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10.07.2026 à 18:42

FRANCE 24
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La justice a condamné vendredi un ancien animateur à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles commises sur une enfant dans un centre de loisirs parisien, entre octobre 2023 et juillet 2025. Le tribunal s'est appuyé sur la "cohérence" et la "crédibilité particulière" de la parole de la victime, aujourd'hui âgée de six ans.
La justice a condamné vendredi un ancien animateur à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles commises sur une enfant dans un centre de loisirs parisien, entre octobre 2023 et juillet 2025. Le tribunal s'est appuyé sur la "cohérence" et la "crédibilité particulière" de la parole de la victime, aujourd'hui âgée de six ans.

10.07.2026 à 18:25

FRANCE24
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Dans le même temps, une délégation du Qatar, pays médiateur entre les deux camps, est arrivée vendredi à Téhéran pour des pourparlers, a rapporté un média local iranien. Les affrontements ont repris mardi entre les deux pays ennemis qui ont échangé des frappes au Moyen-Orient, les plus importantes depuis la signature le 17 juin d'un protocole d'accord venu entériner le cessez-le-feu d'avril. "La République islamique d'Iran nous a demandé de continuer +les discussions+. Nous avons accepté de le faire, mais les Etats-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINE!", a déclaré M. Trump. Le président américain avait déjà déclaré mercredi la fin de la trêve et étrillé les dirigeants iraniens, "des malades" avec qui il ne veut plus "avoir affaire", tout en laissant déjà la porte ouverte à la poursuite des pourparlers par son équipe de négociateurs. Les Etats-Unis ont frappé l'Iran deux nuits consécutives après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre trois navires commerciaux dans le stratégique détroit d'Ormuz, devenu un enjeu majeur du conflit. En représailles, les forces armées iraniennes ont visé les voisins du Golfe: le Koweït, où au moins une personne a été blessée, Bahreïn, ou encore le Qatar, un des médiateurs dans les efforts de règlement du conflit. Ce regain de tensions est intervenu en pleines funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains. "Voie de la diplomatie" Mais l'accalmie est revenue la nuit dernière et le médiateur qatari espère permettre aux deux parties de renouer le dialogue "à la suite des événements de mardi", selon l'agence de presse iranienne Tasnim. L'Egypte, qui soutient les efforts en vue d'un règlement durable du conflit, s'active aussi en coulisses. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, s'est entretenu avec son homologue qatari, selon un communiqué du Caire, les deux pays exhortant "toutes les parties à privilégier la voie de la diplomatie (...) et à reprendre les négociations". En Iran, les dirigeants ont mis en garde contre de nouvelles frappes. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a averti que son pays riposterait "à toute attaque" contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël. Si les Etats-Unis ont affirmé avoir visé des cibles militaires, la République islamique a accusé Washington d'avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d'empêcher les fidèles de se rendre aux funérailles d'Ali Khamenei. L'hommage au guide suprême, au pouvoir pendant près de quatre décennies, a rassemblé des millions de personnes cette semaine en Iran et dans l'Irak voisin avant de s'achever par son inhumation tôt vendredi matin dans sa ville natale de Machhad (nord-est). Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa nomination en mars, n'a pas fait d'apparition publique lors de ces funérailles.
Texte intégral (517 mots)
Dans le même temps, une délégation du Qatar, pays médiateur entre les deux camps, est arrivée vendredi à Téhéran pour des pourparlers, a rapporté un média local iranien. Les affrontements ont repris mardi entre les deux pays ennemis qui ont échangé des frappes au Moyen-Orient, les plus importantes depuis la signature le 17 juin d'un protocole d'accord venu entériner le cessez-le-feu d'avril. "La République islamique d'Iran nous a demandé de continuer +les discussions+. Nous avons accepté de le faire, mais les Etats-Unis leur ont signifié, en des termes sans équivoque, que le cessez-le-feu était TERMINE!", a déclaré M. Trump. Le président américain avait déjà déclaré mercredi la fin de la trêve et étrillé les dirigeants iraniens, "des malades" avec qui il ne veut plus "avoir affaire", tout en laissant déjà la porte ouverte à la poursuite des pourparlers par son équipe de négociateurs. Les Etats-Unis ont frappé l'Iran deux nuits consécutives après avoir imputé à Téhéran la responsabilité d'attaques contre trois navires commerciaux dans le stratégique détroit d'Ormuz, devenu un enjeu majeur du conflit. En représailles, les forces armées iraniennes ont visé les voisins du Golfe: le Koweït, où au moins une personne a été blessée, Bahreïn, ou encore le Qatar, un des médiateurs dans les efforts de règlement du conflit. Ce regain de tensions est intervenu en pleines funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains. "Voie de la diplomatie" Mais l'accalmie est revenue la nuit dernière et le médiateur qatari espère permettre aux deux parties de renouer le dialogue "à la suite des événements de mardi", selon l'agence de presse iranienne Tasnim. L'Egypte, qui soutient les efforts en vue d'un règlement durable du conflit, s'active aussi en coulisses. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, s'est entretenu avec son homologue qatari, selon un communiqué du Caire, les deux pays exhortant "toutes les parties à privilégier la voie de la diplomatie (...) et à reprendre les négociations". En Iran, les dirigeants ont mis en garde contre de nouvelles frappes. Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a averti que son pays riposterait "à toute attaque" contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël. Si les Etats-Unis ont affirmé avoir visé des cibles militaires, la République islamique a accusé Washington d'avoir aussi touché des infrastructures civiles afin d'empêcher les fidèles de se rendre aux funérailles d'Ali Khamenei. L'hommage au guide suprême, au pouvoir pendant près de quatre décennies, a rassemblé des millions de personnes cette semaine en Iran et dans l'Irak voisin avant de s'achever par son inhumation tôt vendredi matin dans sa ville natale de Machhad (nord-est). Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa nomination en mars, n'a pas fait d'apparition publique lors de ces funérailles.

10.07.2026 à 18:25

FRANCE24
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Cette condamnation à 18 mois de prison avec sursis fait date: elle intervient après les relaxes dont ont bénéficié deux autres animateurs parisiens, contre lesquelles le parquet a fait appel. Ces décisions avaient été très critiquées par les associations et les parties civiles, qui les avaient interprétées comme un refus de la justice de prendre en compte la parole des enfants. Dans un de ces deux cas, le tribunal avait relevé des "variations dans (leurs) déclarations", qui avaient pu être orientées "par les questions de leurs parents". Rien de tel cette fois, le tribunal relevant que l'enfant, aujourd'hui âgée de six ans, avait apporté des "déclarations constantes, précises et compatibles avec son jeune âge", qui ont contrasté avec celles de l'animateur, "fluctuantes", "évolutives". Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes", un nombre traduisant un caractère "systémique", selon le maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui a mis en œuvre un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. "On est content que la parole de cette enfant ait été entendue", s'est félicité à la sortie du tribunal l'avocat de la famille, Charles Héran. "C'est une décision extrêmement encourageante pour la suite". "Aujourd'hui, un tribunal a cru la parole d'une enfant de maternelle victime d'agressions sexuelles dans le périscolaire parisien", a salué auprès de l'AFP Barka Zerouali, porte-parole de #MeTooEcole, regrettant néanmoins que la peine soit intégralement assortie du sursis. Pour la porte-parole du collectif SOS Périscolaire, Anne (qui ne souhaite pas donner son nom), cette condamnation démontre qu'"il est possible de condamner sur la base de la parole d'un enfant par recoupement et faisceau d'indices". Dans les deux précédents procès, "la parole de neuf enfants n'avait pas suffi face à la parole d'un seul adulte", a-t-elle déploré. - "Aucune tendance à l'affabulation" - Les faits pour lesquels Souleymane D. a été jugé, des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses, se sont déroulés dans un centre de loisirs du 10e arrondissement, entre octobre 2023 et juillet 2025, jusqu'à ce que l'enfant se plaigne auprès de ses parents, "spontanément", "à l'occasion de son refus répété de retourner au centre". Elle a désigné Souleymane D. "dès les premiers échanges", décrit son mode opératoire, "reproduisant les gestes sur une poupée lorsque les mots lui faisaient défaut", poursuit le tribunal. "La gêne au moment d'évoquer les faits, la précision de ses descriptions, l'expression de son ressenti et la réitération de ses déclarations devant les enquêteurs puis devant le psychologue, lequel n'avait relevé aucune tendance à l'affabulation, confortait la fiabilité de sa parole", insistent les juges. A l'inverse, Souleymane D. a apporté des explications "peu convaincantes" et varié "sur le degré de connaissance de la victime et les gestes qu'il avait pu avoir, niant tout d'abord tout contact physique avant d'admettre lui avoir tiré la capuche et fait des chatouilles, tout en contestant les attouchements dénoncés". Enfin, pour asseoir la conviction du tribunal, cette fragilité de la défense de l'animateur a été accompagnée de faits matériels: "la configuration de la cour de récréation permettait la commission des faits hors de la vue des autres adultes" et l'animateur avait dans son portable des photos montrant qu'"il entretenait des contacts physiques" avec des enfants, alors même qu'il savait que c'était interdit. Souleymane D., 25 ans, qui n'a fait aucune déclaration à la sortie de l'audience, a dix jours pour faire appel de ce jugement assorti d'une interdiction définitive d'exercer une activité entraînant un contact habituel avec des mineurs et d'une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv).
Texte intégral (651 mots)
Cette condamnation à 18 mois de prison avec sursis fait date: elle intervient après les relaxes dont ont bénéficié deux autres animateurs parisiens, contre lesquelles le parquet a fait appel. Ces décisions avaient été très critiquées par les associations et les parties civiles, qui les avaient interprétées comme un refus de la justice de prendre en compte la parole des enfants. Dans un de ces deux cas, le tribunal avait relevé des "variations dans (leurs) déclarations", qui avaient pu être orientées "par les questions de leurs parents". Rien de tel cette fois, le tribunal relevant que l'enfant, aujourd'hui âgée de six ans, avait apporté des "déclarations constantes, précises et compatibles avec son jeune âge", qui ont contrasté avec celles de l'animateur, "fluctuantes", "évolutives". Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour "suspicions de violences sexuelles ou sexistes", un nombre traduisant un caractère "systémique", selon le maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui a mis en œuvre un plan d'action à 20 millions d'euros pour le périscolaire. "On est content que la parole de cette enfant ait été entendue", s'est félicité à la sortie du tribunal l'avocat de la famille, Charles Héran. "C'est une décision extrêmement encourageante pour la suite". "Aujourd'hui, un tribunal a cru la parole d'une enfant de maternelle victime d'agressions sexuelles dans le périscolaire parisien", a salué auprès de l'AFP Barka Zerouali, porte-parole de #MeTooEcole, regrettant néanmoins que la peine soit intégralement assortie du sursis. Pour la porte-parole du collectif SOS Périscolaire, Anne (qui ne souhaite pas donner son nom), cette condamnation démontre qu'"il est possible de condamner sur la base de la parole d'un enfant par recoupement et faisceau d'indices". Dans les deux précédents procès, "la parole de neuf enfants n'avait pas suffi face à la parole d'un seul adulte", a-t-elle déploré. - "Aucune tendance à l'affabulation" - Les faits pour lesquels Souleymane D. a été jugé, des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses, se sont déroulés dans un centre de loisirs du 10e arrondissement, entre octobre 2023 et juillet 2025, jusqu'à ce que l'enfant se plaigne auprès de ses parents, "spontanément", "à l'occasion de son refus répété de retourner au centre". Elle a désigné Souleymane D. "dès les premiers échanges", décrit son mode opératoire, "reproduisant les gestes sur une poupée lorsque les mots lui faisaient défaut", poursuit le tribunal. "La gêne au moment d'évoquer les faits, la précision de ses descriptions, l'expression de son ressenti et la réitération de ses déclarations devant les enquêteurs puis devant le psychologue, lequel n'avait relevé aucune tendance à l'affabulation, confortait la fiabilité de sa parole", insistent les juges. A l'inverse, Souleymane D. a apporté des explications "peu convaincantes" et varié "sur le degré de connaissance de la victime et les gestes qu'il avait pu avoir, niant tout d'abord tout contact physique avant d'admettre lui avoir tiré la capuche et fait des chatouilles, tout en contestant les attouchements dénoncés". Enfin, pour asseoir la conviction du tribunal, cette fragilité de la défense de l'animateur a été accompagnée de faits matériels: "la configuration de la cour de récréation permettait la commission des faits hors de la vue des autres adultes" et l'animateur avait dans son portable des photos montrant qu'"il entretenait des contacts physiques" avec des enfants, alors même qu'il savait que c'était interdit. Souleymane D., 25 ans, qui n'a fait aucune déclaration à la sortie de l'audience, a dix jours pour faire appel de ce jugement assorti d'une interdiction définitive d'exercer une activité entraînant un contact habituel avec des mineurs et d'une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv).

10.07.2026 à 18:19

FRANCE24
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Le 8e de finale crispant et haché contre le Paraguay (1-0) n'était donc qu'une parenthèse, heureusement vite refermée et oubliée. Les Bleus ont rapidement retrouvé jeudi ce jeu vers l'avant qui suscite l'admiration depuis trois semaines pour étouffer des Marocains résignés (2-0) et s'ouvrir les portes du dernier carré pour la troisième fois consécutive. Au-delà de la performance, qui témoigne d'une permanence exceptionnelle au sommet du football international, il y a cette implacable solidité qui émane de la formation tricolore au sein de laquelle on peine à trouver la moindre faille. Quelle que soit l'opposition au prochain tour, la grande Espagne de Lamine Yamal, championne d'Europe en titre, ou la Belgique, la France fait peur et s'est jusqu'ici imposée comme une redoutable machine, difficile voire impossible à bouger. L'ambitieux Maroc en a lourdement fait les frais en quart de finale, malgré sa volonté d'entrer sur la pelouse avec "le couteau entre les dents", selon l'expression employée avant la rencontre par son sélectionneur Mohamed Ouahbi. Les attaquants restent sur leurs standards élevés du début du tournoi avec un Kylian Mbappé sur un nuage et auteur de son 8e but sur une frappe splendide et un Ousmane Dembélé en mode Ballon d'Or et qui a enfin trouvé sa vraie place et un rôle à sa mesure en sélection. Un penalty raté aurait pu faire cogiter n'importe quel joueur. Mais Mbappé n'est pas comme les autres et la superstar, décidément inarrêtable, n'a pas perdu pied après avoir vu sa tentative stoppée par Yassine Bounou en première période. Le crack de Bondy a été encore une fois à la hauteur de son statut et de sa réputation en s'offrant une 20e réalisation en phase finale de Coupe du monde, à une petite unité du record du génie argentin Lionel Messi. Peur et respect Derrière, solidement ancrée autour de l'impeccable charnière Dayot Upamecano-William Saliba, l'arrière-garde française ne laisse rien passer (2 buts encaissés en six matches) et le fameux déséquilibre, tant craint depuis l'instauration d'un schéma tactique offensif en 4-2-3-1 en mars 2025, ne s'est pour l'instant pas matérialisé. "Le danger peut venir de partout et on défend de mieux en mieux. Quand les défenseurs voient les efforts que font les gars devant, cela donne une dynamique. On a cette capacité à aller chercher l'adversaire, l'asphyxier, cela permet à l'équipe de jouer plus haut", a constaté le sélectionneur Didier Deschamps, si "fier" d'amener les Bleus pour la troisième fois d'affilée aux portes d'une finale d'un Mondial. Un sentiment qu'a également ressenti Adrien Rabiot, plutôt surpris par l'aisance avec laquelle la France a réussi à dominer les Lions de l'Atlas, demi-finalistes en 2022 et qui venaient pourtant d'éjecter les Pays-Bas et le Canada, l'un des trois pays hôtes, après avoir fait jeu égal avec le Brésil au premier tour. "On avait peu à craindre de cette équipe. C'est la sensation qu'on avait sur le terrain. C'est étonnant", a noté le milieu de terrain sur beIN Sports. Armée dans tous les secteurs pour aller au bout et décrocher une troisième étoile après 1998 et 2018, l'équipe de France ne veut pourtant pas tomber dans la suffisance. Ses joueurs les plus expérimentés, Mbappé en tête, savent bien que le plus dur reste encore à venir. "J'ai été champion du monde (en 2018, ndlr) et vice-champion du monde (en 2022, ndlr). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. C'est celle qui a le plus de potentiel, celle avec laquelle on peut se projeter plus facilement. Il y a beaucoup de qualité et elle permet de faire rêver mais les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a lâché le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (64 en 104 sélections). Deschamps ne veut pas non plus "se voir tout en haut". "Il y a encore une étape pour la finale. Le seul rendez-vous qu'on a, c'est le 14 juillet (date de la demi-finale, ndlr), une belle date pour la France", a glissé le technicien avec malice.
Texte intégral (719 mots)
Le 8e de finale crispant et haché contre le Paraguay (1-0) n'était donc qu'une parenthèse, heureusement vite refermée et oubliée. Les Bleus ont rapidement retrouvé jeudi ce jeu vers l'avant qui suscite l'admiration depuis trois semaines pour étouffer des Marocains résignés (2-0) et s'ouvrir les portes du dernier carré pour la troisième fois consécutive. Au-delà de la performance, qui témoigne d'une permanence exceptionnelle au sommet du football international, il y a cette implacable solidité qui émane de la formation tricolore au sein de laquelle on peine à trouver la moindre faille. Quelle que soit l'opposition au prochain tour, la grande Espagne de Lamine Yamal, championne d'Europe en titre, ou la Belgique, la France fait peur et s'est jusqu'ici imposée comme une redoutable machine, difficile voire impossible à bouger. L'ambitieux Maroc en a lourdement fait les frais en quart de finale, malgré sa volonté d'entrer sur la pelouse avec "le couteau entre les dents", selon l'expression employée avant la rencontre par son sélectionneur Mohamed Ouahbi. Les attaquants restent sur leurs standards élevés du début du tournoi avec un Kylian Mbappé sur un nuage et auteur de son 8e but sur une frappe splendide et un Ousmane Dembélé en mode Ballon d'Or et qui a enfin trouvé sa vraie place et un rôle à sa mesure en sélection. Un penalty raté aurait pu faire cogiter n'importe quel joueur. Mais Mbappé n'est pas comme les autres et la superstar, décidément inarrêtable, n'a pas perdu pied après avoir vu sa tentative stoppée par Yassine Bounou en première période. Le crack de Bondy a été encore une fois à la hauteur de son statut et de sa réputation en s'offrant une 20e réalisation en phase finale de Coupe du monde, à une petite unité du record du génie argentin Lionel Messi. Peur et respect Derrière, solidement ancrée autour de l'impeccable charnière Dayot Upamecano-William Saliba, l'arrière-garde française ne laisse rien passer (2 buts encaissés en six matches) et le fameux déséquilibre, tant craint depuis l'instauration d'un schéma tactique offensif en 4-2-3-1 en mars 2025, ne s'est pour l'instant pas matérialisé. "Le danger peut venir de partout et on défend de mieux en mieux. Quand les défenseurs voient les efforts que font les gars devant, cela donne une dynamique. On a cette capacité à aller chercher l'adversaire, l'asphyxier, cela permet à l'équipe de jouer plus haut", a constaté le sélectionneur Didier Deschamps, si "fier" d'amener les Bleus pour la troisième fois d'affilée aux portes d'une finale d'un Mondial. Un sentiment qu'a également ressenti Adrien Rabiot, plutôt surpris par l'aisance avec laquelle la France a réussi à dominer les Lions de l'Atlas, demi-finalistes en 2022 et qui venaient pourtant d'éjecter les Pays-Bas et le Canada, l'un des trois pays hôtes, après avoir fait jeu égal avec le Brésil au premier tour. "On avait peu à craindre de cette équipe. C'est la sensation qu'on avait sur le terrain. C'est étonnant", a noté le milieu de terrain sur beIN Sports. Armée dans tous les secteurs pour aller au bout et décrocher une troisième étoile après 1998 et 2018, l'équipe de France ne veut pourtant pas tomber dans la suffisance. Ses joueurs les plus expérimentés, Mbappé en tête, savent bien que le plus dur reste encore à venir. "J'ai été champion du monde (en 2018, ndlr) et vice-champion du monde (en 2022, ndlr). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. C'est celle qui a le plus de potentiel, celle avec laquelle on peut se projeter plus facilement. Il y a beaucoup de qualité et elle permet de faire rêver mais les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a lâché le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (64 en 104 sélections). Deschamps ne veut pas non plus "se voir tout en haut". "Il y a encore une étape pour la finale. Le seul rendez-vous qu'on a, c'est le 14 juillet (date de la demi-finale, ndlr), une belle date pour la France", a glissé le technicien avec malice.

10.07.2026 à 18:16

Les Observateurs
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Les forces militaires iraniennes ont récemment mené des frappes aériennes massives contre les bases militaires de milices kurdes iraniennes, situées au Kurdistan irakien (nord - ouest). Ces attaques, sans précédent, témoignent de la crainte de Téhéran de voir ces milices devenir plus offensives à la faveur de l’instabilité générée par la guerre avec Israël et les Etats-Unis.
Texte intégral (719 mots)
Les forces militaires iraniennes ont récemment mené des frappes aériennes massives contre les bases militaires de milices kurdes iraniennes, situées au Kurdistan irakien (nord - ouest). Ces attaques, sans précédent, témoignent de la crainte de Téhéran de voir ces milices devenir plus offensives à la faveur de l’instabilité générée par la guerre avec Israël et les Etats-Unis.

10.07.2026 à 18:15

FRANCE24
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"Je renonce à être tête de liste", a dit lors d'une conférence de presse M. Wegner, 53 ans, qui dirigeait la capitale depuis avril 2023 à la tête d'une coalition avec les sociaux-démocrates. "Je n'y arrive plus, je ne parviens plus à faire passer des messages, parce qu'un autre débat prend le dessus sur tout le reste", a reconnu le chef de file de l'Union démocrate-chrétienne (CDU) berlinoise, en perte de vitesse dans les sondages. Selon une enquête d'opinion de l'institut Infratest dimap diffusé début juillet, la CDU ne recueillerait plus que 17% des voix, reculant à la 4e place derrière la gauche radicale, les écologistes et l'extrême droite, alors qu'elle était encore en tête au printemps. Tennisgate Son renoncement est la conséquence de plusieurs révélations embarrassantes sur la façon dont il avait adapté son agenda personnel à la coupure d'électricité du 3 janvier. Ce jour-là, en pleine vague de froid hivernale, l'incendie criminel d'une installation électrique dans le sud-ouest de la capitale avait plongé dans le noir plus de 100.000 personnes, privé certains de chauffage, coupé les réseaux mobiles et internet et paralysé les transports en commun. Quelque 45.000 foyers sont restés sans courant pendant près d'une semaine. Très vite, Kai Wegner est pointé du doigt pour ne s'être pas rendu sur place en soutien aux habitants touchés, et pour une pause tennis qu'il s'est accordé à la mi-journée. Il ne cessera par la suite d'être moqué pour ce "tennisgate". Le maire se justifie en expliquant avoir été plus utile à passer ses appels à distance, de son domicile, ce qu'il a dit à plusieurs reprises avoir fait tout le reste de la journée, et ce dès 8h00 du matin. Or, le relevé des communications du maire, obtenus par voie judiciaire par le journal Tagesspiegel, montrent qu'aucun appel officiel n'a été passé avant 12h45, le maire échangeant jusque-là par SMS. Avec ces dernières révélations, Kai Wegner est redevenu la cible des autres partis, le candidat social-démocrate Steffen Krach estimant qu'il avait "gravement porté atteinte" à sa fonction et s'était "disqualifié". "Oui, j'ai commis des erreurs de communication" et "c'était vraiment une bêtise", a déclaré vendredi M. Wegner, qui avait admis ces erreurs dès fin mars. M. Wegner n'a pas voulu indiquer de préférence pour lui succéder à la tête de liste. L'adjoint aux Finances Stefan Evers est considéré comme le favori. Finances en souffrance Les élections de Berlin - qui est à la fois une ville et l'un des 16 Etats régionaux allemands - se tiendront le 20 septembre. Une coalition entre partis de gauche semble en l'état des enquêtes d'opinion l'option la plus plausible à ce stade. A l'image de l'Allemagne, en plein marasme économique et dont les infrastructures paient des années de sous-investissement, Berlin doit faire face à des moyens financiers en souffrance et à une lourdeur administrative qui pèsent sur ses services publics. Travaux interminables, ramassage des ordures défaillant, pénurie de logements dans un contexte de hausse rapide des loyers en sont les principales traductions. Les difficultés de M. Wegner et de la CDU berlinoise font écho à celles de Friedrich Merz, chancelier à l'impopularité record après un peu plus d'un an au pouvoir, là aussi au sein d'une coalition avec le SPD. La CDU est désormais largement devancée dans les sondages nationaux par l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui pourrait s'imposer dans les deux autres scrutins régionaux de septembre, la Saxe-Anhalt et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale,situées à l'est du pays, son bastion électoral.
Texte intégral (607 mots)
"Je renonce à être tête de liste", a dit lors d'une conférence de presse M. Wegner, 53 ans, qui dirigeait la capitale depuis avril 2023 à la tête d'une coalition avec les sociaux-démocrates. "Je n'y arrive plus, je ne parviens plus à faire passer des messages, parce qu'un autre débat prend le dessus sur tout le reste", a reconnu le chef de file de l'Union démocrate-chrétienne (CDU) berlinoise, en perte de vitesse dans les sondages. Selon une enquête d'opinion de l'institut Infratest dimap diffusé début juillet, la CDU ne recueillerait plus que 17% des voix, reculant à la 4e place derrière la gauche radicale, les écologistes et l'extrême droite, alors qu'elle était encore en tête au printemps. Tennisgate Son renoncement est la conséquence de plusieurs révélations embarrassantes sur la façon dont il avait adapté son agenda personnel à la coupure d'électricité du 3 janvier. Ce jour-là, en pleine vague de froid hivernale, l'incendie criminel d'une installation électrique dans le sud-ouest de la capitale avait plongé dans le noir plus de 100.000 personnes, privé certains de chauffage, coupé les réseaux mobiles et internet et paralysé les transports en commun. Quelque 45.000 foyers sont restés sans courant pendant près d'une semaine. Très vite, Kai Wegner est pointé du doigt pour ne s'être pas rendu sur place en soutien aux habitants touchés, et pour une pause tennis qu'il s'est accordé à la mi-journée. Il ne cessera par la suite d'être moqué pour ce "tennisgate". Le maire se justifie en expliquant avoir été plus utile à passer ses appels à distance, de son domicile, ce qu'il a dit à plusieurs reprises avoir fait tout le reste de la journée, et ce dès 8h00 du matin. Or, le relevé des communications du maire, obtenus par voie judiciaire par le journal Tagesspiegel, montrent qu'aucun appel officiel n'a été passé avant 12h45, le maire échangeant jusque-là par SMS. Avec ces dernières révélations, Kai Wegner est redevenu la cible des autres partis, le candidat social-démocrate Steffen Krach estimant qu'il avait "gravement porté atteinte" à sa fonction et s'était "disqualifié". "Oui, j'ai commis des erreurs de communication" et "c'était vraiment une bêtise", a déclaré vendredi M. Wegner, qui avait admis ces erreurs dès fin mars. M. Wegner n'a pas voulu indiquer de préférence pour lui succéder à la tête de liste. L'adjoint aux Finances Stefan Evers est considéré comme le favori. Finances en souffrance Les élections de Berlin - qui est à la fois une ville et l'un des 16 Etats régionaux allemands - se tiendront le 20 septembre. Une coalition entre partis de gauche semble en l'état des enquêtes d'opinion l'option la plus plausible à ce stade. A l'image de l'Allemagne, en plein marasme économique et dont les infrastructures paient des années de sous-investissement, Berlin doit faire face à des moyens financiers en souffrance et à une lourdeur administrative qui pèsent sur ses services publics. Travaux interminables, ramassage des ordures défaillant, pénurie de logements dans un contexte de hausse rapide des loyers en sont les principales traductions. Les difficultés de M. Wegner et de la CDU berlinoise font écho à celles de Friedrich Merz, chancelier à l'impopularité record après un peu plus d'un an au pouvoir, là aussi au sein d'une coalition avec le SPD. La CDU est désormais largement devancée dans les sondages nationaux par l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui pourrait s'imposer dans les deux autres scrutins régionaux de septembre, la Saxe-Anhalt et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale,situées à l'est du pays, son bastion électoral.

10.07.2026 à 18:10

Caroline DE CAMARET
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Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Giorgia Meloni – une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d'Italie, La Ligue). Il fait un tour d'horizon de l'actualité internationale vue de l'Italie meloniste et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées.
Texte intégral (607 mots)
Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Giorgia Meloni – une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d'Italie, La Ligue). Il fait un tour d'horizon de l'actualité internationale vue de l'Italie meloniste et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées.

10.07.2026 à 18:07

FRANCE24
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À 72 ans, Wu Feng-chiao, l'une des dernières personnes de Taïwan à cueillir des algues pour les transformer en gelée, reste imperturbable face aux vagues qui déferlent sur elle. Lorsque cette génération de "hainu", ou "femmes de la mer", ne sera plus en mesure de continuer, cette activité risque de disparaître. Les jeunes Taïwanais préfèrent vivre en ville plutôt que dans le nord-est reculé de l'île.
Texte intégral (607 mots)
À 72 ans, Wu Feng-chiao, l'une des dernières personnes de Taïwan à cueillir des algues pour les transformer en gelée, reste imperturbable face aux vagues qui déferlent sur elle. Lorsque cette génération de "hainu", ou "femmes de la mer", ne sera plus en mesure de continuer, cette activité risque de disparaître. Les jeunes Taïwanais préfèrent vivre en ville plutôt que dans le nord-est reculé de l'île.

10.07.2026 à 18:03

FRANCE24
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L'avocat général avait réclamé jeudi soir une peine de 27 ans de réclusion. Les deux avocats de la défense n'auront pas réussi à convaincre le jury populaire de l'absence d'intention de tuer de celui qui a aujourd'hui 53 ans. "Le geste mortel, est-ce qu'il l'a souhaité, est-ce qu'il l'a voulu ? Non, c'était une asphyxie mécanique", avait pourtant longuement développé Me Dominique Beyreuther dans sa plaidoirie vendredi matin. "S'il y a une part de doute sur la notion d'intention, elle doit profiter à l'accusé", avait appuyé son confrère Me Gérard Tcholakian. Si c'est bien pour "meurtre" que Lakhdar Matoug a été condamné, cinq jours d'audience n'ont pas permis de pleinement éclairer les raisons du passage à l'acte, cette dispute qui, selon lui, aurait dégénéré et l'a conduit à étrangler son épouse - pendant plusieurs minutes, selon les légistes, et non quelques secondes tel qu'il l'a toujours affirmé. Jeudi, l'avocat général avait retracé la vie somme toute banale de ce couple venu d'Algérie, parents de trois enfants, dans leur T4 de Montreuil (Seine-Saint-Denis), autant miné par les dettes que l'usure de leur relation. "Ces deux-là vivent dans le même appartement mais ne se parlent plus, ou que par messager interposé, par messagerie. C'est le couple Simone Signoret et Jean Gabin" dans le film "Le Chat", avait décrit la représentante de l'accusation dans une référence au huis clos banlieusard de Pierre Granier-Deferre. La défense ne dit pas mieux: "Lui, il ne veut pas de conflit, il met la poussière sous le tapis", rappelle Me Tcholakian, faisant valoir qu'"il n'y a pas de violence dans ce couple, pas de scandale, il y a la solitude de l'un et de l'autre". Mais dans le long métrage, c'est le chat qui fini par être tué. "Bas instincts" Davantage encore que le flou du mobile, c'est "l'après tout à fait extraordinaire", tel que qualifié par l'avocate générale, qui a concentré les interrogations. Comment cet homme ordinaire, sans histoires, unanimement perçu comme "calme", surnommé "le zen", a pu allonger le corps sans vie de son épouse sur le canapé en demandant aux enfants de ne pas réveiller "maman, fatiguée et malade" ? Puis, le lendemain, de découper le corps à la meuleuse ? De disperser les restes, dans des sacs plastiques, au milieu des déchets végétaux aux quatre coins des Buttes-Chaumont ? De se rendre à Bobigny pour, cette fois-ci, jeter le sac contenant le buste dans un terrain vague ? "Il va falloir que vous fassiez l'effort colossal de dissocier ce qui s'est passé" au moment du meurtre "de ce qui s'est passé" ensuite, avait exhorté Me Tcholakian en fixant les jurés. La défense avait pu s'appuyer sur des rapports d'expertises faisant état d'un phénomène de "déréalisation", "en dissociation psychique". "Il n'a pas de réflexion, de stratégie", avait insisté Me Beyreuther, mettant en garde contre une fascination morbide pour un "fait divers sensationnel" qui "fait appel aux bas instincts, dans un voyeurisme insupportable". "Il n'est pas dans une préméditation, il n'est pas dans une organisation logistique pensée", avait-elle encore développé. Jeudi, au terme de son réquisitoire, l'avocate générale avait pour sa part rejeté ces expertises, en rappelant l'achat de la meuleuse le 31 janvier dans une grande enseigne de bricolage du sud-est parisien, les deux allers-retours depuis Montreuil jusqu'aux Buttes-Chaumont, la déclaration de la disparition à la police, les messages laissés à son épouse - "Oui, Assia, t'es où ?" -, jusqu'aux aveux lors de la troisième audition en garde à vue, quinze jours plus tard. "Pas de déréalisation, pas d'homme sous emprise alcoolique. Un homme au contraire très ancré", avait conclu la représentante de l'accusation.
Texte intégral (642 mots)
L'avocat général avait réclamé jeudi soir une peine de 27 ans de réclusion. Les deux avocats de la défense n'auront pas réussi à convaincre le jury populaire de l'absence d'intention de tuer de celui qui a aujourd'hui 53 ans. "Le geste mortel, est-ce qu'il l'a souhaité, est-ce qu'il l'a voulu ? Non, c'était une asphyxie mécanique", avait pourtant longuement développé Me Dominique Beyreuther dans sa plaidoirie vendredi matin. "S'il y a une part de doute sur la notion d'intention, elle doit profiter à l'accusé", avait appuyé son confrère Me Gérard Tcholakian. Si c'est bien pour "meurtre" que Lakhdar Matoug a été condamné, cinq jours d'audience n'ont pas permis de pleinement éclairer les raisons du passage à l'acte, cette dispute qui, selon lui, aurait dégénéré et l'a conduit à étrangler son épouse - pendant plusieurs minutes, selon les légistes, et non quelques secondes tel qu'il l'a toujours affirmé. Jeudi, l'avocat général avait retracé la vie somme toute banale de ce couple venu d'Algérie, parents de trois enfants, dans leur T4 de Montreuil (Seine-Saint-Denis), autant miné par les dettes que l'usure de leur relation. "Ces deux-là vivent dans le même appartement mais ne se parlent plus, ou que par messager interposé, par messagerie. C'est le couple Simone Signoret et Jean Gabin" dans le film "Le Chat", avait décrit la représentante de l'accusation dans une référence au huis clos banlieusard de Pierre Granier-Deferre. La défense ne dit pas mieux: "Lui, il ne veut pas de conflit, il met la poussière sous le tapis", rappelle Me Tcholakian, faisant valoir qu'"il n'y a pas de violence dans ce couple, pas de scandale, il y a la solitude de l'un et de l'autre". Mais dans le long métrage, c'est le chat qui fini par être tué. "Bas instincts" Davantage encore que le flou du mobile, c'est "l'après tout à fait extraordinaire", tel que qualifié par l'avocate générale, qui a concentré les interrogations. Comment cet homme ordinaire, sans histoires, unanimement perçu comme "calme", surnommé "le zen", a pu allonger le corps sans vie de son épouse sur le canapé en demandant aux enfants de ne pas réveiller "maman, fatiguée et malade" ? Puis, le lendemain, de découper le corps à la meuleuse ? De disperser les restes, dans des sacs plastiques, au milieu des déchets végétaux aux quatre coins des Buttes-Chaumont ? De se rendre à Bobigny pour, cette fois-ci, jeter le sac contenant le buste dans un terrain vague ? "Il va falloir que vous fassiez l'effort colossal de dissocier ce qui s'est passé" au moment du meurtre "de ce qui s'est passé" ensuite, avait exhorté Me Tcholakian en fixant les jurés. La défense avait pu s'appuyer sur des rapports d'expertises faisant état d'un phénomène de "déréalisation", "en dissociation psychique". "Il n'a pas de réflexion, de stratégie", avait insisté Me Beyreuther, mettant en garde contre une fascination morbide pour un "fait divers sensationnel" qui "fait appel aux bas instincts, dans un voyeurisme insupportable". "Il n'est pas dans une préméditation, il n'est pas dans une organisation logistique pensée", avait-elle encore développé. Jeudi, au terme de son réquisitoire, l'avocate générale avait pour sa part rejeté ces expertises, en rappelant l'achat de la meuleuse le 31 janvier dans une grande enseigne de bricolage du sud-est parisien, les deux allers-retours depuis Montreuil jusqu'aux Buttes-Chaumont, la déclaration de la disparition à la police, les messages laissés à son épouse - "Oui, Assia, t'es où ?" -, jusqu'aux aveux lors de la troisième audition en garde à vue, quinze jours plus tard. "Pas de déréalisation, pas d'homme sous emprise alcoolique. Un homme au contraire très ancré", avait conclu la représentante de l'accusation.

10.07.2026 à 18:00

Caroline DE CAMARET
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Malgré les émissions de CO2, l'avion a toujours la cote : un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen, et l'Union européenne (UE) défend les droits de ces passagers face aux compagnies aériennes. Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union pour réformer le règlement européen sur les droits des passagers aériens, après treize ans de négociation.
Texte intégral (642 mots)
Malgré les émissions de CO2, l'avion a toujours la cote : un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen, et l'Union européenne (UE) défend les droits de ces passagers face aux compagnies aériennes. Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union pour réformer le règlement européen sur les droits des passagers aériens, après treize ans de négociation.

10.07.2026 à 17:54

FRANCE 24
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Le Belge Tim Merlier a remporté vendredi la septième étape du Tour de France à Bordeaux, au terme d'un sprint massif. Il a devancé le Norvégien Soren Waerenskjold et l'Érythréen Biniam Girmay. À 33 ans, le coureur décroche sa quatrième victoire sur la Grande Boucle, après celles de Pontivy (2021), Dunkerque et Châteauroux (2025).
Texte intégral (642 mots)
Le Belge Tim Merlier a remporté vendredi la septième étape du Tour de France à Bordeaux, au terme d'un sprint massif. Il a devancé le Norvégien Soren Waerenskjold et l'Érythréen Biniam Girmay. À 33 ans, le coureur décroche sa quatrième victoire sur la Grande Boucle, après celles de Pontivy (2021), Dunkerque et Châteauroux (2025).

10.07.2026 à 17:53

FRANCE24
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Tirée par Vodafone et EasyJet, Londres a clôturé en hausse (+0,24%) tout comme Paris (+0,15%) et Milan (+0,44%). En revanche, Francfort a fini en baisse (-0,20%).
Texte intégral (642 mots)
Tirée par Vodafone et EasyJet, Londres a clôturé en hausse (+0,24%) tout comme Paris (+0,15%) et Milan (+0,44%). En revanche, Francfort a fini en baisse (-0,20%).

10.07.2026 à 17:50

FRANCE24
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C'est un mode de vie multiséculaire qui se transmet de génération en génération. Mais le réchauffement climatique risque d'y mettre fin. On vous propose de passer quelques minutes avec les Imraguen, un peuple de pêcheurs du désert mauritanien, à la jonction entre le Sahara aride et l'océan Atlantique. Récit de Ludovic de Foucaud.
Texte intégral (642 mots)
C'est un mode de vie multiséculaire qui se transmet de génération en génération. Mais le réchauffement climatique risque d'y mettre fin. On vous propose de passer quelques minutes avec les Imraguen, un peuple de pêcheurs du désert mauritanien, à la jonction entre le Sahara aride et l'océan Atlantique. Récit de Ludovic de Foucaud.

10.07.2026 à 17:49

FRANCE24
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La guerre au Soudan impacte directement ses voisins, comme le Tchad, où les Nations Unies ont intensifié le rythme de leurs visites ces derniers mois. L'objectif : trouver une issue à ce conflit. L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU s'est rendu dans les camps de réfugiés de l'est du pays, tandis que la procureure adjointe de la Cour Pénale Internationale était à N'Djamena. Précisions d’Harold Girard, correspondant de France 24.
Texte intégral (642 mots)
La guerre au Soudan impacte directement ses voisins, comme le Tchad, où les Nations Unies ont intensifié le rythme de leurs visites ces derniers mois. L'objectif : trouver une issue à ce conflit. L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU s'est rendu dans les camps de réfugiés de l'est du pays, tandis que la procureure adjointe de la Cour Pénale Internationale était à N'Djamena. Précisions d’Harold Girard, correspondant de France 24.

10.07.2026 à 17:47

FRANCE24
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La capitale de l'État du Kordofan du Nord au Soudan, El-Obeid, est encerclée par les Forces de Soutien Rapide. L'ONU dit craindre un bain de sang. La population est exsangue. Environ 600 000 civils y résideraient toujours. Notre correspondant régional, Bastien Renouil, a pu contacter l'un d'eux.
Texte intégral (642 mots)
La capitale de l'État du Kordofan du Nord au Soudan, El-Obeid, est encerclée par les Forces de Soutien Rapide. L'ONU dit craindre un bain de sang. La population est exsangue. Environ 600 000 civils y résideraient toujours. Notre correspondant régional, Bastien Renouil, a pu contacter l'un d'eux.
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