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09.04.2026 à 12:25

Ligue des champions: la fusée PSG en orbite mais gare au retour sur Terre à Anfield

FRANCE24
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Pendant une heure et demie, encore davantage que contre Chelsea (5-2, 3-0), les Parisiens ont fait bien plus que ramener les Reds à leurs insuffisances du moment: ils ont joué avec eux comme un chat joue avec sa nourriture. Nombre d'actions collectives supersoniques et virtuoses ont placé Liverpool "en mode survie", comme l'a reconnu son entraîneur Arne Slot, avant de préciser: "On pensait qu'on pouvait les presser, mais ce sont les moments où on s'est fait transpercer. C'est compliqué de les jouer que ce soit en jouant haut ou bas". En inscrivant deux buts signés Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, Paris a laissé une impression de facilité qui laisse peu de place au doute en vue du retour. Sauf que... Le PSG aurait dû disposer d'un matelas encore plus confortable au vu de la physionomie du match. "Dommage", c'est d'ailleurs le mot qui est ressorti de la conférence de presse de l'entraîneur Luis Enrique, dans la foulée d'une performance pourtant stratosphérique. Habitué à repousser les nuances apportées par les journalistes, l'Espagnol n'a cette fois-ci pas barguigné: oui, le PSG aurait dû tuer la double confrontation bien plus qu'il ne l'a fait. Liverpool "encore en vie" "C'est dommage parce qu'en deuxième mi-temps on s'est créé beaucoup d'occasions et on aurait pu mettre encore plus de buts", a regretté Luis Enrique. "Pas de frustration, c'est le foot, il faut l'accepter". "Paris a été de loin la meilleure équipe et aurait dû mettre bien plus que deux buts", a aussi reconnu Arne Slot, qui a pu lâcher: "On est encore en vie". Un face à face perdu par Désiré Doué, un tir mollasson puis un autre hors cadre d'Ousmane Dembélé ou encore un contrôle manqué de Nuno Mendes tout proche du but ont privé Paris de la très large victoire qu'il méritait. "Il y a toujours une part de satisfaction quand on gagne 2-0, mais on est aussi un petit peu frustrés, parce que quand on a des occasions claires comme on les a eues, c'est mieux d'aller à Anfield avec trois, quatre" buts d'avance, a confié Warren Zaïre-Emery, qui avait lui-même un but au bout du pied avant d'être repris de justesse par Ibrahima Konaté. Confiance accumulée Le retour mardi prochain dans le stade mythique de Liverpool est déjà dans toutes les têtes. "Anfield nous apporte beaucoup. Après le déplacement à Galatasaray (perdu 1-0, NDLR), les journalistes n'étaient pas positifs et puis à Anfield on a fait le meilleur match de notre saison" (4-0), a expliqué Arne Slot. "Ce sera difficile, aller jouer à Anfield, je l'ai fait beaucoup de fois en tant que joueur et entraîneur, on va souffrir", a averti de son côté Luis Enrique. L'entraîneur parisien a aussi demandé que son équipe reste fidèle à sa philosophie offensive: "Il faut gagner ce match, marquer des buts, on ne pense pas à défendre un résultat, ce n'est pas notre façon de voir le foot". Marqué au fer rouge, Arne Slot, lui, se préparait déjà à un casse-tête: "Hakimi, Mendes, les milieux... il faut être compacts, ne pas leur donner d'espace. Pas facile de jouer contre eux, il se passe tellement de choses." Le PSG reste l'immense favori pour se qualifier pour les demi-finales. La saison dernière, le PSG était allé à Anfield plombé par un déficit d'un but (malgré une performance déjà dominante au Parc des Princes) et s'y était qualifié aux tirs aux buts en faisant preuve d'une grande maturité. La confiance accumulée l'an dernier et à nouveau depuis quelques semaines devrait agir comme un aiguillon précieux pour le PSG, si d'aventure Anfield devait se transformer en fournaise...

09.04.2026 à 12:25

Au procès libyen en appel, Nicolas Sarkozy revient sur ses propos virulents après sa condamnation

FRANCE24
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Jugé depuis mi-mars par la cour d'appel de Paris au côté de neuf autres prévenus dans l'affaire du présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l'ancien président (2007-2012) a été interrogé dans la matinée par un avocat de parties civiles, Me Vincent Ollivier. A la fin de son tour de questions, ce dernier est revenu sur ses propos tenus le 25 septembre dernier, juste après l'annonce de sa lourde condamnation. À la sortie de la salle d'audience, brûlant d'une colère froide, Nicolas Sarkozy avait lancé aux caméras que "la haine n'a décidément aucune limite". La virulence de ce terme avait mené plusieurs hauts magistrats, dont le procureur national financier de l'époque, à prendre la parole pour y répondre. "Chacun peut comprendre l'état de choc dans lequel se trouve celui qui apprend qu'il est condamné à cinq années de prison, et que de surcroît il y aura une application immédiate, alors même que ce point n'avait fait l'objet d'aucun débat à l'audience", s'est justifié l'ex-chef de l'État à la barre. "J'ai dit le mot +haine+", a-t-il poursuivi. "Dans mon esprit, il visait un certain nombre de personnes. Il visait les kadhafistes (...), il visait l'officine Mediapart qui me poursuit de cette haine depuis des années, il visait aussi une partie du réquisitoire du parquet national financier qui avait prononcé de mon point de vue des propos qui semblaient peu juridiques et plus politiques". "Est-ce que je le redirais de cette manière, sans doute pas. Est-ce que c'était mon état d'esprit à ce moment-là ? Oui", a ajouté l'ancien président de la République. "Pour le reste je crois avoir démontré tout au long de ce long calvaire judiciaire que je respectais l'institution, que je déférais à toutes les convocations, que j'essayais de répondre le mieux possible", a souligné le prévenu de 71 ans, reconnaissant que son art oratoire politique n'était peut-être parfois "pas adapté aux réalités d'un procès". Nicolas Sarkozy, qui a été incarcéré vingt jours avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel, a fait valoir qu'en défendant son "honneur" et sa "probité", il défendait "aussi" son pays. "Quand un ancien président de la République franchit les portes de la (prison de la) Santé, c'est humiliant aussi pour son pays", a-t-il dit.

09.04.2026 à 12:25

Au port de Dunkerque, douaniers et magistrats traquent les importations de cocaïne

FRANCE24
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Pour la brigade de douanes qui opère sur le port de Dunkerque, le scanner mobile acquis il y a un peu plus d'un an est une révolution. En trois minutes, cette camionnette blanche fait le tour de deux conteneurs et en dresse une imagerie précise, qui permet de savoir s'ils contiennent ou non la marchandise déclarée. Une levée de doute qui peut prendre, sans l'aide du scanner, plusieurs dizaines de minutes, voire plusieurs heures en fonction de l'agencement du conteneur, assure Pierre Laurent, chef divisionnaire des douanes à Dunkerque. Toutefois, dans le petit périmètre du port où s'exercent les contrôles douaniers, ces deux conteneurs paraissent une goutte d'eau face aux milliers d'autres empilés à quelques mètres de là. En 2025, le trafic du port de Dunkerque s'est élevé à près de 750.000 conteneurs "équivalent 20 pieds" (EVP, l'unité de référence), un chiffre record. Avec l'ouverture, prévue pour 2029, d'un deuxième terminal à conteneurs, la capacité annuelle du port devrait atteindre deux millions de conteneurs EVP, environ un million de moins que le trafic annuel du plus grand port français, Le Havre. "Notre but, c'est de traquer la fraude dans ce flux sans gêner bien entendu le commerce et le développement économique" du port et ses "flux légaux", assure Pierre Laurent. "C'est tout l'enjeu justement de disposer d'outils qui nous permettent d'aller plus vite, de contrôler plus sans gêner ce flux commercial". "Inversion de tendance" Car si le port de Dunkerque est en pleine expansion, les saisies de cocaïne y explosent également. En mars 2025, les douanes ont trouvé dix tonnes de cocaïne dans un conteneur. Une saisie record qui a représenté, en une seule prise, un tiers de la quantité totale des saisies de cocaïne effectuées par les douanes sur le territoire national l'an dernier (31 tonnes). Puis, en février de cette année, les douaniers dunkerquois ont opéré trois saisies en un mois pour un total de 13 tonnes de cocaïne, d'une valeur de revente au détail estimée à près de 865 millions d'euros. Pour Samuel Finielz, le procureur de Lille dont le parquet traite les plus importantes saisies au Havre et à Dunkerque, il s'agit "véritablement d'une inversion de tendance" entre les deux ports, Le Havre ayant atteint en 2025 "un chiffre historiquement bas" en matière de saisies de cocaïne. Mais "on ne connaît pas le chiffre noir des entrées de cocaïne" non détectées, tempère-t-il. Ces saisies sont "remarquables mais également un peu inquiétantes", reconnaît la directrice régionale des douanes de Dunkerque, Frédérique Durand. Pour elle, la hausse des saisies à Dunkerque est la conséquence des moyens mis en place par les ports d'Anvers (Belgique), de Rotterdam (Pays-Bas) et du Havre, longtemps prisés par les narcotrafiquants qui ont depuis dû "trouver d'autres portes d'entrée". "La nature a horreur du vide" "La nature a horreur du vide et les narcotrafiquants essaient de passer par toutes les possibilités qui sont offertes à eux", estime Samuel Finielz, soulignant par ailleurs que la cocaïne débarquant à Dunkerque n'est pas uniquement destinée au marché français, mais aussi belge ou britannique. "Tous les opérateurs qui interviennent en zone portuaire, que ce soient les dockers, que ce soit même la structure administrative qui chapeaute le port, que ce soient les opérateurs de transport routier aussi, il faut qu'ils aient bien conscience qu'ils peuvent être la proie des narcotrafiquants", alerte le procureur. Les dockers sont une profession "particulièrement exposée" qui "peut tout à fait céder, d'abord par la peur", appuie Frédérique Durand. C'est notamment pour avoir l'oeil sur ces potentielles tentatives de recrutement de petites mains que les douanes vont enfin disposer, à partir du 1er septembre, d'une brigade dédiée uniquement au port de Dunkerque, qui a vocation à s'installer dans un deuxième temps au sein même du port. Un changement capital, pour Frédérique Durand: "Quand on est en dehors du port, on nous voit arriver de loin. Par contre (...) quand on est dans l'écosystème portuaire, c'est déjà beaucoup plus compliqué de faire sans nous".

09.04.2026 à 12:25

Saint-Denis: un rassemblement d'extrême droite samedi interdit par la préfecture

FRANCE24
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"Ce rassemblement, qui n'a pas été déclaré (...) fait apparaître des revendications susceptibles de favoriser la provocation, la discrimination ou la haine à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine", indique la préfecture dans un communiqué. Selon elle, "des appels à contre-manifestation sous le mot d'ordre +pas de nazis à Saint-Denis+, ont été relayés sur les réseaux sociaux". "La tenue de ces rassemblements est de nature à susciter des troubles à l'ordre public et d'occasionner des affrontements entre militants aux revendications antagonistes", précise la préfecture, qui a en conséquence pris des arrêtés d'interdiction. Le Parti de la France a appelé sur son site internet à un rassemblement samedi à 14H00 sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis, "pour rappeler que Saint-Denis reste une ville française, qu'elle ne doit pas devenir le laboratoire de l'islamo-gauchisme et de l'anti-France". Il a également annoncé des prises de parole par plusieurs personnalités de la droite nationale, "pour rappeler que nous ne céderons pas un pouce du territoire national, malgré la colonisation migratoire". Ce collectif a été fondé en 2009 par l'ancien secrétaire général du FN Carl Lang, qui a passé la main à Thomas Joly en 2019. Il revendique son opposition totale à l'immigration illégale comme légale. Samedi dernier, un grand rassemblement contre le racisme à Saint-Denis avait réuni des milliers de personnes, à l'initiative du nouveau maire Insoumis de la ville, Bally Bagayoko. Aux cris de "résistance", la foule avait dénoncé les attaques racistes dans certains médias et sur les réseaux sociaux dont sont victimes de nombreux maires issus de l'immigration depuis leur élection, notamment Bally Bagayoko, maire de la deuxième plus grande ville d'Ile-de-France. La semaine dernière, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion", au lendemain du dépôt de plainte de l'élu contre CNews, après que des liens aient été faits en plateau entre M. Bagayoko et "la famille des grands singes" et une attitude de "mâle dominant".

09.04.2026 à 12:23

Brésil : incendie spectaculaire au vélodrome olympique de Rio

FRANCE24
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Le vélodrome de Rio de Janeiro a été ravagé par un incendie. Environ 80 pompiers, appuyés par une vingtaine de camions, ont été mobilisés pour combattre les flammes. L’incendie est désormais maîtrisé. Selon les autorités, aucune victime n’est à déplorer. À ce stade, l’origine du sinistre reste inconnue.
Lire plus (355 mots)
Le vélodrome de Rio de Janeiro a été ravagé par un incendie. Environ 80 pompiers, appuyés par une vingtaine de camions, ont été mobilisés pour combattre les flammes. L’incendie est désormais maîtrisé. Selon les autorités, aucune victime n’est à déplorer. À ce stade, l’origine du sinistre reste inconnue.

09.04.2026 à 12:23

Paris-Roubaix: Florian Vermeersch, le colosse complice de "Pogi"

FRANCE24
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Troisième du Nieuwsblad et de l'E3 Classic début mars, et encore 7e du Tour des Flandres dimanche, le Gantois, 27 ans, serait le leader désigné au départ de l'Enfer du Nord dans n'importe quelle autre équipe que la redoutable UAE. Deuxième en 2022 de la Reine des classiques, quand il s'était révélé au grand public, Vermeersch est un lieutenant de luxe pour "Pogi" dont il est aussi "un vrai ami", selon le Slovène. Pas étonnant dès lors que la direction de la formation émiratie ait prolongé la semaine dernière le contrat de son robuste rouleur jusqu'en 2029. "Il y a quelque chose de spécial dans cette équipe qui me donne beaucoup de confiance. Et puis rouler aux côtés d'un athlète aussi incroyable que Tadej, c'est vraiment gratifiant", a commenté le coureur à quelques jours de l'envolée menant les coureurs de Compiègne à Roubaix en passant par 30 secteurs pavés. Des tronçons qui n'ont plus aucun secret pour le binôme Pogacar-Vermeersch, à en croire ce dernier. "Nous avons fait énormément de reconnaissances ces dernières semaines tout comme nous avons travaillé sur le matériel. Je pense vraiment que nous sommes prêts", a assuré Vermeersch, dimanche au soir du Ronde. Une course durant laquelle il aura grandement contribué au succès de son leader en plus d'avoir pris une belle septième place, pas très loin des quatre fantastiques, Pogacar, Van der Poel, Evenepoel et Van Aert. Sa mission principale a été de protéger son chef de file. Champion du monde de gravel "Avant et dans le Molenberg (à un centaine de kilomètres de l'arrivée, ndlr), il y avait vent de face; j'avais pour mission de durcir la course, faire un maximum de dégâts", a raconté le coureur qui s'est donc exécuté, son leader bien arrimé à sa roue arrière. Une ascension d'un peu moins de 500 mètres que le colosse belge à gravi "en 45 secondes en développant 750 watts", a fait remarquer l'ancien vainqueur du Ronde Philippe Gilbert, aujourd'hui consultant. "Oui c'était vraiment très dur. Sur une course de plus de six heures, je pense n'avoir jamais développé autant de puissance, 300 watts de moyenne", a précisé Vermeersch. Son visage poupon contraste avec ses mensurations de titan (1m93, 85 kilos selon son équipe) qui lui permettent d'écraser le pavé. C'est "un moteur de tracteur sous une carrosserie de Ferrari", a un jour dit de lui Johan Museeuw, triple vainqueur de l'Enfer du Nord (1996, 2000, 2002). Vermeersch, formé à l'école du cyclo-cross, aime effectivement les "sales routes" autant que les conditions pluvieuses. Champion du monde en titre de gravel, il possède un autre atout non négligeable: il est apprécié de ses pairs. Dimanche au Tour des Flandres, quand il a fallu faire collaborer les coureurs en tête de course, c'est lui qui a organisé le groupe des favoris. "Même Remco (Evenepoel) a fait sa part de boulot quand j'ai proposé d'accélérer", s'est félicité Vermeersch qui sait y faire en matière de négociation, lui qui a aussi été conseiller communal (adjoint au maire) dans sa ville de Lochristi. Et dimanche, il faudra à nouveau compter avec ce diplômé en Histoire de l'université de Gand pour écrire la légende de son sport.
Texte intégral (563 mots)
Troisième du Nieuwsblad et de l'E3 Classic début mars, et encore 7e du Tour des Flandres dimanche, le Gantois, 27 ans, serait le leader désigné au départ de l'Enfer du Nord dans n'importe quelle autre équipe que la redoutable UAE. Deuxième en 2022 de la Reine des classiques, quand il s'était révélé au grand public, Vermeersch est un lieutenant de luxe pour "Pogi" dont il est aussi "un vrai ami", selon le Slovène. Pas étonnant dès lors que la direction de la formation émiratie ait prolongé la semaine dernière le contrat de son robuste rouleur jusqu'en 2029. "Il y a quelque chose de spécial dans cette équipe qui me donne beaucoup de confiance. Et puis rouler aux côtés d'un athlète aussi incroyable que Tadej, c'est vraiment gratifiant", a commenté le coureur à quelques jours de l'envolée menant les coureurs de Compiègne à Roubaix en passant par 30 secteurs pavés. Des tronçons qui n'ont plus aucun secret pour le binôme Pogacar-Vermeersch, à en croire ce dernier. "Nous avons fait énormément de reconnaissances ces dernières semaines tout comme nous avons travaillé sur le matériel. Je pense vraiment que nous sommes prêts", a assuré Vermeersch, dimanche au soir du Ronde. Une course durant laquelle il aura grandement contribué au succès de son leader en plus d'avoir pris une belle septième place, pas très loin des quatre fantastiques, Pogacar, Van der Poel, Evenepoel et Van Aert. Sa mission principale a été de protéger son chef de file. Champion du monde de gravel "Avant et dans le Molenberg (à un centaine de kilomètres de l'arrivée, ndlr), il y avait vent de face; j'avais pour mission de durcir la course, faire un maximum de dégâts", a raconté le coureur qui s'est donc exécuté, son leader bien arrimé à sa roue arrière. Une ascension d'un peu moins de 500 mètres que le colosse belge à gravi "en 45 secondes en développant 750 watts", a fait remarquer l'ancien vainqueur du Ronde Philippe Gilbert, aujourd'hui consultant. "Oui c'était vraiment très dur. Sur une course de plus de six heures, je pense n'avoir jamais développé autant de puissance, 300 watts de moyenne", a précisé Vermeersch. Son visage poupon contraste avec ses mensurations de titan (1m93, 85 kilos selon son équipe) qui lui permettent d'écraser le pavé. C'est "un moteur de tracteur sous une carrosserie de Ferrari", a un jour dit de lui Johan Museeuw, triple vainqueur de l'Enfer du Nord (1996, 2000, 2002). Vermeersch, formé à l'école du cyclo-cross, aime effectivement les "sales routes" autant que les conditions pluvieuses. Champion du monde en titre de gravel, il possède un autre atout non négligeable: il est apprécié de ses pairs. Dimanche au Tour des Flandres, quand il a fallu faire collaborer les coureurs en tête de course, c'est lui qui a organisé le groupe des favoris. "Même Remco (Evenepoel) a fait sa part de boulot quand j'ai proposé d'accélérer", s'est félicité Vermeersch qui sait y faire en matière de négociation, lui qui a aussi été conseiller communal (adjoint au maire) dans sa ville de Lochristi. Et dimanche, il faudra à nouveau compter avec ce diplômé en Histoire de l'université de Gand pour écrire la légende de son sport.

09.04.2026 à 12:23

Le manchot empereur est officiellement une espèce "en danger"

FRANCE24
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La population de l'oiseau emblématique sera divisée par deux d'ici les années 2080 en raison du réchauffement qui fait reculer la banquise, selon l'organisation, qui regroupe gouvernements, ONG et scientifiques. "C'est une espèce très associée à la banquise et à la glace de mer. Or, depuis 2016-2017, il y a une forte diminution de l'étendue de banquise autour de l'Antarctique de manière assez globale et donc sans glace de mer, elle va avoir des grosses difficultés à survivre", explique à l'AFP Christophe Barbraud, chercheur au CNRS. L'animal passe du statut d'espèce "quasi menacée" à "en danger" sur la liste rouge de l'UICN, l'inventaire mondial de référence sur l’état de conservation des espèces végétales et animales. L'otarie de Kerguelen a également rejoint cette catégorie, alors qu'elle était jusqu'à présent considérée à "préoccupation mineure". "Après une évaluation attentive de différentes menaces potentielles, nous avons conclu que le changement climatique d'origine humaine représente la menace la plus significative pour les manchots empereur", a expliqué Philip Trathan, membre du groupe de spécialistes qui a travaillé sur la nouvelle évaluation de l'UICN. "Espèce sentinelle" C'est "une espèce sentinelle qui nous parle de notre monde qui change et de la manière dont nous contrôlons les émissions de gaz à effet de serre qui conduisent au changement climatique", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué. "Des modélisations de population prenant en compte de larges fourchettes de scénarios climatiques futurs montrent que, sans réduction abrupte et drastique des émissions de gaz à effet de serre, les populations de manchots empereur vont rapidement décliner au cours de ce siècle", explique l'UICN. Ces oiseaux se nourrissent d'espèces (poissons, calamars, krill, etc.) qui dépendent de la glace et se raréfient actuellement. La fragmentation et la disparition de la banquise menacent aussi la reproduction de ces gros manchots, popularisés par le succès du film "La Marche de l'Empereur", qui privilégient ce terrain plat et stable pour incuber les œufs en les tenant au chaud entre leurs pattes. Les poussins sont ensuite élevés jusqu'à ce qu'ils développent des plumes imperméables. Mais si la glace fond trop tôt sous leur petites pattes, ils risquent de se noyer et de geler. Changements rapides "Des colonies commencent à se relocaliser" et "ne vont pas forcément se reproduire sur la glace de mer mais vont monter sur la partie du continent antarctique qui est juste derrière", observe Christophe Barbraud. "Mais les changements de glace de mer et le changement climatique sont extrêmement rapides actuellement. Et notre crainte, c'est que cette espèce n'ait pas un temps suffisamment long pour pouvoir s'adapter", souligne le chercheur. "Ce qui est assez unique, c'est la vitesse de changement", insiste-t-il. "Le sort de ces magnifiques oiseaux est entre nos mains", a réagi dans un communiqué Rod Downie, du Fonds mondial pour la nature (WWF). "Une action urgente est nécessaire pour limiter la hausse des températures moyennes aussi proche que possible de 1,5°C, pour protéger les eaux grouillant de vie qui entourent l'Antarctique et pour désigner le manchot empereur comme espèce spécialement protégée cette année à la réunion du Traité sur l'Antarctique", qui regroupe les pays qui s'intéressent au continent austral, a-t-il ajouté. L'otarie de Kerguelen a pour sa part vu sa population divisée par plus de deux depuis 1999, également sous l'effet du changement climatique qui a réduit son accès à la nourriture. La hausse des températures de l'océan pousse en effet le krill (de minuscules crustacés) en profondeur à la recherche d'eaux plus froides, hors de sa portée. Cette espèce, également appelée otarie à fourrure antarctique, est aussi menacée par la prédation des orques ou des phoques-léopard. L'éléphant de mer austral est pour sa part désormais considéré comme "vulnérable" par l'UICN, alors qu'il était jusqu'alors considéré comme objet d'une simple "préoccupation mineure". Cette aggravation est la conséquence du développement d'une maladie contagieuse - la grippe aviaire hautement pathogène - qui a décimé les populations. 
Texte intégral (713 mots)
La population de l'oiseau emblématique sera divisée par deux d'ici les années 2080 en raison du réchauffement qui fait reculer la banquise, selon l'organisation, qui regroupe gouvernements, ONG et scientifiques. "C'est une espèce très associée à la banquise et à la glace de mer. Or, depuis 2016-2017, il y a une forte diminution de l'étendue de banquise autour de l'Antarctique de manière assez globale et donc sans glace de mer, elle va avoir des grosses difficultés à survivre", explique à l'AFP Christophe Barbraud, chercheur au CNRS. L'animal passe du statut d'espèce "quasi menacée" à "en danger" sur la liste rouge de l'UICN, l'inventaire mondial de référence sur l’état de conservation des espèces végétales et animales. L'otarie de Kerguelen a également rejoint cette catégorie, alors qu'elle était jusqu'à présent considérée à "préoccupation mineure". "Après une évaluation attentive de différentes menaces potentielles, nous avons conclu que le changement climatique d'origine humaine représente la menace la plus significative pour les manchots empereur", a expliqué Philip Trathan, membre du groupe de spécialistes qui a travaillé sur la nouvelle évaluation de l'UICN. "Espèce sentinelle" C'est "une espèce sentinelle qui nous parle de notre monde qui change et de la manière dont nous contrôlons les émissions de gaz à effet de serre qui conduisent au changement climatique", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué. "Des modélisations de population prenant en compte de larges fourchettes de scénarios climatiques futurs montrent que, sans réduction abrupte et drastique des émissions de gaz à effet de serre, les populations de manchots empereur vont rapidement décliner au cours de ce siècle", explique l'UICN. Ces oiseaux se nourrissent d'espèces (poissons, calamars, krill, etc.) qui dépendent de la glace et se raréfient actuellement. La fragmentation et la disparition de la banquise menacent aussi la reproduction de ces gros manchots, popularisés par le succès du film "La Marche de l'Empereur", qui privilégient ce terrain plat et stable pour incuber les œufs en les tenant au chaud entre leurs pattes. Les poussins sont ensuite élevés jusqu'à ce qu'ils développent des plumes imperméables. Mais si la glace fond trop tôt sous leur petites pattes, ils risquent de se noyer et de geler. Changements rapides "Des colonies commencent à se relocaliser" et "ne vont pas forcément se reproduire sur la glace de mer mais vont monter sur la partie du continent antarctique qui est juste derrière", observe Christophe Barbraud. "Mais les changements de glace de mer et le changement climatique sont extrêmement rapides actuellement. Et notre crainte, c'est que cette espèce n'ait pas un temps suffisamment long pour pouvoir s'adapter", souligne le chercheur. "Ce qui est assez unique, c'est la vitesse de changement", insiste-t-il. "Le sort de ces magnifiques oiseaux est entre nos mains", a réagi dans un communiqué Rod Downie, du Fonds mondial pour la nature (WWF). "Une action urgente est nécessaire pour limiter la hausse des températures moyennes aussi proche que possible de 1,5°C, pour protéger les eaux grouillant de vie qui entourent l'Antarctique et pour désigner le manchot empereur comme espèce spécialement protégée cette année à la réunion du Traité sur l'Antarctique", qui regroupe les pays qui s'intéressent au continent austral, a-t-il ajouté. L'otarie de Kerguelen a pour sa part vu sa population divisée par plus de deux depuis 1999, également sous l'effet du changement climatique qui a réduit son accès à la nourriture. La hausse des températures de l'océan pousse en effet le krill (de minuscules crustacés) en profondeur à la recherche d'eaux plus froides, hors de sa portée. Cette espèce, également appelée otarie à fourrure antarctique, est aussi menacée par la prédation des orques ou des phoques-léopard. L'éléphant de mer austral est pour sa part désormais considéré comme "vulnérable" par l'UICN, alors qu'il était jusqu'alors considéré comme objet d'une simple "préoccupation mineure". Cette aggravation est la conséquence du développement d'une maladie contagieuse - la grippe aviaire hautement pathogène - qui a décimé les populations. 

09.04.2026 à 12:21

Pas-de-Calais: quatre migrants meurent lors d'une tentative de traversée clandestine

FRANCE24
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Ces quatre personnes "ont tenté de monter à bord d'un taxi-boat" et "les courants, qui peuvent être dangereux ici, les ont emportés", a déploré le préfet du département François-Xavier Lauch lors d'un point-presse sur place. Il a souligné que ce bilan était encore "provisoire". Les quatre personnes décédées sont des adultes, a précisé à ses côtés la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier. Les nationalités des victimes n'étaient pas encore connues dans l'immédiat. Une personne a été prise en charge en urgence relative, "frappée d'hypothermie", et 37 autres personnes ont été prises en charge par les secours, a ajouté le préfet. Le bateau "a continué son chemin" avec "à peu près une trentaine de personnes" à bord, selon la procureure. Son parquet a ouvert une enquête, confiée à la gendarmerie maritime et à l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim). Ce drame "confirme, si besoin en était, le caractère parfaitement criminel" des organisations de passeurs qui, "pour s'enrichir (...), organisent ces passages, exploitant la misère et la détresse" des migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre, a estimé Mme Gressier. La responsabilité de ce nouveau drame revient aux passeurs, et "c'est le coeur de notre action que de démanteler les réseaux de passeurs", a insisté le préfet. "Les gendarmes ne sont pas intervenus pour empêcher le départ", a-t-il souligné. Deuxième drame de l'année Selon le maire d'Equihen-Plage, Christian Fourcroy, ce drame s'est déroulé vers 07H00 du matin. Un correspondant de l'AFP sur place a constaté un important déploiement de véhicules de pompiers, ainsi que de voitures de la gendarmerie, du Samu et de la protection civile. Quelques dizaines de migrants étaient encore sur place en milieu de matinée, dont plusieurs porteurs de couvertures de survie. Ils sont ensuite montés à bord d'un bus pour être acheminés vers un centre d'accueil. Il s'agit du deuxième drame de ce type depuis le début de l'année à la frontière franco-britannique: le 1er avril, deux autres migrants sont morts lors d'un de ces embarquements par taxi-boat, risqués et souvent chaotiques, près de Gravelines (Nord). En 2025, au moins 29 migrants ont péri en mer dans la région, selon un comptage AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Près de 5.000 migrants ont rejoint l'Angleterre à bord de ces embarcations de fortune depuis le 1er janvier, selon les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur britannique. L'immigration clandestine depuis le littoral du nord de la France vers l'Angleterre constitue un point de friction récurrent dans les relations entre Paris et Londres. Sous la pression du Royaume-Uni, la France a changé en fin d'année sa doctrine d'intervention pour permettre d'intercepter en mer les taxi-boats. Mais ces interceptions sont rares pour le moment, certaines conditions devant être réunies pour ne pas mettre en danger les vies humaines. Londres souhaiterait que sa contribution financière pour la sécurisation de la frontière par les autorités françaises soit conditionnée à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations plus élevé, selon plusieurs médias britanniques.
Texte intégral (534 mots)
Ces quatre personnes "ont tenté de monter à bord d'un taxi-boat" et "les courants, qui peuvent être dangereux ici, les ont emportés", a déploré le préfet du département François-Xavier Lauch lors d'un point-presse sur place. Il a souligné que ce bilan était encore "provisoire". Les quatre personnes décédées sont des adultes, a précisé à ses côtés la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier. Les nationalités des victimes n'étaient pas encore connues dans l'immédiat. Une personne a été prise en charge en urgence relative, "frappée d'hypothermie", et 37 autres personnes ont été prises en charge par les secours, a ajouté le préfet. Le bateau "a continué son chemin" avec "à peu près une trentaine de personnes" à bord, selon la procureure. Son parquet a ouvert une enquête, confiée à la gendarmerie maritime et à l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim). Ce drame "confirme, si besoin en était, le caractère parfaitement criminel" des organisations de passeurs qui, "pour s'enrichir (...), organisent ces passages, exploitant la misère et la détresse" des migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre, a estimé Mme Gressier. La responsabilité de ce nouveau drame revient aux passeurs, et "c'est le coeur de notre action que de démanteler les réseaux de passeurs", a insisté le préfet. "Les gendarmes ne sont pas intervenus pour empêcher le départ", a-t-il souligné. Deuxième drame de l'année Selon le maire d'Equihen-Plage, Christian Fourcroy, ce drame s'est déroulé vers 07H00 du matin. Un correspondant de l'AFP sur place a constaté un important déploiement de véhicules de pompiers, ainsi que de voitures de la gendarmerie, du Samu et de la protection civile. Quelques dizaines de migrants étaient encore sur place en milieu de matinée, dont plusieurs porteurs de couvertures de survie. Ils sont ensuite montés à bord d'un bus pour être acheminés vers un centre d'accueil. Il s'agit du deuxième drame de ce type depuis le début de l'année à la frontière franco-britannique: le 1er avril, deux autres migrants sont morts lors d'un de ces embarquements par taxi-boat, risqués et souvent chaotiques, près de Gravelines (Nord). En 2025, au moins 29 migrants ont péri en mer dans la région, selon un comptage AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Près de 5.000 migrants ont rejoint l'Angleterre à bord de ces embarcations de fortune depuis le 1er janvier, selon les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur britannique. L'immigration clandestine depuis le littoral du nord de la France vers l'Angleterre constitue un point de friction récurrent dans les relations entre Paris et Londres. Sous la pression du Royaume-Uni, la France a changé en fin d'année sa doctrine d'intervention pour permettre d'intercepter en mer les taxi-boats. Mais ces interceptions sont rares pour le moment, certaines conditions devant être réunies pour ne pas mettre en danger les vies humaines. Londres souhaiterait que sa contribution financière pour la sécurisation de la frontière par les autorités françaises soit conditionnée à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations plus élevé, selon plusieurs médias britanniques.

09.04.2026 à 12:21

Déjà affaiblie avant la guerre, l'économie iranienne s'enfonce dans le marasme

FRANCE24
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Au-delà des morts et de la peur quotidienne des attaques, l'effet le plus immédiat de la guerre a été une nouvelle envolée des prix, qu'il s'agisse des biens de première nécessité - nourriture, médicaments ou couches pour bébé - ou des déjeuners dans les cafés branchés de la capitale. Amir, un Iranien de 40 ans originaire de la banlieue de Téhéran, a récemment relaté à l'AFP que le prix du pain de mie qu'il achète habituellement avait bondi de 700.000 à 1 million de rials (environ 0,75 dollar). Un de ses amis a dû débourser 180 millions de rials pour se procurer un comprimé utilisé dans le traitement du cancer, qui coûtait environ trois millions avant le début des attaques américano-israéliennes contre le pays, le 28 février. "Et il doit en acheter un tous les 20 jours". Kaveh, un artiste de la capitale, raconte pour sa part comment le très fréquenté café Dobar, dans le centre de Téhéran, "a augmenté tous ses tarifs de 25% en une journée". Même dans le nord-ouest du pays, généralement bien approvisionné grâce aux importations venues de la Turquie voisine, "certains produits coûtent trois fois leur prix habituel", confie une femme de 50 ans. - "Sidérant" - La banque centrale a récemment mis en circulation un nouveau billet de dix millions de rials, un record effaçant le précédent de cinq millions. Cette fuite en avant illustre la vertigineuse dépréciation de la monnaie depuis la guerre de juin 2025, déjà avec les Etats-Unis et Israël. Elle a joué un rôle clé dans les plus grandes manifestations contre le pouvoir de l'histoire récente, lancées par des grèves de commerçants dans le célèbre bazar de Téhéran. Des milliers de personnes ont été tuées en janvier lors de la répression qui a suivi, selon des groupes de défense des droits humains. Mais depuis, à l'inflation s'est ajoutée une explosion du chômage. La guerre a conduit de nombreuses entreprises à fermer leurs portes, laissant les employés dans l'incertitude, sans même savoir si les arriérés de salaire seraient payés. Partout dans le pays, les bazars ont réduit leurs horaires d'ouverture tandis que le secteur du bâtiment licenciait massivement, touchant en grande partie des migrants afghans. "Quand la guerre a commencé, les opportunités d'emploi sont devenues rares et les gens ont arrêté les chantiers", explique Faizullah Arab, un peintre au chômage de 23 ans, qui rentrait en Afghanistan le week-end dernier après un séjour à Téhéran. "Les employeurs sont partis à l'étranger", ajoute son compatriote Walijan Akbari, ouvrier de 42 ans. Ceux dont l'activité dépend d'internet ou qui gèrent une activité de commerce en ligne ont également été fortement touchés par la coupure numérique imposée par les autorités. "Honnêtement, je suis vraiment très inquiète pour notre avenir, surtout sur le plan économique", confiait la semaine dernière une femme de 35 ans travaillant dans la finance à Ispahan (centre). "Licenciements massifs, fermetures à grande échelle... c'est sidérant". Les frappes aériennes visant la sidérurgie et les installations pétrochimiques auront également un impact durable. Problèmes bancaires Adnan Mazarei, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), spécialiste du Moyen-Orient, s'inquiète aussi pour le secteur financier. Les cartes bancaires et les services en ligne ont en général continué à fonctionner. Mais des plafonds ont été imposés au niveau des distributeurs automatiques, afin d'éviter des retraits massifs. Avant la guerre déjà, "le système bancaire était dans une situation difficile, très vulnérable", rappelle-t-il à l'AFP. Et doit se préparer à un nouveau choc face à l'incapacité de nombreux particuliers et entreprises à rembourser leurs prêts. La dernière faillite en date concerne Ayandeh, l'une des plus grandes banques privées du pays, qui s'est effondrée fin 2025, étranglée par des créances douteuses et des pertes équivalant à 5,2 milliards de dollars. Adnan Mazarei pense que d'autres sauvetages pourraient être nécessaires, passant par le déclenchement de la planche à billets. "Bien sûr, cela augmentera la masse monétaire, entraînant à nouveau une hausse de l'inflation", relève-t-il. Le taux d'inflation annuel en Iran a atteint 50,6% à la mi-mars, selon le centre officiel des statistiques. burs-adp/sjw/dla/anb
Texte intégral (751 mots)
Au-delà des morts et de la peur quotidienne des attaques, l'effet le plus immédiat de la guerre a été une nouvelle envolée des prix, qu'il s'agisse des biens de première nécessité - nourriture, médicaments ou couches pour bébé - ou des déjeuners dans les cafés branchés de la capitale. Amir, un Iranien de 40 ans originaire de la banlieue de Téhéran, a récemment relaté à l'AFP que le prix du pain de mie qu'il achète habituellement avait bondi de 700.000 à 1 million de rials (environ 0,75 dollar). Un de ses amis a dû débourser 180 millions de rials pour se procurer un comprimé utilisé dans le traitement du cancer, qui coûtait environ trois millions avant le début des attaques américano-israéliennes contre le pays, le 28 février. "Et il doit en acheter un tous les 20 jours". Kaveh, un artiste de la capitale, raconte pour sa part comment le très fréquenté café Dobar, dans le centre de Téhéran, "a augmenté tous ses tarifs de 25% en une journée". Même dans le nord-ouest du pays, généralement bien approvisionné grâce aux importations venues de la Turquie voisine, "certains produits coûtent trois fois leur prix habituel", confie une femme de 50 ans. - "Sidérant" - La banque centrale a récemment mis en circulation un nouveau billet de dix millions de rials, un record effaçant le précédent de cinq millions. Cette fuite en avant illustre la vertigineuse dépréciation de la monnaie depuis la guerre de juin 2025, déjà avec les Etats-Unis et Israël. Elle a joué un rôle clé dans les plus grandes manifestations contre le pouvoir de l'histoire récente, lancées par des grèves de commerçants dans le célèbre bazar de Téhéran. Des milliers de personnes ont été tuées en janvier lors de la répression qui a suivi, selon des groupes de défense des droits humains. Mais depuis, à l'inflation s'est ajoutée une explosion du chômage. La guerre a conduit de nombreuses entreprises à fermer leurs portes, laissant les employés dans l'incertitude, sans même savoir si les arriérés de salaire seraient payés. Partout dans le pays, les bazars ont réduit leurs horaires d'ouverture tandis que le secteur du bâtiment licenciait massivement, touchant en grande partie des migrants afghans. "Quand la guerre a commencé, les opportunités d'emploi sont devenues rares et les gens ont arrêté les chantiers", explique Faizullah Arab, un peintre au chômage de 23 ans, qui rentrait en Afghanistan le week-end dernier après un séjour à Téhéran. "Les employeurs sont partis à l'étranger", ajoute son compatriote Walijan Akbari, ouvrier de 42 ans. Ceux dont l'activité dépend d'internet ou qui gèrent une activité de commerce en ligne ont également été fortement touchés par la coupure numérique imposée par les autorités. "Honnêtement, je suis vraiment très inquiète pour notre avenir, surtout sur le plan économique", confiait la semaine dernière une femme de 35 ans travaillant dans la finance à Ispahan (centre). "Licenciements massifs, fermetures à grande échelle... c'est sidérant". Les frappes aériennes visant la sidérurgie et les installations pétrochimiques auront également un impact durable. Problèmes bancaires Adnan Mazarei, ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), spécialiste du Moyen-Orient, s'inquiète aussi pour le secteur financier. Les cartes bancaires et les services en ligne ont en général continué à fonctionner. Mais des plafonds ont été imposés au niveau des distributeurs automatiques, afin d'éviter des retraits massifs. Avant la guerre déjà, "le système bancaire était dans une situation difficile, très vulnérable", rappelle-t-il à l'AFP. Et doit se préparer à un nouveau choc face à l'incapacité de nombreux particuliers et entreprises à rembourser leurs prêts. La dernière faillite en date concerne Ayandeh, l'une des plus grandes banques privées du pays, qui s'est effondrée fin 2025, étranglée par des créances douteuses et des pertes équivalant à 5,2 milliards de dollars. Adnan Mazarei pense que d'autres sauvetages pourraient être nécessaires, passant par le déclenchement de la planche à billets. "Bien sûr, cela augmentera la masse monétaire, entraînant à nouveau une hausse de l'inflation", relève-t-il. Le taux d'inflation annuel en Iran a atteint 50,6% à la mi-mars, selon le centre officiel des statistiques. burs-adp/sjw/dla/anb

09.04.2026 à 12:21

Mannequin, artiste, photo-reporter: à Paris, les mille vies de Lee Miller

FRANCE24
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La foisonnante exposition que le Musée d'art moderne de Paris lui consacre donne à voir ce cliché iconique et dévoile les mille vies de cette Américaine, grande dame du XXe siècle (1907-1977), tour à tour mannequin à New York, artiste surréaliste à Paris, correspondante de guerre et cheffe-cuisinière en Angleterre. "Elle n'avait peur de rien", explique à l'AFP sa petite-fille Ami Bouhassane, qui veille sur le fonds d'archives Lee Miller, matrice de l'exposition qui ouvre vendredi. "Quand on lui disait qu'elle ne pouvait pas couvrir les combats parce qu'elle était une femme, elle n'avait qu'une réponse: +en fait, je le peux+". Au fil des 250 photographies exposées à Paris se dessine la trajectoire unique de cette amie de Paul Eluard et Pablo Picasso, qui a appris la photographie avec le maître surréaliste Man Ray, a vécu en Egypte, avant de devenir en 1942 correspondante de guerre pour le magazine Vogue. D'abord reléguée loin du front parce que femme, la guerre la percute frontalement quand elle couvre le siège de Saint-Malo en août 1944. Un de ses clichés rend compte de l'âpreté des combats et de la singularité de son regard: la botte d'un militaire posée au sol dont dépasse une ceinture de munitions. Parmi des dizaines de clichés de guerre perce également une pointe d'humour surréaliste quand Lee Miller, remontant la ligne de front vers l'Allemagne, photographie une statue du Christ autour de laquelle s'enchevêtrent des lignes de poteaux téléphoniques. Titre: "Ligne directe avec Dieu". "Ce qui relie son oeuvre, c'est son attention pour les détails dans lesquels il y a de la poésie, de l'humour, de l'émotion. C'est là que transparaît sa sensibilité", observe Fanny Schulmann, co-commissaire de l'exposition sur cette pionnière incarnée au cinéma en 2024 par Kate Winslet. "Croyez-le" Sa traversée de l'Europe au péril de sa vie la mène en Allemagne jusqu'aux camps de concentration de Dachau et Buchenwald, dans lesquels elle pénètre en avril 1945. Elle photographie les charniers, les gardiens nazis déguisés en déportés, les survivants décharnés. Titré "Believe It" ("Croyez-le"), son reportage publié dans Vogue résonne comme un cri de résistance au négationnisme qui vient. "Je vous supplie de croire que c'est vrai", écrit-elle à sa rédactrice en chef, l'implorant de publier ses textes et ses photos. Cette expérience la marquera à jamais, la conduisant à cacher, pendant de longues années, son travail de reporter de guerre. C'est par hasard que ses archives seront redécouvertes peu après sa mort, il y a un demi-siècle, dans le grenier de sa maison familiale du sud de l'Angleterre. "On cherchait des photos de moi bébé pour voir si je ressemblais à notre fille qui venait de naître. Ma femme a ouvert des cartons et m'a dit: +je pense que tu devrais voir ça+", raconte à l'AFP le fils de Lee Miller, Anthony Penrose. Face à lui, des reportages de guerre signés par sa mère, 60.000 négatifs de ses photos et 20.000 tirages. Un passé dont il ignorait tout. "Je me disais que ce ne pouvait pas venir de la même femme que je connaissais, qui souffrait de dépression, de syndrome post-traumatique et d'alcoolisme", témoigne-t-il. Pendant dix ans, il répertorie les archives et crée le fonds photographique Lee Miller pour faire vivre sa mémoire et se réconcilier avec sa mère, avec lequel il entretenait une relation acrimonieuse. "Elle voulait que le monde sache ce qui s'était passé. Ca laisse des cicatrices", dit-il. Si elle était encore en vie, Lee Miller serait, selon lui, de nouveau sur le front. "Elle serait à Gaza, en Somalie, là où les populations sont écrasées par les dirigeants".
Texte intégral (644 mots)
La foisonnante exposition que le Musée d'art moderne de Paris lui consacre donne à voir ce cliché iconique et dévoile les mille vies de cette Américaine, grande dame du XXe siècle (1907-1977), tour à tour mannequin à New York, artiste surréaliste à Paris, correspondante de guerre et cheffe-cuisinière en Angleterre. "Elle n'avait peur de rien", explique à l'AFP sa petite-fille Ami Bouhassane, qui veille sur le fonds d'archives Lee Miller, matrice de l'exposition qui ouvre vendredi. "Quand on lui disait qu'elle ne pouvait pas couvrir les combats parce qu'elle était une femme, elle n'avait qu'une réponse: +en fait, je le peux+". Au fil des 250 photographies exposées à Paris se dessine la trajectoire unique de cette amie de Paul Eluard et Pablo Picasso, qui a appris la photographie avec le maître surréaliste Man Ray, a vécu en Egypte, avant de devenir en 1942 correspondante de guerre pour le magazine Vogue. D'abord reléguée loin du front parce que femme, la guerre la percute frontalement quand elle couvre le siège de Saint-Malo en août 1944. Un de ses clichés rend compte de l'âpreté des combats et de la singularité de son regard: la botte d'un militaire posée au sol dont dépasse une ceinture de munitions. Parmi des dizaines de clichés de guerre perce également une pointe d'humour surréaliste quand Lee Miller, remontant la ligne de front vers l'Allemagne, photographie une statue du Christ autour de laquelle s'enchevêtrent des lignes de poteaux téléphoniques. Titre: "Ligne directe avec Dieu". "Ce qui relie son oeuvre, c'est son attention pour les détails dans lesquels il y a de la poésie, de l'humour, de l'émotion. C'est là que transparaît sa sensibilité", observe Fanny Schulmann, co-commissaire de l'exposition sur cette pionnière incarnée au cinéma en 2024 par Kate Winslet. "Croyez-le" Sa traversée de l'Europe au péril de sa vie la mène en Allemagne jusqu'aux camps de concentration de Dachau et Buchenwald, dans lesquels elle pénètre en avril 1945. Elle photographie les charniers, les gardiens nazis déguisés en déportés, les survivants décharnés. Titré "Believe It" ("Croyez-le"), son reportage publié dans Vogue résonne comme un cri de résistance au négationnisme qui vient. "Je vous supplie de croire que c'est vrai", écrit-elle à sa rédactrice en chef, l'implorant de publier ses textes et ses photos. Cette expérience la marquera à jamais, la conduisant à cacher, pendant de longues années, son travail de reporter de guerre. C'est par hasard que ses archives seront redécouvertes peu après sa mort, il y a un demi-siècle, dans le grenier de sa maison familiale du sud de l'Angleterre. "On cherchait des photos de moi bébé pour voir si je ressemblais à notre fille qui venait de naître. Ma femme a ouvert des cartons et m'a dit: +je pense que tu devrais voir ça+", raconte à l'AFP le fils de Lee Miller, Anthony Penrose. Face à lui, des reportages de guerre signés par sa mère, 60.000 négatifs de ses photos et 20.000 tirages. Un passé dont il ignorait tout. "Je me disais que ce ne pouvait pas venir de la même femme que je connaissais, qui souffrait de dépression, de syndrome post-traumatique et d'alcoolisme", témoigne-t-il. Pendant dix ans, il répertorie les archives et crée le fonds photographique Lee Miller pour faire vivre sa mémoire et se réconcilier avec sa mère, avec lequel il entretenait une relation acrimonieuse. "Elle voulait que le monde sache ce qui s'était passé. Ca laisse des cicatrices", dit-il. Si elle était encore en vie, Lee Miller serait, selon lui, de nouveau sur le front. "Elle serait à Gaza, en Somalie, là où les populations sont écrasées par les dirigeants".

09.04.2026 à 12:17

L'Inde veut accélérer une loi qui réserve un tiers des sièges du Parlement aux femmes

FRANCE24
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"Le 16 avril, le Parlement se réunira pour examiner un important projet de loi qui va faire avancer la représentation des femmes" dans les assemblées parlementaires, a annoncé jeudi le Premier ministre Narendra Modi sur son site internet. A ce jour, la chambre base du Parlement (Lok Sabha) compte 15% d'élues, soit 75 de ses 543 membres. "Il est impératif que la loi sur la représentation des femmes s'applique pour les élections à la Lok Sabha prévues en 2029 et toutes celles prévues à l'avenir dans les assemblées des différents Etats", a souligné M. Modi, "les sociétés progressent quand les femmes progressent". Bien que votée en 2023, la loi sur la représentation des femmes n'est toujours pas entrée en vigueur à cause des retards pris par le recensement de la population du pays le plus peuplé du monde, estimée à 1,4 milliard d'habitants. Prévu tous les dix ans, ce comptage prévu en 2021 a été longtemps reporté en raison de la pandémie de Covid. L'exercice a finalement débuté au début du mois. En plus de recenser une série de données économiques et sociales, ainsi que les castes auxquelles les Indiens appartiennent, le recensement doit permettre de redessiner les circonscriptions électorales. Sans toutefois en attendre les résultats, le gouvernement a décidé d'accélérer la révision de la représentation politique des femmes en augmentant leur nombre sur la foi du recensement de 2011. Selon les médias locaux, l'opération devrait faire passer le nombre total d'élus à la chambre basse de 543 à 816. Pour entrer en vigueur, le projet de loi qui doit être examiné la semaine prochaine requiert l'approbation des deux tiers des parlementaires des deux chambres.
Lire plus (292 mots)
"Le 16 avril, le Parlement se réunira pour examiner un important projet de loi qui va faire avancer la représentation des femmes" dans les assemblées parlementaires, a annoncé jeudi le Premier ministre Narendra Modi sur son site internet. A ce jour, la chambre base du Parlement (Lok Sabha) compte 15% d'élues, soit 75 de ses 543 membres. "Il est impératif que la loi sur la représentation des femmes s'applique pour les élections à la Lok Sabha prévues en 2029 et toutes celles prévues à l'avenir dans les assemblées des différents Etats", a souligné M. Modi, "les sociétés progressent quand les femmes progressent". Bien que votée en 2023, la loi sur la représentation des femmes n'est toujours pas entrée en vigueur à cause des retards pris par le recensement de la population du pays le plus peuplé du monde, estimée à 1,4 milliard d'habitants. Prévu tous les dix ans, ce comptage prévu en 2021 a été longtemps reporté en raison de la pandémie de Covid. L'exercice a finalement débuté au début du mois. En plus de recenser une série de données économiques et sociales, ainsi que les castes auxquelles les Indiens appartiennent, le recensement doit permettre de redessiner les circonscriptions électorales. Sans toutefois en attendre les résultats, le gouvernement a décidé d'accélérer la révision de la représentation politique des femmes en augmentant leur nombre sur la foi du recensement de 2011. Selon les médias locaux, l'opération devrait faire passer le nombre total d'élus à la chambre basse de 543 à 816. Pour entrer en vigueur, le projet de loi qui doit être examiné la semaine prochaine requiert l'approbation des deux tiers des parlementaires des deux chambres.

09.04.2026 à 12:12

Liban : Jean-Noël Barrot condamne les frappes sur le pays

FRANCE24
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Les frappes simultanées d'Israël mercredi 8 avril, menées sans avertissement et qui ont visé le coeur de Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon un dernier bilan officiel non définitif.
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Les frappes simultanées d'Israël mercredi 8 avril, menées sans avertissement et qui ont visé le coeur de Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon un dernier bilan officiel non définitif.

09.04.2026 à 12:10

Iran : le programme nucléaire de Téhéran, point-clé du conflit

FRANCE24
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Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a averti mercredi 8 avril l'Iran que s'il ne cédait pas son uranium, les États-Unis étaient prêts à s'en emparer. "Nous savons ce qu'ils ont, et ils le céderont, et nous l'obtiendrons, et nous le prendrons si nous avons besoin de le faire. Nous pouvons faire cela par tous les moyens nécessaires", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.
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Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a averti mercredi 8 avril l'Iran que s'il ne cédait pas son uranium, les États-Unis étaient prêts à s'en emparer. "Nous savons ce qu'ils ont, et ils le céderont, et nous l'obtiendrons, et nous le prendrons si nous avons besoin de le faire. Nous pouvons faire cela par tous les moyens nécessaires", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

09.04.2026 à 12:08

Trève en Iran : un répit pour la population iranienne

FRANCE24
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Pendant 24 heures, la population iranienne n'a pas été bombardée. Le cessez-le-feu en vigueur a apporté un répit aux Iraniens. Mais la population subit "une vague de répression" de la part du gouvernement, rappelle David Delos.
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Pendant 24 heures, la population iranienne n'a pas été bombardée. Le cessez-le-feu en vigueur a apporté un répit aux Iraniens. Mais la population subit "une vague de répression" de la part du gouvernement, rappelle David Delos.

09.04.2026 à 12:04

Pakistan : une délégation iranienne arrivera jeudi à Islamabad pour des pourparlers

FRANCE24
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Une délégation iranienne arrivera au Pakistan jeudi 9 avril au soir pour des pourparlers avec les États-Unis, a affirmé l'ambassadeur d'Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam. "Malgré le scepticisme de l'opinion publique iranienne en raison des violations répétées du cessez-le-feu par le régime israélien visant à saboter l'initiative diplomatique, la délégation iranienne arrive ce soir à Islamabad, à l'invitation de l'honorable Premier ministre Shehbaz Sharif, pour des pourparlers sérieux basés sur les 10 points proposés par l'Iran", a-t-il indiqué sur la plateforme X.
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Une délégation iranienne arrivera au Pakistan jeudi 9 avril au soir pour des pourparlers avec les États-Unis, a affirmé l'ambassadeur d'Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam. "Malgré le scepticisme de l'opinion publique iranienne en raison des violations répétées du cessez-le-feu par le régime israélien visant à saboter l'initiative diplomatique, la délégation iranienne arrive ce soir à Islamabad, à l'invitation de l'honorable Premier ministre Shehbaz Sharif, pour des pourparlers sérieux basés sur les 10 points proposés par l'Iran", a-t-il indiqué sur la plateforme X.
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