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22.06.2026 à 21:31

FRANCE24
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Loin de rendre les armes, ces derniers entendent défendre tout au long de la semaine plusieurs centaines d'amendements, contre ce qu'ils considèrent comme une "rupture anthropologique". Le gouvernement a annoncé qu'il donnerait le "dernier mot" à la chambre basse le 15 juillet, à l'issue de la nouvelle lecture dans les deux chambres. Le texte a déjà été approuvé largement à l'Assemblée en mai 2025 (305 voix contre 199) et en février dernier (299 voix contre 226). Le Sénat, dominé par la droite et le centre, l'a lui rejeté à deux reprises, après des débats chaotiques, et devrait le faire une troisième fois quand le texte y reviendra, à partir du 7 juillet. Promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, la proposition de loi crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable. "La France est à l'aube d'une évolution sociétale majeure", a salué dans Le Parisien lundi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, invitant à regarder "attentivement le texte voté cette semaine, car ce sera probablement celui qui sera soumis à un vote définitif". En effet, en lecture définitive, les députés ne pourront plus déposer leurs propres amendements. 1.800 amendements L'objectif affiché par le gouvernement et les responsables du texte est de conserver les équilibres précédemment votés, jugés satisfaisants par le nouveau rapporteur général Philippe Vigier (MoDem). Il a défendu "une réponse à des situations extrêmement particulières, exceptionnelles". Mais le groupe des députés Les Républicains, majoritairement opposé, a signé à lui seul plus de 500 des quelque 1.800 amendements déposés. Un nombre global jugé "indécent" par le député LFI René Pilato. Car "pendant que nous délibérons, des patients agonisent dans des souffrances que rien n'apaise", a-t-il reproché. Le député LR Patrick Hetzel a même défendu une motion de rejet préalable, inédite dans le parcours du texte et qui aurait coupé court à l'examen. Elle a été repoussée par 139 voix contre 91. "Même lorsque l'intention invoquée est la compassion, provoquer la mort ne saurait être un acte thérapeutique", a-t-il martelé. "Rien n'est perdu", a lui lancé Vincent Trébuchet (groupe ciottiste UDR), en soulignant que mi-mars, l'Ecosse "a rejeté le projet de loi sur le suicide assisté en troisième lecture". Lundi soir, les discussions ont de nouveau notamment tourné autour de l'inscription dans le texte des mots "suicide assisté" et "euthanasie", réclamée par les opposants. "On l'a déjà eu 1.000 fois, j'ai l'impression, ce débat", a lâché avant sa réponse la co-rapporteure Brigitte Liso (Renaissance), comme un aveu face à la répétition des mêmes arguments de part et d'autre. Tiraillements Au fil des lectures, les députés ont affiné la liste des critères ouvrant le droit à l'aide à mourir et le détail de la procédure. L'un des points les plus débattus a été de savoir qui doit administrer la substance létale: alors que le texte initial prévoyait que l'auto-administration soit la règle et l'euthanasie l'exception lorsque le demandeur n'est "physiquement pas en mesure de le faire", beaucoup de députés ont souhaité lui laisser la liberté de choisir. La copie sortie de la commission des Affaires sociales le 10 juin est le reflet de ces tiraillements: un amendement écologiste a consacré ce libre choix à un endroit du texte, en contradiction avec un autre article. Les débats en séance doivent permettre de rétablir la cohérence, dans sa version initiale. Les députés ont par ailleurs supprimé en commission deux mesures jugées irritantes: le délit d'entrave, prévoyant une peine de deux ans de prison pour des personnes qui tenteraient d'empêcher l'exercice du droit à l'aide à mourir, et le délit d'incitation. Une suppression saluée par M. Panifous, qui espère que ces délits ne seront "pas réintroduits en séance". Le vote solennel sur cette troisième lecture est prévu le 30 juin.

22.06.2026 à 21:25

FRANCE24
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A la mi-journée, la ministre de la Santé Stéphanie Rist interrogée sur Ici (Radio France) a indiqué que les appels au 15 étaient en hausse "de 20 à 30% selon les régions", en rappelant que tous ces appels ne débouchaient pas forcément sur une hospitalisation, mais aussi sur de simples conseils ou bien sur l'envoi de SOS Médecins. "On reste vigilant parce qu'on sait aussi que l'effet de la canicule arrive cinq à dix jours après le début de la canicule. Cette semaine est vraiment la semaine où il faut être très prudent", a-t-elle ajouté. Ce week-end et ce lundi, "on reçoit un très grand nombre d'appels" au 15, une hausse de "30 à 40% de l'activité habituelle au niveau national", a indiqué de son côté à l'AFP le Pr Louis Soulat, chef des urgences de Rennes et membre du conseil d'administration du syndicat Samu-Urgences de France (SUDF). Mais l'organisation des Samu-SAS (service d'accès aux soins, qui associe urgentistes et médecine de ville) permet à ce stade de les gérer et de "protéger les services d'urgences" en limitant les arrivées de patients à ceux qui ont besoins de soins hospitaliers qui ne peuvent attendre, a-t-il ajouté. Lundi, les services d'urgence des hôpitaux n'enregistraient "pas d'augmentation significative des passages des plus de 75 ans", a indiqué le docteur Soulat. Mais les médecins savent que plus les jours vont passer, plus le risque de voir les patients affluer dans les services d'urgences va grandir. "Au début l'organisme encaisse", mais probablement dès mardi ou mercredi, "il y aura plus de décompensations psychiatriques, de problèmes de diabète, d'insuffisance cardiaque, d'insuffisants rénaux...", a expliqué Louis Soulat, craignant aussi la hausse des noyades. Les décompensations de maladie chroniques "vont s'accélérer en début de semaine", avait également prévenu dimanche l'urgentiste Agnès Ricard-Hibon, porte-parole de SUDF. Suivi des lits de réanimation Cela "peut toucher tout le monde": "des personnes de 50 ans, des femmes enceintes, les enfants, des personnes épileptiques, etc". Ces personnes arrivent avec "une détresse respiratoire, neurologique, de l'inconscience, des convulsions", a-t-elle décrit. Sur Ici, la ministre de la Santé a en tout cas appelé à ne pas prendre à la légère les signes de détérioration de son état de santé. "Appelez le 15 si vous ne vous sentez pas bien (...) Ne vous dites pas que vous allez surcharger le système, parce que les coups de chaud, il faut les prendre très tôt", a-t-elle dit. En Ile-de-France, où la préfecture de Paris a activé le "niveau 3" du plan canicule, l'AP-HP qui regroupe les hôpitaux publics parisiens a indiqué que ses services d'urgence étaient "organisés et mobilisés pour accueillir les patients". "Une attention particulière est portée sur toute difficulté ou arrivée massive de patients présentant des symptômes pouvant être attribués à la canicule, ainsi qu'au suivi des lits en réanimation et soins critiques", a-t-elle indiqué. Les hôpitaux parisiens mettent par ailleurs en place des mesures de limitation de la chaleur, a-t-elle indiqué: "déploiement de films teintés et de stores extérieurs sur les fenêtres, diminution du niveau d'éclairage, installation de ventilateurs, brumisateurs et climatiseurs, aération nocturne".

22.06.2026 à 21:17

FRANCE24
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Les bougies peuvent déjà être sorties avec un peu d'avance en ce 22 juin 2026, quarante ans jour pour jour après la "main de Dieu" et le "but du siècle" de l'éternel Diego Maradona, en quart contre l'Angleterre dans le Mexique voisin. Son glorieux descendant, Lionel Messi, s'est lui aussi offert un doublé pour l'histoire, dans la banlieue de Dallas au Texas: l'enfant de Rosario est désormais le seul meilleur buteur de la meilleure des compétitions. L'Autriche a offert une opposition relevée, courageuse, entre robustesse défensive et projections rapides vers l'avant. Mais elle a fini par être emportée par la furia argentine et son placide génie, porté par une marée de supporters bruyants et un collectif bâti entièrement pour lui. La boîte à magie de Messi est apparue un peu cassée, en début de rencontre, à cause de passes mal ajustées de la part du N.10, d'interventions décisives du capitaine David Alaba devant lui (19e, 32e) et, surtout, du pénalty précoce qu'il a manqué, en tirant à côté (9e). Son troisième échec en sept pénaltys tirés dans la compétition reine (hors tirs au but) aurait pu le faire gamberger, mais les champions de sa trempe sont faits d'un autre bois que le commun des mortels. Alors l'ancien dribbleur du Barça a remis son bleu de chauffe et délivré un de ces instants qui ont fait sa légende. Apnée et doublé Sur la droite du terrain, il s'est défait du marquage adverse avec son doux pied gauche, il a orienté le jeu de l'autre côté, est venu se placer à l'entrée de la surface de pour reprendre un centre à ras de terre de Facundo Medina, le défenseur de l'OM, qu'a laissé filer Thiago Almada entre ses jambes, une feinte en forme de passe décisive (38e, 1-0). Combien de fois a-t-on vu le natif de Rosario armer sa frappe du gauche, sans laisser d'espoir au gardien adverse? C'est en tout cas sur ce tir "messianesque" qu'il est devenu le seul détenteur du record de buts en Coupe du monde, avec 17 unités, une de plus que l'Allemand Miroslav Klose qu'il avait rejoint dès l'ouverture du tournoi nord-américain par la grâce d'un triplé contre l'Algérie (3-0). Le chef d'orchestre a ajouté un nouveau pion à son répertoire dans une fin de match en apnée, quand l'Autriche poussait fort pour égaliser. Il a dribblé le gardien et un défenseur, vu son tir contré mais il a surgi comme s'il avait encore 20 ans pour placer un tir puissant, en glissant, devant deux nouveaux adversaires (90+5, 2-0). Il fallait bien ces deux coups de pétard pour faire pencher la partie en faveur des champions en titre, lesquels n'ont pas outrageusement dominé les débats, ni multiplié les occasions franches. Le gardien honni des supporters français, Emiliano Martinez, s'est déployé pour écarter un coup franc direct de Marcel Sabitzer (55e), sans être par ailleurs très sollicité. Medina a écarté le danger entre deux attaquants menaçants (81e), aussi, et le AT&T stadium garni de 70.649 spectateurs s'est arrêté de respirer sur une tête de Patrick Wimmer (90e+3). Deux minutes après, Messi a frappé et tout était oublié. Il est sorti de la pelouse acclamé par ses fans, comme souvent, comme toujours.

22.06.2026 à 21:05

FRANCE24
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Texte intégral (578 mots)

22.06.2026 à 21:05

Valentin BERG
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L'Argentine a décroché une deuxième victoire de suite dans ce Mondial 2026 en dominant l'Autriche (2-0), ce lundi à Arlington. L'Albiceleste a été portée par son capitaine Lionel Messi, qui a d'abord raté un pénalty en début de match avant de devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec un 17e but. En toute fin de rencontre, l'attaquant argentin s'est ensuite offert un doublé pour sceller la qualification des Argentins en 16es de finale.
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L'Argentine a décroché une deuxième victoire de suite dans ce Mondial 2026 en dominant l'Autriche (2-0), ce lundi à Arlington. L'Albiceleste a été portée par son capitaine Lionel Messi, qui a d'abord raté un pénalty en début de match avant de devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec un 17e but. En toute fin de rencontre, l'attaquant argentin s'est ensuite offert un doublé pour sceller la qualification des Argentins en 16es de finale.

22.06.2026 à 20:59

FRANCE24
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"Il y a des centaines de footballeurs qui tueraient pour être à ta place (...) et tu vas quitter tout ça pour assister à la naissance de ton enfant, qui est un moment dégueulasse, excusez-moi, où le papa ne sert à rien...", avait lancé vendredi France Pierron, qui anime quotidiennement l'émission "L'Equipe de choc". Face à la vive polémique créée par ses propos sur les réseaux sociaux, la journaliste s'est déclarée "désolée" samedi sur X et a assuré que son "intention n'(avait) jamais été de minimiser la place ou le rôle des pères auprès de leur conjointe et de leur enfant". Lundi matin, juste avant de lancer une nouvelle édition de "L'Equipe de choc", la chaîne a diffusé un communiqué pour "se (désolidariser) de ces propos très éloignés des valeurs du groupe et s'(excuser) auprès du footballeur concerné et plus globalement auprès de son public". Absente de l'antenne lundi matin, la journaliste en restera écartée jusqu'à la fin de la saison, le 3 juillet, "afin de permettre un examen apaisé de cette situation, qui nécessite prise de recul et sérénité", a indiqué le groupe L'Equipe dans un autre communiqué. Elle sera remplacée par l'un de ses consultants habituels, Pierre Bouby. Le groupe a parallèlement réaffirmé qu'il condamnait avec "la plus grande fermeté la campagne de cyberharcèlement" et les injures qui visent la journaliste depuis ses déclarations. "Aucun désaccord ne saurait justifier de tels comportements", assure le groupe, qui dénonce des "agissements inacceptables". Star de la sélection belge, Jérémy Doku avait fait part de son souhait de retourner en Belgique pour être auprès de son épouse quand elle accouchera de leur premier enfant, un événement qui pourrait intervenir entre des éventuels seizième et quart de finale disputés par les "Diables rouges".
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"Il y a des centaines de footballeurs qui tueraient pour être à ta place (...) et tu vas quitter tout ça pour assister à la naissance de ton enfant, qui est un moment dégueulasse, excusez-moi, où le papa ne sert à rien...", avait lancé vendredi France Pierron, qui anime quotidiennement l'émission "L'Equipe de choc". Face à la vive polémique créée par ses propos sur les réseaux sociaux, la journaliste s'est déclarée "désolée" samedi sur X et a assuré que son "intention n'(avait) jamais été de minimiser la place ou le rôle des pères auprès de leur conjointe et de leur enfant". Lundi matin, juste avant de lancer une nouvelle édition de "L'Equipe de choc", la chaîne a diffusé un communiqué pour "se (désolidariser) de ces propos très éloignés des valeurs du groupe et s'(excuser) auprès du footballeur concerné et plus globalement auprès de son public". Absente de l'antenne lundi matin, la journaliste en restera écartée jusqu'à la fin de la saison, le 3 juillet, "afin de permettre un examen apaisé de cette situation, qui nécessite prise de recul et sérénité", a indiqué le groupe L'Equipe dans un autre communiqué. Elle sera remplacée par l'un de ses consultants habituels, Pierre Bouby. Le groupe a parallèlement réaffirmé qu'il condamnait avec "la plus grande fermeté la campagne de cyberharcèlement" et les injures qui visent la journaliste depuis ses déclarations. "Aucun désaccord ne saurait justifier de tels comportements", assure le groupe, qui dénonce des "agissements inacceptables". Star de la sélection belge, Jérémy Doku avait fait part de son souhait de retourner en Belgique pour être auprès de son épouse quand elle accouchera de leur premier enfant, un événement qui pourrait intervenir entre des éventuels seizième et quart de finale disputés par les "Diables rouges".

22.06.2026 à 20:57

FRANCE 24
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Trois hommes, dont un policier et le suspect, sont morts lundi lors d'une fusillade dans un quartier juif de Montréal, tandis qu'une policière a été blessée, ont annoncé les autorités.    
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Trois hommes, dont un policier et le suspect, sont morts lundi lors d'une fusillade dans un quartier juif de Montréal, tandis qu'une policière a été blessée, ont annoncé les autorités.    

22.06.2026 à 20:57

FRANCE24
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Sur la plage, alors que des enfants barbotent au bord de l'eau, le trio s'élance dans la houle en ramant vers le large. "Ce sport est indescriptible. Quand vous prenez une vague, que vous glissez dessus, c'est une sensation qui ne peut pas se transcrire en mots", explique Tahseen Abou Assi, 23 ans, qui a appris à surfer avec son père. Un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas est entré en vigueur en octobre dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre. Mais le petit territoire côtier dévasté reste en proie aux violences et bombardements, chaque camp accusant l'autre de violations quasi-quotidiennes. Même en mer. Mi-mai, l'hôpital Nasser de Khan Younès a signalé avoir reçu deux pêcheurs, blessés par des tirs de la marine israélienne près d'une plage du sud. Puis quelques jours plus tard, trois autres ont été touchés au large de la ville de Gaza, selon une source sécuritaire gazaouie. "La situation reste instable", souligne Tahseen Abou Assi. "A tout moment, des obus ou des explosifs peuvent tomber près de vous". - "Pas de remplacement" - Sur les vagues, les surfeurs se libèrent des difficultés et pesanteurs de la vie quotidienne. Mais les graves pénuries causées par la guerre, et les restrictions israéliennes à l'importation de biens entravent la pratique de ce sport. "L'une des plus grandes difficultés auxquelles nous sommes confrontés est le manque d'outils et d'équipements spécifiques", explique Abdel Rahim Al-Ustadh, âgé de 19 ans. La wax, un produit qui doit être appliqué sur la planche pour la rendre antidérapante, "est introuvable à Gaza. Nous utilisons de la cire de bougie pour continuer à pratiquer", précise-t-il. Le jeune homme prend grand soin de son matériel et s'accroche à sa planche de surf rouge et bleue, vieille de 17 ans, presque son âge: "nous adorons ces planches. En perdre une ou se la faire confisquer remettrait en question la possibilité de continuer". Khalil Abou Jiyab, 18 ans, raconte qu'avant la guerre, Gaza comptait un groupe de 17 surfeurs. Ils ne sont plus que trois aujourd'hui, les autres ayant abandonné "faute de planches. Chacun n'a qu'une seule planche. Quand elle se casse, il n'y a pas de solution de remplacement". "Je surfe depuis 13 ans, mais mes espoirs se sont presque envolés", confie à l'AFP celui qui rêverait de participer un jour à des compétitions hors de la bande de Gaza. "A Gaza, il n'y a rien d'intéressant à part la mer", ajoute-t-il. "C'est la seule échappatoire. Sans elle, la vie aurait disparu depuis longtemps".
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Sur la plage, alors que des enfants barbotent au bord de l'eau, le trio s'élance dans la houle en ramant vers le large. "Ce sport est indescriptible. Quand vous prenez une vague, que vous glissez dessus, c'est une sensation qui ne peut pas se transcrire en mots", explique Tahseen Abou Assi, 23 ans, qui a appris à surfer avec son père. Un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas est entré en vigueur en octobre dans la bande de Gaza, après deux ans de guerre. Mais le petit territoire côtier dévasté reste en proie aux violences et bombardements, chaque camp accusant l'autre de violations quasi-quotidiennes. Même en mer. Mi-mai, l'hôpital Nasser de Khan Younès a signalé avoir reçu deux pêcheurs, blessés par des tirs de la marine israélienne près d'une plage du sud. Puis quelques jours plus tard, trois autres ont été touchés au large de la ville de Gaza, selon une source sécuritaire gazaouie. "La situation reste instable", souligne Tahseen Abou Assi. "A tout moment, des obus ou des explosifs peuvent tomber près de vous". - "Pas de remplacement" - Sur les vagues, les surfeurs se libèrent des difficultés et pesanteurs de la vie quotidienne. Mais les graves pénuries causées par la guerre, et les restrictions israéliennes à l'importation de biens entravent la pratique de ce sport. "L'une des plus grandes difficultés auxquelles nous sommes confrontés est le manque d'outils et d'équipements spécifiques", explique Abdel Rahim Al-Ustadh, âgé de 19 ans. La wax, un produit qui doit être appliqué sur la planche pour la rendre antidérapante, "est introuvable à Gaza. Nous utilisons de la cire de bougie pour continuer à pratiquer", précise-t-il. Le jeune homme prend grand soin de son matériel et s'accroche à sa planche de surf rouge et bleue, vieille de 17 ans, presque son âge: "nous adorons ces planches. En perdre une ou se la faire confisquer remettrait en question la possibilité de continuer". Khalil Abou Jiyab, 18 ans, raconte qu'avant la guerre, Gaza comptait un groupe de 17 surfeurs. Ils ne sont plus que trois aujourd'hui, les autres ayant abandonné "faute de planches. Chacun n'a qu'une seule planche. Quand elle se casse, il n'y a pas de solution de remplacement". "Je surfe depuis 13 ans, mais mes espoirs se sont presque envolés", confie à l'AFP celui qui rêverait de participer un jour à des compétitions hors de la bande de Gaza. "A Gaza, il n'y a rien d'intéressant à part la mer", ajoute-t-il. "C'est la seule échappatoire. Sans elle, la vie aurait disparu depuis longtemps".

22.06.2026 à 20:47

FRANCE24
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Repérée en juillet 2025, elle est seulement le troisième objet interstellaire, c'est-à-dire étranger à notre Système solaire, à jamais avoir été détecté. Sa luminosité inhabituelle a offert aux scientifiques l'opportunité sans précédent d'étudier un corps céleste provenant d'ailleurs dans la galaxie. Selon une nouvelle étude publiée lundi dans Nature, elle pourrait être âgée de jusqu'à 12 milliards d'années, trois fois plus que le Système solaire dont la naissance remonterait à "seulement" 4,5 milliards d'années. Ce qui en fait peut-être "le plus vieil objet jamais observé" autour de notre Soleil, souligne auprès de l'AFP le principal auteur de l'étude Martin Cordiner, astronome à la Nasa. Cependant, il pourrait exister "des scénarios marginaux" offrant d'autres explications à la composition chimique inhabituelle de la comète, prévient-il. La nouvelle recherche repose sur le rapport entre des éléments chimiques appelés isotopes, détecté grâce au télescope spatial James Webb et à l’observatoire ALMA au Chili. Ces mesures "révèlent une composition élémentaire différente de tout corps du Système solaire", indique l'étude. Par rapport aux comètes formées dans le Système solaire, 3I/ATLAS comporte 10 fois plus de deutérium, un isotope de l'hydrogène, qui remplace celui-ci dans l'eau lourde. "Une telle abondance d'eau lourde ne peut vraiment se produire, selon notre compréhension de l'astrochimie, que dans un environnement très froid", explique M. Cordiner. Provenance mystérieuse 3I/ATLAS est donc vraisemblablement un des objets les plus froids jamais détectés dans notre système, les indices isotopiques suggérant qu'il s'est formé dans un environnement avoisinant les -243 degrés Celsius. La provenance exacte de la comète dans la Voie lactée reste un mystère. Mais les scientifiques pensent que ces objets interstellaires se forment de la même manière que ceux qui naissent dans notre voisinage, en étant éjectés durant la formation violente d'une nouvelle planète. N'étant liée à aucune étoile, 3I/ATLAS a probablement passé des milliards d'années sur "d'immenses trajectoires inimaginables à travers notre galaxie", raconte M. Cordiner. Les scientifiques ont également détecté une absence inhabituelle d'enrichissement chimique dans la comète, suggérant qu'elle s'est formée relativement près de zones de naissance d'étoiles. Elle pourrait même être le "vestige" d'une ère appelée "midi cosmique" au cours de laquelle beaucoup d'étoiles sont apparues il y a environ 10 milliards d'années, précise M. Cordiner. Deux autres objets interstellaires avaient été repérés auparavant, 1I/'Oumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019. Mais aucun des deux n'était suffisamment lumineux pour permettre aux scientifiques de recueillir des données isotopiques. Le médiatique astronome américain Avi Loeb, enseignant à Harvard, avait suscité la controverse en avançant que 'Oumuamua pouvait être un vaisseau extraterrestre, et a émis des suppositions similaires pour 3I/ATLAS. A des années-lumières de cette théorie, battue en brèche par la Nasa et le très sérieux institut américain de recherche d'une intelligence extraterrestre (SETI), les astronomes sont enthousiasmés par les résultats "sans précédent" des observations menées sur la comète. "Jusqu'à ces mesures, on ne pouvait que rêver" d'obtenir ce genre d'informations sur un objet interstellaire, souligne auprès de l'AFP Darryl Seligman, de l'Université d'Etat du Michigan. L'âge de la comète reste incertain, selon ce chercheur qui a travaillé sur 3I/ATLAS mais n'a pas participé à l'étude. Mais, "il est raisonnable de parier qu'elle est plus vieille que quoi que ce soit dans le Système solaire", estime-t-il. 3I/ATLAS est en train de quitter le Système solaire et n'y reviendra jamais, ce qui rend les observations de plus en plus difficiles. Mais les astronomes s'attendent à repérer de nombreux autres objets interstellaires dans les années à venir, en particulier grâce au nouvel observatoire Vera C. Rubin installé au Chili. "Nous n'en sommes qu'au début d'une nouveau domaine passionnant. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ces objets et ce qu'ils peuvent nous dire de la galaxie", s'émerveille M. Cordiner.
Texte intégral (703 mots)
Repérée en juillet 2025, elle est seulement le troisième objet interstellaire, c'est-à-dire étranger à notre Système solaire, à jamais avoir été détecté. Sa luminosité inhabituelle a offert aux scientifiques l'opportunité sans précédent d'étudier un corps céleste provenant d'ailleurs dans la galaxie. Selon une nouvelle étude publiée lundi dans Nature, elle pourrait être âgée de jusqu'à 12 milliards d'années, trois fois plus que le Système solaire dont la naissance remonterait à "seulement" 4,5 milliards d'années. Ce qui en fait peut-être "le plus vieil objet jamais observé" autour de notre Soleil, souligne auprès de l'AFP le principal auteur de l'étude Martin Cordiner, astronome à la Nasa. Cependant, il pourrait exister "des scénarios marginaux" offrant d'autres explications à la composition chimique inhabituelle de la comète, prévient-il. La nouvelle recherche repose sur le rapport entre des éléments chimiques appelés isotopes, détecté grâce au télescope spatial James Webb et à l’observatoire ALMA au Chili. Ces mesures "révèlent une composition élémentaire différente de tout corps du Système solaire", indique l'étude. Par rapport aux comètes formées dans le Système solaire, 3I/ATLAS comporte 10 fois plus de deutérium, un isotope de l'hydrogène, qui remplace celui-ci dans l'eau lourde. "Une telle abondance d'eau lourde ne peut vraiment se produire, selon notre compréhension de l'astrochimie, que dans un environnement très froid", explique M. Cordiner. Provenance mystérieuse 3I/ATLAS est donc vraisemblablement un des objets les plus froids jamais détectés dans notre système, les indices isotopiques suggérant qu'il s'est formé dans un environnement avoisinant les -243 degrés Celsius. La provenance exacte de la comète dans la Voie lactée reste un mystère. Mais les scientifiques pensent que ces objets interstellaires se forment de la même manière que ceux qui naissent dans notre voisinage, en étant éjectés durant la formation violente d'une nouvelle planète. N'étant liée à aucune étoile, 3I/ATLAS a probablement passé des milliards d'années sur "d'immenses trajectoires inimaginables à travers notre galaxie", raconte M. Cordiner. Les scientifiques ont également détecté une absence inhabituelle d'enrichissement chimique dans la comète, suggérant qu'elle s'est formée relativement près de zones de naissance d'étoiles. Elle pourrait même être le "vestige" d'une ère appelée "midi cosmique" au cours de laquelle beaucoup d'étoiles sont apparues il y a environ 10 milliards d'années, précise M. Cordiner. Deux autres objets interstellaires avaient été repérés auparavant, 1I/'Oumuamua en 2017 et 2I/Borisov en 2019. Mais aucun des deux n'était suffisamment lumineux pour permettre aux scientifiques de recueillir des données isotopiques. Le médiatique astronome américain Avi Loeb, enseignant à Harvard, avait suscité la controverse en avançant que 'Oumuamua pouvait être un vaisseau extraterrestre, et a émis des suppositions similaires pour 3I/ATLAS. A des années-lumières de cette théorie, battue en brèche par la Nasa et le très sérieux institut américain de recherche d'une intelligence extraterrestre (SETI), les astronomes sont enthousiasmés par les résultats "sans précédent" des observations menées sur la comète. "Jusqu'à ces mesures, on ne pouvait que rêver" d'obtenir ce genre d'informations sur un objet interstellaire, souligne auprès de l'AFP Darryl Seligman, de l'Université d'Etat du Michigan. L'âge de la comète reste incertain, selon ce chercheur qui a travaillé sur 3I/ATLAS mais n'a pas participé à l'étude. Mais, "il est raisonnable de parier qu'elle est plus vieille que quoi que ce soit dans le Système solaire", estime-t-il. 3I/ATLAS est en train de quitter le Système solaire et n'y reviendra jamais, ce qui rend les observations de plus en plus difficiles. Mais les astronomes s'attendent à repérer de nombreux autres objets interstellaires dans les années à venir, en particulier grâce au nouvel observatoire Vera C. Rubin installé au Chili. "Nous n'en sommes qu'au début d'une nouveau domaine passionnant. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur ces objets et ce qu'ils peuvent nous dire de la galaxie", s'émerveille M. Cordiner.

22.06.2026 à 20:37

FRANCE24
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"Je suis sûr que cela a été un grand soulagement pour beaucoup de gens", confie à l’AFP l'avocat Alan Collins, en courant à une consultation dans son cabinet au centre de Londres. Pour lui, la démission d'un Starmer devenu très impopulaire en près de deux ans au pouvoir est "une bonne nouvelle pour le pays", confronté à de "nombreux problèmes" qui ne sont pas suffisamment traités. Un avis partagé par 62% des Britanniques, selon un sondage réalisé lundi par l'institut YouGov auprès de 6.000 Britanniques. S'il "devient Premier ministre et qu’il est prêt à affronter les défis auxquels ce pays est confronté, il a peut-être une chance", estime Alan Collins. Mais "s’il ne le fait pas, et que l’on assiste à une répétition de ce que nous avons connu ces dernières années, alors ce sera une occasion manquée". "Cycle infernal" redouté A Manchester, où Andy Burnham jouit d'une forte popularité après 10 ans à la mairie, des habitants rencontrés par l'AFP font aussi preuve d'un optimisme mesuré. Louis Marks, 30 ans, qui travaille dans les services financiers, se félicite d'avoir "une voix du nord à Downing Street". Mais lorsqu'il deviendra Premier ministre, Burnham va devoir passer de la gestion d’un territoire local à celle d’un pays entier, et "s'attaquer à de très gros chantiers nationaux comme le coût de la vie", dit-il. Surnommé "le roi du nord", Andy Burnham a fait campagne sur ce thème, promettant de réduire les factures d'énergie et d'eau des Britanniques. Même tonalité pour Aaron Wear, 23 ans, ingénieur de profession: "Quand on est maire, on est très centré sur un territoire précis. Trouver le bon équilibre au niveau d'un pays tout entier pourrait s'avérer difficile, mais j'espère qu'il fera du bon travail". Surtout, Andy Burnham devra faire ses preuves rapidement, sur fond d'économie atone et de crise internationale liée aux conflits en Ukraine et en Iran, souligne Louis Marks. "Si d'ici quatre mois les gens ne ressentent aucun changement, ils risquent de ne pas être satisfaits. Et on va se retrouver dans un cycle infernal de valse des Premiers ministres", pronostique-t-il, en référence aux six chefs du gouvernement qui se sont succédé au Royaume-Uni ces dix dernières années. A Londres, Maria, qui travaille dans la finance, souligne que le futur Premier ministre va être confronté à de rudes réalités économiques dès son arrivée. "J'ai l’impression que beaucoup de gens n’y croient plus", dit-elle. "Il y a eu beaucoup de changements, mais rien ne s’améliore vraiment pour l’instant".
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"Je suis sûr que cela a été un grand soulagement pour beaucoup de gens", confie à l’AFP l'avocat Alan Collins, en courant à une consultation dans son cabinet au centre de Londres. Pour lui, la démission d'un Starmer devenu très impopulaire en près de deux ans au pouvoir est "une bonne nouvelle pour le pays", confronté à de "nombreux problèmes" qui ne sont pas suffisamment traités. Un avis partagé par 62% des Britanniques, selon un sondage réalisé lundi par l'institut YouGov auprès de 6.000 Britanniques. S'il "devient Premier ministre et qu’il est prêt à affronter les défis auxquels ce pays est confronté, il a peut-être une chance", estime Alan Collins. Mais "s’il ne le fait pas, et que l’on assiste à une répétition de ce que nous avons connu ces dernières années, alors ce sera une occasion manquée". "Cycle infernal" redouté A Manchester, où Andy Burnham jouit d'une forte popularité après 10 ans à la mairie, des habitants rencontrés par l'AFP font aussi preuve d'un optimisme mesuré. Louis Marks, 30 ans, qui travaille dans les services financiers, se félicite d'avoir "une voix du nord à Downing Street". Mais lorsqu'il deviendra Premier ministre, Burnham va devoir passer de la gestion d’un territoire local à celle d’un pays entier, et "s'attaquer à de très gros chantiers nationaux comme le coût de la vie", dit-il. Surnommé "le roi du nord", Andy Burnham a fait campagne sur ce thème, promettant de réduire les factures d'énergie et d'eau des Britanniques. Même tonalité pour Aaron Wear, 23 ans, ingénieur de profession: "Quand on est maire, on est très centré sur un territoire précis. Trouver le bon équilibre au niveau d'un pays tout entier pourrait s'avérer difficile, mais j'espère qu'il fera du bon travail". Surtout, Andy Burnham devra faire ses preuves rapidement, sur fond d'économie atone et de crise internationale liée aux conflits en Ukraine et en Iran, souligne Louis Marks. "Si d'ici quatre mois les gens ne ressentent aucun changement, ils risquent de ne pas être satisfaits. Et on va se retrouver dans un cycle infernal de valse des Premiers ministres", pronostique-t-il, en référence aux six chefs du gouvernement qui se sont succédé au Royaume-Uni ces dix dernières années. A Londres, Maria, qui travaille dans la finance, souligne que le futur Premier ministre va être confronté à de rudes réalités économiques dès son arrivée. "J'ai l’impression que beaucoup de gens n’y croient plus", dit-elle. "Il y a eu beaucoup de changements, mais rien ne s’améliore vraiment pour l’instant".

22.06.2026 à 20:27

FRANCE24
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"On est assez inquiets (...) on comprend qu'il y a des réflexions assez avancées de la part du gouvernement pour reconduire, peut-être sur un format un peu réduit, cette surtaxe d'IS, et on y est totalement opposés", a remarqué M. Martin lors d'une conférence de presse. Alors que le conseil exécutif du Medef a été reçu le 15 juin à déjeuner par le Premier ministre Sébastien Lecornu, "cela fait partie des sujets qu'on a abordés en nous désolant que la parole de l'Etat ne soit pas tenue", a noté M. Martin lors d'une conférence de presse. La surtaxe, qui rapporte environ 8 milliards d'euros par an, avait été mise en place en 2025, normalement pour un an, et a déjà été reconduite cette année. "Si le crédit politique de l'Etat est altéré c'est parce que bien souvent il ne tient pas ses engagements", a-t-il ajouté. Selon le président du Medef, "la théorie selon laquelle cette surtaxe ne serait pas grave parce que ça ne concernerait que 400 entreprises, ça ne tient pas la route: il y a un effet de ruissellement" sur les entreprises plus petites, a-t-il soutenu. Il a reconnu que critiquer la surtaxe "n'était pas une cause facile à défendre", face aux accusations de "soutenir les ultra-riches: mais on parle d'entreprises, là, pas d'actionnaires", a-t-il relevé. "De même, a-t-il ajouté, on n'est pas très optimistes sur la mise en œuvre de l'engagement pris par les gouvernements successifs de reprendre la trajectoire de suppression de la CVAE", un impôt de production qui devait être entièrement supprimé sur le quinquennat et ne l'a été qu'à moitié. "On a des gouvernants qui prennent des mesures qui vont à l'encontre de leurs convictions", a relevé M. Martin à l'égard des récents gouvernements du bloc central, qui ont dû passer des compromis avec le parti socialiste pour obtenir le passage des deux derniers budgets. "Alors que la bataille économique est d'une rudesse incroyable", M. Martin a estimé "qu'à un moment donné, (y compris) en termes de moral (des chefs d'entreprises) on va atteindre les limites de l'exercice".
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"On est assez inquiets (...) on comprend qu'il y a des réflexions assez avancées de la part du gouvernement pour reconduire, peut-être sur un format un peu réduit, cette surtaxe d'IS, et on y est totalement opposés", a remarqué M. Martin lors d'une conférence de presse. Alors que le conseil exécutif du Medef a été reçu le 15 juin à déjeuner par le Premier ministre Sébastien Lecornu, "cela fait partie des sujets qu'on a abordés en nous désolant que la parole de l'Etat ne soit pas tenue", a noté M. Martin lors d'une conférence de presse. La surtaxe, qui rapporte environ 8 milliards d'euros par an, avait été mise en place en 2025, normalement pour un an, et a déjà été reconduite cette année. "Si le crédit politique de l'Etat est altéré c'est parce que bien souvent il ne tient pas ses engagements", a-t-il ajouté. Selon le président du Medef, "la théorie selon laquelle cette surtaxe ne serait pas grave parce que ça ne concernerait que 400 entreprises, ça ne tient pas la route: il y a un effet de ruissellement" sur les entreprises plus petites, a-t-il soutenu. Il a reconnu que critiquer la surtaxe "n'était pas une cause facile à défendre", face aux accusations de "soutenir les ultra-riches: mais on parle d'entreprises, là, pas d'actionnaires", a-t-il relevé. "De même, a-t-il ajouté, on n'est pas très optimistes sur la mise en œuvre de l'engagement pris par les gouvernements successifs de reprendre la trajectoire de suppression de la CVAE", un impôt de production qui devait être entièrement supprimé sur le quinquennat et ne l'a été qu'à moitié. "On a des gouvernants qui prennent des mesures qui vont à l'encontre de leurs convictions", a relevé M. Martin à l'égard des récents gouvernements du bloc central, qui ont dû passer des compromis avec le parti socialiste pour obtenir le passage des deux derniers budgets. "Alors que la bataille économique est d'une rudesse incroyable", M. Martin a estimé "qu'à un moment donné, (y compris) en termes de moral (des chefs d'entreprises) on va atteindre les limites de l'exercice".

22.06.2026 à 20:15

FRANCE24
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Sur les quais de Seine, les grutiers ont déposé dans une barge l'ancien adaptateur en service depuis 1974, qui sera démantelé et recyclé. Pour prendre sa place mercredi dans un immeuble haussmannien de la capitale où se trouve le poste-source Pyramides, dans la très chic rue Saint-Honoré, le nouveau "transfo" parcourra les derniers kilomètres de son odyssée par camion, dans un convoi exceptionnel et donc nocturne. Enedis procèdera cette année au remplacement de trois de ces transformateurs contre un seul en 2025, a précisé sa direction. Le temps d'assurer les dernières opérations de raccordement, celui-ci sera "mis en service en février 2027", a indiqué à l'AFP Nicolas Perrin, directeur régional Enedis Paris. D'ici là, "les postes de transformation adjacents" assurent la continuité du service, a-t-il précisé. En renouvelant ces transformateurs qui assurent "la conversion entre le réseau très haute tension, qui est opéré par RTE, qui arrive en 225.000 volts sur la capitale, et le réseau Enedis, qui est opéré en 20.000 V", Enedis "assure la résilience, la robustesse de son réseau de distribution", a déclaré Nicolas Perrin, un "besoin face au changement climatique". L'énorme cube blanc, fabriqué au Portugal, "a été acheminé par voies maritimes et fluviales" via la Belgique et jusqu'au port parisien de Tolbiac "sur 2.500km", a indiqué Enedis. Lors de canicules pendant l'été 2025, avec l'accumulation de la chaleur dans les sous-sols abritant les lignes électriques, la capitale avait connu des coupures d'importance, privant de courant le palais de justice, des bâtiments de l'Assemblée nationale ou les Galeries Lafayette en plus de milliers de foyers. Enedis espère endiguer ce phénomène en grande partie avec le remplacement de câbles souterrains anciens par du matériel moins sensible à la chaleur, un chantier entamé depuis une quinzaine d'années et prévu pour durer encore 25 ans. Les techniciens d'Enedis remplacent ainsi chaque année à Paris "70 à 100 km de réseau moyenne tension et 10 à 30 kilomètres de réseau basse tension", selon M. Perrin. "Depuis le début de l'année" à Paris, "et nonobstant cette vague de chaleur", le nombre d'incidents est "légèrement en retrait" par rapport à l'an dernier, a-t-il assuré. En bâtiment ou en sous-sol, "les transformateurs ne sont pas les éléments du réseau de distribution les plus impactés par la canicule", a souligné M. Perrin. Mais les remplacer "permet d'assurer dès l'amont la résilience du réseau sur lequel on travaille pour pouvoir assumer la robustesse face aux épisodes caniculaires". Le gestionnaire du réseau à haute tension RTE a par ailleurs assuré lundi que l'approvisionnement en électricité en France était assuré malgré la canicule.
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Sur les quais de Seine, les grutiers ont déposé dans une barge l'ancien adaptateur en service depuis 1974, qui sera démantelé et recyclé. Pour prendre sa place mercredi dans un immeuble haussmannien de la capitale où se trouve le poste-source Pyramides, dans la très chic rue Saint-Honoré, le nouveau "transfo" parcourra les derniers kilomètres de son odyssée par camion, dans un convoi exceptionnel et donc nocturne. Enedis procèdera cette année au remplacement de trois de ces transformateurs contre un seul en 2025, a précisé sa direction. Le temps d'assurer les dernières opérations de raccordement, celui-ci sera "mis en service en février 2027", a indiqué à l'AFP Nicolas Perrin, directeur régional Enedis Paris. D'ici là, "les postes de transformation adjacents" assurent la continuité du service, a-t-il précisé. En renouvelant ces transformateurs qui assurent "la conversion entre le réseau très haute tension, qui est opéré par RTE, qui arrive en 225.000 volts sur la capitale, et le réseau Enedis, qui est opéré en 20.000 V", Enedis "assure la résilience, la robustesse de son réseau de distribution", a déclaré Nicolas Perrin, un "besoin face au changement climatique". L'énorme cube blanc, fabriqué au Portugal, "a été acheminé par voies maritimes et fluviales" via la Belgique et jusqu'au port parisien de Tolbiac "sur 2.500km", a indiqué Enedis. Lors de canicules pendant l'été 2025, avec l'accumulation de la chaleur dans les sous-sols abritant les lignes électriques, la capitale avait connu des coupures d'importance, privant de courant le palais de justice, des bâtiments de l'Assemblée nationale ou les Galeries Lafayette en plus de milliers de foyers. Enedis espère endiguer ce phénomène en grande partie avec le remplacement de câbles souterrains anciens par du matériel moins sensible à la chaleur, un chantier entamé depuis une quinzaine d'années et prévu pour durer encore 25 ans. Les techniciens d'Enedis remplacent ainsi chaque année à Paris "70 à 100 km de réseau moyenne tension et 10 à 30 kilomètres de réseau basse tension", selon M. Perrin. "Depuis le début de l'année" à Paris, "et nonobstant cette vague de chaleur", le nombre d'incidents est "légèrement en retrait" par rapport à l'an dernier, a-t-il assuré. En bâtiment ou en sous-sol, "les transformateurs ne sont pas les éléments du réseau de distribution les plus impactés par la canicule", a souligné M. Perrin. Mais les remplacer "permet d'assurer dès l'amont la résilience du réseau sur lequel on travaille pour pouvoir assumer la robustesse face aux épisodes caniculaires". Le gestionnaire du réseau à haute tension RTE a par ailleurs assuré lundi que l'approvisionnement en électricité en France était assuré malgré la canicule.

22.06.2026 à 20:13

Stéphanie ANTOINE
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Les négociations entre les États-Unis et l’Iran, dont le premier cycle s’est achevé très tôt ce lundi matin en Suisse sous la médiation du Pakistan et du Qatar, ont enregistré des avancées significatives. L’Iran fait état de "progrès encourageants". Téhéran et Washington se sont entendus sur "une feuille de route" visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d’un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques.
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Les négociations entre les États-Unis et l’Iran, dont le premier cycle s’est achevé très tôt ce lundi matin en Suisse sous la médiation du Pakistan et du Qatar, ont enregistré des avancées significatives. L’Iran fait état de "progrès encourageants". Téhéran et Washington se sont entendus sur "une feuille de route" visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d’un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques.

22.06.2026 à 20:03

FRANCE24
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Le capitaine argentin, qui aura 39 ans mercredi, compte désormais deux buts de plus que l'Allemand Miroslav Klose - dont le record datait de 2014 -, qu'il avait rejoint à la faveur de son triplé la semaine dernière face à l'Algérie (3-0) lors de l'entrée en lice des champions du monde argentins dans le Mondial-2026. Le Brésilien Ronaldo complète le podium avec 15 réalisations, suivi de l'Allemand Gerd Müller et du Français Kylian Mbappé (14 buts). Le capitaine des Bleus, qui joue en Amérique du Nord sa troisième Coupe du monde, aura l'occasion de soigner ses statistiques. A Arlington, près de Dallas, le génie argentin a ajouté deux unités à son compteur personnel, d'abord d'une frappe enroulée du gauche à la conclusion d'un centre adressé par Facundo Medina, que Thiago Almada a laissé passer entre ses jambes, puis en s'arrachant pour conclure en plusieurs fois une action en toute fin de rencontre. Messi, qui en est à sa sixième Coupe du monde (après 2006, 2010, 2014, 2018 et 2022), disputait lundi face à l'Autriche son 28e match dans un Mondial, un autre record. En tout début de rencontre, il avait cependant raté un pénalty, accordé aux Argentins après vérification par la VAR. Hors séances de tirs au but, c'est son troisième pénalty manqué en Coupe du monde en sept tentatives, selon le statisticien Opta.
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Le capitaine argentin, qui aura 39 ans mercredi, compte désormais deux buts de plus que l'Allemand Miroslav Klose - dont le record datait de 2014 -, qu'il avait rejoint à la faveur de son triplé la semaine dernière face à l'Algérie (3-0) lors de l'entrée en lice des champions du monde argentins dans le Mondial-2026. Le Brésilien Ronaldo complète le podium avec 15 réalisations, suivi de l'Allemand Gerd Müller et du Français Kylian Mbappé (14 buts). Le capitaine des Bleus, qui joue en Amérique du Nord sa troisième Coupe du monde, aura l'occasion de soigner ses statistiques. A Arlington, près de Dallas, le génie argentin a ajouté deux unités à son compteur personnel, d'abord d'une frappe enroulée du gauche à la conclusion d'un centre adressé par Facundo Medina, que Thiago Almada a laissé passer entre ses jambes, puis en s'arrachant pour conclure en plusieurs fois une action en toute fin de rencontre. Messi, qui en est à sa sixième Coupe du monde (après 2006, 2010, 2014, 2018 et 2022), disputait lundi face à l'Autriche son 28e match dans un Mondial, un autre record. En tout début de rencontre, il avait cependant raté un pénalty, accordé aux Argentins après vérification par la VAR. Hors séances de tirs au but, c'est son troisième pénalty manqué en Coupe du monde en sept tentatives, selon le statisticien Opta.

22.06.2026 à 19:58

FRANCE 24
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Les rapporteurs de la mission d'inspection déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna ont pointé lundi une série de dysfonctionnements des enquêteurs, notamment de la gendarmerie, ainsi que du parquet d'Auch.
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Les rapporteurs de la mission d'inspection déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna ont pointé lundi une série de dysfonctionnements des enquêteurs, notamment de la gendarmerie, ainsi que du parquet d'Auch.
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