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27.02.2026 à 09:11

Intime et radical, l'art de Tracey Emin au coeur d'une rétrospective à Londres

FRANCE24
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Âgée de 62 ans, Tracey Emin a frôlé la mort en 2020 avec un cancer agressif suivi de multiples opérations ces dernières années. Tout a changé avec la maladie, et dans cette exposition baptisée "Tracey Emin: A Second Life", qui a lieu jusqu'au 31 août, la plasticienne "repense toute sa carrière" avec un nouveau regard, souligne Maria Balshaw, curatrice et directrice de la Tate, lors d'une présentation à la presse. Dans la centaine d'œuvres exposées, certaines pour la première fois, le corps féminin est à la fois un sujet et un outil pour "explorer la passion, la douleur et la guérison", soulignent les commissaires de l'exposition, à laquelle l'artiste a été étroitement associée. Celle qui a grandi dans un milieu populaire à Margate, ville de la côte sud-est de l'Angleterre, et a quitté l'école à 13 ans, reçoit le rare honneur d'une telle rétrospective de son vivant. "Je célèbre le plus grand moment de ma carrière", a-t-elle écrit sur Instagram, et "je n'arrête pas de me dire que peu importe mon apparence (après la maladie, NDLR), l'essentiel, c'est que je ne sois pas morte, que je sois là pour en être témoin, en profiter". La rétrospective révèle, pièce par pièce, les drames qui ont marqué sa vie, des violences sexuelles à l'adolescence aux avortements. Des expériences sur lesquelles elle se livre sans fard et qui sont la "matière brute de son art", indique à l'AFP Alvin Li, co-commissaire de l'exposition. Dans un couloir à la lumière tamisée, des photos récentes montrent son corps après son opération d'une stomie digestive, sans rien cacher du sang et de la poche qu'elle porte désormais au quotidien, en dialogue avec des polaroids de son corps sain, pris vingt ans plus tôt. Dans le court métrage "Pourquoi je ne suis jamais devenue danseuse" (1995), elle se réapproprie aussi ce corps en dansant joyeusement, nommant en signe de revanche les hommes qui l'ont humiliée quand elle était adolescente. En avance sur son temps L'exposition révèle toute la diversité des modes d'expression utilisés par Tracey Emin: de la broderie sur de gigantesques couvertures aux néons, des statues aux courts métrages en passant par les installations. S'y trouve bien sûr "My Bed", œuvre iconique qu'elle a exposée en finale du prestigieux Turner Prize en 1999. Un lit défait, entouré de bouteilles de vodka vides, de paquets de cigarettes et de préservatifs, évocation d'un épisode dépressif et d'un coeur brisé. Cette oeuvre, qui avait choqué l'Angleterre, marque le point culminant d'une décennie 1990 pendant laquelle Tracey Emin a secoué le monde de l'art avec le mouvement des "Young British Artists", dont faisaient partie Damien Hirst ou Chris Ofili. Malgré les blessures de sa jeunesse, Tracey Emin, dont le père était chypriote turc, est retournée vivre à Margate après la mort de sa mère et la maladie. Elle y a débuté ce qu'elle décrit comme sa "seconde vie". Elle se concentre désormais sur la peinture, a arrêté le tabac, l'alcool, et dédie aussi son temps à transmettre son savoir et à soutenir financièrement de jeunes artistes. Ses toiles récentes ont une dimension plus spirituelle, poétique, laissant entrevoir comment l'art participe à la reconstruction, bien qu'elles soient toujours sombres et parfois sanglantes. Tracey Emin "n'a jamais eu peur d'aborder des thèmes comme le viol ou l'avortement à partir de son expérience personnelle, des sujets qui étaient tenus à l'écart du champ de l'art contemporain dans les années 1990, et elle a été critiquée pour cela", rappelle Alvin Li. Celle qui a été anoblie par Charles III l'an dernier était alors connue pour ses excès, et dépeinte comme sauvage ou colérique. "Mais aujourd'hui, on peut voir à quel point Tracey était en avance dans la manière dont elle a abordé ces sujets et fait progresser l'art contemporain", souligne le curateur.

27.02.2026 à 08:53

NBA: 11e victoire d'affilée pour les Spurs

FRANCE24
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. La série des Spurs continue Malgré une deuxième soirée d'affilée sans grand éclat de son meneur français Victor Wembanyama (12 points), San Antonio a décroché une 11e victoire d'affilée en s'imposant nettement sur le parquet de Brooklyn 126-110. Julian Champagnie a terminé meilleur marqueur des Spurs (26 points) alors que Wembanyama n'a rentré que trois de ses neuf tirs, en plus de son six sur six au lancer franc. Le Français a également pris huit rebonds, réussi cinq passes, intercepté deux ballons et réussi deux contres, largement de quoi asseoir la domination de son équipe où Stephon Castle (18 pts), De'Aaron Fox (14 pts) et Devin Vassell (14 pts) ont épaulé Champagnie pour la marque. Invaincus en février, les Spurs se rapprochent de leur série de 13 victoires d'affilée réalisée lors de la saison 2015-16. "Les joueurs trouvent différentes façon de gagner, s'est réjoui le coach de San Antonio Mitch Johnson. C'est le signe que l'équipe gagne en maturité". Les Spurs affichent désormais un bilan de 43 victoires pour 16 défaites et se rapprochent d'OKC (45v-15d) qui pourrait récupérer Gilgeous-Alexander pour la réception de Denver vendredi. Le MVP a manqué neuf matchs (5 victoires et 4 défaites en son absence pour le Thunder) en raison d'une blessure abdominale, mais il ne figure pas sur la liste des joueurs blessés pour les matchs de vendredi. . Durant record avec les Rockets Kevin Durant a marqué 40 points, record personnel de la saison, pour aider les Houston Rockets à s'imposer (113-108) sur le parquet du Magic d'Orlando. Il a notamment inscrit 26 points après la mi-temps pour permettre aux Rockets de revenir dans le match alors qu'ils étaient menés de 19 points dans le troisième quart temps. Il a ensuite trouvé Alperen Sengun pour un layup qui a donné l'avantage définitif à Houston à 3 min 07 de la fin du match, avant de marquer quatre lancers francs pour seller la victoire. A 37 ans, Durant est devenu le sixième joueur à atteindre les 32.000 points en NBA: il en est désormais à 32.006 derrière Michael Jordan (32.292), Kobe Bryant (33.643), Karl Malone (36.928), Kareem Abdul-Jabbar (38.387) et, le seul encore en activité, LeBron James (43.034). "Le simple fait d'être mentionné dans la même catégorie que certains des plus grands sportifs de tous les temps -et pas juste des joueurs de basket, mais de tous les sportifs- est un honneur", a commenté KD. . Les Lakers tombent à la sirène Royce O'Neale a inscrit le panier de la victoire à 1 sec 7 de la sirène, permettant aux Phoenix Suns de battre les Los Angeles Lakers 113-110 malgré 41 points de Luka Doncic. LeBron James avait réussi à remettre les équipes à égalité quelques secondes auparavant mais les Lakers n'ont su profiter de leur ultime possession et se sont inclinés pour la troisième fois d'affilée. Grayson Allen (28 pts) a terminé meilleur marqueur des Suns. . Records de loin A Philadelphie, Tyrese Maxey a porté à 887 le record de paniers à trois points de la franchise (mieux que les 885 d'Allen Iverson): grâce notamment à ses cinq paniers primés (pour 28 points au total), les 76ers ont battu le Miami Heat 124-117. Joel Embiid (26 points et 11 rebonds) a largement participé à la victoires des Sixers. Autre record sur les tirs de loin: Kon Knueppel a battu le record de paniers primés pour un rookie en une saison. Il en a marqué huit pour assurer la victoire des Charlotte Hornets contre les Indiana Pacers (133-109) pour un total de 209 (Keegan Murray en avait inscrit 206 pour Sacramento mors de la saison 2022-2023).

27.02.2026 à 08:53

Meta porte plainte pour des arnaques aux deepfakes au Brésil et en Chine

FRANCE24
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L'intelligence artificielle (IA) permet à des criminels de réaliser des contenus factices reproduisant la voix et l'image de personnalités pour servir leurs projets d'arnaque en ligne. Dans un communiqué, Meta a annoncé avoir porté plainte "contre quatre annonceurs malhonnêtes qui ont usurpé l'identité de célébrités et marques connues pour tromper et escroquer des personnes". Au Brésil, Meta poursuit deux entreprises et quatre individus. Plusieurs sont accusés d'"une opération de fraude qui a recouru à des deepfakes d'un célèbre médecin pour faire la publicité de produits de santé sans autorisation réglementaire". L'oncologue brésilien Drauzio Varella, l'une des personnalités dont l'image a été utilisée, a toutefois jugé cette procédure insuffisante: c'est "une goutte d'eau dans l'océan" en ce qui concerne la fraude dans la santé publique, a-t-il déclaré au quotidien O Globo. En Chine, Meta poursuit aussi une entreprise qu'elle accuse d'avoir diffusé "des publicités" utilisant l'image de célébrités pour cibler des internautes aux Etats-Unis ou encore au Japon, et les inciter "à rejoindre de soi-disant groupes d'investissements". Par ailleurs, Meta a dit avoir lancé des poursuites contre une société vietnamienne pour la publication de publicités frauduleuses de sacs de luxe de la marque française Longchamp.

27.02.2026 à 08:49

En Inde, espoir autour d'un vaccin contre la dengue dans sa phase finale d'essais

FRANCE24
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Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la moitié de la population mondiale est aujourd'hui exposée au risque de dengue, responsable de 100 à 400 millions d'infections chaque année. Le virus peut provoquer forte fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, nausées et éruptions cutanées. Dans de rares cas, il peut être mortel. A l'heure actuelle, l'OMS ne recommande qu'un seul vaccin contre la dengue - le Qdenga, produit par le japonais Takeda - pour les enfants âgés de 6 à 16 ans vivant dans des zones à forte transmission. Il nécessite deux doses. Par ailleurs, un premier vaccin à dose unique contre cette maladie virale a été approuvé par le Brésil fin 2025. Aucun n'est disponible en Inde, alors que le pays le plus peuplé de la planète - près de 1,5 milliard d'habitants - a recensé depuis 2021 plus d'un million de cas et au moins 1.500 décès. Mais, après quelque 15 années de recherche, le groupe pharmaceutique indien Panacea Biotec a entamé la phase finale des essais cliniques de son vaccin, DengiAll. Il sera testé sur plus de 10.000 volontaires à travers le pays, qui recevront soit le vaccin, soit un placebo. Les résultats sont attendus en fin d'année. "Nous allons essayer de rendre ce vaccin disponible le plus rapidement possible", déclare à l'AFP Syed Khalid Ali, le directeur scientifique de Panacea Biotec. "Encore trop tôt" Selon Ekta Gupta, professeure de virologie à l'Institut des sciences du foie et des voies biliaires à New Delhi, la dengue est désormais considérée comme hyper-endémique en Inde. "Ce vaccin est vraiment nécessaire à l'heure actuelle pour limiter le nombre de cas ou au moins en prévenir les formes graves", souligne-t-elle. Lors de la mousson estivale, la hausse des températures et les fortes précipitations favorisent la prolifération du moustique tigre et entraînent généralement une augmentation des cas. Les hôpitaux se retrouvent souvent débordés et, dans les régions rurales, les patients sont diagnostiqués tardivement et disposent d'un accès insuffisant aux soins. A l'image du vaccin mis au point au Brésil, DengiAll serait capable de cibler les quatre types de virus de la dengue, qui circulent simultanément en Inde. Un défi de longue date, l'immunité acquise contre une souche ne protégeant pas contre les autres. Le vaccin doit encore être approuvé par les autorités sanitaires pour être rendu disponible dans le pays. Syed Khalid Ali affirme que DengiAll pourrait être administré aux personnes âgées de 1 à 60 ans et devrait leur offrir une protection durable. Des experts soulignent qu'un vaccin efficace et fabriqué en Inde pourrait être déployé à grande échelle dans nombre d'autres pays à faible revenu. Le virologue et chercheur à l'université d'Oxford Shahid Jameel a averti que l'incidence de la dengue pourrait augmenter de 50 à 75% d'ici 2050, le virus se propageant rapidement sous l'effet du changement climatique et de la mondialisation. "Des essais de phase III et un suivi sont nécessaires pour savoir (...) s'il est sûr et efficace", rappelle le virologue. "Il est encore trop tôt, mais l'avenir laisse entrevoir des perspectives."

27.02.2026 à 08:39

Le Youtubeur SEB sort un nouvel album et analyse ses précédents déboires

FRANCE24
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"J'ai tout fait pour essayer de m'émanciper de ce que les gens pourraient penser, pour voir ce que ça fait de faire les choses instinctivement", confie SEB à l'AFP. Dans "Backpack", l'artiste de 29 ans livre douze morceaux entre rap, mélodies planantes et touches électro, un mélange des genres avec "une couleur homogène" et le résultat d'un "pur kiff" entre amis, explique-t-il. La musique a toujours été présente chez le créateur de contenu, qui s'est lancé sur le web à l'adolescence et a notamment percé avec ses vidéos sur l'histoire de la musique et ses célébrités. Pour s'exprimer autrement, il est à son tour passé derrière le micro, à l'image d'autres stars des réseaux sociaux comme Squeezie et Theodort. Son premier projet, "Crash test", est sorti en 2021. Dans une vidéo diffusée avant la sortie de son nouvel album, SEB revient sur ses débuts mitigés dans l'industrie musicale, citant parmi ses erreurs la signature d'un contrat d'artiste avec un label, un format qui prend en charge le développement de l'artiste mais qui lui laisse peu de marges de manœuvre. "C'est une des fois dans ma vie où j'ai dû assumer un truc alors que je savais que je n'étais pas aligné et j'ai quand même tout fait pour que ça ne se voit pas", concède le vidéaste et chanteur, qui évolue désormais en indépendant. "Je suis très à l'aise avec le fait de rater et assumer un échec, mais je suis stimulé par le risque, par le challenge", ajoute aussi celui qui partage la vie d'une autre star d'internet, l'influenceuse et entrepreneuse Lena Situations. Pour ce nouvel album, inspiré par ses voyages et ses expériences, SEB a inventé un alter ego à travers son "animal totem", le paresseux, qui revêt des traits humains, sweat à capuche et sac à dos ("backpack") sur les épaules. Multi-casquettes (documentaires, séries, production audiovisuelle), Sébastien Frit - de son vrai nom - glisse poursuivre aussi "d'autres ambitions" à l'avenir, comme "passer derrière la caméra, devenir réal'".

27.02.2026 à 08:35

La Corée du Sud accepte finalement de partager ses données avec Google Maps

FRANCE24
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La Corée du Sud, aux côtés de la Chine et de la Russie, compte parmi les rares pays au monde où Google Maps ne fonctionne pas pleinement. Pendant près de vingt ans, Séoul avait rejeté les demandes successives de Google visant à obtenir des données cartographiques de haute précision, estimant qu'elles pourraient exposer des sites militaires sensibles et affaiblir ses défenses face à la Corée du Nord. Le ministère sud-coréen du Territoire a finalement changé de position, accordant l'autorisation de partager des données cartographiques sous "des conditions de sécurité strictes". Les images Street View ainsi que les séries d'images historiques de Google Earth devront masquer les installations militaires et de sécurité sud-coréennes, a-t-il précisé. Séoul exigera également de Google la suppression de l'affichage des coordonnées et imposera des "restrictions sur l'exposition" du territoire sud-coréen sur les services mondiaux de Google Maps et de Google Earth. Google a fait valoir que les objections de Séoul limitaient injustement la capacité de l'entreprise à proposer une gamme complète de services cartographiques, tels que les informations sur les transports publics, les cartes satellites et les itinéraires routiers. Google Maps est accessible en Corée du Sud mais offre un service très limité et peu fiable. Le sud-coréen Naver, qui utilise uniquement des cartes fournies par le gouvernement et qui masque les installations sensibles, et d'autres portails locaux se partagent la quasi-totalité du marché national.

27.02.2026 à 08:31

Japon: Takaichi opposée au changement des règles de succession impériale excluant les femmes

FRANCE24
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Ces propos constituent sa prise de position la plus claire sur un sujet de plus en plus débattu - et alors qu'une crise de succession se profile - depuis la victoire écrasante de son parti aux élections de ce mois-ci. Mme Takaichi a indiqué au Parlement respecter la conclusion d'un groupe d'experts qui a jugé "approprié de limiter l'éligibilité aux descendants mâles en ligne directe appartenant à la lignée impériale". "Le gouvernement, et moi-même, respectons ce rapport", a-t-elle souligné. La Première ministre avait précédemment déclaré que la révision des règles de la famille impériale était "une question urgente", et exprimé l'espoir que "les discussions s'approfondiront sur la manière d'assurer une succession impériale stable". Un scénario qui pourrait inclure plutôt la possibilité de réintégrer sous forme d'"adoption" des parents éloignés masculins. Le Japon a célébré en septembre dernier l'entrée dans l'âge adulte du prince Hisahito, seul jeune héritier masculin au trône, neveu de l'empereur Naruhito et deuxième dans l'ordre de succession après son père - et sur les épaules duquel repose l'avenir de la famille impériale. L'empereur ne détient aucun pouvoir politique mais conserve une forte valeur symbolique au Japon. Bien que la tradition veuille qu'un homme seul puisse perpétuer la lignée impériale qui remonte à 2.600 ans selon la légende, les sondages d'opinion montrent un fort soutien populaire à l'idée qu'une femme accède au trône. L'empereur Naruhito a une fille, la princesse Aiko, mais elle est écartée de la succession par les règles réservées aux hommes. Déesse du soleil La question de la succession royale agite le Japon depuis des décennies. En 2005, un précédent comité gouvernemental avait recommandé que celle-ci revienne à l'enfant aîné, quel que soit son sexe. Cette décision semblait ouvrir la voie à la fille de l'empereur, mais la naissance de Hisahito l'année suivante avait mis fin au débat. En 2021, un panel d'experts nommé par le gouvernement a recommandé d'envisager "d'adopter" de nouveaux membres masculins: des parents éloignés susceptibles d'être réintégrés dans la famille impériale. Mais on ignore si ces hommes accepteraient d'abandonner carrière et liberté pour assurer la continuité de la lignée. Le panel avait également suggéré que les princesses, aujourd'hui contraintes de quitter la famille après leur mariage, puissent continuer à exercer des fonctions officielles après leurs noces. Selon la religion shinto, les empereurs du Japon descendent de la déesse du soleil, Amaterasu, et la légende fait remonter leur lignée à plus de 2.600 ans. Après la défaite du Japon à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'occupant américain avait maintenu l'institution pour préserver la cohésion nationale. Les traditionalistes estiment que la "lignée impériale ininterrompue" masculine est le fondement du Japon, et qu'un changement diviserait le pays. Le trône du Chrysanthème a pourtant été occupé par des femmes à huit reprises dans l'histoire du Japon, la dernière, Go-Sakuramachi, ayant régné il y a environ 250 ans. Mais leur passage au pouvoir a souvent été temporaire. Historiquement, les épouses des membres de la famille royale ont subi une pression intense pour donner naissance à des fils. L'impératrice Masako, ancienne diplomate de haut rang, a longtemps souffert d'une maladie liée au stress après avoir intégré la famille royale, attribuée par certains à la pression d'avoir un garçon. La sœur de Hisahito, Mako, a épousé son petit ami d'université et développé un syndrome de stress post-traumatique en raison de l'intérêt intense de la presse à scandale pour sa belle-famille. Le couple vit désormais aux Etats-Unis, où ils ont eu un bébé.

27.02.2026 à 08:21

Walid Regragui vers la sortie, fin d'une ère pour les Lions de l'Atlas

L'Equipe TV
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Usé par quatre ans à la tête de la sélection marocaine, Walid Regragui devrait quitter son poste, alors que la Coupe du monde se profile, dans moins de quatre mois. La Fédération marocaine, qui s'est réunie ce jeudi, devrait rapidement annoncer le nom de son successeur. Le sélectionneur de l'équipe des moins de 20 ans championne du monde, Mohamed Ouahbi, fait figure de favori.
Texte intégral (650 mots)
Usé par quatre ans à la tête de la sélection marocaine, Walid Regragui devrait quitter son poste, alors que la Coupe du monde se profile, dans moins de quatre mois. La Fédération marocaine, qui s'est réunie ce jeudi, devrait rapidement annoncer le nom de son successeur. Le sélectionneur de l'équipe des moins de 20 ans championne du monde, Mohamed Ouahbi, fait figure de favori.

27.02.2026 à 08:07

"Une erreur" : les hockeyeurs américains s'excusent d'avoir ri à la blague sexiste de Trump

FRANCE 24
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Honorée par Donald Trump lors du discours sur l'état de l'Union, l'équipe américaine de hockey, sacrée championne olympique lors des JO 2026, a présenté ses excuses auprès de l'équipe féminine jeudi. Une polémique avait éclaté après leurs rires suite à une blague sexiste du président américain. 
Texte intégral (650 mots)
Honorée par Donald Trump lors du discours sur l'état de l'Union, l'équipe américaine de hockey, sacrée championne olympique lors des JO 2026, a présenté ses excuses auprès de l'équipe féminine jeudi. Une polémique avait éclaté après leurs rires suite à une blague sexiste du président américain. 

27.02.2026 à 08:07

Milei sur le point de faire adopter sa réforme clef du travail, malgré la rue

FRANCE24
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Débat et vote à l'intérieur du Sénat, risque réel de nouveaux heurts au dehors: pour la troisième fois en trois semaines, la place du Parlement à Buenos Aires devrait voir vendredi un massif déploiement policier, face à une manifestation des syndicats les plus combatifs, et de partis de la gauche radicale. Mais sauf revirement inattendu, les sénateurs devraient ratifier la loi dite de "modernisation du travail" - de "précarisation", rétorquent les syndicats. Quelques concessions de l'exécutif, comme sur les contributions patronales à la couverture santé ou les indemnités pour arrêts-maladie, ont fini par assurer au texte un soutien parlementaire au-delà du seul parti libertarien miléiste, La Libertad Avanza. La grande centrale syndicale CGT elle-même considère la partie perdue. Ses mobilisations et sa grève générale du 19 février "n'ont pas suffi" à convaincre les parlementaires de voter contre la réforme, a déploré cette semaine son co-secrétaire général Jorge Sola. Le prochain match se jouera donc en justice. "Ce qu'il nous reste, c'est interpeller le pouvoir judiciaire pour qu'il constate l'inconstitutionnalité de cette loi", a-t-il déclaré mercredi, annonçant pour lundi une saisine de la justice, ainsi qu'une nouvelle manifestation ce jour-là. Entre autres points hautement contestés, la réforme facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (à 12 heures), limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés. Pour Javier Milei, sa réforme "structurelle", totem de déréglementation, vise "à en finir avec plus de 70 ans de retard dans les relations de travail". Et à créer "un environnement qui facilite l'embauche, stimule l'investissement et permet à l'emploi déclaré de se développer", dans un pays où 43% de l'emploi était informel fin 2025, encore un peu plus qu'en 2024. Pas d'embauches prévues Si le patronat, à l'instar du président de l'Union industrielle (UIA) Martin Rappallini, salue un texte qui combat la judiciarisation à outrance du monde du travail, "problème structurel dissuasif", il met aussi en garde: "la création d'emplois dépend de nombreux facteurs et ne se résout pas uniquement par une loi". De fait, un rapport de l'Institut de la statistique (Indec) sur l'humeur des entreprises suggère que la réforme n'aura guère d'effet sur l'emploi à court terme. Dans l'industrie, 80% d'entre elles disent n'avoir aucun projet d'embauche dans les trois mois à venir, et 15% prévoient même une diminution d'effectifs. Ce qui, et de loin, alarme le plus les entreprises, appuie l'enquête, c'est la demande interne insuffisante. Ceci traduit ce que les indicateurs attestent depuis des mois: un pouvoir d'achat en berne et une consommation anémiée, revers de la médaille de l'austérité budgétaire façon Milei, qui lui a permis de dompter l'inflation, ramenée en deux ans de 150% à 32% en interannuel. Annoncé mardi, le rebond de la croissance argentine en 2025 (+4,4%) venant après la contraction de 2024 (-1,8%), ne dit pas autre chose: l'économie a été tirée par le secteur agraire (+32%), les mines, les services financiers, mais industrie (-3,9%) et commerce (-1,3%) sont sinistrés. Près de 300.000 emplois ont été perdus, secteurs public et privé confondus, en deux ans de présidence de Javier Milei, qui se revendique anarcho-capitaliste. En attendant un éventuel impact sur l'emploi, Javier Milei entend bien exhiber dès dimanche, lors de son discours annuel au Parlement, le trophée d'une loi travail adoptée. Qui plus que tout traduirait un rapport de force qui a évolué en sa faveur, depuis sa victoire aux législatives de mi-mandat en octobre dernier.
Texte intégral (620 mots)
Débat et vote à l'intérieur du Sénat, risque réel de nouveaux heurts au dehors: pour la troisième fois en trois semaines, la place du Parlement à Buenos Aires devrait voir vendredi un massif déploiement policier, face à une manifestation des syndicats les plus combatifs, et de partis de la gauche radicale. Mais sauf revirement inattendu, les sénateurs devraient ratifier la loi dite de "modernisation du travail" - de "précarisation", rétorquent les syndicats. Quelques concessions de l'exécutif, comme sur les contributions patronales à la couverture santé ou les indemnités pour arrêts-maladie, ont fini par assurer au texte un soutien parlementaire au-delà du seul parti libertarien miléiste, La Libertad Avanza. La grande centrale syndicale CGT elle-même considère la partie perdue. Ses mobilisations et sa grève générale du 19 février "n'ont pas suffi" à convaincre les parlementaires de voter contre la réforme, a déploré cette semaine son co-secrétaire général Jorge Sola. Le prochain match se jouera donc en justice. "Ce qu'il nous reste, c'est interpeller le pouvoir judiciaire pour qu'il constate l'inconstitutionnalité de cette loi", a-t-il déclaré mercredi, annonçant pour lundi une saisine de la justice, ainsi qu'une nouvelle manifestation ce jour-là. Entre autres points hautement contestés, la réforme facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (à 12 heures), limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés. Pour Javier Milei, sa réforme "structurelle", totem de déréglementation, vise "à en finir avec plus de 70 ans de retard dans les relations de travail". Et à créer "un environnement qui facilite l'embauche, stimule l'investissement et permet à l'emploi déclaré de se développer", dans un pays où 43% de l'emploi était informel fin 2025, encore un peu plus qu'en 2024. Pas d'embauches prévues Si le patronat, à l'instar du président de l'Union industrielle (UIA) Martin Rappallini, salue un texte qui combat la judiciarisation à outrance du monde du travail, "problème structurel dissuasif", il met aussi en garde: "la création d'emplois dépend de nombreux facteurs et ne se résout pas uniquement par une loi". De fait, un rapport de l'Institut de la statistique (Indec) sur l'humeur des entreprises suggère que la réforme n'aura guère d'effet sur l'emploi à court terme. Dans l'industrie, 80% d'entre elles disent n'avoir aucun projet d'embauche dans les trois mois à venir, et 15% prévoient même une diminution d'effectifs. Ce qui, et de loin, alarme le plus les entreprises, appuie l'enquête, c'est la demande interne insuffisante. Ceci traduit ce que les indicateurs attestent depuis des mois: un pouvoir d'achat en berne et une consommation anémiée, revers de la médaille de l'austérité budgétaire façon Milei, qui lui a permis de dompter l'inflation, ramenée en deux ans de 150% à 32% en interannuel. Annoncé mardi, le rebond de la croissance argentine en 2025 (+4,4%) venant après la contraction de 2024 (-1,8%), ne dit pas autre chose: l'économie a été tirée par le secteur agraire (+32%), les mines, les services financiers, mais industrie (-3,9%) et commerce (-1,3%) sont sinistrés. Près de 300.000 emplois ont été perdus, secteurs public et privé confondus, en deux ans de présidence de Javier Milei, qui se revendique anarcho-capitaliste. En attendant un éventuel impact sur l'emploi, Javier Milei entend bien exhiber dès dimanche, lors de son discours annuel au Parlement, le trophée d'une loi travail adoptée. Qui plus que tout traduirait un rapport de force qui a évolué en sa faveur, depuis sa victoire aux législatives de mi-mandat en octobre dernier.

27.02.2026 à 07:19

En direct : le Pakistan mène des frappes en Afghanistan, se dit en "guerre ouverte"

FRANCE 24
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Le gouvernement pakistanais a déclaré vendredi la "guerre ouverte" aux autorités talibanes et mené des frappes ​contre des cibles dans plusieurs villes dont Kaboul, après une offensive afghane lancée la veille à sa frontière. Des affrontements ont été signalés près d'un poste-frontière stratégique entre les deux pays. Suivez notre direct.    
Texte intégral (620 mots)
Le gouvernement pakistanais a déclaré vendredi la "guerre ouverte" aux autorités talibanes et mené des frappes ​contre des cibles dans plusieurs villes dont Kaboul, après une offensive afghane lancée la veille à sa frontière. Des affrontements ont été signalés près d'un poste-frontière stratégique entre les deux pays. Suivez notre direct.    

27.02.2026 à 07:10

Ligue des champions : Bodo/Glimt, l’éclair norvégien dans le ciel du football européen

Jean-Luc MOUNIER
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Inconnu du grand public il y a encore quelques années, Bodo/Glimt se fait peu à peu un nom au sein du football européen. Cette saison, le petit club norvégien a renversé Manchester City, l’Atletico Madrid et l’Inter Milan en Ligue des champions. Les ingrédients de la sauce Bodo ? Un formidable état d’esprit collectif, des joueurs formatés à un 4-3-3 offensif et une tactique millimétrée du coach Kjetil Knutsen. Anatomie d’un succès rafraîchissant venu d’au-delà du cercle polaire.
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Inconnu du grand public il y a encore quelques années, Bodo/Glimt se fait peu à peu un nom au sein du football européen. Cette saison, le petit club norvégien a renversé Manchester City, l’Atletico Madrid et l’Inter Milan en Ligue des champions. Les ingrédients de la sauce Bodo ? Un formidable état d’esprit collectif, des joueurs formatés à un 4-3-3 offensif et une tactique millimétrée du coach Kjetil Knutsen. Anatomie d’un succès rafraîchissant venu d’au-delà du cercle polaire.

27.02.2026 à 05:25

Bill Clinton passe au gril sur ses liens de proximité avec Epstein

FRANCE24
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Comme pour l'actuel président américain, lui aussi âgé de 79 ans, le nom de celui qui a occupé la fonction entre 1993 et 2001 apparaît à de multiples reprises dans le dossier, sans qu’aucun fait répréhensible ne lui ait jamais été imputé. Car tout comme Donald Trump, Bill Clinton a été proche du financier new-yorkais, voyageant à plusieurs reprises à bord de son jet privé, et ayant été photographié de nombreuses fois en sa compagnie. Parmi les images récemment déclassifiées par la justice américaine, on le voit participer avec lui à des événements mondains, mais aussi dans des cadres privés, parfois aux côtés de femmes dont le visage a été masqué avant publication. Sur une photo, il est dans un bain à remous. A plusieurs reprises, Bill Clinton a assuré qu'il ignorait tout des crimes du financier, qui avait plaidé coupable en 2008 de sollicitation de prostitution de mineure et exécuté une peine de 18 mois de prison. L'année de la mort de Jeffrey Epstein en 2019, l'ex-président déclarait ne pas lui avoir parlé depuis plus d'une décennie. Une ligne de défense rappelée par son épouse, Hillary Clinton, entendue jeudi dans les mêmes conditions. "La grande majorité des personnes qui ont eu des contacts avec lui avant ses aveux de culpabilité en 2008 (...) ne savaient pas ce qu'il faisait", a-t-elle insisté devant la presse. Comme elle, l'ex-chef de l'Etat va être entendu dans une salle municipale de la petite ville cossue de Chappaqua, au nord de New York, où le couple possède une maison. L'ancienne cheffe de la diplomatie américaine, qui a répété qu'elle n'avait pour sa part jamais rencontré le criminel sexuel, s'est montrée pugnace devant les membres de la commission à majorité républicaine. Nouvelles révélations "Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d'exploitation sexuelle d'Epstein (...) elle demanderait directement à notre président actuel de s'expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier", a-t-elle lancé. Les élus démocrates au sein de la commission ont aussi réclamé une audition du président américain en exercice, se basant sur de nouvelles révélations de la presse américaine. Selon celles-ci, le ministère de la Justice aurait récemment empêché la publication de documents relayant les accusations d'une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffrey Epstein et par Donald Trump. "Ce sont des documents qui accusent le président des Etats-Unis de faits très graves de violence sexuelle", a insisté le représentant de Californie Robert Garcia. Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de bataille avec le chef républicain de la commission d'enquête, James Comer. Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter, dénonçant une tentative des républicains de détourner l'attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump. Menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d'être entendu. Tous deux ont exigé en vain des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains. Si l'audition n'est pas publique, son enregistrement devrait toutefois être dévoilé à son issue, probablement vendredi soir. Depuis la publication le 30 janvier d'une nouvelle salve de documents, pour partie caviardés, plusieurs dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions, principalement en Europe.
Texte intégral (620 mots)
Comme pour l'actuel président américain, lui aussi âgé de 79 ans, le nom de celui qui a occupé la fonction entre 1993 et 2001 apparaît à de multiples reprises dans le dossier, sans qu’aucun fait répréhensible ne lui ait jamais été imputé. Car tout comme Donald Trump, Bill Clinton a été proche du financier new-yorkais, voyageant à plusieurs reprises à bord de son jet privé, et ayant été photographié de nombreuses fois en sa compagnie. Parmi les images récemment déclassifiées par la justice américaine, on le voit participer avec lui à des événements mondains, mais aussi dans des cadres privés, parfois aux côtés de femmes dont le visage a été masqué avant publication. Sur une photo, il est dans un bain à remous. A plusieurs reprises, Bill Clinton a assuré qu'il ignorait tout des crimes du financier, qui avait plaidé coupable en 2008 de sollicitation de prostitution de mineure et exécuté une peine de 18 mois de prison. L'année de la mort de Jeffrey Epstein en 2019, l'ex-président déclarait ne pas lui avoir parlé depuis plus d'une décennie. Une ligne de défense rappelée par son épouse, Hillary Clinton, entendue jeudi dans les mêmes conditions. "La grande majorité des personnes qui ont eu des contacts avec lui avant ses aveux de culpabilité en 2008 (...) ne savaient pas ce qu'il faisait", a-t-elle insisté devant la presse. Comme elle, l'ex-chef de l'Etat va être entendu dans une salle municipale de la petite ville cossue de Chappaqua, au nord de New York, où le couple possède une maison. L'ancienne cheffe de la diplomatie américaine, qui a répété qu'elle n'avait pour sa part jamais rencontré le criminel sexuel, s'est montrée pugnace devant les membres de la commission à majorité républicaine. Nouvelles révélations "Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d'exploitation sexuelle d'Epstein (...) elle demanderait directement à notre président actuel de s'expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier", a-t-elle lancé. Les élus démocrates au sein de la commission ont aussi réclamé une audition du président américain en exercice, se basant sur de nouvelles révélations de la presse américaine. Selon celles-ci, le ministère de la Justice aurait récemment empêché la publication de documents relayant les accusations d'une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffrey Epstein et par Donald Trump. "Ce sont des documents qui accusent le président des Etats-Unis de faits très graves de violence sexuelle", a insisté le représentant de Californie Robert Garcia. Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de bataille avec le chef républicain de la commission d'enquête, James Comer. Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter, dénonçant une tentative des républicains de détourner l'attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump. Menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d'être entendu. Tous deux ont exigé en vain des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains. Si l'audition n'est pas publique, son enregistrement devrait toutefois être dévoilé à son issue, probablement vendredi soir. Depuis la publication le 30 janvier d'une nouvelle salve de documents, pour partie caviardés, plusieurs dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions, principalement en Europe.

27.02.2026 à 05:16

Netflix renonce à racheter Warner Bros et laisse le champ libre à Paramount

FRANCE 24
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Le géant du streaming Netflix a déclaré jeudi refuser de surenchérir face à Paramount Skydance pour racheter le groupe de cinéma et de télévision Warner Bros. Le paysage médiatique américain pourrait être redessiné par cette acquisition.
Texte intégral (620 mots)
Le géant du streaming Netflix a déclaré jeudi refuser de surenchérir face à Paramount Skydance pour racheter le groupe de cinéma et de télévision Warner Bros. Le paysage médiatique américain pourrait être redessiné par cette acquisition.

27.02.2026 à 04:43

L'heure du réquisitoire au procès en appel sur l'assassinat de Samuel Paty

FRANCE24
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Initialement prévu vendredi, le verdict de la cour d'assises spéciale de Paris a été repoussé à lundi, au terme de cinq semaines d'une audience houleuse sur ce crime commis le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ce jihadiste tchétchène de 18 ans avait été abattu par la police, qu'il menaçait. Un parent d'élèves, Brahim Chnina, aujourd'hui âgé de 54 ans, et un militant islamiste aguerri, Abdelhahim Sefrioui, 66 ans, comparaissent pour avoir été les artisans de la campagne de haine en ligne contre le professeur d'histoire-géographie, dont Anzorov avait pris connaissance sur les réseaux sociaux. En première instance, ils avaient été respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Deux proches d'Anzorov, originaires comme lui du quartier de la Madeleine à Evreux, répondent de complicité d'assassinat. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, condamnés à seize ans de réclusion en 2024, disent ne pas avoir eu conscience de la dérive jihadiste de leur ami, ni du crime qu'il préparait. Ils ne présentent pas un profil d'islamistes radicaux. Si Brahim Chnina a exprimé sa "honte" et ses regrets pour la cabale en ligne, cela n'a pas été le cas d'Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s'est posé en héraut des droits des musulmans, livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres". Les deux hommes nient que leur campagne ait été déclenchée par la question du blasphème ou les caricatures, même si Abdelhakim Sefrioui a affirmé que celles-ci n'étaient "acceptées par aucun musulman". Au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d'une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l'hebdomadaire. Débats éprouvants Abdelhakim Sefrioui affirme avoir agi contre ce qu'il pensait alors être une "stigmatisation" des élèves musulmans par Samuel Paty; quant à Brahim Chnina, il n'aurait été animé que par la colère de ce qu'il pensait être une injustice faite à sa fille, élève du collège. Pour dissimuler une exclusion pour indiscipline, celle-ci avait affirmé à ses parents que Samuel Paty avait demandé aux élèves musulmans de sortir de son cours au moment de montrer des caricatures. Ces lignes de défense ont été fragilisées par les témoignages de la fille d'Abdelhakim Sefrioui et de la principale du collège, ainsi que par les contenus des messages et des vidéos d'une cabale qui ne s'est arrêtée qu'avec la mort du professeur. Accusation et parties civiles campent sur la ligne du verdict de première instance: selon la première cour d'assises, en lançant une "véritable fatwa numérique" contre Samuel Paty, les deux hommes "savaient nécessairement" que cette campagne pouvait "conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d'individus radicalisés" et étaient "conscients de la réalité de la menace terroriste" qu'ils faisaient peser sur leur cible. Pour la défense, au contraire, les deux hommes n'avaient ni conscience du crime à venir ni intention qu'il advienne. Une confirmation de la condamnation marquerait une vision bien trop extensive de l'incrimination d'association de malfaiteurs terroriste, selon leurs avocats. Eprouvants pour la famille de Samuel Paty, les débats ont été hachés par une succession d'incidents et de contentieux soulevés par la défense. Fait rarissime, deux magistrates assesseures ont été écartées de la cour après que la défense a mis en doute leur impartialité. Les variations dans les deux auditions successives du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui a par ailleurs pris l'initiative étonnante d'écrire directement à la présidente de la cour pour lui préciser sa pensée et sa conviction de la culpabilité de Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, ont occupé plusieurs jours la cour. Avec du côté de la défense, la volonté évidente de fourbir ses armes en cas de pourvoi en cassation.
Texte intégral (706 mots)
Initialement prévu vendredi, le verdict de la cour d'assises spéciale de Paris a été repoussé à lundi, au terme de cinq semaines d'une audience houleuse sur ce crime commis le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ce jihadiste tchétchène de 18 ans avait été abattu par la police, qu'il menaçait. Un parent d'élèves, Brahim Chnina, aujourd'hui âgé de 54 ans, et un militant islamiste aguerri, Abdelhahim Sefrioui, 66 ans, comparaissent pour avoir été les artisans de la campagne de haine en ligne contre le professeur d'histoire-géographie, dont Anzorov avait pris connaissance sur les réseaux sociaux. En première instance, ils avaient été respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Deux proches d'Anzorov, originaires comme lui du quartier de la Madeleine à Evreux, répondent de complicité d'assassinat. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, condamnés à seize ans de réclusion en 2024, disent ne pas avoir eu conscience de la dérive jihadiste de leur ami, ni du crime qu'il préparait. Ils ne présentent pas un profil d'islamistes radicaux. Si Brahim Chnina a exprimé sa "honte" et ses regrets pour la cabale en ligne, cela n'a pas été le cas d'Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s'est posé en héraut des droits des musulmans, livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises avec la complicité de "médias aux ordres". Les deux hommes nient que leur campagne ait été déclenchée par la question du blasphème ou les caricatures, même si Abdelhakim Sefrioui a affirmé que celles-ci n'étaient "acceptées par aucun musulman". Au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d'une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l'hebdomadaire. Débats éprouvants Abdelhakim Sefrioui affirme avoir agi contre ce qu'il pensait alors être une "stigmatisation" des élèves musulmans par Samuel Paty; quant à Brahim Chnina, il n'aurait été animé que par la colère de ce qu'il pensait être une injustice faite à sa fille, élève du collège. Pour dissimuler une exclusion pour indiscipline, celle-ci avait affirmé à ses parents que Samuel Paty avait demandé aux élèves musulmans de sortir de son cours au moment de montrer des caricatures. Ces lignes de défense ont été fragilisées par les témoignages de la fille d'Abdelhakim Sefrioui et de la principale du collège, ainsi que par les contenus des messages et des vidéos d'une cabale qui ne s'est arrêtée qu'avec la mort du professeur. Accusation et parties civiles campent sur la ligne du verdict de première instance: selon la première cour d'assises, en lançant une "véritable fatwa numérique" contre Samuel Paty, les deux hommes "savaient nécessairement" que cette campagne pouvait "conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d'individus radicalisés" et étaient "conscients de la réalité de la menace terroriste" qu'ils faisaient peser sur leur cible. Pour la défense, au contraire, les deux hommes n'avaient ni conscience du crime à venir ni intention qu'il advienne. Une confirmation de la condamnation marquerait une vision bien trop extensive de l'incrimination d'association de malfaiteurs terroriste, selon leurs avocats. Eprouvants pour la famille de Samuel Paty, les débats ont été hachés par une succession d'incidents et de contentieux soulevés par la défense. Fait rarissime, deux magistrates assesseures ont été écartées de la cour après que la défense a mis en doute leur impartialité. Les variations dans les deux auditions successives du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui a par ailleurs pris l'initiative étonnante d'écrire directement à la présidente de la cour pour lui préciser sa pensée et sa conviction de la culpabilité de Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, ont occupé plusieurs jours la cour. Avec du côté de la défense, la volonté évidente de fourbir ses armes en cas de pourvoi en cassation.
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