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16.01.2026 à 11:34

Le Paris des Arts de Pascal Obispo et Julie Depardieu

Valérie FAYOLLE
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Cette semaine, Valérie Fayolle rencontre Pascal Obispo, dont les mélodies ont marqué la chanson française. Vous connaissez l’auteur, le compositeur et l’interprète... Vous allez découvrir le peintre ! L'artiste nous ouvre les portes de la galerie Ange Basso, dans le 6ème arrondissement de Paris, où ses œuvres sont exposées.
Cette semaine, Valérie Fayolle rencontre Pascal Obispo, dont les mélodies ont marqué la chanson française. Vous connaissez l’auteur, le compositeur et l’interprète... Vous allez découvrir le peintre ! L'artiste nous ouvre les portes de la galerie Ange Basso, dans le 6ème arrondissement de Paris, où ses œuvres sont exposées.

16.01.2026 à 11:33

Pour Retailleau, aucun regret et des municipales pour revenir dans la course

FRANCE24
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Tout d'abord cette confession: "Je me félicite chaque jour de ne pas avoir compromis ma famille politique dans ce gouvernement", lâche-t-il à l'AFP, en marge de son déplacement jeudi à Tours pour soutenir Christophe Bouchet, membre du Parti radical, qui tente de ravir la municipalité aux écologistes. En clair, pas le moindre regret d'être sorti du gouvernement en octobre à cause d'un simple tweet où il dénonçait la présence de Bruno Le Maire dans la première équipe de Sébastien Lecornu. Une décision incomprise par l'opinion publique qui s'est traduite par une chute immédiate dans les sondages pour celui qui était alors la personnalité préférée de l'exécutif. Pas d'état d'âme, même si six membres de LR ont choisi de braver les directives du parti en rejoignant le gouvernement, fragilisant son leadership. "Il aurait pu tuer le match avec quelques mois supplémentaires au gouvernement", déplore l'un d'entre eux. "Il s'est enfermé dans un couloir (réactionnaire) où il y a déjà beaucoup de monde", ajoute un autre qui estime qu'il ne peut dépasser sur ce créneau les 7 à 8% à la présidentielle. Autant dire que les municipales des 15 et 22 mars constituent pour lui l'occasion de se refaire une santé... et de donner une autre image: celle d'une personnalité de droite capable de s'allier à des centristes pour conquérir des villes de gauche. "La politique, ce sont des additions, mais à condition de ne pas renier ses convictions", affirme-t-il devant les près de 400 personnes venues l'écouter à Tours, tandis que 200 autres manifestaient à l'extérieur contre sa présence. "Une ultragauche (...) dont chaque critique est pour moi comme une sorte de Légion d'honneur accrochée à mon veston", s'emporte-t-il à la tribune dans un registre lexical plus habituel chez lui. - "Faire un maximum" - Les municipales lui donnent l'occasion de renouer avec le terrain. A Tours, il rend visite aux membres de la Coordination rurale (CR) qui bloquent un dépôt pétrolier, avant de visiter un incubateur de start-up. "L'objectif, c'est de faire un maximum", explique-t-il, convaincu que la droite doit saisir l'occasion pour reprendre des villes à la gauche. Il cite en boucle les exemples de Paris, Lyon, Strasbourg, Besançon ou encore Tours où il a fustigé "l'idéologie" des écologistes. Il se rendra d'ailleurs dimanche à la Mutualité pour s'afficher au côté de Rachida Dati, la candidate à la mairie de Paris pourtant suspendue du parti après sa décision de rester dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Car si Bruno Retailleau mise sur les municipales, c'est qu'il est convaincu que son année passée au ministère de l'Intérieur ne peut que l'aider. "Pour la première fois depuis des décennies, la priorité des municipales, c'est la sécurité", soutient-il. "Comme les préoccupations de nos concitoyens sont en résonance avec notre ADN sur l'ordre républicain, sur la sécurité, je pense que l'on peut reconquérir des positions", argumente le patron des Républicains. Une victoire de la droite dans une grande ville lui donnerait l'occasion de revenir dans la course à la présidentielle, même s'il ne souhaite pas parler de 2027. Interrogé sur le timing de l'annonce de sa candidature à l'Élysée, il répond par un long silence. Il ne dira pas s'il préfère faire le saut avant le scrutin pour donner une impulsion à "la vague bleue" qu'il espère, ou après pour surfer sur la conquête éventuelle de grandes villes. Bruno Retailleau assure d'ailleurs n'accorder qu'une faible attention aux débauchages réalisés par le RN et son allié Éric Ciotti, comme à Tours où le candidat du RN Aleksandar Nikolic a puisé dans l'équipe de l'ancienne municipalité de droite pour recruter trois de ses élus. "Franchement, c'est marginal", assure-t-il. "Qu'il y ait des gens qui quittent, des gens qui trahissent, voilà c'est le propre de la nature humaine", estime Bruno Retailleau.
Texte intégral (669 mots)
Tout d'abord cette confession: "Je me félicite chaque jour de ne pas avoir compromis ma famille politique dans ce gouvernement", lâche-t-il à l'AFP, en marge de son déplacement jeudi à Tours pour soutenir Christophe Bouchet, membre du Parti radical, qui tente de ravir la municipalité aux écologistes. En clair, pas le moindre regret d'être sorti du gouvernement en octobre à cause d'un simple tweet où il dénonçait la présence de Bruno Le Maire dans la première équipe de Sébastien Lecornu. Une décision incomprise par l'opinion publique qui s'est traduite par une chute immédiate dans les sondages pour celui qui était alors la personnalité préférée de l'exécutif. Pas d'état d'âme, même si six membres de LR ont choisi de braver les directives du parti en rejoignant le gouvernement, fragilisant son leadership. "Il aurait pu tuer le match avec quelques mois supplémentaires au gouvernement", déplore l'un d'entre eux. "Il s'est enfermé dans un couloir (réactionnaire) où il y a déjà beaucoup de monde", ajoute un autre qui estime qu'il ne peut dépasser sur ce créneau les 7 à 8% à la présidentielle. Autant dire que les municipales des 15 et 22 mars constituent pour lui l'occasion de se refaire une santé... et de donner une autre image: celle d'une personnalité de droite capable de s'allier à des centristes pour conquérir des villes de gauche. "La politique, ce sont des additions, mais à condition de ne pas renier ses convictions", affirme-t-il devant les près de 400 personnes venues l'écouter à Tours, tandis que 200 autres manifestaient à l'extérieur contre sa présence. "Une ultragauche (...) dont chaque critique est pour moi comme une sorte de Légion d'honneur accrochée à mon veston", s'emporte-t-il à la tribune dans un registre lexical plus habituel chez lui. - "Faire un maximum" - Les municipales lui donnent l'occasion de renouer avec le terrain. A Tours, il rend visite aux membres de la Coordination rurale (CR) qui bloquent un dépôt pétrolier, avant de visiter un incubateur de start-up. "L'objectif, c'est de faire un maximum", explique-t-il, convaincu que la droite doit saisir l'occasion pour reprendre des villes à la gauche. Il cite en boucle les exemples de Paris, Lyon, Strasbourg, Besançon ou encore Tours où il a fustigé "l'idéologie" des écologistes. Il se rendra d'ailleurs dimanche à la Mutualité pour s'afficher au côté de Rachida Dati, la candidate à la mairie de Paris pourtant suspendue du parti après sa décision de rester dans l'équipe de Sébastien Lecornu. Car si Bruno Retailleau mise sur les municipales, c'est qu'il est convaincu que son année passée au ministère de l'Intérieur ne peut que l'aider. "Pour la première fois depuis des décennies, la priorité des municipales, c'est la sécurité", soutient-il. "Comme les préoccupations de nos concitoyens sont en résonance avec notre ADN sur l'ordre républicain, sur la sécurité, je pense que l'on peut reconquérir des positions", argumente le patron des Républicains. Une victoire de la droite dans une grande ville lui donnerait l'occasion de revenir dans la course à la présidentielle, même s'il ne souhaite pas parler de 2027. Interrogé sur le timing de l'annonce de sa candidature à l'Élysée, il répond par un long silence. Il ne dira pas s'il préfère faire le saut avant le scrutin pour donner une impulsion à "la vague bleue" qu'il espère, ou après pour surfer sur la conquête éventuelle de grandes villes. Bruno Retailleau assure d'ailleurs n'accorder qu'une faible attention aux débauchages réalisés par le RN et son allié Éric Ciotti, comme à Tours où le candidat du RN Aleksandar Nikolic a puisé dans l'équipe de l'ancienne municipalité de droite pour recruter trois de ses élus. "Franchement, c'est marginal", assure-t-il. "Qu'il y ait des gens qui quittent, des gens qui trahissent, voilà c'est le propre de la nature humaine", estime Bruno Retailleau.

16.01.2026 à 11:31

Soudan : l'aide alimentaire prendra fin en mars en l'absence de fonds supplémentaires, alerte l'ONU

FRANCE 24
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Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d'alarme jeudi annonçant que les stocks d'aide alimentaire au Soudan pourraient être épuisés d'ici fin mars. L'agence affirme avoir besoin de toute urgence de 700 millions de dollars pour poursuivre ses opérations jusqu'en juin.
Texte intégral (669 mots)
Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d'alarme jeudi annonçant que les stocks d'aide alimentaire au Soudan pourraient être épuisés d'ici fin mars. L'agence affirme avoir besoin de toute urgence de 700 millions de dollars pour poursuivre ses opérations jusqu'en juin.

16.01.2026 à 11:25

A Paris, la bataille des municipales vire au coup de billard à trois bandes

FRANCE24
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Depuis l'entrée en campagne de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l'Hôtel de Ville. D'un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d'un gouvernement macroniste. De l'autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n'ont toutefois pas de valeur prédictive. Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s'anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable "faiseur de roi". "La vraie question est de savoir où va aller l'électorat macroniste au second tour. Est-ce qu'il va choisir Bournazel s'il se maintient ? Est-ce qu'il va choisir l'alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?", interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire. Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour. A l'extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d'Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l'électorat Dati même si elle se défend de vouloir "faire perdre la droite". "Si la droite parvient à s'unir face à une gauche divisée, elle l'emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne", estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Cohabitation" Interrogé par l'AFP, le directeur général de l'Ifop Frédéric Dabi se dit lui "très frappé par l'incertitude" du scrutin. "En 2014, la victoire d'Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l'opposition pouvaient la faire perdre", rappelle-t-il. Si le sondeur se "méfie des additions", une élection "n'étant pas de l'arithmétique", la somme des voix à gauche reste "bien loin des scores précédents" et la dynamique Grégoire apparaît "encore faiblarde". Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité. Mais une fusion des listes n'est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Knafo et Chikirou sont des potentiels d'alliance pour Dati et Grégoire, mais d'alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l'électorat vers le centre", incarné par Bournazel, analyse-t-elle. Benjamin Morel croit lui en la possibilité d'une quadrangulaire, voire d'une quinquangulaire si l'appel au "vote utile" n'est pas suivi. L'équation est d'autant plus serrée qu'elle relève d'un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'"usure du pouvoir" quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne "La ville heureuse" s'efforce de normaliser l'image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu'il y ait alternance. "Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l'électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats", observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d'influence. Si cette dernière paye sans doute selon lui "le fait d'avoir beaucoup d'ennemis dans son camp", le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l'élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une "cohabitation", selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l'Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d'arrondissement de gauche.
Texte intégral (685 mots)
Depuis l'entrée en campagne de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, les premières tendances dessinent un affrontement classique dans la course à l'Hôtel de Ville. D'un côté, une droite rassemblée derrière Rachida Dati, également ministre de la Culture d'un gouvernement macroniste. De l'autre, une candidature de gauche hors LFI, unie pour la première fois dès le premier tour, portée par le socialiste Emmanuel Grégoire. A droite, les intentions de vote oscillent entre 26% et 28%, contre 30% à 33% à gauche, selon les sondages Ifop et Elabe publiés samedi, qui n'ont toutefois pas de valeur prédictive. Mais derrière le tandem de tête, le ballet des prétendants s'anime, comme le montre la progression de deux points (16%) de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, désormais probable "faiseur de roi". "La vraie question est de savoir où va aller l'électorat macroniste au second tour. Est-ce qu'il va choisir Bournazel s'il se maintient ? Est-ce qu'il va choisir l'alternance avec Dati ou aller vers Grégoire ?", interroge Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences-Po Paris, qui parie sur une triangulaire. Paramètre non négligeable, la candidate insoumise Sophia Chikirou recule à 10-11 %, mais demeure en position de se hisser au second tour. A l'extrême droite, Sarah Knafo pourrait elle provoquer une quinquangulaire. Créditée de 8 à 9% dans le sillage d'Eric Zemmour, arrivé en troisième position dans la capitale à la présidentielle de 2022, elle mord sur l'électorat Dati même si elle se défend de vouloir "faire perdre la droite". "Si la droite parvient à s'unir face à une gauche divisée, elle l'emporte. Dans le cas contraire, la gauche gagne", estime le constitutionnaliste Benjamin Morel. "Cohabitation" Interrogé par l'AFP, le directeur général de l'Ifop Frédéric Dabi se dit lui "très frappé par l'incertitude" du scrutin. "En 2014, la victoire d'Hidalgo ne faisait aucun doute et on voyait très mal en 2020 comment les ravages de la division dans l'opposition pouvaient la faire perdre", rappelle-t-il. Si le sondeur se "méfie des additions", une élection "n'étant pas de l'arithmétique", la somme des voix à gauche reste "bien loin des scores précédents" et la dynamique Grégoire apparaît "encore faiblarde". Au second tour, un peu probable duel Dati-Grégoire se jouerait dans un mouchoir de poche, les candidats étant à quasi égalité. Mais une fusion des listes n'est pas gage de victoire, observe Anne-France Taiclet, maîtresse de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. "Knafo et Chikirou sont des potentiels d'alliance pour Dati et Grégoire, mais d'alliance à double tranchant qui peut donner des effets de déplacement de l'électorat vers le centre", incarné par Bournazel, analyse-t-elle. Benjamin Morel croit lui en la possibilité d'une quadrangulaire, voire d'une quinquangulaire si l'appel au "vote utile" n'est pas suivi. L'équation est d'autant plus serrée qu'elle relève d'un jeu à somme nulle: Grégoire pâtit de l'"usure du pouvoir" quand Dati subit la concurrence de Bournazel et Knafo, dont la campagne "La ville heureuse" s'efforce de normaliser l'image de Reconquête, malgré la condamnation de son président Eric Zemmour pour contestation de crime contre l'humanité. Selon Philippe Moreau-Chevrolet, la logique voudrait pourtant qu'il y ait alternance. "Ca fait plus de 20 ans que la gauche est au pouvoir, l'électorat exprime clairement un besoin de changement et les Français ne sont pas trop regardants sur la situation judiciaire des candidats", observe-t-il, faisant référence au renvoi devant le tribunal de Rachida Dati pour corruption et trafic d'influence. Si cette dernière paye sans doute selon lui "le fait d'avoir beaucoup d'ennemis dans son camp", le nouveau mode de scrutin, qui uniformise le poids des voix entre arrondissements, pourrait remobiliser à droite tout en avantageant la médiatique Dati, dans la mesure où les Parisiens participent plus directement à l'élection de leur maire. Mais ce système pourrait tout autant déboucher sur une "cohabitation", selon Philippe Moreau-Chevrolet, les Parisiens glissant un bulletin à droite pour l'Hôtel de Ville tout en reconduisant leurs maires d'arrondissement de gauche.

16.01.2026 à 11:23

Au lycée, les téléphones dans des mallettes pour mieux se concentrer

FRANCE24
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"Mes notes ont augmenté", poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d'Oise). "Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14" de moyenne. Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l'interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée. L'équipe pédagogique a décidé l'an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d'un dispositif "Zéro portable en cours". Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l'utiliser dans le reste de l'établissement. "J'ai géré beaucoup moins d'incidents de portables" et "ça a été accepté dans l'ensemble, à partir du moment où la règle a été collective", constate la proviseure, Françoise Rossi. "climat apaisé" 14H15, début du cours d'espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s'installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L'enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l'utilisation est peu familière à certains, "à force d'utiliser le téléphone portable notamment", glisse-t-elle. Pour elle, la collecte des portables a "apaisé le climat scolaire" car "beaucoup d'altercations étaient dues à l'utilisation des téléphones". "C'était des élèves qui essayaient de tricher"" ou "qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe". "Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message...". Aujourd'hui, "on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés", observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. "Il n'est plus dans ma poche, déjà. Je n'ai plus cette habitude de penser à mon téléphone", explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer "beaucoup d'heures" sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube. 12 heures par jour Lina avoue aussi être "tout le temps sur son téléphone" sauf en cours, et passer "11 heures facile" voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, "elle est plus concentrée sur le tableau" que sur l'appareil. A côté d'elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve "difficile de laisser" son téléphone, sur lequel elle est constamment "quand elle ne dort pas". Mais depuis elle a appris à "gérer", explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir. Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, "ce serait très compliqué", estime Wiâm. Lina, elle, pense que "les gens ne vont pas le respecter du tout". La proviseure est aussi dubitative. "Ça demande une autre gestion si on veut l'interdire sur l'ensemble de l'établissement", estime-t-elle. "Il faut gérer les flux d'entrée et de sortie des élèves", et "est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d'élèves?", se demande-t-elle. Mais "600 casiers d'élèves, je ne sais même pas comment je l'organise dans l'espace...". Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l'absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L'important est de "continuer le travail d'éducation et de prévention", car "le problème, c'est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes", souligne-t-elle.
Texte intégral (646 mots)
"Mes notes ont augmenté", poursuit la lycéenne aux cheveux retenus par un bandeau, qui prépare un bac professionnel Agora (Assistance à la gestion des organisations) au lycée de Montsoult (Val d'Oise). "Avant, je tournais autour des 8, 9, 10. Maintenant, je suis plus autour des 14" de moyenne. Dans ce lycée professionnel, qui accueille 600 élèves, souvent en difficulté voire en décrochage scolaire et socialement défavorisés, l'interdiction du téléphone en cours, inscrite dans le règlement intérieur, peinait à être respectée. L'équipe pédagogique a décidé l'an dernier de faire déposer le portable dans une boîte en classe, une expérimentation pérennisée cette année grâce à une aide de la région dans le cadre d'un dispositif "Zéro portable en cours". Il a permis de financer des mallettes pour chaque salle de classe. Les élèves peuvent récupérer leur téléphone après le cours et l'utiliser dans le reste de l'établissement. "J'ai géré beaucoup moins d'incidents de portables" et "ça a été accepté dans l'ensemble, à partir du moment où la règle a été collective", constate la proviseure, Françoise Rossi. "climat apaisé" 14H15, début du cours d'espagnol, 24 élèves de terminale entrent dans la classe et s'installent. Leur professeure passe entre les tables avec une mallette souple noire, qui comporte un emplacement numéroté par élève pour ranger son téléphone. Chacun y glisse le sien, le cours commence. L'enseignante Christine Antunes distribue des dictionnaires papier aux élèves, dont l'utilisation est peu familière à certains, "à force d'utiliser le téléphone portable notamment", glisse-t-elle. Pour elle, la collecte des portables a "apaisé le climat scolaire" car "beaucoup d'altercations étaient dues à l'utilisation des téléphones". "C'était des élèves qui essayaient de tricher"" ou "qui ont filmé parfois ce qui se passait en classe". "Il y avait toujours la petite main qui était dans le sac pour essayer de regarder un contenu, de taper un message...". Aujourd'hui, "on voit que les élèves sont beaucoup plus concentrés", observe-t-elle. Un constat partagé par Lina et ses camarades. "Il n'est plus dans ma poche, déjà. Je n'ai plus cette habitude de penser à mon téléphone", explique Wiâm, 18 ans, qui reconnaît passer "beaucoup d'heures" sur TikTok, Spnapchat, Instagram ou Youtube. 12 heures par jour Lina avoue aussi être "tout le temps sur son téléphone" sauf en cours, et passer "11 heures facile" voire 12 par jour sur son écran, surtout sur les réseaux sociaux. Maintenant, en cours, "elle est plus concentrée sur le tableau" que sur l'appareil. A côté d'elle, Nisa, 18 ans, adepte de TikTok et Snapchat, trouve "difficile de laisser" son téléphone, sur lequel elle est constamment "quand elle ne dort pas". Mais depuis elle a appris à "gérer", explique la jeune fille aux yeux maquillés de noir. Quant à une interdiction généralisée du téléphone au lycée, à laquelle le gouvernement travaille, "ce serait très compliqué", estime Wiâm. Lina, elle, pense que "les gens ne vont pas le respecter du tout". La proviseure est aussi dubitative. "Ça demande une autre gestion si on veut l'interdire sur l'ensemble de l'établissement", estime-t-elle. "Il faut gérer les flux d'entrée et de sortie des élèves", et "est-ce que, dans ce cas-là, il ne faut pas basculer sur des casiers nominatifs d'élèves?", se demande-t-elle. Mais "600 casiers d'élèves, je ne sais même pas comment je l'organise dans l'espace...". Christine Antunes craint, elle, que cela renforce l'absentéisme, déjà élevé dans ce lycée. L'important est de "continuer le travail d'éducation et de prévention", car "le problème, c'est que quand ils rentrent chez eux, ils reprennent leurs habitudes", souligne-t-elle.

16.01.2026 à 11:17

Droits de douane, voitures électriques...: Carney annonce des accords et un nouveau partenariat avec Pékin

FRANCE24
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"Le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane", a dit M. Carney lors d'un point presse en marge de sa visite, la première d'un chef de gouvernement canadien depuis huit ans. M. Carney a aussi annoncé que son pays autoriserait l'entrée au Canada de 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau antérieur aux mesures de rétorsion mutuelles selon lui. Lors de leur rencontre plus tôt dans la journée, le président chinois Xi Jinping a aussi pris l'engagement de dispenser de visa les Canadiens venant en Chine, a déclaré M. Carney, sans préciser si cette disposition s'appliquait aux seuls touristes ou non. Ces annonces concrétisent ce que M. Carney et M. Xi, au début de leurs entretiens, ont présenté comme l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de fâcherie entre leurs pays soumis aujourd'hui aux pressions américaines. "Je suis extrêmement heureux que nous allions de l'avant avec notre nouveau partenariat stratégique", a dit Mark Carney. Son hôte au Palais du peuple a parlé de "nouveau chapitre" ouvert en octobre lors de leur rencontre en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. "Investissements considérables" Ces discussions, saluées à l'époque comme un "tournant" par M. Carney, ont ouvert la voie au réchauffement matérialisé cette semaine en Chine. M. Xi avait alors invité M. Carney en Chine. Depuis, les échanges entre les deux gouvernements pour "restaurer et relancer la coopération dans différents domaines (...) ont produit des résultats positifs", a déclaré vendredi M. Xi. "J'en suis heureux", a-t-il dit. M. Carney est arrivé mercredi en Chine avec pour objectif de tourner la page de relations dégradées et de stimuler les échanges commerciaux. Les rapports sino-canadiens se sont fortement détériorés en 2018 avec l'arrestation par les autorités canadiennes d'une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l'emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d'espionnage par Pékin. Depuis l'été 2024, Ottawa et Pékin s'affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l'acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l'alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l'un des principaux producteurs mondiaux. "Le Canada s'attend à ce que la Chine réduise les droits de douane sur les graines de canola canadiennes d'ici au 1er mars", a dit M. Carney vendredi aux journalistes. Quant aux véhicules électriques, malgré les inquiétudes du secteur automobile canadien, M. Carney a dit espérer dans les trois prochaines années des "investissements chinois considérables" créateurs d'emplois au Canada. Face à Trump Il a répété la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine. Chine et Canada ont en commun de subir les effets des politiques agressives du président Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. M. Carney a fait voeu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d'ici à 2035. Un nouveau partenariat entre les deux pays contribuera à "améliorer le système multilatéral, un système qui a été mis à rude épreuve ces dernières années", a dit M. Carney vendredi au début de ses discussions avec M. Xi. "Nous nous concentrons sur des domaines où nous pouvons réaliser des progrès historiques: l'agriculture, l'énergie et la finance. C'est là que nous pouvons obtenir les résultats les plus rapides", a-t-il dit. "Développer de manière saine et stable les relations sino-canadiennes sert les intérêts communs de nos deux pays et contribue à la paix, à la stabilité et à la prospérité mondiale", a souligné M. Xi.
Texte intégral (683 mots)
"Le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane", a dit M. Carney lors d'un point presse en marge de sa visite, la première d'un chef de gouvernement canadien depuis huit ans. M. Carney a aussi annoncé que son pays autoriserait l'entrée au Canada de 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau antérieur aux mesures de rétorsion mutuelles selon lui. Lors de leur rencontre plus tôt dans la journée, le président chinois Xi Jinping a aussi pris l'engagement de dispenser de visa les Canadiens venant en Chine, a déclaré M. Carney, sans préciser si cette disposition s'appliquait aux seuls touristes ou non. Ces annonces concrétisent ce que M. Carney et M. Xi, au début de leurs entretiens, ont présenté comme l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de fâcherie entre leurs pays soumis aujourd'hui aux pressions américaines. "Je suis extrêmement heureux que nous allions de l'avant avec notre nouveau partenariat stratégique", a dit Mark Carney. Son hôte au Palais du peuple a parlé de "nouveau chapitre" ouvert en octobre lors de leur rencontre en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. "Investissements considérables" Ces discussions, saluées à l'époque comme un "tournant" par M. Carney, ont ouvert la voie au réchauffement matérialisé cette semaine en Chine. M. Xi avait alors invité M. Carney en Chine. Depuis, les échanges entre les deux gouvernements pour "restaurer et relancer la coopération dans différents domaines (...) ont produit des résultats positifs", a déclaré vendredi M. Xi. "J'en suis heureux", a-t-il dit. M. Carney est arrivé mercredi en Chine avec pour objectif de tourner la page de relations dégradées et de stimuler les échanges commerciaux. Les rapports sino-canadiens se sont fortement détériorés en 2018 avec l'arrestation par les autorités canadiennes d'une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l'emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d'espionnage par Pékin. Depuis l'été 2024, Ottawa et Pékin s'affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l'acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l'alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l'un des principaux producteurs mondiaux. "Le Canada s'attend à ce que la Chine réduise les droits de douane sur les graines de canola canadiennes d'ici au 1er mars", a dit M. Carney vendredi aux journalistes. Quant aux véhicules électriques, malgré les inquiétudes du secteur automobile canadien, M. Carney a dit espérer dans les trois prochaines années des "investissements chinois considérables" créateurs d'emplois au Canada. Face à Trump Il a répété la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine. Chine et Canada ont en commun de subir les effets des politiques agressives du président Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. M. Carney a fait voeu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d'ici à 2035. Un nouveau partenariat entre les deux pays contribuera à "améliorer le système multilatéral, un système qui a été mis à rude épreuve ces dernières années", a dit M. Carney vendredi au début de ses discussions avec M. Xi. "Nous nous concentrons sur des domaines où nous pouvons réaliser des progrès historiques: l'agriculture, l'énergie et la finance. C'est là que nous pouvons obtenir les résultats les plus rapides", a-t-il dit. "Développer de manière saine et stable les relations sino-canadiennes sert les intérêts communs de nos deux pays et contribue à la paix, à la stabilité et à la prospérité mondiale", a souligné M. Xi.

16.01.2026 à 11:15

Un an de Trump à la Maison Blanche : l’Amérique plus divisée que jamais

Matthieu MABIN
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En un an, Donald Trump a signé des centaines de décrets présidentiels. Il a ordonné des expulsions massives, renvoyé des milliers de fonctionnaires, lancé une guerre commerciale, retiré les Etats-Unis des grandes institutions et accords internationaux... À travers le monde, le président américain a ordonné plus de 600 frappes aériennes, capturé un chef d'Etat et lorgne sur le Groenland. Et ce ne sont-là que quelques bribes du monde selon Donald Trump, celui de « l’Amérique d’abord ». Comment cette première année Trump a-t-elle été perçue à travers le pays ? Son parti, les Républicains, et sa base MAGA (Make America Great Again) lui sont-ils toujours aussi fidèles ? Reportage de notre correspondant, Matthieu Mabin.
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En un an, Donald Trump a signé des centaines de décrets présidentiels. Il a ordonné des expulsions massives, renvoyé des milliers de fonctionnaires, lancé une guerre commerciale, retiré les Etats-Unis des grandes institutions et accords internationaux... À travers le monde, le président américain a ordonné plus de 600 frappes aériennes, capturé un chef d'Etat et lorgne sur le Groenland. Et ce ne sont-là que quelques bribes du monde selon Donald Trump, celui de « l’Amérique d’abord ». Comment cette première année Trump a-t-elle été perçue à travers le pays ? Son parti, les Républicains, et sa base MAGA (Make America Great Again) lui sont-ils toujours aussi fidèles ? Reportage de notre correspondant, Matthieu Mabin.

16.01.2026 à 11:11

A Arques, la verrerie qui était "le poumon de la ville"

FRANCE24
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Grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, en difficulté chronique depuis deux décennies, Arc France a été placé en redressement judiciaire début janvier, ravivant la crainte de nouvelles suppressions d'emplois. À quelques centaines de mètres des fours, l'ancien château de la famille Durand, qui a fait l'âge d'or d'Arc au XXe siècle, trône toujours. Timothée Durand, 49 ans, fils et petit-fils de dirigeants de l'entreprise, est sur les rangs pour la reprendre. "Depuis 200 ans, la ville s'est construite autour de l'usine. Beaucoup de maisons ouvrières ont été bâties à proximité", raconte Tanguy Tartar, 53 ans, syndicaliste Unsa, entré chez Arc en 1994 après son père. "Nos employeurs donnaient même une prime de rapprochement quand on voulait se rapprocher du site", se souvient-il. Longtemps premier employeur privé du département, Arc ne compte plus que 3.500 salariés aujourd'hui, contre près de 12.000 au début des années 2000. "On signait pour la vie" "Postuler chez Arc, c'était une évidence pour ceux qui n'avaient pas fait de longues études. C'était la boîte qui embauchait, avec une vraie sécurité de l'emploi", se rappelle Frédéric Specque, délégué CGT. "Tout le monde vivait avec la cristallerie. Il y avait des bus qui passaient dans tous les villages, à chaque prise de poste, matin, après-midi, nuit, pour récupérer les travailleurs", raconte l'ouvrier, qui dit n'avoir connu aucun mouvement social d'ampleur. "Il y avait tous les métiers ici: cuisiniers pour le restaurant intégré, jardiniers, menuisiers, ingénieurs, ouvriers", poursuit-il. "On vivait en autarcie", selon Régis Boulanger, aujourd'hui retraité après 43 ans à l'usine. Entré comme cariste, sorti responsable d'exploitation, il compare Arc à "la fonction publique: on signait pour la vie". "C'était le poumon de la ville". Illustration d'un paternalisme industriel, le patron Jacques Durand avait même acheté un camping à Saint-Cécile", sur la côte, raconte Tanguy Tartar. "Pour les salariés, c'était quasiment gratuit. En contrepartie, quand l'usine avait besoin d'eux, ils étaient juste à côté". Fondée en 1825, l'entreprise est devenue un empire industriel familial qui a conquis le monde, avant de connaître ses premières difficultés au début des années 2000. Implanté au bord d'un canal facilitant son approvisionnement en sable, le site d'Arques tourne 24 heures sur 24. "C'est un pilier économique en termes d'emplois, d'attractivité et de rayonnement international" qui a permis "l'essor du territoire", souligne le maire socialiste de la commune, Benoît Roussel. "Chaque famille a au moins un membre qui a travaillé ou travaille encore chez Arc", ajoute-t-il. "Phare" L'entreprise a aussi façonné le paysage urbain. "À Arques, on compte 33 équipements sportifs, ce qui n'est pas anodin pour une commune de cette taille", observe le maire. Didier Barras, mécanicien mouliste de 57 ans, entré chez Arc en 1989, se souvient d'"une ville dans la ville". "C'était une fourmilière. On se disait qu'on irait jusqu'à la retraite". Aujourd'hui, "ce qu'on vit est une catastrophe économique", estime-t-il. "Le carnet de commandes s'est effrité. Le coût de l'énergie nous a fait très mal. Avec le pouvoir d'achat en berne, les gens achètent moins: la vaisselle n'est pas une priorité". Derrière lui, il pointe l'ancienne usine 1, en friche depuis une quinzaine d'années, et les anciens bâtiments administratifs abandonnés. "C'est un désert", lâche-t-il. "Si Arc disparaissait demain, je n'ose pas l'imaginer. Ce serait comme la fermeture des mines ou des aciéries: on deviendrait une zone sinistrée", redoute M. Specque. Arc, dont dépend aussi plusieurs centaines d'emplois de sous-traitants, demeure l'un des principaux employeurs industriels de la région. Mais "l'agglomération dépend un peu moins d'Arc" qu'autrefois, estime Laurent Denis, président socialiste de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer (Capso). Après les premières difficultés du groupe, les collectivités ont cherché à diversifier le bassin d'emploi, avec l'arrivée notamment de la brasserie Goudale ou d'Alphaglass (bouteilles en verre), explique M. Denis. "L'entreprise tousse, mais elle tient", veut croire le maire d'Arques, qui a récemment tenu à faire rénover le rond-point Jacques Durand et sa sculpture en cristal. "C'est un phare".
Texte intégral (711 mots)
Grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, en difficulté chronique depuis deux décennies, Arc France a été placé en redressement judiciaire début janvier, ravivant la crainte de nouvelles suppressions d'emplois. À quelques centaines de mètres des fours, l'ancien château de la famille Durand, qui a fait l'âge d'or d'Arc au XXe siècle, trône toujours. Timothée Durand, 49 ans, fils et petit-fils de dirigeants de l'entreprise, est sur les rangs pour la reprendre. "Depuis 200 ans, la ville s'est construite autour de l'usine. Beaucoup de maisons ouvrières ont été bâties à proximité", raconte Tanguy Tartar, 53 ans, syndicaliste Unsa, entré chez Arc en 1994 après son père. "Nos employeurs donnaient même une prime de rapprochement quand on voulait se rapprocher du site", se souvient-il. Longtemps premier employeur privé du département, Arc ne compte plus que 3.500 salariés aujourd'hui, contre près de 12.000 au début des années 2000. "On signait pour la vie" "Postuler chez Arc, c'était une évidence pour ceux qui n'avaient pas fait de longues études. C'était la boîte qui embauchait, avec une vraie sécurité de l'emploi", se rappelle Frédéric Specque, délégué CGT. "Tout le monde vivait avec la cristallerie. Il y avait des bus qui passaient dans tous les villages, à chaque prise de poste, matin, après-midi, nuit, pour récupérer les travailleurs", raconte l'ouvrier, qui dit n'avoir connu aucun mouvement social d'ampleur. "Il y avait tous les métiers ici: cuisiniers pour le restaurant intégré, jardiniers, menuisiers, ingénieurs, ouvriers", poursuit-il. "On vivait en autarcie", selon Régis Boulanger, aujourd'hui retraité après 43 ans à l'usine. Entré comme cariste, sorti responsable d'exploitation, il compare Arc à "la fonction publique: on signait pour la vie". "C'était le poumon de la ville". Illustration d'un paternalisme industriel, le patron Jacques Durand avait même acheté un camping à Saint-Cécile", sur la côte, raconte Tanguy Tartar. "Pour les salariés, c'était quasiment gratuit. En contrepartie, quand l'usine avait besoin d'eux, ils étaient juste à côté". Fondée en 1825, l'entreprise est devenue un empire industriel familial qui a conquis le monde, avant de connaître ses premières difficultés au début des années 2000. Implanté au bord d'un canal facilitant son approvisionnement en sable, le site d'Arques tourne 24 heures sur 24. "C'est un pilier économique en termes d'emplois, d'attractivité et de rayonnement international" qui a permis "l'essor du territoire", souligne le maire socialiste de la commune, Benoît Roussel. "Chaque famille a au moins un membre qui a travaillé ou travaille encore chez Arc", ajoute-t-il. "Phare" L'entreprise a aussi façonné le paysage urbain. "À Arques, on compte 33 équipements sportifs, ce qui n'est pas anodin pour une commune de cette taille", observe le maire. Didier Barras, mécanicien mouliste de 57 ans, entré chez Arc en 1989, se souvient d'"une ville dans la ville". "C'était une fourmilière. On se disait qu'on irait jusqu'à la retraite". Aujourd'hui, "ce qu'on vit est une catastrophe économique", estime-t-il. "Le carnet de commandes s'est effrité. Le coût de l'énergie nous a fait très mal. Avec le pouvoir d'achat en berne, les gens achètent moins: la vaisselle n'est pas une priorité". Derrière lui, il pointe l'ancienne usine 1, en friche depuis une quinzaine d'années, et les anciens bâtiments administratifs abandonnés. "C'est un désert", lâche-t-il. "Si Arc disparaissait demain, je n'ose pas l'imaginer. Ce serait comme la fermeture des mines ou des aciéries: on deviendrait une zone sinistrée", redoute M. Specque. Arc, dont dépend aussi plusieurs centaines d'emplois de sous-traitants, demeure l'un des principaux employeurs industriels de la région. Mais "l'agglomération dépend un peu moins d'Arc" qu'autrefois, estime Laurent Denis, président socialiste de la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer (Capso). Après les premières difficultés du groupe, les collectivités ont cherché à diversifier le bassin d'emploi, avec l'arrivée notamment de la brasserie Goudale ou d'Alphaglass (bouteilles en verre), explique M. Denis. "L'entreprise tousse, mais elle tient", veut croire le maire d'Arques, qui a récemment tenu à faire rénover le rond-point Jacques Durand et sa sculpture en cristal. "C'est un phare".

16.01.2026 à 11:03

L’essentiel du procès en appel de Marine Le Pen : "Aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit"

FRANCE 24
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Le procès en appel de l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national, se tient à Paris depuis le 13 janvier. Condamnée en première instance, Marine Le Pen joue son éligibilité pour l'élection présidentielle 2027. Résumé de la première semaine d’audience, marquée par un changement de stratégie de la prévenue.
Texte intégral (711 mots)
Le procès en appel de l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires européens du Front national, devenu Rassemblement national, se tient à Paris depuis le 13 janvier. Condamnée en première instance, Marine Le Pen joue son éligibilité pour l'élection présidentielle 2027. Résumé de la première semaine d’audience, marquée par un changement de stratégie de la prévenue.

16.01.2026 à 11:01

Les Tunisiens réclament la fin de la pollution à Gabès

Lilia BLAISE
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A Gabès, dans le sud de la Tunisie, la colère gronde depuis des mois pour réclamer le "démantèlement des unités" polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT), qui transforme le phosphate en engrais et émet souvent des gaz toxiques. Jusqu'à présent, les manifestants n'ont pas eu gain de cause. Nos correspondants, Lilia Blaise et Hamdi Tlili, se sont rendus sur place. 
Texte intégral (711 mots)
A Gabès, dans le sud de la Tunisie, la colère gronde depuis des mois pour réclamer le "démantèlement des unités" polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT), qui transforme le phosphate en engrais et émet souvent des gaz toxiques. Jusqu'à présent, les manifestants n'ont pas eu gain de cause. Nos correspondants, Lilia Blaise et Hamdi Tlili, se sont rendus sur place. 

16.01.2026 à 10:59

Julio Iglesias sort du silence et dément les accusations "absolument fausses" d'ex-employées

FRANCE24
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L'affaire a éclaté mardi, avec la publication par la chaîne américaine Univision et le média en ligne espagnol elDiario.es d'une longue enquête reposant sur les témoignages de Rebeca et Laura (des prénoms fictifs, ndlr), une ex-employée de maison et ex-kinésithérapeute du chanteur de 82 ans, qui a bâti son succès sur son image de séducteur, n'hésitant jamais à multiplier les allusions à ses conquêtes féminines et à sa vie sexuelle. Les deux femmes, qui ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier dernier, y assurent notamment avoir été victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias qui, selon elles, abusait de son pouvoir auprès d'employées souvent jeunes et en situation de précarité. L'une d'entre elles décrit aux deux médias aussi des faits pouvant être qualifiés de viols. Les faits se seraient déroulés entre janvier et octobre 2021, dans les résidences de l'artiste en République dominicaine et aux Bahamas. "Je nie avoir agressé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit. Ces accusations sont absolument fausses et m'attristent profondément", a assuré sur Instagram Julio Iglesias, dont c'était la première réaction, dans un message publié dans la nuit, très tôt vendredi matin en Europe. "C’est avec une profonde tristesse que je réponds aux accusations formulées par deux personnes qui ont auparavant travaillé chez moi", écrit aussi cette icône de l'histoire culturelle espagnole, dont le fils Enrique (un de ses huit enfants) a lui aussi connu le succès dans la chanson dans les années 1990 et 2000 pour l'essentiel. "Malveillance" "Je n’avais jamais ressenti une telle malveillance, mais j’ai encore la force pour faire connaître aux gens toute la vérité et pour défendre ma dignité face à un grief aussi grave", a-t-il ajouté. La plainte déposée en Espagne le 5 janvier par les deux anciennes employées de la star relève notamment "de faits +susceptibles de constituer un délit de traite d'êtres humains en vue d'imposer le travail forcé et la servitude+, +d'atteintes à la liberté et à l'intégrité sexuelles telles que le harcèlement sexuel+, ainsi que d'un délit de coups et blessures et des atteintes aux droits du travail", ont précisé les associations Amnesty International et Women's Link Worldwide, qui les accompagnent. Lors d'une conférence de presse commune tenue mercredi, ces deux associations ont précisé que les deux plaignantes allaient être prochainement entendues par la justice espagnole, qui leur "a accordé le statut de témoins protégés". Le parquet a jusqu'à un an pour mener l'instruction et rendre ses conclusions selon Amnesty et Women's Link, qui ont précisé que la plainte avait été déposée en Espagne parce que la législation y était plus favorable dans ce type d'affaires. "D'autres femmes affirmant avoir été employées" par Julio Iglesias ont déjà "pris contact" avec l'association Women's Link Worldwide, a assuré mercredi sa directrice exécutive Jovana Ríos Cisnero, sans vouloir donner de détails à ce stade. En Espagne, où Julio Iglesias restait jusqu'à la révélation de ces accusations une figure très respectée, l'affaire a suscité de vives réactions, notamment dans le monde politique. Ces accusations "sont terrifiantes", a notamment jugé sur RTVE mercredi la ministre du Travail Yolanda Díaz, qui a "condamné" les faits supposés. Né en 1943, Julio Iglesias, interprète de "Je n'ai pas changé" ou "Pauvres diables" (Vous les femmes), avait vu sa carrière décoller dans les années 1970 avant de devenir l'artiste hispanophone - et incontestablement l'Espagnol - ayant vendu le plus de disques dans le monde avec des centaines de millions d'albums écoulés.
Texte intégral (645 mots)
L'affaire a éclaté mardi, avec la publication par la chaîne américaine Univision et le média en ligne espagnol elDiario.es d'une longue enquête reposant sur les témoignages de Rebeca et Laura (des prénoms fictifs, ndlr), une ex-employée de maison et ex-kinésithérapeute du chanteur de 82 ans, qui a bâti son succès sur son image de séducteur, n'hésitant jamais à multiplier les allusions à ses conquêtes féminines et à sa vie sexuelle. Les deux femmes, qui ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier dernier, y assurent notamment avoir été victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias qui, selon elles, abusait de son pouvoir auprès d'employées souvent jeunes et en situation de précarité. L'une d'entre elles décrit aux deux médias aussi des faits pouvant être qualifiés de viols. Les faits se seraient déroulés entre janvier et octobre 2021, dans les résidences de l'artiste en République dominicaine et aux Bahamas. "Je nie avoir agressé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit. Ces accusations sont absolument fausses et m'attristent profondément", a assuré sur Instagram Julio Iglesias, dont c'était la première réaction, dans un message publié dans la nuit, très tôt vendredi matin en Europe. "C’est avec une profonde tristesse que je réponds aux accusations formulées par deux personnes qui ont auparavant travaillé chez moi", écrit aussi cette icône de l'histoire culturelle espagnole, dont le fils Enrique (un de ses huit enfants) a lui aussi connu le succès dans la chanson dans les années 1990 et 2000 pour l'essentiel. "Malveillance" "Je n’avais jamais ressenti une telle malveillance, mais j’ai encore la force pour faire connaître aux gens toute la vérité et pour défendre ma dignité face à un grief aussi grave", a-t-il ajouté. La plainte déposée en Espagne le 5 janvier par les deux anciennes employées de la star relève notamment "de faits +susceptibles de constituer un délit de traite d'êtres humains en vue d'imposer le travail forcé et la servitude+, +d'atteintes à la liberté et à l'intégrité sexuelles telles que le harcèlement sexuel+, ainsi que d'un délit de coups et blessures et des atteintes aux droits du travail", ont précisé les associations Amnesty International et Women's Link Worldwide, qui les accompagnent. Lors d'une conférence de presse commune tenue mercredi, ces deux associations ont précisé que les deux plaignantes allaient être prochainement entendues par la justice espagnole, qui leur "a accordé le statut de témoins protégés". Le parquet a jusqu'à un an pour mener l'instruction et rendre ses conclusions selon Amnesty et Women's Link, qui ont précisé que la plainte avait été déposée en Espagne parce que la législation y était plus favorable dans ce type d'affaires. "D'autres femmes affirmant avoir été employées" par Julio Iglesias ont déjà "pris contact" avec l'association Women's Link Worldwide, a assuré mercredi sa directrice exécutive Jovana Ríos Cisnero, sans vouloir donner de détails à ce stade. En Espagne, où Julio Iglesias restait jusqu'à la révélation de ces accusations une figure très respectée, l'affaire a suscité de vives réactions, notamment dans le monde politique. Ces accusations "sont terrifiantes", a notamment jugé sur RTVE mercredi la ministre du Travail Yolanda Díaz, qui a "condamné" les faits supposés. Né en 1943, Julio Iglesias, interprète de "Je n'ai pas changé" ou "Pauvres diables" (Vous les femmes), avait vu sa carrière décoller dans les années 1970 avant de devenir l'artiste hispanophone - et incontestablement l'Espagnol - ayant vendu le plus de disques dans le monde avec des centaines de millions d'albums écoulés.

16.01.2026 à 10:54

Iran : chronique d'un massacre à huis clos

Antoine FENAUX
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A la une de la presse ce vendredi : un massacre documenté, un transfuge et une poupée
Texte intégral (645 mots)
A la une de la presse ce vendredi : un massacre documenté, un transfuge et une poupée

16.01.2026 à 09:41

NBA: OKC signe la passe de cinq, Wembanyama et les Spurs s'offrent les Bucks

FRANCE24
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. OKC, la bonne série Le leader de la conférence Ouest a conforté un peu plus son statut chez les Rockets (111-91), en alignant sa cinquième victoire de rang, portant son bilan, le meilleur de la ligue, à 35 victoires pour sept défaites. Shai Gilgeous-Alexander, le MVP en titre, a inscrit 20 points, Chet Holmgren en a ajouté 18, et AJay Mitchell 17 pour Oklahoma City, qui a fait la différence dans le dernier quart-temps, infligeant un sévère 34-16 aux Rockets. Houston, avec un Kevin Durant maladroit à trois points (0 sur 5), mais qui a tout de même inscrit 19 points, n'est pas parvenu à répondre et à suivre le rythme en fin de rencontre. . San Antonio croque les Bucks Si les Spurs ont pris le meilleur à domicile sur les Bucks (119-101), la soirée a cependant failli prendre une mauvaise tournure pour les locaux. Juste après un choc avec Giannis Antetokounmpo après quelques minutes de match, Wembanyama, au crâne rasé, a mis un peu de temps à se relever, avant de rentrer au vestiaire. Une scène qui pouvait faire craindre le pire, mais finalement l'immense pivot (2,24m) est revenu sur le parquet au début de deuxième quart-temps. Et il n'est pas revenu pour rien, signant un double-double avec 22 points et 10 rebonds en 22 minutes. Stephon Castle a ajouté 19 points et 10 rebonds, et six joueurs des Spurs ont atteint la barre des 10 points. Antetokounmpo a fait ce qu'il pouvait en inscrivant toutefois 21 points, mais il était bien trop seul. Aucun autre joueur de Milwaukee n'a marqué plus de 10 points. . Les Knicks surpris par Golden State New York avait pourtant sorti l'artillerie lourde, avec trois joueurs à plus de 25 points, OG Anunoby, Miles McBride et Mikal Bridges, et un double-double de Karl-Anthony Towns (17 points, 20 rebonds). Mais tout cela n'a pas suffi pour s'offrir le scalp des Warriors, impressionnants d'efficacité (126-113). Avec un Stephen Curry, pourtant peu à l'aise en début de rencontre à trois points, mais qui tout de même terminé avec 27 points, et un très bon Jimmy Butler avec 32 points, Golden State a fait la différence pour signer son quatrième succès en cinq matches. . Détroit voyage bien Le leader de la conférence Est n'est pas perturbé par les voyages. Les Pistons sont allés s'imposer à Phoenix (108-105), enregistrant ainsi leur quatrième victoire en cinq matches, bien aidés par un étincelant Jalen Duren, auteur du 18e double-double de sa saison (16 points, 18 rebonds). Détroit menait pourtant à la pause, bien emmené par Grayson Allen, 10 points dans le premier quart-temps. Mais les Suns ne sont pas parvenus à maintenir le rythme au retour des vestaires, finalement dépassés par de réalistes Pistons. . Klay Thompson dans l'histoire À Dallas, Klay Thompson s'est hissé à la quatrième place du classement des meilleurs marqueurs à trois points de l'histoire de la NBA, en réussissant six tirs à longue distance pour un total de 26 points lors de la victoire des Mavericks (144-122) face à Utah. Avec 2.809 paniers à trois points en carrière, Thompson a dépassé Damian Lillard (2.804) et se hisse à la quatrième place du classement, dominé par son ancien coéquipier des Golden State Warriors, Stephen Curry. . Le Magic s'offre les Grizzlies à Berlin Pour le tout premier match de l'histoire de la NBA en Allemagne, Orlando a remporté contre Memphis sa 23e victoire de la saison (118-111). Ce match disputé à Berlin a inspiré l'Allemand des Magic, Franz Wagner (18 points, 9 rebonds) qui a permis au Magic de faire la différence face aux Grizzlies en fin de match. Mais c'est Paulo Banchero, avec 26 points et 13 rebonds, qui sort avec les meilleurs stats pour Orlando. Memphis a pourtant mené de 20 points à la mi-temps avant que le Magic ne resserre sa défense pour renverser la vapeur et infliger un 26-12 déterminant dans le troisième quart-temps.
Texte intégral (639 mots)
. OKC, la bonne série Le leader de la conférence Ouest a conforté un peu plus son statut chez les Rockets (111-91), en alignant sa cinquième victoire de rang, portant son bilan, le meilleur de la ligue, à 35 victoires pour sept défaites. Shai Gilgeous-Alexander, le MVP en titre, a inscrit 20 points, Chet Holmgren en a ajouté 18, et AJay Mitchell 17 pour Oklahoma City, qui a fait la différence dans le dernier quart-temps, infligeant un sévère 34-16 aux Rockets. Houston, avec un Kevin Durant maladroit à trois points (0 sur 5), mais qui a tout de même inscrit 19 points, n'est pas parvenu à répondre et à suivre le rythme en fin de rencontre. . San Antonio croque les Bucks Si les Spurs ont pris le meilleur à domicile sur les Bucks (119-101), la soirée a cependant failli prendre une mauvaise tournure pour les locaux. Juste après un choc avec Giannis Antetokounmpo après quelques minutes de match, Wembanyama, au crâne rasé, a mis un peu de temps à se relever, avant de rentrer au vestiaire. Une scène qui pouvait faire craindre le pire, mais finalement l'immense pivot (2,24m) est revenu sur le parquet au début de deuxième quart-temps. Et il n'est pas revenu pour rien, signant un double-double avec 22 points et 10 rebonds en 22 minutes. Stephon Castle a ajouté 19 points et 10 rebonds, et six joueurs des Spurs ont atteint la barre des 10 points. Antetokounmpo a fait ce qu'il pouvait en inscrivant toutefois 21 points, mais il était bien trop seul. Aucun autre joueur de Milwaukee n'a marqué plus de 10 points. . Les Knicks surpris par Golden State New York avait pourtant sorti l'artillerie lourde, avec trois joueurs à plus de 25 points, OG Anunoby, Miles McBride et Mikal Bridges, et un double-double de Karl-Anthony Towns (17 points, 20 rebonds). Mais tout cela n'a pas suffi pour s'offrir le scalp des Warriors, impressionnants d'efficacité (126-113). Avec un Stephen Curry, pourtant peu à l'aise en début de rencontre à trois points, mais qui tout de même terminé avec 27 points, et un très bon Jimmy Butler avec 32 points, Golden State a fait la différence pour signer son quatrième succès en cinq matches. . Détroit voyage bien Le leader de la conférence Est n'est pas perturbé par les voyages. Les Pistons sont allés s'imposer à Phoenix (108-105), enregistrant ainsi leur quatrième victoire en cinq matches, bien aidés par un étincelant Jalen Duren, auteur du 18e double-double de sa saison (16 points, 18 rebonds). Détroit menait pourtant à la pause, bien emmené par Grayson Allen, 10 points dans le premier quart-temps. Mais les Suns ne sont pas parvenus à maintenir le rythme au retour des vestaires, finalement dépassés par de réalistes Pistons. . Klay Thompson dans l'histoire À Dallas, Klay Thompson s'est hissé à la quatrième place du classement des meilleurs marqueurs à trois points de l'histoire de la NBA, en réussissant six tirs à longue distance pour un total de 26 points lors de la victoire des Mavericks (144-122) face à Utah. Avec 2.809 paniers à trois points en carrière, Thompson a dépassé Damian Lillard (2.804) et se hisse à la quatrième place du classement, dominé par son ancien coéquipier des Golden State Warriors, Stephen Curry. . Le Magic s'offre les Grizzlies à Berlin Pour le tout premier match de l'histoire de la NBA en Allemagne, Orlando a remporté contre Memphis sa 23e victoire de la saison (118-111). Ce match disputé à Berlin a inspiré l'Allemand des Magic, Franz Wagner (18 points, 9 rebonds) qui a permis au Magic de faire la différence face aux Grizzlies en fin de match. Mais c'est Paulo Banchero, avec 26 points et 13 rebonds, qui sort avec les meilleurs stats pour Orlando. Memphis a pourtant mené de 20 points à la mi-temps avant que le Magic ne resserre sa défense pour renverser la vapeur et infliger un 26-12 déterminant dans le troisième quart-temps.

16.01.2026 à 09:40

Groenland : l'Europe s'en mêle

Raphael KAHANE
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Face aux menaces d'annexion brandies par Donald Trump, plusieurs pays européens, dont la France, déploient des soldats au Groenland pour des exercices destinés officiellement à rassurer les Etats-Unis sur la capacité du Danemark à défendre ce territoire face à la Russie et la Chine. Le début de la fin de l'OTAN ? On va plus loin avec Marc Semo.
Texte intégral (639 mots)
Face aux menaces d'annexion brandies par Donald Trump, plusieurs pays européens, dont la France, déploient des soldats au Groenland pour des exercices destinés officiellement à rassurer les Etats-Unis sur la capacité du Danemark à défendre ce territoire face à la Russie et la Chine. Le début de la fin de l'OTAN ? On va plus loin avec Marc Semo.

16.01.2026 à 09:35

La malnutrition en Afghanistan a un impact "déchirant" sur les femmes, avertit le PAM

FRANCE24
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Le PAM fournit la plus grande partie de l'aide alimentaire à l'Afghanistan gouverné depuis 2021 par les autorités talibanes, critiquées par la communauté internationale en raison de leur politique privant les femmes de nombreux emplois et d'accès à l'éducation au-delà de 12 ans. Q: Comment s'annonce l'année 2026 en termes de malnutrition en Afghanistan? R: Dans les douze mois à venir, près de cinq millions d'enfants et de femmes seront confrontés à une forme de malnutrition mettant leur vie en danger. Pour les enfants, on parle de près de quatre millions d'entre eux qui auront besoin d'un traitement. C'est vertigineux. Même ceux qui survivront risquent de voir leur acuité intellectuelle et leur développement physique affectés. Nous risquons de perdre une proportion importante d'une génération qui pourrait contribuer au futur du pays. Q: De nombreux pays ont réduit leurs contributions pour l'aide internationale. Bénéficiez-vous des fonds nécessaires pour faire face à cette crise? R: La communauté internationale a été très généreuse avec l'Afghanistan en 2021 et 2022. Mais depuis, les fonds n'ont cessé d'être coupés. En 2024, le Programme alimentaire mondial a reçu 600 millions de dollars de dons pour les populations en Afghanistan. En 2025, la moitié seulement. La question ce n'est pas l'argent mais l'impact de ces coupes sur le terrain. La mortalité infantile en raison de la malnutrition est déjà élevée, si on ne peut traiter ces enfants, ils vont mourir. Des cliniques assurant les traitements ferment, des femmes marchent parfois cinq heures pour y arriver et on doit leur dire que le PAM n'a plus les moyens de les aider. Q: Quelles sont les conséquences pour les femmes? R: Un des phénomènes qui nous a surpris (en 2025) est la hausse importante du nombre de femmes enceintes ou allaitant souffrant de malnutrition. Pour les familles modestes, il est plus difficile de se nourrir et l'aide alimentaire a diminué. Ces femmes sacrifient leur santé et leur nutrition pour leurs enfants. Beaucoup ne savent plus comment faire face. Nous sommes inquiets des conséquences sur les femmes et les filles. Là où nous avons dû interrompre l'aide, nous voyons des filles mariées très jeunes car les familles n'ont plus de quoi mettre à manger sur la table. Des enfants sont retirés de l'école pour travailler. Nous recevons des appels de femmes désespérées à travers le pays, certaines qui pensent au suicide. C'est déchirant. La communauté internationale a promis un soutien sans faille à ces femmes après la prise de pouvoir (des talibans, NDLR) en 2021 et ces femmes voient mourir de faim leur enfant. Je pense que nous, en tant que communauté internationale, sommes en train d'abandonner les femmes et les enfants que nous avions promis de protéger.
Lire plus (471 mots)
Le PAM fournit la plus grande partie de l'aide alimentaire à l'Afghanistan gouverné depuis 2021 par les autorités talibanes, critiquées par la communauté internationale en raison de leur politique privant les femmes de nombreux emplois et d'accès à l'éducation au-delà de 12 ans. Q: Comment s'annonce l'année 2026 en termes de malnutrition en Afghanistan? R: Dans les douze mois à venir, près de cinq millions d'enfants et de femmes seront confrontés à une forme de malnutrition mettant leur vie en danger. Pour les enfants, on parle de près de quatre millions d'entre eux qui auront besoin d'un traitement. C'est vertigineux. Même ceux qui survivront risquent de voir leur acuité intellectuelle et leur développement physique affectés. Nous risquons de perdre une proportion importante d'une génération qui pourrait contribuer au futur du pays. Q: De nombreux pays ont réduit leurs contributions pour l'aide internationale. Bénéficiez-vous des fonds nécessaires pour faire face à cette crise? R: La communauté internationale a été très généreuse avec l'Afghanistan en 2021 et 2022. Mais depuis, les fonds n'ont cessé d'être coupés. En 2024, le Programme alimentaire mondial a reçu 600 millions de dollars de dons pour les populations en Afghanistan. En 2025, la moitié seulement. La question ce n'est pas l'argent mais l'impact de ces coupes sur le terrain. La mortalité infantile en raison de la malnutrition est déjà élevée, si on ne peut traiter ces enfants, ils vont mourir. Des cliniques assurant les traitements ferment, des femmes marchent parfois cinq heures pour y arriver et on doit leur dire que le PAM n'a plus les moyens de les aider. Q: Quelles sont les conséquences pour les femmes? R: Un des phénomènes qui nous a surpris (en 2025) est la hausse importante du nombre de femmes enceintes ou allaitant souffrant de malnutrition. Pour les familles modestes, il est plus difficile de se nourrir et l'aide alimentaire a diminué. Ces femmes sacrifient leur santé et leur nutrition pour leurs enfants. Beaucoup ne savent plus comment faire face. Nous sommes inquiets des conséquences sur les femmes et les filles. Là où nous avons dû interrompre l'aide, nous voyons des filles mariées très jeunes car les familles n'ont plus de quoi mettre à manger sur la table. Des enfants sont retirés de l'école pour travailler. Nous recevons des appels de femmes désespérées à travers le pays, certaines qui pensent au suicide. C'est déchirant. La communauté internationale a promis un soutien sans faille à ces femmes après la prise de pouvoir (des talibans, NDLR) en 2021 et ces femmes voient mourir de faim leur enfant. Je pense que nous, en tant que communauté internationale, sommes en train d'abandonner les femmes et les enfants que nous avions promis de protéger.
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