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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

15.05.2026 à 17:35

FRANCE24
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"J'ai de nouveau rendez-vous avec mon passé. Et un homme qui a pillé mon adolescence. Je porte plainte contre Patrick Bruel pour viol", indique Flavie Flament, 51 ans, dans un message posté sur le réseau social Instagram. "Pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue, pour que cessent de se dérober les regards, je joins ma voix à celles des autres femmes qui s'élèvent en France, en Belgique et au Canada. J'attends désormais de la Justice qu'elle entende notre Parole", ajoute-t-elle. Interrogés par l'AFP, les avocats de Patrick Bruel ont aussitôt récusé tout viol. Leur client assure qu'il n'a "jamais drogué Flavie Flament, et ne lui a imposé aucun rapport" sexuel, rapportent Mes Christophe Ingrain et Céline Lasek. "Patrick Bruel a rencontré Flavie Flament dans les années 90, ils ont eu une relation épisodique à l'époque. Leurs échanges ont toujours été amicaux depuis", ajoutent-ils. "Ils se sont croisés plusieurs fois au fil des ans, lors d'émissions de télévision notamment, mais aussi lors de moments privés y compris en vacances. Flavie Flament l'a en outre invité à plusieurs émissions qu'elle présentait, une réalité parfaitement contradictoire avec son récit aujourd'hui", poursuivent-ils. Patrick Bruel, 67 ans, joue actuellement une pièce à Paris, "Deuxième partie" de Samuel Benchetrit, et doit entamer une tournée qui le mènera dans de nombreuses villes françaises, en Suisse, en Belgique et au Canada. Une pétition, soutenue notamment par des associations féministes, demande l'annulation de ces concerts. En France, il fait l'objet d'investigations pour deux plaintes. L'une est instruite à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour viol en marge d'un festival de cinéma en octobre 2012. L'autre a été déposée en mars à Paris pour tentative de viol et agression sexuelle. Ces derniers faits, dénoncés par une responsable de la promotion des films français à l'étranger, remonteraient à 1997, au Mexique. Une enquête judiciaire a également été ouverte en Belgique après une plainte enregistrée fin mars pour une agression sexuelle présumée à Bruxelles.

15.05.2026 à 17:34

Laure MANENT
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La France a enregistré en 2025 son plus bas taux de fécondité depuis la Seconde Guerre mondiale avec 1,56 enfant par femme en âge d’en avoir. Le nombre de décès dépasse désormais celui des naissances. En janvier 2024, le président français Emmanuel Macron appelait la population française à faire davantage d'enfants, rappelant que l'infertilité progresse et que la France serait aux côtés d'hommes et femmes qui peinent à se reproduire pour les aider. À cette occasion, le chef de l'État a employé les termes "réarmement démographique", une tournure de phrase révélatrice des enjeux que recouvre la taille d'une population pour un pays.

15.05.2026 à 17:33

FRANCE24
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Sifflé jeudi pour son retour sur les terrains après trois semaines d'absence pour une blessure aux ischio-jambiers, l'attaquant français du Real Madrid Kylian Mbappé a critiqué directement la décision de son entraîneur Alvaro Arbeloa de le laisser sur le banc face à Oviedo alors qu'il était prêt à jouer.
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Sifflé jeudi pour son retour sur les terrains après trois semaines d'absence pour une blessure aux ischio-jambiers, l'attaquant français du Real Madrid Kylian Mbappé a critiqué directement la décision de son entraîneur Alvaro Arbeloa de le laisser sur le banc face à Oviedo alors qu'il était prêt à jouer.

15.05.2026 à 17:25

FRANCE 24
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Au sortir d'un sommet de deux jours à Pékin, Donald Trump et les États-Unis se vantent d'accords commerciaux "fantastiques". Pourtant, Xi Jinping a pu profiter d'une faiblesse américaine, compte tenu de son enlisement dans la guerre au Moyen-Orient et de son impopularité grandissante sur la scène internationale, pour faire valoir les intérêts de la Chine.
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Au sortir d'un sommet de deux jours à Pékin, Donald Trump et les États-Unis se vantent d'accords commerciaux "fantastiques". Pourtant, Xi Jinping a pu profiter d'une faiblesse américaine, compte tenu de son enlisement dans la guerre au Moyen-Orient et de son impopularité grandissante sur la scène internationale, pour faire valoir les intérêts de la Chine.

15.05.2026 à 17:25

FRANCE24
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Le leader de Visma-lease a bike a attaqué à 5,5 km de l'arrivée pour devancer l'Autrichien Felix Gall (Decathlon CMA CGM) de 13 secondes, un écart moins imposant qu'on pouvait le prévoir, au sommet de cette montée brutale des Abruzzes (13,6 km à 8,4%). Considéré comme le principal outsider du Danois, Giulio Pellizzari a été le seul à réussir à suivre un temps le démarrage de Vingegaard. Mais l'Italien a présumé de ses forces et a craqué un kilomètre plus loin pour finir à un peu plus d'une minute du vainqueur, en quatrième position derrière son coéquipier Jay Hindley et devant Ben O'Connor. Le jeune grimpeur français Mathys Rondel termine sixième à 1:29. Le maillot rose reste sur les épaules du Portugais Afonso Eulalio, qui comptait plus de six minutes d'avance au départ et s'est battu comme un lion avant de lâcher prise 200 mètres avant l’attaque de Vingegaard. Il a terminé à moins de trois minutes du Danois qui, pour sa première participation au Giro, devient le 115e coureur de l'histoire à avoir gagné une étape sur chacun des trois grands Tours.
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Le leader de Visma-lease a bike a attaqué à 5,5 km de l'arrivée pour devancer l'Autrichien Felix Gall (Decathlon CMA CGM) de 13 secondes, un écart moins imposant qu'on pouvait le prévoir, au sommet de cette montée brutale des Abruzzes (13,6 km à 8,4%). Considéré comme le principal outsider du Danois, Giulio Pellizzari a été le seul à réussir à suivre un temps le démarrage de Vingegaard. Mais l'Italien a présumé de ses forces et a craqué un kilomètre plus loin pour finir à un peu plus d'une minute du vainqueur, en quatrième position derrière son coéquipier Jay Hindley et devant Ben O'Connor. Le jeune grimpeur français Mathys Rondel termine sixième à 1:29. Le maillot rose reste sur les épaules du Portugais Afonso Eulalio, qui comptait plus de six minutes d'avance au départ et s'est battu comme un lion avant de lâcher prise 200 mètres avant l’attaque de Vingegaard. Il a terminé à moins de trois minutes du Danois qui, pour sa première participation au Giro, devient le 115e coureur de l'histoire à avoir gagné une étape sur chacun des trois grands Tours.

15.05.2026 à 17:23

FRANCE24
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"J'ai pris le temps de réfléchir avant de prendre ma décision. Ici, toutes les conditions sont réunies: avec cette équipe, nous pouvons battre n'importe quel adversaire", s'est réjoui Manuel Neuer, qui disputera ainsi une 16e saison sous les couleurs du Bayern Munich. Selon la presse allemande, Neuer devrait encore plus partager son temps de jeu avec le jeune Jonas Urbig (22 ans), recruté en provenance de Cologne en janvier 2025 et amené à prendre la place de Neuer au Bayern à l'avenir. Le Bayern a aussi prolongé le contrat de Sven Ulreich, N.3 dans la hiérarchie des gardiens de but du Bayern, d'une saison. En fin de contrat au 30 juin 2026, Neuer souhaitait initialement prendre fin mars sa décision, mais a demandé un peu plus de temps au club, après deux déchirures musculaires en février et en mars. De retour, il a prouvé à 40 ans qu'il était toujours aussi décisif dans les buts du Bayern, multipliant les parades en quarts et en demi-finales de la Ligue des champions, face au Real Madrid et au Paris SG. Ses performances ont une nouvelle fois relancé les rumeurs d'un retour en sélection pour la Coupe du monde en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) cet été (11 juin-19 juillet), alors que Neuer a mis un terme à sa carrière en sélection à l'issue de l'Euro-2024. Selon plusieurs médias allemands, Neuer figure sur une liste élargie de 55 noms remise par chaque sélection à la Fifa, dans laquelle les sélectionneurs peuvent puiser pour d'éventuels remplaçants de dernière minute. Formé à Schalke 04, le club de sa ville natale Gelsenkirchen, Manuel Neuer a rejoint le Bayern à l'été 2011 et s'est installé au fil des années comme le meilleur gardien de but du monde au cours de la décennie 2010, révolutionnant le poste. Avec le Bayern, Neuer compte deux sacres en Ligue des champions (2013 et 2020), 13 titres de champions d'Allemagne et peut ajouter la semaine prochaine une septième Coupe d'Allemagne (finale samedi 23 mai contre Stuttgart) à son palmarès (dont une avec Schalke 04).
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"J'ai pris le temps de réfléchir avant de prendre ma décision. Ici, toutes les conditions sont réunies: avec cette équipe, nous pouvons battre n'importe quel adversaire", s'est réjoui Manuel Neuer, qui disputera ainsi une 16e saison sous les couleurs du Bayern Munich. Selon la presse allemande, Neuer devrait encore plus partager son temps de jeu avec le jeune Jonas Urbig (22 ans), recruté en provenance de Cologne en janvier 2025 et amené à prendre la place de Neuer au Bayern à l'avenir. Le Bayern a aussi prolongé le contrat de Sven Ulreich, N.3 dans la hiérarchie des gardiens de but du Bayern, d'une saison. En fin de contrat au 30 juin 2026, Neuer souhaitait initialement prendre fin mars sa décision, mais a demandé un peu plus de temps au club, après deux déchirures musculaires en février et en mars. De retour, il a prouvé à 40 ans qu'il était toujours aussi décisif dans les buts du Bayern, multipliant les parades en quarts et en demi-finales de la Ligue des champions, face au Real Madrid et au Paris SG. Ses performances ont une nouvelle fois relancé les rumeurs d'un retour en sélection pour la Coupe du monde en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) cet été (11 juin-19 juillet), alors que Neuer a mis un terme à sa carrière en sélection à l'issue de l'Euro-2024. Selon plusieurs médias allemands, Neuer figure sur une liste élargie de 55 noms remise par chaque sélection à la Fifa, dans laquelle les sélectionneurs peuvent puiser pour d'éventuels remplaçants de dernière minute. Formé à Schalke 04, le club de sa ville natale Gelsenkirchen, Manuel Neuer a rejoint le Bayern à l'été 2011 et s'est installé au fil des années comme le meilleur gardien de but du monde au cours de la décennie 2010, révolutionnant le poste. Avec le Bayern, Neuer compte deux sacres en Ligue des champions (2013 et 2020), 13 titres de champions d'Allemagne et peut ajouter la semaine prochaine une septième Coupe d'Allemagne (finale samedi 23 mai contre Stuttgart) à son palmarès (dont une avec Schalke 04).

15.05.2026 à 17:15

FRANCE24
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Le président américain "met son nez partout où il peut", s'emporte cette jeune femme de l'Etat voisin de Virginie, qui a refusé de donner son nom de famille. "Il est tellement narcissique." Pour le 250e anniversaire, le 4 juillet prochain, de la signature de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, le républicain a ordonné de repeindre en "bleu du drapeau américain" ce bassin construit au début des années 1920 entre l'obélisque du Washington Monument et la célèbre statue de Lincoln. Le chantier, qui a déjà débuté, a transformé ce symbole d'unité nationale en nouveau sujet de fracture dans l'Amérique de Trump. Tandis que les détracteurs du président dénoncent corruption et mégalomanie, ses partisans saluent un dirigeant qui "remet de l'ordre" en Amérique. L'ancien promoteur immobilier de 79 ans semble obsédé par ce nouveau projet, qui s'ajoute à une série de rénovations controversées dans la capitale américaine. Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, il a notamment fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal. La Maison Blanche a également dévoilé un projet monumental d'"Arc de Triomphe des Etats-Unis", qui devrait s'élever à plus de 76 m, plus haut que l'Arc de Triomphe de Paris (50 m de haut). Bâtisseur Le président, qui s'est rendu personnellement sur le site la semaine dernière, affirme qu'il était grand temps de rénover le bassin. "C'était sale, dégoûtant, et il fuyait de partout depuis des années", a-t-il ainsi affirmé dans une vidéo de la Maison Blanche. Ses partisans assurent faire confiance à son expérience de bâtisseur, une image soigneusement entretenue pour promouvoir sa volonté de remodeler aussi bien les édifices publics que l'économie et la vie politique américaines. "Il sait ce qu'il fait avec tous les bâtiments qu'il a construits", assure Elizabeth Miller, de Pennsylvanie, en visitant le Lincoln Memorial. "Il rend l'Amérique fière en remettant tout en ordre", ajoute-t-elle. Trump a affirmé avoir rejeté un projet de 300 millions de dollars sur trois ans, préférant faire appel à un pisciniste qu'il connaissait, pour un coût de 1,8 million de dollars. "Si c'est moins cher, plus rapide et tout aussi efficace, pourquoi gaspiller l'argent du contribuable?", interroge Russ, un touriste de l'Arizona, qui n'a donné que son prénom. "Approche dictatoriale" Mais, selon le New York Times, la facture atteindrait déjà 13 millions de dollars. Le quotidien rapporte aussi que le gouvernement a attribué le contrat sans appel d'offres, contrairement à la procédure habituelle, invoquant l'urgence de terminer les travaux avant le 4 juillet, date du 250e anniversaire des Etats-Unis. Réagissant à ces informations, Trump a affirmé ne pas connaître le contractant, semblant ainsi contredire ses déclarations précédentes. De quoi inquiéter Margaret Herro, venue du Wisconsin. "Je pensais qu'il existait une procédure pour restaurer nos monuments nationaux, et je n'ai pas l'impression qu'il l'ait respectée", dit-elle. "Cela ressemble un peu à une approche dictatoriale." Une organisation de défense des paysages culturels a intenté une action en justice pour interrompre le projet, qualifié de "profanation". Mais cela n'a pas arrêté les travaux. Au-delà des controverses politiques et symboliques, des doutes émergent aussi quant à la capacité du projet à remettre le bassin en état. "Ce n'est pas la bonne solution", estime Obe, un ingénieur venu du Maryland, qui n'a donné que son prénom. "Il fallait réparer le drainage, pas simplement le peindre en bleu pour lui donner un aspect plus éclatant." Au milieu des touristes rassemblés mercredi au Lincoln Memorial, Gregory Scott, venu d'Atlanta, résume une question posée par tous: "Qu'est-ce qu'il va encore faire ensuite?".
Texte intégral (641 mots)
Le président américain "met son nez partout où il peut", s'emporte cette jeune femme de l'Etat voisin de Virginie, qui a refusé de donner son nom de famille. "Il est tellement narcissique." Pour le 250e anniversaire, le 4 juillet prochain, de la signature de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, le républicain a ordonné de repeindre en "bleu du drapeau américain" ce bassin construit au début des années 1920 entre l'obélisque du Washington Monument et la célèbre statue de Lincoln. Le chantier, qui a déjà débuté, a transformé ce symbole d'unité nationale en nouveau sujet de fracture dans l'Amérique de Trump. Tandis que les détracteurs du président dénoncent corruption et mégalomanie, ses partisans saluent un dirigeant qui "remet de l'ordre" en Amérique. L'ancien promoteur immobilier de 79 ans semble obsédé par ce nouveau projet, qui s'ajoute à une série de rénovations controversées dans la capitale américaine. Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, il a notamment fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal. La Maison Blanche a également dévoilé un projet monumental d'"Arc de Triomphe des Etats-Unis", qui devrait s'élever à plus de 76 m, plus haut que l'Arc de Triomphe de Paris (50 m de haut). Bâtisseur Le président, qui s'est rendu personnellement sur le site la semaine dernière, affirme qu'il était grand temps de rénover le bassin. "C'était sale, dégoûtant, et il fuyait de partout depuis des années", a-t-il ainsi affirmé dans une vidéo de la Maison Blanche. Ses partisans assurent faire confiance à son expérience de bâtisseur, une image soigneusement entretenue pour promouvoir sa volonté de remodeler aussi bien les édifices publics que l'économie et la vie politique américaines. "Il sait ce qu'il fait avec tous les bâtiments qu'il a construits", assure Elizabeth Miller, de Pennsylvanie, en visitant le Lincoln Memorial. "Il rend l'Amérique fière en remettant tout en ordre", ajoute-t-elle. Trump a affirmé avoir rejeté un projet de 300 millions de dollars sur trois ans, préférant faire appel à un pisciniste qu'il connaissait, pour un coût de 1,8 million de dollars. "Si c'est moins cher, plus rapide et tout aussi efficace, pourquoi gaspiller l'argent du contribuable?", interroge Russ, un touriste de l'Arizona, qui n'a donné que son prénom. "Approche dictatoriale" Mais, selon le New York Times, la facture atteindrait déjà 13 millions de dollars. Le quotidien rapporte aussi que le gouvernement a attribué le contrat sans appel d'offres, contrairement à la procédure habituelle, invoquant l'urgence de terminer les travaux avant le 4 juillet, date du 250e anniversaire des Etats-Unis. Réagissant à ces informations, Trump a affirmé ne pas connaître le contractant, semblant ainsi contredire ses déclarations précédentes. De quoi inquiéter Margaret Herro, venue du Wisconsin. "Je pensais qu'il existait une procédure pour restaurer nos monuments nationaux, et je n'ai pas l'impression qu'il l'ait respectée", dit-elle. "Cela ressemble un peu à une approche dictatoriale." Une organisation de défense des paysages culturels a intenté une action en justice pour interrompre le projet, qualifié de "profanation". Mais cela n'a pas arrêté les travaux. Au-delà des controverses politiques et symboliques, des doutes émergent aussi quant à la capacité du projet à remettre le bassin en état. "Ce n'est pas la bonne solution", estime Obe, un ingénieur venu du Maryland, qui n'a donné que son prénom. "Il fallait réparer le drainage, pas simplement le peindre en bleu pour lui donner un aspect plus éclatant." Au milieu des touristes rassemblés mercredi au Lincoln Memorial, Gregory Scott, venu d'Atlanta, résume une question posée par tous: "Qu'est-ce qu'il va encore faire ensuite?".

15.05.2026 à 17:12

Raphael KAHANE
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Le sommet entre les présidents chinois et américain, Xi Jinping et Donald Trump, à Pékin intervient alors que les États-Unis traversent une passe difficile, dans le Golfe persique notamment. Est-ce le bon moment pour Washington ? Pour en parler, notre invitée : Alice Ekman, directrice de la recherche à l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne.
Texte intégral (641 mots)
Le sommet entre les présidents chinois et américain, Xi Jinping et Donald Trump, à Pékin intervient alors que les États-Unis traversent une passe difficile, dans le Golfe persique notamment. Est-ce le bon moment pour Washington ? Pour en parler, notre invitée : Alice Ekman, directrice de la recherche à l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne.

15.05.2026 à 17:09

FRANCE24
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"De nombreux Indonésiens devaient se rendre jusqu'en Chine juste pour voir des bébés pandas. Désormais, ils n'ont plus besoin de le faire", a déclaré vendredi à des journalistes le directeur du zoo, Aswin Sumampau. Le petit panda Satrio Wiratama est né en novembre dernier au Taman Safari Indonesia, un zoo sur l'île de Java (centre de l'archipel), d'un couple de pandas prêtés par la Chine à l'Indonésie. Dans l'enclos aménagé pour ses parents, l'animal dont le nom signifie "guerrier courageux et noble" jouait avec une peluche de panda et un anneau de dentition en bambou. Sa mère, Hu Chun, et son père, Cai Tao, sont arrivés en Indonésie en 2017 alors qu'ils n'avaient que sept ans, dans le cadre d'une initiative de la "diplomatie du panda" chinoise visant à célébrer les 60 ans de relations bilatérales entre les deux pays. Surnommé Rio, le petit est le seul panda né dans un zoo hors de Chine au cours des trois dernières années, selon M. Aswin. Avant même sa présentation au public prévue plus tard ce mois-ci, il compte déjà de nombreux admirateurs impatients de le découvrir. "Le petit panda est mignon, adorable et fait fondre le cœur", a écrit un fan sur les réseaux sociaux du zoo. Rio pèse actuellement plus de 11 kg et apprend encore à grimper, selon Bongot Huaso Mulia, le vétérinaire qui s'occupe de lui. Le jeune panda, dont la fourrure est encore parsemée de poils roux, est très actif et continue à être allaité, a-t-il ajouté. La Chine expédie des animaux considérés comme des "trésors nationaux" à travers la planète dans le cadre de la "diplomatie du panda", qui consiste à offrir ou à prêter ces animaux à d'autres pays en signe d'amitié. Contrairement à d'autres pays asiatiques, l'Indonésie affirme n'avoir aucun différend maritime avec Pékin en mer de Chine méridionale et ne conteste pas la souveraineté sur les récifs ou les îlots de cette région.
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"De nombreux Indonésiens devaient se rendre jusqu'en Chine juste pour voir des bébés pandas. Désormais, ils n'ont plus besoin de le faire", a déclaré vendredi à des journalistes le directeur du zoo, Aswin Sumampau. Le petit panda Satrio Wiratama est né en novembre dernier au Taman Safari Indonesia, un zoo sur l'île de Java (centre de l'archipel), d'un couple de pandas prêtés par la Chine à l'Indonésie. Dans l'enclos aménagé pour ses parents, l'animal dont le nom signifie "guerrier courageux et noble" jouait avec une peluche de panda et un anneau de dentition en bambou. Sa mère, Hu Chun, et son père, Cai Tao, sont arrivés en Indonésie en 2017 alors qu'ils n'avaient que sept ans, dans le cadre d'une initiative de la "diplomatie du panda" chinoise visant à célébrer les 60 ans de relations bilatérales entre les deux pays. Surnommé Rio, le petit est le seul panda né dans un zoo hors de Chine au cours des trois dernières années, selon M. Aswin. Avant même sa présentation au public prévue plus tard ce mois-ci, il compte déjà de nombreux admirateurs impatients de le découvrir. "Le petit panda est mignon, adorable et fait fondre le cœur", a écrit un fan sur les réseaux sociaux du zoo. Rio pèse actuellement plus de 11 kg et apprend encore à grimper, selon Bongot Huaso Mulia, le vétérinaire qui s'occupe de lui. Le jeune panda, dont la fourrure est encore parsemée de poils roux, est très actif et continue à être allaité, a-t-il ajouté. La Chine expédie des animaux considérés comme des "trésors nationaux" à travers la planète dans le cadre de la "diplomatie du panda", qui consiste à offrir ou à prêter ces animaux à d'autres pays en signe d'amitié. Contrairement à d'autres pays asiatiques, l'Indonésie affirme n'avoir aucun différend maritime avec Pékin en mer de Chine méridionale et ne conteste pas la souveraineté sur les récifs ou les îlots de cette région.

15.05.2026 à 17:08

Louise DUPONT
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C'est l'évènement de cette journée de compétition au Festival de Cannes : "Karma", le nouveau film de Guillaume Canet, avec Marion Cotillard dans le premier rôle. Le duo fait son grand retour ensemble sur le tapis rouge, après leur séparation annoncée l'été dernier.
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C'est l'évènement de cette journée de compétition au Festival de Cannes : "Karma", le nouveau film de Guillaume Canet, avec Marion Cotillard dans le premier rôle. Le duo fait son grand retour ensemble sur le tapis rouge, après leur séparation annoncée l'été dernier.

15.05.2026 à 16:55

FRANCE24
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Face aux tours grises et ventrues du Kremlin de Pskov, vieilles de neuf siècles, des pêcheurs jettent leurs lignes dans les eaux sombres de la rivière Velikaïa. Pskov, cité médiévale touristique, a toujours été un avant-poste des terres russes aux frontières occidentales, repoussant les attaques des ordres de chevaliers allemands, livoniens et teutoniques. "La Russie commence ici", clame - en russe - une inscription en lettres gigantesques posée sur le rivage de cette ville située à une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau de la frontière estonienne et à environ 60 km de la Lettonie. Ioulia Andreïeva, comptable de 52 ans, raconte qu'avant l'offensive russe en Ukraine lancée en 2022, elle se rendait "régulièrement" dans ces deux ex-républiques soviétiques. Mais, en septembre 2022, l'Estonie a fermé ses frontières aux touristes russes, "en raison de l'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine", selon un décret gouvernemental. La Lituanie et la Lettonie ont fait de même. "Maintenant, nous passons nos vacances dans notre région et je n'éprouve pas de grand regret", affirme Ioulia. "Tout est calme ici, pas de sirènes, pas d'alertes aux drones", contrairement aux zones frontalières de l'Ukraine où les attaques de missiles et de drones sont fréquentes. "J'aimerais bien qu'on se rapproche de la paix, mais l'opération militaire dure déjà plus que la Seconde Guerre mondiale (de l'URSS contre l'Allemagne nazie entre 1941 et 1945, ndlr) et on n'en voit pas encore la fin", regrette Ioulia. Une éventuelle extension du conflit vers les pays baltes et l'Europe lui semble relever "du pur fantasme". -"L'Europe est contre nous"- Tallinn et l'UE disent tout autre chose. Les autorités estoniennes affirment que les Russes multiplient les provocations dans la région frontalière, notamment autour de la ville de Narva, dont 95% des habitants ont le russe comme langue maternelle. Au printemps 2024, des gardes-frontière russes ont retiré les bouées délimitant la frontière sur le fleuve. En décembre dernier, trois autres sont passés brièvement côté estonien, suscitant de nouvelles interrogations sur leurs intentions. Moscou, de son côté, s'affiche en défenseur de la minorité russophone d'Estonie et vilipende la "folie russophobe croissante" de ce pays balte, membre de l'Otan. Une rhétorique similaire à celle qui avait précédé l’offensive des troupes russes en Ukraine et qui inquiète aujourd'hui les Européens. Etudiant de Pskov, Ivan Smirnov, 23 ans, se dit "indifférent" à la fermeture des frontières. "Il y a deux ans je suis allé en Egypte. Et avant cela à Cuba", deux pays alliés de la Russie. Ivan dit "comprendre" les craintes des Européens, mais les juge exagérées. "Nous aussi, nous considérons (les Européens) comme des adversaires. Mais je doute fort qu'on avance vers une Troisième Guerre mondiale". Parmi les pêcheurs, Sergueï Ivanovitch regrette la fermeture des frontières et fait figure d'exception. "Nous avons de la famille à Riga (en Lettonie, ndlr). Maintenant, nous ne pouvons plus y aller", raconte-t-il. En Russie, le mari de sa filleule était chauffeur routier et il a perdu son emploi après la fermeture des routes commerciales via l'Estonie. Le pêcheur de 65 ans se souvient avec nostalgie de l'époque soviétique lorsqu'il faisait son service militaire en Ukraine et Russes et Ukrainiens étaient "amis". Aujourd'hui, son regard est amer. "Il n'y a plus d'avenir avec les pays baltes, ni avec l'Ukraine. Nous sommes des ennemis maintenant", dit-il en reprenant l'antienne du Kremlin. "Toute l'Europe est contre nous. Ils veulent affaiblir la Russie. Tout ça, à cause du pétrole et du gaz" russes. Mobilisation à l'arrière Comme dans de nombreux endroits en Russie, les habitants de la région de Pskov collectent de l'aide pour les soldats russes et les civils des territoires ukrainiens sous contrôle de Moscou. Une vingtaine de centres d'aide, publics et privés, fonctionnent dans cette région d'environ 570.000 habitants. Larissa, 68 ans, fabrique chaque jour dans un de ces centres des filets de camouflage: "Nos neveux et nos fils sont au front et nous voulons les aider". Aliona Oulianova qui dirige la fondation d'entraide Alt à Pskov évoque des convois de près de 40 tonnes tous les deux mois vers la région de Zaporijjia où les combats continuent: vêtements, médicaments, générateurs. L'engagement d'Aliona est aussi personnel. Son époux a été récemment blessé sur le front ukrainien et a dû être amputé d'un bras et d'une jambe. Elle veut augmenter son aide aux hôpitaux de campagne: "J'ai vu comment les chirurgiens arrachent nos gars aux griffes de la mort".
Texte intégral (787 mots)
Face aux tours grises et ventrues du Kremlin de Pskov, vieilles de neuf siècles, des pêcheurs jettent leurs lignes dans les eaux sombres de la rivière Velikaïa. Pskov, cité médiévale touristique, a toujours été un avant-poste des terres russes aux frontières occidentales, repoussant les attaques des ordres de chevaliers allemands, livoniens et teutoniques. "La Russie commence ici", clame - en russe - une inscription en lettres gigantesques posée sur le rivage de cette ville située à une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau de la frontière estonienne et à environ 60 km de la Lettonie. Ioulia Andreïeva, comptable de 52 ans, raconte qu'avant l'offensive russe en Ukraine lancée en 2022, elle se rendait "régulièrement" dans ces deux ex-républiques soviétiques. Mais, en septembre 2022, l'Estonie a fermé ses frontières aux touristes russes, "en raison de l'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine", selon un décret gouvernemental. La Lituanie et la Lettonie ont fait de même. "Maintenant, nous passons nos vacances dans notre région et je n'éprouve pas de grand regret", affirme Ioulia. "Tout est calme ici, pas de sirènes, pas d'alertes aux drones", contrairement aux zones frontalières de l'Ukraine où les attaques de missiles et de drones sont fréquentes. "J'aimerais bien qu'on se rapproche de la paix, mais l'opération militaire dure déjà plus que la Seconde Guerre mondiale (de l'URSS contre l'Allemagne nazie entre 1941 et 1945, ndlr) et on n'en voit pas encore la fin", regrette Ioulia. Une éventuelle extension du conflit vers les pays baltes et l'Europe lui semble relever "du pur fantasme". -"L'Europe est contre nous"- Tallinn et l'UE disent tout autre chose. Les autorités estoniennes affirment que les Russes multiplient les provocations dans la région frontalière, notamment autour de la ville de Narva, dont 95% des habitants ont le russe comme langue maternelle. Au printemps 2024, des gardes-frontière russes ont retiré les bouées délimitant la frontière sur le fleuve. En décembre dernier, trois autres sont passés brièvement côté estonien, suscitant de nouvelles interrogations sur leurs intentions. Moscou, de son côté, s'affiche en défenseur de la minorité russophone d'Estonie et vilipende la "folie russophobe croissante" de ce pays balte, membre de l'Otan. Une rhétorique similaire à celle qui avait précédé l’offensive des troupes russes en Ukraine et qui inquiète aujourd'hui les Européens. Etudiant de Pskov, Ivan Smirnov, 23 ans, se dit "indifférent" à la fermeture des frontières. "Il y a deux ans je suis allé en Egypte. Et avant cela à Cuba", deux pays alliés de la Russie. Ivan dit "comprendre" les craintes des Européens, mais les juge exagérées. "Nous aussi, nous considérons (les Européens) comme des adversaires. Mais je doute fort qu'on avance vers une Troisième Guerre mondiale". Parmi les pêcheurs, Sergueï Ivanovitch regrette la fermeture des frontières et fait figure d'exception. "Nous avons de la famille à Riga (en Lettonie, ndlr). Maintenant, nous ne pouvons plus y aller", raconte-t-il. En Russie, le mari de sa filleule était chauffeur routier et il a perdu son emploi après la fermeture des routes commerciales via l'Estonie. Le pêcheur de 65 ans se souvient avec nostalgie de l'époque soviétique lorsqu'il faisait son service militaire en Ukraine et Russes et Ukrainiens étaient "amis". Aujourd'hui, son regard est amer. "Il n'y a plus d'avenir avec les pays baltes, ni avec l'Ukraine. Nous sommes des ennemis maintenant", dit-il en reprenant l'antienne du Kremlin. "Toute l'Europe est contre nous. Ils veulent affaiblir la Russie. Tout ça, à cause du pétrole et du gaz" russes. Mobilisation à l'arrière Comme dans de nombreux endroits en Russie, les habitants de la région de Pskov collectent de l'aide pour les soldats russes et les civils des territoires ukrainiens sous contrôle de Moscou. Une vingtaine de centres d'aide, publics et privés, fonctionnent dans cette région d'environ 570.000 habitants. Larissa, 68 ans, fabrique chaque jour dans un de ces centres des filets de camouflage: "Nos neveux et nos fils sont au front et nous voulons les aider". Aliona Oulianova qui dirige la fondation d'entraide Alt à Pskov évoque des convois de près de 40 tonnes tous les deux mois vers la région de Zaporijjia où les combats continuent: vêtements, médicaments, générateurs. L'engagement d'Aliona est aussi personnel. Son époux a été récemment blessé sur le front ukrainien et a dû être amputé d'un bras et d'une jambe. Elle veut augmenter son aide aux hôpitaux de campagne: "J'ai vu comment les chirurgiens arrachent nos gars aux griffes de la mort".

15.05.2026 à 16:55

Sophie VINGADASSALOM
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En Guadeloupe, le bois peine à trouver sa place dans l'économie locale. Longtemps oubliée, l'exploitation du Pin Caraïbes fait son retour dans l'archipel.
Texte intégral (787 mots)
En Guadeloupe, le bois peine à trouver sa place dans l'économie locale. Longtemps oubliée, l'exploitation du Pin Caraïbes fait son retour dans l'archipel.

15.05.2026 à 16:53

FRANCE24
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La joie se lit sur les visages lors de cette cérémonie de mariage collectif, organisée pour ces couples dont l'union avait été maintes fois repoussée par la guerre et le déplacement. L'événement est organisé et financé par l'organisation humanitaire turque IHH. Ali Mosbeh raconte avoir reçu un appel lui annonçant qu'il figurait parmi les 50 jeunes hommes sélectionnés. "J'étais assis dans la tente quand mon téléphone a sonné (...) Je n'y croyais pas. Je suis encore sous le choc. Je n'arrive pas à réaliser que je vais enfin me marier", confie-t-il au début de la cérémonie. Au son de chansons populaires diffusées par des haut-parleurs sur une place de Gaza-ville, les couples défilent sur une estrade de bois, cernés par les squelettes d'immeubles éventrés par les frappes israéliennes. Ces bombardements ont dévasté de larges pans du territoire palestinien en deux ans de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas contre Israël. Des milliers de personnes, parmi lesquelles de nombreux enfants, assistent au spectacle, applaudissant une troupe de dabké, danse folklorique levantine, tandis que les youyous des femmes résonnent dans la foule. Les mariés portent autour du cou le traditionnel keffieh palestinien orné du logo de l'organisation turque, tandis que les épouses arborent des broderies artisanales et tiennent des bouquets piqués de petits drapeaux turcs. "Continuer à vivre" Pour Ali Mosbeh et sa fiancée, Houda Kahlout, l'obstacle était aussi financier: les coûts d'un mariage sont "très élevés". "Je n'aurais jamais imaginé me marier dans de telles circonstances", glisse-t-il. Plus de 72.700 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Des centaines de milliers de personnes vivent toujours dans des tentes ou des abris de fortune. Ali Mosbeh explique qu'il partagera désormais une tente avec son épouse, tout en espérant trouver un travail, une perspective devenue presque impossible dans le petit territoire palestinien. "Notre avenir est incertain, nous dépendons de l'aide pour vivre", reconnaît Houda Kahlout. Elle refuse pourtant de céder au désespoir: "Nous avons traversé la guerre, les pertes et la mort (...) Le mariage reste une belle étape pour nous les jeunes". "Tous les immeubles autour du lieu de la cérémonie sont détruits. Sous les décombres, il y a des martyrs. Mais nous essayons malgré tout de nous réjouir, de continuer à vivre", témoigne Fayka Abou Zayd, une autre mariée. Avant la guerre, poursuit-elle, "les mariés rejoignaient un appartement meublé avec du mobilier neuf. Aujourd'hui, nous rejoignons une tente, quand il y en a une". Malgré ce dénuement, son mari Mohammed al-Ghassine sourit: "Nous sommes très heureux. C'est le plus beau jour de notre vie".
Texte intégral (506 mots)
La joie se lit sur les visages lors de cette cérémonie de mariage collectif, organisée pour ces couples dont l'union avait été maintes fois repoussée par la guerre et le déplacement. L'événement est organisé et financé par l'organisation humanitaire turque IHH. Ali Mosbeh raconte avoir reçu un appel lui annonçant qu'il figurait parmi les 50 jeunes hommes sélectionnés. "J'étais assis dans la tente quand mon téléphone a sonné (...) Je n'y croyais pas. Je suis encore sous le choc. Je n'arrive pas à réaliser que je vais enfin me marier", confie-t-il au début de la cérémonie. Au son de chansons populaires diffusées par des haut-parleurs sur une place de Gaza-ville, les couples défilent sur une estrade de bois, cernés par les squelettes d'immeubles éventrés par les frappes israéliennes. Ces bombardements ont dévasté de larges pans du territoire palestinien en deux ans de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas contre Israël. Des milliers de personnes, parmi lesquelles de nombreux enfants, assistent au spectacle, applaudissant une troupe de dabké, danse folklorique levantine, tandis que les youyous des femmes résonnent dans la foule. Les mariés portent autour du cou le traditionnel keffieh palestinien orné du logo de l'organisation turque, tandis que les épouses arborent des broderies artisanales et tiennent des bouquets piqués de petits drapeaux turcs. "Continuer à vivre" Pour Ali Mosbeh et sa fiancée, Houda Kahlout, l'obstacle était aussi financier: les coûts d'un mariage sont "très élevés". "Je n'aurais jamais imaginé me marier dans de telles circonstances", glisse-t-il. Plus de 72.700 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Des centaines de milliers de personnes vivent toujours dans des tentes ou des abris de fortune. Ali Mosbeh explique qu'il partagera désormais une tente avec son épouse, tout en espérant trouver un travail, une perspective devenue presque impossible dans le petit territoire palestinien. "Notre avenir est incertain, nous dépendons de l'aide pour vivre", reconnaît Houda Kahlout. Elle refuse pourtant de céder au désespoir: "Nous avons traversé la guerre, les pertes et la mort (...) Le mariage reste une belle étape pour nous les jeunes". "Tous les immeubles autour du lieu de la cérémonie sont détruits. Sous les décombres, il y a des martyrs. Mais nous essayons malgré tout de nous réjouir, de continuer à vivre", témoigne Fayka Abou Zayd, une autre mariée. Avant la guerre, poursuit-elle, "les mariés rejoignaient un appartement meublé avec du mobilier neuf. Aujourd'hui, nous rejoignons une tente, quand il y en a une". Malgré ce dénuement, son mari Mohammed al-Ghassine sourit: "Nous sommes très heureux. C'est le plus beau jour de notre vie".

15.05.2026 à 16:45

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Beaucoup de talent et des financements à la hauteur. Voilà la recette qui a permis à trois films espagnols de viser cette année une Palme d'or, une première dans l'histoire du cinéma ibérique.
Texte intégral (506 mots)
Beaucoup de talent et des financements à la hauteur. Voilà la recette qui a permis à trois films espagnols de viser cette année une Palme d'or, une première dans l'histoire du cinéma ibérique.

15.05.2026 à 16:42

FRANCE 24
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Quelque 34 pays membres du Conseil de l'Europe, ainsi que l'Union européenne, l'Australie et le Costa Rica, ont dit vendredi vouloir rejoindre le futur tribunal spécial pour l'Ukraine, destiné à juger l'invasion russe de ce pays. La Russie a d'ores et déjà indiqué qu'elle considérerait comme "nulles et non avenues" les décisions du futur tribunal.
Texte intégral (506 mots)
Quelque 34 pays membres du Conseil de l'Europe, ainsi que l'Union européenne, l'Australie et le Costa Rica, ont dit vendredi vouloir rejoindre le futur tribunal spécial pour l'Ukraine, destiné à juger l'invasion russe de ce pays. La Russie a d'ores et déjà indiqué qu'elle considérerait comme "nulles et non avenues" les décisions du futur tribunal.
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