Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

16.06.2026 à 07:01

Stéphanie TROUILLARD
img
Pour la deuxième fois de leur histoire, la France et le Sénégal vont s'affronter mardi en Coupe du monde. Il y a 24 ans, les Lions de la Teranga avaient créé la sensation en Corée du Sud en battant les Bleus, champions du monde et d'Europe en titre. 
Pour la deuxième fois de leur histoire, la France et le Sénégal vont s'affronter mardi en Coupe du monde. Il y a 24 ans, les Lions de la Teranga avaient créé la sensation en Corée du Sud en battant les Bleus, champions du monde et d'Europe en titre. 

16.06.2026 à 06:20

Hélène FRADE
img
A la Une de la presse, ce mardi 16 juin, la suite des réactions, aux Etats-Unis, à l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. Un accord accueilli avec inquiétude au Liban et en Iran. Le combat d’une Franco-vietnamienne contre les multinationales responsables de l’épandage d’agent orange pendant la guerre du Vietnam. Le bel exploit du Cap-Vert face à l’Espagne au Mondial. Et la mobilisation en faveur de Christophe Gleizes.
Lire plus (82 mots)
A la Une de la presse, ce mardi 16 juin, la suite des réactions, aux Etats-Unis, à l’accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. Un accord accueilli avec inquiétude au Liban et en Iran. Le combat d’une Franco-vietnamienne contre les multinationales responsables de l’épandage d’agent orange pendant la guerre du Vietnam. Le bel exploit du Cap-Vert face à l’Espagne au Mondial. Et la mobilisation en faveur de Christophe Gleizes.

16.06.2026 à 06:17

FRANCE24
img
Au lendemain de la déconvenue de l'Espagne, autre grand prétendant à la couronne incapable de venir à bout (0-0) du Cap-Vert néophyte en Coupe du monde, l'équipe de France serait inspirée d'éviter pareil scénario, pour ne pas laisser le doute s'immiscer dès le début de sa campagne. Avec un carré, qu'on se plait à imaginer magique en attaque, avec la superstar Kylian Mbappé, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, la sensation Michael Olise et le virevoltant Désiré Doué, les Tricolores semblent armés pour imposer leur jeu ou, à tout le moins, marquer des buts, comme ils l'ont fait toute la saison en clubs en Europe. Pour sa dernière campagne, Didier Deschamps est tellement conscient de la pression générée par une entrée dans le Mondial -- son quatrième en temps que sélectionneur des Bleus -- qu'il a appelé ses joueurs "à être concentrés et décontractés". "Ce premier match est très important mais il n'est pas décisif parce qu'il y aura deux autres matches après (contre l'Irak et la Norvège). Commencer par une victoire dans un groupe à quatre équipes, c'est l'idéal, c'est toujours l'objectif quand on aborde ce premier match. Mais c'est l'aspect émotionnel que l'on n'arrive pas à mesurer et à quantifier. Des joueurs peuvent se crisper de par l'ambiance du match et l'environnement", a-t-il anticipé en conférence de presse. "Pas une revanche" Quant aux conditions climatiques sur la pelouse du MetLife Stadium, en banlieue de New York où les Français espèrent bien revenir en finale le 19 juillet, elles seront chaudes mais pas insupportables avec 25°C annoncés. Un faux-pas dès la première rencontre ferait néanmoins désordre pour une formation avec de si hautes ambitions. Il rappellerait aussi cette défaite 1-0 des champions du monde en titre lors du match d'ouverture du Mondial-2002 face à ce même Sénégal, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour, qu’aucun Français ne souhaite revivre. "On a vu ce qui s'est passé en 2002. On veut une victoire aujourd'hui, pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition et aller le plus loin possible", a affirmé N'Golo Kanté, champion du monde 2018 qui devrait être remplaçant mardi pour le premier match de cette Coupe du monde américaine. Les Lions de la Teranga de Sadio Mané, champions d'Afrique sur le terrain mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc à l'issue d'une finale de la CAN-2025 chaotique, n'envisagent eux qu'un bégaiement de l'histoire. "Ce ne serait pas une surprise si on bat la France qui a des joueurs de classe mondiale. La France est favorite mais notre équipe a été championne d'Afrique, on s'est qualifiés pour la troisième fois d'affilée pour la Coupe du monde", a plaidé le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, qui pourra compter sur un groupe au complet, avec notamment le défenseur Kalidou Koulibaly, rétabli d'une blessure au dos.
Texte intégral (522 mots)
Au lendemain de la déconvenue de l'Espagne, autre grand prétendant à la couronne incapable de venir à bout (0-0) du Cap-Vert néophyte en Coupe du monde, l'équipe de France serait inspirée d'éviter pareil scénario, pour ne pas laisser le doute s'immiscer dès le début de sa campagne. Avec un carré, qu'on se plait à imaginer magique en attaque, avec la superstar Kylian Mbappé, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, la sensation Michael Olise et le virevoltant Désiré Doué, les Tricolores semblent armés pour imposer leur jeu ou, à tout le moins, marquer des buts, comme ils l'ont fait toute la saison en clubs en Europe. Pour sa dernière campagne, Didier Deschamps est tellement conscient de la pression générée par une entrée dans le Mondial -- son quatrième en temps que sélectionneur des Bleus -- qu'il a appelé ses joueurs "à être concentrés et décontractés". "Ce premier match est très important mais il n'est pas décisif parce qu'il y aura deux autres matches après (contre l'Irak et la Norvège). Commencer par une victoire dans un groupe à quatre équipes, c'est l'idéal, c'est toujours l'objectif quand on aborde ce premier match. Mais c'est l'aspect émotionnel que l'on n'arrive pas à mesurer et à quantifier. Des joueurs peuvent se crisper de par l'ambiance du match et l'environnement", a-t-il anticipé en conférence de presse. "Pas une revanche" Quant aux conditions climatiques sur la pelouse du MetLife Stadium, en banlieue de New York où les Français espèrent bien revenir en finale le 19 juillet, elles seront chaudes mais pas insupportables avec 25°C annoncés. Un faux-pas dès la première rencontre ferait néanmoins désordre pour une formation avec de si hautes ambitions. Il rappellerait aussi cette défaite 1-0 des champions du monde en titre lors du match d'ouverture du Mondial-2002 face à ce même Sénégal, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour, qu’aucun Français ne souhaite revivre. "On a vu ce qui s'est passé en 2002. On veut une victoire aujourd'hui, pas pour une revanche, mais pour bien démarrer la compétition et aller le plus loin possible", a affirmé N'Golo Kanté, champion du monde 2018 qui devrait être remplaçant mardi pour le premier match de cette Coupe du monde américaine. Les Lions de la Teranga de Sadio Mané, champions d'Afrique sur le terrain mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc à l'issue d'une finale de la CAN-2025 chaotique, n'envisagent eux qu'un bégaiement de l'histoire. "Ce ne serait pas une surprise si on bat la France qui a des joueurs de classe mondiale. La France est favorite mais notre équipe a été championne d'Afrique, on s'est qualifiés pour la troisième fois d'affilée pour la Coupe du monde", a plaidé le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw, qui pourra compter sur un groupe au complet, avec notamment le défenseur Kalidou Koulibaly, rétabli d'une blessure au dos.

16.06.2026 à 05:57

FRANCE24
img
Cette décision, conforme aux anticipations du marché, intervient à la suite de récents resserrements monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Indonésie, et avant une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed). Après avoir été hanté par la déflation, le Japon connaît depuis le printemps 2022 une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%, ce qui a poussé la BoJ à resserrer progressivement depuis 2024 ses taux longtemps restés nuls ou négatifs. Mais la spirale inflationniste s'est accentuée ces derniers mois, à mesure que flambaient les prix de l'énergie face à la paralysie des acheminements d'hydrocarbures du Golfe - dont le Japon importait avant la guerre 90% de son pétrole. Washington et Téhéran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui a fait plonger les cours du pétrole. Pour autant, la réouverture du détroit d'Ormuz et le redémarrage de la production d'hydrocarbures devraient prendre du temps. "La répercussion de la hausse des prix du pétrole brut s'opère à un rythme relativement soutenu dans les transactions entre entreprises, ce qui pourrait entraîner une augmentation des prix pour un large éventail de produits", avertit la banque centrale. "A première vue, cette position ferme de la BoJ est difficile à concilier avec une inflation (japonaise) n'atteignant guère que 1,4% en avril grâce au plafonnement des prix des carburants", très en-deçà du niveau-cible de 2%, observe Marcel Thieliant de Capital Economics. Mais l'institution anticipe une nette accélération de l'inflation d'ici l'année prochaine, insiste-t-il. "Compte tenu des avertissements de la Banque concernant les risques inflationnistes, nous anticipons un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion d'octobre et une remontée à 2,0% d'ici fin 2027", ajoute M. Thieliant. Inquiétudes sur le yen Si le gouvernement de Sanae Takaichi s'est inquiété des risques économiques d'un durcissement monétaire prématuré, la BoJ a relativisé mardi, notant "le niveau élevé des bénéfices des entreprises et l'amélioration de la situation de l'emploi et des revenus", tout comme l'impact des subventions sur l'énergie. La croissance "devrait ralentir car la hausse des prix du pétrole brut devrait peser sur les bénéfices des entreprises et le revenu réel des ménages", mais la quatrième économie mondiale continuera de croître "bien qu'à un rythme ralenti", soutenue par les mesures de soutien gouvernementales et des conditions financières accommodantes, complète l'institution. Cependant, les difficultés du Japon sont aggravées par la chute du yen, exacerbée par la hausse des prix du pétrole et l'écart entre les taux d'intérêt américains et japonais - une dépréciation qui renchérit le prix des produits importés. "Dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes concernant l'inflation et par les anticipations d'un éventuel relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) cette année, la BoJ ne peut se permettre de différer" un tour de vis, insistait avant la décision Shigeto Nagai, analyste d'Oxford Economics. La Fed se réunit mardi et mercredi, et si un statu quo est attendu, les marchés anticipent des hausses de taux dans l'année sur fond d'inflation américaine au plus haut depuis trois ans. Tout relèvement des taux de la Fed renforce le dollar, accroissant la pression sur le yen. Le mois dernier, le gouvernement japonais a dépensé environ 11.700 milliards de yens (63 milliards d'euros) pour soutenir sa devise - mais avec un impact très éphémère, rapidement estompé par les anticipations d'un durcissement de la Fed. La BoJ a par ailleurs annoncé mardi poursuivre la réduction progressive de son programme d'achat de dette nippone jusqu'en avril 2027, avant de stabiliser après cette date son volume mensuel d'achats. Les annonces de la Banque, largement attendues, n'ont guère fait bouger le yen, mais le rendement des obligations japonaises à 10 et 30 ans a grimpé sensiblement, reflétant le durcissement monétaire. De son côté, la banque centrale australienne a laissé mardi ses taux inchangés après les avoir déjà relevés par trois fois cette année.
Texte intégral (720 mots)
Cette décision, conforme aux anticipations du marché, intervient à la suite de récents resserrements monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Indonésie, et avant une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed). Après avoir été hanté par la déflation, le Japon connaît depuis le printemps 2022 une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%, ce qui a poussé la BoJ à resserrer progressivement depuis 2024 ses taux longtemps restés nuls ou négatifs. Mais la spirale inflationniste s'est accentuée ces derniers mois, à mesure que flambaient les prix de l'énergie face à la paralysie des acheminements d'hydrocarbures du Golfe - dont le Japon importait avant la guerre 90% de son pétrole. Washington et Téhéran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui a fait plonger les cours du pétrole. Pour autant, la réouverture du détroit d'Ormuz et le redémarrage de la production d'hydrocarbures devraient prendre du temps. "La répercussion de la hausse des prix du pétrole brut s'opère à un rythme relativement soutenu dans les transactions entre entreprises, ce qui pourrait entraîner une augmentation des prix pour un large éventail de produits", avertit la banque centrale. "A première vue, cette position ferme de la BoJ est difficile à concilier avec une inflation (japonaise) n'atteignant guère que 1,4% en avril grâce au plafonnement des prix des carburants", très en-deçà du niveau-cible de 2%, observe Marcel Thieliant de Capital Economics. Mais l'institution anticipe une nette accélération de l'inflation d'ici l'année prochaine, insiste-t-il. "Compte tenu des avertissements de la Banque concernant les risques inflationnistes, nous anticipons un nouveau relèvement des taux lors de sa réunion d'octobre et une remontée à 2,0% d'ici fin 2027", ajoute M. Thieliant. Inquiétudes sur le yen Si le gouvernement de Sanae Takaichi s'est inquiété des risques économiques d'un durcissement monétaire prématuré, la BoJ a relativisé mardi, notant "le niveau élevé des bénéfices des entreprises et l'amélioration de la situation de l'emploi et des revenus", tout comme l'impact des subventions sur l'énergie. La croissance "devrait ralentir car la hausse des prix du pétrole brut devrait peser sur les bénéfices des entreprises et le revenu réel des ménages", mais la quatrième économie mondiale continuera de croître "bien qu'à un rythme ralenti", soutenue par les mesures de soutien gouvernementales et des conditions financières accommodantes, complète l'institution. Cependant, les difficultés du Japon sont aggravées par la chute du yen, exacerbée par la hausse des prix du pétrole et l'écart entre les taux d'intérêt américains et japonais - une dépréciation qui renchérit le prix des produits importés. "Dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes concernant l'inflation et par les anticipations d'un éventuel relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) cette année, la BoJ ne peut se permettre de différer" un tour de vis, insistait avant la décision Shigeto Nagai, analyste d'Oxford Economics. La Fed se réunit mardi et mercredi, et si un statu quo est attendu, les marchés anticipent des hausses de taux dans l'année sur fond d'inflation américaine au plus haut depuis trois ans. Tout relèvement des taux de la Fed renforce le dollar, accroissant la pression sur le yen. Le mois dernier, le gouvernement japonais a dépensé environ 11.700 milliards de yens (63 milliards d'euros) pour soutenir sa devise - mais avec un impact très éphémère, rapidement estompé par les anticipations d'un durcissement de la Fed. La BoJ a par ailleurs annoncé mardi poursuivre la réduction progressive de son programme d'achat de dette nippone jusqu'en avril 2027, avant de stabiliser après cette date son volume mensuel d'achats. Les annonces de la Banque, largement attendues, n'ont guère fait bouger le yen, mais le rendement des obligations japonaises à 10 et 30 ans a grimpé sensiblement, reflétant le durcissement monétaire. De son côté, la banque centrale australienne a laissé mardi ses taux inchangés après les avoir déjà relevés par trois fois cette année.

16.06.2026 à 05:55

FRANCE24
img
"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit", s'est réjoui lundi le président américain sur son réseau Truth Social. "Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!" Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone jusque-là soumise au blocus naval américain. Selon un haut responsable américain, le cadre d'accord a déjà été signé de manière électronique par Donald Trump, son vice-président JD Vance, et le président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf. Le texte n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations. "Nous avons un passif d'engagements non tenus, non appliqués, abandonnés, tout cela est présent dans notre esprit", dans le processus de négociation et de mise en place de l'accord, a déclaré, plus circonspect, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat. "En même temps, nous faisons tout ce qui est possible pour créer à travers ce processus des opportunités économiques pour notre pays", a-t-il ajouté. Fin "définitive" de la guerre Les premières informations sur le contenu de l'accord sont principalement venues d'Iran. Selon sa diplomatie, il prévoit "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban". Dans le très stratégique détroit d'Ormuz, l'Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu'instaurer un péage dont les Etats-Unis ne voulaient pas, selon la même source. "Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme", a dit le vice-président américain JD Vance à CNBC lundi. La diplomatie iranienne a aussi assuré que "la partie américaine s'était engagée" à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre. "Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain. Jamais", a toutefois insisté JD Vance sur Fox News. Aucun avoir sous sanction américaine n'a été débloqué pour l'instant, selon un haut responsable américain. Les Etats-Unis doivent également garantir qu'Israël mette fin à la guerre au Liban, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban semblaient avoir cessé, mais une frappe israélienne a tué une personne dans le sud lundi à la mi-journée. Puis le Hezbollah a annoncé y avoir "repoussé", au moyen de roquettes et de drones, une force israélienne qui tentait d'avancer. L'armée israélienne restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire", comme en Syrie et à Gaza, a déclaré lundi soir le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Alors que l'accord irano-américain est largement perçu comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique, le Premier ministre israélien a affirmé que la guerre avait sauvé son pays de la menace d'une "destruction nucléaire". Et annoncé qu'il comptait se présenter aux élections législatives d'ici la fin de l'année, malgré les critiques et son procès pour corruption. Âgé de 76 ans, il a gouverné le pays plus longtemps qu'aucun autre Premier ministre: plus de 18 années cumulées depuis 1996. Négociations sur l'uranium iranien L'annonce d'un accord pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, a fait chuter les prix du pétrole de près de 5% lundi. Ils se stabilisent mardi. Au Liban, certains déplacés envisageaient timidement un retour vers le sud dans des zones non occupées par Israël. "Même s'il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons", assure Hana al-Jamma. Les 60 jours de négociations qui doivent s'ouvrir porteront sur quatre sujets, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères: la levée des sanctions contre l'Iran, le nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris. L'Iran cherchera "à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a précisé sa diplomatie. Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué qu'un volet des négociations concernerait l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement d'uranium, laissant entendre qu'il pourrait transiger sur quinze ans. En vertu du protocole d'accord, des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) seront par ailleurs autorisés à se rendre en Iran pour aider Téhéran à "détruire son stock d'uranium hautement enrichi", a annoncé JD Vance sur NBC News. burx-apz-es/mdh/jnd/ega
Texte intégral (871 mots)
"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit", s'est réjoui lundi le président américain sur son réseau Truth Social. "Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!" Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone jusque-là soumise au blocus naval américain. Selon un haut responsable américain, le cadre d'accord a déjà été signé de manière électronique par Donald Trump, son vice-président JD Vance, et le président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf. Le texte n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations. "Nous avons un passif d'engagements non tenus, non appliqués, abandonnés, tout cela est présent dans notre esprit", dans le processus de négociation et de mise en place de l'accord, a déclaré, plus circonspect, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la télévision d'Etat. "En même temps, nous faisons tout ce qui est possible pour créer à travers ce processus des opportunités économiques pour notre pays", a-t-il ajouté. Fin "définitive" de la guerre Les premières informations sur le contenu de l'accord sont principalement venues d'Iran. Selon sa diplomatie, il prévoit "la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban". Dans le très stratégique détroit d'Ormuz, l'Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu'instaurer un péage dont les Etats-Unis ne voulaient pas, selon la même source. "Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme", a dit le vice-président américain JD Vance à CNBC lundi. La diplomatie iranienne a aussi assuré que "la partie américaine s'était engagée" à débloquer des fonds iraniens gelés à l'étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre. "Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain. Jamais", a toutefois insisté JD Vance sur Fox News. Aucun avoir sous sanction américaine n'a été débloqué pour l'instant, selon un haut responsable américain. Les Etats-Unis doivent également garantir qu'Israël mette fin à la guerre au Liban, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban semblaient avoir cessé, mais une frappe israélienne a tué une personne dans le sud lundi à la mi-journée. Puis le Hezbollah a annoncé y avoir "repoussé", au moyen de roquettes et de drones, une force israélienne qui tentait d'avancer. L'armée israélienne restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire", comme en Syrie et à Gaza, a déclaré lundi soir le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Alors que l'accord irano-américain est largement perçu comme un échec pour Israël par la société et une grande partie de la classe politique, le Premier ministre israélien a affirmé que la guerre avait sauvé son pays de la menace d'une "destruction nucléaire". Et annoncé qu'il comptait se présenter aux élections législatives d'ici la fin de l'année, malgré les critiques et son procès pour corruption. Âgé de 76 ans, il a gouverné le pays plus longtemps qu'aucun autre Premier ministre: plus de 18 années cumulées depuis 1996. Négociations sur l'uranium iranien L'annonce d'un accord pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, a fait chuter les prix du pétrole de près de 5% lundi. Ils se stabilisent mardi. Au Liban, certains déplacés envisageaient timidement un retour vers le sud dans des zones non occupées par Israël. "Même s'il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons", assure Hana al-Jamma. Les 60 jours de négociations qui doivent s'ouvrir porteront sur quatre sujets, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères: la levée des sanctions contre l'Iran, le nucléaire, la "reconstruction" et "le développement économique" du pays, ainsi que "la mise en place d'un mécanisme de suivi" des engagements pris. L'Iran cherchera "à ce que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a précisé sa diplomatie. Dans des déclarations au New York Times, Donald Trump a indiqué qu'un volet des négociations concernerait l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement d'uranium, laissant entendre qu'il pourrait transiger sur quinze ans. En vertu du protocole d'accord, des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) seront par ailleurs autorisés à se rendre en Iran pour aider Téhéran à "détruire son stock d'uranium hautement enrichi", a annoncé JD Vance sur NBC News. burx-apz-es/mdh/jnd/ega

16.06.2026 à 05:51

FRANCE24
img
Toutes les équipes du groupe G comptent un point après le nul 1-1 entre la Belgique et l'Egypte plus tôt dans la journée. La Team Melli aura finalement bel et bien foulé la pelouse du stade ultra-moderne de Los Angeles, aux Etats-Unis, pays coorganisateur du Mondial qui avait déclenché il y a trois mois et demi avec Israël un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient. Exilée à la dernière minute au Mexique, gênée par l'absence de visas américain pour une quinzaine de membre de l'encadrement, la sélection iranienne a fini par jouer au foot, qui est "séparé de la politique", assure son sélectionneur. Un avis peu partagé lundi par des membres de la diaspora de "Tehrangeles" qui ont manifesté contre la République islamique devant le stade, et les centaines de supporters qui ont exhibé dans l'enceinte le lion et le soleil, symboles du drapeau avant la révolution de 1979. Des officiels iraniens avaient rappelé qu'il était de la responsabilité de la Fifa de s'assurer que le drapeau actuel soit le seul visible, et menacé d'arrêt de la rencontre dans le cas contraire. De nombreux drapeaux ornés du lion et du soleil ont bien été brandis dans les tribunes, ont constaté des journalistes de l'AFP, notamment pendant l'hymne, en partie hué, avant que le public n'apporte un bruyant soutien aux joueurs. Un responsable de la sécurité du stade, souhaitant rester anonyme, a expliqué avoir eu pour consignes de repérer ces drapeaux pour adresser un avertissement à leur propriétaire, avant une potentielle expulsion. Le règlement de la Fifa interdit tout accessoire de "nature politique" dans les stades, mais son application est à géométrie variable. "C'est un drapeau pour la liberté (...) nous sommes là pour être la voix des victimes" de la répression sanglante de janvier, explique Ali Reza, drapeau replié, après avoir été réprimandé par la sécurité. Just un doublé "Nous soutenons la nation et le peuple iranien, pas vraiment l'équipe qui n'a pas dit un mot depuis janvier", explique Ali, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, après avoir recouvert son t-shirt orné du lion pour entrer dans l'enceinte. Sur la pelouse, l'Iran a été refroidi par l'ouverture rapide du score de la Nouvelle-Zélande, la faute à une défense trop passive face à un habile jeu à trois entre Chris Wood, Sarpret Singh, et le buteur Elijah Just (7e). Supérieure techniquement, la Team Melli a regretté le poteau trouvé par son attaquant vedette Mehdi Taremi (23e) mais fait rugir le stade sur l'égalisation de près de Ramin Rezaeian (32e), grâce à un duel gagné par Shahriyar Moghanloo dans la surface. Les Iraniens ont même cru prendre l'avantage juste avant la pause, mais Ali Nemati était hors jeu avant son coup de tête (45+5). La Team Melli a été surprise en transition par le même trio offensif kiwi, Singh pour Wood qui a pu remettre à Just, auteur d'un doublé (54e), avant de réagir dix minutes plus tard d'un joli coup de tête de Mohammad Mohebbi, trouvé par un centre de Rezaeian (64e). L'Iran, qui espère franchir la phase de poules pour la première fois de son histoire, jouera de nouveau à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, puis face à l'Egypte le 26 juin à Seattle.
Texte intégral (568 mots)
Toutes les équipes du groupe G comptent un point après le nul 1-1 entre la Belgique et l'Egypte plus tôt dans la journée. La Team Melli aura finalement bel et bien foulé la pelouse du stade ultra-moderne de Los Angeles, aux Etats-Unis, pays coorganisateur du Mondial qui avait déclenché il y a trois mois et demi avec Israël un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient. Exilée à la dernière minute au Mexique, gênée par l'absence de visas américain pour une quinzaine de membre de l'encadrement, la sélection iranienne a fini par jouer au foot, qui est "séparé de la politique", assure son sélectionneur. Un avis peu partagé lundi par des membres de la diaspora de "Tehrangeles" qui ont manifesté contre la République islamique devant le stade, et les centaines de supporters qui ont exhibé dans l'enceinte le lion et le soleil, symboles du drapeau avant la révolution de 1979. Des officiels iraniens avaient rappelé qu'il était de la responsabilité de la Fifa de s'assurer que le drapeau actuel soit le seul visible, et menacé d'arrêt de la rencontre dans le cas contraire. De nombreux drapeaux ornés du lion et du soleil ont bien été brandis dans les tribunes, ont constaté des journalistes de l'AFP, notamment pendant l'hymne, en partie hué, avant que le public n'apporte un bruyant soutien aux joueurs. Un responsable de la sécurité du stade, souhaitant rester anonyme, a expliqué avoir eu pour consignes de repérer ces drapeaux pour adresser un avertissement à leur propriétaire, avant une potentielle expulsion. Le règlement de la Fifa interdit tout accessoire de "nature politique" dans les stades, mais son application est à géométrie variable. "C'est un drapeau pour la liberté (...) nous sommes là pour être la voix des victimes" de la répression sanglante de janvier, explique Ali Reza, drapeau replié, après avoir été réprimandé par la sécurité. Just un doublé "Nous soutenons la nation et le peuple iranien, pas vraiment l'équipe qui n'a pas dit un mot depuis janvier", explique Ali, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, après avoir recouvert son t-shirt orné du lion pour entrer dans l'enceinte. Sur la pelouse, l'Iran a été refroidi par l'ouverture rapide du score de la Nouvelle-Zélande, la faute à une défense trop passive face à un habile jeu à trois entre Chris Wood, Sarpret Singh, et le buteur Elijah Just (7e). Supérieure techniquement, la Team Melli a regretté le poteau trouvé par son attaquant vedette Mehdi Taremi (23e) mais fait rugir le stade sur l'égalisation de près de Ramin Rezaeian (32e), grâce à un duel gagné par Shahriyar Moghanloo dans la surface. Les Iraniens ont même cru prendre l'avantage juste avant la pause, mais Ali Nemati était hors jeu avant son coup de tête (45+5). La Team Melli a été surprise en transition par le même trio offensif kiwi, Singh pour Wood qui a pu remettre à Just, auteur d'un doublé (54e), avant de réagir dix minutes plus tard d'un joli coup de tête de Mohammad Mohebbi, trouvé par un centre de Rezaeian (64e). L'Iran, qui espère franchir la phase de poules pour la première fois de son histoire, jouera de nouveau à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, puis face à l'Egypte le 26 juin à Seattle.

16.06.2026 à 05:26

FRANCE 24
img
L'Iran et la Nouvelle-Zélande se sont neutralisés (2-2) lors de leur entrée en lice dans la Coupe du monde, lundi à Los Angeles. Des membres de la diaspora iranienne ont manifesté devant le stade, et de nombreux drapeaux ornés du lion et du soleil - symboles du drapeau avant la révolution de 1979 - ont été brandis dans les tribunes, notamment pendant l'hymne, en partie hué, avant que le public n'apporte un bruyant soutien aux joueurs.
Lire plus (81 mots)
L'Iran et la Nouvelle-Zélande se sont neutralisés (2-2) lors de leur entrée en lice dans la Coupe du monde, lundi à Los Angeles. Des membres de la diaspora iranienne ont manifesté devant le stade, et de nombreux drapeaux ornés du lion et du soleil - symboles du drapeau avant la révolution de 1979 - ont été brandis dans les tribunes, notamment pendant l'hymne, en partie hué, avant que le public n'apporte un bruyant soutien aux joueurs.

16.06.2026 à 05:25

FRANCE24
img
Nombre d'entre eux se sont d'abord rassemblés devant le SoFi Stadium pour faire flotter l'ancien drapeau de l'Iran - celui d'avant la révolution islamique de 1979, orné d'un lion et d'un soleil. Les manifestants ont joué du tambour et donné de la voix contre la "Team Melli", qu'ils conçoivent comme un instrument de propagande de Téhéran. "Cette équipe n'est pas celle du peuple iranien, c'est celle du régime", a dénoncé Ava Amin, une étudiante en philosophie venue manifester avec une banderole réclamant un "changement de régime". "Quand le peuple se fait tuer, ils ferment les yeux et restent silencieux", a-t-elle ajouté. Sur le papier, l'importante communauté iranienne de Los Angeles, parfois surnommée Tehrangeles, aurait pu donner à la Team Melli l'impression de jouer à domicile, lors de ce match qui s'est terminé par un nul (2-2). Mais en Californie, une large partie de la diaspora est farouchement opposée à la République islamique et veut profiter de l'attention générée par le Mondial pour rappeler les exactions commises par le pouvoir en place depuis 47 ans. "C'est l'équipe des mollahs, donc on ne peut pas la soutenir", renchérit Gilbert Gastin, un Irano-Américain exilé depuis 20 ans. Hymne hué A 44 ans, cet employé du bâtiment est venu protester contre la répression sanglante des manifestations populaires en Iran en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts selon de nombreuses ONG. "Ce régime a tué tant de gens en 47 ans, nous sommes ici pour rappeler à tout le monde que l'Iran a besoin d'une démocratie", souffle-t-il, vêtu d'un t-shirt avec un imprimé du drapeau d'avant la révolution. Téhéran juge ce symbole inacceptable et avait menacé de faire arrêter le match si ces bannières venaient à pénétrer à l'intérieur du stade. Et malgré le règlement de la Fifa, qui interdit les signes politiques, de nombreux supporters sont rentrés dans l'enceinte en arborant fièrement ce drapeau, et sans vraiment cacher leurs t-shirts protestataires, ont constaté plusieurs journalistes de l'AFP. Certains stadiers ont ici et là demandé aux spectateurs engagés de ranger ces étendards, sous peine d'expulsion. Mais dans l'immense enceinte de 70.000 places, plusieurs centaines de personnes ont finalement arboré ce symbole sur leurs vêtements. Résultat, les huées se sont mêlées aux encouragements, lorsque l'hymne national iranien a retenti. Comme au Qatar en 2022, lorsque la Coupe du monde s'était déroulée quelques mois après la répression sanglante des manifestations provoquées par la mort de la jeune Mahsa Amini - arrêtée pour un voile supposément mal ajusté. "Pas facile" Une atmosphère déplorée par certains fans comme Farideh Mansoor. Les joueurs "ont tout donné pour en arriver là", rappelle cette cheffe d'entreprise. "C'est pour ça qu'on doit les soutenir." "C'est du sport ! Ce n'est pas une question politique", ajoute cette Irano-Américaine, arrivée aux Etats-Unis il y a 35 ans. Dans ce tournoi organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, la Team Melli doit pourtant composer avec une intense pression extra-sportive. A cause de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, sa participation a été incertaine jusqu'au bout. Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l'équipe s'est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Et les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement pour ses trois matches de poule, qui se déroulent sur son sol. "Ce n'est pas facile pour eux", concède Hamid Parvizi, venu lui aussi donner de la voix contre l'équipe. "Mais quand on parle de l'Iran, c'est impossible de séparer sport et politique", estime ce comptable de 34 ans, en rappelant que la sélection a elle-même débarqué à Tijuana en portant des pin's commémorant une frappe meurtrière survenue sur une école iranienne pendant la guerre. Ce fan du FC Barcelone reste persuadé que des critères politiques rentrent dans la sélection de la Team Melli. Pour ce Mondial, il regrette notamment l'absence de Sardar Azmoun, le troisième meilleur buteur de l'histoire de la sélection, écarté selon lui à cause d'une publication sur les réseaux sociaux qui aurait déplu à Téhéran. "Avec ce genre de choses qui se passent, je ne peux pas faire confiance à cette équipe", lâche-t-il.
Texte intégral (749 mots)
Nombre d'entre eux se sont d'abord rassemblés devant le SoFi Stadium pour faire flotter l'ancien drapeau de l'Iran - celui d'avant la révolution islamique de 1979, orné d'un lion et d'un soleil. Les manifestants ont joué du tambour et donné de la voix contre la "Team Melli", qu'ils conçoivent comme un instrument de propagande de Téhéran. "Cette équipe n'est pas celle du peuple iranien, c'est celle du régime", a dénoncé Ava Amin, une étudiante en philosophie venue manifester avec une banderole réclamant un "changement de régime". "Quand le peuple se fait tuer, ils ferment les yeux et restent silencieux", a-t-elle ajouté. Sur le papier, l'importante communauté iranienne de Los Angeles, parfois surnommée Tehrangeles, aurait pu donner à la Team Melli l'impression de jouer à domicile, lors de ce match qui s'est terminé par un nul (2-2). Mais en Californie, une large partie de la diaspora est farouchement opposée à la République islamique et veut profiter de l'attention générée par le Mondial pour rappeler les exactions commises par le pouvoir en place depuis 47 ans. "C'est l'équipe des mollahs, donc on ne peut pas la soutenir", renchérit Gilbert Gastin, un Irano-Américain exilé depuis 20 ans. Hymne hué A 44 ans, cet employé du bâtiment est venu protester contre la répression sanglante des manifestations populaires en Iran en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts selon de nombreuses ONG. "Ce régime a tué tant de gens en 47 ans, nous sommes ici pour rappeler à tout le monde que l'Iran a besoin d'une démocratie", souffle-t-il, vêtu d'un t-shirt avec un imprimé du drapeau d'avant la révolution. Téhéran juge ce symbole inacceptable et avait menacé de faire arrêter le match si ces bannières venaient à pénétrer à l'intérieur du stade. Et malgré le règlement de la Fifa, qui interdit les signes politiques, de nombreux supporters sont rentrés dans l'enceinte en arborant fièrement ce drapeau, et sans vraiment cacher leurs t-shirts protestataires, ont constaté plusieurs journalistes de l'AFP. Certains stadiers ont ici et là demandé aux spectateurs engagés de ranger ces étendards, sous peine d'expulsion. Mais dans l'immense enceinte de 70.000 places, plusieurs centaines de personnes ont finalement arboré ce symbole sur leurs vêtements. Résultat, les huées se sont mêlées aux encouragements, lorsque l'hymne national iranien a retenti. Comme au Qatar en 2022, lorsque la Coupe du monde s'était déroulée quelques mois après la répression sanglante des manifestations provoquées par la mort de la jeune Mahsa Amini - arrêtée pour un voile supposément mal ajusté. "Pas facile" Une atmosphère déplorée par certains fans comme Farideh Mansoor. Les joueurs "ont tout donné pour en arriver là", rappelle cette cheffe d'entreprise. "C'est pour ça qu'on doit les soutenir." "C'est du sport ! Ce n'est pas une question politique", ajoute cette Irano-Américaine, arrivée aux Etats-Unis il y a 35 ans. Dans ce tournoi organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, la Team Melli doit pourtant composer avec une intense pression extra-sportive. A cause de la guerre lancée fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, sa participation a été incertaine jusqu'au bout. Au lieu de séjourner en Arizona comme prévu, l'équipe s'est exilée à Tijuana, au Mexique, pour établir son camp de base. Et les Etats-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement pour ses trois matches de poule, qui se déroulent sur son sol. "Ce n'est pas facile pour eux", concède Hamid Parvizi, venu lui aussi donner de la voix contre l'équipe. "Mais quand on parle de l'Iran, c'est impossible de séparer sport et politique", estime ce comptable de 34 ans, en rappelant que la sélection a elle-même débarqué à Tijuana en portant des pin's commémorant une frappe meurtrière survenue sur une école iranienne pendant la guerre. Ce fan du FC Barcelone reste persuadé que des critères politiques rentrent dans la sélection de la Team Melli. Pour ce Mondial, il regrette notamment l'absence de Sardar Azmoun, le troisième meilleur buteur de l'histoire de la sélection, écarté selon lui à cause d'une publication sur les réseaux sociaux qui aurait déplu à Téhéran. "Avec ce genre de choses qui se passent, je ne peux pas faire confiance à cette équipe", lâche-t-il.

16.06.2026 à 05:23

FRANCE24
img
Lors de cette "visite de solidarité", Antonio Guterres, qui s'était rendu à Port-au-Prince pour la dernière fois en juillet 2023, doit rencontrer "des hommes, des femmes et des enfants dont les vies sont touchées par la violence", selon ses services. Il verra aussi "personnellement les défis humanitaires et sécuritaires auxquels le pays est confronté". Le pays pauvre des Caraïbes subit depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s'est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements forcés d'enfants. Résultat, près de 1,5 million de personnes sont actuellement déplacées, sur une population d'environ 11 millions d'habitants, et plus de 5 millions sont en situation de grave insécurité alimentaire, selon l'ONU. Et le plan d'aide humanitaire des Nations unies pour 2026, chiffré à 880 millions de dollars, est financé à moins d'un quart, alors que la saison des ouragans commence. "2.300 morts" Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé en septembre de remplacer la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) menée par le Kenya, sous-équipée et critiquée, par une Force de répression des gangs (FRG) plus robuste. Cette nouvelle force, en cours de déploiement, pourra compter jusqu'à 5.500 personnels en uniforme, des policiers mais aussi des militaires, contrairement à la MMAS. Cette force, qui n'est pas une mission onusienne de maintien de la paix, peut compter notamment pour la logistique sur un tout nouveau "bureau de soutien de l'ONU", qui sera également l'objet de la visite d'Antonio Guterres. Récemment, les opérations des forces de l'ordre - engageant la police haïtienne associée aux frappes de drone menées par des sociétés privées étrangères - et les actions des groupes d'autodéfense ont réussi à freiner l'expansion des gangs dans la capitale, qu'ils contrôlent à 90%, selon le dernier rapport des experts mandatés par le Conseil de sécurité publié en avril. "La violence des gangs a causé au moins 2.300 morts, 1.100 blessés et 99 enlèvements depuis le début de l'année", a déclaré lundi le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, soulignant que la nouvelle force était "nécessaire de toute urgence". Selon un rapport de ses services publié fin mars, les violences liées aux gangs avaient fait 5.519 morts entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026. La majorité de ces décès était due aux opérations antigangs: 3.497 tués, dont un grand nombre de membres de gangs, mais aussi des civils.
Lire plus (436 mots)
Lors de cette "visite de solidarité", Antonio Guterres, qui s'était rendu à Port-au-Prince pour la dernière fois en juillet 2023, doit rencontrer "des hommes, des femmes et des enfants dont les vies sont touchées par la violence", selon ses services. Il verra aussi "personnellement les défis humanitaires et sécuritaires auxquels le pays est confronté". Le pays pauvre des Caraïbes subit depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s'est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements forcés d'enfants. Résultat, près de 1,5 million de personnes sont actuellement déplacées, sur une population d'environ 11 millions d'habitants, et plus de 5 millions sont en situation de grave insécurité alimentaire, selon l'ONU. Et le plan d'aide humanitaire des Nations unies pour 2026, chiffré à 880 millions de dollars, est financé à moins d'un quart, alors que la saison des ouragans commence. "2.300 morts" Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé en septembre de remplacer la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) menée par le Kenya, sous-équipée et critiquée, par une Force de répression des gangs (FRG) plus robuste. Cette nouvelle force, en cours de déploiement, pourra compter jusqu'à 5.500 personnels en uniforme, des policiers mais aussi des militaires, contrairement à la MMAS. Cette force, qui n'est pas une mission onusienne de maintien de la paix, peut compter notamment pour la logistique sur un tout nouveau "bureau de soutien de l'ONU", qui sera également l'objet de la visite d'Antonio Guterres. Récemment, les opérations des forces de l'ordre - engageant la police haïtienne associée aux frappes de drone menées par des sociétés privées étrangères - et les actions des groupes d'autodéfense ont réussi à freiner l'expansion des gangs dans la capitale, qu'ils contrôlent à 90%, selon le dernier rapport des experts mandatés par le Conseil de sécurité publié en avril. "La violence des gangs a causé au moins 2.300 morts, 1.100 blessés et 99 enlèvements depuis le début de l'année", a déclaré lundi le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, soulignant que la nouvelle force était "nécessaire de toute urgence". Selon un rapport de ses services publié fin mars, les violences liées aux gangs avaient fait 5.519 morts entre le 1er mars 2025 et le 15 janvier 2026. La majorité de ces décès était due aux opérations antigangs: 3.497 tués, dont un grand nombre de membres de gangs, mais aussi des civils.

16.06.2026 à 05:05

FRANCE24
img
Pour ce rapport, l'agence onusienne a croisé les données montrant où vivent les quelque 2,4 milliards d'enfants sur la planète avec la répartition géographique des huit impacts climatiques les plus fréquents: inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule (au moins 3 jours au-dessus d'une température élevée, différente selon les pays), chaleur extrême (toute journée à plus de 35°C), incendie et tempête de sable. Alors qu'une succession de catastrophes affaiblit chaque fois un peu plus les enfants, le rapport se penche plus précisément sur ceux exposés à au moins trois aléas, catégorie qui a largement augmenté ces 20 dernières années. Près de la moitié des enfants du monde (1,1 milliard) sont ainsi exposés à au moins trois risques, la combinaison la plus fréquente étant sécheresse-chaleur extrême-canicule (296 millions d'enfants, dont 74 millions au Nigeria, 34 millions au Pakistan, 32 millions en Inde). La quasi-totalité des enfants (environ 2,3 milliards) sont exposés à au moins un risque, 2 milliards à au moins deux, 364 millions à au moins quatre, 53 millions à au moins cinq, 4 millions à au moins six et 123.000 à au moins sept (dont 46.000 en Birmanie). "Les enfants sont en première ligne face aux impacts du changement climatique", résume la patronne de l'Unicef Catherine Russell, appelant à agir. "Pas égaux" Quant à savoir quel est le pire endroit pour un enfant sur Terre, "il n'y a pas de réponse courte", estime auprès de l'AFP Tom Slaymaker, un des auteurs du rapport. Vu le nombre d'enfants concernés, ils sont exposés un peu partout, aussi bien dans les pays pauvres que dans les plus riches. "Mais ils ne sont pas égaux" devant ces risques, insiste-t-il. L'Unicef met ainsi en lumière la "vulnérabilité" plus ou moins grande des enfants en fonction de l'accès à certains services de base (santé, nourriture, eau, éducation, protection). Et publie ces données pour aider les gouvernements à mieux se préparer à l'aggravation attendue des impacts du réchauffement. "Points chauds" Il existe toutefois "des points chauds", poursuit Tom Slaymaker, citant l'Afrique subsaharienne, une partie de l'Asie du Sud et les petits Etats insulaires. Pour la combinaison d'au moins trois aléas, "sans surprise", les pays avec beaucoup d'enfants sont systématiquement en tête de liste pour le nombre d'enfants exposés (Bangladesh, Inde, Nigeria, Pakistan...). Mais en termes de pourcentage d'enfants touchés par pays, c'est l'Afrique subsaharienne, en particulier le Sahel, qui arrive en tête, notamment Centrafrique, Tchad, Mali, Niger, ou Soudan du Sud, où les impacts sont exacerbés par les difficultés des autorités à y faire face. Au Tchad par exemple, pays en crise humanitaire avec des difficultés d'accès à l'eau, à l'électricité ou à la nourriture, "plus de 95% des enfants" sont menacés par au moins trois aléas (sécheresse, chaleur extrême et canicule), un des chiffres les plus élevés au monde. L'Unicef souligne également le risque de "cercle vicieux" dans ces pays fragiles: la sécheresse entraîne baisse des récoltes et plus d'insécurité alimentaire, les sols secs sont propices aux incendies et sont ensuite plus vulnérables aux inondations, inondations qui détruisent maisons ou écoles, et forcent des populations à fuir. Le tout rendant les enfants déplacés plus sensibles à la prochaine catastrophe et moins armés pour l'avenir, faute de scolarisation. Sans oublier les risques accrus de maladies comme le paludisme et le choléra. Autres pays particulièrement vulnérables, les 39 Etats insulaires confrontés à des contraintes structurelles: isolement, petit territoire susceptible d'être entièrement ravagé par un ouragan, sans possibilité de se réfugier ailleurs, eau douce limitée, dépendance aux importations... Un pays refuge ? Les données ne font pas vraiment apparaître de pays épargné. "Dans de nombreux pays, il y a des petites poches de population pas exposées à ces risques", indique toutefois Tom Slaymaker, qui note que ces poches ont tendance à se trouver dans l'hémisphère nord, notamment en Scandinavie. Mais c'est parce que le rapport ne se penche que sur les huit risques les plus fréquents mondialement, insiste-t-il, soulignant que les enfants peuvent subir dans ces pays d'autres menaces non abordées, comme la fonte des glaciers ou le dégel du permafrost.
Texte intégral (718 mots)
Pour ce rapport, l'agence onusienne a croisé les données montrant où vivent les quelque 2,4 milliards d'enfants sur la planète avec la répartition géographique des huit impacts climatiques les plus fréquents: inondation côtière, inondation fluviale, sécheresse, tempête tropicale, canicule (au moins 3 jours au-dessus d'une température élevée, différente selon les pays), chaleur extrême (toute journée à plus de 35°C), incendie et tempête de sable. Alors qu'une succession de catastrophes affaiblit chaque fois un peu plus les enfants, le rapport se penche plus précisément sur ceux exposés à au moins trois aléas, catégorie qui a largement augmenté ces 20 dernières années. Près de la moitié des enfants du monde (1,1 milliard) sont ainsi exposés à au moins trois risques, la combinaison la plus fréquente étant sécheresse-chaleur extrême-canicule (296 millions d'enfants, dont 74 millions au Nigeria, 34 millions au Pakistan, 32 millions en Inde). La quasi-totalité des enfants (environ 2,3 milliards) sont exposés à au moins un risque, 2 milliards à au moins deux, 364 millions à au moins quatre, 53 millions à au moins cinq, 4 millions à au moins six et 123.000 à au moins sept (dont 46.000 en Birmanie). "Les enfants sont en première ligne face aux impacts du changement climatique", résume la patronne de l'Unicef Catherine Russell, appelant à agir. "Pas égaux" Quant à savoir quel est le pire endroit pour un enfant sur Terre, "il n'y a pas de réponse courte", estime auprès de l'AFP Tom Slaymaker, un des auteurs du rapport. Vu le nombre d'enfants concernés, ils sont exposés un peu partout, aussi bien dans les pays pauvres que dans les plus riches. "Mais ils ne sont pas égaux" devant ces risques, insiste-t-il. L'Unicef met ainsi en lumière la "vulnérabilité" plus ou moins grande des enfants en fonction de l'accès à certains services de base (santé, nourriture, eau, éducation, protection). Et publie ces données pour aider les gouvernements à mieux se préparer à l'aggravation attendue des impacts du réchauffement. "Points chauds" Il existe toutefois "des points chauds", poursuit Tom Slaymaker, citant l'Afrique subsaharienne, une partie de l'Asie du Sud et les petits Etats insulaires. Pour la combinaison d'au moins trois aléas, "sans surprise", les pays avec beaucoup d'enfants sont systématiquement en tête de liste pour le nombre d'enfants exposés (Bangladesh, Inde, Nigeria, Pakistan...). Mais en termes de pourcentage d'enfants touchés par pays, c'est l'Afrique subsaharienne, en particulier le Sahel, qui arrive en tête, notamment Centrafrique, Tchad, Mali, Niger, ou Soudan du Sud, où les impacts sont exacerbés par les difficultés des autorités à y faire face. Au Tchad par exemple, pays en crise humanitaire avec des difficultés d'accès à l'eau, à l'électricité ou à la nourriture, "plus de 95% des enfants" sont menacés par au moins trois aléas (sécheresse, chaleur extrême et canicule), un des chiffres les plus élevés au monde. L'Unicef souligne également le risque de "cercle vicieux" dans ces pays fragiles: la sécheresse entraîne baisse des récoltes et plus d'insécurité alimentaire, les sols secs sont propices aux incendies et sont ensuite plus vulnérables aux inondations, inondations qui détruisent maisons ou écoles, et forcent des populations à fuir. Le tout rendant les enfants déplacés plus sensibles à la prochaine catastrophe et moins armés pour l'avenir, faute de scolarisation. Sans oublier les risques accrus de maladies comme le paludisme et le choléra. Autres pays particulièrement vulnérables, les 39 Etats insulaires confrontés à des contraintes structurelles: isolement, petit territoire susceptible d'être entièrement ravagé par un ouragan, sans possibilité de se réfugier ailleurs, eau douce limitée, dépendance aux importations... Un pays refuge ? Les données ne font pas vraiment apparaître de pays épargné. "Dans de nombreux pays, il y a des petites poches de population pas exposées à ces risques", indique toutefois Tom Slaymaker, qui note que ces poches ont tendance à se trouver dans l'hémisphère nord, notamment en Scandinavie. Mais c'est parce que le rapport ne se penche que sur les huit risques les plus fréquents mondialement, insiste-t-il, soulignant que les enfants peuvent subir dans ces pays d'autres menaces non abordées, comme la fonte des glaciers ou le dégel du permafrost.

16.06.2026 à 04:55

FRANCE 24
img
Le vice-président américain J.D. Vance a dit lundi s'attendre à ce que l'Iran n'applique pas de péage dans le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump. Suivez notre direct.
Texte intégral (718 mots)
Le vice-président américain J.D. Vance a dit lundi s'attendre à ce que l'Iran n'applique pas de péage dans le détroit d'Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump. Suivez notre direct.

16.06.2026 à 04:55

FRANCE24
img
La deuxième banque italienne a lancé début mai cette offre publique d'achat (OPA) pour prendre le contrôle de sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros, et asseoir son statut de géant européen. L'offre se termine officiellement ce mardi à 23H59, sauf prolongation. La banque italienne s'est déjà félicitée lundi d'avoir dépassé le seuil de 30% qu'elle s’était fixé pour cette OPA. L'offre d'UniCredit n'est pas avantageuse (elle est inférieure à la valorisation en Bourse de la cible) et reste peu ambitieuse pour le moment (la banque milanaise détenait déjà 26,7% de Commerzbank avant son lancement). Si l'offre réussit et qu'elle est validée par la Banque centrale européenne, elle devrait surtout permettre à UniCredit de monter ensuite graduellement dans le capital de Commerzbank et de la fusionner avec sa filiale allemande HypoVereinsbank, acquise en 2005. UniCredit se propose notamment de faire des coupes dans le réseau international de Commerzbank, jugé trop complexe et inefficace, et de recentrer la banque sur ses activités en Allemagne. Rejet allemand L'offre est rejetée en bloc côté allemand. Le chancelier Friedrich Merz a estimé début mai qu'elle détruisait "la confiance" dans la deuxième banque privée du pays. La présidente du directoire de Commerzbank, Bettina Orlopp, a contre-attaqué avec un plan stratégique visant à renforcer la rentabilité d'ici 2030 et à démontrer à ses actionnaires que la création de valeur serait supérieure en restant indépendant. Au‑delà du désaccord sur la stratégie et le prix offert, les deux établissements s'opposent sur la manière dont UniCredit a réussi à rallier une partie des actionnaires pendant la période d’offre. Début juin, Commerzbank a lancé une nouvelle bataille en demandant à l'autorité allemande des marchés financiers, la BaFin, d'examiner des "informations potentiellement trompeuses fournies par UniCredit" sur sa participation dans la banque allemande. Commerzbank accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre. UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,91% lundi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande. La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions. Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, et pas d'actionnaires convaincus par l'offre. Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse. Saisi, le parquet de Francfort a indiqué lundi avoir ouvert une "enquête préliminaire" concernant une "éventuelle manipulation de marché". Une enquête formelle ne pourra être lancée que si des indices d'infraction sont établis. UniCredit a aussi fait appel à la BaFin et martelé lundi "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre". "À aucun moment, UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d’UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé la banque italienne dans un communiqué. Contrôle Dépasser le seuil de 30% des droits de vote permettrait à UniCredit de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance", où siègent deux représentants de l'État allemand, actionnaire depuis la grande crise financière, et à terme de mettre en place sa stratégie. Une position contestée par  la présidente du directoire de Commerzbank, Bettina Orlopp. Elle rappelle l'existence d'un accord avec Berlin, garantissant à Commerzbank le pouvoir de proposer les représentants de l'État dans l'instance de contrôle. " Cela soulève des interrogations sur la fiabilité des accords ", a-t-elle averti lundi lors d'un congrès bancaire à Francfort. UniCredit maintient qu'une majorité renforcée - de 75% - ne serait nécessaire que pour une fusion ou une restructuration, ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps avec HypoVereinsbank.
Texte intégral (721 mots)
La deuxième banque italienne a lancé début mai cette offre publique d'achat (OPA) pour prendre le contrôle de sa rivale allemande, valorisée 35 milliards d'euros, et asseoir son statut de géant européen. L'offre se termine officiellement ce mardi à 23H59, sauf prolongation. La banque italienne s'est déjà félicitée lundi d'avoir dépassé le seuil de 30% qu'elle s’était fixé pour cette OPA. L'offre d'UniCredit n'est pas avantageuse (elle est inférieure à la valorisation en Bourse de la cible) et reste peu ambitieuse pour le moment (la banque milanaise détenait déjà 26,7% de Commerzbank avant son lancement). Si l'offre réussit et qu'elle est validée par la Banque centrale européenne, elle devrait surtout permettre à UniCredit de monter ensuite graduellement dans le capital de Commerzbank et de la fusionner avec sa filiale allemande HypoVereinsbank, acquise en 2005. UniCredit se propose notamment de faire des coupes dans le réseau international de Commerzbank, jugé trop complexe et inefficace, et de recentrer la banque sur ses activités en Allemagne. Rejet allemand L'offre est rejetée en bloc côté allemand. Le chancelier Friedrich Merz a estimé début mai qu'elle détruisait "la confiance" dans la deuxième banque privée du pays. La présidente du directoire de Commerzbank, Bettina Orlopp, a contre-attaqué avec un plan stratégique visant à renforcer la rentabilité d'ici 2030 et à démontrer à ses actionnaires que la création de valeur serait supérieure en restant indépendant. Au‑delà du désaccord sur la stratégie et le prix offert, les deux établissements s'opposent sur la manière dont UniCredit a réussi à rallier une partie des actionnaires pendant la période d’offre. Début juin, Commerzbank a lancé une nouvelle bataille en demandant à l'autorité allemande des marchés financiers, la BaFin, d'examiner des "informations potentiellement trompeuses fournies par UniCredit" sur sa participation dans la banque allemande. Commerzbank accuse UniCredit de gonfler artificiellement l'impression de succès de son offre. UniCredit communique régulièrement sur le taux d'acceptation de son offre sur Commerzbank: il était de 11,91% lundi, s'ajoutant à une participation de 26,7% acquise au moment de lancer début mai son offre de reprise sur sa rivale allemande. La banque italienne y ajoute 13,19% du capital détenu via des dérivés en espèces et 3,22% via des dérivés en actions. Selon la direction de Commerzbank, les actions apportées à l'offre proviennent quasi exclusivement de banques et d'institutions financières dans l'écosystème d'UniCredit, et pas d'actionnaires convaincus par l'offre. Le comité central d'entreprise de Commerzbank a d'ailleurs chargé vendredi son président de déposer une plainte contre X pour suspicion de manipulation de marché et d'information trompeuse. Saisi, le parquet de Francfort a indiqué lundi avoir ouvert une "enquête préliminaire" concernant une "éventuelle manipulation de marché". Une enquête formelle ne pourra être lancée que si des indices d'infraction sont établis. UniCredit a aussi fait appel à la BaFin et martelé lundi "rejeter fermement les allégations et insinuations concernant ses déclarations et le processus d'offre". "À aucun moment, UniCredit n'a regroupé ni confondu les différentes catégories qui doivent être déclarées en vertu de la réglementation applicable; la confusion entre ces catégories provient à plusieurs reprises de la direction de Commerzbank, et non d’UniCredit, apparemment dans le but de monter un récit trompeur", a accusé la banque italienne dans un communiqué. Contrôle Dépasser le seuil de 30% des droits de vote permettrait à UniCredit de "nommer l'ensemble des représentants des actionnaires au sein du conseil de surveillance", où siègent deux représentants de l'État allemand, actionnaire depuis la grande crise financière, et à terme de mettre en place sa stratégie. Une position contestée par  la présidente du directoire de Commerzbank, Bettina Orlopp. Elle rappelle l'existence d'un accord avec Berlin, garantissant à Commerzbank le pouvoir de proposer les représentants de l'État dans l'instance de contrôle. " Cela soulève des interrogations sur la fiabilité des accords ", a-t-elle averti lundi lors d'un congrès bancaire à Francfort. UniCredit maintient qu'une majorité renforcée - de 75% - ne serait nécessaire que pour une fusion ou une restructuration, ce qui n'est envisagé que dans un deuxième temps avec HypoVereinsbank.

16.06.2026 à 04:45

FRANCE24
img
Loi de bon sens ou attaque en règle contre le seul jour férié et chômé du calendrier ? Les débats s'annoncent tendus à la chambre haute autour du 1er-Mai, date symbole de la lutte pour les droits des travailleurs. Le sujet a pris une tournure éminemment politique, Sébastien Lecornu s'en emparant à bras le corps au point de s'afficher lui-même le 1er mai dernier dans une boulangerie de Haute-Loire avec le chef des députés Les Républicains Laurent Wauquiez. Candidat à la présidentielle, Gabriel Attal (Renaissance) en a fait de même, passant brièvement derrière le comptoir d'une boulangerie de Vanves dans sa circonscription des Hauts-de-Seine, une manière symbolique selon lui de défendre "la liberté de travailler". C'est au nom de ce principe que le gouvernement revient devant le Parlement avec un projet de loi de "clarification". En quelques lignes à peine, le texte porté par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou prévoit que les artisans boulangers-pâtissiers et fleuristes puissent faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous réserve qu'un accord de branche fixe les conditions de recueil de leur volontariat et de leur rémunération. Cela fait suite à l'abandon d'un précédent texte d'origine sénatoriale qui se voulait plus large et avait ulcéré les syndicats et la gauche. Le gouvernement, sous pression, avait renoncé à le faire cheminer au Parlement, préférant reprendre la main sur cette réforme sensible en proposant son propre texte de sécurisation juridique. Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé. Le Code du travail prévoit toutefois que les établissements qui ne peuvent pas interrompre leurs activités puissent faire travailler leurs salariés, en les payant double, mais sans préciser les métiers concernés, laissant la place aux interprétations. Une forme de tolérance prévalait toutefois pour les boulangers et les fleuristes, mais le débat a été relancé l'an dernier après des contrôles de boulangers, suivis d'amendes. D'autres professions bientôt concernées ? Selon les chiffres provisoires de l'Inspection du travail relayés par le Sénat, au moins 486 établissements ont été contrôlés le 1er mai 2026 dont 49 boulangeries ou boulangeries-pâtisseries. Plusieurs articles de presse ont même fait état de verbalisations, notamment en Isère, quand bien même le Premier ministre avait assuré oralement que ces artisans pourraient faire travailler leurs salariés sans crainte. C'est précisément ce flou auquel entend remédier le texte de loi. "C'est un premier pas", a reconnu auprès de l'AFP le rapporteur du texte au Sénat, Olivier Henno (UDI), non sans regretter qu'il ne se limite qu'aux boulangers et aux fleuristes. "Ma conviction personnelle, c'est qu'il aurait fallu l'étendre à tous les métiers de bouche et aux entreprises culturelles - cinémas et théâtres", ajoute-t-il, regrettant que les débats se soient "envolés dans des postures politiques". Certaines autres professions, comme la boucherie et la poissonnerie, ont en effet déploré une "rupture manifeste d'égalité". Mais le Sénat devrait maintenir la dérogation aux seuls boulangers et fleuristes. Les syndicats et la gauche restent, eux, hostiles à ce projet de loi. Plusieurs organisations syndicales ont appelé à un rassemblement devant le Sénat à la mi-journée. "Ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes", a fustigé la CGT dans un communiqué. "Derrière l'objectif des fleuristes et boulangeries, tout sera permis ensuite très facilement pour que ce soit élargi", s'inquiète Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, pour qui une "brèche" sera ouverte avec ce texte. "Remettre en cause le principe même du seul jour chômé et payé dans notre pays est une faute politique, alors que le problème des salariés est le pouvoir d'achat", s'indigne le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner. Le Sénat, dominé par une alliance entre la droite et les centristes, devrait l'adopter sans difficulté. Son examen à l'Assemblée nationale, qui s'annonce plus mouvementé, n'est pas encore programmé. L'objectif est d'aboutir à une adoption définitive avant le 1er mai 2027.
Texte intégral (706 mots)
Loi de bon sens ou attaque en règle contre le seul jour férié et chômé du calendrier ? Les débats s'annoncent tendus à la chambre haute autour du 1er-Mai, date symbole de la lutte pour les droits des travailleurs. Le sujet a pris une tournure éminemment politique, Sébastien Lecornu s'en emparant à bras le corps au point de s'afficher lui-même le 1er mai dernier dans une boulangerie de Haute-Loire avec le chef des députés Les Républicains Laurent Wauquiez. Candidat à la présidentielle, Gabriel Attal (Renaissance) en a fait de même, passant brièvement derrière le comptoir d'une boulangerie de Vanves dans sa circonscription des Hauts-de-Seine, une manière symbolique selon lui de défendre "la liberté de travailler". C'est au nom de ce principe que le gouvernement revient devant le Parlement avec un projet de loi de "clarification". En quelques lignes à peine, le texte porté par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou prévoit que les artisans boulangers-pâtissiers et fleuristes puissent faire travailler leurs salariés ce jour-là, sous réserve qu'un accord de branche fixe les conditions de recueil de leur volontariat et de leur rémunération. Cela fait suite à l'abandon d'un précédent texte d'origine sénatoriale qui se voulait plus large et avait ulcéré les syndicats et la gauche. Le gouvernement, sous pression, avait renoncé à le faire cheminer au Parlement, préférant reprendre la main sur cette réforme sensible en proposant son propre texte de sécurisation juridique. Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé. Le Code du travail prévoit toutefois que les établissements qui ne peuvent pas interrompre leurs activités puissent faire travailler leurs salariés, en les payant double, mais sans préciser les métiers concernés, laissant la place aux interprétations. Une forme de tolérance prévalait toutefois pour les boulangers et les fleuristes, mais le débat a été relancé l'an dernier après des contrôles de boulangers, suivis d'amendes. D'autres professions bientôt concernées ? Selon les chiffres provisoires de l'Inspection du travail relayés par le Sénat, au moins 486 établissements ont été contrôlés le 1er mai 2026 dont 49 boulangeries ou boulangeries-pâtisseries. Plusieurs articles de presse ont même fait état de verbalisations, notamment en Isère, quand bien même le Premier ministre avait assuré oralement que ces artisans pourraient faire travailler leurs salariés sans crainte. C'est précisément ce flou auquel entend remédier le texte de loi. "C'est un premier pas", a reconnu auprès de l'AFP le rapporteur du texte au Sénat, Olivier Henno (UDI), non sans regretter qu'il ne se limite qu'aux boulangers et aux fleuristes. "Ma conviction personnelle, c'est qu'il aurait fallu l'étendre à tous les métiers de bouche et aux entreprises culturelles - cinémas et théâtres", ajoute-t-il, regrettant que les débats se soient "envolés dans des postures politiques". Certaines autres professions, comme la boucherie et la poissonnerie, ont en effet déploré une "rupture manifeste d'égalité". Mais le Sénat devrait maintenir la dérogation aux seuls boulangers et fleuristes. Les syndicats et la gauche restent, eux, hostiles à ce projet de loi. Plusieurs organisations syndicales ont appelé à un rassemblement devant le Sénat à la mi-journée. "Ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes", a fustigé la CGT dans un communiqué. "Derrière l'objectif des fleuristes et boulangeries, tout sera permis ensuite très facilement pour que ce soit élargi", s'inquiète Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT, pour qui une "brèche" sera ouverte avec ce texte. "Remettre en cause le principe même du seul jour chômé et payé dans notre pays est une faute politique, alors que le problème des salariés est le pouvoir d'achat", s'indigne le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner. Le Sénat, dominé par une alliance entre la droite et les centristes, devrait l'adopter sans difficulté. Son examen à l'Assemblée nationale, qui s'annonce plus mouvementé, n'est pas encore programmé. L'objectif est d'aboutir à une adoption définitive avant le 1er mai 2027.

16.06.2026 à 04:33

FRANCE24
img
Francois Bozizé, 79 ans, qui s'était emparé du pouvoir en 2003 par un coup d'Etat avant d'être renversé 10 ans plus tard par des rebelles, vit en exil en Guinée-Bissau depuis mars 2023. Le procès, dit "de Bossembélé", concerne également trois de ses anciens hauts responsables militaires, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, tous trois en détention préventive en Centrafrique. En février 2024, la CPS avait émis un mandat d'arrêt international contre l'ancien président dans le cadre d'une "instruction" sur de possibles "crimes contre l'humanité" de la garde présidentielle de M. Bozizé, entre février 2009 et mars 2013, dans "une prison civile" et un "centre d'instruction militaire" à Bossembélé. Les juges ont conclu à "l'existence d'indices graves et concordants à charge" contre M. Bozizé, "de nature à engager sa responsabilité pénale", "en sa qualité de supérieur hiérarchique et chef militaire". Ces crimes présumés, commis par des éléments de la garde prétorienne du président Bozizé ainsi que "d'autres services de sécurité", concernent notamment des "meurtres", des "disparitions forcées", des "tortures", des "viols" et d'"autres actes inhumains", selon la cour créée en 2015 sous le parrainage de l'ONU. Massacres de civils Ancien chef d'état-major des forces armées, François Bozizé s'est emparé du pouvoir en mars 2003 après avoir renversé le président Ange-Félix Patassé. Il a par la suite dirigé le pays pendant près de 10 ans. Elu en 2005 puis réélu en 2011, il gouverne dans un contexte marqué par l'instabilité sécuritaire, des rébellions successives et des contestations politiques. Le renversement de M. Bozizé en 2013 par une coalition de rebelles majoritairement musulmans, la Séléka, déclenche l'une des plus terribles guerres civiles de l'histoire de ce pays d'Afrique centrale parmi les plus pauvres du monde, marquée par des massacres de civils. M. Bozizé organise la création de milices dominées par des chrétiens, les anti-balakas, pour tenter de reprendre le pouvoir. Les principales victimes des massacres perpétrés par les deux camps sont des civils, tués par milliers. En 2018, l'ONU a accusé la Séléka et les anti-balakas de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Fin 2020, M. Bozizé a pris la tête d'une nouvelle alliance rebelle, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui a menacé le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra avant que l'envoi par la Russie de centaines de paramilitaires de la société privée Wagner ne permette au pouvoir de la repousser loin de Bangui. L'ex-chef de l'Etat a alors pris le chemin de l'exil, au Tchad voisin, avant la Guinée-Bissau. Il a été condamné le 22 septembre 2022 par un tribunal centrafricain aux travaux forcés à perpétuité, notamment pour "complot" et "rébellion" en tant que chef de la CPC. Le procès qui s'ouvre mardi est le sixième tenu par la Cour pénale spéciale. Il constitue une étape importante pour cette juridiction hybride, créée pour juger les violations graves des droits humains et du droit international commises en Centrafrique depuis 2003.
Texte intégral (529 mots)
Francois Bozizé, 79 ans, qui s'était emparé du pouvoir en 2003 par un coup d'Etat avant d'être renversé 10 ans plus tard par des rebelles, vit en exil en Guinée-Bissau depuis mars 2023. Le procès, dit "de Bossembélé", concerne également trois de ses anciens hauts responsables militaires, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, tous trois en détention préventive en Centrafrique. En février 2024, la CPS avait émis un mandat d'arrêt international contre l'ancien président dans le cadre d'une "instruction" sur de possibles "crimes contre l'humanité" de la garde présidentielle de M. Bozizé, entre février 2009 et mars 2013, dans "une prison civile" et un "centre d'instruction militaire" à Bossembélé. Les juges ont conclu à "l'existence d'indices graves et concordants à charge" contre M. Bozizé, "de nature à engager sa responsabilité pénale", "en sa qualité de supérieur hiérarchique et chef militaire". Ces crimes présumés, commis par des éléments de la garde prétorienne du président Bozizé ainsi que "d'autres services de sécurité", concernent notamment des "meurtres", des "disparitions forcées", des "tortures", des "viols" et d'"autres actes inhumains", selon la cour créée en 2015 sous le parrainage de l'ONU. Massacres de civils Ancien chef d'état-major des forces armées, François Bozizé s'est emparé du pouvoir en mars 2003 après avoir renversé le président Ange-Félix Patassé. Il a par la suite dirigé le pays pendant près de 10 ans. Elu en 2005 puis réélu en 2011, il gouverne dans un contexte marqué par l'instabilité sécuritaire, des rébellions successives et des contestations politiques. Le renversement de M. Bozizé en 2013 par une coalition de rebelles majoritairement musulmans, la Séléka, déclenche l'une des plus terribles guerres civiles de l'histoire de ce pays d'Afrique centrale parmi les plus pauvres du monde, marquée par des massacres de civils. M. Bozizé organise la création de milices dominées par des chrétiens, les anti-balakas, pour tenter de reprendre le pouvoir. Les principales victimes des massacres perpétrés par les deux camps sont des civils, tués par milliers. En 2018, l'ONU a accusé la Séléka et les anti-balakas de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Fin 2020, M. Bozizé a pris la tête d'une nouvelle alliance rebelle, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui a menacé le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra avant que l'envoi par la Russie de centaines de paramilitaires de la société privée Wagner ne permette au pouvoir de la repousser loin de Bangui. L'ex-chef de l'Etat a alors pris le chemin de l'exil, au Tchad voisin, avant la Guinée-Bissau. Il a été condamné le 22 septembre 2022 par un tribunal centrafricain aux travaux forcés à perpétuité, notamment pour "complot" et "rébellion" en tant que chef de la CPC. Le procès qui s'ouvre mardi est le sixième tenu par la Cour pénale spéciale. Il constitue une étape importante pour cette juridiction hybride, créée pour juger les violations graves des droits humains et du droit international commises en Centrafrique depuis 2003.

16.06.2026 à 04:03

FRANCE24
img
En fin de journée, les députés ouvriront les débats sur le fait de graver dans le marbre "un statut d'autonomie au sein de la République" pour la Corse. Le point de départ d'un chemin long et incertain, qui passerait par le vote de 3/5e des parlementaires réunis en congrès à Versailles. Initié en 2022 sur demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, le texte permettrait que les lois et règlements incluent des dérogations spécifiques au bénéfice de l'île. Il prévoit aussi - et c'est le point le plus clivant - de permettre à la collectivité de Corse de prendre des dispositions législatives et règlementaires, dans des conditions encadrées principalement par une future loi organique, au contenu et calendrier encore inconnus. "Pacte républicain" Cette décision forte serait justifiée au nom des "intérêts propres" à la Corse, "liés à son insularité méditerranéenne", et "sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre". Les termes de "communauté" et d"'attachement à sa terre" feront d'ailleurs l'objet d'âpres débats sur l'impact que pourrait avoir leur constitutionnalisation. Le texte a été adopté en commission, mais sa version initiale, qui sera examinée mardi, est loin de faire l'unanimité. Laurent Marcangeli (Horizons) défend le texte car "le pacte républicain doit s'adapter à la réalité de la Corse". Et le député de Corse-du-Sud de dépeindre "un territoire particulier, une histoire particulière, une géographie et une économie impactées par le fait" de devoir parfois composer avec "les lois montagne et littoral en même temps". Le périmètre des domaines ouverts aux dérogations sera au cœur des débats. Le gouvernement citait en exemple "l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique". Mais des parlementaires s'inquiètent que les compétences régaliennes n'aient pas été formellement exclues du champ possible de dérogations, comme le souligne un avis du Conseil d'Etat. Par ailleurs, pour François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), le texte initial ouvrirait la voie à un risque de pressions sur les élus corses, notamment de la criminalité organisée. Le collectif antimafia "Massimu Susini, est allé dans son sens lundi, exigeant des "garanties (...) solides". Le projet de loi prévoit des filtres : les décrets ou lois qui seraient pris par la collectivité corse devant passer par le Conseil d'Etat ou le Conseil constitutionnel. Le député appelle lui à les envoyer d'abord au gouvernement (décrets) ou au Parlement (lois) à Paris, qui auraient le pouvoir de s'y opposer. En échange, ils auraient un délai à respecter, au-delà duquel leur silence laisserait champ libre à la collectivité pour fixer une nouvelle norme. "Non-régression" Critiquant, auprès de Corse-Matin, un texte "dangereux parce qu'il crée une rupture avec la France", la cheffe de file du RN Marine Le Pen a proposé par amendement un renversement de logique. Ce serait le gouvernement ou le Parlement qui habiliteraient la collectivité de Corse à déroger à un texte en vigueur sur le reste du territoire. "Cela permet d'adapter les lois à la situation spécifique corse, mais ça ne transfère pas des pouvoirs législatifs pleins et entiers à la collectivité de Corse", a-t-elle argué, se disant prête à voter "contre" le texte en l'état. A contrario, le gouvernement pourrait compter sur des voix socialistes, mais leur position n'est pas tranchée et "plusieurs cultures politiques" de la décentralisation débattent en interne, selon une source au groupe. Les insoumis et les écologistes sont ouverts au principe, mais exigent des garanties, dont une clause de "non-régression environnementale et sociale" inscrite dans le texte. "On sait que les Corses sont d'accord avec ça", insiste Eric Coquerel (LFI). L'ex-président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a mis, dans La Tribune Dimanche, la pression sur le Parlement, estimant qu'un échec ou une loi édulcorée seraient "lourd(s) de conséquences".
Texte intégral (687 mots)
En fin de journée, les députés ouvriront les débats sur le fait de graver dans le marbre "un statut d'autonomie au sein de la République" pour la Corse. Le point de départ d'un chemin long et incertain, qui passerait par le vote de 3/5e des parlementaires réunis en congrès à Versailles. Initié en 2022 sur demande d'Emmanuel Macron, pour mettre un terme aux violences provoquées par la mort en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna, le texte permettrait que les lois et règlements incluent des dérogations spécifiques au bénéfice de l'île. Il prévoit aussi - et c'est le point le plus clivant - de permettre à la collectivité de Corse de prendre des dispositions législatives et règlementaires, dans des conditions encadrées principalement par une future loi organique, au contenu et calendrier encore inconnus. "Pacte républicain" Cette décision forte serait justifiée au nom des "intérêts propres" à la Corse, "liés à son insularité méditerranéenne", et "sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre". Les termes de "communauté" et d"'attachement à sa terre" feront d'ailleurs l'objet d'âpres débats sur l'impact que pourrait avoir leur constitutionnalisation. Le texte a été adopté en commission, mais sa version initiale, qui sera examinée mardi, est loin de faire l'unanimité. Laurent Marcangeli (Horizons) défend le texte car "le pacte républicain doit s'adapter à la réalité de la Corse". Et le député de Corse-du-Sud de dépeindre "un territoire particulier, une histoire particulière, une géographie et une économie impactées par le fait" de devoir parfois composer avec "les lois montagne et littoral en même temps". Le périmètre des domaines ouverts aux dérogations sera au cœur des débats. Le gouvernement citait en exemple "l'aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique". Mais des parlementaires s'inquiètent que les compétences régaliennes n'aient pas été formellement exclues du champ possible de dérogations, comme le souligne un avis du Conseil d'Etat. Par ailleurs, pour François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), le texte initial ouvrirait la voie à un risque de pressions sur les élus corses, notamment de la criminalité organisée. Le collectif antimafia "Massimu Susini, est allé dans son sens lundi, exigeant des "garanties (...) solides". Le projet de loi prévoit des filtres : les décrets ou lois qui seraient pris par la collectivité corse devant passer par le Conseil d'Etat ou le Conseil constitutionnel. Le député appelle lui à les envoyer d'abord au gouvernement (décrets) ou au Parlement (lois) à Paris, qui auraient le pouvoir de s'y opposer. En échange, ils auraient un délai à respecter, au-delà duquel leur silence laisserait champ libre à la collectivité pour fixer une nouvelle norme. "Non-régression" Critiquant, auprès de Corse-Matin, un texte "dangereux parce qu'il crée une rupture avec la France", la cheffe de file du RN Marine Le Pen a proposé par amendement un renversement de logique. Ce serait le gouvernement ou le Parlement qui habiliteraient la collectivité de Corse à déroger à un texte en vigueur sur le reste du territoire. "Cela permet d'adapter les lois à la situation spécifique corse, mais ça ne transfère pas des pouvoirs législatifs pleins et entiers à la collectivité de Corse", a-t-elle argué, se disant prête à voter "contre" le texte en l'état. A contrario, le gouvernement pourrait compter sur des voix socialistes, mais leur position n'est pas tranchée et "plusieurs cultures politiques" de la décentralisation débattent en interne, selon une source au groupe. Les insoumis et les écologistes sont ouverts au principe, mais exigent des garanties, dont une clause de "non-régression environnementale et sociale" inscrite dans le texte. "On sait que les Corses sont d'accord avec ça", insiste Eric Coquerel (LFI). L'ex-président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a mis, dans La Tribune Dimanche, la pression sur le Parlement, estimant qu'un échec ou une loi édulcorée seraient "lourd(s) de conséquences".
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌞