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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

10.07.2026 à 05:51

FRANCE24
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"Immense tristesse et désolation face aux terribles conséquences de l'incendie qui affecte la province d'Almería", a réagi sur X le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, présentant ses condoléances aux familles de victimes et appelant à faire preuve de "beaucoup de prudence". Pays en première ligne du réchauffement climatique, l'Espagne a connu ces dernières années des vagues de chaleur de plus en plus longues, dès le printemps, puis l'été, avec des températures dépassant parfois les 40°C, créant les conditions pour des feux dévastateurs. En 2025, plus de 393.000 hectares ont été ravagés par les flammes en Espagne, selon le Système européen d'information sur les incendies de forêt (EFFIS), soit les pires feux de l'histoire récente du pays. Dans ces incendies, plus de 8.000 au total, huit personnes avaient été tuées, 86 blessées et plus de 42.000 évacuées, d'après le ministère de l'Intérieur. Tôt vendredi, le gouvernement régional d'Andalousie a rapporté qu'un incendie déclenché jeudi après-midi à Los Gallardos en Andalousie avait fait 12 morts, selon un communiqué. Plus tôt, les services de la région avaient communiqué un bilan de six morts, et précisé que "les décès se sont produits dans un hameau de Bédar et certains ont été retrouvés dans des véhicules". Quelque 150 pompiers et cinq camions-citernes ont notamment été mobilisés durant la nuit de jeudi à vendredi, de même source. Le dispositif anti-incendies "le plus important" Les autorités régionales ont déclenché dans la nuit "la phase d'urgence, situation opérationnelle 2, du plan (local de lutte anti-incendie, soit le deuxième niveau le plus élevé, ndlr), face à l'évolution et au fort potentiel de l'incendie", ajoute encore le communiqué. Les habitants de plusieurs quartiers ont été évacués face au sinistre et une femme, blessée par des brûlures, et une autre personne, intoxiquée par les fumées, ont été acheminées vers un hôpital local. "Quatre autres personnes ont été prises en charge sur place pour des pathologies respiratoires et des brûlures légères", précisent les autorités régionales d'Andalousie. Une cinquantaine de personnes sont par ailleurs hébergées dans un centre culturel et plusieurs routes ont été coupées en raison du sinistre. Le numéro des secours "a géré plus de 150 appels de citoyens signalant l'incendie ; les premiers indiquaient que les flammes se trouvaient au kilomètre 511 de la (route nationale) N-340A. Dans ces premiers avertissements, les témoins indiquaient qu'un câble était tombé, à l'origine de l'incendie, et que les flammes s'étaient propagées rapidement à la zone forestière proche de la route", conclut le communiqué. Une vague de chaleur traverse actuellement l'Espagne, et plusieurs zones d'Andalousie avaient été placées en alerte orange au cours des derniers jours. Fin mai, Pedro Sanchez avait assuré que l'Espagne allait déployer durant l'été "le plus important" dispositif jamais mobilisé contre les incendies. Ces derniers jours, plusieurs incendies se sont déclarés sur le territoire espagnol, notamment un désormais contrôlé, qui a ravagé plus de 2.000 hectares en Catalogne (nord-est), à quelques kilomètres à peine de la très touristique Costa Brava.

10.07.2026 à 05:25

FRANCE24
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"Bienvenue à l'aéroport international Président Donald J. Trump", accueille jeudi un nouveau panneau sur la route y conduisant. A l'intérieur, le nouveau nom de l'aéroport s'affiche aussi sur les écrans des comptoirs d'enregistrement. Donald Trump s'est félicité jeudi soir de cette décision sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que cet aéroport "serait bientôt l'un des meilleurs et des plus spectaculaires au monde". Pour marquer le coup, l'un des fils du président républicain, Eric Trump, s'y est posé juste après cinq heures du matin jeudi avec l'avion privé de la famille. Il a partagé sur les réseaux sociaux des images depuis le cockpit au moment de l'atterrissage. "Il n'était pas question que je laisse un avion d'UPS être le premier à s'y poser", a-t-il lancé au micro de Fox News. "Alors on est monté à bord de +Trump Force One+ (...) et on a atterri à 5h01 précises ce matin, a-t-il raconté. C'était un moment incroyablement unique." "Je ne crois pas qu'il y ait quelqu'un qui incarne mieux Palm Beach que Donald Trump", a encore estimé son fils, sans oublier de rappeler que la principale route d'accès à l'aéroport porte déjà le nom de son père. Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, avait donné fin mars son accord pour que l'aéroport de Palm Beach porte le nom de Donald Trump - dont la résidence privée Mar-a-Lago n'est qu'à environ trois kilomètres. A l'aéroport jeudi, les avis étaient contrastés. "Farce" "Le président a sans aucun doute fait suffisamment pour mériter qu'un aéroport porte son nom, comme d'autres anciens présidents. Et comme c'est l'aéroport de sa ville de résidence, je trouve que c'est une bonne chose", estime Chris Bailey, un pilote âgé de 55 ans. "Maintenant l'aéroport porte le nom d'un repris de justice. C'est une farce. Ce n'est pas pour ça que j'ai passé trente ans dans l'armée de mon pays", se désole John, ancien militaire de 79 ans qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. John Manov, médecin trentenaire, y voit un "changement un peu stupide". "Palm Beach est une meilleure marque. Les gens n'aiment pas vraiment Donald Trump", considère-t-il. Et "il est encore président, alors ça me semble de mauvais goût". Un pont au nom du milliardaire new-yorkais a aussi été inauguré dans le Tennessee dans la matinée, en présence notamment de son ministre des Finances Scott Bessent, qui a loué un chef d'Etat qui "n'a pas ménagé ses efforts pour restaurer la puissance américaine". De l'architecture de la Maison Blanche aux billets de banque, en passant par des bâtiments et lieux emblématiques de Washington, Donald Trump n'a de cesse de chercher à imprimer son empreinte. Il y a la grandiose et onéreuse salle de bal en construction à la Maison Blanche, son projet d'arc de triomphe monumental au coeur de la capitale américaine, ou encore sa signature annoncée bientôt sur des billets - une première pour un président des Etats-Unis en exercice. Il y a aussi ce passeport américain en édition limitée dans lequel figure son portrait, imaginé à l'occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, qui vient d'être célébré le 4 juillet. A Washington, son nom est apposé depuis fin 2025 sur l'Institut américain pour la paix. Un temps accolé au-dessus de celui de John F. Kennedy sur la façade d'une grande salle de spectacles de la capitale, il a toutefois dû être retiré après une récente décision de justice.

10.07.2026 à 05:23

FRANCE24
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Éliminé par la France en quart de finale de la Coupe du monde, le Maroc quitte la compétition après un parcours remarqué. Après le match, l'arrière droit Zakaria El Ouahdi est revenu sur l'aventure des Lions de l'Atlas et en a profité pour adresser un message aux supporters de son pays.
Texte intégral (620 mots)
Éliminé par la France en quart de finale de la Coupe du monde, le Maroc quitte la compétition après un parcours remarqué. Après le match, l'arrière droit Zakaria El Ouahdi est revenu sur l'aventure des Lions de l'Atlas et en a profité pour adresser un message aux supporters de son pays.

10.07.2026 à 05:21

FRANCE24
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C'est l'un des articles phares du projet de loi "Ripost", consacré à la sécurité du quotidien: il renforce les sanctions contre l'usage et la vente de protoxyde d'azote, le "gaz hilarant", dont la consommation inquiète les autorités sanitaires. Dans sa version initiale, le projet de loi prévoyait de créer un délit d'inhalation du protoxyde d'azote, ainsi qu'un délit de conduite après usage détourné de substances psychoactives. Les sénateurs avaient proposé d'interdire purement et simplement la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, alors que ce gaz est également utilisé en cuisine, notamment pour la crème chantilly. Les députés ont conservé cette interdiction, mais repoussé son entrée en vigeur au 1er février 2027 afin de respecter le droit européen. En attendant, ils ont durci les sanctions contre le commerce de protoxyde d'azote par les particuliers. La détention et le transport d'une quantité de ce gaz au-dessus d'un certain seuil pourrait alors être passible d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende. Les débats ont été ponctués par le quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc, suivi en parallèle par un grand nombre de députés sur leur téléphone ou leur ordinateur portable. - "Un but extraordinaire" - Gabriel Attal s'est par exemple pris la tête entre les mains après le penalty de Kylian Mbappé arrêté par le gardien marocain Yassine Bounou. Une heure plus tard, Marie-Agnès Poussier-Winsback, qui présidait la séance, s'est étonnée d'une "forme de tumulte" dans l'hémicycle. "Mme la présidente, j'ai le plaisir de vous annoncer que Kylian Mbappé a marqué, paraît-il, un but extraordinaire", lui a répondu le co-rapporteur, Xavier Albertini, avant de revenir aux amendements. A minuit, entre deux votes, de nouveaux applaudissements ont retenti. "Deux à zéro", a annoncé Mme Poussier-Winsback au micro, avant de lever la séance quelques minutes plus tard. Plus tôt dans la journée, les débats avaient été nettement plus tendus autour d'autres mesures sécuritaires du projet de loi, fortement contestées par la gauche. Les députés ont validé une disposition permettant aux préfets de suspendre préventivement un permis de conduire pour un usage répété de stupéfiants, même si les infractions ne sont pas liées à la conduite. Ils ont également adopté des dispositions consacrées aux rodéos urbains, avec l'extension de la procédure d'amende forfaitaire délictuelle au délit de rodéo motorisé, pour un montant fixé à 800 euros. "Logez-les" Autre mesure votée: l'élargissement du dispositif d'évacuation forcée de squatteurs aux meublés de tourisme, ainsi qu'aux locaux commerciaux. "Votre priorité, c'est d'expulser davantage de gens", a dénoncé le LFI Pierre-Yves Cadalen. "Mais occupez-vous d'eux, logez-les, construisez des logements", a-t-il lancé au gouvernement. Le RN a défendu la mesure. "Nous nous placerons toujours plus du côté des honnêtes gens que du côté des délinquants", a lancé le député Yoann Gillet. Une déclaration qui a suscité la réplique de Benjamin Lucas-Lundy (groupe écologiste): "Entendre un député du Rassemblement national cette semaine se revendiquer des honnêtes gens, franchement, c'est cocasse", en référence à la condamnation de Marine Le Pen. Dans la journée déjà, le football s'était invité dans l'hémicycle sur un terrain plus sérieux: celui de la sécurité autour des manifestations sportives. Le gouvernement défendait un renforcement des interdictions administratives de stade (IAS), en les étendant à d'autres lieux de rassemblements et jusqu'à 12 heures avant et après une rencontre. Déjà supprimée en commission, la disposition a de nouveau été rejeté dans l'hémicycle, les élus, y compris à droite, la jugeant excessive. "Cent fois oui pour une loi anticasseurs. (...) Mais il ne faut pas qu'on se trompe de combat en pénalisant les supporters", a plaidé Corentin Le Fur (LR). Les députés ont en revanche validé la possibilité pour les préfets d'interdire de paraître à des personnes ayant commis de manière répétée des violences en marge de manifestations sportives. Une réponse aux incidents survenus notamment lors de la finale de la Ligue des champions, selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Egalement adopté, un amendement de Ian Boucard (LR) proposant d'individualiser les arrêtés préfectoraux interdisant le déplacement de supporters, une "sanction collective" qui, selon lui, "pénalise la grande majorité des supporters pacifiques".
Texte intégral (774 mots)
C'est l'un des articles phares du projet de loi "Ripost", consacré à la sécurité du quotidien: il renforce les sanctions contre l'usage et la vente de protoxyde d'azote, le "gaz hilarant", dont la consommation inquiète les autorités sanitaires. Dans sa version initiale, le projet de loi prévoyait de créer un délit d'inhalation du protoxyde d'azote, ainsi qu'un délit de conduite après usage détourné de substances psychoactives. Les sénateurs avaient proposé d'interdire purement et simplement la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, alors que ce gaz est également utilisé en cuisine, notamment pour la crème chantilly. Les députés ont conservé cette interdiction, mais repoussé son entrée en vigeur au 1er février 2027 afin de respecter le droit européen. En attendant, ils ont durci les sanctions contre le commerce de protoxyde d'azote par les particuliers. La détention et le transport d'une quantité de ce gaz au-dessus d'un certain seuil pourrait alors être passible d'une peine de deux ans d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende. Les débats ont été ponctués par le quart de finale de la Coupe du monde entre la France et le Maroc, suivi en parallèle par un grand nombre de députés sur leur téléphone ou leur ordinateur portable. - "Un but extraordinaire" - Gabriel Attal s'est par exemple pris la tête entre les mains après le penalty de Kylian Mbappé arrêté par le gardien marocain Yassine Bounou. Une heure plus tard, Marie-Agnès Poussier-Winsback, qui présidait la séance, s'est étonnée d'une "forme de tumulte" dans l'hémicycle. "Mme la présidente, j'ai le plaisir de vous annoncer que Kylian Mbappé a marqué, paraît-il, un but extraordinaire", lui a répondu le co-rapporteur, Xavier Albertini, avant de revenir aux amendements. A minuit, entre deux votes, de nouveaux applaudissements ont retenti. "Deux à zéro", a annoncé Mme Poussier-Winsback au micro, avant de lever la séance quelques minutes plus tard. Plus tôt dans la journée, les débats avaient été nettement plus tendus autour d'autres mesures sécuritaires du projet de loi, fortement contestées par la gauche. Les députés ont validé une disposition permettant aux préfets de suspendre préventivement un permis de conduire pour un usage répété de stupéfiants, même si les infractions ne sont pas liées à la conduite. Ils ont également adopté des dispositions consacrées aux rodéos urbains, avec l'extension de la procédure d'amende forfaitaire délictuelle au délit de rodéo motorisé, pour un montant fixé à 800 euros. "Logez-les" Autre mesure votée: l'élargissement du dispositif d'évacuation forcée de squatteurs aux meublés de tourisme, ainsi qu'aux locaux commerciaux. "Votre priorité, c'est d'expulser davantage de gens", a dénoncé le LFI Pierre-Yves Cadalen. "Mais occupez-vous d'eux, logez-les, construisez des logements", a-t-il lancé au gouvernement. Le RN a défendu la mesure. "Nous nous placerons toujours plus du côté des honnêtes gens que du côté des délinquants", a lancé le député Yoann Gillet. Une déclaration qui a suscité la réplique de Benjamin Lucas-Lundy (groupe écologiste): "Entendre un député du Rassemblement national cette semaine se revendiquer des honnêtes gens, franchement, c'est cocasse", en référence à la condamnation de Marine Le Pen. Dans la journée déjà, le football s'était invité dans l'hémicycle sur un terrain plus sérieux: celui de la sécurité autour des manifestations sportives. Le gouvernement défendait un renforcement des interdictions administratives de stade (IAS), en les étendant à d'autres lieux de rassemblements et jusqu'à 12 heures avant et après une rencontre. Déjà supprimée en commission, la disposition a de nouveau été rejeté dans l'hémicycle, les élus, y compris à droite, la jugeant excessive. "Cent fois oui pour une loi anticasseurs. (...) Mais il ne faut pas qu'on se trompe de combat en pénalisant les supporters", a plaidé Corentin Le Fur (LR). Les députés ont en revanche validé la possibilité pour les préfets d'interdire de paraître à des personnes ayant commis de manière répétée des violences en marge de manifestations sportives. Une réponse aux incidents survenus notamment lors de la finale de la Ligue des champions, selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Egalement adopté, un amendement de Ian Boucard (LR) proposant d'individualiser les arrêtés préfectoraux interdisant le déplacement de supporters, une "sanction collective" qui, selon lui, "pénalise la grande majorité des supporters pacifiques".

10.07.2026 à 05:13

FRANCE24
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"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab. "Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)". Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad. Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit. L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités. Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées. A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh. "A vos côtés" Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024). Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite. Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh. Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile. Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste. Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique. Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir. Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.
Texte intégral (514 mots)
"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab. "Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)". Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad. Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit. L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités. Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées. A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh. "A vos côtés" Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024). Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite. Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh. Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile. Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste. Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique. Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir. Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.

10.07.2026 à 05:09

FRANCE24
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"La Tapisserie de Bayeux a pris le chemin de Londres", a officialisé le président français sur X. Fragilisée par les années, cette broderie du XIe siècle de près de 70 mètres de long a quitté jeudi son antre de Bayeux, dans le nord-ouest de la France, a appris l'AFP de source proche du dossier. Elle voyage dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni. Le transfert historique et sous haute surveillance a débuté jeudi, avait appris l'AFP de source proche du dossier. A l'issue du périple, cette œuvre unique, qui narre la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, sera réceptionnée par le British Museum, qui l'exposera, à plat, du 10 septembre au 11 juillet. Ce prêt inédit avait été annoncé en juillet 2025 par le président français pour "revivifier la relation culturelle" avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit. "Continuons à bâtir l'avenir de ce lien entre les deux rives de la Manche, cette Entente cordiale devenue une Entente amicale", a écrit Emmanuel Macron dans une tribune au journal The Times vendredi. Soulignant que la tapisserie est une œuvre inachevée, il a estimé que "c'est à nous d'écrire le prochain chapitre, dans un esprit de respect, de confiance et d'alliance renouvelée". Ce transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutent la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous. Fin 2021, une étude d'expertes en restauration avait mis en garde contre les "risques supplémentaires" qu'un trajet de plus d'une heure ferait peser sur cette broderie de laine sur lin, fine comme de la dentelle. Défi logistique Pour relever le défi logistique du transfert outre-Manche, plusieurs études techniques ont été nécessaires et deux voyages tests ont été entrepris avec une reproduction grandeur nature de la tapisserie. Selon ses concepteurs, le double caisson dans lequel l'œuvre a pris place permet de réduire de 96% les vibrations liées au transport - un des principaux risques pour sa conservation - et de la maintenir à une température de 20°C et à 50% de taux d'humidité. "Rien, absolument rien, n'a été laissé au hasard", avait martelé début juin la ministre de la Culture française, Catherine Pégard, battant en brèche les "soupçons d'impéritie". En septembre, une très délicate opération avait déjà été requise pour extraire la Tapisserie de Bayeux de son musée, qu'elle n'avait plus quitté depuis 1983 et qui est depuis fermé pour travaux. "Tout le monde veut protéger la sécurité de cet objet incroyablement fragile", a déclaré cette semaine à l'AFP Peter Ricketts, qui coordonne le transport côté britannique. "Quand elle sera prête à être exposée, nous voulons que des millions de gens la voient", a-t-il ajouté. Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet. Un prêt à Londres avait été envisagé deux fois, sans aboutir: en 1953 pour le couronnement de la reine Elizabeth II et en 1966 pour le 900e anniversaire de la bataille d'Hastings. Signe de la valeur de cette pièce unique, le Royaume-Uni s'est engagé a verser 800 millions de livres (environ 917,9 millions d'euros) en cas de dégradation majeure de la tapisserie. Le pays a aussi accepté de prêter à la France des pièces du trésor de Sutton Hoo - du mobilier funéraire d'un chef saxon du VIIe siècle - et des dessins de la Renaissance, qui seront exposés dans l'ouest du pays. A son retour en France courant 2027, la tapisserie devrait retrouver son musée de Bayeux avant de faire l'objet d'une délicate rénovation, prévue de longue date et plusieurs fois repoussée. Selon les autorités, la rénovation devrait commencer à partir de 2028 et pourrait se tenir à l'intérieur du musée et en présence du public pour éviter une nouvelle extraction.
Texte intégral (707 mots)
"La Tapisserie de Bayeux a pris le chemin de Londres", a officialisé le président français sur X. Fragilisée par les années, cette broderie du XIe siècle de près de 70 mètres de long a quitté jeudi son antre de Bayeux, dans le nord-ouest de la France, a appris l'AFP de source proche du dossier. Elle voyage dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni. Le transfert historique et sous haute surveillance a débuté jeudi, avait appris l'AFP de source proche du dossier. A l'issue du périple, cette œuvre unique, qui narre la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, sera réceptionnée par le British Museum, qui l'exposera, à plat, du 10 septembre au 11 juillet. Ce prêt inédit avait été annoncé en juillet 2025 par le président français pour "revivifier la relation culturelle" avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit. "Continuons à bâtir l'avenir de ce lien entre les deux rives de la Manche, cette Entente cordiale devenue une Entente amicale", a écrit Emmanuel Macron dans une tribune au journal The Times vendredi. Soulignant que la tapisserie est une œuvre inachevée, il a estimé que "c'est à nous d'écrire le prochain chapitre, dans un esprit de respect, de confiance et d'alliance renouvelée". Ce transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutent la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous. Fin 2021, une étude d'expertes en restauration avait mis en garde contre les "risques supplémentaires" qu'un trajet de plus d'une heure ferait peser sur cette broderie de laine sur lin, fine comme de la dentelle. Défi logistique Pour relever le défi logistique du transfert outre-Manche, plusieurs études techniques ont été nécessaires et deux voyages tests ont été entrepris avec une reproduction grandeur nature de la tapisserie. Selon ses concepteurs, le double caisson dans lequel l'œuvre a pris place permet de réduire de 96% les vibrations liées au transport - un des principaux risques pour sa conservation - et de la maintenir à une température de 20°C et à 50% de taux d'humidité. "Rien, absolument rien, n'a été laissé au hasard", avait martelé début juin la ministre de la Culture française, Catherine Pégard, battant en brèche les "soupçons d'impéritie". En septembre, une très délicate opération avait déjà été requise pour extraire la Tapisserie de Bayeux de son musée, qu'elle n'avait plus quitté depuis 1983 et qui est depuis fermé pour travaux. "Tout le monde veut protéger la sécurité de cet objet incroyablement fragile", a déclaré cette semaine à l'AFP Peter Ricketts, qui coordonne le transport côté britannique. "Quand elle sera prête à être exposée, nous voulons que des millions de gens la voient", a-t-il ajouté. Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet. Un prêt à Londres avait été envisagé deux fois, sans aboutir: en 1953 pour le couronnement de la reine Elizabeth II et en 1966 pour le 900e anniversaire de la bataille d'Hastings. Signe de la valeur de cette pièce unique, le Royaume-Uni s'est engagé a verser 800 millions de livres (environ 917,9 millions d'euros) en cas de dégradation majeure de la tapisserie. Le pays a aussi accepté de prêter à la France des pièces du trésor de Sutton Hoo - du mobilier funéraire d'un chef saxon du VIIe siècle - et des dessins de la Renaissance, qui seront exposés dans l'ouest du pays. A son retour en France courant 2027, la tapisserie devrait retrouver son musée de Bayeux avant de faire l'objet d'une délicate rénovation, prévue de longue date et plusieurs fois repoussée. Selon les autorités, la rénovation devrait commencer à partir de 2028 et pourrait se tenir à l'intérieur du musée et en présence du public pour éviter une nouvelle extraction.

10.07.2026 à 05:01

FRANCE24
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Avant le tournage d'un épisode de la saison 11 auquel a assisté l'AFP, l'acteur Yutaka Matsushige consulte la carte du restaurant spécialisé dans le thon où l'équipe a posé ses caméras, et s'enquiert des recommandations de la patronne, avant de proposer une réécriture du script. "En discutant, ils nous suggèrent parfois des plats qui n'étaient pas prévus, que nous intégrons en cours de tournage", explique le comédien, si coutumier de ces changements que le scénariste doit être présent en permanence pour adapter les dialogues. Il veille également à jauger les quantités selon son appétit, car "devoir abandonner le repas en cours de route serait un manque de respect pour le restaurateur", dit-il à l'AFP. L'acteur de 63 ans incarne à l'écran depuis 2012 Goro Inogashira, protagoniste de la série et du manga éponyme de Jiro Taniguchi et Masayuki Kusumi, dont elle est inspirée. Cet homme d'affaires à l'allure dégingandée, invariablement attifé d'un costume-cravate, parcourt le Japon au volant de sa Mini, ses brefs rendez-vous d'affaires servant de prétextes à ses pérégrinations gustatives. L'oeuvre originale, plutôt contemplative, "est moins un récit au sens traditionnel que des déambulations dans des régions inconnues où l'on s'arrête simplement pour manger", souligne Yutaka Matsushige, disant s'être "beaucoup interrogé" sur la manière d'incarner Goro. Nostalgie d'une soupe "Comme je ne ressemble pas tellement au personnage dessiné par Jiro Taniguchi, j'ai mis l'accent sur cette forme de réalité, sans aller jusqu'au réalisme pur, que dégagent ses dessins." "Je voulais que les téléspectateurs aient l'impression de regarder un documentaire", explique Matsushige, qui a tourné au cours de sa carrière avec des cinéastes comme Takashi Miike, Kiyoshi Kurosawa ou Takeshi Kitano. La série, diffusée tard le soir au Japon, a connu des audiences confidentielles à ses débuts, avant de trouver peu à peu son public y compris ailleurs en Asie, notamment à Taïwan et en Corée du Sud, où des épisodes ont été tournés. Un remake tourné à Taïwan a également été diffusé. L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, condamné en février à la prison à vie pour "insurrection", avait par ailleurs déclaré en 2023 être un inconditionnel du "Gourmet Solitaire". Pour Yutaka Matsushige, ce succès tient à la singularité de l'oeuvre. "Aujourd'hui, on attend des séries télé qu'elles soient faciles à suivre et spectaculaires", regrette l'acteur. "L'expression de nuances subtiles, comme la nostalgie ressentie en buvant une soupe, se perd." "Nous avons voulu que chacun puisse avoir sa propre interprétation, (...) que la série évoque à l'étranger une sensibilité plus proche des films de Yasujiro Ozu", qui capturent les nuances subtiles du quotidien, que de ceux plus spectaculaires d'Akira Kurosawa. Une adaptation au cinéma est sortie l'an dernier au Japon et dans plusieurs pays asiatiques, écrite et réalisée par Matsushige et partiellement tournée en France. Mais malgré le succès en Europe du manga, la série n'y est pour l'instant visible que sur la chaîne YouTube officielle (uniquement la première saison). "Toute une vie" dans le katsudon Le "Gourmet" a aussi vocation à soutenir les restaurants familiaux qui l'accueillent, choisis ni trop chics ni à la mode pour ne pas dépareiller avec le personnage de Goro, glisse la productrice Shiori Kojima. Les échoppes retenues voient souvent un afflux de clients après la diffusion, et Kenji Kamagata, 71 ans, qui tient son restaurant de thon depuis 27 ans, confie avoir jusque-là refusé toute apparition télévisée pour cette raison, changeant d'avis uniquement parce qu'il est un "grand fan" de Yutaka Matsushige. L'acteur confie emmener sa famille dîner dans les restaurants où il a tourné, mais toujours "avant la diffusion". "Beaucoup de restaurants traditionnels sont peu à peu remplacés par des chaînes", mais ceux présentés dans la série "sont tenus par des gens souvent âgés qui perpétuent un savoir-faire", dit M. Matsushige. "L'atmosphère d'un restaurant, l'accueil des propriétaires... Tout cela compose une histoire dans laquelle s'immerge Goro" et "on ressent immédiatement le vécu et l'histoire de la personne derrière les fourneaux". "On comprend que le katsudon (bol de riz au porc pané) est le fruit de toute une vie d'expérience. C'est cette dimension que l'on déguste." "C'est ce qui rend le plat si savoureux."
Texte intégral (739 mots)
Avant le tournage d'un épisode de la saison 11 auquel a assisté l'AFP, l'acteur Yutaka Matsushige consulte la carte du restaurant spécialisé dans le thon où l'équipe a posé ses caméras, et s'enquiert des recommandations de la patronne, avant de proposer une réécriture du script. "En discutant, ils nous suggèrent parfois des plats qui n'étaient pas prévus, que nous intégrons en cours de tournage", explique le comédien, si coutumier de ces changements que le scénariste doit être présent en permanence pour adapter les dialogues. Il veille également à jauger les quantités selon son appétit, car "devoir abandonner le repas en cours de route serait un manque de respect pour le restaurateur", dit-il à l'AFP. L'acteur de 63 ans incarne à l'écran depuis 2012 Goro Inogashira, protagoniste de la série et du manga éponyme de Jiro Taniguchi et Masayuki Kusumi, dont elle est inspirée. Cet homme d'affaires à l'allure dégingandée, invariablement attifé d'un costume-cravate, parcourt le Japon au volant de sa Mini, ses brefs rendez-vous d'affaires servant de prétextes à ses pérégrinations gustatives. L'oeuvre originale, plutôt contemplative, "est moins un récit au sens traditionnel que des déambulations dans des régions inconnues où l'on s'arrête simplement pour manger", souligne Yutaka Matsushige, disant s'être "beaucoup interrogé" sur la manière d'incarner Goro. Nostalgie d'une soupe "Comme je ne ressemble pas tellement au personnage dessiné par Jiro Taniguchi, j'ai mis l'accent sur cette forme de réalité, sans aller jusqu'au réalisme pur, que dégagent ses dessins." "Je voulais que les téléspectateurs aient l'impression de regarder un documentaire", explique Matsushige, qui a tourné au cours de sa carrière avec des cinéastes comme Takashi Miike, Kiyoshi Kurosawa ou Takeshi Kitano. La série, diffusée tard le soir au Japon, a connu des audiences confidentielles à ses débuts, avant de trouver peu à peu son public y compris ailleurs en Asie, notamment à Taïwan et en Corée du Sud, où des épisodes ont été tournés. Un remake tourné à Taïwan a également été diffusé. L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, condamné en février à la prison à vie pour "insurrection", avait par ailleurs déclaré en 2023 être un inconditionnel du "Gourmet Solitaire". Pour Yutaka Matsushige, ce succès tient à la singularité de l'oeuvre. "Aujourd'hui, on attend des séries télé qu'elles soient faciles à suivre et spectaculaires", regrette l'acteur. "L'expression de nuances subtiles, comme la nostalgie ressentie en buvant une soupe, se perd." "Nous avons voulu que chacun puisse avoir sa propre interprétation, (...) que la série évoque à l'étranger une sensibilité plus proche des films de Yasujiro Ozu", qui capturent les nuances subtiles du quotidien, que de ceux plus spectaculaires d'Akira Kurosawa. Une adaptation au cinéma est sortie l'an dernier au Japon et dans plusieurs pays asiatiques, écrite et réalisée par Matsushige et partiellement tournée en France. Mais malgré le succès en Europe du manga, la série n'y est pour l'instant visible que sur la chaîne YouTube officielle (uniquement la première saison). "Toute une vie" dans le katsudon Le "Gourmet" a aussi vocation à soutenir les restaurants familiaux qui l'accueillent, choisis ni trop chics ni à la mode pour ne pas dépareiller avec le personnage de Goro, glisse la productrice Shiori Kojima. Les échoppes retenues voient souvent un afflux de clients après la diffusion, et Kenji Kamagata, 71 ans, qui tient son restaurant de thon depuis 27 ans, confie avoir jusque-là refusé toute apparition télévisée pour cette raison, changeant d'avis uniquement parce qu'il est un "grand fan" de Yutaka Matsushige. L'acteur confie emmener sa famille dîner dans les restaurants où il a tourné, mais toujours "avant la diffusion". "Beaucoup de restaurants traditionnels sont peu à peu remplacés par des chaînes", mais ceux présentés dans la série "sont tenus par des gens souvent âgés qui perpétuent un savoir-faire", dit M. Matsushige. "L'atmosphère d'un restaurant, l'accueil des propriétaires... Tout cela compose une histoire dans laquelle s'immerge Goro" et "on ressent immédiatement le vécu et l'histoire de la personne derrière les fourneaux". "On comprend que le katsudon (bol de riz au porc pané) est le fruit de toute une vie d'expérience. C'est cette dimension que l'on déguste." "C'est ce qui rend le plat si savoureux."

10.07.2026 à 04:36

FRANCE24
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Boston abrite une importante communauté marocaine, l'une des plus grandes des États-Unis. Et elle était mobilisée pour assister au quart de finale contre la France.
Texte intégral (739 mots)
Boston abrite une importante communauté marocaine, l'une des plus grandes des États-Unis. Et elle était mobilisée pour assister au quart de finale contre la France.

10.07.2026 à 04:33

FRANCE24
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Après leur victoire en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 face au Maroc, les Bleus se tournent désormais vers leur prochain adversaire, pour la phase suivante de la compétition. Mais ils restent réalistes sur leurs capacités et leur potentiel.
Texte intégral (739 mots)
Après leur victoire en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 face au Maroc, les Bleus se tournent désormais vers leur prochain adversaire, pour la phase suivante de la compétition. Mais ils restent réalistes sur leurs capacités et leur potentiel.

10.07.2026 à 04:11

FRANCE 24
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Un incendie s'est déclaré jeudi après-midi à Los Gallardos, en Andalousie. Le gouvernement régional a fait état d'un bilan de 12 morts, quand quelque 150 pompiers et cinq camions-citernes sont mobilisés pour lutter contre les flammes.
Texte intégral (739 mots)
Un incendie s'est déclaré jeudi après-midi à Los Gallardos, en Andalousie. Le gouvernement régional a fait état d'un bilan de 12 morts, quand quelque 150 pompiers et cinq camions-citernes sont mobilisés pour lutter contre les flammes.

10.07.2026 à 03:36

FRANCE24
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L'attaquant français Kylian Mbappé est revenu, après le match France-Maroc, sur le contexte de son penalty capté par le gardien marocain Yassine Bounou. "Un scénario qu'il va falloir envisager", relativise le joueur.
Texte intégral (739 mots)
L'attaquant français Kylian Mbappé est revenu, après le match France-Maroc, sur le contexte de son penalty capté par le gardien marocain Yassine Bounou. "Un scénario qu'il va falloir envisager", relativise le joueur.

10.07.2026 à 02:54

Juliette MONTILLY
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L'équipe de France a surmonté l'obstacle du Maroc (2-0) pour rallier le dernier carré de la Coupe du monde 2026. Pourtant, interrogés en zone mixte, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Warren Zaïre-Emery affirment surtout penser à la suite. Réactions.
Texte intégral (739 mots)
L'équipe de France a surmonté l'obstacle du Maroc (2-0) pour rallier le dernier carré de la Coupe du monde 2026. Pourtant, interrogés en zone mixte, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Warren Zaïre-Emery affirment surtout penser à la suite. Réactions.

10.07.2026 à 01:53

Sandra CAZENAVE
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Le défunt Guide suprême iranien Ali Khamenei a été inhumé tôt vendredi à Machhad, a rapporté la télévision d'État, après plusieurs jours de funérailles marquées par la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran. La cérémonie a eu lieu sans la présence apparente de son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, selon les images diffusées par la télévision d'État. Suivez notre direct.
Lire plus (80 mots)
Le défunt Guide suprême iranien Ali Khamenei a été inhumé tôt vendredi à Machhad, a rapporté la télévision d'État, après plusieurs jours de funérailles marquées par la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran. La cérémonie a eu lieu sans la présence apparente de son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, selon les images diffusées par la télévision d'État. Suivez notre direct.

10.07.2026 à 01:32

FRANCE 24
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Les autorités syriennes ont annoncé jeudi l'arrestation des responsables des deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite d'Emmanuel Macron. "Les premières investigations ont montré que la cellule était affiliée à l'organisation EI", a précisé le chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, à la télévision d'État.
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Les autorités syriennes ont annoncé jeudi l'arrestation des responsables des deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite d'Emmanuel Macron. "Les premières investigations ont montré que la cellule était affiliée à l'organisation EI", a précisé le chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, à la télévision d'État.

10.07.2026 à 01:25

FRANCE24
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Le milieu de terrain français Warren Zaïre-Emery a joué ce jeudi 9 juillet son premier match lors du Mondial 2026 en rentrant en seconde période face au Maroc. Après la rencontre remportée 2-0 par la France, le joueur, visiblement ému, s'est dit confiant en ses capacités et la possibilité de se retrouver plus sur le terrain.
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Le milieu de terrain français Warren Zaïre-Emery a joué ce jeudi 9 juillet son premier match lors du Mondial 2026 en rentrant en seconde période face au Maroc. Après la rencontre remportée 2-0 par la France, le joueur, visiblement ému, s'est dit confiant en ses capacités et la possibilité de se retrouver plus sur le terrain.
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