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09.04.2026 à 23:07

Ligue conférence: battu à Mayence (2-0), Strasbourg hypothèque ses chances

FRANCE24
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Pour hisser le Racing Club de Strasbourg pour la première fois en demi-finales d'une Coupe d'Europe, les coéquipiers d'Ismaël Doukouré seront contraints à l'exploit la semaine prochaine devant les plus de 30.000 spectateurs de La Meinau, obligés de s'imposer par trois buts (deux pour arracher la prolongation). Le vainqueur de ce quart affrontera le Rayo Vallecano ou l'AEK Athènes (victoire du Rayo 3-0 à l'aller en Espagne), avec l'avantage de recevoir au match retour en demies. Strasbourg avait jusque-là remporté tous ses matches à l'extérieur, que ce soit lors de la phase de groupe (2-1 à Bratislava contre le Slovan et à Häcken en Suède et 1-0 à Aberdeen) terminée en tête, ou en huitièmes de finale (2-1 à Riejka en Croatie). Mais jeudi soir à Mayence, à moins de 200 kilomètres de Strasbourg, les hommes de Gary O'Neil ont été punis par les contre-attaques allemandes, les coéquipiers de Silvan Widmer se montrant plus agressifs au milieu de terrain. Transversale de Barco Kaishu Sato, à l'origine de la récupération de balle dans les pieds de Gessime Yassine, a ouvert le score à la 11e minute. Après un relais avec Sota Kawasaki, le Japonais a trompé Mike Penders d'une superbe frappe enroulée venue se loger en pleine lucarne, bien aidé par la déviation d'Andrew Omobamidele. Moins de dix minutes plus tard, Stefan Posch a doublé la mise, complètement seul au point de penalty pour reprendre du plat du pied droit un corner tiré par Paul Nebal à la 19e minute. Posch avait obtenu le corner en récupérant la balle à une trentaine de mètres du but de Penders, prenant le meilleur sur Valentin Barco. Bousculés au milieu de terrain, les Strasbourgeois ont un peu repris pied dans la rencontre et se sont montrés sous un meilleur visage en seconde période, malgré de nouvelles pertes de balle et de nouvelles sueurs froides, mais Mike Penders a maintenu Strasbourg en vie (49e, 78e). Dominateurs à partir de l'heure de jeu, les Strasbourgeois se sont créé leur meilleure occasion à l'entrée du dernier quart d'heure. Après plusieurs dribbles et feintes de frappe, Valentin Barco a trouvé la barre transversale de Daniel Batz, qui a ensuite boxé comme il a pu la reprise parfaite de Diego Moreira (74e). Cette dernière demi-heure peut donner un peu d'espoir au Racing, qui devra toutefois rendre une copie parfaite à domicile pour renverser la rencontre. "Malheureusement, on a mis du temps à se mettre dedans. Les entrants ont fait du bien. Si on fait cette deuxième mi-temps au retour, on peut revenir et je pense qu'on va le faire", a réagi l'attaquant belge du Racing Diego Moreira au micro de Canal+. "Mais c'est à nous d'être chirurgical devant le but."

09.04.2026 à 22:51

Wall Street termine en hausse, mise sur la poursuite du cessez-le-feu

FRANCE24
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Le Dow Jones a gagné 0,58%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,62%. "Le marché boursier progresse, dans l'espoir que le pire soit derrière nous", commente auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments. En baisse à l'ouverture, la place new-yorkaise s'est retournée en cours de séance, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban, au lendemain de frappes meurtrières sur le pays voisin. Et les cours du pétrole ont modéré leur hausse dans la foulée. Des pourparlers entre les deux pays auront lieu la semaine prochaine à Washington, ont confirmé jeudi auprès de l'AFP un responsable du département d'Etat et une source proche du dossier. Cette annonce dissipe quelque peu les inquiétudes sur la solidité du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. "Mais l'instabilité géopolitique liée au conflit au Moyen-Orient reste forte", notent les analystes de Briefing.com. Les regards sont notamment braqués sur le détroit d'Ormuz, annoncé rouvert dans le cadre de la trêve mais qui pourrait être miné, selon la mise en garde de Téhéran. Un pétrolier non-iranien, le premier depuis l'annonce du cessez-le-feu, a franchi jeudi ce passage stratégique par où transite un cinquième du pétrole mondial, et dont la réouverture était une condition de l'arrêt des hostilités. Si les développements géopolitiques sont au premier plan, les opérateurs gardent tout de même un oeil sur l'agenda macroéconomique. Ils attendent notamment la publication vendredi de l'indicateur d'inflation CPI pour le mois de mars aux Etats-Unis, le premier à prendre en compte la flambée des prix des hydrocarbures dû à la guerre. "Nous savons que l'inflation va grimper", remarque auprès de l'AFP Marc Chandler, de Bannockburn Global Forex. "Mais tout dépendra de la façon dont la Fed (banque centrale américaine, ndlr) interprétera ces données: comme un phénomène temporaire ou comme quelque chose de plus durable", estime M. Sarhan. Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain restait stable par rapport à la veille en clôture, évoluant autour de 4,29%. Au tableau des valeurs, un vent d'inquiétude a une nouvelle fois soufflé sur le secteur des logiciels alors que Wall Street juge que l'essor de l'intelligence artificielle (IA) menace leur modèle économique. Oracle a reculé de 3,70%, Crowdstrike a glissé de 7,46% et Salesforce a perdu 2,89%. Après une ouverture dans le rouge, le spécialiste de l'informatique à distance ("cloud") Coreweave s'est finalement octroyé 3,49% à 92,00 dollars après l'annonce d'un nouvel accord pluri-annuel avec Meta (Facebook, Instagram) pour un montant d'environ 21 milliards de dollars. CoreWeave fournira au géant des réseaux sociaux de nouvelles infrastructures informatiques pour l'aider à développer son intelligence artificielle (IA). Le marché se prépare aussi à entrer dans une nouvelle saison de résultats trimestriels. Les grandes banques seront les premières à publier leurs performances financières à partir de la semaine prochaine.

09.04.2026 à 22:51

Après des ventes "record" en 2025, Biocoop reste confiant malgré la guerre

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L'enseigne, qui revendique 45% du marché des spécialistes bio (avec des concurrents comme Naturalia ou La Vie claire), a enregistré un chiffre d'affaires (taxes comprises) de 1,93 milliard d'euros, en hausse de 7,5% par rapport au précédent record de 2024, qui avait mis un terme à plusieurs années laborieuses. Le bio "n'est pas un marché de niche", a insisté auprès de l'AFP le directeur général de Biocoop, Franck Poncet. Six Français sur 10 (59%) ont consommé du bio au moins une fois par mois en 2025, soit 5 points de plus qu'en 2024, a-t-il ajouté, citant une enquête de l'Agence bio. Avec la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur le pouvoir d'achat, n'y a-t-il pas un risque que les consommateurs se détournent de ces produits, généralement plus onéreux que le non bio, comme ce fut le cas en 2022 avec la guerre en Ukraine ? "On reste prudents? mais on n'est pas inquiets", résume M. Poncet. "S'il y a une contraction de la consommation, on pourrait être une valeur refuge, parce que 87% de notre offre est d'origine France, et qu'on a investi depuis maintenant plus de deux ans sur les prix", fait-il valoir. En outre, "on est moins concernés par l'envol du prix du pétrole", davantage "en revanche" par celui du gaz, consommé par "nos plateformes et camions", ajoute-t-il. "A fin mars, on est sensiblement sur les mêmes tendances de progression du chiffre d'affaires" qu'en 2025, selon M. Poncet. Et en cas d'inflation, "on arrivera à être raisonnable dans les hausses de prix", a ajouté le président de Biocoop, Henri Godron. La coopérative va "probablement atteindre les 2 milliards de chiffre d'affaires cette année", selon lui. Biocoop a dévoilé en septembre un plan stratégique misant notamment sur un réseau de 900 magasins d'ici à fin 2029, contre 744 actuellement. L'enseigne revendique 5,2 millions de foyers clients en 2025, soit 200.000 de plus qu'en 2024. Elle a également annoncé qu'à partir de juillet, 100% des produits de sa marque propre lancée en 2020 ne contiendront pas d'ingrédients marqueurs d'ultra-transformation, moyennant l'arrêt d'une dizaine de recettes qui n'ont pu être retravaillées, comme les galettes de riz soufflé. Alors que le nombre de fermes bio a baissé pour la première fois l'année dernière, de 0,6% (386 fermes en moins), la coopérative continue en outre de militer pour une "inscription durable" de la bio "au cœur des politiques publiques".

09.04.2026 à 22:47

Aide au développement: l'OCDE s'inquiète d'une "baisse historique" en 2025

FRANCE24
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Les montants consacrés à l'APD par les pays membres du comité d'aide au développement de l'OCDE ont atteint 174,3 milliards de dollars l'an dernier, en recul pour la deuxième année consécutive, selon des chiffres préliminaires publiés par l'Organisation de coopération et de développement économiques, basée à Paris. L'aide au développement anticipée pour 2025 retombe au niveau de 2015 et baisse de 4,2% par rapport à 2019, alors qu'elle avait augmenté de 32,7% sur la période 2019-2023. Elle représente 0,26% du revenu national brut (RNB) des pays du comité, loin de l'objectif de 0,7% des Nations unies, au grand dam des ONG. "Il est extrêmement préoccupant de constater que l'APD a enregistré une chute si brutale en 2025", mesurée en termes réels (ajustés de l'inflation et des fluctuations des taux de change), a commenté le président du comité d'aide au développement (CAD), Carsten Staur, dans un communiqué. D'autant que "notre époque se caractérise par des besoins humanitaires grandissants, de fortes pressions pesant sur les pays les plus pauvres et les plus fragiles, ainsi que par des incertitudes croissantes sur toute la planète et une insécurité massive", a-t-il souligné. Ukraine Sur fond de multiplication des crises internationales et de finances publiques exsangues, de nombreux pays développés ont réalisé des coupes dans leur aide au développement. Si 26 des 34 pays membres du CAD ont réduit leur aide au développement l'an dernier, les cinq principaux pays donateurs ont représenté 95,7% du recul total. L'APD a ainsi diminué en Allemagne (-17,4%), en France (-10,9%), au Royaume-Uni (-10,8%) et au Japon (-5,6%). A eux seuls, les Etats-Unis ont entraîné trois quarts (75,1%) de la chute: le retour de Donald Trump à la Maison Blanche s'est accompagné d'une réduction drastique de l'aide humanitaire avec le démantèlement de l'agence USAID. Malgré une baisse de son enveloppe, l'Allemagne a détrôné pour la première fois les Etats-Unis comme premier donateur (29,1 milliards de dollars contre 29 milliards). Dans son rapport, l'OCDE estime que "cette baisse interroge également sur l'efficience et l'efficacité de l'APD qui reste déployée, ainsi que sur les perspectives incertaines à court terme de l'architecture internationale du financement du développement". Cette situation a pénalisé les programmes de développement de base, l'aide humanitaire et l'aide consacrée au coût des réfugiés ainsi que, géographiquement, l'Afrique et les pays les pays les moins avancés. L'aide bilatérale des pays du CAD à l'Ukraine a chuté de 38,2% à 10,3 milliards de dollars, plombée par les Etats-Unis (-91,1%). Toutefois, en tenant compte des contributions des institutions de l'Union européenne, l'aide bilatérale s'est inscrite en hausse de 18,7%, à 44,9 milliards de dollars, le volume d'aide "le plus important jamais fourni à un pays donné". Millions de vies Pour Maé Kurkjian, directrice du plaidoyer de l'ONG ONE en France, "la baisse des contributions multilatérales affaiblit les mécanismes de redistribution vers les pays les plus pauvres. Les donateurs privilégient désormais les canaux bilatéraux et les intérêts géostratégiques, au détriment des mécanismes collectifs." Oxfam a déploré que "les gouvernements des pays riches tournent le dos à la vie de millions de femmes, d'hommes et d'enfants dans le Sud global". L'ONG a appelé les gouvernements à "restaurer leurs budgets d'aide et consolider le système humanitaire mondial", notamment en taxant les ultra-riches. Selon l'OCDE, qui publiera des chiffres définitifs en décembre, les pressions politiques et budgétaires devraient perdurer en 2026: elle entrevoit une nouvelle baisse de l'APD de 5,8%. Engagé dans une guerre coûteuse avec l'Iran, la Maison Blanche prévoit par exemple, dans son projet de budget pour 2027, d'amputer de plusieurs milliards de dollars les enveloppes des projets d'aide au développement ou d'assistance humanitaire, tandis qu'elle souhaite augmenter fortement les dépenses de défense déjà colossales. Inversement, parmi les pays ayant augmenté leur APD en 2025 figurent six membres de l'UE (Danemark, Hongrie, Italie, Luxembourg, Espagne et Suède) ainsi que l'Islande et la Norvège.

09.04.2026 à 22:43

Une figure néonazie allemande ayant changé de genre arrêtée en République tchèque

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Marla-Svenja Liebich, qui s'appelait auparavant Sven Liebich et avait changé de genre après l'adoption par le gouvernement de centre-gauche d'Olaf Scholz fin 2024 de la "loi sur l'autodétermination", avait défrayé la chronique l'été dernier. Condamnée à 18 mois de prison pour incitation à la haine, diffamation et outrage, elle ne s'était pas présentée à la prison pour femmes de Chemnitz (est de l'Allemagne) où elle devait purger sa peine et s'était enfuie à l'étranger. Le changement de genre de Liebich avait déclenché l'année dernière en Allemagne un débat sur les implications de la "loi sur l'autodétermination" qui permet de changer de prénom et de genre en déposant une demande auprès du bureau d'état civil local, puis de l'officialiser en y retournant trois mois après, sans avoir à fournir de justificatifs médicaux. Le cas Liebich, qui est largement soupçonné d'avoir changé de genre par provocation et pour obtenir de meilleures conditions carcérales, illustre pour les détracteurs de la loi son côté permissif. Les militants pour les droits des femmes craignent notamment que des hommes prédateurs n'abusent des nouvelles règles pour accéder aux espaces réservés aux femmes et aux jeunes filles. Le procureur général du parquet de Halle (est), Dennis Cernota, a précisé à l'AFP que l'arrestation de Liebich s'était effectuée sur la base d'un mandat d'arrêt européen. Le parquet va désormais engager les démarches nécessaires en vue d'une procédure d'extradition.

09.04.2026 à 22:31

Zelensky rencontre la minorité hongroise en Ukraine, à la veille d'élections cruciales en Hongrie

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"Ici en Transcarpatie, une rencontre s'est déroulée avec notre communauté ukraino-hongroise. Il est important que toutes les communautés en Ukraine reçoivent de l'attention et du respect", a déclaré M. Zelensky sur Telegram. Il a notamment remercié la minorité magyarophone pour "son aide dans la défense" de l'Ukraine, qui lutte depuis plus de quatre ans face à l'offensive massive des forces russes. Il a aussi salué "le fait que toutes nos communautés — et la hongroise en particulier — apportent leur soutien aux personnes déplacées et aux entreprises relocalisées". Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a réagi sur X en dénonçant une "mise en scène politique" du chef de l'Etat ukrainien, qui "devrait mieux" mettre immédiatement fin "aux conscriptions forcées et aux chasses à l’homme dans les rues et rétablir les droits des minorités de la communauté hongroise, restreints depuis 2015". En mars, le président russe Vladimir Poutine a ordonné la libération de deux combattants ayant la double nationalité ukrainienne et hongroise faits prisonniers par les Russes sur le front en Ukraine, dans un nouveau signe de proximité entre le Kremlin et Budapest. La région occidentale de Transcarpatie, située aux confins de la Hongrie, de la Pologne, de la Roumanie et de la Slovaquie, se trouve à plus de 1.000 km du front. La Hongrie étant l'un des rares pays de l'Otan et de l'UE à avoir renforcé ses liens avec Moscou depuis l'invasion russe de février 2022, Kiev scrute avec la plus grande attention l'issue des législatives de dimanche. Budapest bloque en effet le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à Kiev, tant que la Hongrie n'aura pas obtenu la reprise de livraisons de pétrole russe via un oléoduc dont une partie située en Ukraine a été endommagée. Le gouvernement ukrainien affirme que l'oléoduc Droujba, qui passe par son territoire, a été endommagé par des frappes russes le 27 janvier. La Hongrie et la Slovaquie, qui ont obtenu des exemptions de l'Union européenne et de Washington pour continuer à acheter du pétrole russe, accusent Kiev de ne rien faire depuis pour le réparer.

09.04.2026 à 22:11

PFAS: le gouvernement prépare une circulaire sur la gestion des boues d'épuration

FRANCE24
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"Je suis venu présenter le projet de circulaire que nous allons prendre" pour "éviter que ce qui s'est passé dans les Ardennes ne se reproduise, même s'il faut rester extrêmement humble en la matière", a déclaré le ministre. Il s'est notamment rendu à Thénorgues, sur un site de captage d'eau potable nouvellement équipé d'un traitement par charbon actif pour dépolluer une eau contaminée au PFAS. Une enquête publiée en février par France 3 et Disclose avait révélé des taux records de PFAS dans des sols agricoles de la Meuse et des Ardennes, où des boues industrielles ont été épandues pendant des décennies. En raison de concentration élevée en PFAS, la consommation de l'eau du robinet avait été interdite dans une dizaine de petites communes de ces deux départements depuis l'été 2025. Selon le ministre, sept communes ont désormais retrouvé une eau potable. Plusieurs communes des Ardennes ont déposé plainte contre X mardi pour mise en danger d'autrui en raison de cette contamination aux PFAS notamment liée à l'épandage de boues d'une papeterie aujourd'hui fermée. D'autres actions judiciaires en lien avec cette contamination aux PFAS ont déjà été déclenchées ces derniers mois, dans la Meuse et dans les Ardennes. La semaine dernière, un couple qui a dû fermer son exploitation de maraîchage à Haraucourt (Ardennes) à cause de la pollution aux PFAS a aussi porté plainte contre X pour mise en danger d'autrui. A l'heure actuelle, aucune obligation n'impose la mesure des PFAS dans les boues d'épuration. Selon le cabinet de M. Lefèvre, la future circulaire demandera aux industriels disposant de stations d'épuration et pratiquant l'épandage agricole de mesurer et quantifier les PFAS présents dans les boues. "Si les boues respectent ce seuil", qui reste à définir, il n'y aura "pas de difficulté. Si elles ne respectent pas ce seuil, alors, après une procédure contradictoire, elles devront être soit incinérées, soit mises en décharge", a précisé jeudi le ministre, ajoutant que la circulaire devait être publiée d'ici une quinzaine de jours. Un rapport scientifique a recommandé fin mars à l'Union européenne de restreindre largement les PFAS, sauf exceptions "ciblées", pointant les risques croissants de ces substances chimiques pour la population.

09.04.2026 à 21:53

Monte-Carlo: Alcaraz et Sinner bousculés mais qualifiés en quarts, comme Vacherot

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Expéditifs au premier set, chahutés au deuxième, rassurés au troisième : les N.1 et N.2 mondiaux ont connu un après-midi compliqué en Principauté mais ont fini par sortir de leurs chaussures les cailloux nommés Tomas Martin Etcheverry (30e), pour Alcaraz (6-1, 4-6, 6-3), et Tomas Machac (53e), pour Sinner (6-1, 6-7 (3/7), 6-3). Malgré quelques moments d'égarement au deuxième set, assez rares pour être relevés, Alcaraz enchaîne là un septième succès consécutif à Monte-Carlo, après son titre en 2025, et un 15e consécutif sur terre battue, lui qui s'est également imposé à Rome et à Roland-Garros l'an dernier. Tenant du titre, Alcaraz a commencé parfaitement en volant, sur un jeu blanc, le service de l'Argentin avant de prendre le premier set en 26 minutes. Mais lors du second acte, Etcheverry s'est rebellé, breakant deux fois de suite pour mener 4-1, profitant de rares instants de doute de l'Espagnol. Alcaraz a repris un service pour revenir au contact, mais a fini par voir l'Argentin égaliser à une manche partout, la faute à une nouvelle faute directe, en plein filet. Le Murcien de 22 ans a retrouvé de la constance en début de troisième set. Mais l'homme aux sept titres du Grand Chelem s'est encore montré frustré à quelques reprises, sur des erreurs peu habituelles, et a dû sauver une balle de débreak à 4-2. C'est finalement sur sa troisième balle de match, après 2h23 de combat, qu'il s'est imposé grâce à un service gagnant. Il affrontera en quarts le Kazakhstanais Alexander Bublik (28 ans, 11e), pour la première fois à cette altitude sur le Rocher après avoir défait le Tchèque Jiri Lehecka (13e). Vacherot vers son meilleur classement Dans l'autre partie de tableau, le N.2 mondial Jannik Sinner continue sur sa lancée après les victoires aux Masters 1000 d'Indian Wells et de Miami. Mais face au Tchèque Tomas Machac (53e), il a vu sa série de douze victoires en deux sets se finir. Comme Alcaraz, Sinner a expédié la première manche où il n'a commis que huit fautes directes contre 18 à son adversaire en 26 minutes. Mais le Tchèque est entré dans son match dans le deuxième set. Grâce à des coups devenus plus cinglants, prenant à plusieurs reprises Sinner de vitesse, il a réussi à prendre le service du N.2 mondial à 2-2 puis 4-2 pour mener 5-2. Le Tchèque s'est procuré quatre balles de set à 6 points à 2 au tie break et a égalisé sur la deuxième à une manche partout. Sinner a toutefois rapidement remis les pendules à l'heure dans la manche décisive, concluant après deux heures de jeu. "Ça n'a pas été facile aujourd'hui, a-t-il reconnu, je me suis retrouvé dans une situation compliqué. (...) Je vais devoir mieux jouer dans certaines situations." Double demi-finaliste en 2023 et 2024, absent l'an dernier à cause d'une suspension pour dopage, Sinner affrontera pour retrouver le dernier carré à Monaco Félix Auger-Aliassime (7e). Le Canadien a profité de l'abandon du Norvégien Casper Ruud (12e), qui a jeté l'éponge alors que son adversaire menait 7-5, 2-2, pour rallier les quarts pour la première fois de sa carrière en Principauté. Dans le dernier quart, le local du tournoi, Valentin Vacherot (23e), a mis près de trois heures pour se défaire du Polonais Hubert Hurkacz 6-7 (4/7), 6-3, 6-4. Celui qui était 259e l'an passé à la même époque est sûr d'intégrer pour la première fois le top 20 dans le prochain classement ATP quel que soit le résultat de son quart contre l'Australien Alex de Minaur (6e) vendredi.

09.04.2026 à 21:51

Canal Seine-Nord Europe: la "dérive" des coûts crée un "risque fort pour l'État", selon la Cour des comptes

FRANCE24
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Le coût de ce futur canal de 107 km de long, visant à créer une autoroute fluviale du bassin parisien aux grands ports de la mer du Nord, a connu un quasi-doublement, supérieur à l'inflation, pour atteindre 7,3 milliards d'euros à prix courants selon la dernière estimation en date. A cette somme devra s'ajouter le coût financier de l'emprunt de bouclage du projet, de l'ordre de 1 à 3 milliards d'euros, selon le rapport de la Cour des comptes dont l'AFP a obtenu une copie. "Cette dérive importante fait peser un risque fort pour l'État", celui d'être appelé à "garantir le financement ultime du projet", est-il noté dans la synthèse du rapport. Il y a ainsi "urgence" à "clarifier" la répartition des financements, selon la Cour. En 2019, une convention fixait la répartition suivante: 2,2 milliards d'euros à parts égales de l'État et des collectivités locales, 2,1 milliards d'euros de fonds européens et un emprunt de bouclage pour le solde. Ce partage des financements "s'est fait sur une évaluation du coût du projet aujourd'hui largement dépassée" et il existe désormais un risque "très élevé de devoir relever le montant de l'emprunt de bouclage", qui pourrait au moins doubler par rapport à l'estimation initiale, prévient la Cour. Par ailleurs, le remboursement de cet emprunt est basé sur une future taxation aux contours encore vagues, reposant notamment sur les futures recettes du canal. Or, la révision à la baisse des perspectives de croissance à long terme et la hausse du coût des investissements modifient la donne économique, et les hypothèses de report du transport routier vers le fluvial "restent à garantir", relève la Cour des comptes. La date prévisionnelle de mise en service du canal a aussi sans cesse été repoussée, actuellement fixée à 2032. Les travaux ont commencé en 2022. Les impacts du canal sur l'environnement sont "substantiels", estime également la Cour: le projet affecte le cycle de l'eau à l'échelle régionale et aura d'importantes conséquences sur la biodiversité, les zones boisées et humides, "avec un volume notable de terres excavées et une dette carbone importante". Si le programme de compensation environnementale de la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE) "est à la mesure des enjeux", sa mise en œuvre exige un "suivi rigoureux", estime encore la Cour. Dans une réponse écrite après avoir reçu le rapport des Sages de la rue Cambon, le ministre des Transports Philippe Tabarot a notamment exprimé son intention d'instruire "une revue de l'ensemble des financements de toutes les parties existantes ou potentielles" du projet, pour conclure un "avenant" à la convention de 2019. Dans un communiqué publié jeudi soir, la SCSNE a également dit souscrire à toutes les recommandations de ce rapport, qui viennent selon elle "conforter des actions engagées depuis plusieurs mois pour la conduite du chantier et les retombées économiques du projet".

09.04.2026 à 21:47

Le Livret A pourrait financer les énergies renouvelables les plus compétitives, suggère un rapport

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"L'Etat pourrait faire en sorte qu’une partie du financement de certains projets ENR soit apportée par les fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations (+Livret A+), ce qui diminuerait le coût de la dette portée par les projets", écrivent les auteurs de ce rapport. Jean-Bernard Lévy, ancien PDG d'EDF (2014-2022), et le haut fonctionnaire Thierry Tuot, conseiller d'Etat et ex-directeur général de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ont été chargés en décembre par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'évaluer le coût des énergies renouvelables pour les finances publiques et leur impact sur le système électrique. Selon eux, un tel dispositif pourrait être proposé aux lauréats des projets dont le coût au mégawattheure (MWh) produit "est le plus compétitif, en pratique (...) les projets de grande dimension" - projets éoliens terrestres, solaires et "tout particulièrement" les éoliennes maritimes. Cette recommandation figure parmi les 45 de ce rapport sur "l'optimisation des soutiens publics aux énergies renouvelables électriques et au stockage". Un sujet sensible: le coût des énergies éoliennes et solaires s'est retrouvé ces derniers mois au coeur des débats enflammés sur la stratégie énergétique de la France entre parlementaires pro-renouvelables et pro-nucléaire. Selon les auteurs, l'aide de l'Etat au photovoltaïque et à l'éolien est passée de 2,6 milliards d'euros en 2024 à 5,3 milliards en 2025 et 6,8 milliards au moins en 2026. Et ces soutiens "pourraient dans les 5 années qui viennent atteindre, voire dépasser, une charge annuelle de 10 milliards d'euros pour l’Etat", estiment-ils. Pour réduire ce coût, ils préconisent d'encourager les productions d'électricité commercialisées via des accords contractuels privés (Power purchase agreement, PPA) avec un système d'assurance mis en oeuvre par l'Etat, pour réduire les volumes d'heures à prix négatifs, lorsque la production dépasse la demande, ce qui pèse sur les finances publiques. Il est par ailleurs "indispensable" d'accroître les capacités de stockage par batteries pour pallier la variabilité de l'éolien et du solaire et ainsi "augmenter l'efficience du soutien public à ces énergies". MM. Lévy et Tuot soulignent en revanche que les durées d'instruction des projets renchérissent les coûts, notamment en comparaison des pays voisins. "Des installations aussi compétitives que celles de nos voisins réduiraient de plus d'un milliard d’euros les soutiens publics directs chaque année", écrivent-ils.

09.04.2026 à 21:37

Melania Trump nie tout lien avec les crimes commis par Jeffrey Epstein

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La femme de Donald Trump, Melania Trump, a fait une apparition surprise jeudi à la Maison Blanche pour nier toute implication dans l'affaire Jeffrey Epstein.
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La femme de Donald Trump, Melania Trump, a fait une apparition surprise jeudi à la Maison Blanche pour nier toute implication dans l'affaire Jeffrey Epstein.

09.04.2026 à 21:31

Foot: Cascarino a "tout à faire" aux London Lionesses (à l'AFP)

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Question: Vous avez été blessée au mollet en janvier, comment vous sentez-vous ? Réponse: "A mon arrivée à London City en janvier, je me suis blessée en m'entrainant après une grosse coupure car je n'avais pas joué depuis le 17 décembre. Cette déchirure à un mollet m'a écartée des terrains pendant cinq semaines. J'ai joué mes premières minutes en mars, je ne suis pas encore totalement à 100%. Mais j'ai l'objectif de jouer avec les Bleues pendant ce rassemblement." Q: Pourquoi avoir quitté la franchise de NWSL San Diego ? R: "L'opportunité de revenir jouer en Europe. C'était vraiment un choix difficile parce que j'ai adoré ma vie à San Diego. Le championnat est l'un des meilleurs du monde, il y a de l'intensité, du haut niveau et des shows autour des matches. Le seul inconvénient, c'est que c'était loin. Si le club avait été en Europe, j'y serais encore (rires). Mais je voulais me rapprocher de l'équipe de France, pour être plus performante. J'arrive à un certain âge (29 ans), il faut prendre des décisions pour le corps et l'esprit. C'était difficile d'être loin de ma famille." Q: La longue distance était trop contraignante par rapport à la sélection ? R: "Le décalage horaire n'a pas vraiment eu d'impact sur mes performances: je donnais tout et cela ne se voyait pas. Mais j'ai anticipé pour le futur, je l'ai fait avant que cela devienne trop lourd." Q: Comment s'est passé votre transfert aux London City Lionesses, propriété de Michele Kang que vous avez connue à Lyon? R: "J'ai eu plusieurs propositions, j'ai beaucoup réfléchi et finalement j'ai choisi Londres. Je n'ai pas parlé directement avec Michele Kang mais elle a dû donner des directives au club. Déjà à l'époque de Lyon, elle ne voulait pas que je quitte l'OL Lyonnes. J'avais beaucoup échangé avec elle à ce moment-là. Je lui avais dit que je voulais vivre une expérience aux États-Unis, elle l'avait compris. Je savais que j'allais retourner dans un de ses clubs car c'est une dirigeante inspirante qui a de grosses ambitions. Elle m'a convaincue de retenter l'aventure avec elle." Q: Pourquoi avoir choisi ce club ? Est-ce que le fait de ne pas jouer la Ligue des champions vous a fait hésiter ? R: "Oui, j'ai beaucoup hésité mais le club m'a fait comprendre qu'il avait vraiment de très grosses ambitions. Même si le championnat anglais est difficile, le club m'a assuré qu'il mettrait les moyens pour attirer de grandes joueuses et ferait tout pour atteindre les places qualificatives de Ligue des champions la saison prochaine. C'était l'objectif d'aller chercher cette 3e place cette saison, malheureusement, on est loin (le club est 7e, NDLR)." Q: Vous n'êtes pas déçue de ne pas la jouer dès la saison prochaine ? R: "Si car je suis venue pour ça. C'est d'autant plus décevant que je n'ai pas pu aider l'équipe à atteindre cet objectif car j'étais blessée et j'ai manqué des matches importants. Mais on fera mieux la saison prochaine. Je n'ai aucun regret d'être ici." Q: Qu'est-ce que cela change de jouer dans un club 100% féminin ? R: "C'est super intéressant car il y a tout à faire. C'est un grand challenge, c'est plus difficile que d'être dans un autre club, on a cette place +d'outsider+. D'ici 2027, on va s'entrainer dans le plus grand centre d'entrainement du monde, il sera unique dans le foot féminin." Propos recueillis par Alice LEFEBVRE
Texte intégral (594 mots)
Question: Vous avez été blessée au mollet en janvier, comment vous sentez-vous ? Réponse: "A mon arrivée à London City en janvier, je me suis blessée en m'entrainant après une grosse coupure car je n'avais pas joué depuis le 17 décembre. Cette déchirure à un mollet m'a écartée des terrains pendant cinq semaines. J'ai joué mes premières minutes en mars, je ne suis pas encore totalement à 100%. Mais j'ai l'objectif de jouer avec les Bleues pendant ce rassemblement." Q: Pourquoi avoir quitté la franchise de NWSL San Diego ? R: "L'opportunité de revenir jouer en Europe. C'était vraiment un choix difficile parce que j'ai adoré ma vie à San Diego. Le championnat est l'un des meilleurs du monde, il y a de l'intensité, du haut niveau et des shows autour des matches. Le seul inconvénient, c'est que c'était loin. Si le club avait été en Europe, j'y serais encore (rires). Mais je voulais me rapprocher de l'équipe de France, pour être plus performante. J'arrive à un certain âge (29 ans), il faut prendre des décisions pour le corps et l'esprit. C'était difficile d'être loin de ma famille." Q: La longue distance était trop contraignante par rapport à la sélection ? R: "Le décalage horaire n'a pas vraiment eu d'impact sur mes performances: je donnais tout et cela ne se voyait pas. Mais j'ai anticipé pour le futur, je l'ai fait avant que cela devienne trop lourd." Q: Comment s'est passé votre transfert aux London City Lionesses, propriété de Michele Kang que vous avez connue à Lyon? R: "J'ai eu plusieurs propositions, j'ai beaucoup réfléchi et finalement j'ai choisi Londres. Je n'ai pas parlé directement avec Michele Kang mais elle a dû donner des directives au club. Déjà à l'époque de Lyon, elle ne voulait pas que je quitte l'OL Lyonnes. J'avais beaucoup échangé avec elle à ce moment-là. Je lui avais dit que je voulais vivre une expérience aux États-Unis, elle l'avait compris. Je savais que j'allais retourner dans un de ses clubs car c'est une dirigeante inspirante qui a de grosses ambitions. Elle m'a convaincue de retenter l'aventure avec elle." Q: Pourquoi avoir choisi ce club ? Est-ce que le fait de ne pas jouer la Ligue des champions vous a fait hésiter ? R: "Oui, j'ai beaucoup hésité mais le club m'a fait comprendre qu'il avait vraiment de très grosses ambitions. Même si le championnat anglais est difficile, le club m'a assuré qu'il mettrait les moyens pour attirer de grandes joueuses et ferait tout pour atteindre les places qualificatives de Ligue des champions la saison prochaine. C'était l'objectif d'aller chercher cette 3e place cette saison, malheureusement, on est loin (le club est 7e, NDLR)." Q: Vous n'êtes pas déçue de ne pas la jouer dès la saison prochaine ? R: "Si car je suis venue pour ça. C'est d'autant plus décevant que je n'ai pas pu aider l'équipe à atteindre cet objectif car j'étais blessée et j'ai manqué des matches importants. Mais on fera mieux la saison prochaine. Je n'ai aucun regret d'être ici." Q: Qu'est-ce que cela change de jouer dans un club 100% féminin ? R: "C'est super intéressant car il y a tout à faire. C'est un grand challenge, c'est plus difficile que d'être dans un autre club, on a cette place +d'outsider+. D'ici 2027, on va s'entrainer dans le plus grand centre d'entrainement du monde, il sera unique dans le foot féminin." Propos recueillis par Alice LEFEBVRE

09.04.2026 à 21:19

Ukraine : Poutine annonce un cessez-le-feu pour la Pâques orthodoxe, Kiev fait de même

FRANCE 24
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Le ⁠président russe Vladimir ​Poutine a annoncé jeudi une ​trêve de deux jours pour la Pâques orthodoxe. Le cessez-le-feu sera en vigueur du 11 ⁠avril à 16 h jusqu'à la fin de soirée le ​12 avril. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit avoir accepté, tout en rappelant que Kiev avait déjà proposé une telle trêve.  
Texte intégral (594 mots)
Le ⁠président russe Vladimir ​Poutine a annoncé jeudi une ​trêve de deux jours pour la Pâques orthodoxe. Le cessez-le-feu sera en vigueur du 11 ⁠avril à 16 h jusqu'à la fin de soirée le ​12 avril. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit avoir accepté, tout en rappelant que Kiev avait déjà proposé une telle trêve.  

09.04.2026 à 20:21

Les ancêtres des mammifères pondaient bien des oeufs

FRANCE24
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C'est un mystère qui préoccupe les paléontologues depuis des décennies: on pense que les synapsides, le groupe souche dont sont issus les mammifères, étaient ovipares, comme, parmi leurs descendants actuels, les ornithorynques et les échidnés. "Mais on manquait de preuves formelles, et des preuves commençaient même à s'accumuler dans le sens contraire", raconte à l'AFP Julien Benoit, professeur à l'Institut d'études de l'évolution de l'Université du Witwatersrand (Afrique du Sud). A commencer par le fait qu'en 180 ans de recherches, aucun oeuf de synapsides n'a jamais été formellement identifié comme tel. "Ici en Afrique du Sud, on a trouvé des œufs de dinosaures à coquille molle, donc il n'y avait aucune raison qu'on ne trouve pas des œufs de synapsides qui vivaient en même temps, au même endroit et étaient beaucoup plus nombreux", note le scientifique. L'étude, qu'il co-signe jeudi dans PLoS ONE, apporte la preuve tant attendue grâce à un minuscule fossile de Lystrosaurus, un herbivore qui vivait il y a 250 millions d'années. Il a été découvert il y a 17 ans dans le bassin du Karoo (Afrique du Sud), raconte dans un communiqué du Synchrotron européen de Grenoble Jennifer Botha, une autre co-autrice de l'article. "Mon préparateur, John Nyaphuli, un chasseur de fossiles hors pair, a identifié un petit nodule qui, au départ, ne révélait que de minuscules fragments d'os. En préparant soigneusement le spécimen, il est devenu évident qu'il s'agissait d'un bébé Lystrosaurus parfaitement recroquevillé. Je soupçonnais déjà à l'époque qu'il était mort dans son oeuf, mais nous n'avions tout simplement pas la technologie nécessaire pour le confirmer", poursuit la professeure à l'Institut d'études de l'évolution de l'Université du Witwatersrand. "N'importe où ailleurs dans le monde, en voyant un bébé enroulé comme ça, on aurait dit +c'est un œuf+. Mais c'est assez commun en Afrique du Sud de retrouver des fossiles tout entiers enroulés sur eux-mêmes", explique M. Benoit. Pris au piège dans leur terrier par de brusques inondations, les animaux ont été ensevelis dans la boue au cours de leur sommeil. Super microscope C'est là qu'est entré en jeu le Synchrotron européen de Grenoble (ESRF), un "super microscope" qui produit des rayons X 10.000 milliards de fois plus brillants que ceux utilisés à l'hôpital. "On a pu scanner le fossile avec une précision maximale et ainsi capturer le niveau de détail nécessaire à l'étude de ces os si petits et fragiles", explique Vincent Fernandez, scientifique à l'ESRF et co-auteur de l'étude. Les scans ont révélé un détail crucial dans la mandibule du petit Lystrosaurus, dont le crâne tout entier ne mesurait que 4 cm. Cet os de la mâchoire inférieure est composé de deux moitiés qui doivent fusionner pour que l'animal puisse se nourrir. "C'est normalement une structure qui se referme bien avant la naissance. Là, on s'est rendu compte qu'il y avait cet énorme trou à l'intérieur qui est une vraie structure anatomique, pas seulement des dégâts qui auraient été occasionnés post mortem", décrit M. Benoit. Chez les embryons d'oiseaux et de tortues actuels, ce stade de développement n'est observé qu'avant l'éclosion, preuve qu'il s'agissait bien d'un oeuf. Cette découverte éclaire également une des raisons pour lesquelles cet herbivore trapu, muni de deux courtes défenses, a pu dominer l'écosystème de son temps après la crise la plus dévastatrice qu'ait connue la vie sur Terre: l'extinction de masse du Permien-Trias. A la suite d'un réchauffement climatique brutal, 95% des espèces marines et 70% des vertébrés terrestres ont disparu. Pourtant le Lystrosaurus a survécu et a même pris une place prépondérante dans un monde marqué par des températures élevées et des sécheresses prolongées. Une des clés de sa réussite aurait pu être la taille de ses oeufs, relativement gros, avancent les auteurs. Chez les animaux modernes, les oeufs plus gros résistent mieux à la déshydratation et contiennent plus de vitellus (le jaune d'oeuf), fournissant tous les nutriments nécessaires au développement de l'embryon.
Texte intégral (709 mots)
C'est un mystère qui préoccupe les paléontologues depuis des décennies: on pense que les synapsides, le groupe souche dont sont issus les mammifères, étaient ovipares, comme, parmi leurs descendants actuels, les ornithorynques et les échidnés. "Mais on manquait de preuves formelles, et des preuves commençaient même à s'accumuler dans le sens contraire", raconte à l'AFP Julien Benoit, professeur à l'Institut d'études de l'évolution de l'Université du Witwatersrand (Afrique du Sud). A commencer par le fait qu'en 180 ans de recherches, aucun oeuf de synapsides n'a jamais été formellement identifié comme tel. "Ici en Afrique du Sud, on a trouvé des œufs de dinosaures à coquille molle, donc il n'y avait aucune raison qu'on ne trouve pas des œufs de synapsides qui vivaient en même temps, au même endroit et étaient beaucoup plus nombreux", note le scientifique. L'étude, qu'il co-signe jeudi dans PLoS ONE, apporte la preuve tant attendue grâce à un minuscule fossile de Lystrosaurus, un herbivore qui vivait il y a 250 millions d'années. Il a été découvert il y a 17 ans dans le bassin du Karoo (Afrique du Sud), raconte dans un communiqué du Synchrotron européen de Grenoble Jennifer Botha, une autre co-autrice de l'article. "Mon préparateur, John Nyaphuli, un chasseur de fossiles hors pair, a identifié un petit nodule qui, au départ, ne révélait que de minuscules fragments d'os. En préparant soigneusement le spécimen, il est devenu évident qu'il s'agissait d'un bébé Lystrosaurus parfaitement recroquevillé. Je soupçonnais déjà à l'époque qu'il était mort dans son oeuf, mais nous n'avions tout simplement pas la technologie nécessaire pour le confirmer", poursuit la professeure à l'Institut d'études de l'évolution de l'Université du Witwatersrand. "N'importe où ailleurs dans le monde, en voyant un bébé enroulé comme ça, on aurait dit +c'est un œuf+. Mais c'est assez commun en Afrique du Sud de retrouver des fossiles tout entiers enroulés sur eux-mêmes", explique M. Benoit. Pris au piège dans leur terrier par de brusques inondations, les animaux ont été ensevelis dans la boue au cours de leur sommeil. Super microscope C'est là qu'est entré en jeu le Synchrotron européen de Grenoble (ESRF), un "super microscope" qui produit des rayons X 10.000 milliards de fois plus brillants que ceux utilisés à l'hôpital. "On a pu scanner le fossile avec une précision maximale et ainsi capturer le niveau de détail nécessaire à l'étude de ces os si petits et fragiles", explique Vincent Fernandez, scientifique à l'ESRF et co-auteur de l'étude. Les scans ont révélé un détail crucial dans la mandibule du petit Lystrosaurus, dont le crâne tout entier ne mesurait que 4 cm. Cet os de la mâchoire inférieure est composé de deux moitiés qui doivent fusionner pour que l'animal puisse se nourrir. "C'est normalement une structure qui se referme bien avant la naissance. Là, on s'est rendu compte qu'il y avait cet énorme trou à l'intérieur qui est une vraie structure anatomique, pas seulement des dégâts qui auraient été occasionnés post mortem", décrit M. Benoit. Chez les embryons d'oiseaux et de tortues actuels, ce stade de développement n'est observé qu'avant l'éclosion, preuve qu'il s'agissait bien d'un oeuf. Cette découverte éclaire également une des raisons pour lesquelles cet herbivore trapu, muni de deux courtes défenses, a pu dominer l'écosystème de son temps après la crise la plus dévastatrice qu'ait connue la vie sur Terre: l'extinction de masse du Permien-Trias. A la suite d'un réchauffement climatique brutal, 95% des espèces marines et 70% des vertébrés terrestres ont disparu. Pourtant le Lystrosaurus a survécu et a même pris une place prépondérante dans un monde marqué par des températures élevées et des sécheresses prolongées. Une des clés de sa réussite aurait pu être la taille de ses oeufs, relativement gros, avancent les auteurs. Chez les animaux modernes, les oeufs plus gros résistent mieux à la déshydratation et contiennent plus de vitellus (le jaune d'oeuf), fournissant tous les nutriments nécessaires au développement de l'embryon.

09.04.2026 à 20:17

Fibre Excellence: à Saint-Gaudens, salariés et élus ne veulent "rien lâcher"

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Présente le matin auprès des salariés, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, a rencontré dans l'après-midi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à Matignon. "Le gouvernement est prêt à faire rapidement de nouvelles propositions à l'actionnaire sur la base de cette réunion de travail", a ensuite indiqué la région dans un communiqué notant que l'actionnaire devrait en contrepartie "s'engager à contribuer à ce plan d'investissement via de nouveaux process de production de pâte à papier à plus forte valeur ajoutée". "Le Premier ministre et le ministre délégué chargé de l'Industrie ont constaté que les solutions viables et sérieuses portées par la Région Occitanie méritaient d'être prises en compte pour sauver l'entreprise", a déclaré Mme Delga, citée dans le communiqué. "On est déterminé à se battre, mais c'est compliqué", avait expliqué en début de journée à la presse Sébastien Oustric, délégué CGT de l'usine qui emploie 275 salariés au pied des Pyrénées, tandis qu'un autre site, également menacé, emploie 270 personnes à Tarascon (Bouches-du-Rhône). "Il faut stabiliser l'activité sur le court terme pour pouvoir passer le cap", a-t-il plaidé, affirmant: "on ne va rien lâcher, l'échéance, oui, c'est la semaine prochaine." Le 15 avril, en effet, le groupe Fibre Excellence pourrait être placé en redressement judiciaire en raison, notamment, de ses lourdes pertes dans son activité complémentaire de production d'électricité. Dans l'immédiat, représentants des salariés et élus locaux demandent donc une revalorisation du prix d'achat de cette électricité par EDF pour revenir à l'équilibre. "C'est le seul levier qui peut nous sauver rapidement", estime M. Oustric, regrettant "l'inaction du gouvernement". Parmi les salariés vêtus de leur chasuble jaune, certains ne cachaient pas leur inquiétude. "On est tous mobilisés (...) C'est vraiment la grosse usine du coin. Sans cette usine à Saint-Gaudens, il n'y a plus grand-chose et puis, on est les derniers producteurs de pâte à papier en France", a dit à l'AFP Camille Maguis, préventrice sécurité à Fibre Excellence depuis 11 ans. "Fibre Excellence, aujourd'hui, est le premier employeur privé du territoire", a souligné pour l'AFP Magali Gasto-Oustric, présidente de la communauté de communes autour de Saint-Gaudens (45.000 habitants, 104 communes). "Si, malheureusement, le 15 avril il devait y avoir redressement, qui signifierait certainement une liquidation derrière, ce serait catastrophique, avec un effet de cascade par rapport à toutes les familles qui se retrouveraient sans emploi et derrière, les commerces, etc., qui en subiraient les graves conséquences", a-t-elle déploré. Selon le syndicat professionnel de l'industrie papetière, Copacel, la production française de papiers et cartons a fondu en France en 20 ans, passant de 10,3 millions de tonnes en 2005 à 6,5 en 2025, en raison notamment du recul continu de la demande en papier journal et en prospectus publicitaires. Fibre Excellence, qui emploie au total 670 salariés et produit annuellement 500.000 tonnes sur les deux millions de tonnes de pâte à papier consommées en France, appartient à Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper. Dans un communiqué commun, plusieurs organisations environnementales des Bouches-du-Rhône ont de leur côté dénoncé l'attitude de cet actionnaire qui, s'il abandonnait "en rase campagne" ses usines, "laisserait à la charge de la collectivité le chômage, le reclassement et la très coûteuse dépollution des sites" qui, affirment-elles, ne respectent pas les normes environnementales en vigueur.
Texte intégral (583 mots)
Présente le matin auprès des salariés, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, a rencontré dans l'après-midi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à Matignon. "Le gouvernement est prêt à faire rapidement de nouvelles propositions à l'actionnaire sur la base de cette réunion de travail", a ensuite indiqué la région dans un communiqué notant que l'actionnaire devrait en contrepartie "s'engager à contribuer à ce plan d'investissement via de nouveaux process de production de pâte à papier à plus forte valeur ajoutée". "Le Premier ministre et le ministre délégué chargé de l'Industrie ont constaté que les solutions viables et sérieuses portées par la Région Occitanie méritaient d'être prises en compte pour sauver l'entreprise", a déclaré Mme Delga, citée dans le communiqué. "On est déterminé à se battre, mais c'est compliqué", avait expliqué en début de journée à la presse Sébastien Oustric, délégué CGT de l'usine qui emploie 275 salariés au pied des Pyrénées, tandis qu'un autre site, également menacé, emploie 270 personnes à Tarascon (Bouches-du-Rhône). "Il faut stabiliser l'activité sur le court terme pour pouvoir passer le cap", a-t-il plaidé, affirmant: "on ne va rien lâcher, l'échéance, oui, c'est la semaine prochaine." Le 15 avril, en effet, le groupe Fibre Excellence pourrait être placé en redressement judiciaire en raison, notamment, de ses lourdes pertes dans son activité complémentaire de production d'électricité. Dans l'immédiat, représentants des salariés et élus locaux demandent donc une revalorisation du prix d'achat de cette électricité par EDF pour revenir à l'équilibre. "C'est le seul levier qui peut nous sauver rapidement", estime M. Oustric, regrettant "l'inaction du gouvernement". Parmi les salariés vêtus de leur chasuble jaune, certains ne cachaient pas leur inquiétude. "On est tous mobilisés (...) C'est vraiment la grosse usine du coin. Sans cette usine à Saint-Gaudens, il n'y a plus grand-chose et puis, on est les derniers producteurs de pâte à papier en France", a dit à l'AFP Camille Maguis, préventrice sécurité à Fibre Excellence depuis 11 ans. "Fibre Excellence, aujourd'hui, est le premier employeur privé du territoire", a souligné pour l'AFP Magali Gasto-Oustric, présidente de la communauté de communes autour de Saint-Gaudens (45.000 habitants, 104 communes). "Si, malheureusement, le 15 avril il devait y avoir redressement, qui signifierait certainement une liquidation derrière, ce serait catastrophique, avec un effet de cascade par rapport à toutes les familles qui se retrouveraient sans emploi et derrière, les commerces, etc., qui en subiraient les graves conséquences", a-t-elle déploré. Selon le syndicat professionnel de l'industrie papetière, Copacel, la production française de papiers et cartons a fondu en France en 20 ans, passant de 10,3 millions de tonnes en 2005 à 6,5 en 2025, en raison notamment du recul continu de la demande en papier journal et en prospectus publicitaires. Fibre Excellence, qui emploie au total 670 salariés et produit annuellement 500.000 tonnes sur les deux millions de tonnes de pâte à papier consommées en France, appartient à Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper. Dans un communiqué commun, plusieurs organisations environnementales des Bouches-du-Rhône ont de leur côté dénoncé l'attitude de cet actionnaire qui, s'il abandonnait "en rase campagne" ses usines, "laisserait à la charge de la collectivité le chômage, le reclassement et la très coûteuse dépollution des sites" qui, affirment-elles, ne respectent pas les normes environnementales en vigueur.
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