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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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25.04.2026 à 07:13

En direct : les émissaires américains attendus au Pakistan pour des pourparlers avec l'Iran

FRANCE 24
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Une délégation américaine composée de l'émissaire du président américain Steve Witkoff et de son gendre, Jared Kushner, est attendue samedi à Islamabad pour des négociations avec l'Iran, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivé la veille pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais. Aucune rencontre directe n'est prévue entre les deux parties, a annoncé un porte-parole de la diplomatie iranienne. Suivez notre direct.

25.04.2026 à 04:01

La première femme cheffe de l'Eglise anglicane reçue par le pape

FRANCE24
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Sarah Mullally, qui fera son premier voyage à l'étranger depuis son intronisation il y a un mois, rencontrera lundi matin le chef des 1,4 milliard de catholiques. Cette audience avec le pape intervient soixante ans après une rencontre historique, en 1966, entre l'archevêque Michael Ramsey, et Paul VI, la première à ce niveau depuis la création de l'Eglise d'Angleterre au XVIe siècle après la rupture du roi Henri VIII avec Rome. Les relations entre les deux Eglises se sont régulièrement améliorées depuis, même si, en 2016, leurs successeurs ont relevé de "nouveaux désaccords", notamment sur l'ordination des femmes -- ce qui fait de la visite de Sarah Mullally un moment important. L'ex-infirmière de 63 ans, mariée et mère de deux enfants, est la première femme à devenir la plus haute responsable religieuse de l'Eglise d'Angleterre, forte de 85 millions de fidèles. Les premières femmes évêques anglicanes ont été nommées aux Etats‑Unis en 1989, et elles sont autorisées au sein de l'Eglise d'Angleterre depuis 2014, bien que la question reste source de division. En revanche, l'Eglise catholique a rejeté à plusieurs reprises l'idée de prêtres femmes, tandis que les prêtres hommes ne peuvent pas se marier – à l'exception des prêtres anglicans mariés qui souhaitent se convertir. Les militantes des droits des femmes, qui espéraient des avancées sous l'ancien pape François, décédé l'an dernier, estiment que la visite de Sarah Mullally pourrait faire bouger les lignes. "Si une femme archevêque vient le voir, cela va peut-être faire réfléchir un peu le pape Léon XIV", a déclaré à l'AFP Sylvaine Landrivon, porte-parole de l'association catholique féministe Magdala. Il "va s'apercevoir que les femmes, qui représentent la moitié du peuple de Dieu, ont les mêmes compétences que les hommes", a-t-elle ajouté. Une "communauté chrétienne unie" Cette visite, au cours de laquelle Sarah Mullally rencontrera également des membres de la communauté catholique, intervient six mois après que le roi Charles III est devenu le tout premier gouverneur suprême de l'Eglise d'Angleterre à prier aux côtés d'un pape. Dans une lettre adressée à l'archevêque de Canterbury pour son intronisation, Léon XIV – devenu pape le 8 mai 2025 – a exprimé son espoir d'une "communauté chrétienne réconciliée, fraternelle et unie". L'évêque Anthony Ball, représentant de l'archevêque auprès du Saint‑Siège, a souligné auprès de l'AFP que cette rencontre constituait "une occasion importante de construire et d'établir une relation personnelle", ainsi que de marquer les liens institutionnels. Sarah Mullally a salué "l'appel courageux" du pape en faveur de la paix plus tôt ce mois-ci, après que le président américain Donald Trump a vivement critiqué les appels du pontife à mettre fin à la guerre au Moyen‑Orient. L'archevêque de Canterbury et le pape sont confrontés à de nombreux défis communs, selon Anthony Ball, des questions sociales pressantes comme l'immigration, la pauvreté, la guerre ou l'environnement à la manière de s'adresser aux jeunes. Leurs Eglises ont également été toutes deux secouées par des révélations de violences sexuelles sur mineurs commises par des membres du clergé et dissimulées. Et leurs unités internes respectives sont mises à rude épreuve, dans un contexte de tensions entre factions conservatrices et progressistes sur des questions telles que la liturgie, le mariage homosexuel et le célibat des prêtres. "Grande écoute" La nomination de Sarah Mullally a profondément divisé la Communion anglicane, tant en raison de son sexe que de sa position favorable au mariage entre personnes homosexuelles. Anthony Ball s'attend à ce que le pape Léon XIV se montre "respectueux" de la nomination de l'archevêque -- et à ce que cette dernière n'insiste pas sur la question des femmes dans l'Eglise. "Je pense qu'elle se montrera réticente à être récupérée dans l'agenda de quelqu'un d'autre, en particulier dans une autre Eglise que la sienne", a‑t‑il souligné. "Elle a déjà largement de quoi faire avec la Communion anglicane", selon lui. Léon XIV a lui aussi hérité de François une Eglise divisée sur de grands enjeux sociétaux. Au cours de ses douze années de pontificat, le charismatique réformateur argentin a souvent irrité les traditionalistes, notamment aux Etats-Unis et en Afrique, par ses efforts pour ouvrir l'Eglise catholique. Pour Anthony Ball, Sarah Mullally comme le pape Léon ont jusqu'à présent fait preuve d'une "grande écoute". Léon XIV "prend le temps d'écouter, d'entendre et d'essayer de discerner comment faire en sorte que les gens puissent avancer ensemble. Et je pense que l'archevêque Sarah est similaire à cet égard", a‑t‑il noté.

25.04.2026 à 00:15

Inde: les mines artisanales, legs meurtrier de la rébellion maoïste

FRANCE24
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Le ministre de l'Intérieur indien Ahmit Shah a officiellement proclamé le mois dernier la défaite de la guérilla des Naxalites - du nom du village où la révolte a débuté en 1967 - qui a fait plus de 12.000 morts. Les derniers combattants ont déposé les armes et les camions chargés de minerai de fer ont remplacé les véhicules blindés des forces de sécurité sur les routes qui sillonnent la jungle de l'Etat de Chhattisgarh. Mais une menace persiste. Celle des milliers d'engins explosifs improvisés (IED dans son acronyme anglais) dissimulés sous les pistes et les chemins de la région. Même de conception rudimentaire - souvent des billes ou des morceaux de métal enfouis dans une banale boîte qui explose sous la pression d'un pas - ces armes sont particulièrement redoutées des membres des forces de sécurité qui ont combattu la rébellion. "Si vous demandez à un soldat ce dont il a le plus peur, il ne vous répondra pas les balles mais les IED, parce qu'on ne sait jamais quand on met le pied dessus", décrit Kishan Hapka, 23 ans, des District Reserve Guards, la principale unité paramilitaire engagée contre les Maoïstes. "Chanceux" Le danger est gravé dans sa chair. Sa jambe gauche a été arrachée par l'une de ces mines un soir de juillet 2024. "Je dis toujours que j'ai eu de la chance", raconte-t-il, "trois autres soldats en sont morts". Selon les statistiques de la police, ces pièges explosifs ont tué près de 500 soldats et en ont blessé un millier d'autres ces vingt-cinq dernières années. Utilisés en priorité contre les troupes gouvernementales, ils l'ont aussi été contre les populations autochtones dont les rebelles maoïstes prétendaient défendre la cause. La police fait état de plus de 150 morts et 250 blessés dans les rangs des civils à cause de ces engins. Tama Jogi, 65 ans, en est l'une des victimes. L'été dernier, elle parcourait la forêt quand elle a marché au mauvais endroit. Sa jambe droite a volé en éclats. "Je n'entendais plus rien et j'ai perdu connaissance", se souvient-elle. "J'ai retrouvé mes esprits à l'hôpital, ils étaient en train de nettoyer ma blessure". Amputée, elle n'a jamais bénéficié d'aucune réparation ou indemnité, que les autorités réservent aux seuls soldats. Les combats ont beau avoir pris officiellement fin, les autorités locales continuent à s'inquiéter. "Ces mines sont un gros problème", concède le chef adjoint de l'exécutif du Chhattigarsh, Vijay Sharma. "Nous en découvrons des dizaines tous les jours (...) ensevelies sous une mare, le long d'une route, sur la berge d'une rivière, partout..." "Presque nettoyé" En janvier, Raju Modiyam, 35 ans, en a souffert sur un petit chemin proche de son village de Lankapali, qu'il croyait épargné par les rebelles parce que connu pour être très fréquenté par la population civile. "Dès que j'ai posé le pied dessus, ma jambe a explosé. Elle était déchiquetée. Il y avait du sang partout", rapporte cet homme, désormais contraint de marcher avec une béquille faute d'avoir pu se payer une prothèse. La police assure avoir désamorcé et déterré l'an dernier 900 mines artisanales des seules forêts qui encerclent la ville de Bastar. Et 300 autres depuis le début de l'année. "Nous ne sommes pas en mesure d'affirmer que le secteur est à 100% nettoyé", s'empresse de préciser le chef de la police, Sundarraj P. "Il n'y a jamais eu de démarcation claire entre les zones contrôlées par les rebelles et celles que nous contrôlions", plaide-t-il, "mais 98% du travail a été fait". Pas de quoi toutefois rassurer Raju Modiyam. "La peur est toujours là", dit-il. "Nous n'allons plus dans la jungle tellement nous redoutons de marcher sur un IED".

24.04.2026 à 23:57

Le genévrier sauvage, secret des Balkans pour garder le goût du gin intact

FRANCE24
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"Arôme puissant, goût magnifique", décrit le cueilleur de 34 ans qui ramasse du genévrier dans les collines du sud de la Serbie depuis son enfance. Pour faire du gin, on fait macérer des baies de genévrier et d'autres plantes aromatiques dans un alcool pur. Le tout est ensuite redistillé dans un alambic : la vapeur d'alcool se charge des arômes de genévrier, puis se recondense. Après ajustement du degré d'alcool, le gin est prêt à être mis en bouteille. En Serbie, comme dans une grande partie de l'industrie du gin, le genévrier n'est pas cultivé mais récolté à la main sur des buissons sauvages. Cette plante robuste prospère sur les pentes rocheuses et les conditions difficiles, là où peu d'autres survivent. Mais ces dernières années, sa résilience a été mise à l'épreuve dans plusieurs pays européens : l'espèce a du mal à se régénérer dans de nombreuses zones où elle était auparavant foisonnante. Changement climatique, pâturage et artificialisation des sols en font une baie de moins en moins facile à trouver. Les cueilleurs expérimentés comme Slobodan Velickovic ont aussi observé l'impact de la hausse des variations climatiques sur la récolte. Mais la production reste bonne. Alors que les rendements baissent dans certains pays d'Europe de l'Ouest, "les Balkans se positionnent de plus en plus comme une source d'approvisionnement alternative ", souligne la chambre de commerce de Serbie. Protéger le goût La Serbie, qui possède une longue tradition de cueillette du genévrier, en exporte environ 1.000 tonnes par an, précise la chambre de commerce. "La qualité dans les Balkans est exceptionnelle", explique Tommy Haughton, de Beacon Commodities, un grossiste. La région offre des volumes plus importants à des prix plus bas que d'autres, notamment l'Italie, et peut compter sur une tradition vieille de plusieurs générations. "Mon père traitait probablement avec le père ou le grand‑père, et je traite maintenant avec le fils, ou le petit‑fils ", explique le trader en genévrier. Si elle est pour l'instant largement préservée, la baie de genévrier serbe risque quand même de pâtir d'hivers moins froids et d'étés plus chauds, ajoute Tommy Haughton. Ainsi que des incendies de forêt qui, s'ils ne ravagent pas les buissons, peuvent empêcher d'y accéder ou donner aux baies un goût de fumée. De fortes pluies pendant la récolte peuvent aussi avoir un impact sur le goût, explique Matthew Pauley, chercheur au Centre international de brassage et de distillation de l'université Heriot‑Watt, en Ecosse : un vrai défi pour les producteurs de gin qui tentent de maintenir la saveur. "Nous allons être forcés d'explorer d'autres régions, inexplorées jusqu’à maintenant", explique M. Pauley. "Toute notre activité repose sur le fait que vous ayez un produit qui est le même aujourd'hui qu'hier", ajoute-t-il. Or, si les conditions de récolte sont trop humides, les baies doivent être séchées artificiellement - un processus qui peut affecter les composés volatils extraits lors de la distillation et, en conséquence, la saveur d'un gin. Protéger le goût est aussi le principal souci des distillateurs serbes, comme Ivan Lakatos, petit producteur de gin à Belegis. "La qualité du genévrier ne dépend pas de la taille de la baie elle‑même, mais de l'intensité de sa saveur, de l'endroit où elle a été cueillie ", raconte-t-il tandis que des vapeurs s'échappent d'un alambic en cuivre installé derrière lui, au sous-sol de sa distillerie. Pour rivaliser avec l'alcool préféré de la région, la rakija – une eau de vie le plus souvent issue de prunes, il est absolument vital que la qualité de chacune des 2.000 bouteilles annuelles de son gin soit parfaite. "Nous sommes très fiers de notre production, mais nous aimerions produire encore plus", ajoute-t-il. La clef du succès repose sur un approvisionnement local, pour maintenir intact le gout conféré par le genévrier serbe.

24.04.2026 à 23:43

L'Asie centrale fait table rase de son passé architectural soviétique

FRANCE24
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"Ce serait vraiment bien de pouvoir la détacher avec précaution et la réinstaller sur la façade du nouveau bâtiment", dit à l'AFP l'un des habitants, Rakhmon Satiev. Un voeu pieux, car son immeuble sera bientôt rasé, mosaïque comprise, pour laisser place à un complexe résidentiel flambant neuf. En Asie centrale, depuis une décennie, la tendance n'est pas à la conservation mais à la destruction d'innombrables édifices architecturaux emblématiques et d'oeuvres artistiques soviétiques monumentales les décorant : mosaïques, fresques ou sculptures. "On a beau admirer nos mosaïques, c'est dans l'air du temps" de les retirer, note Djamched Djouraïev, rare spécialiste tadjik de cette technique artistique. "Si le bâtiment est ancien et qu’il ne s’inscrit pas dans le concept de la nouvelle ville, il est démoli. La ville est en reconstruction, en pleine rénovation, et le passé disparaît", souligne l'artiste. A l'abri des regards, l'arrière-cour de son atelier abrite une statue du fondateur de l'URSS, Vladimir Lénine, symbole encombrant d'une époque qui n'a plus sa place dans le nouveau récit national des Etats centrasiatiques, qui s'éloignent de Moscou. Place au "confort" Trente-cinq ans après l'indépendance des cinq Etats centrasiatiques -- Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan -- leur paysage urbain est un chaos architectural où se côtoient immenses immeubles, bâtiments de style stalinien, baraques vétustes et chantiers à l'arrêt pour corruption. "La liste des monuments architecturaux perdus est impressionnante", note Altynaï Koudaïberguenova, cofondatrice d'Artkana, rare initiative pour préserver l’architecture au Kirghizstan. Selon elle, la capitale kirghize, Bichkek, a pourtant un "potentiel touristique" avec ses "magnifiques exemples d'architecture socialiste-moderniste", un style apprécié par des centaines de milliers d'amateurs, notamment sur Instagram. Mais elle craint n'avoir bientôt rien à montrer aux touristes, tant la ville se métamorphose. Cette révolution architecturale est dictée par des raisons idéologiques. Les dirigeants centrasiatiques se présentent comme les fondateurs d'une nouvelle ère et pour asseoir leur légitimité, construisent de nouveaux lieux de pouvoir, rendant malvenue toute référence à l'époque soviétique. Afin de ne pas froisser l'allié russe, les discours officiels insistent sur les impératifs démographiques et de salubrité publique, pour loger dignement les 80 millions de Centrasiatiques. Mais aussi économiques, car rénover des bâtiments mal entretenus durant des décennies est plus cher que reconstruire, assurent les autorités. Selon Safarbek Kossimov, célèbre sculpteur tadjik, "Roustam Emomali, le maire de Douchanbé, s'efforce de rendre les maisons aussi belles et confortables que possible", et cela rend "inutiles" les mosaïques, parfois remplacées par les portraits des dirigeants. "idéologie" Selon Mme Koudaïberguenova, "la plupart des mosaïques soviétiques cherchaient à transmettre une idéologie", glorifiant le système soviétique, "mais la composante artistique était également très importante". "Malheureusement, les entreprises sont rarement sensibles à ce genre de considérations et privilégient avant tout la possibilité de vendre des mètres carrés à prix d'or", regrette-t-elle. Les destructions d'oeuvres et de bâtiments concernent aussi ceux qui ne font pas référence au communisme. D'autant que l'immobilier en Asie centrale est sujet à la corruption et à la collusion entre pouvoir et milieu d'affaires, selon plusieurs ONG et organisations internationales. A Bichkek, le peintre Erkinbek Boljourov s'inquiète du sort de la Maison des artistes, adjacente à l'ex-imprimerie nationale, dont il ne reste que les murs. "Nous n'avons déjà pas beaucoup de monuments architecturaux. Nous ne sommes pas contre la politique du gouvernement, nous voulons que la ville s’embellisse, mais pourquoi ne pas préserver ce monument architectural ?", s'interroge-t-il. "Nous sommes pour que Bichkek se développe, bien sûr, mais sans que cela se fasse au détriment de notre mémoire. De grands artistes ont travaillé entre ces murs, cela rend son caractère unique, car il y a une histoire", dit-il à l'AFP. Mais la population est rarement consultée dans ces pays à la liberté d'expression contrôlée. Malgré la tendance actuelle, l'artiste tadjik Djouraïev veut croire que "viendra le temps" où les mosaïques décoreront les bâtiments. "Les architectes et les urbanistes devraient y accorder davantage d’importance, alors il y aura un renouveau".

24.04.2026 à 23:31

Espagne: le Real Madrid repris sur le fil par le Betis, Mbappé touché aux ischio-jambiers

FRANCE24
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Rejoint par les locaux sur la dernière action du match, conclue par l'ancien Barcelonais Hector Bellerin (90e+4, 1-1), le Real (2e, 74 points) donne l'occasion au Barça (1er, 82 points) de s'envoler définitivement vers le titre en cas de succès samedi (16h15) à Getafe. Le géant espagnol menait pourtant depuis la 17e minute de jeu grâce à un but opportuniste du Brésilien Vinicius Junior (17e, 1-0), mais il n'a jamais su se mettre à l'abri et a surtout vu son avantage préservé par des arrêts décisifs du gardien ukrainien Andriy Lunin. Mbappé n'était pas présent lors du but égalisateur du Betis (5e, 50 points), car il avait réclamé le changement à son entraîneur Alvaro Arbeloa à la 80e minute après avoir stoppé sa course. Le capitaine de l'équipe de France et meilleur buteur de la Maison Blanche n'avait pas de blessure apparente et n'avait pas reçu de coup, mais il a quitté le terrain en grimaçant. Une sérieuse alerte à un mois et demi du Mondial-2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le dernier objectif de sa saison. Interrogé par l'AFP, le club espagnol a indiqué que Mbappé souffrait d'une "surcharge musculaire aux ischio-jambiers de la jambe gauche", écartant dans l'immédiat une blessure plus grave, dans l'attente d'examens complémentaires. "Je n'en sais rien, il avait des douleurs, et nous espérons que cela évoluera au mieux dans les prochains jours", avait réagi son entraîneur Alvaro Arbeloa en conférence de presse, sans donner plus de détails.

24.04.2026 à 23:13

La Bourse de Paris termine une mauvaise semaine en baisse

FRANCE24
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L'indice du CAC 40 a perdu 69,50 points (-0,84%) à 8.175,82 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice a reculé de 3,17%. Ce vendredi, les investisseurs parisiens n'ont pas été suffisamment rassurés par l'annonce du retour d'un émissaire iranien au Pakistan, sans aucune réaction pour l'instant de la part des Etats-Unis. "La nervosité reste élevée en raison de la situation toujours opaque au Proche-Orient, et les investisseurs ne souhaitent pour l'instant pas prendre de risques importants", résume Andreas Lipkow de CMC Markets. "Depuis le début de la guerre" déclenchée le 28 février, "les investisseurs se montrent conservateurs le vendredi" dans l'attente d'éventuelles décisions du président américain Donald Trump le week-end, remarque auprès de l'AFP Mike O'Sullivan, économiste en chef chez Moonfare. Depuis bientôt deux mois, les investisseurs redoutent les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz, comme la crise de l'offre pétrolière, l'inflation, et le ralentissement de l'activité. Dans ce contexte, Paris et le reste de l'Europe paraissent plus fragiles que les Etats-Unis. "Les actions américaines tiennent mieux que l'Europe, à la fois parce qu'elles sont moins exposées à l'énergie et parce que la cote américaine est plus orientée vers les valeurs de croissance, alors que les segments cycliques souffrent davantage", résume Florian Ielpo de Lombard Odier AM. Stellantis et Renault en marche arrière Les fabricants automobiles Stellantis (-4,91% à 6,83 euros l'action) et Renault (-3,60% à 29,76 euros le titre) ont encaissé deux des plus fortes contre-performances ce vendredi. A l'inverse, l'éditeur de logiciel Dassault Systèmes (+1,71% à 19,60 euros l'action) a le plus progressé. Insensible à la conjoncture, le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics continue son ascension (+1,17% à 43,37 euros l'action), enregistrant sur les sept derniers jours une hausse de 16,55%, surtout après l'annonce de bons résultats jeudi. Et en un an, l'action a bondi de 112,44%, pendant que le CAC 40 progressait de 8,25% sur la même période.

24.04.2026 à 23:09

L1: nouvelle remontada, mais un nul seulement pour Lens à Brest

FRANCE24
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Ce point permet au RCL (63 points) de revenir à trois longueurs du Paris SG mais ce dernier pourrait prendre ses aises en tête du classement en cas de victoire à Angers, samedi. Brest, qui avait déjà accroché Lille (3-3, déjà) ou Lyon (1-1), et battu Monaco (1-0) et Marseille (2-0) cette saison à domicile, pointe au 10e rang avec 38 unités. Trois jours après la qualification pour la finale de la Coupe de France contre Toulouse (4-1), Pierre Sage avait laissé Florian Thauvin, Allan Saint-Maximin ou Odsonne Édouard sur le banc au coup d'envoi. Des choix qui n'ont pas empêché les visiteurs de se créer des occasions en première période. Ancien acteur majeur de l'épopée en Ligue des champions, l'an dernier, Abdallah Sima s'est rappelé au bon souvenir du stade Francis-Le-Blé en prenant de vitesse Brendan Chardonnet avant de tutoyer le poteau d'une frappe croisée et rasante (4e). Adrien Thomasson a eu quasiment la même occasion à la 21e. Mais ce que Lens ne pouvait pas anticiper, c'est la réussite maximum des locaux qui ont marqué trois buts sur leurs trois premières frappes cadrées. Il faut dire que la défense artésienne s'était montrée particulièrement lâche dans son marquage, notamment sur le latéral Daouda Guindo. L'international malien a ouvert le score sur une frappe sublime du gauche, à ras de terre, dans le petit filet opposé (0-1, 8e), avant d'adresser, dans un fauteuil, un centre parfait pour une tête placée de Lucas Tousart (2-0, 25e). Thauvin et Saint-Maximin changent tout Déjà mené 0-2 face à Toulouse le week-end dernier, avant de l'emporter 3-2, -- en jouant 75 minutes en supériorité numérique --, Lens s'est encore compliqué la tâche quand Ludovic Ajorque a parfaitement décalé le ballon pour un frappe imparable de Junior Dina Ebimbe aux 16 mètres (3-0, 42e). Avec les entrées rapides de Thauvin et Saint-Maximin en seconde période, Lens a pourtant réussi à retourner le match. Après une tête un peu trop smashée et au-dessus de Thomasson, aux six mètres, (48e), les vert et noir d'un soir ont pu se croire maudits quand Sima, après une action de très grande classe du même Thomasson, a trouvé le poteau de la tête à bout portant et, dans la foulée, le haut de la transversale, sur sa reprise (56e). Mais une relance totalement manquée de Soumaïla Coulibaly droit sur Thauvin quatre minutes plus tard a permis au virevoltant milieu offensif de réduire l'écart (3-1, 60e). Dans la foulée, Sima, trop facilement trouvé par Saud Abdelhamid dans la surface, a encore nourri l'espoir (3-2, 64e), ce qui n'a pas empêché Le-Blé de l'applaudir une minute plus tard quand il a été remplacé par Edouard. La fin de match a été à sens unique. Grégoire Coudert a été admirable dans les cages en repoussant, main opposée, une frappe enveloppée de Mamadou Sangaré (76e), une tentative d'Edouard au point de pénalty (90+1) et une tête à bout portant du même Edouard à la toute dernière seconde (90+6). Mais entre temps, Saint-Maximin, qui avait touché le poteau sur une frappe lointaine à la 80e, avait réussi à arracher un point précieux sur une action qui en était quasiment la copie parfaite, si ce n'est qu'elle a fini au fond (3-3, 90+3). Ce nul pourrait cependant peser lourd dans la course au titre.

24.04.2026 à 23:03

Moyen-Orient: réaction mitigée des marchés à la perspective de nouveaux pourparlers

FRANCE24
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Une reprise des pourparlers entre les deux belligérants se profile, avec l'envoi de négociateurs des deux camps au Pakistan, sans garantie de discussions directes. En conséquence, le baril de WTI américain a reculé de 1,51% à 94,40 dollars et le Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturé à 105,33 dollars (+0,25%). "Chaque fois que des négociations sont annoncées, le marché espère qu'elles aboutiront à une résolution du conflit, permettant ainsi la réouverture du détroit d'Ormuz" et donc un déblocage de millions de barils du Golfe, relève pour l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. Mais dans le même temps, la prudence reste de mise et le marché ne semble pas vouloir tirer de conclusions hâtives avant la tenue de ces négociations. "La nervosité reste élevée en raison de la situation toujours opaque au Proche-Orient, et les investisseurs ne souhaitent pour l'instant pas prendre de risques importants", résume Andreas Lipkow de CMC Markets. Les précédentes négociations se sont soldées par un échec. Et le vice-président américain JD Vance, qui avait mené les premiers pourparlers, est resté aux États-Unis, selon la Maison Blanche. L'Europe prudente, Wall Street célèbre Intel Les Bourses mondiales ont donc terminé en ordre dispersé. En Europe, Paris a fini à -0,84%, Francfort à -0,11%, Londres à -0,75% et Milan à -0,52%. Florian Ielpo, de Lombard Odier AM, note un ton "globalement défensif" cette semaine. Le continent "et ses entreprises sont structurellement plus exposés aux prix de l'énergie", rappelle-t-il. L'inflation dans la zone euro a bondi à 2,6% sur un an en mars (contre 1,9% en février) selon les derniers chiffres d'Eurostat. A Wall Street, l'histoire a été un peu différente. Le Nasdaq (+1,63% à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80% à 7.165,08 points) ont tous deux encore atteint un nouveau sommet vendredi. Seul le Dow Jones (-0,16%) a été un peu à la traîne. "Ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché", assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64% à 82,57 dollars) a été catapulté après avoir fait état de bonnes performances trimestrielles, interprétées comme un nouveau signe de redressement. Dans son sillage, Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14%, Nvidia a gagné plus de 4% et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11%. "Les actions américaines tiennent mieux que l'Europe", explique Florian Ielpo. Semaine chargée en perspective La semaine prochaine sera marquée par la réunion des grands banquiers centraux, qui ne relèveront sans doute pas les taux directeurs, mais émettront des commentaires sur les risques inflationnistes. "La semaine prochaine sera cruciale pour les grandes banques centrales, qui devront intégrer plus clairement les implications du conflit entre l'Iran et les États-Unis, ses conséquences sur les prix de l'énergie" et les différentes économies, rappelle Patrick Munnelly, de Tickmill Group. Le taux d'intérêt à échéance dix ans allemand, référence en Europe, restait stable, atteignant 3,00%, au même niveau que la veille. Son équivalent américain était à 4,31%, contre 4,32% jeudi soir. La semaine sera aussi l'une des plus chargées de la saison en termes de résultats d'entreprises, qui pourront à nouveau amener leur lot de mouvements.

24.04.2026 à 22:52

Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé à Islamabad pour des négociations avec les États-Unis

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Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, est arrivé vendredi à Islamabad, au Pakistan, avant une deuxième session de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères va échanger avec des hauts dirigeants pakistanais, mais il ne devrait pas rencontrer directement les émissaires américains.
Texte intégral (564 mots)
Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, est arrivé vendredi à Islamabad, au Pakistan, avant une deuxième session de pourparlers entre l'Iran et les États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères va échanger avec des hauts dirigeants pakistanais, mais il ne devrait pas rencontrer directement les émissaires américains.

24.04.2026 à 22:41

Wall Street en forme, portée par Intel et la perspective de négociations sur le Moyen-Orient

FRANCE24
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Le Nasdaq (+1,63% à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80% à 7.165,08 points) ont tous deux atteint un nouveau sommet. Seul le Dow Jones (-0,16%) a été un peu à la traîne. "Les actions sont pour la plupart en hausse (...), portées par l'espoir d'un deuxième cycle de négociations, les perspectives de paix et les performances du secteur technologique", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Téhéran et Washington ont chacun annoncé vendredi l'envoi de négociateurs à Islamabad, la capitale pakistanaise attendant depuis plusieurs jours une reprise des discussions entre les deux belligérants. Même si Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve entre les deux pays belligérants, le conflit est loin d'être terminé, notamment parce que le détroit d'Ormuz reste bloqué. Toute perspective d'avancée est donc accueillie favorablement par les investisseurs, bien que l'issue de ces nouveaux pourparlers reste très incertaine. Pour Angelo Kourkafas, "on peut discuter de l'évolution du climat de confiance, qui peut changer très brusquement, mais ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché". A ce titre, la séance de vendredi a constitué un exemple frappant. Ascension spectaculaire d'Intel Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64% à 82,57 dollars) a été catapulté après avoir fait état de bonnes performances trimestrielles, interprétées comme un nouveau signe de redressement de celui qui fut pendant longtemps le premier fabricant mondial de processeurs. Sur un an l'ascension est spectaculaire: le prix du titre a été multiplié par près de quatre. Ces résultats, jugés "exceptionnels" par Jose Torres, d'Interactive Brokers, "prolongent la remontée historique du secteur des semi-conducteurs et renforcent la conviction que la révolution de l'intelligence artificielle a encore un long chemin à parcourir", assure l'analyste. Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14%, Nvidia a gagné plus de 4% et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11%. Ailleurs à la cote, le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble (P&G) a lui aussi profité de ses performances trimestrielles. Une plus-value de cession a contribué à compenser la hausse des prix des matières premières et des droits de douane et lui a permis de faire mieux qu'attendu. Son action a gagné 2,46% à 148,18 dollars. En revanche, le groupe américain Western Union, spécialiste des transferts d'argent à l'international, a déçu les attentes, et perdu 4,61% à 8,90 dollars. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se détendait à 4,31% contre 4,32% à la clôture la veille. Les investisseurs se tournent désormais vers une semaine qui promet d'être chargée en événements, avec encore de nombreux résultats d'entreprises et une nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Cela pourrait être la dernière de Jerome Powell. Les poursuites judiciaires contre le patron de la Réserve fédérale ont été abandonnées vendredi, ouvrant la voie à la confirmation du candidat pour le succéder, Kevin Warsh.
Texte intégral (528 mots)
Le Nasdaq (+1,63% à 24.836,60 points) et le S&P 500 (+0,80% à 7.165,08 points) ont tous deux atteint un nouveau sommet. Seul le Dow Jones (-0,16%) a été un peu à la traîne. "Les actions sont pour la plupart en hausse (...), portées par l'espoir d'un deuxième cycle de négociations, les perspectives de paix et les performances du secteur technologique", résume auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones. Téhéran et Washington ont chacun annoncé vendredi l'envoi de négociateurs à Islamabad, la capitale pakistanaise attendant depuis plusieurs jours une reprise des discussions entre les deux belligérants. Même si Donald Trump a prolongé unilatéralement la trêve entre les deux pays belligérants, le conflit est loin d'être terminé, notamment parce que le détroit d'Ormuz reste bloqué. Toute perspective d'avancée est donc accueillie favorablement par les investisseurs, bien que l'issue de ces nouveaux pourparlers reste très incertaine. Pour Angelo Kourkafas, "on peut discuter de l'évolution du climat de confiance, qui peut changer très brusquement, mais ce sont les résultats des entreprises qui constituent l'un des moteurs les plus durables de la performance du marché". A ce titre, la séance de vendredi a constitué un exemple frappant. Ascension spectaculaire d'Intel Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+23,64% à 82,57 dollars) a été catapulté après avoir fait état de bonnes performances trimestrielles, interprétées comme un nouveau signe de redressement de celui qui fut pendant longtemps le premier fabricant mondial de processeurs. Sur un an l'ascension est spectaculaire: le prix du titre a été multiplié par près de quatre. Ces résultats, jugés "exceptionnels" par Jose Torres, d'Interactive Brokers, "prolongent la remontée historique du secteur des semi-conducteurs et renforcent la conviction que la révolution de l'intelligence artificielle a encore un long chemin à parcourir", assure l'analyste. Advanced Micro Devices (AMD) a bondi de près de 14%, Nvidia a gagné plus de 4% et atteint un nouveau record en clôture, Micron s'est octroyé plus de 11%. Ailleurs à la cote, le géant américain des produits d'hygiène Procter & Gamble (P&G) a lui aussi profité de ses performances trimestrielles. Une plus-value de cession a contribué à compenser la hausse des prix des matières premières et des droits de douane et lui a permis de faire mieux qu'attendu. Son action a gagné 2,46% à 148,18 dollars. En revanche, le groupe américain Western Union, spécialiste des transferts d'argent à l'international, a déçu les attentes, et perdu 4,61% à 8,90 dollars. Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain, l'échéance de référence, se détendait à 4,31% contre 4,32% à la clôture la veille. Les investisseurs se tournent désormais vers une semaine qui promet d'être chargée en événements, avec encore de nombreux résultats d'entreprises et une nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed). Cela pourrait être la dernière de Jerome Powell. Les poursuites judiciaires contre le patron de la Réserve fédérale ont été abandonnées vendredi, ouvrant la voie à la confirmation du candidat pour le succéder, Kevin Warsh.

24.04.2026 à 22:34

Manifestations post-électorales en Tanzanie : 518 morts selon un bilan officiel du gouvernement

Kalidou SY
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La Tanzanie a enfin dévoilé le rapport tant attendu sur les violences post-électorales survenues après la présidentielle d’octobre dernier. Selon la commission d’enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques, un chiffre bien en deçà de celui dénombré par certaines ONG.
Texte intégral (528 mots)
La Tanzanie a enfin dévoilé le rapport tant attendu sur les violences post-électorales survenues après la présidentielle d’octobre dernier. Selon la commission d’enquête nommée par le gouvernement, 518 personnes ont été tuées durant ces événements dramatiques, un chiffre bien en deçà de celui dénombré par certaines ONG.

24.04.2026 à 22:19

Attentat près de la tour Eiffel en 2023: procès requis contre l'assaillant

FRANCE24
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Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué vendredi, confirmant une information de Ouest-France. Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale". Le ministère public requiert également son procès pour "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale": lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. Suivi psychiatrique En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza". Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient vite été remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête. La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites. Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche. Cet attentat avait mis le gouvernement sous pression, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard - dans ce dossier d'Arras, les investigations sont terminées et un réquisitoire doit être bientôt rendu.
Texte intégral (570 mots)
Le parquet national antiterroriste (Pnat) demande qu'Armand Rajabpour-Miyandoab soit jugé devant la cour d'assises de Paris spécialement composée, a-t-il indiqué vendredi, confirmant une information de Ouest-France. Le Pnat a sollicité la mise en accusation du suspect pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale". Le ministère public requiert également son procès pour "tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en état de récidive légale": lors de l'attaque, le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab est aussi accusé d'avoir blessé deux personnes à coups de marteau. Dans la foulée, le 6 décembre 2023, ce ressortissant franco-iranien âgé alors de 26 ans avait été mis en examen et placé en détention provisoire, à l'isolement. Ce jour-là, il était apparu devant le juge des libertés et de la détention l'air concentré, avec une longue barbe noire et des égratignures au visage, avait constaté une journaliste de l'AFP avant que ne soit prononcé le huis clos. L'homme, né en 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris, avait ensuite été déchu de sa nationalité française en octobre 2024. Contactée vendredi, son avocate Clémentine Perros n'a pas souhaité faire de commentaires. Suivi psychiatrique En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue. Il avait affirmé avoir répondu à un "appel fin octobre de l'Etat islamique, demandant à tuer des juifs", avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi "en réponse aux exactions, selon lui, de l'Etat d'Israël sur la bande de Gaza". Il avait également indiqué, d'après une source proche de l'enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée "aux couleurs d'Israël" après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023. Il avait précisé avoir envisagé "plusieurs cibles", et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d'Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942. "Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que", avait ajouté la source judiciaire. Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs à visée terroriste, après un projet d'action violente à la Défense, le quartier des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti de prison en mars 2020, avec une injonction de soins "impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur" jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat. Au moment de l'attaque, ses parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, "très attachés à la France", avaient vite été remis en liberté, d'après la source proche de l'enquête. La proche, une femme de la "sphère jihadiste", avait reçu une proposition de mariage d'Armand Rajabpour-Miyandoab et l'avait vu "la veille" de son passage à l'acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites. Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche. Cet attentat avait mis le gouvernement sous pression, deux mois à peine après celui d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard - dans ce dossier d'Arras, les investigations sont terminées et un réquisitoire doit être bientôt rendu.

24.04.2026 à 22:01

15 ans de réclusion pour l'élève coupable d'avoir tué l'enseignante Agnès Lassalle

FRANCE24
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Après quatre jours de procès à huis clos à Pau et trois heures de délibéré, la cour a jugé l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, coupable de l'assassinat de sa professeure d'espagnol. Elle a prononcé une peine légèrement inférieure à celle requise par l'avocate générale, qui avait demandé 16 ans de réclusion. Si elle a bien retenu une "altération" de son discernement, susceptible de réduire la durée de la peine, la cour a estimé que cette peine de 15 années de réclusion était adaptée au regard notamment de la "gravité incontestable" des faits, commis sur une enseignante "dévouée et investie" en plein cours et devant les autres élèves. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève alors âgé de 16 ans s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac. "Sidération" La cour a mis en avant le préjudice particulièrement important pour les proches et la communauté éducative, avec une "sidération" encore présente trois ans après. Elle a aussi évoqué une "prise de conscience modérée" de l'accusé, sans "véritable réflexion sur son passage à l'acte", disant craindre "un risque de récidive prégnant" avec une dangerosité encore importante. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, comprenant notamment une injonction de soins. Le discernement et la santé psychiatrique de l'adolescent ont été au coeur des débats tenus à huis clos pendant quatre jours, au gré d'auditions d'experts pyschiatres aux conclusions différentes. Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "apaisé" par le verdict. Il a aussi eu un mot pour les parents de l'accusé, dont la mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la décision, soutenu par son ancien compagnon. "On est tous parents et ça va être très dur pour eux aussi", a déclaré Stéphane Voirin. "La justice est passée" "La justice est passée", a réagi de son côté Me Thierry Sagardoytho, avocat du jeune homme, le décrivant comme conscient "des efforts et des soins" à poursuivre "qui lui permettront d'envisager un retour dans la société". Annonçant que son client ne ferait pas appel, l'avocat a dit espérer que ce procès serve de "leçon", permettant de porter une "attention particulière" à la prise en charge des adolescents souffrants de troubles psychiatriques, qui passent "en-dessous des radars". Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, l'accusé avait expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", avait commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme. La mort de l'enseignante avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.
Texte intégral (638 mots)
Après quatre jours de procès à huis clos à Pau et trois heures de délibéré, la cour a jugé l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, coupable de l'assassinat de sa professeure d'espagnol. Elle a prononcé une peine légèrement inférieure à celle requise par l'avocate générale, qui avait demandé 16 ans de réclusion. Si elle a bien retenu une "altération" de son discernement, susceptible de réduire la durée de la peine, la cour a estimé que cette peine de 15 années de réclusion était adaptée au regard notamment de la "gravité incontestable" des faits, commis sur une enseignante "dévouée et investie" en plein cours et devant les autres élèves. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, qui enseignait l'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été poignardée mortellement dans sa classe. Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève alors âgé de 16 ans s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec la lame de 18 centimètres d'un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac. "Sidération" La cour a mis en avant le préjudice particulièrement important pour les proches et la communauté éducative, avec une "sidération" encore présente trois ans après. Elle a aussi évoqué une "prise de conscience modérée" de l'accusé, sans "véritable réflexion sur son passage à l'acte", disant craindre "un risque de récidive prégnant" avec une dangerosité encore importante. La peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans, comprenant notamment une injonction de soins. Le discernement et la santé psychiatrique de l'adolescent ont été au coeur des débats tenus à huis clos pendant quatre jours, au gré d'auditions d'experts pyschiatres aux conclusions différentes. Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle qui lui avait rendu un hommage émouvant en dansant, seul, près de son cercueil lors des obsèques, s'est dit "apaisé" par le verdict. Il a aussi eu un mot pour les parents de l'accusé, dont la mère s'est effondrée en larmes au prononcé de la décision, soutenu par son ancien compagnon. "On est tous parents et ça va être très dur pour eux aussi", a déclaré Stéphane Voirin. "La justice est passée" "La justice est passée", a réagi de son côté Me Thierry Sagardoytho, avocat du jeune homme, le décrivant comme conscient "des efforts et des soins" à poursuivre "qui lui permettront d'envisager un retour dans la société". Annonçant que son client ne ferait pas appel, l'avocat a dit espérer que ce procès serve de "leçon", permettant de porter une "attention particulière" à la prise en charge des adolescents souffrants de troubles psychiatriques, qui passent "en-dessous des radars". Suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide en novembre 2022, l'accusé avait expliqué notamment qu'une "petite voix" l'aurait incité à "faire le mal". Agnès Lassalle "n'était pas la cible numéro un, il n'y a pas de mobile dans ce geste", avait commenté, à l'issue de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme. La mort de l'enseignante avait secoué la communauté éducative. Une minute de silence avait été observée le lendemain dans les établissements scolaires du pays. Son meurtre était survenu un peu plus de deux ans après l'assassinat de Samuel Paty. Huit mois plus tard, un autre professeur, Dominique Bernard, avait été poignardé à mort devant son collège-lycée par un ancien élève fiché pour radicalisation islamiste. L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années dans le cadre de leur fonction.

24.04.2026 à 21:57

L'Arcom épingle France TV et Radio France pour des "allégations" sur le maire de New York et le 7-Octobre

FRANCE24
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Les propos litigieux avaient été tenus dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 9 novembre 2025 sur franceinfo TV et France Inter, pendant laquelle Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu. La journaliste avait accusé l'édile démocrate d'avoir appelé à "mondialiser l'Intifada", de "botter en touche" sur la condamnation du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l'agence onusienne Unrwa qui serait "accusée de collusion avec le Hamas". Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de "désinformer" le public. Saisie, l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que M. Mamdani "s'était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d'une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas". Dans sa décision d'avril publiée vendredi, l'autorité a également rappelé que l'Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de "collusion généralisée" avec le Hamas. L'Arcom a également critiqué les éditeurs -- Radio France et France Télévisions -- pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos de la journaliste. "Si les propos ont été contredits par l'invité durant la séquence, ils n'ont été précisés et corrigés par l'éditeur qu'à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l'émission, sur le site internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l'antenne", écrit l'instance. Or, selon l'Arcom, "les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d'une part être immédiatement complétées voire corrigées par l'éditeur et, d'autre part, faire l'objet par la suite d'une réaction à l'antenne plus marquée". Cette séquence caractérise donc un "manquement" aux obligations "d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information", estime l'Arcom dans sa décision. Les mises en demeure de l'Arcom constituent le dernier stade avant des sanctions, qui peuvent notamment être pécuniaires.
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Les propos litigieux avaient été tenus dans l'émission "Questions politiques" diffusée le 9 novembre 2025 sur franceinfo TV et France Inter, pendant laquelle Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu. La journaliste avait accusé l'édile démocrate d'avoir appelé à "mondialiser l'Intifada", de "botter en touche" sur la condamnation du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l'agence onusienne Unrwa qui serait "accusée de collusion avec le Hamas". Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de "désinformer" le public. Saisie, l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que M. Mamdani "s'était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d'une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas". Dans sa décision d'avril publiée vendredi, l'autorité a également rappelé que l'Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de "collusion généralisée" avec le Hamas. L'Arcom a également critiqué les éditeurs -- Radio France et France Télévisions -- pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos de la journaliste. "Si les propos ont été contredits par l'invité durant la séquence, ils n'ont été précisés et corrigés par l'éditeur qu'à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l'émission, sur le site internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l'antenne", écrit l'instance. Or, selon l'Arcom, "les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d'une part être immédiatement complétées voire corrigées par l'éditeur et, d'autre part, faire l'objet par la suite d'une réaction à l'antenne plus marquée". Cette séquence caractérise donc un "manquement" aux obligations "d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information", estime l'Arcom dans sa décision. Les mises en demeure de l'Arcom constituent le dernier stade avant des sanctions, qui peuvent notamment être pécuniaires.
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