Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

28.05.2026 à 17:55

FRANCE24
img
"Jusqu'à 1.500 postes pourraient être supprimés" en France, dont "les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie", a précisé à l'AFP le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris. Aucun site industriel spécifique ne sera visé. Les emplois tertiaires du groupe se trouvent à Paris, Clermont-Ferrand --le berceau du groupe fondé en 1889-- et Lille. Le plan sera "basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint", a assuré M. Faure-Vauris. "Ce sont des mensonges, bien sûr qu'il y aura des départs contraints", s'est indigné auprès de l'AFP Romain Baciak, délégué CGT au siège Michelin à Clermont-Ferrand. "On condamne évidemment cette décision de suppression de postes, c'est récurrent dans cette entreprise où on fait des plans de départs volontaires successifs", avertit de son côté Nicolas Robert, délégué central Michelin France pour SUD. "Nous resteront vigilants pour que l'entreprise ne mette pas de pression sur certains salariés pour qu'ils partent". Et "pour ceux qui restent, que le but déguisé ne soit pas de diminuer les effectifs en maintenant la charge de travail", ajoute-t-il auprès de l'AFP. "C'est un peu inquiétant. Mais ce qui nous rassure, c'est que c'est du volontariat, il faut juste s'assurer qu'il n'y aura pas de fermeture de sites", renchérit Pierre Papon, délégué CFDT à Michelin France. "Problème de gestion des effectifs" Le groupe avait déjà supprimé 1.246 emplois en France en 2024 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l'ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Les syndicats dénoncent surtout une mauvaise gestion des ressources humaines. "Il y a un vrai problème de gestion d'effectifs (...) derrière une volonté de réduire les coûts", déplore Nicolas Robert. "Pour les emplois industriels, l'impact est plus mesuré. Mais pour le tertiaire, on a un problème de pilotage des effectifs", accuse Pierre Papon. "On estime aujourd'hui entre 300 et 400 les personnes en recherche de postes, car les leurs ont été supprimés, et ils font des missions internes au quotidien", tandis que "l'entreprise qui continue d'embaucher de nouvelles compétences", dit-il. Michelin emploie actuellement 17.000 personnes en France, où il compte encore 13 sites industriels. Il y a un an, devant une commission de l'Assemblée nationale, le patron du groupe, Florent Ménégaux, avait déclaré que les activités industrielles en France étaient "déficitaires". Près de 3,5 milliards d’euros ont été investis en France au cours des dix dernières années, a rappelé Michelin. Le contexte français est marqué par "les niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l’énergie, ainsi qu’à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés", fait valoir le groupe dans un communiqué, qui précise vouloir réduire ses coûts. Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4%, à 6,2 milliards d'euros. Ce recul a été imputé aux effets de change. L'activité pneus, de très loin la principale de l'entreprise, a baissé de 1,4% en volume sur un an.

28.05.2026 à 17:53

FRANCE24
img
Face au projet de Bruxelles visant à mieux orienter l'épargne vers l'investissement en direction des entreprises, "l'Europe progresse à un rythme d'escargot", a déploré le vice-chancelier allemand et ministre des Finances Lars Klingbeil à l'occasion d'un sommet à Berlin regroupant ses homologues de France, d'Italie, des Pays-Bas, de Pologne et d'Espagne. Le cadre législatif destiné à réformer les marchés financiers de l'UE, lancé par la Commission européenne fin 2025, demeure un "instrument stratégique pour renforcer la compétitivité" et la "souveraineté européenne", a-t-il ajouté. Le projet a pris son élan il y dix ans mais est resté bloqué faute d'accord entre les différents Etats membres. "Je suis fermement convaincu que nous avons besoin de compromis", a ajouté M. Klingbeil, appelant à ce que "chaque nation ne campe pas sur ses 100%" mais que tous les pays soient "capables de construire des ponts". Il a dit souhaiter que ce paquet législatif soit adopté par le Conseil et le Parlement européen au cours de l'année 2026. Un premier pas vers la création d'un marché des capitaux européen unifié doit consister à renforcer les pouvoirs de l'autorité européenne des marchés financiers (Esma), au détriment des régulateurs nationaux. Mais cette mesure fait débat au sein de l'Union européenne, l'Irlande et le Luxembourg ayant émis des réserves car ils craignent un impact négatif sur le secteur des services financiers, d'importance cruciale pour leur croissance. Le ministre polonais de l'Economie et des Finances, Andrzej Domanski, a adopté une position intermédiaire en disant "souhaiter davantage de compétences pour l'Esma" tout en "préservant les compétences de la supervision nationale". Il a par ailleurs déploré la perte d'attractivité des places financières européennes, jugeant "honteux que tant d'entreprises européennes choisissent d'être cotées à New York plutôt qu'à Francfort, Paris ou Varsovie". "Nous devons nous assurer que le capital européen cesse de s'envoler partout ailleurs et reste en Europe pour financer des solutions européennes aux problèmes mondiaux auxquels nous sommes confrontés", a jugé le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure. Selon lui, l'union des marchés de capitaux doit permettre de renforcer les investissements dans des domaines clés comme la "défense", "l'intelligence artificielle", le "calcul quantique" ou la "transition énergétique".

28.05.2026 à 17:49

FRANCE24
img
Paris a perdu 0,23%, Francfort 0,34% et Londres 0,75% selon les données définitives. Seule Milan a clôturé dans le vert, gagnant 0,50%.
Lire plus (394 mots)
Paris a perdu 0,23%, Francfort 0,34% et Londres 0,75% selon les données définitives. Seule Milan a clôturé dans le vert, gagnant 0,50%.

28.05.2026 à 17:47

FRANCE24
img
Idéalement lancé par Jasper Stuyven, son coéquipier chez Soudal Quick-Step, le Grenoblois de 22 ans s'est imposé largement devant deux Italiens, Edoardo Zambanini et Jonathan Milan. Pour gagner le droit de disputer la victoire dans cette étape accidentée, Magnier a réussi, comme Milan, à survivre au Muro Di Ca'del Poggio, une rampe courte (1,1 km) mais très raide (12,3% de moyenne) à dix kilomètres du but. A l'arrivée, sous la pluie, il a confirmé qu'il était bien l'homme le plus rapide de ce Giro en sortant de la roue de Stuyven à 300 m de la ligne pour écraser la concurrence de toute sa puissance. "Je ne m'attendais pas à gagner aujourd'hui, cela rend la victoire encore plus belle", a déclaré le Français qui avait remporté ses deux premières victoires dans ce Giro lors du premier week-end en Bulgarie, la première à Bourgas pour revêtir le maillot rose d'entrée et la deuxième lors de la troisième étape à Sofia. Il a ensuite souvent souffert pour passer les bosses et a été dépossédé du maillot cyclamen du classement aux points par Jhonatan Narvaez, également vainqueur de trois étapes dans ce Giro. Mais sa victoire jeudi place Magnier en position idéale pour remporter ce maillot distinctif puisqu'il ne reste plus qu'une étape pour sprinteurs, dimanche lors de l'arrivée finale à Rome. Vendredi et samedi, c'est la montagne qui attend le peloton. Le Danois Jonas Vingegaard porte toujours le maillot rose de leader avec plus de quatre minutes d’avance sur l'Autrichien Felix Gall et le Néerlandais Thymen Arensman à la veille de l'étape-reine dans les Dolomites.
Lire plus (275 mots)
Idéalement lancé par Jasper Stuyven, son coéquipier chez Soudal Quick-Step, le Grenoblois de 22 ans s'est imposé largement devant deux Italiens, Edoardo Zambanini et Jonathan Milan. Pour gagner le droit de disputer la victoire dans cette étape accidentée, Magnier a réussi, comme Milan, à survivre au Muro Di Ca'del Poggio, une rampe courte (1,1 km) mais très raide (12,3% de moyenne) à dix kilomètres du but. A l'arrivée, sous la pluie, il a confirmé qu'il était bien l'homme le plus rapide de ce Giro en sortant de la roue de Stuyven à 300 m de la ligne pour écraser la concurrence de toute sa puissance. "Je ne m'attendais pas à gagner aujourd'hui, cela rend la victoire encore plus belle", a déclaré le Français qui avait remporté ses deux premières victoires dans ce Giro lors du premier week-end en Bulgarie, la première à Bourgas pour revêtir le maillot rose d'entrée et la deuxième lors de la troisième étape à Sofia. Il a ensuite souvent souffert pour passer les bosses et a été dépossédé du maillot cyclamen du classement aux points par Jhonatan Narvaez, également vainqueur de trois étapes dans ce Giro. Mais sa victoire jeudi place Magnier en position idéale pour remporter ce maillot distinctif puisqu'il ne reste plus qu'une étape pour sprinteurs, dimanche lors de l'arrivée finale à Rome. Vendredi et samedi, c'est la montagne qui attend le peloton. Le Danois Jonas Vingegaard porte toujours le maillot rose de leader avec plus de quatre minutes d’avance sur l'Autrichien Felix Gall et le Néerlandais Thymen Arensman à la veille de l'étape-reine dans les Dolomites.

28.05.2026 à 17:44

Benjamin DODMAN
img
Pays-hôte de Roland-Garros, seul tournoi du Grand Chelem sur terre battue, la France voit ses courts ocres disparaître petit à petit. Les efforts visant à rendre le tennis accessible ont conduit à leur remplacement par des courts en dur, moins chers et plus faciles à entretenir. La disparition de l’ocre expliquerait-elle les piteuses performances françaises porte d’Auteuil ?
Lire plus (275 mots)
Pays-hôte de Roland-Garros, seul tournoi du Grand Chelem sur terre battue, la France voit ses courts ocres disparaître petit à petit. Les efforts visant à rendre le tennis accessible ont conduit à leur remplacement par des courts en dur, moins chers et plus faciles à entretenir. La disparition de l’ocre expliquerait-elle les piteuses performances françaises porte d’Auteuil ?

28.05.2026 à 17:41

FRANCE24
img
Cinq choses à savoir sur les vagues de chaleur, au XXIe siècle en Europe, continent qui connaît le réchauffement le plus rapide depuis 1990, selon les données de l'Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA). L'électrochoc de 2003 L'intense canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest durant la première moitié d'août 2003 crée un véritable électrochoc dans plusieurs pays. Les années qui suivent, plusieurs pays mettent en place des systèmes d'alerte sur les vagues de chaleur, comme le "plan canicule" créé en France. Les températures exceptionnelles subies en France, Italie, Espagne, Portugal entraînent des dizaines de milliers de morts: une étude européenne publiée en 2007 a évalué à 70.000 les "décès supplémentaires" dans 16 pays durant l'été 2003. L'épisode de 2003 n'est pas le seul à avoir provoqué des vagues de décès: la canicule ayant frappé la Russie en 2010 a entraîné près de 56.000 "décès supplémentaires", selon l'agence russe des statistiques Rosstat, tandis que plus de 61.000 décès seraient attribuables aux chaleurs de la période estivale de 2022 dans 35 pays européens, selon une étude franco-espagnole (Inserm/ISGlobal). D'est en ouest, du nord au sud Si la canicule de 2003 s'est abattue principalement sur l'ouest et le sud de l'Europe, le continent a été concerné dans toutes ses régions par les vagues de chaleur depuis le début du siècle. En 2010, c'est l'Europe de l'Est qui étouffe, en premier lieu la Russie. Cet épisode exceptionnellement long de 45 jours est marqué par une température record de 37,2°C en juillet à Moscou. En juin et juillet 2019, c'est la moitié nord et ouest de l'Europe qui souffre surtout, avec des températures record enregistrées aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni. Le record français (46°C à Vérargues dans l'Hérault) date aussi de cet été-là. En 2021, c'est surtout le sud de l'Europe qui suffoque avec un record absolu de température pour l'Europe enregistré en août en Sicile, un record national en Espagne et la "pire canicule depuis 1987" en Grèce, selon son gouvernement. Plus précoces, plus tardives Plus étendues géographiquement, les vagues de chaleur européennes prennent aussi plus de place dans le calendrier. En 2019 puis à nouveau en 2022, la première vague de chaleur qui s'abat sur l'Europe arrive à la mi-juin avec, par exemple, des records de chaleur battus en 2022 pour un mois de juin, en Allemagne et Autriche. L'année suivante, la vague de chaleur européenne s'étend jusqu'en septembre, accentuant la sécheresse sur l'Europe du sud. En mai 2026, un épisode "inédit" de chaleur précoce s'abat sur l'Europe occidentale: des records de température pour mai sont tombés en France, au Royaume-Uni et au Portugal tandis qu'en Italie, plusieurs grandes villes ont été placées, jeudi, en alerte rouge à cause de la chaleur. Plus fréquentes Etudes et organismes scientifiques s'accordent sur la fréquence accrue des épisodes caniculaires en Europe. Météo-France relève ainsi que sur les 51 vagues de chaleur recensées à l'échelle nationale depuis 1947, 34 se sont produites depuis 2000 et 26 depuis 2011. Une étude universitaire germano-roumaine portant sur la période 1921/2021, publiée en 2025, concluait à un "accroissement significatif de la fréquence des vagues de chaleur à travers la plupart des régions d'Europe, tout spécialement ces trente dernières années". Records absolus de températures Les canicules du XXIe siècle en Europe s'accompagnent de températures record comme le pic absolu pour le continent atteint le 11 août 2021 à Syracuse en Sicile (Italie) avec 48,8°C, un record homologué par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). D'autres records nationaux (température la plus élevée jamais atteinte dans le pays, en un point du territoire et non en moyenne) ont été enregistrés dans plusieurs pays du continent ces dernières années, notamment: PAYSTEMPERATUREDATE France46°CJuin 2019 Allemagne41,2°CJuillet 2019 Espagne47,6°CAoût 2021 Royaume-Uni40,3°CJuillet 2022
Texte intégral (660 mots)
Cinq choses à savoir sur les vagues de chaleur, au XXIe siècle en Europe, continent qui connaît le réchauffement le plus rapide depuis 1990, selon les données de l'Administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA). L'électrochoc de 2003 L'intense canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest durant la première moitié d'août 2003 crée un véritable électrochoc dans plusieurs pays. Les années qui suivent, plusieurs pays mettent en place des systèmes d'alerte sur les vagues de chaleur, comme le "plan canicule" créé en France. Les températures exceptionnelles subies en France, Italie, Espagne, Portugal entraînent des dizaines de milliers de morts: une étude européenne publiée en 2007 a évalué à 70.000 les "décès supplémentaires" dans 16 pays durant l'été 2003. L'épisode de 2003 n'est pas le seul à avoir provoqué des vagues de décès: la canicule ayant frappé la Russie en 2010 a entraîné près de 56.000 "décès supplémentaires", selon l'agence russe des statistiques Rosstat, tandis que plus de 61.000 décès seraient attribuables aux chaleurs de la période estivale de 2022 dans 35 pays européens, selon une étude franco-espagnole (Inserm/ISGlobal). D'est en ouest, du nord au sud Si la canicule de 2003 s'est abattue principalement sur l'ouest et le sud de l'Europe, le continent a été concerné dans toutes ses régions par les vagues de chaleur depuis le début du siècle. En 2010, c'est l'Europe de l'Est qui étouffe, en premier lieu la Russie. Cet épisode exceptionnellement long de 45 jours est marqué par une température record de 37,2°C en juillet à Moscou. En juin et juillet 2019, c'est la moitié nord et ouest de l'Europe qui souffre surtout, avec des températures record enregistrées aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et au Royaume-Uni. Le record français (46°C à Vérargues dans l'Hérault) date aussi de cet été-là. En 2021, c'est surtout le sud de l'Europe qui suffoque avec un record absolu de température pour l'Europe enregistré en août en Sicile, un record national en Espagne et la "pire canicule depuis 1987" en Grèce, selon son gouvernement. Plus précoces, plus tardives Plus étendues géographiquement, les vagues de chaleur européennes prennent aussi plus de place dans le calendrier. En 2019 puis à nouveau en 2022, la première vague de chaleur qui s'abat sur l'Europe arrive à la mi-juin avec, par exemple, des records de chaleur battus en 2022 pour un mois de juin, en Allemagne et Autriche. L'année suivante, la vague de chaleur européenne s'étend jusqu'en septembre, accentuant la sécheresse sur l'Europe du sud. En mai 2026, un épisode "inédit" de chaleur précoce s'abat sur l'Europe occidentale: des records de température pour mai sont tombés en France, au Royaume-Uni et au Portugal tandis qu'en Italie, plusieurs grandes villes ont été placées, jeudi, en alerte rouge à cause de la chaleur. Plus fréquentes Etudes et organismes scientifiques s'accordent sur la fréquence accrue des épisodes caniculaires en Europe. Météo-France relève ainsi que sur les 51 vagues de chaleur recensées à l'échelle nationale depuis 1947, 34 se sont produites depuis 2000 et 26 depuis 2011. Une étude universitaire germano-roumaine portant sur la période 1921/2021, publiée en 2025, concluait à un "accroissement significatif de la fréquence des vagues de chaleur à travers la plupart des régions d'Europe, tout spécialement ces trente dernières années". Records absolus de températures Les canicules du XXIe siècle en Europe s'accompagnent de températures record comme le pic absolu pour le continent atteint le 11 août 2021 à Syracuse en Sicile (Italie) avec 48,8°C, un record homologué par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). D'autres records nationaux (température la plus élevée jamais atteinte dans le pays, en un point du territoire et non en moyenne) ont été enregistrés dans plusieurs pays du continent ces dernières années, notamment: PAYSTEMPERATUREDATE France46°CJuin 2019 Allemagne41,2°CJuillet 2019 Espagne47,6°CAoût 2021 Royaume-Uni40,3°CJuillet 2022

28.05.2026 à 17:40

FRANCE24
img
Un dispositif de sécurité particulièrement conséquent sera déployé samedi 30 mai en France pour la finale de la Ligue des champions qui opposera à Budapest le PSG à Arsenal, avec 22 000 policiers et gendarmes mobilisés en France dont 8 000 à Paris et dans son agglomération, a annoncé Laurent Nuñez. Récit de Ludovic de Foucaud.
Texte intégral (660 mots)
Un dispositif de sécurité particulièrement conséquent sera déployé samedi 30 mai en France pour la finale de la Ligue des champions qui opposera à Budapest le PSG à Arsenal, avec 22 000 policiers et gendarmes mobilisés en France dont 8 000 à Paris et dans son agglomération, a annoncé Laurent Nuñez. Récit de Ludovic de Foucaud.

28.05.2026 à 17:36

FRANCE24
img
Le ⁠numéro un mondial ​Jannik Sinner a été éliminé jeudi 28 mai au deuxième tour du tournoi de tennis de Roland-Garros, dont il était le finaliste sortant et l'immense favori ​en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz. Le Français Moïse Kouame, pour son premier Roland-Garros à seulement 17 ans, a remporté une bataille homérique de près de cinq heures contre le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo. Décryptage de Benoît Perrochais, chef du service des sports de France 24.
Lire plus (85 mots)
Le ⁠numéro un mondial ​Jannik Sinner a été éliminé jeudi 28 mai au deuxième tour du tournoi de tennis de Roland-Garros, dont il était le finaliste sortant et l'immense favori ​en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz. Le Français Moïse Kouame, pour son premier Roland-Garros à seulement 17 ans, a remporté une bataille homérique de près de cinq heures contre le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo. Décryptage de Benoît Perrochais, chef du service des sports de France 24.

28.05.2026 à 17:29

FRANCE24
img
L'ancien Premier ministre, qui a officialisé sa candidature vendredi dans l'Aveyron, tient un premier meeting samedi après-midi au Parc des Expositions de Paris. Renaissance, qui attend "plusieurs milliers de personnes", annonce d'ores et déjà un second meeting pour "lancer la rentrée" début septembre dans la capitale. Samedi, M. Attal prononcera un "discours de mobilisation" exposant "une vision positive de l'avenir", en "contrepied" du "déclinisme" et du "marasme ambiants" entretenus par "beaucoup de responsables politiques et pas simplement aux extrêmes", a-t-on expliqué de même source. Le candidat développera ses quatre "chantiers capitaux" et sa méthode pour les appliquer au pouvoir. Il entend illustrer ces priorités lors de déplacements, à commencer par la visite vendredi du lycée François-Villon de Beaugency (Loiret), qui propose notamment une spécialité IA en seconde. Objectif du meeting également: montrer que Gabriel Attal est "soutenu et entouré", a-t-on ajouté, en annonçant la présence de 80 parlementaires, dont certains d'autres partis du bloc central, et de plusieurs membres du gouvernement (David Amiel, Éléonore Caroit, Roland Lescure, Stéphanie Rist). Plusieurs figures de Renaissance ont néanmoins fait savoir qu'elles n'assisteraient pas au meeting, dont la ministre Aurore Bergé et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Pas plus qu’Élisabeth Borne, qui a même récemment démissionné des instances dirigeantes du parti. "Tout a changé dans le défi que doit relever le pays et dans le monde par rapport à 2017 et même à 2022". "J’ai une démarche qui est objectivement assez systémique, assez radicale, j’assume de bousculer sur un certain nombre de sujets. Donc c’est normal qu’il y ait des gens qui ne se retrouvent pas dans la démarche qui est la mienne", expliquait récemment Gabriel Attal. Le député des Hauts-de-Seine, qui recevra 500 élus jeudi soir, dédicacera son livre après le meeting et devrait assister à la finale de la Ligue des champions de football depuis la fan-zone sur place. Le parti prévoit une campagne d'affichage et de tractage, le lancement d'une application le 6 juin et promet une "campagne permanente" tout l'été. "Il n'y a rien de pire qu’un candidat qui se déclare et après, qu'il ne se passe rien", a-t-on expliqué chez Renaissance, alors que Gabriel Attal est désormais officiellement en concurrence avec Édouard Philippe. Le président d'Horizons a annoncé un meeting le 5 juillet à Paris.
Lire plus (415 mots)
L'ancien Premier ministre, qui a officialisé sa candidature vendredi dans l'Aveyron, tient un premier meeting samedi après-midi au Parc des Expositions de Paris. Renaissance, qui attend "plusieurs milliers de personnes", annonce d'ores et déjà un second meeting pour "lancer la rentrée" début septembre dans la capitale. Samedi, M. Attal prononcera un "discours de mobilisation" exposant "une vision positive de l'avenir", en "contrepied" du "déclinisme" et du "marasme ambiants" entretenus par "beaucoup de responsables politiques et pas simplement aux extrêmes", a-t-on expliqué de même source. Le candidat développera ses quatre "chantiers capitaux" et sa méthode pour les appliquer au pouvoir. Il entend illustrer ces priorités lors de déplacements, à commencer par la visite vendredi du lycée François-Villon de Beaugency (Loiret), qui propose notamment une spécialité IA en seconde. Objectif du meeting également: montrer que Gabriel Attal est "soutenu et entouré", a-t-on ajouté, en annonçant la présence de 80 parlementaires, dont certains d'autres partis du bloc central, et de plusieurs membres du gouvernement (David Amiel, Éléonore Caroit, Roland Lescure, Stéphanie Rist). Plusieurs figures de Renaissance ont néanmoins fait savoir qu'elles n'assisteraient pas au meeting, dont la ministre Aurore Bergé et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Pas plus qu’Élisabeth Borne, qui a même récemment démissionné des instances dirigeantes du parti. "Tout a changé dans le défi que doit relever le pays et dans le monde par rapport à 2017 et même à 2022". "J’ai une démarche qui est objectivement assez systémique, assez radicale, j’assume de bousculer sur un certain nombre de sujets. Donc c’est normal qu’il y ait des gens qui ne se retrouvent pas dans la démarche qui est la mienne", expliquait récemment Gabriel Attal. Le député des Hauts-de-Seine, qui recevra 500 élus jeudi soir, dédicacera son livre après le meeting et devrait assister à la finale de la Ligue des champions de football depuis la fan-zone sur place. Le parti prévoit une campagne d'affichage et de tractage, le lancement d'une application le 6 juin et promet une "campagne permanente" tout l'été. "Il n'y a rien de pire qu’un candidat qui se déclare et après, qu'il ne se passe rien", a-t-on expliqué chez Renaissance, alors que Gabriel Attal est désormais officiellement en concurrence avec Édouard Philippe. Le président d'Horizons a annoncé un meeting le 5 juillet à Paris.

28.05.2026 à 17:21

FRANCE24
img
C'est à Mora, dans le centre du Portugal, que le nouveau record de chaleur pour un mois de mai dans ce pays a été atteint, avec une température maximale de 40,3°C, contre 40°C en mai 2001. En Italie, Florence, Bologne, Turin et Brescia, dans le nord du pays, ainsi que Rome au centre, ont été placées en alerte rouge, niveau le plus élevé. Toutefois, dans les rues de Rome, la vague de chaleur ne décourage pas les touristes. "Il fait très, très chaud. On transpire beaucoup. On boit beaucoup d'eau pour se rafraîchir. Et on reste à l'ombre dès qu'on peut. Et les chapeaux. Un chapeau, c'est indispensable!", ont déclaré à l'AFP-TV Nana Martínez García et Maria Angeles Mellinas Tello, deux touristes espagnoles. John Ren, un touriste américain, conseille lui, de "se lever tôt, commencer les activités plus tôt et faire beaucoup de pauses". Il faut "s'asseoir dans un restaurant climatisé, aller au musée, rester un peu plus à l'intérieur pendant les heures les plus chaudes de la journée", explique-t-il en connaisseur. Une vague de chaleur d'une précocité inédite déferle depuis le début de la semaine sur l'Europe de l'Ouest, dont le Royaume-Uni, conséquence de la présence sur toute la région d'un "dôme de chaleur", zone de haute pression qui bloque l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord. Ce phénomène météorologique, qui a déjà provoqué plusieurs décès - directement ou indirectement - en France selon le gouvernement, est synonyme de températures supérieures de 10 à 15 degrés aux normales saisonnières. Cette chape de plomb s'accompagne d'une dégradation de la qualité de l'air, qui entraîne des épisodes de pollution critique à l'ozone, comme en France. L'élue écologiste Marine Tondelier s'est dite "effarée par l'impréparation du gouvernement", dénonçant la baisse du Fonds vert et la lenteur des rénovations scolaires. "Le gouvernement doit sortir de la gestion de crise au coup par coup et prendre des mesures structurantes, en particulier pour adapter les logements et les écoles aux fortes chaleurs", a exhorté Anne Bringault, du Réseau Action Climat. Au Royaume-Uni, des experts chargés de conseiller le gouvernement préconisent aussi de se donner des objectifs "mesurables" pour réduire les conséquences du changement climatique. Comme la fixation de limites de températures dans les hôpitaux, les écoles, les prisons et les entreprises, le déploiement de systèmes de refroidissement et de climatisation dans les bâtiments, le développement de davantage de systèmes de protection contre les inondations, ou l'augmentation des capacités de stockage d'eau. Conséquences sévères sur l'économie Des mesures de restrictions, dont la circulation différenciée qui exclut les véhicules les plus polluants, sont entrées en vigueur en région parisienne, à partir de jeudi midi et jusqu'à samedi soir, a indiqué de son côté la Préfecture. Le tournoi de tennis Roland-Garros, à l'ouest de la capitale française, n'est pas non plus à l'abri des conséquences de cette chaleur inhabituelle, la star serbe Novak Djokovic exhortant publiquement les organisateurs à "repousser" les matches de quelques heures quand de telles conditions extrêmes se présentent. Mais alors qu'un soleil de plomb accable jeudi Paris, dans un ciel sans nuage, des irréductibles de la course à pied n'abandonnent pas leur passion. Autour du grand bassin octogonal du jardin des Tuileries, loin des points d'ombre, ils se succèdent, trottinant pour certains, à très grandes enjambées pour d'autres, mais tous le visage marqué par l'effort inhabituel qu'ils s'imposent. "Ça va pour l'instant", brave Grégoire Delage, 33 ans, qui vient de prendre trois grandes gorgées d'eau et de mouiller sa tête à la fontaine. Pour le responsable de l'ONU Climat, Simon Stiell, cette vague de chaleur, est un "rappel brutal des conséquences en spirale de la crise climatique". De tels phénomènes auront des conséquences sévères sur les économies européennes, avec la croissance des pays les plus exposés amputée de 5% à 7% au total sur 2026-2030, selon une étude d'Allianz Trade. Ces pertes cumulées atteindraient 240 milliards de dollars en France, 147 milliards en Italie, 131 milliards en Allemagne et 120 milliards en Espagne. Les températures moyennes mondiales devraient se maintenir "à des niveaux record ou quasi record" sur la période 2026-2030, avec 75% de probabilité que la moyenne de ces cinq ans dépasse de plus de 1,5°C celle des niveaux préindustriels, a alerté jeudi l'Organisation des Nations unies. burx-cn-ib/cel
Texte intégral (775 mots)
C'est à Mora, dans le centre du Portugal, que le nouveau record de chaleur pour un mois de mai dans ce pays a été atteint, avec une température maximale de 40,3°C, contre 40°C en mai 2001. En Italie, Florence, Bologne, Turin et Brescia, dans le nord du pays, ainsi que Rome au centre, ont été placées en alerte rouge, niveau le plus élevé. Toutefois, dans les rues de Rome, la vague de chaleur ne décourage pas les touristes. "Il fait très, très chaud. On transpire beaucoup. On boit beaucoup d'eau pour se rafraîchir. Et on reste à l'ombre dès qu'on peut. Et les chapeaux. Un chapeau, c'est indispensable!", ont déclaré à l'AFP-TV Nana Martínez García et Maria Angeles Mellinas Tello, deux touristes espagnoles. John Ren, un touriste américain, conseille lui, de "se lever tôt, commencer les activités plus tôt et faire beaucoup de pauses". Il faut "s'asseoir dans un restaurant climatisé, aller au musée, rester un peu plus à l'intérieur pendant les heures les plus chaudes de la journée", explique-t-il en connaisseur. Une vague de chaleur d'une précocité inédite déferle depuis le début de la semaine sur l'Europe de l'Ouest, dont le Royaume-Uni, conséquence de la présence sur toute la région d'un "dôme de chaleur", zone de haute pression qui bloque l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord. Ce phénomène météorologique, qui a déjà provoqué plusieurs décès - directement ou indirectement - en France selon le gouvernement, est synonyme de températures supérieures de 10 à 15 degrés aux normales saisonnières. Cette chape de plomb s'accompagne d'une dégradation de la qualité de l'air, qui entraîne des épisodes de pollution critique à l'ozone, comme en France. L'élue écologiste Marine Tondelier s'est dite "effarée par l'impréparation du gouvernement", dénonçant la baisse du Fonds vert et la lenteur des rénovations scolaires. "Le gouvernement doit sortir de la gestion de crise au coup par coup et prendre des mesures structurantes, en particulier pour adapter les logements et les écoles aux fortes chaleurs", a exhorté Anne Bringault, du Réseau Action Climat. Au Royaume-Uni, des experts chargés de conseiller le gouvernement préconisent aussi de se donner des objectifs "mesurables" pour réduire les conséquences du changement climatique. Comme la fixation de limites de températures dans les hôpitaux, les écoles, les prisons et les entreprises, le déploiement de systèmes de refroidissement et de climatisation dans les bâtiments, le développement de davantage de systèmes de protection contre les inondations, ou l'augmentation des capacités de stockage d'eau. Conséquences sévères sur l'économie Des mesures de restrictions, dont la circulation différenciée qui exclut les véhicules les plus polluants, sont entrées en vigueur en région parisienne, à partir de jeudi midi et jusqu'à samedi soir, a indiqué de son côté la Préfecture. Le tournoi de tennis Roland-Garros, à l'ouest de la capitale française, n'est pas non plus à l'abri des conséquences de cette chaleur inhabituelle, la star serbe Novak Djokovic exhortant publiquement les organisateurs à "repousser" les matches de quelques heures quand de telles conditions extrêmes se présentent. Mais alors qu'un soleil de plomb accable jeudi Paris, dans un ciel sans nuage, des irréductibles de la course à pied n'abandonnent pas leur passion. Autour du grand bassin octogonal du jardin des Tuileries, loin des points d'ombre, ils se succèdent, trottinant pour certains, à très grandes enjambées pour d'autres, mais tous le visage marqué par l'effort inhabituel qu'ils s'imposent. "Ça va pour l'instant", brave Grégoire Delage, 33 ans, qui vient de prendre trois grandes gorgées d'eau et de mouiller sa tête à la fontaine. Pour le responsable de l'ONU Climat, Simon Stiell, cette vague de chaleur, est un "rappel brutal des conséquences en spirale de la crise climatique". De tels phénomènes auront des conséquences sévères sur les économies européennes, avec la croissance des pays les plus exposés amputée de 5% à 7% au total sur 2026-2030, selon une étude d'Allianz Trade. Ces pertes cumulées atteindraient 240 milliards de dollars en France, 147 milliards en Italie, 131 milliards en Allemagne et 120 milliards en Espagne. Les températures moyennes mondiales devraient se maintenir "à des niveaux record ou quasi record" sur la période 2026-2030, avec 75% de probabilité que la moyenne de ces cinq ans dépasse de plus de 1,5°C celle des niveaux préindustriels, a alerté jeudi l'Organisation des Nations unies. burx-cn-ib/cel

28.05.2026 à 17:21

FRANCE24
img
Des frappes israéliennes ont fait au moins 14 morts jeudi dans le sud du Liban, où Israël a étendu sa "zone de combat" contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. La ⁠marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a ciblé jeudi une base ⁠aérienne américaine après que les ​États-Unis ont mené de nouvelles frappes dans le sud de l'Iran. Récit de Chloé Duval et d'André Muller.
Lire plus (84 mots)
Des frappes israéliennes ont fait au moins 14 morts jeudi dans le sud du Liban, où Israël a étendu sa "zone de combat" contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. La ⁠marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a ciblé jeudi une base ⁠aérienne américaine après que les ​États-Unis ont mené de nouvelles frappes dans le sud de l'Iran. Récit de Chloé Duval et d'André Muller.

28.05.2026 à 17:17

FRANCE24
img
Il s'agit de la troisième "translocation" depuis le lancement il y a deux ans d'un programme visant à renforcer la population du grand gallinacé, appelé aussi coq de Bruyère, emblématique des Vosges d'où il a quasiment disparu. Jusqu'ici, il a été marqué par un taux élevé de mortalité des animaux réintroduits, notamment en raison de prédations. Des associations environnementales dénoncent ce programme, estimant que les conditions nécessaires à la survie de l'espèce ne sont plus remplies dans les Vosges. Dix-sept spécimens capturés en Norvège, treize coqs et quatre poules, ont été relâchés entre le 13 avril et le 8 mai, a précisé le Parc naturel régional (PNR) des Ballons des Vosges. "Les 17 sont condamnés. Sans doute à disparaître", comme beaucoup d'autres sont morts, mais aussi "à ne pas se reproduire", du fait du très faible nombre de femelles capturées, a réagi auprès de l'AFP Dominique Humbert-Beretti, président de SOS Massif des Vosges, l'une des associations opposées au projet. D'autant qu'il y a aussi eu "quatre morts au moment de la capture", soulève-t-il, un chiffre "important". Deux années pas concluantes Les équipes du PNR avaient pour objectif entre la fin de l'hiver et le début du printemps de capturer davantage d'individus en Norvège "pour se donner plus de succès", avait indiqué à la presse le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, début février. L'accord passé entre le PNR, l’État français et la Norvège permet la capture d'un maximum de 50 oiseaux par an, et de 200 sur cinq ans. Le pays en compte 200.000. Or, en trois ans, une trentaine seulement d'oiseaux ont été réintroduits dans les Vosges. Ces oiseaux, équipés comme les précédents de balises GPS, ont rejoint les "trois à cinq individus présents", selon le PNR, soit un à deux individus originaires de Norvège ayant survécu et deux à trois autochtones. Les autres sont morts, notamment du fait de la prédation. Le gouvernement a annoncé début avril son souhait d'inscrire sur la liste des espèces protégées, donc non chassables, le grand tétras, ainsi que le lagopède alpin, selon des associations environnementales et la fédération de chasseurs, qui déplore cette décision. Recours En 2024 puis 2025, plusieurs associations environnementales ont déposé des recours devant la justice administrative pour contester les arrêtés autorisant la réintroduction. Jusqu'ici, la justice a donné raison à l’État, validant les arrêtés. Cette année, elles ont adressé, fin avril, une "demande préalable" au PNR "visant à rechercher sa responsabilité dans la mise en œuvre et la poursuite du programme de réintroduction", expliquent-elles. "Cette démarche pourrait ouvrir la voie, en cas de refus ou d’absence de réponse, à un recours contentieux devant le tribunal administratif." Outre l'arrêt du programme, elles demandent "la reconnaissance d'un préjudice écologique lié au décès des oiseaux capturés" en Norvège puis relâchés, et appuient sur le contresens entre la réintroduction d'un "oiseau brandi comme preuve de vertu écologique", que les pouvoirs publics envoient "dans un territoire qui n'a pas retrouvé les conditions de son accueil", avec divers projets touristiques ou encore la réouverture jugée "précoce" des cols, comme la route des Crêtes, qui charrie un flux important de touristes. Autant de nuisances qui gênent les grands tétras, des animaux qui ont besoin de quiétude. Les associations estiment elles que "l'argent est gâché pour rien du tout" et qu'il devrait être utilisé à "redonner à ce massif un semblant de naturalité". "On fera de toutes façons en fin d'année, début d'année prochaine, un bilan des premières années du programme, pour décider ensemble si on continue ou pas", selon M. Gourtay. La France compte environ 4.500 grands tétras, selon le site internet des Parcs nationaux, dont 90% dans les Pyrénées, les autres dans les Cévennes et le Jura.
Texte intégral (684 mots)
Il s'agit de la troisième "translocation" depuis le lancement il y a deux ans d'un programme visant à renforcer la population du grand gallinacé, appelé aussi coq de Bruyère, emblématique des Vosges d'où il a quasiment disparu. Jusqu'ici, il a été marqué par un taux élevé de mortalité des animaux réintroduits, notamment en raison de prédations. Des associations environnementales dénoncent ce programme, estimant que les conditions nécessaires à la survie de l'espèce ne sont plus remplies dans les Vosges. Dix-sept spécimens capturés en Norvège, treize coqs et quatre poules, ont été relâchés entre le 13 avril et le 8 mai, a précisé le Parc naturel régional (PNR) des Ballons des Vosges. "Les 17 sont condamnés. Sans doute à disparaître", comme beaucoup d'autres sont morts, mais aussi "à ne pas se reproduire", du fait du très faible nombre de femelles capturées, a réagi auprès de l'AFP Dominique Humbert-Beretti, président de SOS Massif des Vosges, l'une des associations opposées au projet. D'autant qu'il y a aussi eu "quatre morts au moment de la capture", soulève-t-il, un chiffre "important". Deux années pas concluantes Les équipes du PNR avaient pour objectif entre la fin de l'hiver et le début du printemps de capturer davantage d'individus en Norvège "pour se donner plus de succès", avait indiqué à la presse le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, début février. L'accord passé entre le PNR, l’État français et la Norvège permet la capture d'un maximum de 50 oiseaux par an, et de 200 sur cinq ans. Le pays en compte 200.000. Or, en trois ans, une trentaine seulement d'oiseaux ont été réintroduits dans les Vosges. Ces oiseaux, équipés comme les précédents de balises GPS, ont rejoint les "trois à cinq individus présents", selon le PNR, soit un à deux individus originaires de Norvège ayant survécu et deux à trois autochtones. Les autres sont morts, notamment du fait de la prédation. Le gouvernement a annoncé début avril son souhait d'inscrire sur la liste des espèces protégées, donc non chassables, le grand tétras, ainsi que le lagopède alpin, selon des associations environnementales et la fédération de chasseurs, qui déplore cette décision. Recours En 2024 puis 2025, plusieurs associations environnementales ont déposé des recours devant la justice administrative pour contester les arrêtés autorisant la réintroduction. Jusqu'ici, la justice a donné raison à l’État, validant les arrêtés. Cette année, elles ont adressé, fin avril, une "demande préalable" au PNR "visant à rechercher sa responsabilité dans la mise en œuvre et la poursuite du programme de réintroduction", expliquent-elles. "Cette démarche pourrait ouvrir la voie, en cas de refus ou d’absence de réponse, à un recours contentieux devant le tribunal administratif." Outre l'arrêt du programme, elles demandent "la reconnaissance d'un préjudice écologique lié au décès des oiseaux capturés" en Norvège puis relâchés, et appuient sur le contresens entre la réintroduction d'un "oiseau brandi comme preuve de vertu écologique", que les pouvoirs publics envoient "dans un territoire qui n'a pas retrouvé les conditions de son accueil", avec divers projets touristiques ou encore la réouverture jugée "précoce" des cols, comme la route des Crêtes, qui charrie un flux important de touristes. Autant de nuisances qui gênent les grands tétras, des animaux qui ont besoin de quiétude. Les associations estiment elles que "l'argent est gâché pour rien du tout" et qu'il devrait être utilisé à "redonner à ce massif un semblant de naturalité". "On fera de toutes façons en fin d'année, début d'année prochaine, un bilan des premières années du programme, pour décider ensemble si on continue ou pas", selon M. Gourtay. La France compte environ 4.500 grands tétras, selon le site internet des Parcs nationaux, dont 90% dans les Pyrénées, les autres dans les Cévennes et le Jura.

28.05.2026 à 17:09

FRANCE24
img
Sans "se prononcer ni sur le fond, ni sur la réalité des faits", le Bureau du Sénat, la plus haute instance décisionnaire de la chambre haute, a "autorisé le placement en garde à vue de Francis Szpiner", écrit le Sénat dans un communiqué de presse. L'ancien maire du XVIe arrondissement de Paris, également avocat, fait l'objet d'une enquête portant sur les conditions d'attribution en 2023 d'un logement social à une femme qui affirme avoir eu, en contrepartie, des relations sexuelles avec lui. La levée de cette immunité est "limitée à l'autorisation d'une audition sous le régime de la garde à vue, ce qui n'a rien d'exceptionnel", a réagi le sénateur de Paris auprès de l'AFP, tout en affirmant "conteste(r) avec force les faits allégués". Une enquête préliminaire visant M. Szpiner a été ouverte le 18 octobre 2024. Les investigations ont ensuite été confiées à un juge d'instruction le 7 avril 2025 pour "corruption active et passive", selon le parquet de Paris. La mairie du XVIe arrondissement a notamment été perquisitionnée dans le cadre de cette enquête, tout comme le domicile de l'avocat, sénateur depuis 2023. La Constitution prévoit que les parlementaires ne peuvent faire l'objet "d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du Bureau" de leur Assemblée. "Après en avoir délibéré, le Bureau a constaté que la requête qui lui avait été transmise (par le garde des Sceaux) présentait un caractère +sérieux, loyal et sincère+ et a, par conséquent, autorisé le placement en garde à vue de Francis Szpiner", selon le communiqué du Sénat.
Lire plus (283 mots)
Sans "se prononcer ni sur le fond, ni sur la réalité des faits", le Bureau du Sénat, la plus haute instance décisionnaire de la chambre haute, a "autorisé le placement en garde à vue de Francis Szpiner", écrit le Sénat dans un communiqué de presse. L'ancien maire du XVIe arrondissement de Paris, également avocat, fait l'objet d'une enquête portant sur les conditions d'attribution en 2023 d'un logement social à une femme qui affirme avoir eu, en contrepartie, des relations sexuelles avec lui. La levée de cette immunité est "limitée à l'autorisation d'une audition sous le régime de la garde à vue, ce qui n'a rien d'exceptionnel", a réagi le sénateur de Paris auprès de l'AFP, tout en affirmant "conteste(r) avec force les faits allégués". Une enquête préliminaire visant M. Szpiner a été ouverte le 18 octobre 2024. Les investigations ont ensuite été confiées à un juge d'instruction le 7 avril 2025 pour "corruption active et passive", selon le parquet de Paris. La mairie du XVIe arrondissement a notamment été perquisitionnée dans le cadre de cette enquête, tout comme le domicile de l'avocat, sénateur depuis 2023. La Constitution prévoit que les parlementaires ne peuvent faire l'objet "d'une arrestation ou de toute autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du Bureau" de leur Assemblée. "Après en avoir délibéré, le Bureau a constaté que la requête qui lui avait été transmise (par le garde des Sceaux) présentait un caractère +sérieux, loyal et sincère+ et a, par conséquent, autorisé le placement en garde à vue de Francis Szpiner", selon le communiqué du Sénat.

28.05.2026 à 17:05

FRANCE24
img
Des chercheurs sont parvenus à entraîner des moustiques en utilisant une variante étonnante de la célèbre expérience de Pavlov, dans laquelle des chiens apprenaient à associer l'arrivée de nourriture au son d'une cloche. Ces résultats obtenus en laboratoire "dans des conditions très précises", ne "remettent pas en cause l'efficacité de DEET", avertit d'emblée auprès de l'AFP Claudio Lazzari, professeur émérite à l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte à l'Université de Tours. Ce composé synthétique - le N,N-diéthyl-m-toluamide - développé dans les années 40 aux Etat-Unis contribue à sauver des vies. C'est "la référence absolue en matière de répulsif, utilisée par l'Organisation mondiale de la santé pour lutter contre la transmission des maladies à moustiques", souligne M. Lazzari, co-auteur de l'étude publiée dans Journal of Experimental Biology. Mais, explique le chercheur, "on a besoin de développer de nouvelles molécules, plus efficaces, plus respectueuses de l'environnement, provoquant moins d'allergies". Et donc mieux comprendre comment les répulsifs agissent sur les insectes. Or, "on ne sait pas pourquoi" ces composés produisent une aversion chez les moustiques: ont-ils un effet neurotoxique sur les insectes ? Les empêchent-ils de repérer notre odeur ? Ou sentent-ils simplement mauvais pour les moustiques ? Respecter le mode d'emploi Pour leur expérience, les chercheurs ont d'abord immobilisé des moustiques derrière une maille textile puis leur ont présenté une poche de sang de mouton chaud, afin d'observer avec quel empressement ils tentaient de la percer avec leur trompe. Sans surprise, les moustiques - des Aedes aegypti, une espèce qui transmet la dengue, le zika, la fièvre jaune et le chikungunya - se sont montrés très intéressés. Comme attendu aussi, lorsque les poches étaient imprégnées de DEET, ils s'en éloignaient. Dans un second temps, l'équipe a nourri les insectes pendant 20 secondes avec le sang chaud, en diffusant du DEET durant les 10 dernières secondes du repas. L'entraînement a été répété trois fois avant d'exposer les moustiques à la seule odeur du répulsif. Et cette fois, plus de 60% des insectes ont tenté de piquer la maille textile, alors même qu'aucune poche de sang ne se trouvait derrière. Puis Ayélen Nally, une des scientifiques, a présenté ses deux mains - l'une propre et l'autre recouverte de DEET - aux moustiques entraînés afin d'observer laquelle ils allaient tenter de piquer. Résultat sans appel: les insectes préféraient celle imprégnée de répulsif! Les chercheurs ont mené la même expérience en remplaçant le sang par du sucre, les moustiques se nourrissant principalement de nectar et de sucs végétaux. Et ont obtenu des résultats similaires. "Cela signifie que ce n'est pas la chimie de la molécule en soi qui est toxique" pour le moustique, mais que la répulsion est provoquée par la façon dont l'insecte "va interpréter cette information" chimique, explique M. Lazzari. "Le cerveau du moustique peut réécrire cette réponse en fonction de l'expérience. Ce que l'insecte a appris compte autant que ce que fait la molécule", complète Clément Vinauger, co-auteur de l'étude et biochimiste à Virginia Tech, dans un communiqué publié par l'université américaine. Dans l'expérience, l'apprentissage des moustiques a été "relativement rapide", mais dans la nature il faudrait "des conditions très particulières pour que les choses se passent de la même manière", précise M. Lazzari. Dans le monde réel, il est surtout important de "respecter les indications des fabricants parce que le DEET est un répulsif que vous pouvez acheter à une concentration différente dans des formulations différentes, donc la manière de l'utiliser peut varier", conseille-t-il.
Texte intégral (648 mots)
Des chercheurs sont parvenus à entraîner des moustiques en utilisant une variante étonnante de la célèbre expérience de Pavlov, dans laquelle des chiens apprenaient à associer l'arrivée de nourriture au son d'une cloche. Ces résultats obtenus en laboratoire "dans des conditions très précises", ne "remettent pas en cause l'efficacité de DEET", avertit d'emblée auprès de l'AFP Claudio Lazzari, professeur émérite à l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte à l'Université de Tours. Ce composé synthétique - le N,N-diéthyl-m-toluamide - développé dans les années 40 aux Etat-Unis contribue à sauver des vies. C'est "la référence absolue en matière de répulsif, utilisée par l'Organisation mondiale de la santé pour lutter contre la transmission des maladies à moustiques", souligne M. Lazzari, co-auteur de l'étude publiée dans Journal of Experimental Biology. Mais, explique le chercheur, "on a besoin de développer de nouvelles molécules, plus efficaces, plus respectueuses de l'environnement, provoquant moins d'allergies". Et donc mieux comprendre comment les répulsifs agissent sur les insectes. Or, "on ne sait pas pourquoi" ces composés produisent une aversion chez les moustiques: ont-ils un effet neurotoxique sur les insectes ? Les empêchent-ils de repérer notre odeur ? Ou sentent-ils simplement mauvais pour les moustiques ? Respecter le mode d'emploi Pour leur expérience, les chercheurs ont d'abord immobilisé des moustiques derrière une maille textile puis leur ont présenté une poche de sang de mouton chaud, afin d'observer avec quel empressement ils tentaient de la percer avec leur trompe. Sans surprise, les moustiques - des Aedes aegypti, une espèce qui transmet la dengue, le zika, la fièvre jaune et le chikungunya - se sont montrés très intéressés. Comme attendu aussi, lorsque les poches étaient imprégnées de DEET, ils s'en éloignaient. Dans un second temps, l'équipe a nourri les insectes pendant 20 secondes avec le sang chaud, en diffusant du DEET durant les 10 dernières secondes du repas. L'entraînement a été répété trois fois avant d'exposer les moustiques à la seule odeur du répulsif. Et cette fois, plus de 60% des insectes ont tenté de piquer la maille textile, alors même qu'aucune poche de sang ne se trouvait derrière. Puis Ayélen Nally, une des scientifiques, a présenté ses deux mains - l'une propre et l'autre recouverte de DEET - aux moustiques entraînés afin d'observer laquelle ils allaient tenter de piquer. Résultat sans appel: les insectes préféraient celle imprégnée de répulsif! Les chercheurs ont mené la même expérience en remplaçant le sang par du sucre, les moustiques se nourrissant principalement de nectar et de sucs végétaux. Et ont obtenu des résultats similaires. "Cela signifie que ce n'est pas la chimie de la molécule en soi qui est toxique" pour le moustique, mais que la répulsion est provoquée par la façon dont l'insecte "va interpréter cette information" chimique, explique M. Lazzari. "Le cerveau du moustique peut réécrire cette réponse en fonction de l'expérience. Ce que l'insecte a appris compte autant que ce que fait la molécule", complète Clément Vinauger, co-auteur de l'étude et biochimiste à Virginia Tech, dans un communiqué publié par l'université américaine. Dans l'expérience, l'apprentissage des moustiques a été "relativement rapide", mais dans la nature il faudrait "des conditions très particulières pour que les choses se passent de la même manière", précise M. Lazzari. Dans le monde réel, il est surtout important de "respecter les indications des fabricants parce que le DEET est un répulsif que vous pouvez acheter à une concentration différente dans des formulations différentes, donc la manière de l'utiliser peut varier", conseille-t-il.

28.05.2026 à 17:05

FRANCE24
img
Dirigé par le centriste Andris Kulbergs, le gouvernement quadripartite a bénéficié lors d'un vote du soutien de 66 députés dans le parlement letton de 100 sièges. Cet ancien entrepreneur de 47 ans apparaît comme un homme de consensus, pragmatique, et son mandat aura une vocation essentiellement technique jusqu'aux législatives d'octobre. La Première ministre démissionnaire, Evika Silina, avait été poussée vers la sortie début mai après avoir elle‑même poussé au départ son ministre de la Défense, jugé responsable de l'incapacité du pays à empêcher ces incursions. Le nouveau gouvernement repose sur un accord entre la Liste unie (centre-droit), l'Alliance nationale (nationaliste) et deux partis centristes de l'ancienne majorité — Nouvelle Unité et l'Union des Verts et des agriculteurs. Le nouveau chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité de son pays, membre de l'UE et de l'Otan, en s'appuyant à la fois sur ses propres forces armées, ses alliés et une économie résiliente. "Le devoir du gouvernement est de veiller à la sécurité de la Lettonie, dans son sens le plus large, cela signifie assurer la sécurité extérieure de l'État, la sécurité économique, la sécurité énergétique, mais aussi le sentiment de sécurité des gens dans leur propre pays", a déclaré M. Kulbergs dans un discours précédant le vote parlementaire. Il a confirmé à son poste la ministre sortante des Affaires étrangères, Baiba Braze, et nommé un militaire, le colonel Raivis Melnis, au poste de ministre de la Défense. Ce dernier a indiqué qu'il quitterait l'uniforme avant son entrée en fonction. Ancrage pro-européen Dans leur programme commun, les partenaires de coalition mettent en avant le renforcement de la défense, la protection des frontières et un soutien ferme à l'Ukraine. "Il existe un large consensus sur les priorités de la politique étrangère", analyse pour l'AFP le politologue Nils Muiznieks, citant l'ancrage atlantiste et pro-européen de Riga, ainsi que la solidarité avec l'Ukraine. Les partis de gouvernement se sont engagés en outre à garantir la stabilité budgétaire, la lutte contre la corruption et les politiques familiales, dans un pays de 1,8 million d'habitants confronté au déclin démographique. Plusieurs drones russes ou ukrainiens se sont écrasés en Lettonie, ainsi que sur les territoires de ses deux voisins baltes, Estonie et Lituanie, toutes les trois anciennes républiques soviétiques, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine en 2022. En visite à Vilnius cette semaine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en a fait porter la responsabilité sur la Russie, l'accusant de chercher à "déstabiliser les sociétés démocratiques" de l'UE. Selon les Européens en effet, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande. Ces incidents n'ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs. Mais ils ont mis au jour les carences des défenses aériennes de ces pays, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.
Texte intégral (553 mots)
Dirigé par le centriste Andris Kulbergs, le gouvernement quadripartite a bénéficié lors d'un vote du soutien de 66 députés dans le parlement letton de 100 sièges. Cet ancien entrepreneur de 47 ans apparaît comme un homme de consensus, pragmatique, et son mandat aura une vocation essentiellement technique jusqu'aux législatives d'octobre. La Première ministre démissionnaire, Evika Silina, avait été poussée vers la sortie début mai après avoir elle‑même poussé au départ son ministre de la Défense, jugé responsable de l'incapacité du pays à empêcher ces incursions. Le nouveau gouvernement repose sur un accord entre la Liste unie (centre-droit), l'Alliance nationale (nationaliste) et deux partis centristes de l'ancienne majorité — Nouvelle Unité et l'Union des Verts et des agriculteurs. Le nouveau chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité de son pays, membre de l'UE et de l'Otan, en s'appuyant à la fois sur ses propres forces armées, ses alliés et une économie résiliente. "Le devoir du gouvernement est de veiller à la sécurité de la Lettonie, dans son sens le plus large, cela signifie assurer la sécurité extérieure de l'État, la sécurité économique, la sécurité énergétique, mais aussi le sentiment de sécurité des gens dans leur propre pays", a déclaré M. Kulbergs dans un discours précédant le vote parlementaire. Il a confirmé à son poste la ministre sortante des Affaires étrangères, Baiba Braze, et nommé un militaire, le colonel Raivis Melnis, au poste de ministre de la Défense. Ce dernier a indiqué qu'il quitterait l'uniforme avant son entrée en fonction. Ancrage pro-européen Dans leur programme commun, les partenaires de coalition mettent en avant le renforcement de la défense, la protection des frontières et un soutien ferme à l'Ukraine. "Il existe un large consensus sur les priorités de la politique étrangère", analyse pour l'AFP le politologue Nils Muiznieks, citant l'ancrage atlantiste et pro-européen de Riga, ainsi que la solidarité avec l'Ukraine. Les partis de gouvernement se sont engagés en outre à garantir la stabilité budgétaire, la lutte contre la corruption et les politiques familiales, dans un pays de 1,8 million d'habitants confronté au déclin démographique. Plusieurs drones russes ou ukrainiens se sont écrasés en Lettonie, ainsi que sur les territoires de ses deux voisins baltes, Estonie et Lituanie, toutes les trois anciennes républiques soviétiques, depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine en 2022. En visite à Vilnius cette semaine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen en a fait porter la responsabilité sur la Russie, l'accusant de chercher à "déstabiliser les sociétés démocratiques" de l'UE. Selon les Européens en effet, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande. Ces incidents n'ont fait ni victimes ni dégâts matériels significatifs. Mais ils ont mis au jour les carences des défenses aériennes de ces pays, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞