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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

27.02.2026 à 03:47

Le Pakistan déclare la "guerre" aux autorités talibanes d'Afghanistan

FRANCE24
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27.02.2026 à 00:08

"L'Attachement" et "Nouvelle Vague" s'imposent aux César 2026

FRANCE 24
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Le César du meilleur film a été attribué jeudi à "L'Attachement" de la réalisatrice Carine Tardieu, tandis que Richard Linklater a remporté la statuette de meilleur réalisateur pour "Nouvelle Vague". Laurent Lafitte et Léa Drucker ont respectivement été sacrés meilleur acteur et meilleure actrice.
Le César du meilleur film a été attribué jeudi à "L'Attachement" de la réalisatrice Carine Tardieu, tandis que Richard Linklater a remporté la statuette de meilleur réalisateur pour "Nouvelle Vague". Laurent Lafitte et Léa Drucker ont respectivement été sacrés meilleur acteur et meilleure actrice.

26.02.2026 à 22:48

Tensions Etats-Unis - Iran : les missiles et défenses de Téhéran révélés sur Flightradar24 ?

Maya YATAGHENE
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Les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran viennent de se terminer à Genève, mais la tension ne retombe pas encore après que Donald Trump a menacé l’Iran de "recourir à la force" en l’absence d’un accord sur le nucléaire. Sur la toile, une rumeur enfle : toutes les coordonnées GPS des missiles et défenses anti-aériennes iraniennes auraient fuité ! En réalité, la carte présentée par les réseaux sociaux est issue d'une simulation de jeu vidéo.
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Les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran viennent de se terminer à Genève, mais la tension ne retombe pas encore après que Donald Trump a menacé l’Iran de "recourir à la force" en l’absence d’un accord sur le nucléaire. Sur la toile, une rumeur enfle : toutes les coordonnées GPS des missiles et défenses anti-aériennes iraniennes auraient fuité ! En réalité, la carte présentée par les réseaux sociaux est issue d'une simulation de jeu vidéo.

26.02.2026 à 22:32

En Libye, un ramadan sous le signe de l'inflation mais aussi de la solidarité

Célia CARACENA
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En Libye, le mois de ramadan est rythmé par l'inflation à Tripoli à l'Ouest, tout comme à l'Est, gouvernée par le maréchal Haftar dans une Libye divisée en deux gouvernements. A Benghazi, la clientèle tente de faire face à la fluctuation des prix, tandis que la solidarité avec les plus démunis est aussi très présente pendant le mois saint. Nos correspondants Lilia Blaise et Hamdi Tlili ont pu se rendre sur place.
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En Libye, le mois de ramadan est rythmé par l'inflation à Tripoli à l'Ouest, tout comme à l'Est, gouvernée par le maréchal Haftar dans une Libye divisée en deux gouvernements. A Benghazi, la clientèle tente de faire face à la fluctuation des prix, tandis que la solidarité avec les plus démunis est aussi très présente pendant le mois saint. Nos correspondants Lilia Blaise et Hamdi Tlili ont pu se rendre sur place.

26.02.2026 à 22:19

Amiante: la Répression des fraudes en France appelle à suspendre la vente de tous les "jouets à base de sable"

FRANCE24
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La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "recommande aux professionnels et aux parents des mesures de précaution au regard des risques pour la santé", ajoute-t-elle sur son site internet. "Les produits concernés sont par exemple des jouets contenant du sable coloré pour des activités créatives, du sable à modeler aussi appelé +sable magique+", précise la Répression des fraudes. Aux parents dont les enfants possèdent des jouets "à base de sable", la DGCCRF recommande de "ne plus (les) utiliser". Des jouets en vente en France dans les enseignes Action et Hema ont été rappelés cette semaine en raison de "traces d'amiante", a indiqué le site gouvernemental Rappel Conso. L'amiante est "une substance dangereuse qui peut provoquer de graves problèmes de santé lorsque des fibres sont inhalées", souligne le site. Jeudi, de nouveaux jouets ont fait l'objet de rappels: des "figurines extensibles" vendues dans les magasins GiFi. Les autres jouets rappelés par Rappel Conso sont des figurines "Stretcherz" et "Stretch Squad", commercialisées par Action, des "Cartes et magnets création en sable", des "sableurs" et des "jeux de sable et de bricolage" vendus par l'enseigne Hema. "L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, en lien avec les experts toxicologues des Centres antipoison, indique qu'au regard des éléments disponibles, il n'y a pas de risque aigu pour la santé des enfants dû à la présence d'amiante dans le sable des jouets rappelés", précise toutefois la DGCCRF sur son site internet jeudi. "Par ailleurs, la texture humide du sable contenu dans ces jouets limite le risque de dispersion de fibres d'amiante dans l'air et les possibilités d'inhalation. Or, le risque sanitaire lié à l'amiante est principalement respiratoire", ajoute également la Répression des fraudes. Un précédent en Australie L'amiante est une fibre minérale naturelle, autrefois très utilisée dans les travaux de construction pour sa résistance à la chaleur. Selon l'OMS, toutes les formes d'amiante sont cancérogènes pour l'être humain et sont responsables de plus de 200.000 décès chaque année dans le monde. En cas de dispersion du produit sur le sol ou des meubles, il faut "éviter l'utilisation d'aspirateur ou de balai" pour nettoyer le sable, afin "d'éviter le risque de dispersion dans l'air", explique la DGCCRF, qui recommande plutôt d'utiliser un chiffon humide pour ramasser le sable. A l'automne 2025, des dizaines d'écoles australiennes et néo-zélandaises ont fermé temporairement après la découverte d'amiante dans des boîtes de sable coloré en Australie. Le régulateur australien de la sécurité des produits estimait lui aussi à l'automne dernier que les risques présentés par ce sable coloré sont faibles, car les tests n'ont jusqu'à présent pas détecté de fibres respirables. Son homologue néo-zélandais affirmait au même moment que le produit incriminé était "présumé importé de Chine". La DGCCRF "s'est assurée dès réception du signalement en novembre 2025 que les références identifiées en Australie n'étaient pas proposées aux consommateurs français", indique l'organisme jeudi, mais ce sont bien les "vérifications" déclenchées sur d'autres jouets à la suite de cette alerte qui ont "pour certaines révélé la présence d'amiante". "La présence d'amiante dans ces jouets est vraisemblablement liée à la présence naturelle d'amiante dans certaines roches ou gisements de sables dont sont extraits les sables de ces jouets", explique la DGCCRF.
Texte intégral (605 mots)
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) "recommande aux professionnels et aux parents des mesures de précaution au regard des risques pour la santé", ajoute-t-elle sur son site internet. "Les produits concernés sont par exemple des jouets contenant du sable coloré pour des activités créatives, du sable à modeler aussi appelé +sable magique+", précise la Répression des fraudes. Aux parents dont les enfants possèdent des jouets "à base de sable", la DGCCRF recommande de "ne plus (les) utiliser". Des jouets en vente en France dans les enseignes Action et Hema ont été rappelés cette semaine en raison de "traces d'amiante", a indiqué le site gouvernemental Rappel Conso. L'amiante est "une substance dangereuse qui peut provoquer de graves problèmes de santé lorsque des fibres sont inhalées", souligne le site. Jeudi, de nouveaux jouets ont fait l'objet de rappels: des "figurines extensibles" vendues dans les magasins GiFi. Les autres jouets rappelés par Rappel Conso sont des figurines "Stretcherz" et "Stretch Squad", commercialisées par Action, des "Cartes et magnets création en sable", des "sableurs" et des "jeux de sable et de bricolage" vendus par l'enseigne Hema. "L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, en lien avec les experts toxicologues des Centres antipoison, indique qu'au regard des éléments disponibles, il n'y a pas de risque aigu pour la santé des enfants dû à la présence d'amiante dans le sable des jouets rappelés", précise toutefois la DGCCRF sur son site internet jeudi. "Par ailleurs, la texture humide du sable contenu dans ces jouets limite le risque de dispersion de fibres d'amiante dans l'air et les possibilités d'inhalation. Or, le risque sanitaire lié à l'amiante est principalement respiratoire", ajoute également la Répression des fraudes. Un précédent en Australie L'amiante est une fibre minérale naturelle, autrefois très utilisée dans les travaux de construction pour sa résistance à la chaleur. Selon l'OMS, toutes les formes d'amiante sont cancérogènes pour l'être humain et sont responsables de plus de 200.000 décès chaque année dans le monde. En cas de dispersion du produit sur le sol ou des meubles, il faut "éviter l'utilisation d'aspirateur ou de balai" pour nettoyer le sable, afin "d'éviter le risque de dispersion dans l'air", explique la DGCCRF, qui recommande plutôt d'utiliser un chiffon humide pour ramasser le sable. A l'automne 2025, des dizaines d'écoles australiennes et néo-zélandaises ont fermé temporairement après la découverte d'amiante dans des boîtes de sable coloré en Australie. Le régulateur australien de la sécurité des produits estimait lui aussi à l'automne dernier que les risques présentés par ce sable coloré sont faibles, car les tests n'ont jusqu'à présent pas détecté de fibres respirables. Son homologue néo-zélandais affirmait au même moment que le produit incriminé était "présumé importé de Chine". La DGCCRF "s'est assurée dès réception du signalement en novembre 2025 que les références identifiées en Australie n'étaient pas proposées aux consommateurs français", indique l'organisme jeudi, mais ce sont bien les "vérifications" déclenchées sur d'autres jouets à la suite de cette alerte qui ont "pour certaines révélé la présence d'amiante". "La présence d'amiante dans ces jouets est vraisemblablement liée à la présence naturelle d'amiante dans certaines roches ou gisements de sables dont sont extraits les sables de ces jouets", explique la DGCCRF.

26.02.2026 à 22:16

Affaire Epstein : Donald Trump protégé ?

Anthony SAINT-LÉGER
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Le FBI a-t-il voulu occulter des documents liés à Jeffrey Epstein concernant Donald Trump ? Des médias américains affirment que certains fichiers mentionnant le président des Etats-Unis n’ont pas été rendus publics. Il s'agirait de documents faisant état d'accusations d’agression sexuelle sur mineure.
Texte intégral (605 mots)
Le FBI a-t-il voulu occulter des documents liés à Jeffrey Epstein concernant Donald Trump ? Des médias américains affirment que certains fichiers mentionnant le président des Etats-Unis n’ont pas été rendus publics. Il s'agirait de documents faisant état d'accusations d’agression sexuelle sur mineure.

26.02.2026 à 22:13

Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression

FRANCE24
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"Nerveuse" dans sa robe rose fleurie, Kaley G.M., a passé la matinée à expliquer comment elle est devenue dépendante aux réseaux sociaux, en commençant à regarder des vidéos sur YouTube dès 6 ans. "J'étais jeune et je passais tout mon temps" sur YouTube, a raconté cette employée de supermarché devant un tribunal civil de Los Angeles. "J'ai essayé de m'arrêter, mais ça ne marchait pas." Son cas est scruté de près, car l'issue de son procès donnera le ton pour des milliers de familles américaines, qui accusent les réseaux sociaux d'avoir sciemment conçu leurs plateformes pour rendre les enfants accros, grâce à leurs fonctionnalités - "likes", notifications, défilement infini et lecture automatique de vidéos. A 8 ans, elle ouvre un compte sur YouTube, sans que son âge soit vérifié. Et à 9 ans, elle déjoue le contrôle parental du téléphone donné par sa mère pour débuter en cachette sur Instagram. L'enfant passe alors jusqu'à 16 heures par jour sur ce réseau social, a rappelé son avocat. Elle y découvre l'usage des filtres, capables d'agrandir les yeux, mais aussi d'amincir. C'est selon elle à ce moment-là qu'elle commence à douter d'elle-même. Des années plus tard, elle sera diagnostiquée comme souffrant de phobie sociale et de dysmorphie corporelle, une obsession pour des défauts physiques légers ou imaginaires. "Trop dur de s'en passer" L'audience a été marquée par une vidéo Instagram, où on la voit, pré-adolescente, s'excuser auprès de ses followers. "Je suis désolée d'être aussi moche, j'ai l'air tellement grosse dans ce haut", lâche la petite blonde toute fine d'alors. Son avocat a déployé une bannière de ses dizaines de selfies pris au fil des ans. "Presque toutes ont été prises avec un filtre", a soupiré la plaignante. Vers 10 ans, elle tombe en dépression, commence à avoir des idées suicidaires et à s'automutiler. Sa mère, qui la pousse à faire une thérapie dès ses 12 ans, lui confisque régulièrement son téléphone, ce qui provoque des crises. "J'étais vraiment très contrarié(e), je hurlais et je pleurais", a-t-elle raconté. Sa consommation intensive de réseaux sociaux a-t-elle dégradé son sommeil, ses notes, sa capacité à se faire des amis ? "Oui", a-t-elle répondu à son avocat, Mark Lanier. Alors pourquoi ne pas arrêter de les utiliser, surtout maintenant qu'elle va mieux ? "Parce que je ne peux pas, c'est trop dur de s'en passer", a répondu la jeune femme, qui envisage de reprendre ses études pour devenir responsable des réseaux sociaux en entreprise. Tiktok et Snapchat ont passé un accord financier avec Kaley G.M. pour s'éviter un procès - mais restent concernés par une vague de procédures à venir, qui rappellent celles intentées contre l'industrie du tabac dans les années 90. Google, propriétaire de YouTube, et Meta, qui abrite Facebook et Instagram, ont en revanche choisi l'affrontement judiciaire. Enfance chaotique Pendant l'après-midi, la défense de YouTube a fait admettre à Kaley que ses parents étaient au courant des vidéos qu'elle publiait sur la plateforme malgré son jeune âge. Celle de Meta a été plus incisive, en détaillant l'enfance chaotique de Kaley, pour souligner en creux que sa famille, présentée comme toxique, a pu l'affecter davantage que sa consommation compulsive d'écrans. Avec des questions sobres, mais impitoyables, Phyllis Jones a brossé le portrait d'une fillette dont les parents ont divorcé à trois ans, et progressivement abandonnée par son père, qui se moquait fréquemment du poids des femmes. L'avocate du groupe de Marc Zuckerberg a rappelé que la sœur de Kaley avait tenté de se suicider peu avant sa dépression. Elle a aussi diffusé des enregistrements où l'on entend sa mère lui hurler dessus dans un langage grossier. Lèvres pincées, Kaley qui a lutté toute sa vie avec un trouble du déficit de l'attention diagnostiqué tardivement, a reconnu que sa mère l'avait parfois frappée lorsqu'elle ne comprenait pas ses devoirs de maths à l'école primaire. "Elle ne s'était pas encore rendu compte que j'avais un trouble de l’apprentissage et pensait que je ne faisais pas d'efforts", l'a-t-elle excusée. Le procès doit se poursuivre jusqu’à mi-mars.
Texte intégral (739 mots)
"Nerveuse" dans sa robe rose fleurie, Kaley G.M., a passé la matinée à expliquer comment elle est devenue dépendante aux réseaux sociaux, en commençant à regarder des vidéos sur YouTube dès 6 ans. "J'étais jeune et je passais tout mon temps" sur YouTube, a raconté cette employée de supermarché devant un tribunal civil de Los Angeles. "J'ai essayé de m'arrêter, mais ça ne marchait pas." Son cas est scruté de près, car l'issue de son procès donnera le ton pour des milliers de familles américaines, qui accusent les réseaux sociaux d'avoir sciemment conçu leurs plateformes pour rendre les enfants accros, grâce à leurs fonctionnalités - "likes", notifications, défilement infini et lecture automatique de vidéos. A 8 ans, elle ouvre un compte sur YouTube, sans que son âge soit vérifié. Et à 9 ans, elle déjoue le contrôle parental du téléphone donné par sa mère pour débuter en cachette sur Instagram. L'enfant passe alors jusqu'à 16 heures par jour sur ce réseau social, a rappelé son avocat. Elle y découvre l'usage des filtres, capables d'agrandir les yeux, mais aussi d'amincir. C'est selon elle à ce moment-là qu'elle commence à douter d'elle-même. Des années plus tard, elle sera diagnostiquée comme souffrant de phobie sociale et de dysmorphie corporelle, une obsession pour des défauts physiques légers ou imaginaires. "Trop dur de s'en passer" L'audience a été marquée par une vidéo Instagram, où on la voit, pré-adolescente, s'excuser auprès de ses followers. "Je suis désolée d'être aussi moche, j'ai l'air tellement grosse dans ce haut", lâche la petite blonde toute fine d'alors. Son avocat a déployé une bannière de ses dizaines de selfies pris au fil des ans. "Presque toutes ont été prises avec un filtre", a soupiré la plaignante. Vers 10 ans, elle tombe en dépression, commence à avoir des idées suicidaires et à s'automutiler. Sa mère, qui la pousse à faire une thérapie dès ses 12 ans, lui confisque régulièrement son téléphone, ce qui provoque des crises. "J'étais vraiment très contrarié(e), je hurlais et je pleurais", a-t-elle raconté. Sa consommation intensive de réseaux sociaux a-t-elle dégradé son sommeil, ses notes, sa capacité à se faire des amis ? "Oui", a-t-elle répondu à son avocat, Mark Lanier. Alors pourquoi ne pas arrêter de les utiliser, surtout maintenant qu'elle va mieux ? "Parce que je ne peux pas, c'est trop dur de s'en passer", a répondu la jeune femme, qui envisage de reprendre ses études pour devenir responsable des réseaux sociaux en entreprise. Tiktok et Snapchat ont passé un accord financier avec Kaley G.M. pour s'éviter un procès - mais restent concernés par une vague de procédures à venir, qui rappellent celles intentées contre l'industrie du tabac dans les années 90. Google, propriétaire de YouTube, et Meta, qui abrite Facebook et Instagram, ont en revanche choisi l'affrontement judiciaire. Enfance chaotique Pendant l'après-midi, la défense de YouTube a fait admettre à Kaley que ses parents étaient au courant des vidéos qu'elle publiait sur la plateforme malgré son jeune âge. Celle de Meta a été plus incisive, en détaillant l'enfance chaotique de Kaley, pour souligner en creux que sa famille, présentée comme toxique, a pu l'affecter davantage que sa consommation compulsive d'écrans. Avec des questions sobres, mais impitoyables, Phyllis Jones a brossé le portrait d'une fillette dont les parents ont divorcé à trois ans, et progressivement abandonnée par son père, qui se moquait fréquemment du poids des femmes. L'avocate du groupe de Marc Zuckerberg a rappelé que la sœur de Kaley avait tenté de se suicider peu avant sa dépression. Elle a aussi diffusé des enregistrements où l'on entend sa mère lui hurler dessus dans un langage grossier. Lèvres pincées, Kaley qui a lutté toute sa vie avec un trouble du déficit de l'attention diagnostiqué tardivement, a reconnu que sa mère l'avait parfois frappée lorsqu'elle ne comprenait pas ses devoirs de maths à l'école primaire. "Elle ne s'était pas encore rendu compte que j'avais un trouble de l’apprentissage et pensait que je ne faisais pas d'efforts", l'a-t-elle excusée. Le procès doit se poursuivre jusqu’à mi-mars.

26.02.2026 à 22:13

Wall Street pas convaincue par Nvidia malgré des résultats records

FRANCE24
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L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 1,18% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,54%. Seul le Dow Jones est parvenu à clôturer dans le vert, grappillant 0,03%. Le marché attendait au tournant les résultats trimestriels du mastodonte des puces et première capitalisation mondiale Nvidia. Celui-ci a fait mieux qu'escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net en hausse de 94% sur un an. Mais "personne n'est surpris que Nvidia ait dépassé les attentes", assure Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management. "Les résultats étaient bons, mais les investisseurs ont estimé que les prévisions n'étaient pas suffisantes ou qu'elles ne dissipaient pas leurs inquiétudes concernant l'IA", abonde auprès de l'AFP Jack Ablin, de Cresset. Le titre Nvidia a perdu jeudi 5,46% à 184,89 dollars. Soit plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée. Selon M. Ablin, le marché "craint que les dépenses massives" engagées pour développer l'intelligence artificielle "ne ralentissent, ce qui aurait un impact sur tous les acteurs de la chaîne", à commencer par Nvidia, dont les processeurs graphiques restent les plus demandés. Jensen Huang, le patron du géant, a pourtant évoqué mercredi une demande de capacités pour l'IA en "croissance exponentielle", de quoi entraîner une accélération continue des investissements pour les infrastructures informatiques. Si ses prévisions pour le trimestre en cours étaient atteintes, Nvidia verrait son chiffre d'affaires s'envoler de 77% sur un an. Le mouvement de la place américaine "est simplement alimenté par la peur et l'émotion", assure Jack Ablin. Selon lui, les domaines plus traditionnels sont ceux qui s'en sortent le mieux, d'où la meilleure performance du Dow Jones, indice plutôt industriel, et du Russell 2000, qui regroupe des entreprises de taille moyenne. Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes (+212.000 la semaine passée, contre 215.000 escomptées). La place new-yorkaise attend désormais la publication vendredi de l'indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'État américain à 10 ans se détendait par rapport à la clôture mercredi, à 4,01% contre 4,05%. Les résultats trimestriels ont aussi animé d'autres valeurs. Les prévisions du groupe de médias et divertissement Paramount Skydance ont ravi le marché. L'entreprise, qui cherche à s'emparer de son concurrent Warner Bros Discovery, anticipe notamment un chiffre d'affaires annuel de 30 milliards de dollars, un peu plus qu'attendu. Son titre a pris 10,04% à 11,18 dollars. Le groupe agroalimentaire J.M. Smucker (+8,82% à 116,00 dollars), notamment connu pour son beurre de cacahuètes Jif et la marque Café Bustelo, a été porté par ses résultats supérieurs aux attentes. L'opérateur de services d'informatique à distance (cloud) Snowflake a grimpé (+2,28% à 173,06 dollars) après avoir fait mieux qu'attendu au quatrième trimestre et annoncé qu'il misait sur l'IA pour développer son activité.
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L'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a reculé de 1,18% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,54%. Seul le Dow Jones est parvenu à clôturer dans le vert, grappillant 0,03%. Le marché attendait au tournant les résultats trimestriels du mastodonte des puces et première capitalisation mondiale Nvidia. Celui-ci a fait mieux qu'escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net en hausse de 94% sur un an. Mais "personne n'est surpris que Nvidia ait dépassé les attentes", assure Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management. "Les résultats étaient bons, mais les investisseurs ont estimé que les prévisions n'étaient pas suffisantes ou qu'elles ne dissipaient pas leurs inquiétudes concernant l'IA", abonde auprès de l'AFP Jack Ablin, de Cresset. Le titre Nvidia a perdu jeudi 5,46% à 184,89 dollars. Soit plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée. Selon M. Ablin, le marché "craint que les dépenses massives" engagées pour développer l'intelligence artificielle "ne ralentissent, ce qui aurait un impact sur tous les acteurs de la chaîne", à commencer par Nvidia, dont les processeurs graphiques restent les plus demandés. Jensen Huang, le patron du géant, a pourtant évoqué mercredi une demande de capacités pour l'IA en "croissance exponentielle", de quoi entraîner une accélération continue des investissements pour les infrastructures informatiques. Si ses prévisions pour le trimestre en cours étaient atteintes, Nvidia verrait son chiffre d'affaires s'envoler de 77% sur un an. Le mouvement de la place américaine "est simplement alimenté par la peur et l'émotion", assure Jack Ablin. Selon lui, les domaines plus traditionnels sont ceux qui s'en sortent le mieux, d'où la meilleure performance du Dow Jones, indice plutôt industriel, et du Russell 2000, qui regroupe des entreprises de taille moyenne. Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes (+212.000 la semaine passée, contre 215.000 escomptées). La place new-yorkaise attend désormais la publication vendredi de l'indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l'État américain à 10 ans se détendait par rapport à la clôture mercredi, à 4,01% contre 4,05%. Les résultats trimestriels ont aussi animé d'autres valeurs. Les prévisions du groupe de médias et divertissement Paramount Skydance ont ravi le marché. L'entreprise, qui cherche à s'emparer de son concurrent Warner Bros Discovery, anticipe notamment un chiffre d'affaires annuel de 30 milliards de dollars, un peu plus qu'attendu. Son titre a pris 10,04% à 11,18 dollars. Le groupe agroalimentaire J.M. Smucker (+8,82% à 116,00 dollars), notamment connu pour son beurre de cacahuètes Jif et la marque Café Bustelo, a été porté par ses résultats supérieurs aux attentes. L'opérateur de services d'informatique à distance (cloud) Snowflake a grimpé (+2,28% à 173,06 dollars) après avoir fait mieux qu'attendu au quatrième trimestre et annoncé qu'il misait sur l'IA pour développer son activité.

26.02.2026 à 21:47

Pluies torrentielles au Brésil: la recherche de disparus se poursuit, le bilan grimpe à 55 morts

FRANCE24
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Des trombes d'eau d'une ampleur inédite lundi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée dans l'Etat du Minas Gerais. Les victimes ont perdu la vie dans des inondations, effondrements de bâtiments, coulées de boue et autres glissements de terrain. Et plus de 5.000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles précipitations ont inondé les rues et provoqué de nouveaux glissements de terrain. Selon les prévisions météorologiques, elles devraient durer jusqu'au week-end. "Tout le monde est paniqué, amis et parents demandent comment nous allons, on dirait un film d'horreur", a ajouté en larmes ce résident du Parc Burnier, l'un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, avec 12 morts et 8 disparus. Dans le quartier de Três Moinhos, trois maisons évacuées par leurs habitants ont été ensevelies à l'aube par de nouveaux glissements de terrain, a constaté l'AFP. Plusieurs habitants qui avaient dû abandonner leur logement sont venus jeudi récupérer à la hâte, pieds dans la boue, meubles, appareils électroménagers, matelas ou même animaux de compagnie qu'ils avaient laissés derrière eux. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Juiz de Fora a enregistré, entre dimanche et mardi, 229,9 mm de pluie. Sur le mois, le cumul atteint mardi était de 579 mm, un volume 240% supérieur à la moyenne de février, selon l'Institut national de météorologie. "Tous ces phénomènes météorologiques ont toujours existé, mais aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, l'atmosphère dispose de plus d'énergie", ce qui les rend plus extrêmes, a déclaré à l'AFP Carlos Nobre, météorologue brésilien de renom. "Dans ce cas, il s'agissait de pluies associées à un système de front froid qui passait, et l'océan Atlantique était très chaud. Cela a provoqué une forte évaporation de l'eau et entraîné la formation de cumulonimbus, qui ont provoqué ces pluies torrentielles", a-t-il ajouté. Ce drame s'ajoute à d'autres catastrophes dues aux intempéries au Brésil ces dernières années, des évènements que les scientifiques ont liés dans plusieurs cas aux effets du réchauffement climatique. En 2024, des inondations inédites ont ainsi frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts ainsi que deux millions de sinistrés, dans l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du Brésil.
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Des trombes d'eau d'une ampleur inédite lundi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée dans l'Etat du Minas Gerais. Les victimes ont perdu la vie dans des inondations, effondrements de bâtiments, coulées de boue et autres glissements de terrain. Et plus de 5.000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles précipitations ont inondé les rues et provoqué de nouveaux glissements de terrain. Selon les prévisions météorologiques, elles devraient durer jusqu'au week-end. "Tout le monde est paniqué, amis et parents demandent comment nous allons, on dirait un film d'horreur", a ajouté en larmes ce résident du Parc Burnier, l'un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, avec 12 morts et 8 disparus. Dans le quartier de Três Moinhos, trois maisons évacuées par leurs habitants ont été ensevelies à l'aube par de nouveaux glissements de terrain, a constaté l'AFP. Plusieurs habitants qui avaient dû abandonner leur logement sont venus jeudi récupérer à la hâte, pieds dans la boue, meubles, appareils électroménagers, matelas ou même animaux de compagnie qu'ils avaient laissés derrière eux. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Juiz de Fora a enregistré, entre dimanche et mardi, 229,9 mm de pluie. Sur le mois, le cumul atteint mardi était de 579 mm, un volume 240% supérieur à la moyenne de février, selon l'Institut national de météorologie. "Tous ces phénomènes météorologiques ont toujours existé, mais aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, l'atmosphère dispose de plus d'énergie", ce qui les rend plus extrêmes, a déclaré à l'AFP Carlos Nobre, météorologue brésilien de renom. "Dans ce cas, il s'agissait de pluies associées à un système de front froid qui passait, et l'océan Atlantique était très chaud. Cela a provoqué une forte évaporation de l'eau et entraîné la formation de cumulonimbus, qui ont provoqué ces pluies torrentielles", a-t-il ajouté. Ce drame s'ajoute à d'autres catastrophes dues aux intempéries au Brésil ces dernières années, des évènements que les scientifiques ont liés dans plusieurs cas aux effets du réchauffement climatique. En 2024, des inondations inédites ont ainsi frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts ainsi que deux millions de sinistrés, dans l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du Brésil.

26.02.2026 à 21:47

Ligue Europa: à Belgrade, Lille éteint l'Étoile rouge et file en 8e

FRANCE24
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À l'échelle du Losc en 2026, c'est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d'année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d'écart qu'il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière. La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade. Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve. En huitième de finale, un défi d'une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi. Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent. Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d'entrée. André et Giroud, précieux vétérans Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l'espace à leurs coéquipiers. Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l'équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e). Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt. La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d'une baisse de régime lilloise, mais n'ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l'origine. Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l'encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo. À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d'envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André. Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts. Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.
Texte intégral (537 mots)
À l'échelle du Losc en 2026, c'est un petit exploit: enfoncé dans la crise depuis le début d'année, le club nordiste a peut-être trouvé la sortie du tunnel en obtenant le succès par deux buts d'écart qu'il lui fallait après sa contre-performance (1-0) au stade Pierre-Mauroy la semaine dernière. La deuxième victoire de suite après celle acquise à Angers (1-0) dimanche, qui aura certainement redonné un peu de confiance à ce groupe qui en manquait cruellement, la faute aux sept revers en onze matchs disputés cette année, avant le match à Belgrade. Nul ne sait si ce succès en Serbie marquera le renouveau des Dogues, mais il a valeur de référence dans la solidité, les ressources mentales et la qualité technique en attaque dont ils ont fait preuve. En huitième de finale, un défi d'une autre envergure les attendra contre Lyon ou Aston Villa. Le tirage au sort aura lieu vendredi. Pour les guider là où ils avaient échoué en novembre, quand ils étaient tombés au stade Rajko-Mitic (1-0) lors de la phase de groupe, il fallait des tauliers: Benjamin André (35 ans) et Olivier Giroud (39 ans) ont répondu présent. Le capitaine nordiste a centré vers le meilleur buteur de l'histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections), qui a dominé son vis-à-vis Rodrigao de la tête (5e) pour remettre les compteurs à zéro, d'entrée. André et Giroud, précieux vétérans Tout au long du match, ces deux modèles de longévité ont donné le ton, omniprésents dans les duels, la pression, les courses dans le vide pour donner de l'espace à leurs coéquipiers. Ce but inscrit très tôt dans le match a bien lancé toute l'équipe lilloise, qui a dominé la première période, obtenant une autre occasion par Olivier Giroud (40e), puis deux par le supersonique mais toujours maladroit Matias Fernandez-Pardo (42e, 44e). Derrière, le gardien Berke Özer a failli faire tomber ce beau château de cartes bâti par ses coéquipiers en manquant une relance (33e) après avoir déjà pris des risques quelques minutes plus tôt. La plus grande occasion des joueurs de Dejan Stankovic, qui ont ensuite poussé en deuxième période, profitant d'une baisse de régime lilloise, mais n'ont jamais été suffisamment adroit pour valider une qualification qui leur tendait les bras à l'origine. Durant la première prolongation, Lille a su écrire à l'encre indélébile son succès grâce à Nathan Ngoy (99e), bien servi par Félix Correia après un débordement de Matias Fernandez-Pardo. À peine entré au poste inhabituel de latéral droit, Ngoy a symbolisé les bons choix de Bruno Genesio, qui avait décidé, au coup d'envoi, de replacer Ayyoub Bouaddi au milieu de terrain, où il a rayonné aux côtés de Benjamin André. Ses joueurs ont ensuite tenu, aidés par la maladresse de leurs adversaires, en particulier Marko Arnautovic, qui a eu les deux ballons les plus chauds (107e, 117e) sans pouvoir les concrétiser en buts. Le signe, peut-être, que Lille a retrouvé sa bonne étoile.

26.02.2026 à 21:37

Iran-États-Unis : la dernière chance ?

Stéphanie ANTOINE
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Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 
Texte intégral (537 mots)
Prélude à un accord ou à la guerre ? L'Iran et les États-Unis ont achevé jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient. Les explications avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul Valéry de Montpellier. 

26.02.2026 à 21:29

A Bruxelles, sa ville, Angèle dévoile un nouveau titre devant une foule survoltée

FRANCE24
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Artiste parmi les plus écoutées dans l'espace francophone, Angèle s'est aussi fait remarquer aux Etats-Unis, trouvant sa place en 2023 dans la programmation du très branché festival californien de Coachella. Le titre, "What You Want", qui est le le prémice d'un nouvel album en préparation, doit sortir vendredi sur toutes les plateformes musicales. L'artiste de 30 ans a réservé au public bruxellois la primeur de la découverte du clip, qui a été projeté jeudi soir sur la façade de l'Opéra de La Monnaie en plein coeur de la capitale belge, devant une place noire de monde. "Merci à la ville de Bruxelles et à La Monnaie de me laisser faire cet événement totalement improbable (...) cela fait longtemps que je ne vous ai pas vus", a lancé la chanteuse, émue, sous les acclamations de la foule. Le clip, tourné de nuit dans les rues du centre-ville de Marseille, dans le sud-est de la France, est une ode à la sensualité, à la danse et à l'amour entre personnes de même sexe. Il a été réalisé par (La) Horde, collectif d'artistes à la tête du ballet national de Marseille. Fredonnant "Neverender" de Justice derrière un synthé, s'affichant avec un tee-shirt au nom du groupe français: Angèle avait distillé depuis début février sur Instagram plusieurs indices sur sa collaboration du moment. Justice, duo formé par les quadragénaires Gaspard Augé et Xavier de Rosnay, s'est imposé depuis 20 ans comme un des success stories de l'électro. Il a remporté trois Grammys Awards aux Etats-Unis dont le dernier en 2025 pour ce single "Neverender" en collaboration avec Kevin Parker (Tame Impala). "Queer et contemporaine" La star de la pop aux 3,9 millions de followers sur Instagram est aussi depuis plusieurs années une des égéries de la maison de luxe Chanel. Côté musique, elle doit une bonne part de sa notoriété au titre "Balance ton quoi", tube féministe faisant référence au mouvement "Balance ton porc", né en même temps que #MeToo. Il est sorti en 2018 sur son premier album "Brol". Le succès ne s'est pas démenti avec "Nonante-Cinq" (référence à 1995 son année de naissance), le deuxième album sorti en décembre 2021 qui contenait "Bruxelles je t'aime" et "Démons", un duo avec le rappeur Damso. Ce nouveau titre What You Want revendique de fusionner les univers pop et électro, dans la continuité de sa performance à la cérémonie de clôture des JO de Paris en 2024. Il marque "l'émergence d'une nouvelle voie pour l'électro, plus pop, jeune, féminine, queer et contemporaine", selon les agents d'Angèle.
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Artiste parmi les plus écoutées dans l'espace francophone, Angèle s'est aussi fait remarquer aux Etats-Unis, trouvant sa place en 2023 dans la programmation du très branché festival californien de Coachella. Le titre, "What You Want", qui est le le prémice d'un nouvel album en préparation, doit sortir vendredi sur toutes les plateformes musicales. L'artiste de 30 ans a réservé au public bruxellois la primeur de la découverte du clip, qui a été projeté jeudi soir sur la façade de l'Opéra de La Monnaie en plein coeur de la capitale belge, devant une place noire de monde. "Merci à la ville de Bruxelles et à La Monnaie de me laisser faire cet événement totalement improbable (...) cela fait longtemps que je ne vous ai pas vus", a lancé la chanteuse, émue, sous les acclamations de la foule. Le clip, tourné de nuit dans les rues du centre-ville de Marseille, dans le sud-est de la France, est une ode à la sensualité, à la danse et à l'amour entre personnes de même sexe. Il a été réalisé par (La) Horde, collectif d'artistes à la tête du ballet national de Marseille. Fredonnant "Neverender" de Justice derrière un synthé, s'affichant avec un tee-shirt au nom du groupe français: Angèle avait distillé depuis début février sur Instagram plusieurs indices sur sa collaboration du moment. Justice, duo formé par les quadragénaires Gaspard Augé et Xavier de Rosnay, s'est imposé depuis 20 ans comme un des success stories de l'électro. Il a remporté trois Grammys Awards aux Etats-Unis dont le dernier en 2025 pour ce single "Neverender" en collaboration avec Kevin Parker (Tame Impala). "Queer et contemporaine" La star de la pop aux 3,9 millions de followers sur Instagram est aussi depuis plusieurs années une des égéries de la maison de luxe Chanel. Côté musique, elle doit une bonne part de sa notoriété au titre "Balance ton quoi", tube féministe faisant référence au mouvement "Balance ton porc", né en même temps que #MeToo. Il est sorti en 2018 sur son premier album "Brol". Le succès ne s'est pas démenti avec "Nonante-Cinq" (référence à 1995 son année de naissance), le deuxième album sorti en décembre 2021 qui contenait "Bruxelles je t'aime" et "Démons", un duo avec le rappeur Damso. Ce nouveau titre What You Want revendique de fusionner les univers pop et électro, dans la continuité de sa performance à la cérémonie de clôture des JO de Paris en 2024. Il marque "l'émergence d'une nouvelle voie pour l'électro, plus pop, jeune, féminine, queer et contemporaine", selon les agents d'Angèle.

26.02.2026 à 21:17

Après le déluge, le chien Paquito et d'autres animaux de compagnie sauvés au Brésil

FRANCE24
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Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux de compagnie sont souvent restés dans les maisons menacées par de nouvelles coulées de boue. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Les précipitations ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée de l'Etat du Minas Gerais (sud-est). Au moins 55 personnes ont péri dans des inondations et glissements de terrain, et 13 personnes sont encore portées disparues. Alferina Maria, femme au foyer de 45 ans, n'avait pas pu prendre Paquito avec elle au moment d'évacuer Três Moinhos, quartier pauvre de Juiz de Fora atteint par deux coulées de boue en trois jours. "Ils nous ont dit de prendre juste nos papiers d'identité pour être hors de danger au plus vite, mais j'étais inquiète pour Paquito. Il appartenait à ma mère, qui est décédée (avant les intempéries), et il était resté à la maison", raconte-t-elle. Chiens, chats et perruches Gina Lourenço de Souza, une autre habitante du quartier, descend une ruelle en pente raide rendue glissante à cause de la boue, les bras chargées de deux cages remplies d'oiseaux. "Quand le terrain a cédé, je n'ai emporté que ma petite chatte et deux perruches. Aujourd'hui j'ai pu aller chercher mes bébés", les autres oiseaux, dit cette femme de ménage de 46 ans, le souffle court et les larmes aux yeux. "Ma mère, ma fille, mon mari et moi, nous sommes en sécurité, mais ma famille, c'est aussi des êtres à poils et à plumes", lâche-t-elle. La vétérinaire Marina Souza a fort à faire à Três Moinhos, où elle a sauvé une quinzaine de chiens en quelques heures jeudi. Son sauvetage le plus marquant? Celui du petit chien Benny, dans un autre quartier sinistré de Juiz de Fora. "Il appartenait à un petit garçon de 11 ans porté disparu après une coulée de boue. On a sauvé le chien, mais on a appris que les pompiers avaient trouvé le corps du petit garçon", raconte-t-elle avec émotion. Le sort des animaux de compagnie est un sujet particulièrement important au Brésil, où chiens et chats sont largement plus nombreux que la population de moins de 14 ans dans un pays où la natalité est en baisse.
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Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux de compagnie sont souvent restés dans les maisons menacées par de nouvelles coulées de boue. "Les gens doivent partir en courant et ils n'ont pas le temps de prendre leurs animaux de compagnie. C'est à nous de les sauver des décombres, de les examiner et de les rendre ensuite à leurs maîtres", raconte à l'AFP Marina Souza, vétérinaire bénévole du Groupe de secours d'animaux lors de catastrophes naturelles (Grad). Les précipitations ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi ont ravagé les municipalités de Juiz de Fora et Uba, dans une région vallonnée de l'Etat du Minas Gerais (sud-est). Au moins 55 personnes ont péri dans des inondations et glissements de terrain, et 13 personnes sont encore portées disparues. Alferina Maria, femme au foyer de 45 ans, n'avait pas pu prendre Paquito avec elle au moment d'évacuer Três Moinhos, quartier pauvre de Juiz de Fora atteint par deux coulées de boue en trois jours. "Ils nous ont dit de prendre juste nos papiers d'identité pour être hors de danger au plus vite, mais j'étais inquiète pour Paquito. Il appartenait à ma mère, qui est décédée (avant les intempéries), et il était resté à la maison", raconte-t-elle. Chiens, chats et perruches Gina Lourenço de Souza, une autre habitante du quartier, descend une ruelle en pente raide rendue glissante à cause de la boue, les bras chargées de deux cages remplies d'oiseaux. "Quand le terrain a cédé, je n'ai emporté que ma petite chatte et deux perruches. Aujourd'hui j'ai pu aller chercher mes bébés", les autres oiseaux, dit cette femme de ménage de 46 ans, le souffle court et les larmes aux yeux. "Ma mère, ma fille, mon mari et moi, nous sommes en sécurité, mais ma famille, c'est aussi des êtres à poils et à plumes", lâche-t-elle. La vétérinaire Marina Souza a fort à faire à Três Moinhos, où elle a sauvé une quinzaine de chiens en quelques heures jeudi. Son sauvetage le plus marquant? Celui du petit chien Benny, dans un autre quartier sinistré de Juiz de Fora. "Il appartenait à un petit garçon de 11 ans porté disparu après une coulée de boue. On a sauvé le chien, mais on a appris que les pompiers avaient trouvé le corps du petit garçon", raconte-t-elle avec émotion. Le sort des animaux de compagnie est un sujet particulièrement important au Brésil, où chiens et chats sont largement plus nombreux que la population de moins de 14 ans dans un pays où la natalité est en baisse.

26.02.2026 à 20:22

Epstein : les Clinton, témoignage clé ?

Florent RODO
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L'ancienne secrétaire d'État et ex-candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a commencé à témoigner à huis clos ce jeudi devant une commission du Congrès américain enquêtant sur Jeffrey Epstein. Lors de son audition, elle a demandé à ce que Donald Trump témoigne « sous serment ». Demain, vendredi, ce sera au tour de son époux, Bill Clinton, de s'expliquer sur ses liens avec le pédocriminel.
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L'ancienne secrétaire d'État et ex-candidate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, a commencé à témoigner à huis clos ce jeudi devant une commission du Congrès américain enquêtant sur Jeffrey Epstein. Lors de son audition, elle a demandé à ce que Donald Trump témoigne « sous serment ». Demain, vendredi, ce sera au tour de son époux, Bill Clinton, de s'expliquer sur ses liens avec le pédocriminel.

26.02.2026 à 20:17

Uruguay et Argentine, premiers à ratifier l'accord UE-Mercosur

FRANCE24
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Les députés uruguayens ont largement voté la ratification avec 91 voix pour et deux contre, après une approbation à l'unanimité au Sénat mercredi. Deux heures plus tard, les sénateurs argentins ont approuvé l'accord commercial à une très large majorité, 69 voix pour et trois contre, faisant de l'Argentine le deuxième pays du bloc sud-américain à donner son aval au traité signé le 17 janvier à Asuncion. Au Brésil, les députés ont approuvé mercredi l'accord à une large majorité. Il reste au Sénat à en débattre, à une date non encore fixée. Enfin au Paraguay, l'accord devrait être soumis au Parlement dans les jours suivant la réouverture de la session parlementaire, le 1er mars. Cet accord de libre-échange conclu au bout de 25 ans de négociations crée une des plus grandes zones de libre-échange au monde, pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains. Pour ses détracteurs, cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il va relancer une économie européenne en difficulté face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis. "Signal" pour l'Europe Le président argentin, Javier Milei, a célébré cette adoption sur son compte X avec le message "Ouverture = prospérité". Elle "représente une opportunité de promouvoir le développement économique, d'élargir l'accès aux marchés, de créer des conditions favorables à l'investissement et de renforcer la compétitivité", a-t-il ajouté peu après dans un communiqué. Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, a salué jeudi une étape "historique" et "un signal" pour l'Europe. L'accord "ne fait plus partie d'un débat, il fait désormais partie d'une construction", a-t-il ajouté, avertissant que sa mise en oeuvre "ne sera sans doute pas facile". Face à l'opposition de nombreux agriculteurs dans plusieurs pays, le Parlement européen a voté le 21 janvier la saisine de la Cour de justice de l'UE, un revers pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, principale artisane de ce traité qui supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux. La CJUE devra maintenant vérifier si l'accord est conforme aux traités européens ou s'il doit être retoqué. Cette saisine suspend le processus de ratification pendant un an et demi, mais la Commission européenne a le droit dans l'intervalle d'appliquer provisoirement cet accord. L'Allemagne soutient ardemment sa mise en oeuvre rapide, tout comme l'Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Le Parlement européen a, depuis la signature, adopté des clauses de sauvegarde, des mesures de protection des agriculteurs pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre. Opportunités L'empressement du bloc Mercosur à ratifier l'accord vise à ne pas fournir "d'excuses côté européen pour repousser l'accord ou ne pas l'appliquer", relève l'expert argentin en relations internationales Fabian Calle auprès de l'AFP. Javier Milei a appelé l'Europe à une adoption "avec la même rapidité". L'analyste international Marcelo Elizondo, qui parle d'économies du bloc sud-américain "très fermées", estime que "pour le Mercosur, c'est une revitalisation (...) avec une économie très compatible comme celle de l'Union européenne". Outre l'accord avec l'UE via le Mercosur, l'Argentine de Javier Milei, favorable à une ouverture maximale de l'économie, a annoncé début février un accord de commerce et d'investissement avec les Etats-Unis, avec pour axe majeur la réduction de barrières douanières réciproques. "Le signal général du gouvernement Milei est : ouverture sur le monde, concurrence, accès au marché américain, accès au marché européen", explique M. Calle. Patricia Bullrich, cheffe du groupe pro-Milei au Sénat, a vanté jeudi les opportunités "concrètes, mesurables, immédiates" qu'offre l'accord. Grâce à lui, les exportations argentines "vont augmenter de 76% en cinq ans" selon les prévisions du gouvernement, a-t-elle affirmé, énumérant une liste de produits qui seront à l'avenir "taxés zéro" vers l'Europe, comme la viande, le vin, les calamars et les agrumes.
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Les députés uruguayens ont largement voté la ratification avec 91 voix pour et deux contre, après une approbation à l'unanimité au Sénat mercredi. Deux heures plus tard, les sénateurs argentins ont approuvé l'accord commercial à une très large majorité, 69 voix pour et trois contre, faisant de l'Argentine le deuxième pays du bloc sud-américain à donner son aval au traité signé le 17 janvier à Asuncion. Au Brésil, les députés ont approuvé mercredi l'accord à une large majorité. Il reste au Sénat à en débattre, à une date non encore fixée. Enfin au Paraguay, l'accord devrait être soumis au Parlement dans les jours suivant la réouverture de la session parlementaire, le 1er mars. Cet accord de libre-échange conclu au bout de 25 ans de négociations crée une des plus grandes zones de libre-échange au monde, pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains. Pour ses détracteurs, cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il va relancer une économie européenne en difficulté face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis. "Signal" pour l'Europe Le président argentin, Javier Milei, a célébré cette adoption sur son compte X avec le message "Ouverture = prospérité". Elle "représente une opportunité de promouvoir le développement économique, d'élargir l'accès aux marchés, de créer des conditions favorables à l'investissement et de renforcer la compétitivité", a-t-il ajouté peu après dans un communiqué. Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, a salué jeudi une étape "historique" et "un signal" pour l'Europe. L'accord "ne fait plus partie d'un débat, il fait désormais partie d'une construction", a-t-il ajouté, avertissant que sa mise en oeuvre "ne sera sans doute pas facile". Face à l'opposition de nombreux agriculteurs dans plusieurs pays, le Parlement européen a voté le 21 janvier la saisine de la Cour de justice de l'UE, un revers pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, principale artisane de ce traité qui supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux. La CJUE devra maintenant vérifier si l'accord est conforme aux traités européens ou s'il doit être retoqué. Cette saisine suspend le processus de ratification pendant un an et demi, mais la Commission européenne a le droit dans l'intervalle d'appliquer provisoirement cet accord. L'Allemagne soutient ardemment sa mise en oeuvre rapide, tout comme l'Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole. Le Parlement européen a, depuis la signature, adopté des clauses de sauvegarde, des mesures de protection des agriculteurs pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre. Opportunités L'empressement du bloc Mercosur à ratifier l'accord vise à ne pas fournir "d'excuses côté européen pour repousser l'accord ou ne pas l'appliquer", relève l'expert argentin en relations internationales Fabian Calle auprès de l'AFP. Javier Milei a appelé l'Europe à une adoption "avec la même rapidité". L'analyste international Marcelo Elizondo, qui parle d'économies du bloc sud-américain "très fermées", estime que "pour le Mercosur, c'est une revitalisation (...) avec une économie très compatible comme celle de l'Union européenne". Outre l'accord avec l'UE via le Mercosur, l'Argentine de Javier Milei, favorable à une ouverture maximale de l'économie, a annoncé début février un accord de commerce et d'investissement avec les Etats-Unis, avec pour axe majeur la réduction de barrières douanières réciproques. "Le signal général du gouvernement Milei est : ouverture sur le monde, concurrence, accès au marché américain, accès au marché européen", explique M. Calle. Patricia Bullrich, cheffe du groupe pro-Milei au Sénat, a vanté jeudi les opportunités "concrètes, mesurables, immédiates" qu'offre l'accord. Grâce à lui, les exportations argentines "vont augmenter de 76% en cinq ans" selon les prévisions du gouvernement, a-t-elle affirmé, énumérant une liste de produits qui seront à l'avenir "taxés zéro" vers l'Europe, comme la viande, le vin, les calamars et les agrumes.
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