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Chaîne de service public - Actualité internationale.

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30.06.2026 à 10:03

FRANCE24
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L'ambitieux projet, établi sur la base de la technologie du fameux "Shinkansen" japonais, avait été lancé en 2017 en grande pompe par les Premiers ministres indien Narendra Modi et japonais Shinzo Abe, pour un premier convoi prévu six ans plus tard. La facture, salée, avait alors été évaluée à 17 milliards de dollars, financés à 81% par un prêt de l'agence internationale de coopération nippone (JICA). La successeure de M. Abe, Sanae Takaichi, est attendue mardi en Inde pour une visite de trois jours. Le gouvernement indien s'est réjoui de cette "étape majeure des efforts de modernisation du réseau ferroviaire" qui, a-t-il ajouté, "doit permettre de développer d'autres voies à grande vitesse dans tout le pays". L'Inde dispose de l'un des plus longs réseaux ferroviaires au monde, largement hérité de l'ère coloniale britannique: 85.000 km de rails, sur lesquels ont transité 7,41 milliards de passagers et 1,67 milliard de tonnes de marchandises l'an dernier. Depuis des années, New Delhi s'est engagée dans un vaste plan de modernisation. JO en ligne de mire Son objectif ? Tourner définitivement la page d'un service public longtemps associé à ses accidents meurtriers et aux images des grappes humaines accrochées à ses rames de banlieue. Une première étape a été franchie avec l'entrée en service de ses nouveaux trains entièrement "made in India" baptisés "Vande Bharat" ("Salut à l'Inde"), qui ont transporté 40 millions de passagers à la vitesse de 180 km/h l'an dernier. Mais les TGV constituent le point d'orgue de cet effort. La première ligne à grande vitesse doit relier les mégapoles de Bombay, la capitale financière du pays, et d'Ahmedabad (ouest) sur 508 km à 320 km/h. "Le premier tronçon de ce TGV sera opérationnel en 2027 entre les villes de Surat et Vapi" distantes d'une centaine de km, a précisé à l'AFP le directeur général des Chemins de fer indiens, Dharmendra Tewari. "Une très grande partie des travaux sont terminés sur l'ensemble de la ligne", a-t-il précisé. Les premiers trains devraient circuler à partir de 2028 entre Bombay et Ahmedabad, la capitale de l'Etat du Gujarat natal de M. Modi, qui doit accueillir deux ans plus tard les Jeux du Commonwealth et ambitionne ensuite d'organiser les Olympiades de 2036. La construction de la nouvelle ligne a requis le percement d'un premier tunnel de 21 km sous des montagnes, et d'un autre de 7 km sous la mer - une première en Inde - toujours en cours. "Connecteurs de croissance" Le nouveau train fera passer le temps de trajet entre les deux villes sous la barre des deux heures, contre environ neuf pour les convois actuels, six au moins par la route et encore quatre à cinq pour l'avion (procédures d'aéroport comprises). Le TGV est l'un des grands projets de modernisation promus par Narendra Modi depuis son arrivée à la tête du pays le plus peuplé de la planète - un milliard et demi d'habitants - en 2014. Mais sa mise en service a longtemps été contrariée par les dépassements de budget, les retards de construction et la pandémie de Covid. L'inauguration de son premier tronçon désormais en ligne de mire, le gouvernement espère accélérer la construction des 4.000 km de voies ferrées - sur sept lignes - prévus dans le projet initial. "Ces lignes vont permettre d'intégrer des villes et des régions essentielles, de faciliter le déplacement des populations et de soutenir l'économie", a résumé en juin dans une note à la presse le gouvernement, qui les désigne comme des "connecteurs de croissance". Aucun calendrier précis n'a été précisé pour la mise en service de ce nouveau réseau. Sur une carte, il doit permettre à terme de relier d'ouest en est la capitale New Delhi à la ville sainte hindoue de Varanasi, par ailleurs circonscription électorale de Narendra Modi, et du nord au sud Ahmedabad à Bombay, Pune, Hyderabad et Madras.

30.06.2026 à 10:03

FRANCE24
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Le prix moyen annuel des frais de tenue de compte a par exemple augmenté de 3,71% cette année, pour atteindre 22,39 euros en moyenne, selon cette étude annuelle réalisée par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Les prix d'une carte de paiement internationale à débit immédiat et d'une carte de paiement internationale à débit différé ont augmenté respectivement de 1,59% et 1,57%, pour atteindre environ 45 euros par an. Les prix des offres groupées de services, ont quant à eux pris 2,37% entre avril 2025 et avril 2026, selon la même source. Largement diffusées, ces offres facturées au forfait comprennent souvent la mise à disposition d'une carte bancaire, la gestion du compte et l'assurance des moyens de paiement. Le rapport "confirme la trajectoire maîtrisée dans le temps des prix des services bancaires", estime la Fédération bancaire française (FBF), qui met en avant les coûts croissants pour les banques des salaires et de l'informatique. Dans une réaction distincte transmise à l'AFP, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) désapprouve cette hausse et met en regard les bénéfices importants des banques françaises l'an dernier. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale, le groupe BPCE (rassemblant les Banques populaires et les Caisses d'épargne) et le Crédit Mutuel cumulent à eux cinq plus de 35 milliards d'euros de bénéfice net en 2025, alors même qu'il leur a été imposé une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. L'OTB compare un certain nombre de tarifs d'une année sur l'autre. L'association CLCV donne de son côté, chaque début d'année, le coût moyen total des frais bancaires pour les consommateurs français. Selon elle, les tarifs bancaires ont connu une hausse de 3% en moyenne cette année, en particulier sur les services de base comme les frais de tenue de compte et de cartes bancaires. L'Unaf regrette par ailleurs le manque de transparence des acteurs bancaires sur les frais d'irrégularités et d'incidents de paiement. Elle appelle même les parlementaires "à initier une mission d'information transpartisane pour faire la lumière sur le rôle des frais d'incidents dans le modèle économique des banques de détail".

30.06.2026 à 09:51

FRANCE24
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Le processus d'ouverture à la concurrence de ces lignes va être soumis le 2 juillet à l'approbation du conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports de la région capitale, a indiqué à la presse Laurent Probst, directeur général d'IDFM. Le premier lot ferroviaire porte sur la seule ligne U, actuellement exploitée par SNCF Voyageurs, qui relie La Défense, à l'ouest de Paris, à Trappes et Saint Quentin-en-Yvelines. Soit 97 trains et quelque 52.000 voyageurs par jour. Le deuxième, beaucoup plus important en taille et lui aussi exploité par SNCF Voyageurs, regroupe le RER D (Creil-Melun via Paris), la ligne de Transilien H (Gare du Nord à Auvers-sur-Oise, Ermont-Aubonne et Sarcelles-Luzarches dans le Val-d'Oise) et la ligne K (Gare du Nord à Crépy-en-Valois), soit quelque 860 trains et 924.000 voyageurs par jour. Ces trois lignes sont regroupées dans un seul lot destiné à un unique exploitant. Elles partagent le même atelier de maintenance de Joncherolles (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis), et il n'a pas été possible de les séparer, a expliqué M. Probst. Pour les tramways, actuellement tous exploités par la RATP, IDFM a composé trois lots distincts de taille plus comparable, notamment en kilomètres parcourus. Transferts proposés aux salariés Le premier lot d'appel d'offres (Délégation de service public DSP50) sera lancé pour l'exploitation des lignes T3A (Pont du Garigliano-Porte de Vincennes), T3B (Porte de Vincennes-Porte Dauphine) et T10 (Parc de Sceaux-Clamart via l'hôpital Béclère). Elles partagent les mêmes matériels roulants, des rames Citadis fabriquées par Alstom, ce qui facilite leur entretien. Ces lignes accueillent quelque 580.000 voyageurs par jour. Le deuxième lot (DSP51) portera sur les lignes T5, T6, équipées de tramways à pneus, ainsi que T7 et T8 (tramway ferré). L'ensemble des quatre lignes transporte 370.000 voyageurs quotidiennement. Enfin le troisième lot (DSP52) portera sur la ligne T1 au nord de Paris reliant Asnières à Noisy-le-Sec via Saint-Denis, La Courneuve et Bobigny, et la ligne T2 à l'ouest, reliant le Pont de Bezons à la Porte de Versailles en passant par Puteaux, Suresnes et Meudon, qui ont aussi des matériels roulants similaires Citadis, et transportent quelque 560.000 voyageurs par jour. Au total, ces cinq appels d'offres concernent quelque 1.500 agents. Des transferts leur seront proposés vers les sociétés qui remporteront les appels d'offres, a ajouté M. Probst, qui qualifie de "très constructive" l'attitude de la RATP. Le conseil d'administration d'IDFM, l'autorité organisatrice des transports de la région, doit décider le 2 juillet d'un "avis de pré-information" sur le sujet qui sera publié par le Journal officiel de l'Union européenne, a précisé M. Probst. Les appels d'offres doivent être lancés dans l'année qui suit, soit d'ici à juin 2027, pour une attribution prévue d'ici à 2030, a-t-il ajouté. Côté bus, l'ensemble des 1.900 lignes de bus et cars en Île-de-France sont désormais en délégation de service public ou y passeront d'ici au 1er novembre. Par entreprise, c'est l'opérateur Transdev qui a obtenu le plus de contrats de bus (17), tandis que Keolis, filiale de la SNCF en a décroché 13, Lacroix Savac 7, RATP Cap, filiale de la RATP, en a conservé 11, et l'italien ATM en a obtenu un. Les RER A et B, ainsi que les lignes du métro parisien, doivent pour leur part être ouverts à la concurrence avant 2040.

30.06.2026 à 09:49

FRANCE24
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"On ne peut pas retourner dans notre pays. Ils savent quelles sont les conditions là-bas. C'est très injuste", déclare à l'AFP Kassoumie, une Haïtienne de 35 ans bénéficiant du statut de protection temporaire (TPS), qui a demandé à utiliser un pseudonyme par crainte des autorités américaines. Jeudi, la plus haute juridiction américaine, à majorité conservatrice, a accordé un succès à l'administration Trump dans sa politique d'expulsions massives d'immigrés en l'autorisant à révoquer ce statut pour 350.000 Haïtiens et 6.000 Syriens. Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l'expulsion et leur donne le droit de travailler, est accordé provisoirement aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d'autres conditions "extraordinaires". Dans le comté de Miami-Dade, où vivent quelque 110.000 Haïtiens, cette décision plonge de nombreux migrants dans l'incertitude. "Je n'ai personne, je dois payer mon loyer et je ne sais pas où aller. Je ressens une peur constante, j'ai même des palpitations", témoigne Kassoumie, une infirmière qui a fui son pays en 2018 et obtenu le TPS trois ans plus tard. "Pour moi, la vie consiste à aller travailler et rentrer chez moi", ajoute cette femme, aujourd'hui employée d'une association à Miami. "Questions de survie" Des responsables haïtiens de Floride se sont réunis lundi pour condamner la décision de la Cour suprême et appeler le Sénat à adopter un projet de loi visant à prolonger le TPS des Haïtiens jusqu'en 2029. "C'est un moment douloureux pour la communauté", a regretté Vanessa Joseph, présidente d'un réseau d'élus et de responsables publics haïtiano-américains, lors d'une conférence de presse dans le quartier de Little Haïti, à Miami. Les familles "ont peur" et sont "à la recherche de réponses", a déclaré pour sa part Thamara Labrousse, une responsable de l'ONG Sant La, qui vient en aide à la communauté haïtienne du sud de la Floride. "Elles demandent: vais-je perdre mon emploi ? Puis-je emmener mes enfants à l'école ? Va-t-on me séparer d'eux ? (…) Ce ne sont pas des questions abstraites, ce sont des questions de survie", a-t-elle insisté. "Les bénéficiaires du TPS sont profondément intégrés dans tous les secteurs de cette nation. Ils sont propriétaires de logements et d'entreprises, aides à domicile, ouvriers du bâtiment, entrepreneurs et travailleurs essentiels", a énuméré Thamara Labrousse. Pays le plus pauvre des Amériques, Haïti est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements. Kassoumie en a été victime. Sa situation économique aisée en a fait une cible pour les gangs, qui l'ont harcelée pendant des mois et ont pillé sa maison, la forçant à émigrer aux États-Unis. En décembre dernier, des membres de ces groupes ont violemment agressé sa mère, qui est morte quelques mois plus tard des suites de ses blessures. Aujourd'hui, avec la fin du TPS, "ça fait très mal de devoir tout recommencer à zéro" après s'en être sortie aux États-Unis, dit-elle.

30.06.2026 à 09:43

FRANCE24
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Côté monégasque, des dizaines d'agents ont été déployés depuis lundi soir. Côté français, deux hélicoptères et une trentaine de gendarmes étaient engagés autour de la principauté, tandis que le Raid était en alerte, selon la police et la gendarmerie. Lundi soir, un homme a été vu en train de déposer un colis dans un immeuble résidentiel du micro-Etat méditerranéen ultrasécurisé de 2 km2, dans un quartier tout proche de la frontière avec la France. Le colis a explosé vers 21H00, faisant trois blessés, un couple de 50/60 ans en urgence absolue et un adolescent de 13 ans en urgence relative, ont annoncé les autorités monégasques. Mardi matin, l'état des blessés, tous trois hospitalisés à Nice, à une vingtaine de kilomètres de Monaco, n'avait pas évolué, selon un porte-parole du gouvernement. Dans la nuit, le ministre d'Etat (chef du gouvernement) Christophe Mirmand a annoncé lors d'une conférence de presse que le suspect décrit par des témoins avait été repéré sur les images de vidéosurveillance de Monaco et de Beausoleil, la commune française voisine qu'il a rejointe à pied. Selon M. Mirmand, le parquet de Nice a ouvert une enquête pour permettre aux forces de l'ordre françaises de participer à la traque du suspect. Contacté par l'AFP, le parquet de Nice n'a pas confirmé. Oligarque sous sanctions Une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que l'homme blessé dans l'attaque est Vadim Ermolaev, un oligarque originaire d'Ukraine, confirmant une information de BFMTV. Résidant à Monaco, il fait l'objet depuis décembre 2023 de sanctions en vertu d'une décision du Conseil national de sécurité (NSDC) promulguée par le président Volodymyr Zelensky. Selon plusieurs médias citant les services de sécurité ukrainiens, ces sanctions sont dues au choix du multimillionnaire de poursuivre ses activités de négoce d'alcool en Crimée sous occupation russe. L'identité des victimes n'a pas été confirmée à Monaco, où une conférence de presse du procureur général Stéphane Thibault était attendue en fin de matinée. "C'est la première fois que dans l'histoire, à ma connaissance, un tel acte se produit dans la Principauté", a déclaré M. Mirmand. Le prince Albert II a dénoncé dans un communiqué "un crime odieux" qui représente "un choc pour toute la communauté monégasque". Avec des services de sécurité en nombre et un système de vidéosurveillance perfectionné, Monaco a longtemps maintenu l'image d'un havre de paix particulièrement sûr, même si quelques braquages sont venus troubler la quiétude ces dernières années. "La Principauté de Monaco demeurera unie et déterminée face à la violence et au crime. La sécurité de notre communauté a toujours été une priorité", a promis le prince. M. Mirmand a aussi évoqué un travail engagé lundi soir avec les services de renseignement "pour identifier l'environnement des victimes, pour identifier si d'autres personnes pourraient être concernées par des menaces particulières, et pour pouvoir s'assurer que ces faits ne se reproduisent pas dans la principauté". Outre les trois blessés, quatre autres personnes ont été prises en charge par les secouristes, dont une personne choquée et plusieurs victimes de coupures à cause des vitres soufflées par l'explosion. L'immeuble visé compte six appartements, mais les trois blessés étaient les seules personnes présentes. Sur une photo publiée sur les réseaux sociaux et présentée comme celle de l'immeuble, des débris sont visibles dans l'entrée d'un bâtiment de pierre, les escaliers fortement endommagés et tachés de sang, les grilles déformées.

30.06.2026 à 09:35

FRANCE24
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Voici cinq choses à savoir sur une campagne qui a déjà conduit 25.000 immigrés à rentrer dans leur pays. - Qui organise ces rassemblements ? Un ensemble hétérogène de mouvements antimigrants et de partis politiques est à l'origine de ces rassemblements où dominent en tête de cortège des hommes revêtus d'habits traditionnels zoulous. Ils accusent pêle-mêle les sans-papiers de "voler" les emplois des Sud-Africains, dans un contexte de chômage de masse (33%) et d'alimenter la criminalité galopante du pays, des discours incendiaires qui ont créé de vives tensions dans les townships où cohabitent étrangers et Sud-Africains. Selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2018, chaque travailleur immigré a pourtant créé environ deux emplois pour des Sud-Africains entre 1996 et 2011, principalement grâce à l'entrepreneuriat et aux dépenses des immigrés dans l'économie locale. Une campagne virulente sur les réseaux sociaux, dont l'AFP a mis en évidence plusieurs éléments de désinformation, et une ample couverture télévisuelle des rassemblements en direct, ont joué le rôle de caisses de résonance. "Nous assistons à une nouvelle forme de violence de noirs contre d'autres noirs, détournant l'attention des vrais coupables de la crise économique", estime le politologue Sandile Swana. - En quoi cette vague est-elle différente ? L'Afrique du Sud a connu plusieurs vagues de violences xénophobes au cours des deux dernières décennies. En 2008, 62 personnes ont été tuées lors d'émeutes antimigrants et des milliers ont été déplacées. De nouvelles flambées de violences ont suivi en 2015 et 2016. En 2019, des groupes armés ont ciblé des commerces appartenant à des étrangers autour de Johannesburg, faisant au moins 12 morts, dont 10 Sud-Africains. Les analystes relèvent que cette campagne est beaucoup plus structurée que les précédentes, et qu'elle a conduit au départ de milliers de migrants. Pour William Gumede, professeur à l'Université du Witwatersrand, ce qui distingue la vague actuelle, c'est l'acceptation croissante de la rhétorique xénophobe au-delà de groupes marginaux. "Ce n'était pas le cas par le passé, et c'est vraiment une nouvelle dimension". - Quel niveau de violence ? La police sud-africaine enquête sur les meurtres de deux ressortissants mozambicains, d'un Ethiopien et d'un Malawite liés aux dernières tensions xénophobes. Les autorités mozambicaines font état de cinq ressortissants tués et l'Ouganda d'un de ses citoyens battu à mort, ce que l'AFP n'a pas été en mesure de confirmer. Outre ces victimes et des cas sporadiques de magasins pillés, les médias locaux ont rapporté que des Sud-Africains ordinaires s'étaient livrés à des contrôles d'identité au faciès, exigeant d'un étranger de voir sa carte d'identité. Des migrants sur le départ ont indiqué à l'AFP que leur propriétaire les avait expulsés par crainte de représailles ou que leur employeur les avait renvoyés de peur d'être verbalisé. - Pourquoi maintenant ? C'est une succession de manifestations contre les immigrés clandestins depuis plusieurs mois qui a contribué à installer le climat actuel, plutôt qu'un événement particulier. Fin 2025, plusieurs actions coup de poing visaient à interdire l'accès des hôpitaux aux immigrants illégaux. Le gouvernement y avait mis le holà. Ces rassemblements, dépassant rarement quelques centaines de personnes, traduisent le ras-le-bol croissant d'une population face au chômage de masse et à la pauvreté, selon des analystes. Le ressentiment est vif envers les immigrés africains détenteurs d'un emploi, même modeste, qui font des boucs-émissaires tout indiqués, ajoutent-ils. Par ailleurs, des partis politiques alimentent la rhétorique antimigrants, perçue comme un argument de campagne efficace pour gagner des voix lors des municipales du 4 novembre. - Quelles ont été les réactions ? Les discours antimigrants, les intimidations et les violences sporadiques ont déclenché une réponse régionale, plusieurs pays affrétant des avions ou des bus pour rapatrier leur ressortissants. L'Afrique du Sud compte environ trois millions d'immigrés en situation régulière (5,1% de la population), selon les statistiques officielles. Près de deux tiers proviennent des pays voisins d'Afrique australe et de République démocratique du Congo. Le Ghana a rapatrié par avion près de 1.000 ressortissants, le Nigeria environ 600, selon l'Autorité sud-africaine de gestion des frontières (BMA). Plus de 15.000 ressortissants du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique, sont rentrés chez eux par leurs propres moyens ou par des bus affrétés par leur gouvernement ou l'Afrique du Sud. Selon la BMA, une grande majorité d'entre eux séjournait en situation irrégulière en Afrique du Sud. Plusieurs milliers d'autres étaient regroupés dans des camps de fortune ou devant leur consulat au Cap (sud), à Durban (est) et Johannesburg dans l'attente d'être rapatriés. Le gouvernement sud-africain a rejeté les accusations de xénophobie et appelé les pays africains à s'attaquer aux crises économiques et de gouvernance qui alimentent les migrations.

30.06.2026 à 09:33

FRANCE24
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Certains corps sont déjà dans des cercueils en bois, eux aussi posés sur le sol. Près du chapiteau blanc où se concentre l'opération, une centaine d'autres cercueils vides sont empilés contre des décombres D'une magnitude de 7,2 et 7,5 à quelques secondes d'intervalle, le double tremblement de terre a fait au moins de 1.700 morts selon un bilan encore provisoire qui va s'alourdir à mesure que les secouristes dégagent des corps bloqués sous des immeubles réduits en tas de pierres. Les médecins légistes sont débordés. Dans les premiers jours, les blessés et les cadavres ont été envoyés vers les hôpitaux de la région, mais les morgues sont saturées. "Ma famille est là, on me dit que ma sœur et ses enfants sont là... ainsi que les enfants de mon frère, celui qui a survécu", raconte Wilker Molalla, 25 ans, attendant qu'on l'appelle pour éventuellement identifier les corps. Cette famille vivait dans un quartier de La Guaira, où se trouvent le port et l'aéroport de Caracas, à 30 km au nord de la capitale. Ils étaient onze, mais seuls Wilker Molalla et son frère ont survécu parce qu'ils se trouvaient à leur travail au moment des secousses. L'attente est longue. Les proches font la queue pour pouvoir entrer et reconnaître leurs êtres chers, et s'ils sont là, récupérer leurs dépouilles. Beaucoup portent à la main des bouquets de fleurs rouges, jaunes, blanches et fuchsia. Ils dénoncent le manque de personnel pour faire face à l'urgence, une plainte qui s'ajoute aux nombreuses critiques sur la gestion de la catastrophe par les autorités. Les recherches dans les décombres se font bien souvent sans aide officielle. "Indentifiée grâce à la bague" Certains corps sont recouverts de chaux, une procédure que certains experts jugent inutile. Médecins et techniciens légistes travaillent en plein air, les cadavres sous des bâches tendues entre des poteaux. Ils délivrent des certificats de décès et des autorisations d'inhumation ou de crémation. Un camion "Unité spéciale de déchets hospitaliers" vient emporter des résidus des autopsies. "Je suis venu hier et j'ai parcouru (les photos), tout parcouru, et je n'ai pas trouvé ma fille", confie, dévasté, Antony Marcano, un cuisinier de 41 ans. "Aujourd'hui je suis revenu et, grâce à Dieu, je l'ai trouvée, je l'ai identifiée grâce à la bague que je lui avais offerte", dit-il. Les autorités évitent de parler de disparus, mais l'ONU estime qu'il y en a environ 50.000. Lundi, elle a annoncé la fourniture de 10.000 sacs mortuaires au Venezuela. Des représentants de pompes funèbres privées offrent gratuitement les services de transport et de crémation. Les corbillards se garent à l'extérieur du port. Darwin Silva, 37 ans, se prépare à transporter sa mère, décédée dans un ensemble de logements sociaux appelé Hugo Chavez I, qui fait partie d'un programme phare du gouvernement. "Elle est déjà identifiée, ils m'ont déjà remis l'acte de décès", indique, brisé, cet homme qui a lui-même emmené le corps au port pour finaliser les démarches. On l'a trouvée avec une poutre sur elle, déjà tard dans la nuit, grâce à un groupe électrogène installé par les voisins, raconte-t-il. Face à la saturation des morgues, certains ont choisi d'emmener directement leurs proches décédés au service médico-légal principal de Caracas. Il y a aussi des blessés dans les hôpitaux qui ont perdu des membres de leur famille, et ne peuvent venir les identifier. M. Marcano recommande de la patience et de la foi pour mener à bien la procédure au milieu de tout ce chaos et de toute cette douleur: "Priez Dieu pour que vous puissiez leur offrir des funérailles normales."

30.06.2026 à 09:27

FRANCE24
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"J'aimerais beaucoup continuer à travailler dans le domaine de la recherche. Cela est malheureusement un peu difficile, car le nombre de postes est très limité et il est aussi très compliqué d'obtenir des financements", explique cette spécialiste de la palynologie (étude des pollens), sans emploi depuis l'automne 2024. Son parcours illustre un paradoxe croissant en Allemagne: un nombre de demandeurs d'emploi élevé (environ trois millions, soit un taux de chômage de 6,3 % en mai), et en même temps des centaines de milliers de postes vacants dans de nombreux secteurs. Ainsi, 643.000 offres d'emploi étaient recensées en mai par l'Agence fédérale pour l'emploi, un chiffre qui ne tient pas compte des recherches de salariés effectuées directement par les entreprises en manque de main d'oeuvre. - 160 métiers en pénurie - Les économistes parlent d'un "mismatch", une inadéquation entre les travailleurs et les emplois qui existent. Et celle-ci est de mauvaise augure pour une économie déjà en crise qui peine à innover. A l'échelle du pays, l'Agence pour l'emploi recense quelque 160 métiers en pénurie, surtout "ceux pour lesquels une formation professionnelle, duale ou scolaire, est requise", souligne Andrea Nahles, présidente de l'Agence. Les secteurs de la santé et des transports sont parmi les plus tendus. "On recherche de toute urgence du personnel soignant, des professionnels en physiothérapie ou des conducteurs de bus et de poids-lourds", cite-t-elle en exemple. Mais il ne s'agit pas là de carrières qu'ambitionne la spécialiste des pollens Julia Unkelbauer qui, si elle ne trouve pas dans la recherche, veut travailler "partout où il existe des possibilités dans mon domaine". Quitter sa région reste pour elle un dernier recours , tandis qu'elle vit avec son mari, cadre dans le privé, et leurs deux enfants dans une maison de village. - Déficit démographique - À Fulda, Katharina Henkel, cheffe de l'agence locale pour l'emploi, constate quotidiennement cette inadéquation. "Nous avons de nombreuses personnes en recherche d'emploi, et en face des employeurs qui cherchent de la main-d'œuvre. Mais les exigences et les qualifications ne correspondent pas toujours", souligne-t-elle. Il faut, selon elle, "jusqu'à 300 jours pour pourvoir certains postes, notamment dans les soins ou le transport". Le phénomène reflète également les mutations de la première économie européenne. La numérisation et l'intelligence artificielle vont progressivement faire évoluer les besoins en main d'oeuvre qualifiée des entreprises. Ces difficultés de recrutement devraient également s'accentuer avec le vieillissement de la population : au cours des dix prochaines années, environ 13 millions d'Allemands atteindront l'âge de la retraite. Dans le même temps, seules 7,8 millions de personnes devraient entrer sur le marché du travail, creusant un déficit démographique que l'immigration peine aujourd'hui à compenser, selon l'Agence pour l'emploi. À Francfort, le groupe Samson, qui fabrique des valves pour l'industrie, va voir environ 450 de ses quelque 2.000 employés en Allemagne partir à la retraite dans sept à huit ans. "Nous devons déjà réfléchir à comment et avec quelles qualifications les remplacer", explique son directeur des ressources humaines, Frank Oppenländer. Son entreprise a investi plus de 500 millions d'euros dans une nouvelle usine dans la commune voisine d'Offenbach et recherche activement "des tourneurs-fraiseurs, mécatroniciens et électroniciens", des profils difficiles à trouver. La pénurie de main-d'œuvre qualifiée va "assurément s'aggraver" du fait qu'à terme, "c'est la main-d'œuvre en général qui fera défaut", abonde Mme Henkel. La réponse passe selon elle par la formation continue, dispensée par l'Agence pour l'emploi ou par les entreprises, afin de faciliter les reconversions professionnelles dans les secteurs en manque de main d'oeuvre. La qualification des chômeurs, comme celle des salariés, "doit être renforcée", reconnait M. Oppenländer, mais il voit comme autre impératif une "politique migratoire accélérée" pour répondre aux besoins des entreprises. Les délais d'obtention des permis de travail sont encore "beaucoup trop longs", or "nous avons besoin de recruter dès aujourd'hui, pas dans deux ans".

30.06.2026 à 09:25

FRANCE24
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Cette opération prévue pour durer plusieurs mois doit débuter par le lancement d'un robot conçu pour secourir le télescope Swift, qui tombe vers la Terre et sans intervention, brûlerait prochainement dans notre atmosphère. Développé par la start-up américaine Katalyst, l'engin doit décoller mardi à partir de 10H23 (GMT) d'un atoll de l'océan Pacifique, embarqué par une petite fusée nommée Pegasus elle-même lancée depuis un avion. "Tout dans cette mission est tellement fou", lâche dans un rire Regina Caputo, astrophysicienne de la Nasa auprès de l'AFP. Répliques du robot et du télescope à la main, elle détaille le plan d'action complexe élaboré par l'agence spatiale américaine et Katalyst. Après son lancement sur une orbite proche de celle de Swift, le robot devra retrouver le télescope dans l'immensité de l'espace, puis le contourner et s'y agripper à l'aide de trois bras mobiles. Il devra ensuite le propulser pendant au moins un mois environ 300 kilomètres plus haut, à peu près au niveau de son orbite initiale. Au lieu d'être réduit en cendres en entrant dans l'atmosphère, le satellite pourrait ainsi continuer sa mission pendant encore des années. Soit une "succession de premières jamais réalisées", a rappelé Shawn Domagal-Goldman, directeur de la division astrophysique de la Nasa, lors d'un appel récent avec des journalistes. Face aux nombreux risques de la mission, le responsable s'est dit "très reconnaissant" d'avoir "la chance d'au moins essayer". Vieux télescope Car l'idée de ce sauvetage apparaît de prime abord incongrue: lancé en 2004, le télescope Neil Gehrels Swift Observatory était initialement pensé pour une mission de deux ans. Contenant en réalité "trois télescopes", l'appareil avait été conçu pour étudier les sursauts gamma, les "phénomènes les plus énergétiques à se produire dans l'univers", explique Regina Caputo. "Imaginez une supernova (explosion extrêmement lumineuse d'une étoile en fin de vie NDLR), mais en encore plus intense", décrit-elle. Ces sursauts étant extrêmement brefs, le télescope avait été installé à environ 600 km de hauteur, soit en orbite terrestre basse, afin de pouvoir communiquer en permanence avec les chercheurs. Une localisation avec néanmoins un défaut: à une telle altitude, l'engin finirait à un moment, faute de moyen de propulsion, par se rapprocher de la Terre et brûler dans son atmosphère. "Quand le soleil est plus actif, c'est-à-dire à un stade plus actif de son cycle, il émet beaucoup de particules, ce qui provoque une expansion importante de l'atmosphère" et un ralentissement des objets en orbite, qui perdent alors de l'altitude, décrypte l'astrophysicienne. "C'est un phénomène tout à fait normal", assure-t-elle. Pour autant, quand les prévisions début 2025 ont montré que le télescope allait bientôt disparaître, les équipes de la Nasa se sont mis à réfléchir à un possible sauvetage. "Nous avons décidé de sauver celui-là cette fois-ci, en raison de son caractère exceptionnel", avait expliqué Shawn Domagal-Goldman. Nouvelle vie Car bien qu'ancien, le télescope Swift est toujours très sollicité par la communauté scientifique en raison notamment de sa grande réactivité et ne pourrait pas être remplacé dans l'immédiat. Évaluée à 30 millions de dollars, cette mission tentera donc l'inédit pour sauver cet appareil qui avait coûté 250 millions. Développé dans un temps record, le robot dénommé LINK doit braver nombre de défis et d'inconnues - les ingénieurs n'ayant par exemple pas une idée très claire de ce à quoi ressemble l'arrière du télescope où il devra s'agripper. Dans ces conditions, ses chances de réussite "sont peut-être d'une sur deux", reconnaît Regina Caputo. Mais la mission, susceptible de durer jusqu'à l'automne, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles possibilités de gestion des appareils spatiaux, veulent croire la Nasa et Katalyst. Cette mission pourrait en effet marquer "le début d'un nouveau modèle" dans lequel il serait "possible de ravitailler, repositionner, réaffecter, réparer et même mettre à niveau des satellites, même s'ils n'ont jamais été conçus pour cela", pointe Robert Lamontagne, un responsable de la start-up.

30.06.2026 à 09:15

FRANCE24
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"Cette augmentation est portée par le net rebond de la consommation de gaz et d'électricité après un mois d'avril particulièrement chaud", affirme l'institut national de la statistique et des études économiques, tandis que les dépenses alimentaires et la consommation de biens fabriqués ont quant à elles stagné. Dans le détail, les dépenses en énergie des ménages ont augmenté de 2,3% en mai, contre une baisse de 3,2% en avril. La consommation des biens fabriqués a ralenti (+0,1% après +0,4% en avril), malgré les achats de matériels de transports qui repartent nettement à la hausse (+1,8% après -0,3%), "notamment ceux des voitures neuves", note l'Insee. Les dépenses en biens fabriqués sont pénalisées par le textile, en léger repli (-0,1%), et les biens d'équipement du logement (-0,7%). Côté alimentaire, la consommation des ménage stagne, après un léger repli en avril (-0,2%), et la consommation de tabac continue de diminuer.

30.06.2026 à 09:07

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Mercredi, les petits colis importés dans l'UE, jusqu'ici exemptés de droits de douane, seront soumis à une nouvelle taxe européenne.
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Mercredi, les petits colis importés dans l'UE, jusqu'ici exemptés de droits de douane, seront soumis à une nouvelle taxe européenne.

30.06.2026 à 09:07

FRANCE24
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"Cette évolution fait suite à une forte baisse en avril (-31,3%), après une hausse d'ampleur comparable en mars (+33,8%)", rappelle le Service des données et études statistiques (SDES) du gouvernement, qui corrige ses données mensuelles des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le niveau de mai ne rejoint cependant pas celui de mars, où 41.000 permis avaient été délivrés, un plus haut depuis août 2022. "Sur les cinq premiers mois de l'année 2026, le niveau mensuel moyen des autorisations est supérieur de 8,1% à celui observé en 2025", note le SDES. En mai, ce sont surtout les autorisations de construire des logements collectifs qui ont augmenté : +37,9% à 22.162 unités, après -3,6% en avril. Les permis pour des maisons ont progressé de 4,8% à 12.670 logements. "De juin 2025 à mai 2026, 384.935 logements ont été autorisés à la construction, soit 5,7% de moins que la moyenne des cinq années précédentes", selon le SDES. Du côté des ouvertures de chantier, qui traduisent le nombre de logements réellement en construction, 27.115 habitations ont commencé à être bâties en mai, en légère hausse de 1,1% par rapport à avril. Au cours des douze derniers mois, 295.250 logements ont été mis en chantier. C'est 13% en dessous de la moyenne des cinq années précédentes. Le ministère souligne que ces données sont provisoires, le taux de collecte des informations étant partiel (moins de 40% pour les mises en chantier). La construction neuve est confrontée à une grave crise depuis trois ans du fait de l'augmentation des coûts de construction et de la hausse des taux d'intérêt qui a bloqué les projets d'achat immobilier de nombreux ménages. La fin de mesures de soutien à l'investissement locatif, notamment le dispositif fiscal Pinel en 2025, a de plus fait fuir les investisseurs particuliers. Le gouvernement a présenté un projet de loi Relance logement pour construire 400.000 logements neufs par an, avec des mesures de simplification et un incitation fiscale à l'investissement locatif.
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"Cette évolution fait suite à une forte baisse en avril (-31,3%), après une hausse d'ampleur comparable en mars (+33,8%)", rappelle le Service des données et études statistiques (SDES) du gouvernement, qui corrige ses données mensuelles des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le niveau de mai ne rejoint cependant pas celui de mars, où 41.000 permis avaient été délivrés, un plus haut depuis août 2022. "Sur les cinq premiers mois de l'année 2026, le niveau mensuel moyen des autorisations est supérieur de 8,1% à celui observé en 2025", note le SDES. En mai, ce sont surtout les autorisations de construire des logements collectifs qui ont augmenté : +37,9% à 22.162 unités, après -3,6% en avril. Les permis pour des maisons ont progressé de 4,8% à 12.670 logements. "De juin 2025 à mai 2026, 384.935 logements ont été autorisés à la construction, soit 5,7% de moins que la moyenne des cinq années précédentes", selon le SDES. Du côté des ouvertures de chantier, qui traduisent le nombre de logements réellement en construction, 27.115 habitations ont commencé à être bâties en mai, en légère hausse de 1,1% par rapport à avril. Au cours des douze derniers mois, 295.250 logements ont été mis en chantier. C'est 13% en dessous de la moyenne des cinq années précédentes. Le ministère souligne que ces données sont provisoires, le taux de collecte des informations étant partiel (moins de 40% pour les mises en chantier). La construction neuve est confrontée à une grave crise depuis trois ans du fait de l'augmentation des coûts de construction et de la hausse des taux d'intérêt qui a bloqué les projets d'achat immobilier de nombreux ménages. La fin de mesures de soutien à l'investissement locatif, notamment le dispositif fiscal Pinel en 2025, a de plus fait fuir les investisseurs particuliers. Le gouvernement a présenté un projet de loi Relance logement pour construire 400.000 logements neufs par an, avec des mesures de simplification et un incitation fiscale à l'investissement locatif.

30.06.2026 à 09:06

L'Equipe TV
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Le Paraguay a créé la sensation en battant l’Allemagne en 16es de finale de la Coupe du monde (1-1, 4 tab à 3). Le Paraguay pourrait affronter la France au tour suivant.
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Le Paraguay a créé la sensation en battant l’Allemagne en 16es de finale de la Coupe du monde (1-1, 4 tab à 3). Le Paraguay pourrait affronter la France au tour suivant.

30.06.2026 à 09:05

FRANCE24
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"Enfin!", s'écrie Güney Hazan, qui tombe à genoux en ouvrant son passeport, dans ce centre commercial d'Istanbul qui abrite trois étages de bureaux de demandes de visa. L'étudiant de 19 ans vient d'obtenir le graal lui ouvrant la porte d'un échange universitaire en Allemagne. "Même si tous mes documents étaient en ordre, j'attendais le résultat avec angoisse", confie-t-il à l'AFP. "C'est devenu une torture. On a l'impression d'être des citoyens de troisième classe. A la fin, ça abîme les gens", regrette un peu plus loin une serveuse de 25 ans qui préfère ne pas être nommée, par crainte d'un rejet de sa demande de visa pour la France. "J'ai eu par le passé un visa de cinq ans, ensuite ça a été deux ans et avec deux refus sans motif entretemps", poursuit-elle. Pour l'amie qui l'accompagne, c'est "à cause de la conjoncture en Turquie qu'il est devenu aussi difficile d'avoir un visa depuis trois ou quatre ans". "Comme l'Europe n'apprécie pas la politique de la Turquie, elle ne veut pas non plus de ses citoyens", assure-t-elle, elle aussi sous couvert d'anonymat. "Risque migratoire" La "crise des visas", comme la qualifie la presse turque, crée un sentiment de frustration dans la population. Selon les données publiées par la Commission européenne, sur 1,25 million de demandes de visas pour l'espace Schengen (29 pays, majoritairement membres de l'UE) déposées en Turquie en 2025, 1,07 million ont été approuvées. Mais l'augmentation des demandes ces dernières années (906.000 en 2019) s'est accompagnée d'une hausse du taux de refus, passé de 9,7% en 2019 à 14,6% en 2025. Par comparaison, seules 4% des demandes de visa Schengen émanant de la Chine, premier pays demandeur devant la Turquie, ont été refusées l'an passé. "Avec la crise économique persistante, les profils des demandeurs de visas ont changé. Certaines personnes n'obtiennent pas de visas parce que leur situation économique s'est dégradée, alors que nos critères restent les mêmes", explique à l'AFP une source à l'ambassade de France à Ankara. Pour un visa touristique Schengen, il faut disposer sur son compte en banque d'un minimum de 2.800 euros depuis trois mois, soit plus de cinq fois le salaire minimum turc. En outre, en 2025, les ressortissants turcs figuraient au cinquième rang des demandeurs d'asile en Europe, selon l'UE. Cette réalité "conduit les États de la zone Schengen à appliquer strictement les critères et surtout à vérifier de près le risque migratoire", poursuit cette source. Le ministère allemand des Affaires étrangères souligne par ailleurs qu'une libéralisation du régime des visas ne sera possible qu'une fois qu'Ankara aura "mis en œuvre les réformes nécessaires exigées par l'UE". Or, la Turquie ne remplit pas certains des soixante-douze critères de l'Union, qui juge notamment sa loi antiterroriste "abusive". "Marché noir" Trouver un créneau de rendez-vous pour déposer sa demande de visa relève aussi du casse-tête. "On peut attendre près d'un an. Moi, je suis resté deux mois sur liste d'attente sans savoir quand j'obtiendrai une réponse", confie un étudiant de 22 ans, impatient d'entamer un stage en génie informatique en Allemagne. Cette pénurie s'explique par la prolifération d'agences qui se jettent sur les créneaux mis en ligne par les prestataires. Ces intermédiaires, mandatés par les consulats, sont chargés de recueillir les dossiers et de gérer les rendez-vous en fonction des quotas définis par les Etats. "Lorsque le système de rendez-vous est ouvert, il est immédiatement saturé par des bots. Des rendez‑vous sont vendus au marché noir à des prix exorbitants, jusqu'à 300, 500, voire 1.000 euros en cas d'urgence", explique Hamit Kuk, un responsable de l'association des agences de voyage turques (Türsab). "C'est un peu comme un jeu de hasard. On a lancé les dés et on verra", soupire la jeune serveuse en rangeant sa pile de documents avec résignation, prête à recommencer si besoin.
Texte intégral (665 mots)
"Enfin!", s'écrie Güney Hazan, qui tombe à genoux en ouvrant son passeport, dans ce centre commercial d'Istanbul qui abrite trois étages de bureaux de demandes de visa. L'étudiant de 19 ans vient d'obtenir le graal lui ouvrant la porte d'un échange universitaire en Allemagne. "Même si tous mes documents étaient en ordre, j'attendais le résultat avec angoisse", confie-t-il à l'AFP. "C'est devenu une torture. On a l'impression d'être des citoyens de troisième classe. A la fin, ça abîme les gens", regrette un peu plus loin une serveuse de 25 ans qui préfère ne pas être nommée, par crainte d'un rejet de sa demande de visa pour la France. "J'ai eu par le passé un visa de cinq ans, ensuite ça a été deux ans et avec deux refus sans motif entretemps", poursuit-elle. Pour l'amie qui l'accompagne, c'est "à cause de la conjoncture en Turquie qu'il est devenu aussi difficile d'avoir un visa depuis trois ou quatre ans". "Comme l'Europe n'apprécie pas la politique de la Turquie, elle ne veut pas non plus de ses citoyens", assure-t-elle, elle aussi sous couvert d'anonymat. "Risque migratoire" La "crise des visas", comme la qualifie la presse turque, crée un sentiment de frustration dans la population. Selon les données publiées par la Commission européenne, sur 1,25 million de demandes de visas pour l'espace Schengen (29 pays, majoritairement membres de l'UE) déposées en Turquie en 2025, 1,07 million ont été approuvées. Mais l'augmentation des demandes ces dernières années (906.000 en 2019) s'est accompagnée d'une hausse du taux de refus, passé de 9,7% en 2019 à 14,6% en 2025. Par comparaison, seules 4% des demandes de visa Schengen émanant de la Chine, premier pays demandeur devant la Turquie, ont été refusées l'an passé. "Avec la crise économique persistante, les profils des demandeurs de visas ont changé. Certaines personnes n'obtiennent pas de visas parce que leur situation économique s'est dégradée, alors que nos critères restent les mêmes", explique à l'AFP une source à l'ambassade de France à Ankara. Pour un visa touristique Schengen, il faut disposer sur son compte en banque d'un minimum de 2.800 euros depuis trois mois, soit plus de cinq fois le salaire minimum turc. En outre, en 2025, les ressortissants turcs figuraient au cinquième rang des demandeurs d'asile en Europe, selon l'UE. Cette réalité "conduit les États de la zone Schengen à appliquer strictement les critères et surtout à vérifier de près le risque migratoire", poursuit cette source. Le ministère allemand des Affaires étrangères souligne par ailleurs qu'une libéralisation du régime des visas ne sera possible qu'une fois qu'Ankara aura "mis en œuvre les réformes nécessaires exigées par l'UE". Or, la Turquie ne remplit pas certains des soixante-douze critères de l'Union, qui juge notamment sa loi antiterroriste "abusive". "Marché noir" Trouver un créneau de rendez-vous pour déposer sa demande de visa relève aussi du casse-tête. "On peut attendre près d'un an. Moi, je suis resté deux mois sur liste d'attente sans savoir quand j'obtiendrai une réponse", confie un étudiant de 22 ans, impatient d'entamer un stage en génie informatique en Allemagne. Cette pénurie s'explique par la prolifération d'agences qui se jettent sur les créneaux mis en ligne par les prestataires. Ces intermédiaires, mandatés par les consulats, sont chargés de recueillir les dossiers et de gérer les rendez-vous en fonction des quotas définis par les Etats. "Lorsque le système de rendez-vous est ouvert, il est immédiatement saturé par des bots. Des rendez‑vous sont vendus au marché noir à des prix exorbitants, jusqu'à 300, 500, voire 1.000 euros en cas d'urgence", explique Hamit Kuk, un responsable de l'association des agences de voyage turques (Türsab). "C'est un peu comme un jeu de hasard. On a lancé les dés et on verra", soupire la jeune serveuse en rangeant sa pile de documents avec résignation, prête à recommencer si besoin.

30.06.2026 à 09:05

FRANCE24
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Cette atténuation de l'inflation s'explique "par le fort ralentissement des prix de l’énergie, notamment ceux des produits pétroliers", après l'annonce le 17 juin d'un protocole d'accord de paix au Moyen-Orient, ainsi qu'un ralentissement des prix des services et de l'alimentation, détaille l'Institut national des statistiques et des études économiques dans cette première estimation qui doit être confirmée le 10 juillet. Malgré leur ralentissement, les prix de l'énergie restent "toutefois en nette augmentation sur un an" (+11,2% en juin après +16,6% en mai), observe l'Insee. Le prix des services - une composante qui pèse plus de la moitié de l'indice des prix à la consommation - ont ralenti mais dans une moindre mesure, grimpant de 1,8% en juin après +2,4% en mai. Le coût des produits alimentaires est lui aussi en léger repli, à +0,9% sur un an en juin contre +1,1% en mai, grâce notamment au ralentissement des prix des produits frais (+2,8% sur un an en juin, contre +3,4% en mai). Le prix du tabac est lui quasi stable, à +3,3% sur un an en juin après +3,2% en mai. Sur un mois, les prix à la consommation diminuent de 0,2%, après +0,1% en mai. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, a lui augmenté de 2% sur un an en juin, après +2,8% sur un an en mai.
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Cette atténuation de l'inflation s'explique "par le fort ralentissement des prix de l’énergie, notamment ceux des produits pétroliers", après l'annonce le 17 juin d'un protocole d'accord de paix au Moyen-Orient, ainsi qu'un ralentissement des prix des services et de l'alimentation, détaille l'Institut national des statistiques et des études économiques dans cette première estimation qui doit être confirmée le 10 juillet. Malgré leur ralentissement, les prix de l'énergie restent "toutefois en nette augmentation sur un an" (+11,2% en juin après +16,6% en mai), observe l'Insee. Le prix des services - une composante qui pèse plus de la moitié de l'indice des prix à la consommation - ont ralenti mais dans une moindre mesure, grimpant de 1,8% en juin après +2,4% en mai. Le coût des produits alimentaires est lui aussi en léger repli, à +0,9% sur un an en juin contre +1,1% en mai, grâce notamment au ralentissement des prix des produits frais (+2,8% sur un an en juin, contre +3,4% en mai). Le prix du tabac est lui quasi stable, à +3,3% sur un an en juin après +3,2% en mai. Sur un mois, les prix à la consommation diminuent de 0,2%, après +0,1% en mai. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre les pays de la zone euro, a lui augmenté de 2% sur un an en juin, après +2,8% sur un an en mai.
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