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09.06.2026 à 10:15

FRANCE 24
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Lehbib Mohamed Abdelaziz, haut responsable du Front Polisario et fils du dirigeant historique Mohamed Abdelaziz, a été tué dimanche 7 juin lors d'une frappe contre le mur des Sables, une immense structure fortifiée qui scinde le Sahara occidental sur une longueur de 2 700 km.
Lehbib Mohamed Abdelaziz, haut responsable du Front Polisario et fils du dirigeant historique Mohamed Abdelaziz, a été tué dimanche 7 juin lors d'une frappe contre le mur des Sables, une immense structure fortifiée qui scinde le Sahara occidental sur une longueur de 2 700 km.

09.06.2026 à 10:13

FRANCE24
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Shana, 25 ans, a voulu témoigner l'an dernier des viols qu'elle a subis. "Si j'ai vécu ça, autant que ça serve" pour aider d'autres victimes à parler, se dit la jeune femme, qui travaille dans l'événementiel à Paris. Elle a d'abord choisi Pluriel, qui se présente comme un "média d'histoires fortes et singulières", spécialisé dans les témoignages face caméra. Son récit dure plus d'une heure sur YouTube, mais il est aussi décliné dans des versions de quelques minutes sur TikTok: le nombre de vues explose. "Je crois qu'on était à 10 millions. Je ne m’attendais pas à ça", confie-t-elle à l’AFP. D'autres la sollicitent dans la foulée, notamment Story Cube, dont les "histoires réelles terrifiantes" sont suivies par des centaines de milliers d'abonnés. "Vraiment atroces" Shana reçoit de nombreux messages de soutien, mais se se sent aussi démunie face aux appels à l'aide d'autres victimes et à des commentaires "vraiment atroces". Elle demande alors à Story Cube de cesser de publier des extraits de son témoignage. En vain. "Eux m’ont répondu +c'est important qu'on entende ta voix, on n'a pas fait tout ça pour rien+". "Si je n'étais pas armée" psychologiquement, "je me serais sûrement suicidée", lâche la jeune femme. Séléna, 28 ans, a également subi la violence des commentaires après son témoignage devenu viral sur les viols que son frère lui a fait subir, d'abord diffusé par Pluriel. Un internaute a par exemple écrit s'être masturbé "tout le long de la vidéo". "Ça n'avait pas été filtré", déplore-t-elle. Séléna regrette aussi des titres qu'elle juge racoleurs. "C’était +me faire violer par mon frère m'a fait prendre 150 kilos+. Ca n'avait aucun rapport". "Je suis à 108 viols", "je me mets à pleurer": les premières secondes de ce type de vidéos se veulent souvent accrocheuses. Pour Shana, la découverte du montage a été douloureuse. Un passage dans lequel elle explique s’être "mise en danger" après ses agressions pour "se déconnecter", a été "totalement sorti de son contexte", estime-t-elle. "Ils ont enlevé toute la partie où j'expliquais pourquoi !", confie-t-elle, alors qu'il s’agit d’un processus psychotraumatique fréquent chez les victimes de violences. "Du buzz pour du buzz" Sollicité par l’AFP, le groupe Prisma, qui possède Pluriel, a mis en avant son objectif de "permettre à des récits longtemps tus d'être entendus". Il a assuré vouloir renforcer "les garanties nécessaires pour que cette prise de parole se fasse dans un cadre protecteur". Story Cube n'a pas répondu à nos demandes. De son côté, TikTok explique tenir "à offrir un espace sûr permettant aux victimes de partager leur parcours de résilience et de libérer la parole". Pour la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du psychotrauma, ces vidéos posent problème à deux titres: pour "la sécurité des personnes filmées et la sécurité des personnes qui regardent". Car "on ne leur donne pas les outils pour comprendre et savoir ce qu'il faut faire". Céline Piques, porte-parole d'Osez Le Féminisme, déplore aussi qu'il n'y ait "même pas le numéro du Collectif féministe contre le viol ou le 3919 pour les violences conjugales", ni d'avertissement face à des récits pouvant "réactiver la mémoire traumatique". "Sans nier la force du témoignage de ces femmes (...), c'est malheureusement l'idée de faire du buzz pour du buzz", estime la militante féministe. Marquée par son expérience, Shana ne la regrette pas pour autant: "au moins, mon propos a été écouté", dit-elle. Quant à Séléna, elle estime "avoir réussi sa mission" en aidant certaines personnes à parler, comme Gwendoline, qui a témoigné des viols subis par son enfant. "J'étais fière, parce que je le fais pour mon fils. Peut-être qu'à force d’en parler, ça fera bouger les choses", espère la surveillante de nuit de 28 ans. Même si elle déplore des erreurs liées au montage de son récit, elle raconte se sentir "moins seule" grâce à une "énorme vague de soutien".
Texte intégral (705 mots)
Shana, 25 ans, a voulu témoigner l'an dernier des viols qu'elle a subis. "Si j'ai vécu ça, autant que ça serve" pour aider d'autres victimes à parler, se dit la jeune femme, qui travaille dans l'événementiel à Paris. Elle a d'abord choisi Pluriel, qui se présente comme un "média d'histoires fortes et singulières", spécialisé dans les témoignages face caméra. Son récit dure plus d'une heure sur YouTube, mais il est aussi décliné dans des versions de quelques minutes sur TikTok: le nombre de vues explose. "Je crois qu'on était à 10 millions. Je ne m’attendais pas à ça", confie-t-elle à l’AFP. D'autres la sollicitent dans la foulée, notamment Story Cube, dont les "histoires réelles terrifiantes" sont suivies par des centaines de milliers d'abonnés. "Vraiment atroces" Shana reçoit de nombreux messages de soutien, mais se se sent aussi démunie face aux appels à l'aide d'autres victimes et à des commentaires "vraiment atroces". Elle demande alors à Story Cube de cesser de publier des extraits de son témoignage. En vain. "Eux m’ont répondu +c'est important qu'on entende ta voix, on n'a pas fait tout ça pour rien+". "Si je n'étais pas armée" psychologiquement, "je me serais sûrement suicidée", lâche la jeune femme. Séléna, 28 ans, a également subi la violence des commentaires après son témoignage devenu viral sur les viols que son frère lui a fait subir, d'abord diffusé par Pluriel. Un internaute a par exemple écrit s'être masturbé "tout le long de la vidéo". "Ça n'avait pas été filtré", déplore-t-elle. Séléna regrette aussi des titres qu'elle juge racoleurs. "C’était +me faire violer par mon frère m'a fait prendre 150 kilos+. Ca n'avait aucun rapport". "Je suis à 108 viols", "je me mets à pleurer": les premières secondes de ce type de vidéos se veulent souvent accrocheuses. Pour Shana, la découverte du montage a été douloureuse. Un passage dans lequel elle explique s’être "mise en danger" après ses agressions pour "se déconnecter", a été "totalement sorti de son contexte", estime-t-elle. "Ils ont enlevé toute la partie où j'expliquais pourquoi !", confie-t-elle, alors qu'il s’agit d’un processus psychotraumatique fréquent chez les victimes de violences. "Du buzz pour du buzz" Sollicité par l’AFP, le groupe Prisma, qui possède Pluriel, a mis en avant son objectif de "permettre à des récits longtemps tus d'être entendus". Il a assuré vouloir renforcer "les garanties nécessaires pour que cette prise de parole se fasse dans un cadre protecteur". Story Cube n'a pas répondu à nos demandes. De son côté, TikTok explique tenir "à offrir un espace sûr permettant aux victimes de partager leur parcours de résilience et de libérer la parole". Pour la psychiatre Muriel Salmona, spécialiste du psychotrauma, ces vidéos posent problème à deux titres: pour "la sécurité des personnes filmées et la sécurité des personnes qui regardent". Car "on ne leur donne pas les outils pour comprendre et savoir ce qu'il faut faire". Céline Piques, porte-parole d'Osez Le Féminisme, déplore aussi qu'il n'y ait "même pas le numéro du Collectif féministe contre le viol ou le 3919 pour les violences conjugales", ni d'avertissement face à des récits pouvant "réactiver la mémoire traumatique". "Sans nier la force du témoignage de ces femmes (...), c'est malheureusement l'idée de faire du buzz pour du buzz", estime la militante féministe. Marquée par son expérience, Shana ne la regrette pas pour autant: "au moins, mon propos a été écouté", dit-elle. Quant à Séléna, elle estime "avoir réussi sa mission" en aidant certaines personnes à parler, comme Gwendoline, qui a témoigné des viols subis par son enfant. "J'étais fière, parce que je le fais pour mon fils. Peut-être qu'à force d’en parler, ça fera bouger les choses", espère la surveillante de nuit de 28 ans. Même si elle déplore des erreurs liées au montage de son récit, elle raconte se sentir "moins seule" grâce à une "énorme vague de soutien".

09.06.2026 à 10:05

FRANCE24
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A 48 ans, cet homme réservé à l'accent chaleureux des Cévennes a reçu l'AFP à la fin de l'hiver chez lui à Alès (Gard), dans ses "garages" du "Pôle mécanique" de cette ville moyenne sinistrée par la fermeture des mines de charbon dans les années 1980-1990 et qui tente de se redresser grâce à une quarantaine de PME dédiées aux sports auto-moto. Cet "écosystème industriel", qui appartient à la municipalité, est "unique en Europe", vante Romain Dumas: il compte un circuit auto et moto homologué de 2,5 kilomètres, un autre de karting et une piste de rallye sur lesquels viennent tourner professionnels et amateurs. Le pilote et désormais chef d'entreprise y a créé sa propre écurie, RD Limited, pour préparer ses bolides et ceux de ses clients, notamment des Porsche dont il a été pilote officiel pendant 20 ans, avant de passer chez Ford en 2022. Dans son repaire cévenol, ce champion discret qui fuit la célébrité et le glamour de la Formule 1, collectionne les trophées, casques et combinaisons d'un palmarès impressionnant en endurance, rallye et course de côte. Seule la F1 manque à son tableau de chasse. "Rêve de gamin" "J'ai tellement rêvé de sport auto quand j'étais gamin, mon père faisait des rallyes quand j'avais cinq, six, sept ans. J'ai grandi là-dedans (...) et toujours été super passionné par ce sport, connaissant par coeur la F1, l'endurance, la course de côte, les rallyes", raconte-t-il. Mais il y a 25 ans, le jeune homme rate le coche de la catégorie reine du sport automobile et "bifurque vers l'endurance à partir de 2001". "J'avais passé toutes les étapes pour monter jusqu'en Formule 1, avec même un essai chez Renault, mais je me suis retrouvé dans une impasse: à 25 ans, on m'avait déclaré déjà trop vieux pour la F1", regrette le quadragénaire. Après un quart de siècle de compétitions sur toute la planète, des dizaines de participations et pléthore de victoires en endurance, courses de côte et de l'extrême et rallyes, Dumas participera le week-end prochain à sa 24e édition des 24 Heures du Mans. Une épreuve centenaire à la renommée mondiale qu'il a remportée deux fois dans la catégorie reine, en 2010 avec Audi et en 2016 avec Porsche. Mais l'édition 2026 pourrait être une consécration pour Dumas. Avec RD Limited, il alignera son Oreca 07 Gibson (catégorie LMP2) qu'il a déjà emmenée au championnat asiatique "Asian Le Mans Series" lors des deux dernières saisons du Championnat du monde d'endurance (WEC). Pilotage en apnée Une semaine après Le Mans, le 21 juin, l'athlète retournera dans le Colorado (ouest des Etats-Unis) pour l'emblématique course de côte de Pikes Peak, qu'il a gagnée cinq fois. Il tentera de dompter une monstrueuse Ford Mustang électrique de 1.400 chevaux et 2,8 tonnes pour avaler en moins de neuf minutes 20 kilomètres et plus de 150 virages, entre 2.000 et 4.000 mètres d'altitude. Un pilotage ultra serré, quasiment en apnée tant l'épreuve peut être dangereuse au bord des précipices. Romain Dumas est un polyvalent au parcours éclectique, qui vit confortablement entre la Suisse et la France, mais qui refuse l'étiquette "Monsieur du sport auto français". "Ce serait bien trop prétentieux", balaie-t-il. Et "ne pas avoir la notoriété de Sébastien Loeb ou d'Alain Prost, ça ne me dérange vraiment pas", assure le pilote dont le "modèle" est "le plus grand champion français de sport automobile, Gérard Larrousse". Comme Larrousse, 86 ans, peu connu du grand public malgré son palmarès en endurance, rallye et F1 dans les années 1960-1970, Dumas veut continuer de courir car il se sent "compétiteur né". "Il y a des catégories où je peux encore essayer d'apprendre, d'être performant et de progresser, comme le Dakar et Pikes Peak", conclut-il.
Texte intégral (660 mots)
A 48 ans, cet homme réservé à l'accent chaleureux des Cévennes a reçu l'AFP à la fin de l'hiver chez lui à Alès (Gard), dans ses "garages" du "Pôle mécanique" de cette ville moyenne sinistrée par la fermeture des mines de charbon dans les années 1980-1990 et qui tente de se redresser grâce à une quarantaine de PME dédiées aux sports auto-moto. Cet "écosystème industriel", qui appartient à la municipalité, est "unique en Europe", vante Romain Dumas: il compte un circuit auto et moto homologué de 2,5 kilomètres, un autre de karting et une piste de rallye sur lesquels viennent tourner professionnels et amateurs. Le pilote et désormais chef d'entreprise y a créé sa propre écurie, RD Limited, pour préparer ses bolides et ceux de ses clients, notamment des Porsche dont il a été pilote officiel pendant 20 ans, avant de passer chez Ford en 2022. Dans son repaire cévenol, ce champion discret qui fuit la célébrité et le glamour de la Formule 1, collectionne les trophées, casques et combinaisons d'un palmarès impressionnant en endurance, rallye et course de côte. Seule la F1 manque à son tableau de chasse. "Rêve de gamin" "J'ai tellement rêvé de sport auto quand j'étais gamin, mon père faisait des rallyes quand j'avais cinq, six, sept ans. J'ai grandi là-dedans (...) et toujours été super passionné par ce sport, connaissant par coeur la F1, l'endurance, la course de côte, les rallyes", raconte-t-il. Mais il y a 25 ans, le jeune homme rate le coche de la catégorie reine du sport automobile et "bifurque vers l'endurance à partir de 2001". "J'avais passé toutes les étapes pour monter jusqu'en Formule 1, avec même un essai chez Renault, mais je me suis retrouvé dans une impasse: à 25 ans, on m'avait déclaré déjà trop vieux pour la F1", regrette le quadragénaire. Après un quart de siècle de compétitions sur toute la planète, des dizaines de participations et pléthore de victoires en endurance, courses de côte et de l'extrême et rallyes, Dumas participera le week-end prochain à sa 24e édition des 24 Heures du Mans. Une épreuve centenaire à la renommée mondiale qu'il a remportée deux fois dans la catégorie reine, en 2010 avec Audi et en 2016 avec Porsche. Mais l'édition 2026 pourrait être une consécration pour Dumas. Avec RD Limited, il alignera son Oreca 07 Gibson (catégorie LMP2) qu'il a déjà emmenée au championnat asiatique "Asian Le Mans Series" lors des deux dernières saisons du Championnat du monde d'endurance (WEC). Pilotage en apnée Une semaine après Le Mans, le 21 juin, l'athlète retournera dans le Colorado (ouest des Etats-Unis) pour l'emblématique course de côte de Pikes Peak, qu'il a gagnée cinq fois. Il tentera de dompter une monstrueuse Ford Mustang électrique de 1.400 chevaux et 2,8 tonnes pour avaler en moins de neuf minutes 20 kilomètres et plus de 150 virages, entre 2.000 et 4.000 mètres d'altitude. Un pilotage ultra serré, quasiment en apnée tant l'épreuve peut être dangereuse au bord des précipices. Romain Dumas est un polyvalent au parcours éclectique, qui vit confortablement entre la Suisse et la France, mais qui refuse l'étiquette "Monsieur du sport auto français". "Ce serait bien trop prétentieux", balaie-t-il. Et "ne pas avoir la notoriété de Sébastien Loeb ou d'Alain Prost, ça ne me dérange vraiment pas", assure le pilote dont le "modèle" est "le plus grand champion français de sport automobile, Gérard Larrousse". Comme Larrousse, 86 ans, peu connu du grand public malgré son palmarès en endurance, rallye et F1 dans les années 1960-1970, Dumas veut continuer de courir car il se sent "compétiteur né". "Il y a des catégories où je peux encore essayer d'apprendre, d'être performant et de progresser, comme le Dakar et Pikes Peak", conclut-il.

09.06.2026 à 10:04

Quentin PESCHARD
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Le 7 janvier 2025, Arlindo Chissale, journaliste et activiste engagé en politique, disparaît sans laisser de trace dans la région du Cabo Delgado, en proie à une insurrection islamiste. Contact au Mozambique de la rédaction des Observateurs de France 24, il abordait de front les sujets les plus sensibles pour l'État mozambicain, au point de se mettre en danger, selon ses proches.
Texte intégral (660 mots)
Le 7 janvier 2025, Arlindo Chissale, journaliste et activiste engagé en politique, disparaît sans laisser de trace dans la région du Cabo Delgado, en proie à une insurrection islamiste. Contact au Mozambique de la rédaction des Observateurs de France 24, il abordait de front les sujets les plus sensibles pour l'État mozambicain, au point de se mettre en danger, selon ses proches.

09.06.2026 à 09:55

FRANCE24
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C'est dans cette longue baraque en bois construite par des déportés en 1942 - la seule de ce style conservée dans le camp situé dans une forêt des Vosges alsaciennes -, que la pitance des déportés était préparée, souvent des soupes claires accompagnées d'un peu de pain ou des jus d'orge. Il s'agit du dernier bâtiment non restauré du camp du Struthof et le premier dont la remise en état s'accompagne d'un suivi archéologique dans le cadre d'un projet de revalorisation du mémorial. Longtemps utilisé comme entrepôt, le bloc cuisine sera ouvert au public à l'issue de sa restauration prévue fin 2027. "L'objectif, c'est que les visiteurs puissent rentrer dans ce bâtiment, (...) et mieux appréhender la vie, la survie quotidienne des déportés", explique Michaël Landolt, directeur du Centre européen du résistant déporté (CERD) du Struthof. Ce camp et ses annexes - construits par les nazis à l'époque où l'Alsace était annexée au Reich - furent le lieu de travail forcé de nombreux détenus entre 1941 et 1944, d'abord assignés à l'extraction de granite rose puis au démontage de moteurs d'avion pour la firme allemande Junkers. Sur les quelque 50.000 déportés enregistrés, 17.000 périrent, selon le mémorial. Réexpliquer l'Histoire Il ne reste pas grand-chose de l'aménagement intérieur de la baraque, le bloc cuisine ayant été pillé après guerre. Ont subsisté les grands bacs en ciment dans lesquels étaient nettoyés les bouteillons (sortes de marmites) de 50 kg contenant la soupe, que deux détenus devaient acheminer dans des conditions pénibles, en descendant des escaliers abrupts, jusqu'aux baraques pour la distribution du repas. A l'époque nazie y travaillaient les détenus dédiés à la cuisine, sous la surveillance d'un kapo. Les fouilles doivent permettre d'en apprendre plus: "il s'agit de voir des traces dans le bâtiment, à la fois des traces dans l'architecture mais aussi des objets qui permettent de réexpliquer l'Histoire, de réécrire toutes les histoires de ce bâtiment depuis sa construction en 1942 jusqu'à l'état actuel", explique l'archéologue Juliette Brangé. Sous le plancher, elle a déjà retrouvé plusieurs objets: une petite fiole en verre, quelques boutons, des fragments en cuir de chaussure de déportés, un peigne et un bon pour obtenir de l'eau. Ce petit papier jauni à l'encre partiellement délavée a appartenu à un détenu de l'après-guerre, condamné aux travaux forcés pour collaboration, précise-t-elle. Car le site, après sa libération, a été utilisé jusqu'en 1949 par les autorités françaises comme camp d'internement de collaborateurs, avant de devenir un mémorial. A ce stade, l'archéologue n'a pas encore découvert d'objet provenant de la période concentrationnaire. "Objets cachés" Après le plancher, elle fouille désormais méthodiquement l'espace poussiéreux situé entre les deux panneaux de bois formant les murs de la baraque. Retirées une à une puis numérotées, les planches seront restaurées par une entreprise à Besançon (Doubs) avant d'être remises en place exactement à leur emplacement d'origine. Pour le moment, l'archéologue a découvert surtout des nids de guêpes, reconnaît-elle, et constaté la présence d'une sorte de papier isolant entre les deux cloisons. "Mais nous venons de commencer", dit-elle, et "il est tout à fait possible que, dans une pièce, derrière une des cloisons, on trouve des objets cachés". Ce minutieux travail et la restauration s'inscrivent aussi dans un cadre plus général de la préservation de ce type de mémorial, estime le directeur du CERD. "Ce sont ces traces, ces lieux de survie, les lieux où les déportés ont vécu, qui vont survivre" après la disparition progressive des témoins de cette époque, souligne-t-il. "Et c'est vraiment important aujourd'hui de les conserver (...) pour transmettre cette histoire auprès des générations futures".
Texte intégral (672 mots)
C'est dans cette longue baraque en bois construite par des déportés en 1942 - la seule de ce style conservée dans le camp situé dans une forêt des Vosges alsaciennes -, que la pitance des déportés était préparée, souvent des soupes claires accompagnées d'un peu de pain ou des jus d'orge. Il s'agit du dernier bâtiment non restauré du camp du Struthof et le premier dont la remise en état s'accompagne d'un suivi archéologique dans le cadre d'un projet de revalorisation du mémorial. Longtemps utilisé comme entrepôt, le bloc cuisine sera ouvert au public à l'issue de sa restauration prévue fin 2027. "L'objectif, c'est que les visiteurs puissent rentrer dans ce bâtiment, (...) et mieux appréhender la vie, la survie quotidienne des déportés", explique Michaël Landolt, directeur du Centre européen du résistant déporté (CERD) du Struthof. Ce camp et ses annexes - construits par les nazis à l'époque où l'Alsace était annexée au Reich - furent le lieu de travail forcé de nombreux détenus entre 1941 et 1944, d'abord assignés à l'extraction de granite rose puis au démontage de moteurs d'avion pour la firme allemande Junkers. Sur les quelque 50.000 déportés enregistrés, 17.000 périrent, selon le mémorial. Réexpliquer l'Histoire Il ne reste pas grand-chose de l'aménagement intérieur de la baraque, le bloc cuisine ayant été pillé après guerre. Ont subsisté les grands bacs en ciment dans lesquels étaient nettoyés les bouteillons (sortes de marmites) de 50 kg contenant la soupe, que deux détenus devaient acheminer dans des conditions pénibles, en descendant des escaliers abrupts, jusqu'aux baraques pour la distribution du repas. A l'époque nazie y travaillaient les détenus dédiés à la cuisine, sous la surveillance d'un kapo. Les fouilles doivent permettre d'en apprendre plus: "il s'agit de voir des traces dans le bâtiment, à la fois des traces dans l'architecture mais aussi des objets qui permettent de réexpliquer l'Histoire, de réécrire toutes les histoires de ce bâtiment depuis sa construction en 1942 jusqu'à l'état actuel", explique l'archéologue Juliette Brangé. Sous le plancher, elle a déjà retrouvé plusieurs objets: une petite fiole en verre, quelques boutons, des fragments en cuir de chaussure de déportés, un peigne et un bon pour obtenir de l'eau. Ce petit papier jauni à l'encre partiellement délavée a appartenu à un détenu de l'après-guerre, condamné aux travaux forcés pour collaboration, précise-t-elle. Car le site, après sa libération, a été utilisé jusqu'en 1949 par les autorités françaises comme camp d'internement de collaborateurs, avant de devenir un mémorial. A ce stade, l'archéologue n'a pas encore découvert d'objet provenant de la période concentrationnaire. "Objets cachés" Après le plancher, elle fouille désormais méthodiquement l'espace poussiéreux situé entre les deux panneaux de bois formant les murs de la baraque. Retirées une à une puis numérotées, les planches seront restaurées par une entreprise à Besançon (Doubs) avant d'être remises en place exactement à leur emplacement d'origine. Pour le moment, l'archéologue a découvert surtout des nids de guêpes, reconnaît-elle, et constaté la présence d'une sorte de papier isolant entre les deux cloisons. "Mais nous venons de commencer", dit-elle, et "il est tout à fait possible que, dans une pièce, derrière une des cloisons, on trouve des objets cachés". Ce minutieux travail et la restauration s'inscrivent aussi dans un cadre plus général de la préservation de ce type de mémorial, estime le directeur du CERD. "Ce sont ces traces, ces lieux de survie, les lieux où les déportés ont vécu, qui vont survivre" après la disparition progressive des témoins de cette époque, souligne-t-il. "Et c'est vraiment important aujourd'hui de les conserver (...) pour transmettre cette histoire auprès des générations futures".

09.06.2026 à 09:45

FRANCE24
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"Il y a une étape majeure cette année qui est l'introduction de l'épreuve anticipée de mathématiques en classe de première. Ce n'est pas anecdotique", a souligné mi-mai en conférence de presse le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray. Cet examen est issu du "choc des savoirs" de l'un de ses prédécesseurs Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, projet confirmé par ses successeures Anne Genetet et Elisabeth Borne. Une décision prise dans la foulée des résultats décevants de l'étude internationale Pisa dévoilés en décembre 2023. Elle pointait une baisse "historique" du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, "la plus importante observée" depuis la première étude en 2000. Vendredi matin, pendant deux heures, les 385.000 lycéens de la filière générale et les 145.000 de la filière technologique plancheront sur une épreuve sans calculatrice, affectée d'un coefficient 2. Notée sur 20 points, elle comportera deux parties: un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Trois sujets distincts seront distribués aux candidats, selon les spécialités qu'ils ont choisies: la spécialité mathématique en voie générale, les mathématiques intégrées à l'enseignement scientifique pour les élèves de la voie générale n'ayant pas choisi la spécialité et les mathématiques du tronc commun en voie technologique. "Revaloriser" les maths Cette épreuve est censée "revaloriser" la place des mathématiques au lycée, selon le gouvernement. Avec la réforme de Jean-Michel Blanquer, les mathématiques avaient disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023, ce qui avait alarmé la communauté éducative, des chercheurs, des grands patrons et des responsables politiques, jusqu'à Emmanuel Macron. Depuis la rentrée 2023, les élèves de première suivent au moins 1H30 de maths par semaine en filière générale. Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans la discipline à la fin de l'année prochaine. La note des élèves sera intégrée sur la plateforme pour l'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup, comme l'est déjà celle de français. Selon M. Geffray, chaque élève pourra "faire valoir un niveau requis dans Parcoursup, sur la base de cette nouvelle épreuve, entre guillemets, universelle". "C'est un renforcement de la sélection. Le ministère veut une évaluation du niveau de l'élève à la fin de la première pour Parcoursup. Ce n'est pas pour valoriser les apprentissages des élèves. Ce n'est pas pour les aider", estime Pierre Priouret, professeur à Toulouse et responsable du groupe maths au Snes-FSU, syndicat majoritaire du secondaire. Particularité régionale, dans le sud-ouest, des élèves comptent rédiger leur épreuve de maths en basque alors qu'Édouard Geffray n'en a annoncé la possibilité qu'à partir de la session 2028. Jeudi matin, les élèves passeront d'abord la traditionnelle épreuve anticipée écrite de français (coefficient 5) avant un oral (également coefficient 5) à partir du 22 juin. Ils sont appelés à faire particulièrement attention à l'orthographe. Les correcteurs pourraient en effet cette année noter plus sévèrement le niveau de langue, dans toutes les matières. "Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne du baccalauréat", a redit M. Geffray. "On ne raisonne pas en termes de points mécaniques. C'est la qualité globale de la copie" qui compte, a-t-il ajouté. Les maths et le français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60% de la note finale. Les 40% restants sont dévolus au contrôle continu sur deux ans. Les élèves de terminale générale et technologique démarrent quant à eux lundi leur série d'écrits du bac avec l'épreuve de philosophie, suivie des épreuves de spécialité les du 16 au 18 juin, avant le grand oral prévu entre le 22 juin et le 1er juillet.
Texte intégral (695 mots)
"Il y a une étape majeure cette année qui est l'introduction de l'épreuve anticipée de mathématiques en classe de première. Ce n'est pas anecdotique", a souligné mi-mai en conférence de presse le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray. Cet examen est issu du "choc des savoirs" de l'un de ses prédécesseurs Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, projet confirmé par ses successeures Anne Genetet et Elisabeth Borne. Une décision prise dans la foulée des résultats décevants de l'étude internationale Pisa dévoilés en décembre 2023. Elle pointait une baisse "historique" du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, "la plus importante observée" depuis la première étude en 2000. Vendredi matin, pendant deux heures, les 385.000 lycéens de la filière générale et les 145.000 de la filière technologique plancheront sur une épreuve sans calculatrice, affectée d'un coefficient 2. Notée sur 20 points, elle comportera deux parties: un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Trois sujets distincts seront distribués aux candidats, selon les spécialités qu'ils ont choisies: la spécialité mathématique en voie générale, les mathématiques intégrées à l'enseignement scientifique pour les élèves de la voie générale n'ayant pas choisi la spécialité et les mathématiques du tronc commun en voie technologique. "Revaloriser" les maths Cette épreuve est censée "revaloriser" la place des mathématiques au lycée, selon le gouvernement. Avec la réforme de Jean-Michel Blanquer, les mathématiques avaient disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023, ce qui avait alarmé la communauté éducative, des chercheurs, des grands patrons et des responsables politiques, jusqu'à Emmanuel Macron. Depuis la rentrée 2023, les élèves de première suivent au moins 1H30 de maths par semaine en filière générale. Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans la discipline à la fin de l'année prochaine. La note des élèves sera intégrée sur la plateforme pour l'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup, comme l'est déjà celle de français. Selon M. Geffray, chaque élève pourra "faire valoir un niveau requis dans Parcoursup, sur la base de cette nouvelle épreuve, entre guillemets, universelle". "C'est un renforcement de la sélection. Le ministère veut une évaluation du niveau de l'élève à la fin de la première pour Parcoursup. Ce n'est pas pour valoriser les apprentissages des élèves. Ce n'est pas pour les aider", estime Pierre Priouret, professeur à Toulouse et responsable du groupe maths au Snes-FSU, syndicat majoritaire du secondaire. Particularité régionale, dans le sud-ouest, des élèves comptent rédiger leur épreuve de maths en basque alors qu'Édouard Geffray n'en a annoncé la possibilité qu'à partir de la session 2028. Jeudi matin, les élèves passeront d'abord la traditionnelle épreuve anticipée écrite de français (coefficient 5) avant un oral (également coefficient 5) à partir du 22 juin. Ils sont appelés à faire particulièrement attention à l'orthographe. Les correcteurs pourraient en effet cette année noter plus sévèrement le niveau de langue, dans toutes les matières. "Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne du baccalauréat", a redit M. Geffray. "On ne raisonne pas en termes de points mécaniques. C'est la qualité globale de la copie" qui compte, a-t-il ajouté. Les maths et le français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60% de la note finale. Les 40% restants sont dévolus au contrôle continu sur deux ans. Les élèves de terminale générale et technologique démarrent quant à eux lundi leur série d'écrits du bac avec l'épreuve de philosophie, suivie des épreuves de spécialité les du 16 au 18 juin, avant le grand oral prévu entre le 22 juin et le 1er juillet.

09.06.2026 à 09:19

FRANCE24
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Le bilan du séisme s'élève désormais à 41 morts, selon les sources provinciales contactées par l'AFP. Plus de 450 personnes ont été blessées depuis la secousse de magnitude 7,8 qui a eu lieu en mer lundi matin, en pleine rentrée scolaire, près de l'île de Mindanao, selon les agences de gestion des catastrophes. "Il y a encore des répliques, les secouristes sont donc très prudents dans leur approche. C'est un défi", a déclaré lors d'un point presse le chef de la défense civile régionale, Rodrigo Sosmena. Plusieurs fortes répliques ont fait trembler la zone après la secousse initiale. Des centaines de séismes de moindre ampleur ont suivi. Selon les sources provinciales contactées par l'AFP, le bilan du séisme mardi matin s'élève désormais à 41 morts. Le précédent bilan divulgué faisait état de . Près d'un hôpital de General Santos, la plus grande ville de la région, des journalistes de l'AFP ont entendu le personnel soignant encourager une femme en train d'accoucher à l'extérieur, derrière un paravent, avant que ne retentissent les cris d'un nouveau-né. Dans l'agglomération de Glan, où au moins 13 personnes ont péri dans un glissement de terrain qui a enseveli leurs logements, l'employée d'un autre hôpital a indiqué à l'AFP que plus de 60 patients étaient alités à l'extérieur, par crainte que les secousses n'aient fragilisé la solidité du bâtiment. "L'hôpital a subi de nombreux dégâts", a déclaré cette employée. La municipalité "a décidé que nous ne pouvions pas utiliser le bâtiment". A General Santos, des secouristes ont repris leurs recherches après une pause dans la nuit pour tenter de retrouver deux employés d'un magasin d'alimentation dont le bâtiment s'est effondré. A proximité, dans un hôtel de bord de mer, un bateau des garde-côtes a sillonné les eaux à la recherche de deux personnes portées disparues. Le séisme de lundi a provoqué de nombreux dégâts et scènes de panique, documentées par de nombreuses vidéos. Sur l'une d'elles, diffusée sur les réseaux sociaux et vérifiée par l'AFP, un centre commercial de General Santos s'effondre sur lui-même. Le séisme a conduit à des ordres d'évacuations dans des zones côtières du sud des Philippines ainsi qu'en Indonésie voisine, et des alertes au tsunami ont été déclenchées dans plusieurs pays avant d'être levées.
Lire plus (430 mots)
Le bilan du séisme s'élève désormais à 41 morts, selon les sources provinciales contactées par l'AFP. Plus de 450 personnes ont été blessées depuis la secousse de magnitude 7,8 qui a eu lieu en mer lundi matin, en pleine rentrée scolaire, près de l'île de Mindanao, selon les agences de gestion des catastrophes. "Il y a encore des répliques, les secouristes sont donc très prudents dans leur approche. C'est un défi", a déclaré lors d'un point presse le chef de la défense civile régionale, Rodrigo Sosmena. Plusieurs fortes répliques ont fait trembler la zone après la secousse initiale. Des centaines de séismes de moindre ampleur ont suivi. Selon les sources provinciales contactées par l'AFP, le bilan du séisme mardi matin s'élève désormais à 41 morts. Le précédent bilan divulgué faisait état de . Près d'un hôpital de General Santos, la plus grande ville de la région, des journalistes de l'AFP ont entendu le personnel soignant encourager une femme en train d'accoucher à l'extérieur, derrière un paravent, avant que ne retentissent les cris d'un nouveau-né. Dans l'agglomération de Glan, où au moins 13 personnes ont péri dans un glissement de terrain qui a enseveli leurs logements, l'employée d'un autre hôpital a indiqué à l'AFP que plus de 60 patients étaient alités à l'extérieur, par crainte que les secousses n'aient fragilisé la solidité du bâtiment. "L'hôpital a subi de nombreux dégâts", a déclaré cette employée. La municipalité "a décidé que nous ne pouvions pas utiliser le bâtiment". A General Santos, des secouristes ont repris leurs recherches après une pause dans la nuit pour tenter de retrouver deux employés d'un magasin d'alimentation dont le bâtiment s'est effondré. A proximité, dans un hôtel de bord de mer, un bateau des garde-côtes a sillonné les eaux à la recherche de deux personnes portées disparues. Le séisme de lundi a provoqué de nombreux dégâts et scènes de panique, documentées par de nombreuses vidéos. Sur l'une d'elles, diffusée sur les réseaux sociaux et vérifiée par l'AFP, un centre commercial de General Santos s'effondre sur lui-même. Le séisme a conduit à des ordres d'évacuations dans des zones côtières du sud des Philippines ainsi qu'en Indonésie voisine, et des alertes au tsunami ont été déclenchées dans plusieurs pays avant d'être levées.

09.06.2026 à 09:18

FRANCE 24
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L'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui s'est vu refuser l'entrée sur le territoire américain samedi, n'officiera pas durant la Coupe du monde 2026, a annoncé la Fifa lundi dans un communiqué. L'instance internationale juge le pays hôte souverain en matière de visas accordés.
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L'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui s'est vu refuser l'entrée sur le territoire américain samedi, n'officiera pas durant la Coupe du monde 2026, a annoncé la Fifa lundi dans un communiqué. L'instance internationale juge le pays hôte souverain en matière de visas accordés.

09.06.2026 à 09:13

FRANCE24
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"Ne jetez pas vos cartes!", conseille le journaliste et écrivain Jean-Claude Raspiengeas, qui publie "La France à la carte" (Editions des Equateurs), une enquête érudite sur cet objet qui traîne dans les boîtes à gants ou sur les plages arrière des voitures. La carte a perdu une bonne partie de sa raison d'être depuis l'avènement de la révolution numérique et des applications de GPS connectés, dont les principales sont Google Maps et Waze. "Ces outils sont très efficaces pour aller d'un point A à un point B. Il serait stupide de s'en priver", affirme Jean-Claude Raspiengeas. Mais, si elle n'apparaît plus indispensable, "la carte routière est complémentaire en proposant une grande quantité d'informations que n'offre pas le GPS", souligne-t-il. Reste à en convaincre les voyageurs, de moins en moins nombreux à acheter des cartes routières dans les librairies ou les stations-service. "Il y a une érosion des ventes de 5 à 7% par an depuis la généralisation des systèmes de guidage", indique Philippe Sablayrolles, le directeur de la cartographie chez Michelin Editions, numéro un en France avec plus de 75% de parts de marché. De 20 millions d'unités à la fin du XXe siècle, les ventes de cartes Michelin ont chuté entre 1,5 à deux millions par an dans le monde. En France, "on résiste quand même, avec une carte vendue toutes les 25 secondes", nuance l'expert. "Musarder" Si la plus demandée reste l'incontournable carte routière de la France, de couleur rouge, les cartes thématiques ont gagné en popularité. En proposant le tour de sites touristiques dans une région, des roadtrips dans des pays européens ou des circuits à vélo. La dernière en date, "La France des savoir-faire" localise 350 sites d'usines ou d'ateliers à visiter. Au fil des décennies, Michelin est devenu complémentaire de l'IGN, l'institut public chargé de l'information géographique, dont les cartes extrêmement détaillées au 1/25.000 (1 cm = 250 m) sont prisées des randonneurs. "L'usage de la carte routière a changé. Elle est consultée pour préparer un séjour plutôt qu'un trajet", explique Philippe Sablayrolles. Et, pour cela, "les informations touristiques ont pris beaucoup plus d'importance qu'il y a une vingtaine d'années". Pour Jean-Claude Raspiengeas, la carte permet au voyageur d'être "maître de son parcours", ce qui n'est pas le cas avec le GPS qui "le soumet à des injonctions comminatoires, d'une voix impersonnelle: 'tournez à gauche', 'continuez tout droit', 'faites demi-tour'". "Comme il ne retient pas les chemins de traverse, il n'incite pas à musarder", ajoute-t-il. Avec les applications de navigation, "on ne calcule plus les kilomètres mais les heures", ce qui entraîne "un changement anthropologique" en "nous déconnectant du sens de l'orientation acquis depuis des siècles", selon lui. Il fait ainsi remarquer que les panneaux routiers s'adaptent à cette évolution en indiquant de moins en moins souvent la distance en kilomètres. Amoureux de "la poésie qui se dégage des cartes", Jean-Claude Raspiengeas reconnait cependant un bienfait à l'utilisation des applications: les traditionnelles disputes sont moins fréquentes dans l'habitacle. Car "il est difficile d'engueuler le GPS sur le mode: 'tu ne sais pas lire la carte'".
Texte intégral (538 mots)
"Ne jetez pas vos cartes!", conseille le journaliste et écrivain Jean-Claude Raspiengeas, qui publie "La France à la carte" (Editions des Equateurs), une enquête érudite sur cet objet qui traîne dans les boîtes à gants ou sur les plages arrière des voitures. La carte a perdu une bonne partie de sa raison d'être depuis l'avènement de la révolution numérique et des applications de GPS connectés, dont les principales sont Google Maps et Waze. "Ces outils sont très efficaces pour aller d'un point A à un point B. Il serait stupide de s'en priver", affirme Jean-Claude Raspiengeas. Mais, si elle n'apparaît plus indispensable, "la carte routière est complémentaire en proposant une grande quantité d'informations que n'offre pas le GPS", souligne-t-il. Reste à en convaincre les voyageurs, de moins en moins nombreux à acheter des cartes routières dans les librairies ou les stations-service. "Il y a une érosion des ventes de 5 à 7% par an depuis la généralisation des systèmes de guidage", indique Philippe Sablayrolles, le directeur de la cartographie chez Michelin Editions, numéro un en France avec plus de 75% de parts de marché. De 20 millions d'unités à la fin du XXe siècle, les ventes de cartes Michelin ont chuté entre 1,5 à deux millions par an dans le monde. En France, "on résiste quand même, avec une carte vendue toutes les 25 secondes", nuance l'expert. "Musarder" Si la plus demandée reste l'incontournable carte routière de la France, de couleur rouge, les cartes thématiques ont gagné en popularité. En proposant le tour de sites touristiques dans une région, des roadtrips dans des pays européens ou des circuits à vélo. La dernière en date, "La France des savoir-faire" localise 350 sites d'usines ou d'ateliers à visiter. Au fil des décennies, Michelin est devenu complémentaire de l'IGN, l'institut public chargé de l'information géographique, dont les cartes extrêmement détaillées au 1/25.000 (1 cm = 250 m) sont prisées des randonneurs. "L'usage de la carte routière a changé. Elle est consultée pour préparer un séjour plutôt qu'un trajet", explique Philippe Sablayrolles. Et, pour cela, "les informations touristiques ont pris beaucoup plus d'importance qu'il y a une vingtaine d'années". Pour Jean-Claude Raspiengeas, la carte permet au voyageur d'être "maître de son parcours", ce qui n'est pas le cas avec le GPS qui "le soumet à des injonctions comminatoires, d'une voix impersonnelle: 'tournez à gauche', 'continuez tout droit', 'faites demi-tour'". "Comme il ne retient pas les chemins de traverse, il n'incite pas à musarder", ajoute-t-il. Avec les applications de navigation, "on ne calcule plus les kilomètres mais les heures", ce qui entraîne "un changement anthropologique" en "nous déconnectant du sens de l'orientation acquis depuis des siècles", selon lui. Il fait ainsi remarquer que les panneaux routiers s'adaptent à cette évolution en indiquant de moins en moins souvent la distance en kilomètres. Amoureux de "la poésie qui se dégage des cartes", Jean-Claude Raspiengeas reconnait cependant un bienfait à l'utilisation des applications: les traditionnelles disputes sont moins fréquentes dans l'habitacle. Car "il est difficile d'engueuler le GPS sur le mode: 'tu ne sais pas lire la carte'".

09.06.2026 à 09:09

FRANCE24
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Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,09% et Londres 0,42%. Le Dax de Francfort restait à plat (+0,03%) quand Milan gagnait 0,72%.
Texte intégral (538 mots)
Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris perdait 0,09% et Londres 0,42%. Le Dax de Francfort restait à plat (+0,03%) quand Milan gagnait 0,72%.

09.06.2026 à 09:03

FRANCE24
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À Source-Seine (Côte d'Or), bien nommé hameau de 60 habitants, un parc inattendu se laisse à peine découvrir au fond d'une vallée. À près de 800 km de la capitale, ce qui n'est encore qu'un mince filet d'eau s'écoule d'une grotte de rocail de style Napoléon III, gardée par une statue de nymphe à la pose lassive: un kitchissime qui n'est pas sans rappeler les Buttes-Chaumont, le célèbre parc parisien. Et pour cause: ici, c'est Paris... Le terrain a en effet été acheté sous le préfet Haussmann, qui a inauguré ce parc en 1867. Car de premières fouilles, réalisées dès 1836, y avaient révélé l'existence d'un sanctuaire antique voué à Sequana, du 1er au 4e siècle après J.C. Cette déesse gauloise a regagné en popularité dressée sur le cheval d'acier galopant sur le fleuve lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris en 2024. L'eau des sept sources, qui forment à cet endroit le fleuve naissant, n'a aucun pouvoir. C'est plus à Sequana elle-même que les milliers de pèlerins vouaient un "culte guérisseur". "En vertu d'une sorte de donnant-donnant, on demande à la divinité une guérison en échange d'une offrande", explique Loïc Gaëtan, responsable scientifique à l'Institut national des recherches archélogiques préventives (Inrap). Sur le site, des centaines d'ex-voto, remerciements d'une faveur divine obtenue, ont ainsi été exhumés, tout comme des bassins alimentés par les sources de la Seine et un fanum (petit temple). "Comprendre" le sanctuaire Ces découvertes très prometteuses n'ont pas empêché les fouilles de s'arrêter en 1967. Le parc a continué à recevoir ses touristes mais l'ancien sanctuaire était laissé à l'abandon. "Le site a été bien érodé: l'eau qui s'infiltre et ravine, les racines des arbres qui soulèvent les pierres... Il fallait le préserver", souligne M. Gaëtan. Près de 60 ans après les dernières investigations, l'Inrap a donc lancé le 1er juin une campagne de quatre ans (2026-2029). En quelques jours, "on a tout dégagé", lance fièrement Hervé Laganier. Bottes plantées dans la glaise, l'archéologue de l'Inrap et sept autres fouilleurs ont exhumé les restes des bâtis, comme le "bassin sacré" creusé à même la roche et où les pèlerins d'alors "pourraient s'être immergés". Et "on a déjà fait des découvertes", se réjouit Loïc Gaëtan, directeur des opérations. "D'autres murs, des nouveaux niveaux de sol qui n'ont pas été fouillés: il y a encore beaucoup à découvrir", assure M. Gaëtan. Sur les 1,7 hectare du parc, "seuls 3.000 m2 ont été investigués", soit moins de 20%, rappelle-t-il. Ainsi, sous les tables de pique-nique où les touristes mangent leurs sandwichs, "on sait qu'il y avait un bâtiment romain", souligne-t-il. Une prospection géophysique va donc être effectuée, ouvrant la voie à des sondages ciblés. Le premier objectif n'est pas tant d'exhumer des objets mais de "comprendre" le fonctionnement du sanctuaire, explique Pascal Perrault, directeur général de l'Inrap. "Et surtout de répondre à cette question: y avait-il un culte par les Gaulois, avant les Romains? On peut le supposer car Sequana est une déesse gauloise. Mais on n'en a aucune preuve". "On veut faire ressurgir Sequana", résume Dominique Garcia, président de l'Inrap, qui rappelle que "la meilleure conservation, c'est l'étude".
Texte intégral (572 mots)
À Source-Seine (Côte d'Or), bien nommé hameau de 60 habitants, un parc inattendu se laisse à peine découvrir au fond d'une vallée. À près de 800 km de la capitale, ce qui n'est encore qu'un mince filet d'eau s'écoule d'une grotte de rocail de style Napoléon III, gardée par une statue de nymphe à la pose lassive: un kitchissime qui n'est pas sans rappeler les Buttes-Chaumont, le célèbre parc parisien. Et pour cause: ici, c'est Paris... Le terrain a en effet été acheté sous le préfet Haussmann, qui a inauguré ce parc en 1867. Car de premières fouilles, réalisées dès 1836, y avaient révélé l'existence d'un sanctuaire antique voué à Sequana, du 1er au 4e siècle après J.C. Cette déesse gauloise a regagné en popularité dressée sur le cheval d'acier galopant sur le fleuve lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris en 2024. L'eau des sept sources, qui forment à cet endroit le fleuve naissant, n'a aucun pouvoir. C'est plus à Sequana elle-même que les milliers de pèlerins vouaient un "culte guérisseur". "En vertu d'une sorte de donnant-donnant, on demande à la divinité une guérison en échange d'une offrande", explique Loïc Gaëtan, responsable scientifique à l'Institut national des recherches archélogiques préventives (Inrap). Sur le site, des centaines d'ex-voto, remerciements d'une faveur divine obtenue, ont ainsi été exhumés, tout comme des bassins alimentés par les sources de la Seine et un fanum (petit temple). "Comprendre" le sanctuaire Ces découvertes très prometteuses n'ont pas empêché les fouilles de s'arrêter en 1967. Le parc a continué à recevoir ses touristes mais l'ancien sanctuaire était laissé à l'abandon. "Le site a été bien érodé: l'eau qui s'infiltre et ravine, les racines des arbres qui soulèvent les pierres... Il fallait le préserver", souligne M. Gaëtan. Près de 60 ans après les dernières investigations, l'Inrap a donc lancé le 1er juin une campagne de quatre ans (2026-2029). En quelques jours, "on a tout dégagé", lance fièrement Hervé Laganier. Bottes plantées dans la glaise, l'archéologue de l'Inrap et sept autres fouilleurs ont exhumé les restes des bâtis, comme le "bassin sacré" creusé à même la roche et où les pèlerins d'alors "pourraient s'être immergés". Et "on a déjà fait des découvertes", se réjouit Loïc Gaëtan, directeur des opérations. "D'autres murs, des nouveaux niveaux de sol qui n'ont pas été fouillés: il y a encore beaucoup à découvrir", assure M. Gaëtan. Sur les 1,7 hectare du parc, "seuls 3.000 m2 ont été investigués", soit moins de 20%, rappelle-t-il. Ainsi, sous les tables de pique-nique où les touristes mangent leurs sandwichs, "on sait qu'il y avait un bâtiment romain", souligne-t-il. Une prospection géophysique va donc être effectuée, ouvrant la voie à des sondages ciblés. Le premier objectif n'est pas tant d'exhumer des objets mais de "comprendre" le fonctionnement du sanctuaire, explique Pascal Perrault, directeur général de l'Inrap. "Et surtout de répondre à cette question: y avait-il un culte par les Gaulois, avant les Romains? On peut le supposer car Sequana est une déesse gauloise. Mais on n'en a aucune preuve". "On veut faire ressurgir Sequana", résume Dominique Garcia, président de l'Inrap, qui rappelle que "la meilleure conservation, c'est l'étude".

09.06.2026 à 08:55

FRANCE24
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Convocation et pièce d'identité obligatoires Les candidats doivent se présenter à l'heure indiquée sur leur convocation, munis de ce document ainsi que d'une pièce d'identité en version physique, en cours de validité ou périmée depuis moins de cinq ans. Ils sont convoqués 30 minutes avant le début de l'épreuve afin de pouvoir s'installer à la place qui leur est attribuée. Les candidats peuvent également présenter leur pièce d'identité via l’application France Identité sur smartphone. Toutefois, cette modalité n'est pas valable en cas de contrôle pendant l’épreuve, l'usage du téléphone étant strictement interdit durant la composition. Le ministère de l'Éducation nationale recommande vivement aux candidats de se munir d'une pièce d'identité au format papier. En cas de perte ou de vol de sa pièce d'identité, il sera demandé un récépissé de la déclaration auprès de la police ou de la gendarmerie et un autre document officiel avec photo permettant de reconnaître le candidat. Les candidats étrangers ne pouvant pas présenter une pièce d'identité doivent demander à leur chef d'établissement un certificat de scolarité récent avec une photo. Retard d'une heure maximum L'accès à la salle d'examen est interdit à tout candidat qui se présente après l'ouverture de l'enveloppe contenant les sujets. Cependant, en cas de retard indépendant de la volonté du candidat et ne dépassant pas une heure, le chef de centre peut l'autoriser exceptionnellement à plancher, mais sans temps supplémentaire. Si le retard dépasse une heure et ce, quel que soit le motif, le candidat est considéré comme absent. Les sorties aux toilettes sont interdites lors de la première heure afin d'éviter de croiser les candidats retardataires, sauf nécessité absolue et accompagné par un surveillant. Passée la première heure, elles sont autorisées mais un lycéen après l'autre et accompagné. Il est possible de quitter la salle avant la fin de l'épreuve, une fois la première heure écoulée. Cette sortie est définitive. Il faut toujours remettre sa copie, même blanche, avec l'en-tête complété, et signer la liste d'émargement. Appareils connectés interdits Sont considérées comme des fraudes ou tentatives de fraude, la communication "avec d'autres candidats pendant les épreuves", y compris pour demander un stylo, "l'utilisation d'informations, de matériel ou de documents non autorisés par le sujet ou la réglementation" ou encore "toute substitution de personne", prévient le ministère. Tout appareil qui communique avec l'extérieur et/ou "doté d'une mémoire électronique permettant la consultation de fichiers", que ce soit les téléphones portables, les montres connectées ou les tablettes tactiles, est proscrit pour les épreuves orales comme écrites et doit être éteint et rangé dans le sac du candidat ou remis aux surveillants. L'utilisation de l'intelligence artificielle, en hausse ces dernières années, est également formellement interdite. Des détecteurs de smartphones ou d'objets connectés seront installés aléatoirement dans les centres d'examen. - Épreuves de remplacement en septembre - Des épreuves de remplacement sont organisées du 7 au 11 septembre pour ceux qui n'auraient pas pu se présenter aux épreuves pour une raison de force majeure (maladie par exemple). Il faut écrire rapidement au rectorat et joindre les justificatifs, comme un certificat médical. Les candidats conservent le bénéfice des propositions d'admission dans l'enseignement supérieur faites sur Parcoursup jusqu'à la publication des résultats définitifs fin septembre.
Texte intégral (604 mots)
Convocation et pièce d'identité obligatoires Les candidats doivent se présenter à l'heure indiquée sur leur convocation, munis de ce document ainsi que d'une pièce d'identité en version physique, en cours de validité ou périmée depuis moins de cinq ans. Ils sont convoqués 30 minutes avant le début de l'épreuve afin de pouvoir s'installer à la place qui leur est attribuée. Les candidats peuvent également présenter leur pièce d'identité via l’application France Identité sur smartphone. Toutefois, cette modalité n'est pas valable en cas de contrôle pendant l’épreuve, l'usage du téléphone étant strictement interdit durant la composition. Le ministère de l'Éducation nationale recommande vivement aux candidats de se munir d'une pièce d'identité au format papier. En cas de perte ou de vol de sa pièce d'identité, il sera demandé un récépissé de la déclaration auprès de la police ou de la gendarmerie et un autre document officiel avec photo permettant de reconnaître le candidat. Les candidats étrangers ne pouvant pas présenter une pièce d'identité doivent demander à leur chef d'établissement un certificat de scolarité récent avec une photo. Retard d'une heure maximum L'accès à la salle d'examen est interdit à tout candidat qui se présente après l'ouverture de l'enveloppe contenant les sujets. Cependant, en cas de retard indépendant de la volonté du candidat et ne dépassant pas une heure, le chef de centre peut l'autoriser exceptionnellement à plancher, mais sans temps supplémentaire. Si le retard dépasse une heure et ce, quel que soit le motif, le candidat est considéré comme absent. Les sorties aux toilettes sont interdites lors de la première heure afin d'éviter de croiser les candidats retardataires, sauf nécessité absolue et accompagné par un surveillant. Passée la première heure, elles sont autorisées mais un lycéen après l'autre et accompagné. Il est possible de quitter la salle avant la fin de l'épreuve, une fois la première heure écoulée. Cette sortie est définitive. Il faut toujours remettre sa copie, même blanche, avec l'en-tête complété, et signer la liste d'émargement. Appareils connectés interdits Sont considérées comme des fraudes ou tentatives de fraude, la communication "avec d'autres candidats pendant les épreuves", y compris pour demander un stylo, "l'utilisation d'informations, de matériel ou de documents non autorisés par le sujet ou la réglementation" ou encore "toute substitution de personne", prévient le ministère. Tout appareil qui communique avec l'extérieur et/ou "doté d'une mémoire électronique permettant la consultation de fichiers", que ce soit les téléphones portables, les montres connectées ou les tablettes tactiles, est proscrit pour les épreuves orales comme écrites et doit être éteint et rangé dans le sac du candidat ou remis aux surveillants. L'utilisation de l'intelligence artificielle, en hausse ces dernières années, est également formellement interdite. Des détecteurs de smartphones ou d'objets connectés seront installés aléatoirement dans les centres d'examen. - Épreuves de remplacement en septembre - Des épreuves de remplacement sont organisées du 7 au 11 septembre pour ceux qui n'auraient pas pu se présenter aux épreuves pour une raison de force majeure (maladie par exemple). Il faut écrire rapidement au rectorat et joindre les justificatifs, comme un certificat médical. Les candidats conservent le bénéfice des propositions d'admission dans l'enseignement supérieur faites sur Parcoursup jusqu'à la publication des résultats définitifs fin septembre.

09.06.2026 à 08:53

FRANCE 24
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Sept personnes d'origine géorgiennes sont jugées à partir de mardi à Paris pour avoir dérobé des exemplaires originaux d’œuvres russes du XIXe siècle, notamment du célèbre poète et romancier Pouchkine, à Paris et Lyon. Plus largement, ils sont soupçonnées d'avoir participé à un réseau de voleurs d’ouvrages opérant au niveau européen.
Texte intégral (604 mots)
Sept personnes d'origine géorgiennes sont jugées à partir de mardi à Paris pour avoir dérobé des exemplaires originaux d’œuvres russes du XIXe siècle, notamment du célèbre poète et romancier Pouchkine, à Paris et Lyon. Plus largement, ils sont soupçonnées d'avoir participé à un réseau de voleurs d’ouvrages opérant au niveau européen.

09.06.2026 à 08:39

FRANCE24
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Liée par des accords de défense avec le Koweït, le Qatar et les Emirats, la France a déployé des avions Rafale et des hélicoptères d'attaque Tigre de l'armée de Terre (Alat) pour aider à lutter il y a quelques semaines contre les vagues de drones et missiles iraniens lancés en représailles des frappes américaines et israéliennes. "Nous avons effectué 100% de destruction sur les drones que nous avons pu intercepter", explique le capitaine Melchior -- identifié uniquement par son prénom comme l'exige l'armée française --, de retour d'un mois et demi de mission au Proche-Orient où ont été déployés une poignée de Tigre. Ils ont détruit un peu moins d'une dizaine de drones Shahed dans le cadre des missions de protection du ciel des pays du Golfe attaqués par l'Iran. "On s'intégrait de nuit dans des zones désignées par nos partenaires, nous décollions et rejoignions notre zone d'attente, avant d'être guidés sur une menace" par le contrôleur français au sol, qui scrutait les écrans radars de la défense anti-aérienne, explique le capitaine du 1er régiment d'hélicoptères de combat (RHC) basé à Phalsbourg (Est). "C'est très intense, cela se passe de nuit donc les corps sont soumis à rude épreuve, et il y a beaucoup d'aéronefs en l'air, amis comme ennemis", explique le capitaine Adrien, du 5e RHC, également de retour de mission. Une corde de plus Ce succès "est vraiment une corde de plus à l'arc de l'aérocombat. Une mission qu'on est capable de réaliser à côté de toutes les autres", résume le général Olivier Hautreux, commandant la 4e brigade d'aérocombat. "Plateformes très polyvalentes, capables d'emporter une importante charge de munitions et pouvant se déployer rapidement, les hélicoptères peuvent s'avérer utiles dans la lutte anti-drones", abonde Elio Calgano, du centre italien de recherche IAI. "Les États-Unis ont d'ailleurs testé les Apache à cette fin, car ils peuvent emporter des missiles/roquettes guidées plus petits et moins coûteux (que des missiles, ndlr), tout en utilisant leurs canons". Le Tigre, hélicoptère biplace d'attaque au sol mis en service en 2005, détruit les drones en quelques courtes rafales d'obus du canon de 30 mm logé sous son nez. Or le prix de chaque obus se compte en centaines d'euros, quand le prix d'un missile Mica tiré par un Rafale atteint plusieurs centaines de milliers d'euros. "Il est évident que quelques obus coûtent moins cher qu'un missile très performant", dit le général Hautreux, mais les missiles sont "capables d'aller taper une cible à une distance bien supérieure. Je pense que ces capacités sont complémentaires". "La viabilité à long terme des hélicoptères en lutte anti-drones dépend également des scénarios et des menaces", met en garde M. Calgagno. "S'ils sont efficaces contre des systèmes comme les drones Shahed, qui suivent des trajectoires prédéterminées et sont généralement déployés en grand nombre pour saturer les défenses aériennes, leur utilisation contre de petits drones pilotés dans des zones contestées comme le front ukrainien est beaucoup plus risquée". La Russie a perdu beaucoup d'hélicoptères de combat au début de son invasion de l'Ukraine, abattus par les nombreux moyens ukrainiens de défense sol-air à courte portée, comme le célèbre missile Javelin. Cela a alimenté des interrogations sur la pertinence de faire voler des appareils habités au dessus d'une ligne de front saturée de moyens de défense et de drones. "Percer la ligne des contacts", cette zone mortelle saturée de défenses comme en Ukraine, ne pourra se faire seulement avec des hélicoptères, mais dans le cadre d'une manoeuvre coordonnée, explique le général Hautreux. "Il va nous falloir des feux d'artillerie, de la guerre électronique, des avions de chasse qui viendront travailler sur les moyens de brouillage de l'ennemi... et puis, pour terminer, ce sera avec un coût en hélicoptères, c'est inévitable".
Texte intégral (706 mots)
Liée par des accords de défense avec le Koweït, le Qatar et les Emirats, la France a déployé des avions Rafale et des hélicoptères d'attaque Tigre de l'armée de Terre (Alat) pour aider à lutter il y a quelques semaines contre les vagues de drones et missiles iraniens lancés en représailles des frappes américaines et israéliennes. "Nous avons effectué 100% de destruction sur les drones que nous avons pu intercepter", explique le capitaine Melchior -- identifié uniquement par son prénom comme l'exige l'armée française --, de retour d'un mois et demi de mission au Proche-Orient où ont été déployés une poignée de Tigre. Ils ont détruit un peu moins d'une dizaine de drones Shahed dans le cadre des missions de protection du ciel des pays du Golfe attaqués par l'Iran. "On s'intégrait de nuit dans des zones désignées par nos partenaires, nous décollions et rejoignions notre zone d'attente, avant d'être guidés sur une menace" par le contrôleur français au sol, qui scrutait les écrans radars de la défense anti-aérienne, explique le capitaine du 1er régiment d'hélicoptères de combat (RHC) basé à Phalsbourg (Est). "C'est très intense, cela se passe de nuit donc les corps sont soumis à rude épreuve, et il y a beaucoup d'aéronefs en l'air, amis comme ennemis", explique le capitaine Adrien, du 5e RHC, également de retour de mission. Une corde de plus Ce succès "est vraiment une corde de plus à l'arc de l'aérocombat. Une mission qu'on est capable de réaliser à côté de toutes les autres", résume le général Olivier Hautreux, commandant la 4e brigade d'aérocombat. "Plateformes très polyvalentes, capables d'emporter une importante charge de munitions et pouvant se déployer rapidement, les hélicoptères peuvent s'avérer utiles dans la lutte anti-drones", abonde Elio Calgano, du centre italien de recherche IAI. "Les États-Unis ont d'ailleurs testé les Apache à cette fin, car ils peuvent emporter des missiles/roquettes guidées plus petits et moins coûteux (que des missiles, ndlr), tout en utilisant leurs canons". Le Tigre, hélicoptère biplace d'attaque au sol mis en service en 2005, détruit les drones en quelques courtes rafales d'obus du canon de 30 mm logé sous son nez. Or le prix de chaque obus se compte en centaines d'euros, quand le prix d'un missile Mica tiré par un Rafale atteint plusieurs centaines de milliers d'euros. "Il est évident que quelques obus coûtent moins cher qu'un missile très performant", dit le général Hautreux, mais les missiles sont "capables d'aller taper une cible à une distance bien supérieure. Je pense que ces capacités sont complémentaires". "La viabilité à long terme des hélicoptères en lutte anti-drones dépend également des scénarios et des menaces", met en garde M. Calgagno. "S'ils sont efficaces contre des systèmes comme les drones Shahed, qui suivent des trajectoires prédéterminées et sont généralement déployés en grand nombre pour saturer les défenses aériennes, leur utilisation contre de petits drones pilotés dans des zones contestées comme le front ukrainien est beaucoup plus risquée". La Russie a perdu beaucoup d'hélicoptères de combat au début de son invasion de l'Ukraine, abattus par les nombreux moyens ukrainiens de défense sol-air à courte portée, comme le célèbre missile Javelin. Cela a alimenté des interrogations sur la pertinence de faire voler des appareils habités au dessus d'une ligne de front saturée de moyens de défense et de drones. "Percer la ligne des contacts", cette zone mortelle saturée de défenses comme en Ukraine, ne pourra se faire seulement avec des hélicoptères, mais dans le cadre d'une manoeuvre coordonnée, explique le général Hautreux. "Il va nous falloir des feux d'artillerie, de la guerre électronique, des avions de chasse qui viendront travailler sur les moyens de brouillage de l'ennemi... et puis, pour terminer, ce sera avec un coût en hélicoptères, c'est inévitable".

09.06.2026 à 08:37

FRANCE24
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"Je ferai tout pour qu'il y ait un bulletin Karim Bouamrane et que le bulletin Karim Bouamrane gagne, qu'on ne soit pas résolu à cette espèce de dilemme" d'un duel entre le candidat du Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon au second tour, a-t-il assuré sur France Inter. "Je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. Je suis candidat parce que j'ai pris conscience de notre force", a-t-il expliqué, évoquant "une France humaine, une France forte, une France qui protège, une France qui sécurise, une France qui donne la possibilité à chacune et chacun de pouvoir se soigner, pouvoir se loger et surtout pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité". Peu connu, le maire réélu en mars de Saint-Ouen est en conflit ouvert avec la France Insoumise et opposé à une primaire à gauche. Il a notamment contesté la tête de l'une des premières intercommunalités de la Seine-Saint-Denis au maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, sans succès néanmoins. Agé de 53 ans, Karim Bouamrane avait lancé en octobre 2024 son mouvement baptisé "la France humaine et forte", en présence de François Hollande, du très probable candidat Raphaël Glucksmann et du premier secrétaire du PS Olivier Faure. Ancien cadre informatique, Karim Bouamrane avait été l'un des premiers édiles d'origine maghrébine à prendre la tête d'une ville de plus de 50.000 habitants. A l'été 2020, quand il avait ceint l'écharpe tricolore, sa toute première phrase de maire avait rendu hommage à ses parents, immigrés marocains. Il a surtout pris la lumière à la faveur des Jeux olympiques de 2024, sa ville abritant le village des athlètes. Il s'est ensuite beaucoup exprimé dans les médias, quand son nom a soudain été glissé parmi d'autres comme Premier ministrable après les législatives qui ont suivi.
Lire plus (308 mots)
"Je ferai tout pour qu'il y ait un bulletin Karim Bouamrane et que le bulletin Karim Bouamrane gagne, qu'on ne soit pas résolu à cette espèce de dilemme" d'un duel entre le candidat du Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon au second tour, a-t-il assuré sur France Inter. "Je suis candidat pour les prochaines élections présidentielles. Je suis candidat parce que j'ai pris conscience de notre force", a-t-il expliqué, évoquant "une France humaine, une France forte, une France qui protège, une France qui sécurise, une France qui donne la possibilité à chacune et chacun de pouvoir se soigner, pouvoir se loger et surtout pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité". Peu connu, le maire réélu en mars de Saint-Ouen est en conflit ouvert avec la France Insoumise et opposé à une primaire à gauche. Il a notamment contesté la tête de l'une des premières intercommunalités de la Seine-Saint-Denis au maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, sans succès néanmoins. Agé de 53 ans, Karim Bouamrane avait lancé en octobre 2024 son mouvement baptisé "la France humaine et forte", en présence de François Hollande, du très probable candidat Raphaël Glucksmann et du premier secrétaire du PS Olivier Faure. Ancien cadre informatique, Karim Bouamrane avait été l'un des premiers édiles d'origine maghrébine à prendre la tête d'une ville de plus de 50.000 habitants. A l'été 2020, quand il avait ceint l'écharpe tricolore, sa toute première phrase de maire avait rendu hommage à ses parents, immigrés marocains. Il a surtout pris la lumière à la faveur des Jeux olympiques de 2024, sa ville abritant le village des athlètes. Il s'est ensuite beaucoup exprimé dans les médias, quand son nom a soudain été glissé parmi d'autres comme Premier ministrable après les législatives qui ont suivi.
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