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04.07.2026 à 03:43

FRANCE24
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Les tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé de plein fouet le 24 juin l'Etat de La Guaira, au nord de Caracas, dépourvu de la capacité hospitalière suffisante pour accueillir tant de victimes. Les deux hôpitaux ont été débordés en quelques heures et les patients se rendent désormais dans des centres de soins improvisés: des tentes installées par des professionnels mais aussi la gare routière ou un McDonald's. L'enseigne américaine reçoit à Caraballeda, ville côtière très durement frappée, des dizaines de personnes souffrant de "crises d'hypertension, crises d'anxiété, symptômes diarrhéiques", explique à l'AFP Karlys Figueroa, chirurgienne oncologue de 33 ans, qui y officie bénévolement. "Nous sommes venus apporter notre aide, il y a beaucoup de victimes à prendre en charge", ajoute-t-elle. Plus d'une trentaine de médecins soignent les sinistrés dans cet hôpital de campagne avec sa zone d'accueil, une pharmacie, un entrepôt et des espaces de prise en charge psychologique ou vétérinaire. Au comptoir où sont habituellement servis les hamburgers, on distribue désormais des arepas (galettes vénézuéliennes) et des sandwichs offerts. Le glacier s’est transformé en refuge pour des animaux retrouvés, en attente d'un nouveau maître. La Dr Figueroa osculte Gilber Oropeza, un pompier venu de l'Etat de Yaracuy, plus à l'ouest, pour se joindre aux opérations de secours. "J'ai manipulé les décombres pratiquement partout, je crois que c'est pour ça que j'ai mal à l'estomac", raconte-t-il à l'AFP, allongé sur un banc rembourré. Risque d'épidémie Trois grandes tentes blanches ont été dressées dans la cour d'une gare routière à Catia La Mar, un peu plus loin sur la côte. À l'intérieur de chacune d'entre elle, six brancards équipés d'écrans permettent d'assurer des premiers soins, tant physiques que psychologiques. Une femme pleure en silence en se couvrant le visage avec un mouchoir. Un médecin lui fait calmement le point sur son état de santé, une scène devenue courante à La Guaira. Près de 4.000 patients ont été pris en charge dans ce centre de soins provisoire. Iverson Medina, 13 ans, est soigné sur une civière. Il porte une attelle à la jambe droite et à la cheville gauche, blessé après avoir passé 16 heures sous les ruines de son immeuble. "J'ai eu très peur parce que je pensais qu'on n'allait pas me secourir, c'est seulement après avoir vu les pompiers, tout ça, que je me suis calmé", dit-il à l'AFP, au côté de sa sœur. Iverson Medina et un cousin ont survécu aux séismes, mais il a vu mourir sa grand-mère et un autre de leurs cousins. María José Pino, gynécologue-obstétricienne, a elle aussi survécu: l'alerte sismique sur son téléphone portable lui a sauvé la vie. Malgré sa jambe blessée, elle soigne des patients sans relâche depuis le premier jour. Mais un sentiment d'impuissance la submerge. "J'ai l'impression que, malgré tout ce que j'ai fait, c'est comme si je n'avais rien fait, comme s'il manquait quelque chose, parce qu'il manquait effectivement des mains, il manquait de l'aide", confie-t-elle. Le Dr Antonio Olaizola explique à l'AFP que le risque d'épidémies augmente à mesure que les sinistrés remplissent les refuges, après l'effondrement de plus de 180 immeubles à La Guaira. "Nous avons déjà des cas d'infections liés à cet événement", indique-t-il, soulignant que la surpopulation est un facteur "fondamental" dans la propagation des maladies infectieuses.

04.07.2026 à 02:51

FRANCE24
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Texte intégral (594 mots)

04.07.2026 à 02:47

Cassandre TOUSSAINT
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C'est une défaite au goût de victoire pour le Cap-Vert, qui a poussé l'Argentine tenante du titre en prolongations en 16es de finale du Mondial 2026. L'Albiceleste s'impose dans la douleur au terme d'une fin de match folle (3-2) et retrouvera l'Egypte en 8es.
Texte intégral (594 mots)
C'est une défaite au goût de victoire pour le Cap-Vert, qui a poussé l'Argentine tenante du titre en prolongations en 16es de finale du Mondial 2026. L'Albiceleste s'impose dans la douleur au terme d'une fin de match folle (3-2) et retrouvera l'Egypte en 8es.

04.07.2026 à 02:30

RFI
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Seizièmes de finale du Mondial 2026, suite et fin. La Colombie affronte le Ghana à Kansas City pour obtenir la dernière place en huitièmes de la Coupe du monde. Une rencontre entre les Cafeteros et les Black stars à suivre en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.
Texte intégral (594 mots)
Seizièmes de finale du Mondial 2026, suite et fin. La Colombie affronte le Ghana à Kansas City pour obtenir la dernière place en huitièmes de la Coupe du monde. Une rencontre entre les Cafeteros et les Black stars à suivre en direct grâce au live commenté animé par nos confrères de RFI.

04.07.2026 à 02:03

FRANCE24
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Elles entendent s'appuyer sur l'émotion suscitée par le viol et le meurtre de la collégienne de 11 ans pour rappeler leur demande d'une "loi-cadre intégrale", réclamée depuis fin 2024 - soit un texte pour lutter "à 360 degrés" contre ces violences, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes, notamment les plus vulnérables. A Paris, la marche doit s'élancer vers 15h30 de la place de la Bastille vers Nation. En régions, des rassemblements sont annoncés dans quelque 80 villes, comme Agen, Dijon, Bordeaux ou Rennes. Dans son appel, la "coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale" demande de "reconnaître le caractère systémique" des violences sexuelles "dans une société patriarcale" et une loi "globale" plutôt que des "mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives". "La surenchère répressive prônée par l'extrême droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants", poursuit le texte, en référence à des propositions comme la "castration chimique, la perpétuité réelle, ou le rétablissement de la peine de mort". Cette coalition de 130 organisations avait proposé fin 2024 un ensemble de 140 mesures destinées à lutter de façon globale contre les violences de tous ordres faites aux femmes et aux enfants, sur le modèle de l'Espagne. Elles ont inspiré une proposition de loi de 78 mesures déposée fin 2025 par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et cosignée par une centaine de députés principalement de gauche (hors LFI) et de la coalition gouvernementale. Au Parlement à l'automne Depuis l'affaire Lyhanna, la coalition organise chaque lundi soir des rassemblements devant les tribunaux en régions et devant le ministère de la Justice à Paris. Plus de 340.000 personnes ont signé une pétition en ligne pour cette loi. Confortée par les affaires Bruel et du périscolaire parisien, "cette immense mobilisation est inédite dans le mouvement féministe et amène à nous de nouvelles personnes", selon la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert. Pour la militante féministe Suzy Rojtman, les organisations féministes ont "opéré une jonction avec les organisations enfantistes" et "parviennent à entraîner un véritable mouvement citoyen après le meurtre de Lyhanna, ce qui est historique". La coalition revendique aujourd'hui 160 organisations, dont la CGT, des associations de défense des migrants, personnes handicapées ou LGBTQ+. Une trentaine les ont rejointes récemment, comme la FCPE (parents d'élèves) et le collectif de parents SOS-Périscolaire. Dans le sillage du drame, le gouvernement a annoncé des mesures de lutte contre la pédocriminalité, dont certaines inspirées des associations. Une partie a été intégrée au projet de loi sur la protection des enfants, qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 juillet, d'autres ajoutées au texte sur la justice criminelle également débattu par les députés. La ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a indiqué mercredi que le gouvernement recevrait les parlementaires mi-juillet pour "arbitrer" les mesures qui pourraient, elles, intégrer une future loi intégrale, dont l'examen est promis pour sa part à l'automne. Malgré ces annonces, les associations maintiennent leur mobilisation car elles redoutent que le gouvernement ne retienne qu'une partie des dispositions réclamées. Elles réclament l'ensemble du dispositif, assorti d'un budget pour la mettre en oeuvre, évalué à quelque 3 milliards d'euros par an.
Texte intégral (602 mots)
Elles entendent s'appuyer sur l'émotion suscitée par le viol et le meurtre de la collégienne de 11 ans pour rappeler leur demande d'une "loi-cadre intégrale", réclamée depuis fin 2024 - soit un texte pour lutter "à 360 degrés" contre ces violences, allant de la prévention et du traitement judiciaire à l'accompagnement des victimes, notamment les plus vulnérables. A Paris, la marche doit s'élancer vers 15h30 de la place de la Bastille vers Nation. En régions, des rassemblements sont annoncés dans quelque 80 villes, comme Agen, Dijon, Bordeaux ou Rennes. Dans son appel, la "coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale" demande de "reconnaître le caractère systémique" des violences sexuelles "dans une société patriarcale" et une loi "globale" plutôt que des "mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives". "La surenchère répressive prônée par l'extrême droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants", poursuit le texte, en référence à des propositions comme la "castration chimique, la perpétuité réelle, ou le rétablissement de la peine de mort". Cette coalition de 130 organisations avait proposé fin 2024 un ensemble de 140 mesures destinées à lutter de façon globale contre les violences de tous ordres faites aux femmes et aux enfants, sur le modèle de l'Espagne. Elles ont inspiré une proposition de loi de 78 mesures déposée fin 2025 par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et cosignée par une centaine de députés principalement de gauche (hors LFI) et de la coalition gouvernementale. Au Parlement à l'automne Depuis l'affaire Lyhanna, la coalition organise chaque lundi soir des rassemblements devant les tribunaux en régions et devant le ministère de la Justice à Paris. Plus de 340.000 personnes ont signé une pétition en ligne pour cette loi. Confortée par les affaires Bruel et du périscolaire parisien, "cette immense mobilisation est inédite dans le mouvement féministe et amène à nous de nouvelles personnes", selon la présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert. Pour la militante féministe Suzy Rojtman, les organisations féministes ont "opéré une jonction avec les organisations enfantistes" et "parviennent à entraîner un véritable mouvement citoyen après le meurtre de Lyhanna, ce qui est historique". La coalition revendique aujourd'hui 160 organisations, dont la CGT, des associations de défense des migrants, personnes handicapées ou LGBTQ+. Une trentaine les ont rejointes récemment, comme la FCPE (parents d'élèves) et le collectif de parents SOS-Périscolaire. Dans le sillage du drame, le gouvernement a annoncé des mesures de lutte contre la pédocriminalité, dont certaines inspirées des associations. Une partie a été intégrée au projet de loi sur la protection des enfants, qui doit être examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 juillet, d'autres ajoutées au texte sur la justice criminelle également débattu par les députés. La ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a indiqué mercredi que le gouvernement recevrait les parlementaires mi-juillet pour "arbitrer" les mesures qui pourraient, elles, intégrer une future loi intégrale, dont l'examen est promis pour sa part à l'automne. Malgré ces annonces, les associations maintiennent leur mobilisation car elles redoutent que le gouvernement ne retienne qu'une partie des dispositions réclamées. Elles réclament l'ensemble du dispositif, assorti d'un budget pour la mettre en oeuvre, évalué à quelque 3 milliards d'euros par an.

04.07.2026 à 01:57

FRANCE24
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Ensemble, devant leurs militants, les deux chefs du RN afficheront leur unité, à moins de 72 heures du couperet judiciaire tant attendu, par le parti à la flamme comme par ses adversaires. Si elle se voit confirmer une peine d'inéligibilité de plus de deux ans, Marine Le Pen ne pourra pas concourir une quatrième fois à l'Elysée. Elle estime aussi que si les juges lui imposent un bracelet électronique, il ne lui sera "pas possible" de faire campagne. En fonction de la sentence, elle annoncera sa décision mardi soir, probablement dans un journal télévisé. Comme elle, tout le parti est dans l'expectative depuis la fin du procès en février. "On n'a plus les cartes, donc elle comme moi on patiente", confie en privé son dauphin, Jordan Bardella, appelé à "reprendre le flambeau" si la "candidate naturelle" était empêchée. Ces dernières semaines, leurs prises de positions parfois dissonantes ont fait ressurgir des doutes sur la solidité du ticket qu'ils entendent présenter aux électeurs. Ce "banquet champêtre" à Liévin tombe donc à point nommé pour resserrer les rangs. Loin d'être une tradition, l'événement a été monté par le nouveau maire RN de cet ex-bastion socialiste, Dany Paiva, avec l'appui du député Bruno Bilde, membre du premier cercle de Marine le Pen -elle-même élue de la circonscription voisine d'Hénin-Beaumont. "On reste soudés" Samedi soir à Liévin, ils seront 1.200 militants à se presser autour des deux leaders. L'ambiance sera résolument amicale et champêtre. Un podium sera installé pour de brèves prises de parole, 10 minutes pour Jordan Bardella puis 10 minutes pour Marine Le Pen, avant un bain de foule. "Pas de discours" à proprement parler, ni de "thèmes prédéterminés" selon un conseiller de Marine Le Pen. Mais une expression conjointe qui "montrera que tout va bien, et que quel que soit le résultat du 7 juillet on reste soudés", glisse un proche de la patronne et de Jordan Bardella. Celle qui se vante d'avoir "la peau dure" viendra refaire le plein de soutiens auprès de ses électeurs du Pas-de-Calais, avant d'affronter l'épreuve fatidique. "La politique, c'est de l'amour. Si vous n'aimez pas les gens, il faut faire autre chose", mais "quand l'amour vous porte, on prend les coups les uns après les autres et on se crée une carapace", dit-elle après quatre décennies d'une carrière jalonnée d'une vingtaine de scrutins (dont deux finales présidentielles perdues face à Emmanuel Macron). Entourés de nombreux cadres locaux du mouvement d'extrême droite, les deux favoris des sondages enverront aussi un signal à leurs adversaires à l'affût de la moindre faille. A commencer par le mieux placé, Edouard Philippe, que Marine Le Pen espère affronter au second tour, et qui tiendra son premier grand meeting dimanche à Paris.
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Ensemble, devant leurs militants, les deux chefs du RN afficheront leur unité, à moins de 72 heures du couperet judiciaire tant attendu, par le parti à la flamme comme par ses adversaires. Si elle se voit confirmer une peine d'inéligibilité de plus de deux ans, Marine Le Pen ne pourra pas concourir une quatrième fois à l'Elysée. Elle estime aussi que si les juges lui imposent un bracelet électronique, il ne lui sera "pas possible" de faire campagne. En fonction de la sentence, elle annoncera sa décision mardi soir, probablement dans un journal télévisé. Comme elle, tout le parti est dans l'expectative depuis la fin du procès en février. "On n'a plus les cartes, donc elle comme moi on patiente", confie en privé son dauphin, Jordan Bardella, appelé à "reprendre le flambeau" si la "candidate naturelle" était empêchée. Ces dernières semaines, leurs prises de positions parfois dissonantes ont fait ressurgir des doutes sur la solidité du ticket qu'ils entendent présenter aux électeurs. Ce "banquet champêtre" à Liévin tombe donc à point nommé pour resserrer les rangs. Loin d'être une tradition, l'événement a été monté par le nouveau maire RN de cet ex-bastion socialiste, Dany Paiva, avec l'appui du député Bruno Bilde, membre du premier cercle de Marine le Pen -elle-même élue de la circonscription voisine d'Hénin-Beaumont. "On reste soudés" Samedi soir à Liévin, ils seront 1.200 militants à se presser autour des deux leaders. L'ambiance sera résolument amicale et champêtre. Un podium sera installé pour de brèves prises de parole, 10 minutes pour Jordan Bardella puis 10 minutes pour Marine Le Pen, avant un bain de foule. "Pas de discours" à proprement parler, ni de "thèmes prédéterminés" selon un conseiller de Marine Le Pen. Mais une expression conjointe qui "montrera que tout va bien, et que quel que soit le résultat du 7 juillet on reste soudés", glisse un proche de la patronne et de Jordan Bardella. Celle qui se vante d'avoir "la peau dure" viendra refaire le plein de soutiens auprès de ses électeurs du Pas-de-Calais, avant d'affronter l'épreuve fatidique. "La politique, c'est de l'amour. Si vous n'aimez pas les gens, il faut faire autre chose", mais "quand l'amour vous porte, on prend les coups les uns après les autres et on se crée une carapace", dit-elle après quatre décennies d'une carrière jalonnée d'une vingtaine de scrutins (dont deux finales présidentielles perdues face à Emmanuel Macron). Entourés de nombreux cadres locaux du mouvement d'extrême droite, les deux favoris des sondages enverront aussi un signal à leurs adversaires à l'affût de la moindre faille. A commencer par le mieux placé, Edouard Philippe, que Marine Le Pen espère affronter au second tour, et qui tiendra son premier grand meeting dimanche à Paris.

04.07.2026 à 01:27

FRANCE24
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A l'image de sa visite sur l'archipel espagnol des Canaries le mois dernier, le pape américain a fait de la défense des migrants un thème récurrent de son pontificat, remerciant ceux qui aident les plus démunis et dénonçant les expulsions massives aux États-Unis, son pays d'origine. Sur les traces de son prédécesseur argentin François, qui avait choisi Lampedusa en 2013 pour son premier déplacement, le pontife de 70 ans devrait profiter de ce déplacement pour plaider en faveur de l'accueil et de la dignité des personnes contraintes de quitter leur pays et exhorter à des voies d'immigration sûres et légales. Sa visite d'une demi-journée sur cette île de 20km², située entre la Tunisie et Malte, et qui compte environ 6.000 habitants, intervient quelques semaines après l'adoption par l'Union européenne (UE) de nouvelles mesures migratoires prévoyant notamment un recours accru à la détention et la création de centres de rétention hors des frontières de l'UE. "La présence du pape Léon XIV envoie un message clair à une époque où le débat politique mondial sur la migration se concentre davantage sur les frontières et la dissuasion plutôt que sur la protection et la responsabilité partagée", a déclaré à l'AFP Filippo Ungaro, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR). Située à seulement 145 kilomètres des côtes tunisiennes, Lampedusa est devenue, malgré ses plages de sable fin, l'un des principaux symboles de la crise migratoire en Europe. Plus de 360 personnes y avaient péri dans un naufrage en octobre 2013, la pire catastrophe de l'histoire de l'île, tandis que des milliers d'autres migrants ont trouvé la mort sur cette route maritime parmi les plus dangereuses du monde. "Amour du prochain" Attendu à 09H00 (07H00 GMT), le souverain pontife débutera sa visite par le cimetière abritant des tombes numérotées de migrants non identifiés. Après avoir déposé une gerbe, il se rendra à la "Porte de l'Europe", un monument dédié aux victimes, et s'entretiendra brièvement avec une famille. Sur le quai où débarquent les personnes secourues en mer par les garde-côtes, les navires humanitaires ou les pêcheurs locaux, il bénira une plaque commémorative dédiée au pape François puis célèbrera une grande messe en plein air sur un terrain de sport. Il repartira au Vatican en début d'après-midi. La visite de Léon XIV "revêt une importance historique, géopolitique et sociale considérable, en plus de sa dimension religieuse", a souligné Mgr Antonino Raspanti, président de la Conférence des évêques de Sicile, dans une interview vendredi au quotidien Corriere della Sera. "À l'instar de François, Léon XIV place l'amour du prochain et la sollicitude envers les plus vulnérables au cœur du message évangélique", a-t-il ajouté. L'île semi-aride de Lampedusa est la deuxième destination migratoire d'Europe visitée par Léon XIV, qui avait profité de son déplacement aux îles Canaries pour dénoncer le trafic d'êtres humains. Il s'est aussi prononcé contre les mesures visant à réprimer l'immigration clandestine et a qualifié d'"inhumain" le traitement réservé aux migrants par l'administration américaine. Le chef de l'Église catholique, qui compte 1,4 milliard de fidèles, a également exhorté les migrants à s'intégrer en apprenant la langue de leur pays d'accueil, en respectant ses lois et en se familiarisant avec ses coutumes. L'arrivée du pape suscitait une forte attente vendredi parmi les habitants de cette île vivant principalement de la pêche et du tourisme. La traversée de la Méditerranée centrale depuis l'Afrique du Nord est la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2025, quelque 1.330 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant cette traversée, indique l'OIM. Cette route est surveillée par une poignée de navires d'organisations humanitaires qui accusent l'UE de ne pas agir pour prévenir les naufrages. Selon l'UNHCR, plus de 14.000 migrants ont débarqué en Italie au premier semestre de l'année, principalement en provenance de Libye. Près de 60% ont transité par Lampedusa. Ces chiffres restent toutefois loin des records enregistrés lors des soulèvements du Printemps arabe en 2011, quand l'effondrement des contrôles frontaliers en Afrique du Nord avait entraîné l'arrivée de dizaines de milliers de personnes sur l'île en quelques mois.
Texte intégral (763 mots)
A l'image de sa visite sur l'archipel espagnol des Canaries le mois dernier, le pape américain a fait de la défense des migrants un thème récurrent de son pontificat, remerciant ceux qui aident les plus démunis et dénonçant les expulsions massives aux États-Unis, son pays d'origine. Sur les traces de son prédécesseur argentin François, qui avait choisi Lampedusa en 2013 pour son premier déplacement, le pontife de 70 ans devrait profiter de ce déplacement pour plaider en faveur de l'accueil et de la dignité des personnes contraintes de quitter leur pays et exhorter à des voies d'immigration sûres et légales. Sa visite d'une demi-journée sur cette île de 20km², située entre la Tunisie et Malte, et qui compte environ 6.000 habitants, intervient quelques semaines après l'adoption par l'Union européenne (UE) de nouvelles mesures migratoires prévoyant notamment un recours accru à la détention et la création de centres de rétention hors des frontières de l'UE. "La présence du pape Léon XIV envoie un message clair à une époque où le débat politique mondial sur la migration se concentre davantage sur les frontières et la dissuasion plutôt que sur la protection et la responsabilité partagée", a déclaré à l'AFP Filippo Ungaro, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR). Située à seulement 145 kilomètres des côtes tunisiennes, Lampedusa est devenue, malgré ses plages de sable fin, l'un des principaux symboles de la crise migratoire en Europe. Plus de 360 personnes y avaient péri dans un naufrage en octobre 2013, la pire catastrophe de l'histoire de l'île, tandis que des milliers d'autres migrants ont trouvé la mort sur cette route maritime parmi les plus dangereuses du monde. "Amour du prochain" Attendu à 09H00 (07H00 GMT), le souverain pontife débutera sa visite par le cimetière abritant des tombes numérotées de migrants non identifiés. Après avoir déposé une gerbe, il se rendra à la "Porte de l'Europe", un monument dédié aux victimes, et s'entretiendra brièvement avec une famille. Sur le quai où débarquent les personnes secourues en mer par les garde-côtes, les navires humanitaires ou les pêcheurs locaux, il bénira une plaque commémorative dédiée au pape François puis célèbrera une grande messe en plein air sur un terrain de sport. Il repartira au Vatican en début d'après-midi. La visite de Léon XIV "revêt une importance historique, géopolitique et sociale considérable, en plus de sa dimension religieuse", a souligné Mgr Antonino Raspanti, président de la Conférence des évêques de Sicile, dans une interview vendredi au quotidien Corriere della Sera. "À l'instar de François, Léon XIV place l'amour du prochain et la sollicitude envers les plus vulnérables au cœur du message évangélique", a-t-il ajouté. L'île semi-aride de Lampedusa est la deuxième destination migratoire d'Europe visitée par Léon XIV, qui avait profité de son déplacement aux îles Canaries pour dénoncer le trafic d'êtres humains. Il s'est aussi prononcé contre les mesures visant à réprimer l'immigration clandestine et a qualifié d'"inhumain" le traitement réservé aux migrants par l'administration américaine. Le chef de l'Église catholique, qui compte 1,4 milliard de fidèles, a également exhorté les migrants à s'intégrer en apprenant la langue de leur pays d'accueil, en respectant ses lois et en se familiarisant avec ses coutumes. L'arrivée du pape suscitait une forte attente vendredi parmi les habitants de cette île vivant principalement de la pêche et du tourisme. La traversée de la Méditerranée centrale depuis l'Afrique du Nord est la route migratoire la plus meurtrière au monde, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2025, quelque 1.330 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant cette traversée, indique l'OIM. Cette route est surveillée par une poignée de navires d'organisations humanitaires qui accusent l'UE de ne pas agir pour prévenir les naufrages. Selon l'UNHCR, plus de 14.000 migrants ont débarqué en Italie au premier semestre de l'année, principalement en provenance de Libye. Près de 60% ont transité par Lampedusa. Ces chiffres restent toutefois loin des records enregistrés lors des soulèvements du Printemps arabe en 2011, quand l'effondrement des contrôles frontaliers en Afrique du Nord avait entraîné l'arrivée de dizaines de milliers de personnes sur l'île en quelques mois.

04.07.2026 à 01:11

FRANCE24
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Quatre mois après la mort de l'ayatollah dans des frappes israélo-américaines, son cercueil, sur lequel a été posé son emblématique turban noir, est exposé dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un complexe religieux et politique situé dans la capitale. Les autorités iraniennes ont affirmé attendre entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour ces funérailles, qui s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran. L'événement, qui doit se dérouler sur six jours, se veut une démonstration de force, en pleines négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran, après leur signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit. La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public. A l'occasion de cet hommage, qui intervient six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir, le centre de Téhéran a été transformé en camp retranché, avec de nombreux barrages de police, a constaté l'AFP. Avant même le début officiel de la cérémonie à 06H00 (02H30 GMT), plusieurs centaines de personnes veillaient vendredi soir devant la Grande Mosalla, dans l'espoir d'être les premières à y accéder. "On veut dire un dernier adieu à notre guide et c'est pour cela que l'attente n'est ni douloureuse ni difficile pour nous", dit à l'AFP Somayye Hamedi, une enseignante de 44 ans vêtue d'un tchador noir. Certaines de ces personnes sont en pleurs, d'autres patientent à même le sol, pendant que des poèmes sont récités et des chants religieux diffusés. "Venir ici est la dernière et seule chose que l'on puisse faire" pour Ali Khamenei qui a "sacrifié sa vie" pour l'Iran, estime Fatemeh Nowdehi, une étudiante de 25 ans originaire du nord de l'Iran, venue pour aider bénévolement les pèlerins. Tentes et camions-citernes Puis il fera escale dans plusieurs villes d'Iran et d'Irak, avant l'inhumation le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont le défunt était originaire. Avant le public, plusieurs hauts responsables iraniens et quelques dignitaires étrangers ont rendu vendredi un dernier hommage dans la Grande Mosalla au guide suprême qui a présidé pendant plus de trois décennies aux destinées de l'Iran jusqu'à sa mort à l'âge de 86 ans. Pour accueillir des Iraniens de tout le pays, plus de 400 tentes du Croissant-Rouge iranien ont été érigées dans un grand parc de la capitale, a constaté l'AFP. Des camions-citernes ont été prépositionnés, prêts à rafraîchir la foule sous des températures qui doivent dépasser les 35°C. Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei sont exposés ceux de ses proches tués avec lui au premier jour de la guerre: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.
Texte intégral (534 mots)
Quatre mois après la mort de l'ayatollah dans des frappes israélo-américaines, son cercueil, sur lequel a été posé son emblématique turban noir, est exposé dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un complexe religieux et politique situé dans la capitale. Les autorités iraniennes ont affirmé attendre entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour ces funérailles, qui s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran. L'événement, qui doit se dérouler sur six jours, se veut une démonstration de force, en pleines négociations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran, après leur signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit. La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public. A l'occasion de cet hommage, qui intervient six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir, le centre de Téhéran a été transformé en camp retranché, avec de nombreux barrages de police, a constaté l'AFP. Avant même le début officiel de la cérémonie à 06H00 (02H30 GMT), plusieurs centaines de personnes veillaient vendredi soir devant la Grande Mosalla, dans l'espoir d'être les premières à y accéder. "On veut dire un dernier adieu à notre guide et c'est pour cela que l'attente n'est ni douloureuse ni difficile pour nous", dit à l'AFP Somayye Hamedi, une enseignante de 44 ans vêtue d'un tchador noir. Certaines de ces personnes sont en pleurs, d'autres patientent à même le sol, pendant que des poèmes sont récités et des chants religieux diffusés. "Venir ici est la dernière et seule chose que l'on puisse faire" pour Ali Khamenei qui a "sacrifié sa vie" pour l'Iran, estime Fatemeh Nowdehi, une étudiante de 25 ans originaire du nord de l'Iran, venue pour aider bénévolement les pèlerins. Tentes et camions-citernes Puis il fera escale dans plusieurs villes d'Iran et d'Irak, avant l'inhumation le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont le défunt était originaire. Avant le public, plusieurs hauts responsables iraniens et quelques dignitaires étrangers ont rendu vendredi un dernier hommage dans la Grande Mosalla au guide suprême qui a présidé pendant plus de trois décennies aux destinées de l'Iran jusqu'à sa mort à l'âge de 86 ans. Pour accueillir des Iraniens de tout le pays, plus de 400 tentes du Croissant-Rouge iranien ont été érigées dans un grand parc de la capitale, a constaté l'AFP. Des camions-citernes ont été prépositionnés, prêts à rafraîchir la foule sous des températures qui doivent dépasser les 35°C. Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei sont exposés ceux de ses proches tués avec lui au premier jour de la guerre: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.

03.07.2026 à 23:55

N'daricaling LOPPY
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L'épidémie d'Ebola s'étend. Les autorités dénombre 3 provinces concernée par le virus : l'Ituri, épicentre de l’épidémie, le Nord et le Sud-Kivu. Côté culture, Yatou Baldé, autrice de livres jeunesse, nous raconte comment accompagner les enfants dans leurs premières années, et leur permettre de se reconnaître dans les histoires qu'ils lisent.
Texte intégral (534 mots)
L'épidémie d'Ebola s'étend. Les autorités dénombre 3 provinces concernée par le virus : l'Ituri, épicentre de l’épidémie, le Nord et le Sud-Kivu. Côté culture, Yatou Baldé, autrice de livres jeunesse, nous raconte comment accompagner les enfants dans leurs premières années, et leur permettre de se reconnaître dans les histoires qu'ils lisent.

03.07.2026 à 23:38

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Madonna a sorti un nouvel album ce vendredi, le 15ème de sa carrière. Mais peut-on encore être une star de la pop à près de 70 ans ? Nous avons posé la question à notre invité Loïc Dumoulin-Richet, créateur du podcast CD2Titres. 
Texte intégral (534 mots)
Madonna a sorti un nouvel album ce vendredi, le 15ème de sa carrière. Mais peut-on encore être une star de la pop à près de 70 ans ? Nous avons posé la question à notre invité Loïc Dumoulin-Richet, créateur du podcast CD2Titres. 

03.07.2026 à 23:25

FRANCE24
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Les troupes de Didier Deschamps ont jusqu'ici enchanté le tournoi en survolant le groupe I de main de maître (trois victoires en trois matches) avant une démonstration de force en 16e de finale face à la Suède (3-0). De quoi effrayer leurs adversaires. Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d'Or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s'agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d'entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada. Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l'Allemagne aux tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), n'ont pas sur le papier les ressources pour enrayer la formidable machine française et l'empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s'attendre à des secousses contre l'Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds. Comme lors du fameux 8e de finale de l'édition 1998, conclu par le but en or de Laurent Blanc en prolongation (1-0), le Paraguay, rompu au combat et à l'art de défendre, va dresser un mur devant les Tricolores avec la ferme intention de rendre la partie irrespirable. Deschamps, le capitaine des champions du monde 98, a souvent répété qu'il n'évoquait jamais ses souvenirs avec ses hommes. Mais il sait très bien à quel genre de scénario il risque d'être confronté. "J’espère que ce sera moins dur (qu'en 1998, ndlr). Ils s'accrochent, défendent bien et vont jouer leur chance à fond", a-t-il déclaré mardi à l'issue du succès face aux Suédois. Les Bleus connaissent également la problématique qu'ils seront amenés à résoudre. "C'est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l'a vu contre l'Allemagne (en 16e de finale, ndlr)", a estimé jeudi l'attaquant Bradley Barcola, qui devrait de nouveau accompagner en attaque le trio magique Mbappé-Olise-Dembélé, tandis que Jules Koundé se méfie d'une "équipe accrocheuse". - Canicule et orages - "Défensivement, ils sont très rugueux, ils mettent beaucoup d'intensité sur chaque duel, a abondé l'attaquant Désiré Doué vendredi. Il faudra être prêt. Ce ne sera pas notre statut de favori qui nous fera gagner, il faudra mettre tous les ingrédients, être très sérieux, très engagé. Il faudra jouer avec plus d'intensité et marquer le plus rapidement possible". Mais Deschamps ne veut surtout pas réduire le Paraguay à une formation coriace et résolue à pourrir le jeu. "Comme toutes les équipes sud-américaines, elle va se battre de la première à la dernière minute. Avec de l'agressivité oui mais ce n'est pas comme ça qu'elle a battu l'Allemagne. Sinon elle ne serait pas là, il n'y a pas de hasard. Le Paraguay a de la qualité et va jouer sa chance à fond. Ils n'ont rien à perdre", a-t-il expliqué vendredi en conférence de presse. La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des Etats-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36° au moment du coup d'envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d'humidité. Les orages pourraient également venir perturber les débats. Une situation que la France a déjà eu à subir, le 22 juin dans la même enceinte face à l'Irak au premier tour (3-0), le match ayant été interrompu à la mi-temps durant plus de deux heures. Ce contexte pourrait-il niveler l'affrontement? "La chaleur n'a pas d'incidence sur le fait d'attaquer ou de défendre. On savait qu'il allait faire chaud. On a fait ce qu'il fallait avec des protocoles. C'est un élément et toutes les équipes se sont préparées. Je ne fais pas une fixation sur la chaleur", a expliqué Deschamps. Le Paraguay, qui s'appuie sur son gardien Orlando Gill, héroïque contre les Allemands au cours de la séance des tirs au but, et le milieu de Strasbourg Julio Enciso, espère en tout cas tirer profit de chaque aléa pour contrecarrer les assauts bleus. Mais pour un groupe en mission et soudé autour de son sélectionneur, récemment endeuillé par le décès de sa mère et engagé dans sa dernière campagne, il n'est pas envisageable que l'aventure s'arrête de si tôt.
Texte intégral (777 mots)
Les troupes de Didier Deschamps ont jusqu'ici enchanté le tournoi en survolant le groupe I de main de maître (trois victoires en trois matches) avant une démonstration de force en 16e de finale face à la Suède (3-0). De quoi effrayer leurs adversaires. Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d'Or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s'agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d'entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada. Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l'Allemagne aux tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), n'ont pas sur le papier les ressources pour enrayer la formidable machine française et l'empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s'attendre à des secousses contre l'Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds. Comme lors du fameux 8e de finale de l'édition 1998, conclu par le but en or de Laurent Blanc en prolongation (1-0), le Paraguay, rompu au combat et à l'art de défendre, va dresser un mur devant les Tricolores avec la ferme intention de rendre la partie irrespirable. Deschamps, le capitaine des champions du monde 98, a souvent répété qu'il n'évoquait jamais ses souvenirs avec ses hommes. Mais il sait très bien à quel genre de scénario il risque d'être confronté. "J’espère que ce sera moins dur (qu'en 1998, ndlr). Ils s'accrochent, défendent bien et vont jouer leur chance à fond", a-t-il déclaré mardi à l'issue du succès face aux Suédois. Les Bleus connaissent également la problématique qu'ils seront amenés à résoudre. "C'est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l'a vu contre l'Allemagne (en 16e de finale, ndlr)", a estimé jeudi l'attaquant Bradley Barcola, qui devrait de nouveau accompagner en attaque le trio magique Mbappé-Olise-Dembélé, tandis que Jules Koundé se méfie d'une "équipe accrocheuse". - Canicule et orages - "Défensivement, ils sont très rugueux, ils mettent beaucoup d'intensité sur chaque duel, a abondé l'attaquant Désiré Doué vendredi. Il faudra être prêt. Ce ne sera pas notre statut de favori qui nous fera gagner, il faudra mettre tous les ingrédients, être très sérieux, très engagé. Il faudra jouer avec plus d'intensité et marquer le plus rapidement possible". Mais Deschamps ne veut surtout pas réduire le Paraguay à une formation coriace et résolue à pourrir le jeu. "Comme toutes les équipes sud-américaines, elle va se battre de la première à la dernière minute. Avec de l'agressivité oui mais ce n'est pas comme ça qu'elle a battu l'Allemagne. Sinon elle ne serait pas là, il n'y a pas de hasard. Le Paraguay a de la qualité et va jouer sa chance à fond. Ils n'ont rien à perdre", a-t-il expliqué vendredi en conférence de presse. La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des Etats-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36° au moment du coup d'envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d'humidité. Les orages pourraient également venir perturber les débats. Une situation que la France a déjà eu à subir, le 22 juin dans la même enceinte face à l'Irak au premier tour (3-0), le match ayant été interrompu à la mi-temps durant plus de deux heures. Ce contexte pourrait-il niveler l'affrontement? "La chaleur n'a pas d'incidence sur le fait d'attaquer ou de défendre. On savait qu'il allait faire chaud. On a fait ce qu'il fallait avec des protocoles. C'est un élément et toutes les équipes se sont préparées. Je ne fais pas une fixation sur la chaleur", a expliqué Deschamps. Le Paraguay, qui s'appuie sur son gardien Orlando Gill, héroïque contre les Allemands au cours de la séance des tirs au but, et le milieu de Strasbourg Julio Enciso, espère en tout cas tirer profit de chaque aléa pour contrecarrer les assauts bleus. Mais pour un groupe en mission et soudé autour de son sélectionneur, récemment endeuillé par le décès de sa mère et engagé dans sa dernière campagne, il n'est pas envisageable que l'aventure s'arrête de si tôt.

03.07.2026 à 23:21

Romain HOUEIX
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La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement invité les 54 fédérations la composant à déposer leurs dossiers de candidature pour l'organisation des prochaines Coupes d'Afrique. Elle espère ainsi aboutir rapidement au choix de pays-hôtes pour les éditions 2028, 2032 et 2036 de la CAN.
Texte intégral (777 mots)
La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement invité les 54 fédérations la composant à déposer leurs dossiers de candidature pour l'organisation des prochaines Coupes d'Afrique. Elle espère ainsi aboutir rapidement au choix de pays-hôtes pour les éditions 2028, 2032 et 2036 de la CAN.

03.07.2026 à 23:21

FRANCE24
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Le capitaine de 34 ans n'a pas fait le match de sa vie mais il a écrit avec ses amis, sur la plus grande scène du football international, l'une des plus belles pages d'histoire de son pays, le plus peuplé du monde arabe. L'ailier tout juste parti de Liverpool n'a pas tremblé au moment d'envoyer sa tentative, d'un "panenka" tranquille plein axe, alors que deux Australiens ont eux échoué. "Si quelqu'un devait la tenter, c'était moi ! J'ai plus d'expérience que les autres et je voulais leur donner de la confiance. Je l'ai décidé à la dernière minute, je devais le faire", a-t-il commenté. L'Australie avait tenté le tout pour le tout en faisant entrer l'expérimenté Mathew Ryan, gardien remplaçant de la Roma puis de Lens la saison dernière, juste avant la séance fatidique. Las, son capitaine Harry Souttar a envoyé les siens dans le décor en manquant le tout premier tir au but de son équipe, d'une frappe envoyée au-dessus de la cage, avant un autre échec du très jeune Lucas Herrington (18 ans), dont la frappe a été repoussée par la barre transversale. Les Socceroos subissent une troisième élimination en autant de matches à élimination directe, après avoir déjà pris la porte et de justesse face aux futurs champions du monde, en 2006 contre l'Italie et en 2022 contre l'Argentine. Ashour à nouveau buteur L'Egypte en revanche n'a pas manqué son rendez-vous avec l'histoire, elle qui n'avait jamais remporté de match couperet en Coupe du monde. Cette première lui laisse entrevoir un 8e de finale contre l'Albiceleste, si Messi et sa bande font respecter leur supériorité contre le Cap-Vert. Sa qualification est méritée après avoir poussé, en force et en vain, avant et pendant les prolongations. Sans une claquette spectaculaire de Patrick Beach sur une tête de Ramy Rabia (90e+3), le sort de la rencontre aurait été plié plus tôt. Les Pharaons ont mené très tôt sur un rare éclair dans l'ennui d'une première période sans relief ni grands frissons, si ce n'est ceux provoqués par la climatisation du stade au toit fermé d'Arlington. Emam Ashour a piqué une belle tête entre le gardien et un poteau (13e, 1-0), bien servi par un centre de Karim Hafez et bien aidé par le trou laissé par la défense "aussie", aussi. L'ouverture du score a offert deux belles histoires, à commencer par celle d'Ashour, milieu offensif de Al-Ahly, de nouveau dans la lumière deux semaines après avoir ouvert son compteur international, contre la Belgique (1-1) au début du Mondial. Hassan, la belle entrée Et il y a celle de son passeur, Hafez, qui n'avait jusqu'ici disputé que sept minutes dans la compétition, et qui s'est retrouvé parmi les titulaires après le forfait du latéral gauche habituel, Ahmed Fatouh. Le spectacle s'est fait rare avant la mi-temps et beaucoup moins après. Omar Marmoush a donné le ton en se procurant une balle du KO moins de dix secondes après la reprise, mais il a manqué son face-à-face devant le gardien égyptien, en tirant à côté (46e). Malgré ce coup de chaud, les Socceroos ont pris les commandes et sont passés véritablement à l'attaque. Leur récompense est venue d'un coup de pied arrêté (une de leurs armes préférées) et d'un coup de chance, quand le coup franc d'Aiden O'Neill a été prolongé par la tête de Mohamed Hany dans son propre but (55e, 1-1). L'Egypte n'a repris du poil de la tête qu'après l'entrée de Haissem Hassan, ailier passé par les sélections jeunes de l'équipe de France, son pays natal. L'actuel joueur d'Oviedo, en Espagne, a mis le feu à la défense, sur des dribbles, des centres et même sur un tir dangereux, dévié par un défenseur (90e+6). Lui et ses partenaires n'ont pas trouvé la faille, mais leur mental d'acier a fait la différence quand il le fallait.
Texte intégral (686 mots)
Le capitaine de 34 ans n'a pas fait le match de sa vie mais il a écrit avec ses amis, sur la plus grande scène du football international, l'une des plus belles pages d'histoire de son pays, le plus peuplé du monde arabe. L'ailier tout juste parti de Liverpool n'a pas tremblé au moment d'envoyer sa tentative, d'un "panenka" tranquille plein axe, alors que deux Australiens ont eux échoué. "Si quelqu'un devait la tenter, c'était moi ! J'ai plus d'expérience que les autres et je voulais leur donner de la confiance. Je l'ai décidé à la dernière minute, je devais le faire", a-t-il commenté. L'Australie avait tenté le tout pour le tout en faisant entrer l'expérimenté Mathew Ryan, gardien remplaçant de la Roma puis de Lens la saison dernière, juste avant la séance fatidique. Las, son capitaine Harry Souttar a envoyé les siens dans le décor en manquant le tout premier tir au but de son équipe, d'une frappe envoyée au-dessus de la cage, avant un autre échec du très jeune Lucas Herrington (18 ans), dont la frappe a été repoussée par la barre transversale. Les Socceroos subissent une troisième élimination en autant de matches à élimination directe, après avoir déjà pris la porte et de justesse face aux futurs champions du monde, en 2006 contre l'Italie et en 2022 contre l'Argentine. Ashour à nouveau buteur L'Egypte en revanche n'a pas manqué son rendez-vous avec l'histoire, elle qui n'avait jamais remporté de match couperet en Coupe du monde. Cette première lui laisse entrevoir un 8e de finale contre l'Albiceleste, si Messi et sa bande font respecter leur supériorité contre le Cap-Vert. Sa qualification est méritée après avoir poussé, en force et en vain, avant et pendant les prolongations. Sans une claquette spectaculaire de Patrick Beach sur une tête de Ramy Rabia (90e+3), le sort de la rencontre aurait été plié plus tôt. Les Pharaons ont mené très tôt sur un rare éclair dans l'ennui d'une première période sans relief ni grands frissons, si ce n'est ceux provoqués par la climatisation du stade au toit fermé d'Arlington. Emam Ashour a piqué une belle tête entre le gardien et un poteau (13e, 1-0), bien servi par un centre de Karim Hafez et bien aidé par le trou laissé par la défense "aussie", aussi. L'ouverture du score a offert deux belles histoires, à commencer par celle d'Ashour, milieu offensif de Al-Ahly, de nouveau dans la lumière deux semaines après avoir ouvert son compteur international, contre la Belgique (1-1) au début du Mondial. Hassan, la belle entrée Et il y a celle de son passeur, Hafez, qui n'avait jusqu'ici disputé que sept minutes dans la compétition, et qui s'est retrouvé parmi les titulaires après le forfait du latéral gauche habituel, Ahmed Fatouh. Le spectacle s'est fait rare avant la mi-temps et beaucoup moins après. Omar Marmoush a donné le ton en se procurant une balle du KO moins de dix secondes après la reprise, mais il a manqué son face-à-face devant le gardien égyptien, en tirant à côté (46e). Malgré ce coup de chaud, les Socceroos ont pris les commandes et sont passés véritablement à l'attaque. Leur récompense est venue d'un coup de pied arrêté (une de leurs armes préférées) et d'un coup de chance, quand le coup franc d'Aiden O'Neill a été prolongé par la tête de Mohamed Hany dans son propre but (55e, 1-1). L'Egypte n'a repris du poil de la tête qu'après l'entrée de Haissem Hassan, ailier passé par les sélections jeunes de l'équipe de France, son pays natal. L'actuel joueur d'Oviedo, en Espagne, a mis le feu à la défense, sur des dribbles, des centres et même sur un tir dangereux, dévié par un défenseur (90e+6). Lui et ses partenaires n'ont pas trouvé la faille, mais leur mental d'acier a fait la différence quand il le fallait.

03.07.2026 à 23:13

FRANCE24
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Les Bleus (4 victoires pour une défaite), déjà qualifiés pour le tour principal, collent en tête du groupe G du tour préliminaire à la Finlande, qu'ils recevront lundi à Pau lors de la dernière journée. Avec l'objectif de l'emporter de plus de 7 points pour arriver au tour principal avec un cinquième succès et la différence particulière favorable en cas d'égalité face aux Finlandais. Les Belges, entraînés par le Français Julien Mahé (coach de Nanterre), jouaient leur va-tout dans ces qualifications, et ont donné du fil à retordre aux joueurs de Frédéric Fauthoux malgré l'absence de plusieurs éléments majeurs, dont leur deux évoluant en NBA, Ajay Mitchell et Toumani Camara. Les Bleus, sans le meneur Sylvain Francisco, ménagé, leur ont cependant facilité la tâche en se relâchant dans le troisième quart-temps, notamment en défense: ils ont encaissé un 13 à 2 pour démarrer et vu les Belges revenir à deux unités (45-43, 25e), après avoir accusé 17 points de retard en milieu de deuxième quart-temps. "On sait que le premier match d'une fenêtre n'est jamais évident. On a fait trop d'erreurs, particulièrement dans le troisième quart-temps où on laissé trop tirs extérieurs aux Belges" a estimé Fauthoux en conférence de presse. Hifi et Raynaud en évidence Son équipe a alors pu compter sur l'apport offensif de Nadir Hifi (8 pts, tous dans le troisième quart-temps, et 6 passes décisives), qui avait été frustré par son Euro-2025 (aucune minute lors du 8e de finale perdu contre la Géorgie) et est passé à côté du dernier match de la saison avec Paris, le match décisif (perdu) pour le titre contre Monaco le 23 juin. "J'ai essayé de faire les bonnes lectures (de jeu), ils étaient toujours à deux sur moi sur les écrans, de lâcher les ballons, de jouer mon jeu tout simplement, j'ai été agressif", a souligné Hifi. C'est par exemple sur une offrande du Parisien à Bilal Coulibaly, trouvant la cible de loin, que les Français ont repris un peu leurs aises en début de quatrième quart-temps (64-57, 33e). Coulibaly, meilleur marqueur français (13 pts), a efficacement relayé en seconde période Zaccharie Risacher (9 pts), tuant tout suspense d'une nouvelle flèche primée (2/6 à 3 pts) à 1 min 30 sec de la fin (80-66). Les Bleus et leur nouveau capitaine (pour cette fenêtre de qualification) Rudy Gobert peuvent aussi remercier pour leur redressement le duo composé de Maxime Raynaud et Jaylen Hoard (10 pts et 4 rbds chacun). Le premier, qui évolue à Sacramento, a bien fêté sa première sélection.
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Les Bleus (4 victoires pour une défaite), déjà qualifiés pour le tour principal, collent en tête du groupe G du tour préliminaire à la Finlande, qu'ils recevront lundi à Pau lors de la dernière journée. Avec l'objectif de l'emporter de plus de 7 points pour arriver au tour principal avec un cinquième succès et la différence particulière favorable en cas d'égalité face aux Finlandais. Les Belges, entraînés par le Français Julien Mahé (coach de Nanterre), jouaient leur va-tout dans ces qualifications, et ont donné du fil à retordre aux joueurs de Frédéric Fauthoux malgré l'absence de plusieurs éléments majeurs, dont leur deux évoluant en NBA, Ajay Mitchell et Toumani Camara. Les Bleus, sans le meneur Sylvain Francisco, ménagé, leur ont cependant facilité la tâche en se relâchant dans le troisième quart-temps, notamment en défense: ils ont encaissé un 13 à 2 pour démarrer et vu les Belges revenir à deux unités (45-43, 25e), après avoir accusé 17 points de retard en milieu de deuxième quart-temps. "On sait que le premier match d'une fenêtre n'est jamais évident. On a fait trop d'erreurs, particulièrement dans le troisième quart-temps où on laissé trop tirs extérieurs aux Belges" a estimé Fauthoux en conférence de presse. Hifi et Raynaud en évidence Son équipe a alors pu compter sur l'apport offensif de Nadir Hifi (8 pts, tous dans le troisième quart-temps, et 6 passes décisives), qui avait été frustré par son Euro-2025 (aucune minute lors du 8e de finale perdu contre la Géorgie) et est passé à côté du dernier match de la saison avec Paris, le match décisif (perdu) pour le titre contre Monaco le 23 juin. "J'ai essayé de faire les bonnes lectures (de jeu), ils étaient toujours à deux sur moi sur les écrans, de lâcher les ballons, de jouer mon jeu tout simplement, j'ai été agressif", a souligné Hifi. C'est par exemple sur une offrande du Parisien à Bilal Coulibaly, trouvant la cible de loin, que les Français ont repris un peu leurs aises en début de quatrième quart-temps (64-57, 33e). Coulibaly, meilleur marqueur français (13 pts), a efficacement relayé en seconde période Zaccharie Risacher (9 pts), tuant tout suspense d'une nouvelle flèche primée (2/6 à 3 pts) à 1 min 30 sec de la fin (80-66). Les Bleus et leur nouveau capitaine (pour cette fenêtre de qualification) Rudy Gobert peuvent aussi remercier pour leur redressement le duo composé de Maxime Raynaud et Jaylen Hoard (10 pts et 4 rbds chacun). Le premier, qui évolue à Sacramento, a bien fêté sa première sélection.

03.07.2026 à 23:11

FRANCE24
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"Que les machines n'arrivent pas pour les emporter comme des déchets, c'est ça mon objectif", témoigne José Francisco Liendo, à Caraballeda, dans la station balnéaire de La Guaira, proche de Caracas. Le chauffeur de poids lourds âgé de 50 ans se tient devant les gravats d'un immeuble qui recouvrent, pense-t-il, les corps de son père et de sa soeur. Le plus puissant séisme qu'ait connu le Venezuela depuis plus d'un siècle a fait 2.645 morts et 12.666 blessés, d'après le nouveau bilan donné vendredi par les autorités. Elles évitent de chiffrer le nombre de disparus mais les Nations unies estiment qu'il pourrait s'élever à 50.000 et les réseaux sociaux restent inondés de photos de personnes manquant à l'appel. Les sinistrés se comptent par millions, beaucoup vivant dans la rue ou des refuges improvisés. Des secouristes vénézuéliens et étrangers s'affairent encore dans les décombres, neuf jours après les séismes, mais l'intensité des recherches diminue. On estime généralement que les chances de survie sont pratiquement nulles au-delà de 72 heures. Pourtant, de nombreux proches s'accrochent encore à l'espoir, pensant percevoir des signes de vie. Chercher "nous-mêmes" Face au même immeuble de Carabelleda, des passants disent avoir entendus les cris d'un adulte et d'autres parlent aussi d'un enfant de neuf ans encore en vie. Mais des secouristes étrangers ont affirmé à l'AFP qu'il n'y avait plus de survivant à cet endroit. A La Guaira comme dans la capitale Caracas, les critiques fusent contre la réaction du gouvernement, depuis les premières heures, lorsque le temps pressait pour retrouver les survivants, jusqu'à ce vendredi, quand familles et secouristes déplorent de ne pas avoir suffisamment de moyens pour extraire les dépouilles. "Personne ne veut sortir les morts, nous devons chercher les corps nous-mêmes", lance Dalimer Diaz, 43 ans, qui cherche sa mère, son frère, sa soeur, sa belle-soeur et sa nièce. "Nous avons déjà retrouvé mon père mais il manque les autres", poursuit-il en se séchant les larmes avec son masque blanc, sali par la poussière. "Je ne bougerai pas d'ici, pour qu'eux sachent que je les ai cherchés jusqu'au dernier moment." Montrant un tractopelle stationné devant les immeubles en ruines, Victor Dorta, membre de la protection civile de 39 ans, déplore qu'"il n'y a pas d'engins pour couper le béton, on a juste ça". Pour lui, "le gouvernement ne fait que ralentir les choses au lieu d'aider". "C'est cela la réalité, il n'y a pas moyen de sortir les corps." - Morgue improvisée - La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a assuré jeudi soir que les recherches de survivants se poursuivaient, en promettant aussi que tous les morts seraient identifiés. L'ampleur des dégâts a plongé dans le chaos une partie du pays, déjà plombé depuis des années par une profonde crise économique. Près de 200 bâtiments se sont complètement effondrés, selon les données officielles. Une morgue improvisée est installée en plein air dans le port de La Guaira, où les proches attendent de longues heures. Elle a accueilli 2.100 dépouilles, dont 1.700 ont été remises à leurs familles, a indiqué le gouverneur de La Guaira, José Alejandro Teran, à l'AFP. Les hôpitaux de l'Etat ont reçu plus de 10.000 blessés, et 1.700 autres ont été soignés dans des hôpitaux de campagne, selon lui. Un complexe sportif, le Domo José Maria Vargas, a été converti en centre d'aide où l'on distribue entre 40 et 50 tonnes d'aliments par jour. "Indigne" Arrivée au pouvoir après la capture, par les Etats-Unis, du président Nicolas Maduro dont elle était la vice-présidente, Delcy Rodriguez est soutenue par le président Donald Trump. Les Etats-Unis coordonnent désormais les efforts internationaux au Venezuela et ont pris leurs distances avec la cheffe de l'opposition en exil, Maria Corina Machado. La catastrophe a démontré, selon elle, que le Venezuela "souffre d'une absence absolue, totale, de capacités de gestion", a-t-elle déclaré par visioconférence à plusieurs journalistes. A Caraballeda, José Vieira, 40 ans, observe les recherches. Trois membres de sa familles sont sous les décombres. "Ce gouvernement n'a rien fait pour aider à sortir de cette tragédie", dit-il, très affecté. "C'est indigne, inhumain."
Texte intégral (728 mots)
"Que les machines n'arrivent pas pour les emporter comme des déchets, c'est ça mon objectif", témoigne José Francisco Liendo, à Caraballeda, dans la station balnéaire de La Guaira, proche de Caracas. Le chauffeur de poids lourds âgé de 50 ans se tient devant les gravats d'un immeuble qui recouvrent, pense-t-il, les corps de son père et de sa soeur. Le plus puissant séisme qu'ait connu le Venezuela depuis plus d'un siècle a fait 2.645 morts et 12.666 blessés, d'après le nouveau bilan donné vendredi par les autorités. Elles évitent de chiffrer le nombre de disparus mais les Nations unies estiment qu'il pourrait s'élever à 50.000 et les réseaux sociaux restent inondés de photos de personnes manquant à l'appel. Les sinistrés se comptent par millions, beaucoup vivant dans la rue ou des refuges improvisés. Des secouristes vénézuéliens et étrangers s'affairent encore dans les décombres, neuf jours après les séismes, mais l'intensité des recherches diminue. On estime généralement que les chances de survie sont pratiquement nulles au-delà de 72 heures. Pourtant, de nombreux proches s'accrochent encore à l'espoir, pensant percevoir des signes de vie. Chercher "nous-mêmes" Face au même immeuble de Carabelleda, des passants disent avoir entendus les cris d'un adulte et d'autres parlent aussi d'un enfant de neuf ans encore en vie. Mais des secouristes étrangers ont affirmé à l'AFP qu'il n'y avait plus de survivant à cet endroit. A La Guaira comme dans la capitale Caracas, les critiques fusent contre la réaction du gouvernement, depuis les premières heures, lorsque le temps pressait pour retrouver les survivants, jusqu'à ce vendredi, quand familles et secouristes déplorent de ne pas avoir suffisamment de moyens pour extraire les dépouilles. "Personne ne veut sortir les morts, nous devons chercher les corps nous-mêmes", lance Dalimer Diaz, 43 ans, qui cherche sa mère, son frère, sa soeur, sa belle-soeur et sa nièce. "Nous avons déjà retrouvé mon père mais il manque les autres", poursuit-il en se séchant les larmes avec son masque blanc, sali par la poussière. "Je ne bougerai pas d'ici, pour qu'eux sachent que je les ai cherchés jusqu'au dernier moment." Montrant un tractopelle stationné devant les immeubles en ruines, Victor Dorta, membre de la protection civile de 39 ans, déplore qu'"il n'y a pas d'engins pour couper le béton, on a juste ça". Pour lui, "le gouvernement ne fait que ralentir les choses au lieu d'aider". "C'est cela la réalité, il n'y a pas moyen de sortir les corps." - Morgue improvisée - La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a assuré jeudi soir que les recherches de survivants se poursuivaient, en promettant aussi que tous les morts seraient identifiés. L'ampleur des dégâts a plongé dans le chaos une partie du pays, déjà plombé depuis des années par une profonde crise économique. Près de 200 bâtiments se sont complètement effondrés, selon les données officielles. Une morgue improvisée est installée en plein air dans le port de La Guaira, où les proches attendent de longues heures. Elle a accueilli 2.100 dépouilles, dont 1.700 ont été remises à leurs familles, a indiqué le gouverneur de La Guaira, José Alejandro Teran, à l'AFP. Les hôpitaux de l'Etat ont reçu plus de 10.000 blessés, et 1.700 autres ont été soignés dans des hôpitaux de campagne, selon lui. Un complexe sportif, le Domo José Maria Vargas, a été converti en centre d'aide où l'on distribue entre 40 et 50 tonnes d'aliments par jour. "Indigne" Arrivée au pouvoir après la capture, par les Etats-Unis, du président Nicolas Maduro dont elle était la vice-présidente, Delcy Rodriguez est soutenue par le président Donald Trump. Les Etats-Unis coordonnent désormais les efforts internationaux au Venezuela et ont pris leurs distances avec la cheffe de l'opposition en exil, Maria Corina Machado. La catastrophe a démontré, selon elle, que le Venezuela "souffre d'une absence absolue, totale, de capacités de gestion", a-t-elle déclaré par visioconférence à plusieurs journalistes. A Caraballeda, José Vieira, 40 ans, observe les recherches. Trois membres de sa familles sont sous les décombres. "Ce gouvernement n'a rien fait pour aider à sortir de cette tragédie", dit-il, très affecté. "C'est indigne, inhumain."
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