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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.04.2026 à 13:39

FO démarre son 26e congrès avec Cécile Kohler et Jacques Paris

FRANCE24
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"Nous sommes tous particulièrement heureux d’accueillir ici deux camarades, Cécile et Jacques", a déclaré Frédéric Souillot, en référence aux deux militants de FO emprisonnés en Iran au cours d'un séjour personnel et rentrés en France, début avril, après près de quatre ans de calvaire. Devant les quelque 4.000 délégués, il a dénoncé dans son discours "les conflits (qui) se multiplient, toujours plus nombreux". "Ces attaques bafouent le droit international et menacent chaque jour d’un basculement dans une guerre encore plus dévastatrice", a souligné M. Souillot, citant l'Iran, le Liban et Gaza. "Continuons de nous mobiliser pour la solidarité internationale. Nous ne pouvons pas nous résoudre à céder au moins-disant social", a-t-il ajouté, dans un message très attendu par les militants de la gauche radicale présents dans les rangs de FO. Le secrétaire général est également revenu sur les conséquences de ces conflits en France, et a raillé "l'exécutif", qui refuse de parler de "choc pétrolier" alors que "de nombreuses activités se retrouvent sous pression", mettant "en danger des milliers de postes" et "une nette baisse de pouvoir d’achat". Le syndicat demande au gouvernement de "plafonner à 1,50 euro le prix des carburants", a rappelé son patron, sous les applaudissements des délégués. Il a également prévenu le gouvernement que FO "défendra le 1er Mai jusqu'au bout", après l'annonce vendredi du Premier ministre d'autoriser les boulangeries et fleuristes à ouvrir le 1er mai 2026 en faisant appel à des salariés "volontaires". En dépit d'un dialogue social, de nombreuses fois mis à mal ces dernières années, Frédéric Souillot a assumé de "maintenir le dialogue avec les pouvoirs publics (…) Ne pas y être, c’est ne pas porter la contradiction et puis la politique de la chaise vide, ce n'est pas la politique de Force Ouvrière". Jeudi, Frédéric Souillot répondra aux délégués et présentera ses orientations pour un deuxième mandat (2026-2030). Sa réélection quasi certaine - il est seul candidat - sera votée vendredi par les membres du Comité confédéral national (CCN), le "parlement" de FO, réunissant représentants des fédérations et des unions départementales. Au cours de la prochaine mandature, Frédéric Souillot cherchera à poursuivre le développement d'une organisation qui n'a jamais été aussi réunie et pacifiée en interne. Talonnée par le syndicat des cadres - la CFE-CGC - lors des dernières mesures d'audience en 2025, FO doit encore "progresser", a estimé auprès de l'AFP M. Souillot, notamment chez les cadres. "Ils sont aujourd'hui les ouvriers d'hier", estime le dirigeant. Pour se développer, le syndicat compte s'appuyer sur une "carte de France" qui indiquera "où les élections vont avoir lieu, combien il y a d'organisations syndicales, le pourcentage" et analyser les "endroits où nous sommes et où nous sommes en train de péricliter", a détaillé le dirigeant. "Comment est-ce qu'on leur redonne envie?", interroge le patron de FO, qui compte désormais plus de 500.000 adhérents.

20.04.2026 à 13:33

Fuite de données: le portail ANTS visé par une attaque informatique

FRANCE24
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Dans un communiqué, le ministère a précisé que des "données à caractère personnel" étaient concernées, notamment les noms et prénoms, l'adresse électronique ou la date de naissance d'usagers. Un signalement a été transmis à la procureure de la République de Paris en application de l'article 40 du code de procédure pénale en vue de l'ouverture d'une enquête. "Sous réserve des investigations en cours, s'agissant des comptes particuliers, les données à caractère personnel concernées seraient des données d'identification: identifiant de connexion, civilité, nom, prénoms, adresse électronique, date de naissance, identifiant unique du compte; et le cas échéant, d'autres données qui ne sont pas systématiquement présentes dans les comptes: adresse postale, lieu de naissance, téléphone", détaille le communiqué, qui ajoute que "les usagers concernés font actuellement l'objet d'une information personnalisée". Fondée en 2007, l'ANTS est chargée d'accompagner les usagers dans leurs demandes de titres réglementaires et de délivrer ces différents documents, à commencer par les passeports électroniques et biométriques, la carte nationale d'identité, les titres de séjours ou encore le permis de conduire. "La divulgation des données ne concerne pas les données complémentaires transmises dans le cadre de la réalisation des différentes démarches, telles que les pièces jointes. Ces données personnelles ne permettent pas d'accès illégitime au compte du portail", affirme le ministère. Selon le communiqué de Beauvau, les investigations techniques, lancées dès la détection de l'incident, sont menées par les équipes de l'ANTS et les services compétents et visent à déterminer précisément l'origine de l'incident ainsi que son ampleur. Des mesures de renforcement de la sécurité pour assurer la continuité des services du portail et la protection des données ont été mises en place, assure encore l'Intérieur.

20.04.2026 à 13:27

Moyen-Orient: les marchés mondiaux rattrapés par les incertitudes

FRANCE24
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Vers 11H00 GMT, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 4,85% à 94,76 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, prenait 5,65% à 88,52 dollars. Les Bourses européennes évoluaient dans le rouge à la mi-séance: Paris perdait 1,13%, Francfort 1,35% et Milan 1,40%. Londres cédait 0,68%, un recul quelque peu limité par la dynamique de ses majors pétrolières, portées par les prix du brut. Les contrats à terme portant sur les principaux indices américains évoluaient en baisse aussi. "La semaine dernière a été marquée par un rebond, alimenté par l'espoir d'une paix imminente, mais les nouvelles du week-end ont tempéré cet optimisme", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank. Optimisme douché Vendredi, les indices du Vieux continent avaient nettement grimpé, après une chute des prix du pétrole dans la foulée de l'annonce par Téhéran de la réouverture complète du stratégique détroit d'Ormuz. Ce passage, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde, est verrouillé par l'Iran depuis le début du conflit. Mais le week-end a apporté son lot de désillusion pour les investisseurs. Dimanche, la marine américaine a ouvert le feu sur le cargo iranien Touska dans le golfe d'Oman et en a pris le contrôle. Le navire "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. L'Iran a de son côté promis lundi de "riposter bientôt", accusant Washington d'avoir par "acte de piraterie armée" violé "le cessez-le-feu", démarré le 8 avril et qui arrive à expiration dans deux jours. "C'est la preuve que les positions des deux parties restent suffisamment éloignées pour qu'un accord durable de paix soit extrêmement difficile à conclure et que les marchés étaient beaucoup trop optimistes", estiment les analystes de la Deutsche Bank. Une délégation américaine doit se rendre lundi au Pakistan pour relancer les négociations avec l'Iran, mais Téhéran a d'ores et déjà annoncé qu'il n'y participerait pas. "Le marché a sans doute été trop rapide à effacer la prime de risque géopolitique" et "la trajectoire des prochains jours dépendra avant tout de la capacité des États-Unis et de l'Iran à revenir à la table des négociations", selon John Plassard, de Cité Gestion Private Bank. Les taux d'emprunt en hausse Alors que le "chaud et le froid continuent de souffler (...) sur le détroit d'Ormuz", "les nouvelles diplomatiques" devraient "continuer de mener les marchés" cette semaine, estiment les analystes de Natixis. Les taux d'emprunt des États européens sur le marché de la dette, qui avaient chuté vendredi, repartent eux aussi à la hausse. Ils remontent à chaque hausse des prix du pétrole, car les investisseurs craignent un regain d'inflation sur le continent. Le rendement allemand à échéance dix ans, référence en Europe, atteignait 2,99%, contre 2,95% vendredi en clôture. Son équivalent français prenait 0,05 point de pourcentage, à 3,63%. Sur les marchés boursiers asiatiques, fermés lors de l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz vendredi et qui n'avaient donc pas bondi comme leurs homologues européens, les échanges sont restés positifs. Hong Kong a pris 0,77%, Shanghai 0,76%. Tokyo a gagné 0,60%. Côté devises, le dollar - valeur refuge et monnaie internationale sur le marché pétrolier - était peu impacté, restant stable (+0,01%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1767 dollar pour un euro. Ailleurs sur les marchés: le patron de la banque italienne Unicredit (-2,10% à Milan) Andrea Orcel a attaqué lundi la stratégie de Commerzbank (+0,94% à Francfort), assurant que son offre de rachat protégerait mieux la banque allemande et la renforcerait. Unicredit avait il y a plusieurs mois suscité une levée de boucliers en Allemagne après avoir lancé une offre publique d'achat d'environ 35 milliards d'euros, jugée hostile, sur sa rivale allemande.

20.04.2026 à 13:25

Bardella n'a "pas l'entreprise honteuse"

FRANCE24
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"Je ne suis pas en audition à l'école. J'attends aussi de la part du Medef des propositions concrètes pour le redressement de l'entreprise française", a indiqué le chef du RN avant de rencontrer le bureau exécutif de l’organisation patronale. Le déjeuner, dans le cadre d'une série d'entretiens du Medef avec les leaders des principaux partis politiques, intervient quelques jours après un dîner entre Marine Le Pen et plusieurs chefs d'entreprise du CAC 40. Interrogé sur un tournant libéral du RN, M. Bardella a répondu croire "dans la liberté d'entreprendre". Dans une lettre adressée aux chefs d’entreprise et publiée sur X lundi matin, Jordan Bardella et la cheffe des députés RN Marine Le Pen ont annoncé "élaborer un grand projet d’ordonnance de simplification" pour le début d’un éventuel mandat présidentiel en 2027. Il vise à "lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique de la France", notamment des "contraintes juridiques et administratives" émanant notamment de textes de loi européens. Dans cette missive, les dirigeants du RN indiquent confier à trois cadres du parti, dont le député de Moselle Alexandre Loubet, également présent au déjeuner avec le Medef, de "rencontrer les principales fédérations professionnelles françaises ainsi que les organisations représentant le monde économique".

20.04.2026 à 12:49

La Russie dit avoir arrêté une Allemande avec une bombe dans son sac à dos

FRANCE24
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L'Allemande, "née en 1969" et dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été entraînée dans la préparation de cet "attentat" par une personne originaire d'un pays d'Asie centrale, qui agissait sur ordre de l'Ukraine, selon les services de sécurité (FSB). L'engin explosif artisanal détenu par la citoyenne allemande devait être déclenché à proximité d'un site des forces de sécurité dans la ville de Piatigorsk, dans le Caucase, ont-ils ajouté dans un communiqué. La charge explosive provenait "de caches d'armes constituées par les services de renseignement ukrainiens" et l'explosion a été empêchée grâce au brouillage électronique, a précisé le FSB. Un ressortissant d'une des républiques d'Asie centrale, "né en 1997" et soutenant "une idéologie radicale", a été identifié et arrêté, ont indiqué les services de sécurité, sans plus de précisions. Cet homme est accusé d'être celui qui devait déclencher à distance l'engin contenant une charge explosive équivalente à 1,5 kg de TNT, "tandis que la femme devait mourir sur place". "travail bien payé" L'Allemagne n'a pas confirmé l'arrestation d'une de ses ressortissantes, un porte-parole de sa diplomatie indiquant seulement "avoir pris connaissance des articles parus dans la presse". Les autorités ukrainiennes n'ont pour l'heure pas réagi. La chaîne publique de télévision Zvezda a diffusé une vidéo montrant l'arrestation des suspects et leur passage aux aveux, lors desquels les accusés semblent lire un texte en russe. La femme indique être citoyenne allemande depuis 1995, être arrivée en Russie en 2022 et avoir été contactée par "une personne avec un fort accent ukrainien lui proposant un travail bien payé". La Russie a déjà accusé l'Ukraine de collaborer avec des islamistes pour perpétrer des attentats sur son territoire, sans apporter de preuves. Après l'attentat contre la salle de spectacles Crocus City Hall en banlieue de Moscou en mars 2024 qui avait fait 150 morts, les autorités russes avaient assuré y voir la main de l'Ukraine. L'attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui n'a jamais fait mention d'une quelconque implication ukrainienne. Les autorités russes ont arrêté et emprisonné des dizaines de citoyens russes depuis le début de l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, accusés de tentatives de sabotage ou d'espionnage pour le compte de l'ennemi. Des dizaines d'Occidentaux ont aussi été arrêtés en Russie, particulièrement depuis 2022, accusés eux d'espionnage, de critiques envers l'armée russe, de vols mineurs, de contrebande de cannabis ou de conflits familiaux. Plusieurs ont depuis été libérés lors d'échanges de prisonniers. Les arrestations de citoyens occidentaux pour avoir perpétré ou préparé des attentats sont en revanche beaucoup plus rares.

20.04.2026 à 12:43

Détroit d’Ormuz : plusieurs navires visés par des tirs

FRANCE24
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🇮🇷 🇺🇸 L’escalade continue entre Iraniens et Américains dans le détroit d’Ormuz, où plusieurs bateaux ont été visés par des tirs ce week-end. Le cessez-le-feu conclu le 8 avril entre les deux pays doit s’achever mercredi, et l’Iran n’a pas l’air de vouloir se rendre au Pakistan pour de nouveaux pourparlers.
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🇮🇷 🇺🇸 L’escalade continue entre Iraniens et Américains dans le détroit d’Ormuz, où plusieurs bateaux ont été visés par des tirs ce week-end. Le cessez-le-feu conclu le 8 avril entre les deux pays doit s’achever mercredi, et l’Iran n’a pas l’air de vouloir se rendre au Pakistan pour de nouveaux pourparlers.

20.04.2026 à 12:39

L'Inde et la Corée du Sud veulent doubler leurs échanges commerciaux d’ici à 2030

FRANCE24
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Les deux pays sont convenus de renforcer et d’accélérer leur accord de partenariat économique global signé en 2010, a déclaré M. Lee après sa rencontre avec le chef du gouvernement indien. "Nous avons pour objectif de porter le volume actuel des échanges annuels, de 25 milliards de dollars (21,25 milliards d'euros) à environ 50 milliards de dollars d’ici 2030", a-t-il ajouté. A l'occasion de la première visite d'Etat depuis huit ans d'un président sud-coréen en Inde, les discussions ont notamment porté sur la construction navale, l’intelligence artificielle, la finance et la défense, ont-ils rapporté dans les déclarations lues à l'issue de leur rencontre. "Des puces aux navires, des talents à la technologie, de l’environnement à l’énergie, nous concrétiserons de nouvelles opportunités de coopération dans tous les secteurs", a déclaré M. Modi. Le président sud‑coréen a souligné qu’"en cette période d’hyper‑incertitude, nous partageons l’idée que la Corée et l’Inde peuvent être des partenaires idéaux pour une coopération globale visant à promouvoir la croissance mutuelle et l’innovation". La Corée du Sud est confrontée à des risques croissants pour son approvisionnement énergétique depuis que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, fin février, ont poussé Téhéran à fermer de fait le détroit d’Ormuz, voie de passage cruciale. New Delhi cherche à renforcer sa coopération économique avec la Corée du Sud dans le cadre de sa stratégie plus large visant à attirer les investissements étrangers, à stimuler la production manufacturière et à réduire sa dépendance à l’égard de la Chine. M. Lee se rendra à Hanoï mardi pour rencontrer le dirigeant vietnamien To Lam.
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Les deux pays sont convenus de renforcer et d’accélérer leur accord de partenariat économique global signé en 2010, a déclaré M. Lee après sa rencontre avec le chef du gouvernement indien. "Nous avons pour objectif de porter le volume actuel des échanges annuels, de 25 milliards de dollars (21,25 milliards d'euros) à environ 50 milliards de dollars d’ici 2030", a-t-il ajouté. A l'occasion de la première visite d'Etat depuis huit ans d'un président sud-coréen en Inde, les discussions ont notamment porté sur la construction navale, l’intelligence artificielle, la finance et la défense, ont-ils rapporté dans les déclarations lues à l'issue de leur rencontre. "Des puces aux navires, des talents à la technologie, de l’environnement à l’énergie, nous concrétiserons de nouvelles opportunités de coopération dans tous les secteurs", a déclaré M. Modi. Le président sud‑coréen a souligné qu’"en cette période d’hyper‑incertitude, nous partageons l’idée que la Corée et l’Inde peuvent être des partenaires idéaux pour une coopération globale visant à promouvoir la croissance mutuelle et l’innovation". La Corée du Sud est confrontée à des risques croissants pour son approvisionnement énergétique depuis que les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, fin février, ont poussé Téhéran à fermer de fait le détroit d’Ormuz, voie de passage cruciale. New Delhi cherche à renforcer sa coopération économique avec la Corée du Sud dans le cadre de sa stratégie plus large visant à attirer les investissements étrangers, à stimuler la production manufacturière et à réduire sa dépendance à l’égard de la Chine. M. Lee se rendra à Hanoï mardi pour rencontrer le dirigeant vietnamien To Lam.

20.04.2026 à 12:39

BPCE lance le paiement en ligne avec l'opérateur européen Wero, concurrent de Visa et Mastercard

FRANCE24
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Le groupe bancaire français BPCE a annoncé lundi que 500.000 clients de Banque Populaire et de Caisse d'Epargne pourront payer sur des sites marchands dès mai avec Wero, une première en France. Le dispositif sera élargi à l'ensemble de ses 13 millions de clients d'ici l'été, a indiqué BPCE dans un communiqué. Il s'agit d'une nouvelle avancée pour Wero qui permet pour l'heure en France d'envoyer de l'argent à un proche, sans frais, grâce à son numéro de téléphone. Wero est un service développé par un consortium de banques européennes, EPI, qui compte parmi ses actionnaires les principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) et plusieurs banques allemandes, belges et néerlandaises. Pour les paiements, "d'autres banques vont suivre à partir de fin juin, début juillet", selon Ludovic Francesconi, directeur développement et stratégie d'EPI, cité dans Les Echos. Pour l'instant BPCE indique que son service fonctionne pour le site de vente de séjours de de l'ESF (Ecole du ski français). "On devrait avoir dans les semaines, voire les mois à venir, d'autres annonces puisque les banques se sont engagées à être prêtes à partir de la seconde partie de 2026. Plusieurs marchands, d'ailleurs, ont déjà annoncé qu'ils allaient, eux aussi, être prêts: la SNCF, Veepee et Orange", a précisé à l'AFP Geoffrey Laloux, spécialiste des paiements chez Square Management. -Points de vente physiques- BPCE veut croire que d'autres vendeurs rejoindront rapidement la liste des sites marchands qui acceptent Wero. "L'enjeu est majeur, au moment où la souveraineté des paiements devient un levier stratégique de l'économie", a estimé Yves Tyrode, directeur général "digital & payments" de BPCE, cité dans un communiqué. Les dissensions économiques avec les Etats-Unis, mais également le manque à gagner pour les banques européennes les poussent à s'affranchir de solutions américaines comme Visa, Mastercard ou encore Apple Pay. La solution de paiement des achats sur des sites marchands par l'intermédiaire de Wero a également été lancée en Allemagne depuis fin 2025 et en Belgique depuis mars. A partir de 2027, l'EPI prévoit une dernière phase, "la plus importante", selon M. Laloux, "le déploiement dans les points de vente physiques", car huit transactions électroniques sur 10 sont réalisée dans un point de vente physique. "Mais pour ça, il est indispensable qu'ils offrent les mêmes expériences de paiement que, pour ne pas le citer, un Apple Pay, à savoir la possibilité de payer en sans contact", explique M. Laloux. Or "aujourd'hui, les moyens de paiement de Wero, c'est du QR code". Wero prévoit de passer à la technologie sans contact, assure-t-il cependant. Mais la concurrence vient aussi de l'intérieur, car un autre moyen de paiement est en cours de création en Europe, l'euro numérique de détail, version dématérialisée des pièces et des billets attendue pour 2029, soutenu par la Banque centrale européenne (BCE). EPI, comme la Fédération bancaire française, se sont plusieurs fois élevés contre ce projet qui vient concurrencer les efforts de déploiement des banques privées pour Wero. Pour le spécialiste des paiements Geoffrey Laloux, l'euro numérique est "une réponse purement de politique européenne, mais ça ne parle pas au grand public". Il sera "très compliqué de faire comprendre quelle est la différence entre les euros que j'ai sur ma carte de banque et les euros numériques", de plus l'euro numérique ne devrait arriver qu'en 2029, "et c'est très loin, 2029". Dans cinq ans, l'Europe comptera un "patchwork de solutions" de paiement, mais pas "un champion qui écrasera tout le monde", estime M. Laloux.
Texte intégral (633 mots)
Le groupe bancaire français BPCE a annoncé lundi que 500.000 clients de Banque Populaire et de Caisse d'Epargne pourront payer sur des sites marchands dès mai avec Wero, une première en France. Le dispositif sera élargi à l'ensemble de ses 13 millions de clients d'ici l'été, a indiqué BPCE dans un communiqué. Il s'agit d'une nouvelle avancée pour Wero qui permet pour l'heure en France d'envoyer de l'argent à un proche, sans frais, grâce à son numéro de téléphone. Wero est un service développé par un consortium de banques européennes, EPI, qui compte parmi ses actionnaires les principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et la Banque postale) et plusieurs banques allemandes, belges et néerlandaises. Pour les paiements, "d'autres banques vont suivre à partir de fin juin, début juillet", selon Ludovic Francesconi, directeur développement et stratégie d'EPI, cité dans Les Echos. Pour l'instant BPCE indique que son service fonctionne pour le site de vente de séjours de de l'ESF (Ecole du ski français). "On devrait avoir dans les semaines, voire les mois à venir, d'autres annonces puisque les banques se sont engagées à être prêtes à partir de la seconde partie de 2026. Plusieurs marchands, d'ailleurs, ont déjà annoncé qu'ils allaient, eux aussi, être prêts: la SNCF, Veepee et Orange", a précisé à l'AFP Geoffrey Laloux, spécialiste des paiements chez Square Management. -Points de vente physiques- BPCE veut croire que d'autres vendeurs rejoindront rapidement la liste des sites marchands qui acceptent Wero. "L'enjeu est majeur, au moment où la souveraineté des paiements devient un levier stratégique de l'économie", a estimé Yves Tyrode, directeur général "digital & payments" de BPCE, cité dans un communiqué. Les dissensions économiques avec les Etats-Unis, mais également le manque à gagner pour les banques européennes les poussent à s'affranchir de solutions américaines comme Visa, Mastercard ou encore Apple Pay. La solution de paiement des achats sur des sites marchands par l'intermédiaire de Wero a également été lancée en Allemagne depuis fin 2025 et en Belgique depuis mars. A partir de 2027, l'EPI prévoit une dernière phase, "la plus importante", selon M. Laloux, "le déploiement dans les points de vente physiques", car huit transactions électroniques sur 10 sont réalisée dans un point de vente physique. "Mais pour ça, il est indispensable qu'ils offrent les mêmes expériences de paiement que, pour ne pas le citer, un Apple Pay, à savoir la possibilité de payer en sans contact", explique M. Laloux. Or "aujourd'hui, les moyens de paiement de Wero, c'est du QR code". Wero prévoit de passer à la technologie sans contact, assure-t-il cependant. Mais la concurrence vient aussi de l'intérieur, car un autre moyen de paiement est en cours de création en Europe, l'euro numérique de détail, version dématérialisée des pièces et des billets attendue pour 2029, soutenu par la Banque centrale européenne (BCE). EPI, comme la Fédération bancaire française, se sont plusieurs fois élevés contre ce projet qui vient concurrencer les efforts de déploiement des banques privées pour Wero. Pour le spécialiste des paiements Geoffrey Laloux, l'euro numérique est "une réponse purement de politique européenne, mais ça ne parle pas au grand public". Il sera "très compliqué de faire comprendre quelle est la différence entre les euros que j'ai sur ma carte de banque et les euros numériques", de plus l'euro numérique ne devrait arriver qu'en 2029, "et c'est très loin, 2029". Dans cinq ans, l'Europe comptera un "patchwork de solutions" de paiement, mais pas "un champion qui écrasera tout le monde", estime M. Laloux.

20.04.2026 à 12:35

🔴 En direct : Simon Karam, ex-ambassadeur du Liban à Washington, chargé des négociations avec Israël

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20.04.2026 à 12:31

JO-2028: un "boost" pour le squash espère le champion français Victor Crouin

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"Je me suis dit +ce n'est pas possible que ce soit vrai+", raconte le joueur de 26 ans en repensant à l'annonce de l'intégration de son sport au programme olympique après quatre candidatures infructueuses, dont celle pour Paris-2024. Le triple champion d'Europe fait désormais des JO son "objectif de carrière" et attend cette échéance avec une impatience non dissimulée alors qu'il sera présent à Zurich de mardi à dimanche pour participer à la Grasshopper Cup 2026. "C'est vraiment par les Jeux olympiques qu'on peut gagner en notoriété", insiste le Toulonnais alors que le squash reste un sport confidentiel en France. Selon les chiffres de la fédération, le squash compte quelque 23.000 licenciés, loin derrière le tennis (plus de 1,2 million), le padel (272.000) ou encore le badminton (242.000) et le tennis de table (254.000) en vogue depuis l'éclosion des frères Lebrun aux JO de Paris. Et pour ce passionné de sports de raquette qui a commencé le squash à 6 ans après deux ans à jouer au tennis, les Jeux olympiques seront avant tout une aventure humaine à vivre alors que le squash n'est pas assuré d'être reconduit pour les JO de Brisbane en 2032. "En tant que joueur de squash, on s'est toujours senti un peu exclu de ce mouvement sportif français, regrette-t-il, et ces moments d'échanges avec les autres athlètes sont tellement forts car on partage les mêmes doutes et les mêmes ambitions." Un avant goût des JO Double vainqueur des Jeux mondiaux, compétition internationale qui regroupe tous les 4 ans les sports non-olympiques, où il a également été porte-drapeau de la délégation française, Victor Crouin affiche son affection pour ces compétitions multisports. "Ça me booste. Dès qu'il y a beaucoup de bruit, naturellement je vais me recentrer sur moi-même et devenir plus performant", affirme le numéro 1 français les yeux pétillants de malice. "Les Jeux olympiques ce sera dix fois ce que sont les Jeux mondiaux et, si on n'y est pas préparé, on peut vite passer à côté de sa compétition", prévient-il en indiquant ne pas avoir peur de l'engouement médiatique et populaire qui entoure les JO. Son objectif désormais, s'installer dans le top 5 mondial tout en préparant la qualification olympique avec les Jeux européens comme première échéance qualificative. Pour y parvenir, il a fait le choix de réduire son calendrier de compétitions afin de privilégier des phases d'entraînement plus longues toujours encadrées par son "papa coach". Mais les places seront chères. En avril 2025, la communauté du squash a en effet enregistré un revers avec la limitation des tableaux de simple à 16 joueurs et 16 joueuses contre deux tableaux de 32 initialement envisagés. "Jeu d'échecs dans un ring de boxe" "Pour le sport, ce n'est pas une bonne nouvelle, reconnaît Victor Crouin, mais en tant que compétiteur ça fera un match en moins à jouer et la chance de médaille sera quand même beaucoup plus forte." Cette réduction implique aussi un temps d'exposition plus limité pour la discipline qui espère séduire le public olympique. "C'est un sport très spectaculaire. On parle souvent du squash comme d'un jeu d'échecs dans un ring de boxe", assure le diplômé d'Harvard en économie reconnaissable sur le court à ses bandanas colorés. Discipline dominée par les Égyptiens, à l’image du N.1 mondial Mostafa Asal que Victor Crouin a battu pour la première fois en demi-finales du Silicon Valley Open en octobre 2025, le squash reste concentré autour de quelques nations fortes comme l'Angleterre en Europe. Et dans ce sport qui mêle intensité physique et dimension tactique, Victor Crouin s'appuie sur un "jeu analytique" qu'il a développé pour s'imposer face aux meilleurs. Petit gabarit, 1m70, il cherche à compenser un manque de puissance face à certains adversaires en utilisant "un maximum de trajectoires" pour compliquer la lecture du jeu et les "fatiguer". Une approche qui lui a permis de remporter en février le Texas Open, tournoi Gold du circuit PSA (équivalent de l'ATP au tennis), face au Péruvien Diego Elias, actuel 3e mondial. Le premier grand titre de sa carrière.
Texte intégral (711 mots)
"Je me suis dit +ce n'est pas possible que ce soit vrai+", raconte le joueur de 26 ans en repensant à l'annonce de l'intégration de son sport au programme olympique après quatre candidatures infructueuses, dont celle pour Paris-2024. Le triple champion d'Europe fait désormais des JO son "objectif de carrière" et attend cette échéance avec une impatience non dissimulée alors qu'il sera présent à Zurich de mardi à dimanche pour participer à la Grasshopper Cup 2026. "C'est vraiment par les Jeux olympiques qu'on peut gagner en notoriété", insiste le Toulonnais alors que le squash reste un sport confidentiel en France. Selon les chiffres de la fédération, le squash compte quelque 23.000 licenciés, loin derrière le tennis (plus de 1,2 million), le padel (272.000) ou encore le badminton (242.000) et le tennis de table (254.000) en vogue depuis l'éclosion des frères Lebrun aux JO de Paris. Et pour ce passionné de sports de raquette qui a commencé le squash à 6 ans après deux ans à jouer au tennis, les Jeux olympiques seront avant tout une aventure humaine à vivre alors que le squash n'est pas assuré d'être reconduit pour les JO de Brisbane en 2032. "En tant que joueur de squash, on s'est toujours senti un peu exclu de ce mouvement sportif français, regrette-t-il, et ces moments d'échanges avec les autres athlètes sont tellement forts car on partage les mêmes doutes et les mêmes ambitions." Un avant goût des JO Double vainqueur des Jeux mondiaux, compétition internationale qui regroupe tous les 4 ans les sports non-olympiques, où il a également été porte-drapeau de la délégation française, Victor Crouin affiche son affection pour ces compétitions multisports. "Ça me booste. Dès qu'il y a beaucoup de bruit, naturellement je vais me recentrer sur moi-même et devenir plus performant", affirme le numéro 1 français les yeux pétillants de malice. "Les Jeux olympiques ce sera dix fois ce que sont les Jeux mondiaux et, si on n'y est pas préparé, on peut vite passer à côté de sa compétition", prévient-il en indiquant ne pas avoir peur de l'engouement médiatique et populaire qui entoure les JO. Son objectif désormais, s'installer dans le top 5 mondial tout en préparant la qualification olympique avec les Jeux européens comme première échéance qualificative. Pour y parvenir, il a fait le choix de réduire son calendrier de compétitions afin de privilégier des phases d'entraînement plus longues toujours encadrées par son "papa coach". Mais les places seront chères. En avril 2025, la communauté du squash a en effet enregistré un revers avec la limitation des tableaux de simple à 16 joueurs et 16 joueuses contre deux tableaux de 32 initialement envisagés. "Jeu d'échecs dans un ring de boxe" "Pour le sport, ce n'est pas une bonne nouvelle, reconnaît Victor Crouin, mais en tant que compétiteur ça fera un match en moins à jouer et la chance de médaille sera quand même beaucoup plus forte." Cette réduction implique aussi un temps d'exposition plus limité pour la discipline qui espère séduire le public olympique. "C'est un sport très spectaculaire. On parle souvent du squash comme d'un jeu d'échecs dans un ring de boxe", assure le diplômé d'Harvard en économie reconnaissable sur le court à ses bandanas colorés. Discipline dominée par les Égyptiens, à l’image du N.1 mondial Mostafa Asal que Victor Crouin a battu pour la première fois en demi-finales du Silicon Valley Open en octobre 2025, le squash reste concentré autour de quelques nations fortes comme l'Angleterre en Europe. Et dans ce sport qui mêle intensité physique et dimension tactique, Victor Crouin s'appuie sur un "jeu analytique" qu'il a développé pour s'imposer face aux meilleurs. Petit gabarit, 1m70, il cherche à compenser un manque de puissance face à certains adversaires en utilisant "un maximum de trajectoires" pour compliquer la lecture du jeu et les "fatiguer". Une approche qui lui a permis de remporter en février le Texas Open, tournoi Gold du circuit PSA (équivalent de l'ATP au tennis), face au Péruvien Diego Elias, actuel 3e mondial. Le premier grand titre de sa carrière.

20.04.2026 à 12:23

Sri Lanka: sept ans après les attentats de Pâques, les victimes toujours en quête de vérité

FRANCE24
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Le dimanche 21 avril, des kamikazes se sont fait exploser dans trois hôtels de luxe et trois églises du pays, remplies de fidèles pour la messe pascale. Le bilan est très lourd: 279 morts, dont 45 ressortissants étrangers. Les autorités ont aussitôt attribué la responsabilité du massacre à un mouvement jihadiste local qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique. Mais depuis, l'Eglise catholique, la presse et l'enquête ont mis en lumière le rôle de l'armée dans la préparation des attentats et dénoncent un complot qui visait à semer le chaos au profit de l'ex-officier Gotabaya Rajapaksa, élu président en novembre 2019. L'ancien chef de l'Etat, déchu en 2022 à cause d'une grave crise financière, a toujours démenti ces accusations. Mercy Philomina Tissera, 60 ans, n'a rien oublié de ce jour de Pâques. Elle se trouvait près de la principale entrée de l'église Saint-Sébastien de Negombo, au nord de la capitale Colombo, lorsque un homme a fait sauter son sac à dos bourré d'explosifs. "Soudain, j'ai senti quelque chose qui me frappait la tête", raconte la sexagénaire à l'AFP. "Je me suis dit +Oh mon Dieu+. C'est tout ce dont je me souviens". "Plus jamais" Mme Tissera a repris connaissance couverte de sang, en retenant de la main sa mâchoire disloquée pendant que des secouristes l'évacuaient vers l'hôpital. Elle est toujours sous traitement post-traumatique. "Ma seule prière, c'est que tout ça ne se reproduise plus jamais", confie-t-elle. Dinal Fernando, 52 ans, assistait lui aussi à la messe célébrée à Saint-Sébastien. Miraculeusement indemne, il a participé aux premiers secours. Ce cadre commercial a rejoint depuis les associations qui militent pour que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. "Trois gouvernements se sont succédé depuis les attentats, mais ils ont tous tout fait pour éviter que la vérité n'éclate", s'indigne-t-il. Avec d'autres, il maintient sa confiance au premier président de gauche de l'histoire du pays, Anura Kumara Dissanayake, élu en 2024 sur la promesse, entre autres, de faire la lumière sur ces attentats. Pour l'instant. "Nous voulons savoir pourquoi nous avons été visés. Qui a fait ça?", insiste Dinal Fernando. "Ils (le gouvernement actuel) veulent aussi savoir, on garde espoir". En février dernier, l'enquête a fait un bond spectaculaire, avec l'arrestation d'un premier suspect. Ancien haut responsable des services de renseignement à l'époque, le général à la retraite Suresh Sallay est accusé de "complicité dans l'organisation et l'exécution des attentats de Pâques". "Blessures" Jusque-là, la justice sri-lankaise s'était contentée de mettre en cause la seule négligence des autorités d'alors. En janvier 2023, la Cour suprême a ainsi reproché au président Maithripala Sirisena et à son gouvernement de ne pas avoir tenu compte des mises en garde des services secrets indiens, qui les avaient informés deux semaines plus tôt de l'imminence d'une attaque. La plus haute instance judiciaire du pays a condamné l'ex-chef de l'Etat et des responsables de ses forces de sécurité à verser 310 millions de roupies (environ 1 million de dollars) d'indemnités aux victimes. A la tête du combat pour la vérité, le cardinal Malcolm Ranjith, chef de l'Eglise catholique sri-lankaise, regrette que l'affaire ait pris un tour politique. "C'est malheureux", confie-t-il à l'AFP. "Cela blesse les gens qui ont perdu les leurs et qui souffrent." Mardi, à l'occasion du 7e anniversaire des événements, il présidera une messe à l'église Saint-Anthony de Colombo, où 51 fidèles ont trouvé la mort, puis prendra la tête d'une marche pour la justice à Negombo. "Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons toujours espoir, nous attendons", déclare le prélat. "Mais si rien ne se passe, alors nous descendrons dans la rue. Car nous ne renoncerons jamais à notre combat pour la vérité et la justice. Jamais."
Texte intégral (656 mots)
Le dimanche 21 avril, des kamikazes se sont fait exploser dans trois hôtels de luxe et trois églises du pays, remplies de fidèles pour la messe pascale. Le bilan est très lourd: 279 morts, dont 45 ressortissants étrangers. Les autorités ont aussitôt attribué la responsabilité du massacre à un mouvement jihadiste local qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique. Mais depuis, l'Eglise catholique, la presse et l'enquête ont mis en lumière le rôle de l'armée dans la préparation des attentats et dénoncent un complot qui visait à semer le chaos au profit de l'ex-officier Gotabaya Rajapaksa, élu président en novembre 2019. L'ancien chef de l'Etat, déchu en 2022 à cause d'une grave crise financière, a toujours démenti ces accusations. Mercy Philomina Tissera, 60 ans, n'a rien oublié de ce jour de Pâques. Elle se trouvait près de la principale entrée de l'église Saint-Sébastien de Negombo, au nord de la capitale Colombo, lorsque un homme a fait sauter son sac à dos bourré d'explosifs. "Soudain, j'ai senti quelque chose qui me frappait la tête", raconte la sexagénaire à l'AFP. "Je me suis dit +Oh mon Dieu+. C'est tout ce dont je me souviens". "Plus jamais" Mme Tissera a repris connaissance couverte de sang, en retenant de la main sa mâchoire disloquée pendant que des secouristes l'évacuaient vers l'hôpital. Elle est toujours sous traitement post-traumatique. "Ma seule prière, c'est que tout ça ne se reproduise plus jamais", confie-t-elle. Dinal Fernando, 52 ans, assistait lui aussi à la messe célébrée à Saint-Sébastien. Miraculeusement indemne, il a participé aux premiers secours. Ce cadre commercial a rejoint depuis les associations qui militent pour que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. "Trois gouvernements se sont succédé depuis les attentats, mais ils ont tous tout fait pour éviter que la vérité n'éclate", s'indigne-t-il. Avec d'autres, il maintient sa confiance au premier président de gauche de l'histoire du pays, Anura Kumara Dissanayake, élu en 2024 sur la promesse, entre autres, de faire la lumière sur ces attentats. Pour l'instant. "Nous voulons savoir pourquoi nous avons été visés. Qui a fait ça?", insiste Dinal Fernando. "Ils (le gouvernement actuel) veulent aussi savoir, on garde espoir". En février dernier, l'enquête a fait un bond spectaculaire, avec l'arrestation d'un premier suspect. Ancien haut responsable des services de renseignement à l'époque, le général à la retraite Suresh Sallay est accusé de "complicité dans l'organisation et l'exécution des attentats de Pâques". "Blessures" Jusque-là, la justice sri-lankaise s'était contentée de mettre en cause la seule négligence des autorités d'alors. En janvier 2023, la Cour suprême a ainsi reproché au président Maithripala Sirisena et à son gouvernement de ne pas avoir tenu compte des mises en garde des services secrets indiens, qui les avaient informés deux semaines plus tôt de l'imminence d'une attaque. La plus haute instance judiciaire du pays a condamné l'ex-chef de l'Etat et des responsables de ses forces de sécurité à verser 310 millions de roupies (environ 1 million de dollars) d'indemnités aux victimes. A la tête du combat pour la vérité, le cardinal Malcolm Ranjith, chef de l'Eglise catholique sri-lankaise, regrette que l'affaire ait pris un tour politique. "C'est malheureux", confie-t-il à l'AFP. "Cela blesse les gens qui ont perdu les leurs et qui souffrent." Mardi, à l'occasion du 7e anniversaire des événements, il présidera une messe à l'église Saint-Anthony de Colombo, où 51 fidèles ont trouvé la mort, puis prendra la tête d'une marche pour la justice à Negombo. "Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons toujours espoir, nous attendons", déclare le prélat. "Mais si rien ne se passe, alors nous descendrons dans la rue. Car nous ne renoncerons jamais à notre combat pour la vérité et la justice. Jamais."

20.04.2026 à 12:11

Japon: crainte d'un séisme "majeur" après une secousse de 7,7 et un avis de tsunami

FRANCE24
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Un séisme d'une magnitude de 7,7 s'est produit lundi à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d'Iwate, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA). Celle-ci a alors émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres - vers 11H15 GMT, cette alerte a été réduite à un mètre. Environ 40 minutes après la secousse, une vague de tsunami de 80 centimètres a été observée dans un port de Kuji, situé dans la préfecture d'Iwate, deux minutes après une première de 70 centimètres, a indiqué la JMA. Il n'est fait état dans l'immédiat ni de blessés graves ni de dégâts considérables, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, lors d'une conférence de presse peu après le séisme, dont la magnitude a d'abord été évaluée à 7,4 puis 7,5. Mais dans la foulée, la JMA a mis en garde contre le risque de répliques: "la probabilité qu'un nouveau et puissant séisme majeur se produise (...) est considérée comme relativement plus élevée qu'en temps normal", a-t-elle indiqué. "Si un séisme majeur devait se produire à l'avenir, il est possible qu'un tsunami massif atteigne le littoral ou que de fortes secousses surviennent", a poursuivi l'agence. Evacuer les zones côtières Un membre de la JMA avait prévenu plus tôt lundi: "Pendant environ une semaine, soyez vigilants face aux répliques. Des répliques susceptibles de provoquer des secousses encore plus fortes peuvent se produire souvent dans les deux ou trois jours qui suivent un séisme majeur". Les secousses de lundi ont été si violentes qu'elles ont fait trembler pendant plus d'une minute de grands immeubles jusqu'à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre. "Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu'un terrain surélevé ou un bâtiment d'évacuation (...) Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l'alerte n'est pas levée", a immédiatement déclaré la JMA, relayée par la télévision NHK. Des images de NHK au sol et prises depuis les airs ne montraient pas de dégâts visibles immédiatement autour de plusieurs ports d'Iwate. Le bureau de la Première ministre Sanae Takaichi avait indiqué avoir mis en place une cellule de gestion de crise. Traumatisme de 2011 L'archipel reste traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l'origine de quelque 18.500 morts ou disparus. Ce séisme s'était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays. Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon. Le gouvernement estime qu'un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d'un tsunami, pourrait tuer jusqu'à 298.000 personnes et causer jusqu'à 2.000 milliards de dollars de dégâts. En 2024, la JMA avait utilisé pour la première fois un nouvel échelon de classification, une alerte sur la possibilité d'un "méga-séisme" - un niveau supérieur à l'avertissement émis lundi. L'avis de 2024 avait été levé au bout d'une semaine, mais celui-ci avait entraîné des achats de panique de produits de base comme le riz et poussé des vacanciers à annuler des réservations hôtelières. La JMA avait émis un second avis de "méga-séisme" pendant une semaine en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5 au large de la côte nord, qui avait fait plus de 40 blessés, mais sans aucun dégât majeur signalé. L'année précédente, le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 - alors le plus fort ressenti dans le pays depuis plus de dix ans - avait frappé la péninsule de Noto (centre) et causé la mort de près de 470 personnes. Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d'un point de vue sismique. L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, subit quelque 1.500 secousses chaque année.
Texte intégral (731 mots)
Un séisme d'une magnitude de 7,7 s'est produit lundi à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d'Iwate, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA). Celle-ci a alors émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres - vers 11H15 GMT, cette alerte a été réduite à un mètre. Environ 40 minutes après la secousse, une vague de tsunami de 80 centimètres a été observée dans un port de Kuji, situé dans la préfecture d'Iwate, deux minutes après une première de 70 centimètres, a indiqué la JMA. Il n'est fait état dans l'immédiat ni de blessés graves ni de dégâts considérables, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, lors d'une conférence de presse peu après le séisme, dont la magnitude a d'abord été évaluée à 7,4 puis 7,5. Mais dans la foulée, la JMA a mis en garde contre le risque de répliques: "la probabilité qu'un nouveau et puissant séisme majeur se produise (...) est considérée comme relativement plus élevée qu'en temps normal", a-t-elle indiqué. "Si un séisme majeur devait se produire à l'avenir, il est possible qu'un tsunami massif atteigne le littoral ou que de fortes secousses surviennent", a poursuivi l'agence. Evacuer les zones côtières Un membre de la JMA avait prévenu plus tôt lundi: "Pendant environ une semaine, soyez vigilants face aux répliques. Des répliques susceptibles de provoquer des secousses encore plus fortes peuvent se produire souvent dans les deux ou trois jours qui suivent un séisme majeur". Les secousses de lundi ont été si violentes qu'elles ont fait trembler pendant plus d'une minute de grands immeubles jusqu'à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre. "Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu'un terrain surélevé ou un bâtiment d'évacuation (...) Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l'alerte n'est pas levée", a immédiatement déclaré la JMA, relayée par la télévision NHK. Des images de NHK au sol et prises depuis les airs ne montraient pas de dégâts visibles immédiatement autour de plusieurs ports d'Iwate. Le bureau de la Première ministre Sanae Takaichi avait indiqué avoir mis en place une cellule de gestion de crise. Traumatisme de 2011 L'archipel reste traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l'origine de quelque 18.500 morts ou disparus. Ce séisme s'était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays. Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon. Le gouvernement estime qu'un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d'un tsunami, pourrait tuer jusqu'à 298.000 personnes et causer jusqu'à 2.000 milliards de dollars de dégâts. En 2024, la JMA avait utilisé pour la première fois un nouvel échelon de classification, une alerte sur la possibilité d'un "méga-séisme" - un niveau supérieur à l'avertissement émis lundi. L'avis de 2024 avait été levé au bout d'une semaine, mais celui-ci avait entraîné des achats de panique de produits de base comme le riz et poussé des vacanciers à annuler des réservations hôtelières. La JMA avait émis un second avis de "méga-séisme" pendant une semaine en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5 au large de la côte nord, qui avait fait plus de 40 blessés, mais sans aucun dégât majeur signalé. L'année précédente, le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 - alors le plus fort ressenti dans le pays depuis plus de dix ans - avait frappé la péninsule de Noto (centre) et causé la mort de près de 470 personnes. Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d'un point de vue sismique. L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, subit quelque 1.500 secousses chaque année.

20.04.2026 à 11:58

Bulgarie : Roumen Radev s'impose avec sa ligne pro-russe et anti-corruption

Christophe DANSETTE
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Vainqueur des élections législatives dimanche 19 avril, l'ancien président Roumen Radev revient au centre du jeu politique bulgare avec un discours critique envers Bruxelles, sceptique sur la politique énergétique de l'Union européenne et réservé sur le soutien à l'Ukraine. Une ligne qui pourrait peser sur les choix économiques du pays.
Texte intégral (731 mots)
Vainqueur des élections législatives dimanche 19 avril, l'ancien président Roumen Radev revient au centre du jeu politique bulgare avec un discours critique envers Bruxelles, sceptique sur la politique énergétique de l'Union européenne et réservé sur le soutien à l'Ukraine. Une ligne qui pourrait peser sur les choix économiques du pays.

20.04.2026 à 11:53

Présidentielle 2027 : les adhérents LR désigent Bruno Retailleau comme candidat

FRANCE24
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Les adhérents de LR ont donné un coup d'accélérateur dimanche à la candidature à l'Elysée du patron du parti Bruno Retailleau, distancé dans les sondages par Edouard Philippe, en le propulsant directement dans la course sans passer par la case primaire.
Texte intégral (731 mots)
Les adhérents de LR ont donné un coup d'accélérateur dimanche à la candidature à l'Elysée du patron du parti Bruno Retailleau, distancé dans les sondages par Edouard Philippe, en le propulsant directement dans la course sans passer par la case primaire.

20.04.2026 à 11:39

Suspension des réseaux sociaux au Gabon : après deux mois, quel impact économique ?

FRANCE24
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La suspension des réseaux sociaux au Gabon, en vigueur depuis le 17 février, asphyxie peu à peu tout un pan de l’économie numérique. Reportage.
Texte intégral (731 mots)
La suspension des réseaux sociaux au Gabon, en vigueur depuis le 17 février, asphyxie peu à peu tout un pan de l’économie numérique. Reportage.
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