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28.02.2026 à 12:55

Trump se déjuge et appelle au soulèvement populaire en Iran

FRANCE24
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En lançant une campagne majeure aux côtés d'Israël contre l'Iran, le président américain a appelé samedi à un soulèvement populaire contre la République islamique, quitte à se départir de ses positions passées. Depuis les manifestations de janvier réprimées dans le sang en Iran, le dirigeant républicain n'a cessé de dénoncer la mort de civils, citant le plus souvent le chiffre de 32.000 manifestants tués. Il avait alors lancé au peuple iranien que "l'aide était en route" et déployé une armada massive au Moyen-Orient, le plus important dispositif américain dans cette région depuis l'invasion de l'Irak en 2003. De façon visiblement coordonnée, le fils du dernier chah d'Iran, qui vit en exil dans la région de Washington, s'est dit confiant dans la victoire contre la République islamique. "Nous sommes très proches de la victoire finale. Je veux être à vos côtés dès que possible afin qu'ensemble, nous puissions reprendre et reconstruire l'Iran", a déclaré samedi Reza Pahlavi dans une allocution vidéo. "Je vous demande de rester chez vous pour l'instant et de préserver votre sécurité. Restez vigilants et prêts afin que, au moment opportun – que je vous annoncerai précisément – vous puissiez retourner dans les rues pour l'action finale", a-t-il dit. Une source de sécurité israélienne a déclaré que "des cibles de haut rang" avaient été visées, sans confirmer le moindre nom. Mais selon la radio-télévision publique israélienne KAN, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Massoud Pezeshkian en font partie. "Comment vivre ou gouverner" - Jusqu'à ce samedi, le président américain avait soufflé le chaud et le froid sur ses intentions, disant préférer la voie diplomatique mais prêt à envisager des frappes "limitées" à défaut d'un accord sur le nucléaire iranien. Mais il s'était gardé de parler ouvertement de changement de régime. C'est que dans un discours marquant en mai en Arabie saoudite, le dirigeant républicain s'était inscrit en rupture avec l'interventionnisme passé des Etats-Unis, tout en affichant sa volonté de mettre fin aux conflits. Il avait alors dit que les Etats-Unis se garderaient désormais de dire à d'autres nations "comment vivre ou gouverner" et que ce n'était pas à lui de regarder dans "l'âme" des dirigeants. Les "interventionnistes se sont immiscés dans des sociétés complexes qu'ils ne comprenaient même pas eux-mêmes", avait-il relevé. "Renforcer ou affaiblir" Depuis lors, le président "faiseur de paix", comme il aime à se vanter, a ordonné des frappes contre des embarcations transportant selon Washington de la drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro dans une opération spectaculaire le 3 janvier et, déjà, ordonné des frappes en juin dernier contre l'Iran qui ont selon lui "anéanti" le programme nucléaire de Téhéran. Le tout sans consulter le Congrès, qui est selon la Constitution américaine seul habilité à déclarer la guerre. D'aucuns s'interrogent cependant sur ce qui se passera en Iran si le régime devait tomber, alors qu'au Venezuela le président américain joue la carte du pouvoir en place au détriment de l'opposition. Personne ne sait "ce que serait l'impact d'un conflit sur le maintien au pouvoir du régime iranien", écrivait la semaine dernière Richard Haass, ancien président du Council on Foreign Relations, sur la plateforme Substack. "Il pourrait tout aussi bien le renforcer que l'affaiblir", ajoutait-il. Fin janvier, lors d'une audition parlementaire, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio concédait aussi que personne ne savait "ce qui se passera en Iran si le guide suprême et le régime venaient à tomber, si ce n'est l'espoir qu'il y ait quelqu'un, au sein de leur système, avec qui vous pourriez travailler".

28.02.2026 à 12:53

Valérie Lesort et Christian Hecq : le duo de metteurs en scène au micro du podcast "Avec Judith"

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Chaque semaine, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son podcast "Avec Judith". Cette fois-ci, ils sont deux : Valérie Lesort et Christian Hecq. Ensemble, ils ont mis en scène plusieurs spectacles innovants, notamment des adaptations théâtrales et lyriques de romans, d’opéras et de pièces classiques. Actuellement, ils présentent "Le Bourgeois gentilhomme" de Molière.
Texte intégral (669 mots)
Chaque semaine, Judith Grimaldi reçoit un invité dans son podcast "Avec Judith". Cette fois-ci, ils sont deux : Valérie Lesort et Christian Hecq. Ensemble, ils ont mis en scène plusieurs spectacles innovants, notamment des adaptations théâtrales et lyriques de romans, d’opéras et de pièces classiques. Actuellement, ils présentent "Le Bourgeois gentilhomme" de Molière.

28.02.2026 à 12:33

Ski: Emma Aicher remporte le super-G de Soldeu et se replace pour le globe

FRANCE24
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Double médaillée d'argent en descente et en combiné par équipes (où elle faisait le slalom!) aux Jeux olympiques, la polyvalente Allemande de 22 ans, capable de monter sur les podiums autant en vitesse qu'en slalom, restait sur une grosse frustration en super-G après son abandon à Cortina. Partie dossard 12 samedi sous le soleil andorran, Aicher a réussi bien mieux que les autres à garder de la vitesse malgré une piste aux longues parties plates. Elle termine avec 88 centièmes d'avance sur la Néo-Zélandaise Alice Robinson tandis que la Suissesse Corinne Suter, vainqueure de la descente vendredi, complète le podium (+ 98/100e). "Je me sentais plutôt bien, je me suis beaucoup amusée à skier, c'est une course sympa et c'est agréable de voir que le travail paye", a réagi l'Allemande au micro de la FIS. "Je ne pensais pas avoir une telle avance en bas." Avec cette 5e victoire (9e podium) en Coupe du monde et les 100 points qui vont avec, Aicher se replace dans la course au globe du super-G, toujours dominée par l'Italienne Sofia Goggia malgré sa 6e place samedi. Il reste encore trois super-G au programme, dont un dimanche à Soldeu, et Goggia a pour le moment 20 points d'avance sur Robinson et 96 d'avance sur Aicher. Abandon pour Miradoli "Demain est un nouveau jour et on repart de zéro!", a prévenu Aicher, seule skieuse du circuit à s'aligner sur toutes les courses au programme de la Coupe du monde, en vitesse comme en technique. "J'aime skier. J'adore le fait qu'un jour je suis là à faire un slalom, et deux jours plus tard je suis ailleurs à faire une descente", avait expliqué en début d'hiver l'Allemande, qui est montée sur son premier podium en Coupe du monde il y a un an tout pile à Kvitfjell (Norvège), avant de décrocher sa première victoire le lendemain. La journée a moins souri à la championne olympique de la spécialité Federica Brignone, partie rapidement à la faute et qui termine loin (15e, + 2.17). La Française Romane Miradoli, vice-championne olympique en super-G, est elle aussi passée à côté en ratant une porte en tout début de tracé. Avec cet abandon, la perspective d'une "remontada" jusqu'au globe de la discipline, possible sur le papier, s'éloigne fortement. Parmi les autres Françaises en lice, Laura Gauché a terminé 9e à 1 sec 59 tandis que Camille Cerutti est 13e à 2 sec 06. La course a été longuement interrompue après la violente chute de l'Autrichienne Ricarda Haaser, finalement évacuée sur une civière, consciente. La Coupe du monde féminine de ski alpin se poursuit dimanche avec un nouveau super-G à Soldeu.
Lire plus (446 mots)
Double médaillée d'argent en descente et en combiné par équipes (où elle faisait le slalom!) aux Jeux olympiques, la polyvalente Allemande de 22 ans, capable de monter sur les podiums autant en vitesse qu'en slalom, restait sur une grosse frustration en super-G après son abandon à Cortina. Partie dossard 12 samedi sous le soleil andorran, Aicher a réussi bien mieux que les autres à garder de la vitesse malgré une piste aux longues parties plates. Elle termine avec 88 centièmes d'avance sur la Néo-Zélandaise Alice Robinson tandis que la Suissesse Corinne Suter, vainqueure de la descente vendredi, complète le podium (+ 98/100e). "Je me sentais plutôt bien, je me suis beaucoup amusée à skier, c'est une course sympa et c'est agréable de voir que le travail paye", a réagi l'Allemande au micro de la FIS. "Je ne pensais pas avoir une telle avance en bas." Avec cette 5e victoire (9e podium) en Coupe du monde et les 100 points qui vont avec, Aicher se replace dans la course au globe du super-G, toujours dominée par l'Italienne Sofia Goggia malgré sa 6e place samedi. Il reste encore trois super-G au programme, dont un dimanche à Soldeu, et Goggia a pour le moment 20 points d'avance sur Robinson et 96 d'avance sur Aicher. Abandon pour Miradoli "Demain est un nouveau jour et on repart de zéro!", a prévenu Aicher, seule skieuse du circuit à s'aligner sur toutes les courses au programme de la Coupe du monde, en vitesse comme en technique. "J'aime skier. J'adore le fait qu'un jour je suis là à faire un slalom, et deux jours plus tard je suis ailleurs à faire une descente", avait expliqué en début d'hiver l'Allemande, qui est montée sur son premier podium en Coupe du monde il y a un an tout pile à Kvitfjell (Norvège), avant de décrocher sa première victoire le lendemain. La journée a moins souri à la championne olympique de la spécialité Federica Brignone, partie rapidement à la faute et qui termine loin (15e, + 2.17). La Française Romane Miradoli, vice-championne olympique en super-G, est elle aussi passée à côté en ratant une porte en tout début de tracé. Avec cet abandon, la perspective d'une "remontada" jusqu'au globe de la discipline, possible sur le papier, s'éloigne fortement. Parmi les autres Françaises en lice, Laura Gauché a terminé 9e à 1 sec 59 tandis que Camille Cerutti est 13e à 2 sec 06. La course a été longuement interrompue après la violente chute de l'Autrichienne Ricarda Haaser, finalement évacuée sur une civière, consciente. La Coupe du monde féminine de ski alpin se poursuit dimanche avec un nouveau super-G à Soldeu.

28.02.2026 à 12:31

Attaque en Iran : de la fumée s'élève au centre de Téhéran

FRANCE24
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🔴 De la fumée s'élève au centre de #Téhéran alors que les #ÉtatsUnis et #Israël frappent le pays.L'#Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant notamment Jérusalem et des bases américaines de la région.🔗Suivez les derniers développements en direct sur #FRANCE24
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🔴 De la fumée s'élève au centre de #Téhéran alors que les #ÉtatsUnis et #Israël frappent le pays.L'#Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant notamment Jérusalem et des bases américaines de la région.🔗Suivez les derniers développements en direct sur #FRANCE24

28.02.2026 à 12:31

Les principaux piliers du pouvoir iranien

FRANCE24
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Voici les principaux piliers du pouvoir iranien, en place depuis la création de la République islamique en 1979: Guide suprême Le guide suprême est désigné à vie par l'Assemblée des experts, élue au suffrage universel. En théorie placé sous le contrôle de cette haute instance religieuse, il garde en pratique le dernier mot sur les grandes orientations, tant en politique intérieure qu'extérieure. Il nomme les responsables des principales institutions, dont le chef du pouvoir judiciaire, la moitié des membres du puissant Conseil des gardiens de la constitution, les commandants militaires et le directeur de la radiotélévision d'Etat. En sa qualité de commandant en chef, il supervise l'ensemble des appareils de sécurité, militaires et de renseignement. L'ayatollah Ali Khamenei, 86 ans, occupe cette fonction depuis le décès en 1989 du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeini. Depuis, il a traversé plusieurs crises en y répondant surtout avec la répression. Récemment, il a été confronté à la guerre de 12 jours en juin 2025 avec Israël, à l'affaiblissement des alliés régionaux de l'Iran et aux récentes manifestations de masse. Responsables élus Les Iraniens votent pour le président, le Parlement et l'Assemblée des experts. Toutefois, les candidatures doivent être validées par le Conseil des gardiens de la constitution, composé de 12 membres, limitant le champ des choix possibles. Elu pour quatre ans, le président dispose de prérogatives moindres que celles du guide suprême, moins exposé que lui publiquement. Il pilote notamment la politique économique, un défi majeur dans un pays fragilisé par les sanctions internationales. Les récentes vagues de protestation ont d'ailleurs été déclenchées par le mécontentement lié à la situation économique. L'actuel président, Massoud Pezeshkian, compte parmi les figures les plus modérées à avoir occupé ce poste. Il a été autorisé à engager des réformes prudentes et à tenter un rapprochement avec les pays occidentaux. Sa marge de manoeuvre reste toutefois limitée par le guide suprême, en particulier dans la confrontation avec le "grand Satan", les Etats-Unis, et leur allié, Israël. Le président nomme des vice-présidents et les membres du gouvernement, qui doivent être approuvés par le Parlement monocaméral. Les lois adoptées par le Parlement --actuellement majoritairement conservateur-- doivent ensuite recevoir l'aval du Conseil des gardiens. En cas de désaccord, le Conseil de discernement, qui s'apparente à un Conseil d'Etat et qui est composé de hauts responsables, tranche les litiges. Forces armées Les forces armées iraniennes se composent de l'armée régulière et des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. L'ensemble relève du guide suprême par l'intermédiaire de l'Etat-major général des forces armées, principal organe militaire. Les Gardiens de la Révolution constituent un pilier clé de la République islamique. Organisation vaste et structurée, ils disposent de moyens importants et exercent une influence qui s'étend à l'économie, la politique et la société. Accusés par les pays occidentaux d'ingérence militaire à l'étranger et de violations répétées des droits humains dans le pays, plusieurs de leurs hauts responsables ont été tués lors de la guerre de 12 jours avec Israël en juin. Ces pertes ont révélé la profonde infiltration des services de renseignement israéliens au sein du pouvoir, y compris parmi les Gardiens. Les commandants tués ont toutefois été rapidement remplacés. Les décisions en matière de sécurité nationale sont prises par le Conseil suprême de sécurité nationale, conformément aux orientations du guide suprême. Cet organe est présidé par le président et comprend des responsables gouvernementaux, judiciaires et militaires de premier plan. Ali Larijani, personnalité clé du pouvoir, est l'un des deux représentants du guide suprême au sein du Conseil. Après la guerre avec Israël, le Conseil suprême de sécurité nationale a créé un nouvel organe chargé de renforcer les capacités militaires et les stratégies de défense du pays: le Conseil national de défense, dirigé par l'ancien ministre de la Défense et conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani. burs-sw/hme/vl/cab
Texte intégral (728 mots)
Voici les principaux piliers du pouvoir iranien, en place depuis la création de la République islamique en 1979: Guide suprême Le guide suprême est désigné à vie par l'Assemblée des experts, élue au suffrage universel. En théorie placé sous le contrôle de cette haute instance religieuse, il garde en pratique le dernier mot sur les grandes orientations, tant en politique intérieure qu'extérieure. Il nomme les responsables des principales institutions, dont le chef du pouvoir judiciaire, la moitié des membres du puissant Conseil des gardiens de la constitution, les commandants militaires et le directeur de la radiotélévision d'Etat. En sa qualité de commandant en chef, il supervise l'ensemble des appareils de sécurité, militaires et de renseignement. L'ayatollah Ali Khamenei, 86 ans, occupe cette fonction depuis le décès en 1989 du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeini. Depuis, il a traversé plusieurs crises en y répondant surtout avec la répression. Récemment, il a été confronté à la guerre de 12 jours en juin 2025 avec Israël, à l'affaiblissement des alliés régionaux de l'Iran et aux récentes manifestations de masse. Responsables élus Les Iraniens votent pour le président, le Parlement et l'Assemblée des experts. Toutefois, les candidatures doivent être validées par le Conseil des gardiens de la constitution, composé de 12 membres, limitant le champ des choix possibles. Elu pour quatre ans, le président dispose de prérogatives moindres que celles du guide suprême, moins exposé que lui publiquement. Il pilote notamment la politique économique, un défi majeur dans un pays fragilisé par les sanctions internationales. Les récentes vagues de protestation ont d'ailleurs été déclenchées par le mécontentement lié à la situation économique. L'actuel président, Massoud Pezeshkian, compte parmi les figures les plus modérées à avoir occupé ce poste. Il a été autorisé à engager des réformes prudentes et à tenter un rapprochement avec les pays occidentaux. Sa marge de manoeuvre reste toutefois limitée par le guide suprême, en particulier dans la confrontation avec le "grand Satan", les Etats-Unis, et leur allié, Israël. Le président nomme des vice-présidents et les membres du gouvernement, qui doivent être approuvés par le Parlement monocaméral. Les lois adoptées par le Parlement --actuellement majoritairement conservateur-- doivent ensuite recevoir l'aval du Conseil des gardiens. En cas de désaccord, le Conseil de discernement, qui s'apparente à un Conseil d'Etat et qui est composé de hauts responsables, tranche les litiges. Forces armées Les forces armées iraniennes se composent de l'armée régulière et des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique. L'ensemble relève du guide suprême par l'intermédiaire de l'Etat-major général des forces armées, principal organe militaire. Les Gardiens de la Révolution constituent un pilier clé de la République islamique. Organisation vaste et structurée, ils disposent de moyens importants et exercent une influence qui s'étend à l'économie, la politique et la société. Accusés par les pays occidentaux d'ingérence militaire à l'étranger et de violations répétées des droits humains dans le pays, plusieurs de leurs hauts responsables ont été tués lors de la guerre de 12 jours avec Israël en juin. Ces pertes ont révélé la profonde infiltration des services de renseignement israéliens au sein du pouvoir, y compris parmi les Gardiens. Les commandants tués ont toutefois été rapidement remplacés. Les décisions en matière de sécurité nationale sont prises par le Conseil suprême de sécurité nationale, conformément aux orientations du guide suprême. Cet organe est présidé par le président et comprend des responsables gouvernementaux, judiciaires et militaires de premier plan. Ali Larijani, personnalité clé du pouvoir, est l'un des deux représentants du guide suprême au sein du Conseil. Après la guerre avec Israël, le Conseil suprême de sécurité nationale a créé un nouvel organe chargé de renforcer les capacités militaires et les stratégies de défense du pays: le Conseil national de défense, dirigé par l'ancien ministre de la Défense et conseiller du guide suprême, Ali Shamkhani. burs-sw/hme/vl/cab

28.02.2026 à 12:31

Trump face à l'Iran: une litanie de menaces et des appels à négocier

FRANCE24
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Rappel de quelques sorties du président américain: - "Holocauste nucléaire" - Dès la course des primaires républicaines, le milliardaire pourfendait l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et six grandes puissances mondiales dont les Etats-Unis: "je pense que cela va mener à un holocauste nucléaire", affirmait-il. "L'Iran joue avec le feu. Ils ne se rendent pas compte à quel point le président Obama avait été +gentil+ avec eux. Pas moi!", tweete le nouveau président américain début février 2017, avant l'annonce de sanctions ciblées. "Rien n'est exclu", répond-il déjà quant à l'hypothèse d'une intervention militaire. Le 8 mai 2018, il annonce le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce "désastreux" accord. "NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ETATS-UNIS" En réponse au président iranien Hassan Rohani, qui a assuré qu'un conflit entre les deux pays serait "la mère de toutes les guerres", Donald Trump avertit en juillet 2018: "NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L'HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT". Le 6 août, tout en confirmant le rétablissement de sanctions économiques contre l'Iran, il se dit toutefois "ouvert" à un accord avec Téhéran "qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme". "S'ils veulent parler, nous parlerons", assure-t-il encore le 28 mai 2019, quelques semaines après avoir placé les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, sur la liste des "organisations terroristes étrangères". "Ce que nous voulons, c'est l'absence d'armes nucléaires". "Nous ne cherchons pas un changement de régime", affirme encore Donald Trump. - Menace d'"annihilation" - Lorsque Téhéran accuse les Etats-Unis de mentir sur leur intention de négocier, le ton redevient menaçant le 25 juin 2019: "Toute action de l'Iran visant n'importe quel (intérêt) américain déclenchera une réponse d'une force puissante et écrasante", tweete le président américain. "Dans certains domaines, écrasante signifiera annihilation". En septembre 2020, deux mois avant d'échouer à sa réélection, Donald Trump menace de répliquer à toute attaque iranienne par une attaque "mille fois plus forte en magnitude!". - Sans accord, des "bombardements" - Dès son retour au pouvoir en janvier 2025, il renforce les sanctions. "S'ils ne signent pas d'accord, il y aura des bombardements", assure-t-il en mars. Alors que des négociations menées au printemps sous la médiation d'Oman achoppent notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium, il accuse l'Iran de "traîner des pieds". - "Une seconde avant la limite" - Après le début de la guerre déclenchée le 13 juin par Israël contre l'Iran, il maintient le suspense sur une intervention américaine: "j'aime prendre une décision finale une seconde avant la limite", dit-il, trois jours avant les frappes américaines du 21 juin contre trois sites nucléaires iraniens. Même si l'étendue précise des dégâts n'est toujours pas connue, il répètera avoir "ANEANTI" les installations nucléaires de l'Iran, qui a en conséquence "cessé d'être la brute du Moyen-Orient". "L'heure de votre liberté" Il réitère ses menaces en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation déclenché fin décembre en Iran. "S'ils commencent à tuer des personnes comme ils l'ont fait par le passé, alors nous interviendrons", assure-t-il. "Nous les frapperons très, très fort, là où ça fait mal". "Le temps est compté", lance-t-il fin janvier, exhortant Téhéran à "CONCLURE UN ACCORD !". Après la reprise de pourparlers indirects entre les deux pays, il menace le 12 février l'Iran de conséquences "très traumatisantes" en l'absence d'accord. Il se donne ensuite "dix, quinze jours" maximum" pour décider si un accord est possible. Mais samedi, il annonce des "opérations de combat majeures", offre aux militaires iraniens le choix "entre l'immunité" ou une "mort certaine" et lance au peuple iranien: "l'heure de votre liberté est à portée de main".
Texte intégral (689 mots)
Rappel de quelques sorties du président américain: - "Holocauste nucléaire" - Dès la course des primaires républicaines, le milliardaire pourfendait l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et six grandes puissances mondiales dont les Etats-Unis: "je pense que cela va mener à un holocauste nucléaire", affirmait-il. "L'Iran joue avec le feu. Ils ne se rendent pas compte à quel point le président Obama avait été +gentil+ avec eux. Pas moi!", tweete le nouveau président américain début février 2017, avant l'annonce de sanctions ciblées. "Rien n'est exclu", répond-il déjà quant à l'hypothèse d'une intervention militaire. Le 8 mai 2018, il annonce le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce "désastreux" accord. "NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ETATS-UNIS" En réponse au président iranien Hassan Rohani, qui a assuré qu'un conflit entre les deux pays serait "la mère de toutes les guerres", Donald Trump avertit en juillet 2018: "NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L'HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT". Le 6 août, tout en confirmant le rétablissement de sanctions économiques contre l'Iran, il se dit toutefois "ouvert" à un accord avec Téhéran "qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme". "S'ils veulent parler, nous parlerons", assure-t-il encore le 28 mai 2019, quelques semaines après avoir placé les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, sur la liste des "organisations terroristes étrangères". "Ce que nous voulons, c'est l'absence d'armes nucléaires". "Nous ne cherchons pas un changement de régime", affirme encore Donald Trump. - Menace d'"annihilation" - Lorsque Téhéran accuse les Etats-Unis de mentir sur leur intention de négocier, le ton redevient menaçant le 25 juin 2019: "Toute action de l'Iran visant n'importe quel (intérêt) américain déclenchera une réponse d'une force puissante et écrasante", tweete le président américain. "Dans certains domaines, écrasante signifiera annihilation". En septembre 2020, deux mois avant d'échouer à sa réélection, Donald Trump menace de répliquer à toute attaque iranienne par une attaque "mille fois plus forte en magnitude!". - Sans accord, des "bombardements" - Dès son retour au pouvoir en janvier 2025, il renforce les sanctions. "S'ils ne signent pas d'accord, il y aura des bombardements", assure-t-il en mars. Alors que des négociations menées au printemps sous la médiation d'Oman achoppent notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium, il accuse l'Iran de "traîner des pieds". - "Une seconde avant la limite" - Après le début de la guerre déclenchée le 13 juin par Israël contre l'Iran, il maintient le suspense sur une intervention américaine: "j'aime prendre une décision finale une seconde avant la limite", dit-il, trois jours avant les frappes américaines du 21 juin contre trois sites nucléaires iraniens. Même si l'étendue précise des dégâts n'est toujours pas connue, il répètera avoir "ANEANTI" les installations nucléaires de l'Iran, qui a en conséquence "cessé d'être la brute du Moyen-Orient". "L'heure de votre liberté" Il réitère ses menaces en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation déclenché fin décembre en Iran. "S'ils commencent à tuer des personnes comme ils l'ont fait par le passé, alors nous interviendrons", assure-t-il. "Nous les frapperons très, très fort, là où ça fait mal". "Le temps est compté", lance-t-il fin janvier, exhortant Téhéran à "CONCLURE UN ACCORD !". Après la reprise de pourparlers indirects entre les deux pays, il menace le 12 février l'Iran de conséquences "très traumatisantes" en l'absence d'accord. Il se donne ensuite "dix, quinze jours" maximum" pour décider si un accord est possible. Mais samedi, il annonce des "opérations de combat majeures", offre aux militaires iraniens le choix "entre l'immunité" ou une "mort certaine" et lance au peuple iranien: "l'heure de votre liberté est à portée de main".

28.02.2026 à 12:31

Khamenei, intransigeant guide suprême de la République islamique d'Iran

FRANCE24
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Ces deux pays ont lancé des frappes contre l’Iran samedi, le diffuseur public israélien rapportant que le guide suprême avait été visé, alors que la République islamique ripostait par des salves de missiles. Arborant le turban noir des "seyyed", les descendants du prophète Mahomet, une barbe blanche touffue et des lunettes, Ali Khamenei est, à 86 ans le doyen des chefs d'Etat du Moyen-Orient. En tant que guide suprême, et donc chef du système théocratique iranien, il a quasiment un pouvoir absolu sur les questions religieuses, politiques et militaires. Ses portraits sont omniprésents dans les lieux publics et la question de sa succession n'a jamais été soulevée publiquement. "Séditions" En juin 1989, Ali Khamenei allait avoir 50 ans lorsqu'il a été nommé guide suprême à la suite du décès de l'ayatollah Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. Son accession s'était déroulée sans heurt, Khamenei ayant assis son pouvoir en occupant la présidence du pays durant huit années, marquées par une guerre dévastatrice avec l'Irak (1980-1988). Ses fréquentes visites en treillis sur le front avaient alors largement contribué à façonner son image. Ses trois décennies en tant que guide suprême ont été marquées par une succession de crises et de contestations. En 2009, "le Mouvement vert" lors de la réélection jugée frauduleuse du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. En 2022, le mouvement "Femmes, Vie, Liberté", déclenché après la mort en détention de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile supposément mal ajusté. Dernièrement, il a qualifié de tentative de "coup d'Etat" les manifestations monstres du mois de janvier contre le pouvoir et le marasme économique. Rapide à fustiger des "complots", ourdis selon lui par des "ennemis", notamment les Etats-Unis et Israël, Khamenei qualifie régulièrement les protestations de "séditions", justifiant leur répression. La République islamique a régulièrement été épinglée par des ONG et l'ONU pour de nombreuses violations des droits humains. Vie sans faste Fils d'un imam, Khamenei est né, selon son site officiel, le 19 avril 1939 dans une famille azérie pauvre de Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays. Il a étudié dans les principaux centres de l'islam chiite: Najaf en Irak et Qom en Iran. Son activisme politique contre le chah, Reza Pahlavi, soutenu par les Etats-Unis, lui a valu de passer une grande partie des années 1960 et 1970 en prison. Sa fidélité à Khomeini, dont il avait suivi les enseignements depuis 1958, a été récompensée en 1980, lorsqu'il s'est vu confier le rôle-clé de diriger les prières du vendredi à Téhéran. L'année suivante, il était élu président. Quelques mois plus tôt, il avait survécu à une tentative d'assassinat qui a laissé sa main droite en partie paralysée. Grand orateur et connu pour mener une vie sans faste, Khamenei a très rarement voyagé hors d'Iran. Président, il avait fait un déplacement remarqué aux Etats-Unis pour un discours à la tribune de l'ONU en 1987. Il habite une résidence relativement modeste dans le centre de Téhéran. Il s'était réfugié dans un lieu secret lors de la campagne de frappes lancée en juin 2025 par Israël pour anéantir le programme nucléaire iranien. Placé sous haute protection, ses apparitions publiques ne sont plus diffusées en direct depuis cette guerre des 12 jours. Rhétorique martiale Au pouvoir, Khamenei a transformé la maison du guide, qui ne comptait qu'une poignée de personnes sous son prédecesseur, en une institution équivalant à un Etat dans l'Etat. Il a chapeauté six présidents, aux orientations politiques différentes, comme les modérés Mohammad Khatami et Hassan Rohani ou les conservateurs Mahmoud Ahmadinejad et Ebrahim Raïssi. Sous sa direction, le corps des Gardiens de la Révolution a étendu son emprise sur le pays, son économie et a accru son influence au-delà des frontières de l'Iran, notamment au Liban, en Irak et en Syrie. Mais cet "axe de la résistance" a volé en éclat sous les coups d'Israël à la suite de l'attaque lancée par le Hamas en octobre 2023. En 2018, Khamenei avait décrit Israël comme une "tumeur maligne" au Moyen-Orient qui devait être "retirée". Quelques années plus tôt, il avait qualifié de "mythe" l'extermination des juifs durant la Seconde guerre mondiale. Coutumier d'une rhétorique martiale, il a menacé mi-février de couler le porte-avions américain USS Abraham Lincoln déployé dans le Golfe, assurant que Donald Trump ne réussirait pas à détruire la République islamique. Sous son égide, l'Iran a plongé dans le marasme économique, affaibli par les sanctions internationales - malgré un léger rebond dans les années 1990 et surtout l'accord international de 2025 pour encadrer le programme nucléaire iranien. Passionné de littérature Féru de littérature, Ali Khamenei est un admirateur de Victor Hugo et de son roman "Les Misérables", un livre "prodigieux" sur "la bonté, l'affection et l'amour", selon ses termes. C'est aussi un amateur de poésie, une passion transmise par sa mère à qui il vouait une grande admiration. Avant la Révolution, il a notamment traduit des recueils de l'arabe et composé des poèmes. En 2019, une photo publiée par son bureau avait fait sensation: elle le montrait à la Foire du livre de Téhéran souriant alors qu'il parcourait une collection d'Ahmad Shamlou, un poète iranien marxiste abhorré par la République islamique. Il a six enfants dont un seul, Mojtaba, 56 ans, jouit d'une position publique. Sans fonction officielle, ce religieux a été considéré par certains experts comme un possible successeur de son père, qui a toutefois démenti ce scénario.
Texte intégral (982 mots)
Ces deux pays ont lancé des frappes contre l’Iran samedi, le diffuseur public israélien rapportant que le guide suprême avait été visé, alors que la République islamique ripostait par des salves de missiles. Arborant le turban noir des "seyyed", les descendants du prophète Mahomet, une barbe blanche touffue et des lunettes, Ali Khamenei est, à 86 ans le doyen des chefs d'Etat du Moyen-Orient. En tant que guide suprême, et donc chef du système théocratique iranien, il a quasiment un pouvoir absolu sur les questions religieuses, politiques et militaires. Ses portraits sont omniprésents dans les lieux publics et la question de sa succession n'a jamais été soulevée publiquement. "Séditions" En juin 1989, Ali Khamenei allait avoir 50 ans lorsqu'il a été nommé guide suprême à la suite du décès de l'ayatollah Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. Son accession s'était déroulée sans heurt, Khamenei ayant assis son pouvoir en occupant la présidence du pays durant huit années, marquées par une guerre dévastatrice avec l'Irak (1980-1988). Ses fréquentes visites en treillis sur le front avaient alors largement contribué à façonner son image. Ses trois décennies en tant que guide suprême ont été marquées par une succession de crises et de contestations. En 2009, "le Mouvement vert" lors de la réélection jugée frauduleuse du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. En 2022, le mouvement "Femmes, Vie, Liberté", déclenché après la mort en détention de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile supposément mal ajusté. Dernièrement, il a qualifié de tentative de "coup d'Etat" les manifestations monstres du mois de janvier contre le pouvoir et le marasme économique. Rapide à fustiger des "complots", ourdis selon lui par des "ennemis", notamment les Etats-Unis et Israël, Khamenei qualifie régulièrement les protestations de "séditions", justifiant leur répression. La République islamique a régulièrement été épinglée par des ONG et l'ONU pour de nombreuses violations des droits humains. Vie sans faste Fils d'un imam, Khamenei est né, selon son site officiel, le 19 avril 1939 dans une famille azérie pauvre de Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays. Il a étudié dans les principaux centres de l'islam chiite: Najaf en Irak et Qom en Iran. Son activisme politique contre le chah, Reza Pahlavi, soutenu par les Etats-Unis, lui a valu de passer une grande partie des années 1960 et 1970 en prison. Sa fidélité à Khomeini, dont il avait suivi les enseignements depuis 1958, a été récompensée en 1980, lorsqu'il s'est vu confier le rôle-clé de diriger les prières du vendredi à Téhéran. L'année suivante, il était élu président. Quelques mois plus tôt, il avait survécu à une tentative d'assassinat qui a laissé sa main droite en partie paralysée. Grand orateur et connu pour mener une vie sans faste, Khamenei a très rarement voyagé hors d'Iran. Président, il avait fait un déplacement remarqué aux Etats-Unis pour un discours à la tribune de l'ONU en 1987. Il habite une résidence relativement modeste dans le centre de Téhéran. Il s'était réfugié dans un lieu secret lors de la campagne de frappes lancée en juin 2025 par Israël pour anéantir le programme nucléaire iranien. Placé sous haute protection, ses apparitions publiques ne sont plus diffusées en direct depuis cette guerre des 12 jours. Rhétorique martiale Au pouvoir, Khamenei a transformé la maison du guide, qui ne comptait qu'une poignée de personnes sous son prédecesseur, en une institution équivalant à un Etat dans l'Etat. Il a chapeauté six présidents, aux orientations politiques différentes, comme les modérés Mohammad Khatami et Hassan Rohani ou les conservateurs Mahmoud Ahmadinejad et Ebrahim Raïssi. Sous sa direction, le corps des Gardiens de la Révolution a étendu son emprise sur le pays, son économie et a accru son influence au-delà des frontières de l'Iran, notamment au Liban, en Irak et en Syrie. Mais cet "axe de la résistance" a volé en éclat sous les coups d'Israël à la suite de l'attaque lancée par le Hamas en octobre 2023. En 2018, Khamenei avait décrit Israël comme une "tumeur maligne" au Moyen-Orient qui devait être "retirée". Quelques années plus tôt, il avait qualifié de "mythe" l'extermination des juifs durant la Seconde guerre mondiale. Coutumier d'une rhétorique martiale, il a menacé mi-février de couler le porte-avions américain USS Abraham Lincoln déployé dans le Golfe, assurant que Donald Trump ne réussirait pas à détruire la République islamique. Sous son égide, l'Iran a plongé dans le marasme économique, affaibli par les sanctions internationales - malgré un léger rebond dans les années 1990 et surtout l'accord international de 2025 pour encadrer le programme nucléaire iranien. Passionné de littérature Féru de littérature, Ali Khamenei est un admirateur de Victor Hugo et de son roman "Les Misérables", un livre "prodigieux" sur "la bonté, l'affection et l'amour", selon ses termes. C'est aussi un amateur de poésie, une passion transmise par sa mère à qui il vouait une grande admiration. Avant la Révolution, il a notamment traduit des recueils de l'arabe et composé des poèmes. En 2019, une photo publiée par son bureau avait fait sensation: elle le montrait à la Foire du livre de Téhéran souriant alors qu'il parcourait une collection d'Ahmad Shamlou, un poète iranien marxiste abhorré par la République islamique. Il a six enfants dont un seul, Mojtaba, 56 ans, jouit d'une position publique. Sans fonction officielle, ce religieux a été considéré par certains experts comme un possible successeur de son père, qui a toutefois démenti ce scénario.

28.02.2026 à 12:30

Israël et les États-Unis frappent l'Iran : voici ce que l’on sait

FRANCE 24
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Les États-Unis et Israël ont lancé, samedi, une campagne de frappes contre l'Iran, visant des dizaines de sites, notamment à Téhéran, Ispahan et Tabriz. Même le quartier abritant la résidence du guide suprême Ali Khamenei a été ciblée. La République islamique a répliqué en lançant des missiles vers des bases américaines situées en Irak, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, et aux Émirats. Voici ce que l’on sait.
Lire plus (83 mots)
Les États-Unis et Israël ont lancé, samedi, une campagne de frappes contre l'Iran, visant des dizaines de sites, notamment à Téhéran, Ispahan et Tabriz. Même le quartier abritant la résidence du guide suprême Ali Khamenei a été ciblée. La République islamique a répliqué en lançant des missiles vers des bases américaines situées en Irak, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, et aux Émirats. Voici ce que l’on sait.

28.02.2026 à 12:29

Frappes israélo-américaines contre l'Iran, qui riposte par des salves de missiles dans la région

FRANCE24
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Des explosions étaient signalées dans plusieurs villes du Golfe abritant notamment des bases américaines. Plusieurs pays de la région ont annoncé la fermeture de leur espace aérien. Baptisée "Fureur épique" selon Washington, l'opération vise à "éliminer des menaces imminentes" de l'Iran, a affirmé le président Donald Trump. "L'heure de votre liberté est à portée de main", a-t-il lancé au peuple iranien depuis sa résidence de Palm Beach en Floride. "Aux membres des Gardiens de la Révolution islamique, aux forces armées, et à toute la police, je dis aujourd'hui que vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine", a ajouté Donald Trump. Le temps est venu pour les Iraniens de "rejeter le joug de la tyrannie", a-t-il déclaré. "L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, et le président Massoud Pezeshkian font partie des cibles visées par l'attaque américano-israélienne lancée samedi sur l'Iran, a rapporté de son côté la radio-télévision publique israélienne KAN". Explosions et victimes à Téhéran A Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues à Téhéran par des journalistes de l'AFP. Des panaches de fumée s'élèvent dans le centre, l'est et l'ouest de la capitale, où des ambulances ont été envoyées. Tandis que des habitants se précipitent chez eux pour se mettre à l'abri, des parents paniqués tentent au contraire de récupérer leurs enfants à l'école. De nombreux embouteillages se sont formés dans le centre et de longues files de gens devant les boulangeries. Des explosions ont également touché la grande ville d'Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj situé à l'ouest de Téhéran ainsi que Kermanshah (ouest), selon l'agence Fars. Les appels et la connexion internet sont instables et aléatoires, selon un journaliste de l'AFP. Sirènes à Jérusalem A Jérusalem et dans plusieurs régions d'Israël, des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP. Les sirènes d'alerte antiaériennes ont retenti, l'armée assurant avoir détecté des tirs de missiles en provenance d'Iran. Les autorités israéliennes ont appelé la population à se préparer à aller aux abris. Un "état d'urgence spécial et immédiat" a été instauré dans tout le pays, l'espace aérien fermé aux vols civils. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont annoncé le lancement d'une "première vague d'attaques massives" contre Israël. Des explosions ont aussi été entendues à Ryad et à Abou Dhabi, tandis que des bases américaines ont été visées à Manama et à Doha. Les Emirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté des missiles iraniens, et le Qatar a indiqué avoir "repoussé" plusieurs attaques visant son territoire. La Jordanie a elle annoncé avoir abattu deux missiles balistiques visant le royaume. Les Etats-Unis ont demandé au personnel de leurs ambassades aux Emirats, au Qatar et à Bahreïn, ainsi qu'à leurs ressortissants, de "se mettre à l'abri". En Irak, un bombardement visant la base militaire de Jurf al-Sakher (sud de l'Irak), abritant un groupe pro-iranien, a tué au moins deux combattants et fait cinq blessés, selon des sources proches du puissant groupe armé Kataëb Hezbollah. Appels à une "désescalade" Les réactions diplomatiques ont afflué après l'annonce des ces frappes. Moscou a dénoncé une "aventure dangereuse" qui menace la région de "catastrophe" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à une "retenue maximale". Le fils du dernier chah d'Iran, renversé en 1979 par la Révolution islamique, s'est lui dit samedi confiant dans la "victoire finale" contre la République islamique, affirmant vouloir "reconstruire l'Iran". En juin 2025, Israël et l'Iran deux pays s'étaient livré une guerre de 12 jours. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens. De nouvelles tensions sont apparues après la répression en janvier d'un vaste mouvement de contestation d'Iraniens. Les Etats-Unis avaient jusqu'à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d'une importante force aéro-navale dans le Golfe puis l'envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford. Mais Donald Trump s'était dit vendredi mécontent des négociations menées depuis début février. Accusant Téhéran - qui dément - de vouloir se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis insistent pour une interdiction totale d'enrichissement d'uranium, tandis que l'Iran défend son droit au nucléaire civil. Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d'aborder.
Texte intégral (807 mots)
Des explosions étaient signalées dans plusieurs villes du Golfe abritant notamment des bases américaines. Plusieurs pays de la région ont annoncé la fermeture de leur espace aérien. Baptisée "Fureur épique" selon Washington, l'opération vise à "éliminer des menaces imminentes" de l'Iran, a affirmé le président Donald Trump. "L'heure de votre liberté est à portée de main", a-t-il lancé au peuple iranien depuis sa résidence de Palm Beach en Floride. "Aux membres des Gardiens de la Révolution islamique, aux forces armées, et à toute la police, je dis aujourd'hui que vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine", a ajouté Donald Trump. Le temps est venu pour les Iraniens de "rejeter le joug de la tyrannie", a-t-il déclaré. "L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, et le président Massoud Pezeshkian font partie des cibles visées par l'attaque américano-israélienne lancée samedi sur l'Iran, a rapporté de son côté la radio-télévision publique israélienne KAN". Explosions et victimes à Téhéran A Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues à Téhéran par des journalistes de l'AFP. Des panaches de fumée s'élèvent dans le centre, l'est et l'ouest de la capitale, où des ambulances ont été envoyées. Tandis que des habitants se précipitent chez eux pour se mettre à l'abri, des parents paniqués tentent au contraire de récupérer leurs enfants à l'école. De nombreux embouteillages se sont formés dans le centre et de longues files de gens devant les boulangeries. Des explosions ont également touché la grande ville d'Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj situé à l'ouest de Téhéran ainsi que Kermanshah (ouest), selon l'agence Fars. Les appels et la connexion internet sont instables et aléatoires, selon un journaliste de l'AFP. Sirènes à Jérusalem A Jérusalem et dans plusieurs régions d'Israël, des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP. Les sirènes d'alerte antiaériennes ont retenti, l'armée assurant avoir détecté des tirs de missiles en provenance d'Iran. Les autorités israéliennes ont appelé la population à se préparer à aller aux abris. Un "état d'urgence spécial et immédiat" a été instauré dans tout le pays, l'espace aérien fermé aux vols civils. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont annoncé le lancement d'une "première vague d'attaques massives" contre Israël. Des explosions ont aussi été entendues à Ryad et à Abou Dhabi, tandis que des bases américaines ont été visées à Manama et à Doha. Les Emirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté des missiles iraniens, et le Qatar a indiqué avoir "repoussé" plusieurs attaques visant son territoire. La Jordanie a elle annoncé avoir abattu deux missiles balistiques visant le royaume. Les Etats-Unis ont demandé au personnel de leurs ambassades aux Emirats, au Qatar et à Bahreïn, ainsi qu'à leurs ressortissants, de "se mettre à l'abri". En Irak, un bombardement visant la base militaire de Jurf al-Sakher (sud de l'Irak), abritant un groupe pro-iranien, a tué au moins deux combattants et fait cinq blessés, selon des sources proches du puissant groupe armé Kataëb Hezbollah. Appels à une "désescalade" Les réactions diplomatiques ont afflué après l'annonce des ces frappes. Moscou a dénoncé une "aventure dangereuse" qui menace la région de "catastrophe" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à une "retenue maximale". Le fils du dernier chah d'Iran, renversé en 1979 par la Révolution islamique, s'est lui dit samedi confiant dans la "victoire finale" contre la République islamique, affirmant vouloir "reconstruire l'Iran". En juin 2025, Israël et l'Iran deux pays s'étaient livré une guerre de 12 jours. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens. De nouvelles tensions sont apparues après la répression en janvier d'un vaste mouvement de contestation d'Iraniens. Les Etats-Unis avaient jusqu'à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d'une importante force aéro-navale dans le Golfe puis l'envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford. Mais Donald Trump s'était dit vendredi mécontent des négociations menées depuis début février. Accusant Téhéran - qui dément - de vouloir se doter de la bombe atomique, les Etats-Unis insistent pour une interdiction totale d'enrichissement d'uranium, tandis que l'Iran défend son droit au nucléaire civil. Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d'aborder.

28.02.2026 à 12:10

"Emparez-vous du pouvoir" : Donald Trump appelle au soulèvement populaire en Iran

FRANCE 24
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Les "interventionnistes se sont immiscés dans des sociétés complexes qu'ils ne comprenaient même pas eux-mêmes", avait condamné Donald Trump en mai dernier dans un discours où il s'était inscrit en rupture avec l'interventionnisme passé des États-Unis. Samedi, il a pourtant engagé son pays dans des "opérations de combat majeures" au Moyen-Orient et appelé les Iraniens à se soulever.
Texte intégral (807 mots)
Les "interventionnistes se sont immiscés dans des sociétés complexes qu'ils ne comprenaient même pas eux-mêmes", avait condamné Donald Trump en mai dernier dans un discours où il s'était inscrit en rupture avec l'interventionnisme passé des États-Unis. Samedi, il a pourtant engagé son pays dans des "opérations de combat majeures" au Moyen-Orient et appelé les Iraniens à se soulever.

28.02.2026 à 12:09

Opération "Fureur épique" en Iran : Trump appelle le peuple à "s'emparer du pouvoir"

FRANCE24
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Donald Trump avait promis "son aide" au peuple iranien. En lançant une campagne majeure aux côtés d'Israël contre l'Iran, le président américain a appelé samedi à un soulèvement populaire contre la République islamique, quitte à se départir de ses positions passées. "Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir", a-t-il affirmé dans un message vidéo pour annoncer les frappes américaines. Nous en parlons avec notre correspondante à New York, Sarah Andersen. Peu de réactions sur place alors qu'il fait encore nuit, mais "Donald Trump avait fait campagne avec une position anti-guerre", souligne-t-elle.
Lire plus (121 mots)
Donald Trump avait promis "son aide" au peuple iranien. En lançant une campagne majeure aux côtés d'Israël contre l'Iran, le président américain a appelé samedi à un soulèvement populaire contre la République islamique, quitte à se départir de ses positions passées. "Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir", a-t-il affirmé dans un message vidéo pour annoncer les frappes américaines. Nous en parlons avec notre correspondante à New York, Sarah Andersen. Peu de réactions sur place alors qu'il fait encore nuit, mais "Donald Trump avait fait campagne avec une position anti-guerre", souligne-t-elle.

28.02.2026 à 12:07

Iran : les frappes peuvent-elles faire tomber le régime ?

FRANCE24
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Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis avaient lancé des "opérations de combat majeures" contre l’Iran et a appelé le peuple iranien à "s’emparer" du pouvoir. Ce changement de régime est-il possible ? "L’Iran n’est pas dans le même état qu’en juin 2025, après la guerre des Douze Jours", rappelle Mariam Pirzadeh, notre spécialiste de l’Iran. "Il y a eu 30 000 morts en janvier."
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Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis avaient lancé des "opérations de combat majeures" contre l’Iran et a appelé le peuple iranien à "s’emparer" du pouvoir. Ce changement de régime est-il possible ? "L’Iran n’est pas dans le même état qu’en juin 2025, après la guerre des Douze Jours", rappelle Mariam Pirzadeh, notre spécialiste de l’Iran. "Il y a eu 30 000 morts en janvier."

28.02.2026 à 12:05

Iran : une opération militaire conjointe des États-Unis et Israël "attendue par certains"

FRANCE24
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Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis avaient lancé des "opérations de combat majeures" contre l'Iran et appelé le peuple iranien à "s'emparer" du pouvoir. "C'est le moment d'agir, ne le laissez pas passer", a-t-il dit. Nous en parlons avec notre chroniqueur international Gauthier Rybinski.
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Donald Trump a annoncé samedi que les États-Unis avaient lancé des "opérations de combat majeures" contre l'Iran et appelé le peuple iranien à "s'emparer" du pouvoir. "C'est le moment d'agir, ne le laissez pas passer", a-t-il dit. Nous en parlons avec notre chroniqueur international Gauthier Rybinski.
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