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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

28.04.2026 à 16:47

Complémentaires santé: des augmentations "généralisées" malgré l'interdiction, dénonce Que Choisir

FRANCE24
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Du 23 janvier au 20 mars, Que Choisir Ensemble (ex-UFC Que Choisir) a recueilli 4.271 témoignages, dont 195 émanant de couples, et 98,52% des répondants "ont déclaré avoir subi une hausse" des cotisations en 2026, "en violation des dispositions légales", déplore l'association dans un communiqué. Sur les 3.067 "réponses exploitables pour le calcul des montants", l'augmentation moyenne s'élevait à 106,21 euros annuels, précise-t-elle. La moitié des assurés interrogés a déclaré une hausse inférieure à 56,50 euros annuels. Pour les couples (170 réponses exploitables), la moyenne s'élève à 198 euros annuels. L'âge moyen des répondants est de 66 ans, les retraités étant "les plus sujets aux augmentations" puisqu'ils "financent seuls leurs complémentaires santé, sans participation d’un employeur", précise l'association. Et, "le coût des complémentaires santé est déjà élevé: selon meilleurtaux.com, le tarif moyen annuel d'une mutuelle en 2025 s'élève à 1.451 euros pour les retraités et à 1.531 euros pour les plus de 66 ans", souligne-t-elle. Elle critique encore "l'absence de contrôle du gouvernement" du respect de la loi et "de sanctions" pour les contrevenants. Après plusieurs années successives d'augmentations importantes des tarifs des complémentaires santé, le Parlement a voté, via la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS, budget de la Sécu), une nouvelle taxe sur leurs recettes, et a interdit tout nouveau relèvement des tarifs en 2026 pour éviter qu'elles ne répercutent cette taxe sur leurs assurés. Mais les organismes complémentaires, qui dénoncent un gel des tarifs "inapplicable" et "inconstitutionnel", contrevenant "à la liberté d'entreprendre", ont eux décidé d'appliquer la hausse de plus de 4% initialement prévue. Ils justifient les hausses répétées par la forte augmentation des dépenses de santé, divers remboursements transférés depuis l'Assurance maladie, et de nouvelles dépenses, notamment sur les soins dentaires, l'optique et l'audioprothèse. "Nos administrés nous demandent à quoi sert de voter des lois si celles-ci sont ensuite ignorées impunément par les géants de l'assurance. (...) Que comptez-vous faire pour que la loi de la République soit enfin respectée ?" a interrogé mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le député Liot Laurent Mazaury. "Il s'agit d'un enjeu de droit privé qui correspond à la relation assurés-complémentaires et je l'avais souligné d'ailleurs, lors du débat (sur le budget de la Sécu), avec un risque, il me semblait, d'inconstitutionnalité (...). En responsabilité, le gouvernement a saisi le Conseil d'État pour disposer d'une analyse fine juridique", a répondu la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Elle a rappelé avoir "débuté" des négociations avec les organismes complémentaires, ces discussions "sont toujours en cours".

28.04.2026 à 16:45

Passi : "Les jeunes des quartiers ont besoin d'amour"

Nina MASSON
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Trente-cinq ans de rap et toujours le verbe qui claque. Co-fondateur du Ministère A.M.E.R avec Stomy Bugsy, pilier du Secteur Ä et du groupe Bisso Na Bisso, Passi a fait du micro une caisse de résonance pour son époque. Racisme, injustice, chômage... Au fil de ses projets, il a imposé un rap conscient, lucide et engagé. Le chanteur est de retour, treize ans après "Ère Afrique", avec un 6ème album intitulé "Bande originale".

28.04.2026 à 16:27

Audiovisuel public : feu vert des députés pour la publication du "rapport Alloncle"

FRANCE24
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Au bout de près de six mois de travaux sous haute tension, les députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public ont donnné leur feu vert lundi 27 avril à la publication du rapport de leur collègue Charles Alloncle (UDR, allié du RN), malgré de vives protestations de la gauche. Les précisions et l'analyse de Flore Simon.
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Au bout de près de six mois de travaux sous haute tension, les députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public ont donnné leur feu vert lundi 27 avril à la publication du rapport de leur collègue Charles Alloncle (UDR, allié du RN), malgré de vives protestations de la gauche. Les précisions et l'analyse de Flore Simon.

28.04.2026 à 16:25

Ligue des champions : PSG-Bayern, la finale avant l'heure au Parc de Princes

FRANCE24
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Le PSG reçoit le Bayern de Muncih pour une demi-finale aller de la Ligue des champions. Considérés comme les deux meilleures équipes actuelles en Europe, le PSG et le Bayern Munich se retrouvent pour un immense choc dans un Parc des Princes qui risque d'être en fusion.
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Le PSG reçoit le Bayern de Muncih pour une demi-finale aller de la Ligue des champions. Considérés comme les deux meilleures équipes actuelles en Europe, le PSG et le Bayern Munich se retrouvent pour un immense choc dans un Parc des Princes qui risque d'être en fusion.

28.04.2026 à 16:23

Nouvelles frappes au Liban, l'armée israélienne appelle à l'évacuation de nouveaux villages

FRANCE24
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L'armée israélienne a appelé mardi 28 avril à l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban. Des frappes israéliennes hier ont tué 4 personnes dans le sud. Benyamin Netanyahou justifie ces attaques par la persistance de la menace du Hezbollah. Les précisions de notre correspondant au Liban, Serge Berberi.
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L'armée israélienne a appelé mardi 28 avril à l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban. Des frappes israéliennes hier ont tué 4 personnes dans le sud. Benyamin Netanyahou justifie ces attaques par la persistance de la menace du Hezbollah. Les précisions de notre correspondant au Liban, Serge Berberi.

28.04.2026 à 16:06

Retrait surprise des Émirats arabes unis de l'Opep à partir de mai

FRANCE 24
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Les Émirats arabes unis vont se retirer à partir du 1er mai de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par Riyad, et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, a annoncé, mardi, l'agence de presse émiratie.
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Les Émirats arabes unis vont se retirer à partir du 1er mai de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par Riyad, et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, a annoncé, mardi, l'agence de presse émiratie.

28.04.2026 à 16:05

Allemagne : la baleine échouée depuis des semaines hissée sur une barge

FRANCE24
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Retransmise en direct par de nombreux médias, cette opération de sauvetage est le dernier épisode en date d'une saga qui tient le pays en haleine depuis fin mars, avec son lot de controverses. Tirée par des secouristes, à l'aide de sangles et à la force de leurs bras, dans un chenal creusé ces derniers jours afin de l'extirper d'une baie peu profonde, la baleine a pu ensuite rejoindre l'intérieur de la barge partiellement immergée, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. La première partie de l'opération est donc un succès. Et le cétacé doit désormais être emmené jusqu'aux eaux profondes de la mer du Nord ou de l'océan Atlantique. Les responsables des opérations n'ont pas dit quand ce transfert doit avoir lieu. Financée par deux riches entrepreneurs, cette tentative de sauvetage a été autorisée par les autorités régionales, qui avaient pourtant annoncé début avril renoncer à sauver l'animal en raison de chances de survie jugées faibles par les experts. "Je ne saurais dire à quel point je suis heureuse. On a vu que la baleine s'est battue et voulait vivre", a réagi dans le journal Bild l'entrepreneuse Karin Walter-Mommert, qui a fait fortune dans les courses hippiques. "Transportable" "Je suis soulagé et très heureux. C'était jusqu’ici la plus grande aventure de ma vie", a abondé Walter Gunz, fondateur de MediaMarkt un groupe de grande distribution. Leur précédente tentative avait dû être abandonnée à la fin de la semaine dernière. Visage devenu familier des Allemands à force de multiplier les points presse sur la situation de l'animal, le ministre de l'Environnement de la région du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Till Backhaus, avait donné dans la matinée son feu vert à l'opération. Deux vétérinaires ayant examiné le mammifère d'une douzaine de mètres ont estimé qu'il était "transportable d'un point de vue médical", s'était-il justifié. Une fois la baleine hissée avec succès sur la barge, ce qui était l'objectif d'ici au "coucher du soleil", "on pourra, espérons-le, entreprendre le voyage", avait-il ajouté. Till Backhaus a insisté que le sauvetage de la baleine à bosse, qui depuis fin mars s'est échouée à plusieurs reprises non-loin des côtes allemandes, était une "priorité absolue". En fin de matinée, des sauveteurs en tenues de plongée étaient visibles au côté de la baleine, debout dans des eaux peu profondes près de l'île de Poel, la barge à proximité. "Ca vaut le coup d'essayer" Les autorités avaient initialement renoncé à tout sauvetage début avril, avant de revenir sur leur décision sous la pression publique et de médias, qui pour certains ont surnommé l'animal "Timmy". Ces opérations ont suscité des critiques au sein de la communauté scientifique, certains experts jugeant l'opération vaine et la baleine à l'agonie. Le ministre Till Backhaus a défendu la tentative mardi, relevant que celui "qui ne fait rien ne fait pas non plus d'erreurs". "Ça vaut le coup d'essayer", a-t-il dit. Depuis son premier échouage fin mars, la baleine est devenue un phénomène national, les médias allemands se pressant sur la côte Baltique pour suivre les opérations. Mais cette saga a aussi cristallisé émotions, controverses et divisions. Les secouristes ont rapporté avoir reçu des menaces de mort et la police doit maintenir à distance les curieux nuit et jour.
Texte intégral (580 mots)
Retransmise en direct par de nombreux médias, cette opération de sauvetage est le dernier épisode en date d'une saga qui tient le pays en haleine depuis fin mars, avec son lot de controverses. Tirée par des secouristes, à l'aide de sangles et à la force de leurs bras, dans un chenal creusé ces derniers jours afin de l'extirper d'une baie peu profonde, la baleine a pu ensuite rejoindre l'intérieur de la barge partiellement immergée, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. La première partie de l'opération est donc un succès. Et le cétacé doit désormais être emmené jusqu'aux eaux profondes de la mer du Nord ou de l'océan Atlantique. Les responsables des opérations n'ont pas dit quand ce transfert doit avoir lieu. Financée par deux riches entrepreneurs, cette tentative de sauvetage a été autorisée par les autorités régionales, qui avaient pourtant annoncé début avril renoncer à sauver l'animal en raison de chances de survie jugées faibles par les experts. "Je ne saurais dire à quel point je suis heureuse. On a vu que la baleine s'est battue et voulait vivre", a réagi dans le journal Bild l'entrepreneuse Karin Walter-Mommert, qui a fait fortune dans les courses hippiques. "Transportable" "Je suis soulagé et très heureux. C'était jusqu’ici la plus grande aventure de ma vie", a abondé Walter Gunz, fondateur de MediaMarkt un groupe de grande distribution. Leur précédente tentative avait dû être abandonnée à la fin de la semaine dernière. Visage devenu familier des Allemands à force de multiplier les points presse sur la situation de l'animal, le ministre de l'Environnement de la région du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Till Backhaus, avait donné dans la matinée son feu vert à l'opération. Deux vétérinaires ayant examiné le mammifère d'une douzaine de mètres ont estimé qu'il était "transportable d'un point de vue médical", s'était-il justifié. Une fois la baleine hissée avec succès sur la barge, ce qui était l'objectif d'ici au "coucher du soleil", "on pourra, espérons-le, entreprendre le voyage", avait-il ajouté. Till Backhaus a insisté que le sauvetage de la baleine à bosse, qui depuis fin mars s'est échouée à plusieurs reprises non-loin des côtes allemandes, était une "priorité absolue". En fin de matinée, des sauveteurs en tenues de plongée étaient visibles au côté de la baleine, debout dans des eaux peu profondes près de l'île de Poel, la barge à proximité. "Ca vaut le coup d'essayer" Les autorités avaient initialement renoncé à tout sauvetage début avril, avant de revenir sur leur décision sous la pression publique et de médias, qui pour certains ont surnommé l'animal "Timmy". Ces opérations ont suscité des critiques au sein de la communauté scientifique, certains experts jugeant l'opération vaine et la baleine à l'agonie. Le ministre Till Backhaus a défendu la tentative mardi, relevant que celui "qui ne fait rien ne fait pas non plus d'erreurs". "Ça vaut le coup d'essayer", a-t-il dit. Depuis son premier échouage fin mars, la baleine est devenue un phénomène national, les médias allemands se pressant sur la côte Baltique pour suivre les opérations. Mais cette saga a aussi cristallisé émotions, controverses et divisions. Les secouristes ont rapporté avoir reçu des menaces de mort et la police doit maintenir à distance les curieux nuit et jour.

28.04.2026 à 15:45

Projet de loi antisémitisme: Bergé réunit les parlementaires

FRANCE24
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La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations doit recevoir à 16H30 les représentants des groupes parlementaires, après les associations d'élus locaux et les collectivités territoriales mardi matin et les services de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et de la Défenseure des droits en début d'après-midi. "On a besoin d'une loi" parce qu'"aujourd'hui un certain nombre de sujets sont mal définis" et donc "échappent à la sanction", a affirmé Mme Bergé sur RTL. Quelque 1.320 actes antisémites ont été enregistrés en 2025, dont les deux tiers visant des personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Le projet de loi, que Mme Bergé souhaite élaborer dans un calendrier "resserré", avait été annoncé mi-avril, immédiatement après le retrait du texte de la députée macroniste Caroline Yadan visant à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme". La proposition de loi initiale élargissait le délit d'apologie du terrorisme et créait un délit d'appel à la destruction d'un État. Elle avait été très critiquée, ses opposants dénonçant un risque sur la liberté d'expression et un possible amalgame dangereux entre les Français juifs et Israël. "Tous les racismes" Se félicitant de la présence des élus LFI autour de la table, Mme Bergé a souligné mardi que son objectif "n'est pas d'enflammer le débat public, il est au contraire de rassembler". Pas question cependant, pour les élus LFI, d'une loi Yadan bis. "Cette proposition de loi était mauvaise", a affirmé le député LFI Antoine Léaument, mardi avant la réunion au ministère. Qu'y aura-t-il dans le texte? Interrogée sur la proposition, faite par Emmanuel Macron, d'une peine d'inéligibilité pour propos antisémites, Mme Bergé a estimé que "ça permettrait de mettre les pendules à l'heure". Pour le reste, plusieurs élus s'interrogeaient, avant la réunion, sur la nécessité d'un texte ad hoc. "Il n'y a pas besoin d'une loi spécifique mais plutôt (...) d'un code de non-discriminations", a affirmé la porte-parole du groupe écologiste Léa Balage El Mariky. "Si on doit renforcer l'arsenal législatif, il faut une grande loi contre tous les racismes", a affirmé Stéphane Peu, président du groupe GDR (communistes et ultra-marins). Cela suppose "de mettre en place des moyens qui sont valables pour lutter contre toutes ces formes de racisme", a estimé M. Léaument. "Objectif politique" Il faut aussi, selon le député PS Romain Eskenazi, "s'interroger, avant d'accumuler les textes de loi, sur la non-application des lois qui existent aujourd'hui". Même demande du côté de la députée Modem Perrine Goulet: "ce sont toutes les luttes contre les discriminations dans notre pays qu'il faut regarder", a-t-elle affirmé, tout en estimant que "ce sujet devrait être porté par le Premier ministre". Que Matignon prenne la main permettrait "quelque chose de plutôt consensuel et qui ne crispe pas" comme cela a été le cas lors des prémisses du texte, a ajouté Christophe Naegelen, président du groupe LIOT. Lundi déjà, une dizaine d'organisations de la société civile avaient été reçues par Mme Bergé. "Tout le monde était favorable à un texte universaliste", mais "qui tienne compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste", a affirmé la première vice-présidente de la Licra Galina Elbaz à l'issue de la réunion. Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Yonathan Arfi a pour sa part affirmé à l'AFP "l'importance de conserver l'objectif politique d'afficher un combat contre l'antisémitisme masqué derrière l'antisionisme". Cet antisémitisme fait que "des Juifs sont traités de complices de génocide" avec une "assignation permanente au conflit à Gaza", a-t-il ajouté, plaidant pour "garder l'esprit du texte de la loi Yadan".
Texte intégral (650 mots)
La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations doit recevoir à 16H30 les représentants des groupes parlementaires, après les associations d'élus locaux et les collectivités territoriales mardi matin et les services de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et de la Défenseure des droits en début d'après-midi. "On a besoin d'une loi" parce qu'"aujourd'hui un certain nombre de sujets sont mal définis" et donc "échappent à la sanction", a affirmé Mme Bergé sur RTL. Quelque 1.320 actes antisémites ont été enregistrés en 2025, dont les deux tiers visant des personnes, selon le ministère de l'Intérieur. Le projet de loi, que Mme Bergé souhaite élaborer dans un calendrier "resserré", avait été annoncé mi-avril, immédiatement après le retrait du texte de la députée macroniste Caroline Yadan visant à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme". La proposition de loi initiale élargissait le délit d'apologie du terrorisme et créait un délit d'appel à la destruction d'un État. Elle avait été très critiquée, ses opposants dénonçant un risque sur la liberté d'expression et un possible amalgame dangereux entre les Français juifs et Israël. "Tous les racismes" Se félicitant de la présence des élus LFI autour de la table, Mme Bergé a souligné mardi que son objectif "n'est pas d'enflammer le débat public, il est au contraire de rassembler". Pas question cependant, pour les élus LFI, d'une loi Yadan bis. "Cette proposition de loi était mauvaise", a affirmé le député LFI Antoine Léaument, mardi avant la réunion au ministère. Qu'y aura-t-il dans le texte? Interrogée sur la proposition, faite par Emmanuel Macron, d'une peine d'inéligibilité pour propos antisémites, Mme Bergé a estimé que "ça permettrait de mettre les pendules à l'heure". Pour le reste, plusieurs élus s'interrogeaient, avant la réunion, sur la nécessité d'un texte ad hoc. "Il n'y a pas besoin d'une loi spécifique mais plutôt (...) d'un code de non-discriminations", a affirmé la porte-parole du groupe écologiste Léa Balage El Mariky. "Si on doit renforcer l'arsenal législatif, il faut une grande loi contre tous les racismes", a affirmé Stéphane Peu, président du groupe GDR (communistes et ultra-marins). Cela suppose "de mettre en place des moyens qui sont valables pour lutter contre toutes ces formes de racisme", a estimé M. Léaument. "Objectif politique" Il faut aussi, selon le député PS Romain Eskenazi, "s'interroger, avant d'accumuler les textes de loi, sur la non-application des lois qui existent aujourd'hui". Même demande du côté de la députée Modem Perrine Goulet: "ce sont toutes les luttes contre les discriminations dans notre pays qu'il faut regarder", a-t-elle affirmé, tout en estimant que "ce sujet devrait être porté par le Premier ministre". Que Matignon prenne la main permettrait "quelque chose de plutôt consensuel et qui ne crispe pas" comme cela a été le cas lors des prémisses du texte, a ajouté Christophe Naegelen, président du groupe LIOT. Lundi déjà, une dizaine d'organisations de la société civile avaient été reçues par Mme Bergé. "Tout le monde était favorable à un texte universaliste", mais "qui tienne compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste", a affirmé la première vice-présidente de la Licra Galina Elbaz à l'issue de la réunion. Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) Yonathan Arfi a pour sa part affirmé à l'AFP "l'importance de conserver l'objectif politique d'afficher un combat contre l'antisémitisme masqué derrière l'antisionisme". Cet antisémitisme fait que "des Juifs sont traités de complices de génocide" avec une "assignation permanente au conflit à Gaza", a-t-il ajouté, plaidant pour "garder l'esprit du texte de la loi Yadan".

28.04.2026 à 15:45

Macron appelle Andorre à dépénaliser l'avortement

FRANCE24
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"De là où je suis, sans préempter vos débats, je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu'il permette de répondre à une demande que j'entends", a-t-il dit dans une adresse aux Andorrans sur la Plaça del Poble à Andorre-la-Vieille. "Votre gouvernement a fait une proposition d'avancer (..) Elle va sur ce chemin" que "beaucoup réclament", a-t-il ajouté. En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'Etat français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell. La dépénalisation de l'avortement "doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun, de la tradition aussi de la principauté", a souligné de ce fait Emmanuel Macron. "Mûrement réfléchie" La principauté interdit totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG), même en cas de viol, d'inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus. Elle est passible de prison pour les femmes et les médecins qui la pratiquent, même s'il n'y a jamais eu de procès. Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, avait dit fin mars à l'AFP espérer dépénaliser l'IVG d'ici à un an sans pour autant la légaliser. Mardi, il a reconnu qu'il s'agissait d'"une revendication présente dans notre société". "Le gouvernement s'efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée (...) sans compromettre notre système politique, a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a aussi appelé la principauté à adopter l'accord d'association conclu avec l'Union européenne. Il doit lui permettre de participer au marché commun sans devenir Etat membre de l'UE, mais rencontre des réticences et suscite de vifs débats. C'est une "promesse d'avenir, un jalon naturel pour cette principauté profondément européenne par sa géographie, son histoire et sa culture", a assuré le président français. "Si à la fin vous disiez non, ou pas maintenant, on va renégocier (...), la porte ne se rouvrira pas", a-t-il lancé au deuxième et dernier jour de sa visite. "Je vous le dis en toute sincérité, la Commission européenne et tous les gens qui se sont engagés pendant des années (...) diront +on en a marre de ces gens-là+", a-t-il ajouté, assurant que le texte était "bien négocié et complet", avec "des périodes transitoires très longues". L'accord - qui sera signé "avant l'été" par la Commission européenne et les les Vingt-Sept, a-t-il précisé - doit encore être soumis à référendum dans le pays. La principauté, dont la surface équivaut à moins de deux fois celle de Marseille, est connue pour ses pistes de ski et sa fiscalité avantageuse. Elle a quitté la liste des paradis fiscaux de l'OCDE en 2010 et mis en place depuis des taxations modérées, bien inférieures à celles de la moyenne dans l'UE. Le coprince Macron a aussi rencontré mardi la jeunesse andorrane, visitant des écoles et vantant les mérites du multilinguisme, entre catalan, français et espagnol. Il a aussi longuement salué des centaines d'Andorrans, dont une grande majorité d'enfants, venus l'apercevoir dans la vieille ville de la capitale, sur le chemin du siège du Parlement andorran, où il a coprésidé une session solennelle.
Texte intégral (561 mots)
"De là où je suis, sans préempter vos débats, je souhaite avec affection que ce débat progresse et qu'il permette de répondre à une demande que j'entends", a-t-il dit dans une adresse aux Andorrans sur la Plaça del Poble à Andorre-la-Vieille. "Votre gouvernement a fait une proposition d'avancer (..) Elle va sur ce chemin" que "beaucoup réclament", a-t-il ajouté. En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'Etat français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell. La dépénalisation de l'avortement "doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun, de la tradition aussi de la principauté", a souligné de ce fait Emmanuel Macron. "Mûrement réfléchie" La principauté interdit totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG), même en cas de viol, d'inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus. Elle est passible de prison pour les femmes et les médecins qui la pratiquent, même s'il n'y a jamais eu de procès. Le chef du gouvernement andorran, Xavier Espot Zamora, avait dit fin mars à l'AFP espérer dépénaliser l'IVG d'ici à un an sans pour autant la légaliser. Mardi, il a reconnu qu'il s'agissait d'"une revendication présente dans notre société". "Le gouvernement s'efforce de trouver une solution mûrement réfléchie et négociée (...) sans compromettre notre système politique, a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a aussi appelé la principauté à adopter l'accord d'association conclu avec l'Union européenne. Il doit lui permettre de participer au marché commun sans devenir Etat membre de l'UE, mais rencontre des réticences et suscite de vifs débats. C'est une "promesse d'avenir, un jalon naturel pour cette principauté profondément européenne par sa géographie, son histoire et sa culture", a assuré le président français. "Si à la fin vous disiez non, ou pas maintenant, on va renégocier (...), la porte ne se rouvrira pas", a-t-il lancé au deuxième et dernier jour de sa visite. "Je vous le dis en toute sincérité, la Commission européenne et tous les gens qui se sont engagés pendant des années (...) diront +on en a marre de ces gens-là+", a-t-il ajouté, assurant que le texte était "bien négocié et complet", avec "des périodes transitoires très longues". L'accord - qui sera signé "avant l'été" par la Commission européenne et les les Vingt-Sept, a-t-il précisé - doit encore être soumis à référendum dans le pays. La principauté, dont la surface équivaut à moins de deux fois celle de Marseille, est connue pour ses pistes de ski et sa fiscalité avantageuse. Elle a quitté la liste des paradis fiscaux de l'OCDE en 2010 et mis en place depuis des taxations modérées, bien inférieures à celles de la moyenne dans l'UE. Le coprince Macron a aussi rencontré mardi la jeunesse andorrane, visitant des écoles et vantant les mérites du multilinguisme, entre catalan, français et espagnol. Il a aussi longuement salué des centaines d'Andorrans, dont une grande majorité d'enfants, venus l'apercevoir dans la vieille ville de la capitale, sur le chemin du siège du Parlement andorran, où il a coprésidé une session solennelle.

28.04.2026 à 15:43

Guerre au Moyen-Orient et agriculture mondiale : la sécurité alimentaire menacée

Ali LAIDI
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La guerre au Moyen-Orient aura de lourdes conséquences pour l'agriculture mondiale et la sécurité alimentaire de plusieurs centaines de millions de personnes, qu'elle se poursuive ou qu'elle cesse. Pour en parler : Sébastien Abis, directeur du Club Déméter, et Jean-Christophe Roubin, directeur des Affaires publiques et internationales du groupe Roullier, spécialiste de la nutrition végétale, animale et des sols.
Texte intégral (561 mots)
La guerre au Moyen-Orient aura de lourdes conséquences pour l'agriculture mondiale et la sécurité alimentaire de plusieurs centaines de millions de personnes, qu'elle se poursuive ou qu'elle cesse. Pour en parler : Sébastien Abis, directeur du Club Déméter, et Jean-Christophe Roubin, directeur des Affaires publiques et internationales du groupe Roullier, spécialiste de la nutrition végétale, animale et des sols.

28.04.2026 à 15:37

Après les attaques, le Mali fébrile et "dans une situation difficile" selon son allié russe

FRANCE24
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Le leader de la junte, le général Assimi Goïta, n'est plus réapparu depuis les assauts coordonnés menées samedi par les jihadistes du JNIM alliés aux indépendantistes touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte à travers le pays et jusqu'en périphérie de la capitale Bamako. L'une de ces attaques a tué le ministre de la Défense Sadio Camara, considéré comme l'architecte du rapprochement de ces dernières années avec la Russie, plaçant le régime militaire dans une situation inédite et critique depuis son arrivée au pouvoir après un coup d'Etat en 2020. La Russie a affirmé mardi que les rebelles et jihadistes étaient en train de se regrouper et que la situation au Mali restait "difficile". "Intentions agressives" "Les ennemis n'ont pas renoncé à leurs intentions agressives et ils se regroupent. La situation dans la République du Mali reste difficile", a ajouté le ministère russe de la Défense sur les réseaux sociaux. Le ministère a aussi confirmé que l'Africa Corps - des paramilitaires envoyés en appui de la junte malienne - a dû se retirer de la ville-clef de Kidal (nord), dont les groupes armés se sont emparés le week-end dernier. Le Kremlin a dit mardi souhaiter le retour "au plus vite" de la stabilité dans ce vaste pays sahélien, en proie depuis 2012 aux conflits et aux violences jihadistes. Ces attaques coordonnées lancées samedi jettent le doute sur les capacités de la junte à faire face aux menaces des groupes armés, et mettent à mal sa rhétorique, qui affirmait jusqu'ici que sa stratégie de rupture, ses nouveaux partenariats étrangers et son effort militaire accru avaient permis d'inverser la tendance face aux combattants radicaux islamistes. Le chef de la junte Assimi Goïta n'a pas été vu et n'a pas pris la parole depuis le début des hostilités samedi matin, posant la question du devenir de la junte. Son absence prolongée suscitent des interrogations, des observateurs se questionnant sur son sort et d'autres sur d'éventuelles dissensions au sein de la junte qui pourrait conduire à son remplacement. Une source sécuritaire malienne a affirmé à l'AFP qu'Assimi Goïta ne prenait pas de risque pour "raison de sécurité". "La hiérarchie militaire tirent actuellement les leçons de la situation qui prévaut", a commenté de son côté un élu de la capitale sous couvert d'anonymat. La présence - ou non - du général Goïta sera en tout cas scrutée lors de l'inhumation de Sadio Camara, qui pourrait intervenir jeudi. Repli de militaires Signe de la fébrilité qui prévaut dans le pays, l'armée malienne a abandonné certaines de ses positions dans la région de Gao (nord), ont indiqué mardi à l'AFP des sources locales. Gao est la deuxième région militaire du Mali après la ville-garnison de Kati, fief de la junte situé près de Bamako et qui a été le théâtre de violents combats entre l'armée et les groupes armés. "Les militaires ont abandonné leur position à Labbezanga situé près de la frontière du Niger. Ils se sont repliés vers Ansogo", a indiqué à l'AFP un élu local sous couvert d'anonymat. En outre, deux fortes détonations d'origine indéterminée ont été entendues lundi dans la soirée en périphérie de Bamako, a constaté un correspondant de l'AFP. La situation est ensuite revenue au calme, mais mardi matin on entendait le bruit de drones de surveillance, toujours dans la même zone. "Ce n'était pas des échanges de tirs, et les détonations provenaient du côté de la base 101 de l'aéroport", a déclaré un habitant à l'AFP. Cette base 101 de l'armée de l'air avait été visée samedi par les attaques. Avec la mort de Sadio Camara, figure clé du pouvoir et de sa coopération avec la Russie, attaqué à son domicile dans la ville-garnison de Kati et fief de la junte, les groupes armés ont porté un coup sévère au régime militaire. Ces attaques près des centres du pouvoir malien ont été interprétées par certains analystes comme une diversion pour s'emparer de Kidal qui est désormais à nouveau sous contrôle rebelle. Kidal a été sous la coupe de groupes rebelles pendant plusieurs décennies avant de revenir dans le giron de l'Etat malien en novembre 2023, à la faveur d'une offensive de l'armée appuyée par des combattants du groupe russe Wagner, remplacé ensuite par Africa Corps. La junte malienne s'était en effet rapprochée politiquement et militairement de la Russie ces dernières années après avoir chassé les militaires français en 2022. Selon des analystes, le but stratégique recherché par cette alliance entre JNIM et FLA ne serait pas la prise du pouvoir à Bamako, mais la reconquête des régions du Nord. Le centre du Mali, où se trouve la ville de Mopti, a aussi été attaqué et la situation sécuritaire y restait confuse mardi. lar-str-sd-lp/sjd/cpy
Texte intégral (878 mots)
Le leader de la junte, le général Assimi Goïta, n'est plus réapparu depuis les assauts coordonnés menées samedi par les jihadistes du JNIM alliés aux indépendantistes touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte à travers le pays et jusqu'en périphérie de la capitale Bamako. L'une de ces attaques a tué le ministre de la Défense Sadio Camara, considéré comme l'architecte du rapprochement de ces dernières années avec la Russie, plaçant le régime militaire dans une situation inédite et critique depuis son arrivée au pouvoir après un coup d'Etat en 2020. La Russie a affirmé mardi que les rebelles et jihadistes étaient en train de se regrouper et que la situation au Mali restait "difficile". "Intentions agressives" "Les ennemis n'ont pas renoncé à leurs intentions agressives et ils se regroupent. La situation dans la République du Mali reste difficile", a ajouté le ministère russe de la Défense sur les réseaux sociaux. Le ministère a aussi confirmé que l'Africa Corps - des paramilitaires envoyés en appui de la junte malienne - a dû se retirer de la ville-clef de Kidal (nord), dont les groupes armés se sont emparés le week-end dernier. Le Kremlin a dit mardi souhaiter le retour "au plus vite" de la stabilité dans ce vaste pays sahélien, en proie depuis 2012 aux conflits et aux violences jihadistes. Ces attaques coordonnées lancées samedi jettent le doute sur les capacités de la junte à faire face aux menaces des groupes armés, et mettent à mal sa rhétorique, qui affirmait jusqu'ici que sa stratégie de rupture, ses nouveaux partenariats étrangers et son effort militaire accru avaient permis d'inverser la tendance face aux combattants radicaux islamistes. Le chef de la junte Assimi Goïta n'a pas été vu et n'a pas pris la parole depuis le début des hostilités samedi matin, posant la question du devenir de la junte. Son absence prolongée suscitent des interrogations, des observateurs se questionnant sur son sort et d'autres sur d'éventuelles dissensions au sein de la junte qui pourrait conduire à son remplacement. Une source sécuritaire malienne a affirmé à l'AFP qu'Assimi Goïta ne prenait pas de risque pour "raison de sécurité". "La hiérarchie militaire tirent actuellement les leçons de la situation qui prévaut", a commenté de son côté un élu de la capitale sous couvert d'anonymat. La présence - ou non - du général Goïta sera en tout cas scrutée lors de l'inhumation de Sadio Camara, qui pourrait intervenir jeudi. Repli de militaires Signe de la fébrilité qui prévaut dans le pays, l'armée malienne a abandonné certaines de ses positions dans la région de Gao (nord), ont indiqué mardi à l'AFP des sources locales. Gao est la deuxième région militaire du Mali après la ville-garnison de Kati, fief de la junte situé près de Bamako et qui a été le théâtre de violents combats entre l'armée et les groupes armés. "Les militaires ont abandonné leur position à Labbezanga situé près de la frontière du Niger. Ils se sont repliés vers Ansogo", a indiqué à l'AFP un élu local sous couvert d'anonymat. En outre, deux fortes détonations d'origine indéterminée ont été entendues lundi dans la soirée en périphérie de Bamako, a constaté un correspondant de l'AFP. La situation est ensuite revenue au calme, mais mardi matin on entendait le bruit de drones de surveillance, toujours dans la même zone. "Ce n'était pas des échanges de tirs, et les détonations provenaient du côté de la base 101 de l'aéroport", a déclaré un habitant à l'AFP. Cette base 101 de l'armée de l'air avait été visée samedi par les attaques. Avec la mort de Sadio Camara, figure clé du pouvoir et de sa coopération avec la Russie, attaqué à son domicile dans la ville-garnison de Kati et fief de la junte, les groupes armés ont porté un coup sévère au régime militaire. Ces attaques près des centres du pouvoir malien ont été interprétées par certains analystes comme une diversion pour s'emparer de Kidal qui est désormais à nouveau sous contrôle rebelle. Kidal a été sous la coupe de groupes rebelles pendant plusieurs décennies avant de revenir dans le giron de l'Etat malien en novembre 2023, à la faveur d'une offensive de l'armée appuyée par des combattants du groupe russe Wagner, remplacé ensuite par Africa Corps. La junte malienne s'était en effet rapprochée politiquement et militairement de la Russie ces dernières années après avoir chassé les militaires français en 2022. Selon des analystes, le but stratégique recherché par cette alliance entre JNIM et FLA ne serait pas la prise du pouvoir à Bamako, mais la reconquête des régions du Nord. Le centre du Mali, où se trouve la ville de Mopti, a aussi été attaqué et la situation sécuritaire y restait confuse mardi. lar-str-sd-lp/sjd/cpy

28.04.2026 à 15:37

Mali : la junte en sursis ? Parlons-en avec Christophe Boisbouvier, Francis Kpatindé et Wassim Nasr

Pauline PACCARD
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Au Mali, on ne sait pas à ce stade de quoi seront faits les prochaines semaines tant la démonstration de force du week-end dernier de la part du Jnim et du FLA est impressionnante. La junte au pouvoir depuis cinq ans est-elle en sursis ? Qui viendra à son secours ? Quelle partition joue l’allié russe ? De quoi l’alliance entre les jihadistes et les rebelles touareg est-elle le nom ? La population civile malienne est-elle condamnée à subir un conflit qui n’est pas le sien ?
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Au Mali, on ne sait pas à ce stade de quoi seront faits les prochaines semaines tant la démonstration de force du week-end dernier de la part du Jnim et du FLA est impressionnante. La junte au pouvoir depuis cinq ans est-elle en sursis ? Qui viendra à son secours ? Quelle partition joue l’allié russe ? De quoi l’alliance entre les jihadistes et les rebelles touareg est-elle le nom ? La population civile malienne est-elle condamnée à subir un conflit qui n’est pas le sien ?

28.04.2026 à 15:07

Mali : Qui était Sadio Camara, le ministre de la Défense tué dans une attaque ?

FRANCE24
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Deuxième jour de deuil national au Mali, le pays rend hommage au ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué lors d’une attaque contre son domicile le 25 avril. L’assaut a été revendiqué par le JNIM. Sadio Camara considéré comme une figure centrale dans l’orientation sécuritaire du Mali, notamment dans son rapprochement avec la Russie.
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Deuxième jour de deuil national au Mali, le pays rend hommage au ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué lors d’une attaque contre son domicile le 25 avril. L’assaut a été revendiqué par le JNIM. Sadio Camara considéré comme une figure centrale dans l’orientation sécuritaire du Mali, notamment dans son rapprochement avec la Russie.

28.04.2026 à 14:43

Les Émirats arabes unis annoncent leur retrait de l'Opep en mai

FRANCE24
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28.04.2026 à 14:27

Audiovisuel public: le rapport Alloncle continue de faire des vagues avant même sa publication

FRANCE24
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La commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a adopté lundi ce rapport de près de 400 pages par 12 voix contre 10, malgré de vives protestations de la gauche. Il sera rendu public lundi prochain. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour. Il souhaite que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite" et "de la manière dont Charles Alloncle dans un rapport parlementaire insinue, porte des accusations graves" envers des personnes, s'est-il justifié mardi sur France Inter au sujet du travail de son collègue UDR, allié du RN. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est pour sa part félicitée sur Europe 1/CNews que "ces travaux voient un aboutissement public". La commission avait été créée fin octobre dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Le rapport, fruit de près de six mois de travaux et d'auditions sous haute tension, prône une cure d'austérité drastique devant permettre de dégager plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. Au micro de franceinfo, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé que la commission d'enquête a été "utilisée" par Charles Alloncle "à des fins politiques" pour "porter les idées du Rassemblement national et d'Eric Ciotti". Celles-ci "visent à une destruction de l'audiovisuel public", a-t-elle ajouté. "transparence" Devant la presse, la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a considéré "qu'il faut évidemment à tout prix que le gouvernement se penche sur ces préconisations". Et ce, "d'autant qu'un certain nombre de très lourds dysfonctionnements sont apparus au cours de cette commission d'enquête, qui a donc été très utile pour l'information de nos compatriotes". Les élus RN et LR ont approuvé le rapport, la gauche s'y est opposée et Renaissance et le MoDem se sont abstenus. "Ce que je regrette et que je déplore, dans ce front pour la censure, c'est que ça dévoile un système d'élus de gauche qui considère l'audiovisuel public comme leur petite chose", a accusé Charles Alloncle mardi. Le RN est favorable à la privatisation de l'audiovisuel public. Charles Alloncle ne fait pas cette recommandation dans son rapport, mais juge que "ce n'est pas en mettant la poussière sous le tapis qu'on arrivera à sauver ces entreprises", France Télévisions et Radio France. "Rien ne vaut la transparence sur l'utilisation de l'argent des Français", a-t-il ajouté, invité successivement d'Europe 1 et CNews. Ces deux médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré ont pris pour cible l'audiovisuel public ces derniers mois en pointant son coût et un supposé manque de neutralité. Avant le vote crucial de lundi, Le Monde a révélé que Lagardère News, propriétaire notamment d'Europe 1, avait envoyé à des députés une série de questions à poser aux personnes auditionnées. Le président de la commission d'enquête s'est demandé mardi si M. Alloncle avait pu agir "par consigne ou par commande" de personnes qui voudraient "racheter l'audiovisuel public à vil prix". Les députés MoDem vont travailler à un "contre-rapport" à celui de Charles Alloncle, a indiqué l'un d'eux, Erwan Balanant. Interrogée par la socialiste Fatiha Keloua-Hachi sur ce document "à charge" du député UDR, la ministre de la Culture Catherine Pégard a affirmé devant l'Assemblée nationale que "l'audiovisuel public est notre bien commun". Pour le gouvernement, les "vrais défis" sont "la menace inquiétante de la désinformation, les fausses informations, les réseaux sociaux dont le service public peut être l'antidote", a-t-elle dit.
Texte intégral (636 mots)
La commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a adopté lundi ce rapport de près de 400 pages par 12 voix contre 10, malgré de vives protestations de la gauche. Il sera rendu public lundi prochain. Le président de cette commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), s'est prononcé pour. Il souhaite que "les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite" et "de la manière dont Charles Alloncle dans un rapport parlementaire insinue, porte des accusations graves" envers des personnes, s'est-il justifié mardi sur France Inter au sujet du travail de son collègue UDR, allié du RN. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est pour sa part félicitée sur Europe 1/CNews que "ces travaux voient un aboutissement public". La commission avait été créée fin octobre dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion d'une vidéo. Le rapport, fruit de près de six mois de travaux et d'auditions sous haute tension, prône une cure d'austérité drastique devant permettre de dégager plus d'un milliard d'euros, soit un quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public. Au micro de franceinfo, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé que la commission d'enquête a été "utilisée" par Charles Alloncle "à des fins politiques" pour "porter les idées du Rassemblement national et d'Eric Ciotti". Celles-ci "visent à une destruction de l'audiovisuel public", a-t-elle ajouté. "transparence" Devant la presse, la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a considéré "qu'il faut évidemment à tout prix que le gouvernement se penche sur ces préconisations". Et ce, "d'autant qu'un certain nombre de très lourds dysfonctionnements sont apparus au cours de cette commission d'enquête, qui a donc été très utile pour l'information de nos compatriotes". Les élus RN et LR ont approuvé le rapport, la gauche s'y est opposée et Renaissance et le MoDem se sont abstenus. "Ce que je regrette et que je déplore, dans ce front pour la censure, c'est que ça dévoile un système d'élus de gauche qui considère l'audiovisuel public comme leur petite chose", a accusé Charles Alloncle mardi. Le RN est favorable à la privatisation de l'audiovisuel public. Charles Alloncle ne fait pas cette recommandation dans son rapport, mais juge que "ce n'est pas en mettant la poussière sous le tapis qu'on arrivera à sauver ces entreprises", France Télévisions et Radio France. "Rien ne vaut la transparence sur l'utilisation de l'argent des Français", a-t-il ajouté, invité successivement d'Europe 1 et CNews. Ces deux médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré ont pris pour cible l'audiovisuel public ces derniers mois en pointant son coût et un supposé manque de neutralité. Avant le vote crucial de lundi, Le Monde a révélé que Lagardère News, propriétaire notamment d'Europe 1, avait envoyé à des députés une série de questions à poser aux personnes auditionnées. Le président de la commission d'enquête s'est demandé mardi si M. Alloncle avait pu agir "par consigne ou par commande" de personnes qui voudraient "racheter l'audiovisuel public à vil prix". Les députés MoDem vont travailler à un "contre-rapport" à celui de Charles Alloncle, a indiqué l'un d'eux, Erwan Balanant. Interrogée par la socialiste Fatiha Keloua-Hachi sur ce document "à charge" du député UDR, la ministre de la Culture Catherine Pégard a affirmé devant l'Assemblée nationale que "l'audiovisuel public est notre bien commun". Pour le gouvernement, les "vrais défis" sont "la menace inquiétante de la désinformation, les fausses informations, les réseaux sociaux dont le service public peut être l'antidote", a-t-elle dit.
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