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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

09.06.2026 à 22:39

FRANCE24
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"Pour la première fois et sur la base du volontariat, les élèves pouvaient indiquer leurs noms et prénoms. D'après ces auto-évaluations, 3% des écoliers (CE2-CM2), 4% des collégiens et 2% des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c'est-à-dire qu'ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d'aspects liés à la vie scolaire", détaille dans une note la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp). Cette auto-évaluation s'est déroulée lors de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, en novembre 2025. Alors que les questionnaires remplis en 2023 et 2024 étaient anonymes, cette fois-ci, les élèves "pouvaient, sur la base du volontariat, inscrire leurs noms et prénoms". Les résultats ne sont donc pas comparables, souligne la Depp. Ce changement de protocole a pu "induire des changements de comportement dans le remplissage du questionnaire" et "pourrait être à l'origine de la baisse uniforme observée de la part d'élèves en situation de harcèlement par rapport à 2024", de 1% à 2%. L'étude conclut que les garçons sont autant concernés que les filles par les situations de harcèlement scolaire et qu'au lycée, d'importants écarts ressortent selon les filières. La part d'élèves concernés en deuxième année et en troisième année de CAP est jusqu'à huit fois plus élevée que celle des autres lycéens (9%, contre 1% en première et 3% en terminale). En outre, 13% des élèves dans le premier degré, 6% au collège et 5% au lycée sont dans des situations de dégradation de vie scolaire intermédiaires dites "à surveiller". Au total, 678 établissements ont transmis des grilles et 33.240 questionnaires ont pu être exploités par la Depp qui a ensuite travaillé sur des échantillons représentatifs. La Depp réalise cette étude depuis 2023, dans le sillage d'un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire. Ses chiffres sont plus faibles que ceux établis par d'autres études. Selon une étude publiée en janvier par l'agence Santé publique France, par exemple, plus de 16% des enfants de 6 à 11 ans sont probablement victimes de harcèlement scolaire.

09.06.2026 à 22:37

Meriem AMELLAL
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Il s'appelle Omar Artan. Il est Somalien et avait été désigné meilleur arbitre africain l'an dernier. Pourtant, il a été refoulé samedi à son arrivée aux États-Unis. La FIFA s'est résignée et a annoncé qu'il n'officierait pas durant la Coupe du monde de football. En Somalie, c'est l'indignation.
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Il s'appelle Omar Artan. Il est Somalien et avait été désigné meilleur arbitre africain l'an dernier. Pourtant, il a été refoulé samedi à son arrivée aux États-Unis. La FIFA s'est résignée et a annoncé qu'il n'officierait pas durant la Coupe du monde de football. En Somalie, c'est l'indignation.

09.06.2026 à 22:21

FRANCE24
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L'Américaine aux 23 titres du Grand Chelem en simple n'avait plus rejoué depuis septembre 2022. Associée à une joueuse de 19 ans, l'ex-N.1 mondiale a démontré que ses réflexes et son sens du jeu restaient intactes face à la paire américano-néo-zélandaise Nicole Melichar-Martinez/Erin Routliffe, battue 7-6 (7-2), 6-2. Au micro de l'organisation après sa victoire, Williams est restée sobre et a surtout remercié sa cadette d'avoir fait équipe avec elle: "C'était vraiment chouette. Vicky a accepté avec plaisir de rejoindre notre équipe, nous n'avions jamais joué ensemble mais c'est incroyable d'avoir pu jouer avec elle aujourd'hui", a-t-elle dit. Pendant le match, les deux femmes se sont montrées très complices, malgré leurs 25 ans d'écart, échangeant beaucoup entre les points. Interrogée ensuite en conférence de presse, Williams a estimé que sa performance n'avait pas été pleinement satisfaisante. "Oh mon Dieu ! Vous en pensez quoi ? Un C- ? (environ 12/20, NDLR)", a-t-elle répondu alors qu'on lui demandait de noter sa prestation. "En prenant en compte tous les éléments, en considérant que le gazon n'est probablement pas la surface la plus facile, en ajoutant quatre ans (sans jouer): globalement, je pense que c'était correct." Le double n'est évidemment pas une terre inconnue pour Serena Williams, qui forma avec sa sœur Venus l'une des meilleures paires de l'histoire du tennis féminin. Vainqueur de 23 tournois de double, dont 14 Grand Chelem avec Venus, Serena Willliams a également remporté un Wimbledon et un US Open en double mixte (avec le Bélarusse Max Mirnyi). Elle est à ce jour la seule joueuse de l'histoire, femmes et hommes confondus, à avoir remporté les quatre Grand Chelem à la fois en double et en simple. 1.376 jours On ne jugera pas du niveau réel de la revenante sur un premier match de double, mais Williams n'a en tout cas pas souffert de la comparaison avec Mboko, numéro 9 mondiale en simple. Puissante au service, toujours dotée d'un sens inné du placement, elle a même régalé le public du Queen's d'un spectaculaire retour en revers à deux mains sur un point qui semblait gagné d'avance pour ses adversaires. Mboko/Williams ont entamé le match tambour battant, menant rapidement 4-2, mais l'Américaine a perdu son service dans le septième jeu et permis à leurs adversaires de revenir à 4-4. La première manche s'est finalement décidée au tie-break. Le deuxième set a été plus facile, Melichar/Routliffe - toutes deux des spécialistes du double - accumulant les fautes directes et les points offerts trop facilement. Serena Williams a annoncé il y a une semaine seulement son retour à la compétition, d'abord en double au Queen's puis à Berlin la semaine prochaine (sa partenaire en Allemagne n'est pas encore connue). Elle a bien pris soin de préciser qu'elle revenait uniquement pour prendre du plaisir, et qu'elle ne s'était fixé aucun objectif de performance. Et après 1.376 jours (près de quatre ans) sans jouer, la "Queen" Serena a pour l'instant laissé ouverte la possibilité de revenir également en simple. "Pour le simple, je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Pour l'instant, c'est non. Je sens que je dois probablement m'entraîner un peu plus si je veux jouer en simple. On verra si j'y arrive. Et si je n'y arrive pas, c'est que ce n'est pas mon chemin", a-t-elle glissé dimanche en conférence de presse.
Texte intégral (579 mots)
L'Américaine aux 23 titres du Grand Chelem en simple n'avait plus rejoué depuis septembre 2022. Associée à une joueuse de 19 ans, l'ex-N.1 mondiale a démontré que ses réflexes et son sens du jeu restaient intactes face à la paire américano-néo-zélandaise Nicole Melichar-Martinez/Erin Routliffe, battue 7-6 (7-2), 6-2. Au micro de l'organisation après sa victoire, Williams est restée sobre et a surtout remercié sa cadette d'avoir fait équipe avec elle: "C'était vraiment chouette. Vicky a accepté avec plaisir de rejoindre notre équipe, nous n'avions jamais joué ensemble mais c'est incroyable d'avoir pu jouer avec elle aujourd'hui", a-t-elle dit. Pendant le match, les deux femmes se sont montrées très complices, malgré leurs 25 ans d'écart, échangeant beaucoup entre les points. Interrogée ensuite en conférence de presse, Williams a estimé que sa performance n'avait pas été pleinement satisfaisante. "Oh mon Dieu ! Vous en pensez quoi ? Un C- ? (environ 12/20, NDLR)", a-t-elle répondu alors qu'on lui demandait de noter sa prestation. "En prenant en compte tous les éléments, en considérant que le gazon n'est probablement pas la surface la plus facile, en ajoutant quatre ans (sans jouer): globalement, je pense que c'était correct." Le double n'est évidemment pas une terre inconnue pour Serena Williams, qui forma avec sa sœur Venus l'une des meilleures paires de l'histoire du tennis féminin. Vainqueur de 23 tournois de double, dont 14 Grand Chelem avec Venus, Serena Willliams a également remporté un Wimbledon et un US Open en double mixte (avec le Bélarusse Max Mirnyi). Elle est à ce jour la seule joueuse de l'histoire, femmes et hommes confondus, à avoir remporté les quatre Grand Chelem à la fois en double et en simple. 1.376 jours On ne jugera pas du niveau réel de la revenante sur un premier match de double, mais Williams n'a en tout cas pas souffert de la comparaison avec Mboko, numéro 9 mondiale en simple. Puissante au service, toujours dotée d'un sens inné du placement, elle a même régalé le public du Queen's d'un spectaculaire retour en revers à deux mains sur un point qui semblait gagné d'avance pour ses adversaires. Mboko/Williams ont entamé le match tambour battant, menant rapidement 4-2, mais l'Américaine a perdu son service dans le septième jeu et permis à leurs adversaires de revenir à 4-4. La première manche s'est finalement décidée au tie-break. Le deuxième set a été plus facile, Melichar/Routliffe - toutes deux des spécialistes du double - accumulant les fautes directes et les points offerts trop facilement. Serena Williams a annoncé il y a une semaine seulement son retour à la compétition, d'abord en double au Queen's puis à Berlin la semaine prochaine (sa partenaire en Allemagne n'est pas encore connue). Elle a bien pris soin de préciser qu'elle revenait uniquement pour prendre du plaisir, et qu'elle ne s'était fixé aucun objectif de performance. Et après 1.376 jours (près de quatre ans) sans jouer, la "Queen" Serena a pour l'instant laissé ouverte la possibilité de revenir également en simple. "Pour le simple, je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Pour l'instant, c'est non. Je sens que je dois probablement m'entraîner un peu plus si je veux jouer en simple. On verra si j'y arrive. Et si je n'y arrive pas, c'est que ce n'est pas mon chemin", a-t-elle glissé dimanche en conférence de presse.

09.06.2026 à 22:21

FRANCE24
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Interrogée à l'Assemblée nationale sur l'accès des victimes mineures à la justice, Aurore Bergé a estimé que la prescription "protège les bourreaux" et "condamne les victimes": "je crois que c'est cela aujourd'hui que nous pouvons et même que nous devons collectivement changer". "Nous recevrons à la demande du Premier ministre, l'ensemble des parlementaires engagés sur cette question dès cette fin de semaine pour y travailler et pour, je l'espère, permettre que dès le texte sur la protection de l'enfance, cela puisse être inclus", a détaillé la ministre déléguée. Déjà présenté en Conseil des ministres il y a dix jours, ce projet de loi sera discuté à partir du 15 juillet prochain à l'Assemblée nationale. Centré initialement sur le secteur du protection de l'enfance, qui traverse une crise majeure, ce texte a été élargi pour inclure des mesures de lutte contre les violences sexuelles contre les enfants. Suite au meurtre de Lyhanna, le gouvernement a annoncé mardi qu'il y intégrerait de nouvelles dispositions. La ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes Aurore Bergé s'est prononcée en faveur de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, tout comme le garde des Sceaux Gérald Darmanin, qui avait fait part en mai de sa volonté de déposer un projet de loi en ce sens. "Il y a un débat important. Il faut le prendre avec beaucoup de précautions juridiques, beaucoup de précautions constitutionnelles, mais je ne veux pas fermer la porte à cette question des prescriptions", a déclaré mardi de son côté le Premier ministre, Sébastien Lecornu. A l'heure actuelle, une victime de viol survenu dans l'enfance peut porter plainte jusqu'à 48 ans, le délai de prescription étant de 30 ans à compter de sa majorité, un délai jugé insuffisant par certaines associations de protection de l'enfance. Elles mettent en avant le fait que certaines victimes ne retrouvent pas la mémoire ou ne sont pas en mesure de dénoncer les faits dans le temps imparti. Un rapport parlementaire publié mi-avril estimait que cette mesure, qui ne fait pas l'unanimité en France, permettrait d'envoyer un "signal fort" dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Selon la Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), près de 160.000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France.
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Interrogée à l'Assemblée nationale sur l'accès des victimes mineures à la justice, Aurore Bergé a estimé que la prescription "protège les bourreaux" et "condamne les victimes": "je crois que c'est cela aujourd'hui que nous pouvons et même que nous devons collectivement changer". "Nous recevrons à la demande du Premier ministre, l'ensemble des parlementaires engagés sur cette question dès cette fin de semaine pour y travailler et pour, je l'espère, permettre que dès le texte sur la protection de l'enfance, cela puisse être inclus", a détaillé la ministre déléguée. Déjà présenté en Conseil des ministres il y a dix jours, ce projet de loi sera discuté à partir du 15 juillet prochain à l'Assemblée nationale. Centré initialement sur le secteur du protection de l'enfance, qui traverse une crise majeure, ce texte a été élargi pour inclure des mesures de lutte contre les violences sexuelles contre les enfants. Suite au meurtre de Lyhanna, le gouvernement a annoncé mardi qu'il y intégrerait de nouvelles dispositions. La ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes Aurore Bergé s'est prononcée en faveur de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, tout comme le garde des Sceaux Gérald Darmanin, qui avait fait part en mai de sa volonté de déposer un projet de loi en ce sens. "Il y a un débat important. Il faut le prendre avec beaucoup de précautions juridiques, beaucoup de précautions constitutionnelles, mais je ne veux pas fermer la porte à cette question des prescriptions", a déclaré mardi de son côté le Premier ministre, Sébastien Lecornu. A l'heure actuelle, une victime de viol survenu dans l'enfance peut porter plainte jusqu'à 48 ans, le délai de prescription étant de 30 ans à compter de sa majorité, un délai jugé insuffisant par certaines associations de protection de l'enfance. Elles mettent en avant le fait que certaines victimes ne retrouvent pas la mémoire ou ne sont pas en mesure de dénoncer les faits dans le temps imparti. Un rapport parlementaire publié mi-avril estimait que cette mesure, qui ne fait pas l'unanimité en France, permettrait d'envoyer un "signal fort" dans la lutte contre les violences faites aux enfants. Selon la Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), près de 160.000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France.

09.06.2026 à 22:17

FRANCE24
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Le président, qui est très attaché à cette région pour des raisons familiales et a lui-même préfacé ce dossier, a de nouveau apporté tout son soutien à la candidature de "notre pic du Midi chéri" où il s'était déjà rendu en juillet 2025. Sa grand-mère maternelle, Germaine Noguès, dont il était très proche, était originaire des Hautes-Pyrénées où elle repose, près de La Mongie. Jeune, il venait souvent la voir à Bagnères-de-Bigorre, où il a gardé des liens. Pour le chef de l’État, il ne fait aucun doute que le site mérite "cette place singulière et cette reconnaissance par l'Unesco" car "il marie à la fois le patrimoine naturel, le patrimoine humain et le patrimoine scientifique". Il a également insisté sur l'importance d'une telle reconnaissance, qui pourrait engendrer, selon lui, "une hausse de 160.000 à 400.000 visiteurs par an", pour l'attractivité du territoire. Entouré des responsables du site, des maires du territoire, des acteurs économiques locaux, de 70 élèves de plusieurs lycées et du groupe de musique Boulevard des Airs, originaire des Hautes-Pyrénées et venu chanter avec deux classes d'écoliers, Emmanuel Macron a salué la "mobilisation collective" autour de ce dossier. La candidature du site doit être examinée en juin-juillet 2027, soit après l'élection présidentielle et le départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée, mais le chef de l’État a promis à ses invités qu'il serait "avec (eux) pour aller chercher la médaille".
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Le président, qui est très attaché à cette région pour des raisons familiales et a lui-même préfacé ce dossier, a de nouveau apporté tout son soutien à la candidature de "notre pic du Midi chéri" où il s'était déjà rendu en juillet 2025. Sa grand-mère maternelle, Germaine Noguès, dont il était très proche, était originaire des Hautes-Pyrénées où elle repose, près de La Mongie. Jeune, il venait souvent la voir à Bagnères-de-Bigorre, où il a gardé des liens. Pour le chef de l’État, il ne fait aucun doute que le site mérite "cette place singulière et cette reconnaissance par l'Unesco" car "il marie à la fois le patrimoine naturel, le patrimoine humain et le patrimoine scientifique". Il a également insisté sur l'importance d'une telle reconnaissance, qui pourrait engendrer, selon lui, "une hausse de 160.000 à 400.000 visiteurs par an", pour l'attractivité du territoire. Entouré des responsables du site, des maires du territoire, des acteurs économiques locaux, de 70 élèves de plusieurs lycées et du groupe de musique Boulevard des Airs, originaire des Hautes-Pyrénées et venu chanter avec deux classes d'écoliers, Emmanuel Macron a salué la "mobilisation collective" autour de ce dossier. La candidature du site doit être examinée en juin-juillet 2027, soit après l'élection présidentielle et le départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée, mais le chef de l’État a promis à ses invités qu'il serait "avec (eux) pour aller chercher la médaille".

09.06.2026 à 22:09

FRANCE24
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Le Dow Jones a pris 0,17%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a perdu 0,97% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,26%. Plus tôt dans la séance, le Nasdaq avait perdu jusqu'à plus de 3,5%, une chute qui a rappelé celle vécue en fin de semaine dernière. "La vague de ventes que nous avons observée vendredi sur les valeurs technologiques se poursuit", a commenté auprès de l'AFP Adam Sarhan, analyste de la société de placement 50 Park Investments. Ce sont les entreprises de semi-conducteurs qui ont essuyé les pertes les plus importantes: AMD a perdu 3,02%, Broadcom a cédé 1,12% et Nvidia, première capitalisation mondiale, a lâché 0,22%. "Il est tout à fait normal et sain que les investisseurs remettent en question la thèse" haussière, qui a poussé ces valeurs à des sommets ces dernières semaines, et prennent par la même occasion des bénéfices, a souligné M. Sarhan. Le secteur affiche des niveaux de valorisation records et une progression spectaculaire depuis le début de l'année, les investisseurs estimant que le développement de l'intelligence artificielle (IA) devrait continuer à leur apporter de nouveaux débouchés. La clôture des indices américains bien au-dessus des plus bas de la mi-journée "montre qu'il y a encore des acheteurs" pour les valeurs liées à l'IA, a noté M. Sarhan. Wall Street souffre aussi de l'arrivée imminente de SpaceX à la cote. Cette opération devrait se concrétiser vendredi. L'entreprise aérospatiale compte lever 75 milliards de dollars sur une valorisation totale de 1.765 milliards, pulvérisant le record détenu par Saudi Aramco depuis 2019. "C'est une situation où les investisseurs vendent des actions pour dégager des liquidités", a expliqué M. Sarhan. D'autant que les géants de l'IA Anthropic et OpenAI - qui s'approchent chacun des 1.000 milliards de dollars de valorisation - ont eux aussi déposé un dossier d'introduction en Bourse. Sur le plan des données, les reventes de logements anciens ont progressé en mai aux Etats-Unis, atteignant leur plus haut niveau depuis le début de l'année. Les acteurs du marché scruteront mercredi l'évolution des prix dans le pays le mois dernier avec la publication de l'indice CPI. Après une nouvelle séance baissière pour les cours du pétrole, sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait à 4,51%, contre 4,56% la veille en clôture. A la cote, la société biopharmaceutique Nuvalent — spécialisée dans le développement de thérapies contre le cancer — s'est envolée de plus de 39%, à 123,25 dollars, après l'annonce de son rachat par le géant pharmaceutique britannique GSK. Cette transaction est estimée à 10,6 milliards de dollars, a indiqué GSK dans un communiqué. Apple a terminé dans le rouge (-3,64% à 290,55 dollars) au lendemain de sa conférence annuelle des développeurs (WWDC), lors de laquelle le groupe a dévoilé la refonte de son assistant Siri transformé en IA.
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Le Dow Jones a pris 0,17%, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a perdu 0,97% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,26%. Plus tôt dans la séance, le Nasdaq avait perdu jusqu'à plus de 3,5%, une chute qui a rappelé celle vécue en fin de semaine dernière. "La vague de ventes que nous avons observée vendredi sur les valeurs technologiques se poursuit", a commenté auprès de l'AFP Adam Sarhan, analyste de la société de placement 50 Park Investments. Ce sont les entreprises de semi-conducteurs qui ont essuyé les pertes les plus importantes: AMD a perdu 3,02%, Broadcom a cédé 1,12% et Nvidia, première capitalisation mondiale, a lâché 0,22%. "Il est tout à fait normal et sain que les investisseurs remettent en question la thèse" haussière, qui a poussé ces valeurs à des sommets ces dernières semaines, et prennent par la même occasion des bénéfices, a souligné M. Sarhan. Le secteur affiche des niveaux de valorisation records et une progression spectaculaire depuis le début de l'année, les investisseurs estimant que le développement de l'intelligence artificielle (IA) devrait continuer à leur apporter de nouveaux débouchés. La clôture des indices américains bien au-dessus des plus bas de la mi-journée "montre qu'il y a encore des acheteurs" pour les valeurs liées à l'IA, a noté M. Sarhan. Wall Street souffre aussi de l'arrivée imminente de SpaceX à la cote. Cette opération devrait se concrétiser vendredi. L'entreprise aérospatiale compte lever 75 milliards de dollars sur une valorisation totale de 1.765 milliards, pulvérisant le record détenu par Saudi Aramco depuis 2019. "C'est une situation où les investisseurs vendent des actions pour dégager des liquidités", a expliqué M. Sarhan. D'autant que les géants de l'IA Anthropic et OpenAI - qui s'approchent chacun des 1.000 milliards de dollars de valorisation - ont eux aussi déposé un dossier d'introduction en Bourse. Sur le plan des données, les reventes de logements anciens ont progressé en mai aux Etats-Unis, atteignant leur plus haut niveau depuis le début de l'année. Les acteurs du marché scruteront mercredi l'évolution des prix dans le pays le mois dernier avec la publication de l'indice CPI. Après une nouvelle séance baissière pour les cours du pétrole, sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait à 4,51%, contre 4,56% la veille en clôture. A la cote, la société biopharmaceutique Nuvalent — spécialisée dans le développement de thérapies contre le cancer — s'est envolée de plus de 39%, à 123,25 dollars, après l'annonce de son rachat par le géant pharmaceutique britannique GSK. Cette transaction est estimée à 10,6 milliards de dollars, a indiqué GSK dans un communiqué. Apple a terminé dans le rouge (-3,64% à 290,55 dollars) au lendemain de sa conférence annuelle des développeurs (WWDC), lors de laquelle le groupe a dévoilé la refonte de son assistant Siri transformé en IA.

09.06.2026 à 21:59

FRANCE24
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Ces nouvelles réserves gérées par l'Office national des forêts (ONF) sont destinées à protéger la biodiversité forestière, indique un communiqué du ministère. Huit réserves biologiques intégrales (RBI), où la forêt évolue librement sans exploitation, sont ainsi créées ou étendues. Il s'agit pour la plus grande d'entre elles de celle des Pitons rocheux d'Armontabo en Guyane (156.290 hectares), une forêt tropicale "d'exception". Viennent ensuite: -la forêt des Bannes-Ravines dans les Vosges (313 hectares de hêtraie-sapinière de montagne), -Pas de la Lauze dans l'Hérault (193 hectares de forêt méditerranéenne et garrigue boisée en libre évolution, dont 8 hectares en extension), -Chamalière-Peyre-Ourse dans le Cantal (147 hectares de foret d'altitude mêlant hétraies et estives boisées), -Jumelles d'Ornes dans la Meuse (100 hectares de forêt ancienne riche en bois mort) -Buronnières en Seine-et-Marne (83 hectares de forêt feuillue en contexte péri-urbain) - Vau des Loups dans la Meuse (75 hectares de massif forestier ancien) -Chatte-Pendue dans le Bas Rhin, 53 hectares de forêt de moyenne montagne. Par ailleurs, une réserve biologique dirigée (RBD), où "une gestion active permet de préserver des espèces ou des habitats fragiles", est étendue dans les tourbières du Somail dans l'Hérault (11 hectares). La France, pointée du doigt en mai par l'Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN) pour sa faible ambition en matière de protection de la biodiversité, espère avec ces nouvelles réserves "poursuivre sa trajectoire vers son objectif affiché de 10% du territoire terrestre sous protection forte d'ici 2030", qui atteint désormais 6,43%, d'après le communiqué. L'objectif est de parvenir à 250.000 hectares supplémentaires de forêts protégées d'ici 2030, dont 180.000 en Guyane. Cette protection se traduit par "moins de pressions sur les milieux naturels et une protection renforcée des espèces et des habitats" a souligné la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, citée dans le communiqué. A la suite de la COP15 Biodiversité en 2022, la France s'est donné pour objectif de protéger 30% de son territoire national, terrestre et marin, dont 10% en protection forte d'ici à 2030.
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Ces nouvelles réserves gérées par l'Office national des forêts (ONF) sont destinées à protéger la biodiversité forestière, indique un communiqué du ministère. Huit réserves biologiques intégrales (RBI), où la forêt évolue librement sans exploitation, sont ainsi créées ou étendues. Il s'agit pour la plus grande d'entre elles de celle des Pitons rocheux d'Armontabo en Guyane (156.290 hectares), une forêt tropicale "d'exception". Viennent ensuite: -la forêt des Bannes-Ravines dans les Vosges (313 hectares de hêtraie-sapinière de montagne), -Pas de la Lauze dans l'Hérault (193 hectares de forêt méditerranéenne et garrigue boisée en libre évolution, dont 8 hectares en extension), -Chamalière-Peyre-Ourse dans le Cantal (147 hectares de foret d'altitude mêlant hétraies et estives boisées), -Jumelles d'Ornes dans la Meuse (100 hectares de forêt ancienne riche en bois mort) -Buronnières en Seine-et-Marne (83 hectares de forêt feuillue en contexte péri-urbain) - Vau des Loups dans la Meuse (75 hectares de massif forestier ancien) -Chatte-Pendue dans le Bas Rhin, 53 hectares de forêt de moyenne montagne. Par ailleurs, une réserve biologique dirigée (RBD), où "une gestion active permet de préserver des espèces ou des habitats fragiles", est étendue dans les tourbières du Somail dans l'Hérault (11 hectares). La France, pointée du doigt en mai par l'Union internationale pour la conservation de la Nature (UICN) pour sa faible ambition en matière de protection de la biodiversité, espère avec ces nouvelles réserves "poursuivre sa trajectoire vers son objectif affiché de 10% du territoire terrestre sous protection forte d'ici 2030", qui atteint désormais 6,43%, d'après le communiqué. L'objectif est de parvenir à 250.000 hectares supplémentaires de forêts protégées d'ici 2030, dont 180.000 en Guyane. Cette protection se traduit par "moins de pressions sur les milieux naturels et une protection renforcée des espèces et des habitats" a souligné la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, citée dans le communiqué. A la suite de la COP15 Biodiversité en 2022, la France s'est donné pour objectif de protéger 30% de son territoire national, terrestre et marin, dont 10% en protection forte d'ici à 2030.

09.06.2026 à 21:33

FRANCE24
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Après avoir écouté le témoignage d'une femme ayant fait une tentative de suicide, le pape a appelé les systèmes de santé publique à faire de la lutte contre la dépression, "ce mal-être invisible et généralisé", une priorité. "Il est important de prendre conscience de la manière dont la santé mentale est de plus en plus menacée dans le contexte de sociétés qui se considèrent comme avancées", a exhorté Léon XIV au cours de cet échange. "Il y a quelque chose de profondément erroné dans une certaine conception de la croissance qui soumet les individus à des pressions, des attentes et des tensions qui compromettent des équilibres fondamentaux", a estimé le souverain pontife. "Tant de faits divers, encore aujourd'hui, témoignent d'un climat malsain dans les relations familiales, marquées par les abus et l'oppression, et en particulier par la violence à l'égard des femmes, qui débouche malheureusement souvent sur des féminicides", a déploré Léon XIV, exhortant les sociétés à s'"attaquer à cette réalité dramatique". Enfin, le pape a appelé la jeunesse à "apprendre à s'arrêter, à donner de la valeur aux choses importantes" de façon à "développer également un esprit critique à l'égard d'un système social qui ne place pas la personne au centre et provoque des situations d'injustice et de pauvreté existentielles". Léon XIV est arrivé en milieu de journée à Barcelone en provenance de Madrid, où il avait prononcé lundi un discours devant le Parlement espagnol, une première dans l'histoire pour un souverain pontife, et célébré dimanche une messe devant plus d'un million et demi de fidèles. Mercredi, le pape doit rencontrer des prisonniers puis se rendre à l'abbaye de Montserrat, avant de célébrer dans la soirée une messe à la basilique de la Sagrada Família, à l'occasion du centenaire de la mort de son célèbre architecte, Antoni Gaudí. Le souverain pontife achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière. Il doit y rendre hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l'Atlantique.
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Après avoir écouté le témoignage d'une femme ayant fait une tentative de suicide, le pape a appelé les systèmes de santé publique à faire de la lutte contre la dépression, "ce mal-être invisible et généralisé", une priorité. "Il est important de prendre conscience de la manière dont la santé mentale est de plus en plus menacée dans le contexte de sociétés qui se considèrent comme avancées", a exhorté Léon XIV au cours de cet échange. "Il y a quelque chose de profondément erroné dans une certaine conception de la croissance qui soumet les individus à des pressions, des attentes et des tensions qui compromettent des équilibres fondamentaux", a estimé le souverain pontife. "Tant de faits divers, encore aujourd'hui, témoignent d'un climat malsain dans les relations familiales, marquées par les abus et l'oppression, et en particulier par la violence à l'égard des femmes, qui débouche malheureusement souvent sur des féminicides", a déploré Léon XIV, exhortant les sociétés à s'"attaquer à cette réalité dramatique". Enfin, le pape a appelé la jeunesse à "apprendre à s'arrêter, à donner de la valeur aux choses importantes" de façon à "développer également un esprit critique à l'égard d'un système social qui ne place pas la personne au centre et provoque des situations d'injustice et de pauvreté existentielles". Léon XIV est arrivé en milieu de journée à Barcelone en provenance de Madrid, où il avait prononcé lundi un discours devant le Parlement espagnol, une première dans l'histoire pour un souverain pontife, et célébré dimanche une messe devant plus d'un million et demi de fidèles. Mercredi, le pape doit rencontrer des prisonniers puis se rendre à l'abbaye de Montserrat, avant de célébrer dans la soirée une messe à la basilique de la Sagrada Família, à l'occasion du centenaire de la mort de son célèbre architecte, Antoni Gaudí. Le souverain pontife achèvera sa visite jeudi et vendredi aux îles Canaries, principale porte d'entrée en Espagne des migrants en situation irrégulière. Il doit y rendre hommage aux milliers d'entre eux qui ont péri lors de la dangereuse traversée de l'Atlantique.

09.06.2026 à 21:25

FRANCE24
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De début 2020 à fin 2024, une enquête nationale d'addictovigilance a rapporté "des cas d'intoxications graves, dont un décès survenu après la consommation de plusieurs substances en même temps", indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un communiqué. Sur 27 signalements en quatre ans liés à des tryptamines de synthèse, 16 présentaient un critère de gravité: "11 hospitalisations, quatre autres situations médicalement graves, une mise en jeu du pronostic vital", précise-t-elle. L'année 2025 a connu une augmentation des signalements, au nombre de 13. Pour limiter les risques, l'agence a décidé d'inscrire sept dérivés synthétiques de la tryptamine (AMT, 4-AcO-DMT, 4-HO-MET, 4-HO-MiPT, 5-MeO-DMT, 5-MeO-MiPT, 5-MeO-DiPT) sur la liste des stupéfiants, de sorte que leur production, leur vente et leur usage en France seront interdits, à compter du 10 juin. Les tryptamines, substances hallucinogènes agissant sur le cerveau, existent naturellement dans certaines plantes (mimosa), champignons (psilocybe) et animaux (crapaud). Mais des procédés chimiques permettent d'obtenir des tryptamines de synthèse aux effets hallucinogènes renforcés, avec un risque accru d'effets indésirables. Ces versions se déclinent en poudre, en liquide ou s'intègrent dans des aliments comme du chocolat ou des confiseries, précise l'ANSM. Or ces substances peuvent entraîner des troubles graves: neurologiques (tremblements, maux de tête, perte de conscience pouvant aller jusqu’au coma), psychiatriques (hallucinations, idées délirantes, anxiété, attaque de panique, tentative de suicide), cardiovasculaires (tachycardie, hypertension artérielle), digestifs (vomissements, diarrhée), musculaires, etc. Devant une intoxication possiblement liée à un dérivé de tryptamine, il est recommandé aux professionnels intervenant dans un contexte d'urgence (Samu, pompiers, urgentistes) ou dans un centre spécialisé de contacter le centre d'addictovigilance régional ou un centre antipoison. Aux personnes ayant consommé un dérivé de tryptamine et ne se sentant pas bien, ou à leur entourage, l'ANSM conseille d'appeler le 15 en cas de détresse vitale (perte de connaissance, attaque de panique, idées délirantes ou suicidaires…). L'Agence de l'Union européenne sur les drogues (EUDA) alerte, dans son rapport annuel publié mardi, sur les risques liés à la "large disponibilité" de substances psychoactives "de plus en plus variées". "La polyconsommation est également courante" et accroît les risques, souligne aussi l'EUDA, appelant à investir dans la prévention, le traitement et la réinsertion sociale des consommateurs.
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De début 2020 à fin 2024, une enquête nationale d'addictovigilance a rapporté "des cas d'intoxications graves, dont un décès survenu après la consommation de plusieurs substances en même temps", indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un communiqué. Sur 27 signalements en quatre ans liés à des tryptamines de synthèse, 16 présentaient un critère de gravité: "11 hospitalisations, quatre autres situations médicalement graves, une mise en jeu du pronostic vital", précise-t-elle. L'année 2025 a connu une augmentation des signalements, au nombre de 13. Pour limiter les risques, l'agence a décidé d'inscrire sept dérivés synthétiques de la tryptamine (AMT, 4-AcO-DMT, 4-HO-MET, 4-HO-MiPT, 5-MeO-DMT, 5-MeO-MiPT, 5-MeO-DiPT) sur la liste des stupéfiants, de sorte que leur production, leur vente et leur usage en France seront interdits, à compter du 10 juin. Les tryptamines, substances hallucinogènes agissant sur le cerveau, existent naturellement dans certaines plantes (mimosa), champignons (psilocybe) et animaux (crapaud). Mais des procédés chimiques permettent d'obtenir des tryptamines de synthèse aux effets hallucinogènes renforcés, avec un risque accru d'effets indésirables. Ces versions se déclinent en poudre, en liquide ou s'intègrent dans des aliments comme du chocolat ou des confiseries, précise l'ANSM. Or ces substances peuvent entraîner des troubles graves: neurologiques (tremblements, maux de tête, perte de conscience pouvant aller jusqu’au coma), psychiatriques (hallucinations, idées délirantes, anxiété, attaque de panique, tentative de suicide), cardiovasculaires (tachycardie, hypertension artérielle), digestifs (vomissements, diarrhée), musculaires, etc. Devant une intoxication possiblement liée à un dérivé de tryptamine, il est recommandé aux professionnels intervenant dans un contexte d'urgence (Samu, pompiers, urgentistes) ou dans un centre spécialisé de contacter le centre d'addictovigilance régional ou un centre antipoison. Aux personnes ayant consommé un dérivé de tryptamine et ne se sentant pas bien, ou à leur entourage, l'ANSM conseille d'appeler le 15 en cas de détresse vitale (perte de connaissance, attaque de panique, idées délirantes ou suicidaires…). L'Agence de l'Union européenne sur les drogues (EUDA) alerte, dans son rapport annuel publié mardi, sur les risques liés à la "large disponibilité" de substances psychoactives "de plus en plus variées". "La polyconsommation est également courante" et accroît les risques, souligne aussi l'EUDA, appelant à investir dans la prévention, le traitement et la réinsertion sociale des consommateurs.

09.06.2026 à 21:23

FRANCE24
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"La décision de ne pas déployer Siri AI dans l'UE est de l'entière responsabilité d'Apple", a souligné lors d'une conférence de presse Thomas Regnier, porte-parole de l'UE sur le numérique. "Rien dans le règlement sur les marchés numériques (Digital markets act ou DMA, ndlr) n'empêche Apple de lancer de nouveaux produits dans l'UE", a-t-il ajouté, contestant la version des faits donnée par le groupe américain. Apple a annoncé lundi lors de sa conférence mondiale des développeurs que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes lors de son lancement attendu cet automne. Aucune date de disponibilité n'a été avancée pour le moment. Le groupe basé à Cupertino, en Californie, a invoqué un conflit avec la Commission européenne, à propos de la mise en conformité de Siri AI vis-à-vis du DMA. "Notre but est d'arriver à déployer un jour Siri AI dans l'UE, et nous continuerons à discuter avec les régulateurs européens", avait expliqué le responsable de l'ingénierie logicielle chez Apple, Craig Federighi, déplorant "leur refus de discuter de manière constructive de solutions pour préserver la sécurité et la confidentialité des données". Le DMA est une puissante loi de l'arsenal de Bruxelles pour réguler les géants du numérique. Elle les oblige notamment à rendre certains produits ou services interopérables, pour favoriser la concurrence et éviter les abus de position dominante. Apple assure avoir proposé à la Commission une solution pour permettre à des assistants d'éditeurs tiers d'utiliser les mêmes fonctions que Siri AI, sur iPhone et iPad, ce qui permettrait selon elle de respecter le DMA, tout en préservant la sécurité de son système. Mais le groupe assure que sa proposition a été rejetée en bloc par Bruxelles, l'obligeant à reporter le lancement dans l'UE de son nouvel assistant. Un récit contesté par l'exécutif européen. "Apple a tout simplement été incapable de développer une solution d'interopérabilité compatible" avec les règles européennes, et a "demandé à être exempté d'appliquer les obligations du DMA", a assuré M. Regnier. "La loi européenne n'est pas négociable. La Commission ne peut pas accorder de passe-droit, tout comme un policier ne peut pas laisser un conducteur violer les limitations de vitesse", a-t-il affirmé.
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"La décision de ne pas déployer Siri AI dans l'UE est de l'entière responsabilité d'Apple", a souligné lors d'une conférence de presse Thomas Regnier, porte-parole de l'UE sur le numérique. "Rien dans le règlement sur les marchés numériques (Digital markets act ou DMA, ndlr) n'empêche Apple de lancer de nouveaux produits dans l'UE", a-t-il ajouté, contestant la version des faits donnée par le groupe américain. Apple a annoncé lundi lors de sa conférence mondiale des développeurs que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes lors de son lancement attendu cet automne. Aucune date de disponibilité n'a été avancée pour le moment. Le groupe basé à Cupertino, en Californie, a invoqué un conflit avec la Commission européenne, à propos de la mise en conformité de Siri AI vis-à-vis du DMA. "Notre but est d'arriver à déployer un jour Siri AI dans l'UE, et nous continuerons à discuter avec les régulateurs européens", avait expliqué le responsable de l'ingénierie logicielle chez Apple, Craig Federighi, déplorant "leur refus de discuter de manière constructive de solutions pour préserver la sécurité et la confidentialité des données". Le DMA est une puissante loi de l'arsenal de Bruxelles pour réguler les géants du numérique. Elle les oblige notamment à rendre certains produits ou services interopérables, pour favoriser la concurrence et éviter les abus de position dominante. Apple assure avoir proposé à la Commission une solution pour permettre à des assistants d'éditeurs tiers d'utiliser les mêmes fonctions que Siri AI, sur iPhone et iPad, ce qui permettrait selon elle de respecter le DMA, tout en préservant la sécurité de son système. Mais le groupe assure que sa proposition a été rejetée en bloc par Bruxelles, l'obligeant à reporter le lancement dans l'UE de son nouvel assistant. Un récit contesté par l'exécutif européen. "Apple a tout simplement été incapable de développer une solution d'interopérabilité compatible" avec les règles européennes, et a "demandé à être exempté d'appliquer les obligations du DMA", a assuré M. Regnier. "La loi européenne n'est pas négociable. La Commission ne peut pas accorder de passe-droit, tout comme un policier ne peut pas laisser un conducteur violer les limitations de vitesse", a-t-il affirmé.

09.06.2026 à 21:15

FRANCE24
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En lice pour succéder à Antonio Guterres le 1er janvier 2027, la Chilienne Michelle Bachelet, la Costaricaine Rebeca Grynspan et l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, ont courtoisement débattu et vanté leurs solides pedigrees diplomatiques pendant plus d'une heure lors d'un événement organisé par des organisations indépendantes à Genève. "Il est temps qu'une femme accède à ce poste, après 80 ans" d'existence de l'ONU, a déclaré Mme Espinosa devant quelque 500 personnes dans l'amphithéâtre de la Maison de la paix, qui héberge plusieurs organisations, à deux pas du siège des Nations unies. "Bien sûr une femme, mais la meilleure, pas n'importe laquelle (...) Nous avons besoin d'un leader ayant une vision globale et débordant d'énergie", a ajouté l'ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Equateur. De nombreux Etats plaident pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU, et l'Amérique latine revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique, qui n'est toutefois pas toujours respectée. "Les femmes peuvent apporter plus d'humanisme", a défendu Mme Bachelet lors de ces échanges aussi détendus que policés face à un public acquis à la cause féminine et prompt aux applaudissements. Alors "une femme oui, mais pas n'importe quelle femme", a poursuivi l'ancienne présidente chilienne, soulignant la nécessité d'avoir une personnalité qui, comme elle, "n'a pas peur de prendre la parole quand c'est nécessaire". "Je me présente au poste de secrétaire général parce que je pense être la personne la plus qualifiée pour ce poste", a tranché dans un sourire Mme Grynspan, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica, qui plaide pour que la sélection se fasse sans traitement de faveur à l'égard des femmes. Bien qu'invités, les deux autres prétendants à ce jour déclarés au poste de secrétaire général de l'ONU, Macky Sall et l'Argentin Rafael Grossi, étaient absents, même si l'ancien président sénégalais s'est adressé à l'audience par le biais d'une courte vidéo préenregistrée. "l'ONU est irremplaçable" L'Assemblée générale ne peut élire le secrétaire général qu'après recommandation du Conseil de sécurité où les cinq membres permanents (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) disposent d'un droit de veto. Les délibérations du Conseil de sécurité devraient commencer à partir de fin juillet, avant un vote de l'Assemblée générale probablement à l'automne. Mardi, les trois candidates aux discours assez similaires ont multiplié les slogans sur l'avenir de l'ONU qu'elles entendent toutes réformer face à la multiplication des conflits, la crise du multilatéralisme et le manque de fonds. "L'ONU n'est plus le seul acteur sur la scène internationale, mais elle demeure irremplaçable, car elle est la seule plateforme universelle réunissant tous les pays pour faire face aux défis actuels. Nous vivons une ère d'interdépendance radicale : toute la question est de savoir comment la gouverner", a lancé Mme Espinosa, mettant en avant son expérience d'ancienne présidente de l'Assemblée générale des Nations unies. "L'ONU est unique, mais elle n'est pas seule. (...) Elle a toutefois tendance à vouloir tout centraliser et ne sait pas nouer de véritables partenariats stratégiques", a estimé Mme Grynspan, ex-patronne de l'agence de l'ONU pour le commerce et le développement (Cnuced). Mme Bachelet, ancienne directrice exécutive d'ONU Femmes et Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, a affirmé qu'elle serait "une secrétaire générale indépendante, toujours sur le terrain". Des élus républicains ont déjà appelé Washington à bloquer la candidature Michelle Bachelet en raison de sa défense du droit à l'avortement. "Je crois fermement que les droits des femmes sont essentiels, et si je suis élue secrétaire générale, je continuerai à défendre les droits humains, les droits des femmes, y compris les droits sexuels et reproductifs", a-t-elle dit à la presse après le débat. "Si quelqu'un, quel qu'il soit, met son veto à ma candidature parce que je crois en la démocratie, au multilatéralisme, aux droits des femmes et aux droits humains, j'en serai honorée", a-t-elle soutenu.
Texte intégral (706 mots)
En lice pour succéder à Antonio Guterres le 1er janvier 2027, la Chilienne Michelle Bachelet, la Costaricaine Rebeca Grynspan et l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, ont courtoisement débattu et vanté leurs solides pedigrees diplomatiques pendant plus d'une heure lors d'un événement organisé par des organisations indépendantes à Genève. "Il est temps qu'une femme accède à ce poste, après 80 ans" d'existence de l'ONU, a déclaré Mme Espinosa devant quelque 500 personnes dans l'amphithéâtre de la Maison de la paix, qui héberge plusieurs organisations, à deux pas du siège des Nations unies. "Bien sûr une femme, mais la meilleure, pas n'importe laquelle (...) Nous avons besoin d'un leader ayant une vision globale et débordant d'énergie", a ajouté l'ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Equateur. De nombreux Etats plaident pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU, et l'Amérique latine revendique le poste en vertu d'une tradition de rotation géographique, qui n'est toutefois pas toujours respectée. "Les femmes peuvent apporter plus d'humanisme", a défendu Mme Bachelet lors de ces échanges aussi détendus que policés face à un public acquis à la cause féminine et prompt aux applaudissements. Alors "une femme oui, mais pas n'importe quelle femme", a poursuivi l'ancienne présidente chilienne, soulignant la nécessité d'avoir une personnalité qui, comme elle, "n'a pas peur de prendre la parole quand c'est nécessaire". "Je me présente au poste de secrétaire général parce que je pense être la personne la plus qualifiée pour ce poste", a tranché dans un sourire Mme Grynspan, l'ancienne vice-présidente du Costa Rica, qui plaide pour que la sélection se fasse sans traitement de faveur à l'égard des femmes. Bien qu'invités, les deux autres prétendants à ce jour déclarés au poste de secrétaire général de l'ONU, Macky Sall et l'Argentin Rafael Grossi, étaient absents, même si l'ancien président sénégalais s'est adressé à l'audience par le biais d'une courte vidéo préenregistrée. "l'ONU est irremplaçable" L'Assemblée générale ne peut élire le secrétaire général qu'après recommandation du Conseil de sécurité où les cinq membres permanents (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) disposent d'un droit de veto. Les délibérations du Conseil de sécurité devraient commencer à partir de fin juillet, avant un vote de l'Assemblée générale probablement à l'automne. Mardi, les trois candidates aux discours assez similaires ont multiplié les slogans sur l'avenir de l'ONU qu'elles entendent toutes réformer face à la multiplication des conflits, la crise du multilatéralisme et le manque de fonds. "L'ONU n'est plus le seul acteur sur la scène internationale, mais elle demeure irremplaçable, car elle est la seule plateforme universelle réunissant tous les pays pour faire face aux défis actuels. Nous vivons une ère d'interdépendance radicale : toute la question est de savoir comment la gouverner", a lancé Mme Espinosa, mettant en avant son expérience d'ancienne présidente de l'Assemblée générale des Nations unies. "L'ONU est unique, mais elle n'est pas seule. (...) Elle a toutefois tendance à vouloir tout centraliser et ne sait pas nouer de véritables partenariats stratégiques", a estimé Mme Grynspan, ex-patronne de l'agence de l'ONU pour le commerce et le développement (Cnuced). Mme Bachelet, ancienne directrice exécutive d'ONU Femmes et Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, a affirmé qu'elle serait "une secrétaire générale indépendante, toujours sur le terrain". Des élus républicains ont déjà appelé Washington à bloquer la candidature Michelle Bachelet en raison de sa défense du droit à l'avortement. "Je crois fermement que les droits des femmes sont essentiels, et si je suis élue secrétaire générale, je continuerai à défendre les droits humains, les droits des femmes, y compris les droits sexuels et reproductifs", a-t-elle dit à la presse après le débat. "Si quelqu'un, quel qu'il soit, met son veto à ma candidature parce que je crois en la démocratie, au multilatéralisme, aux droits des femmes et aux droits humains, j'en serai honorée", a-t-elle soutenu.

09.06.2026 à 21:09

FRANCE24
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Sorti fin 1998 sur la console Nintendo 64, "The Legend of Zelda: Ocarina of Time" a été l'un des jeux les plus marquants de son époque, proposant un univers en 3D très détaillé et un système de visée permettant de verrouiller ses ennemis pendant un combat, devenu depuis un standard dans l'industrie du jeu vidéo. Comme dans la plupart des épisodes de cette série, créée en 1986 par Shigeru Miyamoto, le père de Mario, "Ocarina of Time" raconte les aventures d'un elfe en tunique verte, Link, qui affronte le seigneur du mal Ganondorf pour délivrer la princesse Zelda. L'originalité de cet opus réside dans son récit complexe, qui alterne entre deux époques, durant l'enfance de Link puis à l'âge adulte. Régulièrement cité parmi les meilleurs jeux vidéo de l'histoire par la presse spécialisée, "Ocarina of Time" figure également en tête du classement des meilleurs jeux de tous les temps sur le site d'agrégation d'avis Metacritic, avec une moyenne de 99 sur 100. Le jeu avait déjà connu une première refonte graphique en 2011 sur la console portable 3DS, dans une version prenant en charge les capacités d'affichage en 3D de la machine. Très populaire, la série s'est vendue à plus de 140 millions d'exemplaires à travers le monde. Son dernier opus majeur, sorti en 2023, "Tears of the Kingdom", est devenu le jeu le plus rapidement vendu de toute la saga. La sortie d'un film en prises de vue réelles tiré de l'univers du jeu est prévue pour le 30 avril 2027.
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Sorti fin 1998 sur la console Nintendo 64, "The Legend of Zelda: Ocarina of Time" a été l'un des jeux les plus marquants de son époque, proposant un univers en 3D très détaillé et un système de visée permettant de verrouiller ses ennemis pendant un combat, devenu depuis un standard dans l'industrie du jeu vidéo. Comme dans la plupart des épisodes de cette série, créée en 1986 par Shigeru Miyamoto, le père de Mario, "Ocarina of Time" raconte les aventures d'un elfe en tunique verte, Link, qui affronte le seigneur du mal Ganondorf pour délivrer la princesse Zelda. L'originalité de cet opus réside dans son récit complexe, qui alterne entre deux époques, durant l'enfance de Link puis à l'âge adulte. Régulièrement cité parmi les meilleurs jeux vidéo de l'histoire par la presse spécialisée, "Ocarina of Time" figure également en tête du classement des meilleurs jeux de tous les temps sur le site d'agrégation d'avis Metacritic, avec une moyenne de 99 sur 100. Le jeu avait déjà connu une première refonte graphique en 2011 sur la console portable 3DS, dans une version prenant en charge les capacités d'affichage en 3D de la machine. Très populaire, la série s'est vendue à plus de 140 millions d'exemplaires à travers le monde. Son dernier opus majeur, sorti en 2023, "Tears of the Kingdom", est devenu le jeu le plus rapidement vendu de toute la saga. La sortie d'un film en prises de vue réelles tiré de l'univers du jeu est prévue pour le 30 avril 2027.

09.06.2026 à 20:57

FRANCE24
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Il s'agit de la première programmation de Clément Hervieu-Léger, arrivé à la tête de l'établissement en août dernier, après y avoir été d'abord membre de la troupe puis sociétaire. Cette nouvelle saison, qui comporte 26 spectacles dont 14 créations, 12 reprises, ou encore 6 spectacles en tournée, est marquée par la réouverture de la salle Richelieu, lieu principal, le 15 octobre, après quelque neuf mois de fermeture pour travaux, avec "Ruy Blas" de Victor Hugo, mis en scène par Julie Duclos. Le directeur artistique des Jeux olympiques de Paris, Thomas Jolly, mettra en scène "La Tour de Nesle" d'Alexandre Dumas, en juillet 2027 dans le cadre du festival Paris d'été - Les étés du Louvre. "Il était temps qu'[il] vienne mettre en scène à la Comédie-Française", a déclaré M. Hervieu-Léger, louant son "grand sens du théâtre populaire". Particularité: la pièce aura lieu en extérieur au jardin des Tuileries, en face de la vasque olympique s'élevant dans le ciel chaque soir. Elle sera reprise en intérieur salle Richelieu à la rentrée 2027. "Résurrection. Un cas de conscience", premier texte pour le théâtre de l'autrice Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, sera monté par Simon Delétang dans le cadre d'une co-production avec le Centre dramatique national (CDN) de Lorient, avant une tournée. Ce choix illustre la volonté du nouvel administrateur de mettre en lumière les autrices, "beaucoup invisibilisées" dans l'histoire de la Comédie-Française. Parmi les nombreux partenariats engagés "avec des institutions sœurs", le plus important concerne le Louvre. À la grande exposition du musée consacrée au peintre du Siècle d'or espagnol Francisco de Zurbarán répondra, par exemple, la pièce "La vie est un songe", de Calderon de la Barca (mise en scène Benjamin Lazar). Autre co-production, cette fois avec le CDN de l’océan Indien, "La fournaise" d'Ananda Devi, sera montée au Studio-Théâtre, autre salle de l'institution, puis partira immédiatement en tournée sur l'ensemble de l'île de La Réunion puis à Mayotte et à l'île Maurice. Un projet qui "répond à une mission de service public", a souligné M. Clément Hervieu Léger. Dès septembre, "Les Bonnes", de Jean Genet (dans une mise en scène de Carme Portaceli) sera créé au Théâtre de l'Athénée, à l'endroit même où Louis Jouvet avait créé cette pièce en 1947. Par ailleurs, l'ensemble de la grille tarifaire des billets a évolué, avec le maintien d'un tarif plancher à 5 euros et une augmentation portant majoritairement sur les plus hautes catégories de billets en plein tarif (56 euros la place au lieu de 48 l'an dernier). En 2025, les dépenses se sont élevées à 43,5 millions d'euros (hors taxes). Les ressources ont été de 40 millions d'euros, dont 62% de subvention de l'Etat, 20% de billetterie et 8,6% de mécénat. Pour 2026, la Comédie-Française anticipe un déficit plus élevé, autour de 6 millions d'euros, en raison de des travaux de la salle Richelieu et de la saison qui s'est déroulée hors les murs depuis janvier dernier.
Texte intégral (534 mots)
Il s'agit de la première programmation de Clément Hervieu-Léger, arrivé à la tête de l'établissement en août dernier, après y avoir été d'abord membre de la troupe puis sociétaire. Cette nouvelle saison, qui comporte 26 spectacles dont 14 créations, 12 reprises, ou encore 6 spectacles en tournée, est marquée par la réouverture de la salle Richelieu, lieu principal, le 15 octobre, après quelque neuf mois de fermeture pour travaux, avec "Ruy Blas" de Victor Hugo, mis en scène par Julie Duclos. Le directeur artistique des Jeux olympiques de Paris, Thomas Jolly, mettra en scène "La Tour de Nesle" d'Alexandre Dumas, en juillet 2027 dans le cadre du festival Paris d'été - Les étés du Louvre. "Il était temps qu'[il] vienne mettre en scène à la Comédie-Française", a déclaré M. Hervieu-Léger, louant son "grand sens du théâtre populaire". Particularité: la pièce aura lieu en extérieur au jardin des Tuileries, en face de la vasque olympique s'élevant dans le ciel chaque soir. Elle sera reprise en intérieur salle Richelieu à la rentrée 2027. "Résurrection. Un cas de conscience", premier texte pour le théâtre de l'autrice Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, sera monté par Simon Delétang dans le cadre d'une co-production avec le Centre dramatique national (CDN) de Lorient, avant une tournée. Ce choix illustre la volonté du nouvel administrateur de mettre en lumière les autrices, "beaucoup invisibilisées" dans l'histoire de la Comédie-Française. Parmi les nombreux partenariats engagés "avec des institutions sœurs", le plus important concerne le Louvre. À la grande exposition du musée consacrée au peintre du Siècle d'or espagnol Francisco de Zurbarán répondra, par exemple, la pièce "La vie est un songe", de Calderon de la Barca (mise en scène Benjamin Lazar). Autre co-production, cette fois avec le CDN de l’océan Indien, "La fournaise" d'Ananda Devi, sera montée au Studio-Théâtre, autre salle de l'institution, puis partira immédiatement en tournée sur l'ensemble de l'île de La Réunion puis à Mayotte et à l'île Maurice. Un projet qui "répond à une mission de service public", a souligné M. Clément Hervieu Léger. Dès septembre, "Les Bonnes", de Jean Genet (dans une mise en scène de Carme Portaceli) sera créé au Théâtre de l'Athénée, à l'endroit même où Louis Jouvet avait créé cette pièce en 1947. Par ailleurs, l'ensemble de la grille tarifaire des billets a évolué, avec le maintien d'un tarif plancher à 5 euros et une augmentation portant majoritairement sur les plus hautes catégories de billets en plein tarif (56 euros la place au lieu de 48 l'an dernier). En 2025, les dépenses se sont élevées à 43,5 millions d'euros (hors taxes). Les ressources ont été de 40 millions d'euros, dont 62% de subvention de l'Etat, 20% de billetterie et 8,6% de mécénat. Pour 2026, la Comédie-Française anticipe un déficit plus élevé, autour de 6 millions d'euros, en raison de des travaux de la salle Richelieu et de la saison qui s'est déroulée hors les murs depuis janvier dernier.

09.06.2026 à 20:51

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Depuis le 1er janvier, 132 animateurs de la ville - qui en emploie environ 14.000 - ont été suspendus, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", a dévoilé le nouvel édile de la capitale dont le plan d'action promet la "tolérance zéro" et la "transparence totale". Ces chiffres élevés - le dernier bilan en avril faisait état de 78 suspensions dont 31 pour suspicions de violences sexuelles - sont attribuables "à une prise de conscience et à la très grande rigueur avec laquelle nous traitons ces signalements", a défendu M. Grégoire, en marge de la visite d'une école du 17e arrondissement. Il n'a pas précisé pour quels motifs les 80 autres agents avaient été suspendus, alors que les syndicats de la filière, qui ont appelé à la grève jusqu'au 16 juin, déplorent un "multiplication" des sanctions pour des suspicions de violences éducatives dites ordinaires, "sans accompagnement des agents". Le plan d'action à 20 millions d'euros, mis en oeuvre en avril, a "complètement réorganisé les signalements qui passent par voie hiérarchique et aussi par des plateformes", notamment une cellule d'écoute, a-t-il pointé. Lui qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat a aussi fait valoir la "grande sévérité" de la ville qui désormais suspend "systématiquement au moindre signalement". "Je sais que ça nous est reproché, je l'assume au moins le temps que la confiance soit revenue et l'organisation revue", a plaidé le maire. Selon M. Grégoire, "les enfants parlent plus et les parents sont plus interrogatifs sur des choses qui paraissaient anodines", y compris "les violences éducatives ordinaires". "Ouvrir un débat national" Avec 132 suspensions en cinq mois, "on ne parle plus de cas isolés, on parle d'un système qui accumule les alertes plus vite qu'il ne protège les enfants", a réagi sur Instagram le collectif MeTooEcole. Alors que le garde des Sceaux Gérald Darmanin est pris dans une polémique depuis le meurtre de la petite Lyhanna dans le Gers, le maire de la capitale a appelé à "ouvrir d'urgence un débat national sur les violences faites aux enfants", qui "engage l’État, la justice et l’ensemble des institutions de notre République". "Il y a eu des défaillances collectives dans l'affaire Lyhanna, qui ne peut pas traduire uniquement une défaillance individuelle", selon M. Grégoire, regrettant une "pénurie de moyens" pour les magistrats, ainsi qu'un "problème structurel de minoration" de ces violences. L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui a présenté plusieurs fois ses "excuses" aux familles de victimes, a souligné avoir, lui, fait "amende honorable" sur sa "mécompréhension" d'affaires qu'il avait "traitées comme des cas individuels" quand il était aux affaires à l'Hôtel de ville. Comme il s'y était engagé, une "commission d'enquête indépendante" sera mise en place au Conseil de Paris la semaine prochaine, sous la présidence d'Antoine Garapon, ex-juge des enfants et ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise. Elle auditionnera "qui elle souhaitera" et aura "carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu'il s'est passé depuis la réforme des rythmes scolaires en 2013" qui a instauré la semaine de 4,5 jours. Le prochain Conseil de Paris va mettre aussi en place une mission d'information et d'évaluation, réclamée depuis deux mois par l'opposition de droite. L'objectif de cette mission "transpartisane" est de "faire une opération mains propres sur ce qu'il s'est passé ces dix dernières années, les modalités de recrutement, les dysfonctionnements", a exposé mardi Grégory Canal, qui co-préside avec Rachida Dati le premier groupe d'opposition au Conseil de Paris. Elle entendra "l'ensemble des acteurs concernés", a-t-il ajouté, rappelant qu'Emmanuel Grégoire avait été en charge des ressources humaines à l'Hôtel de ville avant d'être premier adjoint d'Anne Hidalgo. Jugeant "confuses" les mesures de la ville, la droite parisienne réclame un "plan d'envergure" doté de 50 millions d'euros, qui comprendrait notamment l'installation de caméras de vidéoprotection. Une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant remettra en outre ses conclusions à la fin juin.
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Depuis le 1er janvier, 132 animateurs de la ville - qui en emploie environ 14.000 - ont été suspendus, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", a dévoilé le nouvel édile de la capitale dont le plan d'action promet la "tolérance zéro" et la "transparence totale". Ces chiffres élevés - le dernier bilan en avril faisait état de 78 suspensions dont 31 pour suspicions de violences sexuelles - sont attribuables "à une prise de conscience et à la très grande rigueur avec laquelle nous traitons ces signalements", a défendu M. Grégoire, en marge de la visite d'une école du 17e arrondissement. Il n'a pas précisé pour quels motifs les 80 autres agents avaient été suspendus, alors que les syndicats de la filière, qui ont appelé à la grève jusqu'au 16 juin, déplorent un "multiplication" des sanctions pour des suspicions de violences éducatives dites ordinaires, "sans accompagnement des agents". Le plan d'action à 20 millions d'euros, mis en oeuvre en avril, a "complètement réorganisé les signalements qui passent par voie hiérarchique et aussi par des plateformes", notamment une cellule d'écoute, a-t-il pointé. Lui qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat a aussi fait valoir la "grande sévérité" de la ville qui désormais suspend "systématiquement au moindre signalement". "Je sais que ça nous est reproché, je l'assume au moins le temps que la confiance soit revenue et l'organisation revue", a plaidé le maire. Selon M. Grégoire, "les enfants parlent plus et les parents sont plus interrogatifs sur des choses qui paraissaient anodines", y compris "les violences éducatives ordinaires". "Ouvrir un débat national" Avec 132 suspensions en cinq mois, "on ne parle plus de cas isolés, on parle d'un système qui accumule les alertes plus vite qu'il ne protège les enfants", a réagi sur Instagram le collectif MeTooEcole. Alors que le garde des Sceaux Gérald Darmanin est pris dans une polémique depuis le meurtre de la petite Lyhanna dans le Gers, le maire de la capitale a appelé à "ouvrir d'urgence un débat national sur les violences faites aux enfants", qui "engage l’État, la justice et l’ensemble des institutions de notre République". "Il y a eu des défaillances collectives dans l'affaire Lyhanna, qui ne peut pas traduire uniquement une défaillance individuelle", selon M. Grégoire, regrettant une "pénurie de moyens" pour les magistrats, ainsi qu'un "problème structurel de minoration" de ces violences. L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui a présenté plusieurs fois ses "excuses" aux familles de victimes, a souligné avoir, lui, fait "amende honorable" sur sa "mécompréhension" d'affaires qu'il avait "traitées comme des cas individuels" quand il était aux affaires à l'Hôtel de ville. Comme il s'y était engagé, une "commission d'enquête indépendante" sera mise en place au Conseil de Paris la semaine prochaine, sous la présidence d'Antoine Garapon, ex-juge des enfants et ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise. Elle auditionnera "qui elle souhaitera" et aura "carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu'il s'est passé depuis la réforme des rythmes scolaires en 2013" qui a instauré la semaine de 4,5 jours. Le prochain Conseil de Paris va mettre aussi en place une mission d'information et d'évaluation, réclamée depuis deux mois par l'opposition de droite. L'objectif de cette mission "transpartisane" est de "faire une opération mains propres sur ce qu'il s'est passé ces dix dernières années, les modalités de recrutement, les dysfonctionnements", a exposé mardi Grégory Canal, qui co-préside avec Rachida Dati le premier groupe d'opposition au Conseil de Paris. Elle entendra "l'ensemble des acteurs concernés", a-t-il ajouté, rappelant qu'Emmanuel Grégoire avait été en charge des ressources humaines à l'Hôtel de ville avant d'être premier adjoint d'Anne Hidalgo. Jugeant "confuses" les mesures de la ville, la droite parisienne réclame un "plan d'envergure" doté de 50 millions d'euros, qui comprendrait notamment l'installation de caméras de vidéoprotection. Une convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant remettra en outre ses conclusions à la fin juin.

09.06.2026 à 20:45

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A chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit? Sur le papier, l'idée est séduisante, à l'heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l'inflation et où la récession guette. "C'est une légende urbaine", balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. "On sait maintenant avec le recul, que même l'accueil d'un événement sportif a très peu d'impact sur les économies des pays qui les organisent", souligne le chercheur, auteur de "Foot business: Les Trente Glorieuses" (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, "l'Insee n'avait constaté qu'une très légère hausse de la confiance des ménages", dans un contexte économique déjà favorable, rappelle à l'AFP Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s'applique aux autres derniers grands rendez-vous du sport accueillis en France. Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d'euros, soit... 0,07 point du PIB. L'Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d'euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d'économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Effets d'éviction Alors, qu'espérer d'une compétition organisée entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique? "Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu'il y aura un impact sur le PIB", indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses "restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d'éviction assez importants", explique Hadrien Camatte. "Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n'irez pas au restaurant le samedi soir." Moteur historique de la croissance française, "la consommation représente 1.600 milliards d'euros, soit 54% du PIB", précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de "voir dans ces 1.600 milliards un effet Coupe du monde parce qu'on a eu un peu plus d'affluence sur les terrasses". Achats plaisir Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des évènements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. "On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu'à 200.000 ventes de télés" de plus qu'une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. "Désormais, on est plutôt entre 80.000 et 120.000", un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d'achat en berne, "on est dans l'achat plaisir. Le taux d'équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n'est pas très inquiet", affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l'évènement. Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n'inquiète pas Frank Delvau, président de l'Umih Ile-de-France, première organisation professionnelle de l'hôtellerie-restauration, car, dit-il, "les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c'est plutôt une bonne chose". Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l'hôtellerie-restauration s'est nettement dégradé en mai, selon l'Insee, il n'est "même pas certain que l'effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur", estime Anthony Morlet-Lavidalie. Seuls "certains restaurateurs bien situés dans les grandes métropoles" pourraient réellement en bénéficier.
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A chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit? Sur le papier, l'idée est séduisante, à l'heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l'inflation et où la récession guette. "C'est une légende urbaine", balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. "On sait maintenant avec le recul, que même l'accueil d'un événement sportif a très peu d'impact sur les économies des pays qui les organisent", souligne le chercheur, auteur de "Foot business: Les Trente Glorieuses" (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, "l'Insee n'avait constaté qu'une très légère hausse de la confiance des ménages", dans un contexte économique déjà favorable, rappelle à l'AFP Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s'applique aux autres derniers grands rendez-vous du sport accueillis en France. Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d'euros, soit... 0,07 point du PIB. L'Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d'euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d'économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Effets d'éviction Alors, qu'espérer d'une compétition organisée entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique? "Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu'il y aura un impact sur le PIB", indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses "restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d'éviction assez importants", explique Hadrien Camatte. "Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n'irez pas au restaurant le samedi soir." Moteur historique de la croissance française, "la consommation représente 1.600 milliards d'euros, soit 54% du PIB", précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de "voir dans ces 1.600 milliards un effet Coupe du monde parce qu'on a eu un peu plus d'affluence sur les terrasses". Achats plaisir Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des évènements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. "On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu'à 200.000 ventes de télés" de plus qu'une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. "Désormais, on est plutôt entre 80.000 et 120.000", un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d'achat en berne, "on est dans l'achat plaisir. Le taux d'équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n'est pas très inquiet", affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l'évènement. Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n'inquiète pas Frank Delvau, président de l'Umih Ile-de-France, première organisation professionnelle de l'hôtellerie-restauration, car, dit-il, "les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c'est plutôt une bonne chose". Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l'hôtellerie-restauration s'est nettement dégradé en mai, selon l'Insee, il n'est "même pas certain que l'effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur", estime Anthony Morlet-Lavidalie. Seuls "certains restaurateurs bien situés dans les grandes métropoles" pourraient réellement en bénéficier.
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