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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

01.01.2026 à 22:22

L'offensive de Trump contre l'Obamacare fait exploser le prix des assurances santé

Mehdi BOUZOUINA
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La non-reconduction des subventions renforcées de l’Obamacare, mises en place pendant la pandémie de Covid-19, menace l’accès à l’assurance santé de plus de 20 millions d’Américains. Au cœur d’un bras de fer politique au Congrès, ce choix défendu par les républicains et acté sous l’administration Trump entraîne une hausse brutale des tarifs – déjà très élevés – des assurances, au moment même où les nouveaux contrats annuels entrent en vigueur.

01.01.2026 à 21:36

Incendie dans un bar en Suisse : des blessés accueillis dans des hôpitaux français

FRANCE 24
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Des hôpitaux français accueillent des blessés de l'incendie en Suisse qui a fait une quarantaine de morts et plus d'une centaine de blessés, a annoncé jeudi Emmanuel Macron, qui n'a pas précisé leur nombre. Un peu plus tôt, le président de la République avait exprimé "la solidarité" de la France avec son voisin.
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Des hôpitaux français accueillent des blessés de l'incendie en Suisse qui a fait une quarantaine de morts et plus d'une centaine de blessés, a annoncé jeudi Emmanuel Macron, qui n'a pas précisé leur nombre. Un peu plus tôt, le président de la République avait exprimé "la solidarité" de la France avec son voisin.

01.01.2026 à 20:35

Angleterre: premier accroc de l'année pour Liverpool, contre Leeds (0-0) à domicile

FRANCE24
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Les Reds, quatrièmes avec 33 points, réduisent une toute petite partie de leur retard sur Aston Villa (3e, 39 pts), le dernier membre du podium qui a chuté lourdement 4-1 mardi à Arsenal (1er, 45 pts). Manchester City (2e, 40 pts), dauphin des Gunners, peut prendre ses distances avec son voisin du Nord de l'Angleterre en cas de victoire jeudi soir à Sunderland (7e, 28 pts) lors de cette 19e journée. A Anfield, Liverpool a livré une prestation relativement insipide, sans étincelles si ce n'est sur le côté droit de l'attaque où Jeremie Frimpong était titulaire en l'absence de Mohamed Salah, parti à la Coupe d'Afrique des nations. Les meilleures occasions sont venues de Hugo Ekitiké (33e) et Virgil van Dijk (70e), mais leurs têtes ont manqué le cadre. Si Leeds s'est essentiellement cantonné à défendre, les Whites ont failli réaliser un coup parfait avec l'entrant Dominic Calvert-Lewin, buteur mais en position de hors-jeu (81e). Le seizième de Premier League (21 pts) a enchaîné jeudi un sixième match sans défaite en championnat, une série difficile à prédire au regard de l'adversité rencontrée (Liverpool deux fois, Chelsea, Brentford, Crystal Palace, Sunderland). Liverpool avait lui remporté ses trois derniers matches de Premier League. Ses prochains adversaires sont Fulham et Arsenal.
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Les Reds, quatrièmes avec 33 points, réduisent une toute petite partie de leur retard sur Aston Villa (3e, 39 pts), le dernier membre du podium qui a chuté lourdement 4-1 mardi à Arsenal (1er, 45 pts). Manchester City (2e, 40 pts), dauphin des Gunners, peut prendre ses distances avec son voisin du Nord de l'Angleterre en cas de victoire jeudi soir à Sunderland (7e, 28 pts) lors de cette 19e journée. A Anfield, Liverpool a livré une prestation relativement insipide, sans étincelles si ce n'est sur le côté droit de l'attaque où Jeremie Frimpong était titulaire en l'absence de Mohamed Salah, parti à la Coupe d'Afrique des nations. Les meilleures occasions sont venues de Hugo Ekitiké (33e) et Virgil van Dijk (70e), mais leurs têtes ont manqué le cadre. Si Leeds s'est essentiellement cantonné à défendre, les Whites ont failli réaliser un coup parfait avec l'entrant Dominic Calvert-Lewin, buteur mais en position de hors-jeu (81e). Le seizième de Premier League (21 pts) a enchaîné jeudi un sixième match sans défaite en championnat, une série difficile à prédire au regard de l'adversité rencontrée (Liverpool deux fois, Chelsea, Brentford, Crystal Palace, Sunderland). Liverpool avait lui remporté ses trois derniers matches de Premier League. Ses prochains adversaires sont Fulham et Arsenal.

01.01.2026 à 19:18

Ce que révèlent les slogans des dernières manifestations en Iran

Bahar MAKOOI
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L'Iran est secoué depuis cinq jours par des manifestations contre la vie chère et le régime. Après les commerçants, la colère a gagné les universités et pris un tournant politique. Les protestataires scandent des slogans à l’adresse du pouvoir, mais aussi des forces de l’ordre. Décryptage.
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L'Iran est secoué depuis cinq jours par des manifestations contre la vie chère et le régime. Après les commerçants, la colère a gagné les universités et pris un tournant politique. Les protestataires scandent des slogans à l’adresse du pouvoir, mais aussi des forces de l’ordre. Décryptage.

01.01.2026 à 18:57

Incendie à Crans-Montana : "L'une des pires tragédies" en Suisse

FRANCE24
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Suivez les dernières informations sur France 24.
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01.01.2026 à 18:55

France : le site de La Poste de nouveau frappé par une cyber-attaque

FRANCE24
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Les sites de La Poste et de La Banque postale étaient de nouveau accessibles jeudi en fin d'après-midi, alors qu'une cyberattaque les avaient paralysés une grande partie de la journée, un nouvel incident quelque jours après une précédente attaque massive qui avait fortement perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël.
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Les sites de La Poste et de La Banque postale étaient de nouveau accessibles jeudi en fin d'après-midi, alors qu'une cyberattaque les avaient paralysés une grande partie de la journée, un nouvel incident quelque jours après une précédente attaque massive qui avait fortement perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël.

01.01.2026 à 18:53

Crans-Montana : une quarantaine de personnes décédées et au moins 115 blessées

FRANCE24
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Grégoire Baur, journaliste au journal Le Temps, est notre invité.
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Grégoire Baur, journaliste au journal Le Temps, est notre invité.

01.01.2026 à 17:53

L'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes en 2025, un nouveau record

FRANCE24
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La monarchie conservatrice du Golfe applique la peine de mort à un rythme effréné, alimenté par sa campagne de lutte contre la drogue lancée en 2023, selon des experts. D'après ce bilan basé sur les chiffres officiels publiés par le gouvernement, 243 condamnés ont été exécutés en 2025 pour des affaires liées à la drogue. En 2024, l'Arabie saoudite avait déjà établi un record avec un total de 338 exécutions. Les défenseurs des droits humains dénoncent une application excessive de la peine de mort, en décalage avec les efforts du pays pour présenter une image moderne et réformiste, voulus par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Les nouveaux chiffres sont "la preuve que les promesses de réformes en matière de droits humains en Arabie saoudite n’ont aucune valeur", a estimé Duaa Dhainy, chercheuse pour l'Organisation euro-saoudienne pour les droits humains (ESOHR). Ces exécutions servent de message "d'intimidation et de peur à l'égard de tout le monde", y compris "les travailleurs migrants, les mineurs et les opposants politiques", a-t-elle ajouté. L'ONG, basée à Berlin, a confirmé le bilan de 356 exécutions en 2025, soulignant qu'il s'agissait de la première fois que le royaume exécutait davantage d'étrangers que de Saoudiens au cours d'une année civile. Selon Ryad, la peine capitale est nécessaire pour "maintenir l'ordre public" et elle n'est appliquée que si "les accusés ont épuisé tous les recours". Après avoir observé un moratoire d'environ trois ans pour les affaires de drogue, les autorités saoudiennes ont repris ces exécutions visant en particulier des étrangers, et lancé dans la foulée une campagne de lutte contre le narcotrafic. Elles ont multiplié les contrôles de police sur les routes et aux frontières, arrêté des dizaines de personnes et saisi des millions de pilules. L'Arabie saoudite est un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines très populaire au Moyen-Orient. Elle constituait notamment un important marché pour la Syrie à l'époque de l'ex-président Bachar al-Assad déchu fin 2024, selon l'ONU. D'après Amnesty International, qui y comptabilise depuis 1990 les exécutions, le royaume, qui suit une application rigoriste de la loi islamique, était en 2024 le pays au monde qui a exécuté le plus de prisonniers après la Chine et l'Iran.
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La monarchie conservatrice du Golfe applique la peine de mort à un rythme effréné, alimenté par sa campagne de lutte contre la drogue lancée en 2023, selon des experts. D'après ce bilan basé sur les chiffres officiels publiés par le gouvernement, 243 condamnés ont été exécutés en 2025 pour des affaires liées à la drogue. En 2024, l'Arabie saoudite avait déjà établi un record avec un total de 338 exécutions. Les défenseurs des droits humains dénoncent une application excessive de la peine de mort, en décalage avec les efforts du pays pour présenter une image moderne et réformiste, voulus par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Les nouveaux chiffres sont "la preuve que les promesses de réformes en matière de droits humains en Arabie saoudite n’ont aucune valeur", a estimé Duaa Dhainy, chercheuse pour l'Organisation euro-saoudienne pour les droits humains (ESOHR). Ces exécutions servent de message "d'intimidation et de peur à l'égard de tout le monde", y compris "les travailleurs migrants, les mineurs et les opposants politiques", a-t-elle ajouté. L'ONG, basée à Berlin, a confirmé le bilan de 356 exécutions en 2025, soulignant qu'il s'agissait de la première fois que le royaume exécutait davantage d'étrangers que de Saoudiens au cours d'une année civile. Selon Ryad, la peine capitale est nécessaire pour "maintenir l'ordre public" et elle n'est appliquée que si "les accusés ont épuisé tous les recours". Après avoir observé un moratoire d'environ trois ans pour les affaires de drogue, les autorités saoudiennes ont repris ces exécutions visant en particulier des étrangers, et lancé dans la foulée une campagne de lutte contre le narcotrafic. Elles ont multiplié les contrôles de police sur les routes et aux frontières, arrêté des dizaines de personnes et saisi des millions de pilules. L'Arabie saoudite est un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines très populaire au Moyen-Orient. Elle constituait notamment un important marché pour la Syrie à l'époque de l'ex-président Bachar al-Assad déchu fin 2024, selon l'ONU. D'après Amnesty International, qui y comptabilise depuis 1990 les exécutions, le royaume, qui suit une application rigoriste de la loi islamique, était en 2024 le pays au monde qui a exécuté le plus de prisonniers après la Chine et l'Iran.

01.01.2026 à 17:43

🔴 Incendie de Crans-Montana : une quarantaine de personnes décédées et 115 blessées, selon la police suisse

FRANCE24
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01.01.2026 à 17:11

Un conducteur mis en examen après avoir causé un accident mortel à Lyon sous gaz hilarant

FRANCE24
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Le jeune homme a été mis en examen pour "homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d'autrui et blessures routières aggravées par la même circonstance", a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été placé en détention provisoire, a-t-il ajouté. L'enquête a permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d'azote et qu'il conduisait manifestement à vitesse excessive, selon le parquet. Il avait provoqué un accident qui a fait un mort et cinq blessés, lundi soir, sur la voie routière M7 à Lyon. Sa voiture avait percuté par l'arrière un véhicule où une femme de 48 ans est décédée tandis que les trois autres occupants ont été blessés. Deux passagers du véhicule à l'origine de la collision avaient également été blessés. Des bonbonnes de protoxyde d'azote avaient été découvertes dans ce véhicule responsable de l'accident. Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict du protoxyde d'azote, après la mort du jeune Mathis à Lille en novembre, percuté par le véhicule d'un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police. La vente du protoxyde d'azote, utilisé en médecine ou cuisine mais détourné à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, tout en restant légale, sauf arrêtés locaux. Ce produit a notamment pour effet secondaire une perte de contrôle chez ses consommateurs.
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Le jeune homme a été mis en examen pour "homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d'autrui et blessures routières aggravées par la même circonstance", a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été placé en détention provisoire, a-t-il ajouté. L'enquête a permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d'azote et qu'il conduisait manifestement à vitesse excessive, selon le parquet. Il avait provoqué un accident qui a fait un mort et cinq blessés, lundi soir, sur la voie routière M7 à Lyon. Sa voiture avait percuté par l'arrière un véhicule où une femme de 48 ans est décédée tandis que les trois autres occupants ont été blessés. Deux passagers du véhicule à l'origine de la collision avaient également été blessés. Des bonbonnes de protoxyde d'azote avaient été découvertes dans ce véhicule responsable de l'accident. Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict du protoxyde d'azote, après la mort du jeune Mathis à Lille en novembre, percuté par le véhicule d'un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police. La vente du protoxyde d'azote, utilisé en médecine ou cuisine mais détourné à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, tout en restant légale, sauf arrêtés locaux. Ce produit a notamment pour effet secondaire une perte de contrôle chez ses consommateurs.

01.01.2026 à 17:09

Avec sa promesse d'année "utile", Macron signe surtout son impuissance

FRANCE24
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"Ce sont des vœux défensifs, de repli, des vœux de fin de règne qui ne lui ressemblent pas du tout", a estimé jeudi Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, pointant un discours surtout "axé sur la protection" des agriculteurs, de l'industrie... Le président, qui avait opté cette année pour des vœux très courts - moins de 10 minutes - et le décor plus feutré du Salon des ambassadeurs, est apparu dans un semi clair-obscur, devant une cheminée et un sapin illuminé. "Le manque de lumière, de dynamisme parce qu’on a l'impression qu’il est éclairé à la bougie, qu'il parle très lentement, le fait qu’il rappelle que c’est son dernier mandat (...) ça a créé une ambiance crépusculaire", a noté Philippe Moreau-Chevrolet. Le politologue Bruno Cautrès juge aussi très surprenants ces vœux à la "tonalité à la fois sobre et sans perspective", où l'on "voit très clairement l'amorce d'une sortie du jeu d'Emmanuel Macron", à seize mois de la présidentielle à laquelle il ne peut se représenter. "Sous-dimensionné" Le chef de l'Etat, très affaibli depuis la dissolution ratée de 2024, s'est certes efforcé de poser les jalons d'une année "utile", en dépit de l'instabilité politique, faute de majorité à l'Assemblée. Il a tracé sa feuille de route et martelé qu'il resterait "jusqu'à la dernière seconde au travail", comme pour mieux conjurer le risque d'effacement qui le guette. Mais "au bout de presque dix ans de pouvoir, un chef d'Etat qui nous annonce que les grands chantiers du pays, c’est interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur une base volontaire du service national, ça semble sous-dimensionné" par rapport aux enjeux et attentes des Français, souligne Bruno Cautrès. Emmanuel Macron n'a que très peu évoqué l'impasse budgétaire, qui plombe pourtant ce début d'année, à moins de trois mois des élections municipales, appelant seulement gouvernement et Parlement à s'atteler sans tarder à "bâtir des accords". Son vœu final "d'espérance", ponctué d'innombrables "ne renonçons pas" au "progrès", à une "nation plus solidaire", au "beau", à la "culture", autant de thèmes macronistes depuis dix ans, avait aussi une "dimension presque testamentaire", analyse Bruno Cautrès. Enfin, le président est apparu très solitaire, n'évoquant qu'une fois le chef du gouvernement Sébastien Lecornu. Son ex-Premier ministre Edouard Philippe, dans les starting-blocks pour 2027, qui avait appelé à une présidentielle anticipée, n'a de nouveau pas été tendre avec le chef de l'Etat dans ses propres vœux, regrettant jeudi une année "sans stratégie et sans cap" dans un pays où "rien de décisif" ne se produira d'ici 2027. "Rien dit mais bien dit" "A un an de plier les gaules, vous vous attendiez à quoi ? (...) Il n'a rien dit mais il l'a bien dit", a considéré pour sa part le député Renaissance Karl Olive, sur la chaîne Cnews. Pour un conseiller ministériel, le président a eu "raison de ne pas entrer dans les détails", notamment sur le budget, car "il ne fallait surtout rien de tranchant dans une Assemblée sans majorité, sinon tu abandonnes l’esprit de compromis et tu te fais censurer". C’étaient des "vœux mesurés en fonction de ce qu’on peut faire", "il n'a pas pris de risque", renchérit, stoïque, un ténor du bloc central. S'il a évoqué son départ programmé, Emmanuel Macron s'est efforcé de repousser au plus tard l'échéance présidentielle, qui signera de facto sa mise en retrait, fixant le début de la campagne électorale "à la fin de l'année". "Il essaie de contrôler le calendrier. En réalité, on est déjà en campagne pour 2027, mais il veut gagner du temps et pouvoir continuer à se présenter comme étant dans l’action", relève Philippe Moreau-Chevrolet.
Texte intégral (672 mots)
"Ce sont des vœux défensifs, de repli, des vœux de fin de règne qui ne lui ressemblent pas du tout", a estimé jeudi Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, pointant un discours surtout "axé sur la protection" des agriculteurs, de l'industrie... Le président, qui avait opté cette année pour des vœux très courts - moins de 10 minutes - et le décor plus feutré du Salon des ambassadeurs, est apparu dans un semi clair-obscur, devant une cheminée et un sapin illuminé. "Le manque de lumière, de dynamisme parce qu’on a l'impression qu’il est éclairé à la bougie, qu'il parle très lentement, le fait qu’il rappelle que c’est son dernier mandat (...) ça a créé une ambiance crépusculaire", a noté Philippe Moreau-Chevrolet. Le politologue Bruno Cautrès juge aussi très surprenants ces vœux à la "tonalité à la fois sobre et sans perspective", où l'on "voit très clairement l'amorce d'une sortie du jeu d'Emmanuel Macron", à seize mois de la présidentielle à laquelle il ne peut se représenter. "Sous-dimensionné" Le chef de l'Etat, très affaibli depuis la dissolution ratée de 2024, s'est certes efforcé de poser les jalons d'une année "utile", en dépit de l'instabilité politique, faute de majorité à l'Assemblée. Il a tracé sa feuille de route et martelé qu'il resterait "jusqu'à la dernière seconde au travail", comme pour mieux conjurer le risque d'effacement qui le guette. Mais "au bout de presque dix ans de pouvoir, un chef d'Etat qui nous annonce que les grands chantiers du pays, c’est interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur une base volontaire du service national, ça semble sous-dimensionné" par rapport aux enjeux et attentes des Français, souligne Bruno Cautrès. Emmanuel Macron n'a que très peu évoqué l'impasse budgétaire, qui plombe pourtant ce début d'année, à moins de trois mois des élections municipales, appelant seulement gouvernement et Parlement à s'atteler sans tarder à "bâtir des accords". Son vœu final "d'espérance", ponctué d'innombrables "ne renonçons pas" au "progrès", à une "nation plus solidaire", au "beau", à la "culture", autant de thèmes macronistes depuis dix ans, avait aussi une "dimension presque testamentaire", analyse Bruno Cautrès. Enfin, le président est apparu très solitaire, n'évoquant qu'une fois le chef du gouvernement Sébastien Lecornu. Son ex-Premier ministre Edouard Philippe, dans les starting-blocks pour 2027, qui avait appelé à une présidentielle anticipée, n'a de nouveau pas été tendre avec le chef de l'Etat dans ses propres vœux, regrettant jeudi une année "sans stratégie et sans cap" dans un pays où "rien de décisif" ne se produira d'ici 2027. "Rien dit mais bien dit" "A un an de plier les gaules, vous vous attendiez à quoi ? (...) Il n'a rien dit mais il l'a bien dit", a considéré pour sa part le député Renaissance Karl Olive, sur la chaîne Cnews. Pour un conseiller ministériel, le président a eu "raison de ne pas entrer dans les détails", notamment sur le budget, car "il ne fallait surtout rien de tranchant dans une Assemblée sans majorité, sinon tu abandonnes l’esprit de compromis et tu te fais censurer". C’étaient des "vœux mesurés en fonction de ce qu’on peut faire", "il n'a pas pris de risque", renchérit, stoïque, un ténor du bloc central. S'il a évoqué son départ programmé, Emmanuel Macron s'est efforcé de repousser au plus tard l'échéance présidentielle, qui signera de facto sa mise en retrait, fixant le début de la campagne électorale "à la fin de l'année". "Il essaie de contrôler le calendrier. En réalité, on est déjà en campagne pour 2027, mais il veut gagner du temps et pouvoir continuer à se présenter comme étant dans l’action", relève Philippe Moreau-Chevrolet.

01.01.2026 à 16:27

Mathieu van der Poel remporte le cyclo-cross du Nouvel an à Baal

FRANCE24
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Un peu plus loin, le champion de Belgique Thibau Nys a complété le podium de cette épreuve comptant pour le challenge de régularité X²0. Intouchable cet hiver, le champion du monde néerlandais a décroché son septième succès de la saison sur un tracé glissant et technique. Il est invaincu sur les courses auxquelles il a participé depuis janvier 2024 tandis que son objectif cette année est d'endosser un huitième maillot arc-en-ciel le 1er février à Hulst aux Pays-Bas. Déjà sacré sept fois, comme le Belge Eric De Vlaeminck, "MVDP" a l'occasion de s'emparer seul du record de titres mondiaux. Chez les dames, la Néerlandaise Lucinda Brand a signé son 17e succès en 19 cross cette saison en s'imposant en solitaire devant sa compatriote Puck Pieterse. HOMMES: 1. Mathieu van der Poel (NED) en 59.04 2. Emiel Verstringe (BEL) à 37. 3. Thibau Nys (BEL) à 1:16. 4. Toon Aerts (BEL) à 1:24 5. Joris Nieuwenhuis (NED) à 1:28. ... 9. David Menut (FRA) à 2:46 FEMMES: 1. Lucinda Brand (NED) en 42:10 2. Puck Pieterse (NED) à 12. 3. Zoe Backstedt (GBR) à 1:30. 4. Jolanda Neff (SUI) à 2:04. 5. Manon Bakker (NED) à 2:06. ...
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Un peu plus loin, le champion de Belgique Thibau Nys a complété le podium de cette épreuve comptant pour le challenge de régularité X²0. Intouchable cet hiver, le champion du monde néerlandais a décroché son septième succès de la saison sur un tracé glissant et technique. Il est invaincu sur les courses auxquelles il a participé depuis janvier 2024 tandis que son objectif cette année est d'endosser un huitième maillot arc-en-ciel le 1er février à Hulst aux Pays-Bas. Déjà sacré sept fois, comme le Belge Eric De Vlaeminck, "MVDP" a l'occasion de s'emparer seul du record de titres mondiaux. Chez les dames, la Néerlandaise Lucinda Brand a signé son 17e succès en 19 cross cette saison en s'imposant en solitaire devant sa compatriote Puck Pieterse. HOMMES: 1. Mathieu van der Poel (NED) en 59.04 2. Emiel Verstringe (BEL) à 37. 3. Thibau Nys (BEL) à 1:16. 4. Toon Aerts (BEL) à 1:24 5. Joris Nieuwenhuis (NED) à 1:28. ... 9. David Menut (FRA) à 2:46 FEMMES: 1. Lucinda Brand (NED) en 42:10 2. Puck Pieterse (NED) à 12. 3. Zoe Backstedt (GBR) à 1:30. 4. Jolanda Neff (SUI) à 2:04. 5. Manon Bakker (NED) à 2:06. ...

01.01.2026 à 15:57

De l'Australie à la Corée, les stars du tennis lancent 2026 en ordre dispersé

FRANCE24
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Sabalenka, Gauff et Swiatek se partagent l'Australie Coco Gauff et Naomi Osaka à Perth, Aryna Sabalenka à Brisbane et Iga Swiatek à Sydney: d'un bout à l'autre de l'Australie, les principales têtes d'affiche du circuit féminin ont choisi de rejouer des matches officiels dès les premiers jours de l'année. La Japonaise Naomi Osaka (16e mondiale) ouvrira le bal vendredi contre la Grecque Maria Sakkari en United Cup, une compétition mixte par équipes nationales disputée à Perth et Sydney. Coco Gauff (3e) lui succèdera dès samedi, toujours dans l'ouest de l'Australie et contre l'Argentine, pour tenter de contribuer à un troisième titre américain en quatre ans en United Cup. Lundi, c'est à Sydney que la Polonaise Iga Swiatek (2e) entamera sa saison, contre l'Allemagne. Lauréate de son premier Wimbledon en juillet après avoir amassé quatre titres à Roland-Garros et un à l'US Open, la Varsovienne aura une première idée à l'United Cup de ses chances de décrocher deux semaines plus tard à Melbourne le seul Grand Chelem qui lui manque, l'Open d'Australie. Généralement très à l'aise sur dur, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka a elle prévu de disputer le WTA 500 de Brisbane (4-11 janvier), tournoi dont elle est tenante du titre et où sont également inscrites Amanda Anisimova (4e), Elena Rybakina (5e), Jessica Pegula (6e), la lauréate du dernier Open d'Australie Madison Keys (7e) et Mirra Andreeva (9e). Tour de chauffe coréen pour Alcaraz et Sinner Ils ont fini ensemble leur saison 2025 en finale du Masters de Turin, ils commenceront 2026 l'un contre l'autre: Carlos Alcaraz et Jannik Sinner doivent s'affronter lors d'un match exhibition programmé le 10 janvier à Incheon (Corée du Sud), seul rendez-vous qui figure à leur calendrier avant l'Open d'Australie. Après avoir mis le circuit masculin en coupe réglée en 2025 (huit titres pour Alcaraz dont Roland-Garros et l'US Open, six titres pour Sinner dont l'Open d'Australie et Wimbledon), le N.1 mondial et son dauphin italien tenteront à Melbourne de se livrer un quatrième duel d'affilée en finale d'un Grand Chelem. Pour Alcaraz, ce sera une année de renouveau après sa séparation d'avec son entraîneur et mentor, Juan Carlos Ferrero, après sept ans de collaboration. A 38 ans, Novak Djokovic (4e) espère évidemment jouer les trouble-fêtes, lui qui court depuis plus de deux ans derrière un 25e titre record en Grand Chelem et a déjà triomphé dix fois à l'Open d'Australie. Le Serbe n'est inscrit nulle part avant Melbourne. L'Allemand Alexander Zverev (3e) a lui prévu de débuter sa saison 2026 à l'United Cup, comme le Canadien Felix Auger-Aliassime (5e), l'Américain Taylor Fritz (6e) et l'Australien Alex De Minaur (7e). - L'éternelle Venus Williams annoncée à Auckland - Trente-deux ans après sa première victoire sur le circuit WTA, l'inoxydable Venus Williams (45 ans) sera la principale attraction du WTA 250 d'Auckland (5-11 janvier). Bénéficiaire d'une invitation des organisateurs du tournoi néo-zélandais, l'Américaine a prouvé à l'été 2025 qu'elle était encore capable de coups d'éclat, comme lorsqu'elle a battu la 35e mondiale Peyton Stearns après seize mois d'absence du circuit. Quart-de-finaliste en double du dernier US Open, Venus n'est peut-être pas la seule Williams qui jouera un match officiel en 2026. Sa cadette Serena (23 titres en Grand Chelem), retraitée des courts depuis 2022, s'est en effet réinscrite sur la liste des joueuses contraintes de fournir quotidiennement leur localisation aux autorités antidopage afin de pouvoir être soumises à des contrôles hors tournoi. Un préalable administratif indispensable pour être autorisée à disputer un match officiel. L'intéressée a cependant rapidement démenti les rumeurs de retour à temps plein sur le circuit. "Si elle a demandé à réintégrer la liste, c'est certainement qu'elle compte jouer quelque part", a estimé Aryna Sabalenka début décembre. "On est sans doute encore un peu trop loin des Jeux olympiques (de 2028, NDLR) mais pourquoi pas le prochain US Open (30 août-13 septembre)?", s'est avancée la Bélarusse. Les paris sont lancés, et la saison avec!
Texte intégral (684 mots)
Sabalenka, Gauff et Swiatek se partagent l'Australie Coco Gauff et Naomi Osaka à Perth, Aryna Sabalenka à Brisbane et Iga Swiatek à Sydney: d'un bout à l'autre de l'Australie, les principales têtes d'affiche du circuit féminin ont choisi de rejouer des matches officiels dès les premiers jours de l'année. La Japonaise Naomi Osaka (16e mondiale) ouvrira le bal vendredi contre la Grecque Maria Sakkari en United Cup, une compétition mixte par équipes nationales disputée à Perth et Sydney. Coco Gauff (3e) lui succèdera dès samedi, toujours dans l'ouest de l'Australie et contre l'Argentine, pour tenter de contribuer à un troisième titre américain en quatre ans en United Cup. Lundi, c'est à Sydney que la Polonaise Iga Swiatek (2e) entamera sa saison, contre l'Allemagne. Lauréate de son premier Wimbledon en juillet après avoir amassé quatre titres à Roland-Garros et un à l'US Open, la Varsovienne aura une première idée à l'United Cup de ses chances de décrocher deux semaines plus tard à Melbourne le seul Grand Chelem qui lui manque, l'Open d'Australie. Généralement très à l'aise sur dur, la N.1 mondiale Aryna Sabalenka a elle prévu de disputer le WTA 500 de Brisbane (4-11 janvier), tournoi dont elle est tenante du titre et où sont également inscrites Amanda Anisimova (4e), Elena Rybakina (5e), Jessica Pegula (6e), la lauréate du dernier Open d'Australie Madison Keys (7e) et Mirra Andreeva (9e). Tour de chauffe coréen pour Alcaraz et Sinner Ils ont fini ensemble leur saison 2025 en finale du Masters de Turin, ils commenceront 2026 l'un contre l'autre: Carlos Alcaraz et Jannik Sinner doivent s'affronter lors d'un match exhibition programmé le 10 janvier à Incheon (Corée du Sud), seul rendez-vous qui figure à leur calendrier avant l'Open d'Australie. Après avoir mis le circuit masculin en coupe réglée en 2025 (huit titres pour Alcaraz dont Roland-Garros et l'US Open, six titres pour Sinner dont l'Open d'Australie et Wimbledon), le N.1 mondial et son dauphin italien tenteront à Melbourne de se livrer un quatrième duel d'affilée en finale d'un Grand Chelem. Pour Alcaraz, ce sera une année de renouveau après sa séparation d'avec son entraîneur et mentor, Juan Carlos Ferrero, après sept ans de collaboration. A 38 ans, Novak Djokovic (4e) espère évidemment jouer les trouble-fêtes, lui qui court depuis plus de deux ans derrière un 25e titre record en Grand Chelem et a déjà triomphé dix fois à l'Open d'Australie. Le Serbe n'est inscrit nulle part avant Melbourne. L'Allemand Alexander Zverev (3e) a lui prévu de débuter sa saison 2026 à l'United Cup, comme le Canadien Felix Auger-Aliassime (5e), l'Américain Taylor Fritz (6e) et l'Australien Alex De Minaur (7e). - L'éternelle Venus Williams annoncée à Auckland - Trente-deux ans après sa première victoire sur le circuit WTA, l'inoxydable Venus Williams (45 ans) sera la principale attraction du WTA 250 d'Auckland (5-11 janvier). Bénéficiaire d'une invitation des organisateurs du tournoi néo-zélandais, l'Américaine a prouvé à l'été 2025 qu'elle était encore capable de coups d'éclat, comme lorsqu'elle a battu la 35e mondiale Peyton Stearns après seize mois d'absence du circuit. Quart-de-finaliste en double du dernier US Open, Venus n'est peut-être pas la seule Williams qui jouera un match officiel en 2026. Sa cadette Serena (23 titres en Grand Chelem), retraitée des courts depuis 2022, s'est en effet réinscrite sur la liste des joueuses contraintes de fournir quotidiennement leur localisation aux autorités antidopage afin de pouvoir être soumises à des contrôles hors tournoi. Un préalable administratif indispensable pour être autorisée à disputer un match officiel. L'intéressée a cependant rapidement démenti les rumeurs de retour à temps plein sur le circuit. "Si elle a demandé à réintégrer la liste, c'est certainement qu'elle compte jouer quelque part", a estimé Aryna Sabalenka début décembre. "On est sans doute encore un peu trop loin des Jeux olympiques (de 2028, NDLR) mais pourquoi pas le prochain US Open (30 août-13 septembre)?", s'est avancée la Bélarusse. Les paris sont lancés, et la saison avec!

01.01.2026 à 15:51

Brésil: pas de détention à domicile pour Bolsonaro, tranche la Cour suprême

FRANCE24
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"Contrairement à ce qu'affirme la défense, l'état de santé de Jair Messias Bolsonaro ne s'est pas aggravé", a estimé le juge Alexandre de Moraes, dans le décision de la Cour publiée jeudi. La défense de Jair Bolsonaro avait demandé mercredi à la Cour suprême brésilienne d'autoriser l'ancien président, âgé de 70 ans, à purger sa peine à domicile, invoquant un "risque concret d'aggravation soudaine" de son état de santé s'il retourne en prison. Ses avocats ont effectué une nouvelle demande d'assignation à résidence alors que l'ancien chef de l'Etat d'extrême droite (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, est hospitalisé depuis le 24 décembre dans une clinique de Brasilia. L'ancien président souffre des séquelles d'un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l'abdomen lors d'un bain de foule en pleine campagne électorale. Il a subi depuis plusieurs interventions chirurgicales lourdes. Sortie prévue jeudi En septembre, la Cour suprême du plus grand pays d'Amérique latine l'a reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir "de façon autoritaire" après sa défaite lors de l'élection de 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Il est incarcéré depuis fin novembre. Admis dans la clinique privée DF Star de Brasilia pour sa première sortie depuis qu'il a commencé à purger sa peine, l'ancien dirigeant a été opéré le jour de Noël de son hernie inguinale. "Tout se passe bien au niveau post-opératoire, donc nous maintenons notre prévision de sortie" à jeudi, a déclaré le chirurgien Claudio Birolini lors d'une conférence de presse mercredi. Il devra ensuite retourner dans la petite chambre où il purge sa peine, dans un siège de la police fédérale à Brasilia. M. Bolsonaro a également subi ces derniers jours trois interventions médicales pour traiter des crises de hoquet dont il souffre depuis des mois, et décrites comme aiguës par ses soignants et sa famille. Concrètement, ces interventions ont consisté en un blocage du nerf phrénique, qui contrôle le diaphragme, via l'injection d'un analgésique. "Cela a permis de diminuer l'intensité de ces crises de hoquet, mais pas de les faire cesser", a expliqué le docteur Birolini. Selon les avocats de l'ex-président, la situation a profondément changé depuis que la Cour suprême avait rejeté il y a quelques semaines une première demande d'assignation à résidence "humanitaire". "Sérieuses complications" Selon ses médecins, M. Bolsonaro souffre notamment d'une apnée du sommeil sévère, d'une gastrite et d'une oesophagite. Le rapport médical accompagnant la demande adressée à la haute juridiction avertit que l'absence de soins appropriés pourrait provoquer de "sérieuses complications", citant entre autres des risques de pneumonie et d'accident vasculaire cérébral. La défense s'appuie sur un précédent: condamné à plus de huit ans de réclusion pour corruption, l'ex-président Fernando Collor de Mello (1989-1992), 76 ans, a été autorisé en mai dernier à purger sa peine chez lui en raison de problèmes de santé et de son âge. Les médecins de M. Bolsonaro ont aussi décrit l'état psychologique du leader du camp conservateur brésilien. Son cardiologue, Brasil Caiado, a souligné que cet état "empire considérablement lorsqu'il souffre de crises de hoquet prolongées". "Au vu du contexte, de tout ce qui lui arrive, il est déjà arrivé ici dans un état émotionnel plus déprimé", a-t-il cependant relevé. Déjà inéligible avant son procès, M. Bolsonaro a toujours nié tout projet de coup d'Etat et crié à la "persécution politique". Il a adoubé récemment depuis sa cellule son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d'octobre 2026. Il pourrait affronter Lula, qui ne fait pas mystère de son intention de briguer un quatrième mandat.
Texte intégral (663 mots)
"Contrairement à ce qu'affirme la défense, l'état de santé de Jair Messias Bolsonaro ne s'est pas aggravé", a estimé le juge Alexandre de Moraes, dans le décision de la Cour publiée jeudi. La défense de Jair Bolsonaro avait demandé mercredi à la Cour suprême brésilienne d'autoriser l'ancien président, âgé de 70 ans, à purger sa peine à domicile, invoquant un "risque concret d'aggravation soudaine" de son état de santé s'il retourne en prison. Ses avocats ont effectué une nouvelle demande d'assignation à résidence alors que l'ancien chef de l'Etat d'extrême droite (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, est hospitalisé depuis le 24 décembre dans une clinique de Brasilia. L'ancien président souffre des séquelles d'un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l'abdomen lors d'un bain de foule en pleine campagne électorale. Il a subi depuis plusieurs interventions chirurgicales lourdes. Sortie prévue jeudi En septembre, la Cour suprême du plus grand pays d'Amérique latine l'a reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir "de façon autoritaire" après sa défaite lors de l'élection de 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Il est incarcéré depuis fin novembre. Admis dans la clinique privée DF Star de Brasilia pour sa première sortie depuis qu'il a commencé à purger sa peine, l'ancien dirigeant a été opéré le jour de Noël de son hernie inguinale. "Tout se passe bien au niveau post-opératoire, donc nous maintenons notre prévision de sortie" à jeudi, a déclaré le chirurgien Claudio Birolini lors d'une conférence de presse mercredi. Il devra ensuite retourner dans la petite chambre où il purge sa peine, dans un siège de la police fédérale à Brasilia. M. Bolsonaro a également subi ces derniers jours trois interventions médicales pour traiter des crises de hoquet dont il souffre depuis des mois, et décrites comme aiguës par ses soignants et sa famille. Concrètement, ces interventions ont consisté en un blocage du nerf phrénique, qui contrôle le diaphragme, via l'injection d'un analgésique. "Cela a permis de diminuer l'intensité de ces crises de hoquet, mais pas de les faire cesser", a expliqué le docteur Birolini. Selon les avocats de l'ex-président, la situation a profondément changé depuis que la Cour suprême avait rejeté il y a quelques semaines une première demande d'assignation à résidence "humanitaire". "Sérieuses complications" Selon ses médecins, M. Bolsonaro souffre notamment d'une apnée du sommeil sévère, d'une gastrite et d'une oesophagite. Le rapport médical accompagnant la demande adressée à la haute juridiction avertit que l'absence de soins appropriés pourrait provoquer de "sérieuses complications", citant entre autres des risques de pneumonie et d'accident vasculaire cérébral. La défense s'appuie sur un précédent: condamné à plus de huit ans de réclusion pour corruption, l'ex-président Fernando Collor de Mello (1989-1992), 76 ans, a été autorisé en mai dernier à purger sa peine chez lui en raison de problèmes de santé et de son âge. Les médecins de M. Bolsonaro ont aussi décrit l'état psychologique du leader du camp conservateur brésilien. Son cardiologue, Brasil Caiado, a souligné que cet état "empire considérablement lorsqu'il souffre de crises de hoquet prolongées". "Au vu du contexte, de tout ce qui lui arrive, il est déjà arrivé ici dans un état émotionnel plus déprimé", a-t-il cependant relevé. Déjà inéligible avant son procès, M. Bolsonaro a toujours nié tout projet de coup d'Etat et crié à la "persécution politique". Il a adoubé récemment depuis sa cellule son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d'octobre 2026. Il pourrait affronter Lula, qui ne fait pas mystère de son intention de briguer un quatrième mandat.

01.01.2026 à 15:43

Israël confirme interdire d'accès à Gaza 37 ONG étrangères

FRANCE24
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Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG. "Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d'acheminer de l'aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme. D'ici le 1er mars, "si elles daignent nous soumettre les documents qu'elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande", a ajouté Gilad Zwick. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette "exigence" visait à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires" étrangères. "L'assistance humanitaire est la bienvenue — l'exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas", a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte. Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l'approche de l'échéance - mercredi minuit heure locale - imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations. Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam. "Marginaliser les acteurs humanitaires" Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d'Israël "des garanties et des clarifications" concernant cette demande "préoccupante". Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l'AFP les "actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires". A Gaza, les employés locaux sont "épuisés" et leurs collègues étrangers "leur apportent un degré additionnel d'aide et de sécurité. Leur présence est une protection", a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l'ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. "On a proposé des alternatives, elles ont refusé". Mercredi, l'Union européenne a exigé la levée des "obstacles" à l'aide humanitaire. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a lui estimé que "de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza", où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas. La question de l'aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du 7-Octobre. - "Alignement politique" de l'aide - Le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de "dangereux précédent", dénonçant un "mépris du droit international humanitaire" et une "multiplication des obstacles" à l'aide. Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG "sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide". "Subordonner l'aide à un alignement politique (...) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (...) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes" à leurs droits, ajoutent ces signataires d'un communiqué commun. Selon le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d'aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l'accord de cessez-le-feu. Mais seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.
Texte intégral (634 mots)
Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG. "Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d'acheminer de l'aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme. D'ici le 1er mars, "si elles daignent nous soumettre les documents qu'elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande", a ajouté Gilad Zwick. Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette "exigence" visait à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires" étrangères. "L'assistance humanitaire est la bienvenue — l'exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas", a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte. Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l'approche de l'échéance - mercredi minuit heure locale - imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations. Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam. "Marginaliser les acteurs humanitaires" Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d'Israël "des garanties et des clarifications" concernant cette demande "préoccupante". Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l'AFP les "actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires". A Gaza, les employés locaux sont "épuisés" et leurs collègues étrangers "leur apportent un degré additionnel d'aide et de sécurité. Leur présence est une protection", a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l'ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. "On a proposé des alternatives, elles ont refusé". Mercredi, l'Union européenne a exigé la levée des "obstacles" à l'aide humanitaire. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a lui estimé que "de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza", où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas. La question de l'aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du 7-Octobre. - "Alignement politique" de l'aide - Le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de "dangereux précédent", dénonçant un "mépris du droit international humanitaire" et une "multiplication des obstacles" à l'aide. Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG "sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide". "Subordonner l'aide à un alignement politique (...) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (...) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes" à leurs droits, ajoutent ces signataires d'un communiqué commun. Selon le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d'aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l'accord de cessez-le-feu. Mais seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.
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