Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

03.02.2026 à 22:13

Wall Street en recul, pénalisée par la tech

FRANCE24
img
Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.
Le Dow Jones a perdu 0,34%, l'indice Nasdaq 1,43% et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,84%.

03.02.2026 à 22:01

Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli

FRANCE24
img
Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.
Texte intégral (552 mots)
Un correspondant de l'AFP sur place a vu une colonne des forces de sécurité formée de blindés et de véhicules pénétrer dans la ville et établir des barrages de contrôle à ses entrées. Si des Syriens brandissaient des drapeaux aux abords de Qamichli pour célébrer cette arrivée, des habitants ont fait part de leurs inquiétudes. "Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'entrée de ces forces dans nos villes", a témoigné Mohammed al-Sayyed, 29 ans, employé dans une boutique de vêtements. "Notre crainte pour l'avenir est claire: qu'ils reproduisent l'expérience" de l'ex-président syrien Bachar al-Assad, "avec des arrestations, des enlèvements et des mesures de répression sécuritaires", a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone. Mais pour Saad Mohammed, 35 ans, professeur de langue kurde, "c'est une bonne chose à condition que le gouvernement s'engage à résoudre la question kurde dans le cadre de la Constitution et que l'intégration soit équitable pour tous les employés kurdes". Répartis entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie, les Kurdes affirment que leurs tentatives d'établir un Etat indépendant ont été systématiquement réprimées par les puissances régionales et internationales au cours de leur histoire. Espoirs d'autonomie anéantis L'activité était paralysée dans la ville, où les places et les devantures des magasins fermés étaient ornées de drapeaux kurdes, rouge, blanc et vert frappés d'un soleil. L'accord annoncé vendredi sous la pression militaire de Damas vise à intégrer les institutions et les forces kurdes au sein de l'Etat syrien. Il anéantit les espoirs des Kurdes de conserver la zone autonome qu'ils avaient instaurée dans le nord et le nord-est de la Syrie au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 2011 et 2024. Les forces de sécurité de Damas étaient déjà entrées lundi dans la ville de Hassaké, qui était sous contrôle kurde. Le chef des puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), Mazloum Abdi, avait indiqué que seule une "force de sécurité limitée", et non l'armée, entrerait à Hassaké et Qamichli. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Noureddine al-Baba, a précisé que les forces de sécurité kurdes, les Assayech, seraient "intégrées dans les rangs" du ministère qui payera désormais leur solde. Saluant la diversité de la Syrie, il a inspecté leurs quartiers généraux à Qamichli, selon la télévision d'Etat. Les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie menée par les Etats-Unis, qui soutiennent désormais le nouveau pouvoir syrien. Des forces gouvernementales ont également commencé à se déployer lundi soir dans les villages autour de Kobané, une poche kurde située plus à l'ouest dans la province d'Alep. Le président islamiste Ahmad al-Chareh, qui a renversé en décembre 2024 le pouvoir de Bachar al-Assad, est déterminé à imposer son autorité sur l'ensemble du territoire syrien. Avec le déploiement de ses troupes dans la zone kurde, il ne reste plus que la région druze de Soueïda, dans le sud, qui échappe à son contrôle.

03.02.2026 à 21:27

Après une année 2025 "record", Santander va acquérir la banque américaine Webster Bank pour plus de 10 mds EUR

FRANCE24
img
Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".
Texte intégral (518 mots)
Cette acquisition inattendue, "équivalente à environ 4% des actifs de Santander", "donnera naissance à une banque plus solide et plus compétitive pour les clients", s'est félicité le groupe bancaire espagnol dans un communiqué publié dans la soirée. L'achat de Webster Bank, banque fondée en 1935, "accroît de manière significative la taille de Santander, sa base de dépôts et ses capacités aux États-Unis", a ajouté l'établissement bancaire espagnol, qui compte environ 200.000 employés et 180 millions de clients dans le monde. "C'est une étape enthousiasmante", s'est réjoui pour sa part sa présidente, Ana Botín, citée dans le communiqué, évoquant une opération "stratégique" pour se renforcer et se développer sur le marché américain. La dirigeante de Santander, dont la banque fait figure de poids lourd en Europe aux côtés notamment de BNP Paribas, a assuré que ce rachat allait "développer les produits, la technologie et les capacités que nous pouvons offrir, avec de vraies opportunités de revenus". De son côté, le directeur actuel de Webster Bank, John Ciulla, a affirmé dans le communiqué que l'acquisition par la grande banque espagnole allait donner "des capacités élargies et de nouvelles opportunités de croissance" à son entreprise. Les deux banques n'ont pas précisé à ce stade quand l'opération financière serait finalisée. En attendant, "Santander et Webster continueront à fonctionner comme deux entreprises distinctes, et il n'y aura aucun changement concernant les comptes clients Santander ou Webster, l'accès aux agences ou les services au quotidien", a indiqué le géant espagnol. Première place confortée L'annonce de cette acquisition est intervenue quelques minutes avant la publication des résultats annuels "records" de Santander, actuellement valorisée à plus de 130 milliards d'euros, qui conforte ainsi sa place de premier établissement bancaire d'Espagne. Avec 14,1 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, le groupe a signé "une quatrième année consécutive record", en hausse de 12% par rapport à 2024. L'année passée a pourtant été marquée pour Santander par le feuilleton de l'OPA hostile de sa grande concurrente, BBVA, sur Sabadell, quatrième banque espagnole. Mais la menace de la possible émergence d'un autre mastodonte bancaire en Espagne s'est dissipée en octobre, après des mois de tractations politico-économiques, quand cette opération très médiatisée a échoué, poussant BBVA à abandonner ce méga-projet qui n'était pas vu d'un bon oeil par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. C'était dans ce contexte incertain que le groupe fondé en 1857 à Santander, dans le nord de l'Espagne, avait d'ailleurs annoncé en juillet une première acquisition d'ampleur, celle de TSB, filiale de Sabadell, pour 3,1 milliards d'euros, dans l'idée notamment de compliquer la tâche de BBVA dans son OPA, mais aussi dans le but de l'intégrer à Santander UK. Vendredi dernier, la banque a d'ailleurs nommé un nouveau directeur pour sa filiale au Royaume-Uni, Mahesh Aditya, dont la principale mission sera précisément de gérer "l'intégration de TSB".

03.02.2026 à 21:21

Chantiers des JO-2024 : au tribunal, l'entreprise donneuse d'ordre se défausse sur ses sous-traitants

FRANCE24
img
En 2021, le groupe GCC décroche un contrat pour construire six immeubles, soit 350 logements, au sein du plus vaste chantier francilien de la décennie. Pour le gros-œuvre, cette importante société du bâtiment français signe alors deux contrats en sous-traitance, avec les entreprises KMF et ERP. "Compte tenu des enjeux", le directeur d'agence de GCC pour l'Île-de-France le dit et le répète devant le tribunal correctionnel de Bobigny : "J'avais à la tête de ce chantier-là mon meilleur élément". Cinq ans plus tard, il est pourtant jugé, au côté d'une vingtaine d'autres prévenus dont trois sociétés, pour travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'autorisation de travail, le tout en bande organisée. Les dérives du chantier sont mises au jour à la suite d'une visite sur site, en mars 2022, de l'inspection du travail, alertée par le syndicat CGT. Employés non déclarés, ouvriers maliens utilisant de faux titres de séjour... S'ouvre alors une enquête qui va révéler un opaque montage de sociétés éphémères et de boîtes d'intérim suspectes. Premier à être interrogé, Alain G. a expliqué mardi aux juges qu'il incombait alors à son directeur d'exploitation de sélectionner les entreprises sous-traitantes. Lui ne vérifiait que "si toutes les cases étaient cochées sur le dossier administratif" et n'aurait donc pu déceler que les documents étaient incohérents entre eux. "Vous recevez un relevé déclarant qu'il y a trois employés étrangers avec un permis de travail mais l'attestation Urssaf ne mentionne qu'un seul salarié" pour cette entreprise, l'interpelle la présidente. "Je ne me suis jamais posé la question car je ne sélectionne pas les entreprises," répond-t-il simplement. Le directeur d'exploitation, aux compétences maintes fois louées à la barre par Alain G., est, lui, décédé en février 2022. Gérant intérimaire La magistrate peine tout autant à concevoir que le groupe GCC n'ait pas suspecté une opacité dans la gestion de son sous-traitant quand, la semaine suivant la signature du contrat de plus d'1,2 million euros, le gérant de KMF lui-même est embauché comme intérimaire sur le chantier. "Si un sous-traitant est retenu et qu'aucune vérification n'a été faite sur son gérant de droit, c'est curieux," souligne-t-elle. Les enquêteurs ont déterminé que 269 personnes auraient reçu des salaires de la part de KMF alors que, dans sa déclaration sociale, l'entreprise ne déclarait que 43 salariés. A l'audience mardi, les deux représentants du ministère public n'ont eux pas caché leur agacement devant les déclarations du directeur d'agence. "A quoi sert une déclaration Urssaf?" tance le magistrat Charlie Jacques. Et le procureur d'estimer que GCC aurait manqué à son obligation de vigilance en prétextant compiler "tel ou tel document dans le dossier parce que la loi l'impose mais on ne regarde pas ce qu'il y a dedans." "Une entreprise (ERP, NDLR) qui a 200.000 euros de chiffre d'affaires et ne déclare qu'un seul salarié, ça vous semble réaliste?" a-t-il lancé à Alain G. A la barre, ce haut cadre d'une des principales entreprises du BTP français lui répond n'avoir "pas les compétences pour mettre en adéquation" les chiffres d'affaires et le nombre de salariés. Si ce sous-traitant n'a toujours déclaré qu'un seul salarié auprès de l'Urssaf, dix employés d'ERP ont été contrôlés par l'inspection du travail sur le site du village olympique en mars 2022 et l'enquête a permis de déterminer que 21 salariés d'ERP étaient détenteurs de badges d'accès au chantier. Le procès est prévu jusqu'au 20 février.
Texte intégral (630 mots)
En 2021, le groupe GCC décroche un contrat pour construire six immeubles, soit 350 logements, au sein du plus vaste chantier francilien de la décennie. Pour le gros-œuvre, cette importante société du bâtiment français signe alors deux contrats en sous-traitance, avec les entreprises KMF et ERP. "Compte tenu des enjeux", le directeur d'agence de GCC pour l'Île-de-France le dit et le répète devant le tribunal correctionnel de Bobigny : "J'avais à la tête de ce chantier-là mon meilleur élément". Cinq ans plus tard, il est pourtant jugé, au côté d'une vingtaine d'autres prévenus dont trois sociétés, pour travail dissimulé et emploi d'étrangers non munis d'autorisation de travail, le tout en bande organisée. Les dérives du chantier sont mises au jour à la suite d'une visite sur site, en mars 2022, de l'inspection du travail, alertée par le syndicat CGT. Employés non déclarés, ouvriers maliens utilisant de faux titres de séjour... S'ouvre alors une enquête qui va révéler un opaque montage de sociétés éphémères et de boîtes d'intérim suspectes. Premier à être interrogé, Alain G. a expliqué mardi aux juges qu'il incombait alors à son directeur d'exploitation de sélectionner les entreprises sous-traitantes. Lui ne vérifiait que "si toutes les cases étaient cochées sur le dossier administratif" et n'aurait donc pu déceler que les documents étaient incohérents entre eux. "Vous recevez un relevé déclarant qu'il y a trois employés étrangers avec un permis de travail mais l'attestation Urssaf ne mentionne qu'un seul salarié" pour cette entreprise, l'interpelle la présidente. "Je ne me suis jamais posé la question car je ne sélectionne pas les entreprises," répond-t-il simplement. Le directeur d'exploitation, aux compétences maintes fois louées à la barre par Alain G., est, lui, décédé en février 2022. Gérant intérimaire La magistrate peine tout autant à concevoir que le groupe GCC n'ait pas suspecté une opacité dans la gestion de son sous-traitant quand, la semaine suivant la signature du contrat de plus d'1,2 million euros, le gérant de KMF lui-même est embauché comme intérimaire sur le chantier. "Si un sous-traitant est retenu et qu'aucune vérification n'a été faite sur son gérant de droit, c'est curieux," souligne-t-elle. Les enquêteurs ont déterminé que 269 personnes auraient reçu des salaires de la part de KMF alors que, dans sa déclaration sociale, l'entreprise ne déclarait que 43 salariés. A l'audience mardi, les deux représentants du ministère public n'ont eux pas caché leur agacement devant les déclarations du directeur d'agence. "A quoi sert une déclaration Urssaf?" tance le magistrat Charlie Jacques. Et le procureur d'estimer que GCC aurait manqué à son obligation de vigilance en prétextant compiler "tel ou tel document dans le dossier parce que la loi l'impose mais on ne regarde pas ce qu'il y a dedans." "Une entreprise (ERP, NDLR) qui a 200.000 euros de chiffre d'affaires et ne déclare qu'un seul salarié, ça vous semble réaliste?" a-t-il lancé à Alain G. A la barre, ce haut cadre d'une des principales entreprises du BTP français lui répond n'avoir "pas les compétences pour mettre en adéquation" les chiffres d'affaires et le nombre de salariés. Si ce sous-traitant n'a toujours déclaré qu'un seul salarié auprès de l'Urssaf, dix employés d'ERP ont été contrôlés par l'inspection du travail sur le site du village olympique en mars 2022 et l'enquête a permis de déterminer que 21 salariés d'ERP étaient détenteurs de badges d'accès au chantier. Le procès est prévu jusqu'au 20 février.

03.02.2026 à 21:19

Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, tué par des hommes armés (conseiller)

FRANCE24
img
Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans a été assassiné par quatre hommes armés, a déclaré Abdullah Othman Abdurrahim à la chaîne Libya al-Ahrar. Ils "ont pris d'assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l'ont exécuté", a écrit la chaîne sur X, citant ses propos. Ce même conseiller avait auparavant indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la même chaîne. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Seif al-Islam s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Acte "perfide" Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue. Pour l'expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est "susceptible de le transformer en martyr aux yeux d'une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l'élection présidentielle". Car "sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse", a-t-il expliqué sur X. L'ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte "perfide", en affirmant qu'il lui avait parlé il y a deux jours. "Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l'espoir et l'avenir, et semé la haine et le ressentiment", a-t-il écrit sur X. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.
Lire plus (454 mots)
Longtemps vu comme le successeur potentiel de son père avant la chute du régime en 2011, l'homme de 53 ans a été assassiné par quatre hommes armés, a déclaré Abdullah Othman Abdurrahim à la chaîne Libya al-Ahrar. Ils "ont pris d'assaut la résidence de Seif al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l'ont exécuté", a écrit la chaîne sur X, citant ses propos. Ce même conseiller avait auparavant indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la même chaîne. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Seif al-Islam s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Acte "perfide" Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, bien qu'il ait été recherché, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue. Pour l'expert Emad Badi, la mort de Seif al-Islam Kadhafi est "susceptible de le transformer en martyr aux yeux d'une partie conséquente de la population, tout en modifiant les équilibres électoraux en écartant un obstacle majeur à l'élection présidentielle". Car "sa candidature et ses chances de succès (avaient) constitué un point central de controverse", a-t-il expliqué sur X. L'ex-porte-parole du régime Kadhafi, Moussa Ibrahim, a dénoncé un acte "perfide", en affirmant qu'il lui avait parlé il y a deux jours. "Il voulait une Libye unie et souveraine, sûre pour tous ses habitants. Ils ont assassiné l'espoir et l'avenir, et semé la haine et le ressentiment", a-t-il écrit sur X. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye peine à retrouver sa stabilité et son unité. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: le gouvernement d'unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU; et un exécutif à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

03.02.2026 à 21:15

Affaire Epstein : ce que l’on sait des troublantes tentatives de rapprochement avec le Kremlin

Barbara GABEL
img
Des milliers de documents judiciaires rendus publics vendredi dans l’affaire Epstein mettent en lumière les démarches répétées du pédocriminel américain pour établir des contacts avec la Russie et le président Vladimir Poutine. Ces échanges, qui s'étalent entre 2010 et 2018, se poursuivent jusqu’à un an avant sa mort en détention. 
Lire plus (454 mots)
Des milliers de documents judiciaires rendus publics vendredi dans l’affaire Epstein mettent en lumière les démarches répétées du pédocriminel américain pour établir des contacts avec la Russie et le président Vladimir Poutine. Ces échanges, qui s'étalent entre 2010 et 2018, se poursuivent jusqu’à un an avant sa mort en détention. 

03.02.2026 à 21:15

En Finlande, les doutes affleurent après le contrat de fourniture de brise-glaces aux Etats-Unis

FRANCE24
img
La neige tourbillonne en ce froid matin de janvier autour du brise-glace finlandais "Urho", vieux de 51 ans et long de 105 mètres, qui s'apprête à quitter Helsinki pour parcourir la mer Baltique. Quatre des huit brise-glaces finlandais sont déjà à l'œuvre dans la baie de Botnie, dans le nord de la mer Baltique, afin de maintenir ouvertes les voies de transport maritime, explique à l'AFP Jukka Viitanen, le directeur du développement durable et de la communication de la société publique Arctia, qui gère les brise-glaces finlandais. L'expertise de la Finlande en la matière s'explique par le fait qu'elle est "le seul pays dans le monde" où tous les ports peuvent geler en hiver et par sa dépendance au commerce maritime, rappelle M. Viitanen. "Nous devons exporter et importer des marchandises pour pouvoir maintenir le niveau de vie du pays, c'est pourquoi nous avons besoin de brise-glaces", dit-il. Selon Arctia, 60% des brise-glaces dans le monde ont été construits dans les chantiers navals finlandais et 80% de ces navires actuellement en service ont été conçus par des entreprises finlandaises. L'Arctique ayant gagné en importance stratégique en raison du réchauffement climatique, qui ouvre de nouvelles routes maritimes et l'accès à des ressources naturelles inexploitées, de nombreux pays cherchent à acquérir des brise-glaces. En octobre, les Etats-Unis ont annoncé l'achat de 11 brise-glaces à la Finlande pour la garde côtière américaine, qui ne dispose actuellement que de trois de ces navires, des bâtiments vieillissants. "Il n'est pas possible de naviguer en mer Arctique sans brise-glaces et de nombreux grands pays s'intéressent actuellement à l'Arctique", relève M. Viitanen. Coup de pouce Cette commande américaine, d'un montant évalué à 6,1 milliards de dollars, selon les médias, est un coup de pouce bienvenu pour l'économie finlandaise, où le chômage atteint un niveau record. Mais la volonté du président américain d'acquérir le Groenland soulève "de plus en plus" de questions autour de cet accord, dit à l'AFP Sanna Kopra, professeure de géopolitique et de sécurité arctiques à l'université de Laponie. La menace de Donald Trump de s'emparer de cette île arctique par la force a déclenché en janvier la plus grave crise de l'histoire de l'Otan depuis sa création en 1949. Il y a finalement renoncé et a entamé des pourparlers avec Copenhague et Nuuk. "Mais si Trump change d'avis sur la prise de contrôle du Groenland et si la politique des Etats-Unis devient de plus en plus impérialiste, cela soulève des questions sur la sagesse de poursuivre dans cette voie", a déclaré Mme Kopra. En cas de nouveau durcissement du discours du président américain, "la question de l'annulation de ces accords pourrait devenir un enjeu politique très important", ajoute-t-elle. Charly Salonius-Pasternak, un expert en géopolitique à la tête du centre de réflexion Nordic West Office, doute que les menaces de Trump aient un impact sur la coopération entre la Finlande et les Etats-Unis en matière de brise-glaces. "Certains estiment que l'acquisition des brise-glaces devrait être affectée. Ces personnes ont-elles une influence dans ce domaine ? Non", estime-t-il. Les brise-glaces ne seront pas "utilisés dans la crise actuelle" car "ils n'ont même pas encore été construits". Chantier en centre-ville L'expert reconnaît cependant que "la saga du Groenland" n'est pas terminée, notant que Donald Trump a changé d'avis entre décembre et janvier sur une intervention au Venezuela. En décembre, le chantier naval finlandais Rauma a confirmé avoir signé un contrat avec les garde-côtes américains pour la construction de deux brise-glaces, qui seront achevés en 2028. Situé sur le front de mer dans le centre-ville de la capitale finlandaise, le chantier naval d'Helsinki, propriété de la société canadienne Davie, table lui aussi sur une commande pour la construction de deux brise-glaces "Arctic Security Cutter", a dit son directeur général Kim Salmi à l'AFP. Environ la moitié des brise-glaces en service dans le monde ont été construits dans le chantier naval d'Helsinki. "Le premier brise-glace américain sera livré dans les 26 mois qui suivront" la commande, dit-il.
Texte intégral (698 mots)
La neige tourbillonne en ce froid matin de janvier autour du brise-glace finlandais "Urho", vieux de 51 ans et long de 105 mètres, qui s'apprête à quitter Helsinki pour parcourir la mer Baltique. Quatre des huit brise-glaces finlandais sont déjà à l'œuvre dans la baie de Botnie, dans le nord de la mer Baltique, afin de maintenir ouvertes les voies de transport maritime, explique à l'AFP Jukka Viitanen, le directeur du développement durable et de la communication de la société publique Arctia, qui gère les brise-glaces finlandais. L'expertise de la Finlande en la matière s'explique par le fait qu'elle est "le seul pays dans le monde" où tous les ports peuvent geler en hiver et par sa dépendance au commerce maritime, rappelle M. Viitanen. "Nous devons exporter et importer des marchandises pour pouvoir maintenir le niveau de vie du pays, c'est pourquoi nous avons besoin de brise-glaces", dit-il. Selon Arctia, 60% des brise-glaces dans le monde ont été construits dans les chantiers navals finlandais et 80% de ces navires actuellement en service ont été conçus par des entreprises finlandaises. L'Arctique ayant gagné en importance stratégique en raison du réchauffement climatique, qui ouvre de nouvelles routes maritimes et l'accès à des ressources naturelles inexploitées, de nombreux pays cherchent à acquérir des brise-glaces. En octobre, les Etats-Unis ont annoncé l'achat de 11 brise-glaces à la Finlande pour la garde côtière américaine, qui ne dispose actuellement que de trois de ces navires, des bâtiments vieillissants. "Il n'est pas possible de naviguer en mer Arctique sans brise-glaces et de nombreux grands pays s'intéressent actuellement à l'Arctique", relève M. Viitanen. Coup de pouce Cette commande américaine, d'un montant évalué à 6,1 milliards de dollars, selon les médias, est un coup de pouce bienvenu pour l'économie finlandaise, où le chômage atteint un niveau record. Mais la volonté du président américain d'acquérir le Groenland soulève "de plus en plus" de questions autour de cet accord, dit à l'AFP Sanna Kopra, professeure de géopolitique et de sécurité arctiques à l'université de Laponie. La menace de Donald Trump de s'emparer de cette île arctique par la force a déclenché en janvier la plus grave crise de l'histoire de l'Otan depuis sa création en 1949. Il y a finalement renoncé et a entamé des pourparlers avec Copenhague et Nuuk. "Mais si Trump change d'avis sur la prise de contrôle du Groenland et si la politique des Etats-Unis devient de plus en plus impérialiste, cela soulève des questions sur la sagesse de poursuivre dans cette voie", a déclaré Mme Kopra. En cas de nouveau durcissement du discours du président américain, "la question de l'annulation de ces accords pourrait devenir un enjeu politique très important", ajoute-t-elle. Charly Salonius-Pasternak, un expert en géopolitique à la tête du centre de réflexion Nordic West Office, doute que les menaces de Trump aient un impact sur la coopération entre la Finlande et les Etats-Unis en matière de brise-glaces. "Certains estiment que l'acquisition des brise-glaces devrait être affectée. Ces personnes ont-elles une influence dans ce domaine ? Non", estime-t-il. Les brise-glaces ne seront pas "utilisés dans la crise actuelle" car "ils n'ont même pas encore été construits". Chantier en centre-ville L'expert reconnaît cependant que "la saga du Groenland" n'est pas terminée, notant que Donald Trump a changé d'avis entre décembre et janvier sur une intervention au Venezuela. En décembre, le chantier naval finlandais Rauma a confirmé avoir signé un contrat avec les garde-côtes américains pour la construction de deux brise-glaces, qui seront achevés en 2028. Situé sur le front de mer dans le centre-ville de la capitale finlandaise, le chantier naval d'Helsinki, propriété de la société canadienne Davie, table lui aussi sur une commande pour la construction de deux brise-glaces "Arctic Security Cutter", a dit son directeur général Kim Salmi à l'AFP. Environ la moitié des brise-glaces en service dans le monde ont été construits dans le chantier naval d'Helsinki. "Le premier brise-glace américain sera livré dans les 26 mois qui suivront" la commande, dit-il.

03.02.2026 à 21:06

Libye : Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils de l'ex-dictateur, a été tué par des hommes armés

FRANCE 24
img
Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi est mort, assassiné par des hommes armés qui ont lancé un assaut contre sa résidence située dans l'ouest de la Libye. Longtemps vu comme le successeur potentiel de l'ex-dictateur libyen, il était recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.
Texte intégral (698 mots)
Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi est mort, assassiné par des hommes armés qui ont lancé un assaut contre sa résidence située dans l'ouest de la Libye. Longtemps vu comme le successeur potentiel de l'ex-dictateur libyen, il était recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.

03.02.2026 à 21:03

Libye: Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du dictateur défunt, est mort

FRANCE24
img
Son conseiller, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam, 53 ans, s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue.
Lire plus (207 mots)
Son conseiller, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu'il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions. "Le docteur Seif al-Islam est tombé en martyr", a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar. "Nous n'avons pas d'autres informations", a-t-il ajouté. Selon plusieurs médias, il serait mort au sud de la ville de Zenten, dans l'ouest de la Libye. Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam, 53 ans, s'était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s'est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, il avait été arrêté dans le sud libyen. Longtemps détenu à Zenten, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif avant de bénéficier d'une amnistie. Jusqu'à l'annonce de son décès, on ne savait pas où il se trouvait. En 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, misant sur le soutien des nostalgiques de l'ancien régime. L'élection ne s'est finalement pas tenue.

03.02.2026 à 20:44

Kenya : la Nairobi Fashion Week met l’accent sur la mode durable

FRANCE24
img
La huitième édition de la Nairobi Fashion Week s’est achevée ce week-end par un défilé dans la capitale kényane. Plusieurs créateurs y ont présenté leurs collections autour du thème "Décarboniser". L’objectif est de promouvoir une mode plus durable dans ce pays d’Afrique de l’Est, particulièrement confronté à la pollution textile.
Lire plus (207 mots)
La huitième édition de la Nairobi Fashion Week s’est achevée ce week-end par un défilé dans la capitale kényane. Plusieurs créateurs y ont présenté leurs collections autour du thème "Décarboniser". L’objectif est de promouvoir une mode plus durable dans ce pays d’Afrique de l’Est, particulièrement confronté à la pollution textile.

03.02.2026 à 20:44

Éthiopie - Tigré : le spectre de la guerre refait surface

FRANCE24
img
Après de violents combats entre les troupes fédérales éthiopiennes et celles du Tigré la semaine dernière, l’Afrique de l’Est a les yeux tournés vers cette région du nord de l’Éthiopie. Un peu plus de trois ans après la signature des accords de Pretoria, qui avaient mis fin à deux ans de guerre civile, les tensions sont au plus haut. Les responsables tigréens veulent montrer des signes d’apaisement, mais demandent des concessions à Addis-Abeba.
Lire plus (85 mots)
Après de violents combats entre les troupes fédérales éthiopiennes et celles du Tigré la semaine dernière, l’Afrique de l’Est a les yeux tournés vers cette région du nord de l’Éthiopie. Un peu plus de trois ans après la signature des accords de Pretoria, qui avaient mis fin à deux ans de guerre civile, les tensions sont au plus haut. Les responsables tigréens veulent montrer des signes d’apaisement, mais demandent des concessions à Addis-Abeba.

03.02.2026 à 20:44

Centrafrique : la Cour pénale spéciale ouvre une instruction dans l’affaire de "Bossembélé"

FRANCE24
img
En Centrafrique, la Cour pénale spéciale a ouvert une instruction dans l’affaire dite de "Bossembélé". Une affaire qui vise l’ancien président François Bozizé et trois de ses proches collaborateurs. L’ex-chef de l’État, aujourd’hui en exil en Guinée-Bissau, pourrait faire l’objet d’une demande d’extradition. Pacôme Pabandji nous en dit plus.
Lire plus (85 mots)
En Centrafrique, la Cour pénale spéciale a ouvert une instruction dans l’affaire dite de "Bossembélé". Une affaire qui vise l’ancien président François Bozizé et trois de ses proches collaborateurs. L’ex-chef de l’État, aujourd’hui en exil en Guinée-Bissau, pourrait faire l’objet d’une demande d’extradition. Pacôme Pabandji nous en dit plus.

03.02.2026 à 20:17

L'Espagne veut lutter contre les contenus illégaux sur les réseaux sociaux

FRANCE24
img
Dans un discours à Dubaï, le responsable socialiste a annoncé, entre autres, l'interdiction de l'accès aux plateformes pour les moins de 16 ans, afin de les préserver d'un monde de "pornographie" et de "violence". "Les plateformes devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent", a ajouté M. Sanchez, dans son intervention au Sommet mondial des gouvernements qui se déroule aux Emirats arabes unis. "Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace dans lequel ils n'ont jamais été censés naviguer seuls", un espace d'"addiction, d'abus, de pornographie, de manipulation, de violence", a-t-il énuméré. Le Premier ministre a en outre annoncé que les lois seraient modifiées afin que "les dirigeants des plateformes soient légalement responsables de nombreuses infractions commises sur leurs sites web". "Cela signifie que les PDG de ces plateformes technologiques s'exposeront à des responsabilités pénales pour ne pas avoir supprimé des contenus illégaux ou incitant à la haine", a-t-il affirmé. Autre mesure envisagée par le chef du gouvernement espagnol, faire en sorte que "la manipulation et l'amplification algorithmique de contenus illégaux" deviennent une "infraction pénale". Ces propositions ont provoqué la fureur d'Elon Musk, qui a taxé "Sanchez le malhonnête" de "tyran et traître au peuple d'Espagne", dans un message posté sur son réseau social X. Très remonté, M. Musk a affirmé dans un autre message que Pedro Sanchez était "un vrai fasciste totalitaire". Le Premier ministre espagnol avait déjà fait savoir en novembre qu'il envisageait de "porter à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux". Il ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement et rencontre, ces derniers temps, des difficultés à rassembler les soutiens nécessaires pour faire voter des lois. L'Australie a ouvert la voie à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en décembre et d'autres pays ont commencé à s'engager sur cette voie, comme la France et le Portugal, mais la mise en oeuvre d'une telle mesure est compliquée.
Lire plus (356 mots)
Dans un discours à Dubaï, le responsable socialiste a annoncé, entre autres, l'interdiction de l'accès aux plateformes pour les moins de 16 ans, afin de les préserver d'un monde de "pornographie" et de "violence". "Les plateformes devront mettre en place des systèmes efficaces de vérification de l'âge, pas seulement des cases à cocher, mais de véritables barrières qui fonctionnent", a ajouté M. Sanchez, dans son intervention au Sommet mondial des gouvernements qui se déroule aux Emirats arabes unis. "Aujourd'hui, nos enfants sont exposés à un espace dans lequel ils n'ont jamais été censés naviguer seuls", un espace d'"addiction, d'abus, de pornographie, de manipulation, de violence", a-t-il énuméré. Le Premier ministre a en outre annoncé que les lois seraient modifiées afin que "les dirigeants des plateformes soient légalement responsables de nombreuses infractions commises sur leurs sites web". "Cela signifie que les PDG de ces plateformes technologiques s'exposeront à des responsabilités pénales pour ne pas avoir supprimé des contenus illégaux ou incitant à la haine", a-t-il affirmé. Autre mesure envisagée par le chef du gouvernement espagnol, faire en sorte que "la manipulation et l'amplification algorithmique de contenus illégaux" deviennent une "infraction pénale". Ces propositions ont provoqué la fureur d'Elon Musk, qui a taxé "Sanchez le malhonnête" de "tyran et traître au peuple d'Espagne", dans un message posté sur son réseau social X. Très remonté, M. Musk a affirmé dans un autre message que Pedro Sanchez était "un vrai fasciste totalitaire". Le Premier ministre espagnol avait déjà fait savoir en novembre qu'il envisageait de "porter à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux". Il ne dispose pas de la majorité absolue au Parlement et rencontre, ces derniers temps, des difficultés à rassembler les soutiens nécessaires pour faire voter des lois. L'Australie a ouvert la voie à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en décembre et d'autres pays ont commencé à s'engager sur cette voie, comme la France et le Portugal, mais la mise en oeuvre d'une telle mesure est compliquée.

03.02.2026 à 20:15

Epstein : jusqu'où ira le scandale ?

Stéphanie ANTOINE
img
Le ministère américain de la Justice a publié vendredi dernier une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein. Trois millions de pages accablantes, qui s’ajoutent au dossier et éclaboussent au passage de nombreuses personnalités politiques à travers le monde.
Lire plus (356 mots)
Le ministère américain de la Justice a publié vendredi dernier une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein. Trois millions de pages accablantes, qui s’ajoutent au dossier et éclaboussent au passage de nombreuses personnalités politiques à travers le monde.

03.02.2026 à 19:59

Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty

FRANCE24
img
"Nous n'accepterons jamais qu'on le traite d'islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous anéantit." Frêle silhouette au côté de son époux à la barre de la cour d'assises d'appel spéciale de Paris, Bernadette Paty loue la "tolérance à toute épreuve" de leur fils. Son témoignage livré, le couple d'instituteurs retraités rentrera dans l'Allier pour ne pas entendre "les dénis des accusés" jusqu'au verdict le 27 février, dit-elle. Condamnés en première instance à des peines de treize à seize années de réclusion criminelle, quatre hommes sont rejugés pour leur rôle dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 près de son collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, islamiste tchétchène abattu par la police. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, sont accusés d'avoir aidé le jeune homme de 18 ans à se procurer ses armes. Un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, ont eux été au coeur de la campagne de haine qui a abouti à l'assassinat. M. Sefrioui avait élaboré et diffusé des vidéos virulentes, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par la fille de M. Chnina, pourtant absente au cours de Samuel Paty sur la liberté d'expression. L'avocat du prédicateur, Francis Vuillemin, lit des extraits de témoignages de deux élèves, racontant comment, au moment de montrer des caricatures de Mahomet, le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de sortir. Des "morceaux choisis", "tronqués", s'indigne Me Francis Szpiner, conseil de l'ex-compagne et du fils de Samuel Paty. La présidente lit effectivement d'autres passages: les deux adolescents disent ne pas s'être sentis discriminés par ce professeur "gentil" qui "faisait attention" à ses élèves. Une autre avait dit trouvé "ça bien" de prévenir. "Dignité" Me Vuillemin tente de tempérer son propos: "Samuel Paty n'était ni raciste, ni islamophobe." Mais son cours suscitait des "clivages entre professeurs", relève-t-il, s'employant à convaincre de la "bonne foi" de M. Sefrioui "quand il s'empare d'un vrai problème". "Proposer à des enfants de sortir, même par bienveillance, c'est une erreur et c'est un manquement", persiste un autre professeur d'histoire du collège qui confirme avoir été alors en désaccord avec Samuel Paty, même s'il refuse aujourd'hui de l'accuser de "discrimination" et évoque une "erreur ponctuelle". "Est-ce que vous saviez que plusieurs élèves, sur plusieurs années, avaient pu se dire choqués" par ses cours, demande l'avocat à une professeure de lettres qui, avant l'assassinat, avait également exprimé un différend "pédagogique" avec Samuel Paty. "Non", répond-elle. "N'aurait-il pas pu supprimer la caricature obscène" parmi les quatre qu'il présentait aux élèves, faire en sorte "que tout le monde soit resté dans la classe? Et on ne serait pas ici aujourd'hui?", l'interroge l'avocat, déclenchant la stupéfaction indignée dans une salle sous tension. Samuel Paty était "extrêmement tolérant, et notamment des religions", "particulièrement vigilant à ne pas heurter, à ne pas froisser les sensibilités de chacun", dit une de ses soeurs, Gaëlle. C'était justement pour cela qu'il laissait à ses élèves le choix de "fermer les yeux ou (de) sortir de la classe" au moment de présenter des caricatures. C'était "peut-être maladroit dans la méthode" mais "il a voulu les protéger". Un professeur de mathématiques est venu rappeler que c'était la quatrième année que ce cours était dispensé, sans que cela ne suscite de remous jusqu'alors. Samuel Paty était-il raciste? "Non, non", se récrie l'enseignant. Islamophobe? "Encore moins." "J'ai parfois l'impression qu'on oublie la gravité" de ce qui est jugé, regrette Gaëlle Paty, "attristée du déroulement des débats". Elle attend une chose: que ceux-ci "retrouvent la dignité qu'on doit à (s)on frère."
Texte intégral (657 mots)
"Nous n'accepterons jamais qu'on le traite d'islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous anéantit." Frêle silhouette au côté de son époux à la barre de la cour d'assises d'appel spéciale de Paris, Bernadette Paty loue la "tolérance à toute épreuve" de leur fils. Son témoignage livré, le couple d'instituteurs retraités rentrera dans l'Allier pour ne pas entendre "les dénis des accusés" jusqu'au verdict le 27 février, dit-elle. Condamnés en première instance à des peines de treize à seize années de réclusion criminelle, quatre hommes sont rejugés pour leur rôle dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 près de son collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, islamiste tchétchène abattu par la police. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, sont accusés d'avoir aidé le jeune homme de 18 ans à se procurer ses armes. Un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, ont eux été au coeur de la campagne de haine qui a abouti à l'assassinat. M. Sefrioui avait élaboré et diffusé des vidéos virulentes, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par la fille de M. Chnina, pourtant absente au cours de Samuel Paty sur la liberté d'expression. L'avocat du prédicateur, Francis Vuillemin, lit des extraits de témoignages de deux élèves, racontant comment, au moment de montrer des caricatures de Mahomet, le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de sortir. Des "morceaux choisis", "tronqués", s'indigne Me Francis Szpiner, conseil de l'ex-compagne et du fils de Samuel Paty. La présidente lit effectivement d'autres passages: les deux adolescents disent ne pas s'être sentis discriminés par ce professeur "gentil" qui "faisait attention" à ses élèves. Une autre avait dit trouvé "ça bien" de prévenir. "Dignité" Me Vuillemin tente de tempérer son propos: "Samuel Paty n'était ni raciste, ni islamophobe." Mais son cours suscitait des "clivages entre professeurs", relève-t-il, s'employant à convaincre de la "bonne foi" de M. Sefrioui "quand il s'empare d'un vrai problème". "Proposer à des enfants de sortir, même par bienveillance, c'est une erreur et c'est un manquement", persiste un autre professeur d'histoire du collège qui confirme avoir été alors en désaccord avec Samuel Paty, même s'il refuse aujourd'hui de l'accuser de "discrimination" et évoque une "erreur ponctuelle". "Est-ce que vous saviez que plusieurs élèves, sur plusieurs années, avaient pu se dire choqués" par ses cours, demande l'avocat à une professeure de lettres qui, avant l'assassinat, avait également exprimé un différend "pédagogique" avec Samuel Paty. "Non", répond-elle. "N'aurait-il pas pu supprimer la caricature obscène" parmi les quatre qu'il présentait aux élèves, faire en sorte "que tout le monde soit resté dans la classe? Et on ne serait pas ici aujourd'hui?", l'interroge l'avocat, déclenchant la stupéfaction indignée dans une salle sous tension. Samuel Paty était "extrêmement tolérant, et notamment des religions", "particulièrement vigilant à ne pas heurter, à ne pas froisser les sensibilités de chacun", dit une de ses soeurs, Gaëlle. C'était justement pour cela qu'il laissait à ses élèves le choix de "fermer les yeux ou (de) sortir de la classe" au moment de présenter des caricatures. C'était "peut-être maladroit dans la méthode" mais "il a voulu les protéger". Un professeur de mathématiques est venu rappeler que c'était la quatrième année que ce cours était dispensé, sans que cela ne suscite de remous jusqu'alors. Samuel Paty était-il raciste? "Non, non", se récrie l'enseignant. Islamophobe? "Encore moins." "J'ai parfois l'impression qu'on oublie la gravité" de ce qui est jugé, regrette Gaëlle Paty, "attristée du déroulement des débats". Elle attend une chose: que ceux-ci "retrouvent la dignité qu'on doit à (s)on frère."
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Public Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Centrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique du Nord ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
CADTM
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
Global.Inv.Journalism
 
  MÉDIAS D'OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞