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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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19.02.2026 à 10:31

La Bourse de Paris dans le rouge après une salve de résultats d'entreprises

FRANCE24
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Vers 10H00 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 perdait 53,32 points, soit 0,63%, à 8.375,71 points. La veille, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,81% pour s'établir à un nouveau sommet en clôture, à 8.429,03 points. Il dépasse ainsi son précédent record en clôture à 8.362,09 points, datant du 9 janvier dernier. Pendant la séance de mercredi, le CAC 40 a également culminé à 8.438,52 points, un nouveau record absolu, dépassant son précédent record en séance de 8.437,35 points du 12 février dernier. "Sur les marchés européens, les résultats trimestriels de Renault et d'Airbus sont au centre de l'attention", commente Andreas Lipkow pour CMC Markets. "La saison des résultats reprend de plus belle, ce qui devrait également avoir des conséquences sur l'ensemble des marchés." Le groupe Renault (+3,25% à 32,11 euros à Paris vers 10H00 heure locale) a annoncé jeudi avoir subi en 2025 une perte nette de 10,9 milliards d'euros, liée à une révision attendue de la valeur de ses parts dans Nissan, mais les ventes ont été dopées par ses voitures électriques. Quant à Airbus (-5,89% à 188,84 euros à Paris), le titre reculait forcement après que le groupe a publié des résultats annuels globalement solides mais en dessous des attentes des analystes en termes de prévisions de livraisons. L'avionneur européen a annoncé un objectif de livraison de 870 avions commerciaux en 2026, un record, mais moins que la moyenne des prévisions des analystes cités par Bloomberg. En plus des poids lourds du CAC 40, les investisseurs digèrent jeudi une multitude d'autres résultats et la publication mercredi du compte rendu de la dernière réunion ("minutes") de la banque centrale américaine (Fed). Les "minutes" de la Fed "ont souligné une inflation persistante, adoptant un ton prudent quant aux prochaines baisses de taux", notent les analystes de Natixis. Eramet plonge Le titre du groupe minier Eramet cédait 20,26% à 48,16 euros vers 10H00 heure locale à la Bourse de Paris, après avoir dévoilé un projet de recapitalisation et une perte nette de 477 millions d'euros en 2025. L'entreprise, qui produit du manganèse, des sables minéralisés ou du lithium, a annoncé la veille, lors de la présentation de ses résultats, vouloir renforcer ses fonds propres "à hauteur d'environ 500 millions d'euros en 2026". Le principe de cette recapitalisation a été "convenu" avec ses "actionnaires de référence", à savoir la famille industrielle Duval (37% du capital) et l'Etat (27%). Or, si, cette opération peut être vue "positivement, face à une dette trop élevée", elle "pourrait être fortement dilutive pour les actionnaires existants", estiment les analystes d'Oddo BhF dans une note. Si une entreprise émet davantage d'actions, les actions préexistantes peuvent perdre de leur valeur. Air France-KLM s'envole Le titre du transporteur aérien franco-néerlandais Air France-KLM s'envolait de 12,57% à 13,08 euros, après que le groupe a fait état d'un bénéfice net historique de 1,75 milliard d'euros en 2025 et d'un bénéfice d'exploitation meilleur qu'attendu. Les investisseurs saluent également "un bénéfice d'exploitation (Ebit) ajusté 4% meilleur que les prévisions des analystes" grâce à une "baisse du coût unitaire par passager transporté", relèvent les analystes de la banque Oddo BhF dans une note.

19.02.2026 à 09:47

Tempête Pedro: difficultés de circulation sur l'A9, A61 et l'A62, annonce le ministre

FRANCE24
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"La tempête Pedro arrive après la tempête Nils qui a déjà fait beaucoup de dégâts avec beaucoup de crues et ce deuxième épisode qui arrive très proche du premier va probablement avoir des conséquences dans la vie des habitants de l'ouest de notre pays" a indiqué M. Tabarot. Il souligne "encore des difficultés" de circulation, "sur l'A9 très probablement", qui relie Orange à Perpignan, "l'A61 (Toulouse-Narbonne), et l'A62 (Toulouse-Bordeaux)". "Je rappelle à cette occasion qu'il est très dangereux de prendre son véhicule quand il y a, ne serait-ce que quelques centimètres d'eau, il faut vraiment appeler nos concitoyens à la plus grande vigilance, à suivre les informations qui sont données par les préfectures" a-t-il ajouté. Jeudi, le ministre doit se rendre dans le Maine-et-Loire à la rencontre des habitants, des forces de secours et des élus du territoire touchés par les crues. Il rencontrera notamment le maire d'Angers Christophe Béchu et des responsables de SNCF Réseau pour évaluer l'impact des inondations sur les infrastructures et le réseau ferroviaire. Il effectuera son déplacement avec la ministre de l'aménagement du territoire Françoise Gatel, qui elle se rendra aux Ponts-de-Cé, commune particulièrement touchée par les intempéries, a indiqué un communiqué commun aux deux ministères. Sans faire de lien avec les conditions météorologiques et les intempéries, Bison Futé a par ailleurs averti mercredi que ce week-end allait être particulièrement chargé sur les routes de France, étant donné qu'il marque le début de la première semaine des vacances scolaires pour une zone (C), de la seconde semaine pour une deuxième zone (B), et de la fin des congés pour la troisième (zone A). Ce week-end est aussi le début des vacances pour la zone nord des Pays-Bas et pour le Luxembourg. L'organisme a averti qu'il attendait une "circulation particulièrement dense en Bourgogne, dans l'Est et en région Auvergne-Rhône-Alpes", avec des difficultés dès vendredi dans le sens des départs en Ile-de-France notamment. Côté ferroviaire, la SNCF indique sur son site jeudi qu'en raison du passage de la tempête Pedro et des "importantes pluies et inondations qu'elle cause" dans l'ouest et le sud-ouest du pays, le trafic serait perturbé au sud de Bordeaux avec des limitations de vitesse ou de parcours ainsi que des suppressions pour les TVG Inoui Ouigo et les trains Intercités. La SNCF prévenait également mercredi soir que le trafic serait perturbé entre Nantes et Angers jusqu'à jeudi compris en raison des aléas météorologiques.

19.02.2026 à 09:47

La difficile survie des stations de ski corses

FRANCE24
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"On s'est retrouvé au port d'Ajaccio pour venir skier et, en milieu d'après-midi, on ira à la foire aux agrumes de Bastelicaccia avant l'apéro face à la mer", racontait dimanche à l'AFP Paul Deumier, conducteur de travaux de 31 ans, venu avec trois amis à la station Val d'Ese, à une heure de route de la préfecture de Corse-du-Sud. "Il n'y a que deux endroits en France où l'on peut skier en voyant la mer. Dans les Alpes du Sud et ici en Corse", renchérit un autre membre du groupe, Thomas Damesin, juriste de 27 ans. Posée au sein du parc naturel régional de Corse et classée Natura 2000, Val d'Ese, gérée par la communauté de communes Celavu Prunelli, propose cinq pistes accessibles par trois téléskis, entre 1.600 à 1.940 mètres d'altitude. La station accueille depuis fin janvier "environ 200 skieurs par jour en semaine et 6/700 le weekend", indique à l'AFP Antoine Bernardini, directeur d'exploitation. Mais, les deux saisons précédentes, elle est restée fermée, faute de neige. Cet hiver enregistre "un enneigement inédit depuis cinq ans", explique à l'AFP Patrick Bonicel, référent territorial de Météo-France en Corse, pour qui le réchauffement climatique est inexorable. "Entre 1.600 et 1.800 mètres, on aura de moins en moins de neige, c'est sûr et certain, toutes les projections climatiques disent la même chose", affirme-t-il, prévoyant, "à l'horizon 2050, la fin des stations de moyenne altitude". Même si "une année exceptionnelle" reste "possible". Déjà, face à l'aléa de l'enneigement, le recrutement des sept saisonniers de la station s'est avéré complexe. "Ils sont revenus me chercher parce que les personnes avec des diplômes d'Etat ne restent pas pour un mois et demi de contrat, ils partent sur le continent", explique Antoine Bernardini, retraité de 70 ans. Ski de randonnée Skis aux pieds, il assure que la station tient par le système D, les réparations des installations vieillissantes et l'aide de bénévoles. Dans la micro-station, le restaurant-bar, la boutique de location d'équipements et le guichet des forfaits bataillent avec les équilibres financiers. "C'est la première fois qu'on rouvre depuis 2018", souligne à l'AFP Alba Gistucci, gérante de Alte Cime, qui loue skis et chaussures pour 20 euros la journée et est incertaine sur l'avenir de la boutique. "C'est trop instable. Nous avons fait des investissements en 2018 qui ne sont pas encore amortis" et "nous louons le local", souligne-t-elle en expliquant aider son mari agriculteur en marge de cette activité aléatoire. Dans le village de Haute-Corse de Ghisoni, à 90 km d'Ajaccio et 120 de Bastia, une seconde station de ski (de 1.580 à 1.870m d'altitude) ne peut pas ouvrir cette saison, après plusieurs années sans neige, à cause d'"un gros passage de précipitations liquides en eau qui a causé des dégâts sur les pistes", explique M. Bonicel. Quant à Asco (Haute-Corse), à 120 km d'Ajaccio et 70 de Bastia, la troisième station de l'île est la plus basse, à 1.450 mètres, mais dispose "d'atouts", selon M. Bonicel: "c'est une cuvette avec une poche d'air froid qui fait que la neige tient mieux et ils sont équipés en neige artificielle". Ouverte depuis le 15 janvier le mercredi et le weekend, elle est passée en 7 jours sur 7 pour les vacances de février. "Dans les années futures, au-dessus de 1.800-2.000 mètres, on va garder un bon enneigement", prédit M. Bonicel, qui rappelle qu'il a été envisagé "de faire remonter d'un cran" les stations mais "d'un point de vue météorologique, ce n'est pas forcément possible". "On se heurte à d'autres difficultés, notamment le vent", qui pose des "problèmes de sécurité et de confort". Sur cette île méditerranéenne, les vents sont "porteurs d'une forte humidité qui favorise la formation de givre", bloquant la mécanique des remontées. Ainsi, si une économie du ski semble compliquée à maintenir, le ski de randonnée, qui ne nécessite pas d'infrastructures, est "l'avenir de l'activité ski en Corse", avance M. Bonicel, avec 121 sommets insulaires dépassant les 2.000 mètres.

19.02.2026 à 09:25

Handicap mental: un faux scrutin avant de voter pour de vrai

FRANCE24
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"A voté!" Dimitri, qui vit en foyer et travaille en ESAT (établissement ou service d'aide par le travail), vient de glisser un bulletin dans l'urne. "C'est la première fois que je fais un entraînement de vote. Et franchement, c'est hyper sympa". Comme une soixantaine d'autres personnes, il participe à une mise en situation organisée dans un centre social de Saint-Dié-des-Vosges par l'association Adapei 88, en partenariat avec la ville. Après avoir présenté une carte d'électeur fictive, sélectionné plusieurs bulletins, fait son choix dans l'isoloir et émargé, Dimitri réalise que "c'est pas compliqué". A 31 ans, c'est pourtant la première fois qu'il se retrouve en situation de voter, même si c'est "pour de faux". "Je ne savais pas que j'avais le droit. Mais on m'a dit +si, si, vous avez le droit d'aller voter+", témoigne le trentenaire. Florence, 43 ans, sous tutelle, explique qu'elle n'est pas inscrite sur les listes électorales. "Même si vous êtes sous tutelle, vous pouvez voter, avant vous n'aviez pas ce droit mais maintenant si", lui explique Audrey Lahure, chargée de mission accessibilité à l'Adapei 88. "Il faudra vous inscrire parce que l'année prochaine, on vote pour le président", l'encourage-t-elle. "Un peu galéré" Depuis la loi du 25 mars 2019, des milliers de personnes porteuses d'un handicap mental ont récupéré le droit de vote dont elles avaient longtemps été privées. "On se rend compte que beaucoup pensent encore ne pas avoir ce droit", explique Audrey Lahure, soulignant l'intérêt de "faire un exercice, mais aussi d'en parler". Cette mise en situation permet de se familiariser avec les différentes étapes du vote, qui ne sont pas évidentes pour tous. "Certains ont des difficultés d'accès à la lecture, donc pouvoir faire le choix du bon bulletin de vote à glisser dans l'enveloppe, ça peut mettre en difficulté car les bulletins se ressemblent tous", expose Audrey Lahure. Pour Vladimir, 20 ans, pas évident d'insérer un bulletin dans l'enveloppe: "j'ai un peu galéré, j'ai un peu de mal avec la motricité. Mon éducatrice m'a aidé". S'il n'est pas sûr de se rendre aux urnes les 15 et 22 mars - "je n'ai pas trop envie" -, le jeune homme a voulu "faire l'expérience" et s'en félicite: "je suis fier de moi, j'ai réussi à voter". Venu avec un groupe de sept résidents d'un foyer, Cyrille Cirocco, éducateur spécialisé, raconte le travail de sensibilisation effectué en amont: "On leur a expliqué en quoi ça consistait, quel était l'enjeu du vote" et 15 personnes sur 26 ont souhaité participé à la mise en situation. Le but, c'est que "lorsqu'elles arrivent le jour J pour le vote, elles aient déjà des points de repère clairs, qu'elles connaissent le déroulement, les différentes étapes pour aller voter. Qu'elles sachent, par exemple, qu'on prend au moins deux bulletins de vote". Dans le cadre de cet exercice, les apprentis électeurs ont le choix entre des listes fantaisistes conduites par l'acteur Omar Sy ou encore le footballeur Olivier Giroud. Mais pour les élections municipales, il leur faudra départager les candidats de leur ville. Cyrille Cirocco s'est efforcé de rendre leurs programmes "faciles à lire et à comprendre, c'est-à-dire qu'on reprend chaque idée-phare du programme dans une phrase courte, qui contient une seule idée, et à laquelle on associe une image." S'inscrire sur les listes électorales, comprendre les programmes, savoir comment voter: l'exercice du droit de vote peut s'avérer complexe. Audrey Lahure plaide pour que les candidats réalisent des versions faciles à lire et à comprendre de leurs professions de foi, comme c'est déjà le cas pour l'élection présidentielle. "Pour les élections municipales, ce n'est pas une obligation de simplifier les programmes et ça serait bien que ça en devienne une parce que finalement, les municipales c'est quand même ce qui nous touche au plus près".

19.02.2026 à 09:15

En Indonésie, les inondations conduisent à pointer le rôle de la déforestation

FRANCE24
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Mais les écologistes, qui mettent en garde depuis longtemps contre les risques d'une déforestation galopante, craignent que la réponse actuelle ne résolve pas le problème et risque même de l'aggraver. De nombreux responsables, du président Prabowo Subianto jusqu'aux échelons inférieurs, ont reconnu le rôle de la déforestation et du surdéveloppement dans les inondations et glissements de terrain de novembre dernier, qui ont fait plus de 1.000 morts à Sumatra. L'exploitation minière, les plantations et les incendies ont entraîné la destruction de vastes étendues de forêt tropicale, faisant disparaître les arbres qui absorbaient la pluie et contribuaient à stabiliser le sol. "La protection de l'environnement et de la nature" est désormais la priorité de l'Indonésie, a déclaré Prabowo lors du dernier Forum économique mondial à Davos. Dans cette optique, plusieurs dizaines d'entreprises ont vu leurs permis d'exploitation révoqués et le gouvernement prévoit de confier la gestion d'environ un million d'hectares de terres à une entreprise publique. Dans un premier temps, le gouvernement avait indiqué que serait concernée la mine d'or de Martabe, située à Sumatra ouest, et que les défenseurs de l'environnement accusent régulièrement de causer des dommages environnementaux. Mais il n'est pas question pour le moment d'interrompre le développement dans les zones les plus touchées et les plus sensibles sur le plan écologique, comme Batang Toru, où se situe Martabe. Orang-outan en danger La région abrite le grand singe le plus rare au monde, l'orang-outan de Tapanuli, dont on estime qu'il ne restait que 800 individus à l'état sauvage avant les inondations. "Révoquer les permis (d'exploitation) n'est pas une victoire immédiate", estime Panut Hadisiswoyo, spécialiste de la conservation et des orangs-outans. "L'objectif de la révocation (des permis) est d'enrayer la dévastation, mais la poursuite de ces opérations signifie que l'industrie poursuivra ses activités dans cette zone vulnérable", ajoute-t-il. Les défenseurs de l'environnement ont fait pression pour obtenir un moratoire sur le développement à Batang Toru, où les orangs-outans tapanuli ont d'abord subi la perte de leur habitat, puis les inondations. À partir de données satellitaires et d'informations sur la population préexistante, les experts ont calculé que près de 60 grands singes auraient été tués dans ce qu'ils ont qualifié d'"événement d'extinction massive" pour l'espèce. Entre 2001 et 2024, Sumatra a perdu 4,4 millions d'hectares de forêt, une superficie supérieure à celle de la Suisse, "rendant les paysages forestiers vallonnés plus vulnérables aux glissements de terrain et aux inondations", explique Amanda Hurowitz, directrice du groupe de conservation Mighty Earth. L'essentiel de cette déforestation s'est produit dans des zones autorisées par le gouvernement et il n'est pas certain que le transfert des opérations à l'État améliore la situation. "Ce qui nous préoccupe, c'est que la nationalisation ne garantisse pas de meilleures pratiques environnementales et que la production soit privilégiée au détriment de la conservation, ajoute Mme Hurowitz. Poursuites pour 300 M USD Sollicités par l'AFP, les ministères indonésiens de l'Environnement et des Forêts n'ont pas répondu dans l'immédiat. Pour d'autres experts, la révocation des permis et le transfert de leurs opérations ont perturbé les plans d'audit et d'enquête sur les entreprises et leur responsabilité exacte dans la catastrophe. De plus, jusqu'à présent, le gouvernement n'a présenté aucun plan de restauration des forêts et de dépollution, déplore Timer Manurung, directeur exécutif du groupe environnemental indonésien Auriga Nusantara. "Il ne s'agit pas seulement de révocation (des permis), mais aussi de réparation, de prise de responsabilité pour les dégâts", expose-t-il. Les poursuites intentées par le gouvernement visent à obtenir près de 300 millions de dollars (252 millions d'euros) auprès de six entreprises, dont une partie sera consacrée à la restauration de l'environnement. Mais il faudra beaucoup plus pour une véritable remise en état et d'autres entreprises pourraient également être considérées comme responsables, estiment des experts.

19.02.2026 à 09:04

En direct : première réunion du Conseil de la paix de Donald Trump

FRANCE 24
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Créé pour aider à la reconstruction de Gaza, puis doté d'une mission plus large de résolution des conflits, le Conseil de la paix de Donald Trump tient jeudi à Washington, sa première réunion. Au total 47 pays, dont certains sont membres du Conseil, et l'UE "en observatrice" discuteront du futur du territoire palestinien. Suivez notre direct.
Texte intégral (687 mots)
Créé pour aider à la reconstruction de Gaza, puis doté d'une mission plus large de résolution des conflits, le Conseil de la paix de Donald Trump tient jeudi à Washington, sa première réunion. Au total 47 pays, dont certains sont membres du Conseil, et l'UE "en observatrice" discuteront du futur du territoire palestinien. Suivez notre direct.

19.02.2026 à 08:59

Macron concède de "grosses erreurs" par "excès de confiance"

FRANCE24
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"A chaque fois que j'ai eu trop confiance en moi, j'ai fait des erreurs, de grosses erreurs", a-t-il confié en marge d'une visite officielle à New Delhi. Invité à donner des exemples, il a évoqué des discours: "quand on considère qu'on peut tout dire, parfois c'est mal compris et après on est tellement contrarié". "On a un excès de confiance quand on est moins sensible à la façon dont ce sera perçu par les autres", a-t-il ajouté. Interrogé sur ce à quoi il aspirerait s'il avait 25 ans, le chef de l'Etat a répondu qu'il essaierait de "développer des compétences dans l'art et la création", de "faire quelque chose d'unique", d'"exprimer (son) identité dans le dialogue avec les autres". "Depuis des années, je veux apprendre la data science. Je n'ai pas encore commencé", a-t-il ajouté. Ce champ d'études s'appuie sur des méthodes scientifiques, des algorithmes afin d'analyser de grandes quantités de données. Emmanuel Macron a aussi regretté le "manque d'innocence" de la jeune génération. "Ils sont tellement sous pression en raison du changement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, des guerres, du manque de coopération, des transformations techologiques", a-t-il dit. Invité à se projeter dans un registre plus intimiste - "Votre histoire d'amour en 60 secondes ?" - il a répondu: "l'amour c'est quelque chose d'inattendu, qui n'est pas écrit et qui doit juste être vécu avec intensité". "C'est la chose la plus importante que vous vivez dans votre vie et elle est impossible à comparer à toutes les autres parce que c'est la vôtre. Et elle ne peut s'inspirer d'aucune autre", a-t-il conclu.
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"A chaque fois que j'ai eu trop confiance en moi, j'ai fait des erreurs, de grosses erreurs", a-t-il confié en marge d'une visite officielle à New Delhi. Invité à donner des exemples, il a évoqué des discours: "quand on considère qu'on peut tout dire, parfois c'est mal compris et après on est tellement contrarié". "On a un excès de confiance quand on est moins sensible à la façon dont ce sera perçu par les autres", a-t-il ajouté. Interrogé sur ce à quoi il aspirerait s'il avait 25 ans, le chef de l'Etat a répondu qu'il essaierait de "développer des compétences dans l'art et la création", de "faire quelque chose d'unique", d'"exprimer (son) identité dans le dialogue avec les autres". "Depuis des années, je veux apprendre la data science. Je n'ai pas encore commencé", a-t-il ajouté. Ce champ d'études s'appuie sur des méthodes scientifiques, des algorithmes afin d'analyser de grandes quantités de données. Emmanuel Macron a aussi regretté le "manque d'innocence" de la jeune génération. "Ils sont tellement sous pression en raison du changement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, des guerres, du manque de coopération, des transformations techologiques", a-t-il dit. Invité à se projeter dans un registre plus intimiste - "Votre histoire d'amour en 60 secondes ?" - il a répondu: "l'amour c'est quelque chose d'inattendu, qui n'est pas écrit et qui doit juste être vécu avec intensité". "C'est la chose la plus importante que vous vivez dans votre vie et elle est impossible à comparer à toutes les autres parce que c'est la vôtre. Et elle ne peut s'inspirer d'aucune autre", a-t-il conclu.

19.02.2026 à 08:49

Les agents de sûreté SNCF et RATP autorisés à porter des pistolets à impulsions électriques à titre expérimental

FRANCE24
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L'utilisation de ces armes, également appelées Taser, "peut être une bonne réponse", "proportionnée" face à certains actes de violence dans les transports, a déclaré M. Tabarot sur TF1, en précisant que l'autorisation concernerait dans un premier temps "10% des agents de la police ferroviaire", soit "3 à 400" dans "les semaines à venir". "En vue d'accroître la maîtrise des situations à risques, de réduire le recours aux armes à feu ou le risque d'atteinte corporelle sur les tiers et les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la Régie autonome des transports parisiens, ces derniers peuvent être autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques", indique un décret du ministère de l'Intérieur et du ministère des Transports, paru parallèlement jeudi au Journal Officiel. L'autorisation de port de cette arme "non létale" s'entend "à titre expérimental" pour "une durée de trois ans à compter de la date d'entrée en vigueur" du décret, précise le JO. "Nos concitoyens nous demandent de la sécurité dans les transports" a déclaré le ministre. Selon lui, il faut que les forces de l'ordre "puissent se protéger et puissent protéger les usagers". "Dans certains pays, le taser a prouvé son efficacité" ajoute-t-on au ministère. Comme au Royaume Uni le 1er novembre dernier, lorsque les forces de sécurité s'en sont servi pour maîtriser un homme ayant blessé onze personnes dans une attaque au couteau dans le train Doncaster-Londres. En France, la mesure entrera en application après la publication d'un arrêté précisant les modalités précises, et d'une formation préalable pour les agents concernés, a précisé le ministère à l'AFP. "A l'issue du processus, une évaluation du dispositif sera menée" a ajouté la même source. La SNCF compte 3.000 agents dans son service interne de police ferroviaire, connu sous le nom de SUGE (Service de Surveillance Générale de la SNCF), tandis que la RATP compte un millier d'agents au sein de son Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous sont des agents assermentés et formés, déjà autorisés au port d'armes létales. Néanmoins, le port du pistolet à impulsion électrique sera soumis à "autorisation individuelle". Cette disposition était initialement contenue dans la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les Transports, portée à l'origine par l'actuel ministre des Transport Philippe Tabarot lorsqu'il était sénateur, mais elle avait été censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel le 24 avril 2025.
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L'utilisation de ces armes, également appelées Taser, "peut être une bonne réponse", "proportionnée" face à certains actes de violence dans les transports, a déclaré M. Tabarot sur TF1, en précisant que l'autorisation concernerait dans un premier temps "10% des agents de la police ferroviaire", soit "3 à 400" dans "les semaines à venir". "En vue d'accroître la maîtrise des situations à risques, de réduire le recours aux armes à feu ou le risque d'atteinte corporelle sur les tiers et les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la Régie autonome des transports parisiens, ces derniers peuvent être autorisés à porter un pistolet à impulsions électriques", indique un décret du ministère de l'Intérieur et du ministère des Transports, paru parallèlement jeudi au Journal Officiel. L'autorisation de port de cette arme "non létale" s'entend "à titre expérimental" pour "une durée de trois ans à compter de la date d'entrée en vigueur" du décret, précise le JO. "Nos concitoyens nous demandent de la sécurité dans les transports" a déclaré le ministre. Selon lui, il faut que les forces de l'ordre "puissent se protéger et puissent protéger les usagers". "Dans certains pays, le taser a prouvé son efficacité" ajoute-t-on au ministère. Comme au Royaume Uni le 1er novembre dernier, lorsque les forces de sécurité s'en sont servi pour maîtriser un homme ayant blessé onze personnes dans une attaque au couteau dans le train Doncaster-Londres. En France, la mesure entrera en application après la publication d'un arrêté précisant les modalités précises, et d'une formation préalable pour les agents concernés, a précisé le ministère à l'AFP. "A l'issue du processus, une évaluation du dispositif sera menée" a ajouté la même source. La SNCF compte 3.000 agents dans son service interne de police ferroviaire, connu sous le nom de SUGE (Service de Surveillance Générale de la SNCF), tandis que la RATP compte un millier d'agents au sein de son Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous sont des agents assermentés et formés, déjà autorisés au port d'armes létales. Néanmoins, le port du pistolet à impulsion électrique sera soumis à "autorisation individuelle". Cette disposition était initialement contenue dans la loi du 28 avril 2025 relative à la sûreté dans les Transports, portée à l'origine par l'actuel ministre des Transport Philippe Tabarot lorsqu'il était sénateur, mais elle avait été censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel le 24 avril 2025.

19.02.2026 à 08:41

Le géant suisse Nestlé veut donner la priorité à quatre domaines d'activité

FRANCE24
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Le géant de l'alimentation au plus de 2.000 marques dont les cafés solubles Nescafé, bouillons Maggi et barres chocolatées KitKat, entend mettre l'accent sur le café, les produits pour animaux de compagnie et la nutrition, qui représentent ensemble 70% du chiffre d’affaires, ainsi que sur les marques régionales de premier plan dans les produits culinaires et snacks, a-t-il indiqué dans un communiqué. Philipp Navratil, qui a repris les commandes début septembre après le licenciement de son prédécesseur, entend également poursuivre les efforts d'optimisation du portefeuille, le groupe étant "en négociations avancées" autour d'une vente du reste de ses activités dans les glaces à Froneri, avec qui il co-gère déjà ce domaine depuis 2016, a-t-il indiqué aux journalistes lors d'une conférence téléphonique. Dans le communiqué, le groupe a précisé que le "processus d'engagement formel avec des partenaires potentiels" a été entamé durant le premier trimestre pur ses activités d'eaux, expliquant que cette "activité devrait être déconsolidée à partir de 2027". Le groupe compte en revanche conserver les produits surgelés aux Etats-Unis, qui ont souffert de la vague d'inflation depuis 2022. A 8H28 GMT, le titre gagnait 3,29% à 80,98 francs suisses, soutenant le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, en hausse de 0,49%. Rappel terminé M. Navratil, ancien patron de Nespresso, s'est vu confier la mission de redresser la croissance du groupe, qui s'est étiolée depuis cette vague d'inflation qui a poussé les consommateurs à tailler dans leurs dépenses au profit notamment des marques de distributeurs des supermarchés. Le groupe a également cumulé les revers entre le scandale autour des pizzas Buitoni en 2022, puis de ses eaux en bouteille depuis 2024 et le vaste rappel de produits dans les laits pour bébés depuis décembre. Ce rappel de produits, qui a également touché d'autres fabricants, dont Danone et Lactalis, est maintenant "terminé" pour Nestlé, indique le communiqué, la priorité allant maintenant "à la reconstitution des stocks", ajoute le groupe qui précise que "la production a repris dans toutes les usines", "en faisant appel à d’autres fournisseurs", avec "des tests approfondis, avant, pendant et après la production". "Nos standards sont même plus stricts que les règles de référence européennes", a affirmé M. Navratil lors de la conférence téléphonique. Nestlé, le numéro un mondial des laits infantiles, avait lancé en décembre un premier rappel de lots en décemebre après avoir détecté de petites quantités de céréulide, une toxine susceptible de provoquer des vomissements et diarrhées, sur une ligne de production aux Pays-Bas. Au fil des analyses, il avait identifié un ingrédient, une huile riche en acide arachidonique, venant d'un fournisseur comme source de la contamination et procédé à rappel plus large en janvier dans plus de soixante pays. D'autres fabricants ont été affectés, déclenchant une cascade de rappels similaires. Chiffre d'affaires en baisse Pour 2025, Nestlé a publié des résultats inférieurs aux attentes, avec un bénéfice net en repli de 17% par rapport à l'année précédente, à 9 milliards de francs suisses (9,9 milliards d’euros) et un chiffre d’affaires en repli de 2%, à près de 89,5 milliards de francs. Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur un bénéfice de 10,08 milliards de francs et 89,57 milliards de francs de chiffre d’affaires. Sa croissance organique, qui permet de jauger ses vetes hors effets de chages et acquisitions ou cessions, s'est élevée à 3,5%, les volumes de ventes progressant de 0,8%, les hausses de prix contribuant, elles, à la croissance à hauteur de 2,8%. Pour 2026, le groupe vise une croissance d'environ 3% à 4%, ces prévisions incluant notamment l'impact des ruptures de stock à la suite du rappel des laits infantiles, a-t-il détaillé.
Texte intégral (641 mots)
Le géant de l'alimentation au plus de 2.000 marques dont les cafés solubles Nescafé, bouillons Maggi et barres chocolatées KitKat, entend mettre l'accent sur le café, les produits pour animaux de compagnie et la nutrition, qui représentent ensemble 70% du chiffre d’affaires, ainsi que sur les marques régionales de premier plan dans les produits culinaires et snacks, a-t-il indiqué dans un communiqué. Philipp Navratil, qui a repris les commandes début septembre après le licenciement de son prédécesseur, entend également poursuivre les efforts d'optimisation du portefeuille, le groupe étant "en négociations avancées" autour d'une vente du reste de ses activités dans les glaces à Froneri, avec qui il co-gère déjà ce domaine depuis 2016, a-t-il indiqué aux journalistes lors d'une conférence téléphonique. Dans le communiqué, le groupe a précisé que le "processus d'engagement formel avec des partenaires potentiels" a été entamé durant le premier trimestre pur ses activités d'eaux, expliquant que cette "activité devrait être déconsolidée à partir de 2027". Le groupe compte en revanche conserver les produits surgelés aux Etats-Unis, qui ont souffert de la vague d'inflation depuis 2022. A 8H28 GMT, le titre gagnait 3,29% à 80,98 francs suisses, soutenant le SMI, l'indice de référence de la Bourse suisse, en hausse de 0,49%. Rappel terminé M. Navratil, ancien patron de Nespresso, s'est vu confier la mission de redresser la croissance du groupe, qui s'est étiolée depuis cette vague d'inflation qui a poussé les consommateurs à tailler dans leurs dépenses au profit notamment des marques de distributeurs des supermarchés. Le groupe a également cumulé les revers entre le scandale autour des pizzas Buitoni en 2022, puis de ses eaux en bouteille depuis 2024 et le vaste rappel de produits dans les laits pour bébés depuis décembre. Ce rappel de produits, qui a également touché d'autres fabricants, dont Danone et Lactalis, est maintenant "terminé" pour Nestlé, indique le communiqué, la priorité allant maintenant "à la reconstitution des stocks", ajoute le groupe qui précise que "la production a repris dans toutes les usines", "en faisant appel à d’autres fournisseurs", avec "des tests approfondis, avant, pendant et après la production". "Nos standards sont même plus stricts que les règles de référence européennes", a affirmé M. Navratil lors de la conférence téléphonique. Nestlé, le numéro un mondial des laits infantiles, avait lancé en décembre un premier rappel de lots en décemebre après avoir détecté de petites quantités de céréulide, une toxine susceptible de provoquer des vomissements et diarrhées, sur une ligne de production aux Pays-Bas. Au fil des analyses, il avait identifié un ingrédient, une huile riche en acide arachidonique, venant d'un fournisseur comme source de la contamination et procédé à rappel plus large en janvier dans plus de soixante pays. D'autres fabricants ont été affectés, déclenchant une cascade de rappels similaires. Chiffre d'affaires en baisse Pour 2025, Nestlé a publié des résultats inférieurs aux attentes, avec un bénéfice net en repli de 17% par rapport à l'année précédente, à 9 milliards de francs suisses (9,9 milliards d’euros) et un chiffre d’affaires en repli de 2%, à près de 89,5 milliards de francs. Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur un bénéfice de 10,08 milliards de francs et 89,57 milliards de francs de chiffre d’affaires. Sa croissance organique, qui permet de jauger ses vetes hors effets de chages et acquisitions ou cessions, s'est élevée à 3,5%, les volumes de ventes progressant de 0,8%, les hausses de prix contribuant, elles, à la croissance à hauteur de 2,8%. Pour 2026, le groupe vise une croissance d'environ 3% à 4%, ces prévisions incluant notamment l'impact des ruptures de stock à la suite du rappel des laits infantiles, a-t-il détaillé.

19.02.2026 à 08:33

Argentine: grève générale contre la réforme du travail de Milei

FRANCE24
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Depuis minuit heure locale (03H00 GMT) et pour 24 heures, les trains, bus, aéroports, ports, banques, la fonction publique devraient se paralyser ou tourner au ralenti, pour une grève que la grande centrale CGT a promis "forte". Et affecter aussi commerces et restaurants, en fonction des difficultés d'acheminement des employés. L'impact s'annonce a priori plus marqué que la dernière, en avril 2025 pour la défense du pouvoir d'achat. Elle avait été très inégalement suivie, les bus ayant ce jour-là circulé quasi-normalement, ce qui ne devrait pas être le cas jeudi. Aerolineas Argentinas a annoncé annuler 255 vols jeudi, dont une trentaine de vols internationaux, affectant au total plus de 30.000 passagers. La mobilisation illustre un regain de conflictualité sociale, quatre mois après le succès électoral de l'ultralibéral Javier Milei, sorti renforcé des législatives de mi-mandat. Elle vise la réforme du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débattra jeudi la Chambre des députés. "Nous voulons dire au gouvernement que le peuple lui a donné son vote, mais pas pour qu'il lui retire des droits", a lancé à la veille de la grève Cristian Jeronimo, codirigeant de la CGT (pro-peroniste, centre-gauche). La réforme retouche en profondeur divers aspects de la loi du travail: entre autres, elle facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (8 à 12 heures), étend les services dits "essentiels" en cas de grève, autorise le fractionnement des congés. "Modernisation" ou "précarisation" Pour l'exécutif, cette "modernisation du travail" (nom du projet de loi) doit permettre de doper l'embauche dans une économie où plus de 40% de l'emploi est informel. Notamment en freinant ce que le gouvernement dénonce comme "l'industrie des procès", une judiciarisation à outrance du monde du travail. "Pas une modernisation, une précarisation", rétorque la CGT, dénonçant une loi "régressive". Pour autant, le projet de loi avance au Parlement. Il a été approuvé mercredi dernier au Sénat, moyennant quelques compromis de l'exécutif - notamment sur les cotisations patronales à la couverture santé. Et le gouvernement est confiant de son approbation par les députés, après quelques nouvelles concessions ainsi que l'abandon des indemnités dégressives en cas de maladie. Si approuvé jeudi, le texte devra repasser, sans doute la semaine prochaine, au Sénat pour avaliser ces changements. La CGT n'a pas appelé à manifester le jour de la grève, mais quelques syndicats et petits partis de gauche ont eux, prévu une mobilisation aux abords du Parlement. Mise en garde Mercredi dernier, de brefs mais violents heurts avaient opposé de petits groupes de manifestants et la police, en marge d'une manifestation, déjà, contre la réforme du travail. Dans un communiqué au ton martial mardi, le ministère de la Sécurité a mis en garde les journalistes afin de "préserver leur intégrité physique" lors la couverture des manifestations à venir. Il leur recommande de rester en un endroit délimité, ou risquer une "mise en danger volontaire". Loin de la grève et d'éventuelles tensions, Javier Milei sera jeudi à Washington, pour la première réunion du "Conseil de paix" de son allié Donald Trump. Symboliquement mercredi, l'annonce de la fermeture d'une usine emblématique de 80 ans, principal producteur de pneus d'Argentine, avec la perte de 900 emplois, est venue plomber un peu davantage le panorama social. Javier Milei, au pouvoir depuis décembre 2023, a enregistré un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée en deux ans de plus de 150% à 32%, en interannuel. Ce, au prix de coupes dans l'emploi public, d'une drastique austérité budgétaire qui a anémié la consommation - qui peine à redémarrer - accompagnées d'une ouverture marquée aux importations. En deux ans, près de 300.000 emplois ont été perdus, publics et privés confondus, selon les données du secrétariat du Travail.
Texte intégral (670 mots)
Depuis minuit heure locale (03H00 GMT) et pour 24 heures, les trains, bus, aéroports, ports, banques, la fonction publique devraient se paralyser ou tourner au ralenti, pour une grève que la grande centrale CGT a promis "forte". Et affecter aussi commerces et restaurants, en fonction des difficultés d'acheminement des employés. L'impact s'annonce a priori plus marqué que la dernière, en avril 2025 pour la défense du pouvoir d'achat. Elle avait été très inégalement suivie, les bus ayant ce jour-là circulé quasi-normalement, ce qui ne devrait pas être le cas jeudi. Aerolineas Argentinas a annoncé annuler 255 vols jeudi, dont une trentaine de vols internationaux, affectant au total plus de 30.000 passagers. La mobilisation illustre un regain de conflictualité sociale, quatre mois après le succès électoral de l'ultralibéral Javier Milei, sorti renforcé des législatives de mi-mandat. Elle vise la réforme du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débattra jeudi la Chambre des députés. "Nous voulons dire au gouvernement que le peuple lui a donné son vote, mais pas pour qu'il lui retire des droits", a lancé à la veille de la grève Cristian Jeronimo, codirigeant de la CGT (pro-peroniste, centre-gauche). La réforme retouche en profondeur divers aspects de la loi du travail: entre autres, elle facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (8 à 12 heures), étend les services dits "essentiels" en cas de grève, autorise le fractionnement des congés. "Modernisation" ou "précarisation" Pour l'exécutif, cette "modernisation du travail" (nom du projet de loi) doit permettre de doper l'embauche dans une économie où plus de 40% de l'emploi est informel. Notamment en freinant ce que le gouvernement dénonce comme "l'industrie des procès", une judiciarisation à outrance du monde du travail. "Pas une modernisation, une précarisation", rétorque la CGT, dénonçant une loi "régressive". Pour autant, le projet de loi avance au Parlement. Il a été approuvé mercredi dernier au Sénat, moyennant quelques compromis de l'exécutif - notamment sur les cotisations patronales à la couverture santé. Et le gouvernement est confiant de son approbation par les députés, après quelques nouvelles concessions ainsi que l'abandon des indemnités dégressives en cas de maladie. Si approuvé jeudi, le texte devra repasser, sans doute la semaine prochaine, au Sénat pour avaliser ces changements. La CGT n'a pas appelé à manifester le jour de la grève, mais quelques syndicats et petits partis de gauche ont eux, prévu une mobilisation aux abords du Parlement. Mise en garde Mercredi dernier, de brefs mais violents heurts avaient opposé de petits groupes de manifestants et la police, en marge d'une manifestation, déjà, contre la réforme du travail. Dans un communiqué au ton martial mardi, le ministère de la Sécurité a mis en garde les journalistes afin de "préserver leur intégrité physique" lors la couverture des manifestations à venir. Il leur recommande de rester en un endroit délimité, ou risquer une "mise en danger volontaire". Loin de la grève et d'éventuelles tensions, Javier Milei sera jeudi à Washington, pour la première réunion du "Conseil de paix" de son allié Donald Trump. Symboliquement mercredi, l'annonce de la fermeture d'une usine emblématique de 80 ans, principal producteur de pneus d'Argentine, avec la perte de 900 emplois, est venue plomber un peu davantage le panorama social. Javier Milei, au pouvoir depuis décembre 2023, a enregistré un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée en deux ans de plus de 150% à 32%, en interannuel. Ce, au prix de coupes dans l'emploi public, d'une drastique austérité budgétaire qui a anémié la consommation - qui peine à redémarrer - accompagnées d'une ouverture marquée aux importations. En deux ans, près de 300.000 emplois ont été perdus, publics et privés confondus, selon les données du secrétariat du Travail.

19.02.2026 à 08:17

Corée du Sud: Yoon Suk Yeol, le pari perdant

FRANCE24
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Sa condamnation jeudi à la prison à vie doit permettre d'enfin clore le chapitre de la loi martiale qu'il avait brièvement déclarée la nuit du 3 au 4 décembre 2024, dans une tentative désastreuse de mettre fin à une présumée "dictature parlementaire" de l'opposition. Ancien procureur superstar, Yoon, 65 ans, a enchaîné les déconvenues après sa victoire lors de la présidentielle la plus serrée de l'histoire du pays en 2022. Eclaboussé par des scandales à répétition jusque dans son cercle le plus proche, fragilisé par une débâcle électorale de son camp aux législatives, son mandat est calamiteux, même s'il parvient à consolider l'alliance avec les Etats-Unis, essentielle face à la Corée du Nord qu'il abhorre. Il se rapproche également du Japon, malgré un fort ressentiment national contre l'ancienne puissance coloniale. Conservateur et ouvertement antiféministe, il est successivement suspendu, arrêté -- au deuxième essai des autorités --, destitué puis remplacé par son rival démocrate Lee Jae Myung dans les six mois suivant son coup de force. Une chute aussi fulgurante que fut l'ascension de ce novice de la politique. Une carrière au parquet Car avant d'accéder au poste suprême, Yoon Suk Yeol, né à Séoul le 18 décembre 1960 de parents universitaires, effectue toute sa carrière au parquet, où il acquiert une réputation de pourfendeur de dirigeants. Il inscrit le nom de l'ex-présidente Park Geun-hye à son tableau de chasse en jouant un rôle-clé dans l'enquête pour abus de pouvoir et corruption qui aboutit en 2017 à sa destitution, puis à son incarcération. Yoon deviendra par la suite le deuxième chef d'Etat du pays à se voir destitué, après celle dont il provoqua la déchéance. Egalement en 2017, il est nommé procureur de Séoul. Sous sa direction, le parquet met en examen pour malversations en tout genre une centaine de dignitaires, dont un ex-président, un ex-ministre et plusieurs ex-chefs des services secrets. Plusieurs suspects se suicident en prison. Il devient procureur général en 2019. Deux ans plus tard, surfant sur sa grande popularité, il démissionne, annonce sa candidature à la présidentielle et rejoint le Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite). Il promet de supprimer le ministère de l'Egalité des sexes, à l'avant-garde du progrès pour les Sud-Coréennes depuis 2001. Un engagement qu'il ne pourra jamais honorer, faute de majorité parlementaire. A la présidence, sa réputation est vite ternie par une série de scandales. A commencer par la bousculade de Halloween à Séoul en octobre 2022 qui fait plus de 150 morts. Le drame est imputé à une cascade de négligences de la part des autorités. "Marie-Antoinette" On lui reproche d'abuser de son droit de veto, notamment pour bloquer une enquête parlementaire sur une affaire de manipulation de cours impliquant son épouse Kim Keon Hee. La réputation de la première dame sud-coréenne prend un nouveau coup en 2023 lorsqu'elle est filmée à son insu en train d'accepter un sac à main de marque d'une valeur de 2.200 dollars en cadeau. Un politicien provoque alors la fureur du président en comparant Kim Keon Hee à Marie-Antoinette, l'épouse du roi de France Louis XVI connue pour son fastueux train de vie. Le sobriquet est repris par la propagande de la Corée du Nord dans des tracts envoyés par ballons vers le Sud. Le soutien populaire à Yoon s'érode à grande vitesse. Ce qui se traduit en avril 2024 par une cuisante défaite aux législatives, d'où le PPP sort avec seulement 108 sièges sur 300 à l'Assemblée nationale. Yoon Suk Yeol écope d'une première peine de prison de cinq ans mi-janvier 2026 pour obstruction à la justice et d'autres délits liés à sa brève imposition de la loi martiale. Il entraîne dans son sillage plusieurs de ses collaborateurs de l'époque dans les jours qui suivent. Kim Keon Hee est, elle, condamnée à 20 mois de prison pour corruption, sans lien avec la loi martiale. Formant ainsi avec son époux le premier ex-couple présidentiel sud-coréen à être incarcéré.
Texte intégral (688 mots)
Sa condamnation jeudi à la prison à vie doit permettre d'enfin clore le chapitre de la loi martiale qu'il avait brièvement déclarée la nuit du 3 au 4 décembre 2024, dans une tentative désastreuse de mettre fin à une présumée "dictature parlementaire" de l'opposition. Ancien procureur superstar, Yoon, 65 ans, a enchaîné les déconvenues après sa victoire lors de la présidentielle la plus serrée de l'histoire du pays en 2022. Eclaboussé par des scandales à répétition jusque dans son cercle le plus proche, fragilisé par une débâcle électorale de son camp aux législatives, son mandat est calamiteux, même s'il parvient à consolider l'alliance avec les Etats-Unis, essentielle face à la Corée du Nord qu'il abhorre. Il se rapproche également du Japon, malgré un fort ressentiment national contre l'ancienne puissance coloniale. Conservateur et ouvertement antiféministe, il est successivement suspendu, arrêté -- au deuxième essai des autorités --, destitué puis remplacé par son rival démocrate Lee Jae Myung dans les six mois suivant son coup de force. Une chute aussi fulgurante que fut l'ascension de ce novice de la politique. Une carrière au parquet Car avant d'accéder au poste suprême, Yoon Suk Yeol, né à Séoul le 18 décembre 1960 de parents universitaires, effectue toute sa carrière au parquet, où il acquiert une réputation de pourfendeur de dirigeants. Il inscrit le nom de l'ex-présidente Park Geun-hye à son tableau de chasse en jouant un rôle-clé dans l'enquête pour abus de pouvoir et corruption qui aboutit en 2017 à sa destitution, puis à son incarcération. Yoon deviendra par la suite le deuxième chef d'Etat du pays à se voir destitué, après celle dont il provoqua la déchéance. Egalement en 2017, il est nommé procureur de Séoul. Sous sa direction, le parquet met en examen pour malversations en tout genre une centaine de dignitaires, dont un ex-président, un ex-ministre et plusieurs ex-chefs des services secrets. Plusieurs suspects se suicident en prison. Il devient procureur général en 2019. Deux ans plus tard, surfant sur sa grande popularité, il démissionne, annonce sa candidature à la présidentielle et rejoint le Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite). Il promet de supprimer le ministère de l'Egalité des sexes, à l'avant-garde du progrès pour les Sud-Coréennes depuis 2001. Un engagement qu'il ne pourra jamais honorer, faute de majorité parlementaire. A la présidence, sa réputation est vite ternie par une série de scandales. A commencer par la bousculade de Halloween à Séoul en octobre 2022 qui fait plus de 150 morts. Le drame est imputé à une cascade de négligences de la part des autorités. "Marie-Antoinette" On lui reproche d'abuser de son droit de veto, notamment pour bloquer une enquête parlementaire sur une affaire de manipulation de cours impliquant son épouse Kim Keon Hee. La réputation de la première dame sud-coréenne prend un nouveau coup en 2023 lorsqu'elle est filmée à son insu en train d'accepter un sac à main de marque d'une valeur de 2.200 dollars en cadeau. Un politicien provoque alors la fureur du président en comparant Kim Keon Hee à Marie-Antoinette, l'épouse du roi de France Louis XVI connue pour son fastueux train de vie. Le sobriquet est repris par la propagande de la Corée du Nord dans des tracts envoyés par ballons vers le Sud. Le soutien populaire à Yoon s'érode à grande vitesse. Ce qui se traduit en avril 2024 par une cuisante défaite aux législatives, d'où le PPP sort avec seulement 108 sièges sur 300 à l'Assemblée nationale. Yoon Suk Yeol écope d'une première peine de prison de cinq ans mi-janvier 2026 pour obstruction à la justice et d'autres délits liés à sa brève imposition de la loi martiale. Il entraîne dans son sillage plusieurs de ses collaborateurs de l'époque dans les jours qui suivent. Kim Keon Hee est, elle, condamnée à 20 mois de prison pour corruption, sans lien avec la loi martiale. Formant ainsi avec son époux le premier ex-couple présidentiel sud-coréen à être incarcéré.

19.02.2026 à 08:15

Première réunion du "Conseil de paix" de Trump

FRANCE24
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Gaza 47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du "Conseil", et l'Union européenne, en "observatrice", discuteront de la reconstruction et la stabilisation du territoire palestinien, mission première de cet organisme entièrement à la main du président américain. La rencontre a lieu à l'institut "Donald J. Trump pour la paix", récemment renommé en l'honneur du dirigeant républicain, à partir de 9h00 locales (14h00 GMT). Donald Trump s'exprimera, tout comme le chef de la diplomatie américain Marco Rubio et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair . Selon la Maison Blanche, des engagements financiers de 5 milliards de dollars seront annoncés pour la bande de Gaza, ainsi que l'envoi de "milliers" de militaires pour une force de stabilisation. Crédibilité "Bien malin qui peut dire" ce qu'est le "Conseil de paix", lance à l'AFP Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, évoquant "un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle." Donald Trump en est le président quasiment tout-puissant. Il est seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'Etat et de gouvernement et peut révoquer assez facilement leur participation. "Si cette réunion (jeudi) ne produit pas des résultats rapides et concrets" en particulier sur le plan humanitaire, "sa crédibilité va rapidement s'effondrer", prédit Max Rodenbeck, expert du International Crisis Group, dans un communiqué. Après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens dans la bande de Gaza, où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve. Jeremy Issacharoff, expert à la Reichman University, souligne auprès de l'AFP qu'il faudra "beaucoup plus que 5 milliards de dollars" pour reconstruire le territoire en ruines. Concurrent de l'ONU ? Au-delà de Gaza, le "Conseil de paix" a pour mission de "garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits". De quoi, sur le papier, faire concurrence aux Nations unies que le président américain juge inefficaces. Les membres permanents du "Conseil de paix" doivent verser 1 milliard de dollars pour adhérer, ce qui suscite des critiques sur une possible version "payante" du Conseil de sécurité. Le président brésilien Lula l'a décrit comme "une nouvelle ONU dont (Trump) serait le seul maître." - Qui participe au "Conseil de paix" ? - Des dirigeants accusés d'autoritarisme ou acquis à l'idéologie nationaliste de Donald Trump, mais aussi des pays concernés par l'avenir de Gaza ou désireux de s'attirer les bonnes grâces du président américain. Le chef de la diplomatie Gideon Saar représentera Israël. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le président argentin Javier Milei font le déplacement. Nombre de pays arabes ont rejoint l'instance. L'Egypte sera représentée par le Premier ministre Mostafa Madbouly et la Jordanie par le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi. Le président indonésien Prabowo Subianto, prêt à déployer 8.000 militaires pour la force de stabilisation, est attendu, tout comme plusieurs dirigeants d'Asie centrale qui ont rejoint l'initiative. - Qui garde ses distances ? - Les grands alliés traditionnels et les grands rivaux des Etats-Unis se sont abstenus dans leur majorité de rejoindre le "Conseil de paix" comme membres fondateurs. L'Europe se divise toutefois sur l'attitude à adopter concernant spécifiquement la réunion de jeudi. Certains pays non-membres participeront en "observateurs", comme l'Italie ou l'Allemagne. L'Union européenne a choisi la même approche et sera représentée par la commissaire Dubravka Suica. La France, soutenue par l'Espagne, la Belgique ou l'Irlande, a critiqué cette décision de Bruxelles. Donald Trump a retiré l'invitation faite au Canada. Le Vatican a refusé de participer. La Chine, invitée, n'a signalé aucune intention de participer et a exprimé à plusieurs reprises son attachement à un système centré sur l'ONU. Le Japon réserve sa réponse sur une participation en bonne et due forme au "Conseil de paix". Il devrait envoyer jeudi son émissaire en charge de Gaza, selon la presse.
Texte intégral (678 mots)
Gaza 47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du "Conseil", et l'Union européenne, en "observatrice", discuteront de la reconstruction et la stabilisation du territoire palestinien, mission première de cet organisme entièrement à la main du président américain. La rencontre a lieu à l'institut "Donald J. Trump pour la paix", récemment renommé en l'honneur du dirigeant républicain, à partir de 9h00 locales (14h00 GMT). Donald Trump s'exprimera, tout comme le chef de la diplomatie américain Marco Rubio et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair . Selon la Maison Blanche, des engagements financiers de 5 milliards de dollars seront annoncés pour la bande de Gaza, ainsi que l'envoi de "milliers" de militaires pour une force de stabilisation. Crédibilité "Bien malin qui peut dire" ce qu'est le "Conseil de paix", lance à l'AFP Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, évoquant "un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle." Donald Trump en est le président quasiment tout-puissant. Il est seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'Etat et de gouvernement et peut révoquer assez facilement leur participation. "Si cette réunion (jeudi) ne produit pas des résultats rapides et concrets" en particulier sur le plan humanitaire, "sa crédibilité va rapidement s'effondrer", prédit Max Rodenbeck, expert du International Crisis Group, dans un communiqué. Après plus de quatre mois de cessez-le-feu, les tirs et les frappes restent quotidiens dans la bande de Gaza, où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer la trêve. Jeremy Issacharoff, expert à la Reichman University, souligne auprès de l'AFP qu'il faudra "beaucoup plus que 5 milliards de dollars" pour reconstruire le territoire en ruines. Concurrent de l'ONU ? Au-delà de Gaza, le "Conseil de paix" a pour mission de "garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits". De quoi, sur le papier, faire concurrence aux Nations unies que le président américain juge inefficaces. Les membres permanents du "Conseil de paix" doivent verser 1 milliard de dollars pour adhérer, ce qui suscite des critiques sur une possible version "payante" du Conseil de sécurité. Le président brésilien Lula l'a décrit comme "une nouvelle ONU dont (Trump) serait le seul maître." - Qui participe au "Conseil de paix" ? - Des dirigeants accusés d'autoritarisme ou acquis à l'idéologie nationaliste de Donald Trump, mais aussi des pays concernés par l'avenir de Gaza ou désireux de s'attirer les bonnes grâces du président américain. Le chef de la diplomatie Gideon Saar représentera Israël. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le président argentin Javier Milei font le déplacement. Nombre de pays arabes ont rejoint l'instance. L'Egypte sera représentée par le Premier ministre Mostafa Madbouly et la Jordanie par le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi. Le président indonésien Prabowo Subianto, prêt à déployer 8.000 militaires pour la force de stabilisation, est attendu, tout comme plusieurs dirigeants d'Asie centrale qui ont rejoint l'initiative. - Qui garde ses distances ? - Les grands alliés traditionnels et les grands rivaux des Etats-Unis se sont abstenus dans leur majorité de rejoindre le "Conseil de paix" comme membres fondateurs. L'Europe se divise toutefois sur l'attitude à adopter concernant spécifiquement la réunion de jeudi. Certains pays non-membres participeront en "observateurs", comme l'Italie ou l'Allemagne. L'Union européenne a choisi la même approche et sera représentée par la commissaire Dubravka Suica. La France, soutenue par l'Espagne, la Belgique ou l'Irlande, a critiqué cette décision de Bruxelles. Donald Trump a retiré l'invitation faite au Canada. Le Vatican a refusé de participer. La Chine, invitée, n'a signalé aucune intention de participer et a exprimé à plusieurs reprises son attachement à un système centré sur l'ONU. Le Japon réserve sa réponse sur une participation en bonne et due forme au "Conseil de paix". Il devrait envoyer jeudi son émissaire en charge de Gaza, selon la presse.

19.02.2026 à 08:05

🔴 Corée du Sud : l'ex-président Yoon Suk-yeol condamné à la prison à vie pour avoir dirigé une insurrection en 2024

FRANCE24
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Texte intégral (678 mots)

19.02.2026 à 08:01

Ligue Europa: à Lille, l'espoir d'une respiration européenne

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Voici peut-être la lueur d'espoir que les Dogues doivent suivre pour s'extraire de la pénombre qui s'est emparée du domaine de Luchin depuis le début de l'année: le Losc a acquis son seul succès en 2026 en coupe d'Europe, face à Fribourg (1-0). L'unique résultat positif en neuf rencontres caractérisées tantôt par de grossières erreurs défensives, tantôt par une attaque terriblement maladroite. C'est peut-être donc en Europe que le Losc peut enfin reprendre sa marche vers l'avant, en s'offrant, déjà, un avantage au terme de la manche aller au Stade Pierre-Mauroy, contre un adversaire déjà affronté en novembre dans la capitale serbe (défaite 1-0). "On peut s'appuyer sur le contenu de ce match contre Fribourg qui était un très bon match, où on a marqué tard mais où on a su être solide, ce qu'on n'a pas su faire contre Brest par exemple (match nul 1-1 le week-end dernier en Ligue 1, NDLR)", affirme Bruno Genesio. L'entraîneur du Losc rappelle aussi que les Lillois ont obtenu l'une de leurs plus belles victoires sur la scène européenne, face à l'AS Rome (1-0), dans son Stade olympique: "Cela va être un petit peu le même genre d'équipe qu'on va avoir face à nous sur l'animation défensive notamment. Et surtout, si on l'a déjà fait plusieurs fois, c'est qu'on est capable de le refaire." Alexsandro de nouveau blessé Dans cette spirale négative, ses joueurs ont déjà réussi à résoudre leurs maux défensifs, en gommant les scories de leur jeu, ces dernières semaines. "En ce moment, ce n'est pas trop la joie, mais on reste solidaires, souligne Nathan Ngoy. Malgré tout, je pense que la réussite va revenir si on met tous les ingrédients. (...) La confiance va revenir petit à petit." Mais ce sera sans son compère de la défense centrale Alexsandro, déjà blessé plusieurs mois, qui manquera au moins les deux prochains matchs à cause d'une lésion à un mollet, ce qui repousse son retour à un bon niveau. Une absence supplémentaire dans un club qui doit en plus composer avec de nombreuses blessures cette année. Tout cela ne pourra pas excuser une élimination précoce et décevante au vu du calibre de l'adversaire, qui fragiliserait certainement Bruno Genesio, pour l'heure soutenu par le président du club nordiste Olivier Létang. "Ce n'est pas ce qui m'anime ou ce qui me préoccupe, répond l'entraîneur. Dans ces moments-là, on doit un peu fermer les écoutilles, les joueurs mais surtout le staff. Je suis le même entraîneur qu'il y a six mois ou un an. Ce qui m'importe, c'est de continuer à porter l'équipe, à la faire avancer, à trouver des solutions à nos problèmes parce que c'est notre travail."
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Voici peut-être la lueur d'espoir que les Dogues doivent suivre pour s'extraire de la pénombre qui s'est emparée du domaine de Luchin depuis le début de l'année: le Losc a acquis son seul succès en 2026 en coupe d'Europe, face à Fribourg (1-0). L'unique résultat positif en neuf rencontres caractérisées tantôt par de grossières erreurs défensives, tantôt par une attaque terriblement maladroite. C'est peut-être donc en Europe que le Losc peut enfin reprendre sa marche vers l'avant, en s'offrant, déjà, un avantage au terme de la manche aller au Stade Pierre-Mauroy, contre un adversaire déjà affronté en novembre dans la capitale serbe (défaite 1-0). "On peut s'appuyer sur le contenu de ce match contre Fribourg qui était un très bon match, où on a marqué tard mais où on a su être solide, ce qu'on n'a pas su faire contre Brest par exemple (match nul 1-1 le week-end dernier en Ligue 1, NDLR)", affirme Bruno Genesio. L'entraîneur du Losc rappelle aussi que les Lillois ont obtenu l'une de leurs plus belles victoires sur la scène européenne, face à l'AS Rome (1-0), dans son Stade olympique: "Cela va être un petit peu le même genre d'équipe qu'on va avoir face à nous sur l'animation défensive notamment. Et surtout, si on l'a déjà fait plusieurs fois, c'est qu'on est capable de le refaire." Alexsandro de nouveau blessé Dans cette spirale négative, ses joueurs ont déjà réussi à résoudre leurs maux défensifs, en gommant les scories de leur jeu, ces dernières semaines. "En ce moment, ce n'est pas trop la joie, mais on reste solidaires, souligne Nathan Ngoy. Malgré tout, je pense que la réussite va revenir si on met tous les ingrédients. (...) La confiance va revenir petit à petit." Mais ce sera sans son compère de la défense centrale Alexsandro, déjà blessé plusieurs mois, qui manquera au moins les deux prochains matchs à cause d'une lésion à un mollet, ce qui repousse son retour à un bon niveau. Une absence supplémentaire dans un club qui doit en plus composer avec de nombreuses blessures cette année. Tout cela ne pourra pas excuser une élimination précoce et décevante au vu du calibre de l'adversaire, qui fragiliserait certainement Bruno Genesio, pour l'heure soutenu par le président du club nordiste Olivier Létang. "Ce n'est pas ce qui m'anime ou ce qui me préoccupe, répond l'entraîneur. Dans ces moments-là, on doit un peu fermer les écoutilles, les joueurs mais surtout le staff. Je suis le même entraîneur qu'il y a six mois ou un an. Ce qui m'importe, c'est de continuer à porter l'équipe, à la faire avancer, à trouver des solutions à nos problèmes parce que c'est notre travail."

19.02.2026 à 07:59

Fin de vie: les députés abordent le coeur des débats sur l'aide à mourir

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Deuxième proposition de loi sur la fin de vie, examinée pour la deuxième fois à la chambre basse, le texte d'Olivier Falorni prévoit la création "d'un droit à l'aide à mourir", sous conditions. Elle impliquerait l'administration d'une substance létale par le patient lui-même ou, s'il n'est physiquement pas en mesure de le faire, par un médecin ou un infirmier. Mercredi les débats ont d'abord été sémantiques, entre l'expression d'"aide à mourir", de "suicide assisté" ou "d'euthanasie", ce dernier terme étant particulièrement combattu par M. Falorni, en raison du rapprochement fait avec l'euthanasie pratiquée par le régime nazi. "Le fait même, la réalité même, que les nazis se soient servis de l'euthanasie, et bien ça devrait suffire à nous faire peur et à rejeter ce texte", a ainsi lancé Stéphane Rambaud (Rassemblement national). "Il n'y a pas une journée où je ne me fais pas traiter de nazi au moins 200 fois sur les réseaux sociaux", a répliqué M. Falorni, défendant une définition d'"aide à mourir" qui "ne laisse subsister aucune ambiguïté quant à l'auteur de la demande d'aide à mourir, qui ne peut être que la personne qui souhaite bénéficier de celle-ci". "A la fin de ma vie, si je suis concerné, touché par la maladie, je ne suis vraiment pas sûr de solliciter une aide à mourir", a d'ailleurs souligné M. Falorni, avant d'ajouter : "la seule chose dont je suis absolument certain c'est que j'aimerais pouvoir avoir le choix". Au-delà de la sémantique, le sujet divise même au sein des groupes. "Je continue de penser qu'on ouvre une porte beaucoup trop risquée", a déclaré Stéphane Peu, président du groupe communiste, évoquant notamment sa crainte de voir des malades demander l'aide à mourir parce qu'ils considèrent être "un poids" pour leurs proches ou la société. "Il y aura une décision médicale (...) qui dira oui ou non, et qui, je le crois, ne considérera pas ce patient comme un poids pour la société", a répondu la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Jeudi, les députés devraient voter sur ce premier article-clé instaurant ce droit à l'aide à mourir, mais aussi aborder la question sensible des cinq conditions cumulatives pour demander cette aide à mourir. Elles concernent aussi bien l'âge (le texte réserve à ce stade le droit aux majeurs), que la gravité de l'affection et des souffrances du patient, ou encore sa volonté "libre et éclairée". Mercredi les députés avaient conclu l'examen, là-aussi en deuxième lecture, d'une première proposition de loi, pour l'accès égal de tous aux soins palliatifs. Un vote solennel pour chacun des deux textes est prévu mardi après-midi, si les nombreux amendements sur l'aide à mourir sont étudiés d'ici là (il en restait 1.747 mercredi soir). Un nouvel examen des deux textes est prévu au Sénat, du 1er au 3 avril.
Texte intégral (504 mots)
Deuxième proposition de loi sur la fin de vie, examinée pour la deuxième fois à la chambre basse, le texte d'Olivier Falorni prévoit la création "d'un droit à l'aide à mourir", sous conditions. Elle impliquerait l'administration d'une substance létale par le patient lui-même ou, s'il n'est physiquement pas en mesure de le faire, par un médecin ou un infirmier. Mercredi les débats ont d'abord été sémantiques, entre l'expression d'"aide à mourir", de "suicide assisté" ou "d'euthanasie", ce dernier terme étant particulièrement combattu par M. Falorni, en raison du rapprochement fait avec l'euthanasie pratiquée par le régime nazi. "Le fait même, la réalité même, que les nazis se soient servis de l'euthanasie, et bien ça devrait suffire à nous faire peur et à rejeter ce texte", a ainsi lancé Stéphane Rambaud (Rassemblement national). "Il n'y a pas une journée où je ne me fais pas traiter de nazi au moins 200 fois sur les réseaux sociaux", a répliqué M. Falorni, défendant une définition d'"aide à mourir" qui "ne laisse subsister aucune ambiguïté quant à l'auteur de la demande d'aide à mourir, qui ne peut être que la personne qui souhaite bénéficier de celle-ci". "A la fin de ma vie, si je suis concerné, touché par la maladie, je ne suis vraiment pas sûr de solliciter une aide à mourir", a d'ailleurs souligné M. Falorni, avant d'ajouter : "la seule chose dont je suis absolument certain c'est que j'aimerais pouvoir avoir le choix". Au-delà de la sémantique, le sujet divise même au sein des groupes. "Je continue de penser qu'on ouvre une porte beaucoup trop risquée", a déclaré Stéphane Peu, président du groupe communiste, évoquant notamment sa crainte de voir des malades demander l'aide à mourir parce qu'ils considèrent être "un poids" pour leurs proches ou la société. "Il y aura une décision médicale (...) qui dira oui ou non, et qui, je le crois, ne considérera pas ce patient comme un poids pour la société", a répondu la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Jeudi, les députés devraient voter sur ce premier article-clé instaurant ce droit à l'aide à mourir, mais aussi aborder la question sensible des cinq conditions cumulatives pour demander cette aide à mourir. Elles concernent aussi bien l'âge (le texte réserve à ce stade le droit aux majeurs), que la gravité de l'affection et des souffrances du patient, ou encore sa volonté "libre et éclairée". Mercredi les députés avaient conclu l'examen, là-aussi en deuxième lecture, d'une première proposition de loi, pour l'accès égal de tous aux soins palliatifs. Un vote solennel pour chacun des deux textes est prévu mardi après-midi, si les nombreux amendements sur l'aide à mourir sont étudiés d'ici là (il en restait 1.747 mercredi soir). Un nouvel examen des deux textes est prévu au Sénat, du 1er au 3 avril.
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