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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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04.02.2026 à 12:39

France: la lutte anti-cancer prête à continuer, avec quelques angles morts

FRANCE24
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"Il ne faut pas lâcher cet effort, il faut le renforcer", a déclaré mercredi le président Emmanuel Macron, annonçant "plus de 1,7 milliard d'euros investis sur cinq ans" pour financer le second volet du plan anti-cancer 2021-2030, dans une vidéo diffusée au début d'une journée organisée par l'Institut national du cancer (Inca). Soit un niveau semblable au budget alloué depuis cinq ans à cette "stratégie décennale". Celle-ci est l'héritière des plans cancer lancés dans les années 2000 sous la présidence de Jacques Chirac contre cette pathologie qui touche encore plus de 400.000 Français par an et reste la première cause de décès chez les hommes et la seconde chez les femmes après les maladies cardiovasculaires. L'actuel plan avait été lancé en 2021 par M. Macron, avec l'ambition de couvrir un large champ allant de la prévention à l'amélioration de la prise en charge des patients, en passant par l'accélération des dépistages et l'incitation à la recherche sur les cancers rares ou pédiatriques. La première moitié des années 2020 a vu la mise en place de mesures emblématiques: instauration d'une vaccination au collège contre le papillomavirus, à l'origine des cancers du col de l'utérus, ou généralisation de l'interdiction du tabac dans les lieux publics. Le programme des prochaines années reste largement dans la lignée des précédentes. Toujours coordonné par l'Inca, il a été présenté à grands traits ce mercredi, journée mondiale de lutte contre le cancer. Parmi les principales nouveautés, la création - officialisée fin 2025 - d'un registre national des cancers, destiné à mieux les connaître, les prévenir et les traiter. L'Inca va aussi expérimenter à partir de mars un dépistage du cancer du poumon, afin d'évaluer si cela vaut la peine de le généraliser à l'avenir aux côtés des cancers du sein, du col de l'utérus et colorectaux. Cette expérimentation doit inclure au cours des deux prochaines années 20.000 personnes, âgées de 50 à 74 ans, fumeurs ou ex-fumeurs depuis moins de 15 ans, dans au moins une dizaine de régions. "Continuité" L'institut assume parallèlement de "définir des priorités" en réduisant le nombre de mesures au programme pour se concentrer sur cinq publics: les jeunes, les personnes âgées, le monde du travail, les personnes handicapées et l'outre-mer. Mais dans l'ensemble, "on est dans la continuité", commente auprès de l'AFP le chercheur Manuel Rodrigues, vice-président de la Société française du cancer, qui salue notamment le maintien du niveau des financements. "C'est a priori une bonne nouvelle, j'avais la crainte que ce soit diminué", note M. Rodrigues, méfiant toutefois sur le financement du registre du cancer, un projet qu'il juge très utile mais probablement coûteux. Surtout, il s'interroge sur la manière concrète de mettre en oeuvre cette stratégie, en particulier sur la prévention, une préoccupation relayée par d'autres acteurs. "Il y a cinq ans, on disait déjà: +On va tout faire pour la prévention+... On n'a pas vu grand-chose sortir", renchérit Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer, se méfiant de simples "incantations". Et un regret exprimé par tous les interlocuteurs de l'AFP: la stratégie anti-cancer reste timide face à l'alcool, au regard des avancées enregistrées contre le tabac avec une baisse marquée de la consommation quotidienne depuis 2020. Alors que la sortie du tabac est clairement au programme de la stratégie, celle-ci ne retient, sur l'alcool, que l'objectif de lutter contre les "usages nocifs" en ne se concentrant que sur certaines populations: jeunes, femmes enceintes, alcoolodépendants... "Le risque de cancer se déclenche dès le premier verre: ça justifierait une politique d'information et de prévention en population générale, pas seulement les femmes enceintes et les jeunes", regrette l'addictologue Amine Benyamina, président de l'association Addictions France. Il déplore que la prévention en la matière soit "au point mort depuis trois ans", y voyant l'influence des lobbies du vin et de l'alcool.

04.02.2026 à 12:36

Dossiers Epstein : non le financier n’a pas inventé le bitcoin ou invité son créateur sur son île

Les Observateurs
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La publication des documents liés à l’affaire Epstein a donné lieu à de folles rumeurs sur le bitcoin : certains internautes affirment que le financier qui était incarcéré pour trafic sexuel serait l’inventeur de la cryptomonnaie. D’autres affirment qu’il aurait invité Satoshi Nakamoto, le véritable créateur du bitcoin, sur son île. Ces affirmations reposent sur des faux documents ou des emails interprétés de manière trompeuse.
Texte intégral (708 mots)
La publication des documents liés à l’affaire Epstein a donné lieu à de folles rumeurs sur le bitcoin : certains internautes affirment que le financier qui était incarcéré pour trafic sexuel serait l’inventeur de la cryptomonnaie. D’autres affirment qu’il aurait invité Satoshi Nakamoto, le véritable créateur du bitcoin, sur son île. Ces affirmations reposent sur des faux documents ou des emails interprétés de manière trompeuse.

04.02.2026 à 12:10

Libye : Seif al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, a été assassiné

FRANCE24
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Le parquet général à Tripoli a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur la mort la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant défunt Mouammar Kadhafi, et confirmé qu'il avait été tué par balle.
Texte intégral (708 mots)
Le parquet général à Tripoli a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur la mort la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant défunt Mouammar Kadhafi, et confirmé qu'il avait été tué par balle.

04.02.2026 à 12:05

Au procès pour viols du fils de la princesse de Norvège, une victime présumée suspecte avoir été droguée

FRANCE24
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Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon en 2001, M. Høiby doit répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences sur d'ex-compagnes. Le jeune homme de 29 ans conteste les accusations les plus graves, notamment les viols présumés, passibles au total de jusqu'à 16 ans de prison. Au deuxième jour du procès qui embarrasse la monarchie norvégienne, une première victime présumée a repris le témoignage entamé la veille sur le viol qu'elle aurait subi lors d'une after party. Les faits se seraient produits dans la nuit du 19 au 20 décembre 2018 dans la maison dont M. Høiby dispose sur le domaine de Skaugum où réside le couple princier, en dehors d'Oslo. Elle n'en a pris pleinement connaissance que des années plus tard lorsque, convoquée pour une audition par la police, cette dernière lui a montré des photos et vidéos incriminantes saisies chez l'accusé, et sur lesquelles elle semble inconsciente selon les enquêteurs. "Je n'y croyais pas. Je ne pouvais pas croire que Marius me ferait quelque chose comme ça. C'est une trahison et un choc", a-t-elle dit, en se remémorant le moment où ces documents lui ont été présentés. Lors de cette after party, après une brève relation sexuelle qu'elle dit avoir interrompue, elle aurait été victime d'un viol alors qu'elle n'était pas en état de résister, selon l'accusation. Elle-même ne se souvient pas de s'être endormie sur les lieux cette nuit-là, évoquant "un gros trou noir". Les photos et vidéos en cause n'ont pas été montrées aux médias qui ont aussi l'obligation de ne pas dévoiler l'identité de cette femme. "Regardez mon visage: est-ce que j'ai l'air consciente? On voit bien que je suis complètement inconsciente. On dirait même que je ne respire pas", a-t-elle dit mercredi au sujet des images. "Je soupçonne que j'ai peut-être ingéré quelque chose à mon insu", a-t-elle dit. "C'est ce que je crois, à 100%", a-t-elle répondu, à la question de savoir si elle pensait avoir été droguée. La défense a rétorqué qu'elle avait dit le contraire lors de son audition par la police, où elle aurait déclaré ne pas avoir eu le sentiment d'avoir été droguée. Versions opposées Les quatre viols supposés --dont l'un aurait été commis alors que M. Høiby était en vacances avec le prince Haakon dans les îles Lofoten en 2023-- ont tous eu lieu après des rapports consentis, souvent après des soirées arrosées alors que les victimes n'étaient pas en état de se défendre, selon l'accusation. La défense, de son côté, argue qu'il s'agissait à chaque fois de "relations sexuelles parfaitement normales et consenties". "C'est un milieu où la consommation de drogues est importante, pas seulement d'alcool, mais aussi de substances illégales comme la cocaïne et d'autres", a affirmé l'avocate de M. Høiby, Ellen Holager Andenæs, mardi. "Il ne faut pas non plus cacher le fait que le sexe occupe une place très importante dans ce qui se passe dans ce milieu", a-t-elle ajouté. M. Høiby doit normalement donner sa version des faits à 13H00 (12H00 GMT). Des doutes demeurent cependant sur sa capacité à venir à la barre. Mardi, il était apparu très agité, secouant nerveusement les mains et les jambes. "On va voir", a répondu l'un de ses avocats Petar Sekulic à son arrivée au tribunal mercredi, alors que la presse lui demandait si son client était prêt à s'exprimer. Ce scandale, le plus gros qui ait jamais éclaboussé la famille royale norvégienne, a terni l'image de l'institution dans le pays scandinave. Le couple princier n'assistera pas au procès hautement médiatisé et qui doit durer sept semaines. Le palais royal a confirmé mercredi que Mette-Marit repoussait "jusqu'à nouvel ordre" un voyage à l'étranger qu'elle avait prévu. Tiraillée entre ses rôles de mère et de future reine, la princesse mène déjà d'autres combats. Suite à la publication de nouveaux documents aux États-Unis, elle doit depuis ce week-end répondre de ses liens passés et apparemment étroits avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. A 52 ans, elle lutte aussi contre une maladie pulmonaire incurable qui risque de lui valoir bientôt une transplantation périlleuse.
Texte intégral (751 mots)
Né d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon en 2001, M. Høiby doit répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences sur d'ex-compagnes. Le jeune homme de 29 ans conteste les accusations les plus graves, notamment les viols présumés, passibles au total de jusqu'à 16 ans de prison. Au deuxième jour du procès qui embarrasse la monarchie norvégienne, une première victime présumée a repris le témoignage entamé la veille sur le viol qu'elle aurait subi lors d'une after party. Les faits se seraient produits dans la nuit du 19 au 20 décembre 2018 dans la maison dont M. Høiby dispose sur le domaine de Skaugum où réside le couple princier, en dehors d'Oslo. Elle n'en a pris pleinement connaissance que des années plus tard lorsque, convoquée pour une audition par la police, cette dernière lui a montré des photos et vidéos incriminantes saisies chez l'accusé, et sur lesquelles elle semble inconsciente selon les enquêteurs. "Je n'y croyais pas. Je ne pouvais pas croire que Marius me ferait quelque chose comme ça. C'est une trahison et un choc", a-t-elle dit, en se remémorant le moment où ces documents lui ont été présentés. Lors de cette after party, après une brève relation sexuelle qu'elle dit avoir interrompue, elle aurait été victime d'un viol alors qu'elle n'était pas en état de résister, selon l'accusation. Elle-même ne se souvient pas de s'être endormie sur les lieux cette nuit-là, évoquant "un gros trou noir". Les photos et vidéos en cause n'ont pas été montrées aux médias qui ont aussi l'obligation de ne pas dévoiler l'identité de cette femme. "Regardez mon visage: est-ce que j'ai l'air consciente? On voit bien que je suis complètement inconsciente. On dirait même que je ne respire pas", a-t-elle dit mercredi au sujet des images. "Je soupçonne que j'ai peut-être ingéré quelque chose à mon insu", a-t-elle dit. "C'est ce que je crois, à 100%", a-t-elle répondu, à la question de savoir si elle pensait avoir été droguée. La défense a rétorqué qu'elle avait dit le contraire lors de son audition par la police, où elle aurait déclaré ne pas avoir eu le sentiment d'avoir été droguée. Versions opposées Les quatre viols supposés --dont l'un aurait été commis alors que M. Høiby était en vacances avec le prince Haakon dans les îles Lofoten en 2023-- ont tous eu lieu après des rapports consentis, souvent après des soirées arrosées alors que les victimes n'étaient pas en état de se défendre, selon l'accusation. La défense, de son côté, argue qu'il s'agissait à chaque fois de "relations sexuelles parfaitement normales et consenties". "C'est un milieu où la consommation de drogues est importante, pas seulement d'alcool, mais aussi de substances illégales comme la cocaïne et d'autres", a affirmé l'avocate de M. Høiby, Ellen Holager Andenæs, mardi. "Il ne faut pas non plus cacher le fait que le sexe occupe une place très importante dans ce qui se passe dans ce milieu", a-t-elle ajouté. M. Høiby doit normalement donner sa version des faits à 13H00 (12H00 GMT). Des doutes demeurent cependant sur sa capacité à venir à la barre. Mardi, il était apparu très agité, secouant nerveusement les mains et les jambes. "On va voir", a répondu l'un de ses avocats Petar Sekulic à son arrivée au tribunal mercredi, alors que la presse lui demandait si son client était prêt à s'exprimer. Ce scandale, le plus gros qui ait jamais éclaboussé la famille royale norvégienne, a terni l'image de l'institution dans le pays scandinave. Le couple princier n'assistera pas au procès hautement médiatisé et qui doit durer sept semaines. Le palais royal a confirmé mercredi que Mette-Marit repoussait "jusqu'à nouvel ordre" un voyage à l'étranger qu'elle avait prévu. Tiraillée entre ses rôles de mère et de future reine, la princesse mène déjà d'autres combats. Suite à la publication de nouveaux documents aux États-Unis, elle doit depuis ce week-end répondre de ses liens passés et apparemment étroits avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. A 52 ans, elle lutte aussi contre une maladie pulmonaire incurable qui risque de lui valoir bientôt une transplantation périlleuse.

04.02.2026 à 12:05

Les députés valident en commission la création d'un "droit à l'aide à mourir"

FRANCE24
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L'article 2, central, de la proposition de loi, adopté à main levée en commission des Affaires sociales, a été légèrement réécrit par rapport au texte précédemment adopté par l'Assemblée, via un amendement des rapporteurs. Qualifié de "rédactionnel" par la corapporteure Brigitte Liso (Renaissance,) cet amendement "vise à tirer les conséquences de l'introduction du droit à l'aide à mourir lors de la première lecture", a-t-elle expliqué. Le nouveau texte prévoit que "le droit à l'aide à mourir est le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d'être autorisée à recourir à une substance létale et accompagnée, dans les conditions prévues" par la loi, "afin qu'elle se l'administre ou, lorsqu'elle n'est physiquement pas en mesure de le faire, qu'elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier". L'article prévoit également que "les personnes qui concourent à l'exercice du droit à l'aide à mourir" dans les conditions prévues par la loi ne sont "pas pénalement responsables". Les débats ont, comme en première lecture, à nouveau tourné autour de la question sémantique. Les opposants au texte, qui dénoncent une "rupture anthropologique" ou encore "une bascule de civilisation", plaident pour que le terme "aide à mourir" soit remplacé par les mots euthanasie et suicide assisté. "L'expression aide à mourir est par nature euphémisante. Elle atténue la portée de ce qui est en cause et tend à masquer la réalité des actes envisagés", a critiqué la députée Renaissance Annie Vidal. L'auteur du texte, le député Olivier Falorni (groupe MoDem), a de nouveau justifié sa position: le terme d'euthanasie "a été souillé par l'histoire, par l'usage qu'en a fait le régime nazi", et celui de suicide assisté "introduit une confusion entre le combat que nous devons mener en faveur de la prévention du suicide", a-t-il argumenté.
Lire plus (315 mots)
L'article 2, central, de la proposition de loi, adopté à main levée en commission des Affaires sociales, a été légèrement réécrit par rapport au texte précédemment adopté par l'Assemblée, via un amendement des rapporteurs. Qualifié de "rédactionnel" par la corapporteure Brigitte Liso (Renaissance,) cet amendement "vise à tirer les conséquences de l'introduction du droit à l'aide à mourir lors de la première lecture", a-t-elle expliqué. Le nouveau texte prévoit que "le droit à l'aide à mourir est le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d'être autorisée à recourir à une substance létale et accompagnée, dans les conditions prévues" par la loi, "afin qu'elle se l'administre ou, lorsqu'elle n'est physiquement pas en mesure de le faire, qu'elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier". L'article prévoit également que "les personnes qui concourent à l'exercice du droit à l'aide à mourir" dans les conditions prévues par la loi ne sont "pas pénalement responsables". Les débats ont, comme en première lecture, à nouveau tourné autour de la question sémantique. Les opposants au texte, qui dénoncent une "rupture anthropologique" ou encore "une bascule de civilisation", plaident pour que le terme "aide à mourir" soit remplacé par les mots euthanasie et suicide assisté. "L'expression aide à mourir est par nature euphémisante. Elle atténue la portée de ce qui est en cause et tend à masquer la réalité des actes envisagés", a critiqué la députée Renaissance Annie Vidal. L'auteur du texte, le député Olivier Falorni (groupe MoDem), a de nouveau justifié sa position: le terme d'euthanasie "a été souillé par l'histoire, par l'usage qu'en a fait le régime nazi", et celui de suicide assisté "introduit une confusion entre le combat que nous devons mener en faveur de la prévention du suicide", a-t-il argumenté.

04.02.2026 à 12:01

Frappes israéliennes meurtrières à Gaza, le poste frontalier de Rafah entrouvert

FRANCE24
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La Défense civile de Gaza, organisme de premiers secours placé sous l'autorité du Hamas, a annoncé que 17 Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants, avaient été tués tôt mercredi par des frappes aériennes ou tirs d'artillerie israéliens sur le nord et le sud du territoire. L'armée israélienne a affirmé avoir mené des "frappes précises" avec l'aviation et des blindés, après que des "terroristes ont ouvert le feu" sur les soldats et blessé grièvement un officier. Selon l'armée, l'incident s'est produit dans le nord de la bande de Gaza, près de la Ligne jaune, qui marque le retrait israélien d'environ la moitié du territoire aux termes de la première phase du plan de Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre. En dépit d'un cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas, les violences meurtrières se poursuivent quotidiennement. Dans le nord, 14 morts et des dizaines de blessés ont été transportés à l'hôpital al-Chifa de Gaza-ville, a déclaré son directeur, Mohammed Abu Salmiya, qui a dénoncé "une situation extrêmement difficile dans les hôpitaux du territoire, en raison des graves pénuries de médicaments et d'équipements". Trois autres corps ont été transportés à l'hôpital Nasser de Khan Younès après des frappes qui ont touché des tentes et des maisons dans ce secteur du sud de Gaza, selon la Défense civile. Le 31 janvier, des frappes israéliennes avaient fait 32 morts, selon la Défense civile, lors de l'une des journées les plus meurtrières depuis le début de la trêve. L'armée israélienne avait affirmé avoir riposté à des violations du cessez-le-feu. "Retrouver mon pays" Dans ce contexte de trêve très précaire et sous forte pression américaine, Israël avait accepté de rouvrir très partiellement lundi le passage de Rafah, seul accès au monde extérieur pour le territoire assiégé par Israël depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023. Cette réouverture a permis jusqu'à présent le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Gaza dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte, accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Pendant la nuit de mardi à mercredi, un autocar transportant des Palestiniens de retour d'Egypte via Rafah est arrivé à Khan Younès, selon des images de l'AFP. Des femmes et des enfants en sont descendus, accueillis par leurs proches impatients de les serrer dans leurs bras. "Je ne peux décrire ce que je ressens", a confié une Palestinienne, Fariza Barabakh. "Je suis si heureuse de retrouver mon mari, mes enfants, ma famille, mes bien-aimés, et bien sûr, retrouver mon pays". "Le sentiment d'appartenir à une terre est plus important que tout autre", a-t-elle ajouté. Le passage de Rafah, fermé depuis que l'armée israélienne en avait pris le contrôle du côté palestinien en mai 2024, devait rouvrir, aux termes du plan Trump, une fois les derniers otages retenus à Gaza libérés. Les autorités israéliennes n'ont accepté pour l'heure qu'un passage très limité, sous des conditions très strictes, pour les habitants du territoire souhaitant rentrer d'Egypte, mais pas l'ouverture totale réclamée par les organisations humanitaires pour permettre une entrée massive de l'aide internationale. Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 523 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l'armée israélienne a annoncé avoir perdu quatre soldats.
Texte intégral (627 mots)
La Défense civile de Gaza, organisme de premiers secours placé sous l'autorité du Hamas, a annoncé que 17 Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants, avaient été tués tôt mercredi par des frappes aériennes ou tirs d'artillerie israéliens sur le nord et le sud du territoire. L'armée israélienne a affirmé avoir mené des "frappes précises" avec l'aviation et des blindés, après que des "terroristes ont ouvert le feu" sur les soldats et blessé grièvement un officier. Selon l'armée, l'incident s'est produit dans le nord de la bande de Gaza, près de la Ligne jaune, qui marque le retrait israélien d'environ la moitié du territoire aux termes de la première phase du plan de Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre. En dépit d'un cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas, les violences meurtrières se poursuivent quotidiennement. Dans le nord, 14 morts et des dizaines de blessés ont été transportés à l'hôpital al-Chifa de Gaza-ville, a déclaré son directeur, Mohammed Abu Salmiya, qui a dénoncé "une situation extrêmement difficile dans les hôpitaux du territoire, en raison des graves pénuries de médicaments et d'équipements". Trois autres corps ont été transportés à l'hôpital Nasser de Khan Younès après des frappes qui ont touché des tentes et des maisons dans ce secteur du sud de Gaza, selon la Défense civile. Le 31 janvier, des frappes israéliennes avaient fait 32 morts, selon la Défense civile, lors de l'une des journées les plus meurtrières depuis le début de la trêve. L'armée israélienne avait affirmé avoir riposté à des violations du cessez-le-feu. "Retrouver mon pays" Dans ce contexte de trêve très précaire et sous forte pression américaine, Israël avait accepté de rouvrir très partiellement lundi le passage de Rafah, seul accès au monde extérieur pour le territoire assiégé par Israël depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023. Cette réouverture a permis jusqu'à présent le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Gaza dans les deux sens, essentiellement des malades ou blessés évacués vers l'Egypte, accompagnés de leurs proches, ou des habitants de retour après avoir reçu des soins. Pendant la nuit de mardi à mercredi, un autocar transportant des Palestiniens de retour d'Egypte via Rafah est arrivé à Khan Younès, selon des images de l'AFP. Des femmes et des enfants en sont descendus, accueillis par leurs proches impatients de les serrer dans leurs bras. "Je ne peux décrire ce que je ressens", a confié une Palestinienne, Fariza Barabakh. "Je suis si heureuse de retrouver mon mari, mes enfants, ma famille, mes bien-aimés, et bien sûr, retrouver mon pays". "Le sentiment d'appartenir à une terre est plus important que tout autre", a-t-elle ajouté. Le passage de Rafah, fermé depuis que l'armée israélienne en avait pris le contrôle du côté palestinien en mai 2024, devait rouvrir, aux termes du plan Trump, une fois les derniers otages retenus à Gaza libérés. Les autorités israéliennes n'ont accepté pour l'heure qu'un passage très limité, sous des conditions très strictes, pour les habitants du territoire souhaitant rentrer d'Egypte, mais pas l'ouverture totale réclamée par les organisations humanitaires pour permettre une entrée massive de l'aide internationale. Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, au moins 523 personnes ont été tuées par des frappes israéliennes depuis le 10 octobre, tandis que l'armée israélienne a annoncé avoir perdu quatre soldats.

04.02.2026 à 11:59

Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier

FRANCE24
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Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg. En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat. Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué. Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%). Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics. Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert. "Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds. "La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre. Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.
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Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg. En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat. Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué. Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%). Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics. Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert. "Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds. "La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre. Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.

04.02.2026 à 11:57

A Sanary-sur-Mer, le traumatisme après l'agression d'une enseignante en classe

FRANCE24
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L'élève en question, âgé de 14 ans, est toujours en garde à vue et l'enquête se penche sur son profil et son cadre familial. Dans ce collège de 500 élèves, réputé calme, situé sur une avenue bordée d'oliviers, parsemée de petits pavillons, une vingtaine de policiers veillaient. Mercredi, les cours sont annulés mais des cellules psychologiques sont en place pour élèves et enseignants. Ils reprendront jeudi. Emilie Prigent, mère d'une élève de 6e explique qu'au départ sa fille a tenu bon avant de "s'effondrer en pleurs" en rentrant. Alors ce matin, elle vient prendre conseil. "A mes parents, je leur ai dit que je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j'ai vu que ma prof s'est fait poignarder, qu'elle est en sang dans la salle, et que maintenant, je suis traumatisé", explique de son côté un élève de 5e de 13 ans. "Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule, mais j'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête", déclare le collégien vêtu d'une grosse doudoune noire. Avant d'admettre: maintenant, "je ne me sens plus trop en sécurité dans cet établissement". Il a décrit une enseignante "très stricte mais elle était gentille et ça se voyait". Comment "éradiquer ce fléau" ? Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui était toujours sur place mercredi matin a précisé que sa situation restait "très préoccupante à l'hôpital, même si son état a été stabilisé". Toujours en garde à vue du chef de "tentative d'assassinat", le jeune garçon a été décrit comme "peu loquace" par le procureur de la République Raphaël Balland qui a évoqué "des tensions avec cette professeure ces derniers temps" et écarté à ce stade "toute connotation religieuse ou politique". Une nouvelle communication du parquet est attendue en fin de matinée. "Un signalement avait été effectué en mars" par le collège à la suite "de suspicions de violences commises par les parents" sur sa jeune soeur. L'enquête avait été classée sans suite mais une mesure d'assistance éducative avait été ordonnée en septembre. Un rendez-vous avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) devait avoir lieu le 5 février, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin interrogé sur RTL. Mais "quatre mois pour avoir rendez-vous avec la PJJ (...) c'est trop long", a-t-il admis. Le ministre de l'Education nationale s'est lui dit "très ému et puis très en colère aussi parce que ce n'est pas acceptable". Il a insisté sur la nécessité de travailler "collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation, à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle". "Il y a vraiment la nécessité d'une politique éducative ambitieuse, parce qu'on sait que le traitement de ces situations ne pourra pas se réduire à des réponses uniquement sécuritaires", avait déclaré mercredi soir à l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées . Ces derniers mois, une série d'agressions au couteau ont secoué la communauté éducative: en septembre, une enseignante avait été agressée dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin). A Antibes (Alpes-Maritimes), un ancien élève avait blessé au couteau un élève ainsi qu'une professeure dans un lycée horticole. En juin, une surveillante avait été tuée à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d'une fouille de sac par des policiers. En avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans à Nantes.
Texte intégral (614 mots)
L'élève en question, âgé de 14 ans, est toujours en garde à vue et l'enquête se penche sur son profil et son cadre familial. Dans ce collège de 500 élèves, réputé calme, situé sur une avenue bordée d'oliviers, parsemée de petits pavillons, une vingtaine de policiers veillaient. Mercredi, les cours sont annulés mais des cellules psychologiques sont en place pour élèves et enseignants. Ils reprendront jeudi. Emilie Prigent, mère d'une élève de 6e explique qu'au départ sa fille a tenu bon avant de "s'effondrer en pleurs" en rentrant. Alors ce matin, elle vient prendre conseil. "A mes parents, je leur ai dit que je ne me sentais vraiment pas bien depuis que j'ai vu que ma prof s'est fait poignarder, qu'elle est en sang dans la salle, et que maintenant, je suis traumatisé", explique de son côté un élève de 5e de 13 ans. "Je me sens déjà éventuellement mieux grâce à la cellule, mais j'ai toujours mon cerveau qui me remet les images en tête", déclare le collégien vêtu d'une grosse doudoune noire. Avant d'admettre: maintenant, "je ne me sens plus trop en sécurité dans cet établissement". Il a décrit une enseignante "très stricte mais elle était gentille et ça se voyait". Comment "éradiquer ce fléau" ? Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, qui était toujours sur place mercredi matin a précisé que sa situation restait "très préoccupante à l'hôpital, même si son état a été stabilisé". Toujours en garde à vue du chef de "tentative d'assassinat", le jeune garçon a été décrit comme "peu loquace" par le procureur de la République Raphaël Balland qui a évoqué "des tensions avec cette professeure ces derniers temps" et écarté à ce stade "toute connotation religieuse ou politique". Une nouvelle communication du parquet est attendue en fin de matinée. "Un signalement avait été effectué en mars" par le collège à la suite "de suspicions de violences commises par les parents" sur sa jeune soeur. L'enquête avait été classée sans suite mais une mesure d'assistance éducative avait été ordonnée en septembre. Un rendez-vous avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) devait avoir lieu le 5 février, selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin interrogé sur RTL. Mais "quatre mois pour avoir rendez-vous avec la PJJ (...) c'est trop long", a-t-il admis. Le ministre de l'Education nationale s'est lui dit "très ému et puis très en colère aussi parce que ce n'est pas acceptable". Il a insisté sur la nécessité de travailler "collectivement et sans idéologie, sans instrumentalisation, à une réponse qui nous permette d'éradiquer ce fléau de la violence interpersonnelle". "Il y a vraiment la nécessité d'une politique éducative ambitieuse, parce qu'on sait que le traitement de ces situations ne pourra pas se réduire à des réponses uniquement sécuritaires", avait déclaré mercredi soir à l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées . Ces derniers mois, une série d'agressions au couteau ont secoué la communauté éducative: en septembre, une enseignante avait été agressée dans un collège de Benfeld (Bas-Rhin). A Antibes (Alpes-Maritimes), un ancien élève avait blessé au couteau un élève ainsi qu'une professeure dans un lycée horticole. En juin, une surveillante avait été tuée à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d'une fouille de sac par des policiers. En avril, un lycéen a tué une adolescente de 15 ans à Nantes.

04.02.2026 à 11:56

Détentions secrètes, soignants arrêtés : en Iran, plus de 50 000 arrestations selon les ONG

Bahar MAKOOI
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Détentions dans des "entrepôts secrets", disparitions forcées … La répression se poursuit en Iran et suscite une inquiétude croissante au sein des organisations de défense des droits humains sur le sort des manifestants arrêtés, plus particulièrement encore dans les provinces iraniennes.
Texte intégral (614 mots)
Détentions dans des "entrepôts secrets", disparitions forcées … La répression se poursuit en Iran et suscite une inquiétude croissante au sein des organisations de défense des droits humains sur le sort des manifestants arrêtés, plus particulièrement encore dans les provinces iraniennes.

04.02.2026 à 11:55

Libye : Saïf al-Islam Kadhafi tué chez lui par un "commando de personnes"

Meriem AMELLAL
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Le controversé fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, est décédé. La mort de Saïf al-Islam Kadhafi a été confirmée par des proches et par son avocat sur notre antenne arabophone. 
Texte intégral (614 mots)
Le controversé fils de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, est décédé. La mort de Saïf al-Islam Kadhafi a été confirmée par des proches et par son avocat sur notre antenne arabophone. 

04.02.2026 à 11:45

Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein

FRANCE24
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L'opposition conservatrice veut contraindre le chef du gouvernement travailliste à publier tous les documents liés à la nomination de Mandelson et aux conditions de sa révocation, en septembre 2025, après seulement sept mois à Washington. Le gouvernement s'est dit prêt à dévoiler des informations, à l'exception de celles qui pourraient "être préjudiciables à la sécurité nationale ou aux relations internationales". Les députés britanniques pourraient être appelés à voter sur la publication de ces documents et contester les exceptions proposées. Pour Keir Starmer, déjà impopulaire, le scandale entourant Peter Mandelson est une épreuve supplémentaire, qui suscite le mécontentement au sein même du Labour. Figure du parti travailliste, artisan avec Tony Blair du New Labour, plusieurs fois ministre, ancien commissaire européen, Peter Mandelson, 72 ans, est un homme d'influence qui a toujours su rebondir. Jusqu'à ce que son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019, finisse par le faire tomber. Des documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice font maintenant soupçonner qu'il ait divulgué au financier américain des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre du Commerce dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010. La police a ouvert mardi une enquête pénale le visant, peu après que Gordon Brown lui ait transmis des informations sur ce qu'il a qualifié d'"acte inexcusable et antipatriotique" de la part de Mandelson. "Sordide affaire" Mandelson a quitté le parti travailliste dimanche soir, puis la Chambre des Lords mercredi. Il n'a pas commenté les dernières révélations. Dimanche, il avait en revanche indiqué n'avoir "ni trace, ni souvenir" de versements d'un total de 75.000 dollars (63.200 euros) de la part du financier américain en 2003 et 2004, comme l'indiquent des relevés bancaires publiés dans le cadre du dossier Epstein. Il avait également assuré ne pas savoir qui était la femme à ses côtés sur une photo le montrant en t-shirt et caleçon, publiée dans le même cadre. En janvier, dans une interview à la BBC, Mandelson avait fini par s'excuser auprès des "femmes et filles qui ont souffert" des agissements d'Epstein, reconnaissant avoir eu tort d'avoir maintenu ses liens avec le criminel sexuel après la condamnation de ce dernier en Floride en 2008 pour recours à des prostituées mineures. L'ancien ministre avait auparavant assuré avoir été "tenu à l'écart", en raison de son homosexualité, des agissements sexuels du financier, qui recrutait des jeunes filles mineures pour les exploiter. Peter Mandelson avait été démis de ses fonctions d'ambassadeur à la suite de précédentes révélations, notamment une lettre qu'il avait écrite pour les 50 ans d'Epstein dans lequel il disait le considérer comme son "meilleur ami". En annonçant sa révocation, le gouvernement avait alors assuré que "l'étendue des relations de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein" n'était pas connue au moment de sa nomination. Mais Keir Starmer est désormais sous pression pour en apporter la preuve. "Cette dissimulation a trop duré", a dénoncé mercredi la cheffe des Tories, Kemi Badenoch sur X. "Aujourd'hui, les députés ont le choix: soutenir nos efforts pour révéler la vérité sur la manière dont Mandelson a été nommé ambassadeur et les raisons de cette nomination malgré ses liens avec le pédophile Epstein; ou aider Starmer et (son chef de cabinet) Morgan McSweeney à échapper à l'examen minutieux de cette sordide affaire".
Texte intégral (586 mots)
L'opposition conservatrice veut contraindre le chef du gouvernement travailliste à publier tous les documents liés à la nomination de Mandelson et aux conditions de sa révocation, en septembre 2025, après seulement sept mois à Washington. Le gouvernement s'est dit prêt à dévoiler des informations, à l'exception de celles qui pourraient "être préjudiciables à la sécurité nationale ou aux relations internationales". Les députés britanniques pourraient être appelés à voter sur la publication de ces documents et contester les exceptions proposées. Pour Keir Starmer, déjà impopulaire, le scandale entourant Peter Mandelson est une épreuve supplémentaire, qui suscite le mécontentement au sein même du Labour. Figure du parti travailliste, artisan avec Tony Blair du New Labour, plusieurs fois ministre, ancien commissaire européen, Peter Mandelson, 72 ans, est un homme d'influence qui a toujours su rebondir. Jusqu'à ce que son amitié avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019, finisse par le faire tomber. Des documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice font maintenant soupçonner qu'il ait divulgué au financier américain des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre du Commerce dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010. La police a ouvert mardi une enquête pénale le visant, peu après que Gordon Brown lui ait transmis des informations sur ce qu'il a qualifié d'"acte inexcusable et antipatriotique" de la part de Mandelson. "Sordide affaire" Mandelson a quitté le parti travailliste dimanche soir, puis la Chambre des Lords mercredi. Il n'a pas commenté les dernières révélations. Dimanche, il avait en revanche indiqué n'avoir "ni trace, ni souvenir" de versements d'un total de 75.000 dollars (63.200 euros) de la part du financier américain en 2003 et 2004, comme l'indiquent des relevés bancaires publiés dans le cadre du dossier Epstein. Il avait également assuré ne pas savoir qui était la femme à ses côtés sur une photo le montrant en t-shirt et caleçon, publiée dans le même cadre. En janvier, dans une interview à la BBC, Mandelson avait fini par s'excuser auprès des "femmes et filles qui ont souffert" des agissements d'Epstein, reconnaissant avoir eu tort d'avoir maintenu ses liens avec le criminel sexuel après la condamnation de ce dernier en Floride en 2008 pour recours à des prostituées mineures. L'ancien ministre avait auparavant assuré avoir été "tenu à l'écart", en raison de son homosexualité, des agissements sexuels du financier, qui recrutait des jeunes filles mineures pour les exploiter. Peter Mandelson avait été démis de ses fonctions d'ambassadeur à la suite de précédentes révélations, notamment une lettre qu'il avait écrite pour les 50 ans d'Epstein dans lequel il disait le considérer comme son "meilleur ami". En annonçant sa révocation, le gouvernement avait alors assuré que "l'étendue des relations de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein" n'était pas connue au moment de sa nomination. Mais Keir Starmer est désormais sous pression pour en apporter la preuve. "Cette dissimulation a trop duré", a dénoncé mercredi la cheffe des Tories, Kemi Badenoch sur X. "Aujourd'hui, les députés ont le choix: soutenir nos efforts pour révéler la vérité sur la manière dont Mandelson a été nommé ambassadeur et les raisons de cette nomination malgré ses liens avec le pédophile Epstein; ou aider Starmer et (son chef de cabinet) Morgan McSweeney à échapper à l'examen minutieux de cette sordide affaire".

04.02.2026 à 11:31

Affaire Epstein: transparence totale ?

Raphael KAHANE
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En mettant plus de trois millions de documents à la disposition du public, le ministère américain de la Justice fait-il toute la transparence sur les turpitudes de Jeffrey Epstein et des personnalités qui gravitaient autour de lui ou noie-t-il les vraies responsabilités pour qu'elles passent inaperçues ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Anne Corpet.
Texte intégral (586 mots)
En mettant plus de trois millions de documents à la disposition du public, le ministère américain de la Justice fait-il toute la transparence sur les turpitudes de Jeffrey Epstein et des personnalités qui gravitaient autour de lui ou noie-t-il les vraies responsabilités pour qu'elles passent inaperçues ? On va plus loin avec Patricia Allémonière et Anne Corpet.

04.02.2026 à 11:31

Vincent Bolloré convoqué par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public

FRANCE24
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"Je vais convoquer Vincent Bolloré", a déclaré le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus sur la chaîne publique franceinfo. Cette audition est, selon lui, prévue au cours des deux dernières semaines de février. "Je ne convoque pas Vincent Bolloré parce qu'il est propriétaire de médias d'audiovisuel privé", mais "parce qu'il est un des actionnaires majoritaires de Banijay", importante société de production qui fournit des émissions au service public comme au privé, a pris soin de souligner M. Patrier-Leitus. Relancé sur le cas Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l'antenne de CNews, le député a répondu: "Ça sera l'occasion pour Vincent Bolloré de s'en expliquer. Je l'interrogerai là-dessus". "Je suis exigeant avec l'audiovisuel public et, s'il y a des manquements, des dysfonctionnements, dans l'audiovisuel public, je le dis, mais je le dis aussi sur l'audiovisuel privé", a-t-il argumenté, en jugeant le maintien de M. Morandini à l'antenne "pas normal". "Que diraient les membres de cette commission d'enquête si un présentateur de l'audiovisuel public était condamné définitivement pour corruption de mineurs et maintenu à l'antenne par les dirigeants de France Télévisions ou Radio France ? Moi je n'ai pas d'indignation à géométrie variable", a conclu M. Patrier-Leitus. CNews appartient au groupe Canal+, dont M. Bolloré est l'actionnaire de référence. Le maintien de M. Morandini à l'antenne malgré sa condamnation a suscité de vifs débats au sein de la chaîne. Trois de ses figures, Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont pris leurs distances avec ce maintien. Dimanche, Philippe de Villiers, qui anime une émission sur CNews, et le Journal du Dimanche, autre média de la galaxie Bolloré, ont à leur tour marqué leur désapprobation quant au maintien à l'antenne de M. Morandini. Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. En outre, l'animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend définitive.
Lire plus (359 mots)
"Je vais convoquer Vincent Bolloré", a déclaré le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus sur la chaîne publique franceinfo. Cette audition est, selon lui, prévue au cours des deux dernières semaines de février. "Je ne convoque pas Vincent Bolloré parce qu'il est propriétaire de médias d'audiovisuel privé", mais "parce qu'il est un des actionnaires majoritaires de Banijay", importante société de production qui fournit des émissions au service public comme au privé, a pris soin de souligner M. Patrier-Leitus. Relancé sur le cas Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs mais maintenu malgré cela à l'antenne de CNews, le député a répondu: "Ça sera l'occasion pour Vincent Bolloré de s'en expliquer. Je l'interrogerai là-dessus". "Je suis exigeant avec l'audiovisuel public et, s'il y a des manquements, des dysfonctionnements, dans l'audiovisuel public, je le dis, mais je le dis aussi sur l'audiovisuel privé", a-t-il argumenté, en jugeant le maintien de M. Morandini à l'antenne "pas normal". "Que diraient les membres de cette commission d'enquête si un présentateur de l'audiovisuel public était condamné définitivement pour corruption de mineurs et maintenu à l'antenne par les dirigeants de France Télévisions ou Radio France ? Moi je n'ai pas d'indignation à géométrie variable", a conclu M. Patrier-Leitus. CNews appartient au groupe Canal+, dont M. Bolloré est l'actionnaire de référence. Le maintien de M. Morandini à l'antenne malgré sa condamnation a suscité de vifs débats au sein de la chaîne. Trois de ses figures, Sonia Mabrouk, Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont pris leurs distances avec ce maintien. Dimanche, Philippe de Villiers, qui anime une émission sur CNews, et le Journal du Dimanche, autre média de la galaxie Bolloré, ont à leur tour marqué leur désapprobation quant au maintien à l'antenne de M. Morandini. Le 14 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. En outre, l'animateur a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend définitive.

04.02.2026 à 11:22

Libye : ouverture d'une enquête sur la mort de Seif al-Islam Kadhafi

FRANCE 24
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Après la confirmation de la mort par balle la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dictateur défunt Mouammar Kadhafi, le parquet général à Tripoli a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête pour tenter d'identifier et de retrouver les suspects de l'assassinat.
Lire plus (359 mots)
Après la confirmation de la mort par balle la veille de Seif al-Islam Kadhafi, fils du dictateur défunt Mouammar Kadhafi, le parquet général à Tripoli a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête pour tenter d'identifier et de retrouver les suspects de l'assassinat.

04.02.2026 à 11:13

Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées

FRANCE24
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Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie, mais les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.
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Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie, mais les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.
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