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15.03.2026 à 05:17

L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn

FRANCE24
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Les fortes déflagrations ont été entendues aux toutes premières heures du jour à Manama par deux journalistes de l'AFP sur place. Depuis le début de la guerre le 28 février, le Bahreïn, où se trouvent des bases militaires américaines, dit avoir intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens et déplore un bilan de deux morts. Dans les autres pays du Golfe, tous visés, ces attaques ont fait 24 morts. Frappés pour la présence d'intérêts américains - militaires ou économiques - sur leur sol, ces pays voient écornée leur image d'oasis de sécurité dans une région aux conflits récurrents. Le ministère de la Défense saoudien a également indiqué dimanche avoir détruit dix drones dans l'est du pays et la région de la capitale Ryad, tandis que celui des Emirats arabes unis a dit avoir intercepté des missiles et drones visant le pays. De nouveaux missiles tirés d'Iran vers Israël ont été aussi arrêtés dimanche par le système de défense anti-aérienne, selon l'armée, qui ne fait, à ce stade, état d'aucune victime sur le sol israélien. Appel à escorter les pétroliers Les Etats-Unis cherchent toujours à rétablir la circulation dans le détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures, pour beaucoup en direction de l'Asie, est bloqué presque totalement par l'Iran. Tout en promettant de frapper "très fort au cours de la prochaine semaine", le président américain Donald Trump a répété que les Etats-Unis "ont vaincu et complètement anéanti l'Iran, tant sur le plan militaire qu'économique". Néanmoins il a aussi pressé samedi d'autres pays, comme "la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni", d'envoyer, à l'instar des Etats-Unis, des navires militaires dans la zone du détroit pour escorter les pétroliers sur leur chemin. Après une attaque revendiquée sur des infrastructures militaires, il a aussi menacé de s'en prendre aux infrastructures pétrolières de l'Iran sur l'île de Kharg, dans le Golfe persique, qui abrite son principal hub d'exportation d'or noir. Une menace à laquelle Téhéran a répliqué immédiatement, promettant de "réduire en cendres" les infrastructures pétrolières liées aux Etats-Unis dans la région. L'Iran visera des entreprises américaines au Moyen-Orient si ses infrastructures énergétiques sont bombardées, a averti samedi son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Plus de 2.000 morts C'est en Iran et au Liban, entraîné dans la guerre depuis le 2 mars par le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et pilonné massivement par Israël, qu'ont été tuées la majorité des plus de 2.000 morts, recensés par les autorités depuis deux semaines. Les autorités libanaises veulent former une délégation pour négocier avec leur voisin une cessation des hostilités, selon une source officielle. Les Etats-Unis et Israël assurent avoir fortement affaibli le pouvoir iranien. Mais des dirigeants de la République islamique les ont défiés vendredi en défilant en plein coeur de Téhéran. Néanmoins Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, ayant succédé le 8 mars à son père tué au premier jour de la guerre, n'est toujours pas apparu publiquement. Blessé selon les Américains, son état de santé reste incertain. "Il n'y a pas de problème avec le nouveau guide suprême", a assuré samedi le chef de la diplomatie iranienne, affirmant qu'il "s'acquitte de ses fonctions conformément à la Constitution". Répercussions sportives Entrant dans sa troisième semaine, le conflit se répercute également sur le monde du sport. Signe d'un scepticisme grandissant quant à une issue rapide du conflit, les deux Grands Prix de Formule 1 prévus à Bahreïn les 10-12 avril et en Arabie saoudite les 17-19 avril ont été annulés. L'équipe de football irakienne va en revanche bien se rendre au Mexique pour jouer son match de barrage pour le Mondial-2026, a confirmé samedi le président de la fédération nationale, malgré la fermeture de l'espace aérien irakien jusqu'au 1er avril à cause du conflit. Toujours en football, trois membres supplémentaires de l'équipe féminine iranienne ont finalement décidé de retourner en Iran, après avoir demandé et obtenu l'asile en Australie, selon le ministre australien de l'Intérieur dimanche.

15.03.2026 à 05:11

Premier tour des municipales, suspense maximum dans les grandes villes

FRANCE24
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Après la Nouvelle-Calédonie, la Réunion et Mayotte, les bureaux de vote ouvriront à 08H00 en métropole et fermeront au plus tard à 20H00, heure à laquelle pourront être publiés les premiers résultats. Le scrutin, dont le second tour se tiendra le 22 mars, vise à élire pour six ans les conseillers municipaux dans quelque 35.000 communes, ceux-ci étant ensuite amenés à désigner parmi eux leur futur maire. Grande inconnue, la participation. Elle sera certes nettement plus forte qu'en 2020, où la pandémie de Covid-19 avait massivement dissuadé les électeurs, notamment âgés. Mais sera-t-elle suffisante pour enrayer la lente érosion observée d'élection en élection (de 78,4% en 1983 à 63,6% en 2014), particulièrement chez les jeunes et les habitants des quartiers populaires ? Si les Français restent attachés aux maires, plus appréciés que les élus nationaux, la mobilisation pourrait être pénalisée par une fin de campagne éclipsée par la guerre au Moyen-Orient. En outre, faute d'édile sortant macroniste, il sera difficile aux électeurs d'utiliser cette élection pour sanctionner l'exécutif, à la différence de 2008 sous Nicolas Sarkozy ou de 2014 sous François Hollande. Selon les sondages, 75% d'entre eux voteront en fonction de la situation locale, dans ce scrutin moins polarisé qu'au niveau national même si certaines priorités - lutte contre le narcotrafic, accès aux soins ou au logement - sont identiques. Le gouvernement a tout fait pour éviter une nationalisation du scrutin, avec des consignes de silence données aux ministres, sauf pour ceux qui sont candidats. Avec une majorité de listes uniques (68% des communes), le choix sera quasi-inexistant pour les électeurs, qui n'auront aussi plus le droit d'ajouter ou de rayer les noms de candidats ("panachage"), un manque d'alternatives qui pourrait affaiblir la participation. A l'inverse, la mobilisation pourrait être encouragée par l'incertitude dans les grandes villes où peu de maires sont assurés d'être reconduits. Dans ces agglomérations, sitôt les résultats connus, une autre élection commencera, avec la question des alliances du second tour. Une liste ayant obtenu plus de 10% peut se maintenir et une ayant récolté plus de 5% peut fusionner avec une ayant dépassé les 10%. Des choix à effectuer avant mardi 18H00. Triangulaires, quadrangulaires, quinquangulaires A un an de la présidentielle, le débat sur ces alliances est vif à gauche au vu de l'inimitié de plus en plus forte entre socialistes et Insoumis. Il est également intense de l'autre côté de l'échiquier: l'extrême droite entend supplanter à certains endroits la droite ou faire tomber un cordon sanitaire et l'aspirer dans une alliance là aussi en vue de 2027. A Paris, les perspectives de victoire d'Emmanuel Grégoire (PS) ou de Rachida Dati (LR) seront ainsi très différentes si Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête) dépassent ou non les 10% et décident ou non de se maintenir. La question se posera aussi à Marseille pour le maire sortant de gauche Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio donnés largement en tête devant Martine Vassal (LR) et l'Insoumis Sébastien Delogu. Ou encore à Toulouse où le divers droite sortant Jean-Luc Moudenc mise sur une triangulaire avec socialistes et Insoumis. Grands vainqueurs de 2020, les Ecologistes sont sur la défensive à Strasbourg ou Bordeaux. Mais, à Lyon, le maire Grégory Doucet croit en une "remontada" face à l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas, dont l'avance a fondu dans les sondages. Encore peu implanté localement, le RN entend profiter de sa dynamique nationale pour gagner des villes petites et moyennes dans le sud-est et le nord, et ajouter Toulon voire Marseille à Perpignan pour celles de plus de 100.000 habitants. Quant aux Insoumis, ils espèrent ravir Roubaix (Nord) et créer la surprise dans certaines villes franciliennes. A défaut de mesurer véritablement les rapports de force pour la présidentielle, le scrutin pourrait en impacter l'offre: Edouard Philippe a fait de sa réélection au Havre un prérequis à sa candidature et une défaite à Saint-Amand-les-Eaux (Nord) sonnerait le glas pour le communiste Fabien Roussel.

15.03.2026 à 04:45

NBA: Wembanyama impressionne encore, clame son envie d'être MVP

FRANCE24
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Le Français de 22 ans avait manqué le dernier match des Spurs face à Denver jeudi à cause de douleurs au niveau de la cheville droite. Samedi, il a propulsé son équipe à un succès 115-102 avec une performance totale et complète, compilant 32 points, 12 rebonds, 8 passes, 2 interceptions et 3 contres en 31 minutes. "Wemby" a attaqué la partie à fond, au duel à l'intérieur face à son compatriote Moussa Diabaté (4 points, 5 rebonds), plus malin sur la première action, mais dominé ensuite avec un contre de "l'alien" notamment. La star des Spurs a fait le spectacle avec des dunks puissants, des alley-oops reçus et offerts, comme à Luke Kornet dans le 3e quart-temps, quand le coach Mitch Johnson avait décidé de faire jouer ses deux pivots ensemble. En défense, "Wemby" a été comme d'habitude une redoutable force de dissuasion, éloignant de nombreux adversaire du panier des Spurs quand il ne s'élevait pas pour un contre en altitude. Interrogé par le diffuseur Amazon à l'issue de la partie, Wembanyama a expliqué que sa priorité actuelle était "de prendre soin" de son corps, "parce que je veux gagner le titre de MVP et celui de meilleur défenseur de la saison". Deuxième sur "l'échelle MVP" Il ne peut en effet pas manquer plus de deux des quinze derniers matches de son équipe s'il veut être éligible aux récompenses individuelles à l'issue de la saison régulière qui s'achèvera le 12 avril. Le Français n'a pas peur d'afficher ses ambitions, corrélées aux excellents résultats des Spurs, toujours deuxièmes de la conférence Ouest (49v-18d), après avoir remporté 17 de leurs 19 matches depuis début février. "Wemby" a été élu meilleur joueur du mois de février pour la conférence Ouest, un premier pas vers la récompense individuelle suprême de MVP, décidée par un panel de 100 membres des médias. Sur "l'échelle MVP", un indicateur subjectif mis à jour par des observateurs pour la NBA, Wembanyama apparaît cette semaine en deuxième position derrière le MVP sortant Shai Gilgeous-Alexander, mais devant le Serbe Nikola Jokic, récompensé en 2021, 2022 et 2024. S'il est l'immense favori pour être élu "défenseur de l'année", "Wemby" va avoir du mal à détrôner le Canadien, champion en juin dernier avec le Thunder, à la tête du meilleur bilan actuel (52v-15d) et à l'impact statistique plus marqué que le Français: 31,7 points, 4,5 rebonds et 6,6 passes par match contre 24,2 points, 11,1 rebonds et 3 contres en moyenne pour le géant tricolore (2,24 m). Gilgeous-Alexander a aussi marqué les esprits ces derniers jours avec une partie monumentale contre Jokic et Denver lundi puis en battant jeudi le record de matches consécutifs à au moins 20 points (127) de la légende Wilt Chamberlain. Doncic et les Lakers vainqueurs d'un match fou A Los Angeles, les Lakers et les Denver Nuggets ont offert un match complètement fou conclu par un tir difficile à mi-distance de Luka Doncic (30 points, 11 rebonds, 13 passes) pour un succès de LA 127-125 après prolongation. Austin Reaves (32 points) avait d'abord arraché 5 minutes supplémentaires en récupérant le ballon d'un lancer franc volontairement raté. Les Nuggets ont cru plusieurs fois prendre un avantage décisif avec l'inévitable Nikola Jokic (24 points, 16 rebonds, 14 passes) et les flèches d'Aaron Gordon (27 points) de loin, aussi auteur d'un contre mémorable sur LeBron James (17 points), mais ont vu les Lakers s'accrocher à l'image de ce plongeon du "King" pour récupérer un ballon. Sur les autres terrains NBA, les Atlanta Hawks ont conquis un 9e succès de suite 122-99 contre Milwaukee avec un nouveau triple-double de Jalen Johnson (23 points, 10 rebonds, 12 passes), Orlando validant une 7e victoire d'affilée à Miami 121-117. Boston s'est imposé 111-100 contre Washington avec 20 points, 14 rebonds et 7 passes de Jayson Tatum, face à 12 points du Français Bilal Coulibaly.

15.03.2026 à 04:25

"Une bataille après l'autre" ou "Sinners"? C'est l'heure du verdict aux Oscars

FRANCE24
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Les deux longs-métrages favoris ont chacun "une énorme opportunité de battre plusieurs records aux Oscars", rappelle à l'AFP Clayton Davis, chroniqueur du magazine Variety. Mais "tant que l'enveloppe finale du meilleur film n'aura pas été ouverte, nous ne saurons pas qui va gagner", insiste-t-il. Pour cette 98e cérémonie, Los Angeles aussi est dans l'incertitude. Avec la guerre menée par les Etats-Unis au Moyen-Orient, la police a renforcé la sécurité dans les rues d'Hollywood. Cela ne devrait pas empêcher l'humoriste Conan O'Brien de divertir, lors d'une soirée où "Sinners" et "Une bataille après l'autre" peuvent chacun battre le record de statuettes (11), détenu conjointement par "Ben-Hur", "Titanic" et le troisième volet du "Seigneur des Anneaux". Plongée démoniaque dans le blues des Afro-Américains, "Sinners" rentre déjà dans l'histoire avec un nombre record de 16 nominations. Son créateur Ryan Coogler, déjà connu pour "Black Panther", pourrait devenir le premier Afro-Américain à remporter l'Oscar du meilleur réalisateur. Mais son oeuvre hybride, à la fois film d'époque, conte de vampires et comédie musicale, fait face à un favori de taille avec "Une bataille après l'autre", nommé dans 13 catégories. Ce thriller loufoque, où Leonardo DiCaprio incarne un ex-révolutionnaire gauchiste maladroit forcé de secourir sa fille aux mains d'un suprémaciste blanc, a dominé la quasi-totalité des prix précurseurs cette saison. Fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, le film est plébiscité pour sa capacité à saisir les fractures politiques d'une Amérique irréconciliable, où tout se résout par les armes. Son réalisateur, Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood", "Magnolia", "Licorice Pizza") a été maintes fois nommé aux Oscars, mais n'a jamais gagné. Cela a poussé l'un des votants sollicités par l'AFP à lui accorder son bulletin. "Il est temps", a-t-il confié, expliquant avoir voté "pour l'ensemble de son oeuvre". Le choix a toutefois été "très difficile" et "cela ne veut pas dire que Ryan Coogler ne le mérite pas tout autant", a-t-il ajouté. Suspense chez les acteurs Chez les acteurs, la seule garantie semble être l'Oscar de la meilleure actrice pour Jessie Buckley, magistrale dans "Hamnet", où elle incarne l'épouse de William Shakespeare, bouleversée par la mort de son fils. Le suspense reste entier dans les autres catégories. Timothée Chalamet semblait destiné au prix du meilleur acteur, grâce à son incarnation d'un joueur de ping-pong à l'ambition démesurée dans "Marty Supreme". Mais le Franco-Américain est en chute libre ces dernières semaines: la star de "Sinners" Michael B. Jordan, lui a notamment ravi l'Actor Award avec son double rôle de jumeaux mafieux se rebellant contre l'Amérique ségrégationniste. "Jouer deux rôles est toujours difficile, et il s'en sort brillamment", a confié une autre votante à l'AFP, qui a pourtant apprécié la prestation de Leonardo DiCaprio, et celle de Wagner Moura dans "L'Agent Secret". La concurrence est aussi rude chez les seconds rôles. Côté hommes, Sean Penn pourrait décrocher un troisième Oscar d'interprétation pour son rôle de militaire caricatural et torturé par son racisme dans "Une bataille après l'autre". Mais il est concurrencé par la coqueluche du cinéma d'auteur Stellan Skarsgard ("Valeur Sentimentale"), et le vétéran américain Delroy Lindo ("Sinners"). Chez les femmes, Wunmi Mosaku, magnétique en guérisseuse vaudou dans "Sinners", pourrait l'emporter. Mais Amy Madigan ("Evanouis") et Teyana Taylor ("Une bataille après l'autre") ont également leurs chances. Quant à la catégorie meilleur film international, c'est "la plus difficile à prédire cette année", juge M. Davis. Les deux favoris sont "Valeur Sentimentale", récit du Dano-Norvégien Joachim Trier sur l'amour imparfait entre un père réalisateur et ses filles, et "L'Agent Secret", du Brésilien Kleber Mendonça Filho, chronique de l'atmosphère poisseuse sous la dictature auriverde des années 70. Ils semblent mieux positionnés que la Palme d'or cannoise, "Un simple accident", du dissident iranien Jafar Panahi, choisi pour représenter la France aux Oscars. Pour l'Oscar du meilleur film d'animation, les productions françaises "Arco" et "Amélie et la métaphysique des tubes" partent également désavantagées face au phénomène Netflix, "KPop Demon Hunters", dont la chanson phare fera partie des numéros musicaux qui rythmeront la cérémonie.

15.03.2026 à 04:25

Jour de vote pour la présidentielle au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso largement favori

FRANCE24
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M. Sassou Nguesso a dirigé ce pays d'Afrique centrale riche en hydrocarbures de 1979 à 1992, au temps du parti unique, avant de reconquérir le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile à Brazzaville. Il avait été réélu au premier tour en 2021 avec 88,40% des suffrages, selon la Cour constitutionnelle, et malgré les recours de ses opposants. Seuls six candidats, peu connus ou sans réelle assise politique, se présentent dimanche face à Denis Sassou Nguesso, sans grandes chances d'empêcher sa réélection pour un nouveau quinquennat dès le premier tour. Les principaux partis d'opposition ont annoncé boycotter le scrutin, n'estimant pas remplies les conditions d'une élection libre et transparente. L'élection est menacée par une forte abstention, selon les observateurs. M. Sassou Nguesso a sillonné le pays durant la campagne électorale qui s'est achevée vendredi, appuyé par la machine de son mouvement, le Parti congolais du travail (PCT), et exhortant les 2,5 millions d'électeurs enregistrés à se rendre aux urnes pour ce scrutin uninominal à deux tours. Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 (06H00 GMT) et fermeront à 18H00 (17H00 GMT). Un deuxième tour, dont la date n'a pas été officiellement annoncée, est théoriquement prévu 21 jours après la publication des résultats du premier tour. Corruption "La sécurité, la sécurité, la sécurité", a martelé le président pendant son dernier meeting à Brazzaville vendredi, auquel des milliers de personnes ont assisté sans grande ferveur. M. Sassou Nguesso a à son crédit d'avoir ramené une certaine stabilité dans un pays marqué par la guerre civile et une région en proie à des conflits. ONG et société civile dénoncent régulièrement des atteintes aux libertés publiques et des menaces contre des opposants. L'opposition conteste systématiquement les scrutins remportés par M. Sassou Nguesso depuis 2002. Deux figures de l'opposition à la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd'hui détenus après avoir été condamnés à 20 ans de prison pour "atteinte à la sécurité intérieure" en 2018 et 2019. Pendant sa campagne, le président a mis en avant son bilan économique, notamment la modernisation des infrastructures et le développement du secteur gazier et de l'agriculture pour que le Congo devienne autosuffisant. Le pétrole et le gaz assurent la grande majorité des revenus de l'État et tirent la croissance, estimée à 2,9% en 2025. Mais presque la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale. Pour les détracteurs du régime, le développement du pays a été freiné par des détournements massifs d'argent public et de la rente pétrolière au sommet de l'État. La famille du président a également fait l'objet de plusieurs enquêtes et de plaintes pour détournements de fonds, notamment en France, dans l'affaire dite des "biens mal acquis". M. Sassou Nguesso a promis vendredi de "moraliser la vie publique" en faisant des "exemples" et en digitalisant les finances publiques. - Préparer "l'après-Sassou" - Ancienne colonie française, indépendant depuis 1960, le Congo-Brazzaville entretient des liens étroits avec Paris, mais également avec la Russie, qui fut l'alliée du régime à l'époque du parti unique d'inspiration soviétique, entre 1968 et 1992. La réélection de M. Sassou Nguesso semble acquise, mais la constitution l'empêche en principe de se représenter pour un nouveau mandat en 2031, soulevant l'inévitable question de sa succession. Il a affirmé à l'AFP qu'il ne resterait "pas une éternité au pouvoir" et que le "tour" des jeunes "viendra", tout en refusant de se prononcer sur un éventuel successeur. Plusieurs noms de son entourage sont parfois cités: son fils Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération internationale, son conseiller spécial Jean-Dominique Okemba, ou encore Jean-Jacques Bouya, ministre de l'Aménagement du territoire et des Grands travaux. "Quand on est un opposant sérieux, il faut se préparer pour l'après-Sassou, où le régime sera faible et la demande sera forte. En l'état actuel des choses, il n'y a pas d'espoir", estime l'analyste et journaliste indépendant Alphonse Ndongo.

15.03.2026 à 01:09

Les Vietnamiens fatalistes à l'heure des élections législatives

FRANCE24
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Dans les rues de Hanoï, la capitale, des bannières patriotiques rouge et jaune flottent sur les lampadaires, exaltant une "célébration nationale" et un peuple votant "avec empressement". Mais dans un pays où toutes les grandes décisions sont prises au sommet de la pyramide communiste, de nombreux citoyens accueillent les élections législatives avec tiédeur. "Je sais que les postes clés sont déjà attribués, mais j'espère quand même que mon vote comptera", a soufflé à l'AFP Nguyen Kim Chi, primo-votant de 18 ans qui a "voté pour les jeunes" candidats. "Je ne pense pas que le vainqueur aura un quelconque impact sur ma vie", a déclaré une femme se présentant sous le nom de Huyen, à Hanoï. Peuplé de 100 millions d'habitants, le Vietnam est à la fois un pôle économique régional grandissant, fort d'une croissance de 8% en 2025, et un Etat autoritaire à parti unique où les voix dissidentes sont régulièrement emprisonnées. Le scrutin sera clos à 19H00 (12H00 GMT) et les résultats ne devraient pas être connus avant une semaine au moins. Selon les médias d'Etat, 40% des 79 millions d'appelés aux urnes avaient voté avant midi dimanche. "Je ne vote pas parce que je pense que ma voix ne compte pas", avait dit à l'AFP avant le scrutin Phuong Anh, employée administrative à Da Nang (centre), assurant que beaucoup de ses proches partagent son sentiment. "Les gens finissent quoi qu'il arrive par accepter ceux qui sont élus car c'est comme ça que fonctionne le système ", poursuit la jeune femme de 25 ans, fataliste. Parmi les 864 candidats aux 500 sièges de l'Assemblée nationale, seuls 65 ne sont pas membres du Parti communiste, contre 74 lors du précédent scrutin il y a cinq ans. Le secrétaire général du Parti communiste To Lam, l'homme fort de Hanoï, a déclaré à la télévision après avoir voté que cette élection avait pour but "de choisir les personnalités les plus éminentes pour continuer à mener le pays vers davantage de développement". To Lam président? L'une des premières tâches de la nouvelle Assemblée, lorsqu'elle siègera le mois prochain, sera de confirmer les principaux dirigeants déjà désignés par le parti lors de son congrès quinquennal en janvier. To Lam a été reconduit comme attendu au poste de secrétaire général, mais il est largement pressenti pour devenir également président, un poste qui nécessite l'approbation des députés. "En tant qu'institution plus ou moins décorative, il n'y aura pas de grandes surprises lors du vote" à l'Assemblée, estime Nguyen Khac Giang, de l'Institut ISEAS-Yusof Ishak de Singapour. "Les choix concernant les plus hauts postes, en particulier le Premier ministre et le président, auront toutefois des implications importantes pour le processus de réforme en cours", ajoute‑t‑il. A la tête du Vietnam depuis moins de deux ans, To Lam a mis en oeuvre des changements spectaculaires, réduisant drastiquement la bureaucratie tout en lançant de grands investissements dans les infrastructures afin de stimuler la croissance. Le parti s'est rallié à sa vision ambitieuse lors du dernier congrès, marqué par l'élection de plusieurs de ses alliés au sein du politburo, en plus de sa reconduction. Les autres  piliers de la structure dirigeante collective du Vietnam - le président, le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale - seront tous confirmés par un vote des députés.

15.03.2026 à 00:05

La guerre au Moyen-Orient entraîne l'annulation de Grands Prix de F1 dans le Golfe

FRANCE24
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La suppression de ces deux week-ends d'essais, de qualifications et de courses, les 10-12 et 17-19 avril près de Manama et à Jeddah, attirant chaque année des centaines de milliers de fans, avait été envisagée dès le début du conflit dans le Golfe il y a deux semaines. "On a confirmé aujourd’hui qu’après de minutieuses évaluations, en raison de la situation en cours au Moyen-Orient, les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite n’auront pas lieu en avril", a officialisé dans un communiqué la Fédération internationale de l'automobile (FIA) depuis Shanghai, où se tient dimanche le Grand Prix de Chine. Les deux évènements sportifs, économiques et médiatiques dans ces deux riches pays arabes du Golfe, régulièrement ciblés depuis le 28 février par l'Iran tout proche, ne seront pas "remplacés" par d'autres Grands Prix, notamment en Europe, selon la même source. "Priorité à la sécurité" "La FIA fera toujours passer en priorité la sécurité et le bien-être de nos équipes", a assuré le président de la FIA, l'Emirati Mohammed Ben Sulayem, cité dans le communiqué. Le dirigeant a dit "espérer le calme, la sécurité et un retour rapide de la stabilité dans la région", où les monarchies et émirats arabes sont frappés par des drones et missiles tirés par leur voisin iranien, en représailles à l'offensive militaire des Etats-Unis et d'Israël. Le minuscule royaume de Bahreïn, qui abrite la Cinquième flotte des forces armées américaines et la monarchie saoudienne, alliée des Etats-Unis, sont "incroyablement importants pour l'écosystème de notre saison de courses" de F1, a encore fait valoir le patron de la FIA, sans fournir la moindre évaluation financière d'une telle annulation. Le circuit international de Bahrein a de son côté indiqué qu'il "soutenait" la décision de la FIA. "Nous avons hâte d’accueillir à nouveau à Bahreïn des fans du monde entier lorsque la F1 fera son retour", a indiqué la direction du circuit dans un communiqué. Des médias britanniques, comme la BBC et The Independent, ont évoqué samedi un coût total de dizaines de millions de dollars. Outre le circuit bahreïni de Sakhir, au centre de cette petite île qui fait face à l'Iran, et celui de Jeddah, au bord de la mer Rouge, le Qatar et Abou Dhabi (Emirats arabes unis) accueillent les deux derniers Grands Prix de la saison fin novembre et début décembre. Le paddock bruissait de rumeurs d'annulation depuis une semaine, lors du premier Grand Prix à Melbourne (Australie) le week-end dernier et à Shanghai. Une source proche du dossier avait indiqué vendredi à l'AFP que les courses de Sakhir et de Jeddah seraient "annulées ou reprogrammées". Domination de Mercedes La FIA a donc fait cette annonce quelques heures avant le Grand Prix de Chine, le deuxième de la saison pour l'instant archidominée par l'écurie allemande Mercedes. Son pilote italien, Andrea Kimi Antonelli, sera dimanche à 19 ans le plus jeune "poleman" de l'histoire de la Formule 1 en ayant signé samedi la première position sur la grille de départ. Avant l'annonce des annulations dans le Golfe, Antonelli avait reconnu que la situation n'était "pas bonne". Son coéquipier britannique George Russell, 28 ans, également favori pour la couronne mondiale, partira en deuxième position. Il a remporté samedi la course sprint de 100 kilomètres sur le circuit chinois et survole ce début de saison à la nouvelle réglementation pour les moteurs et les châssis des monoplaces. Le duo Mercedes est talonné par les Ferrari du septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton et du Monégasque Charles Leclerc. Suivent les McLaren-Mercedes du tenant du titre, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri. En revanche, les Red Bull si performantes les saisons précédentes sont à la peine, malgré le quadruple champion du monde des pilotes, le Néerlandais Max Verstappen, et le jeune Français Isack Hadjar. La saison 2026 comptera donc 22 Grands Prix. Après Shanghai, l'énorme logistique de la F1 se déplacera à Suzuka (Japon) fin mars, puis à Miami (Etats-Unis) début mai.

14.03.2026 à 23:45

Six nations: le XV de France bat l'Angleterre 48-46 et remporte un deuxième Tournoi d'affilée

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Victorieux avec six essais, dont un quadruplé de Louis Bielle-Biarrey, contre sept pour les Anglais, les hommes de Fabien Galthié (21 pts) remportent ce Tournoi devant l'Irlande (19 pts), qui s'était imposée en début d'après-midi face au XV du Chardon à Dublin (43-21). L'Ecosse finit 3e avec 16 points, devant l'Italie (9 pts), l'Angleterre (8 pts) et les Gallois (6 pts), qui ont remporté leur première victoire dans le Tournoi depuis 2023 en s'imposant 31-17 face aux Italiens à Cardiff. Avec quatre défaites, le XV de la Rose signe sa plus mauvaise performance depuis sa cuillère de bois, en 1976, quand l'épreuve n'accueillait que cinq équipes, bien avant l'arrivée de l'Italie en 2000. "Gagner deux titres d'affilée, c'est quelque chose", a insisté Fabien Galthié après la rencontre. "Je ne vais pas bouder mon plaisir", a-t-il ajouté, reconnaissant cependant qu'"il y aura beaucoup de choses à revoir sur le plan tactique, technique. Mais il nous reste encore un tournoi (avant le Mondial 2027 en Australie) pour être encore meilleurs". KO debout après la claque à Edimbourg (50-40) et ces sept essais encaissés, les Bleus savaient au coup d'envoi qu'une simple victoire, même sans bonus, était suffisante pour oublier ce cauchemar et gagner le Tournoi. Et ils l'ont donc fait, pour les 120 ans du "crunch", face à une équipe d'Angleterre qui était elle aussi revancharde après trois défaites d'affilée, dont le premier revers de son histoire contre l'Italie (23-18). Mais que ce fut dur. Et le sélectionneur anglais Steve Borthwick a peut-être sauvé sa tête, après avoir vu son équipe pousser le XV de France dans ses retranchements. Bien lancés par deux essais de LBB, le TGV de l'UBB (7e et 13e minutes), sur des passes au pied en profondeur de Ramos puis Jalibert, les Français semblaient avoir pris la rencontre par le bon bout. Mais à chaque fois les Anglais ont répliqué, par leurs ailiers Roebuck (10e) et Murley (19e), avant de prendre le large, sur deux pénaltouches, avec le flanker Chessum d'abord (26e), puis le deuxième ligne Coles (34e). Ramos, comme en 2024 Et c'est sans doute le carton jaune au pilier Ellis Genge, pour avoir écroulé un maul bleu, après la sirène de la première mi-temps, qui a fait basculer la rencontre, offrant un essai de pénalité au XV de France. Avec trois points de retard seulement à la pause (24-27), et à 15 contre 14, l'équipe de France a ensuite puni le XV de la Rose, avec le troisième essai du jour de Bielle-Biarrey (42e), puis celui de l'ailier palois Théo Attissogbe (49e), sur une pénalité jouée vite à la main par Antoine Dupont. Dans leur maillot collector au bleu délavé, référence à ce premier "crunch" de l'histoire, joué et perdu contre les Anglais 35-8 le 22 mars 1906 au Parc des Princes, Antoine Dupont et ses partenaires ont pourtant encore laissé leurs adversaires revenir dans le match. Et les Anglais ont même repris une longueur d'avance (38-39), avec un nouvel essai de Chessum (51e), en interceptant une passe de Jalibert, puis de Marcus Smith sur son premier ballon (57e). Et c'est une nouvelle fois "LBB" qui a frappé, avec son 4e essai du soir, son 29e en 27 sélections, au bout d'une passe au pied en profondeur de Dupont encore. Le 30e des Bleus dans ce Tournoi, qui ont donc égalé le record établi par une équipe en un tournoi qu'ils avaient établi l'an dernier. Puis c'est Ramos qui a sauvé le pays, après la sirène, sur une ultime pénalité, alors que les Anglais avaient repris la tête une nouvelle fois (45-46) sur un essai de leur centre Freeman (77e). De 45 mètres, l'arrière Toulousain n'a pas tremblé, offrant un succès qui semblait perdu, comme il y a deux ans à Lyon, quand il avait aussi frappé à la 80e minute contre ces mêmes Anglais (33-31). Cerise sur le gâteau pour le XV de France, avec ce Tournoi 2026 et ce doublé jamais réalisé par les Bleus depuis 2006-2007, c'est le huitième trophée des Six nations qu'ils pourront exhiber à Marcoussis. Un de plus que les Anglais et deux de plus que les Irlandais et les Gallois. "On va profiter de cette victoire, mais par contre pour la suite, il va falloir se dire les choses", a cependant tempéré Ramos, le héros de la soirée: "A ce niveau là on ne peut pas prendre 50 points (en Ecosse) puis plus de 40 points (contre l'Angleterre). Si on veut exister dans les grandes compétitions, avec autant d'essais encaissés ça sera sans nous."

14.03.2026 à 23:43

Rugby : l'inarrêtable Louis Bielle-Biarrey régale les Bleus et affole les compteurs

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Auteur d'un quadruplé contre les Anglais, la fusée Louis Bielle-Biarrey a propulsé le XV de France vers un deuxième titre consécutif dans le Tournoi. Au total, "LBB" a marqué neuf dans cette édition, nouveau record du Tournoi des Six Nations.
Texte intégral (781 mots)
Auteur d'un quadruplé contre les Anglais, la fusée Louis Bielle-Biarrey a propulsé le XV de France vers un deuxième titre consécutif dans le Tournoi. Au total, "LBB" a marqué neuf dans cette édition, nouveau record du Tournoi des Six Nations.

14.03.2026 à 23:41

Ligue 1: Lens rate le coche, Wahi libère Nice, Monaco enchaîne

FRANCE24
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Les Lensois avaient pourtant une occasion en or de prendre les rênes de la L1, alors que Paris, qui compte une longueur d'avance ne joue pas ce week-end: son match contre Nantes a été reporté pour permettre aux Parisiens de préparer sereinement leur match retour contre Chelsea mardi en Ligue des champions. Mais les joueurs de Pierre Sage sont tombés au Moustoir (2-1), d'abord surpris par un premier but de Bamba Dieng (18e), son septième de la saison. Malgré l'égalisation d'Odsonne Edouard (49e), les Sang et Or, très brouillons, n'ont que rarement inquiété les Merlus, qui en ont profité pour faire le break avec Aiyegun Tosin, tout juste rentré (65e), et grimpent à la 8e place. Pour continuer à encore rêver d'un titre, Lens aura une autre cartouche à ne pas gaspiller, vendredi prochain à Bollaert contre Angers. Nice s'est lui offert un bol d'air grâce à une victoire précieuse arrachée à Angers (2-0), grâce à un Elye Wahi décisif: passeur décisif pour Melvin Bard, quelques minutes après son entrée (65e), puis buteur avec un lob longue distance (90e+6). Les Aiglons, qui restaient sur six matches de championnat sans victoire, ne gagnent qu'une place (14e), mais comptent à présent huit points d'avance sur Auxerre, barragiste. Angers, qui ne compte qu'une victoire sur les cinq derniers matches, reste dans le ventre mou, 11e à 11 points des places européennes, que Monaco a rejoint avec sa victoire à domicile contre Brest (2-0). Les hommes de Sébastien Pocognoli, à présent cinquièmes à trois points derrière Lyon (4e), poursuivent leur remontée vers l'Europe avec un cinquième succès d'affilée grâce à deux buts signés Folarin Balogun (19e) et Alexandre Golovine (78e).
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Les Lensois avaient pourtant une occasion en or de prendre les rênes de la L1, alors que Paris, qui compte une longueur d'avance ne joue pas ce week-end: son match contre Nantes a été reporté pour permettre aux Parisiens de préparer sereinement leur match retour contre Chelsea mardi en Ligue des champions. Mais les joueurs de Pierre Sage sont tombés au Moustoir (2-1), d'abord surpris par un premier but de Bamba Dieng (18e), son septième de la saison. Malgré l'égalisation d'Odsonne Edouard (49e), les Sang et Or, très brouillons, n'ont que rarement inquiété les Merlus, qui en ont profité pour faire le break avec Aiyegun Tosin, tout juste rentré (65e), et grimpent à la 8e place. Pour continuer à encore rêver d'un titre, Lens aura une autre cartouche à ne pas gaspiller, vendredi prochain à Bollaert contre Angers. Nice s'est lui offert un bol d'air grâce à une victoire précieuse arrachée à Angers (2-0), grâce à un Elye Wahi décisif: passeur décisif pour Melvin Bard, quelques minutes après son entrée (65e), puis buteur avec un lob longue distance (90e+6). Les Aiglons, qui restaient sur six matches de championnat sans victoire, ne gagnent qu'une place (14e), mais comptent à présent huit points d'avance sur Auxerre, barragiste. Angers, qui ne compte qu'une victoire sur les cinq derniers matches, reste dans le ventre mou, 11e à 11 points des places européennes, que Monaco a rejoint avec sa victoire à domicile contre Brest (2-0). Les hommes de Sébastien Pocognoli, à présent cinquièmes à trois points derrière Lyon (4e), poursuivent leur remontée vers l'Europe avec un cinquième succès d'affilée grâce à deux buts signés Folarin Balogun (19e) et Alexandre Golovine (78e).

14.03.2026 à 23:23

XV de France: LBB, un quadruplé pour l'histoire

FRANCE24
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Certes, il n'a pas marqué les trois points après la sirène de Thomas Ramos, qui ont donné le gain du Tournoi aux Bleus (48-46), après plusieurs minutes d'attente interminables. Mais sans ses quatre essais, les Bleus n'auraient pas suivi le rythme des Anglais, qui ont marqué sept fois. Les superlatifs manquent pour l'ailier au casque rouge tant les chiffres donnent le tournis: comme lors de l'édition 2025, il a marqué au moins un essai lors de chacun des cinq matches, qu'il a disputés en intégralité. Un nouveau "Grand chelem d'essais" qui coïncide avec deux titres consécutifs pour la France, ce qui n'était pas arrivé depuis 2006-2007. Au total, "LBB" en a marqué neuf dans cette édition, nouveau record du Tournoi. Ses huit essais de la saison passée avait égalé le record de l'Anglais Cyril Lowe en 1914 et de l'Ecossais Ian Smith en 1925 (Cinq nations à l'époque). "Si j'ai battu le record mais qu'on ne gagne pas ça ne sert à rien. Honnêtement, ce que je dis souvent, c'est que c'est les titres collectifs les plus importants. Vous voyez bien les émotions que ça procure", a évacué LBB en zone mixte après le match. Il n'a pas fallu longtemps samedi pour démarrer son festival, en marquant les premiers points du match à la cinquième minute. Un essai déjà vu à multiples reprises, mais à la technique imparable: un petit ballon dans le dos de la défense, donné par Ramos dans le bon timing, et LBB prenant à revers la défense pour s'en aller dans l'en-but. Son doublé est dans un style similaire (13e), avec cette fois l'ouvreur Matthieu Jalibert en guise de passeur décisif dans une action de première main, après une mêlée. Et le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles de prendre encore une fois soin d'aplatir le plus possible derrière les poteaux pour faciliter la transformation. "Ça a été un poison pour les Anglais. Sa vitesse, elle est vraiment phénoménale. Donc, si tu lui mets le ballon dans l'espace, généralement, c'est le casque rouge qui va marquer", a mis en avant Matthieu Jalibert après le match. Le troisième est caractéristique d'un allier, profitant en début de deuxième période du surnombre dû à une infériorité numérique anglaise. Le dernier porte la patte d'un sprinteur, en chassant un ballon rasant avant de le prolonger au pied. Meilleur marqueur bleu dans le Tournoi Son compteur en bleu est stratosphérique: en seulement 27 sélections, il en est à 29 essais, soit le sixième meilleur marqueur de l'histoire des Bleus. Samedi, il a dépassé Emile Ntamack et Philippe Bernat-Salles (26). Et il n'a que 22 ans. Le record de Damian Penaud (40) se rapproche très vite d'autant plus que l'ailier a été laissé de côté pendant toute la compétition par Fabien Galthié. Dans le Tournoi, LBB a désormais marqué 18 essais, meilleur marqueur français devant... Penaud. Depuis la fin du Mondial, il n'a manqué qu'un match du Tournoi pour blessure, en 2024. Il n'a pas participé aux tournées d'été car occupé par les saisons à rallonge avec l'UBB, finaliste du Top 14 lors des deux saisons précédentes. Alors que les recommandations internationale sont autour de 20-25 matches par saison, lui en a disputé 31 en 2023-2024, 30 la saison passée et déjà 22 à ce stade. "Quand on gagne, on se sent toujours mieux. J'aurai les vacances quand je les aurai", a souri LBB. Malgré l'enchaînement des matches, LBB a trouvé le moyen de progresser dans un domaine qui lui avait fait mal - et aux Bleus - lors du Mondial-2023, le jeu en l'air, grâce à une meilleure lecture et une course d'élan amélioré pour être au rebond. "Je trouve que les essais, c'est assez anecdotique. On est des ailiers. On est là pour marquer aussi (...) Il y a aussi plein d'autres aspects du jeu", a-t-il souligné.
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Certes, il n'a pas marqué les trois points après la sirène de Thomas Ramos, qui ont donné le gain du Tournoi aux Bleus (48-46), après plusieurs minutes d'attente interminables. Mais sans ses quatre essais, les Bleus n'auraient pas suivi le rythme des Anglais, qui ont marqué sept fois. Les superlatifs manquent pour l'ailier au casque rouge tant les chiffres donnent le tournis: comme lors de l'édition 2025, il a marqué au moins un essai lors de chacun des cinq matches, qu'il a disputés en intégralité. Un nouveau "Grand chelem d'essais" qui coïncide avec deux titres consécutifs pour la France, ce qui n'était pas arrivé depuis 2006-2007. Au total, "LBB" en a marqué neuf dans cette édition, nouveau record du Tournoi. Ses huit essais de la saison passée avait égalé le record de l'Anglais Cyril Lowe en 1914 et de l'Ecossais Ian Smith en 1925 (Cinq nations à l'époque). "Si j'ai battu le record mais qu'on ne gagne pas ça ne sert à rien. Honnêtement, ce que je dis souvent, c'est que c'est les titres collectifs les plus importants. Vous voyez bien les émotions que ça procure", a évacué LBB en zone mixte après le match. Il n'a pas fallu longtemps samedi pour démarrer son festival, en marquant les premiers points du match à la cinquième minute. Un essai déjà vu à multiples reprises, mais à la technique imparable: un petit ballon dans le dos de la défense, donné par Ramos dans le bon timing, et LBB prenant à revers la défense pour s'en aller dans l'en-but. Son doublé est dans un style similaire (13e), avec cette fois l'ouvreur Matthieu Jalibert en guise de passeur décisif dans une action de première main, après une mêlée. Et le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles de prendre encore une fois soin d'aplatir le plus possible derrière les poteaux pour faciliter la transformation. "Ça a été un poison pour les Anglais. Sa vitesse, elle est vraiment phénoménale. Donc, si tu lui mets le ballon dans l'espace, généralement, c'est le casque rouge qui va marquer", a mis en avant Matthieu Jalibert après le match. Le troisième est caractéristique d'un allier, profitant en début de deuxième période du surnombre dû à une infériorité numérique anglaise. Le dernier porte la patte d'un sprinteur, en chassant un ballon rasant avant de le prolonger au pied. Meilleur marqueur bleu dans le Tournoi Son compteur en bleu est stratosphérique: en seulement 27 sélections, il en est à 29 essais, soit le sixième meilleur marqueur de l'histoire des Bleus. Samedi, il a dépassé Emile Ntamack et Philippe Bernat-Salles (26). Et il n'a que 22 ans. Le record de Damian Penaud (40) se rapproche très vite d'autant plus que l'ailier a été laissé de côté pendant toute la compétition par Fabien Galthié. Dans le Tournoi, LBB a désormais marqué 18 essais, meilleur marqueur français devant... Penaud. Depuis la fin du Mondial, il n'a manqué qu'un match du Tournoi pour blessure, en 2024. Il n'a pas participé aux tournées d'été car occupé par les saisons à rallonge avec l'UBB, finaliste du Top 14 lors des deux saisons précédentes. Alors que les recommandations internationale sont autour de 20-25 matches par saison, lui en a disputé 31 en 2023-2024, 30 la saison passée et déjà 22 à ce stade. "Quand on gagne, on se sent toujours mieux. J'aurai les vacances quand je les aurai", a souri LBB. Malgré l'enchaînement des matches, LBB a trouvé le moyen de progresser dans un domaine qui lui avait fait mal - et aux Bleus - lors du Mondial-2023, le jeu en l'air, grâce à une meilleure lecture et une course d'élan amélioré pour être au rebond. "Je trouve que les essais, c'est assez anecdotique. On est des ailiers. On est là pour marquer aussi (...) Il y a aussi plein d'autres aspects du jeu", a-t-il souligné.

14.03.2026 à 22:23

Michèle Standjofski/Charles Berberian: "la polarisation au Liban atteint des degrés incroyables"

Achren VERDIAN
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Le Liban est une nouvelle fois pris en otage d'une guerre qui n'est pas la sienne. Destructions, centaines de morts, au moins 800 000 déplacés, l'Histoire se répète et désespère une grande partie des Libanais. Des sentiments retranscrits à travers la bande-dessinée "Et toi comment ça va?" (éditions Casterman), résultat d'une correspondance entre les dessinateurs Michèle Standjofski et Charles Berberian, dont le point de départ est la dernière guerre du Liban de 2024 mais qui résonne cruellement avec l'actualité.
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Le Liban est une nouvelle fois pris en otage d'une guerre qui n'est pas la sienne. Destructions, centaines de morts, au moins 800 000 déplacés, l'Histoire se répète et désespère une grande partie des Libanais. Des sentiments retranscrits à travers la bande-dessinée "Et toi comment ça va?" (éditions Casterman), résultat d'une correspondance entre les dessinateurs Michèle Standjofski et Charles Berberian, dont le point de départ est la dernière guerre du Liban de 2024 mais qui résonne cruellement avec l'actualité.

14.03.2026 à 22:20

Écrans : faut-il un sevrage numérique ? Najat Vallaud-Belkacem alerte

FRANCE24
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Nous passons en moyenne 56 heures par semaine devant un écran, soit près de 27 ans au cours d’une vie. Une surexposition qui interroge aujourd’hui scientifiques, parents et responsables politiques. Dans son livre Sevrage numérique – Enquête sur notre rapport aux écrans et comment nous en libérer, l’ancienne ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem alerte sur les effets de cette dépendance numérique sur la concentration, la santé mentale et même la qualité du débat démocratique. Faut-il réguler davantage les plateformes ? Comment reprendre le contrôle face aux écrans ? Najat Vallaud-Belkacem est l’invitée du Focus du Journal de l’Afrique sur France 24.
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Nous passons en moyenne 56 heures par semaine devant un écran, soit près de 27 ans au cours d’une vie. Une surexposition qui interroge aujourd’hui scientifiques, parents et responsables politiques. Dans son livre Sevrage numérique – Enquête sur notre rapport aux écrans et comment nous en libérer, l’ancienne ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem alerte sur les effets de cette dépendance numérique sur la concentration, la santé mentale et même la qualité du débat démocratique. Faut-il réguler davantage les plateformes ? Comment reprendre le contrôle face aux écrans ? Najat Vallaud-Belkacem est l’invitée du Focus du Journal de l’Afrique sur France 24.

14.03.2026 à 19:43

A la veille des municipales, des dizaines de milliers de manifestants contre le le "fascisme" et la guerre

FRANCE24
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"Si on ne montre pas qu’on est là, les fascistes vont se permettre de plus en plus de choses", lance Matthieu, maçon de 24 ans, présent dans l'imposant cortège lyonnais, trois semaines après la marche qui avait réuni 3.200 personnes en hommage au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, mort après avoir été passé à tabac par des membres de l'ultragauche. Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations à l'appel de la journée nationale contre le racisme ont rassemblé 49.000 participants, dont 11.000 à Paris et le même nombre à Lyon. A la tête de ce cortège lyonnais, parti de la place Bellecour, se trouvaient une pancarte de "soutien aux antifascistes incarcérés" et quelques fumigènes rouges et noirs, au rythme de "Lyon, Lyon antifa" ou "pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos". Dans d'autres villes, de plus petits cortèges se sont élancés au nom de la défense des "solidarités": environ 2.500 à Rennes ou Marseille, près de 2.000 à Toulouse, plus de 1.000 à Bordeaux, selon la police. A Paris, d'après les organisateurs, ce sont 100.000 personnes qui ont manifesté entre les places de la Nation et de la République, lors de cette "Marche des solidarités", à l'appel d'associations et de collectifs de défense des étrangers et de lutte contre le racisme ou les violences policières. Ces rassemblements se tenaient dans un contexte marqué par la mort de Quentin Deranque à Lyon ainsi que, sur le plan politique, l'issue très incertaine des élections municipales. "On est ici contre le fascisme, en France et ailleurs", expliquait à Marseille Henry Marianne, 67 ans, qui juge "très important d’aller voter" dimanche. "Repousser l'extrême droite" "Pour moi, le fascisme, c’est un ensemble de maintiens de pouvoir contre des minorités, les personnes LGBT, les précaires, les racisés. Le discours fasciste est de plus en plus normalisé", a renchéri, dans la même ville, Sarah Talmite, 28 ans, Ces rassemblements avaient également une couleur internationale, avec de nombreux drapeaux et slogans évoquant la guerre au Moyen-Orient et la cause palestinienne. "Non à la guerre impérialiste contre l'Iran", pouvait-on lire à Toulouse sur des pancartes dans un cortège hérissé de drapeaux palestiniens, LFI, NPA, CGT et d'autres, précédé d'une quinzaine de camions de CRS roulant au loin et au ralenti. A Paris, Sasha, 17 ans, qui regrette de ne pas avoir l'âge de voter, était à la fois "venue pour repousser l'extrême droite qui en est train de monter" et protester contre "les génocides qui ont lieu en ce moment". "Pour moi, la France et l'international, c'est lié. (...) Le contexte est de plus en plus inquiétant, chaque action militaire renforce l'inquiétude", a estimé Martine Hennequin, 68 ans, présente dans ce cortège réunissant des associations d'horizons très divers, comme Greenpeace, Attac, le syndicat étudiant Fage ou d'autres fondées par des proches de personnes décédées au cours de leur interpellation par la police. A travers le pays, où environ 85 rassemblements étaient annoncés, les manifestations se sont globalement déroulées dans le calme, même si quelques échauffourées ont eu lieu à Lyon: à des tirs de mortiers d’artifice, les forces de l’ordre ont répondu par plusieurs tirs de gaz lacrymogènes. Peu avant, une poignée de manifestants avaient tenté de faire irruption dans un immeuble, duquel des habitants avaient interpellé le cortège depuis un balcon. A Paris, selon la préfecture de police, deux personnes ont été interpellées. burs-cgc-jdy-sm/alu/dch
Texte intégral (606 mots)
"Si on ne montre pas qu’on est là, les fascistes vont se permettre de plus en plus de choses", lance Matthieu, maçon de 24 ans, présent dans l'imposant cortège lyonnais, trois semaines après la marche qui avait réuni 3.200 personnes en hommage au militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, mort après avoir été passé à tabac par des membres de l'ultragauche. Selon le ministère de l'Intérieur, les manifestations à l'appel de la journée nationale contre le racisme ont rassemblé 49.000 participants, dont 11.000 à Paris et le même nombre à Lyon. A la tête de ce cortège lyonnais, parti de la place Bellecour, se trouvaient une pancarte de "soutien aux antifascistes incarcérés" et quelques fumigènes rouges et noirs, au rythme de "Lyon, Lyon antifa" ou "pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos". Dans d'autres villes, de plus petits cortèges se sont élancés au nom de la défense des "solidarités": environ 2.500 à Rennes ou Marseille, près de 2.000 à Toulouse, plus de 1.000 à Bordeaux, selon la police. A Paris, d'après les organisateurs, ce sont 100.000 personnes qui ont manifesté entre les places de la Nation et de la République, lors de cette "Marche des solidarités", à l'appel d'associations et de collectifs de défense des étrangers et de lutte contre le racisme ou les violences policières. Ces rassemblements se tenaient dans un contexte marqué par la mort de Quentin Deranque à Lyon ainsi que, sur le plan politique, l'issue très incertaine des élections municipales. "On est ici contre le fascisme, en France et ailleurs", expliquait à Marseille Henry Marianne, 67 ans, qui juge "très important d’aller voter" dimanche. "Repousser l'extrême droite" "Pour moi, le fascisme, c’est un ensemble de maintiens de pouvoir contre des minorités, les personnes LGBT, les précaires, les racisés. Le discours fasciste est de plus en plus normalisé", a renchéri, dans la même ville, Sarah Talmite, 28 ans, Ces rassemblements avaient également une couleur internationale, avec de nombreux drapeaux et slogans évoquant la guerre au Moyen-Orient et la cause palestinienne. "Non à la guerre impérialiste contre l'Iran", pouvait-on lire à Toulouse sur des pancartes dans un cortège hérissé de drapeaux palestiniens, LFI, NPA, CGT et d'autres, précédé d'une quinzaine de camions de CRS roulant au loin et au ralenti. A Paris, Sasha, 17 ans, qui regrette de ne pas avoir l'âge de voter, était à la fois "venue pour repousser l'extrême droite qui en est train de monter" et protester contre "les génocides qui ont lieu en ce moment". "Pour moi, la France et l'international, c'est lié. (...) Le contexte est de plus en plus inquiétant, chaque action militaire renforce l'inquiétude", a estimé Martine Hennequin, 68 ans, présente dans ce cortège réunissant des associations d'horizons très divers, comme Greenpeace, Attac, le syndicat étudiant Fage ou d'autres fondées par des proches de personnes décédées au cours de leur interpellation par la police. A travers le pays, où environ 85 rassemblements étaient annoncés, les manifestations se sont globalement déroulées dans le calme, même si quelques échauffourées ont eu lieu à Lyon: à des tirs de mortiers d’artifice, les forces de l’ordre ont répondu par plusieurs tirs de gaz lacrymogènes. Peu avant, une poignée de manifestants avaient tenté de faire irruption dans un immeuble, duquel des habitants avaient interpellé le cortège depuis un balcon. A Paris, selon la préfecture de police, deux personnes ont été interpellées. burs-cgc-jdy-sm/alu/dch

14.03.2026 à 19:29

Ski alpin: Alexis Pinturault annonce sa retraite, une page se tourne pour les Bleus

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"Après 15 ans de carrière, l'idée pour moi, c'est maintenant de me retirer, de passer à autre chose", a affirmé avec une émotion contenue le skieur, qui avait convoqué les médias à Courchevel, la station savoyarde où il a grandi. "Dans une carrière, il faut se réinventer sans cesse, toujours trouver quelque chose qui va nous animer. Si on n'arrive pas à trouver la raison qui va nous faire lever le matin, ou en tout cas une raison suffisante, c'est le bon moment pour tourner cette fameuse page. Je pense qu'aujourd'hui, j'en suis là", a ajouté "Pintu". Avec 34 victoires en Coupe du monde (77 podiums) et un gros globe de cristal en 2021, trois médailles olympiques, sept médailles mondiales individuelles dont deux titres en combiné, Alexis Pinturault a l'un des plus grands palmarès du ski français. L'annonce de sa retraite, 17 ans et un jour après ses débuts en Coupe du monde en 2009 et à quelques jours de ses 35 ans, n'est toutefois pas une surprise tant le skieur savoyard peinait depuis trois ans à retrouver le plus haut niveau. L'enfant prodige ultra-polyvalent, annoncé à ses débuts comme "le nouveau Killy", mais qui n'a jamais remporté l'or olympique contrairement à son illustre prédécesseur, n'a plus gagné depuis son titre mondial à domicile en 2023. Il avait alors souhaité poursuivre en prenant un virage décisif: abandonner le slalom pour tenter de gagner une descente, la discipline reine et la seule dans laquelle il ne s'est jamais imposé. "La carotte est insuffisante" Mais à déjà 30 ans passés, "Pintu" avait été rattrapé par deux grosses blessures aux genoux en janvier 2024, puis en janvier 2025, dont il s'est remis péniblement non sans songer, déjà, à tout arrêter. C'est la perspective d'ultimes Jeux olympiques, dans les Alpes pour la première fois de sa carrière, en Italie, qui l'avait motivé à continuer cette saison. Mais le skieur de Courchevel, en manque de résultats, n'a pas réussi à se qualifier. "L'objectif qui me motivait, c'était cette olympiade, et je n'ai pas réussi à le mener à bien. C'est aussi pour ça que je ne me vois pas continuer davantage: la carotte est à ce jour insuffisante pour moi", a expliqué Pinturault, papa depuis deux ans d'une petite Olympe. "Je pense que j'ai eu une vie de sportif riche, une vie remplie de plaisir, de bonheur et c'est une grande chance. C'est aussi des grands sacrifices pour les familles, et il y a un moment où il faut être un peu plus présent pour d'autres choses", a-t-il affirmé. Le skieur de Courchevel n'en a pas encore tout à fait terminé avec la compétition: il prendra pour la dernière fois le départ d’une étape de Coupe du monde le 24 mars à Hafjell en Norvège, pour les finales du géant. "Merci" Avant ça, il fera ses adieux à son public savoyard dès dimanche lors de l'Eclipse de Courchevel, quand il s'élancera comme ouvreur du super-G de Coupe du monde, "histoire de saluer le public français et de remercier mon club, mes partenaires, la fédération". Avec l'annonce de sa retraite, une immense page se tourne pour le ski français, qui vient de dire au revoir à Adrien Théaux, doyen du circuit qui a participé à une ultime épreuve de Coupe du monde vendredi, à 41 ans dont 22 sur le circuit. Pinturault a également inspiré toute une génération de skieurs, comme certains de ses coéquipiers plus jeunes qui le qualifient d'"idole de jeunesse". "Si j'ai pu créer des vocations, je dirais qu'il y a une part de la mission qui est accomplie", a souligné Pinturault samedi. Mais laisser une trace "n'a jamais été quelque chose qui a dicté ma carrière", a-t-il conclu, "fier" malgré tout de la carrière réalisée.
Texte intégral (640 mots)
"Après 15 ans de carrière, l'idée pour moi, c'est maintenant de me retirer, de passer à autre chose", a affirmé avec une émotion contenue le skieur, qui avait convoqué les médias à Courchevel, la station savoyarde où il a grandi. "Dans une carrière, il faut se réinventer sans cesse, toujours trouver quelque chose qui va nous animer. Si on n'arrive pas à trouver la raison qui va nous faire lever le matin, ou en tout cas une raison suffisante, c'est le bon moment pour tourner cette fameuse page. Je pense qu'aujourd'hui, j'en suis là", a ajouté "Pintu". Avec 34 victoires en Coupe du monde (77 podiums) et un gros globe de cristal en 2021, trois médailles olympiques, sept médailles mondiales individuelles dont deux titres en combiné, Alexis Pinturault a l'un des plus grands palmarès du ski français. L'annonce de sa retraite, 17 ans et un jour après ses débuts en Coupe du monde en 2009 et à quelques jours de ses 35 ans, n'est toutefois pas une surprise tant le skieur savoyard peinait depuis trois ans à retrouver le plus haut niveau. L'enfant prodige ultra-polyvalent, annoncé à ses débuts comme "le nouveau Killy", mais qui n'a jamais remporté l'or olympique contrairement à son illustre prédécesseur, n'a plus gagné depuis son titre mondial à domicile en 2023. Il avait alors souhaité poursuivre en prenant un virage décisif: abandonner le slalom pour tenter de gagner une descente, la discipline reine et la seule dans laquelle il ne s'est jamais imposé. "La carotte est insuffisante" Mais à déjà 30 ans passés, "Pintu" avait été rattrapé par deux grosses blessures aux genoux en janvier 2024, puis en janvier 2025, dont il s'est remis péniblement non sans songer, déjà, à tout arrêter. C'est la perspective d'ultimes Jeux olympiques, dans les Alpes pour la première fois de sa carrière, en Italie, qui l'avait motivé à continuer cette saison. Mais le skieur de Courchevel, en manque de résultats, n'a pas réussi à se qualifier. "L'objectif qui me motivait, c'était cette olympiade, et je n'ai pas réussi à le mener à bien. C'est aussi pour ça que je ne me vois pas continuer davantage: la carotte est à ce jour insuffisante pour moi", a expliqué Pinturault, papa depuis deux ans d'une petite Olympe. "Je pense que j'ai eu une vie de sportif riche, une vie remplie de plaisir, de bonheur et c'est une grande chance. C'est aussi des grands sacrifices pour les familles, et il y a un moment où il faut être un peu plus présent pour d'autres choses", a-t-il affirmé. Le skieur de Courchevel n'en a pas encore tout à fait terminé avec la compétition: il prendra pour la dernière fois le départ d’une étape de Coupe du monde le 24 mars à Hafjell en Norvège, pour les finales du géant. "Merci" Avant ça, il fera ses adieux à son public savoyard dès dimanche lors de l'Eclipse de Courchevel, quand il s'élancera comme ouvreur du super-G de Coupe du monde, "histoire de saluer le public français et de remercier mon club, mes partenaires, la fédération". Avec l'annonce de sa retraite, une immense page se tourne pour le ski français, qui vient de dire au revoir à Adrien Théaux, doyen du circuit qui a participé à une ultime épreuve de Coupe du monde vendredi, à 41 ans dont 22 sur le circuit. Pinturault a également inspiré toute une génération de skieurs, comme certains de ses coéquipiers plus jeunes qui le qualifient d'"idole de jeunesse". "Si j'ai pu créer des vocations, je dirais qu'il y a une part de la mission qui est accomplie", a souligné Pinturault samedi. Mais laisser une trace "n'a jamais été quelque chose qui a dicté ma carrière", a-t-il conclu, "fier" malgré tout de la carrière réalisée.
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