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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

20.05.2026 à 21:13

Stéphanie ANTOINE
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Trump va-t-il intervenir militairement Cuba ? Alors que des négociations ont lieu entre Washington et la Havane, les Etats unis resserrent l’étau sur le régime castriste : Raul Castro vient d'être inculpé par le département de la justice américain et le nombre de drones de surveillance autour de l’île ne cesse d'augmenter. En parallèle, Cuba est soumise à un blocus énergétique américain et les coupures d'électricité à la Havane dépassent les 20 heures par jour.

20.05.2026 à 21:07

FRANCE24
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"Xuejun C. et Hua S. travaillent pour un service de renseignement chinois", a affirmé le bureau du procureur fédéral, dans un communiqué publié après ces arrestations et des perquisitions à Munich. Selon les enquêteurs, le couple a tissé des liens avec de nombreux chercheurs spécialisés "dans les domaines de l'aéronautique et de l'aérospatiale, de l'informatique et de l'intelligence artificielle" dans le but d'obtenir des informations sur "des technologies de pointe à usage militaire". D'après la même source, ils se faisaient notamment passer "pour des interprètes ou des employés d’un constructeur automobile" pour approcher leurs cibles. "Certains scientifiques ont été attirés en Chine sous prétexte de donner, contre rémunération, des conférences devant un public civil. En réalité, ces conférences se déroulaient alors devant des représentants d’entreprises d’armement publiques", poursuit le parquet. Les enquêteurs n'ont pas précisé depuis combien de temps le couple était actif. Ils n'ont ni évoqué l'ampleur ni la sensibilité des renseignements auxquels le couple a pu avoir accès. D'après le quotidien Handelsblatt, l'homme, âgé de 55 ans, serait membre de l'Association germano-chinoise pour la technologie, l'éducation et les échanges culturels à Munich. Il entretiendrait des liens étroits avec une université chinoise, qui collabore avec des instituts de recherche allemands et est en relation avec la recherche et l'industrie de défense chinoises, selon le média. La Chine, à la fois une rivale et une cliente pour l'économie allemande, est accusée de mener une campagne d'espionnage très active en Allemagne, et des arrestations interviennent régulièrement. Le député CDU et expert en sécurité Roderich Kiesewetter a déclaré au Handelsblatt qu'il craignait que cette affaire d'espionnage "ne soit que la partie émergée de l'iceberg, car la Chine agit de manière très délibérée, avec une perspective de très long terme et en utilisant un vaste réseau de soft power". En février, un citoyen américain, ex-employé civil d'une base militaire américaine dans le sud-ouest de l'Allemagne, a été condamné à deux ans et huit mois de prison ferme pour avoir offert ses services au renseignement chinois. Et en septembre 2025, la justice allemande a condamné Jian Guo, un ex-collaborateur d'un député sulfureux de l'extrême droite allemande, à quatre ans et neuf mois de prison ferme pour espionnage au profit de Pékin. L'élu lui-même, Maximilian Krah, est lui soupçonné de corruption et de blanchiment d'argent en lien avec la Chine. Il a vu son immunité parlementaire levée en septembre 2025.

20.05.2026 à 21:03

FRANCE24
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Les autorités ont décidé l'an dernier d'exiger de ces organisations, pour des raisons de "sécurité", de transmettre les listes de leurs employés palestiniens pour être autorisées à travailler dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est. Elles avaient jusqu'à fin février pour s'y conformer mais la Cour, saisie par un consortium représentant plusieurs de ces ONG, leur avait accordé un sursis, sans se prononcer sur le fond du différend. La haute instance a finalement validé ces nouvelles procédures et leur a donné 30 jours pour s'y plier, sans quoi elles devront "cesser leurs activités", a indiqué le bureau de presse du gouvernement dans un communiqué. Elle a "rejeté les requêtes (des plaignants) et l'Etat est autorisé à exiger des ONG qu'elles fournissent des informations sur l'identité de leurs employés", selon la décision rendue mardi et transmise à l'AFP par un avocat dans ce dossier. Les ONG, dont Médecins sans frontières (MSF), Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et CARE, avaient été informées le 30 décembre 2025 que leurs licences en Israël arrivaient à expiration. La décision de la Cour suprême est "profondément décevante, car elle reflète une fois de plus le statut marginal accordé au droit international dans le système judiciaire israélien", a réagi dans un communiqué Yotam Ben-Hillel, avocat représentant les ONG. Selon lui, Israël ne peut légalement contraindre des organisations à cesser leurs activités en Cisjordanie occupée et à Gaza si elles sont enregistrées localement. Mais cette mesure va les empêcher de coordonner l'entrée de l'aide et de personnel étranger avec les autorités israéliennes, qui contrôlent tous les points d'accès à Gaza et à la Cisjordanie. Le Cogat, organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens, affirme que la procédure vise à "s'assurer que le Hamas ne s'infiltre pas dans les organisations humanitaires et ne les utilise pas comme couverture pour ses objectifs terroristes". "L'Etat d'Israël ne permettra pas des activités terroristes sous couvert d'action humanitaire. La fête est finie!", s'est réjoui le ministre de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, Amichaï Chikli. Des ONG, dont MSF, qui a perdu 15 employés à Gaza depuis le début de la guerre en 2023, ont fait valoir qu'elles ne souhaitaient pas partager la liste de leurs employés par crainte pour leur sécurité.

20.05.2026 à 21:01

FRANCE24
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Projeté mercredi en compétition, "Notre salut" d'Emmanuel Marre est le deuxième film cette année après "Les Rayons et les ombres", sorti en mars, à raconter la guerre du point de vue de la collaboration. Pas de scènes de guerre ou de résistants héroïques dans ce long-métrage, qui fait le portrait d'un fonctionnaire du régime de Vichy installé à Limoges, petit rouage ordinaire d'une machine monstrueuse. Emmanuel Marre raconte en réalité l'histoire de son arrière-grand-père Henri Marre (joué par Swann Arlaud), auteur d'un livre mêlant pensée managériale et patriotisme intitulé "Notre salut", qu'il tenta de promouvoir pendant la période vichyste. Pour nourrir le récit, il s'est appuyé sur la correspondance entre son aïeul et sa femme. "En lisant ces lettres (...) je me suis dit +est-ce que ça ne serait pas intéressant de raconter le parcours de quelqu'un qui est au second plan+", explique à l'AFP Emmanuel Marre. Plutôt que de s’attarder sur les figures les plus spectaculaires de la collaboration — ces "grands collabos" incarnés par Jean Luchaire dans "Les Rayons et les ombres", patron de presse fusillé à la Libération — le réalisateur choisit de s'intéresser à un fonctionnaire ordinaire, l’un de ces milliers d’anonymes qui ont continué à travailler sous Vichy. Mémoire douloureuse Emmanuel Marre dit se souvenir d'un cours d'histoire au collège "où le professeur nous a demandé +est-ce qu'il y a parmi vous des gens qui ont des grands-parents résistants ?+ L'immense majorité a levé la main". "Je me suis dit il y a un truc qui cloche", se souvient-il. "Pourquoi tout le monde a besoin de se dire résistant ? La résistance, l'héroïsme ce n'est vraiment pas à la portée de tout le monde". L'immense majorité des gens à l'époque n'ont rien fait car inconscients de l'ampleur des crimes commis, insiste le cinéaste. Le film, qui sort le 30 septembre, pourrait relancer le débat sur la mémoire de la collaboration, après "Les Rayons et les ombres" sorti en mars et jugé par certains, notamment à gauche, complaisant avec la figure de Jean Luchaire. La représentation de la collaboration au cinéma "est évidemment beaucoup plus dissensuelle que celle de la Résistance", explique l'historienne Sylvie Lindeperg. "Le syndrome de Vichy (expression historique désignant la difficulté à faire face à un passé honteux) a longtemps perduré", souligne l'historien et réalisateur Christian Delage. Pour autant, il confirme le regain d'intérêt du cinéma pour la Seconde Guerre mondiale. "La guerre est à nos portes. C’est la fin de ce qu’a été la construction de la paix d’après-guerre" et les cinéastes interrogent les origines de l'ordre international aujourd’hui menacé, poursuit-il. Pas courageux Le film d'Emmanuel Marre est le seul à Cannes à adopter un point de vue radical, montrant "des êtres humains pas forcément courageux" pendant la guerre, selon le réalisateur. Autre film sur la guerre, projeté mercredi hors compétition, la première partie du biopic sur le général De Gaulle est une grosse production de facture classique retraçant la vie du chef de la France libre pendant les cinq années de guerre. "Moulin", sur les derniers jours du chef de la Résistance, est quant à lui un rappel du "prix à payer pour la liberté", selon son réalisateur Laszlo Nemes. Enfin, Daniel Auteuil raconte le destin d'un fonctionnaire de Vichy ayant sauvé des juifs dans "La troisième nuit", présenté à Cannes Première. Avec "Notre salut", "on ne cherche pas à distribuer les bons et mauvais points, à dire voilà les méchants, voilà les gentils", avance Swann Arlaud. Le film est une invitation à regarder "comment des mouvements politiques peuvent jouer sur nos névroses intimes et nous faire basculer (...) en venant titiller nos échecs, nos ressentiments", expose Emmanuel Marre.

20.05.2026 à 20:57

FRANCE24
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D'ici l'été, "nous aurons 100% des bus à Paris qui seront équipés de valideurs de carte bleue", a indiqué Mme Pécresse lors d'une conférence de presse suivant l'audition annuelle des opérateurs de transport en Ile-de-France, SNCF et RATP par Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'organisme qu'elle préside. Sur le réseau ferré des métros, tramways et RER, exploités par la RATP et la SNCF, Mme Pécresse a souligné la prochaine tenue de "discussions" sur la possibilité d'avoir de tels équipements "le plus rapidement possible", en priorité "pour les lignes les plus utilisées par les touristes". Disant "comprendre" ceux qui désirent un outil "très simple" pour se déplacer en arrivant en Ile-de-France, elle souligne le coût de "100 millions d'euros" induit par l'installation d'une telle solution sur l'ensemble du réseau, notamment pour installer des équipements ou boitiers supplémentaires. "Il faut savoir qui paiera ce chantier" a-t-elle dit. "On n'a pas encore délibéré sur le sujet, mais c'est un +work in progress+". "Nous considérons que pour les Franciliens, le pass Navigo, le pass Liberté +" et toutes les solutions de paiement proposées par IDFM sur son appli "sont des solutions beaucoup plus performantes", car elles permettent d'avoir "un service-client totalement personnalisé", a-t-elle fait valoir. "La carte bleue doit être proposée à ceux qui, confrontés à la difficulté d'acheter des billets, et à la méconnaissance des outils de billettique sur smartphone, veulent avoir quelque chose de plus simple" a-t-elle admis. Mme Pécresse s'est par ailleurs déclarée "très satisfaite" de la décision modificative de l'autorité de régulation reçue mercredi, qui permet à IDFM de maintenir le paiement direct via le "wallet" (portefeuille numérique) d'Apple. L'autorité de régulation avait considéré que la vente de titres d'Ile-de-France Mobilités via le "wallet" des iPhones ne respectait pas le cadre réglementaire prévu par la loi mobilités de 2019, en particulier sur le traitement équitable des différents services numériques multimodaux (SNM). IDFM avait fait appel de cette décision. "Apple n'est plus concerné par la décision de" l'autorité de régulation, "donc nous allons pouvoir préserver un atout fort pour les voyageurs franciliens et les touristes, une innovation marquante permettant l'achat de titres de transport directement sur le wallet d'Apple" a déclaré Mme Pécresse.

20.05.2026 à 20:55

FRANCE24
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Créé en 2024 et financé par le fonds souverain d'Arabie Saoudite, l'EWC s'est imposé comme un rendez-vous majeur du calendrier de l'esport mondial. L'événement rassemble plus de 2.000 joueurs issus d'environ 200 clubs du monde entier pour des compétitions se déroulant sur une vingtaine de jeux différents. Les deux premières éditions avaient eu lieu en Arabie saoudite, pays devenu ces dernières années un acteur central du secteur. "À l'origine, l'édition 2026 devait également se dérouler à Riyad. Mais le conflit régional a fait naître de sérieux doutes quant à notre capacité à garantir que les joueurs puissent se rendre dans la région dans les délais impartis", a expliqué à l'AFP Ralf Reichert, patron de l'Esports Foundation. Pour sa troisième saison, les organisateurs ont donc préféré trouver un autre lieu pour accueillir l'événement cet été et se sont tournés vers Paris. La ville accueillera les plus grandes stars du secteur et deviendra l'épicentre du monde de l'esport pendant sept semaines au cours de l'été (6 juillet-23 août). La capitale française a l'avantage de disposer de nombreuses infrastructures, d'un soutien institutionnel, sans oublier le prestige associé à son nom, a fait valoir Reichert. "Paris est une ville à part. Paris, pour de nombreuses raisons, est l'une des capitales incontournables, non seulement du tourisme, mais aussi du sport, de la culture et du divertissement dans le monde." "Tout cela, combiné aux fans français d'esport, qui sont réputés dans le monde entier pour être exceptionnels... C'est l'ensemble de ces éléments qui a motivé notre décision." L'EWC se distingue de la plupart des autres compétitions d'esport en réunissant des tournois de plusieurs jeux vidéo. "Cela rassemble l'ensemble de l'industrie du jeu vidéo. C'est donc un peu différent des tournois traditionnels en termes d'ampleur et d'échelle", a poursuivi Ralf Reichert. "Belle opportunité" Vingt-cinq compétitions différentes auront donc lieu au cours de l'événement avec des jeux de référence dans l'esport à l'image de League of Legends, Dota2, Valorant, Rocket League ou encore Counter-Strike... "Toutes proportions gardées, c'est un peu comme les Jeux olympiques de l'esport, si ce n'est que c'est une compétition par clubs et non par nations", a précisé à l'AFP Nicolas Besombes, sociologue de l'esport. D'une ampleur pharaonique à l'échelle de l'esport avec une dotation record de 75 millions de dollars, l'événement avait vocation à se déplacer en dehors de l'Arabie saoudite à moyen terme. "La situation (géopolitique) a accéléré l'internationalisation de la compétition", a reconnu Reichert. Pour Nicolas Besombes, la tenue du tournoi en France est une "belle opportunité" pour l'esport tricolore. "En terme d'attractivité et de rayonnement, c'est fantastique." "On attend un impact important pour le tourisme francilien, c'est un beau coup de projecteur sur notre pays", a souligné William Elman, conseiller sport, vie associative et solidarité auprès de l'Elysée. D'après les organisateurs, la compétition avait généré un impact économique de 600 millions de dollars l'an dernier en Arabie saoudite. Dans la foulée de cette annonce, le président français Emmanuel Macron s'est félicité du choix des organisateurs. "C'est une première qui nous honore. Merci à l'Arabie saoudite pour sa confiance. Nous sommes prêts à organiser cette Coupe du monde d'esport 2026. Très fiers d’accueillir le monde à nouveau", a-t-il déclaré sur X.

20.05.2026 à 20:51

FRANCE24
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Les députés ont entamé mardi les deux semaines d'examen prévues pour le projet de loi d'urgence agricole, réponse du gouvernement à la colère du secteur l'hiver dernier. Outre les dispositions concernant l'eau et les pesticides, le texte contient plusieurs mesures traduisant dans le droit français le déclassement par l'UE de la protection du loup, passant de "stricte" à "simple". Alors que le quota annuel d'abattage de loups a déjà été augmenté, de 19 à 21% des effectifs, le texte prévoit aussi d'assouplir les conditions de tirs de défense pour les éleveurs, qui se plaignent de la prédation lupine sur les troupeaux bovins et ovins. Mais un amendement déposé fin avril par Xavier Roseren (groupe Horizons et indépendants) veut aller encore plus loin: il dit notamment que "les tirs d’effarouchement et de défense ne peuvent être interdits dans les espaces protégés (...) à l’exception des cœurs de parcs nationaux". Pour le WWF, France nature environnement (FNE), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) mais aussi les parcs nationaux de France et les Conservatoires d'espaces naturels, ce texte s'il était adopté constituerait une "atteinte directe à la vocation de ces espaces protégés, désignés comme des zones de protection forte", où "la priorité est donnée à la conservation de la faune, de la flore et des processus écologiques". "Tirer des loups dans ces espaces (...) reviendrait à perturber les équilibres écologiques que l’on prétend protéger et ainsi dénaturer leur raison d’être" et "créerait également un précédent dangereux ouvrant la voie à la banalisation des interventions létales dans les aires protégées" et fragilisant "la crédibilité des politiques de conservation", estiment ces organismes dans une note. De plus, il est "incompréhensible de faire une distinction entre cœurs de parcs nationaux et réserves naturelles nationales, deux outils similaires ayant le plus haut statut de protection en France", est-il ajouté. Par ailleurs, l'adoption d'un tel amendement reviendrait à remettre en cause les discours portés par la France et le président Macron au niveau international, estiment les signataires de la note. A la suite de la COP15 Biodiversité, la France s'est donnée pour objectif de protéger 30% de son territoire national, terrestre et marin, dont 10% en protection forte d'ici à 2030. Enfin, cela serait "une fausse bonne solution pour les éleveurs", en privilégiant les tirs, qui dispersent les loups et les rendent plus susceptibles, du fait qu'ils sont isolés, d'attaquer les proies faciles que sont les troupeaux. Ce au détriment de la prévention qui "a montré (sa) pertinence" dans les réserves nationales où la prédation sur les troupeaux est rare.

20.05.2026 à 20:49

FRANCE24
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Après son passage à la chambre haute, où un vote solennel est prévu mardi, le texte a nettement gonflé en volume, avec de multiples mesures supplémentaires sur les gens du voyage, la sécurité dans les transports, l'alcoolémie en mer et même les perturbations des courses hippiques. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez espère aboutir à une adoption définitive de ce texte avant la suspension estivale des travaux parlementaires. Voici ses principales mesures: Protoxyde d'azote Un délit d'inhalation passible d'un an de prison et 3.750 euros d'amende a été créé, avec possibilité d'amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 200 euros. Conduire sous l'emprise de ce gaz hilarant vaudra jusqu'à 3 ans de prison et 9.000 euros d'amende. Malgré les réserves du gouvernement, le Sénat a voté l'interdication générale de la vente de protoxyde d'azote aux particuliers. Une fermeture administrative des commerces coupables sera également possible. Free parties Organiser une free-party devient un délit punissable de 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende. Y participer aussi sera délictualisé: les "teufeurs" encourront six mois de prison et 7.500 euros d'amende, avec possibilité, pour éviter les poursuites judiciaires, d'une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 1.500 euros, selon le texte voté au Sénat. La chambre haute a aussi abaissé à 250 participants le seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture est requise, contre 500 actuellement. Rodéos motorisés Une amende forfaitaire de 800 euros est prévue avec interdiction administrative de conduire tout véhicule terrestre motorisé y compris ceux ne nécessitant pas de permis de conduire. Le Sénat a aussi doublé les peines encourues pour le délit de rodéo motorisé "individuel", les portant à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Violences dans les stades L'interdiction administrative de stade (IAS) est étendue aux cas d'incitation à la haine et à la discrimination. Elle est élargie dans le temps (24 heures avant et après une rencontre), et dépassera le périmètre de l'enceinte sportive (fan zones, itinéraires des cortèges...). Le débat n'est pas tranché sur l'augmentation de la durée maximale de l'IAS: le gouvernement veut la doubler (jusqu'à 24 mois), un durcissement jugé disproportionné par le Sénat. Squats Très critiqué, un dispositif d'évacuation forcée de squatteurs est étendu aux meublés de tourisme. Le Sénat est allé plus loin, en incluant les locaux commerciaux. Stupéfiants L'amende forfaitaire pour les consommateurs est portée à 500 euros, contre 200 euros actuellement, avec une peine complémentaire de suspension du permis de conduire. Mortiers d'artifice Jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende sont prévus pour détention, transport ou acquisition de mortiers d'artifice sans motif légitime. Une procédure de fermeture administrative pour les commerces les vendant illégalement est aussi créée. Vidéoprotection algorithmique Mise en place lors des Jeux olympiques de Paris, l'expérimentation de la vidéoprotection algorithmique sera prolongée jusqu'à fin 2030, avec un champ élargi aux sites jugés à risque. Le Sénat l'a étendue aussi au repérage des rodéos motorisés. Moyens d'investigation Mesure critiquée notamment par les douaniers, la possibilité pour les policiers et gendarmes de pratiquer des fouilles - notamment de coffres - est permise par le projet de loi. Ils pourront l'exercer jusqu'à 40 km des frontières terrestres et du littoral, sans réquisition du procureur. Le champ d'application du dispositif de lecture automatisée des plaques d'immatriculation (Lapi) est par ailleurs nettement élargi, couvrant par exemple les infractions d'escroquerie ou d'évasion. Autres dispositifs permis par le texte: l'inspection visuelle de coffres de voitures par les agents de sécurité privée dans les lieux dont ils ont la garde, ou encore l'extension pour ces derniers du recours aux caméras piétons à titre expérimental.

20.05.2026 à 20:47

FRANCE24
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Un comité international de scientifiques du climat a publié le mois dernier un article de recherche mettant à jour les scénarios utilisés par les chercheurs et intégrés aux rapports de référence du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec. Cette étude, technique, a suscité un regain d'intérêt lorsque Donald Trump l'a citée sur son réseau pour affirmer que les projections les plus pessimistes des experts s'étaient révélées "fausses". Detlef Van Vuuren, auteur principal de l'étude et chercheur à l'agence néerlandaise d'évaluation environnementale PBL, est formel: c'est une "interprétation totalement erronée" des conclusions, dit-il à l'AFP. Scénario catastrophe Il y a une quinzaine d'années, les scientifiques avaient établi six scénarios d'émissions de gaz à effet de serre, et donc de réchauffement du climat sous l'influence des activités humaines. Le scénario le plus extrême (RCP8.5 puis SSP5-8.5) décrivait un avenir où l'humanité continuerait de brûler sans relâche pétrole, gaz et charbon, responsables principaux du réchauffement climatique. Selon le dernier rapport du Giec, publié en 2023, il aurait amené les températures mondiales a augmenter de 3,3 à 5,7°C d'ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels (1850-1900), avec une projection médiane de 4,4°C. Le scénario le plus optimiste prévoyait à l'époque une réduction forte des émissions et un réchauffement limité à environ 1,5°C, avec un léger dépassement temporaire. Adieu 1,5°C Mais la nouvelle étude, qui guidera les prochains rapports du Giec à partir de 2028, estime que grâce au développement des énergies renouvelables et aux politiques climatiques récentes, les niveaux d'émissions très élevés prévus dans le scénario le plus pessimiste "sont devenus peu plausibles". Le pire scénario, dans la version actualisée, prévoit une augmentation de températures proche de 3,5°C en 2100, quasiment un degré de moins qu'auparavant. Mais "ce nouveau scénario d'émissions élevées entraînerait toujours d'énormes dégâts climatiques", souligne M. Van Vuuren. Et si le pire a été écarté, le meilleur l'a aussi été: le nouveau scénario le plus optimiste prévoit une hausse moyenne des températures d'au moins 1,7°C, voire 1,8°C, avant un retour éventuel à 1,5°C. "Il ne nous semble plus plausible de rester à 1,5°C avec un dépassement seulement limité", conclut M. Van Vuuren. "Parce que les émissions ont tellement augmenté, ce scénario n'est plus pertinent". Pour Zeke Hausfather, climatologue américain, "le grand changement, c'est qu'ils ont quasiment abandonné l'idée de scénarios sans dépassement". L'ancien scénario le plus optimiste "supposait que nous commencions à réduire les émissions en 2020 et qu'une baisse rapide s'ensuive. De toute évidence, cela n'a pas été le cas", explique-t-il. Un constat que le président du Giec, Jim Skea, avait admis dès octobre dernier, en déclarant dans un discours que le franchissement du seuil de 1,5°C était "presque inévitable", au moins temporairement. Scénario utile Mais Donald Trump s'est lui uniquement concentré sur le scénario du pire, pour tenter de ridiculiser la science du climat. "Après 15 ans de promesses des démocrates selon lesquelles le + changement climatique+ allait détruire la planète, le Comité des Nations Unies sur le climat vient d'admettre que ses propres projections (RCP8.5) étaient FAUSSES! FAUSSES! FAUSSES!", a-t-il triomphé sur son réseau Truth Social. Les scientifiques "n'ont absolument pas été alarmistes", juge Christophe Cassou, climatologue français parmi les rédacteurs du prochain rapport du Giec. "Le monde ne se dirige pas vers le pire scénario, car nous avons pris des mesures politiques qui nous permettent de nous en éloigner", dit-il à l'AFP. Dans un communiqué, le Giec a indiqué mercredi que les différents scénarios décrits dans son dernier rapport décrivaient "les évolutions potentielles" du climat et "des émissions à partir de 2015", et expliqué que les "publications plus récentes, reflétant les évolutions de la dernière décennie", dont cette récente étude, seraient "prises en compte dans le septième rapport d'évaluation (AR7)". M. Van Vuuren estime d'ailleurs que la mention de l'ancien scénario le plus pessimiste était "tout à fait légitime". "Le RCP8.5 a toujours été un scénario à faible probabilité et à haut risque", explique-t-il, soulignant qu'il est important que les gouvernements examinent "ce qui pourrait arriver si les choses tournent mal". "Oui, le fait que nous n'ayons pas retenu le scénario le plus pessimiste est une bonne nouvelle", note M. Van Vuuren. "Mais cela ne signifie absolument pas que le changement climatique n'existe pas".

20.05.2026 à 20:41

FRANCE24
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Pour certains types de dossiers, portés notamment par des emprunteurs de 50 ans et plus, "cela n'est pas si compliqué que ça" d'atteindre le taux d'usure, déplore mercredi Ludovic Huzieux, cofondateur du réseau Artémis courtage, lors d'une conférence de presse. "Quand les taux montent rapidement, comme c'est le cas actuellement, le coût total des nouveaux crédits se rapproche du plafond plus vite que celui-ci ne s'adapte. Cet effet ciseau pourrait bloquer jusqu'à 20% des dossiers d'ici mai-juin", agitait de son côté le réseau Cafpi dans une note publiée au début du mois. Les intermédiaires en prêts immobiliers, qui vivent des commissions prélevées sur les dossiers qu'ils font passer aux établissements bancaires, ne recensent toutefois ces derniers mois que quelques dizaines de ménages flirtant avec le taux maximum légal. Le marché actuel permet pour l'instant une certaine marge de manoeuvre: l'écart est encore confortable entre le taux d'usure pour les crédits de 20 ans et plus, à 5,19%, et le taux moyen pratiqué par les établissements bancaires, à 3,22%, selon les dernières données de la Banque de France. Le problème? Ce dernier taux, orienté à la hausse depuis le début de l'année, ne prend pas en compte un ensemble de frais annexes, à même de le faire gonfler, comme l'assurance des emprunteurs, qui augmente significativement à partir d'un certain âge. Certains profils sont particulièrement pénalisés, relatent les courtiers: les plus de 50 ans, dont le coût de l'assurance peut facilement représenter 1% du montant emprunté, et les ménages empruntant sur des durées courtes, qui répondent à des taux d'usure plus faibles (4% jusqu'à 10 ans, 4,48% entre 10 et 20 ans). Les regroupements de crédits peuvent également se heurter au taux d'usure, notent certains intermédiaires. "Comme on a encore un peu de marge entre l'augmentation de taux et le taux d'usure en lui-même, une bonne négociation de taux, un changement d'assurance ou, choix qui nous plait un peu moins, une négociation des frais bancaires et des frais de courtage, et vous repassez du bon côté", affirme M. Huzieux, qui se garde d'être alarmiste. Mensualisation Comme les courtiers ne constatent pas de pause dans la hausse des taux qui leur sont communiqués chaque mois par les banques, il sont désormais nombreux à réclamer une mesure technique: la mensualisation du taux d'usure, aujourd'hui actualisé chaque trimestre. Cet ajustement avait été mis en place par le ministère de l'Economie et la Banque de France en 2023, à la suite d'une poussée de fièvre des taux d'emprunt démarrée l'année précédente. La mensualisation du taux d'usure, en période de hausse des taux, revient in fine à permettre aux banques de prêter plus vite plus cher. Elles voient donc la mesure, sans grande surprise, d'un bon oeil: "pour les banques, il n’y a pas d’opposition à la mise en place de la mesure de mensualisation du taux de l’usure pour faire face à la conjoncture actuelle", a fait savoir mercredi la Fédération bancaire française (FBF). Même si leurs négociations ont pour objet d'obtenir auprès des banques les taux d'emprunt les plus bas possibles, les courtiers sont moins enclins à critiquer les marges des établissements bancaires en matière de crédit immobilier qui, si elles étaient quelque peu rognées, permettraient aussi de garder à distance le taux d'usure. Le taux d'emprunt final présenté au client comporte également les marges de plusieurs intermédiaires: celle de l'assureur, souvent filiale du même banquier (l'assurance emprunteur a longtemps été considérée comme une vache à lait) comme celle du courtier lui-même. Le ministère de l'Economie, qui préside pourtant le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), collège qui révise chaque trimestre les règles d'octroi du crédit immobilier en France, est également plutôt épargné des critiques des courtiers. La mensualisation du taux d'usure ne serait qu'un "pansement", note par ailleurs M. Huzieux, qui plaide pour une modification de la définition légale du taux d'usure "si on voulait vraiment apporter un remède un peu efficace à ce sujet".

20.05.2026 à 20:35

FRANCE24
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"Il s'agit d'un épisode précoce de fortes chaleurs, avec des prémices d'été. Dès jeudi, les températures devraient dépasser les 30 degrés pour la première fois de l'année dans des villes comme Bordeaux, Biarritz, Agen, Auch, Toulouse", détaille le prévisionniste Sébastien Léas, ajoutant que la chaleur "s'étendra ensuite dans le Val de Loire, jusqu'aux bords de Seine". Le bulletin de Météo-France pour jeudi prévoit des températures matinales de 7 à 11 degrés sur une grande moitié Nord, 9 à 18 degrés sur le tiers Sud. Dans l'après-midi, le mercure atteindra 22 à 27 degrés sur la moitié Nord, 25 à 30 degrés au Sud - localement 31 à 33 degrés en deçà de la Garonne. Vendredi, le thermomètre pourrait grimper jusqu'à 36 degrés à Bordeaux en l'état des prévisions, qui font état de 33 degrés samedi après-midi à Rouen, 32 degrés à Nantes et Lyon, 31 degrés à Paris ou Tours. Alerte sur les plages Sur la façade atlantique, les préfectures de Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont émis une alerte aux baïnes, ces courants marins dangereux pour les baigneurs, pour les journées de fortes chaleurs de jeudi et vendredi. "Durant ces deux jours, ces courants seront particulièrement forts et pourraient facilement entraîner les nageurs vers le large", a précisé la préfecture de la Gironde dans un communiqué, rappelant que des baigneurs emportés par ces courants se noient "chaque année". Piscines naturelles d'apparence anodine, les baïnes se forment entre la plage et un banc de sable mais leurs forts courants peuvent rapidement entraîner vers le large. Cet épisode de chaleur très marquée en France métropolitaine dans les prochains jours contraste nettement avec la fraîcheur enregistrée récemment. "Nous avions une masse d'air frais arrivant du Nord-Ouest mais un anticyclone va s'installer sur le pays, avec une goutte froide de haute altitude, au large du Portugal, qui favorise une remontée d'air chaud et sec en provenance de l'Afrique subtropicale, via la péninsule ibérique: elle nous arrive de plein fouet", explique Sébastien Léas. "Cette situation va perdurer durant plusieurs jours, avec un pic attendu en début de semaine prochaine, mais on est encore loin d'une éventuelle canicule", souligne le prévisionniste, alors que la carte de vigilance est toute verte pour l'instant.

20.05.2026 à 20:31

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Présenté comme un "geste symbolique et politique puissant" par son rapporteur Max Mathiasin (Guadeloupe), le texte laisse toutefois de côté la sensible question des réparations régulièrement réclamées dans les territoires ultramarins. Emmanuel Macron évoquera jeudi le texte lors d'une réception à l'Elysée en présence de Christiane Taubira, qui prendra aussi la parole, selon l'Elysée. La proposition de loi, cosignée par des députés allant de LFI à LR sera examinée dans l'hémicycle le 28 mai lors de la journée réservée au groupe centriste Liot (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires). Les dispositions du "Code noir", nom donné à un ensemble d'édits royaux datant du XVIIe et XVIIIe siècles, "ont organisé la négation de l'humanité de femmes, d'hommes et d'enfants réduits en esclavage, en raison de leur origine et de la couleur de leur peau, en les assimilant à des biens meubles et en les soumettant à des châtiments d'une extrême violence", a rappelé M. Mathiasin. Malgré l'abolition de l'esclavage en 1794 puis en 1848, ces textes "demeurent présents dans l'ombre de notre droit", car "même s'ils ne trouvent plus d'application", ils n'ont jamais été "expressément abrogés par le législateur", a-t-il expliqué. Les débats en commission ont souligné les héritages de l'histoire esclavagiste et coloniale française, toujours visibles à travers les inégalités persistantes entre les outre-mer et l'Hexagone, ainsi que les discriminations subies par les personnes noires. "Je pense au scandale du chlordécone dans les Antilles, à l'accès à l'eau à Mayotte (...). Je pense à la négrophobie qui explose", a listé la députée LFI Nadège Abomangoli, évoquant aussi "la déshumanisation raciste" du maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko. Réparations Un article du texte prévoit que le gouvernement remette un rapport sur le droit colonial et ses effets de long terme, mais également sur la place accordée à l'histoire de l'esclavage dans les programmes scolaires. La question des réparations a largement animé les débats. Plusieurs députés de gauche ont rappelé qu'en 1848 ce sont les esclavagistes qui avaient été indemnisés par la République, et non les anciens esclaves. "Ce vote doit ouvrir un chantier et non le clore. Au-delà du travail mémoriel, essentiel, peut-il y avoir pardon sans réparation ?", a lancé le député de Martinique Jiovanny William (PS). Cette question doit faire l'objet d'"un travail approfondi, rigoureux et complet", selon le rapporteur centriste. "Nous serons vigilants vis-à-vis des annonces qui doivent intervenir prochainement", a-t-il ajouté. Le 8 mai, le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy a écrit à Emmanuel Macron lui demandant d'engager l'Etat sur la voie de la "réparation", préconisant la création d'une "commission ad hoc" qui déterminerait "les modalités concrètes" de celle-ci. Le président de la République fera-t-il une ouverture en ce sens jeudi ? Certains l'espèrent. Macron devrait par ailleurs faire un point sur le travail de mémoire lancé l'an dernier pour évaluer "le prix" de la liberté imposé par la France à Haïti, c'est à dire l'indemnité financière exigée à son ex-colonie en échange de la reconnaissance de son indépendance il y a deux cents ans. Mais un conseiller présidentiel a précisé que la commission d'historiens instaurée par Emmanuel Macron en avril 2025 n'avait pas encore rendu ses conclusions.

20.05.2026 à 20:29

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- Qui est la plaignante? "Judith" (prénom modifié) était directrice générale adjointe de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, de septembre 2020 à avril 2023. Elle a déposé une première plainte en septembre 2023 auprès du PNF, qui a ouvert une enquête préliminaire et mené des perquisitions en avril 2024. Puis une deuxième en juin 2025, cette fois avec constitution de partie civile. Selon la plainte, elle a été "témoin de pratiques et manœuvres particulièrement graves et manifestement illégales, de la part d'élus de la communauté urbaine", dont l'ex Premier ministre. Ses "alertes internes n'ont pas permis de faire stopper les pratiques douteuses et ont été à l'origine de comportement et propos harcelants de la part de sa hiérarchie", affirme-t-elle. En janvier 2025, "Judith" a obtenu le statut de lanceuse d'alerte - contesté par Edouard Philippe. Elle l'avait sollicité auprès du Défenseur des droits en mars 2023 en raison de la "dégradation de ses conditions de travail et du harcèlement moral" subis, selon elle, après les alertes qu'elle avait lancées. Son contrat n'a ensuite pas été renouvelé. Promue à l'ENA en 2004, "Judith" a exercé diverses fonctions de cadre dirigeante dans les fonctions publiques d'État et territoriale, et avant cela dans le privé. - Qu'est-ce que la Cité numérique, au coeur de la plainte? La Cité numérique est un tiers-lieu visant à favoriser l'émergence de projets innovants. "Judith" explique que la Cité lui fut tout de suite désignée comme un dossier principal. Mais dès les premiers mois, elle constate "une opacité dans la gestion de l'association" LH French Tech, chargée de gérer l'établissement, et ne comprenait pas son activité. Elle racontait qu'on lui avait fourni "des réponses très vagues sur les dépenses", lui reprochant "des velléités d'ingérence". Fin 2021, obtenant finalement des chiffres après de multiples relances, elle affirmait découvrir le "très faible niveau d'activité" de la Cité numérique et "des montants de salaire et charges de personnels exorbitants". - Qui sont les personnes visées par la plainte? La plainte déposée par Me Jérôme Karsenti, au nom de "Judith", vise Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, Stéphanie de Bazelaire, adjointe au maire chargée de l'innovation et du numérique, et Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine. Y sont listés des faits de harcèlement moral, favoritisme, détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêt et concussion. La plainte demande que la justice étudie "si un pacte a été conclu" entre M. Philippe et Mme de Bazelaire, présente sur sa liste aux municipales de 2020 et présidente bénévole de LH French Tech, "caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la cité numérique". Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique, signée en juillet 2020. LH French Tech a été désignée après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG). L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets. Selon la plainte, LH French Tech a été créée en avril 2020 par la colistière de M. Philippe dans le seul but de répondre à ce projet: il semble qu'elle "ait été une association transparente dont les contrats sont susceptibles d'être requalifiés en contrats administratifs". Un rapport d'audit du cabinet EY, remis à la communauté urbaine en 2020, indiquait clairement que le choix pour le SIEG génèrerait des "risques non négligeables de requalification en marché ou en concession", selon la plainte. Le tribunal judiciaire du Havre a prononcé la liquidation de LH French Tech en avril 2023, mais "il ne ressort pas des éléments du dossier que cette liquidation aurait été motivée par autre chose que le risque pénal et pécuniaire encouru, au vu de la chronologie", affirme encore Me Karsenti. - Qu'a décidé la justice ? Le doyen des juges d'instruction a saisi le 3 mars dernier le PNF, entraînant la clôture de l'enquête préliminaire, ainsi que des réquisitions de ce parquet, le 7 mai, pour qu'un juge d'instruction soit chargé de l'enquête. "Une fois qu'une plainte avec constitution de partie civile est déposée, l'action publique est mise en mouvement et le parquet n'a pas d'autre choix que de solliciter l'ouverture de l'information judiciaire", explique une source judiciaire.

20.05.2026 à 20:27

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Voici les points clés à retenir de leurs échanges. Faire mieux que Trump Signe de leur complicité, MM. Xi et Poutine se sont rencontrés une quarantaine de fois comme présidents. Ils tenaient encore à montrer mercredi que la visite de Donald Trump à Pékin la semaine dernière n'avait en rien affecté leurs liens. Le chef du Kremlin a qualifié le niveau de la relation sino-russe de "sans précédent" et M. Xi l'a dite "inébranlable". Aucun des deux n'a explicitement mentionné les Etats-Unis. Mais le président chinois a lancé une pique indirecte à Washington en dénonçant les courants "hégémoniques" sur la scène internationale. Là où Donald Trump avait quitté Pékin avec peu d'annonces concrètes, Xi Jinping et Vladimir Poutine ont signé une série d'accords sur le commerce, les médias et l'énergie. M. Poutine a invité M. Xi à se rendre en Russie en 2027. Il a confirmé sa présence en novembre en Chine pour le sommet de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) - auquel le président américain pourrait également participer. - Iran - Xi Jinping a déclaré à Vladimir Poutine que le Moyen-Orient est à un "moment charnière" et a appelé à une fin rapide du conflit, notamment pour garantir les approvisionnements énergétiques. "Une reprise des hostilités serait inopportune et poursuivre les négociations est plus essentiel que jamais", a-t-il souligné. Pékin et Moscou ont insisté sur la nécessité de dialogue entre les parties prenantes, selon un communiqué conjoint publié par le Kremlin. Le détroit d'Ormuz, par où transite une grande partie des hydrocarbures destinés à la Chine, est toutefois source de divergences. Pékin souhaite un retour rapide des flux commerciaux. Moscou pourrait voir dans la crise une occasion de promouvoir ses propres ressources énergétiques comme alternative. Vladimir Poutine a qualifié le secteur énergétique de "locomotive de la coopération économique" bilatérale, ajoutant que la Russie resterait un "fournisseur fiable" pour la Chine dans le contexte de la guerre. - Gazoduc - La Chine est le premier acheteur de pétrole brut russe et le deuxième de gaz acheminé par pipeline. Les experts s'attendaient à ce que M. Poutine profite du sommet pour renforcer encore ce lien et promouvoir le projet de gazoduc "Force de Sibérie 2". Il relierait les plus grosses réserves de gaz naturel russes dans le nord de la Sibérie et la Chine. Il ouvrirait un débouché pour les hydrocarbures russes, délaissés par l'Europe après l'invasion de l'Ukraine. Mais sa réalisation traîne en longueur. La Chine est soucieuse de diversifier ses approvisionnements. La crise iranienne met en lumière la vulnérabilité des acheminements en provenance du Golfe. Plus de la moitié de ses importations de brut transporté par voie maritime provient du Moyen-Orient, selon la société d'analyse Kpler. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité mercredi par les agences russes, a fait état d'un "assez grand progrès" sur "Force de Sibérie 2". Moscou et Pékin ont partagé mercredi "une compréhension des principaux paramètres", notamment concernant son tracé, mais "il reste à s'entendre sur certains détails" et aucun "délai de mise en oeuvre" n'a été évoqué, a-t-il dit. Ukraine Les Occidentaux pressent Pékin d'user de son influence sur Moscou pour mettre fin au conflit. Ils lui reprochent d'alimenter la machine de guerre russe avec ses achats d'hydrocarbures. Ils l'accusent de fournir à la Russie des composants à double usage potentiel civil et militaire. La Chine s'en défend et proclame sa neutralité tout en appelant à la fin du conflit. Elle n'a jamais condamné l'invasion de l'Ukraine. Les experts jugeaient peu probable que M. Xi fasse pression sur M. Poutine. Russie et Chine sont "convaincues de la nécessité d'éliminer totalement les causes profondes de la crise ukrainienne" sur la base de la Charte des Nations Unies, dit la déclaration commune publiée par le Kremlin. Elles préconisent de "continuer à rechercher une solution par la voie du dialogue et des négociations". "La partie russe évalue positivement la position objective et impartiale de la partie chinoise", indique-t-elle.

20.05.2026 à 20:25

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Sous-titrée "Bienvenue en Israël", elle montre des dizaines de militants sur le pont d'un bateau militaire, à genoux, les mains liées et le front au sol, sur fond d'hymne national israélien. Les images montrent également le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui a diffusé la vidéo, invectivant les militants détenus et agitant un drapeau israélien parmi eux. "Regardez cette vidéo. Ce ne sont pas des criminels, mais des militants qui tentent de distribuer du pain aux personnes qui ont faim". "Nul ne devrait être sanctionné" pour sa défense des droits humains, a écrit sur X la commissaire européenne Hadja Lahbib, responsable de l'UE pour les situations de crise humanitaire, en relayant les images. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a évoqué sur X les "agissements inadmissibles" de ce ministre. L'Espagne a dénoncé un traitement "monstrueux, indigne et inhumain", exige des excuses publiques d'Israël" et a annoncé convoquer "d'urgence" la chargée d'affaires israélienne à Madrid. "Inhumain" "Ce traitement est monstrueux, il est indigne, il est inhumain", a fustigé depuis Berlin le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, selon un enregistrement audio de ses propos transmis à la presse par ses services. Même son de cloche à Rome, qui a exprimé son "indignation" et convoqué l'ambassadeur israélien pour exiger "la libération immédiate et le retour rapide" des ressortissants italiens détenus. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a également annoncé avoir convoqué l'ambassadrice israélienne après la diffusion de ces images "profondément troublantes", qualifiant la situation d'"inacceptable". Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a qualifié mercredi soir d'"inhumain" le traitement des militants de la flottille pour Gaza. Rob Jetten a ajouté avoir interpellé le président d'Israël Isaac Herzog à ce sujet, tandis que le ministre des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Israël aux Pays-Bas. Le comportement de Ben Gvir "est inacceptable et absolument condamnable" pour le chef de la diplomatie grecque Giorgos Gerapetritis, qui a annoncé dans un communiqué avoir déposé "une protestation officielle". "Nous exigeons le plein respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme, et appelons les autorités israéliennes à mener rapidement toutes les procédures nécessaires et à libérer immédiatement les citoyens grecs", a ajouté le ministre. Des militants grecs qui faisaient partie de la flottille ont déclaré que 19 Grecs avaient été détenus lors de l'opération. L'ambassadeur d'Allemagne en Israël Steffen Seibert a qualifié sur X ce traitement de "totalement inacceptable et incompatible avec les valeurs fondamentales de nos pays". La ministre irlandaise des Affaires étrangères Helen McEntee s'est dite "consternée et choquée" dans un communiqué et a appelé à la libération "immédiate" des participants irlandais arrêtés, parmi lesquels figurent la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly. Cette vidéo publiée sur X par le ministre Itamar Ben Gvir a été diffusée après que les forces israéliennes ont intercepté lundi les navires de la flottille et commencé à détenir des centaines de militants étrangers dans le port d'Ashdod (sud). Environ 50 navires de la Global Sumud Flotilla ont quitté la Turquie la semaine dernière dans la dernière tentative des militants de briser le blocus de Gaza imposé par Israël, après que les forces israéliennes ont intercepté un précédent convoi le mois dernier. Le Hamas, qui contrôle moins de la moitié de la bande de Gaza et dont l'attaque contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre dans le territoire palestinien, a affirmé que ces images constituaient une preuve de la "dépravation morale et du sadisme" des dirigeants israéliens.
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