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11.04.2026 à 11:00

"Quel périple !" : Les quatre astronautes d'Artemis II sont de retour sur la Terre

FRANCE24
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Ils ont retrouvé la planète bleue, dans l'Océan Pacifique. Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis 2 ont amerri au large de la Californie, il y a quelques heures. Un retour sur Terre sans accroc, alors que c'est le moment le plus dangereux du voyage. Ils nous ont ramené des images fantastiques de la Lune. Récit de Lou Kisiela et Caitlin Brown.
Ils ont retrouvé la planète bleue, dans l'Océan Pacifique. Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis 2 ont amerri au large de la Californie, il y a quelques heures. Un retour sur Terre sans accroc, alors que c'est le moment le plus dangereux du voyage. Ils nous ont ramené des images fantastiques de la Lune. Récit de Lou Kisiela et Caitlin Brown.

11.04.2026 à 10:54

Comment un navire russe sous sanctions a livré des armes au Mali le 21 mars

Quang PHAM
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Des dizaines de véhicules militaires transportés depuis la Russie ont été livrés au Mali en passant par le port de Conakry en Guinée fin mars. Ils ont été acheminés par un navire cargo russe sous sanctions.
Des dizaines de véhicules militaires transportés depuis la Russie ont été livrés au Mali en passant par le port de Conakry en Guinée fin mars. Ils ont été acheminés par un navire cargo russe sous sanctions.

11.04.2026 à 10:51

A Lima, les chauffeurs de bus sous la menace à la veille de la présidentielle

FRANCE24
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Dans le district populaire de San Juan de Lurigancho, l'un des plus touchés par la criminalité, Zacarias Lopez, 58 ans, entame dès l'aube sa journée de travail au volant de son bus aux sièges usés. Pendant plus de quinze heures, il sillonne les rues de ce quartier tentaculaire qui s'étend jusqu'aux collines arides de l'est de la capitale péruvienne, entre façades de briques, poussière et affiches de campagne. Interrogé sur les promesses de fermeté des 35 candidats en lice pour le scrutin de dimanche, ce père de cinq enfants ne cache pas sa lassitude. "Ils promettent mais ne tiennent jamais parole", lâche-t-il. "Certains jouent avec nos sentiments et pendant ce temps, on continue de nous tirer dessus", ajoute-t-il, confiant redouter chaque jour "de ne pas rentrer vivant à la maison". Le Pérou traverse une crise sécuritaire sans précédant. Entre 2018 et 2025, les homicides ont plus que doublé (2.600 par an), tandis que les plaintes pour extorsion ont été multipliées par plus de huit, une escalade qui coïncide avec l'implantation de groupes criminels transnationaux rivalisant avec les gangs locaux. Tueurs à gage Dans ce pays de 34 millions d'habitants, où près de 70% des actifs exercent une activité informelle, selon des données officielles, la précarité économique favorise le recrutement de jeunes par ces groupes criminels. Les chauffeurs de bus figurent parmi les professions les plus exposées à l'extorsion. Les compagnies qui refusent de payer font l'objet de représailles: des tueurs à gage sont envoyés pour viser les conducteurs, souvent la nuit, parfois devant les passagers. En 2025, au moins 75 chauffeurs ont été tués, principalement à Lima, selon la police. L'extorsion touche aussi les écoles privées, les petits commerces et les groupes musicaux. Face à cette insécurité, les entreprises de transport renforcent leurs dispositifs: boutons de panique reliés à la police, caméras de géolocalisation et présence d'agents, en uniforme ou en civil. Dans un des dépôts de la compagnie Santa Catalina, un centre de vidéosurveillance inauguré mercredi permet de suivre en temps réel les déplacements des bus, progressivement équipés de boutons de panique placés près du poste de conduite, un dispositif jugé imparfait par certains chauffeurs. "Si le délinquant arrive par derrière la portière, je n'aurai même pas le temps d'appuyer", relève Zacarias Lopez, tout en encaissant les deux soles (0,60 USD) du ticket de passagers montant à bord. "Promesses non tenues" Malgré ces dispositifs, l'inquiétude persiste également parmi les passagers. "Il n'y a pas de sécurité, nulle part", soupire Maruja Castillo, 70  ans, à bord du bus conduit par Zacarias Lopez. Au dépôt de Santa Catalina, une banderole à l'effigie d'un chauffeur assassiné en mars, encadrée de rubans noirs, rappelle la gravité de la situation. Malgré les "promesses non tenues, nous ne perdons pas espoir qu'un nouveau gouvernement améliore la sécurité", affirme Eiffel Calla, 38 ans, chef de la sécurité. Les attaques répétées ont poussé de nombreux conducteurs à quitter la compagnie, qui tente de recruter via des annonces apposées sur ses bus. Elle affirme avoir été extorquée ces derniers mois par six organisations criminelles. La majorité des candidats à la présidentielle promet de reprendre le contrôle, évoquant des récompenses financières pour les policiers, le rétablissement de la peine de mort ou l'envoi de criminels dans des prisons isolées au cœur de la jungle. "Tous les candidats vont dire ce que le peuple veut entendre", lâche Victoria Pérez, 49 ans. "Mais de là à ce qu'ils tiennent parole (...) c'est une autre histoire", ajoute cette passagère, qui dit ne pas savoir encore pour qui elle votera, comme 16% des électeurs selon Ipsos.
Texte intégral (633 mots)
Dans le district populaire de San Juan de Lurigancho, l'un des plus touchés par la criminalité, Zacarias Lopez, 58 ans, entame dès l'aube sa journée de travail au volant de son bus aux sièges usés. Pendant plus de quinze heures, il sillonne les rues de ce quartier tentaculaire qui s'étend jusqu'aux collines arides de l'est de la capitale péruvienne, entre façades de briques, poussière et affiches de campagne. Interrogé sur les promesses de fermeté des 35 candidats en lice pour le scrutin de dimanche, ce père de cinq enfants ne cache pas sa lassitude. "Ils promettent mais ne tiennent jamais parole", lâche-t-il. "Certains jouent avec nos sentiments et pendant ce temps, on continue de nous tirer dessus", ajoute-t-il, confiant redouter chaque jour "de ne pas rentrer vivant à la maison". Le Pérou traverse une crise sécuritaire sans précédant. Entre 2018 et 2025, les homicides ont plus que doublé (2.600 par an), tandis que les plaintes pour extorsion ont été multipliées par plus de huit, une escalade qui coïncide avec l'implantation de groupes criminels transnationaux rivalisant avec les gangs locaux. Tueurs à gage Dans ce pays de 34 millions d'habitants, où près de 70% des actifs exercent une activité informelle, selon des données officielles, la précarité économique favorise le recrutement de jeunes par ces groupes criminels. Les chauffeurs de bus figurent parmi les professions les plus exposées à l'extorsion. Les compagnies qui refusent de payer font l'objet de représailles: des tueurs à gage sont envoyés pour viser les conducteurs, souvent la nuit, parfois devant les passagers. En 2025, au moins 75 chauffeurs ont été tués, principalement à Lima, selon la police. L'extorsion touche aussi les écoles privées, les petits commerces et les groupes musicaux. Face à cette insécurité, les entreprises de transport renforcent leurs dispositifs: boutons de panique reliés à la police, caméras de géolocalisation et présence d'agents, en uniforme ou en civil. Dans un des dépôts de la compagnie Santa Catalina, un centre de vidéosurveillance inauguré mercredi permet de suivre en temps réel les déplacements des bus, progressivement équipés de boutons de panique placés près du poste de conduite, un dispositif jugé imparfait par certains chauffeurs. "Si le délinquant arrive par derrière la portière, je n'aurai même pas le temps d'appuyer", relève Zacarias Lopez, tout en encaissant les deux soles (0,60 USD) du ticket de passagers montant à bord. "Promesses non tenues" Malgré ces dispositifs, l'inquiétude persiste également parmi les passagers. "Il n'y a pas de sécurité, nulle part", soupire Maruja Castillo, 70  ans, à bord du bus conduit par Zacarias Lopez. Au dépôt de Santa Catalina, une banderole à l'effigie d'un chauffeur assassiné en mars, encadrée de rubans noirs, rappelle la gravité de la situation. Malgré les "promesses non tenues, nous ne perdons pas espoir qu'un nouveau gouvernement améliore la sécurité", affirme Eiffel Calla, 38 ans, chef de la sécurité. Les attaques répétées ont poussé de nombreux conducteurs à quitter la compagnie, qui tente de recruter via des annonces apposées sur ses bus. Elle affirme avoir été extorquée ces derniers mois par six organisations criminelles. La majorité des candidats à la présidentielle promet de reprendre le contrôle, évoquant des récompenses financières pour les policiers, le rétablissement de la peine de mort ou l'envoi de criminels dans des prisons isolées au cœur de la jungle. "Tous les candidats vont dire ce que le peuple veut entendre", lâche Victoria Pérez, 49 ans. "Mais de là à ce qu'ils tiennent parole (...) c'est une autre histoire", ajoute cette passagère, qui dit ne pas savoir encore pour qui elle votera, comme 16% des électeurs selon Ipsos.

11.04.2026 à 10:41

Comment Donald Trump a-t-il décidé d'entrer en guerre en Iran ? Enquête exclusive du New York Times

FRANCE24
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Dans une enquête exclusive, le New York Times raconte les coulisses de la décision de Donald Trump de lancer la guerre en Iran, poussée par Benjamin Netanyahu. Bruno Daroux nous présente les révélations surprenantes du journal américain.
Texte intégral (633 mots)
Dans une enquête exclusive, le New York Times raconte les coulisses de la décision de Donald Trump de lancer la guerre en Iran, poussée par Benjamin Netanyahu. Bruno Daroux nous présente les révélations surprenantes du journal américain.

11.04.2026 à 10:33

Montez à bord d'un navire militaire français avec la Mission Jeanne d'Arc 2026

FRANCE24
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C'est le jour du grand départ pour la mission Jeanne d'Arc 2026. La veille, cette mission rassemblant les plus gros bâtiments de la marine française ont fait escale au Cap, en Afrique du Sud. Habituellement utilisés à des fins de formation, la mission est cette année un peu différente. Reportage de Caroline Dumay et Stefan Carstens, qui sont montés à bord et nous expliquent ce qui change.
Texte intégral (633 mots)
C'est le jour du grand départ pour la mission Jeanne d'Arc 2026. La veille, cette mission rassemblant les plus gros bâtiments de la marine française ont fait escale au Cap, en Afrique du Sud. Habituellement utilisés à des fins de formation, la mission est cette année un peu différente. Reportage de Caroline Dumay et Stefan Carstens, qui sont montés à bord et nous expliquent ce qui change.

11.04.2026 à 10:13

Faut-il "arrêter d'embaucher des humains"? La Silicon Valley face à la révolution du travail avec l'IA

FRANCE24
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"Stop hiring humans" (arrêtez d'embaucher des humains), proclame la publicité d'un exposant dès l'entrée de HumanX, une conférence de quatre jours réunissant environ 6.500 investisseurs, entrepreneurs et cadres dirigeants de la tech. Sur la scène principale, May Habib, patronne de la plateforme d'IA Writer, l'assure au public: les directions des plus grandes entreprises américaines "sont en pleine crise de panique collective" sur ce sujet. Pourtant, l'invocation de l'IA pour justifier de récentes vagues de licenciements retentissantes est vue par la plupart des intervenants comme un faux prétexte. De l'"AI washing", disait en février le patron d'OpenAI Sam Altman. D'un panel à l'autre, investisseurs, patrons de PME et fondateurs de startups convergent sur le constat: l'IA va transformer "chaque entreprise, chaque emploi, chaque façon de travailler", a résumé Matt Garman, directeur général du géant de l'informatique en ligne Amazon Web Services (AWS). Aux tables rondes, on éviter de parler de destructions d'emplois. L'IA "n'est qu'un outil" et l'adaptation est le maître mot. Mais c'est sur ses contours que le débat commence. Il y a deux ans, Jensen Huang, le patron de Nvidia, avait fait sensation en affirmant que "personne ne devrait plus avoir à programmer", l'IA allant le faire bien plus vite et mieux. "Je vois ça comme l'un des pires conseils de carrière jamais donné", a rétorqué mardi Andrew Ng, fondateur de la plateforme de formation DeepLearning.AI et voix très écoutée de la Silicon Valley. Selon lui, coder n'est pas une compétence obsolète et l'IA l'a démocratisé. "N'écrivez pas du code à la main, demandez à l'IA de le faire et vous serez plus puissant", conseille-t-il. Mais moins nombreux aussi: là où il confiait ses projets à quinze ingénieurs, deux suffisent désormais. Un leitmotiv s'est aussi installé dans la Silicon Valley: les "soft skills", autrement dit les qualités humaines et le savoir-être, vont prendre plus de valeur que jamais. "Ce qui va distinguer un employé, ce sont les compétences humaines: esprit critique, communication, travail en équipe", résume Greg Hart, le PDG de la plateforme de formation Coursera, qui a vu l'audience de ses formations à la pensée critique tripler en un an. Avoir du jugement Daniela Amodei, co-fondatrice d'Anthropic, l'avait déjà dit en février: "ce qui nous rend humains va devenir beaucoup plus important. Chez Anthropic, nous recrutons des gens qui communiquent bien, qui ont de l'empathie, qui sont curieux". Florian Douetteau, PDG de Dataiku, entreprise française spécialisée dans l'IA pour grandes entreprises, abonde: la vraie valeur ajoutée de l'humain, dit-il à l'AFP, c'est "cette capacité d'avoir du jugement: de s'asseoir avec un crayon et de synthétiser, de dire 'je pense que...'". Il décrit un monde où l'agent IA travaille la nuit, voit son humain réviser les résultats le matin, puis reprendre en autonomie pendant la pause déjeuner. Mais l'entrepreneur s'inquiète : "on va avoir une génération de gens qui n'auront jamais écrit un truc de bout en bout de leur vie. C'est assez flippant." Les conseils de l'industrie risquent toutefois de sonner creux pour une génération qui peine à décrocher son premier emploi. L'IA a automatisé en premier des tâches qui leur servaient d'apprentissage. Et les recrutements de profils avec moins d'un an d'expérience ont chuté de 50% entre 2019 et 2024 chez les grands de la tech américaine, selon une étude du fonds SignalFire. Aucune génération n'est à l'abri et "nous devrions nous préparer à la perte d'emplois dans de nombreuses catégories", a averti l'ancien vice-président américain Al Gore. Seule voix vraiment discordante, il a plaidé pour un plan d'action pour cartographier les emplois menacés et préparer les reconversions. Pour ne pas répéter les erreurs de la désindustrialisation lors de la mondialisation des années 2000. Mais, a-t-il déploré, "peut-être qu'on évite d'en parler parce que ça risque de ralentir l'enthousiasme pour la technologie".
Texte intégral (680 mots)
"Stop hiring humans" (arrêtez d'embaucher des humains), proclame la publicité d'un exposant dès l'entrée de HumanX, une conférence de quatre jours réunissant environ 6.500 investisseurs, entrepreneurs et cadres dirigeants de la tech. Sur la scène principale, May Habib, patronne de la plateforme d'IA Writer, l'assure au public: les directions des plus grandes entreprises américaines "sont en pleine crise de panique collective" sur ce sujet. Pourtant, l'invocation de l'IA pour justifier de récentes vagues de licenciements retentissantes est vue par la plupart des intervenants comme un faux prétexte. De l'"AI washing", disait en février le patron d'OpenAI Sam Altman. D'un panel à l'autre, investisseurs, patrons de PME et fondateurs de startups convergent sur le constat: l'IA va transformer "chaque entreprise, chaque emploi, chaque façon de travailler", a résumé Matt Garman, directeur général du géant de l'informatique en ligne Amazon Web Services (AWS). Aux tables rondes, on éviter de parler de destructions d'emplois. L'IA "n'est qu'un outil" et l'adaptation est le maître mot. Mais c'est sur ses contours que le débat commence. Il y a deux ans, Jensen Huang, le patron de Nvidia, avait fait sensation en affirmant que "personne ne devrait plus avoir à programmer", l'IA allant le faire bien plus vite et mieux. "Je vois ça comme l'un des pires conseils de carrière jamais donné", a rétorqué mardi Andrew Ng, fondateur de la plateforme de formation DeepLearning.AI et voix très écoutée de la Silicon Valley. Selon lui, coder n'est pas une compétence obsolète et l'IA l'a démocratisé. "N'écrivez pas du code à la main, demandez à l'IA de le faire et vous serez plus puissant", conseille-t-il. Mais moins nombreux aussi: là où il confiait ses projets à quinze ingénieurs, deux suffisent désormais. Un leitmotiv s'est aussi installé dans la Silicon Valley: les "soft skills", autrement dit les qualités humaines et le savoir-être, vont prendre plus de valeur que jamais. "Ce qui va distinguer un employé, ce sont les compétences humaines: esprit critique, communication, travail en équipe", résume Greg Hart, le PDG de la plateforme de formation Coursera, qui a vu l'audience de ses formations à la pensée critique tripler en un an. Avoir du jugement Daniela Amodei, co-fondatrice d'Anthropic, l'avait déjà dit en février: "ce qui nous rend humains va devenir beaucoup plus important. Chez Anthropic, nous recrutons des gens qui communiquent bien, qui ont de l'empathie, qui sont curieux". Florian Douetteau, PDG de Dataiku, entreprise française spécialisée dans l'IA pour grandes entreprises, abonde: la vraie valeur ajoutée de l'humain, dit-il à l'AFP, c'est "cette capacité d'avoir du jugement: de s'asseoir avec un crayon et de synthétiser, de dire 'je pense que...'". Il décrit un monde où l'agent IA travaille la nuit, voit son humain réviser les résultats le matin, puis reprendre en autonomie pendant la pause déjeuner. Mais l'entrepreneur s'inquiète : "on va avoir une génération de gens qui n'auront jamais écrit un truc de bout en bout de leur vie. C'est assez flippant." Les conseils de l'industrie risquent toutefois de sonner creux pour une génération qui peine à décrocher son premier emploi. L'IA a automatisé en premier des tâches qui leur servaient d'apprentissage. Et les recrutements de profils avec moins d'un an d'expérience ont chuté de 50% entre 2019 et 2024 chez les grands de la tech américaine, selon une étude du fonds SignalFire. Aucune génération n'est à l'abri et "nous devrions nous préparer à la perte d'emplois dans de nombreuses catégories", a averti l'ancien vice-président américain Al Gore. Seule voix vraiment discordante, il a plaidé pour un plan d'action pour cartographier les emplois menacés et préparer les reconversions. Pour ne pas répéter les erreurs de la désindustrialisation lors de la mondialisation des années 2000. Mais, a-t-il déploré, "peut-être qu'on évite d'en parler parce que ça risque de ralentir l'enthousiasme pour la technologie".

11.04.2026 à 10:11

Non, le curaçao bleu n'est pas bleu

FRANCE24
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La boisson, un triple sec à base d'écorce d'orange, est bien fabriquée à Curaçao, île néerlandaise, plus petit pays (185.000 habitants) à s'être qualifié pour la Coupe du Monde de football en juin. "La plupart des gens la connaissent sous le nom de curaçao bleu, mais la liqueur originale de Curaçao n'a jamais été bleue. Elle était transparente. C'est pourquoi on ne l'a jamais appelée curaçao bleu. Mais nous avons une version bleue qui inspire le reste du monde", explique Genesis Riley, 39 ans, guide à la distillerie Senior, fabricant le curaçao de l'île. "Le bleu est le plus connu, parce que c'est la couleur qui représente la mer des Caraïbes qui nous entoure. C'est devenu extrêmement populaire dans toute la région, puis c'est arrivé en Europe", explique-t-elle, soulignant que, comme la boisson est le nom d'un pays, il n'a pas été possible de la patenter. D'où l'existence de multiples curaçaos fabriqués ailleurs par de nombreuses marques dans le monde avec la même couleur bleue. La boisson a été popularisée dans les années 1960 notamment par le film "Blue Hawaii" (1961) avec le chanteur Elvis Presley, une des plus grandes stars de l'époque. Fondée en 1896, l'entreprise Senior commercialise avec le même goût sa boisson en quatre autres couleurs (transparent, rouge, vert, jaune)... mais sans le même succès. Le curaçao de Curaçao est fabriqué à partir d'écorces d'orange Laraha, qui n'existe que sur l'île. La Laraha est le fruit de la mutation pendant des siècles d'oranges emmenées de Valence par les colons espagnols. En raison du peu d'eau et du sel, celle-ci s'est transformée pour devenir immangeable et n'est cultivée que pour la boisson. Au terme de la visite de la distillerie, Jasmin Chicas, 23 ans, touriste canadienne travaillant dans la petite enfance, a opté pour un "Blue Daquiri": "J'aime la couleur. C'est ça qui m'a attirée, ça m'inspire l'océan, parce que les plages sont super belles ici", dit-elle, +buvant+ ses vacances.
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La boisson, un triple sec à base d'écorce d'orange, est bien fabriquée à Curaçao, île néerlandaise, plus petit pays (185.000 habitants) à s'être qualifié pour la Coupe du Monde de football en juin. "La plupart des gens la connaissent sous le nom de curaçao bleu, mais la liqueur originale de Curaçao n'a jamais été bleue. Elle était transparente. C'est pourquoi on ne l'a jamais appelée curaçao bleu. Mais nous avons une version bleue qui inspire le reste du monde", explique Genesis Riley, 39 ans, guide à la distillerie Senior, fabricant le curaçao de l'île. "Le bleu est le plus connu, parce que c'est la couleur qui représente la mer des Caraïbes qui nous entoure. C'est devenu extrêmement populaire dans toute la région, puis c'est arrivé en Europe", explique-t-elle, soulignant que, comme la boisson est le nom d'un pays, il n'a pas été possible de la patenter. D'où l'existence de multiples curaçaos fabriqués ailleurs par de nombreuses marques dans le monde avec la même couleur bleue. La boisson a été popularisée dans les années 1960 notamment par le film "Blue Hawaii" (1961) avec le chanteur Elvis Presley, une des plus grandes stars de l'époque. Fondée en 1896, l'entreprise Senior commercialise avec le même goût sa boisson en quatre autres couleurs (transparent, rouge, vert, jaune)... mais sans le même succès. Le curaçao de Curaçao est fabriqué à partir d'écorces d'orange Laraha, qui n'existe que sur l'île. La Laraha est le fruit de la mutation pendant des siècles d'oranges emmenées de Valence par les colons espagnols. En raison du peu d'eau et du sel, celle-ci s'est transformée pour devenir immangeable et n'est cultivée que pour la boisson. Au terme de la visite de la distillerie, Jasmin Chicas, 23 ans, touriste canadienne travaillant dans la petite enfance, a opté pour un "Blue Daquiri": "J'aime la couleur. C'est ça qui m'a attirée, ça m'inspire l'océan, parce que les plages sont super belles ici", dit-elle, +buvant+ ses vacances.

11.04.2026 à 09:55

Femmes pompiers: d'un combat pionnier à une place assumée

FRANCE24
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"Ce jour‑là, j'ai ouvert la voie à tout le monde ", se souvient Françoise Mabille. En 1974, à tout juste 24 ans, la Normande mène un " combat " pour intégrer la caserne de Barentin (Seine-Maritime). Soutenue par les pouvoirs locaux, elle devient la première femme de France à enfiler le cuir dans un centre de secours. Pionnière malgré elle, Françoise Mabille bouscule ainsi les interdits deux ans avant le décret de 1976 qui autorise officiellement les femmes à devenir sapeurs‑pompiers. Celle qui a terminé sa carrière en 2011 comme adjudante explique à l'AFP n'avoir jamais côtoyé beaucoup de femmes : "J'ai été toute seule pendant 20 ans, puis d'autres sont arrivées, comme Carine, Peggy... Quand je suis partie, on devait être 5 % de femmes". A l'échelle nationale, elles représentaient 23% des effectifs chez les pompiers civils en 2024 (contre 6% en 2003). Mais leur proportion chute dans les postes à responsabilité. "C'est un milieu encore masculin, il peut y avoir des appréhensions", explique Apolline Detruiseux, 28 ans, devenue en 2019 capitaine chez les sapeurs-pompiers volontaires de la Marne. Comme elle, un officier sur 10 (11%) chez les pompiers volontaires est une femme – un taux qui descend à 6% chez les professionnels. - "Trop dur pour moi" - À Paris, où les pompiers bénéficient, comme à Marseille, d'un statut militaire particulier, les femmes sont encore plus minoritaires (4%), malgré leur autorisation à servir dans les casernes depuis 2002. A l'école des sapeurs-pompiers de la capitale, Mathilde, 25 ans, le reconnaît: "Il n'y a pas si longtemps que ça, je pensais que la brigade, c'était impossible, que c'était trop dur pour moi". Entrée en formation il y a trois mois sur le site de Valenton (Val‑de‑Marne), la jeune femme, silhouette d'un peu plus d'1,60 m, enchaîne pourtant avec dextérité les exercices, sous le regard de ses supérieurs et de 13 camarades — tous des hommes. "On peut apporter exactement la même chose qu'eux", assure la future sapeur-pompier, qui fait partie des huit "féminines " (sur un total de 80 personnes) accueillies en janvier au centre de formation. "Je n'ai pas envie de dire qu'une femme a plus de mérite - elle en a autant" qu'un homme, poursuit-elle. "C'est bien qu'on puisse se rendre compte qu'il y en a des femmes ici, ça devrait être la normalité". Leur présence n'étonne plus les nouvelles recrues. "C'est normal", assure l'un des camarades de Mathilde à l'AFP. "Ça ne me surprend pas du tout de la voir ici", abonde un autre. "Une évidence" Comme dans d'autres bastions historiquement masculins, l'intégration des femmes reste un défi. "A l'époque il n'y avait pas de locaux pour les femmes, j'avais un placard parmi les hommes", se rappelle Françoise Mabille, aujourd'hui âgée de 76 ans. "On me prêtait des affaires, je choisissais simplement la personne qui me ressemblait physiquement". Vestiaires, sanitaires et dortoirs dédiés, équipements adaptés à leur morphologie depuis 2020... Ces dernières années, les centres de secours ont entamé leur transformation. À Paris et dans les départements limitrophes, l'ensemble des 71 casernes sont aujourd'hui en mesure d'accueillir des femmes sapeurs-pompiers, selon la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. En régions, la situation est " globalement" comparable, d'après la Fédération nationale des sapeurs‑pompiers de France. Autre signe de changement, depuis la loi Matras de 2021, chaque Service départemental d'incendie et de secours doit désigner un référent "mixité et lutte contre les discriminations", chargé notamment de recueillir les signalements de harcèlement. Mais au‑delà des dispositifs, l'essentiel reste de faire évoluer les mentalités face au sexisme ordinaire "au sein de la profession comme auprès de la population", selon Apolline Detruiseux. "Pour que la présence des femmes devienne enfin une évidence."
Texte intégral (624 mots)
"Ce jour‑là, j'ai ouvert la voie à tout le monde ", se souvient Françoise Mabille. En 1974, à tout juste 24 ans, la Normande mène un " combat " pour intégrer la caserne de Barentin (Seine-Maritime). Soutenue par les pouvoirs locaux, elle devient la première femme de France à enfiler le cuir dans un centre de secours. Pionnière malgré elle, Françoise Mabille bouscule ainsi les interdits deux ans avant le décret de 1976 qui autorise officiellement les femmes à devenir sapeurs‑pompiers. Celle qui a terminé sa carrière en 2011 comme adjudante explique à l'AFP n'avoir jamais côtoyé beaucoup de femmes : "J'ai été toute seule pendant 20 ans, puis d'autres sont arrivées, comme Carine, Peggy... Quand je suis partie, on devait être 5 % de femmes". A l'échelle nationale, elles représentaient 23% des effectifs chez les pompiers civils en 2024 (contre 6% en 2003). Mais leur proportion chute dans les postes à responsabilité. "C'est un milieu encore masculin, il peut y avoir des appréhensions", explique Apolline Detruiseux, 28 ans, devenue en 2019 capitaine chez les sapeurs-pompiers volontaires de la Marne. Comme elle, un officier sur 10 (11%) chez les pompiers volontaires est une femme – un taux qui descend à 6% chez les professionnels. - "Trop dur pour moi" - À Paris, où les pompiers bénéficient, comme à Marseille, d'un statut militaire particulier, les femmes sont encore plus minoritaires (4%), malgré leur autorisation à servir dans les casernes depuis 2002. A l'école des sapeurs-pompiers de la capitale, Mathilde, 25 ans, le reconnaît: "Il n'y a pas si longtemps que ça, je pensais que la brigade, c'était impossible, que c'était trop dur pour moi". Entrée en formation il y a trois mois sur le site de Valenton (Val‑de‑Marne), la jeune femme, silhouette d'un peu plus d'1,60 m, enchaîne pourtant avec dextérité les exercices, sous le regard de ses supérieurs et de 13 camarades — tous des hommes. "On peut apporter exactement la même chose qu'eux", assure la future sapeur-pompier, qui fait partie des huit "féminines " (sur un total de 80 personnes) accueillies en janvier au centre de formation. "Je n'ai pas envie de dire qu'une femme a plus de mérite - elle en a autant" qu'un homme, poursuit-elle. "C'est bien qu'on puisse se rendre compte qu'il y en a des femmes ici, ça devrait être la normalité". Leur présence n'étonne plus les nouvelles recrues. "C'est normal", assure l'un des camarades de Mathilde à l'AFP. "Ça ne me surprend pas du tout de la voir ici", abonde un autre. "Une évidence" Comme dans d'autres bastions historiquement masculins, l'intégration des femmes reste un défi. "A l'époque il n'y avait pas de locaux pour les femmes, j'avais un placard parmi les hommes", se rappelle Françoise Mabille, aujourd'hui âgée de 76 ans. "On me prêtait des affaires, je choisissais simplement la personne qui me ressemblait physiquement". Vestiaires, sanitaires et dortoirs dédiés, équipements adaptés à leur morphologie depuis 2020... Ces dernières années, les centres de secours ont entamé leur transformation. À Paris et dans les départements limitrophes, l'ensemble des 71 casernes sont aujourd'hui en mesure d'accueillir des femmes sapeurs-pompiers, selon la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. En régions, la situation est " globalement" comparable, d'après la Fédération nationale des sapeurs‑pompiers de France. Autre signe de changement, depuis la loi Matras de 2021, chaque Service départemental d'incendie et de secours doit désigner un référent "mixité et lutte contre les discriminations", chargé notamment de recueillir les signalements de harcèlement. Mais au‑delà des dispositifs, l'essentiel reste de faire évoluer les mentalités face au sexisme ordinaire "au sein de la profession comme auprès de la population", selon Apolline Detruiseux. "Pour que la présence des femmes devienne enfin une évidence."

11.04.2026 à 09:51

Au Bénin, l'envol du tourisme, sur les traces de son histoire

FRANCE24
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Ces 10 dernières années, le Bénin, où se tient une élection présidentielle dimanche, a misé sur le développement du tourisme en choisissant de promouvoir son histoire, sa culture et son patrimoine. Haute de près de 17 mètres, la "porte du non-retour", au bord de la plage, a été complètement rénovée et est devenue un lieu incontournable pour les visiteurs de passage au Bénin. Sur l'édifice ocre et doré sont représentés des esclaves enchaînés. Non loin, une réplique grandeur nature de l'Aurore, un des derniers trois-mâts à avoir quitté Ouidah pour Cuba vers 1860, ouvrira bientôt pour accueillir un musée immersif sur la traite négrière. "Ca nous rappelle d'où l'on vient. C'est important de développer ce côté touristique car on a une histoire très riche, peu connue du monde, qu'on veut valoriser. C'est important, pour nous natifs du pays, de connaître l'histoire", explique Arsène Ahounou, ingénieur de Cotonou en visite pour la journée. "J'ai entendu beaucoup de choses à propos du tourisme au Bénin et j'ai lu beaucoup sur l'histoire de ce lieu. Le voir de mes yeux, c'est extraordinaire et ça me rend fière", affirme de son côté Onyinye Anumba, entre deux selfies avec ses amies venues du Nigeria. Démystifier le vaudou Un peu plus loin, en ville, déambulent les mêmes groupes de touristes qui viennent cette fois découvrir la culture vaudou (ou vodun, en langue locale fon) dans le temple des Pythons, datant du XIIIe siècle. Si le clou de la visite consiste à se faire prendre en photo avec un serpent autour du cou, des guides expliquent la symbolique de ce reptile dans la religion vaudou, dont Ouidah est le berceau. Acteur du tourisme béninois depuis plus de 35 ans, Modeste Zinsou, chef des guides du temple, a vu évoluer le secteur. "Nous ne faisons pas du tourisme de masse mais plutôt du tourisme culturel. Le côté sacré reste. Il y a un travail de reconstitution de notre propre histoire, où on démystifie le vaudou et les clichés qui vont avec", explique-t-il. Le Bénin organise chaque année début janvier les "Vodun Days", un festival qui met à l'honneur cette religion animiste et a attiré cette année deux millions de visiteurs, dont une grande majorité de Béninois. Pour encourager le tourisme, le Bénin a lancé de grands chantiers d'infrastructures, en réhabilitant des routes et des hôtels - un projet du groupe français Club Med est prévu pour 2027 - mais aussi en facilitant la procédure de visa pour de nombreux pays. "Nous ne sommes pas un pays ayant des richesses minières. Donc il faut chercher où se trouve notre richesse", résume Alain Godonou, chargé de mission du président au patrimoine et aux musées. "Or l'histoire fait que le Bénin est un pays de grandes cultures, de grandes traditions historiques et qui a été témoin d'un moment important de l'histoire de l'humanité, la traite négrière notamment", poursuit-il, disant espérer que d'ici 10 ans le secteur représentera 10 à 15% du PIB, contre 6% actuellement. Dimanche, l'artisan de cette politique touristique, Patrice Talon, laissera son fauteuil de président après deux mandats. Grand favori pour lui succéder, son dauphin Romuald Wadagni a promis de poursuivre ces chantiers. Le Bénin permet aussi depuis 2024 à toute personne ayant un ancêtre africain déporté lors de la traite transatlantique d'acquérir la nationalité. "C'était important que le Bénin rende justice à cette diaspora, en donnant la nationalité qui aurait du être la leur" justifie M. Godonou. En plein cœur de Cotonou, la plus grande ville du pays, la place de l'Amazone et son immense statue métallique de 30 mètres représentant une guerrière du royaume du Dahomey (XVIIe-XIXe siècle, jusqu'à son intégration à l'empire colonial français en 1894), fusil au flanc et poignard à la main, est devenu un lieu incontournable. "C'est une fierté pour nous! Nous n'avons pas d'argent pour aller en vacances en France ou ailleurs. Cette statue, c'est notre tour Eiffel!", sourit Géraldine Sedami Yagbo, une vendeuse.
Texte intégral (715 mots)
Ces 10 dernières années, le Bénin, où se tient une élection présidentielle dimanche, a misé sur le développement du tourisme en choisissant de promouvoir son histoire, sa culture et son patrimoine. Haute de près de 17 mètres, la "porte du non-retour", au bord de la plage, a été complètement rénovée et est devenue un lieu incontournable pour les visiteurs de passage au Bénin. Sur l'édifice ocre et doré sont représentés des esclaves enchaînés. Non loin, une réplique grandeur nature de l'Aurore, un des derniers trois-mâts à avoir quitté Ouidah pour Cuba vers 1860, ouvrira bientôt pour accueillir un musée immersif sur la traite négrière. "Ca nous rappelle d'où l'on vient. C'est important de développer ce côté touristique car on a une histoire très riche, peu connue du monde, qu'on veut valoriser. C'est important, pour nous natifs du pays, de connaître l'histoire", explique Arsène Ahounou, ingénieur de Cotonou en visite pour la journée. "J'ai entendu beaucoup de choses à propos du tourisme au Bénin et j'ai lu beaucoup sur l'histoire de ce lieu. Le voir de mes yeux, c'est extraordinaire et ça me rend fière", affirme de son côté Onyinye Anumba, entre deux selfies avec ses amies venues du Nigeria. Démystifier le vaudou Un peu plus loin, en ville, déambulent les mêmes groupes de touristes qui viennent cette fois découvrir la culture vaudou (ou vodun, en langue locale fon) dans le temple des Pythons, datant du XIIIe siècle. Si le clou de la visite consiste à se faire prendre en photo avec un serpent autour du cou, des guides expliquent la symbolique de ce reptile dans la religion vaudou, dont Ouidah est le berceau. Acteur du tourisme béninois depuis plus de 35 ans, Modeste Zinsou, chef des guides du temple, a vu évoluer le secteur. "Nous ne faisons pas du tourisme de masse mais plutôt du tourisme culturel. Le côté sacré reste. Il y a un travail de reconstitution de notre propre histoire, où on démystifie le vaudou et les clichés qui vont avec", explique-t-il. Le Bénin organise chaque année début janvier les "Vodun Days", un festival qui met à l'honneur cette religion animiste et a attiré cette année deux millions de visiteurs, dont une grande majorité de Béninois. Pour encourager le tourisme, le Bénin a lancé de grands chantiers d'infrastructures, en réhabilitant des routes et des hôtels - un projet du groupe français Club Med est prévu pour 2027 - mais aussi en facilitant la procédure de visa pour de nombreux pays. "Nous ne sommes pas un pays ayant des richesses minières. Donc il faut chercher où se trouve notre richesse", résume Alain Godonou, chargé de mission du président au patrimoine et aux musées. "Or l'histoire fait que le Bénin est un pays de grandes cultures, de grandes traditions historiques et qui a été témoin d'un moment important de l'histoire de l'humanité, la traite négrière notamment", poursuit-il, disant espérer que d'ici 10 ans le secteur représentera 10 à 15% du PIB, contre 6% actuellement. Dimanche, l'artisan de cette politique touristique, Patrice Talon, laissera son fauteuil de président après deux mandats. Grand favori pour lui succéder, son dauphin Romuald Wadagni a promis de poursuivre ces chantiers. Le Bénin permet aussi depuis 2024 à toute personne ayant un ancêtre africain déporté lors de la traite transatlantique d'acquérir la nationalité. "C'était important que le Bénin rende justice à cette diaspora, en donnant la nationalité qui aurait du être la leur" justifie M. Godonou. En plein cœur de Cotonou, la plus grande ville du pays, la place de l'Amazone et son immense statue métallique de 30 mètres représentant une guerrière du royaume du Dahomey (XVIIe-XIXe siècle, jusqu'à son intégration à l'empire colonial français en 1894), fusil au flanc et poignard à la main, est devenu un lieu incontournable. "C'est une fierté pour nous! Nous n'avons pas d'argent pour aller en vacances en France ou ailleurs. Cette statue, c'est notre tour Eiffel!", sourit Géraldine Sedami Yagbo, une vendeuse.

11.04.2026 à 08:17

Allemagne: avec son attaque affamée, le Bayern en passe de battre un record vieux de 54 ans

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Le record pourrait être égalé et même battu dès samedi contre St. Pauli, dans une rencontre de championnat coincée au milieu de la double confrontation avec le Real Madrid en Ligue des champions. Dans l'histoire de la Bundesliga, la barre des 100 buts marqués à l'issue des 34 journées n'a été atteinte qu'à trois reprises, à chaque fois par le géant munichois. En 1971/72, porté par les 40 buts de Gerd Müller qui a longtemps été le record pour un joueur en Bundesliga, les Munichois s'étaient arrêtés à 101 après une victoire 5-1 lors de la dernière journée contre Schalke. Un peu moins d'un demi-siècle plus tard, cette fois-ci bien aidé par les 36 réalisations du Polonais Robert Lewandowski (qui effacera Gerd Müller des tablettes une saison plus tard avec 41 buts), le Bayern était monté à 100, après une victoire 4-0 lors de la dernière journée de la saison 2019/20, sous bulle sanitaire à Wolfsburg. Cette saison, signe d'une incroyable force de frappe offensive, les Munichois n'ont pas attendu la 34e journée pour atteindre cette barre, mais y sont parvenus à six matches du terme. Samedi (18h30) à Hambourg, les joueurs de Vincent Kompany ont une première opportunité de faire tomber ce record, eux qui tournent à l'hallucinante moyenne de 3,57 buts par match. Ne reste plus qu'à savoir où il sera porté, 121 en suivant cette moyenne sur les six dernières rencontres. Et ce n'est pas forcément lié à une Bundesliga moins forte, puisque le Bayern ne compte que 9 points d'avance sur le deuxième, Dortmund, et tourne en Ligue des champions à une moyenne de buts proche (3,09 par match). "Marquer sur n'importe quelle phase" L'Anglais Harry Kane endosse cette fois-ci le costume de buteur de classe mondiale, avec déjà 31 buts en 28 journées de championnat. "On a des joueurs offensifs incroyables, mais on en avait déjà par le passé. Au final, je pense que c'est un vrai collectif", a glissé récemment Joshua Kimmich. "On est capable de marquer sur n'importe quelle phase de jeu, que ce soit en contre-attaque, sur coups de pied arrêtés, sur de la possession de balle, sur du jeu rapide", a ajouté Kimmich. Pour épauler Kane dans sa quête de trophées, lui qui a quitté son Angleterre natale et Tottenham pour la Bavière, les dirigeants munichois ont réalisé deux recrutements des plus judicieux en s'adjugeant les services de Michael Olise à l'été 2024 (22 ans à l'époque) et de Luis Diaz l'été dernier (28 ans au moment de son recrutement). Souvent comparés à Arjen Robben et Franck Ribéry, Diaz et Olise évoluent aux côtés d'un Kane au sommet de son art à 32 ans, alors que le duo franco-néerlandais du Bayern des années 2010 était déjà au crépuscule de sa carrière quand Lewandowski était à son meilleur niveau. Olise ne cesse de progresser de match en match, alors que Diaz confirme tout son potentiel aperçu à Liverpool, dont les supporters se demandent encore pourquoi les Reds l'ont laissé partir. Tous deux affolent les compteurs avec 16 buts et 29 passes décisives pour le Français, et 23 buts et 18 passes décisives pour le Colombien, toutes compétitions confondues. "Ce n'est possible que parce que les gars donnent tout jusqu'à la fin. Ils sont vraiment affamés de marquer des buts. On a aussi beaucoup de joueurs dangereux qui peuvent marquer", a souligné le directeur sportif Christoph Freund. "Oui, ce record va tomber. Quand, ce n'est pas important, l'important c'est que l'on devienne champion et que l'on continue de jouer de cette façon. Tout le reste, ce n'est qu'accessoire", a ajouté Freund.
Texte intégral (613 mots)
Le record pourrait être égalé et même battu dès samedi contre St. Pauli, dans une rencontre de championnat coincée au milieu de la double confrontation avec le Real Madrid en Ligue des champions. Dans l'histoire de la Bundesliga, la barre des 100 buts marqués à l'issue des 34 journées n'a été atteinte qu'à trois reprises, à chaque fois par le géant munichois. En 1971/72, porté par les 40 buts de Gerd Müller qui a longtemps été le record pour un joueur en Bundesliga, les Munichois s'étaient arrêtés à 101 après une victoire 5-1 lors de la dernière journée contre Schalke. Un peu moins d'un demi-siècle plus tard, cette fois-ci bien aidé par les 36 réalisations du Polonais Robert Lewandowski (qui effacera Gerd Müller des tablettes une saison plus tard avec 41 buts), le Bayern était monté à 100, après une victoire 4-0 lors de la dernière journée de la saison 2019/20, sous bulle sanitaire à Wolfsburg. Cette saison, signe d'une incroyable force de frappe offensive, les Munichois n'ont pas attendu la 34e journée pour atteindre cette barre, mais y sont parvenus à six matches du terme. Samedi (18h30) à Hambourg, les joueurs de Vincent Kompany ont une première opportunité de faire tomber ce record, eux qui tournent à l'hallucinante moyenne de 3,57 buts par match. Ne reste plus qu'à savoir où il sera porté, 121 en suivant cette moyenne sur les six dernières rencontres. Et ce n'est pas forcément lié à une Bundesliga moins forte, puisque le Bayern ne compte que 9 points d'avance sur le deuxième, Dortmund, et tourne en Ligue des champions à une moyenne de buts proche (3,09 par match). "Marquer sur n'importe quelle phase" L'Anglais Harry Kane endosse cette fois-ci le costume de buteur de classe mondiale, avec déjà 31 buts en 28 journées de championnat. "On a des joueurs offensifs incroyables, mais on en avait déjà par le passé. Au final, je pense que c'est un vrai collectif", a glissé récemment Joshua Kimmich. "On est capable de marquer sur n'importe quelle phase de jeu, que ce soit en contre-attaque, sur coups de pied arrêtés, sur de la possession de balle, sur du jeu rapide", a ajouté Kimmich. Pour épauler Kane dans sa quête de trophées, lui qui a quitté son Angleterre natale et Tottenham pour la Bavière, les dirigeants munichois ont réalisé deux recrutements des plus judicieux en s'adjugeant les services de Michael Olise à l'été 2024 (22 ans à l'époque) et de Luis Diaz l'été dernier (28 ans au moment de son recrutement). Souvent comparés à Arjen Robben et Franck Ribéry, Diaz et Olise évoluent aux côtés d'un Kane au sommet de son art à 32 ans, alors que le duo franco-néerlandais du Bayern des années 2010 était déjà au crépuscule de sa carrière quand Lewandowski était à son meilleur niveau. Olise ne cesse de progresser de match en match, alors que Diaz confirme tout son potentiel aperçu à Liverpool, dont les supporters se demandent encore pourquoi les Reds l'ont laissé partir. Tous deux affolent les compteurs avec 16 buts et 29 passes décisives pour le Français, et 23 buts et 18 passes décisives pour le Colombien, toutes compétitions confondues. "Ce n'est possible que parce que les gars donnent tout jusqu'à la fin. Ils sont vraiment affamés de marquer des buts. On a aussi beaucoup de joueurs dangereux qui peuvent marquer", a souligné le directeur sportif Christoph Freund. "Oui, ce record va tomber. Quand, ce n'est pas important, l'important c'est que l'on devienne champion et que l'on continue de jouer de cette façon. Tout le reste, ce n'est qu'accessoire", a ajouté Freund.

11.04.2026 à 08:05

Golf: McIlroy, phénoménal, s'envole en tête du Masters à mi-parcours

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Enfin titré en 2025 sur le plus grand tournoi du monde, ce qui lui avait permis de compléter sa collection de majeurs, McIlroy, grâce à un niveau de jeu phénoménal, s'est placé avant le week-end en très bonne position pour réussir un doublé seulement validé par les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002). Le Nord-Irlandais de 36 ans, N.2 mondial, partageait déjà la tête du classement jeudi soir avec l'Américain Sam Burns. Grâce à une carte de 65, la meilleure du jour parmi les 91 participants, il pointe désormais seul en première position avec six coups d'avance sur Burns et son compatriote Patrick Reed, champion en 2018, un matelas jamais vu à Augusta à mi-parcours. Les Anglais Justin Rose et Tommy Fleetwood ainsi que l'Irlandais Shane Lowry suivent à la 4e place un coup plus loin. Un coup de légende au N.17 Après un début de journée parfait (trois birdies en quatre trous), puis un milieu de partie dans le rang (deux bogeys et cinq trous dans le par du N.5 au N.11), McIlroy a fini très fort avec six birdies lors des sept derniers trous. "Simplement une incroyable fin de tour. Au départ du 12e trou, je n'aurais jamais imaginé terminer la journée avec six coups d'avance", a déclaré le vainqueur sortant. "Si vous restez patient et que vous prenez des décisions raisonnées, ce parcours finit par vous récompenser avec des opportunités." D'après le diffuseur ESPN, McIlroy n'est étonnamment classé que 90e sur 91 au niveau de la précision de ses engagements au driver, s'égarant régulièrement hors du fairway. Mais son jeu intermédiaire et surtout sa précision sur les greens ont fait jaillir la magie vendredi. Le Nord-Irlandais a ainsi réussi un chip exceptionnel de plus de 26 mètres au N.17, roulant jusqu'au trou pour un birdie, un joli "bonus" pour lui, avant de parachever sa grande journée d'un nouveau birdie au N.18, sous la lumière tombante d'Augusta. Il avait auparavant rentré des putts de deux mètres aux trous N.12 et 13, puis un autre de trois mètres au N.15. Un "long chemin" Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), McIlroy avait fini par enfiler l'an passé la célèbre veste verte afin de compléter sa collection de tournois majeurs, suivant une décennie de désillusions, comprenant notamment des confortables premières places vendangées en fin de compétition. "Je sais ce qui peut arriver ici, en bien et en mal, personne n'a besoin de me rappeler de ne pas m'emballer sur ce parcours, a assuré l'homme aux cinq majeurs. Il reste un long chemin. J'ai réussi un départ incroyable mais je remets tout à zéro avant le retour au jeu demain (samedi)." Statistique rassurante avec ses six coups d'avance record: sur les six joueurs qui avaient déjà compté cinq coups d'avance à mi-parcours à Augusta, cinq avaient terminé avec le trophée le dimanche soir. Le N.1 mondial Scottie Scheffler, titré en 2022 et 2024, a lui reculé au classement à la 24e place à cause d'une mauvaise journée deux coups au-dessus du par, et pointe à douze coups de McIlroy. Le double vainqueur en majeur Bryson DeChambeau a manqué le cut, comme les hommes en forme J.J. Spaun, Akshay Bhatia et Robert MacIntyre.
Texte intégral (575 mots)
Enfin titré en 2025 sur le plus grand tournoi du monde, ce qui lui avait permis de compléter sa collection de majeurs, McIlroy, grâce à un niveau de jeu phénoménal, s'est placé avant le week-end en très bonne position pour réussir un doublé seulement validé par les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002). Le Nord-Irlandais de 36 ans, N.2 mondial, partageait déjà la tête du classement jeudi soir avec l'Américain Sam Burns. Grâce à une carte de 65, la meilleure du jour parmi les 91 participants, il pointe désormais seul en première position avec six coups d'avance sur Burns et son compatriote Patrick Reed, champion en 2018, un matelas jamais vu à Augusta à mi-parcours. Les Anglais Justin Rose et Tommy Fleetwood ainsi que l'Irlandais Shane Lowry suivent à la 4e place un coup plus loin. Un coup de légende au N.17 Après un début de journée parfait (trois birdies en quatre trous), puis un milieu de partie dans le rang (deux bogeys et cinq trous dans le par du N.5 au N.11), McIlroy a fini très fort avec six birdies lors des sept derniers trous. "Simplement une incroyable fin de tour. Au départ du 12e trou, je n'aurais jamais imaginé terminer la journée avec six coups d'avance", a déclaré le vainqueur sortant. "Si vous restez patient et que vous prenez des décisions raisonnées, ce parcours finit par vous récompenser avec des opportunités." D'après le diffuseur ESPN, McIlroy n'est étonnamment classé que 90e sur 91 au niveau de la précision de ses engagements au driver, s'égarant régulièrement hors du fairway. Mais son jeu intermédiaire et surtout sa précision sur les greens ont fait jaillir la magie vendredi. Le Nord-Irlandais a ainsi réussi un chip exceptionnel de plus de 26 mètres au N.17, roulant jusqu'au trou pour un birdie, un joli "bonus" pour lui, avant de parachever sa grande journée d'un nouveau birdie au N.18, sous la lumière tombante d'Augusta. Il avait auparavant rentré des putts de deux mètres aux trous N.12 et 13, puis un autre de trois mètres au N.15. Un "long chemin" Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), McIlroy avait fini par enfiler l'an passé la célèbre veste verte afin de compléter sa collection de tournois majeurs, suivant une décennie de désillusions, comprenant notamment des confortables premières places vendangées en fin de compétition. "Je sais ce qui peut arriver ici, en bien et en mal, personne n'a besoin de me rappeler de ne pas m'emballer sur ce parcours, a assuré l'homme aux cinq majeurs. Il reste un long chemin. J'ai réussi un départ incroyable mais je remets tout à zéro avant le retour au jeu demain (samedi)." Statistique rassurante avec ses six coups d'avance record: sur les six joueurs qui avaient déjà compté cinq coups d'avance à mi-parcours à Augusta, cinq avaient terminé avec le trophée le dimanche soir. Le N.1 mondial Scottie Scheffler, titré en 2022 et 2024, a lui reculé au classement à la 24e place à cause d'une mauvaise journée deux coups au-dessus du par, et pointe à douze coups de McIlroy. Le double vainqueur en majeur Bryson DeChambeau a manqué le cut, comme les hommes en forme J.J. Spaun, Akshay Bhatia et Robert MacIntyre.

11.04.2026 à 08:03

La Chine fait planer un mystère aérien au large de Shanghai

Sébastian SEIBT
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La Chine a instauré, fin mars, une zone de restriction aérienne sur une vaste région maritime au large de Shanghai. Elle doit rester en place pendant une période inédite de 40 jours et Pékin refuse d’expliquer pourquoi.
Texte intégral (575 mots)
La Chine a instauré, fin mars, une zone de restriction aérienne sur une vaste région maritime au large de Shanghai. Elle doit rester en place pendant une période inédite de 40 jours et Pékin refuse d’expliquer pourquoi.

11.04.2026 à 07:43

NBA: retour réussi pour Wembanyama, éligible aux récompenses individuelles

FRANCE24
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. Wembanyama redécolle Alors que la mission Artémis II revenait sur Terre, "l'alien" Victor Wembanyama, qui avait envoyé un message d'encouragement aux astronautes la semaine dernière, a redécollé avec une démonstration de force: 40 points, 13 rebonds, 5 passes et 2 contres lors du succès 139-120 des Spurs contre les Mavericks. Touché au niveau des côtes lundi face à Philadelphie, le Français de 22 ans a manqué le duel contre Portland mercredi, mais a pu revenir en force sur les parquets dès vendredi. Si les Spurs sont assurés de terminer deuxièmes de la conférence Ouest, Wemby avait besoin de disputer un 65e match cette saison (la finale de la Coupe NBA est comptée) afin d'être éligible à une récompense individuelle. Mission accomplie pour le phénomène qui devrait être élu défenseur de l'année et postule au titre suprême de MVP. Wembanyama a appuyé sa candidature avec une nouvelle prestation d'exception qui montre sa grande forme à l'approche de ses premiers play-offs: 11 points rapides en 6 minutes, des dunks spectaculaires, dont l'un à une main après une impulsion lointaine, et des duels constamment remportés face aux défenseurs adverses. Wemby a validé un cinquième match à au moins 40 points cette saison, en seulement 26 minutes sur le parquet. Le rookie Cooper Flagg a lui bien résisté pour Dallas avec 33 points. . Atlanta en play-offs Les Atlanta Hawks ont largement dominé les Cleveland Cavaliers 124-102 et disputeront ainsi les play-offs pour la première fois depuis 2023. Les Hawks n'y ont plus franchi un tour depuis leur finale de conférence Est en 2021. CJ McCollum (29 points) et Dyson Daniels en triple-double (13 points, 10 rebonds, 12 passes) ont lancé leur équipe vers le succès et la 5e place, chipée aux Toronto Raptors qui ont perdu face aux New York Knicks 112-95. S'ils restent à ce classement (ils finiront au pire sixièmes), les Hawks retrouveront au premier tour les Cavaliers qui ont fait pâle figure vendredi mais jouaient sans Donovan Mitchell ni Jarrett Allen. L'avant-dernière journée de saison régulière, qui concernait toutes les équipes comme l'ultime journée dimanche, a éclairci quelques positions à l'Est, validant notamment la deuxième place de Boston, victorieux contre la Nouvelle-Orléans 144-118. Leaders de la conférence, les Detroit Pistons ont conquis un 59e succès cette saison, contre les Charlotte Hornets (118-100) condamnés à passer par les barrages. . Les Lakers espèrent toujours la 3e place Les Los Angeles Lakers, vainqueurs contre les Phoenix Suns 101-73, peuvent encore espérer doubler Denver à la 3e place à l'Ouest lors de la dernière journée dimanche, grâce aux 28 points, 6 rebonds et 12 passes de LeBron James, essentiel en l'absence de Luka Doncic. Les Nuggets ont pourtant gagné 127-107 contre le Thunder d'Oklahoma City dans un choc tronqué par l'absence des joueurs majeurs des deux côtés. Minnesota s'est imposé 136-132 à Houston malgré 41 points d'Amen Thompson et 33 points de Kevin Durant, mettant fin à la série de huit succès des Rockets. Les Los Angeles Clippers ont eux perdu leur huitième place au profit des Portland Trail Blazers, vainqueurs 116-97 contre les Angelenos grâce à Deni Avdija (35 points). . Les autres Français Dans des matches sans enjeu, Bilal Coulibaly s'est montré avec Washington, cumulant 25 points, 5 rebonds et 5 passes. Nolan Traoré a inscrit 14 points avec Brooklyn face aux 12 points et 12 passes d'Ousmane Dieng pour Milwaukee. Maxime Raynaud a cumulé 23 points, 9 rebonds et 4 passes avec Sacramento.
Texte intégral (581 mots)
. Wembanyama redécolle Alors que la mission Artémis II revenait sur Terre, "l'alien" Victor Wembanyama, qui avait envoyé un message d'encouragement aux astronautes la semaine dernière, a redécollé avec une démonstration de force: 40 points, 13 rebonds, 5 passes et 2 contres lors du succès 139-120 des Spurs contre les Mavericks. Touché au niveau des côtes lundi face à Philadelphie, le Français de 22 ans a manqué le duel contre Portland mercredi, mais a pu revenir en force sur les parquets dès vendredi. Si les Spurs sont assurés de terminer deuxièmes de la conférence Ouest, Wemby avait besoin de disputer un 65e match cette saison (la finale de la Coupe NBA est comptée) afin d'être éligible à une récompense individuelle. Mission accomplie pour le phénomène qui devrait être élu défenseur de l'année et postule au titre suprême de MVP. Wembanyama a appuyé sa candidature avec une nouvelle prestation d'exception qui montre sa grande forme à l'approche de ses premiers play-offs: 11 points rapides en 6 minutes, des dunks spectaculaires, dont l'un à une main après une impulsion lointaine, et des duels constamment remportés face aux défenseurs adverses. Wemby a validé un cinquième match à au moins 40 points cette saison, en seulement 26 minutes sur le parquet. Le rookie Cooper Flagg a lui bien résisté pour Dallas avec 33 points. . Atlanta en play-offs Les Atlanta Hawks ont largement dominé les Cleveland Cavaliers 124-102 et disputeront ainsi les play-offs pour la première fois depuis 2023. Les Hawks n'y ont plus franchi un tour depuis leur finale de conférence Est en 2021. CJ McCollum (29 points) et Dyson Daniels en triple-double (13 points, 10 rebonds, 12 passes) ont lancé leur équipe vers le succès et la 5e place, chipée aux Toronto Raptors qui ont perdu face aux New York Knicks 112-95. S'ils restent à ce classement (ils finiront au pire sixièmes), les Hawks retrouveront au premier tour les Cavaliers qui ont fait pâle figure vendredi mais jouaient sans Donovan Mitchell ni Jarrett Allen. L'avant-dernière journée de saison régulière, qui concernait toutes les équipes comme l'ultime journée dimanche, a éclairci quelques positions à l'Est, validant notamment la deuxième place de Boston, victorieux contre la Nouvelle-Orléans 144-118. Leaders de la conférence, les Detroit Pistons ont conquis un 59e succès cette saison, contre les Charlotte Hornets (118-100) condamnés à passer par les barrages. . Les Lakers espèrent toujours la 3e place Les Los Angeles Lakers, vainqueurs contre les Phoenix Suns 101-73, peuvent encore espérer doubler Denver à la 3e place à l'Ouest lors de la dernière journée dimanche, grâce aux 28 points, 6 rebonds et 12 passes de LeBron James, essentiel en l'absence de Luka Doncic. Les Nuggets ont pourtant gagné 127-107 contre le Thunder d'Oklahoma City dans un choc tronqué par l'absence des joueurs majeurs des deux côtés. Minnesota s'est imposé 136-132 à Houston malgré 41 points d'Amen Thompson et 33 points de Kevin Durant, mettant fin à la série de huit succès des Rockets. Les Los Angeles Clippers ont eux perdu leur huitième place au profit des Portland Trail Blazers, vainqueurs 116-97 contre les Angelenos grâce à Deni Avdija (35 points). . Les autres Français Dans des matches sans enjeu, Bilal Coulibaly s'est montré avec Washington, cumulant 25 points, 5 rebonds et 5 passes. Nolan Traoré a inscrit 14 points avec Brooklyn face aux 12 points et 12 passes d'Ousmane Dieng pour Milwaukee. Maxime Raynaud a cumulé 23 points, 9 rebonds et 4 passes avec Sacramento.

11.04.2026 à 07:23

Moyen-Orient en direct : la délégation américaine est arrivée au Pakistan pour négocier avec l'Iran

Pauline ROUQUETTE
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⁠Les États-Unis et l'Iran ⁠doivent tenir des ​négociations au Pakistan afin de mettre fin au conflit qui dure depuis ​six semaines, bien que Téhéran ait posé des préconditions à l'ouverture des pourparlers. De son côté, le Liban a annoncé une rencontre avec Israël, mardi à Washington, afin de discuter d'un cessez-le-feu. L'État hébreu refuse en revanche de discuter avec le Hezbollah. Suivez notre direct.
Texte intégral (581 mots)
⁠Les États-Unis et l'Iran ⁠doivent tenir des ​négociations au Pakistan afin de mettre fin au conflit qui dure depuis ​six semaines, bien que Téhéran ait posé des préconditions à l'ouverture des pourparlers. De son côté, le Liban a annoncé une rencontre avec Israël, mardi à Washington, afin de discuter d'un cessez-le-feu. L'État hébreu refuse en revanche de discuter avec le Hezbollah. Suivez notre direct.

11.04.2026 à 07:01

Après leur périple lunaire, les astronautes de la mission Artémis II de retour sur Terre

FRANCE 24
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Les ⁠quatre astronautes d'Artémis II sont ​revenus sur Terre vendredi soir, amerrissant dans l'océan Pacifique au large du sud de la Californie, au terme du premier vol habité autour de la ​Lune depuis plus d'un demi-siècle.
Texte intégral (581 mots)
Les ⁠quatre astronautes d'Artémis II sont ​revenus sur Terre vendredi soir, amerrissant dans l'océan Pacifique au large du sud de la Californie, au terme du premier vol habité autour de la ​Lune depuis plus d'un demi-siècle.
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