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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.08.2026 à 12:15

FRANCE24
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. La sensation Werro Sur une autre planète depuis le début de la saison, Audrey Werro (22 ans) a marqué les esprits à Paris fin juin en courant le double-tour de piste en 1 min 53 sec 80/100, faisant d'elle la troisième meilleure performeuse de l'histoire à une demi seconde seulement du vieux record du monde de la Tchèque Jarmila Kratochvilova (1:53.28 en 1983). La Fribourgeoise est la grande favorite pour décrocher l'or à Birmingham (finale vendredi) à l'issue de ce que la Fédération européenne d'athlétisme qualifie déjà de "course de l'année". La concurrence sera féroce avec au départ la championne olympique britannique Keely Hodgkinson, qui connaît une première partie de saison moins étincelante que Werro, ainsi que la Néerlandaise Femke Broeders-Bol, double championne du monde du 400 m haies qui s'est mise avec succès à la discipline cette saison. Course ultra-rapide vers des chronos inexplorés ou course tactique pour l'or, quitte à laisser de la place aux outsiders? "Si elles sont toutes les trois en finale, ça va être très intéressant de voir la stratégie de course", savourait déjà en juin Laurent Meuwly, le coach de Bol. . Duplantis puissance 16 ? Armand Duplantis trône sur le toit mondial du saut à la perche depuis six ans, avec 15 records du monde dont le dernier en date (6,31 m) établi à chez lui à Uppsala cet hiver. Malgré cela, le triple champion d'Europe (26 ans) s'est fait quelques frayeurs cette saison, lui qui a été battu pour la première fois en trois ans dans un concours à Stockholm (2e à 5,80 m), avant d'abandonner à Londres mi-juillet après une gêne à la cuisse gauche (5,95 m). "Mondo" avait rassuré quelques jours plus tard, par la voix de son agent Daniel Wessfeldt, affirmant qu'il devrait être "parfaitement remis d'ici dix jours" pour les championnats d'Europe. Son grand rival grec Emmanouil Karalis, qui a établi son record personnel à 6,17 m, aura la lourde tâche de faire durer le suspense en finale (dimanche 16 août), suivi par le Norvégien Sondre Guttormsen (6,06 m). . Jacobs, le retour Dans la discipline reine (mardi), le sprinteur italien Marcell Jacobs a l'occasion à Birmingham de décrocher un troisième sacre continental consécutif sur 100 m, comme l'avait fait avant lui le Britannique Linford Christie (1986, 1990, 1994). Malgré plusieurs blessures cette saison, le champion olympique de la ligne droite à Tokyo en 2021, avec le record record d'Europe (9.80) à la clé, a récemment couru le 100 m en 9 sec 67 à Eisenstadt (Autriche), un chrono non homologué en raison du vent bien trop fort (+ 4,1m/s). Chez les femmes, les locales de l'étape Dina Asher-Smith, tenante du titre, et Amy Hunt font figure de favorites du 100 m (lundi), aux côtés de la Suissesse Géraldine Di Tizio-Frey, meilleure performeuse européenne de la saison en 10 sec 96. . Ingebrigtsen au défi de Gressier C'est l'interrogation de ces championnats: le triple champion d'Europe en titre Jakob Ingebrigtsen a été opéré du tendon d'Achille et n'a pas couru la moindre course depuis les Mondiaux de Tokyo en septembre dernier. Le champion olympique du 1500 m à Tokyo et du 5000 m à Paris disputera à Birmingham uniquement le 5000 m (lundi) après une préparation compliquée, où il a dû faire face à des problèmes de santé cet été. "Si vous attendez une préparation parfaite, des conditions parfaites, un timing parfait, vous attendrez toute votre vie", a-t-il expliqué fin juillet sur Instagram depuis son camp d’entraînement à Saint-Moritz (Suisse). Le Suédois Andreas Almgren, recordman d'Europe du 5000 m et meilleur performeur continental de la saison sur la distance, a fait l'impasse pour se concentrer sur le 10.000 m mais Ingebrigtsen sera tout de même opposé au champion du monde français du 10.000 m Jimmy Gressier, médaillé de bronze à Tokyo sur 5000 m.

08.08.2026 à 11:56

FRANCE24
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Une "honte nationale": Donald Trump ne décolère pas après que la justice américaine a de nouveau bloqué vendredi son chantier de monumentale salle de bal à la Maison Blanche, affirmant par ailleurs vouloir contester cette décision devant la Cour suprême. Le président américain a fustigé cette décision "prise alors qu'une grande partie des travaux a déjà été réalisée et financée", la qualifiant sur sa plateforme Truth Social de "menace pour la sécurité nationale" et de "honte nationale".

08.08.2026 à 11:19

FRANCE24
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Dans ce document de douze pages, adressé le 29 juillet par le garde des Sceaux à Laurent Nuñez, Gérald Darmanin synthétise les remontées d'informations établies par les parquets généraux sur ces contentieux devenus la priorité de son ministère depuis la vague d'indignation provoquée par l'affaire Lyhanna. Il en ressort une litanie de dysfonctionnements, à commencer par l'existence d'un gigantesque "stock fantôme", des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis, souligne le journal, citant ce document que l'AFP n'a pas pu consulter mais dont l'existence a été attestée par la place Beauvau. Sollicité par l'AFP, le ministre de l'Intérieur a fait savoir par son entourage qu'il "regrette la fuite prématurée de ce document qui est un document de travail en cours d'expertise par ses services, qui s'appliquent à élaborer des solutions avec rigueur et pragmatisme". Ce stock révèle l'écart entre le nombre de procédures dont les parquets ont connaissance et celles détenues par les services de police et de gendarmerie. A Nîmes, par exemple, les procureurs ont découverts 1.275 procédures "fantômes", 905 à Caen, tandis qu'à Agen, "un nombre important de procédures en cours" n'a "donné lieu à aucune information du parquet", selon le courrier cité par le journal. Ailleurs, à Bourges par exemple, une quinzaine de procédures ont été "purement et simplement perdues", souligne encore le document. Dans son courrier, Gérald Darmanin, qui était ministre de l'Intérieur avant de devenir garde des Sceaux, note également un investissement professionnel parfois insuffisant, "y compris dans les unités spécialisées". Interrogé par l'AFP, Ludovic Friat, président du principal syndicat de magistrats (USM), voit dans le courrier révélé samedi la confirmation "des constats" mis en lumière par l'USM, en particulier "sur les moyens, notamment des services d'enquête". Toutefois, "il paraît inutile de se renvoyer les difficultés, somme toute assez semblables entre les ministères de la Justice et de l'Intérieur, qui souffrent de sous-dimensionnement pour traiter ce contentieux devenu de masse", a-t-il ajouté. Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a été mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans. Après l'onde de choc suscitée par cette affaire, Gérald Darmanin avait révélé l'existence de 85.047 plaintes en cours de traitement pour violences sexuelles sur mineurs.

08.08.2026 à 11:07

FRANCE 24
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Todd Blanche, ancien avocat personnel du président américain, a été confirmé par le Sénat avec une courte marge samedi à la tête du ministère de la Justice. Il s'est fait connaître du grand public dans trois affaires pénales mettant en cause Donald Trump. 
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Todd Blanche, ancien avocat personnel du président américain, a été confirmé par le Sénat avec une courte marge samedi à la tête du ministère de la Justice. Il s'est fait connaître du grand public dans trois affaires pénales mettant en cause Donald Trump. 

08.08.2026 à 10:59

FRANCE24
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Ce déplacement de M. Zelensky, qui multiplie les voyages à l'étranger, a été précédé d'intenses bombardements russes sur Kiev et sa région dans la nuit de vendredi à samedi, faisant au moins trois morts et sept blessés. "Nous discuterons du renforcement des relations économiques entre nos deux pays, des relations avec l'Union européenne, d'autres domaines qui peuvent bénéficier à nos nations, ainsi que des questions de sécurité", a déclaré M. Zelensky. Le chef de l'Etat serbe a indiqué sur les réseaux sociaux avoir la "conviction que cette visite (allait) contribuer au développement des relations entre la Serbie et l'Ukraine, et au renforcement de la coopération dans les domaines d'intérêt commun". Il avait dit jeudi que leurs discussions porteraient aussi sur la coopération dans le domaine de l'énergie. La Serbie reste très dépendante de la Russie pour ses approvisionnements énergétiques et ne s'est jamais alignée sur les sanctions européennes contre Moscou. M. Vucic a rencontré son homologue russe en mai 2025 à Moscou, en marge des célébrations de la victoire sur l'Allemagne nazie, puis à nouveau à Pékin, en septembre. Parallèlement, il s'est rendu en Ukraine en juin 2025 pour un sommet régional à Odessa, et est retourné en juillet dernier à Kiev. Il a par ailleurs souvent loué par le passé la position de l'Ukraine qui n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, proclamée en 2008 par cette ancienne province serbe. Exportations d'armes Un haut responsable ukrainien avait déclaré jeudi à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que l'objectif de Kiev était de "détacher les Serbes du camp de la Russie" et que ce déplacement de M. Zelensky était une "gifle pour les Russes". Les services de renseignement extérieurs russes (SVR) avaient accusé en mai 2025 les entreprises d'armement serbes de vendre des munitions à l'Ukraine, via des pays tiers, "en dépit de la +neutralité+ officielle de Belgrade". Aleksandar Vucic avait alors promis qu'il allait ordonner que les contrats ne soient pas exécutés "quand il y a un soupçon sur le destinataire final", puis assuré que la Serbie avait arrêté toutes ses exportations d'armes, de munitions et de matériel militaire. Or, Kiev manque cruellement de munitions plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, malgré des frappes qui s'amplifient des deux côtés d'une ligne de front presque immobile, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Mercredi, au moins 17 personnes ont été tuées dans des frappes nocturnes russes sur Kiev et sa région. Faute d'intercepteurs, la défense antiaérienne ukrainienne n'a pu abattre aucun missile. M. Zelensky s'est rendu fin juillet à Washington pour rencontrer Donald Trump afin de tenter d'obtenir des missiles Patriot, les seuls capables d'abattre les missiles russes les plus performants. D'après le Financial Times, le président américain a refusé cette demande du fait de la pénurie de Patriot dans les stocks américains depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. M. Trump, qui a adopté récemment un ton plus bienveillant envers M. Zelensky, a cependant récemment donné son accord à de nouvelles sanctions contre Moscou, longtemps bloquées par la Maison Blanche et votées vendredi soir par le Sénat. Ces mesures ciblent notamment le secteur des hydrocarbures russes, y compris par des droits de douane sur les pays qui en importent comme la Chine et l'Inde.
Texte intégral (590 mots)
Ce déplacement de M. Zelensky, qui multiplie les voyages à l'étranger, a été précédé d'intenses bombardements russes sur Kiev et sa région dans la nuit de vendredi à samedi, faisant au moins trois morts et sept blessés. "Nous discuterons du renforcement des relations économiques entre nos deux pays, des relations avec l'Union européenne, d'autres domaines qui peuvent bénéficier à nos nations, ainsi que des questions de sécurité", a déclaré M. Zelensky. Le chef de l'Etat serbe a indiqué sur les réseaux sociaux avoir la "conviction que cette visite (allait) contribuer au développement des relations entre la Serbie et l'Ukraine, et au renforcement de la coopération dans les domaines d'intérêt commun". Il avait dit jeudi que leurs discussions porteraient aussi sur la coopération dans le domaine de l'énergie. La Serbie reste très dépendante de la Russie pour ses approvisionnements énergétiques et ne s'est jamais alignée sur les sanctions européennes contre Moscou. M. Vucic a rencontré son homologue russe en mai 2025 à Moscou, en marge des célébrations de la victoire sur l'Allemagne nazie, puis à nouveau à Pékin, en septembre. Parallèlement, il s'est rendu en Ukraine en juin 2025 pour un sommet régional à Odessa, et est retourné en juillet dernier à Kiev. Il a par ailleurs souvent loué par le passé la position de l'Ukraine qui n'a pas reconnu l'indépendance du Kosovo, proclamée en 2008 par cette ancienne province serbe. Exportations d'armes Un haut responsable ukrainien avait déclaré jeudi à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que l'objectif de Kiev était de "détacher les Serbes du camp de la Russie" et que ce déplacement de M. Zelensky était une "gifle pour les Russes". Les services de renseignement extérieurs russes (SVR) avaient accusé en mai 2025 les entreprises d'armement serbes de vendre des munitions à l'Ukraine, via des pays tiers, "en dépit de la +neutralité+ officielle de Belgrade". Aleksandar Vucic avait alors promis qu'il allait ordonner que les contrats ne soient pas exécutés "quand il y a un soupçon sur le destinataire final", puis assuré que la Serbie avait arrêté toutes ses exportations d'armes, de munitions et de matériel militaire. Or, Kiev manque cruellement de munitions plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, malgré des frappes qui s'amplifient des deux côtés d'une ligne de front presque immobile, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Mercredi, au moins 17 personnes ont été tuées dans des frappes nocturnes russes sur Kiev et sa région. Faute d'intercepteurs, la défense antiaérienne ukrainienne n'a pu abattre aucun missile. M. Zelensky s'est rendu fin juillet à Washington pour rencontrer Donald Trump afin de tenter d'obtenir des missiles Patriot, les seuls capables d'abattre les missiles russes les plus performants. D'après le Financial Times, le président américain a refusé cette demande du fait de la pénurie de Patriot dans les stocks américains depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février. M. Trump, qui a adopté récemment un ton plus bienveillant envers M. Zelensky, a cependant récemment donné son accord à de nouvelles sanctions contre Moscou, longtemps bloquées par la Maison Blanche et votées vendredi soir par le Sénat. Ces mesures ciblent notamment le secteur des hydrocarbures russes, y compris par des droits de douane sur les pays qui en importent comme la Chine et l'Inde.

08.08.2026 à 10:41

Mélodie SFORZA
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Dans les montagnes du nord du Vietnam, les Hmong, un peuple autochtone d'agriculteurs, vivent au rythme de la nature depuis des siècles. Augmentation des températures, pluies imprévisibles, glissements de terrain : ils se retrouvent aujourd'hui en première ligne face au dérèglement climatique.
Texte intégral (590 mots)
Dans les montagnes du nord du Vietnam, les Hmong, un peuple autochtone d'agriculteurs, vivent au rythme de la nature depuis des siècles. Augmentation des températures, pluies imprévisibles, glissements de terrain : ils se retrouvent aujourd'hui en première ligne face au dérèglement climatique.

08.08.2026 à 10:15

FRANCE24
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Il s'agit de "la plus longue série" de dates de vendanges, selon la revue scientifique européenne "Climate of the Past" (Le climat du passé), qui a publié cette étude de Thomas Labbé. Grâce aux archives bourguignonnes qui remontent très loin, à la différence du Bordelais par exemple, l'historien a compilé la totalité des dates de vendanges à Beaune (Côte d'Or), capitale des vins de Bourgogne, de 1354 à nos jours, soit plus de 670 ans. De 1354 à 1719, les années extrêmes de chaleur, et donc de précocité des vendanges, "intervenaient tous les 17 ans", explique M. Labbé à l'AFP. "De 1720 à 1987, tous les 53 ans. Mais, depuis 1988, tous les cinq ans. Et, depuis le début du XXIe, on a déjà dix années extrêmes, soit environ une tous les deux ans et demi". 2026 semble confirmer ce qui devient une règle: les vendanges des raisins pour le crémant ont débuté dès ce samedi, établissant un nouveau record. En ce qui concerne les vins non-effervescents à Beaune, focale de l'étude de M. Labbé, les premiers coups de sécateurs ne devraient cependant intervenir qu'entre le 20 et le 25 août, selon les prévisions les plus répandues. Le record historique de 1556, établi un 15 août, ne devrait donc pas tomber. 1988, année de "mutation" Auparavant, il pouvait y avoir des extrêmes, et même de forte "intensité", comme en 1556, où la sécheresse avait sévi de mars à septembre, explique M. Labbé. "Mais c'était exceptionnel. A partir de 1988, on a clairement une mutation et surtout depuis le XXIe. Sur les dix années les plus chaudes depuis 1354, quatre ont eu lieu au XXIe siècle: 2003, 2018, 2020 et 2025", dit-il. Ce à quoi il faudra très probablement ajouter 2026. "On a une explosion des récurrences extrêmes", en conclut-il. Ainsi, sur six siècles, entre la fin du Moyen Age et 1988, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne, toujours à Beaune. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988". Le début des vendanges, en moyenne sur onze ans, a atteint le 6 septembre en 2019, soit une avance de trois semaines après une relative stabilité pendant six siècles.. "Dans les deux dernières décennies, l'exceptionnel est devenu la norme", résume M. Labbé. Pour l'historien, "80% de ces variations s'expliquent par la température". En comparant avec les relevés qui sont effectués depuis 1658 à Paris, climat proche de la Bourgogne, l'expert a constaté qu'"un degré de différence au thermomètre provoque un écart de dix jours dans la date des vendanges et 1,5 degré 15 jours". Selon lui, les dates de vendanges "reflètent donc le réchauffement rapide de la planète à partir de 1988", considérée comme l'année de l'accélération du dérèglement climatique.
Lire plus (468 mots)
Il s'agit de "la plus longue série" de dates de vendanges, selon la revue scientifique européenne "Climate of the Past" (Le climat du passé), qui a publié cette étude de Thomas Labbé. Grâce aux archives bourguignonnes qui remontent très loin, à la différence du Bordelais par exemple, l'historien a compilé la totalité des dates de vendanges à Beaune (Côte d'Or), capitale des vins de Bourgogne, de 1354 à nos jours, soit plus de 670 ans. De 1354 à 1719, les années extrêmes de chaleur, et donc de précocité des vendanges, "intervenaient tous les 17 ans", explique M. Labbé à l'AFP. "De 1720 à 1987, tous les 53 ans. Mais, depuis 1988, tous les cinq ans. Et, depuis le début du XXIe, on a déjà dix années extrêmes, soit environ une tous les deux ans et demi". 2026 semble confirmer ce qui devient une règle: les vendanges des raisins pour le crémant ont débuté dès ce samedi, établissant un nouveau record. En ce qui concerne les vins non-effervescents à Beaune, focale de l'étude de M. Labbé, les premiers coups de sécateurs ne devraient cependant intervenir qu'entre le 20 et le 25 août, selon les prévisions les plus répandues. Le record historique de 1556, établi un 15 août, ne devrait donc pas tomber. 1988, année de "mutation" Auparavant, il pouvait y avoir des extrêmes, et même de forte "intensité", comme en 1556, où la sécheresse avait sévi de mars à septembre, explique M. Labbé. "Mais c'était exceptionnel. A partir de 1988, on a clairement une mutation et surtout depuis le XXIe. Sur les dix années les plus chaudes depuis 1354, quatre ont eu lieu au XXIe siècle: 2003, 2018, 2020 et 2025", dit-il. Ce à quoi il faudra très probablement ajouter 2026. "On a une explosion des récurrences extrêmes", en conclut-il. Ainsi, sur six siècles, entre la fin du Moyen Age et 1988, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne, toujours à Beaune. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988". Le début des vendanges, en moyenne sur onze ans, a atteint le 6 septembre en 2019, soit une avance de trois semaines après une relative stabilité pendant six siècles.. "Dans les deux dernières décennies, l'exceptionnel est devenu la norme", résume M. Labbé. Pour l'historien, "80% de ces variations s'expliquent par la température". En comparant avec les relevés qui sont effectués depuis 1658 à Paris, climat proche de la Bourgogne, l'expert a constaté qu'"un degré de différence au thermomètre provoque un écart de dix jours dans la date des vendanges et 1,5 degré 15 jours". Selon lui, les dates de vendanges "reflètent donc le réchauffement rapide de la planète à partir de 1988", considérée comme l'année de l'accélération du dérèglement climatique.

08.08.2026 à 10:14

FRANCE24
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Un pacte de défense a été signé vendredi par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, sur fond de tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Selon les experts, cette annonce envoie un message à l'Iran mais aussi aux États-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.
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Un pacte de défense a été signé vendredi par l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, sur fond de tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Selon les experts, cette annonce envoie un message à l'Iran mais aussi aux États-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable.

08.08.2026 à 10:08

FRANCE24
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Le millionnaire d'extrême droite Aberlardo de la Espriella, dont l'investiture avait lieu vendredi et qui a promis de combattre "sans répit" le narcotrafic, a obtenu une aide financière d'un milliard dollars de la part des États-Unis. Washington a précisé que celle-ci portrerait "sur la sécurité en soutien au gouvernement du président de la Espriella dans la mise en oeuvre de nos objectifs commun".
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Le millionnaire d'extrême droite Aberlardo de la Espriella, dont l'investiture avait lieu vendredi et qui a promis de combattre "sans répit" le narcotrafic, a obtenu une aide financière d'un milliard dollars de la part des États-Unis. Washington a précisé que celle-ci portrerait "sur la sécurité en soutien au gouvernement du président de la Espriella dans la mise en oeuvre de nos objectifs commun".

08.08.2026 à 10:02

FRANCE24
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L'Espagne a décidé vendredi d'instaurer des contrôles temporaires aux frontières à ses ports et aéroports pour les voyageurs en provenance d'Italie. Madrid avait prévenu que de telles mesures de rétorsion seraient prises si Rome ne levait pas la suspension de l'accord de libre circulation de Schengen instaurée à la suite de l'afflux massif de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.
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L'Espagne a décidé vendredi d'instaurer des contrôles temporaires aux frontières à ses ports et aéroports pour les voyageurs en provenance d'Italie. Madrid avait prévenu que de telles mesures de rétorsion seraient prises si Rome ne levait pas la suspension de l'accord de libre circulation de Schengen instaurée à la suite de l'afflux massif de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.

08.08.2026 à 10:01

FRANCE24
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Ce chantier est l'une des réformes les plus symboliques engagées par le Premier ministre pro-européen Peter Magyar depuis la victoire aux législatives d'avril de son parti face à celui du nationaliste Viktor Orban. En seize ans, ce dernier avait progressivement placé les médias publics sous contrôle politique, contribuant aux critiques répétées de Bruxelles à l'encontre de la Hongrie, membre de l'Union européenne, en matière d'Etat de droit. "On est anxieux et en même temps pleins d'espoir", résume auprès de l'AFP un salarié de longue date de MTVA, le groupe qui chapeaute les médias publics hongrois. "Personne ne sait à quoi s'en tenir, on est nombreux à craindre pour l'emploi mais c'est aussi l'occasion rêvée de pouvoir travailler normalement", explique-t-il, sous condition d'anonymat, tandis que plusieurs de ses collègues ont déjà été remerciés. La déléguée ministérielle chargée de superviser la transition actuelle, Judit Grosz, a déclaré à l’AFP que des problèmes "sérieux et anciens" de crédibilité et de normes professionnelles avaient rendu l'actuelle fermeture indispensable. La mesure a plongé nombre des 2.000 salariés dans une période d'incertitude. Selon plusieurs employés, beaucoup de journalistes passent désormais leurs journées chez eux, cependant que la direction communique très peu sur le calendrier précis de relance. Plusieurs sources internes s'attendent à une reprise des journaux télévisés autour du 20 août, le jour de la fête nationale hongroise. Au-delà du rétablissement des programmes, la principale interrogation concerne l'avenir même de la rédaction. Introspection Pour certains journalistes, la refonte constitue l'occasion de définitivement tourner la page d'une époque où les salles de rédaction fonctionnaient sous étroite surveillance politique. "Au lieu de rapporter des faits, nous diffusions les positions du gouvernement", reconnaît un reporter, qui explique être resté malgré tout à son poste pour survenir aux besoins de sa famille. "Après les élections, beaucoup d'entre nous se sont sentis libérés. Nous pouvions enfin parler des faits et donner tous les points de vue, c'était incroyable", dit-il. Mais ce soulagement s'accompagne aussi d'introspection. "On porte une part de responsabilité, on ne peut pas le nier et la plupart d'entre nous ont toujours un problème avec cela", confie-t-il. D'autres salariés estiment toutefois que le ton des programmes était déjà revenu à la normale après le scrutin d'avril et que supprimer l'antenne n'était pas indispensable. La période de transition a également donné lieu à ses premières controverses. Début juillet, la nomination à la tête de l'information d'une personnalité proche de l'ancien pouvoir a provoqué des critiques de membres du camp gouvernemental et le diffuseur est revenu sur son choix dès le lendemain. "Ce n’est pas au Premier ministre de commenter et de décider des nominations", a insisté auprès de l'AFP Pavol Szalai, le directeur régional de l’ONG Reporters sans frontières (RSF). "Une telle ingérence dans les médias publics sape les efforts, par ailleurs louables, du gouvernement pour les rendre indépendants du pouvoir exécutif", a-t-il ajouté. De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban a dénoncé un "autoritarisme", démenti par Mme Grosz, selon qui la direction intérimaire de MTVA est seule responsable de toutes les décisions. "L'objectif ultime est que le public considère les médias publics comme une institution digne de confiance, gérée de manière professionnelle et véritablement au service de l'intérêt général", précise-t-elle. Pour Pavol Szalai, la crédibilité du nouveau système dépendra de sa capacité à traiter avec le même regard critique le gouvernement actuel et ses opposants.
Texte intégral (639 mots)
Ce chantier est l'une des réformes les plus symboliques engagées par le Premier ministre pro-européen Peter Magyar depuis la victoire aux législatives d'avril de son parti face à celui du nationaliste Viktor Orban. En seize ans, ce dernier avait progressivement placé les médias publics sous contrôle politique, contribuant aux critiques répétées de Bruxelles à l'encontre de la Hongrie, membre de l'Union européenne, en matière d'Etat de droit. "On est anxieux et en même temps pleins d'espoir", résume auprès de l'AFP un salarié de longue date de MTVA, le groupe qui chapeaute les médias publics hongrois. "Personne ne sait à quoi s'en tenir, on est nombreux à craindre pour l'emploi mais c'est aussi l'occasion rêvée de pouvoir travailler normalement", explique-t-il, sous condition d'anonymat, tandis que plusieurs de ses collègues ont déjà été remerciés. La déléguée ministérielle chargée de superviser la transition actuelle, Judit Grosz, a déclaré à l’AFP que des problèmes "sérieux et anciens" de crédibilité et de normes professionnelles avaient rendu l'actuelle fermeture indispensable. La mesure a plongé nombre des 2.000 salariés dans une période d'incertitude. Selon plusieurs employés, beaucoup de journalistes passent désormais leurs journées chez eux, cependant que la direction communique très peu sur le calendrier précis de relance. Plusieurs sources internes s'attendent à une reprise des journaux télévisés autour du 20 août, le jour de la fête nationale hongroise. Au-delà du rétablissement des programmes, la principale interrogation concerne l'avenir même de la rédaction. Introspection Pour certains journalistes, la refonte constitue l'occasion de définitivement tourner la page d'une époque où les salles de rédaction fonctionnaient sous étroite surveillance politique. "Au lieu de rapporter des faits, nous diffusions les positions du gouvernement", reconnaît un reporter, qui explique être resté malgré tout à son poste pour survenir aux besoins de sa famille. "Après les élections, beaucoup d'entre nous se sont sentis libérés. Nous pouvions enfin parler des faits et donner tous les points de vue, c'était incroyable", dit-il. Mais ce soulagement s'accompagne aussi d'introspection. "On porte une part de responsabilité, on ne peut pas le nier et la plupart d'entre nous ont toujours un problème avec cela", confie-t-il. D'autres salariés estiment toutefois que le ton des programmes était déjà revenu à la normale après le scrutin d'avril et que supprimer l'antenne n'était pas indispensable. La période de transition a également donné lieu à ses premières controverses. Début juillet, la nomination à la tête de l'information d'une personnalité proche de l'ancien pouvoir a provoqué des critiques de membres du camp gouvernemental et le diffuseur est revenu sur son choix dès le lendemain. "Ce n’est pas au Premier ministre de commenter et de décider des nominations", a insisté auprès de l'AFP Pavol Szalai, le directeur régional de l’ONG Reporters sans frontières (RSF). "Une telle ingérence dans les médias publics sape les efforts, par ailleurs louables, du gouvernement pour les rendre indépendants du pouvoir exécutif", a-t-il ajouté. De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban a dénoncé un "autoritarisme", démenti par Mme Grosz, selon qui la direction intérimaire de MTVA est seule responsable de toutes les décisions. "L'objectif ultime est que le public considère les médias publics comme une institution digne de confiance, gérée de manière professionnelle et véritablement au service de l'intérêt général", précise-t-elle. Pour Pavol Szalai, la crédibilité du nouveau système dépendra de sa capacité à traiter avec le même regard critique le gouvernement actuel et ses opposants.

08.08.2026 à 10:00

FRANCE24
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De nouvelles frappes russes ont fait au moins trois morts et sept blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Kiev et dans sa région, alors que la défense antiaérienne ukrainienne peine à intercepter les missiles russes faute de munitions suffisantes.
Texte intégral (639 mots)
De nouvelles frappes russes ont fait au moins trois morts et sept blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Kiev et dans sa région, alors que la défense antiaérienne ukrainienne peine à intercepter les missiles russes faute de munitions suffisantes.

08.08.2026 à 09:59

FRANCE24
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"Les records tombent. Ca va vite": en près de quarante ans de carrière de vigneron, Marc Sangoy, président de la Cave de Lugny (Saône-et-Loire), n'avait jamais expérimenté des vendanges aussi précoces. "Alors que le dernier record ne datait que de 2022, le 13 août, on démarre cette année un 8 août pour les crémants", traditionnellement récoltés en premier, a déclaré à l'AFP le patron de la coopérative qui regroupe 1.250 hectares de vignes. Pour les vins "tranquilles" (non-effervescents), les vendanges devraient débuter "en fin de semaine prochaine, probablement", a estimé M. Sangoy. En moyenne sur l'ensemble de la Bourgogne et pour les vins tranquilles, les blancs devraient être récoltés "autour du 18-20" août et les rouges "vers le 20-25", estime Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB). "On tablait sur des vendanges avant le 15 août mais on prévoit plutôt maintenant vers le 25" car "la sécheresse et la canicule ont bloqué la vigne et freiné la maturité des raisins", explique-t-il. Le record historique de vendanges des rouges, établi à Beaune (Côte d'Or) le 15 août 1556, ne devrait donc pas être battu. Ailleurs en France, les vendanges ont elles aussi connu une précocité historique, après avoir démarré dès jeudi en Champagne, et dans le Bordelais pour les crémants. Le Languedoc-Roussillon a, lui, commencé dès juillet. Selon une étude réalisée par l'historien du climat Thomas Labbé sur sept siècles de dates de vendanges des rouges à Beaune, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne entre la fin du Moyen Age et 1988. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988", dit-il. La moyenne pour le début des vendanges a ainsi atteint le 6 septembre en 2019. Quant aux rendements, ils seront largement inférieurs, les raisins ayant peu grossi pour cause de sécheresse, prédisent les vignerons en Bourgogne. "Ils dépasseront à peine les 30%", évalue Olivier Fichet, vigneron à Igé (Saône-et-Loire) qui vendangera ses 30 hectares "vers le 15 août". "La récolte sera très moyenne en quantité mais bonne en qualité", ajoute Michel Barraud, coprésident du Comité des vins de Bourgogne (l'interprofession).
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"Les records tombent. Ca va vite": en près de quarante ans de carrière de vigneron, Marc Sangoy, président de la Cave de Lugny (Saône-et-Loire), n'avait jamais expérimenté des vendanges aussi précoces. "Alors que le dernier record ne datait que de 2022, le 13 août, on démarre cette année un 8 août pour les crémants", traditionnellement récoltés en premier, a déclaré à l'AFP le patron de la coopérative qui regroupe 1.250 hectares de vignes. Pour les vins "tranquilles" (non-effervescents), les vendanges devraient débuter "en fin de semaine prochaine, probablement", a estimé M. Sangoy. En moyenne sur l'ensemble de la Bourgogne et pour les vins tranquilles, les blancs devraient être récoltés "autour du 18-20" août et les rouges "vers le 20-25", estime Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB). "On tablait sur des vendanges avant le 15 août mais on prévoit plutôt maintenant vers le 25" car "la sécheresse et la canicule ont bloqué la vigne et freiné la maturité des raisins", explique-t-il. Le record historique de vendanges des rouges, établi à Beaune (Côte d'Or) le 15 août 1556, ne devrait donc pas être battu. Ailleurs en France, les vendanges ont elles aussi connu une précocité historique, après avoir démarré dès jeudi en Champagne, et dans le Bordelais pour les crémants. Le Languedoc-Roussillon a, lui, commencé dès juillet. Selon une étude réalisée par l'historien du climat Thomas Labbé sur sept siècles de dates de vendanges des rouges à Beaune, la récolte se déroulait autour du 27 septembre en moyenne entre la fin du Moyen Age et 1988. Puis "tout s'est accéléré depuis 1988", dit-il. La moyenne pour le début des vendanges a ainsi atteint le 6 septembre en 2019. Quant aux rendements, ils seront largement inférieurs, les raisins ayant peu grossi pour cause de sécheresse, prédisent les vignerons en Bourgogne. "Ils dépasseront à peine les 30%", évalue Olivier Fichet, vigneron à Igé (Saône-et-Loire) qui vendangera ses 30 hectares "vers le 15 août". "La récolte sera très moyenne en quantité mais bonne en qualité", ajoute Michel Barraud, coprésident du Comité des vins de Bourgogne (l'interprofession).

08.08.2026 à 09:57

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Bateaux de récolte de sargasses, barrières, nettoyage manuel des plages... Les efforts se poursuivent dans la principale destination touristique internationale du pays, durement touchée par cette invasion, même si le gouvernement minimise son impact. Une équipe de l'AFP a visité la Riviera Maya et Tulum - sur la côte du Yucatan, dans l'est du pays - à bord de l'un des 27 navires déployés par la Marine mexicaine depuis 2019 dans le cadre des efforts déployés pour contenir la prolifération de ces algues, apparues en 2011. Le navire se déplace comme dans un jeu vidéo, à la recherche de concentrations d'algues pour les aspirer. Une rampe inclinée située à l'avant est équipée d'un grand tapis roulant qui collecte les sargasses à la surface et les achemine dans une trémie à bord. "Saison intense" Les opérations de collecte des sargasses sont menées au large à l'aide d'un navire capable d'en ramasser 300 tonnes, puis complétées par des embarcations plus petites et des bâtiments amphibies. La dernière étape est une collecte manuelle. "C'est une saison intense qui a véritablement exigé des efforts accrus", a expliqué le contre-amiral Topiltzin Flores, responsable de l'opération. Il a précisé que l'objectif est de concentrer le plus grand volume possible au large et d'empêcher qu'il n'atteigne les côtes. Au cours du premier semestre, le personnel de la Marine et les autorités locales ont collecté quelque 100.000 tonnes de sargasses, dépassant déjà les 92.782 tonnes ramassées sur l'ensemble de 2025. Malgré cela, les algues sont omniprésentes sur les plages des Caraïbes mexicaines, et rares sont les touristes qui osent se prélasser au soleil face à une odeur nauséabonde, semblable à celle des oeufs pourris. Les entreprises qui vivent du tourisme, quant à elles, réduisent leurs effectifs au minimum. "Ce restaurant ne reçoit pas plus de 50 clients par jour", explique Azul Lucero, une Argentine de 26 ans qui travaille comme serveuse à Playa del Carmen et dont le revenu provient principalement des pourboires. Lorsque la mer est propre et claire, ce nombre peut atteindre 400 couverts. "Odeur insupportable" Le gouvernement, quant à lui, insiste sur le fait que le Mexique bat des records d'afflux de touristes étrangers. S'il y a pu y avoir moins de monde, "c'est le prix du kérosène qui est en cause, pas les sargasses", a affirmé jeudi la présidente Claudia Sheinbaum lors de la présentation d'une stratégie ambitieuse menée conjointement par le gouvernement et les hôteliers pour lutter contre cette invasion. "Il n'y a pas eu de pertes importantes", a-t-elle insisté. Les chiffres de la profession sont moins brillants: le taux d'occupation des hôtels cet été se situe entre 55% et 70% selon les destinations, alors qu'il atteignait jusqu'à 90% en haute saison il y a quinze ans. A côté d'un amas de sargasses se trouve, par exemple, l'hôtel de Playa del Carmen où Tere May, 47 ans, travaille comme cuisinière. Elle se plaint de "l'odeur insupportable" qui rend l'établissement désert: les 24 chambres sont vides. "Il n'y a personne ici en ce moment", soupire-t-elle. Les sargasses "nous ont affectés à tous les niveaux". "On ne peut pas profiter des vacances", déplore Bianca Ibañez, 33 ans, qui passait quelques jours en famille dans cette station et a été surprise par la quantité d'algues amassées sur la plage.
Texte intégral (571 mots)
Bateaux de récolte de sargasses, barrières, nettoyage manuel des plages... Les efforts se poursuivent dans la principale destination touristique internationale du pays, durement touchée par cette invasion, même si le gouvernement minimise son impact. Une équipe de l'AFP a visité la Riviera Maya et Tulum - sur la côte du Yucatan, dans l'est du pays - à bord de l'un des 27 navires déployés par la Marine mexicaine depuis 2019 dans le cadre des efforts déployés pour contenir la prolifération de ces algues, apparues en 2011. Le navire se déplace comme dans un jeu vidéo, à la recherche de concentrations d'algues pour les aspirer. Une rampe inclinée située à l'avant est équipée d'un grand tapis roulant qui collecte les sargasses à la surface et les achemine dans une trémie à bord. "Saison intense" Les opérations de collecte des sargasses sont menées au large à l'aide d'un navire capable d'en ramasser 300 tonnes, puis complétées par des embarcations plus petites et des bâtiments amphibies. La dernière étape est une collecte manuelle. "C'est une saison intense qui a véritablement exigé des efforts accrus", a expliqué le contre-amiral Topiltzin Flores, responsable de l'opération. Il a précisé que l'objectif est de concentrer le plus grand volume possible au large et d'empêcher qu'il n'atteigne les côtes. Au cours du premier semestre, le personnel de la Marine et les autorités locales ont collecté quelque 100.000 tonnes de sargasses, dépassant déjà les 92.782 tonnes ramassées sur l'ensemble de 2025. Malgré cela, les algues sont omniprésentes sur les plages des Caraïbes mexicaines, et rares sont les touristes qui osent se prélasser au soleil face à une odeur nauséabonde, semblable à celle des oeufs pourris. Les entreprises qui vivent du tourisme, quant à elles, réduisent leurs effectifs au minimum. "Ce restaurant ne reçoit pas plus de 50 clients par jour", explique Azul Lucero, une Argentine de 26 ans qui travaille comme serveuse à Playa del Carmen et dont le revenu provient principalement des pourboires. Lorsque la mer est propre et claire, ce nombre peut atteindre 400 couverts. "Odeur insupportable" Le gouvernement, quant à lui, insiste sur le fait que le Mexique bat des records d'afflux de touristes étrangers. S'il y a pu y avoir moins de monde, "c'est le prix du kérosène qui est en cause, pas les sargasses", a affirmé jeudi la présidente Claudia Sheinbaum lors de la présentation d'une stratégie ambitieuse menée conjointement par le gouvernement et les hôteliers pour lutter contre cette invasion. "Il n'y a pas eu de pertes importantes", a-t-elle insisté. Les chiffres de la profession sont moins brillants: le taux d'occupation des hôtels cet été se situe entre 55% et 70% selon les destinations, alors qu'il atteignait jusqu'à 90% en haute saison il y a quinze ans. A côté d'un amas de sargasses se trouve, par exemple, l'hôtel de Playa del Carmen où Tere May, 47 ans, travaille comme cuisinière. Elle se plaint de "l'odeur insupportable" qui rend l'établissement désert: les 24 chambres sont vides. "Il n'y a personne ici en ce moment", soupire-t-elle. Les sargasses "nous ont affectés à tous les niveaux". "On ne peut pas profiter des vacances", déplore Bianca Ibañez, 33 ans, qui passait quelques jours en famille dans cette station et a été surprise par la quantité d'algues amassées sur la plage.

08.08.2026 à 09:55

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"Quand j'étais petit, je ne pouvais même pas rentrer dans un magasin pour acheter un produit de première nécessité. Ils refusaient de nous servir. Il y avait tellement de préjugés et de racisme, mais c'est toujours le cas, ça ne change pas", raconte-t-il. Le récent redécoupage électoral n'est rien d'autre qu'un "recyclage des vieilles politiques" républicaines, dénonce, costume beige et foulard en soie noué autour du cou, Jadu Ben Ahmed Ben Hassan. L'AFP l'a rencontré au Centre islamique de Memphis, écrin de verdure en banlieue de la ville, où sont présentés schémas de la nouvelle carte électorale et QR codes à scanner pour connaître sa nouvelle circonscription. Le vaste redécoupage imposé en mai par les républicains du Tennessee leur donne un avantage décisif pour remporter des sièges supplémentaires au Congrès à Washington. Memphis, traditionnellement l'une des seules poches démocrates dans un Etat très conservateur, est désormais fractionnée en trois circonscriptions étendues à travers l'Etat. Colère Les Afro-Américains, qui constituent plus de 60% de la population de cette ville où a été assassiné Martin Luther King, craignent ainsi que leur voix ne compte pas lors des prochaines élections de mi-mandat, en novembre. Fin avril, la Cour suprême des Etats-Unis a affaibli les protections garanties par le Voting Rights Act, une loi phare adoptée en 1965, en plein mouvement des droits civiques, visant à empêcher les anciens Etats ségrégationnistes du Sud de porter atteinte au droit de vote des Afro-Américains. Cette décision a permis à plusieurs Etats de redessiner leurs circonscriptions, de la Louisiane au Tennessee. "Il y a beaucoup de colère, car nous savons qu'il s'agit d'une tentative de diluer le vote noir à Memphis", témoigne le révérend Earle Fisher, pasteur de l'Abyssinian Baptist Church, l'église "la plus noire de Memphis". Ce fondateur de l'organisation Up the Vote 901 organise des sessions d'éducation civique, perçues comme plus précieuses encore depuis le redécoupage du Tennessee ayant créé de la confusion parmi les habitants de Memphis. Le clergé noir de la ville redouble d'efforts pour mobiliser les électeurs afro-américains, ancrés à gauche, dans l'espoir d'envoyer un député qui saura les représenter au Congrès. Voix "étouffées" Jusqu'à présent, "nous avions le pouvoir de choisir un député qui nous représentait", détaille un autre révérend, Lawrence Turner, lunettes rondes et veste de costume, depuis la Mississippi Boulevard Christian Church, dans le centre-ville. Mais "aujourd'hui, nos circonscriptions s'étendent loin vers l'est et nos intérêts sont mélangés à ceux de personnes vivant dans d'autres comtés, dont les réalités sont très différentes de celles que nous connaissons à Memphis", regrette le pasteur, fondateur du Black Clergy Collaborative. Au sud de la ville, Brenn Scott fait du porte-à-porte avec sa fille et des bénévoles de cette alliance d'églises afro-américaines pour informer les habitants du quartier noir de Whitehaven sur les scrutins à venir ; d'abord les primaires démocrates et les élections du comté début août, puis les législatives en novembre. Ici, c'est la neuvième circonscription, tandis qu'elle habite dans la cinquième circonscription, dans un autre quartier du sud de Memphis, explique-t-elle. A l'annonce de la nouvelle carte électorale, "il y avait de la confusion", se souvient Brenn Scott. Ce matin du dernier jour du vote anticipé pour les primaires, nombre des habitants qui lui ont ouvert la porte se sont déjà rendus aux urnes. Une résidente porte un tee-shirt "Voting is my black job", ("voter est ma mission en tant que personne noire"), tandis qu'une autre, qui dit avoir déjà voté, se sert en prospectus pour les distribuer à ses proches. Pour Lee Kendrick Harris, qui vient de déposer un bulletin dans une église du quartier reconvertie en bureau de vote, le redécoupage est "un véritable test de résilience. Il montre comment nous pouvons nous serrer les coudes et survivre". Pour lui, il est important de voter, car "nos voix risquent d'être complètement étouffées, et nos besoins d'être complètement ignorés". "Le combat" sera "difficile à mener", prédit le jeune homme de 34 ans, vêtu d'un tee-shirt floqué "Memphis". Mais "comme tous ceux qui nous ont précédés, nos aînés, nos ancêtres, nous savons retrousser nos manches et nous battre. C'est donc ce que nous allons faire".
Texte intégral (766 mots)
"Quand j'étais petit, je ne pouvais même pas rentrer dans un magasin pour acheter un produit de première nécessité. Ils refusaient de nous servir. Il y avait tellement de préjugés et de racisme, mais c'est toujours le cas, ça ne change pas", raconte-t-il. Le récent redécoupage électoral n'est rien d'autre qu'un "recyclage des vieilles politiques" républicaines, dénonce, costume beige et foulard en soie noué autour du cou, Jadu Ben Ahmed Ben Hassan. L'AFP l'a rencontré au Centre islamique de Memphis, écrin de verdure en banlieue de la ville, où sont présentés schémas de la nouvelle carte électorale et QR codes à scanner pour connaître sa nouvelle circonscription. Le vaste redécoupage imposé en mai par les républicains du Tennessee leur donne un avantage décisif pour remporter des sièges supplémentaires au Congrès à Washington. Memphis, traditionnellement l'une des seules poches démocrates dans un Etat très conservateur, est désormais fractionnée en trois circonscriptions étendues à travers l'Etat. Colère Les Afro-Américains, qui constituent plus de 60% de la population de cette ville où a été assassiné Martin Luther King, craignent ainsi que leur voix ne compte pas lors des prochaines élections de mi-mandat, en novembre. Fin avril, la Cour suprême des Etats-Unis a affaibli les protections garanties par le Voting Rights Act, une loi phare adoptée en 1965, en plein mouvement des droits civiques, visant à empêcher les anciens Etats ségrégationnistes du Sud de porter atteinte au droit de vote des Afro-Américains. Cette décision a permis à plusieurs Etats de redessiner leurs circonscriptions, de la Louisiane au Tennessee. "Il y a beaucoup de colère, car nous savons qu'il s'agit d'une tentative de diluer le vote noir à Memphis", témoigne le révérend Earle Fisher, pasteur de l'Abyssinian Baptist Church, l'église "la plus noire de Memphis". Ce fondateur de l'organisation Up the Vote 901 organise des sessions d'éducation civique, perçues comme plus précieuses encore depuis le redécoupage du Tennessee ayant créé de la confusion parmi les habitants de Memphis. Le clergé noir de la ville redouble d'efforts pour mobiliser les électeurs afro-américains, ancrés à gauche, dans l'espoir d'envoyer un député qui saura les représenter au Congrès. Voix "étouffées" Jusqu'à présent, "nous avions le pouvoir de choisir un député qui nous représentait", détaille un autre révérend, Lawrence Turner, lunettes rondes et veste de costume, depuis la Mississippi Boulevard Christian Church, dans le centre-ville. Mais "aujourd'hui, nos circonscriptions s'étendent loin vers l'est et nos intérêts sont mélangés à ceux de personnes vivant dans d'autres comtés, dont les réalités sont très différentes de celles que nous connaissons à Memphis", regrette le pasteur, fondateur du Black Clergy Collaborative. Au sud de la ville, Brenn Scott fait du porte-à-porte avec sa fille et des bénévoles de cette alliance d'églises afro-américaines pour informer les habitants du quartier noir de Whitehaven sur les scrutins à venir ; d'abord les primaires démocrates et les élections du comté début août, puis les législatives en novembre. Ici, c'est la neuvième circonscription, tandis qu'elle habite dans la cinquième circonscription, dans un autre quartier du sud de Memphis, explique-t-elle. A l'annonce de la nouvelle carte électorale, "il y avait de la confusion", se souvient Brenn Scott. Ce matin du dernier jour du vote anticipé pour les primaires, nombre des habitants qui lui ont ouvert la porte se sont déjà rendus aux urnes. Une résidente porte un tee-shirt "Voting is my black job", ("voter est ma mission en tant que personne noire"), tandis qu'une autre, qui dit avoir déjà voté, se sert en prospectus pour les distribuer à ses proches. Pour Lee Kendrick Harris, qui vient de déposer un bulletin dans une église du quartier reconvertie en bureau de vote, le redécoupage est "un véritable test de résilience. Il montre comment nous pouvons nous serrer les coudes et survivre". Pour lui, il est important de voter, car "nos voix risquent d'être complètement étouffées, et nos besoins d'être complètement ignorés". "Le combat" sera "difficile à mener", prédit le jeune homme de 34 ans, vêtu d'un tee-shirt floqué "Memphis". Mais "comme tous ceux qui nous ont précédés, nos aînés, nos ancêtres, nous savons retrousser nos manches et nous battre. C'est donc ce que nous allons faire".
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