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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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20.02.2026 à 22:29

Berlinale: "Soumsoum", ode animiste et féministe dans le Sahara tchadien

FRANCE24
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Figure historique du cinéma de son pays, Haroun, qui se définit comme un "conteur" qui "essaie de donner une représentation juste de cette partie du monde", a déjà été distingué à Venise en 1999 pour "Bye Bye Africa" et en 2006 pour "Daratt", et en 2010 à Cannes pour "Un homme qui crie". "Soumsoum, la nuit des astres", une coproduction franco-tchadienne, renvoie dos à dos domination religieuse et masculine. "Je crois que je suis pas normale." Kellou, 17 ans, incarnée par Maïmouna Miawama, se sent démunie face à ses visions quand elle rencontre Aya, une femme accusée par les hommes d'apporter le malheur dans le village. Incarnée par Achouackh Abakar Souleymane, la marginale va l'initier aux secrets d'une tradition animiste, entre culte des forces de la nature et des ancêtres, qui n'a pas totalement disparu avec l'implantation progressive de l'islam. Aujourd'hui encore au Tchad, "il y a toujours des gens qui font ce syncrétisme" entre islam et animisme, "mais c'est mal vu. Et les hommes, dans le film, en fait, ils ont honte un peu de ce passé-là et ils ne veulent pas qu'on le leur rappelle", estime le réalisateur. A l'inverse, les deux femmes "assument en quelque sorte leur passé" et "sont en cela conservatrices d'une sorte de mémoire" qui ne renie pas pour autant "les religions révélées", en l'occurrence l'islam, ajoute cette figure historique du cinéma tchadien. Carnaval libertin Aya explique avoir été conçue lors d'un carnaval où hommes et femmes, masqués, se rencontrent librement. Cette tradition, qui existait dans une autre région du Tchad, le Guéra, selon Haroun, a "disparu" parce qu'"on a commencé à poser un regard moral" avec l'islamisation et la christianisation, estime-t-il. Situé au centre du Sahara et du Sahel, l'immense Tchad est divisé entre un nord musulman et un sud chrétien. Désormais minoritaire, l'animisme a vu certaines de ses pratiques intégrées dans les deux religions monothéistes. Pour Haroun, "ce qu'on voit aujourd'hui en Afrique, c'est cette guerre entre des gens parce qu'ils ont tout simplement adopté une religion qui est venue d'ailleurs. Et ils estiment qu'ils n'ont plus de lien (entre eux) parce que les uns croient en telle religion, et les autres en telle autre." Le film se distingue par des paysages grandioses. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2016, l'Ennedi est un plateau de grès érodé par l'eau et le vent, qui y ont créé des falaises et des rochers spectaculaires. Les populations locales "entretiennent un lien avec ces montagnes-là, comme si elles étaient des êtres vivants qui faisaient partie de leur vie", souligne Haroun. Le tournage, qui a duré un mois et demi en 2025, a été "une expérience assez bouleversante", car les acteurs ou techniciens tchadiens "ne connaissent pas cette région". Le massif recèle sur ses parois un autre trésor: l'un des plus grands ensembles de peintures rupestres du Sahara, qui datent selon l'Unesco du 4e millénaire avant notre ère. "Les gens qui ont fait ça savaient que c'était éternel, que ça n'allait pas disparaître", s'émerveille Haroun, qui a intégré l'une des peintures à une scène finale. La sortie du film en France est prévue pour le 22 avril.

20.02.2026 à 22:26

Côte d’Ivoire : le retour historique du tambour parleur Djidji Ayôkwê

FRANCE24
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Confisqué en 1916 par l’administration coloniale française, le Djidji Ayôkwê, tambour parleur sacré du peuple ébrié (Atchan), s’apprête à retrouver la Côte d’Ivoire. Symbole de résistance, instrument politique et spirituel, il incarne les enjeux contemporains de restitution du patrimoine africain. Dans ce focus culture du Journal de l’Afrique, la ministre ivoirienne de la Culture revient sur la portée historique, identitaire et politique de ce retour très attendu à Abidjan.
Texte intégral (550 mots)
Confisqué en 1916 par l’administration coloniale française, le Djidji Ayôkwê, tambour parleur sacré du peuple ébrié (Atchan), s’apprête à retrouver la Côte d’Ivoire. Symbole de résistance, instrument politique et spirituel, il incarne les enjeux contemporains de restitution du patrimoine africain. Dans ce focus culture du Journal de l’Afrique, la ministre ivoirienne de la Culture revient sur la portée historique, identitaire et politique de ce retour très attendu à Abidjan.

20.02.2026 à 22:25

Affaire Jérémie Cohen: quatre ans après le scandale, une condamnation à 10 ans de réclusion

FRANCE24
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Les magistrats de la cour criminelle de Seine-Saint-Denis ont reconnu Miguel Dorothée coupable de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, le soir du 16 février 2022 à Bobigny. Se tournant vers l'ancien manutentionnaire intérimaire, qui comparaissait détenu, le président Christophe Petiteau lui a expliqué le verdict: "La cour a considéré que les violences que vous avez commises sur la personne de Jérémie Cohen, des violences répétées, avaient été la cause directe de sa fuite et donc du décès". L'avocat général Théo Lemettre avait auparavant réclamé contre lui 11 années de réclusion, "compte tenu de la particulière gravité des faits", tout en relevant que son casier judiciaire ne comportait qu'une condamnation pour un délit routier. Dans son réquisitoire, le magistrat avait estimé que Jérémie Cohen, handicapé en raison de troubles psychiques, avait encaissé, mutique, des coups de poings et de pieds sur deux scènes de violences successives et qu'il ne pouvait que vouloir fuir, sans réfléchir. "Je reconnais les violences mais elles n'ont pas causé la mort", avait déclaré durant le procès Miguel Dorothée. Mais "si les violences n'avaient pas eu lieu, Jérémie Cohen serait toujours vivant", a considéré l'accusation. Conformément aux réquisitions, la cour a condamné à 30 mois d'emprisonnement dont 15 avec sursis le second accusé, Kenny A., poseur de voies ferrées de 27 ans, pour le délit de violences en réunion. Il était jugé pour avoir porté quelques coups, y compris au visage, mais uniquement sur la première scène de violences. Il est reparti libre, sa peine de 11 mois de prison ferme étant aménageable, après avoir passé quatre mois en détention provisoire. Leurs défenseurs avaient souligné que tous deux avaient reconnu les faits reprochés et exprimé des regrets. Ils n'avaient pas auparavant été condamnés pour violences. "Importance considérable" "Ce n'est pas un meurtre, pas un assassinat, pas une agression liée à la religion ni un crime lié au narcotrafic", a considéré l'avocat général, évoquant ce qui avait pu être avancé pendant la médiatisation de cette affaire ayant pris, a-t-il dit, "une importance considérable". Il a conclu à "un lynchage doublé d'un effet de groupe, qui a abouti à une mort qui n'était pas recherchée". N'acceptant pas la piste initiale de l'accident de circulation et donc la clôture de l'enquête, la famille de Jérémie Cohen avait lancé un appel à témoins et récupéré auprès d'un touriste étranger une vidéo: elle montrait la deuxième scène de violences et la collision mortelle, survenant seulement 13 secondes après le dernier coup. En défense, l'avocat de Miguel Dorothée, Me Kamel Derouiche, a fait valoir que, sur la vidéo visionnée maintes fois à l'audience, on ne voyait en fait pas bien les coups portés: "ce qui est insoutenable (quand on la regarde), c'est l'accident de la circulation, pas la scène de violence, parce que ce n'est pas un dossier de coups mortels", a-t-il lancé. Quand Jérémie Cohen se met à courir, "il n'est pas poursuivi, c'est un fait absolument essentiel", avait-il aussi relevé, plaidant l'acquittement. La défense aura exposé sa thèse d'une "réaction disproportionnée" des accusés, qui auraient d'abord voulu "mettre une correction" à l'homme qu'ils disaient avoir vu se masturber dans la rue. Elle avait évoqué les nouvelles violences commises ensuite par Miguel Dorothée comme "une démonstration de virilité mal placée" quand sa petite amie lui aurait rapporté avoir été touchée aux fesses par l'exhibitionniste. "Les accusés disent que tout serait parti du comportement de la victime, qui se serait masturbé devant une femme âgée, et aurait agressé sexuellement" la petite amie, mais ce sont "des déclarations qui ne sont corroborées par rien et sont contradictoires entre elles", avait estimé l'avocat général. Les avocats de la partie civile avaient fustigé des "violences gratuites". La famille Cohen avait sollicité le candidat d'extrême droite Éric Zemmour, juste avant la présidentielle d'avril 2022, pour qu'il médiatise l'affaire, avait déploré la défense, qui avait appelé la cour à "faire abstraction du tumulte médiatique et des récupérations politiques".
Texte intégral (741 mots)
Les magistrats de la cour criminelle de Seine-Saint-Denis ont reconnu Miguel Dorothée coupable de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, le soir du 16 février 2022 à Bobigny. Se tournant vers l'ancien manutentionnaire intérimaire, qui comparaissait détenu, le président Christophe Petiteau lui a expliqué le verdict: "La cour a considéré que les violences que vous avez commises sur la personne de Jérémie Cohen, des violences répétées, avaient été la cause directe de sa fuite et donc du décès". L'avocat général Théo Lemettre avait auparavant réclamé contre lui 11 années de réclusion, "compte tenu de la particulière gravité des faits", tout en relevant que son casier judiciaire ne comportait qu'une condamnation pour un délit routier. Dans son réquisitoire, le magistrat avait estimé que Jérémie Cohen, handicapé en raison de troubles psychiques, avait encaissé, mutique, des coups de poings et de pieds sur deux scènes de violences successives et qu'il ne pouvait que vouloir fuir, sans réfléchir. "Je reconnais les violences mais elles n'ont pas causé la mort", avait déclaré durant le procès Miguel Dorothée. Mais "si les violences n'avaient pas eu lieu, Jérémie Cohen serait toujours vivant", a considéré l'accusation. Conformément aux réquisitions, la cour a condamné à 30 mois d'emprisonnement dont 15 avec sursis le second accusé, Kenny A., poseur de voies ferrées de 27 ans, pour le délit de violences en réunion. Il était jugé pour avoir porté quelques coups, y compris au visage, mais uniquement sur la première scène de violences. Il est reparti libre, sa peine de 11 mois de prison ferme étant aménageable, après avoir passé quatre mois en détention provisoire. Leurs défenseurs avaient souligné que tous deux avaient reconnu les faits reprochés et exprimé des regrets. Ils n'avaient pas auparavant été condamnés pour violences. "Importance considérable" "Ce n'est pas un meurtre, pas un assassinat, pas une agression liée à la religion ni un crime lié au narcotrafic", a considéré l'avocat général, évoquant ce qui avait pu être avancé pendant la médiatisation de cette affaire ayant pris, a-t-il dit, "une importance considérable". Il a conclu à "un lynchage doublé d'un effet de groupe, qui a abouti à une mort qui n'était pas recherchée". N'acceptant pas la piste initiale de l'accident de circulation et donc la clôture de l'enquête, la famille de Jérémie Cohen avait lancé un appel à témoins et récupéré auprès d'un touriste étranger une vidéo: elle montrait la deuxième scène de violences et la collision mortelle, survenant seulement 13 secondes après le dernier coup. En défense, l'avocat de Miguel Dorothée, Me Kamel Derouiche, a fait valoir que, sur la vidéo visionnée maintes fois à l'audience, on ne voyait en fait pas bien les coups portés: "ce qui est insoutenable (quand on la regarde), c'est l'accident de la circulation, pas la scène de violence, parce que ce n'est pas un dossier de coups mortels", a-t-il lancé. Quand Jérémie Cohen se met à courir, "il n'est pas poursuivi, c'est un fait absolument essentiel", avait-il aussi relevé, plaidant l'acquittement. La défense aura exposé sa thèse d'une "réaction disproportionnée" des accusés, qui auraient d'abord voulu "mettre une correction" à l'homme qu'ils disaient avoir vu se masturber dans la rue. Elle avait évoqué les nouvelles violences commises ensuite par Miguel Dorothée comme "une démonstration de virilité mal placée" quand sa petite amie lui aurait rapporté avoir été touchée aux fesses par l'exhibitionniste. "Les accusés disent que tout serait parti du comportement de la victime, qui se serait masturbé devant une femme âgée, et aurait agressé sexuellement" la petite amie, mais ce sont "des déclarations qui ne sont corroborées par rien et sont contradictoires entre elles", avait estimé l'avocat général. Les avocats de la partie civile avaient fustigé des "violences gratuites". La famille Cohen avait sollicité le candidat d'extrême droite Éric Zemmour, juste avant la présidentielle d'avril 2022, pour qu'il médiatise l'affaire, avait déploré la défense, qui avait appelé la cour à "faire abstraction du tumulte médiatique et des récupérations politiques".

20.02.2026 à 22:25

ATP 500 de Doha: de retour en forme, Fils en finale contre Alcaraz

FRANCE24
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L'ancien N.1 français, gêné pendant plusieurs mois l'an dernier par une blessure au dos, a battu le Tchèque Jakub Mensik 6-4, 7-6 (7/4) en demi-finale. Alcaraz s'était qualifié en dominant le Russe Andrey Rublev 7-6 (7/3), 6-4. Fils avait atteint la 14e place mondial au printemps dernier, et la première française, avant de subir un coup d'arrêt. Contraint au forfait avant le troisième tour de Roland-Garros, il avait tenté de revenir fin juillet mais pour deux matches seulement, avant de mettre un terme à sa saison. Il monte en puissance depuis son retour sur le circuit cette saison. Seules deux pointures ont réussi à le battre: le Canadien Félix Auger-Aliassime à Montpellier et l'Australien Alex De Minaur à Rotterdam. Tous les deux ont fini par gagner le tournoi. Le Francilien, âgé de 21 ans, a battu en demie son deuxième Tchèque d'affilée après Jiri Lehecka (22e mondial). Mensik, 16e mondial, un grand serveur (1,96 m) de la même génération (20 ans), avait réussi l'exploit d'éliminer Jannik Sinner au tour précédent. Contre Alcaraz, qu'il n'a pas encore battu en deux duels, Fils jouera sa première finale depuis le tournoi de Tokyo en 2024 où il avait gagné le troisième titre de sa carrière. L'Espagnol a remporté sa onzième victoire en autant de matches cette saison, contre Rublev qui a valeureusement résisté. Le vainqueur de l'Open d'Australie a été poussé au tie-break dans la première manche après avoir pourtant servi deux fois pour le set. Le Russe a continué à s'accrocher dans le deuxième. Revenu dans la manche après avoir été mené 3-0, il a sauvé cinq balles de matches avant de céder.
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L'ancien N.1 français, gêné pendant plusieurs mois l'an dernier par une blessure au dos, a battu le Tchèque Jakub Mensik 6-4, 7-6 (7/4) en demi-finale. Alcaraz s'était qualifié en dominant le Russe Andrey Rublev 7-6 (7/3), 6-4. Fils avait atteint la 14e place mondial au printemps dernier, et la première française, avant de subir un coup d'arrêt. Contraint au forfait avant le troisième tour de Roland-Garros, il avait tenté de revenir fin juillet mais pour deux matches seulement, avant de mettre un terme à sa saison. Il monte en puissance depuis son retour sur le circuit cette saison. Seules deux pointures ont réussi à le battre: le Canadien Félix Auger-Aliassime à Montpellier et l'Australien Alex De Minaur à Rotterdam. Tous les deux ont fini par gagner le tournoi. Le Francilien, âgé de 21 ans, a battu en demie son deuxième Tchèque d'affilée après Jiri Lehecka (22e mondial). Mensik, 16e mondial, un grand serveur (1,96 m) de la même génération (20 ans), avait réussi l'exploit d'éliminer Jannik Sinner au tour précédent. Contre Alcaraz, qu'il n'a pas encore battu en deux duels, Fils jouera sa première finale depuis le tournoi de Tokyo en 2024 où il avait gagné le troisième titre de sa carrière. L'Espagnol a remporté sa onzième victoire en autant de matches cette saison, contre Rublev qui a valeureusement résisté. Le vainqueur de l'Open d'Australie a été poussé au tie-break dans la première manche après avoir pourtant servi deux fois pour le set. Le Russe a continué à s'accrocher dans le deuxième. Revenu dans la manche après avoir été mené 3-0, il a sauvé cinq balles de matches avant de céder.

20.02.2026 à 22:09

Wall Street salue le revers sur les droits de douane, sans jubiler

FRANCE24
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Le Dow Jones a pris 0,47%, l'indice Nasdaq a gagné 0,90% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,69%. Le verdict de la Cour suprême, très attendu, a été publié en début de séance. Les juges y relèvent que le président américain ne peut pas justifier d'une urgence économique pour imposer sans l'aval du Congrès les droits de douane qu'il a désigné comme "réciproques". Furieux, Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour, se disant "profondément déçu" par son verdict. Dans le rouge jusqu'alors, le marché s'est retourné après avoir pris connaissance de cette décision, avançant ensuite prudemment. "C'est clairement une bonne nouvelle pour l'économie dans son ensemble", juge Steve Sosnick, d'Interactive Brokers. Mais "la réaction du marché (...) a été modérée, ce qui suggère qu'elle était largement anticipée", souligne Gina Bolvin, de Bolvin Wealth Management. Parmi les bénéficiaires du jour, se trouvent les géants du commerce en ligne, à l'image d'Amazon (+2,56%) et Shopify (+1,94%) ou du spécialiste de l'ameublement Wayfair (2,34%). "Dans le même temps, personne n'est surpris que l'administration Trump vante déjà sa capacité à compenser les pertes de revenus qui résulteraient de la suppression des droits de douane", remarque auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com. Donald Trump a assuré que la Maison Blanche dispose "d'excellentes alternatives" pour ses surtaxes et a d'ores et déjà annoncé qu'il allait "imposer un droit de douane mondial de 10%" ce vendredi, s'ajoutant aux taux déjà en vigueur. "Cela créera davantage d'incertitude", estime Patrick O'Hare. "Les droits de douane ont peut-être disparu aujourd'hui, mais la raison qui les motivait est toujours là", abonde Mark Malek, de Siebert Financial. En raison de la décision de la Cour suprême, les Etats-Unis pourraient être forcés de rembourser les dizaines de milliards de dollars indûment perçus. La perspective d'une dette américaine encore alourdie a fait quelque peu grimper le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain, qui se tendait à 4,08% vers 21H20 GMT, contre 4,07% à la clôture la veille. Les investisseurs ont aussi digéré une série de données économiques publiées en début de journée. Selon le département du Commerce, la croissance américaine a été bien plus faible qu'anticipé lors du dernier trimestre 2025, à 1,4%. L'indice d'inflation PCE, le préféré de la Réserve fédérale (Fed) a lui encore augmenté, à 2,9% en décembre, loin de la cible de l'institution monétaire. Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, les deux indicateurs économiques publiés avant l'ouverture de Wall Street "vont à l'encontre du discours du marché, qui s'est concentré sur une croissance plus forte et une inflation plus faible". Ailleurs à la cote, le groupe de pétrochimie Chemours (-16,51% à 17,04 dollars) a dévissé, ses résultats trimestriels ayant été mal accueilli par les investisseurs. Lors des trois derniers mois de 2025, le groupe a réalisé un bénéfice net de 5 cents, en deçà des attentes, sur un chiffre d'affaires de 1,33 milliard de dollars, comme escompté.
Texte intégral (527 mots)
Le Dow Jones a pris 0,47%, l'indice Nasdaq a gagné 0,90% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,69%. Le verdict de la Cour suprême, très attendu, a été publié en début de séance. Les juges y relèvent que le président américain ne peut pas justifier d'une urgence économique pour imposer sans l'aval du Congrès les droits de douane qu'il a désigné comme "réciproques". Furieux, Donald Trump s'en est violemment pris vendredi à la Cour, se disant "profondément déçu" par son verdict. Dans le rouge jusqu'alors, le marché s'est retourné après avoir pris connaissance de cette décision, avançant ensuite prudemment. "C'est clairement une bonne nouvelle pour l'économie dans son ensemble", juge Steve Sosnick, d'Interactive Brokers. Mais "la réaction du marché (...) a été modérée, ce qui suggère qu'elle était largement anticipée", souligne Gina Bolvin, de Bolvin Wealth Management. Parmi les bénéficiaires du jour, se trouvent les géants du commerce en ligne, à l'image d'Amazon (+2,56%) et Shopify (+1,94%) ou du spécialiste de l'ameublement Wayfair (2,34%). "Dans le même temps, personne n'est surpris que l'administration Trump vante déjà sa capacité à compenser les pertes de revenus qui résulteraient de la suppression des droits de douane", remarque auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com. Donald Trump a assuré que la Maison Blanche dispose "d'excellentes alternatives" pour ses surtaxes et a d'ores et déjà annoncé qu'il allait "imposer un droit de douane mondial de 10%" ce vendredi, s'ajoutant aux taux déjà en vigueur. "Cela créera davantage d'incertitude", estime Patrick O'Hare. "Les droits de douane ont peut-être disparu aujourd'hui, mais la raison qui les motivait est toujours là", abonde Mark Malek, de Siebert Financial. En raison de la décision de la Cour suprême, les Etats-Unis pourraient être forcés de rembourser les dizaines de milliards de dollars indûment perçus. La perspective d'une dette américaine encore alourdie a fait quelque peu grimper le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain, qui se tendait à 4,08% vers 21H20 GMT, contre 4,07% à la clôture la veille. Les investisseurs ont aussi digéré une série de données économiques publiées en début de journée. Selon le département du Commerce, la croissance américaine a été bien plus faible qu'anticipé lors du dernier trimestre 2025, à 1,4%. L'indice d'inflation PCE, le préféré de la Réserve fédérale (Fed) a lui encore augmenté, à 2,9% en décembre, loin de la cible de l'institution monétaire. Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, les deux indicateurs économiques publiés avant l'ouverture de Wall Street "vont à l'encontre du discours du marché, qui s'est concentré sur une croissance plus forte et une inflation plus faible". Ailleurs à la cote, le groupe de pétrochimie Chemours (-16,51% à 17,04 dollars) a dévissé, ses résultats trimestriels ayant été mal accueilli par les investisseurs. Lors des trois derniers mois de 2025, le groupe a réalisé un bénéfice net de 5 cents, en deçà des attentes, sur un chiffre d'affaires de 1,33 milliard de dollars, comme escompté.

20.02.2026 à 21:59

Yémen : dans les prisons secrètes de Hadramout

Djamel BELAYACHI
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Après le retrait des Émirats arabes unis, soutien du mouvement séparatiste du Conseil de transition du sud (CTS), du Yémen, plusieurs prisons clandestines ont été mises au jour dans la province de Hadramout. Des opposants, journalistes et activistes y auraient été enfermés et torturés pendant une décennie. 
Texte intégral (527 mots)
Après le retrait des Émirats arabes unis, soutien du mouvement séparatiste du Conseil de transition du sud (CTS), du Yémen, plusieurs prisons clandestines ont été mises au jour dans la province de Hadramout. Des opposants, journalistes et activistes y auraient été enfermés et torturés pendant une décennie. 

20.02.2026 à 21:59

La Sagrada Familia de Barcelone, l'église la plus haute du monde, culmine désormais à 172,5m

FRANCE24
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Des centaines de touristes et de curieux se sont rassemblés vendredi matin pour observer les manœuvres de l'immense grue jaune pour déposer la pièce, haute de 17 mètres et large de 13,5 mètres, au sommet de la tour de Jésus-Christ, la plus haute des 18 planifiées, avec des ouvriers suspendus à des harnais assistant l'opération. Le sommet de la basilique, qui est déjà le bâtiment le plus haut de la ville, se situe légèrement en dessous de la colline de Montjuïc, qui culmine à 177 mètres, conformément aux indications de son créateur, profondément catholique, qui ne voulait pas dépasser ce qu'il considérait comme l'œuvre de Dieu. Mais des échafaudages entourent encore la tour. Ils seront progressivement retirés pour la bénédiction de la tour, prévue le 10 juin, et qui correspond au centenaire de la mort de Gaudí. Le pape Léon XIV est même attendu pour la cérémonie, même s'il n'a pas encore confirmé sa venue. La pose de la croix représente une avancée majeure dans la construction du monument payant le plus visité d'Espagne (4,8 millions de billets vendus en 2024) et dont le chantier a connu de nombreux hauts et bas depuis qu'Antoni Gaudí a repris le projet en 1883. Après la pandémie - qui a contraint à abandonner les plans visant à achever l'édifice en 2026 - le conseil de construction, une fondation canonique privée, refuse de fixer une nouvelle date définitive d'achèvement. Des sources proches de la basilique estiment cependant que les principaux travaux pourraient être terminés d'ici une dizaine d'années. Ces projets dépendent de l'absence de nouveaux contretemps affectant le flux de visiteurs, principale source de financement des travaux, et de la résolution des différends autour de la construction des controversés accès à la façade de la Gloire, l'entrée principale qui reste encore à édifier. Selon le projet défendu par les constructeurs, la façade doit être précédée d'un grand escalier monumental et d'une place, dont la réalisation impliquerait la démolition de plusieurs immeubles d'habitation, à laquelle les riverains s'opposent. Le conflit devra être arbitré par la mairie qui, en pleine crise de l'accès au logement dans la ville, assure qu'il n'y aura aucun accord qui ne garantisse pas des solutions de relogement pour les habitants.
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Des centaines de touristes et de curieux se sont rassemblés vendredi matin pour observer les manœuvres de l'immense grue jaune pour déposer la pièce, haute de 17 mètres et large de 13,5 mètres, au sommet de la tour de Jésus-Christ, la plus haute des 18 planifiées, avec des ouvriers suspendus à des harnais assistant l'opération. Le sommet de la basilique, qui est déjà le bâtiment le plus haut de la ville, se situe légèrement en dessous de la colline de Montjuïc, qui culmine à 177 mètres, conformément aux indications de son créateur, profondément catholique, qui ne voulait pas dépasser ce qu'il considérait comme l'œuvre de Dieu. Mais des échafaudages entourent encore la tour. Ils seront progressivement retirés pour la bénédiction de la tour, prévue le 10 juin, et qui correspond au centenaire de la mort de Gaudí. Le pape Léon XIV est même attendu pour la cérémonie, même s'il n'a pas encore confirmé sa venue. La pose de la croix représente une avancée majeure dans la construction du monument payant le plus visité d'Espagne (4,8 millions de billets vendus en 2024) et dont le chantier a connu de nombreux hauts et bas depuis qu'Antoni Gaudí a repris le projet en 1883. Après la pandémie - qui a contraint à abandonner les plans visant à achever l'édifice en 2026 - le conseil de construction, une fondation canonique privée, refuse de fixer une nouvelle date définitive d'achèvement. Des sources proches de la basilique estiment cependant que les principaux travaux pourraient être terminés d'ici une dizaine d'années. Ces projets dépendent de l'absence de nouveaux contretemps affectant le flux de visiteurs, principale source de financement des travaux, et de la résolution des différends autour de la construction des controversés accès à la façade de la Gloire, l'entrée principale qui reste encore à édifier. Selon le projet défendu par les constructeurs, la façade doit être précédée d'un grand escalier monumental et d'une place, dont la réalisation impliquerait la démolition de plusieurs immeubles d'habitation, à laquelle les riverains s'opposent. Le conflit devra être arbitré par la mairie qui, en pleine crise de l'accès au logement dans la ville, assure qu'il n'y aura aucun accord qui ne garantisse pas des solutions de relogement pour les habitants.

20.02.2026 à 21:42

La violence d'extrême droite est-elle "dérisoire" comme l'affirme Marion Maréchal ?

Jules BOITEAU
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Depuis le lynchage du militant identitaire Quentin Deranque, c'est la bataille des chiffres qui se mène dans l'arène politique. La violence d'extrême droite est "dérisoire" par rapport à celle de l'extrême gauche selon l'eurodéputée Marion Maréchal. C'est faux. Panorama des statistiques sur la violence politique dans Info Intox avec Jules BOITEAU. 
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Depuis le lynchage du militant identitaire Quentin Deranque, c'est la bataille des chiffres qui se mène dans l'arène politique. La violence d'extrême droite est "dérisoire" par rapport à celle de l'extrême gauche selon l'eurodéputée Marion Maréchal. C'est faux. Panorama des statistiques sur la violence politique dans Info Intox avec Jules BOITEAU. 

20.02.2026 à 21:32

Chloé Bertolus: "lorsqu'un visage est détruit, il faut aussi lui redonner sa fonction sociale"

Achren VERDIAN
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En près de quatre ans, la guerre en Ukraine a fait 600 000 victimes dont 100 000 morts. Parmi les blessés, certains sont défigurés. Alors une équipe de spécialistes français de la reconstruction faciale se rend plusieurs fois par an dans un établissement médical de la banlieue de Lviv pour "réparer" ces visages. Parmi ces spécialistes, la chirurgienne Chloé Bertolus, dont l'engagement est au cœur d'un documentaire poignant, réalisé par Didier Cros (Zadig Productions).
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En près de quatre ans, la guerre en Ukraine a fait 600 000 victimes dont 100 000 morts. Parmi les blessés, certains sont défigurés. Alors une équipe de spécialistes français de la reconstruction faciale se rend plusieurs fois par an dans un établissement médical de la banlieue de Lviv pour "réparer" ces visages. Parmi ces spécialistes, la chirurgienne Chloé Bertolus, dont l'engagement est au cœur d'un documentaire poignant, réalisé par Didier Cros (Zadig Productions).

20.02.2026 à 21:11

Interpellation dans le Nord de deux jeunes de 16 ans préparant une attaque d'inspiration jihadiste

FRANCE24
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Le meneur présumé de ce duo envisageait de "dérober" une "arme à feu" et a "également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", précise encore le Pnat, confirmant le journal Le Parisien. Les deux mineurs ont été placés en garde à vue. Le Pnat a ouvert vendredi une information judiciaire, ce qui permet à un juge d'instruction d'enquêter. Le Pnat a requis une mise en examen de ces mineurs pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes". Il a demandé le placement en détention provisoire de l'un, le meneur présumé, et le placement sous contrôle judiciaire de l'autre. Le second mineur, le suiveur présumé, "informé" des "projets" de son comparse, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", expose encore le Pnat. Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Pnat début février 2026, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
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Le meneur présumé de ce duo envisageait de "dérober" une "arme à feu" et a "également admis avoir acquis des produits chimiques en vue de réaliser, à son domicile, des tests de combustion", précise encore le Pnat, confirmant le journal Le Parisien. Les deux mineurs ont été placés en garde à vue. Le Pnat a ouvert vendredi une information judiciaire, ce qui permet à un juge d'instruction d'enquêter. Le Pnat a requis une mise en examen de ces mineurs pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes". Il a demandé le placement en détention provisoire de l'un, le meneur présumé, et le placement sous contrôle judiciaire de l'autre. Le second mineur, le suiveur présumé, "informé" des "projets" de son comparse, est soupçonné d'avoir contribué à renforcer ses convictions radicales violentes", expose encore le Pnat. Les interpellations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Pnat début février 2026, dont les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

20.02.2026 à 21:01

Comme un village fantôme: les habitants de Cheffes évacués face à la montée des eaux

FRANCE24
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Dès le début d'après-midi, quelque 450 personnes ont pu être évacuées, donnant des airs de village fantôme à ce coin d'ordinaire paisible, apprécié pour son écluse et ses bords de rivière. Cour d'école immergée, stade de foot transformé en piscine olympique, volets clos et planches de bois fixées sur des dizaines de maisons: même le cimetière du village semblait peu à peu disparaître sous les flots. Tous les commerces sont fermés. L'évacuation "générale" est une première depuis la grande crue de 1995. La Sarthe, qui a atteint 6,66 m vendredi, devrait monter jusqu'à 6,83 m dans la nuit de samedi à dimanche, selon la préfecture du Maine-et-Loire. "Rarement vu ça" "Il n'y pas d'inquiétude, tout se fait avec beaucoup de sérénité", rassure le maire de la commune Marc Dutruel, vantant "une importante culture du risque inondation". Face aux dernières prévisions, l'édile a pris un arrêté ordonnant l'évacuation dans les plus brefs délais. "De premiers départs ont commencé dès dimanche dernier, lorsqu'on a déclenché la cellule de crise. Mais depuis ce matin, c'est le branle-bas de combat. On a rarement vu ça", décrit-il. "Hier, on était encore au sec. Mais maintenant, l'eau est entrée à l'intérieur!", s'exclame Christine Goguet, dont la maison est située en face à la mairie. Comme la plupart de ses voisins, elle a décidé de trouver refuge chez des proches, "le temps que ça redescende". Une trentaine de gendarmes et sapeurs-pompiers, ont été déployés pour l'opération. Maison par maison et à l'aide de leurs canoës, ils viennent chercher les quelques dizaines de personnes encore sur place. La commune de Cheffes, qui vit la quatrième plus importante montée des eaux depuis 1900, sera totalement privée d'électricité, au plus tard dans la soirée, comme annoncé depuis plusieurs jours par les élus. Le mot d'ordre a donc été "l'anticipation". "Plusieurs jours" Gilles Gripon, à la tête d'un atelier de décorations en métal à l'entrée du village, revendique "une quarantaine de maisons" évacuées grâce à la benne de son camion depuis le début de la semaine. "Dès lundi, on a commencé à livrer des parpaings et des sacs de sables, mais face à la vitesse de la montée de l'eau, on a commencé à venir en aide aux personnes les plus impactées, en les évacuant avec leurs affaires", explique-t-il. Lui aussi a prévu d'aller se mettre au sec. "Une fois que tout le monde sera parti (...), il faudra un nouvel arrêté pour permettre un retour", explique Marc Dutruel, estimant que "ça prendrait plusieurs jours..." Le risque: des actes malveillants. Selon lui, deux personnes, soupçonnées de vouloir commettre des cambriolages, ont été verbalisées dans la semaine, pour avoir tenté de mettre à l'eau des jet-ski "soi-disant pour déménager une maison". Les rondes de gendarmes vont être intensifiées. "Il faut qu'on soit vigilants. Il y a beaucoup de gens qui rôdent pour profiter des maisons vides laissées par les gens...", insiste M. Dutruel.
Texte intégral (529 mots)
Dès le début d'après-midi, quelque 450 personnes ont pu être évacuées, donnant des airs de village fantôme à ce coin d'ordinaire paisible, apprécié pour son écluse et ses bords de rivière. Cour d'école immergée, stade de foot transformé en piscine olympique, volets clos et planches de bois fixées sur des dizaines de maisons: même le cimetière du village semblait peu à peu disparaître sous les flots. Tous les commerces sont fermés. L'évacuation "générale" est une première depuis la grande crue de 1995. La Sarthe, qui a atteint 6,66 m vendredi, devrait monter jusqu'à 6,83 m dans la nuit de samedi à dimanche, selon la préfecture du Maine-et-Loire. "Rarement vu ça" "Il n'y pas d'inquiétude, tout se fait avec beaucoup de sérénité", rassure le maire de la commune Marc Dutruel, vantant "une importante culture du risque inondation". Face aux dernières prévisions, l'édile a pris un arrêté ordonnant l'évacuation dans les plus brefs délais. "De premiers départs ont commencé dès dimanche dernier, lorsqu'on a déclenché la cellule de crise. Mais depuis ce matin, c'est le branle-bas de combat. On a rarement vu ça", décrit-il. "Hier, on était encore au sec. Mais maintenant, l'eau est entrée à l'intérieur!", s'exclame Christine Goguet, dont la maison est située en face à la mairie. Comme la plupart de ses voisins, elle a décidé de trouver refuge chez des proches, "le temps que ça redescende". Une trentaine de gendarmes et sapeurs-pompiers, ont été déployés pour l'opération. Maison par maison et à l'aide de leurs canoës, ils viennent chercher les quelques dizaines de personnes encore sur place. La commune de Cheffes, qui vit la quatrième plus importante montée des eaux depuis 1900, sera totalement privée d'électricité, au plus tard dans la soirée, comme annoncé depuis plusieurs jours par les élus. Le mot d'ordre a donc été "l'anticipation". "Plusieurs jours" Gilles Gripon, à la tête d'un atelier de décorations en métal à l'entrée du village, revendique "une quarantaine de maisons" évacuées grâce à la benne de son camion depuis le début de la semaine. "Dès lundi, on a commencé à livrer des parpaings et des sacs de sables, mais face à la vitesse de la montée de l'eau, on a commencé à venir en aide aux personnes les plus impactées, en les évacuant avec leurs affaires", explique-t-il. Lui aussi a prévu d'aller se mettre au sec. "Une fois que tout le monde sera parti (...), il faudra un nouvel arrêté pour permettre un retour", explique Marc Dutruel, estimant que "ça prendrait plusieurs jours..." Le risque: des actes malveillants. Selon lui, deux personnes, soupçonnées de vouloir commettre des cambriolages, ont été verbalisées dans la semaine, pour avoir tenté de mettre à l'eau des jet-ski "soi-disant pour déménager une maison". Les rondes de gendarmes vont être intensifiées. "Il faut qu'on soit vigilants. Il y a beaucoup de gens qui rôdent pour profiter des maisons vides laissées par les gens...", insiste M. Dutruel.

20.02.2026 à 20:53

Fortes chutes de neige en Autriche: cinq morts, dont quatre dans des avalanches

FRANCE24
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Quatre skieurs ont trouvé la mort dans le Tyrol en raison d'avalanches provoquées par les fortes chutes de neige des derniers jours et un "homme de 53 ans a été écrasé" par une déneigeuse à Linz (nord), a indiqué la police autrichienne. A Nauders dans le Tyrol, un skieur allemand, a perdu la vie et son fils de 16 ans a été grièvement blessé dans une avalanche. Dans la station de St. Anton, trois personnes ont perdu la vie selon un nouveau bilan, après une coulée de neige "gigantesque", selon le centre de coordination du Tyrol. Les autorités du Tyrol et le service de prévision des avalanches ont appelé les amateurs de sports d'hiver à renoncer aux sorties et descentes hors-piste. Depuis le début de la saison hivernale, 21 personnes ont déjà trouvé la mort en raison d'avalanches dans ce pays majoritairement alpin, selon un bilan actualisé. "Le danger d'avalanches reste à surveiller dans tous les massifs montagneux au cours des prochains jours et sera en grande partie marqué à fort", a écrit sur son site internet l'agence météorologique nationale GeoSphere. Quelque 200 interventions liées aux coulées de neige ont eu lieu depuis une semaine dans le pays alpin. Jusqu'à 40 cm de neige sont tombés depuis jeudi en Autriche. A Vienne, le trafic aérien, interrompu toute la matinée, a repris en milieu de journée. La rocade extérieure de la capitale (A21) a été fermée plusieurs heures et "d'autres tronçons d'autoroute ont dû être temporairement rendus inaccessibles en raison de congères, de camions immobilisés et d'une visibilité réduite", a expliqué l'association d'automobilistes ÖAMTC sur son site internet. Des coupures d'électricité ont été recensées dans plusieurs régions du sud et de l'est de l'Autriche, dont celle de Styrie, où 30.000 foyers sont concernés, selon les opérateurs locaux. Quelque 40.000 foyers ont également été touchés en Slovénie voisine qui enregistre elle aussi, selon les médias locaux, de fortes perturbations dans le nord-est.
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Quatre skieurs ont trouvé la mort dans le Tyrol en raison d'avalanches provoquées par les fortes chutes de neige des derniers jours et un "homme de 53 ans a été écrasé" par une déneigeuse à Linz (nord), a indiqué la police autrichienne. A Nauders dans le Tyrol, un skieur allemand, a perdu la vie et son fils de 16 ans a été grièvement blessé dans une avalanche. Dans la station de St. Anton, trois personnes ont perdu la vie selon un nouveau bilan, après une coulée de neige "gigantesque", selon le centre de coordination du Tyrol. Les autorités du Tyrol et le service de prévision des avalanches ont appelé les amateurs de sports d'hiver à renoncer aux sorties et descentes hors-piste. Depuis le début de la saison hivernale, 21 personnes ont déjà trouvé la mort en raison d'avalanches dans ce pays majoritairement alpin, selon un bilan actualisé. "Le danger d'avalanches reste à surveiller dans tous les massifs montagneux au cours des prochains jours et sera en grande partie marqué à fort", a écrit sur son site internet l'agence météorologique nationale GeoSphere. Quelque 200 interventions liées aux coulées de neige ont eu lieu depuis une semaine dans le pays alpin. Jusqu'à 40 cm de neige sont tombés depuis jeudi en Autriche. A Vienne, le trafic aérien, interrompu toute la matinée, a repris en milieu de journée. La rocade extérieure de la capitale (A21) a été fermée plusieurs heures et "d'autres tronçons d'autoroute ont dû être temporairement rendus inaccessibles en raison de congères, de camions immobilisés et d'une visibilité réduite", a expliqué l'association d'automobilistes ÖAMTC sur son site internet. Des coupures d'électricité ont été recensées dans plusieurs régions du sud et de l'est de l'Autriche, dont celle de Styrie, où 30.000 foyers sont concernés, selon les opérateurs locaux. Quelque 40.000 foyers ont également été touchés en Slovénie voisine qui enregistre elle aussi, selon les médias locaux, de fortes perturbations dans le nord-est.

20.02.2026 à 20:39

Décision le 25 juin dans le procès de TotalEnergies sur le devoir de vigilance

FRANCE24
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Les enjeux sont de taille pour le groupe pétrolier au regard des demandes des plaignants dans cette procédure inédite: la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% de celle du gaz à la même date. Dans cette affaire, TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe pétrolier, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives c'est-à-dire la déclaration dans la comptabilité extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats jeudi. "On prend des engagements sur le sujet", mais "auprès de nos (...) investisseurs", a reconnu à la barre le directeur développement durable du groupe Aurélien Hamelle, disant que le non respect de ces engagements entraîne des "conséquences" mais que celles-ci ne sont "pas juridiques". Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la loi sur le devoir de vigilance, lorsqu'elle évoque la "prévention" des "risques environnementaux", inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, ont ainsi justifié jeudi leurs avocats à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question de droit était au cœur des plaidoiries jeudi et vendredi, avec l'intervention, fait rare pour un procès civil, du Parquet de Paris. Si le procureur a reconnu jeudi que la "formulation employée par le législateur ne détermine pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'est pas envisageable," a-t-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Plus particulièrement, les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 342 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an. Vendredi, le tribunal entendait des scientifiques et des économistes du climat, à la demande des deux parties. Notamment la climatologue du Giec Valérie Masson-Delmotte, qui a affirmé que si "le Giec ne donnait pas de feuille de route", "il y a le principe de responsabilité: plus un acteur émet et plus il a des ressources élevées, plus ses ambitions doivent être élevées", y compris sur les émissions indirectes. Pour TotalEnergies, les mesures d'injonction demandées par les plaignants sont à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", ont affirmé jeudi les avocats du groupe. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", a estimé vendredi l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" Pour les plaignants, "dire que ces demandes sont folles, c'est nier le travail des scientifiques". Les ONG ont également basé leur action sur le fondement d'un autre texte, la prévention du préjudice écologique introduit dans le Code civil en 2016. Là aussi, l'action est inédite. Paul Mougeolle, de Notre Affaire à Tous, qui voit dans l'action un "contentieux climatique emblématique", a appelé à la barre les juges à prendre une décision "courageuse", qui "aura un effet d'entraînement". Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La Cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir validé par le tribunal. Les procès contre de grandes entreprises polluantes se multiplient à mesure que la planète se réchauffe. La justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.
Texte intégral (746 mots)
Les enjeux sont de taille pour le groupe pétrolier au regard des demandes des plaignants dans cette procédure inédite: la cessation des nouveaux projets d'hydrocarbures, une réduction de la production de pétrole de 37% en 2030 et de 25% de celle du gaz à la même date. Dans cette affaire, TotalEnergies se défend d'avoir à prendre des mesures engageantes dans son plan de vigilance concernant les émissions indirectes de gaz à effet de serre générées par l'usage de son pétrole et de son gaz par ses clients. Pour le groupe pétrolier, "le devoir de vigilance" des grandes entreprises, introduit par une loi de 2017, "ne comprend pas le réchauffement climatique", qui serait seulement couvert par des obligations déclaratives c'est-à-dire la déclaration dans la comptabilité extrafinancière des quantités d'émissions dues à leur activité, avaient défendu ses avocats jeudi. "On prend des engagements sur le sujet", mais "auprès de nos (...) investisseurs", a reconnu à la barre le directeur développement durable du groupe Aurélien Hamelle, disant que le non respect de ces engagements entraîne des "conséquences" mais que celles-ci ne sont "pas juridiques". Au contraire, pour les quatre ONG à l'initiative de l'action, dont Sherpa et Notre Affaire à Tous, la loi sur le devoir de vigilance, lorsqu'elle évoque la "prévention" des "risques environnementaux", inclut aussi bien la pollution locale qu'un phénomène mondial comme le réchauffement climatique. "Vendre des hydrocarbures pour qu'ils soient brûlés crée un risque" environnemental, ont ainsi justifié jeudi leurs avocats à la barre. "Principe de responsabilité" Cette question de droit était au cœur des plaidoiries jeudi et vendredi, avec l'intervention, fait rare pour un procès civil, du Parquet de Paris. Si le procureur a reconnu jeudi que la "formulation employée par le législateur ne détermine pas la nature même des risques", "une exigence de protection trop globale" qui incomberait aux entreprises, "n'est pas envisageable," a-t-il ajouté, rejoignant les arguments de TotalEnergies. Plus particulièrement, les associations reprochent au groupe de "refuser d'intégrer" dans son plan de vigilance "ses émissions indirectes", celles de ses clients finaux, soit 342 millions de tonnes d'équivalent CO2 par an. Vendredi, le tribunal entendait des scientifiques et des économistes du climat, à la demande des deux parties. Notamment la climatologue du Giec Valérie Masson-Delmotte, qui a affirmé que si "le Giec ne donnait pas de feuille de route", "il y a le principe de responsabilité: plus un acteur émet et plus il a des ressources élevées, plus ses ambitions doivent être élevées", y compris sur les émissions indirectes. Pour TotalEnergies, les mesures d'injonction demandées par les plaignants sont à la fois "déraisonnables" et "inefficaces". "Si le groupe réduit sa production en vendant ses sites de raffinerie, d'autres les rachèteront et les émissions mondiales ne baisseront pas", ont affirmé jeudi les avocats du groupe. Même chose pour l'arrêt des nouveaux projets, qui seraient alors attribués aux concurrents. "Dans le secteur pétrolier, on a une grande substituabilité des acteurs", a estimé vendredi l'expert en économie de l'énergie Fabien Roques, invité à la barre par TotalEnergies. "Effet d'entraînement" Pour les plaignants, "dire que ces demandes sont folles, c'est nier le travail des scientifiques". Les ONG ont également basé leur action sur le fondement d'un autre texte, la prévention du préjudice écologique introduit dans le Code civil en 2016. Là aussi, l'action est inédite. Paul Mougeolle, de Notre Affaire à Tous, qui voit dans l'action un "contentieux climatique emblématique", a appelé à la barre les juges à prendre une décision "courageuse", qui "aura un effet d'entraînement". Dans ce dossier ouvert depuis 2020, les ONG ont connu plusieurs victoires d'étape. La Cour d'appel de Paris a déclaré en 2024 leurs actions recevables, tout en déboutant plusieurs collectivités territoriales, dont la ville de New York, qui s'était jointe à l'action. Seule la Ville de Paris a vu son intérêt à agir validé par le tribunal. Les procès contre de grandes entreprises polluantes se multiplient à mesure que la planète se réchauffe. La justice néerlandaise avait rejeté fin 2024 en appel un recours de groupes de défense du climat qui estimait que le géant pétrolier Shell ne faisait pas assez pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, annulant ainsi un jugement historique rendu trois ans auparavant.

20.02.2026 à 20:35

Arrestation d'Andrew, Conseil de la paix, Macron en Inde

Achren VERDIAN
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Trois grandes actualités au sommaire cette semaine : l'arrestation d'Andrew Mountbatten Windsor au Royaume-Uni, en lien avec l'affaire Epstein ; la première réunion à Washington du "Conseil de la Paix" de Donald Trump pour Gaza, et la visite d'Emmanuel Macron en Inde, qui marque un rapprochement stratégique entre les deux pays, sur l'IA et la défense notamment.
Texte intégral (746 mots)
Trois grandes actualités au sommaire cette semaine : l'arrestation d'Andrew Mountbatten Windsor au Royaume-Uni, en lien avec l'affaire Epstein ; la première réunion à Washington du "Conseil de la Paix" de Donald Trump pour Gaza, et la visite d'Emmanuel Macron en Inde, qui marque un rapprochement stratégique entre les deux pays, sur l'IA et la défense notamment.

20.02.2026 à 20:25

Foyers fortunés ne payant pas d'impôt sur le revenu: le gouvernement doit travailler sur l'optimisation fiscale, selon Lescure

FRANCE24
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Plus de 13.000 foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) paient un impôt sur le revenu "nul ou négatif", d'après une note émanant du Sénat et dévoilée quelques semaines après une controverse entre l'ancien ministre de l'Economie Eric Lombard et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. "J'avais démenti l'existence d'une note. Il (y avait) soi-disant une note qui existait dans la nature, qui décrivait tout ça. J'avais dit +de note, on n'en a pas+. Et d'ailleurs, à cette occasion-là, on avait justement demandé à ce que les services nous fassent une note", a indiqué le ministre au micro de RTL. "Cette note, elle existe, elle a été transmise au sénateur et parmi ces 13.000, il y a à la fois des choses qui s'expliquent et des choses qui ne s'expliquent pas", selon M. Lescure. C'est compréhensible selon lui que "des Français qui résident à l'étranger", et y payent l'impôt détiennent "un appartement en France pour lequel ils payent l'impôt sur la fortune immobilière. Ça arrive". Tout comme "des gens qui meurent dans l'année et qui ne payent pas d'impôt sur le revenu, mais qui, pour autant, détenaient un bien". Ensuite, "il y a ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale sur laquelle il faut qu'on travaille", a souligné le ministre rappelant que "le gouvernement avait proposé dans le projet de budget des instruments, notamment une taxation sur les holdings. On n'a pas réussi à la faire adopter par le Parlement". "On a des bizarreries fiscales qu'il faut qu'on supprime et de l'optimisation qu'il faut qu'on arrête, tout simplement", a-t-il asséné. Et puis, "il faut aussi qu'on comprenne que la fiscalité, parfois, c'est compliqué et que vous pouvez être riche et ne pas gagner d'argent. Ça arrive", selon le ministre qui donne l'exemple de personnes "qui ont un appartement à Paris qu'ils détiennent depuis 20-30 ans, qui vaut sans doute plus d'un million d'euros et qui sont des petits retraités et qui ne payent pas d'impôt".
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Plus de 13.000 foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) paient un impôt sur le revenu "nul ou négatif", d'après une note émanant du Sénat et dévoilée quelques semaines après une controverse entre l'ancien ministre de l'Economie Eric Lombard et la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. "J'avais démenti l'existence d'une note. Il (y avait) soi-disant une note qui existait dans la nature, qui décrivait tout ça. J'avais dit +de note, on n'en a pas+. Et d'ailleurs, à cette occasion-là, on avait justement demandé à ce que les services nous fassent une note", a indiqué le ministre au micro de RTL. "Cette note, elle existe, elle a été transmise au sénateur et parmi ces 13.000, il y a à la fois des choses qui s'expliquent et des choses qui ne s'expliquent pas", selon M. Lescure. C'est compréhensible selon lui que "des Français qui résident à l'étranger", et y payent l'impôt détiennent "un appartement en France pour lequel ils payent l'impôt sur la fortune immobilière. Ça arrive". Tout comme "des gens qui meurent dans l'année et qui ne payent pas d'impôt sur le revenu, mais qui, pour autant, détenaient un bien". Ensuite, "il y a ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale sur laquelle il faut qu'on travaille", a souligné le ministre rappelant que "le gouvernement avait proposé dans le projet de budget des instruments, notamment une taxation sur les holdings. On n'a pas réussi à la faire adopter par le Parlement". "On a des bizarreries fiscales qu'il faut qu'on supprime et de l'optimisation qu'il faut qu'on arrête, tout simplement", a-t-il asséné. Et puis, "il faut aussi qu'on comprenne que la fiscalité, parfois, c'est compliqué et que vous pouvez être riche et ne pas gagner d'argent. Ça arrive", selon le ministre qui donne l'exemple de personnes "qui ont un appartement à Paris qu'ils détiennent depuis 20-30 ans, qui vaut sans doute plus d'un million d'euros et qui sont des petits retraités et qui ne payent pas d'impôt".
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