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29.04.2026 à 11:30

Mali : la Russie, un allié défaillant face au JNIM ?

FRANCE24
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Au Mali, les combats se sont intensifiés à Kidal, où les mercenaires russes ont reculé face à la poussée du JNIM et de ses alliés rebelles touaregs. "La situation est maîtrisée", a assuré mardi 28 avril le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta. Précisions de Serge Daniel, correspondant à Cotonou, et décryptage de Bruno Daroux, chroniqueur international France 24
Au Mali, les combats se sont intensifiés à Kidal, où les mercenaires russes ont reculé face à la poussée du JNIM et de ses alliés rebelles touaregs. "La situation est maîtrisée", a assuré mardi 28 avril le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta. Précisions de Serge Daniel, correspondant à Cotonou, et décryptage de Bruno Daroux, chroniqueur international France 24

29.04.2026 à 11:28

Attaques au Mali : la situation sécuritaire "maîtrisée" selon Assimi Goïta

FRANCE24
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Le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, a affirmé mardi 28 avril que la situation sécuritaire dans le pays était "maîtrisée", trois jours après des attaques sans précédent menées par des groupes armés contre des positions stratégiques de la junte, plus que jamais affaiblie.
Le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, a affirmé mardi 28 avril que la situation sécuritaire dans le pays était "maîtrisée", trois jours après des attaques sans précédent menées par des groupes armés contre des positions stratégiques de la junte, plus que jamais affaiblie.

29.04.2026 à 11:25

Nantes : un mort et un blessé grave après des tirs sur fond de narcotrafic

FRANCE24
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Selon les premiers éléments, ces violences semblent liées à un trafic de stupéfiants, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, qui devrait communiquer sur ces faits dans la journée. Les secours ont été appelés mardi vers 22H30 après que des détonations ont été signalées. Ils ont découvert dans la rue un homme décédé, touché à la tête par balle, et un autre grièvement blessé, a indiqué une source policière. Selon la même source, les deux victimes, connues de la justice, ont été prises pour cibles par un tireur muni d'un pistolet, qui s'est enfui. Aucun suspect n'avait été identifié mercredi matin.
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Selon les premiers éléments, ces violences semblent liées à un trafic de stupéfiants, a précisé à l'AFP le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, qui devrait communiquer sur ces faits dans la journée. Les secours ont été appelés mardi vers 22H30 après que des détonations ont été signalées. Ils ont découvert dans la rue un homme décédé, touché à la tête par balle, et un autre grièvement blessé, a indiqué une source policière. Selon la même source, les deux victimes, connues de la justice, ont été prises pour cibles par un tireur muni d'un pistolet, qui s'est enfui. Aucun suspect n'avait été identifié mercredi matin.

29.04.2026 à 11:23

Suspension du permis pour téléphone au volant: un nouveau département va sanctionner

FRANCE24
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A partir du 1er mai, "toute utilisation du téléphone en conduisant pourra entraîner une suspension du permis de conduire", a annoncé en début de semaine la préfecture de Charente-Maritime, qui a précisé mardi soir à l'AFP que la durée de la sanction pourrait aller de 15 jours à 6 mois. Le département touristique du littoral atlantique en rejoint deux autres du Sud-Ouest, les Landes et le Lot-et-Garonne, ainsi que le Pas-de-Calais, où la mesure a été progressivement mise en place ces derniers mois. Selon le Code de la route, tenir son téléphone en main durant la conduite - ou utiliser une oreillette - est punissable d'un retrait de 3 points et d'une amende forfaitaire de 135 euros, mais s'il est couplé à une autre infraction, ce geste au volant peut entraîner une suspension administrative du permis de conduire pour une durée maximale de six mois. Dans les Landes, département pionnier dans le durcissement de cette règle, le retrait immédiat pour usage du téléphone au volant a été déployé dès le mois de novembre, entraînant la suspension de 350 permis de conduire, pour une durée "de quinze jours" envers les contrevenants, selon la préfecture. Elle relève une diminution de 10% des infractions concernant l'usage du téléphone au volant, entre novembre 2025 et mars 2026, par rapport à la même période un an plus tôt. Le préfet des Landes Gilles Clavreul se base notamment sur le droit du représentant de l'Etat localement à exercer son pouvoir discrétionnaire lorsqu'il est "saisi d'un procès-verbal constatant une infraction" routière. "On s'attend à avoir des contentieux sur le sujet, mais nous estimons que nous sommes dans le cadre législatif réglementaire. Pour nous, il n'y a pas de difficulté", avait expliqué en novembre un représentant de la préfecture landaise à une correspondante de l'AFP. Dans le Pas-de-Calais, où la mesure est en vigueur depuis février, 21 permis de conduire ont été suspendus pour une durée de deux mois et 420 avertissements ont été émis, a détaillé la préfecture, promettant "plus de fermeté" à partir des jours à venir. Pour la police nationale, l'usage du téléphone au volant multiplie par trois le risque d'accident. tsq-eve-ppy-cln/gf/hj
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A partir du 1er mai, "toute utilisation du téléphone en conduisant pourra entraîner une suspension du permis de conduire", a annoncé en début de semaine la préfecture de Charente-Maritime, qui a précisé mardi soir à l'AFP que la durée de la sanction pourrait aller de 15 jours à 6 mois. Le département touristique du littoral atlantique en rejoint deux autres du Sud-Ouest, les Landes et le Lot-et-Garonne, ainsi que le Pas-de-Calais, où la mesure a été progressivement mise en place ces derniers mois. Selon le Code de la route, tenir son téléphone en main durant la conduite - ou utiliser une oreillette - est punissable d'un retrait de 3 points et d'une amende forfaitaire de 135 euros, mais s'il est couplé à une autre infraction, ce geste au volant peut entraîner une suspension administrative du permis de conduire pour une durée maximale de six mois. Dans les Landes, département pionnier dans le durcissement de cette règle, le retrait immédiat pour usage du téléphone au volant a été déployé dès le mois de novembre, entraînant la suspension de 350 permis de conduire, pour une durée "de quinze jours" envers les contrevenants, selon la préfecture. Elle relève une diminution de 10% des infractions concernant l'usage du téléphone au volant, entre novembre 2025 et mars 2026, par rapport à la même période un an plus tôt. Le préfet des Landes Gilles Clavreul se base notamment sur le droit du représentant de l'Etat localement à exercer son pouvoir discrétionnaire lorsqu'il est "saisi d'un procès-verbal constatant une infraction" routière. "On s'attend à avoir des contentieux sur le sujet, mais nous estimons que nous sommes dans le cadre législatif réglementaire. Pour nous, il n'y a pas de difficulté", avait expliqué en novembre un représentant de la préfecture landaise à une correspondante de l'AFP. Dans le Pas-de-Calais, où la mesure est en vigueur depuis février, 21 permis de conduire ont été suspendus pour une durée de deux mois et 420 avertissements ont été émis, a détaillé la préfecture, promettant "plus de fermeté" à partir des jours à venir. Pour la police nationale, l'usage du téléphone au volant multiplie par trois le risque d'accident. tsq-eve-ppy-cln/gf/hj

29.04.2026 à 11:09

Stockholm expérimente un café entièrement dirigé par l'IA

FRANCE24
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Quelques tables ornées de petites plantes, des murs gris, une déco minimaliste et un comptoir, derrière lequel s'affaire Kajetan Grzelczak, recruté par "Mona", l'agent IA fonctionnant grâce à Google Gemini. "Les commandes pour l'approvisionnement, ce n'est pas son fort", dit le jeune homme en pointant du doigt les étagères derrière lui, qu'il a baptisées "le mur de la honte" en exhibant les produits inutiles achetés par sa "cheffe": 10 litres d'huile d'olive, 15 kilos de tomates en conserve, 9 litres de lait de coco. Ou encore les six mille serviettes livrées. "On ne peut rien faire de tout ça", soupire Kajetan, en montrant le menu, lui-même conçu par "Mona", qui ne requiert aucun de ces ingrédients. Dans un coin, un grand écran affiche en temps réel le chiffre d'affaires du café, son solde, et un téléphone permet aux clients de commander et de dialoguer avec l'IA. On peut aussi passer commande auprès de l'employé. Un texte décrit l'expérience de ce café hors du commun, lancé par Andon Labs, une startup basée à San Francisco. - Questions éthiques - "Nous pensons que l'IA jouera un rôle important dans la société et sur le marché du travail à l'avenir", explique à l'AFP Hanna Petersson, membre de l'équipe technique de l'entreprise qui emploie dix salariés. "Nous voulons tester cela avant que ce ne soit une réalité, et voir quelles questions éthiques se posent lorsque, par exemple, une IA emploie des êtres humains". Une fois le local trouvé, le bail est envoyé à Gemini, l'assistant Google, avec une mission: gérer le café de manière rentable. Un capital de départ lui est aussi confié. "Mona" se lance, demande les autorisations nécessaires, élabore le menu, trouve les fournisseurs et assure les approvisionnements quotidiens. L'IA réalise aussi qu'il faut une personne pour préparer le café et finit par embaucher deux personnes, relève Hanna Petersson. "Elle a publié des offres d'emploi sur Indeed et LinkedIn, mené des entretiens téléphoniques, puis pris les décisions d'embauche", ajoute-t-elle. Quand il a vu l'offre, Kajetan a d'abord cru à une blague, d'autant que l'annonce avait été publiée un 1er avril. Il décroche le poste après un entretien de trente minutes avec l'IA. Le salaire qu'il perçoit est "bon", assure-t-il, mais son droit à la déconnexion n'est pas du tout respecté. "Mona" lui envoie des messages à toute heure de la nuit, et ne se souvient pas de ses demandes de congés. Elle lui demande aussi assez régulièrement d'avancer de sa propre poche certains achats. Ces questions éthiques n'ont pas tardé à émerger dans le cadre de l'expérience, remarque Hanna Petersson. "Quel salaire a-t-elle fixé ? Quels autres avantages sociaux a-t-elle accordés ? Je trouve qu'elle s'en est bien sortie. Elle offre un bon salaire. Si elle ne l'avait pas fait, nous serions intervenus", affirme la jeune femme. Le café, qui attire entre 50 et 80 clients par jour, n'est ouvert que depuis une semaine, mais les premiers curieux s'y aventurent déjà. Urja Risal, chercheuse de 27 ans sur l'intelligence artificielle et le développement durable, y est venue déguster une boisson avec son ami. "On entend tellement dire que l'IA est sur le point de nous prendre nos emplois, mais à quoi cela ressemble-t-il concrètement?", se demande-t-elle. "J'espère que davantage de personnes interagissent avec Mona et réfléchissent aux risques réels d'avoir une IA comme manager, ainsi qu'à la manière d'y faire face (...) Par exemple, si quelqu'un se blesse, comment réagirait-elle ?"
Texte intégral (605 mots)
Quelques tables ornées de petites plantes, des murs gris, une déco minimaliste et un comptoir, derrière lequel s'affaire Kajetan Grzelczak, recruté par "Mona", l'agent IA fonctionnant grâce à Google Gemini. "Les commandes pour l'approvisionnement, ce n'est pas son fort", dit le jeune homme en pointant du doigt les étagères derrière lui, qu'il a baptisées "le mur de la honte" en exhibant les produits inutiles achetés par sa "cheffe": 10 litres d'huile d'olive, 15 kilos de tomates en conserve, 9 litres de lait de coco. Ou encore les six mille serviettes livrées. "On ne peut rien faire de tout ça", soupire Kajetan, en montrant le menu, lui-même conçu par "Mona", qui ne requiert aucun de ces ingrédients. Dans un coin, un grand écran affiche en temps réel le chiffre d'affaires du café, son solde, et un téléphone permet aux clients de commander et de dialoguer avec l'IA. On peut aussi passer commande auprès de l'employé. Un texte décrit l'expérience de ce café hors du commun, lancé par Andon Labs, une startup basée à San Francisco. - Questions éthiques - "Nous pensons que l'IA jouera un rôle important dans la société et sur le marché du travail à l'avenir", explique à l'AFP Hanna Petersson, membre de l'équipe technique de l'entreprise qui emploie dix salariés. "Nous voulons tester cela avant que ce ne soit une réalité, et voir quelles questions éthiques se posent lorsque, par exemple, une IA emploie des êtres humains". Une fois le local trouvé, le bail est envoyé à Gemini, l'assistant Google, avec une mission: gérer le café de manière rentable. Un capital de départ lui est aussi confié. "Mona" se lance, demande les autorisations nécessaires, élabore le menu, trouve les fournisseurs et assure les approvisionnements quotidiens. L'IA réalise aussi qu'il faut une personne pour préparer le café et finit par embaucher deux personnes, relève Hanna Petersson. "Elle a publié des offres d'emploi sur Indeed et LinkedIn, mené des entretiens téléphoniques, puis pris les décisions d'embauche", ajoute-t-elle. Quand il a vu l'offre, Kajetan a d'abord cru à une blague, d'autant que l'annonce avait été publiée un 1er avril. Il décroche le poste après un entretien de trente minutes avec l'IA. Le salaire qu'il perçoit est "bon", assure-t-il, mais son droit à la déconnexion n'est pas du tout respecté. "Mona" lui envoie des messages à toute heure de la nuit, et ne se souvient pas de ses demandes de congés. Elle lui demande aussi assez régulièrement d'avancer de sa propre poche certains achats. Ces questions éthiques n'ont pas tardé à émerger dans le cadre de l'expérience, remarque Hanna Petersson. "Quel salaire a-t-elle fixé ? Quels autres avantages sociaux a-t-elle accordés ? Je trouve qu'elle s'en est bien sortie. Elle offre un bon salaire. Si elle ne l'avait pas fait, nous serions intervenus", affirme la jeune femme. Le café, qui attire entre 50 et 80 clients par jour, n'est ouvert que depuis une semaine, mais les premiers curieux s'y aventurent déjà. Urja Risal, chercheuse de 27 ans sur l'intelligence artificielle et le développement durable, y est venue déguster une boisson avec son ami. "On entend tellement dire que l'IA est sur le point de nous prendre nos emplois, mais à quoi cela ressemble-t-il concrètement?", se demande-t-elle. "J'espère que davantage de personnes interagissent avec Mona et réfléchissent aux risques réels d'avoir une IA comme manager, ainsi qu'à la manière d'y faire face (...) Par exemple, si quelqu'un se blesse, comment réagirait-elle ?"

29.04.2026 à 10:57

La Bourse de Paris sur ses gardes malgré les bons résultats de TotalEnergies

FRANCE24
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A 10H30, l'indice CAC 40 reculait de 37,72 points (-0,47%) à 8.066 points, sur la même pente que la veille à la clôture (-0,46% à 8.104,09 points, en recul de 37,83 points). "Les marchés mondiaux naviguent entre un équilibre fragile marqué par une croissance résiliente, des tensions géopolitiques persistantes et des banques centrales prudentes", résument les analystes de la banque privée UBP. Les investisseurs attendent jeudi l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui sera vraisemblablement la dernière de son patron Jerome Powell. La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) suivra jeudi. Les deux institutions ne devraient toutefois pas toucher à leur taux directeur mais devraient émettre des commentaires sur les risques d'inflation. En attendant, le taux d'intérêt lié à la dette française affichait un rendement de 3,74% sur dix ans, en légère hausse par rapport à la veille (3,72%). Les marchés sont par ailleurs encore sensibles aux prix du pétrole, qui progressaient de près de 3%. A 10H30, le baril de Brent s'échangeait à 114.52 dollars (+2,93%). Le WTI américain repassait le seuil des 100 dollars (102.83, +2,90%). "Cette hausse s’explique par l’attente fébrile de la réponse de Donald Trump à la dernière proposition iranienne", décrypte John Plassard de Cité Gestion. "Un élément encore plus structurant vient bouleverser l’équilibre du marché: la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP, remettant en cause la cohésion même du cartel", ajoute-t-il. Paris et les autres places boursières attendent enfin avec impatience les résultats des géants de la tech aux Etats-Unis mercredi et jeudi, sur fond de retour des interrogations quant à la rentabilité de l'IA. Le créateur de ChatGPT, Open AI, peine en effet à atteindre ses résultats en termes de revenus et d'utilisateurs, selon une information du Wall Street journal publiée mardi, avant les résultats de Microsoft, Meta, Amazon, Alphabet mercredi, puis Apple jeudi. Cette information a ravivé les "doutes concernant la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle", selon l'entreprise d'investissements Aurel BGC. OpenAI se trouve en effet "au centre d’un écosystème de l’IA pesant plusieurs centaines de milliards de dollars et regroupant les plus grands noms mondiaux, parmi les mieux valorisés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote. TotalEnergies progresse doucement, Airbus décolle TotalEnergies prenait 0,31% à 78,51 euros l'action, après l'annonce d'un bénéfice net en forte hausse de près de 50% à 5,8 milliards de dollars au 1er trimestre, marqué par la flambée des prix du baril et à la pompe. Du côté d'Airbus, les investisseurs ont préféré voir le verre à moitié plein, malgré des résultats contrastés publiés mercredi(chiffre d'affaires à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière). Son titre progressait de 1,77% à 169 euros. Le fabricant de micro-processeurs STMicroelectronics (+3,33% à 43,60 euros) poursuit lui sa marche en avant, insensible aux doutes sur l'intelligence artificielle. Amundi résiste aux turbulences Le premier gestionnaire d'actifs en Europe, Amundi (+5,66% à 80,25 euros), a enregistré une hausse de ses encours et de ses bénéfices au premier trimestre, malgré la baisse des marchés en mars en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Texte intégral (543 mots)
A 10H30, l'indice CAC 40 reculait de 37,72 points (-0,47%) à 8.066 points, sur la même pente que la veille à la clôture (-0,46% à 8.104,09 points, en recul de 37,83 points). "Les marchés mondiaux naviguent entre un équilibre fragile marqué par une croissance résiliente, des tensions géopolitiques persistantes et des banques centrales prudentes", résument les analystes de la banque privée UBP. Les investisseurs attendent jeudi l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui sera vraisemblablement la dernière de son patron Jerome Powell. La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) suivra jeudi. Les deux institutions ne devraient toutefois pas toucher à leur taux directeur mais devraient émettre des commentaires sur les risques d'inflation. En attendant, le taux d'intérêt lié à la dette française affichait un rendement de 3,74% sur dix ans, en légère hausse par rapport à la veille (3,72%). Les marchés sont par ailleurs encore sensibles aux prix du pétrole, qui progressaient de près de 3%. A 10H30, le baril de Brent s'échangeait à 114.52 dollars (+2,93%). Le WTI américain repassait le seuil des 100 dollars (102.83, +2,90%). "Cette hausse s’explique par l’attente fébrile de la réponse de Donald Trump à la dernière proposition iranienne", décrypte John Plassard de Cité Gestion. "Un élément encore plus structurant vient bouleverser l’équilibre du marché: la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP, remettant en cause la cohésion même du cartel", ajoute-t-il. Paris et les autres places boursières attendent enfin avec impatience les résultats des géants de la tech aux Etats-Unis mercredi et jeudi, sur fond de retour des interrogations quant à la rentabilité de l'IA. Le créateur de ChatGPT, Open AI, peine en effet à atteindre ses résultats en termes de revenus et d'utilisateurs, selon une information du Wall Street journal publiée mardi, avant les résultats de Microsoft, Meta, Amazon, Alphabet mercredi, puis Apple jeudi. Cette information a ravivé les "doutes concernant la rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle", selon l'entreprise d'investissements Aurel BGC. OpenAI se trouve en effet "au centre d’un écosystème de l’IA pesant plusieurs centaines de milliards de dollars et regroupant les plus grands noms mondiaux, parmi les mieux valorisés", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote. TotalEnergies progresse doucement, Airbus décolle TotalEnergies prenait 0,31% à 78,51 euros l'action, après l'annonce d'un bénéfice net en forte hausse de près de 50% à 5,8 milliards de dollars au 1er trimestre, marqué par la flambée des prix du baril et à la pompe. Du côté d'Airbus, les investisseurs ont préféré voir le verre à moitié plein, malgré des résultats contrastés publiés mercredi(chiffre d'affaires à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière). Son titre progressait de 1,77% à 169 euros. Le fabricant de micro-processeurs STMicroelectronics (+3,33% à 43,60 euros) poursuit lui sa marche en avant, insensible aux doutes sur l'intelligence artificielle. Amundi résiste aux turbulences Le premier gestionnaire d'actifs en Europe, Amundi (+5,66% à 80,25 euros), a enregistré une hausse de ses encours et de ses bénéfices au premier trimestre, malgré la baisse des marchés en mars en raison de la guerre au Moyen-Orient.

29.04.2026 à 10:53

Bain moussant et soins pour doudous font le succès d'une entreprise japonaise de nettoyage

FRANCE24
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Tout en délicatesse, Masakazu Shimura, trente ans d'expérience dans le nettoyage textile, offre ainsi à une peluche Pokémon un bain de vapeur, puis un gommage doux à la mousse, avant de la brosser avec soin, comme s'il tenait entre ses mains un nouveau-né. Les vidéos de son travail, devenues virales sur internet, fascinent les amateurs de peluches et apportent à Cleaning Yonmarusan, le service haut de gamme de restauration de textiles pour lequel il travaille, des clients internationaux. Porté par l'engouement de la génération Z sur les réseaux sociaux et l'attrait des Japonais pour les objets mignons et réconfortants, l'entreprise nettoie désormais 10.000 peluches par an, contre environ 1.200 il y a dix ans. "Pendant le lavage à la main, je palpe soigneusement le tissu pour déterminer de quel type il s'agit et évaluer son état, tout en le massant délicatement avec mes mains pendant que je le lave", a expliqué à l'AFP M. Shimura, qui sait aussi traiter les chemises et autres toiles de tente. L'équipe dont fait partie M. Shimura au sein de Yonmarusan, une chaîne régionale située à Yamanashi, à l'ouest de Tokyo, est composée d'une douzaine de personnes. Certains clients "viennent même au Japon spécialement pour faire nettoyer leurs peluches", a assuré Hisako Mori, responsable des relations publiques de l'entreprise. "Pendant que l'on travaille sur le nettoyage, ils voyagent à travers le Japon. À la fin de leur séjour, ils récupèrent leurs peluches avant de rentrer chez eux." Des clients souhaitent parfois conserver certaines éraflures ou gribouillis sur leurs peluches, explique M. Shimura, des marques témoins de précieux moments. "Ces objets renferment des souvenirs particuliers. C'est vrai pour les vêtements, mais encore plus pour les peluches, que nos clients considèrent comme des membres de la famille", a-t-il déclaré. "C'est tout un processus lors duquel nous ne pouvons pas nous permettre de perdre en vigilance (...) Lorsque nos clients sont satisfaits du résultat, c’est vraiment à ce moment-là que nous ressentons un profond sentiment d'accomplissement."
Lire plus (345 mots)
Tout en délicatesse, Masakazu Shimura, trente ans d'expérience dans le nettoyage textile, offre ainsi à une peluche Pokémon un bain de vapeur, puis un gommage doux à la mousse, avant de la brosser avec soin, comme s'il tenait entre ses mains un nouveau-né. Les vidéos de son travail, devenues virales sur internet, fascinent les amateurs de peluches et apportent à Cleaning Yonmarusan, le service haut de gamme de restauration de textiles pour lequel il travaille, des clients internationaux. Porté par l'engouement de la génération Z sur les réseaux sociaux et l'attrait des Japonais pour les objets mignons et réconfortants, l'entreprise nettoie désormais 10.000 peluches par an, contre environ 1.200 il y a dix ans. "Pendant le lavage à la main, je palpe soigneusement le tissu pour déterminer de quel type il s'agit et évaluer son état, tout en le massant délicatement avec mes mains pendant que je le lave", a expliqué à l'AFP M. Shimura, qui sait aussi traiter les chemises et autres toiles de tente. L'équipe dont fait partie M. Shimura au sein de Yonmarusan, une chaîne régionale située à Yamanashi, à l'ouest de Tokyo, est composée d'une douzaine de personnes. Certains clients "viennent même au Japon spécialement pour faire nettoyer leurs peluches", a assuré Hisako Mori, responsable des relations publiques de l'entreprise. "Pendant que l'on travaille sur le nettoyage, ils voyagent à travers le Japon. À la fin de leur séjour, ils récupèrent leurs peluches avant de rentrer chez eux." Des clients souhaitent parfois conserver certaines éraflures ou gribouillis sur leurs peluches, explique M. Shimura, des marques témoins de précieux moments. "Ces objets renferment des souvenirs particuliers. C'est vrai pour les vêtements, mais encore plus pour les peluches, que nos clients considèrent comme des membres de la famille", a-t-il déclaré. "C'est tout un processus lors duquel nous ne pouvons pas nous permettre de perdre en vigilance (...) Lorsque nos clients sont satisfaits du résultat, c’est vraiment à ce moment-là que nous ressentons un profond sentiment d'accomplissement."

29.04.2026 à 10:10

La France recommande à ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible"

FRANCE 24
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Le ministère français des Affaires étrangères a recommandé ⁠mercredi à ​ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible", quelques jours après les attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes et indépendantistes.
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Le ministère français des Affaires étrangères a recommandé ⁠mercredi à ​ses ressortissants de quitter le Mali "dès que possible", quelques jours après les attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes et indépendantistes.

29.04.2026 à 10:09

Marc Fesneau (MoDem) : "Le rapport est à charge contre l'audiovisuel public"

Roselyne FEBVRE
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Une majorité de députés ont voté pour la publication du rapport sur l’audiovisuel public rédigé par le rapporteur de la commission d’enquête Charles Alloncle, député UDR. Le MoDem s’est abstenu et Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, déplore un "rapport à charge". Mais il estime que sa publication va permettre de "combattre les idées de Charles Alloncle".
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Une majorité de députés ont voté pour la publication du rapport sur l’audiovisuel public rédigé par le rapporteur de la commission d’enquête Charles Alloncle, député UDR. Le MoDem s’est abstenu et Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, déplore un "rapport à charge". Mais il estime que sa publication va permettre de "combattre les idées de Charles Alloncle".

29.04.2026 à 10:03

Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique

FRANCE24
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"Mon fils n'a pas eu de professeur de mathématiques au premier trimestre, des lycéens enseignaient à sa place", raconte à l'AFP Azamat Bekenov, père de trois écoliers à Bichkek, la capitale kirghize. Une situation courante au Kirghizstan, où environ un millier de professeurs manquaient en 2025, obligeant les familles à se débrouiller. "Avec les parents d'élèves nous cherchions les professeurs, j'écrivais sur Facebook", explique M. Bekenov, qui a fini par dénicher un remplaçant. Les besoins sont exponentiels en raison de la forte croissance démographique du Kirghizstan, où quelque 40% des sept millions d'habitants sont mineurs. Selon le dirigeant Sadyr Japarov, 500.000 élèves ont intégré l'école ces dix dernières années. Une augmentation de 50% que le système peine à absorber, avec de nombreuses classes surpeuplées, comme l'a constaté l'AFP. "Il y a 52 élèves dans la classe de mon fils et 50 dans celle de ma fille. Mon aîné s'en sort bien, ils sont seulement 38", ironise M. Bekenov. Quant au contenu des cours, les autorités pointent un programme scolaire "irrémédiablement obsolète et de très mauvaise qualité" et relèvent le faible niveau des enseignants eux-mêmes, formés après l'indépendance en 1991. "Au bord du gouffre" Après trois décennies post-soviétiques marquées par un effondrement économique, une immigration massive et l'instabilité sociale, le système éducatif est "au bord du gouffre", selon les syndicats. Parmi les mesures mises en oeuvre : le passage de onze à douze ans de scolarité obligatoire, la construction d'écoles, la hausse des salaires des professeurs, la fourniture de manuels par Moscou, 22% du budget étatique alloué pour l'Education... Selon le gouvernement, ces mesures doivent former une jeunesse qualifiée pour assurer la croissance économique à long terme et enfin endiguer l'émigration de centaines de milliers de Kirghiz en Russie. Corollaire d'un système éducatif médiocre, la productivité du travail au Kirghizstan est la plus faible d'Europe et d'Asie centrale, selon un rapport des Nations unies en 2023, et un quart de la population vit avec moins de cinquante euros par mois. Dernier en 2006 et 2009 du test international PISA, le Kirghizstan a retenté sa chance en 2025 et attend son résultat pour bénéficier des conseils de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. La tâche est considérable pour combler le retard accumulé. "J'enseigne l'histoire. La matière devrait prendre vie, avec des cartes, des images d'archives. Je veux faire découvrir le monde aux enfants (..) mais il n'y a rien dans la salle de classe", explique Goulmira Oumetalieva, enseignante à Karakol (est), jointe par l'AFP au téléphone. "Il n'y a pas d'ordinateur, pas de projecteur, même pas un simple écran. Les salles de classe sont vétustes, les tables sont branlantes, les chaises grincent", regrette-t-elle. Son cas n'est pas une exception: 113 écoles sont en très mauvais état, bien que 400 bâtiments aient été construits entre 2021 et 2025, selon Bichkek. Méthodes "modernes" Mais les volontaires pour y enseigner ne se bousculent pas. "Quand un enseignant se demande comment survivre et subvenir à ses besoins essentiels, il est difficile de parler d'une mission noble", dit Mme Oumetalieva, qui attend en avril le doublement du salaire moyen des enseignants (250 euros), promis par M. Japarov. Alors, les autorités tentent de recruter autrement et s'appuient sur le programme "Teach For All". Financé par des fonds privés, ce programme mondial récemment implanté dans quatre pays centrasiatiques envoie des diplômés de divers horizons professionnels enseigner deux ans en zone rurale. A Boukara, la directrice d'école Nassikhat Sarieva a voulu "remédier à la grave pénurie d'enseignants" dans l'établissement le plus isolé du nord-ouest kirghiz. "Nous avons accueilli deux nouveaux enseignants, d'anglais et de russe", explique à l'AFP Mme Sarieva. Selon elle, ils "utilisent des méthodes pédagogiques modernes" plus interactives pour impliquer les élèves, rompant avec la tradition soviétique rigide. Cette initiative offre aussi aux écoliers l'accès à des ateliers culturels, comme la venue d'une troupe d'opéra dans ce village éloigné, aux pieds des montagnes Ala-Too. De quoi faire rêver ces enfants, dont Arououke Chaïmaratova, 14 ans, qui va seulement "une fois par mois en ville". "Nous avons participé à un atelier de chant, ça m'a donné envie de devenir chanteuse".
Texte intégral (723 mots)
"Mon fils n'a pas eu de professeur de mathématiques au premier trimestre, des lycéens enseignaient à sa place", raconte à l'AFP Azamat Bekenov, père de trois écoliers à Bichkek, la capitale kirghize. Une situation courante au Kirghizstan, où environ un millier de professeurs manquaient en 2025, obligeant les familles à se débrouiller. "Avec les parents d'élèves nous cherchions les professeurs, j'écrivais sur Facebook", explique M. Bekenov, qui a fini par dénicher un remplaçant. Les besoins sont exponentiels en raison de la forte croissance démographique du Kirghizstan, où quelque 40% des sept millions d'habitants sont mineurs. Selon le dirigeant Sadyr Japarov, 500.000 élèves ont intégré l'école ces dix dernières années. Une augmentation de 50% que le système peine à absorber, avec de nombreuses classes surpeuplées, comme l'a constaté l'AFP. "Il y a 52 élèves dans la classe de mon fils et 50 dans celle de ma fille. Mon aîné s'en sort bien, ils sont seulement 38", ironise M. Bekenov. Quant au contenu des cours, les autorités pointent un programme scolaire "irrémédiablement obsolète et de très mauvaise qualité" et relèvent le faible niveau des enseignants eux-mêmes, formés après l'indépendance en 1991. "Au bord du gouffre" Après trois décennies post-soviétiques marquées par un effondrement économique, une immigration massive et l'instabilité sociale, le système éducatif est "au bord du gouffre", selon les syndicats. Parmi les mesures mises en oeuvre : le passage de onze à douze ans de scolarité obligatoire, la construction d'écoles, la hausse des salaires des professeurs, la fourniture de manuels par Moscou, 22% du budget étatique alloué pour l'Education... Selon le gouvernement, ces mesures doivent former une jeunesse qualifiée pour assurer la croissance économique à long terme et enfin endiguer l'émigration de centaines de milliers de Kirghiz en Russie. Corollaire d'un système éducatif médiocre, la productivité du travail au Kirghizstan est la plus faible d'Europe et d'Asie centrale, selon un rapport des Nations unies en 2023, et un quart de la population vit avec moins de cinquante euros par mois. Dernier en 2006 et 2009 du test international PISA, le Kirghizstan a retenté sa chance en 2025 et attend son résultat pour bénéficier des conseils de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques. La tâche est considérable pour combler le retard accumulé. "J'enseigne l'histoire. La matière devrait prendre vie, avec des cartes, des images d'archives. Je veux faire découvrir le monde aux enfants (..) mais il n'y a rien dans la salle de classe", explique Goulmira Oumetalieva, enseignante à Karakol (est), jointe par l'AFP au téléphone. "Il n'y a pas d'ordinateur, pas de projecteur, même pas un simple écran. Les salles de classe sont vétustes, les tables sont branlantes, les chaises grincent", regrette-t-elle. Son cas n'est pas une exception: 113 écoles sont en très mauvais état, bien que 400 bâtiments aient été construits entre 2021 et 2025, selon Bichkek. Méthodes "modernes" Mais les volontaires pour y enseigner ne se bousculent pas. "Quand un enseignant se demande comment survivre et subvenir à ses besoins essentiels, il est difficile de parler d'une mission noble", dit Mme Oumetalieva, qui attend en avril le doublement du salaire moyen des enseignants (250 euros), promis par M. Japarov. Alors, les autorités tentent de recruter autrement et s'appuient sur le programme "Teach For All". Financé par des fonds privés, ce programme mondial récemment implanté dans quatre pays centrasiatiques envoie des diplômés de divers horizons professionnels enseigner deux ans en zone rurale. A Boukara, la directrice d'école Nassikhat Sarieva a voulu "remédier à la grave pénurie d'enseignants" dans l'établissement le plus isolé du nord-ouest kirghiz. "Nous avons accueilli deux nouveaux enseignants, d'anglais et de russe", explique à l'AFP Mme Sarieva. Selon elle, ils "utilisent des méthodes pédagogiques modernes" plus interactives pour impliquer les élèves, rompant avec la tradition soviétique rigide. Cette initiative offre aussi aux écoliers l'accès à des ateliers culturels, comme la venue d'une troupe d'opéra dans ce village éloigné, aux pieds des montagnes Ala-Too. De quoi faire rêver ces enfants, dont Arououke Chaïmaratova, 14 ans, qui va seulement "une fois par mois en ville". "Nous avons participé à un atelier de chant, ça m'a donné envie de devenir chanteuse".

29.04.2026 à 09:51

Au Soudan en guerre, les derniers gardiens des pyramides

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"Ces pyramides sont à nous, c'est notre histoire, c'est ce que nous sommes", dit cet homme de 65 ans, vêtu de blanc des pieds à la tête, et dont la silhouette tranche sur les sombres structures en grès de la nécropole de Begrawiyah, sur le site dit de l'île de Méroé, qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce site funéraire, qui remonte à 2.400 ans, abrite 140 pyramides construites jusqu'au IVe siècle après J.-C., durant la période méroïtique du royaume de Koush, à la croisée d'échanges culturels avec l'Egypte pharaonique, puis la Grèce et Rome. Aucune n'est intacte. Certaines sont décapitées, d'autres en ruines, dynamitées au XIXe siècle par les chasseurs de trésors européens, et érodées par deux siècles de sable et de pluie. À trois heures de route de la capitale Khartoum, c'était autrefois la destination historique la plus visitée du Soudan. Aujourd'hui, dans un pays que se disputent l'armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, seul le grognement d'un dromadaire solitaire vient rompre le silence. "C'est peut-être la quatrième fois que je fais une visite depuis le début de la guerre", confie aux journalistes de l'AFP, qu'il guide sur les lieux, l'archéologue et directeur du site, Mahmoud Soliman. Il évoque avec nostalgie l'avant-guerre, quand "il y avait des visites régulières le week-end depuis Khartoum, des bus entiers, 200 personnes par jour". Avec M. Moustafa, et le jeune archéologue Mohamed Moubarak, ils assurent la garde du site, luttant comme ils peuvent contre l'érosion. "Ma grand-mère Kandaka" Le patrimoine soudanais avait suscité un regain d'intérêt, explique M. Soliman, après le soulèvement de 2018-2019 contre l'autocrate Omar el-Béchir. "Mon grand-père Taharqa, ma grand-mère Kandaka", était l'un des slogans scandés par les manifestants. Taharqa fut l'un des dernier pharaons koushites, et les Kandakas étaient les reines et princesses de ce royaume à la succession matrilinéaire, un nom repris pour honorer les femmes mobilisées durant la révolution. Les habitants du village voisin de Tarabil - pyramides en Soudanais - qui vendaient des souvenirs et louaient des dromadaires, "dépendaient entièrement du site". Khaled Abdelrazek, 45 ans, a d'ailleurs accouru dès qu'il appris qu'il y avait des visiteurs. Accroupi à l'entrée, il montre aux journalistes de l'AFP des pyramides miniatures en grès faites à la main, et se remémore l'époque où "nous étions des dizaines à en vendre". Dans les mois précédant la guerre, qui a éclaté dans les derniers jours du ramadan, il y avait aussi des équipes de documentaristes, un festival de musique et "de grands projets pour juste après l'Aïd el-Fitr", se souvient M. Soliman. "Avant, j'avais l'impression d'enseigner aux gens leur culture", dit M. Moubarak, qui travaille sur le site depuis 2018. "Aujourd'hui, la priorité absolue de tout le monde, c'est bien sûr la nourriture, l'eau et un abri", mais" nous devons protéger tout ça pour les générations futures, nous ne pouvons pas laisser ce lieu être détruit ou se dégrader". "Rêve lointain" Près de l'entrée, les pyramides, devant lesquelles s'élève un petit temple, se détachent sur un paysage de collines de grès noir. Le panorama est à couper le souffle, mais M. Soliman ne voit que le danger: cette fissure est-elle nouvelle? Ce monticule de sable a-t-il bougé? Faut-il refaire l'échafaudage à l'entrée de cette chambre funéraire avant la saison des pluies? "Si les pyramides avaient été laissées dans leur état d'origine, nous n'aurions pas tous ces problèmes", estime M. Moubarak. Les structures sont plus petites et plus abruptes que leurs voisines égyptiennes, construites pour "résister au sable et évacuer l'eau de pluie, mais chaque fissure crée des problèmes". La plus grande pyramide, celle d'Amanishakhéto, qui régna aux alentours du Ier siècle après J.-C., n'est plus qu'une enceinte où le sable et la poussière tourbillonnent, au dessus de la chambre funéraire enfouie où reposait la reine. En 1834, l'aventurier italien Giuseppe Ferlini, qui a détruit des dizaines de pyramides, a rasé celle d'Amanishakhéto, et emporté ses bijoux en Europe. Ils sont aujourd'hui exposés dans les musées égyptiens de Berlin et Munich. Sur un mur du temple de l'entrée, toujours debout, la reine est représentée debout, plus grande que nature, une lance à la main, frappant des captifs ennemis. Sur d'autres bas-reliefs, détaille M. Soliman, figurent la divinité léonine Apedemak, des motifs égyptiens, dont les dieux Amon et Anubis, des fleurs de lotus et des hiéroglyphes. "Cet endroit a tellement de potentiel", dit-il. "Ce n'est qu'un rêve lointain, mais j'aimerais vraiment qu'un jour nous puissions effectuer une véritable restauration de ces pyramides".
Texte intégral (825 mots)
"Ces pyramides sont à nous, c'est notre histoire, c'est ce que nous sommes", dit cet homme de 65 ans, vêtu de blanc des pieds à la tête, et dont la silhouette tranche sur les sombres structures en grès de la nécropole de Begrawiyah, sur le site dit de l'île de Méroé, qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce site funéraire, qui remonte à 2.400 ans, abrite 140 pyramides construites jusqu'au IVe siècle après J.-C., durant la période méroïtique du royaume de Koush, à la croisée d'échanges culturels avec l'Egypte pharaonique, puis la Grèce et Rome. Aucune n'est intacte. Certaines sont décapitées, d'autres en ruines, dynamitées au XIXe siècle par les chasseurs de trésors européens, et érodées par deux siècles de sable et de pluie. À trois heures de route de la capitale Khartoum, c'était autrefois la destination historique la plus visitée du Soudan. Aujourd'hui, dans un pays que se disputent l'armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide, seul le grognement d'un dromadaire solitaire vient rompre le silence. "C'est peut-être la quatrième fois que je fais une visite depuis le début de la guerre", confie aux journalistes de l'AFP, qu'il guide sur les lieux, l'archéologue et directeur du site, Mahmoud Soliman. Il évoque avec nostalgie l'avant-guerre, quand "il y avait des visites régulières le week-end depuis Khartoum, des bus entiers, 200 personnes par jour". Avec M. Moustafa, et le jeune archéologue Mohamed Moubarak, ils assurent la garde du site, luttant comme ils peuvent contre l'érosion. "Ma grand-mère Kandaka" Le patrimoine soudanais avait suscité un regain d'intérêt, explique M. Soliman, après le soulèvement de 2018-2019 contre l'autocrate Omar el-Béchir. "Mon grand-père Taharqa, ma grand-mère Kandaka", était l'un des slogans scandés par les manifestants. Taharqa fut l'un des dernier pharaons koushites, et les Kandakas étaient les reines et princesses de ce royaume à la succession matrilinéaire, un nom repris pour honorer les femmes mobilisées durant la révolution. Les habitants du village voisin de Tarabil - pyramides en Soudanais - qui vendaient des souvenirs et louaient des dromadaires, "dépendaient entièrement du site". Khaled Abdelrazek, 45 ans, a d'ailleurs accouru dès qu'il appris qu'il y avait des visiteurs. Accroupi à l'entrée, il montre aux journalistes de l'AFP des pyramides miniatures en grès faites à la main, et se remémore l'époque où "nous étions des dizaines à en vendre". Dans les mois précédant la guerre, qui a éclaté dans les derniers jours du ramadan, il y avait aussi des équipes de documentaristes, un festival de musique et "de grands projets pour juste après l'Aïd el-Fitr", se souvient M. Soliman. "Avant, j'avais l'impression d'enseigner aux gens leur culture", dit M. Moubarak, qui travaille sur le site depuis 2018. "Aujourd'hui, la priorité absolue de tout le monde, c'est bien sûr la nourriture, l'eau et un abri", mais" nous devons protéger tout ça pour les générations futures, nous ne pouvons pas laisser ce lieu être détruit ou se dégrader". "Rêve lointain" Près de l'entrée, les pyramides, devant lesquelles s'élève un petit temple, se détachent sur un paysage de collines de grès noir. Le panorama est à couper le souffle, mais M. Soliman ne voit que le danger: cette fissure est-elle nouvelle? Ce monticule de sable a-t-il bougé? Faut-il refaire l'échafaudage à l'entrée de cette chambre funéraire avant la saison des pluies? "Si les pyramides avaient été laissées dans leur état d'origine, nous n'aurions pas tous ces problèmes", estime M. Moubarak. Les structures sont plus petites et plus abruptes que leurs voisines égyptiennes, construites pour "résister au sable et évacuer l'eau de pluie, mais chaque fissure crée des problèmes". La plus grande pyramide, celle d'Amanishakhéto, qui régna aux alentours du Ier siècle après J.-C., n'est plus qu'une enceinte où le sable et la poussière tourbillonnent, au dessus de la chambre funéraire enfouie où reposait la reine. En 1834, l'aventurier italien Giuseppe Ferlini, qui a détruit des dizaines de pyramides, a rasé celle d'Amanishakhéto, et emporté ses bijoux en Europe. Ils sont aujourd'hui exposés dans les musées égyptiens de Berlin et Munich. Sur un mur du temple de l'entrée, toujours debout, la reine est représentée debout, plus grande que nature, une lance à la main, frappant des captifs ennemis. Sur d'autres bas-reliefs, détaille M. Soliman, figurent la divinité léonine Apedemak, des motifs égyptiens, dont les dieux Amon et Anubis, des fleurs de lotus et des hiéroglyphes. "Cet endroit a tellement de potentiel", dit-il. "Ce n'est qu'un rêve lointain, mais j'aimerais vraiment qu'un jour nous puissions effectuer une véritable restauration de ces pyramides".

29.04.2026 à 09:31

Bruxelles accuse Meta de laisser les moins de 13 ans accéder à Instagram et Facebook

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Cette accusation figure dans les conclusions préliminaires d'une enquête lancée par la Commission européenne contre Meta il y a deux ans. "En dépit des propres conditions générales de Meta, qui fixent à 13 ans l'âge minimum pour accéder en toute sécurité à Instagram et Facebook, les mesures mises en place par l'entreprise pour faire respecter ces restrictions ne semblent pas efficaces", estime l'exécutif européen. Le groupe américain aura la possibilité de se défendre et de proposer des mesures pour remédier aux faits qui lui sont reprochés. Mais si la Commission européenne n'est pas satisfaite, il pourrait se voir infliger une lourde amende, pesant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires annuel mondial. "Nous sommes très clairs : Instagram et Facebook sont destinés aux personnes âgées de 13 ans et plus, et nous avons mis en place des mesures pour détecter et supprimer les comptes des personnes mineures", a réagi un porte-parole de Meta, sollicité par l'AFP. "Nous continuons d'investir dans les technologies permettant d'identifier et de supprimer les comptes des utilisateurs mineurs et nous communiquerons davantage d'informations la semaine prochaine concernant les mesures supplémentaires qui seront bientôt déployées", a-t-il ajouté. 10% à 12% des enfants Pour la Commission européenne, le manque d'efficacité des restrictions commence par la création de compte, pour laquelle les deux plateformes se contentent de demander leur âge aux utilisateurs, "sans qu'aucun contrôle efficace ne soit mis en place pour vérifier l'exactitude de la date de naissance auto-déclarée". Bruxelles reproche aussi à Meta d'avoir mis en place un système "inefficace" pour signaler les utilisateurs trop jeunes, non suivi d'effet, ces derniers pouvant continuer à utiliser Facebook ou Instagram "sans aucun type de contrôle". Meta échouerait ainsi à remplir ses obligations d'évaluation et d'atténuation des risques pour les mineurs imposées par le règlement européen sur les services numériques, le DSA. La Commission évoque ainsi "un large corpus de preuves provenant de toute l'Union européenne indiquant qu'environ 10 à 12 % des enfants de moins de 13 ans accèdent à Instagram et/ou Facebook". Ce faisant, souligne Bruxelles, "Meta semble semble avoir ignoré des preuves scientifiques largement accessibles qui indiquent que les plus jeunes sont plus vulnérables aux dommages potentiels causés par des services tels que Facebook et Instagram". Cela inclut l'exposition à des contenus inappropriés ou dangereux. Multiples procédures Alors que Meta dit lui même que ses services sont réservés aux plus de 13 ans, "nos conclusions préliminaires montrent qu'Instagram et Facebook font très peu pour empêcher les enfants en dessous de cet âge" d'y accéder, a souligné Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique. "Le DSA impose aux plateformes de faire respecter leurs propres règles : les conditions générales ne doivent pas se réduire à de simples déclarations écrites, mais constituer la base d'actions concrètes visant à protéger les utilisateurs, y compris les enfants", a-t-elle rappelé. Cette accusation ciblant Meta s'inscrit dans une plus large offensive de l'UE pour renforcer la protection des enfants et adolescents en ligne, via de multiples procédures. La Commission a déjà accusé plusieurs sites pornographiques de manquer à leurs obligations en laissant les mineurs accéder à leurs contenus, et a lancé il y a un mois une enquête visant Snapchat, le réseau social préféré des ados, lui reprochant également de ne pas vérifier l'âge de ses utilisateurs. Elle a également exigé que TikTok modifie son interface jugée "addictive", pouvant nuire au bien-être des utilisateurs, notamment les mineurs. Et Bruxelles a présenté ce mois-ci sa propre application de vérification d'âge, qui sera à la disposition des pays comme la France qui veulent interdire les réseaux sociaux en dessous d'un certain âge. Mercredi, Henna Virkkunen a appelé lors d'une conférence de presse à Strasbourg tous les Etats membres à adopter cette solution européenne de vérification d'âge d'ici la fin de l'année, pour qu'elle puisse servir à l'ensemble des citoyens de l'UE.
Texte intégral (694 mots)
Cette accusation figure dans les conclusions préliminaires d'une enquête lancée par la Commission européenne contre Meta il y a deux ans. "En dépit des propres conditions générales de Meta, qui fixent à 13 ans l'âge minimum pour accéder en toute sécurité à Instagram et Facebook, les mesures mises en place par l'entreprise pour faire respecter ces restrictions ne semblent pas efficaces", estime l'exécutif européen. Le groupe américain aura la possibilité de se défendre et de proposer des mesures pour remédier aux faits qui lui sont reprochés. Mais si la Commission européenne n'est pas satisfaite, il pourrait se voir infliger une lourde amende, pesant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires annuel mondial. "Nous sommes très clairs : Instagram et Facebook sont destinés aux personnes âgées de 13 ans et plus, et nous avons mis en place des mesures pour détecter et supprimer les comptes des personnes mineures", a réagi un porte-parole de Meta, sollicité par l'AFP. "Nous continuons d'investir dans les technologies permettant d'identifier et de supprimer les comptes des utilisateurs mineurs et nous communiquerons davantage d'informations la semaine prochaine concernant les mesures supplémentaires qui seront bientôt déployées", a-t-il ajouté. 10% à 12% des enfants Pour la Commission européenne, le manque d'efficacité des restrictions commence par la création de compte, pour laquelle les deux plateformes se contentent de demander leur âge aux utilisateurs, "sans qu'aucun contrôle efficace ne soit mis en place pour vérifier l'exactitude de la date de naissance auto-déclarée". Bruxelles reproche aussi à Meta d'avoir mis en place un système "inefficace" pour signaler les utilisateurs trop jeunes, non suivi d'effet, ces derniers pouvant continuer à utiliser Facebook ou Instagram "sans aucun type de contrôle". Meta échouerait ainsi à remplir ses obligations d'évaluation et d'atténuation des risques pour les mineurs imposées par le règlement européen sur les services numériques, le DSA. La Commission évoque ainsi "un large corpus de preuves provenant de toute l'Union européenne indiquant qu'environ 10 à 12 % des enfants de moins de 13 ans accèdent à Instagram et/ou Facebook". Ce faisant, souligne Bruxelles, "Meta semble semble avoir ignoré des preuves scientifiques largement accessibles qui indiquent que les plus jeunes sont plus vulnérables aux dommages potentiels causés par des services tels que Facebook et Instagram". Cela inclut l'exposition à des contenus inappropriés ou dangereux. Multiples procédures Alors que Meta dit lui même que ses services sont réservés aux plus de 13 ans, "nos conclusions préliminaires montrent qu'Instagram et Facebook font très peu pour empêcher les enfants en dessous de cet âge" d'y accéder, a souligné Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique. "Le DSA impose aux plateformes de faire respecter leurs propres règles : les conditions générales ne doivent pas se réduire à de simples déclarations écrites, mais constituer la base d'actions concrètes visant à protéger les utilisateurs, y compris les enfants", a-t-elle rappelé. Cette accusation ciblant Meta s'inscrit dans une plus large offensive de l'UE pour renforcer la protection des enfants et adolescents en ligne, via de multiples procédures. La Commission a déjà accusé plusieurs sites pornographiques de manquer à leurs obligations en laissant les mineurs accéder à leurs contenus, et a lancé il y a un mois une enquête visant Snapchat, le réseau social préféré des ados, lui reprochant également de ne pas vérifier l'âge de ses utilisateurs. Elle a également exigé que TikTok modifie son interface jugée "addictive", pouvant nuire au bien-être des utilisateurs, notamment les mineurs. Et Bruxelles a présenté ce mois-ci sa propre application de vérification d'âge, qui sera à la disposition des pays comme la France qui veulent interdire les réseaux sociaux en dessous d'un certain âge. Mercredi, Henna Virkkunen a appelé lors d'une conférence de presse à Strasbourg tous les Etats membres à adopter cette solution européenne de vérification d'âge d'ici la fin de l'année, pour qu'elle puisse servir à l'ensemble des citoyens de l'UE.

29.04.2026 à 09:17

Les Bourses d'Europe en ordre dispersé en pleine saison des résultats

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Dans les premières minutes d'échanges, Paris reculait (-0,10%), tiraillé entre les bons résultats de TotalEnergies et la contre-performance d'Airbus. Francfort progressait (+0,21%) après l'annonce d'une bonne performance d'Adidas et de la Deutsche Bank, et malgré Mercedes-Benz. Londres reculait (-0,33%) et Milan était à l'équilibre (-0,03%).
Texte intégral (694 mots)
Dans les premières minutes d'échanges, Paris reculait (-0,10%), tiraillé entre les bons résultats de TotalEnergies et la contre-performance d'Airbus. Francfort progressait (+0,21%) après l'annonce d'une bonne performance d'Adidas et de la Deutsche Bank, et malgré Mercedes-Benz. Londres reculait (-0,33%) et Milan était à l'équilibre (-0,03%).

29.04.2026 à 08:47

Vagues de chaleur, fonte des glaces... Les extrêmes climatiques augmentent en Europe

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"Les indicateurs climatiques sont assez inquiétants", a affirmé Mauro Facchini, chef de l'unité d'observation de la Terre à la Commission européenne, au cours d'un échange avec des journalistes lundi en présentation de ce rapport. Publié par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ce rapport qui porte sur l'année 2025 rappelle que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale". La situation pourrait s'aggraver encore avec le phénomène El Niño, qui engendre une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, et dont la survenue est "probable" cette année, a observé Celeste Saulo, la secrétaire générale de l'OMM, une agence de l'ONU, bien qu'il soit encore trop tôt pour l'affirmer avec certitude. "Une fois de plus, ce rapport nous rappelle que les mesures actuelles en faveur du climat ne sont pas à la hauteur de l'ampleur de la crise", a souligné l'ONG WWF, dans un commentaire transmis à l'AFP. Vagues de chaleur "fréquentes et graves" "Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen, souligne le rapport, de la mer Méditerranée au cercle arctique. La région de Fennoscandie, au nord de l'Europe et composée de la Finlande, la Suède et la Norvège, a par exemple enregistré la plus longue vague de chaleur depuis que les relevés existent, avec 21 jours à 30°C ou plus en juillet, deux fois plus que le précédent record. L'Europe multiplie les records de chaleur: en Turquie la température a dépassé pour la première fois 50°C, et en Grèce 85% de la population a été affectée par des températures proches de ou au-dessus de 40°C. L'ouest de l'Europe a aussi été largement affecté, dès juin avec l'Espagne, le Portugal, la France et une partie du Royaume-Uni, et en août avec le Portugal, l'Espagne et la France, montre le rapport. Fonte des glaces inexorable Les glaciers ont enregistré une perte de masse nette en 2025, l'Islande ayant par exemple accusé sa deuxième fonte annuelle la plus importante de son histoire après 2005. "Selon les prévisions, les glaciers d'Europe et du monde entier devraient continuer à perdre de la masse tout au long du XXIe siècle, quel que soit le scénario d'émissions", affectant 2 milliards de personnes qui dépendent de l'eau des montagnes, affirme le rapport. Particulièrement scruté en raison de sa vitesse de réchauffement, le Groenland a perdu 139 gigatonnes de glaces l'an dernier, de quoi augmenter le niveau des mers de 4 millimètres. Océans, biodiversité, incendies... Les océans ont aussi souffert avec un record de 86% des régions océaniques ayant connu au moins un jour d'épisode de chaleur "forte". Ces vagues de chaleur ont des conséquences importantes sur la biodiversité notamment sur les prairies sous-marines de la Méditerranée, qui font office de barrières marines naturelles et sont sensibles aux températures élevées. "Ce sont des zones clefs pour la biodiversité qui abritent des milliers de poissons par acre et constituent des habitats de reproduction essentiels", a affirmé Claire Scannell, météorologue en chef au service météorologique irlandais, et parmi les auteurs du rapport. Les superficies ravagées par les incendies de forêt ont quant à elles atteint le chiffre record de 1.034.550 d'hectares. Les tempêtes et les inondations ont par ailleurs fait au moins 21 morts et touché 14.500 personnes, même si les inondations et les précipitations extrêmes ont été moins généralisées que ces dernières années. Hausse des renouvelables Parmi les bonnes nouvelles, les énergies renouvelables ont représenté pour la troisième année de suite une part supérieure à celle des énergies fossiles pour la production d'électricité, avec 46,4% de la production. "Ce n'est pas assez. Nous devons accélérer", a dit Dusan Chrenek, conseiller principal au service Climat de la Commission européenne, selon qui "nous devons nous employer à sortir progressivement des énergies fossiles".
Texte intégral (706 mots)
"Les indicateurs climatiques sont assez inquiétants", a affirmé Mauro Facchini, chef de l'unité d'observation de la Terre à la Commission européenne, au cours d'un échange avec des journalistes lundi en présentation de ce rapport. Publié par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ce rapport qui porte sur l'année 2025 rappelle que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale". La situation pourrait s'aggraver encore avec le phénomène El Niño, qui engendre une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, et dont la survenue est "probable" cette année, a observé Celeste Saulo, la secrétaire générale de l'OMM, une agence de l'ONU, bien qu'il soit encore trop tôt pour l'affirmer avec certitude. "Une fois de plus, ce rapport nous rappelle que les mesures actuelles en faveur du climat ne sont pas à la hauteur de l'ampleur de la crise", a souligné l'ONG WWF, dans un commentaire transmis à l'AFP. Vagues de chaleur "fréquentes et graves" "Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen, souligne le rapport, de la mer Méditerranée au cercle arctique. La région de Fennoscandie, au nord de l'Europe et composée de la Finlande, la Suède et la Norvège, a par exemple enregistré la plus longue vague de chaleur depuis que les relevés existent, avec 21 jours à 30°C ou plus en juillet, deux fois plus que le précédent record. L'Europe multiplie les records de chaleur: en Turquie la température a dépassé pour la première fois 50°C, et en Grèce 85% de la population a été affectée par des températures proches de ou au-dessus de 40°C. L'ouest de l'Europe a aussi été largement affecté, dès juin avec l'Espagne, le Portugal, la France et une partie du Royaume-Uni, et en août avec le Portugal, l'Espagne et la France, montre le rapport. Fonte des glaces inexorable Les glaciers ont enregistré une perte de masse nette en 2025, l'Islande ayant par exemple accusé sa deuxième fonte annuelle la plus importante de son histoire après 2005. "Selon les prévisions, les glaciers d'Europe et du monde entier devraient continuer à perdre de la masse tout au long du XXIe siècle, quel que soit le scénario d'émissions", affectant 2 milliards de personnes qui dépendent de l'eau des montagnes, affirme le rapport. Particulièrement scruté en raison de sa vitesse de réchauffement, le Groenland a perdu 139 gigatonnes de glaces l'an dernier, de quoi augmenter le niveau des mers de 4 millimètres. Océans, biodiversité, incendies... Les océans ont aussi souffert avec un record de 86% des régions océaniques ayant connu au moins un jour d'épisode de chaleur "forte". Ces vagues de chaleur ont des conséquences importantes sur la biodiversité notamment sur les prairies sous-marines de la Méditerranée, qui font office de barrières marines naturelles et sont sensibles aux températures élevées. "Ce sont des zones clefs pour la biodiversité qui abritent des milliers de poissons par acre et constituent des habitats de reproduction essentiels", a affirmé Claire Scannell, météorologue en chef au service météorologique irlandais, et parmi les auteurs du rapport. Les superficies ravagées par les incendies de forêt ont quant à elles atteint le chiffre record de 1.034.550 d'hectares. Les tempêtes et les inondations ont par ailleurs fait au moins 21 morts et touché 14.500 personnes, même si les inondations et les précipitations extrêmes ont été moins généralisées que ces dernières années. Hausse des renouvelables Parmi les bonnes nouvelles, les énergies renouvelables ont représenté pour la troisième année de suite une part supérieure à celle des énergies fossiles pour la production d'électricité, avec 46,4% de la production. "Ce n'est pas assez. Nous devons accélérer", a dit Dusan Chrenek, conseiller principal au service Climat de la Commission européenne, selon qui "nous devons nous employer à sortir progressivement des énergies fossiles".

29.04.2026 à 08:29

À Mayotte, un projet d'aéroport qui attend toujours de décoller

FRANCE24
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Le futur aéroport, qui doit sortir de terre en 2036, sera construit à Bouyouni, dans le nord de Grande-Terre, l'île principale de Mayotte. Un site retenu en décembre 2025 par les ministères des Transports et des Outre-mer pour sa situation "loin du littoral et en altitude, ce qui le protège des risques naturels et (...) permet de préserver les milieux naturels sensibles du lagon et du littoral". Le 17 avril, un décret classant "le projet d'aérodrome de Bouyouni/M'Tsangamouji" au sein des aéroports de catégorie A, les plus importants, a été publié au Journal officiel, permettant d'engager l'enquête publique. La déclaration d'utilité publique, elle, est attendue avant la fin du second semestre. Le projet, d'1,2 milliard d'euros, n'est pas neuf. Evoquée dès 2011, l'idée d'un nouvel aéroport répond à une demande des élus mahorais qui réclament depuis des années une "piste longue". Car l'aéroport actuel de Dzaoudzi ne dispose que d'une piste de 1.930 m, trop courte pour les gros-porteurs, qui ne peuvent pas décoller à pleine charge et doivent effectuer une escale technique allongeant considérablement le temps de vol. Longtemps, l'hypothèse de l'allongement de la piste de Dzaoudzi a tenu la corde. Mais en avril 2025, changement de cap: le président Emmanuel Macron affirme lors d'une visite à Mayotte qu'un nouvel aéroport sortira de terre à Bouyouni. Raison avancée: les contraintes géologiques et urbaines trop fortes à Dzaoudzi. Enclavé entre zones urbaines et lagon, l'aéroport actuel ne peut être agrandi sans empiéter sur ce milieu naturel fragile que Mayotte aimerait voir classer à l'Unesco. "Aberration" L'activité sismique plaide également pour un déménagement. Depuis l'émergence, en 2018, d'un volcan sous-marin à 50 km de Petite-Terre, l'île où est située l'aéroport, celle-ci enregistre 400 micro-séismes par mois et s'est enfoncée de 19 cm, selon le Bureau de recherches géologiques et minières. Dans ce contexte, agrandir l'aéroport coûterait sept milliards d'euros et obligerait à interrompre toute desserte aérienne pendant 18 mois, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). La piste "connaît déjà des épisodes de submersions marines" conduisant "à l'annulation ou au report de vols", précise la DGAC qui prévoit "de très grosses difficultés d'exploitation" à l'horizon 2035. Le site de Bouyouni prévoit, lui, une piste de 2.730 m et des infrastructures empiétant sur 490 ha, dont 369 ha de zones agricoles. Mais les opposants s'interrogent sur l'urgence de quitter un aéroport dont le terminal a été rénové en 2014. Ce projet est "une aberration", tranche Anfane Saïd, porte-parole du groupement des agriculteurs bio de Mayotte. "Le site fait partie des zones les plus fertiles de l'île. Il va totalement contre nos ambitions de viser l'autonomie alimentaire", estime l'agriculteur. "L'accès au foncier est difficile" déjà, mais "dans le même temps, le projet prévoit de s'étendre sur 300 ha de foncier agricole", déplore le producteur d'ananas et de manioc Anwar Soumaila Moevale, président des Jeunes agriculteurs de Mayotte. Les opposants pointent également la menace sur trois nappes phréatiques situées sous le site, alors que le territoire souffre d'une pénurie d'eau chronique. En Petite-Terre, on craint la délocalisation d'une centaine d'emplois. "L'aéroport, c'est ce qui nous fait travailler le plus", s'inquiète Moussa Abdallah, représentant des taxis de l'île. - Soutien écologiste - Mais le projet a le soutien d'organisations écologiques, pourtant vent debout contre d'autres chantiers de l'État à Mayotte. Agrandir l'aéroport de Dzaoudzi "supposait de bétonner le récif corallien sur trois kilomètres. A Bouyouni, le nouvel aéroport aura un impact environnemental, mais beaucoup moins important", souligne Michel Charpentier, président des Naturalistes de Mayotte, qui concède que le projet va quand même "empiéter sur des espaces naturels". Le gouvernement table sur la maîtrise du foncier pour fin 2028. Les travaux devraient débuter début 2027, pour une ouverture en 2036. Le projet, dont le coût figure dans la loi de programmation pour la refondation de Mayotte promulguée en août 2025, représente 37% des 3,2 milliards d'investissements prévus par ce texte. Reste à voir si le calendrier tiendra, dans un territoire où la complexité des expropriations foncières et les conflits de propriété ont l'habitude de rallonger considérablement les délais des chantiers.
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Le futur aéroport, qui doit sortir de terre en 2036, sera construit à Bouyouni, dans le nord de Grande-Terre, l'île principale de Mayotte. Un site retenu en décembre 2025 par les ministères des Transports et des Outre-mer pour sa situation "loin du littoral et en altitude, ce qui le protège des risques naturels et (...) permet de préserver les milieux naturels sensibles du lagon et du littoral". Le 17 avril, un décret classant "le projet d'aérodrome de Bouyouni/M'Tsangamouji" au sein des aéroports de catégorie A, les plus importants, a été publié au Journal officiel, permettant d'engager l'enquête publique. La déclaration d'utilité publique, elle, est attendue avant la fin du second semestre. Le projet, d'1,2 milliard d'euros, n'est pas neuf. Evoquée dès 2011, l'idée d'un nouvel aéroport répond à une demande des élus mahorais qui réclament depuis des années une "piste longue". Car l'aéroport actuel de Dzaoudzi ne dispose que d'une piste de 1.930 m, trop courte pour les gros-porteurs, qui ne peuvent pas décoller à pleine charge et doivent effectuer une escale technique allongeant considérablement le temps de vol. Longtemps, l'hypothèse de l'allongement de la piste de Dzaoudzi a tenu la corde. Mais en avril 2025, changement de cap: le président Emmanuel Macron affirme lors d'une visite à Mayotte qu'un nouvel aéroport sortira de terre à Bouyouni. Raison avancée: les contraintes géologiques et urbaines trop fortes à Dzaoudzi. Enclavé entre zones urbaines et lagon, l'aéroport actuel ne peut être agrandi sans empiéter sur ce milieu naturel fragile que Mayotte aimerait voir classer à l'Unesco. "Aberration" L'activité sismique plaide également pour un déménagement. Depuis l'émergence, en 2018, d'un volcan sous-marin à 50 km de Petite-Terre, l'île où est située l'aéroport, celle-ci enregistre 400 micro-séismes par mois et s'est enfoncée de 19 cm, selon le Bureau de recherches géologiques et minières. Dans ce contexte, agrandir l'aéroport coûterait sept milliards d'euros et obligerait à interrompre toute desserte aérienne pendant 18 mois, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). La piste "connaît déjà des épisodes de submersions marines" conduisant "à l'annulation ou au report de vols", précise la DGAC qui prévoit "de très grosses difficultés d'exploitation" à l'horizon 2035. Le site de Bouyouni prévoit, lui, une piste de 2.730 m et des infrastructures empiétant sur 490 ha, dont 369 ha de zones agricoles. Mais les opposants s'interrogent sur l'urgence de quitter un aéroport dont le terminal a été rénové en 2014. Ce projet est "une aberration", tranche Anfane Saïd, porte-parole du groupement des agriculteurs bio de Mayotte. "Le site fait partie des zones les plus fertiles de l'île. Il va totalement contre nos ambitions de viser l'autonomie alimentaire", estime l'agriculteur. "L'accès au foncier est difficile" déjà, mais "dans le même temps, le projet prévoit de s'étendre sur 300 ha de foncier agricole", déplore le producteur d'ananas et de manioc Anwar Soumaila Moevale, président des Jeunes agriculteurs de Mayotte. Les opposants pointent également la menace sur trois nappes phréatiques situées sous le site, alors que le territoire souffre d'une pénurie d'eau chronique. En Petite-Terre, on craint la délocalisation d'une centaine d'emplois. "L'aéroport, c'est ce qui nous fait travailler le plus", s'inquiète Moussa Abdallah, représentant des taxis de l'île. - Soutien écologiste - Mais le projet a le soutien d'organisations écologiques, pourtant vent debout contre d'autres chantiers de l'État à Mayotte. Agrandir l'aéroport de Dzaoudzi "supposait de bétonner le récif corallien sur trois kilomètres. A Bouyouni, le nouvel aéroport aura un impact environnemental, mais beaucoup moins important", souligne Michel Charpentier, président des Naturalistes de Mayotte, qui concède que le projet va quand même "empiéter sur des espaces naturels". Le gouvernement table sur la maîtrise du foncier pour fin 2028. Les travaux devraient débuter début 2027, pour une ouverture en 2036. Le projet, dont le coût figure dans la loi de programmation pour la refondation de Mayotte promulguée en août 2025, représente 37% des 3,2 milliards d'investissements prévus par ce texte. Reste à voir si le calendrier tiendra, dans un territoire où la complexité des expropriations foncières et les conflits de propriété ont l'habitude de rallonger considérablement les délais des chantiers.
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