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02.08.2026 à 22:36

Fatimata WANE
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Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C’est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l’AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.
Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le Tchad a annoncé le 27 juillet son retrait de la Cour pénale internationale. C’est une nouvelle étape dans la stratégie diplomatique de ces États du Sahel. Après leur départ de la CEDEAO et de l'OIF, les Etats de l’AES dénoncent désormais une institution qu'elles jugent instrumentalisée par les puissances occidentales.

02.08.2026 à 22:17

FRANCE24
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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale. Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel dénoncent une justice internationale qu'ils jugent partiale et instrumentalisée. Cette décision soulève des questions majeures : quelles conséquences pour les enquêtes en cours ? Quel impact pour les victimes des conflits au Sahel ? Et que révèle ce nouveau retrait sur les relations entre l'AES et les institutions internationales ? Fatimata Wane reçoit Caroline Roussy, directrice de recherche à l'IRIS, pour analyser les enjeux géopolitiques de cette décision.
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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale. Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel dénoncent une justice internationale qu'ils jugent partiale et instrumentalisée. Cette décision soulève des questions majeures : quelles conséquences pour les enquêtes en cours ? Quel impact pour les victimes des conflits au Sahel ? Et que révèle ce nouveau retrait sur les relations entre l'AES et les institutions internationales ? Fatimata Wane reçoit Caroline Roussy, directrice de recherche à l'IRIS, pour analyser les enjeux géopolitiques de cette décision.

02.08.2026 à 20:29

FRANCE24
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Illustration de l'impression de puissance qu'il dégageait encore le 19 juillet à l'issue de la finale du Mondial, l'Italo-Suisse avait couru pour tenter d'obliger Donald Trump, qui s'attardait sur le podium, à ne pas voler la vedette aux Espagnols champions du monde. Imperméable aux critiques pendant ce tournoi hors norme, Infantino semblait intouchable, prêt à poursuivre son règne sans opposition après ce qu'il considère comme "la meilleure Coupe du monde de l'histoire". La plus rentable, aussi, avec près de 15 milliards de dollars de revenus générés, 6,6 millions de spectateurs dans les stades et des records d'audiences télévisées. Deux semaines ont passé, et l'ex-secrétaire général de l'UEFA, arrivé à la tête de la Fifa en 2016, est aujourd'hui dans les cordes, lâché par ses plus proches collaborateurs et contraint de renoncer à son projet d'ouvrir les Coupes du monde aux investisseurs privés, une ligne rouge pour une grande partie des acteurs du football mondial. Il n'a fallu que quelques jours depuis l'annonce mardi de ce projet qui a fait un tollé, pour que l'Italo-Suisse chute du piédestal qu'il avait mis 10 ans à gravir. Péché d'orgueil "Je ne pense pas que nous ayons jamais assisté à une chute aussi rapide d'un dirigeant sportif", a déclaré à l'AFP Michael Payne, ancien responsable du marketing au Comité international olympique. "Il y a une semaine encore, Infantino était au sommet de sa gloire. Aujourd’hui, on se demande même s'il verra la fin du mois. Comment en est-il arrivé là ? Quel orgueil démesuré !", poursuit-il. Avant cet épisode, Infantino avait toujours crânement fait front face aux critiques, qu'elles aient porté sur l'organisation des coupes du monde en Russie ou au Qatar, sur l'attribution du Mondial-2034 à l'Arabie saoudite, l'élargissement de 32 à 48 équipes, la création d'un nouveau Mondial des clubs, sur sa proximité avec Trump, sur l'affaire Balogun, l'instauration de "pauses fraîcheurs" transformées en espaces publicitaires... Même son projet de nouvel élargissement du Mondial à 64 équipes, loin de faire l'unanimité, semblait en bonne voie d'être adopté à une large majorité: Infantino comptait encore sur le soutien de plus de 200 pays membres (sur 211) à la fin du Mondial, selon le quotidien anglais The Guardian. Toujours selon la presse britannique, les Européens réunis au sein de l'UEFA et plusieurs membres de la Concacaf, qui regroupe les fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, envisagent aujourd'hui de retirer leur soutien au dirigeant de 56 ans pour le pousser à une démission ou l'exposer à une motion de censure. "Leadership radioactif" Pour Terrence Burns, ancien responsable de la stratégie marketing dans deux dossiers de candidature à l'organisation de la Coupe du monde, la position d'Infantino est "précaire", mais pas irrémédiable, même si un adversaire venait à se présenter aux prochaines élections, prévues en 2027. L'UEFA, qui regroupe 55 fédérations, a eu recours selon lui à "l'option nucléaire" en brandissant la menace d'un boycott "unanime" de la Coupe du monde. Mais les confédérations, rappelle-t-il, "ne votent pas en bloc" et chaque membre conserve sa propre voix. Dans ce contexte, c'est l'Afrique et l'Océanie, moins critiques envers la gouvernance d'Infantino - et dont plusieurs fédérations voyaient d'un bon oeil ses promesses d'augmentation des ressources consacrées au développement du football -, qui pourraient bien "faire pencher la balance", estime Burns? "Il n'avait pas d'adversaire en 2019 et en 2023, car les candidats sérieux ne se présentent pas contre quelqu'un qui est imbattable. Je pense que ce calcul a changé cette semaine, avant la date limite de dépôt des candidatures fixée au 18 novembre", présente-t-il. Selon plusieurs médias spécialisés, le vice-président de la Fifa et président de la Concacaf Victor Montagliani pourrait se présenter au scrutin, en comptant sur le soutien des membres de l'UEFA. Dénonçant la gestion opaque d'Infantino, les deux puissantes confédérations ont toutes deux appelé à une réforme globale et à une "mise à plat complète" de la gouvernance de la Fifa. "Son leadership est devenu radioactif. S'il reste, cela entraînera une véritable guerre civile dans le monde du football, avec des scissions parmi les grandes nations et des boycotts. C'est fini pour lui", prédit Michael Payne.
Texte intégral (726 mots)
Illustration de l'impression de puissance qu'il dégageait encore le 19 juillet à l'issue de la finale du Mondial, l'Italo-Suisse avait couru pour tenter d'obliger Donald Trump, qui s'attardait sur le podium, à ne pas voler la vedette aux Espagnols champions du monde. Imperméable aux critiques pendant ce tournoi hors norme, Infantino semblait intouchable, prêt à poursuivre son règne sans opposition après ce qu'il considère comme "la meilleure Coupe du monde de l'histoire". La plus rentable, aussi, avec près de 15 milliards de dollars de revenus générés, 6,6 millions de spectateurs dans les stades et des records d'audiences télévisées. Deux semaines ont passé, et l'ex-secrétaire général de l'UEFA, arrivé à la tête de la Fifa en 2016, est aujourd'hui dans les cordes, lâché par ses plus proches collaborateurs et contraint de renoncer à son projet d'ouvrir les Coupes du monde aux investisseurs privés, une ligne rouge pour une grande partie des acteurs du football mondial. Il n'a fallu que quelques jours depuis l'annonce mardi de ce projet qui a fait un tollé, pour que l'Italo-Suisse chute du piédestal qu'il avait mis 10 ans à gravir. Péché d'orgueil "Je ne pense pas que nous ayons jamais assisté à une chute aussi rapide d'un dirigeant sportif", a déclaré à l'AFP Michael Payne, ancien responsable du marketing au Comité international olympique. "Il y a une semaine encore, Infantino était au sommet de sa gloire. Aujourd’hui, on se demande même s'il verra la fin du mois. Comment en est-il arrivé là ? Quel orgueil démesuré !", poursuit-il. Avant cet épisode, Infantino avait toujours crânement fait front face aux critiques, qu'elles aient porté sur l'organisation des coupes du monde en Russie ou au Qatar, sur l'attribution du Mondial-2034 à l'Arabie saoudite, l'élargissement de 32 à 48 équipes, la création d'un nouveau Mondial des clubs, sur sa proximité avec Trump, sur l'affaire Balogun, l'instauration de "pauses fraîcheurs" transformées en espaces publicitaires... Même son projet de nouvel élargissement du Mondial à 64 équipes, loin de faire l'unanimité, semblait en bonne voie d'être adopté à une large majorité: Infantino comptait encore sur le soutien de plus de 200 pays membres (sur 211) à la fin du Mondial, selon le quotidien anglais The Guardian. Toujours selon la presse britannique, les Européens réunis au sein de l'UEFA et plusieurs membres de la Concacaf, qui regroupe les fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, envisagent aujourd'hui de retirer leur soutien au dirigeant de 56 ans pour le pousser à une démission ou l'exposer à une motion de censure. "Leadership radioactif" Pour Terrence Burns, ancien responsable de la stratégie marketing dans deux dossiers de candidature à l'organisation de la Coupe du monde, la position d'Infantino est "précaire", mais pas irrémédiable, même si un adversaire venait à se présenter aux prochaines élections, prévues en 2027. L'UEFA, qui regroupe 55 fédérations, a eu recours selon lui à "l'option nucléaire" en brandissant la menace d'un boycott "unanime" de la Coupe du monde. Mais les confédérations, rappelle-t-il, "ne votent pas en bloc" et chaque membre conserve sa propre voix. Dans ce contexte, c'est l'Afrique et l'Océanie, moins critiques envers la gouvernance d'Infantino - et dont plusieurs fédérations voyaient d'un bon oeil ses promesses d'augmentation des ressources consacrées au développement du football -, qui pourraient bien "faire pencher la balance", estime Burns? "Il n'avait pas d'adversaire en 2019 et en 2023, car les candidats sérieux ne se présentent pas contre quelqu'un qui est imbattable. Je pense que ce calcul a changé cette semaine, avant la date limite de dépôt des candidatures fixée au 18 novembre", présente-t-il. Selon plusieurs médias spécialisés, le vice-président de la Fifa et président de la Concacaf Victor Montagliani pourrait se présenter au scrutin, en comptant sur le soutien des membres de l'UEFA. Dénonçant la gestion opaque d'Infantino, les deux puissantes confédérations ont toutes deux appelé à une réforme globale et à une "mise à plat complète" de la gouvernance de la Fifa. "Son leadership est devenu radioactif. S'il reste, cela entraînera une véritable guerre civile dans le monde du football, avec des scissions parmi les grandes nations et des boycotts. C'est fini pour lui", prédit Michael Payne.

02.08.2026 à 19:45

FRANCE24
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Abdellatif, ouvrier agricole de Moulay Bousselham, à près de 200 km de Fnideq, est très inquiet pour son petit frère de 17 ans, qui s'est jeté à l'eau jeudi avec deux amis pour tenter de rejoindre Ceuta à la nage. Plus de 60.000 personnes ont réussi à atteindre l'enclave ces derniers jours mais la quasi-totalité a été renvoyée vers Fnideq, où des autocars les prennent en charge pour les ramener chez eux. Les autorités espagnoles ont recensé au moins 72 morts, mais d'après l'Association marocaine des droits humains (AMDH), le bilan atteint "près de 130 victimes" avec "des dizaines de disparus". "Deux amis de mon frère m'ont appelé vendredi pour me dire qu'ils étaient partis la veille, mais il a eu un claquage musculaire quand ils nageaient et ils ont été séparés", raconte à l'AFP l'ouvrier de 27 ans, qui se demande si son cadet est "encore en vie" alors que ses compagnons sont de retour. -"Hantise" - "Ma hantise est de rentrer sans lui, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça et je ne comprends pas le silence des autorités", ajoute Abdellatif, qui n'a pas donné son patronyme. Il est rongé par la colère contre un gouvernement qui devrait, selon lui, "sensibiliser les jeunes aux dangers de la migration irrégulière" face "aux ravages des réseaux sociaux". Car l'afflux de candidats à l'émigration est parti d'une rumeur que la frontière était ouverte, alimentée par des images de jeunes arrivant à Ceuta à la nage ou en marchant sur des rochers, et faisant le V de la victoire. Près de la clôture, les parents interrogent les personnes refoulées en leur montrant des photos sur leurs téléphones portables. Une mère se rassure, des gens disant avoir reconnu son fils, samedi à Ceuta. Mais Rachida Mamakh, 48 ans, les yeux rouges d'avoir trop pleuré, questionne en vain chaque passant pour avoir des nouvelles de Zouhair, son fils de 23 ans. Il l'a appelée jeudi en disant avoir garé sa moto à Fnideq et être arrivé à Ceuta mais "il ne répond plus depuis". "J'implore Dieu pour qu'il revienne sain et sauf", dit Mme Mamakh, venue dans la nuit de jeudi à vendredi de Fès, à plus de cinq heures de route plus au sud, en demandant aussi aux autorités et au roi Mohammed VI de faire "l'impossible pour ramener nos enfants". Bachelier sans emploi, Zouhair avait appris l'allemand dans une école privée et même si la situation de la famille est "correcte" grâce à un père chauffeur de taxi, "il rêvait d'aller en Allemagne pour avoir une vie meilleure", soupire-t-elle. "Pas pu le supporter" Fadoua Allam, qui habite à Fnideq, a eu la peur de sa vie quand en rentrant à l'aube vendredi de son travail de serveuse pour un traiteur de cérémonies, elle n'a pas trouvé ses deux enfants à la maison: sa fille de 13 ans et son cadet de 8 ans. "Je n'ai pas pu le supporter, je suis allée tout de suite me jeter à la mer pour les chercher" à Ceuta, dit cette veuve de 42 ans, qui a retrouvé sa fille dans un centre d'accueil, sans le petit garçon. Entretemps, il avait été renvoyé à Fnideq mais épuisée, "incapable de marcher", elle est "restée passer la nuit chez une amie" dans l'enclave. Au bord des larmes, Mohammed, un plombier de 27 ans, angoisse pour la sécurité de deux cousins de 18 et 22 ans. La dernière fois qu'il les a eus au téléphone, cet homme originaire d'Ifrane, à 460 km au sud de Fnideq, leur a dit de "se rendre aux autorités pour être rapatriés" mais "plus de nouvelles" depuis cet appel dans la nuit de jeudi à vendredi. Il a donc pris la route pour aller les chercher à la frontière. Comme le reste de sa famille, il ne s'explique pas leur geste alors que "leurs parents possèdent des terrains agricoles et vivent bien".
Texte intégral (663 mots)
Abdellatif, ouvrier agricole de Moulay Bousselham, à près de 200 km de Fnideq, est très inquiet pour son petit frère de 17 ans, qui s'est jeté à l'eau jeudi avec deux amis pour tenter de rejoindre Ceuta à la nage. Plus de 60.000 personnes ont réussi à atteindre l'enclave ces derniers jours mais la quasi-totalité a été renvoyée vers Fnideq, où des autocars les prennent en charge pour les ramener chez eux. Les autorités espagnoles ont recensé au moins 72 morts, mais d'après l'Association marocaine des droits humains (AMDH), le bilan atteint "près de 130 victimes" avec "des dizaines de disparus". "Deux amis de mon frère m'ont appelé vendredi pour me dire qu'ils étaient partis la veille, mais il a eu un claquage musculaire quand ils nageaient et ils ont été séparés", raconte à l'AFP l'ouvrier de 27 ans, qui se demande si son cadet est "encore en vie" alors que ses compagnons sont de retour. -"Hantise" - "Ma hantise est de rentrer sans lui, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça et je ne comprends pas le silence des autorités", ajoute Abdellatif, qui n'a pas donné son patronyme. Il est rongé par la colère contre un gouvernement qui devrait, selon lui, "sensibiliser les jeunes aux dangers de la migration irrégulière" face "aux ravages des réseaux sociaux". Car l'afflux de candidats à l'émigration est parti d'une rumeur que la frontière était ouverte, alimentée par des images de jeunes arrivant à Ceuta à la nage ou en marchant sur des rochers, et faisant le V de la victoire. Près de la clôture, les parents interrogent les personnes refoulées en leur montrant des photos sur leurs téléphones portables. Une mère se rassure, des gens disant avoir reconnu son fils, samedi à Ceuta. Mais Rachida Mamakh, 48 ans, les yeux rouges d'avoir trop pleuré, questionne en vain chaque passant pour avoir des nouvelles de Zouhair, son fils de 23 ans. Il l'a appelée jeudi en disant avoir garé sa moto à Fnideq et être arrivé à Ceuta mais "il ne répond plus depuis". "J'implore Dieu pour qu'il revienne sain et sauf", dit Mme Mamakh, venue dans la nuit de jeudi à vendredi de Fès, à plus de cinq heures de route plus au sud, en demandant aussi aux autorités et au roi Mohammed VI de faire "l'impossible pour ramener nos enfants". Bachelier sans emploi, Zouhair avait appris l'allemand dans une école privée et même si la situation de la famille est "correcte" grâce à un père chauffeur de taxi, "il rêvait d'aller en Allemagne pour avoir une vie meilleure", soupire-t-elle. "Pas pu le supporter" Fadoua Allam, qui habite à Fnideq, a eu la peur de sa vie quand en rentrant à l'aube vendredi de son travail de serveuse pour un traiteur de cérémonies, elle n'a pas trouvé ses deux enfants à la maison: sa fille de 13 ans et son cadet de 8 ans. "Je n'ai pas pu le supporter, je suis allée tout de suite me jeter à la mer pour les chercher" à Ceuta, dit cette veuve de 42 ans, qui a retrouvé sa fille dans un centre d'accueil, sans le petit garçon. Entretemps, il avait été renvoyé à Fnideq mais épuisée, "incapable de marcher", elle est "restée passer la nuit chez une amie" dans l'enclave. Au bord des larmes, Mohammed, un plombier de 27 ans, angoisse pour la sécurité de deux cousins de 18 et 22 ans. La dernière fois qu'il les a eus au téléphone, cet homme originaire d'Ifrane, à 460 km au sud de Fnideq, leur a dit de "se rendre aux autorités pour être rapatriés" mais "plus de nouvelles" depuis cet appel dans la nuit de jeudi à vendredi. Il a donc pris la route pour aller les chercher à la frontière. Comme le reste de sa famille, il ne s'explique pas leur geste alors que "leurs parents possèdent des terrains agricoles et vivent bien".

02.08.2026 à 19:12

FRANCE 24
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Luiz Inacio Lula da Silva s'est porté candidat, dimanche, pour un quatrième et dernier mandat à la tête du Brésil lors d'une convention de son Parti des travailleurs à Sao Paulo. À 80 ans, le président brésilien s'est dit "en pleine forme".
Texte intégral (663 mots)
Luiz Inacio Lula da Silva s'est porté candidat, dimanche, pour un quatrième et dernier mandat à la tête du Brésil lors d'une convention de son Parti des travailleurs à Sao Paulo. À 80 ans, le président brésilien s'est dit "en pleine forme".

02.08.2026 à 18:59

FRANCE24
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Fruit de l'imagination d'Emeric Ducruet, jeune entrepreneur à la tête de deux boulangeries et d'une société d'informatique, cette structure continentale féminine s'appuie sur une philosophie collaborative et un financement basé sur les apports de plusieurs centaines de TPE ou PME françaises. "L'idée de base, concrétisée il y a deux ans, je l'ai eue lors des campagnes sur +l'artisanat, premier employeur de France+", explique à l'AFP le président-fondateur. "En tant que passionné de vélo et d'entrepreneuriat, je me disais que c'était dommage qu'il n'y ait pas une équipe qui puisse faire rayonner tout cet écosystème", ajoute Emeric Ducruet. Le budget de l'équipe savoyarde, actuellement de 1,5 millions d'euros, repose sur une plateforme de financement participatif. Les entreprises disposent de cinq niveaux d'adhésion (de 750 à 15.000 euros). Face à l'engouement populaire, l'équipe a ouvert deux paliers (120 et 360 euros) pour les supporters et particuliers. Pour porter le projet sur les routes, Emeric Ducruet s'est associé à Michaël Amand, patron d'une agence de communication, avant de convaincre un visage bien connu du cyclisme français: Vincent Lavenu. Fort de son expérience, l'ancien manager de la formation AG2R a accepté d'apporter ses connaissances pour structurer la jeune formation. "Au regard de nos finances, on a choisi de débuter avec une équipe féminine, avec l'espoir de créer un groupe masculin dans un second temps", explique Lavenu. Sans complexes Privilégiant le collectif, Ma Petite Entreprise refuse de s'associer à un parrain principal exclusif qui dénaturerait sa philosophie. "On réserve le maillot à l'idée de base. Si un gros sponsor arrive, il faut qu'il s'intègre dans un collectif, un mouvement coopératif, souligne Emeric Ducruet. L'éthique est vraiment importante, et on ne se perdra pas à ce niveau-là". Alors qu'elle compte près de 600 contributeurs, Ma Petite Entreprise vise la barre des 1.000 adhérents d'ici la fin de la Grande Boucle, le 9 août à Nice. "On va y arriver", assure son président, qui voit des points de comparaison entre cyclisme et entrepreneuriat: "dans les deux cas, il faut savoir se faire mal". L'exposition offerte par le Tour porte ses fruits: "Avec le coup de projecteur du maillot à pois d'Océane Mahé, vingt nouveaux adhérents nous ont rejoints hier soir", savoure Vincent Lavenu. Le projet se construit étape par étape. Les dirigeants fonctionnent actuellement sur la base du bénévolat et les coureuses perçoivent un salaire moyen légèrement supérieur au SMIC. Sur le plan sportif, le recrutement s'est effectué via une commission dédiée animée notamment par le directeur sportif Damien Vaucheron et Vincent Lavenu. "Après la disparition fin 2025 de structures comme Arkéa, c'était le bon moment", indique Lavenu. Si dans le paddock de départ, le petit motorhome de Ma Petite Entreprise ne paie pas de mine au milieu des bus hyper-confortables des grosses écuries, les coureuses, elles, ne font pas de complexes. Dès la première étape samedi à Lausanne, la stratégie était claire: passer à l'attaque pour exister. Ce qu'a réussi à faire Océane Mahé en récupérant le premier maillot à pois de meilleure grimpeuse. "Quand on est les petits poucets, il faut essayer d'exploiter toutes les possibilités. C'est une belle récompense pour notre projet", s'est félicité Lavenu au sujet de cette exposition maximale pour un modèle économique encore inédit dans les rangs professionnels.
Texte intégral (575 mots)
Fruit de l'imagination d'Emeric Ducruet, jeune entrepreneur à la tête de deux boulangeries et d'une société d'informatique, cette structure continentale féminine s'appuie sur une philosophie collaborative et un financement basé sur les apports de plusieurs centaines de TPE ou PME françaises. "L'idée de base, concrétisée il y a deux ans, je l'ai eue lors des campagnes sur +l'artisanat, premier employeur de France+", explique à l'AFP le président-fondateur. "En tant que passionné de vélo et d'entrepreneuriat, je me disais que c'était dommage qu'il n'y ait pas une équipe qui puisse faire rayonner tout cet écosystème", ajoute Emeric Ducruet. Le budget de l'équipe savoyarde, actuellement de 1,5 millions d'euros, repose sur une plateforme de financement participatif. Les entreprises disposent de cinq niveaux d'adhésion (de 750 à 15.000 euros). Face à l'engouement populaire, l'équipe a ouvert deux paliers (120 et 360 euros) pour les supporters et particuliers. Pour porter le projet sur les routes, Emeric Ducruet s'est associé à Michaël Amand, patron d'une agence de communication, avant de convaincre un visage bien connu du cyclisme français: Vincent Lavenu. Fort de son expérience, l'ancien manager de la formation AG2R a accepté d'apporter ses connaissances pour structurer la jeune formation. "Au regard de nos finances, on a choisi de débuter avec une équipe féminine, avec l'espoir de créer un groupe masculin dans un second temps", explique Lavenu. Sans complexes Privilégiant le collectif, Ma Petite Entreprise refuse de s'associer à un parrain principal exclusif qui dénaturerait sa philosophie. "On réserve le maillot à l'idée de base. Si un gros sponsor arrive, il faut qu'il s'intègre dans un collectif, un mouvement coopératif, souligne Emeric Ducruet. L'éthique est vraiment importante, et on ne se perdra pas à ce niveau-là". Alors qu'elle compte près de 600 contributeurs, Ma Petite Entreprise vise la barre des 1.000 adhérents d'ici la fin de la Grande Boucle, le 9 août à Nice. "On va y arriver", assure son président, qui voit des points de comparaison entre cyclisme et entrepreneuriat: "dans les deux cas, il faut savoir se faire mal". L'exposition offerte par le Tour porte ses fruits: "Avec le coup de projecteur du maillot à pois d'Océane Mahé, vingt nouveaux adhérents nous ont rejoints hier soir", savoure Vincent Lavenu. Le projet se construit étape par étape. Les dirigeants fonctionnent actuellement sur la base du bénévolat et les coureuses perçoivent un salaire moyen légèrement supérieur au SMIC. Sur le plan sportif, le recrutement s'est effectué via une commission dédiée animée notamment par le directeur sportif Damien Vaucheron et Vincent Lavenu. "Après la disparition fin 2025 de structures comme Arkéa, c'était le bon moment", indique Lavenu. Si dans le paddock de départ, le petit motorhome de Ma Petite Entreprise ne paie pas de mine au milieu des bus hyper-confortables des grosses écuries, les coureuses, elles, ne font pas de complexes. Dès la première étape samedi à Lausanne, la stratégie était claire: passer à l'attaque pour exister. Ce qu'a réussi à faire Océane Mahé en récupérant le premier maillot à pois de meilleure grimpeuse. "Quand on est les petits poucets, il faut essayer d'exploiter toutes les possibilités. C'est une belle récompense pour notre projet", s'est félicité Lavenu au sujet de cette exposition maximale pour un modèle économique encore inédit dans les rangs professionnels.

02.08.2026 à 18:39

FRANCE24
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Déjà victorieuse de l'étape inaugurale samedi à Lausanne, la coureuse de la formation SDS Worx a conforté son maillot jaune tandis que les favorites pour la victoire finale ont toutes terminé dans le même temps que Wiebes. Vainqueur sortante, la Française Pauline Ferrand-Prévot a terminé en 38e position, jamais mise en difficulté au sein du peloton, à l'instar de sa grande rivale Demi Vollering (34e). Pour la meilleure sprinteuse du monde, 27 ans, il s'agit d'un septième succès d'étape sur la Grande Boucle, un record qu'elle détient largement devant ses compatriotes Vos et Vollering (3 succès). Le peloton emmené par la Belge Lotte Kopecky est revenu à 400 mètres de la ligne sur la Néerlandaise Riejanne Markus (Lidl-Trek) qui avait pris les devants à 39 kilomètres de Genève jusqu'à compter un minute d'avance. "Mes équipières, Lotte notamment, ont chassé toute la journée, à la fin pour revenir sur Riejanne qui nous a mises en difficulté. J'ai dû me débrouiller seule dans la dernière ligne droite mais j'ai réussi à me faufiler avant de placer mon effort aux 250 mètres", a commenté Wiebes. La maillot jaune, qui possède 14 secondes d'avance sur la Mauricienne Kim La Court, tentera de rester en tête du général lundi, alors que le Tour va quitter la Suisse avec une troisième étape proposant 2.400 m de dénivelé, jusqu'à Poligny dans le Jura français. L'arrivée dans l'Hexagone propose une première difficulté majeure avec le col de première catégorie de la Faucille (11,4 km à 6,3%) en début de course. De quoi servir les desseins des baroudeuses qui voudront éviter un nouveau sprint.
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Déjà victorieuse de l'étape inaugurale samedi à Lausanne, la coureuse de la formation SDS Worx a conforté son maillot jaune tandis que les favorites pour la victoire finale ont toutes terminé dans le même temps que Wiebes. Vainqueur sortante, la Française Pauline Ferrand-Prévot a terminé en 38e position, jamais mise en difficulté au sein du peloton, à l'instar de sa grande rivale Demi Vollering (34e). Pour la meilleure sprinteuse du monde, 27 ans, il s'agit d'un septième succès d'étape sur la Grande Boucle, un record qu'elle détient largement devant ses compatriotes Vos et Vollering (3 succès). Le peloton emmené par la Belge Lotte Kopecky est revenu à 400 mètres de la ligne sur la Néerlandaise Riejanne Markus (Lidl-Trek) qui avait pris les devants à 39 kilomètres de Genève jusqu'à compter un minute d'avance. "Mes équipières, Lotte notamment, ont chassé toute la journée, à la fin pour revenir sur Riejanne qui nous a mises en difficulté. J'ai dû me débrouiller seule dans la dernière ligne droite mais j'ai réussi à me faufiler avant de placer mon effort aux 250 mètres", a commenté Wiebes. La maillot jaune, qui possède 14 secondes d'avance sur la Mauricienne Kim La Court, tentera de rester en tête du général lundi, alors que le Tour va quitter la Suisse avec une troisième étape proposant 2.400 m de dénivelé, jusqu'à Poligny dans le Jura français. L'arrivée dans l'Hexagone propose une première difficulté majeure avec le col de première catégorie de la Faucille (11,4 km à 6,3%) en début de course. De quoi servir les desseins des baroudeuses qui voudront éviter un nouveau sprint.

02.08.2026 à 18:31

FRANCE 24
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Déjà victorieuse la veille à Lausanne, Lorena Wiebes a récidivé dimanche en remportant la deuxième étape du Tour de France Femmes à Genève. La cycliste néerlandaise de la formation SDS Worx a devancé au sprint l'Italienne Elisa Balsamo et la Néerlandaise Marianne Vos, confortant son maillot jaune.
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Déjà victorieuse la veille à Lausanne, Lorena Wiebes a récidivé dimanche en remportant la deuxième étape du Tour de France Femmes à Genève. La cycliste néerlandaise de la formation SDS Worx a devancé au sprint l'Italienne Elisa Balsamo et la Néerlandaise Marianne Vos, confortant son maillot jaune.

02.08.2026 à 18:19

FRANCE 24
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L'afflux inédit de dizaines de milliers de personnes à Ceuta ces derniers jours a causé la mort d'au moins 72 migrants ayant tenté de rejoindre l'enclave espagnole, selon Madrid. Le ministère de l'Intérieur marocain a donné, lui, un premier bilan de 11 personnes qui ont perdu la vie. La police et l'armée poursuivaient leurs patrouilles, dimanche, et procédaient toujours à quelques arrestations et expulsions.
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L'afflux inédit de dizaines de milliers de personnes à Ceuta ces derniers jours a causé la mort d'au moins 72 migrants ayant tenté de rejoindre l'enclave espagnole, selon Madrid. Le ministère de l'Intérieur marocain a donné, lui, un premier bilan de 11 personnes qui ont perdu la vie. La police et l'armée poursuivaient leurs patrouilles, dimanche, et procédaient toujours à quelques arrestations et expulsions.

02.08.2026 à 18:11

FRANCE24
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Donald Trump a annoncé avoir renoncé à de nouvelles frappes massives contre l'Iran à la demande de pays de la région, à condition qu'un accord avec Téhéran soit rapidement conclu, en particulier sur le stratégique détroit d'Ormuz.
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Donald Trump a annoncé avoir renoncé à de nouvelles frappes massives contre l'Iran à la demande de pays de la région, à condition qu'un accord avec Téhéran soit rapidement conclu, en particulier sur le stratégique détroit d'Ormuz.

02.08.2026 à 18:07

FRANCE24
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En une semaine, plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé en Grèce, pays touché de plein fouet par la crise climatique, comme l'ensemble du pourtour méditerranéen.
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En une semaine, plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé en Grèce, pays touché de plein fouet par la crise climatique, comme l'ensemble du pourtour méditerranéen.

02.08.2026 à 16:58

FRANCE24
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La Grèce, confrontée à plusieurs violents incendies, fait face à une situation "extrêmement difficile", a prévenu dimanche le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, tandis que deux hélicoptères sont entrés en collision au cours d'une intervention. La population "est en colère", rapporte notre correspondante Alexia Kefalas, car "le pays est censé être préparé."
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La Grèce, confrontée à plusieurs violents incendies, fait face à une situation "extrêmement difficile", a prévenu dimanche le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, tandis que deux hélicoptères sont entrés en collision au cours d'une intervention. La population "est en colère", rapporte notre correspondante Alexia Kefalas, car "le pays est censé être préparé."

02.08.2026 à 16:56

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"On est obligés, sinon tous nos souvenirs d'enfance vont disparaître" : face à la progression des flammes, certains habitants tentent de protéger eux-mêmes leur quartier en attendant l'intervention des secours.
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"On est obligés, sinon tous nos souvenirs d'enfance vont disparaître" : face à la progression des flammes, certains habitants tentent de protéger eux-mêmes leur quartier en attendant l'intervention des secours.

02.08.2026 à 16:41

FRANCE24
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Grand soleil sur le front de mer, la plage se remplit peu à peu, à l'image des terrasses des restaurants et des glaciers qui lui font face. L'activité est pour l'heure timide, plutôt inhabituel pour un début août dans cette station balnéaire d'habitude très courue. "Là, c'est relativement calme. En temps normal, il y a plus de monde", relève Corinne, 62 ans, qui habite la commune voisine de La Teste-de-Buch. Ce "temps normal", c'est évidemment celui de l'avant-mégafeu qui a ravagé 42.000 hectares du massif forestier de Gironde, déclaré "fixé" samedi après une dizaine de jours de lutte acharnée menée par les pompiers. "Positif" Ce côté du bassin d'Arcachon a certes été épargné par les flammes qui ont détruit au total 240 maisons, notamment au Porge, commune du nord du bassin. Mais, en pleine période estivale, l'incendie a mis "un gros coup de frein" à l'activité touristique, constate Joaquim Fajarnes, glacier sur le front de mer. Le tourisme est pourtant l'un des piliers de l'économie de la Gironde : il pèse 7% du PIB girondin, emploie plus de 40.000 personnes et génère 3,2 milliards d'euros de retombées directes, selon le département. Il y a peu d'amateurs de glaces en cette fin de matinée et les touristes se font rares sur la promenade qui longe la plage. Elle se remplira plus tard, à l'image des terrasses. "Pour moi, la reprise n'est pas encore là", lâche M. Fajarnes qui possède aussi deux magasins de souvenirs, l'un à Arcachon et l'autre au pied de la dune du Pilat voisine. Mais "on l'espère, on fait tout pour" et "on va être positif", martèle le commerçant. Pendant l'incendie, "il n'y avait pas grand monde", se souvient Julien Daufresne, 42 ans, allure élégamment décontractée et écouteurs vissés dans les oreilles. "Ca fait du bien de voir du monde!", se réjouit ce vendeur dans un magasin d'horlogerie-joaillerie à Bordeaux, heureux de voir que "la vie reprend". "Ce qui était impressionnant, c'était de voir le boulevard de la plage vide. Pas de voitures, pas de passages, rien. Et là, ça recircule un peu", sourit-il. Certes, "on n'a pas été évacués, on n'a pas perdu notre maison", les feux ayant concerné essentiellement le pourtour nord et nord-est du Bassin d'Arcachon. Mais, quand même, "ça fait du bien", glisse le quadragénaire, qui n'a pas pu aller travailler pendant les feux. "Même hier, en retournant au travail, j'étais content d'avoir du monde dans le train", confie-t-il. "Nouveau départ" Bruno Spinosa, retraité de 67 ans, se dit à "moitié tranquille", alors que des feux demeurent malgré tout "actifs" à Lège et au Porge, au nord d'Arcachon, comme l'a annoncé dimanche matin la préfecture de Gironde. "J'espère (un) nouveau départ", poursuit cet habitant de la commune du Teich, qui ne mâche pas ses mots contre les "gens qui commencent à faire des pique-niques avec la clope au bec". "Je suis un peu inquiet parce que la sécheresse qu'on a eue cette année était quand même extraordinaire" et qu'il "suffit d'un petit mégot" pour tout embraser, s'agace-t-il. Luisa Nogues et Rosa Pinto, deux soeurs de 61 et 66 ans, sont arrivées le 19 juillet sur le Bassin, leur lieu de vacances traditionnel. Elles disent avoir été très "touchées" par les incendies et le sort des évacués, 220.000 personnes au total. "C'était horrible", grimace Luisa. "On se mettait à la place des gens et la deuxième semaine, on n'était pas bien. On ne se sentait plus du tout en vacances". Mais pour Rosa, là, "ça y est, on sent que ça revit un petit peu, les gens ont moins la tête dans les épaules".
Texte intégral (633 mots)
Grand soleil sur le front de mer, la plage se remplit peu à peu, à l'image des terrasses des restaurants et des glaciers qui lui font face. L'activité est pour l'heure timide, plutôt inhabituel pour un début août dans cette station balnéaire d'habitude très courue. "Là, c'est relativement calme. En temps normal, il y a plus de monde", relève Corinne, 62 ans, qui habite la commune voisine de La Teste-de-Buch. Ce "temps normal", c'est évidemment celui de l'avant-mégafeu qui a ravagé 42.000 hectares du massif forestier de Gironde, déclaré "fixé" samedi après une dizaine de jours de lutte acharnée menée par les pompiers. "Positif" Ce côté du bassin d'Arcachon a certes été épargné par les flammes qui ont détruit au total 240 maisons, notamment au Porge, commune du nord du bassin. Mais, en pleine période estivale, l'incendie a mis "un gros coup de frein" à l'activité touristique, constate Joaquim Fajarnes, glacier sur le front de mer. Le tourisme est pourtant l'un des piliers de l'économie de la Gironde : il pèse 7% du PIB girondin, emploie plus de 40.000 personnes et génère 3,2 milliards d'euros de retombées directes, selon le département. Il y a peu d'amateurs de glaces en cette fin de matinée et les touristes se font rares sur la promenade qui longe la plage. Elle se remplira plus tard, à l'image des terrasses. "Pour moi, la reprise n'est pas encore là", lâche M. Fajarnes qui possède aussi deux magasins de souvenirs, l'un à Arcachon et l'autre au pied de la dune du Pilat voisine. Mais "on l'espère, on fait tout pour" et "on va être positif", martèle le commerçant. Pendant l'incendie, "il n'y avait pas grand monde", se souvient Julien Daufresne, 42 ans, allure élégamment décontractée et écouteurs vissés dans les oreilles. "Ca fait du bien de voir du monde!", se réjouit ce vendeur dans un magasin d'horlogerie-joaillerie à Bordeaux, heureux de voir que "la vie reprend". "Ce qui était impressionnant, c'était de voir le boulevard de la plage vide. Pas de voitures, pas de passages, rien. Et là, ça recircule un peu", sourit-il. Certes, "on n'a pas été évacués, on n'a pas perdu notre maison", les feux ayant concerné essentiellement le pourtour nord et nord-est du Bassin d'Arcachon. Mais, quand même, "ça fait du bien", glisse le quadragénaire, qui n'a pas pu aller travailler pendant les feux. "Même hier, en retournant au travail, j'étais content d'avoir du monde dans le train", confie-t-il. "Nouveau départ" Bruno Spinosa, retraité de 67 ans, se dit à "moitié tranquille", alors que des feux demeurent malgré tout "actifs" à Lège et au Porge, au nord d'Arcachon, comme l'a annoncé dimanche matin la préfecture de Gironde. "J'espère (un) nouveau départ", poursuit cet habitant de la commune du Teich, qui ne mâche pas ses mots contre les "gens qui commencent à faire des pique-niques avec la clope au bec". "Je suis un peu inquiet parce que la sécheresse qu'on a eue cette année était quand même extraordinaire" et qu'il "suffit d'un petit mégot" pour tout embraser, s'agace-t-il. Luisa Nogues et Rosa Pinto, deux soeurs de 61 et 66 ans, sont arrivées le 19 juillet sur le Bassin, leur lieu de vacances traditionnel. Elles disent avoir été très "touchées" par les incendies et le sort des évacués, 220.000 personnes au total. "C'était horrible", grimace Luisa. "On se mettait à la place des gens et la deuxième semaine, on n'était pas bien. On ne se sentait plus du tout en vacances". Mais pour Rosa, là, "ça y est, on sent que ça revit un petit peu, les gens ont moins la tête dans les épaules".

02.08.2026 à 15:43

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En proie chaque été à des incendies en raison de canicules fréquentes et de la sécheresse, la Grèce fait actuellement face à un feu de forêt, à 70 km au nord-ouest d'Athènes, dans des conditions météorologiques "extrêmes" et des vents atteignant souvent les 100 km/h, a indiqué, dimanche, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. La collision de deux hélicoptères qui combattaient un incendie a fait deux morts dans les environs de Psatha.
Texte intégral (633 mots)
En proie chaque été à des incendies en raison de canicules fréquentes et de la sécheresse, la Grèce fait actuellement face à un feu de forêt, à 70 km au nord-ouest d'Athènes, dans des conditions météorologiques "extrêmes" et des vents atteignant souvent les 100 km/h, a indiqué, dimanche, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. La collision de deux hélicoptères qui combattaient un incendie a fait deux morts dans les environs de Psatha.
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