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▸ les 15 dernières parutions

07.08.2026 à 17:26

FRANCE24
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À Kigali, le cinéma rwandais connaît une nouvelle effervescence. Plusieurs salles ont été réhabilitées et des projections en plein air ont été organisées ces dernières semaines, témoignant d’un regain d’intérêt pour le septième art dans la capitale. Reportage d'Aurore Bayoud.
À Kigali, le cinéma rwandais connaît une nouvelle effervescence. Plusieurs salles ont été réhabilitées et des projections en plein air ont été organisées ces dernières semaines, témoignant d’un regain d’intérêt pour le septième art dans la capitale. Reportage d'Aurore Bayoud.

07.08.2026 à 17:24

FRANCE24
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En Afrique du Sud, plusieurs usines tournent au ralenti, voire sont à l’arrêt, après le départ de nombreux travailleurs migrants. À Newcastle, dans la province du KwaZulu-Natal, des postes restent vacants dans l’industrie textile, à la suite de plusieurs semaines de manifestations visant les étrangers. Récit de Laurent Berstecher.
En Afrique du Sud, plusieurs usines tournent au ralenti, voire sont à l’arrêt, après le départ de nombreux travailleurs migrants. À Newcastle, dans la province du KwaZulu-Natal, des postes restent vacants dans l’industrie textile, à la suite de plusieurs semaines de manifestations visant les étrangers. Récit de Laurent Berstecher.

07.08.2026 à 17:22

FRANCE24
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Au Tchad, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) suspend jusqu’à nouvel ordre l’examen des demandes de création de journaux en ligne. Le régulateur affirme vouloir assainir un secteur en pleine expansion, mieux encadrer les nouveaux médias et lutter contre la désinformation. Correspondance de Ghislaine Allahtaroum pour France 24.
Au Tchad, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) suspend jusqu’à nouvel ordre l’examen des demandes de création de journaux en ligne. Le régulateur affirme vouloir assainir un secteur en pleine expansion, mieux encadrer les nouveaux médias et lutter contre la désinformation. Correspondance de Ghislaine Allahtaroum pour France 24.

07.08.2026 à 17:09

FRANCE24
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Des manifestants se sont rassemblés jeudi dans la ville portuaire de Jaffa, en Israël, pour dénoncer et accuser la police de "racisme" et de "violence" à l'encontre des Arabes israéliens.
Des manifestants se sont rassemblés jeudi dans la ville portuaire de Jaffa, en Israël, pour dénoncer et accuser la police de "racisme" et de "violence" à l'encontre des Arabes israéliens.

07.08.2026 à 17:07

FRANCE24
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🇹🇩 Au Tchad, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a décidé de suspendre, l’examen des demandes de création de journaux en ligne. Cette mesure vise, selon le régulateur, à renforcer l’encadrement d’un secteur en pleine expansion.
🇹🇩 Au Tchad, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) a décidé de suspendre, l’examen des demandes de création de journaux en ligne. Cette mesure vise, selon le régulateur, à renforcer l’encadrement d’un secteur en pleine expansion.

07.08.2026 à 17:07

Antoine DEFIVES
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Il n'y a plus un brin d'herbe dans les prés de la Martinique et cela a des effets visibles sur le poids du bétail. Les vaches, notamment, sont en grande souffrance et leur survie est devenue un sujet préoccupant.
Il n'y a plus un brin d'herbe dans les prés de la Martinique et cela a des effets visibles sur le poids du bétail. Les vaches, notamment, sont en grande souffrance et leur survie est devenue un sujet préoccupant.

07.08.2026 à 16:33

FRANCE24
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À l’extérieur du lycée Debsirin Nonthaburi, des élèves en uniforme pleurent, enlacés. Des secouristes s'affairent à soigner les blessés et des parents cherchent leur progéniture. "Je suis encore sous le choc", déclare à l’AFP Thatchai Jaiyen, 16 ans, incrédule face au meurtre d’une de ses anciennes enseignantes. "C’était une personne tellement gentille. Je pensais que si elle avait croisé le tireur, elle aurait peut-être pu le raisonner. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cet enfant lui tire dessus", ajoute-t-il d'une voix éteinte. Le suspect avait auparavant tué ses grands-parents à leur domicile, situé à environ 20 kilomètres de là, avec une arme à feu appartenant à son grand-père, selon les autorités. L'élève s’est ensuite donné la mort après avoir tué une professeure de mathématiques, une professeure de thaï, une conseillère d’orientation, une responsable des affaires étudiantes et une secrétaire de l’établissement avec la même arme, selon la police. La fusillade a eu lieu dans l’une des écoles publiques les plus prestigieuses de la province de Nonthaburi, au nord-ouest de la capitale thaïlandaise. Elève de Terminale, Pakonkiat Sangchan était en train d’étudier lorsqu’il a vu le tireur se diriger vers le bâtiment. "Mon ami m’a suggéré de nous mettre à courir, alors c’est ce que nous avons fait. Nous avons simplement couru", relate le jeune homme de 17 ans. "Je n’arrive pas à y croire" La grand-mère décédée du garçon "avait été enseignante et était assez stricte avec lui en matière d’études", a précisé de son côté le Premier ministre du pays Anutin Charnvirakul à la presse. "C'était un enfant perturbé. Mon groupe d'amis, qui le connaissait, disait qu'il s'intéressait au FBI et aux armes, et qu'il était harcelé par de nombreux autres élèves", raconte à l'AFP Purin Khumchoo, 17 ans, après avoir échappé de justesse aux balles. "Quand je l'ai vu pointer son arme vers moi, j'ai pensé qu'il avait l'air très professionnel, comme s'il avait été entraîné depuis longtemps", poursuit le jeune homme, "déprimé et attristé" par la mort de personnes de l'équipe enseignante. "Les deux professeurs qui ont été tués étaient adorables, et de nombreux élèves sont devenus de meilleures personnes grâce à eux", assure-t-il. Elève de Terminale, Pawarisa Maylissa, était, elle, en cours d’informatique lorsque son professeur a informé la classe de la fusillade en cours. La porte de la salle de classe fermée de l'intérieur, professeur et élèves se sont cachés entre les tables, juste avant que Pawarisa n’entende plusieurs coups de feu, relate-t-elle. La Thaïlande affiche l’un des taux de possession d’armes à feu les plus élevés de la région et les promesses passées de durcir la législation sur les armes n’ont pas empêché la multiplication des fusillades. "Je n’arrive pas à croire qu’un adolescent comme lui ait pu avoir accès à une arme à feu", s'interroge encore la jeune fille, "craignant un peu que d’autres élèves puissent également posséder des armes".
Texte intégral (540 mots)
À l’extérieur du lycée Debsirin Nonthaburi, des élèves en uniforme pleurent, enlacés. Des secouristes s'affairent à soigner les blessés et des parents cherchent leur progéniture. "Je suis encore sous le choc", déclare à l’AFP Thatchai Jaiyen, 16 ans, incrédule face au meurtre d’une de ses anciennes enseignantes. "C’était une personne tellement gentille. Je pensais que si elle avait croisé le tireur, elle aurait peut-être pu le raisonner. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cet enfant lui tire dessus", ajoute-t-il d'une voix éteinte. Le suspect avait auparavant tué ses grands-parents à leur domicile, situé à environ 20 kilomètres de là, avec une arme à feu appartenant à son grand-père, selon les autorités. L'élève s’est ensuite donné la mort après avoir tué une professeure de mathématiques, une professeure de thaï, une conseillère d’orientation, une responsable des affaires étudiantes et une secrétaire de l’établissement avec la même arme, selon la police. La fusillade a eu lieu dans l’une des écoles publiques les plus prestigieuses de la province de Nonthaburi, au nord-ouest de la capitale thaïlandaise. Elève de Terminale, Pakonkiat Sangchan était en train d’étudier lorsqu’il a vu le tireur se diriger vers le bâtiment. "Mon ami m’a suggéré de nous mettre à courir, alors c’est ce que nous avons fait. Nous avons simplement couru", relate le jeune homme de 17 ans. "Je n’arrive pas à y croire" La grand-mère décédée du garçon "avait été enseignante et était assez stricte avec lui en matière d’études", a précisé de son côté le Premier ministre du pays Anutin Charnvirakul à la presse. "C'était un enfant perturbé. Mon groupe d'amis, qui le connaissait, disait qu'il s'intéressait au FBI et aux armes, et qu'il était harcelé par de nombreux autres élèves", raconte à l'AFP Purin Khumchoo, 17 ans, après avoir échappé de justesse aux balles. "Quand je l'ai vu pointer son arme vers moi, j'ai pensé qu'il avait l'air très professionnel, comme s'il avait été entraîné depuis longtemps", poursuit le jeune homme, "déprimé et attristé" par la mort de personnes de l'équipe enseignante. "Les deux professeurs qui ont été tués étaient adorables, et de nombreux élèves sont devenus de meilleures personnes grâce à eux", assure-t-il. Elève de Terminale, Pawarisa Maylissa, était, elle, en cours d’informatique lorsque son professeur a informé la classe de la fusillade en cours. La porte de la salle de classe fermée de l'intérieur, professeur et élèves se sont cachés entre les tables, juste avant que Pawarisa n’entende plusieurs coups de feu, relate-t-elle. La Thaïlande affiche l’un des taux de possession d’armes à feu les plus élevés de la région et les promesses passées de durcir la législation sur les armes n’ont pas empêché la multiplication des fusillades. "Je n’arrive pas à croire qu’un adolescent comme lui ait pu avoir accès à une arme à feu", s'interroge encore la jeune fille, "craignant un peu que d’autres élèves puissent également posséder des armes".

07.08.2026 à 16:05

FRANCE24
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L’épidémie d’Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, où plus de 4 000 cas ont été confirmés selon les autorités. Deux nouvelles zones de santé sont désormais touchées. Récit de Axelle Simon et Romain Michelot.
Texte intégral (540 mots)
L’épidémie d’Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, où plus de 4 000 cas ont été confirmés selon les autorités. Deux nouvelles zones de santé sont désormais touchées. Récit de Axelle Simon et Romain Michelot.

07.08.2026 à 16:03

FRANCE24
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Avec ses fils, équipés de chapeaux de protection grillagés et d'enfumoirs en métal, il inspecte avec précaution les rangées grouillantes mais bien ordonnées de ses ruches. A chaque fois que cet apiculteur de 49 ans soulève un des cadres de bois où les abeilles construisent méticuleusement leurs alvéoles, des nuées s'échappent en direction des ruines du quartier de Tel al-Hawa. Ce décor inhospitalier s'est imposé à Ibrahim al-Dabba, responsable de la Coopérative des apiculteurs de la bande de Gaza, lorsque la guerre qui a éclaté entre le mouvement islamiste Hamas et Israël en octobre 2023 a réduit à néant son secteur. "Nous avions plus de 40.000 ruches et 450 apiculteurs" avant le conflit et un millier de familles vivaient de cette activité à travers le territoire, affirme-t-il, depuis le toit où il a été contraint de déplacer ses ruches. Sur les 400 dont il disposait sur des terres agricoles à l'est de la ville, il a réussi à en sauver 35. Le conflit, qui perdure malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, a "détruit la filière apicole à plus de 95%", selon M. Dabba, "car la plupart des apiculteurs travaillaient près des zones frontalières", plus arborées mais aujourd'hui sous contrôle militaire. "On ne peut ni s'en approcher, ni y entrer", dit-il à l'AFP. Les abeilles, qui ne produisent plus qu'une infime portion de miel par rapport à l'avant-guerre, "sont censées vivre en sécurité dans une zone agricole adaptée, mais aujourd'hui elles souffrent tout autant que nous", se lamente-t-il. "Tout comme nous avons été déplacés (...), les abeilles ont été déplacées vers les toits". "Les abeilles coexistent et s'adaptent" Le 7 octobre 2023, l'attaque sans précédent du Hamas en Israël a causé la mort de plus de 1.200 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes. La campagne de représailles israélienne a depuis fait plus de 73.300 morts, selon le ministère de la Santé à Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël continue de mener des frappes à travers le territoire palestinien, que l'armée contrôle à plus de 60%. La situation humanitaire y demeure critique, des centaines de milliers de personnes vivant encore sous des tentes tandis que les forces israéliennes exercent un contrôle strict sur les entrées de marchandises. "Nous manquons de fournitures essentielles car importer des équipements apicoles depuis l'extérieur n'est pas permis", explique Ibrahim al-Dabba, qui a demandé de l'aide aux autorités, du Hamas à Gaza et de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, et à des organisations extérieures. "Mais personne ne nous a aidés", ajoute-t-il. Malgré les épreuves, il dit garder espoir en observant "les abeilles coexister et s'adapter". "Désormais, elles vont et viennent et se sentent chez elles", note-t-il, en disant espérer que "la bonté et une vie en paix et en sécurité soient possibles ici, comme dans d'autres pays".
Texte intégral (513 mots)
Avec ses fils, équipés de chapeaux de protection grillagés et d'enfumoirs en métal, il inspecte avec précaution les rangées grouillantes mais bien ordonnées de ses ruches. A chaque fois que cet apiculteur de 49 ans soulève un des cadres de bois où les abeilles construisent méticuleusement leurs alvéoles, des nuées s'échappent en direction des ruines du quartier de Tel al-Hawa. Ce décor inhospitalier s'est imposé à Ibrahim al-Dabba, responsable de la Coopérative des apiculteurs de la bande de Gaza, lorsque la guerre qui a éclaté entre le mouvement islamiste Hamas et Israël en octobre 2023 a réduit à néant son secteur. "Nous avions plus de 40.000 ruches et 450 apiculteurs" avant le conflit et un millier de familles vivaient de cette activité à travers le territoire, affirme-t-il, depuis le toit où il a été contraint de déplacer ses ruches. Sur les 400 dont il disposait sur des terres agricoles à l'est de la ville, il a réussi à en sauver 35. Le conflit, qui perdure malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, a "détruit la filière apicole à plus de 95%", selon M. Dabba, "car la plupart des apiculteurs travaillaient près des zones frontalières", plus arborées mais aujourd'hui sous contrôle militaire. "On ne peut ni s'en approcher, ni y entrer", dit-il à l'AFP. Les abeilles, qui ne produisent plus qu'une infime portion de miel par rapport à l'avant-guerre, "sont censées vivre en sécurité dans une zone agricole adaptée, mais aujourd'hui elles souffrent tout autant que nous", se lamente-t-il. "Tout comme nous avons été déplacés (...), les abeilles ont été déplacées vers les toits". "Les abeilles coexistent et s'adaptent" Le 7 octobre 2023, l'attaque sans précédent du Hamas en Israël a causé la mort de plus de 1.200 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes. La campagne de représailles israélienne a depuis fait plus de 73.300 morts, selon le ministère de la Santé à Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël continue de mener des frappes à travers le territoire palestinien, que l'armée contrôle à plus de 60%. La situation humanitaire y demeure critique, des centaines de milliers de personnes vivant encore sous des tentes tandis que les forces israéliennes exercent un contrôle strict sur les entrées de marchandises. "Nous manquons de fournitures essentielles car importer des équipements apicoles depuis l'extérieur n'est pas permis", explique Ibrahim al-Dabba, qui a demandé de l'aide aux autorités, du Hamas à Gaza et de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, et à des organisations extérieures. "Mais personne ne nous a aidés", ajoute-t-il. Malgré les épreuves, il dit garder espoir en observant "les abeilles coexister et s'adapter". "Désormais, elles vont et viennent et se sentent chez elles", note-t-il, en disant espérer que "la bonté et une vie en paix et en sécurité soient possibles ici, comme dans d'autres pays".

07.08.2026 à 16:03

FRANCE24
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Dans une cage, une serviette de bain dissimule la tête d'un chevreuil âgé de quelques mois. "S'il ne nous voit pas, il pense qu'on ne le voit pas non plus, donc ça le calme", murmure Beatriz Pessoa, vétérinaire salariée. L'animal est arrivé dans ce centre géré par la Ligue de protection des oiseaux (LPO) à Audenge, l'une des communes évacuées face à la menace du brasier, il y a quelques jours. L'équipe ne peut affirmer avec certitude qu'il est une victime directe de l'incendie. La salariée amène l'animal dans une volière, où il sera pris en charge le temps nécessaire avant d'être relâché. En sortant de la cage, il tente de s'échapper en sautant aux quatre coins de l'enclos, puis fait des allers-retours le long du grillage. "Il fait de la stéréotypie, des mouvements répétifs, il est stressé", explique Maëlis Vermorel, coordinatrice du centre de soins. "Double peine" La plupart des chevreuils recueillis depuis le gigantesque incendie sont morts de myopathie de capture, une maladie provoquée par le stress qui entraîne une nécrose des muscles. Pendant que le brasier faisait rage, des animaux recueillis sont morts dans les 48 heures, "en dépit des soins apportés", relate Maëlis Vermorel. D'autres étaient dans un état si "catastrophique" que l'équipe a décidé d'abréger leurs souffrances à leur arrivée. Parmi les 6.000 animaux que recueille le centre chaque année, beaucoup sont "des victimes de la canicule et de la sécheresse", souligne-t-elle. "L'incendie, c'était la double peine pour les animaux sauvages: les petits n'ont pas réussi à fuir et les gros étaient difficiles à attraper." La sécheresse extrême qui sévit actuellement dans la forêt des Landes de Gascogne a accéléré la propagation du feu. Le 24 juillet, le centre, lui-même menacé par les flammes, a été déplacé à Tonneins (Lot-et-Garonne), avant de rouvrir cette semaine. Privés de nourriture Dans une volière adjacente volent deux milans noirs, des rapaces au plumage brun et à la tête clairsemée de blanc, reconnaissables à leur queue légèrement échancrée. "Ils ont été recueillis très jeunes pendant la canicule et l'un d'eux est prêt à être relâché", se réjouit Beatriz Pessoa. La vétérinaire enchaîne les soins: oiseaux, chauve-souris, crapauds... Soudain, un renard apporté par des particuliers prend place sur la table d'opération, où se trouvait quelques minutes plus tôt un hérisson à la patte blessée. Il ne pèse que 1,4 kilogramme et son crâne a été perforé par une branche. "Il faut d'abord le stabiliser", explique-t-elle en posant une perfusion pour réhydrater l'animal. La gueule grande ouverte, il remue à peine et semble se laisser mourir. "On ne saura jamais comment il s'est fait ça, il a pu être désorienté, s'être fait attaquer ou bien il s'est perdu sans pouvoir trouver de nourriture", déplore la coordinatrice du centre. Environ 42.000 hectares ont été parcourus par le mégafeu: c'est autant d'habitats disparus pour les espèces sauvages, comme les oiseaux qui nichent dans les arbres. "Nombre d'espèces ne pourront pas revenir dans les zones brûlées avant très longtemps. Le sinistre rend aussi plus difficile l'accès à la nourriture", souligne Maëlis Vermorel.
Texte intégral (566 mots)
Dans une cage, une serviette de bain dissimule la tête d'un chevreuil âgé de quelques mois. "S'il ne nous voit pas, il pense qu'on ne le voit pas non plus, donc ça le calme", murmure Beatriz Pessoa, vétérinaire salariée. L'animal est arrivé dans ce centre géré par la Ligue de protection des oiseaux (LPO) à Audenge, l'une des communes évacuées face à la menace du brasier, il y a quelques jours. L'équipe ne peut affirmer avec certitude qu'il est une victime directe de l'incendie. La salariée amène l'animal dans une volière, où il sera pris en charge le temps nécessaire avant d'être relâché. En sortant de la cage, il tente de s'échapper en sautant aux quatre coins de l'enclos, puis fait des allers-retours le long du grillage. "Il fait de la stéréotypie, des mouvements répétifs, il est stressé", explique Maëlis Vermorel, coordinatrice du centre de soins. "Double peine" La plupart des chevreuils recueillis depuis le gigantesque incendie sont morts de myopathie de capture, une maladie provoquée par le stress qui entraîne une nécrose des muscles. Pendant que le brasier faisait rage, des animaux recueillis sont morts dans les 48 heures, "en dépit des soins apportés", relate Maëlis Vermorel. D'autres étaient dans un état si "catastrophique" que l'équipe a décidé d'abréger leurs souffrances à leur arrivée. Parmi les 6.000 animaux que recueille le centre chaque année, beaucoup sont "des victimes de la canicule et de la sécheresse", souligne-t-elle. "L'incendie, c'était la double peine pour les animaux sauvages: les petits n'ont pas réussi à fuir et les gros étaient difficiles à attraper." La sécheresse extrême qui sévit actuellement dans la forêt des Landes de Gascogne a accéléré la propagation du feu. Le 24 juillet, le centre, lui-même menacé par les flammes, a été déplacé à Tonneins (Lot-et-Garonne), avant de rouvrir cette semaine. Privés de nourriture Dans une volière adjacente volent deux milans noirs, des rapaces au plumage brun et à la tête clairsemée de blanc, reconnaissables à leur queue légèrement échancrée. "Ils ont été recueillis très jeunes pendant la canicule et l'un d'eux est prêt à être relâché", se réjouit Beatriz Pessoa. La vétérinaire enchaîne les soins: oiseaux, chauve-souris, crapauds... Soudain, un renard apporté par des particuliers prend place sur la table d'opération, où se trouvait quelques minutes plus tôt un hérisson à la patte blessée. Il ne pèse que 1,4 kilogramme et son crâne a été perforé par une branche. "Il faut d'abord le stabiliser", explique-t-elle en posant une perfusion pour réhydrater l'animal. La gueule grande ouverte, il remue à peine et semble se laisser mourir. "On ne saura jamais comment il s'est fait ça, il a pu être désorienté, s'être fait attaquer ou bien il s'est perdu sans pouvoir trouver de nourriture", déplore la coordinatrice du centre. Environ 42.000 hectares ont été parcourus par le mégafeu: c'est autant d'habitats disparus pour les espèces sauvages, comme les oiseaux qui nichent dans les arbres. "Nombre d'espèces ne pourront pas revenir dans les zones brûlées avant très longtemps. Le sinistre rend aussi plus difficile l'accès à la nourriture", souligne Maëlis Vermorel.

07.08.2026 à 15:49

FRANCE24
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Mais ces moustiques mâles ne piquent pas. Ils sont porteurs d'une bactérie appelée Wolbachia, qui empêche l'éclosion des oeufs lorsqu'ils s'accouplent avec des femelles non porteuses. Cette initiative est la première du genre à destination des particuliers aux Etats-Unis. D'ici la fin de l'été, 600.000 moustiques tigres (Aedes albopictus) seront relâchés dans l'ensemble de la région. "Avec le changement climatique, nous sommes assis sur une bombe à retardement", affirme à l'AFP le fondateur de Bee Safe Mosquito Control, entreprise à l'initiative du projet. En effet, la hausse des températures prolonge la saison des moustiques et multiplie les journées chaudes et humides dans la majorité des Etats-Unis dont ces insectes vecteurs de maladies ont besoin pour proliférer. Le traitement, vendu sous le nom "ZAP Males" ne cible que les moustiques tigres, une espèce non originaire de la région mais qui propage des maladies comme la dengue. Une menace qui est prise au sérieux par les autorités après l'apparition cette semaine dans le nord de la Virginie du premier cas de dengue contractée localement dans l'Etat. "Terrorisée" Ancien ingénieur électricien originaire du Kentucky, Todd Montgomery s'est installé dans la région pour occuper un poste dans le secteur de la défense. Il a fondé son entreprise en 2023, dans le but de réduire l'utilisation des pesticides. "Tout est parti de mon intérêt pour les plantes indigènes et mon attachement aux pollinisateurs, en voyant la pulvérisation (de pesticides) si près de chez moi et ayant envie d'éliminer ce risque", raconte l'homme de 32 ans qui prépare aujourd'hui un master en entomologie. Une préoccupation partagée par ses clients, soucieux de se protéger des pesticides conventionnels comme la bifenthrine, classée comme cancérogène possible pour les humains. "Nous avons un magnifique jardin. Je plantais entre mai et juin puis je n'y mettais presque plus les pieds jusqu'à octobre", affirme Sandra Marquardt, 67 ans, qui ajoute ne jamais avoir utilisé de pesticide, bien qu'elle en ait eu parfois envie en voyant faire ses voisins. "C'est d'une efficacité déconcertante", dit-elle, se félicitant désormais de pouvoir dîner sur sa terrasse avec son mari et s'occuper de son jardin sans être "terrorisée" par les moustiques. Vingt-cinq clients se sont inscrits au programme, recevant chacun 1.500 moustiques par semaine pendant 16 semaines. Todd Montgomery affirme être complet cette année et prendre des réservations pour 2027. Maladies Singapour mène le plus vaste programme public de ce type: "Projet Wolbachia". Lancé en 2016, celui-ci relâche désormais plus de 10 millions de moustiques par semaine. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que cette méthode permettait de réduire fortement la population d'Aedes aegypti et réduire le risque de dengue de plus de 70%. En mai, Google a déposé une demande d'autorisation pour lâcher 32 millions de moustiques dans le cadre d'un projet similaire en Floride et en Californie. Méfiante à l'égard des produits chimiques en tant que mère d'un jeune enfant, April Chunko, 44 ans, explique à l'AFP avoir "tout de suite adhéré à l'idée" de l'entreprise de Todd Montgomery. "Nous avons un bac à sable qu'il (son fils, ndlr.) adore et c'est dur d'apprécier cet espace parce qu'on se fait littéralement dévorer par les moustiques", assure-t-elle. "Je n'ai pas encore vu une grosse différence, mais j'ai aussi des bois derrière moi". Marcelo Jacobs-Lorena, professeur d'entomolgie à l'université Johns Hopkins, explique que les résultats variables peuvent s'expliquer par des conditions locales différentes. Egalement, cela dépend de l'ampleur de l'intervention menée. Mais, selon lui une telle stratégie risquait de devenir "une entreprise sans fin". Il privilégie ainsi une autre utilisation de la bactérie Wolbachia. Au lieu de réduire la population de moustiques, son approche consiste à relâcher à la fois des mâles et des femelles porteurs de la même souche, de sorte que leurs oeufs éclosent normalement et que la bactérie se propage au sein de la population. "Ainsi il y aura encore des moustiques pour piquer des gens, mais ils ne transmettront plus de maladies", ajoute-t-il.
Texte intégral (710 mots)
Mais ces moustiques mâles ne piquent pas. Ils sont porteurs d'une bactérie appelée Wolbachia, qui empêche l'éclosion des oeufs lorsqu'ils s'accouplent avec des femelles non porteuses. Cette initiative est la première du genre à destination des particuliers aux Etats-Unis. D'ici la fin de l'été, 600.000 moustiques tigres (Aedes albopictus) seront relâchés dans l'ensemble de la région. "Avec le changement climatique, nous sommes assis sur une bombe à retardement", affirme à l'AFP le fondateur de Bee Safe Mosquito Control, entreprise à l'initiative du projet. En effet, la hausse des températures prolonge la saison des moustiques et multiplie les journées chaudes et humides dans la majorité des Etats-Unis dont ces insectes vecteurs de maladies ont besoin pour proliférer. Le traitement, vendu sous le nom "ZAP Males" ne cible que les moustiques tigres, une espèce non originaire de la région mais qui propage des maladies comme la dengue. Une menace qui est prise au sérieux par les autorités après l'apparition cette semaine dans le nord de la Virginie du premier cas de dengue contractée localement dans l'Etat. "Terrorisée" Ancien ingénieur électricien originaire du Kentucky, Todd Montgomery s'est installé dans la région pour occuper un poste dans le secteur de la défense. Il a fondé son entreprise en 2023, dans le but de réduire l'utilisation des pesticides. "Tout est parti de mon intérêt pour les plantes indigènes et mon attachement aux pollinisateurs, en voyant la pulvérisation (de pesticides) si près de chez moi et ayant envie d'éliminer ce risque", raconte l'homme de 32 ans qui prépare aujourd'hui un master en entomologie. Une préoccupation partagée par ses clients, soucieux de se protéger des pesticides conventionnels comme la bifenthrine, classée comme cancérogène possible pour les humains. "Nous avons un magnifique jardin. Je plantais entre mai et juin puis je n'y mettais presque plus les pieds jusqu'à octobre", affirme Sandra Marquardt, 67 ans, qui ajoute ne jamais avoir utilisé de pesticide, bien qu'elle en ait eu parfois envie en voyant faire ses voisins. "C'est d'une efficacité déconcertante", dit-elle, se félicitant désormais de pouvoir dîner sur sa terrasse avec son mari et s'occuper de son jardin sans être "terrorisée" par les moustiques. Vingt-cinq clients se sont inscrits au programme, recevant chacun 1.500 moustiques par semaine pendant 16 semaines. Todd Montgomery affirme être complet cette année et prendre des réservations pour 2027. Maladies Singapour mène le plus vaste programme public de ce type: "Projet Wolbachia". Lancé en 2016, celui-ci relâche désormais plus de 10 millions de moustiques par semaine. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a montré que cette méthode permettait de réduire fortement la population d'Aedes aegypti et réduire le risque de dengue de plus de 70%. En mai, Google a déposé une demande d'autorisation pour lâcher 32 millions de moustiques dans le cadre d'un projet similaire en Floride et en Californie. Méfiante à l'égard des produits chimiques en tant que mère d'un jeune enfant, April Chunko, 44 ans, explique à l'AFP avoir "tout de suite adhéré à l'idée" de l'entreprise de Todd Montgomery. "Nous avons un bac à sable qu'il (son fils, ndlr.) adore et c'est dur d'apprécier cet espace parce qu'on se fait littéralement dévorer par les moustiques", assure-t-elle. "Je n'ai pas encore vu une grosse différence, mais j'ai aussi des bois derrière moi". Marcelo Jacobs-Lorena, professeur d'entomolgie à l'université Johns Hopkins, explique que les résultats variables peuvent s'expliquer par des conditions locales différentes. Egalement, cela dépend de l'ampleur de l'intervention menée. Mais, selon lui une telle stratégie risquait de devenir "une entreprise sans fin". Il privilégie ainsi une autre utilisation de la bactérie Wolbachia. Au lieu de réduire la population de moustiques, son approche consiste à relâcher à la fois des mâles et des femelles porteurs de la même souche, de sorte que leurs oeufs éclosent normalement et que la bactérie se propage au sein de la population. "Ainsi il y aura encore des moustiques pour piquer des gens, mais ils ne transmettront plus de maladies", ajoute-t-il.

07.08.2026 à 15:37

FRANCE24
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Vers 14H00 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,14%, l'indice Nasdaq avançait de 0,73% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,30%. "On craignait qu'un rapport sur l'emploi nettement plus solide ne donne à la Fed des raisons supplémentaires de relever ses taux lors de sa réunion de septembre", commente auprès de l'AFP Sam Stovall, du cabinet CFRA. "Cependant, les chiffres d'aujourd'hui, bien plus faibles que prévu, ont écarté cette possibilité", juge-t-il. Au mois de juillet, le marché de l'emploi américain a perdu 23.000 postes, là où les analystes tablaient sur une hausse de l'ordre de 83.000. Les statistiques officielles mettent aussi en avant une forte révision à la baisse des créations d'emplois en mai et juin (-103.000). Le taux de chômage a lui reculé à 4,1% le mois dernier. Avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, les experts "s'attendaient à ce que la Fed n'ait d'autre choix que de relever ses taux pour lutter contre une inflation obstinément élevée, en raison de la grande vigueur du marché de l'emploi, mais ce rapport montre que ce n'est pas le cas", assure Chris Zaccarelli, analyste de Northlight Asset Management. "L'ampleur de ce recul suggère que le marché du travail pourrait perdre de son élan et ne peut plus être considéré comme le pilier de la croissance", note Charlie Ripley, stratégiste pour Allianz Investment Management. Désormais tiraillée entre ses deux mandats - viser le plein emploi et modérer la hausse des prix -, la banque centrale devrait opter pour un nouveau statu quo sur ses taux en septembre, selon les prédictions du marché. Celles-ci pourraient encore évoluer au gré des prochains indicateurs économiques, en particulier les chiffres de l'inflation publiés la semaine prochaine. En attendant, les anticipations d'une Fed plus accommodante ont nettement diminué la pression sur les taux obligataires. Vers 14H00 GMT, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans évoluait à 4,63% contre 4,68% à la clôture la veille. "C'est encourageant" pour les entreprises, "au moins à court terme, et cela nous permettra peut-être d'enregistrer aujourd'hui un nouveau plus haut pour le S&P 500", anticipe Sam Stovall. Côté entreprises, le site de location immobilière de courte durée Airbnb bondissait de plus de 15% après avoir fait état d'un deuxième trimestre supérieur aux attentes et partagé des prévisions pour l'été également au-dessus des anticipations. L'éditeur de logiciels australien Atlassian était placé sur orbite (+31,32%), également récompensé pour ses résultats. Les fabricants américains de panneaux solaires étaient en forme après l'annonce, la veille, de droits de douane de 15% sur le silicium polycristallin, matériau clé pour fabriquer ces objets. Le gouvernement américain, qui a aussi prévu un prix plancher sur ce matériau et les produits en contenant, a justifié cette mesure par la nécessité "d'amener la chaîne d'approvisionnement" du solaire sur le sol national. Le silicium polycristallin est aussi très utilisé pour les semi-conducteurs. First Solar gagnait 6,28% et SolarEdge Technologies prenait 1,36%.
Texte intégral (515 mots)
Vers 14H00 GMT, le Dow Jones s'octroyait 0,14%, l'indice Nasdaq avançait de 0,73% et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,30%. "On craignait qu'un rapport sur l'emploi nettement plus solide ne donne à la Fed des raisons supplémentaires de relever ses taux lors de sa réunion de septembre", commente auprès de l'AFP Sam Stovall, du cabinet CFRA. "Cependant, les chiffres d'aujourd'hui, bien plus faibles que prévu, ont écarté cette possibilité", juge-t-il. Au mois de juillet, le marché de l'emploi américain a perdu 23.000 postes, là où les analystes tablaient sur une hausse de l'ordre de 83.000. Les statistiques officielles mettent aussi en avant une forte révision à la baisse des créations d'emplois en mai et juin (-103.000). Le taux de chômage a lui reculé à 4,1% le mois dernier. Avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, les experts "s'attendaient à ce que la Fed n'ait d'autre choix que de relever ses taux pour lutter contre une inflation obstinément élevée, en raison de la grande vigueur du marché de l'emploi, mais ce rapport montre que ce n'est pas le cas", assure Chris Zaccarelli, analyste de Northlight Asset Management. "L'ampleur de ce recul suggère que le marché du travail pourrait perdre de son élan et ne peut plus être considéré comme le pilier de la croissance", note Charlie Ripley, stratégiste pour Allianz Investment Management. Désormais tiraillée entre ses deux mandats - viser le plein emploi et modérer la hausse des prix -, la banque centrale devrait opter pour un nouveau statu quo sur ses taux en septembre, selon les prédictions du marché. Celles-ci pourraient encore évoluer au gré des prochains indicateurs économiques, en particulier les chiffres de l'inflation publiés la semaine prochaine. En attendant, les anticipations d'une Fed plus accommodante ont nettement diminué la pression sur les taux obligataires. Vers 14H00 GMT, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans évoluait à 4,63% contre 4,68% à la clôture la veille. "C'est encourageant" pour les entreprises, "au moins à court terme, et cela nous permettra peut-être d'enregistrer aujourd'hui un nouveau plus haut pour le S&P 500", anticipe Sam Stovall. Côté entreprises, le site de location immobilière de courte durée Airbnb bondissait de plus de 15% après avoir fait état d'un deuxième trimestre supérieur aux attentes et partagé des prévisions pour l'été également au-dessus des anticipations. L'éditeur de logiciels australien Atlassian était placé sur orbite (+31,32%), également récompensé pour ses résultats. Les fabricants américains de panneaux solaires étaient en forme après l'annonce, la veille, de droits de douane de 15% sur le silicium polycristallin, matériau clé pour fabriquer ces objets. Le gouvernement américain, qui a aussi prévu un prix plancher sur ce matériau et les produits en contenant, a justifié cette mesure par la nécessité "d'amener la chaîne d'approvisionnement" du solaire sur le sol national. Le silicium polycristallin est aussi très utilisé pour les semi-conducteurs. First Solar gagnait 6,28% et SolarEdge Technologies prenait 1,36%.

07.08.2026 à 15:33

FRANCE24
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"Une procédure de flagrance est ouverte des chefs de violences sans incapacité de travail en réunion et est confiée à la brigade de recherches de Lorient", écrit la procureure de la République de Lorient, Laetitia Mirande. M. Tegnér a porté plainte, ajoute-t-elle. De nombreux témoins doivent être auditionnés. Aucun auteur n'a été "identifié ou désigné" et il n'y pas eu d'interpellation, a précisé la magistrate. M. Tegnér avait dénoncé jeudi sur les réseaux sociaux une agression par des militants "antifascistes". "J'ai été agressé cette nuit par 150 antifas sur l’île de Groix en Bretagne durant mes vacances, chiffre confirmé par les caméras de vidéosurveillance. Une plainte vient d’être déposée. Merci de vos messages de soutien. Personne ne me fera jamais taire. La Bretagne mérite mieux !", a-t-il écrit sur X. Selon le parquet, la gendarmerie a été contactée peu avant 03h00 jeudi par Erik Tegnér "afin d’intervenir pour une rixe en cours à Port Tudy". "Rapidement sur place, les gendarmes constataient le fait que le port était rempli d'une foule estimée entre 100 et 150 personnes disséminées en petits groupes dans une ambiance animée mais calme", continue la procureure. M. Tegnér "ayant regagné son bateau en paddle en raison de la pression d'une partie de la foule, il était contacté et accompagné immédiatement à la gendarmerie". "L'intéressé ne souhaitait dans un premier temps pas déposer plainte. Il se montrait inadapté dans ses échanges avec les opérateurs police et gendarmerie", explique Mme Mirande. "Il indiquait avoir passé la soirée dans un bar avec des amis, avoir été reconnu, avoir été invectivé et insulté par une foule croissante et repoussé vers le port afin de regagner son bateau amarré non loin. Il ne présentait aucune trace de blessures", selon la procureure. Recontacté ensuite par la gendarmerie, M. Tegnér a notamment indiqué avoir été "poussé par quatre individus agressifs" et a transmis les vidéos prises au moment des faits. Sur X, le vice-président du RN Sébastien Chenu a dit apporter à Erik Tegnér tout son "soutien et celui de milliers de patriotes scandalisés par la violence de cette extrême gauche". Le fondateur de Frontières, Erik Tegnér, a été condamné le 18 juin par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison avec sursis pour avoir divulgué les données d'avocats spécialisés en droit migratoire.
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"Une procédure de flagrance est ouverte des chefs de violences sans incapacité de travail en réunion et est confiée à la brigade de recherches de Lorient", écrit la procureure de la République de Lorient, Laetitia Mirande. M. Tegnér a porté plainte, ajoute-t-elle. De nombreux témoins doivent être auditionnés. Aucun auteur n'a été "identifié ou désigné" et il n'y pas eu d'interpellation, a précisé la magistrate. M. Tegnér avait dénoncé jeudi sur les réseaux sociaux une agression par des militants "antifascistes". "J'ai été agressé cette nuit par 150 antifas sur l’île de Groix en Bretagne durant mes vacances, chiffre confirmé par les caméras de vidéosurveillance. Une plainte vient d’être déposée. Merci de vos messages de soutien. Personne ne me fera jamais taire. La Bretagne mérite mieux !", a-t-il écrit sur X. Selon le parquet, la gendarmerie a été contactée peu avant 03h00 jeudi par Erik Tegnér "afin d’intervenir pour une rixe en cours à Port Tudy". "Rapidement sur place, les gendarmes constataient le fait que le port était rempli d'une foule estimée entre 100 et 150 personnes disséminées en petits groupes dans une ambiance animée mais calme", continue la procureure. M. Tegnér "ayant regagné son bateau en paddle en raison de la pression d'une partie de la foule, il était contacté et accompagné immédiatement à la gendarmerie". "L'intéressé ne souhaitait dans un premier temps pas déposer plainte. Il se montrait inadapté dans ses échanges avec les opérateurs police et gendarmerie", explique Mme Mirande. "Il indiquait avoir passé la soirée dans un bar avec des amis, avoir été reconnu, avoir été invectivé et insulté par une foule croissante et repoussé vers le port afin de regagner son bateau amarré non loin. Il ne présentait aucune trace de blessures", selon la procureure. Recontacté ensuite par la gendarmerie, M. Tegnér a notamment indiqué avoir été "poussé par quatre individus agressifs" et a transmis les vidéos prises au moment des faits. Sur X, le vice-président du RN Sébastien Chenu a dit apporter à Erik Tegnér tout son "soutien et celui de milliers de patriotes scandalisés par la violence de cette extrême gauche". Le fondateur de Frontières, Erik Tegnér, a été condamné le 18 juin par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison avec sursis pour avoir divulgué les données d'avocats spécialisés en droit migratoire.

07.08.2026 à 15:21

FRANCE24
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Dans une requête déposée lundi devant un tribunal fédéral à San Jose (Californie), Apple ne décrit plus le simple débauchage de salariés, évoqué dans sa plainte initiale le 10 juillet, mais des "actes répétés de vol délibéré", destinés selon elle à "faire avancer le programme et les ambitions d'OpenAI dans le matériel". OpenAI "ne saurait être autorisé à utiliser les secrets d'Apple pour prendre une avance indue" dans cette compétition, écrit le fabricant de l'iPhone, qui y voit un préjudice concurrentiel "qu'aucune indemnisation financière ne pourrait réparer". OpenAI a riposté mercredi en plaidant le rejet définitif du dossier, qui interdirait à Apple de revenir à la charge. "Apple a bâti sa réputation en prêtant une attention méticuleuse aux moindres détails. Cette plainte fait l'inverse", écrivent les avocats d'OpenAI, jugeant "pourrie jusqu'au trognon" la plainte de la marque à la pomme. Le juge fédéral Edward J. Davila examinera le 1er octobre les requêtes des deux adversaires, qui restent en même temps partenaires, puisque ChatGPT est intégré aux produits Apple depuis 2024. Apple "ne saurait être autorisé à utiliser une plainte prétexte et sans fondement pour compenser ses difficultés à recruter et à retenir ses employés, ainsi que ses échecs à intégrer l'intelligence artificielle dans ses produits", fustigent les avocats d'OpenAI. Ces derniers invoquent le droit californien qui "encourage" la mobilité des salariés, "à laquelle on attribue la révolution technologique qui a rendu les entreprises de cet État enviées du monde entier". Plus de 400 anciens d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI, affirme la plainte initiale. "Le préjudice se produit en ce moment même", écrivent de leur côté les avocats d'Apple: chaque jour sans injonction permet à OpenAI d'"incorporer" un peu plus ces informations "dans le développement de ses appareils", rendant le retour en arrière toujours plus difficile. Enceinte IA Pour convaincre le juge de l'urgence, les avocats d'Apple ont versé un article du média TechCrunch décrivant les détails qui ont fuité sur le premier appareil très attendu d'OpenAI: une enceinte connectée sans écran, conçue avec le studio de Jony Ive, célèbre ancien responsable du design d'Apple. L'agence Bloomberg a ajouté jeudi que l'objet aurait la forme circulaire d'un donut, la taille d'un palet de hockey et coûterait entre 300 et 400 dollars, pour un lancement en 2027. OpenAI n'a jamais confirmé ces fuites. Le créateur de ChatGPT soutient devant le juge construire "quelque chose d'entièrement nouveau et différent de tout ce qui existe chez Apple", et relève qu'Apple "n'allègue jamais que l'appareil d'OpenAI partagerait le moindre élément de conception (...) de fournisseur ou de composant avec un produit Apple". De son côté, Apple reproche au directeur du matériel d'OpenAI, Tang Tan, ancien vice-président du design chez elle, d'avoir utilisé le nom de code interne d'un produit non annoncé pour soutirer des informations à des candidats. Selon la requête, OpenAI leur demandait d'apporter en entretien "des prototypes" et des fichiers de conception, pour des séances de "show and tell" -- un exercice scolaire américain où l'élève présente un objet à sa classe. OpenAI répond qu'il s'agit de "pratiques ordinaires du secteur" et qu'Apple "n'identifie aucun secret des affaires précis" qui aurait été divulgué à M. Tan. Selon ses avocats, celui-ci a "répété à ses recrues et à son équipe de ne pas apporter ni divulguer d'informations confidentielles de leurs anciens employeurs". OpenAI se défend aussi en accusant Apple d'avoir mal protégé ses propres données, affirmant que le groupe de Cupertino est "resté connecté aux comptes personnels" de l'ingénieur Chang Liu, l'un des deux ex-salariés poursuivis, "longtemps après son départ" du groupe. Une négligence qui rendrait inopérant le droit d'invoquer le secret des affaires, estime OpenAI. L'affaire tombe à un moment sensible pour OpenAI, qui prépare son entrée en Bourse sur la base d'une valorisation de quelque 852 milliards de dollars, et mène une compétition acharnée avec Anthropic, son voisin et rival de San Francisco.
Texte intégral (702 mots)
Dans une requête déposée lundi devant un tribunal fédéral à San Jose (Californie), Apple ne décrit plus le simple débauchage de salariés, évoqué dans sa plainte initiale le 10 juillet, mais des "actes répétés de vol délibéré", destinés selon elle à "faire avancer le programme et les ambitions d'OpenAI dans le matériel". OpenAI "ne saurait être autorisé à utiliser les secrets d'Apple pour prendre une avance indue" dans cette compétition, écrit le fabricant de l'iPhone, qui y voit un préjudice concurrentiel "qu'aucune indemnisation financière ne pourrait réparer". OpenAI a riposté mercredi en plaidant le rejet définitif du dossier, qui interdirait à Apple de revenir à la charge. "Apple a bâti sa réputation en prêtant une attention méticuleuse aux moindres détails. Cette plainte fait l'inverse", écrivent les avocats d'OpenAI, jugeant "pourrie jusqu'au trognon" la plainte de la marque à la pomme. Le juge fédéral Edward J. Davila examinera le 1er octobre les requêtes des deux adversaires, qui restent en même temps partenaires, puisque ChatGPT est intégré aux produits Apple depuis 2024. Apple "ne saurait être autorisé à utiliser une plainte prétexte et sans fondement pour compenser ses difficultés à recruter et à retenir ses employés, ainsi que ses échecs à intégrer l'intelligence artificielle dans ses produits", fustigent les avocats d'OpenAI. Ces derniers invoquent le droit californien qui "encourage" la mobilité des salariés, "à laquelle on attribue la révolution technologique qui a rendu les entreprises de cet État enviées du monde entier". Plus de 400 anciens d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI, affirme la plainte initiale. "Le préjudice se produit en ce moment même", écrivent de leur côté les avocats d'Apple: chaque jour sans injonction permet à OpenAI d'"incorporer" un peu plus ces informations "dans le développement de ses appareils", rendant le retour en arrière toujours plus difficile. Enceinte IA Pour convaincre le juge de l'urgence, les avocats d'Apple ont versé un article du média TechCrunch décrivant les détails qui ont fuité sur le premier appareil très attendu d'OpenAI: une enceinte connectée sans écran, conçue avec le studio de Jony Ive, célèbre ancien responsable du design d'Apple. L'agence Bloomberg a ajouté jeudi que l'objet aurait la forme circulaire d'un donut, la taille d'un palet de hockey et coûterait entre 300 et 400 dollars, pour un lancement en 2027. OpenAI n'a jamais confirmé ces fuites. Le créateur de ChatGPT soutient devant le juge construire "quelque chose d'entièrement nouveau et différent de tout ce qui existe chez Apple", et relève qu'Apple "n'allègue jamais que l'appareil d'OpenAI partagerait le moindre élément de conception (...) de fournisseur ou de composant avec un produit Apple". De son côté, Apple reproche au directeur du matériel d'OpenAI, Tang Tan, ancien vice-président du design chez elle, d'avoir utilisé le nom de code interne d'un produit non annoncé pour soutirer des informations à des candidats. Selon la requête, OpenAI leur demandait d'apporter en entretien "des prototypes" et des fichiers de conception, pour des séances de "show and tell" -- un exercice scolaire américain où l'élève présente un objet à sa classe. OpenAI répond qu'il s'agit de "pratiques ordinaires du secteur" et qu'Apple "n'identifie aucun secret des affaires précis" qui aurait été divulgué à M. Tan. Selon ses avocats, celui-ci a "répété à ses recrues et à son équipe de ne pas apporter ni divulguer d'informations confidentielles de leurs anciens employeurs". OpenAI se défend aussi en accusant Apple d'avoir mal protégé ses propres données, affirmant que le groupe de Cupertino est "resté connecté aux comptes personnels" de l'ingénieur Chang Liu, l'un des deux ex-salariés poursuivis, "longtemps après son départ" du groupe. Une négligence qui rendrait inopérant le droit d'invoquer le secret des affaires, estime OpenAI. L'affaire tombe à un moment sensible pour OpenAI, qui prépare son entrée en Bourse sur la base d'une valorisation de quelque 852 milliards de dollars, et mène une compétition acharnée avec Anthropic, son voisin et rival de San Francisco.

07.08.2026 à 15:07

FRANCE24
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Jeudi, au moins 58 soldats avaient été tués par des tirs de missiles et de drones des Houthis pro-iraniens, notamment dans la province de Marib (centre), à nouveau frappée vendredi. Les Houthis ont également frappé l'Arabie saoudite jeudi soir, faisant 11 blessés, selon la coalition militaire dirigée par Ryad, qui était intervenue en 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles. La coalition ne restera pas "les bras croisés", a averti vendredi une source proche de l'armée saoudienne, disant que Marib constituait une "ligne rouge". "La coalition ne cherche pas l'escalade, mais nous ne permettrons pas que l'équilibre actuel des forces sur le terrain soit modifié", a-t-elle ajouté. L'attaque a été perpétrée vendredi dans un secteur au sud de Marib, faisant "trois morts et quatre blessés, selon un bilan préliminaire" donné à l'AFP par une source militaire sous couvert d'anonymat. Les Houthis ont lancé "plus de dix missiles et sept drones suicide visant des camps militaires", a-t-elle ajouté. Deux civils tués D'après la même source, les Houthis cherchent à lancer une offensive sur la ville. Deux civils y ont péri dans une attaque distincte vendredi, selon le ministre de la Santé. La veille, une attaque avait visé un camp militaire dans la même province ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite. Une source militaire avait communiqué un bilan de 58 morts et de "dizaines de blessés". Les Houthis ont revendiqué les deux attaques et affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Cette dernière flambée de violences ravive le spectre d'un retour à la guerre au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, où une trêve conclue en 2022 entre les Houthis, appuyés par Téhéran, et le gouvernement avait tenu, avant de voler en éclats le mois dernier. La reprise du conflit, commencé en 2014, a constitué une nouvelle étape dans l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Mercredi, les Houthis avaient déclaré avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé en juillet à l'encontre de la flotte saoudienne. Ils avaient auparavant frappé des infrastructures notamment pétrolières en Arabie saoudite, qui a de son côté tiré contre des positions des Houthis. La guerre au Yémen avait fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire.
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Jeudi, au moins 58 soldats avaient été tués par des tirs de missiles et de drones des Houthis pro-iraniens, notamment dans la province de Marib (centre), à nouveau frappée vendredi. Les Houthis ont également frappé l'Arabie saoudite jeudi soir, faisant 11 blessés, selon la coalition militaire dirigée par Ryad, qui était intervenue en 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement face aux rebelles. La coalition ne restera pas "les bras croisés", a averti vendredi une source proche de l'armée saoudienne, disant que Marib constituait une "ligne rouge". "La coalition ne cherche pas l'escalade, mais nous ne permettrons pas que l'équilibre actuel des forces sur le terrain soit modifié", a-t-elle ajouté. L'attaque a été perpétrée vendredi dans un secteur au sud de Marib, faisant "trois morts et quatre blessés, selon un bilan préliminaire" donné à l'AFP par une source militaire sous couvert d'anonymat. Les Houthis ont lancé "plus de dix missiles et sept drones suicide visant des camps militaires", a-t-elle ajouté. Deux civils tués D'après la même source, les Houthis cherchent à lancer une offensive sur la ville. Deux civils y ont péri dans une attaque distincte vendredi, selon le ministre de la Santé. La veille, une attaque avait visé un camp militaire dans la même province ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite. Une source militaire avait communiqué un bilan de 58 morts et de "dizaines de blessés". Les Houthis ont revendiqué les deux attaques et affirmé avoir agi en représailles au récent renforcement, selon eux, des troupes yéménites appuyées par l'Arabie saoudite. Cette dernière flambée de violences ravive le spectre d'un retour à la guerre au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, où une trêve conclue en 2022 entre les Houthis, appuyés par Téhéran, et le gouvernement avait tenu, avant de voler en éclats le mois dernier. La reprise du conflit, commencé en 2014, a constitué une nouvelle étape dans l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Mercredi, les Houthis avaient déclaré avoir attaqué deux pétroliers saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, dans le cadre du blocus qu'ils avaient annoncé en juillet à l'encontre de la flotte saoudienne. Ils avaient auparavant frappé des infrastructures notamment pétrolières en Arabie saoudite, qui a de son côté tiré contre des positions des Houthis. La guerre au Yémen avait fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire.
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