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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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19.04.2026 à 12:14

Athlétisme : l'Éthiopie accueille pour la première fois l'Addis Grand Prix

FRANCE24
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L’Ethiopie, grande nation d'athlétisme, a toujours dominé les épreuves de fond et de demi-fond lors des championnats du monde d'athlétisme, grâce à une longue tradition d'athlètes d'endurance bénéficiant d'un entraînement en altitude. Mais ces athlètes n'avaient encore jamais concouru sur la scène internationale dans leur propre pays, jusqu'à samedi, où le pays a accueilli l'Addis Grand Prix, une épreuve de niveau bronze de l'Association mondiale d'athlétisme.
L’Ethiopie, grande nation d'athlétisme, a toujours dominé les épreuves de fond et de demi-fond lors des championnats du monde d'athlétisme, grâce à une longue tradition d'athlètes d'endurance bénéficiant d'un entraînement en altitude. Mais ces athlètes n'avaient encore jamais concouru sur la scène internationale dans leur propre pays, jusqu'à samedi, où le pays a accueilli l'Addis Grand Prix, une épreuve de niveau bronze de l'Association mondiale d'athlétisme.

19.04.2026 à 12:10

À Madagascar, la junte face à une vague de contestation

FRANCE24
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A Madagascar, six mois après le renversement du président Rajoelina, la junte malgache fait face à une vague de contestation : “arrestations arbitraires, disparitions forcées…” Amnesty International dénonce un climat répressif instauré par la junte qui a renversé le président Rajoelina en octobre dernier.
A Madagascar, six mois après le renversement du président Rajoelina, la junte malgache fait face à une vague de contestation : “arrestations arbitraires, disparitions forcées…” Amnesty International dénonce un climat répressif instauré par la junte qui a renversé le président Rajoelina en octobre dernier.

19.04.2026 à 11:41

Élections législatives en Bulgarie : l'ex-président Roumen Radev favori

FRANCE24
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Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Bulgarie où les habitants votent pour la huitième fois en cinq ans, afin d'élire leurs députés, partagés entre lassitude et l'espoir de voir l'ancien président Roumen Radev, devenu favori, former le prochain gouvernement pour s'attaquer, comme il le promet, à la corruption.
Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Bulgarie où les habitants votent pour la huitième fois en cinq ans, afin d'élire leurs députés, partagés entre lassitude et l'espoir de voir l'ancien président Roumen Radev, devenu favori, former le prochain gouvernement pour s'attaquer, comme il le promet, à la corruption.

19.04.2026 à 11:41

Malaisie: un incendie ravage un millier de maisons

FRANCE24
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Le feu a pris dans un village sur pilotis du district de Sandakan, au nord-est de Sabah, où de nombreuses maisons en bois sont entassées les unes contre les autres et abritent certains des habitants les plus pauvres de Malaisie, notamment des communautés autochtones et apatrides. Le chef de la police du district de Sandakan, George Abd Rakman, a déclaré au quotidien local anglophone The Star que ce "désastre déchirant d'une ampleur considérable" avait touché 9.007 habitants. Les pompiers de Sabah ont indiqué avoir été alertés vers 1h32 (17h32 GMT) et avoir déployé 37 personnes de deux casernes pour lutter contre l'incendie. "L’incendie a touché environ 1.000 habitations flottantes temporaires, couvrant une superficie totale de 4 hectares, entièrement détruites par les flammes", a indiqué le service des pompiers dans un communiqué publié dimanche. Les pompiers ont rencontré des difficultés sur place en raison de voies d’accès étroites qui ont empêché les camions de pompiers d’atteindre le site. "La marée basse a également compliqué l’accès des pompiers à un point d’eau", a-t-on précisé, ajoutant que les vents violents et la proximité des habitations ont contribué à alimenter l'incendie. Aucun blessé ni décès n’a été signalé. "Les opérations de déblaiement sont terminées et les inspections des environs ont permis de conclure qu’il n’y a plus de danger", a-t-on précisé dans un communiqué. Le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a souligné que le gouvernement fédéral se coordonnait avec les autorités de Sabah afin de fournir au plus vite une aide d'urgence et un hébergement temporaire aux personnes touchées. "La priorité absolue est désormais la sécurité des personnes touchées et l'assistance immédiate sur le terrain", a-t-il écrit sur Facebook.
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Le feu a pris dans un village sur pilotis du district de Sandakan, au nord-est de Sabah, où de nombreuses maisons en bois sont entassées les unes contre les autres et abritent certains des habitants les plus pauvres de Malaisie, notamment des communautés autochtones et apatrides. Le chef de la police du district de Sandakan, George Abd Rakman, a déclaré au quotidien local anglophone The Star que ce "désastre déchirant d'une ampleur considérable" avait touché 9.007 habitants. Les pompiers de Sabah ont indiqué avoir été alertés vers 1h32 (17h32 GMT) et avoir déployé 37 personnes de deux casernes pour lutter contre l'incendie. "L’incendie a touché environ 1.000 habitations flottantes temporaires, couvrant une superficie totale de 4 hectares, entièrement détruites par les flammes", a indiqué le service des pompiers dans un communiqué publié dimanche. Les pompiers ont rencontré des difficultés sur place en raison de voies d’accès étroites qui ont empêché les camions de pompiers d’atteindre le site. "La marée basse a également compliqué l’accès des pompiers à un point d’eau", a-t-on précisé, ajoutant que les vents violents et la proximité des habitations ont contribué à alimenter l'incendie. Aucun blessé ni décès n’a été signalé. "Les opérations de déblaiement sont terminées et les inspections des environs ont permis de conclure qu’il n’y a plus de danger", a-t-on précisé dans un communiqué. Le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a souligné que le gouvernement fédéral se coordonnait avec les autorités de Sabah afin de fournir au plus vite une aide d'urgence et un hébergement temporaire aux personnes touchées. "La priorité absolue est désormais la sécurité des personnes touchées et l'assistance immédiate sur le terrain", a-t-il écrit sur Facebook.

19.04.2026 à 11:39

Espagne : Pedro Sánchez convoque la gauche mondiale pour une réunion progressiste à Barcelone

FRANCE24
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L'Espagnol Pedro Sánchez a réuni les chefs de file de la gauche dans le monde samedi à Barcelone pour afficher leur volonté de "protéger" la démocratie, lors de réunions marquées aussi par le réchauffement des relations entre l'Espagne et le Mexique.
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L'Espagnol Pedro Sánchez a réuni les chefs de file de la gauche dans le monde samedi à Barcelone pour afficher leur volonté de "protéger" la démocratie, lors de réunions marquées aussi par le réchauffement des relations entre l'Espagne et le Mexique.

19.04.2026 à 11:36

Cessez-le-feu au Liban : un soldat israélien tué

FRANCE24
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L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.
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L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.

19.04.2026 à 11:33

Défaite d'Orban en Hongrie, tournée africaine du pape, Trump se prend pour Jésus : la semaine en images

FRANCE 24
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Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine : après 16 ans au pouvoir, la Hongrie a tourné le dos à Viktor Orban, le pape Léon XIV a entamé une tournée africaine avec la première visite d'un pape en Algérie tandis que Donald Trump publiait une image générée par l'IA le représentant en Jésus.
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Retour sur les temps forts de l'actualité de la semaine : après 16 ans au pouvoir, la Hongrie a tourné le dos à Viktor Orban, le pape Léon XIV a entamé une tournée africaine avec la première visite d'un pape en Algérie tandis que Donald Trump publiait une image générée par l'IA le représentant en Jésus.

19.04.2026 à 11:28

Un soldat israélien tué au Liban malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

FRANCE24
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L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi. Décryptage avec notre invité sur France 24, Marie Yared, directrice des campagnes de l'ONG Avaaz.
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L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi. Décryptage avec notre invité sur France 24, Marie Yared, directrice des campagnes de l'ONG Avaaz.

19.04.2026 à 11:17

Des robots humanoïdes battent des humains lors du semi-marathon de Pékin

FRANCE 24
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Des robots humanoïdes ont battu dimanche à Pékin le record du monde humain du semi-marathon, illustrant les spectaculaires avancées technologiques chinoises dans le secteur. Les robots et les 12 000 humains participant à l'épreuve sportive ont évolué sur des parcours parallèles pour éviter toute collision.
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Des robots humanoïdes ont battu dimanche à Pékin le record du monde humain du semi-marathon, illustrant les spectaculaires avancées technologiques chinoises dans le secteur. Les robots et les 12 000 humains participant à l'épreuve sportive ont évolué sur des parcours parallèles pour éviter toute collision.

19.04.2026 à 10:53

Grasset "continuera": Bolloré balaie le "vacarme" d'une "petite caste"

FRANCE24
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L'homme d'affaires qui contrôle Hachette, maison mère de Grasset, s'étonne dans un texte publié par le Journal du dimanche, titre de presse également dans son escarcelle, du "vacarme" suscité par le départ du PDG de la maison d'édition, Olivier Nora. Ce dernier s'était porté garant de l'indépendance de Grasset après le rachat d'Hachette par Vincent Bolloré en 2023. Quelque 170 écrivains ont secoué cette semaine le monde d'ordinaire feutré de l'édition en refusant de publier de nouveaux livres chez Grasset après ce départ vu par beaucoup d'auteurs comme un "licenciement" décidé par Vincent Bolloré. Dans une lettre ouverte, ils avaient dénoncé "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la maison. Vincent Bolloré attribue cette fronde à "une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient", dans ce qui constitue sa première réponse publique à cette crise inédite. Il confirme que la décision est liée à un "différend" avec Olivier Nora sur la date de publication du prochain livre de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrivé en mars chez Grasset. "Nouveaux auteurs" "Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l'honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal (...). Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l'année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset", écrit Vincent Bolloré. Il rappelle en préambule de son texte n'avoir pour autant "aucune fonction chez Hachette". Il pointe également un contexte de "performances économiques de la Maison Grasset très décevantes" et une hausse de la rémunération annuelle d'Olivier Nora. Il sera remplacé par un homme de confiance du milliardaire, Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group. Malgré la fronde des auteurs, "Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d'être publiés, promus, reconnus et appréciés", affirme Vincent Bolloré. "Quant aux attaques concernant mon +idéologie+, je le rappelle une fois de plus: je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent", conclut-il. La contestation des auteurs de Grasset s'est élargie samedi: plus de 300 auteurs et acteurs du monde de l'édition, emmenés par Leïla Slimani, Virginie Despentes et Emmanuel Carrère ont appelé dans la Tribune Dimanche à étendre à leur secteur "une clause de conscience", semblable à celle existant pour les journalistes. "Poser une limite" Derrière les grands noms de la littérature, tout un secteur - des communicants aux libraires en passant par les salariés - est concerné par "l'orientation idéologique identifiée dans le débat public" des entreprises de M. Bolloré, alertent-ils. "Le droit français n'a rien prévu pour eux. Il leur dit d'accepter ou de partir. Partir, c'est renoncer à des années d'ancienneté, à des droits, à une stabilité parfois construite sur des décennies. Rester, c'est consentir à une forme de dissonance morale", dit la tribune. "Il est temps de poser une limite" avec la mise en place d'une clause de conscience, prônent-ils. "Dans l'édition comme dans la presse, personne ne doit être contraint de rester attaché à une entreprise dont on désapprouve en conscience le changement d'orientation politico-culturelle", les a soutenus dimanche le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur X. Vincent Bolloré, lancé depuis les années 2010 dans un mouvement de concentration industriel, a également dans son giron le groupe Canal+ et Prisma Media (Voici, Capital, Femme actuelle...) et les médias Lagardère (Europe 1, JDD). Fayard, CNews, Europe 1 et le JDD sont régulièrement accusés par des responsables politiques de gauche de promouvoir des thèses conservatrices voire d'extrême-droite, ce que ces médias contestent.
Texte intégral (643 mots)
L'homme d'affaires qui contrôle Hachette, maison mère de Grasset, s'étonne dans un texte publié par le Journal du dimanche, titre de presse également dans son escarcelle, du "vacarme" suscité par le départ du PDG de la maison d'édition, Olivier Nora. Ce dernier s'était porté garant de l'indépendance de Grasset après le rachat d'Hachette par Vincent Bolloré en 2023. Quelque 170 écrivains ont secoué cette semaine le monde d'ordinaire feutré de l'édition en refusant de publier de nouveaux livres chez Grasset après ce départ vu par beaucoup d'auteurs comme un "licenciement" décidé par Vincent Bolloré. Dans une lettre ouverte, ils avaient dénoncé "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale" de la maison. Vincent Bolloré attribue cette fronde à "une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient", dans ce qui constitue sa première réponse publique à cette crise inédite. Il confirme que la décision est liée à un "différend" avec Olivier Nora sur la date de publication du prochain livre de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrivé en mars chez Grasset. "Nouveaux auteurs" "Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l'honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal (...). Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l'année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset", écrit Vincent Bolloré. Il rappelle en préambule de son texte n'avoir pour autant "aucune fonction chez Hachette". Il pointe également un contexte de "performances économiques de la Maison Grasset très décevantes" et une hausse de la rémunération annuelle d'Olivier Nora. Il sera remplacé par un homme de confiance du milliardaire, Jean-Christophe Thiery, PDG de Louis Hachette Group. Malgré la fronde des auteurs, "Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d'être publiés, promus, reconnus et appréciés", affirme Vincent Bolloré. "Quant aux attaques concernant mon +idéologie+, je le rappelle une fois de plus: je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent", conclut-il. La contestation des auteurs de Grasset s'est élargie samedi: plus de 300 auteurs et acteurs du monde de l'édition, emmenés par Leïla Slimani, Virginie Despentes et Emmanuel Carrère ont appelé dans la Tribune Dimanche à étendre à leur secteur "une clause de conscience", semblable à celle existant pour les journalistes. "Poser une limite" Derrière les grands noms de la littérature, tout un secteur - des communicants aux libraires en passant par les salariés - est concerné par "l'orientation idéologique identifiée dans le débat public" des entreprises de M. Bolloré, alertent-ils. "Le droit français n'a rien prévu pour eux. Il leur dit d'accepter ou de partir. Partir, c'est renoncer à des années d'ancienneté, à des droits, à une stabilité parfois construite sur des décennies. Rester, c'est consentir à une forme de dissonance morale", dit la tribune. "Il est temps de poser une limite" avec la mise en place d'une clause de conscience, prônent-ils. "Dans l'édition comme dans la presse, personne ne doit être contraint de rester attaché à une entreprise dont on désapprouve en conscience le changement d'orientation politico-culturelle", les a soutenus dimanche le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur X. Vincent Bolloré, lancé depuis les années 2010 dans un mouvement de concentration industriel, a également dans son giron le groupe Canal+ et Prisma Media (Voici, Capital, Femme actuelle...) et les médias Lagardère (Europe 1, JDD). Fayard, CNews, Europe 1 et le JDD sont régulièrement accusés par des responsables politiques de gauche de promouvoir des thèses conservatrices voire d'extrême-droite, ce que ces médias contestent.

19.04.2026 à 10:51

En Angola, le pape appelle à l'"espérance" devant 100.000 fidèles

FRANCE24
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Dès son arrivée en Angola, troisième étape d'une tournée africaine de 11 jours, le souverain pontife a fustigé les "souffrances" et les "catastrophes sociales et environnementales" engendrées par la "logique d'exploitation" des ressources du pays, riche en pétrole et en minerais. Une prise de parole qui illustre le style plus affirmé qu'a adopté Léon XIV depuis le début de sa tournée africaine, quelques jours après avoir été violemment critiqué par Donald Trump. Dimanche matin, la foule a assisté à Kilamba, à une trentaine de kilomètres de Luanda, à une messe géante en plein air célébrée par le souverain pontife. Beaucoup avaient dormi sur place à même le sol, vêtus de T-shirts à l'effigie du pape américain ou exhibant des drapeaux jaune et blanc du Vatican. "Nous pouvons et nous voulons construire un pays où les vieilles divisions seront définitivement surmontées, où la haine et la violence disparaîtront, où le fléau de la corruption sera guéri par une nouvelle culture de justice et de partage", a-t-il lancé. Un appel jugé nécessaire car dans le pays, "la richesse est concentrée entre les mains d'une très petite minorité, et bien sûr, la guerre que nous avons connue (1975-2002) n'a fait qu'aggraver la situation", a déclaré à l'AFP le père Pedro Chingandu, prêtre angolais, arrivé tôt sur place. "Nous avons besoin d'une véritable démocratie, d'une redistribution des richesses et de justice", a-t-il ajouté. "Réconciliation nationale" Patricio Musanga, 32 ans, casquette blanche à l'effigie de Léon XIV vissée sur la tête, attend "un message d'espoir pour la jeunesse", mais aussi de "réconciliation nationale", de "paix" et "d'interculturalité". Pour ce Congolais naturalisé Angolais, qui vit à Luanda depuis 10 ans, ce message "peut servir vraiment pour toute l'Afrique, parce que pratiquement dans tous les pays, les problèmes sont les mêmes", à commencer par "le manque d'emploi" chez les jeunes, sur lequel "le pape doit interpeller nos gouvernants". Après Jean-Paul II (1978-2005) en 1992 et Benoît XVI (2005-2013) en 2009, Léon XIV est le troisième souverain pontife à visiter ce pays, ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975. Dans l'après-midi, il se rendra par hélicoptère au sanctuaire marial de Muxima, à environ 130 km de la capitale, devenu le haut lieu du catholicisme en Afrique australe. Perchée sur les rives du fleuve Kwanza, son église Notre-Dame de Muxima attire environ deux millions de pèlerins par an. Ils viennent voir une statue de la Vierge Marie affectueusement appelée Mama Muxima, qui, selon la légende, serait apparue dans ce lieu. Les autorités attendent jusqu'à 300.000 fidèles pour la visite papale. Les colons portugais d'Angola ont construit l'église en 1599, érigeant également une forteresse sur une colline surplombant le fleuve. Selon les responsables religieux, elle avait pour but de baptiser les esclaves avant leur traversée de l'Atlantique vers les Amériques. "Asymétries" Environ un tiers de la population angolaise vit sous le seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour, selon la Banque mondiale. "Le pape vient en Angola pleinement conscient de la réalité à laquelle notre pays est confronté, en particulier en matière de profondes asymétries sociales et d'inégalités, qui découlent aussi d'une distribution inégale des richesses", estime l'avocat catholique Domingos das Neves. L'Angola a été le théâtre en juillet 2025 de trois jours de manifestations, accompagnées de pillages, contre la cherté de la vie. Une trentaine de personnes ont été tuées et des centaines arrêtées, les organisations des droits humains dénonçant un recours disproportionné à la force par les autorités. Selon les analystes, ces troubles traduisent le mécontentement à l'égard du MPLA, parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1975. Le MPLA a remporté les dernières élections en 2022 avec 51% des voix. Les prochaines élections sont prévues en 2027.
Texte intégral (662 mots)
Dès son arrivée en Angola, troisième étape d'une tournée africaine de 11 jours, le souverain pontife a fustigé les "souffrances" et les "catastrophes sociales et environnementales" engendrées par la "logique d'exploitation" des ressources du pays, riche en pétrole et en minerais. Une prise de parole qui illustre le style plus affirmé qu'a adopté Léon XIV depuis le début de sa tournée africaine, quelques jours après avoir été violemment critiqué par Donald Trump. Dimanche matin, la foule a assisté à Kilamba, à une trentaine de kilomètres de Luanda, à une messe géante en plein air célébrée par le souverain pontife. Beaucoup avaient dormi sur place à même le sol, vêtus de T-shirts à l'effigie du pape américain ou exhibant des drapeaux jaune et blanc du Vatican. "Nous pouvons et nous voulons construire un pays où les vieilles divisions seront définitivement surmontées, où la haine et la violence disparaîtront, où le fléau de la corruption sera guéri par une nouvelle culture de justice et de partage", a-t-il lancé. Un appel jugé nécessaire car dans le pays, "la richesse est concentrée entre les mains d'une très petite minorité, et bien sûr, la guerre que nous avons connue (1975-2002) n'a fait qu'aggraver la situation", a déclaré à l'AFP le père Pedro Chingandu, prêtre angolais, arrivé tôt sur place. "Nous avons besoin d'une véritable démocratie, d'une redistribution des richesses et de justice", a-t-il ajouté. "Réconciliation nationale" Patricio Musanga, 32 ans, casquette blanche à l'effigie de Léon XIV vissée sur la tête, attend "un message d'espoir pour la jeunesse", mais aussi de "réconciliation nationale", de "paix" et "d'interculturalité". Pour ce Congolais naturalisé Angolais, qui vit à Luanda depuis 10 ans, ce message "peut servir vraiment pour toute l'Afrique, parce que pratiquement dans tous les pays, les problèmes sont les mêmes", à commencer par "le manque d'emploi" chez les jeunes, sur lequel "le pape doit interpeller nos gouvernants". Après Jean-Paul II (1978-2005) en 1992 et Benoît XVI (2005-2013) en 2009, Léon XIV est le troisième souverain pontife à visiter ce pays, ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975. Dans l'après-midi, il se rendra par hélicoptère au sanctuaire marial de Muxima, à environ 130 km de la capitale, devenu le haut lieu du catholicisme en Afrique australe. Perchée sur les rives du fleuve Kwanza, son église Notre-Dame de Muxima attire environ deux millions de pèlerins par an. Ils viennent voir une statue de la Vierge Marie affectueusement appelée Mama Muxima, qui, selon la légende, serait apparue dans ce lieu. Les autorités attendent jusqu'à 300.000 fidèles pour la visite papale. Les colons portugais d'Angola ont construit l'église en 1599, érigeant également une forteresse sur une colline surplombant le fleuve. Selon les responsables religieux, elle avait pour but de baptiser les esclaves avant leur traversée de l'Atlantique vers les Amériques. "Asymétries" Environ un tiers de la population angolaise vit sous le seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour, selon la Banque mondiale. "Le pape vient en Angola pleinement conscient de la réalité à laquelle notre pays est confronté, en particulier en matière de profondes asymétries sociales et d'inégalités, qui découlent aussi d'une distribution inégale des richesses", estime l'avocat catholique Domingos das Neves. L'Angola a été le théâtre en juillet 2025 de trois jours de manifestations, accompagnées de pillages, contre la cherté de la vie. Une trentaine de personnes ont été tuées et des centaines arrêtées, les organisations des droits humains dénonçant un recours disproportionné à la force par les autorités. Selon les analystes, ces troubles traduisent le mécontentement à l'égard du MPLA, parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1975. Le MPLA a remporté les dernières élections en 2022 avec 51% des voix. Les prochaines élections sont prévues en 2027.

19.04.2026 à 10:17

"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière

FRANCE24
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Longtemps ignorée dans son pays natal, Kim Yun Shin y est à présent reconnue comme une artiste pionnière, au point de faire l'objet d'une vaste rétrospective au prestigieux musée sud-coréen d'art Hoam. Avec cette exposition, intitulée "Deux égalent un", l'établissement ouvert en 1982 met pour la première fois en avant une femme artiste. Il y présente certaines des sculptures abstraites emblématiques de Kim Yun Shin, taillées dans le bois avec son outil de prédilection. "Ma scie est mon corps", confie-t-elle à l'AFP dans son atelier de Paju, au nord-ouest de Séoul. "Quand je la soulève et que je coupe (le bois), elle doit se mouvoir exactement comme moi. La scie doit devenir moi-même et je dois devenir la scie." Plus de 170 sculptures et peintures de Kim Yun Shin, reflets de sa vénération pour la nature, sont exposées au musée Hoam. Née en 1935 à Wonsan, dans l'actuelle Corée du Nord, Kim Yun Shin a grandi en jouant seule à la campagne. Elle parlait aux arbres et aux rizières, fabriquait des lunettes à partir de tiges de sorgho rouge. A cette époque marquée par la domination coloniale du Japon sur la Corée, elle voit son frère aîné disparaître après avoir rejoint le mouvement pour l'indépendance, et les pins de sa ville abattus pour fournir du bois de chauffage. "Ces arbres étaient mes amis", raconte l'artiste, qui se souvient de sa souffrance face à leur déracinement et de sa détermination à les sauver pour les transformer en oeuvres sculptées. "Vérité et foi" "Je voulais sans doute qu'ils subsistent, qu'ils continuent de vivre sous cette forme (artistique). C'est peut-être pour ça que j'ai toujours adoré travailler le bois", analyse l'artiste dans un sourire. La famille de Kim Yun Shin a fui vers le Sud pendant les atrocités de la guerre de Corée. L'artiste est partie étudier en France avant de rentrer en Corée du Sud pour devenir professeure d'art à Séoul. A 48 ans, Kim Yun Shin émigre en Argentine, attirée par l'abondante végétation du pays. Elle y restera 40 ans, s'y lançant dans la sculpture à la tronçonneuse pour façonner ses bois préférés. Une pratique qui deviendra sa marque de fabrique artistique et qui fédère essentiellement aujourd'hui des artistes anglophones. De retour en Corée du Sud en 2023 pour une exposition majeure à Séoul, Kim Yun Shin a vu son oeuvre propulsée à la Biennale de Venise l'année suivante. Son prénom, Yun Shin - signifiant "vérité et foi" - lui vient d'un moine rencontré dans un temple bouddhiste de Daegu (sud-est), où elle avait trouvé refuge à l'âge de 15 ans. "Consacre ta vie à découvrir qui tu es, d'où tu viens, où tu vas, et à découvrir ta véritable couleur", lui avait-il conseillé, en lui promettant que son nouveau nom lui assurerait une longue existence. Des mots que Kim Yun Shin n'a jamais oubliés: "Ils m'ont portée tout au long de ma vie", assure-t-elle.
Texte intégral (527 mots)
Longtemps ignorée dans son pays natal, Kim Yun Shin y est à présent reconnue comme une artiste pionnière, au point de faire l'objet d'une vaste rétrospective au prestigieux musée sud-coréen d'art Hoam. Avec cette exposition, intitulée "Deux égalent un", l'établissement ouvert en 1982 met pour la première fois en avant une femme artiste. Il y présente certaines des sculptures abstraites emblématiques de Kim Yun Shin, taillées dans le bois avec son outil de prédilection. "Ma scie est mon corps", confie-t-elle à l'AFP dans son atelier de Paju, au nord-ouest de Séoul. "Quand je la soulève et que je coupe (le bois), elle doit se mouvoir exactement comme moi. La scie doit devenir moi-même et je dois devenir la scie." Plus de 170 sculptures et peintures de Kim Yun Shin, reflets de sa vénération pour la nature, sont exposées au musée Hoam. Née en 1935 à Wonsan, dans l'actuelle Corée du Nord, Kim Yun Shin a grandi en jouant seule à la campagne. Elle parlait aux arbres et aux rizières, fabriquait des lunettes à partir de tiges de sorgho rouge. A cette époque marquée par la domination coloniale du Japon sur la Corée, elle voit son frère aîné disparaître après avoir rejoint le mouvement pour l'indépendance, et les pins de sa ville abattus pour fournir du bois de chauffage. "Ces arbres étaient mes amis", raconte l'artiste, qui se souvient de sa souffrance face à leur déracinement et de sa détermination à les sauver pour les transformer en oeuvres sculptées. "Vérité et foi" "Je voulais sans doute qu'ils subsistent, qu'ils continuent de vivre sous cette forme (artistique). C'est peut-être pour ça que j'ai toujours adoré travailler le bois", analyse l'artiste dans un sourire. La famille de Kim Yun Shin a fui vers le Sud pendant les atrocités de la guerre de Corée. L'artiste est partie étudier en France avant de rentrer en Corée du Sud pour devenir professeure d'art à Séoul. A 48 ans, Kim Yun Shin émigre en Argentine, attirée par l'abondante végétation du pays. Elle y restera 40 ans, s'y lançant dans la sculpture à la tronçonneuse pour façonner ses bois préférés. Une pratique qui deviendra sa marque de fabrique artistique et qui fédère essentiellement aujourd'hui des artistes anglophones. De retour en Corée du Sud en 2023 pour une exposition majeure à Séoul, Kim Yun Shin a vu son oeuvre propulsée à la Biennale de Venise l'année suivante. Son prénom, Yun Shin - signifiant "vérité et foi" - lui vient d'un moine rencontré dans un temple bouddhiste de Daegu (sud-est), où elle avait trouvé refuge à l'âge de 15 ans. "Consacre ta vie à découvrir qui tu es, d'où tu viens, où tu vas, et à découvrir ta véritable couleur", lui avait-il conseillé, en lui promettant que son nouveau nom lui assurerait une longue existence. Des mots que Kim Yun Shin n'a jamais oubliés: "Ils m'ont portée tout au long de ma vie", assure-t-elle.

19.04.2026 à 10:11

Terminator version Usain Bolt: des robots battent les humains lors d'une course à Pékin

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Les spectateurs étaient massés le long des routes pour voir courir les machines, certaines très véloces et presque aussi complexes qu'un Terminatorrobo, d'autres aux mensurations et performances bien plus rudimentaires. Le semi-marathon de Yizhuang a vu s'affronter d'un côté des robots, debout sur leurs deux jambes, et de l'autre des humains - chaque groupe évoluant sur une voie parallèle mais différente, afin d'éviter toute collision. Le robot champion, équipé d'un système de navigation autonome et représentant la marque chinoise de smartphones Honor, a bouclé les quelque 21 kilomètres en 50 minutes 26 secondes - soit une moyenne d'environ 25 km/h - selon la télévision publique CCTV. C'est plus rapide que le résultat du premier concurrent humain, mais surtout que le record du monde chez les hommes (57 minutes 20 secondes), détenu par le coureur ougandais Jacob Kiplimo. "Cool" Derrière les barrières de sécurité, Han Chenyu, étudiante de 25 ans coiffée d'une casquette et équipée de lunettes de soleil, a à peine le temps de dégainer son smartphone qu'un robot est déjà passé. Elle trouve l'événement "cool" et se dit enthousiaste face aux avancées technologiques. "Après, en tant que future travailleuse, ça m'inquiète aussi pas mal. Car si la technologie va trop vite, ça risque d'avoir des répercussions sur l'emploi", avec le remplacement de certains professions par l'intelligence artificielle (IA) et les robots, déclare-t-elle. Les progrès lors de ce semi-marathon sont spectaculaires par rapport à l'édition 2025. A l'époque, le robot vainqueur l'avait emporté en un temps trois fois plus long (2 heures 40 minutes et 42 secondes) et de nombreuses chutes avaient émaillé l'épreuve. Les démarches des machines étaient bien plus fluides cette année et le nombre d'équipes participantes est passé d'une vingtaine à plus d'une centaine. Un signe de l'engouement croissant pour le secteur, selon les organisateurs. Des humains détrônés? Les robots humanoïdes sont devenus ces dernières années une vision courante en Chine dans les médias et les lieux publics. "Je pense que d'ici trois à cinq ans, ils vont entrer dans notre quotidien" pour les "tâches ménagères, la compagnie des personnes âgées" voire pour "les métiers dangereux, comme pompiers", déclare Xie Lei, spectateur de 41 ans venu en famille. Ce semi-marathon avait pour ambition de populariser ces technologies auprès du grand public et de stimuler l'innovation. Preuve de la vitalité du secteur, les investissements en Chine dans la robotique et l'IA dite "incarnée" avaient atteint fin 2025 les 73,5 milliards de yuans (9,4 milliards d'euros), selon une étude d'un organisme officiel. "Depuis des milliers d'années, les humains sont au sommet. Mais là, regardez: les robots, en matière de navigation autonome, en tout cas sur une épreuve sportive, commencent à nous dépasser", sourit Xie Lei. "D'un côté, ça rend un peu triste pour l'humanité. Mais la technologie, surtout ces dernières années, nous ouvre aussi tellement de nouveaux horizons."
Texte intégral (508 mots)
Les spectateurs étaient massés le long des routes pour voir courir les machines, certaines très véloces et presque aussi complexes qu'un Terminatorrobo, d'autres aux mensurations et performances bien plus rudimentaires. Le semi-marathon de Yizhuang a vu s'affronter d'un côté des robots, debout sur leurs deux jambes, et de l'autre des humains - chaque groupe évoluant sur une voie parallèle mais différente, afin d'éviter toute collision. Le robot champion, équipé d'un système de navigation autonome et représentant la marque chinoise de smartphones Honor, a bouclé les quelque 21 kilomètres en 50 minutes 26 secondes - soit une moyenne d'environ 25 km/h - selon la télévision publique CCTV. C'est plus rapide que le résultat du premier concurrent humain, mais surtout que le record du monde chez les hommes (57 minutes 20 secondes), détenu par le coureur ougandais Jacob Kiplimo. "Cool" Derrière les barrières de sécurité, Han Chenyu, étudiante de 25 ans coiffée d'une casquette et équipée de lunettes de soleil, a à peine le temps de dégainer son smartphone qu'un robot est déjà passé. Elle trouve l'événement "cool" et se dit enthousiaste face aux avancées technologiques. "Après, en tant que future travailleuse, ça m'inquiète aussi pas mal. Car si la technologie va trop vite, ça risque d'avoir des répercussions sur l'emploi", avec le remplacement de certains professions par l'intelligence artificielle (IA) et les robots, déclare-t-elle. Les progrès lors de ce semi-marathon sont spectaculaires par rapport à l'édition 2025. A l'époque, le robot vainqueur l'avait emporté en un temps trois fois plus long (2 heures 40 minutes et 42 secondes) et de nombreuses chutes avaient émaillé l'épreuve. Les démarches des machines étaient bien plus fluides cette année et le nombre d'équipes participantes est passé d'une vingtaine à plus d'une centaine. Un signe de l'engouement croissant pour le secteur, selon les organisateurs. Des humains détrônés? Les robots humanoïdes sont devenus ces dernières années une vision courante en Chine dans les médias et les lieux publics. "Je pense que d'ici trois à cinq ans, ils vont entrer dans notre quotidien" pour les "tâches ménagères, la compagnie des personnes âgées" voire pour "les métiers dangereux, comme pompiers", déclare Xie Lei, spectateur de 41 ans venu en famille. Ce semi-marathon avait pour ambition de populariser ces technologies auprès du grand public et de stimuler l'innovation. Preuve de la vitalité du secteur, les investissements en Chine dans la robotique et l'IA dite "incarnée" avaient atteint fin 2025 les 73,5 milliards de yuans (9,4 milliards d'euros), selon une étude d'un organisme officiel. "Depuis des milliers d'années, les humains sont au sommet. Mais là, regardez: les robots, en matière de navigation autonome, en tout cas sur une épreuve sportive, commencent à nous dépasser", sourit Xie Lei. "D'un côté, ça rend un peu triste pour l'humanité. Mais la technologie, surtout ces dernières années, nous ouvre aussi tellement de nouveaux horizons."

19.04.2026 à 10:11

Voulu par Trump, le SAVE America Act menace le vote des femmes et des minorités

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Le texte exige des électeurs qu'ils fournissent un document prouvant leur citoyenneté américaine pour s'inscrire sur les listes électorales - comme un acte de naissance ou un passeport - et qu'ils présentent une pièce d'identité au moment de voter, comme un permis de conduire. Contrairement à d'autres pays comme la France, les Etats-Unis ne fournissent pas de carte d'identité nationale. Dans plusieurs Etats, par exemple, une carte d'étudiant peut faire office de pièce d'identité. Les personnes dont le nom ne correspond pas à celui figurant sur leur acte de naissance devront donc présenter des documents supplémentaires, comme un acte de mariage ou un jugement de divorce, pour justifier leur changement de patronyme. Mais selon le Brennan Center, organisme de recherche sur la défense des droits, "plus de 21 millions d'Américains n'ont pas accès à ces documents" et "près de la moitié des Américains n'ont pas de passeport". Ainsi, les électeurs les plus affectés par le SAVE America Act seront "les femmes, les personnes transgenres" et les personnes à faibles revenus, "qui ne peuvent payer pour un passeport et ne voyagent pas", affirme Rick Hasen, professeur de droit électoral à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Changement de nom Letitia Harmon, directrice de recherche chez Florida Rising, organisation oeuvrant pour la justice sociale basée en Floride, a été mariée, puis a divorcé dans l'Etat du Washington, explique-t-elle à l'AFP. "Le problème, c'est que je ne sais pas quel nom figure sur les listes électorales" de Floride, dit-elle. "Je ne sais pas s'ils ont mon nom de jeune fille" ou "d'épouse". Et "si ce nom ne correspond pas à celui qui figure sur mon permis de conduire, ils vont me dire: +Nous ne pouvons pas confirmer votre citoyenneté car vos documents ne concordent pas+", anticipe-t-elle. "Je devrais donc demander mon jugement de divorce auprès de l'Etat du Washington". Une démarche coûteuse et chronophage. La Maison Blanche affirme que le SAVE America Act permettrait d'éviter la fraude lors des élections, alors que la loi actuelle interdit déjà aux étrangers de voter. Quant aux femmes mariées qui ont changé de nom, "elles doivent simplement suivre les procédures de leur État pour mettre à jour ces documents", a assuré en mars Karoline Leavitt, sa porte-parole. -Tendance républicaine - Le "gender gap", ou "fossé de genre", désignant la différence de comportement électoral entre les hommes et les femmes, reste marqué aux Etats-Unis. Selon le Pew Research Center, en 2024, 44% des femmes inscrites sur les listes électorales penchaient en faveur des républicains, contre 52% des hommes. "Depuis une quinzaine d'années, des Etats républicains ont tendance à rendre plus difficile l'inscription sur les listes électorales", affirme Rick Hasen, tandis que les "États démocrates adoptent des lois facilitant" l'accès au vote. En effet, douze Etats majoritairement républicains demandent aux électeurs de prouver leur citoyenneté pour s'inscrire sur les listes électorales. En 2014, Letitia Harmon vivait au Kansas (centre) et n'a pas pu voter lors de primaires car elle n'avait pas accès à son acte de naissance. Quatre ans plus tard, un juge fédéral a déclaré cette loi anticonstitutionnelle après que plus de 30.000 personnes n'ont pu s'inscrire sur les listes de cet Etat. Début avril, le gouverneur de Floride a promulgué sa propre version du SAVE America Act, qui entrera en vigueur en janvier 2027, après les élections de mi-mandat. "On va priver de leurs droits électoraux des milliers de personnes simplement parce qu'on a trouvé deux cas" de fraude, s'indigne Letitia Harmon. En 2025, deux personnes ont été inculpées en Floride pour avoir menti sur leur nationalité afin de voter lors d'élections. Mais les cas de fraude électorale restent extrêmement rares. Une enquête du Washington Post a révélé 31 cas avérés d'usurpation d'identité entre 2000 et 2014 dans le cadre d'élections, sur plus d'un milliard de bulletins de vote.
Texte intégral (662 mots)
Le texte exige des électeurs qu'ils fournissent un document prouvant leur citoyenneté américaine pour s'inscrire sur les listes électorales - comme un acte de naissance ou un passeport - et qu'ils présentent une pièce d'identité au moment de voter, comme un permis de conduire. Contrairement à d'autres pays comme la France, les Etats-Unis ne fournissent pas de carte d'identité nationale. Dans plusieurs Etats, par exemple, une carte d'étudiant peut faire office de pièce d'identité. Les personnes dont le nom ne correspond pas à celui figurant sur leur acte de naissance devront donc présenter des documents supplémentaires, comme un acte de mariage ou un jugement de divorce, pour justifier leur changement de patronyme. Mais selon le Brennan Center, organisme de recherche sur la défense des droits, "plus de 21 millions d'Américains n'ont pas accès à ces documents" et "près de la moitié des Américains n'ont pas de passeport". Ainsi, les électeurs les plus affectés par le SAVE America Act seront "les femmes, les personnes transgenres" et les personnes à faibles revenus, "qui ne peuvent payer pour un passeport et ne voyagent pas", affirme Rick Hasen, professeur de droit électoral à l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Changement de nom Letitia Harmon, directrice de recherche chez Florida Rising, organisation oeuvrant pour la justice sociale basée en Floride, a été mariée, puis a divorcé dans l'Etat du Washington, explique-t-elle à l'AFP. "Le problème, c'est que je ne sais pas quel nom figure sur les listes électorales" de Floride, dit-elle. "Je ne sais pas s'ils ont mon nom de jeune fille" ou "d'épouse". Et "si ce nom ne correspond pas à celui qui figure sur mon permis de conduire, ils vont me dire: +Nous ne pouvons pas confirmer votre citoyenneté car vos documents ne concordent pas+", anticipe-t-elle. "Je devrais donc demander mon jugement de divorce auprès de l'Etat du Washington". Une démarche coûteuse et chronophage. La Maison Blanche affirme que le SAVE America Act permettrait d'éviter la fraude lors des élections, alors que la loi actuelle interdit déjà aux étrangers de voter. Quant aux femmes mariées qui ont changé de nom, "elles doivent simplement suivre les procédures de leur État pour mettre à jour ces documents", a assuré en mars Karoline Leavitt, sa porte-parole. -Tendance républicaine - Le "gender gap", ou "fossé de genre", désignant la différence de comportement électoral entre les hommes et les femmes, reste marqué aux Etats-Unis. Selon le Pew Research Center, en 2024, 44% des femmes inscrites sur les listes électorales penchaient en faveur des républicains, contre 52% des hommes. "Depuis une quinzaine d'années, des Etats républicains ont tendance à rendre plus difficile l'inscription sur les listes électorales", affirme Rick Hasen, tandis que les "États démocrates adoptent des lois facilitant" l'accès au vote. En effet, douze Etats majoritairement républicains demandent aux électeurs de prouver leur citoyenneté pour s'inscrire sur les listes électorales. En 2014, Letitia Harmon vivait au Kansas (centre) et n'a pas pu voter lors de primaires car elle n'avait pas accès à son acte de naissance. Quatre ans plus tard, un juge fédéral a déclaré cette loi anticonstitutionnelle après que plus de 30.000 personnes n'ont pu s'inscrire sur les listes de cet Etat. Début avril, le gouverneur de Floride a promulgué sa propre version du SAVE America Act, qui entrera en vigueur en janvier 2027, après les élections de mi-mandat. "On va priver de leurs droits électoraux des milliers de personnes simplement parce qu'on a trouvé deux cas" de fraude, s'indigne Letitia Harmon. En 2025, deux personnes ont été inculpées en Floride pour avoir menti sur leur nationalité afin de voter lors d'élections. Mais les cas de fraude électorale restent extrêmement rares. Une enquête du Washington Post a révélé 31 cas avérés d'usurpation d'identité entre 2000 et 2014 dans le cadre d'élections, sur plus d'un milliard de bulletins de vote.

19.04.2026 à 10:09

Tendances: le pantalon "barrel", la coupe est pleine

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"Le prêt-à-porter en a fait un totem qui a remplacé tous les jeans évasés du moment", explique à l'AFP Bryan Ferreira, journaliste style pour le magazine GQ. Chaque décennie a eu son jean : les années 1970 en pattes d'éléphant, les années 1980 en "mom jeans" (taille haute, décontracté), les années 1990 en baggy (large de partout) et les années 2010 en jeans "skinny" et stretch. Depuis 2020, les coupes de pantalon se sont déconfinées, la décennie étant désormais clairement marquée par le volume et l'ampleur. "C'est une silhouette clé pour les développeurs de tissu, qui voient bien cette tendance au réconfort et au volume", explique Julieta Mercerat, consultante spécialisée sur le denim. "Cela fait deux saisons qu'on sent que les gens veulent sortir du minimalisme qui a neutralisé la mode pendant quelques années, et qui a effacé les traces d'expression personnelle ou culturelle, et uniformisé la recherche de style", analyse-t-elle pour l'AFP. Apparue au défilé de la maison Alaïa pour la saison automne-hiver 2023-2024, cette nouvelle coupe ballon explose ensuite sur les réseaux sociaux grâce au styliste adoré de la Gen Z (génération née entre 1995 et 2010), Jacquemus. "Best-seller" Le jean ballon est un modèle taille normale ou haute, qui au lieu de tomber droit, s'arrondit à son maximum au niveau des cuisses et du genou, avant de se resserrer vers la cheville, comme si la jambe décrivait une parenthèse. Son ancêtre ou cousin lointain est l'"Oxford bag", ce baggy surdimensionné des années 1920, ou le sarouel. Vu de profil, la jambe ne descend pas en ligne droite, mais s'arrondit légèrement, comme la paroi d'un tonneau, d'où son nom. "Il donne tout de suite quelque chose de graphique, transformant le vêtement en objet de style", explique à l'AFP la styliste Coppelia Mandin, de l'agence créative Good Sisters, spécialisée dans l'habillage des actrices françaises. Le pantalon "barrel" prospère d'abord sur Instagram avant d'arriver dans les vitrines du prêt-à-porter. "C'est un style qui divise cependant, et quand il a été posté pour la première fois sur Instagram, les gens avaient des opinions très tranchées. C'est là que nous avons compris que nous avions créé un best-seller !", résume dans Vogue Marianne McDonald, directrice artistique du label californien de jeans Citizens Of Humanity. L'experte en durabilité du jean, Julieta Mercerat, note aussi que le "barrel" ne contient aucun élasthanne - composant très polluant - contrairement aux coupes droites ou skinny, et est en cela plus intéressant écologiquement. "Diabolique" Pour la styliste française Coppelia Mandin, même s'il n'est pas pour tout le monde, le pantalon tonneau "déconstruit le corps et permet aussi de cacher un peu les jambes". En haut, il ne faut pas tenter de rivaliser : "il faut quelque chose d'assez simple, près du corps, un tee-shirt tout simple, blanc par exemple, et comme il se resserre en bas, on peut aller vers quelque chose de fin aux pieds, comme des ballerines ou des escarpins", conseille l'experte. La chroniqueuse mode de Libération Sabrina Champenois décèle dans ce pantalon une tendance "pas loin de diabolique". "Car pour être raccord avec la doxa du moment, il faudrait respecter une opposition des proportions, être aussi fine que la fringue est gonflée", écrit-elle, confirmant par là qu'il s'agit d'une mode réservée à des corps dans les critères du moment. Chez les hommes, le pantalon tonneau a pris une place inattendue, emballant des stars sur les tapis rouges, remplaçant même le sempiternel pantalon de costume. "Certes, la coupe ample n'est pas faite pour tout le monde, mais pour l'homme qui s'est lassé de la coupe droite ou qui n'est pas encore prêt pour le style ultra-large, un pantalon barrel offre un compromis particulièrement élégant", remarque ainsi le magazine GQ.
Texte intégral (667 mots)
"Le prêt-à-porter en a fait un totem qui a remplacé tous les jeans évasés du moment", explique à l'AFP Bryan Ferreira, journaliste style pour le magazine GQ. Chaque décennie a eu son jean : les années 1970 en pattes d'éléphant, les années 1980 en "mom jeans" (taille haute, décontracté), les années 1990 en baggy (large de partout) et les années 2010 en jeans "skinny" et stretch. Depuis 2020, les coupes de pantalon se sont déconfinées, la décennie étant désormais clairement marquée par le volume et l'ampleur. "C'est une silhouette clé pour les développeurs de tissu, qui voient bien cette tendance au réconfort et au volume", explique Julieta Mercerat, consultante spécialisée sur le denim. "Cela fait deux saisons qu'on sent que les gens veulent sortir du minimalisme qui a neutralisé la mode pendant quelques années, et qui a effacé les traces d'expression personnelle ou culturelle, et uniformisé la recherche de style", analyse-t-elle pour l'AFP. Apparue au défilé de la maison Alaïa pour la saison automne-hiver 2023-2024, cette nouvelle coupe ballon explose ensuite sur les réseaux sociaux grâce au styliste adoré de la Gen Z (génération née entre 1995 et 2010), Jacquemus. "Best-seller" Le jean ballon est un modèle taille normale ou haute, qui au lieu de tomber droit, s'arrondit à son maximum au niveau des cuisses et du genou, avant de se resserrer vers la cheville, comme si la jambe décrivait une parenthèse. Son ancêtre ou cousin lointain est l'"Oxford bag", ce baggy surdimensionné des années 1920, ou le sarouel. Vu de profil, la jambe ne descend pas en ligne droite, mais s'arrondit légèrement, comme la paroi d'un tonneau, d'où son nom. "Il donne tout de suite quelque chose de graphique, transformant le vêtement en objet de style", explique à l'AFP la styliste Coppelia Mandin, de l'agence créative Good Sisters, spécialisée dans l'habillage des actrices françaises. Le pantalon "barrel" prospère d'abord sur Instagram avant d'arriver dans les vitrines du prêt-à-porter. "C'est un style qui divise cependant, et quand il a été posté pour la première fois sur Instagram, les gens avaient des opinions très tranchées. C'est là que nous avons compris que nous avions créé un best-seller !", résume dans Vogue Marianne McDonald, directrice artistique du label californien de jeans Citizens Of Humanity. L'experte en durabilité du jean, Julieta Mercerat, note aussi que le "barrel" ne contient aucun élasthanne - composant très polluant - contrairement aux coupes droites ou skinny, et est en cela plus intéressant écologiquement. "Diabolique" Pour la styliste française Coppelia Mandin, même s'il n'est pas pour tout le monde, le pantalon tonneau "déconstruit le corps et permet aussi de cacher un peu les jambes". En haut, il ne faut pas tenter de rivaliser : "il faut quelque chose d'assez simple, près du corps, un tee-shirt tout simple, blanc par exemple, et comme il se resserre en bas, on peut aller vers quelque chose de fin aux pieds, comme des ballerines ou des escarpins", conseille l'experte. La chroniqueuse mode de Libération Sabrina Champenois décèle dans ce pantalon une tendance "pas loin de diabolique". "Car pour être raccord avec la doxa du moment, il faudrait respecter une opposition des proportions, être aussi fine que la fringue est gonflée", écrit-elle, confirmant par là qu'il s'agit d'une mode réservée à des corps dans les critères du moment. Chez les hommes, le pantalon tonneau a pris une place inattendue, emballant des stars sur les tapis rouges, remplaçant même le sempiternel pantalon de costume. "Certes, la coupe ample n'est pas faite pour tout le monde, mais pour l'homme qui s'est lassé de la coupe droite ou qui n'est pas encore prêt pour le style ultra-large, un pantalon barrel offre un compromis particulièrement élégant", remarque ainsi le magazine GQ.
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