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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.02.2026 à 15:16

Des JO écolos, une promesse intenable ? Parlons-en avec L.-A. Chollez, G. Desmurs et B. Perrochais

Pauline PACCARD
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Le compte à rebours s’accélère avant les JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina, qui démarrent vendredi avec Mariah Carey en cérémonie d'ouverture. Un évènement dont le coût écologique pose question, tout comme pour les Jeux qui auront lieu dans quatre ans dans les Alpes françaises. À l'heure de l'accélération du réchauffement climatique, de la raréfaction des ressources en eau et donc de la neige, la promesse d’organiser des Jeux durables et vertueux est-elle vraiment tenable ?

05.02.2026 à 15:11

En Syrie, la France réaffirme sa "priorité absolue" dans la lutte contre le groupe État islamique

FRANCE 24
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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu à Damas jeudi pour y rencontrer son homologue syrien et évoquer la question de la lutte antiterroriste, mais aussi les tensions avec les Kurdes dans le nord du pays, et la crainte d'une escalade entre les États-Unis et l'Iran.
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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu à Damas jeudi pour y rencontrer son homologue syrien et évoquer la question de la lutte antiterroriste, mais aussi les tensions avec les Kurdes dans le nord du pays, et la crainte d'une escalade entre les États-Unis et l'Iran.

05.02.2026 à 14:57

Affaire Epstein : Keir Starmer se dit "désolé" d'avoir nommé Mandelson mais ne démissionne pas

FRANCE 24
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Le Premier ministre britannique s'est excusé d'avoir "cru aux mensonges" de son ancien ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, limogé en septembre dernier. Ce dernier est depuis sous le coup d'une enquête de police, soupçonné d'avoir transmis des informations financières sensibles au criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.
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Le Premier ministre britannique s'est excusé d'avoir "cru aux mensonges" de son ancien ambassadeur à Washington, Peter Mandelson, limogé en septembre dernier. Ce dernier est depuis sous le coup d'une enquête de police, soupçonné d'avoir transmis des informations financières sensibles au criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

05.02.2026 à 14:56

Syrie : la vidéo d’un massacre accable les Forces démocratiques syriennes

Ahmed ALMASSALMAH
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Une vidéo largement diffusée le 22 janvier montre un combattant kurde se filmer devant 21 corps, après l’évacuation d’une prison à Kobané en Syrie. Les Forces démocratiques syriennes reconnaissent l’authenticité des images, mais estiment que les personnes tuées se sont battues. Ce que contredit notre Observateur, sorti de la même prison.
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Une vidéo largement diffusée le 22 janvier montre un combattant kurde se filmer devant 21 corps, après l’évacuation d’une prison à Kobané en Syrie. Les Forces démocratiques syriennes reconnaissent l’authenticité des images, mais estiment que les personnes tuées se sont battues. Ce que contredit notre Observateur, sorti de la même prison.

05.02.2026 à 14:37

Pakistan : les mariages collectifs augmentent face à la hausse de la pauvreté

Shahzaib WAHLAH
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Au Pakistan, la crise économique et les catastrophes naturelles fragilisent durablement les familles les plus pauvres. Environ 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Se marier devient alors hors de portée pour des millions de foyers. Faute de moyens financiers, des dizaines de milliers de couples retardent ou renoncent à leur union chaque année. Face à cette réalité, les mariages collectifs, toutes communautés religieuses confondues, s'imposent désormais comme une nécessité.
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Au Pakistan, la crise économique et les catastrophes naturelles fragilisent durablement les familles les plus pauvres. Environ 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Se marier devient alors hors de portée pour des millions de foyers. Faute de moyens financiers, des dizaines de milliers de couples retardent ou renoncent à leur union chaque année. Face à cette réalité, les mariages collectifs, toutes communautés religieuses confondues, s'imposent désormais comme une nécessité.

05.02.2026 à 14:19

Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève présenté à un juge

FRANCE24
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"Le mineur sera entendu par le juge instruction en début d'après-midi. Depuis ce matin, il a rencontré un éducateur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) et son avocat. Après sa probable mise en examen, le mineur devra être présenté au juge des libertés et de la détention, qui devra décider de son placement ou pas en détention provisoire, comme je l'ai demandé", a indiqué à la presse à la mi-journée le procureur de Toulon, Raphaël Balland. Il doit tenir un point presse en fin d'après-midi. Au cours de sa garde à vue, l'élève a reconnu avoir prémédité son agression, reprochant à cette professeure "d'avoir inscrit plusieurs incidents le concernant sur l'application Pronote", le logiciel de la vie scolaire, ce qu'il jugeait "injuste", avait détaillé mercredi le procureur. Mardi matin, il a donc pris un couteau dans sa cuisine car "il fallait qu'il le fasse, parce qu'il avait +trop de haine+". Puis, après les faits, sa haine de départ s'est transformée en "une grosse haine" envers lui-même, toujours selon le parquet. La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu quatre coups de couteau est dans "un état stationnaire", selon le préfet du Var, Simon Babre, qui s'exprimait jeudi matin en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. "On pense fort à elle en ce moment où elle se bat contre la mort", a ajouté M. Babre. Mercredi en fin de journée, sa famille, "plongée dans l'angoisse et dans l'attente", avait fait savoir que son pronostic vital était "toujours engagé pour cinq jours". A Sanary-sur-Mer, où le traumatisme est important, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé jeudi l'Académie de Nice à l'AFP. L'accueil s'est fait de manière échelonnée, par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès mercredi pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera ouverte "le temps nécessaire", a-t-on indiqué. nouveau "signal d'alerte" A ce stade de l'enquête, se dessine le profil d'un jeune adepte des jeux vidéos, qu'il dit consommer "pas plus d'une à deux heures par jour", et qui possède dans sa chambre plusieurs armes blanches car il trouve cela "stylé". L'adolescent ne pratique pas de religion et évolue dans un cadre familial compliqué. Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. "Ce nouveau drame doit être un signal d'alerte", a par exemple estimé mercredi soir Sud Education qui "refuse les réponses sécuritaires" et interpelle sur "l'augmentation croissante des problèmes de santé mentale chez les enfants depuis l'épidémie de Covid-19". En février 2025, le gouvernement avait pointé que les signalements d'armes blanches dans les établissements scolaires avaient bondi de 15% sur un an. Des contrôles aléatoires de sacs aux abords des collèges et lycées avaient été mis en place. Entre mars et décembre, 12.000 contrôles ont permis la découverte de 525 armes blanches, selon le ministre de l'Education Edouard Geffray. Autre piste pour réduire la violence: interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure a fait l'objet d'une proposition de loi adoptée fin janvier à l'Assemblée. Des mesures ont également été annoncées sur la santé mentale. L'ex-ministre de l’Education, Elisabeth Borne, avait présenté en juin un "protocole de repérage et de prise en charge" des problèmes de santé mentale dans les établissements.
Texte intégral (659 mots)
"Le mineur sera entendu par le juge instruction en début d'après-midi. Depuis ce matin, il a rencontré un éducateur de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) et son avocat. Après sa probable mise en examen, le mineur devra être présenté au juge des libertés et de la détention, qui devra décider de son placement ou pas en détention provisoire, comme je l'ai demandé", a indiqué à la presse à la mi-journée le procureur de Toulon, Raphaël Balland. Il doit tenir un point presse en fin d'après-midi. Au cours de sa garde à vue, l'élève a reconnu avoir prémédité son agression, reprochant à cette professeure "d'avoir inscrit plusieurs incidents le concernant sur l'application Pronote", le logiciel de la vie scolaire, ce qu'il jugeait "injuste", avait détaillé mercredi le procureur. Mardi matin, il a donc pris un couteau dans sa cuisine car "il fallait qu'il le fasse, parce qu'il avait +trop de haine+". Puis, après les faits, sa haine de départ s'est transformée en "une grosse haine" envers lui-même, toujours selon le parquet. La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu quatre coups de couteau est dans "un état stationnaire", selon le préfet du Var, Simon Babre, qui s'exprimait jeudi matin en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. "On pense fort à elle en ce moment où elle se bat contre la mort", a ajouté M. Babre. Mercredi en fin de journée, sa famille, "plongée dans l'angoisse et dans l'attente", avait fait savoir que son pronostic vital était "toujours engagé pour cinq jours". A Sanary-sur-Mer, où le traumatisme est important, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé jeudi l'Académie de Nice à l'AFP. L'accueil s'est fait de manière échelonnée, par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès mercredi pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera ouverte "le temps nécessaire", a-t-on indiqué. nouveau "signal d'alerte" A ce stade de l'enquête, se dessine le profil d'un jeune adepte des jeux vidéos, qu'il dit consommer "pas plus d'une à deux heures par jour", et qui possède dans sa chambre plusieurs armes blanches car il trouve cela "stylé". L'adolescent ne pratique pas de religion et évolue dans un cadre familial compliqué. Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. "Ce nouveau drame doit être un signal d'alerte", a par exemple estimé mercredi soir Sud Education qui "refuse les réponses sécuritaires" et interpelle sur "l'augmentation croissante des problèmes de santé mentale chez les enfants depuis l'épidémie de Covid-19". En février 2025, le gouvernement avait pointé que les signalements d'armes blanches dans les établissements scolaires avaient bondi de 15% sur un an. Des contrôles aléatoires de sacs aux abords des collèges et lycées avaient été mis en place. Entre mars et décembre, 12.000 contrôles ont permis la découverte de 525 armes blanches, selon le ministre de l'Education Edouard Geffray. Autre piste pour réduire la violence: interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure a fait l'objet d'une proposition de loi adoptée fin janvier à l'Assemblée. Des mesures ont également été annoncées sur la santé mentale. L'ex-ministre de l’Education, Elisabeth Borne, avait présenté en juin un "protocole de repérage et de prise en charge" des problèmes de santé mentale dans les établissements.

05.02.2026 à 14:13

Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public

FRANCE24
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Arrivée en 2022 à la tête de la première radio de France en audiences, Adèle Van Reeth, 43 ans, "a fait part de son souhait de retrouver l'antenne la saison prochaine" et "a accepté d'anticiper son départ", "à l'approche d'une saison 2026-2027 à très forts enjeux démocratiques", a écrit le groupe public Radio France dans un communiqué. Ce bouleversement a lieu deux semaines après le départ du directeur de l'information de France Inter, Philippe Corbé, pour France Télévisions. Deux mois plus tôt, les instances représentant les différents métiers de France Inter - journalistes, producteurs, techniciens - avaient fait part de leur malaise dans une lettre adressée à Mme Van Reeth et à la PDG de Radio France Sibyle Veil, déplorant "des choix opaques" de la direction, un "manque de clarté" de son projet ou sa "brutalité managériale". Radio France a salué jeudi l'"excellent bilan" d'Adèle Van Reeth, normalienne et philosophe qui a permis à la station de consolider sa place de première radio de France avec plus de 7 millions d'auditeurs quotidiens. France Inter est aussi la première marque éditrice de podcasts ("Affaires sensibles", "Zoom Zoom Zen", "La Bande originale" etc...), selon Médiamétrie. Pour la remplacer, le groupe a choisi Céline Pigalle, 54 ans, journaliste chevronnée qui a dirigé des rédactions à Europe 1, Canal +, I-Télé et BFM TV et qui était depuis avril 2023 à la tête du réseau des locales de Radio France, ICI (ex-France Bleu). La réorganisation prévoit son remplacement à ICI par Laurent Guimier. Agnès Vahramian, qui a été grande reporter et qui dirige franceinfo, va aussi devenir directrice de l'information du groupe, un autre poste laissé vacant par Céline Pigalle. Motion de défiance Cette réorganisation intervient en pleins remous pour l'audiovisuel public, scruté depuis fin novembre par une commission d'enquête parlementaire sur son "financement" et sa "neutralité", où les auditions se tiennent souvent dans un climat électrique. Cette commission a été créée à la demande de l'UDR, le parti d'Eric Ciotti allié au Rassemblement national (RN), dans la foulée de la polémique déclenchée par la diffusion d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen au restaurant avec des responsables du PS. Face à eux, M. Legrand évoquait les stratégies de la gauche et lâchait, au sujet de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati, par ailleurs ministre de la Culture: "Nous on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi". L'annonce de Radio France est tombée en pleine audition par les députés de Mme Dati, qui a la tutelle sur l'audiovisuel public. Elle a déclaré qu'elle n'avait pas été informée par ces changements et n'a pas fait de commentaires. Le mandat d'Adèle Van Reeth a été marqué par plusieurs épisodes tumultueux, de l'éviction de l'humoriste Guillaume Meurice qui avait qualifié fin 2023 le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "nazi sans prépuce", à l'arrivée en 2024 de l'éditorialiste Patrick Cohen pour remplacer le chef du service politique Yaël Goosz comme chroniqueur politique de la matinale. Ce changement lui avait valu une motion de défiance de la rédaction. Après le départ de Guillaume Meurice et une vague de démissions de chroniqueurs en guise de solidarité, France Inter avait décidé de ne pas reconduire à la rentrée 2025 l'émission hebdomadaire "Le grand dimanche soir", animée par l'humoriste Charline Vanhoenacker. La rentrée 2025 a elle été marquée par le départ de la journaliste Léa Salamé de la matinale, rendez-vous clé qu'elle animait avec Nicolas Demorand, pour le journal de France 2. Mais c'est surtout l'affaire Legrand-Cohen qui a secoué la fin du mandat d'Adèle Van Reeth. Devant la commission d'enquête, où elle avait été entendue en décembre, le rapporteur UDR Charles Alloncle lui avait notamment demandé de s'expliquer sur son choix de qualifier France Inter de "radio progressiste" dans un entretien au Figaro en 2024.
Texte intégral (682 mots)
Arrivée en 2022 à la tête de la première radio de France en audiences, Adèle Van Reeth, 43 ans, "a fait part de son souhait de retrouver l'antenne la saison prochaine" et "a accepté d'anticiper son départ", "à l'approche d'une saison 2026-2027 à très forts enjeux démocratiques", a écrit le groupe public Radio France dans un communiqué. Ce bouleversement a lieu deux semaines après le départ du directeur de l'information de France Inter, Philippe Corbé, pour France Télévisions. Deux mois plus tôt, les instances représentant les différents métiers de France Inter - journalistes, producteurs, techniciens - avaient fait part de leur malaise dans une lettre adressée à Mme Van Reeth et à la PDG de Radio France Sibyle Veil, déplorant "des choix opaques" de la direction, un "manque de clarté" de son projet ou sa "brutalité managériale". Radio France a salué jeudi l'"excellent bilan" d'Adèle Van Reeth, normalienne et philosophe qui a permis à la station de consolider sa place de première radio de France avec plus de 7 millions d'auditeurs quotidiens. France Inter est aussi la première marque éditrice de podcasts ("Affaires sensibles", "Zoom Zoom Zen", "La Bande originale" etc...), selon Médiamétrie. Pour la remplacer, le groupe a choisi Céline Pigalle, 54 ans, journaliste chevronnée qui a dirigé des rédactions à Europe 1, Canal +, I-Télé et BFM TV et qui était depuis avril 2023 à la tête du réseau des locales de Radio France, ICI (ex-France Bleu). La réorganisation prévoit son remplacement à ICI par Laurent Guimier. Agnès Vahramian, qui a été grande reporter et qui dirige franceinfo, va aussi devenir directrice de l'information du groupe, un autre poste laissé vacant par Céline Pigalle. Motion de défiance Cette réorganisation intervient en pleins remous pour l'audiovisuel public, scruté depuis fin novembre par une commission d'enquête parlementaire sur son "financement" et sa "neutralité", où les auditions se tiennent souvent dans un climat électrique. Cette commission a été créée à la demande de l'UDR, le parti d'Eric Ciotti allié au Rassemblement national (RN), dans la foulée de la polémique déclenchée par la diffusion d'une vidéo montrant les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen au restaurant avec des responsables du PS. Face à eux, M. Legrand évoquait les stratégies de la gauche et lâchait, au sujet de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati, par ailleurs ministre de la Culture: "Nous on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi". L'annonce de Radio France est tombée en pleine audition par les députés de Mme Dati, qui a la tutelle sur l'audiovisuel public. Elle a déclaré qu'elle n'avait pas été informée par ces changements et n'a pas fait de commentaires. Le mandat d'Adèle Van Reeth a été marqué par plusieurs épisodes tumultueux, de l'éviction de l'humoriste Guillaume Meurice qui avait qualifié fin 2023 le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "nazi sans prépuce", à l'arrivée en 2024 de l'éditorialiste Patrick Cohen pour remplacer le chef du service politique Yaël Goosz comme chroniqueur politique de la matinale. Ce changement lui avait valu une motion de défiance de la rédaction. Après le départ de Guillaume Meurice et une vague de démissions de chroniqueurs en guise de solidarité, France Inter avait décidé de ne pas reconduire à la rentrée 2025 l'émission hebdomadaire "Le grand dimanche soir", animée par l'humoriste Charline Vanhoenacker. La rentrée 2025 a elle été marquée par le départ de la journaliste Léa Salamé de la matinale, rendez-vous clé qu'elle animait avec Nicolas Demorand, pour le journal de France 2. Mais c'est surtout l'affaire Legrand-Cohen qui a secoué la fin du mandat d'Adèle Van Reeth. Devant la commission d'enquête, où elle avait été entendue en décembre, le rapporteur UDR Charles Alloncle lui avait notamment demandé de s'expliquer sur son choix de qualifier France Inter de "radio progressiste" dans un entretien au Figaro en 2024.

05.02.2026 à 14:11

Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande

FRANCE24
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Le sélectionneur Fabien Galthié l'avait promis après une tournée de novembre mitigée: l'équipe de France sera plus performante au Tournoi des six nations, son véritable juge de paix hors année de Coupe du monde. Voilà donc ses Bleus au pied d'une chaîne de cinq montagnes, avec une première ascension pas des plus simples, l'Irlande (21h10 au Stade de France). Mais le XV de France dispose de tous les atouts pour réussir son périple, crampons aux pieds. Un équipement de luxe, avec les retours des cadres François Cros, Yoram Moefana et surtout du capitaine Antoine Dupont, une carte favorable avec trois réceptions et l'expérience de la victoire de l'an passé avec son lot de records, comme celui du plus grand nombre d'essais inscrits dans une seule édition (30). De quoi en faire les favoris de cette édition, de l'avis de la plupart de leurs concurrents, même si les Anglais, avec leur série en cours de onze victoires, ne sont pas loin. Place aux jeunes "Discussions de comptoir", a balayé jeudi Fabien Galthié. En prévenant également que tous les problèmes perçus en novembre, tant dans la défense avec l'indiscipline ou le mouvement autour des rucks, qu'en attaque avec la diversité des mouvements offensifs, n'allaient pas être réglés immédiatement. "Tout ne sera pas parfait, honnêtement, sur cette ouverture", a-t-il prévenu mardi, rêvant toutefois d'"entretenir la flamme" allumée au début de son mandat. Mais "ça implique quasiment une victoire obligatoire, si on veut avoir de l'ambition dans ce Tournoi", a cependant insisté Antoine Dupont mercredi, après le dernier entraînement des Bleus au Stade de France. Pour "être maître de notre destin au maximum, pour trouver des automatismes, des repères collectifs, c'est hyper important quand on construit sur une victoire". Le sélectionneur a en tout cas fait des choix forts en laissant de côté certains cadres (Fickou, Alldritt, Penaud), pour donner plus de place à des jeunes joueurs --Théo Attissogbe, Mickaël Guillard-- découverts en tournée et qui n'ont pas encore eu la chance d'être titulaires dans un Tournoi. Mais une défaite contre l'Irlande, plus aussi impressionnante qu'avant le Mondial 2023 et avec de nombreux absents (Aki, Henshaw, Hansen, Keenan, Porter, Furlong), les mettrait dans une situation difficile et contraindrait les Bleus à espérer une rédemption lors du dernier match, contre l'Angleterre. "Ça serait peut-être une désillusion de ne pas gagner le Tournoi. C'est peut-être un moment où on se dit, soit on arrive à mettre un peu notre empreinte sur le rugby international, soit on fera comme on a fait aux dernières Coupes du monde, on sortira en quarts et puis on rentrera à la maison", a lâché lundi Thomas Ramos, l'arrière meilleur buteur de l'histoire du XV de France. "Si on veut arriver à la Coupe du monde en étant favoris, en faisant peur à nos adversaires ou en étant un peu plus craints, ça passe par gagner des compétitions. (...) Ça fait des années qu'on se connaît, on se joue tous les week-ends. Ça fait un moment que c'est à peu près le même groupe en équipe de France, mais sans rien gagner, tu ne crées pas grand-chose au final". Les Bleus ont donc hâte de retrouver le Tournoi, compétition de leur dernière grande victoire... en Irlande (42-27), la plus éclatante du second mandat de Galthié.
Texte intégral (593 mots)
Le sélectionneur Fabien Galthié l'avait promis après une tournée de novembre mitigée: l'équipe de France sera plus performante au Tournoi des six nations, son véritable juge de paix hors année de Coupe du monde. Voilà donc ses Bleus au pied d'une chaîne de cinq montagnes, avec une première ascension pas des plus simples, l'Irlande (21h10 au Stade de France). Mais le XV de France dispose de tous les atouts pour réussir son périple, crampons aux pieds. Un équipement de luxe, avec les retours des cadres François Cros, Yoram Moefana et surtout du capitaine Antoine Dupont, une carte favorable avec trois réceptions et l'expérience de la victoire de l'an passé avec son lot de records, comme celui du plus grand nombre d'essais inscrits dans une seule édition (30). De quoi en faire les favoris de cette édition, de l'avis de la plupart de leurs concurrents, même si les Anglais, avec leur série en cours de onze victoires, ne sont pas loin. Place aux jeunes "Discussions de comptoir", a balayé jeudi Fabien Galthié. En prévenant également que tous les problèmes perçus en novembre, tant dans la défense avec l'indiscipline ou le mouvement autour des rucks, qu'en attaque avec la diversité des mouvements offensifs, n'allaient pas être réglés immédiatement. "Tout ne sera pas parfait, honnêtement, sur cette ouverture", a-t-il prévenu mardi, rêvant toutefois d'"entretenir la flamme" allumée au début de son mandat. Mais "ça implique quasiment une victoire obligatoire, si on veut avoir de l'ambition dans ce Tournoi", a cependant insisté Antoine Dupont mercredi, après le dernier entraînement des Bleus au Stade de France. Pour "être maître de notre destin au maximum, pour trouver des automatismes, des repères collectifs, c'est hyper important quand on construit sur une victoire". Le sélectionneur a en tout cas fait des choix forts en laissant de côté certains cadres (Fickou, Alldritt, Penaud), pour donner plus de place à des jeunes joueurs --Théo Attissogbe, Mickaël Guillard-- découverts en tournée et qui n'ont pas encore eu la chance d'être titulaires dans un Tournoi. Mais une défaite contre l'Irlande, plus aussi impressionnante qu'avant le Mondial 2023 et avec de nombreux absents (Aki, Henshaw, Hansen, Keenan, Porter, Furlong), les mettrait dans une situation difficile et contraindrait les Bleus à espérer une rédemption lors du dernier match, contre l'Angleterre. "Ça serait peut-être une désillusion de ne pas gagner le Tournoi. C'est peut-être un moment où on se dit, soit on arrive à mettre un peu notre empreinte sur le rugby international, soit on fera comme on a fait aux dernières Coupes du monde, on sortira en quarts et puis on rentrera à la maison", a lâché lundi Thomas Ramos, l'arrière meilleur buteur de l'histoire du XV de France. "Si on veut arriver à la Coupe du monde en étant favoris, en faisant peur à nos adversaires ou en étant un peu plus craints, ça passe par gagner des compétitions. (...) Ça fait des années qu'on se connaît, on se joue tous les week-ends. Ça fait un moment que c'est à peu près le même groupe en équipe de France, mais sans rien gagner, tu ne crées pas grand-chose au final". Les Bleus ont donc hâte de retrouver le Tournoi, compétition de leur dernière grande victoire... en Irlande (42-27), la plus éclatante du second mandat de Galthié.

05.02.2026 à 14:03

Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche

FRANCE24
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Leader de la Coupe du monde masculine, Eric Perrot lancera le relais mixte français (4x6 km), suivi de Quentin Fillon Maillet (double champion olympique à Pékin en 2022), puis de Lou Jeanmonnot, actuellement en tête de la Coupe du monde féminine. Pour la dernière relayeuse, le staff français a décidé d'aligner Julia Simon plutôt que Justine Braisaz-Bouchet. Avec leur "Dream Team", les Français, qui ambitionnent de monter sur le podium à chaque course, partiront favoris pour l'or aux côtés des Italiens, des Suédois et des Norvégiens. La seule incertitude concernait l'identité de la seconde biathlète, entre Simon et Braisaz-Bouchet. Chacune avait remporté une course à Nove Mesto fin janvier lors de la dernière étape avant les JO: l'individuel court pour "JBB", et la mass start pour Julia Simon. La victoire en confrontation directe de Simon en mass start a conforté l'encadrement français dans son choix. Simon a été condamnée à l'automne à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire, après avoir reconnu l'utilisation à plusieurs reprises la carte de crédit de Braisaz-Bouchet et d'une kinésithérapeute de l'équipe de France. Suspendue un mois en novembre, Simon est progressivement revenue à son niveau en cours de saison, s'estimant "dans les temps" pour aller chercher une première médaille individuelle aux JO, elle qui est la biathlète française la plus titrée aux Mondiaux (10, dont 4 dans des courses individuelles). "La composition s'est affinée au fur et à mesure de la saison. Mais pour finir, elle coule un peu de source. On a les deux leaders du classement général de la Coupe du Monde, on a Quentin qui est le cinquième du général et qui s'est rarement troué sur un relais. Il a une grosse fiabilité en relais. On connaît les qualités de finisseuse de Julia. Cette composition de relais s'imposait quasiment de manière naturelle", a estimé le patron du biathlon français Stéphane Bouthiaux, jeudi en zone mixte. Les Français ont remporté l'or en relais mixte aux Jeux en 2018 (Marie Dorin Habert, Anaïs Bescond, Simon Desthieux, Martin Fourcade) et avaient pris l'argent quatre ans plus tard à Pékin (Anaïs Chevalier-Bouchet, Julia Simon, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet). Ils sont doubles champions du monde en titre de relais mixte (2024 et 2025), dans des compositions différentes.
Lire plus (408 mots)
Leader de la Coupe du monde masculine, Eric Perrot lancera le relais mixte français (4x6 km), suivi de Quentin Fillon Maillet (double champion olympique à Pékin en 2022), puis de Lou Jeanmonnot, actuellement en tête de la Coupe du monde féminine. Pour la dernière relayeuse, le staff français a décidé d'aligner Julia Simon plutôt que Justine Braisaz-Bouchet. Avec leur "Dream Team", les Français, qui ambitionnent de monter sur le podium à chaque course, partiront favoris pour l'or aux côtés des Italiens, des Suédois et des Norvégiens. La seule incertitude concernait l'identité de la seconde biathlète, entre Simon et Braisaz-Bouchet. Chacune avait remporté une course à Nove Mesto fin janvier lors de la dernière étape avant les JO: l'individuel court pour "JBB", et la mass start pour Julia Simon. La victoire en confrontation directe de Simon en mass start a conforté l'encadrement français dans son choix. Simon a été condamnée à l'automne à trois mois de prison avec sursis pour vol et fraude à la carte bancaire, après avoir reconnu l'utilisation à plusieurs reprises la carte de crédit de Braisaz-Bouchet et d'une kinésithérapeute de l'équipe de France. Suspendue un mois en novembre, Simon est progressivement revenue à son niveau en cours de saison, s'estimant "dans les temps" pour aller chercher une première médaille individuelle aux JO, elle qui est la biathlète française la plus titrée aux Mondiaux (10, dont 4 dans des courses individuelles). "La composition s'est affinée au fur et à mesure de la saison. Mais pour finir, elle coule un peu de source. On a les deux leaders du classement général de la Coupe du Monde, on a Quentin qui est le cinquième du général et qui s'est rarement troué sur un relais. Il a une grosse fiabilité en relais. On connaît les qualités de finisseuse de Julia. Cette composition de relais s'imposait quasiment de manière naturelle", a estimé le patron du biathlon français Stéphane Bouthiaux, jeudi en zone mixte. Les Français ont remporté l'or en relais mixte aux Jeux en 2018 (Marie Dorin Habert, Anaïs Bescond, Simon Desthieux, Martin Fourcade) et avaient pris l'argent quatre ans plus tard à Pékin (Anaïs Chevalier-Bouchet, Julia Simon, Émilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet). Ils sont doubles champions du monde en titre de relais mixte (2024 et 2025), dans des compositions différentes.

05.02.2026 à 13:57

Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse

FRANCE24
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"Plusieurs médias ont été volontairement écartés, notamment Le Monde, Libération, Lyon décideurs, Lyon Capitale, Médiacités, Rue89Lyon, Tribune de Lyon…", d'une visite mercredi de M. Aulas dans le quartier populaire de La Duchère, écrit le conseil d'administration du club de la presse sur son site internet. Cette association de défense des journalistes et de la liberté de la presse "tient à dénoncer très fermement cette pratique problématique qui consiste à sélectionner des journalistes, et à filtrer l'accès aux candidats". Dans son communiqué titré "La presse encore une fois triée par le candidat Jean-Michel Aulas", elle s'inquiète de "pratiques qui se répètent" et posent "question" en période électorale. Des médias s'étaient déjà plaints de ne pas avoir été conviés début septembre à Lyon à une conférence de presse commune de Jean-Michel Aulas et du chef des députés LR Laurent Wauquiez, qui venait lui apporter le soutien du parti Les Républicains. L'entourage de M. Aulas a répondu jeudi dans un communiqué en assurant "adapter les formats de presse à la nature des évènements": "une déambulation de terrain n'a pas vocation à accueillir l'ensemble des rédactions, contrairement à un meeting ou à une conférence de presse", est-il écrit. L'équipe de campagne cite la demi-douzaine de médias, dont l'AFP, qui ont couvert la déambulation à La Duchère, ajoutant qu'un communiqué sur le projet pour ce quartier avait été transmis à une "vingtaine de médias", qui "attestent de la diversité des titres sollicités et de la pluralité des lignes éditoriales représentées". "En l'absence d'éléments factuels et objectifs, l'accusation de +tri+ de la presse ne peut être qu'infondée", conclut le communiqué, en rappelant que "81 journalistes" de "45 titres de presse et agences" ont été accrédités en septembre pour le premier meeting de M. Aulas, qui a aussi accordé "plus d'une dizaine d'interviews" à différents médias. L'ancien patron de l'Olympique Lyonnais se présente à la mairie de Lyon sans étiquette partisane mais avec le soutien de la droite et du centre, afin de battre l'écologiste sortant Grégory Doucet. Il est donné grand favori des sondages. epe/chp/sla
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"Plusieurs médias ont été volontairement écartés, notamment Le Monde, Libération, Lyon décideurs, Lyon Capitale, Médiacités, Rue89Lyon, Tribune de Lyon…", d'une visite mercredi de M. Aulas dans le quartier populaire de La Duchère, écrit le conseil d'administration du club de la presse sur son site internet. Cette association de défense des journalistes et de la liberté de la presse "tient à dénoncer très fermement cette pratique problématique qui consiste à sélectionner des journalistes, et à filtrer l'accès aux candidats". Dans son communiqué titré "La presse encore une fois triée par le candidat Jean-Michel Aulas", elle s'inquiète de "pratiques qui se répètent" et posent "question" en période électorale. Des médias s'étaient déjà plaints de ne pas avoir été conviés début septembre à Lyon à une conférence de presse commune de Jean-Michel Aulas et du chef des députés LR Laurent Wauquiez, qui venait lui apporter le soutien du parti Les Républicains. L'entourage de M. Aulas a répondu jeudi dans un communiqué en assurant "adapter les formats de presse à la nature des évènements": "une déambulation de terrain n'a pas vocation à accueillir l'ensemble des rédactions, contrairement à un meeting ou à une conférence de presse", est-il écrit. L'équipe de campagne cite la demi-douzaine de médias, dont l'AFP, qui ont couvert la déambulation à La Duchère, ajoutant qu'un communiqué sur le projet pour ce quartier avait été transmis à une "vingtaine de médias", qui "attestent de la diversité des titres sollicités et de la pluralité des lignes éditoriales représentées". "En l'absence d'éléments factuels et objectifs, l'accusation de +tri+ de la presse ne peut être qu'infondée", conclut le communiqué, en rappelant que "81 journalistes" de "45 titres de presse et agences" ont été accrédités en septembre pour le premier meeting de M. Aulas, qui a aussi accordé "plus d'une dizaine d'interviews" à différents médias. L'ancien patron de l'Olympique Lyonnais se présente à la mairie de Lyon sans étiquette partisane mais avec le soutien de la droite et du centre, afin de battre l'écologiste sortant Grégory Doucet. Il est donné grand favori des sondages. epe/chp/sla

05.02.2026 à 13:47

Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité

FRANCE24
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"Les enjeux de l'infertilité ont été analysés dans tous leurs aspects" pour permettre le "lancement immédiat de mesures concrètes et trop longtemps attendues", a déclaré jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors de la présentation de ce plan. Cela fait en effet déjà deux ans que le chef de l'Etat, Emmanuel Macron avait promis un tel plan, dont les racines remontent même à 2022 lorsque le gouvernement de l'époque avait commandé un rapport sur le sujet. Depuis, quasiment rien n'était venu, alors que l'infertilité touche, selon ce rapport, 3,3 millions de Français. Seul un volet lié à la recherche s'était concrétisé avec le lancement de plusieurs programmes, par exemple pour améliorer l'efficacité des procréations médicalement assistées (PMA), malgré des financements peinant à se concrétiser. Le sort même du plan était sujet à des doutes. A la tête du ministère de la Santé pendant l'essentiel de 2024 et 2025, Catherine Vautrin avait marqué sa préférence pour un plan plus large, autour des thématiques de vieillissement et de natalité, faisant craindre un mélange des genres chez les spécialistes. Le recentrage sur l'infertilité est désormais assumé par sa successeure, Mme Rist. Les Français, quand ils veulent un enfant, "ne passent pas leur temps à voir des graphes sur la démographie", a pointé son cabinet lors d'échanges avec la presse. Mesure phare du plan, un message doit, à partir de la fin de l'été, être envoyé à tous les Français lors de leur 29 ans. Mais, promet Mme Rist, sans pression aucune: "le rôle du politique n'est pas de dire s'il faut avoir des enfants ou encore à quel âge: ce qu'il faut éviter c'est continuer à entendre +Si j'avais su+". Pas de budget Cette précision s'inscrit dans un contexte où M. Macron avait été critiqué par plusieurs associations féministes pour avoir lié l'infertilité à une problématique de "réarmement démographique", une rhétorique guerrière jugée inadéquate. Une campagne de communication sur les enjeux de reproduction doit être lancée fin 2026 et, très prochainement, un site d'information sera disponible sur le sujet. Le plan, dont le budget total n'est pas précisé, ne se limite pas à la communication. Le ministère veut aussi augmenter les possibilités de congeler ses ovocytes, un choix permis par la loi bioéthique de 2021 mais qui se heurte dans les faits à de longs délais d'attente. D'ici à 2028, le ministère voudrait habiliter plusieurs dizaines de nouveaux établissements à le faire. Il envisage clairement d'ouvrir ce terrain au privé, assurant néanmoins que la procédure restera gratuite et exempte d'une "logique marchande". Le plan promet aussi une meilleure prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un trouble qui touche de nombreuses femmes et favorise l'infertilité. C'est aussi le cas de l'endométriose mais, alors que celle-ci fait déjà l'objet d'un plan gouvernemental, le SOPK restait jusqu'alors largement absent des discours publics. Chez les patients, l'annonce de ce plan a été saluée par le collectif BAMP, qui rassemble des personnes infertiles ou en cours de PMA. "On passe dans une nouvelle ère, on n'a jamais été à ce niveau-là de considération des sujets de fertilité et d'infertilité", a déclaré sa présidente, Virginie Rio, à l'AFP, prévenant toutefois qu'il s'agissait là d'un point de départ et qu'il restait "beaucoup de travail". L'organisation milite notamment pour l'autorisation en France du DPI-A, une méthode de diagnostic permettant de repérer les anomalies des embryons avant de les implanter. L'objectif est d'éviter de nombreuses PMA vouées à l'échec, mais cette technique fait l'objet de débats éthiques quant à une potentielle dérive eugéniste. Aux côtés du plan contre l'infertilité, qui sera piloté par les auteurs du rapport de 2022 - le professeur Samir Hamamah et la patiente Salomé Berlioux - le ministère a, par ailleurs, annoncé travailler sur les enjeux de santé liés à la naissance, alors que la France présente des taux de mortalité infantile et maternelle nettement supérieurs à nombre de voisins européens.
Texte intégral (696 mots)
"Les enjeux de l'infertilité ont été analysés dans tous leurs aspects" pour permettre le "lancement immédiat de mesures concrètes et trop longtemps attendues", a déclaré jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors de la présentation de ce plan. Cela fait en effet déjà deux ans que le chef de l'Etat, Emmanuel Macron avait promis un tel plan, dont les racines remontent même à 2022 lorsque le gouvernement de l'époque avait commandé un rapport sur le sujet. Depuis, quasiment rien n'était venu, alors que l'infertilité touche, selon ce rapport, 3,3 millions de Français. Seul un volet lié à la recherche s'était concrétisé avec le lancement de plusieurs programmes, par exemple pour améliorer l'efficacité des procréations médicalement assistées (PMA), malgré des financements peinant à se concrétiser. Le sort même du plan était sujet à des doutes. A la tête du ministère de la Santé pendant l'essentiel de 2024 et 2025, Catherine Vautrin avait marqué sa préférence pour un plan plus large, autour des thématiques de vieillissement et de natalité, faisant craindre un mélange des genres chez les spécialistes. Le recentrage sur l'infertilité est désormais assumé par sa successeure, Mme Rist. Les Français, quand ils veulent un enfant, "ne passent pas leur temps à voir des graphes sur la démographie", a pointé son cabinet lors d'échanges avec la presse. Mesure phare du plan, un message doit, à partir de la fin de l'été, être envoyé à tous les Français lors de leur 29 ans. Mais, promet Mme Rist, sans pression aucune: "le rôle du politique n'est pas de dire s'il faut avoir des enfants ou encore à quel âge: ce qu'il faut éviter c'est continuer à entendre +Si j'avais su+". Pas de budget Cette précision s'inscrit dans un contexte où M. Macron avait été critiqué par plusieurs associations féministes pour avoir lié l'infertilité à une problématique de "réarmement démographique", une rhétorique guerrière jugée inadéquate. Une campagne de communication sur les enjeux de reproduction doit être lancée fin 2026 et, très prochainement, un site d'information sera disponible sur le sujet. Le plan, dont le budget total n'est pas précisé, ne se limite pas à la communication. Le ministère veut aussi augmenter les possibilités de congeler ses ovocytes, un choix permis par la loi bioéthique de 2021 mais qui se heurte dans les faits à de longs délais d'attente. D'ici à 2028, le ministère voudrait habiliter plusieurs dizaines de nouveaux établissements à le faire. Il envisage clairement d'ouvrir ce terrain au privé, assurant néanmoins que la procédure restera gratuite et exempte d'une "logique marchande". Le plan promet aussi une meilleure prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un trouble qui touche de nombreuses femmes et favorise l'infertilité. C'est aussi le cas de l'endométriose mais, alors que celle-ci fait déjà l'objet d'un plan gouvernemental, le SOPK restait jusqu'alors largement absent des discours publics. Chez les patients, l'annonce de ce plan a été saluée par le collectif BAMP, qui rassemble des personnes infertiles ou en cours de PMA. "On passe dans une nouvelle ère, on n'a jamais été à ce niveau-là de considération des sujets de fertilité et d'infertilité", a déclaré sa présidente, Virginie Rio, à l'AFP, prévenant toutefois qu'il s'agissait là d'un point de départ et qu'il restait "beaucoup de travail". L'organisation milite notamment pour l'autorisation en France du DPI-A, une méthode de diagnostic permettant de repérer les anomalies des embryons avant de les implanter. L'objectif est d'éviter de nombreuses PMA vouées à l'échec, mais cette technique fait l'objet de débats éthiques quant à une potentielle dérive eugéniste. Aux côtés du plan contre l'infertilité, qui sera piloté par les auteurs du rapport de 2022 - le professeur Samir Hamamah et la patiente Salomé Berlioux - le ministère a, par ailleurs, annoncé travailler sur les enjeux de santé liés à la naissance, alors que la France présente des taux de mortalité infantile et maternelle nettement supérieurs à nombre de voisins européens.

05.02.2026 à 13:29

Nouvel album et tournée : le retour de BTS fait vibrer la K-pop

Louise DUPONT
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Un retour planétaire affole déjà les fans : après plus de trois ans d’absence, le groupe de K-pop le plus célèbre au monde revient enfin sur le devant de la scène. Libérés de leurs obligations militaires, les BTS sortent un nouvel album très attendu et s'apprêtent à entamer une tournée hors normes. Premier rendez-vous : un concert événement à Séoul, retransmis en direct dans plus de 190 pays sur Netflix, avant deux dates au Stade de France cet été.
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Un retour planétaire affole déjà les fans : après plus de trois ans d’absence, le groupe de K-pop le plus célèbre au monde revient enfin sur le devant de la scène. Libérés de leurs obligations militaires, les BTS sortent un nouvel album très attendu et s'apprêtent à entamer une tournée hors normes. Premier rendez-vous : un concert événement à Séoul, retransmis en direct dans plus de 190 pays sur Netflix, avant deux dates au Stade de France cet été.

05.02.2026 à 13:27

Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables

FRANCE24
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A 54 ans, le député de l'Essonne, département de banlieue parisienne où il a fait toute sa carrière politique, s'est retrouvé en première ligne dans le combat contre l'antisémitisme et dans l'affrontement contre La France insoumise, après le refus du parti de la gauche radicale de qualifier de "terroriste" l'attaque du 7-Octobre 2023 du Hamas contre Israël. Le député a longtemps fait figure de fils spirituel de Jean-Luc Mélenchon, dont il a été l'assistant parlementaire quand celui-ci était sénateur socialiste. Il considérait alors l'actuel leader Insoumis comme son mentor et aime relater avoir préparé le concours de l'ENA dans les bureaux de celui qui était devenu ministre délégué à l'Enseignement professionnel. Mais les deux hommes se fâchent une première fois en 2008 quand Jean-Luc Mélenchon quitte le PS. Ils ne se reparlent pas pendant 15 ans avant de se retrouver en 2022 lors de la création de l'alliance de gauche Nupes, que défend alors ardemment Jérôme Guedj. Il croit alors que Mélenchon, qu'il dit avoir "aimé profondément", peut incarner le rassemblement de la gauche. Mais il est vite déçu quand le tribun semble attiser les divisions de l'alliance au moment des émeutes urbaines et du débat sur la réforme des retraites. Le divorce est définitivement consommé après le 7-Octobre, quand un communiqué de LFI refuse de qualifier le Hamas de groupe terroriste. Et décrit même ces attaques comme une "offensive armée de forces palestiniennes". Traitant LFI d'"idiot utile du Hamas", Jérôme Guedj est pris pour cible par les Insoumis et son ancien mentor, qui le qualifie notamment de "lâche de cette variété humaine que l'on connaît tous, les délateurs". "L'intéressant est de le voir s'agiter autour du piquet où le retient la laisse de ses adhésions", avait-il ajouté. C'en est trop pour Jérôme Guedj, issu d'une famille juive séfarade et fervent défenseur de la laïcité, qui refuse d'être ramené à sa "judéité". Sujet qu'il n'évoque normalement pas car il se revendique d'abord "républicain de gauche" et "universaliste". Il devient alors le fervent partisan d'une rupture totale avec LFI. ex-frondeur Jérôme Guedj refuse de repartir aux législatives anticipées sous l'étiquette de la nouvelle alliance de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) -il est réélu sous les seules couleurs du PS- et se brouille même avec la direction du parti, qui défend cet accord avec LFI pour contrer le RN. Au congrès du PS qui suit, Jérôme Guedj traite Jean-Luc Mélenchon de "salopard antisémite". S'il regrette ensuite le mot "salopard", il maintient ses accusations d'antisémitisme. Longtemps figure de l'aile gauche du parti, Jérôme Guedj a été l'un des députés socialistes frondeurs du quinquennat Hollande qui, en avril 2014, avaient refusé d'accorder leur confiance au gouvernement de Manuel Valls. Reconnu par tous pour son expertise sur les questions sociales, l'époux à la ville de l'écrivaine Emilie Frèche a été en première ligne dans la bataille contre la réforme des retraites en 2023. Devenu ces derniers mois un des acteurs du compromis avec le Premier ministre Sébastien Lecornu sur le budget, il s'ancre désormais dans la gauche réformiste chère à François Hollande, Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann, tous anti-LFI, et refuse de participer à une primaire avec les Ecologistes et les anciens Insoumis. Mais, au sein de son parti, où il est le premier à se déclarer officiellement pour 2027, Jérôme Guedj est vu comme un "individualiste", "attiré par les médias", selon plusieurs cadres. "Guedj parle au nom de Guedj", ironise un socialiste. Un autre lui reconnaît "une forte personnalité" même s'il est "moins appuyé par une formation politique".
Texte intégral (657 mots)
A 54 ans, le député de l'Essonne, département de banlieue parisienne où il a fait toute sa carrière politique, s'est retrouvé en première ligne dans le combat contre l'antisémitisme et dans l'affrontement contre La France insoumise, après le refus du parti de la gauche radicale de qualifier de "terroriste" l'attaque du 7-Octobre 2023 du Hamas contre Israël. Le député a longtemps fait figure de fils spirituel de Jean-Luc Mélenchon, dont il a été l'assistant parlementaire quand celui-ci était sénateur socialiste. Il considérait alors l'actuel leader Insoumis comme son mentor et aime relater avoir préparé le concours de l'ENA dans les bureaux de celui qui était devenu ministre délégué à l'Enseignement professionnel. Mais les deux hommes se fâchent une première fois en 2008 quand Jean-Luc Mélenchon quitte le PS. Ils ne se reparlent pas pendant 15 ans avant de se retrouver en 2022 lors de la création de l'alliance de gauche Nupes, que défend alors ardemment Jérôme Guedj. Il croit alors que Mélenchon, qu'il dit avoir "aimé profondément", peut incarner le rassemblement de la gauche. Mais il est vite déçu quand le tribun semble attiser les divisions de l'alliance au moment des émeutes urbaines et du débat sur la réforme des retraites. Le divorce est définitivement consommé après le 7-Octobre, quand un communiqué de LFI refuse de qualifier le Hamas de groupe terroriste. Et décrit même ces attaques comme une "offensive armée de forces palestiniennes". Traitant LFI d'"idiot utile du Hamas", Jérôme Guedj est pris pour cible par les Insoumis et son ancien mentor, qui le qualifie notamment de "lâche de cette variété humaine que l'on connaît tous, les délateurs". "L'intéressant est de le voir s'agiter autour du piquet où le retient la laisse de ses adhésions", avait-il ajouté. C'en est trop pour Jérôme Guedj, issu d'une famille juive séfarade et fervent défenseur de la laïcité, qui refuse d'être ramené à sa "judéité". Sujet qu'il n'évoque normalement pas car il se revendique d'abord "républicain de gauche" et "universaliste". Il devient alors le fervent partisan d'une rupture totale avec LFI. ex-frondeur Jérôme Guedj refuse de repartir aux législatives anticipées sous l'étiquette de la nouvelle alliance de gauche du Nouveau Front populaire (NFP) -il est réélu sous les seules couleurs du PS- et se brouille même avec la direction du parti, qui défend cet accord avec LFI pour contrer le RN. Au congrès du PS qui suit, Jérôme Guedj traite Jean-Luc Mélenchon de "salopard antisémite". S'il regrette ensuite le mot "salopard", il maintient ses accusations d'antisémitisme. Longtemps figure de l'aile gauche du parti, Jérôme Guedj a été l'un des députés socialistes frondeurs du quinquennat Hollande qui, en avril 2014, avaient refusé d'accorder leur confiance au gouvernement de Manuel Valls. Reconnu par tous pour son expertise sur les questions sociales, l'époux à la ville de l'écrivaine Emilie Frèche a été en première ligne dans la bataille contre la réforme des retraites en 2023. Devenu ces derniers mois un des acteurs du compromis avec le Premier ministre Sébastien Lecornu sur le budget, il s'ancre désormais dans la gauche réformiste chère à François Hollande, Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann, tous anti-LFI, et refuse de participer à une primaire avec les Ecologistes et les anciens Insoumis. Mais, au sein de son parti, où il est le premier à se déclarer officiellement pour 2027, Jérôme Guedj est vu comme un "individualiste", "attiré par les médias", selon plusieurs cadres. "Guedj parle au nom de Guedj", ironise un socialiste. Un autre lui reconnaît "une forte personnalité" même s'il est "moins appuyé par une formation politique".

05.02.2026 à 13:27

Octogénaire juif tué à Lyon: 20 ans de prison requis, le mobile antisémite pas retenu par l'avocate générale 

FRANCE24
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La question de la circonstance aggravante de meurtre "commis en raison de la religion de la victime", "si difficile", reste en suspens, a déclaré la magistrate Amélie Cladière. Mais "pour ma part, la réponse est non", a-t-elle dit aux jurés de la cour d'assises du Rhône. En revanche, conformément aux expertises psychiatriques, elle a estimé que le discernement de l'accusé était altéré au moment des faits, ce qui atténue sa responsabilité pénale et ramène à 20 ans la peine maximale encourue pour le meurtre. Rachid Kheniche, 55 ans, a reconnu avoir tué son voisin et ami, un octogénaire juif de 89 ans, en le jetant de son balcon du 17e étage d'un immeuble d'un quartier populaire de Lyon, mais il nie avoir agi par antisémitisme. Contre ce "meurtre épouvantable", l'avocate générale a requis "le maximum possible quand la responsabilité est atténuée". Compte tenu "de l'âge et de la dangerosité" de l'accusé, elle a également requis dix ans de suivi socio-judiciaire. Dans son réquisitoire, Amélie Cladière s'est attachée au texte de loi pour déterminer si le crime est antisémite. Celui-ci énonce que le meurtre doit être "précédé, accompagné ou suivi de propos, écrits, images, objets ou actes" antisémites. "La loi nous demande de repérer des faits" qui se sont produits "dans le même temps que le crime commis", souligne-t-elle. Elle écarte donc des tweets de 2020 sur lesquels la cour s'était longuement penchée, dans lesquels l'accusé évoquait un complot "sayanim", terme complotiste utilisé pour désigner un agent dormant du Mossad. Juste "après avoir fait basculer M. Hadjadj dans le vide, M. Kheniche a pris un texte hébraïque dans la veste de sa victime "et des photos d'identité et les découpe", rappelle la magistrate. "Si dans le même temps il avait mis à la poubelle la Torah et les autres objets et attributs juifs qui étaient dans son appartement", cela aurait pu constituer un élément, note Mme Cladière. Mais "ce n'est pas le cas". "Mon travail est de vous présenter la situation, vous déciderez", a-t-elle dit aux jurés.
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La question de la circonstance aggravante de meurtre "commis en raison de la religion de la victime", "si difficile", reste en suspens, a déclaré la magistrate Amélie Cladière. Mais "pour ma part, la réponse est non", a-t-elle dit aux jurés de la cour d'assises du Rhône. En revanche, conformément aux expertises psychiatriques, elle a estimé que le discernement de l'accusé était altéré au moment des faits, ce qui atténue sa responsabilité pénale et ramène à 20 ans la peine maximale encourue pour le meurtre. Rachid Kheniche, 55 ans, a reconnu avoir tué son voisin et ami, un octogénaire juif de 89 ans, en le jetant de son balcon du 17e étage d'un immeuble d'un quartier populaire de Lyon, mais il nie avoir agi par antisémitisme. Contre ce "meurtre épouvantable", l'avocate générale a requis "le maximum possible quand la responsabilité est atténuée". Compte tenu "de l'âge et de la dangerosité" de l'accusé, elle a également requis dix ans de suivi socio-judiciaire. Dans son réquisitoire, Amélie Cladière s'est attachée au texte de loi pour déterminer si le crime est antisémite. Celui-ci énonce que le meurtre doit être "précédé, accompagné ou suivi de propos, écrits, images, objets ou actes" antisémites. "La loi nous demande de repérer des faits" qui se sont produits "dans le même temps que le crime commis", souligne-t-elle. Elle écarte donc des tweets de 2020 sur lesquels la cour s'était longuement penchée, dans lesquels l'accusé évoquait un complot "sayanim", terme complotiste utilisé pour désigner un agent dormant du Mossad. Juste "après avoir fait basculer M. Hadjadj dans le vide, M. Kheniche a pris un texte hébraïque dans la veste de sa victime "et des photos d'identité et les découpe", rappelle la magistrate. "Si dans le même temps il avait mis à la poubelle la Torah et les autres objets et attributs juifs qui étaient dans son appartement", cela aurait pu constituer un élément, note Mme Cladière. Mais "ce n'est pas le cas". "Mon travail est de vous présenter la situation, vous déciderez", a-t-elle dit aux jurés.

05.02.2026 à 13:21

Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump

FRANCE24
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Après s'être brièvement affichée à 69.821,18 dollars, le bitcoin perdait 3,26% à 70.256 dollars vers 11H55 GMT (12H55 heure de Paris), poursuivant sa chute liée à une aversion pour les actifs jugés risqués. Les monnaies numériques s'étaient envolées après l'élection de M. Trump, perçu comme un grand promoteur du secteur. Un mois plus tard, le bitcoin, la plus capitalisée des cryptomonnaies, avait même franchi pour la première fois le seuil des 100.000 dollars, un record dont le responsable politique s'était publiquement félicité. Prouvant sa réputation d'actif extrêmement volatil, le bitcoin avait ensuite repris sa progression, jusqu'à atteindre début octobre un record à 126.251,31 dollars, avant de connaître une rechute. Ces derniers jours le bitcoin a lourdement pâti d'un climat baissier sur plusieurs marchés, notament les valeurs boursières technologiques et même les métaux précieux, d'habitude utilisés comme des valeurs refuges. Par ailleurs, la cryptomonnaie a également souffert d'incertitudes réglementaires persistantes sur l'examen d'un texte sur les cryptomonnaies aux Etats-Unis, le CLARITY Act, qui patine devant le Sénat. Les progrès attendus concernant cette loi n'ont pas été au rendez-vous", estime James Butterfill, analyste pour CoinShares, ce qui constitue un "frein" pour le prix des cryptommonnaies.
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Après s'être brièvement affichée à 69.821,18 dollars, le bitcoin perdait 3,26% à 70.256 dollars vers 11H55 GMT (12H55 heure de Paris), poursuivant sa chute liée à une aversion pour les actifs jugés risqués. Les monnaies numériques s'étaient envolées après l'élection de M. Trump, perçu comme un grand promoteur du secteur. Un mois plus tard, le bitcoin, la plus capitalisée des cryptomonnaies, avait même franchi pour la première fois le seuil des 100.000 dollars, un record dont le responsable politique s'était publiquement félicité. Prouvant sa réputation d'actif extrêmement volatil, le bitcoin avait ensuite repris sa progression, jusqu'à atteindre début octobre un record à 126.251,31 dollars, avant de connaître une rechute. Ces derniers jours le bitcoin a lourdement pâti d'un climat baissier sur plusieurs marchés, notament les valeurs boursières technologiques et même les métaux précieux, d'habitude utilisés comme des valeurs refuges. Par ailleurs, la cryptomonnaie a également souffert d'incertitudes réglementaires persistantes sur l'examen d'un texte sur les cryptomonnaies aux Etats-Unis, le CLARITY Act, qui patine devant le Sénat. Les progrès attendus concernant cette loi n'ont pas été au rendez-vous", estime James Butterfill, analyste pour CoinShares, ce qui constitue un "frein" pour le prix des cryptommonnaies.
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