Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

22.01.2026 à 11:11

Soudan: plus de huit millions d'enfants privés d'école pendant près de 500 jours

FRANCE24
img
"Plus de huit millions d'enfants - près de la moitié des 17  millions en âge d'être scolarisés - ont passé environ 484  jours sans franchir le seuil d’une salle de classe", a indiqué dans un communiqué l'organisation humanitaire de défense des enfants. Il s'agit de "l'une des plus longues fermetures scolaires au monde", a alerté l'ONG britannique. Elle dépasse les interruptions enregistrées pendant la pandémie de Covid‑19, notamment aux Philippines. Le Soudan, grand comme quatre fois la France, est ravagé depuis avril 2023 par une guerre pour le pouvoir entre l'armée régulière et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). "De nombreuses écoles sont fermées, d'autres ont été endommagées par le conflit ou servent d'abris" pour les quelque sept millions de déplacés à travers le pays, souligne l'ONG. Le Darfour-Nord, dans l'ouest du pays, est l'Etat le plus touché: seules 3% des plus de 1.100 écoles y fonctionnent encore. Les FSR y ont pris en octobre la ville d'El-Facher, dernière des cinq capitales de la région qui leur échappait encore. Le Kordofan-Ouest, le Darfour-Sud et le Darfour-Ouest suivent, avec respectivement 15%, 13% et 27% d’écoles en activité, selon le communiqué, qui ajoute que de nombreux enseignants abandonnent leur emploi faute de salaires versés. Sans investissement urgent, prévient la dirigeante de l'ONG, Inger Ashing, "nous risquons de condamner toute une génération à un avenir défini par le conflit". Le conflit, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, a provoqué selon l'ONU la "pire crise humanitaire au monde." Dimanche, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU, Volker Türk, avait condamné la multiplication des frappes contre des “infrastructures civiles essentielles”, notamment les hôpitaux, marchés et école. Il s'était également alarmé de "l'armement des civils et du recrutement d’enfants." L'ONU s'est à plusieurs reprises inquiétée de voir une "génération perdue" au Soudan.

22.01.2026 à 11:10

Trump-Macron : une relation en dents de scie, entre "bromance" et rapport de force

David RICH
img
Donald Trump a multiplié ces derniers jours les attaques contre Emmanuel Macron, qui s’est opposé au président américain sur le dossier du Groenland et a refusé de participer à son "Conseil de la paix". Un net refroidissement dans la relation "d’amitié" longtemps affichée, devant les caméras, par les deux dirigeants.
Lire plus (326 mots)
Donald Trump a multiplié ces derniers jours les attaques contre Emmanuel Macron, qui s’est opposé au président américain sur le dossier du Groenland et a refusé de participer à son "Conseil de la paix". Un net refroidissement dans la relation "d’amitié" longtemps affichée, devant les caméras, par les deux dirigeants.

22.01.2026 à 10:59

En marge du forum de Davos, rencontre entre Trump et Zelensky ce jeudi

FRANCE24
img
Volodimir Zelensky et Donald Trump doivent échanger ce jeudi, en Suisse, en ​marge du Forum économique mondial de Davos, a fait savoir le porte-parole de la ‍présidence ukrainienne, ajoutant que le président ukrainien délivrera un discours à 14h30.
Lire plus (326 mots)
Volodimir Zelensky et Donald Trump doivent échanger ce jeudi, en Suisse, en ​marge du Forum économique mondial de Davos, a fait savoir le porte-parole de la ‍présidence ukrainienne, ajoutant que le président ukrainien délivrera un discours à 14h30.

22.01.2026 à 10:57

De braconnier à ranger: au Nigeria, le nouveau souffle de la forêt d'Okomu

FRANCE24
img
Mais depuis deux ans, à la tête d'une équipe de rangers dédiés à la protection des lieux, il traque chasseurs et bûcherons qui menacent la biodiversité de cette forêt tropicale, l'une des dernières de la région. "Je suis très bon pour arrêter les gens, je cours très vite", explique le nouveau converti à la préservation de la nature de 26 ans. Il a été recruté en 2023 par la fondation Africa Nature Investors (ANI), chargée par l'agence nationale des parcs nationaux de gérer cette réserve d'environ 24.000 hectares d'où des dizaines camions chargés de troncs d'arbres illégalement coupés sortaient chaque jour. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, compte une dizaine de parcs nationaux, tous confrontés à des défis entravant leur mission de conservation: la pression démographique et la pauvreté favorisent le braconnage, la déforestation et l'insécurité, tandis que le manque de moyens et la faible mise en œuvre des régulations peinent à y mettre un terme. Selon la Nigerian Conservation Foundation (NCF), le pays a perdu 96% de sa couverture forestière. Dans l’État d'Edo, où est située Okomu, la déforestation est liée au bûcheronnage illégal ainsi qu'à la culture du palmier à huile, l’État étant le premier producteur d'huile de palme du pays. "Gardiens du parc" "La première chose que nous avons faite a été d'embaucher des rangers au sein des communautés locales", où le taux de chômage est élevé, explique Tunde Morakinyo, fondateur et directeur d'ANI, convaincu que la mission des rangers ne pourra être remplie qu'avec le concours des habitants. "Plus de 300 jeunes des villages autour du parc se sont présentés pour être recrutés", sourit-il. A l'issue d'épreuves visant à tester la résistance physique et l'intégrité morale des candidats, les futurs rangers ont suivi plusieurs semaines de formation en droits humains et de l'environnement. Et même s'ils sont équipés d'armes, contrairement aux précédents rangers employés par les services nationaux, "ils sont les gardiens du parc, pas des soldats ou des policiers", assure M. Morakinyo, dont la fondation gère également le parc national de Gashaka Gumti, dans l'est du pays. Ils sont désormais une trentaine à vivre sur place dans une caserne aménagée au cœur de la forêt et à patrouiller chaque jour à travers les sentiers étroits et humides pour débusquer les contrevenants, grâce aux renseignements glanés auprès des habitants. Depuis qu'il est devenu ranger, James Leleghale Bekewei, le bûcheron repenti, a abandonné sa "vie chaotique" et appris à "économiser de l'argent et mener une vie agréable". Son salaire fixe est de 90.000 nairas par mois (environ 65 dollars), son logement et sa nourriture sont fournis: il gagne "plus d'argent" que lorsqu'il était bûcheron, même si "ce n'est pas facile d'être ranger". Son collègue, Festus Benjamin, 31 ans, a lui aussi changé de vie: ancien braconnier habitué à pister singes, oiseaux et buffles, il répand désormais la bonne parole de la préservation environnementale et tente de convaincre les habitants des environs "de ne pas chasser les animaux" d'Okomu. En deux ans, les rangers d'ANI ont procédé à environ 200 arrestations - les interpellés sont ensuite livrés à la police - et ce chiffre est en décroissance, affirme Peter Abanyam, le directeur du parc pour ANI. "Ce qui est bon signe" car cela montre que la criminalité a baissé, argumente-t-il. Pour preuve, selon lui, le bruit continu des tronçonneuses a laissé place au pépiement des oiseaux et aux conversations des singes perchés dans la canopée. "Communautés prospères" En plus des rangers, ANI a mis en place un programme de microfinancement, en partenariat avec la société de microcrédit Roshan Renewables, auprès de plusieurs villages à l'orée du parc afin de lutter contre le chômage et la pauvreté qui poussent les habitants des environs à se tourner vers des activités prohibées. Le principe: les habitants épargnent chaque mois une somme convenue et au bout de quelques mois, le pot commun leur permet d'obtenir un prêt sans intérêt pour investir dans un projet commun qui leur assurera des revenus. Dans le village d'environ 300 habitants d'Iguowan, qui borde le parc, l'objectif est d'acheter grâce au prêt une nouvelle machine à concasser le manioc pour en faire de la farine, localement appelée garri, à vendre au marché. "Nous avons besoin d'une nouvelle machine, celle-ci nous fait trop souffrir", implore Felix Isebeni, agriculteur de 35 ans, en désignant de la main l'antique broyeuse manuelle avec laquelle ils opèrent actuellement. "On pourrait produire 10 ou 20 sacs (de farine) par jour, au lieu de deux actuellement", abonde Titus Okepuk, agriculteur de 53 ans. "Notre ambition est d'avoir un parc vraiment bien protégé, entouré d'un cercle de communautés économiquement prospères, qui travaillent activement avec nous", décrit Tunde Morakinyo. Prochaine étape pour le fondateur d'ANI: développer l'écotourisme et pourquoi pas générer des crédits carbone, afin que "le parc soit financièrement autonome, si possible pour toujours".
Texte intégral (869 mots)
Mais depuis deux ans, à la tête d'une équipe de rangers dédiés à la protection des lieux, il traque chasseurs et bûcherons qui menacent la biodiversité de cette forêt tropicale, l'une des dernières de la région. "Je suis très bon pour arrêter les gens, je cours très vite", explique le nouveau converti à la préservation de la nature de 26 ans. Il a été recruté en 2023 par la fondation Africa Nature Investors (ANI), chargée par l'agence nationale des parcs nationaux de gérer cette réserve d'environ 24.000 hectares d'où des dizaines camions chargés de troncs d'arbres illégalement coupés sortaient chaque jour. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, compte une dizaine de parcs nationaux, tous confrontés à des défis entravant leur mission de conservation: la pression démographique et la pauvreté favorisent le braconnage, la déforestation et l'insécurité, tandis que le manque de moyens et la faible mise en œuvre des régulations peinent à y mettre un terme. Selon la Nigerian Conservation Foundation (NCF), le pays a perdu 96% de sa couverture forestière. Dans l’État d'Edo, où est située Okomu, la déforestation est liée au bûcheronnage illégal ainsi qu'à la culture du palmier à huile, l’État étant le premier producteur d'huile de palme du pays. "Gardiens du parc" "La première chose que nous avons faite a été d'embaucher des rangers au sein des communautés locales", où le taux de chômage est élevé, explique Tunde Morakinyo, fondateur et directeur d'ANI, convaincu que la mission des rangers ne pourra être remplie qu'avec le concours des habitants. "Plus de 300 jeunes des villages autour du parc se sont présentés pour être recrutés", sourit-il. A l'issue d'épreuves visant à tester la résistance physique et l'intégrité morale des candidats, les futurs rangers ont suivi plusieurs semaines de formation en droits humains et de l'environnement. Et même s'ils sont équipés d'armes, contrairement aux précédents rangers employés par les services nationaux, "ils sont les gardiens du parc, pas des soldats ou des policiers", assure M. Morakinyo, dont la fondation gère également le parc national de Gashaka Gumti, dans l'est du pays. Ils sont désormais une trentaine à vivre sur place dans une caserne aménagée au cœur de la forêt et à patrouiller chaque jour à travers les sentiers étroits et humides pour débusquer les contrevenants, grâce aux renseignements glanés auprès des habitants. Depuis qu'il est devenu ranger, James Leleghale Bekewei, le bûcheron repenti, a abandonné sa "vie chaotique" et appris à "économiser de l'argent et mener une vie agréable". Son salaire fixe est de 90.000 nairas par mois (environ 65 dollars), son logement et sa nourriture sont fournis: il gagne "plus d'argent" que lorsqu'il était bûcheron, même si "ce n'est pas facile d'être ranger". Son collègue, Festus Benjamin, 31 ans, a lui aussi changé de vie: ancien braconnier habitué à pister singes, oiseaux et buffles, il répand désormais la bonne parole de la préservation environnementale et tente de convaincre les habitants des environs "de ne pas chasser les animaux" d'Okomu. En deux ans, les rangers d'ANI ont procédé à environ 200 arrestations - les interpellés sont ensuite livrés à la police - et ce chiffre est en décroissance, affirme Peter Abanyam, le directeur du parc pour ANI. "Ce qui est bon signe" car cela montre que la criminalité a baissé, argumente-t-il. Pour preuve, selon lui, le bruit continu des tronçonneuses a laissé place au pépiement des oiseaux et aux conversations des singes perchés dans la canopée. "Communautés prospères" En plus des rangers, ANI a mis en place un programme de microfinancement, en partenariat avec la société de microcrédit Roshan Renewables, auprès de plusieurs villages à l'orée du parc afin de lutter contre le chômage et la pauvreté qui poussent les habitants des environs à se tourner vers des activités prohibées. Le principe: les habitants épargnent chaque mois une somme convenue et au bout de quelques mois, le pot commun leur permet d'obtenir un prêt sans intérêt pour investir dans un projet commun qui leur assurera des revenus. Dans le village d'environ 300 habitants d'Iguowan, qui borde le parc, l'objectif est d'acheter grâce au prêt une nouvelle machine à concasser le manioc pour en faire de la farine, localement appelée garri, à vendre au marché. "Nous avons besoin d'une nouvelle machine, celle-ci nous fait trop souffrir", implore Felix Isebeni, agriculteur de 35 ans, en désignant de la main l'antique broyeuse manuelle avec laquelle ils opèrent actuellement. "On pourrait produire 10 ou 20 sacs (de farine) par jour, au lieu de deux actuellement", abonde Titus Okepuk, agriculteur de 53 ans. "Notre ambition est d'avoir un parc vraiment bien protégé, entouré d'un cercle de communautés économiquement prospères, qui travaillent activement avec nous", décrit Tunde Morakinyo. Prochaine étape pour le fondateur d'ANI: développer l'écotourisme et pourquoi pas générer des crédits carbone, afin que "le parc soit financièrement autonome, si possible pour toujours".

22.01.2026 à 10:57

Trois départements bretons en vigilance orange crues

FRANCE24
img
Dans le centre-ville de Quimperlé, quai Brizeux, l'eau est montée à 4,47 mètres dépassant les barrières anti-inondations, a indiqué le maire de la ville, Michaël Quernez, à l'AFP. "Les premières évacuations ont lieu en ce moment, avec le concours des pompiers", a ajouté l'élu. Des riverains des quais ont été bloqués dans les étages par la montée des eaux. Des voitures avaient les roues sous l'eau, a constaté un journaliste de l'AFP. "Il n'y aura pas de reflux significatif aujourd'hui, demain non plus", a estimé Michaël Quernez. Le pic de la crue est attendu entre 08H30 et 11H00, selon la préfecture du Finistère, qui a précisé que l'évacuation de 13 personnes étaient en cours. Le centre-ville est rendu inaccessible et les pompiers ont activé un poste de commandement avancé et déployé des moyens supplémentaires, dont des embarcations nautiques, a détaillé la préfecture. Trois rivières sont concernées par la vigilance orange: l'Oust, la Laïta et le Blavet. L'Odet, qui traverse Quimper, est repassé en vigilance jaune. "La marée de ce matin est arrivée concomitamment au maximum de la crue des affluents", a précisé Vigicrues dans son bulletin de 10h. "Les niveaux vont repartir à la baisse (...) mais la Laïta (qui traverse Quimperlé) restera à un niveau très élevé malgré la décrue". Les coefficients élevés des marées vont "limiter l'évacuation des crues au moment des pleines mers", a ajouté Vigicrues. De nouvelles pluies sont attendues vendredi. Plusieurs routes sont fermées à la circulation dans le Finistère, a encore fait savoir la préfecture. A Malestroit, dans le Morbihan, "la pointe de crue est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi", a fait savoir Vigicrues. Météo-France a précisé par ailleurs qu'un passage en vigilance orange "vagues-submersion" vendredi soir "n'est pas exclu" pour le Finistère et le Morbihan. Ces départements pourraient être touchés par la dépression Ingrid, dont la trajectoire est "encore incertaine".
Lire plus (343 mots)
Dans le centre-ville de Quimperlé, quai Brizeux, l'eau est montée à 4,47 mètres dépassant les barrières anti-inondations, a indiqué le maire de la ville, Michaël Quernez, à l'AFP. "Les premières évacuations ont lieu en ce moment, avec le concours des pompiers", a ajouté l'élu. Des riverains des quais ont été bloqués dans les étages par la montée des eaux. Des voitures avaient les roues sous l'eau, a constaté un journaliste de l'AFP. "Il n'y aura pas de reflux significatif aujourd'hui, demain non plus", a estimé Michaël Quernez. Le pic de la crue est attendu entre 08H30 et 11H00, selon la préfecture du Finistère, qui a précisé que l'évacuation de 13 personnes étaient en cours. Le centre-ville est rendu inaccessible et les pompiers ont activé un poste de commandement avancé et déployé des moyens supplémentaires, dont des embarcations nautiques, a détaillé la préfecture. Trois rivières sont concernées par la vigilance orange: l'Oust, la Laïta et le Blavet. L'Odet, qui traverse Quimper, est repassé en vigilance jaune. "La marée de ce matin est arrivée concomitamment au maximum de la crue des affluents", a précisé Vigicrues dans son bulletin de 10h. "Les niveaux vont repartir à la baisse (...) mais la Laïta (qui traverse Quimperlé) restera à un niveau très élevé malgré la décrue". Les coefficients élevés des marées vont "limiter l'évacuation des crues au moment des pleines mers", a ajouté Vigicrues. De nouvelles pluies sont attendues vendredi. Plusieurs routes sont fermées à la circulation dans le Finistère, a encore fait savoir la préfecture. A Malestroit, dans le Morbihan, "la pointe de crue est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi", a fait savoir Vigicrues. Météo-France a précisé par ailleurs qu'un passage en vigilance orange "vagues-submersion" vendredi soir "n'est pas exclu" pour le Finistère et le Morbihan. Ces départements pourraient être touchés par la dépression Ingrid, dont la trajectoire est "encore incertaine".

22.01.2026 à 10:56

"Conseil de la paix" de Trump : signature de la "chartre fondatrice" ce jeudi à Davos

FRANCE24
img
Donald Trump doit présider jeudi à Davos une cérémonie de signature de la charte fondatrice de son "Conseil de paix" , censée oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.
Lire plus (343 mots)
Donald Trump doit présider jeudi à Davos une cérémonie de signature de la charte fondatrice de son "Conseil de paix" , censée oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

22.01.2026 à 10:51

Rugby: après quatre mois d'absence, François Cros veut "prouver" qu'il est "toujours là"

FRANCE24
img
L'international a accordé un entretien à l'AFP mardi, la veille de l'annonce de sa convocation dans le groupe de 42 joueurs pour préparer le Tournoi des six nations 2026. Question: Après quatre mois d'absence, comment vous êtes-vous senti pour ce retour à la compétition face à Sale le week-end dernier (77-7) ? Réponse: "Je suis content d'avoir retrouvé les terrains. J'ai hâte que ça continue pour reprendre le rythme et me sentir de plus en plus à l'aise. Cela a été plus long que prévu car on avait choisi une approche protectrice, on a essayé de laisser le temps au genou de cicatriser par lui-même. Malheureusement cela n'a pas fonctionné comme prévu et au bout de deux mois on a passé la vitesse supérieure. On a fait le choix d'opérer et on s'est rendu compte que j'avais le cartilage un peu abîmé, avec des débris qui me généraient une inflammation chronique. On a nettoyé tout ça". Q: Quand pensez-vous être en mesure de retrouver la plénitude de vos moyens ? R: "Plus l'arrêt est long plus la remise en charge l'est aussi. J'ai 31 ans, il faut que je prenne soin de mon corps. Je travaille dur pour renforcer mon genou. Ça va aller de mieux en mieux au fil du temps, mais vous dire quand je serai à 100% c'est compliqué". Q: Votre retour à été salué par votre manager Ugo Mola, qui a estimé que votre présence rendait les autres "meilleurs", ainsi que par Antoine Dupont, qui a souligné votre activité. Comment avez-vous accueilli ces louanges ? R: "C'est flatteur (il sourit). Ça fait forcément plaisir et ça me donne beaucoup de confiance pour la suite. Après, ça me met aussi un peu de pression dans le sens où il faut que je retrouve vite mon niveau. Pour mettre cette blessure derrière moi il faut que je continue d'élever le curseur. Je n'ai qu'une seule envie: leur prouver que je suis toujours là". Q: Il est vrai que la concurrence fait rage à votre poste… R: "Bien sûr ! C'est cette émulation qui fait notre force et qui amène tout le monde à se surpasser pour passer devant l'autre et ainsi rendre le collectif meilleur. La concurrence est souvent vécue comme quelque chose de négatif, moi je trouve ça au contraire très positif : ça permet de ne pas vivre sur ses acquis, de faire évoluer son jeu". Q: Dans ce groupe, justement, votre statut a-t-il évolué ces dernières saisons ? R: "Ma seule prétention c'est d'être au niveau des mecs qui jouent dans cette équipe. Je n'accorde pas trop d'importance au statut. Pour moi c'est quelque chose qui est remis en question à chaque match. Il ne faut pas y prêter trop d'importance car on peut s'égarer". Q: Durant votre absence, quel regard portiez-vous sur les performances inégales de votre équipe ? R: "A l'extérieur, on a perdu quelques bras de fers que nous n'avions pas l'habitude de perdre. C'est ce visage que l'on n'aime pas. C'est une question d'état d'esprit: il faut mettre la même rigueur et le même sérieux en déplacement qu'à domicile". Q: Ce duel face à Pau va mettre aux prises le leader à son dauphin: est-ce le moment idéal pour envoyer un message ? R: Un message, non. C'est surtout l'opportunité de confirmer notre bonne prestation face à Sale et faire un match complet, du début à la fin. L'objectif c'est de se faire plaisir, s'envoyer, et se retrouver dans la solidarité et le combat, des choses qui ont pu nous manquer par moments".
Texte intégral (609 mots)
L'international a accordé un entretien à l'AFP mardi, la veille de l'annonce de sa convocation dans le groupe de 42 joueurs pour préparer le Tournoi des six nations 2026. Question: Après quatre mois d'absence, comment vous êtes-vous senti pour ce retour à la compétition face à Sale le week-end dernier (77-7) ? Réponse: "Je suis content d'avoir retrouvé les terrains. J'ai hâte que ça continue pour reprendre le rythme et me sentir de plus en plus à l'aise. Cela a été plus long que prévu car on avait choisi une approche protectrice, on a essayé de laisser le temps au genou de cicatriser par lui-même. Malheureusement cela n'a pas fonctionné comme prévu et au bout de deux mois on a passé la vitesse supérieure. On a fait le choix d'opérer et on s'est rendu compte que j'avais le cartilage un peu abîmé, avec des débris qui me généraient une inflammation chronique. On a nettoyé tout ça". Q: Quand pensez-vous être en mesure de retrouver la plénitude de vos moyens ? R: "Plus l'arrêt est long plus la remise en charge l'est aussi. J'ai 31 ans, il faut que je prenne soin de mon corps. Je travaille dur pour renforcer mon genou. Ça va aller de mieux en mieux au fil du temps, mais vous dire quand je serai à 100% c'est compliqué". Q: Votre retour à été salué par votre manager Ugo Mola, qui a estimé que votre présence rendait les autres "meilleurs", ainsi que par Antoine Dupont, qui a souligné votre activité. Comment avez-vous accueilli ces louanges ? R: "C'est flatteur (il sourit). Ça fait forcément plaisir et ça me donne beaucoup de confiance pour la suite. Après, ça me met aussi un peu de pression dans le sens où il faut que je retrouve vite mon niveau. Pour mettre cette blessure derrière moi il faut que je continue d'élever le curseur. Je n'ai qu'une seule envie: leur prouver que je suis toujours là". Q: Il est vrai que la concurrence fait rage à votre poste… R: "Bien sûr ! C'est cette émulation qui fait notre force et qui amène tout le monde à se surpasser pour passer devant l'autre et ainsi rendre le collectif meilleur. La concurrence est souvent vécue comme quelque chose de négatif, moi je trouve ça au contraire très positif : ça permet de ne pas vivre sur ses acquis, de faire évoluer son jeu". Q: Dans ce groupe, justement, votre statut a-t-il évolué ces dernières saisons ? R: "Ma seule prétention c'est d'être au niveau des mecs qui jouent dans cette équipe. Je n'accorde pas trop d'importance au statut. Pour moi c'est quelque chose qui est remis en question à chaque match. Il ne faut pas y prêter trop d'importance car on peut s'égarer". Q: Durant votre absence, quel regard portiez-vous sur les performances inégales de votre équipe ? R: "A l'extérieur, on a perdu quelques bras de fers que nous n'avions pas l'habitude de perdre. C'est ce visage que l'on n'aime pas. C'est une question d'état d'esprit: il faut mettre la même rigueur et le même sérieux en déplacement qu'à domicile". Q: Ce duel face à Pau va mettre aux prises le leader à son dauphin: est-ce le moment idéal pour envoyer un message ? R: Un message, non. C'est surtout l'opportunité de confirmer notre bonne prestation face à Sale et faire un match complet, du début à la fin. L'objectif c'est de se faire plaisir, s'envoyer, et se retrouver dans la solidarité et le combat, des choses qui ont pu nous manquer par moments".

22.01.2026 à 10:45

Cinéma: Raphaël Quenard renonce à incarner Johnny Hallyday

FRANCE24
img
"C'est avec regret que je vous informe aujourd'hui que je n'incarnerai pas Johnny dans son biopic", a-t-il écrit dans une story. L'acteur de 34 ans estime ne pas être en mesure de se "consacrer pleinement à la préparation qu'exige un tel rôle". "Les exigences liées à la production du film +Mystik+, que je co-réalise actuellement, ainsi que la promotion du film +Le rêve américain+ qui sort le 18 février" expliquent cette décision, affirme Raphaël Quenard. Le film est censé sortir le 8 décembre 2027, 10 ans après le décès de Johnny Hallyday. Le tournage devait débuter dans le courant de l'année 2026, après une très grosse préparation de Raphaël Quenard en chant, danse et guitare. "Il a beaucoup de temps pour se préparer. Et j'ai hâte qu'on se mette sur ce beau projet", avait déclaré à Allociné le réalisateur Cédric Jimenez ("Bac Nord", "Novembre") début octobre. "L'idée est de faire le grand biopic de Johnny", avait indiqué dans une interview au Parisien en juin 2024 le producteur Hugo Sélignac, l'un des plus en vue dans le cinéma français ("L'amour ouf", "Chien 51"). "On va démarrer par la fin et remonter le fil de son destin extraordinaire", avait-il précisé. "Raphaël fait un choix fort. La production et Cédric Jimenez aussi", a estimé Pierre Lescure, ancien président du festival de Cannes, sur le réseau social X. "Je n’imagine pas ni Cédric (Jimenez) ni Hugo (Sélignac) abandonner ce projet. Ils ont une idée du Johnny qu’ils veulent faire et ils l’ont tellement dans la tête qu’ils n’abandonneront pas", a encore commenté M. Lescure, directeur des Studios de Paris, auprès de l'AFP. Le projet avait été validé par la veuve du chanteur Laeticia Hallyday. Un autre film, centré sur l'histoire d'amour entre la rockstar et Laeticia et réalisé par Jalil Lespert a lui été abandonné, d'après la fille de Johnny, Laura Smet.
Lire plus (346 mots)
"C'est avec regret que je vous informe aujourd'hui que je n'incarnerai pas Johnny dans son biopic", a-t-il écrit dans une story. L'acteur de 34 ans estime ne pas être en mesure de se "consacrer pleinement à la préparation qu'exige un tel rôle". "Les exigences liées à la production du film +Mystik+, que je co-réalise actuellement, ainsi que la promotion du film +Le rêve américain+ qui sort le 18 février" expliquent cette décision, affirme Raphaël Quenard. Le film est censé sortir le 8 décembre 2027, 10 ans après le décès de Johnny Hallyday. Le tournage devait débuter dans le courant de l'année 2026, après une très grosse préparation de Raphaël Quenard en chant, danse et guitare. "Il a beaucoup de temps pour se préparer. Et j'ai hâte qu'on se mette sur ce beau projet", avait déclaré à Allociné le réalisateur Cédric Jimenez ("Bac Nord", "Novembre") début octobre. "L'idée est de faire le grand biopic de Johnny", avait indiqué dans une interview au Parisien en juin 2024 le producteur Hugo Sélignac, l'un des plus en vue dans le cinéma français ("L'amour ouf", "Chien 51"). "On va démarrer par la fin et remonter le fil de son destin extraordinaire", avait-il précisé. "Raphaël fait un choix fort. La production et Cédric Jimenez aussi", a estimé Pierre Lescure, ancien président du festival de Cannes, sur le réseau social X. "Je n’imagine pas ni Cédric (Jimenez) ni Hugo (Sélignac) abandonner ce projet. Ils ont une idée du Johnny qu’ils veulent faire et ils l’ont tellement dans la tête qu’ils n’abandonneront pas", a encore commenté M. Lescure, directeur des Studios de Paris, auprès de l'AFP. Le projet avait été validé par la veuve du chanteur Laeticia Hallyday. Un autre film, centré sur l'histoire d'amour entre la rockstar et Laeticia et réalisé par Jalil Lespert a lui été abandonné, d'après la fille de Johnny, Laura Smet.

22.01.2026 à 10:43

Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement

FRANCE24
img
"Le terrain n'a pas été déminé", avertit un des gardes du bâtiment, situé à Khartoum dans une zone classée rouge par le service anti-mines des Nations unies (UNMAS). Alors que des affrontements se poursuivent dans la région voisine du Kordofan, le Premier ministre Kamel Idris a récemment annoncé le retour du gouvernement pro-armée dans la capitale après près de trois années d'exil à Port-Soudan, à plus de 700 km au nord-est. Il multiplie depuis les visites de chantiers et les promesses de retour rapide à la normale. Ainsi, bien que le siège de la Banque centrale se résume à une carcasse noircie aux vitres explosées, sa direction a annoncé cette semaine, sans autre détail, la reprise de ses activités dans l'Etat de Khartoum, selon l'agence officielle Suna. Les rues de la capitale ont été déblayées et de rares grues se dressent ça et là, dans la ville ravagée par les combats entre les paramilitaires du Front de soutien rapide (FSR) et l'armée, qui a fini par reprendre le contrôle en mars dernier. Auparavant alliés, les deux camps se livrent une lutte acharnée pour le pouvoir et la guerre a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2023. Dans le quartier gouvernemental, le secrétariat général et la présidence du cabinet ont été rénovés, mais de nombreux bâtiments, criblés de balles, restent à l'abandon. - Quartier vide - Sur le trottoir défoncé d'un carrefour en ruine, une vendeuse a déployé des tabourets à l'ombre d'un grand arbre et propose aux passants thé ou café. Rentrée du sud où elle s'était réfugiée, Halim Ishaq a repris sa place "depuis deux semaines". "Les affaires ne sont pas bonnes, le quartier reste vide", déplore cette mère de 52 ans qui parvient tout juste à gagner 4 à 5.000 livres soudanaises quotidiennement (moins de deux euros), soit trois fois moins qu'avant la guerre. Comme elle, plus du tiers des neuf millions d'habitants de Khartoum ont fui quand les FSR l'ont prise au printemps 2023. Plus d'un million sont revenus depuis le retour de l'armée. La population est surtout masculine: les hommes sont revenus travailler, laissant leur famille à distance. "On vend peu, les gens n'ont pas d'argent et les grandes sociétés ne sont pas encore revenues", déplore Abdellah Ahmed, vitrier. L'aéroport international, rénové, reste fermé depuis une frappe de drones des FSR en septembre peu avant l'inauguration officielle, signe de la fragilité de la situation. Le "Grand Hôtel", qui se flatte d'avoir accueilli en son temps la reine d'Angleterre Elizabeth II, espère recevoir ses premiers clients mi-février, selon son gérant. Le grand lobby et ses lustres de cristal ont été épargnés, contrairement à l'arrière du bâtiment néo-classique rénové à la fin des années 2000, à l'époque où l'argent du pétrole coulait à flot. A l'horizon, la tour de la Greater Nile Petroleum Company, l'un des symboles du temps où Khartoum se rêvait en Dubaï de l'Afrique, se réduit à un squelette calciné. Pendant la guerre, le pays a perdu la moitié de ses revenus pétroliers, déjà amputés aux trois quarts après la sécession du Soudan du Sud, en 2011. "Beaucoup de commerçants ne reviennent pas car les grandes sociétés qui les fournissaient leur demandent de l'argent" pour rembourser les stocks détruits, explique Osman Nadir, 40 ans, un vendeur d'électroménager lui même visé par des poursuites judiciaires. De l'avis général, la priorité reste de restaurer l'eau et d'électricité, et d'assurer pleinement la sécurité. - Rues obscures - Quand la nuit tombe, "les rues sont obscures, désertes, on ne sent pas en sécurité", confie Taghrid Awad al-Rim Saïd, une interne en médecine de 26 ans. "Autrefois, je pouvais sortir avec mes amies, je voudrais retrouver ma vie sociale, comme avant". "Comme avant et même mieux qu'avant!", espère l'ancien directeur du Théâtre national, Abdel Rafea Hassan Bakhit, un retraité engagé dans la réparation du bâtiment, où des bénévoles restaurent la scène aux rideaux poussiéreux qui vit passer de grands noms comme Oum Khaltoum ou Louis Armstrong. Ces dernières semaines, les visites officielles se succèdent en ville, avec à chaque fois des promesses d'aide. L'ONU estime à environ 350 millions de dollars la réhabilitation des infrastructures. Dans les gradins rouges et jaunes du stade Al-Merreikh, surnommé "le château rouge", des ouvriers s'affairent à arracher des arbustes envahissants. Le terrain de football a été nivelé, deux engins de chantier sommeillent dans la cour. Dans le hall, quelques photographies poussiéreuses ont échappé aux pillages. Le dernier match s'est joué une semaine avant la guerre. Depuis, le club, un des plus anciens d’Afrique, joue en première ligue au Rwanda.
Texte intégral (823 mots)
"Le terrain n'a pas été déminé", avertit un des gardes du bâtiment, situé à Khartoum dans une zone classée rouge par le service anti-mines des Nations unies (UNMAS). Alors que des affrontements se poursuivent dans la région voisine du Kordofan, le Premier ministre Kamel Idris a récemment annoncé le retour du gouvernement pro-armée dans la capitale après près de trois années d'exil à Port-Soudan, à plus de 700 km au nord-est. Il multiplie depuis les visites de chantiers et les promesses de retour rapide à la normale. Ainsi, bien que le siège de la Banque centrale se résume à une carcasse noircie aux vitres explosées, sa direction a annoncé cette semaine, sans autre détail, la reprise de ses activités dans l'Etat de Khartoum, selon l'agence officielle Suna. Les rues de la capitale ont été déblayées et de rares grues se dressent ça et là, dans la ville ravagée par les combats entre les paramilitaires du Front de soutien rapide (FSR) et l'armée, qui a fini par reprendre le contrôle en mars dernier. Auparavant alliés, les deux camps se livrent une lutte acharnée pour le pouvoir et la guerre a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2023. Dans le quartier gouvernemental, le secrétariat général et la présidence du cabinet ont été rénovés, mais de nombreux bâtiments, criblés de balles, restent à l'abandon. - Quartier vide - Sur le trottoir défoncé d'un carrefour en ruine, une vendeuse a déployé des tabourets à l'ombre d'un grand arbre et propose aux passants thé ou café. Rentrée du sud où elle s'était réfugiée, Halim Ishaq a repris sa place "depuis deux semaines". "Les affaires ne sont pas bonnes, le quartier reste vide", déplore cette mère de 52 ans qui parvient tout juste à gagner 4 à 5.000 livres soudanaises quotidiennement (moins de deux euros), soit trois fois moins qu'avant la guerre. Comme elle, plus du tiers des neuf millions d'habitants de Khartoum ont fui quand les FSR l'ont prise au printemps 2023. Plus d'un million sont revenus depuis le retour de l'armée. La population est surtout masculine: les hommes sont revenus travailler, laissant leur famille à distance. "On vend peu, les gens n'ont pas d'argent et les grandes sociétés ne sont pas encore revenues", déplore Abdellah Ahmed, vitrier. L'aéroport international, rénové, reste fermé depuis une frappe de drones des FSR en septembre peu avant l'inauguration officielle, signe de la fragilité de la situation. Le "Grand Hôtel", qui se flatte d'avoir accueilli en son temps la reine d'Angleterre Elizabeth II, espère recevoir ses premiers clients mi-février, selon son gérant. Le grand lobby et ses lustres de cristal ont été épargnés, contrairement à l'arrière du bâtiment néo-classique rénové à la fin des années 2000, à l'époque où l'argent du pétrole coulait à flot. A l'horizon, la tour de la Greater Nile Petroleum Company, l'un des symboles du temps où Khartoum se rêvait en Dubaï de l'Afrique, se réduit à un squelette calciné. Pendant la guerre, le pays a perdu la moitié de ses revenus pétroliers, déjà amputés aux trois quarts après la sécession du Soudan du Sud, en 2011. "Beaucoup de commerçants ne reviennent pas car les grandes sociétés qui les fournissaient leur demandent de l'argent" pour rembourser les stocks détruits, explique Osman Nadir, 40 ans, un vendeur d'électroménager lui même visé par des poursuites judiciaires. De l'avis général, la priorité reste de restaurer l'eau et d'électricité, et d'assurer pleinement la sécurité. - Rues obscures - Quand la nuit tombe, "les rues sont obscures, désertes, on ne sent pas en sécurité", confie Taghrid Awad al-Rim Saïd, une interne en médecine de 26 ans. "Autrefois, je pouvais sortir avec mes amies, je voudrais retrouver ma vie sociale, comme avant". "Comme avant et même mieux qu'avant!", espère l'ancien directeur du Théâtre national, Abdel Rafea Hassan Bakhit, un retraité engagé dans la réparation du bâtiment, où des bénévoles restaurent la scène aux rideaux poussiéreux qui vit passer de grands noms comme Oum Khaltoum ou Louis Armstrong. Ces dernières semaines, les visites officielles se succèdent en ville, avec à chaque fois des promesses d'aide. L'ONU estime à environ 350 millions de dollars la réhabilitation des infrastructures. Dans les gradins rouges et jaunes du stade Al-Merreikh, surnommé "le château rouge", des ouvriers s'affairent à arracher des arbustes envahissants. Le terrain de football a été nivelé, deux engins de chantier sommeillent dans la cour. Dans le hall, quelques photographies poussiéreuses ont échappé aux pillages. Le dernier match s'est joué une semaine avant la guerre. Depuis, le club, un des plus anciens d’Afrique, joue en première ligue au Rwanda.

22.01.2026 à 10:34

Bye Bye Hollywood! Le Texas se pose en eldorado du cinéma

Valérie DEFERT
img
Alors qu'Hollywood vit une crise sans précédent et voit ses productions délocalisées, le Texas cherche à profiter de cette aubaine. Grâce à de nouvelles incitations fiscales, l’État attire producteurs et studios, avec l’ambition de promouvoir des contenus alignés sur les valeurs familiales et chrétiennes. Si l’objectif affiché est de créer des emplois dans le montage, les décors ou le doublage, certains parlementaires souhaitent surtout construire un contrepoids à Hollywood, qu’ils considèrent comme idéologiquement hostile. Reportage à Fort Worth de Valérie Defert et Pierrick Leurent.
Lire plus (98 mots)
Alors qu'Hollywood vit une crise sans précédent et voit ses productions délocalisées, le Texas cherche à profiter de cette aubaine. Grâce à de nouvelles incitations fiscales, l’État attire producteurs et studios, avec l’ambition de promouvoir des contenus alignés sur les valeurs familiales et chrétiennes. Si l’objectif affiché est de créer des emplois dans le montage, les décors ou le doublage, certains parlementaires souhaitent surtout construire un contrepoids à Hollywood, qu’ils considèrent comme idéologiquement hostile. Reportage à Fort Worth de Valérie Defert et Pierrick Leurent.

22.01.2026 à 10:28

TikTok devient une entité américaine aux États-Unis : ce qui change pour les utilisateurs

Christophe DANSETTE
img
C’est la fin d’un bras de fer de plus de quatre ans entre Washington et Pékin. À partir de ce mercredi, TikTok devient officiellement une entité américaine aux États-Unis, après un accord de restructuration inédit imposé à sa maison mère chinoise. Objectif : couper tout soupçon d’ingérence et sécuriser les données des utilisateurs.
Lire plus (98 mots)
C’est la fin d’un bras de fer de plus de quatre ans entre Washington et Pékin. À partir de ce mercredi, TikTok devient officiellement une entité américaine aux États-Unis, après un accord de restructuration inédit imposé à sa maison mère chinoise. Objectif : couper tout soupçon d’ingérence et sécuriser les données des utilisateurs.

22.01.2026 à 10:27

Cyclisme: Pogacar encore au vert mais UAE carbure déjà

FRANCE24
img
Les années se suivent et se ressemblent. Après une saison 2025 exceptionnelle, forte de 97 victoires, un record dans l'histoire du cyclisme, les coureurs d'UAE attaquent en trombe 2026 avec une démonstration de force mercredi lors de la deuxième étape du Tour Down Under, première épreuve World Tour (1re division) de l'année. Dans le sud de l'Australie, Jay Vine et Jhonatan Narvaez ont fait le vide avec le reste du peloton pour s'imposer en duo avec une minute d'avance sur les premiers poursuivants et prendre déjà une grosse option sur la victoire finale. Premier à franchir la ligne sur ses terres, Vine, vainqueur du Tour Down Under en 2023, a porté l'attaque décisive à un peu plus de 13 kilomètres de l'arrivée dans le mur de Corkscrew, bien lancé par un autre coéquipier, le Britannique Adam Yates. Et seul Narvaez a réussi à suivre après avoir demandé à Vine de ralentir un peu. "Jay a été vraiment costaud, je n'étais qu'un passager dans sa roue", a rapporté l'Equatorien, vainqueur sortant du Tour Down Under qui a logiquement laissé la victoire à l'Australien. Au général, les écarts sont déjà abyssaux. Troisième, le Suisse Mauro Schmid pointe à 1:05 et la course, qui s'achèvera dimanche, semble déjà jouée. D'autant que les coureurs d'UAE ont encore de l'appétit. Plus gros budget "On est aussi venu ici avec un sprinteur, (Juan Sebastian) Molano, et on va tenter de prendre tout ce qu'il y a à prendre", prévient Vine. La concurrence encaisse. "On avait plusieurs coureurs devant au pied de la dernière montée. Mais UAE a simplement été trop fort", a résumé Jesper Morkov, le directeur sportif de Visma-Lease a bike qui ne fait plus le poids depuis deux saisons. Les raisons de cette implacable domination sont à voir d'abord dans l'effectif cinq étoiles d'UAE avec Pogacar bien sûr, qui a ramené 20 victoires à lui tout seul en 2025, mais aussi Joao Almedia, Isaac del Toro, Adam Yates ainsi que des équipiers de luxe comme Tim Wellens, Nils Politt ou Pavel Sivakov. Les rivaux pointent vers le budget de l'équipe, le premier du peloton. UAE ne communique pas sur son montant mais la presse spécialisée l'évalue à 60 millions d'euros, soit environ dix de plus que les autres armadas. "Ce n'est pas ce que j'entends ici, on me dit que c'est moins", assure néanmoins le Français Benoît Cosnefroy, nouvelle recrue d'UAE qui gagnait d'ailleurs plus dans son ancienne équipe Decathlon AG2R. "Automatisme de lever les bras" "Les gens disent que si tu signes avec UAE c'est pour l'argent. Mais ils seraient surpris de savoir ce qu'on gagne", abondait Tim Wellens en décembre auprès du journal belge Het Nieuwsblad. Selon le coureur flamand, cette image est un vestige du passé lorsque l'équipe, encore jeune, offrait de gros contrats pour se construire. Depuis, elle attire avec d'autres arguments comme la perspective de gagner beaucoup de courses et d'écrire l'histoire aux côtés de Pogacar. Dans l'équipe, on insiste aussi sur l'importance de la cellule recrutement qui, sous la houlette du directeur sportif Joxean Fernandez Matxin, considéré comme l'un des meilleurs "scouts" du monde, s'est fait une spécialité de débusquer de jeunes talents. Pogacar et Del Toro ont ainsi signé leur premier contrat professionnel avec UAE avant de devenir des stars, pendant que des équipes comme Red Bull Bora et Lidl-Trek ont dû dépenser des millions d'euros cet hiver pour racheter les contrats de Remco Evenepoel et Juan Ayuso, à UAE pour ce dernier. Mais pour Pavel Sivakov, "c'est surtout la dynamique dans l'équipe" qui explique la domination. "A la fin de la saison dernière, il y avait une liste qui traînait sur les réseaux sociaux avec les profils de chaque coureur de l'équipe. Moi j'avais déjà une victoire mais je me serais vraiment senti mal si j'avais été parmi les mecs qui avaient zéro, ça nous motive vraiment de gagner les courses. On a cet automatisme de lever les bras. Et ça nous tire tous vers le haut."
Texte intégral (696 mots)
Les années se suivent et se ressemblent. Après une saison 2025 exceptionnelle, forte de 97 victoires, un record dans l'histoire du cyclisme, les coureurs d'UAE attaquent en trombe 2026 avec une démonstration de force mercredi lors de la deuxième étape du Tour Down Under, première épreuve World Tour (1re division) de l'année. Dans le sud de l'Australie, Jay Vine et Jhonatan Narvaez ont fait le vide avec le reste du peloton pour s'imposer en duo avec une minute d'avance sur les premiers poursuivants et prendre déjà une grosse option sur la victoire finale. Premier à franchir la ligne sur ses terres, Vine, vainqueur du Tour Down Under en 2023, a porté l'attaque décisive à un peu plus de 13 kilomètres de l'arrivée dans le mur de Corkscrew, bien lancé par un autre coéquipier, le Britannique Adam Yates. Et seul Narvaez a réussi à suivre après avoir demandé à Vine de ralentir un peu. "Jay a été vraiment costaud, je n'étais qu'un passager dans sa roue", a rapporté l'Equatorien, vainqueur sortant du Tour Down Under qui a logiquement laissé la victoire à l'Australien. Au général, les écarts sont déjà abyssaux. Troisième, le Suisse Mauro Schmid pointe à 1:05 et la course, qui s'achèvera dimanche, semble déjà jouée. D'autant que les coureurs d'UAE ont encore de l'appétit. Plus gros budget "On est aussi venu ici avec un sprinteur, (Juan Sebastian) Molano, et on va tenter de prendre tout ce qu'il y a à prendre", prévient Vine. La concurrence encaisse. "On avait plusieurs coureurs devant au pied de la dernière montée. Mais UAE a simplement été trop fort", a résumé Jesper Morkov, le directeur sportif de Visma-Lease a bike qui ne fait plus le poids depuis deux saisons. Les raisons de cette implacable domination sont à voir d'abord dans l'effectif cinq étoiles d'UAE avec Pogacar bien sûr, qui a ramené 20 victoires à lui tout seul en 2025, mais aussi Joao Almedia, Isaac del Toro, Adam Yates ainsi que des équipiers de luxe comme Tim Wellens, Nils Politt ou Pavel Sivakov. Les rivaux pointent vers le budget de l'équipe, le premier du peloton. UAE ne communique pas sur son montant mais la presse spécialisée l'évalue à 60 millions d'euros, soit environ dix de plus que les autres armadas. "Ce n'est pas ce que j'entends ici, on me dit que c'est moins", assure néanmoins le Français Benoît Cosnefroy, nouvelle recrue d'UAE qui gagnait d'ailleurs plus dans son ancienne équipe Decathlon AG2R. "Automatisme de lever les bras" "Les gens disent que si tu signes avec UAE c'est pour l'argent. Mais ils seraient surpris de savoir ce qu'on gagne", abondait Tim Wellens en décembre auprès du journal belge Het Nieuwsblad. Selon le coureur flamand, cette image est un vestige du passé lorsque l'équipe, encore jeune, offrait de gros contrats pour se construire. Depuis, elle attire avec d'autres arguments comme la perspective de gagner beaucoup de courses et d'écrire l'histoire aux côtés de Pogacar. Dans l'équipe, on insiste aussi sur l'importance de la cellule recrutement qui, sous la houlette du directeur sportif Joxean Fernandez Matxin, considéré comme l'un des meilleurs "scouts" du monde, s'est fait une spécialité de débusquer de jeunes talents. Pogacar et Del Toro ont ainsi signé leur premier contrat professionnel avec UAE avant de devenir des stars, pendant que des équipes comme Red Bull Bora et Lidl-Trek ont dû dépenser des millions d'euros cet hiver pour racheter les contrats de Remco Evenepoel et Juan Ayuso, à UAE pour ce dernier. Mais pour Pavel Sivakov, "c'est surtout la dynamique dans l'équipe" qui explique la domination. "A la fin de la saison dernière, il y avait une liste qui traînait sur les réseaux sociaux avec les profils de chaque coureur de l'équipe. Moi j'avais déjà une victoire mais je me serais vraiment senti mal si j'avais été parmi les mecs qui avaient zéro, ça nous motive vraiment de gagner les courses. On a cet automatisme de lever les bras. Et ça nous tire tous vers le haut."

22.01.2026 à 10:25

En Afghanistan, le musée de la résistance contre l'Union soviétique en partie purgé

FRANCE24
img
Sur une des collines dominant la grande ville de l'ouest afghan se dresse un bâtiment circulaire aux chatoyantes mosaïques bleues et blanches. Les noms de moudjahidine (résistants afghans) tombés au combat sont inscrits sur ses parois, surmontés de poèmes. Dans les jardins, un avion de chasse Mig-29 de l'armée soviétique pointe vers le ciel, char et hélicoptères militaires rappellent l'invasion par l'Armée rouge, le 27 décembre 1979. Après dix ans de guerre face aux moudjahidine soutenus par différents pays (Etats-Unis, Arabie saoudite, Pakistan...), les troupes soviétiques battront en retraite en février 1989. En bas du musée, une statue de pierre symbolise le départ du dernier soldat. Quinze mille militaires de l'ex-URSS ont perdu la vie entre 1979 et 1989. Côté afghan, le conflit a fait plus d'un million de morts et contraint des millions de personnes à l'exil. "Les Russes sont venus en Afghanistan avec des avions, des tanks, c'était très violent", se souvient Saaduddeen, barbe blanche et turban sur la tête, qui préfère ne pas donner son patronyme pour des raisons de sécurité. "Je n'étais qu'un jeune homme, à la campagne, mais je voulais défendre l'indépendance", ajoute celui qui fut blessé à deux reprises. Il vient par fidélité pour ses "amis qui sont morts". Visages effacés A l'intérieur de ce "musée du Jihad", une reconstitution grâce à une peinture murale et des figurines en plâtre rappelle la souffrance des civils et la lutte antisoviétique. Les scènes montrent des femmes lançant des pierres contre les forces du gouvernement procommuniste ou soignant des moudjahidine blessés, des combattants, chapelet musulman en main, prenant le contrôle d'un char soviétique et des paysans luttant fourche à la main. A l'ouverture du musée, en 2010, et durant de nombreuses années, les figurines, fabriquées par des artisans et étudiants, montraient les visages. Mais aujourd'hui, la bouche, le nez et les yeux des personnages ont été éliminés, leur visage n'est plus qu'une surface plane. La tête des animaux a aussi été recouverte d'une couche de plâtre uniforme. Le personnel du musée s'est refusé à tout commentaire sur ce sujet. Selon l'interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique par les autorités talibanes, la représentation d'êtres vivants doit être interdite. En 2024, le ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice (PVPV) avait souligné que cette règle devrait être progressivement appliquée partout dans le pays. Dans une scène représentant une réunion de commandants moudjahidine, aucun signe ne permet de reconnaître l'identité des participants. "C'est moins personnel", remarque Saaduddeen, "mais c'est bien que le musée existe". Vide Dans une galerie initialement conçue comme une sorte de "hall of fame", figuraient des portraits des commandants moudjahidine héros de la lutte antisoviétique qui se déchirèrent ensuite lors d'une sanglante guerre civile ayant abouti à la première prise de pouvoir des talibans (1996-2001), selon des photos des années 2010. Parmi eux, Ahmad Shah Massoud (1953-2001) qui combattit les talibans, ou Ismaïl Khan, l'ex-gouverneur de Hérat qui fut un des promoteurs du musée. La galerie est aujourd'hui vide. Le musée est aussi moins fréquenté par les familles depuis que les femmes, sauf très rares exceptions, n'ont plus le droit d'y entrer. "Ce serait mieux si des familles entières pouvaient venir car les générations futures doivent connaître cette histoire", confie un visiteur sous couvert d'anonymat. Autre changement, l'absence d'un des employés emblématique et surprenant: cheikh Abdullah. Cet officier soviétique, né sous le nom de Bakhretdin Khakimov, avait été blessé en 1985 mais soigné et sauvé par les moudjahidine. Resté en Afghanistan, il se convertira à l'islam et travaillera au musée à partir de 2013. A sa mort accidentelle en 2022, le porte-parole du gouvernement taliban avait souligné le parcours de cet homme et présenté ses condoléances. Il repose désormais, comme il le souhaitait, dans une tombe ornée de fleurs, sur les hauteurs du musée.
Texte intégral (701 mots)
Sur une des collines dominant la grande ville de l'ouest afghan se dresse un bâtiment circulaire aux chatoyantes mosaïques bleues et blanches. Les noms de moudjahidine (résistants afghans) tombés au combat sont inscrits sur ses parois, surmontés de poèmes. Dans les jardins, un avion de chasse Mig-29 de l'armée soviétique pointe vers le ciel, char et hélicoptères militaires rappellent l'invasion par l'Armée rouge, le 27 décembre 1979. Après dix ans de guerre face aux moudjahidine soutenus par différents pays (Etats-Unis, Arabie saoudite, Pakistan...), les troupes soviétiques battront en retraite en février 1989. En bas du musée, une statue de pierre symbolise le départ du dernier soldat. Quinze mille militaires de l'ex-URSS ont perdu la vie entre 1979 et 1989. Côté afghan, le conflit a fait plus d'un million de morts et contraint des millions de personnes à l'exil. "Les Russes sont venus en Afghanistan avec des avions, des tanks, c'était très violent", se souvient Saaduddeen, barbe blanche et turban sur la tête, qui préfère ne pas donner son patronyme pour des raisons de sécurité. "Je n'étais qu'un jeune homme, à la campagne, mais je voulais défendre l'indépendance", ajoute celui qui fut blessé à deux reprises. Il vient par fidélité pour ses "amis qui sont morts". Visages effacés A l'intérieur de ce "musée du Jihad", une reconstitution grâce à une peinture murale et des figurines en plâtre rappelle la souffrance des civils et la lutte antisoviétique. Les scènes montrent des femmes lançant des pierres contre les forces du gouvernement procommuniste ou soignant des moudjahidine blessés, des combattants, chapelet musulman en main, prenant le contrôle d'un char soviétique et des paysans luttant fourche à la main. A l'ouverture du musée, en 2010, et durant de nombreuses années, les figurines, fabriquées par des artisans et étudiants, montraient les visages. Mais aujourd'hui, la bouche, le nez et les yeux des personnages ont été éliminés, leur visage n'est plus qu'une surface plane. La tête des animaux a aussi été recouverte d'une couche de plâtre uniforme. Le personnel du musée s'est refusé à tout commentaire sur ce sujet. Selon l'interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique par les autorités talibanes, la représentation d'êtres vivants doit être interdite. En 2024, le ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice (PVPV) avait souligné que cette règle devrait être progressivement appliquée partout dans le pays. Dans une scène représentant une réunion de commandants moudjahidine, aucun signe ne permet de reconnaître l'identité des participants. "C'est moins personnel", remarque Saaduddeen, "mais c'est bien que le musée existe". Vide Dans une galerie initialement conçue comme une sorte de "hall of fame", figuraient des portraits des commandants moudjahidine héros de la lutte antisoviétique qui se déchirèrent ensuite lors d'une sanglante guerre civile ayant abouti à la première prise de pouvoir des talibans (1996-2001), selon des photos des années 2010. Parmi eux, Ahmad Shah Massoud (1953-2001) qui combattit les talibans, ou Ismaïl Khan, l'ex-gouverneur de Hérat qui fut un des promoteurs du musée. La galerie est aujourd'hui vide. Le musée est aussi moins fréquenté par les familles depuis que les femmes, sauf très rares exceptions, n'ont plus le droit d'y entrer. "Ce serait mieux si des familles entières pouvaient venir car les générations futures doivent connaître cette histoire", confie un visiteur sous couvert d'anonymat. Autre changement, l'absence d'un des employés emblématique et surprenant: cheikh Abdullah. Cet officier soviétique, né sous le nom de Bakhretdin Khakimov, avait été blessé en 1985 mais soigné et sauvé par les moudjahidine. Resté en Afghanistan, il se convertira à l'islam et travaillera au musée à partir de 2013. A sa mort accidentelle en 2022, le porte-parole du gouvernement taliban avait souligné le parcours de cet homme et présenté ses condoléances. Il repose désormais, comme il le souhaitait, dans une tombe ornée de fleurs, sur les hauteurs du musée.

22.01.2026 à 10:24

Mercosur : une application provisoire du traité de libre-échange serait "un viol démocratique"

FRANCE 24
img
Si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "venait à passer de force en imposant une application provisoire [du traité avec le Mercosur], cela constituerait en l'état une forme de viol démocratique", a déclaré, jeudi, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon. 
Texte intégral (701 mots)
Si la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, "venait à passer de force en imposant une application provisoire [du traité avec le Mercosur], cela constituerait en l'état une forme de viol démocratique", a déclaré, jeudi, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon. 

22.01.2026 à 10:20

"Conseil de la paix" de Trump : un ticket d'entrée à un milliard de dollars

Cécile GALLUCCIO
img
Donald Trump souhaite créer un "Conseil de la paix" à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde et pour concurrencer l’ONU. Pour y avoir un siège permanent, les États devront débourser plus d'un milliard de dollars. Certains pays ont déjà accepté, d'autres ont refusé, mais l'immense majorité n'a pas encore répondu.
Texte intégral (701 mots)
Donald Trump souhaite créer un "Conseil de la paix" à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde et pour concurrencer l’ONU. Pour y avoir un siège permanent, les États devront débourser plus d'un milliard de dollars. Certains pays ont déjà accepté, d'autres ont refusé, mais l'immense majorité n'a pas encore répondu.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞