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21.02.2026 à 20:32

Berlinale : l'Ours d'or du meilleur film décerné à "Yellow Letters" d'Ilker Catak

FRANCE 24
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L'Ours d'or du meilleur film de la Berlinale 2026 a été attribué à "Yellow Letters" du réalisateur allemand Ilker Catak, l'histoire d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudainement interdits de travailler du fait de leurs opinions politiques. L'actrice allemande Sandra Hüller a quant à elle remporté l'Ours d'argent pour son rôle dans le drame "Rose".
L'Ours d'or du meilleur film de la Berlinale 2026 a été attribué à "Yellow Letters" du réalisateur allemand Ilker Catak, l'histoire d'un metteur en scène turc et de sa femme actrice soudainement interdits de travailler du fait de leurs opinions politiques. L'actrice allemande Sandra Hüller a quant à elle remporté l'Ours d'argent pour son rôle dans le drame "Rose".

21.02.2026 à 19:27

Monaco renverse Lens, qui laisse sa première place à la merci du PSG

FRANCE24
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Ce revers lensois, inédit en tous points, constituera peut-être un tournant dans cette saison écrite jusqu'à présent tel un conte de fée. Il donne en tout cas la possibilité au Paris Saint-Germain (deuxième, 51 points), qui accueille Metz dans la soirée, de reprendre son trône aux dépens des Sang et Or (52 points). Il aura fallu une succession de choses inhabituelles pour voir Lens chuter. Une défaite à domicile, déjà, qui interrompt sa série de dix succès de suite à Bollaert, alors qu'une seule victoire manquait pour battre le record. Les premiers points perdus après avoir ouvert le score, ensuite, alors que Lens en avait jusqu'à présent amassé 17 dans ce scénario de match. Une prestation brouillonne, enfin, surtout dans la construction du jeu par l'arrière, qui aura fragilisé la défense lensoise et sans cesse fait passer des frissons dans les travées de l'enceinte lensoise, à guichets fermés pour la 80e fois de suite. C'est ainsi que Lens a laissé échapper un succès qui lui semblait promis grâce à une ouverture de score précoce d'Odsonne Édouard, d'une reprise de volée limpide après une remise de la tête maligne du capitaine Adrien Thomasson (3e). Le résultat d'une entame tonique des Lensois, ponctuée de plusieurs frappes de Malang Sarr et Florian Thauvin. Déjà à l'initiative du but d'Édouard, le champion du monde (2018) a beaucoup tenté sa chance, certes parfois au détriment d'une solution collective. Jusqu'à être récompensé en doublant le score à bout portant, tout heureux de reprendre une frappe de... Sarr, détournée par Philipp Köhn (56e). Dix minutes en enfer Mais cet avantage conséquent n'a fait que masquer les difficultés lensoises dans le jeu. Les joueurs de Pierre Sage ont constamment été gênés par la pression monégasque, commettant de petites scories sans conséquences jusqu'à l'implosion. Déjà auteur d'un doublé face au Paris SG en Ligue des champions cette semaine (défaite 3-2), Folarin Balogun a égalisé (63e) en profitant de deux erreurs lensoises: d'abord une perte de balle dangereuse aux abords de la surface artésienne, puis une faute de main de Robin Risser. Une bévue très inhabituelle, signe d'une soirée singulière sous la bruine de l'Artois. C'est ensuite le capitaine monégasque Denis Zakaria qui a égalisé de la tête après un coup de pied arrêté joué à deux où aucun Lensois n'a jugé bon de gêner le centreur (70e). À peine les Lensois avaient le temps de se remettre de ce coup qu'ils en encaissaient un nouveau donné par Ansu Fati, qui a profité d'une nouvelle erreur, cette fois dans la communication entre Ismaëlo Ganiou et Nidal Celik, pour lober Risser (72e). Pierre Sage a eu beau faire entrer son banc, seul Rayan Fofana, d'une frappe détournée par un tacle monégasque (80e), s'est procuré une véritable occasion. Le match s'est finalement conclu dans la frustration lensoise et la tension d'un scénario qui nourrira des regrets. En premier lieu ceux d'avoir perdu des points à leur portée, voire plus.
Texte intégral (535 mots)
Ce revers lensois, inédit en tous points, constituera peut-être un tournant dans cette saison écrite jusqu'à présent tel un conte de fée. Il donne en tout cas la possibilité au Paris Saint-Germain (deuxième, 51 points), qui accueille Metz dans la soirée, de reprendre son trône aux dépens des Sang et Or (52 points). Il aura fallu une succession de choses inhabituelles pour voir Lens chuter. Une défaite à domicile, déjà, qui interrompt sa série de dix succès de suite à Bollaert, alors qu'une seule victoire manquait pour battre le record. Les premiers points perdus après avoir ouvert le score, ensuite, alors que Lens en avait jusqu'à présent amassé 17 dans ce scénario de match. Une prestation brouillonne, enfin, surtout dans la construction du jeu par l'arrière, qui aura fragilisé la défense lensoise et sans cesse fait passer des frissons dans les travées de l'enceinte lensoise, à guichets fermés pour la 80e fois de suite. C'est ainsi que Lens a laissé échapper un succès qui lui semblait promis grâce à une ouverture de score précoce d'Odsonne Édouard, d'une reprise de volée limpide après une remise de la tête maligne du capitaine Adrien Thomasson (3e). Le résultat d'une entame tonique des Lensois, ponctuée de plusieurs frappes de Malang Sarr et Florian Thauvin. Déjà à l'initiative du but d'Édouard, le champion du monde (2018) a beaucoup tenté sa chance, certes parfois au détriment d'une solution collective. Jusqu'à être récompensé en doublant le score à bout portant, tout heureux de reprendre une frappe de... Sarr, détournée par Philipp Köhn (56e). Dix minutes en enfer Mais cet avantage conséquent n'a fait que masquer les difficultés lensoises dans le jeu. Les joueurs de Pierre Sage ont constamment été gênés par la pression monégasque, commettant de petites scories sans conséquences jusqu'à l'implosion. Déjà auteur d'un doublé face au Paris SG en Ligue des champions cette semaine (défaite 3-2), Folarin Balogun a égalisé (63e) en profitant de deux erreurs lensoises: d'abord une perte de balle dangereuse aux abords de la surface artésienne, puis une faute de main de Robin Risser. Une bévue très inhabituelle, signe d'une soirée singulière sous la bruine de l'Artois. C'est ensuite le capitaine monégasque Denis Zakaria qui a égalisé de la tête après un coup de pied arrêté joué à deux où aucun Lensois n'a jugé bon de gêner le centreur (70e). À peine les Lensois avaient le temps de se remettre de ce coup qu'ils en encaissaient un nouveau donné par Ansu Fati, qui a profité d'une nouvelle erreur, cette fois dans la communication entre Ismaëlo Ganiou et Nidal Celik, pour lober Risser (72e). Pierre Sage a eu beau faire entrer son banc, seul Rayan Fofana, d'une frappe détournée par un tacle monégasque (80e), s'est procuré une véritable occasion. Le match s'est finalement conclu dans la frustration lensoise et la tension d'un scénario qui nourrira des regrets. En premier lieu ceux d'avoir perdu des points à leur portée, voire plus.

21.02.2026 à 19:13

Au Salon de l'agriculture, les cloches et la viande mais pas les vaches

FRANCE24
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"Il reste les autres animaux", soulignait Jérôme Tessiaut, venu de Soissons pour la deuxième année avec son garçon de 7 ans, impatient de "revoir les lapins et les lamas": ce qui compte "c'est la balade". Cette absence, décidée par les organismes de sélection des races en raison de la crise de la dermatose, est devenue la grande préoccupation des organisateurs tant les bovins sont une attraction populaire. Sujets de défilés, de concours d'élevage ou de boucherie, ils sont aussi l'incarnation même du salon, via la "vache égérie" que les politiques aiment tant saluer. "Venir, c'est soutenir!" proclamait le slogan 2026 dans les travées parcourues samedi par des milliers de visiteurs, dont beaucoup de familles et de jeunes. A défaut de caresser le poil de Biguine, la vache martiniquaise de race brahman choisie pour mascotte, elle aussi privée de salon, Emmanuel Macron est lui-même longuement resté sur les stands des Outre-Mer, prenant dans ses bras un petit mouton. Après avoir dégusté du rhum saveur banane flambée et cacahuète sur le stand de la Guadeloupe et des cannelés à la vanille de Tahiti puis assisté à du tamure, danse tahitienne, le président de la République a appelé à être "fier des Outre-Mer" et de leur production. Mais, dans le Hall 1, traditionnellement le plus fréquenté, quelque chose manquait indéniablement, que ne remplacent pas la poignée de vaches grandeur nature en plastique et les photos. "Toujours à manger" "On n'a pas le bruit, la paille, les odeurs... L'ambiance est moins chaleureuse", souligne le président du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), Pascal Le Brun. Les éleveurs sont souvent absents, les travées ont été élargies, l'"allée de prestige" où étaient présentées les plus belles bêtes à tour de rôle a disparu, de même que le rituel de la traite matinale. Et il n'y aura pas de 20e anniversaire pour les enchères des viandes limousines... "Le salon est un moment important pour les éleveurs, qui ont à coeur de montrer leurs animaux", explique Adrien Féau, de l'association Prim'Hosltein France, sur un stand bien vide. Habituellement, plus de 80 éleveurs et 115 bêtes viennent pour représenter la première race laitière du pays (2,5 millions). "C'est l'occasion de rencontrer des bouchers ou des visiteurs par exemple d'Afrique ou d'Europe de l'Est qui s'intéressent à la race. Les éleveurs expliquent au public, le prix du lait etc... On parle souvent du fossé entre monde urbain et agricole, on manque là une occasion d'expliquer et de fédérer", regrette-t-il. Eleveur de vaches parthenaises présent au salon depuis 2004, Jérémy Guillemet a quand même fait le déplacement depuis le Maine-et-Loire. "J'avoue qu'on s'ennuie un peu, c'est un peu triste. L'animal est un point de contact avec le public. Là, les gens ne s'arrêtent pas. On espère que ce sera la seule année" à ce régime, dit-il, tandis qu'un confrère a choisi de proposer sa viande cuisinée au pavillon des régions de France. Malgré tout, le public était au rendez-vous en ce premier jour. "Il n'y a pas de vaches mais il y a toujours à manger et c'est délicieux", commente Coralie Journé, qui vient chaque année. L'absence des vaches profitera cette année aux chevaux, qui vont pouvoir parader jusqu'au grand ring du Hall 1. La famille Pereira, arrivée de Béziers, comptait elle se rabattre sur les cochons et les poules - cependant absentes elles aussi depuis des années pour cause de grippe aviaire. Pour sa première fois, Jean-Yves Pacotte est venu de Dijon "pour la gastronomie" et aussi avec une pensée "pour les agriculteurs et les producteurs locaux", qu'il faut soutenir.
Texte intégral (644 mots)
"Il reste les autres animaux", soulignait Jérôme Tessiaut, venu de Soissons pour la deuxième année avec son garçon de 7 ans, impatient de "revoir les lapins et les lamas": ce qui compte "c'est la balade". Cette absence, décidée par les organismes de sélection des races en raison de la crise de la dermatose, est devenue la grande préoccupation des organisateurs tant les bovins sont une attraction populaire. Sujets de défilés, de concours d'élevage ou de boucherie, ils sont aussi l'incarnation même du salon, via la "vache égérie" que les politiques aiment tant saluer. "Venir, c'est soutenir!" proclamait le slogan 2026 dans les travées parcourues samedi par des milliers de visiteurs, dont beaucoup de familles et de jeunes. A défaut de caresser le poil de Biguine, la vache martiniquaise de race brahman choisie pour mascotte, elle aussi privée de salon, Emmanuel Macron est lui-même longuement resté sur les stands des Outre-Mer, prenant dans ses bras un petit mouton. Après avoir dégusté du rhum saveur banane flambée et cacahuète sur le stand de la Guadeloupe et des cannelés à la vanille de Tahiti puis assisté à du tamure, danse tahitienne, le président de la République a appelé à être "fier des Outre-Mer" et de leur production. Mais, dans le Hall 1, traditionnellement le plus fréquenté, quelque chose manquait indéniablement, que ne remplacent pas la poignée de vaches grandeur nature en plastique et les photos. "Toujours à manger" "On n'a pas le bruit, la paille, les odeurs... L'ambiance est moins chaleureuse", souligne le président du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), Pascal Le Brun. Les éleveurs sont souvent absents, les travées ont été élargies, l'"allée de prestige" où étaient présentées les plus belles bêtes à tour de rôle a disparu, de même que le rituel de la traite matinale. Et il n'y aura pas de 20e anniversaire pour les enchères des viandes limousines... "Le salon est un moment important pour les éleveurs, qui ont à coeur de montrer leurs animaux", explique Adrien Féau, de l'association Prim'Hosltein France, sur un stand bien vide. Habituellement, plus de 80 éleveurs et 115 bêtes viennent pour représenter la première race laitière du pays (2,5 millions). "C'est l'occasion de rencontrer des bouchers ou des visiteurs par exemple d'Afrique ou d'Europe de l'Est qui s'intéressent à la race. Les éleveurs expliquent au public, le prix du lait etc... On parle souvent du fossé entre monde urbain et agricole, on manque là une occasion d'expliquer et de fédérer", regrette-t-il. Eleveur de vaches parthenaises présent au salon depuis 2004, Jérémy Guillemet a quand même fait le déplacement depuis le Maine-et-Loire. "J'avoue qu'on s'ennuie un peu, c'est un peu triste. L'animal est un point de contact avec le public. Là, les gens ne s'arrêtent pas. On espère que ce sera la seule année" à ce régime, dit-il, tandis qu'un confrère a choisi de proposer sa viande cuisinée au pavillon des régions de France. Malgré tout, le public était au rendez-vous en ce premier jour. "Il n'y a pas de vaches mais il y a toujours à manger et c'est délicieux", commente Coralie Journé, qui vient chaque année. L'absence des vaches profitera cette année aux chevaux, qui vont pouvoir parader jusqu'au grand ring du Hall 1. La famille Pereira, arrivée de Béziers, comptait elle se rabattre sur les cochons et les poules - cependant absentes elles aussi depuis des années pour cause de grippe aviaire. Pour sa première fois, Jean-Yves Pacotte est venu de Dijon "pour la gastronomie" et aussi avec une pensée "pour les agriculteurs et les producteurs locaux", qu'il faut soutenir.

21.02.2026 à 18:45

Hommage à Quentin Deranque : la marche s'achève dans le calme à Lyon

FRANCE24
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Des milliers de personnes ⁠ont défilé samedi ​à Lyon pour rendre hommage au militant identitaire Quentin Deranque, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes présumés.
Texte intégral (644 mots)
Des milliers de personnes ⁠ont défilé samedi ​à Lyon pour rendre hommage au militant identitaire Quentin Deranque, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes présumés.

21.02.2026 à 18:33

JO: comment la France est devenue la référence mondiale du biathlon

FRANCE24
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L'histoire d'amour du biathlon avec la France ne se compte pas en nombre de licenciés, moins de 1.000. Le chapitre doré de cette histoire débute lors des JO d'Albertville en février 1992 avec le titre en relais de Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand, les pionnières. La voie a ensuite été tracée par Raphaël Poirée - octuple champion du monde et quatre globe de N.1 mondial - à la fin des années 1990, puis par Martin Fourcade maître incontesté de la discipline de 2010 à 2018, Français le plus titré aux Jeux d'hiver (six pour un total de sept médailles, ainsi que 13 titres de champion du monde et 7 gros globes de cristal). "Chaque génération nous a fait vibrer et nous a permis d'en arriver là et de nous dire qu'on est capable d'être champion olympique. Il y a 20-25 ans, c'était plus compliqué. Être médaillé, c'était déjà énorme", explique Émilien Jacquelin, médaillé d'or du relais masculin et de bronze de la poursuite à Anterselva. Triplé inédit en relais Depuis 2006, le biathlon est devenu le plus grand pourvoyeur de médailles tricolores à chaque édition des JO. Le record de 2022, avec sept podiums, dont cinq (deux titres) pour le seul Quentin Fillon Maillet, n'a tenu que quatre ans. "QFM" notamment s'est encore sublimé avec quatre médailles (trois en or, une en bronze), dépassant la légende Martin Fourcade. Depuis, l'ère d'un athlète français ultra-dominateur est révolue et a laissé place à une densité jamais connue: preuve en est les trois titres en relais - mixte, masculin et féminin - une performance jamais réalisée depuis l'intégration de l'épreuve mixte en 2014 (le dernier doublé hommes-femmes remontait à 1998 avec l'Allemagne). "En France, il y a ce qui se fait de mieux au monde aujourd'hui chez les femmes", salue l'ex-biathlète norvégien Ole Einar Bjorndaelen (8 médailles d'or aux Jeux). Pour Julia Simon, cette réussite est le fruit du travail de plusieurs générations d'entraîneurs, de Fredéric Jean (2018-2022) à Cyril Burdet (depuis 2022). "C'est un mélange de générations entre les cadres qui ont pris en maturité et les jeunes qui veulent nous pousser dehors et qui arrivent décomplexés avec une grosse envie" comme Océane Michelon, en or samedi dans la mass start, et Camille Bened (6e de l'inviduel), estime Fillon Maillet. Cyril Burdet confirme que cette densité lui donne des cheveux blancs au moment de faire des choix. "Aujourd'hui, elles sont quatre, mais en réalité, elles seraient dix potentiellement à être dans le relais. On choisit parmi ce qui se fait de mieux au niveau international", assume le coach. Le facteur X, la glisse La Norvège avait marché sur les JO-2022 avec 14 médailles dont 6 titres. Quatre ans plus tard à Anterselva, la France a pris le dessus grâce à son facteur X, la glisse. Les biathlètes tricolores semblaient skier un ou deux crans au-dessus de leurs adversaires, dans le sillage des razzias historiques réalisées aux Mondiaux en 2024 et 2025 - 13 médailles dont 6 titres à chaque édition - grâce au travail des équipes de Grégoire Deschamps. "Il faut souligner le super travail des techniciens (...) Ça fait un moment que toutes les nations sont sur site et arriver à faire des différences sur les skis, c'est vraiment un coup de maître", salue Simon Fourcade, entraîneur du groupe masculin. Tous les quatre ans depuis 20 ans, le succès du biathlon français est mis en lumière aux Jeux, où sa visibilité est bien plus grande que lors des épreuves de Coupe du monde et des Championnats du monde. "Le niveau de soutien est en train d'augmenter globalement, de la part de l'agence nationale du sport, du ministère, du comité olympique. Ça paye également en ski de fond. On voit bien que le nordique est en train de booster énormément l'image de la Fédération, et donc sa possibilité de négocier", affirme Fabien Saguez, président de la FFS. Il a déjà promis que le camion de fartage du biathlon serait "renouvelé l'année prochaine", en vue de la prochaine période olympique jusqu'aux JO-2030 dans les Alpes françaises, à domicile.
Texte intégral (719 mots)
L'histoire d'amour du biathlon avec la France ne se compte pas en nombre de licenciés, moins de 1.000. Le chapitre doré de cette histoire débute lors des JO d'Albertville en février 1992 avec le titre en relais de Corinne Niogret, Véronique Claudel et Anne Briand, les pionnières. La voie a ensuite été tracée par Raphaël Poirée - octuple champion du monde et quatre globe de N.1 mondial - à la fin des années 1990, puis par Martin Fourcade maître incontesté de la discipline de 2010 à 2018, Français le plus titré aux Jeux d'hiver (six pour un total de sept médailles, ainsi que 13 titres de champion du monde et 7 gros globes de cristal). "Chaque génération nous a fait vibrer et nous a permis d'en arriver là et de nous dire qu'on est capable d'être champion olympique. Il y a 20-25 ans, c'était plus compliqué. Être médaillé, c'était déjà énorme", explique Émilien Jacquelin, médaillé d'or du relais masculin et de bronze de la poursuite à Anterselva. Triplé inédit en relais Depuis 2006, le biathlon est devenu le plus grand pourvoyeur de médailles tricolores à chaque édition des JO. Le record de 2022, avec sept podiums, dont cinq (deux titres) pour le seul Quentin Fillon Maillet, n'a tenu que quatre ans. "QFM" notamment s'est encore sublimé avec quatre médailles (trois en or, une en bronze), dépassant la légende Martin Fourcade. Depuis, l'ère d'un athlète français ultra-dominateur est révolue et a laissé place à une densité jamais connue: preuve en est les trois titres en relais - mixte, masculin et féminin - une performance jamais réalisée depuis l'intégration de l'épreuve mixte en 2014 (le dernier doublé hommes-femmes remontait à 1998 avec l'Allemagne). "En France, il y a ce qui se fait de mieux au monde aujourd'hui chez les femmes", salue l'ex-biathlète norvégien Ole Einar Bjorndaelen (8 médailles d'or aux Jeux). Pour Julia Simon, cette réussite est le fruit du travail de plusieurs générations d'entraîneurs, de Fredéric Jean (2018-2022) à Cyril Burdet (depuis 2022). "C'est un mélange de générations entre les cadres qui ont pris en maturité et les jeunes qui veulent nous pousser dehors et qui arrivent décomplexés avec une grosse envie" comme Océane Michelon, en or samedi dans la mass start, et Camille Bened (6e de l'inviduel), estime Fillon Maillet. Cyril Burdet confirme que cette densité lui donne des cheveux blancs au moment de faire des choix. "Aujourd'hui, elles sont quatre, mais en réalité, elles seraient dix potentiellement à être dans le relais. On choisit parmi ce qui se fait de mieux au niveau international", assume le coach. Le facteur X, la glisse La Norvège avait marché sur les JO-2022 avec 14 médailles dont 6 titres. Quatre ans plus tard à Anterselva, la France a pris le dessus grâce à son facteur X, la glisse. Les biathlètes tricolores semblaient skier un ou deux crans au-dessus de leurs adversaires, dans le sillage des razzias historiques réalisées aux Mondiaux en 2024 et 2025 - 13 médailles dont 6 titres à chaque édition - grâce au travail des équipes de Grégoire Deschamps. "Il faut souligner le super travail des techniciens (...) Ça fait un moment que toutes les nations sont sur site et arriver à faire des différences sur les skis, c'est vraiment un coup de maître", salue Simon Fourcade, entraîneur du groupe masculin. Tous les quatre ans depuis 20 ans, le succès du biathlon français est mis en lumière aux Jeux, où sa visibilité est bien plus grande que lors des épreuves de Coupe du monde et des Championnats du monde. "Le niveau de soutien est en train d'augmenter globalement, de la part de l'agence nationale du sport, du ministère, du comité olympique. Ça paye également en ski de fond. On voit bien que le nordique est en train de booster énormément l'image de la Fédération, et donc sa possibilité de négocier", affirme Fabien Saguez, président de la FFS. Il a déjà promis que le camion de fartage du biathlon serait "renouvelé l'année prochaine", en vue de la prochaine période olympique jusqu'aux JO-2030 dans les Alpes françaises, à domicile.

21.02.2026 à 18:13

En Libye, un ramadan sous le signe de l'inflation

FRANCE24
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Le paradoxe n'échappe pas à de nombreux Libyens: alors que le sous-sol du pays regorge d'hydrocarbures, leur quotidien reste marqué par des pénuries, notamment de gaz et de carburant, 15 ans après le soulèvement contre Mouammar Kadhafi. Ces dernières semaines, plusieurs stations-service à Tripoli n'avaient pas d'essence. Rares étaient les distributeurs automatiques alimentés en billets et, dans les supermarchés, certains produits étaient rationnés. Firas Zreeg, 37 ans, déambule dans les allées d'une grande surface, pleine à craquer en cette période de ramadan où les repas de rupture de jeûne sont plus variés et copieux que d'ordinaire. S'il constate "des améliorations mineures sur le plan sécuritaire", il pointe une "situation économique détériorée". En cause, la hausse du taux de change du dollar et "une spéculation généralisée", aux conséquences néfastes "sur le quotidien des citoyens", décrit-il. Depuis des semaines, de nombreux Libyens déplorent une hausse considérable des prix de produits essentiels. Celui de l'huile de cuisson a par exemple doublé, ceux de la viande et de la volaille ont aussi grimpé. La recharge des bonbonnes de gaz, qui coûte 1,5 dinar (20 centimes d'euro) chez les distributeurs officiels - incapables de répondre à la demande - est vendue 75 dinars (10 euros) sur le marché parallèle. Possibles "défis sécuritaires" Le 18 janvier, la Banque centrale a dévalué la monnaie nationale - pour la deuxième fois en neuf mois - de près de 15% pour "préserver la stabilité financière et monétaire et garantir la pérennité des ressources publiques". L'institution a expliqué sa décision par "l'absence persistante d'un budget unifié de l'Etat, la croissance des dépenses publiques à un rythme non soutenable et la persistance" de doublons dans les dépenses, en dehors de "cadres financiers rigoureux". La Libye est en effet gouvernée par deux exécutifs rivaux: l'un basé à l'ouest, reconnu par l'ONU et dirigé par Abdelhamid Dbeibah; l'autre à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils. La cheffe de la Mission d'appui de l'ONU en Libye, Hanna Tetteh, a prévenu: "la pauvreté ainsi que la pression sur la société augmentent". "Cette situation, en plus d'un contexte sécuritaire fragile, devrait être source d'inquiétude, car de telles conditions peuvent entraîner des défis politiques et sécuritaires imprévus", a-t-elle mis en garde mercredi devant le Conseil de sécurité. Elle aussi a mis en cause "l'absence d'un budget national unifié", venant s'ajouter à la baisse des recettes pétrolières liée notamment aux problèmes de sécurité des installations. Dans une allocution cette semaine, le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah a de son côté reconnu que la dévaluation avait de nouveau "fait peser le fardeau sur le citoyen".
Lire plus (478 mots)
Le paradoxe n'échappe pas à de nombreux Libyens: alors que le sous-sol du pays regorge d'hydrocarbures, leur quotidien reste marqué par des pénuries, notamment de gaz et de carburant, 15 ans après le soulèvement contre Mouammar Kadhafi. Ces dernières semaines, plusieurs stations-service à Tripoli n'avaient pas d'essence. Rares étaient les distributeurs automatiques alimentés en billets et, dans les supermarchés, certains produits étaient rationnés. Firas Zreeg, 37 ans, déambule dans les allées d'une grande surface, pleine à craquer en cette période de ramadan où les repas de rupture de jeûne sont plus variés et copieux que d'ordinaire. S'il constate "des améliorations mineures sur le plan sécuritaire", il pointe une "situation économique détériorée". En cause, la hausse du taux de change du dollar et "une spéculation généralisée", aux conséquences néfastes "sur le quotidien des citoyens", décrit-il. Depuis des semaines, de nombreux Libyens déplorent une hausse considérable des prix de produits essentiels. Celui de l'huile de cuisson a par exemple doublé, ceux de la viande et de la volaille ont aussi grimpé. La recharge des bonbonnes de gaz, qui coûte 1,5 dinar (20 centimes d'euro) chez les distributeurs officiels - incapables de répondre à la demande - est vendue 75 dinars (10 euros) sur le marché parallèle. Possibles "défis sécuritaires" Le 18 janvier, la Banque centrale a dévalué la monnaie nationale - pour la deuxième fois en neuf mois - de près de 15% pour "préserver la stabilité financière et monétaire et garantir la pérennité des ressources publiques". L'institution a expliqué sa décision par "l'absence persistante d'un budget unifié de l'Etat, la croissance des dépenses publiques à un rythme non soutenable et la persistance" de doublons dans les dépenses, en dehors de "cadres financiers rigoureux". La Libye est en effet gouvernée par deux exécutifs rivaux: l'un basé à l'ouest, reconnu par l'ONU et dirigé par Abdelhamid Dbeibah; l'autre à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils. La cheffe de la Mission d'appui de l'ONU en Libye, Hanna Tetteh, a prévenu: "la pauvreté ainsi que la pression sur la société augmentent". "Cette situation, en plus d'un contexte sécuritaire fragile, devrait être source d'inquiétude, car de telles conditions peuvent entraîner des défis politiques et sécuritaires imprévus", a-t-elle mis en garde mercredi devant le Conseil de sécurité. Elle aussi a mis en cause "l'absence d'un budget national unifié", venant s'ajouter à la baisse des recettes pétrolières liée notamment aux problèmes de sécurité des installations. Dans une allocution cette semaine, le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah a de son côté reconnu que la dévaluation avait de nouveau "fait peser le fardeau sur le citoyen".

21.02.2026 à 18:12

Droits de douane : Après la décision de la Cour Suprême, la riposte de Donald Trump

FRANCE24
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Donald Trump a annoncé samedi 21 février vouloir faire passer sa nouvelle taxe douanière mondiale de 10% à 15%, après le revers majeur infligé la veille par la Cour suprême à sa politique commerciale agressive, jugée en grande partie illégale. Le décryptage de notre chroniqueur international, Bruno Daroux.
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Donald Trump a annoncé samedi 21 février vouloir faire passer sa nouvelle taxe douanière mondiale de 10% à 15%, après le revers majeur infligé la veille par la Cour suprême à sa politique commerciale agressive, jugée en grande partie illégale. Le décryptage de notre chroniqueur international, Bruno Daroux.

21.02.2026 à 18:06

En Iran, des étudiants scandent des slogans contre le pouvoir à Téhéran

FRANCE 24
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Des étudiants iraniens se sont rassemblés samedi à Téhéran pour rendre hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, scandant des slogans hostiles au gouvernement.
Lire plus (478 mots)
Des étudiants iraniens se sont rassemblés samedi à Téhéran pour rendre hommage aux personnes tuées en janvier dans la répression des manifestations, scandant des slogans hostiles au gouvernement.

21.02.2026 à 17:45

Liban: touché par une frappe israélienne, le Hezbollah appelle à la "résistance"

FRANCE24
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Les bombardements israéliens sont réguliers dans le pays, en dépit d'un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne dit y viser le mouvement pro-iranien, qu'elle accuse de se réarmer, et son allié palestinien du Hamas. Selon Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, "ce qui s'est passé" vendredi dans la vallée de la Bekaa "est une nouvelle agression, dépassant tous les niveaux précédents". "Quelle autre option avons-nous à part la résistance ? Nous n'en avons pas d'autre", a-t-il ajouté dans un discours prononcé à Beyrouth et diffusé par la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah. Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un bulldozer déblayer les décombres ainsi qu'un immeuble gravement endommagé dans la zone résidentielle visée où, selon une source au sein de l'organisation, les membres tués étaient réunis. Des funérailles ont été organisées dans la ville voisine de Baalbek pour deux d'entre eux, dont le commandant Hussein Mohammad Yaghi. Des centaines de personnes étaient présentes, brandissant des drapeaux du Hezbollah et scandant des slogans en sa faveur. "Agression flagrante" Cette frappe est intervenue quelques heures après une autre attaque israélienne, cette fois contre le plus grand camp de réfugiés palestiniens du pays, à Ain el-Héloué (sud), qui a fait deux morts, selon le ministère de la Santé libanais. Concernant les deux raids, l'armée israélienne a affirmé avoir visé des "centres de commandement" du Hezbollah et du Hamas. Dans un communiqué, le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une "agression flagrante visant à mettre à mal les efforts diplomatiques" du Liban et de "pays amis" pour "la stabilité et l'arrêt des hostilités israéliennes" contre lui. Mais le député du Hezbollah, Rami Abou Hamdane, a appelé les autorités à agir. Le mouvement "n'acceptera pas qu'elles se comportent en simples analystes politiques, faisant peu de cas de frappes israéliennes auxquelles nous nous sommes habitués", a-t-il lancé. Il a exhorté le gouvernement à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu - auquel participent les Etats-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies -, "jusqu'à ce que l'ennemi arrête ses attaques". Une nouvelle rencontre est prévue la semaine prochaine. Désarmer le Hezbollah Mardi doit par ailleurs se tenir au Caire une réunion pour préparer la prochaine conférence visant à lever des fonds pour renforcer les forces armées et les forces de sécurité intérieure libanaises, à Paris début mars. Cette aide est jugée fondamentale au moment où l'armée libanaise, qui manque de moyens financiers et d'équipement, cherche à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'un an de conflit avec Israël. Elle avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase du plan de désarmement, qui couvrait la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase concerne une zone située au nord du fleuve et doit être mise en oeuvre au cours d'une période de quatre mois, éventuellement renouvelable, mais le Hezbollah refuse d'y remettre ses armes. Plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP fondé sur les données des autorités libanaises.
Texte intégral (594 mots)
Les bombardements israéliens sont réguliers dans le pays, en dépit d'un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne dit y viser le mouvement pro-iranien, qu'elle accuse de se réarmer, et son allié palestinien du Hamas. Selon Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, "ce qui s'est passé" vendredi dans la vallée de la Bekaa "est une nouvelle agression, dépassant tous les niveaux précédents". "Quelle autre option avons-nous à part la résistance ? Nous n'en avons pas d'autre", a-t-il ajouté dans un discours prononcé à Beyrouth et diffusé par la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah. Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un bulldozer déblayer les décombres ainsi qu'un immeuble gravement endommagé dans la zone résidentielle visée où, selon une source au sein de l'organisation, les membres tués étaient réunis. Des funérailles ont été organisées dans la ville voisine de Baalbek pour deux d'entre eux, dont le commandant Hussein Mohammad Yaghi. Des centaines de personnes étaient présentes, brandissant des drapeaux du Hezbollah et scandant des slogans en sa faveur. "Agression flagrante" Cette frappe est intervenue quelques heures après une autre attaque israélienne, cette fois contre le plus grand camp de réfugiés palestiniens du pays, à Ain el-Héloué (sud), qui a fait deux morts, selon le ministère de la Santé libanais. Concernant les deux raids, l'armée israélienne a affirmé avoir visé des "centres de commandement" du Hezbollah et du Hamas. Dans un communiqué, le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une "agression flagrante visant à mettre à mal les efforts diplomatiques" du Liban et de "pays amis" pour "la stabilité et l'arrêt des hostilités israéliennes" contre lui. Mais le député du Hezbollah, Rami Abou Hamdane, a appelé les autorités à agir. Le mouvement "n'acceptera pas qu'elles se comportent en simples analystes politiques, faisant peu de cas de frappes israéliennes auxquelles nous nous sommes habitués", a-t-il lancé. Il a exhorté le gouvernement à suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu - auquel participent les Etats-Unis, la France, le Liban, Israël et les Nations unies -, "jusqu'à ce que l'ennemi arrête ses attaques". Une nouvelle rencontre est prévue la semaine prochaine. Désarmer le Hezbollah Mardi doit par ailleurs se tenir au Caire une réunion pour préparer la prochaine conférence visant à lever des fonds pour renforcer les forces armées et les forces de sécurité intérieure libanaises, à Paris début mars. Cette aide est jugée fondamentale au moment où l'armée libanaise, qui manque de moyens financiers et d'équipement, cherche à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'un an de conflit avec Israël. Elle avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase du plan de désarmement, qui couvrait la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase concerne une zone située au nord du fleuve et doit être mise en oeuvre au cours d'une période de quatre mois, éventuellement renouvelable, mais le Hezbollah refuse d'y remettre ses armes. Plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP fondé sur les données des autorités libanaises.

21.02.2026 à 17:40

La violence politique s'accentue en France ?

FRANCE24
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Une marche en hommage au jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort, se déroule le 21 février à Lyon, encadrée par un important dispositif de policiers et gendarmes. Les autorités redoutant des affrontements. Pour aller plus loin, Antoine Marie, chercheur au Cevipof, était l'invité de FRANCE 24. Il est revenu sur les tendances historiques de la violence politique en France.
Texte intégral (594 mots)
Une marche en hommage au jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort, se déroule le 21 février à Lyon, encadrée par un important dispositif de policiers et gendarmes. Les autorités redoutant des affrontements. Pour aller plus loin, Antoine Marie, chercheur au Cevipof, était l'invité de FRANCE 24. Il est revenu sur les tendances historiques de la violence politique en France.

21.02.2026 à 17:39

Six nations: l'Irlande éteint Twickenham avec une victoire historique

FRANCE24
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Les Verts ont archi-dominé l'affiche de la 3e journée, bonus offensif et record à la clé: ils ont fait mieux que le triomphe de mars 2022 à Londres, où ils avaient dominé les Anglais 32-15 avec 17 points d'écart. "C'est une journée spéciale, de venir ici et de jouer ainsi", a applaudi le sélectionneur des vainqueurs, Andy Farrell, en saluant "une vraie performance, sans ego, où tout le monde se donne à fond". Remplaçant contre l'Italie (20-13) le weekend dernier, une semaine après la claque reçue en France (défaite 36-14), le demi de mêlée Jamison Gibson-Park a brillé et porté les siens vers un succès historique. L'Angleterre du capitaine Maro Itoje, acclamé avant le coup d'envoi pour sa 100e sélection, a elle aussi bien aidé ses visiteurs, cependant, en rendant une copie vraiment brouillonne en première période. Sans un essai de dernière minute (40e, 22-7), les Anglais seraient retournés aux vestiaires sans le moindre point, ni plus beaucoup d'espoir. L'équipe au maillot blanc a multiplié les touches manquées, les fautes de main, les pénaltouches ratées avec George Ford, elle a perdu le demi de mêlée Alex Mitchell sur blessure et l'ailier Tommy Freeman, temporairement, après un carton jaune (28e). Gibson-Park impérial Le XV du Trèfle, en face, a su profiter de cette fébrilité anglaise et convertir ses offensives pour le plus grand plaisir de son contingent de supporters, nombreux et bruyant. Jamison Gibson-Park, l'impérial N.9 du Leinster, a joué vite une pénalité pour le premier essai (21e, 10-0) puis il a décalé Robert Baloucoune pour le deuxième (28e, 15-0). Le joueur de l'Ulster, lui, a amené superbement le suivant en feintant une passe, esquivant un plaquage et servant Tommy O'Brien (30e, 22-0), l'ailier du Leinster entré plus tôt pour remplacer James Lowe, blessé. Les Anglais ont gâché plusieurs occasions (35e, 38e) avant de fissurer enfin le mur vert par Fraser Dingwall (40e, 22-7), bien servi par Marcus Smith, tout juste entré à l'arrière. Twickenham a commencé à y croire, le stade a chanté "Swing Low Swing Chariot" à pleins poumons, avant de vite déchanter: le flanker chouchou Henry Pollock a pris un carton jaune (42e) et l'Irlande est allée obtenir son bonus offensif grâce au talonneur Dan Sheehan (43e, 29-7). Les locaux ont tenté de se rebeller, ils ont en partie réussi avec des essais d'Ollie Lawrence (53e, 29-14) et Sam Underhill (75e, 35-21). Mais le sursaut était trop tardif et timide, d'autant que l'Irlandais Jamie Osborne a lui aussi aplati, en force après un redoublement de passes (70e). "C'était extrêmement décevant", a réagi le sélectionneur Steve Borthwick. Même s'il convient de "féliciter" l'Irlande pour sa prestation, l'Angleterre s'est encore "rendu la tâche impossible" avec un début de match manqué, comme en Ecosse (défaite 31-20) le week-end dernier. Il ne fallait pas voir le XV de la Rose trop haut après douze victoires consécutives, il ne faut pas non plus l'enterrer après deux défaites d'affilée, a-t-il dit: "La vérité se situe quelque part entre les deux: nous sommes une équipe qui a encore beaucoup de travail à faire. Nous le savons, je l'ai toujours dit".
Texte intégral (563 mots)
Les Verts ont archi-dominé l'affiche de la 3e journée, bonus offensif et record à la clé: ils ont fait mieux que le triomphe de mars 2022 à Londres, où ils avaient dominé les Anglais 32-15 avec 17 points d'écart. "C'est une journée spéciale, de venir ici et de jouer ainsi", a applaudi le sélectionneur des vainqueurs, Andy Farrell, en saluant "une vraie performance, sans ego, où tout le monde se donne à fond". Remplaçant contre l'Italie (20-13) le weekend dernier, une semaine après la claque reçue en France (défaite 36-14), le demi de mêlée Jamison Gibson-Park a brillé et porté les siens vers un succès historique. L'Angleterre du capitaine Maro Itoje, acclamé avant le coup d'envoi pour sa 100e sélection, a elle aussi bien aidé ses visiteurs, cependant, en rendant une copie vraiment brouillonne en première période. Sans un essai de dernière minute (40e, 22-7), les Anglais seraient retournés aux vestiaires sans le moindre point, ni plus beaucoup d'espoir. L'équipe au maillot blanc a multiplié les touches manquées, les fautes de main, les pénaltouches ratées avec George Ford, elle a perdu le demi de mêlée Alex Mitchell sur blessure et l'ailier Tommy Freeman, temporairement, après un carton jaune (28e). Gibson-Park impérial Le XV du Trèfle, en face, a su profiter de cette fébrilité anglaise et convertir ses offensives pour le plus grand plaisir de son contingent de supporters, nombreux et bruyant. Jamison Gibson-Park, l'impérial N.9 du Leinster, a joué vite une pénalité pour le premier essai (21e, 10-0) puis il a décalé Robert Baloucoune pour le deuxième (28e, 15-0). Le joueur de l'Ulster, lui, a amené superbement le suivant en feintant une passe, esquivant un plaquage et servant Tommy O'Brien (30e, 22-0), l'ailier du Leinster entré plus tôt pour remplacer James Lowe, blessé. Les Anglais ont gâché plusieurs occasions (35e, 38e) avant de fissurer enfin le mur vert par Fraser Dingwall (40e, 22-7), bien servi par Marcus Smith, tout juste entré à l'arrière. Twickenham a commencé à y croire, le stade a chanté "Swing Low Swing Chariot" à pleins poumons, avant de vite déchanter: le flanker chouchou Henry Pollock a pris un carton jaune (42e) et l'Irlande est allée obtenir son bonus offensif grâce au talonneur Dan Sheehan (43e, 29-7). Les locaux ont tenté de se rebeller, ils ont en partie réussi avec des essais d'Ollie Lawrence (53e, 29-14) et Sam Underhill (75e, 35-21). Mais le sursaut était trop tardif et timide, d'autant que l'Irlandais Jamie Osborne a lui aussi aplati, en force après un redoublement de passes (70e). "C'était extrêmement décevant", a réagi le sélectionneur Steve Borthwick. Même s'il convient de "féliciter" l'Irlande pour sa prestation, l'Angleterre s'est encore "rendu la tâche impossible" avec un début de match manqué, comme en Ecosse (défaite 31-20) le week-end dernier. Il ne fallait pas voir le XV de la Rose trop haut après douze victoires consécutives, il ne faut pas non plus l'enterrer après deux défaites d'affilée, a-t-il dit: "La vérité se situe quelque part entre les deux: nous sommes une équipe qui a encore beaucoup de travail à faire. Nous le savons, je l'ai toujours dit".

21.02.2026 à 17:39

Trump augmente sa nouvelle taxe douanière à 15% après le revers infligé par la Cour suprême

FRANCE24
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"En tant que président des États-Unis d'Amérique, je vais augmenter avec effet immédiat les droits de douane mondiaux de 10%", annoncés la veille, "au niveau pleinement autorisé (...) de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Cette augmentation est fondée sur un "examen approfondi" de la décision de vendredi de la plus haute cour américaine, a-t-il indiqué, la qualifiant une nouvelle fois de "ridicule" et d'"extraordinairement anti-américaine". Après s'être déchaîné la veille contre les juges de la Cour suprême ayant mis à bas une grande partie de ses droits de douane, il avait annoncé avoir signé depuis le Bureau ovale un décret imposant cette nouvelle taxe douanière mondiale de 10%. Ce dernier devait entrer en vigueur le 24 février, pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles notamment pour l'industrie pharmaceutique ainsi que pour les biens entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord Etats-Unis-Mexique-Canada, avait précisé la Maison Blanche dans un communiqué. Ce nouveau taux s'applique aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan. "Contrepouvoirs" Les partenaires commerciaux des Etats-Unis ont réagi avec prudence, mais intérêt, à l'annonce de la décision de la Cour suprême. Le président français, Emmanuel Macron, s'en est félicité samedi, jugeant "bien" qu'il y ait "des pouvoirs et des contrepouvoirs dans les démocraties". "Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décision unilatérales", a-t-il déclaré, estimant qu'il fallait "être dans une logique d'apaisement". Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a lui affirmé samedi vouloir mener des discussions avec ses alliés européens afin de trouver une réponse commune avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington. "Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l'Union européenne, et non des États membres de façon individuelle", a-t-il déclaré à la chaîne allemande ARD. Par une majorité de six juges sur neuf, la Cour suprême américaine a tranché vendredi que Donald Trump ne pouvait pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique. Un avis tranché d'autant plus remarquable qu'elle est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens du républicain. Donald Trump avait imposé ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée. Or, selon le président de la Cour, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane. Remboursements Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Interrogé à ce sujet vendredi, le président américain a souligné que cette question n'avait "pas été abordée" par la Cour et estimé qu'elle occuperait les tribunaux pendant des années. Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la Cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes. Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés". Les droits de douane visaient les pays avec lesquels les Etats-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens. L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.
Texte intégral (660 mots)
"En tant que président des États-Unis d'Amérique, je vais augmenter avec effet immédiat les droits de douane mondiaux de 10%", annoncés la veille, "au niveau pleinement autorisé (...) de 15 %", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. Cette augmentation est fondée sur un "examen approfondi" de la décision de vendredi de la plus haute cour américaine, a-t-il indiqué, la qualifiant une nouvelle fois de "ridicule" et d'"extraordinairement anti-américaine". Après s'être déchaîné la veille contre les juges de la Cour suprême ayant mis à bas une grande partie de ses droits de douane, il avait annoncé avoir signé depuis le Bureau ovale un décret imposant cette nouvelle taxe douanière mondiale de 10%. Ce dernier devait entrer en vigueur le 24 février, pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles notamment pour l'industrie pharmaceutique ainsi que pour les biens entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord Etats-Unis-Mexique-Canada, avait précisé la Maison Blanche dans un communiqué. Ce nouveau taux s'applique aux pays ou blocs ayant signé des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan. "Contrepouvoirs" Les partenaires commerciaux des Etats-Unis ont réagi avec prudence, mais intérêt, à l'annonce de la décision de la Cour suprême. Le président français, Emmanuel Macron, s'en est félicité samedi, jugeant "bien" qu'il y ait "des pouvoirs et des contrepouvoirs dans les démocraties". "Nous voulons continuer à exporter (...) et le faire avec les règles les plus loyales qui soient (...) et ne pas subir des décision unilatérales", a-t-il déclaré, estimant qu'il fallait "être dans une logique d'apaisement". Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a lui affirmé samedi vouloir mener des discussions avec ses alliés européens afin de trouver une réponse commune avant une rencontre avec le président Donald Trump à Washington. "Nous aurons une position européenne très claire à ce sujet, car la politique douanière relève de l'Union européenne, et non des États membres de façon individuelle", a-t-il déclaré à la chaîne allemande ARD. Par une majorité de six juges sur neuf, la Cour suprême américaine a tranché vendredi que Donald Trump ne pouvait pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique. Un avis tranché d'autant plus remarquable qu'elle est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens du républicain. Donald Trump avait imposé ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une "urgence économique" était identifiée. Or, selon le président de la Cour, John Roberts, le président doit "justifier d'une autorisation du Congrès claire" pour mettre en place des droits de douane. Remboursements Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Interrogé à ce sujet vendredi, le président américain a souligné que cette question n'avait "pas été abordée" par la Cour et estimé qu'elle occuperait les tribunaux pendant des années. Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la Cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes. Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh, a notamment justifié sa position par le fait que la décision "ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés". Les droits de douane visaient les pays avec lesquels les Etats-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens. L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'Etat fédéral pour compenser des baisses d'impôts.

21.02.2026 à 17:35

Donald Trump annonce augmenter sa nouvelle surtaxe mondiale de 10 % à 15 %

FRANCE 24
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Donald ​Trump ​va augmenter sa nouvelle surtaxe mondiale ​de ‌10 % ⁠à ‌15 %, a-t-il annoncé samedi ⁠dans une publication ​sur son ‌réseau Truth Social, après ‌que la ​Cour suprême des États-Unis a annulé ​la ​veille ​les vastes droits ​de douane dits "réciproques" imposés par le président ⁠américain.
Texte intégral (660 mots)
Donald ​Trump ​va augmenter sa nouvelle surtaxe mondiale ​de ‌10 % ⁠à ‌15 %, a-t-il annoncé samedi ⁠dans une publication ​sur son ‌réseau Truth Social, après ‌que la ​Cour suprême des États-Unis a annulé ​la ​veille ​les vastes droits ​de douane dits "réciproques" imposés par le président ⁠américain.

21.02.2026 à 17:34

Marche pour Quentin Deranque : La préfecture dénombre environ 3 200 personnes à Lyon

FRANCE24
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Environ 3 200 personnes participent samedi 21 février à Lyon à la marche d'hommage au jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort, a estimé la préfecture du Rhône. Les précisions de notre envoyé spécial Clovis Casali. 
Texte intégral (660 mots)
Environ 3 200 personnes participent samedi 21 février à Lyon à la marche d'hommage au jeune militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, battu à mort, a estimé la préfecture du Rhône. Les précisions de notre envoyé spécial Clovis Casali. 

21.02.2026 à 17:25

A Téhéran, l'ombre de la guerre hante les nuits et les conversations

FRANCE24
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Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, une attaque d'Israël, par la suite appuyée par Washington, avait pris par surprise les Iraniens, au moment où leur pays se préparait à de nouvelles négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Huit mois plus tard, les pourparlers ont repris mais les Iraniens observent avec inquiétude le déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient. Le président américain a déclaré jeudi se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord était possible, ou s'il allait au contraire recourir à la force. Vendredi, comme pour accentuer la pression sur le pouvoir iranien, il a dit "envisager" une frappe. "Cauchemars" "Je pense qu'une guerre entre l'Iran, les Etats-Unis et Israël est inévitable", déclare à l'AFP Mina Ahmadvand, une employée du secteur informatique. Ce sentiment est partagé par nombre d'Iraniens qui, depuis le fragile cessez-le-feu en juin conclu après 12 jours de conflit, vivent dans une incertitude permanente et restent traumatisés par la guerre. "Je ne dors plus la nuit. Je fais des cauchemars dans lesquels on me poursuit et je meurs. Je me couche tard, me lève tard et suis dépressive", décrit Hanieh, qui n'a pas souhaité donner son nom complet. Signe d'extrême fébrilité, un orage en pleine nuit à Téhéran la semaine dernière ainsi que des feux d'artifice à l'occasion du 47e anniversaire de la Révolution islamique ont suffi à effrayer des habitants, qui ont cru au début de la guerre, ont relaté à l'AFP plusieurs d'entre eux. L'Iran a prévenu qu'en cas d'attaque, Israël, son ennemi juré et allié des Etats-Unis, serait une cible légitime ainsi que les bases américaines au Moyen-Orient. Les Iraniens suivent de près les derniers développements. Et l'éventualité d'une guerre s'impose dans chaque conversation, agrémentée par son lot de rumeurs et spéculations en tout genre. "Montagnes russes" "C'est les montagnes russes: un coup la guerre, un coup un accord. Tout change d'une heure à l'autre", décrit confus un habitant de Téhéran, qui préfère garder l'anonymat. Ce contexte explosif est facteur d'anxiété supplémentaire en Iran, après la mort de plusieurs milliers de personnes en janvier lors des manifestations contre le pouvoir et la coupure d'internet imposée par les autorités durant près de trois semaines. Des ONG, basées à l'étranger, accusent les forces de sécurité d'avoir délibérément ciblé les manifestants. Le pouvoir iranien affirme de son côté que la grande majorité des victimes sont des forces de sécurité ou des passants tués par des "terroristes", à la solde d'Israël et des Etats-Unis. "Ma vie est comme en suspens" depuis les manifestations, résume Hanieh. "A présent avec cette situation, on attend de voir ce qui va se passer", ajoute cette céramiste de 31 ans, qui "pense que la guerre éclatera d'ici à 10 jours". Samedi, jour de reprise en Iran après le week-end, rien ou presque ne laisse transparaître cette atmosphère pesante. A Téhéran, bouillonnante métropole de 10 millions d'habitants, de courts trajets prennent toujours une éternité en raison d'embouteillages monstres. Comme d'accoutumée, les piétons peinent à traverser les rues au milieu d'un ballet continu de deux-roues chargés de biens qui slaloment entre les véhicules. Mais derrière l'apparente routine, des habitants prennent leurs précautions. "J'ai acheté une dizaine de conserves, notamment du thon et des haricots, ainsi que des biscuits, de l'eau en bouteille et des piles de rechange", énumère Mina Ahmadvand, qui se dit "prête" pour le pire. "Je ne souhaite pas la guerre, mais il ne faut pas prendre la situation à la légère", précise-t-elle. "J'ai acheté de quoi tenir une semaine et j'ai calfeutré mes fenêtres pour être parée à toute éventualité", assure de son côté Hanieh. "J'applique les leçons tirées de la guerre de 12 jours".
Texte intégral (673 mots)
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, une attaque d'Israël, par la suite appuyée par Washington, avait pris par surprise les Iraniens, au moment où leur pays se préparait à de nouvelles négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Huit mois plus tard, les pourparlers ont repris mais les Iraniens observent avec inquiétude le déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient. Le président américain a déclaré jeudi se donner "dix" à "quinze jours" pour décider si un accord était possible, ou s'il allait au contraire recourir à la force. Vendredi, comme pour accentuer la pression sur le pouvoir iranien, il a dit "envisager" une frappe. "Cauchemars" "Je pense qu'une guerre entre l'Iran, les Etats-Unis et Israël est inévitable", déclare à l'AFP Mina Ahmadvand, une employée du secteur informatique. Ce sentiment est partagé par nombre d'Iraniens qui, depuis le fragile cessez-le-feu en juin conclu après 12 jours de conflit, vivent dans une incertitude permanente et restent traumatisés par la guerre. "Je ne dors plus la nuit. Je fais des cauchemars dans lesquels on me poursuit et je meurs. Je me couche tard, me lève tard et suis dépressive", décrit Hanieh, qui n'a pas souhaité donner son nom complet. Signe d'extrême fébrilité, un orage en pleine nuit à Téhéran la semaine dernière ainsi que des feux d'artifice à l'occasion du 47e anniversaire de la Révolution islamique ont suffi à effrayer des habitants, qui ont cru au début de la guerre, ont relaté à l'AFP plusieurs d'entre eux. L'Iran a prévenu qu'en cas d'attaque, Israël, son ennemi juré et allié des Etats-Unis, serait une cible légitime ainsi que les bases américaines au Moyen-Orient. Les Iraniens suivent de près les derniers développements. Et l'éventualité d'une guerre s'impose dans chaque conversation, agrémentée par son lot de rumeurs et spéculations en tout genre. "Montagnes russes" "C'est les montagnes russes: un coup la guerre, un coup un accord. Tout change d'une heure à l'autre", décrit confus un habitant de Téhéran, qui préfère garder l'anonymat. Ce contexte explosif est facteur d'anxiété supplémentaire en Iran, après la mort de plusieurs milliers de personnes en janvier lors des manifestations contre le pouvoir et la coupure d'internet imposée par les autorités durant près de trois semaines. Des ONG, basées à l'étranger, accusent les forces de sécurité d'avoir délibérément ciblé les manifestants. Le pouvoir iranien affirme de son côté que la grande majorité des victimes sont des forces de sécurité ou des passants tués par des "terroristes", à la solde d'Israël et des Etats-Unis. "Ma vie est comme en suspens" depuis les manifestations, résume Hanieh. "A présent avec cette situation, on attend de voir ce qui va se passer", ajoute cette céramiste de 31 ans, qui "pense que la guerre éclatera d'ici à 10 jours". Samedi, jour de reprise en Iran après le week-end, rien ou presque ne laisse transparaître cette atmosphère pesante. A Téhéran, bouillonnante métropole de 10 millions d'habitants, de courts trajets prennent toujours une éternité en raison d'embouteillages monstres. Comme d'accoutumée, les piétons peinent à traverser les rues au milieu d'un ballet continu de deux-roues chargés de biens qui slaloment entre les véhicules. Mais derrière l'apparente routine, des habitants prennent leurs précautions. "J'ai acheté une dizaine de conserves, notamment du thon et des haricots, ainsi que des biscuits, de l'eau en bouteille et des piles de rechange", énumère Mina Ahmadvand, qui se dit "prête" pour le pire. "Je ne souhaite pas la guerre, mais il ne faut pas prendre la situation à la légère", précise-t-elle. "J'ai acheté de quoi tenir une semaine et j'ai calfeutré mes fenêtres pour être parée à toute éventualité", assure de son côté Hanieh. "J'applique les leçons tirées de la guerre de 12 jours".
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