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05.08.2026 à 14:50

FRANCE24
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En Guinée, l'accès à Internet reste fortement perturbé. Facebook, YouTube et TikTok demeurent inaccessibles sans VPN. L'Association des blogueurs de Guinée dénonce une restriction de la liberté d'expression et met en cause les autorités. 
En Guinée, l'accès à Internet reste fortement perturbé. Facebook, YouTube et TikTok demeurent inaccessibles sans VPN. L'Association des blogueurs de Guinée dénonce une restriction de la liberté d'expression et met en cause les autorités. 

05.08.2026 à 14:44

Pierrick LEURENT
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Longtemps cantonnés à la science-fiction, les robots humanoïdes sont désormais l'un des secteurs les plus convoités de la Silicon Valley. Selon le cabinet McKinsey, l'automatisation pourrait transformer jusqu'à 30 % des heures travaillées aujourd'hui dans l'économie américaine d'ici 2030. Des dizaines d'entreprises développent déjà des robots capables d'interagir avec les humains, voire de les assister dans certaines tâches du quotidien. Reportage de Pierrick Leurent et Valérie Defert.
Longtemps cantonnés à la science-fiction, les robots humanoïdes sont désormais l'un des secteurs les plus convoités de la Silicon Valley. Selon le cabinet McKinsey, l'automatisation pourrait transformer jusqu'à 30 % des heures travaillées aujourd'hui dans l'économie américaine d'ici 2030. Des dizaines d'entreprises développent déjà des robots capables d'interagir avec les humains, voire de les assister dans certaines tâches du quotidien. Reportage de Pierrick Leurent et Valérie Defert.

05.08.2026 à 14:37

FRANCE24
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Le président de la Fifa Gianni Infantino, assailli de critiques après un projet finalement avorté d'ouverture de l'instance mondiale aux investisseurs privés, tient mercredi au Maroc une réunion de crise avec de hauts responsables de l'organisation.
Le président de la Fifa Gianni Infantino, assailli de critiques après un projet finalement avorté d'ouverture de l'instance mondiale aux investisseurs privés, tient mercredi au Maroc une réunion de crise avec de hauts responsables de l'organisation.

05.08.2026 à 14:37

FRANCE24
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"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser une régénération naturelle" après le "grave dommage environnemental" subi par la végétation et la forêt qui ont brûlé durant cinq jours, à entre 50 et 70 km à l'ouest de la capitale grecque, a assuré Kyriakos Mitsotakis. Depuis vendredi, quelque 11.000 hectares sont partis en fumée à l'ouest de la capitale grecque autour notamment de la station balnéaire de Porto Germeno, sur le golfe de Corinthe, a-t-il précisé à l'issue d'une réunion consacrée aux mesures d'urgence pour les zones sinistrées. Selon des images de la télévision publique ERT, des équipes d'ingénieurs des ministères de l'Environnement et de la Protection civile sont arrivées dans les localités touchées. Les habitants commencent à regagner leurs habitations après les évacuations ordonnées ces derniers jours par les autorités grecques. "Etat d'alerte maximale" Après cinq jours de lutte acharnée contre les flammes, "la situation dans la région est bien meilleure", a indiqué mercredi à l'AFP Vassilios Vathrakoyannis, le porte-parole des sapeurs-pompiers. Toutefois "les pompiers restent en état d'alerte maximale pour gérer les zones où il y a encore de la fumée", a-t-il précisé. Mercredi, un nouvel incendie s'est déclaré dans une zone industrielle proche de l'aéroport international d'Athènes, à l'est de la capitale, mais le maire de la commune touchée de Koropi, Dimitris Kiousis, a assuré sur ERT que le feu était "sous contrôle". Selon les premiers éléments de l'enquête des pompiers, l'incendie à l'ouest d'Athènes a démarré vendredi après une étincelle sur des câbles électriques gérés par une société privée à Agios Vassilios, village balnéaire au pied d'une montagne, à 85km au nord-ouest d'Athènes. Selon des habitants cités par des médias grecs, l'électricité transférée à l'opérateur semi-public DEDIE provenait d'un parc éolien installé sur les hauteurs de leur village. Deux personnes liées à l'installation de ce réseau ont été entendues par la justice avant d'être relâchées mardi, selon plusieurs médias grecs. Attisé par de violentes rafales de vent allant jusqu'à 130km/h, le feu s'est rapidement propagé vers le sud du mont Cithéron avant d’atteindre une ville industrielle et agricole, Megara, à une quarantaine de kilomètres d'Athènes. Vents forts Les opérations des pompiers ont été fortement entravées tout le week-end par les vents forts qui ont longtemps empêché hélicoptères et avions bombardiers d'eau de décoller. Ces moyens aériens opèrent toujours mercredi pour détecter toute éventuelle reprise de feu, selon les pompiers. L'odeur de la fumée est toujours présente autour de Porto Germeno, où une grande partie des terrains autrefois boisés ont été dévorés par les flammes. Des dizaines de maisons ont brulé, a constaté l'AFP. "Quand j'ai vu qu'il n'y avait plus rien à faire vendredi soir, j'ai balancé quelques affaires dans la voiture et j'ai décampé", a témoigné Manolis Martsoukakis dont la modeste maison de briques n'est plus que ruines. Touchée de plein fouet par le réchauffement climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, la Grèce est en proie chaque été à des feux dévastateurs. Le pays a sans doute été confronté à "l'une des pires crises liées aux incendies" de la décennie, a estimé Théodore Giannaros, météorologue à l'Observatoire national grec, interrogé par l'AFP. Après les feux dévastateurs en Espagne et en France, la Grèce a subi depuis la fin juillet des dizaines d'incendies, parfois dans des zones touristiques alors que la saison bat son plein. Il ont fait cinq morts. Trois pompiers et les deux membres de l'équipage d'un hélicoptère engagé dans la lutte contre les flammes ont péri.
Texte intégral (656 mots)
"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser une régénération naturelle" après le "grave dommage environnemental" subi par la végétation et la forêt qui ont brûlé durant cinq jours, à entre 50 et 70 km à l'ouest de la capitale grecque, a assuré Kyriakos Mitsotakis. Depuis vendredi, quelque 11.000 hectares sont partis en fumée à l'ouest de la capitale grecque autour notamment de la station balnéaire de Porto Germeno, sur le golfe de Corinthe, a-t-il précisé à l'issue d'une réunion consacrée aux mesures d'urgence pour les zones sinistrées. Selon des images de la télévision publique ERT, des équipes d'ingénieurs des ministères de l'Environnement et de la Protection civile sont arrivées dans les localités touchées. Les habitants commencent à regagner leurs habitations après les évacuations ordonnées ces derniers jours par les autorités grecques. "Etat d'alerte maximale" Après cinq jours de lutte acharnée contre les flammes, "la situation dans la région est bien meilleure", a indiqué mercredi à l'AFP Vassilios Vathrakoyannis, le porte-parole des sapeurs-pompiers. Toutefois "les pompiers restent en état d'alerte maximale pour gérer les zones où il y a encore de la fumée", a-t-il précisé. Mercredi, un nouvel incendie s'est déclaré dans une zone industrielle proche de l'aéroport international d'Athènes, à l'est de la capitale, mais le maire de la commune touchée de Koropi, Dimitris Kiousis, a assuré sur ERT que le feu était "sous contrôle". Selon les premiers éléments de l'enquête des pompiers, l'incendie à l'ouest d'Athènes a démarré vendredi après une étincelle sur des câbles électriques gérés par une société privée à Agios Vassilios, village balnéaire au pied d'une montagne, à 85km au nord-ouest d'Athènes. Selon des habitants cités par des médias grecs, l'électricité transférée à l'opérateur semi-public DEDIE provenait d'un parc éolien installé sur les hauteurs de leur village. Deux personnes liées à l'installation de ce réseau ont été entendues par la justice avant d'être relâchées mardi, selon plusieurs médias grecs. Attisé par de violentes rafales de vent allant jusqu'à 130km/h, le feu s'est rapidement propagé vers le sud du mont Cithéron avant d’atteindre une ville industrielle et agricole, Megara, à une quarantaine de kilomètres d'Athènes. Vents forts Les opérations des pompiers ont été fortement entravées tout le week-end par les vents forts qui ont longtemps empêché hélicoptères et avions bombardiers d'eau de décoller. Ces moyens aériens opèrent toujours mercredi pour détecter toute éventuelle reprise de feu, selon les pompiers. L'odeur de la fumée est toujours présente autour de Porto Germeno, où une grande partie des terrains autrefois boisés ont été dévorés par les flammes. Des dizaines de maisons ont brulé, a constaté l'AFP. "Quand j'ai vu qu'il n'y avait plus rien à faire vendredi soir, j'ai balancé quelques affaires dans la voiture et j'ai décampé", a témoigné Manolis Martsoukakis dont la modeste maison de briques n'est plus que ruines. Touchée de plein fouet par le réchauffement climatique comme l'ensemble du pourtour méditerranéen, la Grèce est en proie chaque été à des feux dévastateurs. Le pays a sans doute été confronté à "l'une des pires crises liées aux incendies" de la décennie, a estimé Théodore Giannaros, météorologue à l'Observatoire national grec, interrogé par l'AFP. Après les feux dévastateurs en Espagne et en France, la Grèce a subi depuis la fin juillet des dizaines d'incendies, parfois dans des zones touristiques alors que la saison bat son plein. Il ont fait cinq morts. Trois pompiers et les deux membres de l'équipage d'un hélicoptère engagé dans la lutte contre les flammes ont péri.

05.08.2026 à 14:37

FRANCE24
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La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé dans un communiqué un "plan global d'accompagnement canicule – sécheresse – incendies" pour qu'aucun agriculteur ne soit "laissé seul face à cette situation". "Ce plan comportera des mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées", indique le ministère dans un communiqué. Au cas par cas, sur le terrain, le ministère souhaite aussi "adapter les mesures de gestion de l'eau dans le respect du cadre fixé par le guide sécheresse et l'instruction interministérielle de 2023" afin de "concilier la préservation de la ressource en eau avec la continuité des productions agricoles". Le ministère rappelle que 98 départements sont concernés par la sécheresse, dont 57 sont en situation de crise, avec des restrictions importantes des usages de l'eau. Fin juillet, la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole habitué des actions coup de poing, avait appelé les exploitants à ne pas respecter ces restrictions, galvanisée par l'adoption de la loi d'urgence agricole qui prévoit notamment d'augmenter le stockage d'eau pour l'agriculture. "Ce n'est pas possible", avait répondu la ministre dans Ouest France. Eté catastrophique Depuis fin juin, les agriculteurs sont touchés de plein fouet par les vagues de chaleur successives qui se sont ajoutées à un manque d'eau chronique dû à la sécheresse. Des millions de volailles ont péri, étouffées par la chaleur, les prairies sont grillées et les vaches produisent moins de lait. La production de maïs devrait être historiquement basse tandis que la récolte de blé, déjà terminée, devrait baisser d'au moins 4%. Les fruits et légumes souffrent particulièrement, surtout en Bretagne, grosse région maraichère peu habituée au manque d'eau qui ruinent les cultures non irriguées. Les syndicats agricoles et interprofessions ont lancé l'alerte plusieurs fois ces dernières semaines, au fil des réunions régulières au ministère et au niveau des régions, avec les professionnels, les banques et assureurs privés ainsi que la mutualité sociale agricole (MSA). Une cellule nationale sécheresse est activée au ministère de l'Agriculture et la ministre a demandé à chaque préfet "de désigner un référent sécheresse et de mettre en place, sans délai, une cellule départementale" afin d'établir "un diagnostic précis". Les aides du plan "en cours de préparation" seront calibrées "sur la base notamment des remontées d'informations" des cellules au niveau des préfectures. "Braises de la colère pas éteintes" La FNSEA, syndicat agricole dominant a demandé début juillet un plan de soutien exceptionnel et l'inscription d'une enveloppe de crise dans le budget 2027. La Coordination rurale a aussi appelé à une suspension des contrôles administratifs dans les fermes, au versement anticipé des aides européennes et une "dérogation pour l'agriculture française concernant les réglementations françaises et européennes contraignantes". "Cette crise intervient dans un contexte où l'inquiétude quant à l'avenir de nos fermes est profonde. Les braises de la colère agricole qui se sont exprimées ces derniers mois ne sont pas éteintes", a prévenu mardi la Confédération paysanne dans une lettre ouverte à la ministre. La Confédération paysanne, troisième syndicat, prône une "bifurcation agroécologique indispensable" et a appelé aux côtés d'ONG le Conseil Constitutionnel à censurer la loi d'urgence agricole, adoptée fin juillet et attendue de pied ferme par les deux autres syndicats. Des première mesures avaient été annoncées par le gouvernement pour faciliter le versement d'acomptes par les assureurs ou faucher les jachères. La ministre a aussi annoncé mercredi avoir saisi la Commission européenne pour que la politique agricole commune (PAC) fasse "preuve de pragmatisme". De nombreuses aides européennes sont conditionnées à des exigences comme des obligations de couverture minimale des sols ou de rotations des cultures. La ministre souhaite un assouplissement pour permettre aux agriculteurs de toucher leurs subventions quand les conditions climatiques les ont contraints à ne pas respecter ces exigences.
Texte intégral (713 mots)
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé dans un communiqué un "plan global d'accompagnement canicule – sécheresse – incendies" pour qu'aucun agriculteur ne soit "laissé seul face à cette situation". "Ce plan comportera des mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées", indique le ministère dans un communiqué. Au cas par cas, sur le terrain, le ministère souhaite aussi "adapter les mesures de gestion de l'eau dans le respect du cadre fixé par le guide sécheresse et l'instruction interministérielle de 2023" afin de "concilier la préservation de la ressource en eau avec la continuité des productions agricoles". Le ministère rappelle que 98 départements sont concernés par la sécheresse, dont 57 sont en situation de crise, avec des restrictions importantes des usages de l'eau. Fin juillet, la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole habitué des actions coup de poing, avait appelé les exploitants à ne pas respecter ces restrictions, galvanisée par l'adoption de la loi d'urgence agricole qui prévoit notamment d'augmenter le stockage d'eau pour l'agriculture. "Ce n'est pas possible", avait répondu la ministre dans Ouest France. Eté catastrophique Depuis fin juin, les agriculteurs sont touchés de plein fouet par les vagues de chaleur successives qui se sont ajoutées à un manque d'eau chronique dû à la sécheresse. Des millions de volailles ont péri, étouffées par la chaleur, les prairies sont grillées et les vaches produisent moins de lait. La production de maïs devrait être historiquement basse tandis que la récolte de blé, déjà terminée, devrait baisser d'au moins 4%. Les fruits et légumes souffrent particulièrement, surtout en Bretagne, grosse région maraichère peu habituée au manque d'eau qui ruinent les cultures non irriguées. Les syndicats agricoles et interprofessions ont lancé l'alerte plusieurs fois ces dernières semaines, au fil des réunions régulières au ministère et au niveau des régions, avec les professionnels, les banques et assureurs privés ainsi que la mutualité sociale agricole (MSA). Une cellule nationale sécheresse est activée au ministère de l'Agriculture et la ministre a demandé à chaque préfet "de désigner un référent sécheresse et de mettre en place, sans délai, une cellule départementale" afin d'établir "un diagnostic précis". Les aides du plan "en cours de préparation" seront calibrées "sur la base notamment des remontées d'informations" des cellules au niveau des préfectures. "Braises de la colère pas éteintes" La FNSEA, syndicat agricole dominant a demandé début juillet un plan de soutien exceptionnel et l'inscription d'une enveloppe de crise dans le budget 2027. La Coordination rurale a aussi appelé à une suspension des contrôles administratifs dans les fermes, au versement anticipé des aides européennes et une "dérogation pour l'agriculture française concernant les réglementations françaises et européennes contraignantes". "Cette crise intervient dans un contexte où l'inquiétude quant à l'avenir de nos fermes est profonde. Les braises de la colère agricole qui se sont exprimées ces derniers mois ne sont pas éteintes", a prévenu mardi la Confédération paysanne dans une lettre ouverte à la ministre. La Confédération paysanne, troisième syndicat, prône une "bifurcation agroécologique indispensable" et a appelé aux côtés d'ONG le Conseil Constitutionnel à censurer la loi d'urgence agricole, adoptée fin juillet et attendue de pied ferme par les deux autres syndicats. Des première mesures avaient été annoncées par le gouvernement pour faciliter le versement d'acomptes par les assureurs ou faucher les jachères. La ministre a aussi annoncé mercredi avoir saisi la Commission européenne pour que la politique agricole commune (PAC) fasse "preuve de pragmatisme". De nombreuses aides européennes sont conditionnées à des exigences comme des obligations de couverture minimale des sols ou de rotations des cultures. La ministre souhaite un assouplissement pour permettre aux agriculteurs de toucher leurs subventions quand les conditions climatiques les ont contraints à ne pas respecter ces exigences.

05.08.2026 à 14:35

FRANCE24
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Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir ouvert une information judiciaire contre le chef de 45 ans, un an après la première plainte contre lui et au terme de deux jours de garde à vue. L'ancien lauréat de Top Chef 2012, qui s'est hissé jusqu'aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, doit être présenté mercredi à un juge, qui peut le mettre en examen. Il "conteste la qualification pénale des éléments reprochés", a précisé le parquet. Au début de sa garde à vue, ses avocates Me Jacqueline Laffont et Julie Benedetti ont fait savoir à l'AFP qu'il répondait "à toutes les questions des enquêteurs" et qu'il s'était rendu à son audition "avec de nombreux documents, pièces, autant d'éléments matériels solides qui étayent sa version des faits." "Enfermement dans une pièce" Les enquêteurs ont entendu six de ses ex. "Chacune a dénoncé des violences, de différentes natures", a indiqué le parquet, avec un "retentissement psychologique" évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d'elles. "Plusieurs d'entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des confidents des victimes ont attesté de traces de morsures ou de bleus, de comportements humiliants, voire d'enfermement dans une pièce", a poursuivi le parquet. Celui-ci a retenu des charges au préjudice de deux d'entre elles, pour les faits les plus récents, entre décembre 2023 et novembre 2024. Elles ont demandé à ce que leur anonymat soit respecté. Les violences dénoncées par les quatre autres femmes "apparaissent prescrites", selon le parquet. Nez fracturé Détenteur d'une étoile Michelin et adepte des réseaux sociaux, Jean Imbert s'affichait régulièrement au côté des stars fréquentant sa table, jusqu'aux premières accusations. Parmi celles qui l'ont accusé publiquement, l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, 39 ans. Elle a annoncé au printemps avoir porté plainte pour des faits remontant à leur relation, entre 2012 et 2014. Elle affirme notamment que Jean Imbert lui a fracturé le nez lors du tournage d'une émission de cuisine qu'ils présentaient, "Recettes de fous" sur M6. Jean Imbert lui aurait asséné un coup de tête, après qu'elle a reçu un message de son ex-mari à propos de la garde de leur fille. "Il ne supporte pas que j'aie eu une vie avant. (Pour lui), je fais la pute parce que je parle à mon ex-mari", avait-elle déclaré à Complément d'Enquête. Jean Imbert avait précédemment dit regretter "profondément les conséquences" pour l'ancienne Miss France, décrivant une relation "insoutenable, marquée par les insultes et les crises". Ses avocates avaient évoqué des violences réciproques entre eux. Première femme à déposer plainte, il y a un an, pour des faits remontant à 2012-2013, l'actrice Lila Salet, 35 ans, a dénoncé des gifles, "toujours dans un cadre intime, donc sans témoins". Elle a fait état d'une "emprise" : "Tous les matins, je devais me lever en même temps que lui et je devais l'écouter parler de lui dans sa baignoire (...). Il ne supportait pas que j'aille seule ailleurs", avait-elle décrit à l'époque de son dépôt de plainte. Elle dénonçait aussi une séquestration "pendant plusieurs heures" dans un hôtel, lors d'un week-end du couple à Florence, à cause d'un SMS qu'elle aurait reçu d'un ami. "Il m'a frappé plusieurs fois au visage et versé du champagne dans les yeux (...). Il n'a plus voulu que je sorte de ma chambre d'hôtel". Les avocates du cuisinier avaient réfuté toute "séquestration" pendant ce week-end italien. Mi-avril, la direction du Plaza Athénée avait acté le retrait de Jean Imbert de ses fonctions managériales et exécutives dans son restaurant, tout en confirmant la poursuite de sa collaboration comme "directeur artistique" jusqu'à l'échéance de son contrat en juin.
Texte intégral (668 mots)
Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir ouvert une information judiciaire contre le chef de 45 ans, un an après la première plainte contre lui et au terme de deux jours de garde à vue. L'ancien lauréat de Top Chef 2012, qui s'est hissé jusqu'aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, doit être présenté mercredi à un juge, qui peut le mettre en examen. Il "conteste la qualification pénale des éléments reprochés", a précisé le parquet. Au début de sa garde à vue, ses avocates Me Jacqueline Laffont et Julie Benedetti ont fait savoir à l'AFP qu'il répondait "à toutes les questions des enquêteurs" et qu'il s'était rendu à son audition "avec de nombreux documents, pièces, autant d'éléments matériels solides qui étayent sa version des faits." "Enfermement dans une pièce" Les enquêteurs ont entendu six de ses ex. "Chacune a dénoncé des violences, de différentes natures", a indiqué le parquet, avec un "retentissement psychologique" évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d'elles. "Plusieurs d'entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des confidents des victimes ont attesté de traces de morsures ou de bleus, de comportements humiliants, voire d'enfermement dans une pièce", a poursuivi le parquet. Celui-ci a retenu des charges au préjudice de deux d'entre elles, pour les faits les plus récents, entre décembre 2023 et novembre 2024. Elles ont demandé à ce que leur anonymat soit respecté. Les violences dénoncées par les quatre autres femmes "apparaissent prescrites", selon le parquet. Nez fracturé Détenteur d'une étoile Michelin et adepte des réseaux sociaux, Jean Imbert s'affichait régulièrement au côté des stars fréquentant sa table, jusqu'aux premières accusations. Parmi celles qui l'ont accusé publiquement, l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, 39 ans. Elle a annoncé au printemps avoir porté plainte pour des faits remontant à leur relation, entre 2012 et 2014. Elle affirme notamment que Jean Imbert lui a fracturé le nez lors du tournage d'une émission de cuisine qu'ils présentaient, "Recettes de fous" sur M6. Jean Imbert lui aurait asséné un coup de tête, après qu'elle a reçu un message de son ex-mari à propos de la garde de leur fille. "Il ne supporte pas que j'aie eu une vie avant. (Pour lui), je fais la pute parce que je parle à mon ex-mari", avait-elle déclaré à Complément d'Enquête. Jean Imbert avait précédemment dit regretter "profondément les conséquences" pour l'ancienne Miss France, décrivant une relation "insoutenable, marquée par les insultes et les crises". Ses avocates avaient évoqué des violences réciproques entre eux. Première femme à déposer plainte, il y a un an, pour des faits remontant à 2012-2013, l'actrice Lila Salet, 35 ans, a dénoncé des gifles, "toujours dans un cadre intime, donc sans témoins". Elle a fait état d'une "emprise" : "Tous les matins, je devais me lever en même temps que lui et je devais l'écouter parler de lui dans sa baignoire (...). Il ne supportait pas que j'aille seule ailleurs", avait-elle décrit à l'époque de son dépôt de plainte. Elle dénonçait aussi une séquestration "pendant plusieurs heures" dans un hôtel, lors d'un week-end du couple à Florence, à cause d'un SMS qu'elle aurait reçu d'un ami. "Il m'a frappé plusieurs fois au visage et versé du champagne dans les yeux (...). Il n'a plus voulu que je sorte de ma chambre d'hôtel". Les avocates du cuisinier avaient réfuté toute "séquestration" pendant ce week-end italien. Mi-avril, la direction du Plaza Athénée avait acté le retrait de Jean Imbert de ses fonctions managériales et exécutives dans son restaurant, tout en confirmant la poursuite de sa collaboration comme "directeur artistique" jusqu'à l'échéance de son contrat en juin.

05.08.2026 à 14:34

FRANCE24
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Les démocrates du Michigan ont choisi mardi leur candidat au Sénat entre la modérée Haley Stevens, soutenue par l’establishment, et le progressiste Abdul El‑Sayed, appuyé par Bernie Sanders. Les résultats se font encore attendre. Le vainqueur affrontera en novembre le républicain Mike Rogers, dans une course clé pour la reconquête de la majorité sénatoriale.
Texte intégral (668 mots)
Les démocrates du Michigan ont choisi mardi leur candidat au Sénat entre la modérée Haley Stevens, soutenue par l’establishment, et le progressiste Abdul El‑Sayed, appuyé par Bernie Sanders. Les résultats se font encore attendre. Le vainqueur affrontera en novembre le républicain Mike Rogers, dans une course clé pour la reconquête de la majorité sénatoriale.

05.08.2026 à 14:32

FRANCE24
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Des exilés d'Afrique subsaharienne ont profité de l'afflux massif de migrants vers Ceuta la semaine dernière pour entrer dans l'enclave espagnole. Contrairement aux migrants marocains renvoyés dans leur pays, ils n'ont, pour l'heure, pas été expulsés. Ils ont été regroupés sur la plage de Trampolín, au nord de l'enclave, et disent souffrir de la faim.
Texte intégral (668 mots)
Des exilés d'Afrique subsaharienne ont profité de l'afflux massif de migrants vers Ceuta la semaine dernière pour entrer dans l'enclave espagnole. Contrairement aux migrants marocains renvoyés dans leur pays, ils n'ont, pour l'heure, pas été expulsés. Ils ont été regroupés sur la plage de Trampolín, au nord de l'enclave, et disent souffrir de la faim.

05.08.2026 à 14:27

FRANCE24
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"Ce plan comportera des mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées", indique le ministère dans un communiqué, sans donner de précisions sur les mesures à ce stade. Au cas par cas, sur le terrain, le ministère souhaite "adapter les mesures de gestion de l'eau dans le respect du cadre fixé par le guide sécheresse et l'instruction interministérielle de 2023" afin de "concilier la préservation de la ressource en eau avec la continuité des productions agricoles". Le ministère rappelle que 98 départements sont concernés par la sécheresse, dont 57 sont placés en situation de crise, avec des restrictions importantes des usages de l'eau. Depuis fin juin, les agriculteurs sont touchés de plein fouet par les vagues de chaleur successives qui se sont ajoutées à un manque d'eau chronique en raison de la sécheresse. Des millions de volailles ont péri, étouffées par la chaleur, les prairies sont grillées et les vaches produisent moins de lait, la production de maïs pourrait atteindre un plus bas tandis que la récolte de blé, déjà terminée, devrait baisser d'au moins 4%. La production de fruits et légumes souffre particulièrement, surtout en Bretagne, grosse région maraîchère peu habituée à ces phénomènes climatiques qui ruinent les cultures de plein champ non irriguées. Les syndicats agricoles et interprofessions ont lancé l'alerte plusieurs fois ces dernières semaines, malgré des réunions régulières au ministère et au niveau des régions, avec les professionnels, les banques et assureurs privés ainsi que la mutualité sociale agricole (MSA). Une cellule nationale sécheresse est activée au ministère de l'Agriculture et la ministre a demandé à chaque préfet "de désigner un référent sécheresse et de mettre en place, sans délai, une cellule départementale" afin d'établir "un diagnostic précis". Les aides du plan "en cours de préparation" seront calibrées "sur la base notamment des remontées d'informations" des cellules au niveau des préfectures.
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"Ce plan comportera des mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées", indique le ministère dans un communiqué, sans donner de précisions sur les mesures à ce stade. Au cas par cas, sur le terrain, le ministère souhaite "adapter les mesures de gestion de l'eau dans le respect du cadre fixé par le guide sécheresse et l'instruction interministérielle de 2023" afin de "concilier la préservation de la ressource en eau avec la continuité des productions agricoles". Le ministère rappelle que 98 départements sont concernés par la sécheresse, dont 57 sont placés en situation de crise, avec des restrictions importantes des usages de l'eau. Depuis fin juin, les agriculteurs sont touchés de plein fouet par les vagues de chaleur successives qui se sont ajoutées à un manque d'eau chronique en raison de la sécheresse. Des millions de volailles ont péri, étouffées par la chaleur, les prairies sont grillées et les vaches produisent moins de lait, la production de maïs pourrait atteindre un plus bas tandis que la récolte de blé, déjà terminée, devrait baisser d'au moins 4%. La production de fruits et légumes souffre particulièrement, surtout en Bretagne, grosse région maraîchère peu habituée à ces phénomènes climatiques qui ruinent les cultures de plein champ non irriguées. Les syndicats agricoles et interprofessions ont lancé l'alerte plusieurs fois ces dernières semaines, malgré des réunions régulières au ministère et au niveau des régions, avec les professionnels, les banques et assureurs privés ainsi que la mutualité sociale agricole (MSA). Une cellule nationale sécheresse est activée au ministère de l'Agriculture et la ministre a demandé à chaque préfet "de désigner un référent sécheresse et de mettre en place, sans délai, une cellule départementale" afin d'établir "un diagnostic précis". Les aides du plan "en cours de préparation" seront calibrées "sur la base notamment des remontées d'informations" des cellules au niveau des préfectures.

05.08.2026 à 14:03

FRANCE24
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Au total, six ex-compagnes ont été entendues par les enquêteurs et ont "toutes confirmé" avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif, a précisé le parquet. Celui-ci a retenu des charges au préjudice de deux d'entre elles, pour les faits les plus récents, qui auraient été commis entre décembre 2023 et novembre 2024. Elles ont demandé à ce que leur anonymat soit respecté. Après 48 heures de garde à vue, le parquet a donc ouvert une information judiciaire pour violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à juit jours, par conjoint ou concubin. "Le mis en cause conteste la qualification pénale des éléments reprochés", a précisé le parquet. La première plainte contre l'ancien lauréat de Top Chef, qui s'est depuis hissé jusqu'aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, avait été déposée il y a un an par l'actrice Lila Salet, 35 ans, pour des faits remontant à 2012-2013. "Cinq autres anciennes compagnes ont été entendues, chacune a dénoncé des violences, de différentes natures", a ajouté le parquet, avec un "retentissement psychologique" évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d'elles. "Plusieurs d'entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des confidents des victimes ont attesté de traces de morsures ou de bleus, de comportements humiliants, voire d'enfermement dans une pièce", a poursuivi le parquet. "Les faits susceptibles d'avoir été commis au préjudice des quatre premières femmes apparaissent prescrits, raison pour laquelle l'ouverture d'information judiciaire porte sur les faits et gestes décrits à partir de 2023", a-t-il ajouté. L'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld avait dénoncé publiquement des violences dont elle aurait été victime de la part de Jean Imbert, au cours de leur relation entre 2012 et 2014 et avait annoncé au printemps faire partie des plaignantes.
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Au total, six ex-compagnes ont été entendues par les enquêteurs et ont "toutes confirmé" avoir été victimes de violences ou de contrôle coercitif, a précisé le parquet. Celui-ci a retenu des charges au préjudice de deux d'entre elles, pour les faits les plus récents, qui auraient été commis entre décembre 2023 et novembre 2024. Elles ont demandé à ce que leur anonymat soit respecté. Après 48 heures de garde à vue, le parquet a donc ouvert une information judiciaire pour violences habituelles ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à juit jours, par conjoint ou concubin. "Le mis en cause conteste la qualification pénale des éléments reprochés", a précisé le parquet. La première plainte contre l'ancien lauréat de Top Chef, qui s'est depuis hissé jusqu'aux fourneaux du Plaza Athénée à Paris et du Martinez de Cannes, avait été déposée il y a un an par l'actrice Lila Salet, 35 ans, pour des faits remontant à 2012-2013. "Cinq autres anciennes compagnes ont été entendues, chacune a dénoncé des violences, de différentes natures", a ajouté le parquet, avec un "retentissement psychologique" évalué entre 25 et 30 jours pour chacune d'elles. "Plusieurs d'entre elles ont évoqué des éléments constitutifs de contrôle coercitif, comme le contrôle de leurs fréquentations, de leurs sorties ou de leur apparence. Des confidents des victimes ont attesté de traces de morsures ou de bleus, de comportements humiliants, voire d'enfermement dans une pièce", a poursuivi le parquet. "Les faits susceptibles d'avoir été commis au préjudice des quatre premières femmes apparaissent prescrits, raison pour laquelle l'ouverture d'information judiciaire porte sur les faits et gestes décrits à partir de 2023", a-t-il ajouté. L'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld avait dénoncé publiquement des violences dont elle aurait été victime de la part de Jean Imbert, au cours de leur relation entre 2012 et 2014 et avait annoncé au printemps faire partie des plaignantes.

05.08.2026 à 13:37

FRANCE24
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"TikTok offrira à ses créateurs l'accès à des ressources liées à des centaines de films et de séries tirés de l'immense catalogue de franchises emblématiques et de propriétés intellectuelles appréciées de Disney", écrit l'entreprise dans un communiqué, citant notamment l'univers des films Pixar, Marvel ou "Star Wars". Cet accord sera lancé en phase pilote aux États-Unis dans les prochains mois avant d'être éventuellement étendu à d’autres pays, explique Disney. Les créateurs participant au programme verront leurs vidéos également diffusées sur une nouvelle rubrique de la plateforme Disney+. "Les contenus créés par les fans jouent un rôle de plus en plus important dans la façon dont les publics découvrent et s'impliquent (...) dans le divertissement", avance Disney. Le groupe a par ailleurs annoncé mercredi un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 7%, soutenu par ses parcs d'attractions, son offre de streaming et le succès en salles de "Toy Story 5", malgré un bénéfice net divisé par deux par rapport à l'année précédente. Le chiffre d'affaires du groupe a atteint 25,2 milliards de dollars lors du troisième trimestre de son exercice décalé 2026, contre 23,7 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice net part du groupe s'est établi à 2,63 milliards de dollars, en fort repli sur un an mais au-dessus des attentes des analystes. Cette chute du bénéfice sur un an s'explique par un effet de comparaison défavorable avec l'an passé. Au troisième trimestre de son exercice décalé 2024-2025, le résultat net de Disney avait en effet été gonflé par un avantage fiscal exceptionnel de près de 3,3 milliards de dollars, lié à un changement de classification fiscale de la plateforme de streaming Hulu aux États-Unis. La branche regroupant les parcs d'attractions, les navires de croisière et les produits dérivés a vu ses revenus progresser de 10% pour atteindre près de 10 milliards de dollars. Le groupe explique cette performance par une hausse des dépenses par visiteur dans ses parcs américains et par la mise en service de nouveaux bateaux de croisière, qui viennent compenser "une faiblesse" observée dans les parcs d'attraction en Asie. Sur le front du streaming, ses plateforme Disney+ et Hulu ont connu une croissance de 15% des revenus liés aux abonnements par rapport à la même période de l'exercice précédent. Côté cinéma, les studios ont profité de la sortie de "Toy Story 5", dont les recettes au box-office mondial ont déjà franchi la barre du milliard de dollars. En revanche, Disney concède que le film "Star Wars: The Mandalorian and Grogu" ainsi que la version en prise de vues réelles de "Vaiana" ont réalisé "des performances inférieures" à ses propres "attentes".
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"TikTok offrira à ses créateurs l'accès à des ressources liées à des centaines de films et de séries tirés de l'immense catalogue de franchises emblématiques et de propriétés intellectuelles appréciées de Disney", écrit l'entreprise dans un communiqué, citant notamment l'univers des films Pixar, Marvel ou "Star Wars". Cet accord sera lancé en phase pilote aux États-Unis dans les prochains mois avant d'être éventuellement étendu à d’autres pays, explique Disney. Les créateurs participant au programme verront leurs vidéos également diffusées sur une nouvelle rubrique de la plateforme Disney+. "Les contenus créés par les fans jouent un rôle de plus en plus important dans la façon dont les publics découvrent et s'impliquent (...) dans le divertissement", avance Disney. Le groupe a par ailleurs annoncé mercredi un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 7%, soutenu par ses parcs d'attractions, son offre de streaming et le succès en salles de "Toy Story 5", malgré un bénéfice net divisé par deux par rapport à l'année précédente. Le chiffre d'affaires du groupe a atteint 25,2 milliards de dollars lors du troisième trimestre de son exercice décalé 2026, contre 23,7 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice net part du groupe s'est établi à 2,63 milliards de dollars, en fort repli sur un an mais au-dessus des attentes des analystes. Cette chute du bénéfice sur un an s'explique par un effet de comparaison défavorable avec l'an passé. Au troisième trimestre de son exercice décalé 2024-2025, le résultat net de Disney avait en effet été gonflé par un avantage fiscal exceptionnel de près de 3,3 milliards de dollars, lié à un changement de classification fiscale de la plateforme de streaming Hulu aux États-Unis. La branche regroupant les parcs d'attractions, les navires de croisière et les produits dérivés a vu ses revenus progresser de 10% pour atteindre près de 10 milliards de dollars. Le groupe explique cette performance par une hausse des dépenses par visiteur dans ses parcs américains et par la mise en service de nouveaux bateaux de croisière, qui viennent compenser "une faiblesse" observée dans les parcs d'attraction en Asie. Sur le front du streaming, ses plateforme Disney+ et Hulu ont connu une croissance de 15% des revenus liés aux abonnements par rapport à la même période de l'exercice précédent. Côté cinéma, les studios ont profité de la sortie de "Toy Story 5", dont les recettes au box-office mondial ont déjà franchi la barre du milliard de dollars. En revanche, Disney concède que le film "Star Wars: The Mandalorian and Grogu" ainsi que la version en prise de vues réelles de "Vaiana" ont réalisé "des performances inférieures" à ses propres "attentes".

05.08.2026 à 13:25

FRANCE24
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Satoshi Nakagawa, le concepteur de ce laboratoire, se débat contre le scepticisme, mais il est convaincu que la technologie qui alimente ses 800 LED a un rôle à jouer dans la résolution du casse-tête énergétique de l'humanité. "Alors que la population mondiale file vers les 10 milliards d'habitants, les questions énergétiques deviendront tout aussi cruciales que les questions alimentaires", soutient Nakagawa, directeur général de l'entreprise Tripod Design. Âgé de 72 ans, il affirme avoir mis au point une "collecte de micro-énergie" (MPC), une méthode permettant de récupérer de minuscules quantités de courant électrique à partir de substances aussi diverses que le vin ou le pain. Son système repose sur le même mécanisme que la pile voltaïque, première batterie électrique au monde capable de fournir un courant continu, inventée en 1800 par Alessandro Volta. Il consiste à insérer des électrodes en zinc et en cuivre dans de la matière contenant de l'humidité ou des ions, puis à recueillir les faibles mais constants courants électriques produits. "Même si ce n'est qu'une petite contribution, je veux que les gens puissent produire leur propre électricité à partir de la terre qui les entoure", explique à l'AFP le designer industriel et ingénieur japonais. Installé à une peu plus de 100 km au nord-est de Tokyo, M. Nakagawa a créé l'an dernier un second laboratoire: celui-ci comprend quelque 2.000 cylindres en plastique remplis de terre et de compost produisant une puissance de 100 watts, suffisante pour alimenter entre autres un cuiseur à riz et d'autres appareils électriques. Selon lui, cette technologie pourrait être utilisée, par exemple, dans des endroits dépourvus d'électricité, notamment après des catastrophes naturelles. Elle pourrait également fournir suffisamment d'énergie pour des dispositifs autonomes nécessitant peu de puissance, tels que des capteurs destinés à détecter les dégâts causés par des animaux dans les terres agricoles, les débordements de rivières, les glissements de terrain ou encore les systèmes d'alarme anti-intrusion. Une fois installée, cette technologie n'émet pas de dioxyde de carbone et, contrairement à d'autres énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien, elle ne dépend pas des conditions météorologiques, détaille M. Nakagawa. "Possibilités illimitées" Parmi les prototypes figure un "nœud autonome", un objet ressemblant à une borne, alimenté par le sol et permettant la transmission de données avec un satellite. Il utilise également sa technologie pour des installations artistiques composées de tiges flexibles qui, lorsqu'elles sont plantées dans le sol, s'illuminent à leur extrémité dans l'obscurité comme des lucioles au sommet de hautes herbes. Ses pairs reconnaissent que les créations de Satoshi Nakagawa peuvent être esthétiques et stimulantes sur le plan intellectuel, mais estiment que son système n'est pas vraiment fonctionnel. "Sa puissance est nettement inférieure à celle des batteries classiques ou des batteries de voiture", affirme Masayuki Nakao, professeur émérite d'ingénierie à l'Université de Tokyo, qui suit le travail de M. Nakagawa depuis des années. "Mais ce qui est remarquable dans les œuvres de M. Nakagawa, c'est que la lumière qu'il crée a le pouvoir d'émouvoir nos sentiments. Les gens sont touchés lorsqu'ils la voient. Elles sont belles", ajoute le professeur Nakao. M. Nakagawa, lui, n'en démord pas et estime que les chercheurs doivent concevoir de nouveaux produits tirant profit de la micro-énergie. "Nous devons considérer la combinaison de diverses technologies de récupération d'énergie comme un élément crucial de notre stratégie énergétique globale", affirme-t-il, avant d'insister: "les possibilités sont illimitées!"
Texte intégral (610 mots)
Satoshi Nakagawa, le concepteur de ce laboratoire, se débat contre le scepticisme, mais il est convaincu que la technologie qui alimente ses 800 LED a un rôle à jouer dans la résolution du casse-tête énergétique de l'humanité. "Alors que la population mondiale file vers les 10 milliards d'habitants, les questions énergétiques deviendront tout aussi cruciales que les questions alimentaires", soutient Nakagawa, directeur général de l'entreprise Tripod Design. Âgé de 72 ans, il affirme avoir mis au point une "collecte de micro-énergie" (MPC), une méthode permettant de récupérer de minuscules quantités de courant électrique à partir de substances aussi diverses que le vin ou le pain. Son système repose sur le même mécanisme que la pile voltaïque, première batterie électrique au monde capable de fournir un courant continu, inventée en 1800 par Alessandro Volta. Il consiste à insérer des électrodes en zinc et en cuivre dans de la matière contenant de l'humidité ou des ions, puis à recueillir les faibles mais constants courants électriques produits. "Même si ce n'est qu'une petite contribution, je veux que les gens puissent produire leur propre électricité à partir de la terre qui les entoure", explique à l'AFP le designer industriel et ingénieur japonais. Installé à une peu plus de 100 km au nord-est de Tokyo, M. Nakagawa a créé l'an dernier un second laboratoire: celui-ci comprend quelque 2.000 cylindres en plastique remplis de terre et de compost produisant une puissance de 100 watts, suffisante pour alimenter entre autres un cuiseur à riz et d'autres appareils électriques. Selon lui, cette technologie pourrait être utilisée, par exemple, dans des endroits dépourvus d'électricité, notamment après des catastrophes naturelles. Elle pourrait également fournir suffisamment d'énergie pour des dispositifs autonomes nécessitant peu de puissance, tels que des capteurs destinés à détecter les dégâts causés par des animaux dans les terres agricoles, les débordements de rivières, les glissements de terrain ou encore les systèmes d'alarme anti-intrusion. Une fois installée, cette technologie n'émet pas de dioxyde de carbone et, contrairement à d'autres énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien, elle ne dépend pas des conditions météorologiques, détaille M. Nakagawa. "Possibilités illimitées" Parmi les prototypes figure un "nœud autonome", un objet ressemblant à une borne, alimenté par le sol et permettant la transmission de données avec un satellite. Il utilise également sa technologie pour des installations artistiques composées de tiges flexibles qui, lorsqu'elles sont plantées dans le sol, s'illuminent à leur extrémité dans l'obscurité comme des lucioles au sommet de hautes herbes. Ses pairs reconnaissent que les créations de Satoshi Nakagawa peuvent être esthétiques et stimulantes sur le plan intellectuel, mais estiment que son système n'est pas vraiment fonctionnel. "Sa puissance est nettement inférieure à celle des batteries classiques ou des batteries de voiture", affirme Masayuki Nakao, professeur émérite d'ingénierie à l'Université de Tokyo, qui suit le travail de M. Nakagawa depuis des années. "Mais ce qui est remarquable dans les œuvres de M. Nakagawa, c'est que la lumière qu'il crée a le pouvoir d'émouvoir nos sentiments. Les gens sont touchés lorsqu'ils la voient. Elles sont belles", ajoute le professeur Nakao. M. Nakagawa, lui, n'en démord pas et estime que les chercheurs doivent concevoir de nouveaux produits tirant profit de la micro-énergie. "Nous devons considérer la combinaison de diverses technologies de récupération d'énergie comme un élément crucial de notre stratégie énergétique globale", affirme-t-il, avant d'insister: "les possibilités sont illimitées!"

05.08.2026 à 13:15

FRANCE 24
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  Le trafic aérien à l'aéroport de Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, a été temporairement interrompu mardi et restait perturbé mercredi matin en raison de la présence d'au moins un drone, puis de la découverte d'un objet sur le tarmac, a indiqué la police.
Texte intégral (610 mots)
  Le trafic aérien à l'aéroport de Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, a été temporairement interrompu mardi et restait perturbé mercredi matin en raison de la présence d'au moins un drone, puis de la découverte d'un objet sur le tarmac, a indiqué la police.

05.08.2026 à 13:05

FRANCE24
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L'expulsion de lave et de colonnes de gaz et de cendres a ravivé le souvenir de la gigantesque coulée de boue qui a enseveli le village de San Miguel Los Lotes le 3 juin 2018. La tragédie avait fait 215 morts et environ autant de disparus. "Il reste la peur, la peur de tout ce qui s'est passé la dernière fois", a confié mardi à l'AFP Isabel Pérez, 69 ans, tout en se reposant sur un petit lit de camp vert dans un abri de la municipalité maya de San Juan Alotenango, dominée par le volcan haut de 3.763 mètres. Mme Pérez a quitté sa maison du hameau d'El Porvenir avec son mari Casimiro Acajabón, 75 ans, après avoir "pris peur" face à l'intense activité volcanique. Avec "l'eau et le feu, on ne rigole pas", prévient-elle. Le volcan, situé à 35 km au sud-ouest de Guatemala, est le plus actif du pays avec le Pacaya (au sud) et le Santiaguito (à l'ouest). Depuis lundi, environ 1.700 personnes ont été évacuées des villages proches du cratère, où l'alerte maximale a également été déclarée. "On sait déjà comment attaque le volcan" Dans une autre zone du refuge qui accueille quelque 360 personnes, Joel Vásquez, 44 ans, raconte qu'il n'a pas hésité à partir en constatant la violence de l'éruption. Vêtu d'un maillot de Tottenham, il a évacué les lieux avec sa compagne et ses six jeunes enfants. "On sait déjà comment attaque le volcan", mentionne-t-il en décrivant le danger des coulées de lave qui dévalent à grande vitesse les pentes du massif et peuvent atteindre les populations riveraines. "Rien n'est impossible pour Dieu, mais on ne peut pas non plus risquer sa vie s'il donne l'occasion de partir", souligne Leydy López, 24 ans, qui admet tout de même le désagrément de devoir abandonner sa maison. L'année dernière, elle avait dû le faire deux fois. Angoisse du "pillage" Mais mourir ensevelis par une coulée de lave n'est pas la seule crainte des habitants. Ils vivent également l'angoisse de laisser leurs habitations à la merci des pillards. "Ils entrent dans les maisons et vous laissent sans rien", confie Mme Pérez en pleurs, en se rappelant qu'elle a laissé derrière elle ses poulets et ses poules. Federico Vásquez, aide-maçon de 51 ans, reconnaît qu'en raison de "ce que coûtent les biens matériels", il ne voulait pas quitter El Porvenir, mais qu'il a fini par se laisser convaincre. "En voyant comment étaient les choses, attendre ainsi, ça ne vaut pas la peine d'aller mourir", affirme-t-il. Le gouvernement a ordonné des "patrouilles" dans la zone touchée afin de rassurer les communautés évacuées face à tout risque de "pillage".
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L'expulsion de lave et de colonnes de gaz et de cendres a ravivé le souvenir de la gigantesque coulée de boue qui a enseveli le village de San Miguel Los Lotes le 3 juin 2018. La tragédie avait fait 215 morts et environ autant de disparus. "Il reste la peur, la peur de tout ce qui s'est passé la dernière fois", a confié mardi à l'AFP Isabel Pérez, 69 ans, tout en se reposant sur un petit lit de camp vert dans un abri de la municipalité maya de San Juan Alotenango, dominée par le volcan haut de 3.763 mètres. Mme Pérez a quitté sa maison du hameau d'El Porvenir avec son mari Casimiro Acajabón, 75 ans, après avoir "pris peur" face à l'intense activité volcanique. Avec "l'eau et le feu, on ne rigole pas", prévient-elle. Le volcan, situé à 35 km au sud-ouest de Guatemala, est le plus actif du pays avec le Pacaya (au sud) et le Santiaguito (à l'ouest). Depuis lundi, environ 1.700 personnes ont été évacuées des villages proches du cratère, où l'alerte maximale a également été déclarée. "On sait déjà comment attaque le volcan" Dans une autre zone du refuge qui accueille quelque 360 personnes, Joel Vásquez, 44 ans, raconte qu'il n'a pas hésité à partir en constatant la violence de l'éruption. Vêtu d'un maillot de Tottenham, il a évacué les lieux avec sa compagne et ses six jeunes enfants. "On sait déjà comment attaque le volcan", mentionne-t-il en décrivant le danger des coulées de lave qui dévalent à grande vitesse les pentes du massif et peuvent atteindre les populations riveraines. "Rien n'est impossible pour Dieu, mais on ne peut pas non plus risquer sa vie s'il donne l'occasion de partir", souligne Leydy López, 24 ans, qui admet tout de même le désagrément de devoir abandonner sa maison. L'année dernière, elle avait dû le faire deux fois. Angoisse du "pillage" Mais mourir ensevelis par une coulée de lave n'est pas la seule crainte des habitants. Ils vivent également l'angoisse de laisser leurs habitations à la merci des pillards. "Ils entrent dans les maisons et vous laissent sans rien", confie Mme Pérez en pleurs, en se rappelant qu'elle a laissé derrière elle ses poulets et ses poules. Federico Vásquez, aide-maçon de 51 ans, reconnaît qu'en raison de "ce que coûtent les biens matériels", il ne voulait pas quitter El Porvenir, mais qu'il a fini par se laisser convaincre. "En voyant comment étaient les choses, attendre ainsi, ça ne vaut pas la peine d'aller mourir", affirme-t-il. Le gouvernement a ordonné des "patrouilles" dans la zone touchée afin de rassurer les communautés évacuées face à tout risque de "pillage".

05.08.2026 à 12:57

FRANCE24
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Ce virus, a priori non transmissible aux humains et diffusé par des petits insectes piqueurs, entraîne des baisses de production laitière pendant quelques jours et aura possiblement un impact sur la reproduction des animaux. Il a été détecté dans le Doubs, en Savoie, en Haute-Savoie et dans l'Ain, selon le ministère de l'Agriculture qui affirme qu'un point est prévu mercredi après-midi mais que "qu'en termes de gravité cela n'a rien à voir avec la dermatose nodulaire contagieuse". Le virus est proche de la maladie de Schmallenberg qui avait touché les troupeaux d'Europe de l'Ouest à partir de 2011 et entraîné avortements et malformations fœtales. A priori il n'a "pas d'impact pour la santé publique, y compris pour la consommation du lait", affirme Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'Inrae. Question: Comment est apparu le virus ? Réponse: C'est un phénomène qui a couvé pendant quelques semaines, on ne saura pas exactement le remonter, et qui s'est développé dans l'est de la France, dans les Alpes pendant le mois de juillet, et a circulé en Suisse et dans le sud de l'Allemagne. C'est une zone d'élevage laitier avec des éleveurs très attentifs à leurs animaux parce que l'année dernière, à la même époque, ils étaient atteints par la dermatose, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. Il y avait beaucoup de craintes, mais aussi une culture d'attention aux animaux. Ce qui a aidé à la détection. Il y a eu un facteur de confusion, puisque les fortes chaleurs entraînent aussi des pertes de production laitière. Ce virus ne correspond pas à un virus qui aurait circulé à l'échelle internationale et été recensé dans les banques de données génétiques internationales. Il est transmis par des petits moucherons qui ont peut-être profité des conditions climatiques très particulières. Il y a eu tout un dialogue avec les vétérinaires pour identifier les bons individus, les bons prélèvements, puisqu'on a un phénomène qui se caractérise par de la fièvre ou de l'abattement et de la baisse de production. Ces chutes de production sont transitoires, ça dure quelques jours et puis les vaches reprennent a priori leur activité, sans caractère de gravité important. On est fortement sollicités, nous allons tester des dizaines d'élevages. Q: Comment le virus a-t-il été identifié ? R: Sur la base des échantillons reçus il y a une semaine, nous avons mis en évidence en fin de semaine dernière un virus proche du virus de Schmallenberg, bien connu dans la filière bovine depuis son émergence en 2011 en Europe. Il appartient au groupe des orthobunyavirus. Nous avons procédé à une analyse méta-génomique, qui permet de séquencer massivement des échantillons pour chercher des agents infectieux inconnus. Par rapport à il y a dix ans, on a des outils et des laboratoires pour traiter des cas difficiles d'émergence de maladies complètement inattendues et pour les résoudre en quelques jours. Nous avons ce week-end mis le virus en évidence en même temps que nos collègues allemands et suisses. Entre le diagnostic et le moment où nous avons eu les génomes complets, ensuite partagés à l'échelle européenne, il s'est écoulé quelques jours. Les choses vont à une vitesse incroyable: nous allons déployer des solutions de diagnostic dans les laboratoires de terrain au niveau des départements à partir de la semaine prochaine. Un effort massif de recherche est en cours pour partager les connaissances à l'échelle européenne. Q: Quelles sont les prochaines étapes? R: Il ne sera pas forcément nécessaire de tester tous les animaux. La prise en charge est relativement simple puisque les signes cliniques sont modérés. C'est une maladie virale avec des traitements symptomatiques de type anti-inflammatoire. Il va falloir surveiller les impacts sur la reproduction, les avortements et les malformations fœtales. Les recherches par les entreprises de vaccins sont déjà en train d'être mises en place, mais elles prendront des mois. Il faut être très prudent: il y a effectivement un phénomène sur le terrain, qui nécessite que les éleveurs soient informés, mais pas de panique.
Texte intégral (726 mots)
Ce virus, a priori non transmissible aux humains et diffusé par des petits insectes piqueurs, entraîne des baisses de production laitière pendant quelques jours et aura possiblement un impact sur la reproduction des animaux. Il a été détecté dans le Doubs, en Savoie, en Haute-Savoie et dans l'Ain, selon le ministère de l'Agriculture qui affirme qu'un point est prévu mercredi après-midi mais que "qu'en termes de gravité cela n'a rien à voir avec la dermatose nodulaire contagieuse". Le virus est proche de la maladie de Schmallenberg qui avait touché les troupeaux d'Europe de l'Ouest à partir de 2011 et entraîné avortements et malformations fœtales. A priori il n'a "pas d'impact pour la santé publique, y compris pour la consommation du lait", affirme Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'Inrae. Question: Comment est apparu le virus ? Réponse: C'est un phénomène qui a couvé pendant quelques semaines, on ne saura pas exactement le remonter, et qui s'est développé dans l'est de la France, dans les Alpes pendant le mois de juillet, et a circulé en Suisse et dans le sud de l'Allemagne. C'est une zone d'élevage laitier avec des éleveurs très attentifs à leurs animaux parce que l'année dernière, à la même époque, ils étaient atteints par la dermatose, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. Il y avait beaucoup de craintes, mais aussi une culture d'attention aux animaux. Ce qui a aidé à la détection. Il y a eu un facteur de confusion, puisque les fortes chaleurs entraînent aussi des pertes de production laitière. Ce virus ne correspond pas à un virus qui aurait circulé à l'échelle internationale et été recensé dans les banques de données génétiques internationales. Il est transmis par des petits moucherons qui ont peut-être profité des conditions climatiques très particulières. Il y a eu tout un dialogue avec les vétérinaires pour identifier les bons individus, les bons prélèvements, puisqu'on a un phénomène qui se caractérise par de la fièvre ou de l'abattement et de la baisse de production. Ces chutes de production sont transitoires, ça dure quelques jours et puis les vaches reprennent a priori leur activité, sans caractère de gravité important. On est fortement sollicités, nous allons tester des dizaines d'élevages. Q: Comment le virus a-t-il été identifié ? R: Sur la base des échantillons reçus il y a une semaine, nous avons mis en évidence en fin de semaine dernière un virus proche du virus de Schmallenberg, bien connu dans la filière bovine depuis son émergence en 2011 en Europe. Il appartient au groupe des orthobunyavirus. Nous avons procédé à une analyse méta-génomique, qui permet de séquencer massivement des échantillons pour chercher des agents infectieux inconnus. Par rapport à il y a dix ans, on a des outils et des laboratoires pour traiter des cas difficiles d'émergence de maladies complètement inattendues et pour les résoudre en quelques jours. Nous avons ce week-end mis le virus en évidence en même temps que nos collègues allemands et suisses. Entre le diagnostic et le moment où nous avons eu les génomes complets, ensuite partagés à l'échelle européenne, il s'est écoulé quelques jours. Les choses vont à une vitesse incroyable: nous allons déployer des solutions de diagnostic dans les laboratoires de terrain au niveau des départements à partir de la semaine prochaine. Un effort massif de recherche est en cours pour partager les connaissances à l'échelle européenne. Q: Quelles sont les prochaines étapes? R: Il ne sera pas forcément nécessaire de tester tous les animaux. La prise en charge est relativement simple puisque les signes cliniques sont modérés. C'est une maladie virale avec des traitements symptomatiques de type anti-inflammatoire. Il va falloir surveiller les impacts sur la reproduction, les avortements et les malformations fœtales. Les recherches par les entreprises de vaccins sont déjà en train d'être mises en place, mais elles prendront des mois. Il faut être très prudent: il y a effectivement un phénomène sur le terrain, qui nécessite que les éleveurs soient informés, mais pas de panique.
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