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28.01.2026 à 05:09

Le Sénat se saisit d'une loi-cadre pour faciliter les restitutions coloniales

FRANCE24
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Attendu de longue date et plusieurs fois repoussé, ce texte du gouvernement atterrit dans la soirée à la chambre haute qui l'examine en première lecture et devrait l'adopter très largement, avant sa transmission à l'Assemblée nationale. Concrétisation d'une promesse du président Emmanuel Macron lancée à Ouagadougou en 2017, le projet de loi entend encadrer et simplifier le processus complexe de restitution de biens acquis par la France de manière "illicite", souvent durant la période coloniale. Il permettra, à terme, d'apporter une réponse plus efficace et documentée aux pays réclamant la restitution d'oeuvres ou objets actuellement conservés dans les musées français. En raison du principe d'inaliénabilité des collections publiques, le retour de ces objets dans leurs pays d'origine ne pouvait jusque-là se faire qu'au compte-gouttes via des lois spécifiques. Parfois, un "prêt" ou un "dépôt" était privilégié à une restitution complète pour éviter de passer par le Parlement. Très souvent, cela relevait d'ailleurs d'une annonce présidentielle dans le cadre d'un déplacement diplomatique, une démarche unilatérale parfois qualifiée de "fait du prince". Ce fut le cas récemment pour un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", dont une loi de l'été 2025 a permis la restitution. "Ni déni ni repentance" "Il faut dire stop à ce +fait du prince+, au profit d'une méthode rigoureuse", martèle la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, en première ligne sur ce dossier au Sénat. Dans une démarche transpartisane, les sénateurs plaident pour rendre obligatoire la consultation d'une "commission nationale permanente" et d'un "comité scientifique bilatéral", au regard de critères précis certifiant le caractère illicite ou non de l'appropriation. "L'idée n'est pas de vider les musées français, mais d'aboutir à de l'authenticité dans la réponse de la France, sans déni ni repentance mais dans la reconnaissance de notre histoire", explicite Mme Morin-Desailly. Le projet de loi ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972. Il pourrait ainsi permettre de traiter plusieurs demandes déjà soumises par différents pays. Le rapport du Sénat sur cette loi-cadre en dénombre une douzaine, certaines étant très généralistes, d'autres plus précises. L'Algérie réclame ainsi des effets personnels de l'émir Abdelkader, héros anticolonial, et le Mali des pièces du trésor de Ségou. Le Bénin, déjà destinataire de 26 objets ces dernières années, a également transmis d'autres demandes, comme pour une statue du dieu Gou. Ce projet de loi, présenté par la ministre de la Culture Rachida Dati, pourrait être le dernier à porter le nom de la candidate aux municipale à Paris, qui s'apprête à quitter le gouvernement.

28.01.2026 à 04:37

Aide à mourir: le Sénat vote sur une loi dénaturée, bientôt de retour à l'Assemblée

FRANCE24
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Deux textes sont soumis à un vote solennel des sénateurs à partir de 16h30: l'un est plutôt consensuel et vise à renforcer l'offre de soins palliatifs sur le territoire, l'autre est beaucoup plus irritant car il traite de suicide assisté et d'euthanasie, deux évolutions jugées inacceptables à la chambre haute. L'aile la plus conservatrice de la droite et des centristes, incarnée notamment par le patron des Républicains Bruno Retailleau, s'est très largement mobilisée lors de la discussion de ce texte, parvenant à emporter l'adhésion d'une majorité de sénateurs. Résultat: la proposition de loi du député Olivier Falorni, qui créait initialement un dispositif très encadré de droit à l'aide à mourir et avait recueilli un large soutien à l'Assemblée nationale, est totalement vidée de sa substance. Un "texte fantôme", "dégradé", "sans queue ni tête", ont dénoncé plusieurs sénateurs, manifestement gênés au moment de se prononcer par un vote global sur une copie sans réelle ossature. Certains, à gauche notamment, estiment que ce texte ainsi modifié, s'il était adopté, pourrait même se révéler contre-productif en contredisant la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur, qui autorise notamment la "sédation profonde et continue jusqu'au décès" pour certains patients en fin de vie. Plusieurs amendements adoptés au Sénat instaurent en effet un "droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance", s'attachant à ce "qu'aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d'aider à mourir". Dernier mot aux députés ? "C'est l'expression d'une vision extrêmement conservatrice, très éloignée des attentes des Français", a regretté l'auteur du texte initial, Olivier Falorni. Le Sénat a au contraire proposé "une orientation politique alternative", rétorque la sénatrice Les Républicains Christine Bonfanti-Dossat. Rapporteure de cette loi, cette parlementaire reconnaît volontiers que le texte n'est "pas parfait", mais elle plaide pour son adoption, pour refuser la "permissivité extrême" de la version adoptée à l'Assemblée. "On est devant un vrai dilemme", reconnaît le centriste Olivier Henno. Lui hésite entre vote pour et abstention, mais regretterait de "laisser l'Assemblée nationale légiférer toute seule". Cette hésitation sur les bancs centristes, combinée à la ferme opposition de la gauche, promet un vote serré. En cas de rejet global du texte mercredi, l'Assemblée nationale repartirait de la version qu'elle avait elle-même adoptée, à partir du 16 février lors de l'examen en deuxième lecture. En cas d'adoption du texte par le Sénat, il ne fait guère de doute que les députés reviendront à leur texte de compromis, qui légalise un dispositif très encadré de suicide assisté et, dans certains cas, d'euthanasie, même si ces mots de figureront pas noir sur blanc dans la loi. Les dissensions qui traversent le Sénat sur cette réforme risquent en tout cas de mettre la chambre haute hors-jeu dans ce débat sociétal d'importance, car le gouvernement pourra donner le dernier mot aux députés en cas de désaccord persistant. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est dite convaincue que le texte pourrait y être adopté définitivement "avant l'été". Si cette réforme sociétale majeure, promesse du second quinquennat d'Emmanuel Macron, aboutissait, la France rejoindrait d'autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada. Le texte sur les soins palliatifs, passé au second plan, pourrait lui faire l'objet d'un accord entre les deux chambres du Parlement, au vu de son caractère bien plus consensuel. Il prévoit notamment l'instauration d'une stratégie nationale de déploiement de ces soins, ainsi que la création de "maisons d'accompagnement et de soins palliatifs" dans les territoires. Son adoption mercredi au Sénat ne fait aucun doute.

28.01.2026 à 04:17

Taux d'intérêt de la Fed: une nouvelle phase glaciaire se profile aux Etats-Unis

FRANCE24
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Comme toutes les six semaines, la banque centrale annoncera sa décision à 19H00 GMT et son président Jerome Powell prendra la parole 30 minutes plus tard pour l'expliquer. Les investisseurs s'attendent à un maintien des taux à leur niveau actuel (entre 3,50% et 3,75%) après une petite série de baisses fin 2025, les responsables souhaitant se donner le temps de jauger l'impact de cette détente sur le marché du travail et l'inflation. Un retour à la politique monétaire, donc, à peine plus de deux semaines après que M. Powell eut pris la parole pour s'élever contre les pressions de la Maison Blanche, que l'institution avait jusqu'alors encaissées quasiment sans broncher. Dans un message vidéo solennel le 11 janvier, Jerome Powell a révélé faire l'objet d'une procédure lancée par le ministère de la Justice pouvant aboutir à des poursuites pénales. Il a dénoncé sans détour une tentative d'intimider l'institution parce qu'elle ne suit pas "les préconisations du président" des Etats-Unis. Donald Trump réclame depuis un an des taux d'intérêt beaucoup plus bas. "Ce qui se passe, c'est que le gouvernement tente de résoudre un désaccord sur la politique monétaire en instrumentalisant le système judiciaire. C'est totalement irresponsable et indigne", cingle auprès de l'AFP Michael Strain, économiste au centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute. Il estime que cela compliquera la tâche de la personne qui sera désignée par Donald Trump pour prendre la suite de M. Powell, dont le mandat prend fin en mai. "Ce sera plus difficile pour le prochain président (de la Fed) de convaincre les investisseurs" que l'institution continuera d'œuvrer "indépendamment des interférences politiques", dit-il. Donald Trump veut une politique monétaire plus souple pour doper l'activité et réduire les coûts de financement de la dette publique. Selon lui, l'inflation n'est plus un problème. Un baromètre sur le moral des consommateurs, publié mardi, montre pourtant que celui-ci est au plus bas depuis plus de dix ans, plombé par les questions de pouvoir d'achat - cela fait cinq ans que l'inflation est au-dessus de l'objectif de la Fed (2%). Dissensions La banque centrale a laissé ses taux inchangés une grande partie de l'année 2025, inquiète de voir les droits de douane mis en place par Donald Trump faire dérailler les prix. Elle a fini par enclencher plusieurs baisses à partir de septembre, motivée par des créations d'emplois atones. Mais les divisions ont grandi en son sein, du fait de cette inflation qui résiste (en progression de 2,8% sur un an en novembre). Michael Strain considère que la pause qui se profile est bienvenue, et même que la Fed a "probablement commis une erreur" l'an dernier en lâchant trop de lest à son goût. "Il me semble que le marché du travail est plus robuste que ce que pensent les gens de la Fed (...) et qu'il y a davantage de probabilité de voir l'inflation accélérer plutôt que ralentir" en 2026, poursuit-il, n'excluant pas que l'institution doive finir par relever ses taux pendant l'année. La décision de la banque centrale risque une nouvelle fois de ne pas faire l'unanimité parmi les 12 votants. Au moins un responsable devrait s'opposer à un statu quo: le gouverneur Stephen Miran récemment placé là par Donald Trump, qui a jusqu'ici toujours voté pour des baisses plus fortes que ses collègues (d'un demi point de pourcentage plutôt qu'un quart de point). Deux autres gouverneurs nommés par Trump pourraient s'opposer à la majorité, remarque auprès de l'AFP l'économiste pour l'assureur Nationwide, Kathy Bostjancic, qui cite Michelle Bowman et Christopher Waller. Ce dernier fait partie des noms cités par l'exécutif pour la succession de Jerome Powell. Voter en faveur d'une baisse "lui permettrait peut-être de rester dans la course pour la présidence de la Fed", pointe-t-elle. "Mais comme l'indépendance de la Fed est attaquée, il pourrait aussi vouloir se ranger symboliquement aux côtés du président Powell et de la Fed."

28.01.2026 à 02:59

Kim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaire

FRANCE24
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Le pays reclus accuse depuis des décennies les Etats-Unis de vouloir faire tomber ses dirigeants, comme Washington l'a fait au début du mois avec le Vénézuélien Nicolas Maduro, et affirme que ses programmes d'armements, nucléaire compris, sont destinés à les en dissuader. Deux jours après la capture de Maduro, le leader nord-coréen Kim Jong Un justifiait ainsi un énième tir de missiles par la "crise géopolitique et les événements internationaux complexes" alors en cours, auxquels sont venues s'ajouter des menaces militaires du président américain Donald Trump contre l'Iran pour sa répression meurtrière d'un vaste mouvement de contestation. Lors de son congrès, le premier en cinq ans, le Parti des travailleurs nord-coréen "clarifiera les plans pour la prochaine étape visant à renforcer la force de dissuasion nucléaire du pays", a annoncé Kim Jong Un, selon des propos rapportés mercredi par l'agence d'Etat KCNA et datant de la veille. "Kim Jong Un s'est déjà servi de congrès passés pour mettre l'accent sur la finalisation de la capacité nucléaire du pays, et cette fois il devrait dire que cette capacité a maintenant atteint son sommet", explique à l'AFP Lee Ho-ryung, chercheuse principale à l'Institut coréen pour les analyses de défense. "Profonde souffrance morale" Mardi, le dirigeant, flanqué de hauts responsables, avait supervisé le test d'un lance-roquettes multiple de "gros calibre", qui a tiré quatre projectiles, d'après KCNA. Tout en reconnaissant que le développement de cette arme n'avait pas été sans difficultés, Kim Jong Un a jugé que cet essai était "d'une grande importance pour l'amélioration de l'efficacité" de la "dissuasion stratégique" nord-coréenne. Les quatre projectiles ont atteint une cible située à plus de 358 kilomètres de distance, a-t-il affirmé. Séoul et Tokyo ont indiqué qu'ils avaient été lancés en direction de la mer du Japon. Deux se sont abîmés en dehors de la zone économique exclusive de ce pays, selon l'agence locale Jiji Press, citant des sources au ministère de la Défense nippon. "Le résultat et la portée de cet essai seront sources d'une profonde souffrance morale et d'une menace sérieuse pour les forces qui tenteraient de provoquer une confrontation militaire avec nous", a assuré Kim Jong Un. Ce test était le deuxième du mois pour Pyongyang, après une salve de missiles tirés le 4 janvier, quelques heures avant le départ du dirigeant sud-coréen Lee Jae Myung pour un sommet en Chine. Il intervenait également au lendemain d'une visite à Séoul du numéro trois du Pentagone, Elbridge Colby, qui a qualifié la Corée du Sud d'"alliée modèle". Pyongyang a multiplié ses essais militaires ces dernières années. Des analystes estiment que cette campagne a pour but d'améliorer ses capacités de frappe de précision, de défier les Etats-Unis et la Corée du Sud, et de tester des armes avant d'éventuellement les exporter vers la Russie.

28.01.2026 à 00:33

Verdict dans le procès pour corruption de l'ex-première dame de Corée du Sud

FRANCE24
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Les scandales entourant Mme Kim, 53 ans, ont fortement marqué la présidence de son mari, le conservateur Yoon Suk Yeol, destitué après sa désastreuse tentative d'imposer la loi martiale fin 2024 et qui attend en prison l'issue de ses nombreux procès, dont l'un pourrait se terminer par une condamnation à mort. Lors de leurs réquisitions en décembre, les procureurs avaient affirmé que Mme Kim s'était "placée au-dessus des lois", commis des "abus de pouvoir" et avait collaboré avec la secte pour porter atteinte "au principe constitutionnel de séparation de la religion et de l'Etat". L'ex-première dame clame son innocence et juge ces accusations "profondément injustes", même si elle s'est également excusée d'avoir "causé des problèmes bien qu'étant une personne sans importance". "Quand je réfléchis à mon rôle et aux responsabilités qui m'ont été confiées, il me semble évident que j'ai commis de nombreuses erreurs", a-t-elle reconnu à la fin de son procès. Sac à main de luxe Le tribunal de Séoul doit rendre son jugement à 14H00 (05H00 GMT). Amoureuse des animaux autoproclamée, Kim Keon Hee s'est fait connaître internationalement pour son combat en faveur de l'interdiction de la viande de chien en Corée du Sud. Mais ses frasques ont souvent éclipsé les actions politiques de son mari. En 2023, elle s'était fait piéger par un pasteur qui, équipé d'une caméra cachée, l'avait filmée en train de recevoir de sa part un sac à main Dior d'une valeur de plus de 1.800 euros. Ce scandale avait plongé son mari dans l'embarras, et contribué à la cuisante défaite du parti au pouvoir lors des législatives d'avril 2024. M. Yoon avait opposé son véto à trois tentatives du Parlement de lancer une enquête contre sa femme, la dernière d'entre elles en novembre 2024, une semaine avant la tentative ratée du président de décréter la loi martiale. L'épilogue du procès de Kim Keon Hee intervient une semaine après la condamnation à 23 ans de prison - huit de plus que ce qu'avait requis le procureur - de l'ex-Premier ministre de M. Yoon, Han Duck-soo, pour complicité dans l'affaire de la loi martiale. "Vu ce qui est arrivé à l'ancien Premier ministre Han, Kim va probablement prendre au moins dix ans de prison, et c'est une estimation conservatrice", a prédit auprès de l'AFP le commentateur politique Park Sang-byung. L'enquête sur les agissements de Mme Kim a également abouti à l'arrestation de Han Hak-ja, la cheffe de l'Eglise de l'Unification, qui revendique des millions d'adeptes dans le monde et possède un immense empire économique.

28.01.2026 à 00:17

Iran : quelle "armada" déployée par Donald Trump ?

Cécile GALLUCCIO
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Cela fait plusieurs semaines que le président américain envisage des représailles contre l'Iran. Il y a plusieurs heures déjà, une armada est entrée dans le Golfe persique. Dans la foulée, Donald Trump affirmait que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d'une action militaire. A noter : un bug technique a fait apparaître trois fois la même image concernant les trois destroyers américains.
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Cela fait plusieurs semaines que le président américain envisage des représailles contre l'Iran. Il y a plusieurs heures déjà, une armada est entrée dans le Golfe persique. Dans la foulée, Donald Trump affirmait que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d'une action militaire. A noter : un bug technique a fait apparaître trois fois la même image concernant les trois destroyers américains.

27.01.2026 à 23:34

Océans : à 1 000 mètres de profondeur, l'exploration d'un monde méconnu

FRANCE24
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Embarquez dans le sous-marin d'OceanX, l'ONG qui tente de mieux comprendre le monde marin, lors d'une mission en Indonésie.
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Embarquez dans le sous-marin d'OceanX, l'ONG qui tente de mieux comprendre le monde marin, lors d'une mission en Indonésie.

27.01.2026 à 23:28

"Désarmer le Hamas et démilitariser Gaza" sont les priorités d'Israël, selon Benjamin Netanyahu

FRANCE 24
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu, mardi, toute reconstruction de la bande de Gaza tant que deux missions n'auront pas été remplies : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels". Le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu, mardi, toute reconstruction de la bande de Gaza tant que deux missions n'auront pas été remplies : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza en éliminant les armes et les tunnels". Le Hamas a jusqu'à présent refusé de déposer les armes aux conditions posées par Israël.

27.01.2026 à 23:07

Un juge rouvre une procédure pour agression sexuelle contre Marilyn Manson

FRANCE24
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La plainte, déposée en mai 2021, avait été classée sans suite en décembre en raison de l'ancienneté des faits présumés. Mais la plaignante, Ashley Walters, a invoqué une nouvelle loi prévoyant un délai supplémentaire de deux ans pour examiner les affaires d'agression sexuelle prescrites. Le juge Steve Cochran, qui avait prononcé le classement sans suite, est revenu sur cette décision lors d'une audience lundi. "Je pense que la loi réactive la plainte", a-t-il expliqué, cité par les médias américains. Ashley Walters accuse Marilyn Manson de l'avoir agressée sexuellement et de l'avoir obligée à voyager avec de la drogue lorsqu'elle travaillait pour lui en 2010-2011. Elle affirme également que le chanteur, de son vrai nom Brian Hugh Warner, s'est vanté devant elle de violer des femmes et qu'il lui aurait montré une vidéo dans laquelle il agresse sexuellement une fan mineure. L'avocat de Marilyn Manson, Howard King, a assuré mardi que cette nouvelle plainte n'aboutirait pas. "Bien que Mme Walters ait porté plusieurs accusations maintenant sans objet de harcèlement sur le lieu de travail, elle n'a plus de plainte en cours pour agression sexuelle selon la définition du code pénal, comme l'exige la nouvelle loi, et n'a pas le droit d'en déposer de nouvelle", a-t-il fait valoir dans un communiqué envoyé à l'AFP. "L'indéniable réalité est que M. Warner n'a jamais commis d'agression sexuelle", a-t-il insisté. Ces dernières années, plusieurs femmes, dont l'ex-fiancée du chanteur de 57 ans, Evan Rachel Wood, et l'actrice de "Game of Thrones" Esmé Bianco, ont publiquement accusé Marilyn Manson de viols ou d'agressions sexuelles, qu'il a toujours niés. L'une de ces procédures a été classée sans suite il y a un an pour cause de prescription.
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La plainte, déposée en mai 2021, avait été classée sans suite en décembre en raison de l'ancienneté des faits présumés. Mais la plaignante, Ashley Walters, a invoqué une nouvelle loi prévoyant un délai supplémentaire de deux ans pour examiner les affaires d'agression sexuelle prescrites. Le juge Steve Cochran, qui avait prononcé le classement sans suite, est revenu sur cette décision lors d'une audience lundi. "Je pense que la loi réactive la plainte", a-t-il expliqué, cité par les médias américains. Ashley Walters accuse Marilyn Manson de l'avoir agressée sexuellement et de l'avoir obligée à voyager avec de la drogue lorsqu'elle travaillait pour lui en 2010-2011. Elle affirme également que le chanteur, de son vrai nom Brian Hugh Warner, s'est vanté devant elle de violer des femmes et qu'il lui aurait montré une vidéo dans laquelle il agresse sexuellement une fan mineure. L'avocat de Marilyn Manson, Howard King, a assuré mardi que cette nouvelle plainte n'aboutirait pas. "Bien que Mme Walters ait porté plusieurs accusations maintenant sans objet de harcèlement sur le lieu de travail, elle n'a plus de plainte en cours pour agression sexuelle selon la définition du code pénal, comme l'exige la nouvelle loi, et n'a pas le droit d'en déposer de nouvelle", a-t-il fait valoir dans un communiqué envoyé à l'AFP. "L'indéniable réalité est que M. Warner n'a jamais commis d'agression sexuelle", a-t-il insisté. Ces dernières années, plusieurs femmes, dont l'ex-fiancée du chanteur de 57 ans, Evan Rachel Wood, et l'actrice de "Game of Thrones" Esmé Bianco, ont publiquement accusé Marilyn Manson de viols ou d'agressions sexuelles, qu'il a toujours niés. L'une de ces procédures a été classée sans suite il y a un an pour cause de prescription.

27.01.2026 à 23:03

Ski: le Français Elezi Cannaferina, 3e à Schladming, fonce vers les JO

FRANCE24
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C'est ce qu'on appelle répondre présent le jour J. Avec toute l'insouciance de ses 22 ans, le skieur de Courchevel a réussi un véritable coup de maître en décrochant son premier podium au moment où l'encadrement de l'équipe de France s'arrache les cheveux pour finaliser sa sélection pour les JO (6-22 février). Le camp français avait appris la veille au soir qu'il récupérait un quota olympique supplémentaire, redonnant de l'espoir à plusieurs athlètes initialement écartés, dont Alexis Pinturault, le plus grand palmarès du ski alpin français. Mais, alors qu'ils étaient attendus au tournant pour jouer leur place, Pinturault (25e) et Thibaut Favrot (sorti dans la première manche) sont passés à travers, tout comme Léo Anguenot (23e), déjà assuré de son strapontin pour les Jeux grâce à sa 3e place dans le géant d'Adelboden. Et c'est alors qu'a surgi Alban Elezi Cannaferina qui a, lui, répondu présent et même un peu plus encore lors d'une deuxième manche de feu pour s'inviter avec fracas dans la discussion, voire clore carrément le débat. La décision sera prise mercredi soir après le slalom de Schladming qui pourrait encore rebattre les cartes en cas de grosse performance par exemple de Victor Muffat-Jeandet. Mais le champion du monde juniors du géant en 2023 a mis la barre très haut mardi. "Un rêve d'enfant" "Je suis très heureux, forcément. C'est un rêve d'enfant qui se réalise. Les conditions étaient parfaites pour moi, c'était très glace. Je me suis livré à 100%, j'ai joué et je suis super heureux du résultat", a réagi le Français, extatique au moment de saluer la foule, dans une ambiance énorme. Si Meillard, impressionnant pour sa neuvième victoire en Coupe du monde, l'a devancé de 90/100 (Braathen finit à 73/100 du Suisse), le jeune Français, huitième de la première manche, a réussi un deuxième acte quasi parfait. Se payant même le luxe de devancer le meilleur skieur du monde, Marco Odermatt, quatrième. "La stat est plutôt pas mal", a-t-il savouré. "Ça a mis un petit coup de fouet à mon orgueil de ne pas être sélectionné (pour les JO), a-t-il ajouté. Après il y en a d'autres qui avaient fait des meilleurs résultats que moi qui n'étaient pas sélectionnés aussi. Moi j'ai tout donné dans ce mois de janvier, j'ai poussé à fond pour aller chercher cette place. Advienne que pourra. En tout cas j'ai fait mon premier podium et ça personne ne me l'enlèvera." Skieur ultra polyvalent, Elezi Cannaferina est sur une dynamique ascendante et avait déjà marqué les esprits le week-end dernier à Kitzbuehel avec une 12e place en descente et une 14e en Super G. "Dans mes rêves, j'ai toujours voulu faire toutes les disciplines", a expliqué en janvier à Wengen le skieur de Courchevel, formé à Chamrousse, qui échange beaucoup avec Cyprien Sarrazin pour l'accompagner dans sa trajectoire éclair. "Le chemin que je parcours est ultra rapide, il est ultra clair. Physiquement j'ai énormément travaillé cet été, j'ai passé beaucoup de caps", a ajouté à Wengen celui qui était devenu champion du monde juniors du géant en 2023, douze ans après Alexis Pinturault. Mardi soir, il a sans doute définitivement mis fin aux espoirs de "Pintu" de participer à ces derniers JO en poussant sa propre candidature à la place.
Texte intégral (589 mots)
C'est ce qu'on appelle répondre présent le jour J. Avec toute l'insouciance de ses 22 ans, le skieur de Courchevel a réussi un véritable coup de maître en décrochant son premier podium au moment où l'encadrement de l'équipe de France s'arrache les cheveux pour finaliser sa sélection pour les JO (6-22 février). Le camp français avait appris la veille au soir qu'il récupérait un quota olympique supplémentaire, redonnant de l'espoir à plusieurs athlètes initialement écartés, dont Alexis Pinturault, le plus grand palmarès du ski alpin français. Mais, alors qu'ils étaient attendus au tournant pour jouer leur place, Pinturault (25e) et Thibaut Favrot (sorti dans la première manche) sont passés à travers, tout comme Léo Anguenot (23e), déjà assuré de son strapontin pour les Jeux grâce à sa 3e place dans le géant d'Adelboden. Et c'est alors qu'a surgi Alban Elezi Cannaferina qui a, lui, répondu présent et même un peu plus encore lors d'une deuxième manche de feu pour s'inviter avec fracas dans la discussion, voire clore carrément le débat. La décision sera prise mercredi soir après le slalom de Schladming qui pourrait encore rebattre les cartes en cas de grosse performance par exemple de Victor Muffat-Jeandet. Mais le champion du monde juniors du géant en 2023 a mis la barre très haut mardi. "Un rêve d'enfant" "Je suis très heureux, forcément. C'est un rêve d'enfant qui se réalise. Les conditions étaient parfaites pour moi, c'était très glace. Je me suis livré à 100%, j'ai joué et je suis super heureux du résultat", a réagi le Français, extatique au moment de saluer la foule, dans une ambiance énorme. Si Meillard, impressionnant pour sa neuvième victoire en Coupe du monde, l'a devancé de 90/100 (Braathen finit à 73/100 du Suisse), le jeune Français, huitième de la première manche, a réussi un deuxième acte quasi parfait. Se payant même le luxe de devancer le meilleur skieur du monde, Marco Odermatt, quatrième. "La stat est plutôt pas mal", a-t-il savouré. "Ça a mis un petit coup de fouet à mon orgueil de ne pas être sélectionné (pour les JO), a-t-il ajouté. Après il y en a d'autres qui avaient fait des meilleurs résultats que moi qui n'étaient pas sélectionnés aussi. Moi j'ai tout donné dans ce mois de janvier, j'ai poussé à fond pour aller chercher cette place. Advienne que pourra. En tout cas j'ai fait mon premier podium et ça personne ne me l'enlèvera." Skieur ultra polyvalent, Elezi Cannaferina est sur une dynamique ascendante et avait déjà marqué les esprits le week-end dernier à Kitzbuehel avec une 12e place en descente et une 14e en Super G. "Dans mes rêves, j'ai toujours voulu faire toutes les disciplines", a expliqué en janvier à Wengen le skieur de Courchevel, formé à Chamrousse, qui échange beaucoup avec Cyprien Sarrazin pour l'accompagner dans sa trajectoire éclair. "Le chemin que je parcours est ultra rapide, il est ultra clair. Physiquement j'ai énormément travaillé cet été, j'ai passé beaucoup de caps", a ajouté à Wengen celui qui était devenu champion du monde juniors du géant en 2023, douze ans après Alexis Pinturault. Mardi soir, il a sans doute définitivement mis fin aux espoirs de "Pintu" de participer à ces derniers JO en poussant sa propre candidature à la place.

27.01.2026 à 23:03

Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500

FRANCE24
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Le Dow Jones a reculé de 0,83%, l'indice Nasdaq a gagné 0,83% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,41%, établissant ainsi un nouveau record à 6.978,60 points. "Alors qu'une vague de mauvais temps balaye une grande partie des États-Unis, les investisseurs traversent également une période saisonnière importante pour les marchés", souligne Adam Turnquist, de LPL Financial. Cette semaine, environ 20% des entreprises composant l'indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières. "L'attitude favorable au risque à Wall Street, qui n'hésite pas à augmenter ses expositions, est révélatrice de la conviction des acteurs du marché que les résultats seront supérieurs aux prévisions et augmenteront globalement", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parmi les grands gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors a été porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges. Son titre a pris 8,97% à 86,56 dollars. En revanche, l'avionneur Boeing n'a pas su convaincre les investisseurs, même s'il a enregistré son premier bénéfice net annuel depuis 2018. Son cours a reculé de 1,56%, à 244,56 dollars l'action. Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street. D'autres "événements à risque notables restent au calendrier, notamment la conclusion demain de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed", remarque Adam Turnquist. Un maintien des taux est quasi unanimement attendu mais les investisseurs écouteront avec attention le discours du président de l'institution, Jerome Powell. Celui-ci est sous le feu des critiques de Donald Trump, qui pousse pour des taux bien plus bas. M. Powell a récemment révélé faire l'objet d'une procédure lancée par le ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,24% vers 21H40 GMT, contre 4,21% à la clôture lundi. Côté indicateurs, la confiance des consommateurs plonge en janvier aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, plombée par le coût de la vie, selon le baromètre de référence de l'association professionelle Conference Board. Ailleurs à la cote, les assureurs ont souffert de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d'assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%. UnitedHealth a dévissé de 19,61% à 282,70 dollars, au plus bas depuis l'été. Sa chute explique le recul du Dow Jones, UnitedHealth ayant un poids important dans l'indice historique. L'assureur CVS a chuté de plus de 14% et Humana de plus de 21%. Le réseau social Pinterest (-9,61% à 23,41 dollars) a aussi connu une mauvaise séance mardi, après avoir annoncé son intention de supprimer environ 15% de ses effectifs afin de consacrer davantage de ressources à l'adoption de l'intelligence artificielle (IA).
Texte intégral (513 mots)
Le Dow Jones a reculé de 0,83%, l'indice Nasdaq a gagné 0,83% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,41%, établissant ainsi un nouveau record à 6.978,60 points. "Alors qu'une vague de mauvais temps balaye une grande partie des États-Unis, les investisseurs traversent également une période saisonnière importante pour les marchés", souligne Adam Turnquist, de LPL Financial. Cette semaine, environ 20% des entreprises composant l'indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières. "L'attitude favorable au risque à Wall Street, qui n'hésite pas à augmenter ses expositions, est révélatrice de la conviction des acteurs du marché que les résultats seront supérieurs aux prévisions et augmenteront globalement", estime Jose Torres, d'Interactive Brokers. Parmi les grands gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors a été porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges. Son titre a pris 8,97% à 86,56 dollars. En revanche, l'avionneur Boeing n'a pas su convaincre les investisseurs, même s'il a enregistré son premier bénéfice net annuel depuis 2018. Son cours a reculé de 1,56%, à 244,56 dollars l'action. Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street. D'autres "événements à risque notables restent au calendrier, notamment la conclusion demain de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed", remarque Adam Turnquist. Un maintien des taux est quasi unanimement attendu mais les investisseurs écouteront avec attention le discours du président de l'institution, Jerome Powell. Celui-ci est sous le feu des critiques de Donald Trump, qui pousse pour des taux bien plus bas. M. Powell a récemment révélé faire l'objet d'une procédure lancée par le ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se tendait à 4,24% vers 21H40 GMT, contre 4,21% à la clôture lundi. Côté indicateurs, la confiance des consommateurs plonge en janvier aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, plombée par le coût de la vie, selon le baromètre de référence de l'association professionelle Conference Board. Ailleurs à la cote, les assureurs ont souffert de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d'assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%. UnitedHealth a dévissé de 19,61% à 282,70 dollars, au plus bas depuis l'été. Sa chute explique le recul du Dow Jones, UnitedHealth ayant un poids important dans l'indice historique. L'assureur CVS a chuté de plus de 14% et Humana de plus de 21%. Le réseau social Pinterest (-9,61% à 23,41 dollars) a aussi connu une mauvaise séance mardi, après avoir annoncé son intention de supprimer environ 15% de ses effectifs afin de consacrer davantage de ressources à l'adoption de l'intelligence artificielle (IA).

27.01.2026 à 23:00

Sénégal : décès de l’actrice Halima Gadji à 36 ans, émotion parmi les téléspectateurs

Célia CARACENA
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C'est une disparition qui a profondément choqué au Sénégal : l’actrice Halima Gadji est décédée à l’âge de 36 ans des suite d’un malaise. Révélée au grand public en 2019 par son rôle de Marième Dial dans la série à succès “Maîtresse d’un homme marié”, Halima Gadji a incarné des personnages qui ont marqué les téléspectateurs. Sa disparition a provoqué une véritable onde de choc dans le monde culturel ouest africain. Aminatou Diallo à Dakar nous en dit plus.
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C'est une disparition qui a profondément choqué au Sénégal : l’actrice Halima Gadji est décédée à l’âge de 36 ans des suite d’un malaise. Révélée au grand public en 2019 par son rôle de Marième Dial dans la série à succès “Maîtresse d’un homme marié”, Halima Gadji a incarné des personnages qui ont marqué les téléspectateurs. Sa disparition a provoqué une véritable onde de choc dans le monde culturel ouest africain. Aminatou Diallo à Dakar nous en dit plus.

27.01.2026 à 22:51

Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat

FRANCE24
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Ces dernières années, une série d'études ayant fait la Une de l'actualité ont affirmé que des microplastiques avaient été retrouvés dans l'entièreté du corps humain, ses organes dont le cerveau, ainsi que le sang. Toutefois certaines de ces recherches, en particulier celle affirmant avoir retrouvé l'équivalent d'une cuillère en plastique dans le cerveau de cadavres, ont été vivement critiquées. Pour certains scientifiques, elles seraient faussées par une contamination due à l'omniprésence des matières plastiques dans les laboratoires, et les techniques utilisées par les chercheurs pourraient confondre des tissus humains tels que la graisse cérébrale, avec du plastique. Afin de trancher le débat, 30 scientifiques issus de 20 instituts de recherche à travers le monde ont proposé un nouveau cadre pour la recherche sur les microplastiques, fruit de travaux publiés mardi par la revue Environment & Health. Cette méthode permet aux chercheurs de préciser leur degré de certitude quant au niveau de microplastiques détectés. L'omniprésence des microplastiques dans l'environnement, elle, n'est pas contestée. Il est aussi "très probable" que nous ingérions régulièrement des microplastiques présents dans l'air et les aliments, explique à l'AFP Leon Barron, chercheur à l'Imperial College de Londres. Mais il n'existe pas encore assez de preuves pour affirmer que ces microplastiques sont nocifs pour notre santé, selon l'auteur principal du cadre présenté mardi. Alors que les microplastiques, et a fortiori les nanoplastiques, encore plus petits, sont très difficiles à détecter, certaines recherches ont rapporté en avoir trouvé dans des zones du corps humain où leur présence était la "moins plausible", indique M. Barron. "Scène de crime" Ainsi une étude publiée dans la revue Nature Medicine début 2025 affirmait avoir détecté des particules de plastique relativement grandes dans le cerveau de personnes décédées récemment. Mais cela supposerait qu'elles aient traversé les puissantes défenses de la barrière hémato-encéphalique, qui isole le cerveau, ont objecté, sceptiques, des scientifiques. En février 2025, CNN avait rapporté que la quantité de plastique retrouvée représentait un volume global équivalent à celui d'une cuillère à café. Matthew Campen, professeur à l'université du Nouveau Mexique (Etats-Unis), auteur principal de cette étude, affirme toutefois à l'AFP que "le concept de la cuillère à café était une invention des médias". "Le problème était l'extrapolation d'un seul échantillon du cerveau à l'ensemble de cerveau, ce qui constituait une surestimation significative", a-t-il dit. D'autres études ont été critiquées pour ne pas avoir utilisé de mesures de contrôle qualité permettant d'exclure toute contamination croisée. Sans elles, "impossible de savoir si les plastiques détectés proviennent des tissus eux-mêmes ou des contenants, des produits chimiques, des équipements de laboratoire ou des particules de plastique présentes dans l'air", a déclaré à l'AFP Dušan Materić, chercheur spécialisé dans les microplastiques. Le cadre proposé invite les chercheurs à utiliser des techniques différentes pour rechercher les microplastiques de manière fiable. Pour M. Barron, il ressemble à la méthode utilisée par les scientifiques en médecine légale pour analyser les fibres de tapis retrouvées sur une scène de crime. L'idée est de "mettre tous les laboratoires qui mènent ces travaux sur un pied d'égalité" en leur permettant de préciser leur degré de confiance dans leurs résultats, a-t-il déclaré. Cette idée "commence déjà à faire son chemin", selon lui. Cela implique que les chercheurs fassent preuve de transparence en publiant toutes les données brutes de leurs études, et en adoptant des pratiques de contrôle qualité rigoureuses. "Pour être clair, les microplastiques sont un problème", résume M. Barron. "Toutes les recherches menées jusqu'à présent l'ont été de bonne foi", dit-il, mais pour déterminer si les microplastiques sont nocifs pour notre santé, il convient de s'entendre sur les niveaux retrouvés dans le corps humain. Pour lui, "les scientifiques qui se dénigrent mutuellement dans les médias ne sont pas constructifs".
Texte intégral (686 mots)
Ces dernières années, une série d'études ayant fait la Une de l'actualité ont affirmé que des microplastiques avaient été retrouvés dans l'entièreté du corps humain, ses organes dont le cerveau, ainsi que le sang. Toutefois certaines de ces recherches, en particulier celle affirmant avoir retrouvé l'équivalent d'une cuillère en plastique dans le cerveau de cadavres, ont été vivement critiquées. Pour certains scientifiques, elles seraient faussées par une contamination due à l'omniprésence des matières plastiques dans les laboratoires, et les techniques utilisées par les chercheurs pourraient confondre des tissus humains tels que la graisse cérébrale, avec du plastique. Afin de trancher le débat, 30 scientifiques issus de 20 instituts de recherche à travers le monde ont proposé un nouveau cadre pour la recherche sur les microplastiques, fruit de travaux publiés mardi par la revue Environment & Health. Cette méthode permet aux chercheurs de préciser leur degré de certitude quant au niveau de microplastiques détectés. L'omniprésence des microplastiques dans l'environnement, elle, n'est pas contestée. Il est aussi "très probable" que nous ingérions régulièrement des microplastiques présents dans l'air et les aliments, explique à l'AFP Leon Barron, chercheur à l'Imperial College de Londres. Mais il n'existe pas encore assez de preuves pour affirmer que ces microplastiques sont nocifs pour notre santé, selon l'auteur principal du cadre présenté mardi. Alors que les microplastiques, et a fortiori les nanoplastiques, encore plus petits, sont très difficiles à détecter, certaines recherches ont rapporté en avoir trouvé dans des zones du corps humain où leur présence était la "moins plausible", indique M. Barron. "Scène de crime" Ainsi une étude publiée dans la revue Nature Medicine début 2025 affirmait avoir détecté des particules de plastique relativement grandes dans le cerveau de personnes décédées récemment. Mais cela supposerait qu'elles aient traversé les puissantes défenses de la barrière hémato-encéphalique, qui isole le cerveau, ont objecté, sceptiques, des scientifiques. En février 2025, CNN avait rapporté que la quantité de plastique retrouvée représentait un volume global équivalent à celui d'une cuillère à café. Matthew Campen, professeur à l'université du Nouveau Mexique (Etats-Unis), auteur principal de cette étude, affirme toutefois à l'AFP que "le concept de la cuillère à café était une invention des médias". "Le problème était l'extrapolation d'un seul échantillon du cerveau à l'ensemble de cerveau, ce qui constituait une surestimation significative", a-t-il dit. D'autres études ont été critiquées pour ne pas avoir utilisé de mesures de contrôle qualité permettant d'exclure toute contamination croisée. Sans elles, "impossible de savoir si les plastiques détectés proviennent des tissus eux-mêmes ou des contenants, des produits chimiques, des équipements de laboratoire ou des particules de plastique présentes dans l'air", a déclaré à l'AFP Dušan Materić, chercheur spécialisé dans les microplastiques. Le cadre proposé invite les chercheurs à utiliser des techniques différentes pour rechercher les microplastiques de manière fiable. Pour M. Barron, il ressemble à la méthode utilisée par les scientifiques en médecine légale pour analyser les fibres de tapis retrouvées sur une scène de crime. L'idée est de "mettre tous les laboratoires qui mènent ces travaux sur un pied d'égalité" en leur permettant de préciser leur degré de confiance dans leurs résultats, a-t-il déclaré. Cette idée "commence déjà à faire son chemin", selon lui. Cela implique que les chercheurs fassent preuve de transparence en publiant toutes les données brutes de leurs études, et en adoptant des pratiques de contrôle qualité rigoureuses. "Pour être clair, les microplastiques sont un problème", résume M. Barron. "Toutes les recherches menées jusqu'à présent l'ont été de bonne foi", dit-il, mais pour déterminer si les microplastiques sont nocifs pour notre santé, il convient de s'entendre sur les niveaux retrouvés dans le corps humain. Pour lui, "les scientifiques qui se dénigrent mutuellement dans les médias ne sont pas constructifs".

27.01.2026 à 22:30

Iran : Trump doit-il intervenir ?

Stéphanie ANTOINE
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Le bilan du massacre du régime iranien pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts selon Mai Sato, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, et cela rien que pour les 8 et 9 janvier derniers. C’est dix fois plus que le chiffre communiqué par Téhéran qui évoque 3117 morts. Le décompte des victimes est très difficile notamment parce qu’internet est coupé depuis le 12 janvier dans le pays. Donald Trump avait laissé entendre qu’une intervention militaire était imminente, et s'est félicité ce mardi de l’arrivée du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte près de l'Iran. Téhéran a réagi et mis en garde Washington contre une intervention. Quel est le message de Trump alors qu’une armada est déployée près de l’Iran ? Les États-Unis doivent-ils intervenir militairement ?
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Le bilan du massacre du régime iranien pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts selon Mai Sato, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, et cela rien que pour les 8 et 9 janvier derniers. C’est dix fois plus que le chiffre communiqué par Téhéran qui évoque 3117 morts. Le décompte des victimes est très difficile notamment parce qu’internet est coupé depuis le 12 janvier dans le pays. Donald Trump avait laissé entendre qu’une intervention militaire était imminente, et s'est félicité ce mardi de l’arrivée du porte-avions Abraham Lincoln et de son escorte près de l'Iran. Téhéran a réagi et mis en garde Washington contre une intervention. Quel est le message de Trump alors qu’une armada est déployée près de l’Iran ? Les États-Unis doivent-ils intervenir militairement ?

27.01.2026 à 22:17

A Minneapolis, des habitants "écœurés" par les "mensonges" de l'administration Trump

FRANCE24
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"Quand j'ai vu les images, j'étais dégoûtée", raconte à l'AFP cette Américaine d'origine hispanique, refusant de donner son nom complet par peur de représailles. "Comment le gouvernement peut-il en faire un terroriste intérieur ?", s'indigne cette employée du bâtiment, qui a fabriqué une croix en bois pour le mémorial en hommage de cet infirmier de 37 ans. "Il y a des preuves claires de ce qui s'est passé, ils mentent". Samedi, Alex Pretti est devenu le deuxième habitant de cette ville du Midwest tué par balles par la police de l'immigration en moins de trois semaines. Après la mort début janvier de Renee Good, 37 ans également, une colère sourde couve face à l'empressement de l'administration Trump pour discréditer les deux victimes, dépeints comme "terroristes" contre toute vraisemblance. L'agent qui a tué Renee Good se trouvait sur le côté de la voiture de cette mère de famille lorsqu'elle a démarré, selon plusieurs vidéos. Celles prises lors du décès d'Alex Pretti le montrent en train d'approcher des agents fédéraux avec son téléphone, et non pas une arme comme l'a initialement suggéré l'administration. Même une fois roué de coups au sol, il ne semble pas chercher à s'emparer de son pistolet, pour lequel il avait un permis. Au milieu des fleurs déposées à sa mémoire sur un trottoir de la ville, deux pancartes résument le sentiment des nombreux passants bravant le froid polaire pour lui rendre hommage: "Croyez vos yeux, pas les mensonges", intime l'une ; "Trump est un meurtrier", dénonce l'autre. "Ils n'admettront jamais qu'ils chassent et tuent des gens, tout simplement", peste Fabiola. "Ce sont eux les criminels." "Terroriser les citoyens" "Tout la communauté est vraiment écœurée par tout ça", confie Stephen McLaughlin, venu se recueillir lui aussi. Pour cet ex-procureur à la retraite, les dérives de la militarisation de la lutte contre l'immigration par "un président qui se croit au-dessus des lois" étaient inévitables. "Trump disait déjà en 2016 qu'il pourrait commettre un meurtre sur la 5e Avenue (de New York) et s'en tirer sans conséquence. Ce que nous subissons aujourd'hui n'est que le prolongement logique de ce raisonnement", enrage-t-il. "Le but du gouvernement est de terroriser les citoyens, c'est vraiment effrayant", insiste le sexagénaire. Face à l'indignation suscitée jusque dans son camp par la mort de M. Pretti et la communication hâtive de son administration, Donald Trump semble mettre un peu d'eau dans son vin. Le milliardaire républicain s'est entretenu avec les autorités locales démocrates, et une partie des 3.000 agents fédéraux dépêchés à Minneapolis depuis des semaines devrait bientôt quitter la ville. Le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui faisait polémique avec son manteau long rappelant à certains l'esthétique nazie, est également écarté de Minneapolis. Mais sur place, les habitants remarquent que le président ne désavoue pas les méthodes des deux agences chargées de lutter contre l'immigration - l'ICE et la CBP -, et que l'enquête sur la mort d'Alex Pretti reste pilotée par le ministère de la Sécurité intérieure. "Je n'ai aucune confiance en eux", poursuit M. McLaughlin. "Pour obtenir une enquête indépendante, le peuple doit l'exiger dans la rue." Désabusé lui aussi, Jay Taylor se raccroche au sifflet qu'il porte autour du cou pour signaler la présence d'agents fédéraux. "On va les bouter en dehors de cette ville, on va gagner parce qu'on est du côté de la vérité", espère cet Afro-Américain de 44 ans. Ces récentes tragédies ravivent chez lui le souve0nir du meurtre de George Floyd par un policier au printemps 2020, à Minneapolis. A l'époque, la mort de cet homme noir avait provoqué d'immenses manifestations, mais aussi des émeutes dans cette ville. "Cette fois, ça se passe en hiver, donc il n'y a pas autant de personnes dans la rue", fulmine M. Taylor. "Trump a eu de la chance."
Texte intégral (693 mots)
"Quand j'ai vu les images, j'étais dégoûtée", raconte à l'AFP cette Américaine d'origine hispanique, refusant de donner son nom complet par peur de représailles. "Comment le gouvernement peut-il en faire un terroriste intérieur ?", s'indigne cette employée du bâtiment, qui a fabriqué une croix en bois pour le mémorial en hommage de cet infirmier de 37 ans. "Il y a des preuves claires de ce qui s'est passé, ils mentent". Samedi, Alex Pretti est devenu le deuxième habitant de cette ville du Midwest tué par balles par la police de l'immigration en moins de trois semaines. Après la mort début janvier de Renee Good, 37 ans également, une colère sourde couve face à l'empressement de l'administration Trump pour discréditer les deux victimes, dépeints comme "terroristes" contre toute vraisemblance. L'agent qui a tué Renee Good se trouvait sur le côté de la voiture de cette mère de famille lorsqu'elle a démarré, selon plusieurs vidéos. Celles prises lors du décès d'Alex Pretti le montrent en train d'approcher des agents fédéraux avec son téléphone, et non pas une arme comme l'a initialement suggéré l'administration. Même une fois roué de coups au sol, il ne semble pas chercher à s'emparer de son pistolet, pour lequel il avait un permis. Au milieu des fleurs déposées à sa mémoire sur un trottoir de la ville, deux pancartes résument le sentiment des nombreux passants bravant le froid polaire pour lui rendre hommage: "Croyez vos yeux, pas les mensonges", intime l'une ; "Trump est un meurtrier", dénonce l'autre. "Ils n'admettront jamais qu'ils chassent et tuent des gens, tout simplement", peste Fabiola. "Ce sont eux les criminels." "Terroriser les citoyens" "Tout la communauté est vraiment écœurée par tout ça", confie Stephen McLaughlin, venu se recueillir lui aussi. Pour cet ex-procureur à la retraite, les dérives de la militarisation de la lutte contre l'immigration par "un président qui se croit au-dessus des lois" étaient inévitables. "Trump disait déjà en 2016 qu'il pourrait commettre un meurtre sur la 5e Avenue (de New York) et s'en tirer sans conséquence. Ce que nous subissons aujourd'hui n'est que le prolongement logique de ce raisonnement", enrage-t-il. "Le but du gouvernement est de terroriser les citoyens, c'est vraiment effrayant", insiste le sexagénaire. Face à l'indignation suscitée jusque dans son camp par la mort de M. Pretti et la communication hâtive de son administration, Donald Trump semble mettre un peu d'eau dans son vin. Le milliardaire républicain s'est entretenu avec les autorités locales démocrates, et une partie des 3.000 agents fédéraux dépêchés à Minneapolis depuis des semaines devrait bientôt quitter la ville. Le chef de la police aux frontières, Greg Bovino, qui faisait polémique avec son manteau long rappelant à certains l'esthétique nazie, est également écarté de Minneapolis. Mais sur place, les habitants remarquent que le président ne désavoue pas les méthodes des deux agences chargées de lutter contre l'immigration - l'ICE et la CBP -, et que l'enquête sur la mort d'Alex Pretti reste pilotée par le ministère de la Sécurité intérieure. "Je n'ai aucune confiance en eux", poursuit M. McLaughlin. "Pour obtenir une enquête indépendante, le peuple doit l'exiger dans la rue." Désabusé lui aussi, Jay Taylor se raccroche au sifflet qu'il porte autour du cou pour signaler la présence d'agents fédéraux. "On va les bouter en dehors de cette ville, on va gagner parce qu'on est du côté de la vérité", espère cet Afro-Américain de 44 ans. Ces récentes tragédies ravivent chez lui le souve0nir du meurtre de George Floyd par un policier au printemps 2020, à Minneapolis. A l'époque, la mort de cet homme noir avait provoqué d'immenses manifestations, mais aussi des émeutes dans cette ville. "Cette fois, ça se passe en hiver, donc il n'y a pas autant de personnes dans la rue", fulmine M. Taylor. "Trump a eu de la chance."
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