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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 14 dernières parutions

15.01.2026 à 04:51

Quatre astronautes attendus sur Terre après une évacuation médicale depuis l'espace

FRANCE24
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Les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui voyagent à bord d'une capsule Dragon de l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. Ils doivent amerrir au large de la Californie vers 08H40 GMT. L'agence spatiale américaine avait annoncé la semaine dernière que les membres de la mission Crew-11 allaient être évacués de l'ISS en raison d'un problème de santé touchant un astronaute. Un "risque persistant" et "l'incertitude quant au diagnostic" ont motivé la décision de ramener l'équipage plus tôt, a expliqué le médecin-chef de la Nasa, James Polk, tout en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une évacuation d'urgence. Les responsables de l'agence n'ont pas communiqué sur la nature de ce problème ni sur l'identité de l'astronaute concerné. "Le membre de l'équipage était et reste dans un état stable", a assuré Rob Navias, un responsable de la Nasa, peu avant que la capsule ne parte mercredi de l'ISS, qui évolue à quelque 400 km d'altitude autour de la Terre. "Décision mûrement réfléchie" "Nous allons tous bien", a par ailleurs écrit le pilote de la mission, Mike Fincke, cette semaine sur le réseau social LinkedIn. "Il s'agit d'une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d'examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C'est la bonne décision", a-t-il poursuivi. Les quatre membres de la mission Crew-11 avaient rejoint la station orbitale en août. Ils devaient y rester jusqu'à une prochaine rotation d'équipage, prévue pour mi-février. Cette mission, Crew-12, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa. La Française Sophie Adenot doit y prendre part et réaliser ainsi son premier vol dans l'espace, le premier pour une Française depuis Claudie Haigneré en 1996. Pour l'heure, la Station spatiale internationale reste occupée par trois personnes - un Américain et deux Russes arrivés en novembre à bord d'un vaisseau Soyouz. Habitée en permanence depuis 2000, l'ISS est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l'Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Depuis la guerre en Ukraine, elle est aussi l'un des derniers domaines de coopération entre Moscou et Washington. Ses équipages sont formés pour conduire des missions scientifiques mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l'espace. L'équipage évacué avait été préparé à "gérer des situations médicales imprévues", avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya. Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire spatial, l'équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l'étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines et même à la simulation de scénarios d'alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

15.01.2026 à 04:45

Dans la série "The Beauty", Ashton Kutcher et Bella Hadid en quête de perfection

FRANCE24
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Elle met en scène deux agents du FBI - dont Evan Peters, acteur fétiche du scénariste et producteur américain - enquêtant sur les décès brutaux de mannequins. Leurs investigations vont les mener à un homme d'affaires qui a fait de la recherche de la perfection physique un dangereux business. "J'aime penser que je joue la personne qui apporte au monde la fontaine de jouvence... Vous pouvez appeler ça un méchant", s'est amusé son interprète Ashton Kutcher face à l'AFP lors de la première new-yorkaise mercredi. La série interroge "ce que j'appelle la culture Ozempic (un traitement ultra-populaire contre l'obésité, NDLR)", avait expliqué son créateur au magazine culturel Variety en octobre 2024. "Une petite injection, et soudain, vous êtes plus beau, vous vous sentez mieux, et tous vos problèmes disparaissent. (...) Que se passe-t-il dans votre vie pour que vous ressentiez le besoin de faire cela?", interrogeait-il. "Parfois, c'est pour des raisons de santé, parfois c'est par vanité." Fidèle à l'éclectisme qui caractérise Ryan Murphy - à l'origine d'"American Horror Story", "Glee" ou encore "Nip/Tuck", série du début des années 2000 sur la chirurgie esthétique -, "The Beauty" mêle thriller, action, gore et satyre sociale. "J'adore les mondes déjantés et sauvages qu'il crée et qui nous permettent, en tant qu'artistes, de nous dépasser et de faire des choses dont nous n'aurions qu'osé rêver, que ce soit ces scènes de combat dingues ou sortir d'espèces de poches sanguinolentes", a confié à l'AFP l'acteur Jeremy Pope lors de la première. Comme souvent chez le scénariste et producteur américain, les guest stars font aussi le sel de la série. Après la chanteuse Lady Gaga et l'influenceuse Kim Kardashian, il a cette fois fait appel à l'actrice italo-américaine Isabella Rossellini ou encore à la mannequin star Bella Hadid. Vue en cowgirl dans quelques épisodes de "Yellowstone" en 2024, cette dernière s'offre dans "The Beauty" une séquence... détonante. Inspirée des romans graphiques du même nom de Jeremy Haun et Jason A. Hurley, la série n'est pas sans rappeler un des succès cinématographiques de 2024, "The Substance" de la Française Coralie Fargeat. Le film montrait Demi Moore en ex-star du petit écran prête à tout pour faire naître une version plus jeune et plus belle d'elle-même.

15.01.2026 à 04:33

En direct : Donald Trump met en doute la capacité de Reza Pahlavi à obtenir un soutien en Iran

FRANCE 24
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que la figure de l'opposition iranienne Reza Pahlavi "semble très sympathique", exprimant toutefois des doutes quant sa capacité à rassembler des soutiens dans le pays pour prendre le pouvoir. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran doit se tenir se jeudi. Suivez notre direct.
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Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que la figure de l'opposition iranienne Reza Pahlavi "semble très sympathique", exprimant toutefois des doutes quant sa capacité à rassembler des soutiens dans le pays pour prendre le pouvoir. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran doit se tenir se jeudi. Suivez notre direct.

15.01.2026 à 04:19

Nouvelle-Zélande: les All Blacks limogent leur entraîneur Scott Robertson

FRANCE24
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Le Néo-Zélandais de 51 ans a mené l'équipe vers 20 victoires en 27 matchs l'an dernier, en deçà des attentes de la puissante sélection, avec peu de progrès à revendiquer durant ses deux années aux commandes. Une revue interne des performances de l'équipe par la fédération a mis en lumière les vives critiques de cadres des All Blacks, et révélé le risque d'un départ de la star Ardie Savea. Le président de New Zealand Rugby, David Kirk, a estimé que le moment était venu d'opérer un changement, avec la Coupe du monde 2027 comme "objectif clé". "Le point médian du cycle de la Coupe du monde est le bon moment pour évaluer les progrès des All Blacks au cours des deux premières saisons", a déclaré David Kirk dans un communiqué. "Nous avons procédé à un examen approfondi des progrès de l'équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite eu des discussions avec Scott sur la suite à donner." "La fédération et Scott sont tous deux convenus qu'il était dans l'intérêt de l'équipe qu'il quitte son poste d'entraîneur principal", a-t-il annoncé, tout en remerciant l'entraîneur pour "sa contribution". L'entraîneur sortant s'est déclaré "dévasté" de devoir quitter l'équipe, tout en soulignant qu'il était "incroyablement fier" de ce qu'ils avaient accompli. "Entraîner les All Blacks a été l'honneur de ma vie", a-t-il dit dans un communiqué. "Comme vous pouvez l'imaginer, je suis dévasté par cette issue. Je tiens profondément à cette équipe". Perte de repères Scott Robertson a souligné avoir fait émerger un groupe talentueux de jeunes joueurs, renforçant la profondeur de l'effectif et posant de bonnes bases pour l'avenir. Mais il a dit avoir accepté de partir au vu du bilan de fin d'année. Il avait pris ses fonctions de sélectionneur en janvier 2024 avec un contrat courant jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2027 en Australie. Sa nomination avait été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme du fait qu'il avait mené l'équipe néo-zélandaise des Canterbury Crusaders à sept titres consécutifs de Super Rugby jusqu'en 2023. Il s'était attiré la sympathie des supporters grâce à ses victoires et ses mouvements de breakdance sur la pelouse après les titres de son équipe. Mais sous sa direction, les All Blacks ont perdu leurs repères. L'entraîneur a vu deux de ses adjoints partir lors de ses deux premières années invoquant des divergences avec leur sélectionneur et Scott Roberston s'est plaint l'an dernier que son autorité a été sapée. L'entraîneur des Otago Highlanders, Jamie Joseph, ancien sélectionneur du Japon, ou Dave Rennie, ex-sélectionneur de l'Australie, sont vus comme des successeurs potentiels à la tête des All Blacks qui ont un calendrier chargé en 2026 à l'approche de la Coupe du monde. Les All Blacks se rendent en Afrique du Sud pour une tournée de huit matchs en août et septembre, où ils doivent affronter les Springboks à quatre reprises. Ils recevront également la France, l'Italie et l'Irlande en Nations Cup en juillet, puis affronteront l'Australie à domicile et à l'extérieur dans le cadre de la Bledisloe Cup avant de se rendre en Europe en novembre pour d'autres de matchs de Nations Cup.
Texte intégral (561 mots)
Le Néo-Zélandais de 51 ans a mené l'équipe vers 20 victoires en 27 matchs l'an dernier, en deçà des attentes de la puissante sélection, avec peu de progrès à revendiquer durant ses deux années aux commandes. Une revue interne des performances de l'équipe par la fédération a mis en lumière les vives critiques de cadres des All Blacks, et révélé le risque d'un départ de la star Ardie Savea. Le président de New Zealand Rugby, David Kirk, a estimé que le moment était venu d'opérer un changement, avec la Coupe du monde 2027 comme "objectif clé". "Le point médian du cycle de la Coupe du monde est le bon moment pour évaluer les progrès des All Blacks au cours des deux premières saisons", a déclaré David Kirk dans un communiqué. "Nous avons procédé à un examen approfondi des progrès de l'équipe sur et en dehors du terrain et avons ensuite eu des discussions avec Scott sur la suite à donner." "La fédération et Scott sont tous deux convenus qu'il était dans l'intérêt de l'équipe qu'il quitte son poste d'entraîneur principal", a-t-il annoncé, tout en remerciant l'entraîneur pour "sa contribution". L'entraîneur sortant s'est déclaré "dévasté" de devoir quitter l'équipe, tout en soulignant qu'il était "incroyablement fier" de ce qu'ils avaient accompli. "Entraîner les All Blacks a été l'honneur de ma vie", a-t-il dit dans un communiqué. "Comme vous pouvez l'imaginer, je suis dévasté par cette issue. Je tiens profondément à cette équipe". Perte de repères Scott Robertson a souligné avoir fait émerger un groupe talentueux de jeunes joueurs, renforçant la profondeur de l'effectif et posant de bonnes bases pour l'avenir. Mais il a dit avoir accepté de partir au vu du bilan de fin d'année. Il avait pris ses fonctions de sélectionneur en janvier 2024 avec un contrat courant jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2027 en Australie. Sa nomination avait été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme du fait qu'il avait mené l'équipe néo-zélandaise des Canterbury Crusaders à sept titres consécutifs de Super Rugby jusqu'en 2023. Il s'était attiré la sympathie des supporters grâce à ses victoires et ses mouvements de breakdance sur la pelouse après les titres de son équipe. Mais sous sa direction, les All Blacks ont perdu leurs repères. L'entraîneur a vu deux de ses adjoints partir lors de ses deux premières années invoquant des divergences avec leur sélectionneur et Scott Roberston s'est plaint l'an dernier que son autorité a été sapée. L'entraîneur des Otago Highlanders, Jamie Joseph, ancien sélectionneur du Japon, ou Dave Rennie, ex-sélectionneur de l'Australie, sont vus comme des successeurs potentiels à la tête des All Blacks qui ont un calendrier chargé en 2026 à l'approche de la Coupe du monde. Les All Blacks se rendent en Afrique du Sud pour une tournée de huit matchs en août et septembre, où ils doivent affronter les Springboks à quatre reprises. Ils recevront également la France, l'Italie et l'Irlande en Nations Cup en juillet, puis affronteront l'Australie à domicile et à l'extérieur dans le cadre de la Bledisloe Cup avant de se rendre en Europe en novembre pour d'autres de matchs de Nations Cup.

15.01.2026 à 04:09

Le nouveau taux du Livret A attendu en baisse jeudi

FRANCE24
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Aujourd'hui à 1,7%, le rendement de ce produit d'épargne très populaire - 57 millions de Français détiennent un Livret A - sera d'abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l'inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l'Insee à 8h45. Charge ensuite au ministre de l'Economie Roland Lescure d'avaliser ou non cette proposition. Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management contacté par l'AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025. C'est ce qu'indique en l'état la formule légale de calcul, qui prend en compte d'une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d'autre part l'inflation hors tabac du deuxième semestre 2025. Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l'Insee, s'est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d'achat des Français. "Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation", a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d'une audition par les sénateurs de la commission des Finances. Mauvaise passe Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge. Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l'année passée, au profit de leurs contrats d'assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d'année 2026. La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d'emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher. C'est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l'épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles. La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l'accent sur le Livret d'épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd'hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d'un soutien et ne descendre qu'à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée. M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu'il proposerait à Bercy "un avantage marqué pour le Livret d'épargne populaire" qui "est le vrai produit, le plus avantageux, d'épargne populaire". Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France. Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l'an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août. Il avait été ramené l'an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.
Texte intégral (543 mots)
Aujourd'hui à 1,7%, le rendement de ce produit d'épargne très populaire - 57 millions de Français détiennent un Livret A - sera d'abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l'inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l'Insee à 8h45. Charge ensuite au ministre de l'Economie Roland Lescure d'avaliser ou non cette proposition. Eric Dor, professeur à l'IESEG School of Management contacté par l'AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025. C'est ce qu'indique en l'état la formule légale de calcul, qui prend en compte d'une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d'autre part l'inflation hors tabac du deuxième semestre 2025. Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l'Insee, s'est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d'achat des Français. "Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation", a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d'une audition par les sénateurs de la commission des Finances. Mauvaise passe Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge. Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l'année passée, au profit de leurs contrats d'assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d'année 2026. La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d'emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher. C'est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l'épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles. La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l'accent sur le Livret d'épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd'hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d'un soutien et ne descendre qu'à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée. M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu'il proposerait à Bercy "un avantage marqué pour le Livret d'épargne populaire" qui "est le vrai produit, le plus avantageux, d'épargne populaire". Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France. Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l'an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août. Il avait été ramené l'an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

15.01.2026 à 04:05

Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

FRANCE24
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Le chef des Armées va "donner ses orientations pour la défense nationale" devant un parterre d'un millier d'invités, à 12H30, sur la base aérienne stratégique d'Istres (Bouches-du-Rhône), qui abrite l'arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l'Elysée. Il sera accompagné de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et de sa ministre déléguée Alice Rufo, ex-conseillère à la cellule diplomatique de l'Elysée. L'Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par "tous les moyens", au mépris de l'Alliance transatlantique, seront au centre de l'attention. Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l'Otan, la France a annoncé mercredi soir sa participation à une mission militaire européenne au Groenland, au côté de la Suède et de l'Allemagne. Responsables politiques et militaires vont aussi guetter tous les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l'impasse au Parlement, alors que Emmanuel Macron a demandé d'augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026. "Effectivement, c'est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là", relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l'Etat avait déjà pris l'engagement à Istres en 2017 de porter l'effort de défense de la France à 2% du PIB d'ici 2025, objectif atteint. Service national La loi de programmation militaire (LPM) votée en juillet 2023 prévoit 413 milliards d'euros pour les Armées de 2024 à 2030. Mais "face à un monde de plus en plus brutal", Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d'euros en 2026 et 3 milliards en 2027. L'actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l'été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d'Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d'euros annuels dès 2027 et non plus 2030. Le chef de l'Etat a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026. Les armées comptent en enrôler 3.000 cette année (1.800 dans l'armée de Terre, 600 dans celle de l'Air et de l'Espace et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035. Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France. Pesquet dans le cockpit Il a déjà évoqué à plusieurs reprises "la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen", compte tenu de la menace que représente notamment "la Russie (...) pour la France et l'Europe". Après un déjeuner avec les militaires et une visite de la base, M. Macron embarquera à bord d'un avion ravitailleur et de transport de troupes -- un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) -- piloté par l'astronaute Thomas Pesquet, à destination d'Orly. L'ancien commandant de la Station spatiale internationale est depuis août 2024 colonel de réserve dans l'armée de l'Air, affecté à Istres, et a "tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT", a précisé l'Elysée. Le président assistera au décollage et à l'atterrissage dans le cockpit ainsi qu'à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d'évacuation sanitaires, jusqu'à 10 blessés graves, dans les conditions d'un service de soins intensifs, à bord de l'appareil. La base "XXL" d'Istres compte une piste de cinq kilomètres, la plus longue d'Europe, et emploie 5.000 personnes, civiles et militaires, sur quelque 2.500 hectares de surface. En janvier 2025, l'armée de Terre et son commandement numérique et cyber à Cesson-Sévigné, près de Rennes, avaient accueilli les voeux.
Texte intégral (631 mots)
Le chef des Armées va "donner ses orientations pour la défense nationale" devant un parterre d'un millier d'invités, à 12H30, sur la base aérienne stratégique d'Istres (Bouches-du-Rhône), qui abrite l'arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l'Elysée. Il sera accompagné de la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et de sa ministre déléguée Alice Rufo, ex-conseillère à la cellule diplomatique de l'Elysée. L'Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par "tous les moyens", au mépris de l'Alliance transatlantique, seront au centre de l'attention. Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l'Otan, la France a annoncé mercredi soir sa participation à une mission militaire européenne au Groenland, au côté de la Suède et de l'Allemagne. Responsables politiques et militaires vont aussi guetter tous les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l'impasse au Parlement, alors que Emmanuel Macron a demandé d'augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026. "Effectivement, c'est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là", relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l'Etat avait déjà pris l'engagement à Istres en 2017 de porter l'effort de défense de la France à 2% du PIB d'ici 2025, objectif atteint. Service national La loi de programmation militaire (LPM) votée en juillet 2023 prévoit 413 milliards d'euros pour les Armées de 2024 à 2030. Mais "face à un monde de plus en plus brutal", Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d'euros en 2026 et 3 milliards en 2027. L'actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l'été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d'Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d'euros annuels dès 2027 et non plus 2030. Le chef de l'Etat a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026. Les armées comptent en enrôler 3.000 cette année (1.800 dans l'armée de Terre, 600 dans celle de l'Air et de l'Espace et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035. Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France. Pesquet dans le cockpit Il a déjà évoqué à plusieurs reprises "la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen", compte tenu de la menace que représente notamment "la Russie (...) pour la France et l'Europe". Après un déjeuner avec les militaires et une visite de la base, M. Macron embarquera à bord d'un avion ravitailleur et de transport de troupes -- un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) -- piloté par l'astronaute Thomas Pesquet, à destination d'Orly. L'ancien commandant de la Station spatiale internationale est depuis août 2024 colonel de réserve dans l'armée de l'Air, affecté à Istres, et a "tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT", a précisé l'Elysée. Le président assistera au décollage et à l'atterrissage dans le cockpit ainsi qu'à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d'évacuation sanitaires, jusqu'à 10 blessés graves, dans les conditions d'un service de soins intensifs, à bord de l'appareil. La base "XXL" d'Istres compte une piste de cinq kilomètres, la plus longue d'Europe, et emploie 5.000 personnes, civiles et militaires, sur quelque 2.500 hectares de surface. En janvier 2025, l'armée de Terre et son commandement numérique et cyber à Cesson-Sévigné, près de Rennes, avaient accueilli les voeux.

15.01.2026 à 04:01

Le Premier ministre canadien en Chine pour tourner la page d'années de brouille

FRANCE24
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C'est la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau auquel M. Carney a succédé en mars 2025. Arrivé mercredi soir, Mark Carney doit s'entretenir au Palais du peuple en milieu d'après-midi avec le président du comité permanent du Parlement et numéro trois du gouvernement, Zhao Leji, puis avec le Premier ministre Li Qiang. Il rencontrera et déjeunera vendredi avec le président Xi Jinping. Ces rencontres concrétiseront le "tournant" annoncé par M. Carney fin octobre après un entretien avec M. Xi en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. Il s'agissait des premières discussions formelles entre les dirigeants des deux pays depuis 2017. Xi Jinping avait alors invité Mark Carney en Chine. Les rapports sino-canadiens se sont fortement dégradés en 2018 avec l'arrestation par les autorités canadiennes d'une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l'emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d'espionnage par Pékin. La Chine a été accusée d'ingérence dans les élections canadiennes. Face à Trump Depuis l'été 2024, Ottawa et Pékin s'affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l'acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l'alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l'un des principaux producteurs mondiaux. M. Carney va en Chine chercher des progrès sur ces sujets. Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir directement ou indirectement les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre des rivaux comme des alliés, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. Mark Carney disait en octobre que le Canada devrait doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d'ici 2035 afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de son voisin. "Renforcer le dialogue" Les services de M. Carney soulignent que la Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada. Le volume des échanges de biens entre le Canada et la Chine s'est élevé à 89,62 milliards de dollars américains en 2025, avec un excédent de plus de 6 milliards en faveur de la Chine, selon des chiffres publiés mercredi par l'Etat chinois. Si les exportations de la Chine vers le Canada ont augmenté de 3,2% sur un an, ses importations de marchandises canadiennes ont diminué de 10,4%. La Chine voit dans la visite de M. Carney "l'occasion de renforcer le dialogue et la communication, d'accroître la confiance politique réciproque, d'étendre la coopération concrète, de gérer correctement les divergences, de prendre en compte les préoccupations de chacun et de consolider la dynamique d'amélioration des relations" bilatérales, a indiqué cette semaine une porte-parole de la diplomatie chinoise lors d'une conférence de presse.
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C'est la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau auquel M. Carney a succédé en mars 2025. Arrivé mercredi soir, Mark Carney doit s'entretenir au Palais du peuple en milieu d'après-midi avec le président du comité permanent du Parlement et numéro trois du gouvernement, Zhao Leji, puis avec le Premier ministre Li Qiang. Il rencontrera et déjeunera vendredi avec le président Xi Jinping. Ces rencontres concrétiseront le "tournant" annoncé par M. Carney fin octobre après un entretien avec M. Xi en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. Il s'agissait des premières discussions formelles entre les dirigeants des deux pays depuis 2017. Xi Jinping avait alors invité Mark Carney en Chine. Les rapports sino-canadiens se sont fortement dégradés en 2018 avec l'arrestation par les autorités canadiennes d'une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l'emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d'espionnage par Pékin. La Chine a été accusée d'ingérence dans les élections canadiennes. Face à Trump Depuis l'été 2024, Ottawa et Pékin s'affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l'acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l'alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l'un des principaux producteurs mondiaux. M. Carney va en Chine chercher des progrès sur ces sujets. Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir directement ou indirectement les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre des rivaux comme des alliés, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. Mark Carney disait en octobre que le Canada devrait doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d'ici 2035 afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de son voisin. "Renforcer le dialogue" Les services de M. Carney soulignent que la Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada. Le volume des échanges de biens entre le Canada et la Chine s'est élevé à 89,62 milliards de dollars américains en 2025, avec un excédent de plus de 6 milliards en faveur de la Chine, selon des chiffres publiés mercredi par l'Etat chinois. Si les exportations de la Chine vers le Canada ont augmenté de 3,2% sur un an, ses importations de marchandises canadiennes ont diminué de 10,4%. La Chine voit dans la visite de M. Carney "l'occasion de renforcer le dialogue et la communication, d'accroître la confiance politique réciproque, d'étendre la coopération concrète, de gérer correctement les divergences, de prendre en compte les préoccupations de chacun et de consolider la dynamique d'amélioration des relations" bilatérales, a indiqué cette semaine une porte-parole de la diplomatie chinoise lors d'une conférence de presse.

15.01.2026 à 03:57

Les Ougandais votent, entre répression policière et blocage d'internet

FRANCE24
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Le quotidien ougandais Daily Monitor a publié une pleine page sur la manière de "protéger votre domicile en vue des élections", conseillant aux citoyens de renforcer leurs portes et fenêtres et de s'aménager une pièce sécurisée. Son principal adversaire est l'ancien chanteur de raggamuffin devenu politicien Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le "président du ghetto", en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale, Kampala. Nombre d'observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, qui se déroule dans un climat condamné par l'ONU comme "marqué par une répression et une intimidation généralisées" et de contrôle total de M. Museveni sur l'appareil d'Etat. Des centaines de partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, lors de laquelle il a pris l'habitude de porter un gilet pare-balles, qualifiant la période pré-électorale de "guerre" et le président de "dictateur militaire". Nombre d'entre eux gardent toutefois espoir: les rassemblements du candidat ont attiré des foules plus nombreuses que prévu. L'autre grand chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui s'est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison. Une importante présence policière et militaire était observée dans les rues de Kampala à la veille du scrutin. Beaucoup d'habitants étaient nerveux. "Nous ne parlerons pas des élections. Vous pouvez poser n'importe quelle question, mais pas celle-là", a déclaré un comptable d'une trentaine d'années qui n'a pas voulu donner son nom. "Allez voter", a déclaré le président dans un discours cette semaine. "Quiconque veut porter atteinte à votre liberté, je l'écraserai," a-t-il averti. L'ONU inquiète Malgré des promesses répétées qu'il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l'accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d'empêcher la propagation de la "désinformation" et de l'"incitation à la violence". Cette coupure et la suspension récente de 10 ONG dans le pays ont été jugées "profondément inquiétantes" par l'ONU, qui a appelé à des élections "libres et authentiques". La police a averti que le vote n'était "pas une justification pour des actes criminels" et a déployé des "agents spéciaux auxiliaires" nouvellement recrutés pour maintenir l'ordre. "Nous sommes parfaitement conscients qu'ils prévoient de truquer l'élection, de brutaliser la population, de tuer des gens, et ils ne veulent pas que le reste du monde le voie", a déclaré Bobi Wine à l'AFP. L'opposant, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 - sa première candidature - a promis des manifestations en cas de fraude électorale. En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d'élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l'opposition, dans l'opacité la plus totale. En Ouganda, des journalistes ont été harcelés et empêchés d'assister au dernier meeting du président à Kampala. Malgré plusieurs scandales de corruption, Yoweri Museveni reste pour beaucoup le "père de la nation", qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l'issue d'une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population de l'Ouganda a moins de 30 ans et n’a connu que le "Mzee" - "Le Vieux" en swahili, un surnom teinté de bienveillance.
Texte intégral (632 mots)
Le quotidien ougandais Daily Monitor a publié une pleine page sur la manière de "protéger votre domicile en vue des élections", conseillant aux citoyens de renforcer leurs portes et fenêtres et de s'aménager une pièce sécurisée. Son principal adversaire est l'ancien chanteur de raggamuffin devenu politicien Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le "président du ghetto", en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale, Kampala. Nombre d'observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, qui se déroule dans un climat condamné par l'ONU comme "marqué par une répression et une intimidation généralisées" et de contrôle total de M. Museveni sur l'appareil d'Etat. Des centaines de partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, lors de laquelle il a pris l'habitude de porter un gilet pare-balles, qualifiant la période pré-électorale de "guerre" et le président de "dictateur militaire". Nombre d'entre eux gardent toutefois espoir: les rassemblements du candidat ont attiré des foules plus nombreuses que prévu. L'autre grand chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui s'est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison. Une importante présence policière et militaire était observée dans les rues de Kampala à la veille du scrutin. Beaucoup d'habitants étaient nerveux. "Nous ne parlerons pas des élections. Vous pouvez poser n'importe quelle question, mais pas celle-là", a déclaré un comptable d'une trentaine d'années qui n'a pas voulu donner son nom. "Allez voter", a déclaré le président dans un discours cette semaine. "Quiconque veut porter atteinte à votre liberté, je l'écraserai," a-t-il averti. L'ONU inquiète Malgré des promesses répétées qu'il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l'accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d'empêcher la propagation de la "désinformation" et de l'"incitation à la violence". Cette coupure et la suspension récente de 10 ONG dans le pays ont été jugées "profondément inquiétantes" par l'ONU, qui a appelé à des élections "libres et authentiques". La police a averti que le vote n'était "pas une justification pour des actes criminels" et a déployé des "agents spéciaux auxiliaires" nouvellement recrutés pour maintenir l'ordre. "Nous sommes parfaitement conscients qu'ils prévoient de truquer l'élection, de brutaliser la population, de tuer des gens, et ils ne veulent pas que le reste du monde le voie", a déclaré Bobi Wine à l'AFP. L'opposant, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 - sa première candidature - a promis des manifestations en cas de fraude électorale. En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d'élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l'opposition, dans l'opacité la plus totale. En Ouganda, des journalistes ont été harcelés et empêchés d'assister au dernier meeting du président à Kampala. Malgré plusieurs scandales de corruption, Yoweri Museveni reste pour beaucoup le "père de la nation", qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l'issue d'une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population de l'Ouganda a moins de 30 ans et n’a connu que le "Mzee" - "Le Vieux" en swahili, un surnom teinté de bienveillance.

15.01.2026 à 03:57

Trump reçoit Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne et prix Nobel de la paix

FRANCE24
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Sa venue à la Maison Blanche intervient au lendemain d'une "longue conversation" du président américain avec la présidente par intérim du pays d'Amérique latine, Delcy Rodriguez, confirmant sa ferme intention de traiter jusqu'à nouvel ordre avec l'équipe dirigeante restée en place à Caracas après la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines. Il n'a eu que des éloges pour l'ancienne vice-présidente du dirigeant déchu, une "personne formidable", assurant pendant un échange avec la presse qu'il "travaillait très bien" avec les autorités vénézuéliennes. Delcy Rodriguez a parlé d'un entretien "productif et courtois", "dans un cadre de respect mutuel". S'il ne montre aucune velléité pour l'instant de soutenir l'opposition vénézuélienne ni d'organiser des élections dans ce pays, Donald Trump a assuré à la chaîne Fox News qu'il était "impatient" de voir Maria Corina Machado. Interrogé lors de cet entretien sur la possibilité que l'opposante vénézuélienne lui cède son prix Nobel, une distinction qu'il estime mériter plus que quiconque, Donald Trump a répondu: "J'ai entendu qu'elle voulait faire ça. Ce serait un grand honneur". L'Institut Nobel a indiqué qu'il était absolument impossible de transférer, partager ou révoquer un prix Nobel une fois qu'il a été attribué. Si cela s'applique à la distinction elle-même dans sa dimension immatérielle, dont le ou les lauréats ne peuvent pas être modifiés a posteriori, Maria Corina Machado peut en théorie disposer comme elle l'entend notamment du diplôme et de la médaille qu'elle a reçus. Partenariat "spectaculaire" Peu après la capture de Nicolas Maduro, détenu aux Etats-Unis, Donald Trump avait estimé que Mme Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre pour recevoir le Nobel, n'était pas qualifiée pour diriger le pays. Le président américain entend dicter toute décision prise par Caracas, notamment en matière pétrolière, jusqu'à nouvel ordre. "Ce partenariat entre les Etats-Unis et le Venezuela sera spectaculaire pour tous", a encore assuré Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social. Pour arriver à ses fins, il lui faudra toutefois convaincre les multinationales pétrolières, dont certaines sont prudentes voire franchement réticentes, d'investir massivement dans les infrastructures au Venezuela. La Maison Blanche assure par ailleurs que la pression américaine a été déterminante pour les libérations de prisonniers décidées par Caracas, même si Mme Rodriguez souligne qu'il s'agissait d'un processus entamé par le président déchu Nicolas Maduro avant sa capture. Nuançant depuis le début du processus les chiffres officiels bien plus élevés, l'ONG Foro Penal a recensé 72 libérations, alors que proches et ONG parlent de libérations au compte-gouttes. Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.
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Sa venue à la Maison Blanche intervient au lendemain d'une "longue conversation" du président américain avec la présidente par intérim du pays d'Amérique latine, Delcy Rodriguez, confirmant sa ferme intention de traiter jusqu'à nouvel ordre avec l'équipe dirigeante restée en place à Caracas après la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines. Il n'a eu que des éloges pour l'ancienne vice-présidente du dirigeant déchu, une "personne formidable", assurant pendant un échange avec la presse qu'il "travaillait très bien" avec les autorités vénézuéliennes. Delcy Rodriguez a parlé d'un entretien "productif et courtois", "dans un cadre de respect mutuel". S'il ne montre aucune velléité pour l'instant de soutenir l'opposition vénézuélienne ni d'organiser des élections dans ce pays, Donald Trump a assuré à la chaîne Fox News qu'il était "impatient" de voir Maria Corina Machado. Interrogé lors de cet entretien sur la possibilité que l'opposante vénézuélienne lui cède son prix Nobel, une distinction qu'il estime mériter plus que quiconque, Donald Trump a répondu: "J'ai entendu qu'elle voulait faire ça. Ce serait un grand honneur". L'Institut Nobel a indiqué qu'il était absolument impossible de transférer, partager ou révoquer un prix Nobel une fois qu'il a été attribué. Si cela s'applique à la distinction elle-même dans sa dimension immatérielle, dont le ou les lauréats ne peuvent pas être modifiés a posteriori, Maria Corina Machado peut en théorie disposer comme elle l'entend notamment du diplôme et de la médaille qu'elle a reçus. Partenariat "spectaculaire" Peu après la capture de Nicolas Maduro, détenu aux Etats-Unis, Donald Trump avait estimé que Mme Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre pour recevoir le Nobel, n'était pas qualifiée pour diriger le pays. Le président américain entend dicter toute décision prise par Caracas, notamment en matière pétrolière, jusqu'à nouvel ordre. "Ce partenariat entre les Etats-Unis et le Venezuela sera spectaculaire pour tous", a encore assuré Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social. Pour arriver à ses fins, il lui faudra toutefois convaincre les multinationales pétrolières, dont certaines sont prudentes voire franchement réticentes, d'investir massivement dans les infrastructures au Venezuela. La Maison Blanche assure par ailleurs que la pression américaine a été déterminante pour les libérations de prisonniers décidées par Caracas, même si Mme Rodriguez souligne qu'il s'agissait d'un processus entamé par le président déchu Nicolas Maduro avant sa capture. Nuançant depuis le début du processus les chiffres officiels bien plus élevés, l'ONG Foro Penal a recensé 72 libérations, alors que proches et ONG parlent de libérations au compte-gouttes. Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.

15.01.2026 à 03:22

"L'attente est immense" : 20 ans après, le Maroc savoure son retour en finale de la CAN

Romain HOUEIX
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Poussé jusqu'aux tirs au but dans un match qu'ils dominaient pourtant, les joueurs marocains ont savouré leur victoire contre le Nigeria, synonyme de qualification en finale de "leur" CAN à domicile. Avec l'espoir d'enfin écrire une nouvelle ligne à leur palmarès.
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Poussé jusqu'aux tirs au but dans un match qu'ils dominaient pourtant, les joueurs marocains ont savouré leur victoire contre le Nigeria, synonyme de qualification en finale de "leur" CAN à domicile. Avec l'espoir d'enfin écrire une nouvelle ligne à leur palmarès.

15.01.2026 à 01:45

Le Costa Rica veut suivre l'exemple du président Bukele avec une nouvelle mégaprison

FRANCE24
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Lors de la cérémonie tenue dans la capitale San José, Nayib Bukele a exhorté ce pays d'Amérique centrale à ne pas hésiter à prendre des mesures fermes contre le crime organisé, comme il l'a fait. "Le problème continuera de croître s'il n'est pas stoppé, comme un cancer (…) C'est maintenant qu'il faut s'attaquer à la criminalité", a soutenu M. Bukele, en visite à l'approche de la présidentielle au Costa Rica, pour laquelle la candidate du parti conservateur au pouvoir est favorite. Le pénitencier en construction doit héberger les criminels les plus dangereux dans un pays qui a vu une recrudescence de la violence des gangs et de la criminalité liée à la drogue. Le gouvernement costaricien estime son coût à 35 millions de dollars et sa capacité d'accueil à 5.000 détenus. "Tout ce que nous avons fait au Cecot sera reproduit dans sa version costaricienne", a déclaré M. Bukele. Pour l'opposition, cette nouvelle installation est une manœuvre électorale financée par l'Etat. La candidate Laura Fernandez représentera le parti de centre droit du président sortant Rodrigo Chaves lors de l'élection du 1er février, et les sondages la donnent en tête. Elle cherche à gagner dès le premier tour et à obtenir une majorité écrasante de députés pour contrôler le Parlement et réformer le pouvoir judiciaire, comme l'a fait Nayib Bukele. M. Chaves est empêché par la constitution de briguer un second mandat consécutif. Le président salvadorien est considéré comme un héros par beaucoup en Amérique latine pour sa lutte anti-gang, qui a permis de rétablir la sécurité dans un pays traumatisé par la criminalité. Depuis mars 2022, M. Bukele a fait adopter un régime d'exception qui autorise les arrestations sans mandat. Plus de 90.000 personnes ont été arrêtées et environ 8.000 ont ensuite été libérées après avoir été déclarées innocentes, selon des sources officielles.
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Lors de la cérémonie tenue dans la capitale San José, Nayib Bukele a exhorté ce pays d'Amérique centrale à ne pas hésiter à prendre des mesures fermes contre le crime organisé, comme il l'a fait. "Le problème continuera de croître s'il n'est pas stoppé, comme un cancer (…) C'est maintenant qu'il faut s'attaquer à la criminalité", a soutenu M. Bukele, en visite à l'approche de la présidentielle au Costa Rica, pour laquelle la candidate du parti conservateur au pouvoir est favorite. Le pénitencier en construction doit héberger les criminels les plus dangereux dans un pays qui a vu une recrudescence de la violence des gangs et de la criminalité liée à la drogue. Le gouvernement costaricien estime son coût à 35 millions de dollars et sa capacité d'accueil à 5.000 détenus. "Tout ce que nous avons fait au Cecot sera reproduit dans sa version costaricienne", a déclaré M. Bukele. Pour l'opposition, cette nouvelle installation est une manœuvre électorale financée par l'Etat. La candidate Laura Fernandez représentera le parti de centre droit du président sortant Rodrigo Chaves lors de l'élection du 1er février, et les sondages la donnent en tête. Elle cherche à gagner dès le premier tour et à obtenir une majorité écrasante de députés pour contrôler le Parlement et réformer le pouvoir judiciaire, comme l'a fait Nayib Bukele. M. Chaves est empêché par la constitution de briguer un second mandat consécutif. Le président salvadorien est considéré comme un héros par beaucoup en Amérique latine pour sa lutte anti-gang, qui a permis de rétablir la sécurité dans un pays traumatisé par la criminalité. Depuis mars 2022, M. Bukele a fait adopter un régime d'exception qui autorise les arrestations sans mandat. Plus de 90.000 personnes ont été arrêtées et environ 8.000 ont ensuite été libérées après avoir été déclarées innocentes, selon des sources officielles.

15.01.2026 à 01:21

CAN 2025 : une finale inédite entre le Maroc et le Sénégal

Benoit PERROCHAIS
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Le Maroc se qualifie pour sa première finale de Coupe d'Afrique des Nations depuis 2004. Les Lions de l'Atlas joueront le titre à Rabat ce dimanche face au Sénégal.
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Le Maroc se qualifie pour sa première finale de Coupe d'Afrique des Nations depuis 2004. Les Lions de l'Atlas joueront le titre à Rabat ce dimanche face au Sénégal.

15.01.2026 à 01:17

L'acteur Matthew McConaughey fait breveter son image pour la protéger de l'IA sauvage

FRANCE24
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Plusieurs contenus audiovisuels ont été enregistrés par la branche commerciale de la fondation just keep livin, créée par le comédien et son épouse Camila, a constaté l'AFP dans la base de données de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). De nombreux artistes s'inquiètent de l'utilisation sauvage de leur image via l'IA générative depuis l'arrivée de ChatGPT. Plusieurs Etats américains ont adopté des textes la prohibant, mais beaucoup s'appliquent surtout à l'utilisation malveillante ou à des fins commerciales. Seuls quelques-uns, notamment le ELVIS Act voté par le parlement local du Tennessee en 2024, offrent une protection plus générale. Très peu d'acteurs ont saisi la justice pour faire valoir leurs droits, l'un des exemples les plus marquants restant celui de Scarlett Johansson, qui a attaqué en 2023 l'application Lisa AI pour avoir créé, sans son consentement, un avatar IA à son image pour une publicité. L'approche de Matthew McConaughey est nouvelle car il prend les devants pour protéger légalement son image et sa voix. Le comédien oscarisé n'est néanmoins pas opposé à l'IA générative, bien au contraire. Il a ainsi pris une participation au capital de la start-up ElevenLabs, spécialisée dans les voix. Cette dernière a créé une version IA audio de Matthew McConaughey, avec sa permission. "Nous voulons nous assurer que nos clients bénéficient de la même protection que leurs sociétés", a expliqué l'avocat Kevin Yorn, qui représente Matthew McConaughey. Il souhaite aussi s'"assurer qu'ils peuvent être rémunérés pour l'utilisation de leur voix et de leur image par cette nouvelle technologie".
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Plusieurs contenus audiovisuels ont été enregistrés par la branche commerciale de la fondation just keep livin, créée par le comédien et son épouse Camila, a constaté l'AFP dans la base de données de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). De nombreux artistes s'inquiètent de l'utilisation sauvage de leur image via l'IA générative depuis l'arrivée de ChatGPT. Plusieurs Etats américains ont adopté des textes la prohibant, mais beaucoup s'appliquent surtout à l'utilisation malveillante ou à des fins commerciales. Seuls quelques-uns, notamment le ELVIS Act voté par le parlement local du Tennessee en 2024, offrent une protection plus générale. Très peu d'acteurs ont saisi la justice pour faire valoir leurs droits, l'un des exemples les plus marquants restant celui de Scarlett Johansson, qui a attaqué en 2023 l'application Lisa AI pour avoir créé, sans son consentement, un avatar IA à son image pour une publicité. L'approche de Matthew McConaughey est nouvelle car il prend les devants pour protéger légalement son image et sa voix. Le comédien oscarisé n'est néanmoins pas opposé à l'IA générative, bien au contraire. Il a ainsi pris une participation au capital de la start-up ElevenLabs, spécialisée dans les voix. Cette dernière a créé une version IA audio de Matthew McConaughey, avec sa permission. "Nous voulons nous assurer que nos clients bénéficient de la même protection que leurs sociétés", a expliqué l'avocat Kevin Yorn, qui représente Matthew McConaughey. Il souhaite aussi s'"assurer qu'ils peuvent être rémunérés pour l'utilisation de leur voix et de leur image par cette nouvelle technologie".

15.01.2026 à 01:12

CAN 2025 : Sadio Mané va disputer la finale de "sa toute dernière CAN" avec le Sénégal

FRANCE 24
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Sadio Mané, héros du Sénégal après avoir inscrit mercredi le but de la victoire face à l'Égypte en demi-finale de la CAN 2025 (1-0), a annoncé après le match qu'il disputait au Maroc sa "toute dernière CAN". Le n°10 des Lions de la Teranga espère "pouvoir la remporter et amener" le trophée à Dakar.
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Sadio Mané, héros du Sénégal après avoir inscrit mercredi le but de la victoire face à l'Égypte en demi-finale de la CAN 2025 (1-0), a annoncé après le match qu'il disputait au Maroc sa "toute dernière CAN". Le n°10 des Lions de la Teranga espère "pouvoir la remporter et amener" le trophée à Dakar.
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