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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

02.02.2026 à 23:02

Le PLF 2026 enfin adopté, le texte final très différent de la version initiale

Laure MANENT
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C'est dans un hémicycle largement vidé de ses membres que le budget 2026 a finalement été adopté après des mois de pénibles atermoiements, débats, amendements et marchandages. Pour une partie de la droite, ce budget est "socialiste", pour la gauche radicale, il est "d'austérité" mais la majorité présidentielle estime qu'il est le résultat "de compromis". Une chose est sûre : les dépenses sont revues à la baisse et les revenus à la hausse, avec des taxes et impôts créés ou prolongés pour l'année qui vient. Avec ce PLF, le déficit de la France devrait baisser à 5% du PIB (contre 5,4% en 2025). Les efforts budgétaires ne suffiront pas à vraiment enrayer la hausse de la dette mais sa progression devrait en être ralentie, à 118,2% du PIB. Reste que le budget enfin adopté rassure les marchés. Signe de ce soulagement, le spread entre la France et l'Allemagne est passé ce lundi soir sous les 59 points de base. 

02.02.2026 à 23:00

Syrie : les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde

FRANCE 24
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Les forces gouvernementales syriennes se sont déployées lundi à Hassaké, bastion kurde, en application d’un accord intégrant les autorités kurdes à l'État. Elles ont également commencé à se placer autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep.
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Les forces gouvernementales syriennes se sont déployées lundi à Hassaké, bastion kurde, en application d’un accord intégrant les autorités kurdes à l'État. Elles ont également commencé à se placer autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep.

02.02.2026 à 22:43

Wall Street en territoire positif pour débuter février

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 1,05%, l'indice Nasdaq a pris 0,56% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,54%. "Nous nous remettons essentiellement d'une situation de survente la semaine dernière", résume auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA. Selon lui, ce rebond s'est étendu à la plupart des secteurs. La publication de l'indice d'activité manufacturière en début de séance "renforce la confiance dans la santé de l'économie nationale, ce qui a fait grimper les actions", note Jose Torres, d'Interactive Brokers. Ce baromètre régulier, publié par la fédération professionnelle ISM, est ressorti bien au-dessus des attentes en janvier, à 52,6% (contre 48,4% escompté, selon le consensus de MarketWatch). C'est un plus haut depuis mi-2022. En parallèle, "il y a toute une série de résultats qui vont être publiés cette semaine", relève Sam Stovall, estimant que ceux des entreprises technologiques seront les plus scrutés par le marché. Parmi les poids lourds du secteur, AMD révèlera ses performances financières du dernier trimestre mardi après la clôture, Alphabet, maison mère de Google, mercredi et Amazon leur emboîtera le pas jeudi. Initialement, Wall Street s'attendait aussi à recevoir le rapport officiel sur l'emploi de janvier aux Etats-Unis vendredi. Mais le service statistiques du ministère du Travail (BLS) a indiqué lundi à l'AFP qu'il serait reporté, en raison de la nouvelle paralysie budgétaire aux Etats-Unis. "Les investisseurs attendaient avec impatience de recevoir enfin un rapport actualisé", après des mois d'interférence en raison du précédent "shutdown", souligne Sam Stovall. L'annonce de ce report est donc "une nouvelle déception". Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,28% contre vers 21H20 GMT, contre 4,24% à la clôture vendredi. Côté entreprises, le mastodonte des semi-conducteurs Nvidia (-2,89% à 185,61 dollars) a été boudé. Son patron, l'emblématique Jensen Huang, a confirmé samedi devant la presse qu'un investissement "colossal" dans le pionnier de l'IA OpenAI était à venir. Un article du Wall Street Journal affirmait que le projet de Nvidia annoncé en septembre d'injecter 100 milliards de dollars dans OpenAI aurait été gelé. Après une première partie de séance en hausse, le géant de l'informatique à distance (cloud) Oracle a finalement terminé dans le rouge, lâchant 2,75% à 160,06 dollars. L'entreprise a annoncé lever entre 45 et 50 milliards de dollars en 2026 afin de développer des capacités supplémentaires pour répondre à la demande de ses clients. Le géant du divertissement Disney (-7,40% à 104,45 dollars) était sanctionné par les investisseurs. Malgré des résultats supérieurs aux attentes pour le dernier trimestre, l'entreprise prévoit un possible ralentissement aux Etats-Unis de l'activité de ses parcs d'attractions et croisières. Plusieurs médias américains ont aussi rapporté que le patron de Disney, Bob Iger, pourrait quitter le groupe avant la fin de son contrat.
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Le Dow Jones a gagné 1,05%, l'indice Nasdaq a pris 0,56% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,54%. "Nous nous remettons essentiellement d'une situation de survente la semaine dernière", résume auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA. Selon lui, ce rebond s'est étendu à la plupart des secteurs. La publication de l'indice d'activité manufacturière en début de séance "renforce la confiance dans la santé de l'économie nationale, ce qui a fait grimper les actions", note Jose Torres, d'Interactive Brokers. Ce baromètre régulier, publié par la fédération professionnelle ISM, est ressorti bien au-dessus des attentes en janvier, à 52,6% (contre 48,4% escompté, selon le consensus de MarketWatch). C'est un plus haut depuis mi-2022. En parallèle, "il y a toute une série de résultats qui vont être publiés cette semaine", relève Sam Stovall, estimant que ceux des entreprises technologiques seront les plus scrutés par le marché. Parmi les poids lourds du secteur, AMD révèlera ses performances financières du dernier trimestre mardi après la clôture, Alphabet, maison mère de Google, mercredi et Amazon leur emboîtera le pas jeudi. Initialement, Wall Street s'attendait aussi à recevoir le rapport officiel sur l'emploi de janvier aux Etats-Unis vendredi. Mais le service statistiques du ministère du Travail (BLS) a indiqué lundi à l'AFP qu'il serait reporté, en raison de la nouvelle paralysie budgétaire aux Etats-Unis. "Les investisseurs attendaient avec impatience de recevoir enfin un rapport actualisé", après des mois d'interférence en raison du précédent "shutdown", souligne Sam Stovall. L'annonce de ce report est donc "une nouvelle déception". Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait à 4,28% contre vers 21H20 GMT, contre 4,24% à la clôture vendredi. Côté entreprises, le mastodonte des semi-conducteurs Nvidia (-2,89% à 185,61 dollars) a été boudé. Son patron, l'emblématique Jensen Huang, a confirmé samedi devant la presse qu'un investissement "colossal" dans le pionnier de l'IA OpenAI était à venir. Un article du Wall Street Journal affirmait que le projet de Nvidia annoncé en septembre d'injecter 100 milliards de dollars dans OpenAI aurait été gelé. Après une première partie de séance en hausse, le géant de l'informatique à distance (cloud) Oracle a finalement terminé dans le rouge, lâchant 2,75% à 160,06 dollars. L'entreprise a annoncé lever entre 45 et 50 milliards de dollars en 2026 afin de développer des capacités supplémentaires pour répondre à la demande de ses clients. Le géant du divertissement Disney (-7,40% à 104,45 dollars) était sanctionné par les investisseurs. Malgré des résultats supérieurs aux attentes pour le dernier trimestre, l'entreprise prévoit un possible ralentissement aux Etats-Unis de l'activité de ses parcs d'attractions et croisières. Plusieurs médias américains ont aussi rapporté que le patron de Disney, Bob Iger, pourrait quitter le groupe avant la fin de son contrat.

02.02.2026 à 22:31

Attaque des camions-citernes par le JNIM, Bamako veut faire le stock avant le ramadan

Elom TOBLE
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Après une accalmie, les attaques jihadistes de camions de carburant qui viennent de pays voisins reprennent au Mali… La semaine dernière plusieurs dizaine de camions ont été détruits, des chauffeurs de camions tués. A l’approche du mois de ramadan les autorités de Bamako veulent assurer l’approvisionnement du pays en carburant et en vivre afin de faire face au blocus économique imposé par les djihadistes.
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Après une accalmie, les attaques jihadistes de camions de carburant qui viennent de pays voisins reprennent au Mali… La semaine dernière plusieurs dizaine de camions ont été détruits, des chauffeurs de camions tués. A l’approche du mois de ramadan les autorités de Bamako veulent assurer l’approvisionnement du pays en carburant et en vivre afin de faire face au blocus économique imposé par les djihadistes.

02.02.2026 à 22:30

Venezuela : des prisonniers politiques sortis de prison, mais "pas libres" pour autant

Chloé LAUVERGNIER
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Plus de 300 prisonniers politiques sont sortis de prison au Venezuela, depuis le 8 janvier. Mais ils ne sont pas totalement libres : beaucoup n’ont pas le droit de s’exprimer et doivent se présenter au tribunal tous les mois. Sans compter que des centaines de prisonniers politiques, au moins, restent toujours derrière les barreaux. 
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Plus de 300 prisonniers politiques sont sortis de prison au Venezuela, depuis le 8 janvier. Mais ils ne sont pas totalement libres : beaucoup n’ont pas le droit de s’exprimer et doivent se présenter au tribunal tous les mois. Sans compter que des centaines de prisonniers politiques, au moins, restent toujours derrière les barreaux. 

02.02.2026 à 21:59

Révélations Epstein : Zohran Mamdani visé par de folles rumeurs

Jules BOITEAU
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3 millions de documents déclassifiés, des centaines de milliers de photographies ... Difficile de démêler le vrai du faux sur les réseaux sociaux concernant les nouvelles révélations dans l'affaire Epstein. Une brèche dont profitent certains internautes pour lancer des intox contre des personnalités politiques. Exemple avec Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York. Décryptage dans Info Intox avec Jules BOITEAU. 
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3 millions de documents déclassifiés, des centaines de milliers de photographies ... Difficile de démêler le vrai du faux sur les réseaux sociaux concernant les nouvelles révélations dans l'affaire Epstein. Une brèche dont profitent certains internautes pour lancer des intox contre des personnalités politiques. Exemple avec Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York. Décryptage dans Info Intox avec Jules BOITEAU. 

02.02.2026 à 21:59

Cuba: forte chute du tourisme en 2025 sur fond d'aggravation de la crise économique

FRANCE24
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Quelque 1,8 millions de visiteurs se sont rendus sur l'île caribéenne, selon les données publiées dimanche par l'Office national de la statistique et de l'information (ONEI), loin des 2,6 millions escomptés par le gouvernement. L'année 2025 "a été terrible pour le tourisme international à Cuba", a commenté sur X l'économiste cubain Pedro Monreal, affirmant : "On savait que cela arriverait". L'île traverse l'une de ses pires crises économiques, marquée par des pénuries de carburant, de médicament ou d'électricité, notamment dues au durcissement des sanctions américaines durant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Des marchés touristiques historiques se sont effondrés, comme le Canada (-12,4%), la Russie (-29 %), l'Allemagne (-50,5 %) et même la communauté des Cubains résidant à l'étranger (-22,6%), majoritairement installés aux Etats-Unis. Et la tendance à la baisse se poursuit. En décembre 2025, Cuba a affiché le chiffre de fréquentation touristique le plus bas pour ce mois depuis quatre ans, confirmant un lent début de haute saison, entamée en novembre. Plusieurs pays ont émis des avertissements à l'attention des voyageurs à destination de Cuba, comme le Canada, l'Espagne et le Royaume-Uni, qui ont appelé leurs ressortissants à une "extrême prudence". L'Argentine a elle recommandé vendredi à ses ressortissants d'éviter de se rendre sur l'île en raison des dysfonctionnements des services publics et de la pénurie de fournitures médicales. Selon lui, Cuba est un pays "défaillant" et en "mauvaise posture" qui représente une "menace exceptionnelle" pour la sécurité nationale américaine.
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Quelque 1,8 millions de visiteurs se sont rendus sur l'île caribéenne, selon les données publiées dimanche par l'Office national de la statistique et de l'information (ONEI), loin des 2,6 millions escomptés par le gouvernement. L'année 2025 "a été terrible pour le tourisme international à Cuba", a commenté sur X l'économiste cubain Pedro Monreal, affirmant : "On savait que cela arriverait". L'île traverse l'une de ses pires crises économiques, marquée par des pénuries de carburant, de médicament ou d'électricité, notamment dues au durcissement des sanctions américaines durant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Des marchés touristiques historiques se sont effondrés, comme le Canada (-12,4%), la Russie (-29 %), l'Allemagne (-50,5 %) et même la communauté des Cubains résidant à l'étranger (-22,6%), majoritairement installés aux Etats-Unis. Et la tendance à la baisse se poursuit. En décembre 2025, Cuba a affiché le chiffre de fréquentation touristique le plus bas pour ce mois depuis quatre ans, confirmant un lent début de haute saison, entamée en novembre. Plusieurs pays ont émis des avertissements à l'attention des voyageurs à destination de Cuba, comme le Canada, l'Espagne et le Royaume-Uni, qui ont appelé leurs ressortissants à une "extrême prudence". L'Argentine a elle recommandé vendredi à ses ressortissants d'éviter de se rendre sur l'île en raison des dysfonctionnements des services publics et de la pénurie de fournitures médicales. Selon lui, Cuba est un pays "défaillant" et en "mauvaise posture" qui représente une "menace exceptionnelle" pour la sécurité nationale américaine.

02.02.2026 à 21:53

Costa Rica: la présidente élue compte sur Bukele pour lutter contre le narcotrafic

FRANCE24
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M. Bukele, plébiscité par de nombreux gouvernements conservateurs en Amérique latine pour sa "guerre" contre les gangs au Salvador, conseille déjà l'actuel gouvernement du sortant Rodrigo Chaves, notamment au sujet de la construction d'une prison de haute sécurité calquée sur son Centre de confinement du terrorisme (Cecot). Elue haut la main dès le 1er tour dimanche sur sa promesse de fermeté contre le narcotrafic, Mme Fernandez a indiqué lundi lors d'une conférence de presse s'être entretenue dès dimanche soir avec M. Bukele. L'offensive de M. Bukele à coups de régime d'exception, renouvelé depuis 2022, et d'arrestations sans mandat a quasiment éradiqué la violence des gangs dans un Salvador, autrefois considéré comme le plus violent d'Amérique latine. Mais des ONG dénoncent aussi de graves violations des droits humains. "Il faut couper la connexion du crime organisé (...) avec le monde extérieur", c'est pourquoi "cette prison doit devenir réalité", a souligné Mme Fernandez, ancienne ministre du président Chaves. Le pénitencier, d'une capacité d'accueil de 5.000 détenus et dont le coût de construction est estimé à 35 millions de dollars, doit héberger les criminels les plus dangereux du pays. Le taux d'homicides a atteint un pic historique de 17 pour 100.000 habitants, dans la moyenne des pays d'Amérique centrale.
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M. Bukele, plébiscité par de nombreux gouvernements conservateurs en Amérique latine pour sa "guerre" contre les gangs au Salvador, conseille déjà l'actuel gouvernement du sortant Rodrigo Chaves, notamment au sujet de la construction d'une prison de haute sécurité calquée sur son Centre de confinement du terrorisme (Cecot). Elue haut la main dès le 1er tour dimanche sur sa promesse de fermeté contre le narcotrafic, Mme Fernandez a indiqué lundi lors d'une conférence de presse s'être entretenue dès dimanche soir avec M. Bukele. L'offensive de M. Bukele à coups de régime d'exception, renouvelé depuis 2022, et d'arrestations sans mandat a quasiment éradiqué la violence des gangs dans un Salvador, autrefois considéré comme le plus violent d'Amérique latine. Mais des ONG dénoncent aussi de graves violations des droits humains. "Il faut couper la connexion du crime organisé (...) avec le monde extérieur", c'est pourquoi "cette prison doit devenir réalité", a souligné Mme Fernandez, ancienne ministre du président Chaves. Le pénitencier, d'une capacité d'accueil de 5.000 détenus et dont le coût de construction est estimé à 35 millions de dollars, doit héberger les criminels les plus dangereux du pays. Le taux d'homicides a atteint un pic historique de 17 pour 100.000 habitants, dans la moyenne des pays d'Amérique centrale.

02.02.2026 à 21:45

Municipales à Paris: Grégoire promet un "choc d'offre" pour le logement

FRANCE24
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Devant plusieurs associations et collectifs réunis à l'Armée du Salut, l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo a expliqué comment il souhaitait augmenter "significativement" l'offre de logements disponibles dans la capitale, où se loger "est devenu un parcours du combattant". Il promet la création de 60.000 nouveaux logements publics, dont 30.000 sociaux et 30.000 abordables, jusqu'à 25% moins chers que les prix du marché. Parmi eux: 1.000 logements sociaux par an destinés aux étudiants et jeunes travailleurs, et 1.000 logements en Bail réel solidaire (BRS), un mécanisme qui permet l'accession sociale à la propriété en dissociant le foncier et le bâti. Paris compte près de "300.000 logements vacants et résidences secondaires", soit un logement sur cinq, détenus essentiellement par des multipropriétaires, souligne également Emmanuel Grégoire dans le dossier de presse. En taxant davantage les résidences secondaires, via la législation, et en renforçant les contrôles, le député socialiste espère "remettre sur le marché 100.000 logements". S'il est élu en mars à l'Hôtel de ville, le député socialiste créera une "brigade de protection du logement" chargée de lutter contre "les dizaines de milliers de meublés touristiques illégaux", en particulier les "Airbnb permanents". Cette brigade veillera également au respect de l'encadrement des loyers, comme le fait déjà la ville de Paris. Le candidat de gauche s'engage également à rénover 200.000 logements sociaux et privés sur la mandature, en particulier par l'isolation des toits et la pose de volets. Il mettra en place une "équipe inter-bailleurs" pour intervenir "rapidement pour les petites réparations" dans le parc social. Sa concurrente de droite Rachida Dati promet de rénover 10.000 logements sociaux par an - le double de l'objectif que s'est fixé la ville - en raccordant le quart des résidences aux réseaux urbains de froid et de chaleur. Le candidat d'Horizons et de Renaissance Pierre-Yves Bournazel s'est de son côté engagé à regagner 60.000 logements, notamment par un "pack 100% garanties" des loyers et des cautions, incitant les propriétaires à louer leurs biens.
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Devant plusieurs associations et collectifs réunis à l'Armée du Salut, l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo a expliqué comment il souhaitait augmenter "significativement" l'offre de logements disponibles dans la capitale, où se loger "est devenu un parcours du combattant". Il promet la création de 60.000 nouveaux logements publics, dont 30.000 sociaux et 30.000 abordables, jusqu'à 25% moins chers que les prix du marché. Parmi eux: 1.000 logements sociaux par an destinés aux étudiants et jeunes travailleurs, et 1.000 logements en Bail réel solidaire (BRS), un mécanisme qui permet l'accession sociale à la propriété en dissociant le foncier et le bâti. Paris compte près de "300.000 logements vacants et résidences secondaires", soit un logement sur cinq, détenus essentiellement par des multipropriétaires, souligne également Emmanuel Grégoire dans le dossier de presse. En taxant davantage les résidences secondaires, via la législation, et en renforçant les contrôles, le député socialiste espère "remettre sur le marché 100.000 logements". S'il est élu en mars à l'Hôtel de ville, le député socialiste créera une "brigade de protection du logement" chargée de lutter contre "les dizaines de milliers de meublés touristiques illégaux", en particulier les "Airbnb permanents". Cette brigade veillera également au respect de l'encadrement des loyers, comme le fait déjà la ville de Paris. Le candidat de gauche s'engage également à rénover 200.000 logements sociaux et privés sur la mandature, en particulier par l'isolation des toits et la pose de volets. Il mettra en place une "équipe inter-bailleurs" pour intervenir "rapidement pour les petites réparations" dans le parc social. Sa concurrente de droite Rachida Dati promet de rénover 10.000 logements sociaux par an - le double de l'objectif que s'est fixé la ville - en raccordant le quart des résidences aux réseaux urbains de froid et de chaleur. Le candidat d'Horizons et de Renaissance Pierre-Yves Bournazel s'est de son côté engagé à regagner 60.000 logements, notamment par un "pack 100% garanties" des loyers et des cautions, incitant les propriétaires à louer leurs biens.

02.02.2026 à 21:39

Le mal-logement s'aggrave en France et s'impose dans la campagne des municipales

FRANCE24
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Plus d'un million de personnes ne disposent pas de logement personnel, selon les estimations de la Fondation pour le logement des défavorisés, parmi lesquelles 350.000 n'ont pas de domicile et sont hébergées en centre d'hébergement ou sont sans abri (40.000 personnes) et 600.000 "sont hébergées chez des tiers de manière contrainte". Les mauvais chiffres s'accumulent et "tous les indicateurs se dégradent et la réponse politique est loin d'être à la hauteur", accuse le 31e rapport sur le mal-logement de la Fondation (ex-Abbé Pierre), qui évoque "une année noire sur le front du mal-logement" en 2025. Au total, 4,2 millions de personnes sont sans logement ou mal-logées en France. S'ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, comme des locataires en impayé de loyer, des personnes en précarité énergétique, des ménages à qui il manque une pièce ou un logement adapté à leur handicap. "On n'avait jamais connu à la Fondation de telles tensions sur le front de la lutte contre le mal-logement et de la pauvreté", a réagi Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement lors d'une conférence. Tous les maires concernés "Malgré ces tristes réalités, on a vu l'année 2025 s'achever comme elle a commencé : sans budget, dans l'instabilité politique et l'illisibilité de l'action gouvernementale", souligne Christophe Robert, qui déplore que la "politique du logement pour les plus défavorisés (ait) été bien malmenée". Ce rapport montre que "la crise du logement est une crise sociale majeure, qui frappe d’abord les plus fragiles", a réagi le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, qui rappelle l'action de l'Etat, notamment en matière de lutte contre le sans-abrisme. "Il est impératif de remettre la lutte contre les exclusions au coeur de l'action publique", a tancé Christophe Robert, lançant un "appel solennel aux candidats aux élections municipales, aux responsables politiques, au gouvernement comme aux parlementaires". Les élections municipales de mars seront un "moment-clé dans la lutte contre le mal-logement", selon la Fondation qui rapporte que des mesures comme l'encadrement des loyers ou des efforts de construction de logements portent leurs fruits dans la lutte contre la crise du logement. "L'enjeu est de taille", pour Christophe Robert, "car si toutes les communes ne sont pas touchées de la même manière, toutes sont concernées par la crise du logement". Le logement est "vraiment une des toutes premières priorités" des maires, assure Thierry Repentin, co-président de la commission Logement de l'Association des maires de France. Les zones tendues connaissent une hausse "du nombre de personnes sans domicile, un plus fort surpeuplement, des taux d'efforts accrus, des files d'attente qui s'allongent pour accéder au logement social", a listé le délégué général de la fondation. Quant aux zones peu tendues, elles peuvent avoir à faire face à "la désertification des centres-villes, la dégradation du bâti ancien", entre autres. Consensus "La question du logement a pris une ampleur considérable dans tous les territoires, et aucun élu engagé pour ses concitoyens ne peut faire l’impasse sur le sujet", a estimé mi-janvier Emmanuelle Cosse, présidente de la confédération des organismes HLM, l'Union sociale pour l'habitat (USH) . Les candidats de nombreuses villes dégainent donc des volets logement dans leurs programmes : lutte contre la location meublée touristique, encadrement des loyers, construction de logements sociaux, soutien à la rénovation des logements, réglementation des résidences secondaires, mobilisation des logements vacants. Pour la PDG du promoteur Nexity Véronique Bédague, "il y a un consensus sur le fait qu'il y a un problème à régler". Elle estime de plus que "les municipales seront un premier moment d'éclaircissement démocratique", avant la présidentielle, et voit des maires de plus en plus enclins à construire des logements sur leur commune. Selon un sondage Odoxa pour Nexity, BFM et Capital, sept Français sur dix estiment qu'il est difficile de se loger dans leur commune. 57% des 1.000 personnes interrogées considèrent l'inflation et le pouvoir d'achat comme leur principale priorité, or le logement constitue le premier poste de dépense des Français.
Texte intégral (715 mots)
Plus d'un million de personnes ne disposent pas de logement personnel, selon les estimations de la Fondation pour le logement des défavorisés, parmi lesquelles 350.000 n'ont pas de domicile et sont hébergées en centre d'hébergement ou sont sans abri (40.000 personnes) et 600.000 "sont hébergées chez des tiers de manière contrainte". Les mauvais chiffres s'accumulent et "tous les indicateurs se dégradent et la réponse politique est loin d'être à la hauteur", accuse le 31e rapport sur le mal-logement de la Fondation (ex-Abbé Pierre), qui évoque "une année noire sur le front du mal-logement" en 2025. Au total, 4,2 millions de personnes sont sans logement ou mal-logées en France. S'ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, comme des locataires en impayé de loyer, des personnes en précarité énergétique, des ménages à qui il manque une pièce ou un logement adapté à leur handicap. "On n'avait jamais connu à la Fondation de telles tensions sur le front de la lutte contre le mal-logement et de la pauvreté", a réagi Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement lors d'une conférence. Tous les maires concernés "Malgré ces tristes réalités, on a vu l'année 2025 s'achever comme elle a commencé : sans budget, dans l'instabilité politique et l'illisibilité de l'action gouvernementale", souligne Christophe Robert, qui déplore que la "politique du logement pour les plus défavorisés (ait) été bien malmenée". Ce rapport montre que "la crise du logement est une crise sociale majeure, qui frappe d’abord les plus fragiles", a réagi le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, qui rappelle l'action de l'Etat, notamment en matière de lutte contre le sans-abrisme. "Il est impératif de remettre la lutte contre les exclusions au coeur de l'action publique", a tancé Christophe Robert, lançant un "appel solennel aux candidats aux élections municipales, aux responsables politiques, au gouvernement comme aux parlementaires". Les élections municipales de mars seront un "moment-clé dans la lutte contre le mal-logement", selon la Fondation qui rapporte que des mesures comme l'encadrement des loyers ou des efforts de construction de logements portent leurs fruits dans la lutte contre la crise du logement. "L'enjeu est de taille", pour Christophe Robert, "car si toutes les communes ne sont pas touchées de la même manière, toutes sont concernées par la crise du logement". Le logement est "vraiment une des toutes premières priorités" des maires, assure Thierry Repentin, co-président de la commission Logement de l'Association des maires de France. Les zones tendues connaissent une hausse "du nombre de personnes sans domicile, un plus fort surpeuplement, des taux d'efforts accrus, des files d'attente qui s'allongent pour accéder au logement social", a listé le délégué général de la fondation. Quant aux zones peu tendues, elles peuvent avoir à faire face à "la désertification des centres-villes, la dégradation du bâti ancien", entre autres. Consensus "La question du logement a pris une ampleur considérable dans tous les territoires, et aucun élu engagé pour ses concitoyens ne peut faire l’impasse sur le sujet", a estimé mi-janvier Emmanuelle Cosse, présidente de la confédération des organismes HLM, l'Union sociale pour l'habitat (USH) . Les candidats de nombreuses villes dégainent donc des volets logement dans leurs programmes : lutte contre la location meublée touristique, encadrement des loyers, construction de logements sociaux, soutien à la rénovation des logements, réglementation des résidences secondaires, mobilisation des logements vacants. Pour la PDG du promoteur Nexity Véronique Bédague, "il y a un consensus sur le fait qu'il y a un problème à régler". Elle estime de plus que "les municipales seront un premier moment d'éclaircissement démocratique", avant la présidentielle, et voit des maires de plus en plus enclins à construire des logements sur leur commune. Selon un sondage Odoxa pour Nexity, BFM et Capital, sept Français sur dix estiment qu'il est difficile de se loger dans leur commune. 57% des 1.000 personnes interrogées considèrent l'inflation et le pouvoir d'achat comme leur principale priorité, or le logement constitue le premier poste de dépense des Français.

02.02.2026 à 20:47

Merz insiste sur l'autonomie européenne vis-à-vis des Etats-Unis

FRANCE24
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"Nous devons devenir plus souverains et plus indépendants, notamment sur le plan technologique. Et oui, cela vaut aussi vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique", a déclaré Friedrich Merz lors de la réception annuelle de l'opérateur boursier Deutsche Börse à Eschborn, près de Francfort (ouest). Car "il faut reconnaître que les relations transatlantiques ont changé", une évolution qu'il accueille avec "regrets", "mais la nostalgie et le souvenir des temps passés ne nous aident pas", a-t-il souligné. Ces propos interviennent après le récent bras de fer avec les Etats-Unis autour du Groenland, qui a représenté "un appel au réveil stratégique" de l'Europe, selon le président français, Emmanuel Macron. Au cours des dernières décennies, "nous avons gaspillé un potentiel de croissance énorme en Europe, par des réformes tardives, des restrictions inutiles à l'initiative des entreprises et une sur‑réglementation", a poursuivi M. Merz. Selon le dirigeant conservateur, les Européens ne sont "plus aussi forts économiquement qu'ils pourraient l'être". M. Merz a aussi souligné les opportunités existantes: "Tout autour de nous, il y a des Etats émergents, majoritairement démocratiques, aux marchés en expansion, qui recherchent explicitement ce que nous, Européens, avons à offrir". En allusion au traité avec le Mercosur, dont l'adoption en Europe est retardée, il a plaidé pour des "partenariats fondés sur la considération mutuelle, le respect réciproque et le respect de règles et de la fiabilité". M. Merz voit l'Allemagne en position de "devenir le centre d'un réseau dynamique et agile d'Etats souverains qui continuent de miser, pour le bien de tous, sur le multilatéralisme et le libre-échange". Il a aussi souligné qu'à son initiative, le Conseil européen se réunirait la semaine prochaine pour "un sommet extraordinaire, ou plutôt une réunion informelle" où "nous voulons discuter ensemble de nouvelles mesures pour renforcer la compétitivité européenne".
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"Nous devons devenir plus souverains et plus indépendants, notamment sur le plan technologique. Et oui, cela vaut aussi vis-à-vis des Etats-Unis d'Amérique", a déclaré Friedrich Merz lors de la réception annuelle de l'opérateur boursier Deutsche Börse à Eschborn, près de Francfort (ouest). Car "il faut reconnaître que les relations transatlantiques ont changé", une évolution qu'il accueille avec "regrets", "mais la nostalgie et le souvenir des temps passés ne nous aident pas", a-t-il souligné. Ces propos interviennent après le récent bras de fer avec les Etats-Unis autour du Groenland, qui a représenté "un appel au réveil stratégique" de l'Europe, selon le président français, Emmanuel Macron. Au cours des dernières décennies, "nous avons gaspillé un potentiel de croissance énorme en Europe, par des réformes tardives, des restrictions inutiles à l'initiative des entreprises et une sur‑réglementation", a poursuivi M. Merz. Selon le dirigeant conservateur, les Européens ne sont "plus aussi forts économiquement qu'ils pourraient l'être". M. Merz a aussi souligné les opportunités existantes: "Tout autour de nous, il y a des Etats émergents, majoritairement démocratiques, aux marchés en expansion, qui recherchent explicitement ce que nous, Européens, avons à offrir". En allusion au traité avec le Mercosur, dont l'adoption en Europe est retardée, il a plaidé pour des "partenariats fondés sur la considération mutuelle, le respect réciproque et le respect de règles et de la fiabilité". M. Merz voit l'Allemagne en position de "devenir le centre d'un réseau dynamique et agile d'Etats souverains qui continuent de miser, pour le bien de tous, sur le multilatéralisme et le libre-échange". Il a aussi souligné qu'à son initiative, le Conseil européen se réunirait la semaine prochaine pour "un sommet extraordinaire, ou plutôt une réunion informelle" où "nous voulons discuter ensemble de nouvelles mesures pour renforcer la compétitivité européenne".

02.02.2026 à 20:29

Duplomb revient avec un nouveau texte de loi pro-pesticides

FRANCE24
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Après la censure partielle par le Conseil constitutionnel de sa loi visant à "lever les contraintes du métier d'agriculteur", le sénateur, et éleveur, de Haute-Loire réitère sa proposition avec cette nouvelle proposition de loi, enregistrée lundi après-midi par les services du Sénat. Objectif, "atténuer une surtransposition relative à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d'éviter la disparition de certaines filières agricoles". La proposition, dont le calendrier d'examen n'est pas encore connu, se résume en trois articles. Ils prévoient selon lui la réintroduction strictement encadrée de deux insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe: le néonicotinoïde acétamipride, mais aussi le flupyradiflurone, banni dans d'autres pays européens également, afin qu'ils puissent être utilisés sur un temps limité en cultures de betterave sucrière, mais aussi de pomme, noisette et cerise. "Nous ne pouvons plus continuer de tergiverser sur ce sujet qui fait partir des pans entiers de notre souveraineté alimentaire", a lancé le sénateur lors d'un colloque sur le "déclin agricole" qu'il parrainait au Sénat. "Si nous continuons à fermer les yeux et à balayer la poussière sous le tapis, cela nous rendrait coupables (de voir) nos enfants, non pas moins bien vivre en termes de santé, mais peut-être à l'avenir avoir faim", a ajouté ce proche de Laurent Wauquiez, qui a déposé ce texte avec plusieurs cosignataires centristes, macronistes, radicaux et Horizons. Présente en fin de rencontre, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard (LR) a salué l'action du sénateur, mais n'a pas commenté la sortie de ce nouveau texte, ni exclu que les propositions puissent rejoindre le futur "projet de loi d'urgence agricole" promise par Sébastien Lecornu. Cette loi d'urgence "est en cours d'élaboration, on recueille les propositions des syndicats, des parlementaires... Nous verrons bien", a-t-elle dit à des journalistes. "Mon sujet est de lever un maximum des entraves qui pèsent sur la production alimentaire". "Desserrer d'autres entraves" Pendant toute l'après-midi, des intervenants, notamment des agriculteurs, se sont succédé lors de ce colloque intitulé "Agriculture française: la faim se rapproche?", dénonçant qui un surplus de normes, qui des peurs excessives selon eux ou des "discours anti-productivistes". Incarnation de la crise du secteur et au coeur de la colère, la balance commerciale agricole française se dégrade, et pourrait montrer un déficit en 2025 pour la première fois depuis près de 50 ans. Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a appelé à "desserrer d’autres entraves", telle que la gestion de l'eau ou la protection des loups. "Il faudra rester combatif dans les mois qui viennent. Je pense à la loi d’urgence agricole, et à la nouvelle Loi Duplomb (…) qu’à la demande des auteurs je transmettrai au Conseil d’Etat, je pense cette semaine, pour lui donner de la force", a-t-il déclaré. Le nouveau texte co-rédigé par Laurent Duplomb se veut une réponse aux remarques du Conseil constitutionnel, explique-t-il. Celui-ci avait censuré cet été la disposition la plus contestée de sa première loi, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, une catégorie de pesticide nocive notamment pour les pollinisateurs. Les Sages avaient estimé que "faute d'encadrement suffisant" sur la durée, le type ou la technique de traitement et sur les filières concernées, cette mesure était contraire à la Charte de l'environnement, qui a valeur constitutionnelle et affirme notamment "le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" ainsi que le "devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement". La réintroduction de l'acétamipride, toxique pour la biodiversité et potentiellement pour la santé humaine, était réclamée par la FNSEA et la Coordination rurale (2e syndicat), notamment pour les producteurs de betteraves qui affirment n'avoir aucune solution pour protéger efficacement leurs cultures. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l'Assemblée nationale. Ce débat aura lieu le mercredi 11 février au Palais Bourbon.
Texte intégral (701 mots)
Après la censure partielle par le Conseil constitutionnel de sa loi visant à "lever les contraintes du métier d'agriculteur", le sénateur, et éleveur, de Haute-Loire réitère sa proposition avec cette nouvelle proposition de loi, enregistrée lundi après-midi par les services du Sénat. Objectif, "atténuer une surtransposition relative à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d'éviter la disparition de certaines filières agricoles". La proposition, dont le calendrier d'examen n'est pas encore connu, se résume en trois articles. Ils prévoient selon lui la réintroduction strictement encadrée de deux insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe: le néonicotinoïde acétamipride, mais aussi le flupyradiflurone, banni dans d'autres pays européens également, afin qu'ils puissent être utilisés sur un temps limité en cultures de betterave sucrière, mais aussi de pomme, noisette et cerise. "Nous ne pouvons plus continuer de tergiverser sur ce sujet qui fait partir des pans entiers de notre souveraineté alimentaire", a lancé le sénateur lors d'un colloque sur le "déclin agricole" qu'il parrainait au Sénat. "Si nous continuons à fermer les yeux et à balayer la poussière sous le tapis, cela nous rendrait coupables (de voir) nos enfants, non pas moins bien vivre en termes de santé, mais peut-être à l'avenir avoir faim", a ajouté ce proche de Laurent Wauquiez, qui a déposé ce texte avec plusieurs cosignataires centristes, macronistes, radicaux et Horizons. Présente en fin de rencontre, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard (LR) a salué l'action du sénateur, mais n'a pas commenté la sortie de ce nouveau texte, ni exclu que les propositions puissent rejoindre le futur "projet de loi d'urgence agricole" promise par Sébastien Lecornu. Cette loi d'urgence "est en cours d'élaboration, on recueille les propositions des syndicats, des parlementaires... Nous verrons bien", a-t-elle dit à des journalistes. "Mon sujet est de lever un maximum des entraves qui pèsent sur la production alimentaire". "Desserrer d'autres entraves" Pendant toute l'après-midi, des intervenants, notamment des agriculteurs, se sont succédé lors de ce colloque intitulé "Agriculture française: la faim se rapproche?", dénonçant qui un surplus de normes, qui des peurs excessives selon eux ou des "discours anti-productivistes". Incarnation de la crise du secteur et au coeur de la colère, la balance commerciale agricole française se dégrade, et pourrait montrer un déficit en 2025 pour la première fois depuis près de 50 ans. Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a appelé à "desserrer d’autres entraves", telle que la gestion de l'eau ou la protection des loups. "Il faudra rester combatif dans les mois qui viennent. Je pense à la loi d’urgence agricole, et à la nouvelle Loi Duplomb (…) qu’à la demande des auteurs je transmettrai au Conseil d’Etat, je pense cette semaine, pour lui donner de la force", a-t-il déclaré. Le nouveau texte co-rédigé par Laurent Duplomb se veut une réponse aux remarques du Conseil constitutionnel, explique-t-il. Celui-ci avait censuré cet été la disposition la plus contestée de sa première loi, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, une catégorie de pesticide nocive notamment pour les pollinisateurs. Les Sages avaient estimé que "faute d'encadrement suffisant" sur la durée, le type ou la technique de traitement et sur les filières concernées, cette mesure était contraire à la Charte de l'environnement, qui a valeur constitutionnelle et affirme notamment "le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" ainsi que le "devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement". La réintroduction de l'acétamipride, toxique pour la biodiversité et potentiellement pour la santé humaine, était réclamée par la FNSEA et la Coordination rurale (2e syndicat), notamment pour les producteurs de betteraves qui affirment n'avoir aucune solution pour protéger efficacement leurs cultures. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l'Assemblée nationale. Ce débat aura lieu le mercredi 11 février au Palais Bourbon.

02.02.2026 à 20:21

New York, qui traverse une vague de froid exceptionnelle, déplore 13 morts d'hypothermie

FRANCE24
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"Ce matin, seize de nos concitoyens new-yorkais étaient décédés à l'extérieur pendant cette période de froid intense. Dans treize de ces cas, les conclusions préliminaires indiquent que l'hypothermie a joué un rôle", a indiqué M. Mamdani, ajoutant que les trois autres "semblent être dus à une overdose". Aucune de ces personnes ne campait dans la rue au moment de leur décès, a ajouté l'édile. Certains avaient été en contact par le passé avec les services d'hébergement d'urgence. La mégapole du nord-est des Etats-Unis "pourrait très bien être en train de vivre la plus longue période consécutive de températures inférieures à 32°F (0°C, NDLR) dans toute l'histoire de notre ville", a ajouté l'édile. Pour faire face à cette situation, la municipalité a mis en place une flotte de 20 véhicules avec à leur bord des personnels de santé, ainsi que des centres de réchauffement d'urgence. Elle a augmenté ses capacités d'accueil en refuges collectifs et individuels. "À ce jour, nous avons procédé à plus de 930 placements dans des refuges et des lieux d'accueil. Nous avons également transporté de force 18 New-Yorkais jugés dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui", a indiqué M. Mamdani. Entre 2005 et 2021, New York déplorait entre 9 et 27 décès par an liés au froid, selon des statistiques officielles. Ce chiffre est monté à 34 en 2021 et 54 en 2022. Le contrôleur financier de la ville, Mark Levine, estime à "des dizaines de milliers" le nombre de New-Yorkais sans domicile fixe, "principalement des familles avec enfants". "Près de 95%" résident dans les refuges municipaux, selon lui. En août 2021, ces refuges accueillaient 44.586 personnes, "soit la population quotidienne la plus faible depuis près de dix ans", précise-t-il. Ce chiffre était passé de 22.955 à 62.679 personnes entre janvier 2000 et janvier 2020.
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"Ce matin, seize de nos concitoyens new-yorkais étaient décédés à l'extérieur pendant cette période de froid intense. Dans treize de ces cas, les conclusions préliminaires indiquent que l'hypothermie a joué un rôle", a indiqué M. Mamdani, ajoutant que les trois autres "semblent être dus à une overdose". Aucune de ces personnes ne campait dans la rue au moment de leur décès, a ajouté l'édile. Certains avaient été en contact par le passé avec les services d'hébergement d'urgence. La mégapole du nord-est des Etats-Unis "pourrait très bien être en train de vivre la plus longue période consécutive de températures inférieures à 32°F (0°C, NDLR) dans toute l'histoire de notre ville", a ajouté l'édile. Pour faire face à cette situation, la municipalité a mis en place une flotte de 20 véhicules avec à leur bord des personnels de santé, ainsi que des centres de réchauffement d'urgence. Elle a augmenté ses capacités d'accueil en refuges collectifs et individuels. "À ce jour, nous avons procédé à plus de 930 placements dans des refuges et des lieux d'accueil. Nous avons également transporté de force 18 New-Yorkais jugés dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui", a indiqué M. Mamdani. Entre 2005 et 2021, New York déplorait entre 9 et 27 décès par an liés au froid, selon des statistiques officielles. Ce chiffre est monté à 34 en 2021 et 54 en 2022. Le contrôleur financier de la ville, Mark Levine, estime à "des dizaines de milliers" le nombre de New-Yorkais sans domicile fixe, "principalement des familles avec enfants". "Près de 95%" résident dans les refuges municipaux, selon lui. En août 2021, ces refuges accueillaient 44.586 personnes, "soit la population quotidienne la plus faible depuis près de dix ans", précise-t-il. Ce chiffre était passé de 22.955 à 62.679 personnes entre janvier 2000 et janvier 2020.

02.02.2026 à 20:21

Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?

FRANCE24
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- Le déficit à 5% du PIB La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% du PIB en 2025. Il s'établira finalement à 5,0%, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l'État. Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7% du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9%, selon des prévisions actualisées du gouvernement. Le déficit est chiffré pour l'État à 134,6 milliards d'euros dans la version finale du texte, contre 124,7 en 2025. Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR) fustige une copie qui "aggrave le déficit de plus de 10 milliards d'euros par rapport au budget initial", et qui va continuer de creuser la dette, "à 118,2% du PIB en 2026 (118,3 selon le dernier chiffre du gouvernement, NDLR), contre 115,9% en 2025". Le tout en faisant peser sur les entreprises "la part essentielle des hausses d'impôts". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a préféré souligner devant les députés la semaine dernière que "pour la première fois depuis longtemps (...) la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la dépense publique en volume tombe à 0,9% contre 1,7% en 2025 et plus de 2% les années précédentes". - Impôts: le gouvernement plaide la "stabilité" Par rapport à la version initiale du budget, les entreprises peuvent regretter plusieurs hausses d'impôts: la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises devrait ainsi rapporter 7,3 milliards en 2026, au lieu de 4 prévus au départ (et 8 milliards en 2025). Le gouvernement est aussi revenu sur la diminution prévue de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), récupérant 1,3 milliard. Si le patronat a dénoncé ces revirements, le gouvernement a mis en avant la stabilité du cadre fiscal: le budget n'"augmente pas" les impôts, a encore martelé lundi M. Lecornu. Concernant les ménages, la stabilité prime aussi, le gouvernement ayant renoncé au gel du barème de l'impôt sur le revenu. Les retraités conservent leur abattement de 10% sur cet impôt. Et les socialistes ont échoué à faire adopter les mesures de taxation des hauts revenus qu'ils avaient portées, qu'il s'agisse de la taxe Zucman ou d'une nouvelle version de l'Impôt sur la fortune. La taxe sur les holdings, réduite à portion congrue, devrait rapporter environ 100 millions d'euros par an. - Dépenses: des coupes sélectives Mardi dernier, le Premier ministre a souligné que le "cœur politique" du budget résidait "dans l'effort militaire". Les crédits de la Défense augmentent ainsi de 6,5 milliards, quand d'autres "missions" voient leur budget stagner voire diminuer, hors ministères régaliens. Le programme d'investissements France 2030 a été amputé de 1,1 milliard d'euros, tandis que le "Fonds vert" pour accompagner la transition écologique dans les territoires a vu son budget passer de 1,15 milliard en 2025 à 850 millions en 2026 - une baisse certes moins forte que prévu. Les socialistes se sont félicités d'avoir obtenu un coup de pouce pour la prime d'activité versée aux travailleurs modestes, pour un coût estimé à 700 millions d'euros en 2026. Autres motifs de satisfaction pour eux, la généralisation des repas à un euro pour les étudiants, la revalorisation des Aides personnalisées au logement (APL) ou encore une ponction moindre qu'attendue des recettes des bailleurs sociaux. Les autres forces de gauche ont plutôt mis l'accent sur les baisses de dépenses, accusant le gouvernement de reprendre d'une main ce qu'il a donné de l'autre. "On a des coupes très importantes qui se confirment dans plusieurs ministères voire sont accrues", souligne le président LFI de la commission des Finances de l'Assemblée, Éric Coquerel, énumérant "la Cohésion des territoires, l'Aide au développement, le Sport, l'Agriculture, la Culture, ou l’Écologie". Également dans le viseur de La France insoumise, la hausse des taxes pour renouveler des titres de séjour, ou le fait de réserver aux demandeurs d'emploi la possibilité de financer son permis de conduire via le Compte personnel de formation (CPF) - ce qu'a également critiqué le RN. La gauche se retrouve en revanche unie pour dénoncer la suppression de 4.000 postes d'enseignants pour la rentrée 2026.
Texte intégral (724 mots)
- Le déficit à 5% du PIB La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, contre 5,4% du PIB en 2025. Il s'établira finalement à 5,0%, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l'État. Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7% du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9%, selon des prévisions actualisées du gouvernement. Le déficit est chiffré pour l'État à 134,6 milliards d'euros dans la version finale du texte, contre 124,7 en 2025. Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR) fustige une copie qui "aggrave le déficit de plus de 10 milliards d'euros par rapport au budget initial", et qui va continuer de creuser la dette, "à 118,2% du PIB en 2026 (118,3 selon le dernier chiffre du gouvernement, NDLR), contre 115,9% en 2025". Le tout en faisant peser sur les entreprises "la part essentielle des hausses d'impôts". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a préféré souligner devant les députés la semaine dernière que "pour la première fois depuis longtemps (...) la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la dépense publique en volume tombe à 0,9% contre 1,7% en 2025 et plus de 2% les années précédentes". - Impôts: le gouvernement plaide la "stabilité" Par rapport à la version initiale du budget, les entreprises peuvent regretter plusieurs hausses d'impôts: la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises devrait ainsi rapporter 7,3 milliards en 2026, au lieu de 4 prévus au départ (et 8 milliards en 2025). Le gouvernement est aussi revenu sur la diminution prévue de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), récupérant 1,3 milliard. Si le patronat a dénoncé ces revirements, le gouvernement a mis en avant la stabilité du cadre fiscal: le budget n'"augmente pas" les impôts, a encore martelé lundi M. Lecornu. Concernant les ménages, la stabilité prime aussi, le gouvernement ayant renoncé au gel du barème de l'impôt sur le revenu. Les retraités conservent leur abattement de 10% sur cet impôt. Et les socialistes ont échoué à faire adopter les mesures de taxation des hauts revenus qu'ils avaient portées, qu'il s'agisse de la taxe Zucman ou d'une nouvelle version de l'Impôt sur la fortune. La taxe sur les holdings, réduite à portion congrue, devrait rapporter environ 100 millions d'euros par an. - Dépenses: des coupes sélectives Mardi dernier, le Premier ministre a souligné que le "cœur politique" du budget résidait "dans l'effort militaire". Les crédits de la Défense augmentent ainsi de 6,5 milliards, quand d'autres "missions" voient leur budget stagner voire diminuer, hors ministères régaliens. Le programme d'investissements France 2030 a été amputé de 1,1 milliard d'euros, tandis que le "Fonds vert" pour accompagner la transition écologique dans les territoires a vu son budget passer de 1,15 milliard en 2025 à 850 millions en 2026 - une baisse certes moins forte que prévu. Les socialistes se sont félicités d'avoir obtenu un coup de pouce pour la prime d'activité versée aux travailleurs modestes, pour un coût estimé à 700 millions d'euros en 2026. Autres motifs de satisfaction pour eux, la généralisation des repas à un euro pour les étudiants, la revalorisation des Aides personnalisées au logement (APL) ou encore une ponction moindre qu'attendue des recettes des bailleurs sociaux. Les autres forces de gauche ont plutôt mis l'accent sur les baisses de dépenses, accusant le gouvernement de reprendre d'une main ce qu'il a donné de l'autre. "On a des coupes très importantes qui se confirment dans plusieurs ministères voire sont accrues", souligne le président LFI de la commission des Finances de l'Assemblée, Éric Coquerel, énumérant "la Cohésion des territoires, l'Aide au développement, le Sport, l'Agriculture, la Culture, ou l’Écologie". Également dans le viseur de La France insoumise, la hausse des taxes pour renouveler des titres de séjour, ou le fait de réserver aux demandeurs d'emploi la possibilité de financer son permis de conduire via le Compte personnel de formation (CPF) - ce qu'a également critiqué le RN. La gauche se retrouve en revanche unie pour dénoncer la suppression de 4.000 postes d'enseignants pour la rentrée 2026.

02.02.2026 à 20:14

Iran-États-Unis : dernier avertissement ?

Stéphanie ANTOINE
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En Iran, la pression diplomatique s'accentue sur la République islamique après la sanglante répression des manifestations de janvier. Le président iranien "ordonne" des pourparlers avec les Etats-Unis. Donald Trump a déclaré hier espérer conclure un accord.  
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En Iran, la pression diplomatique s'accentue sur la République islamique après la sanglante répression des manifestations de janvier. Le président iranien "ordonne" des pourparlers avec les Etats-Unis. Donald Trump a déclaré hier espérer conclure un accord.  
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