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05.08.2026 à 07:34

Barbara GABEL
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Au moins 15 personnes ont été tuées dans des frappes russes sur Kiev et sa région dans la nuit de mardi à mercredi. Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne cette année, selon les autorités locales. Les bombardements ont déclenché des incendies dans des entrepôts et d'autres sites logistiques. Suivez notre direct.
Au moins 15 personnes ont été tuées dans des frappes russes sur Kiev et sa région dans la nuit de mardi à mercredi. Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières contre la capitale ukrainienne cette année, selon les autorités locales. Les bombardements ont déclenché des incendies dans des entrepôts et d'autres sites logistiques. Suivez notre direct.

05.08.2026 à 07:12

FRANCE24
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Les électeurs démocrates du Michigan ont voté mardi pour désigner leurs candidats aux élections américaines de mi-mandat de novembre, avec l'attention tournée vers une primaire très disputée pour un siège au Sénat, miroir des divisions actuelles de la gauche américaine. Les précisions de Sarah Andersen, correspondante de France 24 aux États-Unis.
Les électeurs démocrates du Michigan ont voté mardi pour désigner leurs candidats aux élections américaines de mi-mandat de novembre, avec l'attention tournée vers une primaire très disputée pour un siège au Sénat, miroir des divisions actuelles de la gauche américaine. Les précisions de Sarah Andersen, correspondante de France 24 aux États-Unis.

05.08.2026 à 07:05

FRANCE24
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Un peu plus de cinq heures plus tard, une épaisse fumée s'élevait encore au-dessus de la capitale et une odeur de brûlé était présente dans l'air, selon une journaliste de l'AFP. L'armée de l'air avait signalé dans la nuit l'approche de plusieurs missiles balistiques. A l'extérieur de Kiev, "quatorze personnes ont été tuées et 27 blessées au cours de l'attaque nocturne ennemie", ont écrit les services d'urgence ukrainiens sur Telegram. Plus tôt, l'administration militaire de la ville de Kiev avait par ailleurs indiqué qu'une femme avait perdu la vie dans la capitale. "La région de Kiev a encore subi cette nuit l'une des attaques ennemies les plus tragiques qu'elle ait connues à ce jour", a déploré le chef de l'administration militaire régionale, Timour Tkatchenko. Les autorités ont constaté des conséquences de l'attaque dans "plus de sept lieux" de Kiev, dans les quartiers de Golosiivsky, Desniansky, Obolonsky et Sviatoshynsky. "Des incendies ont éclaté dans des entrepôts, touchant une zone étendue", a rapporté l'administration militaire, ajoutant que "l'infrastructure résidentielle" avait aussi été endommagée. "Dans le district de Golosiivsky, deux personnes blessées ont été extirpées des décombres d'un entrepôt qui a été détruit", a indiqué le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram. D'après les services d'urgence ukrainiens, l'armée russe a fait usage de drones et de missiles balistiques. L'attaque a provoqué dans la région des incendies d'entrepôts et d'autres sites logistiques. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir frappé des centres de transport, de logistique et de distribution dans Kiev et sa région, impliqués selon Moscou dans "le stockage et la livraison de diverses armes et de matériel militaire, et dans la production et la distribution" de drones, selon un communiqué diffusé sur Telegram. Intensification des frappes En Russie, la région de Toula a subi une attaque de drones ukrainiens, selon son gouverneur Dmitri Milaïev. Cent sept de ces appareils ont été détruits par la défense aérienne et une personne a été blessée, de même source. L'un de ces drones s'est écrasé sur un centre de tri de Wildberries, géant du e-commerce national souvent qualifié d'"Amazon russe", a rapporté le gouverneur, y provoquant un incendie - confirmé par l'entreprise, ciblée ces derniers jours par Kiev. Et dans la région de Belgorod, les autorités ont recensé trois blessés, dont au moins deux graves, dans des attaques de drones ukrainiennes, l'une contre une résidence privée et l'autre contre un véhicule. Plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes se sont intensifiées des deux côtés du front, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Kiev réclame davantage de missiles américains Patriot, pour lui permettre de protéger son espace aérien des attaques de missiles balistiques russes. Samedi, une attaque russe avait tué dix personnes dans Kiev et sa région, et fait au moins une trentaine de blessés, selon les autorités locales. Le même jour, un navire de l'agence russe de l'énergie atomique, Rosatom, avait été coulé en mer Noire par deux drones ukrainiens sans faire de victimes. L'Ukraine a intensifié ces dernières semaines ses attaques contre des infrastructures civiles russes, notamment logistiques ou énergétiques. D'après les autorités russes, cinq personnes ont été tuées mardi matin dans une attaque de drones ukrainiens dans la région de Moscou, où Kiev a notamment visé des entrepôts de Wildberries. Un bilan élevé pour la région de la capitale russe, située à plusieurs centaines de kilomètres du front. Sur le front, la situation évolue lentement. Les deux armées s'opposent pour le contrôle des dernières villes du Donbass sous contrôle ukrainien, l'est industriel de l'Ukraine que Moscou s'est donné pour objectif de conquérir. Les efforts de médiation diplomatique initiés par Washington sont pour leur part au point mort depuis fin février.
Texte intégral (697 mots)
Un peu plus de cinq heures plus tard, une épaisse fumée s'élevait encore au-dessus de la capitale et une odeur de brûlé était présente dans l'air, selon une journaliste de l'AFP. L'armée de l'air avait signalé dans la nuit l'approche de plusieurs missiles balistiques. A l'extérieur de Kiev, "quatorze personnes ont été tuées et 27 blessées au cours de l'attaque nocturne ennemie", ont écrit les services d'urgence ukrainiens sur Telegram. Plus tôt, l'administration militaire de la ville de Kiev avait par ailleurs indiqué qu'une femme avait perdu la vie dans la capitale. "La région de Kiev a encore subi cette nuit l'une des attaques ennemies les plus tragiques qu'elle ait connues à ce jour", a déploré le chef de l'administration militaire régionale, Timour Tkatchenko. Les autorités ont constaté des conséquences de l'attaque dans "plus de sept lieux" de Kiev, dans les quartiers de Golosiivsky, Desniansky, Obolonsky et Sviatoshynsky. "Des incendies ont éclaté dans des entrepôts, touchant une zone étendue", a rapporté l'administration militaire, ajoutant que "l'infrastructure résidentielle" avait aussi été endommagée. "Dans le district de Golosiivsky, deux personnes blessées ont été extirpées des décombres d'un entrepôt qui a été détruit", a indiqué le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram. D'après les services d'urgence ukrainiens, l'armée russe a fait usage de drones et de missiles balistiques. L'attaque a provoqué dans la région des incendies d'entrepôts et d'autres sites logistiques. Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir frappé des centres de transport, de logistique et de distribution dans Kiev et sa région, impliqués selon Moscou dans "le stockage et la livraison de diverses armes et de matériel militaire, et dans la production et la distribution" de drones, selon un communiqué diffusé sur Telegram. Intensification des frappes En Russie, la région de Toula a subi une attaque de drones ukrainiens, selon son gouverneur Dmitri Milaïev. Cent sept de ces appareils ont été détruits par la défense aérienne et une personne a été blessée, de même source. L'un de ces drones s'est écrasé sur un centre de tri de Wildberries, géant du e-commerce national souvent qualifié d'"Amazon russe", a rapporté le gouverneur, y provoquant un incendie - confirmé par l'entreprise, ciblée ces derniers jours par Kiev. Et dans la région de Belgorod, les autorités ont recensé trois blessés, dont au moins deux graves, dans des attaques de drones ukrainiennes, l'une contre une résidence privée et l'autre contre un véhicule. Plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes se sont intensifiées des deux côtés du front, faisant un nombre croissant de victimes civiles. Kiev réclame davantage de missiles américains Patriot, pour lui permettre de protéger son espace aérien des attaques de missiles balistiques russes. Samedi, une attaque russe avait tué dix personnes dans Kiev et sa région, et fait au moins une trentaine de blessés, selon les autorités locales. Le même jour, un navire de l'agence russe de l'énergie atomique, Rosatom, avait été coulé en mer Noire par deux drones ukrainiens sans faire de victimes. L'Ukraine a intensifié ces dernières semaines ses attaques contre des infrastructures civiles russes, notamment logistiques ou énergétiques. D'après les autorités russes, cinq personnes ont été tuées mardi matin dans une attaque de drones ukrainiens dans la région de Moscou, où Kiev a notamment visé des entrepôts de Wildberries. Un bilan élevé pour la région de la capitale russe, située à plusieurs centaines de kilomètres du front. Sur le front, la situation évolue lentement. Les deux armées s'opposent pour le contrôle des dernières villes du Donbass sous contrôle ukrainien, l'est industriel de l'Ukraine que Moscou s'est donné pour objectif de conquérir. Les efforts de médiation diplomatique initiés par Washington sont pour leur part au point mort depuis fin février.

05.08.2026 à 06:49

FRANCE24
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"Nous avons de très bonnes discussions", a encore déclaré le président américain, en déplacement en Californie, assurant que Téhéran voulait passer un accord. De nouveau interrogé plus tard alors qu'il montait dans son avion Air Force One en direction de Las Vegas, Donald Trump a estimé que cela pourrait intervenir "demain (mercredi) ou le jour d'après". Le secrétaire d'Etat, Marco Rubio, avait fait état mardi de "progrès" dans les négociations avec l'Iran et Oman, dont les côtes bordent le détroit. Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman. Cet accord préliminaire prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunte une voie nord dans les eaux iraniennes, et que tout navire sortant suive une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage. La voie médiane serait déminée pendant cette période de 60 jours. "Apaiser les tensions" Mardi, Donald Trump et l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani se sont entretenus par téléphone au sujet des efforts "pour apaiser les tensions" entre Washington et Téhéran et "rapprocher les deux parties", a indiqué le palais qatari dans un communiqué. Conséquence de la reprise des efforts diplomatiques, le prix du pétrole a plongé à Wall Street, et reculé également sur les marchés asiatiques mercredi matin. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 1,12% à 78,47 dollars à 03H30, et le WTI 1,37% à 74,73 dollars. Le protocole d'accord signé en juin avait donné le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien. Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre - les Etats-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens. Mais l'embellie avait été de courte durée: les hostilités ont recommencé début juillet, faisant voler en éclats le protocole. L'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines, et les navires s'aventurant dans le détroit sans l'autorisation de Téhéran en font régulièrement les frais. Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre d'équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech. L'Iran avait démenti lundi toute discussion avec Washington, disant négocier avec Oman. Donald Trump, qui alterne depuis le début du conflit entre promesses de destructions massives et propos optimistes sur une sortie de crise, avait déjà menacé il y a quelques jours de "frapper fort" la République islamique, avant de finalement suspendre ses plans. Navire coulé L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. En mer Rouge, autre front de la guerre depuis la reprise des hostilités mi-juillet entre les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, et l'Arabie saoudite, un navire indien a coulé mardi après avoir été attaqué, a dit un responsable local yéménite à l'AFP. Les autorités indiennes ont indiqué que les 14 membres d'équipage avaient été secourus. Le gouvernement yéménite a attribué l'attaque aux Houthis. Ces rebelles ont annoncé le 20 juillet un blocus maritime des ports saoudiens et attaqué plusieurs navires. En représailles, la coalition militaire menée par Ryad a mené des frappes contre des installations militaires houthies. burx/tmt/jnd
Texte intégral (688 mots)
"Nous avons de très bonnes discussions", a encore déclaré le président américain, en déplacement en Californie, assurant que Téhéran voulait passer un accord. De nouveau interrogé plus tard alors qu'il montait dans son avion Air Force One en direction de Las Vegas, Donald Trump a estimé que cela pourrait intervenir "demain (mercredi) ou le jour d'après". Le secrétaire d'Etat, Marco Rubio, avait fait état mardi de "progrès" dans les négociations avec l'Iran et Oman, dont les côtes bordent le détroit. Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman. Cet accord préliminaire prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunte une voie nord dans les eaux iraniennes, et que tout navire sortant suive une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage. La voie médiane serait déminée pendant cette période de 60 jours. "Apaiser les tensions" Mardi, Donald Trump et l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani se sont entretenus par téléphone au sujet des efforts "pour apaiser les tensions" entre Washington et Téhéran et "rapprocher les deux parties", a indiqué le palais qatari dans un communiqué. Conséquence de la reprise des efforts diplomatiques, le prix du pétrole a plongé à Wall Street, et reculé également sur les marchés asiatiques mercredi matin. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 1,12% à 78,47 dollars à 03H30, et le WTI 1,37% à 74,73 dollars. Le protocole d'accord signé en juin avait donné le coup d'envoi à un processus de 60 jours pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient et régler un ensemble de points, dont le sujet central du nucléaire iranien. Et, avancée majeure, il avait permis la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre - les Etats-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens. Mais l'embellie avait été de courte durée: les hostilités ont recommencé début juillet, faisant voler en éclats le protocole. L'Iran a resserré la vis après la reprise des frappes américaines, et les navires s'aventurant dans le détroit sans l'autorisation de Téhéran en font régulièrement les frais. Dans la nuit de lundi à mardi, un cargo qui tentait de le franchir a été frappé par un projectile, déclenchant un incendie. Un membre d'équipage est porté disparu, selon la société de sécurité britannique Vanguard Tech. L'Iran avait démenti lundi toute discussion avec Washington, disant négocier avec Oman. Donald Trump, qui alterne depuis le début du conflit entre promesses de destructions massives et propos optimistes sur une sortie de crise, avait déjà menacé il y a quelques jours de "frapper fort" la République islamique, avant de finalement suspendre ses plans. Navire coulé L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer. En mer Rouge, autre front de la guerre depuis la reprise des hostilités mi-juillet entre les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, et l'Arabie saoudite, un navire indien a coulé mardi après avoir été attaqué, a dit un responsable local yéménite à l'AFP. Les autorités indiennes ont indiqué que les 14 membres d'équipage avaient été secourus. Le gouvernement yéménite a attribué l'attaque aux Houthis. Ces rebelles ont annoncé le 20 juillet un blocus maritime des ports saoudiens et attaqué plusieurs navires. En représailles, la coalition militaire menée par Ryad a mené des frappes contre des installations militaires houthies. burx/tmt/jnd

05.08.2026 à 06:41

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Le gouvernement argentin a annoncé mardi avoir été informé par son homologue brésilien que Brasilia avait sollicité le départ du Brésil de l'ambassadeur argentin, et réduirait désormais sa représentation diplomatique à Buenos Aires au niveau de chargé d'affaires.
Texte intégral (688 mots)
Le gouvernement argentin a annoncé mardi avoir été informé par son homologue brésilien que Brasilia avait sollicité le départ du Brésil de l'ambassadeur argentin, et réduirait désormais sa représentation diplomatique à Buenos Aires au niveau de chargé d'affaires.

05.08.2026 à 06:05

FRANCE24
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Les exercices "Han Kuang", qui doivent se dérouler jusqu'au 14 août, mettent en scène des scénarios de combat réalistes afin que les troupes et les réservistes s'entraînent à réagir à une attaque contre l'île, ont indiqué des responsables de la Défense. L'un des axes principaux des entrainements cette année consiste à décentraliser le commandement et le contrôle pour permettre aux commandants et aux officiers sur le champ de bataille de prendre des décisions opérationnelles sans attendre d'ordres. Les civils seront également mis à l'épreuve avec notamment un ralentissement temporaire des débits Internet mobile ainsi que des exercices d'alerte aérienne. Mercredi, des dizaines de réservistes se sont déployés le long d'une plage donnant sur le détroit de Taïwan et ont tiré avec des fusils d'assaut de fabrication taïwanaise sur des cibles. Taïwan déploiera également des navires de la marine et des garde-côtes pour escorter les ravitaillements lors d'une simulation de blocus chinois dans les eaux situées à l'est de l'île. Par ailleurs, l'île évaluera "la capacité des usines mobilisées à soutenir la production en temps de guerre" et testera la "relocalisation en temps de guerre" d'usines militaires et civiles, ont indiqué précédemment des responsables de la défense. "La formation peut toujours être améliorée", a souligné mercredi le ministre de la Défense, Wellington Koo. "Nous continuerons donc à nous entraîner avec assiduité et intensité, afin d'être parfaitement préparés en temps de paix et capables de mener à bien nos missions en temps de guerre". Renforcer la défense nationale La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces et a menacé de recourir à l'usage de la force pour annexer cette île qui compte plus de 23 millions d'habitants. Pékin déploie quasi quotidiennement navires, avions de chasse et garde-côtes autour de Taïwan, revendiquant ainsi sa souveraineté, rejetée par Taipei. Les garde-côtes chinois ont par ailleurs renforcé leurs "tactiques de zone grise" - des actions coercitives qui ne constituent pas un acte de guerre - autour de Taïwan et de ses îles périphériques. "Alors que l'autoritarisme du PCC (Parti communiste chinois) ne cesse de s'étendre, la terreur rouge se propage également aux quatre coins du monde", a déclaré le président taïwanais Lai Ching-te lors d'un forum sur la sécurité à la veille des exercices. "Nous continuerons à renforcer notre défense nationale et à mettre en place une défense et une résilience impliquant l'ensemble de la société", a-t-il ajouté. Pressions internes et externes Sous la pression des Etats-Unis qui souhaitent que l'île investisse davantage dans sa sécurité, Taïwan a augmenté ses dépenses de défense et s'est doté d'un armement plus compact et maniable, notamment des drones, afin de permettre à ses forces armées de mener une guerre asymétrique contre la Chine. Le gouvernement de M. Lai s'est engagé à porter les dépenses de défense à 5% du PIB d'ici 2030. Mais son gouvernement est en désaccord avec les partis d'opposition, qui contrôlent le Parlement, quant au montant à consacrer au renforcement des capacités de défense de l'île. En mai, les deux principaux partis d'opposition, le Kuomintang (KMT) et le Parti du peuple de Taïwan (TPP), ont adopté un budget spécial de défense de 25 milliards de dollars, réduisant d'un tiers le montant demandé par le Parti démocrate progressiste (DPP) de M. Lai.
Texte intégral (599 mots)
Les exercices "Han Kuang", qui doivent se dérouler jusqu'au 14 août, mettent en scène des scénarios de combat réalistes afin que les troupes et les réservistes s'entraînent à réagir à une attaque contre l'île, ont indiqué des responsables de la Défense. L'un des axes principaux des entrainements cette année consiste à décentraliser le commandement et le contrôle pour permettre aux commandants et aux officiers sur le champ de bataille de prendre des décisions opérationnelles sans attendre d'ordres. Les civils seront également mis à l'épreuve avec notamment un ralentissement temporaire des débits Internet mobile ainsi que des exercices d'alerte aérienne. Mercredi, des dizaines de réservistes se sont déployés le long d'une plage donnant sur le détroit de Taïwan et ont tiré avec des fusils d'assaut de fabrication taïwanaise sur des cibles. Taïwan déploiera également des navires de la marine et des garde-côtes pour escorter les ravitaillements lors d'une simulation de blocus chinois dans les eaux situées à l'est de l'île. Par ailleurs, l'île évaluera "la capacité des usines mobilisées à soutenir la production en temps de guerre" et testera la "relocalisation en temps de guerre" d'usines militaires et civiles, ont indiqué précédemment des responsables de la défense. "La formation peut toujours être améliorée", a souligné mercredi le ministre de la Défense, Wellington Koo. "Nous continuerons donc à nous entraîner avec assiduité et intensité, afin d'être parfaitement préparés en temps de paix et capables de mener à bien nos missions en temps de guerre". Renforcer la défense nationale La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces et a menacé de recourir à l'usage de la force pour annexer cette île qui compte plus de 23 millions d'habitants. Pékin déploie quasi quotidiennement navires, avions de chasse et garde-côtes autour de Taïwan, revendiquant ainsi sa souveraineté, rejetée par Taipei. Les garde-côtes chinois ont par ailleurs renforcé leurs "tactiques de zone grise" - des actions coercitives qui ne constituent pas un acte de guerre - autour de Taïwan et de ses îles périphériques. "Alors que l'autoritarisme du PCC (Parti communiste chinois) ne cesse de s'étendre, la terreur rouge se propage également aux quatre coins du monde", a déclaré le président taïwanais Lai Ching-te lors d'un forum sur la sécurité à la veille des exercices. "Nous continuerons à renforcer notre défense nationale et à mettre en place une défense et une résilience impliquant l'ensemble de la société", a-t-il ajouté. Pressions internes et externes Sous la pression des Etats-Unis qui souhaitent que l'île investisse davantage dans sa sécurité, Taïwan a augmenté ses dépenses de défense et s'est doté d'un armement plus compact et maniable, notamment des drones, afin de permettre à ses forces armées de mener une guerre asymétrique contre la Chine. Le gouvernement de M. Lai s'est engagé à porter les dépenses de défense à 5% du PIB d'ici 2030. Mais son gouvernement est en désaccord avec les partis d'opposition, qui contrôlent le Parlement, quant au montant à consacrer au renforcement des capacités de défense de l'île. En mai, les deux principaux partis d'opposition, le Kuomintang (KMT) et le Parti du peuple de Taïwan (TPP), ont adopté un budget spécial de défense de 25 milliards de dollars, réduisant d'un tiers le montant demandé par le Parti démocrate progressiste (DPP) de M. Lai.

05.08.2026 à 06:04

Hélène FRADE
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A la Une de la presse, ce mercredi 5 août, la réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et musulmans convoquée aujourd’hui par la Jordanie. Le montant astronomique des profits des grandes compagnies pétrolières ces trois derniers mois: 93 milliards de dollars. Les réactions à la réunion, hier, des ministres de l’Intérieur de l’UE sur la crise migratoire à Ceuta. Et une méthode originale pour appréhender les automobilistes téléphonant au volant.
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A la Une de la presse, ce mercredi 5 août, la réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et musulmans convoquée aujourd’hui par la Jordanie. Le montant astronomique des profits des grandes compagnies pétrolières ces trois derniers mois: 93 milliards de dollars. Les réactions à la réunion, hier, des ministres de l’Intérieur de l’UE sur la crise migratoire à Ceuta. Et une méthode originale pour appréhender les automobilistes téléphonant au volant.

05.08.2026 à 02:54

FRANCE 24
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Au moins 15 personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Kiev et dans sa région, visées par une attaque de missiles balistiques russe. Des infrastructures résidentielles ont été touchées et des entrepôts ont pris feu.
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Au moins 15 personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi à Kiev et dans sa région, visées par une attaque de missiles balistiques russe. Des infrastructures résidentielles ont été touchées et des entrepôts ont pris feu.

05.08.2026 à 02:51

FRANCE24
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L'homme a éveillé les soupçons car il "a été vu en train de se promener sur le terrain de golf, de prendre des photos et de filmer, et semblait surveiller les activités liées à la planification de la sécurité", expliquent-ils dans un communiqué. L'arrestation a eu lieu dimanche après-midi sur ce golf situé à Ranchos Palos Verdes, près de Los Angeles. Donald Trump y est arrivé mardi soir pour un dîner organisé par le comité national du Parti républicain pour lever des fonds. Le suspect, identifié comme Jeanine John Taele, avait "un chargeur de 16 cartouches contenant des munitions" dans la poche de son pantalon. En fouillant la voiture de cet homme de 38 ans, les agents du shérif ont également saisi "un pistolet chargé" et un autre chargeur contenant des munitions, selon le communiqué. Une perquisition a ensuite été menée par le shérif et les services anti-terroristes du FBI au domicile de cet homme, à Downey, en banlieue de Los Angeles. Ils y ont découvert un fusil d'assaut, un pistolet, un gilet pare-balles, des chargeurs de grande capacité, des munitions, deux appareils radio, et "plusieurs carnets contenant des déclarations inquiétantes". Les enquêteurs ont présenté le dossier mardi matin au bureau du procureur de Los Angeles, qui se prononcera sur d'éventuelles poursuites. Multiples tentatives d'assassinat Depuis sa dernière campagne présidentielle, Donald Trump a été visé par de multiples tentatives d'assassinat. En juillet 2024, il a été blessé à l'oreille par un tireur qui s'était positionné sur un toit surplombant un de ses meetings de campagne à Butler, en Pennsylvanie. En septembre de la même année, un homme armé a été arrêté aux abords du Trump International Golf Club à West Palm Beach en Floride, alors que le président était en train d'y jouer. En avril dernier, le président a dû être évacué en urgence du gala de la presse à Washington, lorsqu'un homme armé a tenté de s'introduire dans la salle et qu'une fusillade a éclaté. La visite de Donald Trump dans son golf californien mardi est fermée à la presse. Le président doit notamment y défendre son bilan et rallier des soutiens financiers, à quelque trois mois des élections de mi-mandat où la mainmise des républicains sur le Congrès américain est menacée. Ses visites en Californie, bastion démocrate qu'il a érigé en contre-modèle de l'Amérique, sont rares. Quelques heures avant sa venue, et avant l'annonce de l'arrestation, le gouverneur Gavin Newsom en a profité pour rappeler que l'administration Trump bloquait toujours les aides fédérales pour la reconstruction de Los Angeles, 18 mois après les incendies meurtriers qui ont ravagé la ville. "J'espère que la visite du président Trump permettra d'apporter directement aux familles qui reconstruisent après les incendies de Los Angeles les fonds fédéraux de reconstruction attendus depuis si longtemps", a taclé le démocrate, qui nourrit des ambitions présidentielles pour 2028. "C'est l'occasion pour le président d'honorer son engagement à fournir à ces survivants les fonds qu'il leur a promis", a-t-il ajouté. "Il y a des moments qui transcendent la politique. Celui-ci pourrait en être un, Monsieur le Président."
Texte intégral (543 mots)
L'homme a éveillé les soupçons car il "a été vu en train de se promener sur le terrain de golf, de prendre des photos et de filmer, et semblait surveiller les activités liées à la planification de la sécurité", expliquent-ils dans un communiqué. L'arrestation a eu lieu dimanche après-midi sur ce golf situé à Ranchos Palos Verdes, près de Los Angeles. Donald Trump y est arrivé mardi soir pour un dîner organisé par le comité national du Parti républicain pour lever des fonds. Le suspect, identifié comme Jeanine John Taele, avait "un chargeur de 16 cartouches contenant des munitions" dans la poche de son pantalon. En fouillant la voiture de cet homme de 38 ans, les agents du shérif ont également saisi "un pistolet chargé" et un autre chargeur contenant des munitions, selon le communiqué. Une perquisition a ensuite été menée par le shérif et les services anti-terroristes du FBI au domicile de cet homme, à Downey, en banlieue de Los Angeles. Ils y ont découvert un fusil d'assaut, un pistolet, un gilet pare-balles, des chargeurs de grande capacité, des munitions, deux appareils radio, et "plusieurs carnets contenant des déclarations inquiétantes". Les enquêteurs ont présenté le dossier mardi matin au bureau du procureur de Los Angeles, qui se prononcera sur d'éventuelles poursuites. Multiples tentatives d'assassinat Depuis sa dernière campagne présidentielle, Donald Trump a été visé par de multiples tentatives d'assassinat. En juillet 2024, il a été blessé à l'oreille par un tireur qui s'était positionné sur un toit surplombant un de ses meetings de campagne à Butler, en Pennsylvanie. En septembre de la même année, un homme armé a été arrêté aux abords du Trump International Golf Club à West Palm Beach en Floride, alors que le président était en train d'y jouer. En avril dernier, le président a dû être évacué en urgence du gala de la presse à Washington, lorsqu'un homme armé a tenté de s'introduire dans la salle et qu'une fusillade a éclaté. La visite de Donald Trump dans son golf californien mardi est fermée à la presse. Le président doit notamment y défendre son bilan et rallier des soutiens financiers, à quelque trois mois des élections de mi-mandat où la mainmise des républicains sur le Congrès américain est menacée. Ses visites en Californie, bastion démocrate qu'il a érigé en contre-modèle de l'Amérique, sont rares. Quelques heures avant sa venue, et avant l'annonce de l'arrestation, le gouverneur Gavin Newsom en a profité pour rappeler que l'administration Trump bloquait toujours les aides fédérales pour la reconstruction de Los Angeles, 18 mois après les incendies meurtriers qui ont ravagé la ville. "J'espère que la visite du président Trump permettra d'apporter directement aux familles qui reconstruisent après les incendies de Los Angeles les fonds fédéraux de reconstruction attendus depuis si longtemps", a taclé le démocrate, qui nourrit des ambitions présidentielles pour 2028. "C'est l'occasion pour le président d'honorer son engagement à fournir à ces survivants les fonds qu'il leur a promis", a-t-il ajouté. "Il y a des moments qui transcendent la politique. Celui-ci pourrait en être un, Monsieur le Président."

05.08.2026 à 02:23

FRANCE24
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Présenté au siège de l'organisation à Santiago, le document demande aux pays de mieux coopérer face aux tendances actuelles comme l'intensification de la polarisation, l'érosion du multilatéralisme et les réticences des grandes puissances vis-à-vis de l'interdépendance économique. Le rapport estime que la région doit faire de ses abondantes ressources naturelles (lithium, cuivre, graphite et terres rares) des leviers stratégiques pour renforcer sa position dans un monde en recomposition. "Le monde a changé et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes disposent de nombreux atouts dont le monde a besoin", a résumé l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, coprésidente de la commission de la Cepal et chargée de rédiger le rapport. L'organisme appelle les pays de la région à éviter tout alignement rigide face à la rivalité entre Washington et Pékin et plaide pour un renforcement des échanges économiques dans la zone, alors que seules 14% des exportations des pays latino-américains et caribéens sont destinées à d'autres pays de la région. "Pour tout ce dont nous parlons, il faut une volonté d'intégration, et je ne suis pas sûre qu'elle existe aujourd'hui dans la région", a ajouté Mme Bachelet, candidate au poste de secrétaire générale de l'ONU. L'Amérique latine et les Caraïbes comptent environ 660 millions d'habitants. Selon les estimations de l'ONU, l'économie régionale connaîtra une croissance de 2,2% cette année.
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Présenté au siège de l'organisation à Santiago, le document demande aux pays de mieux coopérer face aux tendances actuelles comme l'intensification de la polarisation, l'érosion du multilatéralisme et les réticences des grandes puissances vis-à-vis de l'interdépendance économique. Le rapport estime que la région doit faire de ses abondantes ressources naturelles (lithium, cuivre, graphite et terres rares) des leviers stratégiques pour renforcer sa position dans un monde en recomposition. "Le monde a changé et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes disposent de nombreux atouts dont le monde a besoin", a résumé l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, coprésidente de la commission de la Cepal et chargée de rédiger le rapport. L'organisme appelle les pays de la région à éviter tout alignement rigide face à la rivalité entre Washington et Pékin et plaide pour un renforcement des échanges économiques dans la zone, alors que seules 14% des exportations des pays latino-américains et caribéens sont destinées à d'autres pays de la région. "Pour tout ce dont nous parlons, il faut une volonté d'intégration, et je ne suis pas sûre qu'elle existe aujourd'hui dans la région", a ajouté Mme Bachelet, candidate au poste de secrétaire générale de l'ONU. L'Amérique latine et les Caraïbes comptent environ 660 millions d'habitants. Selon les estimations de l'ONU, l'économie régionale connaîtra une croissance de 2,2% cette année.

05.08.2026 à 01:49

FRANCE 24
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Mardi, trois feux de forêt encerclaient toujours Spokane, dans le nord-ouest des États-Unis, où plus de 700 bâtiments ont été détruits depuis samedi. Un suspect, soupçonné d'avoir volontairement déclenché l'un des incendies, a été arrêté et placé en détention provisoire. Aucun des foyers n'est à ce jour maîtrisé, alors que la chaleur doit remonter en fin de semaine.
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Mardi, trois feux de forêt encerclaient toujours Spokane, dans le nord-ouest des États-Unis, où plus de 700 bâtiments ont été détruits depuis samedi. Un suspect, soupçonné d'avoir volontairement déclenché l'un des incendies, a été arrêté et placé en détention provisoire. Aucun des foyers n'est à ce jour maîtrisé, alors que la chaleur doit remonter en fin de semaine.

05.08.2026 à 01:11

FRANCE24
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Outre les studios de cinéma et les services de streaming, cette acquisition mettra sous le même toit deux des principales chaînes d'information du pays, CBS News et CNN. Cette dernière est une cible récurrente des attaques de Donald Trump. "La vraie question est si on peut me faire confiance en tant que dirigeant de CNN. Des spéculations ont circulé sur mes vues politiques, mes loyautés et mes intentions", a-t-il regretté. "L'opération a été approuvée par les régulateurs de 65 pays, dont les Etats-Unis et la Chine, de même que par l'Union européenne", a rappelé M. Ellison. Elle a malgré tout suscité une levée de boucliers qui a pris une tournure judiciaire. Le ministère américain de la Justice avait donné son feu vert à l'opération le 12 juin, sans exiger la moindre modification. Mais douze Etats américains, dirigés par des membres du Parti démocrate, ont déposé un recours en justice pour stopper le rachat à 111 milliards de dollars, estimant qu'il aurait un impact sur la concurrence à Hollywood en mariant deux des cinq plus grands distributeurs de films. Une juge fédérale en Californie a ordonné le 20 juillet dernier la suspension de l'opération le temps d'examiner l'affaire sur le fond, et les deux groupes ont accepté de repousser leur fusion à juin 2027. Mardi, la juge a précisé que le procès se tiendrait le 2 mars 2027, sur 12 jours. Le syndicat des scénaristes a de son côté lancé des poursuites, craignant une moindre concurrence et des conséquences négatives pour la profession. Défiance envers les médias Selon M. Ellison, l'argument de domination du marché ne tient pas: le futur groupe représenterait moins de 20% du temps que les Américains consacrent à la télévision et au streaming, et environ 13% si l'on y ajoute YouTube, compte tenu de la concurrence offerte par Disney+, Netflix, Apple TV ou Prime Video (Amazon). "Ce ne sont pas les chiffres d'une entreprise capable de dicter ce que le public regarde ni combien les scénaristes sont payés", a appuyé David Ellison. Ce dernier est le fils de Larry Ellison, le multimilliardaire fondateur du groupe technologique Oracle, considéré comme un proche du président américain Donald Trump. Larry Ellison est le principal actionnaire de Paramount Skydance, via le trust familial. S'il a assuré dans sa tribune défendre "l'indépendance" des rédactions de CBS News et de CNN, David Ellison a également estimé que les chaînes devaient "faire mieux". "Il y a beaucoup de retard à rattraper", a-t-il insisté, citant de récents sondages montrant que la confiance des Américains dans les médias (28%) était "au niveau le plus bas jamais enregistré". Les détracteurs du jeune patron de 43 ans s'appuient sur le bilan de sa prise de contrôle de CBS News, opérée à l'été 2025. Quelques semaines avant la finalisation de ce rachat, Paramount avait accepté de verser 16 millions de dollars à Donald Trump pour solder une plainte concernant un entretien de l'émission phare 60 Minutes avec la candidate démocrate à la présidentielle Kamala Harris. Le nouveau propriétaire a ensuite confié la direction de l'information à Bari Weiss, éditorialiste connue pour ses critiques de la gauche américaine, dont il a racheté le site The Free Press. Des journalistes de CBS News ont depuis quitté la chaîne ou signé une pétition adressée à M. Ellison, lui demandant de garantir leur indépendance éditoriale.
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Outre les studios de cinéma et les services de streaming, cette acquisition mettra sous le même toit deux des principales chaînes d'information du pays, CBS News et CNN. Cette dernière est une cible récurrente des attaques de Donald Trump. "La vraie question est si on peut me faire confiance en tant que dirigeant de CNN. Des spéculations ont circulé sur mes vues politiques, mes loyautés et mes intentions", a-t-il regretté. "L'opération a été approuvée par les régulateurs de 65 pays, dont les Etats-Unis et la Chine, de même que par l'Union européenne", a rappelé M. Ellison. Elle a malgré tout suscité une levée de boucliers qui a pris une tournure judiciaire. Le ministère américain de la Justice avait donné son feu vert à l'opération le 12 juin, sans exiger la moindre modification. Mais douze Etats américains, dirigés par des membres du Parti démocrate, ont déposé un recours en justice pour stopper le rachat à 111 milliards de dollars, estimant qu'il aurait un impact sur la concurrence à Hollywood en mariant deux des cinq plus grands distributeurs de films. Une juge fédérale en Californie a ordonné le 20 juillet dernier la suspension de l'opération le temps d'examiner l'affaire sur le fond, et les deux groupes ont accepté de repousser leur fusion à juin 2027. Mardi, la juge a précisé que le procès se tiendrait le 2 mars 2027, sur 12 jours. Le syndicat des scénaristes a de son côté lancé des poursuites, craignant une moindre concurrence et des conséquences négatives pour la profession. Défiance envers les médias Selon M. Ellison, l'argument de domination du marché ne tient pas: le futur groupe représenterait moins de 20% du temps que les Américains consacrent à la télévision et au streaming, et environ 13% si l'on y ajoute YouTube, compte tenu de la concurrence offerte par Disney+, Netflix, Apple TV ou Prime Video (Amazon). "Ce ne sont pas les chiffres d'une entreprise capable de dicter ce que le public regarde ni combien les scénaristes sont payés", a appuyé David Ellison. Ce dernier est le fils de Larry Ellison, le multimilliardaire fondateur du groupe technologique Oracle, considéré comme un proche du président américain Donald Trump. Larry Ellison est le principal actionnaire de Paramount Skydance, via le trust familial. S'il a assuré dans sa tribune défendre "l'indépendance" des rédactions de CBS News et de CNN, David Ellison a également estimé que les chaînes devaient "faire mieux". "Il y a beaucoup de retard à rattraper", a-t-il insisté, citant de récents sondages montrant que la confiance des Américains dans les médias (28%) était "au niveau le plus bas jamais enregistré". Les détracteurs du jeune patron de 43 ans s'appuient sur le bilan de sa prise de contrôle de CBS News, opérée à l'été 2025. Quelques semaines avant la finalisation de ce rachat, Paramount avait accepté de verser 16 millions de dollars à Donald Trump pour solder une plainte concernant un entretien de l'émission phare 60 Minutes avec la candidate démocrate à la présidentielle Kamala Harris. Le nouveau propriétaire a ensuite confié la direction de l'information à Bari Weiss, éditorialiste connue pour ses critiques de la gauche américaine, dont il a racheté le site The Free Press. Des journalistes de CBS News ont depuis quitté la chaîne ou signé une pétition adressée à M. Ellison, lui demandant de garantir leur indépendance éditoriale.

05.08.2026 à 00:43

FRANCE24
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Le procès, qui s'est tenu début juillet à Nice, n'a pas porté sur la mort à 46 ans de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove ou JP, dont la découverte en direct du corps inerte sous son drap a choqué le monde entier : après autopsie, l'enquête sur ce volet a été classée sans suite en février. Mais les deux streamers étaient jugés pour des violences et des humiliations infligées à JP et à Stéphane G., alias Coudoux, quadragénaire sous curatelle, au cours de milliers d'heures de live entre 2023 et 2025 sur les plateformes Twitch puis Kick. Dénonçant "un système de maltraitance" mis en place par les streamers, le parquet a requis 30 mois de prison dont un an ferme à domicile avec bracelet électronique, et 30.000 euros d'amende contre Owen Cenazandotti, alias Naruto, âgé de 27 ans, et 18 mois avec sursis probatoire et 15.000 euros d'amende contre Safine Hamadi, dit Safine, 24 ans. La procureure Maud Marty a aussi demandé un "bannissement numérique" des deux hommes, qui seraient interdits à vie de publier sur les plateformes. Le jugement est attendu vers 13H30. Les images diffusées ou décrites devant le tribunal correctionnel de Nice ont montré JP et Coudoux recevoir des gifles, des coups de pied, de fouet ou de batte de baseball, des cris dans les oreilles... JP reçoit des œufs frais sur la tête, des seaux d'eau, des insultes, au son d'une petite chanson "JP veut pas d'ça". Pour Mme Marty, il s'agit d'un "système de maltraitance humaine, pas un dérapage ou une provocation", car "les violences sont le programme, elles font le scénario". Et "le simple fait que la mort (de JP, NDLR) soit survenue en live traduit la dérive", a-t-elle ajouté. "Notre délire" Pour les streamers, le concept de la chaîne était simple : tous les scénarios étaient envisagés pour provoquer les colères fulgurantes de JP, aussi vites éteintes, "dans la bonne ambiance", a assuré Naruto, en affirmant s'inspirer des défis potaches des débuts de Mickaël Youn ou Cyril Hanouna. Devant le tribunal, Coudoux a refusé de se considérer comme victime: "On était une bande de potes, c'était juste notre délire". "Le concept repose sur la désignation d'une catégorie de personnes comme objet de mépris", a répliqué la procureure. Avec une moyenne de 20.000 internautes devant chaque live le soir de 21H00 à minuit, c'était la chaîne Kick la plus regardée en France. Des influenceurs, chanteurs ou footballeurs y ont participé, et ses protagonistes ont touché jusqu'à 6.000 euros par mois, même plus pour Naruto. "On a vécu une aventure exceptionnelle. On a voyagé, on a kiffé, on a fait du bien à plein de gens. On voyait pas le mal", a raconté Naruto. Safine, ami d'enfance qui l'avait rejoint pour animer la chaîne, s'est montré beaucoup plus contrit, assurant avoir essayé de prendre ses distances et se sentir aujourd'hui "pas fier". Désormais installé en région parisienne mais sans emploi ni perspective, il a expliqué "se faire traiter de meurtrier, se faire insulter H24 par toute la planète". Naruto en revanche est resté dans le milieu et projette de réaliser des vidéos de voyages, même si son contrôle judiciaire lui interdit pour l'instant de publier sur les plateformes. En attendant, il écrit des concepts et loue du matériel à d'autres créateurs de contenus. Son petit frère a d'ailleurs repris des lives depuis le Lokal, le studio de Contes, près de Nice, où JP est mort. Parallèlement aux procès niçois, une enquête est en cours à Paris sur Kick, pour déterminer si elle a rémunéré Naruto et Safine et quels freins elle a mis à leurs dérives. Les streamers, qui n'ont jamais rien déclaré au fisc, font aussi l'objet d'une enquête sur leurs finances.
Texte intégral (663 mots)
Le procès, qui s'est tenu début juillet à Nice, n'a pas porté sur la mort à 46 ans de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove ou JP, dont la découverte en direct du corps inerte sous son drap a choqué le monde entier : après autopsie, l'enquête sur ce volet a été classée sans suite en février. Mais les deux streamers étaient jugés pour des violences et des humiliations infligées à JP et à Stéphane G., alias Coudoux, quadragénaire sous curatelle, au cours de milliers d'heures de live entre 2023 et 2025 sur les plateformes Twitch puis Kick. Dénonçant "un système de maltraitance" mis en place par les streamers, le parquet a requis 30 mois de prison dont un an ferme à domicile avec bracelet électronique, et 30.000 euros d'amende contre Owen Cenazandotti, alias Naruto, âgé de 27 ans, et 18 mois avec sursis probatoire et 15.000 euros d'amende contre Safine Hamadi, dit Safine, 24 ans. La procureure Maud Marty a aussi demandé un "bannissement numérique" des deux hommes, qui seraient interdits à vie de publier sur les plateformes. Le jugement est attendu vers 13H30. Les images diffusées ou décrites devant le tribunal correctionnel de Nice ont montré JP et Coudoux recevoir des gifles, des coups de pied, de fouet ou de batte de baseball, des cris dans les oreilles... JP reçoit des œufs frais sur la tête, des seaux d'eau, des insultes, au son d'une petite chanson "JP veut pas d'ça". Pour Mme Marty, il s'agit d'un "système de maltraitance humaine, pas un dérapage ou une provocation", car "les violences sont le programme, elles font le scénario". Et "le simple fait que la mort (de JP, NDLR) soit survenue en live traduit la dérive", a-t-elle ajouté. "Notre délire" Pour les streamers, le concept de la chaîne était simple : tous les scénarios étaient envisagés pour provoquer les colères fulgurantes de JP, aussi vites éteintes, "dans la bonne ambiance", a assuré Naruto, en affirmant s'inspirer des défis potaches des débuts de Mickaël Youn ou Cyril Hanouna. Devant le tribunal, Coudoux a refusé de se considérer comme victime: "On était une bande de potes, c'était juste notre délire". "Le concept repose sur la désignation d'une catégorie de personnes comme objet de mépris", a répliqué la procureure. Avec une moyenne de 20.000 internautes devant chaque live le soir de 21H00 à minuit, c'était la chaîne Kick la plus regardée en France. Des influenceurs, chanteurs ou footballeurs y ont participé, et ses protagonistes ont touché jusqu'à 6.000 euros par mois, même plus pour Naruto. "On a vécu une aventure exceptionnelle. On a voyagé, on a kiffé, on a fait du bien à plein de gens. On voyait pas le mal", a raconté Naruto. Safine, ami d'enfance qui l'avait rejoint pour animer la chaîne, s'est montré beaucoup plus contrit, assurant avoir essayé de prendre ses distances et se sentir aujourd'hui "pas fier". Désormais installé en région parisienne mais sans emploi ni perspective, il a expliqué "se faire traiter de meurtrier, se faire insulter H24 par toute la planète". Naruto en revanche est resté dans le milieu et projette de réaliser des vidéos de voyages, même si son contrôle judiciaire lui interdit pour l'instant de publier sur les plateformes. En attendant, il écrit des concepts et loue du matériel à d'autres créateurs de contenus. Son petit frère a d'ailleurs repris des lives depuis le Lokal, le studio de Contes, près de Nice, où JP est mort. Parallèlement aux procès niçois, une enquête est en cours à Paris sur Kick, pour déterminer si elle a rémunéré Naruto et Safine et quels freins elle a mis à leurs dérives. Les streamers, qui n'ont jamais rien déclaré au fisc, font aussi l'objet d'une enquête sur leurs finances.

05.08.2026 à 00:02

FRANCE 24
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Plusieurs hauts responsables de la Fifa, dont Arsène Wenger et le secrétaire général Mattias Grafström, ont ces derniers jours émis des déclarations salées à l'encontre de leur patron, Gianni Infantino, sous le feu des critiques après son projet avorté d'ouverture du Mondial aux investisseurs privés.
Texte intégral (663 mots)
Plusieurs hauts responsables de la Fifa, dont Arsène Wenger et le secrétaire général Mattias Grafström, ont ces derniers jours émis des déclarations salées à l'encontre de leur patron, Gianni Infantino, sous le feu des critiques après son projet avorté d'ouverture du Mondial aux investisseurs privés.

04.08.2026 à 23:27

FRANCE 24
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L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX devrait s'écraser accidentellement sur la Lune mercredi. Lancé à près de 8 700 km/h, l'engin d'environ quatre tonnes a de fortes chances de laisser un cratère à la surface lunaire. L'impact pourrait être observable au télescope, selon des chercheurs.
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L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX devrait s'écraser accidentellement sur la Lune mercredi. Lancé à près de 8 700 km/h, l'engin d'environ quatre tonnes a de fortes chances de laisser un cratère à la surface lunaire. L'impact pourrait être observable au télescope, selon des chercheurs.
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