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23.05.2026 à 09:05

FRANCE24
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"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat", assurait le leader de Place publique début mai. Arrivé en tête de la gauche aux élections européennes avec 13,8%, il n'envisage pas d'officialiser sa candidature avant au moins septembre. Mais il pose des jalons, avec la parution jeudi d'un livre, "Nous avons encore envie" (Allary Editions), dans lequel il appelle à un "grand sursaut patriotique" et présente les grandes lignes d'"un nouveau contrat social, politique, civique et écologique qui rende la France fidèle à son histoire", explique-t-il dans une lettre à ses adhérents. Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne, écologiste, mais aussi anti-LFI, Raphaël Glucksmann s'est associé à l'écologiste Yannick Jadot, au socialiste Boris Vallaud et à l'ex-socialiste Emmanuel Maurel, pour lancer une initiative, "Construire 2027", visant à établir un projet commun, "crédible et mobilisateur" face à l'extrême droite. Ils se réunissent régulièrement, notamment à la Maison Saint-Martin, un restaurant parisien, pour peaufiner la stratégie. "Il y a toujours des nouveaux", se félicite Yannick Jadot, citant parmi les convives les socialistes Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michael Delafosse, édile de Montpellier, Hélène Geoffroy, l'ex-maire de Vaulx-en-Velin, tous opposants au premier secrétaire du PS Olivier Faure. Dans cette équipe se trouvent aussi des communistes : le sénateur Pierre Ouzoulias, le député Yannick Monnet, l'ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, des membres de la société civile comme Laurence Tubiana. Pour rendre acceptable "une candidature commune sur un spectre politique aussi large", Yannick Jadot résume: "C'est ceinture et bretelles, avec un programme, puis une équipe qui porte ce projet et apparaît comme pouvant gouverner le pays. Puis un accord pour les législatives". Tous en sont persuadés, le PS mais aussi une partie des Ecologistes les rejoindront, et mettront un terme définitif à la tentative de primaire de la gauche, défendue par Olivier Faure et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. "On a des indicateurs de plus en plus forts que le PS se résout ou se convainc que la candidature de Raphaël devient la meilleure", résume Sacha Houlié, ex-député macroniste qui a rallié l'eurodéputé. "Montrer son envie" Quant à l'ex-insoumis François Ruffin, déjà candidat, ou le communiste Fabien Roussel, qui envisage de l'être, "ils n'auront pas le choix. Quand il y aura une dynamique à 17-18% et qu'ils seront à trois, ce sera fini", prévient un proche de l'eurodéputé. C'est seulement après la construction de l'équipe qu'interviendra la désignation du "candidat le mieux placé", prévoit M. Glucksmann. Sans grand suspens, puisqu'il est à ce stade celui qui dispose dans les sondages des meilleures intentions au sein de cet espace politique (autour de 12%), pour espérer capter le vote utile à gauche face à Jean-Luc Mélenchon. Même si l'ancien président François Hollande est aussi en embuscade. Raphaël Glucksmann a déjà prévu un meeting le 13 juin à Aubervilliers, où il va "montrer son envie" de gagner. "Tous ceux qui en doutent en seront pour leurs frais", assure M. Houlié. "Ce que vont retenir les gens c'est que ce type-là peut diriger le pays", considère M. Jadot, qui juge que le moment du "rassemblement aura lieu en septembre". "Mais il faut se mettre d'accord avant l’été. On ne peut pas faire les rentrées politiques dans ce bordel". Au PS, il reste des sceptiques: Raphaël Glucksmann "n'est pas capable de battre Eric Zemmour dans un débat", assure un député, en référence à son duel raté avec le candidat d'extrême droite sur LCI en novembre. Le même fustige aussi la récente parution d'une note "délirante" d'un conseiller de l'eurodéputé, lui suggérant d'"éviter" certaines cibles électorales qui lui sont moins favorables, comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. M. Glucksmann a affirmé être "à l'opposé" de cette note qu'il a immédiatement rejetée. Dans l'entourage d'Olivier Faure, on ironise aussi sur son appel à "un grand sursaut patriotique": dans son livre, le thème de "la Nation" est très présent, ce n'est "pas tout à fait l'angle naturel de quelqu'un qui est candidat pour la gauche".
Texte intégral (716 mots)
"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat", assurait le leader de Place publique début mai. Arrivé en tête de la gauche aux élections européennes avec 13,8%, il n'envisage pas d'officialiser sa candidature avant au moins septembre. Mais il pose des jalons, avec la parution jeudi d'un livre, "Nous avons encore envie" (Allary Editions), dans lequel il appelle à un "grand sursaut patriotique" et présente les grandes lignes d'"un nouveau contrat social, politique, civique et écologique qui rende la France fidèle à son histoire", explique-t-il dans une lettre à ses adhérents. Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne, écologiste, mais aussi anti-LFI, Raphaël Glucksmann s'est associé à l'écologiste Yannick Jadot, au socialiste Boris Vallaud et à l'ex-socialiste Emmanuel Maurel, pour lancer une initiative, "Construire 2027", visant à établir un projet commun, "crédible et mobilisateur" face à l'extrême droite. Ils se réunissent régulièrement, notamment à la Maison Saint-Martin, un restaurant parisien, pour peaufiner la stratégie. "Il y a toujours des nouveaux", se félicite Yannick Jadot, citant parmi les convives les socialistes Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michael Delafosse, édile de Montpellier, Hélène Geoffroy, l'ex-maire de Vaulx-en-Velin, tous opposants au premier secrétaire du PS Olivier Faure. Dans cette équipe se trouvent aussi des communistes : le sénateur Pierre Ouzoulias, le député Yannick Monnet, l'ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, des membres de la société civile comme Laurence Tubiana. Pour rendre acceptable "une candidature commune sur un spectre politique aussi large", Yannick Jadot résume: "C'est ceinture et bretelles, avec un programme, puis une équipe qui porte ce projet et apparaît comme pouvant gouverner le pays. Puis un accord pour les législatives". Tous en sont persuadés, le PS mais aussi une partie des Ecologistes les rejoindront, et mettront un terme définitif à la tentative de primaire de la gauche, défendue par Olivier Faure et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier. "On a des indicateurs de plus en plus forts que le PS se résout ou se convainc que la candidature de Raphaël devient la meilleure", résume Sacha Houlié, ex-député macroniste qui a rallié l'eurodéputé. "Montrer son envie" Quant à l'ex-insoumis François Ruffin, déjà candidat, ou le communiste Fabien Roussel, qui envisage de l'être, "ils n'auront pas le choix. Quand il y aura une dynamique à 17-18% et qu'ils seront à trois, ce sera fini", prévient un proche de l'eurodéputé. C'est seulement après la construction de l'équipe qu'interviendra la désignation du "candidat le mieux placé", prévoit M. Glucksmann. Sans grand suspens, puisqu'il est à ce stade celui qui dispose dans les sondages des meilleures intentions au sein de cet espace politique (autour de 12%), pour espérer capter le vote utile à gauche face à Jean-Luc Mélenchon. Même si l'ancien président François Hollande est aussi en embuscade. Raphaël Glucksmann a déjà prévu un meeting le 13 juin à Aubervilliers, où il va "montrer son envie" de gagner. "Tous ceux qui en doutent en seront pour leurs frais", assure M. Houlié. "Ce que vont retenir les gens c'est que ce type-là peut diriger le pays", considère M. Jadot, qui juge que le moment du "rassemblement aura lieu en septembre". "Mais il faut se mettre d'accord avant l’été. On ne peut pas faire les rentrées politiques dans ce bordel". Au PS, il reste des sceptiques: Raphaël Glucksmann "n'est pas capable de battre Eric Zemmour dans un débat", assure un député, en référence à son duel raté avec le candidat d'extrême droite sur LCI en novembre. Le même fustige aussi la récente parution d'une note "délirante" d'un conseiller de l'eurodéputé, lui suggérant d'"éviter" certaines cibles électorales qui lui sont moins favorables, comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. M. Glucksmann a affirmé être "à l'opposé" de cette note qu'il a immédiatement rejetée. Dans l'entourage d'Olivier Faure, on ironise aussi sur son appel à "un grand sursaut patriotique": dans son livre, le thème de "la Nation" est très présent, ce n'est "pas tout à fait l'angle naturel de quelqu'un qui est candidat pour la gauche".

23.05.2026 à 08:49

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Cet Algérien de 28 ans fait partie des 136 hommes enfermés dans cette infrastructure vieillissante à attendre un retour forcé dans leur pays d'origine. Mais la plupart du temps, leur passage se conclut par une remise en liberté à la limite légale de 90 jours. En 2025, seulement 21,5% des personnes retenues au CRA Canet ont été éloignées (36% en France). Le reste est ressorti comme il est entré: en situation d'irrégularité. "Résultat: c’est mon quatrième passage ici", rit nerveusement Ahmed. "À chaque fois 90 jours, ça fait un an de perdu. Je suis le bon client du CRA”. À Paris, le Sénat a approuvé mercredi un texte sur l'allongement de la rétention administrative d'étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux. Pas encore au bout de son parcours législatif, la proposition de loi prévoit de l'étendre à sept mois, soit 210 jours. "Je ne survivrai pas", réagit Fathi, les yeux au beurre noir, suite à une bagarre avec des codétenus. "Tous malades" À l'occasion d'une visite du député LFI Manuel Bompard, des journalistes de l'AFP ont pu accompagner vendredi l'élu de Marseille dans l'établissement, sans pouvoir filmer ni photographier. Une épaisse porte et une grille séparent l'espace administratif dirigé par la Police aux Frontières (PAF) des "peignes", les couloirs qui relient les chambres, nommés pour leur forme rappelant cet objet familier. Des murs jaunis et sales encadrent des portes sans verrou. Sur l'une, une inscription en arabe écrite après des vols récurrents d'affaires: "ne pas entrer, c'est à moi". "C'est pire que la prison, j'y étais beaucoup mieux", répètent la plupart des étrangers placés dans le centre. Selon un rapport publié lundi par les cinq associations intervenant dans ces lieux (Forum réfugiés, France terre d'asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte), 29% des personnes retenues en 2025 sortaient d'une détention pénitentiaire. "J'avais la télévision, la cantine, des visites, le médecin", glisse Amine, 32 ans, en insistant sur le dernier point. "Regardez, j’ai une hernie discale, lui a des champignons, lui s'est foulé la cheville... On peut pas voir de médecin”. "On est tous malades", lance un autre retenu dans la foule qui se presse entre les chambres. La direction du CRA de Marseille indique qu'un médecin est disponible tous les jours, en plus de deux infirmières. Julien Condom, responsable de l'association Forum réfugiés dans l'enceinte, note quant à lui "une dégradation de l’état de santé au fil de la rétention". Accès au droit menacé "Le texte de loi prévoit de transférer une partie de nos missions à l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), qui dépend du ministère de l'Intérieur", ajoute Julien Condom. "C’est une remise en cause complète du travail indépendant des associations, alors que notre présence est indispensable ici pour l'information et l'aide à l'accès au droit des personnes retenues". Son bureau fait face aux parloirs, une série de petites pièces coupées en deux par une large vitre, pour empêcher tout contact. "Au-delà du caractère inhumain du lieu, ce qui frappe, c’est l'aspect complètement absurde du système de rétention", dénonce Manuel Bompard en sortant du CRA Canet. "Vous ne pouvez pas embrasser votre femme pendant 90 jours, c’est une violation des libertés individuelles. Et à part renforcer la pression et le manque de place, en quoi le problème va être réglé en passant à 210 jours?" Défendant la "nécessité" de ce texte, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait invoqué les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre "dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons".
Texte intégral (640 mots)
Cet Algérien de 28 ans fait partie des 136 hommes enfermés dans cette infrastructure vieillissante à attendre un retour forcé dans leur pays d'origine. Mais la plupart du temps, leur passage se conclut par une remise en liberté à la limite légale de 90 jours. En 2025, seulement 21,5% des personnes retenues au CRA Canet ont été éloignées (36% en France). Le reste est ressorti comme il est entré: en situation d'irrégularité. "Résultat: c’est mon quatrième passage ici", rit nerveusement Ahmed. "À chaque fois 90 jours, ça fait un an de perdu. Je suis le bon client du CRA”. À Paris, le Sénat a approuvé mercredi un texte sur l'allongement de la rétention administrative d'étrangers en situation irrégulière et jugés dangereux. Pas encore au bout de son parcours législatif, la proposition de loi prévoit de l'étendre à sept mois, soit 210 jours. "Je ne survivrai pas", réagit Fathi, les yeux au beurre noir, suite à une bagarre avec des codétenus. "Tous malades" À l'occasion d'une visite du député LFI Manuel Bompard, des journalistes de l'AFP ont pu accompagner vendredi l'élu de Marseille dans l'établissement, sans pouvoir filmer ni photographier. Une épaisse porte et une grille séparent l'espace administratif dirigé par la Police aux Frontières (PAF) des "peignes", les couloirs qui relient les chambres, nommés pour leur forme rappelant cet objet familier. Des murs jaunis et sales encadrent des portes sans verrou. Sur l'une, une inscription en arabe écrite après des vols récurrents d'affaires: "ne pas entrer, c'est à moi". "C'est pire que la prison, j'y étais beaucoup mieux", répètent la plupart des étrangers placés dans le centre. Selon un rapport publié lundi par les cinq associations intervenant dans ces lieux (Forum réfugiés, France terre d'asile, le Groupe SOS Solidarités, la Cimade et Solidarité Mayotte), 29% des personnes retenues en 2025 sortaient d'une détention pénitentiaire. "J'avais la télévision, la cantine, des visites, le médecin", glisse Amine, 32 ans, en insistant sur le dernier point. "Regardez, j’ai une hernie discale, lui a des champignons, lui s'est foulé la cheville... On peut pas voir de médecin”. "On est tous malades", lance un autre retenu dans la foule qui se presse entre les chambres. La direction du CRA de Marseille indique qu'un médecin est disponible tous les jours, en plus de deux infirmières. Julien Condom, responsable de l'association Forum réfugiés dans l'enceinte, note quant à lui "une dégradation de l’état de santé au fil de la rétention". Accès au droit menacé "Le texte de loi prévoit de transférer une partie de nos missions à l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), qui dépend du ministère de l'Intérieur", ajoute Julien Condom. "C’est une remise en cause complète du travail indépendant des associations, alors que notre présence est indispensable ici pour l'information et l'aide à l'accès au droit des personnes retenues". Son bureau fait face aux parloirs, une série de petites pièces coupées en deux par une large vitre, pour empêcher tout contact. "Au-delà du caractère inhumain du lieu, ce qui frappe, c’est l'aspect complètement absurde du système de rétention", dénonce Manuel Bompard en sortant du CRA Canet. "Vous ne pouvez pas embrasser votre femme pendant 90 jours, c’est une violation des libertés individuelles. Et à part renforcer la pression et le manque de place, en quoi le problème va être réglé en passant à 210 jours?" Défendant la "nécessité" de ce texte, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait invoqué les 34 attaques terroristes perpétrées depuis 2017, un chiffre "dont nous avons le devoir de tirer humblement les leçons".

23.05.2026 à 08:31

FRANCE24
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Créateur engagé, au fil d'une oeuvre réalisée "sans autorisation et sans subvention", il confie à l'AFP se retrouver lui-même entravé par la situation géopolitique internationale. "Pour ma génération, et tout ce en quoi elle a cru en 1968, c'est une situation épouvantable", explique l'artiste, dont le travail fait l'objet de deux expositions, à partir de samedi, au musée Ziem de Martigues (Bouches-du-Rhône) et à L'Inguimbertine de Carpentras (Vaucluse). "On assiste à un recul anthropologique de la société: les gens ne se rendent pas compte de la richesse de leur histoire, ils ne savent plus", déplore Ernest Pignon-Ernest. Depuis 1966, l'artiste, né à Nice, parcourt le monde pour coller ses dessins au fusain sérigraphiés "in situ", du plateau d'Albion à Cuba, interrogeant la mémoire collective, les luttes sociales et les mythes fondateurs dans des lieux choisis pour leur caractère esthétique ou symbolique. Après la fronde au sein des maisons d'édition Grasset ou du groupe Canal+ contre les méthodes de leur actionnaire principal Vincent Bolloré, Ernest Pignon-Ernest juge que Bolloré comme Pierre-Edouard Stérin, autre milliardaire proche de l'extrême droite, "sont allés tellement loin dans la reprise en main de la culture, qu'on dirait qu'il commence à y avoir une prise de conscience, et une mobilisation". "Vieux radoteurs de gauche" "Il y a deux ou trois ans, on avait l'air de vieux radoteurs de gauche. Là, ça saute aux yeux !", dit le plasticien. "Je me suis donné un outil qui ne repose que sur moi. Je peux faire 500 sérigraphies, je sais les faire moi-même, j'ai pu les faire à Soweto, j'ai pu les faire au Chili. Il faut que la situation soit vraiment dégradée pour que je ne puisse pas le faire". Ainsi dans les territoires occupés, où il avait collé en 2009 la silhouette du poète palestinien Mahmoud Darwich, de Ramallah à l'emblématique checkpoint de Qalandyia: "C'est un endroit où j'ai fait des collages en me cachant, avec des militants sur place, parce que j'ai collé des images dans des maisons que l'armée israélienne venait d'exploser. "C'est vrai que là peut-être je ne pourrai plus aller en Cisjordanie ou à Gaza", dit-il. À Haïti, après une première intervention en 2019, "j'ai dû arrêter parce qu'on ne peut pas aller coller en ce moment dans les rues. Mon ami (le poète haïtien) Lionel Trouillot m'a dit +ne viens pas, ne viens pas, c'est trop dangereux+". "J'ai un projet en cours, j'ai beaucoup d'images qui étaient prêtes mais je ne peux pas", dit l'artiste qui refuse de "réduire ses oeuvres à ses dessins", y voyant "un malentendu alors qu'ils ne sont conçus que dans leur relation aux lieux": gisants commémorant les morts de la Commune sur les marches du Sacré-Coeur ou du Métro Charonne (1971), piéta africaine sur les murs de Soweto en pleine épidémie de sida (2002). "J'avais pour Venise un projet très élaboré dans une église, inspiré des textes des grandes mystiques chrétiennes. Une semaine avant l'exposition (prévue le 8 mai), un prélat de la curie de Venise a interdit à l'église de me recevoir, prétextant la sensualité de mes dessins qui empêcherait la prière (...) J'ai un peu de mal à le croire parce que quand on connaît l'iconographie chrétienne et le baroque de Venise, il y a des fesses et des seins partout !", Parmi les derniers projets du pétillant octogénaire, un dessin est exposé à Martigues qui n'a pu être collé en Iran, celui de la poétesse Forough Farrokhzad (1935-1967). "J'étais en relation avec des artistes d'Iran, mais ça serait irresponsable en ce moment de leur demander car on tue là-bas. J'ai fait l'image parce que Forough Farrokhzad écrit dans ses poèmes qu'elle rêve d'une fenêtre. Un jour, je pense qu'elle apparaîtra dans les rues de Téhéran", veut croire Pignon-Ernest. ("Carte blanche" au musée Ziem de Martigues jusqu'au 18 novembre - "Ombre de Naples" à L'Inguimbertine de Carpentras jusqu'au 1er novembre)
Texte intégral (686 mots)
Créateur engagé, au fil d'une oeuvre réalisée "sans autorisation et sans subvention", il confie à l'AFP se retrouver lui-même entravé par la situation géopolitique internationale. "Pour ma génération, et tout ce en quoi elle a cru en 1968, c'est une situation épouvantable", explique l'artiste, dont le travail fait l'objet de deux expositions, à partir de samedi, au musée Ziem de Martigues (Bouches-du-Rhône) et à L'Inguimbertine de Carpentras (Vaucluse). "On assiste à un recul anthropologique de la société: les gens ne se rendent pas compte de la richesse de leur histoire, ils ne savent plus", déplore Ernest Pignon-Ernest. Depuis 1966, l'artiste, né à Nice, parcourt le monde pour coller ses dessins au fusain sérigraphiés "in situ", du plateau d'Albion à Cuba, interrogeant la mémoire collective, les luttes sociales et les mythes fondateurs dans des lieux choisis pour leur caractère esthétique ou symbolique. Après la fronde au sein des maisons d'édition Grasset ou du groupe Canal+ contre les méthodes de leur actionnaire principal Vincent Bolloré, Ernest Pignon-Ernest juge que Bolloré comme Pierre-Edouard Stérin, autre milliardaire proche de l'extrême droite, "sont allés tellement loin dans la reprise en main de la culture, qu'on dirait qu'il commence à y avoir une prise de conscience, et une mobilisation". "Vieux radoteurs de gauche" "Il y a deux ou trois ans, on avait l'air de vieux radoteurs de gauche. Là, ça saute aux yeux !", dit le plasticien. "Je me suis donné un outil qui ne repose que sur moi. Je peux faire 500 sérigraphies, je sais les faire moi-même, j'ai pu les faire à Soweto, j'ai pu les faire au Chili. Il faut que la situation soit vraiment dégradée pour que je ne puisse pas le faire". Ainsi dans les territoires occupés, où il avait collé en 2009 la silhouette du poète palestinien Mahmoud Darwich, de Ramallah à l'emblématique checkpoint de Qalandyia: "C'est un endroit où j'ai fait des collages en me cachant, avec des militants sur place, parce que j'ai collé des images dans des maisons que l'armée israélienne venait d'exploser. "C'est vrai que là peut-être je ne pourrai plus aller en Cisjordanie ou à Gaza", dit-il. À Haïti, après une première intervention en 2019, "j'ai dû arrêter parce qu'on ne peut pas aller coller en ce moment dans les rues. Mon ami (le poète haïtien) Lionel Trouillot m'a dit +ne viens pas, ne viens pas, c'est trop dangereux+". "J'ai un projet en cours, j'ai beaucoup d'images qui étaient prêtes mais je ne peux pas", dit l'artiste qui refuse de "réduire ses oeuvres à ses dessins", y voyant "un malentendu alors qu'ils ne sont conçus que dans leur relation aux lieux": gisants commémorant les morts de la Commune sur les marches du Sacré-Coeur ou du Métro Charonne (1971), piéta africaine sur les murs de Soweto en pleine épidémie de sida (2002). "J'avais pour Venise un projet très élaboré dans une église, inspiré des textes des grandes mystiques chrétiennes. Une semaine avant l'exposition (prévue le 8 mai), un prélat de la curie de Venise a interdit à l'église de me recevoir, prétextant la sensualité de mes dessins qui empêcherait la prière (...) J'ai un peu de mal à le croire parce que quand on connaît l'iconographie chrétienne et le baroque de Venise, il y a des fesses et des seins partout !", Parmi les derniers projets du pétillant octogénaire, un dessin est exposé à Martigues qui n'a pu être collé en Iran, celui de la poétesse Forough Farrokhzad (1935-1967). "J'étais en relation avec des artistes d'Iran, mais ça serait irresponsable en ce moment de leur demander car on tue là-bas. J'ai fait l'image parce que Forough Farrokhzad écrit dans ses poèmes qu'elle rêve d'une fenêtre. Un jour, je pense qu'elle apparaîtra dans les rues de Téhéran", veut croire Pignon-Ernest. ("Carte blanche" au musée Ziem de Martigues jusqu'au 18 novembre - "Ombre de Naples" à L'Inguimbertine de Carpentras jusqu'au 1er novembre)

23.05.2026 à 08:21

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"Des fois, ils sont chiants à enlever!", râle Kilian Chanoit, en tirant de toutes ses forces sur les tentacules d'un poulpe, dont les ventouses s'agrippent fermement au fond d'un casier. Capitaine en second du Marc'h Mor, un caseyeur de 12 mètres, le pêcheur de 24 ans a embarqué à 03h00 du matin au port de Lampaul-Plouarzel (Finistère). Objectif: relever quelque 400 casiers au large de l'archipel de Molène, à la pointe de la Bretagne. Par cette grise matinée de mai, beaucoup de pièges remontent vides, mais d'autres contiennent jusqu'à quatre poulpes d'un coup, attirés par un appât à l'intérieur de la nasse. Enchaînant prestement les casiers, Kilian et Christophe Corvé, matelot de 35 ans, projettent les animaux vers un gros sac de chantier, où ils s'entassent pas dizaines. Réputés pour leur intelligence, quelques animaux tentent de s'échapper en escaladant les parois du réceptacle. À 10H30, de retour au port, la pêche a été fructueuse, avec près de 550 kilos de pieuvres (l'autre nom du poulpe) capturées. "Pêche assez simple" "C'est une pêche assez simple", vante Kilian. "Ça ne coûte pas très cher en gasoil, car on ne fait pas beaucoup de route. Et on n'est que trois à bord. Donc il n'y a pas besoin de pêcher énormément pour gagner sa vie". En 2021, le retour massif du céphalopode avait été mal vu par certains pêcheurs, car c'est un prédateur vorace de homards, de crabes ou de coquilles Saint-Jacques. Mais sa pêche assure désormais un revenu confortable à plusieurs centaines d'entre eux. "Les salaires qu'on fait au poulpe, on ne les ferait jamais avec du poisson. C'est impossible", confirme Kilian. Vendu en moyenne à 7,5 euros le kilo à la criée de Brest, l'octopode est principalement exporté vers le Portugal, l'Espagne ou l'Italie. Face à l'énorme convoitise qu'il suscite, le comité des pêches du Finistère a dû mettre en place un système de licences, pour éviter les tensions entre professionnels. Un système similaire a été récemment adopté dans les Côtes d'Armor. Ce qui n'a pas empêché le nombre des captures d'exploser en 2025, où "on a sans doute dépassé les 4.000 tonnes" pêchées en France, contre 150 tonnes avant 2021, selon Martial Laurans, chercheur en halieutique à l'Ifremer. Dans certaines criées, la hausse est vertigineuse, comme à Roscoff (+2.690% à 279 tonnes en 2025) ou à Saint-Quay-Portrieux (+1.237% à 254 tonnes). Alors que certains poissons se raréfient, le céphalopode est devenu en 2025 la première espèce vendue dans les criées de Brest, Audierne ou Concarneau (Finistère). "Là pour un petit moment" "Ce sont des animaux qui vivent un an et qui connaissent des variations inter-annuelles d'abondance assez marquées", explique Jean-Pierre Robin, professeur en écologie marine à l'Université de Caen Normandie. Avant de mourir, une femelle pond 200.000 œufs en moyenne, dont la transformation en poulpes dépend des conditions environnementales du moment (nutriments, salinité, température, etc.). Décimé après l'hiver rigoureux 1962-63, le céphalopode a fait depuis cinq ans un retour encore largement inexpliqué, remontant jusqu'en Angleterre et en Irlande. "On n'a pas de données scientifiques pour appuyer une hypothèse car il n'y a pas de suivi des populations", souligne Laure Bonnaud-Ponticelli, professeure au Muséum national d'histoire naturelle. La réduction de l'effort de pêche pendant la crise sanitaire de 2020, couplée à une remontée de l'espèce vers des eaux plus fraîches, pourraient être des facteurs d'explications, selon elle. "C'est une espèce qui reprend ses quartiers dans un habitat où elle a déjà été présente", précise Martial Laurans. Pour le chercheur, la vraie question est celle de sa présence à long terme en Bretagne, au regard de son importance actuelle pour de nombreux pêcheurs. "Vu la biomasse présente, il est sans doute là pour un petit moment", estime-t-il. Une perspective qui réjouit Kilian Chanoit. "J'espère qu'il sera là le plus longtemps possible!", lâche-t-il.
Texte intégral (668 mots)
"Des fois, ils sont chiants à enlever!", râle Kilian Chanoit, en tirant de toutes ses forces sur les tentacules d'un poulpe, dont les ventouses s'agrippent fermement au fond d'un casier. Capitaine en second du Marc'h Mor, un caseyeur de 12 mètres, le pêcheur de 24 ans a embarqué à 03h00 du matin au port de Lampaul-Plouarzel (Finistère). Objectif: relever quelque 400 casiers au large de l'archipel de Molène, à la pointe de la Bretagne. Par cette grise matinée de mai, beaucoup de pièges remontent vides, mais d'autres contiennent jusqu'à quatre poulpes d'un coup, attirés par un appât à l'intérieur de la nasse. Enchaînant prestement les casiers, Kilian et Christophe Corvé, matelot de 35 ans, projettent les animaux vers un gros sac de chantier, où ils s'entassent pas dizaines. Réputés pour leur intelligence, quelques animaux tentent de s'échapper en escaladant les parois du réceptacle. À 10H30, de retour au port, la pêche a été fructueuse, avec près de 550 kilos de pieuvres (l'autre nom du poulpe) capturées. "Pêche assez simple" "C'est une pêche assez simple", vante Kilian. "Ça ne coûte pas très cher en gasoil, car on ne fait pas beaucoup de route. Et on n'est que trois à bord. Donc il n'y a pas besoin de pêcher énormément pour gagner sa vie". En 2021, le retour massif du céphalopode avait été mal vu par certains pêcheurs, car c'est un prédateur vorace de homards, de crabes ou de coquilles Saint-Jacques. Mais sa pêche assure désormais un revenu confortable à plusieurs centaines d'entre eux. "Les salaires qu'on fait au poulpe, on ne les ferait jamais avec du poisson. C'est impossible", confirme Kilian. Vendu en moyenne à 7,5 euros le kilo à la criée de Brest, l'octopode est principalement exporté vers le Portugal, l'Espagne ou l'Italie. Face à l'énorme convoitise qu'il suscite, le comité des pêches du Finistère a dû mettre en place un système de licences, pour éviter les tensions entre professionnels. Un système similaire a été récemment adopté dans les Côtes d'Armor. Ce qui n'a pas empêché le nombre des captures d'exploser en 2025, où "on a sans doute dépassé les 4.000 tonnes" pêchées en France, contre 150 tonnes avant 2021, selon Martial Laurans, chercheur en halieutique à l'Ifremer. Dans certaines criées, la hausse est vertigineuse, comme à Roscoff (+2.690% à 279 tonnes en 2025) ou à Saint-Quay-Portrieux (+1.237% à 254 tonnes). Alors que certains poissons se raréfient, le céphalopode est devenu en 2025 la première espèce vendue dans les criées de Brest, Audierne ou Concarneau (Finistère). "Là pour un petit moment" "Ce sont des animaux qui vivent un an et qui connaissent des variations inter-annuelles d'abondance assez marquées", explique Jean-Pierre Robin, professeur en écologie marine à l'Université de Caen Normandie. Avant de mourir, une femelle pond 200.000 œufs en moyenne, dont la transformation en poulpes dépend des conditions environnementales du moment (nutriments, salinité, température, etc.). Décimé après l'hiver rigoureux 1962-63, le céphalopode a fait depuis cinq ans un retour encore largement inexpliqué, remontant jusqu'en Angleterre et en Irlande. "On n'a pas de données scientifiques pour appuyer une hypothèse car il n'y a pas de suivi des populations", souligne Laure Bonnaud-Ponticelli, professeure au Muséum national d'histoire naturelle. La réduction de l'effort de pêche pendant la crise sanitaire de 2020, couplée à une remontée de l'espèce vers des eaux plus fraîches, pourraient être des facteurs d'explications, selon elle. "C'est une espèce qui reprend ses quartiers dans un habitat où elle a déjà été présente", précise Martial Laurans. Pour le chercheur, la vraie question est celle de sa présence à long terme en Bretagne, au regard de son importance actuelle pour de nombreux pêcheurs. "Vu la biomasse présente, il est sans doute là pour un petit moment", estime-t-il. Une perspective qui réjouit Kilian Chanoit. "J'espère qu'il sera là le plus longtemps possible!", lâche-t-il.

23.05.2026 à 08:08

FRANCE 24
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Au moins 82 personnes sont mortes samedi à la suite d'une explosion dans la mine de charbon de Liushenyu au nord-est de la Chine, selon la télévision d'État CCTV.
Texte intégral (668 mots)
Au moins 82 personnes sont mortes samedi à la suite d'une explosion dans la mine de charbon de Liushenyu au nord-est de la Chine, selon la télévision d'État CCTV.

23.05.2026 à 07:49

FRANCE24
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C'est avec sa nonchalance devenue l'une de ses marques de fabrique que l'attaquant français s'est présenté dimanche au balcon de l'Hôtel de Ville munichois pour célébrer le 35e titre de champion d'Allemagne du Bayern, avec les quelques milliers de supporters massés sur la Marienplatz. En recevant le Meisterschale des mains d'Alphonso Davies, Olise a simplement soulevé le trophée une seule fois, à peine au-dessus de sa tête, provoquant l'hilarité de ses coéquipiers déjà au balcon, entre autres Harry Kane, Joshua Kimmich, Jonathan Tah ou Manuel Neuer. La veille, Olise avait été désigné meilleur joueur de la saison en Bundesliga, succédant à Kane (2024/25), Florian Wirtz (2023/24) et Jude Bellingham (2022/23). Meilleur passeur décisif du championnat allemand (19) comme la saison passée (15), Olise a aussi inscrit 15 buts, dont deux en lice pour le plus beau but de la saison, dans son style classique repiquant depuis son aile droite dans l'axe et enroulant sa frappe du pied gauche en pleine lucarne opposée. Révélation en 2024/25, Olise a marqué à 24 ans la saison 2025/26 du Bayern de son empreinte, devenant l'un des meilleurs ailiers au monde. Dans des matches à enjeu, il a réalisé des prestations de grande classe en Ligue des champions contre le Real Madrid en quart de finale, et le PSG à Paris en demi-finale aller. Le Bayern sans Neuer Sur la pelouse, il forme avec Harry Kane et Luis Diaz le trio offensif le plus prolifique d'Europe, 106 buts à eux trois toutes compétitions confondues, pour leur première saison ensemble (22 pour le Français, 26 pour le Colombien et 58 pour l'Anglais). "C'est tout simplement une joie de le voir jouer au foot. Il a également un rôle important dans le vestiaire", a souligné le président du directoire du Bayern Jan-Christian Dreesen, alors qu'Olise est sous contrat jusqu'à l'été 2029. A défaut de finale de Ligue des champions, l'international français a samedi une dernière occasion d'éblouir les spectateurs allemands devant les 74.500 spectateurs de l'Olympiastadion berlinois contre Stuttgart. Le Bayern n'a plus disputé la finale depuis son 20e sacre (le record en Allemagne) en 2020 contre le Bayer Leverkusen. A l'époque, il n'y avait que 700 spectateurs, en raison de la pandémie de Covid-19. Depuis, les Munichois ont enchaîné les désillusions dans cette compétition, avec des éliminations en 16e de finale contre un club de 3e division (Sarrebruck à l'automne 2023) et une déroute à domicile (5-0 contre Mönchengladbach à l'automne 2021). La "Pokal" est donc devenue un véritable objectif affiché en début de saison, tant par les dirigeants que par les joueurs. Le Bayern sera privé de son capitaine et gardien de but Manuel Neuer, toujours gêné par une douleur au mollet gauche qui l'a freiné ces dernières semaines (déchirures musculaires en février et mars). Face à Stuttgart, le Bayern part favori, pouvant s'appuyer sur ses trois succès cette saison contre le voisin souabe: en Supercoupe Franz-Beckenbauer mi-août (2-1), ainsi qu'en championnat (5-0 à Stuttgart et 4-2 à Munich pour le match du titre).
Texte intégral (513 mots)
C'est avec sa nonchalance devenue l'une de ses marques de fabrique que l'attaquant français s'est présenté dimanche au balcon de l'Hôtel de Ville munichois pour célébrer le 35e titre de champion d'Allemagne du Bayern, avec les quelques milliers de supporters massés sur la Marienplatz. En recevant le Meisterschale des mains d'Alphonso Davies, Olise a simplement soulevé le trophée une seule fois, à peine au-dessus de sa tête, provoquant l'hilarité de ses coéquipiers déjà au balcon, entre autres Harry Kane, Joshua Kimmich, Jonathan Tah ou Manuel Neuer. La veille, Olise avait été désigné meilleur joueur de la saison en Bundesliga, succédant à Kane (2024/25), Florian Wirtz (2023/24) et Jude Bellingham (2022/23). Meilleur passeur décisif du championnat allemand (19) comme la saison passée (15), Olise a aussi inscrit 15 buts, dont deux en lice pour le plus beau but de la saison, dans son style classique repiquant depuis son aile droite dans l'axe et enroulant sa frappe du pied gauche en pleine lucarne opposée. Révélation en 2024/25, Olise a marqué à 24 ans la saison 2025/26 du Bayern de son empreinte, devenant l'un des meilleurs ailiers au monde. Dans des matches à enjeu, il a réalisé des prestations de grande classe en Ligue des champions contre le Real Madrid en quart de finale, et le PSG à Paris en demi-finale aller. Le Bayern sans Neuer Sur la pelouse, il forme avec Harry Kane et Luis Diaz le trio offensif le plus prolifique d'Europe, 106 buts à eux trois toutes compétitions confondues, pour leur première saison ensemble (22 pour le Français, 26 pour le Colombien et 58 pour l'Anglais). "C'est tout simplement une joie de le voir jouer au foot. Il a également un rôle important dans le vestiaire", a souligné le président du directoire du Bayern Jan-Christian Dreesen, alors qu'Olise est sous contrat jusqu'à l'été 2029. A défaut de finale de Ligue des champions, l'international français a samedi une dernière occasion d'éblouir les spectateurs allemands devant les 74.500 spectateurs de l'Olympiastadion berlinois contre Stuttgart. Le Bayern n'a plus disputé la finale depuis son 20e sacre (le record en Allemagne) en 2020 contre le Bayer Leverkusen. A l'époque, il n'y avait que 700 spectateurs, en raison de la pandémie de Covid-19. Depuis, les Munichois ont enchaîné les désillusions dans cette compétition, avec des éliminations en 16e de finale contre un club de 3e division (Sarrebruck à l'automne 2023) et une déroute à domicile (5-0 contre Mönchengladbach à l'automne 2021). La "Pokal" est donc devenue un véritable objectif affiché en début de saison, tant par les dirigeants que par les joueurs. Le Bayern sera privé de son capitaine et gardien de but Manuel Neuer, toujours gêné par une douleur au mollet gauche qui l'a freiné ces dernières semaines (déchirures musculaires en février et mars). Face à Stuttgart, le Bayern part favori, pouvant s'appuyer sur ses trois succès cette saison contre le voisin souabe: en Supercoupe Franz-Beckenbauer mi-août (2-1), ainsi qu'en championnat (5-0 à Stuttgart et 4-2 à Munich pour le match du titre).

23.05.2026 à 07:49

FRANCE24
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Dernière danse pour Griezmann, Lewandowski et Carvajal Après deux hommages reçus devant leur public de la part de leurs supporters, l'attaquant français Antoine Griezmann, 35 ans, et le buteur polonais Robert Lewandowski, 37 ans, vont disputer samedi et dimanche leur dernier match avec l'Atlético Madrid et le FC Barcelone, déjà sacré champion. Ils quitteront l'Espagne cet été avec le statut de "légende" de leur équipe, Griezmann pour Orlando aux Etats-Unis,Lewandowski sans destination connue pour l'instant même s'il était annoncé du côté d'Al-Hilal en Arabie saoudite. Au Real Madrid, le capitaine emblématique Dani Carvajal, 34 ans, jouera également ses dernières minutes sous le maillot merengue avec lequel il a décroché 27 trophées dont six Ligue des champions, quatre Liga et deux Coupes du Roi. Son entraîneur et ex-coéquipier Alvaro Arbeloa, arrivé en janvier pour remplacer Xabi Alonso, vivra aussi son dernier match sur le banc de la Maison Blanche, au terme d'un intérim infructueux de quatre mois. Mbappé en mission rachat au Bernabéu Sifflé lors de son retour au stade Santiago Bernabéu la semaine passée et de plus en plus critiqué pour son attitude jugée trop individualiste, Kylian Mbappé tentera de reconquérir le public madrilène face à l'Athletic Bilbao (12e), avant de rejoindre Clairefontaine pour préparer la Coupe du monde 2026 avec l'équipe de France. Le dernier objectif d’une saison frustrante pour le capitaine des Bleus, condamné à une deuxième saison sans titre majeur avec le Real malgré ses 41 buts en 42 matches toutes compétitions confondues. Mbappé, toujours meilleur buteur de Liga, tentera de sceller son deuxième trophée de "Pichichi" consécutif, comme maigre lot de consolation. Avec 24 buts en 30 rencontres, il devance de deux longueurs l'attaquant kosovare de Majorque Vedat Muriqi (22). Course à l'Europe Si l'on connaît déjà les cinq équipes qualifiées pour la Ligue des champions -- FC Barcelone, Real Madrid, Villarreal, Atlético Madrid, Betis Séville --, le suspense reste entier pour la C3 et la C4, avec seulement trois points d'écart entre Getafe (7e) et Bilbao (12e). Entre eux deux, le Rayo Vallecano (8e), Valence (9e), la Real Sociedad (10e) et même l'Espanyol Barcelone (11e) peuvent encore espérer se qualifier, tandis que le Celta Vigo (6e), est bien parti pour retrouver la Ligue Europa une deuxième saison de suite. Villarreal et l'Atlético Madrid, à égalité de points avec 69 unités, s'affronteront dimanche dans un choc pour la troisième place, même si leur qualification en C1 est déjà assurée. Gérone en danger En bas de tableau, le promu Oviedo (20e), déjà relegué, attend de savoir qui de Majorque (19e), Gérone (18e), Elche (17e), Osasuna (16e) ou Levante (15e) l'accompagnera en deuxième division. Gérone, qui disputait encore la Ligue des champions l'an dernier, jouera sa survie sur sa pelouse justement face à Elche, autre promu de la saison passée. En cas de succès du petit club catalan, de Majorque contre Oviedo, de défaites d'Osasuna à Getafe et de Levante à Séville contre le Betis, on pourrait avoir quatre équipes à égalité de points (42) au terme de cette 38e et ultime journée: Levante, Osasuna, Elche et Majorque, qui seraient alors départagées en fonction de leurs résultats dans les confrontations directes, et de la différence de buts particulière.
Texte intégral (573 mots)
Dernière danse pour Griezmann, Lewandowski et Carvajal Après deux hommages reçus devant leur public de la part de leurs supporters, l'attaquant français Antoine Griezmann, 35 ans, et le buteur polonais Robert Lewandowski, 37 ans, vont disputer samedi et dimanche leur dernier match avec l'Atlético Madrid et le FC Barcelone, déjà sacré champion. Ils quitteront l'Espagne cet été avec le statut de "légende" de leur équipe, Griezmann pour Orlando aux Etats-Unis,Lewandowski sans destination connue pour l'instant même s'il était annoncé du côté d'Al-Hilal en Arabie saoudite. Au Real Madrid, le capitaine emblématique Dani Carvajal, 34 ans, jouera également ses dernières minutes sous le maillot merengue avec lequel il a décroché 27 trophées dont six Ligue des champions, quatre Liga et deux Coupes du Roi. Son entraîneur et ex-coéquipier Alvaro Arbeloa, arrivé en janvier pour remplacer Xabi Alonso, vivra aussi son dernier match sur le banc de la Maison Blanche, au terme d'un intérim infructueux de quatre mois. Mbappé en mission rachat au Bernabéu Sifflé lors de son retour au stade Santiago Bernabéu la semaine passée et de plus en plus critiqué pour son attitude jugée trop individualiste, Kylian Mbappé tentera de reconquérir le public madrilène face à l'Athletic Bilbao (12e), avant de rejoindre Clairefontaine pour préparer la Coupe du monde 2026 avec l'équipe de France. Le dernier objectif d’une saison frustrante pour le capitaine des Bleus, condamné à une deuxième saison sans titre majeur avec le Real malgré ses 41 buts en 42 matches toutes compétitions confondues. Mbappé, toujours meilleur buteur de Liga, tentera de sceller son deuxième trophée de "Pichichi" consécutif, comme maigre lot de consolation. Avec 24 buts en 30 rencontres, il devance de deux longueurs l'attaquant kosovare de Majorque Vedat Muriqi (22). Course à l'Europe Si l'on connaît déjà les cinq équipes qualifiées pour la Ligue des champions -- FC Barcelone, Real Madrid, Villarreal, Atlético Madrid, Betis Séville --, le suspense reste entier pour la C3 et la C4, avec seulement trois points d'écart entre Getafe (7e) et Bilbao (12e). Entre eux deux, le Rayo Vallecano (8e), Valence (9e), la Real Sociedad (10e) et même l'Espanyol Barcelone (11e) peuvent encore espérer se qualifier, tandis que le Celta Vigo (6e), est bien parti pour retrouver la Ligue Europa une deuxième saison de suite. Villarreal et l'Atlético Madrid, à égalité de points avec 69 unités, s'affronteront dimanche dans un choc pour la troisième place, même si leur qualification en C1 est déjà assurée. Gérone en danger En bas de tableau, le promu Oviedo (20e), déjà relegué, attend de savoir qui de Majorque (19e), Gérone (18e), Elche (17e), Osasuna (16e) ou Levante (15e) l'accompagnera en deuxième division. Gérone, qui disputait encore la Ligue des champions l'an dernier, jouera sa survie sur sa pelouse justement face à Elche, autre promu de la saison passée. En cas de succès du petit club catalan, de Majorque contre Oviedo, de défaites d'Osasuna à Getafe et de Levante à Séville contre le Betis, on pourrait avoir quatre équipes à égalité de points (42) au terme de cette 38e et ultime journée: Levante, Osasuna, Elche et Majorque, qui seraient alors départagées en fonction de leurs résultats dans les confrontations directes, et de la différence de buts particulière.

23.05.2026 à 07:28

FRANCE 24
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Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est plaint samedi des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des États-Unis auprès du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, selon les agences Tasnim et Fars. Washington laisse peser le doute sur de nouvelles frappes contre l’Iran, d'après les médias américains. Suivez notre direct.
Texte intégral (573 mots)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est plaint samedi des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des États-Unis auprès du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, selon les agences Tasnim et Fars. Washington laisse peser le doute sur de nouvelles frappes contre l’Iran, d'après les médias américains. Suivez notre direct.

23.05.2026 à 07:23

FRANCE24
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Le Thunder d'Oklahoma City du double MVP Shai Gilgeous-Alexander (26 points, 12 passes), désormais à deux succès d'une nouvelle finale NBA, a proposé une double réaction de champion en titre, après avoir été chahuté en début de série et sur les premières minutes de la rencontre vendredi. Dans un match haché par les fautes et les lancers francs, Victor Wembanyama, peu trouvé et peu inspiré, a terminé avec 26 points (8 sur 15 au tir) mais seulement 4 rebonds, en plus de 3 passes et 2 contres. "J'ai l'impression que j'ai du mal à rendre mes coéquipiers meilleurs. Je dois faciliter les choses, prendre plus de rebonds, pousser leur défense un peu plus loin pour libérer mes coéquipiers", a analysé le Français de 22 ans en conférence de presse. "Au tir je vais devoir prendre des responsabilités plus tôt, mieux comprendre quand je dois faire jouer autour de moi ou quand je dois juste marquer." Les Spurs ont eu peur d'avoir perdu plus qu'un match: De'Aaron Fox (15 pts), de retour après plusieurs forfaits liés à sa cheville droite, est sorti lors du troisième quart-temps semblant avoir aggravé sa blessure après un choc avec Lu Dort. Le meneur All-Star est toutefois revenu dans le dernier quart-temps, sans faire forte impression, comme Dylan Harper, lui aussi diminué. Un banc à 76 points Après deux rencontres à l'extérieur, les Texans ont attaqué pied au plancher le premier match devant leur public dans cette finale de conférence Ouest, proposant un rythme dingue et une défense étouffante pour mener 15-0, après notamment deux tirs lointains de Wembanyama. Privé de Jalen Williams (ischio-jambiers), le Thunder n'a pas paniqué face à ces Spurs survoltés, et n'était plus mené que 31-26 à la fin du premier quart-temps. L'équipe a patiemment posé sa patte sur le match avec son banc, infiniment plus fort que celui des Spurs depuis le début de la série. Menés par Jared McCain (24 pts) et Jaylin Williams (18 pts), les remplaçants des visiteurs ont inscrits 76 points, contre 23 pour ceux des locaux. Après avoir repris la main à la pause (58-51), le champion a dicté le rythme d'un troisième quart-temps chaotique, marqué par 20 fautes (sur 53 au total) et 33 passages sur la ligne des lancers francs (sur 66). "On va y arriver" Wembanyama a resurgi sur la fin pour tenter de combler l'écart, enfin à la réception d'un lob, ou à mi-distance, mais le Thunder a toujours trouvé la réponse, notamment grâce à Shai Gilgeous-Alexander. Le double MVP a notamment pu marquer 12 points sur lancers francs. "La moitié de ces fautes sont dues à notre indiscipline", a regretté l'entraîneur de San Antonio, Mitch Johnson. "Le reste vient après de bonnes actions défensives mais il arrive à trouver sa position et prendre l'avantage. Mais finalement il n'a tiré qu'à 6 sur 17, ce qui signifie qu'il a un peu raté ou qu'on lui a rendu ces tirs difficiles." Le Thunder s'est montré adroit de loin (17 sur 38 à 44,7%), là où les Spurs ont été moins incisifs (13 sur 41 à 31,7%), mis à part Devin Vassell (20 points). Le choc entre les deux meilleures équipes à l'Ouest tourne temporairement en faveur du Thunder, qui vise un deuxième titre consécutif, face à de jeunes Spurs, qui découvrent en majorité les play-offs, à l'image de Wembanyama. "Ils jouent avec dureté, ils sont très expérimentés, on doit tous être meilleurs, on doit trouver des réponses, on va étudier la vidéo, on va y arriver", a conclu le Français avant le match 4 dimanche, toujours au Texas.
Texte intégral (597 mots)
Le Thunder d'Oklahoma City du double MVP Shai Gilgeous-Alexander (26 points, 12 passes), désormais à deux succès d'une nouvelle finale NBA, a proposé une double réaction de champion en titre, après avoir été chahuté en début de série et sur les premières minutes de la rencontre vendredi. Dans un match haché par les fautes et les lancers francs, Victor Wembanyama, peu trouvé et peu inspiré, a terminé avec 26 points (8 sur 15 au tir) mais seulement 4 rebonds, en plus de 3 passes et 2 contres. "J'ai l'impression que j'ai du mal à rendre mes coéquipiers meilleurs. Je dois faciliter les choses, prendre plus de rebonds, pousser leur défense un peu plus loin pour libérer mes coéquipiers", a analysé le Français de 22 ans en conférence de presse. "Au tir je vais devoir prendre des responsabilités plus tôt, mieux comprendre quand je dois faire jouer autour de moi ou quand je dois juste marquer." Les Spurs ont eu peur d'avoir perdu plus qu'un match: De'Aaron Fox (15 pts), de retour après plusieurs forfaits liés à sa cheville droite, est sorti lors du troisième quart-temps semblant avoir aggravé sa blessure après un choc avec Lu Dort. Le meneur All-Star est toutefois revenu dans le dernier quart-temps, sans faire forte impression, comme Dylan Harper, lui aussi diminué. Un banc à 76 points Après deux rencontres à l'extérieur, les Texans ont attaqué pied au plancher le premier match devant leur public dans cette finale de conférence Ouest, proposant un rythme dingue et une défense étouffante pour mener 15-0, après notamment deux tirs lointains de Wembanyama. Privé de Jalen Williams (ischio-jambiers), le Thunder n'a pas paniqué face à ces Spurs survoltés, et n'était plus mené que 31-26 à la fin du premier quart-temps. L'équipe a patiemment posé sa patte sur le match avec son banc, infiniment plus fort que celui des Spurs depuis le début de la série. Menés par Jared McCain (24 pts) et Jaylin Williams (18 pts), les remplaçants des visiteurs ont inscrits 76 points, contre 23 pour ceux des locaux. Après avoir repris la main à la pause (58-51), le champion a dicté le rythme d'un troisième quart-temps chaotique, marqué par 20 fautes (sur 53 au total) et 33 passages sur la ligne des lancers francs (sur 66). "On va y arriver" Wembanyama a resurgi sur la fin pour tenter de combler l'écart, enfin à la réception d'un lob, ou à mi-distance, mais le Thunder a toujours trouvé la réponse, notamment grâce à Shai Gilgeous-Alexander. Le double MVP a notamment pu marquer 12 points sur lancers francs. "La moitié de ces fautes sont dues à notre indiscipline", a regretté l'entraîneur de San Antonio, Mitch Johnson. "Le reste vient après de bonnes actions défensives mais il arrive à trouver sa position et prendre l'avantage. Mais finalement il n'a tiré qu'à 6 sur 17, ce qui signifie qu'il a un peu raté ou qu'on lui a rendu ces tirs difficiles." Le Thunder s'est montré adroit de loin (17 sur 38 à 44,7%), là où les Spurs ont été moins incisifs (13 sur 41 à 31,7%), mis à part Devin Vassell (20 points). Le choc entre les deux meilleures équipes à l'Ouest tourne temporairement en faveur du Thunder, qui vise un deuxième titre consécutif, face à de jeunes Spurs, qui découvrent en majorité les play-offs, à l'image de Wembanyama. "Ils jouent avec dureté, ils sont très expérimentés, on doit tous être meilleurs, on doit trouver des réponses, on va étudier la vidéo, on va y arriver", a conclu le Français avant le match 4 dimanche, toujours au Texas.

23.05.2026 à 06:44

Assiya HAMZA
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Le 23 mai 1956, l’armée française exécute sommairement 75 villageois à Ait Soula, Tazrouts et Agouni, dans la vallée de la Soummam en Algérie. Près de 200 femmes sont rassemblées dans une mosquée, dénudées de forces et parfois violées. Des violences coloniales sur lesquelles ont enquêté la documentariste Safia Kessas et l’historien Fabrice Riceputi. 
Texte intégral (597 mots)
Le 23 mai 1956, l’armée française exécute sommairement 75 villageois à Ait Soula, Tazrouts et Agouni, dans la vallée de la Soummam en Algérie. Près de 200 femmes sont rassemblées dans une mosquée, dénudées de forces et parfois violées. Des violences coloniales sur lesquelles ont enquêté la documentariste Safia Kessas et l’historien Fabrice Riceputi. 

23.05.2026 à 06:09

FRANCE 24
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Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a entamé samedi une visite de quatre jours en Inde afin de resserrer les liens entre Washington et New Delhi. Un partenaire clé dans la région dont la relation a été mise à mal ces derniers mois par Donald Trump.
Texte intégral (597 mots)
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a entamé samedi une visite de quatre jours en Inde afin de resserrer les liens entre Washington et New Delhi. Un partenaire clé dans la région dont la relation a été mise à mal ces derniers mois par Donald Trump.

23.05.2026 à 05:51

FRANCE24
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LOT accusait Boeing de fraude et lui réclamait 250 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir fait perdre des revenus avec "des déclarations mensongères et des omissions délibérées et par négligence concernant l'avion 737 MAX", selon la plainte initialement déposée. Le jury de ce procès, qui s'est tenu devant un tribunal fédéral de Seattle (nord-ouest), a toutefois estimé que ce n'était pas le cas, d'après des documents judiciaires consultés par l'AFP. "Nous sommes satisfaits du verdict du jury en notre faveur", a déclaré un porte-parole de Boeing dans un communiqué adressé à l'AFP. Les réclamations de LOT suivaient l'immobilisation pendant 20 mois sur ordre de l'Administration de l'aviation civile américaine (FAA) de la totalité des 737 MAX exploités dans le monde, entre mars 2019 et novembre 2020. Cette décision avait été prise après les crashes d'un 737 MAX 8 de la compagnie Lion Air le 29 octobre 2018 et d'un appareil d'Ethiopian Airlines le 10 mars 2019, qui ont fait 346 morts au total. Boeing avait ensuite admis dès 2019 qu'un logiciel anti-décrochage avait contribué à ces accidents. LOT, qui était la première compagnie aérienne à poursuivre devant les tribunaux l'avionneur américain à ce sujet, a indiqué "prendre note" du jugement. "La compagnie va étudier les options disponibles pour entreprendre d'autres démarches juridiques dans ce dossier", a-t-elle précisé dans un communiqué transmis à l'AFP. Dizaines de plaintes Dans sa plainte déposée en octobre 2021, elle reprochait au constructeur américain de lui avoir causé un préjudice financier à cause des annulations de vols, des coûts de stockage des avions immobilisés et des salaires dus aux employés qui auraient dû travailler sur ces appareils. Elle accusait Boeing de "fausses représentations matérielles et d'omissions" concernant le 737 MAX, dernier né du constructeur qui l'a "convaincue avec détermination" de choisir ce modèle au lieu du prédécesseur 737 NG qu'elle convoitait initialement. Boeing fait aussi l'objet de dizaines de plaintes déposées par des familles de victimes des crashes des 737 MAX, et dont la quasi-totalité a abouti à des accords hors tribunal. Le 14 mai, un tribunal de Chicago avait accordé des dommages et intérêts de 49,5 millions de dollars aux proches d'une Américaine de 24 ans tuée dans l'accident d'Ethiopian Airlines. Le tout premier procès civil contre Boeing lié aux deux accidents s'était déroulé en novembre 2025. Le jury avait octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le prochain est fixé au 3 août, au sujet du décès d'un autre passager du vol d'Ethiopian Airlines, Michael Ryan, ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des accords à l'amiable. Le dernier, concernant le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été conclu fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.
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LOT accusait Boeing de fraude et lui réclamait 250 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir fait perdre des revenus avec "des déclarations mensongères et des omissions délibérées et par négligence concernant l'avion 737 MAX", selon la plainte initialement déposée. Le jury de ce procès, qui s'est tenu devant un tribunal fédéral de Seattle (nord-ouest), a toutefois estimé que ce n'était pas le cas, d'après des documents judiciaires consultés par l'AFP. "Nous sommes satisfaits du verdict du jury en notre faveur", a déclaré un porte-parole de Boeing dans un communiqué adressé à l'AFP. Les réclamations de LOT suivaient l'immobilisation pendant 20 mois sur ordre de l'Administration de l'aviation civile américaine (FAA) de la totalité des 737 MAX exploités dans le monde, entre mars 2019 et novembre 2020. Cette décision avait été prise après les crashes d'un 737 MAX 8 de la compagnie Lion Air le 29 octobre 2018 et d'un appareil d'Ethiopian Airlines le 10 mars 2019, qui ont fait 346 morts au total. Boeing avait ensuite admis dès 2019 qu'un logiciel anti-décrochage avait contribué à ces accidents. LOT, qui était la première compagnie aérienne à poursuivre devant les tribunaux l'avionneur américain à ce sujet, a indiqué "prendre note" du jugement. "La compagnie va étudier les options disponibles pour entreprendre d'autres démarches juridiques dans ce dossier", a-t-elle précisé dans un communiqué transmis à l'AFP. Dizaines de plaintes Dans sa plainte déposée en octobre 2021, elle reprochait au constructeur américain de lui avoir causé un préjudice financier à cause des annulations de vols, des coûts de stockage des avions immobilisés et des salaires dus aux employés qui auraient dû travailler sur ces appareils. Elle accusait Boeing de "fausses représentations matérielles et d'omissions" concernant le 737 MAX, dernier né du constructeur qui l'a "convaincue avec détermination" de choisir ce modèle au lieu du prédécesseur 737 NG qu'elle convoitait initialement. Boeing fait aussi l'objet de dizaines de plaintes déposées par des familles de victimes des crashes des 737 MAX, et dont la quasi-totalité a abouti à des accords hors tribunal. Le 14 mai, un tribunal de Chicago avait accordé des dommages et intérêts de 49,5 millions de dollars aux proches d'une Américaine de 24 ans tuée dans l'accident d'Ethiopian Airlines. Le tout premier procès civil contre Boeing lié aux deux accidents s'était déroulé en novembre 2025. Le jury avait octroyé 28,45 millions de dollars d'indemnisation au veuf d'une victime. Le prochain est fixé au 3 août, au sujet du décès d'un autre passager du vol d'Ethiopian Airlines, Michael Ryan, ingénieur irlandais du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU. Concernant l'accident de Lion Air, toutes les plaintes ont abouti à des accords à l'amiable. Le dernier, concernant le seul étranger du vol, un Italien de 26 ans, a été conclu fin février. Après moult rebondissements depuis 2021, un juge du Texas a ordonné le 6 novembre 2025 l'abandon des poursuites pénales contre Boeing pour les deux accidents.

23.05.2026 à 05:11

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Après de multiples révisions d'un projet de déclaration déjà jugée faible au départ par les partisans du désarmement, le président de la 11e conférence d'examen de ce traité considéré comme une pierre angulaire de la non-prolifération a jeté l'éponge, renonçant à présenter le texte à l'adoption. "J'ai présenté quatre versions du projet de document final, toutes révisées méticuleusement en suivant les souhaits des Etats partie", a déclaré le Vietnamien Do Hung Viet, exprimant sa "profonde déception". "Malgré tous nos efforts, je comprends que la conférence n'est pas en mesure de parvenir à un accord sur son travail sur le fond", a-t-il ajouté, ironisant sur le fait qu'il avait tenu sa promesse de rendre "tout le monde mécontent de façon égale". "Les délégations partagent l'objectif d'un monde sans armes nucléaires, un monde dans lequel la menace nucléaire ne plane pas au-dessus de nos têtes et de celles de nos enfants, même si nous différons sur la voie à suivre pour atteindre cet objectif", a-t-il assuré. Avant de mettre en garde: "si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord sur le chemin à prendre, nous n'atteindrons jamais notre destination". Mais alors que les cinq grandes puissances nucléaires signataires (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) ont été accusées d'avoir fait pression pendant les négociations, tout le monde n'est pas d'accord avec son analyse d'un objectif commun. "La majorité des pays travaillent en effet en toute bonne foi pour le désarmement (...) mais une poignée d'Etats possédant l'arme atomique et certains de leurs alliés, sapent le TNP, contrecarrent les efforts de désarmement, augmentent leur arsenal et entrainent la prolifération, orientant le monde vers la catastrophe", a dénoncé vendredi soir Seth Shelden, de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix. Les fondations "craquent" Selon le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les neuf États dotés de l'arme atomique (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12,241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90% entre les mains des Etats-Unis et de la Russie. Et dans un contexte de tensions géopolitiques, les inquiétudes sur une augmentation des capacités nucléaires augmentent. Les Etats membres avaient pourtant devant eux vendredi un texte maintes fois révisé et largement édulcoré. Au fil de ces modifications, il était "de moins en moins ancré dans les réalités des conflits actuels et des risques de prolifération", notamment l'Iran et la Corée du Nord, avait déclaré à l'AFP plus tôt vendredi Richard Gowan de l'International Crisis Group. La dernière version du texte vue par l'AFP vendredi se contentait ainsi de dire que Téhéran ne doit "jamais" développer d'arme atomique. Disparue la mention du "non respect" des obligations iraniennes présente dans le premier projet de déclaration. Disparus également toute mention de la Corée du Nord, et l'appel direct aux Etats-Unis et à la Russie de commencer des négociations sur un successeur du traité New Start limitant les arsenaux russe et américain, expiré en février. Le TNP, entré en vigueur en 1970 et signé par la quasi-totalité des Etats hormis notamment Israël, l'Inde et le Pakistan, vise à empêcher la prolifération, à favoriser un désarmement complet et à promouvoir la coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. C'est la troisième fois de suite que la conférence d'examen échoue à adopter un texte, bloqué par la Russie en 2022 et par notamment les Etats-Unis en 2015. Malgré ce nouvel échec, le traité continue d'exister, mais avec un risque accru d'érosion de légitimité et de confiance, risquant de conduire certains Etats non nucléaires à se demander si la non-prolifération est la meilleure solution pour leur sécurité, selon les experts. "Les fondations du TNP (...) craquent en raison de l'inattention, de l'intransigeance et de l'incompétence", a dénoncé Daryl kimball, patron de l'Association du contrôle des armements, réclamant un leadership "éclairé" de Washington et des autres puissances nucléaires.
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Après de multiples révisions d'un projet de déclaration déjà jugée faible au départ par les partisans du désarmement, le président de la 11e conférence d'examen de ce traité considéré comme une pierre angulaire de la non-prolifération a jeté l'éponge, renonçant à présenter le texte à l'adoption. "J'ai présenté quatre versions du projet de document final, toutes révisées méticuleusement en suivant les souhaits des Etats partie", a déclaré le Vietnamien Do Hung Viet, exprimant sa "profonde déception". "Malgré tous nos efforts, je comprends que la conférence n'est pas en mesure de parvenir à un accord sur son travail sur le fond", a-t-il ajouté, ironisant sur le fait qu'il avait tenu sa promesse de rendre "tout le monde mécontent de façon égale". "Les délégations partagent l'objectif d'un monde sans armes nucléaires, un monde dans lequel la menace nucléaire ne plane pas au-dessus de nos têtes et de celles de nos enfants, même si nous différons sur la voie à suivre pour atteindre cet objectif", a-t-il assuré. Avant de mettre en garde: "si nous ne pouvons pas nous mettre d'accord sur le chemin à prendre, nous n'atteindrons jamais notre destination". Mais alors que les cinq grandes puissances nucléaires signataires (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) ont été accusées d'avoir fait pression pendant les négociations, tout le monde n'est pas d'accord avec son analyse d'un objectif commun. "La majorité des pays travaillent en effet en toute bonne foi pour le désarmement (...) mais une poignée d'Etats possédant l'arme atomique et certains de leurs alliés, sapent le TNP, contrecarrent les efforts de désarmement, augmentent leur arsenal et entrainent la prolifération, orientant le monde vers la catastrophe", a dénoncé vendredi soir Seth Shelden, de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix. Les fondations "craquent" Selon le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les neuf États dotés de l'arme atomique (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12,241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90% entre les mains des Etats-Unis et de la Russie. Et dans un contexte de tensions géopolitiques, les inquiétudes sur une augmentation des capacités nucléaires augmentent. Les Etats membres avaient pourtant devant eux vendredi un texte maintes fois révisé et largement édulcoré. Au fil de ces modifications, il était "de moins en moins ancré dans les réalités des conflits actuels et des risques de prolifération", notamment l'Iran et la Corée du Nord, avait déclaré à l'AFP plus tôt vendredi Richard Gowan de l'International Crisis Group. La dernière version du texte vue par l'AFP vendredi se contentait ainsi de dire que Téhéran ne doit "jamais" développer d'arme atomique. Disparue la mention du "non respect" des obligations iraniennes présente dans le premier projet de déclaration. Disparus également toute mention de la Corée du Nord, et l'appel direct aux Etats-Unis et à la Russie de commencer des négociations sur un successeur du traité New Start limitant les arsenaux russe et américain, expiré en février. Le TNP, entré en vigueur en 1970 et signé par la quasi-totalité des Etats hormis notamment Israël, l'Inde et le Pakistan, vise à empêcher la prolifération, à favoriser un désarmement complet et à promouvoir la coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. C'est la troisième fois de suite que la conférence d'examen échoue à adopter un texte, bloqué par la Russie en 2022 et par notamment les Etats-Unis en 2015. Malgré ce nouvel échec, le traité continue d'exister, mais avec un risque accru d'érosion de légitimité et de confiance, risquant de conduire certains Etats non nucléaires à se demander si la non-prolifération est la meilleure solution pour leur sécurité, selon les experts. "Les fondations du TNP (...) craquent en raison de l'inattention, de l'intransigeance et de l'incompétence", a dénoncé Daryl kimball, patron de l'Association du contrôle des armements, réclamant un leadership "éclairé" de Washington et des autres puissances nucléaires.

23.05.2026 à 05:05

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Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. Ces facteurs "perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan", a estimé M. Araghchi, au moment où le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. "Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable", a toutefois ajouté le ministre iranien. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent "profondes" entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui "en suspens", de même que le volet nucléaire. Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi. Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux Etats-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios. Trump modifie son agenda Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des "raisons ayant trait aux affaires de l'Etat". Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeant iraniens "ont désespérément envie de conclure un accord." Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens. Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite. Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque. Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne. burx-roc/ega
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Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des "positions contradictoires et demandes excessives répétées" des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars. Ces facteurs "perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan", a estimé M. Araghchi, au moment où le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se trouve à Téhéran dans le cadre de cette médiation menée par son pays. "Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable", a toutefois ajouté le ministre iranien. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, avait affirmé plus tôt que les divergences restent "profondes" entre Téhéran et Washington. Les questions de la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban, de la situation dans le détroit d'Ormuz et du blocus américain des ports iraniens, restent selon lui "en suspens", de même que le volet nucléaire. Le Qatar, touché de plein fouet par la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, et d'autres pays multiplient en parallèle des efforts de médiation alternatifs. Téhéran a confirmé la visite d'une délégation qatarie vendredi. Des médias américains ont rapporté de leur côté que Washington envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran. Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuels bombardements au cours du week-end, qui dure jusqu'à lundi aux Etats-Unis. Vendredi, Donald Trump a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre, a affirmé Axios. Trump modifie son agenda Le président américain a en outre annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils aîné Don Jr. aux Bahamas ce week-end, et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, pour des "raisons ayant trait aux affaires de l'Etat". Il a cependant déclaré vendredi lors d'un discours près de New York que les dirigeant iraniens "ont désespérément envie de conclure un accord." Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad entre les représentants américains et iraniens. Donald Trump a plusieurs fois menacé Téhéran de reprendre les combats, sans donner suite. Le président américain cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d'Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. De son côté, le pouvoir iranien a répété qu'il ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque. Au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien depuis mi-avril. Vendredi, dix personnes ont été tuées dans une série de bombardements dans le sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux nouvelles frappes ont touché des bâtiments dans la ville de Tyr, peu après un avertissement émis par l'armée israélienne. burx-roc/ega
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