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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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08.06.2026 à 04:47

FRANCE24
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Les autorités des Philippines et de l'Indonésie ont appelé les habitants des régions côtières à évacuer vers des zones plus élevées après la secousse dont l'épicentre se situe à quelque 24 km au large de la province de Sarangani de l'île de Mindanao. Le séisme s'est produit à 07H37 (23H37 GMT), a rapporté l'institut géologique américain USGS. Sa profondeur a été réévaluée à 55 km. Le séisme a fait au moins un mort, quatre blessés et causé d'importants dégâts matériels dans le sud des Philippines, a indiqué la police selon un bilan préliminaire. "Un certain nombre de bâtiments se sont effondrés. Des maisons se sont également écroulées", a déclaré Robert Dagon, un responsable de la police de General Santos, grande ville de l'île de Mindanao. Des vidéos publiées sur Facebook, authentifiées par l'AFP, montrent un centre commercial abritant un fast-food de la chaîne Jollibee s'effondrer dans la province de General Santos, tandis qu'un bâtiment sur le campus d'une école locale s'est écroulé ailleurs. "Seigneur, il s'est vraiment effondré! Il s'est vraiment effondré! Le bâtiment s'est vraiment effondré!", crie un témoin dans la vidéo. La principale secousse a été suivie de plusieurs répliques, dont l'une de magnitude 6,1. Alerte dans le Pacifique Le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique PTWC, basé à Hawaï, a averti que des vagues de tsunami étaient possibles "dans les trois prochaines heures" le long des côtes des Philippines, de l'Indonésie, de Taïwan et jusqu'au Japon. Selon le PTWC, des vagues de 1 à 3 mètres au-dessus du niveau de la marée sont possibles sur les côtes des Philippines et de 0,3 à 1 mètre pour l'Indonésie et la Malaisie. Le président philippin Ferdinand Marcos a suspendu les cours dans les zones affectées de Mindanao et a appelé les habitants des zones côtières à évacuer immédiatement. "Mettez-vous à l’abri sur un terrain plus élevé dès maintenant. N'attendez pas ", a-t-il déclaré. "Votre vie est plus importante que tout ce que vous laissez derrière vous". En Indonésie voisine, l'agence de gestion des catastrophes a émis un ordre d'évacuation dans plusieurs zones des Célèbes, dans le nord de l'archipel, pour risque de tsunami. L'agence météorologique japonaise (JMA) a émis de son côté un avis de tsunami le long de sa côte Pacifique, des îles septentrionales d'Okinawa jusqu'à l'est de Tokyo. Les vagues attendues au Japon devraient atteindre les côtes vers 11H30 locales (02H30 GMT) et ne pas dépasser 1 mètre. Situées dans la "ceinture de feu du Pacifique", une zone d'activité sismique intense, les Philippines subissent quotidiennement des tremblements de terre. En octobre 2025, un puissant séisme avait frappé le centre de l'archipel d'Asie du Sud-Est, faisant 76 morts, selon un dernier bilan.

08.06.2026 à 04:21

FRANCE24
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Jonathan Rinderknecht doit comparaître lundi devant un tribunal fédéral de la ville, pour une première journée d'audience consacrée à la sélection des jurés. L'accusation le soupçonne d'être à l'origine d'un incendie déclaré la nuit du Nouvel An 2025, que les pompiers pensaient avoir initialement maîtrisé, mais qui serait reparti six jours plus tard pour ravager le quartier huppé de Pacific Palisades. Dans cette zone cossue de Los Angeles, où les villas à plusieurs millions de dollars surplombent l'Océan Pacifique, des milliers d'habitations ont été réduites en cendres et 12 personnes sont mortes - sur les 31 victimes ayant péri au total dans les incendies de janvier 2025. M. Rinderknecht plaide non coupable. Dans des documents judiciaires déposés en mai, les procureurs le dépeignent en chauffeur Uber remonté contre la société capitaliste, qui aurait brûlé par vengeance le quartier de Pacific Palisades, repaire de célébrités où il a un temps habité. "Furieux contre le monde" Deux semaines avant de passer à l'acte, son historique de recherche Internet contenait des requêtes comme "éliminons tous les milliardaires", selon l'accusation. Il aurait aussi recherché le mot d'ordre "libérez Luigi Mangione", l'Américain accusé d'avoir tué le patron de United Healthcare - une affaire qui a provoqué une intense polémique aux Etats-Unis, car il a parfois été élevé au rang de Robin des bois moderne sur les réseaux sociaux. "De nombreux passagers" que M. Rinderknecht a transportés lors du Réveillon 2025 "ont décrit l'accusé comme en colère, intense, conduisant de manière erratique et ruminant des diatribes où il se disait +furieux contre le monde+, évoquait Luigi Mangione, le capitalisme et le fait de se faire justice soi-même", d'après les documents. Obsédé par le feu, cet Américain qui a grandi en France a lui-même appelé les secours avant de fuir les lieux, selon l'accusation. Son principal avocat, Steve Haney, le présente en revanche comme un "bon samaritain" qui aurait passé "dix-sept appels" aux secours pour signaler l'incendie originel. Le feu du Nouvel An "a été déclenché par des feux d'artifice tirés par d'autres personnes (...) et non pas par le prévenu", assure la défense dans de récents documents judiciaires. L'avocat estime également que son client fait office de bouc émissaire pour masquer l'échec des pompiers de Los Angeles a éteindre le feu initial, et pointe leur responsabilité dans la catastrophe. Le procès pourrait durer un peu plus d'une semaine.

08.06.2026 à 04:19

FRANCE 24
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La candidate de droite à la présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, disposerait d'un avance (52,6 %) sur son adversaire de gauche, Roberto Sanchez (47,4 %), selon les premiers résultats partiels du second tour, diffusés dimanche soir. Cette élection se heurte à la désillusion des électeurs et l'exaspération face à la criminalité.
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La candidate de droite à la présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, disposerait d'un avance (52,6 %) sur son adversaire de gauche, Roberto Sanchez (47,4 %), selon les premiers résultats partiels du second tour, diffusés dimanche soir. Cette élection se heurte à la désillusion des électeurs et l'exaspération face à la criminalité.

08.06.2026 à 04:19

FRANCE24
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Le garde des Sceaux a convoqué les procureurs généraux - représentants du ministère public au sein des 36 cours d'appel de France - à 08H30 pour une "réunion de travail". Il va leur dire qu'ils ont jusqu'au 14 juillet "pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants", soit environ 70.000, comme le ministre l'a annoncé dès dimanche sur LCI. "On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes" et "il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances" tant que ce recensement n'aura pas été fait, a prévenu Gérald Darmanin, alors qu'une marche blanche réunissait 6.000 personnes en hommage à Lyhanna à Fleurance, dans le Gers. Depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans et les révélations sur des plaintes pour viols sur mineures - certaines procédures ayant ensuite été classées - dont le suspect a fait l'objet, le garde des Sceaux occupe le terrain médiatique, se disant d'abord "terrifié" lors d'un déplacement jeudi à Béziers, puis pointant le lendemain sur X "les dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'Etat". Vendredi soir sur TF1, il a présenté ses "excuses" à la famille de Lyhanna au nom de l'institution judiciaire, qui a "failli dans le suivi des plaintes" déposées contre le suspect, et a menacé de "sanctions" des magistrats si des "défaillances, des fautes professionnelles" étaient "avérées". Une inspection (justice, gendarmerie et Education nationale) doit rendre ses conclusions sous 15 jours. "Urgence absolue" La plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) par la mère d'une fillette de 11 ans, pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect. Après avoir réalisé plusieurs actes d'enquête, dont des examens médicaux-légaux corroborant les déclarations de la petite fille, le parquet de Toulouse s'était dessaisi au profit de celui d'Auch, territorialement compétent. Transmis par la Poste fin 2025, le dossier n'a été adressé par le parquet d'Auch à la gendarmerie de Lectoure que le 9 janvier 2026. Et malgré des "éléments d'enquête assez accablants", le suspect n'avait toujours pas été entendu au moment de la disparition de Lyhanna, a déploré dimanche soir sur France 2 le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Son collègue Gérald Darmanin a lui regretté une "absence de priorisation" dans le traitement de cette plainte, alors qu'"un viol sur enfant, c'est urgence absolue". Dans un communiqué vendredi, la Conférence nationale des procureurs généraux (CNPG) et celle des procureurs de la République (CNPR) avaient réagi aux déclarations du garde des Sceaux, estimant qu'aucune responsabilité ne pouvait être établie ni aucune sanction prononcée avant les conclusions de l'inspection. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a de son côté pointé une inflation d'instructions - "42 circulaires et 72 dépêches depuis 2025" selon son secrétaire général adjoint Aurélien Martini - et la tentative de trouver "des boucs émissaires et vite". La question des moyens - évacuée par le président de la République Emmanuel Macron - devrait être également sur la table de la "réunion de travail" lundi place Vendôme. Si le budget de la justice a augmenté ces dernières années, il ne comble pas selon le président de la CNPR, Frédéric Chevallier, un retard structurel: la France compte trois procureurs pour 100.000 habitants, contre 12,2 en moyenne en Europe. Le magistrat relève par ailleurs que la justice ne représente que cinq euros sur 1.000 du budget de l'Etat, et que plus de la moitié du budget du ministère part vers les prisons. Plusieurs collectifs féministes et de protection de l'enfance ont de leur côté appelé à des rassemblements lundi à 19H00 devant le ministère de la Justice et devant une centaine de tribunaux. Dénonçant une "défaillance systémique des institutions", la Fondation des femmes a notamment demandé "une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants". bur-tbm-sm-asl/er/ms
Texte intégral (688 mots)
Le garde des Sceaux a convoqué les procureurs généraux - représentants du ministère public au sein des 36 cours d'appel de France - à 08H30 pour une "réunion de travail". Il va leur dire qu'ils ont jusqu'au 14 juillet "pour reprendre l'intégralité des plaintes qui touchent les enfants", soit environ 70.000, comme le ministre l'a annoncé dès dimanche sur LCI. "On va prendre ressort par ressort, toutes les plaintes" et "il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances" tant que ce recensement n'aura pas été fait, a prévenu Gérald Darmanin, alors qu'une marche blanche réunissait 6.000 personnes en hommage à Lyhanna à Fleurance, dans le Gers. Depuis la découverte du corps de la fillette de 11 ans et les révélations sur des plaintes pour viols sur mineures - certaines procédures ayant ensuite été classées - dont le suspect a fait l'objet, le garde des Sceaux occupe le terrain médiatique, se disant d'abord "terrifié" lors d'un déplacement jeudi à Béziers, puis pointant le lendemain sur X "les dysfonctionnements accablants et inacceptables des services de l'Etat". Vendredi soir sur TF1, il a présenté ses "excuses" à la famille de Lyhanna au nom de l'institution judiciaire, qui a "failli dans le suivi des plaintes" déposées contre le suspect, et a menacé de "sanctions" des magistrats si des "défaillances, des fautes professionnelles" étaient "avérées". Une inspection (justice, gendarmerie et Education nationale) doit rendre ses conclusions sous 15 jours. "Urgence absolue" La plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 à Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) par la mère d'une fillette de 11 ans, pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect. Après avoir réalisé plusieurs actes d'enquête, dont des examens médicaux-légaux corroborant les déclarations de la petite fille, le parquet de Toulouse s'était dessaisi au profit de celui d'Auch, territorialement compétent. Transmis par la Poste fin 2025, le dossier n'a été adressé par le parquet d'Auch à la gendarmerie de Lectoure que le 9 janvier 2026. Et malgré des "éléments d'enquête assez accablants", le suspect n'avait toujours pas été entendu au moment de la disparition de Lyhanna, a déploré dimanche soir sur France 2 le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Son collègue Gérald Darmanin a lui regretté une "absence de priorisation" dans le traitement de cette plainte, alors qu'"un viol sur enfant, c'est urgence absolue". Dans un communiqué vendredi, la Conférence nationale des procureurs généraux (CNPG) et celle des procureurs de la République (CNPR) avaient réagi aux déclarations du garde des Sceaux, estimant qu'aucune responsabilité ne pouvait être établie ni aucune sanction prononcée avant les conclusions de l'inspection. L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a de son côté pointé une inflation d'instructions - "42 circulaires et 72 dépêches depuis 2025" selon son secrétaire général adjoint Aurélien Martini - et la tentative de trouver "des boucs émissaires et vite". La question des moyens - évacuée par le président de la République Emmanuel Macron - devrait être également sur la table de la "réunion de travail" lundi place Vendôme. Si le budget de la justice a augmenté ces dernières années, il ne comble pas selon le président de la CNPR, Frédéric Chevallier, un retard structurel: la France compte trois procureurs pour 100.000 habitants, contre 12,2 en moyenne en Europe. Le magistrat relève par ailleurs que la justice ne représente que cinq euros sur 1.000 du budget de l'Etat, et que plus de la moitié du budget du ministère part vers les prisons. Plusieurs collectifs féministes et de protection de l'enfance ont de leur côté appelé à des rassemblements lundi à 19H00 devant le ministère de la Justice et devant une centaine de tribunaux. Dénonçant une "défaillance systémique des institutions", la Fondation des femmes a notamment demandé "une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants". bur-tbm-sm-asl/er/ms

08.06.2026 à 04:05

FRANCE24
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Le garde des Sceaux sera auditionné par la commission des lois à partir de 16H00, avant que les députés ne commencent l'examen du texte, déjà adopté le 14 avril au Sénat en première lecture. Avant cela, plusieurs députés de gauche et de la coalition gouvernementale tiennent à 14H30 une conférence de presse, introduite par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance), visant à rappeler leur souhait d'une "loi intégrale" de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, autrement dit une "loi cadre" qui "embrasse l'ensemble du problème". A l'initiative de l'événement, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, autrice en novembre d'une proposition de loi en ce sens avec une centaine de députés. Auprès de l'AFP, elle récuse qu'un "dysfonctionnement interne" suffise à expliquer la mort tragique de la fillette de 11 ans, dont le meurtrier présumé avait fait l'objet de plusieurs plaintes, et demande un "changement de paradigme". La députée de Seine-et-Marne souhaite notamment que le gouvernement reprenne à son compte l'idée de juridictions spécialisées sur les violences sexistes et sexuelles, inspirées du modèle espagnol, et d'unités judiciaires spécialisées pour accueillir la parole des victimes. Le périmètre du plaider-coupable revu Mis sous pression par l'affaire Lyhanna - il a présenté vendredi ses "excuses au nom de la justice", et a de nouveau reconnu dimanche sur LCI des "défaillances graves" de la justice -, Gérald Darmanin aura fort à faire pour convaincre les députés de voter son projet de loi, qui a suscité un vaste mouvement de colère des avocats. Au cœur du texte, la création d'une "procédure de jugement des crimes reconnus" (PJCR), un dispositif de "plaider-coupable" censé accélérer le traitement des dossiers, avec à la clé des peines réduites d'un tiers, et une audience réduite à une demi-journée. La mesure doit permettre de lutter contre l'engorgement des tribunaux, alors que les délais de jugement sont en moyenne de six ans pour les viols et de huit ans pour les homicides, selon la Chancellerie. En l'état, elle a fort peu de chances de passer, l'ensemble des groupes de gauche ainsi que le RN ayant déposé des amendements pour la supprimer. Mais le ministre de la Justice a proposé mi-mai d'exclure du texte les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises, et déposé pour l'examen en commission un amendement censé concrétiser cette promesse. Une telle réduction du périmètre de la PJCR limiterait fortement son impact, puisque selon la Chancellerie cela ne concernerait que "quelques dizaines" de cas par an, dans des affaires de coups mortels et de braquages. La présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, qui représente les 79.000 avocats du pays, s'était félicitée que "les arguments de la profession et des associations de victimes (aient) été entendus". D'autres mesures du texte continuent de susciter l'ire des avocats, notamment le raccourcissement des délais imposés aux avocats pour leurs requêtes en nullité. La gauche a déposé des amendements de suppression pour cet article, comme pour de nombreux autres. Elle s'oppose notamment à l'extension des compétences des cours criminelles départementales, ou au fait que la police judiciaire puisse accéder à des bases de données génétiques étrangères issues de tests récréatifs. Diverses organisations, dont le Syndicat de la magistrature, la CGT ou encore le collectif féministe #NousToutes continuent de demander le retrait pur et simple du projet de loi.
Texte intégral (618 mots)
Le garde des Sceaux sera auditionné par la commission des lois à partir de 16H00, avant que les députés ne commencent l'examen du texte, déjà adopté le 14 avril au Sénat en première lecture. Avant cela, plusieurs députés de gauche et de la coalition gouvernementale tiennent à 14H30 une conférence de presse, introduite par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance), visant à rappeler leur souhait d'une "loi intégrale" de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, autrement dit une "loi cadre" qui "embrasse l'ensemble du problème". A l'initiative de l'événement, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, autrice en novembre d'une proposition de loi en ce sens avec une centaine de députés. Auprès de l'AFP, elle récuse qu'un "dysfonctionnement interne" suffise à expliquer la mort tragique de la fillette de 11 ans, dont le meurtrier présumé avait fait l'objet de plusieurs plaintes, et demande un "changement de paradigme". La députée de Seine-et-Marne souhaite notamment que le gouvernement reprenne à son compte l'idée de juridictions spécialisées sur les violences sexistes et sexuelles, inspirées du modèle espagnol, et d'unités judiciaires spécialisées pour accueillir la parole des victimes. Le périmètre du plaider-coupable revu Mis sous pression par l'affaire Lyhanna - il a présenté vendredi ses "excuses au nom de la justice", et a de nouveau reconnu dimanche sur LCI des "défaillances graves" de la justice -, Gérald Darmanin aura fort à faire pour convaincre les députés de voter son projet de loi, qui a suscité un vaste mouvement de colère des avocats. Au cœur du texte, la création d'une "procédure de jugement des crimes reconnus" (PJCR), un dispositif de "plaider-coupable" censé accélérer le traitement des dossiers, avec à la clé des peines réduites d'un tiers, et une audience réduite à une demi-journée. La mesure doit permettre de lutter contre l'engorgement des tribunaux, alors que les délais de jugement sont en moyenne de six ans pour les viols et de huit ans pour les homicides, selon la Chancellerie. En l'état, elle a fort peu de chances de passer, l'ensemble des groupes de gauche ainsi que le RN ayant déposé des amendements pour la supprimer. Mais le ministre de la Justice a proposé mi-mai d'exclure du texte les viols et l'ensemble des crimes passibles de la cour d'assises, et déposé pour l'examen en commission un amendement censé concrétiser cette promesse. Une telle réduction du périmètre de la PJCR limiterait fortement son impact, puisque selon la Chancellerie cela ne concernerait que "quelques dizaines" de cas par an, dans des affaires de coups mortels et de braquages. La présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, qui représente les 79.000 avocats du pays, s'était félicitée que "les arguments de la profession et des associations de victimes (aient) été entendus". D'autres mesures du texte continuent de susciter l'ire des avocats, notamment le raccourcissement des délais imposés aux avocats pour leurs requêtes en nullité. La gauche a déposé des amendements de suppression pour cet article, comme pour de nombreux autres. Elle s'oppose notamment à l'extension des compétences des cours criminelles départementales, ou au fait que la police judiciaire puisse accéder à des bases de données génétiques étrangères issues de tests récréatifs. Diverses organisations, dont le Syndicat de la magistrature, la CGT ou encore le collectif féministe #NousToutes continuent de demander le retrait pur et simple du projet de loi.

08.06.2026 à 04:01

FRANCE24
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Cette rencontre à huis clos annoncée par les médias espagnols est déjà entachée de polémique, certaines des principales associations de victimes ayant déploré ne pas avoir été invitées. "C'est un coup dur", a déclaré à l'AFP Juan Cuatrecasas, porte-parole de d'Enfance volée, une des principales associations qui a critiqué par le passé l'Église pour son opacité sur la question des violences sexuelles. Juan Cuatrecasas a estimé que le pape risquait de se faire une vision "totalement biaisée de la réalité" s'il ne rencontrait que des victimes accompagnées par le projet Répare, porté par l'archevêché de Madrid. La réunion devrait se tenir lundi après-midi à la nonciature apostolique, l'ambassade du Vatican dans la capitale espagnole, selon les médias espagnols. Le Vatican avait annoncé que le pape rencontrerait des victimes au cours de sa visite de sept jours en Espagne, mais sans préciser où et quand. S'adressant samedi aux journalistes dans l'avion qui le conduisait à Madrid, le chef spirituel du 1,4 milliard de catholiques dans le monde avait affirmé que le scandale des agressions sexuelles était "une plaie toujours ouverte" pour l'Église. Quelque 200.000 mineurs auraient été victimes d'agressions commises par des membres du clergé en Espagne depuis 1940, selon un rapport de 2023 du Défenseur du peuple. Réticence et opacité Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et l'Église catholique en Espagne ont signé en mars un accord pour indemniser les victimes, après des années de réticence et d'opacité de la part de la hiérarchie ecclésiastique. Lors de son discours d'accueil, le roi Felipe VI avait salué samedi la "clarté" et la "fermeté" de Léon XIV sur la question, estimant qu'elles étaient "essentielles dans le processus de guérison et de réparation du dommage infligé". Avant cette rencontre, Léon XIV prononcera lundi matin un discours devant le Parlement espagnol, un fait rare car les papes s'efforcent d'éviter des interventions politiques trop marquées. Samedi, il avait déjà encouragé, au Palais royal, à "abandonner les discours qui divisent et polarisent" la société, un appel qui résonne dans un pays où la vie politique est extrêmement tendue et marquée ces dernières annés par l'émergence du parti d'extrême droite Vox, devenu la troisième force politique d'Espagne. La visite du pape intervient en outre dans une période particulièrement compliquée pour Pedro Sánchez, cible de critiques en raison de scandales de corruption impliquant son entourage. Avant ce discours prévu à 08H30 GMT, Léon XIV doit s'entretenir avec M. Sanchez. Samedi, le pape avait aussi salué l'"engagement constant" de Madrid "en faveur de la paix". Rassemblement au Bernabéu Le gouvernement de gauche espagnol s'est heurté à plusieurs reprises au président américain Donald Trump au sujet de l'Iran, ainsi qu'à Israël concernant la guerre à Gaza. Le pontife, né aux Etats-Unis, a été lui-même vivement critiqué par Donald Trump pour ses positions anti-guerre, en particulier depuis que les États-Unis et Israël ont déclenché le conflit contre l'Iran. Au lendemain d'une messe en plein air célébrée dimanche à Madrid devant plus d'1,5 million de personnes selon les organisateurs, le pape participera à un autre grand rassemblement au stade Santiago Bernabéu, la mythique enceinte du Real Madrid, dans la soirée. Il se rendra ensuite à Barcelone où il bénira mercredi la nouvelle tour de la basilique de la Sagrada Familia, à présent plus haute église au monde. Enfin, son périple l'emmènera aux îles Canaries jeudi et vendredi, où il retrouvera Pedro Sanchez pour rendre hommage aux milliers de migrants morts en tentant de rejoindre l'Europe par la mer. À la différence de nombreux de ses alliés européens, l'Espagne mène une politique migratoire relativement libérale, que le Parti populaire (droite conservatrice) et Vox (extrême droite) reprochent vertement au gouvernement.
Texte intégral (667 mots)
Cette rencontre à huis clos annoncée par les médias espagnols est déjà entachée de polémique, certaines des principales associations de victimes ayant déploré ne pas avoir été invitées. "C'est un coup dur", a déclaré à l'AFP Juan Cuatrecasas, porte-parole de d'Enfance volée, une des principales associations qui a critiqué par le passé l'Église pour son opacité sur la question des violences sexuelles. Juan Cuatrecasas a estimé que le pape risquait de se faire une vision "totalement biaisée de la réalité" s'il ne rencontrait que des victimes accompagnées par le projet Répare, porté par l'archevêché de Madrid. La réunion devrait se tenir lundi après-midi à la nonciature apostolique, l'ambassade du Vatican dans la capitale espagnole, selon les médias espagnols. Le Vatican avait annoncé que le pape rencontrerait des victimes au cours de sa visite de sept jours en Espagne, mais sans préciser où et quand. S'adressant samedi aux journalistes dans l'avion qui le conduisait à Madrid, le chef spirituel du 1,4 milliard de catholiques dans le monde avait affirmé que le scandale des agressions sexuelles était "une plaie toujours ouverte" pour l'Église. Quelque 200.000 mineurs auraient été victimes d'agressions commises par des membres du clergé en Espagne depuis 1940, selon un rapport de 2023 du Défenseur du peuple. Réticence et opacité Le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et l'Église catholique en Espagne ont signé en mars un accord pour indemniser les victimes, après des années de réticence et d'opacité de la part de la hiérarchie ecclésiastique. Lors de son discours d'accueil, le roi Felipe VI avait salué samedi la "clarté" et la "fermeté" de Léon XIV sur la question, estimant qu'elles étaient "essentielles dans le processus de guérison et de réparation du dommage infligé". Avant cette rencontre, Léon XIV prononcera lundi matin un discours devant le Parlement espagnol, un fait rare car les papes s'efforcent d'éviter des interventions politiques trop marquées. Samedi, il avait déjà encouragé, au Palais royal, à "abandonner les discours qui divisent et polarisent" la société, un appel qui résonne dans un pays où la vie politique est extrêmement tendue et marquée ces dernières annés par l'émergence du parti d'extrême droite Vox, devenu la troisième force politique d'Espagne. La visite du pape intervient en outre dans une période particulièrement compliquée pour Pedro Sánchez, cible de critiques en raison de scandales de corruption impliquant son entourage. Avant ce discours prévu à 08H30 GMT, Léon XIV doit s'entretenir avec M. Sanchez. Samedi, le pape avait aussi salué l'"engagement constant" de Madrid "en faveur de la paix". Rassemblement au Bernabéu Le gouvernement de gauche espagnol s'est heurté à plusieurs reprises au président américain Donald Trump au sujet de l'Iran, ainsi qu'à Israël concernant la guerre à Gaza. Le pontife, né aux Etats-Unis, a été lui-même vivement critiqué par Donald Trump pour ses positions anti-guerre, en particulier depuis que les États-Unis et Israël ont déclenché le conflit contre l'Iran. Au lendemain d'une messe en plein air célébrée dimanche à Madrid devant plus d'1,5 million de personnes selon les organisateurs, le pape participera à un autre grand rassemblement au stade Santiago Bernabéu, la mythique enceinte du Real Madrid, dans la soirée. Il se rendra ensuite à Barcelone où il bénira mercredi la nouvelle tour de la basilique de la Sagrada Familia, à présent plus haute église au monde. Enfin, son périple l'emmènera aux îles Canaries jeudi et vendredi, où il retrouvera Pedro Sanchez pour rendre hommage aux milliers de migrants morts en tentant de rejoindre l'Europe par la mer. À la différence de nombreux de ses alliés européens, l'Espagne mène une politique migratoire relativement libérale, que le Parti populaire (droite conservatrice) et Vox (extrême droite) reprochent vertement au gouvernement.

08.06.2026 à 03:39

FRANCE24
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Texte intégral (667 mots)

08.06.2026 à 02:37

FRANCE24
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Le maigre suspense a pris fin peu avant 1h du matin, lorsque Pérez, 79 ans, s'est félicité d'avoir gagné "sur toutes les tables électorales" et réalisé "le deuxième meilleur résultat de l'histoire", avant même la publication officielle des résultats. Son rival Enrique Riquelme, président du groupe énergétique COX, venait de concéder sa défaite quelques secondes plus tôt, après la publication de plusieurs sondages plaçant Pérez largement en tête, avec entre 60 et 70% des votes des "socios" (supporters-actionnaires en Espagne), appelés aux urnes pour la première fois depuis 20 ans. Ces élections anticipées avaient été convoquées par Pérez lui-même lors d'une conférence de presse au terme d'une deuxième saison consécutive sans titre majeur, alors qu'il avait été réélu sans opposition pour la quatrième fois en janvier 2025. Le président madrilène, en poste depuis 2009 après un premier mandat entre 2000 et 2006, a confirmé dans son discours que la première décision forte de son huitième mandat serait le retour de l'entraîneur portugais José Mourinho, 13 ans après son premier passage sur le banc merengue. Pouvoir contesté Cette victoire, bien qu'attendue, vient lui donner la légitimité qu'il recherchait pour poursuivre sa politique "galactique" à la tête club, malgré de nombreuses critiques pour sa gestion sportive ces trois dernières saisons. Il avait annoncé cette semaine l'arrivée immédiate de deux joueurs en cas de victoire: le défenseur français Ibrahima Konaté et le latéral néerlandais Denzel Dumfries, et également promis qu'il effectuerait une offre XXL d'au moins "150 millions d'euros" pour un nouveau joueur star. Alors que la presse espagnole mentionnait le nom de l'ailier français du Bayern Munich Michael Olise, le président bavarois Herbert Hainer a fermé la porte à cet éventuel transfert, assurant que "si Florentino Pérez veut nous envoyer une offre, ce qui n'est pas encore arrivé jusqu'à présent, il peut en faire l'économie". L'impact principal de ce large succès dans les urnes devrait être institutionnel, en permettant au milliardaire espagnol de mener à bien son projet annoncé d'ouvrir le capital du club à un actionnaire minoritaire, ce que son rival considère comme une "privatisation". Riquelme, inconnu du grand public il y a encore quelques semaines, a ainsi remercié les supporters ayant voté pour lui d'avoir manifesté leur opposition à ce qu'il considère comme une "vente" du club, ce que Florentino Pérez nie catégoriquement. "Soyez assurés qu'avec moi à la présidence, le Real Madrid a toujours appartenu, appartient et continuera d'appartenir à ses membres", a-t-il promis. L'entrepreneur de 37 ans, spécialisé dans les énergies renouvelables, pourra se targuer d'avoir été le premier à défier l'autorité de Pérez depuis 2004, et d'avoir donné une voix aux nombreux "socios" qui le considèrent comme premier responsable de l'instabilité actuelle du club et des mauvais résultats sportifs des deux dernières saisons. Ses promesses de campagne audacieuses - les recrutements des cadors de Manchester City Erling Haaland et Rodri, et des légendes madrilènes Raul Gonzalez et Fernando Hierro comme directeur sportif et directeur du centre de formation - resteront vaines. Tout comme sa volonté d'attirer le technicien allemand Jürgen Klopp. Il est cependant parvenu à s'imposer en seulement quelques jours de campagne comme un opposant crédible au puissant Florentino. Ce que personne n'avait réussi à faire depuis... 22 ans.
Texte intégral (579 mots)
Le maigre suspense a pris fin peu avant 1h du matin, lorsque Pérez, 79 ans, s'est félicité d'avoir gagné "sur toutes les tables électorales" et réalisé "le deuxième meilleur résultat de l'histoire", avant même la publication officielle des résultats. Son rival Enrique Riquelme, président du groupe énergétique COX, venait de concéder sa défaite quelques secondes plus tôt, après la publication de plusieurs sondages plaçant Pérez largement en tête, avec entre 60 et 70% des votes des "socios" (supporters-actionnaires en Espagne), appelés aux urnes pour la première fois depuis 20 ans. Ces élections anticipées avaient été convoquées par Pérez lui-même lors d'une conférence de presse au terme d'une deuxième saison consécutive sans titre majeur, alors qu'il avait été réélu sans opposition pour la quatrième fois en janvier 2025. Le président madrilène, en poste depuis 2009 après un premier mandat entre 2000 et 2006, a confirmé dans son discours que la première décision forte de son huitième mandat serait le retour de l'entraîneur portugais José Mourinho, 13 ans après son premier passage sur le banc merengue. Pouvoir contesté Cette victoire, bien qu'attendue, vient lui donner la légitimité qu'il recherchait pour poursuivre sa politique "galactique" à la tête club, malgré de nombreuses critiques pour sa gestion sportive ces trois dernières saisons. Il avait annoncé cette semaine l'arrivée immédiate de deux joueurs en cas de victoire: le défenseur français Ibrahima Konaté et le latéral néerlandais Denzel Dumfries, et également promis qu'il effectuerait une offre XXL d'au moins "150 millions d'euros" pour un nouveau joueur star. Alors que la presse espagnole mentionnait le nom de l'ailier français du Bayern Munich Michael Olise, le président bavarois Herbert Hainer a fermé la porte à cet éventuel transfert, assurant que "si Florentino Pérez veut nous envoyer une offre, ce qui n'est pas encore arrivé jusqu'à présent, il peut en faire l'économie". L'impact principal de ce large succès dans les urnes devrait être institutionnel, en permettant au milliardaire espagnol de mener à bien son projet annoncé d'ouvrir le capital du club à un actionnaire minoritaire, ce que son rival considère comme une "privatisation". Riquelme, inconnu du grand public il y a encore quelques semaines, a ainsi remercié les supporters ayant voté pour lui d'avoir manifesté leur opposition à ce qu'il considère comme une "vente" du club, ce que Florentino Pérez nie catégoriquement. "Soyez assurés qu'avec moi à la présidence, le Real Madrid a toujours appartenu, appartient et continuera d'appartenir à ses membres", a-t-il promis. L'entrepreneur de 37 ans, spécialisé dans les énergies renouvelables, pourra se targuer d'avoir été le premier à défier l'autorité de Pérez depuis 2004, et d'avoir donné une voix aux nombreux "socios" qui le considèrent comme premier responsable de l'instabilité actuelle du club et des mauvais résultats sportifs des deux dernières saisons. Ses promesses de campagne audacieuses - les recrutements des cadors de Manchester City Erling Haaland et Rodri, et des légendes madrilènes Raul Gonzalez et Fernando Hierro comme directeur sportif et directeur du centre de formation - resteront vaines. Tout comme sa volonté d'attirer le technicien allemand Jürgen Klopp. Il est cependant parvenu à s'imposer en seulement quelques jours de campagne comme un opposant crédible au puissant Florentino. Ce que personne n'avait réussi à faire depuis... 22 ans.

08.06.2026 à 01:53

FRANCE 24
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Israël a riposté aux tirs de missiles iraniens, présentés comme des représailles aux bombardements israéliens sur la banlieue de Beyrouth. L'armée israélienne a annonce avoir frappé des "cibles militaires" en Iran. De leur côté, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé des "groupes terroristes" à Souleimaniyé, dans le Kurdistan irakien, rapporte l'agence Irna. Suivez notre direct.
Texte intégral (579 mots)
Israël a riposté aux tirs de missiles iraniens, présentés comme des représailles aux bombardements israéliens sur la banlieue de Beyrouth. L'armée israélienne a annonce avoir frappé des "cibles militaires" en Iran. De leur côté, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé des "groupes terroristes" à Souleimaniyé, dans le Kurdistan irakien, rapporte l'agence Irna. Suivez notre direct.

08.06.2026 à 01:29

FRANCE24
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La première visite d'un chef d'Etat chinois en Corée du Nord depuis 2019, intervient peu après que Xi Jinping a reçu tour à tour en mai le dirigeant américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine, et sur fond de rapprochement récent entre Pyongyang et Moscou. La Chine est un soutien diplomatique, économique et politique essentiel pour la Corée du Nord, soumise à de multiples sanctions de l'ONU contre ses programmes nucléaires et balistiques. "Peu importe l'évolution des temps ou la façon dont la situation internationale se transforme, l'amitié traditionnelle entre la Chine et la Corée du Nord est toujours invincible", a déclaré Xi Jinping en une du Rodong Sinmun, le journal du parti nord-coréen au pouvoir. Sa visite qui durera jusqu'à mardi intervient au moment où les discussions entre Pyongyang et Washington au sujet du programme nucléaire nord-coréen sont au point mort. Mi-mai, la Maison Blanche a assuré que le président américain Donald Trump et Xi Jinping avaient "confirmé leur objectif commun de dénucléariser la Corée du Nord", lors d'un sommet à Pékin. Mais à la veille de la venue de Xi Jinping, l'influente soeur de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, a répété qu'il était hors de question d'abandonner l'arme atomique. "Privilégier la stabilité" Dans l'article du Rodong Sinmun, le président Xi a appelé à "renforcer la communication et la coopération" entre les deux pays et à "préserver conjointement" un ordre mondial centré sur l'ONU et le droit international. Face à des Etats-Unis de plus en plus imprévisibles depuis le retour de M. Trump, et concentrés sur le conflit au Moyen-Orient ces derniers mois, de nombreux dirigeants ont consolidé leurs alliances avec la Chine. La Corée du Nord est toutefois le seul pays lié à Pékin par une alliance militaire officielle et contraignante. "La Chine a toujours privilégié la stabilité et doit actuellement gérer ses relations et ses différends avec les Etats-Unis", rappelle à l'AFP Minseon Ku, professeure de diplomatie à l'université DePaul aux Etats-Unis. Selon elle, "Pékin a probablement déjà accepté la Corée du Nord comme puissance nucléaire", mais Xi Jinping "dira probablement à Kim que la Chine veut la stabilité plus que tout". Seong-Hyon Lee, de la Fondation George H. W. Bush pour les relations sino-américaines, estime également que Pékin opère un virage vers le "soutien à la durabilité du régime", plutôt que la dénucléarisation. Kim renforcé Depuis l'échec du sommet Kim-Trump en 2019, faute d'accord sur la dénucléarisation et les sanctions, la Corée du Nord a déclaré "irréversible" plusieurs fois son statut de puissance atomique. Donald Trump s'est dit prêt à revoir Kim Jong Un, qu'il a rencontré trois fois lors de son premier mandat, mais son dernier appel du pied en octobre n'a pas reçu de réponse. Le déplacement de M. Xi se produit par ailleurs alors que Kim Jong Un s'est considérablement rapproché de Moscou, envoyant des milliers de soldats soutenir les forces russes contre l'Ukraine. L'année dernière, M. Kim est apparu aux côtés de MM. Xi et Poutine lors d'un grand défilé militaire à Pékin, montrant un statut renforcé sur la scène politique mondiale. Certains analystes pensent que ce sommet pourrait être, pour M. Xi, une manière de contrer l'influence croissante de la Russie sur la Corée du Nord. Bien que, "globalement, Moscou ne soit pas une grande puissance comme la Chine", selon Mme Ku. "Les rapports de force entre Moscou et Pyongyang sont plus équilibrés qu'entre Pékin et Pyongyang: Moscou a besoin de Kim pour sa guerre en Ukraine autant que Kim a besoin du partage de technologies et de nourriture en provenance de Russie".
Texte intégral (646 mots)
La première visite d'un chef d'Etat chinois en Corée du Nord depuis 2019, intervient peu après que Xi Jinping a reçu tour à tour en mai le dirigeant américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine, et sur fond de rapprochement récent entre Pyongyang et Moscou. La Chine est un soutien diplomatique, économique et politique essentiel pour la Corée du Nord, soumise à de multiples sanctions de l'ONU contre ses programmes nucléaires et balistiques. "Peu importe l'évolution des temps ou la façon dont la situation internationale se transforme, l'amitié traditionnelle entre la Chine et la Corée du Nord est toujours invincible", a déclaré Xi Jinping en une du Rodong Sinmun, le journal du parti nord-coréen au pouvoir. Sa visite qui durera jusqu'à mardi intervient au moment où les discussions entre Pyongyang et Washington au sujet du programme nucléaire nord-coréen sont au point mort. Mi-mai, la Maison Blanche a assuré que le président américain Donald Trump et Xi Jinping avaient "confirmé leur objectif commun de dénucléariser la Corée du Nord", lors d'un sommet à Pékin. Mais à la veille de la venue de Xi Jinping, l'influente soeur de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, a répété qu'il était hors de question d'abandonner l'arme atomique. "Privilégier la stabilité" Dans l'article du Rodong Sinmun, le président Xi a appelé à "renforcer la communication et la coopération" entre les deux pays et à "préserver conjointement" un ordre mondial centré sur l'ONU et le droit international. Face à des Etats-Unis de plus en plus imprévisibles depuis le retour de M. Trump, et concentrés sur le conflit au Moyen-Orient ces derniers mois, de nombreux dirigeants ont consolidé leurs alliances avec la Chine. La Corée du Nord est toutefois le seul pays lié à Pékin par une alliance militaire officielle et contraignante. "La Chine a toujours privilégié la stabilité et doit actuellement gérer ses relations et ses différends avec les Etats-Unis", rappelle à l'AFP Minseon Ku, professeure de diplomatie à l'université DePaul aux Etats-Unis. Selon elle, "Pékin a probablement déjà accepté la Corée du Nord comme puissance nucléaire", mais Xi Jinping "dira probablement à Kim que la Chine veut la stabilité plus que tout". Seong-Hyon Lee, de la Fondation George H. W. Bush pour les relations sino-américaines, estime également que Pékin opère un virage vers le "soutien à la durabilité du régime", plutôt que la dénucléarisation. Kim renforcé Depuis l'échec du sommet Kim-Trump en 2019, faute d'accord sur la dénucléarisation et les sanctions, la Corée du Nord a déclaré "irréversible" plusieurs fois son statut de puissance atomique. Donald Trump s'est dit prêt à revoir Kim Jong Un, qu'il a rencontré trois fois lors de son premier mandat, mais son dernier appel du pied en octobre n'a pas reçu de réponse. Le déplacement de M. Xi se produit par ailleurs alors que Kim Jong Un s'est considérablement rapproché de Moscou, envoyant des milliers de soldats soutenir les forces russes contre l'Ukraine. L'année dernière, M. Kim est apparu aux côtés de MM. Xi et Poutine lors d'un grand défilé militaire à Pékin, montrant un statut renforcé sur la scène politique mondiale. Certains analystes pensent que ce sommet pourrait être, pour M. Xi, une manière de contrer l'influence croissante de la Russie sur la Corée du Nord. Bien que, "globalement, Moscou ne soit pas une grande puissance comme la Chine", selon Mme Ku. "Les rapports de force entre Moscou et Pyongyang sont plus équilibrés qu'entre Pékin et Pyongyang: Moscou a besoin de Kim pour sa guerre en Ukraine autant que Kim a besoin du partage de technologies et de nourriture en provenance de Russie".

08.06.2026 à 00:27

FRANCE24
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Au menu de L'Essentiel politique, le lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, la réaction de l'exécutif à l'affaire Lyhanna et la mort de Bernadette Chirac. Avec l'éditorialiste politique Emilie Zapalski. 
Texte intégral (646 mots)
Au menu de L'Essentiel politique, le lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, la réaction de l'exécutif à l'affaire Lyhanna et la mort de Bernadette Chirac. Avec l'éditorialiste politique Emilie Zapalski. 

07.06.2026 à 23:10

FRANCE 24
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Israël a été la cible, dimanche, de tirs de missiles iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. L'armée israélienne a assuré qu'elle poursuivra ses opérations "dans tout le Liban", malgré les menaces de l'Iran de riposter plus largement en cas de nouvelles frappes israéliennes. Estimant que de tels échanges nuisent aux négociations, Trump a dit vouloir demander à Netanyahu de ne pas répliquer.
Texte intégral (646 mots)
Israël a été la cible, dimanche, de tirs de missiles iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. L'armée israélienne a assuré qu'elle poursuivra ses opérations "dans tout le Liban", malgré les menaces de l'Iran de riposter plus largement en cas de nouvelles frappes israéliennes. Estimant que de tels échanges nuisent aux négociations, Trump a dit vouloir demander à Netanyahu de ne pas répliquer.

07.06.2026 à 22:28

FRANCE24
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Moins de deux ans après leur accession au pouvoir, le tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko a explosé. Après plusieurs mois de tensions, le président sénégalais a limogé son Premier ministre. Ce week-end, Ousmane Sonko a été réélu à la tête du Pastef lors du premier congrès du parti depuis sa création. Que révèle cette rupture ? Qui contrôle désormais l'électorat du changement ? Quels sont les risques pour la stabilité du Sénégal et les perspectives pour 2029 ? Débat avec Daouda Ngom, ancien ministre de l'Enseignement supérieur, et Mehdi Ba, journaliste et correspondant de Jeune Afrique à Dakar.
Lire plus (112 mots)
Moins de deux ans après leur accession au pouvoir, le tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko a explosé. Après plusieurs mois de tensions, le président sénégalais a limogé son Premier ministre. Ce week-end, Ousmane Sonko a été réélu à la tête du Pastef lors du premier congrès du parti depuis sa création. Que révèle cette rupture ? Qui contrôle désormais l'électorat du changement ? Quels sont les risques pour la stabilité du Sénégal et les perspectives pour 2029 ? Débat avec Daouda Ngom, ancien ministre de l'Enseignement supérieur, et Mehdi Ba, journaliste et correspondant de Jeune Afrique à Dakar.

07.06.2026 à 21:45

FRANCE24
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07.06.2026 à 21:29

Achren VERDIAN
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Premières législatives en Arménie depuis la défaite arménienne dans le Haut-Karabakh face à l'Azerbaïdjan. Le Premier Ministre sortant Nikol Pachinian est bien décidé à tourner la page, et à diversifier ses alliances, se tournant notamment vers l'Europe. La Russie voit cela d'un très mauvais œil et a multiplié menaces, ingérences et opérations de désinformation dans le cadre de la campagne pour ces législatives arméniennes. La politologue Taline Papazian était l'Invitée d'Au Cœur de l'Info.
Lire plus (88 mots)
Premières législatives en Arménie depuis la défaite arménienne dans le Haut-Karabakh face à l'Azerbaïdjan. Le Premier Ministre sortant Nikol Pachinian est bien décidé à tourner la page, et à diversifier ses alliances, se tournant notamment vers l'Europe. La Russie voit cela d'un très mauvais œil et a multiplié menaces, ingérences et opérations de désinformation dans le cadre de la campagne pour ces législatives arméniennes. La politologue Taline Papazian était l'Invitée d'Au Cœur de l'Info.
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