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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

17.03.2026 à 17:47

Les Bourses européennes clôturent en hausse, les yeux tournés vers les banques centrales

FRANCE24
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Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%.
Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%.

17.03.2026 à 17:45

Cuba va autoriser sa diaspora à investir pour développer le secteur privé

FRANCE24
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Cuba, en pleine crise économique et énergétique, tente de sauver son économie en ouvrant pour la première fois largement l’investissement à sa diaspora. Une décision stratégique qui intervient en pleine crise, alors que le pays subit de longues coupures d’électricité et un étau économique renforcé par Washington.
Cuba, en pleine crise économique et énergétique, tente de sauver son économie en ouvrant pour la première fois largement l’investissement à sa diaspora. Une décision stratégique qui intervient en pleine crise, alors que le pays subit de longues coupures d’électricité et un étau économique renforcé par Washington.

17.03.2026 à 17:44

Engrais, aluminium, hélium… Ces autres matières premières qui transitent par le détroit d’Ormuz

Jean-Luc MOUNIER
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Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz crée des tensions mondiales sur le secteur de l’énergie. Mais au-delà du pétrole et du gaz, d’autres matières premières stratégiques transitent aussi par ce goulot d’étranglement : engrais, aluminium, hélium… De quoi déstabiliser l’économie à l’échelle de la planète.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz crée des tensions mondiales sur le secteur de l’énergie. Mais au-delà du pétrole et du gaz, d’autres matières premières stratégiques transitent aussi par ce goulot d’étranglement : engrais, aluminium, hélium… De quoi déstabiliser l’économie à l’échelle de la planète.

17.03.2026 à 17:41

Derrière l’image : en Ukraine, “Chuika 3.0”, le détecteur qui repère les drones ennemis

FRANCE24
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Sur le front ukrainien, la menace des drones est omniprésente. Pour y faire face, les soldats s’équipent de détecteurs comme le “Chuika 3.0”, capables de repérer ces engins avant qu’ils ne frappent. Un outil devenu indispensable.
Sur le front ukrainien, la menace des drones est omniprésente. Pour y faire face, les soldats s’équipent de détecteurs comme le “Chuika 3.0”, capables de repérer ces engins avant qu’ils ne frappent. Un outil devenu indispensable.

17.03.2026 à 17:39

Protéger les pétroliers de l'Iran rime avec déploiement militaire massif, à Ormuz et au-delà

FRANCE24
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Depuis le début de la guerre, l'Iran a attaqué des navires sur une zone allant des côtes irakiennes, tout au fond du Golfe Persique au nord-ouest, jusqu'au Golfe d'Oman au sud-est qui ouvre sur l'Océan indien. Réduire la problématique au seul détroit d'Ormuz "est une analyse incomplète", explique l'analyste naval Tayfun Özberk, ancien officier de la marine turque: "La zone de menace que l'Iran peut générer s'étend bien au-delà. Ce point est crucial, car le trafic est exposé non seulement lors du bref passage du détroit, mais aussi pendant la phase plus longue de +canalisation+ où les routes, les limitations de vitesse et les voies de passage prévisibles accroissent la vulnérabilité". Toutefois, le point critique reste le détroit lui-même, qui n'excède pas une trentaine de kilomètres en son point le plus étroit, car la proximité des côtes réduit considérablement les temps de réaction des bâtiments militaires pour intercepter une éventuelle attaque. Toute opération d'escorte de bateaux civils organisés en convois, comme cela a été évoqué par Donald Trump, ne pourra donc se limiter au seul détroit, et devra être en mesure de faire face à tout l'éventail de capacités antinavires iraniennes. "Protection limitée" "Organiser un convoi escorté à travers Ormuz n'est pas seulement compliqué, mais cela n'offre qu'une protection limitée", estiment les chercheurs Christian Bueger et Jane Chan dans une note de l'université singapourienne RSIS. "L'ampleur des menaces est critique. Il faudrait non seulement une défense aérienne, mais aussi des capacités d'interception des vedettes rapides et des drones de surface, ainsi que des capacités de détection des mines", soulignent-ils. Par ailleurs, "les convois sont une activité très gourmande en ressources", rappelle pour l'AFP le docteur Sidharth Kaushal, du Rusi britannique. "Pendant la +guerre des pétroliers+ (durant la guerre Iran-Irak, ndlr), les États-Unis ont dû maintenir jusqu'à 35 navires dans le golfe", rappelle-t-il. Or, "depuis 1988, le nombre de bâtiments militaires occidentaux pouvant conduire des missions d'escorte de convois a chuté de 75%", relève Hans Tino Hansen, PDG du cabinet Risk Intelligence, relevant par exemple que les Etats-Unis avaient 204 navires offrant cette capacité en 1988, contre 82 aujourd'hui. La forme que prendrait d'éventuels convois ne peut pas encore être déterminée. "Il ne faut pas s'imaginer des bateaux civils qui se suivent à la queue leu leu, avec un bâtiment militaire à l'avant et un autre à l'arrière. La manoeuvre est coordonnée de manière différente à chaque fois, en fonction de la menace la plus probable", explique un haut-gradé de la marine française sous couvert d'anonymat. Mines La première difficulté sont les mines, "le levier stratégique le plus efficace pour Téhéran car elles augmentent l'incertitude et les coûts même lorsqu'elles ne coulent pas de navires", relève M. Özberk. "Si c'est miné, il faut commencer par créer des routes libres avec des bateaux de guerre des mines, très vulnérables et qu'il faut donc protéger, qui avancent à 4 km/h pour libérer un chenal, une bande de quelques centaines de mètres", explique la source militaire. "Même comme cela, un convoi doit être précédé d'un navire de guerre des mines pour détecter toute anomalie. Dans le convoi, il faudra insérer des frégates à intervalles réguliers pour faire face aux menaces aériennes et de surface", poursuit cette source. Au-delà des moyens navals, "les drones et la couverture aérienne peuvent apporter une aide précieuse, mais ils complexifient la sécurisation des voies maritimes", relève le Dr Kaushal. "De plus, les mécanismes de coordination avec les acteurs commerciaux sont imparfaits, comme on l'a constaté en mer Rouge où certains navires n'ont pas respecté la consigne de désactiver leur signal (de positionnement) AIS" pendant qu'ils étaient protégés contre la menace des Houthis. Selon lui, le schéma le plus probable serait que "des destroyers et des avions tenteraient de mettre en place un réseau de défense aérienne couvrant l'ensemble des routes maritimes, tandis que des hélicoptères assureraient la couverture contre les drones de surface".
Texte intégral (714 mots)
Depuis le début de la guerre, l'Iran a attaqué des navires sur une zone allant des côtes irakiennes, tout au fond du Golfe Persique au nord-ouest, jusqu'au Golfe d'Oman au sud-est qui ouvre sur l'Océan indien. Réduire la problématique au seul détroit d'Ormuz "est une analyse incomplète", explique l'analyste naval Tayfun Özberk, ancien officier de la marine turque: "La zone de menace que l'Iran peut générer s'étend bien au-delà. Ce point est crucial, car le trafic est exposé non seulement lors du bref passage du détroit, mais aussi pendant la phase plus longue de +canalisation+ où les routes, les limitations de vitesse et les voies de passage prévisibles accroissent la vulnérabilité". Toutefois, le point critique reste le détroit lui-même, qui n'excède pas une trentaine de kilomètres en son point le plus étroit, car la proximité des côtes réduit considérablement les temps de réaction des bâtiments militaires pour intercepter une éventuelle attaque. Toute opération d'escorte de bateaux civils organisés en convois, comme cela a été évoqué par Donald Trump, ne pourra donc se limiter au seul détroit, et devra être en mesure de faire face à tout l'éventail de capacités antinavires iraniennes. "Protection limitée" "Organiser un convoi escorté à travers Ormuz n'est pas seulement compliqué, mais cela n'offre qu'une protection limitée", estiment les chercheurs Christian Bueger et Jane Chan dans une note de l'université singapourienne RSIS. "L'ampleur des menaces est critique. Il faudrait non seulement une défense aérienne, mais aussi des capacités d'interception des vedettes rapides et des drones de surface, ainsi que des capacités de détection des mines", soulignent-ils. Par ailleurs, "les convois sont une activité très gourmande en ressources", rappelle pour l'AFP le docteur Sidharth Kaushal, du Rusi britannique. "Pendant la +guerre des pétroliers+ (durant la guerre Iran-Irak, ndlr), les États-Unis ont dû maintenir jusqu'à 35 navires dans le golfe", rappelle-t-il. Or, "depuis 1988, le nombre de bâtiments militaires occidentaux pouvant conduire des missions d'escorte de convois a chuté de 75%", relève Hans Tino Hansen, PDG du cabinet Risk Intelligence, relevant par exemple que les Etats-Unis avaient 204 navires offrant cette capacité en 1988, contre 82 aujourd'hui. La forme que prendrait d'éventuels convois ne peut pas encore être déterminée. "Il ne faut pas s'imaginer des bateaux civils qui se suivent à la queue leu leu, avec un bâtiment militaire à l'avant et un autre à l'arrière. La manoeuvre est coordonnée de manière différente à chaque fois, en fonction de la menace la plus probable", explique un haut-gradé de la marine française sous couvert d'anonymat. Mines La première difficulté sont les mines, "le levier stratégique le plus efficace pour Téhéran car elles augmentent l'incertitude et les coûts même lorsqu'elles ne coulent pas de navires", relève M. Özberk. "Si c'est miné, il faut commencer par créer des routes libres avec des bateaux de guerre des mines, très vulnérables et qu'il faut donc protéger, qui avancent à 4 km/h pour libérer un chenal, une bande de quelques centaines de mètres", explique la source militaire. "Même comme cela, un convoi doit être précédé d'un navire de guerre des mines pour détecter toute anomalie. Dans le convoi, il faudra insérer des frégates à intervalles réguliers pour faire face aux menaces aériennes et de surface", poursuit cette source. Au-delà des moyens navals, "les drones et la couverture aérienne peuvent apporter une aide précieuse, mais ils complexifient la sécurisation des voies maritimes", relève le Dr Kaushal. "De plus, les mécanismes de coordination avec les acteurs commerciaux sont imparfaits, comme on l'a constaté en mer Rouge où certains navires n'ont pas respecté la consigne de désactiver leur signal (de positionnement) AIS" pendant qu'ils étaient protégés contre la menace des Houthis. Selon lui, le schéma le plus probable serait que "des destroyers et des avions tenteraient de mettre en place un réseau de défense aérienne couvrant l'ensemble des routes maritimes, tandis que des hélicoptères assureraient la couverture contre les drones de surface".

17.03.2026 à 17:21

Détroit d'Ormuz: la France pas prête à des opérations d'ouverture "dans le contexte actuel"

FRANCE24
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"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", a déclaré le président français, opposant une fin de non-recevoir à Donald Trump, au début d'un conseil de défense à l'Elysée. Le président américain a insisté lundi pour que les alliés des Etats-Unis, notamment les grandes puissances européennes, surmontent leurs réticences manifestes à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran. Tout comme Paris, Londres et Berlin se sont aussi montrés plus que réservés. "Ce travail supposera des discussions, une +déconfliction+ (procédures de communication et d'échange d'informations pour éviter des dérapages, ndlr) avec l'Iran parce que, en aucun cas, ce ne peut être une opération de vive force", a encore insisté le chef de l'Etat qui a déjà évoqué une telle initiative le 9 mars à Chypre. Cette mission, qui sera à "bâtir dans les jours et les semaines à venir", "doit donc être pleinement distincte des opérations de guerre qui sont en cours et des bombardements en cours", a-t-il encore dit. Des échanges ont déjà eu lieu en ce sens avec "l'Inde et plusieurs autres partenaires européens ou de la région", a-t-il ajouté, en se disant aussi opposé à l'idée d'étendre l'opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge au détroit d'Ormuz. "Ce cadre ne doit pas être étendu à d'autres opérations", a-t-il dit. Les chefs de la diplomatie de l'UE, réunis lundi à Bruxelles, ont écarté l'idée d'envoyer dans le détroit d'Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime Aspides en mer Rouge. Cette mission navale de l'UE est composée de trois navires militaires. Pour la faire intervenir dans le détroit d'Ormuz, il serait nécessaire de modifier le mandat de cette opération, conçue à l'origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l'Iran, en mer Rouge.
Lire plus (353 mots)
"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", a déclaré le président français, opposant une fin de non-recevoir à Donald Trump, au début d'un conseil de défense à l'Elysée. Le président américain a insisté lundi pour que les alliés des Etats-Unis, notamment les grandes puissances européennes, surmontent leurs réticences manifestes à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran. Tout comme Paris, Londres et Berlin se sont aussi montrés plus que réservés. "Ce travail supposera des discussions, une +déconfliction+ (procédures de communication et d'échange d'informations pour éviter des dérapages, ndlr) avec l'Iran parce que, en aucun cas, ce ne peut être une opération de vive force", a encore insisté le chef de l'Etat qui a déjà évoqué une telle initiative le 9 mars à Chypre. Cette mission, qui sera à "bâtir dans les jours et les semaines à venir", "doit donc être pleinement distincte des opérations de guerre qui sont en cours et des bombardements en cours", a-t-il encore dit. Des échanges ont déjà eu lieu en ce sens avec "l'Inde et plusieurs autres partenaires européens ou de la région", a-t-il ajouté, en se disant aussi opposé à l'idée d'étendre l'opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge au détroit d'Ormuz. "Ce cadre ne doit pas être étendu à d'autres opérations", a-t-il dit. Les chefs de la diplomatie de l'UE, réunis lundi à Bruxelles, ont écarté l'idée d'envoyer dans le détroit d'Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime Aspides en mer Rouge. Cette mission navale de l'UE est composée de trois navires militaires. Pour la faire intervenir dans le détroit d'Ormuz, il serait nécessaire de modifier le mandat de cette opération, conçue à l'origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l'Iran, en mer Rouge.

17.03.2026 à 17:15

Opposé à la guerre en Iran, un haut responsable de l'antiterrorisme américain annonce sa démission

FRANCE24
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Joseph Kent, ancien soldat des forces spéciales, est le premier haut responsable à démissionner de l'administration Trump pour marquer son désaccord avec ce conflit. "Je ne peux, en toute conscience, soutenir la guerre qui se déroule actuellement en Iran", a déclaré le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, dans sa lettre de démission adressée au président Donald Trump et qu'il a partagée sur X. "L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", poursuit-il. Joseph Kent avait été nommé par Donald Trump à la tête de cet organisme chargé d'analyser et de coordonner la réponse américaine aux menaces terroristes, et à ce titre occupait le poste de conseiller principal du président en matière de contre-terrorisme. Il s'était rapproché de Donald Trump à la suite du décès de sa première épouse, Shannon Kent, tuée en 2019 lors d'un attentat-suicide en Syrie alors qu'elle servait comme cryptologue dans la Marine. "Un mensonge" Joseph Kent s'était ensuite présenté à deux reprises, sans succès (en 2022 et 2024), en tant que candidat républicain soutenu par Donald Trump pour un siège à la Chambre des représentants dans l'Etat de Washington. Cette rupture avec la ligne de l'administration Trump concernant la guerre d'un proche du président n'est pas passée inaperçue auprès des démocrates. "Sur ce point, il (Joseph Kent) a raison, il n'y avait aucune preuve crédible d'une menace imminente de la part de l'Iran qui justifiait de précipiter les Etats-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient", a déclaré le sénateur Mark Warner, principal membre démocrate de la commission du renseignement au Sénat. Dans sa lettre, Joseph Kent accuse "de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains" d'avoir mené une "campagne de désinformation" ayant alimenté un "climat belliciste favorable à une guerre." "Cette chambre d'écho a été utilisée pour vous tromper en vous faisant croire que l'Iran représentait une menace imminente pour les Etats-Unis, et que si vous frappiez maintenant, la voie vers une victoire rapide était toute tracée", poursuit-il. "C'était un mensonge et c'est la même tactique que les Israéliens ont utilisée pour nous entraîner dans la désastreuse guerre en Irak qui a coûté à notre nation la vie de milliers de nos meilleurs hommes et femmes", estime encore Joseph Kent. Fin février, Donald Trump avait affirmé que les frappes des Etats-Unis et d'Israël étaient nécessaires pour éliminer les "menaces imminentes" de Téhéran. Quelques jours plus tard, il avait fait évoluer son discours, entretenant le flou sur les motivations américaines, et affirmant avoir saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran.
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Joseph Kent, ancien soldat des forces spéciales, est le premier haut responsable à démissionner de l'administration Trump pour marquer son désaccord avec ce conflit. "Je ne peux, en toute conscience, soutenir la guerre qui se déroule actuellement en Iran", a déclaré le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, dans sa lettre de démission adressée au président Donald Trump et qu'il a partagée sur X. "L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain", poursuit-il. Joseph Kent avait été nommé par Donald Trump à la tête de cet organisme chargé d'analyser et de coordonner la réponse américaine aux menaces terroristes, et à ce titre occupait le poste de conseiller principal du président en matière de contre-terrorisme. Il s'était rapproché de Donald Trump à la suite du décès de sa première épouse, Shannon Kent, tuée en 2019 lors d'un attentat-suicide en Syrie alors qu'elle servait comme cryptologue dans la Marine. "Un mensonge" Joseph Kent s'était ensuite présenté à deux reprises, sans succès (en 2022 et 2024), en tant que candidat républicain soutenu par Donald Trump pour un siège à la Chambre des représentants dans l'Etat de Washington. Cette rupture avec la ligne de l'administration Trump concernant la guerre d'un proche du président n'est pas passée inaperçue auprès des démocrates. "Sur ce point, il (Joseph Kent) a raison, il n'y avait aucune preuve crédible d'une menace imminente de la part de l'Iran qui justifiait de précipiter les Etats-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient", a déclaré le sénateur Mark Warner, principal membre démocrate de la commission du renseignement au Sénat. Dans sa lettre, Joseph Kent accuse "de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains" d'avoir mené une "campagne de désinformation" ayant alimenté un "climat belliciste favorable à une guerre." "Cette chambre d'écho a été utilisée pour vous tromper en vous faisant croire que l'Iran représentait une menace imminente pour les Etats-Unis, et que si vous frappiez maintenant, la voie vers une victoire rapide était toute tracée", poursuit-il. "C'était un mensonge et c'est la même tactique que les Israéliens ont utilisée pour nous entraîner dans la désastreuse guerre en Irak qui a coûté à notre nation la vie de milliers de nos meilleurs hommes et femmes", estime encore Joseph Kent. Fin février, Donald Trump avait affirmé que les frappes des Etats-Unis et d'Israël étaient nécessaires pour éliminer les "menaces imminentes" de Téhéran. Quelques jours plus tard, il avait fait évoluer son discours, entretenant le flou sur les motivations américaines, et affirmant avoir saisi la "dernière et meilleure occasion" de frapper l'Iran.

17.03.2026 à 17:07

Les dernières heures tragiques d'Ari Boulogne, qui se disait fils d'Alain Delon

FRANCE24
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Elle est accusée de l'avoir laissé dépérir: Yasmina S., sa dernière compagne, sera jugée prochainement pour avoir "involontairement causé" sa mort à Paris au printemps 2023, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris. Un juge d'instruction estime qu'il existe des charges suffisantes pour la renvoyer devant un tribunal correctionnel, à une date qui n'est pas encore fixée, pour des faits s'apparentant à un homicide involontaire et de l'abus de faiblesse, comme l'a révélé le journal Le Parisien dimanche. Le parquet de Paris rappelle que celui qui a été retrouvé mort à 60 ans, à son domicile parisien du XVe arrondissement, était "hémiplégique, en fauteuil roulant", "dépourvu d'autonomie pour les actes de la vie courante" et "dans l'incapacité de solliciter une aide extérieure". La justice reproche à Yasmina S. de l'avoir laissé "seul" dans les derniers jours de sa vie, entre les 17 et 20 mai 2023, sans "prévoir" une "assistance". Lui faisant ainsi courir un "risque d'une particulière gravité qu'elle ne pouvait ignorer". Elle encourt pour cela jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Royalties détournés Cette femme se serait également "abstenue volontairement de porter assistance" à Ari Boulogne, qui "se trouvait en péril", en le "privant pendant plusieurs mois", depuis janvier 2023, "du suivi médical indispensable à son état de santé et en le laissant se dégrader", déroule encore le parquet de Paris. Yasmina S. devra aussi répondre d'abus "de faiblesse" d'Ari Boulogne, "personne d'une particulière vulnérabilité", en raison de son "infirmité" et d'une "déficience psychique". Sa dernière compagne aurait ainsi capté des revenus d'Ari Boulogne à partir de l'automne 2019. Elle l'aurait amené "à consentir à lui faire verser les royalties perçues au titre des droits d'auteur de sa mère", Nico, égérie des sixties, top model, actrice et chanteuse du Velvet Underground (où jouait aussi Lou Reed). L'argent serait parvenu "directement sur son compte" à elle "alors qu'(Ari Boulogne) était déjà sous mesure de curatelle et ce sans en informer son curateur", précise le parquet de Paris. Elle encourt pour cela jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Détention et trafic de stupéfiants - cannabis, cocaïne et méthadone - sont aussi imputés à Yasmina S., délits passibles de 10 ans d'emprisonnement et 7,5 millions d'euros d'amende. Ressemblance frappante La vie d'Ari Boulogne rima souvent avec chaos. Après la mort de Nico en 1988, celui qui fut un temps photographe avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et cures de désintoxication. D'une ressemblance frappante avec l'acteur du "Samouraï", celui dont le vrai prénom était Christian, s'était toujours considéré comme le fils d'Alain Delon, star du cinéma disparue en 2024. L'acteur du "Guépard" a sans cesse démenti cette paternité. La déclarant prescrite, la justice avait rejeté en 2025 la demande de recherche en paternité initiée par Ari Boulogne, et relancée après sa mort par son fils Charles Boulogne. Les deux hommes se sont croisés à plusieurs reprises comme cette fois où l'acteur lui lancera "tu n'as pas mes yeux, tu n'as pas mes cheveux, tu n'es pas mon fils, tu ne seras jamais mon fils, je n'ai couché avec ta mère qu'une seule fois", rapportait Ari dans Libération. Enfant, Ari a été élevé par la mère de la star de cinéma, Édith Boulogne, dont il porte le nom et qui l'a adopté officiellement avec son mari. Ari a raconté son existence heurtée, dominée par une absence, celle du père, dans un ouvrage publié en 2001 ("L'Amour n'oublie jamais"). Le jour de l'annonce de sa disparition en mai 2023, Anthony Delon, fils d'Alain Delon, avait posté un message de condoléances sur son compte Instagram : "Repose en paix, Ari. Une destinée tragique. Tristesse".
Texte intégral (638 mots)
Elle est accusée de l'avoir laissé dépérir: Yasmina S., sa dernière compagne, sera jugée prochainement pour avoir "involontairement causé" sa mort à Paris au printemps 2023, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris. Un juge d'instruction estime qu'il existe des charges suffisantes pour la renvoyer devant un tribunal correctionnel, à une date qui n'est pas encore fixée, pour des faits s'apparentant à un homicide involontaire et de l'abus de faiblesse, comme l'a révélé le journal Le Parisien dimanche. Le parquet de Paris rappelle que celui qui a été retrouvé mort à 60 ans, à son domicile parisien du XVe arrondissement, était "hémiplégique, en fauteuil roulant", "dépourvu d'autonomie pour les actes de la vie courante" et "dans l'incapacité de solliciter une aide extérieure". La justice reproche à Yasmina S. de l'avoir laissé "seul" dans les derniers jours de sa vie, entre les 17 et 20 mai 2023, sans "prévoir" une "assistance". Lui faisant ainsi courir un "risque d'une particulière gravité qu'elle ne pouvait ignorer". Elle encourt pour cela jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Royalties détournés Cette femme se serait également "abstenue volontairement de porter assistance" à Ari Boulogne, qui "se trouvait en péril", en le "privant pendant plusieurs mois", depuis janvier 2023, "du suivi médical indispensable à son état de santé et en le laissant se dégrader", déroule encore le parquet de Paris. Yasmina S. devra aussi répondre d'abus "de faiblesse" d'Ari Boulogne, "personne d'une particulière vulnérabilité", en raison de son "infirmité" et d'une "déficience psychique". Sa dernière compagne aurait ainsi capté des revenus d'Ari Boulogne à partir de l'automne 2019. Elle l'aurait amené "à consentir à lui faire verser les royalties perçues au titre des droits d'auteur de sa mère", Nico, égérie des sixties, top model, actrice et chanteuse du Velvet Underground (où jouait aussi Lou Reed). L'argent serait parvenu "directement sur son compte" à elle "alors qu'(Ari Boulogne) était déjà sous mesure de curatelle et ce sans en informer son curateur", précise le parquet de Paris. Elle encourt pour cela jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Détention et trafic de stupéfiants - cannabis, cocaïne et méthadone - sont aussi imputés à Yasmina S., délits passibles de 10 ans d'emprisonnement et 7,5 millions d'euros d'amende. Ressemblance frappante La vie d'Ari Boulogne rima souvent avec chaos. Après la mort de Nico en 1988, celui qui fut un temps photographe avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et cures de désintoxication. D'une ressemblance frappante avec l'acteur du "Samouraï", celui dont le vrai prénom était Christian, s'était toujours considéré comme le fils d'Alain Delon, star du cinéma disparue en 2024. L'acteur du "Guépard" a sans cesse démenti cette paternité. La déclarant prescrite, la justice avait rejeté en 2025 la demande de recherche en paternité initiée par Ari Boulogne, et relancée après sa mort par son fils Charles Boulogne. Les deux hommes se sont croisés à plusieurs reprises comme cette fois où l'acteur lui lancera "tu n'as pas mes yeux, tu n'as pas mes cheveux, tu n'es pas mon fils, tu ne seras jamais mon fils, je n'ai couché avec ta mère qu'une seule fois", rapportait Ari dans Libération. Enfant, Ari a été élevé par la mère de la star de cinéma, Édith Boulogne, dont il porte le nom et qui l'a adopté officiellement avec son mari. Ari a raconté son existence heurtée, dominée par une absence, celle du père, dans un ouvrage publié en 2001 ("L'Amour n'oublie jamais"). Le jour de l'annonce de sa disparition en mai 2023, Anthony Delon, fils d'Alain Delon, avait posté un message de condoléances sur son compte Instagram : "Repose en paix, Ari. Une destinée tragique. Tristesse".

17.03.2026 à 17:01

Iran : la mort de Larijani, une "opportunité" pour les Iraniens (Netanyahu)

FRANCE24
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme qu'en tuant Ali Larijani, Israël donne aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", dans une vidéo diffusée par son bureau.
Texte intégral (638 mots)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme qu'en tuant Ali Larijani, Israël donne aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", dans une vidéo diffusée par son bureau.

17.03.2026 à 16:54

Ralph Beaubrun, chorégraphe et chanteur : "Tout le monde peut danser !"

Louise DUPONT
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Ses chorégraphies enflamment les réseaux sociaux et ses cours affichent complet à travers le monde. Le chorégraphe et chanteur Ralph Beaubrun est devenu incontournable grâce à une énergie communicative et un style mêlant influences afro, caribéennes et pop. Avec plus de deux millions d’abonnés, il fait danser toute une génération.
Texte intégral (638 mots)
Ses chorégraphies enflamment les réseaux sociaux et ses cours affichent complet à travers le monde. Le chorégraphe et chanteur Ralph Beaubrun est devenu incontournable grâce à une énergie communicative et un style mêlant influences afro, caribéennes et pop. Avec plus de deux millions d’abonnés, il fait danser toute une génération.

17.03.2026 à 16:49

Assassinat de Patrice Lumumba : la justice belge ordonne le renvoi en procès d'un ex-diplomate

FRANCE 24
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Soixante-cinq ans après l’assassinat de l'ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo Patrice Lumumba, la justice belge relance l’affaire. Un ancien diplomate, Étienne Davignon, est renvoyé en procès pour "participation à des crimes de guerre", dans une décision rendue à huis clos à Bruxelles et susceptible d’appel.
Texte intégral (638 mots)
Soixante-cinq ans après l’assassinat de l'ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo Patrice Lumumba, la justice belge relance l’affaire. Un ancien diplomate, Étienne Davignon, est renvoyé en procès pour "participation à des crimes de guerre", dans une décision rendue à huis clos à Bruxelles et susceptible d’appel.

17.03.2026 à 16:39

Visage des opérations anti-immigration de Trump, le policier Greg Bovino part à la retraite

FRANCE24
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Si la grande majorité des agents fédéraux de l'immigration ont mené ces derniers mois leur traque aux sans-papiers le visage caché, ce commandant affichait lui fièrement son visage émacié, cheveux rasés sur le côté, devant les médias et les manifestants, qui dénonçaient la brutalité de ses méthodes. N'hésitant pas à aller sur le terrain pour lancer lui-même une grenade lacrymogène sur des protestataires, Greg Bovino défendait les pratiques de ses agents, y compris après la mort de deux citoyens américains tués par balles dans la ville démocrate de Minneapolis. Greg Bovino dirigeait une opération sur place le 7 janvier lorsqu'un agent a abattu mortellement Renee Good, une mère de famille âgée de 37 ans, dans sa voiture. Il a aussi soutenu mordicus les agents fédéraux qui ont tué Alex Pretti, un infirmier, alors qu'il était à terre. C'est encore lui qui avait défendu le fait que des agents de la police de l'immigration aient arrêté un garçon de cinq ans alors qu'ils cherchaient à interpeller son père. "Nous sommes des experts dans la gestion des enfants", n'avait-il pas hésité à clamer. L'an passé, Greg Bovino avait déjà dirigé plusieurs opérations très médiatisées, notamment à Los Angeles et Chicago, en recourant à ce qu'il appelle la tactique "agir et dégager": procéder à des arrestations rapides puis se retirer promptement avant l'arrivée de manifestants. Ce descendant d'immigrés italiens qui a grandi dans l'Etat rural de Caroline du Nord, amateur de controverse, anime un compte X qui défend la politique du gouvernement républicain et n'hésite pas à s'en prendre aux élus démocrates qui critiquent ses méthodes. Mais Greg Bovino avait perdu fin janvier son rôle clé dans le dispositif fédéral à Minneapolis après que la mort de Renee Good et Alex Pretti avait provoqué d'importantes manifestations dans la ville du Minnesota et une vive émotion à travers le pays.
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Si la grande majorité des agents fédéraux de l'immigration ont mené ces derniers mois leur traque aux sans-papiers le visage caché, ce commandant affichait lui fièrement son visage émacié, cheveux rasés sur le côté, devant les médias et les manifestants, qui dénonçaient la brutalité de ses méthodes. N'hésitant pas à aller sur le terrain pour lancer lui-même une grenade lacrymogène sur des protestataires, Greg Bovino défendait les pratiques de ses agents, y compris après la mort de deux citoyens américains tués par balles dans la ville démocrate de Minneapolis. Greg Bovino dirigeait une opération sur place le 7 janvier lorsqu'un agent a abattu mortellement Renee Good, une mère de famille âgée de 37 ans, dans sa voiture. Il a aussi soutenu mordicus les agents fédéraux qui ont tué Alex Pretti, un infirmier, alors qu'il était à terre. C'est encore lui qui avait défendu le fait que des agents de la police de l'immigration aient arrêté un garçon de cinq ans alors qu'ils cherchaient à interpeller son père. "Nous sommes des experts dans la gestion des enfants", n'avait-il pas hésité à clamer. L'an passé, Greg Bovino avait déjà dirigé plusieurs opérations très médiatisées, notamment à Los Angeles et Chicago, en recourant à ce qu'il appelle la tactique "agir et dégager": procéder à des arrestations rapides puis se retirer promptement avant l'arrivée de manifestants. Ce descendant d'immigrés italiens qui a grandi dans l'Etat rural de Caroline du Nord, amateur de controverse, anime un compte X qui défend la politique du gouvernement républicain et n'hésite pas à s'en prendre aux élus démocrates qui critiquent ses méthodes. Mais Greg Bovino avait perdu fin janvier son rôle clé dans le dispositif fédéral à Minneapolis après que la mort de Renee Good et Alex Pretti avait provoqué d'importantes manifestations dans la ville du Minnesota et une vive émotion à travers le pays.

17.03.2026 à 16:37

Starmer appelle à "ne pas perdre de vue" l'Ukraine, en recevant Zelensky à Londres

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Après Paris la semaine dernière, et Madrid mercredi, le dirigeant ukrainien poursuit sa tournée européenne, au moment où la guerre de son pays contre l'invasion russe est éclipsée par les hostilités au Moyen-Orient. "Il est vraiment important de bien comprendre qu'il faut maintenir l'attention sur l'Ukraine. Il y a évidemment un conflit en Iran et d'autres événements au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qui se passe en Ukraine", a déclaré le Premier ministre britannique en accueillant Volodymyr Zelensky à Downing Street. De son côté, le président ukrainien a dit vouloir évoquer avec Keir Starmer les "efforts diplomatiques" et "l'état d'avancement" des négociations avec les Etats-Unis et la Russie pour mettre fin au conflit, ajoutant que la guerre au Moyen-Orient a "une influence considérable" sur l'Ukraine et l'Europe. Rencontre avec Charles III "Nous ne pouvons pas laisser la guerre dans le Golfe se transformer en une aubaine pour Poutine", avait déjà affirmé Keir Starmer lundi, en référence à l'assouplissement des sanctions américaines sur le pétrole russe en raison de la flambée des prix du brut liée à la guerre au Moyen-Orient. Le ministre de la Défense britannique John Healey avait lui assuré Kiev du soutien "sans faille" et "inébranlable" du Royaume-Uni. Avant d'être reçu à Downing Street, le président ukrainien s'est entretenu avec le roi Charles III au palais de Buckingham. Volodymyr Zelensky a remercié le monarque "et toute la famille royale pour leur soutien indéfectible et leur solidarité envers l'Ukraine". Il doit plus tard s'adresser aux membres du Parlement britannique. Il avait déjà eu cet honneur en février 2023, quand les deux chambres s'étaient réunies dans le cadre grandiose de Westminster Hall, vaste salle qui a accueilli de rares dirigeants étrangers. Le président ukrainien doit ensuite s'entretenir avec le chef de l'Otan Mark Rutte, également présent dans la capitale britannique mardi. Partenariat dans la défense A l'occasion de cette nouvelle visite à Londres, le Royaume-Uni et l'Ukraine doivent signer un nouveau partenariat de défense visant notamment à mieux prendre en compte la menace des drones low-cost, a annoncé Downing Street. Les deux pays "examineront également les possibilités de renforcer leur coopération industrielle et technologique en matière de défense avec des pays tiers, afin de consolider la sécurité internationale et de garantir que les technologies de défense les plus récentes soient mises à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin", selon Londres. Le président ukrainien veut mettre en avant l'expertise acquise par son pays dans l'interception des drones de conception iranienne, utilisés par la Russie pour frapper quotidiennement l'Ukraine et aujourd'hui par l'Iran pour viser les pays du Golfe. "Nos priorités sont claires : plus de sécurité et plus d'opportunités pour l'Ukraine", a affirmé le président ukrainien sur X à arrivée à Londres. Mercredi, Volodymyr Zelensky se rendra à Madrid, où il sera reçu par Pedro Sanchez, à la veille d'un conseil européen à Bruxelles. Lors de son précédent déplacement, en novembre, Pedro Sanchez avait annoncé un paquet d'aide militaire à l'Ukraine d'une valeur de 615 millions d'euros pour aider l'armée de Kiev face à l'invasion russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire.
Texte intégral (562 mots)
Après Paris la semaine dernière, et Madrid mercredi, le dirigeant ukrainien poursuit sa tournée européenne, au moment où la guerre de son pays contre l'invasion russe est éclipsée par les hostilités au Moyen-Orient. "Il est vraiment important de bien comprendre qu'il faut maintenir l'attention sur l'Ukraine. Il y a évidemment un conflit en Iran et d'autres événements au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qui se passe en Ukraine", a déclaré le Premier ministre britannique en accueillant Volodymyr Zelensky à Downing Street. De son côté, le président ukrainien a dit vouloir évoquer avec Keir Starmer les "efforts diplomatiques" et "l'état d'avancement" des négociations avec les Etats-Unis et la Russie pour mettre fin au conflit, ajoutant que la guerre au Moyen-Orient a "une influence considérable" sur l'Ukraine et l'Europe. Rencontre avec Charles III "Nous ne pouvons pas laisser la guerre dans le Golfe se transformer en une aubaine pour Poutine", avait déjà affirmé Keir Starmer lundi, en référence à l'assouplissement des sanctions américaines sur le pétrole russe en raison de la flambée des prix du brut liée à la guerre au Moyen-Orient. Le ministre de la Défense britannique John Healey avait lui assuré Kiev du soutien "sans faille" et "inébranlable" du Royaume-Uni. Avant d'être reçu à Downing Street, le président ukrainien s'est entretenu avec le roi Charles III au palais de Buckingham. Volodymyr Zelensky a remercié le monarque "et toute la famille royale pour leur soutien indéfectible et leur solidarité envers l'Ukraine". Il doit plus tard s'adresser aux membres du Parlement britannique. Il avait déjà eu cet honneur en février 2023, quand les deux chambres s'étaient réunies dans le cadre grandiose de Westminster Hall, vaste salle qui a accueilli de rares dirigeants étrangers. Le président ukrainien doit ensuite s'entretenir avec le chef de l'Otan Mark Rutte, également présent dans la capitale britannique mardi. Partenariat dans la défense A l'occasion de cette nouvelle visite à Londres, le Royaume-Uni et l'Ukraine doivent signer un nouveau partenariat de défense visant notamment à mieux prendre en compte la menace des drones low-cost, a annoncé Downing Street. Les deux pays "examineront également les possibilités de renforcer leur coopération industrielle et technologique en matière de défense avec des pays tiers, afin de consolider la sécurité internationale et de garantir que les technologies de défense les plus récentes soient mises à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin", selon Londres. Le président ukrainien veut mettre en avant l'expertise acquise par son pays dans l'interception des drones de conception iranienne, utilisés par la Russie pour frapper quotidiennement l'Ukraine et aujourd'hui par l'Iran pour viser les pays du Golfe. "Nos priorités sont claires : plus de sécurité et plus d'opportunités pour l'Ukraine", a affirmé le président ukrainien sur X à arrivée à Londres. Mercredi, Volodymyr Zelensky se rendra à Madrid, où il sera reçu par Pedro Sanchez, à la veille d'un conseil européen à Bruxelles. Lors de son précédent déplacement, en novembre, Pedro Sanchez avait annoncé un paquet d'aide militaire à l'Ukraine d'une valeur de 615 millions d'euros pour aider l'armée de Kiev face à l'invasion russe, qui occupe toujours près de 20% de son territoire.

17.03.2026 à 16:37

Burger King: de 6 à 24 mois de prison avec sursis pour les CRS qui avaient matraqué des "gilets jaunes"

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"L'usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité", a souligné le président du tribunal correctionnel de Paris en rendant son jugement, alors qu'aucun des mis en cause ne s'était déplacé pour l'entendre. "Si le tribunal a pris en considération le contexte social objectivement violent" et "l'extrême pénibilité de l'intervention", il a "écarté l'ensemble des faits justificatifs soulevés en défense pour exonérer les prévenus de leur responsabilité", notamment "l'état de nécessité", "le commandement de l'autorité légitime" ou encore "la légitime défense des biens". Le magistrat a au contraire souligné "la nature et la gravité des faits à l'encontre des manifestants", qui "semblaient se mettre à l'abri" dans le fast-food "pour reprendre leurs esprits" après que l'air de la rue était devenu irrespirable en raison des grenades lacrymogènes qui avaient été tirées par les forces de l'ordre, et "présentaient un comportement pacifique". Les neuf policiers, membres à l'époque des faits de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), ont tous été reconnus coupables de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, mais ont bénéficié d'une non-inscription de leur condamnation au casier judiciaire. Si le tribunal correctionnel a reconnu que chacun d'entre eux est "entièrement responsable" des préjudices des victimes, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur les dommages et intérêts, les fautes n'étant "pas détachables de leur service", renvoyant cette partie du dossier devant le tribunal administratif. Quatre personnes physiques, frappées à coups de matraque ou coups de pied, se sont constituées parties civiles dans ce dossier, mais 16 victimes non identifiées, qui ne se sont pas manifestées auprès de la justice, ont également été comptabilisées par les enquêteurs. Sentiment d'"abandon" Le 1er décembre 2018, troisième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", ils avaient matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui s'étaient introduits dans un Burger King à proximité de la place de l'Etoile, à Paris, pour y trouver refuge, sans sommation et sans leur laisser le temps d'évacuer l'endroit. Cet épisode, qui n'a duré que 2 minutes et 37 secondes, avait été filmé sous différents angles par des manifestants, des journalistes ou encore des caméras de vidéosurveillance. L'un des manifestants a reçu 27 coups de matraques, un autre s'est retrouvé avec le visage en sang, une femme a été touchée au bras et souffre toujours depuis cet évènement. Sept ans plus tard, le traumatisme est toujours présent. Lors de leurs interrogatoires, les mis en cause avaient admis avoir manqué de "lucidité" lors de cette opération en début de soirée, menée après des heures d'affrontements avec des manifestants autour de l'Arc de Triomphe, dans un climat "insurrectionnel". A la barre, ils avaient encore raconté avoir cru que les personnes qui s'étaient introduites dans le fast-food, pourtant fermé, étaient des pilleurs. Les policiers avaient aussi confié leur sentiment d'avoir été "abandonnés" par leur chaîne hiérarchique et mis en cause directement la préfecture de police de Paris. Leur commandant, cité comme témoin, avait éreinté la chaîne hiérarchique, estimant que lui-même et d'autres personnes auraient dû se retrouver au côté des CRS sur le banc des prévenus. "Ils sont obligés d'obéir, ceux qui donnent les ordres ne sont jamais responsables", avait-il estimé, reprochant à ses propres supérieurs de ne pas avoir relevé son unité, alors que ses hommes n'avaient pas mangé depuis 6H00 du matin. Le parquet avait requis le 12 février des peines allant de six à vingt mois d'emprisonnement avec sursis. "Le désordre ne suspend jamais le droit, le droit n'est pas un luxe réservé aux jours calmes, le droit est précisément ce qui doit tenir quand tout bascule", avait lancé la procureure, Marie Dubarry.
Texte intégral (666 mots)
"L'usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et proportionnalité", a souligné le président du tribunal correctionnel de Paris en rendant son jugement, alors qu'aucun des mis en cause ne s'était déplacé pour l'entendre. "Si le tribunal a pris en considération le contexte social objectivement violent" et "l'extrême pénibilité de l'intervention", il a "écarté l'ensemble des faits justificatifs soulevés en défense pour exonérer les prévenus de leur responsabilité", notamment "l'état de nécessité", "le commandement de l'autorité légitime" ou encore "la légitime défense des biens". Le magistrat a au contraire souligné "la nature et la gravité des faits à l'encontre des manifestants", qui "semblaient se mettre à l'abri" dans le fast-food "pour reprendre leurs esprits" après que l'air de la rue était devenu irrespirable en raison des grenades lacrymogènes qui avaient été tirées par les forces de l'ordre, et "présentaient un comportement pacifique". Les neuf policiers, membres à l'époque des faits de la CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), ont tous été reconnus coupables de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, mais ont bénéficié d'une non-inscription de leur condamnation au casier judiciaire. Si le tribunal correctionnel a reconnu que chacun d'entre eux est "entièrement responsable" des préjudices des victimes, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur les dommages et intérêts, les fautes n'étant "pas détachables de leur service", renvoyant cette partie du dossier devant le tribunal administratif. Quatre personnes physiques, frappées à coups de matraque ou coups de pied, se sont constituées parties civiles dans ce dossier, mais 16 victimes non identifiées, qui ne se sont pas manifestées auprès de la justice, ont également été comptabilisées par les enquêteurs. Sentiment d'"abandon" Le 1er décembre 2018, troisième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", ils avaient matraqué et frappé à coups de pied des manifestants qui s'étaient introduits dans un Burger King à proximité de la place de l'Etoile, à Paris, pour y trouver refuge, sans sommation et sans leur laisser le temps d'évacuer l'endroit. Cet épisode, qui n'a duré que 2 minutes et 37 secondes, avait été filmé sous différents angles par des manifestants, des journalistes ou encore des caméras de vidéosurveillance. L'un des manifestants a reçu 27 coups de matraques, un autre s'est retrouvé avec le visage en sang, une femme a été touchée au bras et souffre toujours depuis cet évènement. Sept ans plus tard, le traumatisme est toujours présent. Lors de leurs interrogatoires, les mis en cause avaient admis avoir manqué de "lucidité" lors de cette opération en début de soirée, menée après des heures d'affrontements avec des manifestants autour de l'Arc de Triomphe, dans un climat "insurrectionnel". A la barre, ils avaient encore raconté avoir cru que les personnes qui s'étaient introduites dans le fast-food, pourtant fermé, étaient des pilleurs. Les policiers avaient aussi confié leur sentiment d'avoir été "abandonnés" par leur chaîne hiérarchique et mis en cause directement la préfecture de police de Paris. Leur commandant, cité comme témoin, avait éreinté la chaîne hiérarchique, estimant que lui-même et d'autres personnes auraient dû se retrouver au côté des CRS sur le banc des prévenus. "Ils sont obligés d'obéir, ceux qui donnent les ordres ne sont jamais responsables", avait-il estimé, reprochant à ses propres supérieurs de ne pas avoir relevé son unité, alors que ses hommes n'avaient pas mangé depuis 6H00 du matin. Le parquet avait requis le 12 février des peines allant de six à vingt mois d'emprisonnement avec sursis. "Le désordre ne suspend jamais le droit, le droit n'est pas un luxe réservé aux jours calmes, le droit est précisément ce qui doit tenir quand tout bascule", avait lancé la procureure, Marie Dubarry.

17.03.2026 à 16:29

Israël donne aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", selon Netanyahu

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'en tuant Ali Larijani, Israël donnait aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", dans une vidéo diffusée par son bureau.
Texte intégral (666 mots)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'en tuant Ali Larijani, Israël donnait aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", dans une vidéo diffusée par son bureau.
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