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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

05.02.2026 à 21:15

Danone élargit ses rappels de lait infantile en France et dans plusieurs pays européens

FRANCE24
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Plusieurs centaines de lots sont concernés, dont plus de 120 en Autriche et Allemagne (Aptamil et Milumil), et quasiment autant (119) en France où 19 références de laits Gallia et Blédilait sont citées par le site officiel Rappel Conso. Ces rappels font suite à la mise à jour lundi par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de ses recommandations concernant le seuil toléré de céréulide dans les préparations, une toxine pouvant provoquer diarrhées et vomissements. La céréulide, produite par certaines bactéries, a été détectée dans une huile riche en acide arachidonique produite par l'industriel chinois Cabio Biotech, fournisseur de plusieurs géants de l'agroalimentaire. "Il faut s'attendre à de nouveaux rappels" avec le nouveau seuil fixé par l'Efsa, avait souligné la direction générale de l'Alimentation (DGAL) française, écartant le risque de pénuries car les retraits restent "modestes par rapport aux volumes" fabriqués. Pas de lien direct établi Le rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles de différentes marques dans plus de 60 pays depuis la mi-décembre a déclenché une cascade de rappels similaires dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance. La taille des lots retirés peut varier d'un industriel à l'autre ou selon les commandes reçues par ces derniers. Les géants de l'agroalimentaire ne communiquent pas sur le nombre de boîtes concernées, commercialisées pour certaines dès le printemps 2025, en supermarchés, pharmacies, sur Internet ou utilisées dans certains hôpitaux et crèches. Des enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après la mort de deux nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés, mais à ce stade elles n'ont pas établi de lien direct. Cinq autres nourrissons ont pour l'heure été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par les rappels, et sont depuis tous sortis de l'hôpital, les autorités sanitaires rappelant qu'aucun lien direct n'était établi à ce stade avec cette toxine. Plainte à Paris Danone pour sa part a procédé à plusieurs rappels successifs depuis la mi-janvier. De premiers lots ont été bloqués par les autorités de Singapour le 17 janvier, ce qui avait entraîné une chute inédite du titre du groupe français à la Bourse de Paris. Le 23 janvier, le groupe français a annoncé élargir ses rappels, évoquant des retraits "sur certains marchés ciblés, d'un nombre très limité de lots spécifiques". Il n'avait pas spécifié la liste des pays concernés, indiquant que deux lots étaient rappelés en France. Deux lots supplémentaires ont été rappelés à Singapour vendredi, selon les autorités locales. "Nous souhaitons rassurer tous les parents", a déclaré le groupe jeudi. "Nos formules infantiles sont sûres. Toutes les formules pour bébés de nos marques sont produites selon des normes strictes de sécurité des aliments et font l'objet de contrôles rigoureux avant de quitter nos usines", assure-t-il. L'association de défense des consommateurs Foodwatch a porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles, accusant les fabricants de laits infantiles d'avoir tardé à rappeler leurs lots suspects, avec un délai de plus d'un mois entre la première détection de toxine et l'élargissement des rappels.

05.02.2026 à 21:13

Candidature à la présidentielle: plus de deux tiers des sympathisants RN préfèrent Bardella à Le Pen, selon un sondage

FRANCE24
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Alors que la candidature de la leader du parti d'extrême droite dépend de la décision de justice au procès en appel des assistants d'eurodéputés du Front national, attendue d'ici l'été, Jordan Bardella est plus populaire que Marine Le Pen auprès des Français interrogés (45% de bonnes opinions contre 42%) comme des sympathisants RN (72% de "très bonnes opinions" pour lui contre 60% pour elle). D'après cette étude, 40% de Français envisagent de voter pour le président du parti, soit deux points de plus que la cheffe de file des députés RN. En outre, 57% des Français sondés et 86% des sympathisants du RN interrogés estiment que l'eurodéputé est "capable d'exister politiquement sans Marine Le Pen". Sondage Odoxa-Backbone réalisé par internet du 4 au 5 février auprès de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population selon la méthode des quotas. La marge d'erreur est de + ou - 2,5 points.

05.02.2026 à 21:07

IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie

FRANCE24
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La start-up de San Francisco, fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, a le vent en poupe depuis la livraison en quelques mois d'une série d'outils qui ont impressionné les développeurs informatiques et effrayé les actionnaires d'éditeurs de logiciel. Les titres de plusieurs éditeurs ont souffert en Bourse cette semaine face aux interrogations des investisseurs sur l'avenir de leur modèle économique compte tenu des performances de l'IA générative dans la gestion des données marketing, juridiques ou commerciales. Là où OpenAI le domine très largement auprès du grand public avec ChatGPT, Anthropic jouit avec Claude d'une crédibilité supérieure auprès des codeurs ainsi que chez les entreprises privilégiant la sécurité et la fiabilité. Anthropic affirme que sa nouvelle version, Claude Opus 4.6, constitue un tournant dans la manière pour l'IA de gérer des tâches professionnelles complexes. Selon l'entreprise dirigée par la fratrie Amodei, la nouvelle mouture peut "assembler des documents réglementaires, des rapports de marché et des données internes afin de produire des analyses qui prendraient plusieurs jours à un analyste". Opus 4.6 est aussi capable de manier plusieurs outils en parallèle et de s'auto-corriger au cours d'une même tâche. Le modèle "s'approche beaucoup plus près d'un rendu final de haute qualité du premier coup que n'importe quel modèle précédent", assure le communiqué, promettant des documents, des feuilles de calcul et des diapositives nécessitant "moins d'allers-retours" d'édition définitive. Super Bowl Ce lancement s'ajoute à la commercialisation d'une trentaine d'outils ces derniers mois. Claude Code, son très populaire outil de codage, a dépassé le milliard de dollars de chiffre d'affaires six mois après son lancement public. Mais ses rentrées d'argent sont loin de compenser le coût monumental de la puissance de calcul et Anthropic, comme OpenAI, est encore très loin de la rentabilité. La rivalité entre les deux voisins de San Francisco dépasse les seules performances techniques. Anthropic s'est engagé à écarter toute publicité de son IA générative, allant jusqu'à moquer le choix d'OpenAI de tester cette source de revenus dans un spot prévu pour le Super Bowl dimanche, le plus grand événement sportif de l'année aux Etats-Unis. Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a vivement réagi, sur X, en qualifiant Anthropic de "malhonnête" et "autoritaire". "Anthropic propose un produit coûteux aux personnes riches", a-t-il accusé, défendant ChatGPT comme un produit qui met l'IA "à la portée de milliards de personnes qui ne peuvent pas payer d'abonnement". Anthropic se vante au contraire de ne compter que sur les contrats d'entreprises et les abonnements. Selon les médias américains, Anthropic prévoit une offre publique d'achat pour ses employés qui valoriserait l'entreprise à environ 350 milliards de dollars, une somme colossale pour une entreprise vieille de quatre ans, mais inférieure aux 800 milliards de dollars annoncés par OpenAI pour son prochain tour de table. La Silicon Valley et les marchés attendent fébrilement l'officialisation de leurs projets d'entrée en Bourse dans l'année.

05.02.2026 à 20:51

Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes

FRANCE24
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Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est un magnat de l'immobilier devenu l'homme des missions diplomatiques délicates. Les deux hommes s'étaient déjà fait face lors de précédents pourparlers à Oman au printemps 2025. Witkoff, de l'immobilier à la diplomatie Géant de l'immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d'émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d'"envoyé spécial pour les missions de paix", et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine. Premier fait d'armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d'avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts. M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre. Steve Witkoff en suit de près la mise en oeuvre, et s'est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu'il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu'il a jugés "productifs". M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d'un certain penchant pro-russe, et s'est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine. Originaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group où travaillent sa femme et son fils. - Araghchi, visage de l'Iran à l'étranger - Connu pour son ouverture à l'Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s'exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran. Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d'attaque étrangère, tout en assurant que son pays a "toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses". Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères. En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l'armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988). A la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales. Il parle couramment l'anglais et défend vigoureusement la position de l'Iran sur les réseaux sociaux. Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao à l'instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé. Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été 2024, l'a nommé chef de la diplomatie, avec l'objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux. Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays. La tension s'est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran, liées à son programme nucléaire. M. Araghchi a aussi récemment qualifié d'"erreur stratégique majeure" la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".

05.02.2026 à 20:47

En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein

FRANCE24
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La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 19 mars. Le 19 décembre, le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté la demande de suspension totale du site Shein en France, jugée "disproportionnée", tout en reconnaissant l'existence d'un "dommage grave à l'ordre public". L'affaire portait sur la vente, découverte à l'automne dernier, de poupées sexuelles à l'apparence de fillettes, d'armes de catégorie A et de médicaments interdits. En première instance, l'État avait déjà assoupli sa position en formulant, à titre subsidiaire, une demande visant uniquement la suspension de la marketplace, réservée aux produits des vendeurs tiers. C'est cette demande que l'État maintient désormais devant la cour d'appel. Par la voix de son avocat Renaud Le Gunehec, l'État a demandé aux juges d'ordonner à Shein de revenir à la situation qui prévalait entre début novembre et fin décembre 2025, à savoir une activité limitée à la vente de vêtements de la marque Shein, à l'exclusion de tout produit proposé par des vendeurs tiers. Début novembre, confronté à une vive polémique en France, Shein y avait suspendu de sa propre initiative les produits issus de vendeurs tiers afin de mener un audit interne. Depuis début janvier, l'entreprise a rouvert progressivement sa place de marché à des produits hors habillement. La mesure réclamée par l'Etat serait imposée pour une durée de trois mois sous le contrôle de l'Arcom, régulateur du numérique. "Pas de preuve", selon Shein L'État demande aussi à la cour d'appel d'imposer à la plateforme l'application de mesures de contrôle efficaces pour éviter la résurgence de ventes illicites de produits similaires. À titre subsidiaire, si la demande de suspension de la marketplace est rejetée, l'État a demandé le "gel" de la marketplace telle qu'elle existe actuellement en France, afin d'empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs. En première instance, le tribunal judiciaire avait contraint l'entreprise à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d'un filtre d'âge efficace. Devant la cour d'appel, l'avocat de l'Etat français a regretté de ne pas avoir reçu les résultats de l'audit de Shein. Mais le groupe fondé en Chine et basé à Singapour a toutefois présenté les travaux d'un expert "agréé par la cour", précise l'entreprise, pour observer les mesures de contrôle existantes. Shein, représenté par ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, soutient que la demande de l'État est "obsolète", comme en première instance, les produits litigieux ayant été retirés rapidement et le dommage ayant ainsi disparu. Depuis le "rétablissement" de la marketplace, "le gouvernement n'a pas été en mesure d'y trouver le moindre produit illicite", a fait valoir Kami Haeri, selon lequel il n'y a "pas de preuve d'une activité illicite". Il a soulevé les contradictions entre les demandes de l'Etat devant la cour et le discours public du ministre du Commerce Serge Papin qui, "encore ce matin" sur la chaîne télévisée TF1, "laissait flotter l'idée qu'il continuait à demander le blocage du site" dans son ensemble. Les deux avocats se sont par ailleurs émus d'une phrase "choquante" du ministre - "il faut casser la gueule aux Chinois" - prononcée le 21 janvier devant un parterre de patrons d'entreprises. Déterminé à voir jusqu'où le droit permet d'aller, le gouvernement français veut aussi le faire évoluer. Il soutient une proposition de loi pour renforcer le contrôle des importations. Une autre proposition de loi, visant à freiner l'essor de l'ultra fast-fashion sous l'angle environnemental, a été votée mais n'a pas été jugée conforme au droit européen. Le gouvernement a préparé une nouvelle mouture. Et pour lutter contre l'afflux massif de petits colis, il va instaurer une taxe de deux euros par colis dès le 1er mars. Au niveau européen, un droit de douane forfaitaire de trois euros s'y ajoutera en juillet.

05.02.2026 à 20:39

L'est de Cuba privé de courant à la suite d'une panne

FRANCE24
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Au petit matin, les provinces de Holguín, Granma, Santiago de Cuba et Guantánamo, toutes situées dans l'est de l'île, "ont été synchronisées au réseau" électrique national, a expliqué à la télévision cubaine Félix Estrada du ministère de l'Energie et des Mines. Des coupures programmées sont toutefois toujours en cours dans ces quatre provinces, malgré cette reconnexion, en raison "du déficit de capacité" de production dont souffre le pays, en dehors de cette panne, a-t-il toutefois précisé. Mercredi soir l'entreprise publique Union Eléctrica de Cuba (UNE) avait annoncé que se trouvaient "sans courant, de façon partielle la province de Holguin, et en totalité les provinces de Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo", sur les 15 que compte le pays. "A 20H54 (01H54 GMT, jeudi), une panne s'est produite dans la sous-station Holguin 220 kV, provoquant la déconnexion du réseau électrique dans la partie orientale du pays", avait précisé l'entreprise sur X. "Il n'y avait plus d'électricité depuis 05H00 de l'après-midi" mercredi en raison des délestages, avait raconté par téléphone à l'AFP Isabel, 28 ans, une habitante de Santiago de Cuba, ville de 400.000 habitants. "Comme il n'y a jamais de courant, je ne savais même pas que c'était général" dans l'est du pays, avait ajouté cette mère de famille qui n'a souhaité donner que son prénom. "Nous avons de la connexion (internet), mais tout est noir, comme toujours ici", avait-elle déploré. Cuba, sous embargo américain, souffre régulièrement depuis deux ans de coupures géantes de courant. Ce pays de 9,6 millions d'habitants a connu cinq coupures générales depuis fin 2024, certaines ayant duré plusieurs jours. La situation pourrait encore empirer après la signature par le président américain Donald Trump d'un décret disposant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. "S'effondrer" Pour justifier cette politique de pression, Washington invoque une "menace exceptionnelle" que ferait peser Cuba, île caribéenne située à seulement 150 km des côtes de la Floride, sur la sécurité nationale américaine. Dimanche, Donald Trump a assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. La veille, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, avait annoncé toutefois son intention d'envoyer de l'aide humanitaire sur l'île communiste et avait dit travailler à un moyen de continuer à lui envoyer du pétrole. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est "extrêmement préoccupé par la situation humanitaire à Cuba, qui va s'aggraver, voire s'effondrer", si les Etats-Unis continuent de menacer l'approvisionnement de l'île en pétrole, a déclaré mercredi son porte-parole Stéphane Dujarric. Les huit centrales thermoélectriques du pays, presque toutes inaugurées dans les années 1980 et 1990, tombent régulièrement en panne ou doivent être arrêtées pour de longues semaines de maintenance. Le manque fréquent de carburant contribue aussi aux fréquentes coupures. Le gouvernement cubain affirme que les sanctions américaines l'empêchent de réparer son réseau électrique, mais des économistes relèvent cependant le sous-investissement chronique de l'Etat dans ce secteur. Depuis cinq ans, Cuba connaît une profonde crise économique, avec une insuffisance de devises qui contribue à l'érosion de nombreux services de base. Outre les coupures d'électricité, les Cubains font face à une forte inflation et à des pénuries. Donald Trump, qui multiplie les menaces contre Cuba, répète que les Etats-Unis ont engagé un dialogue avec le gouvernement cubain, qui débouchera, selon lui, sur un accord. "Il y a bien eu des échanges de messages" mais pas "de dialogue à proprement parler en ce moment", a tempéré lundi le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, dans un entretien à l'AFP.

05.02.2026 à 20:27

Danone élargit ses rappels de lait infantile en France et dans plusieurs pays européens

FRANCE24
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Plusieurs centaines de lots sont concernés, dont plus de 120 en Autriche et Allemagne (Aptamil et Milumil), et quasiment autant (119) en France où 19 références de laits Gallia et Blédilait sont citées par le site officiel Rappel Conso. Ces rappels font suite à la mise à jour par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de ses recommandations concernant le seuil toléré de céréulide dans les préparations, une toxine pouvant provoquer diarrhées et vomissements. La céréulide, produite par certaines bactéries, a été détectée dans une huile riche en acide arachidonique produite par l'industriel chinois Cabio Biotech, fournisseur de plusieurs géants de l'agroalimentaire. La taille des lots peut varier d'un industriel à l'autre ou selon les commandes reçues par ces derniers. Les géants de l'agroalimentaire ne communiquent pas sur le nombre de boîtes concernées par les rappels. Le rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles de différentes marques dans une soixantaine de pays depuis la mi-décembre a déclenché une cascade de rappels similaires dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance. Danone a procédé à plusieurs rappels successifs depuis la mi-janvier. De premiers lots ont été bloqués par les autorités de Singapour le 17 janvier, ce qui avait entraîné une chute inédite du titre du groupe français à la Bourse de Paris. "Nous souhaitons rassurer tous les parents: nos formules infantiles sont sûres. Toutes les formules pour bébés de nos marques sont produites selon des normes strictes de sécurité des aliments et font l'objet de contrôles rigoureux avant de quitter nos usines", assure le groupe jeudi.

05.02.2026 à 20:14

Loi Duplomb II, les pesticides indispensables à la sécurité alimentaire des Français?

Audrey RACINE
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Le sénateur Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi pour réintroduire 2 pesticides interdits, dont l'acétamipride. Lors de sa première tentative, l'an dernier, le Conseil Constitutionnel avait censuré la réintroduction de ce néonicotinoïde estimant que le projet contraire au droit de vivre dans un environnement (...) respectueux de la santé". Mais pour le biologiste Marc-André Selosse, l'acétamipride sert de diversion pour faire passer d'autres mesures nuisibles à l'environnement.
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Le sénateur Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi pour réintroduire 2 pesticides interdits, dont l'acétamipride. Lors de sa première tentative, l'an dernier, le Conseil Constitutionnel avait censuré la réintroduction de ce néonicotinoïde estimant que le projet contraire au droit de vivre dans un environnement (...) respectueux de la santé". Mais pour le biologiste Marc-André Selosse, l'acétamipride sert de diversion pour faire passer d'autres mesures nuisibles à l'environnement.

05.02.2026 à 20:09

Syrie : quel avenir pour les Kurdes ?

Stéphanie ANTOINE
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En 3 semaines, les forces syriennes ont repris le contrôle de près de 80% des territoires aux mains des kurdes dans le nord est syrien. Dans ce contexte, le chef de la diplomatie française a entamé une tournée au Proche-Orient. La poursuite du combat contre le groupe Etat islamique est une "priorité absolue" pour Paris, a affirmé Jean-Noël Barrot à Damas. Il a appelé les autorités syriennes à appliquer pleinement l'accord conclu avec les Kurdes. 
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En 3 semaines, les forces syriennes ont repris le contrôle de près de 80% des territoires aux mains des kurdes dans le nord est syrien. Dans ce contexte, le chef de la diplomatie française a entamé une tournée au Proche-Orient. La poursuite du combat contre le groupe Etat islamique est une "priorité absolue" pour Paris, a affirmé Jean-Noël Barrot à Damas. Il a appelé les autorités syriennes à appliquer pleinement l'accord conclu avec les Kurdes. 

05.02.2026 à 20:07

L'Assemblée adopte une loi pour préparer l'avenir des barrages hydroélectriques

FRANCE24
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Le texte est soutenu par le ministre de l’Économie Roland Lescure et des députés allant des communistes aux LR. Le RN s'est abstenu et LFI a voté contre. Il devra désormais aller au Sénat. Alors que l'hydroélectricité représentait en 2024 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, des investissements indispensables pour ces ouvrages sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques. En cause, deux procédures de la Commission européenne contre la France, une de 2015 portant sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité et la seconde, de 2019, portant sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues. Le texte de Marie-Noëlle Battistel (PS) et Philippe Bolo (MoDem) prévoit ainsi de changer le régime juridique des barrages. La plupart sont actuellement exploités sous un régime de concession: les ouvrages appartiennent à l’État et l'exploitation est confiée à un opérateur. Les contrats les plus anciens arrivant progressivement à échéance, les concessions devraient normalement êtres remises en concurrence, ce que la France refuse. Un accord de principe a été trouvé avec Bruxelles : la fin des pré-contentieux contre une réforme du régime juridique français. Le texte propose dès lors de passer d'un régime de concession à celui d'"autorisation". L’État devra racheter les concessions et indemniser les exploitants, charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, pour 70 ans. Mais une autre mesure du texte divise fortement l'hémicycle : une ouverture du marché de l'hydroélectricité pour rendre l'accord compatible avec les exigences européennes de concurrence. La proposition de loi fixe ainsi un objectif d'au moins 40% des capacités hydroélectriques qui devraient être mises aux enchères, avec un volume fixé pour EDF à 6 gigawatts les dix premières années. "Vous organisez la spoliation de notre hydroélectricité", a critiqué Lionel Tivoli (RN), quand Matthias Tavel (LFI) a dénoncé un "syndrome de Stockholm du bon élève de l'UE". Plusieurs députés d'oppositions s'inquiètent ainsi de voir ressurgir un "Arenh bis", en référence à un mécanisme de régulation des prix de l'électricité nucléaire qui a pris fin en 2025 et qui imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé. M. Tavel a notamment dénoncé une réécriture dans l'hémicycle d'une partie du texte qui devait permettre à EDF de ne pas vendre à perte. "Vendre à perte, ça arrive dans la vraie vie", a répondu le ministre, estimant toutefois que le dispositif n'aurait "rien à voir avec l'Arenh". "On ne va pas forcer EDF à vendre à perte tout le temps".
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Le texte est soutenu par le ministre de l’Économie Roland Lescure et des députés allant des communistes aux LR. Le RN s'est abstenu et LFI a voté contre. Il devra désormais aller au Sénat. Alors que l'hydroélectricité représentait en 2024 la deuxième source de production électrique après le nucléaire, des investissements indispensables pour ces ouvrages sont actuellement empêchés à cause d'insécurités juridiques. En cause, deux procédures de la Commission européenne contre la France, une de 2015 portant sur la position dominante d'EDF dans l'hydroélectricité et la seconde, de 2019, portant sur l'absence de remise en concurrence des concessions échues. Le texte de Marie-Noëlle Battistel (PS) et Philippe Bolo (MoDem) prévoit ainsi de changer le régime juridique des barrages. La plupart sont actuellement exploités sous un régime de concession: les ouvrages appartiennent à l’État et l'exploitation est confiée à un opérateur. Les contrats les plus anciens arrivant progressivement à échéance, les concessions devraient normalement êtres remises en concurrence, ce que la France refuse. Un accord de principe a été trouvé avec Bruxelles : la fin des pré-contentieux contre une réforme du régime juridique français. Le texte propose dès lors de passer d'un régime de concession à celui d'"autorisation". L’État devra racheter les concessions et indemniser les exploitants, charge à eux de s'acquitter ensuite d'un droit d'occupation, pour 70 ans. Mais une autre mesure du texte divise fortement l'hémicycle : une ouverture du marché de l'hydroélectricité pour rendre l'accord compatible avec les exigences européennes de concurrence. La proposition de loi fixe ainsi un objectif d'au moins 40% des capacités hydroélectriques qui devraient être mises aux enchères, avec un volume fixé pour EDF à 6 gigawatts les dix premières années. "Vous organisez la spoliation de notre hydroélectricité", a critiqué Lionel Tivoli (RN), quand Matthias Tavel (LFI) a dénoncé un "syndrome de Stockholm du bon élève de l'UE". Plusieurs députés d'oppositions s'inquiètent ainsi de voir ressurgir un "Arenh bis", en référence à un mécanisme de régulation des prix de l'électricité nucléaire qui a pris fin en 2025 et qui imposait à EDF de vendre une partie de son électricité nucléaire à prix cassé. M. Tavel a notamment dénoncé une réécriture dans l'hémicycle d'une partie du texte qui devait permettre à EDF de ne pas vendre à perte. "Vendre à perte, ça arrive dans la vraie vie", a répondu le ministre, estimant toutefois que le dispositif n'aurait "rien à voir avec l'Arenh". "On ne va pas forcer EDF à vendre à perte tout le temps".

05.02.2026 à 19:57

Shein: en appel, l'Etat français demande la suspension de la seule marketplace et non du site total

FRANCE24
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La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 19 mars. Le 19 décembre, le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté la demande de suspension totale du site Shein en France, jugée "disproportionnée", tout en reconnaissant l'existence d'un "dommage grave à l'ordre public". L'affaire portait sur la vente de poupées sexuelles à l'apparence de fillettes, d'armes de catégorie A et de médicaments interdits. En première instance, l'État avait déjà assoupli sa position en formulant, à titre subsidiaire, une demande visant uniquement la suspension de la marketplace, réservée aux produits des vendeurs tiers. C'est cette demande que l'État maintient désormais devant la cour d'appel. Par la voix de son avocat, Renaud Le Gunehec, l'État a demandé aux juges d'ordonner à Shein de revenir à la situation qui prévalait entre début novembre et fin décembre 2025, à savoir une activité limitée à la vente de vêtements de la marque Shein, à l'exclusion de tout produit proposé par des vendeurs tiers. Début novembre, face à la polémique, Shein avait suspendu de sa propre initiative les produits issus de vendeurs tiers afin de mener un audit interne. Depuis début janvier, l'entreprise a rouvert progressivement sa place de marché à des produits hors habillement. La mesure réclamée par l'Etat serait imposée pour une durée de trois mois sous le contrôle de l'Arcom, régulateur du numérique. L'État demande aussi à la cour d'appel d'imposer à la plateforme l'application de mesures de contrôle efficaces pour éviter la résurgence de ventes illicites de produits similaires. À titre subsidiaire, si la demande de suspension de la marketplace est rejetée, l'État a demandé son "gel" telle qu'elle existe actuellement en France, afin d'empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs. Le tribunal judiciaire avait par ailleurs contraint l'entreprise à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d'un filtre d'âge efficace. Shein, représentée par ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, soutient que la demande de l'État est obsolète, comme en première instance, les produits litigieux ayant été retirés rapidement et le dommage ayant, ainsi, disparu.
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La cour d'appel de Paris rendra sa décision le 19 mars. Le 19 décembre, le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté la demande de suspension totale du site Shein en France, jugée "disproportionnée", tout en reconnaissant l'existence d'un "dommage grave à l'ordre public". L'affaire portait sur la vente de poupées sexuelles à l'apparence de fillettes, d'armes de catégorie A et de médicaments interdits. En première instance, l'État avait déjà assoupli sa position en formulant, à titre subsidiaire, une demande visant uniquement la suspension de la marketplace, réservée aux produits des vendeurs tiers. C'est cette demande que l'État maintient désormais devant la cour d'appel. Par la voix de son avocat, Renaud Le Gunehec, l'État a demandé aux juges d'ordonner à Shein de revenir à la situation qui prévalait entre début novembre et fin décembre 2025, à savoir une activité limitée à la vente de vêtements de la marque Shein, à l'exclusion de tout produit proposé par des vendeurs tiers. Début novembre, face à la polémique, Shein avait suspendu de sa propre initiative les produits issus de vendeurs tiers afin de mener un audit interne. Depuis début janvier, l'entreprise a rouvert progressivement sa place de marché à des produits hors habillement. La mesure réclamée par l'Etat serait imposée pour une durée de trois mois sous le contrôle de l'Arcom, régulateur du numérique. L'État demande aussi à la cour d'appel d'imposer à la plateforme l'application de mesures de contrôle efficaces pour éviter la résurgence de ventes illicites de produits similaires. À titre subsidiaire, si la demande de suspension de la marketplace est rejetée, l'État a demandé son "gel" telle qu'elle existe actuellement en France, afin d'empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs. Le tribunal judiciaire avait par ailleurs contraint l'entreprise à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d'un filtre d'âge efficace. Shein, représentée par ses avocats Julia Bombardier et Kami Haeri, soutient que la demande de l'État est obsolète, comme en première instance, les produits litigieux ayant été retirés rapidement et le dommage ayant, ainsi, disparu.

05.02.2026 à 19:47

Près de 250 femmes humiliées: les victimes d'un ex-haut fonctionnaire appelées à se manifester "au plus vite"

FRANCE24
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Cet ancien DRH du ministère de la Culture, qui a également officié à la Direction des affaires culturelles de la région Grand Est, a été mis en examen par deux juges d'instruction, notamment pour "administration de substance nuisible", "violences par personne chargée de mission de service public" ou "atteinte à l'intimité". Six ans après le début de cette enquête hors du commun, 248 victimes ont été recensées, dont "au moins 180" se sont constituées parties civiles, selon le parquet. Et le décompte ne semble pas s'arrêter: d'autres femmes continuent encore à se manifester régulièrement, souligne une source proche du dossier à l'AFP. Jeudi, par un communiqué inhabituel, la procureure de Paris Laure Beccuau, a appelé "toute victime non encore entendue à se signaler au plus vite auprès de l’OCRVP (l'Office central de répression des violences aux personnes, co-saisi avec les services de police judiciaire) et si elle le souhaite à se constituer partie civile". La justice espère effectuer rapidement ces auditions, avant fin mars, "afin de pouvoir procéder ensuite aux évaluations et interrogatoires supplémentaires éventuels. La clôture des investigations est attendue d’ici la fin de l’année 2026", poursuit-elle. De quoi offrir pour la première fois un horizon aux victimes, en vue d'un éventuel procès. Exaspération Cet appel répond en partie aux doléances de plusieurs victimes, qui avaient fait part fin 2025 de leur exaspération face à la durée de l'instruction. Une réunion d'information a été organisée par les juges d'instruction à l'intention de leurs avocats fin janvier, et une autre est prévue au printemps pour les victimes qui se seront constituées parties civiles. Mais le délai très bref qui a été annoncé aux victimes pour se manifester fait bondir Me Louise Beriot, l'une des avocates, et porte-parole, de la Fondation des femmes. "Ce travail d'investigation aurait dû être mené depuis six ans, nous sommes consternées ! Fixer un délai aux victimes pour arriver dans la procédure, c'est extrêmement choquant", explique celle qui défend aussi plusieurs victimes. "Notre demande principale, ce sont des expertises en bonne et due forme. Les victimes ont les mêmes droits que toutes les parties civiles dans n'importe quelle instruction", insiste-t-elle. Dans son communiqué, la procureure évoque un dispositif d'évaluation des besoins des victimes, confié à des associations. Celui-ci ne doit pas remplacer les véritables expertises judiciaires, permettant aux femmes d'être reconnues comme victimes et ensuite indemnisées, souligne l'avocate. Cette hâte soudaine, pour des femmes "qui ne sont pas auditionnées par le juge et n'ont pas accès à une expertise" judiciaire, "c'est de la victimisation secondaire pure et simple !", tempête-t-elle. "Affaire complètement folle" M. Nègre avait été démasqué en 2018. Alors en poste dans la région Grand Est, il avait été surpris en train de prendre sous la table une photo de son interlocutrice, qui avait porté plainte. Sur son ordinateur, les enquêteurs ont trouvé "un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes, au cours desquels il est apparu qu’il faisait absorber à celles-ci des produits diurétiques dans un café ou thé et attendait qu’elles soient acculées à uriner en sa présence", a rappelé la procureure de Paris, saisie du dossier à partir de la fin 2018. A l'époque, le ministre de la Culture Franck Riester avait parlé d'une "affaire complètement folle, d'un pervers". En attendant un procès, certaines victimes ont pu obtenir des indemnisations, notamment en engageant la responsabilité de l’État. Certaines, qui s'étaient rendues au ministère en pensant passer un entretien de recrutement avec M. Nègre, espéraient aussi bénéficier, dans l'enquête en cours, de la protection fonctionnelle de la rue de Valois. Elles ont essuyé, début janvier, une fin de non-recevoir au motif qu'elles n'avaient pas la qualité "d'agent public", selon un document consulté par l'AFP.
Texte intégral (663 mots)
Cet ancien DRH du ministère de la Culture, qui a également officié à la Direction des affaires culturelles de la région Grand Est, a été mis en examen par deux juges d'instruction, notamment pour "administration de substance nuisible", "violences par personne chargée de mission de service public" ou "atteinte à l'intimité". Six ans après le début de cette enquête hors du commun, 248 victimes ont été recensées, dont "au moins 180" se sont constituées parties civiles, selon le parquet. Et le décompte ne semble pas s'arrêter: d'autres femmes continuent encore à se manifester régulièrement, souligne une source proche du dossier à l'AFP. Jeudi, par un communiqué inhabituel, la procureure de Paris Laure Beccuau, a appelé "toute victime non encore entendue à se signaler au plus vite auprès de l’OCRVP (l'Office central de répression des violences aux personnes, co-saisi avec les services de police judiciaire) et si elle le souhaite à se constituer partie civile". La justice espère effectuer rapidement ces auditions, avant fin mars, "afin de pouvoir procéder ensuite aux évaluations et interrogatoires supplémentaires éventuels. La clôture des investigations est attendue d’ici la fin de l’année 2026", poursuit-elle. De quoi offrir pour la première fois un horizon aux victimes, en vue d'un éventuel procès. Exaspération Cet appel répond en partie aux doléances de plusieurs victimes, qui avaient fait part fin 2025 de leur exaspération face à la durée de l'instruction. Une réunion d'information a été organisée par les juges d'instruction à l'intention de leurs avocats fin janvier, et une autre est prévue au printemps pour les victimes qui se seront constituées parties civiles. Mais le délai très bref qui a été annoncé aux victimes pour se manifester fait bondir Me Louise Beriot, l'une des avocates, et porte-parole, de la Fondation des femmes. "Ce travail d'investigation aurait dû être mené depuis six ans, nous sommes consternées ! Fixer un délai aux victimes pour arriver dans la procédure, c'est extrêmement choquant", explique celle qui défend aussi plusieurs victimes. "Notre demande principale, ce sont des expertises en bonne et due forme. Les victimes ont les mêmes droits que toutes les parties civiles dans n'importe quelle instruction", insiste-t-elle. Dans son communiqué, la procureure évoque un dispositif d'évaluation des besoins des victimes, confié à des associations. Celui-ci ne doit pas remplacer les véritables expertises judiciaires, permettant aux femmes d'être reconnues comme victimes et ensuite indemnisées, souligne l'avocate. Cette hâte soudaine, pour des femmes "qui ne sont pas auditionnées par le juge et n'ont pas accès à une expertise" judiciaire, "c'est de la victimisation secondaire pure et simple !", tempête-t-elle. "Affaire complètement folle" M. Nègre avait été démasqué en 2018. Alors en poste dans la région Grand Est, il avait été surpris en train de prendre sous la table une photo de son interlocutrice, qui avait porté plainte. Sur son ordinateur, les enquêteurs ont trouvé "un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes, au cours desquels il est apparu qu’il faisait absorber à celles-ci des produits diurétiques dans un café ou thé et attendait qu’elles soient acculées à uriner en sa présence", a rappelé la procureure de Paris, saisie du dossier à partir de la fin 2018. A l'époque, le ministre de la Culture Franck Riester avait parlé d'une "affaire complètement folle, d'un pervers". En attendant un procès, certaines victimes ont pu obtenir des indemnisations, notamment en engageant la responsabilité de l’État. Certaines, qui s'étaient rendues au ministère en pensant passer un entretien de recrutement avec M. Nègre, espéraient aussi bénéficier, dans l'enquête en cours, de la protection fonctionnelle de la rue de Valois. Elles ont essuyé, début janvier, une fin de non-recevoir au motif qu'elles n'avaient pas la qualité "d'agent public", selon un document consulté par l'AFP.

05.02.2026 à 19:31

IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI

FRANCE24
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La start-up de San Francisco, fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, a le vent en poupe depuis la livraison en quelques mois d'une série d'outils qui ont impressionné les développeurs informatiques et effrayé les actionnaires d'éditeurs de logiciel. Les titres de plusieurs éditeurs ont souffert en Bourse cette semaine face aux interrogations des investisseurs sur l'avenir de leur modèle économique compte tenu des performances de l'IA générative dans la gestion des données marketing, juridiques ou commerciales. Là où OpenAI le domine très largement auprès du grand public avec ChatGPT, Anthropic jouit avec Claude d'une crédibilité supérieure auprès des codeurs ainsi que chez les entreprises privilégiant la sécurité et la fiabilité. Anthropic affirme que sa nouvelle version, Claude Opus 4.6, constitue un tournant dans la manière pour l'IA de gérer des tâches professionnelles complexes. Selon l'entreprise dirigée par la fratrie Amodei, la nouvelle mouture peut "assembler des documents réglementaires, des rapports de marché et des données internes afin de produire des analyses qui prendraient plusieurs jours à un analyste". Opus 4.6 est aussi capable de manier plusieurs outils en parallèle et de s'auto-corriger au cours d'une même tâche. Le modèle "s'approche beaucoup plus près d'un rendu final de haute qualité du premier coup que n'importe quel modèle précédent", assure le communiqué, promettant des documents, des feuilles de calculs et des diapositives nécessitant "moins d'allers-retours" d'édition définitive. Ce lancement s'ajoute à la commercialisation d'une trentaine d'outils ces derniers mois. Claude Code, son très populaire outil de codage, a dépassé le milliard de dollars de chiffre d'affaires six mois après son lancement public. Mais ses rentrées d'argent sont loin de compenser le coût monumental de la puissance de calcul et Anthropic, comme OpenAI, est encore très loin de la rentabilité. La rivalité entre les deux voisins de San Francisco dépasse les seules performances techniques. Anthropic s'est engagé à écarter toute publicité de son IA générative, allant jusqu'à moquer le choix d'OpenAI de tester cette source de revenus dans un spot prévu pour le Super Bowl dimanche, le plus grand événement sportif de l'année aux Etats-Unis. Anthropic se vante au contraire de ne compter que sur les contrats d'entreprises et les abonnements. Selon les médias américains, Anthropic prévoit une offre publique d'achat pour ses employés qui valoriserait l'entreprise à environ 350 milliards de dollars, une somme colossale pour une entreprise vieille de quatre ans, mais inférieure aux 800 milliards de dollars annoncés par OpenAI pour son prochain tour de table. La Silicon Valley et les marchés attendent fébrilement l'officialisation de leurs projets d'entrée en Bourse dans l'année.
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La start-up de San Francisco, fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, a le vent en poupe depuis la livraison en quelques mois d'une série d'outils qui ont impressionné les développeurs informatiques et effrayé les actionnaires d'éditeurs de logiciel. Les titres de plusieurs éditeurs ont souffert en Bourse cette semaine face aux interrogations des investisseurs sur l'avenir de leur modèle économique compte tenu des performances de l'IA générative dans la gestion des données marketing, juridiques ou commerciales. Là où OpenAI le domine très largement auprès du grand public avec ChatGPT, Anthropic jouit avec Claude d'une crédibilité supérieure auprès des codeurs ainsi que chez les entreprises privilégiant la sécurité et la fiabilité. Anthropic affirme que sa nouvelle version, Claude Opus 4.6, constitue un tournant dans la manière pour l'IA de gérer des tâches professionnelles complexes. Selon l'entreprise dirigée par la fratrie Amodei, la nouvelle mouture peut "assembler des documents réglementaires, des rapports de marché et des données internes afin de produire des analyses qui prendraient plusieurs jours à un analyste". Opus 4.6 est aussi capable de manier plusieurs outils en parallèle et de s'auto-corriger au cours d'une même tâche. Le modèle "s'approche beaucoup plus près d'un rendu final de haute qualité du premier coup que n'importe quel modèle précédent", assure le communiqué, promettant des documents, des feuilles de calculs et des diapositives nécessitant "moins d'allers-retours" d'édition définitive. Ce lancement s'ajoute à la commercialisation d'une trentaine d'outils ces derniers mois. Claude Code, son très populaire outil de codage, a dépassé le milliard de dollars de chiffre d'affaires six mois après son lancement public. Mais ses rentrées d'argent sont loin de compenser le coût monumental de la puissance de calcul et Anthropic, comme OpenAI, est encore très loin de la rentabilité. La rivalité entre les deux voisins de San Francisco dépasse les seules performances techniques. Anthropic s'est engagé à écarter toute publicité de son IA générative, allant jusqu'à moquer le choix d'OpenAI de tester cette source de revenus dans un spot prévu pour le Super Bowl dimanche, le plus grand événement sportif de l'année aux Etats-Unis. Anthropic se vante au contraire de ne compter que sur les contrats d'entreprises et les abonnements. Selon les médias américains, Anthropic prévoit une offre publique d'achat pour ses employés qui valoriserait l'entreprise à environ 350 milliards de dollars, une somme colossale pour une entreprise vieille de quatre ans, mais inférieure aux 800 milliards de dollars annoncés par OpenAI pour son prochain tour de table. La Silicon Valley et les marchés attendent fébrilement l'officialisation de leurs projets d'entrée en Bourse dans l'année.

05.02.2026 à 19:17

Emmanuel Macron dit à Sophie Adenot sa "fierté" avant son vol vers l'ISS

FRANCE24
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"C'est une occasion de dire à quel point on est fiers, fiers d'avoir une Française qui va mener cette mission formidable, fiers de continuer l'aventure spatiale à travers vous et à quel point on est enthousiastes et derrière vous", a déclaré le président de la République depuis l'Elysée, où avaient été conviés des collégiens et lycéens qui participeront à une expérience scientifique qu'elle mènera dans la Station spatiale internationale. Large sourire aux lèvres, l'astronaute, qui deviendra la deuxième Française à aller dans l'espace vingt-cinq ans après Claudie Haigneré, lui a fait part de son "excellent" moral. "Il nous reste six jours avant le décollage, ça va passer très, très vite, mais on est tous impatients", a-t-elle confié à la salle où étaient notamment présents Claudie Haigneré, Thomas Pesquet et l'astronaute de réserve Arnaud Prost. "J'ai commencé à rêver de devenir astronaute quand j'avais 8-10 ans et le chemin a été long. Il a fallu avoir de la persévérance, de la résilience aussi parce que les portes ne s'ouvrent pas de manière magique, il faut beaucoup travailler. Il faut y croire aussi", a-t-elle confié aux élèves qui prendront part avec elle à l'expérience Chloriss. Elaborée par le Centre national d'études spatiales (Cnes), elle consiste à faire germer des graines simultanément dans l'espace et sur Terre afin d'étudier l'influence de la pesanteur et de la lumière sur la croissance des plantes. Rappelant que son décollage, prévu le 11 février, coïncidera avec la journée internationale des femmes en sciences, Emmanuel Macron a jugé que Sophie Adenot, ingénieure aéronautique de formation avant d'entrer dans l'Armée de l'Air, représentait un "formidable exemple". "On a besoin de plus de jeunes filles et de plus de femmes dans les métiers scientifiques. (...) Pas d'auto-censure. Au contraire!", a-t-il lancé.
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"C'est une occasion de dire à quel point on est fiers, fiers d'avoir une Française qui va mener cette mission formidable, fiers de continuer l'aventure spatiale à travers vous et à quel point on est enthousiastes et derrière vous", a déclaré le président de la République depuis l'Elysée, où avaient été conviés des collégiens et lycéens qui participeront à une expérience scientifique qu'elle mènera dans la Station spatiale internationale. Large sourire aux lèvres, l'astronaute, qui deviendra la deuxième Française à aller dans l'espace vingt-cinq ans après Claudie Haigneré, lui a fait part de son "excellent" moral. "Il nous reste six jours avant le décollage, ça va passer très, très vite, mais on est tous impatients", a-t-elle confié à la salle où étaient notamment présents Claudie Haigneré, Thomas Pesquet et l'astronaute de réserve Arnaud Prost. "J'ai commencé à rêver de devenir astronaute quand j'avais 8-10 ans et le chemin a été long. Il a fallu avoir de la persévérance, de la résilience aussi parce que les portes ne s'ouvrent pas de manière magique, il faut beaucoup travailler. Il faut y croire aussi", a-t-elle confié aux élèves qui prendront part avec elle à l'expérience Chloriss. Elaborée par le Centre national d'études spatiales (Cnes), elle consiste à faire germer des graines simultanément dans l'espace et sur Terre afin d'étudier l'influence de la pesanteur et de la lumière sur la croissance des plantes. Rappelant que son décollage, prévu le 11 février, coïncidera avec la journée internationale des femmes en sciences, Emmanuel Macron a jugé que Sophie Adenot, ingénieure aéronautique de formation avant d'entrer dans l'Armée de l'Air, représentait un "formidable exemple". "On a besoin de plus de jeunes filles et de plus de femmes dans les métiers scientifiques. (...) Pas d'auto-censure. Au contraire!", a-t-il lancé.

05.02.2026 à 19:09

Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet

FRANCE24
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Le Tara Polar Station, une base scientifique conçue spécialement pour étudier l'Arctique, a été achevée en avril 2025 par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). "Nous sommes agréablement surpris, ce bateau est très bien né" a déclaré lors d'une visite de presse le directeur général de la fondation Tara, Romain Troublé, pour qui "les tests ont été très bons". Le navire, conçu pour être piégé dans la banquise, est revenu le 29 janvier au port de Cherbourg pour quelques améliorations après huit mois de tests. Ce voyage inaugural s'est déroulé en trois phases: près de l'archipel norvégien du Svalbard, en Islande, Norvège et Danemark puis deux mois d'hiver dans le golfe de Finlande. Le laboratoire flottant entamera sa première mission en juillet 2026 pour aller dériver, prisonnier des glaces, dans la banquise du pôle Nord pendant quatorze mois à une vitesse moyenne de 10 km par jour. Dix expéditions du même type sont prévues entre 2026 et 2045. Le navire embarquera 12 personnes en hiver et 18 en été, dont six membres d'équipage et des scientifiques d'un consortium de 40 instituts venant de 15 pays différents. Ce projet doit "décrire les écosystèmes et leur dynamique, inventer des outils, fournir des données" sur l'océan Arctique, selon M. Troublé, un territoire "sentinelle" où le changement climatique évolue "trois à quatre fois" plus vite qu'ailleurs. Les trois millions d'euros de fonctionnement annuel sont financés par des entreprises et des donateurs particuliers, a dit Romain Troublé. Le chantier CMN a fait face à des "injonctions contradictoires" pour construire ce navire, entre le respect du règlement maritime, le confort des occupants et la praticité pour la recherche scientifique, a expliqué Ludovic Marie, chef de projet aux chantiers CMN. "La nuit polaire c'est la tempête, du moins 40°C, ça caille" a reconnu Carole Pire, pompière, intendante, matelot et seule cuisinière à bord, qui sera également de la mission de juillet. Vivre sur ce bateau est "incroyable" s'est-elle réjouie devant la fenêtre de son poste de travail, "ma vue est pile dans l'axe du navire, une vue de 'ouf'".
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Le Tara Polar Station, une base scientifique conçue spécialement pour étudier l'Arctique, a été achevée en avril 2025 par les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). "Nous sommes agréablement surpris, ce bateau est très bien né" a déclaré lors d'une visite de presse le directeur général de la fondation Tara, Romain Troublé, pour qui "les tests ont été très bons". Le navire, conçu pour être piégé dans la banquise, est revenu le 29 janvier au port de Cherbourg pour quelques améliorations après huit mois de tests. Ce voyage inaugural s'est déroulé en trois phases: près de l'archipel norvégien du Svalbard, en Islande, Norvège et Danemark puis deux mois d'hiver dans le golfe de Finlande. Le laboratoire flottant entamera sa première mission en juillet 2026 pour aller dériver, prisonnier des glaces, dans la banquise du pôle Nord pendant quatorze mois à une vitesse moyenne de 10 km par jour. Dix expéditions du même type sont prévues entre 2026 et 2045. Le navire embarquera 12 personnes en hiver et 18 en été, dont six membres d'équipage et des scientifiques d'un consortium de 40 instituts venant de 15 pays différents. Ce projet doit "décrire les écosystèmes et leur dynamique, inventer des outils, fournir des données" sur l'océan Arctique, selon M. Troublé, un territoire "sentinelle" où le changement climatique évolue "trois à quatre fois" plus vite qu'ailleurs. Les trois millions d'euros de fonctionnement annuel sont financés par des entreprises et des donateurs particuliers, a dit Romain Troublé. Le chantier CMN a fait face à des "injonctions contradictoires" pour construire ce navire, entre le respect du règlement maritime, le confort des occupants et la praticité pour la recherche scientifique, a expliqué Ludovic Marie, chef de projet aux chantiers CMN. "La nuit polaire c'est la tempête, du moins 40°C, ça caille" a reconnu Carole Pire, pompière, intendante, matelot et seule cuisinière à bord, qui sera également de la mission de juillet. Vivre sur ce bateau est "incroyable" s'est-elle réjouie devant la fenêtre de son poste de travail, "ma vue est pile dans l'axe du navire, une vue de 'ouf'".
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