sensible à la conjoncture, se tendait à 3,51% contre 3,45%. En parallèle, les résultats trimestriels ont continué d'animer le marché. Le géant américain du jouet Mattel a dévissé de près de 25% à 15,80 dollars l'action après avoir présenté la veille des prévisions pour l'année en cours qui ont pris le marché à revers. Pour prendre plus largement le virage du numérique, le fabricant des poupées Barbie et des petites voitures Hot Wheels compte dépenser 150 millions de dollars en investissements et campagnes de communication, et prévoit un bénéfice net par action largement sous les attentes. Le constructeur automobile Ford a pris 2,06% à 13,85 dollars malgré une lourde perte au quatrième trimestre liée à un changement de stratégie dans l'électrique (-11,1 milliards de dollars), faisant plonger dans le rouge son résultat pour l'ensemble de l'exercice (-8,2 milliards). La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft a plongé (-16,97% à 13,99 dollars), plombée par des performances financières jugées décevantes, notamment en termes de chiffre d'affaires. Robinhood, la plateforme d'échange de cryptomonnaies, a chuté de 8,91% à 77,97 dollars après avoir réalisé un dernier trimestre 2025 moins bon qu'attendu.
Lire plus (472 mots)
Le Dow Jones a perdu 0,13%, l'indice Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (-0,00%). Le mois dernier, le marché du travail aux États-Unis a fait mieux qu'anticipé par les analystes, avec 130.000 créations d'emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%, selon le rapport officiel publié mercredi. Pour Angelo Kourkafas, d'Edward Jones, il s'agit d'une "surprise positive sur tous les fronts". "Ces chiffres solides ont vraiment apaisé certaines des craintes" des investisseurs sur l'état de l'économie américaine, assure-t-il auprès de l'AFP. Les principaux indices américains ont donc évolué en hausse pendant la première partie de séance, avant de se retourner. Ce rapport "donne des arguments aux faucons de la Fed (les responsables favorables à une politique monétaire restrictive, ndlr) pour maintenir une approche patiente en matière de baisse des taux", estime M. Kourkafas. Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché se montre plus circonspect sur l'hypothèse d'accueillir une première baisse de taux de l'année dès juin. "Il faudrait une surprise à la baisse de l'inflation vendredi" pour redonner de l'espoir au marché, prévient Angelo Kourkafas. "Les efforts de la Fed devraient prochainement se concentrer sur le volet inflation de son mandat, en particulier si l'indice des prix à la consommation (CPI) publié vendredi ne montre pas d'amélioration", abonde Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions. Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,17% vers 21H20 GMT contre 4,14% à la clôture mardi. L'échéance à deux ans, plus sensible à la conjoncture, se tendait à 3,51% contre 3,45%. En parallèle, les résultats trimestriels ont continué d'animer le marché. Le géant américain du jouet Mattel a dévissé de près de 25% à 15,80 dollars l'action après avoir présenté la veille des prévisions pour l'année en cours qui ont pris le marché à revers. Pour prendre plus largement le virage du numérique, le fabricant des poupées Barbie et des petites voitures Hot Wheels compte dépenser 150 millions de dollars en investissements et campagnes de communication, et prévoit un bénéfice net par action largement sous les attentes. Le constructeur automobile Ford a pris 2,06% à 13,85 dollars malgré une lourde perte au quatrième trimestre liée à un changement de stratégie dans l'électrique (-11,1 milliards de dollars), faisant plonger dans le rouge son résultat pour l'ensemble de l'exercice (-8,2 milliards). La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft a plongé (-16,97% à 13,99 dollars), plombée par des performances financières jugées décevantes, notamment en termes de chiffre d'affaires. Robinhood, la plateforme d'échange de cryptomonnaies, a chuté de 8,91% à 77,97 dollars après avoir réalisé un dernier trimestre 2025 moins bon qu'attendu.

11.02.2026 à 21:19

Argentine: heurts entre manifestants et police pendant un débat au Sénat sur la réforme du travail

FRANCE24
img
Quelques dizaines de manifestants, la plupart cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement, alors que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait pas encore atteint les abords du bâtiment. Plusieurs feux de poubelles ont aussi été allumés. Une journaliste de l'AFP a vu au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Des médias ont fait état d'au moins trois interpellations. Le Sénat débat de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat du président Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, ont appelé à manifester contre une loi de précarisation, selon eux. Les accrochages, à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a également usé des canons à eux, et déployé des duos de voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. La place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait du coup paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers accrochages. La réforme du travail contestée, pour laquelle le gouvernement estime disposer des soutiens nécessaires en vue d'une approbation au Sénat, comporte diverses mesures de flexibilisation. Elle facilite les licenciements et réduit les plafonds d'indemnités, limite la portée du droit de grève et autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la Confédération générale du travail (CGT), premier syndicat argentin, qui a appelé à une large mobilisation. "Nos droits" En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre-gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. "Ils commencent à réprimer ! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a déclaré un manifestant, Ernesto Pasarin, à l'AFP. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants". Le gouvernement soutient que ces changements à la loi du travail, couplés à la réduction des charges sociales pour l'employeur, constituent des incitations à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels de l'économie. Opposition et syndicats contestent vivement la mesure, estimant qu'elle ne créera pas de nouveaux emplois, l'économie montrant des signes durables de stagnation en parallèle à l'inflation contenue, avec une baisse de la consommation et de l'activité industrielle. Depuis l'arrivée au pouvoir de Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois, entre privé et public, selon les registres du Secrétariat du Travail, impactant principalement le bâtiment, l'industrie, et les économies provinciales.
Texte intégral (513 mots)
Quelques dizaines de manifestants, la plupart cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement, alors que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait pas encore atteint les abords du bâtiment. Plusieurs feux de poubelles ont aussi été allumés. Une journaliste de l'AFP a vu au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Des médias ont fait état d'au moins trois interpellations. Le Sénat débat de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat du président Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés. Les syndicats, dont la principale centrale CGT, ont appelé à manifester contre une loi de précarisation, selon eux. Les accrochages, à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a également usé des canons à eux, et déployé des duos de voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants. La place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait du coup paradoxalement quasi-vide, une demi-heure après les premiers accrochages. La réforme du travail contestée, pour laquelle le gouvernement estime disposer des soutiens nécessaires en vue d'une approbation au Sénat, comporte diverses mesures de flexibilisation. Elle facilite les licenciements et réduit les plafonds d'indemnités, limite la portée du droit de grève et autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la Confédération générale du travail (CGT), premier syndicat argentin, qui a appelé à une large mobilisation. "Nos droits" En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre-gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation. "Ils commencent à réprimer ! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a déclaré un manifestant, Ernesto Pasarin, à l'AFP. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants". Le gouvernement soutient que ces changements à la loi du travail, couplés à la réduction des charges sociales pour l'employeur, constituent des incitations à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels de l'économie. Opposition et syndicats contestent vivement la mesure, estimant qu'elle ne créera pas de nouveaux emplois, l'économie montrant des signes durables de stagnation en parallèle à l'inflation contenue, avec une baisse de la consommation et de l'activité industrielle. Depuis l'arrivée au pouvoir de Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300.000 emplois, entre privé et public, selon les registres du Secrétariat du Travail, impactant principalement le bâtiment, l'industrie, et les économies provinciales.

11.02.2026 à 21:09

WTA 1000 de Doha: Swiatek et Rybakina en quarts, après quelques ratés

FRANCE24
img
Swiatek s'est sortie du piège tendu par l'Australienne Daria Kasatkina (61e), face à qui elle a livré un match très irrégulier. Après la perte du premier set 7-5, la tête de série N.1 du tournoi a remporté les deux suivants 6-1, 6-1. Ce score flatteur ne reflète cependant pas la physionomie de la partie, l'Australienne, ex-8e mondiale, lui ayant tenu souvent tête dans l'échange. Swiatek affrontera en quart la Grecque Maria Sakkari, ex-3e mondiale aujourd'hui 52e. La Polonaise demeure sous la menace de Rybakina, qui pourrait la doubler au classement WTA en cas d'élimination prématurée et d'un très bon parcours de sa rivale au Qatar. La Kazakhstanaise, récente lauréate de l'Open d'Australie, a mis du temps avant de rentrer dans le match contre Zheng Qinwen (26e). Trop passive, léthargique même parfois, commettant des fautes directes inhabituelles, la Khazakstanaise a perdu le premier set 6-4. Encore bousculée sur son premier jeu de service au deuxième set, Rybakina est alors sortie de sa torpeur. S'impliquant davantage, frappant plus fort, bataillant plus, elle a pris l'ascendant sur Zheng. Kalinskaya surprend Svitolina La Chinoise, encore N.4 mondiale en juin dernier, qui ne disputait à Doha que son deuxième tournoi depuis Wimbledon après une opération au coude, a perdu ce deuxième set 6-2. Malgré une vive réaction dans le dernier où, menée 5-2, elle a recollé à 5-5, Rybakina a eu le dernier mot. Elle défiera en quart la jeune Canadienne Victoria Mboko, 19 ans (13e), qui a éliminé Mirra Andreeva (7e) 6-3, 3-6, 7-6 (7/5). Tombeuse de Mboko en janvier en finale à Adelaide, la Russe s'est procurée une balle de match à 5-4 dans le dernier set mais l'a gaspillée par une double faute. La Canadienne est de retour en quarts de finale d'un WTA 1000 pour la première fois depuis son sacre surprise à Montréal, qui l'avait révélée à l'été 2025. Finaliste sortante à Doha, la Lettonne Jelena Ostapenko (24e mondiale) s'est également qualifiée pour les quarts, où elle affrontera l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (57e). Le dernier quart à l'affiche jeudi opposera la Tchèque Karolina Muchova (19e) à Anna Kalinskaya (27e). La Russe a battu dans le dernier huitième mercredi 6-4, 6-3 l'Ukrainienne Elena Svitolina (9e), qui n'a pas serré la main de son adversaire à la fin de la rencontre, pour exprimer son opposition à l'invasion de son pays par la Russie.
Lire plus (415 mots)
Swiatek s'est sortie du piège tendu par l'Australienne Daria Kasatkina (61e), face à qui elle a livré un match très irrégulier. Après la perte du premier set 7-5, la tête de série N.1 du tournoi a remporté les deux suivants 6-1, 6-1. Ce score flatteur ne reflète cependant pas la physionomie de la partie, l'Australienne, ex-8e mondiale, lui ayant tenu souvent tête dans l'échange. Swiatek affrontera en quart la Grecque Maria Sakkari, ex-3e mondiale aujourd'hui 52e. La Polonaise demeure sous la menace de Rybakina, qui pourrait la doubler au classement WTA en cas d'élimination prématurée et d'un très bon parcours de sa rivale au Qatar. La Kazakhstanaise, récente lauréate de l'Open d'Australie, a mis du temps avant de rentrer dans le match contre Zheng Qinwen (26e). Trop passive, léthargique même parfois, commettant des fautes directes inhabituelles, la Khazakstanaise a perdu le premier set 6-4. Encore bousculée sur son premier jeu de service au deuxième set, Rybakina est alors sortie de sa torpeur. S'impliquant davantage, frappant plus fort, bataillant plus, elle a pris l'ascendant sur Zheng. Kalinskaya surprend Svitolina La Chinoise, encore N.4 mondiale en juin dernier, qui ne disputait à Doha que son deuxième tournoi depuis Wimbledon après une opération au coude, a perdu ce deuxième set 6-2. Malgré une vive réaction dans le dernier où, menée 5-2, elle a recollé à 5-5, Rybakina a eu le dernier mot. Elle défiera en quart la jeune Canadienne Victoria Mboko, 19 ans (13e), qui a éliminé Mirra Andreeva (7e) 6-3, 3-6, 7-6 (7/5). Tombeuse de Mboko en janvier en finale à Adelaide, la Russe s'est procurée une balle de match à 5-4 dans le dernier set mais l'a gaspillée par une double faute. La Canadienne est de retour en quarts de finale d'un WTA 1000 pour la première fois depuis son sacre surprise à Montréal, qui l'avait révélée à l'été 2025. Finaliste sortante à Doha, la Lettonne Jelena Ostapenko (24e mondiale) s'est également qualifiée pour les quarts, où elle affrontera l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (57e). Le dernier quart à l'affiche jeudi opposera la Tchèque Karolina Muchova (19e) à Anna Kalinskaya (27e). La Russe a battu dans le dernier huitième mercredi 6-4, 6-3 l'Ukrainienne Elena Svitolina (9e), qui n'a pas serré la main de son adversaire à la fin de la rencontre, pour exprimer son opposition à l'invasion de son pays par la Russie.

11.02.2026 à 21:07

Colombie: le favori de la droite à la présidentielle promet de bombarder les narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis

FRANCE24
img
Depuis son quartier général de campagne ultra-sécurisé à Bogota, Abelardo de la Espriella promet la mise en oeuvre d'un "plan choc" pour reprendre le contrôle des larges zones du pays sous l'emprise des guérillas et des narcotrafiquants, avec "des bombardements sur les camps narcoterroristes et des fumigations" des champs de coca. Avocat de profession de 47 ans, il entend "doter la force publique d'armes de première génération, d'intelligence artificielle, de drones et, bien sûr, de budget, afin d'augmenter les effectifs". Mais "cela ne peut se faire sans une alliance stratégique avec les Etats-Unis et l'Etat d'Israël", a-t-il estimé. Sans aucune expérience politique ni mandat électif, Abelardo de la Espriella, également homme d'affaires millionnaire, se présente en "outsider" qui n'appartient "pas à la caste politique" mais qui a "les couilles" (sic) pour faire appliquer sa ligne dure et chasser la gauche du pouvoir. Il se définit plus volontiers comme un avocat-entrepreneur de la construction et des boissons alcoolisées. Sur certaines photos, il apparaît en train de fumer un cigare ou de promouvoir son business de vins et de rhums à bord de jets luxueux. Il possède par ailleurs sa propre marque de vêtements, "De la Espriella Style". Dans sa carrière d'avocat, ses adversaires lui reprochent d'avoir défendu des personnalités controversées, comme des paramilitaires, des narcotrafiquants et Alex Saab, prête-nom de l'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro. Des relations strictement professionnelles, balaie-t-il. Auteur du livre "Mort au tyran", dans lequel il éreinte plusieurs "dictateurs", dont le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, il estime que l'actuelle présidente par intérim Delcy Rodriguez est un "pion" de Trump. "Delcy coopère ou elle finit plus mal que Maduro", a-t-il assuré, confiant dans une transition "au plus vite", car "le Venezuela va devenir notre premier partenaire commercial". Le tigre En campagne, Abelardo de la Espriella fait ostensiblement référence à "la patrie" et au "tigre" (son surnom) qui la défendra. Il dit être un ami personnel d'Alvaro Uribe Velez, l'homme fort de la droite colombienne, deux fois président entre 2002 et 2010, qui a son propre candidat. Son slogan de campagne: "La fermeté pour la patrie". Le dernier sondage le donne dans un duel serré avec le candidat de la gauche, Ivan Cepeda, un proche de l'actuel président, Gustavo Petro, qui ne peut se représenter. De double nationalité colombienne et américaine, Abelardo de la Espriella se dit admirateur des présidents du Salvador, Nayib Bukele, d'Argentine, Javier Milei, et de Donald Trump. Il est comme ce dernier amateur de golf. Chemise blanche au col ouvert, veste droite, barbe finement taillée et casquette vissée sur la tête avec une effigie de tigre et les couleurs de la Colombie, il affiche un style très similaire à celui de Nayib Bukele, le président salvadorien au look décontracté qui a lancé une "guerre" contre les gangs, fait renouveler un état d'exception pour des arrestations sans mandat, et ouvert une méga-prison de haute sécurité. Dans une Colombie fortement imprégnée de catholicisme, De la Espriella qui se considérait comme athée affirme aujourd'hui vivre "en accord avec les principes judéo-chrétiens" après un processus de transformation spirituelle qui l'a rapproché de Dieu. Il a réitéré son souhait de mener une "contre-révolution culturelle" face aux idées de gauche dans le pays pour "revenir à Dieu". Il défend le port d’armes, la réduction de 40% de la taille de l'Etat et veut construire des méga-prisons où les détenus seraient "dix étages sous terre" nourris uniquement d’eau et de pain. Il assure que ses prises de position font de lui un homme "excessivement menacé et en grand danger".
Texte intégral (646 mots)
Depuis son quartier général de campagne ultra-sécurisé à Bogota, Abelardo de la Espriella promet la mise en oeuvre d'un "plan choc" pour reprendre le contrôle des larges zones du pays sous l'emprise des guérillas et des narcotrafiquants, avec "des bombardements sur les camps narcoterroristes et des fumigations" des champs de coca. Avocat de profession de 47 ans, il entend "doter la force publique d'armes de première génération, d'intelligence artificielle, de drones et, bien sûr, de budget, afin d'augmenter les effectifs". Mais "cela ne peut se faire sans une alliance stratégique avec les Etats-Unis et l'Etat d'Israël", a-t-il estimé. Sans aucune expérience politique ni mandat électif, Abelardo de la Espriella, également homme d'affaires millionnaire, se présente en "outsider" qui n'appartient "pas à la caste politique" mais qui a "les couilles" (sic) pour faire appliquer sa ligne dure et chasser la gauche du pouvoir. Il se définit plus volontiers comme un avocat-entrepreneur de la construction et des boissons alcoolisées. Sur certaines photos, il apparaît en train de fumer un cigare ou de promouvoir son business de vins et de rhums à bord de jets luxueux. Il possède par ailleurs sa propre marque de vêtements, "De la Espriella Style". Dans sa carrière d'avocat, ses adversaires lui reprochent d'avoir défendu des personnalités controversées, comme des paramilitaires, des narcotrafiquants et Alex Saab, prête-nom de l'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro. Des relations strictement professionnelles, balaie-t-il. Auteur du livre "Mort au tyran", dans lequel il éreinte plusieurs "dictateurs", dont le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, il estime que l'actuelle présidente par intérim Delcy Rodriguez est un "pion" de Trump. "Delcy coopère ou elle finit plus mal que Maduro", a-t-il assuré, confiant dans une transition "au plus vite", car "le Venezuela va devenir notre premier partenaire commercial". Le tigre En campagne, Abelardo de la Espriella fait ostensiblement référence à "la patrie" et au "tigre" (son surnom) qui la défendra. Il dit être un ami personnel d'Alvaro Uribe Velez, l'homme fort de la droite colombienne, deux fois président entre 2002 et 2010, qui a son propre candidat. Son slogan de campagne: "La fermeté pour la patrie". Le dernier sondage le donne dans un duel serré avec le candidat de la gauche, Ivan Cepeda, un proche de l'actuel président, Gustavo Petro, qui ne peut se représenter. De double nationalité colombienne et américaine, Abelardo de la Espriella se dit admirateur des présidents du Salvador, Nayib Bukele, d'Argentine, Javier Milei, et de Donald Trump. Il est comme ce dernier amateur de golf. Chemise blanche au col ouvert, veste droite, barbe finement taillée et casquette vissée sur la tête avec une effigie de tigre et les couleurs de la Colombie, il affiche un style très similaire à celui de Nayib Bukele, le président salvadorien au look décontracté qui a lancé une "guerre" contre les gangs, fait renouveler un état d'exception pour des arrestations sans mandat, et ouvert une méga-prison de haute sécurité. Dans une Colombie fortement imprégnée de catholicisme, De la Espriella qui se considérait comme athée affirme aujourd'hui vivre "en accord avec les principes judéo-chrétiens" après un processus de transformation spirituelle qui l'a rapproché de Dieu. Il a réitéré son souhait de mener une "contre-révolution culturelle" face aux idées de gauche dans le pays pour "revenir à Dieu". Il défend le port d’armes, la réduction de 40% de la taille de l'Etat et veut construire des méga-prisons où les détenus seraient "dix étages sous terre" nourris uniquement d’eau et de pain. Il assure que ses prises de position font de lui un homme "excessivement menacé et en grand danger".

11.02.2026 à 21:05

De quoi les français ont-ils peur ?

Stéphanie ANTOINE
img
Pascal Perrineau, politologue et professeur des universités à Sciences Po Paris (Cevipof) est co-auteur, avec Anne Muxel, de l’ouvrage "Inventaire des peurs françaises". Ensemble, ils ont menés une enquête inédite sur les peurs individuelles et collectives des Français, à partir d’un échantillon représentatif de plus de 3 000 personnes.
Texte intégral (646 mots)
Pascal Perrineau, politologue et professeur des universités à Sciences Po Paris (Cevipof) est co-auteur, avec Anne Muxel, de l’ouvrage "Inventaire des peurs françaises". Ensemble, ils ont menés une enquête inédite sur les peurs individuelles et collectives des Français, à partir d’un échantillon représentatif de plus de 3 000 personnes.

11.02.2026 à 20:59

Avalanche: vigilance rouge en Savoie, des routes menacées, des domaines skiables fermés

FRANCE24
img
Le prévisionniste a placé la Savoie en vigilance rouge "avalanches" pour la journée de jeudi, évoquant une "situation avalancheuse remarquable, et même exceptionnelle jeudi sur la Haute-Tarentaise et près du Mont-Blanc", selon son bulletin de 20H00. La vigilance rouge, qui concerne le massif de Haute Tarentaise, court de 06H00 à 22H00 jeudi et nécessite "une vigilance accrue, plus particulièrement autour des villages de Villaroger, de Tignes et de Val d'Isère", où sont basées des stations de ski très fréquentées. Certaines d'entre elles ont annoncé une fermeture totale de leur domaine pour la journée de jeudi comme La Plagne, ou partielle comme Courchevel ou encore Chamonix. Des plans d’intervention de déclenchement des avalanches (PIDA) "seront mis en place autant que nécessaire par les communes et les gestionnaires afin de sécuriser le réseau routier, ainsi que par les services des pistes pour assurer la sécurité des domaines skiables", indique de son côté la préfecture de Savoie dans un communiqué. A Val d'Isère, certaines routes pourront être coupées et des consignes de sécurités sur les bâtiments mises en place, a averti la municipalité sur son site. Méteo-France a par ailleurs placé les départements voisins de la Haute-Savoie, l'Isère et les Hautes-Alpes en vigilance orange, également pour les avalanches. Le précédent bulletin de Météo-France faisait déjà état d'un indice de risque d'avalanche maximum, soit 5/5 sur l'échelle européenne dans les massifs du Mont-Blanc, des Aravis et du Chablais (Haute-Savoie), ainsi que sur le Beaufortain, la Haute-Tarentaise et la Vanoise (Savoie). L'activité avalancheuse y sera "remarquable", tout comme dans la Haute-Maurienne (Savoie), l'Oisans et les Grandes Rousses (Isère), ainsi que dans les massifs du Champsaur, du Pelvoux et du Thabor (pour les hautes-Alpes), selon le bulletin. Fonds de vallées Des avalanches "pourront atteindre des routes et des infrastructures de montagne, voire des habitations, généralement au dessus de 1.800 m d'altitude. Mais en raison du manteau neigeux en place particulièrement instable, certaines avalanches de grande ampleur sont à craindre et pourront descendre plus bas dans les fonds de vallées", avertit le bulletin, selon lequel des coulées ont déjà atteint mercredi des fonds de vallées, vers 1.400 m et 1.700 m d'altitude. Un "pic d'activité (est) possible dès le début de matinée au moment des plus fortes intensités neigeuses", souligne-t-il. Cet avertissement intervient alors que la saison du ski bat son plein dans les stations alpines, où les autorités n'ont de cesse de mettre en garde les pratiquants contre le danger du ski hors-piste lorsque les conditions sont avalancheuses. La préfecture de Haute-Savoie a ainsi appelé mercredi à "une extrême prudence (...) pour la pratique de toutes les activités de montagne et principalement les randonnées à ski ou en raquettes". "Même si pelles, sondes, détecteurs de victimes d'avalanches sont indispensables, ces outils ne protègent aucunement du risque d'avalanche. Pour ces prochains jours, les pratiques hors-piste sont donc vivement déconseillées", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Plus d'une vingtaine de skieurs ou raquettistes ont déjà péri cette année dans des avalanches survenues dans différents massifs des Alpes en Autriche, Italie, France et Suisse.
Texte intégral (559 mots)
Le prévisionniste a placé la Savoie en vigilance rouge "avalanches" pour la journée de jeudi, évoquant une "situation avalancheuse remarquable, et même exceptionnelle jeudi sur la Haute-Tarentaise et près du Mont-Blanc", selon son bulletin de 20H00. La vigilance rouge, qui concerne le massif de Haute Tarentaise, court de 06H00 à 22H00 jeudi et nécessite "une vigilance accrue, plus particulièrement autour des villages de Villaroger, de Tignes et de Val d'Isère", où sont basées des stations de ski très fréquentées. Certaines d'entre elles ont annoncé une fermeture totale de leur domaine pour la journée de jeudi comme La Plagne, ou partielle comme Courchevel ou encore Chamonix. Des plans d’intervention de déclenchement des avalanches (PIDA) "seront mis en place autant que nécessaire par les communes et les gestionnaires afin de sécuriser le réseau routier, ainsi que par les services des pistes pour assurer la sécurité des domaines skiables", indique de son côté la préfecture de Savoie dans un communiqué. A Val d'Isère, certaines routes pourront être coupées et des consignes de sécurités sur les bâtiments mises en place, a averti la municipalité sur son site. Méteo-France a par ailleurs placé les départements voisins de la Haute-Savoie, l'Isère et les Hautes-Alpes en vigilance orange, également pour les avalanches. Le précédent bulletin de Météo-France faisait déjà état d'un indice de risque d'avalanche maximum, soit 5/5 sur l'échelle européenne dans les massifs du Mont-Blanc, des Aravis et du Chablais (Haute-Savoie), ainsi que sur le Beaufortain, la Haute-Tarentaise et la Vanoise (Savoie). L'activité avalancheuse y sera "remarquable", tout comme dans la Haute-Maurienne (Savoie), l'Oisans et les Grandes Rousses (Isère), ainsi que dans les massifs du Champsaur, du Pelvoux et du Thabor (pour les hautes-Alpes), selon le bulletin. Fonds de vallées Des avalanches "pourront atteindre des routes et des infrastructures de montagne, voire des habitations, généralement au dessus de 1.800 m d'altitude. Mais en raison du manteau neigeux en place particulièrement instable, certaines avalanches de grande ampleur sont à craindre et pourront descendre plus bas dans les fonds de vallées", avertit le bulletin, selon lequel des coulées ont déjà atteint mercredi des fonds de vallées, vers 1.400 m et 1.700 m d'altitude. Un "pic d'activité (est) possible dès le début de matinée au moment des plus fortes intensités neigeuses", souligne-t-il. Cet avertissement intervient alors que la saison du ski bat son plein dans les stations alpines, où les autorités n'ont de cesse de mettre en garde les pratiquants contre le danger du ski hors-piste lorsque les conditions sont avalancheuses. La préfecture de Haute-Savoie a ainsi appelé mercredi à "une extrême prudence (...) pour la pratique de toutes les activités de montagne et principalement les randonnées à ski ou en raquettes". "Même si pelles, sondes, détecteurs de victimes d'avalanches sont indispensables, ces outils ne protègent aucunement du risque d'avalanche. Pour ces prochains jours, les pratiques hors-piste sont donc vivement déconseillées", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Plus d'une vingtaine de skieurs ou raquettistes ont déjà péri cette année dans des avalanches survenues dans différents massifs des Alpes en Autriche, Italie, France et Suisse.

11.02.2026 à 20:45

L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19

FRANCE24
img
Une journée après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président américain Donald Trump avait signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de l'OMS. Ce départ est devenu effectif en janvier, après un délai d'un an réglementaire. L'administration Trump avait officiellement adhéré à la théorie selon laquelle le virus s'était échappé d'un laboratoire de virologie à Wuhan en Chine. Mais l'OMS affirme que Washington n'a transmis aucun renseignement sur l'origine du Covid-19. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé, mercredi au cours d'une conférence de presse à Genève, que certains pays avaient publiquement déclaré "détenir des informations sur l'origine (de la pandémie) notamment les Etats-Unis". Il y a plusieurs mois, l'OMS a écrit à de hauts responsables américains, les appelant à "partager toute information en leur possession". "Nous n'avons reçu aucune information", a-t-il déploré. "Nous espérons qu'ils partageront leurs informations, car nous n'avons pas encore déterminé les origines du Covid", a ajouté M. Tedros. Or "savoir ce qui s'est passé pourrait nous aider à prévenir la prochaine" pandémie, a-t-il souligné. M. Tedros a demandé à tous les gouvernements qui possèdent des informations sur les origines de la pandémie de Covid-19 de les partager afin que l'OMS soit en mesure de parvenir à une conclusion, toutes les recherches ayant donné des résultats non concluants, et toutes les hypothèses étant toujours sur la table. "Nous continuerons d'assurer le suivi avec tous les gouvernements qui ont déclaré être en possession de renseignements, y compris les Etats-Unis", a déclaré pour sa part Maria Van Kerkhove, responsable à l'OMS de la gestion des menaces épidémiques et pandémiques. "Nous ne disposons pas de ces rapports à ce jour", hormis ceux qui ont été rendus publics, a-t-elle ajouté. A l'expiration le 22 janvier de l'appartenance des Etats-Unis à l'OMS, le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr. et le secrétaire d'Etat Marco Rubio avaient accusé l'OMS de nombreuses "défaillances pendant la pandémie de Covid-19" et d'avoir agi "à maintes reprises contre les intérêts des Etats-Unis". Ils avaient affirmé que l'organisation avait "bafoué et terni tout ce que l'Amérique a fait pour elle" et qu'elle avait "entravé le partage ... d'informations qui auraient pu sauver des vies américaines". "C'est l'inverse qui est vrai", avait rétorqué l'OMS.
Lire plus (405 mots)
Une journée après son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, le président américain Donald Trump avait signé un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de l'OMS. Ce départ est devenu effectif en janvier, après un délai d'un an réglementaire. L'administration Trump avait officiellement adhéré à la théorie selon laquelle le virus s'était échappé d'un laboratoire de virologie à Wuhan en Chine. Mais l'OMS affirme que Washington n'a transmis aucun renseignement sur l'origine du Covid-19. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé, mercredi au cours d'une conférence de presse à Genève, que certains pays avaient publiquement déclaré "détenir des informations sur l'origine (de la pandémie) notamment les Etats-Unis". Il y a plusieurs mois, l'OMS a écrit à de hauts responsables américains, les appelant à "partager toute information en leur possession". "Nous n'avons reçu aucune information", a-t-il déploré. "Nous espérons qu'ils partageront leurs informations, car nous n'avons pas encore déterminé les origines du Covid", a ajouté M. Tedros. Or "savoir ce qui s'est passé pourrait nous aider à prévenir la prochaine" pandémie, a-t-il souligné. M. Tedros a demandé à tous les gouvernements qui possèdent des informations sur les origines de la pandémie de Covid-19 de les partager afin que l'OMS soit en mesure de parvenir à une conclusion, toutes les recherches ayant donné des résultats non concluants, et toutes les hypothèses étant toujours sur la table. "Nous continuerons d'assurer le suivi avec tous les gouvernements qui ont déclaré être en possession de renseignements, y compris les Etats-Unis", a déclaré pour sa part Maria Van Kerkhove, responsable à l'OMS de la gestion des menaces épidémiques et pandémiques. "Nous ne disposons pas de ces rapports à ce jour", hormis ceux qui ont été rendus publics, a-t-elle ajouté. A l'expiration le 22 janvier de l'appartenance des Etats-Unis à l'OMS, le secrétaire à la Santé américain, Robert Kennedy Jr. et le secrétaire d'Etat Marco Rubio avaient accusé l'OMS de nombreuses "défaillances pendant la pandémie de Covid-19" et d'avoir agi "à maintes reprises contre les intérêts des Etats-Unis". Ils avaient affirmé que l'organisation avait "bafoué et terni tout ce que l'Amérique a fait pour elle" et qu'elle avait "entravé le partage ... d'informations qui auraient pu sauver des vies américaines". "C'est l'inverse qui est vrai", avait rétorqué l'OMS.

11.02.2026 à 20:41

Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" le scandale Epstein

FRANCE24
img
Cette audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants survient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de millions de pages du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en août 2019 à New York avant son procès. Mme Bondi a fait état "d'enquêtes en cours", semblant se démarquer du numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, qui avait exclu que ces documents puissent contenir des éléments nouveaux susceptibles d'aboutir à des inculpations supplémentaires. L'administration Trump s'est acquittée avec cette dernière publication massive de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre, de faire toute la transparence sur ce dossier explosif, avait affirmé Todd Blanche. "Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a néanmoins lancé Jamie Raskin, principal membre démocrate de cette commission, à Pam Bondi. Plusieurs victimes ou proches de victimes de Jeffrey Epstein assistaient à l'audition. "Demander pardon" aux victimes Les élus démocrates, mais aussi le républicain Thomas Massie, coauteur de la loi, ont concentré leurs critiques sur le fait que les noms de possibles complices de Jeffrey Epstein avaient été caviardés, contrairement à ce qu'exige cette loi. Ils se sont aussi indignés que les noms et coordonnées, voire des photos de victimes d'Epstein jusqu'alors non identifiées publiquement, aient été divulgués fin janvier, avant d'être retirés. La ministre a répliqué à ses contradicteurs par des salves d'attaques personnelles, tout en défendant la manière dont ses services ont publié ces documents compte tenu du délai "serré" fixé par la loi. "Notre taux d'erreur est très bas", a-t-elle assuré, s'engageant à ce que tout caviardage erroné soit supprimé et à veiller à la protection de la vie privée des victimes. L'élue démocrate Pramila Jayapal lui a demandé de se tourner vers les victimes présentes pour leur "demander pardon" de ce que leur a fait subir "cette inacceptable divulgation de leurs coordonnées". Mais la ministre s'y est refusée, l'accusant de "faire du théâtre". "Tout le monde savait" Pendant sa campagne de 2024, Donald Trump avait promis s'il était élu de publier l'intégralité du dossier Epstein. Mais ses atermoiements lui ont valu des accusations de manque de transparence voire de dissimulation, jusque dans sa propre base militante. Donald Trump, proche de Jeffrey Epstein dans les années 1990, assure avoir rompu avec lui avant qu'il ne soit inquiété par la justice et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels. Mais une retranscription d'un ancien chef de la police de Palm Beach, en Floride en 2019 avec le FBI, la police fédérale, publiée dans la récente masse de documents, jette un doute sur cette chronologie. Ce policier, qui enquêtait en 2006 sur les premières accusations de crimes sexuels sur des mineures contre Jeffrey Epstein, y relate un appel téléphonique de Donald Trump dans lequel le milliardaire lui aurait dit à l'époque: "Dieu merci de l'arrêter, tout le monde savait ce qu'il faisait." Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Les démocrates ont par ailleurs interpellé la ministre sur les poursuites pénales engagées contre des cibles désignées nommément par le président Trump. Ils se sont néanmoins félicités que des juges les aient annulées, comme pour l'ex-directeur du FBI James Comey ou la procureure générale de New York, Letitia James, en novembre, ou que des jurys de citoyens aient refusé de les inculper, notamment mardi dans le cas de six élus démocrates qui avaient exhorté les militaires à désobéir aux "ordres illégaux" de l'administration. "Vous avez transformé le ministère de la Justice au service du peuple en instrument de vengeance de Trump. Trump commande des inculpations comme il commanderait des pizzas, et vous vous exécutez", a raillé Jamie Raskin.
Texte intégral (710 mots)
Cette audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants survient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier par le ministère de la Justice de millions de pages du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein, mort en prison en août 2019 à New York avant son procès. Mme Bondi a fait état "d'enquêtes en cours", semblant se démarquer du numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, qui avait exclu que ces documents puissent contenir des éléments nouveaux susceptibles d'aboutir à des inculpations supplémentaires. L'administration Trump s'est acquittée avec cette dernière publication massive de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre, de faire toute la transparence sur ce dossier explosif, avait affirmé Todd Blanche. "Vous dirigez du ministère de la Justice un étouffement massif de l'affaire Epstein", a néanmoins lancé Jamie Raskin, principal membre démocrate de cette commission, à Pam Bondi. Plusieurs victimes ou proches de victimes de Jeffrey Epstein assistaient à l'audition. "Demander pardon" aux victimes Les élus démocrates, mais aussi le républicain Thomas Massie, coauteur de la loi, ont concentré leurs critiques sur le fait que les noms de possibles complices de Jeffrey Epstein avaient été caviardés, contrairement à ce qu'exige cette loi. Ils se sont aussi indignés que les noms et coordonnées, voire des photos de victimes d'Epstein jusqu'alors non identifiées publiquement, aient été divulgués fin janvier, avant d'être retirés. La ministre a répliqué à ses contradicteurs par des salves d'attaques personnelles, tout en défendant la manière dont ses services ont publié ces documents compte tenu du délai "serré" fixé par la loi. "Notre taux d'erreur est très bas", a-t-elle assuré, s'engageant à ce que tout caviardage erroné soit supprimé et à veiller à la protection de la vie privée des victimes. L'élue démocrate Pramila Jayapal lui a demandé de se tourner vers les victimes présentes pour leur "demander pardon" de ce que leur a fait subir "cette inacceptable divulgation de leurs coordonnées". Mais la ministre s'y est refusée, l'accusant de "faire du théâtre". "Tout le monde savait" Pendant sa campagne de 2024, Donald Trump avait promis s'il était élu de publier l'intégralité du dossier Epstein. Mais ses atermoiements lui ont valu des accusations de manque de transparence voire de dissimulation, jusque dans sa propre base militante. Donald Trump, proche de Jeffrey Epstein dans les années 1990, assure avoir rompu avec lui avant qu'il ne soit inquiété par la justice et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels. Mais une retranscription d'un ancien chef de la police de Palm Beach, en Floride en 2019 avec le FBI, la police fédérale, publiée dans la récente masse de documents, jette un doute sur cette chronologie. Ce policier, qui enquêtait en 2006 sur les premières accusations de crimes sexuels sur des mineures contre Jeffrey Epstein, y relate un appel téléphonique de Donald Trump dans lequel le milliardaire lui aurait dit à l'époque: "Dieu merci de l'arrêter, tout le monde savait ce qu'il faisait." Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel. Les démocrates ont par ailleurs interpellé la ministre sur les poursuites pénales engagées contre des cibles désignées nommément par le président Trump. Ils se sont néanmoins félicités que des juges les aient annulées, comme pour l'ex-directeur du FBI James Comey ou la procureure générale de New York, Letitia James, en novembre, ou que des jurys de citoyens aient refusé de les inculper, notamment mardi dans le cas de six élus démocrates qui avaient exhorté les militaires à désobéir aux "ordres illégaux" de l'administration. "Vous avez transformé le ministère de la Justice au service du peuple en instrument de vengeance de Trump. Trump commande des inculpations comme il commanderait des pizzas, et vous vous exécutez", a raillé Jamie Raskin.

11.02.2026 à 20:30

Iran : Netanyahu influencera-t-il Trump ?

Stéphanie ANTOINE
img
Donald Trump reçoit ce mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut convaincre son allié d'exercer une pression maximale sur l'Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique. En parallèle, en Iran, le pouvoir iranien, fragilisé par une récente vague de contestation, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Devant la foule, le Président Pezeshkian a affirmé que son pays ne plierait pas face aux pressions ou à une "agression" des Etats-Unis.
Lire plus (84 mots)
Donald Trump reçoit ce mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut convaincre son allié d'exercer une pression maximale sur l'Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique. En parallèle, en Iran, le pouvoir iranien, fragilisé par une récente vague de contestation, célèbre l'anniversaire de la Révolution islamique de 1979. Devant la foule, le Président Pezeshkian a affirmé que son pays ne plierait pas face aux pressions ou à une "agression" des Etats-Unis.

11.02.2026 à 20:05

Lourdes peines requises pour les tortionnaires présumés de deux mineurs sur un point de deal marseillais

FRANCE24
img
Les deux victimes, alors âgés de 16 ans et en fugue, avaient proposé leurs services, en janvier 2022, sur le point de deal de la cité Frais Vallon dans les quartiers nord de Marseille. Ils étaient rapidement séquestrés et frappés à coups de pied, de poing, de bâtons et de barres de fer durant quatre jours. Obligés de danser nus devant les téléphones portables, l'un d'eux a avoué avoir subi une tentative de viol et un viol commis avec un bâton. "Ils sont victimes et on ne peut rester indifférent à leur jeune âge, à la difficulté pour un adolescent d'avoir à révéler qu'il a été sodomisé", a estimé l'avocat général. Il a détaillé les "méthodes d'asservissement" utilisées par les réseaux: "Pour se procurer une main d'œuvre qui ne coûte strictement rien, on leur invente un carottage dans le produit ou un trou imaginaire dans la comptabilité afin de les faire travailler gratuitement". Les six accusés avaient été identifiés sur des planches photographiques présentées à Kevin (prénom modifié), la victime la plus rudement atteinte, puis lors de parades d'identification. "Quand on passe plusieurs jours avec des gens qui ne sont pas cagoulés, cela imprime la mémoire et (Kevin) qui ne les connaît pas ne se trompe pas", a ajouté l'avocat général. "Salle de tortures" Younes (pseudonyme de la deuxième victime) a, lui, expliqué ne pas avoir participé à l'enquête par "peur des représailles." "C'est tous les mêmes, c'est tous des barbares, ils m'ont frappé dans tous les sens", a-t-il déclaré en visioconférence, ne souhaitant pas voir le visage des accusés. Dans son réquisitoire, l'avocat général a observé que "la hiérarchie des responsabilités dans les faits correspond à la hiérarchie dans le trafic de drogue". Il a placé en haut de la pyramide deux frères âgés de 24 et 25 ans, considérés comme les gérants du point de deal, pour qui il a requis 18 ans de réclusion. Kevin avait désigné le plus jeune comme "celui qui est au-dessus des autres", l'avocat général ajoutant qu'il détenait aussi la clé d'une cave, le repaire de l'équipe, "véritable salle de tortures." L'aîné répondant au surnom du "Fou" est celui que la victime a désigné lors de son audition comme celui qui "tenait le bâton", lors des deux scènes de viol. Des photos de jeunes hommes prises dans cette cave, visiblement mal en point, avaient été retrouvés dans un de leurs téléphones, laissant penser que d'autres dealers ont subi des sorts similaires. Une condamnation à 16 ans de réclusion a été requise contre deux autres accusés, l'un surnommé "Souris" et l'autre désigné comme "le plus violent après Le Fou". "Coups de pied" "Souris", qui s'est présenté comme un coursier du réseau et que l'avocat général a baptisé "le cinéaste" car il filmait les violences, a été le seul à reconnaître "deux, trois coups de pied" donnés "sous la contrainte des autres". Il affirmait n'avoir surveillé les deux jeunes fugueurs que "pour qu'ils ne se suicident pas". Décrit comme un "accompagnateur-geôlier", une peine de 15 ans de réclusion criminelle a été réclamée contre un accusé se disant guetteur depuis un mois. Aujourd'hui âgé de 22 ans, celui-ci avait confessé "peut-être un coup de pied mais surtout les avoir bloqués" lorsque les deux mineurs, redoutant d'être tués et brûlés, s'étaient jetés du 3e étage d'une tour. Kevin s'était fracturé une jambe dans la chute. Un seul des six accusés comparaissait libre. Il a expliqué que Kevin se trompe lorsqu'il l'identifie comme "Le Barbu", celui qui lui avait mis des coups de pied dans la cave juste avant qu'il ne soit abandonné inconscient à un rond-point. "Il me confond avec quelqu'un, je sais qui c'est, il est sur les planches photographiques mais je veux sauver ma peau, j'ai deux petits frères et je veux continuer ma vie". Il n'en dira pas plus. L'avocat général a requis contre lui 8 à 10 ans de prison. Le verdict de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône est attendu jeudi.
Texte intégral (732 mots)
Les deux victimes, alors âgés de 16 ans et en fugue, avaient proposé leurs services, en janvier 2022, sur le point de deal de la cité Frais Vallon dans les quartiers nord de Marseille. Ils étaient rapidement séquestrés et frappés à coups de pied, de poing, de bâtons et de barres de fer durant quatre jours. Obligés de danser nus devant les téléphones portables, l'un d'eux a avoué avoir subi une tentative de viol et un viol commis avec un bâton. "Ils sont victimes et on ne peut rester indifférent à leur jeune âge, à la difficulté pour un adolescent d'avoir à révéler qu'il a été sodomisé", a estimé l'avocat général. Il a détaillé les "méthodes d'asservissement" utilisées par les réseaux: "Pour se procurer une main d'œuvre qui ne coûte strictement rien, on leur invente un carottage dans le produit ou un trou imaginaire dans la comptabilité afin de les faire travailler gratuitement". Les six accusés avaient été identifiés sur des planches photographiques présentées à Kevin (prénom modifié), la victime la plus rudement atteinte, puis lors de parades d'identification. "Quand on passe plusieurs jours avec des gens qui ne sont pas cagoulés, cela imprime la mémoire et (Kevin) qui ne les connaît pas ne se trompe pas", a ajouté l'avocat général. "Salle de tortures" Younes (pseudonyme de la deuxième victime) a, lui, expliqué ne pas avoir participé à l'enquête par "peur des représailles." "C'est tous les mêmes, c'est tous des barbares, ils m'ont frappé dans tous les sens", a-t-il déclaré en visioconférence, ne souhaitant pas voir le visage des accusés. Dans son réquisitoire, l'avocat général a observé que "la hiérarchie des responsabilités dans les faits correspond à la hiérarchie dans le trafic de drogue". Il a placé en haut de la pyramide deux frères âgés de 24 et 25 ans, considérés comme les gérants du point de deal, pour qui il a requis 18 ans de réclusion. Kevin avait désigné le plus jeune comme "celui qui est au-dessus des autres", l'avocat général ajoutant qu'il détenait aussi la clé d'une cave, le repaire de l'équipe, "véritable salle de tortures." L'aîné répondant au surnom du "Fou" est celui que la victime a désigné lors de son audition comme celui qui "tenait le bâton", lors des deux scènes de viol. Des photos de jeunes hommes prises dans cette cave, visiblement mal en point, avaient été retrouvés dans un de leurs téléphones, laissant penser que d'autres dealers ont subi des sorts similaires. Une condamnation à 16 ans de réclusion a été requise contre deux autres accusés, l'un surnommé "Souris" et l'autre désigné comme "le plus violent après Le Fou". "Coups de pied" "Souris", qui s'est présenté comme un coursier du réseau et que l'avocat général a baptisé "le cinéaste" car il filmait les violences, a été le seul à reconnaître "deux, trois coups de pied" donnés "sous la contrainte des autres". Il affirmait n'avoir surveillé les deux jeunes fugueurs que "pour qu'ils ne se suicident pas". Décrit comme un "accompagnateur-geôlier", une peine de 15 ans de réclusion criminelle a été réclamée contre un accusé se disant guetteur depuis un mois. Aujourd'hui âgé de 22 ans, celui-ci avait confessé "peut-être un coup de pied mais surtout les avoir bloqués" lorsque les deux mineurs, redoutant d'être tués et brûlés, s'étaient jetés du 3e étage d'une tour. Kevin s'était fracturé une jambe dans la chute. Un seul des six accusés comparaissait libre. Il a expliqué que Kevin se trompe lorsqu'il l'identifie comme "Le Barbu", celui qui lui avait mis des coups de pied dans la cave juste avant qu'il ne soit abandonné inconscient à un rond-point. "Il me confond avec quelqu'un, je sais qui c'est, il est sur les planches photographiques mais je veux sauver ma peau, j'ai deux petits frères et je veux continuer ma vie". Il n'en dira pas plus. L'avocat général a requis contre lui 8 à 10 ans de prison. Le verdict de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône est attendu jeudi.

11.02.2026 à 19:59

Ukraine : des élections n'auront lieu qu'après "un cessez-le-feu", réaffirme Volodymyr Zelensky

FRANCE 24
img
Des élections en Ukraine ne seraient organisées qu'après "un cessez-le-feu" avec la Russie et l'obtention de "garanties de sécurité", a assuré mercredi Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien répondait à des informations de presse évoquant une présidentielle et un référendum imminents envisagés par Kiev.
Texte intégral (732 mots)
Des élections en Ukraine ne seraient organisées qu'après "un cessez-le-feu" avec la Russie et l'obtention de "garanties de sécurité", a assuré mercredi Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien répondait à des informations de presse évoquant une présidentielle et un référendum imminents envisagés par Kiev.

11.02.2026 à 19:51

Face à la dénatalité, un rapport prône une "révolution" de la politique familiale

FRANCE24
img
Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus "appelle à une révolution de la politique familiale" pour "permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant". Il signe ce rapport publié mercredi, à l'issue d'une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité, observée en France depuis une quinzaine d'années. En 2025, 644.000 bébés sont nés, soit 2,3% de moins qu'en 2024 et 24% de moins qu'en 2010, selon l'Insee. Il s'agit du plus faible nombre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le rapport constate que le désir d'enfant reste "élevé en France" (2,3 en 2024) mais "sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques". Une nouvelle politique familiale, "fondée sur les principes de liberté, d'universalité, de lisibilité et de stabilité", doit ainsi répondre à ce "désir d'enfant empêché", décrit le rapport. Elle serait pilotée par un ministère dédié, rattaché au Premier ministre. "Le temps presse. Si on ne répond pas à ce désir d'enfant très rapidement, il finira lui aussi par baisser, comme c'est le cas dans tous les autres pays européens", a averti le député lors d'une conférence de presse. 250 euros mensuels Mesure phare: la création d'un "versement familial unique" de 250 euros par enfant par mois, sans conditions de ressources, dès le premier enfant. Cette prestation fusionnerait une dizaine d'aides existantes, pour un surcoût d'environ 3 à 8 milliards d'euros, a précisé le rapporteur. Actuellement les allocations familiales sont versées à partir du 2e enfant à charge, sous conditions de ressources. Pour soutenir financièrement les familles, le rapport préconise de relever le plafond des avantages fiscaux des foyers avec enfants, et de donner aux entreprises la possibilité de verser une prime de naissance défiscalisée. Pour aider les familles à se loger, le rapport plaide également pour la création d'un prêt à taux zéro pour l'acquisition d'un logement lors d'une naissance, une meilleure rotation du logement social. Pour améliorer les conditions d'accueil d'un enfant et aider à la conciliation entre vie professionnelle et privée, un "congé parental unifié" - rémunéré 12 mois proportionnellement au salaire - est envisagé. Le rapport propose aussi d'ouvrir le congé proche aidant aux grands-parents pour pouvoir ponctuellement garder leurs petits-enfants ou encore d'accorder aux parents et grands-parents des autorisations d'absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). "La société entière doit s'adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer", estime Jérémie Patrier-Leitus. Espaces enfants Son rapport recommande également de rendre obligatoire l'aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum "sans enfants", perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance "no-kids". "On ne peut pas d'un côté s'alarmer du fait qu'en France on ne fait plus d'enfants et de l'autre ne plus les tolérer", pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d'information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Certaines propositions "peuvent se mettre en place d'ici 2027", mais d'autres ont leur place "dans un projet présidentiel", estime Jérémie Patrier-Leitus, qui espère les voir portées par Edouard Philippe. L'Union nationale des Associations familiales (Unaf) a salué "une véritable ambition" et une "prise de conscience". Congé de 12 mois indemnisé, mesures pour le logement des familles, meilleure prise en compte de la composition familiale dans la fiscalité: "Autant de dispositions qui pourraient être mises en place rapidement", selon son président Bernard Tranchant. La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) a salué "un premier grand pas pour les familles", notamment les mesures visant à "améliorer leur statut social".
Texte intégral (665 mots)
Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus "appelle à une révolution de la politique familiale" pour "permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant". Il signe ce rapport publié mercredi, à l'issue d'une mission parlementaire sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité, observée en France depuis une quinzaine d'années. En 2025, 644.000 bébés sont nés, soit 2,3% de moins qu'en 2024 et 24% de moins qu'en 2010, selon l'Insee. Il s'agit du plus faible nombre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le rapport constate que le désir d'enfant reste "élevé en France" (2,3 en 2024) mais "sa réalisation est de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques". Une nouvelle politique familiale, "fondée sur les principes de liberté, d'universalité, de lisibilité et de stabilité", doit ainsi répondre à ce "désir d'enfant empêché", décrit le rapport. Elle serait pilotée par un ministère dédié, rattaché au Premier ministre. "Le temps presse. Si on ne répond pas à ce désir d'enfant très rapidement, il finira lui aussi par baisser, comme c'est le cas dans tous les autres pays européens", a averti le député lors d'une conférence de presse. 250 euros mensuels Mesure phare: la création d'un "versement familial unique" de 250 euros par enfant par mois, sans conditions de ressources, dès le premier enfant. Cette prestation fusionnerait une dizaine d'aides existantes, pour un surcoût d'environ 3 à 8 milliards d'euros, a précisé le rapporteur. Actuellement les allocations familiales sont versées à partir du 2e enfant à charge, sous conditions de ressources. Pour soutenir financièrement les familles, le rapport préconise de relever le plafond des avantages fiscaux des foyers avec enfants, et de donner aux entreprises la possibilité de verser une prime de naissance défiscalisée. Pour aider les familles à se loger, le rapport plaide également pour la création d'un prêt à taux zéro pour l'acquisition d'un logement lors d'une naissance, une meilleure rotation du logement social. Pour améliorer les conditions d'accueil d'un enfant et aider à la conciliation entre vie professionnelle et privée, un "congé parental unifié" - rémunéré 12 mois proportionnellement au salaire - est envisagé. Le rapport propose aussi d'ouvrir le congé proche aidant aux grands-parents pour pouvoir ponctuellement garder leurs petits-enfants ou encore d'accorder aux parents et grands-parents des autorisations d'absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). "La société entière doit s'adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer", estime Jérémie Patrier-Leitus. Espaces enfants Son rapport recommande également de rendre obligatoire l'aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum "sans enfants", perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance "no-kids". "On ne peut pas d'un côté s'alarmer du fait qu'en France on ne fait plus d'enfants et de l'autre ne plus les tolérer", pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d'information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Certaines propositions "peuvent se mettre en place d'ici 2027", mais d'autres ont leur place "dans un projet présidentiel", estime Jérémie Patrier-Leitus, qui espère les voir portées par Edouard Philippe. L'Union nationale des Associations familiales (Unaf) a salué "une véritable ambition" et une "prise de conscience". Congé de 12 mois indemnisé, mesures pour le logement des familles, meilleure prise en compte de la composition familiale dans la fiscalité: "Autant de dispositions qui pourraient être mises en place rapidement", selon son président Bernard Tranchant. La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) a salué "un premier grand pas pour les familles", notamment les mesures visant à "améliorer leur statut social".

11.02.2026 à 19:35

Cocktails aux pesticides, drapeaux et slogans : à Paris, le combat continue contre la loi Duplomb

David RICH
img
Mercredi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Paris pour dénoncer la loi Duplomb et la tentative de réintroduire des pesticides interdits dans l’agriculture française. Une pétition contre la loi, déposée à l’été sur le site de l’Assemblée nationale, a battu un record absolu de signatures, forçant les députés à organiser un débat sur le sujet. 
Texte intégral (665 mots)
Mercredi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Paris pour dénoncer la loi Duplomb et la tentative de réintroduire des pesticides interdits dans l’agriculture française. Une pétition contre la loi, déposée à l’été sur le site de l’Assemblée nationale, a battu un record absolu de signatures, forçant les députés à organiser un débat sur le sujet. 
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞