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16.07.2026 à 11:53

Stéphanie TROUILLARD
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Soixante ans après son unique sacre, l'Angleterre a échoué à se qualifier pour la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire en s'inclinant mercredi face à l'Argentine (2-1). Les Three Lions prolongent une longue série de désillusions et alimentent un peu plus le débat sur cette "malédiction" qui plane au-dessus d'eux.
Soixante ans après son unique sacre, l'Angleterre a échoué à se qualifier pour la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire en s'inclinant mercredi face à l'Argentine (2-1). Les Three Lions prolongent une longue série de désillusions et alimentent un peu plus le débat sur cette "malédiction" qui plane au-dessus d'eux.

16.07.2026 à 11:53

FRANCE24
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Vers 10H30 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 perdait 0,39% à 8.349,78 points. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises avait gagné 0,19% pour terminer à 8.382,43 points. Les places européennes sont sur la retenue face à la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les valorisations colossales du secteur de l'intelligence artificielle. Mais "pour l'instant, ni les cours du pétrole ni les tensions au Moyen-Orient ne constituent le principal moteur du sentiment de marché", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, l'attention restant rivée sur le secteur technologique. Les semi-conducteurs à la peine Malgré la forte progression des bénéfices et du chiffre d'affaires de TSMC, un des poids-lourds du secteur, "le scepticisme des investisseurs concernant l'évolution future des activités liées à l'IA et aux centres de données (...) demeure", note l'analyste Andreas Lipkow. "La véritable question est désormais de savoir si le rallye (la hausse, ndlr) des valeurs liées aux semi-conducteurs est durable", ajoute Mme Brooks. Les deux spécialistes des semi-conducteurs perdaient pied à la Bourse de Paris, dans le sillage des valeurs tech asiatiques. STMicroelectronics cédait 3,58% à 56,77 euros et Soitec chutait de 7,41% à 90,40 euros vers 10H45 heure de Paris. A Paris, les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, qui profitent de l'essor des centres de données, perdent également du terrain: Schneider Electric reculait de 1,68%, à 265,60 euros, et Legrand perdait 2,31% à 137,30 euros. Série de résultats L'attention des investisseurs se porte également sur les résultats d'entreprises et annonces du jour. Le géant français de la communication Publicis prenait la tête du CAC 40 jeudi (+1,92% à 90,36 euros). Il a légèrement relevé jeudi ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026. Le groupe de restauration collective et de services Sodexo (+0,57% à 53 euros) a quant à lui annoncé jeudi avoir été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Meta à travers le monde.
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Vers 10H30 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 perdait 0,39% à 8.349,78 points. La veille, l'indice des 40 plus grandes valeurs françaises avait gagné 0,19% pour terminer à 8.382,43 points. Les places européennes sont sur la retenue face à la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les valorisations colossales du secteur de l'intelligence artificielle. Mais "pour l'instant, ni les cours du pétrole ni les tensions au Moyen-Orient ne constituent le principal moteur du sentiment de marché", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, l'attention restant rivée sur le secteur technologique. Les semi-conducteurs à la peine Malgré la forte progression des bénéfices et du chiffre d'affaires de TSMC, un des poids-lourds du secteur, "le scepticisme des investisseurs concernant l'évolution future des activités liées à l'IA et aux centres de données (...) demeure", note l'analyste Andreas Lipkow. "La véritable question est désormais de savoir si le rallye (la hausse, ndlr) des valeurs liées aux semi-conducteurs est durable", ajoute Mme Brooks. Les deux spécialistes des semi-conducteurs perdaient pied à la Bourse de Paris, dans le sillage des valeurs tech asiatiques. STMicroelectronics cédait 3,58% à 56,77 euros et Soitec chutait de 7,41% à 90,40 euros vers 10H45 heure de Paris. A Paris, les entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, qui profitent de l'essor des centres de données, perdent également du terrain: Schneider Electric reculait de 1,68%, à 265,60 euros, et Legrand perdait 2,31% à 137,30 euros. Série de résultats L'attention des investisseurs se porte également sur les résultats d'entreprises et annonces du jour. Le géant français de la communication Publicis prenait la tête du CAC 40 jeudi (+1,92% à 90,36 euros). Il a légèrement relevé jeudi ses prévisions de croissance annuelle, disant s'attendre à maintenir sa dynamique du premier semestre lors de la seconde moitié de 2026. Le groupe de restauration collective et de services Sodexo (+0,57% à 53 euros) a quant à lui annoncé jeudi avoir été choisi pour assurer les services de restauration sur l'ensemble des sites de Meta à travers le monde.

16.07.2026 à 11:47

FRANCE24
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Les relations franco-marocaines sont au beau fixe depuis que le chef de l'Etat français a reconnu, à l'été 2024, la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental, suscitant la colère d'Alger. Emmanuel Macron avait ensuite été reçu en grande pompe à Rabat en octobre de la même année, mettant un terme à trois années de tensions, nourries en partie par des soupçons d'espionnage et une crise des visas. Ce déplacement s'était conclu par de nombreux contrats et la signature d'un "partenariat renforcé d'exception". Jeudi, ces soupçons ont été relancés par la publication par un consortium de médias internationaux, dont Le Monde, France Inter et Forbidden Stories, de nouvelles enquêtes sur l'ampleur présumée de l'espionnage mené par le Maroc à l'aide du logiciel Pegasus, et l'étude par la France de son acquisition. Et si les deux chefs de gouvernements devaient initialement tenir un point presse à l'issue de leur journée, celle-ci a finalement été ramenée à de simples déclarations à la presse, sans possibilité de questions. En 2021, le Maroc avait été accusé d'avoir utilisé le logiciel espion israélien pour infiltrer les téléphones de plusieurs personnalités nationales et étrangères, dont le président français ou Sébastien Lecornu, alors ministre, d'après ce même consortium. Rabat a toujours catégoriquement démenti des "allégations mensongères et infondées". Interrogés sur ces nouvelles révélations, l'entourage du chef du gouvernement et le Quai d'Orsay n'ont fait aucun commentaire. "Notre objectif, c'est de renforcer le cadre de coopération et de confiance avec les Marocains", a réagi jeudi l'entourage du président français. RER à Rabat Dans un message au président français relayé par l'agence officielle marocaine MAP à l'occasion du 14-Juillet, fête nationale française, le roi du Maroc a salué la "consolidation" des "relations privilégiées" entre les deux pays. Un partenariat qui pourrait déboucher sur une visite du monarque en France, même si aucune date n'a encore été fixée. Le Premier ministre français Sébastien Lecornu et un représentant du gouvernement marocain se sont rendus jeudi matin au mausolée royal pour un dépôt de gerbes sur les tombes des rois Mohammed V et Hassan II, avant un entretien entre M. Lecornu et son homologue Aziz Akhannouch qui a démarré vers 09H00 (08H00 GMT). Accompagné de douze ministres, dont celui des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, M. Lecornu a été accueilli mercredi soir à l'aéroport de Rabat-Salé avec les honneurs militaires par M. Akhannouch et plusieurs membres de son gouvernement. Après l'échange bilatéral, les deux hauts responsables présideront une 15e "rencontre de haut niveau" entre leurs délégations, une instance de dialogue qui ne s'était pas réunie depuis 2019. Avec à la clef la signature d'une quinzaine d'accords dans les domaines économique, sécuritaire, migratoire et de défense, selon une source diplomatique. Les accords signés concerneront notamment la création d'une ligne RER (Réseau express régional) à Rabat, ainsi qu'un projet d'interconnexion électrique entre les deux pays. Dans la défense, Paris et Rabat vont étudier des partenariats dans l'armement. Le Maroc est désormais devenu la priorité de la diplomatie française au Maghreb, Paris ne cherchant plus à préserver à tout prix un équilibre avec Alger. Au moment où les rapports avec l'Algérie sont fragiles, "Emmanuel Macron, qui est en fin de mandat, ne veut pas rester sur un échec au Maghreb" et il se "tourne résolument vers le Maroc", avance l'historien Pierre Vermeren. Sur l'épineux dossier sécuritaire au Sahel, où les deux partenaires font face à la menace jihadiste, Paris semble vouloir s'appuyer désormais davantage sur son partenaire marocain alors qu'Alger reste avare de renseignements, malgré la reprise de la coopération franco-algérienne.
Texte intégral (657 mots)
Les relations franco-marocaines sont au beau fixe depuis que le chef de l'Etat français a reconnu, à l'été 2024, la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental, suscitant la colère d'Alger. Emmanuel Macron avait ensuite été reçu en grande pompe à Rabat en octobre de la même année, mettant un terme à trois années de tensions, nourries en partie par des soupçons d'espionnage et une crise des visas. Ce déplacement s'était conclu par de nombreux contrats et la signature d'un "partenariat renforcé d'exception". Jeudi, ces soupçons ont été relancés par la publication par un consortium de médias internationaux, dont Le Monde, France Inter et Forbidden Stories, de nouvelles enquêtes sur l'ampleur présumée de l'espionnage mené par le Maroc à l'aide du logiciel Pegasus, et l'étude par la France de son acquisition. Et si les deux chefs de gouvernements devaient initialement tenir un point presse à l'issue de leur journée, celle-ci a finalement été ramenée à de simples déclarations à la presse, sans possibilité de questions. En 2021, le Maroc avait été accusé d'avoir utilisé le logiciel espion israélien pour infiltrer les téléphones de plusieurs personnalités nationales et étrangères, dont le président français ou Sébastien Lecornu, alors ministre, d'après ce même consortium. Rabat a toujours catégoriquement démenti des "allégations mensongères et infondées". Interrogés sur ces nouvelles révélations, l'entourage du chef du gouvernement et le Quai d'Orsay n'ont fait aucun commentaire. "Notre objectif, c'est de renforcer le cadre de coopération et de confiance avec les Marocains", a réagi jeudi l'entourage du président français. RER à Rabat Dans un message au président français relayé par l'agence officielle marocaine MAP à l'occasion du 14-Juillet, fête nationale française, le roi du Maroc a salué la "consolidation" des "relations privilégiées" entre les deux pays. Un partenariat qui pourrait déboucher sur une visite du monarque en France, même si aucune date n'a encore été fixée. Le Premier ministre français Sébastien Lecornu et un représentant du gouvernement marocain se sont rendus jeudi matin au mausolée royal pour un dépôt de gerbes sur les tombes des rois Mohammed V et Hassan II, avant un entretien entre M. Lecornu et son homologue Aziz Akhannouch qui a démarré vers 09H00 (08H00 GMT). Accompagné de douze ministres, dont celui des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, M. Lecornu a été accueilli mercredi soir à l'aéroport de Rabat-Salé avec les honneurs militaires par M. Akhannouch et plusieurs membres de son gouvernement. Après l'échange bilatéral, les deux hauts responsables présideront une 15e "rencontre de haut niveau" entre leurs délégations, une instance de dialogue qui ne s'était pas réunie depuis 2019. Avec à la clef la signature d'une quinzaine d'accords dans les domaines économique, sécuritaire, migratoire et de défense, selon une source diplomatique. Les accords signés concerneront notamment la création d'une ligne RER (Réseau express régional) à Rabat, ainsi qu'un projet d'interconnexion électrique entre les deux pays. Dans la défense, Paris et Rabat vont étudier des partenariats dans l'armement. Le Maroc est désormais devenu la priorité de la diplomatie française au Maghreb, Paris ne cherchant plus à préserver à tout prix un équilibre avec Alger. Au moment où les rapports avec l'Algérie sont fragiles, "Emmanuel Macron, qui est en fin de mandat, ne veut pas rester sur un échec au Maghreb" et il se "tourne résolument vers le Maroc", avance l'historien Pierre Vermeren. Sur l'épineux dossier sécuritaire au Sahel, où les deux partenaires font face à la menace jihadiste, Paris semble vouloir s'appuyer désormais davantage sur son partenaire marocain alors qu'Alger reste avare de renseignements, malgré la reprise de la coopération franco-algérienne.

16.07.2026 à 11:46

FRANCE24
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Texte intégral (657 mots)

16.07.2026 à 11:34

FRANCE24
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En France, les flammes ont parcouru au total près de 2 000 hectares de l'emblématique et fragile massif forestier de Fontainebleau, situé à 60 km au sud-est de Paris, ravageant la faune et la flore. Reportage France 2.
Texte intégral (657 mots)
En France, les flammes ont parcouru au total près de 2 000 hectares de l'emblématique et fragile massif forestier de Fontainebleau, situé à 60 km au sud-est de Paris, ravageant la faune et la flore. Reportage France 2.

16.07.2026 à 11:32

FRANCE24
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L'armée iranienne a annoncé avoir attaqué à l'aide de drones des bases et des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, après que les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran. Récit de Thibault Franceschet.
Texte intégral (657 mots)
L'armée iranienne a annoncé avoir attaqué à l'aide de drones des bases et des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, après que les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l'Iran. Récit de Thibault Franceschet.

16.07.2026 à 11:30

FRANCE24
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Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été une nouvelle fois révisé à la hausse, dépassant les 4 800 morts, selon des chiffres officiels du gouvernement au 15 juillet 2026. Près de 21 000 personnes sont sinistrées et vivent dans ces lieux de fortune. Récit d'Alexandra Quarini.
Texte intégral (657 mots)
Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été une nouvelle fois révisé à la hausse, dépassant les 4 800 morts, selon des chiffres officiels du gouvernement au 15 juillet 2026. Près de 21 000 personnes sont sinistrées et vivent dans ces lieux de fortune. Récit d'Alexandra Quarini.

16.07.2026 à 11:29

FRANCE24
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Après quatre ans de procès et 283 audiences au tribunal de Gênes (nord), les juges ont annoncé qu'ils énonceraient leur décision à 14H00 locales (12h00 GMT). Le 14 août 2018, à 11H36 locales, sous une pluie battante, cet immense pont sur l'autoroute qui connecte l'Italie et la France s'écroulait, précipitant dans le vide des dizaines de véhicules. La plupart des accusés n'étaient pas présents à l'audience jeudi matin. "Avec cette tragédie, notre confiance en l'État a vacillé", a déclaré à l'entrée du tribunal la présidente du comité des victimes, Egle Possetti. "Nous avons regagné de la confiance avec le travail de la magistrature et celui des enquêteurs", qui "nous ont un peu soulagés de la profonde tristesse dans laquelle nous avions plongé après l’effondrement. Nous verrons aujourd’hui si tout ce travail parviendra à porter ses fruits avec des condamnations". Pendant ces années de procès, "pas une seule personne n'a dit +J’ai ma part de responsabilité+. Ca, c'était dur", a souligné Egle Possetti. Les accusés sont surtout des cadres de la société Autostrade per l'Italia (Aspi), qui gérait le pont, de sa filiale Spea, qui l'entretenait, et du ministère des Infrastructures et des Transports. Cette tragédie avait jeté une lumière crue sur le piètre état des infrastructures de transport en Italie et sur le rôle trouble d'Autostrade, accusée d'avoir failli à l'entretien de l'ouvrage d'art pour faire des économies. Si leurs anciens dirigeants se retrouvent sur le banc des accusés, les sociétés Autostrade et Spea ont en revanche échappé au procès grâce à un accord à l'amiable conclu avec le parquet. Autostrade s'est payé une page mercredi dans la presse italienne pour réitérer ses excuses, par la voix de son nouveau directeur général, pour les "actions et les choix faits par certains, qui ont laissé des blessures indélébiles". Arrigo Giana a affirmé "l’engagement absolu" de ses salariés "pour que des faits de ce genre ne se reproduisent plus jamais".
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Après quatre ans de procès et 283 audiences au tribunal de Gênes (nord), les juges ont annoncé qu'ils énonceraient leur décision à 14H00 locales (12h00 GMT). Le 14 août 2018, à 11H36 locales, sous une pluie battante, cet immense pont sur l'autoroute qui connecte l'Italie et la France s'écroulait, précipitant dans le vide des dizaines de véhicules. La plupart des accusés n'étaient pas présents à l'audience jeudi matin. "Avec cette tragédie, notre confiance en l'État a vacillé", a déclaré à l'entrée du tribunal la présidente du comité des victimes, Egle Possetti. "Nous avons regagné de la confiance avec le travail de la magistrature et celui des enquêteurs", qui "nous ont un peu soulagés de la profonde tristesse dans laquelle nous avions plongé après l’effondrement. Nous verrons aujourd’hui si tout ce travail parviendra à porter ses fruits avec des condamnations". Pendant ces années de procès, "pas une seule personne n'a dit +J’ai ma part de responsabilité+. Ca, c'était dur", a souligné Egle Possetti. Les accusés sont surtout des cadres de la société Autostrade per l'Italia (Aspi), qui gérait le pont, de sa filiale Spea, qui l'entretenait, et du ministère des Infrastructures et des Transports. Cette tragédie avait jeté une lumière crue sur le piètre état des infrastructures de transport en Italie et sur le rôle trouble d'Autostrade, accusée d'avoir failli à l'entretien de l'ouvrage d'art pour faire des économies. Si leurs anciens dirigeants se retrouvent sur le banc des accusés, les sociétés Autostrade et Spea ont en revanche échappé au procès grâce à un accord à l'amiable conclu avec le parquet. Autostrade s'est payé une page mercredi dans la presse italienne pour réitérer ses excuses, par la voix de son nouveau directeur général, pour les "actions et les choix faits par certains, qui ont laissé des blessures indélébiles". Arrigo Giana a affirmé "l’engagement absolu" de ses salariés "pour que des faits de ce genre ne se reproduisent plus jamais".

16.07.2026 à 11:26

FRANCE24
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Les habitants de Toronto ont été appelés à rester à l'intérieur, la ville la plus peuplée du Canada enregistrant l'une des pires qualités de l'air au monde en raison des fumées dégagées par des feux de forêt distants de plusieurs centaines de kilomètres. Récit de Florent Rodo.
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Les habitants de Toronto ont été appelés à rester à l'intérieur, la ville la plus peuplée du Canada enregistrant l'une des pires qualités de l'air au monde en raison des fumées dégagées par des feux de forêt distants de plusieurs centaines de kilomètres. Récit de Florent Rodo.

16.07.2026 à 11:19

FRANCE24
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Dans tout le pays, celui qui s'aventure dans la rue à pied est fréquemment contraint de marcher sur une chaussée encombrée de voitures, de camions, de motos ou d'autres attelages improbables, quand il ne s'agit pas de vaches en liberté. Un jugement rendu en juin par la Cour suprême a pourtant érigé en "droit fondamental" la liberté pour tout Indien de se déplacer sur une voie protégée. La plus haute instance judiciaire avait été saisie par la famille d'un enfant de 5 ans tué par un camion-citerne sur la route de son école qui, a-t-elle relevé, ne disposait ni de trottoir ni de passage piétons. "Quand une route existe, il est un devoir de s'assurer qu'elle dispose de voies délimitées et bien entretenues réservées aux marcheurs", ont décrété les juges. Dans la capitale New Delhi, le quotidien de l'autrice Patralekha Chatterjee révèle que ce droit désormais inaliénable est encore loin d'être acquis. La route qu'elle emprunte régulièrement à pied est obstruée par des véhicules qui débordent, de trous ou d'ordures qui ne lui laissent d'autre choix que de s'aventurer au milieu de la circulation. "Les voitures vous menacent de tous les côtés", décrit-elle. Respect des lois Même constat à 2.000 kilomètres de là, dans la capitale de la "tech" indienne Bangalore (sud). "Les trottoirs sont encombrés de vendeurs de rue, les magasins débordent et poussent les piétons sur la chaussée", déplore à son tour Srinivas Angadi, soulignant que "les protéger relève de la sécurité de tous". En 2024, une commission nommée par la Cour suprême a révélé que 84% des trottoirs du pays ne respectaient pas les normes élémentaires de construction, et même qu'un quart d'entre eux seulement étaient décemment praticables. Plus de 30.000 piétons décèdent chaque année sur les routes du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - soit 11% du nombre de victimes mortelles d'accidents liés à la circulation, selon les statistiques du gouvernement. En ce domaine comme dans beaucoup d'autres, c'est dans l'application des règles que le bât blesse, notent les promoteurs de la sécurité routière. "Le problème de l'Inde n'est pas celui du manque de loi ou de règles mais de leur mise en œuvre et de leur respect par les autorités locales", déplore Rishi Aggarwal, qui a fondé à Bombay (ouest) un groupe de défense des droits des piétons. Entre autres solutions, il préconise l'évacuation systématique des vendeurs informels de tous les trottoirs et leur relogement dans le confort, l'hygiène et l'air climatisé des centres commerciaux. Pas simple, convient-il toutefois, dans un pays dont plus de trois quarts des emplois relèvent de l'économie informelle. "C'est donc une question de planification et de gouvernance", insiste Rishi Aggarwal.
Texte intégral (504 mots)
Dans tout le pays, celui qui s'aventure dans la rue à pied est fréquemment contraint de marcher sur une chaussée encombrée de voitures, de camions, de motos ou d'autres attelages improbables, quand il ne s'agit pas de vaches en liberté. Un jugement rendu en juin par la Cour suprême a pourtant érigé en "droit fondamental" la liberté pour tout Indien de se déplacer sur une voie protégée. La plus haute instance judiciaire avait été saisie par la famille d'un enfant de 5 ans tué par un camion-citerne sur la route de son école qui, a-t-elle relevé, ne disposait ni de trottoir ni de passage piétons. "Quand une route existe, il est un devoir de s'assurer qu'elle dispose de voies délimitées et bien entretenues réservées aux marcheurs", ont décrété les juges. Dans la capitale New Delhi, le quotidien de l'autrice Patralekha Chatterjee révèle que ce droit désormais inaliénable est encore loin d'être acquis. La route qu'elle emprunte régulièrement à pied est obstruée par des véhicules qui débordent, de trous ou d'ordures qui ne lui laissent d'autre choix que de s'aventurer au milieu de la circulation. "Les voitures vous menacent de tous les côtés", décrit-elle. Respect des lois Même constat à 2.000 kilomètres de là, dans la capitale de la "tech" indienne Bangalore (sud). "Les trottoirs sont encombrés de vendeurs de rue, les magasins débordent et poussent les piétons sur la chaussée", déplore à son tour Srinivas Angadi, soulignant que "les protéger relève de la sécurité de tous". En 2024, une commission nommée par la Cour suprême a révélé que 84% des trottoirs du pays ne respectaient pas les normes élémentaires de construction, et même qu'un quart d'entre eux seulement étaient décemment praticables. Plus de 30.000 piétons décèdent chaque année sur les routes du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - soit 11% du nombre de victimes mortelles d'accidents liés à la circulation, selon les statistiques du gouvernement. En ce domaine comme dans beaucoup d'autres, c'est dans l'application des règles que le bât blesse, notent les promoteurs de la sécurité routière. "Le problème de l'Inde n'est pas celui du manque de loi ou de règles mais de leur mise en œuvre et de leur respect par les autorités locales", déplore Rishi Aggarwal, qui a fondé à Bombay (ouest) un groupe de défense des droits des piétons. Entre autres solutions, il préconise l'évacuation systématique des vendeurs informels de tous les trottoirs et leur relogement dans le confort, l'hygiène et l'air climatisé des centres commerciaux. Pas simple, convient-il toutefois, dans un pays dont plus de trois quarts des emplois relèvent de l'économie informelle. "C'est donc une question de planification et de gouvernance", insiste Rishi Aggarwal.

16.07.2026 à 11:07

FRANCE24
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Marla-Svenja Liebich, qui avant d'enregistrer son changement de genre vivait sous le prénom masculin Sven, avait été extradée mercredi de République tchèque vers une prison pour femmes dans la ville de Chemnitz, dans l'est de l'Allemagne. Mais la direction de l'établissement a finalement décidé que cette personne purgerait sa peine dans un établissement pénitentiaire pour hommes, a indiqué un porte-parole du ministère régional de la Justice. Elle a donc été transférée dès mercredi soir dans une prison située à Zeithain, dans la même région de Saxe. Marla-Svenja Liebich, 55 ans, est une figure de premier plan de la scène d'extrême droite en Allemagne de l'Est depuis des décennies. Elle avait disparu en août dernier après ne pas s'être présentée dans une prison pour femmes en Allemagne, où elle devait purger une peine d'un an et demi pour des infractions comprenant l'incitation à la haine raciale et la diffamation. Début avril, elle a été arrêtée en République tchèque, dont la justice a depuis validé la demande d'extradition vers l'Allemagne. Fin 2024, Sven Liebich avait enregistré un changement de genre en tant que femme, à la suite d'une réforme qui a facilité le changement de genre légal. Sa démarche a été largement perçue comme visant à ridiculiser la loi allemande sur l'autodétermination, entrée en vigueur en novembre 2024, et a suscité un débat sur le risque d'abus de la nouvelle législation. "Les astuces, les tromperies et les petites manœuvres ne sont jamais couronnées de succès dans un État de droit", a commenté jeudi la ministre régionale de la Justice, Constanze Geiert, dans une réaction envoyée aux médias. Elle juge "heureux" le fait la prison pour femmes de Chemnitz "ait rapidement fait toute la lumière et ne se soit pas laissée entraîner dans des mises en scène." En 2022, Sven Liebich avait perturbé une marche des fiertés LGBT+ dans l'est du pays, bastion de la mouvance néonazie comme de l'extrême droite allemande, qualifiant les participants de "parasites de la société", selon des militants. Après son arrivée au pouvoir l'an dernier, le gouvernement actuel d'Allemagne, dirigé par le chancelier conservateur Friedrich Merz, a annoncé qu'il réexaminerait cette loi. Mme Geiert, membre elle aussi du parti conservateur CDU, appelle à "réformer rapidement" la loi dans l'intérêt du système carcéral, de la justice mais aussi pour "protéger" l'identité des personnes transgenre.
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Marla-Svenja Liebich, qui avant d'enregistrer son changement de genre vivait sous le prénom masculin Sven, avait été extradée mercredi de République tchèque vers une prison pour femmes dans la ville de Chemnitz, dans l'est de l'Allemagne. Mais la direction de l'établissement a finalement décidé que cette personne purgerait sa peine dans un établissement pénitentiaire pour hommes, a indiqué un porte-parole du ministère régional de la Justice. Elle a donc été transférée dès mercredi soir dans une prison située à Zeithain, dans la même région de Saxe. Marla-Svenja Liebich, 55 ans, est une figure de premier plan de la scène d'extrême droite en Allemagne de l'Est depuis des décennies. Elle avait disparu en août dernier après ne pas s'être présentée dans une prison pour femmes en Allemagne, où elle devait purger une peine d'un an et demi pour des infractions comprenant l'incitation à la haine raciale et la diffamation. Début avril, elle a été arrêtée en République tchèque, dont la justice a depuis validé la demande d'extradition vers l'Allemagne. Fin 2024, Sven Liebich avait enregistré un changement de genre en tant que femme, à la suite d'une réforme qui a facilité le changement de genre légal. Sa démarche a été largement perçue comme visant à ridiculiser la loi allemande sur l'autodétermination, entrée en vigueur en novembre 2024, et a suscité un débat sur le risque d'abus de la nouvelle législation. "Les astuces, les tromperies et les petites manœuvres ne sont jamais couronnées de succès dans un État de droit", a commenté jeudi la ministre régionale de la Justice, Constanze Geiert, dans une réaction envoyée aux médias. Elle juge "heureux" le fait la prison pour femmes de Chemnitz "ait rapidement fait toute la lumière et ne se soit pas laissée entraîner dans des mises en scène." En 2022, Sven Liebich avait perturbé une marche des fiertés LGBT+ dans l'est du pays, bastion de la mouvance néonazie comme de l'extrême droite allemande, qualifiant les participants de "parasites de la société", selon des militants. Après son arrivée au pouvoir l'an dernier, le gouvernement actuel d'Allemagne, dirigé par le chancelier conservateur Friedrich Merz, a annoncé qu'il réexaminerait cette loi. Mme Geiert, membre elle aussi du parti conservateur CDU, appelle à "réformer rapidement" la loi dans l'intérêt du système carcéral, de la justice mais aussi pour "protéger" l'identité des personnes transgenre.

16.07.2026 à 10:41

Christophe DANSETTE
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Depuis son retour à la Maison Blanche, la fortune de Donald Trump a atteint des niveaux inédits, portée notamment par les cryptomonnaies. Si aucune illégalité n'a été établie, plusieurs enquêtes de presse alimentent les interrogations sur les liens entre ses intérêts privés et l'action de son administration.
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Depuis son retour à la Maison Blanche, la fortune de Donald Trump a atteint des niveaux inédits, portée notamment par les cryptomonnaies. Si aucune illégalité n'a été établie, plusieurs enquêtes de presse alimentent les interrogations sur les liens entre ses intérêts privés et l'action de son administration.

16.07.2026 à 10:23

FRANCE24
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Vu comme un réformateur de l'armée ukrainienne, tourné vers l'inclusion des nouvelles technologies sur le front pour épargner des vies de soldats, Mykhaïlo Fedorov, nommé à ce poste en janvier dernier, a déclaré mercredi soir qu'il quittait ses fonctions. Ce départ, vu comme un limogeage après l'annonce par le président Volodymyr Zelensky d'un remaniement gouvernemental, provoque de vives inquiétudes pour le futur des troupes ukrainiennes qui ont réussi ces derniers mois à mettre à l'arrêt l'élan russe sur le front et à accroître la pression sur Moscou par des frappes sur des cibles lointaines en Russie. A Kiev, des journalistes de l'AFP ont observé plusieurs centaines de personnes réunies sur une place du centre-ville, brandissant des drapeaux ukrainiens et européens et scandant "honte" et "rendez Fedorov", au lendemain de l'annonce de son départ. "L’objectif de Fedorov est que les gens se battent moins et que les drones se battent plus. Et il l’a prouvé, non pas avec des mots, mais avec des actes", a expliqué Margarita Grechko, une manifestante de 27 ans qui travaille dans la technologie militaire, à l'AFP. La démission entérinée mardi par le Parlement de la Première ministre Ioulia Svyrydenko, remerciée deux jours plus tôt par M. Zelensky, entraîne nécessairement le départ des ministres de son gouvernement. Si le remaniement n'est pas encore définitif, la perspective, ou la probabilité, que M. Fedorov ne soit pas reconduit dans ses fonctions a suscité la colère d'une partie de la population. "Pourquoi?" Selon les médias ukrainiens, des manifestations ont également eu lieu à Odessa (sud), Kharkiv (nord-est), Dnipro (centre-est) et Lviv (ouest), où une centaine de personnes se sont rassemblées. Les manifestants se sont réunis sur la même place que les rassemblements anticorruption qui ont secoué l'Ukraine l'été dernier, après un vaste scandale de corruption touchant l'entourage du président Zelensky. M. Fedorov "a mis au jour la corruption, les détournements de fonds, et il a commencé à agir; il ne se cachait pas et il n'était pas commode", estime Margarita Grechko. "Il a tout fait comme il fallait, alors pourquoi l'a-t-on écarté?" Le président ukrainien avait confié à ce jeune ministre de 35 ans la tâche d'insuffler une énergie nouvelle dans la machine de guerre de Kiev, qui lutte contre l'invasion russe depuis plus de quatre ans. M. Fedorov a passé une grande partie de la guerre à promouvoir les technologies de pointe, et notamment les drones, afin de pallier les pénuries de soldats, d'argent et de munitions. Parmi les manifestants, beaucoup brandissaient des pancartes contre le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, dont le conflit avec M. Fedorov est considéré par les médias ukrainiens, comme ayant déclenché ce limogeage. "C'est un boucher, les soldats se plaignent de lui; il mène réellement des assauts de chair à canon dans lesquels nos gens meurent tout simplement", estime Margarita Grechko auprès de l'AFP. L'Ukraine est fréquemment secouée par des scandales concernant la mobilisation des soldats ukrainiens ainsi que les méthodes de conduite de la guerre depuis le déclenchement de l'invasion à pleine échelle du pays par la Russie en février 2022. Démissions au ministère Pour beaucoup, M. Fedorov incarne le renouveau face à une armée que beaucoup accusent d'être ankylosée par la corruption et une bureaucratie héritée de l'Union soviétique. Dans le sillage du ministre de la Défense, le commandant en second de l'armée de l'air ukrainienne Pavlo Yelizarova lui aussi annoncé sa démission sur les réseaux sociaux, affirmant avoir rejoint les forces de défense en 2022 pour "gagner, plutôt que de se livrer à des gestes symboliques". La veille, c'était Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère, qui avait annoncé qu'il quittait également ses fonctions dans un message sur Telegram. "J’espère qu'aujourd’hui nous réussirons à maintenir Fedorov au poste de ministre de la Défense", explique Roman Vlada, un entrepreneur de 30 ans, à l'AFP. "Je pense que Zelensky a peur. Zelensky a peur des personnes efficaces." Aucune annonce n'a pour le moment été faite par le président Volodymyr Zelensky concernant un remplaçant à Mykhaïlo Fedorov, et sa démission n'a pas encore été votée par le Parlement ukrainien.
Texte intégral (737 mots)
Vu comme un réformateur de l'armée ukrainienne, tourné vers l'inclusion des nouvelles technologies sur le front pour épargner des vies de soldats, Mykhaïlo Fedorov, nommé à ce poste en janvier dernier, a déclaré mercredi soir qu'il quittait ses fonctions. Ce départ, vu comme un limogeage après l'annonce par le président Volodymyr Zelensky d'un remaniement gouvernemental, provoque de vives inquiétudes pour le futur des troupes ukrainiennes qui ont réussi ces derniers mois à mettre à l'arrêt l'élan russe sur le front et à accroître la pression sur Moscou par des frappes sur des cibles lointaines en Russie. A Kiev, des journalistes de l'AFP ont observé plusieurs centaines de personnes réunies sur une place du centre-ville, brandissant des drapeaux ukrainiens et européens et scandant "honte" et "rendez Fedorov", au lendemain de l'annonce de son départ. "L’objectif de Fedorov est que les gens se battent moins et que les drones se battent plus. Et il l’a prouvé, non pas avec des mots, mais avec des actes", a expliqué Margarita Grechko, une manifestante de 27 ans qui travaille dans la technologie militaire, à l'AFP. La démission entérinée mardi par le Parlement de la Première ministre Ioulia Svyrydenko, remerciée deux jours plus tôt par M. Zelensky, entraîne nécessairement le départ des ministres de son gouvernement. Si le remaniement n'est pas encore définitif, la perspective, ou la probabilité, que M. Fedorov ne soit pas reconduit dans ses fonctions a suscité la colère d'une partie de la population. "Pourquoi?" Selon les médias ukrainiens, des manifestations ont également eu lieu à Odessa (sud), Kharkiv (nord-est), Dnipro (centre-est) et Lviv (ouest), où une centaine de personnes se sont rassemblées. Les manifestants se sont réunis sur la même place que les rassemblements anticorruption qui ont secoué l'Ukraine l'été dernier, après un vaste scandale de corruption touchant l'entourage du président Zelensky. M. Fedorov "a mis au jour la corruption, les détournements de fonds, et il a commencé à agir; il ne se cachait pas et il n'était pas commode", estime Margarita Grechko. "Il a tout fait comme il fallait, alors pourquoi l'a-t-on écarté?" Le président ukrainien avait confié à ce jeune ministre de 35 ans la tâche d'insuffler une énergie nouvelle dans la machine de guerre de Kiev, qui lutte contre l'invasion russe depuis plus de quatre ans. M. Fedorov a passé une grande partie de la guerre à promouvoir les technologies de pointe, et notamment les drones, afin de pallier les pénuries de soldats, d'argent et de munitions. Parmi les manifestants, beaucoup brandissaient des pancartes contre le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky, dont le conflit avec M. Fedorov est considéré par les médias ukrainiens, comme ayant déclenché ce limogeage. "C'est un boucher, les soldats se plaignent de lui; il mène réellement des assauts de chair à canon dans lesquels nos gens meurent tout simplement", estime Margarita Grechko auprès de l'AFP. L'Ukraine est fréquemment secouée par des scandales concernant la mobilisation des soldats ukrainiens ainsi que les méthodes de conduite de la guerre depuis le déclenchement de l'invasion à pleine échelle du pays par la Russie en février 2022. Démissions au ministère Pour beaucoup, M. Fedorov incarne le renouveau face à une armée que beaucoup accusent d'être ankylosée par la corruption et une bureaucratie héritée de l'Union soviétique. Dans le sillage du ministre de la Défense, le commandant en second de l'armée de l'air ukrainienne Pavlo Yelizarova lui aussi annoncé sa démission sur les réseaux sociaux, affirmant avoir rejoint les forces de défense en 2022 pour "gagner, plutôt que de se livrer à des gestes symboliques". La veille, c'était Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère, qui avait annoncé qu'il quittait également ses fonctions dans un message sur Telegram. "J’espère qu'aujourd’hui nous réussirons à maintenir Fedorov au poste de ministre de la Défense", explique Roman Vlada, un entrepreneur de 30 ans, à l'AFP. "Je pense que Zelensky a peur. Zelensky a peur des personnes efficaces." Aucune annonce n'a pour le moment été faite par le président Volodymyr Zelensky concernant un remplaçant à Mykhaïlo Fedorov, et sa démission n'a pas encore été votée par le Parlement ukrainien.

16.07.2026 à 10:20

Pascale MARIANI
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Le 24 juin, deux séismes d'une rare violence ont frappé le Venezuela, à quelques secondes d'intervalle. L'État de La Guaira, sur la côte caraïbe, est le plus touché : en quelques secondes, des immeubles entiers se sont effondrés. Des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues. Alors que les secours manquent, ce sont les habitants eux-mêmes qui fouillent les décombres, à mains nues, pour tenter de retrouver leurs proches. Ils se surnomment les "taupes". Reportage : Pascale Mariani, Maxime Pluvinet, Juan Orozco, Dali Vargas 
Lire plus (90 mots)
Le 24 juin, deux séismes d'une rare violence ont frappé le Venezuela, à quelques secondes d'intervalle. L'État de La Guaira, sur la côte caraïbe, est le plus touché : en quelques secondes, des immeubles entiers se sont effondrés. Des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues. Alors que les secours manquent, ce sont les habitants eux-mêmes qui fouillent les décombres, à mains nues, pour tenter de retrouver leurs proches. Ils se surnomment les "taupes". Reportage : Pascale Mariani, Maxime Pluvinet, Juan Orozco, Dali Vargas 

16.07.2026 à 09:40

FRANCE 24
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La protection civile algérienne a indiqué jeudi qu'un incendie en cours dans un orphelinat de la commune de Mohammadia, située dans la banlieue d'Alger, a fait au moins 11 morts et 19 blessés. Le président algérien a déploré la mort de "plusieurs enfants" dans l'incendie. Les causes de ce feu ne sont pas encore connues.
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La protection civile algérienne a indiqué jeudi qu'un incendie en cours dans un orphelinat de la commune de Mohammadia, située dans la banlieue d'Alger, a fait au moins 11 morts et 19 blessés. Le président algérien a déploré la mort de "plusieurs enfants" dans l'incendie. Les causes de ce feu ne sont pas encore connues.
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