Lien du flux RSS
Chaîne de service public - Actualité internationale.

▸ les 15 dernières parutions

06.03.2026 à 08:17

Municipales à Paris: la majorité des candidats prêts à céder les clés du Parc des Princes au PSG

FRANCE24
img
La candidate LR et MoDem Rachida Dati le promet: "je ferai rester le PSG à Paris". "Le PSG est une marque qui concourt au prestige de la capitale", défend son directeur de campagne Jérôme Sterkers. Les négociations entre la ville propriétaire du Parc des Princes et le Paris Saint-Germain sont bloquées depuis le refus de la maire PS sortante Anne Hidalgo de vendre le stade historique du club. Face à cette opposition, le dirigeant qatari du PSG Nasser Al-Khelaïfi a évoqué l'an dernier un possible départ vers Massy (Essonne) ou Poissy (Yvelines), appuyé par la présidente (LR) de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Le club champion d'Europe en titre martèle que la construction d'un grand stade dont il serait propriétaire est indispensable à sa croissance, et veut donc racheter l'enceinte pour mener à bien ses travaux d'agrandissement. Mais il refuse d'investir sans en avoir la propriété. Selon Mme Dati, qui souhaite notamment voir un village sportif et culturel autour du stade porte d'Auteuil, "au moins" 100 millions d'euros de travaux de rénovation sont à prévoir, une ardoise que la ville ne pourrait assumer seule, prévient M. Sterkers. Divisions L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo et candidat socialiste Emmanuel Grégoire, qui assurait en 2024 que "la vente n'(était) pas possible", s'est aussi dit favorable à la cession du Parc des Princes. Il souhaite proposer "deux options" au Conseil de Paris pour débloquer la situation: un bail de longue durée ou une vente mais qui serait strictement encadrée, la Ville conservant par exemple un "droit prioritaire de rachat" en plus d'exiger une protection patrimoniale du bâti. Il porte aussi un projet de "Nouveau Parc des Princes", incluant la couverture partielle du périphérique pour créer un jardin et une zone commerciale proche du stade. Une position qui divise au sein même de sa liste: "nous ne soutiendrons pas cette option", répond l'écologiste David Belliard, allié à M. Grégoire pour ce scrutin et partisan d'une "consultation citoyenne". Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance, et Sarah Knafo, cheffe de file Reconquête, souhaitent eux aussi la vente. Dans une vidéo diffusée fin 2025, le premier -opposé à la cession il y a deux ans- assure désormais qu'il "rouvrira les négociations" pour que "le Parc des Princes reste la maison du PSG". Son projet: céder le stade et l'emprise foncière "pour un milliard d'euros" afin de racheter des places de parking souterraines gratuites pour en supprimer à la surface. De son côté, Mme Knafo est favorable à une vente qui passera d'abord par un référendum. Quant aux garanties "une fois la vente conclue", explique l'eurodéputée d'extrême droite à l'AFP, "la ville gardera toujours un contrôle sur les travaux qui pourront être faits dans le stade et ses abords". "Contre la vente du patrimoine" Le PSG dispose d'un bail emphytéotique au Parc des Princes jusqu'en 2044. En 2023, il avait proposé 38 millions d'euros pour racheter l'enceinte, une offre jugée à l'époque "assez peu respectueuse du patrimoine de Paris", selon Pierre Rabadan, adjoint d'Anne Hidalgo en charge des sports, "qui fermait donc l'hypothèse d'une vente". Pierre Rondeau, économiste du sport, estime entre "100 et 300 millions d'euros " le prix d'achat, soulignant la vétusté, la petite taille, mais aussi l'histoire et la position du stade au cœur de Paris. Au-delà du prix, les opposants à la cession défendent surtout l'intérêt patrimonial du stade. "On est contre la vente du patrimoine de la ville", assure le conseiller écologiste de la majorité sortante Émile Meunier, rallié à la liste LFI de Sophia Chikirou. "Si vous vendez le Parc des Princes, c'est one shot, après vous n'avez plus le contrôle". Redoutant une vente de "la France à la découpe aux monarchies du Golfe", le candidat du Rassemblement national Thierry Mariani propose de conserver le système de bail emphytéotique. Selon un récent sondage, 61% des Parisiens sont favorables au rachat du célèbre stade par le PSG. Le CUP (collectif Ultras Paris), le plus important groupe de supporters, est pour que le PSG reste à Paris. La banderole "Le PSG c'est au Parc" est régulièrement brandie dans le virage Auteuil.

06.03.2026 à 08:05

NBA: Wembanyama bouillant contre Détroit, LeBron dépasse (encore) Abdul-Jabbar

FRANCE24
img
. Wembanyama bouillant Victor Wembanyama a sorti une grande performance avec 38 points, 16 rebonds, 3 passes et 5 contres pour un succès des Spurs sur les Pistons, leaders à l'Est, le deuxième en deux rencontres cette saison. Dix jours après une victoire dans le Michigan, "Wemby" a attaqué la partie d'un panier très lointain à la sirène de la première possession, donnant le ton avant une démonstration, des tirs à mi-distances et des maux de tête pour son défenseur l'intérieur Jalen Duren, rapidement dépassé et plombé par les fautes. Le Français âgé de 22 ans comptait déjà 24 points à la mi-temps, et a continué de pousser ensuite, faisant bondir la foule avec un contre sur Cade Cunningham avant un violent dunk sur alley-oop en transition dans le dernier quart-temps. Après avoir compté 22 points de retard, les Pistons de Cunningham (26 points, 8 passes) sont revenus à 8 points, mais n'ont jamais pu menacer les Texans d'un bon De'Aaron Fox (29 points). San Antonio, toujours deuxième à l'Ouest (45v-17d) enchaîne vendredi face aux Los Angeles Clippers. . LeBron s'empare d'un nouveau record Le "King" LeBron James s'est emparé d'un nouveau record, celui du nombre de paniers marqués en saison régulière NBA, dépassant les 15.837 paniers de la légende Kareem Abdul-Jabbar. LeBron James s'était emparé il y a trois ans du record le plus marquant, celui du nombre de points inscrits, dépassant déjà Abdul-Jabbar, qui avait fixé une barre longtemps considérée comme infranchissable à 38.387 points. LeBron avait battu ce record avec un bien plus petit nombre de paniers rentrés, lui qui a profité du tir à trois points, apparu en 1979 au cours de la carrière d'Abdul-Jabbar, qui n'en avait inscrit... qu'un seul! Jeudi soir, face à Denver, le vétéran des Los Angeles Lakers, âgé de 41 ans dans sa 23e saison NBA, un autre record, a dépassé les 15.837 paniers en fin de premier quart-temps d'un "jump shot" à mi-distance après s'être retourné face au cercle. Avec 7 tirs réussis (16 points, 8 passes) lors de la défaite 120-113 des Lakers, LeBron James a porté le record à 15.842 paniers marqués. Le quadruple champion NBA s'est fait une frayeur en fin de rencontre, se plaignant du coude gauche après une chute, avant de revenir sur le parquet. . Première de Young avec les Wizards Le meneur All-Star Trae Young, arrivé en provenance d'Atlanta début janvier, a disputé son premier match avec les Washington Wizards, pour une défaite 122-112 contre le Utah Jazz. "Ice Trae" n'avait pas joué depuis fin décembre, touché à un genou et à une cuisse. Il a inscrit jeudi les premiers points de son équipe avec un lay-up avant de montrer ses qualités pour dicter le jeu (12 points, 6 passes en 19 minutes). Le Français Bilal Coulibaly a notamment pu profiter d'une de ses offrandes pour un tir à trois points dans le corner, au cœur d'une belle soirée d'adresse (17 points), tandis qu'Alex Sarr est toujours blessé au niveau des muscles ischio-jambiers. Les Wizards restent 13es à l'Est mais espèrent bondir au classement la saison prochaine, avec dans leurs rangs l'intérieur All-Star Anthony Davis, arrivé lui aussi cet hiver, en provenance de Dallas. Touché aux ligaments de la main gauche, Davis peut reprendre les exercices individuels sur le parquet, a annoncé la franchise jeudi. . Gobert en double-double Le pivot français Rudy Gobert a aidé Minnesota à vaincre Toronto avec un double-double (18 points, 12 rebonds), le capitaine des Bleus Guerschon Yabusele (16 points, 6 rebonds) connaissant lui aussi le succès avec Chicago à Phoenix. Les rookies Nolan Traoré (9 points, 9 passes) et Maxime Raynaud (10 points, 5 rebonds) ont en revanche perdu respectivement avec Booklyn, à Miami, et Sacramento, face à la Nouvelle-Orléans.

06.03.2026 à 07:55

Du champ à l'usine: au Nigeria, les "mères de Chibok", leurs cacahuètes et l'éducation des enfants

FRANCE24
img
Vêtues de tenues traditionnelles colorées, elles enfilent des charlottes avant de pénétrer dans l'espace de production, où les cacahuètes qu'elles cultivent sont transformées en beurre de cacahuètes et autres produits dérivés, commercialisés sous la toute nouvelle marque "Mothers of Chibok" ("Mères de Chibok"), destinée à financer l'éducation de leurs enfants. "Si nous restons les bras croisés, si nous cessons d'envoyer nos enfants à l'école et d'aller travailler dans nos champs, cela reviendrait à accepter ce que Boko Haram veut : interdire l'éducation occidentale. Nous ne sommes pas d'accord avec cela", affirme Yana Galang, 55 ans, mère de huit enfants, dont Rifkatu, enlevée à l'âge de 18 ans et qu'elle n'a jamais revue. "Le peu d'argent dont nous disposons, nous le dépensons uniquement pour l'éducation de nos enfants, afin de les envoyer dans les meilleures écoles", poursuit la mère de famille. En 2014, l'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno, avait provoqué un tollé international. 12 ans plus tard, une centaine d'entre elles n'ont toujours pas été retrouvées, laissant les familles dans une angoisse permanente. Un avenir meilleur À Chibok, village agricole pauvre où les habitants vivent surtout de la culture du maïs, des cacahuètes, du mil et du riz, la menace d'attaques et d'enlèvements n'a pas disparu. Boko Haram et son rival, l’État islamique en Afrique de l'ouest (ISWAP), continuent de kidnapper et terroriser les populations locales. Au total, neuf habitantes de Chibok collaborent avec Zenfix Nigeria, société vendant des cacahuètes et produits à base de noix, et Ajrena Foods, producteur de la marque de beurre de cacahuète Nutzy, très populaire au Nigeria. Ce partenariat s'est fait grâce à l'aide de Joel Kachi Benson, auteur du documentaire "Mothers of Chibok", sorti en salles la semaine dernière, qui retrace le parcours de ces mères de famille. "Le message est clair, le mal ne triomphera jamais. Ces femmes ne sont pas brisées. Elles sont peut-être en deuil, mais elles ne sont pas brisées. Tout ce dont elles ont besoin, c'est de soutien, de collaboration, d'encouragements pour tenir bon, pour garder espoir", explique Joel Kachi Benson, entouré de ces mères de famille dont beaucoup ignorent si leur fille est encore vivante. Avant la création de Mothers of Chibok, leurs récoltes étaient vendues brutes à des intermédiaires du village, générant des revenus faibles et imprévisibles. Aujourd'hui, elles souhaitent mieux valoriser leur travail, obtenir un revenu stable et toucher un public plus large. La production de cacahuètes de ces femmes est passée de 15 sacs de 100 kg à 27 sacs entre 2024 et 2025. Maryam Ali Maiyanga, 28 ans, ancienne lycéenne kidnappée qui a réussi à s'échapper en 2016, contemple pendant de longues minutes les pots et sachets étiquetés. Chaque produit symbolise pour elle la promesse d'un avenir différent pour son fils Ali, neuf ans, né pendant sa captivité d'un mariage forcé avec un combattant de Boko Haram. "S'il grandit sans instruction, il risque de suivre les traces de son père", confie-t-elle. Inspirer d'autres femmes Ruth Kwakwe, 48 ans, est heureuse d'avoir pu étiqueter elle-même certains produits lors de la visite. Pour cette mère de 10 enfants, Mothers of Chibok porte aussi la revendication de vivre en paix à Chibok. "Je n'ai jamais quitté Chibok. Je n'ai plus peur, mais même si j'avais peur, où serais-je allée ?", demande Mme Kwakwe, dont la fille Awa avait 17 ans au moment de l'enlèvement. Pour Ajrena Foods et Zenfix Nigeria, l'initiative s'inscrit dans un projet de reconstruction sociale et économique qui pourrait inspirer d'autres mères dont les enfants ont aussi été enlevés par Boko Haram, d'autres groupes jihadistes ou des gangs criminels. "Notre rôle est de leur fournir un moyen de sortir du traumatisme qu'elles ont vécu et de créer un commerce durable, pour elles, leurs enfants et leurs communautés", explique Ajay Ramnani, directeur général d'Ajrena Foods. De son côté, Taibat Dayo-Amzat, fondatrice de Zenfix Nigeria, se dit optimiste pour l'avenir de cette collaboration. "Cela crée des emplois, améliore la vie des gens, et a un impact qui va loin. C'était un vrai gagnant-gagnant", se réjouit-t-elle. L'équipe de Mothers of Chibok espère que d'autres femmes les rejoindront bientôt et se prend même à rêver de faire rayonner la marque à l'international. Une décennie après l'enlèvement des lycéennes de Chibok, les kidnappings de masse restent une réalité dans le nord et le centre du Nigeria et sont devenus "une industrie structurée et lucrative" qui a rapporté quelque 1,66 million de dollars (1,43 million d'euros) entre juillet 2024 et juin 2025, selon un rapport récent de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.

06.03.2026 à 07:55

Ligue 1: le PSG retrouve Monaco pour une répétition générale avant Chelsea

FRANCE24
img
Cette fois il n'y aura plus d'excuses. S'il se défendait d'en demander, l'entraîneur Luis Enrique ces dernières semaines a beaucoup insisté sur les blessures à répétition et la fatigue de son effectif pour expliquer la période délicate de l'équipe depuis janvier. Or le PSG a cette fois-ci bénéficié d'une plage de repos après le déplacement au Havre samedi (victoire 1-0), puisqu'il n'a pas disputé la Coupe de France en milieu de semaine: il avait été éliminé en 16e de finale par le Paris FC. Plus encore, le club a obtenu le report de PSG-Nantes lors de la prochaine journée de Ligue 1, et pourra donc récupérer sereinement après le match aller contre Chelsea mercredi prochain. Luis Enrique a savouré, jeudi: "Quand tu joues tous les trois jours, c'est difficile de travailler car c'est toujours un entraînement post-match, pré-match. Mais ce mois-ci sera important pour travailler sur la tactique, les coups de pied arrêtés, les touches, beaucoup de choses qu'on peut améliorer. On a le temps pour travailler, on est contents, c'est différent de ce qu'on a eu par le passé". C'est donc dans des conditions idéales que le PSG aborde la dernière ligne droite de sa saison, lors de laquelle il ambitionne de se succéder à lui-même au palmarès de la Ligue des champions tout en contenant son dauphin Lens en Ligue 1 (quatre points d'avance). "Moins de confiance" Le retour à l'entraînement mercredi et jeudi d'Ousmane Dembélé, après une nouvelle gêne à un mollet dans sa saison en pointillés, achève de dégager des perspectives au PSG. Il faudra maintenant montrer plus d'envie, de précision et de tonus que lors des dernières semaines, jalonnées de défaites contre le Sporting Portugal (2-1) et Rennes (3-1), d'un nul au Parc contre Newcastle (1-1) ou encore de prestations poussives comme au Havre. "Nous avons moins de confiance que d'habitude", a admis Luis Enrique après la victoire étriquée (1-0) en Normandie. L'entraîneur espagnol devrait aligner ce qui se rapproche le plus de son équipe type, même si Fabian Ruiz (genou) et Joao Neves (cheville) continuent de manquer à l'appel et que l'état de forme de Dembélé interroge. Lors du barrage aller et retour de Ligue des champions qui les a opposés, ces deux dernières semaines, Monaco a offert une résistance inattendue (3-2, 2-2). Le PSG a dû revenir au score puis compter sur une exclusion monégasque lors des deux matches pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale. De surcroît, la rencontre de vendredi va mettre les Parisiens aux prises avec une équipe en pleine renaissance, qui a pris 13 points sur 15 possibles lors des cinq dernières journées de Ligue 1 (7e). C'est une autre bonne nouvelle pour Paris: Monaco sera un sparring partner idéal, de niveau Ligue des champions. "Monaco a beaucoup de joueurs de qualité individuelle, leurs attaquants ont un niveau similaire aux nôtres. Quand ils ont le ballon, c'est difficile de défendre", a témoigné Luis Enrique. Attention à ne pas répéter les erreurs d'un passé récent: Lens, qui reçoit la lanterne rouge Metz dimanche, n'attend qu'un faux pas parisien pour combler une partie de son retard.

06.03.2026 à 07:49

Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe

FRANCE24
img
Et ils accentuent la pression, au moment où la guerre au Moyen-Orient laisse craindre une nouvelle flambée des prix de l'énergie en Europe. La Commission européenne se penche vendredi sur le sujet, avant un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement dédié à la compétitivité de l'UE le 19 mars à Bruxelles. . Qu'est-ce que le marché du carbone ? L'Union européenne a créé en 2005 ce marché des quotas d'émissions carbone, un outil pionnier dans la lutte contre le changement climatique. L'objectif: encourager la transition vers une économie bas carbone grâce au principe du pollueur-payeur. Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d'électricité et les industries énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) doivent acheter des "permis de polluer" sur le marché européen des quotas carbone, baptisé "ETS" en anglais. Le prix de la tonne de CO2 varie et s'établit autour de 70 euros actuellement. Le total des quotas baisse au fil du temps pour inciter les industriels à émettre moins. Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits d'émissions sont alloués mais ils sont réduits progressivement, jusqu'à disparaître d'ici 2034. . Pourquoi les critiques s'intensifient ? L'économie européenne souffre, secouée par la concurrence de la Chine et les droits de douane aux Etats-Unis. Et une large partie de l'industrie, notamment la chimie allemande, s'alarme du coût de l'énergie, au moins trois fois plus cher qu'aux Etats-Unis, et impute une part de la facture au prix du carbone. Les secteurs industriels les plus énergivores haussent encore le ton ces derniers jours craignant une envolée des coûts à cause de la guerre au Moyen-Orient. Ils réclament entre autres le blocage des prix du CO2 en 2026 et la poursuite des quotas d'émissions gratuits au-delà de 2034. Des Etats encore très dépendants des énergies fossiles comme la Pologne et la République tchèque mènent de longue date cette fronde. Dans une Europe qui penche de plus en plus à droite, ils ont été rejoints par l'Italie qui appelle à suspendre le marché du carbone afin de le refondre en profondeur, et voudrait une nouvelle réforme du marché de l'électricité, aujourd'hui indexé sur le prix du gaz. L'Allemagne, de son côté, souffle le chaud et le froid. Le mois dernier, un appel du chancelier allemand Friedrich Merz à réviser le mécanisme européen a provoqué une chute du prix du CO2. Dans l'autre camp, les pays scandinaves ou l'Espagne défendent ardemment ce système pour mener la transition. "Abandonner le climat" au nom de la compétitivité serait "une erreur stratégique", a aussi prévenu le président français Emmanuel Macron. Mais le prix du CO2 "pèse beaucoup" pour les pays d'Europe centrale et orientale encore très carbonés, a-t-il reconnu, en attendant de Bruxelles des "solutions concrètes". L'industrie elle-même est divisée: des entreprises comme EDF, qui défend l'électrification des usages, redoutent une remise en cause du système actuel. . Que va faire la Commission européenne ? L'Union européenne avait déjà prévu une révision du marché du carbone courant 2026, a priori en juillet. Mais la Commission plaidait pour des flexibilités à la marge. Elle se retrouve désormais sous très forte pression. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, répète les "clairs avantages" du marché du carbone européen. Depuis 2005, "les émissions ont chuté de 39%" dans les secteurs concernés, qui ont connu "une croissance de 71%. C'est la preuve que décarbonation et compétitivité peuvent aller de pair", assure-t-elle. Mais elle sait qu'elle doit proposer aux Etats membres des options pour contenir le prix de l'électricité comme du CO2. Parmi les pistes: - poursuivre l'allocation de quotas gratuits en échange d'investissements dans la décarbonation; - ajuster les "valeurs de référence", un système complexe qui détermine les quotas gratuits attribués à chaque secteur. L'économiste Marc Baudry, spécialiste du climat, ne pense pas qu'Ursula von der Leyen remettra en cause l'ensemble du marché du carbone, l'un des héritages de son précédent mandat. Ce "serait désastreux" pour des industriels "qui ont déjà fait les efforts et seraient pénalisés", met-il en garde. Une victime collatérale pourrait être en revanche "l'ETS 2", c'est-à-dire l'extension prévue du marché du carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments. Très sensible politiquement, la mesure a déjà été repoussée de 2027 à 2028 à la demande de la Pologne ou de la Hongrie notamment. Mais certains spécialistes et des diplomates s'attendent à un nouveau report, voire à un enterrement de première classe.

06.03.2026 à 07:25

Fitch rend son verdict sur la note de la France

FRANCE24
img
Fitch Ratings note actuellement la France A+, considérant ainsi sa dette comme "de qualité moyenne supérieure". Elle soulignait à l'automne "le faible bilan" français en matière de réduction du déficit public et de respect des règles budgétaires de l'Union européenne et s'inquiétait "de la fragmentation et de la polarisation croissantes de la vie politique française". Six mois plus tard, la croissance de 2025 a été un peu meilleure que ce que le gouvernement français prévoyait, 0,9% au lieu de 0,7%. De plus, le Premier ministre de centre-droit Sébastien Lecornu a réussi à faire adopter un budget "de compromis", avec l'appui des socialistes, en février. Mais le budget 2026 n'a été adopté qu'au prix d'une réduction du déficit public moindre qu'espéré (5% du PIB inscrit dans la loi de finances au lieu de 4,7% dans le projet de budget), après 5,4% en 2025. Car le gouvernement a dû faire des concessions importantes à la gauche, dont la suspension de la réforme des retraites. "2026 n'est pas 2022" En tout cas, il semble beaucoup trop tôt pour que Fitch prenne en compte dans sa notation d'éventuelles évolutions des données de finances publiques de la France provoquées par la guerre au Moyen-Orient. Jeudi sur France Inter, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau convenait que la guerre pourrait "entraîner un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance", mais que la proportion "dépendrait de la durée du phénomène". Il assurait "qu'il n'y aurait pas de récession", en remarquant qu'en matière de risques d'inflation, "2026 n'est pas 2022", l'année du début de la guerre en Ukraine qui avait fait s'envoler les prix de toutes les matières premières, et pas seulement des hydrocarbures. Éric Dor, professeur à l'école de commerce parisienne IESEG, remarque de surcroît que la France est relativement protégée d'une inflation liée au pétrole et au gaz, dont les prix ont nettement augmenté ces derniers jours, par son abondante énergie nucléaire. "Davantage de tension" Au total l'économiste évalue à environ 75% les chances d'un statu quo de Fitch contre 25% celles d'un abaissement de la perspective de "stable" à "négative", anticipant ainsi un prochain abaissement de la note elle-même. Anthony Morlet-Lavidalie, de l'institut économique Rexecode, ne croit pas à une modification. Même si les agences de notation "ont les mains libres" pour décider d'une rétrogradation de note ou de perspective, il a "beaucoup de mal à imaginer, dans le contexte international actuel, qu'elles aient envie de créer davantage de tension" en abaissant la note française. Les deux autres grandes agences se prononceront sur la note française dans les prochaines semaines: Moody's le 10 avril puis S&P Global Ratings le 29 mai. Cette dernière a également abaissé la note française à A+ à l'automne, avec aussi une perspective stable. Moody's la classe toujours Aa3, c'est-à-dire en bas de la catégorie "qualité haute ou bonne", mais avec perspective négative. C'est-à-dire que son prochain mouvement pourrait être de l'abaisser à A1, l'équivalent de A+ chez S&P et Fitch.

06.03.2026 à 07:13

🔴 En direct : Trump estime qu'envoyer des troupes au sol en Iran serait "une perte de temps"

FRANCE24
img
Texte intégral (536 mots)

06.03.2026 à 05:06

En direct : des troupes au sol en Iran seraient "une perte de temps", juge Donald Trump

FRANCE 24
img
La guerre au Moyen-Orient entre vendredi dans son septième jour après qu'Israël a annoncé une "nouvelle phase" dans son conflit contre l'Iran, en parallèle de nouvelles frappes visant le Hezbollah au Liban. L'armée israélienne a entamé vendredi une série de frappes "à grande échelle" sur Téhéran, disant viser les infrastructures du pouvoir. Un envoi de troupes au sol en Iran représenterait une "perte de temps", estime le président américain Donald Trump. Suivez notre direct.
Lire plus (87 mots)
La guerre au Moyen-Orient entre vendredi dans son septième jour après qu'Israël a annoncé une "nouvelle phase" dans son conflit contre l'Iran, en parallèle de nouvelles frappes visant le Hezbollah au Liban. L'armée israélienne a entamé vendredi une série de frappes "à grande échelle" sur Téhéran, disant viser les infrastructures du pouvoir. Un envoi de troupes au sol en Iran représenterait une "perte de temps", estime le président américain Donald Trump. Suivez notre direct.

06.03.2026 à 04:57

Nouvelle vague de frappes sur Téhéran, Israël annonce une "nouvelle phase" de la guerre

FRANCE24
img
Plusieurs médias iraniens, dont la télévision d'Etat Irib, ont fait état tôt vendredi de séries d'explosions dans différents quartiers de la capitale, notamment à l'est et à l'ouest. L'armée israélienne a indiqué viser "l'infrastructure du régime" dans le cadre d'une vague de frappes "à grande échelle". Elle a, selon l'agence d'Etat libanaise, également mené de nouveaux bombardements tôt vendredi sur la banlieue sud de Beyrouth. "Nous ne sommes qu'au début des combats", a affirmé jeudi soir devant la presse le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, assurant que Washington disposait d'assez de munitions pour "mener cette campagne aussi longtemps qu'il le faudra". Interrogé par la chaîne NBC News, Donald Trump a jugé qu'un déploiement de troupes au sol n'était pas nécessaire et représenterait "une perte de temps". Pas de "négociations" Selon le chef d'état-major israélien Eyal Zamir, la guerre entre dans une nouvelle phase. "Après avoir mené à bien la phase d'attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l'opération", a-t-il annoncé jeudi soir dans une déclaration télévisée. Il a rappelé qu'Israël poursuivrait l'objectif d'un "démantèlement du régime" iranien et de ses capacités militaires au cours de cette nouvelle phase. Jeudi, Donald Trump avait exigé "d'être impliqué" dans le choix du successeur d'Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué dans une frappe aux premières heures de la guerre, écartant l'idée que le fils de celui-ci puisse être choisi. Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé la détermination de Téhéran, affirmant à la chaîne américaine NBC ne chercher ni "cessez-le-feu" ni "négociations". Au septième jour de la guerre, l'Iran conserve des capacités offensives. L'Arabie saoudite et le Qatar ont tous deux annoncé tôt vendredi avoir contré des attaques de drones et de missiles visant des bases aériennes, tandis qu'au Bahreïn un hôtel et des immeubles ont été touchés. Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a elle annoncé vendredi une nouvelle salve de missiles en direction de Tel-Aviv, où des explosions avaient déjà été entendues jeudi soir, sans qu'il soit fait état de victimes. Et le Hezbollah pro-iranien, contre qui Israël mène une vaste offensive au Liban, a lui aussi dit avoir effectué des tirs de roquettes et d'artillerie vers Israël. L'armée israélienne a eu l'ordre d'avancer plus en profondeur dans le sud du Liban afin d'étendre sa zone de contrôle à la frontière, selon Eyal Zamir. Panique à Beyrouth Jeudi, la panique s'était emparée de Beyrouth, après un appel inédit d'Israël à évacuer la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah où des embouteillages monstres se sont immédiatement formés. Dans la soirée, le secteur a été touché par des frappes, dont une "très violente" selon l'agence officielle Ani, l'armée israélienne ayant annoncé avoir commencé à cibler "des infrastructures du Hezbollah". "Tout doit être fait" pour empêcher que le Liban "soit à nouveau entraîné dans la guerre", a exhorté le président français Emmanuel Macron, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun. Selon le ministère libanais de la Santé jeudi soir, au moins 123 personnes ont été tuées et 683 blessées depuis lundi. En Iran, l'agence Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l'AFP n'est pas en mesure de vérifier. En Israël, le bilan s'établit à au moins 10 morts. Sur le front naval, les Etats-Unis ont affirmé avoir coulé 30 navires iraniens depuis le début de la guerre. Mais le détroit d'Ormuz commandant le golfe Persique et par où transite en temps normal 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, reste de facto impraticable. Concernant un autre axe stratégique, la mer Rouge, les Houthis au Yémen, alliés de Téhéran, ont assuré avoir "le doigt sur la gâchette" et être "prêts à répondre à tout moment". burs/phs/roc
Texte intégral (730 mots)
Plusieurs médias iraniens, dont la télévision d'Etat Irib, ont fait état tôt vendredi de séries d'explosions dans différents quartiers de la capitale, notamment à l'est et à l'ouest. L'armée israélienne a indiqué viser "l'infrastructure du régime" dans le cadre d'une vague de frappes "à grande échelle". Elle a, selon l'agence d'Etat libanaise, également mené de nouveaux bombardements tôt vendredi sur la banlieue sud de Beyrouth. "Nous ne sommes qu'au début des combats", a affirmé jeudi soir devant la presse le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, assurant que Washington disposait d'assez de munitions pour "mener cette campagne aussi longtemps qu'il le faudra". Interrogé par la chaîne NBC News, Donald Trump a jugé qu'un déploiement de troupes au sol n'était pas nécessaire et représenterait "une perte de temps". Pas de "négociations" Selon le chef d'état-major israélien Eyal Zamir, la guerre entre dans une nouvelle phase. "Après avoir mené à bien la phase d'attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l'opération", a-t-il annoncé jeudi soir dans une déclaration télévisée. Il a rappelé qu'Israël poursuivrait l'objectif d'un "démantèlement du régime" iranien et de ses capacités militaires au cours de cette nouvelle phase. Jeudi, Donald Trump avait exigé "d'être impliqué" dans le choix du successeur d'Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué dans une frappe aux premières heures de la guerre, écartant l'idée que le fils de celui-ci puisse être choisi. Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé la détermination de Téhéran, affirmant à la chaîne américaine NBC ne chercher ni "cessez-le-feu" ni "négociations". Au septième jour de la guerre, l'Iran conserve des capacités offensives. L'Arabie saoudite et le Qatar ont tous deux annoncé tôt vendredi avoir contré des attaques de drones et de missiles visant des bases aériennes, tandis qu'au Bahreïn un hôtel et des immeubles ont été touchés. Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a elle annoncé vendredi une nouvelle salve de missiles en direction de Tel-Aviv, où des explosions avaient déjà été entendues jeudi soir, sans qu'il soit fait état de victimes. Et le Hezbollah pro-iranien, contre qui Israël mène une vaste offensive au Liban, a lui aussi dit avoir effectué des tirs de roquettes et d'artillerie vers Israël. L'armée israélienne a eu l'ordre d'avancer plus en profondeur dans le sud du Liban afin d'étendre sa zone de contrôle à la frontière, selon Eyal Zamir. Panique à Beyrouth Jeudi, la panique s'était emparée de Beyrouth, après un appel inédit d'Israël à évacuer la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah où des embouteillages monstres se sont immédiatement formés. Dans la soirée, le secteur a été touché par des frappes, dont une "très violente" selon l'agence officielle Ani, l'armée israélienne ayant annoncé avoir commencé à cibler "des infrastructures du Hezbollah". "Tout doit être fait" pour empêcher que le Liban "soit à nouveau entraîné dans la guerre", a exhorté le président français Emmanuel Macron, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun. Selon le ministère libanais de la Santé jeudi soir, au moins 123 personnes ont été tuées et 683 blessées depuis lundi. En Iran, l'agence Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l'AFP n'est pas en mesure de vérifier. En Israël, le bilan s'établit à au moins 10 morts. Sur le front naval, les Etats-Unis ont affirmé avoir coulé 30 navires iraniens depuis le début de la guerre. Mais le détroit d'Ormuz commandant le golfe Persique et par où transite en temps normal 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, reste de facto impraticable. Concernant un autre axe stratégique, la mer Rouge, les Houthis au Yémen, alliés de Téhéran, ont assuré avoir "le doigt sur la gâchette" et être "prêts à répondre à tout moment". burs/phs/roc

06.03.2026 à 04:23

Les Jeux paralympiques de Milan-Cortina s'ouvrent sur fond de polémique sur le retour de la Russie

FRANCE 24
img
L'Italie lance vendredi 6 mars les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie d'ouverture marquée par le retour, sous leurs drapeaux, des athlètes russes et biélorusses. Sept délégations nationales, dont celle de l'Ukraine, ont en conséquence décidé de boycotter cette cérémonie.
Texte intégral (730 mots)
L'Italie lance vendredi 6 mars les Jeux paralympiques d'hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie d'ouverture marquée par le retour, sous leurs drapeaux, des athlètes russes et biélorusses. Sept délégations nationales, dont celle de l'Ukraine, ont en conséquence décidé de boycotter cette cérémonie.

06.03.2026 à 04:09

L'Ukraine accuse la Hongrie d'avoir "pris en otage" sept employés d'une banque ukrainienne à Budapest

FRANCE24
img
"A Budapest, les autorités hongroises ont pris en otage sept citoyens ukrainiens", tous des employés de la banque d'Etat Oschadbank qui opéraient deux véhicules bancaires" depuis l'Autriche, a écrit Andriï Sybiga sur X. "Il s'agit de terrorisme et de racket d'Etat" commis par la Hongrie, a dénoncé le ministre, affirmant avoir déjà envoyé une note officielle pour exiger "la libération immédiate" de ses compatriotes. Oschadbank a indiqué dans un communiqué que deux de ses véhicules transportaient jeudi "35 millions d'euros et 9 kg d'or" depuis la Raiffeisen Bank en Autriche, "en accord avec les règles de transport internationales et les procédures douanières européennes en vigueur". Les deux véhicules transporteurs de fonds "se trouvent actuellement dans le centre de Budapest", a déclaré la banque ukrainienne, mais la localisation des employés reste inconnue. Le gouvernement hongrois n'a pour l'heure pas répondu aux sollicitations de l'AFP. La Hongrie est l'un des rares pays de l'Otan et de l'Union européenne à avoir renforcé ses liens avec Moscou depuis son offensive à grande échelle lancée en 2022 en Ukraine. Budapest bloque notamment l'adoption d'un 20e paquet de sanctions de l'UE contre Moscou et le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à Kiev, tant qu'elle n'aura pas obtenu la reprise des livraisons via un oléoduc qui traverse l'Ukraine.
Lire plus (229 mots)
"A Budapest, les autorités hongroises ont pris en otage sept citoyens ukrainiens", tous des employés de la banque d'Etat Oschadbank qui opéraient deux véhicules bancaires" depuis l'Autriche, a écrit Andriï Sybiga sur X. "Il s'agit de terrorisme et de racket d'Etat" commis par la Hongrie, a dénoncé le ministre, affirmant avoir déjà envoyé une note officielle pour exiger "la libération immédiate" de ses compatriotes. Oschadbank a indiqué dans un communiqué que deux de ses véhicules transportaient jeudi "35 millions d'euros et 9 kg d'or" depuis la Raiffeisen Bank en Autriche, "en accord avec les règles de transport internationales et les procédures douanières européennes en vigueur". Les deux véhicules transporteurs de fonds "se trouvent actuellement dans le centre de Budapest", a déclaré la banque ukrainienne, mais la localisation des employés reste inconnue. Le gouvernement hongrois n'a pour l'heure pas répondu aux sollicitations de l'AFP. La Hongrie est l'un des rares pays de l'Otan et de l'Union européenne à avoir renforcé ses liens avec Moscou depuis son offensive à grande échelle lancée en 2022 en Ukraine. Budapest bloque notamment l'adoption d'un 20e paquet de sanctions de l'UE contre Moscou et le versement d'un prêt de 90 milliards d'euros à Kiev, tant qu'elle n'aura pas obtenu la reprise des livraisons via un oléoduc qui traverse l'Ukraine.

06.03.2026 à 02:21

Trump reçoit Messi et l'Inter Miami à la Maison Blanche

FRANCE24
img
Le président américain a salué le succès des joueurs, prenant la parole devant le champion du monde 2022 et son compatriote argentin Javier Mascherano, entraîneur de l'équipe. Après avoir évoqué la guerre en Iran, le républicain de 79 ans a parlé des années 1970, quand la légende brésilienne Pelé jouait pour le New York Cosmos, attirant alors les projecteurs sur le football aux Etats-Unis. "Je ne devrais pas dire ça, parce que je suis vieux, mais j'ai regardé Pelé", a lancé le président. Puis, à l'attention de Messi: "Je ne sais pas, vous êtes peut-être meilleur que Pelé. Pelé était pas mal du tout." Rassemblés derrière le président, les joueurs ont offert à Donald Trump un maillot rose floqué du numéro 47, en référence au 47e président des Etats-Unis. Le chef de l'Etat s'est vanté de "pouvoir dire ce qu'aucun autre président n'a pu dire avant: Bienvenue à la Maison Blanche, Lionel", taclant ainsi son prédécesseur Joe Biden, qui avait remis à l'attaquant argentin la Médaille présidentielle de la Liberté en janvier 2025, une cérémonie à laquelle Lionel Messi n'avait pas assisté. L'Inter Miami, en plus du championnat nord-américain, a remporté en 2025 une rencontre contre le FC Porto en Coupe du monde des clubs (2-1), soit la première victoire d'une équipe nord-américaine contre un club européen dans une compétition officielle. Des succès rendus possibles "grâce à Lionel Messi, mais aussi grâce à ces hommes debout derrière vous qui ont changé la culture du football aux Etats-Unis pour toujours", a salué le dirigeant de l'équipe, Jorge Mas, en s'adressant à Donald Trump. Les Etats-Unis accueilleront cette année la Coupe du monde de football, aux côtés du Canada et du Mexique.
Lire plus (307 mots)
Le président américain a salué le succès des joueurs, prenant la parole devant le champion du monde 2022 et son compatriote argentin Javier Mascherano, entraîneur de l'équipe. Après avoir évoqué la guerre en Iran, le républicain de 79 ans a parlé des années 1970, quand la légende brésilienne Pelé jouait pour le New York Cosmos, attirant alors les projecteurs sur le football aux Etats-Unis. "Je ne devrais pas dire ça, parce que je suis vieux, mais j'ai regardé Pelé", a lancé le président. Puis, à l'attention de Messi: "Je ne sais pas, vous êtes peut-être meilleur que Pelé. Pelé était pas mal du tout." Rassemblés derrière le président, les joueurs ont offert à Donald Trump un maillot rose floqué du numéro 47, en référence au 47e président des Etats-Unis. Le chef de l'Etat s'est vanté de "pouvoir dire ce qu'aucun autre président n'a pu dire avant: Bienvenue à la Maison Blanche, Lionel", taclant ainsi son prédécesseur Joe Biden, qui avait remis à l'attaquant argentin la Médaille présidentielle de la Liberté en janvier 2025, une cérémonie à laquelle Lionel Messi n'avait pas assisté. L'Inter Miami, en plus du championnat nord-américain, a remporté en 2025 une rencontre contre le FC Porto en Coupe du monde des clubs (2-1), soit la première victoire d'une équipe nord-américaine contre un club européen dans une compétition officielle. Des succès rendus possibles "grâce à Lionel Messi, mais aussi grâce à ces hommes debout derrière vous qui ont changé la culture du football aux Etats-Unis pour toujours", a salué le dirigeant de l'équipe, Jorge Mas, en s'adressant à Donald Trump. Les Etats-Unis accueilleront cette année la Coupe du monde de football, aux côtés du Canada et du Mexique.

06.03.2026 à 00:39

La Chambre des représentants refuse de limiter les pouvoirs de Donald Trump contre l'Iran

FRANCE 24
img
Après le Sénat la veille, la Chambre des représentants américaine a voté jeudi, selon des lignes partisanes, contre un texte obligeant le président Donald Trump à obtenir l'autorisation du Congrès avant de poursuivre la guerre contre l'Iran.
Lire plus (307 mots)
Après le Sénat la veille, la Chambre des représentants américaine a voté jeudi, selon des lignes partisanes, contre un texte obligeant le président Donald Trump à obtenir l'autorisation du Congrès avant de poursuivre la guerre contre l'Iran.

06.03.2026 à 00:31

Iran : une guerre hors-la-loi ?

Cécile GALLUCCIO
img
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération « Furie épique » contre l’Iran, provoquant une riposte de Téhéran et une extension régionale du conflit. Depuis, les mises en garde appelant au respect du droit international se sont multipliées. Sur quoi se base le droit international ?
Lire plus (307 mots)
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé l’opération « Furie épique » contre l’Iran, provoquant une riposte de Téhéran et une extension régionale du conflit. Depuis, les mises en garde appelant au respect du droit international se sont multipliées. Sur quoi se base le droit international ?

06.03.2026 à 00:01

Coupe de France : après un final renversant, Lens file en demi-finale

FRANCE24
img
Au prochain tour, les Lensois recevront Toulouse, le 22 avril. Florian Thauvin a converti le cinquième et dernier tir au but du Racing, qui a réalisé un sans faute dans cet exercice, et a été déterminant pour son équipe. L'ancien joueur de Marseille, des Tigres de Monterrey et l'Udinese a ouvert la marque en reprenant un tir du Saoudien Saud Abdelhamid mal négocié par le gardien Rémy Descamps, choisi à la place de Dominik Greif pour jouer en Coupe (23). Thauvin (33 ans), qui a déjà marqué sept buts en Ligue 1 (3 passes décisives) a encore été à la manoeuvre sur le deuxième but de son équipe en délivrant une bonne passe au Sénégalais Abdallah Sima qui a porté le score à 2-0 d'un tir puissant (45+3). Sima, qui a marqué son quatrième but en Coupe de France, ne devait pas débuter mais il a remplacé au pied levé Wesley Saïd, blessé à l'échauffement. Cette avance de deux buts à la mi-temps était tout à fait méritée pour les Artésiens qui ont très bien engagé la partie, imposant une forte pression aux Lyonnais, battus notamment dans l'entrejeu. Outre les deux buts, Moussa Niakhaté a sauvé son équipe devant Odsonne Edouard (34) avant que ce dernier ne pousse Descamps à s'interposer du pied (43). Pour l'entraîneur de Lens, Pierre Sage (46 ans), cette qualification est forcément un moment singulier. Il revenait pour la première fois au Groupama stadium après avoir été limogé par l'OL et John Textor en janvier 2025 pour laisser la place au Portugais Paulo Fonseca, toujours en poste depuis. Auparavant, pour sa première expérience sur un banc professionnel, Sage avait contribué à sauver l'OL de la relégation. Après avoir pris l'équipe à la dernière place du classement fin 2023, il l'avait menée au 6e rang en championnat, à une qualification en Ligue Europa et en finale de la Coupe de France. Himbert, une entrée décisive Pour l'OL, c'est une nouvelle déception avec cette élimination consécutive aux défaites en championnat à Strasbourg (3-1) et Marseille (3-2). Il faudra réagir dès dimanche contre Paris FC au Groupama stadium en championnat puis en Ligue Europa, en 8e de finale, sur le terrain du Celta Vigo. Après une première période totalement ratée au cours de laquelle Lyon n'a pas été menaçant, les Lyonnais ont bien réagi après la mi-temps, mettant à leur tour la pression sur les Lensois qui se sont montrés fébriles sur la fin de match. Après avoir été proche de marquer avec un tir heurtant la barre (63), l'Ukrainien Roman Yaremchuk a réduit le score en reprenant de la tête un centre délivré de l'aile gauche de Rémi Humbert (18 ans), entré en jeu peu avant (2-1, 67). C'est le premier but avec Lyon de l'international ukrainien, recruté fin janvier. Il a concrétisé une bien meilleure seconde période de l'OL récompensée par un but marqué au bout du temps additionnel par Himbert, déjà buteur à Marseille, le 1er mars. Le jeune attaquant a bénéficié de la pression exercée par Corentin Tolisso sur le gardien Robin Risser pour égaliser (90+4) et arracher la séance de tirs au but, fatale à l'OL.
Texte intégral (555 mots)
Au prochain tour, les Lensois recevront Toulouse, le 22 avril. Florian Thauvin a converti le cinquième et dernier tir au but du Racing, qui a réalisé un sans faute dans cet exercice, et a été déterminant pour son équipe. L'ancien joueur de Marseille, des Tigres de Monterrey et l'Udinese a ouvert la marque en reprenant un tir du Saoudien Saud Abdelhamid mal négocié par le gardien Rémy Descamps, choisi à la place de Dominik Greif pour jouer en Coupe (23). Thauvin (33 ans), qui a déjà marqué sept buts en Ligue 1 (3 passes décisives) a encore été à la manoeuvre sur le deuxième but de son équipe en délivrant une bonne passe au Sénégalais Abdallah Sima qui a porté le score à 2-0 d'un tir puissant (45+3). Sima, qui a marqué son quatrième but en Coupe de France, ne devait pas débuter mais il a remplacé au pied levé Wesley Saïd, blessé à l'échauffement. Cette avance de deux buts à la mi-temps était tout à fait méritée pour les Artésiens qui ont très bien engagé la partie, imposant une forte pression aux Lyonnais, battus notamment dans l'entrejeu. Outre les deux buts, Moussa Niakhaté a sauvé son équipe devant Odsonne Edouard (34) avant que ce dernier ne pousse Descamps à s'interposer du pied (43). Pour l'entraîneur de Lens, Pierre Sage (46 ans), cette qualification est forcément un moment singulier. Il revenait pour la première fois au Groupama stadium après avoir été limogé par l'OL et John Textor en janvier 2025 pour laisser la place au Portugais Paulo Fonseca, toujours en poste depuis. Auparavant, pour sa première expérience sur un banc professionnel, Sage avait contribué à sauver l'OL de la relégation. Après avoir pris l'équipe à la dernière place du classement fin 2023, il l'avait menée au 6e rang en championnat, à une qualification en Ligue Europa et en finale de la Coupe de France. Himbert, une entrée décisive Pour l'OL, c'est une nouvelle déception avec cette élimination consécutive aux défaites en championnat à Strasbourg (3-1) et Marseille (3-2). Il faudra réagir dès dimanche contre Paris FC au Groupama stadium en championnat puis en Ligue Europa, en 8e de finale, sur le terrain du Celta Vigo. Après une première période totalement ratée au cours de laquelle Lyon n'a pas été menaçant, les Lyonnais ont bien réagi après la mi-temps, mettant à leur tour la pression sur les Lensois qui se sont montrés fébriles sur la fin de match. Après avoir été proche de marquer avec un tir heurtant la barre (63), l'Ukrainien Roman Yaremchuk a réduit le score en reprenant de la tête un centre délivré de l'aile gauche de Rémi Humbert (18 ans), entré en jeu peu avant (2-1, 67). C'est le premier but avec Lyon de l'international ukrainien, recruté fin janvier. Il a concrétisé une bien meilleure seconde période de l'OL récompensée par un but marqué au bout du temps additionnel par Himbert, déjà buteur à Marseille, le 1er mars. Le jeune attaquant a bénéficié de la pression exercée par Corentin Tolisso sur le gardien Robin Risser pour égaliser (90+4) et arracher la séance de tirs au but, fatale à l'OL.
15 / 15

 

  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Catastrophes naturelles
Conspis
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Information
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
🌞