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Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

08.09.2026 à 15:11

FRANCE24
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Dans un communiqué mis en ligne sur Facebook lundi, la direction de l'Institut Al-Hurriya a annoncé que dans "l'intérêt des élèves", "les garçons et les filles avaient été séparés au sein de l'établissement". Elle a précisé que des salles de classe et des cours de récréation distinctes avaient été aménagées, à l'exception du primaire. Le ministère de l'Education, dont relève l'établissement, n'a pas commenté. Dans une publication ultérieure, la direction a justifié cette décision par "de nombreux problèmes" liés "au harcèlement et à l'intimidation des filles", ainsi que par une baisse des résultats scolaires après que "de nombreux garçons et filles ont perdu leur temps dans des amourettes". Elle a également évoqué des disputes dont certaines auraient dégénéré en "violences graves" pour des motifs de jalousie. L'école ajoute enfin que la proportion de filles par rapport aux garçons a baissé, alors que des élèves ont été transférées vers d'autres établissements. Ouvert en 1925, du temps du mandat français, par la Mission laïque, l'ancien lycée franco-arabe a formé l'élite syrienne et a même accueilli Bachar al-Assad, le président renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste. Au milieu des années 1960, l'établissement, comme les autres écoles étrangères, avait été nationalisé par le parti Baas qui avait pris le pouvoir et rebaptisé Al-Hurriya (la liberté). Il avait ensuite brièvement pris le nom de Bassel al-Assad, frère aîné de Bachar Al-Assad, décédé dans un accident de voiture en 1994. La décision de l'établissement a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes défendant la séparation entre garçons et filles au nom des préceptes islamiques, et d'autres exprimant la crainte d'une influence croissante des courants religieux conservateurs avec la prise de pouvoir des islamistes. Interrogée par l'AFP en marge d'une rencontre à laquelle elle participe à Rome, la ministre syrienne des Affaires sociales et du Travail Hind Kabawat s'est élevée contre cette décision de l'école qu'elle a elle-même fréquentée. "Ce n'est pas bien, ils ne devraient pas le faire. Les gens qui ne veulent pas que leurs filles et leurs garçons soient dans la même classe peuvent aller dans d’autres écoles", a dit la ministre, seule femme et seule chrétienne du gouvernement de transition dirigé par le président Ahmad al-Chareh. En avril 2025, la direction de l'hôpital al-Mouwassat, à Damas, avait décidé de séparer les hommes et les femmes dans les bus transportant le personnel, avant de revenir sur cette décision face aux protestations. Dans un communiqué commun publié le mois dernier, quatre organisations féministes et de la société civile avaient critiqué de récentes décisions des nouvelles autorités, estimant qu'elles avaient "restreint les libertés individuelles et publiques et imposé des formes de tutelle sociale, qui ont particulièrement affecté les femmes".

08.09.2026 à 14:52

FRANCE24
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Texte intégral (518 mots)

08.09.2026 à 14:50

FRANCE 24
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Douze pays dont la France, le Royaume-Uni et le Canada ont indiqué mardi dans un communiqué vouloir sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international. Une déclaration qui intervient en pleine flambée de violences en Cisjordanie occupée.
Texte intégral (518 mots)
Douze pays dont la France, le Royaume-Uni et le Canada ont indiqué mardi dans un communiqué vouloir sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international. Une déclaration qui intervient en pleine flambée de violences en Cisjordanie occupée.

08.09.2026 à 14:42

Gulliver CRAGG
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Avec l'invasion russe de l'Ukraine qui perdure, les enfants et les adolescents sont particulièrement exposés au risque de traumatismes. Grâce au soutien de mécènes étrangers, une ONG ukrainienne tente d'aider quelques adolescents à mieux surmonter cette épreuve par le biais de camps alliant thérapie et loisirs. Reportage de notre correspondant Gulliver Cragg.
Texte intégral (518 mots)
Avec l'invasion russe de l'Ukraine qui perdure, les enfants et les adolescents sont particulièrement exposés au risque de traumatismes. Grâce au soutien de mécènes étrangers, une ONG ukrainienne tente d'aider quelques adolescents à mieux surmonter cette épreuve par le biais de camps alliant thérapie et loisirs. Reportage de notre correspondant Gulliver Cragg.

08.09.2026 à 14:37

FRANCE24
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Au moins 31 personnes, dont au moins deux mineurs, majoritairement des Kurdes irakiens mais aussi des migrants originaires d'Afghanistan, d'Egypte, du Kurdistan iranien, d'Ethiopie et du Vietnam, se sont noyées ou ont disparu dans ce naufrage la nuit du 23 au 24 novembre 2021. Seuls un Somalien et un Irakien ont survécu. Il s'agit à ce jour de la pire tragédie survenue depuis l'explosion en 2019 des traversées clandestines de migrants tentant de rallier l'Angleterre depuis la France à bord de "small boats", des embarcations de mauvaise qualité et surchargées. Les 14 prévenus -dont deux, sous mandat d'arrêt, seront jugés par défaut-, en majorité Afghans, sont poursuivis notamment pour homicide involontaire, aide au séjour irrégulier en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs. Mais la responsabilité est aussi élargie à ceux qui sont accusés d'avoir transporté, hébergé ou accompagné des victimes, des actions s'inscrivant dans une "chaîne d'effets en série" ayant conduit à la tragédie, selon l'enquête. La plupart ont nié être des passeurs et ont contesté leur responsabilité, ou se sont présentés comme eux-mêmes candidats à l'exil. Deux réseaux d'aide à l'immigration, l'un afghan et l'autre irakien, ont été mis au jour par l'enquête. Le 24 novembre 2021 aux alentours de 14h, un navire de pêche français signalait plusieurs corps inanimés en mer au large de Calais, tout proche des eaux anglaises. Les témoignages des deux survivants, qui avaient payé respectivement 1.500 et 2.750 euros pour leur passage, ont permis de reconstituer partiellement la nuit d'horreur du 23 au 24 novembre. Le bateau, une embarcation de mauvaise qualité, avec des flotteurs larges de 60 cm selon l'enquête, a été mis à l'eau en fin de soirée le 23 novembre. Il a commencé à se dégonfler et à prendre l'eau après quelques heures de navigation. Les passagers tombent et se noient les uns après les autres. Non sans avoir passé une dizaine d'appels à l'aide désespérés aux secours français et britanniques, en vain. C'est l'autre volet, très sensible, de ce dossier, toujours en cours d 'instruction: sept militaires français -sauveteurs et marins- sont mis en examen pour ne pas avoir porté assistance aux naufragés.
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Au moins 31 personnes, dont au moins deux mineurs, majoritairement des Kurdes irakiens mais aussi des migrants originaires d'Afghanistan, d'Egypte, du Kurdistan iranien, d'Ethiopie et du Vietnam, se sont noyées ou ont disparu dans ce naufrage la nuit du 23 au 24 novembre 2021. Seuls un Somalien et un Irakien ont survécu. Il s'agit à ce jour de la pire tragédie survenue depuis l'explosion en 2019 des traversées clandestines de migrants tentant de rallier l'Angleterre depuis la France à bord de "small boats", des embarcations de mauvaise qualité et surchargées. Les 14 prévenus -dont deux, sous mandat d'arrêt, seront jugés par défaut-, en majorité Afghans, sont poursuivis notamment pour homicide involontaire, aide au séjour irrégulier en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs. Mais la responsabilité est aussi élargie à ceux qui sont accusés d'avoir transporté, hébergé ou accompagné des victimes, des actions s'inscrivant dans une "chaîne d'effets en série" ayant conduit à la tragédie, selon l'enquête. La plupart ont nié être des passeurs et ont contesté leur responsabilité, ou se sont présentés comme eux-mêmes candidats à l'exil. Deux réseaux d'aide à l'immigration, l'un afghan et l'autre irakien, ont été mis au jour par l'enquête. Le 24 novembre 2021 aux alentours de 14h, un navire de pêche français signalait plusieurs corps inanimés en mer au large de Calais, tout proche des eaux anglaises. Les témoignages des deux survivants, qui avaient payé respectivement 1.500 et 2.750 euros pour leur passage, ont permis de reconstituer partiellement la nuit d'horreur du 23 au 24 novembre. Le bateau, une embarcation de mauvaise qualité, avec des flotteurs larges de 60 cm selon l'enquête, a été mis à l'eau en fin de soirée le 23 novembre. Il a commencé à se dégonfler et à prendre l'eau après quelques heures de navigation. Les passagers tombent et se noient les uns après les autres. Non sans avoir passé une dizaine d'appels à l'aide désespérés aux secours français et britanniques, en vain. C'est l'autre volet, très sensible, de ce dossier, toujours en cours d 'instruction: sept militaires français -sauveteurs et marins- sont mis en examen pour ne pas avoir porté assistance aux naufragés.

08.09.2026 à 14:25

FRANCE24
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Absent au procès début juin devant le tribunal de Paris, l'écrivain de 56 ans était poursuivi pour avoir déclaré, au détour d'une longue interview publiée début avril 2025 dans le Figaro, sans mention de Saâda Arbane, qu'"Alger peut déposer plainte contre Kamel Daoud en France". Cette Oranaise de 32 ans, rescapée d'un massacre pendant la décennie noire algérienne et ex-patiente de la femme psychiatre de Kamel Daoud, accuse l'auteur d'avoir pillé la tragédie de sa vie pour écrire son livre "Houris", ce qu'il conteste. Mme Arbane a engagé des procédures judiciaires en France et en Algérie sur ce sujet, qui sont encore en cours. "La partie civile n'est pas identifiable dans le propos qu'elle poursuit et ne rapporte pas la preuve qu'elle a été identifiée par des tiers, la diffamation n'est pas constituée", a estimé le tribunal correctionnel dans son jugement consulté par l'AFP. Jugeant que "les poursuites étaient manifestement infondées", le tribunal a condamné Saâda Arbane à verser 1 euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud et 1.500 au directeur de la publication du Figaro Marc Feuillée en réparation de leur "préjudice moral". Même si elle n'y est pas désignée nommément, "il ne fait aucun doute que Mme Saâda Arbane est parfaitement identifiable dans les propos tenus par Kamel Daoud" à travers la métonymie "Alger", avait soutenu à l'audience en juin son avocate Colomba Grossi. "Il s'agit d'une attaque préméditée, organisée, relayée pour jeter du poison sur Mme Arbane après avoir été le prédateur de son intimité et sa vie privée en la présentant comme un agent d'un régime honni", avait abondé son confrère William Bourdon. De son côté, Kamel Daoud "ressent un harcèlement judiciaire en France et en Algérie, une démultiplication des affaires qui a pour seul objet de l'épuiser, de le réduire au silence, de porter atteinte à ses capacités de travail mais aussi financières", avait déclaré au tribunal son avocate Jacqueline Laffont. Kamel Daoud a annoncé en avril avoir été condamné à trois ans de prison ferme par un tribunal d'Oran pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans "Houris". Le tribunal a statué, sans que Kamel Daoud ne soit représenté par un avocat, à la suite d'une plainte déposée par l'Organisation nationale des victimes du terrorisme en Algérie, alors qu'une loi interdit d'évoquer publiquement la décennie noire entre 1992 et 2002.
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Absent au procès début juin devant le tribunal de Paris, l'écrivain de 56 ans était poursuivi pour avoir déclaré, au détour d'une longue interview publiée début avril 2025 dans le Figaro, sans mention de Saâda Arbane, qu'"Alger peut déposer plainte contre Kamel Daoud en France". Cette Oranaise de 32 ans, rescapée d'un massacre pendant la décennie noire algérienne et ex-patiente de la femme psychiatre de Kamel Daoud, accuse l'auteur d'avoir pillé la tragédie de sa vie pour écrire son livre "Houris", ce qu'il conteste. Mme Arbane a engagé des procédures judiciaires en France et en Algérie sur ce sujet, qui sont encore en cours. "La partie civile n'est pas identifiable dans le propos qu'elle poursuit et ne rapporte pas la preuve qu'elle a été identifiée par des tiers, la diffamation n'est pas constituée", a estimé le tribunal correctionnel dans son jugement consulté par l'AFP. Jugeant que "les poursuites étaient manifestement infondées", le tribunal a condamné Saâda Arbane à verser 1 euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud et 1.500 au directeur de la publication du Figaro Marc Feuillée en réparation de leur "préjudice moral". Même si elle n'y est pas désignée nommément, "il ne fait aucun doute que Mme Saâda Arbane est parfaitement identifiable dans les propos tenus par Kamel Daoud" à travers la métonymie "Alger", avait soutenu à l'audience en juin son avocate Colomba Grossi. "Il s'agit d'une attaque préméditée, organisée, relayée pour jeter du poison sur Mme Arbane après avoir été le prédateur de son intimité et sa vie privée en la présentant comme un agent d'un régime honni", avait abondé son confrère William Bourdon. De son côté, Kamel Daoud "ressent un harcèlement judiciaire en France et en Algérie, une démultiplication des affaires qui a pour seul objet de l'épuiser, de le réduire au silence, de porter atteinte à ses capacités de travail mais aussi financières", avait déclaré au tribunal son avocate Jacqueline Laffont. Kamel Daoud a annoncé en avril avoir été condamné à trois ans de prison ferme par un tribunal d'Oran pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans "Houris". Le tribunal a statué, sans que Kamel Daoud ne soit représenté par un avocat, à la suite d'une plainte déposée par l'Organisation nationale des victimes du terrorisme en Algérie, alors qu'une loi interdit d'évoquer publiquement la décennie noire entre 1992 et 2002.

08.09.2026 à 14:09

FRANCE24
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En tête du cortège, deux cercueils sont drapés du pavillon jaune du mouvement pro-iranien, tandis que des jeunes brandissent les portraits des deux membres du Hezbollah. Les autres cercueils sont recouverts du drapeau libanais, indiquant qu'il s'agit de civils. Dans la nuit de dimanche à lundi, une frappe israélienne a visé sans avertissement préalable un bâtiment de trois étages, le détruisant entièrement et décimant une famille de douze personnes dans ce village voisin de la ville de Nabatiyé. Un secouriste, tué lundi dans une autre frappe visant une voiture dans cette même localité, située à une douzaine de kilomètres de la frontière israélienne, a également été inhumé. "Il y a 13 martyrs parmi lesquels un grand-père, une grand-mère, deux couples et leurs enfants, dont un bébé âgé de trois mois", affirme à l'AFP le maire adjoint de Kfar Remmane, Noureddine Noureddine. "Ce crime s'est produit pendant la nuit, alors qu'ils dormaient. Il n'y avait pas d'activité militaire, rien du tout", assure-t-il. "Mort à Israël, mort à l'Amérique", ont scandé les participants aux funérailles, certains brandissant des drapeaux du Hezbollah. Ils se sont rassemblés devant un bâtiment détruit avant de traverser le village en direction du cimetière. Toutes vêtues de noir, les femmes sanglotent en brandissant les photographies des victimes, tandis que des drones israéliens survolent la procession. "Une once d'honneur" L'armée israélienne avait affirmé lundi avoir frappé des "sites d'infrastructures" du Hezbollah en réponse au lancement de deux drones chargés d'explosifs en direction de ses soldats. "L'affirmation selon laquelle plusieurs personnes non impliquées ont été blessées ou tuées à la suite des frappes fait actuellement l'objet d'un examen", avait-elle précisé. L'armée, qui occupe une bande frontalière d'une dizaine de kilomètres dans le sud, a réitéré qu'elle allait "continuer d'agir pour éliminer les menaces tout en restant attachée à l'accord de cessez-le-feu". Depuis vendredi, 27 personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé, dans les frappes israéliennes, qui se sont intensifiées ces derniers jours après l'annonce par Israël de la prise d'une importante position du Hezbollah, la crête d'Ali Taher, qui surplombe la région. Les hostilités avaient baissé d'intensité depuis fin juin, à la faveur d'un protocole d'accord américano-iranien et d'un accord-cadre entre le Liban et Israël. Le Hezbollah, opposé aux négociations entre le Liban et Israël, n'a plus revendiqué d'attaques depuis le 20 juin. "S'ils (le pouvoir libanais, NDLR) ont ne serait-ce qu'un semblant d'honneur, la première chose qu'ils devraient faire serait de mettre fin aux négociations", lance Ghaleb Baalbaki devant un portrait de son fils, un membre du Hezbollah tué par le passé. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans le conflit régional en lançant, dès le mois de mars, des attaques contre Israël en soutien à l'Iran, son allié. Les représailles israéliennes ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités. Des habitants de Kfar Remmane étaient revenus chez eux à la faveur de la trêve en juin, après avoir été déplacés par les combats. "Kfar Remmane commençait à revivre, il y avait plus de 1.400 habitants avant la dernière escalade", observe M. Noureddine. "Aujourd'hui, ils se comptent sur les doigts de la main".
Texte intégral (574 mots)
En tête du cortège, deux cercueils sont drapés du pavillon jaune du mouvement pro-iranien, tandis que des jeunes brandissent les portraits des deux membres du Hezbollah. Les autres cercueils sont recouverts du drapeau libanais, indiquant qu'il s'agit de civils. Dans la nuit de dimanche à lundi, une frappe israélienne a visé sans avertissement préalable un bâtiment de trois étages, le détruisant entièrement et décimant une famille de douze personnes dans ce village voisin de la ville de Nabatiyé. Un secouriste, tué lundi dans une autre frappe visant une voiture dans cette même localité, située à une douzaine de kilomètres de la frontière israélienne, a également été inhumé. "Il y a 13 martyrs parmi lesquels un grand-père, une grand-mère, deux couples et leurs enfants, dont un bébé âgé de trois mois", affirme à l'AFP le maire adjoint de Kfar Remmane, Noureddine Noureddine. "Ce crime s'est produit pendant la nuit, alors qu'ils dormaient. Il n'y avait pas d'activité militaire, rien du tout", assure-t-il. "Mort à Israël, mort à l'Amérique", ont scandé les participants aux funérailles, certains brandissant des drapeaux du Hezbollah. Ils se sont rassemblés devant un bâtiment détruit avant de traverser le village en direction du cimetière. Toutes vêtues de noir, les femmes sanglotent en brandissant les photographies des victimes, tandis que des drones israéliens survolent la procession. "Une once d'honneur" L'armée israélienne avait affirmé lundi avoir frappé des "sites d'infrastructures" du Hezbollah en réponse au lancement de deux drones chargés d'explosifs en direction de ses soldats. "L'affirmation selon laquelle plusieurs personnes non impliquées ont été blessées ou tuées à la suite des frappes fait actuellement l'objet d'un examen", avait-elle précisé. L'armée, qui occupe une bande frontalière d'une dizaine de kilomètres dans le sud, a réitéré qu'elle allait "continuer d'agir pour éliminer les menaces tout en restant attachée à l'accord de cessez-le-feu". Depuis vendredi, 27 personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé, dans les frappes israéliennes, qui se sont intensifiées ces derniers jours après l'annonce par Israël de la prise d'une importante position du Hezbollah, la crête d'Ali Taher, qui surplombe la région. Les hostilités avaient baissé d'intensité depuis fin juin, à la faveur d'un protocole d'accord américano-iranien et d'un accord-cadre entre le Liban et Israël. Le Hezbollah, opposé aux négociations entre le Liban et Israël, n'a plus revendiqué d'attaques depuis le 20 juin. "S'ils (le pouvoir libanais, NDLR) ont ne serait-ce qu'un semblant d'honneur, la première chose qu'ils devraient faire serait de mettre fin aux négociations", lance Ghaleb Baalbaki devant un portrait de son fils, un membre du Hezbollah tué par le passé. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans le conflit régional en lançant, dès le mois de mars, des attaques contre Israël en soutien à l'Iran, son allié. Les représailles israéliennes ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités. Des habitants de Kfar Remmane étaient revenus chez eux à la faveur de la trêve en juin, après avoir été déplacés par les combats. "Kfar Remmane commençait à revivre, il y avait plus de 1.400 habitants avant la dernière escalade", observe M. Noureddine. "Aujourd'hui, ils se comptent sur les doigts de la main".

08.09.2026 à 14:03

Raphael KAHANE
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La victoire de l'extrême-droite dans le Land allemand de Saxe-Anhalt préfigure-t-elle un basculement du continent européen vers des mouvements nationalistes qui ont déjà provoqué deux Guerres mondiales dans le passé ? On va plus loin avec Niagalé Bagayoko et Zyad Limam.
Texte intégral (574 mots)
La victoire de l'extrême-droite dans le Land allemand de Saxe-Anhalt préfigure-t-elle un basculement du continent européen vers des mouvements nationalistes qui ont déjà provoqué deux Guerres mondiales dans le passé ? On va plus loin avec Niagalé Bagayoko et Zyad Limam.

08.09.2026 à 14:03

FRANCE24
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Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a également requis une amende de 750.000 euros, le maximum prévu, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Le motif des destructions "est connu, assumé par certains : préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier", a dénoncé la procureure, détaillant une "organisation qui perdure" au fil des années avec à sa tête "le même propriétaire". L'"atteinte à la biodiversité" a été "majeure", a-t-elle ajouté. Pour les cinq autres prévenus, le régisseur et des gardes-chasse de son domaine de Fontenaille d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées. Des amendes de 5.000 à 20.000 euros et des retraits temporaires du permis de chasse s'ajoutent à ces peines. Ces réquisitions ont été jugées "excessives" par l'avocat du milliardaire, Me Eric Grassin. Olivier Bouygues a contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant lundi sa "surprise" au moment où il a été informé de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, ont montré plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. M. Bouygues, 75 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en reconnaissant en connaître l'existence et préférant parler de "fosse écologique". Des chats tués Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Les enquêteurs ont retrouvé des armes, une pelleteuse ou une centaine de pièges à mâchoires, interdits depuis 1995, ainsi que des documents listant les espèces à éliminer et retraçant les destructions déjà réalisées depuis des années. En contrepartie, des primes d'une centaine d'euros étaient versées. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". Le régisseur du domaine a évoqué des "pratiques ancestrales", balayant toute "destruction" au profit d'une "régulation d'espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson". Il a invoqué la "panique" pour se justifier d'avoir fait disparaître, le matin de la perquisition, certains livrets de chasse recensant les destructions et le montant des primes versées par animal tués. Tous les prévenus ont rejeté la responsabilité de l'homme d'affaires dans les destructions, ainsi que la qualification de bande organisée. "Ils se protègent entre eux", a estimé la procureure. Me Patrice Grillon, conseil de l'association de protection des animaux Stéphane Lamart, a fustigé "un discours" qui "disculpe le patron". Une quinzaine d'associations de protection de l'environnement se sont constituées parties civiles, tout comme la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, dont l'avocat a dénoncé "un préjudice d'image de la chasse". Elles ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d'euros en réparation du préjudice écologique et du préjudice moral.
Texte intégral (579 mots)
Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a également requis une amende de 750.000 euros, le maximum prévu, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Le motif des destructions "est connu, assumé par certains : préserver les parties de chasse organisées régulièrement en enlevant les prédateurs du petit gibier", a dénoncé la procureure, détaillant une "organisation qui perdure" au fil des années avec à sa tête "le même propriétaire". L'"atteinte à la biodiversité" a été "majeure", a-t-elle ajouté. Pour les cinq autres prévenus, le régisseur et des gardes-chasse de son domaine de Fontenaille d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées. Des amendes de 5.000 à 20.000 euros et des retraits temporaires du permis de chasse s'ajoutent à ces peines. Ces réquisitions ont été jugées "excessives" par l'avocat du milliardaire, Me Eric Grassin. Olivier Bouygues a contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant lundi sa "surprise" au moment où il a été informé de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, ont montré plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. M. Bouygues, 75 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en reconnaissant en connaître l'existence et préférant parler de "fosse écologique". Des chats tués Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Les enquêteurs ont retrouvé des armes, une pelleteuse ou une centaine de pièges à mâchoires, interdits depuis 1995, ainsi que des documents listant les espèces à éliminer et retraçant les destructions déjà réalisées depuis des années. En contrepartie, des primes d'une centaine d'euros étaient versées. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". Le régisseur du domaine a évoqué des "pratiques ancestrales", balayant toute "destruction" au profit d'une "régulation d'espèces qui menacent notre gibier ou notre poisson". Il a invoqué la "panique" pour se justifier d'avoir fait disparaître, le matin de la perquisition, certains livrets de chasse recensant les destructions et le montant des primes versées par animal tués. Tous les prévenus ont rejeté la responsabilité de l'homme d'affaires dans les destructions, ainsi que la qualification de bande organisée. "Ils se protègent entre eux", a estimé la procureure. Me Patrice Grillon, conseil de l'association de protection des animaux Stéphane Lamart, a fustigé "un discours" qui "disculpe le patron". Une quinzaine d'associations de protection de l'environnement se sont constituées parties civiles, tout comme la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, dont l'avocat a dénoncé "un préjudice d'image de la chasse". Elles ont réclamé plusieurs dizaines de milliers d'euros en réparation du préjudice écologique et du préjudice moral.

08.09.2026 à 14:01

FRANCE24
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Le pays d'Amérique centrale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, contre l'Allemagne, accusant Berlin d'avoir enfreint la Convention des Nations unies de 1948 sur le génocide en apportant son soutien à Israël, notamment par le biais du commerce d'armes. "Le Nicaragua invoque la responsabilité de l'Allemagne dans le cadre de multiples violations du droit international", a déclaré l'ambassadeur Carlos José Argüello Gómez, représentant le Nicaragua face aux juges, évoquant en particulier l'impact "odieux" du "génocide" à Gaza et "le droit international humanitaire". "Les griefs portés par le Nicaragua impliquent les violations les plus graves d'obligations" au regard du droit international général, a-t-il ajouté. Dans cette affaire lancée en 2024, la Cour, qui statue sur les différends juridiques entre Etats, a déjà rejeté une demande du Nicaragua visant à imposer des mesures d'urgence pour contraindre l'Allemagne à cesser toute aide à Israël, notamment la fourniture de matériel militaire. La procédure se poursuit néanmoins, et l'Allemagne cherche désormais à la faire clore. Julia Monar, une représentante de l'Allemagne devant la CIJ a estimé lundi, à l'ouverture de quatre jours d'audience, que les juges n'avaient pas compétence pour statuer sur cette affaire et a rejeté les accusations de Managua, affirmant qu'elles donnaient une image "inexacte et déformée de la situation". Mme Monar a ajouté que toutes les exportations allemandes de technologies et d'équipements militaires vers Israël sont soumises à "des exigences strictes en matière d'autorisations, qui vont au-delà des exigences internationales". Diffusé en direct M. Argüello Gómez a affirmé qu'"il ne fait aucun doute que le gouvernement allemand est pleinement conscient des crimes commis par Israël". "L'horreur du génocide, ce n'est pas nouveau, mais ce qui est nouveau dans le cas qui nous occupe, c'est la manière dont il est perpétré publiquement et diffusé en direct", a-t-il déclaré. Le représentant du Nicaragua a établi un parallèle avec l'Holocauste, soulignant que les images des camps de concentration nazis n'avaient été rendues publiques qu'après les atrocités. "Les écoliers allemands sont probablement plus conscients aujourd'hui de ce qui se passe dans les territoires palestiniens occupés, et en particulier dans la bande de Gaza, que ne l'étaient leurs ancêtres face aux horreurs du régime nazi", a-t-il affirmé. Les deux pays auront une nouvelle occasion de s'adresser à la Cour mercredi et jeudi. Il faut en moyenne six mois à la Cour pour rendre une décision dans ce type de dossier. Elle pourrait soit donner raison à l'Allemagne et rejeter totalement l'affaire, soit statuer contre Berlin, et poursuivre sa procédure. Cette procédure est distincte d'une affaire très médiatisée, également portée devant la CIJ, dans laquelle l'Afrique du Sud accuse Israël de commettre un génocide à Gaza, accusation qu'Israël rejette. Les décisions de la CIJ sont contraignantes, mais la Cour ne dispose d'aucun pouvoir pour les faire appliquer.
Texte intégral (507 mots)
Le pays d'Amérique centrale a saisi la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye, contre l'Allemagne, accusant Berlin d'avoir enfreint la Convention des Nations unies de 1948 sur le génocide en apportant son soutien à Israël, notamment par le biais du commerce d'armes. "Le Nicaragua invoque la responsabilité de l'Allemagne dans le cadre de multiples violations du droit international", a déclaré l'ambassadeur Carlos José Argüello Gómez, représentant le Nicaragua face aux juges, évoquant en particulier l'impact "odieux" du "génocide" à Gaza et "le droit international humanitaire". "Les griefs portés par le Nicaragua impliquent les violations les plus graves d'obligations" au regard du droit international général, a-t-il ajouté. Dans cette affaire lancée en 2024, la Cour, qui statue sur les différends juridiques entre Etats, a déjà rejeté une demande du Nicaragua visant à imposer des mesures d'urgence pour contraindre l'Allemagne à cesser toute aide à Israël, notamment la fourniture de matériel militaire. La procédure se poursuit néanmoins, et l'Allemagne cherche désormais à la faire clore. Julia Monar, une représentante de l'Allemagne devant la CIJ a estimé lundi, à l'ouverture de quatre jours d'audience, que les juges n'avaient pas compétence pour statuer sur cette affaire et a rejeté les accusations de Managua, affirmant qu'elles donnaient une image "inexacte et déformée de la situation". Mme Monar a ajouté que toutes les exportations allemandes de technologies et d'équipements militaires vers Israël sont soumises à "des exigences strictes en matière d'autorisations, qui vont au-delà des exigences internationales". Diffusé en direct M. Argüello Gómez a affirmé qu'"il ne fait aucun doute que le gouvernement allemand est pleinement conscient des crimes commis par Israël". "L'horreur du génocide, ce n'est pas nouveau, mais ce qui est nouveau dans le cas qui nous occupe, c'est la manière dont il est perpétré publiquement et diffusé en direct", a-t-il déclaré. Le représentant du Nicaragua a établi un parallèle avec l'Holocauste, soulignant que les images des camps de concentration nazis n'avaient été rendues publiques qu'après les atrocités. "Les écoliers allemands sont probablement plus conscients aujourd'hui de ce qui se passe dans les territoires palestiniens occupés, et en particulier dans la bande de Gaza, que ne l'étaient leurs ancêtres face aux horreurs du régime nazi", a-t-il affirmé. Les deux pays auront une nouvelle occasion de s'adresser à la Cour mercredi et jeudi. Il faut en moyenne six mois à la Cour pour rendre une décision dans ce type de dossier. Elle pourrait soit donner raison à l'Allemagne et rejeter totalement l'affaire, soit statuer contre Berlin, et poursuivre sa procédure. Cette procédure est distincte d'une affaire très médiatisée, également portée devant la CIJ, dans laquelle l'Afrique du Sud accuse Israël de commettre un génocide à Gaza, accusation qu'Israël rejette. Les décisions de la CIJ sont contraignantes, mais la Cour ne dispose d'aucun pouvoir pour les faire appliquer.

08.09.2026 à 14:01

FRANCE24
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Plus de quatre ans après le scandale Orpea, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Michael O'Flaherty, a effectué en juin une visite en France dans plusieurs établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Dans une lettre adressée fin août à la ministre chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, il évoque "une série de difficultés" constatées lors de sa visite. "Les ressources humaines et financières allouées aux Ehpad sont décrites par l'ensemble des acteurs comme largement insuffisantes", écrit-il dans cette missive rendue publique par le Conseil de l'Europe. Le commissaire relève "le sous-effectif et le taux élevé de rotation des personnels, qui conduisent à une dégradation des conditions de travail et de vie" dans les Ehpad. "Mon attention a été attirée sur la vétusté de certaines infrastructures, leur exiguïté et/ou leur inadaptation au changement climatique", ajoute-t-il. L'avocat irlandais appelle à "améliorer les ratios personnel/résidents", à garantir "les ressources nécessaires pour le recrutement et la formation" et à mettre en place des contrôles plus fréquents et inopinés. Dans sa réponse, également rendue publique par le Conseil de l'Europe, la ministre Camille Galliard-Minier reconnaît que "les difficultés qui demeurent sont nombreuses" en France, qui compte près de 7.500 Ehpad et plus de 600.000 places d'hébergement. "Je ne prétends pas qu'elles puissent être résolues en quelques mois", ajoute-t-elle. Le gouvernement veut "permettre le recrutement de 50.000 professionnels supplémentaires" d'ici 2030, souligne-t-elle, rappelant que, depuis le Ségur de la santé en 2020, près de 4 milliards d'euros ont été consacrés aux revalorisations salariales dans le secteur et plus de 2 milliards aux investissements. Quant aux inspections, elle relève qu'une campagne nationale a permis de contrôler l'ensemble des Ehpad entre 2022 et 2024, "rompant avec une situation antérieure dans laquelle certains établissements pouvaient rester plusieurs années sans contrôle". Depuis des décennies, les acteurs du secteur réclament une loi "grand âge" de programmation pluriannuelle - à l'image de ce qui se fait notamment pour les armées - pour répondre aux enjeux du vieillissement de la population. Cette loi est devenue une arlésienne de la présidence Macron. Promise au début du premier quinquennat, elle n'a pas vu le jour, se heurtant à la question notamment financière. Siégeant à Strasbourg, le Conseil de l'Europe est chargé de faire respecter la démocratie et les droits de l'homme dans ses 46 pays membres. Il est distinct du Conseil européen qui rassemble les 27 pays membres de l'Union européenne.
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Plus de quatre ans après le scandale Orpea, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Michael O'Flaherty, a effectué en juin une visite en France dans plusieurs établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Dans une lettre adressée fin août à la ministre chargée de l'Autonomie et des Personnes handicapées, il évoque "une série de difficultés" constatées lors de sa visite. "Les ressources humaines et financières allouées aux Ehpad sont décrites par l'ensemble des acteurs comme largement insuffisantes", écrit-il dans cette missive rendue publique par le Conseil de l'Europe. Le commissaire relève "le sous-effectif et le taux élevé de rotation des personnels, qui conduisent à une dégradation des conditions de travail et de vie" dans les Ehpad. "Mon attention a été attirée sur la vétusté de certaines infrastructures, leur exiguïté et/ou leur inadaptation au changement climatique", ajoute-t-il. L'avocat irlandais appelle à "améliorer les ratios personnel/résidents", à garantir "les ressources nécessaires pour le recrutement et la formation" et à mettre en place des contrôles plus fréquents et inopinés. Dans sa réponse, également rendue publique par le Conseil de l'Europe, la ministre Camille Galliard-Minier reconnaît que "les difficultés qui demeurent sont nombreuses" en France, qui compte près de 7.500 Ehpad et plus de 600.000 places d'hébergement. "Je ne prétends pas qu'elles puissent être résolues en quelques mois", ajoute-t-elle. Le gouvernement veut "permettre le recrutement de 50.000 professionnels supplémentaires" d'ici 2030, souligne-t-elle, rappelant que, depuis le Ségur de la santé en 2020, près de 4 milliards d'euros ont été consacrés aux revalorisations salariales dans le secteur et plus de 2 milliards aux investissements. Quant aux inspections, elle relève qu'une campagne nationale a permis de contrôler l'ensemble des Ehpad entre 2022 et 2024, "rompant avec une situation antérieure dans laquelle certains établissements pouvaient rester plusieurs années sans contrôle". Depuis des décennies, les acteurs du secteur réclament une loi "grand âge" de programmation pluriannuelle - à l'image de ce qui se fait notamment pour les armées - pour répondre aux enjeux du vieillissement de la population. Cette loi est devenue une arlésienne de la présidence Macron. Promise au début du premier quinquennat, elle n'a pas vu le jour, se heurtant à la question notamment financière. Siégeant à Strasbourg, le Conseil de l'Europe est chargé de faire respecter la démocratie et les droits de l'homme dans ses 46 pays membres. Il est distinct du Conseil européen qui rassemble les 27 pays membres de l'Union européenne.

08.09.2026 à 13:50

Raphael KAHANE
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La crise migratoire à Ceuta n'en finit pas de tourmenter Pedro Sanchez. Le chef du gouvernement espagnol doit répondre du rôle du Maroc alors qu'il a pointé la responsabilité de la Russie et d'Israël dans l'aggravation de la crise. On va plus loin avec Marc Semo et Karim Yahiaoui.
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La crise migratoire à Ceuta n'en finit pas de tourmenter Pedro Sanchez. Le chef du gouvernement espagnol doit répondre du rôle du Maroc alors qu'il a pointé la responsabilité de la Russie et d'Israël dans l'aggravation de la crise. On va plus loin avec Marc Semo et Karim Yahiaoui.

08.09.2026 à 13:47

FRANCE24
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Le Yémen a replongé dans la guerre sur fond d'embrasement régional. Après plusieurs frappes saoudiennes au Yémen, Ryad a dénoncé une attaque d'ampleur sur son territoire. Pourquoi ces échanges de frappes ?
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Le Yémen a replongé dans la guerre sur fond d'embrasement régional. Après plusieurs frappes saoudiennes au Yémen, Ryad a dénoncé une attaque d'ampleur sur son territoire. Pourquoi ces échanges de frappes ?

08.09.2026 à 13:41

FRANCE24
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Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a également requis une amende de 750.000 euros, le maximum possible, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Pour les cinq autres prévenus, le régisseur et des gardes-chasse de son domaine de Fontenaille, d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées. Des amendes et des retraits temporaires du permis de chasse s'ajoutent à ces peines. Olivier Bouygues a contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant lundi sa "surprise" au moment d'être mis au courant de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, ont montré plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. Olivier Bouygues, 75 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en admettant en connaître l'existence et préférant évoquer une "fosse écologique". Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". L'un des prévenus a expliqué que la chasse aux animaux considérés comme "nuisibles" pour la multiplication du gibier était une pratique "ancrée" en Sologne, deuxième massif forestier français et terrain de chasse très prisé des grandes fortunes.
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Décrivant des méthodes "interdites" et "barbares", la procureure de la République d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a également requis une amende de 750.000 euros, le maximum possible, et une interdiction d'exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans. Pour les cinq autres prévenus, le régisseur et des gardes-chasse de son domaine de Fontenaille, d'une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), des peines de un an à quatre ans d'emprisonnement avec sursis ont été demandées. Des amendes et des retraits temporaires du permis de chasse s'ajoutent à ces peines. Olivier Bouygues a contesté toute responsabilité dans cette affaire, évoquant lundi sa "surprise" au moment d'être mis au courant de l'ouverture d'une enquête l'année dernière. "J'ai d'autres chats à fouetter que de gérer au quotidien" les affaires de la propriété, a-t-il affirmé à la barre. À la suite d'une dénonciation anonyme, les enquêteurs ont découvert sur le domaine de Fontenaille des "cadavres d'animaux en décomposition avancée", selon un membre de l'Office français de la biodiversité (OFB). Les photos d'un charnier, diffusées à l'audience, ont montré plusieurs cadavres d'animaux baignant dans leur sang, parmi lesquels des faucons crécerelles, des grandes aigrettes, des busards, des buses variables ou encore des grands cormorans. Olivier Bouygues, 75 ans, a martelé n'avoir "jamais vu" ce charnier, tout en admettant en connaître l'existence et préférant évoquer une "fosse écologique". Outre les oiseaux, des chats ont aussi été tués. Selon les déclarations du régisseur du domaine, M. Bouygues "ne voulait pas que ça soit rendu public". L'un des prévenus a expliqué que la chasse aux animaux considérés comme "nuisibles" pour la multiplication du gibier était une pratique "ancrée" en Sologne, deuxième massif forestier français et terrain de chasse très prisé des grandes fortunes.

08.09.2026 à 13:35

FRANCE24
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"Son humour irrévérencieux et son impertinence poétique continuent de nous accompagner", ont témoigné mardi dans un communiqué à l'AFP ses enfants, à la suite de son décès à Créteil. De 1974 à 1982 et pendant presque 1.000 épisodes, Casimir, le "monstre gentil", a enchanté l'ORTF, France 3, puis TF1 avec sa silhouette rebondie (157 cm de tour de taille), ses facéties et son plat préféré, le gloubi-boulga. Créé avec Christophe Izard, concepteur de programmes jeunesse disparu en 2022, le dinosaure était joué par Yves Brunier, comédien et marionnettiste. Il se couvrait pour l'occasion d'une épaisse combinaison en mousse et tissu jersey pesant près de 10 kg, véritable "instrument de torture" sous la chaleur, disait-il. "Ceux qui l'ont connu se souviendront d'un homme libre, drôle et magnifiquement têtu", lui ont rendu hommage ses trois enfants. Né le 19 mars 1941 à Lyon, Yves Brunier suit des études d'arts appliqués puis de théâtre à l'Ecole de la rue Blanche à Paris. Il travaille comme régisseur et assistant décorateur, avant d'accompagner le créateur de spectacles Philippe Genty pour un tour du monde en 2CV à la découverte des marionnettes de tous les continents sous le patronage de l'Unesco. Il consacre ensuite huit ans à Casimir, alors que le programme devait durer initialement trois mois. "L'Ile aux enfants" se voulait "pédagogique et ludique", disait-il à l'AFP en 2014, pour les 40 ans du programme. "Bien que (Casimir) soit un monstre, il avait la psychologie de son public: il faisait les bêtises que les enfants rêvaient de faire, il leur permettait de développer leur langage, parlait de protection de l'environnement, de tolérance", faisait-il valoir. Pas moraliste, mais naïf et parfois de mauvaise foi, Casimir se résumait en trois G, selon son cocréateur: "Gaffeur, gourmand, gentil". Gloubi-boulga et remix Depuis l'émission, le dinosaure a eu droit à des spectacles, une comédie musicale, des "gloubi-boulga nights" pour quadras nostalgiques et à un remix de son générique en version techno dans les années 1990: "Voici venu le temps des rires et des chants..." A base de confiture de fraises, de bananes écrasées, de chocolat râpé, de moutarde et de saucisse crue, le gloubi-boulga est entré dans le langage courant, synonyme de mélange peu ragoûtant. En 2006, les deux inventeurs de Casimir s'étaient affrontés devant les tribunaux. Christophe Izard, qui avait inventé le nom du héros, défini son caractère et son langage, reprochait à Yves Brunier, inventeur de la physionomie du gros dinosaure, d'avoir publié en 2003 un livre intitulé "Mémoires du monstre orange". De son côté, M. Brunier estimait que son ex-camarade de création avait à son tour porté atteinte à ses droits d'auteur notamment en déposant les marques "Casimir", "Gloubi-Boulga" et "L'Ile aux enfants". La justice avait partiellement fait droit à leurs demandes respectives. Le duo a été à l'origine d'autres séries, dont le "Village dans les nuages", diffusé de 1982 à 1985 sur TF1. Au total, Yves Brunier a créé ou participé à la création de quelque 130 personnages, pour la télévision et aussi la publicité. Il a en outre été critique d'art pour la revue Actualités des Arts. "En 1982, je ne pensais pas que (Casimir) survivrait à la fin de son émission", avait-il raconté dans le livre "Dans la peau d'un monstre (gentil)" (éditions Intervalles, 2014). Selon lui, "son retour a été servi" par "la mode du retour à l'enfance et à la nostalgie du passé", "un refuge pour les adultes en mal d'adaptation à une société basée sur la compétitivité".
Texte intégral (592 mots)
"Son humour irrévérencieux et son impertinence poétique continuent de nous accompagner", ont témoigné mardi dans un communiqué à l'AFP ses enfants, à la suite de son décès à Créteil. De 1974 à 1982 et pendant presque 1.000 épisodes, Casimir, le "monstre gentil", a enchanté l'ORTF, France 3, puis TF1 avec sa silhouette rebondie (157 cm de tour de taille), ses facéties et son plat préféré, le gloubi-boulga. Créé avec Christophe Izard, concepteur de programmes jeunesse disparu en 2022, le dinosaure était joué par Yves Brunier, comédien et marionnettiste. Il se couvrait pour l'occasion d'une épaisse combinaison en mousse et tissu jersey pesant près de 10 kg, véritable "instrument de torture" sous la chaleur, disait-il. "Ceux qui l'ont connu se souviendront d'un homme libre, drôle et magnifiquement têtu", lui ont rendu hommage ses trois enfants. Né le 19 mars 1941 à Lyon, Yves Brunier suit des études d'arts appliqués puis de théâtre à l'Ecole de la rue Blanche à Paris. Il travaille comme régisseur et assistant décorateur, avant d'accompagner le créateur de spectacles Philippe Genty pour un tour du monde en 2CV à la découverte des marionnettes de tous les continents sous le patronage de l'Unesco. Il consacre ensuite huit ans à Casimir, alors que le programme devait durer initialement trois mois. "L'Ile aux enfants" se voulait "pédagogique et ludique", disait-il à l'AFP en 2014, pour les 40 ans du programme. "Bien que (Casimir) soit un monstre, il avait la psychologie de son public: il faisait les bêtises que les enfants rêvaient de faire, il leur permettait de développer leur langage, parlait de protection de l'environnement, de tolérance", faisait-il valoir. Pas moraliste, mais naïf et parfois de mauvaise foi, Casimir se résumait en trois G, selon son cocréateur: "Gaffeur, gourmand, gentil". Gloubi-boulga et remix Depuis l'émission, le dinosaure a eu droit à des spectacles, une comédie musicale, des "gloubi-boulga nights" pour quadras nostalgiques et à un remix de son générique en version techno dans les années 1990: "Voici venu le temps des rires et des chants..." A base de confiture de fraises, de bananes écrasées, de chocolat râpé, de moutarde et de saucisse crue, le gloubi-boulga est entré dans le langage courant, synonyme de mélange peu ragoûtant. En 2006, les deux inventeurs de Casimir s'étaient affrontés devant les tribunaux. Christophe Izard, qui avait inventé le nom du héros, défini son caractère et son langage, reprochait à Yves Brunier, inventeur de la physionomie du gros dinosaure, d'avoir publié en 2003 un livre intitulé "Mémoires du monstre orange". De son côté, M. Brunier estimait que son ex-camarade de création avait à son tour porté atteinte à ses droits d'auteur notamment en déposant les marques "Casimir", "Gloubi-Boulga" et "L'Ile aux enfants". La justice avait partiellement fait droit à leurs demandes respectives. Le duo a été à l'origine d'autres séries, dont le "Village dans les nuages", diffusé de 1982 à 1985 sur TF1. Au total, Yves Brunier a créé ou participé à la création de quelque 130 personnages, pour la télévision et aussi la publicité. Il a en outre été critique d'art pour la revue Actualités des Arts. "En 1982, je ne pensais pas que (Casimir) survivrait à la fin de son émission", avait-il raconté dans le livre "Dans la peau d'un monstre (gentil)" (éditions Intervalles, 2014). Selon lui, "son retour a été servi" par "la mode du retour à l'enfance et à la nostalgie du passé", "un refuge pour les adultes en mal d'adaptation à une société basée sur la compétitivité".
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