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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

26.05.2026 à 12:23

FRANCE24
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Pour l'avocat de Mahammad Mirzali, Me Henri Carpentier, au-delà de l'attaque qui a failli coûter la vie à son client en mars 2021 à Nantes, ce procès est "celui de la liberté de critiquer un régime autoritaire et kleptocratique" en France. Les trois membres présumés du commando et leurs soutiens logistiques, tous de nationalité ou d'origine azerbaïdjanaise, nient les faits qui leur sont reprochés. Leurs mystérieux commanditaires seront au cœur des débats, qui pourraient durer jusqu'au 12 juin. Des mesures exceptionnelles sont mises en place pour assurer la sécurité de M. Mirzali et de la cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels. Mardi matin, des gendarmes contrôlaient systématiquement l’identité et les sacs de tous ceux qui souhaitaient emprunter - uniquement à pied - les rues encadrant le Parlement de Bretagne, où se déroule le procès. Fait rare, à l’entrée de la cour d’appel, même les avocats et employés du ministère de la Justice étaient contraints de passer par un portique de détection et de soumettre leurs sacs aux rayons X, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans la salle, des cabines ont été installées pour la traduction en quatre langues (français, azéri, turc et géorgien) et les sept accusés présents – deux sont en fuite – sont encadrés par des agents tous encagoulés. Très critique à l'égard du régime du président Ilham Aliev, Mahammad Mirzali, 32 ans, est réfugié politique en France depuis 2015. Il alimente une chaîne YouTube et un blog comptant des centaines de milliers d'abonnés. Gardes du corps et cicatrices Le blogueur vit sous protection policière 24H/24, dans un lieu tenu secret, depuis qu'il a été grièvement blessé par une quinzaine de coups de lames le 14 mars 2021. Reconnaissable à la spectaculaire cicatrice qui lui barre la nuque depuis lors, il était encadré mardi par deux gardes du corps jusque sur le banc des parties civiles. S'il se réjouit de ce procès, M. Mirzali "est très anxieux". "Il a la certitude que les menaces ne vont pas cesser avec le procès", déplore auprès de l'AFP Me Henri Carpentier. "Lui, en tant que tel, ne représente rien. Les scandales qu'il a pu dévoiler, c'est ça qu'on a voulu assassiner", décrypte l'avocat. Les commanditaires de la tentative d'assassinat contre Mahammad Mirzali en 2021 et d'une autre, déjouée l'année suivante par un contrôle des douanes, n'ont jamais été formellement désignés par la justice. Mais "on sait que ça vient du plus haut niveau en Azerbaïdjan", assure Me Carpentier. Le blogueur d'opposition a été condamné dans son pays d'origine en 2025, par contumace, à six ans et demi de prison. A défaut des commanditaires, le principal suspect jugé à Rennes est un trentenaire arrêté avec un passeport moldave au nom d'Andrei Topal, qui serait en réalité Emin Qasimov, un Azerbaïdjanais membre d'un clan de la mafia russophone des "voleurs dans la loi". Interrogé mardi par le président de la cour sur cette identité "qui fait débat", il a dit s’appeler "Emil Topal" et être né en Azerbaïdjan d’un père moldave avant de partir s’installer en Turquie durant l’enfance. Il a assuré n’avoir "jamais eu de passeport azerbaïdjanais." Avec un comparse, il doit répondre de "tentative de meurtre en bande organisée", crime passible d'une peine de réclusion à perpétuité. Le troisième membre du commando est toujours en fuite et sera jugé en son absence. Les six autres accusés sont jugés pour complicité et association de malfaiteurs.

26.05.2026 à 12:21

FRANCE24
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Dans son rapport, l'Academy of Medical Royal Colleges, organisation rassemblant les principales instances professionnelles de médecins, estime que l'usage des réseaux sociaux par les enfants et les jeunes constitue un enjeu de santé publique, "au même titre que le tabagisme et le port de la ceinture de sécurité en voiture". Parmi les 454 médecins interrogés, la moitié ont déclaré traiter au moins un enfant par semaine souffrant de détresse mentale ou de blessures physiques liées à des contenus en ligne. Ils disent également observer une "vague d'enfants radicalisés" en raison de leur exposition à des contenus "haineux, addictifs et extrêmement perturbants". Cette contribution intervient au dernier jour d'une consultation lancée en janvier par le gouvernement travailliste sur l'opportunité d'interdire au Royaume-Uni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle de l'Australie. Le Premier ministre Keir Starmer doit rencontrer mardi des parents endeuillés qui estiment que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans la mort de leurs enfants. Parmi eux figurent des partisans d'une interdiction, dont Esther Ghey, la mère de l'adolescente transgenre Brianna Ghey, dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays. Mais aussi des opposants à l'interdiction comme Ian Russell, dont la fille Molly s'est donnée la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l'apologie du suicide. L'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, concurrent potentiel de Keir Starmer à la direction du Parti travailliste et à Downing Street, s'est dit favorable à une interdiction des réseaux sociaux. "Je pense que ce que nous avons vu de la part des grandes entreprises technologiques s'apparente au comportement de l'industrie du tabac", a-t-il accusé sur la radio de la BBC. Mi-avril, Keir Starmer avait laissé entendre qu'il pourrait restreindre l'accès des mineurs aux réseaux sociaux en raison des risques pour leur sécurité, mais avait insisté sur le fait qu'il attendrait la fin de la consultation avant de prendre une décision définitive. Il n'a pas non plus exclu une éventuelle interdiction. La ministre de la Technologie Liz Kendall a indiqué que le gouvernement agirait d'ici "la fin de l'année" pour mettre en application le résultat de la consultation.

26.05.2026 à 12:13

FRANCE24
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"Lorsque les gens viennent en masse dans les funéraires et dans notre culture ici les gens honorent le décès, et ça fait en sorte qu'on atouche, c'est ça en fait que on fait des rites, qui fait en sorte que la transmission devient énorme autour des décès," dit le Docteur Adelard Lofungola, coordinateur des opérations de riposte au gouvernement. "Pour couper cette chaîne de transmission, on met en place les enterrements dignes et sécurisés."

26.05.2026 à 12:09

FRANCE24
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"Un massacre en Kabylie, Algérie 1956", l’ouvrage co-écrit par Safia Kessas et Fabrice Riceputi revient sur un massacre commis le 23 mai 1956 par l’armée française à Ait Soula, Tazrouts et Agouni, dans la vallée de la Soummam en Algérie. 75 villageois sont sommairement exécutés et près de 200 femmes sont rassemblées dans une mosquée, dénudées de forces et parfois violées. Les deux auteurs sont les invités du JTA.

26.05.2026 à 12:05

FRANCE24
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L'un des mieux placés dans les sondages pour représenter le camp social-démocrate (autour de 11% des intentions de vote), il dévoile, dans "Nous avons encore envie", de premières propositions, sans jamais vraiment entrer dans les détails : un "nouveau contrat patriotique", une "convention citoyenne sur l'immigration" et "l'instauration d'un service civique obligatoire". A l’heure où le PS est bloqué dans des négociations internes sur la désignation du candidat pour 2027, Raphaël Glucksmann entend aussi enterrer définitivement l'idée d'une primaire de la gauche défendue par le premier secrétaire Olivier Faure et la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier. Mais le patron du parti Place publique ne dispose pas d'une structure suffisante pour appuyer sa future candidature. Il va donc devoir convaincre une partie des socialistes et des déçus de la macronie de se ranger derrière lui. Au sein de l'arc social-démocrate, il doit aussi faire face à la concurrence de l'ex-président François Hollande, en embuscade, alors que le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon est désormais crédité de 16% des intentions de vote. En attendant, dans son livre, l'eurodéputé, très identifié sur la défense de l'Ukraine et de l'Europe, présente ses priorités pour le pays. Celui qui dit vouloir reprendre le drapeau français des mains de l'extrême droite considère que la gauche doit proposer un "nouveau contrat patriotique" pour "rendre à la France sa puissance" et "redonner aux Français la maîtrise de leur destin". Il égrène une série de propositions, dont certaines ne devraient pas plaire à la totalité de son camp. Mais il le revendique: "je ne parle pas ici de la gauche à la gauche, mais de la France aux Français". Il propose ainsi l'instauration d'un service civique obligatoire, de 10 mois. Sans détailler, il entend aussi faire de la sécurité "un axe majeur" de sa campagne, jugeant qu'elle n'est "pas un thème de droite". Le fils du philosophe André Glucksmann veut également mettre en place une "convention citoyenne sur l'immigration", pour ne pas "fuir le débat migratoire". "Non, l'immigration zéro n'est ni souhaitable, ni possible. Et non, s'installer en France n'est pas un droit universel", plaide-t-il. "Nouveau contrat social et fiscal" Autre proposition, la création d'un "+passeport pour l'émancipation+ garantissant à chaque enfant de partir en séjour collectif", à l'image des colonies de vacances, mises à mal par le désengagement de l'Etat et des collectivités. Souvent accusé de parisianisme et de déconnexion, le compagnon de la journaliste Léa Salamé s'est vu reprocher récemment la parution d'une note d'un de ses conseillers, lui proposant d'"éviter" certaines cibles électorales comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. Bien qu'il l'ait renié, ce document risque de conforter l'image d'un homme apte à cultiver un électorat aisé et diplômé. Lui assure vouloir reparler à "la France des pavillons", dont la gauche "ne cherche plus à comprendre (les) besoins et (les) aspirations, (les) angoisses et (les) désirs". Érigeant l'école publique parmi ses priorités, il promet de "revaloriser de façon substantielle le salaire des enseignants" et d'"augment(er) le nombre de personnels faisant face aux élèves" tout en diminuant les postes administratifs. Défenseur de la taxe Zucman sur les hauts patrimoines, il prône aussi un "nouveau contrat social et fiscal favorable aux travailleurs" et un rééquilibrage de la "taxation entre le travail, le capital, la retraite et l'héritage". Il ne donne pas davantage de détails sur le sujet abrasif des retraites, se contentant de promettre une "réforme juste et ambitieuse" qui prenne en compte les "bouleversements démographiques" et la "pénibilité". Enfin, déplorant le "renoncement" des dirigeants qui ont laissé "nos joyaux industriels disparaître les uns après les autres", il défend une "nouvelle révolution industrielle française" fondée sur la "transformation écologique". Prochain rendez-vous pour parachever sa rampe de lancement pour 2027: un meeting aux Docks d’Aubervilliers, près de Paris, le 13 juin.

26.05.2026 à 12:02

FRANCE24
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En Guinée, à quelques jours de la Tabaski, la tension monte dans les marchés à bétail. Entre flambée des prix, rareté des animaux et inquiétude des ménages, de nombreuses familles craignent de ne pas pouvoir acheter de mouton cette année. La crise sécuritaire au Mali en est la cause. Récit de Malick Diakité.
Texte intégral (684 mots)
En Guinée, à quelques jours de la Tabaski, la tension monte dans les marchés à bétail. Entre flambée des prix, rareté des animaux et inquiétude des ménages, de nombreuses familles craignent de ne pas pouvoir acheter de mouton cette année. La crise sécuritaire au Mali en est la cause. Récit de Malick Diakité.

26.05.2026 à 12:01

FRANCE24
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Pas de temps mort pour Romuald Wadagni. Moins de 10 heures à peine après avoir prêté serment, le nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, a déjà son équipe. Un gouvernement de 24 membres dont 6 femmes, entre têtes connues et nouveaux profils et des choix qui en disent long sur ses priorités. Le point avec Emmanuelle Sodji, correspondante France 24 au Bénin.
Texte intégral (684 mots)
Pas de temps mort pour Romuald Wadagni. Moins de 10 heures à peine après avoir prêté serment, le nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, a déjà son équipe. Un gouvernement de 24 membres dont 6 femmes, entre têtes connues et nouveaux profils et des choix qui en disent long sur ses priorités. Le point avec Emmanuelle Sodji, correspondante France 24 au Bénin.

26.05.2026 à 12:00

FRANCE24
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26.05.2026 à 11:54

FRANCE24
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Au #Sénégal, le président Bassirou Diomaye #Faye nomme l’économiste Aminou #Lô Premier ministre après le départ d’Ousmane #Sonko. 🇸🇳
Texte intégral (684 mots)
Au #Sénégal, le président Bassirou Diomaye #Faye nomme l’économiste Aminou #Lô Premier ministre après le départ d’Ousmane #Sonko. 🇸🇳

26.05.2026 à 11:49

FRANCE24
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Il mènera aussi, au côté d'Agathe Lambret, l'interview politique de 8H30, remplaçant donc Paul Larrouturou, venu de TF1 et resté un an, selon un communiqué de l'antenne publique. Jérôme Chapuis animait depuis trois ans la matinale. Auparavant directeur de la rédaction du quotidien La Croix, il "souhaite aller vers d'autres horizons et explorer d'autres formes de journalisme", selon franceinfo. Simon Le Baron est entré à Radio France en 2011 sur le réseau des radios locales Ici, avant de rejoindre la rédaction de franceinfo l'année suivante, pour huit saisons, notamment au service politique. En 2020, il a intégré France Inter en tant que journaliste politique chargé du suivi de l'Élysée, avant de devenir grand reporter. Depuis trois saisons, il était également l'un des présentateurs remplaçants de la matinale de France Inter. Simon Le Baron est un "grand professionnel du journalisme, capable de créer un lien immédiat avec le public grâce à sa voix chaleureuse et à sa capacité à instaurer une relation de confiance avec les auditeurs", selon la directrice de franceinfo Agnès Vahramian, citée dans le communiqué. Selon les derniers chiffres de Médiamétrie, franceinfo a enregistré 8,6% d'audience cumulée en moyenne entre janvier et mars. La radio d'info continue, qui compte 4,89 millions d'auditeurs quotidiens, occupe la troisième marche du podium des audiences, au coude-à-coude avec RTL (4,9 millions) et derrière le leader France Inter (7,1 millions).
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Il mènera aussi, au côté d'Agathe Lambret, l'interview politique de 8H30, remplaçant donc Paul Larrouturou, venu de TF1 et resté un an, selon un communiqué de l'antenne publique. Jérôme Chapuis animait depuis trois ans la matinale. Auparavant directeur de la rédaction du quotidien La Croix, il "souhaite aller vers d'autres horizons et explorer d'autres formes de journalisme", selon franceinfo. Simon Le Baron est entré à Radio France en 2011 sur le réseau des radios locales Ici, avant de rejoindre la rédaction de franceinfo l'année suivante, pour huit saisons, notamment au service politique. En 2020, il a intégré France Inter en tant que journaliste politique chargé du suivi de l'Élysée, avant de devenir grand reporter. Depuis trois saisons, il était également l'un des présentateurs remplaçants de la matinale de France Inter. Simon Le Baron est un "grand professionnel du journalisme, capable de créer un lien immédiat avec le public grâce à sa voix chaleureuse et à sa capacité à instaurer une relation de confiance avec les auditeurs", selon la directrice de franceinfo Agnès Vahramian, citée dans le communiqué. Selon les derniers chiffres de Médiamétrie, franceinfo a enregistré 8,6% d'audience cumulée en moyenne entre janvier et mars. La radio d'info continue, qui compte 4,89 millions d'auditeurs quotidiens, occupe la troisième marche du podium des audiences, au coude-à-coude avec RTL (4,9 millions) et derrière le leader France Inter (7,1 millions).

26.05.2026 à 11:34

FRANCE24
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L'équipe d'Iran, qui devait être basée à Tucson, en Arizona,  durant le Mondial-2026, s'installera finalement au Mexique avec l'aval de la Fédération internationale de football, ce qui devrait notamment régler les problèmes de visas d'entrée aux Etats-Unis.
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L'équipe d'Iran, qui devait être basée à Tucson, en Arizona,  durant le Mondial-2026, s'installera finalement au Mexique avec l'aval de la Fédération internationale de football, ce qui devrait notamment régler les problèmes de visas d'entrée aux Etats-Unis.

26.05.2026 à 11:27

FRANCE24
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Les drones bon marché, utilisés pour la reconnaissance ou les bombardements, sont très recherchés depuis qu'ils ont changé la donne lors de l'invasion russe de l'Ukraine et dans un contexte d'augmentation des budgets militaires dans le monde entier. Dans ce secteur très concurrentiel, Taïwan met en avant son expérience de puissance dans les technologies, notamment celles liées à l'intelligence artificielle, et se targue de produire des drones exempts de matériaux chinois. Un argument de poids quand certains pays cherchent à réduire leur dépendance aux approvisionnements de Chine dans un contexte de tensions géopolitiques et de craintes pour la sécurité. Revers de la médaille de ce positionnement, les engins taïwanais peuvent atteindre trois fois le prix de leurs concurrents chinois, tels que DJI, premier producteur mondial qui bénéficie d'économies d'échelle. Malgré ce désavantage, les entreprises taïwanaises enregistrent une flambée de leurs ventes. Selon les statistiques officielles, Taïwan a exporté 181.159 drones au cours des quatre premiers mois de cette année, soit près de 20 fois plus qu'au cours de la même période en 2025, et même plus que le total de l'année dernière. La majorité d'entre eux sont partis en République tchèque, suivie de la Pologne. Mais selon l'Institut taïwanais de recherche sur la démocratie, la société et les technologies émergentes (DSET), la plupart sont achetés ou financés par des organisations caritatives et envoyés en Ukraine. "Bouclier" Outre l'invasion russe de l'Ukraine, les restrictions imposées ces dernières années par la Chine sur les exportations de drones, afin de prévenir la prolifération, ont également ouvert des perspectives aux entreprises taïwanaises. "La demande intérieure n'est pas suffisante et c'est pourquoi (l'île) se tourne vers l'international pour gagner en envergure et acquérir de l'expérience", relève Samara Duerr, analyste politique à DSET, un groupe de réflexion soutenu par le gouvernement taïwanais. L'objectif, selon elle: "disposer de cette capacité et savoir comment faire face à une éventuelle augmentation de la demande (locale) par la suite". Taïwan vise une capacité de production mensuelle de 100.000 drones d'ici à 2030, dans un contexte de pression accrue de la Chine qui revendique l'île comme faisant partie de son territoire et n'exclut pas de la prendre par la force. Sous pression de Washington pour augmenter ses dépenses militaires face à ce risque, le gouvernement s'efforce de développer une industrie locale et prévoit d'acquérir plus de 200.000 drones de fabrication taïwanaise. "On appelle ça le bouclier de drones (...) une autre protection pour Taïwan", explique Max Lo, président d'AeroSoarX, un producteur de drones à usage militaire et commercial. Mais les blocages budgétaires au Parlement, contrôlé par l'opposition, font que les commandes publiques ne suivent pas le rythme. "Si nous ne disposons ni d'une demande locale, ni d'un soutien gouvernemental, ni d'un budget, comment pouvons-nous maintenir la chaîne de production?", se désole M. Lo, qui dit se tourner pour ces raisons vers l'Ukraine ou la Pologne. "Application pratique" Les entreprises taïwanaises ont également du mal à s'imposer sur un marché déjà dominé par la Chine, et leurs composants n'ont pas encore fait leurs preuves sur le terrain. Selon Chiou Chyou-huey, directeur général de l'Administration du développement industriel, un organe du gouvernement, la "grande majorité" des drones taïwanais exportés sont exempts de composants chinois. Mais plusieurs experts du secteur interrogés par l'AFP doutent sur cette affirmation. "Même s'il est difficile de remettre en cause les capacités industrielles de Taïwan, tout repose sur la question de l'application pratique", souligne Marcin Jerzewski, directeur du bureau taïwanais de l'European Values Center for Security Policy. "Les drones taïwanais seraient-ils prêts pour le combat?" Autre inconnue : l'Ukraine, une fois le conflit terminé, pourrait ne plus avoir besoin des drones taïwanais et au contraire inonder un marché sur lequel elle a gagné une expertise reconnue. Dans un secteur de plus en plus disputé, Collin Koh, expert militaire basé à Singapour, prévient: "Taïwan va devoir trouver sa niche".
Texte intégral (704 mots)
Les drones bon marché, utilisés pour la reconnaissance ou les bombardements, sont très recherchés depuis qu'ils ont changé la donne lors de l'invasion russe de l'Ukraine et dans un contexte d'augmentation des budgets militaires dans le monde entier. Dans ce secteur très concurrentiel, Taïwan met en avant son expérience de puissance dans les technologies, notamment celles liées à l'intelligence artificielle, et se targue de produire des drones exempts de matériaux chinois. Un argument de poids quand certains pays cherchent à réduire leur dépendance aux approvisionnements de Chine dans un contexte de tensions géopolitiques et de craintes pour la sécurité. Revers de la médaille de ce positionnement, les engins taïwanais peuvent atteindre trois fois le prix de leurs concurrents chinois, tels que DJI, premier producteur mondial qui bénéficie d'économies d'échelle. Malgré ce désavantage, les entreprises taïwanaises enregistrent une flambée de leurs ventes. Selon les statistiques officielles, Taïwan a exporté 181.159 drones au cours des quatre premiers mois de cette année, soit près de 20 fois plus qu'au cours de la même période en 2025, et même plus que le total de l'année dernière. La majorité d'entre eux sont partis en République tchèque, suivie de la Pologne. Mais selon l'Institut taïwanais de recherche sur la démocratie, la société et les technologies émergentes (DSET), la plupart sont achetés ou financés par des organisations caritatives et envoyés en Ukraine. "Bouclier" Outre l'invasion russe de l'Ukraine, les restrictions imposées ces dernières années par la Chine sur les exportations de drones, afin de prévenir la prolifération, ont également ouvert des perspectives aux entreprises taïwanaises. "La demande intérieure n'est pas suffisante et c'est pourquoi (l'île) se tourne vers l'international pour gagner en envergure et acquérir de l'expérience", relève Samara Duerr, analyste politique à DSET, un groupe de réflexion soutenu par le gouvernement taïwanais. L'objectif, selon elle: "disposer de cette capacité et savoir comment faire face à une éventuelle augmentation de la demande (locale) par la suite". Taïwan vise une capacité de production mensuelle de 100.000 drones d'ici à 2030, dans un contexte de pression accrue de la Chine qui revendique l'île comme faisant partie de son territoire et n'exclut pas de la prendre par la force. Sous pression de Washington pour augmenter ses dépenses militaires face à ce risque, le gouvernement s'efforce de développer une industrie locale et prévoit d'acquérir plus de 200.000 drones de fabrication taïwanaise. "On appelle ça le bouclier de drones (...) une autre protection pour Taïwan", explique Max Lo, président d'AeroSoarX, un producteur de drones à usage militaire et commercial. Mais les blocages budgétaires au Parlement, contrôlé par l'opposition, font que les commandes publiques ne suivent pas le rythme. "Si nous ne disposons ni d'une demande locale, ni d'un soutien gouvernemental, ni d'un budget, comment pouvons-nous maintenir la chaîne de production?", se désole M. Lo, qui dit se tourner pour ces raisons vers l'Ukraine ou la Pologne. "Application pratique" Les entreprises taïwanaises ont également du mal à s'imposer sur un marché déjà dominé par la Chine, et leurs composants n'ont pas encore fait leurs preuves sur le terrain. Selon Chiou Chyou-huey, directeur général de l'Administration du développement industriel, un organe du gouvernement, la "grande majorité" des drones taïwanais exportés sont exempts de composants chinois. Mais plusieurs experts du secteur interrogés par l'AFP doutent sur cette affirmation. "Même s'il est difficile de remettre en cause les capacités industrielles de Taïwan, tout repose sur la question de l'application pratique", souligne Marcin Jerzewski, directeur du bureau taïwanais de l'European Values Center for Security Policy. "Les drones taïwanais seraient-ils prêts pour le combat?" Autre inconnue : l'Ukraine, une fois le conflit terminé, pourrait ne plus avoir besoin des drones taïwanais et au contraire inonder un marché sur lequel elle a gagné une expertise reconnue. Dans un secteur de plus en plus disputé, Collin Koh, expert militaire basé à Singapour, prévient: "Taïwan va devoir trouver sa niche".

26.05.2026 à 11:23

FRANCE24
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Invoquant le "contexte actuel entourant la venue de Patrick Bruel", les organisateurs de ce concert, qui devait avoir lieu à Fribourg, ont indiqué dans un communiqué avoir "choisi de reporter cette date afin de laisser à la justice le temps d'établir les faits avec le recul et l'objectivité nécessaires". Ils précisent que "la situation sera réévaluée en temps voulu en vue de l'édition 2027 du festival". "Cette décision a été prise dans un esprit de respect, de sérénité et de bienveillance, tant envers les artistes que le public et les personnes concernées", ont expliqué les organisateurs. "Dans les circonstances actuelles, il n'est pas possible d'assurer la promotion de ce spectacle dans des conditions adéquates et apaisées", ont-ils ajouté. Patrick Bruel, qui doit lancer sa tournée le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, puis passer dans de nombreuses villes françaises, en Suisse et en Belgique est invité par plusieurs maires, notamment ceux de Paris et Marseille, à renoncer à se produire dans leurs villes, en raison de quatre plaintes pour viols en France et une enquête judiciaire pour agression sexuelle en Belgique. Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Trois concerts du chanteur, prévus en décembre au Québec, ont été annulés. En Suisse, il doit se produire le 25 juin au Pully Live Festival et le 18 novembre à l'Arena de Genève. Lundi, le Paléo Festival, l'un des plus grands festivals de musique en plein air d'Europe, a indiqué qu'en 2019, un "comportement inadmissible" signalé par une bénévole lors de la venue de Patrick Bruel s'était conclu par un accord entre cette dernière et le chanteur français. Ces déclarations faisaient suite aux révélations de l'émission de TF1 "Sept à Huit" diffusée dimanche, selon lesquelles une masseuse bénévole du Paléo, qui se tient chaque année à Nyon, entre Genève et Lausanne, a dénoncé le comportement du chanteur, durant un massage organisé en coulisses du festival, le 28 juillet 2019. Selon le Paléo, "une procédure judiciaire a été engagée" entre la bénévole et Patrick Bruel, "qui s'est conclue en 2022 par un accord entre les parties incluant une clause de confidentialité". Selon "Sept à Huit", l'avocat du chanteur leur a confirmé l'accord, tout en soulignant qu'"il n'y a eu aucun geste de la part de Patrick Bruel envers elle".
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Invoquant le "contexte actuel entourant la venue de Patrick Bruel", les organisateurs de ce concert, qui devait avoir lieu à Fribourg, ont indiqué dans un communiqué avoir "choisi de reporter cette date afin de laisser à la justice le temps d'établir les faits avec le recul et l'objectivité nécessaires". Ils précisent que "la situation sera réévaluée en temps voulu en vue de l'édition 2027 du festival". "Cette décision a été prise dans un esprit de respect, de sérénité et de bienveillance, tant envers les artistes que le public et les personnes concernées", ont expliqué les organisateurs. "Dans les circonstances actuelles, il n'est pas possible d'assurer la promotion de ce spectacle dans des conditions adéquates et apaisées", ont-ils ajouté. Patrick Bruel, qui doit lancer sa tournée le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, puis passer dans de nombreuses villes françaises, en Suisse et en Belgique est invité par plusieurs maires, notamment ceux de Paris et Marseille, à renoncer à se produire dans leurs villes, en raison de quatre plaintes pour viols en France et une enquête judiciaire pour agression sexuelle en Belgique. Patrick Bruel conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Trois concerts du chanteur, prévus en décembre au Québec, ont été annulés. En Suisse, il doit se produire le 25 juin au Pully Live Festival et le 18 novembre à l'Arena de Genève. Lundi, le Paléo Festival, l'un des plus grands festivals de musique en plein air d'Europe, a indiqué qu'en 2019, un "comportement inadmissible" signalé par une bénévole lors de la venue de Patrick Bruel s'était conclu par un accord entre cette dernière et le chanteur français. Ces déclarations faisaient suite aux révélations de l'émission de TF1 "Sept à Huit" diffusée dimanche, selon lesquelles une masseuse bénévole du Paléo, qui se tient chaque année à Nyon, entre Genève et Lausanne, a dénoncé le comportement du chanteur, durant un massage organisé en coulisses du festival, le 28 juillet 2019. Selon le Paléo, "une procédure judiciaire a été engagée" entre la bénévole et Patrick Bruel, "qui s'est conclue en 2022 par un accord entre les parties incluant une clause de confidentialité". Selon "Sept à Huit", l'avocat du chanteur leur a confirmé l'accord, tout en soulignant qu'"il n'y a eu aucun geste de la part de Patrick Bruel envers elle".

26.05.2026 à 11:21

FRANCE24
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Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au cessez-le-feu malgré d'apparents progrès dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient.
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Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir frappé des sites de missiles dans le sud de l'Iran, portant un coup au cessez-le-feu malgré d'apparents progrès dans les négociations pour régler la guerre au Moyen-Orient.

26.05.2026 à 11:20

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