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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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01.08.2026 à 12:13

FRANCE24
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La centrale de Paks, située à une centaine de kilomètres au sud de Budapest, fournit environ 40% de la production annuelle d'électricité du pays. Vendredi, l'exploitant de la centrale, dont les quatre réacteurs construits avec une technologie de l'ère soviétique sont refroidis par de l'eau pompée dans le Danube, avait prévenu que la baisse du niveau du fleuve pourrait contraindre la centrale à être complètement mise à l’arrêt vers le milieu de la semaine prochaine. Une mesure inédite jusqu'ici dans l'histoire de la centrale. "Le niveau d’eau du Danube a encore baissé, ce qui a conduit les ingénieurs de la centrale de Paks à procéder à un nouvel arrêt partiel dans la soirée et aux petites heures du matin", a déclaré le Premier ministre hongrois Peter Magyar dans une vidéo publiée sur Facebook, précisant que la centrale fonctionnait actuellement à environ un quart de sa capacité normale de 2.000 mégawatts. "Un arrêt complet devrait intervenir plus tôt que prévu, peut-être dès ce week-end", a-t-il ajouté. En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du Danube ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. Et la situation risque d'empirer en raison des fortes températures à venir. Le service météorologique hongrois, HungaroMet, prévoit entre 40°C et 42°C les six prochains jours en Hongrie, avec un pic jeudi, avoisinant le record de chaleur atteint le 30 juin dernier à Szécsény, dans le nord de la Hongrie près de la frontière avec la Slovaquie. Samedi, Peter Magyar a également annoncé plusieurs mesures visant à éviter que le réseau électrique hongrois ne soit saturé. Parmi celles-ci figurent des sanctions à l'encontre des grands consommateurs industriels qui ne respecteraient pas leurs engagements volontaires de réduire leur consommation d'électricité pendant les heures de pointe du soir, entre 17 et 22 heures. En vertu d’un arrêté gouvernemental à venir, "toute personne qui prend un engagement et ne le respecte pas s’expose à des sanctions", a prévenu M. Magyar, ajoutant que les autorités pourraient imposer des réductions obligatoires de la consommation et déconnecter temporairement certains gros consommateurs du réseau si nécessaire. Il a ajouté que toutes les centrales électriques de secours disponibles avaient été mises en veille, y compris celles qui étaient hors service depuis longtemps, tandis que les services ferroviaires de fret seraient suspendus pendant les heures de pointe à partir de lundi.

01.08.2026 à 11:49

FRANCE24
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Voici ce que l'on sait de cette crise : Un afflux d'une ampleur inédite Le nombre de migrants entrés à Ceuta est considérable au regard de la population de l'enclave, qui compte 84.000 habitants. Quelque 60.000 migrants sont arrivés en l'espace de deux ou trois jours, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas. Le ministère espagnol de l'Intérieur fait lui état d'un chiffre de 50.000 personnes. Environ 200 migrants arrivaient "chaque minute", a affirmé Ignacio Cembrero, journaliste spécialisé dans les questions migratoires en Afrique du Nord. Vendredi en fin d'après-midi, le ministère espagnol de l'Intérieur a cependant précisé que plus de 48.000 personnes arrivées illégalement à Ceuta avaient d'ores et déjà quitté l'enclave pour retourner au Maroc. Le bilan s'élevait vendredi soir à 34 morts dont beaucoup de noyades parmi ce flot de jeunes hommes, encore adolescents pour certains. Cette arrivée massive dépasse largement celle de mai 2021, lorsqu'environ 12.000 migrants avaient afflué à Ceuta en quelques jours, selon l'Observatoire de Ceuta et Melilla, qui constituent les deux seules frontières terrestres de l'Europe en Afrique. Le Maroc laisse-t-il faire ? Selon Ignacio Cembrero, il semblerait que, depuis mercredi, les forces de sécurité marocaines "restent les bras croisés". "Pour atteindre la digue qui marque la frontière entre Ceuta et le Maroc, il y a des cordons de police et de forces auxiliaires, et il est évident qu'on les a laissés passer. Sinon, cela ne se serait pas produit", a-t-il expliqué. Carlos Echeverria, directeur de l'Observatoire de Ceuta et Melilla, a estimé que l'usage du terme controversé d'"invasion" peut se justifier, dans la mesure où "des milliers de personnes franchissent illégalement une frontière internationale en exerçant une pression sur un pays voisin". Pourquoi maintenant ? Selon les experts interrogés par l'AFP, plusieurs explications sont possibles. L'une d'elles tient à une décision rendue le 8 juillet par la Cour suprême espagnole, selon laquelle le renvoi immédiat d'un migrant sans ouverture préalable d'une procédure administrative d'expulsion ne s'applique pas aux personnes arrivées par voie maritime. "Il ne fait aucun doute que l'arrêt du 8 juillet (…) a joué un rôle. Mais cela n'explique pas l'ampleur de la mobilisation, qui est très importante", a soulevé M. Cembrero. Cette arrivée massive pourrait également avoir été favorisée par la récente décision du gouvernement espagnol de régulariser des personnes entrées illégalement dans le pays, ou par la perspective d'un éventuel changement de majorité au pouvoir au profit d'un exécutif plus ferme sur l'immigration. Mais ces deux hypothèses restent difficiles à confirmer, ont souligné les analystes. Un moyen de pression pour le Maroc ? "Le plus important, le contexte, c'est ce chantage permanent" exercé par le Maroc, a souligné M. Echeverria. Selon plusieurs analystes, les crises migratoires à répétition et le supposé laxisme des forces de sécurité marocaines constituent des moyens de pression diplomatique. Le Maroc revendique la souveraineté sur Ceuta et Melilla depuis son indépendance en 1956, tandis que l'Espagne refuse catégoriquement toute négociation sur l'avenir de ces deux enclaves. Pour Ignacio Cembrero, "les autorités marocaines y ont vu une occasion de forcer l'Espagne à négocier l’avenir de ces villes". - Est-ce que les migrants peuvent se rendre dans le reste de l'UE? - Non. Des responsables espagnols ont souligné que, conformément à la réglementation de l'espace Schengen, les deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla sont dotées de procédures spécifiques de contrôle aux frontières pour quiconque se rend sur le continent européen, par les airs ou les mers. L'entrée irrégulière à Ceuta ne confère pas le droit de rester en Espagne, ni de gagner la péninsule, ni de voyager librement en Europe, ajoutent-ils. Aucune des personnes entrées dans Ceuta de façon irrégulière n'a quitté la ville pour le continent européen, ni n'aurait été en mesure de le faire, selon ces responsables. Quelles réactions dans l'UE? En réponse à cette crise et ses images choc dont la droite et de l'extrême droite européenne se sont immédiatement saisies pour questionner les contrôles aux frontières, l'Italie a annoncé vendredi suspendre temporairement les règles de l'espace Schengen vis à vis de l'Espagne. Rome, soutenu par la Finlande et le Danemark, avait signifié la veille d'agir face à une situation qualifiée "d'invasion" par certains, à l'image du président américain Donald Trump. Une décision jugée "démagogique" par Madrid, et dont la portée demeure encore incertaine, les juristes consultés par l'AFP assurant qu'il est impossible de l'appliquer dans le cadre légal actuel. Côté français, Emmanuel Macron a lui réaffirmé "sa solidarité" à l'Espagne, tout comme le Royaume-Unis, se disant tous deux prêts à aider l'Espagne. Paris a toutefois annoncé dans la foulée multiplier par cinq le nombre de policiers et de gendarmes samedi à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre à 334. Une mesure suivie de près par le Portugal, le Premier ministre Luis Montenegro ayant annoncé vendredi un renforcement du contrôle aux frontières terrestres et maritimes dans le sud du Pays.

01.08.2026 à 11:38

FRANCE24
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La première femme archevêque de Cantorbéry, Sarah Mullally, effectue une visite historique au Cameroun du 31 juillet au 4 août. Il s'agit de sa première tournée africaine depuis son intronisation, en mars dernier, à la tête de la Communion anglicane, qui rassemble quelque 85 millions de fidèles. Au Cameroun, l'Église anglicane, minoritaire mais influente, compte environ 3 millions de fidèles. Cette visite revêt une forte portée symbolique dans un pays marqué par la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2016. Notre correspondant Marcel Amoko nous en dit plus.

01.08.2026 à 11:34

FRANCE24
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Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, qui s'est évanoui mercredi au tribunal le jugeant pour trahison, est hospitalisé en soins intensifs, a affirmé jeudi 30 juillet sur X son épouse Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'Onusida. Nous en parlons avec notre correspondante Aurore Bayoud.
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Le chef de l'opposition ougandaise Kizza Besigye, qui s'est évanoui mercredi au tribunal le jugeant pour trahison, est hospitalisé en soins intensifs, a affirmé jeudi 30 juillet sur X son épouse Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'Onusida. Nous en parlons avec notre correspondante Aurore Bayoud.

01.08.2026 à 11:33

FRANCE24
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En République démocratique du Congo, l'épidéme d'Ebola continue de se propager rapidement. Mais l'OMS a prévenu que le choléra représente également une menace grave. Notre correspondant Emmet Livingstone nous en dit plus.
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En République démocratique du Congo, l'épidéme d'Ebola continue de se propager rapidement. Mais l'OMS a prévenu que le choléra représente également une menace grave. Notre correspondant Emmet Livingstone nous en dit plus.

01.08.2026 à 11:29

FRANCE24
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Les ventes de véhicules neufs ont augmenté de 9% en juillet (par rapport à juillet 2025), avec 126.808 immatriculations, a annoncé samedi la Plateforme automobile (PFA), qui rassemble constructeurs, équipementiers et fournisseurs en France. Cette progression est liée à un effet de comparaison favorable avec le mois de juillet 2025 "qui a tenu un plus bas historique", a souligné un porte-parole de la PFA, interrogé par l'AFP. Les voitures 100% électriques ont représenté 35% des immatriculations en juillet, soit 44.378 véhicules, contre 48% pour les hybrides. Depuis le début de l'année, les électriques ont capté 29% du marché, une hausse de 70% par rapport à la même période de l'an dernier. "La progression du segment 100% électrique est une tendance qui se dessine depuis le début de l'année dans un marché qui est globalement à la peine. C'est le seul segment à être soutenu avec les aides à l'achat, l'obligation faite aux flottes d'entreprises de s'électrifier, le leasing social qui arrive", a expliqué le porte-parole de la PFA auprès de l'AFP. Cette hausse des ventes de véhicules électriques survient après le lancement, le 16 juillet, de la troisième édition du leasing social, dispositif d'aide à l'acquisition de voitures électriques destiné aux ménages modestes. "Le lancement du nouveau leasing social et son effet d'entraînement sur les offres des constructeurs, créent un environnement qui accélère la transition vers l'électrique, confirmant cette trajectoire engagée depuis le début de l'année", a déclaré Marie-Laure Nivot, analyste du marché automobile chez AAA Data, citée dans un communiqué. Le leasing social, lancé le 16 juillet dernier pour 50.000 voitures électriques à loyers inférieurs ou égaux à 200 euros par mois, ajoute une aide rehaussée allant jusqu'à 9.000 euros pour les ménages les plus modestes, dans le cas d'une voiture produite en Europe y compris la batterie. La Renault 5 (3.794 unités) domine le classement des voitures neuves vendues en juillet, suivie du modèle Renault Scenic V (2.910), de la Renault Twingo IV (2.564) et du Tesla Model Y (2.401). "Classe moyenne exclue" Les marques chinoises ont représenté 8% des immatriculations en juillet, avec 9.935 véhicules neufs vendus, BYD, Xpeng et Leapmotor ayant plus que doublé leurs volumes sur un an, selon AAA Data. "C'est la tendance, en France comme en Europe: les acteurs historiques qui sont globalement en recul (...) et on a des très fortes progressions des constructeurs chinois", a relevé le porte-parole de la PFA. Malgré ce rebond en juillet, le marché des voitures neuves reste très en deçà de ses niveaux d'avant la pandémie du Covid, avec des volumes vendus inférieurs de plus d'un quart à ceux de juillet 2019. "Le marché s'est considérablement réduit et est en crise", a noté le porte-parole de la PFA. Les immatriculation ont ainsi chuté de 26% par rapport à juillet 2019. Depuis le début de l'année, 983.974 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, soit une hausse de 2,65% par rapport à la même période de 2025. Quant aux perspectives pour le reste de l'année, "elles sont orientées principalement sur la base des données macroéconomiques qui ne sont pas favorables" et "il y a beaucoup d'incertitudes", a indiqué le porte-parole de la PFA. S'appuyant sur une récente étude réalisée avec le cabinet de conseil international Roland Berger, il a cité parmi les principaux freins à l'achat la "réglementation CO2 européenne associée à la fiscalité en France", ce qui contribue à "renchérir les prix" des voitures. "Cette hausse des prix a exclu une très large partie de la classe moyenne du marché automobile", a-t-il ajouté. Les ventes des deux principaux constructeurs automobiles français sont restées orientées à la hausse en juillet. Les immatriculations du groupe Renault ont progressé de 9,5%, celles de Stellantis de 7,2%. Chez Renault, la marque éponyme a bondi de 21,9%, compensant le recul de Dacia (-10,9%), tandis que chez Stellantis, Citroën (+17,3%) et Fiat (+53,5%) ont tiré la croissance, Peugeot avançant de 6,7%.
Texte intégral (662 mots)
Les ventes de véhicules neufs ont augmenté de 9% en juillet (par rapport à juillet 2025), avec 126.808 immatriculations, a annoncé samedi la Plateforme automobile (PFA), qui rassemble constructeurs, équipementiers et fournisseurs en France. Cette progression est liée à un effet de comparaison favorable avec le mois de juillet 2025 "qui a tenu un plus bas historique", a souligné un porte-parole de la PFA, interrogé par l'AFP. Les voitures 100% électriques ont représenté 35% des immatriculations en juillet, soit 44.378 véhicules, contre 48% pour les hybrides. Depuis le début de l'année, les électriques ont capté 29% du marché, une hausse de 70% par rapport à la même période de l'an dernier. "La progression du segment 100% électrique est une tendance qui se dessine depuis le début de l'année dans un marché qui est globalement à la peine. C'est le seul segment à être soutenu avec les aides à l'achat, l'obligation faite aux flottes d'entreprises de s'électrifier, le leasing social qui arrive", a expliqué le porte-parole de la PFA auprès de l'AFP. Cette hausse des ventes de véhicules électriques survient après le lancement, le 16 juillet, de la troisième édition du leasing social, dispositif d'aide à l'acquisition de voitures électriques destiné aux ménages modestes. "Le lancement du nouveau leasing social et son effet d'entraînement sur les offres des constructeurs, créent un environnement qui accélère la transition vers l'électrique, confirmant cette trajectoire engagée depuis le début de l'année", a déclaré Marie-Laure Nivot, analyste du marché automobile chez AAA Data, citée dans un communiqué. Le leasing social, lancé le 16 juillet dernier pour 50.000 voitures électriques à loyers inférieurs ou égaux à 200 euros par mois, ajoute une aide rehaussée allant jusqu'à 9.000 euros pour les ménages les plus modestes, dans le cas d'une voiture produite en Europe y compris la batterie. La Renault 5 (3.794 unités) domine le classement des voitures neuves vendues en juillet, suivie du modèle Renault Scenic V (2.910), de la Renault Twingo IV (2.564) et du Tesla Model Y (2.401). "Classe moyenne exclue" Les marques chinoises ont représenté 8% des immatriculations en juillet, avec 9.935 véhicules neufs vendus, BYD, Xpeng et Leapmotor ayant plus que doublé leurs volumes sur un an, selon AAA Data. "C'est la tendance, en France comme en Europe: les acteurs historiques qui sont globalement en recul (...) et on a des très fortes progressions des constructeurs chinois", a relevé le porte-parole de la PFA. Malgré ce rebond en juillet, le marché des voitures neuves reste très en deçà de ses niveaux d'avant la pandémie du Covid, avec des volumes vendus inférieurs de plus d'un quart à ceux de juillet 2019. "Le marché s'est considérablement réduit et est en crise", a noté le porte-parole de la PFA. Les immatriculation ont ainsi chuté de 26% par rapport à juillet 2019. Depuis le début de l'année, 983.974 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France, soit une hausse de 2,65% par rapport à la même période de 2025. Quant aux perspectives pour le reste de l'année, "elles sont orientées principalement sur la base des données macroéconomiques qui ne sont pas favorables" et "il y a beaucoup d'incertitudes", a indiqué le porte-parole de la PFA. S'appuyant sur une récente étude réalisée avec le cabinet de conseil international Roland Berger, il a cité parmi les principaux freins à l'achat la "réglementation CO2 européenne associée à la fiscalité en France", ce qui contribue à "renchérir les prix" des voitures. "Cette hausse des prix a exclu une très large partie de la classe moyenne du marché automobile", a-t-il ajouté. Les ventes des deux principaux constructeurs automobiles français sont restées orientées à la hausse en juillet. Les immatriculations du groupe Renault ont progressé de 9,5%, celles de Stellantis de 7,2%. Chez Renault, la marque éponyme a bondi de 21,9%, compensant le recul de Dacia (-10,9%), tandis que chez Stellantis, Citroën (+17,3%) et Fiat (+53,5%) ont tiré la croissance, Peugeot avançant de 6,7%.

01.08.2026 à 11:10

FRANCE24
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Allier karaté et poésie : l'artiste palestinien Mohammed Al Qudwa explore la frontière subtile entre les deux disciplines. Le jeune poète et sportif de 22 ans, originaire de Gaza, se produit au Festival Paris l'Été, où il retranscrit ses souvenirs sur scène.
Texte intégral (662 mots)
Allier karaté et poésie : l'artiste palestinien Mohammed Al Qudwa explore la frontière subtile entre les deux disciplines. Le jeune poète et sportif de 22 ans, originaire de Gaza, se produit au Festival Paris l'Été, où il retranscrit ses souvenirs sur scène.

01.08.2026 à 11:04

FRANCE24
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Un Palestinien a été blessé par balle vendredi 31 juillet lors d'une marche de colons israéliens dans plusieurs localités palestiniennes de Cisjordanie occupée, émaillée d' affrontements avec des habitants, selon les secours, l'armée israélienne. Nous en parlons avec notre correspondante Claire Duhamel.
Texte intégral (662 mots)
Un Palestinien a été blessé par balle vendredi 31 juillet lors d'une marche de colons israéliens dans plusieurs localités palestiniennes de Cisjordanie occupée, émaillée d' affrontements avec des habitants, selon les secours, l'armée israélienne. Nous en parlons avec notre correspondante Claire Duhamel.

01.08.2026 à 11:03

FRANCE24
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Cette nuit, les pompiers ont tenté de ralentir la propagation du feu dans le Var. Il avait pourtant été fixé il y a quatre jours.
Texte intégral (662 mots)
Cette nuit, les pompiers ont tenté de ralentir la propagation du feu dans le Var. Il avait pourtant été fixé il y a quatre jours.

01.08.2026 à 10:59

FRANCE24
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Ceux qui s'attardaient trop sur la corniche étaient aussitôt poussés vers la sortie par les soldats, tandis que l'AFP a vu en sens inverse deux hommes sortir de l'eau sur la plage jouxtant la frontière, s'écroulant sur le sable visiblement à bout de force à leur arrivée. "Un ami m'a appelé, il m'a dit que la frontière était ouverte", a raconté à l'AFP Soufiane, un Marocain de 42 ans, qui est arrivé à Ceuta lui aussi en nageant "trois, cinq minutes" dans l'espoir de rejoindre Madrid, à des centaines de kilomètres plus au nord, pour voir sa mère, "victime d'une leucémie". Selon lui, l'afflux massif de migrants ces derniers jours montre "que tout le monde veut +monter+ (en Espagne) et souhaite avoir un bon avenir, qu'ils n'ont pas au Maroc". Vendredi soir, le gouvernement espagnol a assuré que "la quasi-totalité" des migrants arrivés ces derniers jours étaient déjà retournés au Maroc, soit 48.000 d'après un chiffre communiqué par l'exécutif. Le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska doit s'exprimer depuis Ceuta à 11h00 locales (9h00 GMT) pour faire un point sur la situation, au lendemain d'une visite agitée du Premier ministre Pedro Sánchez, accusé par certains habitants locaux de ne pas avoir "protégé" Ceuta. Au moins 34 morts en mer Ces 60.000 migrants, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas (50.000 selon le ministère espagnol de l'Intérieur), en très grande majorité des Marocains, et principalement des jeunes hommes et des adolescents, étaient arrivés depuis le début de semaine en passant par la frontière terrestre ou la mer. Trente-quatre sont morts, dont beaucoup par noyades, d'après le gouvernement local de Ceuta, ce petit territoire de 84.000 habitants situé à la pointe nord du Maroc, bordant le Détroit de Gibraltar, et formant l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla). Pour empêcher désormais les migrants de traverser à la nage entre le Maroc et Ceuta, une barrière pneumatique de 500 mètres de long est en cours d'installation dans la mer Méditerranée, a annoncé samedi matin le ministère espagnol de l'Intérieur. Plus dans les terres, l'AFP a vu des centaines de migrants, dont beaucoup d'Africains subsahariens, attendre devant le centre d'accueil pour migrants, qui demeure fermé, la police bloquant son accès. Les images de cette crise migratoire, inédite par son ampleur à Ceuta, a provoqué de vives réactions au sein de l'Union européenne, notamment de la part de la droite et de l'extrême droite, notamment sur le sujet des contrôles aux frontières de l'espace Schengen. Dans la foulée, Madrid s'est insurgée de cette proposition "démagogique" et à la portée incertaine, des juristes consultés par l'AFP assurant qu'il est impossible de l'appliquer dans le cadre légal actuel. Depuis samedi, l'Italie a rétabli des contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec l'Espagne, et la France a multiplié par cinq, à 334, le nombre de policiers et gendarmes en renfort à la frontière franco-espagnole, en pleines vacances d'été. "Ne pas se diviser" Dans ce contexte tendu, le Premier ministre Pedro Sánchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, à contre-courant de nombreux autres pays européens, a appelé vendredi les autres pays de l'UE à "ne pas se diviser". En déplacement à Ceuta, le dirigeant socialiste, dont le gouvernement a lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers pour lequel près de 1,2 million de demandes ont été déposées par des étrangers en situation irrégulière, avait évoqué "une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" et accusé des "mafias" d'être à l'origine de la rumeur d'ouverture de la frontière. À Madrid vendredi soir, plusieurs centaines de manifestants anti-migrants se sont rassemblés devant l'ambassade du Maroc pour "défendre l'identité espagnole", a constaté un journaliste de l'AFP. À Washington, Donald Trump, qui est à couteaux tirés avec Pedro Sánchez depuis plusieurs mois, a jugé que les images de Ceuta ressemblaient à "l'invasion d'un pays", accusant sur X Madrid de mener des "efforts délibérés" ayant favorisé cette immigration clandestine.
Texte intégral (711 mots)
Ceux qui s'attardaient trop sur la corniche étaient aussitôt poussés vers la sortie par les soldats, tandis que l'AFP a vu en sens inverse deux hommes sortir de l'eau sur la plage jouxtant la frontière, s'écroulant sur le sable visiblement à bout de force à leur arrivée. "Un ami m'a appelé, il m'a dit que la frontière était ouverte", a raconté à l'AFP Soufiane, un Marocain de 42 ans, qui est arrivé à Ceuta lui aussi en nageant "trois, cinq minutes" dans l'espoir de rejoindre Madrid, à des centaines de kilomètres plus au nord, pour voir sa mère, "victime d'une leucémie". Selon lui, l'afflux massif de migrants ces derniers jours montre "que tout le monde veut +monter+ (en Espagne) et souhaite avoir un bon avenir, qu'ils n'ont pas au Maroc". Vendredi soir, le gouvernement espagnol a assuré que "la quasi-totalité" des migrants arrivés ces derniers jours étaient déjà retournés au Maroc, soit 48.000 d'après un chiffre communiqué par l'exécutif. Le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska doit s'exprimer depuis Ceuta à 11h00 locales (9h00 GMT) pour faire un point sur la situation, au lendemain d'une visite agitée du Premier ministre Pedro Sánchez, accusé par certains habitants locaux de ne pas avoir "protégé" Ceuta. Au moins 34 morts en mer Ces 60.000 migrants, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas (50.000 selon le ministère espagnol de l'Intérieur), en très grande majorité des Marocains, et principalement des jeunes hommes et des adolescents, étaient arrivés depuis le début de semaine en passant par la frontière terrestre ou la mer. Trente-quatre sont morts, dont beaucoup par noyades, d'après le gouvernement local de Ceuta, ce petit territoire de 84.000 habitants situé à la pointe nord du Maroc, bordant le Détroit de Gibraltar, et formant l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla). Pour empêcher désormais les migrants de traverser à la nage entre le Maroc et Ceuta, une barrière pneumatique de 500 mètres de long est en cours d'installation dans la mer Méditerranée, a annoncé samedi matin le ministère espagnol de l'Intérieur. Plus dans les terres, l'AFP a vu des centaines de migrants, dont beaucoup d'Africains subsahariens, attendre devant le centre d'accueil pour migrants, qui demeure fermé, la police bloquant son accès. Les images de cette crise migratoire, inédite par son ampleur à Ceuta, a provoqué de vives réactions au sein de l'Union européenne, notamment de la part de la droite et de l'extrême droite, notamment sur le sujet des contrôles aux frontières de l'espace Schengen. Dans la foulée, Madrid s'est insurgée de cette proposition "démagogique" et à la portée incertaine, des juristes consultés par l'AFP assurant qu'il est impossible de l'appliquer dans le cadre légal actuel. Depuis samedi, l'Italie a rétabli des contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec l'Espagne, et la France a multiplié par cinq, à 334, le nombre de policiers et gendarmes en renfort à la frontière franco-espagnole, en pleines vacances d'été. "Ne pas se diviser" Dans ce contexte tendu, le Premier ministre Pedro Sánchez, dont le gouvernement défend une approche ouverte en matière migratoire, à contre-courant de nombreux autres pays européens, a appelé vendredi les autres pays de l'UE à "ne pas se diviser". En déplacement à Ceuta, le dirigeant socialiste, dont le gouvernement a lancé un vaste plan de régularisation de sans-papiers pour lequel près de 1,2 million de demandes ont été déposées par des étrangers en situation irrégulière, avait évoqué "une attaque, une violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" et accusé des "mafias" d'être à l'origine de la rumeur d'ouverture de la frontière. À Madrid vendredi soir, plusieurs centaines de manifestants anti-migrants se sont rassemblés devant l'ambassade du Maroc pour "défendre l'identité espagnole", a constaté un journaliste de l'AFP. À Washington, Donald Trump, qui est à couteaux tirés avec Pedro Sánchez depuis plusieurs mois, a jugé que les images de Ceuta ressemblaient à "l'invasion d'un pays", accusant sur X Madrid de mener des "efforts délibérés" ayant favorisé cette immigration clandestine.

01.08.2026 à 10:54

FRANCE24
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La Russie a ⁠pilonné Kiev ​à coups de missiles balistiques dans la nuit de vendredi à samedi 1 août, tuant au ​moins neuf personnes et en blessant 28 autres, dont quatre enfants, ont déclaré les autorités ukrainiennes.
Texte intégral (711 mots)
La Russie a ⁠pilonné Kiev ​à coups de missiles balistiques dans la nuit de vendredi à samedi 1 août, tuant au ​moins neuf personnes et en blessant 28 autres, dont quatre enfants, ont déclaré les autorités ukrainiennes.

01.08.2026 à 10:45

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La protection des captages d'eau potable, notamment en adaptant les pratiques agricoles sur les aires d'alimentation, a entraîné des crispations ces dernières années entre le monde agricole et les collectivités chargées de préserver la ressource en eau face aux pollutions (pesticides, PFAS, métaux lourds, etc.). Des tensions cristallisées dans la loi d'urgence agricole. Pour les eaux minérales naturelles, qui ne peuvent pas être traitées comme l'eau du robinet, la protection est un sujet ancien. "Danone a choisi le modèle de partenariat avec le monde agricole et les collectivités", avec une adaptation progressive des pratiques, sans conflit ouvert, selon Cathy Le Hec, directrice des sources d'eaux minérales du groupe. "Le risque de polluants anthropiques d'origine agricole a été identifié dès 1971 par les minéraliers sur le terrain, et confirmé par le rapport ministériel Hénin de 1979, mais n'a pas été suivi d'évolution réglementaire pour la protection des gisements d'eau minérale naturelle", écrit Guillaume Pfund, qui a soutenu une thèse sur l'exploitation de l'eau minérale. Les minéraliers ont mis en place différentes stratégies: achat des terres agricoles sur l'impluvium, cette zone où s'infiltre l'eau de pluie qui finira par atteindre la source, partenariats ponctuels avec les agriculteurs ou, dans le cas de Danone à Evian (Haute-Savoie), la création en 1992 d'une association, l'Apieme, qui réunit entreprises, collectivités, ONG et des dizaines d'agriculteurs qui exploitent 60% des 35 km² de l'impluvium. Risque nitrates A partir de 1984, les quotas laitiers européens ont forcé beaucoup d'agriculteurs locaux de la génération du père de Julien Curdy à abandonner leur deuxième travail à l'usine d'embouteillage d'Evian pour agrandir leur ferme. Avec l'augmentation du nombre de vaches, le volume des effluents du bétail a explosé et les agriculteurs ont pris l'habitude de les épandre à proximité de leur ferme - "car ça coûtait moins cher que d'aller plus loin" - ou de les enfouir sur quelques parcelles, où la concentration en nitrates a explosé, explique l'agriculteur. Face au risque de voir les nitrates, contenus dans les fertilisants, polluer l'eau, qui s'infiltre au niveau des prairies avant d'entamer un voyage de quinze ans dans la roche pour atteindre la source Evian, la première action de Danone, qui finance l'Apieme aux deux tiers, a été d'aider financièrement les agriculteurs à épandre à plus de 3 km. S'est ensuite posée la question de l'odeur du lisier, pour la population en croissance mais aussi pour les vaches pâturant dans les prairies ainsi fertilisées. Un projet de méthaniseur financé à 60% par l'Apieme et alimenté par les effluents permet depuis 2016 de produire un digestat fertilisant sans odeur. Ce qui a permis d'abandonner presque totalement les engrais de synthèse. La réflexion continue. Pour le désherbage, "sur le bidon, c'est écrit un litre par hectare, mais c'est dans le pire des cas", précise Julien Curdy. Avec le soutien de l'Apieme, les agriculteurs formés ont réduit les doses. Exemple à suivre Il y a quelques mois, leur coopérative a évalué le coût d'un passage à l'agriculture biologique. Les agriculteurs n'ont pas assez d'hectares de céréales pour rentabiliser une machine de désherbage mécanique, mais "la réflexion est ouverte", affirme l'éleveur. D'autant que l'Apieme les a déjà accompagnés quand ils ont investi dans un semoir de précision afin d'éviter le labourage intensif, dans une nouvelle fromagerie destinée à la coopérative pour soutenir leurs revenus et quand ils ont expérimenté de nouvelles cultures, comme le sorgho, plus résistantes à la chaleur pour compenser les années de sécheresse dans les prairies. Aujourd'hui, 93% des surfaces agricoles de l'impluvium de la source Evian sont exploitées sans pesticides ni engrais de synthèse, se félicite Cathy Le Hec. Les "polluants émergents et le changement climatique" restent des défis, mais le modèle à Evian a convaincu les agriculteurs autour des autres sources du groupe Danone d'adapter leurs pratiques. "L'eau minérale est un accélérateur de leur adaptation", selon la dirigeante. Sur sa ferme, Julien Cordy recycle des bouteilles d'Evian en abreuvoir à lapins. Mais l'eau vient du réseau et non de la source qui coule à quelques mètres du clapier.
Texte intégral (720 mots)
La protection des captages d'eau potable, notamment en adaptant les pratiques agricoles sur les aires d'alimentation, a entraîné des crispations ces dernières années entre le monde agricole et les collectivités chargées de préserver la ressource en eau face aux pollutions (pesticides, PFAS, métaux lourds, etc.). Des tensions cristallisées dans la loi d'urgence agricole. Pour les eaux minérales naturelles, qui ne peuvent pas être traitées comme l'eau du robinet, la protection est un sujet ancien. "Danone a choisi le modèle de partenariat avec le monde agricole et les collectivités", avec une adaptation progressive des pratiques, sans conflit ouvert, selon Cathy Le Hec, directrice des sources d'eaux minérales du groupe. "Le risque de polluants anthropiques d'origine agricole a été identifié dès 1971 par les minéraliers sur le terrain, et confirmé par le rapport ministériel Hénin de 1979, mais n'a pas été suivi d'évolution réglementaire pour la protection des gisements d'eau minérale naturelle", écrit Guillaume Pfund, qui a soutenu une thèse sur l'exploitation de l'eau minérale. Les minéraliers ont mis en place différentes stratégies: achat des terres agricoles sur l'impluvium, cette zone où s'infiltre l'eau de pluie qui finira par atteindre la source, partenariats ponctuels avec les agriculteurs ou, dans le cas de Danone à Evian (Haute-Savoie), la création en 1992 d'une association, l'Apieme, qui réunit entreprises, collectivités, ONG et des dizaines d'agriculteurs qui exploitent 60% des 35 km² de l'impluvium. Risque nitrates A partir de 1984, les quotas laitiers européens ont forcé beaucoup d'agriculteurs locaux de la génération du père de Julien Curdy à abandonner leur deuxième travail à l'usine d'embouteillage d'Evian pour agrandir leur ferme. Avec l'augmentation du nombre de vaches, le volume des effluents du bétail a explosé et les agriculteurs ont pris l'habitude de les épandre à proximité de leur ferme - "car ça coûtait moins cher que d'aller plus loin" - ou de les enfouir sur quelques parcelles, où la concentration en nitrates a explosé, explique l'agriculteur. Face au risque de voir les nitrates, contenus dans les fertilisants, polluer l'eau, qui s'infiltre au niveau des prairies avant d'entamer un voyage de quinze ans dans la roche pour atteindre la source Evian, la première action de Danone, qui finance l'Apieme aux deux tiers, a été d'aider financièrement les agriculteurs à épandre à plus de 3 km. S'est ensuite posée la question de l'odeur du lisier, pour la population en croissance mais aussi pour les vaches pâturant dans les prairies ainsi fertilisées. Un projet de méthaniseur financé à 60% par l'Apieme et alimenté par les effluents permet depuis 2016 de produire un digestat fertilisant sans odeur. Ce qui a permis d'abandonner presque totalement les engrais de synthèse. La réflexion continue. Pour le désherbage, "sur le bidon, c'est écrit un litre par hectare, mais c'est dans le pire des cas", précise Julien Curdy. Avec le soutien de l'Apieme, les agriculteurs formés ont réduit les doses. Exemple à suivre Il y a quelques mois, leur coopérative a évalué le coût d'un passage à l'agriculture biologique. Les agriculteurs n'ont pas assez d'hectares de céréales pour rentabiliser une machine de désherbage mécanique, mais "la réflexion est ouverte", affirme l'éleveur. D'autant que l'Apieme les a déjà accompagnés quand ils ont investi dans un semoir de précision afin d'éviter le labourage intensif, dans une nouvelle fromagerie destinée à la coopérative pour soutenir leurs revenus et quand ils ont expérimenté de nouvelles cultures, comme le sorgho, plus résistantes à la chaleur pour compenser les années de sécheresse dans les prairies. Aujourd'hui, 93% des surfaces agricoles de l'impluvium de la source Evian sont exploitées sans pesticides ni engrais de synthèse, se félicite Cathy Le Hec. Les "polluants émergents et le changement climatique" restent des défis, mais le modèle à Evian a convaincu les agriculteurs autour des autres sources du groupe Danone d'adapter leurs pratiques. "L'eau minérale est un accélérateur de leur adaptation", selon la dirigeante. Sur sa ferme, Julien Cordy recycle des bouteilles d'Evian en abreuvoir à lapins. Mais l'eau vient du réseau et non de la source qui coule à quelques mètres du clapier.

01.08.2026 à 10:43

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Pour pénétrer dans cette commune de 3.500 âmes située à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux, cernée par la forêt et l'océan, il faut désormais montrer patte blanche. À chaque carrefour stratégique, des barrages filtrants contrôlent les arrivants. Les visages se ferment devant les inconnus, les regards scrutent les habitacles: ce havre d'ordinaire prisé des surfeurs et des touristes prend des airs de camp retranché. "On fait des tours de garde toutes les quatre heures, 24H sur 24", raconte Sylvain Sallaud, qui a délaissé sa rôtisserie, fermée depuis les incendies, pour venir surveiller tout mouvement suspect. Une fois la nuit tombée, un hélicoptère de la gendarmerie survole le village en grande partie évacué à la recherche d'éventuels intrus. "Il y a eu des tentatives de cambriolages", explique le commerçant. Un peu plus loin, Dorian Raposo, un jeune géomètre, fait voler son drone au-dessus des ruines alentours pour évaluer l'ampleur des dégâts: champs brûlés, carcasses de voitures et montagnes de gravats ont remplacé le coquet paysage d'antan. "Il y en a qui se font passer pour des bénévoles, qui se cachent dans les cuves à l'arrière des pick-ups pour aller vider les maisons encore debout", croit savoir ce Porgeais de 23 ans, avant d'aller prêter main forte sur un barrage. Le maire, Martial Zaninetti, confirme des "tentatives de cambriolage" et l'interpellation de "pyromanes qui ont jeté des cocktails Molotov en lisière de forêt" ces derniers jours. - Tensions et "m'as-tu-vu" – "Il y a une psychose générale", résume Pauline Metral, une architecte installée avec sa famille sur la commune depuis six ans. "Les gendarmes nous ont même dit qu'il fallait se méfier des voisins." Les rumeurs de rôdeurs déguisés en "faux journalistes" ou en "faux pompiers" rendent tout le monde "hyper parano", explique-t-elle au son bruyant du groupe électrogène qui alimente son foyer privé d'électricité. Ces récits circulent vite, grossis par la fatigue d'une crise qui dure et le traumatisme des flammes qui semblent s'être acharnées sur le village. Avec 183 habitations anéanties, Le Porge concentre l'essentiel des destructions de logements causées par un mégafeu ayant dévoré 42.000 hectares. Depuis plusieurs jours, entre habitants, l'ambiance n'est "pas forcément parfaite", reconnaît Bruno T., un tourneur-fraiseur qui n'a pas donné son nom et devait fêter sa retraite lorsque sa maison a été emportée par le feu. "Certains habitants ont fait les stars, mais ils n'étaient pas là pour éteindre les incendies", lâche son fils, agacé par l'attitude de ceux qui se comportent comme des "cow-boys" devant les médias venus du monde entier, mais étaient "invisibles" lorsque le mur de feu s'est abattu sur eux. Les yeux rougis et la voix tremblante, Bruno désigne son terrain ravagé. Sa maison, construite de ses mains il y a vingt-deux ans, n'a plus ni toit ni fenêtres. "C'était mon seul patrimoine", lâche-t-il dépité. Besoin de "réponses" Comme tant d'autres, le sexagénaire est convaincu que Le Porge a été "abandonné" à dessein au profit de la très chic presqu'île du Cap-Ferret, à quelques kilomètres de là, où viennent en vacances les stars. Un collectif qui rassemble déjà plus de 700 habitants en colère a annoncé son intention de porter plainte au pénal pour retracer les événements et obtenir des réponses sur la chaîne de responsabilité. Jeudi 23 juillet, alors que les flammes de plus de 10 mètres s'élevaient dans l'obscurité, les pompiers envoyés en renfort du détachement local "ont quitté le navire" pour aller protéger Lège-Cap-Ferret enrage Bruno, dont le témoignage concorde avec beaucoup d'autres. "Ils ont agi sur ordre, mais de qui?". Pour le maire, l'heure n'est pas aux règlements de compte. "Des choix peut-être judicieux ont été faits car ça brûlait ailleurs mais nous devons entendre la douleur des gens et leur apporter des réponses", dit-il. Une polémique similaire avait déjà opposé les "pauvres" de Landiras aux "riches" de la Teste-de-Buch lors du grand incendie de 2022, rappelle-t-on de source proche des autorités. Les autorités françaises répètent que les arbitrages effectués visaient avant tout à sauver des vies. Au centre du bourg, loin des barrages, seule la salle des fêtes offre une respiration. Transformée en cantine improvisée, elle a pris des airs de guinguette, avec ses repas partagés entre habitants, pompiers et forces de l'ordre, même si les conversations tournent toujours autour d'un seul sujet. Dans l'attente fébrile des experts en assurance qui viendront chiffrer les pertes, chacun sait que la crise est loin d'être finie. La mairie se prépare à cette deuxième bataille "psychologique, juridique, financière et matérielle". "Tout le monde va relever les manches", assure Martial Zaninetti. "Tout le monde veut reconstruire."
Texte intégral (843 mots)
Pour pénétrer dans cette commune de 3.500 âmes située à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux, cernée par la forêt et l'océan, il faut désormais montrer patte blanche. À chaque carrefour stratégique, des barrages filtrants contrôlent les arrivants. Les visages se ferment devant les inconnus, les regards scrutent les habitacles: ce havre d'ordinaire prisé des surfeurs et des touristes prend des airs de camp retranché. "On fait des tours de garde toutes les quatre heures, 24H sur 24", raconte Sylvain Sallaud, qui a délaissé sa rôtisserie, fermée depuis les incendies, pour venir surveiller tout mouvement suspect. Une fois la nuit tombée, un hélicoptère de la gendarmerie survole le village en grande partie évacué à la recherche d'éventuels intrus. "Il y a eu des tentatives de cambriolages", explique le commerçant. Un peu plus loin, Dorian Raposo, un jeune géomètre, fait voler son drone au-dessus des ruines alentours pour évaluer l'ampleur des dégâts: champs brûlés, carcasses de voitures et montagnes de gravats ont remplacé le coquet paysage d'antan. "Il y en a qui se font passer pour des bénévoles, qui se cachent dans les cuves à l'arrière des pick-ups pour aller vider les maisons encore debout", croit savoir ce Porgeais de 23 ans, avant d'aller prêter main forte sur un barrage. Le maire, Martial Zaninetti, confirme des "tentatives de cambriolage" et l'interpellation de "pyromanes qui ont jeté des cocktails Molotov en lisière de forêt" ces derniers jours. - Tensions et "m'as-tu-vu" – "Il y a une psychose générale", résume Pauline Metral, une architecte installée avec sa famille sur la commune depuis six ans. "Les gendarmes nous ont même dit qu'il fallait se méfier des voisins." Les rumeurs de rôdeurs déguisés en "faux journalistes" ou en "faux pompiers" rendent tout le monde "hyper parano", explique-t-elle au son bruyant du groupe électrogène qui alimente son foyer privé d'électricité. Ces récits circulent vite, grossis par la fatigue d'une crise qui dure et le traumatisme des flammes qui semblent s'être acharnées sur le village. Avec 183 habitations anéanties, Le Porge concentre l'essentiel des destructions de logements causées par un mégafeu ayant dévoré 42.000 hectares. Depuis plusieurs jours, entre habitants, l'ambiance n'est "pas forcément parfaite", reconnaît Bruno T., un tourneur-fraiseur qui n'a pas donné son nom et devait fêter sa retraite lorsque sa maison a été emportée par le feu. "Certains habitants ont fait les stars, mais ils n'étaient pas là pour éteindre les incendies", lâche son fils, agacé par l'attitude de ceux qui se comportent comme des "cow-boys" devant les médias venus du monde entier, mais étaient "invisibles" lorsque le mur de feu s'est abattu sur eux. Les yeux rougis et la voix tremblante, Bruno désigne son terrain ravagé. Sa maison, construite de ses mains il y a vingt-deux ans, n'a plus ni toit ni fenêtres. "C'était mon seul patrimoine", lâche-t-il dépité. Besoin de "réponses" Comme tant d'autres, le sexagénaire est convaincu que Le Porge a été "abandonné" à dessein au profit de la très chic presqu'île du Cap-Ferret, à quelques kilomètres de là, où viennent en vacances les stars. Un collectif qui rassemble déjà plus de 700 habitants en colère a annoncé son intention de porter plainte au pénal pour retracer les événements et obtenir des réponses sur la chaîne de responsabilité. Jeudi 23 juillet, alors que les flammes de plus de 10 mètres s'élevaient dans l'obscurité, les pompiers envoyés en renfort du détachement local "ont quitté le navire" pour aller protéger Lège-Cap-Ferret enrage Bruno, dont le témoignage concorde avec beaucoup d'autres. "Ils ont agi sur ordre, mais de qui?". Pour le maire, l'heure n'est pas aux règlements de compte. "Des choix peut-être judicieux ont été faits car ça brûlait ailleurs mais nous devons entendre la douleur des gens et leur apporter des réponses", dit-il. Une polémique similaire avait déjà opposé les "pauvres" de Landiras aux "riches" de la Teste-de-Buch lors du grand incendie de 2022, rappelle-t-on de source proche des autorités. Les autorités françaises répètent que les arbitrages effectués visaient avant tout à sauver des vies. Au centre du bourg, loin des barrages, seule la salle des fêtes offre une respiration. Transformée en cantine improvisée, elle a pris des airs de guinguette, avec ses repas partagés entre habitants, pompiers et forces de l'ordre, même si les conversations tournent toujours autour d'un seul sujet. Dans l'attente fébrile des experts en assurance qui viendront chiffrer les pertes, chacun sait que la crise est loin d'être finie. La mairie se prépare à cette deuxième bataille "psychologique, juridique, financière et matérielle". "Tout le monde va relever les manches", assure Martial Zaninetti. "Tout le monde veut reconstruire."

01.08.2026 à 10:27

FRANCE24
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"Il y a trois ans, deux personnes ont pris l'antenne Starlink à Mangareva et depuis, ça s'est propagé comme une traînée de poudre: la connexion, c'est vraiment le jour et la nuit, et on en a besoin pour ne pas perdre des clients", raconte à l'AFP Bianca Teariki Urarii, propriétaire d'une pension de famille sur cette île de l'archipel polynésien des Gambier. Les antennes y sont "tolérées", reconnaît-elle, puisque selon elle, "presque tout le monde en a aux Gambier". Si le kit de la société d'Elon Musk séduit autant, c'est que la géographie s'en mêle: les 118 îles de Polynésie française s'éparpillent sur une surface aussi grande que l'Europe. Les câbles sous-marins qui relient la collectivité au reste du monde ne desservent que les îles les plus habitées. Pour les autres, l'accès à internet reste inexistant ou très limité, sauf à se connecter via satellite. En droit pourtant, rien n'a changé: hormis quelques rares dérogations, notamment pour les médias, utiliser ces antennes demeure interdit en Polynésie. Mais l'étau se desserre. Le tribunal administratif a donné raison à quatre particuliers qui contestaient l'interdiction d'importation des antennes. Cette jurisprudence incite d'autres Polynésiens à saisir la justice. Le président de la collectivité, Moetai Brotherson, prône "l'arrivée encadrée, régulée" de Starlink ou d'opérateurs du même type dans les zones les moins bien desservies. Mais depuis la scission des indépendantistes en deux groupes, début avril, à l'assemblée locale, il n'a plus de majorité et ses textes ont été rejetés. Or, sans compromis, la justice "risque fort de dire qu'il n'y a pas de raison légale d'interdire l'importation et l'utilisation de Starlink", estime le président polynésien. A la clef, "ça signifiera la mort, dans un délai de trois ans, de tous nos opérateurs de téléphone", s'inquiète-t-il: "Pour les 3.000 personnes qui travaillent pour ces opérateurs (...), ce serait une catastrophe". OneWeb plutôt que Starlink Quitte à autoriser un opérateur de satellites, le gouvernement local préfèrerait en outre faire confiance à l'européen Eutelstat, qui exploite la constellation d'accès à internet OneWeb. "Starlink paie zéro taxe en Polynésie, emploie zéro Polynésien et a fait zéro investissement. A l'inverse, OneWeb a investi des dizaines de millions dans des infrastructures à terre et a des contrats de distribution avec nos opérateurs locaux", juge M. Brotherson. Interrogé par l'AFP, Starlink n'a pas commenté. L'opérateur historique ONATi a, lui indiqué à l'AFP ne pas être opposé au satellite, mais défendre l'équité entre acteurs: "A service comparable, les règles doivent être comparables", estime le premier fournisseur d'accès internet polynésien, qui se partage le marché avec l'opérateur britannique Vodafone et un plus modeste, Viti. Faute d'autorisation, Starlink échappe ainsi aux obligations de couverture, d'investissement, de fiscalité et d'emploi local imposées aux opérateurs du territoire, ce qui crée selon ONATi "une asymétrie concurrentielle et, effectivement, une concurrence déloyale". ONATi affirme avoir investi, avec le groupe OPT dont il est une filiale, près de 16 milliards de francs CFP (134 millions d'euros) pour désenclaver les archipels. Si les clients rentables de Tahiti et Moorea, les deux îles les plus peuplées, migraient vers un service étranger non taxé, les opérateurs ne pourraient plus financer les réseaux déficitaires des archipels, souligne l'opérateur. "Tout le modèle de péréquation actuel (...) s'effondrerait", prévient ONATi, qui a noué un partenariat avec OneWeb pour relier les îles et atolls isolés, avec des débits "multipliés par dix". Le gouvernement local n'a toutefois pas renoncé à réguler: son projet de loi, qui autoriserait Starlink dans les "zones blanches", ces îles éloignées privées de connexion performante, doit être examiné en commission à l'assemblée de la Polynésie française en septembre, selon Polynésie La 1ère. En attendant, les usagers polynésiens pourraient être privés de réseau avant toute régulation: Starlink a annoncé l'arrêt de la commercialisation, à partir du 10 août, de ses forfaits d'itinérance internationaux, ceux-là mêmes qui permettent de contourner l'interdiction locale en Polynésie.
Texte intégral (716 mots)
"Il y a trois ans, deux personnes ont pris l'antenne Starlink à Mangareva et depuis, ça s'est propagé comme une traînée de poudre: la connexion, c'est vraiment le jour et la nuit, et on en a besoin pour ne pas perdre des clients", raconte à l'AFP Bianca Teariki Urarii, propriétaire d'une pension de famille sur cette île de l'archipel polynésien des Gambier. Les antennes y sont "tolérées", reconnaît-elle, puisque selon elle, "presque tout le monde en a aux Gambier". Si le kit de la société d'Elon Musk séduit autant, c'est que la géographie s'en mêle: les 118 îles de Polynésie française s'éparpillent sur une surface aussi grande que l'Europe. Les câbles sous-marins qui relient la collectivité au reste du monde ne desservent que les îles les plus habitées. Pour les autres, l'accès à internet reste inexistant ou très limité, sauf à se connecter via satellite. En droit pourtant, rien n'a changé: hormis quelques rares dérogations, notamment pour les médias, utiliser ces antennes demeure interdit en Polynésie. Mais l'étau se desserre. Le tribunal administratif a donné raison à quatre particuliers qui contestaient l'interdiction d'importation des antennes. Cette jurisprudence incite d'autres Polynésiens à saisir la justice. Le président de la collectivité, Moetai Brotherson, prône "l'arrivée encadrée, régulée" de Starlink ou d'opérateurs du même type dans les zones les moins bien desservies. Mais depuis la scission des indépendantistes en deux groupes, début avril, à l'assemblée locale, il n'a plus de majorité et ses textes ont été rejetés. Or, sans compromis, la justice "risque fort de dire qu'il n'y a pas de raison légale d'interdire l'importation et l'utilisation de Starlink", estime le président polynésien. A la clef, "ça signifiera la mort, dans un délai de trois ans, de tous nos opérateurs de téléphone", s'inquiète-t-il: "Pour les 3.000 personnes qui travaillent pour ces opérateurs (...), ce serait une catastrophe". OneWeb plutôt que Starlink Quitte à autoriser un opérateur de satellites, le gouvernement local préfèrerait en outre faire confiance à l'européen Eutelstat, qui exploite la constellation d'accès à internet OneWeb. "Starlink paie zéro taxe en Polynésie, emploie zéro Polynésien et a fait zéro investissement. A l'inverse, OneWeb a investi des dizaines de millions dans des infrastructures à terre et a des contrats de distribution avec nos opérateurs locaux", juge M. Brotherson. Interrogé par l'AFP, Starlink n'a pas commenté. L'opérateur historique ONATi a, lui indiqué à l'AFP ne pas être opposé au satellite, mais défendre l'équité entre acteurs: "A service comparable, les règles doivent être comparables", estime le premier fournisseur d'accès internet polynésien, qui se partage le marché avec l'opérateur britannique Vodafone et un plus modeste, Viti. Faute d'autorisation, Starlink échappe ainsi aux obligations de couverture, d'investissement, de fiscalité et d'emploi local imposées aux opérateurs du territoire, ce qui crée selon ONATi "une asymétrie concurrentielle et, effectivement, une concurrence déloyale". ONATi affirme avoir investi, avec le groupe OPT dont il est une filiale, près de 16 milliards de francs CFP (134 millions d'euros) pour désenclaver les archipels. Si les clients rentables de Tahiti et Moorea, les deux îles les plus peuplées, migraient vers un service étranger non taxé, les opérateurs ne pourraient plus financer les réseaux déficitaires des archipels, souligne l'opérateur. "Tout le modèle de péréquation actuel (...) s'effondrerait", prévient ONATi, qui a noué un partenariat avec OneWeb pour relier les îles et atolls isolés, avec des débits "multipliés par dix". Le gouvernement local n'a toutefois pas renoncé à réguler: son projet de loi, qui autoriserait Starlink dans les "zones blanches", ces îles éloignées privées de connexion performante, doit être examiné en commission à l'assemblée de la Polynésie française en septembre, selon Polynésie La 1ère. En attendant, les usagers polynésiens pourraient être privés de réseau avant toute régulation: Starlink a annoncé l'arrêt de la commercialisation, à partir du 10 août, de ses forfaits d'itinérance internationaux, ceux-là mêmes qui permettent de contourner l'interdiction locale en Polynésie.

01.08.2026 à 10:25

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"Il y a de plus en plus de délais pour programmer des auditions dont le nombre a triplé", constate Barkissa Bance, responsable de l'unité d'accueil pour enfants en danger (Uaped). Installée dans le centre hospitalier sud francilien à Corbeil-Essonnes, au sud de Paris, elle prend en charge depuis novembre 2024 des mineurs victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques. L'an dernier, l'Uaped - qui reçoit également des enfants qui ont été exposés à des violences conjugales ou témoins d'un homicide commis au sein du couple - a entendu 209 mineurs, dont plus de la moitié sur réquisition judiciaire. Ces dernières semaines, leur nombre a bondi dans le sillage de l'affaire Lyhanna, du nom de cette fillette de 11 ans, dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers. Après sa mort, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé à tous les parquets de France de reprendre l'ensemble des procédures de violences sexuelles sur mineurs. Une auxiliaire de puériculture doit venir renforcer l'équipe composée d'infirmières, de pédiatres et d'une psychologue, ainsi que de médecins légistes, d'un psychologue expert et d'enquêteurs gendarmes ou policiers, pour son volet judiciaire. - "Répéter, c'est revivre" – Passée la porte d'entrée du bâtiment préfabriqué, une salle d'attente aux murs couverts de coloriages de sirènes, de super-héros et d'autres personnages de dessins animés témoigne du passage de ces enfants de la naissance à la majorité dans le cadre d'une plainte ou d'un signalement. Dans ce même lieu peuvent être conduits l'audition, les examens médico-légaux qui seront versés à la procédure, et la prise en charge médicale des enfants. "L'idée était de regrouper l'ensemble de ces étapes en un même lieu afin que l'enfant n'ait pas à répéter dix fois ce qui lui est arrivé et de ne pas ajouter du traumatisme au traumatisme", explique Christelle Pierrot, pédiatre. "Pour un enfant, répéter, c'est revivre la situation", abonde Barkissa Bance. En ce jour d'été où l'AFP a visité l'unité, quatre mineures victimes de violences sexuelles ont été entendues dans une salle spécialement conçue pour le recueil de leur parole par des enquêteurs. "La salle d'audition est assez neutre pour ne pas déconcentrer les enfants", explique Céline Cazaux, infirmière. La pièce est équipée d'une table transparente pour apercevoir une jambe qui tremble, des mains qui se serrent, et montrer à l'enfant qu'il n'y a pas d'endroit caché. De petites chaises et un tapis d'éveil rappellent que les victimes sont parfois très jeunes. En 2025, plus d'un tiers des mineurs pris en charge dans cette Uaped avaient entre 0 et 6 ans. "L'audition dure en moyenne quarante minutes, vingt pour les plus petits, une heure trente pour les plus grands", et peut être suivie d'un examen médico-légal et d'une expertise psychologique si cela est jugé nécessaire, précise Céline Cazaux. Protocole Comment recueillir leur parole? La question a ressurgi avec l'affaire Lyhanna: bâclées ou inadaptées, les auditions peuvent compromettre l'enquête; bien menées, elles en deviennent un élément central. Il est ainsi préconisé aux enquêteurs de suivre le protocole NICHD (National Institute of Child Health and Human Development, ndlr): il prévoit une phase de mise en confiance, des questions ouvertes, progressives, une approche bienveillante. "Dans un premier temps, on essaie de savoir si les enfants savent faire la différence entre vérité et mensonge. On leur demande par exemple: +Si je te dis qu'aujourd'hui je suis habillée en rose, qu'est-ce que tu en penses?+", développe Barkissa Bance. Mais "il arrive que les enquêteurs ne soient pas formés", regrette-t-elle. Pour Sébastien Rouget, chef du service de pédiatrie, une "libération de la parole des enfants" est souhaitable seulement si "nous avons le moyen et la volonté de prendre des mesures derrière". "Il faut qu'il y ait une aide sociale à l'enfance en mesure d'assurer son service de protection, que toute la chaîne judiciaire puisse suivre (...) La parole de l'enfant n'a d'intérêt que si l'adulte est capable de la recevoir", estime-t-il.
Texte intégral (715 mots)
"Il y a de plus en plus de délais pour programmer des auditions dont le nombre a triplé", constate Barkissa Bance, responsable de l'unité d'accueil pour enfants en danger (Uaped). Installée dans le centre hospitalier sud francilien à Corbeil-Essonnes, au sud de Paris, elle prend en charge depuis novembre 2024 des mineurs victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques. L'an dernier, l'Uaped - qui reçoit également des enfants qui ont été exposés à des violences conjugales ou témoins d'un homicide commis au sein du couple - a entendu 209 mineurs, dont plus de la moitié sur réquisition judiciaire. Ces dernières semaines, leur nombre a bondi dans le sillage de l'affaire Lyhanna, du nom de cette fillette de 11 ans, dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers. Après sa mort, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé à tous les parquets de France de reprendre l'ensemble des procédures de violences sexuelles sur mineurs. Une auxiliaire de puériculture doit venir renforcer l'équipe composée d'infirmières, de pédiatres et d'une psychologue, ainsi que de médecins légistes, d'un psychologue expert et d'enquêteurs gendarmes ou policiers, pour son volet judiciaire. - "Répéter, c'est revivre" – Passée la porte d'entrée du bâtiment préfabriqué, une salle d'attente aux murs couverts de coloriages de sirènes, de super-héros et d'autres personnages de dessins animés témoigne du passage de ces enfants de la naissance à la majorité dans le cadre d'une plainte ou d'un signalement. Dans ce même lieu peuvent être conduits l'audition, les examens médico-légaux qui seront versés à la procédure, et la prise en charge médicale des enfants. "L'idée était de regrouper l'ensemble de ces étapes en un même lieu afin que l'enfant n'ait pas à répéter dix fois ce qui lui est arrivé et de ne pas ajouter du traumatisme au traumatisme", explique Christelle Pierrot, pédiatre. "Pour un enfant, répéter, c'est revivre la situation", abonde Barkissa Bance. En ce jour d'été où l'AFP a visité l'unité, quatre mineures victimes de violences sexuelles ont été entendues dans une salle spécialement conçue pour le recueil de leur parole par des enquêteurs. "La salle d'audition est assez neutre pour ne pas déconcentrer les enfants", explique Céline Cazaux, infirmière. La pièce est équipée d'une table transparente pour apercevoir une jambe qui tremble, des mains qui se serrent, et montrer à l'enfant qu'il n'y a pas d'endroit caché. De petites chaises et un tapis d'éveil rappellent que les victimes sont parfois très jeunes. En 2025, plus d'un tiers des mineurs pris en charge dans cette Uaped avaient entre 0 et 6 ans. "L'audition dure en moyenne quarante minutes, vingt pour les plus petits, une heure trente pour les plus grands", et peut être suivie d'un examen médico-légal et d'une expertise psychologique si cela est jugé nécessaire, précise Céline Cazaux. Protocole Comment recueillir leur parole? La question a ressurgi avec l'affaire Lyhanna: bâclées ou inadaptées, les auditions peuvent compromettre l'enquête; bien menées, elles en deviennent un élément central. Il est ainsi préconisé aux enquêteurs de suivre le protocole NICHD (National Institute of Child Health and Human Development, ndlr): il prévoit une phase de mise en confiance, des questions ouvertes, progressives, une approche bienveillante. "Dans un premier temps, on essaie de savoir si les enfants savent faire la différence entre vérité et mensonge. On leur demande par exemple: +Si je te dis qu'aujourd'hui je suis habillée en rose, qu'est-ce que tu en penses?+", développe Barkissa Bance. Mais "il arrive que les enquêteurs ne soient pas formés", regrette-t-elle. Pour Sébastien Rouget, chef du service de pédiatrie, une "libération de la parole des enfants" est souhaitable seulement si "nous avons le moyen et la volonté de prendre des mesures derrière". "Il faut qu'il y ait une aide sociale à l'enfance en mesure d'assurer son service de protection, que toute la chaîne judiciaire puisse suivre (...) La parole de l'enfant n'a d'intérêt que si l'adulte est capable de la recevoir", estime-t-il.
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