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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

12.08.2026 à 13:57

FRANCE24
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Le Girondin de 28 ans a manqué de jus à 200 m de l'arrivée et a fini 6e de sa demie (1:45.46), remportée par le Britannique Max Murgin en 1 min 44 sec 73/100e. "Il y avait pas mal de pression. Et, nerveusement, je pense que je me suis peut-être un peu fatigué. Et j'ai cramé tout cet influx nerveux dans la tête et pas dans les jambes. Pendant 550 mètres, j'étais bien. Et quand il a fallu envoyer du steak, il n'y avait plus grand-chose", a réagi Tual après la course. Dans la deuxième demi-finale, bien plus rapide, Corentin Le Clezio était mal embarqué mais a effectué une remontée spectaculaire dans la dernière ligne droite, coupant la ligne en 3e position (1:43.80, record personnel), derrière l'Irlandais Mark English qui a battu le record de la compétition (1:43.49). "Je pense qu'il faut courir au minimum en 1 min 43 sec 80/100e pour monter sur la boîte (jeudi). Je le ferai, il n'y a aucun problème", a promis Le Clezio en zone mixte. Sixième de la course en 1 min 44 sec 03/100e, le troisième tricolore engagé, Yanis Meziane, a été éliminé. Au lancer de disque, la Française Mélina Robert-Michon, 47 ans, s'est elle qualifiée pour la finale (vendredi soir) grâce à un jet à 60,89 m, à la 7e place parmi les engagées en qualifications.

12.08.2026 à 13:51

FRANCE24
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Meta est de nouveau poursuivi aux États-Unis. Une coalition de procureurs généraux accuse le groupe d’avoir conçu Instagram et Facebook pour rendre les mineurs dépendants. La sélection des jurés débute ce mercredi à Oakland, avant l’ouverture des débats le 18 août. Récit de Noémie Roche.
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Meta est de nouveau poursuivi aux États-Unis. Une coalition de procureurs généraux accuse le groupe d’avoir conçu Instagram et Facebook pour rendre les mineurs dépendants. La sélection des jurés débute ce mercredi à Oakland, avant l’ouverture des débats le 18 août. Récit de Noémie Roche.

12.08.2026 à 13:50

FRANCE24
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En Afrique du Sud, 14 mineurs sont morts après l’effondrement, lundi soir, d’un puits abandonné près de Rustenburg. Huit autres ont été grièvement blessés et plusieurs personnes seraient encore piégées sous terre. 
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En Afrique du Sud, 14 mineurs sont morts après l’effondrement, lundi soir, d’un puits abandonné près de Rustenburg. Huit autres ont été grièvement blessés et plusieurs personnes seraient encore piégées sous terre. 

12.08.2026 à 13:49

FRANCE24
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Face à la sécheresse, certains arboriculteurs français expérimentent une solution pour économiser l’eau et préserver les nappes phréatiques : réutiliser les eaux usées après traitement pour irriguer les vergers. Reportage France 2.
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Face à la sécheresse, certains arboriculteurs français expérimentent une solution pour économiser l’eau et préserver les nappes phréatiques : réutiliser les eaux usées après traitement pour irriguer les vergers. Reportage France 2.

12.08.2026 à 13:46

FRANCE24
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À un peu plus d’un mois des élections législatives, la Cour suprême russe a interdit à Iabloko, présenté comme le seul parti ouvertement anti-guerre, de participer au scrutin. La décision fait suite au recours d’une formation nationaliste favorable au Kremlin contre l’autorisation accordée par la Commission électorale centrale. Les précisions de Marion Meyer.
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À un peu plus d’un mois des élections législatives, la Cour suprême russe a interdit à Iabloko, présenté comme le seul parti ouvertement anti-guerre, de participer au scrutin. La décision fait suite au recours d’une formation nationaliste favorable au Kremlin contre l’autorisation accordée par la Commission électorale centrale. Les précisions de Marion Meyer.

12.08.2026 à 13:33

FRANCE24
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Vers 10H50 (08H50 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 22 points à 8.692,78 points (-0,25%). Mardi, la Bourse de Paris avait légèrement reculé à la clôture (-0,13% à 8.714,94 points), revenant sur le dernier record établi la veille à 8.726,03 points. Comme toutes les Bourses européennes, Paris attend les chiffres de l'inflation américaine qui seront publiés à 12H30 GMT. L'inflation américaine "devra convaincre les marchés que le rebond" des prix "de l'énergie ne remet pas en cause le scénario d'un statu quo monétaire", selon John Plassard de Cité Gestion. Une inflation plus forte que prévu fait craindre une remontée des taux d'intérêt. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés sur le marché obligataire et anticipent un resserrement de la politique monétaire par les banques centrales. Cette hausse des taux tend à pénaliser les marchés d'actions, qui deviennent moins attractifs que les obligations. D'autant que la hausse des taux d'intérêt accroît le coût du financement des entreprises, ce qui peut peser sur leurs bénéfices et leur valorisation boursière. Dans le contexte actuel, les risques d'inflation dérivent de la hausse du pétrole. Vers 10H45 (08H45 GMT), le Brent de la mer du Nord (+0,48% à 89,34 dollars le baril) et le WTI américain (+0,41% à 83,54 dollars le baril) modéraient leur tendance à la hausse enregistrée pour le sixième jour d'affilée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi revoir en baisse sa prévision de la demande mondiale de pétrole en 2026, dans le sillage du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix des hydrocarbures. Dans le détail des valeurs, les groupes de luxe enregistraient les plus forts mouvements de vente d'actions (Kering -2,95% à 275,15 euros et Hermès -2,16% à 1.608 euros), aux côtés du géant de l'optique EssilorLuxottica (-2,91% à 166,75 euros). L'appétit pour le risque se portait sur des valeurs technologiques : Legrand (infrastructures électriques et numériques, +1,49% à 142,80 euros), Schneider Electric (+1,14% à 309,25 euros) et STMicroelectronics (semi-conducteurs, +1,01% à 48,24 euros). Eiffage (BTP) défendait le rang des valeurs industrielles (+1,28% à 123,05 euros). Les valeurs liées à la tech et à l'IA bénéficient, l'espace de quelques jours, d'un regain d'optimisme, avec le rebond de l'indice Kospi à Séoul porté par les fabricants de mémoire vive SK Hynix et Samsung, eux-mêmes encouragés par les bons résultats à New York de CoreWeave (cloud).
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Vers 10H50 (08H50 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 22 points à 8.692,78 points (-0,25%). Mardi, la Bourse de Paris avait légèrement reculé à la clôture (-0,13% à 8.714,94 points), revenant sur le dernier record établi la veille à 8.726,03 points. Comme toutes les Bourses européennes, Paris attend les chiffres de l'inflation américaine qui seront publiés à 12H30 GMT. L'inflation américaine "devra convaincre les marchés que le rebond" des prix "de l'énergie ne remet pas en cause le scénario d'un statu quo monétaire", selon John Plassard de Cité Gestion. Une inflation plus forte que prévu fait craindre une remontée des taux d'intérêt. Les investisseurs exigent des rendements plus élevés sur le marché obligataire et anticipent un resserrement de la politique monétaire par les banques centrales. Cette hausse des taux tend à pénaliser les marchés d'actions, qui deviennent moins attractifs que les obligations. D'autant que la hausse des taux d'intérêt accroît le coût du financement des entreprises, ce qui peut peser sur leurs bénéfices et leur valorisation boursière. Dans le contexte actuel, les risques d'inflation dérivent de la hausse du pétrole. Vers 10H45 (08H45 GMT), le Brent de la mer du Nord (+0,48% à 89,34 dollars le baril) et le WTI américain (+0,41% à 83,54 dollars le baril) modéraient leur tendance à la hausse enregistrée pour le sixième jour d'affilée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi revoir en baisse sa prévision de la demande mondiale de pétrole en 2026, dans le sillage du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix des hydrocarbures. Dans le détail des valeurs, les groupes de luxe enregistraient les plus forts mouvements de vente d'actions (Kering -2,95% à 275,15 euros et Hermès -2,16% à 1.608 euros), aux côtés du géant de l'optique EssilorLuxottica (-2,91% à 166,75 euros). L'appétit pour le risque se portait sur des valeurs technologiques : Legrand (infrastructures électriques et numériques, +1,49% à 142,80 euros), Schneider Electric (+1,14% à 309,25 euros) et STMicroelectronics (semi-conducteurs, +1,01% à 48,24 euros). Eiffage (BTP) défendait le rang des valeurs industrielles (+1,28% à 123,05 euros). Les valeurs liées à la tech et à l'IA bénéficient, l'espace de quelques jours, d'un regain d'optimisme, avec le rebond de l'indice Kospi à Séoul porté par les fabricants de mémoire vive SK Hynix et Samsung, eux-mêmes encouragés par les bons résultats à New York de CoreWeave (cloud).

12.08.2026 à 13:25

FRANCE24
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En Colombie, les secours poursuivent leurs recherches dans les décombres après le puissant séisme qui a fait au moins 254 morts. À Cali et Pereira, plusieurs sauvetages spectaculaires redonnent de l’espoir, dont celui d’un bébé retrouvé vivant avec sa mère et d’une femme sortie des ruines après près de 36 heures.
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En Colombie, les secours poursuivent leurs recherches dans les décombres après le puissant séisme qui a fait au moins 254 morts. À Cali et Pereira, plusieurs sauvetages spectaculaires redonnent de l’espoir, dont celui d’un bébé retrouvé vivant avec sa mère et d’une femme sortie des ruines après près de 36 heures.

12.08.2026 à 13:19

FRANCE24
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Différentes régions de cet immense pays se préparent à des vagues de sécheresse, des inondations et des feux de forêt, alors que le phénomène météorologique El Niño, confirmé en juin, devrait s'intensifier vers la fin de l'année. Dans son étude annuelle sur l'usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n'était plus recouvert que de 65% de végétation native, contre 79% il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32% du territoire brésilien, contre 18% en 1985. Une analyse réalisée par MapBiomas a montré que ces terres utilisées pour des activités agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé. Tasso Azevedo, coordinateur général du réseau, a déclaré à l'AFP que les zones déboisées de l'Amazonie avaient connu "une baisse plus importante des précipitations par rapport aux zones forestières" pendant l'épisode El Niño de 2023-2024. Et dans la pampa (vastes prairies du sud du Brésil) a été constaté "un excès de précipitations" sur les terres agricoles par rapport aux zones où la végétation native a été préservée. En 2024, l'Etat méridional du Rio Grande do Sul a subi des inondations historiques qui ont fait environ 200 morts. "Les modes d'occupation des sols ne modifient pas El Niño lui-même, mais ils peuvent en changer les effets", a expliqué M. Azevedo. Il a indiqué que l'étude n'examinait pas les raisons pour lesquelles les zones agricoles subissaient des impacts plus intenses du phénomène météorologique. "Mais une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l'évapotranspiration et l'humidité de l'air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (...). El Niño amplifie cet effet." En juillet, le gouvernement brésilien a averti qu'un "El Niño très fort" était attendu cette année, les températures de surface de la mer dans l'océan Pacifique devant dépasser de plus de deux degrés les moyennes habituelles. Ce réchauffement peut avoir des effets majeurs sur les régimes météorologiques dans le monde entier. La Confédération de l'agriculture et de l'élevage du Brésil a également prévenu qu'un "super El Niño" pourrait affecter les principales cultures du pays, comme le café, le soja et le sucre.
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Différentes régions de cet immense pays se préparent à des vagues de sécheresse, des inondations et des feux de forêt, alors que le phénomène météorologique El Niño, confirmé en juin, devrait s'intensifier vers la fin de l'année. Dans son étude annuelle sur l'usage de la terre au Brésil, le réseau de surveillance environnementale MapBiomas a affirmé que le territoire du pays sud-américain n'était plus recouvert que de 65% de végétation native, contre 79% il y a quatre décennies. Les principales pertes se concentrent dans la forêt amazonienne et dans le Cerrado (centre), savane riche en biodiversité. Une grande partie des zones ayant perdu leur végétation native ont été transformées en champs et en pâturages, les terres agricoles représentant à présent 32% du territoire brésilien, contre 18% en 1985. Une analyse réalisée par MapBiomas a montré que ces terres utilisées pour des activités agricoles étaient plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes lors de trois épisodes El Niño particulièrement puissants par le passé. Tasso Azevedo, coordinateur général du réseau, a déclaré à l'AFP que les zones déboisées de l'Amazonie avaient connu "une baisse plus importante des précipitations par rapport aux zones forestières" pendant l'épisode El Niño de 2023-2024. Et dans la pampa (vastes prairies du sud du Brésil) a été constaté "un excès de précipitations" sur les terres agricoles par rapport aux zones où la végétation native a été préservée. En 2024, l'Etat méridional du Rio Grande do Sul a subi des inondations historiques qui ont fait environ 200 morts. "Les modes d'occupation des sols ne modifient pas El Niño lui-même, mais ils peuvent en changer les effets", a expliqué M. Azevedo. Il a indiqué que l'étude n'examinait pas les raisons pour lesquelles les zones agricoles subissaient des impacts plus intenses du phénomène météorologique. "Mais une hypothèse est que, en Amazonie, la déforestation réduit l'évapotranspiration et l'humidité de l'air local. Cela entraîne une hausse des températures et une diminution des précipitations (...). El Niño amplifie cet effet." En juillet, le gouvernement brésilien a averti qu'un "El Niño très fort" était attendu cette année, les températures de surface de la mer dans l'océan Pacifique devant dépasser de plus de deux degrés les moyennes habituelles. Ce réchauffement peut avoir des effets majeurs sur les régimes météorologiques dans le monde entier. La Confédération de l'agriculture et de l'élevage du Brésil a également prévenu qu'un "super El Niño" pourrait affecter les principales cultures du pays, comme le café, le soja et le sucre.

12.08.2026 à 13:05

FRANCE24
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Ce centre, occupé depuis 2013, a été évacué le mois dernier à la suite d’un incendie mineur, puis saisi par la police. Aujourd’hui, des familles, des personnes âgées et des animaux de compagnie dorment dans des tentes et sur des lits de camp devant les grilles cadenassées de Spin Time Labs, alors que les températures à Rome avoisinent les 40°C. "Au fil des jours, nous constatons une détresse psychologique croissante ; les gens sont à bout, ils sont épuisés", déclare à l’AFP Anastasia Destro, une médecin de 33 ans qui vient en aide aux personnes expulsées. "Nous avons constaté tous les problèmes de santé liés au fait de vivre dans la rue et de passer toute la journée exposé au soleil", explique Mme Destro, qui fait partie d’une équipe apportant une aide médicale et psychologique. Le sort de l'immeuble et de ses quelque 400 résidents, parmi lesquels des enfants et des personnes en situation de handicap, a suscité un élan de solidarité. Des bénévoles de toute la ville de Rome ont fait don de vêtements, de nourriture et de jouets, tandis que le conseil municipal de gauche a fourni des tentes, des climatiseurs, des toilettes portables et un camion-citerne d’eau potable. Des réalisateurs, de l’Italien Paolo Sorrentino au Britannique Ken Loach, ont appelé à ce que les résidents soient autorisés à revenir, tandis que Matteo Garrone a organisé une projection de son film "Pinocchio" pour les enfants. Spin Time, qui s’est développé au fil d’une décennie pour inclure une banque alimentaire, une cantine, un atelier de menuiserie, un journal et un théâtre, est devenu un symbole très médiatisé de la solidarité envers les personnes marginalisées. La communauté a offert un refuge à ceux qui se sont retrouvés "dans une situation d'urgence", a déclaré Marco Perilli, un ouvrier du bâtiment italien de 60 ans qui y vit depuis 2013. "L’immeuble abritait 27 groupes ethniques, cultures et religions différents" qui avaient trouvé le moyen de cohabiter comme "une grande famille", a déclaré M. Perilli, qui s’y était installé après s’être séparé de son compagnon. Cette expulsion a mis en lumière la crise du logement dans la capitale italienne. "Ma vie a changé" Selon les données de la ville, plus de 17.000 familles sont inscrites sur la liste d’attente pour un logement social à Rome, dont près de la moitié ont déposé leur demande il y a au moins dix ans. Le maire Roberto Gualtieri, qui souhaite que la ville rachète l’immeuble, espérait que les occupants puissent être autorisés à réintégrer les lieux pendant la durée des négociations. Mais le propriétaire, la société privée de gestion d’actifs et d’investissements Investire SGR, s’y est jusqu’à présent opposé. Et Fratelli d'Italia, le parti d’extrême droite de la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, a accusé M. Gualtieri de gaspiller l’argent public et de récompenser un comportement illégal en proposant de racheter ce squat. Les partisans de Spin Time affirment que l'association a apporté un soutien essentiel à des centaines de personnes en situation de vulnérabilité. Alors que les résidents les plus vulnérables ont été relogés dans d’autres logements, d’autres continuent d’attendre dehors, dans l’espoir d’être autorisés à rentrer. Parmi eux Patience Sare, une Nigériane de 40 ans qui tenait un restaurant en Libye avant de fuir vers l’Europe lorsque la guerre a éclaté en 2011. "Spin Time m'a accueillie, ainsi que mes enfants", déclare Mme Sare, qui a deux enfants et qui a tenté de refaire sa vie en France, en Suisse et à Malte avant d'arriver à Spin Time. "Ma vie a changé. C'était comme si j'avais trouvé mon chez-moi", dit-elle, les larmes aux yeux. "J'aimerais tellement que nous puissions rester".
Texte intégral (667 mots)
Ce centre, occupé depuis 2013, a été évacué le mois dernier à la suite d’un incendie mineur, puis saisi par la police. Aujourd’hui, des familles, des personnes âgées et des animaux de compagnie dorment dans des tentes et sur des lits de camp devant les grilles cadenassées de Spin Time Labs, alors que les températures à Rome avoisinent les 40°C. "Au fil des jours, nous constatons une détresse psychologique croissante ; les gens sont à bout, ils sont épuisés", déclare à l’AFP Anastasia Destro, une médecin de 33 ans qui vient en aide aux personnes expulsées. "Nous avons constaté tous les problèmes de santé liés au fait de vivre dans la rue et de passer toute la journée exposé au soleil", explique Mme Destro, qui fait partie d’une équipe apportant une aide médicale et psychologique. Le sort de l'immeuble et de ses quelque 400 résidents, parmi lesquels des enfants et des personnes en situation de handicap, a suscité un élan de solidarité. Des bénévoles de toute la ville de Rome ont fait don de vêtements, de nourriture et de jouets, tandis que le conseil municipal de gauche a fourni des tentes, des climatiseurs, des toilettes portables et un camion-citerne d’eau potable. Des réalisateurs, de l’Italien Paolo Sorrentino au Britannique Ken Loach, ont appelé à ce que les résidents soient autorisés à revenir, tandis que Matteo Garrone a organisé une projection de son film "Pinocchio" pour les enfants. Spin Time, qui s’est développé au fil d’une décennie pour inclure une banque alimentaire, une cantine, un atelier de menuiserie, un journal et un théâtre, est devenu un symbole très médiatisé de la solidarité envers les personnes marginalisées. La communauté a offert un refuge à ceux qui se sont retrouvés "dans une situation d'urgence", a déclaré Marco Perilli, un ouvrier du bâtiment italien de 60 ans qui y vit depuis 2013. "L’immeuble abritait 27 groupes ethniques, cultures et religions différents" qui avaient trouvé le moyen de cohabiter comme "une grande famille", a déclaré M. Perilli, qui s’y était installé après s’être séparé de son compagnon. Cette expulsion a mis en lumière la crise du logement dans la capitale italienne. "Ma vie a changé" Selon les données de la ville, plus de 17.000 familles sont inscrites sur la liste d’attente pour un logement social à Rome, dont près de la moitié ont déposé leur demande il y a au moins dix ans. Le maire Roberto Gualtieri, qui souhaite que la ville rachète l’immeuble, espérait que les occupants puissent être autorisés à réintégrer les lieux pendant la durée des négociations. Mais le propriétaire, la société privée de gestion d’actifs et d’investissements Investire SGR, s’y est jusqu’à présent opposé. Et Fratelli d'Italia, le parti d’extrême droite de la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, a accusé M. Gualtieri de gaspiller l’argent public et de récompenser un comportement illégal en proposant de racheter ce squat. Les partisans de Spin Time affirment que l'association a apporté un soutien essentiel à des centaines de personnes en situation de vulnérabilité. Alors que les résidents les plus vulnérables ont été relogés dans d’autres logements, d’autres continuent d’attendre dehors, dans l’espoir d’être autorisés à rentrer. Parmi eux Patience Sare, une Nigériane de 40 ans qui tenait un restaurant en Libye avant de fuir vers l’Europe lorsque la guerre a éclaté en 2011. "Spin Time m'a accueillie, ainsi que mes enfants", déclare Mme Sare, qui a deux enfants et qui a tenté de refaire sa vie en France, en Suisse et à Malte avant d'arriver à Spin Time. "Ma vie a changé. C'était comme si j'avais trouvé mon chez-moi", dit-elle, les larmes aux yeux. "J'aimerais tellement que nous puissions rester".

12.08.2026 à 12:53

FRANCE24
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Alimenté par les revenus pétroliers de l'Etat norvégien et investi à travers le monde, le fonds a annoncé mercredi avoir gagné 1.753 milliards de couronnes (160 milliards d'euros) depuis le début de l'année, du jamais vu en 30 ans d'existence. Fin juin, sa valeur atteignait la somme vertigineuse de 22.683 milliards de couronnes, soit 2.071 milliards d'euros. "Des puces, des puces, des puces, des puces, des puces...", a souligné, lors d'une présentation, le directeur du fonds Nicolai Tangen, en détaillant les principaux facteurs de la performance financière. A lui seul, le secteur technologique, qui englobe les groupes actifs dans l'intelligence artificielle, a contribué à hauteur de 1.065 milliards de couronnes aux gains semestriels. Et à l'intérieur de ce domaine, les principaux contributeurs individuels sont des fabricants de semi-conducteurs : les sud-coréens Samsung et SK Hynix, le taïwanais TSMC, l'américain Micron Technology et le néerlandais ASML. Une telle concentration commence à interroger : l'évolution de la valeur du fonds dépend d'"un nombre toujours plus réduit d'entreprises", a noté M. Tangen. Le fonds, qui finance aujourd'hui un quart du budget de l'Etat norvégien, semble de plus en plus vulnérable à une éventuelle explosion de la bulle technologique. Le ministère norvégien des Finances a mis en place un comité pour réfléchir aux risques liés à une telle concentration, laquelle est aussi géographique puisque le fonds est investi à près de 55% aux Etats-Unis. "Ces dix dernières années, la hausse des bénéfices aux Etats-Unis et les performances boursières ont été deux fois supérieures à celles enregistrées en Europe. Il a donc été très rentable de surpondérer les Etats-Unis ou d'y avoir d'importants investissements", a fait valoir M. Tangen. Une tendance que les risques géopolitiques, notamment, pourraient briser à l'avenir. Risques de partir en fumée? Les gains enregistrés au premier semestre correspondent à un rendement de 9,4% et s'expliquent par un fort rebond au deuxième trimestre puisque le fonds norvégien avait perdu 58 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Fin juin, le fonds était investi en actions à hauteur de 72,1%, en obligations (25,8%), dans l'immobilier (1,6%) et dans les projets d'énergies renouvelables non cotés (0,5%). Les placements en actions ont rapporté 13% sur le semestre. Le fonds est le plus gros investisseur unique au monde : avec des participations dans près de 7.100 entreprises, il contrôle en moyenne 1,5% de chaque groupe coté sur la planète. En valeur, ses placements les plus importants sont dans Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et TSMC. Il a aussi pris des positions au sein de SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui a été introduit en Bourse, lors d'une opération record, le 12 juin. Fin juin, il en détenait 0,05%, valorisés à 12,1 milliards de couronnes. Malgré sa taille, M. Tangen juge possible que le fonds, censé s'inscrire dans le temps long et bénéficier aux futures générations, parte en fumée en cas de catastrophe majeure (guerre nucléaire, terrorisme biologique) ou de grande dépression similaire à celle de 1929. "Aucun pays dans l'histoire n'est parvenu à conserver durablement une fortune aussi considérable. Les fortunes finissent toujours par disparaître", a-t-il affirmé mardi lors d'un discours à Arendal, ville du sud de la Norvège où l'élite du pays est réunie cette semaine. "Nous venons de traverser 30 années tout à fait extraordinaires, avec une évolution anormalement forte des marchés financiers. Cela ne va donc pas continuer ainsi", a-t-il répété mercredi. Les placements obligataires ont, eux, pris 0,9% sur le semestre, et l'immobilier 3%. Les investissements dans les énergies renouvelables ont en revanche affiché un rendement négatif de 0,2%.
Texte intégral (612 mots)
Alimenté par les revenus pétroliers de l'Etat norvégien et investi à travers le monde, le fonds a annoncé mercredi avoir gagné 1.753 milliards de couronnes (160 milliards d'euros) depuis le début de l'année, du jamais vu en 30 ans d'existence. Fin juin, sa valeur atteignait la somme vertigineuse de 22.683 milliards de couronnes, soit 2.071 milliards d'euros. "Des puces, des puces, des puces, des puces, des puces...", a souligné, lors d'une présentation, le directeur du fonds Nicolai Tangen, en détaillant les principaux facteurs de la performance financière. A lui seul, le secteur technologique, qui englobe les groupes actifs dans l'intelligence artificielle, a contribué à hauteur de 1.065 milliards de couronnes aux gains semestriels. Et à l'intérieur de ce domaine, les principaux contributeurs individuels sont des fabricants de semi-conducteurs : les sud-coréens Samsung et SK Hynix, le taïwanais TSMC, l'américain Micron Technology et le néerlandais ASML. Une telle concentration commence à interroger : l'évolution de la valeur du fonds dépend d'"un nombre toujours plus réduit d'entreprises", a noté M. Tangen. Le fonds, qui finance aujourd'hui un quart du budget de l'Etat norvégien, semble de plus en plus vulnérable à une éventuelle explosion de la bulle technologique. Le ministère norvégien des Finances a mis en place un comité pour réfléchir aux risques liés à une telle concentration, laquelle est aussi géographique puisque le fonds est investi à près de 55% aux Etats-Unis. "Ces dix dernières années, la hausse des bénéfices aux Etats-Unis et les performances boursières ont été deux fois supérieures à celles enregistrées en Europe. Il a donc été très rentable de surpondérer les Etats-Unis ou d'y avoir d'importants investissements", a fait valoir M. Tangen. Une tendance que les risques géopolitiques, notamment, pourraient briser à l'avenir. Risques de partir en fumée? Les gains enregistrés au premier semestre correspondent à un rendement de 9,4% et s'expliquent par un fort rebond au deuxième trimestre puisque le fonds norvégien avait perdu 58 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Fin juin, le fonds était investi en actions à hauteur de 72,1%, en obligations (25,8%), dans l'immobilier (1,6%) et dans les projets d'énergies renouvelables non cotés (0,5%). Les placements en actions ont rapporté 13% sur le semestre. Le fonds est le plus gros investisseur unique au monde : avec des participations dans près de 7.100 entreprises, il contrôle en moyenne 1,5% de chaque groupe coté sur la planète. En valeur, ses placements les plus importants sont dans Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et TSMC. Il a aussi pris des positions au sein de SpaceX, le groupe d'Elon Musk qui a été introduit en Bourse, lors d'une opération record, le 12 juin. Fin juin, il en détenait 0,05%, valorisés à 12,1 milliards de couronnes. Malgré sa taille, M. Tangen juge possible que le fonds, censé s'inscrire dans le temps long et bénéficier aux futures générations, parte en fumée en cas de catastrophe majeure (guerre nucléaire, terrorisme biologique) ou de grande dépression similaire à celle de 1929. "Aucun pays dans l'histoire n'est parvenu à conserver durablement une fortune aussi considérable. Les fortunes finissent toujours par disparaître", a-t-il affirmé mardi lors d'un discours à Arendal, ville du sud de la Norvège où l'élite du pays est réunie cette semaine. "Nous venons de traverser 30 années tout à fait extraordinaires, avec une évolution anormalement forte des marchés financiers. Cela ne va donc pas continuer ainsi", a-t-il répété mercredi. Les placements obligataires ont, eux, pris 0,9% sur le semestre, et l'immobilier 3%. Les investissements dans les énergies renouvelables ont en revanche affiché un rendement négatif de 0,2%.

12.08.2026 à 12:49

FRANCE24
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A l'approche des élections de mi-mandat en novembre, l'affrontement interne - qui se répète à travers les Etats-Unis - doit définir la direction d'un parti à la recherche de la meilleure manière de s'opposer à Donald Trump. Dans le Minnesota, Etat traditionnellement démocrate de six millions d'habitants à la frontière canadienne, l'investiture pour un siège au Sénat échoit à Peggy Flanagan, candidate issue de la gauche. Cette dernière a remporté une large victoire avec 59% des voix contre 39% pour sa rivale modérée Angie Craig, soutenue par les dirigeants du parti, selon les projections des médias après dépouillement de la quasi totalité des votes. Dans le Wisconsin, où la primaire concernait le poste de futur gouverneur, le centriste David Crowley a en revanche devancé sur le fil la candidate de l'aile gauche Francesca Hong, grande favorite des sondages avant le scrutin. M. Crowley l'emporte avec moins d'un demi-point d'écart (39,8% des voix contre 39,4%), selon les projections de CNN, CBS et NBC après dépouillement de 98% des votes. La candidate de gauche victorieuse dans le Minnesota a rapidement reçu l'appui de sa rivale pour le scrutin sénatorial de novembre. Devant ses partisans, Peggy Flanagan, 46 ans, vice-gouverneure du Minnesota, a mis en avant "un choix fondamental" à venir pour les électeurs : "savoir si notre gouvernement sert le plus grand nombre ou l'argent". "Je lui apporte mon soutien le plus total", a écrit Angie Craig sur X en saluant son engagement "admirable". Inflation et corruption Les programmes des deux candidates se rejoignaient sur plusieurs priorités, telles que le coût de la vie, sur fond d'inflation persistante. Elles disaient également vouloir s'attaquer à la corruption, mais aussi à la politique de répression de l'immigration du gouvernement Trump. Le Minnesota avait été au début de l'année l'épicentre de la contestation contre ces politiques antimigrants, particulièrement après le décès à Minneapolis de deux manifestants américains, Renée Good et Alex Pretti, tués par balle par des agents fédéraux. Mme Flanagan affrontera en novembre l'ex-journaliste sportive Michele Tafoya, candidate des républicains, pour le siège au Sénat. Dans le Wisconsin voisin, le suspense a duré jusque tard dans la nuit avant que la balance de la primaire démocrate pour le poste de futur gouverneur penche de justesse en faveur du candidat centriste, David Crowley. Sa rivale de l'aile gauche des démocrates, Francesca Hong, membre du parlement local de cet Etat des Grands Lacs, était la grande favorite des sondages menés avant le scrutin, malgré des polémiques sur des déclarations passées. L'élue de 37 ans, fille d'immigrés sud-coréens, s'est trouvée ces dernières semaines sous les feux des critiques pour avoir appelé il y a quelques années à retirer les financements de la police, mais aussi pour avoir dit détester Thanksgiving, la grande fête familiale américaine. Francesca Hong était depuis revenue sur ces déclarations. Face à elle, David Crowley était soutenu par l'actuel gouverneur Tony Evers. Cet élu afro-américain de 40 ans prône un programme modéré et met en avant son expérience à la tête du comté de Milwaukee, le plus peuplé de l'Etat. Aux yeux des républicains, une victoire de Francesca Hong à la primaire démocrate aurait pu représenter une occasion en or de reprendre le siège de gouverneur dans le Wisconsin, considéré comme un Etat-pivot. Le parti de Donald Trump multiplie les attaques contre ces candidats de l'aile gauche démocrate, affirmant que le parti est à présent sous la coupe d'une faction communiste - mot-épouvantail aux Etats-Unis. Une primaire spéciale a eu lieu également mardi en Caroline du Sud pour désigner le candidat républicain à un siège au Sénat en novembre après le décès de Lindsey Graham. Sa soeur Darline Graham, qui avait hérité du siège, sera opposée lors d'un second tour fin août à Ralph Norman. Mme Graham, soutenue par Donald Trump, est favorite pour décrocher l'investiture dans cet Etat normalement acquis aux républicains.
Texte intégral (696 mots)
A l'approche des élections de mi-mandat en novembre, l'affrontement interne - qui se répète à travers les Etats-Unis - doit définir la direction d'un parti à la recherche de la meilleure manière de s'opposer à Donald Trump. Dans le Minnesota, Etat traditionnellement démocrate de six millions d'habitants à la frontière canadienne, l'investiture pour un siège au Sénat échoit à Peggy Flanagan, candidate issue de la gauche. Cette dernière a remporté une large victoire avec 59% des voix contre 39% pour sa rivale modérée Angie Craig, soutenue par les dirigeants du parti, selon les projections des médias après dépouillement de la quasi totalité des votes. Dans le Wisconsin, où la primaire concernait le poste de futur gouverneur, le centriste David Crowley a en revanche devancé sur le fil la candidate de l'aile gauche Francesca Hong, grande favorite des sondages avant le scrutin. M. Crowley l'emporte avec moins d'un demi-point d'écart (39,8% des voix contre 39,4%), selon les projections de CNN, CBS et NBC après dépouillement de 98% des votes. La candidate de gauche victorieuse dans le Minnesota a rapidement reçu l'appui de sa rivale pour le scrutin sénatorial de novembre. Devant ses partisans, Peggy Flanagan, 46 ans, vice-gouverneure du Minnesota, a mis en avant "un choix fondamental" à venir pour les électeurs : "savoir si notre gouvernement sert le plus grand nombre ou l'argent". "Je lui apporte mon soutien le plus total", a écrit Angie Craig sur X en saluant son engagement "admirable". Inflation et corruption Les programmes des deux candidates se rejoignaient sur plusieurs priorités, telles que le coût de la vie, sur fond d'inflation persistante. Elles disaient également vouloir s'attaquer à la corruption, mais aussi à la politique de répression de l'immigration du gouvernement Trump. Le Minnesota avait été au début de l'année l'épicentre de la contestation contre ces politiques antimigrants, particulièrement après le décès à Minneapolis de deux manifestants américains, Renée Good et Alex Pretti, tués par balle par des agents fédéraux. Mme Flanagan affrontera en novembre l'ex-journaliste sportive Michele Tafoya, candidate des républicains, pour le siège au Sénat. Dans le Wisconsin voisin, le suspense a duré jusque tard dans la nuit avant que la balance de la primaire démocrate pour le poste de futur gouverneur penche de justesse en faveur du candidat centriste, David Crowley. Sa rivale de l'aile gauche des démocrates, Francesca Hong, membre du parlement local de cet Etat des Grands Lacs, était la grande favorite des sondages menés avant le scrutin, malgré des polémiques sur des déclarations passées. L'élue de 37 ans, fille d'immigrés sud-coréens, s'est trouvée ces dernières semaines sous les feux des critiques pour avoir appelé il y a quelques années à retirer les financements de la police, mais aussi pour avoir dit détester Thanksgiving, la grande fête familiale américaine. Francesca Hong était depuis revenue sur ces déclarations. Face à elle, David Crowley était soutenu par l'actuel gouverneur Tony Evers. Cet élu afro-américain de 40 ans prône un programme modéré et met en avant son expérience à la tête du comté de Milwaukee, le plus peuplé de l'Etat. Aux yeux des républicains, une victoire de Francesca Hong à la primaire démocrate aurait pu représenter une occasion en or de reprendre le siège de gouverneur dans le Wisconsin, considéré comme un Etat-pivot. Le parti de Donald Trump multiplie les attaques contre ces candidats de l'aile gauche démocrate, affirmant que le parti est à présent sous la coupe d'une faction communiste - mot-épouvantail aux Etats-Unis. Une primaire spéciale a eu lieu également mardi en Caroline du Sud pour désigner le candidat républicain à un siège au Sénat en novembre après le décès de Lindsey Graham. Sa soeur Darline Graham, qui avait hérité du siège, sera opposée lors d'un second tour fin août à Ralph Norman. Mme Graham, soutenue par Donald Trump, est favorite pour décrocher l'investiture dans cet Etat normalement acquis aux républicains.

12.08.2026 à 12:47

FRANCE24
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"L’appareil est équipé spécifiquement d'un système de fusées d’ensemencement", explique à l'AFP Ahmed Aljaberi, pilote du Centre de météorologie des Émirats arabes unis, qui collabore avec le Kazakhstan pour ce projet expérimental. Placées sur les ailes de l’avion, les cartouches contiennent un produit qui provoquera, par effet de condensation, le grossissement des gouttelettes dans les nuages pour déclencher la pluie. Les autorités kazakhes espèrent ainsi "réduire l'impact de la sécheresse et des pénuries d'eau" dans des zones ciblées parmi les plus de 911.000 hectares (9.110 kilomètres carrés) de terres arables du Turkestan, première région agricole du pays, où le coton est cultivé. Les retombées économiques sont estimées à 35 milliards de tenge par an (65 millions d’euros), grâce notamment à la réduction des dégâts causés par la sécheresse et l’augmentation des rendements agricoles. - "Impact local" - Faire tomber des gouttes sur des cultures asséchées nécessite une préparation minutieuse pour repérer les nuages adéquats. L’avion doit s'en "approcher au plus près, repérer les courants ascendants et commencer l'ensemencement", montre le pilote Aljaberi à une équipe de l’AFP à bord. Cette technique permet d’augmenter dans le meilleur des cas les précipitations de 15 à 20%, selon diverses études scientifiques, qui rappellent le risque important d’échec en raison de nombreux facteurs, dont l’impossibilité d’ensemencer n’importe quel nuage. "On utilise le plus souvent de deux façons des particules de sel (...) du chlorure de sodium et du chlorure de potassium", détaille Adnan Yarmohammed, l’un des responsables émiratis du programme. Ce procédé "alourdit les gouttelettes" qui, par condensation, "passent de quelques micromètres à plusieurs millimètres, jusqu'à deux ou trois. Elles tombent et il pleut", résume-t-il. Après quelques inquiétudes du Kirghizstan voisin en juin quant à un hypothétique vol de nuages, le service météorologique kazakh s’est voulu rassurant sur cette technique à l’impact "local et de courte durée", qui "n'affecte pas les processus climatiques et ne modifie pas le mouvement des masses d'air". Cette fois, aucun nuage n’a été détecté lors du vol et pas une goutte ne viendra rafraîchir la région méridionale du Turkestan, qui a enregistré l’an passé un record de chaleur (44,9°C). - Pluie artificielle insuffisante - Car la réussite des opérations de pluie artificielle reste aléatoire, ses conséquences difficiles à mesurer et son application à grande échelle coûteuse. Cela "rend les investissements soumis à des risques considérables", note l’Organisation météorologique mondiale, qui appelle à renforcer la recherche scientifique et note une "augmentation de la demande pour ces activités (...) en raison de la fréquence des sécheresses". L’organisation onusienne écarte cependant tout danger pour la santé humaine ou l’environnement et reconnaît les réels avantages économiques en cas de réussite. Cette méthode, déjà utilisée dans une cinquantaine de pays pour lutter contre la sécheresse, la grêle mais aussi la pollution de l’air, est une première en Asie centrale, qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Au Kazakhstan, première économie centrasiatique, la température moyenne annuelle d’ici la fin du siècle pourrait augmenter de plus de six degrés en fonction des scénarios, avertit la Banque mondiale. En 2025, la région du Turkestan a connu huit mois sans pluie et un taux d'humidité très bas, rappelle Kazbek Bedebaïev, l’un des responsables agricoles régionaux. Cependant, "le problème du déficit hydrique doit être abordé de manière globale (et) un ensemble de mesures complémentaires est nécessaire", note M. Bedebaïev. Selon lui, la pluie artificielle "ne couvrira pas tous les besoins" et il faut aussi "utiliser l'irrigation au goutte-à-goutte, réparer le système d'irrigation et les canaux" qui fuient en raison d’infrastructures soviétiques vieillissantes. A l’échelle régionale, l’initiative intéresse aussi l’Ouzbékistan, qui a annoncé mener des recherches et veut tenter des essais. bur-bk/blb/lpt
Texte intégral (709 mots)
"L’appareil est équipé spécifiquement d'un système de fusées d’ensemencement", explique à l'AFP Ahmed Aljaberi, pilote du Centre de météorologie des Émirats arabes unis, qui collabore avec le Kazakhstan pour ce projet expérimental. Placées sur les ailes de l’avion, les cartouches contiennent un produit qui provoquera, par effet de condensation, le grossissement des gouttelettes dans les nuages pour déclencher la pluie. Les autorités kazakhes espèrent ainsi "réduire l'impact de la sécheresse et des pénuries d'eau" dans des zones ciblées parmi les plus de 911.000 hectares (9.110 kilomètres carrés) de terres arables du Turkestan, première région agricole du pays, où le coton est cultivé. Les retombées économiques sont estimées à 35 milliards de tenge par an (65 millions d’euros), grâce notamment à la réduction des dégâts causés par la sécheresse et l’augmentation des rendements agricoles. - "Impact local" - Faire tomber des gouttes sur des cultures asséchées nécessite une préparation minutieuse pour repérer les nuages adéquats. L’avion doit s'en "approcher au plus près, repérer les courants ascendants et commencer l'ensemencement", montre le pilote Aljaberi à une équipe de l’AFP à bord. Cette technique permet d’augmenter dans le meilleur des cas les précipitations de 15 à 20%, selon diverses études scientifiques, qui rappellent le risque important d’échec en raison de nombreux facteurs, dont l’impossibilité d’ensemencer n’importe quel nuage. "On utilise le plus souvent de deux façons des particules de sel (...) du chlorure de sodium et du chlorure de potassium", détaille Adnan Yarmohammed, l’un des responsables émiratis du programme. Ce procédé "alourdit les gouttelettes" qui, par condensation, "passent de quelques micromètres à plusieurs millimètres, jusqu'à deux ou trois. Elles tombent et il pleut", résume-t-il. Après quelques inquiétudes du Kirghizstan voisin en juin quant à un hypothétique vol de nuages, le service météorologique kazakh s’est voulu rassurant sur cette technique à l’impact "local et de courte durée", qui "n'affecte pas les processus climatiques et ne modifie pas le mouvement des masses d'air". Cette fois, aucun nuage n’a été détecté lors du vol et pas une goutte ne viendra rafraîchir la région méridionale du Turkestan, qui a enregistré l’an passé un record de chaleur (44,9°C). - Pluie artificielle insuffisante - Car la réussite des opérations de pluie artificielle reste aléatoire, ses conséquences difficiles à mesurer et son application à grande échelle coûteuse. Cela "rend les investissements soumis à des risques considérables", note l’Organisation météorologique mondiale, qui appelle à renforcer la recherche scientifique et note une "augmentation de la demande pour ces activités (...) en raison de la fréquence des sécheresses". L’organisation onusienne écarte cependant tout danger pour la santé humaine ou l’environnement et reconnaît les réels avantages économiques en cas de réussite. Cette méthode, déjà utilisée dans une cinquantaine de pays pour lutter contre la sécheresse, la grêle mais aussi la pollution de l’air, est une première en Asie centrale, qui se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Au Kazakhstan, première économie centrasiatique, la température moyenne annuelle d’ici la fin du siècle pourrait augmenter de plus de six degrés en fonction des scénarios, avertit la Banque mondiale. En 2025, la région du Turkestan a connu huit mois sans pluie et un taux d'humidité très bas, rappelle Kazbek Bedebaïev, l’un des responsables agricoles régionaux. Cependant, "le problème du déficit hydrique doit être abordé de manière globale (et) un ensemble de mesures complémentaires est nécessaire", note M. Bedebaïev. Selon lui, la pluie artificielle "ne couvrira pas tous les besoins" et il faut aussi "utiliser l'irrigation au goutte-à-goutte, réparer le système d'irrigation et les canaux" qui fuient en raison d’infrastructures soviétiques vieillissantes. A l’échelle régionale, l’initiative intéresse aussi l’Ouzbékistan, qui a annoncé mener des recherches et veut tenter des essais. bur-bk/blb/lpt

12.08.2026 à 12:43

FRANCE24
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"A la suite des examens réalisés ces derniers jours sur mon épaule, opérée en 2013, mon équipe médicale m'a recommandé de suivre un programme spécifique de renforcement pendant trois semaines", a-t-il expliqué sur son compte Instagram. "Cette période de travail est nécessaire pour me permettre de poursuivre ma préparation dans les meilleures conditions et, surtout, sans prendre de risque inutile." "Je suis donc contraint de renoncer à ma participation au tournoi de Lausanne", a-t-il poursuivi. Le judoka français avait déjà annoncé il y a une semaine son forfait pour le tournoi de Lima mi-août à la suite de cette blessure survenue à l'entraînement. Le tournoi au Pérou devait constituer une première étape pour son retour à la compétition, et le Grand Slam devait lui permettre de se mesurer à la concurrence internationale en vue des Mondiaux en octobre. Il n'a pas précisé si sa présence aux Championnats du monde à Bakou était remise en cause. "Evidemment déçu ne pas pouvoir retrouver la compétition comme prévu, je reste pleinement concentré sur la préparation et la suite", a-t-il déclaré. Riner n'a plus participé à une compétition individuelle depuis les Jeux olympiques de Paris à l'été 2024, où il avait décroché une troisième couronne individuelle et un deuxième sacre par équipes. Il avait simplement disputé un combat lors de la Ligue des champions remportée en fin d'année 2024 avec son club du PSG.
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"A la suite des examens réalisés ces derniers jours sur mon épaule, opérée en 2013, mon équipe médicale m'a recommandé de suivre un programme spécifique de renforcement pendant trois semaines", a-t-il expliqué sur son compte Instagram. "Cette période de travail est nécessaire pour me permettre de poursuivre ma préparation dans les meilleures conditions et, surtout, sans prendre de risque inutile." "Je suis donc contraint de renoncer à ma participation au tournoi de Lausanne", a-t-il poursuivi. Le judoka français avait déjà annoncé il y a une semaine son forfait pour le tournoi de Lima mi-août à la suite de cette blessure survenue à l'entraînement. Le tournoi au Pérou devait constituer une première étape pour son retour à la compétition, et le Grand Slam devait lui permettre de se mesurer à la concurrence internationale en vue des Mondiaux en octobre. Il n'a pas précisé si sa présence aux Championnats du monde à Bakou était remise en cause. "Evidemment déçu ne pas pouvoir retrouver la compétition comme prévu, je reste pleinement concentré sur la préparation et la suite", a-t-il déclaré. Riner n'a plus participé à une compétition individuelle depuis les Jeux olympiques de Paris à l'été 2024, où il avait décroché une troisième couronne individuelle et un deuxième sacre par équipes. Il avait simplement disputé un combat lors de la Ligue des champions remportée en fin d'année 2024 avec son club du PSG.

12.08.2026 à 12:41

FRANCE24
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"La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques", a averti le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X. Le président américain, qui a fait sortir son pays de l'OMS, a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins, appelant à espacer leur administration aux enfants, et il a évoqué à plusieurs reprises l'autisme en présentant le texte. "L'OMS s'inquiète du fait que les récents changements apportés à la politique en matière de vaccination aux Etats-Unis ne sont pas alignés sur les données probantes scientifiques accumulées depuis des décennies", a assuré M. Tedros. Ces données "indiquent les périodes où les enfants sont les plus vulnérables aux maladies, les moments où les vaccins offrent la meilleure protection, le nombre de doses nécessaires ainsi que les vaccins pouvant être administrés simultanément en toute sécurité", a-t-il expliqué, soulignant qu'elles font l'objet d'un examen continu à mesure que de nouvelles informations sont recueillies dans le monde entier. "Les preuves actuelles sont sans équivoque : les vaccins – y compris le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole NDLR) – sont sûrs et ne causent pas l'autisme", a-t-il indiqué, l'OMS ayant déjà souligné à plusieurs reprises l'absence de lien entre la vaccination et ce trouble neuro-développemental. Le chef de l'OMS alerte également sur le fait que "retarder la vaccination ou espacer inutilement les doses ne rend pas la vaccination plus sûre et peut laisser les enfants sans protection". "Eviter des maladies mortelles" La recherche médicale n'a jamais établi de liens entre autisme et vaccinations, mais le président américain comme son ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr continuent de suggérer qu'il pourrait y en avoir un. Connu pour ses positions antivaccins, Robert Kennedy Jr a initié depuis sa nomination comme ministre de la Santé un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, autant de mesures vivement condamnées par la communauté médicale et scientifique. La justice américaine avait suspendu plus tôt dans l'année la refonte de la politique vaccinale américaine qu'il avait initiée. Le décret signé lundi par Donald Trump recommande de dissocier en particulier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection. Le gouvernement fédéral, n'ayant pas l'autorité pour prendre directement des décisions en matière de vaccins, se contente de conseiller aux Etats américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter des établissements scolaires. Ce décret signé lundi arrive au moment où des millions d'enfants feront leur retour sur les bancs des écoles du pays, qui connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans. Dans son message publié sur X, le chef de l'OMS a également rassuré les familles : "Chaque parent souhaite assurer la sécurité de ses enfants et les vaccins comptent parmi les outils les plus puissants pour y parvenir, en permettant d'éviter des maladies mortelles".
Texte intégral (555 mots)
"La politique en matière de vaccination doit reposer sur un examen rigoureux, indépendant et transparent des meilleures données scientifiques disponibles, et non sur des influences politiques", a averti le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X. Le président américain, qui a fait sortir son pays de l'OMS, a signé lundi un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins, appelant à espacer leur administration aux enfants, et il a évoqué à plusieurs reprises l'autisme en présentant le texte. "L'OMS s'inquiète du fait que les récents changements apportés à la politique en matière de vaccination aux Etats-Unis ne sont pas alignés sur les données probantes scientifiques accumulées depuis des décennies", a assuré M. Tedros. Ces données "indiquent les périodes où les enfants sont les plus vulnérables aux maladies, les moments où les vaccins offrent la meilleure protection, le nombre de doses nécessaires ainsi que les vaccins pouvant être administrés simultanément en toute sécurité", a-t-il expliqué, soulignant qu'elles font l'objet d'un examen continu à mesure que de nouvelles informations sont recueillies dans le monde entier. "Les preuves actuelles sont sans équivoque : les vaccins – y compris le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole NDLR) – sont sûrs et ne causent pas l'autisme", a-t-il indiqué, l'OMS ayant déjà souligné à plusieurs reprises l'absence de lien entre la vaccination et ce trouble neuro-développemental. Le chef de l'OMS alerte également sur le fait que "retarder la vaccination ou espacer inutilement les doses ne rend pas la vaccination plus sûre et peut laisser les enfants sans protection". "Eviter des maladies mortelles" La recherche médicale n'a jamais établi de liens entre autisme et vaccinations, mais le président américain comme son ministre de la Santé Robert F. Kennedy Jr continuent de suggérer qu'il pourrait y en avoir un. Connu pour ses positions antivaccins, Robert Kennedy Jr a initié depuis sa nomination comme ministre de la Santé un large réexamen des vaccins, dont certains utilisés depuis des décennies, remanié le calendrier des vaccinations pédiatriques et coupé des financements au développement de nouveaux vaccins, autant de mesures vivement condamnées par la communauté médicale et scientifique. La justice américaine avait suspendu plus tôt dans l'année la refonte de la politique vaccinale américaine qu'il avait initiée. Le décret signé lundi par Donald Trump recommande de dissocier en particulier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection. Le gouvernement fédéral, n'ayant pas l'autorité pour prendre directement des décisions en matière de vaccins, se contente de conseiller aux Etats américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter des établissements scolaires. Ce décret signé lundi arrive au moment où des millions d'enfants feront leur retour sur les bancs des écoles du pays, qui connaît sa pire épidémie de rougeole depuis 35 ans. Dans son message publié sur X, le chef de l'OMS a également rassuré les familles : "Chaque parent souhaite assurer la sécurité de ses enfants et les vaccins comptent parmi les outils les plus puissants pour y parvenir, en permettant d'éviter des maladies mortelles".

12.08.2026 à 12:19

FRANCE24
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Le Japon va en effet à contre-courant d'une tendance mondiale en considérant le "maquillage permanent" comme relevant du domaine des professionnels de santé et multipliant les menaces de poursuites pénales contre ceux qui exercent, à l'image de cet habitant d'Okinawa âgé de 44 ans. Les acteurs du secteur assurent que leur activité, qu'il s'agisse de recréer l'illusion d'une chevelure, de redessiner des sourcils ou de teinter les lèvres, également dans le collimateur des autorités, est avant tout une démarche artistique pour tatoueurs et coiffeurs. Mais dans un pays où les tatouages ont longtemps été associés aux gangsters, les yakuzas, les protocoles de sécurité et d'hygiène de ces spécialistes du tatouage cosmétique ne suffisent pas à dissiper le scepticisme. "C'est un mystère total pour moi qu'ils continuent d'affirmer que cela constitue un acte médical", explique Remy, son nom professionnel. Cette procédure, connue sous le nom de micropigmentation du cuir chevelu (SMP), est "à peine invasive" et "tellement indolore que les clients s'endorment parfois", tout en exigeant un réel talent esthétique, fait valoir Remy. Et cela va au-delà de l'esthétisme: une soudaine poussée d'alopécie, le terme médical désignant la calvitie, avait autrefois plongé Koki Hatanaka, 28 ans, dans le désespoir. "Je ne voulais même plus sortir", confie à l'AFP ce client, dont le crâne donne désormais l'impression d'une coupe très courte rasée. "Si je n'avais pas fait cela, je n'aurais jamais eu le courage d'engager la conversation avec des inconnus", reconnaît-il. Le risque des aiguilles Au Japon, un arrêt de 2020 de la Cour suprême considère que le tatouage décoratif traditionnel ne constitue pas un acte médical. Mais il exclut la SMP, qui "implique historiquement les médecins", explique à l'AFP une responsable du ministère de la Santé. L'utilisation d'aiguilles en fait une "pratique suffisamment risquée pour pouvoir nuire au corps si elle est réalisée sans expertise médicale", ajoute-t-elle. Les sanctions peuvent aller jusqu'à "l'arrestation", explique à l'AFP Akihiro Saotome, spécialiste du droit de la santé, ce qui a "un effet dissuasif important". Dans la réalité pourtant, de nombreux tatoueurs cosmétiques sans qualification médicale continuent d'exercer ouvertement, et une convention a même été organisée en juillet à Okinawa. Des dizaines de spécialistes de la beauté, venus notamment de Corée du Sud, du Vietnam et de Suède, y ont tatoué des cuirs chevelus, des sourcils et des lèvres. "Je ne fais rien dont je devrais avoir honte", déclare à l'AFP Tatsuki Miyahira, tatoueur à Okinawa qui propose également la SMP dans son studio sans autorisation médicale. Des clients inquiets Après une loi de 2025 dépénalisant la pratique en Corée du Sud, le Japon se retrouve le seul pays où le "maquillage permanent" pratiqué par des non-professionnels de santé est passible de sanctions. "Pourquoi n'y a-t-il qu'au Japon ?", s'interroge Michiko Shinmasu, 50 ans, coiffeuse qui exerce aussi comme tatoueuse de sourcils. L'absence de reconnaissance légale "donne à mes clients l'impression de faire quelque chose de mal", regrette-t-elle. Certains estiment que la relation complexe du Japon avec les tatouages, autrefois gravés sur les criminels et adoptés par les membres de la mafia, alimente la méfiance envers cette pratique. Aujourd'hui encore, les tatouages sont souvent interdits dans les lieux publics comme les sources thermales. "Cette image négative déborde aujourd'hui et influence la façon dont la SMP est perçue", affirme à l'AFP Yasuaki Sameshima, 41 ans, entrepreneur dans le secteur de la SMP. Tout en rejetant le contrôle médical de sa profession, Remy milite plutôt pour l'instauration d'une licence et d'une formation obligatoire. "Chaque pays possède une forme d'autorisation spécifique pour pratiquer le tatouage, mais le Japon n'en a pas créé", souligne Remy. "Je pense que c'est la meilleure façon de protéger les clients et de s'assurer que les tatouages sont réalisés dans de bonnes conditions d'hygiène."
Texte intégral (676 mots)
Le Japon va en effet à contre-courant d'une tendance mondiale en considérant le "maquillage permanent" comme relevant du domaine des professionnels de santé et multipliant les menaces de poursuites pénales contre ceux qui exercent, à l'image de cet habitant d'Okinawa âgé de 44 ans. Les acteurs du secteur assurent que leur activité, qu'il s'agisse de recréer l'illusion d'une chevelure, de redessiner des sourcils ou de teinter les lèvres, également dans le collimateur des autorités, est avant tout une démarche artistique pour tatoueurs et coiffeurs. Mais dans un pays où les tatouages ont longtemps été associés aux gangsters, les yakuzas, les protocoles de sécurité et d'hygiène de ces spécialistes du tatouage cosmétique ne suffisent pas à dissiper le scepticisme. "C'est un mystère total pour moi qu'ils continuent d'affirmer que cela constitue un acte médical", explique Remy, son nom professionnel. Cette procédure, connue sous le nom de micropigmentation du cuir chevelu (SMP), est "à peine invasive" et "tellement indolore que les clients s'endorment parfois", tout en exigeant un réel talent esthétique, fait valoir Remy. Et cela va au-delà de l'esthétisme: une soudaine poussée d'alopécie, le terme médical désignant la calvitie, avait autrefois plongé Koki Hatanaka, 28 ans, dans le désespoir. "Je ne voulais même plus sortir", confie à l'AFP ce client, dont le crâne donne désormais l'impression d'une coupe très courte rasée. "Si je n'avais pas fait cela, je n'aurais jamais eu le courage d'engager la conversation avec des inconnus", reconnaît-il. Le risque des aiguilles Au Japon, un arrêt de 2020 de la Cour suprême considère que le tatouage décoratif traditionnel ne constitue pas un acte médical. Mais il exclut la SMP, qui "implique historiquement les médecins", explique à l'AFP une responsable du ministère de la Santé. L'utilisation d'aiguilles en fait une "pratique suffisamment risquée pour pouvoir nuire au corps si elle est réalisée sans expertise médicale", ajoute-t-elle. Les sanctions peuvent aller jusqu'à "l'arrestation", explique à l'AFP Akihiro Saotome, spécialiste du droit de la santé, ce qui a "un effet dissuasif important". Dans la réalité pourtant, de nombreux tatoueurs cosmétiques sans qualification médicale continuent d'exercer ouvertement, et une convention a même été organisée en juillet à Okinawa. Des dizaines de spécialistes de la beauté, venus notamment de Corée du Sud, du Vietnam et de Suède, y ont tatoué des cuirs chevelus, des sourcils et des lèvres. "Je ne fais rien dont je devrais avoir honte", déclare à l'AFP Tatsuki Miyahira, tatoueur à Okinawa qui propose également la SMP dans son studio sans autorisation médicale. Des clients inquiets Après une loi de 2025 dépénalisant la pratique en Corée du Sud, le Japon se retrouve le seul pays où le "maquillage permanent" pratiqué par des non-professionnels de santé est passible de sanctions. "Pourquoi n'y a-t-il qu'au Japon ?", s'interroge Michiko Shinmasu, 50 ans, coiffeuse qui exerce aussi comme tatoueuse de sourcils. L'absence de reconnaissance légale "donne à mes clients l'impression de faire quelque chose de mal", regrette-t-elle. Certains estiment que la relation complexe du Japon avec les tatouages, autrefois gravés sur les criminels et adoptés par les membres de la mafia, alimente la méfiance envers cette pratique. Aujourd'hui encore, les tatouages sont souvent interdits dans les lieux publics comme les sources thermales. "Cette image négative déborde aujourd'hui et influence la façon dont la SMP est perçue", affirme à l'AFP Yasuaki Sameshima, 41 ans, entrepreneur dans le secteur de la SMP. Tout en rejetant le contrôle médical de sa profession, Remy milite plutôt pour l'instauration d'une licence et d'une formation obligatoire. "Chaque pays possède une forme d'autorisation spécifique pour pratiquer le tatouage, mais le Japon n'en a pas créé", souligne Remy. "Je pense que c'est la meilleure façon de protéger les clients et de s'assurer que les tatouages sont réalisés dans de bonnes conditions d'hygiène."
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